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Réveil FM International

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vendredi 28 décembre 2012

Eugène Diomi Ndongala arrêté par l'ANR, la Gestapo de Joseph Kabila

C'est depuis hier à 23h03 que Eugène Diomi Ndongala, le président de Démocratie Chrétienne est arrêté par les Tontons Macoutes de Joseph Kabila. Il serait détenu dans un cachot de l'Agence National des Renseignements (ANR), la Gestapo de celui qui règne par défi à la tête de la République démocratique du Congo, le dénommé alias Joseph Kabila. Dire qu'il y encore des Congolais coupagistes et thuriféraires du régime totalitaire de Kinshasa qui espèrent intoxiquer l'opinion avec des torchons sur la démocratie de la République démocratique du Congo. Après plus de 100 jours d’enlèvement par les sbires kanambistes, Eugène Diomi Ndongala n'était apparu qu'à la veille du 14è Sommet de la Francophonie qui a eu lieu du 12 au 14 octobre dernier.

Eugène Diomi Ndongala avec sa barbe hirsute après sa libération en octobre dernier.

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Jean-Marc Ayrault : "Les pauvres ne sont pas des profiteurs" !

En France, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) est une assemblée consultative composée de représentants sociaux (patronat, syndicats, associations ... ). Si elle n’a qu’une fonction consultative, optionnelle ou obligatoire dans le cadre du processus législatif, cette assemblée permet la représentation au niveau national des organisations professionnelles et la communication entre les différents acteurs de l’économie. Son siège est situé au palais d'Iéna à Paris. Cette représentation socio-professionnelle au niveau national est transposée au niveau de chaque collectivité territoriale régionale qui dispose aussi d’une assemblée consultative du même type, le « conseil économique et social régional » (CESR). Il existe également un Comité économique et social européen (CESE) au niveau de l’Union européenne. En réunissant représentants d’associations et personnes en situation de précarité, la conférence nationale contre la pauvreté organisée par le gouvernement ouvre de nouvelles perspectives sociales.

Palais d'Iéna à Paris, siège du Conseil économique, social et environnemental. Photo Réveil FM

Jean-Paul Delevoye, Président du Conseil économique, social et environnemental. Photo Réveil FM

La voiture officielle du Premier ministre s'arrête. photo Réveil FM

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault descend ! Photo Réveil FM

Fatigué, mais heureux ! Quelques minutes seulement après la clôture de la Conférence nationale contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale, qui s'est tenue à Paris les 10 et 11 décembre, l'un des participants, Bruno Tardieu, délégué général du mouvement ATD Quart Monde, ne cache pas sa satisfaction. « Depuis deux mois, nous avons beaucoup échangé en groupes de travail, beaucoup réfléchi, et nos efforts sont aujourd'hui récompensés. Les mesures annoncées par le Premier ministre reprennent une grande partie de nos propositions. Et, surtout, les personnes les plus pauvres, si souvent montrées du doigt, ont enfin pu être entendues. »

C'est clair, avec cette conférence, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, a voulu amorcer un changement de méthode par rapport au gouvernement précédent, dénonçant ses « discours stigmatisants » sur l'assistanat. « Je n'accepte pas et n'accepterai jamais ni le cynisme ni la stigmatisation. Les personnes en situation de pauvreté et de précarité ne sont pas des profiteurs », a-t-il déclaré dans son discours de clôture. « C'est la raison pour laquelle j'entends d'abord réformer la gouvernance de l'action sociale, en permettant à ces personnes de participer à l'élaboration et au suivi des politiques publiques (…) Je suis fier d'être le premier chef de gouvernement à avoir associé de façon aussi méthodique des citoyens en difficulté à un travail de conception politique d'une telle ampleur. Ces démarches doivent servir d'exemples aux administrations et aux collectivités territoriales. »

Accueil chaleureux du Premier ministre Jean-Marc Ayrault par Jean-Paul Delevoye. Photo Réveil FM

Longue et chaleureuse poignée de main entre Jean-Marc Ayrault et Jean-Paul Delevoye. Photo, Réveil FM

Jean-Paul Delevoye, Président du Conseil économique social et environnemental, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine. Photo Réveil FM

Jean-Paul Delevoye, Jean-Marc Ayrault et Marisol Touraine. Photo Réveil FM

Jean-Paul Delevoye, Président du Conseil économique social et environnemental, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine. Photo Réveil FM

« On ne peut pas mettre à l'index ceux qui ne travaillent pas parce qu'ils n'ont pas d'emploi », a renchéri la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine. « Le discours sur l'assistanat, qui fait croire que certains profitent du système social, a fortement ébranlé la confiance dans notre modèle de solidarité. » C'est aussi l'opinion de la ministre Marie-Arlette Carlotti, chargée de la lutte contre l'exclusion : « Les personnes démunies ne choisissent pas la pauvreté, elles n'en profitent pas, elles la subissent ». Rappelant que la Caisse d'allocation familiale évaluait à 5% la fraude au RSA et que 68% des bénéficiaires du RSA activité ne le demandaient pas, elle a assuré que le gouvernement ferait « de la lutte contre le non-recours une priorité ».

Le taux de pauvreté a atteint dans notre pays 14,1% en 2010, son plus haut niveau depuis 1997. Plus de 8,5 millions de Français vivent avec moins de 964 euros par mois, un Français sur cinq déclare avoir renoncé aux soins pour raisons financières et 800 000 personnes ont recours à l'aide alimentaire. Selon un récent sondage, près d'un Français sur deux (48%) se considère aujourd'hui comme pauvre ou en passe de le devenir. « Un chiffre qui en dit long sur l'inquiétude des Français, socialement insécurisés », commente Bruno Tardieu. « Si l'on veut que notre pays continue à prendre des risques pour aller de l'avant, il faut améliorer les dispositifs sociaux et arrêter de stigmatiser ceux qui bénéficient de la solidarité nationale. Les aides sociales ne sont pas une prime à la fainéantise, elles sont une des conditions de notre avenir. »

A l'issue de cette conférence qui a rassemblé pas moins de 11 ministres et des centaines d'acteurs du monde associatif, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a détaillé les priorités du gouvernement qui doivent aboutir à un « plan pluriannuel ». Parmi les mesures annoncées : une hausse du RSA socle de 10% d'ici 2017, une rallonge budgétaire pour le logement ou encore un contrat d'insertion pour les jeunes en difficulté assorti d'une allocation. Pour prévenir le surendettement, le Premier ministre a annoncé la création d'un registre national des crédits aux particuliers. « La responsabilisation des banques sera désormais renforcée par la loi bancaire, qui intégrera des éléments relatifs au plafonnement des frais pour les publics fragiles », a-t-il précisé. Une disposition défendue depuis longtemps par le Secours catholique.

Par méconnaissance, par honte, ou devant la complexité des dispositifs, des milliers d'ayants-droit ne réclament pas les prestations auxquelles ils pourraient prétendre. Ainsi, 68% des bénéficiaires potentiels du RSA activité ne le demandent pas. « Le problème des pauvres, ce n'est pas la fraude, c'est le non-recours aux droits », a martelé la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine. Le gouvernement entend simplifier ces dispositifs et s'engage à mieux les faire connaître. Du côté de l'hébergement d'urgence, en plus des réquisitions annoncées, la ministre du Logement, Cécile Duflot, a déjà promis la création de plusieurs milliers de nouvelles places d'hébergement dès 2013. Selon son entourage, 4 000 places pourraient être réservées à l'hébergement d'urgence et 4 000 autres à des centres d'accueil pour demandeurs d'asiles (CADA). La France compte 3,5 millions de mal logés, dont 150 000 vivent à la rue. Ce plan reste à finaliser avant son adoption par le Comité interministériel de lutte contre l'exclusion qui se réunira le 22 janvier. Il comportera en outre des mesures en faveur des « personnes placées sous main de justice », des travailleurs sociaux, des femmes, des personnes âgées et handicapées ou encore les gens du voyage. Une personnalité sera désignée par le Premier ministre pour assurer le suivi de ce plan pluriannuel. Pourquoi pas Etienne Pinte, président du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale et ex-député UMP, qui, à l'issue de la conférence n'a pas manqué d'affirmer : « Nous sommes satisfaits du processus mis en œuvre, mais nous resterons vigilants sur l'application de toutes les mesures annoncées. »

Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre lors de son discours. Photo Réveil FM

Discours de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, Conférence nationale contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, Conseil Economique, Social et Environnemental, Mardi 11 décembre 2012

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs les Ministres,

Mesdames, Messieurs les présidents et les secrétaires généraux,

Mesdames, Messieurs,

« La manière dont une société développée traite les personnes en difficulté en dit au moins autant sur son modèle que son niveau de PIB ». Cette phrase, tirée du rapport du groupe de travail piloté par Catherine Barbaroux et Jean-Baptiste de Foucauld, reflète, je le crois, notre état d’esprit à tous et l’ambition de cette conférence.

Tous, nous partageons depuis plusieurs années un diagnostic sans appel. La double incidence de la crise économique et de politiques inconsidérément libérales a profondément fragilisé notre modèle de société. La pauvreté progresse de nouveau depuis 10 ans : de 12,9% de la population en 2002, nous sommes passés à 14,1% en 2010, et sans doute plus en 2011 et 2012. Sans volonté forte de notre part, elle continuera à s’accroître. Le chômage et les contrats précaires minent notre pacte républicain et fragilisent notre protection sociale. Celle-ci laisse de côté un nombre croissant de citoyens, qui peinent à trouver ou à retrouver le chemin du droit commun. Logement, travail, santé, éducation, ce sont les droits les plus élémentaires de millions de Français qui ne sont plus correctement assurés.

Je parle bien sûr des personnes les plus démunies, momentanément ou durablement en situation de grande pauvreté. Mais je parle aussi des jeunes abandonnés à leur sort, sans qualification suffisante pour accéder à un emploi stable. Je parle des travailleurs précaires, de plus en plus nombreux, et qui peinent à boucler leurs fins de mois. Je parle de tous ceux qui vivent des parcours chaotiques, alternant rechutes et rebonds.

Beaucoup de ceux qui pourraient prétendre au soutien de la solidarité nationale ne font pas valoir leurs droits. Faute d’information, face à la complexité administrative ou par crainte de renvoyer une mauvaise image d’eux-mêmes, ils renoncent à ce que la République leur garantit.

Je l’ai dit, je le répète : ces constats sont connus. Face à cette situation, une première attitude consiste à considérer ce délitement social comme inéluctable. « C’est comme ça, il y aura toujours des pauvres », entend-on parfois. Pire encore : « c’est de leur faute, aux pauvres, ils pourraient s’en sortir s’ils le voulaient. Et puis après tout, s’ils ne réclament rien… ».

Laissez-moi vous le dire clairement : mon gouvernement n’accepte pas et n’acceptera jamais ni le cynisme ni la stigmatisation. La pauvreté n’est pas une fatalité, la précarité n’est pas un fléau qui s’abat au hasard sur une partie de la population. Ce n’est pas non plus une marque d’infamie.

La précarité est l’effet de processus économiques et sociaux que l’on peut combattre, avec détermination, si l’on estime que chaque citoyen a droit à sa juste place dans la société. C’est l’un des principes du nouveau modèle français que je souhaite construire, un modèle qui n’oppose pas les politiques les unes aux autres. Il n’y a pas une politique de lutte contre la pauvreté, une politique du travail, une politique fiscale ou que sais-je encore. Il y a la politique du Gouvernement, cohérente et juste, fondée à la fois sur un pacte de compétitivité et un pacte de solidarité. C’est ce que j’ai voulu marquer en organisant cette conférence dans le même lieu que les conférences sociale et environnementale.

Non seulement la pauvreté peut être combattue, mais elle peut être anticipée et prévenue. Nous devons nous appuyer sur les capacités de chacun à s’en sortir, sans faire croire que l’on peut et que l’on doit se débrouiller seul, quelles que soient les circonstances. Patrick Savidan l’a rappelé : l’égalité doit se construire chaque jour.

Ce combat ne concerne pas seulement les personnes en difficulté. Tout le monde a intérêt à ce qu’aucun citoyen ne soit laissé sur le bord du chemin. Pourtant, depuis la Révolution française jusqu’à aujourd’hui, malgré l’attachement de la nation à l’égalité des citoyens, l’histoire politique a connu d’incessants revirements, entre tentation de l’indifférence et volontarisme des acteurs du progrès.

Mesdames et messieurs, je le revendique : les politiques sociales sont nobles. Le sens de cette conférence, c’est de mettre fin à une décennie de fatalisme et de stigmatisation, pour inaugurer une étape nouvelle de responsabilité solidaire partagée, fondement du nouveau modèle français. La solidarité n’est-elle pas l’un de nos principes fondateurs ? Est-il besoin de rappeler qu’aux termes du préambule de la constitution de 1946, « la Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement et garantit à tous la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs » ? Et le texte poursuit : « Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence. »

J’en appelle à la mobilisation de chacun, élus, administrations, collectivités publiques, partenaires sociaux, associations et citoyens. Vous tous, qui êtes rassemblés ici, vous avez déjà répondu à mon appel, et avec quel enthousiasme ! C’est le souffle de vos débats et de vos propositions, tout au long de la préparation de cette conférence, qui nous anime aujourd’hui. Je vous en remercie chaleureusement, et je salue en particulier les personnalités qualifiées qui ont conduit les travaux des groupes. La qualité des rapports produits est exceptionnelle. Le gouvernement s’en inspirera pour bâtir son plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale.

Ce plan ne se résumera pas à une liste de mesures, aussi indispensables soient-elles. Ce sera le cadre de notre action pendant tout le quinquennat. J’entends d’abord réformer la gouvernance de l’action sociale, selon deux lignes directrices. La première, c’est la participation des personnes en situation de pauvreté et de précarité à l’élaboration et au suivi des politiques publiques.

Le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale en a été le précurseur, avec la création de son 8ème collège. Nous nous en sommes inspirés pour la préparation de cette conférence. Je suis fier d’être le premier chef de gouvernement à avoir associé de façon aussi méthodique des citoyens en difficulté à un travail de conception politique d’une telle ampleur. Ces démarches doivent servir d’exemples aux administrations et aux collectivités territoriales. Bien sûr, cette participation citoyenne ne se substitue pas au travail des élus, des partenaires sociaux et des associations.

Ma seconde ligne directrice, chère à Michel Dinet et Michel Thierry, consiste à mettre de l’ordre dans le mille-feuille des politiques sociales et dans les relations entre pouvoirs publics et associations. Sur le terrain, en partenariat étroit avec les conseils généraux, chefs d’orchestre de l’action sociale, nous travaillerons sur l’identification de chefs de file sectoriels, sur le développement des conventions pluriannuelles d’objectifs avec les associations, ainsi que sur la généralisation de la pratique des conférences de financeurs. J’entends aussi faire de l’évaluation des politiques sociales une pratique habituelle des autorités publiques. Enfin, je réactiverai le Comité Interministériel de Lutte contre l’Exclusion, qui n’a plus été réuni depuis 2006.

En somme, je veux m’appuyer sur un État stratège, sur des collectivités ayant les moyens de leurs missions, sur des associations assurées dans leurs projets, et sur des citoyens confortés dans leurs engagements solidaires.

Notre objectif, c’est bien entendu un meilleur accès aux droits et aux biens essentiels. Par biens essentiels, j’entends d’abord l’alimentation. Le gouvernement a affirmé haut et fort son soutien au Programme Européen d’Aide aux plus Démunis, nous continuerons à nous battre pour que ses crédits soient maintenus. Je pense aussi à l’accès à l’énergie : hier a été décidée l’extension par voie réglementaire des tarifs sociaux du gaz et de l’électricité aux bénéficiaires de l’aide à la complémentaire santé. Cette mesure nous permettra de passer, à terme, de 2 millions à 8 millions de bénéficiaires. Je pense enfin à l’accès à la culture et à la création artistique, au sport, aux loisirs et aux vacances.

Du côté de l’accès aux droits, il nous faut combler le gouffre du non-recours, que j’évoquais il y a quelques instants. Imaginez qu’on estime à près de 70% des bénéficiaires potentiels du RSA activité n’y ont pas recours, ce qui représente plus de 800 000 personnes ! Quel symbole ! Je souhaite réduire le non-recours. Des campagnes de promotion des droits sociaux seront lancées en 2013. Elles seront accompagnées d’un sérieux effort en matière de domiciliation des personnes. Nous mettrons au point des objectifs de baisse des taux de non-recours, prestation par prestation, et simplifierons les démarches administratives.

Je n’ai pas non plus l’intention d’éluder la question de la pauvreté monétaire. Si les ménages pauvres sont pauvres, c’est d’abord parce qu’ils manquent de moyens financiers. C’est une évidence, comme l’est aussi la lente érosion du niveau relatif du principal filet de sécurité de nos politiques sociales : hier le RMI, le RSA socle aujourd’hui. Alors que le RMI s’élevait à 50 % du SMIC lors de sa création en 1989, et se maintenait au même niveau en 2002, son successeur le RSA socle ne représente plus que 43 % du salaire minimum. Disons-le sans détour : notre société est moins solidaire en 2012 qu’elle ne l’était il y a dix ou vingt ans. Cette dérive doit s’arrêter. Avec les moyens qui sont les nôtres, suivant les orientations proposées par Bertrand Fragonard, j’ai décidé de redresser la courbe de progression du RSA socle. Pour ramener son niveau à 50% du SMIC, il faudrait l’augmenter de 17%. Je souhaite que, d’ici 2017, il ait augmenté de 10%, en plus de l’indexation annuelle sur l’inflation, avec une première revalorisation dès septembre 2013. A terme, en 10 ans, il devra avoir retrouvé son niveau relatif d’origine.

Cette décision aura des conséquences sur les finances des départements, qui feront évidemment l’objet d’une compensation. On voudrait certes pouvoir aller plus vite mais, au regard de la situation de nos finances publiques et de la dette qu’on nous a laissée, il est clair qu’il s’agit d’un choix politique ambitieux, cohérent avec les mesures déjà adoptées. Je pense à l’augmentation de l’allocation de rentrée scolaire et la pérennisation de la prime de Noël.

Quant au RSA activité, personne ne remet en cause sa finalité - venir en aide aux travailleurs précaires -, mais force est de constater qu’il n’a pas atteint ses objectifs. Il est impératif de le réformer, avec la Prime pour l’emploi, puisqu’ils ont le même objectif. Je m’engage à proposer cette réforme dès le premier semestre 2013.

Mais pour lutter contre la pauvreté et la précarité, vous le savez aussi bien que moi, on ne saurait se contenter d’une approche strictement monétaire. Au coeur de notre « pacte de solidarité », il y a l’accompagnement des personnes. La qualité et le renouveau de l’intervention sociale ont occupé une grande part des discussions des groupes de travail, et ils étaient au coeur de l’exposé de Patrick Viveret ce matin.

C’est un fil conducteur que le plan de lutte contre la pauvreté devra suivre tout au long du quinquennat. Les personnes qui vivent ou ont vécu une période de difficulté sont unanimes : c’est grâce au soutien d’un agent du service public de l’emploi, d’un travailleur social, d’un professionnel de la santé ou de l’éducation, ou encore d’un bénévole, qu’ils ont pu ou comptent pouvoir rebondir. Renouveler l’intervention sociale, c’est identifier sur le terrain des référents disponibles, c’est privilégier une approche globale et pluridisciplinaire des publics, c’est aller chercher ceux qui ne demandent rien, c’est enfin penser en termes de prévention des ruptures et de droit au parcours, jusqu’à l’insertion réussie.

On sait par exemple que les ménages modestes pâtissent tout à la fois d’un faible accès aux services bancaires et d’un usage inadapté des crédits, qui les mènent trop souvent au surendettement. Conformément aux recommandations de François Soulage, nous développerons une politique d’accompagnement pour prévenir le surendettement, en nous appuyant sur un observatoire de l’inclusion bancaire et un réseau de Points Conseils Budget. L’objectif de création d’un registre national des crédits aux particuliers est désormais fixé, à l’occasion de la prochaine loi sur la consommation. La responsabilisation des banques sera renforcée par la Loi Bancaire, qui intégrera des éléments relatifs au plafonnement des frais pour les publics fragiles.

L’accompagnement n’est pas moins nécessaire pour garantir l’accès au logement. Bien sûr, les enjeux de l’hébergement et du logement se situent d’abord du côté du bâti, du parc privé comme des logements sociaux, des maisons relais comme des places d’hébergement. Vous connaissez les engagements du gouvernement en termes de construction : 150 000 logements sociaux par an. Ils seront tenus.

Le 1er novembre, j’ai annoncé la fin de la gestion au thermomètre de l’hébergement d’urgence. Nous ferons les efforts nécessaires pour respecter cet engagement : en plus des moyens supplémentaires accordés à l’automne 2012, et qui seront consolidés en 2013, nous créerons 4000 nouvelles places de CADA et 4000 places d’hébergement. Ce n’est évidemment pas tout. Christophe Robert et Alain Régnier l’ont parfaitement exprimé : notre politique doit marcher sur deux pieds : la mise à l’abri des personnes à la rue et l’accompagnement du plus grand nombre vers des solutions pérennes, en particulier les ménages prioritaires au regard du Droit au logement opposable. C’est pourquoi je prévois un effort complémentaire, à même hauteur que les fonds destinés à créer de nouvelles places d’hébergement et d’asile, pour favoriser le logement durable et le retour au droit commun.

Je pense à différent types de mesures : prévention des expulsions, intermédiation locative, logement adapté, accompagnement vers et dans le logement. Les familles aujourd’hui à l’hôtel pourront ainsi être accueillies dans des conditions dignes. D’un point de vue structurel, une réforme des modalités d’attribution des logements sociaux sera engagée. Enfin, pour lutter contre les discriminations à l’entrée dans le logement, notamment pour les travailleurs modestes et les jeunes, nous travaillons à la mise en oeuvre d’une garantie universelle des risques locatifs, dont les modalités sont en cours d’expertise.

C’est aussi par l’accompagnement que nous ferons accéder les personnes durablement éloignées du travail à un emploi de qualité. Je dis bien « emploi de qualité », car c’est cela que nous visons, à travers notamment les négociations en cours sur la sécurisation de l’emploi. Parmi les sujets majeurs, le temps partiel subi – qui concerne essentiellement les femmes - et les contrats précaires – 65% des embauches en 2011 se sont faites en CDD de moins d’un mois. Je voudrais à ce propos saluer l’engagement des partenaires sociaux dans la lutte contre la précarité au travail, et, plus largement, contre la pauvreté.

Les multiples études qui ont suivi la mise en œuvre du RMI et du RSA sont tout à fait claires : la réussite d’un parcours d’insertion professionnelle repose sur un accompagnement adapté, plaçant la personne au cœur du dispositif, et traitant à la fois des obstacles sociaux et professionnels à l’accès à l’emploi, y compris lorsqu’il s’agit d’une création d’entreprise. C’est avec les personnes, et non plus seulement pour elles, qu’il faut construire leur parcours professionnel, en ayant pour maîtres mots la prévention, la continuité et la souplesse.

Outre le renforcement de l’insertion par l’activité économique, nous développerons massivement les stratégies de médiation active et d’accompagnement dans l’emploi, ou encore la progressivité du temps de travail dans les contrats aidés. Nous veillerons enfin à orienter beaucoup plus massivement la formation professionnelle en direction des publics les moins qualifiés. Toutes ces mesures seront comprises dans le plan à venir, et devront s’appuyer sur la mobilisation des employeurs.

Je veux insister sur un enjeu de première importance pour l’avenir de notre pays : l’insertion des jeunes qui ne sont nulle part, ni en emploi, ni en formation, qui sont confrontés à l’isolement, souvent hors du foyer familial, et à la précarité. Ces jeunes inoccupés, dont de nombreux décrocheurs du système scolaire, sont les éternels oubliés des politiques sociales. La priorité à la jeunesse, affirmée par le Président de la République, c’est aussi une priorité pour ces jeunes en difficulté.

C’est pourquoi j’annonce la mise en œuvre d’une « garantie jeunes », dès la rentrée de septembre 2013, qui s’appuiera techniquement sur un dispositif existant, le CIVIS. Un contrat d’un an renouvelable sera signé entre le jeune en grande difficulté d’insertion et le service public de l’emploi, précisant les engagements de chacun.

L’institution s’engagera à offrir au jeune un accompagnement soutenu : un travailleur social identifié devra établir avec lui un projet d’insertion et lui faire régulièrement des propositions adaptées de formation ou d’emploi (dont, bien entendu, les emplois d’avenir et les contrats de génération).

De son côté, le jeune signataire sera tenu de respecter les étapes programmées du parcours et d’accepter les propositions adaptées qui lui seront faites. Il bénéficiera alors, pendant ses périodes d’inactivité, d’une garantie de ressources d’un niveau équivalent au RSA. Nous lancerons ce dispositif en septembre 2013 dans 10 territoires pilotes, avant de l’étendre à l’échelle nationale. Nous visons, en rythme de croisière, 100 000 jeunes par an. Cela veut dire 100 000 jeunes qui vont enfin retrouver un avenir.

Cette jeunesse qui peine à trouver sa place dans la société me conduit naturellement à la question de l’enfance en difficulté, et plus largement des familles pauvres ou en situation précaire.

Dominique Versini et Pierre-Yves Madignier ont appelé de leurs voeux le décloisonnement des dispositifs et l’amélioration de l’accompagnement, afin de prévenir les ruptures familiales et de faciliter l’accès aux services collectifs des familles en situation de précarité : nous nous inspirerons de ces importantes recommandations. Le statut de centre parental sera ainsi inscrit dans le code de l’action sociale, pour permettre la coexistence de deux modes de prise en charge : celui des mères seules avec enfants et celui des deux parents avec enfants.

Comme je l’ai annoncé lors du comité interministériel des droits des femmes, la scolarisation des enfants de moins de trois ans sera fortement développée, notamment dans les zones d’éducation prioritaire, où elle devra concerner au moins 30% d’une classe d’âge. Nous faciliterons aussi l’accès aux crèches et à la cantine scolaire pour les enfants de familles modestes. Plus largement, nous avons pour objectif la réussite éducative des enfants en situation de précarité, dans le cadre de la Refondation de l’école.

Encore faut-il que les enfants et leurs familles vivent dans des conditions matérielles décentes. Notre pays comptait, en 2010, 2,7 millions d’enfants pauvres. C’est inacceptable. Pour eux comme pour leurs parents, l’injustice sociale est criante. Dans le cadre d’une réflexion générale sur la politique familiale, menée au premier trimestre 2013, nous demanderons à Bertrand Fragonard de proposer une amélioration conséquente des aides aux familles monoparentales et nombreuses confrontées à la pauvreté : l’allocation de soutien familial et le complément familial. Je n’accepte pas que tant de familles soient étouffées par des taux d’efforts insoutenables, notamment en matière de logement.

Pour les enfants, les familles et pour toutes les personnes en situation précaire, l’injustice sociale se manifeste de manière choquante dans les inégalités de santé. Rendez-vous compte que dans un pays riche et de tradition égalitaire comme le nôtre, l’espérance de vie en bonne santé reste profondément différenciée socialement : l’espérance de vie, sans incapacité, d’un cadre est de dix ans supérieure à celle d’un ouvrier.

La France a également décroché par rapport à ses partenaires européens dans le domaine de la périnatalité, du fait précisément d’une moins bonne prise en charge des mères en situation de précarité. En accord avec les recommandations de Michel Legros, notre plan intégrera un large volet relatif à l’accès aux soins et à la couverture complémentaire pour tous. Ainsi, le plafond de la CMU complémentaire sera révisé, de façon à couvrir 500 000 personnes de plus.

En lien avec le programme de lutte contre les déserts médicaux, en cours d’élaboration, nous encouragerons le déploiement de services publics locaux d’accès à la santé et de structures pluridisciplinaires, comme les centres et maisons de santé. Nous redonnerons toute leur vigueur aux dispositifs d’accès aux droits, ou situés à la charnière des politiques sociales et médico-sociales, tels que les Permanences d'accès aux soins de santé, les Lits Halte Soins Santé ou les Lits d’Accueil Médicalisés. Pour les personnes en situation de précarité, nous veillerons à ce que soient mieux pris en compte les enjeux de santé publique, comme la santé mentale ou la lutte contre les addictions.

Je n’entre pas davantage dans les détails d’un plan qui reste à finaliser, avant son adoption par le comité interministériel de lutte contre l’exclusion que je réunirai à cet effet le 22 janvier 2013.

J’espère être parvenu à vous faire partager mon ambition d’une action riche et cohérente, visant précisément à ce que les personnes fragiles ne soient plus les premières victimes de la crise. Ce plan, je l’ai dit, c’est avant tout le vôtre, puisque vous en avez inspiré les termes. Ce sera demain celui des Ministres : chacun d’entre eux aura sa propre feuille de route, afin que la solidarité soit au cœur de toutes les politiques publiques.

Pour veiller à la bonne application de ces mesures, je proposerai à une personnalité une mission de suivi du plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale. Je lui demanderai d’abord de me proposer une stratégie de suivi des mesures adoptées et des feuilles de route ministérielles, en s’appuyant sur un ensemble d’indicateurs équilibrés. Je lui demanderai ensuite, et cela me tient particulièrement à cœur, d’élaborer une méthodologie de déclinaison territoriale du plan, afin qu’il devienne un objet de débat sur l’ensemble du territoire national et que chacun puisse se l’approprier.

Les problèmes de l’outre-mer feront l’objet d’un volet distinct de notre plan, avec un accent sur la question du pouvoir d’achat ou encore sur l’accès à l’emploi. Avant de conclure, je voudrais insister sur un point : les quelques mots que j’ai prononcés aujourd’hui devant vous ne sauraient résumer la richesse de notre plan, qui abordera aussi de façon approfondie la question de l’évolution du travail social, et celle des publics dont les difficultés d’inclusion sociale méritent une approche particulière. Je pense aux personnes placées sous main de justice. Je pense aux femmes, plus exposées que les hommes à la pauvreté. Je pense aux personnes âgées, et je salue ici l’opération de « mobilisation contre l’isolement des personnes âgées ».

Je pense aux personnes en situation d’addiction. Je pense aux Gens du Voyage, dont le statut sera bientôt à l’étude à l’Assemblée. Je pense aux personnes handicapées, dont je mesure les difficultés d’accès à l’emploi, et, pour beaucoup d’entre elles, à des conditions de vie décentes. Je pense enfin aux migrants, premières victimes des stigmatisations, à commencer par les familles Roms contraintes d’habiter dans des campements de fortune. Elles ne seront pas oubliées.

Voilà, mesdames et messieurs, voilà la grande ambition qui est la nôtre et que j’assumerai avec l’ensemble des Ministres, au premier rang desquels Marisol Touraine et Marie-Arlette Carlotti, dont je salue les efforts pour préparer cette conférence. Je vous remercie encore pour votre mobilisation si précieuse, qui je l’espère va se poursuivre dans les mois qui viennent.

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Christine Ranunkel quitte la présidence de l'Association de la Presse étrangère (APE)

C'est Michela Secci, la nouvelle présidente de l'Association de la Presse étrangère (APE) depuis le 4 décembre dernier. Après trois ans de loyaux services, Christine Ranunkel a passé le flambeau de la présidente de l'APE à Michela Secci qui jusque là assumait la fonction de la Secrétaire Générale. L'italie prend la relève de la France, nous restons en Europe ! Depuis une année, Christine Ranunkel écrivait son intention de quitter la Présidence de l’APE ; « faute de combattant », elle a dû rempiler d’une année.

Michela Secci (au centre), la nouvelle présidente de l'APE. Photo Henri Martin, Réveil FM.

Paris, 4 décembre, l'assemblée générale de l'APE. Photo Henri Martin, Réveil FM.

Christine Ranunkel connait toute la crème de la politique française. Avec un carnet d'adresses, elle a su inviter des prestigieuses personnalités aux conférences de presse au Centre d'Accueil de la Presse Étrangère à Paris. En tant que présidente, elle a su donner de l'impulsion avec la création d'un nouveau site internet où chaque journaliste peut poster ses articles. Des conférences prestigieuses, des rencontres avec les ambassadeurs étrangers à Paris, des visites culturelles, invitations chez les grands chefs français sont organisés régulièrement... Les voyages de presse de l'APE permettent aux journalistes étrangers de découvrir les plus belles régions régions de France.

Les photos de Christines Ranunkel

Christine Ranunkel. Photos Henri Martin, Réveil FM.

De manière bénévole et humaniste, Christine Ranunkel a su être au service des confrères et consœurs de la presse étrangère. Cet leitmotiv ne se négocie pas: il faut satisfaire les aspirations des journalistes Américains, Chinois, Italiens, Suisses, Allemands...Camerounais et Congolais. C'est cette diversité culturelle qui est la force de l'Association de la Presse Étrangère (APE). Cette dernière est partenaire, l'interlocuteur du Ministère des Affaires Étrangères et européennes depuis de longues années. Les journalistes de la presse étrangère sont de traits d'union, de passerelles, entre la France et le reste du monde. Ils sont aussi un miroir dans lequel les français peuvent capter le regard que les autres portent sur eux et apprendre ainsi à mieux se connaître eux-mêmes.

Une page se tourne, une autre s'ouvre. Michela Secci qui connait la maison tiendra bien celle-ci. L'Association de la Presse Étrangère qui s’enorgueillit de 65 années d’existence, rassemble plus de 400 membres, dont plus de 300 journalistes accrédités auprès du Ministère des Affaires Étrangères. Tous sont basés à Paris comme correspondants de la presse écrite ou audiovisuelle ; ils sont issus de 67 pays et des cinq continents !

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Pasteur Théodore Ngoy proclamé Docteur en droit à l'Université de Kinshasa !

On n'avait plus de ses nouvelles, on est content d'en avoir. Il a consacré l'essentiel de son temps à préparer sa thèse. En effet, le samedi 15 décembre dernier, le pasteur Théodore Ngoy a soutenu sa thèse intitulé « Contribution à la systématisation du droit congolais de la preuve pénale » dans la salle des promotions Mgr Luc Gillon de l’Université de Kinshasa. Le jury était composé des professeurs Nyabirungu mwene Songa, Kienge Kienge Intudi, Akele Adau, Luzolo Bambi Lessa, Andende Apinda, Kasongo Muidinde, Tassoki Manzele. Théodore Ngoy a démontré que beaucoup de justiciables congolais sont détenus au cachot ou mis en prison sans preuve légale. Après avoir proposé les moyens pour y remédier dans un enrichissant débat, le jury lui a conféré le titre de docteur en droit avec la mention : La plus grande distinction. Après la collation de grade, Dr Théodore Ngoy, très ému, a déclaré à l’assistance : « J’ai fait le droit, non seulement pour enseigner, mais aussi pour l’appliquer ».

Le Pasteur Théodore Ngoy wa Nsenga.

Va-t-on lui laisser appliquer le droit dans un pays où la présomption innocence n'existe pas ? Où les centres de rétention sont pleins des prévenus innocents ? La justice pilier de la démocratie existe-elle vraiment en République démocratique du Congo ? L'impunité des Apparatchiks, Dinosaures et Mammouths du régime va-t-elle disparaitre d'ici-là ? Combien de fois, le pasteur Théodore Ngoy n'a-t-il pas été arrêté et jeté en prison de manière cavalière et arbitraire ? La justice, c'est permettre aux petits, faibles de recouvrer leurs droits face aux impotents et puissants, cela est-il possible au Congo ? Les juges et magistrats Congolais ne sont-ils sous les ordres ? Dire le droit dans un environnement infecté par la corruption, le passe-droit, le clientélisme et mercantilisme...est-ce possible ? La justice au Congo est un monstre qui terrorise les paisibles citoyens et les gagne-petits ! Cette justice qui se fait à la tête du client, viole constamment la Constitution et les traités internationaux ratifiés par la République démocratique du Congo. Le monstre a encore de beau jour devant lui, à condition que tous ceux qui croient à la justice juste, à la justice réparatrice, à la justice distributive et commutative se mobilisent et fassent bloc.

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jeudi 27 décembre 2012

François Hollande-Joseph Kabila: Rétrospective 2012 !

L'élection de François Hollande le 6 mai dernier à la présidence de la République française est l'événement le plus marquant de 2012, selon un sondage. Les affaires hexagonales occupent les trois premières places avec l'élection de François Hollande (43 %), les plans sociaux et la montée du chômage (38 %) et l'affaire Merah (35 %). L'international arrive ensuite avec la réélection de Barack Obama (25 %), la guerre civile en Syrie (21 %). Puis viennent les Jeux olympiques de Londres (18 %), la guerre des chefs à l'UMP (15 %), le naufrage du Concordia (13 %), le saut de Felix Baumgartner de l'espace (10 %) et enfin les 20 millions de spectateurs du film Intouchables (9 %). Pour 2012, l’événement le plus marquant demeure sans aucun doute l'élection le 6 mai dernier de François Hollande à la présidence de la République française.Pour les sympathisants de gauche, l'élection de François Hollande fait 58 %, le chômage 43 % et l'affaire Merah 29 %, tandis que chez les sympathisants de droite, l'élection obtient 45 %, mais l'affaire Merah (43 %) prend la deuxième place devant les plans sociaux (33 %). Ce sondage a été réalisé par Internet du 18 au 20 décembre, sur un échantillon représentatif de 990 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. En République démocratique du Congo, l'élection à tour unique, dont les fraudes massives orchestrées par Daniel Ngoyi Mulunda, le président de la CENI ont porté au pouvoir Joseph Kabila, après son second holdp-up électoral.

Kinshasa le 13 octobre, le regard de François Hollande, le président français est ailleurs que sur l'imposteur Joseph Kabila entrain de sourire.

Mais pour la majorité des Congolais de l'étranger, l’événement le plus marquant de 2012 demeure le sommet de la Francophonie qui a eu lieu du 12 au 14 octobre 2012 à Kinshasa. Joseph Kabila après son imposture et son usurpation croyant légitimer sa dictature totalitaire avec un sommet de la Francophonie qui au delà de la langue de Voltaire défends aussi ses idées et valeurs, Joseph Kabila a vu son imposture mis à nu, grâce à la pugnacité de François Hollande. Le Président français présent à Kinshasa a refusé de cautionner le hold-up, l'usurpation et l'imposture de l'Ovni de Kingakati. Joseph Kabila n'a aucune traçabilité claire dans son parcours, le bonhomme est arrivé au pouvoir comme le cheveux dans la soupe avec ses bottes de jardinier aux pieds et sa kalachnikov à la main : Un Kadogo ! Autocrate autoproclamé, il a pris toutes les institutions républicaines en otage. L'Etat, c'est Joseph Kabila ! La justice, c'est Joseph Kabila ! La presse et médias, c'est Joseph Kabila ! L'insécurité, la corruption, les arrestations arbitraires, les viols, les tueries, les massacres et le M23, c'est encore Joseph Kabila ! Quelques vidéos pour vivre la rétrospective de l'année 2012.

François Hollande: "Le français est une langue africaine, l'avenir du français est ici en Afrique" !

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François Hollande en visite surprise au marché de Rungis

Le président de la République va à la rencontre des Français et des entreprises "mobilisés pendant cette période de fête".

François Hollande a entamé sa visite par la présentation générale de Rungis par le président du marché international.

Le président de la République a entamé aux premières heures de la matinée, ce jeudi 27 décembre, une visite surprise au Marché international de Rungis pour aller à la rencontre des Français et des entreprises "mobilisés pendant cette période de fête", a-t-on appris auprès de l'Elysée.


François Hollande en visite surprise à Rungis par BFMTV

L'entourage de François Hollande a indiqué qu'il s’agissait d'affirmer la "volonté du président de la République d'aller au plus proche des Français, responsables d'entreprises ou employés, qui se mobilisent et travaillent pendant cette période de fête". "J'ai fait de l'année 2013 une grande bataille pour l'emploi", a déclaré le chef de l'Etat lors de sa visite. "Je devais dans cette période de fêtes dire aux Français que nous devons être tous sur le pont pour le travail et la lutte contre le chômage", a-t-il poursuivi alors que les mauvais chiffres du chômage doivent être publiés en fin de journée. Arrivé à 4h30 François Hollande a entamé sa visite par la présentation générale de Rungis par le président du marché international, Stéphane Layani. Il était accompagné de Guillaume Garot, ministre délégué, chargé de l'agro-alimentaire, et Benoît Hamon, ministre délégué à la Consommation.

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mercredi 26 décembre 2012

L’humanitaire est le nouveau cheval de bataille de Valérie Trierweiler !

En République démocratique du Congo, l'inexistence d'un Etat profite aux miliciens rwandais du M23 qui utilisent le viol comme une arme de guerre contre des femmes Congolaises. Pendant que Joseph Kabila et ses Mammouths Josephistes festoient, se pavanent et se cancanent les femmes Congolaises dans les territoires sous occupation rwandaise sont violées à tour de bras, en toute impunité. Rien n'est fait pour arrêter cet état des choses. La non-protection des citoyens congolais par le régime des Josephistes, régime d'incompétence et d'usurpation ne sont plus à démontrer. Au moins 126 femmes ont été violées dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) fin novembre quand des soldats gouvernementaux ont fui l'avancée des rebelles du M23 près de Goma, dans l'est du pays. Ces exactions ont été commises entre le 20 et le 30 novembre dans la région de Minova, près de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu. Deux équipes de l'ONU se sont rendues dans cette zone pour interviewer plus de 200 personnes, a précisé M. Nesirky. Le Congo est la capitale mondiale du viol où les femmes sont violées en toute impunité. Que dire des milliers de femmes sont violées en République démocratique du Congo?

Kinshasa 13 octobre 2012, Valérie Trierweiler embrasse une jeune fille congolaise abandonnée qui vit dans la rue.

Valérie Trierweiler avec des filles congolaises victimes de viols.

François Hollande, Président de la République et Valérie Trierweiler avec des jeunes filles violées.

C'est en marge du sommet de la Francophonie qui s'était tenu du 12 au 14 octobre à Kinshasa, en République démocratique du Congo que la Première dame, Valérie Trierweiler avait rendu visite à des enfants malades dans un hôpital de la capitale Kinshasa. Elle avait aussi rencontré les dirigeants d’une association s’occupant d’enfants des rues. Tout cela l’aurait fait réfléchir. Elle a pris la résolution de se consacrer à l’humanitaire. « Maintenant, je sais ce que je veux faire », avait-t-elle ainsi confié à un journaliste de la radio dans l’avion qui la ramenait à Paris, en expliquant que le week-end du 13 octobre 2012 l’avait changée. « On ne peut pas rester insensible au cas de 25 000 enfants qui sont dans la rue et qui souffrent. J'ai été bouleversée par le récit de ces jeunes filles, il faut prendre ce problème à la racine. (...) Quand on voit que des enfants sont en danger, survivent, le reste ne compte pas », avait-t-elle expliqué. « Etre utile quand c’est possible ». En République démocratique du Congo où la dictature totalitaire règne, les Congolais n'ont pas droit de manifester dans la rue, sous peine de bastonnades, gaz lacrymogènes, arrestations et emprisonnements arbitraires. Seuls peuvent manifester les laudateurs, applaudisseurs et flagorneurs du régime usurpateur acquis à Joseph Kabila. Le Dr. Denis Mukwenge qui reparait et soignait les femmes congolaises victimes du viol, vit en exil à Bruxelles après qu'on ait attenté à sa vie.

Pourtant en Inde, la colère ne faiblit pas en Inde après le viol d'une étudiante dans un bus. Dimanche dernier, de nouvelles manifestations avaient été organisées dans le pays pour dénoncer les violences faites aux femmes et réclamer des sanctions exemplaires contre les violeurs. Lors de ce rassemblement, un policier de 47 ans avait été attaqué et battu par un groupe de militants.

Hier mardi, les autorités indiennes viennent d'annoncer son décès. « Les manifestants lui ont jeté des pierres. Il est tombé dans le coma, pendant deux jours, et il est mort aujourd'hui », a déclaré le porte-parole de la police de New Delhi.

La nouvelle de son décès risque de renforcer les tensions qui règnent dans le pays depuis plusieurs jours. Suite à la mort du policier, la circulation a été interrompue dans une grande partie du centre-ville et plusieurs stations de métro ont été fermées. Déjà dimanche dernier, le gouvernement avait interdit les rassemblements de plus de cinq personnes, une mesure qui n'avait pas empêché près de 2 000 habitants en colère de descendre dans la rue.

La victime, toujours hospitalisée, ne va pas mieux

Cette vague d'indignation fait suite à l'agression dimanche 16 décembre d'une étudiante de 23 ans en kinésithérapie. Alors qu'elle et son ami rentraient chez eux, la jeune femme a violemment été prise à partie par six hommes, ivres. Ces derniers l’ont frappée avec des barres de fer et violée à plusieurs reprises. Hospitalisée en soins intensifs, elle s'est confiée aux enquêteurs pour la première fois samedi dernier. « Les six hommes m'ont tous violée tour à tour », a-t-elle déclaré à la police. « Ils nous ont jetés (du bus) sur le bord de la route, et je me suis évanouie ». Lundi soir, l'état de santé de la jeune femme s'est détérioré. « Elle souffre de problèmes respiratoires », a indiqué selon « Le Point » l'hôpital Safdarjung.

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Jacques Chirac et Valérie Trierweiler se mobilisent en faveur du Kivu

Valérie Trierweiler, ambassadrice de la Fondation Danielle Mitterrand, journaliste et compagne de François Hollande, Président de la République française.

Une quinzaine de personnalités dont Jacques Chirac et Valérie Trierweiler, ont signé une tribune dans Le Monde pour alerter l'opinion publique sur la nécessité et l'urgence d'une intervention de l'ONU au Kivu, la région de l'est de la République démocratique du Congo. L'ancien président Jacques Chirac et Valérie Trierweiler, ambassadrice de la Fondation Danielle Mitterrand, ont appelé mardi l'ONU à «remplir son mandat» en République démocratique du Congo (RDC), dans une tribune publiée dans le journal Le Monde.

«Connaissez-vous le Kivu ? Un drame s'y joue. Avec déjà des millions de morts et d'autres millions de vies dévastées.

Un drame que la communauté internationale pourrait arrêter. A l'instant. Il lui suffirait de donner l'ordre aux dix-sept mille soldats (en mission pour l'ONU, NDLR) de faire leur métier et de remplir leur mandat», déclarent-ils dans ce texte dont sont également signataires l'ancien président sénégalais Abdou Diouf, la ministre de la Francophonie Yamina Benguigui et l'ancien boxeur Mohamed Ali.

«L'horreur, ces derniers jours, a franchi un nouveau degré. Des escadrons, dont le groupe baptisé M23, font des incursions à Goma et sèment la terreur dans sa périphérie. Ils ravagent et ils tuent. Et ils violent. Ils violent par centaines de milliers les femmes et les enfants pour terroriser la population», déplorent-ils.

Négociations suspendues jusqu'à début janvier

Située dans l'est de la RDC, la région du Kivu reste en proie à des troubles, depuis que la rébellion Mouvement du 23 mars (M23) s'est officiellement retiré de Goma le 1er décembre, après onze jours d'occupation. Les rebelles avaient accepté ce retrait en échange de l'ouverture de négociations de paix, qui ont été suspendues vendredi jusqu'à début janvier, sans aucune avancée jusqu'ici. Le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU Hervé Ladsous avait affirmé le 19 décembre que la Monusco était en alerte et que des renforts seraient envoyés si nécessaires.

Le M23 est essentiellement formé d'ex-rebelles qui, après avoir été intégrés en 2009 dans l'armée congolaise, se sont mutinés en avril dernier et combattent depuis l'armée régulière dans la région du Kivu. Deux pays voisins, le Rwanda et l'Ouganda, sont accusés par l'ONU de soutenir les rebelles, ce qu'ils démentent.

Outre ses auteurs, une quinzaine de personnalités ont signé la tribune publiée dans Le Monde, dont l'ancien ambassadeur de France Stéphane Hessel, le réalisateur américain Jonathan Demme ou la Libérienne Leymah Gbowee, prix Nobel de la paix 2011.

Les signataires de la tribune pour une intervention de l'ONU au Kivu

Muhammad Ali, fondateur du Muhammad Ali Center ; Robert Badinter, ancien président du Conseil Constitutionnel ; Yamina Benguigui, ministre de la Francophonie ; Jacques Chirac, ancien Président de la République Française et président de la Fondation Jacques Chirac ; Rosario Dawson, comédienne ; Jonathan Demme, réalisateur ; Abdou Diouf, ancien Président de la République du Sénégal et Secrétaire Général de la Francophonie ; Eve Ensler, auteur et créatrice des V-Day ; Leymah Gbowee, prix Nobel de la paix 2011 ; Stéphane Hessel, ancien ambassadeur de France ; Angélique Kidjo, Chanteuse ; Claude Lanzmann, écrivain et réalisateur ; Federico Mayor, ancien directeur général de l'Unesco ; Denis Mukwege, gynécologue, prix des droits de l'Homme des Nations Unies ; Thandie Newton, comédienne;

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jeudi 20 décembre 2012

2012, année "hécatombe" pour les journalistes, selon Reporters sans frontières (RSF)

L’année la plus meurtrière pour les journalistes depuis la première publication du bilan annuel de Reporters sans frontières en 1995.

88 journalistes tués (+33 %)

879 journalistes arrêtés/interpellés

1993 journalistes agressés ou menacés

38 journalistes enlevés

73 journalistes qui ont fui leur pays

6 collaborateurs des médias tués

47 net-citoyens et citoyens-journalistes tués

144 blogueurs et net-citoyens arrêtés

193 journalistes emprisonnés (au 18 décembre 2012)

L’année 2012 s’est avérée particulièrement meurtrière, avec un nombre de journalistes tués dans l’exercice de leurs fonctions en hausse de 33 % par rapport à 2011. Les zones les plus touchées sont le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (26 morts), l’Asie (24 morts) et l’Afrique sub-saharienne (21 morts). Seul le continent américain connaît une baisse - relative - du nombre de journalistes tués dans le cadre de leur exercice professionnel (15 morts).

Jamais le bilan n’a été aussi macabre depuis 1995. Ces dernières années, le nombre de journalistes tués s’est élevé à 67 en 2011, 58 en 2010, 75 en 2009. En 2007, ce nombre avait connu un pic historique avec 87 professionnels des médias tués, un de moins que cette année. Les 88 journalistes qui ont perdu la vie en 2012 en lien avec leur activité ont été victimes de la couverture de conflits ou d’attentats, ou assassinés par des groupes liés au crime organisé (mafia, narcotrafic, etc), des milices islamistes ou sur ordre d’officiels corrompus.

“Le nombre historiquement élevé de journalistes tués en 2012 est principalement imputable au conflit en Syrie, au chaos en Somalie et à la violence des taliban au Pakistan. L’impunité dont jouissent les auteurs d’exactions encourage la poursuite des violations des droits de l’homme, en particulier de la liberté de l’information”, a déclaré Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières.

Les atteintes sont perpétrées contre les acteurs de l’information au sens large. Outre ces 88 journalistes tués, les citoyens-journalistes et net-citoyens sont touchés de plein fouet (47 tués en 2012, 5 en 2011), notamment en Syrie. Ces hommes et femmes exercent la fonction de reporters, photographes ou vidéastes pour documenter leur quotidien et la répression. Sans leur action, le régime syrien serait en mesure d’imposer un black-out total de l’information dans certaines régions et de massacrer à huis clos.

Pour établir ces chiffres, Reporters sans frontières se fonde sur des données précises, collectées tout au long de l’année grâce à son activité de veille des violations de la liberté de l’information. Sont inclus dans ces statistiques les journalistes et les net-citoyens ayant trouvé la mort dans le cadre de leur travail d’information. Les journalistes ou net-citoyens tués dans le cadre d’activités strictement politiques ou militantes, en tout état de cause sans lien avec une démarche d’information, ne sont pas pris en compte par Reporters sans frontières. Les cas sur lesquels l’organisation n’a pas encore pu réunir les éléments nécessaires pour statuer avec rigueur demeurent en investigation.

2011- 2012 Evolution

Journalistes tués 66-88 +33%

Journalistes arrêtés 1044- 879 -16%

Journalistes agressés ou menacés 1959- 1993 +2%

Journalistes enlevés 71- 38 -46%

Journalistes ayant fui le pays 77- 73 -5%

Net-citoyens et citoyens-journalistes tués 5- 47 +840%

Net-citoyens arrêtés/interpellés 199- 144 -27%

Les 5 pays les plus meurtriers pour les journalistes

Malgré l’adoption de la Résolution 1738 par le Conseil de sécurité des Nations unies qui rappelle aux Etats la nécessité de protéger les reporters en zones dangereuses, les violences commises à l’encontre des journalistes demeurent l’une des plus grandes menaces pour la liberté d’expression. En premier lieu, les assassinats.

La Syrie, cimetière des acteurs de l’information

En 2012, au moins 17 journalistes, 44 citoyens-journalistes et 4 collaborateurs des médias ont été tués En Syrie, la répression sanglante menée par Bashar Al-Assad s’est abattue sur les acteurs de l’information, témoins gênants d’exactions commises par un régime aux abois. Parallèlement, des journalistes ont été pris à partie par certains groupes armés opposés au régime, de plus en plus intolérants face aux critiques et prompts à cataloguer comme espions les professionnels de l’information qui ne relaient pas leurs thèses. La polarisation de l’information, la propagande et les tentatives de manipulation, la violence extrême à laquelle les journalistes et citoyens-journalistes sont confrontés, les contraintes techniques rencontrées, font de l’activité de collecte et de diffusion d’informations un véritable sacerdoce dans ce pays.

Une année noire pour la Somalie

18 journalistes tués en 2012 dans ce pays de la corne de l’Afrique En 2012, deux fois plus de journalistes ont perdu la vie en Somalie qu’au cours de l’année 2009, jusqu’alors l’année la plus meurtrière pour le pays. La seconde quinzaine du mois de septembre a été particulièrement sanglante, avec sept journalistes tués, dont deux en moins de 24 heures, un ayant été décapité et l’autre abattu. Les modalités “classiques” ? Assassinats ciblés et attentats à la bombe. Les journalistes sont victimes des milices armées, les shebab, mais aussi des administrations locales qui tentent de réduire les médias au silence. Les journalistes somaliens travaillent dans des conditions effroyables, dans la capitale Mogadiscio comme dans le reste du pays. L’absence de gouvernement stable depuis plus de 20 ans, dans cet Etat failli où la violence est enracinée et l’impunité la règle, alimente ce décompte macabre.

Pakistan, un journaliste tué tous les mois

10 journalistes et un collaborateur des médias tués : entre la violence endémique au Baloutchistan et les représailles des taliban, un terrain miné pour les reporters Pour la deuxième année consécutive, 10 morts sont recensés au Pakistan, soit pratiquement un mort chaque mois depuis février 2010. De 2009 à 2011, le pays a été le plus meurtrier pour la presse et le Baloutchistan demeure l’une des régions les plus dangereuses au monde. Avec ses zones tribales, sa frontière avec l’Afghanistan, ses tensions avec l’Inde, son histoire politique chaotique, le Pakistan est l’une des régions les plus compliquées à couvrir. Menaces terroristes, violences policières, pouvoir sans frein de potentats locaux, dangers inhérents aux conflits dans les zones tribales, autant d’écueils souvent mortels sur le chemin des journalistes.

Au Mexique, les journalistes dans la ligne de mire du crime organisé 6 journalistes tués

La violence - devenue exponentielle pendant six ans avec l’offensive fédérale contre les cartels - s’abat sur les journalistes osant s’emparer des thèmes du narcotrafic, de la corruption, des infiltrations mafieuses au sein des autorités locales ou fédérales, et des violations des droits de l’homme attribuées à ces mêmes pouvoirs.

Brésil : l’envers du décor 5 journalistes tués

Au Brésil, la main du narcotrafic à la frontière paraguayenne paraît directement à l’origine de deux des cinq assassinats recensés en lien direct avec la profession, les journalistes concernés ayant dénoncé l’emprise des cartels sur les secteurs politiques et économiques locaux. Deux autres tués sont des journalistes-blogueurs, en général très exposés dès qu’une autorité publique est mis en cause ou que des cas de corruption sont dénoncés.

Les 5 plus grandes prisons du monde pour les journalistes Un nombre record de journalistes emprisonnés, la Turquie en tête

Jamais les geôles n’ont enfermé autant de journalistes. Au moins 193 d’entre eux sont détenus pour leurs activités. Auxquels il faut ajouter au moins 130 net-citoyens engagés dans des actions d’information.

La Turquie, plus grande prison du monde pour les journalistes

Au moins 42 journalistes et 4 collaborateurs emprisonnés en lien avec leurs activités professionnelles

Le nombre de journalistes emprisonnés s’établit à un niveau inédit depuis la fin du régime militaire. De timides réformes législatives n’ont guère ralenti le rythme des arrestations, perquisitions et procès qui s’abattent sur les professionnels des médias, le plus souvent au nom de la "lutte contre le terrorisme". Fondée sur des lois répressives, la pratique judiciaire demeure largement sécuritaire, peu respectueuse de la liberté de l’information et du droit à un procès équitable. Cet état de fait contribue à répandre un nouveau climat d’intimidation dans un paysage médiatique qui reste pour l’heure vivace et pluraliste. Reporters sans frontières a récemment terminé une série d’enquêtes de plusieurs mois sur les journalistes emprisonnés en Turquie. Parmi les 72 journalistes emprisonnés, l’organisation est parvenue à établir qu’au moins 42 d’entre eux sont détenus en lien avec leurs activités de collecte et de diffusion d’informations. De nombreux cas demeurent en investigation.

L’absence de progrès en Chine 30 journalistes et 69 net-citoyens emprisonnés

La Chine maintient le nombre de journalistes détenus à un niveau stable depuis des années. Parmi la centaine de prisonniers, la plupart ont été condamnés à de lourdes peines de prison pour "subversion" ou "diffusion de secrets d’Etat". Ils sont détenus dans des conditions difficiles. Les autorités locales, très sensibles à la mauvaise publicité que peuvent attirer des reportages sur la corruption ou le népotisme, continuent à arrêter des journalistes. De son côté, la police politique concentre ses efforts sur les militants de la liberté d’expression et les micro-blogueurs toujours plus inventifs pour contourner la censure.

L’Erythrée, un enfer carcéral Au moins 28 journalistes emprisonnés

Le pays, plus grande prison d’Afrique pour les médias, a été coupé du monde après de grandes rafles, en septembre 2001, couplées avec la suspension de la presse privée. Aucun des vingt-huit journalistes actuellement incarcérés n’a eu droit à un procès, aucun n’a eu accès à un avocat, et rares sont ceux qui peuvent encore recevoir la visite de leur famille. Maintien à l’isolement, cellules souterraines, torture : les conditions de détention sont effroyables. Au moins sept journalistes sont morts en détention, au secret, ou se sont suicidés, dans l’indifférence et l’oubli. Parmi les dernières dictatures totalitaires de la planète, en dernière position dans le classement de la liberté de l’information, l’Erythrée laisse mourir à petit feu les hommes et femmes de médias qu’elle soupçonne d’atteinte à la sécurité nationale ou simplement d’avoir un regard critique vis-à-vis de la politique gouvernementale.

L’intolérance cruelle de la république des mollahs d’Iran 26 journalistes et 17 net-citoyens emprisonnés

En 2009, la situation de la liberté de la presse s’est considérablement détériorée avec la répression du mouvement de protestation qui a suivi la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence. Depuis, le pouvoir envoie régulièrement derrière les barreaux les acteurs de l’information qu’il estime avoir franchi la ligne rouge. L’état de santé de certains prisonniers est très préoccupant. Les détenus tombent sous le coup d’une double peine : ils sont privés de liberté et leurs proches font régulièrement l’objet de menaces, brimades et représailles s’ils osent parler à la presse. C’est également le cas pour ceux qui ont été libérés, menacés et souvent privés du droit de travailler suite à des pressions sur les médias qui les emploient.

Dans les geôles syriennes Au moins 21 journalistes et 18 net-citoyens et citoyens-journalistes toujours emprisonnés

La répression en Syrie se traduit par des morts de journalistes et professionnels de l’information, mais les arrestations, si elles ont diminué en comparaison avec 2011, demeurent courantes. Le nombre de journalistes et de net-citoyens emprisonnés à ce jour demeure très élevé, plaçant le pays parmi les cinq plus grandes prisons du monde pour les acteurs de l’information. La torture est systématique, les autorités ne reculent devant rien pour obtenir des informations de leurs prisonniers et tenter de démanteler les réseaux d’opposants.

Baisse relative des arrestations et des enlèvements de journalistes

Sauf en Asie et dans les Amériques où les exactions progressent, les cas d’arrestations et d’enlèvements sont en baisse relative par rapport à 2011. L’an dernier, les acteurs de l’information ont été souvent pris à partie sur la voie publique lors de la couverture des manifestations et mouvements de mobilisations.

Ce danger “dans la rue” est pourtant loin d’avoir disparu, notamment en Syrie (au moins 51 arrestations, 30 agressions et 13 enlèvements de journalistes en 2012) et dans une moindre mesure au Bahreïn (18 arrestations et interpellations et 36 agressions). Il y est très compliqué de dénombrer de manière précise les arrestations d’acteurs de l’information au milieu des rafles ou arrestations ciblées visant les populations civiles. Par ailleurs, l’accès à l’information et sa vérification en Syrie sont très difficiles. Les chiffres présentés pour la Syrie sont donc clairement en deça de la réalité. En Libye (7 arrestations en 2012 contre 28 en 2011) et en Egypte (33 arrestations et 63 agressions en 2012 contre 116 arrestations et 104 agressions en 2011), les arrestations et agressions ont fortement baissé après la chute de Muammar Qadhafi et Hosni Moubarak. En Tunisie en revanche, le nombre d’agressions et de menaces a fortement augmenté en 2012, l’année 2011 ayant été marqué par un épisode révolutionnaire relativement court et peu répressif, en comparaison des autres pays qui ont connu des soulèvements populaires dans la région. Au Sultanat d’Oman, les autorités ont arrêté une trentaine de blogueurs pour tenter de mettre un terme à des mouvements de mobilisation faisant écho aux autres soulèvements dans le monde arabe.

Sur le continent américain, à Cuba, la répression a repris en intensité depuis 2011 contre les blogueurs et journalistes dissidents. Le Pérou conserve son triste record d’agressions annuelles, qui se chiffrent à chaque fois à près d’une centaine. Les augmentations les plus notables concernent l’Argentine, le Brésil et le Mexique. Cette situation est imputable à la polarisation croissante pour la première, à un contexte électoral tendu et violent pour le second, et à une situation de troubles politiques générés par les élections du 1er juillet - ajouté à une violence globale toujours alarmante - pour le troisième. La Colombie est la seule à afficher une baisse des agressions. Le pays n’en reste pas moins l’un des plus violents du continent pour les journalistes, avec le Honduras et le Mexique.

A l’inverse, les exactions ont augmenté en Asie, notamment en Inde, au Bangladesh, au Pakistan et au Népal. Avec un coup d’État qui ne dit pas son nom aux Maldives et une presse réduite au silence au Sri Lanka, le sous continent indien est la région d’Asie qui observe la plus forte dégradation en 2012. Le Congrès du Parti communiste chinois a été marqué par une recrudescence d’arrestations, d’agressions et d’actes de censures. De nombreux médias tentent de s’émanciper du contrôle du Département de la propagande et des autorités locales, mais le Parti communiste n’abandonne pas ce secteur "stratégique" et réinvente la censure.

Sur le continent africain, l’année 2012 a été marquée par l’apparition de violations au Mali, en particulier dans le Nord, mais également dans la capitale, Bamako (13 arrestations/interpellations, 8 agressions/menaces, 2 enlèvements et au moins 4 médias censurés). Les exactions et cas de censure connaissent une augmentation constante au Nigéria, en République démocratique du Congo , au Soudan et en Somalie. Une relative accalmie a été enregistrée dans des pays comme l’Ouganda, le Malawi ou l’Angola, touchés en 2011 par la répression de manifestations et de mouvements contestataires.

Un scénario qui se retrouve au Bélarus, où le nombre d’interpellations “chute” à 31, un niveau toujours très préoccupant mais plus habituel, après une année 2011 marquée par des mouvements de contestation inédits et violemment réprimés. Les agressions, encouragées par l’impunité, continuent d’augmenter en Ukraine, pour atteindre un niveau très anormal dans un pays qui ne fait pas face à des problèmes sécuritaires particuliers. Le nombre d’arrestations et d’interpellations a doublé en Turquie, effet collatéral du regain de tension sur la question kurde.

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mardi 18 décembre 2012

Cornelio Sommaruga, grande personnalité emblématique Suisse très connu dans le monde !

Diplomate chevronné, juriste de talent, communicateur hors paire, réconciliateur audacieux, baroudeur et parfois frondeur, Cornelio Sommaruga est une grande figure emblématique Suisse dont l'aura a traversé les frontières. Le nom de Cornelio Sommaruga est connu au-delà des montagnes suisses. Président honoraire du Comité International de la Croix-Rouge (CICR), Cornelio Sommaruga a marqué de manière indélebile durant les treize ans passés à la tête de cette institution de 1987 à 1999. En 1987, il est sollicité pour prendre la présidence du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) à Genève. Dès le début de ce mandat, il est confronté à la nécessité d’adapter le fonctionnement du CICR aux réalités d’un monde bouleversé par la chute du mur de Berlin. Ayant un statut comparable à celui d’un chef d’État, Cornelio Sommaruga mène avec diplomatie et habileté des négociations pour porter secours aux victimes de conflits, dans le strict respect des principes fondamentaux du CICR: indépendance, neutralité et impartialité. La déclaration qu'il fait à Auschwitz au sujet des erreurs et omissions de la Croix-Rouge lors de la Seconde guerre mondiale est un des points forts de sa présidence. Élevé par des parents profondément catholiques, Cornelio Sommaruga est resté un chrétien fervent tout au long de sa vie. Il a été profondément influencé par ses premières années à Rome et la période pendant laquelle son père a représenté le Libéria au Vatican lui a sans doute inspiré sa vocation diplomatique et humanitaire. Malgré ce lien fort avec Rome, il a aussi des liens étroits avec le Tessin, canton d'origine de sa famille. L'interview à coeur ouvert qu'il nous a accordée a été réalisée chez lui à Genève, dans son bureau, avec du bon café chaud pour nous réchauffer et du chocolat, nous sommes au mois de décembre, la fête de Noël approche. Plus l'homme (ou la femme) est grand, plus il est intelligent et plus il est humain et accessible. C'est le cas de Cornelio Sommaruga !

Cornelio Sommaruga chez lui à Genève. Photo Réveil FM

Né à Rome en 1932, Cornelio Sommaruga obtient un doctorat en droit à l'Université de Zurich. Il accomplit une brillante carrière de diplomate, d'abord à l'étranger, puis à Genève, dans le cadre de la coopération avec divers organismes économiques internationaux. Cette expérience lui permet d'occuper ensuite le poste de Secrétaire d'Etat aux affaires économiques extérieures.

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Des miliciens armés volent un million de dollars à Goma et s'enfuient au Rwanda

Des hommes armés ont attaqué mardi 18 décembre 2012 le véhicule d'une banque à Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo, emportant «un million de dollars», selon une autorité provinciale.

Un million de dollars a été dérobé à Goma.

Les malfrats, qui ont attaqué le véhicule de la BIAC à Goma, se sont enfuis au Rwanda voisin. Il s'agit de la deuxième attaque subie par la Banque internationale pour l'Afrique au Congo (BIAC) depuis le début de l'année. La banque restait injoignable dans l'après-midi pour commenter ces informations et préciser le montant des fonds dérobés. Mais le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku, a affirmé que «un million de dollars» avaient été volés.

Le braquage s'est produit à la mi-journée alors qu'une jeep envoyée par la BIAC venait de récupérer des fonds à l'aéroport de Goma. «La police a réussi à tirer sur les assaillants, l'un d'eux serait mort et le véhicule (a été) récupéré», a déclaré le commandant supérieur et commissaire provincial de la police, le colonel Awachango Umiya Vital.

De son côté, un témoin a assuré que la victime était en fait le conducteur de la voiture tout terrain qui transportait l'argent de la BIAC.

Le témoin du braquage a assuré que les voleurs avaient transféré l'argent volé dans un autre véhicule avant de s'enfuir au Rwanda. Cette version a été confirmée de source proche de la police de l'ONU en RDC. Selon le colonel Awachango Umiya Vital, le véhicule des voleurs a été retrouvé abandonné à la frontière.

«Rendre la vive invivable» à Goma

«Le mécanisme de vérification discute avec les autorités rwandaises pour ramener les braqueurs et l'argent pillé mais jusque-là il y a une résistance des autorités rwandaises», a déclaré le gouverneur Paluku.

Le maire de Goma, Naasson Kubuya Ndoole, a expliqué que des suspects étaient aux arrêts et que la police enquêtait, se refusant à plus de commentaire.

Plusieurs attaques à main armée et assassinats ont été recensés depuis que la milice Mouvement du 23 mars (M23) a officiellement quitté Goma le 1er décembre, après onze jours d'occupation. Les rebelles avaient accepté ce retrait en échange de discussions avec le gouvernement de Kinshasa, actuellement en cours dans la capitale ougandaise, Kampala.

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Joseph Kabila a du souci à se faire ! Faute de preuves, la CPI acquitte l'ex-milicien Congolais Mathieu Ngudjolo Chui !

La Cour pénale internationale a acquitté mardi l'ancien chef de milice congolais Mathieu Ngudjolo Chui de crimes contre l'humanité et crimes de guerre, l'accusation n'ayant pu prouver qu'il avait dirigé l'attaque en 2003 d'un village du nord-est de la République démocratique du Congo ayant fait plus 200 morts.

Mathieu Ngudjolo Chui, l'ex-milicien acquitté.

La Cour pénale internationale a acquitté mardi l'ancien chef de milice congolais Mathieu Ngudjolo Chui de crimes contre l'humanité et crimes de guerre, l'accusation n'ayant pu prouver qu'il avait dirigé l'attaque en 2003 d'un village du nord-est de la République démocratique du Congo ayant fait plus 200 morts.

Les juges n'ont pas pu conclure, au vu de l'ensemble des éléments de preuves figurant au dossier, que "l'accusé était le chef des combattants Lendu ayant participé à l'attaque de Bogoro le 24 février 2003", a déclaré le juge Bruno Cotte à La Haye, siège de la CPI.

Le juge français a demandé au greffier de prendre les mesures nécessaires pour la libération de Mathieu Ngudjolo, détenu à La Haye depuis début février 2008. Le procureur de la CPI a néanmoins demandé que cette libération soit examinée de plus près: une audience était prévue à 13H30 (12H30 GMT) pour entendre les arguments des parties sur la question.

"Le gouvernement (de RDC) ne peut que prendre acte d'une décision de justice. Nous n'avons pas à commenter dans un sens ou dans un autre", a très sobrement réagi le Vuvuzélateur Lambert Mende, à Kinshasa, dans une déclaration à l'AFP.

Ancien dirigeant présumé du Front des nationalistes et intégrationnistes (FNI), une milice congolaise, Mathieu Ngudjolo était accusé d'avoir voulu "effacer totalement" la population du village de Bogoro, dans la région de l'Ituri.

Selon l'accusation, des combattants des ethnies Lendu et Ngiti du FNI, en collaboration avec des hommes de la Force de résistance patriotique en Ituri (FRPI), une autre milice, avaient attaqué le village, tuant plus de 200 personnes.

Mais les trois témoins clés de l'accusation, qui avaient déposé sous des pseudonymes et assuraient notamment avoir été membres du FNI et avoir participé à l'attaque de Bogoro, ne sont pas crédibles et leurs déclarations ont une "très faible valeur probante", a assuré le juge Cotte.

Le verdict de mardi "prive les victimes de Bogoro du sentiment justice", a déclaré à l'AFP Géraldine Mattioli-Zeltner, du programme Justice Internationale de l'ONG Human Rights Watch.

"Les juges ont vraiment insisté sur le fait que beaucoup de témoins n'étaient pas assez crédibles et qu'ils n'avaient pas assez de preuves devant eux (pour une condamnation, ndlr)", a-t-elle ajouté : "il est urgent que le bureau du procureur tire des leçons importantes de la manière dont les enquêtes sont menées".

Au centre de Bogoro, village de l'ethnie Hema, se trouvait un camp militaire de leurs ennemis de l'Union des patriotes congolais (UPC) de Thomas Lubanga, qui a été déclaré coupable en mars d'avoir enrôlé des enfants soldats lors du premier jugement prononcé par la Cour. Il avait ensuite été condamné à 14 ans de prison.

Pendant l'attaque de Bogoro, M. Ngudjolo, 42 ans, et le chef des FRPI, Germain Katanga, 34 ans, avaient selon l'accusation "utilisé des enfants soldats et tué plus de 200 civils en quelques heures, ils ont violé des femmes, des filles et des femmes âgées, ils ont pillé le village et transformé des femmes en esclaves sexuelles".

Mais ni les enfants soldats, ni les crimes sexuels, ni les meurtres n'ont pu être "reliés" à Mathieu Ngudjolo, a précisé le juge, soulignant néanmoins que cet acquittement "ne signifie en aucun cas pour la chambre que des crimes n'auraient pas été commis à Bogoro".

Les affrontements inter-ethniques entre milices qui se disputaient les terres de cette région riche en ressources naturelles, dont l'or ou le pétrole, avaient débuté en 1999 et ont, selon l'accusation, "dévasté" la zone. Selon les ONG, ces violences ont fait plus de 60.000 morts.

Les juges ont également souligné qu'ils ne pouvaient "exclure que l'accusé ait été lors des faits l'un des commandants ayant occupé une place militaire importante" mais les preuves rassemblées par l'accusation, ont-ils ajouté, n'étaient pas en mesure de l'établir.

Le procès de Mathieu Ngudjolo Chui s'était tenu en commun avec celui de Germain Katanga, transféré à La Haye en octobre 2007. Ils ont tous les deux plaidé non coupable pendant leur procès, qui avait commencé le 24 novembre 2009 et s'était achevé le 23 mai. Les deux affaires ont ensuite été disjointes en novembre.

A la fin du procès, Mathieu Ngudjolo avait affirmé ne pas avoir participé à l'attaque sur Bogoro et ne jamais avoir été membre d'une milice.

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lundi 17 décembre 2012

Casablanca-Rabat, les deux interviews de Jean-Marc Ayrault aux journalistes !

Mercredi 13 décembre, Jean-Marc Ayrault accueilli à l'aéroport Mohammed V de Casablanca par son homologue Abdel-Ilah BenKiran, le chef du gouvernement marocain. Photo Réveil FM

Le passage de troupe en revue par jean Marc Ayrault et Abdel-Ilah BenKiran. Photo Réveil FM

Petite bousculade sans gravité à Hyatt Hôtel de Casablanca. Les confrères marocains estimaient qu'ils devraient avoir la primeur d' interviews de Jean-Marc Ayrault puisque le Premier ministre français était en visite officielle au Maroc. Les journalistes accrédités à Matignon qui avaient fait le déplacement pour le Maroc avaient besoin que le Premier ministre s'exprime pour les rédactions restées à Paris. Ajouter à cela la sécurité dont doit bénéficier le Premier ministre, pas facile.

Jean-Marc Ayrault lors de la réception de la communauté française du Maroc à la résidence de France. Photo Réveil FM

Comparativement à la majorité des pays africains du Sud Sahara, le Maroc est un beau pays, qui a des infrastructures d'un Etat. C'est une vue partielle de Rabat que nous vous proposons à travers cette vidéo.

Le Maroc a pour régime politique une monarchie constitutionnelle dont le souverain actuel est le roi Mohammed VI, de la dynastie alaouite, établie depuis 1666 et l'une des plus anciennes du monde contemporain.

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Maroc-France: Anticiper, inventer, agir, prévenir, protéger...pour les entreprises franco-marocaines !

"Quel meilleur symbole que cette inauguration?" s'est réjoui Jean-Marc Ayrault, devant un parterre de chefs d'entreprise dont 150 patrons français réunis pour célébrer le "partenariat d'exception" entre les deux pays vanté à satiété tout au long de la journée. Oublié le mot de "relocalisation" lancé cet été par Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif contre les centres d'appels implantés en Afrique du nord qui a fâché le Maroc! A la place, le premier ministre français a promu la "colocalisation", un "nouveau concept" a-t-il fait valoir, "gagnant-gagnant", où les entreprises françaises, en réalisant une partie de leur production au Maroc, sur des niches, en retireraient de la valeur ajoutée en France, avec, à la clé, de l'emploi aussi.

Madame Miriam Bensalah, présidente de la CGEM. Photo Réveil FM

«Entre le Maroc et la France, il n’y a ni difficultés du passé à transcender, ni péripéties historiques douloureuses. Entre le Maroc et la France, il y a une relation d’exception, empreinte d’estime, de confiance et d’une volonté partagée d’œuvrer en permanence à de nouvelles perspectives pour le développement économique de nos deux pays». «Notre confédération mesure avec lucidité le chemin parcouru, mais aussi l’ampleur des défis à relever. Les plus importants et les plus récurrents, nous le savons tous, relèvent de la réforme de la justice, de l’assouplissement du marché du travail, de la transparence, de la protection des investisseurs, du renforcement de la fiscalité et enfin de la compétitivité de l’offre Maroc». «Le Maroc est à la fois le premier et le plus sûr partenaire de la France dans cette région du monde en proie à des troubles politiques et sociaux. Pour toute la région, nos deux pays représentent un modèle de coopération politique et économique porteur d’espoir et de progrès». «Au total les échanges commerciaux entre la France et le Maroc représentent plus de 7 milliards d’euros avec un solde en faveur de la France sachant que les investissements français au Maroc sont chaque année de 1 milliard d’euros. Dans tous les secteurs, et sans parler de la coopération entre les puissances publiques, les entreprises françaises et marocaines travaillent dans une logique gagnant-gagnant.» «N’en déplaise aux esprits chagrins, il nous faut casser l’idée qu’au Maroc nous faisons du «dumping social». Cette idée est véhiculée par les adversaires des colocalisations qui font semblant d’ignorer que ceci participe d’abord à la croissance des entreprises françaises».

Le chef du Gouvernement du Royaume du Maroc, Monsieur Abdelilah Benkiran. Photo Réveil FM

"Ne nous considérez plus comme un marché mais comme un partenaire, ensemble nous pouvons conquérir d'autres marchés", a exhorté Abdelillah Benkirane, le chef du gouvernement marocain qui a mis les rieurs de son côté. "Je sais, nous traversons tous les deux une crise. Mais crise, crise, crise, vous nous crispez! La France est un grand pays, il va dépasser la crise! Au Maroc (...) de toute façon, on a l'habitude..." "Faisons comme si la Méditerranée n'existait pas, a-t-il poursuivi, mais un grand marché, ensemble ça ira toujours mieux. La politique c'est bien, la démocratie c'est bien, mais l'économie c'est indispensable".

Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre français au Forum de Haut niveau France-Maroc. Photo Réveil FM

Madame Christiane Taubira, La Garde des sceaux, Laurent Fabius (3è à partir de la gauche), Ministre des Affaires étrangères, Madame Elisabeth Guigou, Présidente de la Comission Affaires étrangères au Sénat, Madame Nicole Bricq, Ministre du Commerce Extérieur. Photo Réveil FM

Il existe d’excellents rapports sur la politique étrangère française, comme celui d’Hubert Védrine «la France dans le monde» ou celui moins connu qui le précède d’Henri Nallet intitulé «Le monde en face» publié en 2008. Ancien ministre de l’Agriculture et de la Justice, Henri Nallet est vice-président de la Fondation Jean-Jaurès et vice-président de la Fondation européenne d’études progressistes (FEPS).

Dans ce rapport qui n’a pas pris une seule ride, l’auteur fait état des «instabilités économiques qui sont les plus visibles. La mondialisation actuelle, dit-il, atteint une ampleur inédite, et les conséquences en sont très largement imprévisibles… Face à la crise financière et au drame alimentaire que nous connaissons, des réponses fermes et courageuses sont nécessaires de manière urgente, car si le pire n’est pas sûr, il ne doit cependant pas être écarté. On ne peut donc pas se contenter d’un discours nous exhortant encore une fois à nous “adapter” à la mondialisation, à nous soumettre au “fait inéluctable”, dans une attitude largement passive. Il nous faut au contraire prévoir, agir, prévenir et protéger…»

Agir en pensant parfois aux scénarios du pire, car le pire n’est jamais incertain. Au lieu donc de nous préparer à une «multipolarité», écrit Henri Nallet peut-être devons nous au contraire nous préparer à agir dans un monde «sans polarité», extraordinairement complexe à maîtriser et face auquel nous sommes, pour l’instant, culturellement et institutionnellement plutôt désarmés. Dans ce monde instable, où les grands équilibres sont à définir, des questions clefs, comme celle de la sécurité alimentaire qui a fait l’objet d’une session au Conseil économique et social, d’une intervention au Parlement du chef du gouvernement M. Benkirane, sont mises en évidence par l’ancien ministre français de l’Agriculture : «l’approvisionnement en matières premières, y compris agricoles, risque de remettre en cause profondément la cohésion de nos sociétés par la multiplicité des chocs externes, etc. Ils mettent déjà en cause l’unité de nos sociétés. Ils pourraient les menacer plus gravement encore. Les ressources alimentaires sont le grand enjeu d’avenir : l’explosion démographique exige de repenser en profondeur le système productif et d’échanges agricoles dans une optique bien différente de celle qui fut imposée par les organisations internationales et les États-Unis depuis quarante ans. Y parviendrons-nous ?» se demande Henri Nallet.

Regarder «le monde en face» : un contexte incertain et déstabilisé

«La mondialisation, dit-il encore, fragilise également des pans entiers du système productif global. Là encore, nous devrions tirer les conséquences de la crise alimentaire : l’instabilité des prix alimentaires depuis trente ans a abouti aujourd’hui à des pénuries qui pourraient créer les conditions d’affrontements entre nations. Ce type de crise peut se reproduire à l’identique dans d’autres secteurs où existe un sous-investissement chronique. Il serait dangereux d’éluder cette probabilité. Des risques sur l’accès aux ressources vitales émergent ensuite. Nous entrons dans une ère de compétition qui sera de plus en plus aiguë avec tous les grands ensembles consommateurs d’énergie. Les difficultés concernant les sources, les transports, les coûts, le stockage des ressources énergétiques, autant de questions face auxquelles nous sommes mal préparés, représentent autant de dangers pour notre propre appareil productif. Tout ceci évidemment surplombé par un risque environnemental qui met en jeu très directement l’avenir de la planète, voire sa survie.

La crise des subprimes, totalement imprévue, devrait nous alerter sur le sujet : d’autres crises de ce genre, aux conséquences incertaines, mais potentiellement dévastatrices pour l’économie, peuvent à tout moment surgir. On nous les annonce déjà… Il faut s’y préparer», conclut-il dans cet excellent rapport intitulé «Le monde en face». Prise dans l’engrenage des crises, notre région, malgré les discours lénifiants, n’échappe pas à ces crises dévastatrices, rattrapée par le réel douloureux financier, économique et social.

Pourtant, comme le soulignait à Casablanca Jean Louis Guigou, président de l’Institut de prospective économique du monde méditerranéen (IPEMED), présent à la rencontre France-Maroc, il existe une réelle complémentarité entre la Rive-Nord et la Rive-Sud de la Méditerranée, la région est un espace pertinent pour servir «de laboratoires» à de nouvelles pratiques innovantes comme la coproduction et la colocalisation, nouvelles formes innovantes de partenariat entre le Nord et le Sud, dans la grande région euroméditerranéenne qui intégrera l’Afrique subsaharienne.

Un travail de réflexion est actuellement initié, comme l’a indiqué la ministre française du Commerce extérieur, Nicole Bricq, qui a déclaré : «c’est un chantier important où il faut identifier les avantages comparatifs de nos pays et créer des activités pérennes et créatrices d’emplois. L’idée est que le Maroc et la France pourraient ensemble produire et conquérir des marchés aux États-Unis, en Afrique.

C’est aussi une manière de trouver ensemble les bonnes coopérations, les bons partenariats, qui nous permettent non seulement de développer de l’emploi au Maroc et de l’emploi en France, des investissements au Maroc, des investissements en France, mais dans une politique de partenariat beaucoup plus ambitieux, d’aller aussi comme une plateforme, ensemble, vers d’autres pays, vers d’autres marchés avec les Marocains et les Français ensemble», a telle expliqué en donnant l’exemple des secteurs de l’«aéronautique et l’automobile». «C’est bon pour l’export marocain comme pour l’export français.

La colocalisation, c’est ne pas se faire la guerre, c’est ne pas parler de délocalisation parce qu’on produit ici», a-t-elle poursuivi.

«Quand on produit ici (...) ça produit de l’emploi et de l’activité en France». Ce à quoi répond la présidente de la CGEM, Mme Bensalah : «Nous sommes prêts à œuvrer dans les faits pour que cette ambition française, mais également marocaine, devienne notre projet commun. Nous sommes prêts à renforcer notre partenariat qui préfigure une plateforme pouvant devenir un poumon de compétitivité et un relais de croissance pour les entreprises françaises et marocaines, au profit de toute la région et du continent africain».

Une étude a été initiée pour identifier les filières, les complémentarités et les potentiels. C’est Dominique Bocquet, ex-chef du service économique de l’ambassade de France au Maroc qui sera en charge de la partie consacrée aux potentiels du Maroc.

«Faire plus et mieux»

En septembre 2005 à Rabat, à l’occasion de la réunion mixte franco-marocaine, les chefs de gouvernement marocain et français avaient décidé la création d’un groupe de travail composé de chefs d’entreprise de leurs pays respectifs. Dominique de Villepin, Premier ministre français, nous déclarait qu’il fallait «faire plus et mieux», impliquer davantage la communauté des affaires des deux pays en lui donnant un mandat de promotion d’investissements et d’impulsion de partenariats entre leurs entreprises.

L’objectif fixé à ce groupe, baptisé GIEFM, était de contribuer par des propositions concrètes à la dynamisation des relations économiques entre les deux pays en associant des chefs d’entreprise leaders, français et marocains, capables d’apporter par leur expérience, leur poids, leur notoriété et leur rayonnement, des idées et des propositions qui peuvent aider à atteindre les objectifs fixés.

Les objectifs portés par le plan Émergence ont été atteints comme l’a souligné le coprésident du Club des chefs d’entreprise France-Maroc Mohamed Kettani. «60 chefs d’entreprises avec une parité strictement respectée entre Marocains et Français ont été, dit-il dans son discours, mobilisés depuis 18 mois dans nos travaux avec les services de l’ambassade de France et n’ont ménagé aucun effort pour la réussite de nos travaux. Ces travaux font état d’avancées incontestables enregistrées par le Royaume et portées par les stratégies sectorielles qui ont permis l’émergence d’une industrie de l’offshoring, le positionnement du Maroc sur la carte mondiale de l’industrie aéronautique et une accélération considérable des transports, le renouveau d’une offre marocaine ciblée dans le secteur de l’automobile, fournissant un cap incitatif aux équipementiers, une rupture apportée par le Plan Azur qui a enregistré une hausse significative de ses indicateurs, le développement des filières agricoles à fort potentiel d’exportation et la concrétisation des agropoles, la mise en place progressive de 16 plateformes industrielles intégrées dans diverses régions du pays qui ont permis la mise à disposition de 2 000 hectares répondant à la demande du foncier industriel viabilisé de centaines d’investisseurs.»

Comment, dans un contexte de stabilité du Maroc et au-delà des questions classiques de la fiscalité, des coûts des facteurs de production et des ressources humaines, renforcer la dynamique des relations France-Maroc dans un contexte de coopération triangulaire France-Maroc-Afrique, France-Maroc-pays du Golfe ? Pour lui, cette idée de colocalisation est recevable.

«La réaffirmation des politiques sectorielles à l’horizon 2020 permet de donner de nouvelles perspectives d’affaires à nos opérateurs économiques dans différents secteurs d’activité et ouvre la voie à un développement plus soutenu de la colocalisation compétitive créatrice de richesses et d’emplois en France et au Maroc, comme en témoignent les expériences dans les secteurs de l’automobile ou de l’aéronautique…»

Le co-investissement des entreprises françaises et marocaines en Afrique est une voie d’avenir qui donne une dimension nouvelle à notre partenariat, capitalisant ainsi sur la dimension hub du Maroc en tant que plateforme commerciale et d’investissement régional. Tout ceci crée les conditions d’une confiance renouvelée en l’avenir pour exploiter ensemble les formidables opportunités de croissance et de création de richesses.»

Comment aller plus loin ?

Le contexte politique s’y prête, les relations entre le Maroc et la France, deux pays à forte culture, comme le soulignait dans son discours le chef du gouvernement, n’ont cessé de se «bonifier». «Malgré une période de crise, la France qui reste un grand pays, dit-il, ne doit plus considérer le Maroc, qui a su traverser avec intelligence le Printemps arabe, comme un simple marché, mais comme un partenaire avec qui il faut construire ensemble et conquérir d’autres marchés».

«Le gouvernement, dit-il, travaillera dans ce sens, celui de renforcer la relation France-Maroc, de rendre la vie plus facile aux hommes d’affaires, d’améliorer les services de l’administration, de réformer la justice, la fiscalité et d’écouter et trouver les solutions». Un discours «fort, éclairant, stimulant» que le Premier ministre français a écouté avec attention avant de défricher «ce qui peut se faire ensemble, dans une période de mutation et d’aspiration démocratiques où nos destins sont liés, alors même que les deux pays sont confrontés à des défis majeurs : trop faible croissance, chômage qui monte et endettement public».

Dans un discours passionnant où il a réaffirmé toute l’importance que le Président François Hollande et le gouvernement français accordent aux relations France Maroc, M. Ayrault rappelle que l’un des enjeux de cette nouvelle situation, c’est la place de nos pays, de l’espace euro-méditerranéen dans la compétition économique mondiale qui est en train de se jouer. Que peut-on faire ensemble au-delà du partenariat d’exception, comment tirer parti de ce monde qui est en train de se construire ?

Comment aller plus loin dans un contexte de concurrence, comment être au rendez-vous ? En déclinant un partenariat d’exception au service d’une compétitivité partagée.

En dépassant le modèle traditionnel d’échanges fondés sur la simple fourniture de marchandises, en mettant en place des modes d’organisation, des méthodes de production innovantes qui doivent être mises en partage au profit des deux économies. Telle est la colocalisation qui peut être bénéfique des deux côtés de la Méditerranée et qui fait l’objet d’un accord signé entre les deux gouvernements.

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dimanche 16 décembre 2012

France-Maroc: Casablancais, à vous le tramway !

C'est au Maroc que répose l'homme à la toque de léopard Mobutu Sese Seko Ngbendu Wa Za Banda. Celui qui a régné 32 ans sur le Zaïre, sans partage et dans une dictature atroce de triste mémoire, est enterré au cimétière chrétien de Rabat. Illégitime, Joseph Kabila qui trône par défi à la tête de la République démocratique du Congo, est un grand bluffeur ! Dans le cadre des fameux 5 cinq chantiers, Joseph Kabila, ses Josephistes et des Chinois ont transformé le boulevard du 30 juin, l'artère centrale de la ville de Kinshasa en autoroute de six bandes. Longue d'environ 5 kilomètres, elle relie d'est en ouest, au sud de la commune de Gombe la gare centrale de Kinshasa à Kintambo sur la baie de Ngaliema. Le boulevard du 30 juin est devenu un piste de décollage et d'attérissage (en cas de soulevement populaire), car tous les arbres ont été coupés par des Chinois malgré les protestations des écologistes. Kinshasa abrite plus de 12 millions d'habitants. Apprauvris, chosifiés et sans minimum civilisationnel, les kinois n'ont pas de transports publics: pas de taxis ni bus ! Dans la majorité de cas, les Kinois font la ligne 11, c'est-à-dire la marche à pied. Le boulevard du 30 juin ne profite pas aux Kinois mais plutôt aux Apparatchicks et Mammouths Josephistes qui se pavannent avec des 4X4 ou autres véhicules flambants neufs. Kinshasa a même ses millionnaires du dimanche, seigneurs de guerre qui ont pris en otage toutes les institutions de la République ! Capitale économique du Maroc, Casablanca n'a que 4 millions d'habitants. Les Casablancais ont des taxis (petits taxis et grands taxis), des bus et maintenant un tramway ! Sa Majesté le Roi du Maroc, Mohammed VI, a inauguré le 12 décembre 2012 le tramway de Casablanca. L’événement s’est déroulé en présence de Jean-Marc Ayrault, le Premier Ministre français, d’Abdelilah Benkirane, chef du gouvernement marocain, de Mohamed Bousaid, Wali de la région de Casablanca, de Mohamed Sajid, Maire de Casablanca, de Youssef Draiss, Directeur général de Casa Transports, de Pierre Mongin, Président-Directeur-Général de la RATP et de Patrick Kron, Président-Directeur-Général d’Alstom.

L'arrivée du Roi Mohammed VI à la place des Nations Unies à Casablanca. Photo Réveil FM

Le Roi du Maroc Mohammed VI s'entretient avec Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre français. Photo Réveil FM

L'entretient entre le Roi du Maroc Mohammed VI et le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault dure quelques minutes. Photo Réveil FM

Le mercredi 12 décembre, accueillis par la foule immense dont certains étaient présents depuis 10h du matin alors que l'inauguration du tramway n'avait lieu qu'à 16h30, des tambourins et des chants sur la place des Nations-Unies à Casablanca, le Roi Mohammed VI, le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault, et son homologue marocain Abdelillah Benkirane, ont aussitôt embarqué dans le tramway. Un petit tour, juste le temps de faire le trajet d'une station, afin d'inaugurer le tramway réalisé par le groupe français Alsthom et géré par... la RATP. Le projet qui relie sur plus de 30 kilomètres d'est en ouest la capitale économique marocaine (48 stations), 60 minutes durée de trajet de terminus à terminus, vitesse commerciale y compris le temps d'arrêts, 250.000 passagers par jour, 7j/7, de 5h30 à 22h30, pour un coût évalué à près de 5,9 milliards de dirhams, soit 3 milliards d'euros. 300 emplois directs et indirects dont 600 postes pour l'exploitation et 400 postes reservés à la sécurité.

Dates de trois douze, les Casablancais risquent de ne pas oublier sitôt ! Le Roi du Maroc Mohammed VI et le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault dans le tramway à la place des Nations Unies à Casablanca. Photo Réveil FM

Casa Transports - entreprise publique chargée de la gestion des transports en commun à Casablanca - avait attribué en 2009 à Alstom un contrat pour la fourniture de 74 rames de tramways Citadis. Deux autres contrats signés en 2010 portaient sur l’installation par Alstom des systèmes de signalisation et de l’alimentation électrique de la ligne.

Cette ligne de 31 km, la plus longue jamais construite en une fois, relie les quartiers est et sud-ouest de Casablanca en passant par le centre-ville. Elle dessert 48 stations. Les rames Citadis, longues de 65 mètres en unité double, peuvent accueillir jusqu’à 606 passagers. Elles transporteront jusqu’à 250.000 voyageurs par jour. Les versions de Citadis conçues pour Casablanca sont dotées de 12 portes latérales et d’un plancher bas intégral qui permettent un accès aisé et facilitent les flux de passagers. Le design du Citadis, personnalisé de manière à s’intégrer à l’architecture de la ville, présente une forme arrondie et régulière de bout en bout. Sa couleur orange métallique contraste avec la luminosité de la ville. Les motifs et les teintes utilisés à l’intérieur sont de style marocain. La climatisation, les grandes fenêtres teintées, les larges couloirs, l’affichage d’informations en arabe et en français ont été conçus pour offrir les meilleures conditions de voyage.

La rame du tramway de Casablanca. Photo Réveil FM

L'intérieur du tramway de Casablanca. Photo Réveil FM

Des journalistes Marocains prêts à embarquer dans le tramway. Photo Réveil FM

Le service sera assuré de 5 heures 30 à 23 heures 30, avec, à terme, des intervalles de 4 minutes 45 aux heures de pointe et de 8 minutes 30 aux heures creuses. Les temps de parcours prévus sont de 63 minutes 30 pour la ligne allant d’Ennassim à Facultés, et de 69 minutes pour la ligne allant d’Ennassim à Hay Hassani. Une fois tous les réglages techniques terminés, les priorités aux feux assurées, le respect total de la plateforme du tramway garanti, la vitesse commerciale moyenne atteindra 18,8km/h avec un taux de priorité aux carrefours de 75 %.

L’équipement de signalisation fourni et installé par Alstom garantit la sécurité aux intersections de la ligne. Il gère également les croisements routiers et donne la priorité au tramway, pour une meilleure efficacité et une plus grande sécurité.

Casa Tram, le groupement mené par RATP Dev aux côtés de la Caisse de Dépôt et de Gestion du Maroc et de la holding Transinvest, sera responsable de l’exploitation et la maintenance de la ligne pour une durée de cinq ans. Casa Tram a signé en juillet 2012 un contrat de sous-traitance avec Alstom pour la maintenance de la flotte et des infrastructures. Une quarantaine d’employés d’Alstom effectueront chaque jour les opérations de maintenance préventives et correctives des rames ainsi que leur nettoyage extérieur et intérieur dans un tout nouveau centre de 13,800 m2 situé à Casablanca.

RATP Dev a élaboré le programme et les procédures d’exploitation, la réglementation et la politique de maintenance. Elle a réalisé l’ensemble des essais techniques d’exploitation et assuré la réception des équipements fixes, des équipements de fourniture d’énergie, des systèmes de signalisation et du matériel roulant.

La gestion des circulations sera assurée grâce au PCC, Poste de Commande Centralisée situé au centre d’exploitation et de maintenance (CEM) de Sidi Moumen à l’extrémité Est de la ligne, l’un des plus grands au monde (surface de 7 ha).

Les Citadis de Casablanca ont été fabriqués et assemblés en France dans l’usine de Reichshoffen. Les autres sites impliqués dans le projet sont La Rochelle (ingénierie), le Creusot (bogies), Ornans (moteurs), Villeurbanne (systèmes électronique embarquées) et Tarbes (chaînes de traction).

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samedi 15 décembre 2012

France-Maroc, un partenariat exceptionnel...avec les droits de l'homme !

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a vanté jeudi 13 décembre au Maroc la "colocalisation" industrielle, un partenariat qui permettrait à la France de faire au Maghreb ce que l'Allemagne a réalisé avec les pays de l'Est après la chute du Mur de Berlin. Il a vanté le concept de "colocalisation" dans un pays dont la France est le premier partenaire économique. Ce sujet en vogue à l'heure de la mondialisation a fait l'objet d'un accord à l'issue d'une "réunion de haut niveau" rassemblant à Rabat le chef du gouvernement français, huit ministres, et leurs homologues marocains. Plutôt que de se tourner le dos, c'est se tendre la main et avoir des partenariats stratégiques. Dans une déclaration commune, France-Maroc s'engagent à développer des "projets spécifiques" et promettent de se concerter "sur les thématiques et projets à privilégier, notamment dans les secteurs des infrastructures de l'aménagement et des transports urbains, de l'agro-alimentaire, des énergies renouvelables, de l'automobile et de l'aéronautique". "Notre objectif, c'est d'éviter ce que souvent on craint en France, les délocalisations", a-t-il déclaré mercredi devant des patrons réunis en forum à Casablanca. "On est dans une démarche 'gagnant-gagnant' où la coproduction industrielle bénéficie aux deux pays et c'est essentiel", a-t-il ajouté le lendemain devant la communauté française de Rabat. A la conférence de presse au Ministère des Affaires étrangères et de la coopération, Jean-Marc Ayrault , le Premier ministre français à soulevé le problème du Sahara occidental en précisant que la France soutient la résolution des Nations Unies. Pourtant après son voyage, sa réception au Palais Royal par le roi Mohammed VI, l'inauguration tous les deux du tram de Casablanca, son intervention au Forum des entreprises franco-marocaine, le trajet Casablanca-Rabat, il est 23h28 lorsque Jean-Marc Ayrault en off répond à ma question sur le Sahara occidental et rassure tous les confrères que les problèmes des droits de l'homme seront abordés avec les autorités marocaines, sans que cela mette en péril les bonnes relations franco-marocaines.

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius (2e à gauche), le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault (3e à gauche), son homologue marocain Abdelilah Benkirane (au centre) et le chef de la diplomatie du Maroc Saad-Eddine El-Othmani (2e à droite). Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre français et Abdelilah Benkiran, le chef du gouvernement marocain, lors de la conférence de presse au Minsitère des Affaires étrangères à Rabat. Photo Réveil FM

Le Sahara occidental est un territoire de 266 000 km² du nord-ouest de l'Afrique, bordé par la province marocaine de Tarfaya au nord, l'Algérie au nord-est, la Mauritanie à l'est et au sud, tandis que sa côte ouest donne sur l'Atlantique.

Territoire non autonome selon l'ONU, cette ancienne colonie espagnole n'a toujours pas trouvé de statut définitif sur le plan juridique, plus de trente-cinq ans après le départ des Espagnols, en 1976. Le Sahara occidental est en proie à un conflit opposant les indépendantistes sahraouis du front Polisario au Maroc qui revendique sa souveraineté sur l'ensemble du territoire. Devenu un enjeu global illustrant la rivalité entre le Maroc et l'Algérie, le dossier saharien bloque toujours la construction de l'Union du Maghreb arabe (UMA).

Le territoire est revendiqué à la fois par le Maroc (lequel l'appelle « Sahara marocain ») et par la République arabe sahraouie démocratique (RASD), proclamée par le Front Polisario en 1976. Celui-ci est un mouvement dont l'objectif est l'indépendance totale du Sahara occidental, revendication soutenue par l'Algérie.

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Rabat: Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre français visite le Mausolée Mohammed V

En visite officielle au Maroc, Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre Français, a visité jeudi 13 décembre le Mausolée Mohammed V à Rabat, où il s’est recueilli sur les tombes des regrettés Souverains, Feus S.M. Mohammed V et S.M. Hassan II. A cette occasion, Jean-Marc Ayrault a déposé une gerbe de fleurs et signé le livre d’or du Mausolée.

Le mausolée Mohammed-V est un tombeau royal situé à Rabat, capitale du Maroc. Il se trouve sur l'esplanade de la tour Hassan et en surplomb de l'embouchure du fleuve Bouregreg. Le mausolée abrite la tombe de Mohammed V, et ses fils Moulay Abdellah et Hassan II. Il a été construit entre 1961 et 1971, soit 10 ans de travaux auxquels collaborèrent 400 artisans marocains. L'architecture du mausolée a été conçue par l'architecte vietnamien Eric Vo Toan, cet édifice est caractérisé par son style classique arabo-andalou selon l'art traditionnel marocain.

Depuis 2012, il fait partie de l'ensemble des sites de Rabat inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco en tant que bien culturel.

Le sultan Mohammed Ben Youssef, connu également en tant que roi Mohammed V (après l'indépendance), était un monarque très apprécié par le peuple marocain, le sultan est également populaire pour avoir refusé d'appliquer les lois anti-sémites du régime de Vichy, protégeant ainsi quelque 400 000 juifs marocains. Il est considéré comme « le père de la nation marocaine moderne » et l'un des personnages clés des négociations de l'indépendance du Maroc.

Le sultan a été exilé en 1944 en Corse puis à Madagascar pour son soutien des mouvements indépendantistes de l'Istiqlal dans le pays. Cette décision du protectorat français provoquera des vagues de violences qui amèneront le retour du souverain en 1955 et l'indépendance du royaume en 1956.

De retour de Madagascar, le sultan accomplit la première prière du vendredi après l'indépendance du Maroc sur l'esplanade de la célèbre Tour Hassan, qui fait aujourd'hui face au mausolée. Par cette occasion, le sultan a annoncé officiellement l'indépendance au peuple marocain. C'est ainsi qu'a été choisi le lieu de la construction du tombeau. En effet, cet endroit est hautement symbolique pour les marocains.

La tour Hassan est un minaret historique jamais terminé situé à Rabat, cet édifice devait être non seulement la plus grande mosquée, mais aussi le plus grand monument religieux du monde au XIIe siècle. Les travaux de construction de cette mosquée ont commencé en 1196 sous l'initiative du sultan almohade Abu Yusuf Yaqub al-Mansur (1184-1199), petit-fils d'Abd al-Mumin, fondateur de la ville impériale de Rabat en 1150, le sultan al-Mansur voulait faire de Rabat la capitale de son empire qui, au XIIe siècle, s'étendait de la Tripolitaine (Libye) à Castille (Espagne).

Cependant, les travaux furent abandonnés juste après la mort du sultan en 1199. La tour devait culminer à plus de 80 m, mais n'atteignit que 44 m.

L'édifice a ensuite été négligé par les successeurs de Yaqub Al-Mansour et se dégrada avec le temps.

En 1755, le tremblement de terre de Lisbonne toucha Rabat et détruisit entièrement les colonnades de l'esplanade. L'espace de la Tour Hassan a été restauré à partir des années soixante du XXe siècle, lors de la construction du mausolée alaouite sur une partie de son esplanade.

Le mausolée a été édifié selon le style traditionnel arabo-musulman sur une superficie de 1 500 m². À l'extérieur, le monument est bâti de marbre blanc italien et recouvert d'un toit pyramidal de tuiles vertes, comme le vert de l'étoile du drapeau marocain, symbole de la royauté alaouite.

Les murs de l'intérieur sont ciselés de calligraphies coraniques et recouverts du zellige traditionnel. La coupole est en cèdre de l'Atlas dorée à la feuille et en acajou peint, sous cette coupole se trouve le sarcophage royal d'onyx blanc pakistanais contenant la dépouille de Mohammed V (1909-1961).

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mardi 11 décembre 2012

Paul Kahumbu:"La résistance congolaise mettra fin aux politicailleurs mangeristes dont la seule ambition est le gribouillage du ventre"

Celui que les Lausannois appellent affectueusement "Papa Kahumbu" est un baobab en Suisse. Paul Kahumbu n'a pas son drapelet congolais dans sa poche. Membre du directoire du Front Civil de la Résistance Populaire, Kahumbu ne dors pas sur ses lauriers, il parle du Congo et agit ! L'homme a combattu le régime de Mobutu et il est amère lorsqu'il voit les images des Congolais déplacés à l'Est de la République démocratique du Congo. "Les miliciens tutsi-Rwandais du M23 qui sont des tueurs, criminels, pilleurs, violeurs et bandits de grands chemins qui ont mis le Congo à feu et à sang, jouissant de l'impunité internationale, ils ont le toupet de réclamer un dialogue intercongolais. Y en a marre de ceux qui se réveillent comme Congolais alors qu'ils s'étaient endormis comme Rwandais, Ougandais ou Burundais. Dans aucun pays au monde, on accorde globalement la nationalité d'un pays à un groupe d'individus. La démarche a toujours été individuelle et motivée. Comment les miliciens tutsi-Rwandais peuvent dans leurs recommandations demander l'arrestation de John Numbi pour l'affaire Chebeya et demeurer bouche cousue pour les crimes contre l'humanité de Laurent Nkundabatwaré, Jules Mutebusi, Bosco Ntangana, Jean-Marie Runiga, Sulutani Makenga et autres ? Nous ne pouvons plus accepter que des criminels prennent des armes et fassent fléchir un gouvernement pour échapper à la justice".

Paul Kahumbu Ntumba. Photo Réveil FM

"Il faut dire que la République démocratique du Congo n'a pas de gouvernement. Le peuple congolais ne comptent plus sur des arrivistes sans traçabilité, imposteurs et usurpateurs habitués aux hold-up électoraux, mangeristes de tout acabit qui mangent à tous les râteliers, qui ont pris les institutions républicaines en otage pour soutenir la dictature totalitaire de Joseph Kabila sans légitimité. Ses Mammouths Josephistes n'ont qu' à bien se tenir. "Il n'y aura plus de "révolution pardon " comme sous M'zée Laurent-Désiré Kabila, ceux qui trahissent le Congo pour le besoin de leur ventre doivent répondre de leurs actes, également tous ceux qui cautionnent les crimes, tueries, massacres des Congolais alors qu'ils sont en poste de responsabilité sans rien faire ! Nous devons réfonder le Congo, étant donné que notre pays est une bénédiction planétaire pour tous les prédateurs, nous devons cultiver la résistance populaire et perpétuelle, de génération en génération. Chaque Congolais doit être ou devenir un résistant. Avec 12 millions des morts et plusieurs rapports des Nations Unies, la communauté internationale demeure silencieuse. Les Congolais doivent prendre leur destin en mains et ne plus se laisser distraire".

Dans le bateau Lausanne Ouchy (Suisse)-Evian (France), Paul Kahumbu très pensif ne perd pas sa combativité pour un autre Congo. Photo Réveil FM

"Les Congolais ne doivent plus accepter de négocier le couteau sur la gorge avec des criminels instrumentalisés, qui ne sont même pas des Congolais. Les richesses appartiennent aux Congolais. Ces derniers doivent négocier avec des partenaires crédibles dans le respect des accords internationaux. Les premiers bénéficiaires doivent être d'abord les Congolais, pas quelques politicailleurs ventripotents, des individus mafieux ou des criminels à la machette facile...Il faudra que le Congo soit bien géré. Nous n'avons pas des problèmes avec des pays occidentaux qui peuvent exploiter légalement les ressources minières congolaises. Nous avons un problème avec des prédateurs receleurs qui encouragent les massacres, tueries et viols des Congolais pour qu'ils exploitent en toute illégalité et impunité".

Paul Kahumbu est Conseiller municipal de la ville de Lausanne. Photo Réveil FM

Désormais, en République démocratique du Congo, la paix ne doit plus se négocier! Elle doit s'arracher par les congolais eux-même pour imposer sa durabilité!

Pourquoi alors que le Congo est le plus grand pays francophone, tous les sommets pour la soi-disante paix se tiennent dans les pays anglophones et dirigés par eux-mêmes (Gaborone, Addis-Abeba, Lusaka, Kampala...). Le sommet de Kampala est de la poudre aux yeux, il n' ya rien à négocier! Ceux qui y sont allés en tourisme, ne représentent rien et, en mal de vision d'avenir pour la République démocratique du Congo, ce ne sont que des minables aventuriers, mangeurs à tous les ratéliers, qui traînent des casseroles...Le ''M23'' est une milice rwandaise tutsi installée pour entretenir l'insécurité, l'instabilité chronique de cette partie du territoire national: il n'y a rien à négocier avec ces criminels, pilleurs rwandais tutsi! Nous devons les renvoyer chez eux! Les terroristes n'ont pas leur place au Congo. Dans aucun pays, on prend les armes pour tuer, massacrer, piller et violer pour se faire entendre. Ceux qui font cela ne sont pas des compatriotes. Cela n'exclut pas l'irresponsabilité des nôtres, nous nous occuperons d'eux. Le Congo par sa place au cœur de l'Afrique a naturellement la position de leader.

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L'autoproclamée spécialiste ès RDC, Colette Braeckman ramassée, démontée et secouée par Jean-Kalama Ilunga du Front Civil de Résistance Populaire !

Colette Braeckman méprise les Congolais. La prêtresse du journal belge Le Soir n'aime pas les Congolais, mais pourtant elle est nourrit avec l'argent du Congo. Colette Braeckman vit à la mangeoire de Joseph Kabila, elle défend l'imposture, l'usurpation voire la balkanisation du Congo. Ses accointances avec le Rwanda, pays agresseur et receleur des minerais congolais ne sont plus à démontrer. Cynique, depuis l'époque de Mobutu à aujourd'hui des Congolais écrivent pour elle. Ce sont eux qui font du boulot: enquêtes bâclées, investigations orientées pour lui permettre d'écrire ses papiers à mâcher, qui ne respectent pas le peuple congolais. Avec un culot indescriptible, Colette Braeckman s'est autoproclamée dans sa petite Belgique, "Spécialiste ès RDC". Sans aucune légitimité, elle tronque l'histoire du Congo. Femme des réseaux , elle se croit tout permis ! C'est très facile de poser des questions et de répondre soi-même, en trichant avec la vérité et en désorientant les électeurs. C'est du tic-au-tac que Jean-Kalama Ilunga, du directoire du Front Civil de Résistance Populaire a répondu à ses élucubrations alambiquées aux questions-réponses de la journaliste belge Colette Braekman.

Jean-Kalama Ilunga.

Colette Braeckman.

Quelle est la situation sur le terrain ?

( Colette Braekman) Pressées de quitter Goma après l’ultimatum formulé à Kampala par les présidents de la région, les forces militaires du M23 devraient avoir quitté Goma ce week end. Elles y sont poussées aussi par le débarquement de 500 policiers congolais, arrivés par bateau, par le prochain redéploiement d’unités des forces gouvernementales et aussi par la perspective d’une arrivée prochaine des premiers éléments de la « force neutre » africaine, soit 800 militaires tanzaniens appuyés par une logistique sud africaine. Ce retrait s’accompagne de pillages massifs : bâtiments officiels vidés de leurs ordinateurs, maisons des autorités de l’Etat pillées, véhicules, qu’ils appartiennent à des particuliers ou des administrations emportés. Lorsque le propriétaire refuse, il est menacé de mort, lorsque la clé manque, une rafale dans le moteur paralyse l’engin. Assiégée par les pillards, la Banque centrale a résisté : des sacs ont été emportés mais le coffre n’a finalement pas pu être forcé. Selon des témoins, les biens pillés ont été emmenés vers Kibumba, au nord de Goma et mis en lieu sûr au Rwanda tandis que des jeunes gens, venus de Gisenyi, ont traversé la frontière pour « se servir ».

Regard croisé de Jean Kalama-Ilunga - Il faut toujours rappeler que cette milice dite M23, ex CNDP dirigé, il y a quelques temps, par les criminels rwandais Nkundabatware puis Bosco Ntangada, qui répand, impunément et en permanence, la mort et la désolation à l'Est de la République Démocratique du Congo est rwandaise et non une rébellion congolaise! Les criminels James Kabarebe, ministre de la défense du Rwanda et Paul Kagame, président du Rwanda sont les pilotes de cette agression par le Rwanda contre la RDC qu'ils tentent, déséspérément, de masquer par cette aventure rwandaise M23 en RDC à laquelle nous sommes décidés à y mettre un terme par tous les moyens! Cette situation n'a pu être possible que grâce à la présence de Joseph Kabila au sommet du pouvoir en RDC et sa complicité active avec les dirigeants criminels rwandais Paul Kagame et James Kabarebe, ses mentors et maîtres à penser!

Le retrait de Goma signifie-t-il un échec pour le M23 ?

( Colette Braekman)Alors que les militaires du mouvement ont obéi aux ordres venus de Kigali et de Kampala, l’aile politique a voulu pousser l’avantage, récupérer les griefs de l’opposition pour élargir sa base et susciter des ralliements, remettre en cause le chef de l’Etat. La prochaine négociation avec Kinshasa portera sans doute sur des questions de grades et d’affectations militaires, l’ « armée dans l’armée » restera en place pour quelque temps encore mais les acquis risquent de peser moins lourd que les blâmes : même les Tutsis congolais n’ont pas été unanimes à suivre le mouvement et la région l’a désavoué ; quant à l’opinion congolaise, même si elle se montre critique à l’encontre du président, elle n’a pas pour autant soutenu les rebelles.

Regard croisé de Jean Kalama-Ilunga : Il faut rappeler aux opinions que, ce que le peuple congolais subit, aujourd'hui, est la conséquence de nombreux actes de haute trahison de Joseph Kabila qui, non seulement a pris en otage les institutions de la république pour ses intérêts de pouvoir personnel, il était soumis au diktat du pouvoir rwandais qui agissait par lui en RDC! Il a facilité l'infiltration des sujets rwandais à tous les niveaux du pouvoir politique et des institutions comme les forces armées, la police, la sécurité, les douanes.... Avec sa complicité avérée, les officiers généraux congolais patriotes étaient écartés soit par élimination physique soit par mise à l'écart en restant sans fonction pour être remplacés par des rwandais-tutsi! Je rappelle à madame Braeckman que ''tutsi congolais'' est une absurdité qui procède de la manipulation sémantique pour tordre la réalité en vue d'installer délibérément la confusion, l'amalgame parce qu'en RDC, l'appartenance à une tribu ou à une ethnie signifie et correspond à une dialecte: on est ''lunda'' parce qu'on fait partie de la communauté où on parle le lunda ,...La réalité ''tutsi-hutu'' n'est pas un gage d'appartenance à la Nation congolaise qui est la somme d'identités culturelles ( tribus, ethnies) qui sont dans l'espace géographique dénommée République Démocratique du Congo, mais une réalité à 100% rwandaise! La milice criminelle terroriste rwandaise tutsi dite M23 doit rentrer au Rwanda et il n'y a rien à négocier! Et avec qui? La résistance patriotique ne reconnaît pas comme président de la république l'usurpateur Joseph Kabila, complice du M23 et du pouvoir rwandais, , s'il négocie, cela n' engage que lui!

Quel fut le rôle de la communauté internationale ?

( Colette Braekman)Sans avoir pu empêcher la chute infamante de Goma, elle n’est pas restée inactive. Du côté occidental, même les Britanniques ont suspendu leur aide au Rwanda, Hillary Clinton a eu des mots de blâme très durs, la France a rédigé les résolutions du Conseil de sécurité, amendées par l’américaine Susan Rice. Quant à la Belgique, elle s’est payée de mots, mais n’a rien entrepris de concret pour peser sur les évènements, réussissant à la fois à mécontenter le Rwanda et à décevoir Kinshasa. Par contre, les pays africains voisins du Congo ont déployé une activité intense : cinq réunions de chefs d’Etat à Kampala, préparation d’une force neutre dont la Tanzanie prendra la tête, pressions multiples de la diplomatie parallèle assorties de la menace d’une internationalisation du conflit, qui aurait vu débarquer à Goma Angolais et Tanzaniens. Quant à la Monusco, elle n’a empêché ni la chute de Goma ni les pillages mais l’engagement de ses hélicoptères de combat a été plus « robuste » que par le passé et des vols de reconnaissance surveillent désormais le M23.

Regard croisé de Jean Kalama-Ilunga : Madame Braeckman aurait fait œuvre utile en nous dispensant du terme ''communauté internationale'' parce que nous en faisons partie et on ne nous demande jamais notre avis! Pour madame Braeckman ''communauté internationale'' veut dire ''blanc''! Sa question doit être, en sous entendu: « Quel fut le rôle des blancs dans la tragédie qui a coûté la vie de plus de 8 Millions d'êtres humains en RDC? »! Je soutiens que c'est absolument faux de dire que ce sont les pays comme la France, la Belgique, la Grande Bretagne, les Etats Unis, parce qu'en fait, ce ne sont pas les États cités qui se sont lancés dans l'entreprise criminelle de déstabilisation de la RDC, mais des individus qui ont abusé de leurs prérogatives officielles pour mener ou commanditer, sous couvert de leurs pays respectifs, des actions criminelles pour leurs intérêts personnels, notamment le britannique Tony Blair, ancien 1er ministre britannique qui rase les mûrs, aujourd'hui! Après avoir piloté,impunément, l'agression contre la RDC par le Rwanda, l'Ouganda, le Burundi et couvert les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et génocide en RDC, monsieur Tony Blair est conseillé spécial des criminels Paul Kagame, le rwandais et Yoweri Museveni,l'Ougandais! Je n'ai pas oublié le belge Louis Michel, qui s'était érigé, toute honte bue, en donneur de leçon de la pseudo démocratie en boîte de conserve pour la RDC et frappé de daltonnisme, il ne sait pas faire la distinction entre dictature, totalitarisme et démocratie lorsqu'il s'agit de la RDC! Le belge Louis Michel, auto proclamé spécialiste du Congo, pour ses intérêts personnels, est l'allié furtif des rwandais tueurs des congolais! Quant à la MONUSCO, Goma est la preuve de la sinécure de cette institution des Nations Unies qui n'a rien à faire au Congo et qui doit dégager, n'en déplaisent aux vendeurs d'armes de guerre pour qui cette présence et l'état permanent de guerre en RDC est une opportnité qu'il faut entretenir pour faire du chiffre!

Le président Kabila sort-il affaibli ou renforcé ?

(Colette Braekman) La défaite de son armée, minée par les trahisons à tous les niveaux, -malgré la performance de certains bataillons- a considérablement affaibli le chef de l’Etat, qui a même été soupçonné de complicité avec les rebelles via son chef d’Etat major, Amisi Tango Fort, qui a fini par être suspendu. La crise a révélé aussi l’ampleur des critiques à l’encontre du président, son manque de charisme, les défauts de sa gouvernance, les multiples affaires non résolues. Cette décrébibilisation a été accélérée par le travail de sape mené par les rebelles et leurs alliés rwandais, qui ont répandu des accusations fausses, soudoyé des groupes armés au Kivu et dans d’autres provinces, tenté de séduire des personnalités de l’opposition. Cependant, Joseph Kabila en a vu d’autres : s’il a reculé, -comme il l’a déjà fait maintes fois- c’est aussi pour mieux se remettre en piste, même si ses atouts s’inscrivent en négatif : aucun successeur possible ne se distingue au sein de la classe politique, les pays africains, dans leur grande majorité, le soutiennent et ne remettent pas en cause le résultat des élections. Quant au Rwanda et à l’Ouganda, s’ils veulent affaiblir Kabila pour extorquer des concessions et l’empêcher de restaurer la pleine souveraineté de l’Etat au Kivu, ils ont désavoué les rebelles qui rêvaient d’aller jusqu’à Kinshasa imposer un changement de régime. L’homme a reçu des coups certes, il a été mis dans les cordes, mais même KO, il est resté debout.

Regard croisé de Jean Kalama-Ilunga : Faire semblant d'ignorer l'action de la résistance patriotique sur l'échiquier politique de la RDC, aujourd'hui, connote de la mauvaise foi voire de la volonté délibérée de travestir ou de masquer la réalité! Lorsque Madame Braeckman continue à vouloir faire croire qu'aucun successeur possible à Joseph Kabila ne se distingue au sein de la classe politique congolaise, peut-être a-t-elle raison étant donné qu'elle s'est limitée à rechercher de successeur potentiel parmi ceux qui se vautrent dans la ''mangeoire'' ou se targuent, pour certains, d'être opposants! La résistance n'est pas l'opposition parce que ceux qui se targuent d'être opposants font partie du système du pouvoir honni de Joseph Kabila! Ils reconnaissent ce dernier et lui servent de décor! La résistance avait réjeté la mascarade du 28 novembre 2011 qui avait tenu lieu d'élections présidentielle et législative ainsi que les résultats qui en sont issus! La cour suprême, sensée lui conférée la légitimité et dont les membres étaient corrompus, avait dit le droit sur base des faux résultats tricotés, pour la circonstance, par la CENI, s'est disqualifiée! Pour la résistance, Joseph Kabila n'est pas Président de la République Démocratique du Congo, il dirige indument et par défi! Il y a vacance de pouvoir en RDC! Madame Braeckman, devenue apologiste de circonstance, tente désespérément de disculper ce psychopathe avéré qui a excellé dans sa capacité de dissimulation, une des caractéristiques principales de ces malades! Elle prétend que l'armée nationale a été minée par des trahisons à tous les niveaux, ( Je rappelle que ce n'est pas l'armée de Joseph Kabila mais du peuple congolais et que la RDC n'est pas sa propriété privée) mais le principal traitre qui a fragilisé les FARDC avec la complicité des rwandais-tutsi, c'est lui Joseph Kabila!

Qui a donné l'uniforme des FARDC aux miliciens rwandais-tutsi de l'ex CNDP, aujourd'hui M23? C'est Joseph Kabila!

Qui a nommé les infiltrés rwandais-tutsi aux fonctions stratégiques des forces armées, la police et les services de sécurité? C'est lui Joseph Kabila!

Qui a ordonné la mutation incongrue du général patriote congolais Mbunza Mabe à 2000 Kms du lieu des opérations à Bukavu en 2004!

La liste des trahisons de Joseph Kabila contre la RDC en faveur du Rwanda est longue ! Rappelons-nous de la trahison de Mushake avec son complice criminel pro-rwandais Amisi dit Tango fort ou les FARDC ont perdu du matériel et des milliers des militaires!

Le Rwanda a-t-il gagné quelque chose ?

( Colette Braekman) A court terme, les alliés du M23 obtiendront quelques concessions au Kivu : le glacis sécuritaire se maintiendra, l’accès aux ressources aussi, le retour des réfugiés congolais présents au Rwanda (vrais ou faux) pourrait s’accélérer, l’impunité sera préservée. Mais à terme, l’image du pays est ternie, les manœuvres ont été déjouées et les mensonges éventés, les yeux des amis occidentaux se dessillent en dépit des succès économiques. Certes, les Africains ont porté le Rwanda au Conseil de sécurité mais les illusions se sont évanouies et à l’intérieur du Congo, il faudra à nouveau des années d’effort pour effacer le souvenir de l’agression et de l’humiliation et restaurer un minimum de confiance.

Regard croisé de Jean Kalama-Ilunga : Le Front Civil de Résistance Populaire de la RDC vient de proclamer un acte de foi, un appel à la mobilisation générale de tous les congolais, en termes clairs une déclaration de guerre contre le Rwanda qui sera diffusée très bientôt! Pour gagner la paix durable, celle indissociable de la justice juste, la Résistance patriotique a pris l'option de porter la guerre au Rwanda, là où elle a commencé( dixit Mzee Laurent Désiré Kabila) et d'y traquer tous les tueurs des congolais et leurs complices!

Ce que le Rwanda a pu gagner, c'est la guerre qui va y provoquer une crise majeure pour chasser du pouvoir le criminel Paul Kagame et ses affidés! La vengeance des résistants -patriotes-combattants pour rendre justice au plus de 8 millions de congolais sera terrible! Le droit international nous autorise de poursuivre les agresseurs terroristes rwandais, tueurs des congolais, jusqu'au Rwanda! Effectivement, madame Braekman, souvenez-vous de la phrase : « Cette guerre sera longue et populaire! » et ne finira que lorsque nous, congolais, nous effacerons l'humiliation, le souvenir de l'agression par la vengeance de nos millions de morts privés de justice

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lundi 10 décembre 2012

Matignon: Jean-Marc Ayrault a reçu Sa Béatitude Bartholomée 1er, archevêque de Constantinople et Patriarche œcuménique !

Le titre de Patriarche de Constantinople est porté par le chef de la première juridiction autocéphale de l'Église orthodoxe qu'est le Patriarcat œcuménique de Constantinople. Le titre de « patriarche » est traditionnellement porté par l'Archevêché orthodoxe de Constantinople (actuelle ville d'Istanbul). Ce diocèse est l'un des plus anciens et des plus prestigieux de la Chrétienté.

Jean-Marc Ayrault reçoit Sa Béatitude Bartholomée 1er, archevêque de Constantinople et Patriarche œcuménique. Photo Réveil FM

Le Patriarche de Constantinople soutint diverses dissidences théologiques telles que le nestorianisme de Nestorius en 431 ou encore le monothélisme de Serge Ier de Constantinople en 616. La qualification d'hérésie de ces courants ne reflète que le point de vue a posteriori de ses adversaires. Aujourd'hui, deux chefs d'Église portent le titre de Patriarche de Constantinople. Les Patriarches de Constantinople actuellement en fonction sont :

* Sa Sainteté Bartholomée Ier, Archévêque de Constantinople, nouvelle Rome et Patriarche œcuménique. Bartholomée Ier est le chef de l'Église orthodoxe de Constantinople.

* Sa Béatitude Mesrob II Mutafyan, Patriarche arménien de Constantinople. Mesrob II Mutafyan est le primat du Patriarcat arménien de Constantinople.

Jusqu'en 1964, date de sa suppression, il a également existé un Patriarche latin de Constantinople instauré à l'époque des Croisades.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a reçu Sa Béatitude Bartholomée 1er, archevêque de Constantinople et Patriarche œcuménique à Matignon.

Reportage Photos !

La garde républicaine. Photo Réveil FM

La porche de l'hôtel Matignon. Photo Réveil FM

La voiture officielle qui amène Sa Béatitude Bartholomée 1er. Photo Réveil FM

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault est déjà dans la Cour d'honneur. Photo Réveil FM

La voiture officielle s'arrête ! Photo Réveil FM

Sa Béatitude Bartholomée 1er descend. Photo Réveil FM

Sa Béatitude Bartholomée 1er avance vers Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

Poignée de main chaleureuse de Jean-Marc Ayrault à Sa Béatitude Bartholomée 1er. Photo Réveil FM

Longue poignée de main de Jean-Marc Ayrault à Sa Béatitude Bartholomée 1er. Photo Réveil FM

Accueil chaleureux de Jean-Marc Ayrault à Sa Béatitude Bartholomée 1er. Photo Réveil FM

C'est tout sourire que Jean-Marc Ayrault invite Sa Béatitude Bartholomée 1er à se tourner vers la presse. Photo Réveil FM

La presse d'abord ! Photo Réveil FM

Nous sommes gâtes, les crépitements des appareils photos se font plus qu'entendre. Photo Réveil FM

Sa Béatitude Bartholomée 1er est une grande personnalité de l'Eglise de l'Orient. Photo Réveil FM

Sa Béatitude Bartholomée 1er est très disponible pour la presse. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault amène son invité à l'entrée de l'hôtel de Matignon. Photo Réveil FM

Sa Sainteté Bartholomée Ier suit jean Marc Ayrault. Photo Réveil FM

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2012: L'année "record" des atteintes à la liberté de la presse en République démocratique du Congo !

Douche froide pour la dictature totalitaire de Joseph Kabila et le régime des Mammouths Joséphistes qui gouvernent par défi, sans légitimité et en toute illégalité la République démocratique du Congo. L'année 2012 est une année "record" en termes d'atteintes à la liberté de la presse en République démocratique du Congo, notamment en raison d'une nouvelle guerre à l'est, selon un rapport de l'ONG congolaise Journaliste en danger (JED) publié ce lundi 10 décembre 2012.

Des Congolais écoutent la radio dans la ville martyre de Goma, à l'est de la République démocratique du Congo.

JED dit avoir "documenté au moins 184 cas d'atteintes diverses au droit d'informer et d'être informé", dont 78 cas de censure et 59 arrestations ou détentions de journalistes. Les 184 cas - contre 160 en 2011 - constituent un "record jamais atteint depuis les premières élections organisées en 2006". "Seule note positive, pour la première fois depuis huit ans, aucun cas d'assassinat de journaliste n'a été enregistré en 2012. Par contre, les arrestations, menaces, agressions des journalistes, les censures contre les médias se sont considérablement accrues", explique l'ONG.

"Une année après les élections chaotiques de novembre 2011, et sous prétexte d'une nouvelle guerre qui a éclaté à l'est du pays, les attaques dirigées contre la presse se sont multipliées aussi bien en territoires rebelles que dans les parties du pays sous contrôle du gouvernement", poursuit-elle. Lors des élections contestées du 28 novembre 2011, le président sortant Joseph Kabila a été réélu et les partis qui le soutiennent ont obtenu plus de 340 sièges à l'Assemblée nationale. Quelques mois plus tard, des mutins ont créé le Mouvement du 23 mars (M23), qui affronte l'armée depuis mai dans l'Est.

"En province, surtout dans l'Est du pays, les autorités politico-administratives ont multiplié les interdictions et les fermetures des médias chaque fois que les émissions diffusées mettaient en cause leur gestion, où que la parole était accordée à des groupes armés", rappelle JED.

Début décembre, l'organe de régulation des médias a brouillé le signal de Radio Okapi, parrainée par l'ONU, parce qu'elle avait refusé de lui donner son cahier des charges. Un responsable de la radio avait indiqué que la coupure était survenue après une interview de Jean-Marie Runiga, le chef politique du M23.

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Journée des droits de l'homme: Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à l’UNESCO

Depuis 1950, l'ONU a demandé à ses états membres de déclarer la journée du 10 décembre, journée mondiale des droits de l'homme. Depuis 1950 et dans une de ses résolutions [résolution 423 (V)], l’Assemblée générale des nations unies invite tous les états et toutes les organisations internationales concernées à célébrer le 10 décembre de chaque année la Journée des droits de l’homme. Cette journée marque l’anniversaire de l’adoption en 1948, par l'Assemblée, de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Cette déclaration de 1948 de l'ONU est directement inspirée de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen française (1789), elle-même inspirée des américains. Une fierté française, mais aussi une responsabilité parfois, pour la diplomatie française partout dans le monde...

Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre lors de son discours à l'UNESCO. Photo Réveil FM

Être ici (à l'UNESCO) parmi vous est un honneur et une évidence, Jean-Marc Ayrault dixit. Photo Réveil FM

Discours du Premier ministre lors de la Journée des Droits de l’Homme à l’UNESCO

Paris, lundi 10 décembre 2012

Monsieur le Président,

Madame la Directrice générale,

Mesdames et Messieurs,

Être ici parmi vous est un honneur et une évidence.

Parce que c’est aujourd’hui la Journée des Droits de l’Homme et que leur défense est pour la France une mission sacrée, une part essentielle de son identité. Parce que nous rendons hommage à Malala Zousafai, une jeune fille dont le nom sonne comme celui d’une victoire dans la guerre contre la barbarie et l’obscurantisme. Parce que nous sommes à Paris, au siège de l’UNESCO, une organisation dont la mission est noble entre toutes et que nous sommes fiers d’accueillir, Madame la directrice générale, dans notre capitale.

Ce qui nous unit ici, c’est une commune indignation. Le responsable politique que je suis se méfie de l’irruption des émotions dans le domaine des idées et dans la vie publique. Mais l’émotion est utile lorsqu’elle pousse à la révolte contre l’inacceptable.

L’inacceptable, c’est qu’une jeune fille puisse être empêchée, comme des milliers d’autres, d’accéder à l’école, au savoir, à la maîtrise de sa propre vie. L’inacceptable, c’est que pour avoir dénoncé cette situation, elle ait pu être sauvagement agressée.

Refoulée à l’entrée de l’école et presque assassinée en la quittant : la barbarie, la violence et l’obscurantisme mêlés ont fait de la vie de Malala un cauchemar, à un âge auquel un enfant devrait n’avoir encore que des rêves.

Si nous ne devions retenir qu’une chose de l’histoire de Malala, ce serait que la prétendue relativité des Droits de l’Homme est une fable et une supercherie. Devant son histoire, qui ne ressent pas colère et révolte ? Qui peut accepter qu’un enfant soit privé d’accès à l’école, simplement parce que c’est une fille ? Et que cette jeune fille soit agressée pour avoir dénoncé cette terrible injustice ?

Les Droits de l’Homme sont universels et quand ils sont méprisés, c’est chaque être humain qui a le devoir de s’indigner. Il n’y a point de débat philosophique ou sociologique à avoir, le coeur parle, sans distinction de race, de sexe ou de religion. L’inacceptable n’a, hélas, pas de limite, mais il n’a pas non plus de frontière.

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova. Photo Réveil FM

Le monde entier a été choqué par l'agression brutale perpétrée le 9 octobre 2012 contre Malala Yousafzai, une jeune fille de quatorze ans victime de tentative d'assassinat pour avoir revendiqué son droit et celui d'autres filles à l'éducation.Photo Réveil FM

Malala Yousafzai. Photo Réveil FM

Soutenons Malala, l'éducation des filles est un droit. Photo Réveil FM

Mesdames et Messieurs,

Ce que le drame de Malala nous enseigne également, c’est que nous avons eu raison de faire de l’éducation des enfants, et en particulier des filles, un objectif prioritaire de l’aide au développement. Parce que seule l’école permet aux enfants de préparer leur avenir.

La communauté internationale s’est mobilisée en l’an 2000 pour que tous les enfants du monde aillent à l’école en 2015. A travers les objectifs du millénaire pour le Développement d’une part, et à travers l’initiative « Education pour tous » d’autre part, que l’UNESCO est chargée de coordonner.

Les résultats sont significatifs, mais beaucoup reste à faire : 61 millions d’enfants ne sont toujours pas scolarisés ; la part de l’aide publique au développement consacrée à l’éducation est restée constante, à environ 12% ; et la scolarisation des filles reste en retard.

Diverses initiatives ont été prises en conséquence et je veux les saluer :

- c’est le « Partenariat mondial pour l’éducation des filles et des femmes », lancé par Hillary Clinton en mai 2011 ;

- c’est la nomination de Gordon Brown [présent à la tribune] en juin dernier en qualité d’Envoyé spécial des Nations Unies pour l’éducation mondiale. Je lui souhaite plein succès dans sa mission et je confirme la pleine disponibilité de mon gouvernement à travailler avec lui ;

- c’est aussi le lancement par Ban Ki-Moon de l’initiative « L’éducation d’abord ! », en septembre, pour tenter de combler le retard.

La France, pour sa part, reste pleinement engagée sur ces objectifs, notamment au travers de l’action de l’Agence française de développement.

Mesdames et Messieurs,

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’Humanité rassemblée a progressé de manière décisive en identifiant les principes simples que chacun reconnaît comme essentiels. Mais l’adoption solennelle, le 10 décembre 1948, de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, n’a pas mis fin à la lutte. L’histoire de Malala, mais hélas beaucoup d’autres également, montrent bien que la violence, le mépris de la dignité humaine, le rejet de la liberté et du libre arbitre restent une menace permanente.

Grâce à un blog et à la liberté de diffusion de la parole que permet internet, une voix ténue, mais en même temps tellement forte, s’est élevée contre l’inacceptable. Et elle a été entendue. L’espoir pour l’avenir est là. Et l’UNESCO peut contribuer à le faire vivre au bénéfice de tous les enfants du monde qui ont droit à l’éducation.

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dimanche 9 décembre 2012

A Cœur ouvert avec Maman Jeanne-Marie Sindani sur les antennes Réveil-FM International-Kongo Telema, studio Radio United Nations

Le vendredi 30 novembre dernier, Maman Jeanne-Marie Sindani, la Présidente de l’Union des patriotes de la Diaspora Congolaise (UPDC) a répondu à cœur ouvert à nos questions. Femme congolaise dynamique durant deux ans (2010-2011), Maman Sindani a mené une première action de solidarité pour les femmes et les enfants victimes de la guerre et des violences sexuelles en République Démocratique du Congo.

Maman Jeanne-Marie Sindani, présidente de l'UPDC à Salzburg en Autriche, octobre 2011.

Madame Jeanne-Marie Sindani après la conférence internationale sur la Paix à Munich en 2010.

Freddy Mulongo au Studio Radio United Nations. Photo Réveil FM

Message de Maman Jeanne-Marie Sindani

L’histoire de la politique internationale du Congo (RDC) est marquée par un passé très tragique qui se prolonge au fil des années, ayant les mêmes causes qui expliquent, dans le fond, l’actualité dramatique de ce beau pays au cœur de l’Afrique. L’enjeu de la cause principale de cette tragédie est sans doute lié au contrôle de ses immenses ressources, et les rivalités engendrées ainsi que des ajoutes diplomatiques et stratégiques ont, à un moment donné de notre histoire, poussé les décideurs internationaux à trancher unilatéralement sur le sort du Congo et des Congolais, sous forme d’actes, des accords ou des traités internationaux.

Il importe de souligner que l’usage des ressources du Congo (RDC) en soit n’est pas une entreprise aberrante; cependant, ce sont les règles qui régissent les mécanismes du déséquilibre chaotique très violent mis en place dans l’exploitation des ressources du Congo qui posent problème. Et ces règles sont inscrites, entre autres, dans les traités internationaux initiaux qui dictent l’ordre établi dans la politique nationale et internationale du Congo. Ces règles sont maintenues même après l’acte de l’indépendance nationale.

Une bonne partie des leaders d’opinion Congolais a toujours été consciente de cette réalité; ainsi, les premiers efforts fournis dans le passé par cette élite congolaise avertie pour essayer d’assainir quelques mécanismes néfastes dans la gestion des intérêts vitaux communs sont non-négligeables. Ils ont eu lieu lors de la concertation belgo-congolaise pour l’indépendance, à la table Ronde à Bruxelles en janvier 1960, mais demeurent encore inachevés après l’acte de l’indépendance du Congo qui a eu lieu en juin 1960, il faut le rappeler, dans un climat de crainte très tendue, de violence, voire d’incompréhension; d’hésitation et des rivalités entre décideurs internationaux dans la gestion des intérêts communs au Congo devenu souverain.

Une petite poignée de l’élite d’autrefois a opté d’agir contre l’idéal et les attentes de la majorité populaire et a servi de relais interne pour maintenir le chaos et l’oppression.

La poursuite des efforts internes dans l’établissement des structures étatiques fonctionnelles a atteint son point culminant au début des années 90, peu après la fin de la guerre froide, avec la Conférence Nationale Souveraine, qui avait été précédée par celle de Luluabourg en 1964 qui a légué a la nation congolaise sa Loi Fondamentale qui réaffirme clairement et d’une manière sereine la souveraineté du Congo (RDC).

Mais hélas, dans les deux cas, les efforts internes pour l’instauration d’un état de droit moderne se sont violemment heurtés aux règles d’ingérence extérieure dictées par les traités internationaux de la politique internationale vis-à-vis du Congo: en 1965 par le coup d’état de Mobutu avec la mise en place d’un régime despotique; et en 1996 par la triple invasion rwando-ougando-burundaise qui a engendré depuis 2001 un régime d’occupation militaire très sanglant qui détruit le pays.

Le Congo (RDC) est à la fois le pôle fédérateur et le poumon économique régional; notre pays est naturellement le leader de la renaissance africaine. Par conséquent, il n’y aura pas de redressement économique de l’Afrique sans la RDC. Il nous faut des dirigeants au service de la population et en bon partenariat international. Des hommes et des femmes qui doivent être en mesure d’assumer leurs actes politiques au plan de la nation. Il ne faut plus jamais permettre aux criminels d’assumer des hautes fonctions qui engagent la multitude et de bénéficier de l’immunité politique au grand détriment de la paix et de la sécurité nationale.

Notre message face à la crise actuelle est pour inviter le peuple congolais et ses leaders d’opinion responsables à reprendre en mains la poursuite interne de ce processus indispensable pour la salut national déjà entamé au moins depuis la période de l’indépendance de notre pays, mais interrompu en 1996, en vue de l’établissement des structures étatiques souveraines et fonctionnelles en misant également aux préparatifs sérieux pour émettre les bases d’un véritable système de partenariat international qui doit naître à partir d’une concertation approfondie en toute sérénité, non pas avec des acteurs sous-traitants actuels du drame national (Rwanda-Ouganda et leurs mercenaires), mais plutôt nous avons d’urgence besoin d’une concertation et d’un dialogue avec les vrais acteurs héritiers des traités et des règles qui régissent jusqu’à nos la politique internationale très conflictuelle du Congo dans la gestion et dans l’usage de ses ressources, afin de mettre fin à cette tragédie nationale.

Cette concertation doit nous permettre de trouver ensemble, progressivement par des voies et moyens efficaces, des solutions adéquates pour la gestion et la protection de nos intérêts communs dans le respect de nos droits et de nos besoins vitaux.

Nos efforts doivent être d’abord concentrés pour mettre fin à ce régime d’occupation. Car notre avenir - celui de l’Afrique et le reste du l’Humanité-en dépend.

Certes, il y a de l’espoir qui se dégage dans ce processus de prise de conscience des Congolais, et celle-ci est indispensable pour une véritable libération mentale basée sur l’héritage de nos valeurs ancestrales bantoues à partir desquelles nous devons puiser la force de nous relever face à tant d’épreuves.

Nous devons rétablir notre dignité nationale. Or, il n’y a pas de dignité sans justice, et sans souveraineté. Que le peuple Congolais uni comme un seul homme se lève pour défendre ses droits. Tous les peuples du monde nous observent.

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François Hollande-Eveline Widmer-Schlumpf: tête-à-tête fiscal franco-suisse !

La présidente de la Confédération helvétique a été reçue à l'Élysée vendredi 7 décembre 2012. Malgré les nombreux différends, François Hollande et Évelyne Widmer-Schlumpf ont souligné la «bonne entente» entre les deux pays.

François Hollande et Eveline Widmer-Schlumpf, présidente de la Confédération suisse. Photo Réveil FM

Madame Eveline Widmer-Schlumpf avec François Hollande, le président français sur le perron de l'Elysée. Photo Réveil FM

Madame Eveline Widmer-Schlumpf et François Hollande lors de la conférence de presse à l'Elysée. photo Réveil FM

Les différends ne manquent pas entre la France et la Suisse en matière fiscale, mais à l'issue de leur première rencontre officielle, vendredi soir, à Paris, François Hollande et Évelyne Widmer-Schlumpf, présidente de la Confédération suisse, ont préféré mettre en avant la «bonne entente» entre les deux pays.

Le chef de l'État Français a souligné «la volonté» mutuelle de régler les différends. «Nous avons les mêmes vues d'équité fiscale et de lutte contre la fraude, mais pas les mêmes moyens», a concédé son homologue helvète. Et d'enfoncer le clou: «La Suisse a décidé il y a trois ans d'avoir une place financière propre. Nous faisons tout pour cela.»

Première pomme de discorde: les accords «Rubik». La France reste fermement opposée à ces arrangements fiscaux, qui prévoient un prélèvement forfaitaire à la source mais préservent l'anonymat des détenteurs de compte. «Nous refusons toute forme d'amnistie!» a insisté François Hollande. Le rapport de forces a tourné en faveur de la France, après le rejet de l'accord «Rubik» à Berlin par le Bundesrat le 23 novembre dernier. À l'argument moral avancé par Paris, qui critique le maintien du secret bancaire, Berne oppose le principe de réalité, des rentrées fiscales sûres et rapides, beaucoup plus efficaces que l'échange automatique d'information. Ce fut le choix de la Grande-Bretagne, de l'Autriche et peut-être de l'Italie.

Demandes d'entraide

Paris et Berne ont un autre contentieux: Bercy se plaint du manque de réactivité des autorités suisses aux demandes d'entraides fiscales. Selon Le Temps, Paris aurait adressé près de 300 demandes, depuis 2011, dont moins d'une cinquantaine seulement auraient été jugées satisfaisantes.

Ces blocages empoisonnent une autre négociation délicate: la convention de double imposition sur les successions. À la demande de Paris, Berne avait accepté de revoir un texte datant des années 1950, qui prévoit qu'en cas de décès d'une personne résidente en Suisse - qu'elle soit de nationalité française ou suisse - ses descendants, s'ils sont domiciliés en France, seront imposés par le fisc français à partir de janvier 2014. Or, jusqu'à présent, ils étaient soumis à la fiscalité helvète. Ce qui fait une différence de taille, le taux d'imposition français allant jusqu'à 45 %, contre 7 % en Suisse. Jugeant le texte trop défavorable, Berne souhaite des aménagements. Mais Paris est peu enclin à des concessions, face au manque de coopération de la Suisse.

Enfin, il reste une autre question, celle de la régularisation des «avoirs cachés». Officiellement, la cellule mise en place sous le précédent gouvernement est close. Une discussion délicate pour le chef de l'État quand son propre ministre du Budget, Jérôme ­Cahuzac, est empêtré dans une affaire d'argent caché en ­Suisse…

François Hollande se rendra en Suisse «dans les prochains mois», a annoncé le président français, au terme d’un entretien avec la présidente helvétique Eveline Widmer-Schlumpf. La date de cette visite reste à déterminer.

Le délicat dossier «successions»

Le dossier «successions» est très sensible. La nouvelle convention, paraphée par les deux Etats, bouleverse la donne: les héritiers seront taxés par l’Etat dans lequel ils vivent, et non plus par l’Etat où habitait le défunt. Beaucoup de Suisses résidant en France, où les successions sont taxées lourdement, sont concernés (Plus de 180'000 Suisses vivent en France et dans les 200'000 Français en Suisse, ndlr.).

En Suisse, le paraphe de ce texte a déclenché un tollé au Parlement, notamment dans les rangs de la droite. «Paris a fait quelques propositions de réaménagement à la demande de la Suisse», a affirmé Mme Widmer-Schlumpf. Ces «concessions», dont on ne connaît pas le détail, seront présentées aux ministres des finances cantonaux. La conseillère fédérale a rappelé que le processus de ratification en Suisse passera par le Parlement et, le cas échéant, par la voie référendaire.

En novembre dernier, au cours d’une conférence de presse sur la fraude fiscale, le ministre du Budget Jérôme Cahuzac fronce les sourcils. Il s’agace de la volonté suisse de renégocier la nouvelle convention sur les successions. «La convention a été paraphée, elle doit être signée et ratifiée, s’emporte alors Cahuzac. La Suisse est tentée de revenir dessus, j'ai dit que cela serait délicat. Cela veut dire que le paraphe de l'administration suisse a peu de valeur.»

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vendredi 7 décembre 2012

Le Ghana, cité comme modèle de démocratie en Afrique, élit son président

Six "petits" candidats participent également au scrutin présidentiel. Ceux-ci pourraient s'attirer assez de voix pour empêcher l'un des deux principaux rivaux de remporter l'élection dès le premier tour. Dans ce cas, le second tour aura lieu le 28 décembre.

Le président sortant, John Dramani Mahama, âgé de 54 ans, candidat du Congrès national démocratique (NDC), n'a accédé au pouvoir qu'en juillet, à la mort de son prédécesseur John Atta Mills des suites d'une maladie foudroyante ; il était alors son vice-président.

Son principal rival, du Nouveau parti patriotique (NPP), Nana Akufo-Addo, âgé de 68 ans, avait perdu la présidentielle de 2008 de moins de 1% des voix et compte renverser la situation cette fois-ci.

Le président sortant a promis que les ressources financières provenant du pétrole permettront de construire de nouvelles infrastructures et de porter le revenu annuel moyen à 2 300 dollars par habitant en 2017, soit le double par rapport à 2009.

Son principal concurrent, M. Akufo-Addo, envisage de son côté d'utiliser ces fonds pour supprimer les frais d'inscription dans le primaire et le secondaire.

Cette proposition est rejetée par M. Mahama, qui considère l'idée "bonne sur le papier", mais "pas réalisable dans l'immédiat" pour des raisons économiques.

M. Akufo-Addo a néanmoins redouté publiquement que le président sortant ne s'accroche au pouvoir en cas de défaite, même si ce dernier a assuré qu'il ne souhaitait pas gagner à tout prix.

Fondateur du parti du président sortant, Jerry Rawlings, ancien président arrivé au pouvoir par un coup d'Etat pour mener ensuite son pays à la démocratie, devenu icône nationale, n'a pas dévoilé ses intentions de vote.

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Chantre d'une "gauche efficace", Valls refuse la comparaison avec Sarkozy

Invité de l'émission "Des paroles et des actes" jeudi soir, Manuel Valls a accusé Marine Le Pen de "démagogie" lors d'un débat avec la présidente du FN.

Le favori des sondages au gouvernement, Manuel Valls, s'est présenté jeudi 6 décembre, lors de sa première grande émission politique depuis son arrivée au ministère de l'intérieur, comme le chantre d'une gauche "réaliste et efficace", s'agaçant d'être comparé à Nicolas Sarkozy.

"Ma famille, c'est la gauche, et ma famille, c'est cette gauche efficace qui gouverne", a-t-il dit, affichant, lors de l'émission "Des paroles et des actes" de France 2, sa solidarité avec ses collègues Jérôme Cahuzac et Arnaud Montebourg, des ministres dont le gouvernement "a besoin" alors qu'ils sont actuellement au centre de controverses.

Parfois annoncé comme un successeur potentiel de Jean-Marc Ayrault, il a également affiché sa loyauté envers le chef du gouvernement, qui a désavoué son ministre du redressement productif dans le dossier Florange. Dans son arbitrage sur ce dossier, M. Ayrault a "eu raison et a fait le bon choix", selon lui. "Il s'agit de regarder le monde tel qu'il est (...) il faut des solutions réalistes, efficaces, il n'y a pas de place pour le romantisme", a-t-il ajouté à propos de Florange, se présentant à plusieurs reprises comme le tenant d'une "gauche efficace" et rappelant volontiers qu'il avait entamé sa carrière politique auprès de Michel Rocard. "Il faut de la souplesse, il faut de la flexibilité" en matière économique, a-t-il également dit.

"SARKOZY A ÉCHOUÉ SUR LA PLUPART DES SUJETS"

S'il a reconnu avoir en partage l'"énergie" avec lui, il s'est offusqué des comparaisons avec Nicolas Sarkozy : "Oubliez un peu Nicolas Sarkozy, vous interrogez Manuel Valls." Il a insisté sur la "différence" entre M. Sarkozy et le pouvoir actuel : "Sur tous les sujets", le premier "a gouverné et sur la plupart, malheureusement, il a échoué", a-t-il dit évoquant la délinquance ou le communautarisme.

"Il y a une différence", a-t-il encore dit, "c'est que dans l'action comme dans les mots Nicolas Sarkozy a souvent divisé, jeté les Français les uns contre les autres, fracturé la société", quand François Hollande a pour volonté de "rassembler, [d']apaiser".

LES ÉTRANGERS, "VICTIMES" DU CHÔMAGE

Sur les sujets propres à son ministère, M. Valls a toutefois montré des points de convergence avec son prédécesseur. Il s'est notamment déclaré ouvert à des statistiques ethniques pour mieux lutter contre les discriminations, toutefois "selon des règles" fixées par le Conseil constitutionnel et la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL).

Dans un débat sur l'immigration avec Marine Le Pen, qui a affirmé qu'il voulait "continuer à accueillir autant d'étrangers en période de crise, alors que nous n'avons plus rien à leur offrir", le ministre de l'intérieur a tenu sa ligne d'une "immigration maîtrisée et contrôlée", ajoutant : "Si le chômage augmente, ce n'est pas la faute des étrangers, ils en sont même victimes". Il a accusé la présidente du Front national de "démagogie", qualifiant son discours de "celui d'un pays rabougri".

Il a également rappelé la "menace" terroriste, prégnante selon lui en France. "La menace terroriste a frappé la France en mars dernier" lors des tueries perpétrées par Mohamed Merah à Toulouse et Montauban. A la question de savoir combien il pouvait y avoir de Merah en France, il a répondu : "Sans doute des dizaines depuis déjà de nombreuses années". "Nous devons agir par le renseignement" et "je n'hésiterai pas à expulser ces imams proclamés qui tiennent des discours contre nos valeurs et contre les femmes", a-t-il prévenu.

Il a défendu ses priorités, notamment la lutte contre le trafic de cannabis qui représente "sans doute deux milliards d'euros de chiffre d'affaires" en France.

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mercredi 5 décembre 2012

La ville de Lens compte sur "son" Louvre pour renaître

Le Louvre-Lens, antenne régionale en pays ch’ti du prestigieux musée, ouvre aujourd’hui, en présence de François Hollande. Un pari fou au milieu des terrils dans une région durement marquée par la crise.

François Hollande lors de l'inauguration du Louvre-Lens, le 4 décembre 2012. Le président François Hollande a "salué" mardi la décision de Jacques Chirac qui avait choisi Lens en 2004 pour accueillir une antenne du Louvre, lors de l'inauguration de ce nouveau et prestigieux musée.

« Ce serait ridicule ? » C’est par ces trois mots que Daniel Percheron, président (PS) de la région Nord-Pas-de-Calais et passionné d’égyptologie, a sondé la candidature de Lens auprès d’Henri Loyrette, patron du Louvre, quand le plus grand musée du monde a annoncé en 2003 l’ouverture d’une antenne en région, dans le cadre d’un plan gouvernemental de décentralisation.

Ridicule, une ville de 36 000 habitants qui abriterait un mini-Louvre, alors qu’elle compte surtout un maximum de chômeurs? Une ex-cité minière à bout de souffle, qui fait pâle figure à côté de Lille, plus rayonnante culturellement, et même d’Arras, la sous-préfecture dont elle dépend, nantie d’hôtels qu’elle lui envie. Lens n’avait que son équipe de foot, championne de France en 1998, pour rêver, qui végète actuellement en L 2. Mais aussi son « énergie du désespoir », comme dit Daniel Percheron. Une fierté qui a fait sortir de terre une mine d’art.

Le Louvre-Lens est bâti sur le carreau de la fosse 9 des anciennes mines, face à des terrils classés depuis peu au Patrimoine mondial par l’Unesco. Le musée s’élève — façon de parler pour un bâtiment en longueur, d’un dépouillement très japonais, signature du cabinet nippon Saana — juste à côté du stade Bollaert. Les dieux du stade et de l’art pour oublier la crise qui fait rage sans discontinuer depuis la fermeture des dernières mines de charbon, dans les années 1980.

Ils espèrent plus de 500 000 visiteurs par an

Lens exploite aujourd’hui un nouveau filon. La région a investi dans ce projet colossal qui va présenter des sculptures grecques, égyptiennes et mésopotamiennes, des tableaux de Vinci, Raphaël, Delacroix et Ingres aux locaux, mais aussi aux touristes belges et britanniques. Le conseil régional finance 59% d’un budget de départ de 150 M€, et qui a été dépassé, l’Europe en a fourni 25%, Lens et la communauté urbaine 8%, le département du Pas-de-Calais 7%, et l’Etat 1%.

Le Louvre agit « comme un réparateur de crise industrielle », souligne l’ancien ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, qui a participé au choix de Lens sous le second mandat de Jacques Chirac. A l’époque, seule la région Nord avait répondu à l’appel à candidatures, et Lens avait devancé cinq autres villes de la région, Valenciennes, Calais, Arras, Boulogne-sur-Mer et Amiens.

Son nouveau musée espère marcher sur les traces de ses deux modèles, nés dans des régions elles aussi sinistrées : le musée Guggenheim de Bilbao, qui a transformé cet ancien désert sidérurgique du Pays basque espagnol en pôle touristique européen de premier plan, et Beaubourg Metz, qui a attiré plus de 1,5 million de visiteurs depuis son ouverture au printemps 2010, au cœur d’une terre dévastée par l’effondrement de l’acier.

Et si l’avenir passait par les bronzes antiques? Le guide touristique Lens Liévin propose déjà des balades, des lieux de mémoire miniers au nouveau Louvre.

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Le château de Locarno, ancien château des Visconti !

De 1513 à 1798, le château des Visconti était le siège des baillis. Aujourd'hui, le Château de Locarno, est un musée archéologique avec des objets découverts dans la région de Locarno depuis la fin de l'âge du bronze jusqu'au Haut Moyen Age. La collection de verres romains, qui furent découverts au Tessin, en constitue le clou. Riche assortiment de près de 200 objets. Des documents sur la conférence sur le désarmement de Locarno (1925) sont à voir au musée de la ville.

Le château de Locarno. Photo Réveil FM

On trouve dans les parties du château encore debout - elles occupent à peine un cinquième du terrain ayant à l'origine appartenu à la forteresse - des murs datant de différentes époques. Les éléments les plus vieux, soit quelques pans du mur d'enceinte, les parties inférieures des logis et la souche d'une tour, pourraient fort bien remonter au XIIIe siècle ou même à la fin du XIIe. Les constructions actuelles datent toutefois pour la plupart des XIVe et XVe siècles, époque à laquelle l'ouvrage du haut Moyen Age fut peu à peu transformé en une gigantesque forteresse. C'est ce que fait découvrir Suisse tourisme aux visiteurs et curieux.

Le bastion du Château de Visconteo de Locarno a-t-il été dessiné et réalisé par Léonard de Vinci? Photo Réveil FM

Le complexe des bâtiments contigus à la cour comprend une tour rectangulaire du haut Moyen Age, sans doute le dernier reste de la rocca, le noyau puissamment fortifié du château ayant occupé le plateau supérieur de la colline; la rocca doit avoir été le premier élément de la forteresse. Ont en revanche disparu les considérables installations de défense du secteur nord, l'imposante tour d'angle circulaire, le bastion de plan triangulaire et son fossé avancé. Les parties du château donnant sur le lac, la grande entrée percée dans le front sud des murailles d'enceinte et les fortifications du port reliées au château ont elles aussi été démolies. De leur côté, les abords du château ont subi de radicales transformations. Là où passe aujourd'hui une route de contournement s'étendaient autrefois les bords du delta de la Maggia. Cela explique les inondations et les glissements de terrain qui à plusieurs reprises ont ravagé les parties inférieures du château fort.

En raison de la destruction partielle de l'ouvrage et de la superposition des bâtiments des XIVe et XVe siècles sur les plus vieux éléments de construction, il n'est plus possible de reconstruire l'histoire du château à ses débuts. Il est d'ailleurs difficile de localiser les différents châteaux forts du Locarnais cités dans des textes des XIe et XIIe siècles, car il en existait également à Muralto et à Orselina et tous appartenaient à la même famille de nobles. Vers la fin du XIe siècle, l'archevêque de Milan concéda le territoire de Locarno en prêt aux seigneurs de Besozzo. Connus sous le nom de Capitanei de Locarno, ces seigneurs s'établirent dans différents châteaux et régnèrent dès lors sur le Locarnais.

La tour restante du château. Photo Réveil FM

Les Orelli et les autres Capitanei, en particulier les Muralto, jouirent d'une large indépendance, ce qui ressort notamment du fait qu'à l'époque des Staufen, les empereurs reconnurent leur fief. Ils fortifièrent leur domaine non seulement du côté de la Léventine et du val Blenio, où ils érigèrent un château au-dessus de Biasca et exercèrent des droits seigneuriaux, mais également du côté des vallées latérales du Locarnais, où ils déployèrent une politique de colonisation particulièrement fructueuse. C'est à l'instigation des Orelli que la région de Bosco-Gurin fut peuplée par des Walser au début du XIIIe siècle.

Locarno fut mêlée au XIIIe siècle au conflit qui avait éclaté entre les Guelfes et les Gibelins et vers 1240, elle était la base la plus importante des Guelfes dans le territoire du lac Majeur. En 1260, la forteresse de Locarno fut néanmoins conquise, puis détruite par les Gibelins, chassés de Milan. Par la suite, Simon d'Orello, alors le plus éminent représentant des Capitanei de Locarno, changea de camp et se rangea aux côtés des Gibelins, pour lesquels il combattit avec succès jusqu'à sa mort, survenue en 1290. Il fut particulièrement heureux lorsqu'il put faire prisonniers les chefs des Guelfes de Côme. Pour se venger d'une détention qu'il avait lui-même subie quelques années auparavant, il les fit enfermer pendant de longues années dans d'étroites cellules. L'extension territoriale que connut Milan sous le règne des Visconti ne s'arrêta pas aux portes du Locarnais.

En 1507 à Milan, il n'y avait qu'un seul Florentin aux connaissances adéquates: Léonard était déjà employé comme ingénieur militaire par Ludovic Maria Sforza, le duc de Milan. Et il avait déjà dessiné des bastions pour les Français en 1499, peu avant de quitter la ville. Photo Réveil FM

En 1342, la forteresse de Locarno ne résista pas à une attaque des Visconti lancée simultanément du lac et de la terre. Les Capitanei faits prisonniers furent cependant libérés après peu de temps et se virent même octroyer une indemnité pour la perte de leurs droits de souveraineté. Dès cette date, Locarno fut dirigée par les Visconti. Ils confièrent l'administration de leurs biens seigneuriaux à un podestà et l'installèrent au château de Locarno. C'est de cette époque que datent les premières grandes transformations de l'ouvrage. Pour des raisons qu'on ignore, les Visconti renconcèrent au XVe siècle à administrer eux-mêmes la ville de Locarno et en 1439, ils cédèrent le château à titre de prêt à Franchino Rusca.

Ce fut le point de départ de l'époque la plus glorieuse de ce monument. Franchino Rusca et ses descendants, qui résidèrent à Locarno jusqu'en 1500, en firent un gigantesque ouvrage défensif. Les dernières décennies de l'ère des Rusca furent malheureusement ternies par des dissensions politiques. Brouillé avec les Confédérés depuis les guerres de Bourgogne, le comte de Milan, qui avait de bonnes raisons de douter de la loyauté des Rusca, installa un intendant au château de Locarno.

Les Rusca furent autorisés à occuper le palazzo, donc la partie de l'ouvrage non fortifiée. Quant au fonctionnaire milanais, il s'établit à la rocca. Au cours des dernières décennies du XVe siècle, la forteresse de Locarno s'avéra être un ouvrage par trop grand et de ce fait quasi impossible à maintenir en état de défense.

A bien des reprises, les intendants milanais se plaignirent des mauvaises conditions des installations défensives, d'un armement insuffisant et d'une garnison numériquement trop faible. En 1475 déjà, un fonctionnaire signalait à ses supérieurs qu'en cas de guerre, deux cents hommes ne suffiraient pas pour défendre une aussi grande forteresse. Ce qui en outre irrita particulièrement les occupants milanais, c'est que les Rusca se firent construire un splendide palais, tandis qu'eux-mêmes devaient se contenter de la rocca, fort peu confortable.

Les crues de la Maggia et l'engravement du port fortifié causèrent de leur côté bien des difficultés aux Milanais. Pour qu'il puisse continuer à remplir ses fonctions, le port dut être dragué en 1485 et en 1486.

Le château de Locarno a longtemps appartenu à la famille Visconti. Photo Réveil FM

Lorsque, en 1499, Louis XII de France envahit la Lombardie, il fit occuper le château de Locarno par ses troupes. Ce fut le début d'une longue lutte, dont l'enjeu était la possession du Locarnais. Las des promesses vaines de Louis XII et de sa tactique visant à faire durer les négociations de paix, les Confédérés occupèrent Locarno en 1503.

Ils se déclarèrent toutefois prêts à restituer la ville lorsque le roi, dans le traité d'Arona de 1503, renonça à Bellinzone.

La forteresse de Locarno demeura propriété du roi de France pendant quelques années. La campagne lancée par les Confédérés en 1512 mena, certes, à l'occupation du pays, mais non à la prise des fortifications tenues par les Français, car les troupes suisses ne disposaient pas d'une artillerie suffisante pour une telle entreprise.

Il fallut les négociations engagées au début de 1513 pour que les Confédérés puissent prendre possession du château de Locarno. Sa cession ne devint toutefois effective qu'en 1516, à la signature de la Paix perpétuelle.

A partir de 1513, la forteresse servit de siège à un bailli confédéré chargé de l'administration du bailliage commun de Locarno.

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lundi 3 décembre 2012

Les prédateurs, sanguinaires et miliciens du M23 à Goma, grève de la faim de quelques Congolais à Paris !

La guerre à l'Est de la République démocratique du Congo, la prise de Goma par les miliciens, prédateurs, sanguinaires tutsi-Rwandais du M23 n'a pas encore cessé de soulever la tempête de la colère chez les Congolais de l'étranger. Dans les capitales occidentales des marches de protestation sont organisées, des conférences, des sit-in et maintenant des grèves de la faim ! Ce sont quatre Congolais non originaires de la province du Nord-Kivu qui entament la grève de la faim en plein hiver dans le parc du Sacré-Cœur à Montmartre dans le à Paris pour la recherche de la paix à la cessation des massacres et viols à l’Est de la RDC. Il s'agit de : Nicole Mutolo Zita Dia Nza, Pierrot Itela, Angélique Kabongo et et Hervé Kashama. Le samedi dernier, ils avaient tenté en vain de s'installer devant l'Assemblée nationale française. Après avoir été délogés de l’assemblé national français, puis de la place de la concorde à Paris, les résistants congolais se sont installés devant la Basilique Sacré Coeur pour continuer leur grève de la faim...

Pierrot Itela dans sa tentative de faire la grève de la faim devant l'Assemblée nationale.

Charly Esalo et Me Rety qui a exercé auprès du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), installé à Arusha en Tanzanie.

Hervé Kashama explique son engagement de grèver pour la faim à Charly Esalo et Me Rety.

L'explication de Nicole Mutolo Zita Dia Nza sur sa grève de la faim

L'abstention volontaire de toute alimentation, si nécessaire jusqu’à la mort, afin d’attirer l’attention du public et des autorités compétentes du monde est pour moi la seule manière de protester contre l'agression que subit actuellement la République Démocratique du Congo par le Rwanda et l'Ouganda, mais aussi de dénoncer le viol massif des femmes comme arme de guerre et l'enrôlement dans des groupes armés, d'enfants soldats.

La grève de la faim est une forme de chantage public par lequel, nous, patriotes congolais et amis du Congo avons envisagé.

C’est une stratégie d’ordre politique ayant pour objectif d’éveiller des sensibilités endormies et de faire bouger les choses pour que enfin la République Démocratique du Congo et sa population retrouve une dignité perdue.

J'ai épuisé tous les moyens et voies de pression, je me retrouve encore dans l’impasse. La grève de la faim constitue un recours ultime pour moi afin d’avoir gain de cause. Toute communication verbale étant devenue inopérante, je cherche donc à infléchir la situation par une conduite extrême non violente à l’égard d’autrui, même si la stratégie de la grève de la faim est une forme de violence envers moi-meme.

Je vais exhiber mon corps vulnérable en symbole d'une situation d’impuissance.

Je vais m'exposer en victime, chercher à alerter l’opinion publique et provoquer j'espère une compassion massive capable d’ébranler les autorités et de les contraindre à modifier leurs politiques envers la RDC. Je sais que cet appel spectaculaire à la conscience populaire n’est possible que dans les régimes politiques où l’opinion publique, jouit d’un pouvoir réel et pèse sur les décisions des gouvernants, j'en appelle donc à la République Française.

En France, la vie des individus est valorisée et toute atteinte à la vie humaine soulève l’indignation.

Je n'aurai pu le faire en RDC qui est un régime totalitaire et pauvre, là-bas on fréquente la faim et on frôle la mort quotidiennement. Une grève de la faim y risquerait de passer inaperçue et ne réussirait pas à provoquer une mobilisation populaire, capable de revendiquer les droits bafoués.

La grève de la faim est mon cri ultime qui, par la violence avec laquelle elle s’adresse à l’humanité, à la France, veut dénoncer une situation intolérable en RDC.

J'appelle donc mes frères et sœurs combattants, résistants, patriotes congolais et amis du Congo à me rejoindre dans cette lutte. Tél: 0613998015

Nicole Mutolo Zita Dia Nza

Rassemblement pour la Nation Congolaise

La basilique du Sacré-Cœur, dite du Vœu national, située au sommet de la butte Montmartre, est un édifice religieux parisien majeur.

Sa construction fut décrétée par une loi votée par l'Assemblée nationale de 1871 en juillet 1873 dans le cadre d'un nouvel « Ordre moral » faisant suite aux événements de la Commune de Paris. Avec plus de dix millions de pèlerins et visiteurs par an (en 2006), c'est le second monument de France le plus visité après la cathédrale Notre-Dame de Paris.

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La dépouille de Yasser Arafat a été exhumé pour des analyses à Ramallah

Une soixante de prélèvements ont été effectués mardi dernier sur la dépouille de Yasser Arafat à Ramallah, et répartis ensuite pour analyse entre les trois équipes d'enquêteurs.

Huit ans après sa mort, Yasser Arafat a été exhumé mardi 27 novembre à Ramallah pour permettre que des experts internationaux pratiquent des prélèvements sur la dépouille afin de déterminer si le dirigeant historique palestinien a été empoisonné au polonium.

Devant le mausolée de Yasser Arafat, une haie d'honneur après l'exhumation de la dépouille du dirigeant historique de l'OLP. Ici Tayeb Abdelrahim, conseiller du président Abbas. (Mardi 27 novembre 2012).

Suha Arafat, l'épouse de Yasser Arafat's widow, a regardé à la télévision toute la cérémonie.

Devant le mausolée où repose le corps d'Arafat, des personnes, peut-être des experts. (Mardi 27 novembre 2012).

Le mufti de Jérusalem Mohammed Hussein quitte le mausolée. (Mardi 27 novembre 2012).

Le mausolée où repose le corps d'Arafat a été dissimulé derrière des bâches de plastique bleu en attendant l'exhumation. (Samedi 24 novembre 2012).

La dépouille de Yasser Arafat a été exhumée ce mardi à Ramallah, en présence de juges français et d'experts du CHUV de Lausanne.

Une équipe de médecins légistes français arrivant à l'aéroport Ben Gourion près de Tel Aviv. ( 25 novembre 2012).

La presse se positionne en attendant les opérations d'exhumation prévues le 27 novembre.

Tawfiq Tirawi, le chef de l'équipe palestinienne qui a enquêté sur la mort de Yasser Arafat. ( 24 novembre 2012).

Yasser Arafat, entouré de médecins tunisiens et égyptiens le 28 octobre à Ramallah.

Une image de Yasser Arafat, prise le 29 octobre 2004, dans un avion le transportant à Paris. Il va décédé le 11 novembre 2004 à l'hôpital militaire de Percy, à Clamart dans les Hauts-de-Seine.

Dans un entretien au Matin Dimanche, le professeur Patrice Mangin, directeur du Centre universitaire romand de médecine légale de Lausanne indique que le médecin légiste palestinien, seul à toucher le corps, a pu «effectuer tous les prélèvements souhaités. En tout une soixantaine».

Trois équipes sont en charge de cette enquête sur l'éventualité d'un empoisonnement du dirigeant historique palestinien, décédé il y huit ans: une équipe française suite à la plainte déposée en France par sa veuve, Souhah Arafat, une équipe suisse et une équipe russe sollicitées par l'Autorité palestinienne.

«Chaque équipe dispose maintenant d'une vingtaine d'échantillons similaires. Il y a eu trois types de prélèvements: les premiers pour déterminer l'identité du corps, les seconds pour confirmer l'hypothèse de la présence suspecte de polonium 210 et les troisièmes pour des investigations à visée technologique», a déclaré Patrice Mangin.

Une image

Une présence anormalement élevée de polonium, une substance radioactive toxique, avait été trouvée par le laboratoire de Lausanne dans des effets personnels d'Arafat qu'il avait lors de son hospitalisation en France et qui avaient été soumis à examen par sa veuve dans le cadre d'une enquête de la chaine arabe Al Jazeera.

Par respect, la dépouille n'a pas été déplacée au cours de ces opérations et une seule image a été prise par le photographe officiel palestinien pour être versée au dossier, a indiqué le scientifique suisse. Celui-ci table sur trois à quatre mois de travail pour arriver à un résultat.

«Pour l'instant aucune analyse n'a encore commencé. Chacun transmettra ses résultats à son mandataire, l'Autorité palestinienne pour les Russes et nous, la justice française pour les Français. Ça ne m'étonnerait pas que les Suisses soient sollicités pour une synthèse».

Valeurs anormales

Quand on lui demande ce qu'il se passera si ces nouvelles analyses ne confirmaient pas les premiers résultats de son laboratoire, le professeur Mangin assure que ses services «ont toujours été très clairs. Nous n'avons jamais prétendu qu'il y avait empoisonnement. Nous avons seulement constaté des valeurs anormales qui nécessitaient d'autres investigations. Nous continuerons sur cette ligne claire».

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Philippe Servaty, un ancien journaliste du quotidien belge "le Soir", est jugé pour "tourisme sexuel et viol sur mineurs de moins de 14 ans" au Maroc !

Le procès d'un ancien journaliste belge, poursuivi pour des faits de tourisme sexuel au Maroc, notamment sur des mineurs, doit s'ouvrir ce lundi 3 décembre à Bruxelles huit ans après les faits, a indiqué un avocat de la partie civile.

Philippe Servaty est un journaliste du quotidien belge Le Soir. Il est jugé pour "tourisme sexuel et viol sur mineurs de moins de 14 ans".

Philippe Servaty est poursuivi pour "débauche ou prostitution de mineur", "viol sur mineur de moins de 14 ans", "diffusion d'images pornographiques présentant des mineurs", "traitement dégradant" et "exposition et distribution d'images pornographiques".

Son procès s'ouvre ce lundi 3 décembre devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, a affirmé Maître Redwan Mettioui, avocat à Bruxelles représentant les victimes marocaines. Jusqu'en 2004, il s'est rendu très régulièrement à Agadir (sud du Maroc).

Lors de ses séjours, il accostait des jeunes filles dans la rue, leur promettait une vie plus confortable en Belgique et les ramenait à son hôtel. Il est accusé d'avoir violé l'une d'entre elles, fait qu'il conteste, a indiqué Me Mettioui.

Il est également poursuivi pour avoir photographié une soixantaine de jeunes femmes dans des positions suggestives et avoir diffusé les photos sur internet, sans leur accord, ce qui lui a valu le surnom de "pornographe d'Agadir".

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dimanche 2 décembre 2012

Après le désaveu de Florange, Arnaud Montebourg est isolé au sein du gouvernement

Tout était réuni pour faire des hauts-fourneaux de Florange l'emblème de la mission de redressement productif d'Arnaud Montebourg, mais le ministre, lâché et taclé par Matignon qui n'a pas retenu son plan de nationalisation, se retrouve isolé au sein du gouvernement.

Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif

Alors qu'il a annulé sa participation à l'émission "Tous politiques" prévue dimanche 2 décembre en fin d'après-midi, organisée par France Inter, Le Monde et l'Agence France-Presse en raison "d'un agenda chargé", Arnaud Montebourg était l'invité du 20h de TF1 samedi 1er décembre.

Tweets !

Agence France-Presse ✔ @afpfr Montebourg annule dimanche sur Inter, mais sera samedi soir sur TF1 bit.ly/U86fuV #AFP

1 Dec 12 ReplyRetweetFavorite Le ministre qui n'hésite pas à tacler le chef du gouvernement.

Sur le plateau 20h de TF1, il a expliqué qu'il ne s'était pas senti "désavoué" par le gouvernement car la "proposition de nationalisation était soutenue par une mobilisation patriotique". À savoir si le ministre avait songé à la démission, la réponse est sans ambages "Si ça avait été un combat personnel j'aurais songé sérieusement à démissionner mais c'est un combat pour la France. la question de ma démission est indécente."

Sans renier son bilan, il a par ailleurs assuré que "le Premier ministre pouvait obtenir davantage de Mittal" sans omettre de préciser que la "nationalisation reste sur la table si Mittal ne tient pas ses engagements. Arnaud Montebourg a aussi annoncé que le repreneur qu'il avait trouvé "sera reçu par François Hollande" pour le remercier.

Voici quelques tweets de réactions après le passage d'Arnaud Montebourg au 20h (la suite de l'article après le diaporama) : @ThomasWieder Thomas Wieder Montebourg commence par expliquer en gros que Ayrault en disant non à la nationalisation méprise 60 % des Français. Il y va fort. #TF1

Le ministre qui jette des bouées de secours

"S'il perd la bataille de Florange, il va être réduit au ministre qui va jeter quelques bouées de secours", estimait récemment un de ses proches, le député socialiste de l'Essone Malek Boutih. Car Florange concentrait l'essence du Redressement productif, une industrie historique à la splendeur fanée (la sidérurgie et les hauts-fourneaux), un bassin d'emploi sinistré et une incarnation du capitalisme transnational dont le ministre dénonce les méfaits: ArcelorMittal.

Mais Arnaud Montebourg a perdu. Florange ne sera pas nationalisé pour être revendu ensuite. ArcelorMittal a négocié avec Matignon d'investir dans le site mosellan, de ne pas trop réduire l'emploi et de maintenir fonctionnels les hauts-fourneaux. Indiscutablement ironique, un responsable gouvernemental lançait en ricanant: "C'est un immense triomphe pour Arnaud Montebourg".

Le potentiel repreneur de Florange écarté

Quelque heures avant cet épilogue, Arnaud Montebourg disait encore que la nationalisation, idée à laquelle s'étaient ralliés de nombreux responsables politiques de tous bords, n'était "pas un faux espoir" mais une "solution qui est sérieuse, crédible, durable". L'action qu'il a menée depuis des semaines pour trouver un repreneur industriel auquel revendre Florange a été balayée sans trop de ménagement par Matignon. Selon une source proche de la rue de Varenne, Jean-Marc Ayrault a estimé que le repreneur annoncé par Arnaud Montebourg n'était pas "crédible". Ce n'était "pas solide" et "pas bordé", insiste-t-on à Matignon.

MN Lienemann @mnlienemann Pourquoi JM Ayrault dit il qu'il n'y avait pas de repreneur crédible. Absurde de discréditer son ministre et Mittal peut se sentir fort

Nadine Morano ✔ @nadine__morano #Florange : Montebourg désavoué par Ayrault décrédibilisé devant les syndicats.

Mais, "le rôle de Montebourg, c'est de faire du bruit utile pour les négociations", analyse Eddy Fougier, chercheur associé au CNRS spécialiste de la gauche. Une idée partagée par un membre du gouvernement pour qui "Montebourg voulait vraiment nationaliser. Mais pas les autres. On s'en est servi comme arme dans la négociation". Et le chef du gouvernement du reconnaître samedi 1er décembre dans un communiqué l'action de son ministre. Jean-Marc Ayrault, a en effet salué l'action d'Arnaud Montebourg, "qui n'a pas ménagé sa peine" pour tenter de trouver une solution pour le site sidérurgique de Florange, "comme il le fait sur de nombreux dossiers".

Dans un communiqué, le chef du gouvernement a souligné que les efforts d'Arnaud Montebourg ont contribué "à créer un rapport de forces favorable à la conclusion de l'accord" entre le gouvernement et ArcelorMittal annoncé vendredi. Certes.

Une position de plus en plus inconfortable

Il n'empêche que sur le fond, la situation de Montebourg, qui évolue sur l'aile gauche du Parti socialiste, devient plus inconfortable dans un gouvernement qui revendique une "révolution copernicienne" dans son rapport aux entreprises, et qui considère peut être la nationalisation comme une vieille lune.

"On n'est plus dans une époque où on nationalise la sidérurgie", déclarait la semaine dernière le ministre du Travail Michel Sapin. Nationaliser était "juridiquement hasardeux" et "économiquement instable", assure-t-on à Matignon, même si, à l'Elysée, on estime que "la leçon c'est aussi que la nationalisation est un outil dédiabolisé".

"Le gouvernement a fait le choix du Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi. Il s'agit d'une priorité nationale", a rappelé vendredi soir Jean-Marc Ayrault, en référence aux mesures de relance de la compétitivité adoptées jusqu'ici, notamment le crédit d'impôt sur le coût du travail octroyé aux entreprises, critiqué par la gauche de la gauche. "Qu'il y ait des tensions (...), c'est évident", selon M. Fougier, pour qui "sur le fond", Arnaud Montebourg n'est pas compatible avec la révolution copernicienne du PS. "En même temps, il y a des déséquilibres internes (...) et Montebourg a un rôle pour que le parti ne penche pas trop à droite", selon lui. Le PS a largement critiqué Nicolas Sarkozy sur le dossier Gandrange, une aciérie d'ArcelorMittal que le Président n'avait pas maintenue à flot en dépit de ses engagements.

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Domodossola-Locarno, vues panoramiques !

Le chemin de fer Domodossola–Locarno, aussi connu comme le chemin de fer Centovalli (l'italien : Centovallina) est un chemin de fer de calibre de mètre entre Domodossola, l'Italie et Locarno, la Suisse. Ouvert le 25 novembre 1923, le chemin de fer de 52 kilomètres de long a 22 stations et prend environ 2 heures pour traverser la longueur entière, avec une vitesse moyenne inférieure à 30 km / h. Le chemin de fer Domodossola–Locarno a transféré 1 million de passagers en 2010. La frontière italienne-suisse se situe entre les villes de Ribellasca et de Camedo. Avec Suisse tourisme, nous avons pu emprunter ce tronçon. 39 photos pour vous permettre de découvrir le tronçon Italo-Suisse: Domodossolla-Locarno.

Au départ de Domodossola, belles maisons perchées à flanc de coteaux. Photo Réveil FM

Le train n'est pas bondé. Photo Réveil FM

Joli clocher d'une église. Photo Réveil FM

Le train serpente le rail. Photo Réveil FM

Village italien, maisons aux fenêtres fermées. Photo Réveil FM

Le gazon comme toit d'une salle sportive municipale. Photo Réveil FM

La gare S. Maria Maggiore. Photo Réveil FM

Nous sommes bel et bien en Italie, la linge étalée sur le balcon. Photo Réveil FM

Domodossola-Locarno: 22 stations ! Photo Réveil FM

La station RE en Italie. Photo Réveil FM

Très belle Eglise au passage. Photo Réveil FM

Eglise belle mais qui passe très vite. Photo Réveil FM

Montagne enneigée. Photo Réveil FM

Ribellasca , la frontière italienne. Photo Réveil FM

Camedo, la frontière suisse. Photo Réveil FM

Le train à Camedo. Photo Réveil FM

Un barrage électrique ? Photo Réveil FM

Vue magnifique d'un pont. Photo Réveil FM

Notre train est très haut pour avoir une vue pareille du pont. Photo Réveil FM

Le machiniste de notre train qui nous amène à Locarno. Photo Réveil FM

Encore une montagne enneigée. Photo Réveil FM

Un bus pour Locarno. Photo Réveil FM

Vue du train à partir du dernier wagon. Photo Réveil FM

Les vignes. Photos Réveil FM

Et encore des vignes. Photo Réveil FM

La gare de Verscio. Photo Réveil FM

Une grande statue accrochée au mur d'un bâtiment moderne. Photo Réveil FM

La pendule de l'église marque l'heure: Il est 15h10 ! Photo Réveil FM

Un cimetière. Photo Réveil FM

L'auberge restaurant Centovalli. Photo Réveil FM

Croisement avec un train qui va vers Domodossola. Photo Réveil FM

Le croisement se fait à Protebrolla. Photo Réveil FM

La gare de Protebrolla. Photo Réveil FM

Tags dans une gare avant Locarno. Photo Réveil FM

La gare couverte de Locarno. Photo Réveil FM

Arrivée à la gare de Locarno. Photo Réveil FM

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samedi 1 décembre 2012

Swissminiatur à Mélide-Lugano dans le Tessin

Inaugurée le 6 juin 1959, non loin de Lugano dans le canton du Tessin, Swissminiatur a fêté ses 50 ans en 2009 et en 2059 il n'aura que 100 ans ! Swissminiatur a un bail avec la commune de Mélide de 86 ans, il a droit de rester sur son site jusqu'en 2042. Grâce à Suisse Tourisme, nous avons eu l'opportunité de le visiter. C'est un parc en plein air situé à Melide, un village sur les bords du lac de Lugano, dans la partie de la Suisse de langue italienne. Le parc est entouré de montagnes importantes comme le Monte Generoso, le monte San Salvatore et le Monte San Giorgio qui a été déclaré Patrimoine Naturel Mondial de l'Humanité par l'Unesco.

Le Palais Fédérale à Berne, en miniature. Photo Réveil FM

Sur une surface de plus de 14 000 m2, les visiteurs peuvent admirer plus de 120 modèles des bâtiments et monuments les plus connus en Suisse. Construits manuellement à l'échelle de 1:25.

Un réseau de 3560 mètres de chemin de fer en miniature parcourt le parc avec ses 18 trains en traversant des ponts et en s'arrêtant aux gares. Les bâteaux sillonnent les lacs, les télécabines et les funiculaires montent et descendent des montagnes, les voitures roulent sur les autoroutes.

Le parc est décoré et embellit par une selection de 1500 différentes plantes et de plus de 1500 fleurs.

Swissminiatur n'est pas seulement une attraction touristique. Elle est certainement connue comme un musée en plein air. Il manque quand même dans le parc ce qui caractérise la Genève Internationale: Le Palais des Nations !

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