Téméraire José Ntuba ODE, le
Vice-président du MRDCF l'est assurement et il assume. Il ne se dégonfle pas. Il revient ici avec force détails d'argumentations et gros plans pour défendre son point de vue et mettre en évidence la différence entre la résistance et l'opposition. La liberté d'expression est toujours le thermomètre avec lequel on peut évaluer un pays dans sa marche démocratique. A l'heure où au Congo dit démocratique seuls les médias encartés: coupagistes, joséphistes, kadogistes, Djaleloïstes peuvent émettre librement sans voir leurs émetteurs sectionnés avec un secateur de l'AMP, parti-Etat, sans prévenir les responsables puisque l'ordre est venu d'en haut. Réveil-FM, la première radio associative et communautaire de Kinshasa, ouverte à tous et qui encourage la démocratie participative continuera à donner la parole à tous ceux qui ne peuvent pas s'exprimer ailleurs ou s'estiment victimes du muselement.Difficile d'écouter quelqu'un qui n'entre pas dans notre canevas de reflexion, il faut le faire car c'est dans la discussion que jaillit la lumière.

José Ntuba Odé, Vice- président du Mouvement de Résistance de la Diaspora Congolaise en France (MRDCF)
Chers compatriotes,
Vous vous êtes exprimés, en bien et en mal, à la suite de notre intervention concernant l’initiative de rassemblement de partis « d’opposition congolais » à Kinshasa, découlant de la réunion du mois de juin 2010 sous le patronage du Député Jean-Claude MVUEMBA.
Beaucoup de choses ont été dites dans les réactions qui se sont légitimement exprimées. Nous respectons le point de vue de chacun de vous.
Pour ceux qui ont parlé en bien, nul n’est besoin de leur répondre. Nous estimons, qu’ils ont fait le travail préalable à l’engagement dans le combat pour la libération de la patrie qui s’imposait à nous et qui consistait à réunir, au jour le jour, toutes les données disponibles pour mieux cerner les enjeux, examinant au quotidien le sens des événements, afin de comprendre en profondeur les tenants et les aboutissants du « dossier Congo ».
Seul ce travail permettait d’être plus proche de la vérité dans cet océan de mensonges qui nous environne.
Aux autres, nous voulons faire comprendre que nous ne nous prêterons pas au jeu irrationnel qui consiste à polémiquer inutilement pendant que l’ennemi s’implante et avance, masqué mais vite et « bien ».
Qu’il soit donc clair dans l’esprit de chacun d’eux :
Nous n’accepterons pas l’inacceptable ;
Nous ne pactiserons pas avec l’ennemi qui se fait passer pour être congolais, alors que nous n’avons pas du mal à comprendre que ces conglomérats sont en réalité une affaire « Rwando-rwandaise », créés au Rwanda et lancés contre le Congo à partir du Rwanda ;
Nous ne confondrons pas et n’appellerons pas dictature ce qui est en fait une occupation ;
Nous ne laisserons pas notre intelligence se distraire, car nous avons le souci de conserver intact notre mémoire qui, nourrit par des faits, ne peut se permettre de divaguer et de tomber dans l’inertie ;
Au-delà de toute présentation théâtralisée de tout ce qui se fait en RD Congo, mise en scène par ceux qui sont à la base de cette situation et qui en profitent grossièrement, nous savons et comprenons que :
Une démocratie ne fonctionne jamais dans un pays occupé. Il peut y en avoir un semblant, mais jamais une vraie démocratie.
Il n’y a pas de place pour une opposition dite « institutionnelle » dans un pays occupé. Le parlement qui s’y trouve ne peut qu’être une chambre d’enregistrement. Celui du Congo est encore pire, il se fait corrompre, à plusieurs reprises, aux yeux de tous, sans même chercher à s’en cacher ;
Il n’y a pas d’institutions qui tiennent et qui fonctionnent librement dans un pays occupé. Au Congo, ces institutions issues d’un processus tronqué, sont infiltrées et affaiblies de l’intérieur. Elles ne défendront jamais les intérêts du Congo et des Congolais ;
Il n’y a jamais d’élections libres, démocratiques et transparentes dans un pays occupé. Celles de 2006 ont été une mascarade, celles à venir les seront sans aucun doute.
Vous êtes quelques-uns à avoir parlé de l’occupation de la France par l’Allemagne Nazie et des évolutions que ces deux pays ont accomplies dans le temps. Toutefois, s’il est vrai que des évolutions remarquables ont conduit jusqu’à la création de l’Union Européenne, vous avez tout simplement omis de dire que sous l’occupation allemande, le gouvernement de Vichy, qui était certes français, mais n’était nullement libre. Il obéissait aux ordres de l’occupant.
En aucune manière le gouvernement de Pétain a travaillé dans l’intérêt de la France et des français. Le Maréchal Pétain avait lui aussi accepté l’inacceptable. Personne ne peut contester le fait que certains français ont dit non. Aussi, il nous paraît important de souligner que l’occupation de la France ne se ressemble pas à celle de la RD Congo.
Tout simplement parce que la France ne s’est pas retrouvée dans une situation où un étranger soit imposé à la tête de ses institutions. La situation de la RD Congo est donc un cas inédit.
Il est de notoriété publique que les puissances occidentales pour lesquelles le Rwanda et l’Ouganda travaillent, ont imposé à la RD Congo un étranger à la tête de ses institutions.
JP BEMBA le sait, Abdoulaye YERODIA NDOMBASI le sait, Edouard MOKOLO wa MPOMBO le sait, VUNDWAWE te PEMAKO le sait. Aux congolais, ils ont tout simplement interdit d’évoquer les origines de cet homme, inconnu des congolais. Où avez-vous vu un peuple se faire interdire tout débat sur les origines d’un inconnu qui vient postuler à la magistrature suprême de son pays ?
Vous voyez jusqu’où l’acceptation de l’inacceptable peut conduire un pays ?
De même, la pacification et l’amitié franco-allemande n’ont été possibles qu’après la libération et plusieurs années après que la France ait retrouvé sa dignité, son indépendance, sa souveraineté et son intégrité territoriale.
Jamais avant ! Et entretemps, des gens ont été jugés et condamnés. Français comme étrangers. Les premiers pour « indignité nationale », pour ne pas dire ‘’collaboration’’, les derniers comme des nazis. Et à ce jour encore, les survivants sont recherchés et poursuivis. Apprenons à restituer l’histoire fidèlement.
Ce qui se passe en RD Congo défile comme un film sous nos yeux et, sauf si l’on refuse de le voir, les faits sont plus éloquents que les critiques stériles qui sont lancées par-ci par-là par ceux qui considèrent que la RD Congo va bien. Ils ont le droit de ne pas voir, mais ils n’ont pas le droit d’empêcher les autres de voir et de dire ce qu’ils voient !
Voilà pourquoi nous avons pensé qu’un effort de pédagogie était nécessaire dans cette réponse que nous réservons à tous ceux qui n’ont peut-être pas fait le travail préalable que nous évoquons au début, pour essayer d’éclairer leur opinion.
Nous mettons donc sous leurs yeux des faits, rien que des faits. Libre à eux de rester «droit dans leurs bottes en caoutchouc» en continuant de cautionner ce que tout esprit libre dénoncerait et refuserait sans tergiverser.
Est-il si mystérieux de comprendre l’occupation que nous combattons ?
La réponse est non pour ceux qui ont cherché à comprendre dès le début et qui restent en alerte aujourd’hui encore.
L’occupation de la RD Congo part d’un fait mensonger simple : Une « affaire Rwando-rwandaise » montée de toute pièce, évoquée et instrumentalisée, avec pour but essentiel : divertir et masqué la présence des armées coalisées sur le territoire congolais, zaïrois à l’époque.
En tenant à l’époque les propos que nous évoquions dans notre intervention d’il y a quelques semaines, Monsieur Zaidi Ngoma avait vu juste. Et il avait raison de quitter le RCD-GOMA, bien que nous ayons voulu, à la lumière de ce que nous savions déjà à l’époque, qu’il n’approchât pas ce conglomérat de bandits venus d’ailleurs. Car, il faut bien comprendre que chaque congolais authentique qui est passé par le RCD-GOMA, a servi, consciemment ou inconsciemment, la cause de l’occupant.
Malheureusement, beaucoup de gens, à ce jour encore, n’ont jamais jaugé la profondeur du machiavélisme de ces bandits qui se proclament congolais alors qu’ils ne le sont pas. Ils étaient et sont toujours en mission au Congo!
Tout ceci reste encore inconnu de certains parce que les gens comme Arthur ZAIDI NGOMA, nous le redisons ici, n’ont pas osé parler au moment qu’il fallait. Pourtant, ses propos ont été corroborés par les déclarations d’un autre homme, et pas de moindre.
LES FAITS PARLENT, EXAMINONS-LES !
En effet, dans les mois qui ont suivi la supercherie sur les « banyamulenge, minorité menacée d’extermination par le pouvoir central de Kinshasa », qui se sont constitués en association de malfaiteurs et en un véritable groupe terroriste appelé « RCD-GOMA », et qui, plus tard, par ramification, fera naître un autre groupe, plus barbare encore, le « CNDP », chargé d’opérer le nettoyage pour permettre l’implantation des Tutsis dans le Grand-Kivu congolais, l’ancien Premier-ministre rwandais pendant la transition, Faustin TWAGIRAMUNGU, hutu, dénonçait à la télévision belge « RTBF », nous citons : « … Banyamulenge n’est pas une tribu. Moi-même, quand j’étais jeune, on m’appelait Anyamulenge, parce que j’accompagnais mon père paître son troupeau à la montagne. C’est un terme qui désignait des éleveurs de montagne, ce n’est pas une tribu … ceci n’est qu’une cause politique, créée de toute pièce par Kagame, pour justifier la présence de ses hommes sur le territoire Zaïrois (Congolais aujourd’hui) ».
Faustin TWAGIRAMUNGU n’est ni congolais, ni membre du MRDCF, ni membre de la Résistance Congolaise. Il est rwandais, et curieusement, personne de ceux qui nous traite de tous les noms d’oiseaux ne l’a attaqué depuis. Il vit en Belgique, il suffit d’avoir le courage d’aller le voir pour se le faire confirmer. (1)
Plus tard, il a été prouvé, par des recherches sérieuses et approfondies, que « toutes Les données historiques, les archives coloniales belges, les données linguistiques et ethnologiques des explorateurs et des missionnaires belges au Congo, toutes ces recherches, ont abouti à un seul et même résultat : une tribu dénommée « Banyamulenge » n’a jamais existé, ni dans l’état indépendant du Congo, ni dans le Congo belge, ni dans la République Démocratique du Congo, ni dans la République du Zaïre avant 1970. » (2)
Il nous paraît tout de même étonnant que certains de nos concitoyens aient du mal à voir clairement ce mensonge, signe précurseur d’une occupation rampante, qui pourtant, n’est pas arrivée subitement. Seuls, ceux qui sont paresseux dans la lecture et ennemis du savoir, ignorent que Les données aujourd’hui connues, prouvent à suffisance que l’invasion du zaïre avait été voulue, planifiée et annoncée, parfois à demi-mots, par personnes interposées. Certaines personnes clairvoyantes l’avaient même dénoncée, à leurs risques et périls. Revenons quelques années en arrière pour mieux situer les choses dans le temps.
A) Du 17 au 23 septembre 1991, Paul KAGAME, alors major dans le FPR/APR, est venu à Paris. Il a alors une entrevue avec Paul DIJOUD, Responsable de la cellule Elyséenne en charge des questions Africaines et Malgaches, sous François Mitterrand.
On est en pleine crise qui oppose le Président hutu Juvénal Habyarimana, aux Réfugiés Tutsi installés en Ouganda, sous le commandement de Kagame, qui n’ont de cesse que de déstabiliser le Rwanda en vue de conquérir le pouvoir par les armes.
Pour évaluer la situation, Paul DIJOUD dispose non seulement des analyses de l’appareil d’Etat français, mais aussi de celles des services de renseignement américains qui lui sont répercutées, en juillet 1991, par l’ambassade de France à Washington.
L’appréciation de la crise fournie par la DIA, le service d’espionnage du Pentagone, ne laisse planer aucun doute sur les vrais objectifs du FPR. Quelques mois auparavant, Paul DIJOUD avait rencontré le président Habyarimana le 19 juillet 1991.
Après avoir cerné Habyarimana, il restait à Paul DIJOUD à rencontrer Paul KAGAME sans lequel ne sera jamais trouvée aucune solution à la crise rwandaise. Le 20 mai 1998, soit plus de 4ans après l’assassinat du président Habyarimana, Paul DIJOUD est auditionné par des Députés français de la mission d’information parlementaire sur les événements survenus au Rwanda. Ce qu’il dit ce jour-là aux parlementaires français membres de la mission, jette un éclairage nouveau sur les vraies intentions de Paul KAGAME sur le Congo, Zaïre à l’époque des faits: « Je l’ai rencontré une fois en tête à tête dans mon bureau au Quai d’Orsay.
Et il n’a pas caché sa satisfaction à discuter avec un représentant de la France.
L’objet de cette visite était d’associer le FPR à un processus de règlement négocié de la crise et de le convaincre que nous n’avions aucune animosité à l’encontre du FPR, mais que tous les rwandais étaient les amis de la France… » Puis, le diplomate refait le portrait de KAGAME : « Un personnage relativement visionnaire, d’une haute intelligence, d’une grande capacité à mener une démarche jusqu’à son terme, d’une grande ambition et profondément assuré de son succès, grâce en particulier aux réseaux dont il disposait dans le monde anglo-saxon, surtout aux Etats-Unis.
Il était donc sûr de son fait, tout en ayant la conviction que « la géographie des Grands-Lacs n’était pas viable, que les frontières de la colonisation avaient créé des Etats artificiels et qu’il convenait de les remodeler.
Le Zaïre imposant une sorte d’immobilisme, il fallait provoquer des changements dans ses institutions et son régime politique, dont il estimait qu’il ne pourrait pas tenir à la longue. Il avait aussi le sentiment que la terre était trop rare au Rwanda et qu’il fallait trouver de l’espace ».
Paul Dijoud continue :
« Il y avait, chez le major KAGAME, un mélange de réalisme et de vision qui n’a pas été sous-estimé et qu’il était difficile de contrer. Personne, dans la région, n’était à même de s’opposer à lui. En fait, au cœur de tout, il y avait la guerre.
Le fond du problème est que le major KAGAME n’a jamais poursuivi d’autre objectif que la victoire totale. Il a de temps à autre négocié. Il a signé des accords mais, en toute objectivité, il n’a jamais poursuivi d’autre but que celui de gagner, par la paix ou par la guerre.
Il en avait les moyens puisqu’il disposait d’une armée supérieure à toutes les autres. Les événements survenus ensuite au Zaïre ont montré qu’il pouvait projeter efficacement cette armée, ou une partie de celle-ci, sous des formes différentes, à l’extérieur.
Son armée avait des réserves considérables. Les jeunes réfugiés sans emploi et sans ressources étaient prêts à s’y engager. Fortement équipée par l’Ouganda et par d’autres, très bien encadrés, elle est d’une rare efficacité, notamment parce qu’y combattent des vétérans qui ont participé à la guerre civile ougandaise aux côtés de Museveni ».
Retenons :
« La géographie des Grands-Lacs n’était pas viable, que les frontières de la colonisation avaient créé des Etats artificiels et qu’il convenait de les remodeler. Le Zaïre imposant une sorte d’immobilisme, il fallait provoquer des changements dans ses institutions et son régime politique, dont il estimait qu’il ne pourrait pas tenir à la longue. Il avait aussi le sentiment que la terre était trop rare au Rwanda et qu’il fallait trouver de l’espace ».
Paul Kagame, entretien avec Paul Dijoud, septembre 1991. (A)
(A) Faites Qui a du mal à faire le lien avec le discours de Nicolas Sarkozy du 17 janvier 2010 «… l’avenir du Rwanda […] pays à la démographie dynamique et la superficie petite » et d’autre part, de « la question de la République Démocratique du Congo, pays à la superficie immense et à l’organisation étrange des richesses frontalières » ; Et aussi avec celui de Monsieur COHEN quelques semaines seulement après l’élection de Barack OBAM ; Faites aussi le lien avec les accords dits de « LEMERA ». Et vous avez à présent des idées claires. Vous commencez à comprendre quelque chose.
Retenons :
« Le fond du problème est que le major KAGAME n’a jamais poursuivi d’autre objectif que la victoire totale. Il a de temps à autre négocié. Il a signé des accords mais, en toute objectivité, il n’a jamais poursuivi d’autre but que celui de gagner, par la paix ou par la guerre. Il en avait les moyens puisqu’il disposait d’une armée supérieure à toutes les autres.
Les événements survenus ensuite au Zaïre ont montré qu’il pouvait projeter efficacement cette armée, ou une partie de celle-ci, sous des formes différentes, à l’extérieur. Son armée avait des réserves considérables. Les jeunes réfugiés sans emploi et sans ressources étaient prêts à s’y engager ». Paul Dijoud, citant Paul Kagame lors de son audition devant les parlementaires français. (B)
(B) Qui a du mal à faire le lien avec les opérations dites « Brassage et Mixage », qui ont permis à Kagame de projeter ses hommes au-delà des frontières rwandaises, en les déversant dans ce qu’on appelle à tort les « Fardcs », arguant que c’étaient des rebelles congolais ?
Qui a du mal à comprendre qu’en présentant ces tueurs-nés comme étant des rebelles congolais, la mascarade permettait de couvrir la présence du Rwanda et de l’Ouganda sur le territoire congolais ?
Qui ignore encore que cette présentation fallacieuse permettait à l’Onu de se retrancher derrière une pseudo « guerre-civile » et d’éviter toute intervention dont le Congo était en droit d’attendre d’elle, conformément à la Charte des nations-Unies, qui obligeait l’Onu de défendre le Congo, un pays membre, agressé et envahit par ses voisins de l’Est ?
Pourquoi certains de nos concitoyens sont-ils incapables de comparer le comportement de cette institution par rapport à l’évasion du Koweït par l’Irak de Saddam Hussein en 1990 ? Comment peut-on nous expliquer cette légèreté dans le comportement de certains congolais qui ne peuvent même pas voir que l’Onu (Monuc), se comporte au Congo comme elle s’était comportée au Rwanda (Minuar), avec le résultat dont on sait ?
C’est ce Paul KAGAME là que certains congolais considèrent comme un « partenaire » avec lequel ils peuvent compter pour avoir la « paix » ! C’est ce Paul KAGAME là qu’on a invité le 30 juin 2010 à Kinshasa, et qui a montré à tous, en arrivant en retard et en se faisant attendre 2 heures durant, son poussin retenant tout le monde et retardant le début du défilé, qu’il est le vrai maître du Congo aujourd’hui.
S’il existe encore des congolais qui ne peuvent pas comprendre, à ce stade, que la recherche de l’espace pour le Rwanda, pays exigu en manque de terre, est presqu’une obsession pour KAGAME (Mais pas seulement lui) ; S’il existe encore des congolais qui ne peuvent pas comprendre que Kagame a projeté ses hommes au Congo notamment par des « opérations de camouflage » que sont le Brassage et le Mixage ; S’il existe encore des congolais qui n’ont pas compris que grâce à la manœuvre qui a consisté à faire admettre ce truc qu’est le RCD-GOMA, comme entité politique, de la même manière qu’ils l’ont fait avec le CNDP, et les asseoir complètement dans le paysage politique congolais, comme vous pouvez le voir aujourd’hui, Azarias Ruberwa et consorts avec ; s’il existe encore des congolais qui n’ont pas compris que tous ces gens qu’on vous a fait admettre comme étant de congolais, sont en fait des infiltrés qui ont une mission : affaiblir le Congo de l’intérieur, alors là vous ne comprendriez jamais la profondeur des propos, pourtant justes, de Monsieur Arthur ZAIDI NGOMA « le RCD-GOMA est une affaire Rwando-rwandaise ».
Nous l’avons dit, il a partagé l’espace présidentiel avec le chef du RCD/GOMA comme vice-président dans cette autre bêtise qu’était le « 1+4 ». Aujourd’hui il se tait encore, il n’est pas le seul, alors que cette affaire Rwando-rwandaise fait encore, dans le souterrain, beaucoup de mal au Congo et aux congolais.
Le 30 juin 2010, vous avez vu toutes sortes d’armes défilées et une certaine catégorie de congolais sans mémoire et sans rigueur se sont réjouis. Mais ils ne se posent pas la question de savoir pourquoi, avec autant d’armes, le Kivu n’est toujours pas pacifié ?
Certains disent que l’ « armée n’est pas encore au point ». Mais là encore ils ne se demandent pas pourquoi la formation de l’armée nationale, qui figure parmi les 5 préalables des accords de SUN CITY, n’est toujours pas réalisée dix ans après ? Et même quand la réponse est claire, ils ne veulent pas le savoir.
Nous la leur disons : Le maillon le plus important du processus d’occupation qui a été projeté à la tête de la RD Congo, et que beaucoup se complaise à appeler Joseph KABILA, qui n’est pas un KABILA, ne mettra jamais en place une véritable armée congolaise, capable de chasser ses frères emmerdeurs.
Il est là pour couvrir tout ça ! Les quelques hommes que vous avez dans ce qu’ils vous présentent comme les « FARDCS », iront de défaite en défaite face aux rwandais qu’ils vous présentent comme étant des « rebelles congolais ».
Cette « armée » ira d’humiliation en humiliation. Pourtant ils vous montrent des armes sophistiquées pendant le défilé du 30 juin, et les petits esprits qui se fient au superficiel, se sont réjouis.
Retenons:
Les événements survenus ensuite au Zaïre ont montré qu’il (KAGAME), pouvait projeter efficacement cette armée, ou une partie de celle-ci, sous des formes différentes, à l’extérieur. (Brassage et Mixage !) Ça ne vous dit rien ? Avez-vous fait un effort pour lire les actes qui encadrent ces deux opérations ?
« … les éléments mixés restent dans la zone ou le mixage a eu lieu ! », Nous le citons en substance. Il se trouve comme par hasard que cette zone n’est autre que le Kivu.
Ce Kivu justement qui se trouve géographiquement et physiquement dans les 300km de terre à l’intérieur du territoire congolais, dont les accords dits de LEMERA parlent, lesquels préconisent sa cession au Rwanda !
Franchement, quoi d’autre faut-il pour que vous le compreniez ?
Poursuivons l’examen de faits.
B) En 1994, alors que les rapports sur l’intention du Front Patriotique Rwandais (FPR-APR), dirigé par Kagame, d’assassiner Habyarimana s’accumulent, un homme, particulièrement inquiet de la tournure que prennent les événements, va parler.
Cet homme, c’est Jean-Pierre MUNABERRY, Pilote du Falcon 50, l’avion présidentiel.
Le 28 février, il adresse une lettre à l’un de ses amis pilotes pour lui faire part de ses inquiétudes. Voici ce qu’il écrit : « Avec le FPR au CND (il s’agit du Centre National du Développement à Kigali où les hommes du FPR furent casernés), c’est-à-dire à un kilomètre de la tour de contrôle et avec le parti pris que tu connais par l’ONU, alias MINUAR (l’équivalent de la Monuc au Congo), nous sommes quasi certains qu’il y a des missiles SAM7 et autres qui nous menacent pour les vols du Mystère 50. Déjà le FPR a décrété un cercle de un kilomètre de diamètre autour du CND […].
Que peut-on faire pour ne pas se faire prendre ? Il y a bien une solution : c’est de prendre sa retraite. Je pense que ça va se terminer comme ça, car ici il n’y a aucun avenir ; ils sont en train de se Burundiser, à la vitesse V. Le FPR concentre l’artillerie lourde près de Tumba.
L’ONU ne voit rien […], ils font ce qu’ils veulent, recrutent de gré ou de force des jeunes Tutsis qu’ils embarquent de nuit, cachent au CND, et, quand le parquet est assez gros, convoient en zone démilitarisée, escortés par la MINUAR. […] Au Zaïre aussi, au nord Kivu [frontière avec l’Ouganda], zone de réfugiés tutsis où ils sont 80%, ils font du nettoyage ethnique pour rectifier les 20% restants de bantous. Déjà ils distribuent leurs terres. Même poudrière à côté de Lubumbashi. Le Grand Tutsiland est en marche. Amitiés. »
Cette lettre, il l’adresse à l’un de ses amis de l’aviation civile à l’Ambassade de France.
Retenons :
« Au Zaïre aussi, au Nord-Kivu [frontière avec l’Ouganda], zone de réfugiés tutsis où ils sont 80%, ils font du nettoyage ethnique pour rectifier les 20% restants de bantous. Déjà ils distribuent leurs terres. Même poudrière à côté de Lubumbashi. Le Grand Tutsiland est en marche… » Jean-Pierre MUNABERY, Pilote du Falcon 50, avion du président Habyarimana, mort dans l’attentat qui a visé cet appareil. 28 février 1994.
Nous ne parlons même pas de ce que nous savons sur la création du territoire de Minembwe, projet auquel a participé activement Azarias Ruberwa, alors vice-président dans l’espace « 1+4 ».
Cet homme dangereux qui est aujourd’hui totalement implanté dans le paysage politique congolais, est presque oublié des gens. Il a une couverture solide : certains l’appellent « prophète ». Il est regrettable de constater d’ailleurs que même Jean-Pierre BEMBA, alors en charge de l’ECOFI, s’était permis d’aller prier, avec son épouse, dans une église, à Kinshasa, où le ‘’prophète Ruberwa’’ disait son enseignement. C’était pendant la transition. Nous conservons soigneusement ces images. Incroyable !
C) Le 30 janvier 1996, l’archevêque de Bukavu, Monseigneur MUNZIHIRWA, qui avait déjà clairement identifié les problèmes posés par le FPR-APR de KAGAME, en témoignant devant la commission parlementaire du Zaïre sur les véritables intentions des tutsis, alerte l’ancien président américain Jimmy Carter. L’objet de sa lettre « Retour des réfugiés rwandais et massacres massifs au Rwanda ».
L’archevêque avait parlé très tôt. Il avait osé dénoncer l’imposture d’un groupe de criminels au moment où le monde entier prenait les membres de l’Armée Patriotique Rwandaise pour des héros ayant stoppé le génocide au Rwanda.
Monseigneur MUNZIHIRWA avait tout simplement voulu nous tirer, tous, de notre ignorance et du profond coma dans lequel la propagande des médias nous avait plongés. Il a essayé de nous alerter quant aux convoitises des extrémistes tutsis sur le Zaïre.
Nous n’étions pas prêts de l’entendre, étourdis par la bruyante campagne, hyper médiatisée, sur le « génocide tutsi » au Rwanda. Or, ceux qui jouaient aux « victimes du génocide tutsi » du Rwanda étaient déjà en train d’exterminer des Congolais et nous ne voulions pas le voir. Les appels de Mgr. MUNZIHIRWA devenaient chaque jour plus inaudibles à mesure que sa voix cherchait, désespérément, à porter de plus en plus haut.
Le 22 octobre 1996, il laisse sa dernière lettre-testament : « Notre diocèse de Bukavu continue à vivre un drame humain et chrétien sans précédent. Encore une fois, une masse estimée de deux cent mille réfugiés déferle sur Bukavu déjà surpeuplée.
Cette masse est composée de réfugiés rwandais et burundais ainsi que Zaïrois maintenant déplacés de la plaine d’Uvira. En fait, cette guerre que les mass médias appellent de Banyamulenge, est une invasion venant de l’Ouganda. [Nous signalons que l’Ouganda était non seulement le pays qui avait accordé l’asile à tous les tutsis qui avaient quitté le Rwanda à l’arrivé d’Habyarimana au pouvoir, mais aussi et surtout, il constituait une base arrière du FPR-APR].
L’armée des envahisseurs est composée des soldats ougandais, rwandais et burundais et d’autres mercenaires. Ils sont super équipés par rapport à l’armée zaïroise. Comme lors de l’invasion du Rwanda, la population ainsi que le clergé sur place se rend compte que cette invasion a été longuement et soigneusement préparée pour occuper une partie du Zaïre.
Les hommes de guerre qui sont sur place parlent anglais, alors que les zaïrois y compris les « Banyamulenge » parlent français. On les voit s’installer à des endroits stratégiques et y déterrer les armes depuis longtemps cachées sous le sol dans les villages où résident les simples « banyamulenge » illettrés.
Ceux-ci sont alors accusés d’avoir été de connivence avec les envahisseurs. Les prêtres, dont la charité est ouverte à tous, sont aussi accusés abusivement de collaboration avec l’ennemi.
Les Pères Xavériens de la paroisse Luvungi ont dû accompagner les fuyards vers Bukavu.
Cette guerre surprise a comme intention réelle, déclarée de temps en temps en Kinyarwanda, d’empêcher le retour des réfugiés rwandais chez eux et de faire souffrir ce Zaïre qui a hébergé pendant trente ans les Tutsis actuellement à la tête du Rwanda. Prière d’alerter les Nations Unies, le Gouvernement américain, le Gouvernement allemand et l’Union Européenne de nous venir en aide ».
Le 28 octobre 1996, les extrémistes tutsi de l’APR, Armée patriotique Rwandaise, la branche armée du FPR de Kagame, l’assassinent.
L’enseignant-chercheur Emmanuel Nashi, qui a eu le dernier entretien téléphonique avec lui, raconte les derniers instants d’un homme éprit de paix et de justice, un visionnaire des temps modernes, un religieux que nous Congolais n’avions pas assez écouté : « En effet, le 28 octobre 1996, alors que la première guerre du Congo battait son plein, j’ai reçu ce que je considère comme un ‘’testament’’ de Mgr. Christophe MUNZIHIRWA, archevêque de Bukavu.
Pendant que je m’enquérais par téléphone de la situation prévalant à Bukavu, il me fit entendre le bruit des canons qui tombaient sur la ville, puis me cria : ‘’Tu entends ces bombes Emmanuel, elles viennent du Rwanda. C’est la guerre du Rwanda, aidé par les puissances occidentales, les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la Belgique, que nous subissons, et non une rébellion.
Il faut le dire là-bas, Emmanuel, il faut le dénoncer en Belgique…’’ Il n’eut pas le temps d’achever sa phrase que la ligne fut coupée. Le lendemain, le 29 octobre 1996, j’appris avec consternation que Mgr MUNZIHIRWA était assassiné à Nyawera (Bukavu) par des soldats de l’Armée patriotique rwandaise ! ».
L’archevêque de Bukavu a été atrocement éliminé. Sa tête a été tranchée, ses membres dépecés et son sexe arraché.
Retenons :
« En fait, cette guerre que les mass médias appellent de Banyamulenge, est une invasion venant de l’Ouganda. L’armée des envahisseurs est composée des soldats ougandais, rwandais et burundais et d’autres mercenaires. Ils sont super équipés par rapport à l’armée zaïroise... Les hommes de guerre qui sont sur place parlent anglais,… ‘’Tu entends ces bombes Emmanuel, elles viennent du Rwanda.
C’est la guerre du Rwanda, aidé par les puissances occidentales, les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la Belgique, que nous subissons, et non une rébellion ». Monseigneur MUNZIHIRWA, Archevêque de Bukavu, cité par Charles ONANA, Journaliste d’Investigation Camerounais.
Continuons l’examen de faits.
D) Le 28 octobre 1996, le chef de l’Etat rwandais, Pasteur BIZIMUNGU, un Hutu, membre du Front Patriotique Rwandais qui vient de prendre le pouvoir au Rwanda, surprend les journalistes par ses propos indélicats. Au cours d’une conférence de presse, il déclare qu’ « il faut une autre conférence de Berlin pour modifier les frontières entre le Rwanda et le Zaïre. »
Cette déclaration provoque un tollé chez les Zaïrois. D’où vient une telle idée et comment un homme politique de premier plan peut-il oser l’exprimer ?
A vrai dire, cet homme, qui demande un nouveau tracé des frontières entre le Rwanda et le Zaïre (RD Congo), est une marionnette des tutsis à présent au pouvoir à Kigali. Ces derniers ont pris l’habitude d’utiliser des hutu sans envergure pour faire exprimer leur point de vue sans pouvoir être identifiés comme les véritables instigateurs d’un projet de déstabilisation du Zaïre. Ils s’abritent derrière un Hutu extrémiste pour lui faire dire publiquement ce qu’ils envisagent de faire eux-mêmes. Ils utilisent d’ailleurs la même technique aujourd’hui avec ces congolais corrompus qui trahissent leur patrie.
Ces déclarations intempestives sont en fait une remise en cause de l’intégrité territoriale du Zaïre (Congo).
Au mois d’août 1994, les parlementaires zaïrois, sous la deuxième république, s’étaient déjà rendus au Nord et au Sud Kivu. Le Haut Conseil de la République, Parlement de Transition, [le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya qui le dirigea est là pour le confirmer], avait décidé de créer une commission parlementaire pour étudier la situation dans la région frontalière avec le Rwanda. Les membres de cette commission avaient constaté les problèmes d’insécurité de cette région et observé une persistance des affrontements entre l’armée hutue qui s’était réfugiée à l’Est du Zaïre et les anciens immigrés tutsi du Zaïre.
Ces affrontements sur le territoire congolais n’étaient pas de bon augure.
Les parlementaires vont également constater que certains Rwandais tentent d’obtenir la nationalité congolaise par la force des armes. Ils s’aperçoivent aussi que certains Tutsi, en particulier ceux qui étaient déjà considérés comme citoyens congolais, retournent au Rwanda pour y vivre et prendre la place des hutu désormais en exil. Ils apprennent aussi que l’Armée Patriotique Rwandaise composée essentiellement de Tutsis promet d’éliminer les populations civiles Hutu si elles décident de rentrer au Rwanda.
A ce moment-là, certains réfugiés Hutu préfèreront mourir au Congo plutôt que de rentrer chez eux au Rwanda.
Les parlementaires réalisent avec effroi que la préoccupation majeure des réfugiés Tutsis de 1959-1960 a toujours été, non pas de devenir Congolais, mais plutôt de préparer leur retour au Rwanda par le renversement du pouvoir hutu du président Juvénal Habyarimana.
Ce retour, diront les parlementaires zaïrois, n’exclut pas leur attachement, non pas au Zaïre, mais plutôt aux richesses que certains d’entre eux ont accumulées pendant des années et qui leur permet d’être zaïrois quand ils sont au Zaïre et Rwandais quand ils sont au Rwanda. Les parlementaires zaïrois seront révoltés par ce manque de loyauté et cette ingratitude envers le zaïre qui leur avait réservé un accueil digne et chaleureux.
A leur retour à Kinshasa, les parlementaires adoptent plusieurs résolutions en urgence, qu’ils espèrent suffisantes au vu de la gravité de la situation. Ils demandent, entre autres, au président de la République, d’annuler les actes de nomination des immigrés et réfugiés rwandais et burundais à tous les niveaux de la gestion du Zaïre et dans les représentations diplomatiques. Ils exigent l’annulation des actes de nomination des immigrés et réfugiés dans les zones de Rutsuru, Masisi et Walikale. Ils demandent aussi la mise à l’écart des immigrés occupant des fonctions importantes dans les structures de l’Etat de même que l’annulation d’un parti politique et d’une mutuelle créés par des étrangers, en particulier Tutsi.
Retenons :
Une remise en cause de l’intégrité territoriale du Congo (Zaïre) dans le discours de pasteur BIZIMUNGU, Président du Rwanda, le 28 octobre 1996 : « … il faut une autre conférence de Berlin pour modifier les frontières entre le Rwanda et le Zaïre… ».
E) « En 1961, les Etats-Unis avaient décidé d’assassiner le leader nationaliste congolais patrice Lumumba parce qu’ils ne voulaient pas que les congolais contrôlent eux-mêmes leurs richesses. En 2001, j’ai découvert que certains pays, dont les Etats-Unis et le Rwanda, ne supportaient plus Laurent-Désiré Kabila depuis qu’il avait pris la décision de se débarrasser des soldats rwandais qui occupaient son pays, en même temps qu’il changeait de partenaires miniers.
(A) Le 16 janvier de cette même année-là, il était assassiné et la vérité n’est toujours pas connue sur les commanditaires de cet acte criminel. Peu de temps avant sa mort, il avait tenté de me téléphoner au Congrès. Lorsque j’ai voulu le rappeler, j’ai constaté que ma ligne téléphonique était en dérangement.
Ce jour-là, j’ai compris que quelque chose de grave se passait au Congo.
Depuis sa disparition, les Etats-Unis et certains pays européens continuent de surveiller de près les richesses du Congo et à fermer les yeux sur les massacres à grande échelle commis dans ce pays.
Plus de 6 millions de Congolais sont morts depuis 1998, dont plus de la moitié tombée sous les balles des soldats du président rwandais Paul Kagame, notre homme à tout faire en Afrique Centrale.
A vrai dire, nous disposons de preuves suffisantes sur ce que fait le Rwanda dans cette région.
Mais, à ce jour, aucune sanction n’a été prise pour arrêter la guerre et le pillage des ressources naturelles en République Démocratique du Congo ».
La personne qui parle ainsi, n’est autre que Madame Cynthia Mckinney, congressiste américaine, Envoyée spéciale de Bill Clinton dans les Grands-Lacs en 1990. Cette brave femme est à l’origine de beaucoup de rapports sur la Crise des Grands-lacs Africains. Elle a travaillé dans cette région avec des experts des nations-Unies dans les années 90.
Retenons :
« …En 2001, j’ai découvert que certains pays, dont les Etats-Unis et le Rwanda, ne supportaient plus Laurent-Désiré Kabila depuis qu’il avait pris la décision de se débarrasser des soldats rwandais qui occupaient son pays, en même temps qu’il changeait de partenaires miniers… Depuis sa disparition, les Etats-Unis et certains pays européens continuent de surveiller de près les richesses du Congo et à fermer les yeux sur les massacres à grande échelle commis dans ce pays. Plus de 6 millions de Congolais sont morts depuis 1998, dont plus de la moitié tombée sous les balles des soldats du président rwandais Paul Kagame, notre homme à tout faire en Afrique Centrale ».
Madame Cynthia Mckinney multiplie des conférences et des débats tant aux Etats-Unis qu’en Europe. Elle dit tout haut ce qu’elle sait de ce qui se passe en RD Congo. Elle ne dit pas autre chose que ce que nous disons.
Personne ne l’attaque ! En fait, ces congolais qui se comportent comme des «gens sans esprit patriotique», n’acceptent pas que d’autres congolais parlent. Ils supportent la voix et les écrits des autres, mais pas de leurs compatriotes qui pourtant travaillent d’arrache-pied, au quotidien, pour sensibiliser et mobiliser leurs concitoyens. Ceci ne nous empêchera pas d’avancer d’autant plus que nous savons qu’ils restent endormis même quand des gens comme Madame Cynthia Mckinney dévoilent des choses aussi graves.
Il y a chez eux une constance qui frôle la médiocrité : quand on parle et qu’on met en lumière la vraie nature du système mis en place en RD Congo, au lieu d’examiner les faits, comme nous le faisons, pour comprendre et se mettre ensemble pour la délivrance de la patrie, eux préfèrent allaient réveiller MOBUTU ! C’est Mobutu qui est à l’origine de ceci ou de cela. Mais la Résistance congolaise ne défend pas Mobutu ! Nous défendons le Congo et c’est du Congo que nous vous parlons !
F) le 01 janvier 2001, alors Président de la République, Laurent-Désiré KABILA, s’adresse aux congolais. Il évoque l’agression, l’occupation, la résistance, et désigne nommément les pays concernés. Nous reproduisons in-extenso son adresse à la nation :
« Mes Chers compatriotes,
Ce premier jour de l’an 2001, m’offre l’occasion de vous adresser mes très vives et sincères félicitations à vous tous mes compatriotes, pour la résistance active que vous avez menée, tout au long de l’année écoulée contre les agresseurs de la République Démocratique du Congo. Je relève donc votre glorieuse et opiniâtre résistance qui a permis à la nation de n’être occupée, ni totalement ni entièrement, par les agresseurs et esclavagistes rwandais, ougandais et burundais.
Que chacun d’entre vous trouve ici l’expression de ma profonde gratitude, pour les sacrifices immenses consentis et sans lesquels, les fossoyeurs de notre pays auraient pu déjà ouvrir une brèche au sein de notre peuple, pour nous entraîner irréversiblement dans l’ornière d’humiliation, d’assujettissement et d’exploitation systématique et malheureux.
Fort heureusement, vous avez défait et triomphé des intentions de ceux qui, au loin, n’ont cessé de porter régulièrement secours à nos agresseurs.
La nation aurait pu faire mieux n’eût été, d’une part, en raison des visées de nos agresseurs, les agissements ignobles des nôtres qui ne pouvaient assouvir leurs appétits de pouvoir que par ce biais et, de l’autre, le comportement antipatriotique de ceux des Congolais qui avaient choisi de diaboliser le gouvernement de leur propre pays, auprès de la communauté internationale, escomptant obtenir ainsi un appui total, pour leur parachutage dans les structures du pouvoir d’Etat.
Je suis convaincu qu’à la fin de l’an 2000, au début du 21ème siècle et au premier jour du troisième millénaire, nos efforts vont tendre à chasser du territoire national les envahisseurs qui, du reste, ne nous veulent nullement du bien. Ces agresseurs ont assassiné plus de 2.300.000 Congolais et ont élu littéralement domicile dans nos mines d’or et de diamant, dans nos plantations de café et de cacao, dans nos parcs, dans nos forêts et nos bois.
Ainsi, ces rapaces confirment, au fil des jours, ce que nous savions déjà et que nous n’avons jamais cessé de clamer haut et fort, toujours et partout. Ils mènent, à la fois une guerre de rapine, une guerre économique, une guerre de tentative de balkanisation de notre pays.
C’est pour chasser ce cauchemar de démembrement de notre nation, que je vous convie, filles et fils du grand Congo démocratique, à une résistance encore plus active et à une lutte, sans merci, contre nos ennemis, jusqu’au jour où nous recouvrirons totalement l’intégrité territoriale, l’indépendance nationale, et la souveraineté internationale de notre pays… »
Cette lettre est claire, nous ne faisons que la rappeler à la mémoire de nos compatriotes. Nous notons simplement que les mêmes personnes, les mêmes pays évoqués dans cette lettre, les mêmes ennemis que le peuple avait combattu en Août 2000, c’est les mêmes que, par fatalisme d’acceptation, vous acceptez aujourd’hui.
Ils vous ont faits admettre, par un petit tour de passe-passe, ce que les vaillants jeunes congolais avaient refusé en 2000 [et tout le monde a encore en mémoire la merveilleuse résistance qu’ils avaient opposée aux hommes de KAGAME et de MUSEVENI], les figures les plus visibles : BIZIMA KARAMUHITO, DEOGRACIAS BUGERA, LAURENT NKUNDA ABATWARE, JULES MUTEBUSI et autres, ont été simplement dirigés vers d’autres missions moins visibles, mais travaillent, en douce et en accord parfait avec ceux que vous acceptez dans vos institutions. Ils travaillent tous pour la même cause. Honte à celui qui ne le voit ni ne le comprend !
Chers compatriotes,
Nous pouvons continuer comme ça à vous énumérer des faits et des indications qui étalent au grand jour la réalité cachée de ce qui se passe en RD Congo et que l’opinion ignore totalement.
Les propos de JP BEMBA au lendemain des élections ont été entendus par tous. Nous n’inventons rien.
Le refus, (par ailleurs anticonstitutionnel) par cet homme qui complote au grand jour contre la RD Congo, de participer au débat télévisé d’entre deux tours, est un fait connu. Nous rappelons d’ailleurs que l’homme ne pouvait même pas, à l’époque, aligner une phrase entière en français !
Pas un seul mot en lingala ne pouvait sortir de sa bouche.
Pour certains, il est congolais ! Che OKITUNDU en sait quelque chose, lui qui a été commis « professeur) pour l’aider à apprendre le français, alors que, soi-disant, l’homme avait étudié à l’école française de Dar-es-Salam. Mais les écoles françaises n’ont jamais dispensé l’enseignement en Kinyarwanda que nous sachions !
Or, c’est la seule langue qu’il maîtrisait. Le Professeur VUNDWAWE te PEMAKO en sait aussi quelque chose, allez lui poser la question.
Voilà des gens à qui, ceux qui attaquent la résistance, devrez aller poser les vraies questions que nous soulevons. Sauf mémoire oublieuse, tout le monde sait comment, pour proclamer les résultats de ces simulacres élections de 2006, Apollinaire MALU-MALU fut embarqué dans un blindé de l’ONU !
Dans quel autre pays avez-vous vu ce cirque ?
Maintenant, dites-nous :
Qui a compris ?
Qui n’a pas compris ?
Qui ne veut pas comprendre ?
Qui a compris mais refuse de croire ?
Il est clair dans notre esprit que l’acceptation de l’inacceptable s’incruste peu à peu dans le vécu congolais: on accepte un étranger comme président ; on accepte la tricherie dans les élections, on accepte qu’on meurt de faim ; on accepte que les fonctionnaires ne soient pas payés pendant que des fêtes grandioses sont organisées ; on accepte les assassinats et les empoisonnements ; on accepte les arrestations politiques, on accepte que le pays soit pillé et que le Rwanda et l’Ouganda prennent au Congo ce qu’ils veulent pour que le Congo ait « la paix » ; on accepte que l’espace territoriale soit cédé ; on accepte que KAGAME et MUSEVENI, viennent à Kinshasa alors même que leurs militaires continuent à tuer les nôtres ; on accepte de passer l’éponge sur les plus de 7.000.000 de congolais massacrés ; on accepte, on accepte, on accepte les atteintes graves aux intérêts supérieurs de la nation, et on nie, on nie, on nie la réalité.
Pourtant, de la Tanzanie en RD Congo, en passant par l’Ouganda, le Burundi et le Rwanda, il se dessine, pour ceux qui savent voir, une sorte de ‘’continuité territoriale’’ qui étale l’hégémonie tutsie dans la région. Le cas –trompe œil- du Burundi, ressemble à ce qu’était le Rwanda dirigé par Pasteur BIZIMUNGU, un hutu zélé au service des bandits du FPR-APR.
Nous, nous disons NON.
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