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jeudi 28 février 2013

Haïti: Jean-Claude Duvalier «Bébé Doc» s'est présenté au tribunal face à ses victimes

L'ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier s'est présenté jeudi devant une cour d'appel de Port-au-Prince, face à d'anciennes victimes qui l'accusent de tortures ou détentions illégales. Jean-Claude Duvalier avait pourtant jusqu'ici refusé à trois reprises de comparaître devant la justice. Costume sombre, chemise blanche, «Baby Doc» s'est assis avec sa compagne Véronique Roy face à une salle comble, où se trouvaient d'anciennes victimes venues témoigner et des organisations de défense des droits de l'Homme comme Amnesty International et Human Rights Watch (HRW).

Jean-Claude Duvalier s'est présenté au tribunal face à ses victimes

A l'extérieur du bâtiment, plusieurs dizaines de personnes qui portaient des vêtements aux couleurs noir et rouge de l'ancien régime manifestaient en faveur de l'ancien dictateur, criant «Vive Duvalier».

Satisfaction des ONG

Le 21 février, suite à sa troisième absence, le juge avait ordonné que Jean-Claude Duvalier soit «amené» devant la justice. Il est visé par plusieurs plaintes pour arrestations arbitraires, tortures et détentions illégales.

«Les victimes de Jean-Claude Duvalier sont à quelques mètres de lui pour la première fois... et regardent s'ils peuvent espérer obtenir justice», s'est réjoui sur Twitter, Amanda M. Klashing, de HRW, présente dans la salle. «Les temps changent, les dictateurs ne peuvent plus (tous) échapper à la justice», a renchéri l'avocat de l'association, Reed Brody, sur le réseau social.

«Pour que justice soit faite»

«Il vous est reproché des arrestations illégales, des tortures et des assassinats politiques. Que répondez-vous ?» a demandé le juge Jean-Joseph Lebrun. L'ex-dictateur, dont la voix était inaudible et les propos rapportés par le greffier, a répondu qu'à chaque fois que des cas lui étaient signalés, il «intervenait pour que justice soit faite».

«Avez-vous pleinement assumé vos responsabilités de 1971 à 1986 ?», a poursuivi le juge. «Je ne peux pas dire que la vie était rose mais les gens vivaient décemment. A mon retour, j'ai trouvé un pays effrondré et rongé par la corruption. (...) C'est à mon tour de demander: qu'avez-vous fait de mon pays ?», s'est-il exclamé, sous les applaudissements de ses partisans présents dans la salle.

Chassé du pouvoir en 1986 par une révolte populaire, Jean-Claude Duvalier avait effectué un retour spectaculaire en Haïti en janvier 2011 après 25 ans d'exil en France.

Un an plus tard, un juge avait ordonné son renvoi devant un tribunal correctionnel pour détournements de fonds, mais n'avait pas retenu les poursuites pour crimes contre l'humanité, estimant les faits prescrits. Cette décision a provoqué l'indignation des ONG de défense des droits de l'homme et des victimes qui avaient fait appel.

Fonds gelés en Suisse

Mais les défenseurs de l'ancien président ont formé un pourvoi en cassation et estiment que la cour devant laquelle comparait «Baby Doc» jeudi est par conséquent «dessaisie» du dossier.

Le Collectif contre l'impunité, composé d'anciennes victimes de la dictature des Duvalier père et fils (1957-1986), a rappelé dans un communiqué qu'il avait demandé de «rouvrir une instruction digne de ce nom».

«Sans cela, il n'y aura plus de cas Duvalier, vu que l'Etat pourrait agréer à l'abandon des poursuites pour délits financiers. Duvalier pourrait alors accéder aux fonds bloqués en Suisse», a-t-il prévenu.

Les avoirs de Jean-Claude Duvalier en Suisse sont gelés depuis 1986. Sur la base de la nouvelle loi sur la restitution des biens des potentats - également appelée «Loi Duvalier» -, le Conseil fédéral a décidé en février 2011 de confisquer l'argent de «Baby Doc». Le Département fédéral des finances (DFF) a gelé 5,8 millions de francs.

Bébé Doc et ses tontons Macoutes !

Il avait fait toutes les écoles les plus sophitiquées d'un pays qui n'avait rien d'élégant mais qui avait la foi.

Après tout Bébé Doc était le fils du Président d'Haïti. Quand son dictateur de père est mort, Bébé Doc est devenu, à 19 ans, le plus jeune Président du pays. Les gens ont eu peur qu'il poursuive le régime du paternel. Refusant d'abord ce rôle qu'il souhaitait voir passer à sa soeur ainée Marie-Denise et laissant sa mère s'occuper de toutes les affaires administratives tout en léguant les tâches légales à l'ancien entourage de son père, Jean-Claude Duvalier (dit Bébé Doc) acceptera finalement une vie de cocktails et de playboy.

Bien qu'il n'y eût aucun changements substantiels dans le régime à l'origine, Bébé Doc a tout de même donné un peu d'espoir à son peuple. Il a d'abord fait libérer plusieurs prisoniers politiques puis a allégé la censure imposée par son père précédemment. Mais la pomme ne tombant jamais très loin de l'arbre, toute forme d'opposition au régime était intolérable. Faisant fortune avec l'industrie du tabac dont les profits tombaient directement dans ses poches (sans reçus ni factures, bien entendu), Duvalier s'est glissé dans le luxe, négligeant ses tâches comme président et laissant la garde rapprochée des anciens proches de son père, mener les affaires du pays.

Les escrocs se flairent entre eux. Ainsi, l'administration Nixon a réintroduit l'aide internationale à Haiti dès l'arrivée au pouvoir de Bébé Doc en 1971. Aide qui a aidé Duvalier a augmenter sa richesse personnelle car jamais ne lui est venu à l'esprit d'investir les sommes des États-Unis ailleurs que pour ses besoins personnels. Il avait été élevé ainsi.

Les tortures, les disparitions mystérieuses des dissidents au régime, la dictature tranquille faisait toujours rage. Mais dans un gant de velours. Les relations avec Amnisitie Internationale étaient bonnes et quand elles commencèrent (rapidement) a dégénérer, la censure dans la presse et l'information au pays est revenue. En 1978, face à la crise de la fièvre porcine, le gouvernement de Duvalier a pris la décision d'éradiquer tous les porcs au pays. Bien entendu causant un tort énorme aux fermiers qui en faisaient l'élevage. Se débarassant des résistants dans le processus, bien sûr.

Le Sida, la famille et la malnutrition du début des années 80 ont miné le moral du peuple sous le règne de leur roi obèse.

Duvalier marie une mulâtre, divorcée à la réputation peu fiable. Le mariage est exhubérant et coûte 3 millions de dollars. Le peuple crève de faim mais Bébé Doc vit dans le giga-luxe. La corruption prend de l'ampleur. Duvalier fait beaucoup d'argent en vendant des cadavres Haitiens à des écoles médicales étrangères (en "créant" des cadavres selon les besoins) et en controllant le marché de la drogue.

Le monde entier reconnait que la présence de Duvalier au pouvoir est une abomination et est extrèmement malsain en Haiti. Toutefois comme le pays a la protection des États-Unis, Duvalier est intouchable.

Quand le pape Jean-Paul II visite la pays en 1983 et déclare que les choses doivent changer, le peuple a le germe de la révolte.

Comme Duvalier est plus préoccupé par son style de vie personnel que par la politique, le foyers de violence poussent partout. Chacun fait sa propre loi. Pas de chef, pas de leadership, pas de présence au sein de la "plèbe" du peuple, celui-ci, le peuple, choisit donc de se débrouiller comme bon lui semble et sans ligne directrice, ça se passe bien souvent brutalement. Une dictature ne réagit jamais bien aux élans du peuple. La répréssion est intense.

La visite du pape génère un socialisme activiste, foyer de concentration qui échappe aux sbires de Duvalier père. Le peuple veut mettre fin à la tradition familiale et débute quelques révoltes dans les Gonaïves en 1985. Puis, les rues se remplissent et le peuple se mobilise dans 6 autres villes dont Cap Haitien.

Fin Janvier 1986, tout le sud d'Haiti est debout et contre le régime de Bébé Doc.

Duvalier tente de réprimer les manifestations en se prenant 10% des rations alimentaires fournies au pays par l'étranger. Les manifestations deviennent plu violentes encore. Le peuple se tient debout avec courage. Des milliers ne surviveront pas.

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Italie: Beppe Grillo les a tous grillés !

Beppe Grillo les a tous grillés !

Tour à tour acteur de théâtre, de cinéma, ou de télévision, provocateur et agitateur d’idées, il a animé une journée populaire en Italie, le « V-Day » pour Vaffanculo (« va te faire foutre ») en 2007. Né le 21 juillet 1948 à Gênes, en Ligurie, au nord-ouest de l’Italie, Beppe Grillo, de son vrai nom Giuseppe Piero Grillo, est un humoriste, acteur, blogueur et militant politique italien. L'ex-comique anti-système, qui avait promis d' "ouvrir le Parlement comme une boîte de thon", a réussi à mettre en miettes les caciques de la politique italienne. Il a fait élire des dizaines de nouveaux sénateurs et députés n'ayant jamais appartenu à un autre parti aux élections des 24 et 25 février. Son Mouvement 5 étoiles (M5S) a conquis d'un coup la 3è place avec un quart des voix. Et il refuse toute alliance dans un Parlement qui menace d'être "blocato", la gauche ayant conquis de justesse l'Assemblée et la droite disposant d'une majorité relative au Sénat...

Beppe Grillo leader Movimento 5 stelle, Mouvement 5 Etoiles

Quel programme Beppe Grillo, lui-même inéligible en raison de son implication dans un accident mortel, déroute-t-il lors des meetings géants en centre-ville lors de son "tsunami tour" ? "A casa !" ("A la maison ! ") est un cri de ses cris de ralliement contre la classe politique et médiatique, quand ce n'est pas "Vaffanculo !" qui rapelle le "Me ne frego" ("Je m'en fous") de Mussolini...

Si localement ses élus sont écolos ou soutiennent en Sisile le gouvernement de centre gauche, Grillo définit seul la ligne nationale de son mouvement, boycotte les plateaux de télé et les journaux en refusant tout contradicteur, et préfère diffuser sa pensée via ses sites Internet bourrés de pubs qui l'enrichissent. Il prône la démocratie directe, un référendum sur la sortie de l'euro, la semaine de vingt heures et la fin du financement des partis politiques corrompus...

Ce qui ne peut qu'avantager les riches comme lui et Berlusconi, désormais dépassé par ce tribun de la plèbe.

Dans "Libération" du 26 février, le philosophe Gianni Vattimo explique que le phénomène Grillo est un retour de manivelle contre le gouvernement sortant de techniciens constitué par l'ex-banquier centriste Mario Monti, avec sa cure d'austérité, qui a encore approfondi le rejet en bloc de la classe politique. De fait, Monti s'est retrouvé ratatiné à 9% dans les urnes...

Autre comique italien contrarié, Berlusconi a manqué de justesse son " retour de la momie". Il a eu beau se montrer neuf ou dix fois par jour à la télé, promettre tout et n'importe quoi-y compris le remboursement de l'impopulaire taxe foncière de Monti (qui coûterait 8 milliards en deux ans !)-, il a opérér une remontée, jamais vue, de 10 points. Et s'est fait coiffer au poteau par Pier Luigi Bersani, le leader de la coalition de gauche, qui remporte la majorité absolue des sièges à l'Assemblée, pour 124 000 voix d'avance seulement.

Mais Bersani comme Berlusconi perdent près de 10% des voix par rapport aux élections de 2008.

Au Sénat, la coalition de Berlusconi dispose du premier groupe parlementaire (116 sièges sur 315), alors qu'elle arrive derrière celle de Bersani en voix, du fait que la prime majoritaire est distribuée région par région (un peu comme aux Etats-Unis) ! D'où le blocage...

Au nom de l'intérêt général, Berlusconi se dit désormais prêt à une alliance avec le centre gauche. Si elle ne prenait pas corps, l'historien Marc Lazar prédisait lui, sur France Inter (26 février), un attelage "baroque" entre Bersani et les sénateurs du M5S, qu'il drague déjà, et qui pourraient échapper au contrôle de Grillo !

Résultat du match entre gauchos et droite italienne: un partout, la balle au centre...ou aux extrêmes ?

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CEDEAO: Idriss Déby Itno réclame son dû à Yamoussoukro !

Le Tchad n'est pas membre pas membre de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Hier à Yamoussoukro, le président tchadien, Idriss Deby Itno, a appelé, la force ouest-africaine et l’armée malienne à accélérer leur déploiement dans le nord du Mali pour combattre avec les soldats français et tchadiens les groupes djihadistes. «L’heure n’est plus aux discours (...) mais plutôt à l’action, l’ennemi n’attend pas», a-t-il dit à l’ouverture d’un sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) à Yamoussoukro. «Nous appelons l’état-major de la Cédéao à plus de célérité en accélérant l’envoi des troupes dans la zone libérée», a-t-il déclaré. A l’intention des soldats maliens, M. Déby a lancé : «Votre place est au front, nous vous attendons dans le nord à la lisière de la frontière de l’Algérie.» Le chef de l’Etat tchadien a précisé que son pays a envoyé «au-delà de 2000» hommes au Mali, le plus fort contingent africain, et déplore dans les rangs de son armée «27 morts et 50 blessés». Le Tchad est en première ligne aux côtés de l’armée française dans le massif des Ifoghas, dans l’extrême nord du Mali, où se sont retranchés les groupes djihadistes après avoir été chassés des grandes villes du Nord qu’ils occupaient depuis l’année dernière. Le déploiement de la force de la Cédéao, la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), à laquelle n’appartient pas le Tchad, est en revanche jugé lent.

Yamoussoukro, mercredi 27 février, Idriss Déby Itno, le président tchadien, n'a pas été tendre avec ses partenaires de la CEDEAO

Idriss Déby semblerait être clairement venu à Yamoussoukro pour réclamer son dû. On apprend de source diplomatiques ivoiriennes, que le Tchad se serait déplacé à la 42ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao essentiellement pour accélérer le versement d'une promesse financière évaluée selon nos informations, à près de 100 milliards de Fcfa. Idriss Déby Itno, dont le pays est hors Cedeao, que l'on a annoncé "en colère" et sans nul doute financièrement impatient , s'en serait personnellement plaint auprès d'Alassane Ouattara hier mercredi dans la soirée.

Le président en exercice de la Cédéao, le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, a confirmé que la Misma devait compter à terme «8000 hommes», affirmant que les trois quarts de ces effectifs étaient déjà présents au Mali. M. Ouattara a lancé un appel à la mobilisation des fonds promis lors d’une conférence internationale à Addis-Abeba fin janvier, mais aussi de ressources complémentaires.

«La concrétisation de ces promesses de fonds constitue une priorité», a-t-il souligné, souhaitant «l’engagement de la communauté internationale afin de mobiliser les ressources additionnelles indispensables au plein déploiement» de la Misma.

Alors que la communauté internationale s’est engagée fin janvier pour une enveloppe financière de plus de 455 millions de dollars (338 millions d’euros), destinée à la Misma, à l’armée malienne et à l’aide humanitaire, la Côte d’Ivoire a affirmé lundi que les besoins globaux se montaient à 950 millions de dollars, soit plus du double.

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mercredi 27 février 2013

Quand Ayrault réduit Guaino à son rôle de nègre de Sarkozy !

Comme chaque mercredi, c’est séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Les députés interrogent ce 27 février le gouvernement de Jean-Marc Ayrault sur les questions d'actualité. Au menu du jour, vraisemblablement, le Mali, le débat sur les retraites, les chiffres du chômage.

C'est inhabituel mais l'Assemblée ne fait pas le plein ce mercredi pour les questions au gouvernement. A droite comme à gauche, l'hémicycle est clairsemé: les vacances scolaires et le salon de l'Agriculture !

15h20 Henri Guaino, l'homme du fameux discours de Dakar, interpelle le Premier ministre et l'accuse une nouvelle fois d'être un homme de la IVe République. Dans sa question, il énumère les réformes qu'il imagine venir, PMA, GPA, salles de shoot, et qualifie Jean-Marc Ayrault de clientéliste : Ma question s'adresse à vous monsieur le Premier ministre, quand je vous vos agir, je ne peux m'empecher de penser aux hommes de la IVe République. (...) Depuis dix mois vous servez les minorités agissantes, les corporatismes, vous marchandez tout, le nucléaire, le mariage, le droit de vote des étrangers, la constitution. (...) C'est encore la vieille politique des clientèle que vous mettez à l'honneur. (...) A quand la PMA et la GPA, pour faire plaisir à certains ? A quand ... (...) Quand cesserez vous d'être un président du Conseil de la IVe République

J'attends avec impatience la motion de censure que l'UMP annonce. Mais les porte-parles de l'UMP ne sont pas toujours les mêmes, c'est normal, ils sont tous concurrents entre eux. Standing ovation pour Jean-Marc Ayrault de la part des députés de gauche.

Dans sa réponse, Jean-Marc Ayrault réduit Henri Guaino à son rôle de plume de Nicolas Sarkozy. "Un discours, je ne sais pas pour qui il a été écrit …", lance-t-il.


Henri Guaino critique "le clientélisme" du... par LCP

Réponse de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre à une question de Henri Guaino (groupe UMP) lors des questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale Mercredi 27 février 2013

Monsieur le président, Mesdames et messieurs les députés, Je viens d’entendre un discours, je ne sais pas pour qui il était écrit, de la part d’un auteur qui n’a cessé d’écrire les discours d’un président que les Français ont désavoué à cause de l’échec de sa politique ! Alors n’est pas Malraux qui veut. Il ne suffit pas de faire des effets de manches. Je le répète ici, j’attends avec impatience le rendez-vous de la motion de censure que chaque semaine l’UMP annonce mais les orateurs de l’UMP, les porte-parole ne sont pas toujours les mêmes. C’est normal, ils sont tous concurrents entre eux. Mais nous nous avons en charge les affaires de la France et l’avenir du pays. Et si j’attends ce rendez-vous de la confrontation entre la France que vous nous avez laissée et la France que nous voulons redresser, alors oui je l’attends avec impatience. Parce que le cap que nous avons fixé, c’est le cap du redressement du pays dans la justice. Vous savez dans quel état nous avons trouvé la France : les déficits, qui n’ont cessé d’augmenter ; la dette qui a explosé ; le chômage qui n’a cessé de croître, 1 million de plus en 5 ans. La France qui s’est affaiblie sur le plan de sa politique industrielle. C’est l’état de la France que nous avons trouvé ! Cela ne nous fait pas peur, parce que notre devoir c’est de faire repartir la France. C’est ce que nous avons engagé la tâche est rude, nous allons la poursuivre avec énergie, ténacité, mais nous allons le faire parce que nous, nous avons confiance dans les capacités de la France et aussi de celles des Françaises et des Français. Parce que moi, Monsieur Guaino, je n’ai pas de leçon à recevoir de votre grandiloquence. Moi j’aime la France et j’aime autant la France que vous. Et j’ai confiance dans la capacité des Françaises et des Français pour que notre pays redevienne ce grand pays puissant en Europe et dans le monde. Ça demande du travail, ça demande du courage. Nous, nous l’avons !

Dans les tribunes des questions au gouvernement ce mercredi, le président de l'Assemblée nationale du Mali et des députés du pays, venus assister au débat qui suivra cette séance, sur le conflit et l'intervention française au Mali.

15h05 Pendant ce temps, Jean-Louis Borloo, président du groupe UDI est au téléphone dans l'hémicycle.

15h40 Chaynesse Khirouni, députée socialiste, interroge le gouvernement depuis l'hémicycle. Vêtue d'un jean, elle fait donc ainsi, volontairement ou pas, un clin d'oeil à Christian Jacob. Le patron des députés UMP s'était opposé franchement au port de cette tenue pour les élus.

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Amnesty International: "En Côte d'Ivoire, celui qui juge, c'est celui qui a gagné"

Le titre rapport qu'a publié l'ONG Amnesty international, mardi 26 février, est sans ambiguïté : "Côte d'Ivoire : la loi des vainqueurs". L'organisation a recueilli de nombreux témoignages "de première main" qui prouvent des "violations généralisées des droits humains perpétrées par les forces armées à l'encontre de partisans de l'ancien président Laurent Gbagbo". L'armée ivoirienne a commis des "violations graves" des droits de l'Homme contre les partisans de Laurent Gbagbo, rapporte Amnesty International. Interview du chercheur, Salvatore Saguès.

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Soldats Ivoiriens ou soldats de Ouattara ?

Dans votre rapport, vous accusez les FRCI (Forces républicaines de Côte d'Ivoire) d'Alassane Ouattara d'être responsables notamment d'actes de tortures, d'arrestations et de détention arbitraire envers des personnes supposées être des partisans du camp Gbagbo. La réconciliation est encore loin...

- Les FRCI (regroupement des Forces nouvelles et des ralliés des Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire créé par Alassane Ouattara en 2011, ndlr) se comportent encore comme vainqueurs. Tant qu'ils se considèrent ainsi, le risque est grand d'entretenir une idéologie de guerre civile. Pour réconcilier, il faut reconstruire un appareil d'Etat impartial, des forces de sécurité impartiales, une justice impartiale. Rien de tout cela n'a été fait. Il y a une sécurité et une justice à deux vitesses. Deux ans après la crise post-électorale, les policiers et les gendarmes, issus du pouvoir de Laurent Gbagbo, ne sont toujours pas armés. En face, il y a les FRCI armés. Aux check points d'Abidjan, il y a des soldats, des gendarmes et des policiers. Mais ceux qui contrôlent, ce sont les FRCI. Cela créer une grande frustration dans la population qui nuit à toute réconciliation.

Par ailleurs, il faut savoir que la criminalité au sein des FRCI a été telle que les autorités ont été obligées de créer une police militaire, fin 2011, chargée de réprimer les soldats qui se conduisaient mal. Or, cette dernière a été utilisée à des fins totalement politiques. C'est elle qui arrête les gens dans les bars, dans la rue, au domicile sans mandat d'arrêt.

Vous accusez aussi la "milice" composée des chasseurs traditionnels "dozo" d'être derrière de nombreuses exactions...

- Nous avons, en effet, axé notre travail sur les Dozo. Au départ c'est un groupe de chasseurs traditionnels qui durant les huit années de division du pays, ont protégé les Dioula contre les autorités de Laurent Gbagbo. Ils avaient une fonction de protection d'une population sans défense. Mais maintenant, ils se sont autoproclamés responsables du maintien de l'ordre. On raconte qu'ils exigent le paiement de 300.000 francs CFA par mois, l'équivalent de 450 euros pour la protection des populations.

Ils nous ont dit clairement qu'ils bénéficiaient du soutien des autorités, qu'ils recevaient des armes de leur part, et qu'ils leur remettaient les hommes qu'ils arrêtaient. Le ministre de la Défense, Paul Koffi Koffi, nous a dit qu'il était conscient du problème et qu'un décret avait été promulgué en juillet 2012 interdisant aux Dozo de maintenir l'ordre. Or, en octobre, ça continuait et de manière totalement ouverte. Au nom de quoi des chasseurs traditionnels sans formation, sans fonction, vont assurer l'ordre ?

Quel est l'intérêt pour Alassane Ouattara d'utiliser ces hommes ?

- Les Dozo sont arrivés avec les Forces nouvelles. Est-ce une situation de fait que les autorités n'osent pas déranger ? Je ne sais pas. Ce qui est sûr c'est que sur le terrain, les Dozo ne se cachent pas. L'exemple de l'attaque du camp de déplacés de Nahibly est, de ce point de vue là, bouleversant. Ce camp était considéré comme un repère de bandits et utilisé pour stigmatiser l'ensemble des résidents du camp considéré comme des partisans de Laurent Gbagbo. L'assassinat de quatre personnes près de Duékoué a été l'occasion pour les Dozo d'attaquer le camp qui aurait, selon les autorités ivoiriennes servis de refuge aux auteurs des assassinats. Les Dozo, aidé par la population et les FRCI ont alors encerclé et détruit le camp. Les survivants racontent que les hommes jeunes et costauds ont été arrêtés par les FRCI et qu'ils ont ensuite disparu.

Pourquoi l'Onuci, qui devait protéger le camp, n'a rien fait ?

- Ce qui est évident, c'est que les soldats de l'Onuci sont peu nombreux. Une dizaine de personnes à l'intérieur et une vingtaine à l'extérieur. On dit qu'ils ont été surpris et étonnés par l'attitude des FRCI. Des vidéos montrent le préfet en train de regarder le camp brûler, ne donnant aucun ordre pour s'interposer. Cela faisait des mois qu'on disait que ce camp était dangereux et que des menaces planaient sur ses résidents. L'attaque n'est pas arrivée par hasard et l'Onuci aurait pu augmenter ses effectifs.

Votre mission a duré un mois de septembre à octobre 2012. Quelles ont été vos conditions d'enquête sur le terrain ?

- Avant de partir, Amnesty a envoyé des lettres aux autorités pour rencontrer des détenus. Mais une fois que nous sommes arrivés sur place, il a été très difficile d'obtenir les autorisations demandées. Lors de notre visite au Génie militaire (quartier général de la police militaire utilisé comme lieu de détention, ndlr), nous avons eu la preuve que des détenus nous ont été cachés. Des personnes ont été déplacées temporairement lors de notre venue, un procédé déjà utilisé lors d'une visite de l'Onuci dans un camp militaire des FRCI en août 2012. C'est inquiétant.

Avez-vous rencontré des responsables politiques ?

- Oui, nous avons rencontré Paul Koffi Koffi, le ministre de la Défense, le ministre de la Justice et le ministre de l'Intérieur, Hamed Bakayoko. Nous leur avons présenté notre rapport d'enquête. Nous avons agi en toute transparence.

Que peut faire Alassane Ouattara ?

- Donner des signes de bonne volonté. Enquêter et arrêter les personnes responsables de crimes très graves en 2011, proches des Forces nouvelles de l'époque. Nous mesurons la difficulté qu'il y a, à répondre aux attaques contre les casernes militaires, les postes de gendarmerie, les centrales électriques. Mais ce n'est pas en arrêtant des personnes de manière arbitraire qu'on va assurer la sécurité et calmer le ressentiment de la population. Le pire qui puisse arriver à la Côte d'Ivoire, ce n'est pas une nouvelle guerre, c'est la justice des vainqueurs. Et c'est exactement ce qui se passe. Celui qui juge, c'est celui qui a gagné.

Comment la Côte d'Ivoire peut sortir de l'impasse ?

- Je suis pessimiste et sidéré par l'attitude de la France et des Etats-Unis qui assurent que tout est réglé. Certes économiquement, beaucoup de choses se sont améliorées mais les bases sont fragiles. Une moitié de la population a peur. De même que j'ai pensé que la politique de Laurent Gbagbo était suicidaire, je pense ici qu'Alassane Ouattara doit arrêter avec ses promesses sans lendemain.

La Commission réconciliation et vérité était une fausse solution, selon vous ?

- Elle n'a aucun pouvoir, aucun mandat, aucune autorité. Ce n'est pas en faisant des rapports que cela va apporter la justice. Il y en a beaucoup qui pensent que Laurent Gbagbo doit répondre de ses actes devant la justice internationale, mais il ne doit pas être le seul.

La CPI a promis de continuer à enquêter dans les deux camps...

- On nous dit que les enquêtes se poursuivent concernant Laurent Gbagbo et sa femme Simone Gbagbo. Mais, à notre connaissance, il n'y a aucune enquête sur les proches d'Alassane Ouattara. Pourtant, il semble facile, par exemple de savoir qui sont les responsables du massacre de Duékoué... Personne n'a été relevé de ses fonctions. La CPI ne peut pas continuer ainsi, sa partialité va devenir éclatante. Personne ne nie qu'il y a eu des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité des deux côtés. Combien de temps vont-il tenir à enquêter que d'un seul côté ?

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Mali: John Kerry, le secrétaire d'Etat américain a rencontré François Hollande à Paris

Après un début de tournée à Londres et Berlin axé sur le conflit en Syrie, le nouveau chef de la diplomatie américaine, John Kerry, est mercredi à Paris pour des entretiens dominés par la guerre au Mali, dossier d'"intérêt commun" en dépit de crispations initiales. M. Kerry est reçu en début de matinée par le président François Hollande, avant de déjeuner avec son homologue Laurent Fabius et de s'envoler pour Rome, où se tient le lendemain une conférence des Amis du peuple syrien.

John Kerry et François Hollande sur le perron de l'Elysée. Photo Réveil FM

John Kerry, francophile et François Hollande ont parlé en français. Photo Réveil FM

Le petit déjeuner à l'Elysée entre l'équipe de John Kerry et celle de François Hollande. Photo Réveil FM

Le Mali - point sur la situation un mois et demi après le début de l'intervention française pour chasser les islamistes armés, et perspectives de déploiement d'une force de maintien de la paix de l'ONU - dominera l'agenda, selon des diplomates français et américains.

Les deux alliés devraient afficher leurs convergences de vues sur le dossier, devenu après l'Afghanistan le nouveau symbole de la lutte antiterrorisme. "C'est une bataille commune qui se joue là-bas. Nous voulons qu'ils (les Français) réussissent, c'est dans notre intérêt commun", souligne un haut responsable du département d'Etat.

M. Kerry a récemment félicité la France pour son intervention "réussie" au Mali. Pourtant, l'entente n'a pas toujours été parfaite entre Paris et Washington, longtemps réticent à toute action militaire qui, au départ, devait être uniquement ouest-africaine au Mali. Et lorsque Paris, poussé par l'urgence face à l'offensive des islamistes armés vers le sud du Mali, est finalement intervenu le 11 janvier, Washington a hésité avant d'apporter un soutien logistique, présentant d'abord une facture exorbitante pour des avions cargo C-17 avant de les fournir gracieusement dix jours plus tard.

"Rien de très surprenant mais bon, on leur a dit, eh, les gars, quand même... et au final ça s'est réglé", raconte un diplomate français.

Drones, Proche-Orient et libre-échange

Officiellement, il n'y a plus de malentendus. Les Etats-Unis soutiennent "politiquement et matériellement" l'intervention au Mali, selon les responsables américains, qui rappellent que Washington a octroyé 96 millions de dollars pour l'entraînement et l'équipement de la Misma, la force ouest-africaine appelée à prendre le relais des troupes françaises. Et les Etats-Unis ont déployé plusieurs drones "Predators" au Niger en soutien aux forces françaises, afin de réduire le délai entre le repérage au Mali de combattants islamistes et leur "neutralisation".

"L'appui en drones est très important, ça nous aide. On apprécie, on est très content", se félicite un diplomate français.

La Syrie, l'Iran, la Corée du Nord seront également évoqués à Paris. Mais aussi le processus de paix israélo-palestinien, sujet sur lequel la France presse les Etats-Unis de se ré-impliquer.

"Nous pensons qu'il y a une bonne volonté" chez M. Kerry. "Après, il fait partie d'une administration dont certains disent qu'elle a tendance à se replier sur elle-même... On y verra plus clair après le voyage de Barack Obama" fin mars en Israël et en Cisjordanie, dit-on à Paris.

"L'objectif français, c'est de réengager les USA sur ce dossier" du processus de paix israélo-palestinien, totalement bloqué depuis plus de deux ans, souligne un haut responsable du Quai d'Orsay.

Selon certaines sources occidentales, l"inertie" américaine sur le dossier israélo-palestinien a entre autres motivé le vote français fin novembre en faveur de l'élévation du statut de la Palestine en "Etat" observateur des Nations unies, une position combattue par Washington et Israël.

M. Kerry, francophile et qui a des liens familiaux en France, devait enfin parler avec ses interlocuteurs du changement climatique et d'une future zone de libre échange entre les États-Unis et l'Union européenne, souhaitée par Washington mais qui provoque des réticences côté français.

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Stéphane Hessel, l'indigné mondialisé est mort !

Stéphane Hessel, l'auteur de "Indignez-vous", ancien résistant, déporté, diplomate et infatigable défenseur des droits de l'homme, est mort dans la nuit du mardi 26 février au mercredi 27 février à l'âge de 95 ans, a-t-on appris mercredi auprès de son épouse Christiane Hessel-Chabry.

Mardi 6 mars 2012, Stéphane Hessel, l'indigné mondialisé était au Club Suisse de la presse, à Genève. Photo Réveil FM, archives

Né à Berlin en 1917, résistant, militant, et auteur en 2010 du manifeste "Indignez-vous !", Stéphane Hessel arrive en France à l'âge de 8 ans. Naturalisé français en 1937, il rejoint les Forces françaises libres en 1941 à Londres.

Il avait été déporté dans le camp de concentration nazi de Buchenwald puis à celui de Dora. Il avait ensuite fait carrière dans la diplomatie et a été associé à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Homme de gauche et européen convaincu, il était connu pour ses prises de position engagées.

Ancien combattant de la France libre, écrivain et poète, Stéphane Hessel s'était mué en un véritable globe-trotteur. Son agenda ressemblait à s'y méprendre à celui d'un chef d'Etat. "Tant que je suis encore capable de marcher, de parler, de comprendre ce qui se passe, j'estime qu'il faut être responsable. Tant que l'on peut avoir une influence, il faut en profiter", avait-il expliqué à la télévision suédoise. "Je suis très surpris par la façon dont ce petit livre de 30 pages a fait son chemin à travers la France, mais aussi l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, le Japon, la Corée du Sud, le Canada, l'Australie, le Brésil, l'Argentine... Cela veut dire que notre société mondiale est interdépendante", avait-il ajouté.

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mardi 26 février 2013

Manosque dans les Alpes-de-Haute-Provence !

A une heure d'Aix ou Marseille, Manosque, ville de 23 000 habitants, la plus grande du département des Alpes de Haute Provence, dans le périmètre du Parc Naturel Régional du Luberon, entourée de plaines et de collines, bénéficie d'une situation géographique stratégique. Culminant à 380 mètres d'altitude, son climat méditerranéen que beaucoup nous envient, baigne la ville de soleil presque toute l'année. Dans une atmosphère douce et provençale, la visite de la vieille ville, en forme de poire, permet au visiteur d'apprécier son riche patrimoine architectural, pour ne citer que les portes Saunerie, Soubeyran, Guilhempierre, les églises Saint Sauveur et Notre Dame de Romigier, le Couvent de la Présentation, la Fondation Carzou...

Manosque sur une carte de la France

Manosque est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ses habitants sont appelés les Manosquins. Manosque est la ville la plus peuplée des Alpes-de-Haute-Provence.

Blasonnement : « Écartelé d’azur et de gueules à quatre mains appaumées d’argent. » La ville a pour devise : « Omnia in manu Dei sunt » (« Tout est dans la main de Dieu »).

Située au sud-ouest du département des Alpes-de-Haute-Provence, Manosque est une ville bâtie sur un contrefort des collines du Luberon oriental, au-dessus de la plaine alluviale de la Durance, entourée au nord (mont d’Or) et à l’ouest (colline de Toutes-Aures) de collines dont certaines dépassent 700 mètres d’altitude. Plusieurs axes de communication majeurs sont à proximité : autoroute A51, route départementale 4096 (ancienne nationale 96), ligne de Lyon-Perrache à Marseille-Saint-Charles (via Grenoble) de chemin de fer.

La Porte de la Saunerie !

Au Moyen Age, quatre portes situées aux quatre points cardinaux permettaient l'accès à la ville. La porte Sud dite de la Saunerie ("porte du sel), fut construite à la fin du XIV è siècle. Sous la porte, est représenté le blason de la ville. Les quatre mains symbolisent l'unité du territoire manosquin et du rassemblement de ses habitants.

La Porte de la Sauniere. Photo Réveil FM

La Porte de la Sauniere 2. Photo Réveil FM

La porte Sud dite de la Saunerie "Porte du sel". Photo Réveil FM

La ville se situe à environ 20 km de Forcalquier et Oraison et à environ 55 km de Digne-les-Bains et Sisteron. Les villes importantes les plus proches sont Avignon (à l’ouest), Aix-en-Provence et Marseille (au sud). Le centre-ville est à environ 380 mètres d’altitude, la gare SNCF et la zone d’activités attenante à environ 330 mètres.

On peut accéder à la ville par Sainte-Tulle (au sud) et Volx (au nord-est) par la route départementale 4096, Pierrevert (au sud-ouest), par la route départementale, Montfuron (au sud-ouest) par la route départementale 907, Dauphin (au nord) par la route départementale 5 et Valensole (au sud-est) par la route départementale 9071.

La Porte du Soubeyran

Située au nord de l'enceinte médiévale. La Porte du Soubeyran (XVIIIè siècle) est la plus haute de la ville. Elle commandait l'entrée de la ville au Moyen Age. Le clocher de l'horloge, et le campanile à la forme de poire, qui la surmontent ont été rajoutés au XIXè siècle.

La Porte du Soubeyran. Photo Réveil FM

Place Marcel Pagnol. Photo Réveil FM

Des jeunes sur la place Marcel Pagnol. Photo Réveil FM

Cette place, qui porte le nom de l'écrivain célèbre né à Aubagne, constituait autrefois l'ensemble de l'hôpital Sainte Barbe avec les jardins. En 1662, Louis XIV ordonne la création des "charités" qui avaient pour but de recueillir les mendiants et les enfants abandonnés.

La Place des marchands. Photo Réveil FM

Le cou de cette statue de femme sans nom a été récollée, après avoir été récupérée dans le jardin d'un député. Photo Réveil FM

Le territoire se situe au nord-ouest de la faille de la Durance, au sein du plateau de Manosque-Forcalquier. La commune fait partie du périmètre de la réserve naturelle géologique du Luberon, en raison de la proximité de sites fossilifères exceptionnels.

Manosque est soumise à un climat méditerranéen dit d’intérieur. Les hivers sont plus froids qu’en basse Provence, avec des gelées fréquentes (moyenne mensuelle de 4,6 °C en janvier). Les étés sont très chauds avec une sécheresse habituelle en juillet et août (température moyenne de 22 °C). La température moyenne annuelle est de 12,6 °C. Les étés sont aussi chauds qu’en Basse-Provence (très souvent plus de 35-40°C ) mais l’amplitude thermique annuelle et diurne est importante (15 °C à 20 °C de différence entre été et hiver). Dans ces régions abritées, les hivers sont souvent plus secs que les intersaisons. La moyenne annuelle des précipitations est de 736 mm et la ville reçoit environ entre 2 800-3 000 heures d’ensoleillement par an.

L'hôtel de ville de Manosque. Photo Réveil FM

Cet hôtel particulier de style Renaissance dit "à la génoise" fut acquis en 1770 par la commune pour remplacer l'ancienne "maison de ville" qui se trouvait accolée à l'église St Sauveur et où siègaient les conculs depuis 1397. Il appartient à Monsieur de Pochet, avocat au Parlement d'Aix en Provence.

La place de l'hôtel de ville. Photo Réveil FM

Le Cigaloun sur la place de l'hôtel de ville. Photo Réveil FM

L'église Notre Dame de Romignier. Photo Réveil FM

L'église Notre Dame de Romignier 2. Photo Réveil FM

La Ville de Manosque a connu deux épisodes sismiques remarquables dans le passé, l’un le 13 décembre 15092 et l’autre le 14 août 17083. Ces deux événements ont provoqué des dégâts importants aux constructions avec une intensité de 8 sur l’échelle MSK à Manosque. La commune est très régulièrement soumise à des arrêtés de catastrophe naturelle, pour des inondations et coulées de boue (quatre fois depuis 1987), des mouvements de terrain dus à la sécheresse (dix fois depuis 1989), et pour des glissements de terrain en 19946. En 2010, la conduite alimentant en naphta les stocks de Géosel (voir article) a cédé, occasionnant une fuite de 200 m³.

L'église Saint Sauveur. Photo Réveil FM

En dehors des légendes, on sait peu de choses sur la ville avant l’époque romaine. Sous l’Empire romain, la ville est un marché régional. Parmi les découvertes archéologiques, le site des Passaïres (atelier de potier fabricant des amphores vinaires) permet d'établir que la zone de Manosque était, grâce à la proximité de la voie domitienne, fortement intégrée à l'empire romain et fortement pénétrée de ses modes de vie.

La Tour du Mont d'Or est une ancienne tour de guet au Sud-Est de l'ancien château de Manosque. Photo Réveil FM

Le Mont d’Or est un ancien castrum (espace habité sur les hauteurs avec des bastides, des terres agricoles, des églises, des moulins…) explicitement mentionné dans la seconde Charte des Privilèges concédés par Guillaume IV de Forcalquier (1207). La tour d’une hauteur de 17m représente les vestiges de l’ancien donjon, elle est exposée à tous les vents d’où son nom. « Mont d’Or » qui s’écrivait autrefois « Mont d’Aure » (du provençal auro qui signifie « vent »). Elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis 9 mars 1927.

Le Palais de Justice de Manosque. Photo Réveil FM

La place François Mitterrand. Photo Réveil FM

Le centre Jean Giono. Photo Réveil FM

Hôtel particulier de la fin du XVIIIè siècle. Il a appartenu à Monsieur de RAFFIN, Consul sous la Révolution Française. Il accueille aujourd'hui le Centre Jean Giono, musée consacré à l'écrivain mosquin (1895-1970).

Fondation Carzou. Photo Réveil FM

Ancien couvent de la Présentation, le bâtiment est aujourd'hui le siège de la Fondation Carzou. En 1984, la ville commande à Jean Carzou une fresque retraçant l'Apocalypse selon l'apôtre Jean.

Monument aux Martyrs de la Résistance à Manosque. Photo Réveil FM

En 1509, un tremblement de terre secoue la ville.

Lors du passage de François Ier en 1516, la fille du consul, chargée de présenter les clés de la ville au roi, lui fait un compliment. Les regards admiratifs du prince s’arrêtent sur elle, alarment sa pudeur. Pour faire disparaître la fraîcheur de son teint et les charmes que la nature lui a prodigués, elle expose son visage à des vapeurs de soufre. Le roi, fort ému, comble de faveurs et de libéralités la jeune fille et sa famille. C’est depuis lors que Manosque a pris le surnom de « la Pudique ».

En 1521, la peste qui sévit en Basse-Provence pousse le Parlement d’Aix à s’installer à Manosque, avant de se replier encore plus à l’intérieur des terres à Sisteron.

La Réforme connaît un certain succès à Manosque, et une partie des habitants se convertissent. Malgré les guerres de religion, une communauté protestante se maintient au XVIIe siècle autour de son temple, grâce à l’édit de Nantes (1598). Entretemps, les guerres de religion n’épargnent pas la ville : en 1561, Notre-Dame-de-la-Consolation et la chapelle de Toutes-Aures sont saccagées (statues brisées, tableaux déchirés, etc.). Les huguenots de Manosque sont autorisés à bâtir un temple, mais à l’écart de la ville32. En 1592, le marquis d’Oraison profite de la mort du capitaine Baratte, gouverneur de la ville, pour s’en emparer.

L’édit de Fontainebleau (1688) est fatale à la communauté protestante de la ville, qui disparaît, ses membres émigrant ou étant convertis de force. Lors d’un procès de cette époque, les Manosquins ont la réputation de faire des faux témoignages. Ils remplacent saint Sébastien, saint patron de la ville, par saint Pancrace, saint de la « bonne foi ».

Une foire s’y tenait au XVIIIe siècle et un bureau de la poste royale installé à la fin de l’Ancien Régime attestent du rayonnement du bourg. À cette époque, la vieille ville s’agrandit vers l’est pour prendre ses dimensions actuelles. La ville est fortement touchée par les différentes épidémies qui ravagent la Provence (celles de la peste de 1720 et du choléra de 1834 évoquée par Jean Giono qui place une partie de l’action de son roman Le Hussard sur le toit) en raison de sa situation (ville de passage).

Avant la Révolution française, Manosque, comme toutes les villes de cette époque, est soumise à des révoltes épisodiques mais violentes. Ainsi, en 1707, la ville s’agite à propos d’un petit berger des environs qui aurait été enrôlé de force par des sergents recruteurs. Les consuls de la ville interviennent, sans obtenir la renonciation des sergents, mais dans la confusion provoquée par la foule, le berger s’enfuit. Mais la concordance de vues entre la municipalité et le peuple est rare. Dans les années 1760, les membres de la municipalité sont même attaqués lorsqu’ils distribuent les billets de logement (destinés à procurer un logement d’office aux soldats d’un régiment de passage), le peuple jugeant que certains ont bénéficié d’exemptions indues.

Le piquet décidé par le conseil municipal pour percevoir les droits d’octroi sur les biens entrant en ville provoque une forte contestation, et en mars 1760, le peuple se réunit en assemblée extraordinaire pour délibérer contre cette taxation.

La pénurie de grains a touché toute la France en 1788, et lors de l’hiver 1789, elle se renouvelle, encore une fois aggravée par les accapareurs qui stockent le grain pour spéculer. Le 14 mars 1789, l’évêque de Sisteron est lapidé car il est soupçonné d’accaparement par la foule.

Au début de la Révolution française, Manosque est une des villes les plus touchées par la fièvre révolutionnaire. La société des Amis de la Constitution est créée fin 1791. Le 28 septembre 1792, le club doit payer une forte amende au club de Marseille, car son représentant Isoard a été attaqué à Manosque, et les clubistes marseillais menaçaient d’opérer une descente en armes sur Manosque. Épurée, elle devient ensuite les Antipolitiques. En 1792-1793, la section est contrôlée par les fédéralistes. En relations avec la section de Marseille, elle diffuse les idées des Girondins, jusqu’à leur proscription le 31 mai 1793 et l’écrasement de l’insurrection fédéraliste en juillet.

Robespierre le Jeune, en mission auprès de l’armée d’Italie, est attaqué par des réactionnaires venus de Provence le 12 août 1793. Chassé de la ville, il se réfugie à Forcalquier, et revient en force le 23 août, s’appuyant sur les républicains manosquins, pour chasser la réaction. Il en profite pour rétablir la société populaire, qui est à nouveau épurée le 5 frimaire an III par le représentant en mission Gauthier.

Le château de l’ordre de Malte, déclaré bien national, est vendu aux enchères, puis démoli, créant une vaste place en ville.

Lors du coup d’État du 2 décembre 1851, le maire Joseph Buisson prend la tête de la résistance provençale et installe un gouvernement provisoire de la République à Digne.

En 1884, la commune est touchée par une épidémie de choléra, qui cause 12 morts du 23 au 31 août.

Durant la Seconde Guerre mondiale, un atelier détaché du camp des Milles est implanté à Manosque. De l’autre côté, les couples Rose et Paul Astier et Alphonsine et David Chauvin, sauvent des Juifs de la déportation, et ont été pour cette raison distingués comme Justes parmi les Nations. Sophie Dol, sa fille Jeanne Regnier et sa cousine Alix Raybaud, sont distinguées de la même manière.

Néanmoins, 10 juifs sont arrêtés à Manosque et déportés.

Pour préparer le débarquement de Provence, deux équipes Jedburgh sont parachutées les 8 et 9 août afin d’agir sur les arrières allemands, et notamment sur les voies de communication. Disposant du soutien de 3 000 FFI, elles prennent le contrôle de la RN 96 qui permet de remonter la vallée de la Durance de Manosque à Veynes. Au cours des opérations suivant le débarquement, les forces alliées franchissent très tôt les premières défenses allemandes, et se lancent dans de rapides offensives de débordement, afin de couper les voies de retraite à la Wehrmacht. Une colonne, partie le 17 août de Vidauban, franchit la Durance le 20 août au sud de Mirabeau. Le 143e régiment d’infanterie US forme une colonne qui remonte la vallée de la Durance toute la journée du 20 août et libère les villes et village sur son passage, dont Manosque.

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Préfecture de Police de Paris: Jean-Marc Ayrault rend hommage aux policiers tués

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, leur a décerné la Légion d'honneur à titre posthume et a souligné la "reconnaissance de la Nation pour leur courage et leur engagement", devant leurs familles et leurs collègues. "Je sais l'émotion ressentie par leurs camarades, parce que je sais l'esprit de cohésion et de fraternité qui règne chez ceux qui ont la difficile mission d'assurer la sécurité de nos concitoyens", a poursuivi Jean-Marc Ayrault. Avant d'assurer :"La police nationale est aujourd'hui en deuil, nous le sommes avec elle".

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à la préfecture de police de Paris.

Le Premier ministre a évoqué un acte "irréparable" et "inexcusable". Des rassemblements silencieux de policiers ont lieu dans tout le pays.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a rendu hommage mardi 26 février aux deux policiers tués jeudi sur le périphérique parisien lors d'une cérémonie d'obsèques à Paris accompagnée, dans toute la France, de rassemblements silencieux de policiers. "La police nationale est aujourd'hui en deuil, nous le sommes avec elle", a déclaré le Premier ministre devant près d'un millier de personnes réunies dans la cour d'honneur de la préfecture de police de Paris.

En compagnie du ministre de l'Intérieur Manuel Valls, Jean-Marc Ayrault a rencontré, avant la cérémonie, les familles des deux policiers de la Bac de nuit, Boris Voelckel, 32 ans, et Cyril Genest, 40 ans, tués jeudi par un chauffard ivre et sans permis. Un troisième policier a lui aussi été très grièvement blessé lors de cet accident.

"Ceux qui s'attaquent à vous s'attaquent à l'Etat"

Evoquant un acte "irréparable" et "inexcusable", le Premier ministre, qui a dit comprendre "l'émotion" ressentie par ses "camarades", a lancé aux policiers : "Ceux qui s'attaquent à vous s'attaquent à l'Etat". Le chauffard et son passager ont tous les deux été mis en examen et écroués samedi.

Ces obsèques ont été accompagnées de nombreux rassemblements silencieux devant plusieurs commissariats et services de police dans toute la France, après l'appel lancé par les deux principaux syndicats de gardiens de la paix, Unité-SGP et Alliance.

A Lille, près de 200 policiers se sont ainsi rassemblés silencieusement peu avant midi, dont près de la moitié en tenue. Ils étaient également près de 200 à l'intérieur du commissariat central de Toulouse, et une centaine à Bobigny (Seine-Saint-Denis).

"Marche blanche" des policiers

La mort de Boris Voelckel et de Cyril Genest, tous les deux faits chevaliers de la Légion d'honneur à titre posthume, a provoqué un vif émoi au sein de la police. Des centaines de policiers d'Ile-de-France et de proches ont défilé à Paris pour rendre hommage à leurs deux collègues tués.

Les députés FN Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen étaient présents avant le départ du défilé porte Maillot mais ont été priés de quitter les lieux, a indiqué un organisateur. Le président de Debout la République (DLR), Nicolas Dupont-Aignan, a également été éconduit, a constaté l'AFP.

Tous en civil, sans banderole, les policiers ont ensuite défilé en silence, certains portant une rose blanche, d'autres un brassard police. Très émus, les larmes aux yeux, l'équipe de nuit de la BAC 75, à laquelle appartenaient les deux policiers et un troisième très grièvement blessé, ouvrait la marche, se tenant par le bras.

La voiture de police coupée end deux par la Range Rover

"Ras-le-bol général" de la profession

Le cortège s'est dirigé vers le commissariat du XVIIème arrondissement, siège de la BAC de nuit de Paris. "On répond à l'appel des familles, c'est tout", a déclaré un policier, âgé de 27 ans, même si certains autres manifestants avaient auparavant exprimé leur mécontentement, notamment contre la garde des Sceaux, Christiane Taubira.

"Pour nous, c'est un assassinat", juge une autre fonctionnaire de 30 ans exerçant dans le Val-de-Marne, venue exprimer le "ras-le-bol général" de la profession. Une source syndicale policière avait indiqué à l'AFP dans un premier temps que les familles des victimes avaient demandé à ce que cette marche blanche soit annulée. Mais la femme d'une des victimes a démenti sur sa page Facebook.

"Les autorités disent que se sont les familles qui ont annulé cet hommage, ce qui est strictement faux", écrit-elle, expliquant que cette marche a pour "principal" but de rendre "hommage" aux victimes et "de montrer le ras-le-bol de la famille POLICE". A Marseille, 150 à 200 policiers ont observé une minute de silence.

Discours de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre,

Cérémonie d'obsèques des deux policiers décédés

Préfecture de Police de Paris

Mardi 26 février 2013

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Monsieur le ministre de l’Intérieur,

Mesdames, messieurs les Parlementaires,

Monsieur le Préfet de Police,

Monsieur le Maire de Paris,

Monsieur le représentant du Président de la République,

Mesdames et messieurs les magistrats,

Mesdames et messieurs les directeurs généraux,

Mesdames, messieurs policiers et agents,

Mesdames et messieurs,

Madame Aurélie GENEST, madame Céline HEYSSE, madame Marie-Hélène KREMER,

Le capitaine de police Cyril GENEST et le lieutenant de police Boris VOELCKEL sont tombés brutalement, jeudi dernier, dans l’accomplissement de leur mission. La Police nationale est aujourd’hui en deuil, nous le sommes avec elle, et c’est avec une grande émotion, et une profonde tristesse, que je m’adresse à vous, dans cette cour du 19 août si chargée d’histoire. Le coeur serré, nous sommes réunis autour de leurs dépouilles et de leurs familles, pour nous recueillir et affirmer notre respect et notre gratitude pour ces hommes de devoir.

Nous sommes réunis pour leur rendre un hommage solennel, qui n’apaisera pas la douleur de leurs familles, de leurs proches et de leurs collègues, mais qui manifestera la reconnaissance de la Nation pour leur courage et leur engagement. En ce moment-même, une minute de silence est observée à la mémoire du capitaine Cyril GENEST et du lieutenant Boris VOELCKEL, dans tous les commissariats de police et dans toutes les gendarmeries de France.

Je sais l’émotion ressentie par leurs camarades, parce que je sais l’esprit de cohésion et de fraternité qui règnent chez ceux qui ont la difficile mission d’assurer la sécurité de nos concitoyens.

Dans cette épreuve, le gouvernement est à vos côtés, et c’est sa solidarité et son soutien que je suis venu aujourd’hui vous exprimer en présidant cette cérémonie.

Cyril GENEST et Boris VOELCKEL laisseront le souvenir d’époux et de compagnon attentifs, de pères de famille affectueux, de fils attentionnés.

Leurs états de service témoignent d’un engagement sans faille au service de la Police nationale.

Le capitaine de police Cyril GENEST venait d’avoir 40 ans. Il avait intégré la brigade anti criminalité de nuit en 2003, après avoir exercé dans le 18e arrondissement de Paris. Policier aguerri et gradé respecté, il disposait d’une grande expérience dans la lutte contre la délinquance. Apprécié de sa hiérarchie pour son discernement et ses capacités d’écoute et d’analyse, Cyril GENEST était un policier courageux et professionnel, figure de discipline et d’engagement. Je m’incline devant la douleur de sa femme Aurélie, et j’ai une pensée émue pour ses filles Louise - 4 ans - et Émilie - 2 ans - ainsi que pour ses parents.

Le lieutenant de police Boris VOELCKEL avait 32 ans. Après avoir exercé à Pantin en Seine-Saint-Denis, il avait rejoint la brigade anti criminalité de nuit en 2007. Particulièrement motivé et volontaire, il était apprécié de ses chefs et d’une grande efficacité dans la lutte contre la délinquance. Il avait acquis le grade de brigadier de police rapidement, en démontrant des dispositions certaines pour les missions d’encadrement et d’organisation. A l’aise dans les situations les plus difficiles, il se destinait lui aussi à une brillante carrière de policier. Je m’associe à la douleur de sa compagne Céline, je pense à son fils Ewan âgé d’1 an et à Chloé, âgée de 7 ans. Je pense à ses parents.

Je mesure aussi la peine des collègues de Cyril GENEST et de Boris VOELCKEL, rassemblés si nombreux ce matin, qui veulent ainsi porter témoignage de leur engagement, de leur courage, de leur abnégation, parce que ces qualités sont des vertus qu’ils ont en commun.

Ils étaient connus pour être de bons camarades, fidèles et solidaires, de « bons flics », policiers exemplaires, pugnaces et volontaires. Ils étaient animés de cette passion du métier, moteur de leur engagement dans les brigades anti criminalité, auxquelles je veux rendre un hommage appuyé ce matin.

J’ai également une pensée pour le brigadier-chef Frédéric KREMER, qui a été très grièvement blessé, très grièvement blessé au cours de la même intervention, et qui se bat en ce moment pour rester en vie. Son nom doit être cité, et son engagement salué. Cela fait plus de dix ans qu’il travaille à la brigade anti criminalité de nuit. Tous ceux qu’il a formés ont aujourd’hui une pensée pour lui. Son épouse, Marie-Hélène, ses enfants, Julie et Mathieu, et ses proches doivent savoir que nous sommes attentifs à l’évolution de sa santé, et que nous sommes à leurs côtés dans ces moments d’inquiétude et d’espoir.

Le capitaine GENEST, le lieutenant VOELCKEL et le brigadier-chef KREMER étaient en mission de lutte contre la délinquance lorsque leur destin a dramatiquement basculé.

Depuis plusieurs mois, en étroite collaboration avec la police judiciaire et le GIR, des dispositifs de surveillance étaient activés dans Paris pour détecter et contrôler les conducteurs de véhicules de luxe, dont le train de vie est manifestement incompatible avec les revenus qui leur sont connus. Une lutte a été en effet engagée avec détermination contre les filières, contre le blanchiment d’argent, contre l’économie souterraine, avec pour objectif de démanteler les trafics qui gangrènent notre société et déséquilibrent le pacte social.

Les fonctionnaires de la BAC de nuit de Paris participaient à ces dispositifs de surveillance.

C’est dans ces circonstances qu’ils sont intervenus pour tenter de procéder au contrôle d’individus qui, sous l’emprise de l’alcool et de stupéfiants, avaient commis des infractions au code de la route, mis en danger les autres automobilistes et refusé d’obtempérer aux injonctions des premières équipes de policiers.

Les policiers auxquels nous rendons hommage étaient en patrouille sur le boulevard périphérique lorsque leur véhicule a été percuté très violemment par celui des fuyards.

La violence du choc a entraîné la mort du capitaine GENEST et du lieutenant VOELCKEL et les blessures graves dont souffre le brigadier-chef KREMER.

L’émotion est grande, oui je le sais, elle est grande aussi au sein de la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne, elle est grande au sein de la Préfecture de police, elle est grande au sein de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale tout entière.

L’émotion est grande aussi dans tout le pays qui a été bouleversé par ce drame, et qui l’est à chaque fois qu’un policier ou un gendarme meurt dans l’accomplissement de son devoir.

L’engagement pour protéger la population et assurer l’ordre public au péril de sa vie n’est pas un engagement comme les autres. Depuis 20 ans, 12 policiers ont été tués en service commandé à Paris. Nos concitoyens mesurent la force de cet engagement, ils savent ce qu’il impose de sacrifices, ils savent ce qu’ils doivent aux hommes et aux femmes qui en ont fait leur métier.

Mesdames, messieurs, le drame que nous venons de vivre renforce la volonté ferme du gouvernement de lutter sans relâche contre la délinquance et la criminalité. Nos concitoyens demandent légitimement que l’Etat garantisse leur sécurité. Nous leur devons cette sécurité, parce qu’elle constitue le ciment du pacte républicain dont nous sommes les garants et parce qu’une minorité de personnes délinquantes ne peut imposer sa loi dans un Etat de droit.

Mesdames et Messieurs les policiers et les gendarmes, c’est grâce à vous que la sécurité est assurée en France. Je sais que votre mission est difficile. Je connais votre engagement, je connais votre loyauté, je connais votre abnégation. C’est la fierté de notre pays de pouvoir compter sur des forces de sécurité républicaines, au service des Françaises et des Français et de l’intérêt général.

Vous pouvez être assurés de mon soutien et celui de mon gouvernement. Je n’accepterai jamais que l’on puisse s’en prendre impunément aux membres des forces de l’ordre. Ceux qui s’attaquent à vous s’attaquent à l’Etat. Ils doivent être systématiquement recherchés, interpellés et présentés à la Justice, pour être sévèrement punis.

L’acte commis jeudi dernier a été qualifié par le Procureur de la République de Paris de meurtre aggravé sur fonctionnaire de la Police nationale. Cet acte est irréparable, cet acte est inexcusable.

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CPI : La défense de Gbagbo assomme la Procureure Fatou Bensouda

Les avocats de Laurent Gbagbo sont décidés de faire éclater la vérité à la face du monde entier. Au cinquième jour de l’audience à la Cour pénale internationale (Cpi), la défense a encore sorti l’artillerie lourde pour démonter le document contenant les charges (Dcc) contre Laurent Gbagbo. Après sa jeune consœur, Me Fauveau Ivanovic a pris le relais pour démontrer aux juges que le Dcc du procureur est totalement infondé et truqué de mensonges à couper le souffle. A la lecture de ce document, la défense s’est posé certaines questions. «On se demande si c’est un brouillon ou un mémorandum interne au bureau du Procureur pour savoir quel mode de responsabilité choisir à l’encontre du Président Gbagbo. Pourtant, le Président Gbagbo a le droit de savoir de quoi, pourquoi et en vertu de quoi on l’accuse, mais on ne sait rien avec le Dcc», se désole Me Ivanovic.

Laurent Gbagbo à la CPI.

Elle en veut pour preuve, la présentation de quatre chefs d’accusation sur la persécution. Le procureur argue que les partisans de Ouattara ont été ciblés à partir de références religieuses, politiques, ethniques et nationales. Mais, le paragraphe 21 du Dcc montre une véritable contradiction de cette allégation. Ce paragraphe souligne que les membres des groupes étaient ciblés parce que partisans de Ouattara.

«Ce n’est donc pas pour leur appartenance religieuse, ethnique ou nationale qu’ils ont été ciblés selon le Procureur, mais pour leur appartenance politique», s’étonne la défense qui évoque là, une contradiction flagrante de considération dans les références de la part du procureur.

C’est pour cela que la défense demande que : «on ne doit considérer que les références politiques. D’ailleurs, nous contestons l’existence même de persécution dans sa totalité y compris au niveau politique. Le Procureur a ajouté les références ethniques, religieuses et nationales pour masquer la persécution politique, c’est un manque de rigueur», attaque Me Fauveau Ivanovic.

Poursuivant, elle ajoute que le Procureur n’apporte aucun élément probant au terme de ses allégations. Alors que le statut de Rome imposait que le procureur enquête tant à charge qu'à décharge. «Ces allégations citées dans le Dcc sont des accusations vagues, imprécises, brumeuses et politiques (...) ne s'appuyant sur aucune réalité», dénonce l’avocate Ivanovic. Revenant sur l’incongruité du Dcc, la défense indique le flou qu’il contient. Notamment au niveau temporel.

Car le Procureur argue encore que le Président Gbagbo a choisi de se maintenir au pouvoir avant novembre 2010 et après son arrestation. «Nous ne savons pas exactement à quelle période le Procureur se réfère. Antérieure à novembre 2010 ne veut rien dire. 2002 ? 2005 ?

2009 ? 2010, on ne sait pas», se demande la défense. Pour comprendre la crise postélectorale de 2010, il faut remonter aux évènements de 1999, des gens date à laquelle, le Président Gbagbo n’était pas au pouvoir. Me Ivanovic fait bien de rappeler cet épisode aux juges. Car ce sont les mêmes acteurs militaires du coup d’Etat de 1999, à la solde de Ouattara qui vont tuer, massacrer, égorger, assassiner les partisans du Président Gbagbo de 2002 à 2010.

«Le Procureur date le début des faits en 2002. Les troubles sont antérieurs à l'arrivée de Gbagbo au pouvoir en Côte d’Ivoire. Le procureur oublie pratiquement dix ans d'histoire. Ça n'aide pas à fonder des allégations solides», regrette l’avocate de la défense. Son désespoir est grand surtout que le procureur n’apporte pas d’éléments probants montant des attaques planifiées, systématiques et généralisées contre les partisans de Ouattara.

«Aucune preuve concrète de ces allégations vagues, imprécises, politiques et brumeuses, n’est visible dans le Dcc. Car ne s’appuyant pas sur la réalité». Me Ivanovic veut savoir qui sont les co-auteurs et auteurs directs des crimes commis pendant la période postélectorale, si le Président Gbagbo est le co-auteur indirect.

Le Dcc ne fait pas mention du mode de responsabilité, se contentant de citer la coaction indirecte. En outre, la défense souligne aux juges que c’est à dessein que le procureur ignore le conflit armé intervenu en Côte d’Ivoire, de novembre 2010 à mai 2011.

La défense est déçue de la démarche de l’accusation. Car son attitude dans cette affaire salit toute la famille judiciaire internationale. Parce que soutient Me Ivanovic : «Le procureur n'a pas mis en doute seulement son indépendance, mais aussi son impartialité. Il a jeté une ombre sur la justice internationale. Il a mis la justice au service de la politique».

Dans sa démonstration, Me Ivanovic explique comment la marche dite pacifique lancée sur la Rti par les partisans de Ouattara, est plutôt une attaque armée contre les positions des forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire. Au cours de cette marche du 16 décembre 2010, on a vu des marcheurs armés de kalache, de Rpg et autres armes lourdes.

D’autres étaient en possession d’armes blanches. Des tirs sont partis de cette foule armée contre les postes des Fds. La défense démonte l’allégation du procureur qui tente de faire croire par le truchement d’un témoin P117 que cette marche était pacifique. «Mais pourquoi faire confiance à un témoin alors qu'une vidéo montre les instructions précises données aux militaires de Ouattara ?», s’étonne la défense devant des juges eux-mêmes ébahis.

Une vidéo prend à défaut le procureur. On voit dans cette vidéo, Soro Guillaume et le commandant Wattao donner des ordres à leurs hommes pour prendre la Rti. «Soldats, militaires, (...) il faut que vous vous mobilisiez. Jeudi, nous allons à la télévision», a soutenu Soro avant cette marche sur la Rti.

Pareil pour Wattao qui indique ceci : «Huit heures, rassemblement à la piscine, avec toutes les armes de combat». Comment avec de tels ordres militaires, peut-on parler de marche pacifique réprimée dans le sang par les soldats de l’armée ivoirienne ? Cela s’appelle de la manipulation médiatique.

A ce sujet, le ministre de l’Intérieur, feu Désiré Tagro, a annoncé que les ex-rebelles attaquaient à l’arme lourde la commune de Cocody, où est situé le siège de la Rti, soutient la défense. «Lorsque les forces de l'ordre sont attaquées par des personnes lourdement armées, ce n'est plus une opération de maintien de l'ordre...

C'est ce qui s'est passé le 16 décembre 2010. Les rebelles armés étaient dans la foule donc difficilement identifiables», apprend la défense aux juges toujours abasourdis par ces réalités que voulait cacher le procureur. La partialité et le manque d’éthique du procureur sont étalées devant les juges par Me Ivanovic, lorsqu’elle cite l’accusation disant que les morts Fds du 16 décembre 2010 ne sont pas liées à la marche alors qu'il impute les événements produits même les jours d'après à la marche.

La défense n’arrive pas à comprendre comment le procureur qui énumère des meurtres sans préciser l'identité des victimes, l'identité des agresseurs, les circonstances, les lieux, ne puisse pas les documenter avec rigueur. «Au lieu de chercher des preuves tangibles et concrètes, le procureur s'est appuyé sur un ouï dire. Le procureur affirme qu'il y a eu des morts le 16 décembre 2010 au matin lorsque les corps habillés ont attaqué le siège du Pdci. S'appuie sur la déclaration d'un témoin... qui n'était pas au siège du Pdci», a regretté la défense. «Aucune preuve concrète et solide ne montre que les Fds n'ont attaqué les manifestants sans avoir été attaquées à l'arme de guerre. Les manifestants se dirigeaient vers l'endroit où il y avait les combats entre Fds et rebelles. C'est pourquoi les Fds les en empêchaient.

Mais certains y sont arrivés. Evidemment que le chef d'Etat major a organisé des réunions ! Un bain de sang était annoncé ! Le courriel dont le procureur parle (adressé à la secrétaire de Simone Gbagbo) avertissait d'un schéma où les rebelles devaient provoquer les populations. Des colonnes de rebelles dormantes devaient attaquer déguisées en gendarmes. Les Fds ont pris des dispositions pour prévenir un bain de sang annoncé. Le procureur dit que les attaques contre les civils étaient planifiées et organisées. Les rebelles planifiaient des troubles, comme le prouvent leurs déclarations.

Les preuves du procureur démontent elles-mêmes les accusations du procureur. Les Fds essayaient de se défendre en utilisant les moyens conventionnels», éclaire la défense. Sans souligner que le témoin P9 affirme que les Fds ont reçu l’ordre de ne pas tirer sur les manifestants. Il est même prouvé que les Fds ont été attaquées et désarmées par les manifestants venant du golf hôtel.

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Scandale à la CPI : La Procureure Bensouda accuse Gbagbo de violences commises au Kenya, la presse kenyane fait de choux gras avec ce bide !

C’était le coup de théâtre hier au deuxième jour du procès de Laurent Gbagbo à la CPI, pendant l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges. La procureure de la Cour pénale internationale a ajouté à l’acte d’accusation contre le Président Laurent Gbagbo, des dossiers et images de violences qui se sont déroulées au Kenya.

La Cour Pénale Internationale.

Révélation faite publiquement par Me Emmanuel Altit, avocat de Laurent Gbagbo, pour qui c’est la preuve que Fatou Bensouda ne connait pas le dossier d’accusation, et qu’elle n’a pas pris la peine de le lire ou de l’étudier. Dans la salle, un silence assourdissant s’est du coup fait sentir. La gêne était palpable du côté de l’accusation, dont la manipulation et la légèreté venaient d’éclater au grand jour.

La procureure Fatou Bensouda, du haut de sa chaire, était au paroxysme de la gêne. Prise la main dans le sac, elle évitait le regard de tous en jouant des mains et en faisant une moue. Elle aurait voulu si elle avait pu se cacher sous la table, tellement la gêne était perceptible sur son visage.

C’est un Me Altit des grands jours qui a pulvérisé méthodiquement le dossier d’accusation, balayant certaines énormités du revers de la main.

Par exemple, Me Altit s’est offusqué que Fatou Bensouda dise dans l’accusation que la Côte d’Ivoire était en paix jusqu’en 2010, et que le Président Gbagbo avait refusé le verdict des urnes à la présidentielle de 2010. C’est plus tôt Alassane Ouattara qui a toujours refusé le verdict des urnes. Laurent Gbagbo a même exigé le recomptage des voix pour que la vérité éclate, chose que Ouattara a toujours refusé.

Pour lui, la procureure Bensouda, en passant sous silence la rébellion de Guillaume Soro de 2002 et le fait que le pays était coupé en deux même pendant la présidentielle, est la preuve qu’elle ne connait pas son dossier, et que le dossier d’accusation est d’une vacuité flagrante.

A sa suite, Me Agathe Baroan, sa collègue de la Défense, a démontré que les termes « ON GAGNE OU ON GAGNE » ET « C’EST MAÏS », étaient des termes communs employés par tous les ivoiriens. Elle s’est employée à démontrer la sociologie de la Côte d’Ivoire pour faire ressortir la vacuité de l’acte d’accusation.

Par exemple, elle a expliqué que le terme « ON GAGNE OU ON GAGNE » a été créé par la chanteuse Antoinette Hallany, fervente supportrice d’Alassane Ouattara. Laquelle s’employait durant la campagne, de le chanter dans ses chansons avant tous les meetings du RDR, le parti de Ouattara.

Comme on le voit, la défense de Gbagbo s’est employée avec brio hier, à démonter les éléments de l’accusation. « Tout se passe comme si le procureur avait été convaincu dès le début qu’il n’y avait qu’un seul responsable au drame ivoirien », a attaqué d’entrée Me Emmanuel Altit dans déclaration liminaire. Et de poursuivre : « il n’existe aucune base factuelle aux accusations […] Le récit du procureur est biaisé car il dépend des éléments transmis par les autorités ivoiriennes. » et qu’ »il s’agit d’un procès politique ».

Mercredi, la défense a réussi à détruire le dossier du procureur, selon plusieurs analystes dont Stéphanie Maupas, correspondante de FRANCE 24 à La Haye.

Pour la procureure Fatou Bensouda, Laurent Gbagbo a fomenté « un plan pour rester au pouvoir à tout prix à travers des attaques mortelles, planifiées avec soin » contre des supporters de son rival. « Le procureur, qui devra prouver que son dossier est solide, dispose de 614 pièces, qui sont des témoignages mais aussi des documents saisis dans la résidence présidentielle de Laurent Gbagbo après son arrestation le 14 avril 2011″, précise Stéphanie Maurepas.

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lundi 25 février 2013

10 Questions à Rolain MENA !

Plusieurs personnes nous interpellent: Pourquoi Réveil FM International ne fait plus sa rubrique de 10 Questions ? Certes, il y a un problème de manque de temps, parfois manque d'interlocuteurs valables mais aussi la volonté de ne pas nous enfermer dans un seul rubrique. Rolain MENA est un acteur politique connu et reconnu à Paris. Un Monsieur intelligent, blaggeur et taquin avec ses amis mais surtout d'une simplicité à vous couper de souffle. Cela fait des années que nous connaissons Rolain MENA, l'une des qualités qu'il a qui frise notre admiration: Il n'est pas versatile, ni tourneur de veste encore moins un politicard traverseur de rue. L'homme de 12 septembre 2011 qui a affronté six ministres de Paul Kagamé au Centre d'Accueil de la Presse Etrangère (CAPE)a ses convictions et il les défend ! C'est à coeur ouvert que Rolain MENA s'est livré à l'exercice de 10 Questions de Réveil FM International, sans langue de bois !

Rolain Mena au restaurant le Parisien à Paris. Photo Réveil FM

1. Réveil FM International: Il y a eu remaniement au sein de l'APARECO et dans le nouveau organigramme, vous qui de longues date êtes connu comme un homme de terrain, vous vous retrouvez dans un gouvernement et dans un bureau, n'est-ce pas une voie de garage et de l’ingratitude à votre égard ?

Rolain MENA : En ce qui me concerne, peu importe la fonction. Je mets mes capacités au service du combat, avec abnégation, par un travail que je veux efficace pour le Congo et ses populations, sans rien attendre en retour excepté la libération de mon pays et de mon Peuple de la mainmise étrangère. Si rétribution il doit y avoir, elle viendra de DIEU d’abord et ensuite de la mère Patrie. Pas des hommes !

Encore plus sérieusement, même si je ne suis pas irremplaçable dans l'APARECO, je ne suis pas pour autant un sujet que l’on met dans une voie de garage sans en subir les conséquences qui peuvent parfaitement se traduire par mon départ légitime vers d'autres horizons car je suis un boulimique de travail, surtout quand il s'agit du Congo.

Comme vous le relevez, je fais partie des anciens et des rares personnes qui au sein de l’APARECO ont évolué hiérarchiquement sur le terrain de l’action, en assumant des responsabilités importantes et en commençant dès la sortie officielle de l’APARECO en France, un certain 4 juin 2005, à la Plaine Saint Denis très exactement. J’ai depuis, accompli un travail qui - d’après les témoignages des uns et des autres, a été apprécié à sa juste valeur aussi bien par les membres de l’APARECO que par les Congolais qui ne sont pas dans l’APARECO.

Ceci dit, le Président National, en tant que leader et conformément aux prérogatives qui sont les siennes, a estimé qu’il était temps de restructurer le mouvement dont il est le fondateur. D’où le remaniement que vous avez constaté. Il ne recherche pas des candidats à des postes mais des personnes compétentes. Je profite d’ailleurs de l’occasion qui m’est ici donnée pour renouveler mes félicitations à tous les compatriotes qui ont été maintenus à leur poste de même qu’à ceux qui ont été promus. Tout particulièrement à mes successeurs pour l’Europe auxquels je souhaite patriotiquement un excellent vent dans leur mission.

2. Réveil FM International: On le lit sur Internet et beaucoup de Congolais misent sur votre personne et vous encouragent dans ce sens : Etes-vous Ad vitam æternam vitam à l'APARECO ? Vous arrive-t-il d'être tenté de quitter ce mouvement, d'abandonner vos fonctions et de créer votre propre parti politique ?

Rolain MENA : Je retiens les propos du Président Honoré NGBANDA qui m’enseignait exactement ceci :

« Rolain, saches que ce n’est pas la fonction qui fait l’homme mais c’est plutôt l’homme qui, par la qualité du travail qu’il abat, attire l'attention et donne de la valeur à la fonction qu’il occupe. A tel point que ses éventuels successeurs craignent de prendre le poste qu'il laisse, de peur de ne pas être à sa hauteur. Ensuite, en politique tu ne dois te mesurer à personne et n'avoir d'autre concurrent que toi même. Fais toujours mieux qu'hier et moins bien que demain ! »

Je suis dans cet état d’esprit et bien que je sois membre de l’APARECO, je suis surtout un Patriote Congolais suffisamment mûr, qui se bat non pas pour un homme et/ou un parti, aussi outillés soient-ils, mais d’abord et avant tout pour le Congo et pour le Peuple Congolais dans son ensemble. De ce fait, je me réserve effectivement toute liberté de créer un parti politique au moment où je le jugerai opportun, ainsi que le droit de faire alliance à tout moment avec toute personnalité et tout mouvement qui partage la même vue et qui regarde dans la même direction que moi. J'attire d’ailleurs votre attention sur le fait que je suis le Président de "Citoyenneté Congolaise Droits et Devoirs", C2D en sigle, qui comme son nom ne l'indique pas, est une association à la fois humanitaire et politique qui œuvre pour les Congolais et qui attire de plus en plus de membres. Que cela soit clair pour mes détracteurs qui pérorent dans les réunions de caniveaux !

Pour autant, à ce jour, je ne trouve personne qui du point de vue discours, stratégie, idéal et vision politique ne me convainc mieux que le Président Honoré NGBANDA. C’est sur ce socle et son expertise que je m’appuis et un jour viendra où imprégné de ses conseils et de toutes les valeurs patriotiques qu’il m’a inculquées durant ma période militante, je reconsidérerai ma position dans le combat que je mène afin de voler de mes propres ailes en responsable politique pré-paré. Ceci est tout en son honneur et même si j’observe calmement tout ce qui se passe en ce moment au sein de ma famille politique, il m’est aisé d’être intellectuellement honnête en attestant sans ambages que je n’aurais certainement pas atteint aussi rapidement la notoriété et la maturité politique qui est la mienne aujourd’hui, sans l’APARECO et les recommandations du Président Honoré NGBANDA qui à mon humble avis, est assurément l'homme qu'il nous faut à la tête de la RDC !

"Traité de Nice", Rolain Mena fait le Ponce Pilate ! Photo Réveil FM

3. Réveil FM International : Qu'est-ce qui se passe à l'APARECO, vous êtes signataire du Traité de Nice, n'est-ce pas une haute trahison à l'égard du peuple congolais ?

Rolain MENA: Primo, l’APARECO bien qu’ayant observé au début, l’évolution des pourparlers ayant amenés aux accords du traité de Nice, n’a pas été signataire du dit traité et s’est même retiré sous les ordres de son leader. Pour illustrer mon propos, je vous invite à prendre connaissance des déclarations officielles des hauts cadres de l’APARECO à ce sujet en vous rendant dans son site internet !

Secundo, je ne prends aucunement leur défense – ils sont assez grands pour le faire - mais je réfute le terme de trahison et je parlerai plutôt d’empressement, d’imprudence, de naïveté et d’inconscience ayant amené à une faute extrêmement grave qui a ponctué des accords qui vont à l’encontre de la philosophie du combat des patriotes résistants que nous sommes. Ce qualificatif de « traître » m’indispose car je connais personnellement certains des signataires du traité de Nice qui sont des hommes de science et des compatriotes qui ont fait leurs preuves dans le combat. Je pense qu’ils devraient faire preuve d’humilité ainsi que leur mea culpa.

Ceci aurait pour effet de calmer tout le monde car cette affaire a déchaîner les passions - c’est le moins que l’on puisse dire - et semer le trouble et la zizanie au sein de la diaspora qui est actuellement éclatée en deux camps alors que nous devrions être unis : Les pro traité de Nice d’un côté et les anti traité de Nice de l’autre, qui s’invectivent hargneusement sur la toile et ailleurs. C’est regrettable !

4. Réveil FM International : Les défenseurs du traité de Nice, en tête desquels se trouve le docteur Mpuila de l’UDPS, prétendent que nous ne devons pas être naïfs et que nous n’avons pas d’autres alternatives si nous voulons bouter Hyppolite Kanambé dehors. Vous semblez ne pas être d’accord avec le docteur Mpuila mais dès lors, quelle solution ou quelle démarche préconisez-vous aux Congolais, vous en tant que Rolain MENA ?

Rolain MENA : Je regrette mais ce n’est pas parceque nous voulons légitimement libérer le Congo de nos envahisseurs méchants et de nos antivaleurs suicidaires et mettre fin aux crimes barbares perpétrés contre les Congolais que nous - qui faisons partie de la nouvelle élite - devons coûte que coûte devenir des prostitués politiques et adopter ainsi les mêmes méthodes stupides que le conglomérat d’aventuriers qui a actuellement l’effectivité du pouvoir et qui cède, grâce à des contrats léonins scandaleux et infâmes, des pans entier de nos terres aux plus offrants.

Bien au contraire, nous devons persévérer dans la mobilisation, la conscientisation, la sensibilisation et l’information de nos populations tout en convaincant, à l’extérieur, les grands décideurs de ce monde sur le fait qu’il n’est nullement besoin de massacrer notre Peuple et de promouvoir des corrompus dans la région des grands lacs pour bénéficier des richesses du sol et du sous-sol Congolais sur le court, le moyen, le long et le très long terme.

C’est avec nos arguments qu’ils nous respecteront et nous considéreront comme des interlocuteurs valables et non des irresponsables corrompus prêts à vendre leur pays à vils prix ! A l’instar de ce qui est préconisé dans le traité de Nice et des actes posés par les dirigeants actuels, qui composent avec une opposition de façade qui crie au loup le jour et va encaisser ses émoluments la nuit auprès de notre imposteur national, légitimant ainsi ce dernier et réconfortant par la même, l’action néfastes des fossoyeurs du Congo qui se retrouve à leur aise dans le pillage de nos matières premières. Médiocrité quand tu nous tiens !

Les Congolais sont – et ils l’ont constamment démontré tout au long de leur histoire, un peuple hospitalier et pacifique. De ce fait, il suffit de coopérer avec son élite patriotique, responsable et compétente et ainsi mettre en place un partenariat « win-win », basé sur un troc profitable à tous. Nous avons fortement besoin de la science et de la technologie des occidentaux pour exploiter valablement nos richesses naturelles et mettre en place des infrastructures solides qui permettront aux Congolais de s’auto-administrer rentablement au bénéfice du Congo en particulier et des intérêts de ses partenaires historiques en général !

Voilà la démarche que je préconise et dans laquelle j’évolue dorénavant : « Désormais convaincre, encore et toujours, jusqu’à la victoire finale qui pointe le bout de son nez à l’horizon ! »

5. Réveil FM International : Le pasteur Faustin Shungu a été démit de son poste de Secrétaire Général à cause de sa participation au Traité de Nice, a-t-il au moins été entendu ? Démettre quelqu'un par un communiqué tonitruant n'est-ce pas un retour aux méthodes mobutistes tant décriées ?

Rolain MENA : Comme la très grande majorité des Congolais, j’ai découvert cette affaire en allant dans le Site Internet de l’APARECO.

Je ne suis donc pas comptable de la manière dont ce dossier a été géré car je n’ai aucunement été consulté, ni en amont ni en aval avant sa publication et les décisions qui ont été prises malgré mon ancienneté dans l’APARECO, mon expertise sur le terrain et ma proximité avec le Secrétaire général de l’APARECO. J’en ai été froissé mais bref, passons car ma petite personne ne compte pas beaucoup !

Personnellement, je ne suis pas totalement contre tout ce qui est dans le traité de Nice mais malheureusement dans ce monde de brutes qui complotent contre notre Nation et notre Peuple, il n’y aura rien sans rien pour les Congolais si nous continuons à appliquer la politique de la main tendue. C’est la loi de la jungle, c’est-à-dire celle du plus fort sur le plus faible, et c’est dans ce cadre qu’il faut mettre l’esprit qui entoure les modalités du traité de Nice.

C’est également ce très gros pépin qui m’empêche de croquer dans la pomme car nous sommes dans un combat qui consiste à rendre sa souveraineté perdue au Peuple Congolais et de ce fait, personne ne peux prétendre assurer ses intérêts à l’intérieur et à l’extérieur du Congo et engager ce même Peuple sans avoir reçu au préalable et en bonne et due forme, l’aval de ce dernier. Surtout lorsqu’il s'agit des terres ancestrales composant la mère patrie !

Je suis un chrétien pratiquant et en amitié je suis plutôt du genre fidèle. Le pasteur Shungu est un ami et un compatriote avec lequel j’étais en totale adéquation au sein de l’APARECO. En tant que Pasteur, il m’a également été à plusieurs occasions, d’un précieux conseil. Le fait qu’il ait été démis de ces hautes fonctions m’a surpris et chagriné. Pour moi, votre humble serviteur, l’APARECO se prive ainsi d’un homme hautement valable et qualifié.

Je l’ai dit, je considère qu’il n’est pas un traître même s’il a fait une faute aux conséquences inquiétantes et j’attire l’attention de tous, sur le fait que personne au sein de l’alliance n’est plus chagriné par toute cette histoire que le Président National Ngbanda et le Secrétaire général Shungu lui-même. Lesquels, en plus des liens politiques, ont des liens familiaux qui les unis. Prière donc aux uns et aux autres de mettre fin aux attaques personnelles à son encontre et de lui manquer ainsi de respect comme je le lis sur la toile et l’entend dans les radios internet alors qu'il (le Pasteur Shungu) se s'est pas encore exprimé. C’est franchement inacceptable !

Le dialogue Intercongolais ! Oui, mais pas sans la justice juste de nos huit millions de morts, dixit Rolain MENA

6. Réveil FM International : Conflits entre combattants à Paris, Rolain Mena ne pourrait-t-il pas jouer au pacificateur voire réconciliateur ?

Rolain MENA : Je suis à la disposition des combattants s’ils me sollicitent dans ce sens mais je compte d’abord sur eux pour faire preuve de maturité, de responsabilité et de sens des réalités. Il ne faudrait pas que les Patriotes Combattants de France pour lesquels j’ai beaucoup de considération, sabotent eux même l’énorme travail patriotique qu’ils ont accomplis depuis toutes ces années !

J’ai confiance en eux et j’invite les nervis de notre imposteur national qui boivent du petit lait à chaque fois que les combattants traversent une crise, à ne pas se réjouir trop vite et à ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Ils risqueraient d’être très désagréablement surpris !

7. Réveil FM International : Joseph Kabila et ses Mammouths Joséphistes projettent un dialogue inter congolais, qu'en pensez-vous ?

Rolain MENA : Décidément Hyppolite Kanambé ne sait rien faire d’autre que du copier-coller et reprendre le discours de la résistance ? C’est exactement ce que nous préconisons depuis belle lurette afin de pacifier le Congo en particulier et toute la région des grands lacs en général. Je précise bien « dialogue inter-congolais » organisé par les Congolais, au Congo ou dans un pays neutre et pour les Congolais car en ce qui concerne l’autorité morale du PPRD, je lui dis bien clairement ceci :

• Primo : Quel que soit le temps que mettra un bâton dans l’eau, il ne se transformera jamais en crocodile !

• Secundo : Plus de six millions de morts, de déplacés et de disparus dans le Congo d’Armand TUNGULU et de Floribert CHEBEYA, sans oublier leur veuve et leurs orphelins, cela ne s’efface pas comme il l'espère et l'attend. C'est à dire aussi facilement que de la craie sur un tableau !

• Tertio : Les Congolais ne sont plus dupes et savent parfaitement qui est qui, qui fait quoi, pour qui et pour quoi ! Qu’il garde ceci bien en veille dans un coin de son cerveau de malfaiteur !

• Quarto : Qu'il pense aux fins de règne pitoyables de Mobutu, de Kadhafi, de Ceaucescu et d'autres qui étaient mieux nantis que lui et ses parrains que sont Yoweri Museveni et Paul Kagamé. Ensuite qu'il s'en aille digérer les produits de ses crimes et quitte le Congo pendant qu'il en a encore le temps car toute chose a une fin !

Je plaide donc pour un dialogue inter congolais excluant « Hyppolite Kanambé qui se comporte comme si de rien n’était malgré l’éveil patriotique des Congolais qui savent tout de sa mission de mise à mort du Congo en tant qu’Etat libre et souverain et malgré le fait que nous ne voulons pas de lui au Congo et à la tête des institutions où il se maintien par défi. Ce monsieur pour lequel les Congolais n’éprouvent que du mépris est le problème principal au Congo et ne peut par conséquent inciter ce dialogue après son hold-up électoral. Il se fout comme à son habitude et avec l’arrogance qui est la sienne, du Peuple Congolais dans son entier.

Vous aurez clairement compris qu’au vu du sang des millions de mes frères qui dégouline de ses mains, toute collaboration avec cet imposteur et ses nervis, de quelque nature qu’elle soit, n’est pas ma priorité dans le quart d’heure qui suit !

8. Réveil FM International: Christian Badibangi, François Mwamba, Roger Lumbala, Mbusa Nyamwisi accompagnent les Mammouths Joséphistes à Kampala pour négocier avec les miliciens tutsi Rwandais à Kampala, est-ce que c'est une bonne chose ? De quoi discutent-ils ?

Rolain MENA: De quoi voulez-vous que les gens que vous citez discutent à part des plaisirs que procurent la politique du haut et du bas de la ceinture ? Ils sont en position de faiblesse face à des interlocuteurs avec lesquels ils étaient hier complices de la balkanisation du Congo. Aujourd’hui ils sont devenus ennemis car du côté de la délégation Congolaise corrompue, le désamour du Peuple a atteint des profondeurs abyssales qui profite à la partie adverse tutsi-rwandaise qui s’impose purement et simplement !

Vous avez la preuve avéré qu’il n’existe pas d’opposition en RDC et que les dirigeants actuels, comme je vous le disais en liminaire, composent avec une opposition de façade qui crie au loup le jour et va encaisser ses émoluments la nuit auprès de notre imposteur national, légitimant ainsi ce dernier et réconfortant par la même occasion l’action néfastes des fossoyeurs du Congo qui se retrouve à leur aise dans le pillage de nos matières premières.

Médiocrité quand tu nous tiens !

9. Réveil FM International : Le pape Benoit XVI a démissionné de ses fonctions. Que cela vous inspire-t-il, vous Rolain MENA en tant que chrétien et responsable politique Congolais ?

Rolain Mena: La démission du Pape Benoit XVI m'a surpris et a suscité mon admiration à la fois. Surpris car comme beaucoup j'étais à mille lieux de m'imaginer qu'un jour, un Pape prendrait la décision de démissionner, tant j'étais convaincu que l'on devenait Pape jusqu'à la mort, une habitude prise dans l'Eglise catholique mais aussi ailleurs, dans d'autres domaines.

Suivez mon regard en ce qui concerne le Congo !

Admiratif car je trouve qu'il faut être courageux pour accomplir un tel acte et que Benoit XVI doit servir d'exemple pour beaucoup de nos aînés qui ne pensent jamais à préparer la relève dans leurs domaines d'activités. Au Congo on devient "Mopao" jusqu'à ce que la mort nous sépare !

Je nous conseille vivement, à nous tous, les Patriotes Combattants Résistants en particulier et nous tous de l'élite Congolaise en général, de bien lire la déclaration du Pape et de nous inspirer de sa pertinence. Encore une fois, le Pape suscite tout mon respect en agissant comme il le fait. Que cela nous instruise et nous édifie pour le Congo. Celui pour lequel nous œuvrons aujourd’hui afin qu’il fasse bon vivre pour tout le monde demain. Lorsqu’on est plus en adéquation avec une certaine philosophie et une certaine démarche sur le fond comme sur la forme, alors n’étant plus des enfants, on réagit en conséquence, en adulte et l’on s’assume au lieu de faire dans l’hypocrisie et les faux-semblants, comme je le vois de-ci, de-là. En tous cas, me concernant, la leçon est tirée !

10. Réveil FM International : Que pensez vous des accords d'Addis Abeba?

Rolain MENA : C'est franchement outrageant ! Premier constat, il n'y a aucun Congolais qui à Adis Abeba a représenter valablement le Peuple Congolais. Ensuite, comment se fait-il que le Secrétaire Général de L'ONU accepte de signer un accord cadre pour pacifier l'Est de la RDC avec ceux la même qui en pyromanes ont mis le feu au Congo hier, provoquant ainsi une véritable hécatombe de plus de 6 millions de morts, de déplacés et de disparus (chiffres de 2003) et qui prétendent avec un cynisme dégoûtant, se transformer en pompier aujourd'hui ? Tout ce beau monde doit cesser de croire que le Peuple Congolais est constitué d'idiots. Nous voulons d'abord et comme cela a été le cas au Rwanda et au Liban, avec les mises en place de tribunaux pour chercher, arrêter, juger et sanctionner les véritables responsables du génocide Rwandais de même que les assassins de Monsieur Rafiq HARIRI, faire la lumière sur les crimes organisés en Afrique Centrale et mettre en place un tribunal international pour la RDC (TPI RDC) ! Enfin, il ne doit y avoir nulle part au monde, l’établissement de la PAIX sans l’avènement préalable de la VÉRITÉ et de la JUSTICE ! C'est ce cheminement qui mènera à la RÉCONCILIATION et à la QUIÉTUDE au CONGO d'Armand TUNGULU et de Floribert CHEBEYA. C'est la loi de la nature, qui stipule que qui vit par l'épée, périra par l'épée ! Qu’Hippolyte KANAMBE, notre usurpateur national, et ses parrains criminels que sont Paul KAGAMÉ et Yoweri MUSEVENI, soutenus par la mafia qui se cache au sein de la communauté internationale se le tiennent pour dit !

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dimanche 24 février 2013

Togo : Refus de la "Mutingasation des Médias", les journalistes Togolais se mobilisent contre la nouvelle loi sur la HAAC

Le Togo et la République démocratique du Congo, deux pays siamois qui ont tourné le dos à la démocratie avec des fraudes électorales institutionnalisées, d'ailleurs ils se partagent les urnes électorales ! Deux dictatures qui se ressemblent ! Les atteintes à la liberté de presse y sont recurrentes, encouragées et soutenues par ceux-là même qui devait la défendre. Comme la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) sous Modeste Mutinga Mutuishayi, un mangeur à tous les râteliers, fourbe et roublard qui avait transformé l'instance de régulation en organe de repression contre les journalistes et les médias, l'institution d'appui à la démocration en organe de soutien à Joseph Kabila. Au Togo, la fameuse HAAC doit continuer à mieux sévir, d'où une nouvelle loi. Et les journalistes Togolais sont mobilisés contre cette dernière !

Homme de main de Faure Eyadema, Biossey Koukou Tozoun est né le 3 janvier 1955 à Sokodé. Ancien ministre, membre du bureau du parti RPT, actif du parti UNIR , il est le Président de la HAAC au Togo. Biossey Koukou Tozoun soutient la nouvelle loi pour mieux caporaliser les journalistes et médias togolais qui peur des représailles doivent chanter les louanges d'un régime aux abois ! Photo Réveil FM

Des dizaines de professionnels de l’information du secteur privé comme public, ont répondu samedi 23 février 2013 à l’appel de huit (08) organisations représentatives des médias, pour échanger sur la situation née de l’adoption par l’Assemblée nationale, d’une loi modifiant la loi organique sur la Haac.

En effet, Le mardi 19 février dernier, l’Assemblée nationale acquise à Faure Eyadema a tenu une séance sous haute sécurité policière. Cette séance du Parlement dominé par des députés des formations politiques alliées (Unir – Ufc) au pouvoir, a abouti à l’adoption d’un projet de loi portant modification de la loi organique sur la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). Sans une concertation préalable avec les organisations représentatives des professionnels de l’information, la nouvelle loi érige l’organe de régulation dont les membres sont cooptés par les formations politiques, en organe juridictionnel, doté d’importants pouvoirs de sanctions.

Le siège de la HAAC à Lomé au Togo. Comme en République démocratique du Congo, les membres de la HAAC sont nommés et payés par Faure Eyadema. Photo Réveil FM

Or, la Constitution du Togo confère exclusivement à la justice et cela sur la base des dispositions du Code de la presse et de la communication, le pouvoir de sanctions à l’encontre des médias. Un texte qui marque une remarquable avancée en ce qu’il « dépénalise » le délit de presse, qui n’est plus passible de peines de privation de liberté, mais prévoit de lourdes peines d’amende en cas de violation des normes déontologiques. Selon le président de la Haac Kokou Tozoun, c’est au nom des prérogatives constitutionnelles de l’institution en ce qu’elle est chargée de veiller sur le respect de la déontologie, que la HAAC a sollicité et obtenu à travers la nouvelle loi, ces pouvoirs de sanctions contre les médias.

Devenus très alertes et mobilisés contre les dispositions de la nouvelle loi qu’ils qualifient de « rétrograde », « liberticide », « inique » et « anticonstitutionnelle », les professionnels de l’information ont tenu le samedi 23 février 2013, une assemblée générale au cours de laquelle, ils ont débattu de la situation et proposé une plate forme d’actions à mener en vue d’obtenir le retrait de la loi et l’ouverture de discussions sur les problèmes qu’affrontent les médias ainsi que les « dérives » qui leur sont reprochées pêle-mêle, notamment par la HAAC voire les acteurs politiques.

C’est le président de SOS Journaliste en Danger Ferdinand Ayité qui a ouvert les discussions avec une présentation de la situation. ), le Syndicat national des Journalistes Indépendants du Togo (SYNJIT), le Syndicat des Agents de l’Information, Techniciens etJournalistes des Organes Publics (SAINTJOP), le Réseau Africain des Journalistes sur la Sécurité humaine et la Paix (RAJOSEP),l’Observatoire des Médias pour la Démocratie et la Bonne Gouvernance (OMDG), SOS journaliste en Danger, Journalistes pour les Droits de l’Homme (JDHO), Association des Journalistes Sportifs du Togo (AJST)

D’ores et déjà, une correspondance a été adressée au Chef de l’Etat pour qu’il use de ses prérogatives constitutionnelles pour demander à l’Assemblée nationale, une seconde lecture du texte querellé. La même démarche est en cours vis-à-vis de 1/5 des membres de l ‘Assemblée nationale pour qu’ils saisissent la Cour Constitutionnelle qui doit juger de la constitutionnalité du texte. Les participants qui se sont félicités de la mobilisation des organisations de défense de liberté de presse (Burkina Faso, Mauritanie, Article 19, RSF, FIJ…) ont décidé d’intensifier la campagne d’information sur le caractère rétrograde de la nouvelle loi, auprès des Ambassades au Togo. Une pétition est en cours de signature sur le web, au même propos.

Dans un proche délai, il est décidé la création d’une synergie des organisations pour poursuivre cette bataille. Les participants n’excluent pas l’organisation des manifestations de protestations à travers les rues de Lomé, éventuellement avec la participation de responsables d’organisations internationales de défense de la liberté de presse. Les actions pourraient aussi aller jusqu’au boycott de la couverture des manifestations de l’Ufc et Unir, les formations politiques dont les députés ont défendu et voté la nouvelle loi. Une campagne sera aussi menée dans les organes à travers des insertions et spots sur les principaux promoteurs et défenseurs de cette loi liberticide.

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Le pont Mirabeau entre Vaucluse et Bouches-du-Rhône

Le pont de Mirabeau, homonyme de celui de Paris chanté par Guillaume Apollinaire, a eu une existence mouvementée. Le pont de Mirabeau est un pont-route français entre Vaucluse et Bouches-du-Rhône, par lequel la route départementale 996 traverse la Durance. Les piles d'un ancien pont suspendu antérieur au pont actuel sont inscrits aux monuments historiques depuis 1988. Le défilé de Canteperdrix, ou défilé de Mirabeau, est un rétrécissement de la vallée de la Durance entre les communes de Mirabeau (Vaucluse) et Jouques (Bouches-du-Rhône), où la rivière, qui finit de contourner le massif du Luberon, se fraye un chemin entre deux falaises de calcaire abruptes. C'est un lieu de franchissement ancien, qui a donné lieu à la construction de nombreux ouvrages depuis le XVe siècle. Les plus proches traversées routières de la Durance se trouvent à la hauteur de Pertuis, à 18 kilomètres en aval, et de Manosque, à 20 kilomètres en amont.

Saint Paul Lez Durance. Photo Réveil FM

Le canal de la Provence, de "La Durance à Marseille". Le canal de Marseille est la principale source d'approvisionnement en eau potable de la ville de Marseille. D'une longueur de 80 kilomètres pour sa partie principale (160 kilomètres avec les dérivations dans la ville), il dessert l'intégralité des quartiers de Marseille. Il a été construit au milieu du XIXe siècle en une quinzaine d'années sous la direction de l'ingénieur Franz Mayor de Montricher, amenant les eaux de la Durance dans la ville depuis le 8 juillet 1849. Il représente une réalisation marquante de l'ingénierie du XIXe siècle en cumulant de très nombreuses infrastructures, ponts, tunnels, réservoirs, etc. Jusqu'en 1970, il fut la source quasi unique d'alimentation en eau de la ville de Marseille ; il fournit encore les deux-tiers de la ressource en eau de la ville. Photo Réveil FM

Sortie de Saint Paul Lez Durance. Photo Réveil FM

Une descente en pente abrupte. Photo Réveil FM

Des voitures montent le col. Photo Réveil FM

L'autre bout du pont Mirabeau vu de loin. Photo Réveil FM

Le pont Mirabeau. Photo Réveil FM

Le pont Mirabeau 2. Photo Réveil FM

Le pont Mirabeau, les deux bouts dans un même axe. Photo Réveil FM

La Durance passe sous le pont Mirabeau. Photo Réveil FM

Interdiction formelle de se jeter dans l'eau, sous le pont ! Photo Réveil FM

On disait que le pont de Mirabeau (deuxième du nom) avait un pied dans chacun des quatre départements limitrophes (Alpes-de-Haute-Provence, Bouches-du- Rhône, Var et Vaucluse) et chacun des piliers illustrait son département par une frise. Les frises sont désormais réunies au centre du giratoire, sur le côté gauche de la Durance. Photo Réveil FM

L'ancienne route romaine qui reliait Aix-en-Provence à Riez passait en ce lieu. À partir de la première moitié du XIIIe siècle, on utilisait des bacs à traille. Ces bacs, de 19 m par 5 m et 80 cm de hauteur, étaient construits en bois de mélèze. Le passeur utilisait des pieux, cordes et câbles pour faire avancer l'embarcation.

La première tentative de construction d’un pont date du XVe siècle. Les différents « Pont de Mirabeau » qui furent édifiés ont été détruits totalement ou en partie à quatre reprises en 1440, 1635, 1843 et 1881 par la Durance déchaînée, au débit multiplié par cent. Il fut chaque fois reconstruit, car son péage était lucratif.

Au XIXe siècle, après deux projets de pont non retenus en 1816 et 1817, Marc Seguin évoque l'idée d'un pont suspendu en 1825. Jean-François Théophile Sauzet réalise un pont suspendu. Livré en 1831, il a une portée de 150 m de long pour 5,50 m de large. Les suspensions sont arrimées à deux immenses portiques néo-romans encore debout aujourd'hui (inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par l'Arrêté du 6 juillet 1988).

Les deux anciens ponts de Mirabeau

Achevé en 1835, il est emporté par la crue millénale le 2 novembre 1843 et reconstruit en 1845.

Il est concédé le 14 décembre 1830 pour 34 ans 10 mois au sieur Sauzet qui refusa de prendre seul à sa charge les frais de réparation après la crue de 1843. Après procès, il perdit sa concession qui fut attribuée le 20 novembre 1845 au sieur Chaffard. La restauration lui revient à 210 000 F et le péage lui rapporte 28 000 francs par an.

Ce pont est détruit pendant la Première Guerre mondiale et remplacé par un pont d'une travée unique de 175 m de long surplombant la Durance à 14 m de hauteur et doté de deux pylônes en béton armé de 22 m de haut. L’ouvrage est achevé en juillet 1935, une sculpture et un bas-relief sont exécutés par Antoine Sartorio et symbolisent les quatre départements limitrophes.

On disait que le pont de Mirabeau (deuxième du nom) avait un pied dans chacun des quatre départements limitrophes (Alpes-de-Haute-Provence, Bouches-du-Rhône, Var et Vaucluse) et chacun des piliers illustrait son département par une frise. Les frises sont désormais réunies au centre du giratoire, sur le côté gauche de la Durance.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les Alliés, voulant retarder la retraite des chars allemands, le firent bombarder sans succès par leur aviation pendant trois jours. Finalement ce furent les résistants qui le firent sauter le 17 août 1944.

L’offensive vers le nord des unités américaines jette un pont de bateaux le 20 août, un peu au sud du pont actuel.

Le pont suspendu est reconstruit en 1947.

Actuel pont

L'actuel pont moderne achevé en 1987, fut mis en service en 1988 et le précédent pont suspendu supprimé. Il s'agit d'un pont en dalle et double poutre supportant l'ex-route nationale 96.

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Médias: le projet de loi sur le secret des sources est prêt, selon Taubira

"Le texte de loi sur le secret des sources est prêt depuis quatre à cinq mois", a déclaré Christiane Taubira vendredi à Cayenne en réponse à une question de l'AFP. "Il renforce la protection des sources des journalistes. Il pénalise les transgressions à ce respect. Ce qui n'était pas le cas dans la loi de 2010", a indiqué la ministre de la Justice. "Il aggrave un certain nombre d'infractions lorsqu'elles vont concerner les journalistes, par exemple l'atteinte au secret de la correspondance", a ajouté Mme Taubira.

La ministre de la Justice Christiane Taubira arrive le 21 février 2013 à l'aéroport de Cayenne.

Ce texte prévoit aussi "la possibilité pour les journalistes d'accompagner les parlementaires lors de leurs visites d'établissements pénitentiaires", a-t-elle poursuivi.

Interrogée sur sa position quant à une éventuelle levée du secret de l'instruction, la ministre de la Justice a estimé que "le sujet n'est pas simple parce que le secret de l'instruction a été conçu pour protéger les justiciables". Avant d'ajouter : "La difficulté c'est que tout le monde n'y est pas soumis".

"La loi elle-même prévoit que, dans certaines circonstances, toujours pour la protection du respect du justiciable, le procureur peut être amené à communiquer de façon à éteindre des rumeurs ou à fournir des informations", a-t-elle poursuivi.

"Je pense que sur un certain nombre de dossiers, il faut pouvoir continuer à protéger les justiciables, que des affaires ne se retrouvent pas sur la place publique", a argué Christiane Taubira.

"En même temps nous sommes dans une période où les médias et d'autres réseaux d'information sont tels qu'aujourd'hui des informations peuvent s'échapper, circuler. On doit réfléchir à cet aspect là", a-t-elle ajouté.

"Et en protégeant les sources des journalistes, d'une certaine façon, on ouvre encore des possibilités de violation du secret de l'instruction. J'ai conscience de ce risque là et je le mesure", a conclu la ministre.

Mme Taubira s'était engagée en juin dernier à présenter "rapidement" au Parlement une nouvelle loi sur la protection des sources des journalistes, le texte actuel, du 4 janvier 2010, semblant "trop flou", selon son porte-parole.

L'Association de la Presse judiciaire (APJ) réclame de longue date le remplacement de ce texte, que l'association juge "inutile et dangereux".

L'APJ souhaite voir protéger non seulement les journalistes et leurs collaborateurs, mais aussi les sources elles-mêmes, qui actuellement "ne bénéficient d'aucune garantie", selon elle. L'association réclame également qu'une sanction pénale soit créée pour réprimer les violations de la loi protégeant les sources.

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Mali: Les djihadistes zigouillent près d'une quizaine de soldats tchadiens, l'Unesco appelle au dialogue

Les troupes tchadiennes sont les plus aguerries de toutes les armées africaines présentes au Mali. Alors que le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao a revendiqué hier samedi l'attentat-suicide à l'aide de deux voitures piégées, contre le Mouvement national de libération de l'Azawad, rébellion touareg (Mnla) survenu la veille près de Tessalit et qui, selon le Mnla aurait fait au moins cinq morts dont deux kamikazes, selon une source de l'armée malienne à Bamako, Réveil FM International apprend qu'au moins 14 soldats tchadiens et plus d'une soixantaine de djihadistes auraient été tués lors d'un nouveau sérieux accrochage à l'est de Tessalit dans l'extrême nord du Mali.

Le Tchad a déployé environ 1800 soldats au Mali

L'information a été confirmée par l’état-major tchadien qui quant à lui a fait état d'un bilan de 13 soldats tchadiens et 65 jihadistes tués lors d'une opération qui avait été lancée depuis jeudi sur base, toujours selon nos informations, de localisation d'un sanctuaire islamiste dans l'Adrar des Iforhas . Ndjaména a par ailleurs précisé que cinq véhicules djihadistes avait été détruits au cours de l’opération qui se poursuivrait à cette heure.

Le dialogue, nécessaire pour une efficacité militaire selon le DG de l’UNESCO

Vendredi 22 février, Ouagadougou, Blaise Compaoré et Irina Bocova, la directrice de l'Unesco à la présidence du Faso. Photo Réveil FM

La directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova a estimé vendredi dernier à Ouagadougou que l’action militaire en cours au Mali ne pourra pas résoudre, à elle seule, dans la durée, la crise malienne sans le dialogue.

"S'il y a aujourd'hui des actions militaires, ça ne pourra pas être efficace à longue durée s'il n'y a pas aussi un dialogue, des efforts politiques et diplomatiques", a indiqué Mme Bokova au sortir d’une audience avec le président Blaise Compaoré.

Selon elle, «seules les solutions politiques, pacifiques et diplomatiques peuvent renforcer l’unité et la cohésion nationales au Mali».

Aussi, a-t-elle dit avoir félicité Blaise Compaoré, médiateur de la CEDEAO dans la crise malienne, pour la médiation qu’il mène en vue d’une solution pacifique à la dite crise avant de l’inviter à continuer ses efforts.

"Je l'ai encouragé à poursuivre les efforts pour sécuriser le Mali mais aussi à maintenir le dialogue pour l'unité et la cohésion nationale au Mali", a poursuivi la directrice générale de l’Unesco.

En charge de l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, Mme Bokova a indiqué avoir également évoqué avec Blaise Compaoré l’ambition de l’UNESCO de réhabiliter et de reconstruire les sites du patrimoine culturel mondial détruits au Nord-Mali par les islamistes.

«Nous avons déjà les plans, les photos et l’expertise. Une fois la sécurité rétablie, nous allons envoyer une équipe d’experts pour évaluer la situation», a-t-elle précisé.

Présente dans à Ouagadougou, dans le cadre de la 23è édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) qui a débuté hier samedi, la directrice générale de l’UNESCO a également rencontré la première dame du Faso. Mme Bokova a dit avoir félicité Mme Chantal Compaoré, pour son engagement pour l’autonomisation des femmes, son engagement en faveur des enfants défavorisés.

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samedi 23 février 2013

Matignon: Jean-Marc Ayrault a reçu Victor Ponta, le Premier ministre roumain !

Le Premier ministre roumain Victor Ponta a effectué été une visite officielle de deux jours en France en espérant faire croître les investissements français afin de stimuler la croissance dans les deux pays. Après sa rencontre avec le Président français François Hollande, le Premier ministre roumain, Victor Ponta a rencontré Jean-Marc Ayrault à l'hôtel Matignon , le jeudi dernier ainsi que des représentants des 16 plus importantes compagnies françaises.

Arrivée de Victor Ponta, le Premier ministre roumain à Matignon. Photo Réveil FM

Le premier ministre Jean-Marc Ayrault accueille son homologue roumain. Photo Réveil FM

Victor Ponta est le chef de file du Parti social-démocrate dans son pays. Photo Réveil FM

Pays très francophone et francophile, la Roumanie est un marché important pour de nombreuses grandes entreprises françaises --Orange, Carrefour, Veolia, Auchan, Société Générale, Renault...qui y sont implantées depuis des années. La France est le troisième partenaire commercial de la Roumanie, selon le ministère des Affaires étrangères roumain, et dispose d'un partenariat stratégique avec ce pays de 21 millions d'habitants depuis février 2008.

Signature du protocole d'accord entre les deux Premiers ministres !

Echange du protocole d'accord !

Le Premier ministre roumain souhaite notamment "faire augmenter le volume d'investissements français en Roumanie dans les domaines de l'énergie, des infrastructures et de l'agriculture", a-t-il précisé dans un communiqué. Deuxième pays le plus pauvre de l'Union européenne après avoir subi des dizaines d'années de dictature communiste, la Roumanie est sortie de la récession en 2011. Elle bénéficie d'importants fonds européens pour rattraper son retard en matière d'autoroutes et de voies ferrées notamment. Vue comme un eldorado pour l'énergie éolienne et solaire, la Roumanie dispose aussi d'un secteur énergétique en pleine mutation. La France est actuellement le quatrième investisseur étranger en Roumanie, dépassée par les Pays-Bas, l'Autriche et l'Allemagne. Les discussions bilétarales porteront également sur la question de l'insertion des Roms qui sont entre 600.000 et deux millions en Roumanie.

Jean-Marc Ayrault et Victor Ponta lors de la conférence de presse à Matignon. Photo Réveil FM

Les relations entre Bucarest et Paris s'étaient tendues à l'été 2010 après la politique de renvoi massif de Roumains roms vers leur pays d'origine par l'ancien président Nicolas Sarkozy. Elles se sont cependant apaisées depuis, Paris et Bucarest étant tombées d'accord sur la nécessité d'améliorer la situation des Roms en Roumanie. Réduits en esclavage jusqu'en 1856, les Roumains roms continuent de souffrir de discriminations dans l'accès à l'éducation, à l'emploi et à la santé. Pour échapper à la pauvreté, nombre d'entre eux ont émigré. L'Espagne et l'Italie sont les principaux pays de destination, la France n'arrivant que loin derrière. En septembre 2012, Victor Ponta s'était engagé à oeuvrer pour améliorer leur insertion mais ce thème a été absent de la dernière campagne électorale en novembre.

Jean-Marc Ayrault et Victor Ponta en causerie sur le perron de Matignon. Photo Réveil FM

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François Hollande a passé 10 heures au Salon de l'agriculture

Le Salon de l'agriculture, c'est le lieu des petites phrases. On se souvient encore du fameux "Casse-toi, pauv' con" lancé par Nicolas Sarkozy à un visiteur du Salon. Cette fois-ci, c'est François Hollande qui s'illustre dans cet art de la réflexion cinglante. À un enfant qui lui demandait où était Nicolas Sarkozy, François Hollande a tout simplement répondu dans un sourire: "Tu ne le verras plus". Une séquence que les caméras d'I-Télé n'ont pas raté:

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François Hollande goûte au yaohourt. Photo Réveil FM

François Hollande s'est engagé pour une "étiquetage obligatoire" des plats cuisinés et a assuré aux éleveurs que la France restait opposée aux farines animales. Photo Réveil FM

Salon de l'agriculture: François Hollande avec un agriculteur. Photo Réveil FM

17h16. François Hollande quitte le Salon de l'agriculture. Le chef de l'Etat aura passé 10 heures sur place pour ce premier jour du 50ème Salon de l'agriculture. C'est une heure de moins que l'an dernier quand il s'y était rendu en tant que candidat à la présidentielle.

16h32. Stéphane Le Foll assure que les trois carcasses de viande de cheval entrées dans le circuit alimentaire français alors qu'elles contiennent du phenylbutazone sont sans danger. "Il n'y a pas de danger sanitaire. Ce sont des carcasses avec des traces de phenylbutazone et il faudrait manger 500 hamburgers de cheval tous les jours pour avoir des risques, même si ce n'est pas normal et on aurait dû pouvoir les retirer avant", a déclaré le ministre de l'Agriculture. Ces trois carcasses font partie d'un lot de huit détectées en Grande-Bretagne, dont six ont été exportées vers la France. Les trois autres avaient été interceptées mi-février dans le nord de la France, puis détruites.

15h50. L'équilibre des finances publiques avant 2017. Dans son second discours, François Hollande s'est également exprimé sur l'objectif d'équilibre des finances publiques, assurant que "la trajectoire est bien celle d'aboutir à un équilibre de nos finances publiques à la fin du quinquennat". Le chef de l'Etat maintient donc cet engagement de campagne malgré la publication vendredi par la Commission européenne de ses prévisions économiques plutôt sombres.

15h30. L'action tchadienne au mali saluée. "Je voudrais saluer ce que font les Tchadiens", a déclaré François Hollande en marge du salon, faisant référence aux "combats très durs" auxquels s'est livrée l'armée tchadienne vendredi au nord du Mali, et notamment dans le massif des Ifoghas. Pour le chef de l'Etat, il s'agit de "la dernière phase du processus puisque que c'est dans ce massif-là que sont sans doute regroupées les forces d'Aqmi".

15h15. Pas de farines animales. "La France s'oppose aux protéines animales. La France a voté contre et la France n'introduira pas ces protéines animales pour ce qui la concerne". François Hollande a tenu à rassurer les éleveurs alors que la Commission européenne vient d'autoriser le retour des farines de porc et de volailles - dites protéines animales transformées, PAT - pour nourrir les poissons d'élevage et les autres animaux d'aquaculture à compter du 1er juin.

14h30. "Quelques mois" pour convaincre l'UE. Lors de son deuxième discours prononcé en début d'après-midi au Salon de l'Agriculture, François Hollande s'est de nouveau exprimé sur la question de la traçabilité des produits. Il a dit son souhait d'arriver à convaincre ses partenaires européens de la nécessité d'"un étiquetage obligatoire" de l'origine des viandes entrant dans la composition des plats cuisinés, soulignant que cela prendrait "quelques mois".

13 heures. Décidément, le scandale alimentaire de la viande de cheval est l'invité de déshonneur de ce salon de l'Agriculture. Après qu'on a appris que du cheval contaminé a été distribué en France deux heures plus tôt, c'est au tour des Italiens de déplorer l'utilisation, pour des lasagnes à la bolognaise, de viande de cheval en lieu et place de boeuf. Le produit a été retiré de la vente, six tonnes de viande hachée et 2400 confections de "lasagnes à la bolognaises" ont été mises sous séquestre, a précisé l'agence italienne Ansa. Il s'agit du premier test positif en Italie.

11 heures. Carrefour, Intermarché et Findus s'engagent à faire du 100% français. "Intermarché, Findus et Carrefour s'engagent à n'utiliser que de la viande bovine française dans leurs plats préparés" pour la France, a déclaré le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll depuis le Salon.

10 heures. L'information est tombée en pleine inauguration du salon :Trois des six carcasses de cheval envoyées du Royaume-Uni vers la France et qui contenaient des traces de phénylbutazone ont été écoulées sur le marché de la viande et sont "probablement" entrées dans la chaîne alimentaire, selon le ministère de l'Agriculture. L'alerte britannique étant intervenue trop tard, ces carcasses arrivées en janvier "avaient été transformées", a indiqué un porte-parole à l'AFP samedi. Les produits concernés qui pouvaient encore être retirés l'ont été mais certains avaient déjà été probablement consommés, a-t-il ajouté en soulignant que le "risque" était "mineur pour la santé". Le phénylbutazone est un anti-douleur qui rend la viande impropre à la consommation.

9h30. Des agriculteurs ont manifesté dans la nuit de vendredi à samedi dans plusieurs grandes surfaces du Finistère, déversant notamment des dizaines de chariots à proximité de la résidence du ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, a-t-on appris auprès du préfet du département. A 150 mètres de la maison, protégée par les gendarmes, ils ont déversé de la terre et plusieurs dizaines de chariots de supermarché. Les manifestants ont dénoncé l'attitude de la grande distribution à l'égard des producteurs de lait notamment.

8h45. Début du marathon à travers les pavillons régionaux et agricoles du salon. A midi, le chef de l'Etat fera une pause pour une deuxième conférence de presse sur les sujets économiques d'actualité, après les sombres perspectives tracées vendredi par la Commission européenne. Son long périple devrait se terminer en milieu d'après-midi.

8h30. Premier discours : Hollande veut un étiquetage obligatoire",exprime sa "fierté". Après un petit déjeuner avec des représentants syndicaux, le chef de l'Etat a tenu une première conférence de presse. Affaire du cheval oblige, François Hollande a immédiatement abordé les questions de traçabilité alimentaire. Il a indiqué qu'il exigerait "un étiquetage obligatoire" sur les viandes insérées dans les plats cuisinés. "Je veux que, à terme, il y ait un étiquetage obligatoire sur les viandes qui sont insérées, introduites dans les produits cuisinés", a-t-il déclaré,  évoquant les "fraudes" constatées ces derniers jours.

Le chef de l'Etat a également promis samedi un soutien "exceptionnel" aux producteurs laitiers "qui sont dans une situation très délicate", lors de l'inauguration du 50e Salon de l'agriculture. "Je pense notamment aux producteurs laitiers qui sont dans une situation très délicate et que nous soutiendrons de manière exceptionnelle", a-t-il déclaré, évoquant plus généralement "une politique nationale de soutien aux éleveurs".

7h30. Combien de temps François Hollande restera-t-il au salon ? L'an dernier, le candidat à la présidentielle avait arpenté le salon pendant 12 heures. Dans son entourage, on dit qu'il pourrait rester au moins 8 heures sur place.

7h20. "Le bon lait ça fait du bon fromage". Il est arrivé peu après 7 heures, juste à temps pour assister à la traite des vaches, en compagnie des ministres Stéphane Le Foll (Agriculture), Guillaume Garot (Agroalimentaire) et Benoît Hamon (Consommation). Dès son arrivée, le chef de l'Etat a été interpellé par un éleveur qui lui a lancé, à propos de l'alimentation du bétail : "Qu'on arrête de nous contrôler sans arrêt, on est sous pression". "Nous aussi on est sous pression", a répondu dans un sourire François Hollande avant de relever, dans un allusion à la fraude sur les lasagnes : "En même temps quand il n'y a pas de contrôle, vous voyez..." Dans un registre plus traditionnel, le président a observé, devant un stand de traite, dans une ambiance bon enfant : "Le bon lait ça fait du bon fromage".

7h10. C'est un sondage qui donnera le sourire aux éleveurs. Trois-quarts des Français (77%) considèrent que les consommateurs peuvent avoir confiance dans les agriculteurs et plus des deux-tiers (69%) que ces derniers sont respectueux de la santé des Français, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France. Selon l'institut, ces deux chiffres, en progression respective de trois points et cinq points par rapport à 2012, montrent que "le lien entre les Français et les agriculteurs reste fort". Les Français les jugent "modernes" à 80%.

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Ascona, la perle au bord du Lac Majeur !

Ascona, ville située dans une magnifique baie ensoleillée, est considérée comme la perle du Lac Majeur. Avec ses 5 488 habitants, sa population triple pendant l'été à cause des touristes. Ascona est une commune suisse du canton du Tessin, sa densité est de 1 104 hab./km2. Petit village de pêcheurs situé au bord du Lac Majeur, Ascona s’est transformé, au début du XXe siècle, en un lieu de tourisme mondain et culturel, apprécié par les artistes intellectuels venus du Nord. Ascona occupe un site symétrique à celui de Locarno par rapport au delta de la Maggia. Au-dessus d’Ascona trône le Monte Verità («Mont de la vérité»). Toutes sortes de marginaux, gens de lettres et artistes (parmi lesquels Hermann Hesse et Paul Klee) s’y rassemblaient durant la première moitié du 20e siècle, prônant le pacifisme, le végétarisme, l’anarchie et les idées communautaires. Cette colonie d’artistes d’alors est considérée aujourd’hui comme l’un des berceaux du mouvement alternatif. Localité touristique et culturelle de renommée internationale, appelée la "perle du Lac Majeur", Ascona se trouve sur le delta de la rivière Maggia, au centre d'une splendide baie ensoleillée. Cette position privilégiée, la variété du paysage, le climat méditerranéen, la longue tradition touristique et l'hospitalité chaleureuse de ses habitants font d'Ascona un centre de vacances extraordinaire. Grâce à Suisse tourisme, nous avons visité cette splendide ville, Ascona.

Le blason de la ville d'Ascona. Photo Réveil FM

La maison communale d'Ascona. Photo Réveil FM

Le clocher, l'horloge et le cadran solaire de l'église SS Pietro en face de la maison communale d'Ascona. Photo Réveil FM

Habité depuis la préhistoire, Ascona était au Moyen Âge un important marché protégé par quatre châteaux aujourd’hui disparus. Une vingtaine de tombes appartenant à une nécropole de l’époque entre l’âge du Bronze et celui du Fer ont été mises au jour en 1950. Vers 1250, deux illustres familles milanaises, les Carcani et les Griglioni, s’établirent à Ascona après avoir fui la capitale lombarde en raison des troubles qui y régnaient. Les Confédérés contrôlèrent Ascona à partir de 1513. En 1803, le canton du Tessin entra dans la Confédération.

Le clocher de l'église catholique SS Pietro qui jouxte la maison communale est très visible ! Photos Réveil FM

Sur la petite place à côté de l’église de SS. Pietro et Paolo se dresse Casa Serodine. L’édifice de 1620 est à trois étages et sa façade est divisée en trois zones bien délimitées par les encadrements qui en indiquent les trois ordres. Les côtés de l’édifice sont enserrés dans de grosses pierres d’angles, saillantes, qui aux étages supérieurs se transforment en fins pilastres, couronnés à l’étage noble de chapiteaux de style pseudo ionique. De grands aigles sont posés sur les linteaux des fenêtres. Au-dessus du portique se trouve la plaque avec l’inscription et la date (1620) avec le blason de famille soutenu par deux jeunes personnages nus. D’autres éléments héraldiques du blason constellent la façade, selon l’usage typiquement romain, très usité par la suite par Borromini (1599-1667), architecte originaire de Bissone. Les stucs prestigieux qui ornent la façade sont l’oeuvre de Jean Baptiste Serodine, fils de Christophe, propriétaire du bâtiment et frère du peintre Jean. Sur le côté vers le lac, deux dessins allégoriques montrent une silhouette féminine ailée (Victoire ?) et un guerrier armé tenant une Victoire. Casa Serodine a été restaurée en 1968. Photo Réveil FM

La maison communale d'Ascona. Photos Réveil FM

Le Monte Verità est une colline située au-dessus d’Ascona. À la fin du XIXe siècle, un petit groupe de personnes emmené par l'industriel belge Henry Oedenkoven et sa compagne, la pianiste et féministe allemande Ida Hofman, acheta la colline. Les fondateurs y pratiquèrent ensuite une vie proche de la nature, végétarienne et nudiste, prônant ouvertement l'amour libre. Ils restèrent sur le Monte Verità jusqu'en 1920 et partirent ensuite pour le Brésil. La colline devint alors le lieu de rencontre de célèbres penseurs et artistes, comme Hermann Hesse, Carl Gustav Jung, ou Erich Mühsam, puis Gilbert Durand, Henri Corbin, Gershom Sholem et bien d'autres, qui animèrent également le Cercle Eranos, qui se réunissait non loin de là, au bord du lac Majeur, dans la Casa Eranos.

Deux fortes femmes qui assument les kilos en trop ! Photo Réveil FM

La pomme symbole d'Eve mais aussi de la femme. Photos Réveil FM

En 1989, fut créée la Fondation Monte Verità, en collaboration avec l'École polytechnique fédérale de Zurich, qui exploite désormais un centre scientifique organisant régulièrement des séminaires. On peut voir aujourd'hui sur le site le bâtiment de la Fondation Eranos qui, sur une base d'inspiration Bauhaus, est prolongé d'une vaste verrière. Le parc est agrémenté de sculptures de Jean Arp, ainsi que de pièces orientales. On trouve enfin les traces des installations de la fin du XIXe siècle.

Ascona, une ville splendide ! Photo Réveil FM

Toute l’année durant, Ascona attire par l’agréable douceur de son climat. Cet ancien village de pêcheurs sur la rive nord du lac Majeur est enthousiasmant par son pittoresque vieux quartier et son atmosphère mondaine, de même que par sa fête des marrons, revenant tous les ans.

Ascona, une ville à découvrir ! Photos Réveil FM

«Ascona cultive la passion de la beauté et de la joie de vivre, tout en veillant toujours à la qualité de l’offre», la «Perle du lac Majeur». Ascona est décrite et vantée comme étant mondaine et romantique. Ses boutiques sélectes et ses galeries d’art émerveillent autant les connaisseurs que les profanes, par leur aura si spéciale.

Naguère village de pêcheurs, elle a fait la preuve de son caractère typique, tout en s’acquérant une célébrité internationale comme lieu de vacances de haut niveau culturel. On y voit donc évoluer, parfaitement à l’aise, toute une société exclusive et élégante. Ascona fait partie du «nec plus ultra» des destinations de vacances en Suisse, captivant entre autres par son véritable décor de tableau: son pittoresque cœur ancien, aux tortueuses ruelles et vertes cours intérieures, est un régal pour les yeux en toutes saisons, de même que sa très méridionale promenade au bord du lac, avec ses palmiers et cafés à ciel ouvert.

Ascona s'est harmonieusement développée autour de son centre historique, où on trouve de nombreux magasins de luxe, des boutiques, des musées, des galeries d'art et d'antiquités. La récente ouverture d'un tunnel routier de contournement a permis d'étendre la zone piétonne du centre jusqu'au manifique bord du lac, grande place ouverte sur le spectacle envoûtant de la baie. Photos Réveil FM

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AcquestArte, la galerie d'art contemporain international à Ascona

AcquestArte, la galerie d'art contemporain international

AcquestArte est situé au centre d'Ascona. AcquestArte dispose d'une collection attrayante et large d'oeuvres d'art contemporaines, composée de tableaux et de gravures, d'objets d'art en verre, d'art photographique et de sculptures. De nombreux objets ont un caractère figuratif, mais l'amateur d'art abstrait peut lui aussi y trouver ce qu'il cherche.

Alexand Felix "Queen Mini-Mouse". Photos Réveil FM

Alexand Felix "Queen Mini-Mouse". Photos Réveil FM

Chez AcquestArte, l'objet d'art décoratif peut s' accrocher dans votre salon, la gravure multicolore peux s'accrocher dans un cabinet de travail, la sculpture peut embellir un jardin ou vestibule, l'oeuvre d'art photographique pour la chambre à coucher ou ce "mignon tableau pour garnir la chambre de bébé". AcquestArte propose une collection d'objets d'art pour tous les goûts, et, comme vous le savez, l'art a également l'avantage agréable de ne jamais perdre sa valeur. La galerie est ouverte du mardi au dimanche inclus de 10.00 à 18.00 heures.

Une femme dans le jardin. Photo Réveil FM

Une femme sur le balcon. Photo Réveil FM

AcquestArte est le résultat d'un intérêt et d'une fascination accumulés sur de nombreuse années pour "l'art" moderne: L'art ajoute de la couleur à la vie! La passion de l'art et le plaisir de partager cette passion avec d'autres ont permis l'ouverture de la galerie. AcquestArte est située dans un bâtiment ticinien caractéristique.

Les canards dans le jardin. Photo Réveil FM

AcquestArte est moderne, excentrique, mais surtout accessible à tous. AquestArte met à votre disposition non seulement des moyens flexibles d'acquérir des objets d'art, mais aussi une collection étendue, continuellement innovatrice et surtout captivante d'objets d'art internationaux modernes, à des prix abordables et défiant toute concurrence! Ce n'est pas seulement le nom de l'artiste qui garantit pourtant une oeuvre d'art exclusive: AcquestArte consacre, pour sa collection, beaucoup d'attention à la composition, l'authenticité et la qualité des techniques utilisées et des objets d'art.

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vendredi 22 février 2013

Mali: A Gao, les djihadistes font trembler les jeunes soudards loyalistes maliens !

Alors que hier jeudi 21 février, le ministre burundais des Affaires étrangères Laurent Kavakuré a indiqué depuis Abidjan que son pays était prêt à envoyer des troupes pour soutenir la MISMA sans pour autant en indiquer le nombre et quelconque planning opérationnel, sur le terrain, le Mali, le Niger, le Tchad et la France font front aux combattants islamistes.

Les soldats maliens tremblent devant les djihadistes !

Débutés dans la nuit de mercredi à jeudi, les combats à Gao se poursuivent ce vendredi matin, les islamistes lourdement armés et qui auraient cette nuit reçu des renforts, ont nettement pris le dessus sur les soldats de l'armée malienne, aidés par des soldats nigériens, pas à la hauteur, comme le confirmeront quasi toutes nos sources jointes par téléphone sur place ce matin.

Ce vendredi matin, la France, par la voix de son ministre de la défense, a indiqué que 15 à 20 islamistes auraient été tués jeudi à Gao. Des tirs auraient frappés un nombre important d'habitations civiles, des témoignages reçus. Hier aux alentours de 16h30 TU une explosion aurait entrainé la mort de plusieurs civils.

Le sentiment de désolation sur la faiblesse de l'armée malienne est partagée au sein de la population apeurée et de plus en plus inquiète pour la suite alors que la libération de la cité, le 26 janvier dernier, avait ravivé l'espoir. C'était sans compter sur la stratégie du djihad revendiquée officiellement par le Mujao.

"Les tirs fusent de partout et des déflagrations plus lourdes viennent en direction de la Mairie" témoignera S. Diallo qui indiquera que des corps de civils tués auraient été vu à hauteur du lieu tenu jusqu'à cette heure par une cinquantaine d'islamistes. "On ne dort plus, c'est l'horreur, notre armée on dirait des amateurs alors que les islamistes on les voit pas mais ils frappent" livre quant à elle S Diarra une mère de famille terrée avec son mari et ses enfants dans leur maison située non loin du palais de justice, bombardé ce jeudi et qui servirait toujours à cette heure de base islamistes.

Selon nos informations, l'armée française, après une phase d'observation, serait intervenue au sol depuis ce jeudi soir aux côtés de l'armée malienne pour tenter de venir à bout des islamistes dont certains seraient cachés dans la résidence du gouverneur de la région.

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jeudi 21 février 2013

CPI : La défense de Gbagbo dénonce la non enquête du procureur, l’accusation énumère les faits sanglants de la crise et la préparation pour la guerre

Avant que l'accusation ne glace la salle d'audience en énumérant des faits, la défense de Laurent Gbagbo a dénoncé au-delà de ce qu’elle juge comme un « procès politique », la non enquête du procureur au deuxième jour de l’audience de confirmation ou non des charges énumérées autour de quatre évènements (la marche des femmes du 3 mars 2011, le bombardement d’Abobo du 17 mars, les évènements du 11 au 12 avril à Yopougon) survenus lors de la crise post-électorale, qui pèsent contre l’ancien président ivoirien ce mercredi à la Haye.

Laurent Gbagbo lors de sa défense à la CPI

Alors que l’accusation dans ses propos liminaires soulignait, au nom des victimes plaignantes, une nécessité absolue de jugement des auteurs avant quelconque idée de réconciliation, pointant Laurent Gbagbo comme responsable des crimes relevés dans le document Contenant les Charges ( Dcc) et indiquant par ailleurs que le nombre de victimes relevé (3000, ndlr) serait bien plus important, Me Altit s’est quant à lui interrogé du pourquoi de la seule présence de Laurent Gbagbo et non de celles de Guillaume Soro et des chefs rebelles promus par le président ivoirien Alassane Ouattara au lendemain de son accession au pouvoir. « Les auteurs sont connus de tous » a indiqué Me Altit avant d’énumérer un certain nombre de faits survenus en zone rebelle depuis 2002, bien que la procédure en cours ne concerne que la période comprise entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011, en ajoutant tout en sous entendant dans un premier temps, Guillaume Soro qu’il nommera ensuite, « d’autres sont des hommes politiques de premier plan et ne se cachent pas, pourquoi ne sont-ils pas là et pas poursuivis ? Tout se passe comme si le procureur était convaincu qu’il n’y avait qu’un responsable de ce qu’a subit la Côte d’Ivoire ».

Avant que l’accusation n’énumère point par point et rappelle les faits les plus horribles survenus perpétrés par des partisans de Laurent Gbagbo durant la période de la crise postélectorale, la défense de l’homme politique qui aurait pu stopper la vague de haine survenue dans cette période, s’est longuement focalisée sur sa position de constat de non enquête de la procureur, fustigeant que le dcc est, selon les propos de me Altit, « une revue de presse engagée contre le président Gbagbo » avocat qui ajoute que « nulle trace d’enquête à charge ou à décharge, le procureur n’apporte aucun élément probant, des allégations floues et contradictoire les unes avec les autres… Le récit est biaisé car les éléments ont été transmis par les autorités ivoiriennes… plutôt que d’enquêter, le procureur l’a tenu pour acquis et le problème c’est qu’il ne peut plus s’en écarter » en affirmant, pour justifier les propos, que tout sera démontré et ce principalement pour la non responsabilité de Laurent Gbagbo dans les faits des quatre événements allégués.

« Ce n’est pas lui qui a refusé le verdict des urnes, qui s’est auto-proclamé, qui a refusé la décision du conseil constitutionnel » a scandé me Altit sous entendant Alassane Ouattara avant d’évoquer un massacre des populations guérées (ouest de la Côte d’Ivoire, ndlr) par les hommes de l’actuel président avec un acquiescement remarqué de Laurent Gbagbo.

La défense qui estime que Laurent Gbagbo est un « bouc émissaire victime d’avoir voulu émanciper son pays » a fustigé que la chute du président Gbagbo a été « planifiée et organisée » et que l’on tente de « forcer la réalité et réinventer une réalité » comme rapporté des propos tenus par Me Altit avant qu’une avocate ivoirienne, Agathe Bahi Baroan, vienne disserter sur les particularités sociales de la composition de la société du pays notamment sur le point de vue ethnique. Cette dernière, qui elle aussi débordait sur des faits non en rapport avec la période de l'actuelle procédure, a tenté dans une expression approximative et peu explicite, de mettre en lumière que le raccourci nord avec Ouattara et ouest avec Gbagbo n’était qu’une caricature malencontreuse et néfaste pour la compréhension du conflit et les maux des victimes de tous camps.

La première présentation de l’accusation présentera 45 incidents aussi glaçants que nous ramenant dans les méandres de cette folle période, basés, entre autre, sur des rapports d’ong et de l’onu. Faits de ciblage de personnes sur des barrages ou autres lieux, meurtres les plus horribles et immolations perpétrés par des partisans de Laurent Gbagbo seront énumérées par point par point par Gilles Dutertre.

Une vidéo d’immolation que Koaci avait diffusée en exclusivité au moment des faits (VIDÉO CRISE CI: Des innocents brulés vifs à Yopougon sous les yeux de la police http://www.koaci.com/videos-67610 ) sera projetée avant qu’une pause de trente minutes ne soit ordonnée.

La deuxième présentation sera axée sur la politique menée par Laurent Gbagbo et ses proches pour mener les actions énumérées lors de la première présentation. Citant l’ancien président, Gilles Dutertre mentionnera « Laurent Gbagbo a lancé ses bras (partisans) contre les partisans de Ouattara » ajoutant en mentionnant un conditionnement des partisans d’un président dont le départ était vendue comme « impossible », en citant des témoignages, (thème de campagne :« on gagne ou on gagne » ) : « Laurent Gbagbo a mis en œuvre une politique pour rester coute que coute au pouvoir » tout en rappelant que selon l’ancien président qui pour l’accusation, une fois de plus preuves à l’appui, à préparer la guerre: « Ouattara est un candidat pour l’étranger ».

L’accusation révèlera que Bertin Kadet (neveu de Gbagbo, filiation rappelée) et Blé Goudé étaient en charges de préparer la guerre avec d’un côté l’organisation pour l’un et le recrutement et la gestion de la rue pour l’autre qui sera ensuite promu ministre de la jeunesse comme rappelé tout en ajoutant à cette liste de preparateur de la guerre selon l’accusation, les « intimes » Simone Gbagbo, Mangou, Detho Letho, Damana Pickass, Alcide Dje Dje, Bredou M’Bia, Dogbo Blé, Kassaraté et Alain Dogou .

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mercredi 20 février 2013

Paul Biya à l'Intercontinental de Genève, 7 Français, dont 4 enfants, enlevés au Cameroun

Paul Biya, le président-dictateur camerounais séjourne toujours à l'Intercontinental de Genève. Par an, il y passe 10 à 11 mois. Ce qui se passe au Cameroun ne le concerne pas et ne le préoccupe pas non plus. Le plus important est que l'on ne touche pas à son pouvoir. 30 ans qu'il règne sans partage au Cameroun, le dictateur à temps partiel savoure le froid hivernal de Genève, pendant ce temps le pays dont il a la charge de faire fonctionner fait la une de tous les journaux du monde. Sept touristes français, dont quatre enfants, ont été enlevés mardi dans l'extrême nord du Cameroun, puis emmenés au Nigeria voisin, selon Yaoundé. Une prise d'otages dont le groupe islamiste nigérian Boko Haram pourrait être l'auteur, selon Paris, menacé de représailles par les djihadistes depuis son intervention militaire au Mali. Le groupe gazier français GDF Suez a confirmé "l'enlèvement d'un de ses collaborateurs avec sa famille". Les Français étaient "expatriés au Cameroun, à Yaoundé" et "se trouvaient en vacances dans le Nord". Les enfants sont âgés de 12 ans, 10 ans, 8 ans et 5 ans. L'un des groupes actifs dans le nord du Mali, le Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), avait menacé à la mi-janvier de "frapper le cœur de la France".

Ce nouvel enlèvement porte à quinze le nombre d'otages français à l'étranger, tous en Afrique. Parmi eux, au moins six sont détenus par Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) au Sahel. Cet enlèvement a eu lieu trois jours après celui de sept employés étrangers d'une société de construction libanaise dans le nord du Nigeria, revendiqué par une faction de Boko Haram, le groupe islamiste nigérian Ansaru, qui aurait des liens avec AQMI. L'ambassade de France à Yaoundé a conseillé mardi soir "à tous les Français présents dans l'extrême Nord de se mettre immédiatement à l'abri".

Sept Français ont été victimes d'un enlèvement dans le nord du Cameroun, à la frontière avec le Nigeria. Ils ont été kidnappés par des hommes armés circulant à moto dans la localité camerounaise de Dadanga, au nord du pays, avant d'être conduits en territoire nigérian. Il s'agit d'expatriés vivant à Yaoundé, la capitale du Cameroun.

Dans la soirée, le gouvernement camerounais a confirmé que ravisseurs et otages n'étaient plus sur son sol. «Les ravisseurs (Ndlr: des Français) ont traversé la frontière du Nigeria avec leurs otages», a affirmé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué lu sur les antennes de la radio d'Etat, la Cameroon Radio-Television (Crtv). Le communiqué précise que l'enlèvement «s'est produit au lieu dit Sabongari situé à 7 km au nord de la localité de Dabanga (nord) sur la route nationale numéro 1 qui longe à cet endroit la frontière terrestre entre le Cameroun et la République fédérale du Nigeria».

Le président François Hollande a lui-même confirmé qu'il s'agissait de «trois adultes et de quatre enfants» et que ces Français étaient «installés au Cameroun pour des raisons professionnelles. Dépendant d'une grande entreprise d'énergie, ils faisaient un excursion touristique» au moment de la prise d'otages. En fin d'après-midi, le groupe français GDF Suez a confirmé «l'enlèvement d'un de ses collaborateurs avec sa famille, expatriés au Cameroun, à Yaoundé, alors qu'ils se trouvaient en vacances dans le Nord du pays». «Ce sont des enfants, ce sont une famille. Nous devons les appeler, si je puis dire, à une grave responsabilité», a lancé François Hollande à l'adresse des ravisseurs.

Les enfants auraient été séparés des adultes

En début de nuit, la télévision camerounaise affirmait que la famille avait été divisée. Les preneurs d'otages auraient séparé les quatre enfants de leurs parents. Le troisième adulte, qui serait le frère du salarié de GDF Suez, serait maintenu avec les deux parents. Certains spécialistes voyaient là un bon espoir que les enfants puissent être rapidement libérés.

Selon une source proche de l'ambassade de France jointe par leparisien.fr, la famille venait de visiter le parc naturel de Waza (nord), une réserve de biosphère classée à l'Unesco : «Elle a été enlevée vers 7 heures du matin près du parc, l'alerte a été donnée à l'ambassade autour de midi. Les services de sécurité de l'ambassade sont en contact permanent avec les autorités camerounaises pour amplifier les recherches».

Aucune revendication

Aucune revendication n'a été reçue pour l'instant. L'ambassade n'écarte pas l'hypothèse d'un groupe islamiste nigérian, «mais on ignore s'il s'agit de Boko Haram et ou d'Ansaru», précise-t-elle. «Nous avons de forts soupçons sur cette secte islamiste Boko Haram», a affirmé mardi une source sécuritaire camerounaise sur place. «Nous sommes présentement à la recherche des ravisseurs le long de la frontière avec le Nigeria», a poursuivi cette source sécuritaire camerounaise.

Selon une source au parc de Waza (nord) qui a requis l'anonymat, «les touristes étaient allés visiter le parc hier. Ils ont dormi au campement touristique du parc d'où ils sont partis ce matin».

Un diplomate occidental dans la région a indiqué que «six ravisseurs armés sur trois motos avaient enlevé une famille composée des parents, de leurs 4 enfants et de leur oncle à Dabanga, au Cameroun, à 45 km, sur la Nationale 1. Les enfants sont âgés de 5 à 12 ans, selon cette même source.

François Hollande confirme la piste d'un groupe terroriste nigérian

De Grèce, où il est en voyage officiel, François Hollande a précisé que les auteurs de l'enlèvement étaient «un groupe de terroristes du Nigeria». «Nous ne savons pas exactement lequel, même si nous avons de fortes présomptions», a-t-il ajouté. «Je vois surtout l'implantation d'un groupe terroriste, Boko Haram en l'occurrence, dans cette partie-là du Cameroun et c'est suffisamment inquiétant pour nous mobiliser», a également souligné le chef de l'Etat.

Selon lui, «la plus grande probabilité c'est qu'ils soient emmenés au Nigeria». «Donc, a-t-il poursuivi, nous faisons tout pour éviter qu'ils soient retenus dans ce pays. Nous devons avertir aussi tous les touristes dans cette zone du Cameroun d'éviter de s'exposer et nous devons aussi tout faire pour retrouver nos compatriotes.»

Lors d'une conférence de presse prévue de longue date avec le Premier ministre malien, Laurent Fabius s'est montré prudent ce mardi après-midi à Paris: «La zone où ils ont été pris est au Nord du Cameroun, non loin du Nigeria et du Tchad (...) Si tout cela est confirmé, cela signifie que la lutte contre les groupes terroristes est une nécessité absolue.» «Au moment où je vous parle, nous n'en savons pas plus (...) Nous sommes en contact avec le Cameroun et le Nigeria (...) Notre centre de crise s'occupe de tout cela. Il a pris contact avec la famille», a expliqué le ministre des Affaires étrangères, évoquant le terrorisme comme «un problème dont doit s'occuper toute la communauté internationale».

15 otages français détenus dans le monde, tous en Afrique

En décembre dernier, un ingénieur français, Francis Collomp, avait été enlevé au Nigeria, un rapt revendiqué par le groupe islamiste nigérian Ansaru qui pourrait être lié à la secte Boko Haram. Ansaru a aussi revendiqué lundi l'enlèvement ce week-end de sept employés étrangers de la société de construction libanaise Setraco, la plus importante prise d'otages jamais réalisée dans le nord du Nigeria.

A l'heure actuelle, rien ne permet de dire qui est responsable de l'enlèvement des Français au nord du Cameroun ce mardi. Ansaru est considéré comme relativement nouveau et en pleine expansion depuis sa revendication de l'enlèvement d'un ressortissant français en décembre. Avec l'enlèvement de cette famille, il y a désormais quinze otages français détenus dans le monde, tous en Afrique.

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dimanche 17 février 2013

Fondateur du CAPE, défenseur des journalistes étrangers, Ruggero de Pas s'en est allé !

Les journalistes étrangers à Paris sont en deuil ! C'est une double perte ! A l'heure où le Centre d'Accueil de la Presse Etrangère (CAPE) est entrain de fermer ses portes au Grand Palais, son fondateur et président Ruggero de Pas tire sa révérence. Grand défenseur des journalistes étrangers, particulièrement africains, il se battait comme un lion pour les défendre face aux institutions. Les journalistes étrangers sont devenus des orphelins et tous pleurent Ruggero. Le CAPE devrait être un lieu d'accueil pour permettre aux journalistes de se retrouver, de se partager les infos mais surtout de travailler en toute quiétude et sérénité, Ruggero de Pas veillait au grain. Maintenant qu'il est parti, qui défendra encore les journalistes étrangers ?

Paris, février 2011, Ruggero de Pas lors du colloque sur le 10è anniversaire du Centre d'Accueil de la Presse Etrangère. Photo Réveil FM, archives

Ruggero de Pas, c’est d’abord une moustache, un sourire et un accent, d’un homme arrivé à Paris depuis sa Toscane natale à 19 ans, sur un coup de tête, sans un sou, et sans parler un mot de Français. Ca n’a pas empêché Ruggero de faire Sciences-Po, tout en en travaillant pour payer ses études. Chevelure blanche, lunettes cerclées de métal et moustache, Ruggero c’était aussi le charme et la prestance.

Correspondant à Paris pour la Radio-Télévision Suisse-Italienne, Ruggero de Pas est toujours resté proche des journalistes étrangers qui travaillent à Paris. Surtout de ceux qui travaillent à la pige, pour de petits médias, sans moyens.

C’est pour eux qu’il a crée le Centre d'Accueil de la Presse Etrangère (CAPE) en 2000. Le Centre d’Accueil de la Presse Etrangère, pour lequel il a réussi à obtenir des financements et un siège : d’abord à la Maison de la Radio, puis au Grand Palais. C’est pour cet engagement que Ruggero de Pas a reçu en 2009 la légion d’Honneur. Et c’est à Michèle Cotta qu’il a demandé de lui remettre.

Malade depuis quelques mois, il laisse trois enfants qu’il adorait, une femme Luisa de Pace, une journaliste, et tous ses confrères, amis notamment des journalistes africains qui pleurent Ruggero. Ses ex-collègues de France Inter se cachent pour pleurer.

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jeudi 14 février 2013

Vuvuzélateur et mensonges de Lambert Mende Omalanga: Prof. Julien Ciakudia et Virginie Baofa réagissent contre le fameux biographe de la famille biologique de M'zée Laurent-Désiré kabila !

Il s'était promis un repos du guerrier. mais face aux mensonges éhontées du Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga qui a surpassé son rôle de porte-parole du gouvenement d'imposteurs de Joseph Kanambé pour devenir le biographe autoproclamé de la famille biologique de M'zée Laurent-Désiré Kabila, le professeur Julien Ciakudia, depuis Londres est sorti de ses gonds ! Notre consoeur Virginie Baofa n'est pas du reste, elle a savonné celui qui fait la honte de tous les congolais.

Etienne Kabila arrêté en Afrique du Sud. Photo Réveil FM

Kinshasa, 2000, Emmanuel Kabila au Palais de la Nation. Photo Réveil FM

Afrique du sud, fin janvier 2013, Roger Lumbala a tenté de surdouer les fils Kabila pour soutenir le M23. Roger Lumbala avec Emmanuel Kabila. Photo Réveil FM

Les mensonges de caniveaux de Lambert Mende Omalanga! Quelle honte!

Par Virginie Baofa

Pauvre Mende, ''ministre'' du gouvernement fantoche de l'imposteur usurpateur Joseph Kabila qui , certainement, ricane sous-cape lorsqu'il entend l'excès de zèle de cet homme de main au col blanc et ses sous-fifres, affirmant des âneries et s'entremelant les lacets à force de vouloir se surpasser, piteusement, comme spécialistes de pacotille sur la progéniture de Mzee Laurent Désiré Kabila et de défendre mal l'indéfendable, l'imposteur Joseph Kabila!

- Où était Mende du vivant de M'zee Laurent Désiré Kabila? N'était-il pas avec les rwandais et les ougandais pour le combattre! - L'avait-il seulement rencontré une seule fois ou vécu à ses côtés voire parlé avec lui pour savoir ce qu'il pensait de ses enfants?

- Etait-il présent à chaque naissance des enfants de Mzee Kabila pour dénier la filiation à Mzee à certains d'entre eux? A savoir, Etienne Kabila, Aimée Kabila, Emmanuel Kabila, John Kabila; ....

Alors que Mzée Laurent-Désiré kabila lui-même avait reconnu ses enfants, de quel droit l'imposteur Joseph alias Kabila.... leur refuse-t-il ce droit et organise des coups tordus pour tordre le cou à la vérité familiale? Pourtant, c'est sa filiation à Mzée Laurent-Désiré kabilaqui est plus que douteuse et mise en cause! Pourquoi Joseph Kabila a-t-il peur et redoute-t-il tout passage à un test ADN pour clôturer ce dossier qui empeste l'espace politique de la RDC? Pourtant, Etienne Kabila, Emmanuel Kabila, et tous les autres enfants de Mzee Kabila sont prêts à s'y soumettre! Pourquoi Lambert Mende n'ose-t-il pas demander à son patron de s'y soumettre? C'est pathétique de voir un soit disant ''ministre'' s'embourber aussi bassement dans des futilités du débat de société pour une affaire de famille non-maîtrisée! Lambert Mende n'a aucune crédibilité parce qu'il a toujours menti comme il respire!

Lambert Mende, au service du pouvoir ougandais!

De source crédible proche du pouvoir ougandais, Lambert Mende est, bel et bien, l'infiltré au service du pouvoir Ougandais dans le ''gouvernement'' fantoche de Joseph Kabila! Il y a été imposé pour servir les intérêts de l'Ouganda contre la RDC et le peuple congolais!

Dans l'épisode des 19 détenus congolais, les résistants-patriotes-combattants enfermés injustement dans les géoles de la police corrompue au service de Jacob Zuma pour soutenir l'imposteur Joseph Kabila, pour des motifs déjantés, fallacieux, tricotés de toutes pièces, il est étonnant que Lambert Mende se soit tû sur la présence, en Afrique du Sud, de ses amis criminels Roger Lumbala et Mbusa Nyamwisi, les deux congolais de service engagés par la milice rwandaise M23, qui ont résidé à Johannesburg et qui sont rentrés à Kampala avec les tenues militaires aux emblèmes des FARDC, et l'armement via le Rwanda pour le M23!

Lambert Mende n'a pas dit que ces deux individus disposaient des vrais-faux passeports diplomatiques ougandais pour leur entrée en Afrique du Sud!

Il n'a pas dit non plus que ses amis ont rencontré certains officiels Sud africains ni qu'il entretient toujours des relations et des contacts suivis avec ses amis, les criminels Roger Lumbala et Mbusa Nyamwisi en attendant le moment propice pour changer casaque!

Lambert Mende sait pertinemment bien que l'imposteur Joseph Kabila est impliqué et complice dans la fourniture d'armes pour la milice criminelle rwandaise le M23!

Des ''snipers '' abrutis au service de l'imposture, de la forfaiture, de l'usurpation

Toute honte bue! Une équipée d'individus se cachant sous des pseudonymes ridicules: Kado, clarisse, élie du jardin, skam, girl.... et autres applaudisseurs de la bêtise Yvon Ramazani, Kiloka, .... jouent aux "snipers" à la noix pour introduire du bruit dans l'information en vue de brouiller les messages de bon sens et de vérité de la résistance pour l'éveil patriotique et la mobilisation du peuple congolais! Ces abrutis, à la recherche désespérée de reconnaissance par l'imposteur qui les ignore et ne lit même pas leurs inépties, passe leur temps à se masturber mentalement, pour, en réalité, soutirer quelques sous à "l'idiot du village fait roi" dit ''raïs" !

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L'ANR, la Gestapo de Joseph Kabila vient encore de frapper: Le Dr. Jean-Pierre Kanku Mukandi arrêté !

A l'instar d'autres peuples, un congolais doit se mouvoir librement, épouser qui il veut, investir où il veut y compris dans son pays d'origine. Les imposteurs qui ont pris en otage les institutions républicaines de la République démocratique du Congo ne l'entendent pas de cette oreille. Ils considèrent les Congolais de l'étranger comme des ennemis qu'il faut abattre. Le Dr. Jean-Pierre Kanku Mukandi vient d'être victime de la jalousie maladive que voue les autorités illégitimes et illégales du Grand Congo à l'égard des Congolais de l'étranger par l'ANR, la Gestapo de Joseph Kabila interposée. Il croupit dans les geôles de cette dernière depuis le 4 février 2013.

Le Dr. Jean-Pierre Kanku Mukandi crouptit dans les geôles de l'ANR, la Gestapo de Joseph Kabila depuis le 4 février 2013

Agé de 50 ans de nationalité belge mais d'origine congolaise, médecin urgentiste, le Dr.Jean- Pierre Kanku Mukandi est spécialiste en réanimation dans un hôpital de Charleroi en Belgique. Il est marié et père de 3 enfants.

Propriètaire de 3 concessions minières exploitées par des génèraux de la junte Josephiste, Le Dr Kanku s'est rendu il y a peu dans la capitale congolaise pour mettre de l'ordre dans ses concessions contre l'exploitation illégale.

Les généraux spoliateurs vont s'agglutiner les services de l'ANR, la Gestapo de Joseph Kabila pour pièger le Dr Kanku et s'approprier ainsi ses concessions.

Alors qu'il se trouvait au domicile de sa belle soeur à Kinshasa, une pléthore des militaires et agents de l'ANR ont procédé à son arrestation sans mandat, ils ont embarqué tous les habitants de la maison. Ces derniers ont été rélâchés sauf le Dr. Jean-Pierre kanku Mukandi.

Alors que la dictature totalitaire de Joseph Kabila fomente de faux coups d'état pour justifier le régime d'imposture honni par le peuple congolais dans son ensemble.

Dans leur volonté de nuire, la junte joséphiste et les agents de l'ANR peuvent accuser le Dr. jean-Pierre kanku de tous les maux, surtout qu'il a été arrêté sans mandat.

Le Dr. Jean-Pierre kanku risque d'allonger la longue liste des tués pour rien du régime Joseph kanambé: Armand Tungulu, Floribert Chebeya, Fidèle Bazana, Général Mbuza Mabe, Bampuwa wa Mulamba, Franck Ngycke, Hélène Mpaka, Didace Namujimbo, Serge Maheshe...plus 8 millions de morts !

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Un fils de Jacob Zuma arrêté puis relâché à l’aéroport de Dakar avec une valise bourrée d’argent

Le clash entre l’Afrique du Sud et le Sénégal a été évité de justesse mardi 15 janvier 2013, à l’aéroport Léopold Sédar Senghor où un fils de Jacob Zuma a été alpagué pour trafic de devises.

L'aéroport de Dakar. Photo Réveil FM, archives

Zuma fils avait par devers lui une valise bourrée d’argent d’un montant estimé à plus d’une vingtaine de millions $, selon des sources douanières sénégalaises. C’est au moment de faire passer la valise au niveau du scanner que le pot aux roses a été découvert. En procédant aux enquêtes d’usage, le mis en cause indexe sa femme, déjà dans l’avion, avant de se rétracter devant elle.

Remis entre les mains de la police et sentant les carottes cuites, Zuma fils alerte son ambassade à Dakar qui, à son tour, réussit à câbler avec le Palais sénégalais de la République , via le ministère des Affaires étrangères.

Jacob Zuma aurait téléphonné à son homologue sénégalais. Ainsi, de fortes pressions seraient venues du Palais sénégalais pour pousser les hommes en tenue au niveau de l’aéroport à lâcher prise. Un incident diplomatique a ainsi été évité de justesse entre les deux pays.

Ainsi va l'Afrique, où des chef d'Etat se tiennent par la barbiche et se soudent les coudes !

Dire que c'est le même Jacob Zuma qui fait des razzia contre les résistants-patriotes-combattants congolais qui réfutent la dictature totalitaire de l'imposteur et usurpateur Joseph Kabila.

Jacob Zuma a placé dans ses geôles 20 Congolais inculpés arbitrairement depuis le 7 février de vouloir fomenter un coup d'état contre son protégé Joseph Kabila. Ayant de carrés miniers en République démocratique du Congo qu'il exploitent abusivement, le président affairiste sud africain Jacob Zuma, en compensation fait arrêter des innoncents congolais pour montrer à Joseph Kabila qu'il étouffe la résistance congolaise en Afrique du sud.

Des Congolais victimes de la kabbale congolo-sudafricaine ne sont pas des opposants à Joseph Kabila. Ils sont des résistants patriotes car ils ne reconnaissent ni son régime, ni son pouvoir encore moins son second hold-up électoral du 28 novembre 2011.

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mercredi 13 février 2013

Vuvuzélateur et arracheur des dents, Lambert Mende Omalanga ouvre la boîte à pandore: "Etienne Kabila n'est pas le fils de M'zée Laurent-Désiré Kabila" !

Au diable Lambert Mende, fieffé menteur, énergumène qui ne mérite ni considération ni respect. Lambert Mende Omalanga devient biographe de la famille de M'zée Laurent-Désiré Kabila alors que le même Mende Omalanga était rebelle du RCD-Goma, combattait M'zée Laurent-Désiré kabila ! On croit rêver ! Pourquoi Lambert Mende Omalanga qui ment comme il respire peut-il s'autoriser à débiter des mensonges éhontées. Pourquoi c'est seulement Joseph Kabila, Janet kabila et Joe Kabila sont des enfants biologiques de M'zée Laurent-Désiré Kabila, pas Etienne Kabila, Aimée Kabila, Emmanuel Kabila...Pourquoi l'imposteur Joseph kabila a toujours refusé le test ADN pour prouver sa filiation biologique avec M'zée Laurent-Désiré Kabila alors qu'Etienne Kabila, Aimée Kabila, Emmanuel Kabila y sont disposés. Le kabilisme, c'est le m'zéeïsme ! Le josephisme ou kanambisme n'est qu'imposture, forfaiture, usurpation, fraude ! Lambert Mende Omalaga trafique et falsifie l'histoire. C'est M'zée Laurent-Désiré Kabila, lui-même, qui avait appelé M'zée Pierre Yambuya Kibesi, à l'époque Directeur Générale des Migrations (DGM) tout en présentant sa famille Aimée Kabila, lui avait demandé de lui établir un passeport diplômatique ! Aimée Kabila n'a jamais acquis le passeport diplômatique de manière frauduleuse. Pourquoi Lambert Mende Omalanga ment au peuple congolais ? Faut-il rappeler au fiéfé menteur que c'est Floribert Chebeya, président de la Voix des Sans Voix (VSV) qui avait pris en main le dossier d'Aimée Kabila et à l'assassinat de cette dernière, c'est encore Floribert Chebeya et VSV qui avaient pris en charge les frais funéraires. Et Floribert Chebeya sera assassiné deux ans après par le régime Joseph Kabila.

M'zée Laurent-Désiré Kabila doit se retourner dans son Mausolée ! Son pourfendeur Lambert Mende Omalanga est devenu le biographe de sa famille biologique. Photo Réveil FM, archives

Etre ministre d'information d'un gouvernement d'occupation, ne vous donne pas le droit de vous immiscer dans les affaires familliales de M'zée Laurent Kabila, troisième président de la République ! Lambert Mende Omalanga est le pion ougandais dans les institutions congolaises. Il ne cite jamais l'Ouganda comme pays agresseur de la République démocratique du Congo. Il ne parle pas non plus ses collègues: Roger Lumbala, Mbusa Nyamwisi...

Politicailleur sans vergogne, caméleon politique, tourneur de casaque, il y a risque demain que le même Lambert Mende Omalanga demain lorsque la libération du Grand Congo aura lieu, pourfende le même régime d'occupation et d'usurpation de Joseph Kanambe. Lambert Mende n'est crédible que face à lui même, il n'est crédible ni au Congo, ni à l'étranger encore moins dans sa même tribu. Même les Tetelas ne croient pas en lui. Pour lui rafraîchir la mémoire, nous lui invitons de lire l'ouvrage de M'zée Pierre Yambuya Kibesi, un vrai kabiliste !

Lorsque les Américains ont mis en doute, l'identité américaine de Barack Obama, le premier président noir de la première puissance mondiale, cela n'a pas empêché Barack Obama d'exhiber son attestion de naissance à la face du monde. Pourquoi Joseph Kabila ne peut-il passer un test ADN pour rassurer les Congolais qu'il est véritablement le fils biologique de M'zée Laurent-Désiré Kabila ? Un président de la République doit avoir une traçabilité claire ? Qui est Joseph Kabila ? Est-il le fils de M'zée Laurent-Désiré kabila? A-t-il étudié à l'école française de la Tanzanie ? Comment est-il passé de chauffeur taxi au chef de l'Etat ? Pourquoi était-il au Zimbabwe lors de l'assassinat de M'zée Laurent-Désiré Kabila ? Pourquoi ce sont les soldats zimbabwéens qui l'ont ramené à Kinshasa ? Pourquoi le corps de M'zée a-t-il été trimballé jusqu'à Harare alors que le constat de son décès était fait à Kinshasa après son assassinat ? Tant de questions qui démeurent sans réponses. Les Congolais ont le droit de savoir. On ne peut pas continuer à diriger un pays par défi ! La vraie identité de Joseph kabila ne doit pas être un secret d'Etat pour les Congolais. Pourquoi Joseph Kabila ne parle jamais de son père?

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Journée mondiale de la radio: Au moins 28 journalistes de radio emprisonnés et 18 tués depuis début 2012

A l’occasion de la Journée mondiale de la radio, célébrée le 13 février, Reporters sans frontières rappelle qu’au moins 28 journalistes de radio sont actuellement emprisonnés à travers le monde et que 18 ont été tués depuis le 1er janvier 2012, soit en l'espace de treize mois.

"Nous exprimons toute notre solidarité à nos 28 confrères de radio emprisonnés, parmi lesquels Mam Sonando au Cambodge, Hassan Ruvakuki au Burundi, Nestor Omar Pasquini en Argentine. Nous pensons également à ces stations meurtries, dans le viseur des ennemis de la liberté de l'information : Radio Shabelle en Somalie, les radios communautaires du nord du Mali ou d'Amérique latine, ainsi que les stations des Philippines les plus exposées", a déclaré Christophe Deloire, secrétaire général de l'organisation.

"A l'heure où l'attention se porte de plus en plus sur l'image et les nouveaux médias, la Journée mondiale de la radio offre l’occasion de rappeler que les médias traditionnels conservent un rôle crucial d’information pour de nombreuses populations à travers le monde, notamment dans les zones rurales ou reculées. Les journalistes de radio travaillent trop souvent dans de terribles conditions d'insécurité, au prix de leur liberté quand ce n'est pas de leur vie. Nous saluons leur courage et leur dévouement", a-t-il ajouté.

Les pays qui maintiennent des journalistes de radio derrière les barreaux sont l'Erythrée (21), la Somalie (1), l'Argentine (1), l'Ouzbékistan (1), la Turquie (1), le Burundi (1), le Cambodge (1) et le Vietnam (1). Des professionnels ou collaborateurs de radio ont été tués depuis le 1er janvier 2012 en Somalie (9), aux Philippines (4), au Pakistan (1), au Paraguay (1), au Brésil (1), en République centrafricaine (1) et en Tanzanie (1). D'autres pays comme le Honduras et l’Afghanistan ont également enregistré des assassinats de journalistes, sans pour autant qu'on puisse affirmer avec certitude un lien avec l'activité professionnelle des victimes.

Le continent africain, où tradition de l'oralité et niveau élevé d'équipement permettent à la radio de jouir encore d'un très fort impact auprès des populations, est le théâtre du plus grand nombre d'attaques et de violations à l'encontre de ce média et de ses collaborateurs. Les prises en otage de stations par les islamistes armés dans les pays où ils sévissent (Mali et Somalie notamment) en témoignent. Les suspensions et blocages de stations étrangères, comme, à une époque, RFI en République démocratique du Congo, la BBC au Rwanda ou Voice of America en Ethiopie, par exemple, ou le brouillage de radios en exil, comme Radio Erena dans la très fermée Erythrée, sont également le signe de la crispation de gouvernements autoritaires vis-à-vis de ce média.

En Amérique latine, les radios communautaires occupent une place de premier plan. Emanations directes des communautés ou des minorités (indigènes, populations d’origine africaine, paysans, groupes de femmes), elles constituent un modèle de média à part entière, à la fois indépendant du giron de l’État et du secteur commercial. A but non lucratif et dirigées par leurs propres auditeurs, elles jouent bien souvent un rôle éducatif majeur auprès de populations tenues à l’écart des circuits institutionnels ou des principaux centres de décision. Elles constituent également un vecteur de mobilisation dans des pays marqués par de forts conflits locaux (fonciers, environnementaux…) et un niveau élevé d’atteintes aux droits de l’homme.

Cibles de persécutions régulières à ce titre, les radios communautaires ou de structure associative se heurtent encore à des législations qui les criminalisent ou les empêchent d’accéder à une fréquence régulière. Ainsi au Brésil, où seules 4 600 d’entre elles disposent officiellement d’un espace de diffusion. Au Chili, où ces radios ont démontré leur utilité après le tremblement de terre de 2010 - de même qu’en Haïti - il ne fait toujours pas bon informer des conflits opposant les communautés Mapuches aux propriétaires terriens. Il en va de même dans la région militarisée de l’Aguán, au Honduras, où les locuteurs des radios paysannes paient souvent de leur vie la répression conjointe de l’armée et des milices privées. En Colombie, les radios indigènes du département du Cauca subissent le feu croisé des militaires et des FARC, toujours actifs dans cette zone, malgré les pourparlers en cours entre le gouvernement et la guérilla.

Si l'Iran ne compte aucune radio privée, l'Afghanistan voisin jouit en revanche d'un paysage radiophonique très fourni avec plus de 150 radios privées. Dans ce pays, les stations font face à deux menaces principales : la censure (gouvernementale ou émanant de responsables locaux) et les attaques violentes menées par les Taliban. Ces derniers ont, en 2012, saccagé au moins deux stations de radio.

Si la multiplicité des radios, notamment locales, contribue pleinement au maintien du pluralisme médiatique en Turquie, en Russie, en Géorgie ou au Kirghizstan par exemple, le secteur est l'un des premiers, avec la télévision, à avoir été repris en main par les gouvernements les plus autoritaires d’Europe de l’Est et d’Asie centrale. Nulle trace de débat politique ou social sur les quelques antennes turkmènes, toutes détenues par l'Etat ; nulle critique du pouvoir sur la FM azerbaïdjanaise, ouzbèke ou kazakhe.

Et pourtant, des radios telles que Echos de Moscou, Radio Free Europe / Radio Liberty ou la BBC, basées à l'étranger et essentiellement diffusées sur Internet, jouent un rôle essentiel pour briser le blocus de l'information imposé à ces pays. Les services en langue locale de ces deux dernières (dont plusieurs sont menacés de fermeture) offrent une rare perspective d'emploi aux journalistes indépendants bélarusses, azerbaïdjanais, turkmènes ou ouzbeks. Les risques sont considérables. En témoignent la mort sous la torture d’Ogulsapar Mouradova au Turkménistan en 2006, l’emprisonnement de son collègue Dovletmyrat Yazguliyev en 2011, ou les manoeuvres calomnieuses auxquelles est soumise Khadija Ismaïlova en Azerbaïdjan. Pourtant, les journalistes de radio accomplissent un travail courageux et déterminant pour le droit à l'information de leurs concitoyens.

Malgré une pénétration croissante de l'Internet, dans de nombreux pays asiatiques, les populations rurales dépendent toujours de la radio pour obtenir des informations indépendantes. Parce qu'ils animent des programmes politiques au ton libre, ou parce qu'ils contribuent à des émissions critiques, les journalistes des stations de radio locales qui parsèment les Philippines font régulièrement l'objet d'attaques meurtrières. En 2012, pas moins de quatre journalistes ont été tués : Julius Caesar Cauzo de DWJJ Radio (08-11-12) , Rommel "Jojo" Palma de dxMC - Bombo Radyo (30-05-12), Nestor Libaton de Radio dxHM (08-05-12) et Aldion Layao de Super Radyo - dxRP (08-04-12).

Au Cambodge, où la presse écrite et audiovisuelle est largement contrôlée par le régime, Mam Sonando, le propriétaire de la radio indépendante Beehive, comptait, jusqu'à son arrestation, parmi les rares commentateurs politiques à pouvoir s'exprimer librement. Agé de 71 ans, il a été condamné par le tribunal de Phnom Penh, le 1er octobre 2012, à une peine de vingt ans de prison. Reporters sans frontières et le Centre Cambodgien pour les médias indépendants (CCIM) demandent sa libération immédiate et inconditionnelle.

En Tunisie, les porteurs de projets radiophoniques n’ont aucun interlocuteur officiel à qui adresser leurs demandes d’obtention du droit d’occuper une fréquence. Ils sont les premières victimes de ce vide juridique. Malgré les demandes répétées du Syndicat tunisien des radios libres, aucun statut n’encadre l’existence des radios communautaires. Depuis la révolution, seules douze radios ont obtenu une licence et sont aujourd’hui menacées de disparition. Celles qui ont accepté de signer un contrat avec l’Office National de Télédiffusion (ONT) se trouvent toutes dans l’impossibilité de payer les sommes exorbitantes que cette entreprise publique leur réclame, tandis que celles qui ont refusé le monopole de l’ONT et émettent par leurs propres moyens sont actuellement dans l’illégalité.

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mardi 12 février 2013

Arche de Zoé: Prison ferme pour son président et sa compagne

Eric Breteau et Emilie Lelouch, le 24 décembre 2007 à N'Djamena.

Le président de l'Arche de Zoé et sa compagne, poursuivis pour une tentative d'exfiltration en 2007 vers la France d'une centaine d'enfants présentés comme des orphelins du Darfour, ont été condamnés mardi 12 février à trois ans de prison, dont deux fermes, par le tribunal correctionnel de Paris. Les deux animateurs de l'organisation caritative ont également été condamnés à payer chacun une amende de 50 000 euros et à l'interdiction définitive d'exercer toute profession d'accueil, d'hébergement ou de placement de mineurs.

Les deux prévenus, reconnus coupables d'escroquerie, d'exercice illicite de l'activité d'intermédiaire pour l'adoption et d'aide à l'entrée ou au séjour de mineurs en situation irrégulière, étaient tous deux présents pour la première fois à l'audience. Le président de l'association caritative et sa compagne ont ri et applaudi ironiquement à la lecture des motivations du tribunal. "Vous auriez eu la parole éventuellement si vous étiez venus aux précédentes audiences", leur a rétorqué la présidente.

Tous deux ont été arrêtés par les gendarmes immédiatement après l'annonce du verdict.

L'Arche de Zoé, poursuivie en tant que personne morale, a été condamnée à une amende de 100 000 euros, et sa dissolution a été prononcée. Les quatre autres prévenus, parmi lesquels des membres de l'association, une journaliste et un médecin, ont été condamnés à des peines de six mois de prison avec sursis pour deux d'entre eux, et un an avec sursis pour les deux autres.

Comment, en dépit des alertes lancées par l’association Enfance et familles d’adoption, tant auprès du ministère des affaires étrangères que de la brigade des mineurs sur la dérive de l’Arche de Zoé, une opération à l’intendance aussi lourde a-t-elle été rendue possible ? Existait-il en septembre 2007, au cabinet de Bernard Kouchner voire à l’Elysée auprès de Cécilia Sarkozy alors épouse du président de la République, une forme de soutien officieux au sauvetage annoncé des « orphelins du Darfour », comme l’a soutenu Eric Breteau ou était-ce de pures affabulations ?

Pourquoi, alors que des centaines de familles étaient au courant de ce projet d’évacuation, via des sites, des forums de discussion et des réunions publiques, les pouvoirs publics ne sont-ils pas intervenus plus tôt, et publiquement, pour dénoncer une tentative d’escroquerie à l’adoption sous couvert d’opération humanitaire ?

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Studio Réveil FM-Kongotelema: Haro à la musique Sima Ekoli !

Fini l'époque où des faux chanteurs sans talents de surcroît chanteurs propagandistes de la dictature totalitaire qui sévit en République démocratique du Congolais narguent le peuple congolais qui les ont fait rois ! Ils n'auront plus le monopole de la musique congolaise. Les faux chanteurs sans talents ont galvaudé, biaisé notre musique. Comment expliquer que la terre de nos aïeux qui a produit des chanteurs talentieux comme le Grand Kallé avec la chanson indépendance Cha Cha chantée dans toute l'Afrique voire le monde entier, que nous soyons réduit aux pauvres chanteurs de Sima Ekoli ? Comment expliquer qu'un pays comme le Grand Congo avec 70 millions d'habitants n'ait que dix groupes musicaux qui font la pluie et le beau temps au détriment des autres? Le Grand Congo vaut plus ! En plus, ces leaders chanteurs se sont transformés en publicitaires des boissons alcooliques: Primus, Skol, Mutzig...Des concerts gratuits avec promotion des boissons gratuites pour enivrer les Congolais paupériser à outrance afin de mieux les asservir. Les imposteurs et usurpateurs en profitent pour balkaniser le Congo avec des miliciens tutsi rwandais du M23, ex-CNDP, ex-RCD-GOMA. Mangeurs à tous râtéliers, les chanteurs-griots chantent et dansent pour l'imposteur Joseph Kabila, le matin et ils se rabattent vers les sociétés brassicoles, le soir. Ils abrutissent notre peuple avec des chansons sans tête ni queue, pour mieux le distraire alors que le Congo est envahit ! La réfondation du Congo va de pair avec la promulgation d'autres genres musicaux: musique traditionnelle, musique de jeunes, musique éducative, musique chrétienne non starisée...Le studio Réveil FM-Kongotelema va produire et promouvoir des artistes congolais qui mettent en avant leur art, pas des artistes de pacotille, faux chanteurs qui jouent aux influences pour exister !

Studio Réveil FM-Kongotelema à la disposition de jeunes artistes congolais non Kanambistes !

Studio Réveil FM-Kongotelema, une nouvelle façon de promouvoir la musique congolaise.

Après l'essai concluant de plus d'une année et demi avec la chanson Zongisa ye na Rwanda, chanson fétiche et cri de guerre de Patriotes-Résistants-Combattants. Chanson composée par notre ami et confrère Chick Munduki et chantée entièrement par Janine Munduki. Nous passons à la vitesse supérieure !

Le travail de studio n'est pas gratuit. Le travail pointu, professionnel avec des prix abordables défiant toute concurrence permettra aux artistes talentieux qui ont des projets clairs de se faire produire ! Ainsi, nous allons renverser la tendance au lieu de la musique Sima Ekoli nous produirons la musique qui honore et respecte la femme congolaise, qui incite à aimer et servir le Grand Congo et les Congolais, qui pousse au travail, au respect du bien public, au respect des hommes et femmes qui résident dans ce grand et beau pays, qui valorise nos 450 tribus et ethnies, les hommes et femmes qui ont apporté ou contribué au changement dans notre pays, dans n'importe quel domaine...Nous allons continuer à nous donner les moyens qu'il faut pour ce grand changement car "Le changement, c'est maintenant ! Pas demain" ! Nous refusons de continuer de subir et nous nous dotons des moyens pour y arriver !

Pour tout contact Studio Réveil FM-Kongotelema:

-Chick Munduki, "Kongo Telema" , "Munduki Osonga Chick" , tél: 0041793012309

- Freddy Mulongo, freddy.mulongo@gmail.com, freddy.mulongo@reveil-fm.com

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lundi 11 février 2013

RSF condamne l’interpellation de plusieurs journalistes français à Bamako

Reporters sans frontières dénonce les interpellations de plusieurs journalistes étrangers et l’agression de l’un d’entre eux, le 8 février 2013, à Bamako. L’incident a eu lieu en marge de l’attaque de la caserne des "bérets rouges", la garde rapprochée de l'ancien président Amadou Toumani Touré, par les "bérets verts", à l'origine du coup d'Etat du 22 mars 2012.

Au Mali, les journalistes sont interpellés, RSF proteste !

"L’agression et l’interpellation de ces journalistes, ainsi que la confiscation de leur matériel professionnel, constituent une entrave inacceptable à la liberté de l’information. Les "bérets verts", les gendarmes et la garde nationale ont délibérément mis à l’écart les journalistes, témoins gênants, pour empêcher la circulation d’images compromettantes pour les nouvelles autorités. De tels actes doivent immédiatement cesser”, a déclaré Christophe Deloire, secrétaire général de l’organisation. Benoît Tessier, photographe de l'agence Reuters et deux journalistes d’une chaîne française d’informations en continu, étaient présents près de l’entrée du camp militaire de Djicoroni lorsque les "bérets verts" sont passés à l’assaut, vers 9h30, le 8 février. Ayant pris des images de l’attaque, l'un des journalistes a été brutalisé et conduit "pour sa sécurité" dans les locaux du Service National de la Jeunesse (SNJ). Ses deux confrères l'ont ensuite rejoint et les trois journalistes ont été gardés pendant plusieurs heures, leur matériel a été saisi ou endommagé et leurs téléphones ont été confisqués. Ils ont été relâchés vers 13h30. Deux journalistes de TV5 Monde, Guillaume Gouet et Pascal Priestley, ont également été appréhendés, mais ils ont été relâchés plus rapidement, ne disposant d’aucune d’image de la fusillade.

Contacté par Reporters sans frontières, Benoît Tessier raconte: "On était devant le camp du Régiment des commandos parachutistes (RCP) de Djicoroni quand les "bérets verts", les gendarmes et la garde nationale ont ouvert le feu, alors même qu’il n’y avait que les familles des parachutistes de la base. Pas de "bérets rouges" en vue. On a essuyé des tirs nourris. Les deux autres journalistes télé sont entrés dans le camp pour se protéger. Moi, je suis resté devant, pour prendre des photos de l’attaque. J’ai fini par lever les mains en l’air. Des "bérets verts", gendarmes et membres de la garde nationale sont venus vers moi. Quand ils ont compris que j’étais journaliste et que j’avais des clichés de l’assaut, ils ont essayé de me prendre mes appareils, n’hésitant pas à me donner plusieurs coups de poing. J’ai fini par lâcher mes boitiers. Quatre ou cinq hommes armés m’ont escorté, soi-disant pour ma sécurité, vers le SNJ. Ils m’ont alors confisqué mes téléphones. Les deux autres journalistes télé ont été amenés une heure plus tard. On a pu contacter l’ambassade de France grâce au portable que l’un d’eux avait réussi à garder. On a été libérés, mais sans notre matériel. Celui-ci m’a été rendu dans la soirée sans mes cartes mémoire grâce à l’intervention de l’attaché de Défense de l’ambassade".

Depuis le début de l'intervention militaire au Mali, les journalistes éprouvent de grandes difficultés à accéder à l'information, notamment en zone de combats. Ce week-end, l'attaque inattendue des djihadistes sur Gao a permis aux reporters déjà présents sur place de tourner pour la première fois des images des combats. Souvent maintenus à distance, parfois malmenés, les journalistes sont en effet victimes des obstacles imposés par les autorités. Les villes libérées restent inaccessibles plusieurs jours après la fin des combats, et les professionnels de l’information sont maintenus loin des lignes de front. Fin janvier, les médias internationaux avaient reproché aux autorités françaises de n'autoriser que des journalistes français à embarquer avec les troupes. Mais les violations de la liberté de la presse sont également devenues endémiques au sud du pays depuis le putsch du 22 mars (http://fr.rsf.org/mali.html).

Le 8 février, alors que les journalistes se trouvaient sur les lieux même des affrontements à Djicoroni, les autorités militaires maliennes ont démontré leur volonté d'aveugler les médias internationaux pour ne laisser transparaitre que leur communication militaire.

Le 31 janvier, deux journalistes de la chaine française France 24 avaient vu leur matériel saisi par les renseignements militaires alors qu'ils couvraient une manifestation de "bérets rouges" demandant leur réintégration dans l'armée malienne. Une partie de ce matériel ne leur a toujours pas été restituée.

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Collegio Papio, le collège catholique a une réputation internationale et fait la fierté d'Ascona !

Filles et garçons qui ont entre 13-17 ans, ils sont jeunes. Habillés en blue jeans T-shirt et baskets comme tous leurs contemporains, ils ne portent pas d'uniformes ni de signes extérieurs distinctifs. Et pourtant ils sont collègiens dans la plus réputée de collège d'Ascona. Le collegio Papio sert de campus pour l'apprentissage des langues étrangères. C'est donc international, comme endroit. Le Collegio Papio (en principe Collegio di Santa Maria della Misericordia) est un collège catholique romain dans Ascona, canton le Tessin, la Suisse. Le cloître du XVIème siècle et les édifices abritants les infrastructures sportives offrent un subtil alliage d’histoire et de modernité. Le centre de cours propose des équipements pédagogiques et sportifs de premier choix: terrains de volley, football et basketball, salles de classe confortables et bien équipées (supports audio, vidéo, beamer), salle informatique avec accès gratuit à Internet, auditorium, cinéma et salle de jeux avec baby-foot et billard.

Le Collegio Papio à Ascona dans le Tessin. Photo Réveil FM

A l'initiative de Karl Borromäus là, c'était construit 1585 dans le style de la Renaissance après un projet par Tibaldo Pellegrino du Valsolda. L'argent en plus venait du Bartolomeo Papio Asconeser (1526-1580) qui était devenu riche dans le service l'Orsini à Rome. Il donnait(abandonnait) son Palazzo dans Ascona pour mettre à la disposition sa toute possession pour la construction d'un cours de jésuite de la commune de pays natal.

La cour de la direction du Collegio Papio. Photo Réveil FM

Les bananiers dans la cour du collège. Photo Réveil FM

Les collégiens discutant dehors. Photo Réveil FM

Le bâtiment était construit à côté de l'église Santa Maria della Misericordia qui appartenait à un cloître de dominicain, et servait comme le séminaire et corps. La cour de Renaissance et un relief plat de 1602 à l'entrée du nord sont remarquables.

L'entrée du réfectoire ! Photo Réveil FM

A l'intérieur du réfectoire. Photo Réveil FM

La cueillette de raisins pour fabriquer du vin. Photo Réveil FM

Le miracle de Jésus: Du pain et du poisson ! Photo Réveil FM

Une affiche d'un jeune qui sourit collé au mur. Photo Réveil FM

Un jeune dans le réfectoire. Photo Réveil FM

Les armoiries dans le couloir !

Les armoiries de Saints dans le couloir du Collegio Papio. Photos Réveil FM

L'église de S. Maria della Misericordia, attenante au Collège Papio, remonte (d'après une inscription gothique peinte à l'angle sud-ouest du choeur) à 1399. La façade lisse à deux pentes avec un portique gothique en granit est précédée d'un atrium à trois arcades. Au-dessus du portique se trouve la fresque de la Vierge de la Miséricorde, attribuée à l'école du Maître Domenico (1490-1510). Le clocher à arcades, haut et fin, présente à sa base la date de 1488. Le style de la cage du clocher et de la pointe conique en terre cuite est de la fin du gothique lombard. L'intérieur abrite une unique nef rectangulaire surmontée d'un beau plafond peint à caissons. Au-dessus du maître-autel (oeuvre moderne de l'arch. Franco Pessina), se trouve un polyptyque représentant Notre-Dame de l'Assomption, d'Antonio Gaia (1519), artiste d'Ascona. Les murs sont ornés de peintures de Pancaldi Mola avec des épisodes de la vie de St Charles (fin XVIIIe s.) et une toile de la Vierge de la Miséricorde, de Giovanni Borgnis de Craveggia. L'église de S. Maria della Misericordia abrite une riche décoration picturale.

Le polyptyque représentant Notre-Dame de l'Assomption, d'Antonio Gaia (1519), artiste d'Ascona. Photo Réveil FM

Les murs sont ornés de peintures de Pancaldi Mola avec des épisodes de la vie de St Charles (fin XVIIIe s.). Photos Réveil FM

L'orgue de l'église de S. Maria della Misericordia. Photo Réveil FM

Collegio Papio, sous plusieurs angles !

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Mali: Explosion à Gao après une journée de combats !

Les soldats Maliens ne résistent pas face aux jihadistes !

L'armée française est venue en renfort !

‹ L'armée française a bombardé dans la nuit de dimanche à lundi le commissariat de la ville de Gao, dans le nord-est du Mali, où se trouvaient des islamistes armés qui avaient affronté des soldats de l'armée malienne, ont indiqué des témoins. Plusieurs ont dit avoir vu "un hélicoptère" de l'armée française bombarder le bâtiment, totalement détruit. Un témoin a affirmé de son côté qu'un des islamistes qui se trouvait à l'intérieur du commissariat s'était également fait exploser.

Par ailleurs, des combats ayant duré plusieurs heures dimanche se sont interrompus à la tombée de la nuit, les forces françaises et maliennes ayant a priori éliminé le groupe islamiste qui les harcelait dans le centre de Gao. Des sources françaises et maliennes ont toutefois confié leur crainte que des francs-tireurs restent présents dans la ville.

Les échanges de tirs entre soldats maliens et islamistes avaient éclaté en début d'après-midi dimanche au cœur de Gao, près du commissariat central, qui était le siège de la police islamique quand les djihadistes occupaient la ville.

"Après des échanges de tirs nourris, l'armée française est intervenue", a-t-il ajouté, affirmant avoir vu un cadavre, "probablement un civil tué par une balle perdue". Une source de sécurité a évalué à "plusieurs dizaines" le nombre d'assaillants, et selon un officier de l'armée malienne, "beaucoup d'islamistes" auraient été tués lors de ces combats.

L'attaque a été revendiquée par le Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), l'un des groupes armés qui occupait depuis des mois Gao et le nord du Mali, y multipliant les exactions. Les islamistes armés, pilonnés par des frappes aériennes françaises, chassés quasiment sans combats des villes du nord du Mali qu'ils occupaient depuis près de dix mois, multiplient depuis plusieurs jours les actions : attentats-suicides, pose de mines le long des routes et désormais opérations armées en pleine ville.

APPEL À LA VIGILANCE

"Ceux qui avaient pu imaginer que [l'opération militaire au Mali] serait simplement une marche tranquille n'étaient pas dans la vérité. Ce qui se passe aujourd'hui n'est pas complètement surprenant", a déclaré, lundi sur RFI, Alain Vidalies, le ministre chargé des relations avec le Parlement, qui juge encore qu'il "n'y a pas de guerre facile".

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dimanche 10 février 2013

Deal Joseph Kabila-Jacob Zuma: Etienne Kabila et 19 Congolais arrêtés en Afrique du Sud !

C'est l'alerte qui vient de parvenir à la rédaction de Réveil FM International: "Les autorités policières sud-africaines ont affirmé dimanche avoir épinglé le «meneur» d’un groupe de 19 rebelles congolais qui avaient fomenté un coup d’État contre le président Joseph Kabila. Les policiers ont refusé de dévoiler l’identité du suspect avant que celui-ci ne soit mis en accusation dans un tribunal de Pretoria, ce qui devrait avoir lieu cette semaine. L’individu a été arrêté vendredi au Cap, a indiqué le porte-parole du Service de police sud-africain, le capitaine Paul Ramaloko. Le suspect a été décrit par le policier comme le «meneur» du groupe rebelle présumé. Il s’agirait donc, selon toute vraisemblance, d’Étienne Kabila, que des procureurs ont identifié l’an dernier comme la tête dirigeante du groupe. Étienne Kabila soutient qu’il est le fils du président congolais assassiné Laurent Kabila, ce que la famille Kabila dément. Le fils de Laurent-Désiré Kabila, Joseph, est actuellement président de la République démocratique du Congo."

Jacob Zuma complice de Joseph Kabila dans l'arrestation de 20 congolais en Afrique du sud.

De plus en plus, la conspiration de Jacob Zuma complice et soutien de Joseph Kabila pour mieux piller les richesses s'étale au grand jour. Quel jeu ont joué Roger Lumbala et Mbusa Namywisi dans l'arrestation des Congolais en Afrique du sud ? Les deux ombrageux personnalités ont séjourné dernièrement en Afrique du Sud au frais de Jacob Zuma avant le début de la conférence de Kampala. Ils étaient logés à la Villa Roseta en face du Sunninghill hospital sur Nanyuki Roads, Sandton 2157.

En partant de l'Afrique du sud pour Kampala, Roger Lumbala et Mbusa Nyamwisi ont ramené plusieurs malles de tenues militaires de Fardc y compris des armes. Pourquoi l'Afrique du sud de Jacob Zuma n'a pas interpellé ces deux individus ? Jacob Zuma est complice ! Roger Lumbala est joignable au: 00256782075187 à Kampala ! Pourquoi les combattants congolais doivent être considérés comme le M23, une milice tutsi rwandaise extrêmiste ?

Depuis Paris, Jean Kalama Ilunga du Directoire du Front Civil de Résistance Populaire lève le ton et exige la libération de tous les Congolais arrêtés arbitraiment par la police sud africaine. Pour faire plaisir à Joseph Kabila, Jacob Zuma pratique des rapts de congolais pour justifier son alliance et les carrés miniers qu'il exploite au Congo Kinshasa. Comment les sud africains qui sous l'apartheid dont la majorité ont été accueillis en République démocratique du Congo, ils ont étudiés dans les universités congolaises...peuvent-ils accepter aujourd'hui que des rapts anti congolais soient faits.

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Affaire Yann Boshab: Le rejeton criminel d'Evariste Boshab court toujours !

Alors que plusieurs médias de Kinshasa étaient au courant et s'étaient tus volontairement par peur de représailles, de l'accident de Yann Boshab, fils d'Evariste Boshab Mabudj-ma-Bilenge , président de l'Assemblée nationale et secrétaire Général du PPRD, le matin du 1 janvier 2012 en état d'ivresse tuant 5 personnes sur le boulevard du 30 juin, en plein centre ville, depuis que Réveil-FM International a révélé cette information, les réseaux boshabistes mafieux avaient fonctionné à plein tube. Surtout que Yann Boshab a été exfiltré de Kinshasa pour la Belgique, certains médias sans ligne éditoriale claire qui se sont spécialisés à piquer les articles des autres pour afficher sur les sites pour clamer qu'ils sont les premiers et les meilleurs, alors qu'ils n'écrivent pas eux-mêmes, ont été achetés par Evariste Boshab pour vilipender Réveil-FM International qui n' avait fait que son travail en diffusant l'information que les médias coupagistes tentaient d'étouffer ! Le Tout-puissant Evariste Boshab Mabudj-ma-Bilenge alors président de l'Assemblée nationale godillot, corrompue de Joseph Kabila, espérait être nommé Premier ministre en reconnaissance de son tripatouillage de la Constitution de Liège pour que Jo Ka soit élu par fraude électorale, l'élection présidentielle étant ramenée à un tour au lieu de deux. Depuis Evariste Boshab Mabudj-ma-Bilenge broie du noir, il est compté parmi les réservistes de la République. L'histoire étant têtue, cela fait un an, un mois et huit jours qu'Evariste Boshab Mabudj-ma-Bilenge a exfiltré son fils Yann Boshab, chauffard ivre mort, de Kinshasa pour échapper à la justice congolaise après un accident mortel sur le boulevard du 30 juin qui a coûté la vie à cinq personnes dont un avocat, Me Mimi Lokanga.

Yann Boshab toujours recherché par la Communauté congolaise pour ses crimes. Kongotelema

Les victimes du chauffard ivre: Yann Boshab !

Yann Boshab a tué 5 personnes sur le boulevard du 30 juin dans la nuit du 1 au 2 janvier 2012. Photos Réveil FM, archives

Après avoir été caché un moment à Liège en Belgique par Dieudonné Nsumbu Mabiala et son épouse Yann Boshab aurait pris la poudre d'escampette. A-t-il changé d'indentité pour mieux se cacher ? Les cinq tués du boulevard de 30 juin par Yann Boshab sont-ils congolais ? Ont-ils aussi droit à la justice ? Peut-on parler de la justice en République démocratique du Congo ?

Evaiste Boshab Mabudj-ma-Bilenge et Bob Kabamba Kazadi sont les deux Congolo-Belges cooptés à l'université de Liège-soutenue par le parti de Louis Michel-lors de la Constitution de Liège qui a été imposée aux Congolaises, sans traduction dans les quatre langues vernaculaires: Lingala, Swahili, Kikongo et Tshiluba, sans temps de lecture nécessaire pour que les Congolaises votent en âme et conscience. C'est Olivier Kamitatu alors président de l'Assemblée nationale sous le 1+4=0, qui contre les jeeps X-trail à chaque député de la transition et des faramineux émoluments aux députés nommés par les composantes et entités, sous l'oeil attentif de Louis Michel "Big Loulou", avait fait avaliser la Constitution de Liège.

Vital Kamerhe débarqué du perchoir, Evariste Boshab Mabudj-ma-Bilenge le remplace et fait tripatouiller la Constitution de Liège pour faire élire Joseph Kabila à un tour de l'élection présidentielle alors que nous sommes 70 millions. Même le Sénégal qui a moins de populations que la République démocratique du Congo fait l'élection présidentielle à deux tours. Mack Sall le président sénégalais est plus légitime que Joseph Kabila. Ce dernier non seulement n'a pas gagné l'élection présidentielle du 28 novembre 2011, les fraudes massives vues sur toutes les chaînes de télévision du monde ne lui donnent aucune légitimité. Joseph Kabila est imposteur, fraudeur, usurpateur, illégitime et illégal.

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Turquie : L'épouse du consul suisse à Istambul accusée de délit de fuite !

L'épouse du diplomate helvétique, impliquée dans un grave accident de la circulation qui a fait deux blessés dans la métropole turque, se serait enfuie après le drame, sous l'emprise de la panique.

L'accident est survenu sur une grande artère de la métropole turque.

Cela pourrait être une nouvelle pomme de discorde entre la Suisse et la Turquie après l'affaire de la pierre ramassée par Christian Varone l'été dernier. En effet, le Tages-Anzeiger a révélé le jeudi dernier que l'épouse du consul suisse à Istanbul est accusée de délit de fuite après un accident de la circulation.

L'accident s'est produit sur un grand boulevard de la ville stambouliote il y a deux jours. Une Jeep argentée aux plaques vertes entre en collision avec une moto. Résultat: deux blessés: le pilote du deux-roues, un homme de 49 ans et son épouse de 41 ans, qui git inconsciente, grièvement blessée.

Hic: le conducteur prend alors la fuite. Mais un témoin a eu le temps de relever le numéro de plaques du véhicule. La police parvient donc très vite à retrouver le chauffeur de la voiture incriminée immatriculée au nom du Consulat suisse, qui se situe tout près de l'accident. Il s'agit de l'épouse du consul. Celle-ci, convoquée par la police, a fait une déclaration au commissariat, accompagnée d'un avocat, rapporte le journal alémanique. La Jeep a également été examinée.

Panique

Selon les médias turcs, l'épouse n'aurait pas nié son implication dans l'accident. Elle aurait affirmé avoir pris la fuite sous l'emprise de la panique.

Le Département fédéral des Affaires étrangères, interrogé par le Tages-Anzeiger, a confirmé l'affaire. Son porte-parole Pierre-Alain Eltschinger a indiqué que le Consulat général était en contact étroit avec les autorités turques pour éclaircir les circonstances de l'accident. Le DFAE n'a pas pu confirmer si l'épouse du Consul bénéficiait d'un passeport diplomatique qui la protégerait de poursuites.

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samedi 9 février 2013

CPI: L’ex milicien N’gudjolo acquitté, demande l’asile aux Pays-Bas

L'ex-chef de milice congolais Mathieu Ngudjolo Chui, acquitté le 18 décembre par la Cour pénale internationale de crimes commis en RDC, a demandé l'asile aux Pays-Bas, où il est détenu dans un centre pour demandeurs d'asile, a-t-on appris samedi auprès de son avocat. "Lors de sa libération du centre de détention de la CPI, M. Ngudjolo a été cueilli par la police néerlandaise car il n'a pas de papiers lui permettant de rester aux Pays-Bas", a expliqué à l'AFP Jean-Pierre Kilenda, avocat de M. Ngudjolo.

Matthieu N'gudjolo lors de son procès à la CPI siège à La Haye, aux Pays-Bas.

La police a alors conduit M. Ngudjolo à l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol pour le renvoyer en RDC, mais il a immédiatement demandé l'asile.

Il a dès lors été placé en détention dans un centre pour demandeurs d'asile proche de l'aéroport, où les conditions "sont beaucoup moins bonnes qu'au centre de détention de la CPI", selon M. Kilenda. "Il ne veut pas rentrer en RDC car il a toutes les raisons de croire qu'il est en danger s'il y retourne", a assuré M. Kilenda: "il a témoigné à son propre procès contre (le président congolais) Joseph Kabila".

La CPI avait acquitté M. Ngudjolo le 18 décembre, l'accusation n'ayant pu prouver qu'il avait dirigé l'attaque d'un village de République démocratique du Congo ayant fait plus de 200 morts en 2003, mais le procureur a interjeté appel.

Or, lors d'un témoignage dans le cadre de son procès, M. Ngudjolo a accusé le président Kabila d'avoir ordonné et organisé l'attaque contre le village en question, a soutenu l'avocat.

Ancien dirigeant présumé du Front des nationalistes et intégrationnistes (FNI), Mathieu Ngudjolo était accusé d'avoir voulu "effacer totalement" la population du village de Bogoro, dans la région de l'Ituri.

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SAS patron de la CIA ?

J'ai sursauté devant la télévision en écoutant cette mauvaise nouvelle: Un kamikaze s'est fait exploser hier vendredi 8 janvier 2013 à Gao, dans le nord-est du Mali, à proximité de soldats maliens. Le kamikaze «est arrivé à notre niveau à moto, c'était un Tamashek (Touareg), et le temps de l'approcher, il a fait exploser sa ceinture», a raconté l'adjudant Mamadou Keita, ajoutant: «il est mort sur le coup et chez nous, il y a un blessé léger». Cet attentat intervient au lendemain d'une déclaration du porte-parole d'un groupe islamiste du nord du Mali, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), qui a revendiqué la pose de mines, mais aussi des attaques de convois militaires et l'utilisation «de kamikazes» dans cette région. J'a tout de suite révu la scène que j'ai lu dernièrement dans SAS-Panique à Bamako ! Lorsque Malko arrive au Mali, appelé par la CIA afin de reprendre une manip tortueuse visant à découvrir les intentions des groupes islamistes qui viennent de s'emparer de tout le nord du pays, la situation est désespérée. Désormais, à Tombouctou et à Gao, les « Fous de Dieu » d AQMI, de NASAR-DINE ou du MUJAO sont seulement à quinze heures de piste de la capitale du Mali, Bamako. Quand et comment vont-ils frapper ? Problème : il n y a plus aucune force militaire pour les stopper, l' armée malienne s étant évaporée. Seule solution : découvrir leurs intentions et un moyen de les contrer qui n existe apparemment pas. Tout va reposer sur les épaules de Malko qui a en face de lui des adversaires féroces et rusés. Lorsque sa source revient de GAO transformé en bombe humaine, destinée à les transformer tous les deux en chaleur et lumière, tout semble perdu. C'est un concours de circonstances extraordinaire qui va lui permettre, in extremis, de renverser la situation. Grâce à son sens de l'observation et à son astuce...SAS 195-Panique à Bamako, octobre 2012 ! Le récit dans ses SAS fourmille de détails qui prouvent que l'auteur se base sur des faits réels. Il y a trois ans, nous avions rencontré Gérard de Villiers dans son appartement d'un superbe hôtel particulier, décoré de kalachnikovs, de l'avenue Foch dans le XVI è arrondissement de Paris, à deux pas de l'arc de Triomphe. A l'époque nous avions titré notre article: "L'Est échappe au gouvernement de Kinshasa". La photo prise de Gérard de Villiers ce jour là est référencée sur sa page Google. Dans Zaïre Adieu, il avait révelé que les soldats tutsi rwandais voulaient tuer Etienne Tshisekedi pour adosser ce crime à M'zée Laurent Désiré Kabila.

Plus grand reporter qu'écrivain de salon, Gérard de Villiers, le père de "SAS", anticipe l'actualité et parfois même les événements. Photo Réveil FM, archives

Freddy Mulongo lisant SAS "Panique à Bamako" de Gérard de Villiers et sur ses genoux "Le Canard Enchaîné". Photo Réveil FM

Parmi les nombreux mythes qui entourent le romancier, l'un voudrait qu'il emploie une équipe d'assistants pour l'aider dans sa production prodigieuse. En réalité, il fait tout lui-même, s'astreignant à un rythme de travail qui n'a pas changé depuis un demi-siècle. Pour chaque livre, il passe environ deux semaines à voyager dans le pays où se déroule l'action, puis six autres à écrire. Les épisodes sortent chaque année à intervalles réglés : janvier, avril, juin, octobre. Il y a six ans, à 77 ans, de Villiers est passé de quatre livres par an à cinq, sortant deux volumes sur le même thème en juin. "Je suis une machine à écrire." Auteur prolifique de romans d'espionnage dopés à la testostérone, journaliste introduit dans les milieux du renseignement, voyageur impénitent. SAS, trois lettres qui brillent dans les kiosques, les relais de presse et les librairies de la Francophonie. Trois lettres qui se découpent sur une photo de bimbo profondément décolletée et lourdement armée. SAS, pour Son Altesse Sérénissime Malko Linge, prince autrichien et « contractuel de luxe de la CIA », toujours aussi prompt, depuis 1965, à défourailler du holster et de la braguette. Gérard de Villiers est un familier des coins les plus chauds de la planète. Depuis quarante-huit ans, Gérard de Villiers écrit des romans d’espionnage étrangement prophétiques. Intrigué, The New York Times Magazine a tenté de percer le mystère.

Le palmipède satirique, "Le Canard Enchaîné" du 6 février 2013 écrit: Depuis que le président Hollande a revêtu son habit de chef des armées, la France croule sous les compliments. En visite à Paris le 4 février, le vice-président américain, Joe Biden, n'a pu que saluer le "courage" et la "compétence impressionnante" des soldats français au Mali. Il n'a fait qu'emboîter le pas au "New York Times" ("NYT"), qui vient lui, de reconnaitre que le vrai patron de la CIA et du Département d'Etat est un Français, un certain Gérard de Villiers. Le Villiers des gares, l'auteur des "SAS", est en réalité une mine d'informations pour les diplomates et les espions, qui s'instruisent en lisant les aventures de Son Altesse Sérénissime Malko Linge. C'est comme ça que ça marche, aux Etats-Unis comme en France. Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères de Jospin, confie qu'avant de voyager il lit toujours le "SAS" concernant le pays où il se rend. Et il jette les notes du Quai d'Orsay ?

Mieux, le "New York Times" s'extasie sur les talents divinatoires de Villiers. Il aurait anticipé l'attentat contre le bâtiment de la sécurité nationale dans la capitale syrienne, qui avait tué plusieurs proches de Bachar EL Assad, en juillet 2012, ou encore l'assassinat d'Anouar El Sadate, en 1981.

Dans "Les fous de Benghazi", publiés huit mois avant la mort de l'ambassadeur américain J. Christopher Stevens, tué par des islamistes à Benghazi, il fournit des détails inédits sur le centre de commandement de la CIA de la ville.

Pour le New York Times, Gérard de Villiers est l'auteur des romans d'espionnage les mieux informés de la planète, mieux que ceux de John le Carré et Tom Clancy.

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vendredi 8 février 2013

Afrique du Sud: 19 comploteurs contre l'imposteur Joseph Kabila ou 19 victimes de la police conspirationniste sud-africaine ?

On peut tromper une partie du peuple tout le temps, qu’on peut tromper tout le peuple une partie du temps, mais qu’on ne peut jamais tromper tout le peuple tout le temps. Il n'y a que des naïfs qui croient que l'Afrique du Sud est un propre ! Le pays de Jacob Zuma livre des armes au Rwanda, pays agresseur de la République démocratique du Congo. C'est aussi l'Afrique du sud qui exploite gratuitement l'électricité Inga-Shaba alors que les Congolais subissent l'ignoble déléstage. Qui ignore que Jacob Zuma le président sud-africain a des carrés miniers au Congo ? Le contrat d’exploitation de pétrole des blocs 1 et 2 du Lac Albert conclu entre le gouvernement Congolais et les Compagnies Capricat Limited et Foxwhelp Limited sont évalués à $9 millions, compagnies citées qui ne sont listées dans aucune bourse de monde et donc n'existent pas, elles n'ont pas d'histoire. Si elles ne sont pas des prête-noms, elles servent sûrement d'un écran de fumée ! Les permis d'exploitation de Capricat Limited ont été contresignés par Khulubuse Zuma, neveu du Président Sud Africain Jacob Zuma tandisque un certain Mr Hulley a contresigné ceux de Foxwhelp Limited. L'Afrique du sud n'a pas fini de faire la paix avec son passé d'apartheid mais exerce du racisme à l'égard d'autres africains, notamment des Congolais qui vivent en exil dans ce pays. Nous avons obtenu la liste de 11 congolais arrêtés abusivement comme rebelles sur les 19.

La liste de 11 Congolais arrêtés sur les 19. Réveil FM

Joseph Kabila l'imposteur de Kinshasa et Jacob Zuma, l'exploitateur des minerais congolais contre la protection de la dictature totalitaire au Grand Congo

Des manifestants Congolais en Afrique du Sud accusent Jacob Zuma de complicité dans la fraude électorale de Joseph Kabila. Les bulletins de vote de la CENI de Daniel Ngoyi Mulunda ont été imprimés en Afrique du sud !

Le mardi dernier, de manière cavalière et tornitruante, la police sud-africaine a déclaré qu'elle avait arrêté 19 présumés rebelles congolais, dont deux membres supérieurs de la M23 rebelles, soupçonnés d'exécution d'une opération militaire illégale dans la province de Limpopo. Sans offrir de plus amples informations, pour se donner plus de conscience la policice sud africaine a déclaré que les arrestations ont eu lieu après une enquête de deux mois par un service de renseignements crimes. On est en droit de se poser plusieurs questions:

-Comment Joseph Kabila qui est le soldat n°1 du M23 avec qui il négocie à Kampala pout tromper la vigilance de Congolais, peut-il nous expliquer que le même M23 une milice tutsi rwandais peut lui fomenter un coup d'Etat à 2 749 Km entre Kinshasa et Prétoria ?

-Face à la dictature totalitaire de Joseph Kabila et ses Mammouths Joséphistes qui ont pris le pays en otage pour servir le petit bonhomme qui trône abusivement à la tête de la République démocratique du Congo, les Congolais sont des Résistants-Combattants-Patriotes ! Le mot rebelle n'est pas approprié...En plus des rebelles sans armes, sans cartes militaires, sans moyens logistiques sans sans ...Cela frise le ridicule

L'Afrique du sud n'a pas à arrêter 19 Congolais qui sont victimes de sa police conspirationniste mais tous les Congolais qui résident en Afrique du Sud car tous sont contre l'imposteur et usurpateur Joseph Kabila. Tous sont contre son second hold-up électoral du 28 novembre 2011. Et tous continuent de scander "Kabila doit partir " !

Le régime criminel de Joseph Kabila use et abuse des faux coups d'état pour mieux visser la vis de la dictature totalitaire: Le cas du Major Eric Lenge, ex-compagnon d'Olive Lembe Kisita, en mars 2011 la fameuse attaque de la résidence de Jo Ka...

Que la justice sud africaine fasse son travail pour démeler le vrai du faux dans cette affaire du coup d'état. Déjà le montage grotesque d'assimiler les Congolais au M23 une milice tutsi rwandaise discrédite la police conspirationniste sud africaine. La libération du Congo se fera par des Congolais eux-mêmes, pas avec des pseudos congolais. Le M23 n'est pas congolais. Cette milice tutsi rwandaise est connue pour ses pillages de ressources congolaises, ses viols de femmes congolaises, ses atrocités et crimes contre l'humanité. Un Congolais normal ne combat pas l'imposteur Joseph Kabila à travers son M23. Les Congolais instrumentalisés sont excusables car pour le besoin du ventre, certains sont prêts à vendre leur âme !

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jeudi 7 février 2013

Matignon: Neuf mois après, le Président Béninois Thomas Boni Yayi reçu pour la seconde fois par Jean-Marc Ayrault !

En visite à Paris du 5 au 8 février, le président béninois Boni Yayi a demandé à la France de continuer à jouer son "rôle de leadership" dans la guerre au Mali, même s’il considère qu’il est "normal" qu’elle réduise "progressivement" son contingent.

29 mai 2012, à l’hôtel Matignon, Thomas Boni Yayi exerçant la fonction du président de l’Union africaine était le premier chef d’Etat africain invité en France depuis l’investiture de François Hollande. Il s'était entretenu avec le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM, archives

Vidéo d'archive de la rencontre du 29 mai 2012

On savait le président béninois Boni Yayi pour une intervention de la France au Mali. On sait désormais qu’il est en faveur d’une certaine continuité de la présence tricolore au Mali. « Une fois que la Misma (Mission internationale de soutien au Mali aura été mise en place avec 6 000 à 8 000 soldats, c'est normal que la France puisse progressivement réduire son contingent », a-t-il déclaré après un entretien avec son homologue François Hollande, à l'Elysée, mercredi 6 février. Mais Paris devra « naturellement continuer à jouer son rôle de leadership », a-t-il ajouté.

Près de 4 000 soldats français sont actuellement déployés au Mali. Une « intervention salutaire », selon Boni Yayi, qui a remercié le président français pour son aide. « C'est tout un continent, le continent africain, qui s'en félicite », avait expliqué sur le perron de l'Élysée celui qui était, jusqu'au 27 janvier, président de l'Union africaine, et qui a souligné la volonté de l'Afrique de « jouer sa partition aux côtés de la France ».

Ratissage du Sahel

« Lorsque la guerre (au Mali) aura été terminée, lorsqu'on aura le sentiment que toute la zone sahélo-saharienne aura été ratissée, la Misma pourra être transformée en une force de paix avec naturellement un mandat sous le chapitre VII de la Charte de l'ONU [qui permet d'imposer des sanctions économiques et diplomatiques à un pays pour le contraindre à se plier à une décision du Conseil et peut autoriser le recours à la force, NDLR] parce que nous voudrions débarrasser définitivement la bande sahélo-saharienne du terrorisme », a encore déclaré Boni Yayi.

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Matignon: Jean-Marc Ayrault s'est entretenu avec Christian Jacob, président du groupe UMP et Jean-Louis Borloo, président du groupe UDI à l’Assemblée nationale

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a débuté les consultations sur le projet de révision constitutionnelle annoncé par le président de la République à la suite du rapport de la commission de rénovation et de déontologie de la vie publique présidée par Lionel Jospin. C'est dans ce cadre qu'il a reçu, le 7 février 2013, M. Christian Jacob, président du groupe UMP et Jean-Louis Borloo, président du groupe UDI à l'Assemblée nationale.

Jean-Marc Ayrault et Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale.

Jean-Marc Ayrault et Jean-Louis Borloo, président du groupe UDI à l'Assemblée nationale.

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Mission accomplie pour Jean-Marc Ayrault en Thaïlande

La visite du Premier ministre français consolide la relance des relations franco-thaïlandaises. La visite de Jean-Marc Ayrault le 5 février en Thaïlande, la première d’un chef du gouvernement français depuis Michel Rocard en 1989, n’a duré que 24 heures, mais elle a été particulièrement bien remplie. Discours à l’université Thammasat de Bangkok, forum des affaires devant un parterre d’entrepreneurs français et thaïlandais, entretien avec la Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra… l’ancien maire de Nantes n’a pas ménagé sa peine pour réaffirmer tout le bien que la France pense de la Thaïlande : « Le partenariat avec la Thaïlande est plein d’espérance. Je sens un pays plein de la volonté de réussir. La France apprécie beaucoup cet état d’esprit », a-t-il lancé, avec une touche de lyrisme, en conclusion de son discours lors du forum des affaires.

5 février, arrivée de Jean-Marc Ayrault à Bangkok en Thaïlande

A la Maison du gouvernement de Bangkok, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et sa collègue Madame Yingluck Shinawatra, Premier Ministre thaïlandais

L'exécution de deux hymnes nationaux !

Passage des troupes en revue par les deux Premiers ministres: Jean-Marc Ayrault et Madame Yingluck Shinawatra !

Jean-Marc Ayrault était accompagnée de deux ministres, Nicole Bricq, ministre du commerce, et Yamina Benguigui, ministre déléguée à la Francophonie, laquelle a déclaré être très impressionnée par le niveau de francophonie de la Thaïlande (40.000 locuteurs de français) et a promu l’utilité d’une francophonie « comme un outil de mobilité dans le monde francophone ». Mais la visite a été placée essentiellement sous le signe de l’économie. D’entrée de jeu, le ministre thaïlandais des Finances, Kittirat na Ranong, a évoqué le programme de 65 milliards de dollars d’investissements dans les infrastructures lancé par le gouvernement pour faire du royaume un « hub » régional. Les entreprises françaises sont les bienvenues, a-t-il déclaré, notamment dans le domaine ferroviaire qui concernera pas moins de 75 % du programme. Jean-Marc Ayrault ne pouvait que reprendre la balle au bond, ce qu’il a fait en disant que les « entreprises françaises, dont l’expertise est déjà reconnue, sont prêtes à répondre ».

Jean-Marc Ayrault et sa collègue Madame Yingluck Shinawatra

Jean-Marc Ayrault et Madame Yingluck Shinawatra à la Maison du gouvernement à Bangkok

Madame Yingluck Shinawatra, Premier ministre thaïlandais

Jean-Marc Ayrault , Premier minstre de la France

Les Thaïlandaises en tenue traditionnelle

L’un des thèmes récurrents des propos de Jean-Marc Ayrault durant sa visite a été celui de la volonté de la France et de l’Union européenne « d’accompagner la Thaïlande dans l’ambition de de l’intégration économique de l’Asie du Sud-Est ». En 2015, l’Asean va mettre en place une Communauté économique de l’Asean (AEC) au sein de laquelle les barrières tarifaires seront éliminées. « L’AEC ne sera pas exactement la même communauté que celle de l’Europe, mais j’espère que celle-ci peut vous inspirer », a-t-il déclaré. Lors de la conférence de presse commune qui a conclu la visite, après la signature de plusieurs accords dans les domaines économique, scientifique, de santé, éducatif et de défense, Yingluck Shinawatra s’est félicitée de la volonté des autorités françaises d’inciter leurs entreprises à venir dans le royaume. Elle a aussi confirmé que la Thaïlande était entrée dans une étape de négociation avec l’Union européenne sur un accord de libre-échange – accord qui, s’il est signé, permettra à l’Europe d’utiliser la Thaïlande comme une porte d’accès à la Communauté économique de l’AEC.

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La Suisse panoramique !

Il faut effectuer ce parcours au moins une fois. Grâce à Suisse tourisme, nous avons effectué ce magnifique et inoubliable parcours. Le Panoramic Express fait partie de la célèbre ligne Golden Pass qui relie Montreux à Lucerne. Les trains élégants de couleur dorée emmènent les passagers des rives du lac Léman à Interlaken, dans l'Oberland bernois, en passant par la station chic de Gstaad. Protégée par des sommets de 2000 mètres d'altitude, la ville de Montreux est connue pour la douceur de son climat et sa végétation subtropicale. C'est le point de départ du Panoramic Express, dont les wagons dorés au profil aérodynamique offrent une vue panoramique sur la ligne ferroviaire à voie étroite qui mène à Gstaad puis à Zweisimmen.

Pour poursuivre le voyage sur une voie normale, il faut changer de train. Les trains de Montreux et ceux d'Interlaken s'arrêtent sur le même quai pour faciliter le transbordement. Le voyage se poursuit jusqu'au lac de Thoune à travers le Simmental, avec ses fermes typiques richement décorées et ses paysages montagneux, pour aboutir finalement à la ville touristique bien connue d'Interlaken, dans l'Oberland bernois.

C'est entre Montreux et Zweisimmen que le premier train panoramique au monde a circulé. C'est toujours la seule ligne en Suisse proposer des places VIP en tête du train qui donnent une vue comme celle du mécanicien. Ces trains ultra-modernes ont pour vocation de faire communiquer le voyageur avec les paysages grandioses qu'il traverse.

En quittant Montreux, la ligne s'élève au-dessus du lac Léman dégageant les paysages magnifiques de l'arc lémanique.

A Jaman, elle s'enfonce dans la montagne travers un tunnel pour changer de vallée et se diriger vers les stations de renommée mondiale de Châteaux d'Oex et Gstaad. La ligne atteint son point culminant (1'274m.) avant Zweisimmen d'où le voyageur pourra continuer son périple avec les GoldenPass Panoramic vers Interlaken et Lucerne.

Le Panoramic Express fait partie de la célèbre ligne Golden Pass qui relie Montreux à Lucerne. Les trains élégants de couleur dorée emmènent les passagers des rives du lac Léman à Interlaken, dans l'Oberland bernois, en passant par la station chic de Gstaad.

Protégée par des sommets de 2000 mètres d'altitude, la ville de Montreux est connue pour la douceur de son climat et sa végétation subtropicale. C'est le point de départ du Panoramic Express, dont les wagons dorés au profil aérodynamique offrent une vue panoramique sur la ligne ferroviaire à voie étroite qui mène à Gstaad puis à Zweisimmen.

Pour poursuivre le voyage sur une voie normale, il faut changer de train. Les trains de Montreux et ceux d'Interlaken s'arrêtent sur le même quai pour faciliter le transbordement. Le voyage se poursuit jusqu'au lac de Thoune à travers le Simmental, avec ses fermes typiques richement décorées et ses paysages montagneux, pour aboutir finalement à la ville touristique bien connue d'Interlaken, dans l'Oberland bernois.

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mercredi 6 février 2013

Les cotes de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault en progression

François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont finalement réussi à inverser la tendance. Après des mois de cote de popularité en berne, les deux hommes semblent avoir regagné les faveurs de l'opinion.

Les cotes de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault augmentent avec 43% des Français qui approuvent (+6 points) l'action du Président de la République et 45% (+4) celle du Premier ministre, selon un sondage Ifop-Paris Match.

9% des Français déclarent "approuver tout à fait" l'action du président de la République (+2 points par rapport au sondage du mois de janvier) et 34% "approuvent plutôt" (+4 points). 33% (=) "n'approuvent pas du tout".

Concernant le Premier ministre, ils sont 7% (=) à "approuver tout à fait" son action et 38% (+4) à "approuver plutôt". 28% (+1) "n'approuvent pas du tout" l'action de Jean-Marc Ayrault.

A la question "Selon vous, l'opposition ferait-elle mieux que le gouvernement actuel si elle était au pouvoir ?", 40% (+1) des personnes interrogées répondent positivement.

Sondage réalisé du 31 janvier au 1er février, par téléphone auprès d'un échantillon de 1.026 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas.

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Genève: Liu Zhenmin, le nouvel ambassadeur de la mission diplomatique auprès de l'ONU botte en touche sur les contrats léonins au Congo

Liu Zhenmine est le nouvel ambassadeur de la mission diplomatique auprès de l'ONU à Genève. Le 28 novembre dernier, les journalistes accrédités aux Nations Unies (ACANU) ont été conviés à la Mission diplomatique chinoise au Petit Lancy. Pendant une heure, nous avons eu droit au matraquage dans le discours de son Excellence Monsieur l'ambassadeur Zhenmin, cadre du parti, sur la grandeur de la Chine, ses réalisations et avancées...y compris sur le respect des droits de l'homme. L'ambassadeur Liu Zhenmine voulait-il convaincre ? Ma question sur la relation Chinafrique, plus précisement sur les contrats léonins entre la Chine et le régime de Joseph Kabila, dont la majorité de contrats chinois sont de 99 ans d'exploitation des ressources minières de la République démocratique du Congo, cette dernière est le plus grand perdant car elle ne reçoit de la Chine que des miettes. L'ambassadeur Liu Zhenmine a d'abord botté en touche en parlant de l'Angola et du Kenya ou les choses marchent bien avec la Chine, il a fini par reconnaitre que le problème provient des autorités congolaises. La Chine est pour un partenariat gagnant-gagnant. Joseph Kabila et sa bande des Josephistes-imposteurs-usurpateurs n'ont-ils plus la confiance de la Chine ? A part la transformation du boulevard du 30 juin en autoroute six pistes, quelles sont les infrastructures construites par les Chinois contre l'expoitation de nos ressources ?

Gunilla Vonhall, présidente de l'ACANU et Son Excellence Liu Zhenmin, Ambassadeur plenipotentaire de la Chine auprès des Nations Unies à Genève. Photo Réveil FM

Laurent Mossu de RFI et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM

Le journaliste américain John zarocostas posant sa question. Photo Réveil FM

Keizo Okubo du journal Nikkei au Japon et Cheng Ying Jou du Central News Agency de Taïwan. Photo Réveil FM

Jamil Chade de O Estrado de San Paulo du Bresil. Photo Réveil FM

En droit, la clause léonine est une clause qui attribue à un co-contractant des droits disproportionnés par rapport à ses obligations. Par exemple, en droit des sociétés, une telle clause est interdite dans un contrat de société en France. Elle n'entraîne pas la nullité du contrat de société mais elle est réputée non écrite. Le terme « léonin » signifie en l'espèce la clause par laquelle on se réserve la "part du lion", en référence notamment à une fable de Phèdre reprise par La Fontaine. Toute chose qui a appartenance au lion. Le terme « contrat léonin » sera employé pour désigner un contrat aux clauses anormalement déséquilibrées en faveur ou à l'encontre d'un des contractants, un des membres se réservant alors la part du lion (léonin).

Contrats léonins : un ancien ministre de Mines crève l’abcès ! Le Phare du 29 Mai 2012

« En mon temps, j’avais comptabilisé 62 contrats léonins dans lesquels la répartition moyenne était de 70% pour le entreprises étrangères et 30% pour la RDC. Dans certains cas, les étrangers possédaient jusqu’à 85%, voire 98% pour nous laisser des miettes. Je parle des choses que j’ai vues et que je connais… » Cette profession de foi est de Kalele Ka-Bila, ancien ministre des Mines sous la Transition 1+4, qui a éventré le boa sur le règne des « contrats léonins » dans notre pays, hier lundi 28 mai 2012 à l’occasion d’une conférence-débat organisée à la Maison de France par « Free Fair DRC ».

Tout en révélant cette répartition scandaleusement inégale en défaveur de l’Etat congolais, le ministre a souligné qu’il y avait plus : la violation délibérée par ces « exploitants » de 2 clauses imposées par le Code minier. Il s’agit des exigences environnementales et sociales.

En effet, explique-t-il, alors que le Code prévoit des compensations pour la population victime de destruction de son environnement ou bien obligée de se déplacer pour laisser la place à l’exploitation minière, les entreprises minières refusent, elles, d’honorer ces engagements.

A titre illustratif, le Pr Kalele a raconté à son auditoire une aventure authentique vécue à l’époque où il contrôlait le ministère stratégique des Mines. « Un jour, j’ai reçu dans mon bureau 4 députés de Miabi qui ont demandé qu’une société puisse dédommager les villageois obligés de quitter leur contrée en leur offrant 4 camionnettes, de friperie, du sel, du savon, etc. Tout compte fait, tous ces biens n’ont pas atteints la somme de 200.000 USD, alors que l’entreprise avait prévu 450.000 USD et était même obligée d’installer eau et énergie électrique pour eux ! »

Dans le même ordre d’idée, l’ancien ministre a fait noter l’anarchie des entreprises étrangères qui se permettent à exploiter le sous-sol congolais seulement avec un simple permis de recherche. Conséquence : ce sont des taxes qui échappent à la caisse de l’Etat. Ces hommes sans foi, ni loi usent et abusent du trafic d’influence dans tous les rouages du pouvoir (Présidence de la République, Armée, etc.) afin de bénéficier des exonérations alors que le Code prévoit déjà beaucoup d’exonération, a indiqué le ministre honoraire.

Dangereux Codes

Cette situation, a-t-il dévoilé, ne date pas d’aujourd’hui. Sous la 2ème République, les Japonais ont exploité, sur base du Code minier de 1969, le cuivre avec la société Sodimiza (aujourd’hui Sodimico) gratuitement pendant 10 ans, avant de partir sans contrepartie ! « Ils ont été remplacés par des Canadiens qui ont fait pire sous notre œil distrait ! » s’est-il exclamé, avant de rappeler qu’à l’époque coloniale, il y avait des contreparties obligatoires lorsque l’Union Minière du Haut Katanga(UMHK) exploitait les sous-sols de Kambove, Likasi, Luishi, etc. D’où les constructions d’écoles, de plaines de jeu, des équipements de services de justice, l’asphaltage des routes, etc.

Cependant, depuis 2002, à la suite de publication de l’ordonnance-loi sur la libéralisation et l’exploitation des pierres précieuses, personne ne se soumet encore aux obligations. « Si vous me chassez, je pars ! », a-t-il résumé la situation.

Document préparé par la Banque Mondiale, celle-ci a tiré le drap de son côté, au détriment de l’Etat congolais. Un gouverneur de l’Equateur qui avait obligé le paiement de certaines taxes a vu son arrêté annulé par l’activisme d’un Premier ministre qui a fait une pression tous azimuts.

Pourquoi tout ça ? A cette question, Kalele Ka-Bila impute la responsabilité à la malhonnête et à la corruptibilité des dirigeants congolais d’abord. Puis, à l’économie de la cueillette à laquelle les Congolais ont été habitués. Par exemple, au Kivu, il n’existe aucune usine de cassitérite et autres minerais pour lesquels les gens meurent chaque jour. Les gens viennent prendre grâce à la complicité des Congolais. « La corruption est généralisée à tel point que chacun profite de sa position pour s’enrichir. Les manques à gagner sont colossaux dans ce domaine de mines à cause des intouchables ».

En guise de conclusion, le Pr Kalele a révélé à l’assistance qu’il avait jadis adressé un rapport au Chef de l’Etat dans lequel il a suggéré qu’on ne puisse plus investir dans les minerais du Katanga, mais plutôt orienter les investisseurs vers d’autres provinces comme la Province Orientale où il y a une réserve de 620 millions de tonnes de fer.

Conscient d’entrée de jeu que beaucoup de réunions, discours et colloques ont été tenus au sujet des contrats léonins, le Pr Kalele a invité, dès le début de son exposé, l’assistance à mettre en pratique les connaissances recueillies lors de ce genre de rencontres.

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mardi 5 février 2013

François Hollande plaide pour une "Europe différenciée"dans son intervention devant le Parlement européen à Strasbourg

Fort du succès de l'intervention française au Mali, le président français a livré sa vision de l'Europe ce mardi devant le Parlement de Strasbourg, appelant l'UE à se doter d'une «défense européenne». En réponse au Royaume-Uni, il a plaidé «pour une Europe différenciée. Pas une Europe à deux vitesses, ou à la carte».

François Hollande devant le Parlement européen à Strasbourg.

Depuis le Parlement de Strasbourg, François Hollande a prononcé son premier grand discours européen ce mardi, deux jours avant le sommet de Bruxelles où l'adoption du budget de l'UE pour la période 2014-2020 s'annonce très difficile. Le président français a défendu sa vision d'une Europe politique, qui «ne peut pas se contenter d'être un marché, un budget, une monnaie». Par ailleurs, fort du succès de l'intervention française au Mali, il a plaidé en faveur d'une défense européenne.

Dans les pas de Mitterrand. Sans surprise, François Hollande s'inscrit dans les pas de son prédécesseur socialiste. «François Mitterrand demandait, il y a dix-sept ans, de tout faire pour que les Européens aiment l'Europe. Nous sommes loin du compte», a-t-il déploré. Selon le chef de l'Etat français, «s'il est vrai que la crise de la zone euro est désormais largement derrière nous, nous sommes loin d'en avoir tiré toutes les conséquences. Ce qui nous menace, n'est plus la défiance des marchés, mais c'est celle des peuples».

Sa réponse à Cameron : non à «une Europe à deux vitesses, ou à la carte». Sans le nommer, il a répondu à David Cameron, le Premier ministre britannique, qui a décidé d'organiser avant fin 2017 un référendum sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l'UE. «L'intérêt national est en train de prendre le pas sur l'intérêt européen», a-t-il jugé. «L'Europe ne peut pas être une addition de nations venant chercher ce qui leur serait utile pour elles et pour elles seules.» Le président français a plaidé «pour une Europe différenciée. Pas une Europe à deux vitesses, ou à la carte». Son objectif : «La coordination des politiques économiques nationales.»

Budget de l'UE : trouver «un compromis raisonnable». «Mon devoir c'est de chercher un compromis», a souligné le président français en réponse à des questions de députés européens qui défendent un budget amitieux. «Mais il doit être raisonnable. Il va falloir raisonner ceux qui veulent amputer le budget européen au-delà de ce qu'il est possible d'accepter.» L'intervention de Hollande intervient alors que rencontres et tractations se multiplient entre dirigeants européens pour tenter de trouver un compromis sur le budget pluriannuel de l'UE, discuté jeudi et vendredi à Bruxelles. Ce mardi, il a décliné sa vision basée sur un principe : «Faire des économies oui, affaiblir l'économie, non.» Quatre objectifs doivent être poursuivis : «un niveau de dépenses qui préserve les politiques communes», une «politique de cohésion pas seulement pour les pays bénéficiaires mais pour l'ensemble de l'Europe», une «politique agricole qui permette de renforcer une industrie précieuse» et de «respecter l'environnement» et un «cadre financier qui doit prolonger le pacte de croissance». «Je ne laisserai pas dire que la France serait prête à sacrifier les politiques de croissance simplement pour défendre la PAC (Politique agricole commune)», a assuré le chef de l'Etat.

Protéger l'euro des fluctuations des marchés. François Hollande a estimé que l'euro «ne peut fluctuer selon les humeurs du marché» au risque de mettre en danger les efforts de compétitivité des pays de la zone euro, et qu'il fallait «réfléchir à la place de notre monnaie dans le monde». L'Europe «laisse sa monnaie, l'euro, vulnérable à des évolutions irrationnelles dans un sens ou dans un autre», a souligné le chef de l'Etat. «Nous devons réfléchir à la place de notre monnaie, l'euro, dans le monde», a-t-il ajouté. Il a ainsi appelé à ce que la zone monétaire se dote d'une politique de change, prévue dans les traités, afin de renforcer l'euro.

Contre un budget annualisé de l'Union européenne. Interpellé sur la question du budget par les différents présidents de groupe au Parlement européen, le chef de l'Etat a répondu qu'il se sentait «comptable du plan adopté en juin» dernier, en référence au principe négocié d'un pacte de croissance de 120 milliards. Il a réiteré sa volonté de «faire du budget européen, un budget de croissance». Mais il a rejeté l'idée, avancée notamment par le Parti populaire européen (droite), d'établir un budget annualisé de l'Union européenne. Il a lui-même admis samedi la difficulté de concilier les intérêts divergents entre les Etats favorables à une politique privilégiant croissance et solidarité - France, Espagne et Italie - et ceux partisans de coupes franches dans les dépenses - Allemagne, Royaume-Uni, pays nordiques, Pays-Bas.

Pour une défense européenne. Après son retour triomphal du Mali, samedi, Hollande a souligné que la France était prête à avoir une défense européenne. Les Européens doivent «avoir la lucidité indispensable pour élaborer une stratégie pour conduire une véritable politique extérieure commune, pour avoir une défense européenne», a-t-il affirmé. «La France y est prête» car «il est temps d'en finir avec la dispersion des initiatives, de rassembler nos forces et nos moyens, de rapprocher nos industries, d'harmoniser aussi nos positions dans les instances internationales où L'Europe doit parler d'une seule voix». L'Europe doit agir «pour résoudre les conflits qui heurte les consciences humaines - je pense à la Syrie -, pour éviter la prolifération nucléaire - je pense à l'Iran -, pour peser sur les négociations entre Israéliens et Palestiniens. L'Europe ne doit pas attendre les Etats-Unis mais l'Europe doit être déjà là pour hâter la reprise de ces discussions».

Mali : les remerciements de Hollande aux députés européens. Il a salué au passage le soutien apporté par le Parlement de Strasbourg à l'intervention française, alors que de nombreuses voix se sont élevées pour déplorer que la France aient été laissée seule par ses partenaires. «Je veux remercier le Parlement européen de la compréhension dont il a fait preuve dans ce moment si particulier.» Une dizaine de pays occidentaux ont jusqu'a présent fourni une aide principalement logistique à Paris. Hollande a d'aiileurs justifié cette intervention décidée «dans le cadre du droit international». «C'était notre responsabilité. Nous pouvions apporter immédiatement l'aide que le président malien attendait de nous. Décision prise aussi au nom de l'Europe, de la Communauté internationale», a souligné le chef de l'Etat.

Mali : appel au soutien de l'UE pour lutter contre le trafic de drogue. Selon lui, l'Europe est désormais «attendue pour participer au développement du Sahel en tirant les leçons des politiques qui ont été menées jusqu'à présent et qui n'ont pas empêché l'effondrement de l'économie de ces pays et surtout le développement des trafics». Car «le terrorisme se nourrit du trafic de narcotiques» en Afrique de l'Ouest.

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Jean-Marc Ayrault à l'écoute des "puissances moyennes" en Asie du sud-est

Paris entretient des liens historiques avec ses anciennes colonies - Vietnam, Cambodge et Laos. François Hollande s'était d'ailleurs déjà rendu à Vientiane en octobre pour un sommet Asie-Europe.

Jean-Marc Ayrault, qui achevait mardi une tournée au Cambodge et en Thaïlande, a défendu une diplomatie tournée vers les pays émergents de "puissance moyenne", souvent portés par une forte croissance et où la France peut selon lui avoir "une carte à jouer".

Le Premier ministre concluait son second voyage dans la région après avoir visité en octobre Singapour et les Philippines, deux autres membres de l'Association des nations d'Asie du sud-est (Asean).

"La France entend, à côté des grandes puissances asiatiques, développer ses relations avec les puissances moyennes de cette région", a-t-il souligné.

Le président François Hollande "encourage tous les membres du gouvernement qui auront à se déplacer (...) à s'orienter en particulier vers les puissances moyennes du continent asiatique comme du continent américain".

De fait, l'Asean, économiquement dynamique mais politiquement faible, peine à rivaliser face aux rouleaux-compresseurs japonais, chinois, indien. Ne serait-ce qu'en termes de volumes d'échanges et d'investissements lourds.

"Cela serait une erreur de miser (en Asie) uniquement sur la Chine, tout comme cela le serait avec le Brésil en Amérique latine", soulignait-on pour autant à Matignon en référence au voyage effectué fin janvier par le chef du gouvernement en Argentine et au Chili.

L'Asean est d'ores et déjà la deuxième destination des exportations françaises en Asie et ses investissements s'élevait à plus de 11 milliards d'euros en 2012, a rappelé Jean-Marc Ayrault.

Mais les regards, malgré tout, se tournent toujours plus vite vers la Chine que nulle part ailleurs. "Vu de France, on dit toujours la Chine, la Chine, la Chine, mais on oublie ces dix pays de l'Asean qui sont aujourd'hui en plein boom", relevait Thierry Mariani, député UMP représentant des Français de l'étranger, présent à Bangkok.

"C'est dans ces dix pays que beaucoup de choses se passent et on doit être plus présents. Il y a dans ces pays des marchés énormes en matière d'infrastructures et de transports".

Paris entretient des liens historiques avec ses anciennes colonies - Vietnam, Cambodge et Laos. François Hollande s'était d'ailleurs déjà rendu à Vientiane en octobre pour un sommet Asie-Europe.

Mais les grands groupes du CAC 40 n'y sont pas aussi présents que ce passé pourrait le suggérer. "La France, quand je vois notamment ce qu'a fait l'Allemagne ou même (...) l'Italie, a été peut-être un peu absente" dans cette région, a insisté Thierry Mariani.

Présent à Phnom Penh dimanche et lundi pour les funérailles de l'ancien roi Norodom Sihanouk, Jean-Marc Ayrault a aussi rencontré Nguyen Tan Dung, Premier ministre du Vietnam. Un autre marché où l'implantation du savoir-faire français n'a jamais été à la hauteur des ambitions de Paris depuis le début de l'ouverture économique, à la fin des années 80.

Avant de quitter la région, le Premier ministre a aussi voulu rassurer les Asiatiques sur la santé de l'euro.

En novembre à Vientiane, l'Union européenne avait mené une offensive de charme lors d'un sommet avec l'Asie, affirmant contrôler la crise des dettes souveraines et s'appliquant à démentir le risque d'effondrement de l'eurozone.

Un sujet que Jean-Marc Ayrault a repris à son compte. "La crise de l'euro inquiète, y compris sur votre continent", a-t-il reconnu dans un discours à l'université Thammasat.

Mais l'UE "a pris les décisions nécessaires pour stabiliser la zone euro (...). Les difficultés de nos partenaires les plus vulnérables, je pense à la Grèce, sont en passe d'être surmontées", a-t-il assuré.

"L'euro a cessé d'être un point d'interrogation et est redevenu un point d'ancrage pour l'économie mondiale".

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lundi 4 février 2013

Mali: Les Etats-Unis aux côtés de François Hollande contre les Djihadistes !

Paris, lundi 4 février, François Hollande et Joe Biden après un déjeuner à l'Elysée.

Après avoir réagi avec une très grande réserve, Washington s'implique un peu plus dans un dossier qui ne figure pas dans la liste de ses priorités. Jusqu'où ? Les Etats-Unis veulent-ils faire oublier leur timide engagement aux côtés de la France sur le terrain malien ? L'agitation diplomatique américaine de ces derniers jours pour affirmer le soutien de Washington à l'opération Serval pourrait le faire croire. Après la visite du numéro 2 du Pentagone, Ashton Carter, vendredi dernier, Joe Biden a rencontré François Hollande, lundi 4 février. En préambule au déjeuner à l'Elysée, le vice-président américain a, dans une interview très remarquée au "Figaro", défendu le soutien "sans hésitation" de son pays.

Après avoir réagi avec une très grande réserve, les Etats-Unis s'impliquent un peu plus dans un dossier qui ne figure pas dans la liste de leurs priorités. Jusqu'ici, les Etats-Unis avaient pris leur temps.

Une priorité lointaine

L'affaire était mal partie. Tout en répétant soutenir les objectifs militaires français, les Etats-Unis ont rechigné à apporter les aides logistiques et techniques que la France demandait. Selon le prétendant à la Défense, Chuck Hagel, Aqmi ne constitue pas "une menace directe pour le territoire des Etats-Unis". Une idée défendue par la plupart des responsables politiques et qui explique, en partie, la réticence américaine. Seule l'ancienne secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, a estimé que les Etats-Unis ne pouvaient pas permettre que "le Mali devienne un nouveau sanctuaire pour les terroristes", avant de prôner "une meilleure stratégie".

Les Etats-Unis ont aussi été échaudés par leur propre échec dans la région après avoir investi plus de 500 millions de dollars (plus de 370 millions d'euros) dans la région ces quatre dernières années, pour lutter contre les islamistes du Sahel et du Sahara. Difficile dans ces conditions de demander l'attention d'une puissance qui souhaite en premier lieu s'occuper des menaces terroristes qui viennent d'Afghanistan, du Pakistan, du Yémen ou encore de Somalie.

Renseignements et avions-cargos

Cependant, les Etats-Unis ont dès le début de l'opération apporté à leur allié un soutien en matière de renseignements grâce à leurs satellites et leurs drones. Le drone d'observation en haute altitude Global Hawk a été notamment très vite déployé. "Le Global Hawk, avec son autonomie de vol de trente heures, permettra de ne pas perdre de vue les djihadistes" en mouvement constant, explique "Le Monde".

Le Global Hawk :

La suite a été un peu plus complexe et les relations entre les deux pays se sont tendues lorsque les Etats-Unis ont demandé à la France de financer les avions-cargos américains C-17 qui devaient transporter des soldats français et de l'équipement jusqu'à Bamako. Un montant évalué entre 17 et 19 millions de dollars. Face au rejet de la France de cette exigence et à la révélation de cette information par le "Wall Street Journal", les Américains ont cédé et envoyer deux C-17 sans contreparties financières, ni compensation.

Un C-17 prêté par les Britanniques à la France :

Avions-ravitailleurs obtenus à l'arraché

L'envoi d'avions-ravitailleurs a aussi fait l'objet d'âpres discussion. La France mobilise déjà une partie importante de ses 14 avions-ravitailleurs. En Libye en 2011, Washington avait assuré environ 80% des opérations de ravitaillement en vol des appareils de la coalition. Cette aide doit permettre aujourd'hui aux avions français d'être en permanence au-dessus de la zone sahélienne. L'armée américaine, de son côté, dispose d'une flotte de plus de 400 avions-ravitailleurs KC-135 Stratotanker. Washington a attendu deux semaines avant de répondre favorablement. Vendredi, le secrétaire adjoint à la Défense américain, Ashton Carter, a justifié ce délai en expliquant que Barack Obama devait "respecter un certain nombre de procédures qui paraissent interminables".

Un KC-135 dans le ciel de Tel-Aviv :

Enfin, les Etats-Unis auraient signé un accord avec le Niger pour poster des drones de type Prédator et Reaper non armés, dans la région désertique d'Agadez à la frontière entre le Mali, l'Algérie et la Libye. L'accord était déjà en cours de négociation. Les actions américaines devraient être sous le commandement de l'armée américaine pour l'Afrique, l'Africom.

Une ligne rouge : l'envoi de troupes au sol

Les Etats-Unis vont-ils faire plus ? Sur le plan militaire, les Etats-Unis ont affiché à plusieurs reprises la ligne rouge qu'ils ne dépasseront pas : aucun soldat américain au sol. Si cela avait été le cas, cette aide aurait été précieuse. En effet, les Etats-Unis connaissent bien la région pour avoir formé l'armée malienne. Un investissement qui s'est retourné contre eux, puisque de nombreux soldats formés ont, pour les uns, contribué au coup d'Etat mené par le capitaine Sanogo, qui a renversé l'ancien président Amadou Toumani Touré, et pour les autres, rejoint les rebelles Touaregs qui ont initié l'offensive dans le Nord-Mali. Cet échec explique, en partie, le retrait américain de l'opération Serval. Pour l'heure, il n'est pas question non plus de frappes aériennes, comme cela est le cas au Yémen, au Pakistan ou encore en Afghanistan.

Aide diplomatique à la transition

Cependant, les Etats-Unis sont parfaitement conscients de l'importance de vaincre le terrorisme dans cette région et sur ce point ils rejoignent les positions françaises. En attendant de la France une clarification des objectifs de guerre, c'est sur le front diplomatique que les Etats-Unis souhaitent monter au créneau. D'abord en insistant auprès des pays de l'Union européenne pour qu'il contribue un peu plus. Ainsi, Joe Biden a effectué une tournée européenne qui l'a conduit ce week-end en Allemagne et qu'il devrait achever par le Royaume-Uni. Le sujet malien a sans doute été évoqué.

Les Etats-Unis soulignent l'importance d'un déploiement immédiat de la mission africaine qui doivent prendre le relais de l'armée française, et la nécessité d’organiser rapidement des élections libres et démocratiques au Mali. C'est sur terrain-là que les Etats-Unis souhaitent montrer leur action. Ashton Carter a ainsi déclaré qu'il fallait "envisager maintenant le long terme et le tour politique que vont prendre les choses sur place."

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Suisse: Sommaruga signe un accord de coopération avec le pouvoir de Kinshasa pour les déboutés de droit d'asile congolais !

La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga et le ministre congolais de l'Intérieur, Richard Muyej Mangez ont signé un accord de coopération.

L'accord de coopération vise à promouvoir et soutenir le retour volontaire de requérants d'asile congolais déboutés en Suisse. La Suisse et la République démocratique du Congo (RDC) ont signé lundi un accord de coopération dans le domaine de la migration à Kinshasa. L'accord a été signé par la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga et par le ministre congolais de l'Intérieur, Richard Muyej Mangez. Il prévoit d'encourager et d'assister les retours volontaires. La RDC s'engage aussi à réadmettre sur son territoire ses ressortissants n'ayant pas ou plus le droit de séjourner en Suisse.

«L'accord signé aujourd'hui tient compte des intérêts des deux Etats, dans un esprit de partenariat et de coopération», a indiqué Simonetta Sommaruga lors de l'émission «Forum» sur la RTS. De tels accords sont importants pour avoir des relations stables entre les deux pays. Par ailleurs, l'aide au retour «peut vraiment donner des perspectives aux personnes déboutées».

Migration irrégulière

Tous les problèmes ne seront pas résolus, a-t-elle admis. La cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP) a signalé que cet accord prévoit aussi une collaboration entre les deux pays, notamment via des projets sur la sensibilisation de la population sur les risques de l'émigration ou des microcrédits avec des femmes victimes de viol.

La cheffe du DFJP s'est aussi entretenue avec la ministre congolaise de la Justice, Wivine Mumba Matipa. Durant leur entrevue, elles ont évoqué la situation en matière de droits de l'homme et abordé des questions humanitaires.

Droits de l'homme

Durant sa visite de travail, Simonetta Sommaruga a rencontré des représentants d'ONG. Ceux-ci lui ont exposé les défis que la RDC doit relever, du point de vue de la société civile, notamment suite aux élections contestées qui ont eu lieu à l'automne 2011.

La conseillère fédérale a également visité la «Maison des Congolais de l'étranger et des migrants», financée par la Suisse. Ce centre d'assistance informe notamment sur les dangers de la migration irrégulière.

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Le Chili, pays moderne après les années noires et sanguinaires de la dictature militaire !

Le Chili, en forme longue la République du Chili, en espagnol Chile et República de Chile, est un pays d’Amérique du Sud partageant ses frontières avec le Pérou au nord, la Bolivie au nord-est et l’Argentine à l’est. En Antarctique, le gouvernement revendique une possession sur le continent. Le Territoire chilien de l'Antarctique correspond aux longitudes 53°W et 90°W et est situé au sud du soixante-cinquième parallèle sud. L'étendue de ce territoire serait d'environ 1 236 000 kilomètres carrés. L'île de Pâques située à 3 000 kilomètres de Valparaíso dans l'océan Pacifique fait partie du Chili depuis 1888. Étant présent sur trois continents — l'Amérique du Sud, l'Océanie et l'Antarctique — le Chili peut se définir comme étant un pays tricontinental. La capitale de ce pays à la forme allongée porte le nom de Santiago. Le Chili fait partie des pays dits du cône sud et parmi les pays d'Amérique latine, il est celui où la culture européenne est la plus affirmée, avec l'Argentine. Le Chili est le pays le plus développé du continent latino-américain (en 2010, son indice de développement humain était de 0,895). C'est également, en 2010, le pays le moins corrompu d'Amérique latine, et l'un des plus démocratiques.

On y parle l’espagnol chilien, mais aussi des langues amérindiennes comme le runa simi, le mapudungun ou l’aymara, et une langue polynésienne, le vânaga rapanui (sur l’île de Pâques), dont aucune n’a le statut officiel. La monnaie nationale est le peso (CLP, localement $). Le 11 janvier 2010, le Chili devient membre de l'OCDE.

L'armoirie de la République du Chili

Le Chili sur la globe terrestre.

En 1520, Fernand de Magellan est le premier explorateur européen à mettre pied sur le territoire de l’actuel Chili après avoir découvert le détroit qui porte actuellement son nom. En 1535, les conquistadores espagnols tentent de conquérir le territoire de la valle de Chile en combattant les Incas. L’expédition de Diego de Almagro est un échec. Celle de Pedro de Valdivia effectuée en 1536 est plus convaincante. Valdivia fonde une série de villages comme Santiago de Nouvelle Estremadure le 12 février 1541 ou Valdivia en 1545.

Valdivia commence une laborieuse campagne militaire contre les populations indigènes des Mapuches. C’est la guerre d’Arauco qu’Alonso de Ercilla relate avec passion dans son œuvre La Araucana (en 1576). Pedro de Valdivia meurt en 1553 à la suite d’une insurrection des Mapuches.

En 1683, l’esclavage est aboli et cela permet d’établir des relations plus sereines entre les colons et les Mapuches. Par la suite, divers affrontements ont lieu jusque vers le milieu du XIXe siècle pour la possession de terres les plus australes. Durant une longue période, le fleuve Biobio marque la frontière entre le gouvernement colonial et les tribus amérindiennes.

La capitainerie générale du Chili (également connue sous le nom de Reino de Chile) est à l’époque une des colonies les plus australes de l’empire espagnol. Du fait de sa position géographique, c’est une colonie stratégique, protégeant le détroit de Magellan et une colonie économique dont les ressources naturelles étaient extraites pour le compte de la vice-royauté du Pérou.

Bernardo O’Higgins, premier dictateur du Chili 1817-1823

Le 18 septembre 1810, un groupe de Créoles profite des invasions napoléoniennes en Espagne pour initier un processus d’autodétermination et constituer une junte.

Commence ainsi une période connue sous le nom de Patrie ancienne, qui va durer jusqu’au désastre de Rancagua en 1814, quand les troupes royalistes reprennent le contrôle du territoire. Les troupes indépendantistes comptant 6 514 soldats se réfugient alors à Mendoza, unissant leurs forces aux troupes de la province d’Argentine qui comptaient 2 600 soldats, formant ainsi l’armée des Andes. Cette dernière libère le Chili après la bataille de Chacabuco, le 12 février 1817. L’année suivante, l’indépendance du Chili est déclarée et le pays est placé sous l’autorité de Bernardo O’Higgins qui prend le titre de Commandeur Suprême.

Celui-ci entame des réformes qui provoquent un mécontentement de l’aristocratie, ce qui l’oblige à abdiquer en 1823. Durant dix ans, le Chili est soumis à une série de réformes qui tentent de donner une organisation au pays. Après une série de victoires des conservateurs, avec la révolution de 1829, une période de stabilité commence. Elle est appelée République conservatrice. Le Ministre Diego Portales est alors le principal protagoniste de l’organisation du pays grâce à la Constitution de 1833.

Peu à peu, le pays commence à étendre son influence sur le continent tant au nord qu’au sud. L’économie commence à décoller avec la découverte de minerais de Chañarcillo et la croissance des échanges commerciaux à partir du port de Valparaiso. Cette source de prospérité entraîne un conflit avec le Pérou, pour la suprématie maritime sur le Pacifique. La formation de la Confédération péruvienne et bolivienne est considérée comme une menace pour la stabilité du Chili. Ainsi, Portales déclare la guerre qui se termine avec la victoire de la bataille de Yungay en 1839 et la dissolution de la Confédération. Au même moment, le pays tente de prendre le contrôle des régions australes. Il étend son territoire en Araucanie et colonise Llanquihue, Osorno et Valdivia en faisant venir des colons allemands. La région de Magellan est incorporée en 1843 et la zone d’Antofagasta commence à être habitée.

L'A340 de la République française sur le tarmac. 11700 km Santiago-Paris , soit 14h de vol. Photo Réveil FM

Freddy Mulongo dans l'A340 de la République française. Photo Réveil FM

Décollage à buenos Aires. Photo Réveil FM

La traversée de la cordillère des Andes. Photo Réveil FM

La cordillère des Andes, est la plus grande chaîne de montagnes du monde, orientée nord-sud tout le long de la côte occidentale de l'Amérique du Sud. Longue d'environ 7 100 kilomètres, large de 200 à 1 800 kilomètres 1 (entre le 18 et le 20° de latitude Sud), la cordillère a une altitude moyenne de 4 000 mètres et culmine à 6 962 mètres. Elle débute au Venezuela au nord puis traverse la Colombie, l'Équateur, le Pérou, la Bolivie, le Chili et l'Argentine, jusqu'à la pointe sud du continent. Photo Réveil FM

Les Andes sont la plus haute chaîne de montagnes au monde en dehors de l'Asie. Leur sommet le plus élevé est l'Aconcagua, avec ses 6 962 mètres d'altitude, situé en Argentine. Le sommet du volcan Chimborazo dans les Andes équatoriennes, est le point le plus éloigné du centre de la Terre, en raison du renflement du globe au niveau de l'équateur. De nombreux sommets sont des volcans, qui sont parmi les plus hautes montagnes sur Terre après celles de l'Himalaya, en dépassant 6 000 mètres d'altitude. D'autres sommets sont également issus de la subduction de la plaque pacifique sous la plaque sud-américaine, notamment l'Aconcagua en Argentine et le Huascaran au Pérou. Photo Réveil FM

Vue magnifique de la cordillère des Andes. Photo Réveil FM

Guerre du Pacifique : Combat Naval de Iquique, le 21 mai 1879.

Après trente ans de gouvernement conservateur (1831-1861) commence une période où le parti libéral (parti de gauche) prend possession du pouvoir. À ce moment-là, la croissance économique est très forte, grâce notamment à l’exploitation par les Chiliens et les Britanniques du salpêtre dans la zone d’Antofagasta qui appartient à la Bolivie. Cette situation provoque la protestation de la Bolivie. Elle ne trouve pas de solution, même après la signature de plusieurs traités en 1866 et 1871. Le 14 février 1879, le Chili prend possession du port d’Antofagasta, déclarant la guerre à la Bolivie. Le 21 mai 1879 a lieu le Combat naval de Iquique.

Le Pérou, quant à lui, a préalablement signé un pacte secret avec la Bolivie en cas de conflit avec le Chili. La Guerre du Pacifique (1879-1884) commence. Elle se termine par la bataille de Huamachuco le 10 juillet 1883 et la victoire du Chili. Après ce conflit, le Chili prend possession des zones d’Antofagasta et des provinces de Tarapacá, Arica et Tacna (cette dernière est restituée au Pérou en 1929). Le pays résout par la même occasion le problème de frontière avec l’Argentine en cédant une grande partie de la Patagonie et la Puna de Atacama. Enfin, dans le sud du territoire se termine la guerre d’Arauco avec la « pacification » de la Araucanie en 1881 et l’intégration de l’île de Pâques en 1888.

En 1891, le conflit entre le président José Manuel Balmaceda et le Congrès aboutit à une guerre civile. Les congressistes remportent la bataille et mettent en place la République parlementaire.

Les années qui suivent sont marquées par une période de prospérité économique, par une instabilité politique et le début du mouvement prolétaire appelé Cuestión Social. Ce dernier se met en place à cause de la « mauvaise répartition de la richesse ». Après dix ans de pouvoir de l’oligarchie, Arturo Alessandri Palma est élu. Il représente le lien manquant mais provisoire entre une élite et les « chers pauvres » (queridas chusmas en espagnol). Malgré cela, la crise continue et Alessandri renonce au pouvoir après avoir promulgué la Constitution de 1925 qui donne naissance à une République de type présidentiel.

Le XXe siècle : instabilité politique et coups d’État

La baisse de la demande de nitrate et les premières luttes ouvrières causées par de mauvaises conditions de travail créent un climat d’instabilité sociale et politique au cours des années 1920. Le président Arturo Alessandri entreprend des réformes sociales et promulgue la Constitution de 1925. Mais la crise mondiale de 1929 plonge le Chili dans la récession et l’agitation sociale. Les gouvernements se succèdent ainsi que les coups d’État. Carlos Ibáñez del Campo devient président de facto en 192716, suspend les élections et gouverne par décrets, tout en envoyant en exil son rival Marmaduque Grove, qui avait participé avec lui au coup d'État de 1925. Les conséquences de la Première Guerre mondiale (où le pays s’est déclaré neutre), la mauvaise politique économique et les moyens utilisés pour amoindrir les effets de la Grande Dépression ont eu des conséquences sur le salpêtre, produisant ainsi une crise économique au cours de laquelle le Chili subit une forte récession économique.

Ibáñez démissionne en 1932 et l’instabilité politique s’accentue par un coup d’État qui donne naissance à la République Socialiste du Chili qui dure seulement douze jours avant qu’Alessandri reprenne le pouvoir et redresse l’économie. L’arrivée d’Alessandri a pour effet d’amoindrir les tensions entre les partis politiques. Il y a aussi une crise sociale ; de nouveaux acteurs exigent des transformations dans la façon de gouverner le pays. Pedro Aguirre Cerda est élu président en 1938 grâce à une alliance (le Front populaire) qui s’oppose à l’élite au pouvoir. Des réformes sociales et politiques font du Chili un des pays les plus avancés du point de vue de la législation et de la protection sociale. Le cuivre remplace peu à peu le nitrate dans l’économie nationale (à cause de la demande mondiale et surtout en raison de la découverte de la mine de Chuquicamata). Le pays s’industrialise progressivement, et le nombre d’ouvriers augmente.

Le gouvernement de Aguirre Cerda réussit divers changements, principalement économiques, en posant les bases de l’industrialisation chilienne à travers la création de la CORFO. Il entraîne toutefois une période de radicalisme. Au niveau géopolitique le pays réclame le Territoire chilien de l’Antarctique. Les réformes s’arrêtent brutalement avec la mort du président en novembre 1941, durant la Seconde Guerre mondiale. Juan Antonio Ríos, son successeur, doit affronter l’opposition et les pressions des États-Unis pour entrer en guerre contre les pays de l'Axe ; la déclaration de guerre est signée le 20 janvier 1943. En 1946, avec l’appui du Parti communiste, le radical Gabriel González Videla est élu Président. Cependant, le début de la Guerre froide oblige à interdire le parti communiste au moyen de la Loi de Défense de la Démocratie (Ley Maldita). En 1952, Carlos Ibáñez del Campo reprend le pouvoir – cette fois-ci au moyen d’une élection –, mais il perd la faveur de la population en raison de la mise en place de réformes libérales.

En 1958, l’indépendant de droite Jorge Alessandri est élu. Il doit affronter les conséquences du Tremblement de terre de Valdivia de 1960, le plus fort jamais enregistré, ainsi que l’organisation de la Coupe du monde de football, en 1962. S’établit alors le système des los très tercios (trois tiers) composés par la Droite, le Parti démocrate-chrétien et la Gauche du Frente de Acción Popular. Craignant une victoire de la Gauche, la Droite soutient le démocrate chrétien Eduardo Frei Montalva qui est élu en 1964. Le président tente de réaliser la Revolución en Libertad (La Révolution en Liberté) au travers de nombreuses réformes comme la Réforme agraire et la chilénisation du cuivre (appropriation par des Chiliens de mines appartenant auparavant aux États-Unis). À la fin de son mandat, la tension politique produit une série d’affrontements. L’obstruction de la droite au Congrès augmente.

L'arrivée à Santiago. Photo Réveil FM

L'aéroport de Santiago 1. Photo Réveil FM

L'aéroport de Santiago 2. Photo Réveil FM

L'aéroport de Santiago 3. Photo Réveil FM

L'aéorport de Santiago 4. Photo Réveil FM

Gouvernement d’Allende

Les États-Unis n'interviennent pas directement dans la campagne électorale, même si la candidature du conservateur Jorge Alessandri est soutenue par la compagnie International Telephone and Telegraph (ITT) (environ 350 000 dollars américains). Il n’y a pas de comparaison possible avec ce que les entreprises ont donné durant la campagne de Frei, quand il existait une assistance électorale.

Le 4 septembre 1970, le candidat de l’Unité populaire, Salvador Allende, arrive en tête de l’élection présidentielle avec 36,6 % des suffrages et devance le conservateur Jorge Alessandri (34,9 %) et le démocrate chrétien Radomiro Tomic (27,8 %)18. Allende, ancien ministre de la santé et ancien président du sénat, avait déjà été candidat à trois reprises. En l’absence de nouveau tour de scrutin, celui qui arrive en tête doit être confirmé par le Congrès, dominé par les démocrates chrétiens et les conservateurs. Le 24 octobre 1970, les socialistes obtiennent des démocrates chrétiens l’investiture d’Allende en échange de la promesse de respecter les libertés et la légalité. Les alessandristes ont peur du gouvernement socialiste, alors que les allendistes et les démocrates-chrétiens expriment leurs joies dans la rue.

Devenu ainsi le premier président élu démocratiquement sur un programme socialiste et disposant d'une majorité parlementaire grâce au soutien des démocrates-chrétiens, Allende intensifie les réformes de son prédécesseur. Les mines de cuivre (qui représentent les trois quarts des exportations) avaient été nationalisées à 51 % par Eduardo Frei Montalva, Allende exproprie la partie restante sans indemniser les compagnies américaines. Il accentue sensiblement la politique de redistribution des terres en faveur des paysans pauvres. Beaucoup d'autres entreprises sont réquisitionnées ou nationalisées (dont neuf banques sur dix). Le gouvernement Allende met en place des mesures sociales comme l'augmentation des salaires et la distribution gratuite de lait pour les enfants. Les résultats économiques de la première année au pouvoir d'Allende « apparaissent assez satisfaisants » : le PIB progresse d'abord fortement (+8 % en 1971) avant de s'effrondrer (-4,3 % en 1973)19, le chômage et l'inflation diminuent ; le succès est cependant « trompeur »20. Les deux années suivantes vont être catastrophiques. L'inflation explose (508 % entre décembre 1972 et décembre 1973), le PIB se contracte (-3,6 % en rythme annuel) et la valeur de la monnaie chilienne chute. La politique monétaire trop expansionniste et la chute du prix du cuivre d'environ un tiers de 1970 à 1972 sur les marchés mondiaux sont en grande partie responsables de ces résultats, accentués par la déstabilisation de l'économie par des opposants21,22. Le gouvernement tente d'enrayer la crise en fixant les prix des denrées, ce qui provoque un développement du marché noir et des pénuries. En 1972 commencent les marches des casseroles vides par lesquelles les ménagères expriment qu'elles n'ont plus rien à cuire.

En mars 1973, les démocrates chrétiens et les conservateurs présentant une liste unique obtiennent 55,6 % des voix aux élections législatives. Malgré une amélioration de son score électoral (44,1 %), l’Unité populaire d’Allende est minoritaire et le budget annuel 1973 n'est pas voté. Allende est cependant à l'abri d’une destitution, l’opposition ne réunissant pas les deux tiers des voix et des sièges ; il décide alors de reconduire le budget de 1972 pour l'année 1973 par décret ; cette disposition légale, mise en place sous le gouvernement socialiste de Marmaduque Grove de 1932, lui permet de se passer de l'accord du Parlement.

Allende tente aussi d'obtenir le soutien actif de la population ; des milices ouvrières se constituent dans les villes et les campagnes pour entretenir la légitimité révolutionnaire du gouvernement. L'opposition conservatrice et les démocrates chrétiens, incapables de bloquer les décisions d'Allende du fait de la marginalisation du parlement, mobilisent à leur tour la rue. Ils organisent ou apportent leur contribution à une série de révoltes et de manifestations (la plus célèbre étant la grève des camionneurs), qui paralysent le pays alors que son économie est déjà très affaiblie par les réformes d'Allende. Dans le même temps, on assiste à la montée en puissance de groupes paramilitaires d'extrême-droite et le pays vit une guerre civile larvée où s'opposent les milices d'extrême gauche (MIR) à ces dernières.

Lorsque durant l'été 1973 de multiples grèves et des insurrections menacent la stabilité du pays, Allende, paraphrasant John F. Kennedy, déclare que « ceux qui s'opposent à une révolution pacifique rendent celle-ci inévitablement violente ». Le 23 août 1973, le président Salvador Allende, nomme Pinochet général en chef des armées à la suite de la démission de Prats, qui lie sa décision aux nombreuses manifestations féminines contre le gouvernement.

Santiago, la capitale du Chili. Photo Réveil FM

Rence la lleva. Photo Réveil FM

Valle lo Campino. Photo Réveil FM

Santiago, ville bicentaire. Photo Réveil FM

Le rôle des États-Unis

Henry Kissinger, le Secrétaire d'État de Richard Nixon, avait déclaré dans un discours prononcé à l'occasion de l'élection de Salvador Allende : « Je ne vois pas pourquoi il faudrait s'arrêter et regarder un pays devenir communiste à cause de (due to the) l'irresponsabilité de son peuple. »

Les États-Unis cherchent à affaiblir Allende. Les crédits accordés par les Américains au Chili passent de 300 à 30 millions de dollars et si, dans le même temps, l'aide des pays socialistes et européens sur-compense cette perte (600 millions de dollars de nouveaux crédits), le Chili demeure très dépendant des États-Unis (notamment pour des pièces détachées) et les répercussions néfastes de cette politique sont nombreuses.

La CIA est également active, elle disposera sur ces 3 années d'un budget de sept millions de dollars pour soutenir l'opposition à Allende. Elle l'emploiera principalement pour aider les partis politiques (démocrates-chrétiens et conservateurs, qui recevront la moitié de l'aide), les journaux anti-Allende (El Mercurio, à l'époque le plus grand quotidien du pays, bénéficiera à lui seul d'un cinquième de l'aide) et dans une moindre mesure des organisations privées. Les groupes paramilitaires d'extrême-droite sont par contre délaissés, Patria y Libertad ne recevra que 1 000 dollars entre 1970 et 1971 puis plus rien.

Les autorités américaines rechignent à aider les grévistes anti-Allende. La proposition d'un soutien a été abordée plusieurs fois au sein du Comité 40 (chargé de définir et de contrôler les activités de la CIA) mais elle a toujours été repoussée. Une partie des fonds fournis par la CIA aux partis d'opposition et aux organisations privées aurait néanmoins été détournée par ces derniers pour soutenir les camionneurs. Réagissant aux nationalisations effectuées par le gouvernement d'Allende, plusieurs firmes américaines dont l'ITT apportent leur concours à cette stratégie.

L'administration Nixon fut enchantée du coup d'État de 1973. Mais, si de nombreuses accusations sont formulées, aucun élément ne permet cependant d’affirmer que les États-Unis ont directement participé au coup d’État proprement dit du 11 septembre 1973. Le rapport de la Commission Church du Sénat des États-Unis, en 1976, a conclu que les États-Unis n'avaient pas eu de rôle direct dans l'événement. Kissinger affirme par ailleurs que les grandes manœuvres américaines étaient terminées à l'époque du coup, ce qui est confirmé par les archives. Peter Kornbluh, chercheur au National Security Archive, qui a participé à une campagne pour la déclassification des archives de la CIA, déclare à Libération : « si les États-Unis n'ont pas directement participé au complot du 11 septembre 1973, ils ont tout fait pour préparer le coup d'État contre Allende ».

Freddy Mulongo et des militaires Chiliens à l'aéroport de Santiago. Photo Réveil FM

Le décollage de l'aéroport de Santiago. Photo Réveil FM

Le décollage de l'aéroport de Santiago 2. Photo Réveil FM

Le décollage de l'aéroport de Santiago 3. Photo Réveil FM

Santiago vu du ciel 1. Photo Réveil FM

Santiago vu du ciel 2. Photo Réveil FM

Santiago vu du ciel 3. Photo Réveil FM

Santiago vu du ciel 4. Photo Réveil FM

Santiago vu du ciel 5. Photo Réveil FM

La dictature de Pinochet

Le 11 septembre 1973, un coup d'État mené par le général Augusto Pinochet, renverse Salvador Allende, retrouvé sans vie dans le palais de la Moneda bombardé par les putschistes. À noter qu'en mai 2011, une enquête a été ouverte sur les conditions de la mort mystérieuse et du pseudo-suicide d'Allende. Ce coup d’État est accueilli avec soulagement par les conservateurs et certains démocrates-chrétiens, qui espèrent récupérer rapidement le pouvoir. Mais la junte militaire prend le pouvoir et le conservera jusqu’en 1990, imposant une dictature. Elle est dirigée par Augusto Pinochet et est composée des commandants en chef des trois armées et du chef de la police. Ce coup d’État se fait sous le regard des caméras et a un grand retentissement en Europe.

La junte dissout le Congrès national, les conseils municipaux, les syndicats et les partis politiques. La liberté de la presse est abolie, le couvre-feu instauré. Tout ce qui est littérature de gauche est interdit, des centaines de milliers de livres sont brûlés. Les opposants sont arrêtés, torturés, déportés ou exécutés. En dix-sept ans, le régime du général Pinochet est responsable de la mort ou de la disparition d'au moins 2 279 personnes ; sur le million d'exilés durant cette période, plus de 40 000 sont des exilés politiques. Le stade national est transformé en camp de prisonniers à ciel ouvert, des dizaines de milliers de personnes sont arbitrairement incarcérées, des camps de concentration sont mis en place38. La DINA, police politique de la dictature, fait disparaître des centaines de personnes.

Pinochet confie l’économie du pays aux théoriciens de l'école de Chicago, les Chicago boys, de jeunes économistes chiliens comme José Piñera et Hernán Büchi, souvent formés à l'Université de Chicago et adeptes des idées de Milton Friedman et d'Arnold Harberger39. Après une baisse du PIB de 10 % entre 1973 et 1975, la croissance atteindra 8 % par an entre 1977 et 1980 au prix d'un endettement extérieur et d'une inflation très élevés, et le chômage augmente fortement. Une très grave crise économique touche le Chili entre 1982 et 1985 ; sous l’influence de la hausse mondiale de l'inflation, l’inflation nationale atteint 27,3 % en 1982, et le pays connaît sa pire récession depuis les années 1930.

De 1982 à 1984, le PIB baisse de 16 %40. La crise génère une série de protestations de la population contre le régime politique et le libéralisme économique. Le chômage, qui touche en moyenne 18 % de la population active pour l'ensemble de la période du régime militaire, culmine à environ 30 % en 1983. L’économie du pays revient au vert à partir de 1985, permettant de résorber l'important déficit financier extérieur accumulé à la fin des années 1970 et d'équilibrer les finances publiques40, mais les manifestations (« protestas »), réprimées dans le sang, se poursuivent contre la dictature.

Les transformations engagées sont inspirées par la théorie économique libérale. Elles comprennent notamment la privatisation de la plupart des entreprises publiques et la réduction de la taille de l'État, à travers une diminution des dépenses publiques, essentiellement dans les domaines des équipements, des services sociaux et des aides financières. La plupart des banques sont privatisées en 1975.

En 1989, le producteur de cuivre Corporación Nacional del Cobre, la société de raffinage de pétrole Empresa Nacional del Petroleo, les entreprises fournissant des services d'infrastructures — aéroports, réseau routier, ports, services d'utilité publique, chemins de fer — et la banque publique Banco del Estado sont les seules entreprises publiques. La période 1973-1989 voit également un recul des droits des travailleurs avec l'interdiction des syndicats et la décentralisation des négociations salariales.

Conjuguée avec les revers économiques, l'érosion de la politique sociale conduit à une aggravation des inégalités de revenus et de la pauvreté, cependant que les investissements dans les infrastructures publiques prennent du retard. Par ailleurs, sous l'effet des crises économiques, les salaires réels moyens chutent de 17 % entre 1973 et 1985, ne commençant à se redresser, de 9 %, qu'à partir de 1988-1989.

Selon l'économiste et ancien conseiller d'Allende Orlando Caputo, cette politique économique, dans une ambiance de terrorisme politique, conduit à un recul très important de la part des salaires dans la valeur ajoutée qui baisse de 52 % en 1972 à 37 % en 1973.

La crise de 1982-1983 signe la fin du « miracle chilien ». Les salaires réels, jusque-là indexés à l'inflation, diminuent de 10 % et se situent 30 % en dessous de leur niveau de 1970 ; le chômage atteint 30 %, la pauvreté augmente, et les inégalités s'accroissent. À la fin des « années Pinochet », 20 % de la population se partage 80 % de la richesse du pays. Pendant toute la durée de la dictature, la consommation moyenne par habitant n'a jamais retrouvé son niveau de 1972, et on observe une « diminution de la qualité de vie d'une partie importante de la population chilienne ».

Le Chili participe activement à l'Opération Condor visant à éliminer physiquement les opposants aux dictatures militaires. Des partisans de la démocratie, en exil, sont assassinés partout dans le monde : le général Carlos Prats est tué en 1974 en Argentine, l'économiste Orlando Letelier est tué en 1976 aux États-Unis, le démocrate-chrétien Bernardo Leighton est grièvement blessé par un attentat en 1975 en Italie. Le Chili et l'Argentine s'affrontent en 1978 dans le Conflit du Beagle pour la possession de quelques petites îles australes. Ce conflit manque de peu de provoquer une guerre entre les deux pays, et le Chili sera le seul pays d'Amérique du Sud à soutenir politiquement le Royaume-Uni durant la guerre des Malouines.

À partir de 1978, la junte militaire entreprend d’établir une constitution remplaçant la Constitution de 1925 qui est considérée par la junte comme la source de la crise institutionnelle. Celle-ci est élaborée par la Commission Ortúzar dirigée par Enrique Ortúzar et Jaime Guzmán.

Cette loi fondamentale contenait des dispositions transitoires et devait entrer en vigueur 16 ans plus tard. Elle installait Pinochet comme président pour huit ans et prévoyait une période additionnelle de huit autres années de gouvernement militaire, avec un candidat unique désigné par les autorités militaires et qui devait être ratifiée lors d’un plébiscite. Elle remplace le système proportionnel par un système binominal lors des élections et l’établissement d’un second tour dans les élections présidentielles et instaure un Tribunal Constitutionnel chargé de valider les lois.

La constitution est approuvée après un plébiscite qui a lieu le 11 septembre 1980. Le scrutin, organisé dans des conditions controversées, donne 67 % pour le Oui. Pinochet est reconduit au pouvoir pour huit ans.

En 1988, Pinochet demande la prolongation de son mandat par référendum mais n’obtient que 44,01 % d’approbation, contre 55,99 % de votants qui demandent son départ et la fin de la dictature. Il organise alors une transition progressive vers la démocratie (tout en se garantissant une immunité constitutionnelle).

La lune vue du ciel. Photo Réveil FM

Paris sous neige. Photo Réveil FM

L'atterissage à Roissy Charles de Gaulle. Photo Réveil FM

L'atterissage à Roissy Charles de Gaulle 2. Photo Réveil FM

Le taxi de l'avion. Photo Réveil FM

Le taxi de l'avion 2. Photo Réveil FM

Le taxi de l'avion 3. Photo Réveil FM

Retour à la démocratie

Après la défaite d’Augusto Pinochet lors du plébiscite de 1988, la constitution est amendée par Pinochet pour provoquer des élections, et faire élire de nouveaux sénateurs, diminuer le rôle du Conseil de Sécurité Nationale et y mettre autant de membres civils que de militaires (quatre membres de chaque ensemble). Beaucoup de politiciens chiliens considèrent ce Conseil de Sécurité comme des restes du régime autoritaire. Tout est fait pour réformer la constitution.

En décembre 1989 a lieu le premier tour des élections présidentielles qui est le point de départ du régime démocratique. Le démocrate chrétien Patricio Aylwin, candidat de la Concertation des partis pour la démocratie (regroupant le Parti Démocrate chrétien, le Parti socialiste, le Parti pour la Démocratie, et le Parti radical social démocrate), affronte Hernán Büchi, candidat de la coalition Alianza por Chile (regroupant l'Union démocrate indépendante et Rénovation nationale). En février 1991, la commission Vérité et Réconciliation, établie un an auparavant par Aylwin, informe sur les violations des Droits de l’Homme commises par le régime militaire.

Le 11 mars 1990, à la suite d'élections démocratiques, Pinochet cède son poste de président de la république au démocrate chrétien Patricio Aylwin, élu à la tête d’une coalition — la Concertación — englobant les héritiers du socialisme d’Allende. Mais Pinochet demeure encore sept ans chef des armées.

Alywin doit remettre en place la démocratie, établir une nouvelle politique nationale, maintenir la bonne santé économique du pays (qui s'améliore sensiblement avec le retour de la démocratie). Enfin, encore plus important pour les Chiliens, l’armée doit reconnaître les violations des Droits de l’Homme commises pendant la dictature.

Le 11 mars 1994, Eduardo Frei Ruiz-Tagle devient président de la République. Il est élu grâce à la coalition de la Concertación. Son gouvernement qui dure six ans, se caractérise par la bonne santé économique du Chili grâce à l’ouverture du marché chilien à l’étranger (les années 1990-1997 se caractérisent par une croissance annuelle du PIB de l’ordre de 7 %). Cependant à la fin de son mandat, une nouvelle crise économique affecte le pays. En 1999, le PIB du Chili régresse même de 0,3 %, à cause des conséquences de la crise économique asiatique.

En octobre 1998, retraité et sénateur à vie, Pinochet est arrêté à Londres à la suite du dépôt d'un mandat d’arrêt du juge espagnol Baltasar Garzón, et mis en résidence surveillée. Ce problème a pour conséquence de raviver les tensions entre les différents partis politiques du pays.

Après des élections assez difficiles, Ricardo Lagos devient président en mars 2000 (en étant le troisième président de la Concertación et le premier président socialiste depuis Salvador Allende), dans un climat économique relativement mauvais. Lagos devient populaire car il remet l’économie au vert, met en place de nombreuses réformes comme l’école gratuite et obligatoire jusqu’à 18 ans, légalise le divorce en 2004. De plus, Lagos signe de nombreux traités de libre-échange, principalement avec l’Union européenne et les États-Unis.

De retour au Chili presque deux ans plus tard (en mars 2000), le général Pinochet reçoit un accueil chaleureux de l'armée et de ses partisans rassemblés par milliers le long de la route de l'aéroport à son domicile55, alors que des procédures judiciaires sont engagées contre lui.

En 2004, la cour d’appel de Santiago lève l’immunité constitutionnelle d’Augusto Pinochet pour ses responsabilités dans l’opération Condor, un plan des dictatures sud-américaines des années 1970 pour éliminer leurs opposants. En juin 2005, il est finalement relaxé par la cour d’appel. Les recours déposés par les familles de victimes sont jugés « irrecevables». Cette relaxe est confirmée définitivement le 15 septembre 2005 par la Cour suprême.

La socialiste Michelle Bachelet est élue au second tour avec 53,5 % des suffrages le 15 janvier 2006 ; elle entre en fonction le 11 mars suivant. Elle devient ainsi la première femme dans l'histoire du Chili à devenir présidente. Son gouvernement se caractérise par une parité hommes-femmes.

Le général Pinochet meurt à l’hôpital militaire de Santiago du Chili le 10 décembre 2006.

Le 13 décembre 2009, le premier tour de l'élection présidentielle voit arriver en tête le candidat de la Coalition pour le changement (droite et centre-droit), Sebastián Piñera, avec 44,06 % des suffrages. Le candidat de la Concertación, l'ancien président Eduardo Frei Ruiz-Tagle n'en n'obtient que 29,60 %, et le candidat dissident issu des socialistes, Marco Enríquez-Ominami, rassemble 20,14 % des voix. Le 17 janvier 2010, Sebastián Piñera est élu président de la République avec 51,61 % des suffrages. Il a officiellement pris ses fonctions le 11 mars 2010 au cours d'une cérémonie au Congrès national, à Valparaíso et alors même que se produisaient de fortes répliques au séisme du 27 février.

Drapeau et la Constitution.

Comme le précise la Constitution politique de 1980, le Chili est un État unitaire, avec un territoire divisé en 15 régions. La nation possède la souveraineté du pouvoir, qui s’exerce à travers l’élection des représentants par suffrage universel ou par referendum. Le Chili est une démocratie républicaine.

Le président de la république possède d’importants pouvoirs, comme celui de désigner des sénateurs, de nommer les ministres ou de déclarer l’état de guerre. Des réformes démocratiques intervenues depuis ont largement modifié la constitution.

En vertu de la Constitution, l’État chilien est divisé entre les trois pouvoirs classiques :

le pouvoir exécutif est tenu par le Président de la République, élu démocratiquement tous les quatre ans au suffrage universel direct, et qui ne peut pas être réélu pour un second mandat successif. Une fois élu, le président désigne un cabinet de ministres, dont le ministre de l’Intérieur ;

le pouvoir législatif est représenté par le Congrès national, dont le siège se trouve à Valparaíso depuis le retour de la démocratie en 1990. Il s’agit d’un congrès bicaméral, composé d’un sénat et d’une chambre de députés. Il comptait quarante-huit sénateurs élus pour huit ans (dont neuf sont désignés par diverses institutions et un est sénateur à vie après avoir été président du pays - cela n’est plus en vigueur depuis les modifications de la constitution en 2005) ; et cent-vingt députés élus pour quatre ans. Les parlementaires sont depuis 2006 tous élus démocratiquement au scrutin plurinominal majoritaire à un tour ;

le pouvoir judiciaire juge des affaires civiles et criminelles. Il est composé d’une Cour suprême, des Cours d’appel et des tribunaux de première instance.

Vie et partis politiques

Depuis 1990, le pays connaît une vie démocratique.

Il existe une opposition de droite constituée par deux partis : Renovación Nacional (RN), plus libéral ; et l’Unión Demócrata Independiente (UDI), plus conservateur. Ces deux partis forment l’Alliance pour le Chili. Il y a également une opposition de gauche, Juntos Podemos Más, qui associe le Parti communiste (PC) et des partis humanistes et écologistes, qui n’ont pas de représentation au Congrès.

Les principaux blocs politiques se sont constitués au milieu des années 1980, pour défendre ou lutter contre le régime militaire d’Augusto Pinochet, et sont devenus officiels par le référendum de 1988. L’année suivante, chaque bloc a conservé son unité afin d’aborder l’élection présidentielle et chaque coalition a présenté un candidat. Depuis alors, malgré les problèmes qui surgissent de temps en temps à l’intérieur des blocs, le panorama politique n’a pas beaucoup changé.

La présidente Bachelet dirige le quatrième gouvernement consécutif de la Concertación, après la victoire de la coalition lors des élections de 1989.

Le 11 décembre 2005, Michelle Bachelet, socialiste et candidate de la Concertación (coalition de partis de centre et de gauche, qui regroupe la Démocratie chrétienne (DC), le Parti socialiste (PS), le Parti radical social-démocrate (PRSD) et le Parti pour la démocratie (PPD)), est arrivée en tête du premier tour de la présidentielle avec 45,96 % des voix devant le candidat du parti de la Rénovation nationale, Sebastián Piñera (25,41 %), celui de l’Union démocrate indépendante et ancien maire de Santiago, Joaquín Lavín (23,23 %), et celui de l’extrême-gauche, Tomás Hirsch (5,40 %). Au second tour le 15 janvier, Bachelet gagne contre Sebastian Piñera avec 53,5 % des suffrages.

Les électeurs ont aussi élu cent vingt députés, et vingt sénateurs (pour un total de trente-huit sièges), supprimant au passage les postes de sénateurs à vie créés par le général Pinochet. La Concertation a remporté plus de 54 % des sièges de députés61 et 57 % des sièges de sénateurs, s’assurant la majorité dans les deux chambres.

Les réformes les plus profondes à la Constitution de 1980 ont été promulguées en septembre 2005, ce qui est considéré par certains comme la fin de la transition vers la démocratie. Ces réformes perfectionnent la Constitution en supprimant les dits « verrouillages autoritaires », laissés par Pinochet. Parmi les réformes mises en place :

la réduction du mandat présidentiel de six à quatre ans ;

le président est habilité pour mettre à la retraite les commandants en chef des forces armées ;

l’élimination des sénateurs désignés à vie (qui n'étaient pas élus), ce qui a pour effet une réduction du Sénat à trente-huit membres depuis mars 2006.

Le système d’élection binominal utilisé pour les législatives et qui, à présent, favorise les deux grands blocs politiques, n’a pas encore été modifié.

Une autre modification concerne également la possibilité pour les enfants de Chiliens (de ceux qui sont nés au Chili et donc Chiliens par le passeport) d’obtenir la nationalité (avoir non plus un titre de voyage mais un véritable passeport chilien), mais pas la citoyenneté (donc la possibilité de voter en cas d’élections). Il faut également tenir compte du fait que, à ce jour, plusieurs dizaines de milliers d’enfants de Chiliens n’étaient jusqu'alors considérés que comme des « non nationaux » (reconnus dans certains pays comme apatrides). Le droit de vote pour les Chiliens résidant à l’étranger fait partie des projets encore en cours. Lors de la dernière élection présidentielle du 11 décembre 2009, Michelle Bachelet n'a pas pu se représenter conformément à la Constitution du pays. Le candidat de la Concertación por la Democratia est l'ex président Eduardo Frei.

Le prétendant de la droite Alliance pour le Chili, est l'homme d'affaires Sebastián Piñera défait par Michelle Bachelet en 2006. Sebastián Piñera a remporté les élections le 17 janvier 2010. Il met fin à vingt ans de gouvernement de centre-gauche.

Forces armées

Avion F-16 de la Fuerza Aérea de Chile. L’armée du pays est divisée en trois branches armées qui constituent les Fuerzas Armadas: l’Ejército (l’armée de terre, fondée en 1810 qui compte 250 000 soldats en 2005), l’Armada (la marine, fondée en 1818, 19 398 soldats en 2005), et la Fuerza Aérea de Chile (l’armée de l’air, fondée en 1930, 18 000 soldats en 2005). Cette dernière possède divers aéroports militaires à Iquique, Antofagasta, Santiago, Puerto Montt, et Punta Arenas. Elle a aussi une base aéroportuaire sur l’île du Roi-George, en Antarctique et sur l’île de Pâques. Elle possède 10 avions F-16 en 2006, auxquels s’ajoutent 28 F-16 de seconde main venant de la Force Aérienne Royale néerlandaise.

La fonction des institutions citées ci-dessus consiste à protéger le pays et les intérêts du pays à l’étranger. À ces unités militaires régulières s’ajoutent les Fuerzas de Orden y Seguridad Pública composées par les corps des Carabineros (Police militarisée équivalent aux gendarmes français) (fondée en 1927) et la Policía de Investigaciones (Police civile) (créée en 1933), qui constituent la force civile et sont chargées de faire respecter la loi, garantir l’ordre et la sécurité publique à l’intérieur du pays. De plus, il existe un corps de Gendarmería (créé en 1929), chargé de garder les prisons et autres centres pénitenciers.

Les Fuerzas Armadas y Carabineros dépendent administrativement du Ministère de la Défense Nationale du Chili et les Fuerzas de Orden y Seguridad du Ministère chargé de la sécurité publique, actuellement le Ministère de l’Intérieur du Chili, alors que le corps de Gendarmerie dépend administrativement du Ministère de la Justice du Chili. Le Président de la République exerce la fonction de Chef suprême des Fuerzas Armada uniquement en cas de guerre.

Même si le pays n’a pas connu d’affrontement militaire important depuis la Guerre du Pacifique, le Chili consacre une partie importante de son PIB (3,8 %) pour équiper l’armée. On estime que plus 3 240 millions de dollars américains sont utilisés par an. Ce coût important est financé à hauteur de 10 % par les bénéfices de l’entreprise Codelco (entreprise d’extraction et d’exportation du cuivre du pays). Le niveau élevé des dépenses militaires s’explique par le fait que le contingent militaire doit se déployer dans toute la longueur du pays (plus de 4 200 kilomètres), et parce que des capitaux sont épargnés en prévision de la retraite des anciens soldats. Il faut aussi noter que les Carabineros sont un corps appartenant à l’armée du pays. Ces derniers utilisent 54 % des revenus de l’armée.

Depuis plusieurs années, on parle de la suspension du service militaire aux hommes de 18 ans et plus. Depuis 2006, cette question est principalement réglée car l’inscription au service militaire est automatique. Au cas où les effectifs ne sont pas atteints, des personnes seront désignées au tirage au sort.

Durant le régime de Pinochet, les Fuerzas Armadas ont eu un rôle important dans la vie civile. Dans les dernières années, le commandant en Chef de l’Ejercito (l’Armée), Juan Emilio Cheyre, met en place la professionnalisation de l’armée, la présidence politique de l’armée, sa qualité de corps neutre (non belligérant), et l’acceptation du pouvoir civil démocratiquement construit. Une des étapes importantes a été la reconnaissance des responsabilités institutionnelles de l’armée dans la violation des Droits de l’Homme durant la dictature. Ce geste est bien accueilli dans le gouvernement et la population. Le 9 mars 2006, le Général Óscar Izurieta Ferrer devient le Commandant en Chef de l’armée.

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Joe Biden et François Hollande parlent d'une seule voix sur le Mali et l'Iran

Joe Biden, le Vice-président Américain à son arrivée à l'Elysée.

François Hollande, Président de la République et Joe Biden, le Vice-président Américain sur le perron de l'Elysée.

François Hollande s'est entretenu ce lundi avec le vice-président américain Joe Biden sur l'intervention militaire française au Mali contre des groupes islamistes armés. Dans le cadre de sa tournée européenne, le vice-président américain Joe Biden s'est entretenu avec le président François Hollande pour réaffirmer le soutien logistique américain à l'action militaire menée par la France au Mali.

François Hollande et Joe Biden lors de la conférence de presse à l'Elysée.

Lors d'une déclaration conjointe avec le vice-président américain à l'Elysée, François Hollande a exprimé sa « gratitude » aux Etats-Unis pour leur « soutien » à l'intervention de l'armée française au Mali. « Sur le Mali, j'ai apprécié le soutien dès la décision que j'ai prise de l'intervention de la France au nom de la communauté internationale. Soutien des Etats-Unis, soutien politique, soutien matériel, soutien aussi logistique, soutien dans le cadre de la conférence des donateurs », a énuméré le chef de l'Etat.

Joe Biden a quant à lui rendu hommage au « courage » et à la « compétence impressionnante » des soldats français. « Au nom du président américain et au nom du peuple américain, nous vous félicitons pour votre action décisive (au Mali) et je dois aussi louer la compétence impressionnante des forces militaires françaises (...) Vous avez des forces armées très courageuses et très compétentes », a déclaré le vice-président américain. « La France a défendu l'ensemble des intérêts de la communauté internationale », ajoutant que « la lutte contre le terrorisme est essentielle et passe par ce type d'action ». Le vice-président américain a indiqué que Paris et Washington étaient d'accord pour mettre en place « aussi rapidement que possible » une force onusienne de maintien de la paix au Mali.

Pression sur l'Iran

Le président François Hollande a également affirmé que la France et les Etats-Unis allaient mettre la pression « jusqu'au bout » sur Téhéran pour que les négociations sur le nucléaire iranien puissent aboutir. Le chef de l'Etat, qui s'exprimait à l'issue d'un déjeuner avec le vice-président américain Joe Biden, a constaté « que l'Iran est toujours dans le refus de la transparence ». « Et donc, nous ferons la pression jusqu'au bout pour que les négociations puissent aboutir », a déclaré François Hollande.

Sur le dossier syrien, « nous considérons que Bachar al-Assad doit partir » a déclaré François Hollande. De son côté, Joe Biden a rappelé la « situation humanitaire désastreuse » de la Syrie. « Nous soutenons sans conteste la coalition de l'opposition. Avec la France, nous voulons travailler pour rétablir la paix et engager la stabilité dans ce pays. »


Arrivée en France du vice-président américain... par afp

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Le vice-président américain Joe Biden à l'Elysée pour parler Mali, Syrie et Iran

Le vice-président américain Joe Biden est arrivé dimanche en France pour un déjeuner lundi avec le président François Hollande avec à l'ordre du jour de leurs discussions l'intervention militaire française au Mali contre des groupes islamistes armés.

Le vice-président américain Joe Biden est arrivé dimanche en France pour un déjeuner lundi avec le président François Hollande avec à l'ordre du jour de leurs discussions l'intervention militaire française au Mali contre des groupes islamistes armés.

Le conflit en Syrie de même que le dossier du nucléaire iranien devraient également figurer au menu de la rencontre lundi à 13h00 à l'Elysée.

M. Biden, qui n'a fait aucune déclaration à la presse à son arrivée à l'aéroport d'Orly (sud de Paris), poursuivra dès lundi après-midi à Londres sa tournée européenne par une rencontre avec le Premier ministre britannique David Cameron.

Il arrivait de Munich où il a assisté à la Conférence internationale sur la sécurité.

Avant sa rencontre avec M. Hollande, il a félicité la France d'être intervenue au Mali. Le conflit malien "concerne les intérêts américains" même si "la lutte contre Aqmi est éloignée des frontières" des Etats-Unis, a-t-il ajouté.

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dimanche 3 février 2013

HAM-CSAC: Banza Tiefolo, mouchar de Joseph Kabila et criminel des professionnels des médias au Congo

Le comble pour Banza Tiefolo est qu'il est bête, idiot et criminel. Avec lui, c'est la bêtise qui transpire ! A Réveil FM International, nous refusons de laisser glouglouter les égouts de la régulation en République démocratique du Congo. La régulation fourvoyée en répression. La Haute Autorité des Médias (HAM) avec le fourbe-ventripotent Modeste Mutinga Mutuishayi et sa bande à zozo n'a jamais été une institution d'appui à la démocratie, ses animateurs s'étant transformés en Ayathollah-prédateurs de la liberté de l'information de surcroit en criminels des journalistes et professionnels des médias avec des arrestations arbitraires, emprisonnements sans jugements et assassinats. Si Joseph Kabila a acheté Modeste Mutinga Mutuishayi avec des espèces sonnantes et trébuchantes, et le poste de rapporteur au Sénat, un deal bien ficellé: museler, baîllonner des journalistes et professionnels des médias, éviter à tout prix un débat démocratique inscrit dans la Constitution de la transition entre les deux candidats arrivés en lice lors des élections Louis Michel de 2006, en occurrence Jean-Pierre Bemba Gombo, le vrai gagnant et Joseph Kabila, l'usurpateur et candidat de la mafia internationale. Banza Tiefolo, le mouchard de Joseph Kabila, le seul que l'imposteur de la République a imposé aux deux instances de régulation: La fameuse HAM qui a muté en CSAC ! Etre mouchard en fliquant des journalistes pour mieux les faire arrêter , emprisonner voire assassiner par la dictature totalitaire de Joseph Kabila, n'est-ce-pas criminel ? Et Banza Tiefolo pauvre bougre a le toupet de donner des leçons de déontologie aux gens ! Si Banza Tiefolo est journaliste dans quel canard écrit-Il ? A quelle station de radio anime-t-il une émission? A quelle chaine de télévision a-t-il été engagé ? A-t-il ne fut ce qu'un blog où il véhicule ses idées, idéaux et valeurs ? Autoproclamé Journaliste par lui-même, l'idiot du village prend les autres pour des ignares comme lui. La République démocratique du congo est sous occupation rwandaise, à sa libération, un Nuremberg congolais sera instauré que Banza Tiefolo et tous les animateurs véreux, corrompus et criminels contre des journalistes et professionnels des médias congolais sachent qu'ils répondront de leurs crimes contre la liberté d'information et les assassinats des journalistes !

Banza Tiefolo (gauche), le mouchard de Joseph Kabila à la HAM et Csac. Photo Réveil FM, archives

Ma résidence à la Gombé était voisine à celle de Ketumilé Masiré, ancien président Botwanais et médiateur pour l'organisation du Dialogue Inter-congolais de Sun-City. Réveil FM a reçu officiellement l'invitation pour se rendre en Afrique du sud. Je n'y suis jamais allé préferant animer, organiser ma station de radio, loin des élucrubations des politicailleurs congolais. Moi, j'ai écrit une procuration dans le cadre de Fopromédia à Modeste Mutinga Mutuishayi pour qu'il aille au Dialogue Inter-Congolais. Il me l'avait demandé et j'étais à l'aéroport International de Ndjili lorsque son directeur de son journal m'a retrouvé. Après Sun-City, une fois nommé comme Président de l'odieuse Haute Autorité des Médias (HAM), Modeste Mutinga Mutuishayi le veinard ventripotent a fermé Réveil FM. Raison farfelue évoquée manque de grille de programme ! Cette fermeture je l'ai apprise en écoutant la radio de ma voiture et c'est Modeste Mutinga Mutuishayi qui lisait le fameux communiqué. Sans doute voulait me faire comprendre son autorité que j'ai toujours réfuté. Réveil FM est le seul média au Congo qui a dénoncé publiquement le deal de Joseph Kabila et Modeste Mutinga Mutuishayi.

La HAM s'est comportée en instance conspirationniste contre des journalistes, médias voire des acteurs politiques de l'opposition !

Banza Tiefolo a-t-il bien lu les archives de la HAM pour constater que notre nom n'y figurait pas ? Les statuts de la HAM étaient du copié-collé du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA-français) saupoudré avec quelques articles de l'instance de régulation béninois. Pourquoi Banza Tiefolo s'autorise-t-il des mensonges aussi éhontées? A force de fréquenter les Nganda et maquis de Matongé a-t-il perdu le peu de dignité qui reste à un homme ?

Banza Tiefolo, le mouchard de Joseph Kabila se gargarise qu'il a une formation internationale puisqu'il a été formé pour plusieurs modules au Rwanda et Burkina Faso. Pauvre Banza Tiefolo n'est-ce pas une insulte aux Congolais ? Le Rwanda est un pays génocidaire et receleur des richesses de la République démocratique du Congo. Dans ce pays Paul Kagamé, l'Hitler africain règne en maître absolu, il n' ya pas d'opposition, les quelques médias existants sont caporalisés. Existe-t-il un pluralisme médiatique au Rwanda ? Pour avoir été au Rwanda, Banza Tiefolo se proclame international ! Et le Burkina Faso en quoi ce pays est exemplaire ? Certes, il existe une centaine des radios associatives et communautaires mais Blaise Campaoré n'est-il pas l'assassin de Thomas Sankara, un leader africain ? En bon agent de l'ANR, la Gestapo de Joseph Kabila, Banza Tiefolo s'est rendu au Rwanda et Burkina Faso pour mieux apprendre les méthodes criminelles de ces deux pays dirigés par des voyous pour mieux les appliquer au Congo.

Le fait de connaitre ma famille ne t'octroi aucun droit. Tu es Katangais mais tu répondras de tes crimes au Nuremberg congolais. Le fait d'être Katangais mouchard de l'imposteur et usurpateur ne va pas t'absoudre de tes crimes contre les professionnels des médias congolais.

Certes je suis aussi Katangais mais le Congo demeure ma terre et le monde est ma maison. Je suis citoyen du monde ! L'ethno-tribalisme ne me concerne pas.

10 ans c'est-à-dire en 5è primaire, j'ai été inscrit à l'internat à Saint-Jean Bosco de Kisantu dans la province du Bas-Congo. Deux ans après j'étais à Kipako toujours dans cette province. Mes études humanitaires, je les faites à l'Institut Ngwisani à Lemfu, toujours le Bas-Congo. 8 ans dans une province, ça vous attache un homme. J'aime bien cette province qui m'a adopté. A 18 ans, j'étais déjà en Europe: Bruxelles et Paris. Toutes mes études universitaires, c'est en France que j'ai étudié. Sorbonnard, je suis fier de l'être ! De 1999 à 2007, je suis rentré au Congo, en tant que président national des radios associatives et communautaires, ces dernières n'existaient pas ! J'ai visité les coins et recoins de la République démocratique du Congo. Pays vaste et immense. J'ai appris à aimer le Congo et les Congolais. J'ai contribué à l'éclosion du pluralisme médiatique au Congo. Je me sens aussi bien à Kamonia dans le Kasaï Occidental, qu'à Loufu dans le Nord Kivu ou à Kenge dans le Bandundu. Cela fait des lustres que ma katanguité est resté dans le vestiaire !

Aujourd'hui, pour vous justifier et justifier votre dictature totalitaire vous trompettez à la face du monde, que le Congo à plus des 270 radios mais pourtant votre HAM-CSAC combat les mêmes radios ! Vous ne dites pas que la RTNC est devenue la voix de Joseph Kabila alors qu'elle devrait être un média public pour tous les congolais et que chaque acteur politique a sa radio, télévision et son journal. Situation inacceptable dans un pays démocratique !

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Les Maliens clament: «Merci papa Hollande» !

François Hollande, héros de Tombouctou "libérée" ! «Merci papa Hollande», «Vive la France, vive Hollande»: des milliers d'habitants de Tombouctou, rassemblés sur la place principale, ont salué en libérateur le président français, qui est allé à la rencontre de la foule, dans une indescriptible cohue. La ville avait été placée sous très haute surveillance. Le président malien par intérim Dioncounda Traoré a remercié les soldats français ayant permis de libérer la population du nord du Mali qui a vécu, a-t-il dit, «sous la barbarie et l'obscurantisme pendant des mois et des mois». Le président français a également usé du terme de «barbarie» pour qualifier les actions des islamistes armés dans la ville qu'ils ont occupée durant plusieurs mois. François Hollande était accompagné de trois ministres - Laurent Fabius (Affaires étrangères), Jean-Yves Le Drian (Défense) et Pascal Canfin (Développement) - et de la directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova.

«Depuis le 11 janvier (début de l'intervention française), nous avons déjà accompli beaucoup de travail, il n'est pas encore complètement terminé», a estimé François Hollande. «Cela va prendre encore quelques semaines, mais notre objectif est de passer le relais» aux soldats africains qui sont en train de se déployer au Mali, a-t-il ajouté.

«Tout près» des otages français

En soirée, à Bamako, le président français s'est voulu rassurant quant à la tournure des événements. «Il n'y aucun risque d'enlisement parce que nous avons le soutien de la population, parce que les Africains sont là, parce que les Européens sont présents, parce que nous avons une communauté internationale qui est à l'unisson», a-t-il fait valoir devant la presse.

La France restera «le temps qu'il faudra», a-t-il encore déclaré, affirmant que les forces françaises sont désormais «tout près» des otages français détenus dans ce pays par des groupes islamistes. François Hollande devait ensuite donner un discours sur la place de l'indépendance à Bamako.

Paris bénéficie dans ce conflit d'un large soutien de la part de ses partenaires, une dizaine de pays occidentaux ayant jusqu'à présent fourni une aide principalement logistique aux forces françaises.

Dans le même temps, à Munich, en marge de la conférence sur la sécurité et la coopération en Europe, le vice-président américain Joe Biden a félicité la France pour son action au Mali. La cheffe de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a quant à elle assuré que «les efforts se poursuivent» au sein de l'UE pour soutenir l'intervention française.

Quelque 9000 réfugiés

Les regards se tournent désormais vers Kidal, à 1500 km au nord-est de la capitale, une ville longtemps tenue par Ansar Dine et qui est passée, avant l'arrivée des troupes françaises, sous le contrôle du Mouvement islamique de l'Azawad (MIA, dissident d'Ansar Dine) et du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg).

La ville et sa région seraient, selon Paris, le lieu de détention «probable» de sept otages français. C'est aussi le dernier refuge des combattants islamistes chassés des villes du Nord.

Le MNLA a affirmé samedi, dans un communiqué reçu à Nouakchott, que ses combattants ont eu vendredi «un accrochage» avec une unité d'islamistes dans la région de Tessalit, au nord de Kidal, très près de la frontière avec l'Algérie, qui s'est conclu par «l'arrestation de plusieurs jihadistes».

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Vidéos: Jean-Marc Ayrault à Santiago en Chili

Etre Premier ministre au delà du fait qu'il faut être un chef d'orchestre qui dirige et coordonne une équipe, d'être en emphase avec le Chef d'Etat, il faut surtout aimer la France son pays, témoigner de ses idéaux, valeurs et sa grandeur à travers les rencontres, sommets, colloques dans le monde. Jean-Marc Ayrault passe son temps à expliquer aux partenaires de la France, le changement politique intervenu en France avec l'élection de François Hollande, le 6 mai dernier. La France s'adapte aux enjeux de la mondialisation sans perdre son âme. La présence de l'armée française au Mali pour terroriser les terroristes-djihadistes afin d'aider ce pays sahelien de découvrer son intégrité territoriale, ne laissent pas indifférents les partenaires de la France, qui veulent en savoir plus. Jean-Marc Ayrault explique, explique et encore explique ! En bon démocrate, par souci de transparence et la Constitution française garantit le droit à l'information au peuple français, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault accepte d'être suivi par des journalistes. Nous avons filmé ses rencontres publiques lors du Sommet CELAC-UE à Santiago au Chili. Nous vous proposons trois vidéos: Jean-Mac Ayrault et la communauté française à la résidence de France à Santiago, la rencontre franco-chilienne avec Jean-Marc Ayrault en présence de Monsieur Pablo Longueira, ministre de l'économie de la République du Chili à l'hôtel Tower San Cristobal et son allocution au IVè sommet d'affaires Uninon européenne-Amerique Latine et Caraïbes. Les trois événements proposés se sont déroulés le samedi 26 janvier 2013 entre 7h30 et 15h, c'est-à-dire avant la cérémonie d'ouverture du Sommet Union européenne-Amérique latine et Caraïbes, à l'espace Riesco.

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samedi 2 février 2013

Mali-Bamako: François Hollande : "Nous serons à vos côtés... Je viens de vivre la journée la plus importante de ma vie politique" !

Vive François Hollande. Photo Réveil FM

Foule en liesse pour François Hollande. Photo Réveil FM

18h58 – Aujourd'hui Hollande: "Je viens de vivre la journée la plus importante de ma vie politique." Le président français a pris la parole sur la place de l'Indépendance à Bamako.

18h51 – Aujourd'hui "Le terrorisme a été repoussé, chassé, mais n'a pas été vaincu." "A mon tour d'exprimer au peuple malien toute ma gratitude pour son accueil exceptionnel tout au long de cette journée, a dit François Hollande place de l'Indépendance à Bamako. Partout les mêmes clameurs, la même ferveur, pour dire vive la France et vive le Mali."

"Oui, nous devions être là, car ce qui était important de combattre, c'était le terrorisme. Le terrorisme au Mali, en Afrique de l'Ouest, partout, et agissant ainsi la France était à la hauteur de son histoire. (...) La France est à vos côtés, non pas pour servir je ne sais quel intérêt, non pas pour protéger telle ou telle faction, non, nous sommes à vos côtés. Nous nous battons ici pour que le Mali vive en paix et en démocratie, et vous en avez donné la meilleure des images aujourd'hui". "Nous payons aujourd'hui notre dette à votre égard", a déclaré François Hollande en évoquant la Seconde Guerre Mondiale et la participation des troupes africaines dans les combats contre l'Allemagne nazie.

"Nous resterons ici le temps qu'il faudra, a-t-il dit encore. Mais jusque là, nous resterons à vos côtés, jusqu'au bout, jusqu'au Nord-Mali. Mais la France n'a pas vocation à rester ici. Car ce sont les Maliens eux-mêmes qui assureront la souveraineté et l'indépendance du pays. C'est vous qui maintenant aller porter votre destin". "Nous ne pouvons pas accepter ce qui s'est passé à Tombouctou. Des lieux saints souillés, des documents disparus, nous les reconstituerons avec vous. Car c'est le patrimoine du Mali, mais celui de toute l'humanité, que vous avez en charge".

"La justice, ce n'est pas vengeance, ce n'est pas l'exaction. On ne répare pas l'injustice par une autre injustice. Oui, nous devons châtier des criminels et des terroristes, mais nous devons le faire, vous devez le faire, en respectant les droits de l'homme, ceux-là mêmes qui ont été bafoués" (...). "Faites en sorte que la France puisse se dire que ce que vous faites ici au Mali méritait bien le sacrifice de nos soldats". "Avec le soutien que vous m'apportez, c'est à toute la France que vous rendez un vibrant hommage", a-t-il conclu.

18h38 – Aujourd'hui

Conférence de presse

18h34 – Aujourd'hui "Dites à notre frère François Hollande qu'il est le très bienvenu parmi nous".

"Ce matin à Tombouctou, la foule était telle que nous n'avons pu prononcer un discours, a dit Dioncounda Traoré, le Président malien, devant la foule réunie sur la place de l'Indépendance à Bamako. J'avais un message à passer aux populations de Tombouctou. Population de Tombouctou, dites à notre frère François Hollande qu'il est le très bienvenu parmi nous, chez lui, à Tombouctou".

"Je compte sur vous pour qu'il n'y ait aucune exaction, aucun règlement de compte. Ceux qui ont quitté leur maison peuvent rentrer chez eux", a poursuivi Dioncounda Traoré. "Vive Tombouctou, vive Bamako, vive le Mali et vive la France".

18h32 – Aujourd'hui

"Il n'y a aucun risque d'enlisement" des troupes françaises au Mali

Le président français François Hollande a assuré samedi à Bamako qu'il "n'y a aucun risque d'enlisement" des troupes françaises au Mali, trois semaines après le début de leur intervention.

"Il n'y a aucun risque d'enlisement parce que nous avons le soutien de la population, parce que les Africains sont là, parce que les Européens sont présents, parce que nous avons une communauté internationale qui est à l'unisson", a fait valoir le président français devant la presse.

18h29 – Aujourd'hui

François Hollande va prononcer son "discours de Bamako". Le chef de l'État est aux côtés du président malien Dioncounda Traoré sur la place de l'Indépendance à Bamako.

16h17 – Aujourd'hui

François Hollande attendu Place de l'Indépendance.

16h12 – Aujourd'hui

Les reporters de retour à Bamako.

Après Tombouctou, les reporters français ont suivi François Hollande jusqu'à la capitale malienne.

15h02 – Aujourd'hui

Vienne enverra une équipe militaire médicale.

Tandis que François Hollande est sur la route de Bamako, l'Autriche qu'elle enverra une équipe militaire médicale au Mali au sein de la mission européenne de formation et de conseil (EUTM).

Le porte-parole du ministre, Stefan Hirsch, a précisé à Vienne que le contingent autrichien devrait compter une dizaine de militaires, qui seront basés près de la capitale malienne, Bamako, c'est-à-dire loin des zones de combat dans le nord du pays. Il est "envisageable" d'envoyer ce contingent à partir de mars, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, l'armée allemande prévoit d'envoyer prochainement environ 40 formateurs au Mali dans le cadre de la mission européenne de formation et de conseil (EUTM), a annoncé samedi le ministre allemand de la Défense, Thomas de Maizière.

Accueilli par une foule en liesse à Bamako, le président français François Hollande était samedi 2 janvier aux côtés de Dioncounda Traoré, le président du Mali par intérim, sur la place de l'Indépendance, lorsque celui-ci a prononcé un discours pour remercier "le frère de tous les Maliens et de toutes les Maliennes". "Vous êtes ici chez vous", a-t-il dit au président français. Celui-ci lui a succédé à la tribune et s'est déclaré "fier" de l'intervention française et reconnaissant de l'accueil qui lui a été réservé.

"C'était le devoir de la France", "oui nous devions être là", a-t-il martelé, pour rendre au peuple malien son "humanité, son intégrité et sa force". Après avoir rendu hommage au commandant mort au combat au tout début de l'intervention française, il a souhaité que le pays vive désormais "en paix et en démocratie".

"Je n'oublie pas que lorsque la France a été attaquée, menacée, qui est venu ?", a-t-il demandé à une foule en liesse, "c'est l'Afrique, c'est le Mali, merci ! "Nous payons notre dette à votre égard, "nous serons avec vous jusqu'au bout, jusqu'au Nord Mali", a-t-il garanti, "mais la France n'a pas vocation à rester ici, c'est ainsi que je conçois les relations entre la France et l'Afrique. C'est vous qui allez porter votre destin". "Nous serons à vos côtés", a-t-il promis.

"La justice, ce n'est pas la vengeance", a-t-il prévenu, évoquant à mots couverts les exactions perpétuées sur les combattants islamistes en fuite, "on ne répare pas une injustice par une autre, vous êtes regardés par toute la communauté internationale, vous devez châtier les criminels, mais dans le respect des droits de l'homme, montrez que le Mali est un exemple !"

"Je viens de vivre la journée la plus importante de ma vie politique", a-t-il conclu, visiblement ému, avant de saluer "l'amité entre la France et le Mali" et de quitter la tribune.

UNE ACTION "PAS TERMINÉE"

Un peu plus tôt dans la journée, lors de son arrivée à Tombouctou, le président français avait prévenu que l'action de la France au Mali n'était "pas terminée" : "Cela va prendre encore quelques semaines, mais notre objectif est de passer le relais" aux forces africaines, a-t-il précisé.

François Hollande a dénoncé la "barbarie" des groupes islamistes armés qui ont occupé pendant des mois le nord du Mali, multipliant les exactions. "Il y a vraiment une volonté d'anéantir. Il ne reste rien", a-t-il constaté, en visitant avec l'imam de la grande mosquée de Tombouctou deux mausolées de saints musulmans détruits par les jihadistes. "Nous allons les reconstruire, monsieur le président", a assuré la directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, présente à ses côtés.

François Hollande a aussi qualifié d'"acte de destruction délibérée" la tentative d'incendier de précieux manuscrits anciens conservés à Tombouctou. "Ils veulent détruire la mémoire", a-t-il dit en visitant le centre où ils étaient conservés, où des fragments de manuscrits incendiés voisinaient au sol avec des cartons éparpillés.

Peu avant, le président français avait été à la rencontre d'une foule de plusieurs milliers d'habitants rassemblés sur la place principale de Tombouctou, qui l'ont salué en libérateur, dans la cohue.

M. Hollande est accompagné de trois ministres : Laurent Fabius (Affaires étrangères), Jean-Yves Le Drian (Défense) et Pascal Canfin (Développement). Le président français avait affirmé vendredi vouloir "dire à nos soldats tout notre soutien". "Je vais au Mali aussi pour qu'il y ait un dialogue politique qui puisse permettre que le [pays], après avoir chassé les terroristes, puisse retrouver la stabilité et l'esprit de concorde", avait-il déclaré.

NOUVELLE PHASE MILITAIRE

Le gouvernement français estime que jusqu'ici son intervention militaire a "réussi", mais une nouvelle phase s'ouvre avec la recherche des djihadistes qui ont opéré un repli tactique dans les zones désertiques. Dioncounda Traoré reconnaît lui-même qu'il ne sait pas encore "si le plus dur est fait".

Actuellement, 4 600 soldats français – dont 3 500 sur le sol malien – sont engagés dans l'opération lancée le 11 janvier et qui a permis, notamment, la reprise des villes de Gao et de Tombouctou.

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Mali: François Hollande appelle les pays africains à prendre le relais

Le président François Hollande a atterri samedi 2 février au matin à Tombouctou, première escale d'une journée au Mali lors de laquelle il appellera les pays africains à prendre le relais de la France auprès de l'armée malienne, après trois semaines d'opération contre les groupes armés islamistes. A sa descente d'avion, François Hollande s'est fait offir un chameau, bientôt du coin coin dans le jardin de l'Elysée ! "Je vais au Mali (...) pour dire à nos soldats tout notre soutien, tous nos encouragements, toute notre fierté, (...) pour permettre que les Africains viennent le plus vite possible nous rejoindre et leur dire que nous avons besoin d'eux pour cette force internationale", a déclaré François Hollande. "Je vais au Mali aussi pour qu'il y ait un dialogue politique qui puisse permettre que le Mali, après avoir chassé les terroristes, puisse retrouver la stabilité et l'esprit de concorde", a ajouté François Hollande en allusion à la crise née du coup d'Etat de mars 2012 et aux divisions de la société malienne autour de la question touareg.

François Hollande à Tombouctou. Photo Réveil FM

Le président malien par intérim Dioncounda Traoré et François Hollande, le Président français. Photo Réveil FM

François Hollande saluant un officier Malien Touareg. Photo Réveil FM

François Hollande extrêmement sécurisé ! Photo Réveil FM

Drapeaux français et malien tenus par les habitants de Tombouctou. Photo Réveil FM

Une canne de chef offert à François Hollande. Photo Réveil FM

François Hollande a rendu hommage à l'armée française et malienne "Je suis là pour vous, pour vous dire mon admiration." a dit François Hollande aux militaires français.

Le président français a aussi expliqué que le combat n'était pas terminé. Le président François Hollande a affirmé samedi que l'action de la France au Mali n'était "pas terminée", mais que les pays africains allaient bientôt "prendre le relais", au cours d'une visite dans la cité emblématique de Tombouctou, dans le nord du Mali.

"Depuis le 11 janvier, nous avons déjà accompli beaucoup de travail, il n'est pas encore complètement terminé. Cela va prendre encore quelques semaines, mais notre objectif est de passer le relais", a déclaré le président français.

"Nous n'avons pas vocation à rester: nos amis africains vont pouvoir faire le travail qui était le nôtre jusque-là", a-t-il ajouté.

"Il n'y a pas de partie du Mali qui doit échapper au contrôle de l'autorité légitime", a souligné le président français. De son côté, le président malien par intérim Dioncounda Traoré a remercié les soldats français pour leur "efficacité" et leur "professionnalisme", qui ont permis de libérer la population du nord du Mali qui a vécu "sous la barbarie et l'obscurantisme pendant des mois et des mois".


Hollande explique sa visite à la grande mosquée... par BFMTV


Mali : Hollande s'exprime à Tombouctou aux... par BFMTV


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vendredi 1 février 2013

Buenos Aires, capitale fédérale d'Argentine !

Capitale d'Argentine, Buenos Aires est la deuxième plus grande agglomération d'Amérique du sud. Population de l'agglomération 14 500 000 hab. (2012 ). Ville portuaire et industrielle, elle concentre la vie politique et économique du pays. La ville de Buenos Aires est considerée comme la plus européenne d'Amérique du sud. On y retrouve l'architecture de Paris, Madrid, Milan et Barcelone. Un Congolais parisien n'éprouve en débarquant à Buenos Aires aucune sensation de dépaysement ou d'exotisme, tout juste le sentiment de se trouver dans une ville rétro, comme arrêtée dans les années cinquante ou soixante. Dans certains quartiers ont pourrait se croire dans une ville européenne. L'illusion est presque parfaite si l'on demeure dans le centre, elle disparaît, si on se donne la peine de voir, à une demi-heure du centre, les immenses villas miserias, bidonvilles de centaines de milliers de déracinés attirés par l'espoir d'une vie meilleure, où la pauvreté rappelle que l'on est en Amérique latine. Le meilleur endroit pour évaluer l'anatomie de l'immense capitale est le sommet de l'hôtel Sheraton ou celui de l'immeuble Kavanagh.

Buenos Aires vu du ciel. Photos Réveil FM

Atterissage réussi à l'aéroport de Buenos Aires. Photo Réveil FM

Il fait 35° sur le tarmac de Buenos Aires. Photo Réveil FM

La sortie de la douane. Photo Réveil FM

La Plaza de Mayo est l'âme de la cité, et même de l'Argentine, car elle a vu se dérouler les principaux événements de son histoire. La Casa Rocade, siége de la présidence de la république, occupe la face est de la Plazza de Mayo. Avec un peu de chance, chaque soir à 7 heures, on peut assister à la relève de la garde. La place est bordée d'édifices importants des fastes années 20-30. Au Nord-Est de la place, la cathédrale, à la façade sobre abrite le mausolée du Général San Martin, le grand homme, symbole de l'indépendance. A l'ouest de la place, le vieux Cabildo (ancien Hôtel de ville), belle bâtisse de la fin du 18 éme siècle a conservé dans sa partie la plus ancienne, transformée en musée, le cadre où se déroulèrent les événements historiques qui marquèrent les étapes de l'indépendance.

L' Avenida de Mayo, rappelle par la largeur de ces trottoirs, les terrasses animées des cafés et l'aspect des bâtiments qui la bordent, les boulevards de Madrid plus que de Paris. Mais elle semble figée dans le temps. Elle qui monopolisa avant la seconde guerre mondiale une bonne part de l'animation nocturne si intense dont Buenos Aires à le secret. Sur la vaste et très belle Plaza du Congreso s'élève le Palais du Congrès National. Le soir, les cinémas, les théâtres et les cafés donnent à la Plaza du Congreso une animation tard prolongée. L'avenue Corrientes est chaque soir la plus animée de Buenos Aires. Les théâtres, les cinémas, les librairies et les cafés entretiennent une vie nocturne unique dans la capitale. L'avenue de Santa Fe est celle des magasins et des galeries marchandes, l'un des hauts lieux de consommation. La Calle Florida, rue piétonne de toutes les tentations pour les amateurs de beaux objets, vêtements des meilleurs couturiers. Mais c'est aussi un lieu animé en permanence, surtout le soir, avec ses groupes de musique folklorique du Nord ou de la Bolivie ou ses joueurs de tango.

L'Obélisque de Buenos Aires, est situé au centre de la Plaza de la República, à l'intersection des avenues Corrientes et 9 de julio. C'est l'une des icônes de Buenos Aires. La construction du monument commença le 20 mars 1936; il fut inauguré le 23 mai 1936, pour le quatrième centenaire de la première fondation de la ville, ne demandant que 31 jours pour son édification. Il fut dessiné par l'architecte Albert Prebisch (un des principaux architectes du modernisme argentin). Il mesure 67,5 mètres de hauteur (celui de Louxor à Paris mesure 22,87 m) et 49 m² de base. Il est creux et a une seule porte d'entrée. À son sommet sont disposées quatre fenêtres, que l'on ne peut atteindre qu'en escaladant un escalier vertical de 206 marches. Photo Réveil FM

À noter qu'à l'endroit où se dresse l'obélisque, on dut démolir l'église dédiée à Saint Nicolas de Bari. Or, c'est dans celle-ci que fut hissé officiellement pour la première fois le drapeau argentin dans la ville de Buenos Aires en 1816: cette circonstance est rappelée sur une des inscriptions lisibles sur l'obélisque, côté nord. Pour sa construction, qui coûta 200 000 pesos de l'époque, on utilisa 680 m³ de ciment et 1360 m² de pierre blanche de Córdoba (l'obélisque de Louxor, à Paris, a un poids de 227 tonnes). Suite à certains vandalismes qui eurent lieu en 1938, on enleva le revêtement de pierre et on le remplaça par du ciment poli.La structure du monument, basée sur l'esthétique nationaliste, a engendré bien des polémiques parmi les partisans de la rénovation de la ville et les secteurs plus traditionalistes. Actuellement cependant, il a conquis les cœurs et on le considère comme un symbole de la ville. L'obélisque a fréquemment été utilisé comme point de rassemblement pour diverses manifestations, qui embrassent aussi les rues environnantes (Avenida 9 de julio et Avenida Corrientes), phénomène assez semblable à ce qui se passe Plaza de Mayo. Photo Réveil FM

Portrait d’Eva Peron sur un immeuble de Buenos Aires. Photo Réveil FM

Eva Perón (1919-1952), idole affectueusement surnommée Evita par son peuple, mais aussi controversée dans le pays. Photo Réveil FM

Pub de la radio cultura sur un immeuble de Buenos Aires. Photo Réveil FM

L'antenne parabolique de Direct TV. Photo Réveil FM

La Recolata est devenu l'un des hauts lieux de l'animation de Buenos Aires et le carrefour de toutes les classes sociales. Mais il y a Recolata et Recolata. L'aristocratie et la bourgeoisie entendent cafés et restaurants chics, se faire voir dans ses plus beaux atours et prendre le soleil tout en gardant un oeil sur leurs charmants bambins. Mais le Recolata c'est aussi, jouxtant l'église baroque de El Pilar et le célèbre cimetière (qui vaut à lui seule une visite) le Centre Culturel Municipal où se succèdent, toute l'année, les expositions les plus diverses et draine un public considérable assez différent de celui qui fréquente les restaurants chics situés de l'autre côté de la place. Le dimanche et les jours fériés s'installe le marché d'artisanat qui regroupe des dizaines d'artisans venus exposer et vendre : bijoux, vêtements, sculptures. Tout près, les clowns, les marionnettistes, parfois des orchestres, concourent à créer l'animation.

Le Parque Palermo qui s'étend sur environ 500 hectares, est le plus bel espace vert de la capitale argentine. A Buenos Aires, il n'y avait pas d'arbres. Tout fut planté et disposé par les hommes, on y creusa un lac, on y construit un splendide hippodrome, des terrains de polo et de golf et le parc zoologique. Tôt le matin les joogeurs, les cyclistes ou autres cavaliers profitent du calme, ensuite viennent les promeneurs. Le dimanche il devient un lieu de rencontre familiale, de pique-nique et de loisirs.

Le quartier de San Telmo était le quartier chic du 19 éme siècle, il est devenu maintenant un quartier de classe moyenne. La réputation de San Telmo vient d'abord de la grande concentration de boutiques d'antiquaires. La brocante du dimanche est une ambiance de marché aux puces où l'animation est aussi dans la rue avec ses orchestres improvisés de tango, ses chanteurs et ses clowns. La nuit, l'animation se déplace vers les boîtes à tango du bas quartier.

La Boca est le quartier qui a peut être le mieux symbolisé le creuset où s'est formé, au début du 20 éme siècle, le prolétariat de Buenos Aires. La Boca est l'un des quartiers les plus visités de Buenos Aires. La Boca, c'est d'abord le Caminito, cette rue, aujourd'hui piétonne, bordée de maisons aux façades de tôle ondulée, peintes de couleurs vives, et de fresques. C'est aussi le quartier où peintres et sculpteurs ont installé leur atelier et où il règne une certaine bohème. Le soir, les quelques rues qui s'animent autour des boîtes à marins, boîtes à tango, restaurants italiens attirent une foule cosmopolite.

Les habitants de Buenos Aires sont les « Porteños », littéralement « les habitants du port », à ne pas confondre avec les « Buenos-airiens » (bonaerenses), habitants de la province de Buenos Aires dont ne fait pas partie la capitale fédérale. Ils sont pour la plupart d’origine espagnole ou italienne et la religion prépondérante est le catholicisme.

Buenos Aires est située sur la rive Ouest du fleuve Río de la Plata au niveau de l’embouchure avec l’océan Atlantique au Centre-Est du pays. La ville est bordée par le Río de la Plata au Nord et à l’Est, (l’Uruguay se trouvant sur l’autre rive du Río de la Plata au Nord, et l'océan Atlantique prolongeant le fleuve à l'Est), la Pampa à l’Ouest et la province de Buenos Aires au Sud. La ville est autonome et sa position exacte est 34°40′S 58°24′W. Elle possède le port le plus important du pays et est le centre politico-économique du pays. C’est aussi un centre artistique important de la culture occidentale avec de nombreux musées, théâtres, bibliothèques et galeries d'arts.

Une église catholique. Photo Réveil FM

Une autre église dont nous ignorons la confession. On peut entrevoir les deux en se rendant vers l'aéroport de Buenos Aires. Photo Réveil FM

La plupart des rues de la ville se croisent à angle droit, respectant l'ancien plan hippodamien de l'urbanisme espagnol qu'on retrouve dans de nombreuses les villes du continent américain. De nombreux immeubles modernes remplacent les vieilles maisons à un étage de la période coloniale.

Buenos Aires quelques années après sa fondation en 1536 . À ce moment, la ville était la capitale d'un gouvernement qui dépendait de la Vice-royauté du Pérou. Pendant des siècles les porteños (habitants de la ville) souffrirent de toutes sortes de besoins car Buenos Aires était la cité la plus australe d'Amérique, loin de toute cité commerciale importante. Il n'existait rien permettant de maintenir le style de vie européen sur place. L'Espagne privilégiait les ports de la côte Pacifique et marginalisait Buenos Aires, qui accueillait seulement deux bateaux par an (voire aucun certaines années). Cela força les colons (seulement 500 en 1610) à vivre d'une contrebande avec principalement le Brésil. Cette contrebande fut financée par la seule et unique source de richesse du pays (et ce jusqu'au XVIIe siècle) : la vente de cuir obtenu par le massacre des troupeaux de bovins qui vivaient encore à l'état sauvage dans les prairies alentour. Depuis sa fondation, l'essor de Buenos Aires ne put dépendre que du commerce. Cependant, l'administration espagnole des XVIIe et XVIIIe siècles insistait pour que tous les échanges commerciaux vers l'Europe transitent par Lima au Pérou, qui était alors la capitale de l'empire colonial espagnol en Amérique du Sud, car cela facilitait le prélèvement des taxes. Trouver les moyens d'éviter ces taxes, fut l'une des principales motivations des premiers habitants de Buenos Aires.

En 1680 les portugais, séparés depuis peu de l'Espagne, arrivèrent avec une expédition à Colonia del Sacramento (en Uruguay) sur la côte opposée du Rio de la Plata afin de s'établir sur ce territoire. Le gouverneur de Buenos Aires, Jose de Garro, lança un ultimatum pour que les portugais se retirent mais ces derniers refusèrent. Alors, Jose de Garro réunit les colons de la province et organisa une attaque avec l'aide des indiens (peuple Guaraní) et les colons de Buenos Aires (10 000 habitants). Le résultat fut une écrasante victoire espagnole qui permit à Buenos Aires d'acquérir une certaine légitimité.

L'aéroport de Buenos Aires. Photo Réveil FM

Le péage avant l'aéroport de Buenos Aires. Photo Réveil FM

L'un de deux mini-bus qui transportaient des journalistes. Photo Réveil FM

L'industrie du cuir va alors progresser nettement, reconnue localement jusqu'au milieu du XVIIIe siècle. Parallèlement et afin de comprendre le développement économique de la ville, on notera que contrairement à d'autres colonies espagnoles, à Buenos Aires, les personnes s'enrichissaient socialement par la fortune et la possession (de terres et de troupeaux principalement), et non par un titre ou un nom rappelant telle ou telle famille aristocratique d'Espagne.

La ville a été envahie par des troupes anglaises plusieurs fois mais les habitants les ont toujours repoussés.

Création de la vice-royauté du Río de la Plata et croissance économique (1776)

Conscient de l'instabilité grandissante dans la ville, Charles III d'Espagne a progressivement levé les restrictions commerciales jusqu'à créer en 1776 la vice-royauté du Río de la Plata dont Buenos Aires fut la capitale, la plaçant donc au même niveau que Lima d'un point de vue administratif. Son territoire s'étendait sur l'Argentine, la Bolivie, le Paraguay et l'Uruguay actuels.

Le commerce y est donc ouvert, libre, flexible et libéral, régi par un règlement de libre circulation des marchandises (Reglamento de Libre Comercio). La ville put donc introduire des marchandises de nombreuses régions et se connecter à d'autres ports sans demander aucune permission aux autorités royales de la couronne. De cette manière, la ville s'émancipa de la dépendance politique et économique de Lima. La ville vécue donc une croissance fulgurante entre 1780 et 1800, recevant à cette époque une très forte immigration d'espagnols, de français et d'italiens.

Malgré ces mesures qui favorisèrent la croissance économique et l'enrichissement de la ville, de nombreux porteños aspiraient toujours à une indépendance totale vis-à-vis de l'Espagne, portés entre autres par les idéaux de la Révolution française.

Buenos Aires et les invasions

De son établissement au XVIe siècle à 1807, la ville a souffert de nombreuses invasions comme en 1582 où un corsaire anglais tenta de débarquer sur l'île Martin Garcia mais fut repoussé. En 1587, l'anglais Thomas Cavendish tenta de s'approprier la ville mais sans succès. En 1658, une troisième tentative est lancée par Louis XIV mais Don Pedro de Baigorri Ruiz, alors gouverneur de Buenos Aires, défendit le port avec succès. La quatrième tentative fut celle d'un aventurier, un certain M. de Pintis, mais il fut aussi repoussé. En 1699, la cinquième invasion fut réalisée par une bande de pirates danois, rapidement dominée. Durant le gouvernement de Bruno Mauricio de Zabala, le français Étienne Moreau débarqua sur la côte orientale du Rio de la Plata où des troupes espagnoles le chassèrent et le tuèrent.

En 1806 commença une période appelée « les Invasions Britanniques ». Invasions qui eurent pour origine les guerres napoléoniennes. À cette époque, la France rivale de l'Angleterre est l'alliée de l'Espagne. Depuis les débuts de la conquête du nouveau monde, l'Angleterre n'a cessé de s'intéresser aux richesses de la région. Le 27 juin 1806, le général anglais William Carr Beresford réussit à s'approprier la ville sans grande résistance car l'armée espagnole y est peu puissante et mal organisée. Le général anglais fonde un gouvernement, qui sera rapidement déchu le 12 août 1806 par une armée venue de Montevideo commandée par le français Jacques de Liniers, connu en Argentine sous le nom de Santiago de Liniers. En 1807, une seconde expédition anglaise commandée par John Whitelocke réussit à prendre Montevideo et à s'y maintenir pendant quelques mois. Le 5 juillet 1807, Whitelocke tente d'occuper Buenos Aires mais ses habitants et la milice urbaine, désormais bien organisés vainquirent avec l'aide du français Liniers les troupes anglaises.

Par ailleurs, l'arrivée du courant de pensée libéral au moment même où l'armée napoléonienne s'empara de l'Espagne créa le choc nécessaire à l'apparition de divers mouvements d'indépendance.

C'est le 25 mai 1810 que Buenos Aires acquit son indépendance, alors que l'Espagne est en pleine guerre (guerre d'Espagne de 1808-1813) : après une semaine de manifestations majoritairement pacifiques, les criollos (Espagnols nés en Amérique du Sud) parvinrent à chasser le vice-roi espagnol et installer un gouvernement provincial. La Révolution de mai est célébrée de nos jours en Argentine, et le 25 mai est jour férié. Au terme des conflits qui ont secoué tout le pays et abouti à son unification, Buenos Aires fut aussi choisie comme siège du gouvernement national. L'indépendance ne fut toutefois déclarée formellement qu'en 1816.

Fédéralisme (XIXe siècle)

Durant le XIXe siècle, la ville fut paralysée à deux reprises par des blocus maritimes. Ils furent organisés la première fois par les Français entre 1838 et 1840, et la seconde fois par une alliance franco-britannique entre 1845 et 1848. Cependant ces puissances étrangères ne sont pas parvenues à soumettre la ville ou à imposer leurs conditions.

Buenos Aires était historiquement le berceau des courants d'idées libéraux en Argentine, tandis que les autres provinces du pays tenaient généralement des politiques sociales ou économiques plus conservatrices, avec une forte influence des valeurs catholiques. Un autre antagonisme vis-à-vis de la province tenait de la vision centraliste défendue à Buenos Aires quant à l'administration du pays, opposée à une vision fédéraliste défendue dans le reste du pays, et notamment incarnée par le gouverneur de la province Carlos Tejedor. En 1880, une série d'affrontements entre ces deux camps s'achève par la défaite de Buenos Aires et la fédéralisation de la ville et du pays, dont elle prend le statut de capitale fédérale.

En 1882 le congrès national crée le poste d'intendant6 ainsi que le conseil de délibération de la ville. L'intendant n'est pas élu au suffrage universel, mais désigné par le président de la nation, avec le soutien du sénat. Le premier intendant fut Torcuato de Alvear, désigné en 1883 par Julio Argentino Roca.

Essor industriel (XIXe-XXes)

À la fin du XIXe siècle, la construction de chemins de fer permet à Buenos Aires d'accroître sa puissance industrielle, les matières premières coulant à flot dans ses usines. La ville devenait une grande métropole multiculturelle rivalisant avec les grandes capitales européennes. Ainsi, le théâtre Colón devint l'un des opéras les plus fréquentés au monde. C'est durant cette période que furent construites les larges avenues de la ville, ainsi qu'au début du XXe siècle les plus hauts gratte-ciel d'Amérique du Sud, et son premier métro en 1913.

Dans les années 1920, Buenos Aires faisait partie des destinations préférées des émigrants européens ou venant des régions pauvres des pays voisins. Cette immigration entraîna l'apparition de bidonvilles ou de quartiers ouvriers très pauvres (villas miserias) autour des zones industrielles de la ville, ayant pour conséquence de graves problèmes sociaux.

Junte militaire et mouvements révolutionnaires (XXe siècle)

Au cours du XXe siècle, la junte militaire s'immisçait fréquemment dans les affaires politiques de la ville et du pays, et organisa plusieurs coups d'État. Buenos Aires fut aussi le berceau du péronisme : c'est en effet sur la Plaza de Mayo que se déroula la démonstration de force de Juan Perón, le 17 octobre 1945. La Plaza de Mayo est devenue le site habituel de manifestations et de nombreux événements politiques.

Le 16 juin 1955, un soulèvement militaire emmené par Eduardo Lonardi finit, trois mois plus tard, par forcer Perón à l'exil. Durant ce coup d'État et pour l'unique fois de son histoire, la ville aura été la cible d'attaques aériennes.

Dans les années 1970, la ville fut le théâtre d'affrontements entre des mouvements révolutionnaires (Montoneros, ERP et FAR) et des groupes paramilitaires d'extrême droite (Alianza Anticomunista Argentina (AAA). En 1976, un coup d'État militaire ne fait qu'exacerber ces luttes. Cette guerre sale a entraîné entre 10 000 et 30 000 disparitions dans le pays. Les marches silencieuses des mères de disparus (les mères de la Plaza de Mayo) resteront une image marquante d'une Argentine meurtrie.

Retour à la démocratie (fin du XXe siècle)

La défaite de la guerre des Malouines fait perdre du prestige et de l'influence à la dictature militaire. Les généraux sont obligés d'organiser des élections libres. Elles ont lieu le 30 octobre 1983 dans tout le pays pour renouveler le président, le vice-président, les gouverneurs de provinces et représentants locaux, mettant ainsi un terme aux dictatures militaires.

À deux reprises, le pape Jean-Paul II visita la ville : en 1982 suite à la guerre des Malouines, et en 1987, où il fut accueilli par une foule d'une ampleur jamais vue auparavant dans la ville.

Le 17 mars 1992, une bombe explosa à l'ambassade d'Israël, faisant 29 morts et 242 blessés. Une autre explosion, le 18 juillet 1994, détruisit un bâtiment abritant plusieurs associations ou organisations juives (dont l'AMIA), faisant 85 morts et de nombreux blessés.

À la suite de la réforme de la Constitution argentine de 1994, la ville a pu se doter de sa propre constitution et d'un gouvernement autonome. Le 30 juin 1996 se déroulèrent les élections du Chef du gouvernement de la ville, ainsi que des législateurs qui établiront la Constitution de la ville. Le candidat de l'UCR (parti de centre-gauche), Fernando de la Rúa, remporta les premières élections et devint donc le premier Chef du gouvernement de la ville. Et après deux mois de délibération, le 1er octobre 1996, Buenos Aires vota sa propre Constitution.

Entre 1998 et 2002, Buenos Aires comme toute l'Argentine subit une grave crise économique. La ville fut secouée par d'intenses manifestations (cacerolazos), suivies en particulier par les classes populaires durement touchées par le chômage, puis par les classes moyennes dont le gouvernement avait limité l'accès aux comptes bancaires.

La crise atteignit son paroxysme en décembre 2001, alors que les pillages se multipliaient principalement en banlieue ; le 19 décembre, après que le président argentin Fernando de la Rúa eut décrété l'état de siège, son ministre de l’Économie Domingo Cavallo donna sa démission. Les 19 et 20 décembre, plusieurs dizaines de manifestants trouvent la mort, dont au moins cinq tués par la police aux abords de la Casa Rosada et du palais du congrès.

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Paul Biya, le président éternel du Cameroun depuis 30 ans pisté de Genève à Paris

Des opposants au président Paul Biya sont venus à l’Intercontinental de Genève puis à Paris pour exiger qu’il «passe la main».

Paul Biya, l’Éternel Président du Cameroun.

Pour les opposants au président camerounais, l’Hôtel Intercontinental est devenu un symbole criant de la gabegie de Paul Biya, un habitué de l’établissement genevois. Le 19 janvier, quatre activistes du collectif de la diaspora sont venus demander au chef de l’Etat de regagner de toute urgence son pays.

Ils reprochent notamment au vieux président – âgé de 80 ans et réélu en 2011 après trente ans de mandat – de passer beaucoup trop de temps dans le luxueux hôtel genevois quand les Camerounais vivent dans la misère. Entendus par la police, les militants ont quitté l’hôtel dans le calme, sans avoir été reçus comme ils le demandaient, nous précisait mardi Eric Grandjean, porte-parole de la police genevoise. Cette action n’est pas la première du genre. Déjà en 2010, des activistes avaient fait irruption dans l’hôtel et troublé la quiétude du chef d’Etat et de sa suite.

A Paris, le même collectif a demandé au président français, François Hollande, de ne plus soutenir le dictateur Biya, reçu pour une séance de travail à l’Elysée. «Paul Biya passe de huit à neuf mois par an dans ce grand hôtel de Genève avec une trentaine de personnes à sa suite. Cela coûte une fortune. Toute la rente pétrolière du Cameroun est ainsi détournée à son seul profit», commente une proche du collectif, jointe par la Tribune de Genève . Cette femme qui se présente comme une militante des droits humains reproche «à la Suisse d’être complice et de fermer les yeux».

Contacté, Herbert Schott, ancien directeur de l’Intercontinental, indique que Paul Biya est «un des plus anciens clients de l’hôtel». «Il a commencé à venir en 1969, quand il était chef de cabinet privé du président, puis premier ministre et chef de l’Etat. Il fait trois séjours par an de quinze jours et occupe avec sa famille un étage de l’hôtel», raconte Herbert Schott. Deux enfants du couple Biya sont par ailleurs scolarisés à Genève. Dans un communiqué du 24 janvier, Amnesty International dénonce les exécutions illégales et actes de torture, ainsi que le musellement judiciaire de l’opposition au Cameroun.

Il y a plus de 30 ans, en 1981, François Mitterrand succédait à Valéry Giscard d’Estaing. A la même période, en 1982, Paul Biya succédait à Ahmadou Ahidjo. Près de 30 ans plus tard, on a vu Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et aujourd’hui François Hollande accéder à la présidence. Du côté du Cameroun pourtant, Paul Biya est encore, toujours et inlassablement là.

il y aura pourtant eu en 1992, 1997, 2004 et 2011, des élections présidentielles. Remportées par Paul Biya avec à chaque fois une quasi-unanimité dont ne pourrait rêver aucun politicien français. Immuable au temps et à l’espace, le président camerounais semble avoir une longévité hors du commun qui l’aura vu depuis la mort d’Omar Bongo devenir le doyen de la « Françafrique ».

A l’heure où Tranparency International se plaint du manque de démocratie au Cameroun, où les pays maghrébins lancent leurs « printemps » et où la France guerroie en Côte d’Ivoire, en Lybie ou au Mali pour entretenir la démocratie à l’Européenne, Paul Biya séjourne en France où il rencontre François Hollande et les patrons français dans une « visite de travail ».

Certes, les analystes remarqueront qu’il a été reçu par l’ambassadeur français plutôt que par François Hollande lui-même. Certes, ils noteront que Nicolas Sarkozy avait pris son temps avant de féliciter Paul Biya pour sa réélection, ou que les Etats-Unis ou la France n’ont cessé de faire des appels du pied pour que le Cameroun se démocratise.

Il serait pourtant illusoire d’y voir plus que des faits anecdotiques qui sauraient perturber outre-mesure Paul Biya. Entre les plaintes pour « bien mal acquis », les scandales créés par des séjours à la Baule coûtant 800000 € - 525 millions de francs – ou des conflits ouverts avec la première dame, on pense le président camerounais affaibli, sur le point de flancher, mais il continue à garder cette sérénité qu’il n’a perdu que le temps d’un mois de Février 2008 où le peuple était allé dans la rue.

Et cela aujourd’hui semble clair : aucune autre manifestation que celle du peuple ne pourra faire descendre le président camerounais de son piédestal. Le Sénégal l’a démontré, en empêchant Abdoulade Waye qui prévoyait de se tailler une élection sur mesure, permettant à Macky Sall de proposer une alternance crédible.

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Buenos-Aires: Jean-Marc Ayrault au Palais Ortiz Basualdo, siège de l'Ambassade de France en Argentine

C'est au Palais Ortiz Basualdo, siège de l'Ambassade de France en Argentine, que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait convié vendredi 25 janvier dernier la communauté française. Malgré l'heure inhabituelle de cette réception (8h30 !) plus de 400 français vivant en Argentine avait répondu présent. Certains pour entendre le discours du Premier ministre et tenter d'échanger avec lui quelques mots, d'autres profitant simplement de l'occasion pour venir découvrir le palais.

Arrivée en toute simplicité de Jean-Marc Ayrault à l'ambassade de France de Buenos Aires. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault lors de son allocution devant la communauté française d'Argentine, image captée d'un écran plat. Photo Réveil FM

Le Palais Ortiz Basualdo (du nom de la famille qui l'a fait construire à partir de 1912) accueille les services de l'Ambassade de France depuis 1939.

Jean-Marc Ayrault quitte l'ambassade de France de Buenos Aires. Photo Réveil FM

Cette riche demeure, qui se voulait en ce début de vingtième siècle une ode au savoir-faire et au bon goût français a pourtant bien failli disparaître dans les années 70.

C'est en effet en 1971 que les autorités argentines font savoir à la France qu'elle va être expropriée et que le Palais Ortiz sera ensuite entièrement raser pour les besoins de son grand projet urbanistique : le percement de l'Avenue 9 de Julio, "la plus grande avenue du monde"...

S'ensuivront plus de 10 années de tensions entre la France et l'Argentine, au terme desquelles le palais ne perdra que... son jardin !

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