La radio qui vous écoute !

Réveil-FM

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

mardi 31 août 2010

Paris: "Congo Business" avec Katumba Mwanke !

S'agit-il d'un deal ou d'un complot contre la République démocratique du Congo et par ricochet contre les Congolais? En effet, l'après-midi du vendredi 28 août 2010 à l'hôtel Ritz, 15 place Vendôme à Paris, une rencontre secrète a eu lieu entre M.Augustin Katumba Mwanké, Secrétaire Exécutif honoraire de l'AMP, parti-Etat; M. Ilunga Kitombolwe, Administrateur-Directeur-Général Adjoint de Sep Congo-dont l'épouse est américaine et 5 courtiers pétroliers européens. Le pétrole congolais doit financer les élections 2011, de Joseph Kabila qui doit être élu dès le premier tour, d'où cette négociation quasi secrète dans l'un des hôtels les plus huppés de Paris.

Augustin Katumba Mwanké, l'homme le plus puissant de la République démocratique du Congo.

Un vrai hypothèque contre la nation entière ! Alors que le nombre de barils du pétrole congolais proposé équivaudrait à plus de 500 millions de dollars, Augustin Mwanké et Ilunga Kitombolwé n'ont réclamés que 300 millions de dollars et vite ! Logés à l'hôtel Georges V à Paris, pour faire diversion, Augustin katumba Mwanké et Ilunga Kitombolwé ne se sont même pas donnés la peine d'inviter Myra Ndjoku, l'ambassadeur plénipotentiaire de la République démocratique du Congo en France à la rencontre de l'hôtel Ritz.

Anticonstitutionnellement, Malu Malu, président de la défunte Commission Electorale Indépendante (CEI) réclame à la Communauté Internationale la bagatelle de 712 millions de dollars pour les élections hypothétiques de 2011. Augustin Katumba Mwanké en hypothéquant uniquement le pétrole congolais pour Joseph kabila, son candidat 2011 a déjà 300 millions de dollars sans oublier les autres ressources qui peuvent être brader aux mêmes fins électoralistes. Pendant ce temps Joseph kabila roule au volant de sa 4X4 dans les coins et recoins de la République, saluant tout le monde, sortant de sa poche une enveloppe de 10 millions de dollars américains pour la relance de la Minière de Bakwanga (Miba)...

La Haute Autorité des Médias (HAM), l'étouffoir des libertés, museler des sans voix, ne siffle pas le hors-jeu de JoKa qui se met en situation de pré-campagne présidentielle.

Quand à Lambert Mende, il est aux abonnés absents. Le vuvuzelateur ne "vuvuzele" que lorsqu'il s'agit d'autres potentiels candidats à la présidence de la République qui se mettent dans cette situation.

Avec 300 millions de dollars américains qu'Augustin Katumba Mwanké a négocié pour le pétrole congolais, les fonctionnaires ne devraient plus être payés au lance-pierre, les écoles devraient avoir toutes les bancs et les parents ne paieraient pas les frais scolaires, les médecins ne feraient plus de grève, les immondices nettoyées de rue.....

Augustin Katumba Mwanke, est un homme clé du pré-carré présidentiel de Joseph kabila. Il est le Top-1 des joséphistes. Sa présence à Paris pour négocier avec des courtiers européens sur le pétrole du Congo, n'est pas fortuite et cela ne se fait pas sans l'avis de son chef. Le plus humilié dans cette négociation du pétrole congolais est Myra Ndjoku, l'ambassadeur de la RDC qui a été zappé, ignoré et écarté...Augustin Katumba Mwamké vient de prouver aux yeux du monde, que Myra n'est qu'un ambassadeur de nom, il ne représente que son ombre mais pas la République du démocratique du Congo en France.

Simple et mystérieux, Augustin Katumba Mwanké est l'homme le plus puissant de la République démocratique du Congo, il est la cheville ouvrière du régime joséphiste, il Le Top-1 du pré-carré du régime de Kinshasa, donc qui s'y colle s'y pique.

Les candidats putatifs et déclarés des élections présidentielles de 2011, sans assises réelles, sans moyens et sans véritable contrôle de ce qui se trame au Congo-démocratique doivent savoir qu'ils partent perdants car les jeux sont pipés d'avance: pas de recensement de la population congolaise, ceux qui avaient 14, 15, 16 et 17 ans lors des élections de 2006, ont-ils droit de vote en 2011 ou non ? En 2006, le seul critère pour être candidat chef d'Etat était de payer la somme de 50.000 dollars américains, certains se candidats malheureux s'y complaisent et ils vont même à y ajouter dans leur CV.Qui va financer les élections de 2011 ? Etc...

Sans un programme alternatif au pouvoir actuel à Kinshasa, sans une synergie réelle et dynamique des opposants Congolais... Tout candidat individuel qui se présentera contre Joseph Kabila perdra. Réveil-FM soutient l'initiative lancée par les jeunes congolais de la diaspora d'Objectif Congo. Un conclave des opposants et diaspora semble urgent pour définir les stratégies sinon c'est le boulevard...

Réveil-FM, la première radio associative et communautaire de Kinshasa, un média alternatif et citoyen n'est en concurrence avec personne encore moins contre les autres médias. Les informations que nous publions passent par plusieurs filtres et sont vérifiables. Que les ethnos-tribalistes qui se sentent morveux avec nos articles, qu'ils se mouchent.

Lire la suite

lundi 30 août 2010

Théophile Bemba Fundu, pathétique et tragi-comique !

Ne jamais oublier que nul n'est éternel ici bas, puisque pèlerins sur cette terre des hommes. Les politicailleurs capitulards Congolais, incapables d'offrir un minimum civilisationnel à note peuple pétri dans la misère, ont pris la mauvaise habitude de se croire "éternel" et ils se comportent comme si le Congo était leur bien privé, ils usent et abusent de leur pouvoir, oubliant que seule l'histoire est juge. Et l'histoire est impitoyable face aux individus sans foi ni loi, qui nous gouvernent !

Kinshasa 2004, Théophile Bemba Fundu dans son bureau au Ministère de l'intérieur et décentralisation. Photo Archive, Réveil-FM

Tout individu a droit de louer sa maison à qui il veut. C'est un droit fondamental et une liberté inaliénable. Mais lorsqu'on a été Ministre de l'intérieur d'un pays, il y a de choses que l'on ne se permet plus. En effet, Théophile Bemba Fundu di Luyindu loue sa villa sise sur l'avenue Uvira au n°3 dans la Commune de la Gombe à Monsieur Amandin Rugira, ambassadeur du Rwanda en République démocratique du Congo. La résidence officielle de l'ambassadeur du Rwanda appartient à Théophile Bemba Fundu. Cette résidence se trouve à proximité du Grand Hotel de Kinshasa. Elle aurait appartenu sous la deuxième république mobutienne à la Banque Commerciale du Zaïre (BCZ).

Le comble est que, d'après les fins limiers de Réveil-FM, tous les soirs, le Député de l'AMP, parti-Etat, Théophile Bemba Fundu se rend chez son locataire sans doute pour y jouer aux cartes ? Peut-être aux dames ?

Parle-t-il avec son locataire du rapport de Nations Unies sur le génocide commis par des Rwandais en République démocratique du Congo ?

Le parcours sinueux de Bemba Fundu di Luyindu est intéressant pour plus d'un Congolais. Dans les années 90 contre le régime Mobutu, il fut l'un des ténors de l’opposition radicale incarnée par la plate forme USORAL - Union Sacrée de l’Opposition Radicale et Alliée.

En 1997, quelques jours après la chute du Maréchal Mobutu et la prestation de serment de M'zée Laurent-Désiré Kabila en qualité de chef de l’Etat, Théophile Mbemba Fundu est contacté et approché par Déogras Bugera de l'AFDL, qui finira par le faire nommer "Gouverneur" de la ville de Kinshasa, poste que convoiter Rochereau Tabu Ley, qui réclamait à cor et à cri ce poste.

On se souviendra de ce que le 16 janvier 2001, jour de l’assassinat de M'zée Laurent-Désiré Kabila au Palais de Marbre à Kinshasa, Louis Michel "Big Loulou", l'ex-commissaire européen était le premier à l'annoncer sur les ondes des médias étrangers, comme si on peut se réjoui de l'assassinat d'un chef d'Etat, qu'on ne l'aime ou pas. Après l'annonce mensonger de Dominique Sakombi buka lokuta sur M'zée Laurent-Désiré kabila, Théophile Mbemba Fundu, gouverneur de la ville de Kinshasa, avait invité, par le biais de la très officielle RTNC, ses administrés Kinois au calme en soutenant que le chef de l’Etat n’était que blessé: "Mokonzi ya Mboke" et qu’il avait été transféré à Harare au Zimbabwe pour y suivre des soins appropriés.

Le 12 mars 2001, Théophile Mbemba Fundu devient le premier directeur de cabinet de Joseph Kabila qui venait lui-même de succéder à M'zée Laurent-Désiré Kabila, le 16 janvier de la même année.

Lors de l'instauration du gouvernement 1+4=0 ( un régime monstrueux dit de 1+4 égal zéro disent les Congolais: un Président de la République assisté de 4 Vice-présidents), issu du dialogue intercongolais de Sun-City,en Afrique du Sud, Théophile Bemba Fundu devient le ministre de l'intérieur, décentralisation et sécurité.

Dès son entrée en fonction, c'est M'zée Pierre Yambuya Kibesi qui sera dans sa ligne de mire. Il faut dire Pierre Yambuya avait réussi à faire ce que beaucoup lui envie jusqu'aujourd'hui. Il a conçu puis mis en place la Direction Générale d'immigration (DGM).

Il a fait construire un bâtiment administratif pour la DGM sur le boulevard du 30 juin et il a équipé ses agents en ne recourant à aucune aide extérieure. D'ailleurs le jour de l'inauguration du bâtiment, Théophile Bemba Fundu, ministre de l'intérieur n'a trouvé mieux que de se défiler. Malgré ses coups bas, ses intrigues et autres peaux de bananes Bemba Fundu n'arrivera jamais à ses fins face à Pierre Yambuya Kibesi, un vieux briscard.

Lors du double meurtre de Mombele à Kinshasa le 2 novembre 2005, qui a coûté la vie au confrère journaliste de Référence Plus, Franck Ngycke Kangundu et Hélène Mpaka sa compagne de vie, les politiques originaires de la province du Bandundu, du Kwilu-Kwango, tout comme l’infortuné journaliste, seront stigmatisés par la population. En tête, Théophile Mbemba Fundu en sa qualité de ministre de l’Intérieur, Décentralisation et de la Police ; Mme Marie-Ange Lukiana Mufwancol, 1ère adjointe au Secrétaire général du PPRD, le parti présidentiel; Jean Kimbunda Mudikela, gouverneur de Kinshasa...

Dès le lendemain du double meurtre de l’avenue de Ngaliema, les Gouvernementaux se pressent de présenter des «tueurs». La veille, le ministre de l’Intérieur Théophile Mbemba a offert comme à son accoutumée une prime de 5.000 dollars à qui amènerait mort(s) ou vif(s) le(s) coupable(s) ou donnerait un renseignement pouvant conduire à la capture de la bande.

Leurre et paroles en l'air.

La police passe aussitôt aux aveux. «Les jeunes arrêtés n’ont rien à voir avec l’assassinat du journaliste et de sa femme», déclare un porte-parole. Ils sont immédiatement remis en liberté. Le «chasseur de prime» qui a «vendu la mèche» est mis aux arrêts pour escroquerie et tentative d’escroquerie. Echec de Théo et ses sbires.

Pour calmer les esprits, le gouvernement congolais va débourser 6.000 dollars , en plus d’une gigantesque chapelle ardente dressée à la Place YMCA en pleine cité africaine de Matongé pour rendre les derniers hommages à Franck et son épouse. Les commanditaires et les assassins n'ont jamais répondus de leur crime.

La province de Bandundu, c’est aussi celle de Mbemba Fundu, devenu, entretemps, Ministre de l’Intérieur. Pour les élections de 2006, Théophile Bemba se considérait comme un pion majeur pour sa province.

Des indiscrétions dans les milieux des originaires de la province de Bandundu rapportent que c’est Mbemba Fundu qui aurait joué de son poids politique pour offrir un espace de premier plan dans le parti présidentiel (PPRD) à Marie-Ange Lukiana Mufwancol et Jean Kimbunda, gouverneur de la ville de Kinshasa, originaire de la même province de Bandundu. Pourtant, les relations entre le Ministre de l’Intérieur et le gouverneur de la ville de Kinshasa vont vite se détériorer. Répondant à une interpellation, fin octobre - début novembre 2005, au Parlement sur l’insécurité grandissante dans la ville de Kinshasa, Théophile Mbemba Fundu, le ministre de l'intérieur n’aurait pas hésité de charger Jean kimbunda, le gouverneur de la ville : « si cela ne dépendait que de moi, il y a longtemps que les choses auraient changé à la tête de la ville ». Kimbunda a, effectivement, perdu son poste de gouverneur quelques jours après-Jean Kimbunda Mudikela aura été le gouverneur de la ville province de Kinshasa du 16 mai 2004 au 15 novembre 2005. Sa politique « Kin ville propre » l’a rendu impopulaire auprès des Kinois. Son opération de salubrité publique « Coup de poing » aura tout de même permis à Kinshasa de se débarrasser de kiosques ou garages montés sans respect des règles urbanistiques, ainsi que d’une grande quantité d'immondices. Il avait aussi entrepris de mieux équiper la police provinciale afin d’améliorer la sécurité ; il n’y arriva pas par manque de soutien des autres pouvoirs publics- alors que Mbemba Fundu, donné pour partant, a été reconduit au Ministère de l’Intérieur.

Kinshasa le 14 mai 2006, dans une cabale bien orchestrée, l'Archibishop Fernando Kuthino est arrêté par la police à la suite d’un prêche et après un triomphe au stadeTata Raphaël ex-stade du 20-Mai. Il avait regagné la capitale congolaise le samedi 7 mai après un exil forcé datant de 2003. Intervenant, dans la soirée, sur les antennes de la télévision publique, RTNC, le gouverneur de la ville de Kinshasa, Kimbembe Mazunga, avait justifié l'arrestation du pasteur par plusieurs faits mis à sa charge. C'est à la suite d'une perquisition effectuée à son domicile, avait déclaré le gouverneur - apparu à la télévision en T-shirt, le regard vide, le visage hâve - que Kutino a été arrêté. Selon Kimbembe Manzunga, des effets militaires, des fusils d'assaut avaient été découverts à son domicile. Dans certains milieux, on rapporte que le gouverneur se serait fait remonter les bretelles comme un collégien pour avoir autorisé le culte «séditieux». Il risquerait même de payer de son poste. En tout cas, la mine affichée à la télévision prouverait à suffisance que le gouverneur avait passé un mauvais après-midi. Les mêmes sources indiquent que le maire de la ville avait été contraint de faire cette déclaration pour justifier la bavure policière.

Kuthino Fernando, psalmiste de «Sauvons le Congo», avait appelé les R-dCongolais à un éveil de conscience et la classe politique à dialoguer, à «laver les linges sales en famille» avant d'aller aux élections. Puis, il avait offert sa médiation pour amener les uns et les autres à se parler, en promettant de se rendre à l'UDPS. Depuis qu'il a été cueilli par une cohorte d'hommes armés en tenue de la police nationale, l'archibishop croupit toujours en prison à Makala.

Fin mai 2006, alors que le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation Théophile Mbemba Fundu faisait état dans la capitale Kinshasa de «l’arrestation de 32 mercenaires étrangers», et une semaine plus tard, sans autre forme de procès alors qu’ils méritaient, s’ils étaient reconnus coupables, d’être poursuivis comme l’avait d’ailleurs fermement recommandé le président sud-africain Thabo Mbeki: "S’il est prouvé que ce sont des mercenaires, qu’ils soient sud-africains - c’est-à-dire mes comppatriotes ou pas -, le gouvernement congolais doit les châtier, selon les lois du pays", avait demandé Thabo Mbeki. Ajoutant: «Que ce soit très clair : aucun coup d’état, aucun aventurisme ne réussira en R-dCongo, là où la Communauté internationale y est bien présente».

Pourtant, pince-sans-rire, Théophile Mbemba précisait que l’objectif de ces mercenaires, «porteurs de passeports américains, sud-africains et nigérians et dont certains provenaient probablement d’Irak où ils avaient servi était de renverser les institutions en place et de perturber le processus électoral». C’était un faux. Un énième. Si le ridicule pouvait tuer… «Leur mission devait s’arrêter le 30 juin 2006», affirmait encore le ministre. Pourtant, impliquée, la société de gardiennage Omega Security Solutions, antenne d’une société sud-africaine, avait tout démenti.

Après la victoire de Joseph kabila sur Jean Pierre Bemba, le calme n' était revenu qu'après trois jours d'affrontements entre les forces de Kabila et de Bemba. La Monuc a dû occuper les principales artères de Gombe, dont le boulevard du 30 juin. Des patrouilles mixtes Monuc- Eufor- Police nationale congolaise. Les affrontements de ces trois jours auraient fait au total 23 morts et 43 blessés selon le Ministre de l'Intérieur Théophile Mbemba Fundu, essentiellement à Gombe, et notamment dans les environs du boulevard du 30 juin. Et pourtant certains témoins de cet affrontement estiment le nombre réel de morts remontait à plus de 500 !

Au bout d’une transition qui s’est achevée péniblement le 30 juin 2006 avec l’organisation d’élections présidentielles et législatives, Théophile Mbemba Fundu di Luyindu, qui est élu Député de l'AMP, parti-Etat, cède le ministère de l'Intérieur au général Denis Kalume Numbi.

Lire la suite

jeudi 26 août 2010

Catherine Zarcate: "Le conte n'est pas du bavardage !"

Le 16ème festival interculturel du conte de Vassivière en Limousin aura été une réussite en plusieurs aspects: l'implication des bénévoles, la présence des conteurs de diverses nationalités, les participants qui s'empressent au grand chapiteau tous les soirs...Et le soir du lundi 23 août 2010, pour le spectacle de 21 heure au grand chapiteau, c'est Catherine Zarcate qui a enchanté et tenue en haleine, la foule présente.

Catherine Zarcate sur scène à la Vassivière. Photo Freddy Mulongo.

Habillée d'une robe d'un bleu roi, la Française qui est une conteuse professionnelle avait sur scène un bourdon de Tampura, un instrument venu des Indes, son ami d'harmonie dont le son rythmé la césure et imposait le silence. Pour son "explorateurs des mondes", son langage est rapide, précis, concis avec de variante dans l'intonation. Cathérine Zarcate est une vraie pro ! Dès son entrée en scène, elle a demandait aux techniciens d'augmenter la lumière ambiante afin qu'elle puisse voir et regarder les participants dans les yeux.

Il est 18 h, le chapiteau avant le spectacle. Photo Freddy Mulongo

Il est minuit à la sortie du spectacle de Catherine Zarcate. Photo Freddy Mulongo

><p>Malgré le froid, les participants continuent à  parler ente eux. Photo Freddy Mulongo<img src=

Pourtant lorsqu'on parle avec elle, elle dit qu'elle fait partie de la génération spontanée. Elle n'a pas été formée pour être une conteuse. Après avoir exercé comme psychologue, elle se consacre au conte dès les années 80. Elle a commencé sa carrière en se spécialisant dans l'Orient et les récits vastes, sagas ou épopées (Mille et une Nuits, Salomon et la Reine de Saba, Epopées d'Antar...).

Depuis 1989, elle poursuit une recherche concernant la manière d'inscrire cette parole spécifique du conteur dans un propos plus contemporain. En parallèle, elle explore un monde plus complet, incluant le chant et le mouvement - dans chaque récit, qu'il soit éternel ou contemporain, de manière à nous aider à nous voir, nous connaître mieux, percevoir un ordre derrière notre chaos...

Catherine Zarcate fait partie des pionniers du renouveau du conte. Elle a axé sa propre formation autour du travail vocal, du travail sur le mouvement, de l'approfondissement des questions de répertoire et de transmission.

Dans cette volonté de transmission, elle a d'ailleurs créé sa propre association A Claire-Voie en 1997, avec pour objectif de garder vivant l'art du conteur par la formation, la diffusion de spectacles, l'innovation et autres formes...

Catherine Zarcate a beaucoup voyagé dans le monde. En Afrique, elle raconte qu'au Zaïre, actuel République démocratique du Congo, elle était très impressionnée par le conteur de la radio du Congo qui tenait en haleine les Kinois et les Brazzavillois. Kinshasa et Brazzaville étant les deux capitales les plus proches au monde.

Le conte étant l'art de la scène, le spectacle est vivant car la personne sur scène raconte dans l'oralité la plus pure ! Catherine Zarcate avec d'autres se battent pour que le conte soit reconnu comme art en France. Le public est parfois en avance par rapport aux pouvoirs publics.

Lire la suite

mercredi 25 août 2010

Fiona, une Écossaise en Corrèze !

Fiona est Écossaise et non pas Anglaise, comme nous Africains avons l'habitude de dire. Elle est Britannique ! Quaker, elle a choisie de vivre en France, adoptant une vie simple harmonieuse avec l'environnement. Depuis plus de trois ans, Fiona partage son temps entre la Grande-Bretagne, sa patrie et la Corrèze dans le Limousin, sa région d'adoption. Pour mieux assumer son intégration, Fiona Harley chante et danse dans les "Réveilhés", un groupe folklorique de Sainte Fortunade "Les Réveilhés", créé en 1979, qui s'attache à perpétuer au travers de chants, danses et veillées, les traditions limousines. Nous l'avons croisé à Aubazine en Corrèze devant l'Eglise abbatiale.

Fiona dans sa tenue folklorique corrézienne. Photo Freddy Mulongo.

C'est avec passion que Fiona parle de son sabot. Photo Freddy Mulongo.

Fiona droite dans ses sabots ! Photo Freddy Mulongo.

Les "Réveilhés" devant l'Eglise abbatiale d'Aubazine. Photo Freddy Mulongo.

Le nom "Les Réveilhés", de l'occitan " Ceux qui se réveillent", provient d'une coutume qui voulait que la nuit du vendredi Saint, des jeunes allaient à pied, de village en village, ramasser des oeufs. Sous les fenêtres des gens endormis, ils chantaient une complainte en langue occitane relatant la Passion du Christ.

Aujourd'hui encore, avec le célèbre "frappés de sabots" -car les hommes et femmes du groupe dansent en sabots-, l'accordéon du pays de Tulle (=Maugein), la cabrette et la vielle à roue, "Les Réveilhés" proposent un spectacle de qualité avec des danses spectaculaires comme: la bourrée du sabot, la bourrée des bouteilles, la guimbarde, le pélélé, la fradan, la crouzade volante, la bourrée des bâtons...

Composé d'une trentaine de danseurs, danseuses et musiciens, "Les Réveillés" se sont déjà produits en Grande-Bretagne, Allemagne, Italie... au Carnaval International à Châlons sur Saône, au festival des Nuits de Nacre à Tulle, au 90ème Félibrée du Périgord, ainsi qu'en Charente et Charente-Maritime, Vendée, Vienne, Lot, Haute-Loire, Cantal, Indre, Dordogne, Creuse et Corrèze bien entendu.

Lire la suite

lundi 23 août 2010

Malu Malu, la farce tranquille !

Les Congolais ne veulent plus de Malu Malu comme président de l'instance organisatrice des élections en république démocratique du Congo, c'est leur droit le plus légitime. "Nous ne voudrions plus de Malu Malu bis" crient-ils à qui veut les entendre. A Paris, une "lettre ouverte au Pape Benoit XVI", initiée par Chaly Esalo, Objectif Congo et un collectif des personnalités et associations congolaises contre Malu Malu, est en partance pour Rome.

Apollinaire Malu Malu, abbé tripatouilleur des élections en RDC.

A Kinshasa, quelques "Vuvuzelateurs-coupagistes" ont embouchés leur "Vuvuzela" pour tenter d'amadouer les Congolais sur le cas Malu Malu, président de la défunte CEI qui s'est précipité d'annoncer un calendrier électoral alors qu'il n'en avait plus droit. Rien d'étonnant les mangeurs à tous les râteliers habitués à aller à la mangeoire et à virer au gré de vent en bonne girouette

L'ordre de Mission de Malu Malu signée par le défunt professeur Samba Kaputo. Archive, Réveil-FM

 /><p>La lettre de M 17 demandant la démission de Malu Malu. Archive, Réveil-FM<p> <p><img src=

L'ordre de Mission de la présidence, signé par la défunt professeur Samba Kaputo.Archive, Réveil-FM

Certains compatriotes de l'intérieur comme ceux de la diaspora se posent même la question de savoir si Malu-Malu était toujours prêtre de Butembo et s’il continuait de célébrer quotidiennement sa messe et de lire son bréviaire. pour la majorité des Congolais, Apollinaire Malu-Malu, l'abbé donne l’impression d’être un prêtre sui generis’ qui se serait déconnecté de sa hiérarchie catholique. L’on se rappelle encore de cette brouille intervenue entre l'abbé de Butembo et le Cardinal Frédéric Etsou, archevêque de Kinshasa, lequel, malade à Rome, le pressait de dire la vérité qu’il connaissait sur les résultats électoraux de 2006. La réplique fut cinglante de l’Abbé Malu Malu, président de la CEI, qui accusa plus ou moins le cardinal de délirer sous l’effet de la maladie. Et en son temps, Mgr Laurent Monsengwo, alors archevêque de Kisangani, avait bien invité l'abbé de Butembo de prendre garde à ne pas porter préjudice à l’Eglise catholique dont il était prêtre. D’aucuns avaient mis la sortie de Mgr Monsengwo sur la jalousie, le suspectant de regrette de n’avoir pas pris la place de Malu-Malu.

Malu-Malu n'a jamais fait partie de la société civile congolaise, les lobbyistes Belges et Canadiens ont tout fait pour cacher la vérité aux Congolais. Avant sa nomination comme président de la Commission électorale indépendante, Malu-Malu, travaillait déjà pour Joseph kabila à la présidence de la République. Il y était comme expert au Service Présidentiel d'études stratégiques (SPES) au Cabinet du Président.

Le M17 aura été à l'époque victime de sa vérité sur le parcours de l'Abbé Malu-Malu. "Nous avions déposé régulièrement les candidatures de nos membres. Nous avons été surpris que la CEI puisse interdire à ce que nous puissions déposer nos candidatures au motif que le parti avait un contentieux devant la Cour suprême de justice alors que cette dernière avait déjà réglé ce problème. Ces gens qui refusent les décisions de cette institution, comment pouvait-on croire en leur bonne foi d'organiser des élections transparentes, libres et démocratiques. Lors d'un point de presse tenu à Kinshasa, nous avions présenté un document d'Ordre de mission établi le 19 juin 2003 par la Présidence de la République, sous la signature de Samba Kaputo, alors directeur de cabinet adjoint et secrétaire général du gouvernement. Ce document signale que c'est en qualité d'Expert au Service Présidentiel d'Etudes Stratégiques (SPES) au Cabinet du Président (sic) qu'Apollinaire Malu-Malu devait effectuer à partir du 21 juin 2003 une mission de dix jours. Destination indiquée : Kinshasa-Bruxelles-Paris-Londres-USA-New-York et Washington-Bruxelles-Kinshasa (sic). Moyen de transport : Avion et Train. Frais : A charge du Trésor Public (authentique). L'objet de la mission est ainsi formulé : Campagne de sensibilisation de la Communauté Internationale sur la Requalification du Mandat de la MONUC (sic). Font aussi partie de la délégation : 1. Maître Flavien MISONI MBAYAHE : Chargé de Mission au Service Présidentiel d'Etudes Stratégiques (SPES), 2. Monsieur Jean-Marie BWINE : Chargé de Mission au Service Présidentiel d'Etudes Stratégiques (SPES). L'ordre de mission porte les références n°088 CAB/PR/DCA/SM/2003. Il a été réceptionné par le cabinet du ministre des Finances et Budget le 20 juin 2003.

Lire la suite

Réfutation de "RDC, 2035", une étude alambiquée et tarabiscotée par une équipe téléguidée par Olivier kamitatu !

Alors que pour les élections hypothétiques de 2011, Malu Malu vient de fixer le budget pour les élections en République démocratique du Congo (RDC) à 712 millions de dollars (quelque 500 millions d'euros), sans dire aux Congolais qui va financer ces élections. C'est une mission régalienne d'un Etat souverain de financer ses propres élections. Le véreux Olivier Kamitatu, ministre de plan, qui a prouvé son incapacité d'organiser ne fut ce que le recensement digne pour les Congolais et quelques professeurs perdiemistes viennent de pondre une étude: RDC, 2035. Cette étude est financée par le PNUD.

Jean-Kalama Ilunga, coordonnateur de l'Ucdp.

Jean-kalama Ilunga qui est prospectiviste de formation, qui a eu accès à l'ébauche de la fameuse étude alambiquée, a répondu aux questions de Réveil-FM. L'ancien conseiller culturel de M'zée Laurent-Désiré Kabila analyse et donne des pistes alternatives pour un Congo: différent, solidaire qui puise ses solutions dans ses ressources internes, en commençant par sa population.

1. Réveil-FM:Jean Kalama-Ilunga, bonjour et merci de votre disponibilité pour avoir, encore une fois, accepté de répondre à ces quelques questions pour éclairer l’opinion! « RDC : Vision 2035 » est l’intitulé du projet que coordonne le ministère du plan dans le cadre de l’étude nationale prospective. Ce n’est donc pas par hasard que nous nous adressons à vous! C’est parce qu’effectivement, vous disposez d’une expertise avérée sur ce domaine pointu qu’est la prospective! Quel regard portez-vous sur cette étude pas comme les autres sur la RDC? Parce qu’il s’agit de l’avenir, en quoi la prospective diffère-t-elle de la prédiction voire de la prévision, bref, c’est quoi donc la prospective?

Jean Kalama-Ilunga: Mieux vaut tard que jamais et je suis particulièrement heureux que, sur la forme, la prospective soit introduite dans la réflexion en RDCongo pour espérer endiguer le pilotage à vue à la base de nombreuses décisions hasardeuses qui, souvent, n’apportent pas de réponses appropriées aux exigences des enjeux présents et à venir en RDCongo! Sur le fond, cette annonce tambour battant, et la manière d’aborder la question m’a fait sourire parce qu’en effet, au regard de l’intitulé « RDC : vision 2035 », on a l’impression, du fait de la carence flagrante de la délimitation du système étudié, qu’il s’agit, plutôt, de la tenue d’un séminaire de formation à la prospective pour les amateurs de l’utopie qui passeront 18 mois à ressasser leurs ’’rêves’’ dans tous les sens, avec le risque de parler de l’avenir en réécrivant le passé, à tout le moins en y faisant sans cesse référence! A la différence de la prédiction procédant de l’intuition ou de la divination comme de la prévision strictement quantitatif relevant, entre autre, de l’extrapolation des données statistiques passées, pour répondre à la seconde partie de votre question, la prospective, souvent qualifiée d’indiscipline intellectuelle, impose rigueur et méthodes en vue d’éclairer l’action présente à la lumière du futur désiré! L’anticipation n’a de sens que pour éclairer l’action. De ce point de vue, la prospective est indissociable de la stratégie! Et c’est là où ça pourra coincer!

2. Réveil-FM: A vous entendre, on perçoit une certaine réticence, un doute quant à l’efficacité de cette étude nationale prospective! Pourtant, on a entendu les organisateurs de cette étude affirmer que : « Cette étude se veut un chantier collectif où chaque congolais, au regard de son expertise, devait apporter son expertise pour l’émergence à horizon 2035 d’un Congo prospère et « plus beau qu’avant » ! Y’a-t-il une raison particulière qui suscite votre réticence?

Jean Kalama-Ilunga : Je connais suffisamment mon pays pour ne pas ignorer la perversité comportementale devenue une tendance lourde qui y sévit et je suis quasi certain qu’au terme des 18 mois impartis pour l’étude, lorsque les ’’perdiemistes’’ de tous poils, amateurs invétérés des ’’séminaires’’ et des ’’colloques’’ qui se bousculent déjà au portillon comme ’’prospectivistes en herbe’’ constateront que les caisses mises à la disposition sont vides, ces vœux pieux iront certainement logés dans les oubliettes des archives de bonnes idées ! ’’O tempora! O mores !  ’’.

Certes, la phase d’anticipation se doit d’être collective par une implication du plus grand nombre. C’est, d’ailleurs, la voie obligée pour la construction de la base analytique et historique débarrassée des idées reçues, des à-priori, des déterminismes à la base d’erreurs d’analyse!

Combien de fois avions-nous entendu pareil bruit qui n’avait servi que de paravent pour couvrir ce type d’occasion rêvée pour se remplir les poches? Peut-être qu’aujourd’hui, y a-t-il une volonté affirmée de rationnaliser l’action de l’Etat en RDC en passant par la prospective? Je n’en disconviens pas et, en tout état de cause, je soutiens que l’évaluation objective et lucide sur le passé ainsi que sur les raisons qui expliquent l’état actuel de la situation en RDC soit l’étape fondamentale de toute étude qui se veut prospective! Ma réticence que vous dites perceptible au travers mon propos, procède du constat fait dès la première analyse à savoir:

- d’une part, l’insuffisance du temps nécessaire pour l’appropriation indispensable à l’action, parce que la prospective se conçoit selon une logique classique réflexion-décision-action et, à cet égard, non seulement, le temps imparti est insuffisant pour la réflexion approfondie, compte tenu de la complexité des problèmes à résoudre notamment ceux relatifs à la controverse inévitable autour des choix sur les priorités! De ce fait, il ne sera pas aisé d’imposer la prospective comme un état d’esprit, une attitude des congolais face à l’avenir avant d’être présentée comme un savoir ou une discipline !

- d’autre part, en tant que processus d’aide à la réflexion stratégique, la prospective porte sur le long terme dans la mesure où elle suppose un monde en rapide évolution par opposition à des décisions à plus court terme c'est-à-dire dont les procédés de justification, pour être efficaces, supposent un monde relativement stable! Or, en RDC, la superposition et l’enchevêtrement de crises sont une réalité qu’il ne faut pas ignorer! Crise de mentalité et de comportement, crise sociale, crise politique, crise économico-financière,…. Comme je l’ai toujours dit, se hasarder à en résoudre une sans les autres sera générateur d’autres crises!

Par conséquent, à défaut d’une crise majeure pour provoquer la nécessité du changement, c’est sur le long terme qu’il est impérieux de placer tous les espoirs de résolution des crises enchevêtrées de la RDC, mais à condition de susciter cette nécessité pour le changement futur, aujourd’hui!

3. Réveil-FM: Vous avez insisté sur le fait que la prospective est indissociable de la stratégie! Le gouvernement dit vouloir bâtir une vision de développement sur la période de 25 prochaines années! D’après vous, le temps annoncé est-il assez suffisant, réaliste pour qu’en 2035, la RDCongo puisse être comptée parmi les pays en développement à moins que, en parlant de la réforme de la planification stratégique de développement alors qu’elle n’existe déjà pas, le gouvernement ne s’adonne qu’à se faire plaisir en se grattant le dos avec des mots à la mode?

Jean Kalama-Ilunga : Bien entendu! L’utilité de la prospective se justifie par sa mise au service de l’action stratégique en lui donnant un sens. De fait, on lui donne la forme d’une réflexion collective en vue de la mobilisation des esprits face aux mutations de l’environnement stratégique! D’ailleurs, je répète souvent cette phrase: « Si nous ne nous mobilisons pas, aujourd’hui, pour changer avec le monde en rapide évolution, le monde changera sans nous et très sûrement contre nous! ».

D’où la nécessité absolue de comprendre pour chacun de nous, aujourd’hui, pour mieux se défendre! Cela concerne autant les congolais, comme tous les africains!

Ainsi donc, l’appropriation indispensable pour passer de l’anticipation à l’action devra passer par la formation et la diffusion de la prospective imposée comme état d’esprit, global, systémique et à long terme! Cela prend du temps bien sûr! Mais, c’est un exercice indispensable si l’on tient à faire émerger des projets partagés par les forces vives!

L’indissociabilité de la prospective et la stratégie se perçoit au travers de ce petit questionnement à savoir: la prospective est centrée sur le Que peut-il advenir? Tandis que la stratégie sur le Qui suis-je? Que vais-je faire? Comment le faire?

Et c’est de là que procède mon souci pour mon pays que je connais très bien!

De beaux discours purement théoriques se sont succédés depuis des années sans aucun suivi! Combien de projets importants, pourtant nécessaires pour le développement, pourrissent dans les tiroirs des décideurs?

A ce titre, je crains que le projet « RDC : vision 2035 » ne s’arrête qu’au Que peut-il advenir? De toutes les façons, il suffira d’un simple remaniement gouvernemental ou d’un changement de pouvoir d’ici 2035 pour que les belles résolutions, obtenues après 18 mois de réflexion collective, trouvent à jamais le chemin des oubliettes tant qu’aucune action planifiée n’est entreprise en aval de l’anticipation préconisée comme cause finale, c'est-à-dire, une action qui commence aujourd’hui!

Comme cette étude prospective est présentée comme une démarche pour une nouvelle planification stratégique gouvernementale, exigeant, pour être crédible, de réfléchir sur les vraies questions, y compris celles qui dérangent, ces travaux nécessitent de rester confidentiels pour conduire à l’action stratégique.

Vous avez raison d’évoquer le fait de l’inexistence de planification stratégique globale pour la RDCongo pour qu’on en parle, aujourd’hui, en terme de réforme!

4. Réveil-FM: Que préconisez-vous en tant que prospectiviste?

Jean Kalama-Ilunga : Il y a déjà eu, certes, quelques tentatives de planification stratégique modulaires. En revanche, concernant une planification telle qu’envisagée au travers de l’étude nationale prospective en RDCongo, tout ce que je peux dire ce qu’il n’est pas interdit de rêver debout et les yeux ouverts! Pourquoi est-ce que je dis cela ? A titre d’exemple, avant d’être acceptée comme la 2ème puissance économique mondiale, si pas la première, en 50 ans, la Chine n’avait pas rêvé, elle avait dû passer par la révolution culturelle! Il faut donc retenir cette variable importante et indispensable: La culture!

Non pas celle limitée en RDC sous un petit ministère limité à la gestion de quelques formes d’art tels la musique, le théâtre, les arts plastiques…etc !

Mais, cette culture que nous avions définie au symposium national sur la culture en juillet 1997 que j’avais d’ailleurs présidé, comme étant : « La tension intérieure de l’être humain ou de la communauté vers le haut ! » c'est-à-dire vers les progrès constants de l’être intérieur et des œuvres terrestres qui en dépendent!

La culture est l’âme et l’identité d’un être humain ou d’un peuple: ce n’est qu’en retrouvant son âme et en libérant les forces qu’elle renferme qu’un homme ou un peuple parvient à développer ses capacités et à accéder au mieux-être! D’où la corrélation force culturelle–niveau de développement ! En d’autres termes, plus la culture se déploie, plus le développement s’accroit!

Quant à mes préconisations, elles sont étalées sur les considérations que j’ai évoquées précédemment! En tout état de cause, la planification stratégique impose la prise en compte des moyens et la confidentialité autour des actions stratégiques!

Dans la mesure où l’étude nationale prospective est financée par le Programme des Nations Unies pour le Développement PNUD, une institution internationale qui n’est pas sensée participer à l’élaboration de la décision stratégique globale sur la RDCongo, toute action stratégique qui s’en suivra, perdra son utilité, et même sa crédibilité!

Au terme de l’étude, les organisateurs devront produire des recommandations stratégiques qu’ils ne manqueront pas de remettre à ceux qui ont fourni les moyens de sa réalisation : le PNUD!

De mon point de vue, si cette étude prospective était sectorielle, par exemple sur l’alimentation ou la santé en 2035, je n’aurai pas vu d’un mauvais œil ce financement du PNUD, mais il est question ici d’une étude de l’avenir de la RDCongo à l’horizon 2035!

Elle doit, à tout point de vue et exclusivement, n’être traité que par les congolais parce qu’il s’agit d’une réflexion incluant aussi notre système de sécurité et de défense nationale pour l’horizon indiqué!

N’en déplaisent aux habitués de la culture de la cueillette et du ’’m’as-tu vu’’, c’est l’Etat congolais qui doit rester le seul commanditaire et pourvoyeur des ressources pour une telle étude qui exige, compte tenu de sa spécificité stratégique, un nombre restreint de personnes soumises à la stricte confidentialité! Je considère, par ailleurs, que c’est au plus haut sommet de l’Etat que devrait s’opérer le pilotage de l’étude nationale prospective! Sinon, à quoi servira-t-elle si, en fin de compte, il y a carence de volonté politique à ce niveau pour décider des actions stratégiques à mener en vue d’atteindre les objectifs?

5. Réveil-FM: Pour terminer, vous avez cité la Chine comme modèle de réussite après 50 années de transformations et, pour vous, que représente ce pays? Enfin, quel avis portez-vous sur les acteurs congolais au regard du projet RDCongo : vision 2035?

Jean Kalama-Ilunga : Il n’y a pas plus bel exemple dans le monde que la Chine pour servir de modèle au programme de développement de la RDCongo! Non pas en terme quantitatif, mais plutôt qualitatif, je préfère! En effet, grâce à l’impulsion de Mao et le socialisme chinois, en dépit des contraintes de tous ordres, notamment démographiques avec plus d’un milliard d’habitants, la Chine, en cinquante ans, a pu relever le défi de sortie du sous –développement!

Cela, grâce à une planification stratégique maîtrisée, qui a placé l’homme et le mieux-être du peuple chinois au cœur de la démarche politique pour gagner la lutte contre la pauvreté!

Pour preuve, aujourd’hui, le monde capitaliste, en débandade et chacun pour soi, rase les mûrs pour se rendre, furtivement, au pays de Mao, y faire des ronds de jambe en vue de glaner quelques moyens pour sortir des tourmentes économico-financières consécutives à l’usage abusif des principes capitalistes inappropriés au monde d’aujourd’hui! Concernant les acteurs congolais au regard du projet RDCongo vision 2035, je prends l’option de me limiter à la jeunesse, l’actrice majeure de l’époque indiquée!

Qu’en faisons-nous, aujourd’hui, pour que la RDCongo ressemble à l’image que nous rêvons tous pour l’horizon 2035? Rien! Pendant 18 mois, les élus pour la réflexion rémunérée sur l’avenir passeront le temps à faire des rêves sympathiques! Tout le monde veut savoir comment sera le Congo de 2035? La réponse est très simple: En 2035, la RDCongo sera ce que nous faisons de sa jeunesse aujourd’hui!

Quelle éducation? Quelle mentalité? Quel comportement? Quelle instruction? Que faisons-nous pour endiguer la culture shégué ou kuluna?

1. Que faisons-nous, aujourd’hui, pour protéger cette jeunesse de l’état d’esprit ’’balado au col blanc’’ qui s’illustre au travers de l’incurie de la perversité sous toutes ses formes qui a contaminé la société congolaise:

impunité institutionnalisée, la corruption active masquée sous forme des commissions légalisées à tous les niveaux, le banditisme politicien et le non-respect des droits des tiers ni des lois qui nous régissent tous,… ?

2. Que faisons-nous, aujourd’hui, lorsque la loi fondamentale elle-même, autrement dit la Constitution en son article 10, entretient et protège la perversité ’’en jetant l’eau de bain avec le bébé dedans’’, notamment par l’exclusion délibérée des millions de jeunes congolais vivant à l’étranger dont la majorité sont en formation ou formés aux normes des pays les plus avancés? Ne sont-ils pas, cyniquement, traités d’étrangers dans leur propre pays pour motifs procédant de l’obscurantisme, les accusant de disposer d’une ’’double nationalité’’ alors qu’il ne s’agit que de la citoyenneté du pays de résidence et non, de la nationalité liée à l’identité culturelle?

Lire la suite

samedi 21 août 2010

Espagnac, ville fleurie en Corrèze

Les habitants de la commune de Espagnac se nomment les Espagnacois et les Espagnacoises. La commune Espagnac -19150- fait partie du département Corrèze dans la région Limousin. Elle s'étend sur 2363 hectares a une altitude de 550 mètres. Située à 18 kms de Tulle, dans le canton de La Roche Canillac, la commune d'Espagnac, fait partie du département de la Corrèze. Elle comptait 354 habitants au dernier recensement de 2005. Etirée d'est en ouest, avec une superficie 23,63 km2, la commune se rassemble autour de son église restaurée et illuminée.

Paul Luce, maire de la commune d'Espagnac depuis 15 ans. Photo Freddy Mulongo.

Madame Claude Theys, 1ère adjointe au maire et Paul Luce. Photo Freddy Mulongo.

Ce samedi 21 août 2010, il ya eu remise de prix de la maison la mieux fleurie de la commune d'Espagnac. Tous les participants ont réçu un prix (un panier des produits locaux) et le lauréat un diplôme d'honneur. Une grande fête, avec repas et boissons, a eu lieu sur la grande place du village. Elu pour la première fois en 1995, réélu en mars 2001, puis en 2008, Paul Luce est maire de la commune d'Espagnac jusqu'en 2014. Paul Luce pense que c'est son troisième et dernier mandat en tant que maire. A voir la ville, à parler avec les habitants d'Espagnac on comprend vite que plusieurs réalisations ont émaillées cette commune depuis que Paul Luce et son équipe dirige cette petite mairie de France. Parmi les réalisations dans ce bourg, on peut citer la maison des services, les logements adaptés pour les personnes âgées ou handicapées, la restauration de l'Eglise, la construction d'une salle polyvalente moderne... Autres réalisations l'assainissement collectif de l'ensemble du bourg ainsi que le plan d'aménagement du bourg, la construction d'un petit lotissement pavillionnaire. En projet 4 nouveaux logements adaptés aux personnes âgées ou handicapées, un chantier international des jeunes porté par l'association Spaniaco dont l'objet est la recherche de l'étude du passé Espagniac pour la restauration d'un four à pain datant du XVIIIe

En résumé, Espagnac est une belle commune de France où il fait bon vivre.

Une maison fleurie à l'entrée de la commune d'Espagnac. Photo Freddy Mulongo.

Exposition des peintures...

à la mairie d'Espagnac. Photo Freddy Mulongo.

Tableau d'un enfant penseur. Photo Freddy Mulongo.

Place de la marie avant

 /><p><img src=

Place de la mairie aujourd'hui.

Le bourguignon, mets corrézien. Photo Freddy Mulongo.

L'horloge de l'Eglise illuminée. Photo Freddy Mulongo.

L'auberge Le Tacot, le seul bar-restaurant du village. Photo Freddy Mulongo.

Les Espagnacois et les Espagnacoises dansent. Photo Freddy Mulongo.

La présence des jeunes signe de la renaissance du village. Photo Freddy Mulongo

L'accordéoniste entrain d'animer le village. Photo Freddy Mulongo.

Lire la suite

vendredi 20 août 2010

Colette Tshomba à Paris, pour quoi faire ?

Colette Tshomba connu connu sous son petit nom de "Coco" est arrivé ce matin à Paris par un vol d'Air France. Les fins limiers de Réveil-FM étaient à Roissy Charles-De Gaulle, lorsque ayant franchi les barrières de sécurité, "Coco" est sortie. Après avoir lamentablement échoué comme secrétaire d'Etat des Congolais de l'Etranger dans le gouvernement Gizenga I et II, ministère qui a depuis été radié, Colette Tshomba se pavane, se cancane, elle n'a rien proposé de concret.

Paris novembre 2008, embrouillée dans ses propres notes, Colette Tshomba, la vice-ministre chargée des Congolais de l'étranger ne s'était exprimée que durant 5 minutes devant les Congolais de la diaspora au Fiap jean Monnet lors du séminaire organisé par la Fédération des Congolais de l'Etranger (FEC)

Elle n'a jamais réussi à réunir plus de 20 Congolais dans ses réunions avec les Congolais de l'Etranger. Son objectif de récupérer la diaspora congolaise au profit du pouvoir des joséphistes, kadogistes a échoué. Maintenant qu'elle n'est plus au gouvernement sans doute que ses idées redeviennent claires sur ce qu'elles devraient faire.

Lire la suite

mercredi 18 août 2010

King Kester Emeneya: " Je suis bel et bien en vie ! "

   La chanson Mayebo, extrait de l'Album Le Jour le Plus long

Deux grands artistes de la musique congolaise sont parrains et amis de Réveil-FM: Michelino Mavatiku Visi, grand guitariste, auteur compositeur de talent et King kester Emeneya, Mutu ya Zamani. Ils sont parrains de Réveil-FM, bien avant sa création le 20 novembre en 1999 à Kinshasa. A Kinshasa, King Kester Emeneya passait souvent à l'improviste à notre station de radio sur le boulevard du 30 juin. En 2001, il avait agrémenté "bal Poussière" organisé par Réveil-FM en partenariat avec la Halle de la Gombé (le centre culturel français). Après les bruits qui ont alimenté la ville de Kinshasa sur la mort du chanteur King Kester Emeneya, ce dernier s'est confié à Réveil-FM, l'interview s'est déroulée par téléphone. King kester Emeneya est bel et bien vivant, après avoir a été malade et hospitalisé durant plusieurs mois. Tout le monde peut tomber malade mais lorsqu'il s'agit d'un artiste de renom cela donne lieu à des supputations, commérages... King Kester Emeneya qui est l'un des parrains de Réveil-FM a été interviewé par téléphone.

Paris, King Kester Emeneya, talentueux artiste Congolais. Photo-Archive, Réveil-FM

Né le 23 novembre 1956 à Kikwit, dans le Bandundu, Jean Emeneya Mubiala dit King Kester Emeneya est l'artiste africain qui aura le plus contribué à faire entrer la musique africaine dans l'ère moderne, faisant appel à un son digitalisé, rompant avec le style folklorique jusque-là incarné par le célèbre Zaiko Langa-Langa, l'autre pilier de la musique congolaise et africaine. Il est le premier artiste d’Afrique centrale connu à utiliser le synthétiseur et de la programmation musicale assistée par ordinateur. Il en résulte en 1987 un album "Nzinzi", immense succès commercial en Afrique. Initiateur de grand poster pour présenter l'artiste et son album, King Kester Emeneya est le premier artiste congolais avec Abeti Masikini Victoria Eleison à se produire au Zénith de Paris. Ses jeunes frères Werrason et JB Mpiana se sont servi de ses chansons et de son rythme musical pour créer le groupe Wenge Musica.

Son plus grand évènement au Congo Kinshasa fut son concert au Stade des Martyrs en 1997 lors de son retour au pays après 7 ans d'absence devant plus de 80.000 personnes, Kester Emeneya a été "panthéoniser" par les Kinois, cette année là.

Kester Emeneya a commencé la musique à l’université de Lubumbashi où il était étudiant en sciences politiques et administratives. En 1977, il est chef d'orchestre du groupe Viva La Musica et crée son propre groupe le Victoria Eleyson le 24 décembre 1982. Il devient alors l’artiste africain le plus populaire des années 1980-1990.

Certains estiment qu'il est un grand gueulard de la musique congolaise, mais la majorité des Congolais reconnaissent son talent et ses qualités artistiques.

1. Réveil-FM: King Kester Emeneya, comment vas-tu ?

King Kester Emeneya: Freddy Mulongo nge ke Mpangi. J'ai vu d'appels en absence de ta part, je t'en remercie. Je vais bien, Dieu merci.

2. Réveil-FM: Qu'est-ce qui s'est réellement passé pour que tu te retrouves hospitalisé plusieurs mois à Paris ?

King Kester Emeneya: J'étais à Kinshasa, j'avais remarqué que mon ventre avait pris de volume. Tu sais en Afrique, la "ventripotence" est souvent synonyme d'être en bonne santé. J'ai été vraiment alerté lorsqu'avec mes musiciens, pour le nouvel album au studio, je n'arrivais plus à chanter ni à placer ma voix. J'étais devenu aphone. Ma voix ne sortait pas, j'étais incapable de sortir un son. Je serais resté au pays , je ne sais même pas si nous aurions eu l'occasion de nous revoir ni de parler ensemble. J'ai donc décidé de venir à Paris pour me faire soigner.Les médecins français m'ont retenu et ont détecté que j'avais une insuffisance cardiaque. C'était un peu grave car une fois, les médecins, les psychologues de l'hôpital où j'étais interné pour les soins, étaient venus me voir. D'après leur diagnostique, je n'avais plus que 3 jours à vivre. C'était un véritable accompagnement d'un mourant. Mais comme je suis un descendant d'Abraham, je crois profondément en Dieu, ce dernier n'a pas permis que je meurs en ce moment là. La mort est le chemin obligé de tous, Dieu seul connait l'heure de chacun. L'opération a été longue mais réussie. Grâce au stimulateur cardiaque, ou pacemaker, un dispositif a été implanté dans mon organisme délivrant des impulsions électriques au cœur et permettant par exemple d’accélérer ce dernier lorsqu’il est trop lent. Je chante normalement. Pendant que tu m'interviewes, je suis entrain de marcher et je ne suis pas à la maison ni alité.

3. Réveil-FM:On savait que tu étais asthmatique mais d'où te vient les problèmes cardiaques ?

King Kester Emeneya : Il y a une chose que je peux te dire, lorsqu'on est sur un lit on voit parfois sa vie défiler. Lors de la sortie de la chanson patriotique en 1998:"To KoKufa po na Congo", nous étions plusieurs artistes à aller à Libreville au Gabon. Et notre avion avait perdu de l'altitude à deux reprises. Je peux même dire que l'avion était presque tombé. Dieu, merci nous avions un très bon pilote. Avec un peu de recul, je crois que c'est de ce vol qu'est parti les complications cardiaques de l'artiste Pépé Kallé et qui l'ont emportés par la suite. Aucun artiste congolais qui était dans ce vol n'a pensé qu'il reverrait Kinshasa ni sa famille car la dépressurisation brutale de l'avion ne donnait aucun espoir pour nous qui étions des passagers. Il suffit de quelques secondes pour perdre conscience et la mort par hypoxie intervient en moins de 3 minutes, le temps que les cellules du cerveau meurent par manque d'oxygène. Je crois aussi lorsqu'il y a crash d'un avion, les passagers meurent déjà en altitude avant que l'avion crash au sol. Le coeur ne supporte pas de chocs et fortes émotions.

Lire la suite

dimanche 15 août 2010

Congo-Brazzaville: cinquantenaire célébré sur fond de décoration des pères de l’indépendance

Un grand défilé militaire et civil avec 10.000 participants a été le moment fort des fêtes du cinquantenaire de l'indépendance du Congo, dimanche à Brazzaville, en présence de dirigeant africains mais aussi de soldats français, l'ancienne puissance coloniale.

Le président congolais Denis Sassou Nguesso passe les troupes en revue le 15 août 2010 à l'occasion du cinquantenaire de l'indépendance du pays

Quatorze chefs d'Etat africains et des soldat de six pays d'Afrique étaient présents. La France était représentée par Gérard Larcher, président du Sénat, en plus d'un petit contingent militaire français.

Dans l'ensemble, 5.300 militaires et 5.000 civils, selon les organisateurs, ont participé au centre de la capitale congolaise, sur le boulevard Alfred Raoul, au défilé. La manifestation a commencé à midi pour se terminer près de trois heures plus tard, peu avant 15h00 (14H00 GMT), devant plusieurs milliers de spectateurs, dont le président congolais Denis Sassou Nguesso, qui cumule vingt-six ans de pouvoir.

Le cinquantenaire de l'indépendance a donné lieu à des célébrations mais a aussi été l'occasion pour l'opposition, l'Eglise, la société civile et même le pouvoir de rappeler la pauvreté dans laquelle vit 70% de la population dans un pays qui se remet encore de longues années de guerre civile.

Etaient présents pour l'Afrique les présidents du Togo Faure Gnassingbé, du Bénin Thomas Yayi Boni, du Tchad Idriss Deby Itno, du Burkina Faso Blaise Compaoré, de Sao Tomé et Principe Fradique de Menezes, du Cameroun Paul Biya, de la République démocratique du Congo Joseph Kabila, du Gabon Ali Bongo Ondimba, du Mali Amadou Toumani Touré, de la République centrafricaine François Bozizé, du Sénégal Abdoulaye Wade, de l?Angola José Edouardo Dos Santos, du Cap Vert Pedro Pires et de la Zambie, Rupiah Banda. Invitées d'honneur, des troupes étrangères, venues de France, Bénin, Libye, Maroc, Gabon, Cameroun et Angola, ont ouvert le défilé.

Le président congolais Denis Sassou Nguesso, a profité de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance du Congo ce dimanche, pour décerner des titres posthumes aux ‘’pères de l’indépendance’’ du Congo.

Denis Sassou N’Guesso a décerné la médaille commémorative du cinquantenaire de l’indépendance du Congo, aux pères de l’indépendance parmi lesquels Fulbert Youlou, Alphonse Massamba Débat, Marien N’Gouabi, JoachimYombi Opango, Pascal Lissouba, qui ont tous exercé les fonctions de président de la République du Congo.

La même médaille a été aussi décernée aux personnalités qui ont marqué l’indépendance du Congo, au nombre desquelles Jacques Opangault, Félix Tchicaya, Stéphane Tchichellé, Alfred Raoul Simon Pierre kikounga Got, Augustin poignet.

La cérémonie solennelle de remise des ces distinctions se déroulera le 28 novembre 2010 jour marquant l’anniversaire de la proclamation de la République du Congo proclamé le 28 novembre 1958.

Sassou N’guesso a également décerné d’autres distinctions honorifiques nationales dont l’ordre du mérite congolais, l’ordre national de la paix, du dévouement congolais, de la médaille d’honneur, du mérite universitaire, du mérite sportif, de la médaille d’honneur la police, de la recherche scientifique, du chemin de fer.

Pour la circonstance, un échantillon de 20 personnalités, a reçu la distinction des mains du président Denis Sassou N’Gueso parmi lesquelles Charles Ganao, ancien Premier ministre sous Pascal Lissouba et ministre des Affaires Etrangères dans plusieurs gouvernements du Congo depuis 1960, Henri Lopez ancien Premier ministre et écrivain congolais, Placide Lenga magistrat.

Le président congolais avait effectué auparavant la passation du flambeau entre la génération dite du cinquantenaire et celle de 2010 qui sera appelée à fêter le centenaire du Congo.

Le Congo qui a célébré son cinquantenaire ce dimanche 15 août 2010, a obtenu son indépendance le 15 août 1960 de la France, avec comme premier président Fulbert Youlou.

Lire la suite

ONUC, MONUC, MONUSCO: des pieuvres à l'intelligence tentaculaire contre le Congo ?

Jean-Kalama Ilunga, le coordonnateur de l''Union de Congolais pour la Défense de la Patrie (UCDP) est un prospectiviste. Il se projette dans le futur tout en ayant un regard sur le rétroviseur du passé. L'ancien conseiller culturel de M'zée Laurent-Désiré Kabila n'est pas tendre avec la Monusco qui a remplacé la Monuc.

Ban Ki Moon, secrétaire Général de l'ONU

Bien que la conscience patriotique congolaise soit opposée à la présence imposée de l’institution militarisée des Nations Unies qui place la RD Congo sous une sous-tutelle de fait, pour des intérêts égoïstes, certains congolais (bailleurs de logement, commissionnaires de tout bord…) y trouvent leur compte financièrement et font des pieds et des mains pour défendre en traitres cette présence qui est l’arbre qui cache la forêt !

En effet, en dépit des apparences diplomatico- hypocrites, le jeu des dupes continue en RD Congo par la MONUSCO : Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la "Stabilisation" de la RD Congo qui ressort comme une mise en application de la théorie de substitution par un véritable travail fouillé de laboratoire par lequel les sémanticiens se sont dépassés pour servir la manipulation en réussissant à faire passer inaperçu un même concept (MONUC) en le nommant différemment !

Tout a été boutiqué en vue d’enfumer les opinions publiques congolaise et internationale pour justifier le maintien du dispositif précédemment appelé MONUC aujourd’hui MONUSCO qui enferme la RD Congo sous une forme réadaptée de sous-tutelle ! Pour quelles finalités? Il nous faut fouiller dans tous les sens !

MONUSCO peut aussi vouloir dire : Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la "Scission" de la RD Congo ! Pourquoi pas ? De toute manière, ce n’est pas par bon cœur ni par pitié pour les congolais que plus de 20 000 personnes sous l’étiquette des Nations Unies sont stationnées, pour une durée indéterminée, sur le territoire de la RD Congo ! Toute la théorie du complot y trouve sa totale application !

Au risque d’être traité de paranoïaque, il est juste et clairvoyant d’affirmer, aujourd’hui, que la RD Congo est victime d’un complot international corroboré par la présence imposée des contingents militaires sous le drapeau des Nations Unies !

’’Stabilisation’’ ou ’’Scission’’ ? Agenda caché ! Zones d’ombre ! La RDC au cœur d’un jeu international sans nom : L’ONU sur le banc des accusés ?

La tâche dévolue à l’organisation des Nations Unies ONU est considérable parce qu’elle touche tous les domaines de l’activité humaine. A ce titre, il serait injuste et irresponsable de notre part de stigmatiser l’ensemble de l’Organisation sans discrimination, sans reconnaître la responsabilité mondiale qu’elle exerce pour maintenir la paix et la justice entre les humains, voire, sans reconnaître l’immense travail au quotidien des hommes et des femmes formidables qui s’oublient, qui oublient leurs intérêts particuliers pour atteindre les objectifs des Nations Unies à savoir :

- Maintenir la paix et la sécurité internationale

- Réaliser la coopération internationale dans les domaines économique, social, culturel

- Développer entre les Nations des relations amicales

- Développer le respect des droits de l’être humain et ses libertés fondamentales

- Constituer un centre où s’harmonisent les efforts des Nations vers ces objectifs communs.

Mais là où le bât blesse, c’est que certaines institutions des Nations Unies sont prises en otages par certains lobbies prédateurs par lesquels des individus, sans vergogne, se sont servis et se servent impunément de certaines structures des Nations Unies pour couvrir des méfaits criminels, pour crédibiliser des mensonges politiques, pour parler au nom de la communauté internationale, pour protéger les criminels à leur solde… etc.

«… fallait-il que ces victimes fussent de peau blanche pour que la justice internationale trouve sa raison d’être ? »

En RD Congo, plus de 6 millions des congolais étaient massacrés ! Mais aucune volonté internationale ne s’est manifestée, jusqu’à ce jour, pour que justice puisse être rendue à ces millions de victimes ! Ou bien fallait-il que ces victimes fussent de peau blanche pour que la justice internationale trouve rapidement sa raison d’être ?

Pour la RD Congo, des mécaniques perverses bloquent délibérément toute mise en place d’un Tribunal pénal international TPI pour RD Congo afin de trancher sur les crimes de guerre, crimes contre l’humanité, génocide dont les responsables sont pourtant connus, en l’occurrence :

1. L’ancien président des USA Bill Clinton et l’ancien premier ministre britannique Tony Blair qui doivent répondre de leurs responsabilités en tant que commanditaires de la déstabilisation de la RD Congo en utilisant abusivement leurs prérogatives en qualité de gouvernants de leurs pays respectifs pour promouvoir, justifier et encadrer les actes politiques qui avaient déstabilisés délibérément et ensanglantés la RD Congo.

2. Le président du Ruanda, le dictateur Paul Kagame et celui de l’Ouganda, Yoweri Museveni qui avaient piloté les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et génocide en RD Congo, doivent répondre de leurs actes criminels qui avaient produits plus de 6 millions de morts ! Jusqu’à ce jour, ils jouissent de l’impunité imposée qui n’a pour but que de protéger les commanditaires cités ci-dessus qui, ne nous voilons pas la face, ont, d’abord, la peau dite "blanche" donc "intouchables" judiciairement du point de vue du principe d’application de la justice internationale où la couleur de la peau reste, encore et sans conteste, un facteur discriminant pour rendre justice !

3. A la lumière de ce qui précède, aujourd’hui, il est clair que Jean Pierre Bemba est retenu incongrument par la CPI à la Haye pour l’affaire centrafricaine alors que, juridiquement, il n’était pas responsable des actes criminels dans ce pays! En fait, Jean Pierre Bemba est plutôt un témoin gênant sur les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et génocide en RD Congo pour lesquelles il n’était qu’un sous-fifre utilisé par Yoweri Museveni pour masquer l’agression qui avait permis aux ougandais de massacrer les congolais!

Il n’était pas seul comme sous fifre, il y avait notamment Roger Lumbala, Mbusa Nyamwisi, Azarias Ruberwa et d’autres criminels… aujourd’hui, au pouvoir, jouissant de l’impunité et protégés par ceux qui ont pris en otage et manipulent les structures des Nations Unies !

«…tant que les envoyés de l’ONU ne soulèveront pas la question de la justice pour les 6 millions de congolais victimes des massacres sauvages des ruandais et des ougandais, la MONUSCO n’est que de la poudre de perlimpinpin…»

Le 30 juin 2010, présent lors de la fête nationale de la RD Congo, Monsieur Ban Kim Moon, le Secrétaire général des Nations Unies n’a pas évoqué, au cours de l’installation de la "MONUSCO", un seul mot sur la justice contre les responsables des crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et génocide en RD Congo devant être rendue, tôt ou tard, en faveur de plus de 6 millions de congolais massacrés injustement bien que les responsables soient connus !

Au contraire, il a mis l’accent sur des viols, sans préciser qu’en grande partie, ils étaient commis aussi par des soldats de la MONUC jouissant de l’impunité et protégés! Comment voulez-vous que la MONUSCO puisse être crédible et puisse prétendre à la "stabilisation de la RD Congo" lorsque la justice en faveur de plus 6 millions de congolais massacrés injustement est effacée du processus devant conduire à la "stabilisation" mise en exergue ?

Ces manipulateurs infiltrés dans les rouages de direction de l’ONU nous bouchent les oreilles avec des prétextes abracadabrants de permanence d’insécurité en RD Congo notamment sur des actions délibérément surdimensionnées des minables LRA ougandaise et FDLR ruandais! Compte tenu de cette lecture, n’avons-nous pas le droit de porter un doute à savoir que la LRA ougandaise et le FDLR ruandais ne soient que les outils des manipulateurs (comme l’était Nkundabatware pendant 5 ans avec la MONUC) qui leur procurent les moyens d’engager des exactions contre les populations congolaises pour pérenniser l’environnement d’insécurité en vue de justifier la nécessité d’une forte présence des contingents militaires onusiens en RD Congo ?

Sans oublier le dénigrement délibéré à l’encontre des FARDC accusées de tous les péchés alors que les soldats, longtemps sous-payés, sous-équipés… sont en première ligne.Le fait de forcer cette présence militaire onusienne ne fait-il pas dire à certains d’entre nous que tout cela cache quelque chose comme une grosse maffia sur les commissions et les contrats d’armements pour la MONUC derrière lesquels opèrent la prédation internationale experte en la matière ?

Pour l’UCDP, la MONUSCO sert à distraire les congolais et l’opinion internationale ! On peut tromper un homme, mais jamais, un peuple uni et organisé pour défendre ses intérêts !

Devoir de comprendre pour opposer une défense légitime : La RD Congo victime du traitement délibéré "deux poids, deux mesures" sous couvert des Nations Unies.

Bien avant 50 ans, la liberté de penser par lui-même est interdite au peuple congolais qui a toujours voulu prendre en main la conduite de sa destinée, à ce propos, nous ne devons pas oublier que :

- Simon Kimbangu : bien avant l’indépendance, pour avoir prédit qu’un jour, l’homme noir sera libéré du joug sous lequel l’homme blanc l’avait maintenu, pour faire taire le prophète, le colonisateur belge l’avait injustement condamné pour une peine de prison à perpétuité où il était mort après une trentaine d’années d’incarcération !

- Patrice Emery Lumumba : pour avoir dit au monde, ce 30 juin 1960, ce que signifiait la souveraineté nationale telle que le peuple congolais l’entendait et la désirait. Pour le faire taire, les impérialistes et leurs suppôts congolais avaient organisé sa déchéance, son incarcération avec l’appui de l’ONU et son assassinat !

- Pierre Mulele : Diabolisé, vilipendé par les médias impérialistes qui avaient tenté de donner un sens dégradé à la lutte révolutionnaire que ce dernier menait contre l’idéologie impérialiste et le pouvoir néocolonial mis en place au Congo après l’assassinat de Patrice Emery Lumumba, les forces impérialistes s’étaient liguées pour étouffer dans l’œuf et écraser cette tentative de libération nationale: Pour le faire taire, sous prétexte d’une réconciliation, Pierre Mulele était piégé et assassiné sauvagement !

- Laurent Désiré Kabila : Par l’éveil patriotique, l’instauration du pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple et la conscience nationale, Mzee Laurent-Désiré Kabila avait mis à mal le système néocolonial parce que les congolais avaient appris à ne compter que sur eux-mêmes en se prenant en charge pour défendre leurs intérêts : pour le faire taire et empêcher d’accéder à la souveraineté, ils avaient commandité la guerre d’agression par le Ruanda, l’Ouganda, le Burundi contre la RD Congo et, faute d’avoir réussi à évincer LD Kabila du pouvoir, ils avaient commandité son assassinat !

« Les intérêts consécutifs à la guerre froide avaient limité toute liberté de choix aux congolais dont le pays était politiquement pris en otage ...» Si nous ne pouvons pas changer le passé, par contre, nous pouvons changer notre façon de le lire afin de le comprendre pour forger une base historique indispensable pour la construction de l’avenir que nous désirons pour notre pays !

L’histoire postindépendance de la République Démocratique du Congo s’était écrit autour d’un chapelet de crises dont toutes les résolutions s’étaient construites sur le principe deux poids, deux mesures contre la RD Congo ! Les intérêts consécutifs à la guerre froide avaient limité toute liberté de choix aux congolais dont le pays était politiquement pris en otage pour servir les intérêts qui ne leur étaient pas propres ! Comprendre les enjeux internationaux et en saisir les finalités sur la RD Congo est devenu un devoir absolu qui incombe à tous les congolais pour opposer une défense efficace à tous les défis qui nous sont imposés ! C’est depuis la proclamation de l’indépendance le 30 juin 1960, que, sous des contextes différents sur la forme, le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies, par plusieurs résolutions, avaient pris l’option d’engager en RD Congo des forces militaires dont les missions étaient détournées pour d’autres objectifs, à savoir :

ONUC : En juillet 1960, le gouvernement congolais conduit par le premier ministre Patrice Emery Lumumba demanda l’aide des Nations Unies en vue d’apporter l’aide technique, rétablir l’ordre et la loi, de sauvegarder l’indépendance et l’intégrité du territoire, de prévenir l’extension de la guerre civile, de protéger le Congo des agressions extérieures et d’exiger à la Belgique de retirer ses troupes du Congo parce qu’en effet, quelques jours après le 30 juin 1960, elle y avait dépêché des contingents militaires pour mâter les soldats mutins congolais(avant l’indépendance = après l’indépendance pour les militaires) voire, sous l’instigation de la Belgique, le Katanga fit sécession et proclama l’indépendance le 10 Juillet 1960.

Mais il faut noter, par ailleurs, que cette partition systématique du Congo qui avait débutée par la sécession du Katanga pilotée par la Belgique, était déjà programmée; si bien que l’ONU traînait expressément des pieds pour y intervenir afin de mettre un terme à cette sécession! Parce que, effectivement, il avait fallu que le Premier ministre Patrice Emery Lumumba fissent appel à la logistique de l’URSS pour transporter les soldats de l’ANC au Nord Katanga pour que les contingents de l’ONU fussent convoyés au Katanga dans la précipitation !

Par la résolution n°143 du Conseil de sécurité des Nations Unies du 14 juillet 1960, les Nations Unies créèrent l’Opération des Nations Unies au Congo en sigle ONUC pour une mission précise sur demande du gouvernement congolais dont le mandat allait du 12 juillet 1960 au 30 juin 1964, entériné par les résolutions n°161 du 21 février 1961 et n° 169 du 24 Novembre 1961 !

MONUC : Le Conseil de sécurité des Nations Unies avait attendu qu’il y eut près de 3 millions de morts congolais victimes des massacres pour reconnaître le fait d’agression par Ruanda, l’Ouganda, le Burundi contre la RD Congo sous l’instigation des USA sous la présidence de Bill Clinton et de la Grande Bretagne sous Tony Blair! Dans la précipitation et pour masquer toutes ces implications dont la finalité était la partition de la République Démocratique du Congo, on y dépêcha des forces militaires pour garantir la paix et le retour à la normalité ! Mais après 10 ans de présence, nous avons atteint le paroxysme du désenchantement au regard du bilan largement négatif de la MONUC qui s’était traduit par :

- L’incurie des exactions criminelles de toutes sortes sur les populations civiles congolaises les soldats de la MONUC avaient souvent laissé massacrer comme à Mushake

- La protection et le soutien avéré que, pendant 5 ans, la MONUC avait apporté au criminel ruandais Nkundabatware en lui assurant une interposition incongrue chaque fois que les forces armées de la RD Congo FARDC lançaient une offensive pour en finir, en lui procurant les informations tactiques et stratégiques sur les opérations des FARDC, voire, en lui facilitant l’acquisition des armes et en fermant l’œil de nombreuses incursions de soldats ruandais sur le territoire congolais:

- Certains soldats des contingents de la MONUC à l’Est de la RDC s’adonnaient impunément à des trafics illicites de toutes sortes

- Le choix de 2 derniers dirigeants de la MONUC à savoir l’américain William Lacy Swing et le britannique Alan Doss n’était pas un fait du hasard ! Leur parcours respectif et les actes posés mettent en évidence leur assujettissement au programme de déstabilisation de la RD Congo plutôt qu’à celui des véritables missions !

Lorsque l’année dernière, le président Joseph Kabila, bien qu’en retard, prit conscience du plan de partition de la RD Congo et se prononça officiellement pour la fin du mandat de la MONUC en précisant la fin de la présence militaire onusienne en RD Congo au 30 juin 2010, c’était la panique dans les rouages de direction de cette institution. Il y eut une levée de bouclier systématique contre cette prise de position congolaise. Alan Doss alla en urgence au Conseil de sécurité plaider et chercher du soutien pour le maintien, à tout prix, de la MONUC en RD Congo en y présentant une situation d’insécurité quelque peu rocambolesque !

Non seulement le FDRL et la LRA sont présentés comme les diables, toute l’équipée d’infiltrés qui contrôlent certains postes stratégiques à l’ONU se sont mis en action pour contrer cette décision du pouvoir congolais! On a vu, par exemple, l’ancien secrétaire particulier de Tony Blair, aujourd’hui, Secrétaire général adjoint chargé de l’humanitaire, John Holmes, effectuer un déplacement en RD Congo pour diaboliser la LRA, attirer l’attention et conforter, par un discours dirigé, la décision du maintien de la MONUC. Au lieu de promouvoir la paix en proposant un dialogue politique inter-ougandais et inter-ruandais, monsieur John Holmes a appelé à la guerre sur le territoire congolais contre la LRA et le FDLR qui ne demande qu’à rentrer chez eux.

Comme par hasard, il y eut une ouverture instantanée des poches de conflits, notamment à l’Ouest avec les enyele et les bamboma, un vieux conflit connu entre ces deux tribus que les manipulateurs ont tenté de transformer en rébellion politique ! D’ailleurs, à ce propos, l’UCDP fustigea la proposition manœuvrière de monsieur Alan Doss consistant à pousser le gouvernement à négocier avec ces prétendus rebelles! En fin de compte, ils ont réussi leur coup en imposant ce maintien! Encore une fois, pour quelles finalités ? Plusieurs hypothèses- questions: Crise d’eau ? Conséquences de l’échauffement de la planète ? Acquisition, par avance, des territoires vivables ?

MONUSCO : Le 30 juin 2010, alors que tous les regards et les projecteurs de l’actualité sont braqués sur la célébration du cinquantenaire, en d’autre termes, alors que tout le monde est distrait, le Secrétaire général des Nations Unis monsieur Ban Ki Moon a installé ou plutôt a réinstallé la MONUC sous une autre dénomination: la MONUSCO ! Au regard de ce qui précède, peut-être était-il de bonne foi, mais certainement manipulé pour crédibiliser ce qui ressort comme une arnaque tant que la justice ne sera pas rendue pour les plus de 6 millions de congolais morts, victimes des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide? Mais ce qui nous importe, c’est la justice et, au-delà du fait que la MONUSCO reste un suppôt de l’impunité institutionnalisée en RD Congo, elle hérite l’image de l’institution protectrice des criminels de guerre, de crimes contre l’humanité et génocide en RD Congo !

En définitive, nous adressons un bon conseil à tous ceux qui s’adonnent à déstabiliser la RD Congo et à faire impunément du mal au peuple congolais au travers ce passage biblique, dans Romains 16- du verset 28 à 31 qui dit :

« Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes, étant remplis de toute espèce d’injustice, de méchanceté, de cupidité, , de malice; plein d’envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malignité ; rapporteurs médisants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux en mal, rebelles à leurs parents, dépourvus d’intelligence, de loyauté, d’affection naturelle, de miséricorde...!»

Lire la suite

Togo: l’officier français Romuald Létondot, rappelé par Paris et sanctionné

Romuald Létondot, qui avait invectivé un journaliste togolais qui l'avait pris en photo, se voit infliger une sanction de dix jours d'arrêts pour "atteinte au renom de l'armée française".


Un officier français menace un journaliste togolais
envoyé par Nouvelobs. - L'info video en direct.

La vidéo a fait le tour du monde et des observateurs ont dénoncé un comportement frisant la barbarie ainsi qu’une attitude qui rappelle à certains égards, un comportement de colon. La France n’a pas tardé à réagir ainsi que l’a annoncé le porte-parole adjoint du ministère des affaires étrangères, Christine Fages. « Une sanction disciplinaire de dix jours d’arrêt a été notifiée hier au lieutenant-colonel Romuald Letondot, pour atteinte au renom de l’Armée française ».

Le coopérant a été en plus rappelé à Paris, rappel confirmé par le même porte-parole. Le coopérant militaire et conseiller du chef d’état-major de l’armée de terre au Togo est « en outre rappelé immédiatement à Paris »

Interrogé, le journaliste choqué a décidé de porter plainte : « Ce que je sais c’est que je vais porter plainte contre lui devant les tribunaux ». Il ajoutera d’ailleurs : « Je suis très furieux contre cet officier parce que son attitude m’a beaucoup surpris. Ce n’est pas ce qu’il a dit à l’ambassade que je retrouve dans l’interview », a-t-il expliqué, dénonçant son « hypocrisie ».

L’officier pour sa part, a expliqué avoir « réagi comme quelqu’un d’agressé », et qu’il s’était fait prendre en photo par Didier Ledoux après que son véhicule eut été caillassé par des manifestants.

Journalistes et défenseurs des droits de l’Homme au Togo ont tous condamné l’attitude de l’officier. Le directeur de publication de Liberté, l’un des principaux journaux togolais, a déploré le « comportement agressif et colonial » de l’officier qui a « dépassé les limites ».

L’Association Nouveaux Droits de l’Homme International (NDH-Togo) a quant à elle condamné « cet acte barbare indigne d’un officier français fut-il conseiller du chef d’état-major de l’armée de terre ».

Journalistes et défenseurs des droits de l’Homme au Togo ont à l’unanimité condamné son attitude, lors de cet incident dont la portée semblait aussi avoir une dimension symbolique dans le pays ouest-africain placé sous mandat français en 1922.

Pour rappel, une confrontation a eu lieu mardi à Lomé au Togo, confrontation au cours de laquelle un officier français, coopérant a exigé d’un reporter togolais qu’il efface une photo de lui, qu’il a prise. Une attitude de l’officier dès lors décrié de par le ton, le tutoiement et des menaces d’une époque qui rappelle la période coloniale.

« Tu sais qui je suis ? Je suis le conseiller du chef d’état-major de l’armée de terre. Tu veux que j’appelle le RCGP [Régiment des commandos de la garde présidentielle, ndlr] pour foutre un peu d’ordre là-dedans ? Alors, je demande d’enlever les photos. Est-ce que c’est compliqué ? », avait alors déclaré l’officier français. Epaulé en plus par des gendarmes togolais casqués, matraque à la main, obéissants et prêts à en découdre avec le journaliste, le ton se faisait plus menaçant : « Tu veux qu’on te donne un coup sur l’appareil ou quoi ? », lui dit l’officier français.

Lire la suite

Felletin: 33e Festival danses, musiques et voix du monde !

La 33e édition du Festival danses, musiques et voix du monde de Felletin s'est singularisé par la qualité des groupes qui se sont succédé sur scène, 11 groupes soit 330 artistes venus du monde entier. Du 4 au 8 août 2010, les spectacles ont pleinement conjugué la différence entre les peuples et la paix, le tout dans l'amitié et la convivialité.

L'affiche du Festival placardé dans la ville. Photo Freddy Mulongo

Le festival de Felletin fait partie du CIOFF, le Conseil International des organisations de Festivals de Folklore, depuis 1990, ce qui est un gage de sérieux et de qualité et relais dans le monde entier. Le festival n'est pas recroquevillé sur lui même. Encourageant la mobilisation de la centaine de bénévoles qui assurent toute la logistique, l'accueil des groupes et du public, les repas plus de 600 servis chaque jour, les animations dinatoires au village du festival..."Sans eux, le festival ne pourrait avoir lieu" déclare Ande Saintemartine, président du festival de Felletin.

A noter aussi l'apport des établissements scolaires, à commencer par le LMB qui peut assurer le logement des groupes et le collège Jacques-Grancher, qui a mis à disposition sa cuisine et sa salle à manger.

Le festival danses, musiques et voix du monde de Felletin est avant tout une communion entre les pays invités, la population, la commune de Felletin et des partenaires que sont les Conseil régional et général et la communauté des communes. Les retombées économiques du festival danses, musiques et voix du monde sont importantes pour le territoire, le public consommant sur Felletin lors des animations gratuites en ville (défilé, ateliers pour enfants, animations du marché, ville en fête le dimanche après-midi).

Le bon remplissage des gîtes alentours est aussi indicateur de la demande en hébergement pendant le festival. L'association "Les Portes du monde" travaille en synergie avec d’autres associations locales également soutenues par la Communauté de communes : l'Office de tourisme, la Cyberbase et y compris les ressources de la médiathèque intercommunale.

L'inusable André Saintemartine, président bénévole de l'association "Les Portes du Monde" depuis 15 ans. Photo Freddy Mulongo.

Depuis 2004, l'association "Les Portes du Monde" a ouvert une boutique qui fonctionne toute l'année, sise Place du Marché, à Felletin, proposant des produits issus du commerce équitable : marionnettes à doigts, des sacs, des jeux du monde, des instruments de musique, des objets de décoration, des thés, des cafés, chutney, des instruments de musique, des batiks, des sacs, des bijoux et des épices...

Au village du Festival, les felletinois et visiteurs viennent en famille. Photo Freddy Mulongo

Valérie Drochon, animatrice de l'Association "Portes du monde, organisatrice du Festival à Felletin. Photo Freddy Mulongo

Des favoris à l'applaudimètre

Si dans l'ensemble, les11 groupes dont deux africains : Burundi et Rwanda, ont été tous de qualité qualité artistique reconnue, il y a eu tout de même des favoris à l'applaudimètre.

La Bretagne, avec les danseurs et les musiciens de l'ensemble Bleuniadur, venu du Finistère, avait ouvert la soirée de la meilleure manière qui soit, offrant la culture et la tradition bretonne dans toute son authenticité avec la chorégraphique présentation de la mariée, puis avec une danse du XIXe siècle très élaborée.

Les danseuses bretonnes. Photo Freddy Mulongo

L'Espagne avec le groupe d'Andalousie avec Lola Torres

Les danseuses d'Espagne avec Freddy Mulongo.

Le public a été emballé par le groupe d'Espagne. Photo Freddy mulongo

La magnifique danse d'Andalousie dans le Sud d'Espagne. Photo Freddy Mulongo

Le Pérou

L'ensemble MI Peru, fondé en 1985 à Lima, a depuis longtemps acquis une renommée internationale. Il a interprété la célèbre danse des ciseaux avant d'offrir une danse rituelle, la danse du soleil, avec de belles danseuses aux seins nus, avec des coiffes rutilantes de couleurs et avec, sur scène de nombreux danseurs et musiciens. Le groupe du Pérou a le sens de la danse, du carnaval, du costume, couleurs et fantaisie.

La danse des ciseaux. photo Freddy Mulongo

La danse du soleil. Photo Freddy Mulongo

Une chorégraphie sans pareil. Photo Freddy Mulongo

Un véritable carnaval. Photo. Freddy Mulongo

les danseurs du Rwanda. Photo Freddy Mulongo

République Tchèque, des danseurs venus d'Ostrava. La formation est issue de l'Université d'Ostrava, elle apporté deux danses de fête, dont l'une célébrant de manière exquise l'amour. Avec une prestation musicale exceptionnelle.

Lire la suite

samedi 14 août 2010

Strasbourg: l'horloge astronomique

Si vous êtes en vacances ou de passage à Strasbourg, n'hésitez pas de visiter l'horloge astronomique, une merveille mondiale. L'Horloge astronomique de la Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, dont le buffet richement décoré date du XVIe siècle, est classée monument historique depuis le 15 avril 1987. L’horloge comporte bien d’autres renseignements intéressants, mais ce qui attire le plus les touristes, ce sont les automates. Ceux-ci se mettent en mouvement aux quarts d'heures, aux heures et à midi -par rapport à l'heure de l'horloge qui est quasiment le temps moyen de Strasbourg.

L'horloge astronomique. Photo Freddy Mulongo

Un détail du comput ecclésiastique. Photo Freddy Mulongo.

Equations solaires et lunaires. Photo Freddy Mulongo.

Le temps apparent. Photo Freddy Mulongo

Un ange sonne sur une cloche tandis que le second retourne un sablier et que quatre personnages, représentant les âges de la vie (de l’enfant au vieillard) défilent devant la Mort.

Au dernier étage, ce sont les douze Apôtres qui passent devant le Christ. L’horloge indique bien plus que l’heure officielle puisqu’elle permet aussi de connaître le temps moyen 3, le jour 4, le mois, l’année, le signe du zodiaque, la phase lunaire et la position de plusieurs planètes. L’ensemble des automates se met en fonction à 12 heures 30, quand pour l'horloge il est midi.

La première horloge

Une première horloge avait été construite entre 1352 et 1354 dite des Trois Rois, mais elle a dû cesser de fonctionner au début du xvie siècle.

La deuxième horloge de Dasypodius

En deux phases, entre 1547 et 1574, une seconde horloge a été construite par les mathématiciens Christian Herlin et Conrad Dasypodius, les frères horlogers Habrecht et le peintre Tobias Stimmer. Cette horloge était une horloge astronomique planétaire et indiquait donc le déplacement des planètes sur un astrolabe. Un calendrier perpétuel indiquait les fêtes mobiles sur une durée de 100 ans. Enfin, les éclipses à venir étaient peintes sur des panneaux.

L’horloge de Dasypodius cessa de fonctionner peu avant la Révolution française et resta dans cet état jusqu’en 1838. Transformation de l'Horloge par Schwilgué [modifier]

De 1838 à 1843 2, l’horloge fut transformée par Jean-Baptiste Schwilgué (1776-1856), un Alsacien autodidacte qui après avoir été apprenti horloger, devint professeur de mathématiques, vérificateur des poids et mesures, et enfin entrepreneur. Schwilgué avait souhaité réparer l’horloge dès son plus jeune âge et cela resta une force directrice toute sa vie.

Les fonctions de l'horloge

La nouvelle horloge consiste en gros en de nouveaux mécanismes placés dans le buffet de la seconde horloge, datant du 16e siècle. Tous les cadrans sont aussi nouveaux, mais l’horloge est dans son ensemble conservatrice, dans le sens où les fonctions de l’horloge de Schwilgué diffèrent peu de celles de l’ancienne horloge, sauf pour ce qui est du défilé des Apôtres qui n’existait pas auparavant. Pour le reste, il y a toujours un équivalent.

Le comput ecclésiastique

Un détail du comput ecclésiastique

L’horloge de Schwilgué fait la même chose que l’horloge de Dasypodius, mais différemment, voire mieux : alors que l’ancienne horloge indiquait les fêtes mobiles par avance sur une période de 100 ans, la nouvelle horloge détermine les fêtes mobiles de l’année à venir à la fin de chaque année.

Moyennant un remontage et un entretien régulier, on peut considérer ce mécanisme — le comput ecclésiastique — comme un calendrier perpétuel. La règle pascale est assez simple à énoncer et la définition de la date de Pâques a été adoptée au concile de Nicée, en 325. Selon ce concile, Pâques tombe « le dimanche qui suit le quatorzième jour de la Lune qui tombe le 21 mars ou immédiatement après ».

Toutefois, les choses sont devenues plus compliquées lors de l’introduction du calendrier grégorien en 1582, lequel calendrier a modifié les dates des pleines lunes pascales et leurs règles de calcul. Dans l’état actuel de nos connaissances, Schwilgué a été le premier à avoir traduit mécaniquement le calcul de Pâques grégorien sous forme mécanique, et ce dès 1821 avec un prototype conçu en 1816. C’est ce même mécanisme qui figure, en plus grand, en bas à gauche de l’horloge actuelle.

Lire la suite

Rwanda: les juges français à Kigali pour l'expertise de l'attentat contre Habyarimana

Les juges antiterroristes Marc Trévidic et Nathalie Poux doivent se rendre à Kigali mi-septembre pour une mission d'expertise dans leur enquête sur l'attentat contre l'avion du président rwandais Juvénal Habyarimana en 1994, a-t-on appris vendredi de sources proches du dossier.

Rose Kabuye, proche du président rwandais Paul Kagamé

Les deux magistrats doivent arriver au Rwanda le 11 septembre et y rester une semaine. Ils seront accompagnés de cinq experts géomètre, en balistique, explosifs et incendie qui devront tenter de déterminer les conditions dans lesquelles l'attentat contre l'avion présidentiel a été opéré.

Le Falcon 50 qui transportait les présidents rwandais et burundais a été abattu alors qu'il s'apprêtait à atterrir à l'aéroport international de Kigali au soir du 6 avril 1994. Cet attentat est considéré comme le signal déclencheur du génocide qui a fait selon l'ONU plus de 800.000 morts, essentiellement parmi la minorité tutsie.

Les deux magistrats seront également accompagnés de policiers français et d'avocats représentants les familles des victimes, parties civiles dans l'enquête.

Mes Léon-Lef Forster et Bernard Maingain, avocats de plusieurs Rwandais visés par un mandat d'arrêt international délivré par les juges français, dont la directrice du protocole du président Paul Kagame, Rose Kabuye, doivent également se rendre sur place, selon ces sources.

L'origine des tirs est au coeur de l'enquête sur les responsabilités dans cet attentat. A ce stade, les enquêteurs français soupçonnent la rébellion tutsie du FPR, alors dirigée par l'actuel président Kagame.

Le gouvernement rwandais a de son côté mis en place une commission d'enquête qui a imputé la responsabilité de l'attentat aux extrémistes "Hutu Power" des Forces armées rwandaises (FAR).

Lire la suite

vendredi 13 août 2010

Elections 2011: Malu Malu provoque des querelles électorales !

Joséphiste en soutane, tripatouilleur patenté, Malu Malu, est un dangereux récidiviste qui a pris la mauvaise habitude de nous mener en bateau et jouer avec les nerfs des Congolais depuis qu'il est à la tête de la défunte Commission électorale indépendante (CEI), issue des accords de paix de 2002. De quel droit Malu Malu peut édicter un calendrier électoral alors que la loi sur la Commission électorale nationale indépendante (CENI) est promulguée ? Il se dégage une volonté de violer délibérément la Constitution en convoquant l’élection présidentielle, le 27 novembre 2011, soit 9 jours avant l’expiration du mandat de l’actuel chef de l’Etat, alors que l’article 73 de la Constitution enjoint la CENI à convoquer l’élection présidentielle 90 jours avant l’expiration du mandat du chef de l’Etat en exercice ; c’est-à-dire, au plus tard le 6 septembre 2011.

Appolinaire Malu Malu, tripatouilleur patenté des élections en RDC

Au delà de Malu-Malu, ses balivernes de Pinocchio et fanfaronnades électorales une question demeure, quelle société civile avons-nous en République Démocratique du Congo ?

Avant le dialogue inter-congolais de Sun-City, certains acteurs de la société civile s'étaient même battus devant le bureau de Ketumiré Masiré, sur le boulevard du 30 juin afin que leurs noms puissent figurer sur la liste pour le départ en Afrique du Sud. La honte ! Ceux qui y sont allés, sont revenus frimeurs, vaniteux, arrogants, orgueilleux, antipatriotes et n'hésitaient pas à répondre à ceux qui les interpellaient par rapport à leur attitude versatile:" Vous n'aviez qu'à aller à Sun-City comme nous !"

En se référant à l’esprit et à la lettre de l’accord global et inclusif, ainsi qu’à la Constitution de transition, les 5 institutions appelées aussi « institutions citoyennes » relèvaient du champ d’action de la société civile. De ce fait, ces institutions devraient être composées et animées essentiellement par les délégués librement désignés par les ONG, les confessions religieuses, bref, la société civile ; et à l'époque on craignait déjà la politisation et la récupération politicienne qui risquait de replonger la République Démocratique du Congo dans un autre conflit armé. Quel est le bilan de ces 5 institutions citoyennes d'appui à la démocratie ?

1. La Commission Vérité et Réconciliation (CVR) dans un pays en guerre permanente, cette Commission devrait être la plus importante. Car la Commission devrait rétablir la vérité, promouvoir la paix, la justice, la réparation, le pardon et la réconciliation en vue de consolider l’unité nationale. C’est-à-dire, elle devrait assurer:

– L’accompagnement citoyen de la Transition

– La prévention ou la gestion des conflits par la médiation ;

– La création d’un espace d’expression entre congolais ;

– La recherche de la gestion de guérison des traumatismes et le rétablissement de la confiance mutuelle entre congolais.

Qu'ont fait, Jean-Luc Kuye Ndondo wa Mulemera (président de la Commission, Société civile du Sud-Kivu) ses acolytes et affidés ? Rien, c'est la Commission la plus nulle de la transition qui n'a atteint aucun objectif et proposé aucune réconciliation ni réparation aux congolais victimes. Echec cuisant d'une Commission des nuls, Et pourtant Jean Luc Kuye a atterri au Sénat, il est Sénateur pour le Sud-Kivu. En janvier 2008, après avoir abandonné sciemment armes et minutions au CNDP de Laurent Nkunda Batwaré à Mushaké, aux travaux de la Conférence de Goma sur la paix, la sécurité et le développement dans les deux Kivu, le duo ecclésiastique formé par l’Abbé Apollinaire Malu-Malu et Mgr Jean-Luc Kuye Ndondo wa Mulemera, était face au public. Les deux ecclésiastiques avec Vital Kamerhe, ex-président de l'Assemblée nationale avaient boutiqués la fameuse Conférence de Goma sur la paix, qu'on connait la suite. Rien n'a été fait sauf de billets verts distribués à tout va pour calmer les esprits faibles. Que Pascal Kabungulu de l'ONG « Héritiers de la justice » et Floribert Chebeya de "Voix des sans Voix" soient assassinés, sans que leurs commanditaires soient inquiétés, cela ne dédouane pas le comportement de certains Kivutiens de la société civile d'en-haut, mangeurs à tous les râteliers, opportunistes et situationnistes qui écument les deux Kivus. Cela n'annulent pas aussi les efforts d'un travail sur terrain d'une société civile d'en bas.

2. L’Observatoire national des droits de l’homme (ONDH), avec le Bâtonnier Michel Innocent Mpinga Tshibasu (société civile du Kasaï Oriental). L'ONDH avait pour mission de promouvoir les droits de l'homme et de protéger la population. Qui sont les Congolais qui ont bénéficié de l'aide de l'ONDH ? Quel est ce congolais qui se souvent encore de cette Commission ? Les droits de l'homme ont-ils évolués, sont-ils mieux défendus en RDC? Qu'est devenu le bâtonnier Tshibasu ? Est-il rentré à Mbuji-Mayi ?On se souvient peut-être de ce rapport de la description du début du pillage de la Haute Autorité des Médias (HAM) par l’Observatoire Nationale des droits de l’Homme (ONDH) du 27 juillet 2006 :

« Aux environs de 13h30’, la foule des manifestants grossissait au devant du bâtiment abritant les bureaux de la Haute Autorité des Médias (HAM). Les manifestants scandaient des slogans hostiles au parti PPRD et au Président de la HAM en menaçant les membres et agents des Institutions précitées. Les jets de pierres à l’endroit des occupants du bâtiment susvisé ont donc constitué la première réaction d’hostilité des manifestants. En vue de contenir cette foule des manifestants de plus en plus nombreuse et hostile, un Policier commis à la garde dudit bâtiment va tirer en l’air. De ce tir s’ensuivra une intervention de deux militaires armés du MLC devant la grille du bâtiment. Pris de panique, ledit Policier se retirera, ce qui permettra l’assaut par les manifestants du bâtiment et le pillage systématique de ses bureaux. »

3. La Commission de l'éthique et de la lutte contre la corruption (CELC) avec Pamphile BADU WA BADU comme président. Elle avait pour mission de favoriser la pratique des valeurs morales et républicaines. Rien n'a été fait. la corruption bat son plein et les Kuluna en col blanc se pavanent, narguent les paisibles citoyens.

4. La CEI et La HAM, deux soeurs siamoises !

Malu Malu et Modeste Mutinga, deux joséphistes-vuvuzélateurs par leur corruption avéré auront corrompus les institutions citoyennes d'appui à la démocratie qu'ils ont présidés. Malu Malu s'accroche comme une sangsue tyrannosaure à la Commission électorale indépendante (CEI) qui constitutionnellement n'existe plus, de quoi a-t-il peur ?

Sans lui les élections libres, démocratiques et transparentes ne peuvent-elles pas avoir lieu au Congo ?

La transition de Sun-city qui devrait se terminer au 30 juin 2005 à minuit avait été prorogé par le même Malu Malu sans aucune consultation. La manifestation de l'UDPS-Alliés, organisée à l'époque à Kinshasa fut réprimée dans le sang avec une dizaine de morts, Malu Malu s'en foutait ! Altercations, accrochages, arrestations, interpellations musclées, enlèvements, cacophonies, manipulations médiatiques, mensonges...tout porte à croire que Malu Malu veut réitérer ses exploits de 2006.

Kinshasa, le 30 juin 2005, sur le boulevard Lumumba, 9è rue Commune de Limeté, les manifestants bravent les "Robots"

Kinshasa, jeudi 30 juin 2005, les journalistes qui ont pris de photos et filmés ont été interpellés par la police avec la complicité de la HAM.Les appareils Mini-disc d'enregistrement de Réveil-FM ont été confisqués !

Après la prorogation unilatérale de Malu Malu, les policiers avaient ravivé la psychose d’une violence à la machette qui avait gagné la ville avec la découverte, jour après jour, des corps sans vie de citoyens congolais tués de nuit de la manière la plus atroce. Violence à la machette, appelait « phénomène Kata Kata ». L’opération macabre consistait à créer la psychose dans la ville en tuant et en sectionnant la victime avec une machette.

Les Kinois avaient appris à regagner la maison avant 22 heures. Plus question de traîner dehors parce que le hasard, le mauvais alors, pourrait vous amener à croiser Kata Kata (Coupeur des têtes) sur son parcours. Il ne s’agissait pas d’une légende urbaine, mais bien d’une réalité que nous avons connue.

Sans doute, c'est en ayant peur de "kata kata" que Malu-Malu avait enfilé un gilet pare-balle, était monté sur dans un char de la Monuc, pour aller annoncer le résultat du second tour de l'élection présidentielle à la RTNC ?

Malu Malu se reconnait aujourd'hui de l'Eglise catholique, qu'avait-il répondu au feu Cardinal Frédéric Etsou qui lui demandait poliment de publier le vrai résultat ? Pourquoi n'avait-il pas adhéré à la proposition de l'Eglise catholique qui proposait que chaque congolais donne 10 $ pour que les Congolais s'approprient leurs élections ?

Quelques jours après les troubles du 30 juin 2005 liés au prolongement de la transition politique, soldés par une dizaine de morts, le Comité permanent des évêques de la République Démocratique du Congo (Rdc) avait publié une déclaration, dont Réveil-FM a gardé une copie, rapportée ci-dessous dans son intégralité. Datée du 9 juillet, la déclaration est signée par Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kisangani et président de la Conférence épiscopale nationale.

"Le Comité permanent des évêques de la Rdc déplore les tristes événements survenus autour du 30 juin 2005. En effet, malgré notre appel à l'apaisement et à la retenue, des massacres, pillages, vols et viols, ont été perpétrés en différents endroits dans notre pays et plus récemment encore à Mbandaka. Ces morts que rien ne peut justifier et ces dégâts matériels imposés à un peuple déjà paupérisé nous attristent au plus profond de notre cSur de pasteur et ne peuvent, en aucun cas, nous laisser indifférents.

Nous disons notre proximité spirituelle aux diocèses concernés ainsi qu'aux victimes de ces événements et nous adressons nos condoléances chrétiennes aux familles éprouvées.

Nous stigmatisons le fait que ces agissements indignes proviennent des forces de l'ordre qui sont censées maintenir l'ordre dans le pays et assurer la sécurité des personnes et des biens.

Nous condamnons avec la dernière énergie les sévices et les atteintes à l'intégrité physique et morale des personnes et exigeons réparation.

Il est pénible de constater que des fils et filles de notre pays se coalisent avec des étrangers pour bafouer la vie humaine et continuer à ravager ce pays et ses infrastructures sociales, surtout les infrastructures appartenant à l'Eglise, dans cette phase de notre histoire où nous devrions tous nous engager à reconstruire ce que les guerres à répétition ont détruit.

Nous demandons au Gouvernement de la République de diligenter une enquête pour découvrir les auteurs de ces crimes tout en prenant les mesures qui s'imposent pour que de pareils incidents ne se reproduisent plus. "

Roublard et fourbe, Modeste Mutinga a été parachuté au Sénat comme Rapporteur de l'AMP, parti-Etat après commis de dégâts dans la profession. Travaillant pour Joseph Kabila, à la tête de la HAM, Modeste Mutinga ne s'était pas privé en connivence avec les agents de l'ANR pour arrêter les journalistes qui couvraient la manifestation du jeudi 30 juin 2005. Les journalistes de Réveil-FM parmi d'autres avaient reçu le gaz lacrymogène à la place de la Victoire et Limeté. Plus grave la Chaîne Raga TV qui diffusait la manifestation en direct "No commet", ses locaux ont été assiégés et son signal coupé avec la complicité de la Haute Autorité de Médias (HAM). Voici la communiqué diffusé le 3 juillet 2005 par l'Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA)

Suspension de Raga TV à Kinshasa : OLPA craint pour l’indépendance de la Haute Autorité des Médias

L'Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA), réseau africain d’experts juristes et journalistes volontaires pour la défense et la promotion de la liberté de la presse en Afrique, a appris avec stupéfaction la décision n°HAM/B/CP/037/2005 du 1er juillet 2005 du Bureau de la Haute Autorité des Médias (HAM), institution publique de régulation des médias congolais, portant suspension de la chaîne privée de télévision Raga TV, émettant à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

Les motifs de cette décision indiquent qu’il y a eu traitement manifestement partial de l’information relative aux manifestations du 30 juin à Kinshasa, la récidive dans la diffusion d’un montage des images filmées alternant le genre « no comment » et le son sélectionné par un réalisateur subjectif. La HAM signale avoir aussi reçu une plainte des Services de l’ordre public.

Dans le dispositif, elle précise que la chaîne de télévision Raga Tv est suspendue pour une durée de dix jours. Elle est sommée de se faire enregistrer à la HAM conformément à la loi n°04/017 du 30 juillet 2004 portant organisation, attributions et fonctionnement de la Haute Autorité des Médias. La décision de suspension ne concerne pas la chaîne de télévision Raga Plus.

De prime abord, OLPA constate que la décision prise par la réunion extraordinaire du bureau de la HAM est intervenue plusieurs heures après que les bureaux de Raga TV, Raga FM et Raga Plus aient été assiégés par des agents de la Police Nationale Congolaise (PNC), le signal des émissions coupé.

Il en est aussi de l’interpellation, le 30 juin 2005, de Luc Mikomo Kabongatre et Robert Muila, respectivement directeur des informations et journaliste à Raga Tv, Raga FM et Raga Plus par les éléments des services spéciaux de la PNC à l’immeuble Kin-Mazière de Kinshasa-Gombe.

Lors de sa réunion extraordinaire, le Bureau de la Haute Autorité des Médias n’a nullement fait allusion aux vices de procédure qui ont entaché la démarche des services de l’ordre public qui lui ont adressé la plainte dont ils ont obtenu gain de cause, d’autant plus que le président de la HAM s’était rendu le 30 juin 2005 à Kin-Mazière où étaient détenus les journalistes de Raga Tv et ceux d’Antenne A.

L’indépendance d’action dont jouissent les institutions d’appui à la démocratie entre elles et par rapport aux autres institutions de la République (Article 156 de la constitution), oblige à ces dernières de ne pas cautionner une irrégularité d’où qu’elle vienne. Dans l’esprit du législateur congolais, la HAM devrait permettre aux médias d’accompagner efficacement le processus de paix, de réconciliation et de reconstruction. C’est pourquoi les médias devraient être mis à l’abri de l’emprise des pouvoirs politiques ainsi que des lobbies financiers afin qu’ils puissent bien former, éduquer et divertir la population par une information saine et objective. C’est ainsi que les dispositions de l’article 9 de la loi n°04/017 du 30 juillet 2004 assigne entre autres objectifs à la HAM :

De garantir la neutralité et l’équité des médias publics vis-à-vis des forces politiques et sociales, notamment lors des consultations politiques et électorales ; réguler le secteur des médias publics et privés commerciaux, confessionnels, associatifs, et communautaires ; mener en cas de conflit des actions de médiation entre les différents protagonistes intéressés et intervenants dans le domaine des médias ; veiller à la conformité des productions des radios, des télévisions et de la presse écrite aux lois de la République et l’éthique.

L’analyse simple de la décision de la HAM du 1er juillet 2003 démontre, à juste titre, que les membres du Bureau de cette institution ont péché par excès et par abus, sinon par pression.

Les accusations de partialité, de récidive dans la diffusion d’un montage des images filmées alternant le genre « No comment », la subjectivité du réalisateur portées contre Raga Plus ne semblent pas être fondées par rapport au droit professionnel et national de la presse ou encore à la technologie et pratiques de notre époque.

Il paraît aussi illogique que la diffusion d’une émission comme celle incriminée puisse entraîner la suspension de toute une station de télévision, au détriment de son personnel, de sa clientèle et de ses téléspectateurs.

OLPA rappelle que dans un passé récent lorsque les signaux de Canal Kin télévision, Canal Congo télévision, Radio Liberté Kinshasa ont été coupés par les forces de police ainsi que Global TV et la chaîne de télévision CEBS interdites d’émission par le porte-parole du gouvernement, la HAM avait protesté vigoureusement, qualifiant ces mesures d’illégales alors qu’il s’agissait des faits analogues à ceux reprochés à Raga Tv.

En prenant une telle décision sans respecter la procédure en vigueur au niveau de l’institution elle-même, le Bureau de la HAM a violé manifestement la liberté de la presse qui justifie même sa raison d’être et sur laquelle elle fonde son action. La décision de la HAM semble fouler au pied le principe de légalité. Elle entame malheureusement la crédibilité de cette instance de régulation au niveau de la corporation et sème le doute sur son indépendance vis-à-vis des autres institutions du pays. OLPA craint dès lors sur l’indépendance de l’action de la HAM pour l’avenir. Il en est de même du crédit à accorder à toute initiative ou décision qui proviendrait des organes de cette institution d’appui à la démocratie.

Un appel pressant est donc lancé à tous les professionnels de la presse qui oeuvrent au sein de cette institution d’avoir l’humilité et le courage de lever immédiatement et inconditionnellement cette mesure liberticide; et d’amorcer des actions susceptibles de redorer l’image de la HAM qui a été ainsi ternie par la prise d’une décision qui va au travers de la loi et du code de déontologie du journaliste congolais mis à jour par le Congrès de refondation de la presse congolaise du mois de mars 2004.

Lire la suite

jeudi 12 août 2010

Franco Luambo Makiadi s'explique à la presse en 1985

De son vivant, Franco Luambo Makiadi n'accordait pas beaucoup d'interviews à la presse. Volubile dans ses chansons et concerts, Franco était un taiseux, il jouait au cache-cache avec les journalistes. Ce document est historique, en effet Franco accorde une interview aux journalistes de la Voix du Zaïre en 1985, à l'époque du MPR, parti-Etat. On voit d'ailleurs son insigne du parti-Etat accroché à son grand boubou. 1985, est aussi la période où les chansons "Mario", "Mamou" sont sur toutes les lèvres. Franco s'exprime allègrement, il répond sans feinte à toutes les questions que l'on lui posent. Rien ne présageait que 4 ans plus tard que Franco Luambo Makiadi quitterait cette des hommes. Car il meurt leFranco meurt le 12 octobre 1989 dans un hôpital en Belgique. Son corps est rapatrié au Congo (ex-Zaïre) et un deuil national de quatre jours est tenu. A Réveil-FM, nous estimons que ce document est plus qu'historique. 20 ans 1/2 après sa disparition: Franco Luambo Makiadi, artiste talentueux, compositeurs hors-pair demeure un monument de la musique congolaise mais aussi un énigme.

Lire la suite

Triomphe de Kagamé: explosion d'une grenade à Kigali, au moins sept blessés !

Cet incident intervient le soir même de la victoire triomphale du président Kagame au scrutin présidentiel, avec 93% des voix KIGALI Une grenade a explosé mercredi soir à Kigali, faisant au moins sept blessés, au soir de la proclamation de l'écrasante victoire du chef de l'Etat sortant Paul Kagame à l'élection présidentielle, a annoncé à l'AFP le porte-parole de la police rwandaise.

Ecrasante victoire de Paul Kagamé réélu avec 93%. Une explosion de grenade à Kigali a mis fin à la fête.

Une grenade a explosé mercredi soir à Kigali, faisant au moins sept blessés, au soir de la proclamation de l'écrasante victoire du chef de l'État sortant Paul Kagame à l'élection présidentielle, a annoncé le porte-parole de la police rwandaise.

Une grenade a été lancée mercredi en centre-ville de la capitale, a indiqué à l'AFP le capitaine Eric Kayiranga.

«Ca s'est passé aux heures de pointe, aux alentours de 19h00 (14h00 à Montréal), et pas très loin de la gare routière», a-t-il expliqué.

«Il y a eu au moins sept blessés, dont deux enfants, la police a commencé son enquête», a précisé le porte-parole, qui a fait état de l'arrestation de «trois suspects».

«J'ai entendu une explosion», a raconté à l'AFP un jeune homme qui sortait de l'hôpital avec un pansement sur le visage. «Je me suis retrouvé par terre, j'ai cherché à me relever mais je n'ai pas pu».

«J'ai compté au moins vingt blessés», a raconté pour sa part Steve Terril, journaliste américain indépendant, qui se trouvait à proximité au moment de l'explosion.

«On a rempli deux pickups (de blessés), et il en restait encore sur place. Une femme avait perdu un oeil. Tous ceux qu'on a chargé dans les véhicules étaient encore conscients», selon ce témoin.

Cet incident intervient le soir même de la victoire triomphale du président Kagame au scrutin présidentiel, avec 93% des voix.

Entre février et mai, Kigali, considérée jusque là comme une des capitales les plus sûres d'Afrique, avait été le théâtre de trois attaques à la grenade, qui avaient fait au moins quatre morts et une cinquantaine de blessés.

Ces attaques visaient à chaque fois des quartiers très fréquentés de la ville à une heure de grande affluence. Aucune d'entre elles n'avait été revendiquée.

Les autorités les avaient attribuées dans un premier temps aux miliciens Interahamwe ayant participé au génocide de 1994, avant d'accuser l'ex-chef d'état-major de l'armée, le général Faustin Kayumba Nyamwasa, exilé en Afrique du Sud et victime le 19 juin d'une mystérieuse tentative d'assassinat.

Ces attaques, avec d'autres incidents, avaient largement contribué à faire monter la tension à l'approche du scrutin présidentiel du 9 août, qui s'est cependant déroulé sans problème.

Sans rival ni véritable opposition, le président Kagame a été réélu à la tête du pays pour un second mandat de sept ans. Il dirige le Rwanda depuis qu'il a mis un terme au génocide des Tutsi en juillet 1994, à la tête de la rébellion du Front patriotique rwandais (FPR), devenu le parti qui contrôle encore aujourd'hui tous les échelons de la vie politique.

Des fractures sont apparues ces dernières années au sein de l'élite tutsi anglophone du FPR (issue de la diaspora ougandaise), avec la fuite en exil de l'ex-chef des services secrets Patrick Karegeya en 2007, puis celui du général Nyamwasa en février dernier.

Lire la suite

mercredi 11 août 2010

Un coopérant militaire français menace un journaliste Togolais

Un coopérant militaire français menace un journaliste Togolais pour qu’il supprime les photos qu’il a prises de lui... La vidéo aurait été tournée “en marge d’une confrontation entre manifestants et gendarmes togolais”, qui a eu lieu hier à Lomé. Le militaire français, qui se présente comme un “conseiller du chef d’état-major de l’armée de terre”, va jusqu’à demander aux gendarmes togolais présents de “mettre en tôle” le reporter, nommé Didier Ledoux. “Tu veux que j’appelle le RCGP [régiment des commandos de la garde présidentielle] pour foutre un peu d’ordre là-dedans ?”, menace-t-il également.

Selon le site de Liberté, le journal qui emploie Didier Ledoux, celui-ci finira par s’exécuter en supprimant les images. “C’est curieux qu’un officier français formé en France, pays des droits de l’homme, menace de faire venir des éléments de la garde présidentielle pour régler un malentendu qui l’opposait à un journaliste qui ne faisait que son travail”, critique le journal. Contactée, l’ambassade de France à Lomé affirme que le militaire s’est retrouvé “de manière fortuite” dans la manifestation. “Il passait en voiture lorsqu’il a reçu un pavé. Il est donc descendu pour demander la protection de la gendarmerie togolaise, mais il ne voulait pas être accusé à tort d’organiser la répression”. Le ministère de la défense à Paris a de son côté affirmé qu’il ne “se reconnaissait pas’ dans l’attitude et les déclarations de cet officier, ‘qui ne défend pas les valeurs qui sont les nôtres’”.

Lire la suite

Lille: La discothèque voit le Bleu en Noir !

Retour sur terre pour Martial Mbandjock, le triple médaillé au récent championnat d'Europe d'athlétisme, dont l'or au relais 4 x 100 mètres. Le Canard Enchaîné relate, dans son édition d’aujourd’hui, 11 août 2010 que le sportif a été refoulé samedi dernier à l’entrée d’une boite de nuit de la banlieue lilloise au motif que la discothèque était pleine.C'est fou ce que l'on peut vite tomber d'un podium ! Le 3 aaoût 2010, Martial Mbandjoeck et ses copains sont reçus par le président Nicolas Sarkozy à l'Elysée. Ils fêtent les 18 médailles gagnées triomphalement aux championnats d'Europe d'athlétisme de Barcelone.

Martial Mbandjock, un Bleu.

A lui tout seul, Mbandjock en porte 3 autour du cou: une en or pour le relais 4X100 mètres, et 2 autres de bronze pour le 100 et le 200 mètres. Après les petits-fours et les compliments présidentiels, c'est la descente des Champs-Elysées en bus à impériale.

Quatre jours plus tard, le samedi 7 août 2010 vers minuit, le sprinteur et cinq amis d'enfance se présentent à la porte de la Fabrik, une boîte branchée de la banlieue lilloise. Pour trinquer sous les ors de l'Elysée, Mbandjock avait enfilé le maillot de l'équipe de France. Mais ce soir-là il est habillé chic. Il a même laissé ses baskets victorieuses au vestiaire. A l'entrée, les videurs- observent ce petit monde. Des Flamands, une femme et un black ? " ça va pas être possible." Ils ont pourtant réservé une table. Rien à faire. Des explications ? Aucune. Autour d'eux, des clients passent tranquillement le barrage des cerbères.

"Quand c'est plein, on ne laisse entrer que les habitués", explique au "Canard" Franck Duquesne, patron de la boîte. Lorsqu'on lui demande si, par hasard, sa discothèque ne pratiquerait pas l'entrée au faciès, comme SOS Racisme le constate parfois en temps réel aux portes des boîtes de nuit, il soupire. "Il n'y a pas de racisme ici. Le problème, c'est que, quand on refuse un étranger, il pense toujours que c'est à cause de sa couleur." Mais quand même avoir laissé dehors le triple champion !Il n'y a pas de racisme, explique le patron de la boîte, soulignant que le problème, c'est que quand on refuse un étranger, il pense toujours que c'est à cause de sa couleur". Duquesne, que l'on surnomme" le Roi de la nuit liloise", est salement embarrassé:"Mbandjock aurait dû glisser en douce à un portier qu'il était un grand sportif et on l'aurait laissé entrer", avoue-t-il. Seulement voilà. Né à Roubaix, français et d'origine camerounaise, Martial Mbandjock n'est pas du genre à sortir ses médailles. Plutôt à rebrousser chemin sans histoire.Le même patron précise que Mbandjock aurait dû glisser en douce à un portier qu'il était un grand sportif "et on l'aurait laissé entrer". Et le Canard de conclure que Martial Mbandjock, né à Roubaix, français et d'origine camerounaise, n'est pas du genre à sortir ses médailles à tout propos. Ni à protester. Plutôt à rebrousser chemin sans histoire.

Lire la suite

Château familial d'Arfeuille à Felletin

Ce dimanche, 8 août 2010, il presque 17h30, il fait beau, chaud et le ciel est bleu, lorsque j'arrive à me garer devant la grande grille encore ouverte du château d'Arfeuille-Château sur la commune de Felletin, inscrit à l'Inventaire des Monuments historiques depuis 1988. Une petite route m' y a conduit à partir du secteur de la Croix Blanche avec à travers les grands arbres, je pouvais apercevoir un magnifique étang au bas de la route, j'apprendrais par la suite qu'elle fait partie du château. A notre arrivée, c'est Géraldine Fuchs d'Arfeuille, la fille de la comtesse qui nous accueille et nous fait la visite. Visite improvisée mais mieux guidée car Géraldine Fuchs d'Arfeuille connait le château, elle y a passée son enfance et y vit encore. Sa demeure est à proximité du château où vit encore sa mère. Elle réfute l'idée d'être prisonnière du passé et de vivre dans sa nostalgie. Moderne , elle souhaite que le château vit son son avenir en vivant avec son époque même si l'histoire de la famille est très ancrée dans la bourgeoisie felletinoise.

Le château d'Arfeuille à Felletin dans la creuse, sa cour d'honneur n'a pas évoluée depuis son origine.

Le château est depuis son origine la propriété de la même famille Mourin, la transmission s'étant toujours effectuée par le fils ainé - seulement 5 cas identiques en France -transmis depuis 1480 au sein de la famille d'Arfeuille, par le fils aîné, le château est valorisé par des parcs et des jardins en plein renouveau.

Il existait dès le XIIè siècle un château fort et c'est sur son emplacement que fut érigée vers 1480 une partie du château actuel par Antoine d'Arfeuille qui en reçut l'autorisation du prince Charles de Bourbon.

Géraldine Fuchs d'Arfeuille au début de la visite du château

Très détendue après la visite guidée, Géraldine Fuchs d'Arfeuille sourit !

Au XIIème siècle, c'était un château fort. Les bâtiments actuels trouvent leur origine vers la fin du XVème siècle, excepté pour une aile et le parc créés 3 siècles plus tard. Le donjon a perdu son chemin de ronde et ses mâchicoulis, il comporte 7 pièces.

Les meubles dates de l'époque

Un grand salon a été aménagé avec des boiseries et quatre tapisseries de la fin du XVII° siècle portant l’inscription « manufacture royale de Felletin »

Une veste de l'époque exposé au premier niveau

Des photos du château de l'époque dont certaines ont servies pour les cartes postales de Felletin

Jusque fin août 2010, le château d'Arfeuille, ouvre ses portes à une exposition de porcelaines contemporaines conçues à Limoges.

La famille d'Arfeuille s'emploie à entretenir et à rénover cette demeure valorisée par une grande cour d'honneur aménagée au XVIIIe siècle. Elle est complétée par un ancien potager devenu jardin de fleurs mais aussi par un parc créé en 1770. Cette "garenne" a été mise à mal par la tempête de décembre 1999. Les sapins pectinés ont été anéantis, quelques hêtres ont été épargnés, de même qu'une rangée de tilleuls bicentenaires.

Le potager s'étale sur près d'un hectare mais décoré avec de la porcelaine.

Même les oiseaux y trouvent un nid...en porcelaine !

Belle vue du jardin d'Arfeuille.

Histoire d’une famille, histoire felletinoise

On ne peut raconter l’histoire de Felletin sans évoquer celle de la famille d’Arfeuille. En effet, cette famille s’enracine depuis des siècles sur les terres felletinoises et les documents qui retracent l’histoire de la Marche mentionnent que la terre d’Arfeuille appartient à la famille Mourins depuis des temps immémoriaux. Depuis, fait très rare (il n’existe que cinq cas en France) Le château d’Arfeuille s’est toujours transmis depuis l’origine jusqu’à ce jour, par le fils ainé. D’après L’histoire de la Marche de Joullietton, on retrouve des traces de la famille d’Arfeuille en Creuse dès le XI° siècle et dès le XII° siècle d’après Tardieu dans son Grand dictionnaire de la Haute Marche.

En 1304, à la bataille de Mons en Puelle, un Morin d’Arfeuille sauva la vie du roi Philippe Le Bel. Dans la galerie des batailles du château de Versailles, un immense tableau appelé Mons-en-Puelle 1304 illustre la scène la plus dramatique de la journée du 18 août, celle où Philippe le Bel, environné par les ennemis flamands, se bat avec l’énergie du désespoir, entouré de familiers qui le défendent dans de furieux corps à corps.

On raconte que le roi fit venir à lui son sauveur, arracha l’une des fleurs de lys de son pourpoint puis la lui tendit en disant que désormais, il pourrait la faire figurer dans ses armes. C’était là un fait extraordinaire car seuls, le roi et les membres de la famille royale avaient le droit de porter le lys de France. Leur courage monte jusqu’aux cieux (VIRTUS ASTRA PETIT).

Au XIV° siècle quatre cardinaux d’Arfeuille vivaient à Avignon sous la papauté et leurs portraits sont encore présents dans le château. Jusqu’à la Révolution Française, La famille comptait de nombreux officiers des armées du roi ainsi que des hommes d’église. (voir Le Dictionnaire de la Noblesse de Aubert de La Chesnaye-Desbois paru en 1770 et donnant une généalogie de la famille).

A la Révolution Française, Yves d’Arfeuille émigra le 26 novembre 1791 avec son fils Victorin âgé de 16 ans et fit la campagne de 1792 sous les ordres des frères du Roi Louis XVI, dans la coalition des gentilshommes d’Auvergne et il rejoignit ensuite l’armée de Condé le 1er mars 1793.

En 1793, sur l’ordre du Comité de Surveillance de Felletin, Mayeule d’Arfeuille et sa fille Adélaïde furent emprisonnées au rez-de-chaussée de la tour ronde, dans une pièce dont la fenêtre est toujours garnie de barreaux, et leurs biens furent confisqués. Elles furent ensuite emprisonnées dans le couvent de Blessac.

Yves d’Arfeuille ne revint à Arfeuille qu’en 1809, après écrivit-il « 18 ans d’exil, de peine et de souffrances » et un tableau le montre sur son cheval revenant d’exil et traversant les bois avec le château d’Arfeuille au loin.

Lire la suite

Obama promulgue une loi protégeant les journalistes américains de poursuites !

Le président des Etats-Unis Barack Obama a promulgué mardi une loi destinée à mieux protéger les journalistes et auteurs américains de poursuites dans des pays où les lois sur la diffamation peuvent les exposer à des condamnations, a annoncé la Maison Blanche.

Barack Obama, président des Etas-Unis

Les deux chambres du Congrès avaient adopté ce texte fin juillet, pour répondre au phénomène dit des "touristes de la diffamation": les élus estimaient que les systèmes judiciaires de l'Angleterre, du Brésil, de l'Australie, de l'Indonésie ou de Singapour, entre autres, permettaient des condamnations injustes de journalistes ou auteurs américains.

La nouvelle loi empêche ainsi les tribunaux fédéraux américains de reconnaître ou d'appliquer une peine prononcée par une juridiction étrangère pour diffamation. Elle protège en outre les avoirs des personnes mises en cause, leur évitant d'avoir à payer des dommages et intérêts.

Lire la suite

dimanche 8 août 2010

Paris, Myra Ndjoku serait-il poursuivi par un signe indien ?

La grande honte mais aussi vive consternation couvrent la diaspora congolaise en France. Myra Ndjoku, le barbouze à la tête de l'ambassade de la République Démocratique du Congo est en train d'échouer là où les autres auraient pu réussir. Une première dans l'histoire de la diplomatie, un ambassadeur en poste a traduit un diplomate de son pays devant une juridiction étrangère. Myra Djoku, au nom de la République Démocratique du Congo qui avait traduit en justice l'attaché militaire Iyongo Ya Lisomba, pour une histoire d'occupation de l'appartement de fonction à Antony dans les Hauts de Seine (92) vient de se voir débouté même condamné. La RDC est condamnée à payer 7.000 euros au couple Iyongo. Gênée, la justice française va même plus loin, elle reconnait le statut de diplomate à l'attaché militaire Iyongo jusqu'en 2011, ce voulait lui denier Myra Ndjoku.

Madame Iyongo et le colonel Iyongo ya Lisomba, attaché militaire de l'ambassade de la RDC à Paris. Photo archive Réveil-FM

A cause de Myra et par la faute de celui-ci, la RDC est condamnée par une justice étrangère.Nommé à l'ambassade de Paris pour casser la diaspora résistante au pouvoir autocratique de kinshasa. Le barbouze Myra Ndjoku est entrain d'apprendre à ses dépend qu'entre lui et la diaspora résistante, le combat et la bataille ne sont pas les mêmes. Arrivés sans un clou, les nouveaux millionnaires du dimanche se sont octroyés de salaires pharaoniques face à la misère des Congolais, ils zigouillent à tour de bras, sont incapables de protéger les Congolais et de défendre le Congo...

Après avoir purgé l'ambassade des employés locaux-ces derniers viennent de gagner au Conseil de Prud'hommes. Myra Ndjoku a été sommé de payer les droits et salaires du personnel révoqué. Réveil-FM met à votre disposition en primeur le jugement d'une affaire:Myra Ndjoku-Colonel Iyongo ya Lisomba qui est tombé il y a quelques jours condamnant la RDC:

/><p><img src=

Lire la suite

Chine: Lancement d’un bus révolutionnaire !

Le straddling bus, c’est son nom, se veut une réponse au problème d’encombrements des mégapoles chinoises. Il se présente comme un tunnel sur rails qui avance à 60 km/h. Il avale littéralement les voitures qui continuent de circuler sous le bus !

Chaque straddling bus peut embarquer de 1 400 à 1600 passagers et sera, comme il se doit dorénavant, électrique. Mieux, il sera alimenté en partie grâce à des panneaux solaires situés sur son toit. Pour vous faire une idée plus précise du concept, egardez cette vidéo:

Le straddling Bus, un nouveau concept de bus présenté en mai dernier au salon High-Tech de Pékin, va faire prochainement son apparition dans le quotidien des habitants de la capitale.

Ce bus est révolutionnaire : avec ses deux étages, il circulera sur des rails placés des deux côtés de la chaussée. Le premier étage laissera passer les voitures jusqu’à une hauteur de deux mètres tandis que le deuxième sera réservé aux passagers. 1200 à 1400 personnes pourront monter et voyager à l’étage.

Autre caractéristique : il sera écologique puisque son moteur électrique sera en partie alimenté par de l’énergie solaire. Sa vitesse maximum sera de 60 km/h et le tout sans freiner le trafic, en théorie. Reste maintenant à réaménager les routes pékinoises et à mettre en place des rails adaptés…

Lire la suite

vendredi 6 août 2010

Elections 2011: Rodomontade, impéritie et échec pointent à l'horizon !

Rodomontade, capitulation, impéritie, échec tels sont les mots d’ordre qui caractérisent un pouvoir fantoche et impuissant à défendre le Congo et les Congolais. Le Congo est piloté à vue. La réalisation d'une fontaine à Kinshasa ne sauve pas les 5 cinq chantiers. Que vaut une fontaine pour les Congolais qui n'ont pas d'eau potable chez eux, dans un pays de 2.345.000 kilomètres carrés de superficie ? Rien n'est rassurant que les élections auront lieu en 2011. Promulguer la loi sur la CENI-4 ans d'attente longue et ennuyeuse-ne signifie en rien que les élections auront lieu. Si oui qui va financer les élections de 2011 ? Quels sont les mécanismes de contrôle ? Plusieurs questions méritent d'être posées maintenant ! En 2006, Louis Michel se gargarisant de son poste de "commissaire européen" et sa bande avaient tripatouillés "les soit disantes premières élections libres, démocratiques et transparentes", on connait tous le résultat de ces élections. Deux articles sont arrivés à la rédaction de Réveil-FM. Nous n'avons pas l'habitude de saucissonner les articles des autres, voici leur teneur:

RDC: Les accompagnateurs s’agitent en prévision des élections de 2011.

Par El Memeyi Murangwa, Virunganews

Le tandem Vital Kamerhe-Joseph Kabila, une relation brouillée ?

Présidents des regroupements politiques ne visant pas la conquête du pouvoir, les accompagnateurs des élections controversées de 2006 reviennent à la charge en déterrant la hache de guerre pour disent-ils donner au pays agonisant une bonne gouvernance et assurer le mieux être de la population.

Apres la réapparition de Vital Kamerhe via la diaspora congolaise du Canada, la sortie médiatique d’Azarias Ruberwa confirme que les operateurs politiques congolais ont la mémoire courte en continuant de croire que le peuple congolais est amnésique, car oubliant si vite le degré de paupérisation qui est sien.

En prestidigitateurs, ils osent se mettre devant la foule et par dextérité manuelle transforme le chômage en travail, la misère en salaire, et la famine en abondance (just like that !).

Ces promesses inadmissibles ont comme toujours un préalable : Une nouvelle table ronde politique.

Que peut donc apporter ces nouvelles discussions politiques tant réclamées par ces accompagnateurs invétérés ? Disposent-ils réellement d’une volonté de changement ? Peuvent-ils accepter l’accomplissement des préalables (la décentralisation, le recensement, la mise en place effective d’une commission électorale réellement indépendante, et le renouvellement des cartes d’électeurs) avant d’aller droit aux élections ?

Le constat qui se dégage et que tous réclament ceci et cela, mais travaillent tous en commun pour le statuquo en vue d’éliminer de la course ceux des rares qui prônent l’intégrité et la lutte des antivaleurs. Ils se dépensent et se bousculent pour à la fin organiser des élections bâclées, ou la transparence devient un crime de lèse majesté.

Ils sont même nombreux à utiliser le langage du leader maximo de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Etienne Tshisekedi wa Mulumba, juste pour s’attirer la sympathie et faire croire à un réveil qui n’en est pas un.

Le peuple qui n’est pas dupe laisse faire, mais hélas, il est à craindre une lassitude qui pointe déjà à l’horizon…

Beaucoup d’entres ces accompagnateurs se préparent à annoncer leurs candidatures à la magistrature suprême juste pour la forme.

Il est à retenir que ces candidatures de parade rapportent perdiems et sont souvent destinées à la consommation extérieure, juste pour brandir la démocratie. Le moment venu, ils arborent tous la bavette de la mangeoire et se réclament tous d’une majorité qui n’a qu’en commun la dilapidation des deniers publics.

A défaut de signer un cheque en blanc aux prédateurs, il y a urgence de mettre en place une opinion publique au niveau national et international capable de stimuler un vrai réveil sur La tragédie congolaise.

2011 n’est que l’année prochaine !

Quel bilan le gouvernement actuel peut-il brandir quatre ans après ?

Par le MLC-Benelux

Lors de l'inauguration du bureau MLC-Benelux.

« Nous assistons actuellement à une dérive totalitaire ».

Quel bilan le gouvernement actuel peut-il brandir quatre ans après ? Lors de son investiture, ce gouvernement avait présenté un programme qui lui avait valu la confiance. Aujourd’hui, l’échec est cuisant. S’agit-il des trois kilomètres du boulevard triomphal brandis à la face du monde le 30 juin qu’on mettra dans la balance ? Ou s’agit-il des dix kilomètres du boulevard du 30 juin ? A l’indépendance, le pays disposait de 140.000 kilomètres de routes carrossables.

Peut-être s’agit-il de la fontaine d’eau inaugurée avec pompe qui a changé la face de la RD Congo ? Que vaut une fontaine pour un pays de 2.345.000 kilomètres carrés ?

Où sont les emplois promis ? 94% des Congolais sont au chômage !

A l’arrivée du Tandem Kabila-Gizenga, le dollar s’échangeait à 452 francs congolais, aujourd’hui, il s’échange à plus de 900 francs. Progrès ? Pourquoi alors rabattre les oreilles des citoyens avec des termes comme « amélioration du cadre macro-économique » ?

La sécurité ? Le respect des droits de l’Homme ? Que dire de l’assassinat de Floribert Chebeya ?

A propos de la motion de censure du gouvernement initiée par l’opposition, Monsieur Busa dressera un tableau sombre de la pratique du pouvoir lors de tels événements : corruption généralisée : « Le Premier Ministre corrompt les députés, en commençant par ceux de la majorité présidentielle, les ministres corrompent les députés, les dirigeants des entreprises corrompent les ministres… »

Suivra alors la séance des questions-réponses, A propos de l’organisation des élections, la fameuse rencontre inter-institutionnelle qui a planché sur l’organisation des prochaines élections vendredi dernier est une structure anti-constitutionnelle. Y était présent, même un militaire !

Quel est le rôle de la CENI alors?

L’ordre des élections ?

Les locales d’abord. Et le MLC fera pression pour cela.

L’arrestation et la détention du Député Mukonkole est anti-constitutionnelle.

Pourquoi ne pas organiser des actions de masse pour exprimer le ras-le-bol de la population ? Demandera un militant.

« Nous avons en face de nous, un pouvoir à la gâchette facile. Cela viendra, dans tous les cas, selon la nécessité… »

Après ce long échange, l’orateur conclura : le MLC mène un combat noble. Il constitue une alternance, face un pouvoir corrompu et qui a lamentablement échoué.

Lire la suite

mercredi 4 août 2010

Paris: Olivier Saya Mandjia, bourgmestre de Mont-Ngafula reçu par les membres de 3RA

Olivier Saya Mandjia séjourne actuellement à Paris, invité par 3RA. Il est le bourgmestre de la Commune de Mont-Ngafula. Avec une superficie de 358,9 Km2, la commune de Mont Ngafula compte plus de 263.708 habitants dont 2.487 étrangers recensés en 2007. Au Nord, elle est limitée par les municipalités de Makala, Selombao, Lemba et de Kisenso ; au Sud par le territoire de Kasangulu (province du Bas-Congo) et à l’Est par les communes de N’djili, Kimbanseke et celle de la N’Sele. A l’Ouest, Mont Ngafula partage ses frontières avec l’agglomération de Ngaliema et le fleuve Congo.

Olivier Saya Mandjia, bourgmestre de Mont-Ngafula répondant aux questions de Réveil-FM

C'est par téléphone qu'il a répondu aux questions de Réveil-FM. L’homme est de grande taille, à l’image d’un basketteur de la NBA. Olivier Saya n'est pas trop bavard. Mont Ngafula est une commune du sud de la ville de Kinshasa en République démocratique du Congo. Elle est l'un des nouveaux lieux de peuplement, situé dans la zone des collines. Mont Ngafula est très connu pour la vallée de la Lukaya, Lola ya bonobo, "le paradis des bonobos", est un sanctuaire où l'on recueille des bébés bonobos victimes du braconnage et on les sauve... Mont-Ngafula est aussi la commune qui va abriter la Cité de la Renaissance que bâtir 3RA avec ses partenaires pour la diaspora et un centre de réinsertion pour les jeunes congolais.

Mont-Ngalufa, c'est aussi la commune que les assassins de Floribert Chebeya, président de la Voix de sans Voix sont allés jeter son corps, au quartier Kindele, maquillant leurs forfaits avec de présevatifs mais oubliant d'ôter les ménottes aux mains de Flory. D'ailleurs répondant à notre question Olivier Saya qui fait confiance à la justice, estime qu'il faut laisser le temps à celle ci de faire aboutir son enquête.

La commune de Mont-Ngafula est l'une de trois vastes (après Nséle et Maluku) de Kinshasa. Elle a 20 quartiers:

- MAMA-YEMO, MAZAMBA, MASANGA MBILA , MATADI MAYO ,MATADI KIBALA , MAMA MOBUTU , C.P.A MUSHIE , KIMBUALA , LUTENDELE , MUSANGU , MITENDI , KIMWENZA , NGANSELE , KIMBONDO , KINDELE , PLATEAU , MASUMU , NDJILI KILAMBU , VUNDA MANENGA , MBUDI

La commune de MontNgafula fait partie des grandes communes que compte la ville de Kinshasa. Cependant, l’entité urbaine fait face à de nombreuses diffcultés, notamment, les érosions qui menacent la majeure partie de l’agglomération située sur un fanc de montagne.

Le manque des voies d’accès, les carences en fourniture d’électricité, le manque d’eau potable dans plusieurs quartiers et l’insécurité constituent des fléaux en-démiques à Mont Ngafula.

Mont Ngafula, berceau des érosions de Kinshasa ?

Située dans le district de la Lukunga, la commune de Mont Ngafula est construite sur des collines. Avec de nombreux quartiers non urbanisés, le relief en pente expose l’agglomération aux érosions. Kindele, Mama Mobutu, Matadi Kibala et Boboliko sont des quartiers où cette situation est vivante.

C’est plus dans ces parties communales que les ravins ont provoque des sans abris. Selon les plus avertis, les érosions qui menacent Mont Ngafula ont plusieurs raisons. Parmi celles-ci, l’on peut citer les constructions anarchiques, la non-canalisation des eaux de pluie, relief accidenté et l’absence d’une politique d’habitat au niveau de la ville de Kinshasa évoluant à petit feu, les érosions dans cette agglomération ont pus des dimensions inquiétantes et exigent les moyens importants pour les éradiquer.

Points forts de la commune

En dépit des menaces provenant des érosions, cette commune urbano-rurale à un sol cultural imposant. Les sols de vallées dont regorge cette partie de la ville de Kinshasa est considérée comme le véritable grenier de la capitale.

Cela pour la simple raison que les cultures maraîchères, l’élevage de porcs, les volailles et la pisciculture qui s’y développent sont une source de richesse et de revenus pour cette entité à vocation agricole.

Outre l’aspect agricole, Mont Ngafula est encore une agglomération touristique. Les sites de « Ma vallée », de la Lukaya, la mission catholique Kimwenza sont les points qui constituent un potentiel, mieux la force touristique de la municipalité. Ainsi, le week-end et les jours fériés des kinois se détendent paisiblement dans ces divers sites.

Une réception à l'honneur du Bourgmestre de Mont-Ngafula a été faite par les membres et amis de 3RA dans un restaurant congolais à Paris:

Etienne Lopalo, président de 3RA

Pasteur Armand Mavinga Tsafunenga, presqu'à ses côtés avec son calme olympien légendaire, le confrère Pierre Kama de Fréquence Paris Plurielle (FPP)

Les mamans de 3RA

L'artiste Siatula, le mascotte de 3RA

Lire la suite

mardi 3 août 2010

Le Mouvement de Résistance de la Diaspora Congolaise de France (MRDCF), persiste et signe : Non au fatalisme d’acceptation ; Non au déni de réalité !

Téméraire José Ntuba ODE, le Vice-président du MRDCF l'est assurement et il assume. Il ne se dégonfle pas. Il revient ici avec force détails d'argumentations et gros plans pour défendre son point de vue et mettre en évidence la différence entre la résistance et l'opposition. La liberté d'expression est toujours le thermomètre avec lequel on peut évaluer un pays dans sa marche démocratique. A l'heure où au Congo dit démocratique seuls les médias encartés: coupagistes, joséphistes, kadogistes, Djaleloïstes peuvent émettre librement sans voir leurs émetteurs sectionnés avec un secateur de l'AMP, parti-Etat, sans prévenir les responsables puisque l'ordre est venu d'en haut. Réveil-FM, la première radio associative et communautaire de Kinshasa, ouverte à tous et qui encourage la démocratie participative continuera à donner la parole à tous ceux qui ne peuvent pas s'exprimer ailleurs ou s'estiment victimes du muselement.Difficile d'écouter quelqu'un qui n'entre pas dans notre canevas de reflexion, il faut le faire car c'est dans la discussion que jaillit la lumière.

José Ntuba Odé, Vice- président du Mouvement de Résistance de la Diaspora Congolaise en France (MRDCF)

Chers compatriotes,

Vous vous êtes exprimés, en bien et en mal, à la suite de notre intervention concernant l’initiative de rassemblement de partis « d’opposition congolais » à Kinshasa, découlant de la réunion du mois de juin 2010 sous le patronage du Député Jean-Claude MVUEMBA.

Beaucoup de choses ont été dites dans les réactions qui se sont légitimement exprimées. Nous respectons le point de vue de chacun de vous.

Pour ceux qui ont parlé en bien, nul n’est besoin de leur répondre. Nous estimons, qu’ils ont fait le travail préalable à l’engagement dans le combat pour la libération de la patrie qui s’imposait à nous et qui consistait à réunir, au jour le jour, toutes les données disponibles pour mieux cerner les enjeux, examinant au quotidien le sens des événements, afin de comprendre en profondeur les tenants et les aboutissants du « dossier Congo ».

Seul ce travail permettait d’être plus proche de la vérité dans cet océan de mensonges qui nous environne.

Aux autres, nous voulons faire comprendre que nous ne nous prêterons pas au jeu irrationnel qui consiste à polémiquer inutilement pendant que l’ennemi s’implante et avance, masqué mais vite et « bien ».

Qu’il soit donc clair dans l’esprit de chacun d’eux :

Nous n’accepterons pas l’inacceptable ;

Nous ne pactiserons pas avec l’ennemi qui se fait passer pour être congolais, alors que nous n’avons pas du mal à comprendre que ces conglomérats sont en réalité une affaire « Rwando-rwandaise », créés au Rwanda et lancés contre le Congo à partir du Rwanda ;

Nous ne confondrons pas et n’appellerons pas dictature ce qui est en fait une occupation ;

Nous ne laisserons pas notre intelligence se distraire, car nous avons le souci de conserver intact notre mémoire qui, nourrit par des faits, ne peut se permettre de divaguer et de tomber dans l’inertie ;

Au-delà de toute présentation théâtralisée de tout ce qui se fait en RD Congo, mise en scène par ceux qui sont à la base de cette situation et qui en profitent grossièrement, nous savons et comprenons que :

Une démocratie ne fonctionne jamais dans un pays occupé. Il peut y en avoir un semblant, mais jamais une vraie démocratie.

Il n’y a pas de place pour une opposition dite « institutionnelle » dans un pays occupé. Le parlement qui s’y trouve ne peut qu’être une chambre d’enregistrement. Celui du Congo est encore pire, il se fait corrompre, à plusieurs reprises, aux yeux de tous, sans même chercher à s’en cacher ;

Il n’y a pas d’institutions qui tiennent et qui fonctionnent librement dans un pays occupé. Au Congo, ces institutions issues d’un processus tronqué, sont infiltrées et affaiblies de l’intérieur. Elles ne défendront jamais les intérêts du Congo et des Congolais ;

Il n’y a jamais d’élections libres, démocratiques et transparentes dans un pays occupé. Celles de 2006 ont été une mascarade, celles à venir les seront sans aucun doute.

Vous êtes quelques-uns à avoir parlé de l’occupation de la France par l’Allemagne Nazie et des évolutions que ces deux pays ont accomplies dans le temps. Toutefois, s’il est vrai que des évolutions remarquables ont conduit jusqu’à la création de l’Union Européenne, vous avez tout simplement omis de dire que sous l’occupation allemande, le gouvernement de Vichy, qui était certes français, mais n’était nullement libre. Il obéissait aux ordres de l’occupant.

En aucune manière le gouvernement de Pétain a travaillé dans l’intérêt de la France et des français. Le Maréchal Pétain avait lui aussi accepté l’inacceptable. Personne ne peut contester le fait que certains français ont dit non. Aussi, il nous paraît important de souligner que l’occupation de la France ne se ressemble pas à celle de la RD Congo.

Tout simplement parce que la France ne s’est pas retrouvée dans une situation où un étranger soit imposé à la tête de ses institutions. La situation de la RD Congo est donc un cas inédit.

Il est de notoriété publique que les puissances occidentales pour lesquelles le Rwanda et l’Ouganda travaillent, ont imposé à la RD Congo un étranger à la tête de ses institutions.

JP BEMBA le sait, Abdoulaye YERODIA NDOMBASI le sait, Edouard MOKOLO wa MPOMBO le sait, VUNDWAWE te PEMAKO le sait. Aux congolais, ils ont tout simplement interdit d’évoquer les origines de cet homme, inconnu des congolais. Où avez-vous vu un peuple se faire interdire tout débat sur les origines d’un inconnu qui vient postuler à la magistrature suprême de son pays ?

Vous voyez jusqu’où l’acceptation de l’inacceptable peut conduire un pays ?

De même, la pacification et l’amitié franco-allemande n’ont été possibles qu’après la libération et plusieurs années après que la France ait retrouvé sa dignité, son indépendance, sa souveraineté et son intégrité territoriale.

Jamais avant ! Et entretemps, des gens ont été jugés et condamnés. Français comme étrangers. Les premiers pour « indignité nationale », pour ne pas dire ‘’collaboration’’, les derniers comme des nazis. Et à ce jour encore, les survivants sont recherchés et poursuivis. Apprenons à restituer l’histoire fidèlement.

Ce qui se passe en RD Congo défile comme un film sous nos yeux et, sauf si l’on refuse de le voir, les faits sont plus éloquents que les critiques stériles qui sont lancées par-ci par-là par ceux qui considèrent que la RD Congo va bien. Ils ont le droit de ne pas voir, mais ils n’ont pas le droit d’empêcher les autres de voir et de dire ce qu’ils voient !

Voilà pourquoi nous avons pensé qu’un effort de pédagogie était nécessaire dans cette réponse que nous réservons à tous ceux qui n’ont peut-être pas fait le travail préalable que nous évoquons au début, pour essayer d’éclairer leur opinion.

Nous mettons donc sous leurs yeux des faits, rien que des faits. Libre à eux de rester «droit dans leurs bottes en caoutchouc» en continuant de cautionner ce que tout esprit libre dénoncerait et refuserait sans tergiverser.

Est-il si mystérieux de comprendre l’occupation que nous combattons ?

La réponse est non pour ceux qui ont cherché à comprendre dès le début et qui restent en alerte aujourd’hui encore.

L’occupation de la RD Congo part d’un fait mensonger simple : Une « affaire Rwando-rwandaise » montée de toute pièce, évoquée et instrumentalisée, avec pour but essentiel : divertir et masqué la présence des armées coalisées sur le territoire congolais, zaïrois à l’époque.

En tenant à l’époque les propos que nous évoquions dans notre intervention d’il y a quelques semaines, Monsieur Zaidi Ngoma avait vu juste. Et il avait raison de quitter le RCD-GOMA, bien que nous ayons voulu, à la lumière de ce que nous savions déjà à l’époque, qu’il n’approchât pas ce conglomérat de bandits venus d’ailleurs. Car, il faut bien comprendre que chaque congolais authentique qui est passé par le RCD-GOMA, a servi, consciemment ou inconsciemment, la cause de l’occupant.

Malheureusement, beaucoup de gens, à ce jour encore, n’ont jamais jaugé la profondeur du machiavélisme de ces bandits qui se proclament congolais alors qu’ils ne le sont pas. Ils étaient et sont toujours en mission au Congo!

Tout ceci reste encore inconnu de certains parce que les gens comme Arthur ZAIDI NGOMA, nous le redisons ici, n’ont pas osé parler au moment qu’il fallait. Pourtant, ses propos ont été corroborés par les déclarations d’un autre homme, et pas de moindre.

LES FAITS PARLENT, EXAMINONS-LES !

En effet, dans les mois qui ont suivi la supercherie sur les « banyamulenge, minorité menacée d’extermination par le pouvoir central de Kinshasa », qui se sont constitués en association de malfaiteurs et en un véritable groupe terroriste appelé « RCD-GOMA », et qui, plus tard, par ramification, fera naître un autre groupe, plus barbare encore, le « CNDP », chargé d’opérer le nettoyage pour permettre l’implantation des Tutsis dans le Grand-Kivu congolais, l’ancien Premier-ministre rwandais pendant la transition, Faustin TWAGIRAMUNGU, hutu, dénonçait à la télévision belge « RTBF », nous citons : « … Banyamulenge n’est pas une tribu. Moi-même, quand j’étais jeune, on m’appelait Anyamulenge, parce que j’accompagnais mon père paître son troupeau à la montagne. C’est un terme qui désignait des éleveurs de montagne, ce n’est pas une tribu … ceci n’est qu’une cause politique, créée de toute pièce par Kagame, pour justifier la présence de ses hommes sur le territoire Zaïrois (Congolais aujourd’hui) ».

Faustin TWAGIRAMUNGU n’est ni congolais, ni membre du MRDCF, ni membre de la Résistance Congolaise. Il est rwandais, et curieusement, personne de ceux qui nous traite de tous les noms d’oiseaux ne l’a attaqué depuis. Il vit en Belgique, il suffit d’avoir le courage d’aller le voir pour se le faire confirmer. (1)

Plus tard, il a été prouvé, par des recherches sérieuses et approfondies, que « toutes Les données historiques, les archives coloniales belges, les données linguistiques et ethnologiques des explorateurs et des missionnaires belges au Congo, toutes ces recherches, ont abouti à un seul et même résultat : une tribu dénommée « Banyamulenge » n’a jamais existé, ni dans l’état indépendant du Congo, ni dans le Congo belge, ni dans la République Démocratique du Congo, ni dans la République du Zaïre avant 1970. » (2)

Il nous paraît tout de même étonnant que certains de nos concitoyens aient du mal à voir clairement ce mensonge, signe précurseur d’une occupation rampante, qui pourtant, n’est pas arrivée subitement. Seuls, ceux qui sont paresseux dans la lecture et ennemis du savoir, ignorent que Les données aujourd’hui connues, prouvent à suffisance que l’invasion du zaïre avait été voulue, planifiée et annoncée, parfois à demi-mots, par personnes interposées. Certaines personnes clairvoyantes l’avaient même dénoncée, à leurs risques et périls. Revenons quelques années en arrière pour mieux situer les choses dans le temps.

A) Du 17 au 23 septembre 1991, Paul KAGAME, alors major dans le FPR/APR, est venu à Paris. Il a alors une entrevue avec Paul DIJOUD, Responsable de la cellule Elyséenne en charge des questions Africaines et Malgaches, sous François Mitterrand.

On est en pleine crise qui oppose le Président hutu Juvénal Habyarimana, aux Réfugiés Tutsi installés en Ouganda, sous le commandement de Kagame, qui n’ont de cesse que de déstabiliser le Rwanda en vue de conquérir le pouvoir par les armes.

Pour évaluer la situation, Paul DIJOUD dispose non seulement des analyses de l’appareil d’Etat français, mais aussi de celles des services de renseignement américains qui lui sont répercutées, en juillet 1991, par l’ambassade de France à Washington.

L’appréciation de la crise fournie par la DIA, le service d’espionnage du Pentagone, ne laisse planer aucun doute sur les vrais objectifs du FPR. Quelques mois auparavant, Paul DIJOUD avait rencontré le président Habyarimana le 19 juillet 1991.

Après avoir cerné Habyarimana, il restait à Paul DIJOUD à rencontrer Paul KAGAME sans lequel ne sera jamais trouvée aucune solution à la crise rwandaise. Le 20 mai 1998, soit plus de 4ans après l’assassinat du président Habyarimana, Paul DIJOUD est auditionné par des Députés français de la mission d’information parlementaire sur les événements survenus au Rwanda. Ce qu’il dit ce jour-là aux parlementaires français membres de la mission, jette un éclairage nouveau sur les vraies intentions de Paul KAGAME sur le Congo, Zaïre à l’époque des faits: « Je l’ai rencontré une fois en tête à tête dans mon bureau au Quai d’Orsay.

Et il n’a pas caché sa satisfaction à discuter avec un représentant de la France.

L’objet de cette visite était d’associer le FPR à un processus de règlement négocié de la crise et de le convaincre que nous n’avions aucune animosité à l’encontre du FPR, mais que tous les rwandais étaient les amis de la France… » Puis, le diplomate refait le portrait de KAGAME : « Un personnage relativement visionnaire, d’une haute intelligence, d’une grande capacité à mener une démarche jusqu’à son terme, d’une grande ambition et profondément assuré de son succès, grâce en particulier aux réseaux dont il disposait dans le monde anglo-saxon, surtout aux Etats-Unis.

Il était donc sûr de son fait, tout en ayant la conviction que « la géographie des Grands-Lacs n’était pas viable, que les frontières de la colonisation avaient créé des Etats artificiels et qu’il convenait de les remodeler.

Le Zaïre imposant une sorte d’immobilisme, il fallait provoquer des changements dans ses institutions et son régime politique, dont il estimait qu’il ne pourrait pas tenir à la longue. Il avait aussi le sentiment que la terre était trop rare au Rwanda et qu’il fallait trouver de l’espace ».

Paul Dijoud continue :

« Il y avait, chez le major KAGAME, un mélange de réalisme et de vision qui n’a pas été sous-estimé et qu’il était difficile de contrer. Personne, dans la région, n’était à même de s’opposer à lui. En fait, au cœur de tout, il y avait la guerre.

Le fond du problème est que le major KAGAME n’a jamais poursuivi d’autre objectif que la victoire totale. Il a de temps à autre négocié. Il a signé des accords mais, en toute objectivité, il n’a jamais poursuivi d’autre but que celui de gagner, par la paix ou par la guerre.

Il en avait les moyens puisqu’il disposait d’une armée supérieure à toutes les autres. Les événements survenus ensuite au Zaïre ont montré qu’il pouvait projeter efficacement cette armée, ou une partie de celle-ci, sous des formes différentes, à l’extérieur.

Son armée avait des réserves considérables. Les jeunes réfugiés sans emploi et sans ressources étaient prêts à s’y engager. Fortement équipée par l’Ouganda et par d’autres, très bien encadrés, elle est d’une rare efficacité, notamment parce qu’y combattent des vétérans qui ont participé à la guerre civile ougandaise aux côtés de Museveni ».

Retenons :

« La géographie des Grands-Lacs n’était pas viable, que les frontières de la colonisation avaient créé des Etats artificiels et qu’il convenait de les remodeler. Le Zaïre imposant une sorte d’immobilisme, il fallait provoquer des changements dans ses institutions et son régime politique, dont il estimait qu’il ne pourrait pas tenir à la longue. Il avait aussi le sentiment que la terre était trop rare au Rwanda et qu’il fallait trouver de l’espace ».

Paul Kagame, entretien avec Paul Dijoud, septembre 1991. (A)

(A) Faites Qui a du mal à faire le lien avec le discours de Nicolas Sarkozy du 17 janvier 2010 «… l’avenir du Rwanda […] pays à la démographie dynamique et la superficie petite » et d’autre part, de « la question de la République Démocratique du Congo, pays à la superficie immense et à l’organisation étrange des richesses frontalières » ; Et aussi avec celui de Monsieur COHEN quelques semaines seulement après l’élection de Barack OBAM ; Faites aussi le lien avec les accords dits de « LEMERA ». Et vous avez à présent des idées claires. Vous commencez à comprendre quelque chose.

Retenons :

« Le fond du problème est que le major KAGAME n’a jamais poursuivi d’autre objectif que la victoire totale. Il a de temps à autre négocié. Il a signé des accords mais, en toute objectivité, il n’a jamais poursuivi d’autre but que celui de gagner, par la paix ou par la guerre. Il en avait les moyens puisqu’il disposait d’une armée supérieure à toutes les autres.

Les événements survenus ensuite au Zaïre ont montré qu’il pouvait projeter efficacement cette armée, ou une partie de celle-ci, sous des formes différentes, à l’extérieur. Son armée avait des réserves considérables. Les jeunes réfugiés sans emploi et sans ressources étaient prêts à s’y engager ». Paul Dijoud, citant Paul Kagame lors de son audition devant les parlementaires français. (B)

(B) Qui a du mal à faire le lien avec les opérations dites « Brassage et Mixage », qui ont permis à Kagame de projeter ses hommes au-delà des frontières rwandaises, en les déversant dans ce qu’on appelle à tort les « Fardcs », arguant que c’étaient des rebelles congolais ?

Qui a du mal à comprendre qu’en présentant ces tueurs-nés comme étant des rebelles congolais, la mascarade permettait de couvrir la présence du Rwanda et de l’Ouganda sur le territoire congolais ?

Qui ignore encore que cette présentation fallacieuse permettait à l’Onu de se retrancher derrière une pseudo « guerre-civile » et d’éviter toute intervention dont le Congo était en droit d’attendre d’elle, conformément à la Charte des nations-Unies, qui obligeait l’Onu de défendre le Congo, un pays membre, agressé et envahit par ses voisins de l’Est ?

Pourquoi certains de nos concitoyens sont-ils incapables de comparer le comportement de cette institution par rapport à l’évasion du Koweït par l’Irak de Saddam Hussein en 1990 ? Comment peut-on nous expliquer cette légèreté dans le comportement de certains congolais qui ne peuvent même pas voir que l’Onu (Monuc), se comporte au Congo comme elle s’était comportée au Rwanda (Minuar), avec le résultat dont on sait ?

C’est ce Paul KAGAME là que certains congolais considèrent comme un « partenaire » avec lequel ils peuvent compter pour avoir la « paix » ! C’est ce Paul KAGAME là qu’on a invité le 30 juin 2010 à Kinshasa, et qui a montré à tous, en arrivant en retard et en se faisant attendre 2 heures durant, son poussin retenant tout le monde et retardant le début du défilé, qu’il est le vrai maître du Congo aujourd’hui.

S’il existe encore des congolais qui ne peuvent pas comprendre, à ce stade, que la recherche de l’espace pour le Rwanda, pays exigu en manque de terre, est presqu’une obsession pour KAGAME (Mais pas seulement lui) ; S’il existe encore des congolais qui ne peuvent pas comprendre que Kagame a projeté ses hommes au Congo notamment par des « opérations de camouflage » que sont le Brassage et le Mixage ; S’il existe encore des congolais qui n’ont pas compris que grâce à la manœuvre qui a consisté à faire admettre ce truc qu’est le RCD-GOMA, comme entité politique, de la même manière qu’ils l’ont fait avec le CNDP, et les asseoir complètement dans le paysage politique congolais, comme vous pouvez le voir aujourd’hui, Azarias Ruberwa et consorts avec ; s’il existe encore des congolais qui n’ont pas compris que tous ces gens qu’on vous a fait admettre comme étant de congolais, sont en fait des infiltrés qui ont une mission : affaiblir le Congo de l’intérieur, alors là vous ne comprendriez jamais la profondeur des propos, pourtant justes, de Monsieur Arthur ZAIDI NGOMA « le RCD-GOMA est une affaire Rwando-rwandaise ».

Nous l’avons dit, il a partagé l’espace présidentiel avec le chef du RCD/GOMA comme vice-président dans cette autre bêtise qu’était le « 1+4 ». Aujourd’hui il se tait encore, il n’est pas le seul, alors que cette affaire Rwando-rwandaise fait encore, dans le souterrain, beaucoup de mal au Congo et aux congolais.

Le 30 juin 2010, vous avez vu toutes sortes d’armes défilées et une certaine catégorie de congolais sans mémoire et sans rigueur se sont réjouis. Mais ils ne se posent pas la question de savoir pourquoi, avec autant d’armes, le Kivu n’est toujours pas pacifié ?

Certains disent que l’ « armée n’est pas encore au point ». Mais là encore ils ne se demandent pas pourquoi la formation de l’armée nationale, qui figure parmi les 5 préalables des accords de SUN CITY, n’est toujours pas réalisée dix ans après ? Et même quand la réponse est claire, ils ne veulent pas le savoir.

Nous la leur disons : Le maillon le plus important du processus d’occupation qui a été projeté à la tête de la RD Congo, et que beaucoup se complaise à appeler Joseph KABILA, qui n’est pas un KABILA, ne mettra jamais en place une véritable armée congolaise, capable de chasser ses frères emmerdeurs.

Il est là pour couvrir tout ça ! Les quelques hommes que vous avez dans ce qu’ils vous présentent comme les « FARDCS », iront de défaite en défaite face aux rwandais qu’ils vous présentent comme étant des « rebelles congolais ».

Cette « armée » ira d’humiliation en humiliation. Pourtant ils vous montrent des armes sophistiquées pendant le défilé du 30 juin, et les petits esprits qui se fient au superficiel, se sont réjouis.

Retenons:

Les événements survenus ensuite au Zaïre ont montré qu’il (KAGAME), pouvait projeter efficacement cette armée, ou une partie de celle-ci, sous des formes différentes, à l’extérieur. (Brassage et Mixage !) Ça ne vous dit rien ? Avez-vous fait un effort pour lire les actes qui encadrent ces deux opérations ?

« … les éléments mixés restent dans la zone ou le mixage a eu lieu ! », Nous le citons en substance. Il se trouve comme par hasard que cette zone n’est autre que le Kivu.

Ce Kivu justement qui se trouve géographiquement et physiquement dans les 300km de terre à l’intérieur du territoire congolais, dont les accords dits de LEMERA parlent, lesquels préconisent sa cession au Rwanda !

Franchement, quoi d’autre faut-il pour que vous le compreniez ? Poursuivons l’examen de faits.

B) En 1994, alors que les rapports sur l’intention du Front Patriotique Rwandais (FPR-APR), dirigé par Kagame, d’assassiner Habyarimana s’accumulent, un homme, particulièrement inquiet de la tournure que prennent les événements, va parler.

Cet homme, c’est Jean-Pierre MUNABERRY, Pilote du Falcon 50, l’avion présidentiel.

Le 28 février, il adresse une lettre à l’un de ses amis pilotes pour lui faire part de ses inquiétudes. Voici ce qu’il écrit : « Avec le FPR au CND (il s’agit du Centre National du Développement à Kigali où les hommes du FPR furent casernés), c’est-à-dire à un kilomètre de la tour de contrôle et avec le parti pris que tu connais par l’ONU, alias MINUAR (l’équivalent de la Monuc au Congo), nous sommes quasi certains qu’il y a des missiles SAM7 et autres qui nous menacent pour les vols du Mystère 50. Déjà le FPR a décrété un cercle de un kilomètre de diamètre autour du CND […].

Que peut-on faire pour ne pas se faire prendre ? Il y a bien une solution : c’est de prendre sa retraite. Je pense que ça va se terminer comme ça, car ici il n’y a aucun avenir ; ils sont en train de se Burundiser, à la vitesse V. Le FPR concentre l’artillerie lourde près de Tumba.

L’ONU ne voit rien […], ils font ce qu’ils veulent, recrutent de gré ou de force des jeunes Tutsis qu’ils embarquent de nuit, cachent au CND, et, quand le parquet est assez gros, convoient en zone démilitarisée, escortés par la MINUAR. […] Au Zaïre aussi, au nord Kivu [frontière avec l’Ouganda], zone de réfugiés tutsis où ils sont 80%, ils font du nettoyage ethnique pour rectifier les 20% restants de bantous. Déjà ils distribuent leurs terres. Même poudrière à côté de Lubumbashi. Le Grand Tutsiland est en marche. Amitiés. »

Cette lettre, il l’adresse à l’un de ses amis de l’aviation civile à l’Ambassade de France. Retenons :

« Au Zaïre aussi, au Nord-Kivu [frontière avec l’Ouganda], zone de réfugiés tutsis où ils sont 80%, ils font du nettoyage ethnique pour rectifier les 20% restants de bantous. Déjà ils distribuent leurs terres. Même poudrière à côté de Lubumbashi. Le Grand Tutsiland est en marche… » Jean-Pierre MUNABERY, Pilote du Falcon 50, avion du président Habyarimana, mort dans l’attentat qui a visé cet appareil. 28 février 1994.

Nous ne parlons même pas de ce que nous savons sur la création du territoire de Minembwe, projet auquel a participé activement Azarias Ruberwa, alors vice-président dans l’espace « 1+4 ».

Cet homme dangereux qui est aujourd’hui totalement implanté dans le paysage politique congolais, est presque oublié des gens. Il a une couverture solide : certains l’appellent « prophète ». Il est regrettable de constater d’ailleurs que même Jean-Pierre BEMBA, alors en charge de l’ECOFI, s’était permis d’aller prier, avec son épouse, dans une église, à Kinshasa, où le ‘’prophète Ruberwa’’ disait son enseignement. C’était pendant la transition. Nous conservons soigneusement ces images. Incroyable !

C) Le 30 janvier 1996, l’archevêque de Bukavu, Monseigneur MUNZIHIRWA, qui avait déjà clairement identifié les problèmes posés par le FPR-APR de KAGAME, en témoignant devant la commission parlementaire du Zaïre sur les véritables intentions des tutsis, alerte l’ancien président américain Jimmy Carter. L’objet de sa lettre « Retour des réfugiés rwandais et massacres massifs au Rwanda ».

L’archevêque avait parlé très tôt. Il avait osé dénoncer l’imposture d’un groupe de criminels au moment où le monde entier prenait les membres de l’Armée Patriotique Rwandaise pour des héros ayant stoppé le génocide au Rwanda.

Monseigneur MUNZIHIRWA avait tout simplement voulu nous tirer, tous, de notre ignorance et du profond coma dans lequel la propagande des médias nous avait plongés. Il a essayé de nous alerter quant aux convoitises des extrémistes tutsis sur le Zaïre.

Nous n’étions pas prêts de l’entendre, étourdis par la bruyante campagne, hyper médiatisée, sur le « génocide tutsi » au Rwanda. Or, ceux qui jouaient aux « victimes du génocide tutsi » du Rwanda étaient déjà en train d’exterminer des Congolais et nous ne voulions pas le voir. Les appels de Mgr. MUNZIHIRWA devenaient chaque jour plus inaudibles à mesure que sa voix cherchait, désespérément, à porter de plus en plus haut.

Le 22 octobre 1996, il laisse sa dernière lettre-testament : « Notre diocèse de Bukavu continue à vivre un drame humain et chrétien sans précédent. Encore une fois, une masse estimée de deux cent mille réfugiés déferle sur Bukavu déjà surpeuplée.

Cette masse est composée de réfugiés rwandais et burundais ainsi que Zaïrois maintenant déplacés de la plaine d’Uvira. En fait, cette guerre que les mass médias appellent de Banyamulenge, est une invasion venant de l’Ouganda. [Nous signalons que l’Ouganda était non seulement le pays qui avait accordé l’asile à tous les tutsis qui avaient quitté le Rwanda à l’arrivé d’Habyarimana au pouvoir, mais aussi et surtout, il constituait une base arrière du FPR-APR].

L’armée des envahisseurs est composée des soldats ougandais, rwandais et burundais et d’autres mercenaires. Ils sont super équipés par rapport à l’armée zaïroise. Comme lors de l’invasion du Rwanda, la population ainsi que le clergé sur place se rend compte que cette invasion a été longuement et soigneusement préparée pour occuper une partie du Zaïre.

Les hommes de guerre qui sont sur place parlent anglais, alors que les zaïrois y compris les « Banyamulenge » parlent français. On les voit s’installer à des endroits stratégiques et y déterrer les armes depuis longtemps cachées sous le sol dans les villages où résident les simples « banyamulenge » illettrés.

Ceux-ci sont alors accusés d’avoir été de connivence avec les envahisseurs. Les prêtres, dont la charité est ouverte à tous, sont aussi accusés abusivement de collaboration avec l’ennemi.

Les Pères Xavériens de la paroisse Luvungi ont dû accompagner les fuyards vers Bukavu.

Cette guerre surprise a comme intention réelle, déclarée de temps en temps en Kinyarwanda, d’empêcher le retour des réfugiés rwandais chez eux et de faire souffrir ce Zaïre qui a hébergé pendant trente ans les Tutsis actuellement à la tête du Rwanda. Prière d’alerter les Nations Unies, le Gouvernement américain, le Gouvernement allemand et l’Union Européenne de nous venir en aide ».

Le 28 octobre 1996, les extrémistes tutsi de l’APR, Armée patriotique Rwandaise, la branche armée du FPR de Kagame, l’assassinent.

L’enseignant-chercheur Emmanuel Nashi, qui a eu le dernier entretien téléphonique avec lui, raconte les derniers instants d’un homme éprit de paix et de justice, un visionnaire des temps modernes, un religieux que nous Congolais n’avions pas assez écouté : « En effet, le 28 octobre 1996, alors que la première guerre du Congo battait son plein, j’ai reçu ce que je considère comme un ‘’testament’’ de Mgr. Christophe MUNZIHIRWA, archevêque de Bukavu.

Pendant que je m’enquérais par téléphone de la situation prévalant à Bukavu, il me fit entendre le bruit des canons qui tombaient sur la ville, puis me cria : ‘’Tu entends ces bombes Emmanuel, elles viennent du Rwanda. C’est la guerre du Rwanda, aidé par les puissances occidentales, les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la Belgique, que nous subissons, et non une rébellion.

Il faut le dire là-bas, Emmanuel, il faut le dénoncer en Belgique…’’ Il n’eut pas le temps d’achever sa phrase que la ligne fut coupée. Le lendemain, le 29 octobre 1996, j’appris avec consternation que Mgr MUNZIHIRWA était assassiné à Nyawera (Bukavu) par des soldats de l’Armée patriotique rwandaise ! ».

L’archevêque de Bukavu a été atrocement éliminé. Sa tête a été tranchée, ses membres dépecés et son sexe arraché. Retenons :

« En fait, cette guerre que les mass médias appellent de Banyamulenge, est une invasion venant de l’Ouganda. L’armée des envahisseurs est composée des soldats ougandais, rwandais et burundais et d’autres mercenaires. Ils sont super équipés par rapport à l’armée zaïroise... Les hommes de guerre qui sont sur place parlent anglais,… ‘’Tu entends ces bombes Emmanuel, elles viennent du Rwanda.

C’est la guerre du Rwanda, aidé par les puissances occidentales, les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la Belgique, que nous subissons, et non une rébellion ». Monseigneur MUNZIHIRWA, Archevêque de Bukavu, cité par Charles ONANA, Journaliste d’Investigation Camerounais.

Continuons l’examen de faits.

D) Le 28 octobre 1996, le chef de l’Etat rwandais, Pasteur BIZIMUNGU, un Hutu, membre du Front Patriotique Rwandais qui vient de prendre le pouvoir au Rwanda, surprend les journalistes par ses propos indélicats. Au cours d’une conférence de presse, il déclare qu’ « il faut une autre conférence de Berlin pour modifier les frontières entre le Rwanda et le Zaïre. »

Cette déclaration provoque un tollé chez les Zaïrois. D’où vient une telle idée et comment un homme politique de premier plan peut-il oser l’exprimer ?

A vrai dire, cet homme, qui demande un nouveau tracé des frontières entre le Rwanda et le Zaïre (RD Congo), est une marionnette des tutsis à présent au pouvoir à Kigali. Ces derniers ont pris l’habitude d’utiliser des hutu sans envergure pour faire exprimer leur point de vue sans pouvoir être identifiés comme les véritables instigateurs d’un projet de déstabilisation du Zaïre. Ils s’abritent derrière un Hutu extrémiste pour lui faire dire publiquement ce qu’ils envisagent de faire eux-mêmes. Ils utilisent d’ailleurs la même technique aujourd’hui avec ces congolais corrompus qui trahissent leur patrie.

Ces déclarations intempestives sont en fait une remise en cause de l’intégrité territoriale du Zaïre (Congo).

Au mois d’août 1994, les parlementaires zaïrois, sous la deuxième république, s’étaient déjà rendus au Nord et au Sud Kivu. Le Haut Conseil de la République, Parlement de Transition, [le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya qui le dirigea est là pour le confirmer], avait décidé de créer une commission parlementaire pour étudier la situation dans la région frontalière avec le Rwanda. Les membres de cette commission avaient constaté les problèmes d’insécurité de cette région et observé une persistance des affrontements entre l’armée hutue qui s’était réfugiée à l’Est du Zaïre et les anciens immigrés tutsi du Zaïre.

Ces affrontements sur le territoire congolais n’étaient pas de bon augure.

Les parlementaires vont également constater que certains Rwandais tentent d’obtenir la nationalité congolaise par la force des armes. Ils s’aperçoivent aussi que certains Tutsi, en particulier ceux qui étaient déjà considérés comme citoyens congolais, retournent au Rwanda pour y vivre et prendre la place des hutu désormais en exil. Ils apprennent aussi que l’Armée Patriotique Rwandaise composée essentiellement de Tutsis promet d’éliminer les populations civiles Hutu si elles décident de rentrer au Rwanda.

A ce moment-là, certains réfugiés Hutu préfèreront mourir au Congo plutôt que de rentrer chez eux au Rwanda.

Les parlementaires réalisent avec effroi que la préoccupation majeure des réfugiés Tutsis de 1959-1960 a toujours été, non pas de devenir Congolais, mais plutôt de préparer leur retour au Rwanda par le renversement du pouvoir hutu du président Juvénal Habyarimana.

Ce retour, diront les parlementaires zaïrois, n’exclut pas leur attachement, non pas au Zaïre, mais plutôt aux richesses que certains d’entre eux ont accumulées pendant des années et qui leur permet d’être zaïrois quand ils sont au Zaïre et Rwandais quand ils sont au Rwanda. Les parlementaires zaïrois seront révoltés par ce manque de loyauté et cette ingratitude envers le zaïre qui leur avait réservé un accueil digne et chaleureux.

A leur retour à Kinshasa, les parlementaires adoptent plusieurs résolutions en urgence, qu’ils espèrent suffisantes au vu de la gravité de la situation. Ils demandent, entre autres, au président de la République, d’annuler les actes de nomination des immigrés et réfugiés rwandais et burundais à tous les niveaux de la gestion du Zaïre et dans les représentations diplomatiques. Ils exigent l’annulation des actes de nomination des immigrés et réfugiés dans les zones de Rutsuru, Masisi et Walikale. Ils demandent aussi la mise à l’écart des immigrés occupant des fonctions importantes dans les structures de l’Etat de même que l’annulation d’un parti politique et d’une mutuelle créés par des étrangers, en particulier Tutsi.

Retenons :

Une remise en cause de l’intégrité territoriale du Congo (Zaïre) dans le discours de pasteur BIZIMUNGU, Président du Rwanda, le 28 octobre 1996 : « … il faut une autre conférence de Berlin pour modifier les frontières entre le Rwanda et le Zaïre… ».

E) « En 1961, les Etats-Unis avaient décidé d’assassiner le leader nationaliste congolais patrice Lumumba parce qu’ils ne voulaient pas que les congolais contrôlent eux-mêmes leurs richesses. En 2001, j’ai découvert que certains pays, dont les Etats-Unis et le Rwanda, ne supportaient plus Laurent-Désiré Kabila depuis qu’il avait pris la décision de se débarrasser des soldats rwandais qui occupaient son pays, en même temps qu’il changeait de partenaires miniers.

(A) Le 16 janvier de cette même année-là, il était assassiné et la vérité n’est toujours pas connue sur les commanditaires de cet acte criminel. Peu de temps avant sa mort, il avait tenté de me téléphoner au Congrès. Lorsque j’ai voulu le rappeler, j’ai constaté que ma ligne téléphonique était en dérangement.

Ce jour-là, j’ai compris que quelque chose de grave se passait au Congo.

Depuis sa disparition, les Etats-Unis et certains pays européens continuent de surveiller de près les richesses du Congo et à fermer les yeux sur les massacres à grande échelle commis dans ce pays.

Plus de 6 millions de Congolais sont morts depuis 1998, dont plus de la moitié tombée sous les balles des soldats du président rwandais Paul Kagame, notre homme à tout faire en Afrique Centrale.

A vrai dire, nous disposons de preuves suffisantes sur ce que fait le Rwanda dans cette région.

Mais, à ce jour, aucune sanction n’a été prise pour arrêter la guerre et le pillage des ressources naturelles en République Démocratique du Congo ».

La personne qui parle ainsi, n’est autre que Madame Cynthia Mckinney, congressiste américaine, Envoyée spéciale de Bill Clinton dans les Grands-Lacs en 1990. Cette brave femme est à l’origine de beaucoup de rapports sur la Crise des Grands-lacs Africains. Elle a travaillé dans cette région avec des experts des nations-Unies dans les années 90.

Retenons :

« …En 2001, j’ai découvert que certains pays, dont les Etats-Unis et le Rwanda, ne supportaient plus Laurent-Désiré Kabila depuis qu’il avait pris la décision de se débarrasser des soldats rwandais qui occupaient son pays, en même temps qu’il changeait de partenaires miniers… Depuis sa disparition, les Etats-Unis et certains pays européens continuent de surveiller de près les richesses du Congo et à fermer les yeux sur les massacres à grande échelle commis dans ce pays. Plus de 6 millions de Congolais sont morts depuis 1998, dont plus de la moitié tombée sous les balles des soldats du président rwandais Paul Kagame, notre homme à tout faire en Afrique Centrale ».

Madame Cynthia Mckinney multiplie des conférences et des débats tant aux Etats-Unis qu’en Europe. Elle dit tout haut ce qu’elle sait de ce qui se passe en RD Congo. Elle ne dit pas autre chose que ce que nous disons.

Personne ne l’attaque ! En fait, ces congolais qui se comportent comme des «gens sans esprit patriotique», n’acceptent pas que d’autres congolais parlent. Ils supportent la voix et les écrits des autres, mais pas de leurs compatriotes qui pourtant travaillent d’arrache-pied, au quotidien, pour sensibiliser et mobiliser leurs concitoyens. Ceci ne nous empêchera pas d’avancer d’autant plus que nous savons qu’ils restent endormis même quand des gens comme Madame Cynthia Mckinney dévoilent des choses aussi graves.

Il y a chez eux une constance qui frôle la médiocrité : quand on parle et qu’on met en lumière la vraie nature du système mis en place en RD Congo, au lieu d’examiner les faits, comme nous le faisons, pour comprendre et se mettre ensemble pour la délivrance de la patrie, eux préfèrent allaient réveiller MOBUTU ! C’est Mobutu qui est à l’origine de ceci ou de cela. Mais la Résistance congolaise ne défend pas Mobutu ! Nous défendons le Congo et c’est du Congo que nous vous parlons !

F) le 01 janvier 2001, alors Président de la République, Laurent-Désiré KABILA, s’adresse aux congolais. Il évoque l’agression, l’occupation, la résistance, et désigne nommément les pays concernés. Nous reproduisons in-extenso son adresse à la nation :

« Mes Chers compatriotes,

Ce premier jour de l’an 2001, m’offre l’occasion de vous adresser mes très vives et sincères félicitations à vous tous mes compatriotes, pour la résistance active que vous avez menée, tout au long de l’année écoulée contre les agresseurs de la République Démocratique du Congo. Je relève donc votre glorieuse et opiniâtre résistance qui a permis à la nation de n’être occupée, ni totalement ni entièrement, par les agresseurs et esclavagistes rwandais, ougandais et burundais.

Que chacun d’entre vous trouve ici l’expression de ma profonde gratitude, pour les sacrifices immenses consentis et sans lesquels, les fossoyeurs de notre pays auraient pu déjà ouvrir une brèche au sein de notre peuple, pour nous entraîner irréversiblement dans l’ornière d’humiliation, d’assujettissement et d’exploitation systématique et malheureux.

Fort heureusement, vous avez défait et triomphé des intentions de ceux qui, au loin, n’ont cessé de porter régulièrement secours à nos agresseurs.

La nation aurait pu faire mieux n’eût été, d’une part, en raison des visées de nos agresseurs, les agissements ignobles des nôtres qui ne pouvaient assouvir leurs appétits de pouvoir que par ce biais et, de l’autre, le comportement antipatriotique de ceux des Congolais qui avaient choisi de diaboliser le gouvernement de leur propre pays, auprès de la communauté internationale, escomptant obtenir ainsi un appui total, pour leur parachutage dans les structures du pouvoir d’Etat.

Je suis convaincu qu’à la fin de l’an 2000, au début du 21ème siècle et au premier jour du troisième millénaire, nos efforts vont tendre à chasser du territoire national les envahisseurs qui, du reste, ne nous veulent nullement du bien. Ces agresseurs ont assassiné plus de 2.300.000 Congolais et ont élu littéralement domicile dans nos mines d’or et de diamant, dans nos plantations de café et de cacao, dans nos parcs, dans nos forêts et nos bois.

Ainsi, ces rapaces confirment, au fil des jours, ce que nous savions déjà et que nous n’avons jamais cessé de clamer haut et fort, toujours et partout. Ils mènent, à la fois une guerre de rapine, une guerre économique, une guerre de tentative de balkanisation de notre pays.

C’est pour chasser ce cauchemar de démembrement de notre nation, que je vous convie, filles et fils du grand Congo démocratique, à une résistance encore plus active et à une lutte, sans merci, contre nos ennemis, jusqu’au jour où nous recouvrirons totalement l’intégrité territoriale, l’indépendance nationale, et la souveraineté internationale de notre pays… »

Cette lettre est claire, nous ne faisons que la rappeler à la mémoire de nos compatriotes. Nous notons simplement que les mêmes personnes, les mêmes pays évoqués dans cette lettre, les mêmes ennemis que le peuple avait combattu en Août 2000, c’est les mêmes que, par fatalisme d’acceptation, vous acceptez aujourd’hui.

Ils vous ont faits admettre, par un petit tour de passe-passe, ce que les vaillants jeunes congolais avaient refusé en 2000 [et tout le monde a encore en mémoire la merveilleuse résistance qu’ils avaient opposée aux hommes de KAGAME et de MUSEVENI], les figures les plus visibles : BIZIMA KARAMUHITO, DEOGRACIAS BUGERA, LAURENT NKUNDA ABATWARE, JULES MUTEBUSI et autres, ont été simplement dirigés vers d’autres missions moins visibles, mais travaillent, en douce et en accord parfait avec ceux que vous acceptez dans vos institutions. Ils travaillent tous pour la même cause. Honte à celui qui ne le voit ni ne le comprend !

Chers compatriotes,

Nous pouvons continuer comme ça à vous énumérer des faits et des indications qui étalent au grand jour la réalité cachée de ce qui se passe en RD Congo et que l’opinion ignore totalement.

Les propos de JP BEMBA au lendemain des élections ont été entendus par tous. Nous n’inventons rien.

Le refus, (par ailleurs anticonstitutionnel) par cet homme qui complote au grand jour contre la RD Congo, de participer au débat télévisé d’entre deux tours, est un fait connu. Nous rappelons d’ailleurs que l’homme ne pouvait même pas, à l’époque, aligner une phrase entière en français !

Pas un seul mot en lingala ne pouvait sortir de sa bouche.

Pour certains, il est congolais ! Che OKITUNDU en sait quelque chose, lui qui a été commis « professeur) pour l’aider à apprendre le français, alors que, soi-disant, l’homme avait étudié à l’école française de Dar-es-Salam. Mais les écoles françaises n’ont jamais dispensé l’enseignement en Kinyarwanda que nous sachions !

Or, c’est la seule langue qu’il maîtrisait. Le Professeur VUNDWAWE te PEMAKO en sait aussi quelque chose, allez lui poser la question.

Voilà des gens à qui, ceux qui attaquent la résistance, devrez aller poser les vraies questions que nous soulevons. Sauf mémoire oublieuse, tout le monde sait comment, pour proclamer les résultats de ces simulacres élections de 2006, Apollinaire MALU-MALU fut embarqué dans un blindé de l’ONU !

Dans quel autre pays avez-vous vu ce cirque ?

Maintenant, dites-nous :

Qui a compris ?

Qui n’a pas compris ?

Qui ne veut pas comprendre ?

Qui a compris mais refuse de croire ?

Il est clair dans notre esprit que l’acceptation de l’inacceptable s’incruste peu à peu dans le vécu congolais: on accepte un étranger comme président ; on accepte la tricherie dans les élections, on accepte qu’on meurt de faim ; on accepte que les fonctionnaires ne soient pas payés pendant que des fêtes grandioses sont organisées ; on accepte les assassinats et les empoisonnements ; on accepte les arrestations politiques, on accepte que le pays soit pillé et que le Rwanda et l’Ouganda prennent au Congo ce qu’ils veulent pour que le Congo ait « la paix » ; on accepte que l’espace territoriale soit cédé ; on accepte que KAGAME et MUSEVENI, viennent à Kinshasa alors même que leurs militaires continuent à tuer les nôtres ; on accepte de passer l’éponge sur les plus de 7.000.000 de congolais massacrés ; on accepte, on accepte, on accepte les atteintes graves aux intérêts supérieurs de la nation, et on nie, on nie, on nie la réalité.

Pourtant, de la Tanzanie en RD Congo, en passant par l’Ouganda, le Burundi et le Rwanda, il se dessine, pour ceux qui savent voir, une sorte de ‘’continuité territoriale’’ qui étale l’hégémonie tutsie dans la région. Le cas –trompe œil- du Burundi, ressemble à ce qu’était le Rwanda dirigé par Pasteur BIZIMUNGU, un hutu zélé au service des bandits du FPR-APR.

Nous, nous disons NON.

Lire la suite

lundi 2 août 2010

Le Député Garry Mabongo Katembo joue au Western à Ngaba !

Elu de Masi-Manimba, de l'Union Congolaise pour le Changement (UCC), Garry Mabongo Katembo fait partie de 7 députés nationaux du Parti Lumumbiste Unifié (PALU) et du "Regroupement pour un Leadership du Bandundu" (RLB). Il est très influent au sein du Palu et le député Garry Mabongo Katembo n'est pas un illustre inconnu au Palais du Peuple , siège du Parlement congolais.

Lucky-Luke, l'homme qui tire plus vite que son ombre est un émule du Député Garry Mabongo Katembo.

Il a été Rapporteur au Parlement de la Commission présidée par Roger Lumbala qui avait auditionné, les Députés sont les PPRD Gérard Mulumba Kongolo wa Kongolo alias Gekoko (Député provincial) et Francis Kalombo alias Tshesko (Député national), ainsi que leurs complices notamment le Président de l’Assemblée provinciale, Roger Nsingi (Député issu des rangs du MLC), pour les faits répréhensibles constatés lors de l’enquête dans une firme privée CIDI, propriété du Libanais Zedain.

L’association avait réussi à soutirer au Libanais une somme de 25.000 dollars et s’apprêtait à rééditer son forfait. L’Assemblée Nationale avait également décidé de lever l’immunité de l’Honorable Francis Kalombo alias Tshesko afin quíil réponde de ses actes conformément à la loi.

Dans l'Ordonnance n° 07/005 du 12 janvier 2008 portant nomination des mandataires des entreprises publiques, on retrouve son nom comme administrateur de la Société nationale des Chemins de Fer (SNCC)

Il n’y a pas que les policiers et militaires congolais qui ont la gâchette facile. Avec son revolver, le député Garry Mabongo Katemboun émule de Lucky-Luke a joué au Western à Ngaba, commune populeuse en paniquant la paisible population. La superficie de la commune de Ngaba est de 4,70 Km². La Population estimée à 180.650 habitants et la densité est de 45.162,5 hab/Km².

A voir la scène déplorable vécue le mardi 27 juillet 2010 par les habitants de la commune de Ngaba, le ministre de l’Intérieur pourrait bientôt regretter d’avoir accordé des permis de port d’armes aux parlementaires congolais. Ce jour-là à 10h30’’, on se serait cru en plein Far-West.

En effet, venant de l’avenue Université, la voiture Toyota Lucida portant la plaque minéralogique BC 6125 BH emprunte la rue Kanyoka de la commune de Ngaba. Conduite par le chauffeur Jean Mayele, elle appartient à l’apôtre Tambu Lukoki.

Mais sur ce tronçon, un malin a déversé un monticule de sable à la hauteur de la parcelle n° 27. Ce qui a rétréci la voie. Le chauffeur Mayele s’engage donc dans l’étroit passage tout en respectant sa bande.

A cet instant précis, une jeep de marque Nissan Patrol sans plaque d’immatriculation débouche en sens inverse. Son propriétaire Garry Mabongo Katembo se butte à l’obstacle du sable. Arriviste et opportuniste se prenant pour un grand seigneur, il intime au conducteur de la Toyota l’ordre de faire marche arrière pour lui laisser le passage. Ce dernier n’obtempère pas, ce qui aboutit à une vive discussion.

Tout d’un coup, Garry Mabongo katembo, le député de Masi-Manimba s’extirpe de sa limousine la Nissan avec un revolver dégainé. Pareil au légendaire Lucky-Luke face aux frères Dalton, il lève le bras et tire une balle dans le pneu avant gauche.

Stupéfait par ce geste menaçant, le chauffeur Jean Mayele proteste. En guise de réponse, le tireur d’élite a tout simplement braqué l’arme sur le chauffeur avant de loger une deuxième balle dans le pneu.

Aux alentours, les gens commencent de courir en tous sens. Quelques téméraires approchent quand même, ils veulent en découdre avec le fameux député, l' homme qui tire à tout vent. Mais il est sauvé par les policiers du sous-commissariat Kidima. Ces derniers ramassent les deux douilles et interpellent le tireur pour ce cas de flagrance. Mais ils sont vite devenus impuissants en apprenant qu’ils ont affaire à l’honorable député national Gary Mabongo Katembo, élu du territoire de Masi-Manimba. Mais quelques intellectuels présents ont estimé que ce représentant du peuple venait d’abuser de son immunité parlementaire.

Lire la suite