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jeudi 31 janvier 2013

Chili-Santiango: Jean-Marc Ayrault a rendu un hommage à Salvador Allende l'ancien président Chilien !

C'est au cimetière général de Santiago du Chili que le Premier ministre a rendu hommage à Salvador Allende, le 25 janvier, en présence de la fille de ce dernier, la sénatrice Isabel Allende Bussi. Il a salué l'espoir extraordinaire qu'avait représenté Salvador Allende, devenu président du Chili, en incarnant « une nouvelle voie, une voie démocratique de transformation » du pays.

Santiago, Jean-Marc Ayrault se recueille sur la tombe de l'ancien président chilien Salvador Allende, le 25 janvier 2013. Photo Réveil FM

Au Chili, après une visite officielle au président chilien Sebastian Pinera, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault s’est rendu au cimetière général de Santiago se recueillir sur la tombe de Salvador Allende. Une gerbe de fleurs tricolore sous le nom de l’ex-président chilien Salvador Allende, un œillet sur son cercueil, et quelques secondes de silence. C’est l’hommage que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a tenu à rendre au président socialiste qui s’est donné la mort le jour du coup d’Etat d’Augusto Pinochet, le 11 septembre 1973. « Salvador Allende a représenté un espoir extraordinaire lorsqu'il est devenu président du Chili, a-t-il déclaré, parce qu'il avait incarné une nouvelle voie, une voie démocratique de transformation. Et son message a rayonné bien au delà du Chili, et a eu une résonnance très forte en Europe, chez les socialistes français, dans la gauche française. »

Marcia Tambutti Allende, la petite fille de Salvador Allende, était présente avec sa mère. Elle a apprécié cet hommage : « Pour nous, c’est un honneur, d’autant que nous avons toujours entretenu de très bonnes relations avec la France. C’est donc un plaisir de pouvoir réaffirmer ces liens ».

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mercredi 30 janvier 2013

Paris: Paul Biya dictateur à temps partiel et doyen de la Françafrique à l'Elysée !

Au pouvoir depuis 30 ans au Cameroun, Paul Biya a eu aujourd'hui, mercredi 30 janvier en début d'après-midi, un entretien à l’Elysée avec le président français qui n’a sans doute pas eu trop envie d’être photographié avec le dictateur Camerounais.

Dictateur à temps partiel Paul Biya, le Président du Cameroun passe 10/12 mois de l'année hors du Cameroun plus précisement à l'hôtel Intercontinental de Genève

Des organisations d’opposants de la diaspora camerounaise ont appelé mercredi le président français François Hollande à inviter son homologue camerounais Paul Biya à organiser des élections libres et à «passer la main», peu avant une rencontre des deux chefs d’Etat à Paris.

«M. Hollande doit lui signifier de la façon la plus claire possible qu’il est temps d’organiser des élections libres et démocratiques et de passer la main", a déclaré à l’AFP Moïse Essoh, secrétaire exécutif du Collectif des organisations démocratiques et patriotiques de la diaspora camerounaise (Code).

Par la force

«M. Hollande s’est engagé à en finir avec la Françafrique. C’est le moment pour lui de passer aux actes», a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse à Paris. «Il ne se maintient au pouvoir que par la force, la fraude et le clientélisme, et il ne faut plus qu’il puisse se prévaloir de soutien de la France», a souligné M. Essoh.

«Le visiteur du Palais de l’Elysée ce mercredi fait partie de ceux avec lesquels François Hollande n’a sans doute pas trop envie d’être photographié. Il fait pourtant partie de l’héritage de la Françafrique, qu’il le veuille ou pas, souligne Rue89.

Un réseau postcolonial

La Françafrique recouvre un ensemble de réseaux plus ou moins discrets longtemps entretenu par la France avec ses anciennes colonies en Afrique.

A 80 ans, Paul Biya totalise plus de 30 années au pouvoir. Il a été réélu pour un mandat de sept ans en octobre 2011, à l’issue d’un scrutin controversé.

Paul Biya est arrivé au pouvoir en 1982, presque en même temps que François Mitterrand en France, rappelle Rue89.

Trois décennies plus tard, «Il n’y a plus guère que Robert Mugabe, le despote du Zimbabwe, par vraiment une référence, pour faire mieux en terme de longévité, surtout après le départ « à la retraite » de Fidel Castro et Hosni Moubarak, ou la mort de Kim Jong-il.»

Voyages d’agrément à Genève

Si à son arrivée au pouvoir, Paul Biya avait fait illusion, aujourd’hui. il n’incarne plus que cette tradition de dictatures africaines postindépendances. La corruption et le clientélisme règnent en maître au Cameroun. Paul Biya et Chantal, sa troisième épouse, ont multiplié les voyages d’agrément aux frais du contribuable camerounais. Leurs séjours, à Genève, New York ou travers l’Europe, font jaser.

Chantal Biya justement se signale par ses coiffures extravagantes au point, notre Rue89, qu’un dossier lui est consacré sur le site Tumblr, « Chantal Biya’s hair ».

Atteintes aux droits humains

François Hollande saura-t-il faire passer le message qu’il est temps de «passer la main», comme le demande l’opposition camerounaise? Il reçoit Paul Biya pour une «visite de travail». Le président camerounais doit notamment rencontrer jeudi des représentants du patronat français.

Le Collectif des organisations démocratiques et patriotiques de la diaspora camerounaise (Code) et le Conseil des Camerounais de la diaspora, organisation qui avait déposé en 2010 en France une plainte visant des «biens mal acquis» par la famille de M. Biya, devaient manifester près de l’Elysée mercredi.

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Buenos Aires: "C'était ici que l'on torturait lors de la dictaure militaire" Monsieur Ayrault !

Jean-Marc Ayrault a visité un centre de torture emblématique de la dictature, à Buenos Aires, le vendredi 25 janvier 2013. En Argentine, Jean-Marc Ayrault s'est fait décrire le vendredi dernier une page sombre de l'histoire argentine, en visitant, une première pour un Premier ministre français, un centre de torture emblématique de la dictature. «C'était ici que l'on torturait» ! Dans cette vaste salle en sous-sol de l'Ecole de mécanique de la Marine (Esma), centre de torture pendant la dictature militaire (1976-1983) devenu Musée de la Mémoire, le Premier ministre et son épouse Brigitte, sur le sol argentin pour quelques heures, écoutent les détails fournis par le guide des lieux.

Buenos Aires, Argentine, le vendredi 25 janvier, Jean-Marc Ayrault a visité le centre de torture de la dictature militaire. Photo Réveil FM

Modifié par la dictature en 1969 pour cacher la vérité, cet immense espace blanc glace le visiteur: il était à la fois salle de torture, salle de travaux forcés et aussi centre de maternité clandestine, les bébés des opposants étant récupérés pour l'adoption clandestine des couples stériles de militaires ou proches du régime.

Près de 5.000 personnes y ont été torturées. Certaines étaient droguées puis jetées nues depuis des avions dans le Rio de la Plata, des vols surnommés les «vols de la mort».

Se disant «ému par la visite de ces lieux», M. Ayrault a rendu «hommage à tous ceux qui sont morts ou ont été torturés ici avec une violence particulièrement inouïe qui rappelle (...) l'horreur des camps de concentration», a-t-il souligné.

Il a également salué le fait que l'Argentine ait «fait la lumière sur son passé», en refusant «d'occulter cette histoire».

La répression en Argentine pendant la dictature a fait 30.000 morts ou disparus, parmi lesquels 18 Français. Plusieurs procès se sont déjà tenus, permettant à certains responsables d'être condamnés. Le pays a aussi entamé fin 2012 le procès des «vols de la mort».

«On n'oublie pas trente ans après», a aussi déclaré Jean-Marc Ayrault, le chef du gouvernement à son arrivée à l'ambassade de France, en déposant une rose blanche devant la photo des 18 disparus français. Il a cité le cas des deux religieuses françaises, Alice Domon et Léonie Duquet, disparues en décembre 1977, torturées à l'Esma.

Le Premier ministre s'est aussi entretenu avec des familles de disparus, dont des représentantes des «mères de la place de Mai» (femmes qui défilaient sur cette place de Buenos Aires jouxtant la Casa Rosada, pour réclamer la vérité sur les disparus, ndlr). «C'est la première fois qu'un chef de gouvernement français vient visiter l'Esma, un symbole, cela renforce notre activité, celle des familles et des associations de droits de l'Homme pour maintenir la mémoire et réclamer la justice», a témoigné Eric Domergue, dont le frère Yves, enlevé à l'âge de 22 ans, est une victime française de la dictature.

«Cette visite est très importante pour nous car c'est fondamental que l'Argentine puisse montrer qu'elle a fait du chemin», a témoigné Daniel Tarnopolsky, membre du directoire de l'Esma, qui a perdu frère, soeur et parents.

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Raul Castro devient président de la CELAC !

Le président de Cuba, Raul Castro, a pris les rênes de la Communauté des États latino-américains et des Caraïbes (CELAC) lundi 28 janvier, un événement perçu comme un signe d’unité régionale par rapport aux efforts des États-Unis pour isoler le gouvernement communiste de l’île par le biais d’un embargo économique en place depuis 50 ans. Raul Castro a été chaleureusement accueilli par ses homologues lorsqu’il a pris la parole lundi lors de la cérémonie de clôture du sommet de la CELAC à Santiago, au Chili, durant laquelle il a accepté la présidence tournante de l’organisation.

Raul Castro, le Président Cubain à son arrivée à Santiago

Il a décrit ce qu’il a appelé une vision commune de l’Amérique latine et des Caraïbes, affirmant que la CELAC avait rassemblé 33 pays indépendants afin de créer un espace pour la souveraineté nationale et encourager l’intégration. Le frère de Fidel Castro a également déclaré que le président du Venezuela, Hugo Chavez, avait contribué à réaliser le rêve de Simon Bolivar, héros de l’indépendance des nations sud-américaines, d’unifier la région en négociant la création de la CELAC en décembre 2011.

Le président Chilien Sebastian Pinera et le président Cubain Raul Castro lors du sommet à Santiago du Chili

Plusieurs des leaders ayant prononcé une allocution durant le sommet ont affirmé que la CELAC servait de contrepoids au pouvoir économique et politique de Washington, qui empêche Cuba de participer aux rencontres de l’Organisation des États américains et d’autres regroupements régionaux depuis des décennies.

Le président de l’Uruguay, Jose Mujica, a déclaré qu’il avait été rafraîchissant de rencontrer les dirigeants des pays de l’Union européenne en tant qu’égaux et sans que le «patron du Nord» ne soit présent.

Certaines voix conservatrices de l’hémisphère ont toutefois critiqué les démocraties de la région pour avoir permis au leader communiste d’assumer la présidence de la CELAC.

Les représentants du gouvernement vénézuélien ont annoncé au Chili que M. Chavez se trouvait toujours à La Havane, où il continue à se faire soigner après avoir vécu des complications à la suite d’une opération liée au cancer dont il souffre.

Le vice-président du Venezuela, Nicolas Maduro, a lu une longue lettre rédigée par Hugo Chavez à Cuba dans laquelle il demande aux pays d’Amérique latine et des Caraïbes de rester unis et de lutter contre l’impérialisme économique.

Cuba prend lundi les rênes de la Communauté des Etats latino-américains et des Caraïbes (Celac), entérinant la réintégration de l’île communiste au niveau régional, une reconnaissance diplomatique sans précédent à laquelle le président vénézuélien Hugo Chavez a apporté son soutien depuis son lit d'hôpital à La Havane.

"Nous savons que parmi nous, il y a des opinions diverses, et même des différences, mais la Celac a surgi sur un socle commun de 200 ans de lutte pour l'indépendance", a déclaré le président cubain Raul Castro, 81 ans, qui occupera officiellement la présidence de l'organisation régionale pour un an à l'issue du sommet lundi dernier.

"La Celac n'est pas une succession de simples réunions ni de coïncidences pragmatiques sinon une vision commune de notre grande patrie" latino-américaine, a-t-il dit.

La Celac, contrairement à l'Organisation des Etats américains (OEA), ne comprend pas les Etats-Unis et le Canada.

L'entité régionale de 33 pays a été fondée lors d'un sommet à Caracas en décembre 2011 sous l'impulsion du président Chavez qui se remet d'une quatrième opération du cancer à La Havane.

Depuis son lit d'hôpital, M. Chavez a envoyé un message à ses homologues, lu par son vice-président Nicolas Maduro à Santiago.

Le président vénézuélien, hospitalisé depuis le 10 décembre, écrit notamment dans une lettre signée à l'encre rouge que "l'Amérique latine et les Caraïbes disent aux Etats-Unis d'une seule voix que toutes les tentatives pour isoler Cuba ont échoué et échoueront".

"Nous nous sommes engagés à donner tout notre soutien à Cuba qui occupe à partir de ce sommet de Santiago la présidence tournante de la communauté, c'est un acte de justice après plus de 50 ans de résistance au blocus criminel de l'empire" américain, a poursuivi M. Chavez.

La présidente brésilienne Dilma Rousseff était également la grande absente du sommet, rentrée précipitamment dans son pays en raison de l'incendie catastrophique d'une discothèque. La Celac est "un projet d'intégration ample, un processus de convergence politique, économique et sociale", a déclaré pour sa part le président chilien Sebastian Piñera, hôte de la rencontre et président sortant de l'organisation.

Ouvrant le sommet, M. Piñera a rendu "un hommage sincère et mérité" à trois personnalités politiques de la région, les ex-présidents brésilien et mexicain, Luis Inacio Lula da Silva et Felipe Calderon, et Hugo Chavez.

"Leur vision et leur leadership mais aussi leur ténacité et engagement ont joué un rôle déterminant" dans la création de la Celac, a-t-il assuré.

Pour sa part, la présidente argentine Cristina Kirchner a salué avec enthousiasme ce qu'elle a qualifié de "changement d'époque" en Amérique latine.

"Que Sebastian Piñera, président du Chili, transmette la présidence (de la Celac) à Raul Castro, président de Cuba, reflète les temps qui courent", a-t-elle assuré.

Le président uruguayen José Mujica, un ancien guérillero qui a passé 13 ans en prison, a célébré quant à lui "ce climat que nous sommes en train de vivre, entre gens qui pensent de manière très différente et cependant découvrent qu'ils doivent marcher ensemble".

"Jamais nous n'avons vu cela dans notre Amérique", s'est-il exclamé.

Cuba est soumis depuis 50 ans à un embargo américain, régulièrement rejeté lors des sommets ibéro-américains et à l'ONU qui a voté sa condamnation dans vingt résolutions successives de l'Assemblée générale.

Des gouvernements de la gauche démocratique latino-américaine, avec des orientations différentes, certains modérés comme le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay, le Salvador, et d'autres aux accents plus radicaux comme le Venezuela, la Bolivie, l'Équateur et le Nicaragua, ont contribué ces dernières années à l'élan fondateur de la Celac.

Mais des gouvernements conservateurs comme ceux de Juan Manuel Santos en Colombie, de Felipe Calderon au Mexique et de M. Piñera ont également favorisé sa formation.

La page du passé n'est toutefois pas complètement tournée dans la région.

Le président cubain a fait ainsi l'objet au Chili d'une intense polémique attisée par une frange de la droite chilienne. Celle-ci accuse Cuba de "donner refuge" à des Chiliens soupçonnés d'avoir assassiné un sénateur et idéologue de la droite chilienne, Jaime Guzman, criblé de balles en 1991, après le retour du pays à la démocratie.

Raul Castro, le président Cubain a suscité de la polémique au Sommet de Santiago.

Santiago du Chili, 28 janvier, dans son intervention au sommet, le président cubain, Raúl Castro, a lancé un appel à donner une grande dimension sociale à la Communauté des États latino-américains et Caribéens, Celac, dont l’approche doit viser la solution des problèmes de pauvreté, d’éducation et de consommation de drogues. Durant son intervention, le chef de l’état cubain a déclaré que la région est obligée de faire des progrès considérables dans le domaine de l’éducation, qui est la base du développement économique et social des pays de la zone.

Il s’est prononcé aussi pour la solidarité et la coopération entre les Latino-américains et Caribéens, au milieu d’un panorama global qu’il a qualifié de complexe et convulsif. Il a signalé qu’il faut promouvoir une architecture régionale propre, adéquate aux particularités et aux besoins des pays membres de la Celac.

Au sujet des défis et des enjeux pour cette organisation, le président cubain a signalé :

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mardi 29 janvier 2013

Chili: 1200 journalistes accrédités pour le Sommet Communauté des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC)-Union européenne (UE)

1200 journalistes étaient accrédités pour le Sommet CELAC-UE à Santiago au Chili. Grosse agitation ce week-end à Santiago avec la tenue du sommet Union européenne-Communauté des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC). Soixante-deux pays sont invités à ce méga-sommet (le 7ème entre les deux continents) qui a eu pour thème « Alliance pour le développement durable : promotion des investissements de qualité sociale et environnementale. » Du côté européen, signalons entre autres la présence de Jean-Marc Ayrault, Mariano Rajoy, Angela Merkel, Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso. Le Belge Elio Di Rupo a annulé sa visite en dernière minute suite à la crise sociale chez ArcelorMittal. La CELAC ? La CELAC a été officiellement lancé en 2011 lors du sommet de Caracas. Elle rassemble l’ensemble des pays d’Amérique latine et des Caraïbes et constitue une nouvelle étape du processus d’intégration régionale latino-américain. La déclaration de Caracas affirme ainsi que « l’unité et l’intégration politique, économique, sociale et culturelle de l’Amérique latine et des Caraïbes constituent non seulement une aspiration fondamentale des peuples mais aussi une nécessité pour affronter avec succès les défis qui se présentent à l’Amérique latine en tant que région ». Certains chefs d’État comme Hugo Chavez (Venezuela), Rafael Correa (Equateur) ou Evo Morales (Bolivie) prétendent voir dans cette communauté une alternative crédible à l’Organisation des Etats américains (OEA) qui rassemble les pays d’Amérique latine (excepté Cuba), le Canada et les Etats-Unis. Cet organisme créé en pleine guerre froide est souvent critiqué car considéré comme le bras diplomatique de l’ingérence étasunienne dans les affaires latino-américaines. Par contre, pour la brésilienne Dilma Rousseff et l’Argentine Cristina Fernandez, la CELAC ne s’est créée contre personne et représente avant tout un forum de discussion. Quels que soient les objectifs avoués ou non de cette nouvelle communauté d’Etats, elle est celle avec qui l’Europe entretient dorénavant des relations bilatérales.

Aéroport de Santiago, les journalistes qui ont accompagné le Premier ministre Jean-Marc Ayrault quittent le Chili. Photo Réveil FM

Santiago, dimanche 28 janvier, il est 16h les journalistes retournent à Paris. Photo Réveil FM

Sarah Melaye et Hélène Hug de France Télévisions. Photo Réveil FM

Freddy Mulongo lisant SAS "Panique à Bamako" de Gérard de Villiers. Photo Réveil FM

Le drapeau chilien. Photo Réveil FM

La pancarte signalitique du centre de presse du Sommet Celac-UE. Photo Réveil FM

Bagde du Sommet CELAC-UE. Photo Réveil FM

Bagde des journalistes accrédités pour couvrir le déplacement de jean-Marc Ayrault, le Premier ministre français. Photo Réveil FM

Le plateau de CNN Chili. Photo Réveil FM

Le plateau de 24 horas (24 heures). Photo Réveil FM

Une journaliste de CHV. Photo Réveil FM

Un journaliste de Mega. Photo Réveil FM

Les journalistes travaillant côte à côte. Photo Réveil FM

Les journalistes radios, télés et webs ont travaillé dans des conditions maximum d'efficacité. Photo Réveil FM

Un journaliste faisant le direct avec sa chaîne de télévision: Photo Réveil FM

Le plateau de la chaîne TB. Photo Réveil FM

Les caméramen indispensables pour le direct. Photos Réveil FM

Des journalistes chinois en interview avec un invité. Photo Réveil FM

Freddy Mulongo à Santiago. Photo Réveil FM

Freddy Mulongo sur l'estrade qui a servi à la photo de famille des conférenciers du Sommet CELAC-UE. Photo Réveil FM

L'eau, c'est la vie y compris pour les plantes dans ce jardin artificiel du Sommet de Santiago. Photo Réveil FM

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lundi 28 janvier 2013

Santiago du Chili: Jean-Marc Ayrault reçu par Sebastian Pinera, Président de la République du Chili

Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre Français a participé au 7e sommet de la Communauté des États latino-américains et caribéens (Celac) à Santiago au Chili. Il a été reçu par Sebastian Pinera, Président de la République du Chili.

L'arrivée du Premier ministre Jean-Marc Ayrault à l'aéroport de Santiago. Photo Réveil FM

Honneur militaire pour Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre Français. Photo Réveil FM

Honneur militaire au Palais présidentiel de la Moneda à Santiago. Photo Réveil FM

Palais présidentiel de la Moneda à Santiago, vendredi 25 janvier, Sebastian Pinera, Président de la République du Chili a reçu le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

La France était représentée par Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, accompagné par une délégation des ministres: Pascal Canfin, Ministre délégué auprès du Ministre des Affaires étrangères, chargé du développement, la Franco-Chilienne Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la santé, Benoît Hamon, Ministre délégué auprès du Ministre de l'Économie et des Finances, chargé de l'Économie sociale et solidaire et de la consommation, et Bernard Cazeneuve, Ministre délégué auprès du Ministre des Affaires étrangères, chargé des Affaires européennes. Photo Réveil FM

La rencontre du Premier ministre et sa délégation avec le Président Chilien fut cordial et respectueux. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault lors de son allocution au 7è Sommet Amérique Latine, Caraïbes -Union européenne. Photo Réveil FM

Messieurs les co-présidents,

Mesdames et Messieurs les chefs d’Etat et de gouvernement,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs,

Cette seconde session, sans collaborateur, me semble offrir le moment opportun pour évoquer avec vous la situation au Mali. Je sais que ce pays est éloigné de votre continent, mais les enjeux auxquels nous y sommes confrontés concernent la communauté internationale dans son ensemble.

J’ai pensé que vos pays, dont certains ont été durement touchés par le terrorisme, souhaiteraient être informés de cette situation et des raisons qui ont conduit la France à intervenir.

Depuis sa prise de fonction, le Président François Hollande a sans relâche mobilisé la communauté internationale sur les dangers de la situation au Mali. Il l’a notamment fait à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies, en septembre dernier, en insistant sur la menace que représentait pour la stabilité de toute l’Afrique de l’Ouest et, plus généralement, la sécurité internationale, cette perte de souveraineté du Mali sur une partie de son territoire.

La communauté internationale en a pris acte, puisque trois résolutions, sous chapitre VII, ont été adoptées à l’unanimité par le Conseil de Sécurité. La résolution 2085 du 20 décembre dernier a autorisé le déploiement d’une force africaine pour aider le Mali à recouvrer son intégrité territoriale. L’Union européenne a, quant à elle, décidé de contribuer en mettant en place une opération de formation, dans le cadre de sa politique de sécurité et de défense commune.

C’est probablement pour empêcher la communauté internationale d’agir que les groupes terroristes ont, le 10 janvier dernier, repris l’offensive, en s’emparant d’une ville commandant l’accès au Sud du Mali et de sa capitale. Le Président légitime de ce pays souverain a lancé à la France un appel à l’aide et en a informé le Secrétaire général des Nations Unies. Le Conseil de Sécurité a confirmé qu’il y avait bien une menace directe contre la paix et la sécurité internationales.

Dans le respect de la Charte des Nations Unies, mon pays a décidé d’assumer ses responsabilités et de venir en aide à ce pays ami. Nos objectifs consistent à stopper l’avancée des groupes terroristes vers le Sud, à aider le Mali à recouvrer son intégrité territoriale et à préparer la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité. La France n’a aucun autre but au Mali. Je tiens à le souligner devant vous.

Son intervention aux côté des forces armées maliennes et en réponse à la demande d’un Etat souverain n’a pas vocation à se prolonger. Elle durera le temps nécessaire à ce que l’opération africaine prenne le relai.

Les pays d’Afrique de l’Ouest ont salué unanimement cette décision. Nos partenaires de l’Union européenne nous apportent un soutien politique et logistique important. L’opération africaine, la MISMA, est en cours de déploiement et le premier contingent de l’opération européenne arrivera à Bamako, début février.

Nous appelons toute la communauté internationale à continuer à se mobiliser. Chacun d’entre vous peut contribuer, selon ses possibilités, à aider le Mali et les pays d’Afrique de l’Ouest qui viennent à son secours. Une conférence des donateurs a lieu, le 29 janvier, à Addis Abeba.

La France est pleinement consciente de la nécessité d’une solution politique et d’un effort de développement pour ouvrir la perspective d’une paix durable. Un processus doit être rapidement engagé, dans la perspective d’élections démocratiques au Mali et de l’établissement d’un dialogue avec toutes les composantes de la société malienne, sur tout son territoire.

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mercredi 23 janvier 2013

Souvenirs: Avec Jean-Marc Ayrault à Berlin !

La première visite officielle à Berlin du Premier ministre Jean-Marc Ayrault a été très dense du 13 au 14 novembre dernier. 45 journalistes l'avaient accompagné dont Réveil FM International. Colloque avec des chefs d’entreprise allemands, visite du monument de l'holocauste, déjeuner avec des syndicalistes, dîner avec des intellectuels… La première visite officielle à Berlin du Premier ministre Jean-Marc Ayrault a été très dense. Mais le clou de la journée, c'était bien entendu sa rencontre avec la chancelière Angela Merkel. Comme François Fillon en juin 2007, le Premier ministre français a reçu un hommage militaire dans la cour d’honneur de la Chancellerie. Mais, fait totalement exceptionnel, Jean-Marc Ayrault, ancien professeur d’allemand, avait pu s’entretenir en tête-à-tête avec Angela Merkel durant vingt-deux minutes sans interprètes. Les deux dirigeants avaient affiché leur complicité sur le tapis rouge comme deux stars de cinéma. "Très clair et sympathique" Tout au long de cette journée berlinoise, Jean-Marc Ayrault avait toutefois un "tournant" autrement plus difficile à opérer. Face aux critiques et aux inquiétudes qui se faisaient voir en Allemagne depuis une dizaine de jours, sur les capacités de la France à se réformer en profondeur, le Premier ministre avait à cœur d’expliquer les actions de son gouvernement. Manifestement les chefs d’entreprise allemands, réunis à l’hôtel Adlon, à deux pas de la porte de Brandebourg, ont été très agréablement surpris par le discours prononcé par Jean-Marc Ayrault en début de matinée. "Je l’ai trouvé très clair et très sympathique", commente le patron d’une maison de confection du Mittelstand, ces fameuses PME qui font la richesse de l’Allemagne, tandis qu'un autre dirigeant se dit "rassuré" par ce Premier ministre qui parle allemand. Nous revenons sur cette visite officielle à l'heure où la France et l'Allemagne ont célébré le 50è anniversaire du traité d'Elysée. Et vous proposons les réponses d'Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires Étrangères décrypte la relation entre Paris et Berlin.

Berlin, Jean-Marc Ayrault avec des jeunes franco-allemand. Photo Réveil FM

Visite du monument de l'holocauste

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait effectué la visite du monument de l'holocauste en toute intimité et sérénité. Ce lieu impose le respect et la dignité comme ultime hommage aux 4,2 millions de juifs exterminés par les nazis. Le Mémorial aux juifs assassinés d’Europe, construit par l’architecte américain Peter Eisenman sur une esplanade près du Tiergarten, où caché sous la terre se cachait jusqu’en 1945 le bunker de Joseph Goebbels, l’homme de propagande d’Adolf Hitler. Inauguré en 2005 pour le 60e anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale, sa construction provoqua bien des polémiques – sur l’idée même du mémorial puis sur le produit utilisé pour empêcher les tags sur la pierre, fabriqué par une firme Degussa, dont l’une des filiales fabriquait le gaz zyklon B de sinistre mémoire. Le mémorial est un ensemble hypnotique de petites et gigantesques pierres tombales noires, comme un monumental cimetière à ciel ouvert.

Berlin, Jean-Marc Ayrault en visite du monument de l'holocauste. Photos Réveil FM

Jean-Marc Ayrault à la porte de Brandebourg. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault vient à la rencontre des journalistes. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault face aux journalistes. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault s'exprime devant l'ambassade de France à Berlin. Le symbolique est fort ! Réveil FM

Jean-Marc Ayrault reçu en grande pompe par Angela Merkel à la Chancellerie !

Tapis rouge, hymnes nationaux, troupe en revue pour Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

La chancelière Angela Merkel raccompagne le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

Chancellerie, un au revoir chaleureux et respectueux entre Jean-Marc Ayrault et Angela Merkel. Photo Réveil FM

Alors que France et Allemagne célèbrent le 50e anniversaire du traité de l'Elysée, Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires Étrangères décrypte la relation entre Paris et Berlin.

Les 50 ans du traité de l’Élysée sont l’occasion de nombreuses commémorations de l’amitié franco-allemande. Pourtant, beaucoup soulignent le manque de passion de cette amitié et décrivent un couple usé. Est-ce vraiment le cas ?

- Oui et non. C’est normal de commémorer les moments importants, mais la France (pas l’Allemagne) est un peu trop obsédée par les commémorations ! C’est bien si elles servent de tremplin pour des projets d’avenir. Ce qui est très important à propos du Traité de 1963, fruit d’un contexte stratégique et diplomatique bien particulier, tout à fait différent de l’actuel, ce n’est pas sa commémoration en soi, mais la méthode : la rencontre régulière des responsables français et allemands, des gouvernements, des parlements et des sociétés comme aujourd’hui à Berlin. Ce n’est pas un problème de "passion", "d’amitié", termes trop psychologiques, ni même de "couple", terme trop sentimental et introverti, qui a eu de grands moments que l’on célèbre (De Gaulle/Adenauer, Giscard/Schmidt, Kohl/Mitterrand). Depuis la réunification, c’est autre chose. Il faut penser l’avenir sur des choses nouvelles.

Vous avez vécu de près le geste hautement symbolique entre François Mitterrand et Helmut Kohl en 1984. Quel souvenir en gardez-vous ? Des gestes aussi forts sont-ils encore possibles aujourd’hui ?

- Cette poignée de mains de Verdun en 1984, geste spontané de François Mitterrand envers Helmut Kohl, est devenue emblématique, à un point que n’avaient pas imaginé ceux qui y ont assisté, dont moi, même si nous étions très émus. Elle dépassait et sublimait le souvenir de la boucherie de Verdun 68 ans auparavant, et de toute la terrible suite. Un tel geste ne se fait qu’une fois. Les nouveaux gestes devront annoncer l’avenir, pas exorciser le passé, ce qui est fait.

Le couple franco allemand est-il aujourd’hui déséquilibré ?

- Oui. Le déséquilibre s’est creusé sur le plan économique - c’est maintenant évident -, institutionnel (l’Allemagne a obtenu un poids renforcé dans les traités européens de Maastricht, de Nice, et surtout de Lisbonne) et même psychologique : la nostalgie du "couple" chez les Français, (qui est une nostalgie de la parité France-Allemagne), un regard plus détaché chez les Allemands... C’est d’abord à la France de faire un travail sur elle-même pour rétablir cet équilibre, comme le souhaitent la plupart des européens.

Les sujets de divergences ne manquent pas : compétitivité, dette, Grèce et, plus récemment, le Mali. Pourtant, France et Allemagne sont-elles condamnées à s’entendre ?

- Certainement. Mais en réalité, 50 ans après ce traité, les deux pays restent très différents. Ils ne sont presque jamais spontanément sur la même ligne. S’entendre, converger, suppose une volonté quotidienne. Ils ne sont pas absolument obligés de s’entendre. Ce n’est pas un drame si ils ne s’entendent pas, mais cela est gênant pour les deux y compris pour l’Allemagne trop en première ligne ! Ils pèsent alors moins, et l’Europe marche mal.

France et Allemagne sont-ils toujours aujourd’hui le moteur de l’Union Européenne ?

- Moteur pour quoi faire ? C’est à clarifier. En tout cas, il n’y a pas d’autre moteur. Pas l’Allemagne seule. Ni d’autres "couples". La fameuse méthode "communautaire" n’est pas suffisante, et elle ne donne jamais de meilleurs résultats que quand la France et l’Allemagne sont d’accord en amont. On peut dire que l’accouchement (dans la douleur) en ce moment d’un gouvernement économique de la zone euro aura été le résultat, à chaque étape, d’un accord ou d’un compromis franco-allemand.

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Les 50 ans du Traité de l’Élysée

Le 50e anniversaire du traité de l'Elysée paraissait relativement absent des journaux allemands hier, date anniversaire de la signature du texte par Konrad Adenauer et Charles de Gaulle, en 1963. Mais, au lendemain des festivités, la presse se rattrape. La Frankfurter Rundschau lance un "Vive l'amitié reçue en héritage" à sa une et note, perfide, que tout n'est pas perdu dans la relation franco-allemande puisque François Hollande et Angela Merkel ont entrepris de se tutoyer ce 22 janvier.

François Hollande et Angela Merkel ont entrepris de se tutoyer ce 22 janvier.

Les deux gouvernements franco-allemand au Reichstag.

Les 50 ans du Traité de l’Élysée

Pour la France et l’Allemagne, la signature du Traité de l’Élysée le 22 janvier 1963 a marqué une étape importante de leurs relations. Ce traité est à la base d’une amitié cordiale et d’une étroite coopération.

C’est un rendez-vous franco-allemand très particulier : le 22 janvier 2013, le Reichstag à Berlin accueille les Parlements et les gouvernements des deux pays voisins. Dans la salle plénière, les députés du Bundestag allemand et de l’Assemblée nationale française se sont réunis alors pour une séance commune. Le président François Hollande et la chancelière Angela Merkel y ont tenu chacun un discours.

Avec cette cérémonie politique à Berlin, l’Allemagne et la France célèbrent le 50e anniversaire du Traité de l’Élysée (du 22 janvier 1963) et rappellent les débuts de leur partenariat. Avec ce traité, signé par le chancelier Konrad Adenauer et le président Charles de Gaulle, les deux pays plaçaient leurs relations assombries par plusieurs guerres sur une nouvelle base. L’accord est devenu le fondement d’une étroite coopération bilatérale au niveau politique, économique, culturel et sociétal. La réconciliation et l’amitié franco-allemandes ont aussi largement contribué à l’unification européenne. L’attribution en 2012 du prix Nobel de la paix à l’Union européenne rendait hommage à ce processus.

Pour Andreas Schockenhoff, président du Groupe de parlementaires franco-allemands, la séance commune des deux Parlements à Berlin représente un événement exceptionnel. « Je n’en connais aucun autre exemple dans le monde. » Pour lui, cette séance est bien plus qu’un acte formel. Elle montre que « la coopération franco-allemande a une qualité différente, très spécifique », déclarait Schockenhoff au journal « Das Parlament ». Au niveau politique, la cérémonie du 22 janvier 2013 à Berlin constitue l’apogée de l’année franco-allemande 2012-2013.

Avec ses nombreuses manifestations, cette année doit surtout toucher les nouvelles générations. C’est pourquoi l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) organise aussi pour le 50e anniversaire du Traité de l’Élysée un Forum des jeunes de quatre jours à Berlin, jusqu’au 23 janvier 2013. Quelque 150 jeunes venant de France, d’Allemagne et d’autres pays partenaires de l’OFAJ y discuteront entre autres de la manière dont la jeunesse peut intervenir dans les débats franco-allemands et européens.

Des contacts étroits

Le partenariat entre les deux pays se fonde sur le Traité sur la coopération franco-allemande–le traité de l’Élysée signé par Konrad Adenauer et Charles de Gaulle le 22 janvier 1963. Il prévoit des rencontres au sommet régulières et détermine les grandes lignes de la coopération.

Les secrétaires généraux pour la coopération franco-allemande

Les Secrétaires généraux sont chargés de dynamiser la concertation gouvernementale entre les deux pays et s’appliquent à favoriser le rapprochement des sociétés civiles.

Les conseils des ministres franco-allemands

Dans une déclaration commune lors du 40e anniversaire du traité de l’Élysée en 2003, il fut décidé que les consultations gouver­nementales bisannuelles prendraient la forme de Conseils des ministres au cours desquels les ministres des deux pays se réunissent pour une session commune.

Les rencontres de Blaesheim

Les rencontres de Blaesheim sont des rencontres informelles entre la chancelière allemande et le président français. La première de ces rencontres se déroula le 31 janvier 2001 à Blaesheim, en Alsace.

Le plénipotentiaire chargé des relations culturelles

Le Plénipotentiaire chargé des relations culturelles – détenant un rang comparable à celui d’un ministre fédéral – représente l’Allemagne dans le cadre des compétences des Länder en matière d’éducation et de culture.

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Mali : l'état-major des armées juge cette photo «inacceptable»

La photo «inacceptable» d'un soldat français, selon le chef des armées. La tête de mort qui fait le Buzz Une photo d’un soldat français au Mali, portant un masque de tête de mort, fait le tour du web, et déplaît à l’etat-major français. Crane rasé, tenue militaire, baignée d’une lumière qui perce à travers les arbres, un soldat français se tient droit devant un blindé. Particularité: il porte un foulard, censé le protéger du sable, qui lui donne un masque de tête de mort.

C'est l'image qui fait le buzz sur internet. Photographié par Ies envoyés spéciaux de l'AFP et du «Parisien-Aujourd'hui en France» au Mali, un militaire français pose avec un masque en coton qui lui recouvre le visage d'une tête de mort. Ce cliché glaçant est retweeté des dizaines de fois par minute depuis ce lundi matin.

Ce qui met en colère l'état-major des armées, qui estime «inacceptable» le comportement de ce soldat.

«Cette image n'est pas représentative de l'action que conduit la France au Mali à la demande de l'Etat malien et de celle que mènent ses soldats, souvent au péril de leur vie», a déclaré le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major, lors d'un point de presse dans la journée. Interrogé sur d'éventuelles sanctions à l'encontre du militaire concerné, il a répondu qu'il était «en cours d'identification».

La cagoule portée par le soldat est un accessoire vendu pour les fans de «Call of Duty», un jeu vidéo extrêmement violent et populaire. Les photos ont été prises à Niono, dimanche, une ville de 15 000 habitants. Cette bourgade est un avant-poste où les forces françaises et maliennes s'unissent contre les groupes de combattants islamistes qui contrôlent le nord du pays. A Niono sont stationnés deux cents soldats français, notamment des membres de l'infanterie de Marine et des légionnaires.

Ghost, le personnage du jeu vidéo Call of Duty.

Surréaliste, la photo fait rapidement le tour du monde, partagée sur les réseaux sociaux. Certains internautes la juge effrayante, choquante. Elle semble symboliser la mort. Ghost, le personnage du jeu vidéo Call of Duty. Ghost, le personnage du jeu vidéo Call of Duty. Ghost, le personnage du jeu vidéo Call of Duty. Mais les plus jeunes générations, nourrie de jeux vidéos, comprend la référence culturelle: avec son foulard, le soldat français se donnait tout simplement un air de Ghost, personnage du jeu vidéo de guerre ultra-violent Call of Duty. « Pas acceptable » Quoi qu’il en soit, la hiérarchie n’a pas apprécié la référence, qui brouille sa communication. Le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l’état-major des armées françaises, a jugé que “c’est un comportement qui n’est pas acceptable”. Il ajoute que “cette image n’est pas représentative de l’action que conduit la France au Mali à la demande de l’Etat malien” par des soldats, et ce “au péril de leur vie”. Interrogé sur d’éventuelles sanctions à l’encontre du militaire concerné, le colonel a répondu qu’il était « en cours d’identification ».

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lundi 21 janvier 2013

L'Algérie ne négocie jamais avec des terroristes, pourquoi Joseph Kabila veut que les Congolais négocient avec ses alliés criminels tutsi Rwandais du M23 ?

L’Algérie n'est pas sur la planète Mars mais bel et bien sur la continent africain. Situé au Nord de l'Afrique, il fait partie des pays du Maghreb. L'Algérie ne négocie jamais avec des terroristes ! Il les combat et les met hors d'état de nuire. Pourquoi Joseph Kabila veut tant que les Congolais négocient avec des criminels-génocidaires tutsi Rwandais du M23 ? Pourquoi le Grand Congo doit-il continuer à être humilié par un petit pays receleur de ses minerais qui est le Rwanda ? N'est-ce pas une énième trahison de Joseph Kabila et ses Mammouths Joséphistes à l'égard de la nation congolaise ? Que Joseph Kabila dans son imposture et hold-up électoral pousse le bouchon trop loin, après avoir infiltré l'armée congolaise avec des tutsi criminels, alors même les accords du 23 mars avec le CNDP sont caduques puisque signés par des faussaires et fossoyeurs dont Désiré Kamanzi, qui est Rwandais et non Congolais.

Désiré Kamanzi, un Rwandais signataire des accords du 23 mars 2009. Fossoyeur et faussaire, il s'est fait passer pour un Congolais, cet homme est dangereux.

M'zée Djamba Yohé, L'Encrier de l'Atlantique Nord qui réside à Ottawa au Canada, connait très bien le sujet Rwandais Désiré Kamanzi puisqu'ils ont été à la même université à Ottawa.

Quelle est la valeur juridique des Accords de Paix du 23 mars 2009 alors qu'il est démontré qu'une des parties signataires n'était pas citoyen de la République démocratique du Congo ?

(....) a) Les parties signataires de l’Accord de Goma

Les négociations secrètes qui ont abouti à la conclusion de l’Accord de Goma étaient menées par John Numbi, un proche du Président Kabila. Cependant, lors de sa signature, le Gouvernement congolais était représenté par le Ministre des relations internationales, Mr Philémon Tshibanda. Sa qualité de représentant du gouvernement du Congo ne soulève donc pas de problèmes juridiques particuliers. Le Ministre des Relations internationales est présumé être de nationalité congolaise.

Quant au mouvement militaro-politique qu’est le CNDP dont tout le monde sait qu’il a été créé par le Rwanda pour lui servir de bras armé afin de maintenir son contrôle sur le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, il était représenté par un avocat rwandais, Me Désiré Kamanzi qui est un illustre inconnu au Kivu.

Détenteur d’un Master en droit des affaires obtenu à l’Université d’Ottawa où il était inscrit en qualité d’étudiant rwandais[1], Me Kamanzi était, au moment de la conclusion de l’Accord de Goma, chargé de cours à la Faculté de droit de l’Université Nationale du Rwanda, Secrétaire général de la Société rwandaise de droit et avocat associé au Cabinet Kamanzi, Ntaganira et Associates, spécialisé en droit des affaires.

En outre, Me Kamanzi agissait en qualité de Conseiller du gouvernement rwandais sur les questions des investissements.

Après le génocide au Rwanda, le Canada avait mis en place un programme de coopération judiciaire avec le Rwanda. Ce programme avait permis à Kamanzi de participer à la formation de juristes rwandais qui devraient contribuer, après leur formation dans une des facultés canadiennes de droit «au rétablissement du système judiciaire rwandais» dont on disait qu’il était décimé par le génocide. Beaucoup d’universités canadiennes dotées d’une faculté de droit se sont ouvertes à cette coopération et un professeur était désigné dans chacune des facultés participantes pour assurer la prise en charge dès le Rwanda, le suivi au sein de la faculté une fois au Canada et le retour au Rwanda. Désiré Kamanzi a fait partie d’une des cohortes composée de 4 ou 5 juristes rwandais inscrits à l’Université d’Ottawa. Il était le seul francophone de sa cohorte. Nos informations peuvent être confirmées par les archives du Ministère des Affaires étrangères ou du Ministère de l’immigration du Canada. Les informations sur le programme de la coopération judiciaire entre le Canada et le Rwanda peuvent être obtenues par plusieurs mécanismes, y compris l’accès au droit à l’information.

La nationalité rwandaise de Kamanzi, une des parties signataires de l’Accord de Goma du 23 mars 2009, est également confirmée par les pièces faisant partie des éléments du dossier en notre possession constitué dans le cadre de l’enregistrement de son Cabinet et de sa demande pour l’inscription au barreau de Kigali.

Par ailleurs, au regard de la Constitution congolaise qui stipule que la nationalité congolaise ne peut être détenue concurremment avec une autre nationalité, on peut se poser la question de savoir quelle base Me Kamanzi pourrait invoquer pour justifier sa nationalité congolaise dans le cadre des négociations de l’Accord de Goma à moins que l’on nous prouve que le programme de coopération judiciaire entre le Canada et le Rwanda auquel avait participé Kamanzi acceptait des juristes non rwandais.

Un rapport du Groupe d’experts des Nations Unies sur le Congo (Rapport final du Groupe d’experts sur la République démocratique du Congo, S/2011/738, du 2 décembre 2011) le présente non seulement comme actif dans l’implantation clandestine des Rwandais dans la Province du Nord-Kivu mais aussi comme un faussaire.

Au paragraphe 315 et suivants du Rapport, les experts des Nations Unies parlent des rapatriements des populations kinyarwandophones à Kibwe, à Bwiza et dans le Parc de Virunga.« Si certains ont affirmé avoir été dans le temps propriétaires des terres à Bibwe, nombre d’entre eux ont dit au Groupe d’experts qu’ils n’avaient jamais vécu dans cette localité, et plusieurs ont refusé de dévoiler d’où ils venaient » (paragraphe 321). Les experts des Nations Unies rapportent également que Laurent Nkunda, « avait autorisé l’attribution de terres à des officiers du CNDP à Bwiza entre 2006 et 2008. Des civils du Nord-Kivu et du Rwanda ont été encouragés à acheter des terres à bas prix dans le parc. C’est le Chef Bimenyimana qui a été chargé par le CNDP, selon les experts des Nations Unies, d’accueillir les nouveaux arrivants » (paragraphe 321).

Pour sa part, un responsable politique, Émmanuel Kamanzi[2], a débarqué à Bwiza en 2010, « muni de documents du cadastre indiquant qu’il détenait des titres de propriété sur des terres » (paragraphe 324). Mais les experts des Nations Unies qui commencent à comprendre la ruse de l’ethnie ne sont pas empêchés d’ajouter à la gouverne des États membres des Nations Unies ce qui suit : « Il est impossible que le cadastre ait délivré de tels titres pour Bwiza puisque cette zone se trouve à l’intérieur du parc national des Virunga. La population a témoigné que Kamanzi était revenu en 2011 flanqué de deux gardes du corps armés, d’une délégation composée de 10 membres et de son troupeau, et qu’il avait chassé les occupants des lieux » (paragraphe 324).

Telles sont les informations que nous jugeons pertinentes et qu’il convient de connaître sur Désiré Kamanzi en tant que signataire de l’Accord de Goma du 23 mars 2009. Pour justifier de sa nationalité congolaise, l’avocat rwandais a dû recourir au faux et usage de faux pour démontrer qu’il était propriétaire des terres à Bwiza où il a amené son cheptel[3]. Par ailleurs, les experts des Nations Unies attirent notre attention sur le fait que la vente des terres aux étrangers était ordonnée par Laurent Nkunda qui, avec Kamanzi, œuvrait déjà pour l’implantation clandestine des «nouveaux arrivants».

Alfred M. Lukhanda, Cet extrait est tiré de sa réflexion intitulée «Au-delà de la déclaration des évêques du Congo sur les Négociations de Kampala avec le M 23».

[1] Les acteurs de la Société civile et les parlementaires congolais peuvent donc se saisir de ce dossier pour vérifier les informations auprès du Ministère des Affaires étrangères du Canada en passant par l’Ambassade du Canada à Kinshasa. Et s’il s’avérait que Kamanzi est congolais, cela peut conduire à des accusations criminelles des fonctionnaires qui l’auront fait passer pour un juriste rwandais.

[2] INTERNATIONAL CRISIS GROUP, Congo : Pas de stabilité au Kivu malgré le rapprochement avec le Rwanda, Rapport Afrique N 165, 16 novembre 2010.». Cet accord étant resté secret, personne n’en connaît le contenu.

[3] La faculté de droit de l’Université d’Ottawa ne sera pas fière d’apprendre que leur ancien étudiant est mis en cause par les experts des Nations Unies. Il revient à la diaspora congolaise du Canada de contribuer au démantèlement du réseau qui a induit en erreur le gouvernement du Canada. Au Québec, la diaspora congolaise peut discuter de cette question avec la Première ministre Pauline Marois qui a manifesté son intention de rencontrer les québécois d’origine congolaise après sa participation au Sommet de la Francophonie de Kinshasa d’octobre 2012.

Ils ont corrompu certains de nos compatriotes,ils ont contribué à déformer la vérité et à souiller notre indépendance. Que pourrais-je dire d'autre? Que mort, vivant, libre ou en prison sur ordre des colonisateurs,ce n'est pas ma personne qui compte. C'est le Congo, c'est notre pauvre peuple dont on a transformé l'indépendance en une cage d'où l'on vous regarde du dehors tantôt avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et plaisir. Mais ma foi restera inébranlable.

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Année Franco-Allemande: Cinquantenaire du traité de l'Elysée

Dans le cadre de cette année franco-allemande, l’Allemagne et la France feront frapper une pièce commémorative spéciale. Il s’agira d’un tirage limité de pièces de 2 euros. Les équipes de créateurs français se sont rendus à Berlin pour valider les esquisses de la pièce. Elle affichera les deux portraits du chancelier Adenauer et du général De Gaulle. Cette pièce sera mise en circulation en janvier 2013, au moment de l’anniversaire de la signature du traité de l’Elysée.Une pièce et un timbre communs, symboles de l’amitié franco-allemande.

La première pièce commémorative commune à deux pays de l’Union européenne

Une timbre pour marquer le rapprochement franco-allemand.

La Poste émet, en commun avec l’Allemagne, le 2 janvier 2013, un timbre célébrant le 50e anniversaire du traité de l’Elysée.

C’est à l’artiste alsacien Tomi Ungerer qu’a été cette fois confiée la tâche de concevoir le timbre du 50e anniversaire.

Traité de l’Elysée (22 janvier 1963)

Le 22 janvier 1963, le Général de Gaulle et le Chancelier Adenauer signaient un traité de coopération destiné à sceller la réconciliation entre la France et la République Fédérale d’Allemagne.

Konrad Adenauer et Charles de Gaulle à l'Élysée, après la signature du traité, le 22 janvier 1963.

Le traité de l'Elysée

Le 22 janvier 1963, le Général de Gaulle et le Chancelier Adenauer signaient un traité de coopération destiné à sceller la réconciliation entre la France et la République Fédérale d’Allemagne.

A la suite de la déclaration commune du Président de la République française et du Chancelier de la République Fédérale d’Allemagne en date du 22 janvier 1963, sur l’organisation et les principes de la coopération entre les deux Etats, les dispositions suivantes ont été agréées :

I. - ORGANISATION

1. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement donneront en tant que de besoin les directives nécessaires et suivront régulièrement la mise en oeuvre du programme fixé ci-après. Ils se réuniront à cet effet chaque fois que cela sera nécessaire et, en principe, au moins deux fois par an.

2. Les Ministres des Affaires étrangères veilleront à l’exécution du programme dans son ensemble. Ils se réuniront au moins tous les trois mois. Sans préjudice des contacts normalement établis par la voie des ambassades, les hauts fonctionnaires des deux Ministères des Affaires étrangères, chargés respectivement des affaires politiques, économiques et culturelles, se rencontreront chaque mois alternativement à Paris et à Bonn pour faire le point des problèmes en cours et préparer la réunion des Ministres. D’autre part, les missions diplomatiques et les consulats des deux pays ainsi que leurs représentations permanentes auprès des organisations internationales prendront tous les contacts nécessaires sur les problèmes d’intérêt commun.

3. Des rencontres régulières auront lieu entre autorités responsables des deux pays dans les domaines de la défense, de l’éducation et de la jeunesse. Elles n’affecteront en rien le fonctionnement des organismes déjà existants - commission culturelle franco-allemande, groupe permanent d’Etat-major - dont les activités seront au contraire développées. Les Ministres des Affaires étrangères seront représentés à ces rencontres pour assurer la coordination d’ensemble de la coopération ;

a) les Ministres des Armées ou de la Défense se réuniront au moins une fois tous les trois mois. De même, le Ministre français de l’Education nationale rencontrera, suivant le même rythme, la personnalité qui sera désignée du côté allemand pour suivre le programme de coopération sur le plan culturel ;

b) les Chefs d’Etat-major des deux pays se réuniront au moins une fois tous les deux mois ; en cas d’empêchement, ils seront remplacés par leurs représentants responsables ;

c) le haut-commissaire français à la Jeunesse et aux Sports rencontrera, au moins une fois tous les deux mois, le Ministre fédéral de la Famille et de la Jeunesse ou son représentant.

4. Dans chacun des deux pays, une commission interministérielle sera chargée de suivre les problèmes de la coopération. Elle sera présidée par un haut fonctionnaire des Affaires étrangères et comprendra des représentants de toutes les administrations intéressées. Son rôle sera de coordonner l’action des ministères intéressés et de faire périodiquement rapport à son Gouvernement sur l’état de la coopération franco-allemande. Elle aura également pour tâche de présenter toutes suggestions utiles en vue de l’exécution du programme de coopération et de son extension éventuelle à de nouveaux domaines.

II. PROGRAMME

A. - Affaires étrangères

1. Les deux Gouvernements se consulteront, avant toute décision, sur toutes les questions importantes de politique étrangère, et en premier lieu sur les questions d’intérêt commun, en vue de parvenir, autant que possible, à une position analogue. Cette consultation portera entre autres sur les sujets suivants : Problèmes relatifs aux communautés européennes et à la coopération politique européenne ; Relations Est-Ouest, à la fois sur le plan politique et sur le plan économique ; Affaires traitées au sein de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord et des diverses organisations internationales auxquelles les deux gouvernements sont intéressés, notamment le Conseil de l’Europe, l’Union de l’Europe Occidentale, l’Organisation de coopération et de développement économique, les Nations Unies et leurs institutions spécialisées.

2. La collaboration, déjà établie dans le domaine de l’information, sera poursuivie et développée entre les services intéressés à Paris et à Bonn et entre les missions dans les pays tiers.

3. En ce qui concerne l’aide aux pays en voie de développement, les deux Gouvernements confronteront systématiquement leurs programmes en vue de maintenir une étroite coordination. Ils étudieront la possibilité d’entreprendre des réalisations en commun. Plusieurs départements ministériels étant compétents pour ces questions, du côté français comme du côté allemand, il appartiendra aux deux ministères des Affaires étrangères de déterminer ensemble les bases pratiques de cette collaboration.

4. Les deux Gouvernements étudieront en commun les moyens de renforcer leur coopération dans d’autres secteurs importants de la politique économique, tels que la politique agricole et forestière, la politique énergétique, les problèmes de communications et de transports et le développement industriel, dans le cadre du Marché commun, ainsi que la politique des crédits à l’exportation.

B. – Défense

I. - Les objectifs poursuivis dans ce domaine seront les suivants :

1. Sur le plan de la stratégie et de la tactique, les autorités compétentes des deux pays s’attacheront à rapprocher leurs doctrines en vue d’aboutir à des conceptions communes. Des instituts franco-allemands de recherche opérationnelle seront créés.

2. Les échanges de personnel entre les armées seront multipliés ; ils concerneront en particulier les professeurs et les élèves des écoles d’Etat-major ; ils pourront comporter des détachements temporaires d’unités entières. Afin de faciliter ces échanges, un effort sera fait de part et d’autre pour l’enseignement pratique des langues chez les stagiaires.

3. En matière d’armements, les deux Gouvernements s’efforceront d’organiser un travail en commun dès le stade de l’élaboration des projets d’armement appropriés et de la préparation des plans de financement. A cette fin, des commissions mixtes étudieront les recherches en cours sur ces projets dans les deux pays et procéderont à leur examen comparé. Elles soumettront des propositions aux ministres qui les examineront lors de leurs rencontres trimestrielles et donneront les directives d’application nécessaires.

II. - Les gouvernements mettront à l’étude les conditions dans lesquelles une collaboration franco-allemande pourra être établie dans le domaine de la défense civile.

C. - Education et Jeunesse

En matière d’éducation et de jeunesse, les propositions contenues dans les mémorandums français et allemand des 19 septembre et 8 novembre 1962 seront mises à l’étude selon les procédures indiquées plus haut :

1. Dans le domaine de l’éducation, l’effort portera principalement sur les points suivants :

a) Enseignement des langues :

Les deux Gouvernements reconnaissent l’importance essentielle que revêt pour la coopération franco-allemande la connaissance dans chacun des deux pays de la langue de l’autre. Ils s’efforceront, à cette fin, de prendre des mesures concrètes en vue d’accroître le nombre des élèves allemands apprenant la langue française et celui des élèves français apprenant la langue allemande. Le Gouvernement fédéral examinera, avec les gouvernements des Länder, compétents en la matière, comment il est possible d’introduire une réglementation qui permette d’atteindre cet objectif. Dans tous les établissements d’enseignement supérieur, il conviendra d’organiser un enseignement pratique de la langue française en Allemagne et de la langue allemande en France, qui sera ouvert à tous les étudiants.

b) Problème des équivalences :

Les autorités compétentes des deux pays seront invitées à accélérer l’adoption des dispositions concernant l’équivalence des périodes de scolarité, des examens, des titres et diplômes universitaires.

c) Coopération en matière de recherche scientifique :

Les organismes de recherches et les instituts scientifiques développeront leurs contacts en commençant par une information réciproque plus poussée, des programmes de recherches concertées seront établis dans les disciplines où cela se révélera possible.

2. Toutes les possibilités seront offertes aux jeunes des deux pays pour resserrer les liens qui les unissent et pour renforcer leur compréhension mutuelle. Les échanges collectifs seront en particulier multipliés. Un organisme destiné à développer ces possibilités et à promouvoir les échanges sera créé par les deux pays avec, à sa tête, un conseil d’administration autonome. Cet organisme disposera d’un fonds commun franco-allemand qui servira aux échanges entre les deux pays d’écoliers, d’étudiants, de jeunes artisans et de jeunes travailleurs.

III. - DISPOSITIONS FINALES

1. Les directives nécessaires seront données dans chaque pays pour la mise en oeuvre immédiate de ce qui précède. Les Ministres des Affaires étrangères feront le point des réalisations acquises à chacune de leurs rencontres.

2. Les deux Gouvernements tiendront les Gouvernements des autres Etats membres des Communautés européennes informés du développement de la coopération franco-allemande.

3. A l’exception des clauses concernant la défense, le présent Traité s’appliquera également au Land de Berlin, sauf déclaration contraire faite par le Gouvernement de la République fédérale d’Allemagne au Gouvernement de la République française dans les trois mois qui suivront l’entrée en vigueur du présent Traité.

4. Les deux Gouvernements pourront apporter les aménagements qui se révéleraient désirables pour la mise en application du présent Traité.

5. Le présent Traité entrera en vigueur dès que chacun des deux Gouvernements aura fait savoir à l’autre que, sur le plan interne, les conditions nécessaires à sa mise en oeuvre ont été remplies.

Fait à Paris, le 22 janvier 1963, en double exemplaire, en langue française et en langue allemande, les deux textes faisant également foi.

Le Président de la République française Charles de GAULLE

Le Premier Ministre français Georges POMPIDOU

Le Ministre français des Affaires étrangères Maurice COUVE de MURVILLE

Le Chancelier de la République fédérale d’Allemagne Konrad ADENAUER

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Mali : Paris se lance dans "la reconquête totale"

L'armée française a consolidé dimanche ses positions au Mali, avec un but clairement affiché par Paris, "la reconquête totale" du pays, en partie occupé par des islamistes armés. Sur le terrain, "le déploiement vers le nord des forces de l'opération Serval, entamé il y a vingt-quatre heures, est en cours, vers les villes de Niono et de Sévaré, où elles sont arrivées", a déclaré le lieutenant-colonel Emmanuel Dosseur, de l'armée française au Mali. Niono (350 km de Bamako) se situe à 60 kilomètres au sud de Diabali, localité prise lundi par les islamistes, ces derniers l'ayant, selon l'armée malienne, abandonnée après des bombardements français. M. Le Drian a indiqué hier que Diabali n'avait "pas encore" été reprise par les forces maliennes.

Pour dire merci à la France, les Maliens s'emparent du drapeau français.

"Tout laisse à penser que l'évolution de Diabali va être positive dans les heures qui viennent." Sévaré (630 km de Bamako), qui dispose d'un aéroport, est une ville-clé d'où peuvent être menées des opérations plus au nord. Elle n'est qu'à 50 kilomètres de Konna, reprise jeudi par l'armée malienne aux djihadistes. Konna, tombée le 10 janvier, avait précipité l'intervention de la France, qui redoutait une percée des groupes islamiques vers le sud et Bamako. Dans ce contexte, de nouveaux pays (Allemagne, Russie, Canada...) ont répondu dimanche aux demandes d'aide logistique et financière de la Cédéao pour le déploiement de la Misma (mission internationale de soutien au Mali). L'intervention africaine nécessite un financement estimé à environ 500 millions de dollars, a indiqué dimanche le président de la commission de la Cédéao, Désiré Kadré Ouédraogo.

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dimanche 20 janvier 2013

Algérie: Les ex-otages racontent quatre jours d'enfer

Des otages transformés en bombes vivantes, terrés pendant des heures pour tenter d'échapper au commando ou exécutés sommairement : les rescapés ont livré un récit effrayant d'un cauchemar de quatre jours qui s'est terminé en bain de sang. Témoignages.

Les otages liberés en Algérie

«Je me trouvais à l'extérieur du bureau quand j'ai vu les terroristes arriver», a raconté un Roumain qui travaillait sur le site gazier et s'est retrouvé aux côtés de centaines d'employés algériens et d'expatriés sous la menace d'un commando proche d'Al-Qaïda ayant pris le contrôle des installations.

Aux dires des témoins, les assaillants étaient lourdement armés, avec des lance-roquettes en plus des kalachnikovs.

«Ils ont commencé à tirer sur les gardiens», puis «ils sont entrés et ont commencé à prendre des otages. Je me suis barricadé avec un autre collègue dans le bureau, en bloquant la porte avec un meuble», a expliqué cet ex-otage.

Certains ont trouvé refuge dans de faux-plafonds, d'autres se sont terrés sous leur lit, comme Alexandre Berceaux, un Français resté «caché pendant presque 40 heures» sous un sommier. «J'ai mis des planches un peu partout au cas où, j'avais un peu de nourriture, un peu à boire», a-t-il raconté.

Mais les assaillants étaient visiblement prêts à tout pour débusquer les étrangers qui tentaient de se cacher, comme en a témoigné dans la presse un Algérien employé sur le site qui a réussi à leur échapper.

Expatriés systématiquement ciblés

Ils ont pris un Britannique et pointant leurs armes sur lui, «ils l'ont menacé jusqu'à ce qu'il appelle en anglais ses amis en leur disant: + sortez, sortez, ils ne vont pas vous tuer. Ils cherchent des Américains», a raconté ce survivant à la presse. «Quelques minutes après, ils l'ont abattu».

Les expatriés étaient apparemment systématiquement ciblés.«Les terroristes nous ont dit : vous n'avez rien à faire dans cette histoire, vous êtes algériens et musulmans. On va vous relâcher», a expliqué Iba El Haza, un chauffeur algérien employé sur le site.

Un récit corroboré par celui, anonyme, d'un autre employé algérien dans le Mail on Sunday: ils sont allés dans un des bâtiments, «ont rassemblé les expatriés, les ont fait mettre en cercle et ils leur ont tous mis des explosifs autour du cou».

«Nous autres Algériens, nous étions regroupés à part et nous étions traités avec bienveillance. Ils nous ont dit que nous ne serions pas tués car nous étions musulmans et qu'ils ne cherchaient que les chrétiens», a-t-il raconté.

Selon lui, les Algériens avaient le droit d'envoyer des textos ou de passer des appels, mais les preneurs d'otages, très bien renseignés sur la configuration des lieux, ont fait couper le réseau pour empêcher les expatriés de le faire. Certains y sont toutefois parvenus grâce à un circuit de secours.

Abattus lorsqu'ils tentaient de s'échapper

«Vous m'entendez ? J'ai été pris en otage par Al-Qaïda», a ainsi écrit à sa famille Stephen McFaul. Cet Irlandais âgé de 36 ans a ensuite réussi à s'échapper quand l'armée algérienne a attaqué les véhicules dans lesquels des membres du commando tentaient de déplacer des otages, bardés d'explosifs.

D'autres aussi ont réussi à prendre la fuite, comme ce Norvégien de 57 ans qui a passé 15 heures dans le désert avec sept autres personnes et a regagné à pied la ville d'In Amenas à près de 50 km de là, déshydraté et épuisé, selon un journal norvégien.

Tous n'ont pas au cette chance : trois Japonais ont été exécutés au moment où ils tentaient de s'enfuir d'un car.

Six de leurs compatriotes ont été froidement abattus dans leurs chambres sur le site.

Les assaillants sont «arrivés avec des arrache-clous et ils se sont dirigés vers les chambres des Japonais», a déclaré très ému un otage algérien, témoin de la scène.

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L'Algérie entrée malgré elle dans la guerre malienne

Les djihadistes qui ont attaqué, mercredi 16 janvier, le complexe gazier de Tigantourine, près d'In Amenas, avaient probablement peu d'illusions sur leurs chances de survie lorsqu'ils ont lancé leur assaut.

Le Général-Major Ahmed Boustilla, commandant de la gendarmerie nationale algérienne

C'était la première fois qu'un puits gazier ou pétrolier du Sud algérien, zone pourtant instable, était attaqué avec succès. L'assaut de ce groupe issu d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) a porté un coup à la stratégie antiterroriste algérienne, qui peine à se tenir à l'écart de l'insurrection islamiste à ses frontières, et qu'elle voudrait contenir au Mali et au Niger. Comme toujours en pareil cas, Alger a refusé toute négociation et sa réaction a été brutale, à la mesure du choc.

■Une stratégie brutale

Depuis l'insurrection islamiste algérienne des années 1990, qui a fait plus de cent mille morts, Alger n'a jamais négocié face à un enlèvement ou à une prise d'otages. "Le cas des moines de Tibéhirine, qui pourraient avoir été tués dans une tentative ratée de libération par l'armée, est à ce titre emblématique", rappelle Pierre Vermeren, professeur d'histoire du Maghreb contemporain à l'université Paris-1 la Sorbonne.

Dans les maquis de l'est de la Kabylie, où une cellule d'AQMI est active, un noyau de plusieurs centaines de djihadistes se maintient depuis plus de dix ans. Alger y emploie la même stratégie d'"éradication", annonçant chaque semaine la mort d'une demi-douzaine de combattants, cernés par l'armée dans le maquis.

Mais les enlèvements et les attaques de caserne ne cessent pas. Et les grandes villes sont également touchées, comme Alger, en décembre 2007, lorsqu'une attaque kamikaze coordonnée contre le siège du gouvernement et celui des Nations unies avait fait 41 morts. Entre 2001 et février 2012, l'Algérie a connu infiniment plus d'attentats que ses voisins : 938 selon un décompte du Centre d'études stratégiques de l'Afrique (CESA), contre 20 pour la Mauritanie, 35 au Niger, et 41 au Mali.

■AQMI, un phénomène algérien

Les autorités algériennes peinent à reconnaître que les terroristes présents sur son territoire, en Kabylie et dans le Sud, sont liés à AQMI, selon un récent rapport du CESA. Mais ce groupe, fondé en Algérie en 2006, "reste fondamentalement algérien dans son essence et sa direction", selon le CESA.

Ainsi, le chef de katiba (groupe armé) Mokhtar Belmokhtar, qui a commandité la prise d'otages d'In Amenas, est un Algérien, ancien chef charismatique d'AQMI, séparé du mouvement en décembre 2012. Comme l'actuel numéro un d'AQMI, Abdelmalek Droukdel, il a combattu l'Etat au sein du Groupe islamiste armé (GIA) dans les années 1990, groupe qui a donné naissance au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC, algérien), puis qui s'est franchisé sous le drapeau d'Al-Qaida en 2006.

Au fur et à mesure de ces évolutions de structures, les combattants se sont déplacés vers le sud, poussés par l'armée algérienne. Ils se sont peu à peu liés aux groupes autonomistes et djihadistes touareg de la région, ainsi qu'aux réseaux de trafics (clandestins, drogue, pétrole, armes, marchandises diverses). Ils ont enfin établi un sanctuaire dans le nord du Mali.

■Alger, un acteur imprévisible dans la région

Pourtant, hors de ses frontières, au Mali comme au Niger, Alger rechigne à se préoccuper de ce que deviennent ces groupes devenus insurrectionnels. Ses voisins reprochent à Alger de ne pas assumer son rôle régional. Car il devrait être à la pointe : l'Etat est le plus riche de la région, et il consacre six fois plus de moyens à son budget militaire que tous les pays sahéliens réunis, selon les données de l'International Institute for Strategic Studies (IISS).

"Alger craint d'être entraîné dans un bourbier saharien et semble réticent à maintenir la stabilité dans son arrière-cour, ou incapable de le faire", pouvait-on lire dans un récent rapport du centre de réflexion américain Carnegie Endowment for International Peace.

Ainsi, l'Algérie a longtemps cherché à présenter le groupe touareg autonomiste et partisan de la charia Ansar Dine comme un mouvement non terroriste, non djihadiste. Il a poussé des négociations avec ce groupe pour qu'il se sépare formellement des djihadistes qui tiennent le nord du Mali, le groupe signant un cessez-le-feu en décembre avec le gouvernement malien... Qu'il rompra dès le début de janvier. Il lancera alors ses combattants en colonnes de 4×4 vers le sud du Mali, avec AQMI.

■Une prise d'otages embarrassante

Depuis, Alger a ouvert son espace aérien au passage des avions français, et a annoncé lundi la fermeture de sa frontière avec le Mali, afin de priver les islamistes d'une profondeur de repli stratégique.

Selon Pierre Vermeren, la prise d'otages à Tigantourine est venue sanctionner ce changement de position, et ruiner les efforts d'Alger pour prendre ses distances avec l'insurrection des groupes islamistes et touareg du Sud : "Avec cette prise d'otages en Algérie, Mokhtar Belmokhtar a donné un signal aux Touareg [de la région]. Il tente d'unifier tous les combats : contre l'intervention militaire française au Mali, pour l'indépendance des Touareg et contre l'Etat algérien."

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Musée Quai Branly à Paris: La « Vochol » est une coccinelle Volkswagen décorée avec des perles de verre !

Toujours en vadrouille à Paris, en novembre dernier au Musée Quai Branly nous avions découvert "La « Vochol" que nous ne connaissions pas l'existence. Et dans la vie, on devient de plus en plus humble, losqu'on apprend et on découvre ce que l'etre humain est capable. Il ne suffit pas d'avoir été à l'école pour avoir la dextérité. Les mexicains m'ont épaté ! "La Vochol" est une coccinelle Volkswagen décorée avec des perles de verre comme le veut la coutume dans la vieille tradition de la culture huichol. Son nom provient d'une combinaison de «vocho» qui est la dénomination populaire de la coccinelle au Mexique et de huichol. Après le Mexique, San Diego, Washington et Denver, La "Vochol" était visible au Musée du Quai Branly jusqu'au 2 décembre 2012.Huit artisans "huichol" originaires des Etats de Nayarit et de Jalisco ont customisé cette Volkswagen modèle 1990 en la recouvrant de 2.277.000 perles de verre disposées en motifs inspirés de l'art traditionnel huichol: motifs d'aigles, du cactus sacré "Jicori", de déesse de la mer "Jacamar", de "Nacahue", la mère des dieux et de la nature...

Paris, le "Vochol" au Quai Branly. Photos Réveil FM

La « Vochol » est une pièce unique sans précédent dans l'histoire de l'art populaire au Mexique et dans le monde. Cette installation a été créée par deux familles d'artisans huichols des Etats de Nayarit et de Jalisco, qui ont pris la structure de la Coccinelle pour la recouvrir de 2.277.000 perles de verres patiemment disposées selon un dessin original inspiré de l'art huichol. Les travaux ont commencé en mai 2010 et se sont achevés fin 2010, ce qui représente plus de 9.000 heures de travail. Ce joyau d'art populaire sera prochainement mis aux enchères lors d'une vente internationale, afin de soutenir des organismes qui aident les artisans mexicains. Le rêve de présenter la Vochol à Paris c'était fait réalité grâce à l'Asociación de Amigos del Museo de Arte Popular (AAMAP) avec le soutien du gouvernent de l'état de Nayarit et de Jalisco et plusieurs institutions privées et publiques.

Le musée du quai Branly ou musée des arts et civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques (civilisations non occidentales) est situé quai Branly dans le VIIe arrondissement de Paris, au pied de la tour Eiffel, à la place occupée auparavant par le ministère du Commerce extérieur. Projet ambitieux porté par Jacques Chirac et réalisé par Jean Nouvel, il a été inauguré le 20 juin 2006.

Le Musée du Quai Branly. Photos Réveil FM

Jacques Kerchache, marchand d'art et spécialiste en art africain, essaie dès le début des années 1990 de faire entrer les « arts premiers » au Musée du Louvre. En 1990, il signe dans le journal Libération un article sur ce sujet ; il rencontre Jacques Chirac, alors maire de Paris. Ce dernier, qu'on dit passionné par les « arts premiers », est élu président de la République en 1995. Dès son arrivée à la tête de l'État, il demande l'ouverture d'un département des arts premiers au Musée du Louvre. Un an plus tard, il annonce le projet de création d'un nouveau musée, qui rencontre rapidement une opposition, notamment avec une grève des collaborateurs du musée de l'Homme en 1999 qui s'opposent au démantèlement des collections de ce dernier et critiquent la primauté du choix esthétique au détriment des considérations scientifiques. Les collections du Musée national des Arts Africains et Océaniens (MAAO), fermé en 2003, sont également destinées à y être transférées depuis le Palais de la Porte Dorée.

Le musée Quai est situé au pied de la Tour Eiffel, la grande dame de fer. Photos Réveil FM

Un concours d'architecture est lancé en 1999, désignant Jean Nouvel comme architecte. La construction est ensuite effectuée par la société Joseph Paris . Ce musée est inauguré le 20 juin 2006 par Jacques Chirac, en présence notamment de Kofi Annan, Rigoberta Menchú, Paul Okalik, Dominique de Villepin, Lionel Jospin, Jean-Pierre Raffarin, Claude Lévi-Strauss. Le musée du quai Branly a le statut d'établissement public administratif. Il est placé sous la double tutelle du ministère de la Culture et de la Communication et du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Musée Quai Branly. Photos Réveil FM

Le musée est ouvert au public depuis le 23 juin 2006. La première exposition du musée du quai Branly est consacrée aux Mnong Gar, ethnie des montagnes du Vietnam méridionnal et étudiée par Georges Condominas (« Nous avons mangé la forêt... » : Georges Condominas au Vietnam du 19 juin au 17 décembre 20062). Cette exposition est reprise en 2007 à Hanoï avec un catalogue spécifique bilingue. En mai 2009, le musée s'est associé avec trois autres musées proches pour former la Colline des musées.

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samedi 19 janvier 2013

Matignon: Les vœux de Jean-Marc Ayrault à la presse

La tradition n'existe pas dans les pays de l'Afrique francophone: présenter ses voeux à la presse ! En Afrique souvent ce sont les ministres fayots et responsables des entrerpises publiques aplatventristes qui présentent des voeux à ceux qui les ont nommés pour mieux conserver des postes. D'ailleurs, n'avez-vous jamais remarquer que c'est en catimini que les responsables politiques africains voyagent. Les chefs d'Etat africains voyagent hors du pays sans que les populations soient au courant. Certains ministres arrivent à Paris, sans que leur ambassade soient informés. La légimité en Afrique ne provient pas du peuple mais de celui ou ceux qui vous ont placé. Les chefs d'Etat africains sont des monarques absolus qui ont droit de vie et de mort sur les citoyens. Ils n'ont des comptes à rendre à personne, sauf à leurs mentors ! Penser aux voeux à la presse, faut pas rêver ! Pourtant à Paris, toute la crème de la presse française était au rendez-vous, hier vendredi 18 janvier à Matignon où Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre présentait ses voeux à la presse.

Matignon: Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre lors des voeux à la presse

Le Premier ministre a présenté, comme il est de coutume, ses vœux à la presse réunie à l'hôtel de Matignon le 18 janvier 2013. "Je suis bien décidé, avec l'ensemble des ministres à aller à la rencontre des Français, à expliquer le sens de notre action, à les écouter, mais aussi à mobiliser les énergies et les talents et les initiatives", a déclaré notamment Jean-Marc Ayrault. "Sans un discours de vérité, il n'y a pas de confiance possible", a-t-il également souligné.


Évènements : Les vœux de Jean-Marc Ayrault à la... par LCP

Présentant ses voeux à la presse, le Premier ministre a reconnu une nouvelle fois que 2013 serait une "année difficile". Il a détaillé le programme législatif extrêmement chargé à venir avec comme priorités la réforme bancaire, une nouvelle étape de la décentralisation, l'école, le logement, etc.

Hier vendredi 18 janvier, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault en présentant ses vœux à la presse, assurant que 2013 serait une "année difficile". Mais, se voulant pédagogue et rassurant, il a estimé que cela était nécessaire pour « sauver le modèle français ». Il s'est dit certain que les « Français attendent qu'on leur dise la vérité sur la réalité du pays, sur les difficultés qu'il rencontre, sur les changements qu'on doit entreprendre, les réformes qu'il faut réussir".

Jean-Marc Ayrault Ayrault a également assuré que cette année 2013 serait "bien remplie", avec pour le gouvernement un "programme substantiel", qui comprendra comme "priorités", la "bataille pour l'emploi", mais aussi "le redressement des comptes publics" et la mise en œuvre de plusieurs réformes et chantiers, qui définissent "les contours du nouveau modèle français".

S'agissant de l'emploi, à l'instar du Président de la République, le Premier ministre s'est félicité de l'accord sur l'emploi finalisé le 11 janvier entre les partenaires sociaux, preuve que la « méthode du dialogue définie dès 2012 était la bonne ». Et d'assurer que le gouvernement s'engagerait « à traduire fidèlement » ce texte dans un projet de loi.

Il va donc lui falloir sérieusement encadrer une partie des députés socialistes, tentés de « muscler » le texte. Pour autant, toujours sur le front de l'emploi, le Premier ministre est bien décidé à franchir d'autres étapes dès 2013, appelant, comme François Hollande, à une importante réforme de la formation professionnelle.

Sur le plan économique et financier, le Premier ministre a assuré que la réforme bancaire « serait votée dans les prochaines semaines » et que la future loi de décentralisation clarifierait les rôles entre « un Etat stratège et des collectivités locales qui connaîtront exactement leurs compétences respectives ».

Enfin, le Premier ministre a confirmé un ordre du jour législatif extrêmement ambitieux avec des projets de loi relatifs à l'égalité des chances (réforme de l'école), au logement , à la protection sociale, à la sécurité, à la lutte contre les déserts médicaux et... au mariage pour tous.

Jean-Marc Ayrault dans la foule parmi des journalistes

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Un prêtre mis en examen pour agressions sexuelles d'adolescents

Un prêtre âgé de 38 ans a été mis en examen, vendredi 18 janvier, à Amiens, pour des agressions sexuelles de trois adolescents, selon une source judiciaire. Le prêtre, qui exerçait jusqu'ici dans la paroisse de Fressenneville (Somme), a reconnu les faits. Il a été mis en examen pour agressions sexuelles sur mineurs par personne abusant de l'autorité conférée par sa fonction, a expliqué son avocat, Me Guillaume Demarcq.

Les cardinaux du monde entier ont été réunis par le pape Benoît XVI, le 19 novembre 2010, afin d'évoquer, pour la première fois, la "réponse de l'Eglise" face à la pédophilie dans le clergé.

Il est accusé d'avoir abusé sexuellement de trois adolescents, dont l'un aurait été victime des "caresses appuyées" de l'ecclésiastique en 2004-2005 et les deux autres en 2010-2011, selon l'avocat. L'homme d'Eglise a été interpellé mercredi matin après qu'une des victimes, aujourd'hui jeune majeur, eut déposé plainte au commissariat d'Amiens.

Neuf prêtres en prison

"Il ne prend conscience que maintenant de la souffrance" causée par ses actes présumés, a expliqué son avocat, selon qui "il n'en avait absolument pas conscience". Pour le défenseur du prêtre, il s'agit de "relations d'amitié, d'affection, qui malheureusement ont débouché sur des faits de nature sexuelle".

Le prêtre a été placé sous contrôle judiciaire strict, contre l'avis du juge d'instruction et du parquet, qui avaient requis son placement en détention. Le contrôle judiciaire lui interdit de résider dans la région, de fréquenter des mineurs et d'exercer une activité cultuelle. Il est également astreint à une obligation de soins.

Durant l'été 2010, la Conférence des évêques de France (CEF) avait mené auprès des diocèses une enquête pour les besoins d'une brochure Lutter contre la pédophilie, éditée par l'Eglise catholique française. Selon cette enquête, neuf prêtres étaient alors emprisonnés pour des actes de pédophilie, cinquante et un mis en examen, et quarante-cinq avaient alors purgé leur peine, pour 19 640 prêtres en exercice en 2008.

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Madagascar: Le pasteur Mailhol est-il déjà président du peuple malgache ?

C'est une autoroute qui risque de s'ouvrir pour le pasteur Mailhol en Madagascar. D'après les bruits du couloir qui nous parviennent sur les élections présidentilles de mai prochain, le pasteur Mailhol André Christian Dieu Donné serait en pôle position et sortirait du lot. Le président de la Transition, Andry Rajoelina, a décidé de ne pas briguer la présidence de Madagascar, a-t-il annoncé mardi soir lors d'une allocution télévisée. "Je préfère me sacrifier, plutôt que de sacrifier les 22 millions de Malgaches" Au micro de Radio France International, Andry Rajoelina s'est expliqué sur son renoncement à l'investiture suprême, précisant toutefois qu'aucune pression extérieure n'a dicté son choix. "J’ai protégé la souveraineté malgache. Il est vraiment important pour nous d’avoir une liberté de choisir, une liberté de décider. Et durant la transition, on a pu prouver qu’on pouvait bâtir, qu’on pouvait construire, et qu’on pouvait s’en sortir, même si la communauté internationale a suspendu les aides pour Madagascar. Donc, la décision de l’Union européenne n’a pas du tout influencé ma décision, qui reflète la proposition que j’ai émise lors de la dernière rencontre aux Seychelles", a argumenté Andry Rajoelina.

Le pasteur Mailhol André Christian Dieu Donné est-il déjà président de la République de Madagascar ?

Une position qu'il avait déjà exprimée le 12 mai 2012 dans le cadre d'une sortie officielle. Selon Andry Rajoelina, son choix d'aujourd'hui n'est que le respect de la parole donnée au peuple malgache. "J’ai rempli les conditions pour être candidat. Mais bon nombre de nos partisans et la majorité du peuple malgache savent qu’aujourd’hui, s’il se passe des élections à Madagascar, je serai élu. Mais ce qui est important, ce n’est pas d’être élu. C’est, en tant qu’homme d’Etat, de respecter sa parole du 12 mai 2010, et aussi de prendre une décision pour le bien-être de la population. Je préfère me sacrifier, plutôt que de sacrifier les vingt-deux millions de Malgaches", a également précisé le président de la Transition. La majorité des politiciens Malgaches penchent toujours pour l’exclusion de Marc Ravalomanana et d’Andry Rajoelina aux élections présidentielles. La voie est-il libre pour le pasteur Mailhol André Christian Dieu Donné, président du parti "Gideona Fandresena ny Fahantrana eto Madagasikara"- "Gédéon pour vaincre la pauvreté à Madagascar" (GFFM) ? Il y a quelques mois, Le pasteur Mailhol avait lancé un défi à ses deux challangers: « Mon souhait c’est qu’ils puissent se présenter tous les deux et que le plus fort d’entre eux puisse m’affronter au deuxième tour ». Defi qui ne se concrétisera plus car Andy Rajoelina vient de jeter l'éponge et Marc Ravalomanana était déjà hors de course. Très populaire à Madagascar appelée souvent l'« île-continent », l'« île rouge » ou le « huitième continent », pays situé dans la partie occidentale de l'océan Indien, séparé de l'Afrique par le canal du Mozambique large de 415 km, le pasteur Mailhol a environ 2 millions de fidèles dans tout le pays, dont la moitié serait en âge de voter. Les seuls fidèles de « Fikambanana Apokalipsy eto Madagasikara » (FAM) ne pourront à eux seuls faire du pasteur Mailhol le président de la République de Madagascar, il lui faudra des partenaires, des reseaux... Début de l'an 2000, le Pasteur Mailhol avait déjà prédit que le sort de son pays lui sera confié dix ans après le départ de l'ancien président, l'Amiral Didier Ratsiraka qui a été évincé du pouvoir en février 2000. Il soutient toujours jusqu’à présent que conformément à la « prophétie » qu’il a reçue, « Dieu le portera à la tête du pouvoir ».

Le président de la Transition malgache, Andry Rajoelina, a annoncé mardi dernier qu'il renonçait à se présenter à la prochaine élection présidentielle prévue en mai, dans l'espoir de contribuer au règlement pacifique de la crise politique qui mine la Grande Ile depuis 2009.

L'élection présidentielle est prévue en mai et juillet, et la question des candidatures restait la principale pomme de discorde entre les différents protagonistes de la crise malgache. La Communauté de développement d'Afrique Australe (SADC), qui tente depuis des mois de faire parvenir les deux hommes à un accord, a avancé la solution dite du "ni... ni", également prônée par l'Union européenne dès 2010: ni Andry Rajoelina ni Marc Ravalomanana candidats. Malgré sa détermination à reprendre le pouvoir depuis son éviction, Marc Ravalomanana, qui vit en exil en Afrique du Sud, s'était finalement plié à cette injonction. Andry Rajoelina s'opposait mordicus au retour de celui qu'il avait renversé, invoquant des risques de troubles et rappelant à l'envi que son rival a été condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité, sa garde ayant abattu plusieurs dizaines de manifestants lors des émeutes qui l'ont emporté en 2009. A propos de son propre sort, M. Rajoelina avait annoncé en 2010 qu'il ne serait pas candidat, mais il était devenu plus vague sur ses intentions ces derniers mois. "Une poignée de personnes ou des pays étrangers ne peuvent décider sur la manière de diriger notre pays et l'identité de celui qui le dirigera", avait encore déclaré il y a une semaine l'actuel homme fort de Madagascar, devant des représentants de la communauté internationale.

Marc Ravalomanana a déjà jeté l'éponge pour l'élection présidentielle.

"Un élément de l'apaisement" "Nous saluons la décision d'Andry Rajoelina qui a fait passer les intérêts du peuple malgache et le développement de son pays avant tout autre intérêt", a sobrement réagi Sandile Schalk, directeur du bureau de liaison de la SADC à Madagascar. "Tout ce qui peut promouvoir et encourager le calme est extrêmement positif", a renchéri Léonidas Tezapsidis, l'ambassadeur de l'Union européenne, refusant de commenter directement l'annonce de M. Rajoelina. "Andry Rajoelina a suivi les recommandations de la SADC. Ce n'est qu'un élément de l'apaisement", a pour sa part commenté un responsable de la mouvance Ravalomanana, Mamy Rakotoarivelo, rappelant que l'organisation régionale entend aussi régler la question du retour de M. Ravalomanana à Madagascar. Les élections présidentielle et législatives, attendues depuis plus de trois ans, doivent en théorie permettre à la Grande Ile de rétablir un ordre constitutionnel mis à mal par le renversement de Marc Ravalomanana, qui a conduit à la suspension des aides financières internationales. Le pays s'est encore appauvri, enlisé dans une crise socio-économique, et l'insécurité a gagné du terrain. Le premier tour de la présidentielle est prévu le 8 mai, avant un éventuel second tour le 3 juillet. Andry Rajoelina a par ailleurs souhaité mardi que les élections législatives, prévues à l'origine en juillet, soient organisées avant la présidentielle. Mais la date du scrutin avait été fixée en août de concert par les différentes formations politiques, les autorités et la communauté internationale. "Pour les législatives avant la présidentielle, Andry Rajoelina n'a pas à faire un chantage comme cela", s'est indigné Mamy Rakotoarivelo au nom du camp Ravalomanana. "C'est un changement du règle de jeu en cours de match. Tout le monde s'est déjà mis d'accord pour que la présidentielle se fasse avant les législatives", a-t-il rappelé.

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vendredi 18 janvier 2013

Algérie: Mokhtar Belmokhtar "Le Borgne", le terroriste qui a revendiqué l’attaque !

Mokhtar Belmokhtar, dit Le Borgne.

Mokhtar Belmokhtar ne manque pas de surnoms : Le Borgne ou encore Mister Marlboro sont les plus connus. Les deux qui résument le mieux cet homme né à Ghardaïa à 600 km au sud d’Alger en 1972 et qui mène de front la vie de guerrier d’Al-Qaïda et celle de contrebandier. Hier, c’est sa katiba, sa brigade, baptisée « ceux qui signent avec le sang », qui a revendiqué le rapt.

Un véritable coup de force pour celui qui a longtemps été considéré comme le numéro deux d’Aqmi à la tête d’une autre katiba dont il s’est éloigné récemment. Le Borgne s’est formé dans les années 1990 dans les camps d’Afghanistan et du Pakistan avant de revenir dans son pays natal rejoindre les rangs du GIA (Groupe islamiste armé) puis du GSPC (Groupement salafiste pour la prédication et le combat), les ancêtres d’Aqmi. Il aurait rencontré plusieurs fois Ben Laden et son lieutenant Al-Zawahiri avant de s’établir au Sahel où il gagne son surnom de Mister Marlboro en raison de son activité dans la contrebande de cigarettes. Réputé moins religieux que son homologue Abou Zeid qui dirige une autre brigade « concurrente » d’Aqmi, Belmokhtar est toutefois un élément essentiel qui a réussi à fédérer de jeunes combattants maliens et mauritaniens.

D’après les services français, sa main serait derrière l’attentat suicide contre l’ambassade de France en Mauritanie en août 2009. Il aurait aussi monté l’enlèvement de deux jeunes Français en janvier 2011 au Niger : Antoine de Léocour et Vincent Delory, tués le lendemain lors d’une opération impliquant des militaires français qui devaient les libérer.

Algérie, ce qui s'est passé hier avec la prise des otages !

00 h 8: Outre Abou al-Baraa, le groupe de preneurs d'otages aurait perdu deux chefs, selon le site mauritanien Alakhbar. Abdallahi Ould Hmeida, un Mauritanien de 18 ans, "membre de la tribu Tekna installée dans le nord de la Mauritanie" et considéré comme l'un des "meilleurs formateurs de combattants islamistes dans la région" ; et l'Algérien Tahir, "l'émir du groupe islamiste 'Les fils du Sud pour la justice islamique'".

23 h 20: Les forces spéciales algériennes ne contrôleraient qu'une partie du site gazier, rapporte l'agence nationale APS. Seul "le site de vie", où se trouvaient une grande partie des otages, serait maîtrisé. L'usine du complexe serait toujours encerclée.

23 h 16: Le même porte-parole promet de nouvelles actions en Algérie.

23 h 3: Selon un porte-parole du groupe djihadiste, cité par l'agence mauritanienne ANI, le chef du commando, Abou al-Baraa, aurait été tué dans l'attaque. Le site d'information mauritanien Al-Akhbar explique que c'était "l'un des plus importants chefs de la brigade de Mokhtar Belmokhtar" qui a revendiqué la prise d'otages. Il affirme également que la brigade Al-Mouthalimin était prête pour l'opération depuis près de deux mois. "On savait d'avance que le régime allait bien être l'allié de la France dans la guerre contre l'Azawad [nord du Mali]".

22 h 30: Parmi les otages décédés figurent également 8 Algériens, 2 Japonais et 2 Britanniques, indique la même source. Elle précise que l'un des 11 terroristes tués était un ressortissant français. Dans leur groupe auraient figuré deux Algériens, dont le chef du commando, de même que trois Égyptiens, deux Tunisiens, deux Libyens et un Malien.

22 h 8: Selon une source de la sécurité algérienne, citée par Reuters, 30 otages auraient été tués lors de l'assaut de l'armée algérienne sur le site gazier. Parmi eux, il y aurait un Français. Au moins 11 activistes auraient péri dans l'attaque.

21 h 32: Le Monde.fr dit avoir recueilli un témoignage fiable selon lequel "les terroristes étaient très bien préparés et connaissaient le site". La source, qui a assisté à l'assaut, précise que la prise d'otages a été méthodique et menée au millimètre. "La base de vie est directement collée à une petite caserne de gendarmes, qui n'ont pas pu repousser l'assaut. L'un des employés, un expatrié, a entendu les tirs et s'est dirigé vers des hommes en combinaison militaire pour chercher refuge. Il s'agissait de terroristes qui étaient justement vêtus comme cela pour tromper les gens sur place." "Les autres employés, qui étaient dans leurs chambres et un peu partout sur la base, sont restés sur place par mesure de sécurité. "Après avoir pris le contrôle de la base de vie, les terroristes ont fait une fouille de toutes les chambres à la recherche d'otages, mais surtout à la recherche d'expatriés. Sur la base, il y a des blocs, chacun contenant huit chambres à peu près". "Les terroristes étaient, semble-t-il, de plusieurs nationalités : un Égyptien, un Tunisien, un Algérien et un homme noir, probablement nigérien ou malien. Impossible de savoir combien ils étaient au total. L'un d'entre eux parlait l'anglais avec un accent parfait". "Les terroristes étaient très bien préparés, connaissaient le site, la base de vie et le complexe qui se trouve en face, ils ont coupé la production immédiatement après avoir pris le contrôle de l'usine". "Les otages algériens étaient dans le foyer, un immeuble qui sert de salle de jeu, d'accueil et de cybercafé. Au début de l'assaut, les Algériens, dans un moment de panique, ont forcé la sortie de secours, qui était bloquée. Les terroristes, qui étaient à ce moment-là au restaurant, n'ont pas pu les empêcher de fuir ; entre quatre cents et six cents personnes, qui étaient entassées comme des sardines, ont ainsi pu" s'évader, raconte le précieux témoin.

20 h 50: APS, l'agence de presse d'État algérienne, annonce la fin de l'opération militaire après huit heures d'assaut. Aucun bilan officiel n'a été donné.

20h37: Minoru Kiuchi, vice-ministre des Affaires étrangères japonais, se rend à Alger. Il aurait "pressé le gouvernement algérien de faire cesser immédiatement son opération".

20 h 2: Selon un employé algérien du site gazier, cité par Reuters, les ravisseurs avaient prévenu dès le départ les otages qu'ils ne tueraient que "les chrétiens et les infidèles". Ce quinquagénaire originaire d'In Amenas est parvenu à s'enfuir du complexe.

19 h 45: En raison de la situation en Algérie, qu'il a évoqué par téléphone avec le président américain Barack Obama, le Premier ministre britannique David Cameron annule le discours très attendu qu'il devait tenir demain à La Haye sur la place du Royaume-Uni dans l'Union européenne. Les services du 10 Downing Street tentent de préparer l'opinion au pire. "Il faut s'attendre à de mauvaises nouvelles concernant les otages" ont-ils fait savoir.

19 h 31: "De nombreux otages ont été libérés, et il y a malheureusement quelques morts et blessés" dans l'opération de l'armée sur un site gazier en Algérie où des centaines de personnes avaient été prises en otages mercredi, annonce le ministre algérien de la Communication. "L'opération se poursuit", prévient Mohamed Said lors d'une intervention en direct sur la chaîne francophone dans le premier commentaire officiel depuis le début d'une opération de l'armée contre le site. De nombreux terroristes tentant de fuir ont été "neutralisés", indique-t-il par ailleurs.

19 h 8: "L'opération de l'armée se poursuit", annonce un ministre algérien. Il s'agit de la première déclaration publique d'un officiel algérien depuis le début de l'assaut, à la mi-journée.

18 h 55: D'après le site du quotidien britannique The Guardian, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, aurait refusé d'évoquer devant les journalistes présents à Bruxelles la "situation extrêmement dramatique" en cours en Algérie, estimant que "les informations sont contradictoires".

18 h 44: D'après la chaîne saoudienne Al Arabiya, l'Algérie aurait annoncé la fin de ses opérations militaires en vue de libérer les otages du site gazier d'In Amenas.

18 h 23: François Hollande déclare que "ce qui se passe en Algérie justifie encore davantage la décision prise au nom de la France d'intervenir au Mali", tout en admettant que "la prise d'otages semble se dénouer dans des conditions dramatiques".

18 h 21: Le Japon appelle l'Algérie à cesser "immédiatement" son opération militaire.

18 h 16: La Maison-Blanche exprime son inquiétude au sujet de l'opération pour libérer des otages, dont des Américains, capturés par des extrémistes islamistes et a dit chercher à obtenir des "éclaircissements" de la part des autorités algériennes.

17 h 55: Le bureau du Premier ministre britannique, David Cameron, annonce sur Twitter que le chef du gouvernement britannique s'est entretenu avec Barack Obama et François Hollande.

17 h 53: Le contact est rompu avec les islamistes. L'agence de presse mauritanienne ANI, seule à avoir été en contact avec le porte-parole des insurgés, affirme ne plus avoir de nouvelles des preneurs d'otages.

17 h 51: Le ministère belge des Affaires étrangères annonce sur Twitter qu'aucun de ses ressortissants ne se trouvait sur le site algérien d'In Amenas, où se déroule depuis mercredi une gigantesque prise d'otages, après qu'un porte-parole des assaillants a affirmé que "trois Belges" avaient survécu à un raid de l'aviation algérienne.

17 h 46: Le site gazier d'In Amenas, où se déroule depuis mercredi la prise d'otages de ressortissants occidentaux, représente 18 % des exportations de gaz du pays, mais même une réduction prolongée des acheminements algériens aurait un impact limité sur le marché et l'approvisionnement en gaz de l'Europe, estiment des analystes interrogés par l'AFP.

17 h 39: Selon le Wall Street Journal, les islamistes qui ont attaqué le site d'In Amenas se seraient servis dans l'arsenal de l'ex-dictateur libyen Muammar Kadhafi.

17 h 22: D'après la chaîne CBS, un drone américain survolerait actuellement le site algérien d'In Amenas.

17 h 20: Un diplomate étranger à Alger confie à l'AFP que l'intervention des forces algériennes sur le site gazier "ne s'est pas très bien passée pour les otages".

17 h 15: La chaîne de télévision britannique Sky News affirme qu'une grosse explosion aurait été entendue sur le site gazier d'In Amenas, il y a 30 minutes.

16 h 44: Selon ANI, le porte-parole des islamistes menace de "tuer tous les otages si les forces algériennes parviennent à pénétrer à l'intérieur du complexe". D'après le site francophone Tout sur l'Algérie, qui cite un notable de la région, les islamistes auraient refusé de négocier la libération des otages.

16 h 25: Selon l'agence Reuters, Dublin confirme la libération de l'otage irlandais qui se trouve désormais en "sécurité".

16 h 22: L'armée algérienne donne un deuxième assaut au complexe gazier où sont détenus les derniers otages occidentaux encore en vie, annonce un porte-parole du groupe auteur du rapt à l'agence l'agence mauritanienne Nouakchott information (ANI). "Des avions de combat et des unités au sol ont entamé une tentative de prendre de force le complexe", a déclaré le porte-parole, qui a menacé de "tuer tous les otages si les forces algériennes parviennent à entrer dans le complexe".

16 h 15: D'après l'agence nationale algérienne APS, qui s'appuie des sources locales, 600 otages algériens auraient été libérés du site gazier d'In Amenas.

16 h 9: L'exploitant d'In Amenas, BP, annonce l'évacuation de travailleurs "non essentiels" du site. "La situation demeure incertaine" sur le site d'In Amenas, dont l'armée algérienne tente de reprendre le contrôle, indique par ailleurs BP dans un communiqué, précisant ne pas pouvoir confirmer s'il y a eu des victimes.

15 h 50: D'après le site d'information francophone Tout sur l'Algérie, qui a joint un notable de la région, l'armée algérienne contrôlerait la totalité du site gazier d'In Amenas, après avoir mené l'assaut contre les preneurs d'otages.

15 h 40: Confusion sur le nombre de morts. L'agence Reuters annonce la mort de six otages étrangers et de huit islamistes, lorsque les forces algériennes ont tiré sur un véhicule utilisé par les kidnappeurs sur le site gazier d'In Amenas. D'après Associated Press, 35 otages et 15 ravisseurs auraient été tués par l'armée algérienne pendant l'assaut.

15 h 32: Selon l'agence de presse nationale algérienne APS, dont les informations sont à prendre avec des précautions, quatre otages étrangers auraient été libérés par l'armée algérienne lors de l'assaut. Il s'agirait de deux Britanniques, d'un Kényan et d'un Français.

15 h 24: Paris confirme à son tour qu'une "opération est en cours" sur le site de la prise d'otages.

15 h 23: D'après l'agence mauritanienne ANI, qui cite les islamistes preneurs d'otages, les ressortissants toujours détenus seraient deux Américains, trois Belges, un Japonais, et un Britannique. Aucune nouvelle des Français.

15 h 12: La chaîne américaine Fox News affirme que des ressortissants américains font partie des 20 otages étrangers qui sont parvenus à s'échapper jeudi du site gazier d'in Amenas.

15 h 8: ANALYSE. Interrogé par Le Point.fr, l'islamologue Mathieu Guidère estime clair que les djihadistes preneurs d'otages veulent entraîner l'Algérie dans une guerre au Mali. "Les islamistes possèdent un lourd passif historique avec l'Algérie", rappelle le spécialiste. "Cela fait 20 ans qu'ils veulent la tête du président algérien Bouteflika. En frappant un site gazier, ils veulent toucher le porte-feuille des généraux au pouvoir", assure le professeur d'islamologie à l'université de Toulouse-Le Mirail.

15 h 3: L'agence Reuters, qui cite des sources locales, affirme que des otages sont toujours détenus sur le site gazier d'In Amenas, alors que 180 employés algériens auraient réussi à s'échapper.

14 h 55: Citant un résident d'In Amenas, l'agence Reuters confirme le nombre important de morts sur le site algérien de la prise d'otages.

14 h 49: D'après l'agence de presse mauritanienne ANI, le chef de groupe des preneurs d'otages, Abou al-Baraa, figurerait parmi les morts.

14 h 48: Le Royaume-Uni confirme qu'une "opération est en cours" en Algérie. "Les autorités algériennes ont confirmé qu'il y avait une opération en cours", déclare à l'AFP un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères.

14 h 37: Le Premier ministre britannique David Cameron préside une réunion de crise sur la prise d'otages en Algérie et assure qu'il est en contact étroit avec le gouvernement algérien à qui il proposera, le cas échéant, son aide. Une autre réunion du "comité Cobra" composé de ministres et de responsables de la sécurité est prévue jeudi après-midi, et une troisième vendredi aux Pays-Bas, où le Premier ministre David Cameron doit prononcer un discours sur l'Union européenne, a indiqué un porte-parole du chef du gouvernement.

14 h 20: Toujours selon l'ANI, cette agence de presse mauritanienne très bien informée sur les groupes islamistes armés, 35 otages et 15 ravisseurs auraient été tués par l'armée pendant l'assaut.

13 h 41: Un ou plusieurs citoyens roumains figurent parmi les otages retenus en Algérie, indique le ministère roumain des Affaires étrangères.

13 h 32: Selon les islamistes, l'armée algérienne bombarde le site gazier où sont retenus des otages. Des hélicoptères de l'armée algérienne ont ouvert le feu sur le complexe où sont détenus les otages, dont au moins deux ont été blessés, selon cette source citée par l'ANI, agence généralement très bien informée sur les groupes islamistes armés.

13 h 25: Les preneurs d'otages tenteraient de quitter le site avec des otages.

13 h 15: Lors d'un point de presse à l'Élysée, François Hollande a confirmé la présence de Français sur le site pétrolier. Devant une "situation confuse" qui évolue "d'heure en heure", le chef de l'État n'a pas voulu donner de précisions mais a indiqué avoir "à l'esprit la vie de nos ressortissants". "Il y en avait, il y en a sur ce site", a-t-il ajouté. Le président a affirmé être "en contact permanent avec les autorités algériennes pour que l'issue la meilleure puisse être trouvée". "Le mieux est de n'en dire que le moins", a-t-il poursuivi. "Je ne donnerai aucune précision sur le nombre de nos compatriotes qui pourraient être éventuellement détenus ou retenus. Ce qui compte, c'est de permettre aux Algériens de pouvoir les libérer."

12 h 11: Un Français de 52 ans, figurant parmi les otages retenus par un groupe lié à al-Qaida, en Algérie, a pu entrer en communication par téléphone avec le quotidien Sud-Ouest. "Ça va, nous sommes bien traités", a déclaré cet homme originaire d'Anglet (Pyrénées-Atlantiques), travaillant pour CIS Catering, entreprise assurant l'hôtellerie du site gazier où étaient encore retenus une quarantaine d'Occidentaux dans la matinée. Le journal évoque "34 otages de 9 nationalités" retenus sur la "base-vie" du site et "6 autres dans l'usine de gaz".

12 h 9: Jean-Marc Ayrault a fait une brève déclaration jeudi matin sur le perron de l'Élysée alors qu'il s'apprêtait à "faire le point" avec le président François Hollande sur la "situation particulièrement préoccupante" en Algérie. "Nous n'avons pas eu plus d'informations que nous en avons eues cette nuit", a déclaré le Premier ministre alors qu'il était interrogé sur la présence éventuelle de Français parmi les otages. "Ce qui s'est passé en Algérie a donné lieu à deux échanges téléphoniques hier soir que j'ai eus personnellement avec le Premier ministre algérien", Abdelmalek Sellal, a-t-il expliqué. "Nous allons refaire ce matin un point précis de cette situation particulièrement préoccupante qui confirme que la bataille contre les groupes terroristes, qu'ils soient au Nord-Mali ou en Algérie, est une bataille qui mobilise non seulement la France mais la communauté internationale", a-t-il ajouté.

11 h 59: L'ex-ministre Rachida Dati, eurodéputée UMP et maire du 7e arrondissement de Paris, a rendu un hommage appuyé à François Hollande : "Alors que 41 personnes, dont des Européens, sont retenues en otage en Algérie, nous devons réitérer notre soutien inconditionnel au président Hollande dans l'action de la France au Mali. Je tiens à saluer le sang-froid du président Hollande. Nous n'avons pas besoin d'un guerrier mais d'un Homme d'État ferme et ouvert au dialogue, qui veille à protéger nos compatriotes en danger. J'en appelle à Mme Ashton, aux chefs d'État et de gouvernement européens, aux ministres des Affaires étrangères réunis aujourd'hui à Bruxelles : engagez-vous !"

11 h 55: Quinze étrangers, dont un couple de Français, qui étaient retenus en otage par des islamistes sur un site gazier en Algérie, auraient réussi à s'échapper, a rapporté jeudi la chaîne privée algérienne Ennahar, citant une "source officielle". Le patron de la chaîne, Anis Rahmani, a indiqué à l'AFP qu'elle citait une "source officielle". Les autorités algérienne tout comme l'ambassade de France se sont refusées à confirmer.

11 h 45: L'ambassade de France en Algérie recense actuellement les ressortissants français immatriculés pour confirmer ou non la présence de concitoyens sur le site d'In Amenas. Les autorités ne souhaitent pas communiquer sur les Français retenus en otage ou qui auraient pu se cacher : le site pétrolier est grand et il n'est pas sûr que les preneurs d'otages sachent eux-mêmes si des Français sont parmi leurs otages. Ceux-ci sont évidemment les plus exposés. Contacté par Le Point.fr, Pouria Amirshahi, député des Français de l'étranger, dont la circonscription comprend l'Algérie, garde lui aussi le silence : "Les preneurs d'otages lisent tout : on ne va pas leur donner ce type d'informations pour des raisons que les Français et les médias peuvent tout à fait comprendre."

11 h 22: La presse algérienne se fait l'écho des inquiétudes suscitées par l'implication croissante du pays dans le conflit de son voisin malien. Les autorités algériennes, qui ont longtemps plaidé pour un règlement politique au Mali, ont autorisé le survol de leur territoire par des avions de l'armée française intervenue pour aider les troupes maliennes à repousser une offensive des radicaux islamistes, y compris al-Qaida, venus du Nord malien. Selon Chafik Mesbah, ex-officier de l'armée algérienne, dans une interview au quotidien Echorouk publiée jeudi, l'attaque des islamistes contre le site gazier "n'est pas seulement un avertissement aux pays occidentaux mais aussi à l'Algérie, qui a ouvert son espace aérien à l'aviation militaire française".

11 h 10: "Trente travailleurs algériens sont parvenus à s'échapper jeudi du site gazier de Tingantourine (40 km d'In Amenas), où ils étaient retenus en otage depuis mercredi par un groupe terroriste armé", a indiqué la wilaya (préfecture) d'Illizi, citée par l'agence de presse algérienne APS.

10 h 49: L'ancien ministre de la Défense Gérard Longuet (UMP) a jugé sur LCI qu'il n'y avait pas de lien direct entre la prise d'otages en Algérie et l'offensive lancée par la France au Mali. "Cette prise d'otages demande une préparation. Très clairement, il a fallu plusieurs semaines pour acheminer des moyens, des hommes", il a fallu "des repérages".

L'action française a peut-être été "un déclencheur", a poursuivi M. Longuet, mais "on ne peut pas imaginer qu'en moins d'une semaine une telle prise d'otages ait pu être conçue par une filiale d'al-Qaida ou Aqmi". "En tout état de cause, c'est un objectif qui avait été préparé."

10 h 45: ANALYSE. La prise d'otages en cours en Algérie, où sont retenus plusieurs dizaines d'expatriés, a définitivement transformé en crise internationale l'intervention française au Mali et pourrait lever l'hésitation des autres pays occidentaux qui tardent à s'associer. Pour Christian Rouyer, ambassadeur de France au Mali, la prise d'otages en Algérie donne à l'opération malienne "une dimension régionale et même internationale". "Certains en France ont pu douter de cette dimension, je crois que nous avons la preuve flagrante que ce problème dépasse la situation du simple Nord-Mali", a-t-il dit sur France Inter.

Leon Panetta a assuré que les États-Unis prenaient "très au sérieux" l'intervention militaire française et qu'ils examinaient les conditions légales nécessaires à une éventuelle assistance américaine. Les premiers renforts en hommes à l'opération Serval devraient en fait provenir de la Cedeao, la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest. Celle-ci a annoncé que les troupes françaises recevraient prochainement le renfort de 2 000 soldats africains dans le cadre de l'opération menée au Mali sous mandat de l'ONU. Un premier contingent de 900 militaires nigérians pourrait arriver dès jeudi.

9 h 40: Un Britannique, un Irlandais et un Japonais, présentés comme des otages en Algérie, se sont à leur tour relayés jeudi sur Al Jazeera pour réclamer le retrait des militaires algériens qui encerclent le site gazier où ils sont détenus. Les trois hommes se sont exprimés au téléphone et aucune image n'a été montrée. Ils ont tour à tour insisté pour que les militaires cessent les tirs contre leur lieu de détention pour préserver leur vie et favoriser la négociation.

9 h 30: Sur la chaîne de télévision satellitaire du Qatar Al Jazeera, un ravisseur qui s'est présenté sous le pseudonyme d'Abou al-Baraa a exigé le retrait de l'armée qui encercle le site : "Nous demandons le retrait de l'armée algérienne pour permettre de lancer des négociations", a-t-il déclaré.

8 h 35: La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, déclare que "nous ne sommes pas en mesure (...) de confirmer la présence de Français parmi les otages" du site gazier de BP, Statoil et Sonatrach, au centre-est de l'Algérie. Plaidant pour "une parole publique parcimonieuse dans ces affaires, elle a ensuite répété : "Nous n'avons pas confirmation de la présence de Français."

8 h 15: François Bayrou, président du MoDem, a renouvelé jeudi son "soutien sans faille" à François Hollande dans la crise malienne, renforcé encore avec la prise d'otages en Algérie, manifestation d'une "barbarie sans frontières".

8 h 10: Les forces de l'ordre encerclent le site gazier du centre-est de l'Algérie, où un groupe islamiste lié au réseau al-Qaida détient une quarantaine d'otages étrangers et réclame l'arrêt de l'intervention militaire française au Mali voisin.

6 h 50: Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a confirmé jeudi la mort d'un Britannique : c'est "un meurtre de sang-froid" et dire qu'il s'agit de représailles à l'intervention de la France au Mali est "une simple excuse", a déclaré à la presse le ministre depuis Sydney, où il effectue une visite diplomatique.

Le ministre algérien de l'Intérieur Dahou Ould Kablia, soulignant que les autorités ne négocieront pas avec les "terroristes", a indiqué que les ravisseurs avaient demandé à quitter le pays avec leurs otages, ce qu'Alger refuse. Les kidnappeurs, a-t-il précisé, sont "encerclés" par l'armée et les services de sécurité.

Le Japon a indiqué jeudi matin que sa "première priorité" était la sécurité des otages, parmi lesquels figurent des Japonais, retenus depuis mercredi en Algérie par des islamistes armés sur un site gazier du sud du pays. "Pour nous, la priorité absolue est la vie des otages et secourir le plus vite possible les ressortissants japonais en étroite collaboration avec les autorités des pays concernés", a déclaré le secrétaire général du gouvernement Yoshihide Suga lors d'une conférence de presse.

6 h 30: "Nous affirmons que les otages sont plus de 40 croisés, dont 7 Américains et 2 Britanniques, parmi d'autres nationalités", a déclaré le groupe islamiste armé les "Signataires par le sang" responsable de la prise d'otages massive ayant eu lieu mercredi matin sur un site gazier en Algérie. Les Signataires par le sang est le nom de la katiba (unité combattante) de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, dit "le borgne", un des chefs historiques d'al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), récemment destitué. Il affirme agir en "réaction à la croisade menée par les forces françaises au Mali", selon un communiqué publié par le site mauritanien privé Alakhbar, qui publie régulièrement les communiqués de djihadistes.

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Prise d'otages en Algérie : incertitudes sur le bilan

Les pays dont des ressortissants ont été pris en otage avec des centaines de locaux sur un site gazier en Algérie redoutaient hier un bilan très lourd de l'assaut massif des forces d'Alger contre le commando islamiste venu de la Libye voisine.

Le site gazier de Tiguentourine, où s’est déroulée la prise d’otages de masse, près de la ville d’In Amenas dans l’est de l’Algérie.

Hier soir aucun bilan officiel précis n'a filtré sur cette opération militaire dont on ignorait encore si elle avait été effectivement achevée en milieu de soirée sur le site d'In Amenas dans le Sahara à 1 300 km au sud-est de la capitale comme l'avait annoncé l'agence de presse algérienne APS. Elle rapportait un peu plus tard que l'assaut n'avait permis de contrôler que le "site de vie" du complexe gazier où se trouvait la majorité des otages. Les forces algériennes, selon APS, encerclaient encore en milieu de soirée l'usine même du complexe. François Hollande a noté hier que la crise "semblait se dénouer dans des conditions dramatiques". Le ministre de la communication algérien, Mohamed Said, a justifié le recours à la force en expliquant que les autorités avaient cherché une solution pacifique mais que les islamistes, venus de la Libye voisine, "lourdement armés", voulaient "quitter l'Algérie en emportant avec eux les otages étrangers" pour s'en servir comme "carte de chantage". L'intervention a permis la libération de 600 Algériens ainsi que d'un Français, de deux Britanniques et d'un Kényan.

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jeudi 17 janvier 2013

Comme la fameuse HAM, le CSAC est miné par ses animateurs minables et corrompus !

En République démocratique du Congo, la régulation des médias signifie la répression de ces derniers. Ennemie de la presse, l'organe de régulation au lieu de jouer le rôle de médiateur par la concertation et le dialogue, elle est devenue liberticide. Au lieu de la neutralité, l’indépendance, la crédibilité et la légitimité, l'organe de régulation de Kinshasa s'est fourvoie en porte voix et caisse de résonance du régime des Mammouths Joséphistes. Malgré ses 65 millions d'habitants, aucun journal de Kinshasa la capitale qui regorge plus de 12 millions d'habitants ne tire à plus de 2000 exemplaires, aucun journal n'est quadrichromie, les journaux sont inexistants dans la majorité de ses 11 vastes provinces, mais chaque acteur politique a sa radio et télévision. Réveil FM International n'a ni l'habitude de crier avec loups encore moins de tirer sur les ambulances. La suspension à Kinshasa de la radio Okapi soutenue par l'ONU par le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et Communication (CSAC), début décembre dernier avait fait jaser. On aurait souhaité que le soutien et la solidarité qu'a bénéficié la radio Okapi, le soit pour chaque média congolais victime d'atteinte de la liberté de diffusion en République démocratique du Congo. Le pluralisme médiatique au Congo est frelaté, et la régulation des médias est un véritable mort-né, ce n'est pas parce qu'on le maintient artificiellement en vie que le CSAC survivra ! Jusque là de la Haute Autorité des Médias (HAM) au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de Communication (CSAC), les animateurs ont été des minables, corrompus, arrivistes et parvenus sans idéal pour défendre la liberté d'information. Ils le sont encore aujourd'hui par leurs décisions alambiquées et rétrogrades. Au lieu de réguler les médias, les animateurs encartés PPRD-MP se sont transformés en censeurs et prédateurs de la liberté d'information afin de mieux profiter des oripeaux d'un régime totalitaire. Le 3 décembre dernier, Didier Reynders le Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères belge s'était fendu d'un communiqué sur le site de son ministère pour regretter la suspension des émissions de Radio Okapi pour quatre jours. Bravo Monsieur Reynders. Et pourtant de 2003-2006, lorsque Modeste Mutinga Mutuishayi, alors Président de la Haute Autorité des Médias (HAM) avait sévi fermant des médias à la pelle, suspendant des journalistes et acteurs politiques, pourquoi étiez-vous demeurer silencieux ? Encouragé par Louis Michel "Big Loulou", contre espèces sonnantes et trébuchantes, pour faire passer Joseph Kabila candidat de Louis Michel et de la mafia internationale, Modeste Mutinga Mutuishayi a privé les Congolais d'un débat démocratique inscrit dans la Constitution de transition, Constitution écrite dans votre université de Liège en Belgique, et en récompense du bâillonnement rendu aux médias congolais, il a été nommé comme Rapporteur au Sénat pour soutenir Joseph Kabila, là encore Monsieur Reynders, on ne vous a jamais entendu ! Lorsque Modeste Mutinga Mutuishayi, corrompu jusqu'à la moelle épinière, a instrumentalisé "La Congolité" pour mieux museler des journalistes, médias et acteurs politiques, comme si un Belge n'a pas le droit de dire qu'il est Belge, un Français, Un Américain, Un Chinois pareil, là encore le silence plat de la Belgique a été assourdissant ! Président de l'institution de régulation, Modeste Mutinga Mutuishayi, fourbe et roublard ne s'est pas privé de s' octroyer Radio 7 et Télé 7, Louis Michel alors Commissaire européen qui était tous les 3 jours à Kinshasa, n'avait rien trouvé à dire et avait encouragé ce conflit d'intérêt. Quant à l'abbé Jean-Bosco Bahala Okw’Ibale qui préside le Conseil Audiovisuel et de Communication (CSAC), le marionnette de Joseph Kabila, venant de la Radio catholique Maria de Bukavu, il a été nommé pour des raisons électoralistes: rallier les catholiques et populations du Sud Kivu pour voter l'imposteur qui trône à la tête de la RDC. En agissant à la manière de Modeste Mutinga, en suspendant uniquement des médias de l'opposition pas ceux des Mammouths Joséphistes, l'abbé Jean-Bosco Bahala Okw’Ibale a réussi son coup ! C'est de l'amateurisme et de l'incompétence à l'état pur.

Logo de la Haute Autorité des Médias (HAM)

Logo du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de Communication (CSAC)

Régulation au Congo, les animateurs du hier et ceux d'aujourd'hui

Haute Autorité des Médias (HAM)

1. Président : Modeste Mutinga Mutuishayi fossoyeur et prédateur de la liberté de presse !

Modeste Mutinga Mutuishayi. Photo Réveil FM, archives

Roublard, fourbe, apparatchik du régime totalitaire de Joseph Kabila. A la tête de la fameuse Haute Autorité des Médias de 2003-2007, Modeste Mutinga Mutuishayi a joué au matador avec la liberté de presse et d'expression en République démocratique du Congo. Autocrate, l'individu la soixantaine révolue a cru à sa dernière chance s'est transformé en pittbul mordant les mollets de la liberté de presse. Soutenu par Louis Michel "Big Loulou" parrain de Joseph Kabila, comme une grenouille qui saute d'un nénuphar à un autre, Modeste Mutinga Mutuishayi a été bombardé Rapporteur au Sénat en récompense des services rendus dont celui de priver aux Congolais un débat démocratique inscrit dans la Constitution. L'ancien gendarme de Mobutu continue à se pavaner au Sénat, il a été même décoré par la France de la légion d'honneur ! Légion d'honneur que Jacques Tardi, auteur et dessinateur de bande dessinée française vient de refuser, rejoignant ainsi la longue et glorieuse légion de ceux qui ont renvoyé à l'envoyeur ce ruban inventé par Napoléon, pompeux cornichon qui l'a remis pour la première fois à la chapelle des Invalides, juste après avoir liquidé ce qu'il restait de la Révolution pour se proclamer empereur...Ainsi Courbet, Maupassant, Ravel, Sartre, Camus, Berlioz, Daumier, Aimé Césaire, Edmond Maire, Jacques Bouveresse, en 2009 les journalistes Françoise Fressoz et Marie-Eve Malouines, et l'an dernier, la chercheuse de l'Inserm Annie Thébaud-Mony ont tous décliné l'honneur...D'ailleurs à l'hebdomadaire "Canard Enchaîné" accepter la légion d'honneur reste un motif de licenciement immédiat et sans indemnités ! Qu'a fait le prédateur de presse Modeste Mutinga Mutuishayi pour mériter la légion d'honneur française? L'histoire finira par cracher la vérité un jour ! Lorsqu'on est minable, combinard, corrompu et mangeur à tous les râteliers comme l'est Modeste Mutinga Mutuishayi chaque occasion est une opportunité pour sortir du lot. Arriviste et parvenu, l'homme a quitté la commune populeuse de Makala, il réside à Gombé et s'est fait construire une villa à Ngaliema.

2. 1er Vice-Président (RCDML): Esdras Kambale Bahekwa, le seigneur de la guerre !

Esdras Kambale Bahekwa. Photo Réveil FM, archives

Arrivé à la Haute Autorité des Médias comme un seigneur de guerre du RCD-ML de Mbusa Nyamwisi, ce dernier est encore à Kampala pour négocier avec les miliciens tutsi Rwandais du M23, ayant découvert la lumière de Kinshasa, Esdras Kambale Bahekwa a quitté le RCD-ML pour le PPRD. Le transfuge du mouvement rebelle RCD-ML de Mbusa Nyamwisi, était devenu depuis membre à part entière de l'AMP. Tout de suite après la transition, il a été nommé Ministre de la Culture et des Arts. Par manque de culture politique, c'est Esdras Kambale qui recherchait les financements auprès des ambassades de la Belgique et du Royaume -Uni pour réhabiliter les statues héritées de la colonisation belge qui ornaient autrefois Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), dont celles des rois Léopold II et Albert 1er ainsi que de l'explorateur Henry Morton Stanley. Alors même que la tombe de Kallé Jeef, le compositeur de la chanson connue dans le monde entier "Indépendance Tcha Tcha" au cimetière de la Gombe à des herbes folles, que l'avenue Franco Lwambo Makiadi (ex-Bokassa) est dans un état piteux, que Kinshasa n'a pas des bibliothèques accessibles à tous...Et qu'à Kisangani, ex-Stanleyville, dans la Province Orientale (Nord-Est), à 2.912 Km de Kinshasa, le socle sur lequel trônait, Henri Morton Stanley déboulonné, ne sert-il pas de borne fontaine publique à la population ? Fort heureusement, son projet pour revaloriser la colonisation et l'esclavage au Congo-Kinshasa n'a jamais abouti. Avait-il peur en tant que seigneur de guerre de se retrouver à la CPI ? Pour faire bonne figure, il s'est imposer comme devoir d'honorer les esclavagistes ?

3. 2ème Vice-Président: Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta", Goebbels de Mobutu et de Joseph Kabila

Palais du Peuple, Kinshasa, le 19 mars 2001 lors du Festival "Fréquences Libres" organisé par Réveil FM, Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta", Goebbels de Mobutu et de Joseph Kabila. Photo Réveil FM, archives

Fieffé menteur, prédateur de la liberté de pressé, Dominique Sakombi Inongo a été nommé à la HAM pour le compte du Gouvernent de Joseph Kabila. Goebbels de Mobutu, l'homme tel un caméléon savait prendre les couleurs du temps. Mobutiste avec Mobutu, M'zéeïste avec M'zée Laurent-Désiré Kabila et Joséphiste avec Jo Ka ! Excellent tchatcheur mais un obscurantiste fétichiste, un bon faiseur de dictateur ! Le 19 mars 2001, dans notre discours lors de l'ouverture du Festival "Fréquences Libres ou le pluralisme radiophonique" au Palais du Peuple à Kinshasa devant les radioteurs venus du Gabon, Tchad, Cameroun, Congo-Brazzaville, Burundi, de la France et ceux de la République démocratique du Congo, nous avions cloué au pilori Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta" alors ministre de l'information sur le manque de la liberté de presse et du pluralisme en RDC. "Frère Jacob" avait mis 45 minutes pour répondre à notre discours avant de déclarer ouvert nos travaux. Lorsque nous le croisions à la HAM ou en centre ville, il nous appelait " Président Mulongo". Nous lui avions résiste de face, sans lui tourner le dos. Nous n'avons aucun estime pour un homme qui avait toutes les opportunités pour s'amender pour les maux commis au pays, mais qui a passé son temps à museler, bâillonner les jeunes journalistes se croyant éternel et incontournable. Créateur des dieux au Congo, Dominique Sakombi Inongo a fini sa vie comme un minable alors qu'il a servi tous les pouvoirs du pays!

Primo Mukambilwa, un autre seigneur de guerre qui a bénéficié du gouvernement 1+4=0

Primo Mukambilwa, un rebelle et seigneur à la HAM

Rebelle du RCD-Goma, C'est à la faveur du gouvernement 1+4=0 que Primo Mukambilwa a été parachuté à la HAM. C'est lui qui a défenestré Dominique Sakombi Inongo de la fameuse Haute Autorité des Médias. Président par intérim de la HAM, il a fait des pieds et des mains au pouvoir pour être nommé Président du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de Communication (CSAC). Il a toujours considéré que la présidence lui revenait de fait. Primo Mukambilwa a plusieurs fois été cité dans les affaires de détournement dont celui des salaires des agents de la HAM. Son passé l'a vraiment rattrapé… Les observateurs-analystes du centre de monitoring de l'ancienne Haute autorité des Médias (HAM), devenue Conseil supérieur d'audiovisuel et de la communication (CSAC) chargent Primo Mukambilwa, jadis président de cette institution de détournement de leurs salaires qu'ils évaluent à 3.150.000 francs congolais. Ancien président de la HAM, Primo Mukambilwa a plusieurs cadavres dans le placard, sa participation dans la milice rwandaise qui a déstabilisé la République démocratique du Congo mais aussi le détournement de fonds de la HAM. Il est accusé de détournement de 3.150.000 de francs congolais soit, plus de 3.000 dollars de salaires versés au bureau sortant de la HAM dont il présidait, pour le compte de 7 observateurs-analystes du centre de monitoring de cette institution. Les victimes ont à travers une lettre adressée au président du bureau provisoire du CSAC, avec copie pour information notamment, au président de la République porté connaissance de ce détournement et demandé à ce qu'une commission d'enquête soit diligentée pour que lumière soit faite sur la destination de cet argent. La HAM était une mafia où tout le monde s'est servi à commencer Modeste Mutinga Mutuishayi, les autres comme Primo Mukambilwa n'ont fait qu'emboîter le pas ! Des prédateurs sans vergogne ont infiltré l'institution de régulation pour en faire une instance de répression et de positionnement politique. Primo Mukambilwa a toujours été un minable !

Banza Tiefolo: Agent de l'ANR à la régulation !

Banza Tiefolo agent de l'ANR, la Gestapo de Joseph Kabila, infiltré dans la régulation.

Il se dit président d'Info Plus, une association qui n'existe que de nom dont on ne connait aucune activité. Banza Tiefolo est un agent de l'ANR (Agence Nationale des Renseignements), la Gestapo de Joseph Kabila, placé à la HAM pour ses BI (Bulletins d'information). Ignare, sans grande culture médiatique Banza Tiefolo s'est toujours comporté comme un Katangais proche du pouvoir. Il nargue tout le monde et agit de manière sournoise. Les interpellations et arrestations de certains confrères en accord avec la HAM provient de cet individu. D'ailleurs, Banza Tiefolo a été désigné d’autorité par la présidence de la République comme membre du CSAC et président de la Commission Technique-flicage des médias et journalistes. Banza Tiefolo est un minable, un pauvre type !

Nous n'avions rien contre les musiciens qu'ils fassent leur métier. Pour brouiller les pistes, Modeste Mutinga Mutuishayi avait fini par nommé Bakunde Ilo Pablo, ancien batteur de Zaïko Langa Langa comme rapporteur de la HAM. C'est pour dire qu'on était tombé trop bas !

Le CSAC est mal parti !

L'institution de régulation des médias (CSAC) en République démocratique du Congo manque cruellement de crédibilité à cause de ses animateurs minables. Nommés par l'imposteur de la République, les animateurs du CSAC deviennent des chiens de garde d'un régime totalitaire qui a pris toutes les institutions en otage pour servir un individu: Joseph Kabila et non pas la République démocratique du Congo. C'est la tour de la voix du peuple à Lingwala qui abrite le siège et les bureaux du CSAC. La Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC) est dans la même tour. Or cette dernière est la Pravda de Joseph Kabila sans être sanctionner. Comment peut-on parler de l'indépendance du CSAC ? Il doit quitter cet immeuble ! Le CSAC doit avoir comme des professionnels des médias non encartés qui ont pour souci première une régulation non partisane. Et qui ont le souci de l'image du Congo à l'intérieur et à l'extérieur.

L'abbé Jean-Bosco Bahala Okw’Ibale, président du qui CSAC et marionnette de Joseph Kabila

Les membres du CSAC de Joseph Kabila, tortionnaires des journalistes et prédateurs de la liberté d'information en RDC

- Il faut adjoindre au CSAC, un conseil de sages: composé des membres de la société civile et des seignors de la presse, qui n'ont plus rien à prouver et ne courent pas derrière le lucre. Pour qu'à chaque décision importante qui touche sur la liberté de presse, d'information et d'expression au Congo, que les sages se prononcent ! Que les décisions ne soient plus comme sous Modeste Mutinga Mutuishayi qui passait lui même à la télévision pour déclarer les suspensions des médias. Un abus de pouvoir que le chauve de la HAM avait usé et abusé !

-Il faut que les salaires de membres du CSAC soit voté par le Parlement et connu de tous. Il ne faudrait plus que les membres du CSAC soient payés directement par Joseph Kabila. Le CSAC ne lui appartient pas, c'est pour le Congo ! Il faut déjà qu'il apprenne ses cours de français.

-Accepter que le CSAC soit une caisse de résonance de Joseph Kabila alors que son Vuvuzélateur Lambert Mende excelle déjà dans le domaine, il y a overdose.

Les bureaux du CSAC à Matadi et dans d'autres provinces manquent des postes récepteurs et écrans de télévisons pour mieux remplir leur mission, pourquoi ceux de Kinshasa se pavanent autant ?

-Le régime de la terreur a ses limites, le CSAC qui a pris la mauvaise habitude de terroriser les journalistes et médias risque de finir à la casse comme la HAM de Modeste Mutinga Mutuishayi.

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François Hollande, des voeux à la presse sous le signe de la gravité

François Hollande, président de la République lors des vœux à la presse à l'Elysée.

François Hollande a délivré ses voeux à la presse, mercredi 16 janvier, en commençant par un propos grave sur la crise au Mali et l'opération ratée de libération de Denis Allex en Somalie.

En 2012, Nicolas Sarkozy avait choisi l'humour. En 2013, son successeur François Hollande a souligné avec gravité le «contexte exceptionnel» dans lequel ses vœux à la presse interviennent. Le président de la République a commencé son intervention par une nouvelle justification de l'intervention au Mali. «Si ce choix n'avait pas été fait, il serait trop tard», a-t-il lancé. La décision d'intervenir, a-t-il assuré, est «légitime». «La France, si elle a été la première, ne sera pas seule.» Le président a également rendu hommage au soldat tombé vendredi au Mali. «Je salue la mémoire de Damien Boiteux», dit le président de la République.

François Hollande est revenu aussi sur l'intervention menée en Somalie pour libérer Denis Allex. «J'ai une pensée particulière pour ces agents de la DGSE qui sont allés chercher au péril de leur vie l'un des leurs», a expliqué le chef de l'Etat. «Cette opération, je l'ai décidée il y a plusieurs semaines. Elle aurait pu réussir. Aussi lourdes soient les conséquence, puisqu'il y a eu la mort de l'otage et deux soldats tués, je revendique cette opération pleinement. C'est un message que nous envoyons: la France ne peut pas accepter que ses ressortissants soient détenus», a-t-il ajouté avec fermeté.

La "taxe Google" sera imposée si les négociations n'aboutissent pas

Le Président a ensuite évoqué la situation de la presse. François Hollande en a profité pour se moquer d'une initiative de son prédécesseur, «des États généraux de la presse qui n’ont abouti à aucune révolution», a-t-il pointé. Le chef de l'Etat a confirmé que les aides à la presse seraient revues. «La presse d’information politique et générale [sera] au premier rang des titres qui doivent en bénéficier», a expliqué le président de la République. François Hollande veut aussi «favoriser l'accompagnement des titres qui veulent aller vers le numérique». La «taxe Google» sera également au menu, et «si les négociations n’aboutissent pas, il y aura une disposition législative et fiscale qui sera introduite» pour imposer cette «contribution des moteurs de recherche au financement de la presse».

François Hollande s'est légèrement détendu à la fin de son intervention, au moment d'évoquer ses rapports personnels avec les médias. «Soit [le Président] est trop proche et il devient banal, je n’ose pas dire normal, soit il est distant et il s’enferme», a-t-il souligné, avant de promettre également «une disposition législative pour protéger vos sources». Le chef de l'Etat n'a pu s'empêcher alors de glisser une petite plaisanterie: «Nous ne cherchons pas qui vous informe. Ce serait un très mauvais calcul, car on découvrirait souvent que c’est du plus haut niveau que l’information vient».Point final


Nicolas Sarkozy, voeux à la presse par publicsenat

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mercredi 16 janvier 2013

Mali: Les allégations sur des exactions de l'armée loyaliste se multiplient !

"A Mopti, c'est la chasse à l'homme. Les enquêtes ont montré que les islamistes ont déjà des représentants dans la ville. L'armée dispose d'une unité qui mène les enquêtes. Certains sont arrêtés et fusillés", raconte au téléphone un habitant de cette ville de plus de 100 000 habitants, située sur le fleuve Niger, au centre du pays.

Un gendarme malien surveille une rencontre des chefs d'état-major à Bamako, mardi 15 janvier.

Les rumeurs se multiplient concernant des exactions de l'armée malienne contre des personnes soupçonnées d'appartenance et d'intelligence avec les groupes islamistes armés, qui ont conquis le nord du Mali. L'habitant de la ville, qui a préféré garder l'anonymat, dit avoir été témoin d'une exaction vendredi 11 janvier. Depuis la route qui longe un camp militaire situé non loin de l'hôpital de Mopti, il aurait vu un homme être fusillé par l'armée au sein du camp. Certaines personnes de son entourage lui ont dit avoir vu des personnes emmenées dans le cimetière et tuées.

Dans la ville, les rumeurs font état de dizaines de cas. Mais rien ne permet pour l'instant de les accréditer. Des organisations de défense des droits de l'homme enquêtant sur ces allégations, notamment celles rapportées par cet habitant de Mopti, n'ont pas été en mesure à ce jour d'établir l'identité des victimes présumées.

Mais elles confirment les soupçons de la Fédération internationale des droits de l'homme — la FIDH, qui enquête notamment sur dix cas présumés à Sévaré, un faubourg de la ville. Florent Geel, responsable du bureau Afrique de l'organisation, précise que la FIDH est "sûre à 100 % qu'une personne, accusée d'appartenance avec les groupes armés djihadistes et qui a pu être identifiée, a disparu. Des témoins l'ont vue être emmenée par des militaires. On pense qu'elle a été exécutée. On n'a pas encore d'éléments probants sur l'exécution. On enquête sur le cas de neuf autres personnes qui auraient été arrêtés et exécutées sommairement pour 'intelligence' supposée avec Ansar Dine". Des cas lui ont été signalés à Mopti, mais les témoins refusent d'en dire davantage aux organisations. "A mon avis, le phénomène est réel, même si l'on n'en connaît pas l'ampleur. Beaucoup de sources différentes l'affirment", assure-t-il.

Contrôles et dénonciations

Depuis que l'état d'urgence a été décrété au Mali, le 11 janvier, les contrôles militaires se sont multipliés, notamment autour de Konna, Sévaré et Mopti. A Sévaré, rapporte la FIDH, les services de sécurité maliens procèdent à des fouilles systématiques des passagers aux nombreux check-points, et ont appréhendé plusieurs personnes en provenance notamment de Konna en possession d'armes dissimulées dans leurs bagages. "On sait que des personnes ont été arrêtées avec des armes, et que certaines sont toujours détenues. On ne sait pas dans quelles conditions. Avec l'état d'urgence, on ne nous laisse pas entrer dans les camps militaires, notamment au sein du quartier général de l'armée à Sévaré, où sont détenues des personnes", précise Florent Geel.

Les militaires enquêtent, viennent arrêter les suspects chez eux ou lors de contrôles dans la rue, confirme l'habitant de Mopti. Tout ce qui peut paraître suspect est à bannir, comme les longs manteaux d'hiver que portent habituellement les hommes de la ville. "Cela peut cacher des armes, c'est suspect", rapporte l'habitant. A partir de 19 heures, il n'y a plus personne dans les rues : les militaires ont ordre de tirer sur toute personne qui a un comportement suspect. Cette traque des islamistes présumés se fait avec le soutien et l'aide de la population.

"La population est d'accord et aide l'armée en dénonçant ceux qui sont islamistes et sont pour la guerre. Depuis que les islamistes ont pris Gao, on connaît les personnes de Mopti qui ont dit être pour le djihad. Ces complices facilitent l'entrée des djihadistes dans les villes", affirme l'habitant. Mais, reconnaît-il, parfois un simple "doute" suffit, car "il ne faut pas perdre de temps", même si "beaucoup de gens pensent que des innocents sont également dénoncés". Parmi les organisations de défense des droits de l'homme, la crainte de voir des règlements de compte tourner en actes de vengeance est grande. "Mais on ne tue pas comme ça, il y a des enquêtes. On vous emmène dans le camp militaire et une commission vous interroge", assure l'habitant de Mopti.

La peur des infiltrations

Parmi les organisations de défense des droits de l'homme, la crainte est grande. "Ce phénomène est amplifié par trois considérations : la tension qui règne du fait du conflit ; l'infiltration des djihadistes jusqu'à Bamako et au sud du pays ; et les fortes tensions ethniques entre Songhaï, Touareg, Arabes et Maures notamment. Le risque de représailles est grand, notamment envers les Touareg, qui ont été vus nombreux à quitter Tombouctou et Gao après le début de l'intervention française", s'alarme Florent Geel.

L'histoire de la prise, jeudi, de la ville-pivot de Konna, située à seulement 110 kilomètres de Mopti, illustre la peur des infiltrations. "Jeudi, c'est jour de marché à Konna et ils en ont profité. Les islamistes se sont déguisés en bergers, en transporteurs, en badauds pour entrer dans la ville et l'envahir totalement. Une fois entrés, ils ont tiré sur les militaires à la mitrailleuse", rapporte l'habitant de Mopti. L'intervention française qui a permis de chasser les islamistes de Konna n'a pas apaisé les peurs de la population de Mopti. "Ça fait six jours que l'armée française bombarde et tue à Konna, mais on nous a dit qu'il y a encore des rebelles cachés dans la ville. Ils sont prêts à tout pour s'immiscer au sein de la population", s'inquiète l'habitant. "On sait que les combattants djihadistes se cachent au milieu de la population et ont une stratégie de dispersion, confirme Florent Geel. Cela crée des inquiétudes, car ils ne sont pas toujours identifiables. Cela peut d'ailleurs donner lieu à des bavures."

Des bavures que les organisations comme la FIDH appréhendaient dès le début des troubles au Mali, du fait notamment du manque de préparation des forces maliennes, mais aussi africaines. "L'armée malienne n'est pas formée, notamment au droit international, alerte Florent Geel. Jusqu'à présent, il a également manqué au Mali la volonté de structurer et d'équiper l'armée, par peur de coups d'Etat contre les dirigeants, d'où l'instabilité militaire et l'insubordination des forces armées. Ajouté au sentiment national d'avoir été humilié par des groupes armés et notamment des Touareg, cela donne un cocktail explosif."

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Neige en France : les plus belles images Galerie !

Une alerte orange qui a touché simultanément jusqu'à 37 départements, pour cause de flocons et de verglas : la France, comme de nombreuses régions du monde, a expérimenté, ces 14 et 15 janvier, les rigueurs de l'hiver. Celui-ci n'a pas dit son dernier mot, de nouvelles chutes de neige étant prévues. Ci-dessus, l'arc de Triomphe, à Paris, le 14 janvier 2013.

Si la neige est tombée à Paris le 14 janvier au soir, elle n'a pas tenu, et cela n'a donc pas occasionné de difficultés. En revanche, à Lyon, une couche de neige d'environ 5 cm recouvrait le centre-ville le 15 janvier au matin. Ci-dessus, la place Bellecour.

Conséquence : des axes impraticables, notamment sur les collines de la ville ; la moitié des lignes d'autobus ne circulant pas vers 8 heures ; et des transports scolaires du Rhône à l'arrêt.

Autre effet de la neige : aucun atterrissage n'a pu avoir lieu à l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry, le 15 janvier au matin, et les décollages s'opéraient au compte-goutte.

Lyon, le 15 janvier.

Lyon, le 15 janvier.

Lyon, le 15 janvier.

Lyon, le 15 janvier.

Lyon, le 15 janvier.

A Saint-Etienne, autre ville de Rhône-Alpes, le 15 janvier. Dans l'ensemble de la région, la neige a généré de nombreux accrochages, la plupart sans gravité. Un drame est néanmoins survenu dans la Drôme, où un homme est mort après avoir été percuté par une saleuse.

Autre région fortement ralentie par la neige, le Nord-Pas-de-Calais. Ci-dessus, l'A25 enneigée, à hauteur de Godewaersvelde, dans le Nord, le 14 janvier.

Arras, dans le Pas-de-Calais, le 15 janvier. En décembre, de précédentes chutes de neige dans la région avaient provoqué des dégâts sur le réseau électrique, privant de courant plusieurs milliers de foyers.

Godewaersvelde, dans le Nord, le 12 janvier.

L'Est n'a pas été épargné. Ci-dessus, des cigognes, au parc de l'Orangerie, à Strasbourg, le 15 janvier.

Un flamant rose, au parc de l'Orangerie, à Strasbourg, le 15 janvier.

Dans le Jura, le 15 janvier.

Château de Chantilly, dans l'Oise, le 15 janvier.

En Franche-Comté, les flocons se sont invités, le 13 janvier, au match de football Sochaux-Marseille, lors de la 20e journée de Ligue 1. La neige, ce n'est pas fini : le 15 janvier, Météo France a placé 7 départements du sud-ouest en alerte orange, en raison d'un nouvel épisode neigeux. En outre, un bulletin rouge a été émis pour les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées, en raison d'un "très fort risque d'avalanche".

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Hommage national au soldat Damien Boiteux

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault rend un hommage national au chef de bataillon Damien Boiteux, "mort pour la France" au Mali, le 15 janvier 2013 à Paris. Photo Réveil FM

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault (centre) et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian (gauche) rendent un hommage national au chef de bataillon Damien Boiteux, "mort pour la France" au Mali, le 15 janvier 2013 à Paris. Photo Réveil FM

Hommage national au soldat tué au Mali aux Invalides, le 15 janvier 2013 à Paris. Photo Réveil FM

La France a rendu un hommage simple et émouvant mardi après-midi dans la cour d'honneur des Invalides à Paris au chef de bataillon Damien Boiteux, mortellement blessé vendredi aux commandes de son hélicoptère lors des premières heures de l'intervention française au Mali.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a salué "l'engagement" et le "courage exceptionnel" de cet officier de 41 ans, aux 22 ans de service dans l'armée de terre, avant de déposer les insignes de chevalier de la Légion d'honneur sur son cercueil, recouvert d'un drapeau tricolore et portant une photo du pilote et ses décorations dont la Croix de la Valeur militaire avec palmes.

Devant le cercueil, posé au milieu de la cour d'honneur, le Premier ministre, en s'adressant au "chef de bataillon Damien Boiteux" a salué son "engagement, celui d'une vie consacrée à la défense de notre pays. Cet engagement est allé jusqu'au sacrifice ultime. Nous ne l'oublierons pas".

Le lieutenant Boiteux était inscrit à la liste d'avancement comme capitaine et le gouvernement l'a promu au grade supérieur de chef de bataillon (commandant).

M. Ayrault a rendu "hommage au courage exceptionnel" dont Damien Boiteux a fait preuve. "Jusqu'à votre dernier souffle, vous n'avez ménagé aucun effort pour mener votre mission à bien et protéger votre équipage, malgré votre blessure et le feu ennemi", a-t-il dit.

Le chef du gouvernement a souligné "les conditions héroïques" dans lesquelles il est parvenu à s'"éloigner et à ramener en lieu sûr (son) coéquipier ainsi que l'appareil, avant de succomber à (ses) blessures", devant la famille du pilote, sa compagne Valérie, son fils Lucas et ses parents Marie-Claire et Alphonse "conscients de l'engagement de leurs deux fils militaires prêts à risquer leur vie au service de la France". Pierre-Alexandre Boiteux, le frère de Damien, a servi en Afghanistan.

"A travers vous, chef de bataillon Damien Boiteux, c'est à l'ensemble de nos forces, et singulièrement à celles qui sont actuellement engagées au Mali, que nous rendons hommage. La République, fière de ses soldats, est aujourd'hui en deuil", a-t-il dit en relevant la "détermination sans faille" de la France "à lutter contre les groupes terroristes où qu'ils se trouvent".

Signe de l'union de la classe politique sur ce sujet, le président de l'UMP Jean-François Copé a salué depuis le siège du parti "le courage et la bravoure tout à fait exceptionnels" du soldat.

Aux Invalides, M. Ayrault était accompagné du ministre de La Défense Jean-Yves Le Drian et du chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud. Des officiers maliens et l'ambassadeur des Etats-Unis en France Charles H. Rivkin étaient présents.

La sonnerie aux morts a résonné dans la cour avant d'être reprise en écho dans la galerie du premier étage dans un silence impressionnant. Quelques minutes avant l'arrivée du cortège funèbre aux Invalides en début d'après-midi, près de 400 personnes, dont une trentaine de Maliens, s'étaient rassemblées sur le pont Alexandre III en uniforme ou en civil et avec des drapeaux tricolores pour rendre hommage en silence à l'officier "mort dans l'accomplissement de sa mission au service de la France". Les obsèques de Damien Boiteux se dérouleront samedi à Russey (Doubs) dont il était originaire et où résident ses parents.

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mardi 15 janvier 2013

L'UMP se réunifie après deux mois de déchirement

Le principal parti de la droite française, l'UMP, a annoncé une nouvelle équipe dirigeante composée à parité de soutiens des deux rivaux pour la présidence du mouvement, Jean-François Copé et François Fillon.

«Dès qu'on rentrera dans l'organisation de la nouvelle élection» de septembre, «on peut revenir à une situation assez tendue», craint un député filloniste.

Le premier acte de la réconciliation a eu lieu dans la matinée avec la dissolution du groupe parlementaire dissident que l'ancien Premier ministre François Fillon avait créé à l'Assemblée nationale en novembre pour contester l'élection par les adhérents de l'UMP de Jean-François Copé au poste de président le 18 novembre.

La victoire de Jean-François Copé avait été très serrée et entâchée d'accusations de fraudes, ce qui avait déclenché un mois de crise jusqu'à l'annonce mi-décembre d'un accord pour l'organisation d'une nouvelle élection en septembre 2013.

Pessimisme envers l'avenir

Pour marquer l'entente, les anciens ministres pro-Fillon Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse flanqueront les pro-Copé Luc Chatel et Michèle Tabarot, respectivement comme vice-président et secrétaire générale déléguée.Visiblement soucieux de ne rien laisser au hasard, MM. Copé et Fillon se sont également mis d'accord pour co-présider la commission d'investiture du parti, stratégique en vue des municipales de mars 2014.

Jean-François Copé y annonce également «une primaire ouverte» aux sympathisants UMP pour désigner le futur candidat à la mairie de Paris en 2014, où son «amie» Rachida Dati a déjà postulé et où François Fillon tarde à le faire. Le même duo prendra la main sur la commission chargée de réécrire les statuts de l'UMP, un cénacle tout aussi important puisqu'il définira les conditions de la primaire pour la présidentielle de 2017.

Si tout le monde se félicitait à haute voix de cette entente, certains ne masquaient pas leur pessimisme pour la suite. «Dès qu'on rentrera dans l'organisation de la nouvelle élection» de septembre, «on peut revenir à une situation assez tendue», craint un député filloniste, qui ne fait guère confiance à Jean-François Copé.

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A Bamako, "François Hollande devient un héros populaire"

La presse malienne soutient majoritairement l'intervention française dans le pays.

Les habitants de la capitale malienne se disent "soulagés" de voir les militaires français au nord du pays. Les habitants de la capitale malienne se disent "soulagés" de voir les militaires français au nord du pays.

Si en Algérie de nombreuses voix de sont élevées, notamment dans la presse, pour dénoncer l'attitude "coloniale" de la France, qui depuis vendredi 11 janvier se bat contre les djihadistes du nord du Mali, les Maliens ayant répondu à l'appel à témoignages de nos confrères du Monde.fr sont majoritairement favorables à cette intervention militaire. Parmi tous les propos recueillis, deux idées dominent : le "soulagement" à la suite des premières frappes françaises et la reconnaissance envers un Etat français venu restaurer la souveraineté nationale du Mali.

* Engouement sur Facebook, par Fatoumata D., 28 ans, fiscaliste à Bamako

La population malienne du Nord au Sud a accueilli très favorablement l'intervention militaire française. Les drapeaux français flottent un peu partout et nous avons à nouveau de l'espoir. Les pages Facebook des internautes maliens démontrent également l'engouement et affichent quasiment toutes des remerciements aux militaires français et à François Hollande. Vive la France !

* "Ouf" de soulagement, par Boubacar C.

C'est le soulagement total ici pour tout le monde. Nous avons tous poussé un "ouf" de soulagement quand les forces françaises sont intervenues pour appuyer nos soldats à bouter ces terroristes et autres trafiquants hors du pays. Jamais Français n'a été aussi célèbre chez nous que François Hollande. Le peuple tout entier lui est reconnaissant. La preuve : des véhicules circulent dans tout Bamako avec le drapeau français.

* Climat unanimement favorable, par Mariam T, 50 ans, économiste à Bamako

Depuis l'intervention française du 11 janvier au Mali, la situation est paisible et positive. Le climat est unanimement favorable à cette offensive, même du côté de ceux qui y étaient réticents. Ils ont reconnu – à temps, heureusement – que notre armée n'était pas capable de faire face aux djihadistes et narco-trafiquants qui ont envahi le nord du Mali.

* Une France différente de celle de Sarkozy, par Abdoulaye S. B., 32 ans, statisticien économiste à Bamako

Le soulagement et l'optimisme caractérisent les états d'âme des zones non occupées (ZNO) du Mali depuis l'annonce des premiers succès de la contre-offensive contre les terroristes, me semble-t-il. Il me semble également que, dans l'ensemble, les populations des ZNO soutiennent fortement et apprécient à sa valeur l'intervention de la France. François Hollande devient un héros populaire et incarne aux yeux de beaucoup de Maliens une France radicalement différente de l'image que leur véhiculait Nicolas Sarkozy. Le point d'orgue d'une manifestation à Bamako, il n'y a pas si longtemps sous la présidence de Sarkozy, fut de brûler des drapeaux français devant l'ambassade de France à Bamako. Depuis le 11 janvier, l'on s'en drape et parcourt fièrement la ville avec. Les relations franco-maliennes oscilleront longtemps encore au Mali entre la haine et l'amour fou.

* Fin des tentatives de déstabilisation de certains politiciens, par J. D., résident à Bamako depuis huit ans

Que l'on soit "toubab" (blanc) ou malien, nous sommes tous soulagés par l'intervention militaire française. Depuis plusieurs jours, outre les percées des mouvements islamistes vers le Sud, quelques politiciens locaux sans grande représentativité continuaient d'organiser des manifestations en recrutant dans les écoles et parmi les couches les plus pauvres de la société pour saper le peu d'autorité qui restait aux pouvoirs publics. Contestant l'Assemblée nationale, ceux-ci réclamaient l'organisation d'une "concertation nationale" pour définir une "feuille de route" alors que l'on était au bord du gouffre. L'intervention française et l'arrivée de contingents provenant de la Cédéao ont mis fin à cette tentative de déstabilisation qui ne pouvait conduire qu'à un nouveau coup d'Etat.

* Hollande, citoyen d'honneur du Mali, par Aly D., 43 ans, agent de développement à Kati.

J'apprends que cette intervention est diversement interprétée, au point de rappeler la période coloniale à certains Algériens. Nous savons que la France, en aidant le Mali, assure ses arrières, donne l'exemple politique qu'elle peut quand elle veut... Mais ici au Mali nous rendons grâce à Dieu, à M. le président François Hollande, le socialiste, le désormais célèbre citoyen d'honneur du Mali. Merci à la communauté internationale, aux pays africains frères, d'avoir compris et partagé la douleur venant du Mali et de la menace sur l'humanité ! Cette mission salvatrice doit continuer et soutenir la démocratie en péril.

* Le cours du drapeau français s'envole, par Luc L., Bamako

Le Mali, et notamment Bamako, respirent mieux depuis deux jours. Le sourire est revenu sur le visage de mes collègues maliens et des Maliens en général. Un chauffeur m'a serré dans ses bras ce matin. L'intervention française est unanimement saluée. Le cours du petit drapeau français s'envole (2 500 CFA - 3,75 euros - au marché Médine ce matin, soit plus de deux fois le prix habituel). La situation à Bamako est totalement normale, aucun signe apparent des évènements en cours au Nord. Dîner en ville au restaurant hier au soir sans tension ou difficultés particulières. Encore aucune trace des militaires français en ville. L'aéroport est relativement éloigné du centre et les rotations d'avions ne s'entendent pas, contrairement à Ouagadougou ou N'Djaména, où les aéroports sont en centre-ville et où des amis nous disent que le bruit des avions est incessant. L'inquiétude porte maintenant pour nos collègues et amis maliens sur la situation de leurs familles encore présentes au Nord et sur d'éventuels dégâts humains collatéraux. Grand calme chez les expatriés que j'ai rencontrés ces deux jours, beaucoup de sang-froid mais aussi un certain questionnement quant aux réactions possibles des islamistes en dehors du front.

* "Vous auriez dû venir plus tôt", par Clément L., 23 ans, stagiaire à l'Association pour le progrès et la défense du droit des femmes à Bamako

Les Maliens avec lesquels je suis en relation ici à Bamako sont très majoritairement favorables à l'aide de l'armée française. Je n'ai pour l'instant pas entendu un seul commentaire négatif de la part de mes amis et collègues. La peur commençait à s'installer dans les esprits durant les dernières semaines et les rumeurs allaient bon train. L'intervention française a donc redonné de l'espoir et rassuré les populations de la capitale, la crainte a fait place à un optimisme débordant ici et j'ai même entendu plusieurs personnes me dire "avec votre aide dans une semaine tout cela sera terminé, merci la France et merci François".

Hier soir, alors que je rentrais de chez un ami, une patrouille de police nous a arrêtés et demandé de présenter nos papiers d'identité. A la simple vue de mon passeport français les officiers nous ont laissé repartir et m'ont "félicité pour le soutien de la France". Des drapeaux français circulent un peu partout ici à Bamako depuis ce week-end et l'on m'a exprimé plusieurs fois des condoléances sincères pour la mort de notre pilote français. Seul regret des Bamakois avec qui j'ai pu discuter : "Vous auriez pu et dû nous venir en aide plus tôt." J'ai également senti une certaine gêne quant à la faiblesse de leur armée qu'ils auraient aimé voir triompher seule. Malgré cela les Maliens ont toujours accordé une place toute particulière à la France, et cette intervention est vécue ici comme la preuve d'une amitié de longue date entre les deux peuples.

* L'intervention française a dissipé le malaise, par lbam, Bamako

Depuis l'attaque de Konna, l'angoisse était à son comble à Bamako, dans la rue et parmi mes collègues maliens, qui savaient très bien que l'armée n'était pas en mesure de résister et s'inquiétaient du silence du gouvernement sur le sujet. L'intervention française a été accueillie par un immense soulagement par la rue et dans les bureaux ! Les drapeaux français ont fleuri, c'est vrai, mais ce sont les remerciements, les longues salutations et expressions de gratitude, les "toasts" (sans boisson) à la France et les personnes traversant la rue pour remercier qui sont émouvants. D'autant que les Maliens ont souffert de l'indifférence exprimée à l'extérieur vis-à-vis de l'occupation du Nord, de la bienveillance avec laquelle la question touareg, voire leur irrédentisme sont accueillis en Europe et ailleurs, et, il faut le dire, de l'humiliation infligée à leur honneur par la débandade de l'armée. (...) Les médias occidentaux ont eu tendance à considérer d'office comme presque normale l'avancée islamiste et comme légitimes les revendications séparatistes, d'où un énorme malaise (...) que l'intervention française a dissipé d'un coup.

* Drapeaux français, par Carole R., membre de l'ONG Yasagu, planteurs d'arbres

Au feu du Grand Hôtel, fermé depuis les événements du 22 mars et situé dans un quartier central de Bamako, près de la mairie, il y a toujours pléthore de vendeurs à la sauvette. L'un vend des gâteaux, l'autre lave le pare-brise, le troisième des mouchoirs, un autre des tapis de prière, de l'eau... à chaque saison, son lot de babiole en fonction des humeurs pressenties des clients... Depuis ce matin, Oumar vend des petits drapeaux maliens et français.

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Mali : les islamistes ont quitté leurs bastions

Des Combattants islamistes dans le Nord du Mali

Les djihadistes ont évacué hier les grandes villes du nord du Mali qu'ils occupaient, après des bombardements des forces françaises par des avions Rafale qui ont tué plus d'une soixantaine de combattants, selon des habitants et une source sécuritaire.

Tombouctou, où aucune frappe aérienne n'a pour le moment été signalée, a aussi été évacuée, tout comme Douentza (à 800 km au nord de Bamako).

Cependant, les islamistes ont pris la localité de Diabali, à 400 km au nord de Bamako, et ont menacé de "frapper le cœur de la France".

Pour renforcer les troupes françaises, une trentaine de véhicules de transport de troupe blindés de la force française "Licorne" ont quitté hier la Côte d'Ivoire pour le Mali voisin.

A New York, la France a informé ses 14 partenaires du Conseil de sécurité de l'ONU des progrès de son intervention et a obtenu "leur compréhension et leur soutien", selon l'ambassadeur français, Gérard Araud. Aucun pays n'a contesté la légalité de l'opération "Serval", a-t-il souligné.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a lui aussi exprimé son soutien à l'opération, tout en soulignant la nécessité d'une réconciliation politique au Mali.

Le ministre des affaires étrangères français, Laurent Fabius, a jugé que "la France n'a pas vocation à rester seule aux côtés du Mali". Une réunion exceptionnelle des ministres des affaires étrangères européens est prévue dans les trois prochains jours.

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Mali: Jean-Marc Ayrault souligne la nécessité de «stopper la menace terroriste» !

Après la réunion à Matignon sur l'intervention de la France au Mali, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé un débat au Sénat et à l'Assemblée nationale le mercredi à 15h. Jean-Marc Ayrault s'est félicité du soutien de "l'ensemble des forces politiques" à l'intervention française au Mali, après une réunion d'information des responsables parlementaires à Matignon. Le Premier ministre a par ailleurs salué "le courage" des soldats français déployés au Mali. "J'ai une pensée pour le lieutenant Damien Boiteux qui a péri vendredi", à qui "un hommage sera rendu dans la cour des Invalides". Abordant le cas des otages français au Sahel, il a martelé que le gouvernement était "conscient des risques" que les opérations armées au Mali faisaient peser sur eux, mais que "ne rien faire" n'aurait pas contribué à leur libération. "C'est une préoccupation constante et nous sommes en contact permanent avec les familles. Mais ce sont ceux-là même qui détiennent nos otages qui menaçaient de s'emparer de la totalité du Mali", a encore dit le Premier ministre. Neuf Français sont retenus en otages à l'étranger, tous sur le sol africain, la plupart au Sahel.

Matignon 14 janvier, Le premier ministre Jean-Marc Ayrault lors sa déclaration. Photos Réveil FM

Déclaration de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, à l’issue de la réunion avec les parlementaires sur les opérations extérieures de la France.

Lundi 14 janvier 2013 à l’Hôtel de Matignon.

Mesdames et Messieurs,

Les mouvements terroristes qui s’étaient emparés, début 2012, du Nord du Mali ont repris, la semaine dernière, l’offensive. Face à une agression caractérisée qui menaçait l’existence même du Mali, la France a décidé d’intervenir, en appui aux forces armées maliennes.

L’article 35 de la Constitution prévoit, dans un tel cas, que le Gouvernement informe le Parlement.

Dès le 12 janvier, j’ai adressé une lettre aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, qui a été diffusée à tous les parlementaires.

La réunion que je viens de tenir avait pour but de poursuivre cette information. J’ai présenté aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, aux représentants des groupes parlementaires, et aux présidents des commissions compétentes du Parlement les objectifs poursuivis par l’intervention de la France.

J’ai annoncé qu’un débat sans vote aurait lieu mercredi après-midi, au même moment, à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Les objectifs de l’opération fixés par le Président de la République sont triples :

- Premier objectif : arrêter l’offensive des groupes terroristes. Nous leur avons déjà porté un coup d’arrêt à l’Est. Nous portons maintenant notre effort à l’Ouest.

- Deuxième objectif : préserver l’existence de l’Etat malien et lui permettre de recouvrer son intégrité territoriale.

- Troisième objectif : préparer le déploiement de la force d’intervention africaine, qui a été autorisée le 20 décembre dernier par le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

La France agit à la demande du Président du Mali, et dans le respect de la Charte des Nations Unies.

Elle bénéficie du soutien de la communauté internationale, à commencer par les Etats africains. Plusieurs de nos partenaires, notamment le Royaume Uni, la Belgique, le Danemark, les Etats-Unis, et le Canada nous ont également apporté leur appui, et l’Allemagne a exprimé sa disponibilité. Au nom de la France, je les en remercie chaleureusement.

La priorité consiste maintenant à accélérer le déploiement de la force d’intervention africaine, et la mise en place de l’opération de l’Union européenne.

Afin de protéger le territoire national, conformément aux orientations du Président de la République, j’ai décidé de renforcer le Plan Vigipirate par des mesures concernant notamment la sécurité des transports publics, et la protection de certains bâtiments sensibles.

Le Gouvernement est conscient, depuis le début des opérations, des risques qui pèsent sur nos otages au Sahel. C’est une préoccupation constante et nous sommes en contact avec les familles. Mais, ce sont ceux-là mêmes qui détiennent nos otages qui menaçaient de s’emparer de la totalité du Mali. Ne rien faire et laisser le Mali devenir un sanctuaire pour les groupes terroristes n’aurait pas contribué à la libération de nos otages.

Face à la menace terroriste, la détermination du Gouvernement ne faiblira pas.

Je me félicite du soutien manifesté depuis le 11 janvier par l’ensemble des forces politiques. La réunion qui vient d’avoir lieu confirme, s’il en était besoin, la capacité de notre pays à se réunir lorsque sont en jeu les valeurs qui sont au fondement de notre République. C’est notre atout le plus précieux face à la menace des groupes terroristes.

Ce message d’unité est particulièrement important, à un moment où nos soldats sont engagés sur le terrain, en appui à l’armée malienne. Je voudrais ici saluer leur courage, et j’ai une pensée plus particulièrement pour le Lieutenant Damien Boiteux, qui a péri vendredi. Un hommage national lui sera rendu demain dans la cour d’honneur des Invalides.

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Mali: Jean-Marc Ayrault a reçu les responsables parlementaires à Matignon

Jean-Marc Ayrault a reçu lundi soir à Matignon, avec deux ministres, les principaux responsables de l'Assemblée nationale et du Sénat pour les entretenir de l'intervention militaire française au Mali, au sujet de laquelle il souhaite "rapidement" un débat sans vote au Parlement. La réunion autour du Premier ministre a débuté vers 20H30 et devrait s'achever aux environs de 22H00, avant une déclaration du Premier ministre attendue pour 22H30. Outre les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, les socialistes Claude Bartolone et Jean-Pierre Bel, Jean-Marc Ayrault a convié les présidents des groupes ainsi que ceux des commissions des Affaires étrangères et de la Défense des deux chambres. Les ministres de l'Intérieur et de la Défense, Manuel Valls et Jean-Yves Le Drian, étaient également présents, ainsi qu'un responsable des Affaires étrangères.

Retour à Matignon du Premier ministre Jean-Marc Ayrault sous la pluie et la neige, après un déplacement à Caen en Basse-Normandie. Photo Réveil FM

En marge d'un déplacement à Caen, le Premier ministre a souhaité "rapidement" un débat sans vote au Parlement sur l'opération militaire, comme le prévoit, a-t-il souligné, la Constitution. "Nous nous mettrons certainement rapidement d'accord" avec les responsables des deux chambres du Parlement, attendus à Matignon, a-t-il ajouté.

Réunion sur le Mali à Matignon

La rencontre de lundi soir répond à la promesse faite vendredi par le président François Hollande d'informer, au titre de l'article 35 de la Constitution, le Parlement sur les opérations en cours.

Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian, seront auditionnés mercredi par les commissions des Affaires étrangères et de la Défense de l'Assemblée.

"Je souhaite que le gouvernement nous donne tous les éléments: sur l'intervention, la façon dont elle a été décidée, pourquoi elle a été déclenchée (...) quels sont les moyens que nous avons engagés", a déclaré devant la presse Bruno Le Roux, président des députés socialistes.

Manuel Valls, ministre de l'intérieur. Photo Réveil FM

Jean-Pierre Chevènement "Le Che", sénateur du Territoire de Belfort. Co-fondateur du PS et fondateur du Mouvement des citoyens, il est président de la Fondation Res Publica. Photo Réveil FM

Un amiral de l'armée française. photo Réveil FM

François de Rugy, le coprésident du groupe écologiste à l'Assemblée nationale. photo Réveil FM

Selon lui, "il existe un consensus très large dans la classe politique française (autour de cette intervention) qui montre bien que chacun comprend bien qu'il y avait urgence à agir".

Laurent Wauquiez, vice-président de l'UMP et député de Haute-Loire, avait plaidé dès dimanche sur France 5 en faveur de l'"union sacrée" autour de l'intervention française, tout en soulevant plusieurs questions à son sujet.

Plusieurs participants ont souligné qu'ils voulaient en savoir davantage sur l'opération.

Le président du groupe des sénateurs socialistes, François Rebsamen, a déclaré attendre "non pas des informations ultra-secrètes mais des informations politiques sur l'état d'avancement, où on en est, qu'est-ce qui s'est passé depuis trois jours, etc..."

André Chassaigne, le chef de file des députés du Front de gauche. Photo Réveil FM

Christian Jacob, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale et Jean-Louis Borloo, député de la 21e circonscription du Nord et président du Parti radical et de l'Union des démocrates et indépendants (UDI). Photo Réveil FM

Jean Louis Borloo, président de l'UDI. Photo Réveil FM

Pierre Lellouche, député UMP de la 4e circonscription de Paris, ancien secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur dans le gouvernement Fillon III jusqu'au 16 mai 2012. Photo Réveil FM

Le coprésident du groupe écologiste à l'Assemblée, François de Rugy, a souhaité un "état des lieux dans la mesure de ce qui peut être divulgué".

"Quels sont les buts de l'intervention? Est-ce que c'est stopper l'avancée des guérillas islamistes ou est-ce que c'est aussi les refouler vers le nord? Ce n'est pas tout à fait la même chose", a-t-il poursuivi.

Le chef de file des députés du Front de gauche, André Chassaigne, a déploré que cette opération "n'ait pas été préparée par une résolution de l'ONU beaucoup plus explicite (...) qui aurait fait que l'intervention française ne puisse pas être assimilée à des pratiques anciennes qui étaient celles de la Françafrique".

Selon lui, il est en outre "extrêmement important que l'intervention n'occulte pas l'exigence d'une solution politique".

André Chassaigne a envisagé à titre personnel un débat en séance plénière, évoquant la possibilité que cela puisse avoir lieu mardi, où sont prévues normalement les questions au gouvernement.

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lundi 14 janvier 2013

Mali: Les jihadistes menacent de frapper la France «au cœur»

Des jihadistes basés dans le nord du Mali ont annoncé lundi qu'ils allaient «frapper le cœur de la France». Plus de 60 islamistes ont été tués dimanche dans la seule ville de Gao au cours de bombardements français.

Des groupes armés islamistes contrôlent depuis neuf mois le nord du Mali.

«La France a attaqué l'islam (...) Au nom d'Allah, nous allons frapper le cœur de la France», a déclaré Abou Dardar, l'un des responsables du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO).

Interrogé sur l'endroit où ce «cœur» de la France serait frappé, Abou Dardar a affirmé: «Partout. A Bamako, en Afrique et en Europe». La France, se proclamant «en guerre contre le terrorisme» au Mali, a bloqué vendredi la progression des groupes armés islamistes, qui contrôlent depuis neuf mois le nord du Mali, vers le centre du pays.

Dimanche, elle a pour la première fois bombardé des positions islamistes dans le nord, à Gao et Kidal, au cœur des territoires jihadistes.

Islamistes surpris

«Plus de soixante islamistes ont été tués à Gao et dans leurs bases situées non loin de Gao. La nuit, les islamistes qui sont restés cachés dans les maisons sont sortis pour prendre les corps de leurs camarades», a déclaré un habitant de Gao, dont le témoignage a été recoupé par d'autres habitants et une source de sécurité régionale.

«C'est surtout au camp militaires de Gao qu'il y a eu des morts. Les islamistes ont été surpris en pleine réunion. Il y a eu beaucoup de morts», a-t-il ajouté.

«Le bilan est lourd dans le camp des islamistes. Ils ont perdu énormément en logistique et des hommes. Le chiffre de 60 victimes n'est pas du tout exagéré à Gao. Le bilan est même certainement plus élevé», a indiqué un responsable régional de la sécurité.

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dimanche 13 janvier 2013

Faut-il "Panthéoniser" M'zée Djamba Yohé, l'Encrier de l'Atlantique Nord ?

Le Panthéon reste un lieu d'inhumation pour les grands hommes. Sur son fronton on peut lire: Aux grands hommes la patrie reconnaissante. Rassurez-vous M'zée Djamba Yohé, l'Encrier de l'Atlantique Nord est bel et bien vivant au Canada son pays d'adoption. C'est d'ailleurs le Panthéon des vivants, que nous voulons pour M'zée Djamba Yohé qui fait un travail historique remarquable: pour la Nation congolaise, il défend les vivants comme les morts. Il ne défend jamais les reprouvés, ceux qui sont ou ont été du mauvais côté de l'histoire. Ce n'est pas tant M'zée Djamba Yohé en tant qu'individu mais ses écrits qui nous transmettent la passion du Congo. Il nous incite à faire de choix des valeurs et convictions, essentielles pour un être humain non animalisé qui vit des instincts et passions sans plus ! réfléchi. Il nous pousse à ne pas baisser les bras, malgré les soubresauts et même si le Congo actuel est infecté par des imposteurs, usurpateurs, arrivistes, mangeristes, millionnaires du dimanche et seigneurs de guerre qui ont pris le Congo en otage, comme si c'était leur "Ligablo" !

M'zée Djamba Yohé, l'Encrier de l'Atlantique Nord

L'Encrier de l'Atlantique Nord nous encourage à être et demeurer Congolais surtout dans notre âme. D'ailleurs lui-même est Luba avec les Kasaïens, mukongo avec les Bas-Kongolais, Katangais avec les Katangais, Bandundois avec les bandundois...Tout en étant Telela, il n'hésite pas un instant à désapprouver les Télela-Joséphistes qui pensent que par la proximité tribale et de la langue, on peut cacher sous le tapi les atrocités et crimes du régime de Joseph Kabila. Défenseur acharné des femmes Kivutiennes violées, M'zée Djamba Yohé combat avec sa plume et ses écrits les miliciens tutsi Rwandais du M23.

Leurs allégations de vouloir devenir et s'autoproclamer Congolais par la force de kalachnikov en tuant des Congolais, en violant des Congolaises et en pillant des richesses de la République démocratique du Congo, ne fonctionnent pas ! C'est chaque jour, qu'il nous donne l'opportunité de revisiter notre histoire. Les fossoyeurs, falsificateurs, affabulateurs, faussaires en prennent pour leur grade. Face à l'occupation rwandaise de Paul Kagamé, l'histoire de la résistance congolaise s'écrit allégrement !

L'histoire de la République démocratique du Congo s'écrit différemment, pas par des Congolais néo-colonialistes et esclavagistes, des perroquets répétiteurs sans vergogne mais plutôt par des Congolais résistants qui font de la résistance face au formatage des esprits qui paralyse les actions. L'histoire politique du Congo est vaste, Mzée Djamba Yohé nous fait découvrir les pans de cette histoire oubliée, tout en plongeant l'actualité vivante.

C'est depuis le nouvel an 2010, que L'Encrier de l'Atlantique du Nord souhaite ses vœux à tout le monde...

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Paris, ses lumières dans la ville !

Paris, Freddy Mulongo au Centre d'Accueil de la Presse Étrangère (CAPE). Photo Henri Martin, Réveil FM

Il ne faut pas être un nuitard ou somnambule pour découvrir les lumières de Paris. Il suffit de se balader.

Les Champs-Elysées la nuit, vers l'Arc-de-Triomphe. Photo Réveil FM

Les Champs-Elysées la nuit, vers la Place de la Concorde. Photo Réveil FM

Les Champs-Elysées à proximité de la statue du Général De Gaulle. Photo Réveil FM

La Tour-Eiffel à la Gare Saint-Lazare. Photo Réveil FM

Le tigre illuminé à la Défense-Courbevoie. Photo Réveil FM

La tour Eiffel illumine le ciel de Paris

Initialement installé pour le passage à l’an 2000, le scintillement de la tour Eiffel a repris en juin 2003 et n’a plus cessé depuis. Dès la tombée de la nuit (et jusqu’à une heure du matin l’hiver, deux heures du matin l’été), la Tour scintille et crépite. À l’occasion de certaines célébrations, la tour Eiffel change d’apparence : elle s’est retrouvée illuminée de rouge pour le nouvel an chinois en 2004, de bleu pour la journée de l’Europe en mai 2006, de vert pour la coupe du monde de rugby en septembre et octobre 2007. On a pu alors admirer deux puissants faisceaux lumineux parallèles, partant du sol pour s’élever dans le ciel parisien, en l’honneur du ballon ovale. En 2008, elle s’est parée du bleu de l’Europe et de ses étoiles couleur or à l’occasion des six mois de la présidence française de l’Union européenne. N’oublions pas le double phare qui se déclenche chaque soir au moment de l’illumination et qui balaie le ciel de la capitale de son faisceau.

Mise en lumière des ponts parisiens

Sur les 37 ponts qui enjambent la Seine, 33 ont été mis en lumière depuis 1993, révélant toute leur beauté et leur spécificité. Les jeux d’ombres sur la pierre, les sculptures et les structures de métal ou de bois sont créés par une savante maîtrise de l’éclairage, pensé pour chacun d’entre eux. Le pont des Arts est volontairement laissé dans la pénombre pour conserver son caractère intime et léger. À l’inverse, les ponts classés monuments historiques (le Pont Royal, les ponts Alexandre-III, Mirabeau, etc.) font l’objet d’un éclairage qui valorise le moindre détail de leur composition. La promenade nocturne sur les bords de Seine offre ainsi une enfilade sublime de lumières et de couleurs qui se reflètent sur l’eau.

Plein feu sur les monuments

Une fois la nuit tombée, on ne voit plus qu’eux ! Les monuments de la capitale sont magnifiés par des illuminations flamboyantes : le blanc de la basilique du Sacré-Coeur contraste avec la noirceur du ciel sur les hauteurs de Montmartre, la verrière du musée d’Orsay est subtilement éclairée pour mettre en valeur sa structure, la Pyramide du Louvre révèle toute sa transparence en dialoguant avec le bâtiment royal. Quant à l’Assemblée nationale, où siègent les parlementaires français, elle est parée d’un éclat bleu, la couleur symbole de paix. La réouverture de bâtiments prestigieux comme la nef du Grand Palais et le musée des beaux-arts du Petit Palais offre également une nouvelle scénographie lumineuse qui dévoile toute la beauté architecturale retrouvée.

Les vitrines de Noël illuminent Paris

A l’occasion des fêtes de fin d’année, les rues sont toutes agrémentées de guirlandes multicolores, et les avenues rivalisent de décorations lumineuses. Sur les Grands Boulevards, l’attraction se tient autour des vitrines des Grands Magasins. Le Printemps et les Galeries Lafayette redoublent d’imagination pour un spectacle féerique, avec la complicité de créateurs de renom. Le bouquet final, c’est le grand sapin des Galeries Lafayette : haut d’une vingtaine de mètres, il occupe la cour intérieure du magasin et se voit orné avec près de 5 200 ampoules et 675 m de guirlandes lumineuses !

La féerie des marchés de Noël

Au moment des fêtes de fin d’année, les rues de la capitale accueillent des villages éphémères aux doux airs de montagne. Les marchés de Noël proposent ainsi objets de décorations, artisanat de toutes les régions de France, produits gastronomiques du terroir, vêtements et accessoires originaux… Certains marchés se font exotiques, invitant un pays à présenter son artisanat local. À la Maison de l’Alsace, chaque année, le marché de Noël est 100 % alsacien, offrant dégustation de vin chaud, pain d’épices et autres délices de la région. Aux Champs-Élysées 170 chalets de bois blanc longeaient la plus belle avenue du monde en 2009, offrant de belles idées cadeaux aux promeneurs.

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samedi 12 janvier 2013

Mali: Union sacrée autour de la décision du président Hollande !

Après la confirmation, par le président Hollande, de l'intervention militaire française au Mali, les réactions ne se sont pas fait attendre, aussi bien à l'étranger que parmi les différentes familles politiques françaises.

François Hollande à l'Elysée, le 11 janvier.

Le ministre britannique des affaires étrangères, William Hague, a tout de suite écrit, sur son compte Twitter, que le Royaume-Uni "soutient la décision française d'apporter une assistance au gouvernement malien face aux rebelles".

William Hague ✔ @WilliamJHague UK supports French decision to provide assistance to Government of #Mali in the face of rebel advance 11 Janv 13 Mais il s'agit "seulement d'un soutien politique", a cependant indiqué une source gouvernementale britannique. Il n'y a "pas de soutien militaire, ni de demande de soutien militaire, ni de projet d'appui militaire, ni d'appui matériel de la part du Royaume-Uni", a-t-elle précisé.

La Maison Blanche a quant à elle affirmé vendredi qu'elle partageait les objectifs de la France au Mali. "Nous avons pris note du fait que le gouvernement malien avait demandé de l'aide, et nous partageons l'objectif français d'empêcher des terroristes de bénéficier d'un sanctuaire dans la région", a déclaré Tommy Vietor, porte-parole du Conseil de sécurité nationale.

"Je suis aux anges", a dit à la presse Thomas Boni Yayi, président de l'Union africaine et du Bénin. "Je voudrais absolument, au nom du continent, exprimer notre gratitude à la République française, à son président, son gouvernement, à tout le peuple français, qui ont su apprécier (...) la gravité de la situation qui prévaut aujourd'hui au Mali et dans la zone ouest-africaine".

"Décision courageuse" pour le Parti Socialiste !

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, a salué vendredi une "décision courageuse dans le respect de la légalité internationale et de l'Organisation des Nations unies". Adressant ses "pensées [...] à nos ressortissants au Mali, dont la sécurité sera assurée", il exprime sa "solidarité avec le peuple malien et [son] soutien le plus complet à nos forces armées".

Par ailleurs, la majorité soutient "pleinement" la décision de François Hollande d'engager les forces françaises pour aider le Mali à repousser l'offensive des islamistes du nord du pays, a dit sur BFMTV Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée.

Sur I>Télé, Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS à l'international, a affirmé : "Nous ne sommes pas piégés, nous prenons nos responsabilités de lutter aussi contre le terrorisme. Si le pays tombe aux mains de ces terroristes, c'est l'ensemble de l'Afrique de l'Ouest qui peut s'embraser. Il y a toujours des risques mais les risques sont plus grands si le pays basculait aux mains des terroristes car ils auraient une base pour des actions beaucoup plus grandes. Il y a 3 500 ressortissants français que l'on ne peut pas laisser dans la situation difficile dans laquelle ils allaient être."

"Il était grand temps d'agir" pour L'UMP

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, et l'ancien premier ministre François Fillon ont eux aussi apporté vendredi, chacun de leur côté, leur "soutien" à l'intervention de l'armée française au Mali décidée par François Hollande. "Il était grand temps d'agir" pour "entraver l'établissement d'un Etat narcoterroriste", a déclaré Jean-François Copé dans un communiqué, tandis que, pour François Fillon, "la lutte contre le terrorisme exige l'unité de la Nation au-delà des clivages partisans".

Le président de l'UDI, Jean-Louis Borloo, a salué dans un communiqué "l'esprit de responsabilité du président de la République et du premier ministre dans cette situation d'extrême urgence et de danger pour la population malienne et pour les ressortissants français". "La décision d'engager les troupes françaises est un acte grave qui nécessite un débat", a-t-il estimé, jugeant que "même si l'unité nationale ne se décrète pas, le rassemblement des forces politiques qui concourent à la démocratie est nécessaire dans ces moments-là".

L'ancien ministre de la défense et membre de l'UDI Hervé Morin a lui déclaré sur I>Télé : "Sous réserve d'éléments particuliers, cette intervention me semble la bienvenue. Il y a un élément essentiel, c'est que l'intervention se fasse à la demande des autorités politiques maliennes. Il semble très clair que cette intervention est pour lutter contre le terrorisme, qu'elle se fera dans un cadre international et qu'elle sera sur une durée limitée, je dis oui mais je veux en savoir plus avant de dire oui définitivement. La France ne doit pas se comporter comme une puissance coloniale intervenant comme au temps de la Françafrique mais il s'agit de toute évidence d'une intervention dans le cadre de la lutte contre Al-Qaida."

De son côté, le président du MoDem, François Bayrou, a estimé vendredi soir que l'intervention militaire française au Mali était "fondée et explicable par l'urgence" car "la progression des djihadistes en direction du sud du pays, le franchissement imminent de la ligne de sécurité, la prise de villes sur leur passage est un élément de déstabilisation gravissime pour le Mali, pour ses autorités et pour ses habitants". Et "il est légitime que la communauté nationale et la plupart des courants d'opinion qui la composent fassent bloc devant une situation dont chacun mesure l'importance et la gravité".

Une intervention "légitime" mais paradoxale pour le FN

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a jugé vendredi "légitime" l'engagement de l'armée française au Mali. Cette dernière "doit être soutenue dans la mesure où notre pays a été appelé à l'aide par le gouvernement légitime du Mali en application d'une coopération de défense entre nos deux pays, dans une zone francophone", a estimé Mme Le Pen dans un communiqué.

"Cette intervention légitime révèle cependant un cruel paradoxe quand on sait que les gouvernements français ont contribué à faire le lit des islamistes en Libye et en Syrie en apportant aide, assistance et armes aux fondamentalistes de ces pays, utilisés aujourd'hui pour attaquer un allié historique de la France", a-t-elle ajouté.

Une décision condamnable pour Jean-Luc Mélenchon

Seules voix discordantes, celles de Jean-Luc Mélenchon et Noël Mamère. Le coprésident du Parti de gauche a jugé vendredi "discutable" l'engagement de l'armée française au Mali et "condamnable" le fait que la décision ait été prise "sans en saisir préalablement ni le gouvernement ni le Parlement". "L'intérêt d'une intervention militaire extérieure pour régler le problème posé au nord du Mali est discutable. En décider alors que les intérêts fondamentaux de la France ne sont pas en cause, selon le chef de l'Etat lui-même, et alors que les troupes africaines sont engagées, est discutable", écrit M. Mélenchon dans un communiqué.

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Mali: Le discours patriotique et mobilisateur de Dioncunda Traoré, le président Malien par intérim !

Que les Africains et plus particulièrement les Congolais de la République démocratique du Congo écoutent attentivement le discours du président Malien par intérim, Dioncunda Traoré. Lorsqu'un pays est sous occupation, ses fils et filles tués, massacrés, esclavagisés le chef de l'Etat sonne le tocsin ! Contrairement à Joseph Kabila qui est toujours resté aphone, n'a jamais eu le courage de dénoncer les atrocités et crimes de ses alliés rwandais sur le sol congolais, qui a couté la vie de 8 millions des Congolais, l'exemple du Mali n'est pas à prendre à la légère. Même lorsqu'un pays est faible, fragile, le réveil se fait par la mobilisation générale. Ce que que ne fait pas Joseph Kabila imposteur et usurpateur qui n'a pas sa place à la tête de la République démocratique du Congo. Lorsqu'on écoute le discours patriotique Dioncunda Traoré, on ne peut que se sentir Malien et Africain !

Des combattants djihadistes islamistes ombrageux au Nord du Mali

Le Mali sur la carte géographique d'Afrique

Les affrontements ont repris jeudi dans la région de Mopti (centre) entre l'armée malienne et les islamistes qui occupent le nord du Mali, au lendemain d'échanges de tirs à l'arme lourde dans la même zone, a-t-on appris de source militaire.

"Nos troupes sont actuellement engagées sur le terrain contre les islamistes", a déclaré un officier de l'armée malienne, une information confirmée par un représentant local d'une ONG étrangère selon qui ces "affrontements se déroulent dans le petit village de Koko, situé entre les localités de Konna et de Boré", dans la région de Mopti.

"Il y a de violents coups de feu", a affirmé ce représentant d'ONG. "Ca a repris. Selon certains, c'est l'armée malienne qui a repris l'initiative parce qu'elle veut aller jusqu'à Douentza. Mais pour d'autres, ce sont les islamistes qui ont tiré les premiers et l'armée riposte", a affirmé de son côté un haut-fonctionnaire malien en poste à Mopti, chef-lieu de la région éponyme.

Douentza, une localité située à 145 km au nord-est de Mopti, est sous contrôle des islamistes. La région de Mopti est proche de la ligne de partition qui coupe le Mali en deux, les groupes islamistes armés occupant le Nord depuis neuf mois.

Ces nouveaux affrontements surviennent au lendemain d'échanges de tirs à l'arme lourde dans la même région de Mopti entre les islamistes et l'armée, qui a affirmé avoir repoussé une incursion des jihadistes dans la nuit de mercredi à jeudi.

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Au coeur de loges de Divas à Moulins dans l'Allier en Auvergne !

A Réveil FM International nous refusons la ghettoïsation mentale ! Nous sommes curieux et nous apprenons pour mieux informer. Et Paris n'est pas la France, lorsqu'on est un passionné de la culture, on peut découvrir plein des choses en provinces. Il y a deux ans, nous avions assisté à une exposition au Centre National du Costume de Scène de Moulins, qui avait présenté les plus belles robes des divas: "Vestiaire de Divas". Nous avions eu plein la vue ! Une exposition d'une centaine de costumes portés par des femmes qualifiées par les Italiens. A Moulins, en Auvergne, le Centre National de Costume de scène avait rendu hommage à la figure de cette prima donna parée d'une aura magnétique, exerçant une fascination sur les publics, qu'est la Diva !

L'entrée de l'exposition "Vestiaire de Divas" à Moulins en Auvergne. Photo Réveil FM.

A l'origine pour les Romains, puis pour les italiens, la diva, est une "déesse". A l'aube du XIXè siècle, elle descend sur terre sous les traits d'une cantatrice dont le talent, la virtuosité et la personnalité forment un cocktail détonnant qui nourrit un succès et une popularité sans pareil. Son public va bien au-delà du cercle des amateurs, et lui voue un culte passionné. Et ce n'est pas un hasard si la "Diva ex machina" apparait sur la scène lyrique à l'heure du déclin du chanteur masculin, le castrat, aussi appelé "divo", adulé jusqu'alors par toutes les cours européennes.

De somptueuses tenues. Photo Réveil FM

Fortes de l'intense ferveur et de l'engouement délirant de leur public, les divas ne cessent de se démarquer. Sur scène, elles imposent leurs choix artistiques: rôles, rythmes et tempi, partenaires, mises en scène, et bien sûr costumes.

Nature de feu et de diamant, elles brillent et brûlent les planches dans des robes luxueuses, parées de bijoux.

L'exposition "vestiaire" de Divas" avait présenté une centaine de costumes et accessoires portés par les plus grandes interprètes de la scène française et internationale, de la fin du XIXè siècle à nos jours: chanteuses d'opéra, actrices, meneuses de revue, stars de la chanson française...

Somptueux tissus, riches broderies, perles et paillettes, fourrures, plumes et pierres précieuses rivalisent d'éclat. Les costumes sont prétextes à une débauche d'ornements pour magnifier l'apparence des divas. Peu importe le rôle qu'elles interprètent, à la scène comme à la ville. Lorsqu'un diva apparaît, au sortir d'une limousine, sur le port d'un yacht, la passerelle d'un avion ou le balcon d'un hôtel, elle est toujours sous les feux de la rampe, toujours sur scène; Rien n'est jamais de trop pour éblouir et séduire.

Mais l'histoire est faite de légendes. N'est pas Diva qui veut ! Il faut du talent, du travail, du courage, de la générosité et cet indéfinissable quelque chose en plus, qui magnifie une artiste, lui fait brûler les planches et donner au public un aperçu du paradis.

L'exposition avait présenté la vision de quelques grands couturiers d'aujourd'hui par ces divas modernes, avec entre autres les costumes créés par Christian Lacroix pour Renée Fleming au Metropolitan Opera, New York; par Maurizio Galante, dont ceux portés par June Anderson pour le défilé de haute couture; ou ceux créés par Franck Sarbrier pour "La Traviata", dans la mise en scène d'henry-Jean Servat pour "Opéras en plein air"

Dalida a été la seule diva à disposer d'une salle équipée d'un écran géant, sur lequel étaient diffusés des clips présentant ses neuf robes...Photo Réveil FM

Disque de diamant remis à Dalida en 1981 à l'Olympia, pour récompenser ses 25 ans de carrière et ses millions de disques vendus à travers le monde. Dalida est la première artiste au monde à recevoir un disque à diamant, trophée, qui a été inventé pour elle. Photo Réveil FM

Le Centre national du costume de scène de Moulins dans l’Allier organise une exposition intitulée : vestiaire de Divas jusqu’au 31 décembre 2010. Cette exposition rend hommage à la figure mythique de la Diva, la Prima Donna qui brûle les planches en robes luxueuses et parée de bijoux. On peut contempler une centaine de costumes et accessoires des plus grandes interprètes, chanteuses d’opéra ou de variété, meneuses de revues, actrices. Ce sont des costumes mais aussi des bijoux, plumes, perles, joyaux, coiffures, chaussures. On peut y découvrir la vision de grands couturiers d’aujourd’hui comme Christian Lacroix. Le Centre met en valeur du 19 ème siècle à nos jours toutes ces femmes tant adulées comme Sarah Bernard, Dalida, Maria Callas, Edith Piaf, grâce à toutes ces parures de scène.

Pour vous troubler davantage, l'air de Casta Diva résonne et le visage de la cantatrice vient hanter l'écran accroché dans la salle. Photo Réveil FM

Mêlant costumes, bijoux, accessoires et trésors audiovisuels de l'INA, cette exposition égrène les grandes heures de l'histoire de ces déesses de la scène que sont les divas. Photo Réveil FM

Une centaine de costumes et accessoires des plus grandes interprètes, chanteuses d’opéra ou de variété, meneuses de revues, actrices. Photo Réveil FM

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vendredi 11 janvier 2013

Mali: Hollande confirme l’engagement des troupes françaises !

Le président François Hollande a confirmé l’intervention des forces françaises aux côtés de l’armée malienne contre les islamistes. La France a demandé vendredi à ses ressortissants, « dont la présence n’est pas indispensable au Mali », de « quitter provisoirement le pays ».

François Hollande , Président de la République Française.

Une intervention au long cours ?

Le président François Hollande a fait une courte déclaration sur la situation au Mali ce vendredi à l’Elysée pour confirmer l’intervention des troupes françaises aux côtés de l’armée malienne contre les islamistes.

« Le Parlement sera saisi dès lundi », a indiqué le président précisant que cette opération de lutte contre des « terroristes » durerait « le temps nécessaire ».

Dans le cadre des instances internationales

Cette déclaration intervient alors que le président malien par intérim Dioncounda Traoré a formulé une demande d’aide à la France pour lutter contre l’avancée des groupes islamiques armés du nord du pays.

Le président français a déclaré vendredi, lors de ses vœux au corps diplomatique, que la France répondrait « strictement dans le cadre des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU », à la demande d’aide militaire des autorités maliennes. Il a dénoncé « une agression caractérisée » des groupes islamique armés du nord Mali, qui ont fait jeudi une percée vers le centre du pays.

Le président malien doit de son côté faire une « déclaration à la nation » ce vendredi soir à 21 h.

Offensive de l’armée au centre du pays

Depuis plusieurs jours, des combats, y compris à l’arme lourde, opposent dans le centre du Mali l’armée malienne aux groupes islamistes armés qui occupent depuis la fin juin le nord du pays et tentent d’avancer vers le sud.

Ce vendredi, alors que les efforts diplomatiques se poursuivaient, l’armée malienne, appuyée par des troupes françaises et européennes, a lancé une offensive contre les islamistes pour reprendre la localité de Konna, dans le centre du Mali, conquise la veille par les rebelles jihadistes.

La France demande à ses ressortissants de quitter le Mali

Par ailleurs, « en raison de la forte dégradation de la situation sécuritaire au Mali, il est formellement déconseillé de s’y rendre, y compris à Bamako, jusqu’à nouvel ordre », indique un communiqué publié sur le site internet de conseils aux voyageurs du ministère des Affaires étrangères.

Le Quai d’Orsay recommande « fortement aux personnes dont la présence n’est pas indispensable au Mali de quitter provisoirement le pays via les lignes aériennes commerciales qui desservent Bamako ».

« En tout état de cause, il est recommandé à nos compatriotes résidant sur place de faire preuve de la plus extrême vigilance, de se tenir informés de l’évolution de la situation et de respecter les consignes de sécurité de l’ambassade », ajoute le ministère.

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Tanzanie: Issa Ngumba, journaliste de la radio communautaire Kwizera, retrouvé mort !

Reporters sans frontières a appris avec stupéfaction que le corps de Issa Ngumba, correspondant de la radio communautaire Kwizera, a été retrouvé mort, le 8 janvier 2013, dans une forêt au nord de la Tanzanie. Le journaliste avait disparu depuis trois jours. Les blessures constatées sur le corps du journaliste ne laissent aucun doute quant à l'origine criminelle de sa mort.

Issa Ngumba, le journaliste assassiné en Tanzanie.

"La mort d'un second journaliste en quatre mois dans l'un des pays les plus sûrs d'Afrique pour les médias retentit comme un véritable signal d'alerte", a déclaré Reporters sans frontières. "Nous notons avec satisfaction que les autorités prennent ces tragédies au sérieux, en lançant immédiatement des enquêtes. Il est nécessaire pour la liberté de l'information en Tanzanie que celle qui vient d'être ouverte porte rapidement ses fruits et aboutisse à l'arrestation du ou des meurtriers".

Issa Ngumba, 45 ans, avait quitté son domicile dans la soirée du 5 janvier 2013 pour aller chercher des plantes médicinales nécessaires à son activité parallèle de guérisseur traditionnel. Sa disparition avait entraîné des recherches intensives de la part de la police et de volontaires civils jusqu'à ce que son corps soit découvert, trois jours plus tard, dans la forêt de Kajuluheta. Le journaliste, qui portait les stigmates d'une blessure par balle au bras, serait mort par strangulation ou pendaison. Selon le commandant de la police régionale, Frasser Kashai, "la scène de crime montre clairement que des hommes se sont battus. La police a trouvé un pistolet avec sept balles et un téléphone portable".

Les médias locaux lient ce meurtre à une affaire révélée, en novembre dernier, par Issa Ngumba. Un propriétaire terrien et éleveur de bétail, Imani Paulo, avait été accusé par le journaliste d'avoir dévoré des parties du corps d'un berger qu'il employait. Ce reportage avait conduit Imani Paulo devant la justice, mais l'homme bénéficie toujours d'un important soutien dans la région de Kakonko.

En réaction à la mort de Issa Nguma, le Forum des éditeurs de Tanzanie (TEF) a déclaré au journal The Citizen (http://thecitizen.co.tz/news/4-national-news/28110-killing-of-kigoma-scribe-poses-tension.html) qu'il fallait que ce décès tragique incite les acteurs médiatiques à reconsidérer leur approche de la sécurité dans le cadre de leur travail, et qu'il était nécessaire de mettre en place des formations à la sécurité à destination des journalistes.

Le 2 septembre 2012, la Tanzanie avait pour la première fois eu à déplorer la mort d'un journaliste (http://fr.rsf.org/tanzanie-un-journaliste-tanzanien-tue-au-04-09-2012,43327.html).

Daudi Mwangosi assistait à une manifestation à Nyolo, dans la région d’Iringa (Centre), lorsqu'il a été témoin de l'arrestation d'un de ses confrères. Alors qu'il s'enquérait des raisons de cette interpellation, les policiers l'ont roué de coups avant qu'une détonation soit entendue. Une enquête est toujours en cours. Un suspect – un agent de police de 23 ans – a été arrêté.

Au cours des dernières années, la Tanzanie avait considérablement progressé en matière de liberté des médias et apparaissait comme l'un des pays du continent africain les mieux notés.

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Le "coup de boule" de Zidane en statue devant Beaubourg !

C'est sans doute l'une des images les plus marquantes du football de ces dernières années. Le coup porté par Zinedine Zidane avec sa tête sur le torse du joueur italien Marco Materazzi, lors de la finale de la Coupe du monde de football 2006, est maintenant immortalisé en statue. Sobrement intitulée "Coup de tête", la sculpture est l'œuvre d'Adel Abdessemed et est disposée devant le musée Beaubourg, où l'artiste expose ses réalisations à partir du 3 octobre.

Une imposante statue de bronze représentant le coup de boule de Zinedine Zidane. Photo Réveil FM

Devant Beaubourg, le coup de tête de Zinedine Zidane sur Marco Materazzi lors de la finale du Mondial 2006, France-Italie ! Photo Réveil FM

À Beaubourg, une imposante statue de bronze met en scène le coup de tête de Zinedine Zidane lors de la finale du Mondial-2006. Elle est exposée devant le Centre Pompidou, dans le cadre d'une exposition d’œuvres de l'Algérien Adel Abdessemed.

Tout le monde se souvient de ce geste fatidique. Le 9 juillet 2006 à Berlin, lors de la finale du Mondial qui oppose la France à l’Italie, le capitaine des Bleus Zinedine Zidane assène un coup de tête à un joueur de l'équipe adverse, Marco Materazzi. Zizou, qui avait annoncé la fin de sa carrière, sort sur carton rouge. Accusant le coup, la France s’incline alors aux tirs aux buts.

Aujourd’hui, le "coup de tête" de Zinedine Zidane est immortalisé par une monumentale sculpture de bronze de plus de cinq mètres de haut et pesant plusieurs tonnes signée de l'artiste Adel Abdessemed. Elle est érigée devant le Centre Pompidou, qui présente du 3 octobre au 7 janvier la première grande exposition consacrée au plasticien intitulée : "Je suis Innocent".

"Cette statue se veut une ode à la défaite, comme l'explique Philippe Alain Michaud, le commissaire de l'exposition. Elle s'oppose à la tradition qui consiste à faire des statues en l'honneur de certaines victoires." "L'œuvre d'Adel est souvent à double tiroir", ajoute-t-il. "Bien qu'elle reprenne un événement populaire connu de tous et immédiatement identifié, cette œuvre est aussi une allusion à la tradition réaliste et aux fresques de Masaccio.

Le regard de Zidane vers le sol nous rappelle celui d'Adam, chassé du paradis", souligne-t-il. Une version beaucoup plus petite de "Coup de tête" avait déjà été présentée à New York par la galerie David Zwirner.

« Centre Georges-Pompidou »

Le Centre Georges-Pompidou. Photo Réveil FM

Le Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou (CNAC), communément appelé « Centre Georges-Pompidou », « Centre Pompidou » ou « Centre Beaubourg » et, familièrement, « Beaubourg », est un établissement polyculturel situé dans le quartier de Beaubourg, dans le 4e arrondissement de Paris, entre le quartier des Halles et le quartier Marais.

Le centre est né de la volonté de Georges Pompidou, alors président de la République française, de créer au cœur de Paris une institution culturelle originale entièrement vouée à la création moderne et contemporaine où les arts plastiques voisineraient avec les livres, le design, la musique et le cinéma.

George Pompidou. Photo Réveil FM

Inauguré en 1977, le centre Pompidou accueillait, en 2006, plus de 5 millions de visiteurs par an. Au sein du musée national d'Art moderne / centre de création industrielle, il conserve l'une des trois plus importantes collections d'art moderne et contemporain au monde avec celle du Museum of Modern Art de New York et de la Tate Modern de Londres et la première d'Europe avec 77 000 œuvres en 2012. Il abrite également d'importantes galeries d'expositions temporaires, des salles de spectacles et de cinéma, et la BPI, première bibliothèque publique de lecture en Europe. De part et d'autre de la piazza, deux bâtiments annexes accueillent l'IRCAM et l'atelier Brancusi.

Les escalators à l'entrée. Photo Réveil FM

L'Espace 315, galerie Sud. Photo Réveil FM

Depuis le 12 mai 2010, la ville de Metz est dotée d'une antenne décentralisée du centre, le centre Pompidou-Metz.

Dans l'esprit du président Georges Pompidou, l'implantation au centre de Paris d'un équipement culturel d'un type nouveau, voué à toutes les formes de la création contemporaine, se situait au carrefour de plusieurs préoccupations : -la volonté d'enrayer le déclin de Paris sur la scène artistique et de lui conserver son statut de place majeure de l'art contemporain au niveau mondial, de plus en plus contesté par New York ;

-symétriquement, la volonté d'ouvrir la création française sur le monde et de favoriser, par l'interdisciplinarité, l'expression de nouvelles formes artistiques ;

-la conviction que l'art le plus contemporain peut renouer avec le public le plus large à la condition que la puissance publique joue pleinement son rôle de médiateur ;

-le désir de créer à Paris un grand monument représentatif de l'architecture de la seconde moitié du XXe siècle, dont les réalisations dans la capitale avaient, jusqu'alors, été peu importantes ou peu notables.

Cette ambition était faite, particulièrement à l'époque, pour susciter de vifs débats, qu'il s'agisse de l'opposition courante entre culture de masse et culture élitiste, de la problématique de la décentralisation culturelle – le Centre serait-il un grand équipement parisien supplémentaire ou, selon la formule de Michel Guy, parviendrait-il à s'imposer comme « la centrale de la décentralisation » ? – et des rapports entre pouvoir et création – nombre d'artistes redoutaient alors les tentatives de récupération ou d'instrumentalisation, comme le montra, en 1972, la polémique créée par l'exposition du Grand Palais « 60-72 : 12 ans d'art contemporain en France ».

Le 31 janvier 1977, le centre national d'art et de culture Georges Pompidou est inauguré par Valéry Giscard d'Estaing en présence du Premier ministre, Raymond Barre, de Mme Claude Pompidou et de nombreuses personnalités.

Les jeunes dialoguent entre eux. Photo Réveil FM

Les ascenseurs sont rouges. Photo réveil FM

L'architecture du centre suscite une vive polémique : canalisations, escaliers électriques, passerelles métalliques, tout ce qui est traditionnellement dissimulé est ici ostensiblement montré à la vue de tous. On surnomme le centre « Notre-Dame de la Tuyauterie », ou encore « le Pompidolium ». On raille un « hangar de l’art », une « usine à gaz », une « raffinerie de pétrole », un « fourre-tout culturel » ou une « verrue d’avant-garde ». On stigmatise un équipement dispendieux qui absorbe, l'année de son inauguration, le septième du budget de l’État pour la culture.

Mais le centre et son architecture controversée remportent un large succès public. Renzo Piano déclara « avoir voulu démolir l'image d'un bâtiment culturel qui fait peur. C'est le rêve d'un rapport extraordinairement libre entre l'art et les gens, où l'on respire la ville en même temps ». Le centre, prévu pour cinq mille visiteurs quotidiens, en accueillera finalement cinq fois plus. La plupart des visiteurs viennent pour voir les grandes expositions sur l’art, mais la Bibliothèque publique d’information et sa médiathèque bat aussi des records d’affluence.

Le bâtiment se compose de 7 niveaux de 7 500 m2 chacun, dont deux niveaux de sous-sols. Chaque niveau forme un vaste plateau, entièrement modulable, l'ensemble de la structure porteuse, ainsi que les différentes gaines techniques, étant rejetés à la périphérie du bâtiment, lui conférant un aspect extérieur très caractéristique, comparé par certains critiques à une raffinerie de pétrole dans le centre de la ville. Toutes les circulations verticales, personnes et fluides sont rejetées sur la façade : les tuyaux extérieurs colorés constituent une particularité du bâtiment. Les conduites d'air climatisé sont bleues, les tuyaux d'eau sont verts et les lignes électriques sont jaunes. Les ascenseurs sont rouges. Les canalisations blanches sont des gaines de ventilation pour les parties souterraines. Même les poutres métalliques qui composent la structure sont apparentes.

L'intention des architectes était de placer les services de logistique hors du corps du bâtiment afin de consacrer la totalité de l'intérieur à sa vocation de musée. L'un des inconvénients est l'entretien important vis-à-vis de la corrosion. Hommage quelque peu décalé à l'architecture métallique du XXe siècle et au modernisme architectural, multipliant références et citation, le bâtiment a pu être qualifié de dernier grand bâtiment moderne et de premier grand bâtiment post-moderne : « C'est un bâtiment qui fait semblant, c'est une parodie de la technologie » (Renzo Piano).

Les étages supérieurs offrent une large vue sur Paris. On y accède par la diagonale des escaliers roulants extérieurs qui, en traversant toute la façade en zigzag, donnent à l'édifice sa signature visuelle.

Les canalisations blanches sont des gaines de ventilation pour les parties souterraines. Photo Réveil FM

Beaubourg est le haut lieu d'accès libre à la culture. Photo Réveil FM

En 1992, le CCI fusionne avec le MNAM. Les directeurs successifs du musée renouvellent profondément l'accrochage et font procéder à d'importants travaux.

Fin 1997, après avoir célébré son vingtième anniversaire, le centre ferme ses portes pour être rénové en profondeur. Le chantier dure vingt-sept mois et coûte près de 576 millions de FRF (88 millions d'euros) financés à hauteur de 482 millions par l'État. Conduit par Renzo Piano, il permet d'accroître la superficie totale de 8 000 m2 et de reconfigurer les surfaces et les volumes. Pendant la fermeture, le centre se décentralise en organisant en province 34 expositions « hors les murs » qui rencontrent un vif succès, attirant plus de 2 500 000 visiteurs.

Jusqu'en 1997, une horloge grande du millénaire appelée "Le Génitron" a été montée au Centre Pompidou, qui a décrémenté les secondes à l'an 2000.

Dès sa réouverture, le 1er janvier 2000, le succès est encore au rendez-vous avec quatre-vingt mille visiteurs lors du premier week-end. Les visiteurs découvrent de nouveaux services, une nouvelle organisation des salles, des pièces plus vastes.

Ces changements permettent notamment d’exposer davantage d’œuvres et de proposer plus de spectacles de danse, de théâtre et de musique. L’espace consacré aux jeunes est aussi développé avec la nouvelle galerie des enfants où sont présentées deux expositions chaque année.

Depuis décembre 2003, l'Espace 315, situé au premier niveau, côté sud (juste avant la galerie sud), accueille, sur 315 m2, des artistes contemporains. C'est notamment ici qu'expose chaque année le lauréat du Prix Marcel Duchamp.

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jeudi 10 janvier 2013

Radios communautaires saccagées et une journaliste tuée au pays de Bozizé !

Reporters sans frontières observe avec une profonde inquiétude la multiplication des actes de violence à l'encontre des médias et des journalistes en République centrafricaine, depuis que le pays est en proie à un mouvement de rébellion qui menace le pouvoir central du président François Bozizé.

Depuis le mois de décembre 2012, les radios communautaires, sources d'information pour de nombreux Centrafricains, sont particulièrement touchées. L'organisation a appris que des équipements avaient été pillés ou emportés, comme ceux de Radio Be Oko à Bambari (Centre) et de Radio Kaga à Kaga Bandoro (Centre). Elisabeth Blanche Olofio, une journaliste de Radio Be Oko, a été tuée lors de l'attaque de sa station par les rebelles, tandis que l'on reste sans nouvelle de ses collègues.

Petite centrafricaine écoutant la radio dans un écouteur !

Selon les informations recueillies par Reporters sans frontières, d'autres journalistes ont été brutalisés ou vivent sous la menace.

"A la fois victimes de l'agressivité des rebelles mais aussi d'actes de pillage commis par des populations locales profitant du désordre, plusieurs radios communautaires ne sont plus en état de fonctionner. Bien que politiquement neutres, nombreuses sont les stations qui ont été contraintes d'interrompre leurs émissions, soit parce qu'elles n'ont plus les moyens matériels de les poursuivre, soit par crainte pour la sécurité de leur personnel", a déclaré Reporters sans frontières.

"En période de troubles, réduire au silence les journalistes met en danger la population en la privant d'informations cruciales. Il est impératif pour la sortie de crise que ces exactions cessent", a ajouté l'organisation.

Outre le drame traversé par Radio Be Oko, la station Radio Magbadja à Alindao (Centre), récemment installée par les équipes de Radio France Internationale (RFI), a été entièrement pillée par la coalition rebelle Séléka. L'Association des radios communautaires de Centrafrique (ARC) signale que huit radios sont particulièrement en difficulté :

- Radio Yata in Birao

- Radio Barangbaké in Bria

- Radio Linga FM in Bambari

- Radio Be Oko in Bambari

- Radio Kaga in Kaga Bandoro

- Radio ICDI in Boali

- Radio Magbadja in Alindao

- Radio Mbari in Bangassou.

La République centrafricaine se situait en 2011-2012 à la 62e place, sur 179 pays, dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières. Le faible taux d'alphabétisation fait de la radio l'un des principaux vecteurs d'information, même si la répartition géographique des stations est très inégale.

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François Hollande: Davos, non merci !

Davos, non merci. Le Figaro a révélé le 9 janvier que François Hollande ne participera pas au Forum économique mondial qui se tiendra du 23 au 27 janvier en Suisse.

Nicolas Sarkozy à Davos en 2010 - François Hollande le 3 janvier 2013 (montage via Maxppp)

Cette réunion annuelle rassemblera 1600 dirigeants d'entreprise - "grand raout économico-mondain" comme le décrit le quotidien - ainsi que des responsables politiques ("au moins quarante-cinq"). Contrairement à Angela Merkel, Mario Monti ou David Cameron, le chef de l'Etat français ne sera donc pas de la partie.

Le gouvernement ne sera cependant pas absent puisque Pierre Moscovici, Fleur Pellerin et Najat Vallaud-Belkacem participeront au Forum.

Le Figaro précise également que bouder Davos, rassemblement trop emblématique de la "mondialisation librale" - était une tradition pour les président français ... jusqu'à Nicolas Sarkozy. François Hollande se démarque une nouvelle fois de son prédécesseur qui s'était rendu au Forum économique en 2010 et en 2011.

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Les miliciens tutsi Rwandais du M23 et le Rwanda dans l'oeil du cyclone de la résistance congolaise

Les résistants-patriotes-combattants Congolais ont un devoir de veiller sur le destin de leur pays, la République démocratique du Congo. Le sort du Congo dépend en grand partie de son peuple qui est en même temps souverain et non à un groupe d’individu ambitieux se permettant de représenter un peuple sans son mandat. Les Mammouths Joséphistes qui sont à Kampala, ils y sont pour leur ventre et non pour le Congo ! Quant aux fameux politicailleurs Roger Lumbala, Christian Badibanga, François Mwamba, Mbusa Nyamwisi qui sont allés au non de l'opposition mangeriste, ils ne sont pas crédibles ! Les opposants ventripotents, opportunistes et situationnistes du Palais du peuple qui ont réclamés 30.000$ et des billets first class pour aller à Kampala sont autant des mangeristes que ceux qui sont allés. Il y a peut être d'autres voies mais celle que nous connaissons qui méritent le soutien c'est celle de la résistance congolaise. Celle qui refuse la main tendue, ensanglantée de Joseph Kabila et ses mentors ombrageux, qui réfute de s'asseoir à la même table de négociation avec des miliciens tutsi Rwandais, criminels et génocidaires des Congolais, violeurs des Congolais et pillards des richesses du Congo, qui doivent répondre de leurs crimes et barbaries, plutôt que de se faire cajoler. Il n' y a donc pas deux camps face aux miliciens tutsi Rwandais du M23. Au delà du camp du "Oui" des Apparatchiks du régime des Joséphistes et du pseudo "Non" des opposants situationnistes , mangeurs à tous les râteliers, il y a le camp de la "Résistance", constante dans ses prises de position ! Et puis de quel droit, le Rwanda peut refuser à la Monusco de ne pas utiliser les drones pour surveiller les frontières de la RDC et protéger les populations civiles congolaises ? Dans cette vidéo, Jean Kalama Ilunga, membre du Directoire du Front Civil de Résistance Populaire n'y va par quatre chemins: le Rwanda est dans l'œil du cyclone de la résistance congolaise.


DÉCLARATION DU FRONT CIVIL DE RÉSISTANCE... par reveil-fm

Roger Lumbala, politicailleur, mangeriste et situationniste.

François Mwamba politicailleur ventripotent, véreux et opportuniste sans idéaux ni convictions.

Christian Badibanga est désavoué par tous ! Il s'est atomisé tout seul depuis son deal avec le régime de Kabila pour se rendre à Kampala.

Policailleur versatille, récidiviste et mafieux, Mbusa Nyamwisi est un Seigneur de guerre qui jouit de l'impunité et n'a jamais répondu de ses crimes au Congo.

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Les femmes Congolaises de la diaspora devant la tribune des Nations Unies !

Les femmes Congolaises en tenues noires de deuil. Photo Réveil FM, archives

A TOUS LES ÉTATS MEMBRES DES NATIONS UNIES

C/o Monsieur Ban Ki-Moon

Secrétaire Général des Nations-Unies

760 United Nations Plazza

Manhattan, NY 10017

USA

Ref: FCDD/MCB-RM/005/0113

Objet : LES FEMMES CONGOLAISES DE LA DIASPORA DEVANT LA TRIBUNE DES NATIONS UNIES

Nous, FEMMES CONGOLAISES DE LA DIASPORA, prenons ce jour le courage de vous exprimer notre désolation et notre écœurement devant le silence coupable de l’ensemble de la communauté internationale rassemblée au sein de l’Organisation des Nations Unies, sur le génocide dont le peuple congolais est victime de la part de la communauté occidentale. Nous profitons de l’occasion que vous nous accordez pour vous exhorter de prendre vos responsabilités devant la sauvagerie et la barbarie ourdies par les pays de la communauté occidentale envers nous, bantous congolais, en nous faisant subir les affres de la loi de Lynch.

Mesdames et Messieurs les Représentants des États Membres,

Oui, nous avons dit la loi de Lynch et l’histoire nous renseigne que durant l'intense période de contestations contre le régime colonial qui précéda la guerre d'indépendance des États-Unis, un certain Charles Lynch (1736-1796), donna naissance au mot « lynchage » dont les noirs furent victimes de la part des blancs racistes du Ku Klux Klan particulièrement dans le Sud des États-Unis.

Si vous voulez en savoir sur la cruauté de la communauté occidentale vis-à-vis du Peuple Congolais, nous vous invitons de lire les livres et documents ci-après :

1. Honoré Gbanda « Crimes organisées en Afrique Centrale » Révélations sur les réseaux rwandais et occidentaux, préface de Charles Onana, Paris, Editions Duboiris, 2004, 456.

2. Charles Onana : « Ces tueurs tutsi au cœur de la tragédie congolaise », Edition Duboiris, Paris, 2009.

3. Pierre Péan : -« Noires fureurs, Blancs menteurs » Rwanda 1990 -1994", Ed. Mille et une nuit (Fayard), Paris, 2005, 544 p.", livre de Pierre Péan

4. Pierre Péan « CARNAGES », les guerres secrètes des grandes Puissances en Afrique, Paris, Fayard, 2010, p. 334).

4. Alain Deneault « Noir Canada » Pillage, corruption et criminalité en Afrique, Edition Éco société, 352 pages.

5. Patrick Mbeko « Le Canada dans les guerres en Afrique Centrale » : Collection " Les Persiennes de Minuit", Essai, 2010, 350 pages.

6. Cynthia McKinney « Non à la balkanisation de la RD Congo » Témoignage recueilli par Dr Emmanuel Kabongo Malu Plate-forme Publie par www.KongoTimes.info - © KongoTimes! -. 19/09/2011 Le contentieux congolais est très lourd : Kimpa Vita, première martyre Congolaise, brûlée vive par les moines capucins portugais, Simon Kimbangu emprisonné, sans jugement, sans avoir commis de crime, Lumumba assassiné par la CIA avec la complicité des Etats-Unis, de la Belgique et de la Grande-Bretagne. Le Congo est entrain vivre des injustices que vous et vos semblables continuent de perpétuer Nous Femmes Congolaises ne laisseront pas ces crimes impunis, même nos générations futures demanderont des comptes pour que justice et dédommagement soient faits à la République Démocratique du Congo et au Peuple Congolais.

Un jour après la 2ème guerre mondiale, la Communauté Internationale avait dit ceci : "plus jamais ça", aujourd'hui cette même Communauté Internationale agit envers les nations du sud en l'occurrence la RDC, pire que les nazis, où allons nous ? Où est la justice, la démocratie ?

Les prédateurs se permettent de faire de la dictature en RDC en utilisant les nègres de service qui sont placés au pouvoir pour la balkanisation de notre pays et pour l’extermination de notre Peuple, comme le firent jadis les colons, en Amérique, où ils avaient exterminés les Amérindiens et occupes leurs terres. A ce sujet, nous vous conseillons également de lire : « La férocité blanche : des non blancs aux non aryens, ces génocides occultés de 1492 à nos jours » par : Rose Amélia Plumelle Uribe et ils avaient occupés leurs terres.

Les Aborigènes d’Australie avaient subi ce même sort lorsqu’ils avaient été massacres par des colons Anglais.

C’est pour vous dire que le Peuple Congolais, se référant aux grands désastres humanitaires de l’esclavage, de la colonisation et des génocides de part le monde, va construire un mémorial qui leur rappellera toujours et à jamais les affres et les ignominies qu’ils ont subi depuis plus de 600 ans.

Nous en avons assez des mensonges qui servent le ventre des prédateurs et non des peuples, nous en avons assez de votre hypocrisie et croyons qu'il existe un DIEU au dessus de votre organisation, qui nous aidera à mettre un terme aux massacres diaboliques et machiavéliques quotidiens infligés, aux enfants, aux vieillards, aux femmes et aux hommes de notre pays que vous refuser de protéger et de défendre.

Si vous aviez vu le film, « Le Cauchemar de Darwin » d’Hubert Sauper, vous auriez remarqué qu’à Noël, aux enfants blancs, ont leur donne divers jouets, fruit des pillages des richesses de l’Afrique, et aux enfants noirs, on leur réserve en contrepartie : DES BOMBES !

Aujourd’hui encore cette loi est appliquée ici même aux Nations Unies, lorsque le Secrétaire Général, Mr, Ban Ki Moon, au service des États-Unis et de la communauté occidentale, commanditaires des meurtres sur ordonnance en République Démocratique du Congo, invite à table des terroristes, bandits et des criminels rwandais du M23, se faisant leur avocat et en faisant leur lobbying, et ce au mépris des lois qui gouvernent cette Auguste Assemblée où vous siégez.

Vous-mêmes, Mesdames et Messieurs, avez cruellement offensé le Peuple Congolais en accordant vos voix pour qu’un État criminel puisse siéger au Conseil de Sécurité et ce au mépris de l’alinéa 1 de l’Article 24 de la Charte qui stipule : « Afin d'assurer l'action rapide et efficace de l'Organisation, ses Membres confèrent au Conseil de sécurité la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales et reconnaissent qu'en s'acquittant des devoirs que lui impose cette responsabilité le Conseil de sécurité agit en leur nom. ».

Êtes-vous sûrs qu’un pays comme le Rwanda, œuvre pour la paix dans le monde ? Et pourquoi avez-vous accepté au Conseil de Sécurité un pays qui viole en permanence les articles 1er et 2 de la Charte ? A quoi sert-il de commander et de payer chèrement, avec l’argent des contribuables du monde entier, des études d’experts sur la crise en RDC, et dont vous n’en tenez pas compte ?

Comment, une Organisation comme la votre, puisse se réduire à sanctionner une entité sans qualité ni titre comme le M23, alors qu’elle ferait mieux de sanctionner les pays qui commettent des crimes contre l’humanité, crimes de guerre, crimes de génocide et autres crimes économiques en République Démocratique du Congo.

Aujourd’hui, sur injonction des États-Unis et de la communauté occidentale, vous vous êtes résolus de sanctionner le M23 et le FDLR comme étant des mouvements terroristes pour dédouaner le Rwanda, l'Ouganda, le Burundi et les multinationales qui tuent, violent et volent les richesses de notre pays, tout simplement parce que vous soutenez ces Etats occidentaux et leurs multinationales qui sont la vraie cause du drame congolais. Nous tenons ici de vous dire que le M23, n’est pas un mouvement de rébellion congolaise comme veulent accréditer les Etats-Unis et leurs allies occidentaux ; c’est une bande de voyous et criminels tutsi rwandais commandée par Kagamé et Museveni.

C’est pourquoi, NOUS, FEMMES CONGOLAISES DE LA DIASPORA ; PRENANT EN COMPTE LES SOUFFRANCES ENDURÉES PAR DES MASSACRES CAUSÉES PAR LE RWANDA, L’OUGANDA ET LE BURUNDI, EXIGEONS ET DEMANDONS LEUR EXCLUSION PURE ET SIMPLE DE L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES, ET CE CONFORMÉMENT AUX DISPOSITIONS DE L’ARTICLE 6 DE LA CHARTE QUI STIPULENT :

Art.6-« Si un Membre de l'Organisation enfreint de manière persistante les principes énoncés dans la présente Charte, il peut être exclu de l'Organisation par l'Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité. ».

Nous ne sommes plus dupes, car nous savons que ce sont les multinationales et la communauté occidentale, qui ont planifié, financé et armé le M23 aux travers de leurs sous-traitants rwandais, ougandais, burundais, avec le concours des mercenaires et conseillers militaires blancs recrutés chez « Executive Outcome », la plus grande multinationale du mercenariat du monde, et dont le siège se trouve a Johannesburg, en Afrique du Sud.

Mesdames et Messieurs, Représentants des gouvernements des Pays Membres des Nations Unies,

En revisitant l’histoire de notre pays, vous constaterez que c’est la communauté occidentale qui en 1885 à la Conférence de Berlin avait jeté en pâture le Congo et le Peuple Congolais entre les mains d’un roi raciste et sanguinaire, Léopold II, et den 20 ans d’un règne sanguinaire, la moitié de la population est exterminée ; soit 20 millions des Congolais. La population congolaise à cette époque 1885 – 1908 était estimée à 40 millions. Réserve de caoutchouc à l’heure où Dunlop invente le pneumatique, le Congo fait du roi des Belges une des plus grosses fortunes du monde. Pour les Congolais, c’est 20 ans de travaux forcés et de cruautés hallucinantes. Dès que le quota de production n’est pas atteint, les villages sont brûlés, les habitants assassinés. « Le caoutchouc, c’est la mort » dit un proverbe congolais.

Aujourd'hui, le cauchemar léopoldien recommence sous d'autres formes : l'exploitation illicite de minerais qui engendre des tueries, un génocide sans précédent, des viols etc.….pour l'industrie de la téléphonie, de l'aéronautique, les sociétés multinationales rapines exploitent le coltan, le nobium et autres minerais stratégiques au détriment des populations sans défense.

Ne pensez-vous pas que les enfants congolais ont besoin d'aller à l'école ? N'ont-ils pas le droit de manger trois fois par jour ? N'ont-ils pas le droit d'avoir des jouets à Noël que de recevoir des bombes, de voir leurs mamans violées, les papas tués ou mutilés ?

N'ont-ils pas droit à un logement décent au lieu de courir ça et là dans les forêts et d'être déplacés ??? Quel est le devenir de ces ENFANTS ?? Pouvez-vous tolérer qu'on tue sciemment vos petites têtes blondes ?? Nous croyons bien que non, alors venez au secours de nos enfants bantous, et dites à vos amis des confréries machiavéliques de cesser.

Ce système de prédation diabolique a pour origine l'occident qui a l'art de donner des leçons de démocratie aux pays du sud, cet occident hypocrite et haineux ne devrait plus prononcer le mot démocratie, car il est loin de l'être envers l'Afrique et encore moins envers la RDC.

Pour chaque cadavre, les soldats coupent une main et en rapportent de pleins paniers pour justifier l’utilisation des balles de leurs fusils. La plume de Joseph Conrad se fait l’écho de cette barbarie dans « Au cœur des ténèbres », mais c’est le journaliste britannique Edmond Dean Morel qui fait éclater le scandale.

Morel, à cette époque, avait eu l’impression d’être tombé sur « une société secrète d’assassins ». Il avait consacré tout son temps à démonter cette mécanique du profit. Les photos d’enfants amputés qu’il avait publié, mobilisèrent l’opinion, après deux décennies de crimes…D’où cette trilogie : « Le Roi Blanc, Le Caoutchouc Rouge, La Mort Noire. »

Mesdames et Messieurs de la Communauté Internationale,

Oui, nous nous adressons à vous car vous représentez les 193 Etats Membres admis au sein des Nations Unies, pour vous rappeler que depuis 1996, la communauté occidentale, qui ne représente qu’une trentaine d’Etats, sous les injonctions de leurs multinationales, avait décidé de jeter en pâture la vie de plus de 10.000.000 de morts pour s’adjuger et voler les richesses de notre pays.

Il s’agit d’un carnage, d’un génocide sans précédent : Enfants violés, vieillards violés, femmes violées, enterrées vivantes, femmes mutilées, femmes meurtries, femmes sauvagement tuées et à qui ces criminels enfoncent des sticks de bois, des débris de verre et du sable dans leurs vagins.

Mesdames et Messieurs de la Communauté Internationale,

Vos femmes, filles et enfants sont peut-être en sécurité et bien au chaud ici et c’est pourquoi, vous ne faites aucun cas des horreurs que commettent les garçons de course de la communauté occidentale en République Démocratique au Congo, et vos média et journaux n’en parlent jamais.

C’est pourquoi, nous FEMMES CONGOLAISES DE LA DIASPORA réclamons instamment la constitution d’un tribunal pénal international pour la République démocratique du Congo afin de juger les auteurs et les commanditaires de ces crimes horribles et dont nous publierons ici des photos, afin de léguer à nos générations futures des images qui seront bien ancrées dans leur mémoire et pour qu’elles s’en souviennent toujours.

Nous vous rappelons également que ce sont de très hautes personnalités de la communauté occidentale qui ont armé et financé toutes ces « rebellions » et ont constitué de vrais escadrons de la mort et ce sous différents labels : AFDL, RCD /GOMA, PPRD-AMP, CNDP, M23 et ARC, tous composés des voyous et criminels-tueurs-tutsi-rwandais et dont les commandants en chefs sont Kagamé, Museveni et Kabila, des garçons de course de cette communauté occidentale.

Mesdames et Messieurs, Représentants des Gouvernements des Pays Membres des Nations Unies,

Si les noms de certaines hautes personnalités mondiales impliquées dans le génocide congolais sont connus, les noms des multinationales qui volent tous les jours les richesses du Congo n’apparaissent pas. Ainsi, pour votre gouverne, nous publions ici des larges extraits d’une étude sérieuse de Messieurs Keith Harmon Snow et David Barouski qui décrit comment les multinationales pillent et volent les richesses du Congo :

« COMMENT LES MULTINATIONALES VOLENT LE PATRIMOINE, LES RICHESSES NATURELLES ET MINÉRALES DU CONGO. EN MÊME TEMPS LES CONGOLAIS CROUPISSENT DANS UNE SOUFFRANCE INFRA-HUMAINE QUASIMENT PASSÉE SOUS SILENCE ».

Un rapport de Keith Harmon Snow et David Barouski (Zmag, 5.03.2006).

« Le journal médical britannique, The Lancet, s’est sensationnellement intéressé récemment à la République Démocratique du Congo, plus que tous les autres organes de médias occidentaux combinés. Un groupe de médecins après recherche a compilé un rapport qui dit que plus de 4 millions de Congolais ont été tués depuis l’éclatement “officiel” de la guerre en 1998 (1). La BBC a confirmé que la guerre au Congo a coûté beaucoup plus vies que tous les conflits armés depuis la Deuxième Guerre Mondiale (2). Cependant, les experts qui travaillent au Congo et les rescapés Congolais eux-mêmes estiment à 10 millions le nombre de morts depuis l’éclatement de la guerre en 1996 – et non en 1998 – à la suite de l’invasion soutenue par les États-Unis pour renverser le président du Zaïre, Joseph Mobutu. Les médias occidentaux ont l’habitude de “chiffrer” les morts en Afrique, mais dans le cas du Congo, aucune statistique ne peut “quantifier” la souffrance du peuple Congolais. »

« Il y a une section de l’opinion internationale qui consciente du fait que la guerre au Congo est poussée par le désire d’extraire les matières premières, y compris le diamant, l’or, le colombium tantalite (coltan), le nobium, le cobalt, le cuivre, l’uranium et le pétrole. Les multinationales occidentales procèdent à l’extraction sans précédente des minerais au Congo, et il est estimé que des tonnes et des tonnes de cobalt d’une valeur de $6 millions par jour – rien que le cobalt – sortent du Congo par jour. Le cobalt est un élément contenant su superalliage, essentiellement nécessaire à l’industrie nucléaire, chimique, l’industrie d’aviation et de défense. »

« Toute analyse sur la géopolitique au Congo nécessite une bonne compréhension du crime organisé et perpétré à travers le business des multinationales pour arriver à comprendre les raisons pour lesquelles le peuple Congolais souffre d’une guerre sans issue depuis 1996. »

« Il y a une section de l’opinion internationale qui loue le grand progrès accompli dans la dénonciation de l’extraction illégale des minerais au Congo où les activités illégales les multinationales sont désormais dévoilées, plus particulièrement par le groupe Human Rights Wtach (HRW) dont le rapport de 2005, intitulé “The Curse of Gold – La Malédiction de l’Or”, a exposé la rapine et la contrebande par les officieux ougandais et les corporations multinationales qui passaient l’or à la fraude à travers les rebelles miliciens locaux. »

« Le Front National pour l’Intégration (FNI) et les Forces Armées du Peuple Congolais (FAPC) étaient parmi les groupes armés cités dans ce rapport de HRW. Les compagnies multinationales occidentales visées par HRW dans ce rapport étaient Anglo-Ashanti Gold, une compagnie basée en Afrique du Sud et Metalor, une firme Suédoise. »

« Le rapport de HRW a manqué de mentionner que Anglo-Ashanti est en partenariat avec Anglo-American, une propriété de la famille Oppenheimer qui en son tour est en partenariat avec Barrick Gold, basée au Canada, décrite ci-dessous (3). Anglo-American PLC, basée à Londres retient 45% des actions dans DeBeers, une compagnie de la famille Oppenheimer, notoire pour son quasi-monopole de l’industrie du diamant mondialement (4).

Sir Mark Moody-Stuart, un directeur d’Anglo-américain, est également directeur de Royal Dutch/Shell et membre du Conseil d’administration du Secrétaire Général de l’ONU, Kofi Annan (5).

Les Rapport de HRW a aussi supprimé les témoignages indiscutables déposées par les chercheurs de HRW – qui prouvent sans doute que Anglo-Ashanti a envoyé ses hauts avocats à l’est du Congo pour y faciliter l’arrestation des leaders des milices ».

« Plusieurs compagnies minières multinationales n’ont jamais été, si pas rarement, mentionnées dans un rapport quelconque des organisations des droits de l’homme, entre autre Barrick Gold, qui opère dans la ville de Watsa, au nord-est de la ville de Bunia, localisée dans l’une des coins les plus secoués par la violence au Congo. Ces mines étaient sous contrôle intermittent des Forces de Défense du Peuple Ougandais (UPDF) pendant la guerre. Les officieux à Bunia ont déclaré que les exécutifs de Barrick Gold ont atterri dans la région sous l’escorte des troupes Rwandaises (Front Patriotic Rwandais, FPR) et Ougandaises (UPDF), pour enquêter et inspecter les intérêts minières (6). »

« George H.W. Bush a servi comme un conseillé payé de Barrick Gold. Parmi les directeurs de Barrick Gold, se trouvent Brian Mulroney, ancien premier ministre du Canada; Edwards Neys, ancien ambassadeur américain au Canada et PDG de Burston-Marsteller, une compagnie de relations publiques; l’ancien sénateur américain Howard Baker; J. Trevor Eyton, un membre du Sénat Canadien; et Vernon Jordan, l’un des avocats de Bill Clinton (7). »

« Barrick Gold est un client de longue date de la compagnie de lobbying d’Andrew Young dénommée Good Works International. Andrew Young est l’ancien maire d’Atlanta, et un organisateur clé du Conseil d’amitié Américano-ougandaise. Young a été choisi par le Président Clinton pour diriger le Fond de d’entreprise et de développement de l’Afrique Australe en octobre 1994. Good Works International a d’autres clients ou partenaires en Business, y compris Coke, Chevron-Texaco, Mosanto; ainsi que les gouvernements d’Angola et du Nigeria (noter le transfer des armes cité ci-dessous). Young est également PDG de Cox Communications et Archers Daniels Midland – le “supermarché au monde”; ainsi que le bénéfacteur de la Radio Publique Nationale qui compte comme directeurs: Brian Mulroney (Barrick) et G. Allen Andreas, un membre du Conseil d’administration de la section européenne de Carlyle Group. »

« Adastra Mining est l’un des partenaires miniers de Barrick Gold. Adastra Mining, a été formellement connue sous le nom de American Mineral Fields (AMFI, AMX, elle a eu d’autres appellations), formellement basée à Hope, Arkansas, la ville natale de Bill Clinton. Adastra jouit des relations de proximité avec Lazare Kaplan International INC., la plus grande compagnie de courtage diamantifère aux États-Unis, et dont le président n’est autre que Maurice Tempelsman, qui a toujours été un conseiller des Affaires Africaines aux gouvernements américains successifs. Il a aussi été le Consul Général Honoraire Américain pour la République Démocratique du Congo depuis 1977 (8) ».

« Maurice Tempelsman a accompagné Bill Clinton pendant son tour africain en 1998 et il fait souvent voile avec les Clinton à l’écart de la Vigne de Martha. Il est membre du Conseil d’administration International de la Bourse d’Amérique, directeur de Woods Océanographic Institute, un paravent “sicentific” pour ses activités d’exploitation diamantifère proche du littoral, ratêlant le lit de l’ocean dans l’oubli total. » « Adastra a aussi acquis une concession de diamant le long de la frontière congolo-angolaise de la part d’une firme de mercenaires belge dénommée International Défense and Security (1998), et actuellement dispose des concessions de cobalt et de cuivre dans la province congolaise du Katanga (9). »

« Adastra est membre du Conseil économique de l’Afrique (Corporate Council on Africa), ensemble avec Goodworks, Halliburton, Chevron-Texaco, Northrop Grumman, GE, Boeing, Raytheon, Bechtel and SAIC – les deux dernières étant des entités de défense et des agents secrets d’intelligence impliqués dans des projets “noirs” supra-gouvernementaux classifiés. »

« En avril 1997, Jean-Ramon Boulle, a co-fondateur de Adastra (alors dénommée AMFI), a signé un contrat de $1milliard avec l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo-Zaïre (AFDL) dirigée par Laurent Désiré Kabila pour les mines de cobalt de Kolwezi et les mines de zinc de Kipushi, avant même que l’AFDL ait officiellement prie le pouvoir. Les dirigeants de l’AFDL étaient même autorisés à utiliser le jet privé de Boulle (10). Entretemps, les PDG d’Adastra étaient également des anciens directeurs de Anglo-American (11). D’autres fondateurs d’Adastra jouissant des liens avec Bill Clinton sont Michael McMurrough et Robert Friedland – tous les deux impliqués dans des affaires louches, criminelles offshore (au large) en Indonésie, en Afrique, en Birmanie et aux Amériques (12). »

« Barrick soustraite avec Caleb International qui était aussi entré en partenariat avec Adastra dans le passé. Caleb est dirigé par Salim saleh, un demi-frère du président Ougandais Yoweri Museveni et ancien chef d’Etat major de l’armée ougandaise, l’UPDF. Quand les troupes ougandaises se sont retirées du Congo en 2002, à la suite de la soit disant «accord de paix», Salim Saleh a commencé immédiatement à former des groupes paramilitaires pour servir de suppôts à l’écoulement des minerais congolais vers l’Ouganda, pour soutenir l’exploitation ougandaise par procuration des richesses naturelles et minérales du Congo. »

« Salim Saleh est un actionnaire dans Catalyst Co., une firme canadienne, qui jouit de 100% d’intérêts dans les mines d’or de Kaabong (14).

Il est copropriétaire de Saracen, une compagnie militaire privée créée par Executive Outcomes, une firme des Barbouzes, fondée par l’Anglais Tony Buckingham, qui loue ses services dans des zones de conflit (15).

Le Panel des Experts de l’ONU sur l’Exploitation Illégale des Ressources Naturelles et Minérales de la RDC a recommandé que Salim Saleh soit interdit de voyager et ses biens gelés, mais cette recommandation n’a jamais été mise en exécution. »

« Des opérations militaires récentes par les forces armées de maintien de la paix de l’ONU (Monuc) étaient consacrés au désarmement ou à la neutralisation des Forces pour la Libération Démocratique du Rwanda (FDLR), un groupe rebelle opposé au gouvernement de Paul Kagamé au Rwanda, et aux Forces Démocratiques Alliés (ADF), un groupe rebelle opposé au gouvernement de Museveni (Notez que l’armée rwandaise n’a pas hésité en cas de nécessité de collaborer avec son ennemi jurés – le FDLR – pour exploiter les richesses du Congo.

« Les alliances entre les rebelles changent perpétuellement). Effectivement, tous ces opérations militaires visent la neutralisation de tous ces groupes rebelles pour en débarrasser l’est du Congo et laisser le terrain libre pour l’exploitation minière de grande envergure par les multinationales. Les miliciens Mai-Mai, dont l’objectif est de “protéger le Congo contre les envahisseurs Rwandais et Ougandais” ont aussi commis des crimes contre l’humanité, et pourtant il apparait qu’ils ne sont pas visés par la Monuc. Les Mai-Mai opèrent au Nord du Katanga et aux deux Kivu. »

« Les miliciens gangsters et trafiquants au Katanga sont connectés à des réseaux des hommes affaires, y compris le président Robert Mugabe, Billy Rautenbach, John bredenkamp et Marc Rich. Le magnat diamantaire Américain Maurice Tempelsman a énormément profité des concessions minières au Katanga depuis l’ère Kennedy. C’est Lawrence Devlin, un ancien chef de station de la CIA à Lubumbashi sous Eisenhower, ultérieurement embauché par Tempelsman, qui a confirmé toutes les fraudes criminelles de Tempelsman avec la complicité de l’ancien Président Zaïrois Mobutu Sese Seko (16) ».

« Le Groupe Forrest a une longue histoire d’exploitation au Congo, plus que tous les autres. Ce groupe a acquis ses premières concessions minières au Congo avant la déclaration de l’indépendance du Congo des belges. Le Groupe Forrest qui comprend aussi le Groupe OM basé à Ohio, dispose de plusieurs concessions minières au Katanga. Le Chairman George Forrest, ancien PDG de la compagnie minière de l’Etat Congolais, la Gécamines, est propriétaire de New Lachaussse, une firme qui fabrique les armes. »

« Le coltan, un minerais raffiné en tantalum et transformé en capaciteurs, super conducteurs, largement utilisés dans l’industrie aérospatiale, l’industrie électronique, dans la technologie de pointe et dans la fabrication des transistors, constitue le nerf de la guerre à l’est du Congo. Tout le tantalum dont les États-Unis ont besoin vient des sources se trouvant à l’étranger et dont le pays de l’Oncle Sam dépend totalement pour la fabrication des armes, des téléphones cellulaires portables, des ordinateurs, des VCR, CD Player, P.D.A, Pagers et TV. Le record des imports américains du coltan prouve que les achats des tonnes et des tonnes de coltan par les Américains de la part du Rwanda et de l’Ouganda étaient dramatiquement élevés au moment ou le Rwanda et l’Ouganda faisaient la contrebande du tantalum et du cobalt à partir du Congo. »

« La compagnie Sony a dramatiquement augmenté ses importation du coltan à la suite du lancement de sa fameuse “Playstation2”; pendant que Compaq. « Microsoft, Dell, Ericsson, Hwelett-Packard, IBM, Nokia, Intel, Lucent et Motorola se comptent parmi les grands consommateurs du tantalum (17). Nicole Seligman, l’actuel PDG adjoint et Conseiller Général de Sony était un ancien conseiller juridique de Bill Clinton à travers la firme d’avocats le D.C. Williams et Connelly, LLP qui comptait Bill Clinton et Oliver North parmi ses clients. Le vice-président de Sony chargé des finances Robert Wiesenthal est un ancien banquier avec First Boston, un supporteur des activités humanitaires de “Refugees International” dans des camps des réfugiés Rwandais à l’est du Congo, tout juste avant la chute de Mobutu en 1997. Wiesenthal était aussi un conseiller financier de Cox Communications, OM Group, Time Warner et le New York Times (19) ».

« Walter Kansteiner, fils d’un grand marchand de coltan basé à Chicago, est le secrétaire d’Etat adjoint des Affaires Africaines à la Maison Blanche et ancien membre du “Dept of Defense Task Force On Strategic Minerals”. Dans son discours au “Forum for International Policy” (Forum pour la politique étrangère) en octobre 1996, Kansteiner a plaidé pour la partition du Congo (alors Zaïre) en plusieurs p en plusieurs petits états sur de lignage ethnique (20).

« Ironiquement, la constitution actuelle divise le Congo en 26 provincettes. Ce discours de Kansteiner a coïncidé avec l’avancée de l’AFDL dirigée par Laurent Désiré Kabila dans sa marche fulgurante pour renverser Mobutu avec l’aide du Rwanda, de l’Ouganda et des Etats-Unis (21). Kansteiner est aussi dépositaire administrateur de “Africa Wildlife Foundation”, Fondation pour la protection de la faune et de la flore africaine, un autre front euphémistique pour l’acquisition des ressources naturelles du Congo. »

« Bechtel, une compagnie aérospatiale et de construction, a fourni des cartes satellitaires des photos de reconnaissance des mouvements des troupes de Mobutu pour l’invasion du Congo par l’AFDL en 1996. Bechtel a aussi crée des cartes infrarouges des gisements des minerais du Congo (22). Le Front Patriotic Rwandais (FPR) dirigé par Paul Kagamé, l’actuel président Rwandais, un gradué de l’académie militaire américaine de Fort Leavenworth, s’est servi des cartes satellitaires fournies par la NASA/Bechtel pour localiser les camps des réfugiés Hutu Rwandais à l’est du Congo depuis qu’ils ont fui le cataclysme de 1994 au Rwanda. Le nombre de réfugiés estimé à 800,000 ont été pourchassés à travers les forêts congolaises et tués (23).

Parmi les amis de Bechtel dans les hauts cercles du pouvoir aux Etats-Unis, vous trouvez « L’ancien Secrétaire d’Etat George Shultz « (membre du conseil d’administration de Bechtel); l’ancien Secrétaire d’Etat à la Défense Casper Weinberger (membre du conseil d’administration de Bechtel), et le Général en retraite du Corps de la Marine Américaine Jack Sheelan (vice-président de Bechtel). Il est également membre du Conseil de la politique de défense au Pentagone (24).

Riley P. Bechtel siège au conseil d’administration de J.P. Morgan (25).

Nexant Company, une subsidiaire de Bechtel s’occupe actuellement de la construction de l’oléoduc qui va relier l’Ouganda et le Kenya, un projet dont Nexant en est le principal constructeur. Il est estimé que cet oléoduc va faciliter le transport u pétrole qui sera bientôt extrait du bassin de Semilinki du Lac Albert au Congo. Heritage Oil de l’Anglais Tony Buckingham se prête déjà à y exploiter le pétrole. » « Le Panel des Experts de l’ONU a cité cabot, une compagnie américaine basée à New England pour s’adonner à des pratiques criminelles immorales et à des activités de contrebande au Congo (26).

Cabot représente l’une des grandes compagnies de traitement du coltan/tantalum dans le monde. L’actuel directeur adjoint du Département du Trésor aux Etats-Unis, Samuel Bodman, était PDG et Chairman du Conseil d’administration de Cabot de 1997 à 2001 (27).

L’actuel directeur de Cabot, John McArthur est conseiller principal de Paul Wolfowitz à la Banque Mondiale (28). »

« Les “Private Military Contractors (PMCs) – Compagnies Contractuels Militaires Privés – constitue tout un grand monde des affaires en Afrique. Brwon&Root, une subsidiaire de Halliburton, a aidé à la construction d’une base militaire à Cyangugu au Rwanda, juste tout prêt de la frontière Rwando-Congolaise. “Officiellement”, Brwon&Root opérait là-bas pour creuser les mines souterraines et anti-personnelles. Au contraire les installations de Brwon&Root à Cyangugu servaient plutôt à une base militaire d’ou logeaint et opéraient les mercenaires de la Military Professional Ressources Inc.(MPRI), la fameuse compagnie américaine privée des barbouzes qui ont assuré la formation des troupes rwandaises du FPR et de l’AFDL de Laurent Désiré Kabila pour les préparer à l’invasion du Congo en 1996, et à la re-invasion du Congo par l’armée rwandaise en 1998 A LA SUITE DE LA DECISION DE LAURENT DESIRE KABILA, HEROS NATIONAL, DE CHASSER LES TROUPES RWANDAISES ET OUGANDAISES, BECHTEL, FMI, BANQUE MONDIALE…. DE SON PAYS (29). »

« Les services secrets français ont confirmé que les Forces Spéciales Américaines et les mercenaires Américains du MPRI ont participé aux massacres des réfugiés Hutu Rwandais le long de la rivière Oso près de Goma en 1996. L’intelligence française indique même qu’elle a découvert par la suite les corps deux soldats américains tués dans les combats prèt de Goma ont été rendus aux Américains (30).

Les circonstances qui entourent le recouvrement non-officiel de ces deux corps de deux soldats américains demeurent très mystérieuses (31) ».

« MPRI est basé à Arlington, Virginia, aux Etats-Unis. MPRI est dirigé par ou disons son personnel est composé de 36 généraux américains à la retraite. Elle est contractée par le Pentagone pour servir d’une force d’intervention rapide en Afrique, dans le cadre d’un programme militaire dénommée “African Crisis Responsive Initiative (ACRI). C’est sous ce programme que l’armée ougandaise a jouit d’une formation accélérée et les officieux Ougandais ont suivi la formation dans guérilla urbaine à l’académie militaire de Fort Bragg, Worth Carolina, aux Etats-Unis en 1996. Pendant leur invasion du Congo en 1998, les troupes ougandaises étaient manifestement munies des équipements leur fournis par ACRI; En même temps Human Rights Watch et Amnesty International ont accusé les bataillons entiers ougandais formés dans le cadre de ACRI, d’être impliqués dans des actes de viols, de massacres, d’extorsion et de tortures des civils en Ouganda et au Congo pendant l’occupation. (32) ».

« Tony Buckigham, le fondateur de Executive Outcomes a établi d’autres compagnies militaires privées qui opèrent à travers l’Afrique. Sa compagnie pétrolière, Heritage Oil & Gas travaille intimement avec sa Compagnie Militaire Privée, dénommée Sandline International pour manipuler les options pétrolières atour du Lac Albert. Il est estimé qu’il a signé des contrats avec les différents groupes armés en guerre dans la région ainsi qu’avec le gouvernement Congolais et Ougandais de part d’autre de la frontière Ougando-congolaise. Une autre compagnie fondée par Tony Buckingham s’appelle “Branch Energy” affiliée à son Heritage Oil & Gas et qui opère dans la Région des Grands Lacs. »

« Les enquêtes sur le transfert d’armes illégal au profit du Rwanda l’année dernière, en violation de l’embargo de l’ONU sur les armes dans région, ont été gênés par le refus du gouvernement rwandais de fournir la liste des numéros d’ordre de tous les 5,000 AK-47 y délivrés. Ce cargo d’arme provient de la Bulgarie, mais ce pays refuse catégoriquement de fournir les numéros d’ordre, ce qui confirme tout simplement que les armes ont été vendues à un pays tiers, non frappé par l’embargo, le Nigeria en occurrence, en route vers le Rwanda et la RDC. Les gouvernements ougandais, congolais, Sud Africain et Equato-Guinéen (principal protectorat pétrolier américain) – sont également tous responsables pour leur soutien au trafic d’armes clandestine dans la région (33) ».

« Les cargaisons qui arrivent par bateaux à partir de la Tanzanie, et le rôle que le gouvernement Tanzanien joue dans son soutien de la guerre au Congo ne sont jamais mis en question. Cette affaire, peut être au fait que le gouvernement Tanzanien a accordé des licences et des concessions minières à Barrick Gold dans les territoires Masaai en Tanzanie. Les avions petits porteurs sont permis de décoller entre la Tanzanie et le Congo, et à partir du Kenya sans documentation convenable, sans enregistrement douanières. »

« Un autre marchant d’armes louche et “intouchable” dans la région répond au nom de “Mr Kotecha”, un américain d’origine indienne. Les intérêts de Kotecha au Sud Kivu sont énormes, et il est manifestement pointé du doigt pour le blanchissement d’argent, vente d’armes contrebande de coltan et de diamant. Après première invasion du Congo sponsorisée par les Américains en 1996, il est connu de tout le monde que Kotecha s’est vanté publiquement s’autoproclama comme “le Consulat des Etats-Unis au Sud Kivu”. Kot écha détient un passeport américain et possède un château en Californie »

« Quand Pascal Kabungulu, un militant local pour les droits de l’homme très connu pour son franc parler et travaillant pour une petite ONG locale dénommée Héritiers de la Justice, a été assassiné durant l’été 2005 à Bukavu, les présumés assassins, y compris un commandant de l’armée congolaise, ont été identifiés par la Monuc mais la “communauté internationale” n’a jamais pris une action quelconque pour traduire ces gens en justice. Le mobile de son assassinat tourne autour de son rôle qu’il a joué dans la dénonciation des activités de contrebande dont sont impliquées la plus part des commandants de l’armée congolaise à l’est, un commercialisme militaire qui continue à battre son plein jusqu’à ce jour. »

« Le Panel des Experts de l’ONU dans un rapport très attendu va défier et dénoncer plusieurs compagnies aériennes pour entreprendre des vols illicites, voire illégaux, secrets non-enregistrés ou faussement enregistrés, entrant et sortant du Congo. L’une des compagnies aériennes notoires impliqués dans le transport illicite des richesses pillées au Congo, est bel et bien la Compagnie Simax basée à Oregon et pourtant utilisant une adresse Sierra Léonaise, appartenant à Victor Bout, un trafiquant d’armes notoire. »

« Smax est connectée avec le reste du réseau de trafic d’armes de Victor Bout. Pourtant, le Panel des Experts de l’ONU, a une fois de plus passé sous silence les activités de certaines agences occidentales – trainant une réputation notoire d’affaires illicites – et dont les vols demeurent également subreptices et inexplicables. A la première ligne se trouve l’ONG International Rescue Committee (IRC) – Henri Kissinger en est le co-directeur – dont les vols entrant et sortant du Congo et des vols internes à l’intérieur du Congo à partir des aéroports isolés à travers l’est du Congo, demeurent complètement non-enregistrés par les inspecteurs de la Monuc pour imposer l’embargo des armes à l’est du Congo. »

« A Bukavu par exemple, tous les petits porteurs doivent officiellement êtres soumis au contrôle des inspecteurs de la Monuc pour imposer l’embargo des armes à l’est du Congo. Mais les vols d’IRC sont en dehors du mandat de la Monuc. IRC est intouchable, comme l’a admis un observateur militaire de la Monuc: “IRC doit se soumettre aux mêmes règles du jeu que tout le monde; Sion, nous supposons que IRC assure le transport des armes parce qu’ils ne nous permettent pas de confirmer qu’ils ne le font pas.” »

« De la même façon, pendant que le Panel des Experts de l’ONU ont mené des enquêtes et fait des révélations sur les activités criminelles de certains réseaux criminels illégaux au Congo, les experts de l’ONU ont sciemment fermé les yeux sur les contrats léonins signés derrières les portes fermées par les PDG d’Adastra, Anglo-American, les compagnies d’Adolph Lundin (an ami intime de George H. W. Bush), qui jouissent des concessions minières à Lubumbashi, Kolwezi et Mbuji Mayi, dans les provinces du Katanga et du Kasaï. Phelps Dodge, une multinationale américaine est entrée en partenariat avec Tenke Mining de Lundin pour exploiter le cuivre et le cobalt au Katanga. Douglas C. Yearly, directeur de Phelps Dodge est également PDG de Lockheed Martin et directeur de World Widlife Fund (WWF). WWF est en partenariat avec USAID et CARE et travaillent ensemble “pour la conservation de la nature” – lisez acquisition, des projets à travers tout le Congo pendant que “l’agenda humanitaire” de CARE est aussi financé par Lockheed Martin. »

“La conservation de la nature” prônée par toutes ces agences occidentales camouflent pas mal leurs intérêts et sert d’avant garde pour leur pénétration, leur ingérence dans tous les coins mêmes les plus reculés en Afrique Centrale: USAID, WWF, AWF et Conservation International en sont les pionniers. Les activités illicites de USAID à travers le Congo prouvent rapidement que tous les fanfares qui précèdent “l’aide humanitaire” de USAID qui travaille dans des projets susceptibles d’apporter “un développent communautaire durable” »

« Plus notables sont le Central Africa Région Partnership for the Environment – CARPE (Partenariat de Région de l’Afrique Centrale pour l’Environnement) et le Congo Basin Forest Partnership – CBFP (Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo). Ces deux programmes d’intelligence occidentale ont des agendas militaires et économiques cachés. Le National Geographic est impliqué dans promotion et dans la propagation sans relâche des mythologies de la conservation, démocratie, développement communautaire. Quand le National Geographic de respect et soutien aux peuples indigènes, il ne fait qu’approuver quelque chose pour la forme ».

« Il y a des gens qui croient que la raison pour laquelle l’opinion internationale n’est pas sensibilisée sur la situation au Congo et le manque d’une intervention appropriée, est que la communauté internationale ne sait que faire pour résoudre le “quagmire” congolais et apporter des remèdes appropriés. Et pourtant ce qui peut se faire est honnêtement clair. L’Occident est peu disposé de faire quoi que ce soit pour des raisons géopolitiques et économiques très puissante»

Un président de la République française en l'occurrence Monsieur Sarkozy avait eu l'audace de suggérer de donner le Kivu au Rwanda en plaidant que ce petit pays à la démographie galopante avait besoin d'espace…Pouvait on demander à la France de partager l'Alsace et la Lorraine à l'Allemagne nazi ?? Est qu'aujourd'hui on peut demander aux Etats Unis de laisser la Floride à Cuba ??? Où à la Grande Bretagne de laisser le pays de Galle à la France ??

Mesdames et Messieurs les Représentants des Pays Membres,

A la lecture de cet extrait, vous remarquerez que des noms de « prestigieuses noms » sont liés aux multinationales qui commanditent des crimes de génocide en République Démocratique du Congo. Compte tenu de ce qui précède, nous demandons au Secrétaire General de constituer une équipe d’experts aux fins d’enquêter sur ces multinationales ainsi que sur des personnalités liées à elles pour les citer à comparaitre devant une juridiction Internationale pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité, crimes de génocide et pour crimes économiques.

Mesdames et Messieurs les Représentants des Pays Membres,

Nous avons écrit au Secrétaire General pour dénoncer sa forfaiture en « validant » le M23 comme étant une « rébellion » congolaise ; alors que ce ne sont que des voyous et des criminels ; il ne nous a jamais répondu, peut on traduire ce silence par un mépris vis-à-vis du génocide congolais ?

Nous avons écrit aux politiciens congolais de refuser de se mettre à table et à négocier avec des assassins et des violeurs de leurs femmes et filles, ils sont restés sourds à nos cris de détresse et font la courbette devant nos bourreaux.

Nous avons écrit au Président du Conseil de Sécurité pour exiger la révocation du Rwanda, un pays qui viole au jour le jour les dispositions des articles 1 et 2 de la Charte, il ne nous a pas entendues, que vaut la parole d'un noir face à celle d'un blanc ?

Nous avons écrit au Président Barack Obama afin qu’il soit digne de son illustre prédécesseur, Abraham Lincoln, nous attendons toujours sa réponse, peut être a-t-il les mains liées ?

Nous espérons que vous allez au moins nous répondre, car nous n’avons pas d’avocat pour plaider notre cause. Mais si vous aussi, vous nous tournez le dos, nous nous en remettrons à DIEU, QUI EST SEUL LE JUSTE JUGE.

Fait à Londres, le 4 janvier 2013.

POUR LES FEMMES CONGOLAISE DE LA DIASPORA

Marie-Christine BALANGA

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mercredi 9 janvier 2013

Venezuela: L'absence de Chavez inquiète !

La confirmation de l'absence de Hugo Chavez à sa prestation de serment jeudi 10 janvier attise le débat constitutionnel qui agite le Venezuela sur la question de la continuité du régime au delà de cette date, tandis que gouvernement et opposition restent suspendus à une annonce du Tribunal suprême de justice attendue mercredi. Le gouvernement a annoncé mardi soir sur Twitter la tenue d'une conférence de presse du Tribunal suprême mercredi à 09H00 locales (13H30 GMT), sans plus de précision.

Un homme porte une marionnette à l'effigie de Hugo Chavez lors d'une manifestation le 8 janvier 2013 en faveur du président vénézuélien

Mardi soir, le régime vénézuélien à mis fin au suspense qui planait sur l'investiture du président à Caracas jeudi 10 janvier - comme prévu par la Constitution - en indiquant que, sur recommandation de ses médecins, il devait poursuivre son traitement à Cuba après sa quatrième opération du cancer le 11 décembre.

En conséquence, "la prestation de serment aura lieu à une date ultérieure devant le Tribunal suprême de justice", a expliqué le président de l'Assemblée nationale Diosdado cabello en lisant une lettre du vice-président Nicolas Maduro, à qui le président a délégué une partie de ses pouvoirs en son absence.

Henrique Capriles lors d'une conférence de presse le 8 janvier 2012 à Caracas

La Constitution prévoit que le chef de l'Etat élu doit prêter serment le 10 janvier devant l'Assemblée nationale au cours d'une cérémonie qui doit se dérouler au Venezuela et ne peut être reportée. Mais le gouvernement met en avant le fait que la loi fondamentale dispose aussi que s'il ne peut prêter serment devant les députés, le président peut le faire devant le Tribunal suprême de justice (TSJ). Et dans ce cas, aucun délai n'est mentionné.

L'opposition rejette cette interprétation de la constitution, avançant que le gouvernement s'engage dans une forme de coup d'Etat institutionnel en tentant de se maintenir coûte que coûte.

"Violation de l'ordre constitutionnel"

Mardi, la principale coalition de l'opposition, la Table de l'unité démocratique (MUD), a alerté dans une lettre l'Organisation des Etats américains (OEA) d'un risque de "violation de l'ordre constitutionnel".

De son côté, le chef de file de l'opposition Henrique Capriles a demandé au TSJ de "se prononcer" sur ce "conflit de nature constitutionnelle". "Il faut qu'il y ait un arbitrage", a-t-il lancé, alors que cette institution est régulièrement décriée pour sa proximité avec le gouvernement.

Pour Henrique Capriles, "le 10 janvier marque la fin d'un mandat présidentiel et le début d'un autre". "Si le président ne prête pas serment, il cesse d'être président", a-t-il encore assuré.

Malgré l'absence confirmée de Hugo Chavez jeudi, les barons du régime ont appelé à une manifestation massive le même jour devant le palais présidentiel à Caracas, et les chefs d'Etat bolivien Evo Morales - très proche d'Hugo Chavez - et uruguayen Jose Mujica ont déjà confirmé leur venue en marge de cette mobilisation.

Un portrait du président vénézuélien Hugo Chavez dans une rue de Caracas, le 8 janvier 2012

La présidente argentine Cristina Kirchner doit quand à elle se rendre jeudi à La Havane. Face à cet appel, l'opposition a indiqué avoir choisi de ne pas risquer la confrontation et n'a pas demandé ses partisans de se mobiliser jeudi dans la capitale.

Hugo Chavez n'est pas apparu en public depuis près de quatre semaines. Les dernières images du président datent de son départ vers Cuba il y a un mois pour y être opéré une quatrième fois d'un cancer dans la zone pelvienne diagnostiqué en juin 2011. La nature et la localisation exactes de ce cancer sont tenues secrètes par les autorités.

Le gouvernement a annoncé lundi qu'il se trouvait dans un état "stable" et qu'il "assimile son traitement" après avoir été victime d'une grave infection pulmonaire, sans donner plus de précisions.

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Matignon: Installation du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes !

Egalité hommes-femmes : le gouvernement lance son Haut conseil C'est mardi 8 janvier que le Haut conseil à l'égalité hommes-femmes a vu le jour. Présidée par Danielle Bousquet, cette nouvelle instance remplacera entre autres l'Observatoire de la parité et aura pour mission de superviser la question des droits des femmes dans divers domaines : politique, médiatique, professionnel... Fraîchement créé par le décret n° 2013-8 du 3 janvier 2013 (JO du 05/01), le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes voit publié au JO du jour un arrêté du 7 janvier 2013 du premier ministre qui y nomme une série de personnalités. C’est l’ancienne députée socialiste des Côtes-d’Armor (1997 à 2012), Danielle Bousquet, qui a été nommée à la tête du Haut Conseil. Elle a notamment été vice-présidente de la délégation de l’Assemblée nationale aux droits des femmes.

Le mardi 8 janvier, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a installé, en présence de la ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem, le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes. Photos Réveil FM

Pour créer un lieu de réflexion, d’évaluation et de proposition répondant aux attentes des pouvoirs publics, de la société civile et de la communauté scientifique, le décret institue donc, en lieu et place de l’Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes, un Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes qui a pour mission d’animer le débat public sur la politique des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Cette nouvelle instance consultative associe des élus, nationaux et locaux, des personnalités qualifiées, des représentants des associations et des administrations de l’Etat ainsi que les hauts fonctionnaires en charge de l’égalité des droits placés auprès de chaque ministre et le secrétaire général de la mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains. A noter que les fonctions des membres du Haut Conseil ne donnent pas lieu à rémunération. Les frais de déplacement et de séjour sont remboursés dans les conditions prévues par la réglementation applicable aux personnels civils de l’Etat.

Ce mardi 8 janvier, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a procèdé à l’installation du Haut Conseil, en présence de Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits des femmes, à l’Hôtel de Matignon.

L’arrêté du 7 janvier 2013 nomme :

1. En tant que représentants des associations et personnes morales de droit public ou privé, autres que l’Etat et les collectivités territoriales, concourant à l’égalité entre les femmes et les hommes : Jérôme Ballarin (Observatoire de la parentalité), Françoise Brié (Fédération nationale solidarité femmes – FNSF), Marie-France Casalis (Collectif féministe contre le viol – CFCV), Marie Cervetti (Association FIT, une femme, un toit), Magali de Haas (Osez le féminisme !), Annie Guilberteau (Centre national d’information sur les droits des femmes et des familles – CNIDFF), Carine Favier (Mouvement français pour le planning familial – MFPF), Clarisse Reille-Perotti (Grandes écoles au féminin), Nicolas Sadoul (Ligue de l’enseignement) et Grégoire Théry (Mouvement du Nid).

2. En tant que personnalités qualifiées choisies à raison de leur compétence et de leur expérience dans les domaines des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes : Roselyne Bachelot, Danielle Bousquet, Pascal Charvet, François Clerc, Jacky Richard, François Fatoux, Christiane Féral-Scuhl, Isabelle Germain, Gilles Lazimi, Serge Rabier, Jérôme Vignon, Françoise Laurant et Frédéric Taddeï.

3. En tant que personnalités qualifiées en raison de leurs travaux de recherche, d’expertise ou d’évaluation sur les questions intéressant le Haut Conseil : Nathalie Bajos, Noëlle Châtelet, Marlène Coulomb-Gully, Maxime Forest, Marc Gurgand, Alexandre Jaunait, Eric Debarbieux, Vincent Berger, Réjane Sénac-Slawinski et Françoise Vouillot.

4. En tant que représentante du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes : Brigitte Grésy.

L'hôtel Matignon. Photo Réveil FM

Certains membres étaient venus à pied. Photo Réveil FM

D'autres en voiture officielle. Photo Réveil FM

Roselyne Bachelot, membre du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes. Photo Réveil FM

L'arrivée de Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement. Photos Réveil FM

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mardi 8 janvier 2013

Conseil constitutionnel : Les ex-présidents ne seront plus forcément Sages !

François Hollande a annoncé vouloir mettre fin au statut de membre de droit des ex-présidents au Conseil constitutionnel. Nicolas Sarkozy, Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac dans les locaux du Conseil constitutionnel, en 2010.

Nicolas Sarkozy, Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac dans les locaux du Conseil constitutionnel, en 2010.

François Hollande a affirmé lundi qu'il entendait mettre fin au statut de membre de droit du Conseil constitutionnel des anciens présidents de la République", dans ses vœux adressés aux Sages. "J'entends mettre fin au statut de membre de droit du Conseil constitutionnel des anciens présidents de la République", a affirmé le chef de l'État, en précisant qu'il proposerait "donc d'y mettre un terme, mais uniquement pour l'avenir". "Vous savez l'importance que j'accorde à une République exemplaire, dans laquelle la séparation des pouvoirs est respectée, les compétences de chacun préservées, la défense de nos valeurs fermement assurée", a-t-il fait valoir devant les membres du Conseil constitutionnel. Étaient présents son président Jean-Louis Debré ainsi que huit de ses membres, les anciens présidents - en l'occurrence Valéry Giscard d'Estaing et Nicolas Sarkozy - n'ayant pas été conviés à l'Élysée, comme le veut la tradition. Jacques Chirac a décidé, lui, de se retirer de cette instance dès sa mise en examen dans l'affaire des emplois fictifs à la mairie de Paris.

Dans ses vœux, le chef de l'État a annoncé également qu'il engagerait "une réforme constitutionnelle destinée à consolider l'indépendance du Conseil supérieur de la magistrature et consacrer son rôle dans la nomination de la hiérarchie du siège et du parquet, à supprimer la Cour de justice de la République, à aménager le statut du chef de l'État et à reconnaître le rôle des partenaires sociaux". Il a souhaité que "ces dispositions soient adoptées par le Parlement réuni en Congrès, dans les mois qui viennent". François Hollande tient ainsi plusieurs de ses promesses de campagne. Dans le 47e de ses 60 engagements il avait promis : "Je réformerai le statut pénal du chef de l'État. Je réduirai de 30 % la rémunération du président de la République et des ministres. Les anciens présidents de la République ne siégeront plus au Conseil constitutionnel."

En revanche, il a annoncé avoir renoncé au "parrainage citoyen" des candidats à la présidentielle, une idée qu'il avait soulevée durant la campagne électorale. Il a expliqué que la concertation avec les partis à laquelle il a procédé "l'a finalement convaincu de la difficulté de sa mise en œuvre". La commission de rénovation et de déontologie de la vie publique, présidée par Lionel Jospin, avait préconisé début novembre d'instaurer la fin du parrainage par les élus pour l'élection présidentielle, au profit d'"un parrainage citoyen" avec au moins 150 000 signatures qui resteraient anonymes.

Le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré a approuvé, dans la soirée, le projet du président Hollande de mettre fin à leur statut de membre de droit du Conseil. Sur la chaîne i>Télé, il a déclaré : "les anciens présidents de la République (...) n'ont plus leur place au Conseil constitutionnel qui, le président de la République a employé le terme, devient une cour constitutionnelle".

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Burundi: Hassan Ruvakuki condamné en appel à trois ans de prison : pourquoi cet acharnement ?

Reporters sans frontières est profondément déçue par le verdict prononcé, le 8 janvier 2013, par le président de la cour d'appel de Gitega (Centre) à l'encontre du journaliste Hassan Ruvakuki, lequel écope d'une peine de trois ans de prison ferme. Les faits retenus contre le correspondant du service en swahili de Radio France Internationale (RFI) et journaliste de la radio Bonesha FM ont été requalifiés. Il est condamné pour "participation à une association formée dans le but d'attenter aux personnes et propriétés". En juin 2012, il avait été condamné en première instance à la réclusion à perpétuité pour "terrorisme".

Hassan Ruvakuki, le journaliste Burundais croupit en prison.

L'organisation interprète cette décision comme un signe de l'acharnement de certaines autorités burundaises, déterminées à faire condamner notre confrère à tout prix. Plusieurs sources à Gitega font en effet état de fortes pressions de l'appareil sécuritaire de l'Etat sur la cour d'appel pour que Hassan Ruvakuki ne soit pas acquitté.

En réaction à ce verdict incompréhensible, Reporters sans frontières lance une pétition réclamant la libération de Hassan Ruvakuki.

Signez la pétition : http://liberezhassan.rsf.org/

Hassan Ruvakuki est accusé de complicité avec un groupe rebelle. Or, il n'a fait que son devoir de journaliste : aller au devant de l'information. Peu de temps avant son arrestation, en novembre 2011, il s'était rendu en Tanzanie voisine pour couvrir la naissance d'un mouvement rebelle burundais.

Toute l'information sur l'affaire Hassan Ruvakuki : http://fr.rsf.org/burundi.html.

Lire aussi sur www.rfi.fr la réaction de Radio France Internationale à la condamnation de Hassan Ruvakuki.

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Souvenirs, souvenirs: Paris-Casablanca, des journalistes accrédités à Matignon suivent le Premier ministre Jean-Marc Ayrault !

Bien informés, les hommes sont des citoyens. Mal informés, ils deviennent des sujets ! Du 11 au 13 décembre dernier, les journalistes accrédités à Matignon ont accompagné le Premier ministre Jean-Marc Ayrault pour sa visite officielle au Maroc. Nous revenons sur l'étape de Casablanca. Ce dernier est le chef-lieu de la région du Grand Casablanca mais aussi la capitale économique du pays. La ville de Casablanca est située sur la côte atlantique, à environ 80 km au sud de Rabat, la capitale administrative. Casablanca possède un climat méditerranéen à forte tendance océanique qui est particulièrement agréable. Sa localisation en bordure d'Océan Atlantique lui confère des hivers doux et relativement humides, ainsi que des étés modérément chauds mais sans précipitations. La température moyenne annuelle y est de 18,88 °C. L'inauguration du tramway le 12 décembre 2012 par le roi Mohammed VI, en présence du Premier ministre français Jean-Marc Ayrault, avec une première ligne est-ouest d'environ 30 km, dotée de 48 stations, demeure à nos yeux, une grande réalisation franco-marocaine. Ce projet concrétisé par la France et le Maroc profite déjà aux Casablancais qui dès le 13 décembre ont commencé à bénéficier de ce nouveau moyen de transport moderne et non polluant ! Avec ses 386,14 km2, Casablanca s'est développée à partir de la médina et du premier bassin du port, essentiellement à partir de 1920. C'est l'urbaniste Henri Prost qui en a dessiné les premières extensions entre les années 1917 et 1922. Dans les années 1950, l'urbaniste Michel Écochard a dessiné un nouveau plan d'extension et d'organisation de la ville. Casablanca présente le visage le plus occidental des cités du Royaume du Maroc. Son statut de capitale économique, et le rôle important qu’elle joua dans l’acquisition de l’indépendance du pays lui confèrent une place de pionnière. La première agglomération du Maghreb se distingue des topiques orientaux.

Casablanca 12 décembre: visite du souk !

Direction le quartier des Habbous. C’est une sorte de médina, sur les hauteurs de Casablanca, à côté du palais du Roi. Nous flânons, nous passons devant la pâtisserie la plus réputée de Casablanca : “Chez Bennis”. C’est un endroit magnifique, les murs sont recouverts de faïences colorées, et une multitude de gâteaux arabes recouvre les étals. La médina constitue le cœur historique de la ville. Elle est entourée d’une muraille et de plusieurs portes dont la plus connue, la porte de Marrakech. Le café de La Sqala surplombe l'entrée du port. C'était à l'origine un point fortifié portugais dans la muraille.

À l'est de la médina se déploie le quartier Art déco qui fut le quartier européen de la ville sous le protectorat français. Il abrite plusieurs compositions monumentales qui donnent un cachet particulier à la ville : la place administrative, le parc de la ligue arabe, les larges boulevards plantés de palmiers, etc.

À l'ouest de la médina, on trouve le quartier prisé Bourgogne et, en bord de mer, la grande mosquée Hassan II et des remblais destinés à être bientôt construits. Un peu plus loin, la corniche, ses restaurants et ses plages, devant la colline d'Anfa lieu de résidence des catégories les plus aisées.

Le cœur de ville incluant la médina, le centre des affaires, l'essentiel des hôtels et des ambassades, est délimité par le boulevard Zerktouni marqué en son milieu par les deux tours du Twin Center dessinées par l'architecte Ricardo Bofill.

Paris-Casablanca: 4h de vol sans perturbations !

Vol paisible sans perturbations ni trous d'air !

Freddy Mulongo dans le Airbus A310 de la République Française: Paris-Casablanca. Photo Réveil FM

La traversée de l'océan atlantique. Photo Réveil FM

Les côtes marocaines. Photo Réveil FM

Casablanca la nuit vue du ciel ! Photo Réveil FM

Freddy Mulongo et des collègues journalistes à l'arrivée à Casablanca. Photo Réveil FM

Le bus qui ramène les journalistes vers le salon d'honneur. Photo Réveil FM

Bouffée d'oxygène, les journalistes préfèrent rester dehors plutôt que dans le salon. Photo Réveil FM

Il fait plus au moins frais dehors. Photo Réveil FM

Fleurs , gâteaux, thé à la menthe personne n'a vraiment faim. Photo Réveil FM

Freddy Mulongo et deux confrères journalistes. Photo Réveil FM

Freddy Mulongo et trois confrères journalistes. Photo Réveil FM

Freddy Mulongo et quatre confrères journalistes. Photo Réveil FM

Arrivée à l'hôtel Novotel de Casablanca. Photo Réveil FM

Vue du port de Casablanca. Photo Réveil FM

Casablanca deuxième jour: visite des souks !

Vue du port de Casablanca le matin ! Photo Réveil FM

Vue de loin de la mosquée Hassan II, érigée sur l'eau. Photo Réveil FM

Les journalistes attendent le bus devant le Novotel. Photo Réveil FM

Direction le quartier des Habbous. C’est une sorte de médina, sur les hauteurs de Casablanca, à côté du palais du Roi. La nouvelle médina ou quartier des Habous fût construite par les français du temps du protectorat. On y trouve un grand nombre de boutiques d'artisanat marocain : vêtements traditionnels, bijouteries, librairies, art déco, boutiques d'épices et d'olives...Nous flânons, nous passons devant la pâtisserie la plus réputée de Casablanca : “Chez Bennis”. Endroit magnifique où les murs sont recouverts de faïences colorées, et une multitude de gâteaux arabes recouvre les étals.

Les petits-taxis de couleur rouge. Photo Réveil FM

Le taxi blanc. Photo Réveil FM

A Casablanca, le parc de taxis comprend près de 15 000 véhicules au total, qui transportent près de 1,2 million de personnes par jour.

On distingue deux types de taxis :

* les « taxis rouges », appelés aussi « petits taxis » : ils sont utilisés comme moyen de transport pour les déplacements à l'intérieur du périmètre urbain. Ils acceptent jusqu'à trois passagers à la fois. Ce sont les seuls munis d'un compteur et le prix minimal d’un déplacement est de 7 Dhs. Les taxis rouges circulent en permanence dans la ville et forment une grande partie de l'ensemble du trafic casablancais ;

* les « taxis blancs », appelés aussi « grands taxis » : il s'agit généralement de vieilles Mercedes de plus de 30 ans, qui circulent sur des lignes fixes reliant très souvent le centre ville aux zones périphériques. Ils ont une capacité d'accueil de 6 passagers, en plus du chauffeur (soit 7), cette capacité étant permise par l'installation d'un siège entre le conducteur et le passager. Certains « grands taxis » (de couleur blanche ou vert-pistache) font des trajets interurbains.

L'un de deux policiers en moto qui nous escorte ! Photo Réveil FM

Casablanca est connu pour ses embouteillages ! Photo Réveil FM

Sans les policiers motards, on se serait embourber ! Photo Réveil FM

Nous passons devant le Palais Royal de Casabalnca ! Photo Réveil FM

Le policier motard, un vrai acrobate ! Photo Réveil FM

Une mosquée dans la nouvelle Médina. Photo Réveil FM

Le bus des journalistes et les deux motos de policiers. Photo Réveil FM

Un souk, c'est un souk on y trouve de tout ! Photo Réveil FM

Belle avenue dans un souk. Photo Réveil FM

Deux policiers surveillant l'une des portes de Médina. Photo Réveil FM

Arcades, toujours arcades et encore arcades ! Photo Réveil FM

C’est le Général Lyautey qui décida de le faire construire dans les années 20, afin que les marocains et les européens ne vivent pas dans les mêmes zones d’habitation. Ce fut l’inverse qui se produisit, au profit d’un heureux brassage social et culturel. Photo Réveil FM

Fresque murale de l'Association des Amateurs de la musique Andalouze du Maroc. photo Réveil FM

Ruelle pittoresque, on peut compter les arcades ! Photo Réveil FM

Cette avenue n'a rien d'une ville orientale ! Photo Réveil FM

Bazar entassés du sol au plafond avec toutes sortes de marchandises. Photo Réveil FM

Un vieux papa Marocain assis devant son épicerie. Photo Réveil FM

Un marocain dans son épicerie aux olives. Photo Réveil FM

Deux amis marocains qui ont demandé de les photographier. Photo Réveil FM

Les deux policiers motards qui nous ont escorté. Photo Réveil FM

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dimanche 6 janvier 2013

Sublime, l'inoubliable ville de Locarno !

Locarno est une commune suisse du canton du Tessin. Avec plus de 15 000 habitants (60 000 pour l'agglomération Locarno-Ascona), c'est la troisième ville du canton en termes de population après Lugano et Bellinzone. Sublimée par les rives ensoleillées du Lac Majeur, la ville suisse de Locarno est un centre de villégiature aussi élégant, prestigieux et important qu'il le fut dans le passé. Appréciée dès la Rome Impériale, florissante au moyen-âge et dominatrice avec les Visconti de Milan - comme en témoigne aujourd'hui l'imposant Château Visconti, Locarno devient une destination au charme indiscuté. Locarno est une ville située au bord du lac Majeur, près du pied de la chaîne Alpine. Le deuxième nom de cette ville est “la ville du monde”. On a commencé à l’appeler ainsi à cause du pacte international sur le monde signé en 1925 "Pacte de Locarno" entre la France et l'Allemagne. La ville de Locarno est célèbre pour son "Pacte de Locarno" entre la France et l'Allemagne. En effet, suite à la Première Guerre mondiale, l'Allemagne fut contrainte de payer des réparations à la France. Face à une crise financière, liée aux destructions de la guerre, la République de Weimar décida qu'elle ne pouvait plus payer. Cela provoqua la colère de la France, qui décida d'occuper la Ruhr, et ainsi de se payer en nature. Ce différend fut réglé entre Aristide Briand et Gustav Stresemann qui décidèrent, à Locarno, en 1925, d'un aménagement des réparations, de la garantie mutuelle des frontières et de l'entrée de l'Allemagne dans la Société des Nations. Locarno est connu pour sa zone lacustre magnifique du repos, ses beaux parcs subtropicaux et de la place centrale énorme, où on organise le Festival international du film de Locarno, le plus important et le plus connu en toute l’Europe. Grâce au cinéma, l'été se fait captivant et cosmopolite à Locarno, avec le Festival International du Film qui se déroule en août et qui transforme la Piazza Grande en une scintillante passerelle de visages mondialement connus. Depuis cette place, de nombreuses ruelles étroites montent vers la vieille ville, coœur de l'ancienne Locarno, petit écrin de trésors avec ses maisonnettes aux couleurs pastels qui semblent suivre l'inclinaison florale du lieu. Grâce à Suisse Tourisme, nous avons visité Locarno, une ville inoubliable. Selon l'Office fédéral de la statistique, Locarno mesure 19,27 km22. Située au sud des Alpes, au bord du lac Majeur, Locarno bénéficie d'un climat très favorable et d'une végétation luxuriante. La vieille ville est située à l'est du delta de la Maggia, au pied de la montagne. L'église de la Madonna del Sasso, surplombant la ville, est accessible par funiculaire. C'est un important lieu de pèlerinage. La Vallemaggia, longue vallée de 45 kilomètres se déploie au nord de la ville. Avec une moyenne de 2300 heures de soleil par année, Locarno est la ville la plus tempérée de Suisse. C'est pourquoi nous vous proposons trois articles pour découvrir Locarno, dont celui-ci n'est que le début !

Locarno, la nuit !

L'hôtel Garni Muralto à Locarno. Photo Réveil FM

Magnifique vue de Locarno avec une projection sur le lac Majeur depuis le balcon du 5è étage. Photo Réveil FM

Locarno, la nuit ! Photo Réveil FM

Même à Locarno, tous les chats sont gris ! Photo Réveil FM

Le bus de la ville de Locarno. Photo Réveil FM

Les trains circulent encore ! Photo Réveil FM

Le magasin prêt à porter Neukom Moda, la nuit ! Photo Réveil FM

Le restaurant Pane Vino, la nuit ! Photo Réveil FM

La Palma au Lac. Photo Réveil FM

Hôtel Géranto. Photo Réveil FM

Al Porto ! Photo Réveil FM

Locarno, le jour !

Splendide vue du Lac Majeur ! Photo Réveil FM

Temps frais avec vue magnifique ! Photo Réveil FM

Sans commentaire ! Photo Réveil FM

La réceptionniste de l'hôtel et Carolina Peter, diplômé fédéral en tourisme et consultant de voyage qui a été notre guide. Photo Réveil FM

Locarno est une très coquette ville ! Photo Réveil FM

Locarno est une ville de villégiature ! Photo Réveil FM

Vue de loin de l'Eglise la Madonna del Sasso. Photo Réveil FM

Locarno mesure 19,27 km22. Photo Réveil FM

Locarno a plus de 15 000 habitants. Photo Réveil FM

Locarno est une ville sublime! Photo Réveil FM

La végétation tropicale ! Photo Réveil FM

Les bananiers comme en Afrique ! Photo Réveil FM

Bosquet luxuriant ! Photo Réveil FM

Le taureau, animal totem de la ville. Photo Réveil FM

Les palmiers comme en Afrique ! Photo Réveil FM

Jolis stands au marché du mercredi ! Photo Réveil FM

Le marché du mercredi. Photo Réveil FM

Le casino de Locarno. Photo Réveil FM

L'hôtel du Lac. Photo Réveil FM

Les arcades Ravelli. Photo Réveil FM

La ruelle Ravelli. Photo Réveil FM

L'hôtel de ville de Locarno à proximité de la Piazza Grande. Photo Réveil FM

Très belle immeuble à proximité de la Mairie de Locarno. Photo Réveil FM

L'architecture à l'italienne. Photo Réveil FM

Route romaine ! Photo Réveil FM

Immeuble avec ses balcons style italien. Photo Réveil FM

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Matignon: Les journalistes font leur travail !

Etre journaliste, c'est faire son travail. Aller à la source ne veut pas dire aller à la casse pipe ou dans la gueule d'un crocodile. Dans un pays comme la France, le gouvernement est au service du peuple français, il a de compte à rendre. Être ministre ne veut pas dire aller à la mangeoire pour s'enrichir, bien au contraire travailler pour son pays, ne pas compter ses nuits, pour faire bouger les choses. La transparence exige que le peuple soit informé. Les journalistes sont dans leur rôle d'informer le peuple français. Ils peuvent avoir des opinions politiques différentes du gouvernement en place. La France ne fermera aucune radio, ne suspendra aucun journal, ne retirera aucune licence d'une chaîne de télévision parce que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a été critiqué. Les journalistes ne sont pas des ennemis de la République qu'il faut tous les éliminer, arrêter, emprisonner ou assassiner. Bien au contraire, ils sont des partenaires et citoyens. Et La France n'est pas une boutique où celui qui est nommé ou élu se dit, c'est mon tour ! L'intérêt général des Français prime sur les autres considérations. Le souverain primaire existe et est respecté, car les Français sont habitués à l’alternance politique. A partir du 5 janvier, le jardin de l'Hôtel de Matignon est ouvert au public le premier samedi de chaque mois "Le jardin sera ouvert de 13H00 à 17H00 de novembre à mars et de 13H00 à 18H30 d'avril à octobre", précisent les services du Premier ministre. L'entrée du public se fera par le 36 rue de Babylone" (7e arrondissement), c'est à dire par l'arrière de l'Hôtel de Matignon. Depuis octobre, l’Élysée ouvre également ses jardins au public, le dernier dimanche de chaque mois. Une initiative largement plébiscitée par le public.

Les journalistes dans la cour d'honneur de Matignon. Photo Réveil FM

Les gendarmes délimitent la ligne de démarcation. Photo Réveil FM

Les gendarmes veillent à la sécurité de tous. Photo Réveil FM

Chaque journaliste se place à l'endroit qui le convient. Photo Réveil FM

Certains préfèrent la vue en plongée. Photo Réveil FM

Freddy Mulongo à Matignon. Photo Réveil FM

Les gendarmes aussi rient à Matignon. Photo Réveil FM

Les journalistes de chaînes infos font du direct. Photo Réveil FM

Le car reportage de BFM News. Photo Réveil FM

Les cars de reportage pour l'information en direct. Photo Réveil FM

Les gendarmes sécurisent les biens et personnes à Matignon. Photo Réveil FM

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samedi 5 janvier 2013

Matignon: Jean-Marc Ayrault prône «un nouveau modèle» pour la France sans «renier son âme»

Jean-Marc Ayrault veut créer «un nouveau modèle français» en rendant le pays «plus accueillant à la prise de risque» et «à l’innovation économique et sociale», en estimant que «la France n’a pas besoin de renier son âme pour sortir de la crise». le Premier ministre assure que François Hollande veut engager la France «sur une autre voie» : «renouveler en profondeur le modèle français pour l’adapter au temps présent et donner une nouvelle réalité à ses valeurs républicaines fondatrices», ce qui implique «lucidité» et «courage». «La France n’a pas besoin de renier son âme pour sortir de la crise et regagner sa force et son rayonnement», insiste-t-il. Elle doit être plus «accueillante à la prise de risque, à l’innovation économique et sociale, à la création d’entreprises comme à la création artistique». L’Etat, ajoute le chef du gouvernement, «doit demeurer le garant de l’intérêt général et de la solidarité nationale, assumer son rôle de stratège, tout en réinventant ses modes d’intervention et en s’appuyant sur les forces vives du pays».

Vendredi 4 janvier, le séminaire du gouvernement à Matignon. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault s'exprimant lors du séminaire. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault mobilise son équipe gouvernemental. Photo Réveil FM

Hôtel de Matignon à 14h00: Déclaration de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre à l’issue du séminaire gouvernemental

Ce séminaire gouvernemental qui fait suite à la réunion d’hier du Conseil des ministres et à une réunion que j’ai eue avec quelques ministres et le président de la République ce matin, a été particulièrement riche et mobilisateur. Tout le Gouvernement est sur le pont pour mener avec ardeur et conviction la bataille du redressement du pays et la bataille pour la croissance et l’emploi. Et, ça ne peut pas se faire seulement par des paroles, ça ne peut pas se faire seulement en votant des lois, mais les lois sont utiles, mais faut-il encore les faire appliquer, les faire partager, les faire vivre, sur le terrain.

J’ai rappelé que la politique de maitrise des comptes publics que nous menons, dès le premier jour, à la suite de l’examen de la situation que nous avons fait faire par la Cour des Comptes, la politique de redressement des comptes publics est engagée et porte ses fruits, et les comptes 2012 viendront le confirmer. Mais la maitrise des comptes publics ce n’est pas un objectif en soi, c’est pour redonner à notre pays des marges de manœuvre, des capacités d’agir, et ce qui fait qu’aujourd’hui les taux d’intérêts, pour les entreprises, pour les particuliers, n’ont jamais été aussi bas. C’est un atout pour la croissance, et il faut s’en saisir. Les outils que nous avons mis en place comme la Banque publique d’investissement qui va être opérationnelle dès maintenant, la réforme bancaire qui va être votée dans quelques semaines, le contrat de génération qui vient poursuivre l’action que nous avons menée avec les emplois d’avenir sont autant d’actes importants qu’il faut faire vivre sur le terrain pour que ces offres nouvelles d’emplois, à la fois pour les jeunes, à la fois pour les seniors, à la fois pour ceux qui sont très éloignés de l’emploi et qui nécessitent des programmes adaptés de qualification, de formation, sont autant de raisons d’espérer si nous faisons partager, si nous créons une dynamique dans l’ensemble des territoires français et d’Outre-mer. Et puis, le pacte national pour la compétitivité, la croissance et l’emploi avec le crédit d’impôt, qui, lui, est opérationnel depuis le 1er janvier.

Mais nous constatons après nos échanges que dans les régions, dans les départements, dans les communes, les entreprises, les élus ne sont pas tous encore informés de la possibilité que ça donne pour donner des marges de manoeuvre nouvelles aux entreprises pour investir, pour embaucher, consolider des situations, reconquérir de nouveaux marchés. Et donc, le travail que j’ai demandé à tous les membres du Gouvernement, c’est d’aller dans toutes les régions de France. Ils le font déjà mais nous allons le faire de façon systématique, à la rencontre des forces vives du pays, les entreprises mais aussi les salariés, mais aussi les élus locaux, les associations pour leur dire : voilà la politique du Gouvernement. Cette politique de modernisation de l’action publique, de services publics plus efficaces mais plus économes de l’argent public mais aussi cette politique en faveur de la croissance, en faveur de l’emploi, nous pouvons la réussir ensemble si nous retroussons tous nos manches, parce que rien ne sera possible sans la mobilisation collective et générale. C’est au Gouvernement, à tous ses membres, de donner l’exemple et d’aller à la rencontre des Français encore davantage cette année. C’est la décision qui a été prise, c’est la demande que j’ai faite à tous les ministres qui, avec enthousiasme, je dois vous le dire, et conviction, vont aller partout en France, en Métropole comme en Outre-Mer, expliquer la politique, sa cohérence, qui se résume, en quelque sorte, autour de deux formules que j’ai employées lorsque j’ai longuement expliqué ce qu’était, à mes yeux et celui du Gouvernement, c’est-à-dire le respect des engagements pris par le président de la République, le nouveau modèle français. Il doit concilier à la fois compétitivité, efficacité, performance et solidarité et justice fiscale.

Nous ne pouvons pas avancer, le redressement du pays est impossible si nous n’avançons pas sur les deux pieds, en même temps, de façon équilibrée. C’est la cohérence de la politique du Gouvernement, et c’est de là que renaîtra à la fois la confiance et l’espérance dont notre pays a besoin. C’est-à-dire, dans les capacités de la France de réussir à retrouver son rang, sans perdre son âme ni ses valeurs républicaines, mais en se donnant un nouvel horizon.

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Matignon: Jean-Marc Ayraut sonne la mobilisation générale et envoie les ministres faire de la pédagogie «partout en France»

L'exécutif de Jean-Marc Ayrault a de nouveau largement communiqué hier vendredi 4 janvier 2013 sur la mobilisation du gouvernement pour l'emploi, avec deux réunions à l'issue desquelles il a été demandé à chaque ministre d'aller à la rencontre des Français pour expliquer l'action mise en œuvre. afp.com/Bertrand Guay Jugeant que les mesures mises en place souffrent d'un manque de notoriété, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a demandé à ses ministres de prendre leur bâton de pèlerin et d'aller "à la rencontre des forces vives du pays - entreprises, salariés, élus locaux, associations - pour leur expliquer la politique du gouvernement", à l'issue d'un séminaire qui a réuni l'ensemble du gouvernement à Matignon.

Vendredi 4 janvier 2013, arrivée des ministres à Matignon

Il est 11h20, la porche de Matignon s'ouvre. photo Réveil FM

Les voitures officielles des ministres arrivent en même temps. Photo Réveil-FM

La cour d'honneur de Matignon envahit par des voitures officielles. Photo Réveil FM

Christiane Taubira, Ministre de la Justice et garde des sceaux. Photo Réveil FM

Michel Sapin, Ministre du travail, de l'emploi, de la Formation professionnelle et du dialogue social. Photo Réveil FM

Manuel Valls, Ministre de l'intérieur. Photo Réveil FM

Yamina Benguigui, Ministre délégué chargé de la Francophonie. Photo Réveil FM

Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la santé. Photo Réveil FM

Benoît Hamon, Ministre délégué à l’Économie sociale et solidaire et à la consommation. Photo Réveil FM

Jérôme Cahuzac, Ministre délégué chargé du budget. Photo Réveil FM

Geneviève Fioraso, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Photo Réveil FM

Vincent Peillon, Ministre de l'Education Nationale. Photo Réveil FM

Aurélie Filippetti, Ministre de la Culture et de la Communication. Photo Réveil FM

Jean-Yves le Drian, Ministre de la Défense. Photo Réveil FM

Pierre Moscovici, Ministre de l’Économie et des Finances. Photo Réveil FM

Arnaud Montebourg, Ministre du Redressement productif. Photo Réveil FM

Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des Droits des femmes et Porte-parole du gouvernement. Photo Réveil FM

Laurent Fabius, Ministre des Affaires Étrangères. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault a sonné vendredi la "mobilisation générale" du gouvernement pour la croissance et l'emploi, objet d'un double séminaire de travail à l'Elysée et Matignon. Le chef du gouvernement avait reçu la veille un soutien appuyé de François Hollande, qui l'a raccompagné vendredi sur le perron de l'Elysée au terme d'un premier séminaire sur l'économie rassemblant une dizaine de ministres. Une deuxième réunion de tout le gouvernement, suivie d'un déjeuner, était prévue dans la foulée à Matignon.

Le cortège du Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault, Premier ministre. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault sur le perron de Matignon. Photo Réveil FM

"Je n'ai pas besoin d'être conforté, je suis le chef d'équipe", a dit Jean-Marc Ayrault devant la presse. Photo Réveil FM

Au terme d'une semaine où le gouvernement a affiché sa mobilisation sur le terrain, le Premier ministre a rappelé l'objectif de relance de l'économie française, espérée fin 2013 par le gouvernement, ce dont doutent nombre d'économistes. "Le gouvernement est totalement mobilisé sur un objectif prioritaire pour les Français: la bataille pour la croissance et pour l'emploi", a dit Jean-Marc Ayrault.

"Je n'ai pas besoin d'être conforté, je suis le chef d'équipe", a dit Jean-Marc Ayrault devant la presse.

"Nous sommes en début d'année 2013 et les Français attendent un signe, un cap, une volonté et tout le monde a compris que ce signe est très fort, cette volonté est partagée et cette détermination est entière".

Les ministres "le font déjà mais nous allons le faire de façon systématique", a-t-il affirmé devant la presse, demandant que tous "retroussent leurs manches".

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vendredi 4 janvier 2013

Affaire Ambassade de Berne: Sébastien Mutomb Mujing s'est-il tiré une balle dans le pied ?

Son récent séjour à Kinshasa en République démocratique du Congo l'a peut-être assagi, les jours, semaines et mois qui viennent seront déterminants. En effet, Joseph Kabila a été proclamé vainqueur de l'élection présidentielle du 28 novembre dernier. Son second hold-up électoral n'a pas laissé indifférent les Congolais résidant en Suisse. Pour manifester leur désapprobation, au lieu de manifester dans la rue, ils sont allés faire un sit-in à Berne dans l'enceinte de l'ambassade de la République démocratique du Congo pour dénoncer les fraudes massives qui ont émaillés la réélection de Joseph Kabila. Le 10 décembre 2011, de manière spontanée s'était rendu à l'ambassade de la RDC à Berne. Il n'y a jamais eu violences physiques du personnel de l’ambassade ni dégâts matériels sur les biens de celle-ci. D'ailleurs l'ambassade de la RDC est une villa abandonnée. Les herbes folles poussent tellement rien n'est étonnant si un jour, on y découvrait des serpents venimeux, des biches ou antilopes. La manifestation pacifique des Congolais n’a pas porté atteinte à la liberté de parole ni de mouvement de Sébastien Mutomb Mujing, le chargé d’affaire a.i de l’ambassade ou des autres membres du personnel. Les manifestants Congolais n’avaient même pas occupé les bureaux de l’ambassade. Ils sont restés dans la cour de celle-ci dont l’accès n’était pas bloqué par un portail fermé. Ils n’ont pas obstrué les voies d’accès aux bâtiments de l’ambassade pour permettre l’entrée et la sortie du personnel. Les Congolais de Suisse avaient porté des bandeaux rouges sur la tête en signe de deuil et de solidarité avec les 8 millions de morts Congolais, depuis que Joseph s'incruste par défi et force à la tête de la République démocratique du Congo.

Sébastien Mutomb Mujing, Chargé d'Affaires a.i de Joseph Kabila à l'Onu-Genève. Photo Réveil FM, archives

L'irréductible Jean-Claude Kalala a apposé une opposition à l'accusation de violation de domicile de Sébastien Mutomb Mujing

Deux écueils tout de même dans l'accusation farfelue de violation de domicile que brandit le Chargé d'Affaires a.i de Joseph Kabila:

1. Pourquoi Sébastien Mutomb Mujing qui est le Chargé d'Affaires a.i de Joseph Kabila à l'Onu-Genève a-t-il eu l'outrecuidance d'aller porter plainte contre les Congolais anti-Kabila dans le canton de Berne ? Sébastien Mutomb Mujing ne réside-t-il pas place des Ch... à Genève ? Depuis quand l'ambassade de la RDC est sa résidence ? Depuis quand a-t-il été nommé Chargé d'Affaires de la RDC en Suisse ? Pourquoi avoir chargé ses compatriotes avec de fausses accusations: violation de domicile, actes de banditisme, casse de matériels, vols...alors même que l'ambassade de la RDC à Berne est une villa fantôme !

2. Sébastien Mutomb Mujing s'est-il tiré une balle dans le pied ? La majorité de Congolais qui réfutent son accusation et son autorité, ils sont résidents en Suisse depuis une trentaine voire vingtaine d'années. C'est dans les années quatre vingt que la République du Zaïre acquis la coquette villa pour y installée l'ambassade et la résidence pour l'ambassadeur. C'est Jonas Mukamba qui fut ambassadeur à l'époque. N'oublions pas que le Maréchal Mobutu Se se Seko était résident en Suisse, il y passait plusieurs séjours par an. La résidence de l'ambassadeur fut vendue du vivant de Mobutu, il ne reste plus que cette petite villa qui abrite l'ambassade dont la dernière couche de peinture date de Mathusalem. A l'époque, Sébastien Mutomb Mujing était encore dans l'enseignement, sans doute dans son Likasi natal. Comment ose-t-il accuser les Congolais de Suisse de violation de domicile ? La villa de l'ambassade de Berne est-elle sa résidence privée ? L'a-t-il hérité de ses parents ? A-t-il le titre de propriété de cette villa ?

Ils sont plusieurs Congolais à avoir écrit au Procureur adjoint Ludovic Schmied du Ministère Public Ministère public de la Confédération MPC pour apposer l'opposition aux allégations de Mutomb Mujing. Nous publions la lettre d'opposition de Jean-Kalala Muayika pour vous montrer la teneur de sa réfutation.

Ministère public de la Confédération MPC

Ludovic Schmied

Taubenstrasse 16

3003 Berne

Zurich, le 14.12.2012

Objet : Opposition contre l’ordonnance pénale du 30 novembre 2012 dans la procédure n° SV.12.0688-SCL.

Monsieur Jean-Claude Kalala (ci-après : l’opposant) élève opposition contre l’ordonnance pénale du 30 novembre 2012 (Pièce 1) et invoque à cette fin :

I. CONCLUSIONS

L’opposant conclut à ce qu’il PLAISE AU PROCUREUR ADJOINT DU MINISTÈRE PUBLIC DE LA CONFÉDÉRATION

A. Préliminairement

Accorder l’assistance juridique à Monsieur Jean-Claude Kalala.

Mettre à la disposition de Monsieur Jean-Claude Kalala pour consultation le dossier de la procédure. Ensuite de quoi, lui accorder un délai de 30 jours pour compléter son opposition.

B. A la forme

Déclarer la présente opposition recevable.

C. Au fond

Principalement

Annuler l’ordonnance pénale du 30 novembre 2012 dans la procédure n° SV.12.0688-SCL.

Libérer Monsieur Jean-Claude Kalala de toute condamnation.

Mettre les frais à la charge de la Confédération.

Subsidiairement

Rendre une ordonnance de classement de la plainte pénale déposée par Monsieur Mutomb Mujing, chargé d’affaires a.i. de l’Ambassade de la République Démocratique du Congo.

II. EN FAIT

A titre liminaire, l’opposant renvoie, aux fins d’appuyer les faits invoqués dans la présente opposition, Monsieur le Procureur adjoint aux offres de preuves figurant dans le dossier déjà constitué.

1. Depuis 1997, la République Démocratique du Congo est occupée par des armées du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi qui ont porté au pouvoir les autorités actuelles du Congo.

2. La guerre provoquée par cette occupation a provoqué plus de 8 millions de morts parmi le peuple congolais.

3. Les Congolais de Suisse ont organisé plusieurs manifestations pour dénoncer ce que d’aucuns ont appelé le génocide du peuple congolais.

4. Le 26 novembre 2011, le pouvoir en place à Kinshasa a ordonné à ses sbires de tirer sur la foule qui manifestait pour réclamer des élections démocratiques et transparentes. Plusieurs parents des membres de la communauté congolaise de Suisse ont été tués et blessés.

5. En date du 28 novembre 2011 se sont tenues en République Démocratique du Congo des élections présidentielles à un tour et des élections au parlement.

6. En date du 6 décembre 2011, des résultats des élections présidentielles ont été proclamée par le Bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI)

7. Lesdits résultats ont été contestés par plusieurs observateurs internationaux et nationaux : la Commission Européenne, le Centre Carter, l’APRODEC, etc.

8. Des violences organisées par le pouvoir en place ont provoqué la mort de plusieurs dizaines de Congolais (Pièce 2 : DVD des images de la TV Al Jazeera).

9. En date du 10 décembre 2011, date de la célébration du 63e anniversaire de la déclaration universelle de droits de l’homme du 10 décembre 1948, les Congolais vivant en Suisse, pays dépositaire des instruments des droits humanitaires, ont décidé spontanément après la tricherie des élections présidentielles par la bande à Kabila et consorts à Kinshasa de s’exprimer par un sit-in dans le seul endroit qui représente nos racines en Suisse, l’Ambassade de la RDC à Berne.

10. Les Congolais vivant en Suisse se sont réunis également en signe de deuil des familles meurtries par la perte de plusieurs de leurs membres et en signe de solidarité avec ceux d’entre eux qui étaient directement éprouvés par les membres de leurs familles morts ou blessés, et pour réclamer la démocratie en RDC et dénoncer les crimes de sang du pouvoir en place (Preuves : audition de l’opposant et des témoins dont il précisera ultérieurement les coordonnées).

III. EN DROIT

A. Préliminairement

L’opposant requiert l’assistance judiciaire pour assurer la défense de ses intérêts dans le cadre de la présente procédure. Il a déjà exposé sa situation financière lors de ses auditions par la police de Berne et par Monsieur le Procureur adjoint. Il fournira les preuves à ce sujet dès première réquisition.

B. A la forme

1. L’opposant est directement touché par l’ordonnance pénale du 30 novembre 2012. Il en est le destinataire.

2. Le délai de dix jours pour faire opposition est respecté, l’ordonnance pénale ayant été reçue le 5 décembre 2012.

C. Au fond

Aux termes de l’art. 319 al. 1 let. c du code de procédure pénale (CPP), « Le ministère public ordonne le classement de tout ou partie de la procédure lorsque des faits justificatifs empêchent de retenir une infraction contre le prévenu ». L’art. 319 al. 1 let. e CPP prévoit par ailleurs que « Le ministère public ordonne le classement de tout ou partie de la procédure lorsqu’on peut renoncer à toute poursuite ou à toute sanction en vertu de dispositions légales ».

Aux termes de l’art. 14 du Code pénal suisse du 21 décembre 1937 (CP - RS 311.0), « Quiconque agit comme la loi l’ordonne ou l’autorise se comporte de manière licite, même si l’acte est punissable en vertu du présent code ou d’une autre loi ».

Selon l’art. 17 CP, « Quiconque commet un acte punissable pour préserver d’un danger imminent et impossible à détourner autrement un bien juridique lui appartenant ou appartenant à un tiers agit de manière licite s’il sauvegarde ainsi des intérêts prépondérants ».

A teneur de l’art. 52 CP, « Si la culpabilité de l’auteur et les conséquences de son acte sont peu importantes, l’autorité compétente renonce à le poursuivre, à le renvoyer devant le juge ou à lui infliger une peine ».

La jurisprudence du Tribunal fédéral considère que le concept de loi qui figure à l'art. 14 CP s'entend dans le sens matériel du terme. La jurisprudence et la doctrine ne se sont en revanche jamais demandé si une norme de rang constitutionnel, dans la mesure où elle déploie des effets horizontaux, constitue une loi au sens de l'art. 14 CP. Par ailleurs, un motif justificatif non prévu par la loi, comme la sauvegarde d'intérêts légitimes, doit être interprété restrictivement et est soumis à des exigences particulièrement sévères dans l'appréciation de la subsidiarité et de la proportionnalité. Les conditions sont réunies uniquement lorsque l'acte illicite ne constitue pas seulement un moyen nécessaire et approprié pour la défense d'intérêts légitimes d'une importance nettement supérieure à celle des biens protégés par la disposition violée, mais que cet acte constitue encore le seul moyen possible pour cette défense. Ces conditions sont cumulatives (Arrêt du Tribunal fédéral 6B_768/ 2011 du 24 septembre 2012 et ATF 127 IV 166 consid. 2b et les références citées).

1. Interdiction de la torture et de tout autre traitement ou peine cruels, inhumains ou dégradants (art. 3 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 (CEDH ; RS 0.101) et art. 10 al. 3 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst. ; RS 101)).

En l’espèce, la question d’une base légale qui permettait aux Congolais de Suisse de manifester contre les comportements interdits par la Cst. et la CEDH se pose dans la mesure où cette interdiction devrait accorder à tout citoyen le droit de s’opposer de manière légitime et licite à la torture, aux traitements cruels, inhumains et dégradants. Même si cette interdiction est de rang constitutionnel, elle déploie des effets horizontaux et verticaux, car on ne saurait exiger d’un citoyen de renoncer à s’opposer à la torture ou autre traitement cruel, inhumain ou dégradant qu’ils proviennent d’un organe étatique ou d’un simple particulier.

Ainsi, l’art. 3 CEDH et l’art. 10 al. 3 Cst. constituaient des bases légales au sens de l’art. 14 CP autorisant les Congolais de Suisse de se rassembler pacifiquement pour dénoncer les comportements des autorités congolaises prohibées par la CEDH dont la Suisse est signataire et qui déploie des effets directs et la Cst...

L’existence d’intérêts légitimes permettrait en outre d’aboutir au même résultat.

2. Défense d’intérêt légitime d’une importance nettement supérieure à celle des biens protégés par la disposition violée (proportionnalité)

L’ordre juridique suisse reconnaît que la vie est un bien juridique bénéficiant d’une protection absolue (art. 2 al. 1 CEDH, art. 10 al. 1 Cst.). Le législateur suisse a concrétisé cette protection absolue par la répression du meurtre (art. 111 CP), de l’assassinat (art. 112), du génocide (art. 264 CP), etc.. Il est admis en droit suisse que la protection de la vie prime sur celle des autres biens juridiques comme le patrimoine, l’honneur ou la liberté.

En l’espèce, le 10 décembre 2011, plusieurs Congolais de Suisse venaient d’apprendre que les membres de leurs familles avaient été tués par les forces de Kabila, d’autres avaient été gravement blessés et torturés. La répression du pouvoir en place prenait chaque jour plus d’ampleur depuis la proclamation des résultats des élections. Les Congolais de Suisse se trouvaient dans un état de force majeure pour dénoncer les crimes de sang commis en RDC et sensibiliser la communauté internationale et suisse en particulier pour que ces crimes de génocide s’arrêtent. Ils étaient directement touchés au sein de leurs familles restées en RDC. Ils se sont dès lors réunis de manière spontanée et sans violences physiques au personnel de l’ambassade ou dégâts matériels sur les biens de celle-ci. Ce moyen était nécessaire et approprié à l’urgence de la défense de la vie des membres de leurs familles et des autres Congolais restés en RDC.

La manifestation n’a pas porté atteinte à la liberté du chargé d’affaire a.i de l’ambassade ou des autres membres du personnel. Les manifestants n’ont pas occupé les bureaux de l’ambassade. Ils sont restés dans la cour de celle-ci dont l’accès n’était pas bloqué par un portail fermé. Ils n’ont pas obstrué les voies d’accès aux bâtiments de l’ambassade pour permettre l’entrée et la sortie du personnel. L’ordonnance querellée reconnaît du reste que la police est intervenue alors que les manifestants étaient entrain de lever le sit-in de l’ambassade.

Ainsi la défense de la vie de milliers de Congolais en RDC et la dénonciation du génocide (art. 264 CP) qui se commettait étaient des intérêts légitimes d’une importance nettement supérieure à celle de la liberté (art. 186 CP) du chargé d’affaire a.i et du personnel de l’ambassade qui n’ont pas, faut-il le souligner, été inquiétés par les manifestants ni été empêchés à vaquer à leurs occupations ou à se déplacer.

3. Seul moyen possible pour la défense de la vie et de la démocratie en RDC (subsidiarité)

Dans l’urgence, il n’y avait pas pour les manifestants un autre moyen de dénoncer la barbarie qui se commettait en RDC. Les manifestants ne pouvaient pas occuper le domaine public sans porter atteinte à l’ordre public suisse et sans perturber la circulation dans le périmètre de l’ambassade de RDC.

Le sit-in du 10 décembre 2011 n’a pas porté atteinte à l’ordre public.

Alors que le peuple congolais était massacré par les hommes de main de Kabila, le chargé d’affaires n’a pas protesté contre ces actes atroces. Les Congolais de Suisse qui ne pouvaient pas être au Congo pour montrer leur sympathie aux victimes de la répression devant les caméras du monde entier, ont manifesté leur solidarité dans l’enceinte de leur ambassade à Berne. C’était leur seule façon de porter secours à leurs compatriotes massacrés au Congo.

Cette circonstance est un fait justificatif qui rend licite le comportement de l’opposant, toute poursuite pénale contre lui pour violation de domicile doit être abandonnée. Le bien juridique qu’il voulait protéger, la vie de ses compatriotes congolais prime sur le patrimoine, l’ambassade, du reste propriété de la République Démocratique du Congo, son pays.

Le seul moyen de dénoncer dans les circonstances de force majeure dans lesquelles les manifestants se trouvaient le génocide en RDC était de se rassembler pacifiquement dans l’enceinte de l’ambassade de RDC pour éviter de perturber la circulation dans le périmètre de l’ambassade ou de perturber l’ordre public suisse.

L’ordonnance querellée doit être annulée d’autant que lors de la manifestation du 10 décembre 2011, plusieurs membres de la communauté congolaise de Suisse venaient d’apprendre qu’ils avaient perdu des membres de leurs familles restés en RDC ou que ces derniers avaient été gravement blessés ou torturés.

4. Culpabilité et les conséquences peu importantes

L’opposant n’avait pas l’intention de violer le domicile de l’ambassade. Au demeurant, il est congolais et l’ambassade constitue une partie du territoire national auquel il a droit d’accéder.

A l’ambassade de la RDC, il n’y a eu ni violences physiques contre les personnes ni casse sur les bâtiments de l’ambassade. Votre ordonnance reconnaît que les manifestants chantaient et dansaient. De la part de l’opposant et de celle des autres Congolais qui manifestaient pacifiquement avec de banderoles exprimant la douleur et la souffrance, leur présence n’a pas causé un quelconque dommage à l’ambassade. Au demeurant, le dommage qu’aurait subi le chargé d’affaire a.i. et le personnel de l’ambassade est peu d’importance comparé à des milliers de morts au Congo et l’immense chagrin des membres de la communauté congolaise de Suisse qui venaient d’apprendre la mort des membres de leurs familles en RDC. La manifestation était organisée pour dénoncer ce génocide du peuple congolais.

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Plaidoyer pour un tribunal pénal international pour la République démocratique du Congo !

Alors que Joseph Kabila, ses mentors occidentaux, ses mammouths Joséphistes et alliés tutsi rwandais veulent enfumer les Congolais en organisant un dialogue inter-congolais des dupes, à Clichy-La garenne dans la région parisienne, les Congolais de l'étranger projettent une grande conférence-débat pour un tribunal pénal international pour la République démocratique du Congo, le samedi 12 janvier prochain.

Maître Rety Hamuli, Ancien Président des Avocats du Tribunal Pénal International pour le Rwanda à Arusha

Monsieur l’Abbé Jean-Pierre MBELU, Analyste Politique

Le Professeur Philippe Kabongo-Mbaya, Chargé de cours à la faculté Protestante de Théologie de Paris, Chercheur en Sociologie. Photo Réveil FM

Depuis 1996 et jusqu'à ce jour, la République Démocratique du Congo est le triste théâtre de crimes graves répréhensibles par le droit international humanitaire au titre de crimes de guerre ou crimes contre.

Et pourtant, malgré la persistance de cette situation de violence, d’instabilité et d’insécurité, l’opinion internationale a constamment été maintenue dans l’ignorance de la gravité des faits, de l’identité des instigateurs, des commanditaires, des exécutants de ces barbaries, ainsi que des réelles motivations des uns et des autres dans cette conspiration contre la paix, l’intégrité et les richesses de la RDC.

Tout récemment le Rapport MAPPING du Haut-Commissariat des Droits de l'Homme de l’ONU a épinglé d'innombrables crimes concernant les violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 sur le territoire de la République démocratique du Congo et imputables aux factions armées rwandaises, ougandaises et leurs alliés.

On dénombre déjà plus de 6 millions de morts, pourtant le Conseil de Sécurité des Nations unis peine toujours à arrêter les criminels, faute d'une juridiction compétente.

Du 1er au 7 décembre 2012, quatre citoyens français d’origine congolaise ont observé une grève de la faim à Paris pour dénoncer l’absence d’une juridiction pour les violences commis en RD Congo.

A la suite de leur action, l’association Clichy Sport Culture Discrimination (CSCD) et le Rassemblement pour la Nation Congolaise (RNC) ont décidé d’organiser une Conférence de Presse pour expliquer la nécessité, l’urgence et la possibilité d’instaurer un Tribunal Pénal International comme seule solution juste et réaliste pour mettre fin à l’impunité des responsables des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en RDC. A cette occasion, il sera procédé à une séance de lecture publique du Mémorandum du Collectif de Soutien aux Grévistes de la Faim.

Cet évènement autour des grévistes de la faim contre les viols en RDC se tiendra le samedi 12 janvier 2013, à partir de 17h00, à la Maison des Associations « Aimé Césaire », à Clichy la Garenne. Les différents thèmes qui ont été retenus seront développés par trois spécialistes de la problématique de la paix et de la sécurité en RDC :

- Maître Rety Hamuli, Ancien Président des Avocats du Tribunal Pénal International pour le Rwanda à Arusha ;

- Monsieur l’Abbé Jean-Pierre Mbelu, Analyste Politique ;

- Le Professeur Philippe Kabongo-Mbaya, Chargé de cours à la faculté Protestante de Théologie de Paris, Chercheur en Sociologie.

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jeudi 3 janvier 2013

Jean-Marc Ayrault a fixé les grandes lignes de l'action gouvernementale pour le premier semestre 2013 !

C’est une tradition républicaine : le premier Conseil des ministres de l’année est précédé d’un petit déjeuner place Beauvau, puis c’est à pied que les membres du gouvernement se rendent à l’Élysée pour retrouver le président de la République qui leur présente ses vœux. Et le gouvernement Ayrault n’a pas failli à la règle. Et à chaque Conseil des ministres de rentrée, sa feuille de route…

Jean-Marc Ayrault a voulu rappeler que la priorité du gouvernement et du chef de l’État était la lutte contre le chômage

C’est un Conseil des ministres au ton grave qui s’est déroulé ce jeudi 3 janvier à l’Élysée. Une rentrée sous le signe de la bataille de l'emploi, priorité affichée d’un exécutif qui a souhaité se montrer sur tous les fronts pendant les fêtes. Assailli par la presse, Jean-Marc Ayrault a évoqué ses « vœux pour les Français, pour que la France se redresse, que le chômage recule et pour que les Français voient l'avenir avec confiance ». Le Premier ministre s'est par ailleurs dit « déterminé et confiant dans les capacités de la France à retrouver sa place et son rang et redonner de l'espoir aux Français ».

Une priorité : la lutte contre le chômage

À la sortie du Conseil des ministres, Jean-Marc Ayrault a voulu rappeler que la priorité du gouvernement et du chef de l’État était la lutte contre le chômage. Ainsi a-t-il annoncé quinze projets de loi afin de réussir le redressement de la France. Le premier texte à être examiné sera le contrat de génération dont l' « objectif final » est « 500 000 embauches de jeunes en CDI et le maintien dans l'emploi de 500 000 seniors ». Présenté en Conseil des ministres le 12 décembre 2012, le projet de loi sera discuté « dès la rentrée parlementaire », fixée à la semaine du 14 janvier.

Le gouvernement prévoit aussi une « sécurisation de l’emploi ». « Les dispositions législatives permettant aux salariés de siéger dans les conseils d'administration, de mettre fin à certains comportements en matière de rémunérations et de protéger les entreprises contre les OPA hostiles seront présentées en Conseil des ministres avant la fin du premier trimestre », a indiqué le Premier ministre, dans son « programme de travail du gouvernement » pour les prochains mois.

Pacte national pour la croissance

Après la remise du rapport « Pacte pour la compétitivité de l'industrie française » de Louis Gallois au Premier ministre, le gouvernement, réuni en séminaire gouvernemental, a identifié huit leviers de compétitivité et décidé de 35 mesures concrètes. Réunies dans le « Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi », adopté le 6 novembre 2012, ces mesures auront pour unique objectif de « renforcer l'économie française ».

Le début de l'année sera, par ailleurs, consacré à la « mise en place d'une politique de filières » ainsi qu'au lancement d'une « concertation préalable à la loi d'avenir sur l'agriculture, l'agroalimentaire et la forêt ».

Amélioration de la vie quotidienne

« Amélioration de la vie quotidienne », c’est ainsi que le gouvernement a appelé les mesures concernant le logement et le pouvoir d’achat des Français. Pour le logement, Jean-Marc Ayrault s’est donné jusqu’au mois de juin pour présenter un projet de loi destiné à « lever de nombreux freins à la construction, de mieux réguler les loyers de lutter plus efficacement contre l'habitat indigne ».

Concernant le pouvoir d’achat, il a évoqué trois mesures précises : un décret modifiant les règles de revalorisation du smic, qui « sera présenté avant fin janvier », l'adoption d'un « plan pluriannuel contre la pauvreté pour l'inclusion sociale », pour le 21 janvier, et un « projet de loi relatif à la protection des consommateurs », présenté au Conseil des ministres « au deuxième semestre ».

Réforme bancaire

Après la création de la Banque publique d'investissement, le projet de loi sur la réforme bancaire, présenté en Conseil des ministres le 19 décembre 2012, sera débattu par les députés « dès le mois de janvier ».

Justice

« 2013 sera une année de grandes réformes » pour la Justice, a expliqué le Premier ministre qui a évoqué la réforme constitutionnelle du conseil supérieur de la magistrature, la présentation d'un projet de loi sur les relations entre la chancellerie et les parquets, en février, et un autre concernant la lutte contre la récidive, en juin. Refondation de l’école

Le projet de loi de Vincent Peillon sur la « refondation de l'école de la République » sera présenté en Conseil des ministres, le 23 janvier. Un autre sur l'enseignement supérieur, sera présenté en février.

Environnement

Jean-Marc Ayrault a annoncé l’élaboration d'une loi-cadre sur la biodiversité au premier semestre, et organisation d' « états généraux sur la modernisation du droit de l'environnement » en mai.

Non-cumul des mandats

En outre, le gouvernement présentera au premier trimestre ses engagements sur la question du non-cumul des mandats : « Tirant les conclusions des travaux de la commission présidée par Lionel Jospin, le gouvernement présentera au premier trimestre les dispositions relatives au non-cumul des mandats, ainsi qu'un projet de loi relatif aux modes de scrutin des élections sénatoriales », a annoncé Jean-Marc Ayrault.

Simplifier fonctionnement des administrations

Jean-Marc Ayrault a rappelé que chaque ministre devait « élaborer au premier trimestre 2013 un programme couvrant la période 2013-2015 pour simplifier l'organisation et le fonctionnement des administrations ». C'est par ailleurs en mars que sera présenté le « projet de décentralisation », et en février qu'un comité interministériel sera organisé pour « redonner un nouveau souffle à la politique de la ville ».

Mariage et famille

Sur le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels, les débats à l’Assemblée « débuteront fin janvier », et un projet de loi sur la famille, qui reconnaîtra « la diversité des modèles familiaux », sera présenté en mars.

Sur la fin de vie

Comme annoncé par François Hollande lors de ses vœux, le Premier ministre a déclaré que « sur la base des propositions du professeur Sicard concernant la fin de vie », « des mesures seront proposées en mai et un projet de loi sera présenté avant la fin du mois de juin ».

Rapprochement entre le CSA et l'Arcep

« Le projet de loi sur l'audiovisuel prévoira de nouvelles règles de nomination des dirigeants des chaînes publiques, procédera au rapprochement entre le CSA et l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) et tirera les conclusions de la mission sur l'acte II de l'exception culturelle », a annoncé le Premier ministre dans une déclaration écrite communiquée à la presse. Un projet de loi relatif à la protection des sources des journalistes sera également présenté.

Le Grand Paris

Jean-Marc Ayrault a annoncé qu'il allait proposer un « nouveau calendrier de réalisation du réseau des transports du Grand Paris » : « Le schéma national des infrastructures de transports, qui sera revu ce semestre, fixera le nouveau calendrier de réalisation des grands projet », a-t-il déclaré.

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Déclaration de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, Palais de l'Elysée

Le Premier ministre jean-Marc Ayrault au Palais de l’Élysée.

Mesdames et Messieurs, je vous souhaite une très bonne année 2013.

J’ai présenté le programme de travail du Gouvernement pour les six prochains mois. C’est un programme intense, c’est un programme qui mobilise tout le Gouvernement. Et le président de la République a fixé le cap. Il l’a rappelé lors de son message de voeux aux Françaises et aux Français le 31 décembre : il s’agit de réussir le redressement du pays dans la justice. C’est une vaste ambition. Elle nécessite en effet cette mobilisation totale du Gouvernement.

Le programme que j’ai présenté est un programme qui a pour objectif d’y répondre. Le Président de la République l’a rappelé, la première priorité c’est de créer les conditions de la croissance, de la création d’emplois, de la lutte contre le chômage avec l’objectif de renverser cette courbe du chômage qui monte depuis près de deux ans à la fin de l’année 2013. Chacun sait que pour y parvenir, c’est une très grande bataille. Mais l’énergie, les projets, ne manquent pas.

Concernant le programme que j’ai présenté, ce ne sont pas moins de 15 projets de loi. Autant de mesures, autant de décisions dont certaines ont déjà été prises et qui devront être appliquées concrètement pour que les Français retrouvent confiance dans leur avenir. Mais tous les efforts seront entrepris, tous les ministres seront concentrés sur cet objectif principal : le redressement économique, la lutte contre le chômage, la lutte pour la compétitivité mais aussi créer à nouveau les conditions d’une véritable solidarité entre les Français. C’est la politique du Gouvernement. C’est aussi la préparation de l’avenir, avec un programme d’investissements que je présenterai dans quelques semaines. Mais c’est aussi la réforme de notre système éducatif, ce sont aussi des réformes sociétales. Ce sont autant de mesures qui ont pour objectif de réussir le redressement du pays.

Cela exige de la part du gouvernement de la constance, de la ténacité, du courage mais aussi de la pédagogie, et un engagement de tous les instants pour que les mesures que j’ai présentées ce matin, même une fois votées, soient appliquées concrètement dans tous nos territoires, dans nos villes, dans les campagnes, dans les banlieues, dans les régions rurales les plus éloignées, pour que tous les Français aient la conviction que le pays repart de l’avant et que la France a un avenir. Et pour cela, ça ne marchera que si les ministres, tous les membres du Gouvernement, tous les acteurs publics sont capables de mobiliser aussi tous les acteurs de la société : les entreprises, les salariés, les responsables des territoires, ce qui exige donc une disponibilité de tous les instants. Je l’ai dit : constance, courage, lucidité, pédagogie, mais aussi cohérence et esprit collectif. Ce sont les voeux que j’ai formulés devant le Président de la République. Ce sont aussi les vœux du Président de la République qu’il a adressés au Gouvernement, c’est un message que je souhaite ici à nouveau exprimer à l’égard de tous les Français.

La France est un grand pays, nous sommes une grande nation, nous pouvons réussir ce que j’appelle le nouveau modèle français, c’est-à-dire redresser le pays mais le faire sans nous renier, sans oublier ce qui nous est commun, c’est-à-dire les valeurs républicaines de liberté, d’égalité, de fraternité, de solidarité et de justice.

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Dialogue Inter-congolais, pour quoi faire? Avec ou sans les miliciens tutsi Rwandais du M23?

Les per diemistes, coupagistes et lobbyistes de tous poils se frottent les mains. Avec cette annonce canularesque d'un dialogue inter-congolais pour début 2013, Joseph Kabila veut détourner l'attention de Congolais. Son annonce au contours abracandabresques apparait comme une sordide manipulation, une ruse et reculade ! Les ricanements intempestifs des Résistants-Patriotes-Combattants Congolais sur ce piège de Joseph Kabila doit faire réfléchir. Comme dans un bal des chauves, les traites à la nation congolaise, les assoiffés du pouvoir, les mangeristes et affabulateurs vont se dévoiler. Les zigzags d'un destin, c'est Joseph Kabila ! Arrivé au pouvoir de la manière dont on sait, avec l'appui de Louis Michel "Big Loulou" et d'une mafia internationale pour mieux piller les richesses de la République démocratique du Congo, Joseph kabila l'incapacitaire en tout a échoué sur tous les plans. Un proverbe arabe dit: "On ne cache pas le soleil avec un tamis" et une sagesse bantoue nous enseigne ceci: "Quand on a pas de bâton à la main pour se débarrasser d´un serpent qui fait effraction dans la maison, et y sème déjà mort et terreur, on a tout au moins le devoir de crier haut et fort: au serpent !; afin de prévenir les autres du danger, pour ne pas qu´il ne les extermine tous". Il n'existe pas en République démocratique du Congo des Congolais d'expression kinyarwandaise !

Joseph Kabila, après les cinq chantiers, la révolution de la modernité, l'heure est au dialogue inter-congolais avec le M23. Photo Réveil FM, archives

Lui qui a toujours caché son jeu, le 30 juin 2010 alors que la République démocratique du Congo fêtait le cinquantenaire de son indépendance acquise au prix du sang et des morts, Joseph Kabila a prouvé à la face du monde, qu'il n'était qu'un valet, un laquais à la solde de Paul Kagamé et du Rwanda. Les Chefs d'État étrangers et le Roi des belges ont dû attendre 2 heures de plus, l'arrivée du génocidaire de Kigali avant de commencer les festivités ! Quelle image Joseph Kabila lèguera-t-il aux générations futures de la République démocratique du Congo lorsqu’on assiste impuissant à la dégradation de la situation sécuritaire à l’Est du pays ? Il avait invité officiellement les forces de l’APR à venir opérer impunément sur le territoire sacré de la République démocratique du Congo et son tueur de président, Paul Kagamé à défier et narguer les Congolais, ainsi que leurs martyrs le jour sacré de ses 50 ans d’Indépendance ?

Joseph Kabila a signé plusieurs décrets de nomination des soudards rwandais comme Officiers des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Aujourd'hui, l'armée congolaise est infectée des infiltrés rwandais ! Et à chaque fois que cette armée reprend les poils de bête pour bouter les soudards rwandais hors du Congo, c'est Joseph Kabila qui demande aux militaires congolais de ne pas défendre l'intégrité territoriale du Congo, d'abandonner armes et munitions aux miliciens rwandais qui pillent, violent, sèment la terreur au sein des populations civiles sans défense. Les militaires Congolais sont humiliés à cause de Joseph Kabila, qui a donné l'uniforme des Fardc aux infiltrés rwandais pour tuer les Congolais !

Un dialogue inter-congolais pour quoi faire ? Le Grand Congo est sous occupation Rwando-Ougandaise, il mérite d'abord la libération avant toute chose. En politique, il y a des signes qui ne trompent pas : La répression tragique des adeptes du mouvement « Bundu dia Kongo » ; La répression brutale de l’insurrection Enyele dans Équateur, mal digérée par bon nombre des ressortissants de cette province, les tueries et assassinats politiques: Floribert Chebeya, Armand Tungulu, Fidèle Bazana, Franck Ngycke, Bampuwa wa Mulamba, Serge Maheshe...

La résistance congolaise, seule alternative aux propositions alambiquées de Joseph Kabila !

« Dans certains pays d’Asie que j’ai visités, les gens s’identifient par leurs ethnies, tandis qu’en RDC tout le monde se réclame Congolais et est fier de l’être, même vivant en refuge en dehors du pays » : déclaration faite à Kinshasa le 28 juillet 2010 par Antonio Guterres, Haut commissaire aux réfugiés. Mr. Antonio Guterres a avoué son admiration pour le peuple congolais qui s’accroche à son pays, à l’unité nationale et à l’intégrité de son territoire national.

Plutôt que produire un effet de "balkanisation" de la République démocratique du Congo, force est de constater que les agressions successives subies par ce pays ont émergé un profond sentiment d’ "Unité Nationale" et de "nationalisme" congolais. Les résistants-patriotes-combattants Congolais existent ! Qui sont ces résistants-patriotes-combattants congolais qui scandent à travers le monde: "Kabila dégage'' ?

1. Ce sont eux et elles, congolais résidant à l'étranger, qui portent le poids social de la République démocratique du Congo à la place du vernis d'Etat pris en otage par des jouisseurs irresponsables sous Joseph Kabila!

2. Ce sont eux et elles, congolais résidant à l'étranger, qui interviennent financièrement pour plus d'1 milliard de dollars US chaque année (D'après les statistiques de Western Union) pour donner du pouvoir d'achat à leurs familles et investir dans nombreux secteurs économiques notamment le transport, le logement...

3. Ils et Elles sont cadres, ingénieurs, techniciens, médecins, ouvriers, employés, entrepreneurs, chercheurs, infirmiers, aide-soignants, enseignants à l'université et à l'enseignement secondaire, informaticiens, éducateurs spécialisés, avocats, étudiants, prêtres, pasteurs, évangélistes, journalistes, commerçants, sportifs de haut niveau (professionnels et amateurs), artistes, artisans, avocats.... Parmi eux, de nombreux jeunes congolais nés à l'étranger qui découvrent leur pays, leur patrie et les abominations qui s'y déroulent impunément!

Ils et Elles sont parents et grands parents congolais résidant à l'étranger!...

Ces résistants-patriotes-combattants sont tout ce qui précède, sauf voyous!

Ils ont toujours été présents pour exprimer, tous, le Ras-le-bol par le mot d'ordre "Kabila dégage!"

Pays de plus de 300 ethnies, regroupées ou divisées à la suite du Traité de Berlin en 1885 qui a permis un agrégat des ethnies et des races (bantoues, pygmées,…), sans forcément avoir mis en place un mécanisme permettant leur cohabitation en osmose, la République démocratique du Congo a malgré cela su se construire UNE réelle Identité Nationale Indivisible. Ce sentiment de nationalisme de type nouveau se traduit aujourd’hui sous forme de « patriotisme national » par des résistants-patriotes-combattants congolais, résultant de diverses agressions injustes et autres injustices historiques subies par la République démocratique du Congo.

Un sentiment qui s’impose peu à peu comme une nouvelle arme de résistance s’érigeant comme un rempart devant permettre de résoudre un conflit opposant d’un côté un Etat (en tant que Nation) et de l’autre une Ethnie.

Il s’agit d’une stratégie non conflictuelle utilisant le mode de mobilisation patriotique, non sur base ethnique mais bien en référence au sentiment d’appartenance à la fois dans un Etat et une Nation Souveraine, Indépendante, Une et Indivisible qu’est La République Démocratique du Congo.

la démarche des résistants-patriotes-combattants congolais peut aujourd’hui être comprise comme étant "le substrat sur lequel s’appuient les défenseurs de la Nation République démocratique du Congo en péril pour résister bon an mal an contre toutes les velléités de démembrement de la République démocratique du Congo". Les résistants-partiotes-combattants congolais fondent leur argumentation sur le principe selon lequel Chaque peuple a des origines, un territoire de référence, des racines, une généalogie, une histoire et un destin communs. Il a un droit inaliénable à une NATION, à une appartenance …La question est de savoir si cette appartenance doit se concrétiser par des frontières et des institutions = Etat.

Or pour le cas de la République démocratique du Congo, le Traité de Berlin a de façon claire et sans équivoque répondu à cette question. Le Grand Congo est placé est cœur de l'Afrique, il a 2 345 000 km2 !

Le Grand Congo est le deuxième plus vaste pays d'Afrique après l'Algérie. Il s’étend de l’océan Atlantique au plateau de l’Est et correspond à la majeure partie du bassin du fleuve Congo. Le nord du pays est un des plus grands domaines de forêt équatoriale au monde, l’est du pays borde le Grand rift est-africain, domaine des montagnes, des collines, des Grands lacs mais aussi des volcans. Le sud et le centre, domaine des savanes arborées, forment un haut plateau riche en minerais. À l’extrême ouest, une quarantaine de kilomètres au nord de l'embouchure du fleuve Congo s’étale une côte sur l’océan Atlantique. Le pays partage ses frontières avec l’enclave de Cabinda (Angola) et la République du Congo à l’ouest, la République centrafricaine et le Soudan du Sud au nord, l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie à l’est, la Zambie et l’Angola au sud. Plusieurs centaines d’ethnies forment la population du pays ; le français est la langue officielle et quatre langues bantoues (kikongo, lingala, tshiluba, swahili) ont le statut de langue nationale. L'économie repose principalement sur le secteur primaire (agriculture et exploitation minière).

Pour les résistants-patriotes-combattants, le « patriotisme national congolais » doit être compris comme cette idéologie de se plier au principe de la théorie de l’Etat-Nation, c.à.d. que « chaque Nation doit former un Etat et chaque Etat comprendre une Nation » (=qui est plus qu’une simple juxtaposition des ethnies), à l’opposé de la théorie de l’ethnicité (tribalisme). Malgré les flux migratoires des populations et les déplacements volontaires des populations afin de créer des espaces de peuplement et des territoires spécifiques à certaines pseudo-ethnies, l’issue des différentes guerres d’agression et de déstabilisation de la République démocratique du Congo nous apprend que ces Etats-ethniques éprouvent du mal à naître.

Cela suite à une farouche résistance éprouvée grâce au sentiment d'appartenance au Congo, manifesté par les populations congolaises du nord et du sud, de l’Est et de l’Ouest, ainsi que du centre et de la diaspora. Cette dimension de transcender les ethnies par le refus de traiter les minorités comme des nationalités et qu’elles doivent exister, comme toute autre ethnie, à l’intérieur des limites territoriales de la République démocratique du Congo est une victoire pour les Congolais.

Cette façon de ne pas considérer les minorités comme des entités distinctes aspirant à une certaine autonomie (ou émancipation) mais bien comme des groupes qui, en raison de leurs caractéristiques particulières et leurs situations exceptionnelles, pourraient bénéficier, le cas échéant, d’une attention spéciale de l’Etat Congolais, conformément aux règles constitutionnelles et aux lois de la République Démocratique du Congo.

La solution à leurs problèmes ne devrait pas résulter d’une modification des frontières ou à un déplacement des populations mais doit être trouvée au regard du respect des principes directeurs d’un Etat de droit.

Les minorités ne devraient surtout pas s’engager dans une dialectique belliqueuse visant à lutter contre l’Etat par des voies de contrainte ou l’usage de la force armée ou en ayant recours à leurs congénères extra-frontalières via une sorte de solidarité négative contre la République démocratique du Congo. Toutes les tribus sont minoritaires au Congo, n'en déplaisent aux affabulateurs et lobbyistes écervelés.

Les résistants-patriotes-combattants se consacrent, de défendre jalousement l’Unité nationale de la République démocratique du Congo et son Indépendance.

En effet, l’intégrité territoriale et la souveraineté nationales de la République démocratique du Congo sont des acquis qui ne pourront jamais faire l’objet d’aucune transaction politique, encore moins diplomatique. Il appartient aux gouvernants d’en assurer la garantie et de se comporter réellement en véritables « Hommes d’Etat », défenseurs de la Nation Congolaise.

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mercredi 2 janvier 2013

Voeux 2013: François Hollande, le président pédagogue

Lundi, à 20h, François Hollande présentait ses premiers vœux aux Français . Dans son allocution de 8 minutes 30, le Président a demandé aux Français "la mobilisation de tous" pour inverser "coûte que coûte" la courbe du chômage d'ici à la fin 2013 et "réussir" le redressement de la France. Le quotidien Libération nous apprend ce matin qu'il a dû se reprendre à quatre fois pour enregistrer son allocution. "Une porte qui claque malencontreusement dans le fond de la salle des fêtes de l'Elysée l'a d'abord contraint à tout reprendre au début. Avant qu'il ne bredouille sur une deuxième prise et repatouille son texte qu'il jugeait trop long après la troisième. Au final à l'écran, huit minutes pour dire sa "confiance" dans la France" expliquent nos confrères.

François Hollande, Président de la République peaufinant son texte à l'Elysée

En martelant, lors de chacune de ses interventions, ses convictions ainsi que ses réformes passées et futures, le président de la République tente d’expliquer le plus possible son action aux Français.

François Hollande l’a compris, ce qu’il a manqué au quinquennat Sarkozy, ce sont des explications. Le soir du 31 décembre, le chef de l’Etat a usé de la même tactique que lors de sa conférence de presse de novembre dernier en revenant sur les actions accomplies ces derniers mois et en rappelant ses projets pour les échéances futures. Une manière pour lui de donner une impression de continuité. « Faisant fi des critiques, notre gouvernement progresse et atteint ses objectifs », semble dire le Président.

Pacte de compétitivité, banque publique d’investissements, hausse des prélèvements… François Hollande n’a pas hésité à répéter ce que chacun peut lire et entendre tous les jours. Même si la redondance des arguments donne l’impression d’un exécutif qui cherche à se justifier, le président de la République tient sa promesse de campagne : rendre compte régulièrement de son action aux Français.

Ne pas renouveler les erreurs de Nicolas Sarkozy

Ce presque excès de pédagogie n’est pas seulement dû à un souci de transparence. François Hollande a retenu les leçons du passé et sait que son prédécesseur a régulièrement péché par manque d’explications et de clarté. Avouer les difficultés tout en soulignant les réussites, rappeler la teneur des promesses tenues en insistant sur les objectifs : telle est la stratégie d’un pouvoir en mal de considération qui sait qu’il est sans cesse attendu au tournant.

En ne cherchant pas à cacher sous le tapis les contretemps liés à la décision du Conseil constitutionnel concernant la taxation à 75% ainsi que les débats (houleux) sur la question du mariage homosexuel et du non cumul des mandats, François Hollande a joué la carte d’une honnêteté qui aura probablement ravi ses supporters et peut-être même convaincu quelques sceptiques. Un résultat somme toute correct pour un président qui n’aura jamais pu bénéficier de la moindre minute d’état de grâce et dont la cote de confiance est mise à mal.

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2013, l'année de la Kabilapocalypse ?

Passionné des jeux électroniques Nintendo, Joseph Kabila pour fuir la réalité s'est sans doute offert un nouveau jeu pour 2013, mais la République démocratique du Congo n'est pas un jeu vidéo. Depuis onze ans qu'il trône à la tête du Congo, il n'y a toujours pas eu le recensement de la population congolaise, les Congolais n'ont pas de carté d'identité citoyenne, pas d'armée républicaine, godillots et corrompus, les députés et sénateurs ont transformé le Parlement en caisse de résonance de la dictature totalitaire de Jo Ka, l'opposition est inexistante ! Les fameux politicailleurs-opposants sont autant à la mangeoire que les Dinosaures et Mammouths Josephistes. Comment comprendre que les Roger Lumbala, Christian Badibangi, François Mwamba Tshishimbi, Mbusa Nyamwisi... soient allés à Kampala pour négocier avec le M23 ? Pourquoi le Congo qui est un grand pays francophone, pour résoudre les agressions dont il est souvent victimes, accepte-t-il que les pays anglophones, les mène en bateau? Depuis la première agression Rwando-Ougando-Burundaise: il y a eu plusieurs accords qui n'ont d'ailleurs rien résolu, accord de Lusaka (Zambie), Cotonou (Bénin), Addis-Abeba (Éthiopie), Gaberonne (Botswana), Sun-City (Afrique du Sud) qui a pondu le 1+4=0, que vaudra l'accord de Kampala ?

Joseph Kabila et Marcelin Chisambo, l'un des rescapés du crash de Bukavu. Ce dernier parle normalement et il a même l'outrecuidance d'avoir un chapeau sur la tête ! pour quelqu'un victime d'un crash, il faut le faire ? Photo Réveil FM, archives

Soldat du M23, Joseph Kabila est l'incarnation de l'insécurité que subit la République démocratique du Congo, avec ses cohortes des malheurs: frontières poreuses, viols des femmes congolaises par les miliciens du M23-CNDP-RCD-Goma, tueries et massacres des congolais, l'impunité généralisée, la corruption exponentielle...Qu'est-ce qui marche au Congo? Les applaudisseurs, djaléloïstes, thuriféraires de la dictature totalitaire peuvent nous le dire ? Les Congolais mangent-ils à leur faim ? Se soignent-ils comme il le faut ? Pourquoi l’hôpital de Cinquantenaire n'a toujours pas admis un seul malade congolais, alors que le régime a trompetté la dessus comme la réalisation de 5 chantiers ? Combien cet hôpital a-t-il coûté à la Banque Mondiale ? Personne à Kinshasa n'ose dire le chiffre exacte ! Et les 300 familles expropriées de cet éléphant blanc que l'on a présenté comme le plus grand et le plus moderne hôpital d'Afrique centrale, ont-ils été indemnisés? Faut-il attendre une année, pour la publication de l'enquête du crash de Bukavu qui a couté la vie à Augustin Katumba Mwanké "dieu le Père" ? Jusqu'aujourd'hui, on est pas ce qui s'est passé, la boîte noire a disparu, Matata Pognon, l'un des rescapés du crash a été nommé Premier ministre pour le faire taire et brouiller les pistes. L'avenir de la République démocratique du Congo, c'est dans la résistance ! Résistance contre les imposteurs, résistance contre le second hold-up électoral de Joseph Kabila et sa bande mafieuse, résistance contre la prise en otage des institutions républicaines pour servir un individu, résistance contre la dictature totalitaire, résistance contre les crimes d'Etat, les arrestations arbitraires, les emprisonnements impromptus, les viols généralisés, résistance enfin contre ces corrompus ventripotents autoproclamés millionnaires du dimanche qui narguent le peuple congolais alors qu'ils ne sont que des piètres arrivistes et parvenus !

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