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samedi 31 juillet 2010

Château Bourbon de Busset, chef d'oeuvre architectural

Chef-d'œuvre architectural qui associe l'époque médiévale et la Renaissance. Forteresse et demeure familiale, le Château de Busset est un éloquent témoignage des plus hautes heures de l'histoire de France. Du XVe au XXe siècle, le château était propriété de la branche non-régnante des descendants direct de Saint Louis. Le Château de Busset est un château fort situé sur la commune de Busset dans le département de l’Allier en France.

Baraka ? La Comtesse de Bourbon qui habite encore le Château de Busset a accepté de nous rencontrer et a parlé avec nous durant une demi-heure. Mr. Freddy Mulongo n'oublie pas de m' envoyer les photos, je les attendrais. En écrivant cet article, nous pensons à cette femme courageuse, sympathique, vive et très ouverte.

Brédent, la Comtesse de Bourbon au Château de Busset. Photo Freddy Mulongo

Armoiries modernes : d'azur aux trois fleurs de lys d'or et à la bande de gueules

Au temps des Croisades...

Les origines du Château de Busset résonnent du fracas des armes des Templiers, chevaliers religieux et militaires, qui menaient combat pour défendre les pèlerins en Terre Sainte. L'histoire veut en effet qu'il fût édifié dès la fin du XIII siècle sur l'emplacement d'une commanderie à une époque où Renaud de Vichy est grand maître de l'Ordre du Temple. Les fresques qui ornent l'oratoire de la tour sud-est, vraisemblablement de la fin du XIVe siècle, accréditent qu'une forte spiritualité habitait cette maison.

Forteresse médiévale...

La Tour d’Orion est Couverte d'un toit octogonal qui tiendrait son nom de la constellation que de son sommet les chevaliers du Temple se plaisaient à observer. Photo Freddy Mulongo

Le bâtiment, qui domine la vallée de l'Allier, était une œuvre de son temps; une demeure féodale faite pour repousser les attaques, défendre sa souveraineté et s'abriter. En témoignent encore l'enceinte dont le côté le plus long présente de face, les murs rectilignes protégés par des douves, le gros donjon couronné de mâchicoulis et de créneaux, la très élégante mais très imposante Tour d'Orion.

Aux sources de la famille de France...

Quatorze générations de Bourbon Busset se sont succédées sans interruption dans cette demeure à compter du 1er janvier 1498. En 1530, Philippe de Bourbon Busset épouse Louise Borgia, fille du célèbre César Borgia. Avec elle, c'est un peu de la Renaissance italienne qui vient adoucir les contours du château. Elle fait notamment aménager au rez-de-chaussée du corps d'habitation, un promenoir aux arcades en plein cintre qui reprend le rythme architectural des cloîtres; au premier étage de l'aile est une galerie dont les fresques ont été redécouvertes.

Du château fort ...

à la demeure d'agrément...Photo Freddy Mulongo

Le cousin de Navarre... L'influence des Bourbon Busset sur l'histoire est notable, et si Henri IV vint séjourner au château en 1589, c'est qu'il tenait en haute estime cette famille qui fût la seule à laisser son nom à une province : le Bourbonnais. D'ailleurs, Claude de Bourbon Busset, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, est élevé - par lettres de 1586 - au rang de comte. Après la Révolution... Les faits d'armes sont fréquents dans cette grande famille et nombreux furent les Bourbon Busset à porter haut les titres militaires, y compris après la Révolution Française qui fût une douloureuse période. Les plaies refermées, le château connut au XIXe siècle les restaurations et de nombreux aménagements intérieurs, tels que les boiseries en "plis de serviette" de la galerie Saint-Louis ou le Grand Salon, cohabitent harmonieusement avec la monumentale cheminée médiévale.

Le château de Busset a été édifié à la fin du xiiie siècle par les Sires de Vichy. La « grosse tour » qui dut être le donjon de l'époque médiévale, s'appelle encore la Tour Henri IV en souvenir de la visite du Vert Galant à son cousin César de Bourbon Busset en 1599. Quatorze générations de Bourbon-Busset se sont succédé sans interruption dans cette demeure depuis ce 1er janvier 1498, date du contrat de mariage de Marguerite de Tourzel d'Allègre qui apportait les terres de Busset à Pierre de Bourbon, chambellan de Louis XII, descendant de Robert de Clermont, le sixième fils de Saint Louis. Le site a été inscrit le 31 juillet 1945 puis le 25 novembre 1981 le rez-de-chaussée du corps de logis principal, la galerie du deuxième étage desservant le second corps de logis et l'ancien oratoire dans la tour de la prison ont été classés Monument historique puis les douves, le pont-levis, le châtelet d'entrée, l'aile du XVIIIe siècle, la chapelle, les jardins ont été inscrits le 11 juin 1990 et les bâtiments de ferme donnant sur la place du château le 15 septembre 1993.

Le château est entouré de douves et l'accès se fait par le châtelet d'entrée et le pont-levis. La tour Henri IV est l'ancien donjon . Le logis un édifice à plan en L qui est une exceptionnelle maison à chemises c'est-à-dire présente sur trois faces, des murs extérieurs doublés d'un second mur de même épaisseur séparés par un couloir de circulation sur lequel ouvrent les deux chambres que comporte l'édifice à chaque étage. L'édifice qui a conservé ses fenêtres à meneaux est flanqué à un angle par la tour d'escalier. Le mur de la galerie a été orné au xvie siècle, de fresques illustrant l'œuvre poétique de Henri Baude.

Il s'y ajoute les communs, avec la remarquable galerie des cuisines ajourée d'arcades en plein cintre qui dessert les pièces de service au sud-est de la cour. La cuisine elle aussi n'a pas été modifiée et a conservé ses cheminées et ses voutes. Il s'y ajoute aussi la porterie, la tour de Riom du xve siècle, remarquable par son hourd de bois et ses bardeaux de châtaignier en parfait état de conservation et la tour de la prison qui a conservé au dernier étage un ancien oratoire voûté en coupole, décoré de peintures murales.

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Conclave de l'oppositoin congolaise: les jeunes Congolais de la diaspora font une requête précise !

Chaque génération a le choix entre trahir ou accomplir sa mission dit-on. Paris, Bruxelles, Madrid ou à la communauté de Sant'Egidio à Rome, l'opposition congolaise doit se retrouver pour affûter ses stratégies et travailler en synergie. Au pays, elle apparait déboussolée à outrance et fait profil bas à tous les coups. La proposition d'un conclave de l'opposition congolaise hors du Congo est souhaitée et soutenue par des groupes et mouvements des jeunes Congolais de la diaspora, dont Objectif Congo est une tête de pont.

Face à l'AMP, parti-Etat où les Joséphistes, Kadogistes, Mobutistes révisités, seigneurs de guerre, miliciens, mangeurs à tous les râteliers, requins-prédateurs, sans résultats probants de leur mandature, se mettent en ordre de bataille pour rempiler. Les oppositions congolaises doivent taire leurs divergences, car pour la République Démocratique du Congo, il n' y a pas une mais plusieurs oppositions:

a. L'opposition constituée de la majorité silencieuse sans défense et terrorisée,

b. L'opposition républicaine qui s'est fourvoyée en acceptant des augmentations de salaires et des Jeeps pour son musellement. Elle est aphone et inactive mais il y a quelques exceptions avec Lunda Bululu, Gilbert Kiakwama, Muanda Nsemi et autres..

c. L'opposition extra-parlementaire est étouffée, laminée avec des arrestations et des emprisonnements en cascade. Avec quelques rescapés dont Christian Badibangi.

d. L'opposition de la diaspora est la plus clairvoyante, dynamique et en alerte, sauf qu'elle n'est pas mieux organisée...

Tant que les Congolais n’auront pas une conscience politique, rien ne sera possible et ceux qui pensent avoir été mandaté par Dieu lui même pour conduire la destiné de leurs concitoyens vers les profondeurs insondables de la misère, de la barbarie et de la prédation auront les beaux jours devant eux.

Tant que les Congolais penseront que leur destin personnel et collectif dépend des autres, de leurs dirigeants, alors les déboires du Congo se perpétueront de génération en génération.

En démocratie, l’Opposition politique a un rôle éminent à jouer comme contre-pouvoir pour arrêter des dérives des gouvernants. Seul un conclave de l'opposition congolaise peut permettre à celle-ci de secouer le cocotier et changer la donne.

Nous les jeunes congolais, héritiers et acteurs résolus de changement du Congo de demain, sommes inquiets.

Au cours de l'élection présidentielle en 2006, nous avons constaté beaucoup de dysfonctionnements et erreurs stratégiques dans la conquête du pouvoir par l'opposition politique institutionnelle Congolaise. Ainsi après avoir fait une évaluation de tout ce qui se passe dans le paysage politique congolais, nous nous posons des questions surtout sur le comportement de nos compatriotes déjà déclarés candidats aux élections de 2011.

Pour l'intérêt supérieur de la nation et pour le bien-être des Congolais, nous, génération montante, leur demandons officiellement et solennellement de mettre de côté leurs intérêts personnels, opportunistes et de privilégier l'avenir de notre Pays.

Une candidature unique et crédible peut-être le gage de la victoire, c’est de cette manière que nous pouvons nous réapproprier la destinée de notre Pays et chasser une bonne fois pour toute l'imposture qui y a élu domicile.

Nous avons besoin d’un homme nouveau ou d’une femme nouvelle, de nouvelles personnes sans compromis et sans compromissions, de nouvelles personnes dont leurs actes seront conformes à leurs discours.

Par conséquent, la tenue d'une table ronde, à Bruxelles ou à Paris de toute l'opposition est vivement souhaitée afin d'échafauder et d' élaborer une stratégie cohérente et gagnante, et d'y nouer des contacts décisifs avec les différents lobbies.

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vendredi 30 juillet 2010

Si Kinshasa, la belle nous était contée !

Malgré leur pandémonium quotidien, leur anomie personnelle, les Kinois s’expriment toujours avec une rare humanité et une extraordinaire dignité. Entre ses deux films "Kin, la belle" et « Tu n’as rien vu à Kinshasa », du grand réalisateur congolais Mweze Dieudonné Ngangura, il n' y a pas photo. Dans le dernier il montre, une descente aux enfers de 90 minutes dans les entrailles de la ville-province, capitale de la République dite démocratique du Congo. Projeté à Ouagadougou au Fespaco en mars 2009 , mais pas encore en salles publiques, le film est poignant. Ce film nous ne l'avons pas encore entre les mains.

Embarcation congolaise. Sans doute, c'est un type de telle embarcation qui a coulée et noyée 140 personnes sur la rivière Kasaï dans le Bandundu.

Kinshasa a ses réalités. Parmi ses quelques huit millions d’habitants, plus de 90% de la population active est au chômage... dans un pays où le sous-sol si riche (or, diamant, cuivre, manganèse…) constitue un véritable « scandale » minéral à lui tout seul, dans un pays qui compte plus de six millions de morts depuis la guerre de 1998-2003, plus que n’importe quel autre conflit depuis la seconde guerre mondiale ! Dans la capitale congolaise certains de nos compatriotes "vulnérables" constituent la 25e commune de la ville, qui n’en compte qu’officiellement 24.

Des kinois qui vivent dans, mais en fait hors la ville, dans des zones où le moindre embryon d’Etat a disparu depuis bien longtemps. Littéralement délaissés, ignorés, laissés pour tout compte, ne pouvant compter que sur leur force vitale pour survivre. Les Kinois vivent sans transports publics adéquats et que dire de ceux qui vivent en provinces. Les images de ces deux vidéos que nous vous proposons ont-elles évoluées depuis ? A chacun de faire son investigation.


kinshasa
envoyé par pythonkingz. - Evadez-vous en vidéo.

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jeudi 29 juillet 2010

140 Congolais morts noyés sur la rivière Kasaï dans le Bandundu !

Le drame s’est produit sur la rivière Kasaï dans la province du Bandundu, à environ 300 km à l’est de Kinshasa. Au moins 140 personnes ont péri noyées mercredi lors du naufrage par gros temps d’un bateau en surcharge dans l’ouest de la République Démocratique du Congo.

Les causes des accidents de bateau proviennent notamment du mauvais balisage des voies navigables, de l’absence de signalisation des bateaux et de l’inexpérience des pilotes. La plupart des embarcations ne remplissent aucune condition de sécurité.

Le bateau qui transportait un nombre non précisé de passagers et des marchandises, était parti de la localité de Mushie, située à environ 30 km de Bandundu, le chef lieu de la province. D'après un responsable du gouvernorat cité par l'AFP sous couvert d'anonymat.« Nous sommes justement en réunion de crise », a déclaré cette source qui n'a pas précisé le nombre de passagers à bord du navire.

Un peu plus tôt un responsable de la police locale avait assuré à l'agence Reuters que le naufrage avait été provoqué par la surchage de l'embarcation et le mauvais temps. « Le navire était en nette surcharge et n'a pas tenu le choc face à la force des remous », a déclaré Jolly Limengo, un responsable de la police locale.

« Ici, les gens ne savent pas nager. Le bilan provisoire s'établit à 138 morts », avait-il alors estimé.

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Shoming Bouboul Akwel chante Kinshasa Epeli Moto !

Cela fait trois ans d'un accompagnement discret que Réveil-FM soutient Shoming Bouboul Akwel. Très engagé pour défendre la cause du Congo à travers sa musique et ses chansons, Shoming Boubol Akwel est un partenaire privilégie de l'Action des Femmes Africaines Solidaires pour le Développement (AFAS). Ni grosse tête, ni caprice de stars, Shoming qui est un des fondateurs du groupe de world music: Okwess , est aussi l'un des artistes congolais qui a participé au dernier album du père de la musique congolaise, Papa Wendo. Il respire et transpire la simplicité presque maladive, pourtant certains de ceux qui jouent au vedettariat dans le milieu congolais à Paris ne lui arrive même pas à la cheville en talent. Mais le monde est ainsi fait, les tonneaux vides font beaucoup de bruit pour rien.

Shoming Bouboul Akwel, chanteur et guitariste congolais.

Originaire de Bandundu, né dans un camp militaire à Mbanza Ngungu ( camp Hardy, ex-Thysville), son père fut militaire de carrière et ma mère chantre dans les lieux funéraires. C'est très tôt que Shoming Bouboul Akwel a été initié notamment à la musique de sa province natale. Il faut dire qu'il est issu d’une famille de griots et de musiciens traditionnels. Déjà à l’âge de 12 ans, il chantait dans les différents groupes quartiers de sa ville. Et à ses débuts, il fabriquait lui-même des instruments à partir de materiaux de récupération comme le font encore aujourd’hui de nombreux musiciens en herbe ou débutants sans grands moyens.

Scout, enfant de coeur, Shoming commence sa carrière musicale par interpréter les répertoires traditionnels et populaires du Congo-Kinshasa. Vers la fin des années 70, il s'ouvre au reggae avec l’avènement du mouvement rasta, puis la variété africaine et internationale !

Depuis une vingtaine d'années Shoming est toujours dans son art, il n'a jamais abandonné son métier d'artiste.

Shoming, Kinshasa

1.Kinshasa

2. Mille direction

3. Boni

4. Paris mbongue

5. Twende kalisangwe

6. Droit de l'enfant

7. Malenso

8. Baninga

9. Nowa

10. Mobembo

11. Mungul

L’Afrique des Grands Lacs

"Inutile de comprendre le swahili, le lingala, le kikongo ou le kimbunda pour apprécier ces chansons qui vont droit au cœur de l'auditeur.... En dépit d'une apparente simplicité on est d'emblée séduite par la chaleur et la variété des voix masculines et féminines, en solo, en chœur ou en répons et par la sobriété de l'accompagnement : guitare, percussions douces, onomatopées, frappements de mains ou claquement de langue suffisent à créer un univers qui fait rêver..."

Dans cet album on entend résonner des chansons souvent chorales, en swahili, lingala, kikongo et kimbunda.

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Montluçon, ville médievale

Les 2, 3 et 4 juillet 2010, la ville de Montluçon a vécu à l'heure médiévale des Ducs de Bourbon avec son festival. Trois jours de fête dans une cité entièrement redécorée aux couleurs d'antan. Pas besoin d'artifice pour la machine à remonter le temps. Le coeur de la Cité médiévale montluçonnaise avec ses pavés, ses rues étroites et ses maisons de caractère, a conservé tous ses charmes hérités du XIIe. Le 6ème festival médiéval des ducs de Bourbon de Montluçon, sous-préfecture de l’Allier, a quitté le XXIème siècle pour se retrouver en plein cœur du Moyen Age. Pour de raisons sécuritaires, il n'y a pas eu de bottes de foin dans les rues, les verres plastiques pour tout le monde...Le sécurité de citoyens prime nous a confié M. Daniel Duglery, le Maire de Monluçon.

M.Daniel Duglery, Maire de Montluçon. Photo Freddy Mulongo

Une Montluçoise en habit de l'époque. Photo Freddy Mulongo


Festival médiéval de Montluçon : les troubadours dans la vil
envoyé par semaineallier. - Films courts et animations.

L'armure du chevalier pèse pas moins de 45 kg sur lui et coûte très cher ! Photo Freddy Mulongo.

Un chevalier devant son stand à armures. Photo Freddy Mulongo

Flâner en costumes d’époque au beau milieu de troubadours, ménestrels et autres cracheurs de feu... Fête médiévale attirant un nombre grandissant de visiteurs, ce festival est parvenu à se faire une place de choix parmi les évènements culturels en Allier.

Tous les deux ans, Montluçon offre un voyage dans le temps pendant trois jours. Cracheurs de feu, jongleurs et ménestrels vous entraînent dans leurs déambulations en ville. Les visiteurs sont invités à revêtir des costumes d’époque pour flâner dans la cité médiévale, entre les boutiques d’artisanat, les spectacles de fauconnerie, les tournois de chevaliers jusqu’au traditionnel banquet animé par les concerts de musiques ancestrales sur fond de gaïtas, de flûtes et de tambours…

Les tournois de chevaliers

Apparu à la fin du XI° siècle, le tournoi est d'abord une véritable bataille, au cours de laquelle s'affrontent deux troupes de chevaliers. Les règles sont peu précises et la mêlée est souvent violente.

Cette forme de combat, primitive et brutale, se codifie peu à peu : dans la joute, deux chevaliers sont lancés au grand galop de chaque côté d'une palissade. Ils tentent mutuellement de se renverser à l'aide d'une longue lance de frêne. Si les deux concurrents tombent, ils poursuivent le combat avec des armes émoussées. Les vainqueurs prennent les armes, les chevaux de leurs adversaires et reçoivent de nombreux prix.

Pour préparer les joutes, mesurer leur habileté, les chevaliers s'entraînent à la quintaine. C'est un simple mannequin de bois pivotant sur un pieu. Il porte d'un côté un écu et de l'autre côté un lourd gourdin. Les chevaliers doivent essayer - ils bénéficient de cinq tentatives - de le renverser d'un coup de lance.

Malheur à qui ne réussit pas! La quintaine bien graissée effectue alors un demi-tour et le maladroit est rudement frappé. On s'entraîne également à l'escrime, au bâton ou à l'épée. Dans un champ, les chevaliers pratiquent le béhourd, consistant à s'élancer l'un contre l'autre avec une lance pour tenter de désarçonner l'adversaire.

Les chevaliers se préparent avant d'entrer dans l'arène. Photo Freddy Mulongo

Concurrents mais loyaux. Photo Freddy Mulongo

Les chevaliers sont d'abord de cascadeurs et des acteurs. Photo Freddy Mulongo

Le public acquis à la joute ! Photo Freddy Mulongo

Le public très attentif est chauffé à blanc par un animateur. Photo Freddy Mulongo

Montluçon, ville clé, porte d’entrée de l’Auvergne, a su tout en gardant son prestigieux passé de l’époque des Bourbons, prendre le tournant de la révolution industrielle avant d’entrer délibérément dans le nouveau siècle.

Du haut de l’esplanade du château des ducs de Bourbon, le voyageur peut contempler l’ensemble de la ville. Il y verra lovée dans les boucles du Cher, la vieille ville pleine de trésors anciens. Autour de celle-ci s’est développée une ville moderne ; plus au loin, témoignage de la révolution industrielle, il apercevra « Ville Gozet », la ville nouvelle.

Montluçon a gardé précieusement les souvenirs de son passé tout en s’adaptant aux changements du monde contemporain. Elle a gardé son identité de cité médiévale où l’on peut découvrir en flânant une quinzaine d’édifices classés ou inscrits au patrimoine des monuments historiques.

Le château des ducs de Bourbon construit en 1370 qui surplombe la ville abrite aujourd'hui le musée des Musiques Populaires. Montluçon a également conservé de remarquables témoignages du mécénat des ducs de Bourbon dans ses églises.

Elle mérite à ce titre son label de « ville d’Art ». Le quartier Saint-Pierre, ses maisons à pans de bois, son église, édifice roman du XIIe siècle, ou la remarquable Maison des Douze Apôtres, nous transportent quelques siècles en arrière.

Au XIXe siècle, la révolution industrielle transforma la cité : sa population décupla et la nouvelle « Ville-Gozet » surgit.

Le visiteur n’oubliera pas non plus d’aller contempler le château de la Louvière, pastiche du Petit Trianon de Versailles, qui accueille des expositions temporaires. Les amateurs d’art ne manqueront pas d’aller visiter les oeuvres architecturales art déco de Pierre Diot, et le Fonds d'art moderne qui accueille les plus grands artistes contemporains dans l’une des plus belles salles d'Auvergne.

Les festivités ne sont pas oubliées ; deux grands évènements viennent témoigner parmi d’autres de la joie de vivre à Montluçon : le carnaval du Bœuf-Villé au printemps et le festival médiéval une année sur deux. Tout un programme en perspective !

Deux jours et demi de réjouissances et de franche ripaille rythme le coeur de la cité. De nombreuses troupes de France plongent les visiteurs au Moyen Age, dans l'univers magique et mystérieux des chevaliers et vassaux, damoiselles et damoiseaux, ménestrels et troubadours. Animaux en tout genre, bouffons, jongleurs, cracheurs de feu, danseurs et autres magiciens, échoppes artisanales, banquet et bal médiéval...

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mercredi 28 juillet 2010

Calixte Beyala pour la Francophonie des peuples !

La course pour le poste de secrétaire général de la Francophonie est lancée. Deux candidatures retiennent actuellement et provisoirement l’attention de l’opinion : celles du sortant Abdou Diouf et de l’écrivain franco-camerounaise, Calixthe Beyala.

Calixte Beyala

Fort de son expérience, Abdou Diouf (74 ans) espère rempiler pour un 3e mandat à la tête de cette organisation qu’il dirige depuis le 20 octobre 2002. « Beaucoup de voix se sont élevées pour demander que je sois candidat à ma propre succession. J’ai été très sensible à ces manifestations de confiance », a récemment déclaré l’ancien président sénégalais (1981-2000). Mais selon des sources concordantes, M. Diouf serait en perte de vitesse dans les soutiens à sa candidature. Même son pays le Sénégal, présidé actuellement par son ancien opposant, Abdoulaye Wade, aurait juste donné son accord de principe sur ce point. Une faiblesse que compte exploiter la Franco-camerounaise, Calixthe Beyala (49 ans). La romancière est l’auteur de "Maman a un amant" (Grand prix littéraire de l’Afrique Noire, 1993), "Les Honneurs perdus" (Grand prix de l’Académie Française, 1996) et "La Petite Fille du réverbère" (Grand prix de l’Unicef, 1998). Elle estime que la Franophonie sous Diouf « ronronne ». Par conséquent, son comité de soutien propose que ce dernier « se retire dignement ». Si elle est élue au terme du 13e sommet prévu du 22 au 24 octobre à Montreux en Suisse, Mme Beyala sera la première femme Secrétaire générale de la Francophonie crée en 1970. Composée de 70 Etats et de gouvernements membres, l’Organisation internationale de la francophonie (Ofi) regroupe plus de 870 millions d’habitants et 200 millions de locuteurs de la langue française de par le monde.

Après l’Egyptien Boutros Boutros-Ghali et le Sénégalais Abdou Diouf, l’écrivaine franco-camerounaise Calixte Beyala pourrait devenir dans quelques mois la future Secrétaire Générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).

1.Pourquoi voulez-vous postuler à la tête de la Francophonie?

Calixte Beyala: Ecoutez, j’ai toujours voulu être à la tête de la Francophonie parce que, d’abord c’est une organisation qui est passionnante. C’est une organisation pour laquelle il y a énormément de travail à faire au niveau de la fraternité entre les peuples, du développement des pays francophones. On a tellement de choses en partage: partage des valeurs, partage de la langue et partage de l’histoire aussi. Et tout cela n’a jamais été mis en valeur en tant que tel. Et j’y ai envie difficilement de prendre la direction de cette Francophonie, de mettre en avant la culture qu’a la Francophonie quand elle a été créée. C’était la culture qui était le battement de c?ur de la Francophonie. Bien sûr que s’y est ajoutée la politique. Elle est importante, mais il faudrait que les acteurs de la Francophonie reprennent la place. Aujourd’hui, c’est vrai qu’il se passe et je ne critique pas ceux qui m’ont précédée, mais il se passe cette chose horrible: c’est que les gens formant cette communauté de langue ne se connaissent pas entre eux, car on a fait de la Francophonie un instrument fermé, un instrument où seuls les initiés y ont accès. J’ai envie de faire faire une Francophonie populaire, j’ai envie de faire une Francophonie dans laquelle les Camerounais, les Sénégalais, les Ivoiriens, les Malgaches, les Congolais, les Gabonais, tout le monde s’y retrouve. Les Français également.

2.C’est de cette manière-là que vous comptez conduire la Francophonie ?

Calixte Beyala: C’est de cette manière-là que je compte conduire la Francophonie. J’ai envie de faire une Francophonie populaire et non une Francophonie de salon et non une Francophonie exclusivement politique. J’ai envie de rendre cette Francophonie plus attrayante car aujourd’hui la Francophonie n’est pas attrayante; ce qui fait que effectivement dans le domaine de l’économie, dans le domaine même de la langue nous n’arrivons pas à vendre nos produits. Pour vendre un produit aujourd’hui, il faut que même la langue soit attrayante, que les gens qui constituent ce monde, qui portent cette langue soient des gens attrayants. Attrayant, je veux dire économiquement en parlant de musique.

3.Justement quelle place occupe pour vous la Francophonie à l’heure actuelle?

Calixte BeyalaMais elle occupe la place qu’elle mérite d’occuper, à savoir: c’est vrai que nous n’avons pas mené de véritables batailles pour être pris au sérieux, pour être respectés sur le plan international.

4.Qui va permettre justement de mener cette bataille? Calixte beyala: Moi je veux mener cette bataille. Déjà, qu’à travers mon travail littéraire, je ne vais que défendre la Francophonie, montrer combien la culture francophone et quand je parle de culture francophone, j’y associe aussi bien la culture française que la culture québécoise; que toutes les cultures africaines qui forment une totalité qui devient la culture francophone.

5.Vous estimez que Abdou Diouf n’est plus à même d’avoir ce rôle-là?

Calixte Beyala: Abdou Diouf a été un excellent président. Abdou Diouf a montré de quoi il était capable à la Francophonie. Mais ce que je pense, c’est que je respecte le travail des anciens, mais cela ne veut pas dire que ces anciens ne doivent pas se tourner aussi vers les jeunes, leur tendre la main et voir ce que ces jeunes peuvent apporter aussi de plus. Je peux apporter un plus au travail déjà fourni par le président sénégalais Abdou Diouf qui a fait un travail formidable tout au long de sa vie et donc qui sera peut-être mieux qu’il aille se reposer.

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mardi 27 juillet 2010

Réveil-FM a épluché la loi abracadantesque et bidon sur les médias congolais de Modeste Mutinga !

Le Congo n'a besoin ni d'hommes forts ni d'institutions fortes car les deux axiomes ont déjà prouvés leurs limites mais plutôt un pays qui fonctionne de manière démocratique et républicaine où chaque citoyen a ses droits et des devoirs à l'égard de la Nation. Et le Congo n'appartient pas uniquement aux ventripotents qui sont à la mangeoire mais à tous les Congolais. La roue tourne, 2011 qui va signer la fin de la mandature de l'AMP, parti-Etat, est entrain s'approcher inéluctablement. Les vuvuzuleurs de tout acabit, les odieux prédateurs de la liberté d'expression, les museleurs liberticides patentés espèrent rééditer leurs exploits des élections Louis Michel de 2006. En effet, 14 mai 2010, le sénat a voté la loi sur les médias congolais proposé par le rapporteur du Sénat, Modeste Mutinga, faucon de AMP, Parti-Etat et joséphiste vuvuzeleur de surcroît.

Joséphiste-vuvuzeleur, Modeste Mutinga aura marqué l'histoire par ses incohérences et contradictions.

Modeste Mutinga est, l'homme qui a privé 60 millions de Congolais d'un débat légitime entre Joseph kabila et Jean Pierre Bemba deux candidats en lice au premier tour à l'élection présidentielle Louis Michel de 2006. Contre espèces sonnantes et trébuchantes, l'ex-président de la Haute Autorité des Médias (HAM), a muselé la presse congolaise avec des arguments souvent farfelus, résultat il a été parachuté comme rapporteur au Sénat pour le parti de Joseph kabila et qui au passage s'est octroyé une chaine de télévision et une station radio tout en continuant à présider l'étouffoir des libertés la HAM. On aurait pensé que pour s'amender Modeste Mutinga proposerait une loi républicaine, démocratique pour le Congo d'aujourd'hui et demain. C'est mal connaitre l'individu ! Certes depuis de lustre, ce n'est un secret pour personne, le propriétaire du "le Potentiel" signe des articles écrits par d'autres pour lui mais delà de ça proposer une loi de 63 articles contenus dans sept titres avec autant de lacunes, sans aucune perspective... Cela laisse pantois et dubitatif.

Loin de nous l'idée de refaire la loi à la place de Mutinga, qui est payé pour ça. Réveil-FM qui a épluché la fameuse loi avec ses lacunes donne simplement les perspectives. Nous avons regroupé les grandes questions qui touchent les médias congolais en 4 familles, aux juristes congolais en toute impartialité de faire leur travail avec un collège d'experts. On ne fait jamais une loi contre les autres mais pour un vivre ensemble en s'enrichissant de la diversité, d'autres points de vue et en tenant compte de l'évolution de la société dans laquelle on vit ainsi que du monde ambiant et environnant.

1. Le pluralisme et la pluralité d'opinions.

2. La question du monopole de la RTNC et Télé Consult.

3. La politique et les médias.

4. La publicité

1. Le pluralisme des médias et la pluralité d'opinions

Mettez 10 Israéliens, Français ou Allemands... sur un sujet, il est probable que vous avez 11, 12 ou 15 réactions différentes. La République Démocratique du Congo a plus de 60 millions d'habitants, pourquoi voudriez-vous que tous les Congolais pensent la même chose. Il faut permettre à chaque Congolais, aux groupes et mouvements, aux partis politiques de s'exprimer librement sans être formatés. Le pluralisme des médias, la pluralité d'opinions et la diversité de pensées sont le gage d'une démocratie apaisée. L'heure de la pensée unique est plus que révolue. Modeste Mutinga, qui a pris la mauvaise habitude dans ses discours de fustiger le nombre de chaines de télévisions 43 et plus de 220 radios, a un comportement d'hypocrite. "C'est trop !" Par rapport à qui ? Le même Mutinga oublie de dire à l'opinion qu'il s'est acquis "Radio 7" et "Télé 7" par fraude et tricherie. Profitant de sa position du président de la HAM, il s'est octroyé ce que les autres congolais n'avaient pas droit. Son attitude hypocrite, fourbe et roublarde équivaut à un Monsieur qui est entré dans une maison et voudrait fermer la porte après lui pour que les autres n'y entrent pas.

La République Démocratique du Congo doit préserver les médias qui existent déjà, les autres pays africains envie ce foisonnement médiatique. Il ne faut surtout pas fermer la porte derrière soi mais l'ouvrir davantage pour le bien de tous les congolais. Il faut un vrai travaille d'accompagnement mais surtout répondre à deux questions essentielles:

A. Quel est le plan média pour la RDC en 2020 ? 2030 ou 2050 ?

L'information est un droit pour tous les citoyens. Les Congolais de Nioki, Malemba-Nkulu, kabeya Kamuanga, Kavuaya ou Mpese ont-ils aussi droit a être informés ou non ? La Radio télévision Congolaise ne couvre que 60% du territoire nationale. La radio Okapi n'est pas congolaise, elle est onusienne. Il nous faut encourager les médias de proximité dans notre vaste pays tout en ne mettant pas en péril la RTNC qui a la vocation d'être nationale. Le Congo a besoin d'un plan média clair, impartial et non partisan. Lorsqu'on répond à cette première question on est déjà avancé, sans un plan média on va continuer à tourner en rond. N'oublions pas que la majorité de nos compatriotes vivent en milieux ruraux plutôt qu'en villes.

Les Etats-Unis que j'ai eu l'opportunité de visiter a un total de 13.499 radios (FM et AM). La France qui a connu la libération des ondes en 1981 sous François Mitterrand a cinq catégories de radios privées définies par le Conseil supérieur de l'audiovisuel :

catégorie A : entrent dans cette catégorie les radios associatives de proximité ou communautaires; radios qui sont éligibles au Fonds de soutien à l'expression radiophonique ;

catégorie B : il s'agit de radios locales ou régionales commerciales qui ne sont pas affiliées à un réseau national ;

catégorie C : font partie de cette catégorie les stations locales ou régionales qui sont affiliées ou abonnées à un réseau national ;

catégorie D : il s'agit de radios diffusant le programme d'un réseau thématique national sans décrochage régional ;

catégorie E : trois radios entrent dans cette catégorie. Il s'agit des trois radios généralistes nationales (Europe 1, RTL et RMC Info) qui étaient appelées radios périphériques avant 1982 puisqu'elles émettaient alors en grandes ondes depuis l'étranger (Europe 1 depuis Felsberg en Sarre, RTL depuis Junglister au Grand-Duché de Luxembourg. RMC proche de Roumoules (Alpes-de-Haute-Provence), bien que de droit monégasque, possède son émetteur en territoire français) ;

les radios du service public (Radio France) n'entrent pas dans ces catégories. Rien que les radios associatives en France, elles sont plus de 600. Les médias se battent pour continuer à remplir leur mission malgré la crise ambiante, l'Etat français ne ferme pas ses médias.

Le devoir d’éducation des citoyens au travers des médias libres, pluralistes et responsables appartient à l’Etat. Les médias y contribuent. L'Etat doit donc accomplir son devoir en soutenant les médias. Le vrai problème en République Démocratique du Congo est que bon nombre de médias congolais appartiennent aux hommes politiques. Ils sont aujourd'hui contrôlés directement ou indirectement par les acteurs politiques toutes tendances confondues. Ils sont propriétaires de ces médias dont ils contrôlent à la fois la ligne éditoriale et même le traitement des informations. Rares sont les médias congolais qui se livrent aux enquêtes de fond, aux analyses politiques, économiques et sociales éclairées et éclairantes. Beaucoup de médias ont opté pour le « magister dixit », c’est-à-dire le principe de la soumission au discours débité par le maître, surtout s’il finance le média.

Et Modeste Mutinga n'a pas eu ni l'honnêteté de le relever encore moins le courage de proposer un article la dessus. Dans aucun pays démocratique au monde un président de la République, des députés et Sénateurs, des gouverneurs de provinces, des ministres ont leurs médias comme au Congo.

Une occasion en or qu'a loupé sciemment le sénateur-joséphiste dans son projet. Il suffisait qu'il propose un article de loi s'inspirant de l'Art. 22 de loi du 22 juin 1996 qui régit la liberté de presse au Congo:" La création audiovisuelle est libre en République Démocratique du Congo.Ni le président de la République ni les autres acteurs politiques (Députés, Sénateurs, Ministres, gouverneurs, bourgmestre, chef de collectivité...) ne doivent avoir leurs propres médias.

B. Quel est le plan de fréquences du Congo ?

Cette question est subsidiaire à la première. Les fréquences sont attribuées à chaque pays par l'Union Internationale des Télécommunications (UIT). Il y a un devoir de transparence de l'Etat congolais dans l'attribution de ces fréquences ses citoyens. Quel est le nombre de fréquences que le Congo a reçu de l'UIT ? Comment l'Etat congolais le dispatche pour ses services et citoyens ? A l'heure de Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTC) et de la télévision numérique terrestre (TNT). Les opportunité sont larges. On ne peut continuer à réfléchir comme sous l'aire de l'analogique, c'est là le péché de notre fameux Sénateur Mutinga. Habitué à la fourberie et à dribbler les autres, le tshisediste devenu joséphiste pour raison du ventre est réfractaire à l'évolution numérique, il en tient pas compte pire il est muet.

2. Le monopole de la RTNC et Télé Consult

La Radio Télévision congolaise (RTNC) est un média qui se veut public or il est étatique. Si la voix du Zaïre était la voix du Maréchal Mobutu, la RTNC est la voix des joséphistes. Pour y remédier deux décisions importantes s'imposent si pas plus que Modeste Mutinga a ignoré dans sa loi bidon:

A. Il faut que la nomination à la tête de la RTNC ne soit plus politique mais par méritocratie.

B. Il faut adjoindre à la personne nommée: un comité de sages (qui doit accompagner le PDG de la RTNC ainsi que son équipe) et un Comité d'éthique et surveillance (qui veillera à ce que la RTNC quitte l'autoroute de la voix de son maitre pour retrouver la voie nationale où tous les Congolais doivent s'y exprimer). Il faut équiper la RNTC pour couvrir le territoire national. Il faudra croiser tous les moyens de diffusion: FM, ondes courtes, satellites et internet. Il faut que la RTNC puisse continuer à exister en évitant d'étouffer les médias de proximité dont les missions sont complémentaires à celles d'un média public.

B. Pourquoi un monopole à Télé Consult ?

Télé Consult, cette société italienne implantée à Kinshasa est-elle devenu un appendice de l'Etat congolais ? Pourquoi Télé Consult doit-il donner son aval sur tous les matériels radios et télévisions qui doivent entrer au Congo ? Qui sont les actionnaires de cette entreprise ? Donner le monopole à Télé Consult n'est-ce pas une atteinte flagrante à la liberté et à la démocratie ? On n'est libre que lorsqu'on a la possibilité de faire son choix en toute conscience et de manière indépendante, est-ce que c'est le cas aujourd'hui au Congo ? Le lundi 14 juin 2010, Lambert Mende Omalanga, Ministre de la communication et presse a reçu, un lot de matériel audiovisuel constitué de vingt caméras professionnelles de marque Sony, de la firme italienne Télé Consult pour la RTNC.

Signalons au passage que Télé Consult pour la télévision numérique terrestre, a déjà implanté 12 émetteurs dans 20 villes du Congo avec 72 chaînes en raison de 10 chaînes par émetteur. Perplexe toujours parce que, d’après le ministre de la Communication et Médias, le législateur n’a pas encore mis en place un cadre juridique devant régir la TNT en République Démocratique du Congo. Ce que l'opinion congolaise ignore, c’est cette loi (dont le texte a préalablement été rédigé par des experts en télécommunication) qui doit :

1. Définir les critères techni ques des infrastructures DVB-T congolaises,

2. Etablir les critères de sélection des opérateurs tech niques (opérateurs exécutants, équipementiers, opérateurs de gestion et d’exploitation des multiplexes),

3. Orienter les diffuseurs de programmes, les opérateurs de réseaux, les fabricants d’appareils et les consommateurs,

4. Préciser les critères de sélection des opérateurs TV et le nom­bre maximal des chaînes, par le biais d’une ordonnance présidentielle.

Bizarre non! Pas un article dans la loi de Modeste Mutinga parle de Télé Consult. Il y a de quoi se poser la question si les mentors de Modeste Mutinga ,qui ont écrits pour lui son projet de loi ne vivent pas au Congo !

Modes

Questions : sur base de quel texte juridique Télé Consult exécute-t-elle les travaux d’implantation des infrastructures DVB-T congolaises ? L’accord que cette entreprise a signé avec le ministère des PTT en 2003 a-t-il « force de loi » ? Comment expliquer que, en sa qualité de « Conseiller technique du gouvernement congolais », Télé Consult puisse être à la fois » opérateur exécutant et opérateur gestionnaire « du réseau TNT congolais ? Sous d’autres cieux, cela ne s’apparenterait-il pas à une sorte de « prise d’intérêt » ? Pas un article de loi anti-monopole dans le projet de loi de Mutinga à croire que ses mentors qui ont écrits pour lui ce projet de loi ne vivent pas au Congo !

C. La typologie médiatique de Modeste Mutinga est fausse. Habitué à la presse écrite, l'homme n'a rien compris ou ne se documente pas assez. Un média est caractérisé en tout lieu par son statut et non pas par sa ligne éditoriale. Les médias appartenant aux Eglises sont confessionnels par leur contenu. Mais c'est leurs statuts qui les définissent: média privé commercial ? ou associative et communautaire (tiers secteurs) ? Créer une typologie inexistante pour indexer les médias qui dans leur contenu sont confessionnels est une forme de discrimination dont le museleur patenté n'a sans doute pas mesurer toutes les conséquences. Ce n'est pas parce que les médias appartenant aux Eglises diffusent les films nigérians sur karachika qu'il faut nécessairement les marginaliser en les cryptant ! Pauvre Sénateur Mutinga l'âge est avancé mais les idées sont demeurées de l'époque de Mobutu ! L'autocrate et despote de la HAM se croit tout permis !

3. La politique et les médias !

Tout est politique. lorsque le matin je me décide d'aller acheter mon pain chez le boulanger du coin en lieu et place d'une grande surface, je fais de la politique dans mon choix. Pourquoi les médias associatifs, communautaires, confessionnels n'ont pas le droit de parler de politique ? Sur quelle planète réside Mutinga ? La politique congolaise est-elle réservée aux médias coupagistes, vuvuzeleurs ? La politique congolaise concerne et touche chaque citoyen dans son vécu. Les prédateurs, arrivistes, parvenus, tricheurs , roublards et fourbes n'ont pas plus de droits que les autres Congolais. Tout le monde au Congo doit parler politique ce n'est un domaine réservé à quelques personnes.

L'archibishop Fernando Kutino, l'initiateur de "Sauvons le Congo", propriétaire Radio Télé Messager de Vie (RTMV)qui croupit à la prison de Makala depuis 4 ans, l'est-il pour de raisons privées ou politiques ?

On peut ou ne pas aimer Fernando Kutino, son arrestation et incarcération ne sont-elles pas arbitraires et inopportunes ? Un sénateur qui délire, ne peut que produire des inepties. Le Congo n'est la proprété de personne d'autre que de tous les Congolais. Modeste Mutinga confond souvent le Congo avec son journal le Potentiel qui ne tire même pas à 2 mille exemplaires et qui ne couvre que Kinshasa, capitale à plus de 8 millions d'habitants.

4. La publicité

On ne construit pas un pays avec les ivrognes dépenaillés. C'est depuis 2002, lors des Assises de l'Arco, à Mbuji-Mayi dans le kasaï-Oriental, que les radios associatives et communautaires avaient pris la ferme résolution de ne pas faire de la publicité de boissons alcooliques sur leurs antennes. Modeste Mutinga qui a été président de la Haute Autorité des médias de 2002-2006 n' a jamais réussi à réguler le problème de la publicité des boissons alcooliques dans les médias congolais. L' ex-président de la HAM a été incapable d'interdire la publicité des boissons alcooliques sur les chaines de télévisions. Il s'est même fourvoyé en défendant la Bralima contre la Bracongo, en lisant son projet on se rend compte il revient au bon sentiment sauf que...L'article 24 par exemple stipule : " les programmes et films télévisés susceptibles de nuire à l'épanouissement physique et mental de l'enfant doivent faire l'objet de la signalétique suivante : -déconseillé aux mineurs de moins de dix ans et dont la diffusion ne peut avoir lieu avant ou après des programmes pour enfants ; - déconseillé aux mineurs de moins de douze ans et dont la diffusion ne peut avoir lieu entre 6 et 20 heures ; - déconseillé aux mineurs de moins de seize ans et dont la diffusion ne peut avoir lieu avant 22 heures. Il s'agit des programmes ou films à caractère érotique ou de grande violence ; -déconseillé aux mineurs de moins de 18 ans. Il s'agit des programmes ou films pornographiques ou de très grandes violences. Ils sont interdits de diffusion non cryptée ". Quant à la publicité, la loi interdit la diffusion de celle en faveur des boissons alcoolisées entre 6 et 22 heures. Elle ne peut également intervenir pendant les émissions pour enfant, ni immédiatement avant ou après celles-ci. Le texte interdit aussi la publicité des jouets initiant des armes à feu susceptibles d'induire dans le chef de l'enfant un comportement violent, raciste ou xénophobe. Est aussi prohibée par la loi, la publicité en faveur des boissons alcoolisées associant la consommation de l'alccol à une amélioration des performances physiques, ni leur attribuer les propriétés thérapeutiques portant des effets stimulants... Pourquoi avoir attendu 8 ans ? Et pourquoi n'avoir pas eu le courage de supprimer la publicité de boissons alcooliques dans tous les médias ? La Bralima et Bracongo, les deux seules sociétés brassicoles du Congo ont-elles fait pression sur notre fameux sénateur joséphiste ? Pour les élections 2011, il faut abreuver les Congolais de la Skol et la Primus !

Pas d'avancé sur la dépénalisation de délit de presse, pas d'articles sur le confusionnisme actuel où les journalistes sont des directeurs de cabinet de Ministres ou leurs attachés de presse etc...Pas d'innovations, un projet de loi pré-électoraliste avec pour ambition de museler les anti-joséphistes, groupe dont ne fait pas partie Modeste Mutinga. Bref, le Sénateur parachuté de Kananga défend son bifteck mais pas le Congo. N'est pas expert en communication qui veut, c'est tout un art. L'auto-proclamation ne fonctionne jamais. Son projet de loi n'apporte pas d'avancée dans l'histoire de la communication audiovisuelle du Congo.

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lundi 26 juillet 2010

Au "Pays de La Palisse"

La langue française a ses nuances. Appelée vérité de La Palice, la lapalissade, ou truisme, est une affirmation ridicule énonçant une évidence perceptible immédiatement. La tautologie désigne également une proposition toujours vraie, mais sans que ce soit nécessairement perceptible immédiatement et sans la connotation péjorative attachée au terme lapalissade. Le mot lapalissade vient du nom de Jacques II de Chabannes, seigneur de La Palice, maréchal de François Ier, mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’a été l’auteur d’aucune lapalissade.

Le château de la Palice, vue à partir du pont sur la rivière Berbe. photo Freddy Mulongo.

Les soldats de La Palice pour illustrer le courage qu’a eu ce maréchal lors du siège de Pavie (1525) où il trouva la mort lui écrivirent une chanson, dans laquelle se trouvait la strophe suivante :

Hélas, La Palice est mort,

Est mort devant Pavie ;

Hélas, s’il n’était pas mort,

Il ferait encore envie

Son épitaphe elle-même aurait repris ces vers :

"Ci-gît le Seigneur de La Palice

S’il n’était mort il ferait encore envie".

La Palice, une vue merveilleuse. photo Freddy Mulongo.

Sur la RN 7 entre Moulins et Roanne, château du XIIème et XVIème siècles, avec une imposante façade renaissance italienne édifiée par Monsieur de La Palice. Chapelle gothique abritant les tombeaux des Chabannes. Entièrement meublé, propriété privée, ouverte au public, habitée par la famille de Chabannes depuis 1430.

Bâtie entre le XIème et le XIIIème siècle, la partie féodale du château fût acquise par Jacques Ier de Chabannes en 1430. Son petit-fils, Jacques II, Maréchal de France fit construire au début du XVIème siècle l'aile Renaissance en briques roses qui allie la sobriété à l'élégance. Elle remplaçait ainsi la muraille qui reliait le château fort à la chapelle de style gothique, bâtie elle-même vers 1470. Cette chapelle devait par la suite servir de tombeau aux membres de la famille Chabannes. Les salons entièrement meublés abritent de nombreux souvenirs historiques. Les plafonds à caissons rehaussés d'or et de couleurs sont particulièrement remarquables. Le parc (ouvert aux visiteurs) incite à une reposante flânerie sous ses arbres centenaires.

Toujours habité par la même famille depuis 1430, le château est entièrement meublé et présente de très nombreux souvenirs historiques. On remarque tout particulièrement les tapisseries des Preux du XVè siècle, le salon doré et la chapelle édifiée dans le plus pur style gothique flamboyant renferme les tombeaux des Chabannes avec les gisants du XVè.

Le château a été classé monument historique par liste en 1862, déclassé semble t'il en 1888. En 1928 le château la chapelle et les remparts ont été inscrits puis classés le 17 août 1933. Le 29 octobre 1999 ils sont classés à nouveau ainsi que l'enceinte, les sols et les écuries alors que la porterie d' entrée et les jardins étaient inscrits depuis le 28 juillet 1998.

Situé entre les plaines de la Sologne bourbonnaise et les hautes terres de la montagne bourbonnaise, "le Pays de La Palisse est doté d'un environnement naturel de qualité: bocage préservé et verdoyant, relief varié avec de nombreux ruisseaux et rivières...

La Berbe, large de 80 km, traverse le pays de La Palisse du sud au nord et draine de nombreux cours d'eau (Berberan, Andan, Petite Tèche...). Le Pays de La Palisse dispose d'un patrimoine historique et culturel particulièrement riche.

La Pub de l'entrée du château.

La Pâtisserie "A la tentation" à la Palisse. Photo Freddy Mulongo.

Jacques II de Chabannes dit Jacques de La Palice (ou de La Palisse), né en 1470 à Lapalisse dans le Bourbonnais et mort le 24 février 1525 à Pavie en Italie, était un noble et militaire français, seigneur de La Palice, de Pacy, de Chauverothe, de Bort-le-Comte et de Héron, ainsi que maréchal de France. Il servit sous trois rois de France (Charles VIII, Louis XII et François Ier) et participa à toutes les guerres d'Italie de son temps.

Les salons entièrement meublés abritent de nombreux souvenirs historiques. Les plafonds à caissons rehaussés d'or et de couleurs sont particulièrement remarquables. Le parc (ouvert aux visiteurs) incite à une reposante flânerie sous ses arbres centenaires. Illuminations, bar-restaurant.

Toujours habité par la même famille depuis 1430, le château est entièrement meublé et présente de très nombreux souvenirs historiques. On remarque tout particulièrement les tapisseries des Preux du XVè siècle, le salon doré et la chapelle édifiée dans le plus pur style gothique flamboyant renferme les tombeaux des Chabannes avec les gisants du XVè.

Bâtie entre le xie siècle et le xiiie siècle, la partie féodale du château fut acquise par Jacques Ier de Chabannes de La Palice en 1430. Son petit-fils, Jacques II, maréchal de France, fit construire au début du xvie siècle l'aile renaissance en briques roses qui allie la sobriété à l'élégance. Elle remplaçait ainsi la muraille qui reliait le château fort à la chapelle de style gothique, bâtie elle-même en 1461.

Le logis primitif trois des tours et les courtines datent de vers le xiiie siècle tout comme les remparts complétés au XIVe siècle. La chapelle de style gothique a été construite en 1461 puis le logis Renaissance à parements de briques fin XVe début XVIe siècle.

Les salons entièrement meublés abritent de nombreux souvenirs historiques. Les plafonds sont à caissons rehaussés d'or et de couleurs. Les communs et les anciennes écuries sont éloignées du château.

Le parc inscrit au pré inventaire des jardins remarquable et inscrit monument historique le 28 juillet 1998 comporte une conciergerie, une allée, des étangs, un jardin et un pont de jardin en brique. On y trouve les anciennes écuries et le manège. Le tout date du début du XVIIe siècle ( daté de 1613) puis a été redessiné par le paysagiste Paul de Lavenne, Comte de Choulot au début du XIXe siècle.

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dimanche 25 juillet 2010

Après Kagamé, Kagamé for ever au Rwanda !

Ça y est ! L’homme svelte de Kigali, celui qui se présente comme le P.-D.G. du Rwanda Inc. va solliciter le 9 août prochain l’onction de ses compatriotes, afin de demeurer à Urugwiro village, le siège de la présidence de la République. En arrivant en retard de 2 heures, en interdisant que le défilé du cinquantenaire de la République Démocratique du Congo ne commence pas sans lui et en s'autorisant de lire sa revue à la tribune du boulevard triomphal lors du discours de Joseph Kabila le mercredi 30 juin 2010, Paul kagamé, le "Bismarck de Grands Lacs" a voulu montrer au monde que c'est lui le potentat du pays de Simon kimbangu, M'siri, Lutete... ! Les Congolais avisés, éveillés et réveillés savent à qui ils ont affaire et sont un cauchemar pour le dictateur de kigali !

Paul Kagame, président du Rwanda.

Les élections au Rwanda, une formalité pour celui qui dirige de fait le pays des mille collines depuis 1994, même si l’intéressé veut entretenir un faux suspense. D’ailleurs, le voudrait-il, qu’il ne le pourrait pas, ses adversaires en face, trois au total, n’étant que des accompagnateurs-suivistes.

En effet, ni Jean-Damascène Ndawukuriyayo, vice-président de l’Assemblée nationale et ex-ministre de la Santé, ni Prosper Higiro, vice-président du Senat et ex-ministre du Commerce ni Alvera Mukabaremba, ne peut véritablement secouer le tout-puissant patron du Front patriotique rwandais (FPR) à ce second scrutin, depuis celui de 2003.

Au delà de l'allégeance des autorités congolaises à son pouvoir autocratique, sa soldatesque qui entre au Congo comme elle veut: tuant, pillant, violant les paisibles citoyens Congolais, Paul Kagamé a réussi à faire croire à l'opinion internationale que tous les Hutus, tribu majoritaire de son pays sont des génocidaires, les Twa (pygmées) qui ne représentent qu'1% sont éliminés d'office.

Au Rwanda de Kagamé, les vrais adversaires ont été soit contraints de jeter l’éponge à l’image de Victoire Ingabiré des Forces démocratiques unifiées (FDU), ou l’ont fait de leur propre chef comme Bernard Ntaganda. C’est qu’au Rwanda, tout mène et part de Paul Kagamé, c’est lui le Capitole et la roche tarpézienne.

Les 3 semaines de la chasse aux voix, qui a débuté le 20 juillet 2010, s’apparentent à une promenade de santé pour celui dont le modèle est l’artisan du décollage économique de Singapour, Lee Kuan Yew. D’ailleurs, il arrive souvent que Paul Kagamé martèle qu’il œuvrera à ce que le Rwanda se passe de l’aide étrangère en 2015 ! Comment ? En continuant sans doute à piller les richesses de la République Démocratique du Congo, comme il le fait actuellement sans qu'aucune voix-au niveau international-ne s'élève pour le contrer.

Si donc l’incontournable patron du FPR va se succéder à lui-même, cette victoire annoncée est à mettre à l’actif de son bilan : la gouvernance au Rwanda n’est pas une vue de l’esprit, les 10 millions d’âmes vivent selon des normes strictes, le port du casque et de la ceinture de sécurité est obligatoire ; les ministres se contentent d’un minimum à l’opposé du faste outrecuidant de leurs homologues d’autres pays ; la guerre contre la corruption, gangrène du développement, est une réalité.

Sans libertés, les Rwandais travaillent tout de même et c’est logique que le pays enregistre ces dernières années un taux de croissance économique à 2 chiffres. Au Rwanda, témoignent ceux qui y ont foulés les pieds, la croissance est comestible ! C’est dire donc que le président sortant a impulsé à ses compatriotes qui ont toujours le génocide ce traumatisme collectif dans l’esprit, le goût de la discipline et du travail bien fait.

Mais, l’envers du décor est justement l’imposition de cet ordre quasi militaire. Le Rwanda de Kagamé ne flirte pas trop souvent avec les droits de l’homme. Loin s’en faut. Et ces derniers temps, et en dépit des dénégations de celui qu’on nomme le “Bismark des Grands Lacs”, on a comme une impression du craquèlement de la Maison Kagamé.

Arrestations et emprisonnement de hauts gradés militaires, tentative d’assassinat en Afrique du Sud de l’ex-chef d’état-major du Rwanda, mort mystérieuse de journaliste et d’un opposant, attentat à la grenade... cela fait trop pour ce petit pays aux matins et aux soirées calmes. A l’évidence, il y a un problème entre Kagamé et certains de ses proches.

Mais attention, le maître du Rwanda, c’est toujours lui, et il le prouve chaque jour. Les Rwandais n’auront donc pas d’autre choix que de remettre entre ses mains leur destin pour les 7 ans à venir. Après Kagamé, Kagamé for ever ! Seule inconnue : le score, taux stalinien ou pas ?

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samedi 24 juillet 2010

Hommage à Pius Njawe

Coup de chapeau à l'Association de la presse panafricaine (APPA) qui sous son initiative, les journalistes africains à Paris ont rendu un vibrant hommage à Pius Njawe lors d'une conférence de presse le vendredi 23 juillet 2010 au Cape. Personnellement, j'ai eu l'occasion à trois reprises de croiser le chemin et destin de Pius Njawe. La première fois, c'était à Windhoek en Namibie en mai 2001 lors de la célébration du 10e anniversaire de la déclaration de la Journée mondiale de liberté de presse. A cette occasion, il y eut la cérémonie de remise du Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO-Guillermo Cano ainsi qu’une conférence avec des journalistes, des rédacteurs en chef et des représentants d’organisations non-gouvernementales et professionnelles d’Afrique et du reste du monde. Je me souviens de Pius Njawé qui avait fait une intervention remarquable, mais aussi d'une consoeur camerounaise Suzanne Kala Lobe qui a été brillantissime lors de cette rencontre.

Paris, lundi 26 avril 2010 Pius Njawé invité de l'Association de la Presse Etrangère (APE) au Cape.

Lundi, 26 avril 2010, lors de la conférence de presse, Nicolas Abena, modérateur , Pius Njawe et Me Remi Barousse, avocat au barreau de Paris. Aucun signe ne présageait que Pius Njawe allait nous quitté 1 mois et demi plus tard.

La seconde fois, c'étais à Kinshasa, j'étais avec lui et deux autres confrères Congolais, le 16 septembre 2002, dans sa chambre à l'hôtel Memling lorsque le téléphoné a sonné pour lui annoncer le décès de son épouse Jane dans un accident de circulation entre Douala et Yaounde. Pius n'a plus assisté à la rencontre de l'OMAC dont il était Vice-président à l'époque, il a décidé de rentrer au Cameroun. Et la troisième et dernière, c'est dernièrement lors de la conférence de presse le lundi 26 avril 2010 organisé l'Association de la Presse étrangère (APE) au centre d'accueil de la presse étrangère(Cape) à Paris. Notre confrère Roger Bongos qui a eu l'opportunité de se retrouver avec Pius Njawe et le groupe Camerounais à l'issue de sa conférence de presse au Cape dans un beau restaurant parisien pourra en témoigner rien ne présager que l'Editeur du Messager était inquiet ni qu'il envisageait de nous quitter sitôt.

C’est une grosse perte pour la presse camerounaise, la presse africaine, la presse en général. Pius Njawé n’est plus : le patron de Free Media Group, et directeur de publication du Messager de Douala au Cameroun a trouvé la mort dans un accident de la route en Virginie, aux Etats-Unis.

Pius Njawe même dans la mort restera cet éléphant dont chacun ne peut dire que ce qu’il observe de son point de vue. Celui qui se tient devant lui ne peut décrire que la trompe, les grandes oreilles et les petits yeux. Celui qui est sur le flanc a un aperçu général des pattes, mais voit surtout le flanc large et rigueur. Celui qui est derrière lui ne voit surtout que son postérieur relevé et orné d’une petite queue. Comment dire toute la vérité sur un éléphant dont personne n’a fait le tour complet, si tous les observateurs de l’éléphant ne peuvent confronter leurs observations pour en dresser un portrait synthétique ?

Cette perte de Pius Njawé est un coup dur, non seulement pour un continent noir où les Hommes d’exception deviennent de plus en plus des exceptions rarissimes, mais aussi, pour un Cameroun où les abus de pouvoir et les dérives dictatoriales, sont depuis longtemps la règle. Passer de vie à trépas au moment où l’Afrique fête le cinquantenaire de ses indépendances est donc un symbole et un signe du destin. Celui des grands esprits qui, on ne sait par quel concours de circonstances, viennent sur terre, l’illuminent, et en partent à un moment historique.

En effet, Pius Njawé fut à la fois un journaliste déterminé, un combattant non violent, un politicien vertueux, un justicier et un défenseur du peuple.

Chaque numéro du Messager était soumis à une censure préalable implacable, qui faisait sauter des passages d’articles ou carrément des articles entiers des pages soigneusement épurées avant d’être imprimées.

Pius Njawe avait trouvé un moyen de résister qui agaçait au plus haut point les autorités : il laissait en blanc les passages supprimés, permettant à chacun de ses lecteurs de se faire une idée de l’ampleur des interdits de la semaine… Interpelé 126 fois en trente ans… En trente ans de journalisme, Pius Njawe a fréquenté la prison autant que les salles de rédaction : interpellé 126 fois, sans doute un record mondial, il a également passé plusieurs fois de longs séjours en prison lorsque son journal franchissait quelque ligne rouge du régime bêtement autoritaire de Paul Biya.

Journaliste engagé Pius Njawé était une redoutable menace pour le pouvoir de Yaoundé. Aux cotés d'une opposition affaiblie et corruptible, il est resté fidèle à ses principes et n'a jamais manquer l'occasion d'étaler aux yeux du monde les écuries d'Augias du président Biya. D'une aura incommensurable, à lui seul, il représente la véritable opposition camerounaise, celle qui est capable de mettre en mal le sérail. Sa forte implication dans les procès de Lapiro de Mbanga, Thierry Michel Atangana et Titus Edzoa, gênerait plus d'une personne en haut lieu. Devenant ainsi un caillou dans la chaussure des autorités de Yaoundé.

Voici les vraies photos du véhicule de Pius Njawé tué le 12 juillet 2010 à 14h 55 près de Norfolk dans l’Etat de Virginie aux Etats-Unis:

D’après le témoignage du Capitaine Mike Thibeault, porte-parole du Département de l’incendie de Chesapeake, la cité voisine, le camion assassin, un Mack (2000) appartenant à J. W. Canaday Trucking Inc., de Providence Forge a percuté de plein fouet l’arrière de la petite Lexus Sedan 300 dans laquelle se trouvaient deux passagers, dont le célèbre journaliste. Le petit véhicule, datant de 1994, se serait, lui, immobilisé subitement sur l’autoroute inter-état 664 South près de l’échangeur Bowers Hill, victime (soi-disant) d’une panne, d’après le Sergent R.W. Walker, se confiant au journal The Virginian Pilot. C’est tout.

Les accidentés, eux, ont été transportés à l’hôpital général Sentara de Norfolk. La police de l’Etat de Virginie fermait quant à elle provisoirement une partie du Military Highway en attendant les premières équipes de secours, intervenues une dizaine de minutes plus tard. La circulation a également été déviée pour permettre un nouvel accès à l’autoroute I-664 plus loin…

Telle est la version issue, sans nul doute, d’un seul témoignage : celui du chauffeur du camion Mack à la police locale. Une version dont l’objectif est qu’elle lui fût favorable, face aux conséquences juridiques de l’accident – le rapport d’autopsie subséquent, datant du 16 juillet, fait état d’une hémorragie interne provoquée par une compression de la cage thoracique du journaliste des suites du choc.

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vendredi 23 juillet 2010

Njinga, Reine d'Angola (1582-1663)

L’histoire de la reine Njinga (1582-1663), retombée de nos jours dans l’oubli, est un des épisodes les plus étonnants de l’histoire africaine. Cette femme, reine du royaume angolais de Matamba pendant 40 ans, résista à la tête de ses troupes durant trois décennies aux Portugais, avant de conclure la paix et de se convertir au catholicisme. Ce ne fut pas sans mal, car elle dut obtenir le pardon de ses crimes, qui étaient aussi nombreux que terrifiants. Publié en 1687, le récit de son confesseur, le missionnaire capucin Cavazzi, nous plonge "au coeur des ténèbres", en compagnie d’une femme fascinante, intelligente, cruelle, sexuellement dominatrice, qui tente d’abandonner peu à peu ses pratiques païennes pour se convertir, elle et son peuple, au catholicisme. Elle mourra à 81 ans, presque en odeur de sainteté, avant que le rejet de la greffe chrétienne et les guerres ne replongent le pays dans le chaos.

Le témoignage de Cavazzi est exceptionnel, car l’homme est aussi attentif aux détails des pratiques de la vie quotidienne qu’à ceux des "cultes diaboliques" que les autres missionnaires répugnent même à évoquer. Par ses descriptions, et aussi par des dessins - retrouvés récemment avec son manuscrit original -, Cavazzi livre non seulement un récit littéraire et historique d’une grande force, mais aussi un incomparable document ethnographique sur l’Afrique centrale au XVIIe siècle.

Njinga, reine d’Angola, est sûrement l’un des personnages les plus extraordinaires de l’histoire du monde. Princesse, reine, meurtrière, cannibale, conquérante entourée d’esclaves sexuels, femme soldat, elle est devenue une sorte de sainte après sa conversion au catholicisme. Le capucin qui l’a convertie, Giovanni Cavazzi, a raconté la vie de cette femme au début du XVIIe siècle. Le manuscrit intégral de cette saga qui mêle horreurs et rédemption, vient d’être retrouvé. Il est traduit et publié pour la première fois par l’éditeur Michel Chandeigne.

C'est l'histoire d'une reine qui va à la confesse. Et quand celle-ci finit par monter au paradis, le confesseur raconte. Missionnaire capucin bourré de préjugés, le père Cavazzi n'en revient toujours pas: la reine Njinga était une idolâtre coupable de tous les péchés du monde, et elle est morte confite en dévotion. Njinga, c'est à la fois Cléopâtre et Catherine II dans l'Afrique centrale du XVIIe siècle. Elle tue, elle fornique à gogo, et en plus elle mange de la chair humaine. "Elle m'a confessé qu'elle avait depuis toujours eu une extrême répugnance à manger de la chair humaine, mais que, par politique et pour être considérée et respectées, elle ordonnait de préparer de copieux banquets de ce genre." Pour préparer ses onguents magiques, elle lance la mode consistant à piler un nouveau-né dans un mortier. " Maîtresse expérimentée en tyrannie", elle a de curieuses lubies, s'entourant d'une cinquantaine de jeunes concubins, véritables esclaves sexuels soumis à ses plaisirs et à sa cruauté: " Elle les forçait à porter des vêtements féminins et à dormir avec ses servantes, non seulement dans la même maison, mais au même étage, pieds contre pieds, tête contre tête, et ils devaient observer la chasteté." Ceux qui ont fauté se retrouvent la tête coupée, les membres brisés, ou castrés. Tout cela sur fond de guerre permanente: reine du royaume angolais de Matamba pendant quanrante ans, Njinga ne cesse de batailler contre les tribus voisines et contre les Portugais, qui veulent mettre la mains sur ses terres. A sa dévotion, les guerriers Imbangala forment une sorte de secte militaire composée d'individus souvent capturés jeunes lors de razzias et initiés très tôt au combat selon des rites particulièrement cruels. Les Portugais, censés apporter les bienfaits de la civilisation, ne sont pas beaucoup plus catholique: régnant par la croix et le fusil depuis un siècle dans la région, ils ne se font pas prier pour piller or et richesses et se livrer au trafic d'esclaves. Quand, l'âge venu, la reine Njinga finit par se convertir à la vraie foi d'importation, surtout d'ailleurs dans le dessein de conclure la paix avec ses anciens ennemis colonisateurs, elle fournit à ceux-ci une preuve de sa bonne volonté en lançant ses guerriers contre l'un de ses anciens alliés, lequel trouve la mort au cours des combats:" On porta sa tête en présent à la reine, qui l'envoya sur-le-champ au gouverneur à Luanda, pour l'apaiser du précédent différend et le débarrasser de tous soupçons au sujet de sa fidélité envers les Portugais." En bon chrétien, le gouverneur portugais s'en trouva fort satisfait...

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jeudi 22 juillet 2010

Cinquantenaire: Autopsie du 30 juin 2010 !

Pour le cinquantenaire de l'indépendance de la République Démocratique du Congo, célébré en grande pompe le mercredi 30 juin 2010: l'histoire retiendra que le Congo était devenu un paillasson sur lequel des dirigeants criminels contre l'humanité étaient venu à Kinshsa, se pavaner, se cancaner et s'essuyer les pieds du sang de leurs forfaits et narguant par dessus tous les Congolais et leurs 7 millions de morts sans sépulture. Le Rwandais Paul Kagamé et l'Ougandais Museveni se retrouvèrent à la tribune d'honneur sans être interpellé. Paul Kagamé se permit même de retarder le défilé congolais en arrivant 2 heures en retard, ridiculisant les autres Chefs d'Etat ainsi que le Roi des Belges sans que personne ne pipe un mot.

Paul Kagamé et Joseph kabila.

Paola, la reine et Albert II à Kinshasa.

L'histoire retiendra aussi en guise de remerciement pour sa visite aux côtés de son mari Albert II, roi des belges, la reine Paola reçu en cadeau, une «magnifique parure en diamants et pierres précieuses, offerte le dernier soir du voyage. Un présent de choix et certainement de grand prix. Malgré la polémique suscitée, la Reine Paola garda les bijoux et les souverainistes congolais espèrent un jour qu'elle finira par poser l'acte de Zachée, la restitution de bijoux au Congo.

Nous vous proposons l'Almanach de Jean Kalama Ilunga, coordonateur de l'Union de Congolais pour la Défense de la Patrie et du peuple (UCDP), sur le 30 juin 2010

Célébration du cinquantenaire en République Démocratique du Congo

Des vœux pieux qui ont certainement suscité l’espoir, lorsqu’ à cette occasion, le président Joseph Kabila s’est engagé à punir sans complaisance, l’atteinte à la vie et à la dignité, le favoritisme, l’abus des biens sociaux tels les détournements des deniers publics…! Ce 30 juin 2010 a donné l’air d’une démonstration de réussite mais, heureusement, les congolais gardent ouvert l’œil et le bon, même si certaines autorités congolaises ont tendance à se complaire dans une certaine myopie d’appréciation sur ce succès certes réel, mais conjoncturel! Conjoncturel par le fait de la focalisation de sa réalisation pour un seul jour, le 30 juin 2010 sans trop savoir ce que sera l’après cette date ! Quel type de succès donc ?

Succès Diplomatique ?

Avec la présence du gratin diplomatique prestigieux ce succès est une évidence ! Mais la présence de deux dirigeants criminels avérés parmi ces respectueux invités à savoir : Yoweri Museveni de l’Ouganda et Paul Kagame du Ruanda, personae non gratae pour l’ensemble du peuple congolais, est une horrible tâche qui a gâché l’occasion de regarder dans la même direction !

A ce sujet, l’UCDP n’oubliera ni ne manquera jamais de rappeler à l’opinion que ces deux individus portent la responsabilité sur les crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide de plus de 6 millions de congolais massacrés et privés délibérément de justice jusqu’à ce jour ! Et figer sans pouvoir rien faire devant ces criminels du Ruanda et de l’Ouganda, ces ennemis du peuple congolais, assis tranquillement sur les places d’honneur dans la tribune comme s’ils n’avaient rien à se reprocher ni de compte à rendre à personne, a donné un arrière goût amer à cette célébration chère aux congolais ! Leur présence à Kinshasa n’a fait que rappeler tout le mal et les atrocités que ces individus avaient fait subir au peuple congolais !

En arrivant avec 2 heures de retard, Paul Kagame a étalé son manque de considération pour le peuple congolais traduit par cette insulte infligée aux plus de 6 millions des congolais massacrés, victimes des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et génocide dont il avait assuré le pilotage et en porte la responsabilité criminelle, imprescriptible ! Par analogie, c’est tout comme la France de l’après guerre avait invité Adolph Hitler, Himmler, Goebbels, Goering, impunis, à la parade de la fête nationale française du 14 juillet 1946, au nom de la « réconciliation » !

Le Secrétaire Général des Nations Unies Ban Kim Moon nous a donné l’impression de bluffer lorsque, pince-sans-rire, il remettait en place la "MONUC" sous une autre dénomination "MONUSCO" !

Pour l’UCDP, de deux choses l’une : ou Ban Kim Moon ne comprend pas ce qui se passe autour de lui, il est donc manipulé pour crédibiliser l’entourloupe pour le maintien coûte que coûte de la MONUC en RDC ou il prend les congolais pour des cons, donc il marche avec les ennemis du peuple congolais! Le Secrétaire général des Nations Unies n’a pas eu un seul mot de compassion pour les plus de 6 millions de congolais massacrés dans les crimes de guerre et génocide en RD Congo encore moins de la mise place d’un tribunal international pour les crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide en RD Congo ! On y reviendra !

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mercredi 21 juillet 2010

Strasbourg: Le Parlement Européen haut lieu de lobbying !

Il y a presque deux ans, c'est-à-dire en octobre 2008, porté à bras le corps par les lobbyistes Belges, la candidature de l'abbé Appolinaire Malu Malu pour le prix Andrei Sakharov avait été débouté . Rassuré par ses lobbystes, en lice, Apollinaire Malu Malu a cru à ce prix jusqu'en dernière minute. Le Parlement européen a fini par décerné le jeudi 23 octobre 2008 son Prix Sakharov au dissident chinois Hu Jia "au nom des sans voix de Chine et du Tibet". En décernant ce prix à Hu Jia, le Parlement européen avait rendu hommage au combat quotidien pour la liberté de tous les défenseurs des droits de l'homme ne Chine. Le prix Andrei Sakharov est doté d'une somme de 50.000 euros. A l'époque, depuis Oxford où il réside, le pasteur Théodore Ngoy avait mouillé sa chemise pastorale contre la candidature de Malu Malu au prix Andrei Sakharov. Après le rejet de la candidature de Malu Malu soutenu par le lobyistes Belges qui se sont rétractés, le député Théodore Ngoy, initiateur d'une lettre documentée au Parlement européen-à tous les eurodéputés des 27 pays-avait déclaré: " c'est la victoire des 6 millions de Congolais morts. Tous ceux qui vivent dans la peur, la nudité, ceux qui sont réfugiés et dispersés en forêts...pendant que Laurent Nkunda Batwaré, grâce au programme Amani de Kabila et Malu Malu, est passé du statut de criminel contre l'humanité au statut de leader qui ose affirmer qu'il va libérer le Congo". Et avait renchéri: "si les Congolais s'unissent et parlent d'une même voix à la communauté internationale, celle-ci va mettre fin à la guerre que le Rwanda mène par procuration en République Démocratique du Congo au nom des multinationales" .

Strasbourg, Parlement Européen, Freddy Mulongo à l'hémicycle qui possède possède une capacité de 750 places. 737 parlementaires y sont accueilli pour les sessions mensuelles.

Freddy Mulongo et Gay Tischbirek, une amie américaine, dans l'une de 7 salles appartenant au groupe parlementaire

Le bâtiment "Louise Weiss" du Parlement européen à Strasbourg inauguré le 14 décembre 1999. Il abrite l'hémicycle du Parlement ainsi que les bureaux des députés.

Le Parlement Européen a 19 étages

Strasbourg, l'entrée principale du Parlement Européen.

Nous étions un groupe de vingt personnes composé des Français, Anglais, Hollandais, Américains, Suisse...Congolais à visiter le Parlement Européen, haut lieu des décisions qui touchent les 27 pays membres de la Communauté européenne, bien que le drapeau de l'Union européenne n'a que 12 étoiles.

Combien gagne un euro-député ? C'est variable et d'abord selon le pays d'origine, le calcul se fait en partie sur les indemnités des parlementaires nationaux.Les Députés Italiens sont les mieux payés de l'UE: 11.779 euros/ mois. Les Hongrois et Estoniens sont à 760 euros/mois.

Les salaires des Euro-députés

1. Allemagne 6.878 euros

2. Autriche 7.500 euros

3. Belgique 5.544 euros

4. Danemark 5.570 euros

5. Espagne 2.540 euros

6. Finlande 4.541 euros

7. France 6.735 euros

8. Grèce 4.800 euros

9. Hongrie 760 euros

10. Irlande 5.984 euros

11 Italie 11.779 euros

12. Luxembourg 4.637 euros

13. Pays-Bas 6.467 euros

14. Pologne 2.000 euros

15. Portugal 3.448 euros

16. Royaume-Uni 7.216 euros

17. Slovénie 4.000 euros

18. Suède 4.800 euros

A cette indemnité parlementaire, s'ajoute divers petits bonus :

indemnités pour frais de mandat ( 3500 euros par mois pour un député français)

indemnités pour frais de bouche et logement lors des sessions : 250 euros /jour.

indemnités de transport : un des plus grands problèmes, paiement forfaitaire sur base du kilomètre aérien.

Ces indemnités ne sont pas soumises à l'impôt.

un budget est attribué à chaque député pour recruter du personnel de son bureau.

Les membres du Parlement européen (MPE) ne siègent pas en groupes nationaux, mais en sept groupes politiques parlementaires de dimension européenne. Ensemble, ils représentent tout l’éventail des positions sur l’intégration européenne, depuis les fédéralistes convaincus jusqu’aux eurosceptiques militants.

Le Polonais Jerzy Buzek a été élu président du Parlement européen le 14 juillet 2009. Il occupera ce poste pendant deux ans et demi (jusqu'en janvier 2012). Nombre de sièges par groupe politique parlementaire

Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) EPP 265

Groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen S&D 184

Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe ALDE 84

Groupe des Verts/Alliance libre européenne Greens/EFA 55

Conservateurs et Réformistes européens ECR 55

Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique GUE/ NGL 35

Groupe Europe de la liberté et de la démocratie EFD 32

Non inscrits NA 26

TOTAL 736

Nombre de sièges par pays (législature 2009 – 2014)

Allemagne 99

Lettonie 8

Autriche 17

Lituanie 12

Belgique 22

Luxembourg 6

Bulgarie 17

Malte 5

Chypre 6

Pays-Bas 25

Danemark 13

Pologne 50

Espagne 50

Portugal 22

Estonie 6

République tchèque 22

Finlande 13

Roumanie 33

France 72

Royaume-Uni 72

Grèce 22

Slovaquie 13

Hongrie 22

Slovénie 7

Irlande 12

Suède 18

Italie 72

Total 736 + 1

Les mises en garde de la Chine sur une détérioration des relations avec l'Europe n'ont pas dissuadé les eurodéputés de primé Hu Jia. Ironie de l'histoire, l'Union européen qui a soutenu et financé, en République Démocratique du Congo, la transition "1+4=0" et les élections "5-4=0" s'est vu écartée au profit des contrats léonins avec la Chine. En effet, les seigneurs de guerre, les prédateurs et pillards légitimés par les élections de 2006 n'ont trouvé mieux que d'hypothéquer le sol et sous-sol congolais par les Chinois pour une exploitation de 30 ans contre 9 Milliards de dollars américains. Théodore Ngoy vient encore une fois d'écrire officiellement au Parlement européen " Votre rejet de la candidature de Malu Malu honore le Parlement européen et rend digne le combat des élus européens pour la démocratie... "

sderfSeule institution de l'Union Européenne en France, le Parlement Européen, dont Strasbourg a été confirmée siège définitif au Sommet d'Edimbourg en 1992, possède un hémicycle d'une capacité de 750 places, destiné à accueillir les sessions mensuelles de cette institution. Les députés des pays membres sont élus au suffrage universel direct (depuis 1979). Le Parlement Européen intervient dans le processus d'élaboration des lois communautaires et occupe un rôle essentiel auprès de la Commission et du Conseil des Ministres dans la gestion de l'Union Européenne.

Le Parlement européen a trois sièges: à Bruxelles (Belgique), à Luxembourg (au Grand‑duché) et à Strasbourg (en France).

Les services administratifs (le secrétariat général) sont installés à Luxembourg. Les « sessions plénières », auxquelles participent tous les députés, ont lieu à Strasbourg et aussi à Bruxelles. Les réunions des commissions et des groupes parlementaires se déroulent également à Bruxelles.

Le Parlement européen a trois rôles essentiels:

Exercer le pouvoir législatif. Il partage ce pouvoir avec le Conseil sur de nombreux terrains politiques quand il adopte les actes législatifs. Son élection au suffrage universel direct par les citoyens contribue à garantir la légitimité démocratique du droit européen.

Exercer le contrôle démocratique sur toutes les institutions européennes, et notamment sur la Commission. Le Parlement Européen (PE) peut approuver ou refuser la désignation des membres de la Commission et il est habilité à censurer la Commission dans son ensemble.

Exercer le pouvoir budgétaire. Le Parlement détient les cordons de la bourse. Il partage cette autorité budgétaire et donc le pouvoir financier avec le Conseil et peut ainsi influencer les dépenses de l’UE. Au terme de la procédure, il adopte ou refuse le budget dans sa totalité.

Ces trois rôles sont décrits plus en détail ci-après: 1. L’exercice du pouvoir législatif

La procédure la plus fréquente pour adopter des actes législatifs européens est la « codécision ». Cette procédure met le Parlement européen et le Conseil sur un pied d’égalité ; elle régit un large éventail de domaines.

Sur d’autres terrains, par exemple l’agriculture, les politiques économique, les visas et l’immigration, le Conseil est seul à décider, même s’il a l’obligation de consulter le Parlement. En outre, l’avis conforme du Parlement est requis pour une série de décisions importantes, par exemple accepter la candidature et l’adhésion de nouveaux États membres.

En outre, le Parlement contribue activement à l’élaboration des nouveaux actes législatifs en ce qu’il examine le programme de travail annuel de la Commission, indique quels actes seraient opportuns et demande à la Commission de présenter des propositions.

Les sessions plénières, auxquelles peuvent assister tous les députés, se tiennent en principe à Strasbourg (une semaine par mois) et parfois à Bruxelles (deux jours).

2. L’exercice du contrôle démocratique Le Parlement exerce, de différents manières, une surveillance démocratique des autres institutions européennes. D’abord, lorsqu’une nouvelle Commission est installée, ses membres sont certes avancés par les gouvernements des États membres de l’UE, mais ils ne peuvent entrer en fonction sans l’approbation préalable du Parlement. Celui-ci les interroge individuellement, comme il l’a déjà fait pour le président élu de la Commission, et vote ensuite sur l’acceptation ou le rejet de la Commission toute entière. Ensuite et tout au long de son mandat, la Commission est politiquement responsable devant le Parlement, qui peut voter une « motion de censure » exigeant sa démission collective. Sur un plan plus général, le Parlement exerce son contrôle en examinant régulièrement les rapports que lui adresse la Commission (rapport général annuel, rapports sur l’exécution du budget, etc.). En outre, les parlementaires adressent fréquemment des questions (écrites et orales) à la Commission et celle-ci a l’obligation légale d’y répondre.

Le Parlement supervise également les travaux du Conseil. Les députés européens adressent régulièrement des questions écrites et orales au Conseil, et le président du Conseil assiste aux sessions plénières du PE. Il participe aussi aux débats importants.

Le Parlement peut également exercer une surveillance démocratique en examinant les pétitions des citoyens et en créant des commissions temporaires d’enquête.

Enfin, le Parlement apporte sa contribution à chaque Sommet européen (réunion trimestrielle du Conseil européen, c.-à-d. des chefs d’État ou de gouvernement). À l’ouverture de chaque Sommet, le président du Parlement est invité à exprimer le point de vue et les préoccupations de son institution sur des thèmes spécifiques et les points inscrits à l’ordre du jour du Conseil européen.

3. L’exercice du pouvoir budgétaire

Le budget annuel de l’UE est établi conjointement par le Parlement et le Conseil de l’Union européenne. Il fait l’objet d’un débat du Parlement lors de deux lectures successives et n’entre pas en vigueur avant d’avoir été signé par le président du Parlement.

La commission du contrôle budgétaire du Parlement (COCOBU) surveille l’exécution du budget et chaque année, le Parlement décide d’approuver ou non la gestion du budget par la Commission au cours de l’exercice financier précédent. Cette méthode d’approbation est connue sous le nom technique de « l’octroi de la décharge ».

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mardi 20 juillet 2010

3RA: Lancement à Paris de la Cite de la Renaissance !

L’association « Retour Reconversion Retraite en Afrique », 3RA en sigle, a procédé le samedi 03 juillet 2010 à Paris au lancement de son Projet de construction de la « Cité de la Renaissance » dans la commune de Mont-Ngafula à Kinshasa en République Démocratique du Congo. Elle a, en outre, présenté son projet annexe de construction d’un « Centre d’Accueil et de Réinsertion des Migrants » (C.A.R.M) au sein de cette cité. C’est dans une grande et belle salle d’AGECA à Paris 11ème, prise d’assaut par la diaspora africaine et plusieurs invités, que s’est tenue de 19h00 à 24h00 la soirée évènementielle ad hoc organisée par l’association 3RA.

Paris, 3 juillet 2010, Etienne Lopalo, président de 3RA lors de son allocution

Paris, 3 juillet 2010, l'acteur-comédien Siatula, mascot de 3RA entrain de sensibiliser les Africains sur les problèmes de la retraite.

La modération de la soirée évènementielle a été assurée par deux journalistes de talent, à savoir Madame Odile WANUKE de Fréquence Paris Plurielle (FPP) et de Monsieur Blaise KAPAMPI, Responsable propriétaire d’Afro News Magazine. Dans une magie communicationnelle qui leur est propre, ils ont animé la soirée à la satisfaction de tous les participants. Il convient de souligner la participation de plusieurs journalistes et autres professionnels de l’information et de la communication à la réussite de cette soirée. Il s’agit notamment de : Madame Eugénie DIECKY de la Radio Africa n°1, Messieurs Freddy MULONGO de Réveil-FM, Sébastien Morel MATONDO et Pierre KAMA de Radio Fréquence Paris Plurielle, James LULENGO qui est Cameraman de Congo Live TV d’Yves KAMBALA, LILO MIANGO du Mouvement Ngambo na Ngambo, Joseph PULULU de la Radio Mangembo et Guy NSIMBA MUKUNA, Informaticien ayant monté le site web de l’association 3RA.

Plusieurs associations ont participé à cette soirée évènementielle. Pour ne citer que quelques unes : Wake Up And Stand Up Africa (WUASUA International) animée par Madame Elisabeth ZANDUMBA, Association Culturelle pour l’Entraide et le Développement du Congo (ACEDCO) animée par Monsieur PHOBA TULU, Centre d’études et de promotion de la culture et de la communication en Afrique (CEPROCOM) animé par Monsieur Armand MAVINGA TSAFUNENGA, association Culture Sans Frontières animée par Monsieur FOPA.

Il y a lieu de noter aussi la participation des artistes musiciens congolais comme le guitariste Beniko POPOLIPO et le chanteur WINAN MIGNON. Des sportifs congolais ont pris part à la soirée comme Maître John YABUSELE de TV « En direct de Paris ». Il faudrait noter aussi la contribution du Laboratoire d’Anthropologie de la Renaissance Africaine (LARA) animé par Monsieur MAWETE MAKISOSILA.

Plusieurs partenaires déterminés à soutenir et à accompagner l’association 3RA dans ses projets ont pris part à cette soirée d’information et d’échanges. Il s’agit en particulier de partenaires suivants : Banque Internationale d’Afrique Centrale (BIAC), H.Q.E. Consulting, Société SNS et Groupe Le Conservateur.

Après le mot d’accueil et de bienvenue de la modération, la soirée a été introduite par une animation artistique du Comédien congolais très bien connu sous la dénomination de Mister SIATULA. Son animation comique a tourné autour de la problématique de l’immigration, de retour – reconversion – retraite en Afrique et notamment au Congo et du problème de logement y relatif. De façon originale, il a souligné l’importance des projets de la Cité de la Renaissance et du Centre d’Accueil et de Réinsertion des Migrants. Toujours dans un style qui lui est propre, il a bien chauffé et réchauffé les participants pour les préparer à bien participer à la soirée dans une ambiance des plus détendues.

L’animation artistique de Mister SIATULA a permis l’entrée en la matière avec le magnifique exposé de Monsieur Etienne LOPALO MBIWULA, Président de l’association 3RA. Ce dernier a introduit sa communication par un rappel historique d’importance. En effet, Mr Etienne LOPALO a rappelé les paroles prophétiques de Mfumu Simon KIMBANGU, Grand Prophète africain d’origine congolaise, qui en 1921 avait déjà prédit la problématique actuelle de la diaspora africaine et de son besoin de retour un jour en Afrique pour construire et reconstruire le continent. Le Président de l’association 3RA, fort de son expérience personnelle, a présenté cette dernière comme un rêve, une vision, un parcours, une équipe, la diaspora et les partenaires.

En sa qualité de Fondateur de l’association, Mr LOPALO a situé le cadre juridique de 3RA qui est une association Loi 1901 créée le 19 février 2005 et déclarée le 04 mars 2005 à la Préfecture de Paris en France. Il a souligné le contexte global de la création de cette association qui fait suite à un constat d’un véritable tsunami social qui se profile à l’horizon pour les résidents non communautaires en occident en général et en particulier en France. Ainsi, 3RA se veut une approche d’anticipation face au danger latent de voir beaucoup d’africains vivre comme de scandaleux clochards lors de leur vieillesse du fait de n’avoir pas suffisamment cotisé pour leur retraite. Cette association a mené des enquêtes et a constaté que la diaspora africaine subsaharienne est arrivée tardivement vers les années 80 en Europe et en particulier en France.

Dès leur arrivée, plusieurs obstacles ont handicapé leur intégration sociale et professionnelle, notamment les difficultés d’obtention du titre de séjour donnant droit ipso facto à l’autorisation du travail. Différentes difficultés n’ont pas permis à la diaspora africaine de cotiser suffisamment pour le bénéfice de pension de retraite convenable.

Les jeunes hôtesses de 3RA

Lors du cocktail chacun a pu se servir à sa guise.

D’où la seule alternative valable qui reste, c’est le retour bien préparé en Afrique. Et un des besoins essentiels de ce retour, c’est le logement. Pour le Président de 3RA, il s’agit de bien se préparer pour un retour béni avec 3RA, car demain il sera trop tard. C’est ainsi qu’il a lancé le slogan : « C’est possible d’avoir un logement », « c’est possible d’être un propriétaire », parce que l’association 3RA a déjà un terrain de 21 hectares dans la Commune de Mont-Ngafula à Kinshasa. Il a appelé la meilleure attention de la diaspora congolaise sur la nécessité et l’urgence de retour au pays, car demain ça risque d’être trop tard, car elle se retrouvera devant toutes les terres de ses ancêtres achetées par des étrangers.

Mr LOPALO a procédé, par la suite, à une véritable explication de la trilogie « Retour Reconversion Retraite ». Il l’a introduite par une référence au Sermon de 1921 de Mfumu Simon KIMBANGU qui avait annoncé que les enfants africains et notamment noirs iront en occident et maîtriseront les valeurs et antivaleurs de l’occident. Ce qui leur permettra de retourner pour être de vrais acteurs de la libération et du développement de l’Afrique. Forts donc de leur double culture (africaine et occidentale), la diaspora africaine est appelée à jouer un rôle important pour le développement du continent. Dans ce contexte, le Président de 3RA a fait référence au projet pilote de la Cité de la Renaissance à Kinshasa.

A la fin, il a remercié tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la mobilisation et à la réussite de la soirée, notamment tous les médias et partenaires comme la BIAC.

Il y a lieu de remercier aussi certains membres de l’équipe de 3RA pour leur contribution et efficacité : Mr Patrice LUMUMBA ON OKOKO (Vice-Président), Mr José BELO ‘Secrétaire Général), Mr KISITA BATUMENI (Trésorier), Mr Armand MAVINGA TSAFUNENGA (Expert), Mr Paul KIADI (Chargé de relations publiques), Mr MAWETE MAKISOSILA (Chercheur), Mr Willy LUZALA MAMBUENE (Représentant de 3RA à Kinshasa en République Démocratique du Congo), Mr Benila de SUNDA (Consultant de 3RA), Mme NGUYEN, les architectes Alioune SOW et Roland LUMUMBA, Mr Norbert PHUL (Consultant) et Mr Patrice BLANDIN (Consultant).

Toute la communauté africaine présente à la soirée a remercié sincèrement les autorités congolaises et notamment le Bourgmestre de la Commune de Mont-Ngafula, Mr Olivier SAYA MANDJIA, pour le terrain mis à la disposition de 3RA. Ce dernier était très attendu et le Président de 3RA a dû présenter des excuses pour l’absence de ce dernier, car il n’a pas pu avoir à temps son visa d’entrée en territoire français au consulat de l’Ambassade de France à Kinshasa.

L’exposé du Président de 3RA a été suivi de l’exposé de Monsieur Armand MAVINGA TSAFUNENGA, Expert de 3RA, sur le Projet de construction de la « Cité de la Renaissance » et du « Centre d’Accueil et de Réinsertion des Migrants » (C.A.R.M.). D’emblée, ce dernier a précisé qu’il s’agissait d’un projet de la diaspora congolaise, pour et par la diaspora congolaise.

Il ne s’agit pas d’un projet clé en main à imposer, mais d’un projet de toute la diaspora congolaise. Abordant, le Projet de la construction de la Cité de la Renaissance, l’expert Armand MAVINGA TSAFUNENGA a souligné qu’il s’agissait d’un projet global qui propose une nouvelle vision de l’habitat approprié, intégré et écologique qui met ensemble toutes les compétences nécessaires, à savoir : les architectes, ingénieurs, paysagistes, urbanistes, artistes, sociologues, anthropologues, économistes, botanistes, écologistes, décideurs, leaders sociaux et financiers. Il s’agit bien d’un projet pilote qui devrait être adapté par la suite sur l’ensemble du territoire de la République Démocratique du Congo et dans différents pays africains en tenant compte de tous les éléments de la biodiversité.

La Cité de la Renaissance devra proposer un modèle d’habitat et une qualité de vie à l’image de l’Afrique qui est le berceau de l’humanité. Il s’agira d’utiliser tous les matériaux locaux de construction dans une conception nouvelle de l’habitat sain, pour ne pas être esclaves de bétons, de tôles, de ciment gris et de certains produits chimiques. Il faudra promouvoir l’utilisation de la terre, du bois traité, du bambou, de la paille traitée et des autres matériaux locaux. Toutes les solutions d’ingénieries innovantes et écologiques et de savoirs retrouvés devront être mises à contribution.

La Cité de la Renaissance est un modèle d’une cité globale où tous les besoins fondamentaux devront trouver leur solution dans ladite Cité. Les logements et les différents services seront repartis d’une manière harmonieuse pour éviter l’image de camp de concentration, la cité devra respirer et bien faire respirer en respectant la biodiversité et en veillant à une meilleure qualité de l’air, de l’eau et de la lumière. La Cité de la Renaissance sera construite sur une superficie de 21 hectares dans la Commune de Mont-Ngafula.

Le site de la cité est proche du fleuve Congo à côté de site de Lutendele. Cette cité comprendra les éléments ci-après : 200 logements, 1 Centre d’Accueil et de Réinsertion des Migrants, 1 centre de vacances et de loisirs non loin du fleuve Congo pour accueillir la diaspora et les touristes en vacances, 1 jardin botanique qui devra refléter la biodiversité du site, 1 centre médical avec un laboratoire, 1 grande maison de la culture dotée d’une salle de spectacle et des infrastructures de production artistique, 1 école maternelle et primaire et par la suite secondaire et professionnelle, 1 centre commercial, 1 boulangerie, 1 grande salle de prière, 1 centre sportif (football, basket, volley, tennis, natation, arts martiaux, etc.), 1 grande pharmacie, locaux pour l’administration, 1 espace vert pour l’agriculture, 1 service possible de suivi de la sécurité. La Cité de la Renaissance devra être le reflet de la beauté et de la diversité de la nature congolaise et proposer une nouvelle vision de relations de l’homme avec sa nature.

L’expert Armand MAVINGA a terminé son exposé en répondant au slogan de « C’est possible d’être propriétaire au Congo », parce que l’association 3RA a déjà un terrain et avoir un terrain sans problème est un parcours de combattant.

D’où un véritable souci en moins pour les membres de 3RA. En ce qui concerne le coût de maisons, l’orateur a souligné que le prix définitif sera connu quand des options seront levées pour la viabilisation du terrain ( plan d’urbanisation, canalisation et traitement des eaux usées, eau, électricité, routes) avec les autorités. Si ces dernières ne sont pas en mesure de donner satisfaction à temps, il faudra négocier pour que le coût de viabilisation du terrain soit ajouté au prix de la maison et récupéré sur le paiement de taxes foncières.

Les acquéreurs de maisons pourront être exonérés, selon le coût de la maison, d’un certain nombre d’années d’exonération des taxes foncières. C’est encore qu’une simple proposition.

Après la brève présentation du Projet de la Cité de la Renaissance, l’expert Armand MAVINGA TSAFUNENGA a présenté le Projet de construction du Centre d’Accueil et de Réinsertion des Migrants (C.A.R.M.) au sein même de cette Cité. Ce centre est un projet pilote de l’association 3RA pour la mise en œuvre de ses activités sur le terrain en Afrique et notamment en République Démocratique du Congo.

Ce projet sera mené conjointement avec les partenaires de l’Union Européenne et en particulier avec la France. Ce centre devra servir d’interface pour les activités menées par les membres de 3RA dans le cadre de co-développement avec l’Union Européenne et notamment la France. Il s’agira d’appuyer le développement communautaire sur le terrain au Congo. Le centre accompagnera sur le terrain les membres dans leurs projets de retour, reconversion et retraite au Congo ; il accordera une assistance juridique et technique à ses membres qui veulent investir au Congo.

Etant donné des difficultés de soins de santé dues à l’absence de sécurité sociale, le centre pourrait garantir les soins de santé de ses membres auprès des établissements hospitaliers ayant signé un contrat avec lui au Congo. D’autre part, il y aura un petit centre médical au sein de ce centre d’accueil. Le centre tiendra un service d’information et de documentation sur le Congo, l’Afrique, l’Europe, l’Amérique et l’Asie à la disposition de ses membres et du public. Il diffusera des informations sur les possibilités d’investissement au Congo et sur les réalités de vie de la diaspora en Europe et en Amérique ; il sollicitera des facilités ou des mesures incitatives auprès des autorités congolaises pour ses membres qui rentrent et/ou veulent investir au Congo.

A côté de cet appui aux activités de retour, reconversion et retraite, l’expert Armand MAVINGA TSAFUNENGA a souligné un aspect important du C.A.R.M. qui vise l’humanisation de la politique de l’immigration de l’Union Européenne et notamment de la France. La politique de l’immigration de l’Union Européenne est mal vue en Afrique. Le centre a aussi la mission d’humaniser la politique de l’Union Européenne et notamment de la France. Il s’agira de coordonner et d’accueillir en toute dignité tous les Congolais expulsés en Europe et en Amérique, car les Congolais, fils de Simon KIMBANGU, ne devront plus rentrer comme de vulgaires bandits sur le sol de leurs ancêtres à cause seulement de problèmes de titre de séjour. Il s’agira de les accueillir à l’aéroport, de leur assurer l’assistance juridique et de leur offrir un logement d’urgence de courte durée dans le dessein de faciliter leur intégration sociale.

En outre, ils bénéficieront d’un suivi psychologique et d’un encadrement jugé nécessaire pour réussir leur vie sur place. Le centre d’accueil assurera une formation professionnelle des jeunes et des expulsés, selon des besoins bien étudiés ; il s’emploiera à lutter contre l’immigration périlleuse et illégale qui conduit à la déshumanisation de l’africain notamment du sud du Sahara.

Il ne faudra pas laisser les africains, enfants de Papa Simon KIMBANGU, mourir en cours de route comme dans la mer Méditerranée à la recherche d’un hypothétique paradis européen. Le centre d’accueil devra appuyer la conscientisation et la formation des jeunes pour les aider à réussir leur rêve de bien gagner leur vie sur place au Congo. Le Centre entreprendra des activités d’autofinancement dans les domaines de l’agriculture, de la restauration, de la formation, du logement de vacances et de loisirs, et des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Après l’exposé de Mr Armand MAVINGA, la parole a été accordée à Monsieur Stanislas LONGO, Directeur de la BIAC à Paris. L’intéressé a fait un bref historique de la BIAC qui est une des plus anciennes banques en République Démocratique du Congo ; elle y est installée depuis 1970. Et d’ajouter que la BIAC est installée à Paris il y une année. Le Directeur a d’abord fait remarquer que la diaspora congolaise est le premier pourvoyeur des devises au Congo, mais malheureusement toutes ces devises vont dans la consommation et n’interviennent vraiment pas dans l’investissement.

Il a présenté les différents produits que la BIAC met à la disposition de la diaspora pour le logement et les investissements au Congo. Il a insisté sur l’une des missions de la BIAC qui consiste à encourager les entrepreneurs à innover et à anticiper des dispositifs issus des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Il a présenté les facilités qu’offre la BIAC dans le cadre de la problématique de la retraite de la diaspora au Congo. Un débat a suivi l’exposé pertinent du Directeur de BIAC/Paris. Le débat a surtout tourné autour des garanties qu’offre la BIAC dans l’hypothèse de crise financière ou de faillite de la banque. Ce débat a été notamment animé par Mr Roger MASSELA qui est un spécialiste des finances et notamment des montages financiers de projets. Mr LONGO a donné des indications claires sur la nature et la qualité de projets que peut financer la BIAC.

Une projection d’un petit film de 15 minutes sur le site du projet de la Cité de la Renaissance a suivi l’exposé de Mr Stanislas LONGO de la BIAC. Les participants ont d’abord pu lire des extraits du Sermon de 1921 de Simon KIMBANGU avant d’apprécier la beauté du site et son emplacement très symbolique non loin du fleuve Congo. Il y a d’abord une brève présentation du problème de la retraite de la diaspora africaine suivie des orientations sur le parcours à suivre pour arriver au site où sera construite la Cité à partir de l’aéroport de N’djili. Le film montre les deux possibilités existantes pour accéder au site via le boulevard du 30 juin à la Gombe ou via l’avenue By Pass à Mont-Ngafula. Ce site est juste à côté du site mythique de Lutendele qui est lié au nom de Simon KIMBANGU.

La projection du film sur le site de la Cité a été suivie de la présentation de Monsieur Norbert PHUL, Directeur d’H.Q.E. Consulting, qui a esquissé les activités de son cabinet de consulting qui réunit plus de trente cinq experts pour créer des habitats où le bien-être est présent au quotidien. S’appuyant sur des diaporamas, il a énuméré les principaux domaines d’intervention de son cabinet et développé le concept de LEA qui concerne la lumière, l’eau et l’air pour une meilleure qualité de vie. Il a souligné que les experts d’H.Q.E. Consulting interviennent dans les domaines les plus divers comme l’eau de consommation, la qualité de l’air intérieur, le confort d’éclairage et les économies d’énergies.

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Nombrilisme, quand tu nous tient !

e nombrilisme est une façon de penser égocentrique. C'est aussi une théorie qui fait référence à soi ou indirectement à soi (par exemple en la centrant sur le milieu social, culturel, ethnique, etc. auquel on se sent lié) en ne restant pas objective. Poussée à l'extrême, la vision égocentrique débouche sur le solipsisme, comme le suggèrent ces citations extraites du Trésor des paradoxes de Philippe Boulanger & Alain Cohen (Éd. Belin, 2007) : Unus sum et multi in me (« Je suis un, mais beaucoup sont en moi », Zénon d'Élée) ; « On n’est pas seul dans sa peau » (Henri Michaux) ; « J’ai envie d’ouvrir la fenêtre pour me voir passer dans la rue » (Gérard Lenorman).

Le Jamaïcain Usain Bolt, le coureur le plus rapide au monde, a raflé tous les records au Championnat du Monde de Berlin 2009

On croyait que le nombrilisme était l'apanage des intellectuels à scoliose, des people surmédiatisés et des bimbos narcissiques. On n'avait eien compris, comme le révèle une très sérieuse étude d'Adrian Bejan, professeur à l'université de Duke (Caroline du Nord). Elle expliquerait enfin le secret de la domination des Noirs à la course à pied quand les Blancs restent imbattables en natation: tout serait fonction de la position du nombril comme centre de gravité du corps. Celui-ci serait, chez les premiers, situé plus haut (trois centimètres en moyenne, parait-il), et cet "avantage caché de taillé" , dit le chercheur, se traduirait par un gain de vitesse sur la piste.

A l'inverse les blancs, ayant le nombril placé plus bas, se verraient dotés d'un buste bien plus long qui leur permettrait de "surfer sur la vague que crée le nageur lui-même". Soit un avantage, affirme aussi le Pr Bejan qui est un homme précis, de 1,5% dans une piscine.

Pas de chance en revanche pour les Asiatiques, qui "ont des torses aussi longs que les Européens, mais qui sont moins grands et perdent ainsi cet avantage de vitesse".

On ne regardera plus le nombril de la même manière après le Pr Bejan.

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dimanche 18 juillet 2010

Harvey Gillman, poète de Dieu !

Louis Aragon disait que "le poète est prophète de l'homme comme le prophète de la Bible est poète de Dieu". Faut-il être juif pour parler de Dieu, de la foi avec beaucoup de poésie mais avec émerveillement comme l'a fait Harvey Gillman à la 86e Assemblée Annuelle de Quakers qui se tient au Centre Saint-Thomas a Strasbourg du 16 au 20 juillet 2010 ? Richard Thompson, le modérateur nous avait prévenu sur Harvey Gillman qui devrait nous parler sur le "Discernement". Et bien les participants n'ont pas été deçu. Juif, Anglais, citoyen du monde, c'est depuis 35 ans qu'Harvey Gillman est Quaker.

Strasbourg, Harvey Gillman et Freddy Mulongo. Photo Deborah Williams

Auteur de plusieurs ouvrages sur le Quakerisme en anglais, la France et la culture française ont joué un rôle très important dans sa vie. Nous publions une partie de son texte sur le discernement, avec l'aide bienveillant de Denis Tomlin.

"C'est en étudiant Les Lettres sur les Anglais de Voltaire qu'il a commencé à connaître les Quakers, et en lisant la littérature française et italienne, et plus tard allemande et espagnole qu'il a découvert dit-il une espèce de communion de saints, une fédération universelle d'explorateurs. Voyageur dans la foi, explorateur, le "Discernement" a toujours présenté un défi pour sa propre foi: "J'essaie de comprendre ce que c'est d'être un être humain, sur cette terre à cette époque de l'histoire humaine.

Quand j'étais jeune, j'étais influencé par les existentialistes francais; et quelques-unes de leurs vieilles questions me hantent toujours. Comment vivons-nous une vie de bonne foi ? Comment vivons-nous authentiquement dans des communautés de diversités, ou quelquefois il y a peu de choses sur lesquelles les gens peuvent s'accorder ? Comment continuons-nous à vivre dans la société où nous sommes citoyens? Sur cette planète tant menacée qui est notre matrie ? Comment, devant et face à la mort, pouvons-nous dire que nous vivons réellement ? Aussi " vivre réellement, qu'est-ce que cela veut dire vraiment ? Quand Jésus parlait de vivre une vie d'abondance, qu'est-ce que cela voulait dire, et qu'est-ce que nous voulons dire quand nous nous servons de ses mots ?

Le "discernement" n'est pas une abstraction, mais quelque chose qui decoule d'un engagement profond avec le chemin spirituel, lequel aussi est un chemin humain."

"Moi, je tends a concevoir le divin comme "l'au-dela qui est dedans" - comme La Présence entre nous. Je ne considère pas Dieu comme une personne, quoique puisque je suis une personne mes pensées soient teintées du personnel. Je ne cherche pas de théologie complètement rationnelle. Je cherche à découvrir par ce processus comment je puis vivre en être humain, tourné vers la lumière, mais aussi ayant peur d'elle.

Je trouve le métaphorique plus proche de la vérité que le littéral. Mais je sais que je ne découvrirai jamais la vérité absolue, parce que la vérité absolue est au-delà de l'entendement limité des êtres humains."

"Quand j'aborde le concept de la volonté divine, je n'essaie pas de rendre lisible un plan écrit au commencement du temps. Quand je lis la Bible, je n'essaie pas de déchiffrer un texte magique, ni une révélation définitive. Je ne pense même pas qu'il y ait un chemin fixe qu'il faut tous suivre - bien qu'il y ait sans doute des chemins qu'il vaudrait mieux ne pas prendre. Je ne cherche pas de produit; je suis impliqué dans un processus.

Les signes caractéristiques de l'influence sur la vie humaine de la rencontre avec l'Esprit: la créativité, l'amour, la simplicité, la générosité, le pouvoir de voir au-delà de l'évident, du superficiel, dans âme des choses, un certain manque de peur, et de joie..."

"Nous lisons dans l'Epître aux Galates que nous reconnaîtrons ceux qui sont guidés par l'Esprit par leurs fruits: l'amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi.

Donc discerner la volonté de Dieu veut dire pour moi essayer de vivre une vie selon ces caractéristiques, prendre des décisions en harmonie avec, et se demander si les résultats se conforment aux qualités exprimées par la liste des fruits rédigée par Paul.

Malgré tous ces idéaux, je sais que nous nous trouvons toujours dans un monde d'ambiguïté et de risque, et nous ne savons pas toujours quelle sera l'action la plus acceptable et nous faisons des érreurs de jugement, aussi devons-nous vivre avec les conséquences.

Comme Amis de la tradition silencieuse, nous ne sommes pas habitués a parler du péché, et avec raison, mais nous avons besoin de l'humilité, parce que notre histoire et notre expérience personnelle nous diront que nous ne sommes pas toujours en paix les uns avec les autres - ni avec nous-mêmes."

Discernement et discrimination

"Le mot discrimination, surtout en anglais, a souvent quelque chose de négatif, à cause de l'usage dans la locution discrimination raciale. Mais dans les choses de l'Esprit l'action discriminatoire est nécessaire. C'est la premier partie du processus. En prenant une décision, il faut d'abord déterminer quelles sont les matières en jeu, quels sont les principes, quelles sont les priorités. Il faut jeter un coup d'œil critique sur sa propre confusion; il faut tenter de comprendre clairement la question a laquelle nous cherchons une réponse. Dans la discrimination, nous faisons l'analyse, nous séparons les éléments pour mieux les juger.

Paradoxalement, les deux mots, discrimination et discernement proviennent de la même origine, mais si dans le premier, nous séparons les choses, dans le deuxième, nous transcendons les différences pour trouver l'essentiel. Ce qui est important dans le discernement spirituel n'est pas ce qui est le plus efficace, ni le dénominateur commun, ni un consensus. Il s'agit plutot de percevoir la justesse de l'action a la lumiere d'un entendement de la vie spirituelle.

Et la vie spirituelle signifie pour moi l'approfondissement de la conscience des liens entre le soi et l'autre; le soi et le voisin, l'environnement, le cosmos, tout dans l'étreinte de cette énergie creative que nous pouvons appeler Esprit - la respiration-même des choses. Et croyez-moi, ceci est hasardeux et peut bien mener a des actions subversives. La discrimination est notre tâche humaine; le discernement est la grâce divine qui nous aide à vivre dans l'abondance d'une vie plus profonde. Patricia Loring parle du cadeau de grâce, quelque chose d'immerité, une intuition qui semble venir de quelque part d'autre, mais qui est reconnu par le groupe comme une direction de l'Esprit percue apres une attente profonde, patiente, et ouverte."

"Je me rappelle des vacances de Pâques à Paris quand j'étais étudiant de Français. J'avais peu d'argent et vivais de chocolat et des oranges. J'ai passé un aprés-midi au Bois de Boulogne ou j'ai fait la connaissance d'un clochard, que nous appelons en anglais un gentilhomme de la rue. Voulant essayer de parler français, j'ai eu une conversation merveilleuse avec lui; nous avons partagé le chocolat et il m'a parlé de ses experiences a Paris pendant la guerre.

Ce partage de chocolat et d'histoires a été ma premièere communion. C'est un sacrement de partage ou le spirituel était visible sous la forme du matériel. Il est devenu un de mes saints. Il m'a ensiegné quelque chose de la nature du divin. Il m'a aidé a écouter. A voir. A voir au-dela des apparences. Le monde est plein d'anges."

Une année plus tard, de retour à l’université d’Oxford, j’ai fait la connaissance d’un ange très inattendu. J’étais dans un pub, parlant très haut et très prétentieusement avec d’autres jeunes personnes presque aussi prétentieuses que moi et sans doute nous agacions les gens à l’entour qui essayaient de boire en paix. Après un certain temps un jeune homme s’est approché de moi et il a dit : Ce ne sont que des conneries! Il s’est arrêté, et puis il continué : Tu vaux mieux que tout ça ! Et il est part. Il s’est déployé les ailes et il s’est envolé. Je ne l’ai jamais revu - je ne le reconnaîtrais pas même si je le revoyais. Mais je n’ai jamais oublié ses mots de ministère. J’avais été reproché par un prophète.

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jeudi 15 juillet 2010

François Mwamba, secrétaire général du MLC interpellé sur le retrait de la motion de censure contre Muzito !

Très dynamique dans son engagement d'éveiller la conscience de jeunes congolais nés en France, "Objectif Congo" vient d'interpeller François Mwamba Tshishimbi , le secrétaire général du MLC: Qu'est-il advenu de l'engagement pris par François Mwamba par rapport à cette fameuse motion de censure du 14 mai 2010 ?est l'un de mou

François Mwamba Tshishimbi, secrétaire général du MLC au Palais du peuple.

Le retrait de la motion de censure, initiée et déposée le vendredi 14 Mai 2010 par le député MLC Jean-Lucien BUSSA contre Adolphe MUZITO et qui dénonçait toute une série des dysfonctionnements,a été retirée le mercredi 19 Mai 2010 avant même que le débat ait été entamé là-dessus!

L'opposition institutionnelle, faire-valoir et de pacotille s'est une fois de plus discréditée et disqualifiée!

Et pourtant Le Secrétaire Général du MLC François MWAMBA TSHISHIMBI, s'était engagé devant l'opinion tant nationale qu'internationale à la représenter deux semaines plus tard pour des raisons"de clarté,de vérité et de sérénité" et ce après avoir éliminé des irrégularités,notamment des "faux en écriture"!

Après avoir mis le monde politique sens dessus dessous et promis monts et merveilles à l'opinion nationale,force est de constater que deux mois après,c'est le silence radio total et cet engagement comme tant d'autres ne sont pas tenus !

En tant que citoyen de mon Pays,concerné par la chose publique,je me pose les questions suivantes:

1. Pourquoi l'homme politique RDCongolais n'a aucun sens de patriotisme et de nationalisme ?

2. Pourquoi adopte-t-il le machiavélisme comme principe de conquête du pouvoir ?

3. Pourquoi utilise-t-il la démagogie comme principe de se faire élire comme représentant du peuple (Député ou Sénateur) ?

4. Qu'est-il advenu de l'engagement pris par François MWAMBA TSHISHIMBI par rapport à cette fameuse motion de censure du 14 Mai 2010 ?

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Goma: Derrière les barreaux pour viol !

Dans un pays connu comme étant particulièrement dangereux lorsque l'on est une femme, l’un des aspects les plus inhabituels de l’histoire d’Eleka Amungu, un homme condamné pour viol, est qu’il est en prison.

Payer le prix: des hommes condamnés pour viol à la prison centrale de Goma.

En 2009, il a violé une jeune fille de 15 ans - l’une des milliers de femmes et de filles à avoir été agressées sexuellement cette année en République démocratique du Congo (RDC). M. Amungu a dit qu’il était très amoureux de la jeune fille mais qu’il n’avait pas les moyens de l’épouser.

« Comme j’étais pauvre, j’ai décidé de la prendre par la force », a-t-il dit. « Je l’ai invitée chez moi et lorsqu’elle a refusé [d’avoir une relation sexuelle], je l’ai forcée ».

M. Amungu a dit qu’il savait, avant de commettre cet acte, que ce qu’il faisait était illégal. Alors pourquoi l’a-t-il fait ? « J’étais excité et je connais d’autres [hommes] qui l’ont fait et qui n’ont pas été inquiétés ».

La jeune fille a tout raconté à ses parents.

« J’ai reçu une proposition de la famille de la fille. La famille a dit que je pouvais la prendre pour femme, mais je n’avais pas d’argent pour payer cela ».

Les parents l’ont signalé à la police, qui a arrêté M. Amungu. Il a purgé neuf mois, sur les sept ans d'emprisonnement auxquels il a été condamné pour viol, dans la prison délabrée et surpeuplée de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu.

Parmi les quelque 1 000 prisonniers qui s’entassent dans une structure construite pour en abriter 150, quelque 300 personnes ont été accusées ou condamnées pour viol. Ce chiffre reflète à peine les quelque 8 000 viols qui auraient été commis au Nord et au Sud-Kivu au cours de la seule année 2009, selon les estimations.

La forte prévalence du viol dans l’est de la République Démocratique du Congo est largement attribuée à son utilisation comme arme de guerre par les nombreux groupes armés actifs dans la région depuis le milieu des années 1990.

Parmi les compagnons de cellules de M. Amungu figure un soldat, Chance, qui a été condamné à 25 ans d’emprisonnement pour viol.

« Si on ne m’avait pas arrêté, je n’aurais jamais su que c’était un crime », a-t-il dit à IRIN. Mais un nombre de plus en plus importants de condamnés sont, comme M. Amungu, des civils.

Une nouvelle épidémie

Selon les experts, un cocktail d’impunité et de banalisation du viol, dans une société exposée à la violence sexuelle depuis de nombreuses années, est en train de créer une nouvelle épidémie.

« Depuis l’année dernière, nous avons commencé à voir davantage de viols [commis par des] civils », a dit Janet Nsimire Nyenyezi, conseillère à l’hôpital Heal Africa à Goma, qui prend en charge les survivantes de viols. « Environ 50 pour cent des nouveaux cas [que nous recevons] sont maintenant commis par des civils ».

Un récent rapport de la Harvard humanitarian initiative (HHI), Oxfam et l’hôpital Panzi, a dit : « de 2004 à 2008, le nombre de viols civils dans l’est de la RDC a augmenté d’un effarant 1 733 pour cent, soit une multiplication par 17, tandis que le nombre de viols par des combattants armés diminuait de 77 pour cent ».

La proportion des viols commis par des civils a augmenté de un à 38 pour cent au cours de la même période, a dit le rapport.

« Les jeunes hommes congolais ont peu d’exemples positifs. Ils voient le soldat ou le milicien comme un modèle. Les jeunes hommes considèrent le modèle le plus efficace comme le modèle criminel », a dit à IRIN Jocelyn Kelly, coordinatrice de recherche pour HHI.

« Les jeunes hommes voient le soldat ou le milicien comme un modèle » Une tendance inquiétante. Hortense Kalamata, qui gère une clinique juridique pour les femmes violées dans la ville de Kiwanja, à environ 75 kilomètres de Goma, a souligné une autre tendance dérangeante.

« Nous avons vu en avril et en mai (2010) une augmentation des viols civils. Nous ne sommes pas sûrs d’en connaître les raisons, mais nous avons aussi noté que de nombreux viols civils étaient [commis sur] des enfants », a-t-elle dit.

Mme Nyenyezi, de l’hôpital Heal Africa, a raconté l’histoire d’une petite fille de neuf ans amenée à l’hôpital depuis la région de Masisi. Elle a été agressée en avril par son voisin.

« C’était une situation terrible », a-t-elle dit. « C’était un dimanche et la famille était à l’église mais la petite fille était à la maison. Le voisin, qui a trois femmes, a appelé la fille chez lui, lui a enlevé ses vêtements et l’a violée, pendant que ses propres enfants jouaient dehors ».

La famille a attendu trois jours avant d’emmener la petite fille dans un hôpital local, qui l’a transférée à Heal Africa après avoir constaté la gravité de ses blessures. Elle est arrivée, perdant du sang et de l’urine, incapable de tenir debout. Deux mois plus tard, elle est toujours en train de récupérer de l’agression. Terrifiée, la petite fille, vêtue ce jour-là d’une robe bleue, ne peut toujours pas parler de ce qui lui est arrivé. Mme Nyenyezi lui parle doucement à l’oreille, essayant de lui arracher un sourire. En tant que conseillère depuis 2006, elle dit que c’est son travail « d’écouter avec attention ».

Guy Charles Makongo, directeur de l’initiative American bar association’s rule of law à Goma, a rejeté les assertions selon lesquelles la culture et les coutumes congolaises aideraient à alimenter certains crimes sexuels.

« Qu’est-ce qui motive quelqu’un à violer un enfant ? La coutume ne l’explique pas », a-t-il dit. « Selon la loi coutumière, on peut prendre une jeune fille âgée de 14 ou 15 ans, mais la coutume n’est pas de prendre des enfants de trois ans et de les violer ».

Certains responsables officiels en RDC estiment que le nombre de cas de viols civils signalés ne reflète pas tant une augmentation réelle de leur incidence que le niveau de conscience de leur illégalité – résultat d’une législation stricte en matière de violence sexuelle passée en 2006. Cette loi a relevé l’âge du consentement à 18 ans et instauré des peines pour agression sexuelle allant de cinq à 20 ans.

Mais Mme Kelly de HHI n’est pas convaincue. « Il est vrai que davantage de personnes sont conscientes du problème de violence sexuelle et des services qui sont disponibles, et donc davantage de gens signalent les agressions, mais ce n’est pas la seule raison pour [expliquer] l’augmentation », a-t-elle dit. « En fait je pense que peu de citoyens moyens dans l’est de la RDC sont au courant de la loi actuelle ».

Elle a souligné que la loi était rarement mise en application et que lorsqu’elle l’était, le chaos régnant actuellement au sein du système judiciaire de la RDC signifiait que les auteurs étaient rarement condamnés.

Il semble que peu de choses aient changé depuis que la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme a écrit (dans « Briser l’impunité », en 2008) : « parmi les victimes qui osent dénoncer ces crimes, seule une proportion infime parvient à obtenir la condamnation des responsables. Les frais judiciaires sont souvent élevés. Des mandats d'arrêts émis contre les auteurs présumés restent souvent sans suite, surtout quand il s'agit, par exemple, de hauts gradés de l'armée nationale. Des «arrangements à l'amiable» sont conclus à toutes les phases : à la station de police, devant les tribunaux, aux centres de détention ».

« L’impunité est une des raisons pour lesquelles la violence sexuelle est devenue permanente dans cette région », a dit Liberta Rubumba Buratura, une responsable des autorités locales à Rutshuru. « Lorsque les gens sont arrêtés pour viol, ils sont emmenés à Goma mais on les voit revenir peu après ».

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La Ferme du Bos-Luguet à Eymoutiers

Inoubliable cette visite à la ferme du Bos-Luguet. Après 2 heures de visite, on n'est plus le même. On apprécie à sa juste valeur le métier des éleveurs. Cela inspire du respect sur la vie de la ferme et l'agriculture durable, après avoir goûté au lait chaud d'une vache. A 4 km d'Eymoutiers, dans le Limousin, Maryse et Régis élèvent des vaches limousines et normandes, pour produire des veaux de lait, de la viande rouge et des broutards, dans un cadre traditionnel, sur une ferme de 53 hectares d'herbe. Maryse et Régis, la terre et les vaches...mais aussi les humains, pour preuve, ils nous ont accueillis pour partager avec eux, leur bonheur d'éleveur. Pour leurs 80 vaches et veaux, ils sont aux aguets 24h sur 24. Ils prennent rarement les vacances, ils ne se consacrent qu'à leur ferme. J'ai tenté hier de savoir s'ils avaient au moins pris le temps de regarder à la télévision le défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysées, non m'ont-ils répondu. Maryse et Régis s'occupaient de vaches. Et 53 hectares, ce n'est pas rien. Car il faut veiller à ce que les vaches aient de l'herbe à brouter, il ne faut pas oublier l'eau, il faut veiller aux clôtures, veiller surtout que les vaches ne tombent pas malade car la transmission est très facile dans un troupeau.

Maryse Célérier à la ferme du Bos-Luguet

Maryse, la jeune stagiaire et Régis dans la prairie

Il est possible de s'approcher de vaches à condition que l'éleveur soit présent sinon bonjour les cornes !

Les vaches de la ferme du Bos-Luguet se nourrissent de l'herbe

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Un défilé du 14 juillet franco-africain arrosé par dame la pluie !

Les détachements de troupes de 13 pays africains (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad, Togo) ont défilé ce 14 juillet 2010, jour de la fête nationale française, aux Champs-Elysées à Paris. Mais dame la pluie était au rendez-vous !

Carla Bruni-Sarkozy a assisté au défilé militaire au côté des épouses des chefs d’états africains conviés, aux premières loges de la tribune présidentielle.

À bord d’un véhicule de commandement, le président Français Nicolas Sarkozy a salué les soldats et la foule avant le défilé des troupes.

Les soldats de l’armée gabonaise faisaient partie des 13 compagnies africaines invitées au défilé.

Une vingtaine d'appareils de l'aéronavale, qui célèbre cette année son centième anniversaire, ont défilé après les traditionnels Alpha Jet de la Patrouille de France

La cérémonie a été perturbée par de fortes précipitations sur les Champs-Élysées.

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mercredi 14 juillet 2010

Cinquantenaire: Joseph kabila populiste et cynique dans son discours du 30 juin 2010 !

Un pays, c'est son Etat, son peuple, son territoire, sa diplomatie, ses us et coutumes...La hantise d'un remaniement ministériel préoccupe les joséphistes et mangeurs à tous les râteliers que la République Démocratique du Congo demeure en otage entre les envies de quelques uns et la majorité qui ne sait à quel Saint se vouer. En attendant que les analystes politiques nous fassent l'autopsie du cinquantenaire. A Paris, Charly Esalo revient sur le discours de Joseph kabila à la nation le 30 juin 2010, il y décèle le cynisme saupoudré du populisme et il s'est prêté au jeu de questions et réponses de Réveil-FM sans se défiler.

Charly Esalo à Paris

La fontaine de la gare central envahi par les badauds kinois

1. Réveil-FM: L'histoire a retenu que le défile a débuté avec deux heures de retard sur le boulevard triomphal lors du cinquantenaire...

Charly Esalo: Le défilé du cinquantenaire de l'indépendance de notre pays a débuté avec deux heures de retard par le simple fait que celui qui se considère comme le Le président de la République Congo-Rwanda (CORWA) n'était pas encore arrivé. Il était encore à Kigala pendant les autres chefs d'Etats étaient déjà à Kinshasa et il fallait l'attendre. L 'humiliation que nous avons subi le 30 juin 2010 n'est pas digne de nous Congolais. Cette humiliation de plus doit réveiller la conscience de chaque Congolais. Encore une humiliation de plus. Les Congolais doivent dans leur majorité réfuter cette manière de conduire les affaires d'Etat, Paul Kagame est un génocidaire du peuple congolais et sa soldatesque des criminels. Ils ont semé la mort au Congo Il n'avait pas sa place à la tribune d'honneur pour le 30 juin. Ni Kagamé Ni Museveni. Nous devrions nous retrouver avec eux dans un tribunal international, et non pas à la tribune du boulevard triomphal. Ce n'est pas un remaniement ministériel que les Congolais attendent mais un vrai changement de politique.

Le Congo doit retrouver sa place dans le concert des Nations non pas en encourageant l'impunité, en donnant les premieres places aux criminels, seigneurs de guerre mais plutôt en cultivant la justice qui est le socle pour la paix nationale. Signalons au passage que l'arrivée du roi Albert II, roi des Belges a été annoncé deux mois en avant, pourquoi l'arrivée de Paul kagamé à kinshasa n'a été annoncé que le 28 juin 2010 par le conseiller rwandais du ministre des affaires étrangères du Rwanda qui était présent dans la capitale congolaise ? Pourquoi son arrivée a-t-elle été caché au peuple congolais ? L'opposition congolaise était-elle aussi absente des festivités, pourquoi ce silence assourdissant ? Les opposants congolais ont-ils peur d'un pouvoir autocratique où un président concentre tous les pouvoirs ? Où peut être l'assassinat et l'enterrement de Floribert Chebeya quelques jours avant les a tétanisés ?

Que fait la presse congolaise ? Je n'arrive pas à comprendre qu'il ya ait pas un seul article sur la présence de Kagamé qui a retardé le défilé du cinquantenaire ? Et même les intellos ont cautionné la présence d'un génocidaire.

Pourquoi moi, les journalistes congolais ont failli dans leur mission d'informer. Comment le chef d'Etat major de Fardc Didier Etumba a-t-il pu réagir face à la présence de Paul Kagamé et Youweri Museveni qui tuent ses soldats dont les blessés de guerre sont très visibles notamment dans la capitale. Les veuves et les orphelins militaires sont à sa charge. Aura-t-il le courage de les regarder en face aujourd'hui ? Les bas peuple n'ont pas été au boulevard triomphal seuls y étaient les membres de l'AMP, et les employes des entreprises qui avaient imposés à leur fonctionnaires, une présence assidue et rermarquée.

2. Réveil-FM: Quels leçons tirés du cinquantenaire ?

Charly Esalo: La République Démocratique du Congo a dépensé des milliers de dollars américains. 12 millions de dollars en officiel mais les dépenses avoisinerait les 20 millions de dollars américains, au moment où les fonctionnaires, l'armée, la police sont impayés. A quoi bon faire la folie lorsque les caisses sont vides et que l'Etat n'arrive pas à payer ceux qui font la sécurité de cet Etat. Et les kinois se complaisent aux deux fontaines installés na kinshasa. je regrette que les Kinois se fassent avoir et fassent la fête à causes de deux fontaines. La République Démocratique du Congo a son colonne vertébral, c'est le fleuve congo. Un seul exemple, à la Gombé, aux Galéries présidentielles, à moins de 500m du fleuve, l'eau ne monte même pas au deuxième niveau dans l'immeuble d'une vingtaine d'étages.

La majorité de congolais n'ont ni électricité ni eau potable chez eux. Alors que la fontaine fonctionne avec l'électricité et l'eau, allez-y comprendre quelque chose. Savez-vous qu'une bonne partie de l'électricité qui a éclairé les stades sud africains lors de la coupe du monde vient de la République Démocratique du Congo mais les Congolais vivent le délestage au quotidien.

3. Réveil-FM: Volonté d'ouverture dans son discours Joseph Kabila Simon Kimbangu, Kasa-Vubu, Lumumba et même Mobutu Sese Seko, ce dernier en tant père de l'unité nationale...

Charly Esalo: Pour moi, c'est un discours cynique et populiste de la politique politicienne. Comment peut-il reconnaitre que le Maréchal Mobutu est le père de l'unité nationale congolaise alors que lui et tous les kadogos avec leurs bottes verts de jardiniers et Kalachnikovs sont venus pour chasser Mobutu au pouvoir. N'est ce pas du cynisme et du populisme ? Lorsqu'il est venu avec son père adoptif Laurent Désiré kabila ne savait-il pas que le Congo était uni ? C'est seulement aujourd'hui qu'il commence à le reconnaitre ? Si l'Afdl avait accepté le dialogue d'Utenika, peut-être qu'on allait épargner à notre peuple, les 7 millions de morts. Joseph kabila n'est pas arrivé au Congo par les élections mais par les armes. Mobutu père de l'unité nationale du Congo cela n'engage que lui. SI l'unité du Congo lui tenait tellement à coeur, pourquoi avoir accepté la Constitution de Liège imposée par Louis Michel et ses acolytes. La fameuse Constitution de Liège commence déjà à porter ses méfaits. Le 30 juin 2010 à Lubumbashi les Tshiombistes ont réclamés l'indépendance du katanga. Demain ce sera le Maniema etc. Pourquoi avoir copié la Constitution d'un pays aussi instable que la Belgique et l'appliquer à la RDC ?

4. Réveil-FM: Vous avez annoncé que Floribert Chebeya devrait être enterré le 30 juin 2010 pas un autre jour et pourtant... N'êtes-vous devenu un prophète de Baal dont les prédictions ne se réalisent jamais ?

Charly Esalo: Prophète de Baal, je ne crois pas. Je n'ai pas besoin d'étaler ma foi ici. Il ya eu beaucoup de pressions pour que le corps de Floribert Chebeya soit enterré avant le 30 juin pour ne pas faire la concurrence aux festivités du cinquantenaire. La famille a fini par cédé mais aussi certains ONG de droits de l'homme à Kinshasa. Au delà du fait qu'il n'a été enterré le 30 juin 2010, sachez que Floribert Chebeya n’était pas un homme qui pouvait se faire avoir par une prostituée, fut-elle professionnelle, dans la mesure où le défunt avait une femme et pas des moindres, une femme belle et cultivée… Dès lors, une scène comme celle avouée par le colonel Mukalay nous enseigne que certains de la force publique en Afrique agissent comme dans un état second. Ils font passer un humain, comme eux, à la torture mortelle. Constatant son décès, ils trouvent du Viagra dans leurs poches pour les besoins de la cause. Ils le transportent loin des locaux de la police, puis le laisse en tenues courtes avec des comprimés de viagra sur le sol. Le corps de Floribert Chebeya a été placé derrière la banquette de sa propre voiture. Après le crime, les tueurs s’en sont allés et la mission fatale et criminelle a pris fin. En fait, pas tout à fait… Le chauffeur de Floribert Chebeya était un témoin gênant, donc on lui a fait subir le même sort.

C’est après quelques heures que le décès de Floribert Chebeya a été annoncé. Étant donné la nouvelle qui avait circulé la veille faisant état de sa convocation à la police, la piste de celle-ci a vite été suivie. Et c’est à partir de là que le colonel Mukalay a avoué son forfait, en déclarant solennellement que Floribert Chebeya était mort sous la torture...

Quelle leçon tirer de cet assassinat crapuleux? D’abord, ceux qui ont suivi les déclarations de Floribert Chebeya s’en souviendront. Notre compatriote militant des droits de l’homme, avec toute la verve qu’on lui reconnaît, n’y est jamais allé avec le dos de la cuiller pour fustiger la communauté internationale et particulièrement les grandes puissances qui imposent des chefs d’État aux peuples africains. «Les dés sont pipés», comme aimait le dire haut et fort Floribert Chebeya. «L’élection de Kabila n’est ni plus ni moins qu’une mascarade», avait-il dit. Il avança même un propos politico-historique: «Depuis les indépendances, les occidentaux n’avaient jamais laissé les Congolais s’exprimer, depuis l’époque de Mobutu, en passant par Laurent Désiré Kabila jusqu’à Joseph Kabila, le peuple congolais n’a pas le droit de choisir ses chefs.» Eh bien! Comme vous pouvez le constater, tout congolais qui lèvera la tête sera abattu, et la méthode ne date pas d’hier. Pensons à Simon Kimbangu qui n’est pas mort dans un accident de la circulation. À qui profite l’assassinat crapuleux de Floribert Chebeya ? Lorsqu’on voit Floribert Chebeya, personne ne peut croire qu’un tel assassinat ait eu lieu, comme si on le soupçonnait d’avoir fait un coup d’État, alors qu’il n’avait qu’une seule arme: la parole maîtrisée et l’élocution intellectuelle bien structurée en dénonçant les abus du pouvoir. Devant une force de la raison, la raison de la force n’utilise que des armes de destruction, les armes du crime. On le torture à mort et on lui crée un alibi de mauvais goût. Malheureusement (ou heureusement), les aveux du colonel Mukalay ont tout mis à nu. Il faut que John Numbi, le colonel Mukalay ainsi que leurs complices répondent devant la justice de leur crime crapuleux.

5. Réveil-FM: Le mot de la fin ?

Charly Esalo: Un peuple doit avoir une mémoire. J'ai le sentiment que les Congolais oublient très vite. N'est pas libérateur qui veut ? Ceux qui hier, se réclamaient "Libérateurs du peuple", ils ont installé la force, le musellement de la presse, les arrestations arbitraires, les emprisonnements de masse, les assassinats et tueries, les massacres et viols... comme mode de gouvernement. Après la mascarade des élections Louis Michel de 2006, ils ont même peur d'annoncer qu'il y aura des élections en 2011 alors que nous sommes déjà en juillet 2010.

Au Burundi, le Président Pierre Nkurunziza s’est fait réélire sans la participation de l’opposition. Cette dernière menace de boycotter aussi les élections législatives. Monsieur Agaton Rwasa, déçu, aurait même pris le chemin de la République Démocratique du Congo selon les officiels burundais.

Au Rwanda, le génocidaire de Congolais Paul Kagame va sûrement gagner les prochaines élections du mois d’août 2010 après avoir muselé l’opposition. Il va faire face à des candidats qui sont tous de son obédience. Mais, l’on croit savoir que l’affaire Kayumba Nyamwasa a entraîné une nette division dans l’armée rwandaise. Ce qui ne rassure pas des lendemains meilleurs pour le régime de Kigali.

En Ouganda, les élections présidentielles auront lieu en 2011. Même si tout porte à croire que le Président Museveni y ira avec les plus des faveurs, les ADF et la LRA constituent une menace sérieuse pour le régime de Kampala qui redoute la récupération politique de ces rébellions aux fins des revendications des résultats des urnes. Aussi, le pays de Museveni vient de vivre le 11 juillet 2010 quatre attentats à la bombe qui ont fait 80 morts et plus de 54 blessés. Les officiels ougandais ont attribué ces attentats meurtriers aux Islamistes somaliens El Shaabab qui juraient de frapper Kampala et Bujumbura, les capitales des pays africains qui envoient des militaires pour les combattre en Somalie.

En République Démocratique du Congo, les seigneurs de guerre, les anciens rebelles ainsi que des mobutistes revisités présents au pays sont rangés derrière les joséphistes.

Les pays voisins de l'Est prennent en otage la souveraineté de la République Démocratique du Congo. Ils font des alliances de circonstance avec le régime de Kinshasa pour défendre leurs intérêts au détriment de la souveraineté de la RD Congo.

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Violences et combats font fuir 70.000 personnes au Nord Kivu

Environ 70.000 personnes ont fui récemment combats, violences et pillages dans la province du Nord Kivu (est de la République démocratique du Congo, RDC), s'est alarmé mardi le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA). "Une nouvelle vague de déplacements a été enregistrée à l'extrême nord de la province du Nord Kivu", a déclaré à la presse la porte-parole de OCHA, Elisabeth Byrs. Notamment dans la région de Béni, "environ 20.000 personnes auraient quitté leurs maisons en raison des dernières opérations militaires menées par l'armée nationale avec les forces armées ougandaises contre l'armée nationale de libération de l'Ouganda (ADF/NALU)", a-t-elle précisé.

Des Congolais sur la route au Nord Kivu, fin 2008

ar ailleurs, selon des "sources de la société civile de Lubero, 10.000 familles, soit environ 50.000 personnes, ont pris la fuite après des pillages et d'autres violations des droits de l'homme commis par les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR)", a ajouté Mme Byrs. Les organisations humanitaires qui tentent d'apporter de l'aide aux personnes déplacées continuent d'être la cible d'attaques. "Au total, 68 attaques ont visé des organisations humanitaires et leur personnel depuis le début de l'année", a indiqué Mme Byrs. Outre la situation sur le terrain, l'ONU s'inquiète du manque de fonds pour venir en aide aux populations. L'appel de fonds 2010 pour la RDC n'a été financé pour l'instant qu'à hauteur de 41%, avec 335 millions de dollars reçus pour 827 millions demandés, a précisé la porte-parole de OCHA. Si le déficit de financement se confirme, 180.000 enfants de moins de un an ne pourront pas être vaccinés, 100.000 enfants de moins de cinq ans ne pourront pas recevoir de traitement ou de matériel de prévention contre la malaria, et 200.000 enfants souffrant de grave malnutrition ne pourront pas recevoir d'aide, selon Mme Byrs.

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mardi 13 juillet 2010

Nicolas Sarkozy rend un hommage aux liens entre la France et l'Afrique malgré la contestation de certains ONG !

Le président français Nicolas Sarkozy a célébré mardi à Paris, devant les dirigeants de 13 pays d'Afrique francophone, la "force des liens" qui unissent la France et ses ex-colonies africaines, lors d'un hommage contesté organisé pour le Cinquantenaire de leur indépendance.

Nicolas Sarkozy a célébré mardi à Paris, devant les dirigeants de treize pays d'Afrique francophone, la "force des liens" qui unissent la France et ses anciennes colonies africaines, lors d'un hommage contesté par certains ONG organisé à l'occasion du Cinquantenaire de leur indépendance.

S'exprimant lors d'un déjeuner à l'Elysée, le chef de l'Etat français a justifié l'invitation faite à ses pairs et sa décision de faire défiler leurs troupes sur les Champs-Elysées pour la traditionnelle parade de la fête nationale du 14 juillet, qui ont suscité de multiples critiques.

Nicolas Sarkozy s'est défendu de toute "nostalgie coloniale", comme le reproche a pu lui en être fait, soulignant au contraire "l'injustice et les erreurs" de cette période.

L'objet de cette rencontre, a-t-il dit, "est de célébrer la force des liens que l'Histoire a tissés entre nos peuples. Et la force de cette rencontre, c'est de construire ensemble notre avenir".

Le président malien Amadou Toumani Touré a expliqué avoir répondu à cette invitation "par politesse (...) et par intérêt aussi". "C'est tout à fait un honneur, sinon un privilège", a-t-il dit.

Plusieurs ONG ont réuni 700 à 2.000 manifestants mardi 13 juillet 2010 soir à Paris pour dénoncer la présence, dans les contingents africains, de "criminels" ou "coupables de violations des droits de l'Homme", ce que l'Elysée a démenti. "Nous sommes scandalisés de la présence dans la tribune officielle (...) de dictateurs qui tirent sur leur peuple", a déclaré Odile Tobner, présidente de Survie.

Elles ont également dénoncé la "Françafrique", terme qui recouvre un ensemble de relations opaques, politiques, d'affaires, voire d'affairisme, nouées par la France avec ses anciennes colonies.

Le Parti socialiste (opposition) a regretté "l'ambiguïté du choix d'un défilé militaire". En réponse, Nicolas Sarkozy a plaidé la "spécificité" des liens franco-africains. "Je sais bien tout ce que la notion de +relations privilégiées+, de +relations spéciales+ charrie de soupçons et fantasmes (...) mais le moment est venu de l'assumer ensemble, sans complexe et sans arrière-pensées", a-t-il jugé.

Dans ce "passé tumultueux", il a évoqué la "dette" de la France envers les pays africains "dont les fils ont versé leur sang pour libérer la France" lors de la Seconde Guerre mondiale.

Et il a profité de cette réunion pour annoncer l'alignement des pensions de tous les anciens combattants de l'armée française résidant à l'étranger, quelle que soit leur nationalité.

Très attendue, cette décision devrait bénéficier à 30.000 personnes et faire l'objet d'un projet de loi "dès la rentrée prochaine". "Votre décision sera unanimement saluée non seulement par les Etats ici, mais aussi par l'ensemble de nos opinions publiques", a lancé le président camerounais Paul Biya au nom de ses pairs (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad et Togo). Son homologue malien a salué "une décision historique à un moment historique".

Comme lors du sommet Afrique-France à Nice (sud) fin mai, le président français a défendu sa volonté de rénover les liens de la France avec l'ensemble de l'Afrique, malgré les critiques de ceux qui, comme récemment son ex-ambassadeur au Sénégal Jean-Christophe Rufin, ont dénoncé le retour "des vieux travers". "La vieille notion de +pré-carré+ à vécu, la France ne se prétend plus votre partenaire exclusif", a-t-il dit.

Et à ses invités, il a confirmé l'engagement de la France à maintenir "un effort soutenu" d'aide au développement. Il a annoncé une enveloppe de 180 millions d'euros sur trois ans pour la formation d'au moins 50.000 jeunes Africains par an.

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Réunion de Carla Bruni-Sarkozy avec les premières Dames africaines sur la santé

Carla Bruni-Sarkozy entouré des épouses des présidents africains présents à Paris à l'occasion du 14 juillet, le 13 juillet 2010 à l'Elysée. AFP

Carla Bruni-Sarkozy a accueilli mardi après-midi les épouses des présidents africains présents à Paris à l'occasion du 14 juillet, et s'est entretenue avec elles des questions de santé en Afrique.

Ce fut "une merveilleuse rencontre, une réunion d'amitié et de travail", a déclaré à la presse l'épouse du président de la République.

Carla Bruni-Sarkozy a reçu, durant une heure et demie, les épouses des chefs d'Etat africains dans le salon des Ambassadeurs du palais de l'Elysée. Les discussions - conviviales et informelles - ont essentiellement porté sur des questions de santé en Afrique et la situation des femmes, selon l'entourage de Mme Bruni-Sarkozy.

Michel Kazatchkine, directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, dont Mme Bruni-Sarkozy est ambassadrice de bonne volonté depuis 2008, notamment pour la protection des mères et des enfants contre le sida, était présent.

Quelques heures plus tôt, les maris des premières Dames africaines, présidents de treize des quatorze anciennes colonies françaises en Afrique, avaient été invités à déjeuner par le président Nicolas Sarkozy à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'indépendance de leurs pays.

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La cité des insectes à Nedde !

Souvent on croit que seuls les enfants ont droit de s'émerveiller, c'est faux. Il n'y a pas d'âge pour s'émouvoir, aiguiser ses yeux aux images réelles qui se présentent devant soi. Dans la vie, il arrive parfois qu'on redevient un enfant malgré son âge. Et la réminiscence aidant on redécouvre ce qu'on avait appris enfant à l'école mais cette fois-ci avec l'intelligence et la curiosité d'un adulte. Le regard et l'approche changent lorsqu'on apprend que tout ce qui existe, vit a son importance pour l'environnement et la biodiversité. Créée en 1994 à Nedde dans le Limousin, c'est depuis 2006 que Jim et Régine Elliott gèrent la Cité des Insectes qui propose une découverte du monde des petites bêtes à six pattes grâce à différentes approches. La Cité des insectes est un véritable centre de découverte entomologique (science consacrée à l'étude des insectes). Régine Elliott qui nous a fait la visite, nous a émerveillé. La collection entomologique regroupe quelques 10 000 spécimens d'insectes, des Coléoptères, carabes, papillons, libellules, phasmes... La collection (constituée en partie dans les années 70 par Didier Mazeau, entomologiste limousin et développée depuis 1994 par Mike Evans et reprise en 2006 par Jim & Régine Elliott). Ces insectes proviennent du Limousin pour la plupart, mais certains spécimens sont originaires de contrées lointaines tel que l'Afrique, l'Amérique et l'Asie. Régine Elliott a tenu à ce que l' exploration du milieu d'évolution des insectes ait un rapport à l'homme et à leur environnement.

Régine Elliott, propriétaire et gérante de la Cité des insectes

Le Criquet géant animé (pédagogique) venu tout droit du Palais de la Découverte de Paris

Au bord de la marre !

La marre où les moustiques vivent librement sans être inquiétés. Disons que la mare et la grande fourmilière sont des étapes importantes dans ce parcours en plein air de découverte des insectes.

Au fil de l'eau !

Le joli papillon accroché dans la salle de conférence et projection

Régine Elliott, toute heureuse dans le et le Cabinet de Curiosités (XVIIième siècle ) qui présente une collection éparse de naturel et d'artificiel...

.... de vrai et de faux, sans explications ni science !

Avec le XIXième siècle nous avons vu naître l'ordre dans l'agencement des musées. Les scientifiques travaillent sur la classification des spécimens, et le prestige des musées passe par la quantité...

Même les abeilles ont leur importance pour la biodiversité !

Alimentation et pièces buccales des insectes

La collection de pesticides qui révèle une guerre à domicile entre l'être humain et l'insecte qui dure depuis des siècles

Boutique qui vend des objets ayant trait aux insectes et autres animaux.

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lundi 12 juillet 2010

Edwy Plenel: Autoportrait d'un anti-présidents !

Ennemi de Mitterrand et écouté par lui, aujourd’hui adversaire désigné de Nicolas Sarkozy, le fondateur de Mediapart pratique « l’investigation » au nom de la politique. Et en assume les risques.

Edwy Plenel, président de Médiapart

Il donne rendez-vous dans les locaux de Mediapart, mais ne donne pas l’adresse. "Elle est sur le site auquel je suis certain que vous êtes abonnée." Edwy Plenel a beau être au cœur du cyclone, en butte aux attaques du pouvoir, il pense à son bébé, qui a besoin d’abonnés. Mediapart est en première ligne dans l’affaire Bettencourt-Woerth, Plenel en connaît les risques mais les assume: "Payez vos impôts", a-t-il lancé à ses journalistes la semaine dernière. La presse étrangère voit dans cette affaire un "Watergate" à la française. Plenel s’amuse: "On saura à la fin, mais on doit s’interdire de prédire l’avenir. Cela remonte aux origines. Dans le Talmud, il est interdit de prédire l’avenir, sinon on ne laisse pas venir le Messie et là, le Messie c’est l’événement."

Vingt-cinq ans jour pour jour après le plastiquage du Rainbow Warrior, Edwy Plenel pense tenir sa nouvelle affaire Greenpeace. "Comme feuilleton, ça y ressemble et pas seulement parce que les deux affaires se déroulent en été. Dans les deux cas, il y a une dénégation au sommet de l’Etat, ils font bunker, refusent toute enquête judiciaire, et la presse est sommée de remplir son rôle, d’enquêter, d’avancer pas à pas. Il y a des similitudes dans le scénario: dans l’affaire Bettencourt, on attend le rapport de l’Inspection générale des Finances, dans l’affaire Greenpeace, le rapport Tricot avait blanchi la DGSE".

Mais la violence des attaques contre lui et Mediapart, assimilé à la presse fasciste des années 1930, n’ont, pour Plenel, "pas de précédent". "J’ai vécu des tensions fortes, confie-t-il. Greenpeace face à la raison d’Etat, Pechiney face à l’argent ou Bousquet face à la mémoire nationale, sous Mitterrand, ou l’affaire de la cassette Méry sous Chirac, mais c’était presque bon enfant, à la loyale, oserais-je, sauf les écoutes dont je fus victime."

Plenel l’antiprésidents? Plenel versus Sarkozy, comme il y eut Plenel versus Mitterrand ou Plenel versus Chirac? Tentative d’auto-analyse: "Je ne devrais pas être dans cette situation particulière. Sous trois présidences, je me suis retrouvé à faire ce travail d’enquête, je ne devrais pas être cette exception qui vous fait dire qu’il y a une école Plenel. Quand j’essaie de me regarder comme si je n’étais pas moi-même, je n’ai rien d’exceptionnel, je suis juste la butte témoin de notre impensée démocratique, notre profession a trop cédé." Plenel et la politique, l’histoire est longue. Il en a fait beaucoup, classiquement, dans un parti trotskyste, la LCR. Il en fait encore, dans un autre monde, même s’il s’en défend.

Invité du JT de RFO, Edwy Plenel parle de son père Alain Plenel, qui était vice recteur de la Martinique lors des émeutes de décembre 1959, qui avaient vu saffronter, pendant trois jours, des jeunes et des CRS, sur fond de crise économique et de racisme. Bilan, 3 morts : Edmond Eloi (20 ans), Christ...

"Le journalisme un engagement, pas partisan mais démocratique"

"Si la presse était un pouvoir, je serais resté dans des postes de pouvoir, or, à Mediapart, on est 25 journalistes. Pour moi, le journalisme est un engagement, pas partisan mais démocratique." Ou une mission, parfois risquée… "Edwy et ses copains sont des soldats de Dieu du journalisme, ils veulent changer le monde et pensent que c’est la mission de la presse", corrige un ancien de Mediapart. "Entre Edwy et le pouvoir, il existe une méfiance partagée, il est indéniablement de gauche mais intransigeant avec tous les pouvoirs, il refuse toute vassalité", assure son ami et son avocat, Jean-Pierre Mignard.

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Arc d'arbre en arbres à Broussas !

Pour retrouver le plaisir de grimper aux arbres, se jouer de la hauteur et du vent dans les frondaisons ( un baudrier, deux longes de sécurité et mousquetons, une poulie, et un peu de volonté…). Pas facile lorsqu'on a un certain âge de se lancer dans l'inconnu mais c'est la seule manière pour transcender sa peur ! Cette activité en plein air permet de vivre une aventure inoubliable car En plein cœur de la forêt, les petits comme les plus grands évoluent d'arbre en arbre sur des parcours adaptés à leur âge et à leur condition physique. Le parc d'arbre en arbre est situé entre Vauveix et Broussas, au bord du magnifique lac de Vassivière, dans le Limousin. 8000 personnes le visite chaque année. Construit en 2003 par son beau-frère qui est constructeur de parc aujourd'hui installé au Canada, c'est Madame Konopka Danuka, française d'origine polonaise qui a repris l'affaire, qui en est responsable et gérante. Pour transcender sa peur au dessus des arbres, le parc propose 91 activités réparties en 7 parcours de niveaux différents, accessibles à tous à partir de 4 ans. Activités qu'on peut exercer seul, en groupe, entre amis ou en famille (Parcours aériens aménagés entre les arbres, tyroliennes, liane de Tarzan, rondins suspendus, balançoires, filets, enchaînement d’ateliers , passerelles, ponts suspendus, échelles…)

Mme Konopka Danuta, propriétaire d'Arbres en Arbres depuis cette année mais elle a travaillé sur le site depuis plusieurs années.

Les enfants de 4 ans peuvent s'exercer sur le parcours.

Même les petites filles peuvent s'y donner à cœur joie.

L’équipement pour la pratique de l’activité est fourni : harnais, longes avec mousquetons, poulie (garanti aux normes CE en vigueur) installé et vérifié quotidiennement par nos soins. Les installations sont en conformité avec les normes européennes et sont vérifiées quotidiennement. Une visite annuelle est effectuée par un organisme de contrôle indépendant agréé. Tous les moniteurs ont été spécialement formés à cette activité. Les arbres utilisés pour les jeux sont protégés et contrôlés chaque année par un expert forestier. Au départ de chaque atelier et tout au long du parcours des panneaux explicatifs et balisage vous permettent d’évoluer en auto-assurance. Vous êtes sécurisés sur tout le parcours (ligne de vie et boucles de liaison rouge).

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Les soldats africains à l’honneur sur les Champs-Elysées

Ils sont presque tous venus, les détachements militaires africains qui représentent les pays de l’ancien empire colonial français et doivent ouvrir, demain à Paris, le défilé du 14-Juillet sur les Champs-Élysées. Ils ont été invités par Nicolas Sarkozy à célébrer ainsi le cinquantième anniversaire de l’accession de chacune de leur nation à indépendance. A l'occasion du cinquantenaire des indépendances africaines,les troupes de 14 anciennes colonnnes françaises participeront au traditionnel défilé du 14 juillet, devant le président de la République française et les chefs d'Etats africains réunis place de la Concorde. Le président Sénégalais sera particulièrement observé, après avoir obtenu la tête de jean-Christophe Ruffin, ex-ambassadeur de France au Sénégal, réputé indocile. Depuis, l'ex-diplomate dénonce un "Quai d'Orsay sinistré" ou le retour des réseaux d'influence en Afrique.

Les Amazones de l'armée béninoise, lors d'une répétition du défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysées, à Paris, le 12 juillet (AFP/Boris Horvat).

Lancée en début d’année par l’Élysée, l’invitation a été acceptée par la grande majorité des chefs d’État concernés, dont plusieurs seront dans la tribune présidentielle en dépit des critiques formulées par certains de leurs opposants et des associations de défense des droits de l’homme.

Sur les 14 États africains sollicités, 13 défileront demain. À savoir, selon l’ordre alphabétique qui sera scrupuleusement respecté : le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, Madagascar, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo.

Au total, près d’un demi-millier de soldats – chaque pays en ayant dépêché 38 soit l’équivalent d’une compagnie – qui marcheront sous leur drapeau national. Le seul pays à ne pas défiler est la Côte d’Ivoire qui, en délicatesse depuis quelque temps avec la France, a seulement envoyé son ministre de la défense. Devoir de mémoire

Le président de la République, dans son message d’invitation, avait souligné que c’était « le lien né de la contribution des troupes africaines à la défense et à la libération de la France » qui serait ainsi célébré. Pour preuve de ce devoir de mémoire, des anciens « tirailleurs » africains ayant participé à la Seconde Guerre mondiale ont aussi été conviés – deux par pays – à assister à la fête nationale française.

« Nous ressentons une grande fierté », assurent unanimement les chefs de ces détachements africains, qui sont arrivés la semaine dernière pour une répétition générale au camp de Satory, près de Versailles (Yvelines). En tête du défilé demain, la compagnie des « Amazones » du Bénin, intégralement féminines, devrait faire sensation. « La participation des femmes aux missions militaires est chez nous une tradition héritée du royaume d’Abomey », commente la colonelle Aminata Quenum.

À l’instar de ses collègues masculins, cette officière béninoise voit dans la participation de son unité au défilé du 14-Juillet non seulement « un hommage » aux sacrifices pour la France des anciens combattants de la « force noire », mais aussi « une reconnaissance » des armées africaines actuelles. Des armées « en voie de professionnalisation »

« Il y a d’un côté le 14-Juillet, fête de la liberté, de la fraternité et de l’égalité et d’un autre un défilé où il va y avoir des troupes dirigées par des criminels », s’insurge de son côté l’association Sortir du colonialisme, qui a appelé à une manifestation de protestation aujourd’hui à Paris. L’Élysée a fait savoir que « tous les contrôles ont été effectués pour éviter que défilent des personnes qui font l’objet de poursuites » et a rappelé que le défilé du 14-Juillet est devenu « un moment privilégié d’ouverture sur le monde ».

De fait, au cours des dernières années, ont été invitées les armées de l’Inde (2009), de l’ONU (2008), de l’Union européenne (2007), du Brésil (2005), la première initiative en la matière remontant à 1994 avec la participation de soldats allemands dans le cadre d’une unité de l’Eurocorps.

Selon les officiers et diplomates français, les armées africaines sont en réalité « en voie de professionnalisation », grâce notamment à une coopération militaire en matière de formation. Et, dans les zones de tension en Afrique, les forces multinationales d’interposition intègrent désormais souvent des détachements africains.

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Cinquantenaire: Ce que les Congolais n'ont pas vu !

Lors de ma visite en Israël pour accéder à la mur de lamentation de Jérusalem, j'avais conformément à la tradition mis ma kippa à la tête en hébreu : כיפה « chappe » ou « dôme », un fin couvre-chef, souvent légèrement arrondi. Je crois savoir qu'on entre pas dans une mosquée avec ses pompes si belles ou neuves soient-elles. Au delà de la diplomatie protocolaire, chaque pays a ses traditions y compris dans l'accueil de ses invités de marque. Dans la tradition Bantou, on accueille toujours l'invité avec bienveillance. Il ne s'agit pas d'être esclave d'une tradition mais bien au contraire de perpétuer une au moins une qui véhicule l'image de la République Démocratique du Congo. Les présidents de la République: Joseph kasa-Vubu, Mobutu Ses Seko et même M'zée Laurent-Désiré kabila se sont toujours déplacés pour accueillir les hôtes de marque qui venaient au Congo.

Kinshasa, le jeudi 28 juin 2010, aéroport international de N'Djili, Albert II roi des Belges, l la reine Paola et Yves Leterne avec Adolphe Muzito à la sortie du salon d'honneur.

A la descente de la passerelle, c'est bien Adolphe Muzito qui a accueilli Albert II et la reine Paola venus de la Belgique

Kinshasa, le mercredi 30 juin juin, boulevard du triomphal, dans l'attente de Paul Kagamé qui a fait attendre le défilé durant deux heures, la canule à la kinoise à contraint Albert II, souverain des belges de céder sa bouteille d'eau à Youweri Museveni, le président Ougandais

L'un des miliciens du CNDP de Laurent NKunda intégré dans le Fardc en garde à vous à Kinshasa

Or depuis un certain temps, on ne comprend rien de la diplomatie protocolaire des autorités congolaises. Les faucons du joséphisme parlent d'une rupture contre le néocolonialisme et que leur chef ne doit plus aller accueillir les invités de la République. Rupture à deux voire six vitesses. Vive à l'africaine, le mercredi 30 juin 2010, tous les invités de la Républiques ont été contraints d'attendre Paul Kagamé, le génocidaire du peuple congolais avant que le défilé ne débute.

L'objectif est très simple Paul Kagamé en complicité avec Joseph Kabila a prouvé à la face du monde que la République Démocratique du Congo est un "protectorat" du Rwanda. Joseph kabila n'est qu'un préfet ou un gouverneur, les ordres viennent de Paul Kagamé qui s'est d'ailleurs autorisé et permis de continuer à lire son bouquin pendant que Joseph Kabila lisait son discours à la nation. Par ricochet la soldatesque rwandaise n'a jamais commis des massacres ni tueries de Congolais à Makobola, kasika, Mwenda, Tingi-Tingi, Lubefo...Et le discrédit c'est pour éclabousser tous les Congolais notamment ceux de la diaspora qui réclament à corps et à cri la justice internationale pour les 7 millions de morts congolais qui n'ont jamais eu de tombes.

Musevi et kagamé ont été dédouané de leurs crimes au Congo par le simple fait même qu'ils se sont retrouvés à la tribune d'honneur du cinquantenaire à Kinshasa. Ceux qui croient aux vertus et à la force de la justice ne doivent pas baisser les bras. Mais il est tout de même étonnant et inquiétant de constater qu'aucune personnalité politique, aucun parti politique, aucun journaliste et médias congolais, aucun intellectuel à Kinshasa où dans dans l'arrière pays n'ont soulevé ce problème de blanchissement de Paul Kagamé par le pouvoir des joséphistes et alliés.

Revenons aux cafouillages d'accueil de nos hôtes car la République Démocratique du Congo n'est pas la propriété privée des prédateurs et jouisseurs au pouvoir actuel. Elle appartient à tous les Congolais où qu'ils soient et vivent:

Déjà le jeudi 26 mars 2009, le président français Nicolas Sarkozy avait été le premier à vivre le camouflet des autorités congolais. C'est Adolphe Muzito qui était allé le chercher à l'aéroport de N'djili. On ne sait même pas si le président Français a eu droit à un sandwiche tellement que Joka boude Paris

Pour participer aux festivités du cinquantenaire du Congo, le souverain des Belge, Albert II, la reine Paola, son épouse et Yves Leterme, Premier ministre belge, sont arrivés à Kinshasa le lundi 28 juin 2010, ils ont également été accueillis par Adolphe Muzito, Premier ministre.eront bien présents à Kinshasa.

Il reste maintenant les Etats-Unis, pour que la troïka soit au complet au menu des humiliations au Congo-Kinshasa.

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dimanche 11 juillet 2010

José Ntuba Odé, Vice-président du Mouvement de Résistance de la diaspora Congolaise en France (MRDCF) s'interroge sur l'opposition congolaise sclérosée !

Dans notre ouvrage "Les Dix Questions" paru chez Edilivres à Paris en décembre 2009, la pertinence et brillance de ses commentaires y figurent en pôle position. José Ntuba Ode, Vice-président du Mouvement de Résistance de la diaspora Congolaise en France (MRDCF) est une figure de prou dans la diaspora congolaise à Paris. Dans sa tête, il y a une différence claire et sans ambiguïté entre l'opposition et la résistance. Etre en résistance signifie clairement qu'on ne reconnait ni le pouvoir fantoche en place, ni les autorités et encore moins leur légitimité

José Ntuba Odé, Vice- président du Mouvement de Résistance de la Diaspora Congolaise en France (MRDCF)

Lors des manifestations à Paris, José Ntuba Odé et son président Dekeke sont toujours présents, on le reconnait par le fait qu'ils sont souvent drapés de drapeaux de la République Démocratique du Congo. José Ntuba Odé est souvent en Afrique pour mobiliser les autres africains sur le sort de Congolais en RDC. L'ambassadeur de la RDC au Sénégal en sait quelque chose, lui qui voulait jouer au cow-boy. Comment à l'accoutumée il ne porte pas les gants pour dire ce qu'il pense de l'opposition congolaise sclérosée:

Chers compatriotes,

Nous venons d’être informés, comme tout le monde, par Réveil-FM, qu’il s’est dégagée, à la suite d’une réunion tenue le samedi 3 juillet 2010 à Kinshasa, dans la commune de Ngiri-Ngiri, à la demande de Jean-Claude MVUEMBA LUZAMBA, Président du MPCR, une ébauche de rassemblement de quelques partis d’opposition congolais de l’intérieur, représentés par des personnalités de premier plan dont :

· Arthur ZAIDI NGOMA (Forces du Futur)

· Christian BADIBANGA (USC)

· François MWAMBA (MLC).

Nous tenons avant toutes choses à saluer cette initiative, bien que nous ayons voulu qu’elle ait été prise plus tôt, dès l’instant où les premières sonnettes d’alarme avaient été activées il y a plus de dix ans.

Il est évident, qu’ensemble, nous aurions pu gagner du temps, et nos concitoyens pour lesquels nous nous battons, n’auraient pas subi toutes ces souffrances et nous aurions pu épargner notre cher et beau pays, le Congo, de cette humiliation occupation. Mieux vaut tard que jamais dit-on, nous disons bravo et espérons qu’une vraie dynamique se dégagera de cette initiative.

Ceci dit, il nous paraît nécessaire de faire quelques observations par rapport à cette nouvelle donne et nous le faisons dans un esprit apaisé et constructif, sous forme d’interrogation à l’adresse de nos concitoyens, représentants des partis à l’initiative de ce rassemblement.

Notre première observation s’adresse tout particulièrement à Monsieur Arthur ZAIDI NGOMA car, il souviendra à son esprit, que dans les années qui ont suivi l’arrivée de Laurent-Désiré KABILA au pouvoir, il l’avait combattu et avait choisi comme cadre politique pour son action le RCD/GOMA.

A l’époque, tout congolais attentif savait que le RCD/GOMA était une émanation rwandaise. D’ailleurs, quand est venu pour lui le moment de quitter ce conglomérat de bandits, responsable de plusieurs massacres de nos concitoyens, Monsieur Arthur ZAIDI NGOMA avait déclaré à la télévision, parlant du RCD/GOMA, que c’était une affaire « Rwando-rwandaise ».

Il se trouve que cette affaire Rwando-rwandaise était conduite par un rwandais, Azarias RUBERWA, après qu’Adolphe ONUSUMBA ait été débarqué. Cependant, il ne s’est pas privé de partager avec ce rwandais, RUBERWA Azarias, l’espace présidentiel pendant la transition, dans la fameuse formule d’« 1+4 » qui découla des accords dits de « Sun City ».

Ces déclarations gravissimes, vraies par ailleurs, témoignaient qu’il était au courant de beaucoup de choses que l’opinion publique ignorait en ce moment-là, et qui menaçaient dangereusement l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité nationales du Congo. Seulement voilà: depuis toutes ces années, jusqu’à ce jour, il s’est tu, ne faisant aucune déclaration conséquente qui aurait pu peser lors des simulacres élections de 2006.

Ce silence coupable, entre-autres, a laissé le champ libre à RUBERWA Azarias et au RCD/GOMA, de s’implanter durablement dans le paysage politique congolais. On en est même arrivé à l’oublier complètement, tellement que son infiltration s’est faite avec la complicité tacite des gens comme Arthur ZAIDI NGOMA, visiblement en manque du sens élevé du patriotisme en ce moment-là.

Aujourd’hui, il s’allie avec d’autres partis pour un éventuel « programme commun de l’opposition ». Qu’il nous permette, rigueur intellectuelle oblige, de lui poser deux questions :

1. Parlera t-il de ce qu’il a vu, observé, compris, quand il était dans le RCD/GOMA ? Y compris sur ces « camarades » regroupés dans cette « affaire Rwando-rwandaise » ?

2. Il a vécu, mieux que personne, de l’intérieur, la fraude électorale de 2006. Quelle disposition conséquente conseille-t-il à ses amis de l’alliance qui se prépare, qui tous, préconisent d’aller aux élections en 2011, alors que tout observateur attentif et sérieux sait que dans la configuration actuelle, 2011 ressemblera à 2006 ?

La deuxième observation s’adresse à François MWAMBA, Secrétaire Général du MLC, à qui nous voulons dire ceci : tout congolais sait qu’en 2006, Jean-Pierre BEMBA GOMBO, président de son parti, derrière qui tout le peuple s’était rangé, pour faire « court-circuité » le plan de balkanisation de notre pays fomenté par nos ennemis, avait gagné les élections. Mais, par cet acte antipatriotique d’ « acceptation de l’inacceptable », le MLC, par la voix de son président, avait scellé le sort du pays tout entier.

Et en acceptant de faire de l’ « opposition institutionnelle », le MLC, non seulement accréditait la « régularité » de ces élections, mais aussi et également, donnait le gage au monde entier, que la « démocratie » venait de s’installer au Congo.

Nous notons cependant que depuis, plusieurs faits, tous dramatiques, (nous ne saurons établir la liste exhaustive de tous ces faits sans crainte d’en omettre certains), allant de l’occupation de nos terres au massacre à grande échelle de nos concitoyens et à l’élimination ciblée de l’élite congolaise (officiers supérieurs de l’armée, journalistes, politiques, défenseurs de Droits de l’Homme), en passant par la violation de notre souveraineté, le pillage systématique de nos ressources naturelles, l’infiltration de nos institutions et de l’armée…, tous ces éléments visibles et gravissimes en démocratie, ne font pratiquement pas frémir cette opposition. Le MLC reste muet, ou proteste mollement, et est toujours présent au « parle – ment ». Même le cas de son président JP BEMBA, jusqu’à ce jour retenu « injustement » à la Haye, ne donne lieu à aucune action de grande envergure de la part de son parti. Tenez : plus de deux fois, nous avons eu de discussions avec les députés/MLC à Paris, qui nous avouent sans vergogne de leur impossibilité de peser sur la politique intérieure. Ils nous avouent même craindre pour leur vie ! Maître KILOLO, l’Avocat qui défend le Sénateur BEMBA, n’a de cesse d’indiquer que « le dossier du Sénateur est vide », et que le Sénateur et Président du MLC, est détenu « arbitrairement ».

Tout congolais sérieux sait que le cas BEMBA est politique, et que le pouvoir de Kinshasa n’est pas totalement innocent de l’injustice qui lui est infligée. Même face à ça, le MLC n’a jamais haussé le ton pour réclamer la mise en place d’une mission parlementaire pour examiner de très prêt ce dossier et peser dans le débat. A François MWAMBA, nous posons trois questions :

1. A côté de ce qu’ont faits les hommes de RUBERWA et de Laurent NKUNDA (RCD/CNDP), les hommes du MLC sont des « saints ». Pourtant, ils croupissent misérablement dans les prisons de Kinshasa. Ils représentaient la branche armée du MLC, au-cas où il l’aurait oublié, de la même manière que l’était le RCD/GOMA, rebaptisé plus tard CNDP.

Et les hommes du RCD/CNDP, responsables de plusieurs massacres, que disions-nous, d’une véritable Génocide contre nos concitoyens, coulent des jours heureux, logés, nourris, bien payés et déversés dans l’armée congolaise selon le souhait longtemps exprimé par KAGAME, l’homme à tout faire des américains et des britanniques dans la région des Grands-Lacs, grâce aux manœuvres sordides qualifiées de « Mixage et de Brassage », pour saboter l’armée congolaise et l’affaiblir de l’intérieur.

Se battront-ils pour les faire libérer ou les laisseront-ils mourir, jusqu’au dernier, dans des conditions inhumaines dans lesquelles ils se trouvent ?

2. Le MLC a-t-il compris enfin, que nous ne faisons pas face à une « dictature un peu féroce », comme nous entendons ses dirigeants le dire à longueur de temps, mais plutôt à une occupation ? Si oui, pense t-il que la solution appropriée pour libérer le pays et notre peuple c’est d’aller aux élections ?

3. Le MLC a-t-il conscience que sa présence au « Parle – ment » est un « pain béni » pour le pouvoir d’occupation en place et constitue un véritable frein pour la libération du pays ?

Quant à Christian BADIBANGA et à l’UDPS, puisque tout laisse penser qu’ils sont tous d’accord pour aller aux élections, nous aimerions savoir ce qu’ils ont retenus de l’expérience de 2006 ?

La logique nous apprend que « tout ce qui se ressemble s’assemble ».

Par conséquent, les questions posées ci-haut les concernent aussi.

Par ailleurs, comme ont dit en droit « les mêmes causes produisent les mêmes effets », et que, à moins qu’ils soient devenus des « daltoniens », la configuration de 2006 étant la même qu’aujourd’hui et sera la même en 2011, ne pensent-ils pas qu’elle produira les mêmes effets ?

Si la réponse est oui, qu’ils nous disent alors pourquoi s’offusquent-ils à aller aux élections dans la même configuration ?

En ce qui nous concerne, nous pensons que, comme dans un processus thérapeutique, pour qu’une maladie guérisse, il faut que le virus, la cause de la maladie, soit extirpée, chassée, anéantie.

Si la cause demeure, la maladie ne quitte jamais l’organisme. Ce qui est le cas en RD Congo aujourd’hui. Le virus est toujours présent dans le corps du malade. Toute thérapie administrée sera vain tant que ce virus demeurera dans l’organisme RD Congo. C’est simplement à comprendre.

Dans ces conditions, nous considérons que toute démarche qui ne tiendrait pas compte de tous les éléments d’analyse et d’appréciation que nous disposons aujourd’hui, et qui nous permettent d’avoir une vision globalement éclairée de la situation du pays, serait hasardeuse et dangereuse. Elle ne fera que distraire les congolais et retarder la libération de la patrie.

Est-ce à dire que nous ne soutenons pas l’initiative qui est prise ? Absolument pas. Nous la soutenons, mais en même temps nous pensons que nous n’avons pas le droit de nous tromper dans l’analyse et donc dans les mécanismes à mettre en place pour résoudre en définitive ce problème.

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RDC: Le Katanga achète du ciment en Zambie pour achever ses grands chantiers

Le gouvernement du Katanga, province minière située au Sud-Est de la République Démocratique du Congo, vient de passer une commande de ciment gris pour une valeur de 10.​000.​000 dollars, au près d’une cimenterie de Ndola en Zambie, en vue d’entre prendre des grands travaux de construction des infrastructures de base dans le cadre de la réalisation de cinq chantiers de la RDC.

Moïse Katumbi, gouverneur de la province du Katanga

Une délégation du gouvernement provincial du Katanga, conduite par M. Moise Ka­tumbi Chapwe, gouverneur de province est rentée à Lubumbashi samedi 10 juillet 2010 au terme d’une mission de 24 heures dans la ville de Ndola en Zambie où elle a pris contact avec les responsables de la cimenterie Chilanga au près de qui la commande de ci­ment a été passée.

Le gouverneur du Katanga a indiqué à son retour à Lubumbashi qu’il a personnellement assisté au chargement de 50.​000 tonnes de ciment dans le cadre de l’exécu­tion de la commande.

Il a indiqué que l’achat du ciment gris de la Zambie vise a accélérer le rythme des tra­vaux de construction des écoles, ponts, hôpitaux etc. La quantité de ciment produit localement n’est pas en mesure de faire face aux besoins des chantiers qui seront ouverts à travers les villes et districts du Katanga.

Située à Chilanga, à quelques kilomètres de Lusaka, la nouvelle cimenterie Lafarge Cement Zambia a été inauguré le vendredi 14 novembre 2008 par le président de la République de Zambie, Rupiah B. Banda.

D'après certaines sources, cette implantation est le produit de l’histoire du ciment en Zambie : Chilanga est un lieu de production de ce matériau depuis 1951. L’entreprise Chilanga Cement, chargée de cette production, a été progressivement intégrée au groupe international Lafarge à partir de l’année 2001. C’est en 2007 que l’union a été finalisée : l’entreprise zambienne est à cette date devenue Lafarge Cement Zambia. Cette évolution a été accompagnée d’une amélioration sensible des résultats de l’entreprise. En prenant sa place au sein du groupe français, Lafarge Cement Zambia a été en mesure d’apporter des améliorations techniques significatives à l’ancien site de production. La capacité de production de cette dernière est de 830’000 tonnes par an. Cela représente pour le site de Chilanga une production totale d’1,23 millions de tonnes par an, délivrée par la nouvelle cimenterie et les installations rénovées.

Selon le gouverneur du Katanga, la cimenterie de Chilanga était très sollicitée pour vendre son produit à l’Afrique du Sud ces deux dernières années pour les chan tiers des infrastructures sportives en prévision de l’organisation de la coupe du Monde de football.

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samedi 10 juillet 2010

"Risques d'autres explosions comme celle de Sange si le Congo ne renforce pas sa sécurité" !

La République démocratique du Congo risque d'autres explosions de carburant comme celle qui a tué 333 personnes dont 92 sont en état critique à Sange à moins qu'elle ne renforce la sécurité dans l'Est chaotique et le Sud du pays, a déclaré un expert du secteur, Alain Ilunga, directeur général délégué du Congo carburant de la compagnie de distribution septembre Congo, une joint-venture avec Total, qui s'est confié à nos confrères de Reuters.

Le camion-citerne renversé dont l'essence a été siphonné par les victimes

"A Sange, les fuites d'essence enflammée avaient la force équivalente à 343 kg (756 lb) de dynamite."

Parmi les victimes, plus de 60 enfants, dont beaucoup d'entre eux regardaient le football dans les salles de cinéma de fortune, ont été parmi les personnes tuées dans l'explosion. Pour Monsieur Ilunga, «Il peut facilement se reproduire à moins que le gouvernement resserre les mesures de sécurité". Sa société Septembre distribue 95 pour cent de carburant dans l'Ouest du pays, importés par un mélange de commerçants y compris les entreprises, basé en Suisse Glencore et Trafigura, qui représentaient ensemble 54 pour cent des actions dans la première moitié de l'année, à l'Ouest.

Depuis la guerre d'agression-invasion contre la République Démocratique du Congo de 1998-2003 qui aura été la première guerre africaine avec six pays voisins, la guerre qui a tué et tué plus de sept millions de personnes, la part de l'état de distribution de carburant dans l'Est du Congo a diminué à 25 pour cent de 80 pour cent du marché que les transporteurs privés ont intensifié. "Nous avons perdu le marché à l'Est de la République Démocratique du Congo, marché qui a été récupéré par des indépendants depuis la guerre, mais la plupart d'entre eux ne respectent pas les règles ou d'une mesure conforme aux normes de sécurité internationales", a déclaré Alain Ilunga.

Il a ajouté que les véhicules mal entretenus, les pilotes non qualifiés, le carburant de mauvaise qualité, la conduite de nuit en dehors des villes et un manque d'assurance et d'autres documents sont parmi les écueils.

M. Ilunga a également Ilunga a également déclaré Congolais dans le besoin de carburant n'avait aucune idée de la dangerosité de l'essence a été. Des sources locales ont déclaré maintien de la paix des Nations Unies a échoué dans leurs efforts pour tenir les résidents hors de la citerne comme ils avaient l'intention de recueillir l'essence déversée.

"Personne n'approche pas un terroriste qui a ouvert sa veste pour révéler 7 kg de dynamite, mais alors que l'équivalent de 343 kg de dynamite étaient répartis sur le sol, à Sange les habitants étaient là pour essayer de le ramasser", a déclaré Ilunga, en référence à la frénésie pour le carburant.

Quant à M. Buhendwa Mayele, chef de comptes à GINKI, la compagnie locale privée congolaise dont le navire-citerne a explosé embauché, a blâmé la route de l'accident et a déclaré à Reuters n'y avait pas eu des problèmes avec le camion ou le conducteur.

Alain Ilunga a également déclaré que la République Démocratique du Congo est confronté à une crise de stockage, ce qui nécessite 217 millions de dollars d'investissement, qui menace de saper la sécurité.

Le pays peut stocker un million de mètres cubes de carburant, mais la consommation devrait dépasser la capacité de stockage, cette année, de 999.000 mètres cubes en 2009 à 1.110.000 mètres cubes d'ici la fin de 2010 et pour atteindre deux millions de mètres cubes d'ici à 2020.

Cinq de SEP 38 de dépôts dans les régions éloignées du Congo sont en mauvais état et nécessitent la remise en état. «La demande pour le carburant continue d'augmenter mais bientôt nous ne serons pas en mesure d'y répondre, ce qui aura un impact négatif sur les activités économiques qui reposent sur le carburant, et donc la croissance", a déclaré Ilunga. "Il pourrait également augmenter la contrebande et entraîner des risques de sécurité plus grande à l'avenir", at-il ajouté.

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Tragédie de Sange: Si Adolphe Muzito et son gouvernement se foutaient des Congolais ?

Adolphe Muzito qui est arrivé sans un clou à la primature de la République Démocratique du Congo et qui en peu de temps est devenu " Crésus" avec une multitude de conseillers de son village, des biens immobiliers, une compagnie d'aviation etc...La tragédie de Sange est un véritable drame. Le camion-citerne rempli d'essence qui s'était renversé le vendredi 2 juillet 2010 a fait 333 personnes brûlées dont 242 décès. A ce jour, 93 brûlés sont dans un état critique. Signalons dans le discours du cinquantenaire pas un mot sur les 7 Millions de Congolais morts à cause de la guerre, de massacre, tuerie et viols. Ces images de Sange parlent-elles à Muzito et son gouvernement !

Les victimes...

Encore les victimes...

Et encore les victimes

Un rescapé à Sange !

Le camion-citerne renversé dont l'essence a été siphonné par les victimes

Le gouvernement au lieu de prendre ses responsabilités (la responsabilité du gouvernement ne doit pas se limiter au decret de 2 jours de deuil national), notre "Crésus national", l'un des hommes les plus riches au Congo, Adolphe Muzito a le toupet de demander une solidarité nationale en ouvrant deux compte à la Banque Congolaise : 201 33865 70 2010 0 (USD) et 201 33865 99 2010 0 (CDF). Sans des mesures préventives pour la protection civile on se demande comment le gouvernement congolais réagit face aux drames et catastrophes ? entre et a entraîné des changements à maints égards dans la marche du pays.

Les victimes du crash de l’Antonov du 8 janvier 1996 sur le marché Type K n’ont jamais été indemnisées, quatorze ans plus tard. Les victimes du crash de l’Antonov à Kingasani, du 4 octobre 2007, ont -ils été indemnisées ? Où en est l'enquête qui a été déclenchée ?

Le mardi 16 avril 2008, le crash d'un DC-9 de la compagnie aérienne Hewa Bora Airways à Goma, avait 27 morts avec de dégâts matériels importants, que sont devenues les victimes et leurs familles ?

Pourquoi doit-on à chaque faire appel aux Congolais paupérisés à outrance qui végètent que les Kuluna au col blanc, cette bourgeoisie compradore issue de nulle part avec ses arrivistes, parvenus, prédateurs, miliciens, seigneurs de guerre... qui se complaisent à martyriser le peuple qui n'a rien.

C'est au gouvernement de Muzito de prendre ses responsabilité pas au peuple congolais. Les drames congolais sont structurels et conjoncturels, il faut des préventions sur les deux tableaux.

Après de contrats léonins, de troc minerais contre infrastructures dont on ne voit toujours rien arriver, peut-on avoir le courage de demander à un peuple meurtri de cotiser pour les victimes qui ont été enterré dans des fosses communes ?

La situation demeure préoccupante à Sange, en territoire d’Uvira, dans la Province du Sud-Kivu où est survenu un accident d’un camion tractant une citerne d’essence, le 2 Juillet dernier.

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vendredi 9 juillet 2010

Le réveil tardif de l'opposition congolaise ?

Aphone et amorphe, il semblerait que l'opposition congolaise se réveille après une hibernation et somnolence prolongés. Elle voudrait enfin parler d'une seule et même voix. Elle affûte ses stratégies. Nous publions ce communique parvenu à la rédaction de Réveil-FM ainsi que l'interpellation d'Objectif Congo.

Kinshasa, à Ngiri-Ngiri, samedi 3 juillet 2010: sur cette photo on reconnait François Mwamba ( Sg du MLC, deuxième à partir de gauche), Arthur Zaïdi Ngoma (Forces du Futur), Jean-Claude Mvuemba (MPCR) et Christian Badibangi (USC)

Invités à une matinée politique organisée par le Mouvement du Peuple Congolais pour la République, MPCR en sigle, les Poids Lourds de l’Opposition Politique en République Démocratique du Congo se sont retrouvés au Siège National du MPCR, à Kinshasa/Ngiri- Ngiri, ce samedi 03 Juillet 2010, au cours de la Journée de Méditation organisée à l’occasion du Cinquantenaire de la proclamation de l’indépendance du Congo par ce Parti cher au Député National Jean Claude VUEMBA LUZAMBA.

Après le mot de bienvenue prononcé par le Président National du MPCR, Jean Claude VUEMBA LUZAMBA, dans lequel il a fait observé une minute de silence en mémoire des pères de l’indépendance décédés, chacun des invités s’est adressé à une foule estimée à plus de 750 (sept cent cinquante) personnes en vue de transmettre le message de son Parti en rapport avec la commémoration du Cinquantenaire, lequel message répondait à la trilogie suivante : d’où venons-nous, où sommes-nous et où allons-nous ?.

Cependant, avant de suivre les exposés des leaders politiques de l’Opposition Congolaise conviés à la réflexion, il a été procédé au dévoilement du portrait de Feu Floribert CHEBEYA BAHIZIRE, Directeur Exécutif de l’ONG de défense des Droits de l’Homme, la Voix des Sans Voix, Martyr de l’intolérance politique, assassiné le 01 Juin 2010, qui figurera désormais parmi les hommes et les femmes qui ont marqué l’histoire de notre pays et qui sont représentés dans la Galerie André Lufwa.

Prenant le premier la parole, Monsieur Christian BADIBANGI, Président National de l’Union Socialiste Congolaise, USC, a remonté l’histoire depuis les temps immémoriaux, en passant par l’Etat Indépendant du Congo, la Conférence de Berlin de 1885, le Congo Belge de 1908 à 1960, la proclamation de l’indépendance, ainsi que les différents régimes qui se sont succédés dans notre pays jusqu’à ce jour.

Le constat dégagé de cet aperçu historique est qu’à ce jour, le peuple congolais ne s’est pas encore approprié son destin à cause des puissances étrangères qui continuent à imposer leur dictat à cette population. Il a enchainé en stigmatisant le fait que le Pouvoir actuel ne permet pas aux Congolaises et Congolais de se libérer de cette situation.

Pour sortir le peuple congolais de sa misère actuelle, il a préconisé une véritable alternance crédible en 2011, laquelle pourra être facilitée si et seulement si l’UDPS, fille ainée de l’Opposition en RDC et le MLC, principale force de l’Opposition Institutionnelle parvenaient à se mettre ensemble, avec l’appui des autres forces du changement, pour atteindre cet objectif.

A son tour, l’Honorable François MWAMBA TSHISHIMBI, Secrétaire Général du MLC, a commencé par remercier et féliciter le MPCR et son Président Jean Claude VUEMBA LUZAMBA pour l’initiative combien heureuse qu’ils ont prise de rassembler les ténors de l’Opposition Politique dans le but de partager ensemble leur point de vue relatif à la situation actuelle du pays et de réfléchir sur l’avenir.

Il a également remonté l’histoire du pays pour stigmatiser le fait que, à cause des nombreuses et multiples ressources de tout genre que regorge notre pays, il appartient aux fils et aux filles du Congo de se lever et de prendre en main leur destinée car les puissances étrangères ne nous feront pas des cadeaux. Il a cité comme exemple la duperie orchestrée par la Belgique qui avait pris soin de séparer les questions économiques des questions politiques lors des négociations ayant abouties à la proclamation de l’indépendance du Congo en 1960. C’est ainsi que plusieurs astuces ont été mises en œuvre par la Belgique afin que l’indépendance économique du Congo ne soit jamais octroyée.

Quant à Monsieur Godefroy Stanislas TSHIMANGA, Coordonnateur Adjoint de la Commission chargée de l’étude de l’organisation et de la tenue du premier Congrès de l’UDPS, représentant Monsieur Rémy MASSAMBA, Coordonnateur Principal, en séjour de travail en Belgique auprès du Président National de l’UDPS, il a brossé un bilan totalement négatif des 50 (cinquante) années de l’indépendance du Congo, lesquelles n’ont pas répondues aux attentes de la population et sont loin de rencontrer les objectifs des pères de notre indépendance.

Il a également exhorté la population congolaise, en paraphrasant Monsieur Etienne TSHISEKEDI Wa MULUMBA, Président National de l’UDPS, qui, au cours de l’interview accordée à la Voix de l’Amérique le 29 Juin dernier, a demandé à la population congolaise toute entière d’avoir l’énergie nécessaire pour se réorganiser et continuer la lutte pour l’établissement d’un véritable Etat de droit en République Démocratique du Congo.

Bouclant la liste des intervenants, le Professeur Arthur ZAHIDI NGOMA, après avoir loué l’initiative du MPCR et de son Président, a relevé l’importance des dirigeants politiques de se rencontrer en vue d’échanger au sujet de l’avenir de notre pays. Il a réaffirmé sa disponibilité à participer à toute rencontre utile de ce genre ayant pour seul objectif le bien être du Congolais et le développement du Congo.

Il a ensuite rappelé à l’assistance que c’est au peuple congolais et à lui seul que revient le devoir de créer les conditions de sa véritable libération, laquelle le conduira à sortir de la situation de misère actuelle, caractérisée par un pays potentiellement riche avec une population parmi les plus pauvres que compte l’humanité. Cela ne pourra être rendu possible que par une véritable prise de conscience individuelle et collective en vue d’apporter un réel changement dans ce pays. A titre exemplatif, il a relevé la perte de l’identité culturelle congolaise qui se manifeste actuellement par des scènes atroces de dépiècement des cadavres que l’on rencontre à l’Est du pays ; ce qui ne ressemble pas à l’âme du Congolais qui, par nature, voue un véritable respect aux morts.

Après les brillantes interventions de ces leaders politiques, il s’en est suivi le jeu des questions et réponses. Bon nombre des participants à cette matinée politique se sont exprimés et les questions qui revenaient sur toutes les lèvres sont celles de savoir :

- Pourquoi l’Opposition Politique qui constitue l’espoir actuel de la population présente-t-elle une image de désunion ?

- Face aux échéances électorales de 2011, l’Opposition Politique pourra-t-elle présenter à la population un candidat unique ?

- Quelles sont les stratégies à mettre en place en vue d’atteindre cet objectif ?

Tous les leaders politiques présents à cette manifestation ont tour à tour répondu aux préoccupations des participants.

- Pour Jean Claude VUEMBA LUZAMBA : la solution à cet état des choses n’est pas impossible à trouver ; il a réitéré l’appel qu’il a lancé depuis Juillet 2009 de voir l’Opposition Politique se retrouver pour élaborer un programme commun d’alternance basé non pas sur les individus mais plutôt sur les idées. Ce n’est qu’après avoir adopté ce programme commun que le leadership surgira de lui-même.

- Quant à Christian BADIBANGI : le rapprochement entre l’UDPS et le MLC constitue le tremplin par lequel toute l’Opposition Politique réunie pourrait aboutir à la solution préconisée, à savoir : dénicher un « Maradona » qui serait le vecteur des aspirations du peuple congolais. - Du point de vue de François MWAMBA : le MLC est conscient de sa responsabilité vis-à-vis de la Nation et que son Parti s’engage à tout mettre en œuvre dans le but de réaliser ce regroupement de l’Opposition en accord avec aussi bien l’UDPS que les autres forces de l’Opposition. Il soutient l’appel de Jean Claude VUEMBA LUZAMBA tel qu’il l’a lui-même recommandé le 04 Janvier 2010, lors de la cérémonie de présentation des vœux du MLC à la Nation au Grand Hôtel de Kinshasa.

- Godefroy Stanislas TSHIMANGA à son tour a affirmé que son Parti l’UDPS a par le passé mené avec le MLC le même combat en faveur du peuple congolais et qu’à ce jour, rien ne peut empêcher le regroupement de ces 2 (deux) Partis Politiques en vue de piloter ensemble le rassemblement de l’Opposition. C’est d’ailleurs le point de vue exprimé par le Président National Etienne TSHISEKEDI wa MULUMBA au cours de l’audience accordé à Jean Claude VUEMBA LUZAMBA à Bruxelles au mois de Mars dernier.

- Enfin, Arthur ZAHIDI NGOMA a attesté que la solution à ce problème réside dans le bannissement du fétichisme de l’idolâtrie tout en confirmant que la meilleure manière d’unir les hommes doit se réaliser au travers des valeurs.

Au vu de toutes ces déclarations, nous pouvons affirmer que cette fois-ci l’Opposition Politique en République Démocratique du Congo a bel et bien compris la nécessité impérieuse de se réunir et de conjuguer leurs efforts afin de réaliser ensemble une alternative crédible pour les échéances électorales de 2011. Nous pouvons également confirmer que cette fois-ci est la bonne occasion, car tous ces leaders politiques ont reconnu qu’aucun de leurs Partis Politiques ne pourra gagner seul les élections de 2011.

Tous les participants à cette matinée politique n’ont pas manqué de féliciter le MPCR et son Président Jean Claude VUEMBA LUZAMBA pour cette initiative combien heureuse de rassemblement de l’Opposition Politique. L’avenir nous édifiera quant aux résultats attendus par le peuple congolais.

Avant de quitter le Siège National du MPCR et la Galerie André Lufwa, les Poids Lourds de l’Opposition Politique présents en cette circonstance n’ont pas manqué de prendre date de cette journée dans le livre d’Or du MPCR, date qui sonne l’hallali du grand rassemblement de l’Opposition.

Fait à Kinshasa/Ngiri- Ngiri, le 03 Juillet 2010

TAKELE LUKOKI

Interpellation d'Objectif Congo

Nous nous permettons de poser cette question après avoir fait une évaluation sur ce qui se passe dans le paysage de l'opposition politique congolais, précisément sur le comportement de nos compatriotes qui se sont déjà déclarés candidats aux élections présidentielles de 2011.

Nous pensons que le candidat qui va aux élections doit avoir le but de gagner et non le contraire. Mais si l'on y va en ordre dispersé, ne peut-on pas penser que l'homme que les candidats veulent battre les a déjà gagnées d'avance ?

Comment peut-on être candidat aux élections futures dans la situation actuelle, sans poser des préalables et chercher à réunir toutes les conditions face à l'adversaire.

En observant l'homme qui est au pouvoir, rien ne laisse présager que ces élections seront libres et transparentes, car l'absence de démocratie est déjà une entorse et en plus, il n'a jamais amélioré son attitude vis-à-vis de l'opposition. Nous faisons allusion à son comportement envers les adeptes de BUNDU DIA KONGO et envers Jean-Pierre BEMBA.

D'autres part certains comportements sont à deplorés comme:

Les exactions au sein de l'armée, particulièrement, chez les militaires ressortissants de la province de l'Équateur, continuent en se durcissant. Cette attitude montre que cet homme est prêt à tout pour rester à la tête de notre pays. Même avec un bilan négatif, il va se présenter avec un nouveau projet de société pour séduire les Congolais. Bon démagogue, il va promettre et corrompre. C'est dans ce sens qu'il tente de démarrer les travaux à Kinshasa ? Ne soyons pas naïfs ni dupes.

Aujourd'hui, à cause de l'absence de démocratie dans notre pays, la presse est muselée, l'armée est politisée. Que reste-il au peuple ? Le silence et dire Amen !

Celui qui s'est installé au pouvoir chez nous ne partira pas suite aux élections car il n'acceptera pas sa défaite. Il faut lui opposer une stratégie de maître et ce ne sont pas les bons stratèges qui manquent dans notre pays.

Nous avons rêvés en 2006, pourquoi devrions-nous répéter la même erreur ? Le Congo n'a aucune raison de lui accorder une nouvelle chance, alors qu'il se moque éperdument des Congolais qu'il tue (six millions de morts), qu'il arrête et emprisonne sans respecter les droits de l'homme. Nous avons l'obligation d'utiliser une autre stratégie pour bouter cet intrus hors de l'Etat et nous sommes capables si nous voulons. Mais nous devons être unis dans un mouvement ou dans une structure qui lutte pour défendre les intérêts du peuple. Nous ne pouvons pas nous permettre qu'un seul individu nargue 60 millions de Congolais pendant plusieurs années.

Chers compagnons de lutte, bannissons cette culture que nous avons en nous, celle de vouloir toujours être le n° 1. Privilégions, en tout temps, l'intérêt de la nation à la place de lancer des candidatures qui, on sait dès le départ, sont vouées à favoriser l'adversaire. Nous pouvons servir notre pays autrement sans spécialement vouloir être président de la république à tout prix.

C'est en nous unissant que nous serons plus forts. En revanche, si nous sommes éparpillés, chaque parti politique voulant faire cavalier seul, cela jettera un discrédit sur nous vis-à-vis du peuple congolais. Et comment parviendrons-nous à rassembler les Congolais dans cet immense pays, qui est le nôtre, avec des importantes diversités ethniques sans construire un leadership collectif ?

Répétons-le : Puisque, l'homme qui dirige le Congo est cynique avec les congolais, nous devons l'être aussi avec lui. Alors, je vous l'assure, il partira dès qu'il aura senti la détermination des résistants congolais qui se mettront à utiliser les mêmes moyens que lui. Il s'impose à nous parce que nous ne lui opposons pas la même violence.

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Les diamants de Joseph kabila fragilisent la famille royale belge

Ni l'opposition congolaise, ni les députés et sénateurs congolais encore mois les journaux et médias acquis à l'AMP, parti-Etat, personne n'a osé piper un mot la dessus. L’affaire fait scandale depuis une semaine en Belgique : en visite à Kinshasa pour le 50e anniversaire de l’indépendance du Congo, la reine Paola, accompagné du roi Albert II, aurait reçu en cadeau une parure complète en diamants. Une affaire tout de suite exploitée par les indépendantistes flamands.

Joseph Kabila et la Reine Paola de Belgique, le 30 juin 2010 à Kinshasa. ©Reuters

Les versions contradictoires données par chacun démontrent l’embarras provoqué par l’affaire de la parure : les médias belges évoquent une "magnifique parure en diamants et pierres précieuses" composée d’un collier, d’un bracelet et de boucles d’oreilles.

A Kinshasa, l’entourage du président Kabila parle au contraire d’une simple "montre à l’effigie du logo du Cinquantenaire". Et si l’honneur diplomatique est sauf- les cadeaux auraient été offerts par l’épouse de Joseph Kabila et non par le chef de l’Etat lui-même - c’est la Belgique qui devrait le plus souffrir de ce cadeau empoisonné.

Car depuis le début de la crise politique en Belgique, la famille royale doit faire face aux critiques des médias pro-flamands qui les accusent de trop exhiber leur richesse. Cette affaire pourrait fragiliser Albert II et son épouse qui incarnent une institution stable en dépit des disparités entre Flamands et Wallons. Le couple royal a d’ores et déjà annoncé qu’il reverserait la totalité des cadeaux à l’Etat belge.

Mais il semble certain que le N-VA, le parti nationaliste flamand arrivé au pouvoir lors des dernières élections, ne laissera pas ce scandale retomber.

Pendant que les diamants sont offerts à la reine Paola des belges, les Congolais tirent le diable par la queue. Les enfants dont les parents ne paient pas les minervals sont chassés des écoles, les fonctionnaires sont impayés, l'électricité est devenu une denrée rare pour les Congolais, pas de transports publics, ceux qui osent parler sont zigouillés le cas de Floribert Chebeya, président de la voix de sans voix est encore fraiche dans nos mémoires, les journalistes sont aux ordres, ce qui explique que les journaux et médias coupagistes n'ont pas osé informer librement les Congolais sur les diamants offert par Joseph Kabila qui fragilisent la famille royale belge !

"Mme Kabila a l'habitude de donner des cadeaux aux épouses des hautes personnalités" en visite en République démocratique du Congo (RDC), a expliqué le ministre congolais de la Communication et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga. "C'est tout à fait plausible", a-t-il ajouté en soulignant que le diamant et l'or sont des produits "de chez nous", en RDC. "Pourquoi ne pas les offrir? ", s'est interrogé M. Mende, confirmant ainsi des informations obtenues de bonne source à Bruxelles. Le porte-parole du palais royal avait confirmé mercredi l'existence de ce cadeau - un collier, un bracelet et des boucles d'oreilles -, affirmant que les bijoux avaient été confiés à la donation royale, qui est la propriété de l'Etat belge, tout en restant à la disposition de la famille royale.

Au palais, on indique maintenant que les bijoux seront confiés à la Donation royale, une institution qui appartient à l'État belge et qui gère par exemple des châteaux, mis à disposition de la famille du souverain. La parure appartiendra donc à la Belgique. Mais rien n'interdit à la reine de les porter. En théorie car, selon Christian Laporte, spécialiste de la maison royale au quotidien La Libre Belgique, "Paola est très consciente du côté sensible de cette affaire. Elle attendra sans doute longtemps avant de porter la parure. C'est donc un bon compromis à la Belge..." L'histoire aurait pu s'arrêter là. Mais alors que le cadeau fait la une de tous les médias belges, l'ambassade du Congo a démenti vendredi son existence : "Le président Kabila a offert au couple royal belge, comme à tous les invités de marque, une montre à l'effigie du logo du cinquantenaire. Toute autre information à propos d'un éventuel autre cadeau est nulle et non avenue." Étrange...

Démenti de l'ambassade

Henri Mova Sankany, l'ambassade de la RDC à Bruxelles a provoqué une certaine confusion en démentant, ce vendredi dans un communiqué, que le président Kabila ait offert des bijoux à la reine Paola lors de la visite des souverains belges à Kinshasa, du 28 juin au 1er juillet.

"A l'occasion de la visite du roi Albert II et de la reine Paola dans notre pays, le chef de l'Etat, Joseph Kabila Kabange, a effectivement offert au couple royal belge, comme à l'ensemble des invités de marque invités à la commémoration du Cinquantenaire de l'anniversaire de l'indépendance de la RDC, une montre à l'effigie du logo du Cinquantenaire", a affirmé la représentation congolaise à Bruxelles dans un communiqué.

Le quotidien 'La Dernière Heure' avait révélé mardi l'existence de ce cadeau fait à la reine, écrivant qu'il s'agissait d'une "magnifique parure en diamants et pierres précieuses, offerte le dernier soir du voyage". "Un présent de choix et certainement de grand prix", ajoutait le journal.

D'un point de vue protocolaire, il est préférable que ce soit la femme d'un chef de l'Etat qui offre un cadeau aussi personnel à l'épouse d'un autre chef d'Etat. Même si dans ce cas, les bijoux n'ont pas été remis directement à la reine par Mme Kabila, mais bien par les services du protocole de la présidence congolaise, selon plusieurs sources.

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Cinquantenaire: Des diamants de l'empereur Bokassa aux diamants de Joseph Kabila à la reine des Belges !

Les journaux et médias coupagistes encenseurs du pouvoir des joséphistes sont restés silencieux sur l'affaire des diamants de Joseph Kabila à la reine Paola des Belges qui défraye le chronique dans les médias internationaux. A Paris, nos confrères du "Le Point" ont bruité l'affaire.

Fête du cinquantenaire du Congo à Kinshasa, le mercredi 30 juin 2010, Joseph Kabila saluant le couple royal belge, Albert II et Paola, lors de leur voyage au Congo. © Reuters

Pour la fête du cinquantenaire de la République Démocratique du Congo: Joseph Kabila a offert à le reine des Belges Paola une parure de diamants : un collier, des boucles d'oreille, un bracelet. Pas facile de parler de la RDC, les prédateurs et les mafiosos pullulent et qui défendent et protègent le pouvoir de Kinshasa. La Belgique, ancien pays colonisateur est en grande partie complice des exactions, viols, arrestations arbitraires, emprisonnements sans preuves, tueries , massacres qui se vit au Congo. Son silence assourdissant marque sa complicité. Face à un pouvoir des prédateurs- ventripotents dont l'enrichissement personnel au détriment de la majorité des Congolais miséreux, il faut parfois faire très attention: le pouvoir de Kinshasa, tue !

Joseph Kabila saluant le couple royal belge, Albert II et Paola, lors de leur voyage au Congo, le 30 juin 2010 Photo© Reuters

C'est une histoire embarrassante qui vient conclure un voyage sensible : celui du couple royal au Congo, un pays qui fut d'abord propriété personnelle de feu le roi belge Léopold II avant que celui-ci ne l'offre à son pays. Les fantômes du roi Léopold , Un holocauste oublié (King Leopold's Ghost) (1998) est un livre de l'américain Adam Hochschild qui décrit l'exploitation de l'État indépendant du Congo par Léopold II de Belgique et les crimes qui y furent commis. Albert II et Paola ont passé plusieurs jours, début juillet, à Kinshasa, pour célébrer les 50 ans d'indépendance du Congo. Un voyage où tout a été négocié, préparé et calculé au millimètre : pas question pour l'ancienne puissance coloniale de risquer le moindre faux pas...

Tout avait donc été prévu, sauf une chose : à la fin du séjour, le président Kabila a offert à Paola une parure de diamants : un collier, des boucles d'oreille, un bracelet. C'est beaucoup pour un Congo dont le PIB national est inférieur à celui d'une grande ville belge. Mais le Congo produit des diamants. Ce serait, en quelque sorte, un bel exemple d'artisanat local. De luxe... Toutefois, rien à ce jour ne permet d'affirmer que les pierres sont originaires du Congo, et ne sont pas "des diamants du sang", produits en dehors des "Accords de Kimberley", qui moralisent l'extraction et le commerce de ces pierres précieuses.

De source gouvernementale belge, on explique que d'habitude tous les cadeaux sont négociés par les deux parties, que, si on avait su, "le Palais aurait immédiatement fait savoir que cela n'était pas approprié". Mais on ne peut jamais exclure les cadeaux "spontanés ou personnels".

Un compromis

Et là, pris de court, on a préféré prendre les diamants, plutôt que de froisser Kabila en refusant. À titre de comparaison, la reine a offert un sac d'un grand maroquinier belge à Mme Kabila, et financé la construction d'une nouvelle aile de la maternité roi Baudouin dans un quartier populaire de Kinshasa... Au palais, on indique maintenant que les bijoux seront confiés à la Donation royale, une institution qui appartient à l'État belge et qui gère par exemple des châteaux, mis à disposition de la famille du souverain. La parure appartiendra donc à la Belgique. Mais rien n'interdit à la reine de les porter. En théorie car, selon Christian Laporte, spécialiste de la maison royale au quotidien La Libre Belgique, "Paola est très consciente du côté sensible de cette affaire. Elle attendra sans doute longtemps avant de porter la parure. C'est donc un bon compromis à la Belge..." L'histoire aurait pu s'arrêter là. Mais alors que le cadeau fait la une de tous les médias belges, l'ambassade du Congo a démenti vendredi son existence : "Le président Kabila a offert au couple royal belge, comme à tous les invités de marque, une montre à l'effigie du logo du cinquantenaire. Toute autre information à propos d'un éventuel autre cadeau est nulle et non avenue." Étrange...

Le pouvoir en Belgique n'est pas comme en France: le roi des belges n'a qu'un pouvoir symbolique et limité. L'affaire des diamants de kabila va-t-il ébranler le trône en Belgique, rien n'est sûr. Mais l'affaire fait déjà grand bruit. Souvenons- nous que Valéry Giscard D'Estaing (VGE) avait échoué aux élections présidentielles de 1981 en France face à François Mitterrand à cause en partie suite à l'affaire des diamants de Bokassa. L'affaire des diamants est une affaire politique révélée par Le Canard enchaîné le 10 octobre 1979 qui impliquait le président Valéry Giscard d'Estaing lorsqu'il était alors ministre des finances sous Georges Pompidou et le chef d'État de la République centrafricaine, Jean-Bedel Bokassa, dans les années 1970.

Valéry Giscard d'Estaing connaissait Jean Bedel Bokassa depuis 1970. Il l'avait rencontré lors des obsèques du Général de Gaulle. Jusqu'à son élection à la présidence de la république française, Giscard d'Estaing s'était rendu trois fois en République centrafricaine, en décembre 1970, mars 1971 et avril 1973. Il s'agissait de voyages privés organisés dans une concession du nord du pays à l'invitation d'Henry de la Tour d'Auvergne, un cousin de son épouse et un grand amateur de chasse africaine. À chaque fois, Giscard d'Estaing (qui était membre du gouvernement français) avait rencontré le président Bokassa à Bangui, avant de reprendre l'avion pour Paris.

En avril 1973, à la fin de son séjour, Valéry Giscard d'Estaing, ministre des Finances de Georges Pompidou effectuait une visite de convenance au chef d'État centrafricain. Après avoir visité le palais présidentiel en compagnie de son hôte, celui-ci lui remit des fruits d'ébène et une plaquette de diamants africains (deux étoiles de petites pierres fines), échantillon de la production de l'école de taille de pierre qu'il avait créée à Bangui. Ce cadeau était généralement réservé à ses hôtes de marque. Henry Kissinger notamment avait reçu une plaquette similaire, qui selon Valéry Giscard d'Estaing avait été estimée à l'époque d'une valeur entre 4 000 et 7 000 francs. Selon le témoignage de F.L. Copperman, ancien consul honoraire britannique à Bangui en 1973 et administrateur national du diamant (CND), la valeur des diamants que Bokassa dispensait à ses invités de marque n'excédait jamais 10 000 US $. À son retour à Paris, le ministre des Finances rangea la plaquette de diamants « dans un tiroir » au ministère sans plus y prêter attention.

Peu après son élection à la présidence de la république française, Valéry Giscard d'Estaing rencontra de nouveau Bokassa et des membres de son gouvernement dans le château de ce dernier en Sologne. Après les entretiens entre les deux chefs d'État et le déjeuner, le président centrafricain remit au président français plusieurs cadeaux en guise d'amitié notamment un panneau décoratif en ivoire et des plaquettes de diamants. Les deux hommes se rencontrèrent encore à Bangui en mars 1975, lors d'un voyage officiel, où des cadeaux furent échangés, le président centrafricain offrant encore trois carrés de compositions en brillants au côté de défenses d'éléphants.

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Cabinda: Henriques Tiago Nzita, leader historique du FLEC fait une purge dans ses rangs à cause du débauchage du gouvernement angolais !

Dans la vie on apprend parfois à se méfier de ses amis et collaborateurs qui ont tendance à tourner le pouce vers le bas pour des raisons de la mangercratie, du ventre ou obsédés par leurs promotions. C'est la leçon qu'on peut tirer sur ce qui se passe aujourd'hui entre l'Angola et le Cabinda. Vieux briscard, à 81 ans, Henriques Tiago Nzita, est le président historique du Flec est un vieux briscard. Il en a vu de mûr et pas mûr. Et dans sa vie de combattant, de lutte pour la libération du Cabinda, il a eu à affaire aux peaux de bananes, intrigues, coups bas de tous genres...Aujourd'hui, il fait face à un débauchage dans ses rangs de ses hauts cadres de la part du gouvernement angolais d'Edouardo Dos Santos. Sans rire les débauchés de Luanda ont publiés un communiqué le destituant diffusé par nos confrères de la voix de l'Amérique. Serein, sûr de lui et de ses réseaux sur terrain, Henriques Tiago Nzita a choisi de s'exprimé sur Réveil-FM.

Henrique Tiago Nzita, le président historique du Flec

Né le 14 juillet 1927 à Dinge (Centre du Cabinda), il a grandi à Kinshasa en République Démocratique du Congo, où il a effectué ses études primaires et secondaires. Durant douze ans, il a été au maquis et c'est depuis 45 ans qu'Henrique Tiago Nzita mène un combat politique pour l’indépendance du Cabinda et il est en contact permanent avec sa base et ses réseaux.

Fondé en 1963, Le FLEC est, à l’origine composé du MLEC (Mouvement Libération de l’Enclave de Cabinda, dirigé par Luis Ranque Franque), de l’ALLIAMA (Alliance de Mayombé, dirigé par Antonio Sozino),et du CAUNC (Comité d’action de l’Union Nationale Cabindaise, dirigé par Henrique Tiago Nzita). En 1963, ces trois mouvements s’unissent lors d’un Congrès à Pointe-Noire du 2 au 4 août 1963 et le FLEC naît. Le premier bureau a été ouvert à Kinshasa (ex-Zaïre), puis plus tard, en 1973 à Tchiowa, la capitale du Cabinda. Entre temps, en 1970, il est mis en prison à Luanda, au centre de prisonniers politiques. Lors du coup d’ état au Portugal en 1974, il est libéré ( début de la révolution des œillets, renversement des régimes dictatoriaux d’Antonio de Oliveira Salazar et de Marcelo Caetano). A cette période ont eu lieu les accords d’Alvor, dont le but est de regrouper les différents mouvements angolais (MPLA, FNLA et UNITA) mais qui aboutissent à un début de guerre civile en Angola. En 1975, lors de l’indépendance de l’Angola, les coalitions Angolaise (MPLA), Russe et Cubaine envahissent le Cabinda. Les Russes et les Cubains utilisent Pointe-Noire dans la région de Kouilou et Dolisie de Niari (Loubomo) comme base aérienne et militaire pour attaquer le Cabinda et le Portugal abandonne le Cabinda. Il se réfugie au Congo-Kinshasa et commence à y former l’armée cabindaise, avec le soutien de Mobutu Sese Seko Kuku Gbuendo Wazabanga alors président du Zaïre, ainsi que l’aide d’autres amis et puissances étrangères. La misère actuelle du Cabinda clame -t-il provient du Portugal, qui passe des accords militaires avec le gouvernement angolais. Et le gouvernement angolais est appuyé par la communauté internationale, qui profite du pétrole cabindais ! Le peuple cabindais est fatigué, car le Cabinda est le premier Etat noir, occupé par un Etat noir, aussi pauvre que l’Angola !

1. Réveil-FM: Monsieur Henrique Tiago Nzita, on apprend que vos proches collaborateurs viennent d'être débauchés par Edouardo Dos Santos et le gouvernement angolais, quel est votre état d'esprit ?

Henrique Tiago Nzita: Rien ne se cache sous les soleil. Mes collaborateurs ont quittés Kinshasa et Pointe-Noire, ils sont allés à Luanda sans aucune consultation préalable avec d'autres membres du Flec et sans m'avoir informé d'avance, rencontrer Edouardo Dos Santos, le président Angolais arguant que j'étais très malade et qu'il fallait qu'ils viennent de toute urgence en France pour me rendre visite. Contre espèces sonnantes et trébuchantes le gouvernement angolais les a corrompu: les achetant des billets d'avions, les obtenant de visa Schengen et leur donnant beaucoup d'argent pour venir en Europe. Avec l'argent du gouvernement angolais, ils ont cru qu'ils pouvaient acheter la conscience de plus d'un y compris les gens qui me sont proches. Moi je lutte pour la libération du Cabinda contre l'occupation, je lutte avec mes convictions et je n'ai pas besoin d'un enrichissement personnel au détriment de notre peuple qui vit dans la misère alors que notre contrée est très riche. Dis-je donc, au mois de mai 2010, 4 collaborateurs venus de Luanda sont arrivés en France, ignorants que j'étais au courant de leur manigance, ils sont venus me convaincre de rentrer à Luanda discuter avec Edouardo Dos Santos. Il s'agit de : Alexandre Tati Builou, vice -président; Moises Carlos, chef de la sécurité nationale, Veras Luemba Luis, chargé des missions à la présidence et Estanislau Boma, chef d'Etat major. J'étais tellement interloqué par leurs propositions puisqu'eux ne savaient pas que j'étais au courant de leur manigance et leur passage à Luanda. Et que c'est Luanda qui avait tout prix en charge pour leurs séjours en France. Je suis le président historique du Flec, ils ne m'ont même pas mis au courant de leur désir et volonté de venir me voir. Je ne suis pas alité. Avec Luanda, notre proposition est claire: il faut nous mettre autour d'une table pour un vrai dialogue angolo-cabindais. D'ailleurs, nous sommes allés beaucoup plus loin, compte tenu de notre passé commun de créer la Confédération de l'Etat du Cabinda. Nous avons toujours revendiqué l’indépendance totale du Cabinda, sans condition. Que les choses soient claires, nous ne réclamons pas l’autonomie. Depuis quand sommes nous une colonie angolaise? C’est à nous de choisir notre statut ! De 1482 à 1885, le Cabinda se gérait de façon autonome, par le biais de chefs traditionnels. Plus tard, en 1885, les chefs traditionnels cabindais et le gouvernement portugais concluent un accord qui donna au Cabinda le statut de protectorat portugais. Qu’est ce qui empêche que le Cabinda soit un protectorat Portugais ? Mais surtout, quelle est la décision de la communauté européenne vis à vis du Cabinda? Cette dernière n’intervient pas ! L’esclavagisme continue !

J’ai écrit plusieurs fois au président angolais Eduardo Dos Santos, sans réponse de sa part et je l’ai même rencontré à Paris, il y a quelques années. Je n’ai pas de contact avec l’armée, en revanche, j’ai eu des contacts réguliers avec l’UNITA pendant mes douze années de maquis, notamment à l’époque Jonas Savimbi, chef de l’UNITA qui avait participé à former certains militaires des FLEC. En 1996, une grande réunion s’est tenue, à Libreville pour le choix du chef du FLEC lors de laquelle, mon mandat à la tête du FLEC a de nouveau été renouvelé .Il y a pourtant de nombreux jeunes de talent, avec qui je collabore régulièrement. Le jour où le FLEC le décidera, je céderai ma place, car mon âge est avancé.

Par ailleurs, il faudrait organiser une rencontre ou une réunion intercabindaise regroupant les différents membres des mouvements d’origine Cabindaise (MPLA-FNLA-UNITA-FLEC) et les intellectuels cabindais. Cette table ronde se tiendrait dans un pays prédéterminé depuis lequel nous poursuivrions la lutte. Un référendum organisé sur place, au Cabinda, permettrait également à la population de se prononcer.

Actuellement la population souffre, la souveraineté doit revenir au Cabinda. Eduardo Dos Santos, le président angolais n’a jamais tenu ses promesses envers le Cabinda, il permet délibérément les exactions sur la population cabindaise.

2. Réveil-FM: A votre avis y a -t-il un ou des pièges dans ce rapprochement entre vos collaborateurs et le gouvernement de Luanda ?

Henriques Tiago Nzita: D'abord les 4 collaborateurs traites qui se sont rapprochés du gouvernement angolais espérant des postes de Dos Santos qu'ils sachent qu'ils viennent de vendre leur liberté pour les lentilles. Car le gouvernement angolais voudrait profiter de leur présence à Luanda pour instrumentaliser les organismes internationaux que Cabinda est bien angolaise, il n'ya pas de problème d'occupation et d'exploitation illégale des richesses du Cabinda et par ricochet de mener la vie dure à tous nos compatriotes en exil qui ont fui les exactions que l'armée angolaise commet sur notre sol. On ne peut réduire la situation d'exil forcé de Cabindais à un exil économique, cela serait une aberration. Alors que je suis dans l'attente d'un rapport circonstancié de la part de mes ex-4 collaborateurs tel que convenu lors de notre rencontre en France. Une fois à Luanda, les renégats collabos-traites n'ont rien trouvé de mieux d'écrire un communiqué m'excluant du Flec alors que c'est moi qui les aient placés là où ils sont aujourd'hui. En attendant une rencontre de tous les responsables du Flec à travers le monde, en tant que président historique du Flec je viens de les révoquer de leurs fonctions pour hautes trahisons.

Je ne voudrais pas revenir ici sur tous les pièges que le gouvernement angolais tend aux Cabindais dans notre marche vers la libération. Le cas de la CAN en est un exemple, l'Angola a tendu un piège aux cabindais pour mieux les diaboliser aux yeux du monde. Mais la terre entière doit savoir que les Cabindais ne sont pas violent et n'usent ni n'abusent de la violence pour faire entendre leurs causes légitimes. Les cabindais condamnent tous les actes de guerre sur l’étendue du territoire cabindais. Le désarmement des fractions militaires est souhaitable, une force d’interposition Onusienne est souhaité à l’image de ce qui s’est fait au Kosovo. Aussi, je vous conseille de lire la déclaration des Nation unis du 14 sept 2004 qui dit: " Au-delà de la reconnaissance des droits culturels des peuples autochtones, la Déclaration affirme plus particulièrement leur droit à l’autodétermination. Le texte déclare que les peuples autochtones ont le droit d’être autonomes et de s’administrer eux-mêmes pour tout ce qui touche à leurs affaires intérieures et locales, ainsi que de disposer des moyens de financer leurs activités autonomes" c'est ce que nous réclamons au pouvoir d'occupation angolais.

La résolution 1542 (XV) de l’Assemblée générale des Nations unies adoptée le 15 décembre 1960 relative à la décolonisation a retenu l’Angola et le du Cabinda, comme entité distincts. En 1964, après une réunion au Caire, l’Organisation de l’unité africaine (OUA) a publié une liste de pays à décoloniser mentionnant distinctement l’Angola (cas n° 35) et le Cabinda (cas n° 39) et, les dates prévus: Cabinda 01- 08-1975, Angola: 11-11-1975. Relisez les textes si vous pouvez…

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mardi 6 juillet 2010

Hécatombe dans le brasier de Sange

Le drame a eu lieu à Sange, gros bourg situé à 70 km au sud de Bukavu, chef-lieu de la province du sud Kivu, non loin de la frontière avec le Burundi. Le camion, qui roulait probablement trop vite, selon un policier, s’est renversé sur le bas-côté de la route traversant le centre de la localité.

Au moins 240 personnes ont été tuées (Reuters)

L'explosion d'un camion, contenant 49.000 litres d'essence, a entraîné vendredi dernier (soir) l'incendie d'un village situé dans l'est de la République démocratique du Congo. Au moins 230 personnes sont mortes dans l'accident. Plus de 190 autres ont été blessées.Les hôpitaux de Bukavu, Sange et Uvira où près de 200 blessés au total été acheminés après le drame, enregistrent en effet chaque jour de nouveaux décès, selon des sources médicales. Environ 220 victimes, dont une soixantaine d'enfants, avaient été enterrées dès samedi à Sange dans trois fosses communes.

Au moment des faits, une grande partie de la population regardait le match de football opposant le Ghana, la dernière équipe africaine encore en lice dans la Coupe du monde, et l'Uruguay. D'autres personnes "ont été tuées alors qu'elles tentaient de siphonner du pétrole". Les causes de l'accident, qui s'est déroulé sur une route reliant les villes de Bukavu et Uvira, restent encore méconnues. D'après des sources locales, le camion – qui transportait 49.000 litres d'essence – se serait arrêté lorsqu'un tronçon de la route a paru s'effondrer, renversant ainsi le véhicule.

Blessé, le chauffeur "a réussi à sortir de la cabine et a dit aux gens de s’éloigner parce qu’il y avait un risque d’explosion", a raconté un enseignant de Sange, Tondo Sahizira, 28 ans.

Les flammes ont gagné une salle de cinéma

Mais, selon des témoignages concordants, au lieu de fuir, les villageois se sont précipités sur le camion renversé afin d’en soutirer de l’essence. "Il y a alors eu une bousculade et […] une explosion de fioul qui s’est propagée" aux alentours, a raconté Vincent Kabanga, porte-parole du gouvernement provincial.

"Les gens étaient en train de recueillir le carburant qui coulait" de la citerne lorsque la déflagration s’est produite, a confirmé un officier de la police congolaise. Bon nombre de victimes se trouvaient, semble-t-il, parmi les villageois ainsi occupés à siphonner le contenu de la citerne.

"Des gens ont brûlé sur-le-champ, a témoigné l’enseignant Tondo Sahizira. D’autres qui voulaient fuir ont été rattrapés par le feu et réduits en cendres." Selon certains récits, le bilan se serait considérablement alourdi lorsque les flammes ont gagné une salle de cinéma où des habitants venaient de suivre le match de Coupe du monde Brésil- Pays-Bas et attendaient le coup d’envoi de la rencontre Ghana- Uruguay.

"Personne n’est sorti vivant de cette salle", a indiqué Marcellin Cishambo, gouverneur de la province du sud Kivu. Au moins une dizaine d’habitations, pour la plupart construites en pisé, ont également brûlé. Parmi les victimes, on compte une soixantaine d’enfants, selon la Croix-Rouge congolaise au sud Kivu, présente à Sange. L’incendie a par ailleurs fait de nombreux blessés.

"Un spectacle terrible"

"C'est un spectacle terrible. Il y a de nombreux corps dans les rues. La population est en état de choc, personne ne crie ni ne pleure", a déclaré, par téléphone à l'agence de presse Reuters, le vice-gouverneur de la province, Jean-Claude Kibala. Après avoir fait état de cinq morts au sein des soldats chargés du maintien de la paix dans la région, l'ONU a corrigé le bilan et indiqué qu'aucun casque bleu n'avait péri dans l'accident.

"Nous essayons de voir comment nous pouvons coopérer avec l'ONU pour gérer la situation et transporter les blessés à l'hôpital", avait déclaré Jean-Claude Kibala. Des hélicoptères de la Mission des Nations unies en RDC (Monuc) avaient d'ores et déjà commencé à acheminer des blessés sur les hôpitaux de la région. De son côté, l'armée congolaise – a perdu 13 hommes dans la catastrophe – et a envoyé des renforts sur place.

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