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Réveil FM International

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

mardi 30 avril 2013

Obama veut toujours fermer Guantanamo

Le président Barack Obama à Washington.

Sa promesse électorale ne passe pas auprès du Congrès. Le président américain Barack Obama a affirmé mardi qu’il allait redoubler d’efforts pour obtenir la fermeture de la prison de Guantanamo, où un nombre croissant de détenus sont en grève de la faim, reprenant une vieille promesse de campagne torpillée par le Congrès.

La pression s’est accrue ces dernières semaines sur le président pour qu’il honore sa promesse sur cette prison controversée où 166 détenus sont toujours enfermés.

Un mouvement de grève de la faim, entré lundi dans sa douzième semaine, ne cesse de s’étendre et touche aujourd’hui 100 prisonniers, selon le bilan officiel de la prison, 130 selon les avocats.

Quelque 21 prisonniers sont désormais alimentés par des sondes nasales et l’US Navy a dû dépêcher une quarantaine de personnels médicaux supplémentaires en renfort sur la base.

«Je ne veux pas que ces personnes meurent. Le Pentagone essaie de gérer la situation du mieux qu’il peut mais je pense que nous devrions tous réfléchir à pourquoi nous faisons cela», a affirmé Barack Obama lors d’une conférence de presse.

«Ce n’est pas une surprise pour moi si nous avons des problèmes à Guantanamo», a ajouté le président qui dit continuer «à croire qu’il faut fermer Guantanamo».

«C’est important pour nous de comprendre que Guantanamo n’est pas nécessaire pour la sécurité de l’Amérique. Cela coûte cher. C’est inefficace», a-t-il asséné. Sans compter que cela affecte l’image des Etats-Unis, «entrave la coopération antiterroriste» et constitue «outil de recrutement pour les extrémistes», selon le président.

La prison militaire implantée sur une base américaine à Cuba accueille depuis 2002 les «ennemis combattants» de la guerre contre le terrorisme déclarée par George W. Bush. Dès sa prise de fonction le 20 janvier 2009, Barack Obama avait ordonné sa fermeture mais, face à l’opposition du Congrès, avait dû faire machine arrière.

«Facile de jouer les démagogues»

En janvier, il a dû se résoudre à promulguer une loi qui renouvelle l’interdiction de financer le transfert des détenus de Guantanamo à l’étranger mais aussi aux Etats-Unis, pour y être jugés ou incarcérés, éloignant encore un peu plus la perspective d’une fermeture.

Zone de non-droit pour les associations de défense des droits de l’homme, la prison renferme toujours 166 détenus, dont 55 ont été déclarés «libérables» par les autorités américaines. Seuls neuf des 779 prisonniers passés par ses geôles ont été condamnés ou traduits en justice.

«Je vais à nouveau discuter avec le Congrès et plaider que ce n’est pas quelque chose qui est dans le meilleur intérêt du peuple américain. Ce n’est pas tenable», a lancé le président américain.

«C’est facile de jouer les démagogues sur cette question», a-t-il ajouté, dans une pique aux républicains vent debout contre la fermeture de la prison.

«L’idée de maintenir pour toujours un groupe de personnes qui n’ont pas été jugées, c’est contraire à ce que nous sommes, c’est contraire à nos intérêts et cela doit cesser». D’autant que le problème «va empirer. Cela va s’envenimer», a-t-il prédit.

Les auteurs des tentatives d’attentat à Times Square en 2010 ou contre un avion de ligne à destination de Detroit en 2009 ont bien été jugés et sont incarcérés dans des prisons de haute sécurité sur le territoire américain, a encore observé le président.

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Burundi: La liberté d'expression est menacée par la nouvelle loi sur la presse

Une nouvelle loi sur la presse qui limiterait sévèrement les activités des journalistes au Burundi représente une grave menace pour la liberté d’expression, a déclaré Amnesty International mardi 30 avril 2013.

Adopté par le Sénat burundais plus tôt dans le mois, le projet de loi, qui définit de nouvelles infractions liées aux métiers de la presse et prévoit des amendes exorbitantes pour les journalistes qui les commettraient, semble prêt à être promulgué par le président.

Ce texte restreint le droit de couvrir des sujets liés à la sécurité publique ou à la sûreté nationale et de diffuser des informations qui menacent l’économie ou « insultent le président ». « La liberté d’expression au Burundi est gravement menacée par cette loi répressive, qui se prête aux abus et place les journalistes à la merci des autorités », a déclaré Netsanet Belay, directeur d’Amnesty International pour l’Afrique.

« Il faut que le président Pierre Nkurunziza rejette ce projet de loi et veille à ce que les journalistes soient en mesure de travailler librement, sans que pèse sur eux la menace d’une action en justice. »

Au Burundi, les journalistes sont déjà exposés aux actes de harcèlement et d’intimidation et aux arrestations arbitraires uniquement en raison de leur travail. Malgré cela, les médias dans le pays sont très dynamiques.

Des journalistes enquêtent souvent sur des sujets sensibles, se mettant parfois en danger, et rendent publiques des allégations de violations des droits humains et de corruption.

Le projet de loi tel qu’il est actuellement rédigé pourrait rendre les journalistes passibles de poursuites pénales uniquement pour avoir fait leur travail et il leur impose beaucoup de nouvelles exigences à respecter.

Tout manquement pourrait leur valoir une amende pouvant aller jusqu’à 6 000 000 de francs burundais (environ 3 760 dollars des États-Unis), une somme que la plupart des médias seraient dans l’incapacité de payer.

« Cette loi imposerait des restrictions excessives aux journalistes et leur ferait risquer des poursuites judiciaires. Une grande partie des nouvelles exigences à respecter sont trop larges et pourraient être utilisées pour restreindre la liberté d’expression », a expliqué Netsanet Belay.

« La liberté de la presse est quelque chose de précieux pour le peuple burundais et le président devrait faire tout ce qui est en son pouvoir pour la protéger, plutôt que de l’étouffer. »

Le Sénat burundais a adopté le projet de loi le 19 avril et il est prévu que le président Pierre Nkurunziza le promulgue sous peu, après quoi il deviendra une loi à part entière.

Le Conseil national pour la défense de la démocratie au Burundi-Forces pour la défense de la démocratie au Burundi (CNDD-FDD), parti au pouvoir, gouverne sans véritable opposition à la suite du retrait des partis d’opposition lors des élections de 2010.

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Pakistan: Inéligible à vie, Musharraf regardera les élections en résidence surveillée

L'ancien président pakistanais Pervez Musharraf restera en détention provisoire dans sa villa en banlieue de la capitale pendant les élections générales de mai, a décidé mardi un tribunal l'ayant mis en cause pour le meurtre de l'ex-Première ministre Benazir Bhutto. M. Musharraf, qui a mis fin le mois dernier à quatre ans d'exil dans l'espoir de participer aux élections législatives du 11 mai prochain, a été rattrapé par la justice pakistanaise depuis son retour au pays.

L'ex-président pakistanais Pervez Musharraf (C), le 20 avril 2013 à son arrivée à un tribunal d'Islamabad.

La justice pakistanaise l'avait récemment assigné à résidence jusqu'au 4 mai dans l'affaire du renvoi de juges en 2007. Or mardi un tribunal antiterroriste a prolongé sa détention provisoire jusqu'au 14 mai dans le dossier de Benazir Bhutto, a dit le procureur Chaudhry Zulfiqar.

Le "Général Musharraf" est soupçonné de ne pas avoir assuré de manière adéquate la sécurité de Mme Bhutto, assassinée le 27 décembre 2007 alors qu'elle dirigeait le cortège de sa formation, le Parti du peuple pakistanais (PPP), à Rawalpindi, ville jumelle de la capitale Islamabad et siège du QG de l'armée.

Plus de cinq ans après, personne n'a été condamné pour le meurtre de Benazir Bhutto, dont le fils, Bilawal Bhutto Zardari, 24 ans, dirige actuellement la campagne électorale du PPP mais évite les rassemblements et les bains de foule pour des raisons de sécurité.

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Le racisme "anti-blanc" devant les juges

Un homme a été jugé vendredi dernier à Paris pour une agression accompagnée d'insultes racistes.

LE CONTEXTE. C'est un procès inhabituel, dérangeant pour certains, qui se tient vendredi devant la treizième chambre du tribunal correctionnel de Paris. Celui d'une agression raciste commise en septembre 2010 qui, ne vise pas, comme souvent, une personne issue d'une minorité, mais un homme insulté de "sale blanc". La justice a décidé de poursuivre le seul agresseur identifié avec la circonstance aggravante d'insultes racistes. L'audience, qui devait avoir lieu en octobre dernier, avait été renvoyée car le contexte était trop tendu, un mois après la polémique lancée par l'affaire des "pains au chocolats" de Jean François Copé. Le jugement devrait être mis en délibéré.

Une cigarette refusée. Les faits se sont déroulés dans le métro parisien, tôt le matin, à la station gare du Nord. Un homme refuse de donner une cigarette que lui demandent deux jeunes. La situation dégénère et les agresseurs commencent par insulter le récalcitrant de "sale blanc, sale Français", avant de le frapper à coups de tessons de bouteille. La victime est sérieusement blessée au cours de cette scène de violence qui pourrait sembler banale. Mais pour la justice, il s'agit bien là d'une agression raciste.

La LICRA soutient la victime. Le concept de "racisme anti-blanc" fait polémique. Mais, pour la première fois dans ce type d'affaire, la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) a décidé de se positionner aux côtés de la victime. "'Sale blanc, sale Français', c'est quelque chose qui n'est pas acceptable dans la société française", explique au micro d'Europe 1 le président de la LICRA, Alain Jacubowicz. " Je crois qu'il est naturel qu'une association antiraciste soit aux côtés des victimes d'actes de racisme", poursuit-il. L'avocat souligne cependant que "fort heureusement", "lorsque l'on est blanc et français, on n'est pas discriminé en France". "Pour autant on ne peut pas ignorer ces faits qui, malheureusement, sont de plus en nombreux", précise-t-il enfin.

Un phénomène peu étudié. Si le racisme "anti-blanc" existe bien, le phénomène reste cependant encore peu étudié par les chercheurs. Le sujet est sensible et souvent récupéré par la classe politique. Ainsi, à l'automne dernier, Jean-François Copé avait été accusé de flirter avec les thèses du Front National en évoquant cette notion. "Un racisme anti-blanc se développe dans les quartiers de nos villes où des individus - dont certains ont la nationalité française - méprisent des Français qualifiés de ‘gaulois’ au prétexte qu'ils n'ont pas la même religion, la même couleur de peau ou les mêmes origines qu'eux", avait-il alors déclaré.

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Afghanistan : quand la CIA arrosait le gouvernement Karzaï

Hamid Karzaï a admis que ses services avaient reçu de l'argent de la CIA.

Le président Hamid Karzaï a reconnu que la CIA avait versé des millions de dollars à ses services.

La révélation. L’argent était placé dans des valises, des sacs à dos et parfois dans de vulgaires sacs en plastique. Pendant plus d’une décennie, la CIA a secrètement versé des millions de dollars en liquide au président afghan Hamid Karzaï, révèle le New York Times lundi. Des allégations confirmées par Hamid Karzaï en personne. Le président afghan a toutefois assuré que "les montants n’étaient pas très importants".

De "l’argent fantôme". A en croire le New York Times, ce sont des "dizaines de millions de dollars" qui ont été remis en liquide "environ tous les mois" dans le plus grand secret par les services secrets américains à la présidence afghane. "On appelait ça de l’’argent fantôme’", confie au quotidien américain Khalil Roman, chef adjoint du cabinet de Karzaï de 2002 à 2005. L’argent "arrivait en secret et il repartait en secret", assure-t-il. L’Iran aussi versait de l’argent à Hamid Karzaï, mais Téhéran aurait stoppé ses versements. La CIA, elle, n’aurait pas arrêté affirme le quotidien.

La confirmation de Karzaï. Le président afghan a lui-même admis que la CIA avait versé de l’argent à ses services, et plus précisément au Conseil national de sécurité, un organisme dépendant de la présidence. Karzaï assure de son côté dans une déclaration rendue publique que "les montants n’étaient pas très importants" et que l’argent était utilisé pour "différentes raisons : effectuer des opérations, aider les blessés et les malades, louer des maisons, entre autres".

Une méthode contre-productive ? Reste que selon le New York Times, aucun contrôle n’était effectué par les services américains. Loin de permettre à la CIA d’assoir son influence sur le pouvoir afghan, cet argent aurait en réalité alimenté la corruption dans le pays. Une partie des dollars seraient même tombée entre les mains de chefs de guerre, voire de talibans. De quoi miner sérieusement la stratégie américaine en Afghanistan.

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Un versement de 500 000 euros découvert sur un compte de Claude Guéant

En 2007, Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Elysée, avait accompagné l'ancien président Nicolas Sarkozy en Libye.

Des juges s'interrogent, selon Le Canard enchaîné à paraître mardi 30 avril, sur le versement de l'étranger de plus de 500 000 euros sur un compte de l'ex-ministre de l'intérieur Claude Guéant. Ce dernier a immédiatement démenti tout lien entre cet argent et un éventuel financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

"L'hebdomadaire satirique" révèle que les enquêteurs ont découvert ces versements en février, lors d'une perquisition dans le cadre de l'enquête, alors conduite par le parquet de Paris, sur les accusations de financement libyen de cette campagne. L'ex-ministre justifie ce demi-million d'euros par une vente de tableaux en 2008. "Il n'y a strictement aucun lien avec des financements libyens et je continue à contester de façon catégorique qu'il y ait eu des financements libyens de campagne ou de personnes", a déclaré à l'Agence France-presse l'ancien ministre de l'intérieur.

M. Guéant a expliqué avoir cédé "un bien" acquis il y a "une vingtaine d'années", à savoir des œuvres du peintre hollandais Andries van Eertvelt. Il affirme pouvoir apporter la preuve de ces transactions. "Au moment des perquisitions j'ai dit, je l'ai fait inscrire au procès-verbal, que j'avais les justificatifs." "Je trouve tout à fait anormal que des éléments qui sont couverts par le secret de l'instruction sortent ainsi avant même d'avoir pu être examinés", a-t-il ajouté.

"NOMBREUX ET CONSÉQUENTS PAIEMENTS DE FACTURES EN LIQUIDE"

Le Canard enchaîné ajoute que les policiers ont par la même occasion relevé des traces de "nombreux et conséquents paiements de factures en liquide". L'hebdomadaire établit un lien entre ces découvertes et la décision prise le 19 avril par le parquet de Paris d'ouvrir une information judiciaire. Contacté par l'AFP, le parquet n'a fait aucun commentaire.

M. Guéant a justifié ces paiements en liquide, mardi matin sur BFMTV, en évoquant des "primes de cabinet dont [il avait] bénéficié au ministère de l'intérieur", en tant que membre du cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre. "Ce sont des primes que l'on reçoit comme ça, qui ne sont pas déclarées, de toute éternité, voilà, c'est tout", a déclaré l'ex-secrétaire général de l'Elysée. "On peut dire que c'est pas normal après coup, ça c'est vrai, a précisé M. Guéant. Ça faisait partie du système indemnitaire du ministère. Et nous aussi, nous trouvions que c'était anormal, c'est pour ça que nous l'avons supprimé", a-t-il affirmé.

L'instruction avait été ouverte à la suite des déclarations de l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, qui avait affirmé au juge Renaud van Ruymbeke en décembre détenir les preuves d'un financement de la campagne de M. Sarkozy par la Libye. L'information judiciaire a été ouverte pour "corruption active et passive", "trafic d'influence", "faux et usage de faux", "abus de biens sociaux", "blanchiment, complicité et recel de ces délits".

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Souvenirs: Formation des radioteurs à Mbuji-Mayi et Mwene-Ditu dans le Kasaï-Oriental

A quelques mois des élections présidentielles et législatives de 2006, plus précisement du 16 au 28 octobre 2005, Freddy Mulongo, ex-président de l'Association des Radios Associatives et communautaires du Congo (ARCO de 2001-2007) et Président-Directeur Général de Réveil FM, Christophe Boisbouvier de RFI, journaliste-formateur, étions à Mbuji-Mayi dans le Kasaï-Oriental pour une formation aux radioteurs du Grand Kasaï sur le reportage en période électorale... Sans aucune nostalgie mais des souvenirs qui reviennent.

Rétrouvailles, Christophe Boisbouvier de RFI et Freddy Mulongo au Centre d'Accueil de la Presse Etrangère (CAPE) à Paris.

17 octobre 2005, Mbuji-Mayi, Freddy Mulongo prononce le discours d'ouverture de la formation sur reportage en periode électorale.

La formation des radioteurs à Mbuji -Mayi

Notre ami et confrère Ghislain Banza Kamuela que la HAM avait débauché en le nommant coordonnateur adjoint de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) pour la Province du Kasaï-Oriental, Christophe Boisbouvier, Freddy Mulongo et Willy Muka.

Christophe Boisbouvier est un icône en République Démocratique du Congo, sa notoriété le poursuit partout en Afrique. Venu dans la capitale du diamant pour animer un séminaire de formation, d'une semaine avec 15 journalistes des radios associatives et communautaires sur le reportage radio en période électorale, sa pédagogie conviviale a mis aussitôt les stagiaires de Mbuji-Mayi, Mwene Ditu, Kananga, Tshikapa, Senge et Kamako sous la magie de son charme. Il n’a fallu d’ailleurs à cette icône de la radio mondiale que deux jours pour connaître les noms de tous les séminaristes. Homme d’une très grande simplicité, le journaliste interviewer patenté de l’invité de RFI des éditions africaines est très cordial. D’un abord facile, il répondait avec sollicitude à toutes les préoccupations de ses confrères congolais. Par souci d’intégration et de solidarité journalistique, il accepta d’organiser à l’issue du séminaire de Mbuji-Mayi une causerie radiophonique axée sur « les élections en RDC : pièges et dérapages à éviter par les professionnels des médias ». Pour ce faire, M. Auguy Ilunga de la Radio Télé débout Kasaï, à l’étonnement général, loua une salle pour que tout son personnel puisse participer à cette entrevue. L’interviewer vedette de RFI se livra alors à coeur ouvert pour examiner avec ses pairs toutes les implications de la donne électorale congolaise. Et trois heures durant, Christophe Boisbouvier se prêta sans broncher au jeu des questions - réponses.

Visite de la Radio-Télé Fraternité Bwena Muntu (catholique ) à Mbuji Mayi

Willy Munka, Christophe Boisbouvier et la technicienne de la Radio Fraternité Bwena Muntu

Photo de famille avec l'équipe de la Radio-Télé Fraternité Bwena Muntu de l'époque

Durant la formation, avec un brin de dérision, subjugués par les matos up to date de leur maître, les séminaristes congolais qualifièrent leurs matériels d’enregistrement désuets « d’Antonov ». En effet, ces enregistreurs démodés de marque asiatique utilisés par les stagiaires pour leur reportage faisaient plutôt des bruits au lieu de donner un son approprié. Et le reporter se trouvait obligé d’expliquer lui-même le contenu de son reportage, le son de son vieil arsenal étant souvent inaudible. Mais cela n’était souvent qu’une façon de détendre l’atmosphère.

Le 26 octobre 2005, la fin de session de formation et remise de brevet. La stagiaire Rachel de la RTNC de Mwéné-Ditu

Le vice-gouverneur du Kasaï-Oriental

D’ailleurs, cette cocasserie n’épargna personne. Se moquant de la guimbarde qui servait de moyen de locomotion à Christophe Boibouvier, la multitude la surnomma « voiture amphibie », parce que prenant eau de toutes parts lorsqu’elle passait au travers des mares abondantes des rues de Mbuji-Mayi wa Balengela après les averses tropicales.

Visite du polygone de la Miba et reportage

La Société minière de Bakwanga ou « Miba » est l'une des principales entreprises de la République démocratique du Congo, peut-être la principale après la Gécamines. Autrefois, l'entreprise s'appelait Forminière (Générale des forestières et minières). C'est une société mixte dont 80 % des actions sont détenues par l'État congolais, le reste par des investisseurs étrangers dont le principal est la compagnie belge Sibeka. Elle est principalement active dans l'exploitation diamantaire au Kasaï (Mbujimayi et Tshikapa). Une partie de ses actifs a été repris par la société Sengamines disparue depuis. L'industrie minière est en plein boom à l'époque coloniale mais, à partir des années 1970, la corruption et la mauvaise gestion du régime Mobutu ont ruiné l'industrie. Désormais, la Miba croule sous les dettes (200 millions de dollars) ; les salariés accusent des retards de salaires de plusieurs mois. Certaines mines ont même été fermées pendant plusieurs années.

Freddy Mulongo, Christophe Boisbouvier et l'ingénieur de la Miba.

L'ingénieur répond aux questions de Freddy Mulongo.

Interview d'un autre ingénieur de la Miba par Freddy Mulongo.

Visite du concasseur des pierres.

Visite de la grue géante, la « Dragline » que la Miba venait d’acheter à une société américaine de Pennsylvanie.

Vue des laveries de la Miba.

Visite de la ville de Mwene-Ditu

Mwene-Ditu est une ville au sud du Kasaï-Oriental. Elle est à 135 km de la ville de Mbuji-Mayi, elle a acquis le statut officiel de ville en 2003, en même temps que Tshikapa. Hormis la superficie de la ville, le territoire serait dorénavant repris sous la nouvelle appellation de territoire de Luilu. La ville a largement grandi en 1992, avec l'arrivée de Kasaïens expulsés du Katanga.

Sur la route de Mbuji Mayi à Mwéné-Ditu : Robert Ndaya de la Radio Télévision Privée de RTOP, Christophe Boisbouvier et Freddy Mulongo.

Freddy Mulongo et Christophe Boisbouvier avec des confrères de la Radio Mont Carmel Télévision (RMC.TV)

Freddy Mulongo et Christophe Boisbouvier avec des confrères de la Radio Télé Mwene Ditu

Après l'interview de Christophe à la radio

A la RTNC de Mwene Ditu

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lundi 29 avril 2013

RDC : Le journaliste Blaise Bahisha, accusé d’espionnage à Goma, a été transféré à la prison centrale, alors que la Ministre de la Justice séjourne dans la ville de Goma !

Journaliste en danger (JED) demande instamment à Mme la Ministre de la Justice et Droits humains, Wivine Mumba, en séjour d’inspection dans la ville de Goma, d’ordonner immédiatement la libération de Blaise Bahisha, journaliste et directeur de la « Radio Sauti ya Rutshuru », une station privée passée de force sous contrôle des rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) et émettant à Rutshuru, un territoire situé à environ 70 kms au Nord de Goma, qui vient de totaliser 13 jours de détention à la police et à l’auditorat militaire.

La prison pourdes journalistes insoumis !

Selon nos informations, le journaliste a été transféré, lundi 29 avril 2013 tôt le matin, à la prison centrale de Munzenze de Goma pour échapper au regard de la Ministre de la Justice et Droits humains qui séjourne actuellement dans la ville de Goma, en mission d’inspection dans les différents lieux de détention, dont celui de l’auditorat militaire qui serait vidé de tous ses détenus.

Pour rappel, Blaise Bahisha a été arrêté, mercredi 17 avril 2013 à Goma, et placé au cachot de la police avant d’être conduit, mardi 23 avril 2013, à l’auditorat militaire. Le journaliste est inculpé « d’espionnage » au profit du M23. Bahisha s’était rendu à Goma après avoir été menacé de mort par les membres du M23 à Rutshuru.

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dimanche 28 avril 2013

CPI: Jean-Pierre Bemba se découvre une passion pour la peinture au lieu d'écrire ses mémoires !

Jean-Pierre Bemba aurait beaucoup à dire aux Congolais, lui qui a battu à plate couture Joseph Kabila lors des élections Louis Michel de 2006. Corrompu, fourbe, roublard, dribbleur patenté Modeste Mutinga Mutuishayi alors Président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) annula le débat démocratique entre Joseph Kabila-Jean-Pierre Bemba. Au cours du 2e Tour, Jean-Pierre Bemba arrive en tête à Kinshasa, dans l'Équateur, dans le Bas-Congo, dans le Bandundu et dans les deux Kasaï. L'abbé Malu Malu dont l'âme a été vendu au diable, sera transporté dans un char de la Monuc pour aller annoncer à la RTNC la victoire de Joseph Kabila, candidat de la communauté internationale. Ce dernier sera proclamé frauduleusement gagnant et Président de la République. Face au premier hold-up électoral de celui qui se prénomme "Joseph Kabila", convaincu par des lobbyistes internationaux mafieux, Jean-Pierre Bemba devant les Conglais s'écria: "J'ai accepté l'inacceptable". Après une tentative de son assassinat, il a quitté le Congo avec sa famille pour le Portugal. Naïf dans ses relations à l'international, Jean-Pierre Bemba a oublié que Louis Michel "Big Loulou" et sa bande mafieuse étaient des vrais instigateurs de la perte du pouvoir qu'il avait pourtant gagné, il a continué à les voir comme si de rien n'était. II est arrêté à Bruxelles le 24 mai 2008 à la suite d'un mandat établi la veille par la Cour pénale internationale, en raison d'accusations de crimes sexuels, crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis lors des incursions de ses troupes en République centrafricaine pendant la période allant du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003. Il est ensuite transféré à La Haye le 3 juillet 2008.

Liliane Bemba n'est-elle pas la bonne "Ambassadrice itinérante" de son mari ? Photo Réveil FM

Le procès de Bemba a débuté à La Haye le 22 novembre 2010 plusieurs médias congolais de Paris ont été invités par la CPI dont Réveil FM International.

C'est bien de faire de la peinture, mais Jean-Pierre Bemba aurait mieux fait d'écrire ses mémoires. Les Congolais ont droit de savoir. Comment est né le MLC ? A part Youweri Museveni et des Ougandais qui étaient d'autres parrains ? Pourquoi s'est-il agglutiné avec des Mobustistes traites: François Mwamba Tshiyimbi, Olivier Kamitatu, Tambwe Mwamba, Antoine Ghonda Mangalibi, Thomas Luhaka, Jacques Ndjoli...Pourquoi le MLC apparaît aux yeux de la population congolaise comme un parti des taupes ? Des politicailleurs sans vergogne qui marchandent leur opposition à Joseph Kabila. Est-il vrai que le MLC pratiquait du cannibalisme notamment contre les populations pygmées ? Jean-Pierre Bemba est nommé vice-président chargé de l'Economie et Finances (Ecofin) du Gouvernement de transition dans le cadre du processus de paix le 30 juin 2003, avec un salaire mensuel de 100 000 $ par mois, qu'a-t-il concrètement réalisé pour les Congolais ? Depuis son incarcération à La Haye, le MLC n'a même pas organisé une seule manifestation de soutien à son leader comme les font les Ivoiriens pour Laurent Gbagbo. Adam Bombole en acceptant d'être candidat présidentiel furtif au profit de Joseph Kabila n'a-t-il consacré la traîtrise qui caractérise les pseudos politiques du MLC ? Jean-Pierre Bemba devrait raconter son histoire ! C'est très bien de faire de la peinture, c'est encore mieux d'écrire ! Les deux sont complémentaires.

En 2011, avec Roger Bongos-Afrique Rédaction, nous avions suggéré que Bemba nomme son épouse Lilianne "Ambassadrice Itinérante pour défendre sa cause". Elle est la seule qui le voit souvent, qui connait son état d'esprit et qui peut le défendre sans faillir. Et lorsque les politicailleurs du MLC trompettent à Kinshasa qu'ils font de l'opposition républicaine, nous rigolons à chaudes larmes ! Il n' y a pas d'opposition en République démocratique du Congo. Les institutions sont prises en otage par Joseph Kabila et à son seul profit. Les parlementaires godillots et corrompus du Palais du Peuple font du cirque, ils sont des troubadours politiques !

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Otages français au Cameroun : Fabius dément tout versement de rançon

Une rançon a-t-elle été versée pour obtenir la libération de la famille Moulin-Fournier, enlevée le 19 février au Cameroun ? Pour Laurent Fabius, la réponse est "non", et elle est ferme. "Nous respectons la règle fixée par le président de la République : la France ne paie pas de rançon, assure le ministre des Affaires étrangères une interview à la revue Jeune Afrique. Il faut bien comprendre que si l'on suit une autre logique, on expose davantage encore nos ressortissants."

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères.

Un discours conforme à celui de Jean-Marc Ayrault et de l'Elysée qui ont démenti vendredi une information de i-Télé selon laquelle une rançon aurait été versée pour la libération des sept otages, dont quatre enfants. Selon la chaîne d'information, la famille Moulin-Fournier aurait été libérée en échange d'une rançon de 7 millions de dollars (environ 5,4 millions d'euros) et de la libération de 16 détenus du groupe islamiste nigérian Boko Haram qui avait revendiqué l'enlèvement de la famille française.

Laurent Fabius dément également toute contrepartie politique attribuée au président du Cameroun Paul Biya. "Après l'enlèvement, je suis entré en relation avec les présidents Goodluck Jonathan (Nigeria) et Paul Biya. Ils se sont montrés très attentifs et ont souhaité s'impliquer dans le règlement de cette situation dramatique, notamment le président Biya, insiste le chef de la diplomatie française. A aucun moment, d'autres éléments ne sont intervenus dans la discussion."


Otages au Cameroun libérés: comment va la... par BFMTV

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samedi 27 avril 2013

Jean-Marc Ayrault tente de calmer le jeu entre Paris et Berlin

Jean-Marc Ayrault a tenté samedi d'apaiser les tensions entre Paris et Berlin en appelant à un dialogue "intense et sincère" entre les deux moteurs de la construction européenne.

Paris, Matignon, Jean-Marc Ayrault, Premier ministre. Photo Réveil FM, archives

Le PS avait allumé la mèche vendredi avec, dans un projet de document, une charge virulente contre la chancelière allemande Angela Merkel, accusée d'"intransigeance égoïste".

Le parti au pouvoir en France appelait aussi à un "affrontement démocratique" avec l'Allemagne, faisant écho à un plaidoyer de Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, en faveur d'une "confrontation" avec Berlin.

Le Premier ministre français a choisi son compte Twitter pour rechercher l'apaisement: "On ne résoudra pas les problèmes de l'Europe sans un dialogue intense et sincère entre la France et l'Allemagne", y écrit-il.

"L'amitié franco-allemande est indispensable pour redonner un nouvel élan au projet européen et trouver les voies du retour de la croissance", ajoute-t-il dans un second "tweet", chacun étant traduit par ses soins en allemand, langue qu'il a enseignée dans un collège de Loire-Atlantique.

Le PS avait promis un peu plus tôt samedi d'effacer de son texte les formules les plus agressives envers Angela Merkel tandis que l'UMP montait au créneau par la voix d'Alain Juppé.

L'ancien chef du gouvernement et de la diplomatie française dénonce, dans l'édition du Monde parue samedi, le "péril mortel" d'une confrontation avec l'Allemagne.

"La confiance avec l'Allemagne est rompue", dit-il. "La France est totalement isolée et le président de la République se retrouve dans une situation très délicate."

VIGUEUR INÉDITE

S'il maintient ses désaccords avec l'Allemagne, le PS consent à baisser un peu le ton, a dit samedi Jean-Christophe Cambadélis.

L'argumentaire initial du PS, d'une vigueur inédite, était développé dans un document de 21 pages rédigé sous le contrôle du député de Paris, vice-président du Parti socialiste européen (PSE).

"Si ce texte se veut une alternative aux droites en Europe, il a été allégé -à ma demande- des formules stigmatisantes vis-à-vis de Mme Angela Merkel", écrit samedi Jean-Christophe Cambadélis sur son site internet.

"Les minorités du Parti socialiste ont pris acte de ma décision de présenter un seul texte qu'ils ont amendé. Tout en maintenant plusieurs désaccords", ajoute-t-il.

Le texte final sera soumis aux militants dans la perspective de la convention du parti sur l'Europe prévue le 16 juin prochain.

L'entourage de François Hollande avait relativisé vendredi la portée du texte initial, estimant que le PS s'y exprimait -et non les autorités françaises. Il avait évoqué un "jeu politique" normal que pratiqueraient également les conservateurs allemands.

FRICTIONS

Mais l'Elysée, loin de condamner le document du PS, l'avait salué: "Le PS connaît bien la position du président. C'est un texte très fort de soutien à son action en général. Croissance, relance de l'Europe, solidarité sont au coeur de ce texte", avait-on dit dans l'entourage du président français.

Si François Hollande préfère parler de "tension amicale" que de confrontation, l'affaire tombe mal et donne l'impression que le PS joue ouvertement la carte du Parti social-démocrate dans la bataille électorale dans laquelle Angela Merkel est engagée en Allemagne en vue des législatives de septembre.

Les frictions entre les deux pays ne sont pas nouvelles, l'Allemagne accusant la France de ne pas tenir ses engagements dans la lutte pour la réduction de ses déficits et Paris reprochant à Berlin de vouloir imposer des politiques d'austérité à l'ensemble de l'Europe.

L'entourage d'Angela Merkel paraît soucieux d'apaisement entre les deux capitales.

"Nous travaillons très bien ensemble. Nous n'avons pas le sentiment qu'il y a un changement de politique", déclare ainsi le porte-parole d'Angela Merkel, Steffen Seibert, au journal Le Monde.

Le PS, pendant ce temps, ne donne pas vraiment l'impression de vouloir fumer le calumet de la paix.

Jean-Christophe Cambadélis laisse ainsi entendre samedi que le texte final du document du PS à l'origine de l'affaire sera loin d'être totalement édulcoré.

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Aminata traoré persona non grata en France ?

L’ancienne ministre de la Culture du Mali s’est vu refuser le renouvellement de son visa de circulation dans l'espace Schengen. Prix de son activisme, refus d'un visa Schengen à Aminata Traoré ? La France fait-elle payer à Aminata Traoré son opposition à la guerre menée au nord du Mali ? La question mérite d’être posée, après le refus des autorités consulaires françaises de délivrer un visa à l’essayiste, militante altermondialiste et ancienne ministre de la Culture du Mali. Aminata Traoré était invitée par la Fondation Rosa-Luxemburg, le journal Prokla et l’association AfricAvenir à participer à une conférence à Berlin, du 17 au 19 avril, sur le thème « Le Mali à la croisée des chemins, après l’intervention militaire et avant les élections ». Son visa de circulation de quatre ans ayant expiré en février, elle a demandé au consulat de France son renouvellement, aussitôt refusé. Finalement, c’est le consulat d’Allemagne à Bamako qui lui a délivré, en urgence, un sauf-conduit lui permettant de se rendre à Berlin. Avec consigne formelle de quitter le territoire allemand le 19 avril. À son retour, Aminata Traoré a été convoquée au consulat d’Allemagne, soucieux de vérifier qu’elle n’avait pas prolongé son séjour. D’après l’intéressée, la France aurait fait pression sur ses partenaires européens pour les dissuader de lui délivrer un visa Schengen. Interdite d’escale en France, elle a dû passer, au retour, par Istanbul et Dakar. Soit un voyage épuisant, qui aura duré vingt-six heures. Quant aux réunions publiques auxquelles Aminata Traoré devait participer en France cette semaine, elles se dérouleront sans elle.

Septembre 2007, à la fête de l'huma à la Courneuve, Aminata Traoré et Christiane Taubrira, l'actuelle Garde des Sceaux, au micro d'Afrik en Ondes. Photo Réveil FM, archives

Septembre 2007, Afrik en Ondes qui émettait en ondes courtes sur l'Afrique, à partir de la fête de l'huma à la Courneuve, était coordonnée et animée par Freddy Mulongo. Photo Réveil FM, archives

« Je ressens un sentiment d’injustice d’autant plus profond que cette question des visas renvoie à un sérieux contentieux entre la France et les Maliens, s’indigne-t-elle. Il est désormais clair que je suis diabolisée pour mes idées. De quel dialogue, de quelle solidarité, de quelle réconciliation la France parle-t-elle si, en plus de vivre dans un pays sous occupation militaire, nous sommes interdits de circulation ? » Dès le début de l’opération «Serval», Aminata Traoré s’est opposée de manière virulente à cette intervention militaire française, dans laquelle elle voit une entreprise néocoloniale. « La guerre qui a été imposée aujourd’hui au Mali n’est pas une guerre de libération du peuple malien, mais une guerre de pillage des ressources, (…) une guerre de positionnement pour une ancienne puissance coloniale », faisait-elle valoir, fin mars, au Forum social mondial, à Tunis. On peut partager ou contester cette lecture de la grave crise que traverse le Mali. Mais empêcher que s’exprime une voix qui compte en Afrique, en privant cette intellectuelle de la liberté de circulation, voilà qui nous éloigne des belles intentions démocratiques affichées, à Bamako et Tombouctou, par le président Hollande.

L'Afrique humiliée d'Aminata Traoré, Ed. Fayrd, Paris, 2008

Ancienne ministre de la Culture du Mali, Aminata Traoré est une figure majeure du mouvement social africain qui a organisé le Forum Social Polycentrique de Bamako (Mali) puis le Forum Social Mondial de Nairobi (Kenya) en janvier 2007. Aminata Dramane Traoré est une femme politique et écrivain malienne, née en 1947 à Bamako (Mali). Intellectuelle engagée, elle a été ministre de la Culture et du Tourisme au Mali sous la présidence d’Alpha Oumar Konaré. Connue comme étant l’une des principales figures de l’altermondialisme africain, la Malienne se bat sur tous les fronts : OGM, coton, privatisations, préservation du patrimoine culturel, actions de proximité... Devenu depuis une plus d'une quinzaine d'années le cadre à travers lequel les organisations de la société civile, à l'échelle planétaire, se mobilisent contre l'ordre économique actuel et le diktat des multinationales, le Forum Social Mondial n'aura pas lieu cette année. Cependant, les membres du Forum Social Africain, dont Aminata Traoré, vont parcourir le monde pour rendre les conclusions des initiatives qu'ils ont conduites tout au long de l'année écoulée. Notamment par rapport à la question des Accords de Partenariat Economique (APE) qui ont constitué l'axe majeur du récent Sommet Union Européenne/Afrique de Lisbonne. Aminata Traoré expose la vision qu'a Aminata Traoré de l'Afrique dans le concert des nations. Dans cet essai, elle évoque tour à tour la recolonisation de l'Afrique que favorise le capitalisme mondialisé, "ceux et celles que l'ordre du monde oblige à voyager et à vivre dans l'ombre, la peur et la honte", le discours de Dakar ... Bref, Aminata Traoré plaide pour des perspectives d'avenir centrées sur les êtres humains et le respect de leurs droits. Paru aux éditions Fayard, "L'Afrique humiliée" est préfacé par l'écrivain sénégalais Cheikh Hamidou Kane

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L'ancien journaliste et opposant Daher Ahmed Farah retenu à la prison de Gabode

Reporters sans frontières proteste vigoureusement contre la détention, depuis le 23 avril 2013, de l'ancien journaliste et opposant politique Daher Ahmed Farah. Convoqué à la gendarmerie dans l'après-midi, il a été placé en garde à vue puis transféré, le lendemain matin, à la prison centrale de Gabode.

L'ancien journaliste et opposant Daher Ahmed Farah

Les autorités djiboutiennes le retiennent en vertu d'un arrêt rendu par la cour suprême de Djibouti, le 19 septembre 2004, le condamnant pour "diffamation" en sa qualité de rédacteur en chef et directeur de publication du Renouveau djiboutien.

Daher Ahmed Farah, qui vivait alors en exil, avait écopé de trois mois de prison avec sursis, de 20 000 francs de Djibouti d'amende (un peu plus de 100 dollars), et de 3 500 000 francs de Djibouti (environ 20 000 dollars) de dommages et intérêts au profit du général Zakaria Cheik Ibrahim et de cinq femmes militaires.

Daher Ahmed Farah s'est acquitté de cette somme, fin février 2013, comme en atteste un reçu signé par Maître Aref Mohamed Aref, avocat à la Cour, dont Reporters sans frontières a obtenu une copie. Mais les autorités djiboutiennes lui demandent apparemment de payer un total de 12 500 000 francs de Djibouti, soit neuf millions supplémentaires.

"Daher Ahmed Farah est victime d'une flagrante politique de harcèlement. Tout se passe comme si les autorités étaient déterminées à toujours avoir quelque chose à reprocher à l'ancien journaliste et opposant, alors même qu'il est en règle avec la justice. Nous demandons aux autorités de le relâcher sans délai", a déclaré Reporters sans frontières.

Dirigeant du parti d'opposition Mouvement pour le renouveau démocratique et le développement (MRD), Daher Ahmed Farah est rentré à Djibouti en janvier 2013, après plusieurs années d'exil. Il a participé aux élections législatives de février sous la bannière de l'Union pour le salut national (USN, opposition). Depuis son retour, les autorités l'ont interpellé une demi-douzaine de fois.

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vendredi 26 avril 2013

Affaire Ambassade de Berne: La justice suisse lui demande son attestation d'accréditation, Sébastien Mutomb Mujing n'en a pas mais son nom et fonction sont inscrits sur un site internet !

Incroyable mais vrai Sébastien Mutomb Mujinga, le chargé d'Affaires a.i de la République démocratique du Congo n'a pas l'original de son accréditation. L'accusateur de ses compatriotes est-il devenu chargé d'Affaires par "usucapion", c'est-à-dire dans le Droit romain, c'est la manière d'acquérir par la possession ou par l'usage. Et dans le cas de Sébastien Mutomb Mujing à force de se faire appeler Chargé d'Affaires a.i de la RDC, il l'est devenu de fait ? A-t-il été officiellement nommé par le Ministère des Affaires étrangères de la RDC ? Par qui l'a-t-il été ? Pourquoi Sébastien Mutomb Mujing est-il incapable de fournir à la justice suisse le papier de sa nomination ? Avait-il mieux réfléchi avant de devenir l'accusateur le plus célèbre au monde de ses compatriotes qui manifestaient dans l'enceinte de l'ambassade pour dénoncer le hold-up électoral et réclamaient le respect du vote des congolais ? La justice suisse qui est très tatillonne et tient à son indépendance va-t-elle accepter d'être roulé dans la farine par Sébastien Mutomb Mujing? En effet, ce dernier a eu le toupet de ne rien envoyer à la justice suisse mais Berne a renvoyé à un site du ministère des Affaires étrangères pour constater sa nomination !

Sébastien Mutomb Mujing, le chargé d'Affaires ai ad vitam æternam de la RDC en Suisse. Photo Réveil FM, archives

L'ambassade appartient au pays, pas au régime en place. C'est le seul lieu dans un pays où des congolais peuvent se retrouver, se parler, dialoguer sur les enjeux du pays. Les Congolais qui sont allés manifester, non pas en Suisse, mais dans l'enceinte de l'ambassade de la République démocratique du Congo à Berne, affirment que leur démarche était politique. Pour dénoncer le second hold-up électoral de Joseph Kabila et sa bande: ils avaient des drapeaux congolais, ils ont chanté en lingala, ils n'étaient pas dans la maison de Sébastien Mutomb Mujing ni de ses parents. En plus, ils n'étaient pas violents. Sauf que l'enseignant de Kolwezi, Sébastien Mutomb Mujing, devenu Chargé d'Affaires a.i de la manière que l'on sait, en allant porté plainte à la police contre ses compatriotes a même eu l'outrecuidance non seulement de demander d'arrêter tout le monde et même de vérifier si les Congolais avaient leurs papiers de séjour en ordre ! Le Chargé d'Affaires a.i de Joseph Kabila s'est-il pris pour le ministre de l'Intérieur suisse, quel culot ?

Sébastien Mutomb Mujing n'a pas sa lettre de nomination. A-t-il vraiment été nommé ? Où est-il lui aussi un imposteur voire un usurpateur de poste ? S'il a été nommé pourquoi est-il incapable de fournir sa lettre de créance à la justice suisse ? L'ultimatum du juge fédéral de Bellinzona s'est terminé il y a trois jours, c'est-à-dire depuis le 23 avril 2013 à minuit. Le Chargé d'affaires a.i de la RDC n'a pas envoyé son attestation d’accréditation. Berne sauve la face en envoyant au Procureur Fédéral de Bellinzona, une lettre recommandée se référant au dans laquelle on peut lire : "Né le 11 mars 1950, Monsieur Sébastien Mutomb Mujing est enregistré depuis le 25 novembre 2009 au Protocole en qualité de Ministre-Conseiller de l'ambassade de la République démocratique du Congo suite au départ de l'acien chef de mission (Ambassadeur Mindua Kesia Mbea), le Ministère des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo a désigné le 26 novembre 2009, Monsieur le Ministre-Conseiller Mutomb Mujing comme Chargé d'affaires a.i (voir inscription dans la "liste des Membres du Corps Diplomatiques (CD)", pge 77, en annexe au présent courrier et dont vous trouverez une copie à l'adresse: www. eda.admin.ch/ed/fr/home/topics/dipl/cerpro/dipcor.html)

L’immunité diplomatique est une protection offerte par tout État aux diplomates qui le représentent à l'étranger. Bien que son origine remonte à l'antiquité, ses principes ont été renforcés par les Conventions de Vienne. Elle permettait cependant à certaines personnes ayant des comportements répréhensibles d'échapper à toute sanction judiciaire. La levée d'une immunité diplomatique ne s'applique qu'à de cas graves, notamment les crimes.L’immunité diplomatique ne couvre, en principe, que les délits ou erreurs commis par un diplomate dans l’exercice de ses fonctions. Ainsi un diplomate ne pourrait pas prétendre bénéficier de l'immunité diplomatique pour des affaires privées. Elle permet cependant dans certains cas à certaines personnes ayant des comportements répréhensibles d’échapper à toute sanction judiciaire.

La justice suisse pourrait arguer l'immunité pour sauver la face du Chargé d'affaires de Joseph Kabila qui défend la dictature totalitaire d'un régime d'occupation et d'usurpation contre des Congolais courageux qui ont bravé le froid pour dénoncer le hold-up électoral. Sébastien Mutomb Mujing n'en a cure de 8 millions de morts Congolais, de viols des femmes utilisés comme arme de guerre, du bâillonnement des journalistes et activistes de la société civile...

A 63 ans, Sébastien Mutomb Mujing n'a même pas honte de se retrouver à la barre contre ses compatriotes dont la majorité à une trentaine, eux ont pris conscience qu'après cinquante trois ans d'indépendance, la RDC ne mérite plus de caracoler en bas de l'échelle sur le plan du développement humain et quel seul la démocratie avec respect des voix de congolais aux urnes peut changer les choses. Alors qu'il brille par l’absentéisme et qu'il est aphone au Conseil des droits de l'homme et lorsqu'il parle personne ne comprend ce qu'il dit, mais Sébastien Mutomb Mujing a le courage de traîner des compatriotes politiques en justice. Aller à l'ambassade et dénoncer la dictature totalitaire est un acte politique ! Aucun congolais n'est jamais allé chez Sébastien Mutomb Mujing- L’ambassade du Congo à Berne appartient à tous les Congolais, la villa qui l'abrite n'appartient pas à sa famille.

Le Maréchal Mobutu Sese Seko qui avait des palais en Suisse et vivait au dos du contribuable congolais, le jour que le vent avait tourné, lui et les apparatchiks de son régime avait fui le Congo laissant derrière eux villas, voitures de luxe, billets verts...Car devant l'ouragan de l'histoire mur ou pas le fruit tombe quand même. On ne se met jamais à dos, le peuple !

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Des présidents, des contrats... et du vent !

Accords cadres et lettres d'intention, les promesses n'engagent que ceux qui veulent bien y croire. Y compris lors des visites présidentielles.

François Hollande a-t-il remporter son Pékin-Express?

Alors que François Hollande a entamé une visite en Chine, entouré d'une soixantaine de patrons, l'industrie française guette de nouvelles commandes d'Airbus A320, d'un centre de retraitement des déchets nucléaires, de contrats dans le développement urbain durable, l'agroalimentaire, la santé ou l'économie numérique.

Pourtant, toutes les visites présidentielles du monde ne garantissent pas que les contrats soient honorés. Quand le président est reparti et que les flashs ont cessé de crépiter, l'accord commercial annoncé sombre parfois dans l'oubli. Inventaire des derniers "gros" dossiers qui se sont dégonflés ou sont carrément tombés à l'eau.

Les Rafales et le Brésil

Nicolas Sarkozy pensait avoir fait le plus difficile en arrachant en 2009 un "oui" à son homologue brésilien Lula pour la fourniture de 36 Rafale. Mais jusqu'à aujourd'hui, le contrat de quelque 4,5 milliards d'euros ne s'est pas confirmé.

Dernier rebondissement en date, en novembre, Brasilia a averti Paris du report de sa décision dans le cadre de cet appel d'offre plusieurs fois prorogé. Faute d'argent dans les caisses, le Brésil ne devrait pas prendre de décision avant mi-2013.

Les Rafales et l'Inde

Cette fois, c'est François Hollande qui a soutenu les négociations. "J'exprime un optimisme réaliste pour 2013", déclarait le patron de Dassault aviation à bord de l'avion présidentiel, lors de la première visite du quinquennat en février, estimant que "l'été est un bon objectif".

Le contrat portait initialement sur 126 Rafales. Il aurait été revu en hausse à 189 appareils, selon des déclarations de sources proches des négociations en janvier. Mais on a appris au début du mois que ces négociations seraient retardées car l'Inde a annoncé qu'elle monterait 108 appareils sur place ; seuls les 18 premiers seraient assemblés en France.<> Du coup, Dassault souhaite désormais signer deux contrats séparés, l'un concernant les dix-huit premiers appareils, l'autre les avions restants - ce à quoi s'oppose Dehli. Le constructeur français estime que l'assembleur n'aurait ni les compétences ni la capacité technique d'honorer son contrat.

Les centrales et l'Inde

En décembre 2010, Areva avait signé un accord avec l'Inde pour construire ses deux premiers réacteurs de troisième génération EPR à Jaïtapur dans l'ouest du pays, avec une option pour quatre réacteurs supplémentaires, une victoire pour Nicolas Sarkozy. "La décision est prise, c'est un processus que nous connaissons bien et qui ne réserve pas de surprise", avait-il assuré.

Mais à la suite de la catastrophe de Fukushima au Japon en mars 2011, la négociation avec l'Inde a perdu de son allant. En janvier, le ministre des affaires étrangères indien, Salman Khurshid, a affirmé que la négociation d'un contrat avec Areva portant sur la construction d'une centrale nucléaire dans son pays était "à un stade très avancé". Mais en février, François Hollande ne s'est pas exprimé publiquement sur ce dossier pour en confirmer l'avancée.

Les centrales, les Rafales et les Emirats

Nicolas Sarkozy s'était félicité un peu tôt des bonnes relations franco-émiraties. Il a dû essuyer deux revers majeurs aux Emirats Arabes Unis (EAU) : la défaite du consortium Areva-EDF-GDF-Total dans la course au contrat de construction de quatre centrales nucléaires, finalement attribué à un groupe sud-coréen en 2009 et, second échec, l'enlisement des négociations pour la vente de 60 Rafale, que l'on pensait acquise en 2011.

François Hollande tente aujourd'hui de reprendre la main. "Le dossier a des chances d'aboutir", confiait il y a deux mois un diplomate français, avant de s'empresser de souligner que M. Hollande "ne va pas aux Emirats pour signer des contrats", rompant avec l'attitude "VRP" de son prédécesseur.

Le métro, les avions et la Chine

En 2004, lors de son voyage en Chine, Jacques Chirac s'était dit "optimiste" en vue de la signature du contrat concernant la ligne de TGV Pékin-Shangai "à partir du moment où l'appel d'offres sera lancé par la Chine". La rumeur d'un contrat du siècle a circulé. Las, elle a fait long feu quand l'allemand Siemens a finalement remporté le contrat.

En 2007, la France et la Chine avaient signé des accords commerciaux impliquant la technologie de l'usine de La Hague pour "une quinzaine de milliards d'euros", selon le porte-parole de l'Elysée de l'époque, David Martinon. "Ces contrats devront aboutir, ils sont quasiment sûrs, à l'horizon de deux ou trois ans", avait précisé l'Elysée. Ce projet a été remis sur la table jeudi dans le cadre d'une lettre d'intention entre Areva et la China National Nuclear Corporation.

Les frégates et la Grèce

En conflit avec son voisin turc, la Grèce a continué à allouer une enveloppe importante à la défense, même quand les coffres de l'Etat ont montré des signes de disette. Parmi les principaux bénéficiaires : la France.

Un point gênant pour le président français. A l'issue d'un entretien avec le premier ministre grec Antonis Samaras, lors de son dernier déplacement, François Hollande s'est justifié : "Je ne suis pas venu ici pour vendre du matériel" militaire.

Avec l'intensification des restrictions budgétaires, la Grèce a finalement décidé de louer à la France les frégates qu'elle pensait acheter (six frégates Fremm étaient en commande) pour renforcer sa marine de guerre, dans l'attente d'une reprise de ses achats militaires. "Les discussions se poursuivent" entre Athènes et Paris, a toutefois souligné une source proche du dossier.

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A Pékin, Hollande promet d'accueillir plus d'investissements chinois en France

Le chef de l'Etat, en visite officielle, a également annoncé que "tous les obstacles, tous les freins" aux investissements chinois en France "seront levées"

En visite officielle en Chine, le président de la République français, François Hollande a déclaré, jeudi 25 avril, qu'une "nouvelle étape" était possible dans les relations entre les deux pays, évoquant l'éventualité de rencontres bilatérales annuelles. En compagnie du président chinois, Xi Jinping, il a également annoncé que "tous les obstacles, tous les freins" aux investissements chinois en France "seront levés".

"Nous sommes prêts à accueillir davantage d'investissements chinois en France", a-t-il dit, avant de répondre "clairement non" aux solutions protectionnistes pour résorber l'énorme déficit commercial français avec la Chine. Auparavant, M. Xi avait dit qu'il espérait "que la France travaillera[it] à faciliter les investissements chinois" en Europe, investissements, qui, au niveau mondial, représenteront 500 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années.

Le président français a tout de même exhorté les autorités chinoises à rééquilibrer "par le haut" les échanges entre la France et la Chine, avançant qu'il n'est "pas acceptable" qu'il y ait un déficit commercial de plus de 26 milliards d'euros au détriment de la France. Sa stratégie consiste à miser sur une hausse significative des exportations françaises, plutôt que de réclamer une baisse des importations chinoises. Lors d'une conférence de presse en milieu d'après-midi, le chef de l'Etat a répété son invitation aux investisseurs chinois à "prendre une place dans l'appareil productif" en France. Il est en revanche rester évasif sur la question des droits de l'homme.

Séduire les turistes chinois

Parmi les secteurs que M. Hollande compte développer en relation avec Pékin figurent notamment l'agroalimentaire, les énergies nouvelles, la santé et le numérique. Un certain nombre d'accords, de partenariats et de lettres d'intention ont été signés lors de sa visite : Areva et la China National Nuclear Corporation (CNNC) "actent la volonté" de "négocier et d'arriver à un accord en vue de la construction en Chine d'une usine de traitement-recyclage des combustibles usés utilisant la technologie française".

Areva toujours, le China Guangdong Nuclear Power Group (CGNPC) et EDF s'accordent sur la poursuite d'"études communes en vue du développement d'un nouveau réacteur de troisième génération franco-chinois". Un accord entre Airbus et la compagnie chinoise CAS pour l'acquisition de soixante appareils a également été signé lors de la rencontre entre les deux présidents.

Des partenariats ont également été conclus entre institutions financières des deux pays sur le développement durable, le financement des PME, les maisons de retraite ou l'assurance agricole. Pour autant, M. Hollande a souligné la nécessité d'un partenariat qui aille au-delà du nucléaire et de l'aéronautique, citant la "volonté de développer une coopération culturelle", notamment avec les échanges d'étudiants.

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Visite d'Etat de François Hollande en République Populaire de Chine: 37 heures pour convaincre les Chinois !

Entouré d'une soixantaine de chefs d'entreprises, huit ministres et plusieurs personnalités politiques, François Hollande est arrivé à Pékin, ce jeudi, pour une première visite officielle de 37 heures dans l'Empire du Milieu. Il est le premier dirigeant étranger reçu dans la capitale chinoise par Xi Jinping, le nouveau président de la République populaire arrivé au pouvoir il y a cinq semaines. Le chef de l'Etat français a pour objectif de relancer les exportations françaises, afin de réduire un déficit commercial de près de 26 milliards d'euros. Le programme est aussi politique. Pas moins de trois rencontres au sommet sont prévues, dont un dîner d'État ce jeudi et un déjeuner «restreint» qui réunira les deux couples présidentiels vendredi. Quant à l'agrément, les deux présidents visiteront la Cité Interdite en compagnie de Valérie Trierweiler et de Peng Liyuan, l'épouse de XI Jinping, chanteuse populaire élevée au grade de général à l'arrivée de son mari au pouvoir. Ensuite, François Hollande et sa délégation s'envoleront pour Shanghai, la capitale économique de la Chine.

Arrivée de l'avion de François Hollande à Pékin, le 25 avril. Le président français est le premier dirigeant occidental reçu en visite d'Etat dans la capitale chinoise depuis l'installation au pouvoir de la nouvelle direction du pays

La compagne du président français Valérie Trierweiler est du voyage

Un bataillon de ministres accompagnent François Hollande. Sur cette photo où ce dernier salue à sa descente de l'avion le ministre chinois des Affaires étrangères chinois, Wang Yi, on distingue, entre autres, Laurent Fabius, Pierre Moscovici, Stéphane Le Foll et Delphine Batho. Le sénateur UMP Jean-Pierre Raffarin, qui connaît bien la Chine, est également aperçu

Remise de bouquets à François Hollande et Valérie Trierweiler. L'un des objectifs de cette visite est de nouer une relation personnelle avec la nouvelle direction chinoise

La voitude de Hollande à Pékin

Accueil solennel devant le Palais de l'assemblée du peuple, à Pékin, le 25 avril, pour François Hollande et Valérie Trierweiler, entourés du président chinois Xi Jinping et de son épouse, la chanteuse populaire Peng Liyuan

François Hollande et Xi Jinping (derrière le garde) s'apprêtent à passer en revue la garde d'honneur devant le Palais de l'assemblée du peuple, le 25 avril

Pékin 25 avril

François Hollande et le président chinois Xi Jinping, après une déclaration commune au Palais de l'assemblée du peuple, à Pékin, le 25 avril, jour de l'arrivée du dirigeant français sur le sol chinois

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mercredi 24 avril 2013

Guantanamo sud-africain: Les vingt Congolais prisonniers de Zuma ont entamé la grève de la faim depuis déjà trois jours !

L'Afrique du Sud est un pays africain, eh oui ! Continuer à encenser ce pays dit "Arc-en-ciel" est un non-sens alors que la criminalité bat son plein et que la justice est vampirisée. L'apartheid est certes aboli sur papier mais l'apartheid est encore présent. Les colons blancs ont aujourd'hui la peau noire. Les dirigeants sud africains vont la course à l'enrichissement rapide et illicite. Ils ont remplacé des blancs pour devenir et agir en blanc contre les noirs. Les sud africains discriminent les autres africains. On se souvient encore du chauffeur taxi Mozambicain qui a été traîné sur le bitume par des policiers sud africains derrière un car de la police jusqu'à ce que mort s'en suive ! Jacob Zuma, le président Sud africain n'est qu'un affairiste. Il profite de sa position pour des affaires douteux et mafieux. Jacob Zuma a des carrés miniers au Katanga et fait du lobbying pour s'accaparer de l'exploitation du pétrole du Lac Albert. Les Congolais n'ont pas oublié que treize palettes des bulletins de vote coché Joseph Kabila candidat N°3 ont quitté l'aéroport de Johannesbourg pour la République démocratique du Congo, et ont contribué au hold-up électoral lors du scrutin présidentiel de novembre 2011. Depuis trois jours, vingt Congolais prisonniers de Jacob Zuma arrêtés pour un faux coup d'Etat contre Joseph Kabila font la grève de la faim au Guantanamo Sud africain.

Affairiste, Jacob Zuma le Président Sud africain

Surnommé "Blade runner" ("coureur aux lames") le Sud-Africain qui court sur des prothèses en carbone est né sans péroné à la suite d'une maladie congénitale. Il avait été amputé sous les deux genoux à l'âge de 11 mois. Le Sud-Africain Oscar Pistorius, premier double amputé à participer à une course olympique parmi les valides, le 14 février 2013, il est soupçonné d'avoir tiré sur sa compagne, la mannequin et présentatrice Reeva Steenkamp, à leur domicile de Pretoria, l'atteignant à la tête et au bras. Le jour même, Pistorius est placé en garde à vue par la police sud-africaine, qui exclut la thèse d'un accident. Le lendemain, il est formellement inculpé pour le meurtre de Reeva Steenkamp par le tribunal de Pretoria, puis emprisonné avant deux nouvelles audiences prévues le 19 et le 20 février. Il nie être coupable de meurtre avec préméditation. Le 22 février 2013, la justice sud-africaine ordonne la libération sous caution de l'athlète, il a repris son passeport et voyage comme si de rien n'était.

Arrêtés le 5 février 2013, ils étaient dix-neuf. Le vingtième, Etienne Kabila est le fils de M'zée Laurent-Désiré Kabila, troisième Président de la République démocratique du Congo, assassiné au Palais de Marbre en janvier 2001, a été arrêté par la police sud-africaine le 10 février.

Prisonnier politique et personnel de Jacob Zuma, Etienne Kabila est le fils de M'zée Laurent-Désiré Kabila

Accusés de comploter contre le régime totalitaire de Joseph Kabila, les vingt Congolais prisonniers de Jacob Zuma ont vu leur demande de liberté provisoire rejeté par la justice de Prétoria, alors même ces compatriotes ne représentent pas un danger pour la sécurité de la République démocratique du Congo et pour la vie de l'imposteur et usurpateur qui se fait appeler chef: Joseph Kabila. La justice sud africaine instrumentalisé par Jacob Zuma argua que les vingt Congolais pourraient facilement s’enfuir, avec l’aide de la communauté congolaise, pour ne plus se présenter au procès, alors qu'ils sont tous soit demandeurs d'asile ou réfugiés politiques en Afrique du sud.

Des Congolais victimes du deal mafieux Jacob-Zuma-Joseph Kabila

A en croire Lambert Mende Omalanga , Vuvuzélateur et Goebbels de Joseph Kabila, les comploteurs auraient été arrêtés en possession de 5 000 fusils AK47, 500 roquettes TKM, des missiles sol-air, 50 valises satellitaires, 200 Talkies-walkies et 1000 grenades offensives.

Lorsqu'on cannait l'imagination inventive de Lambert Mende, on ne peut pas s'étonner de cette volonté manifeste de charger des compatriotes Résistants-Patriotes-Combattants.

La justice sud africaine est plus dure avec nos compatriotes qu'avec l’athlète Oscar Pistorius uniquement parce qu'il a un deal juteux avec le régime d'occupation et d'usurpation qui sévit en République démocratique du Congo. Jacob Zuma et les membres de sa famille peuvent exploiter illégalement les ressources minières du Congo, en contre patrie, Jacob Zuma doit bâillonner la résistance congolaise qui est virulent et gronde en Afrique du Sud.

Pour ceux qui lisent des romans policiers savent qu'un pouvoir peut monter un faux vrai coup d'Etat pour faire taire ceux qui s'opposent à lui.

La résistance congolaise est mondiale ! Chaque congolais dans quelle partie du globe où il réside, est un Résistant-Patriotes-Combattant Congolais contre le régime d'usurpation de Joseph Kabila.

Les vingt congolais prisonniers de Jacob Zuma font la grève de la faim dans le Guantanamo sud africain pour dénoncer leur état d'incarcération: ils sont battus par des matons, humiliés...Ils font la grève de la faim pour se laisser mourir et dénoncer l'injustice dont ils sont victimes.

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Guantanamo: Le mouvement de grève de la faim s'amplifie !

La prison de Guantanamo a été ouverte en 2002

L'Amérique les avait presque oubliés. Malgré la promesse faite en 2008 par le président américain Barack Obama de fermer la prison de Guantanamo, 166 prisonniers sont toujours détenus sur la base navale Delta située sur une enclave américaine à Cuba. Depuis le déclenchement le 6 février d'une grève de la faim largement suivie, ces hommes se sont rappelé au bon souvenir de l'administration américaine. Après avoir tenté de minimiser le mouvement, celle-ci a dû reconnaître, dimanche 21 avril, son ampleur : au moins 84 détenus – plus encore selon les avocats – ont cessé de s'alimenter pour protester contre leurs conditions de détention autant que contre l'arbitraire qui les maintient emprisonnés depuis onze ans.

Depuis l'ouverture de la prison en janvier 2002, dans le sillage des attentats du 11 septembre 2001, 779 détenus venus de 48 pays ont été incarcérés, la plupart sans inculpation ni jugement. Le gouvernement de George W. Bush, alors au pouvoir, avait inventé pour eux une catégorie "juridique" contraire à toutes les conventions et permettant une privation de liberté sans fin : "combattant ennemi illégal". Onze ans après l'ouverture de "Gitmo", seuls neuf détenus ont été condamnés ou traduits en justice.

604 Transfèrements !

Dans les camps V et VI de la base Delta, ces 166 détenus attendent depuis onze ans de connaître le sort qui leur sera réservé. Ils ont vu partir, depuis 2002, 604 codétenus, transférés vers leur pays d'origine ou des pays tiers. Parmi ceux qui restent se trouvent 92 Yéménites, 21 Afghans, 14 Saoudiens, 6 Pakistanais et 42 détenus d'origines diverses. Une poignée d'entre eux, notamment ceux considérés comme de "grande valeur", sont détenus dans le quartier de haute sécurité du camp V. Les autres, composant la majorité des détenus – 130 selon une estimation –, vivent dans le camp VI. Ils ne posent pas de problèmes de discipline, ne représentent pas un risque particulier en matière de terrorisme et n'ont pas de "valeur" en termes de renseignements.

Voir le dossier spécial consacré aux détenus de Guantanamo du New York Times, avec un bilan détaillé des incarcérations et transfèrements.

Quelque 89 hommes sont considérés comme "libérables" par les autorités militaires, et donc "transférables" dans leur pays d'origine. Mais ils restent privés de liberté du fait du blocage du Congrès américain. Le 20 mai 2009, celui-ci a refusé de débloquer l'enveloppe de 80 millions de dollars prévue pour transférer les détenus, et en décembre 2010, une nouvelle loi a interdit le transfèrement sur le territoire des Etats-Unis de détenus de la prison.

De leur côté, les Européens n'ont guère fait d'efforts pour accueillir les ex-détenus de Guantanamo qui pouvaient prétendre venir s'installer sur le Vieux Continent. Quant aux ressortissants de pays du Grand Moyen-Orient, ils savent que, de retour à domicile, ils risquent souvent le pire.

La grève du désespoir !

Face à une situation devenue inextricable, le désespoir n'a cessé de croître chez les prisonniers de Guantanamo. A ce jour, neuf détenus se sont suicidés à Guantanamo. Le dernier d'entre eux, le Yéménite Adnan Fahran Abdul Latif – "le numéro 156" –, a été retrouvé inconscient dans sa cellule du Camp V, victime d'une overdose de médicaments, en septembre 2012.

Les autorités pénitentiaires ont tenté de pallier la détresse croissante des prisonniers en améliorant leurs conditions de détention. Dans le camp VI, un campement collectif, les détenus ont ainsi été autorisés à vaquer davantage de temps à toutes sortes d'activités avec leurs codétenus. Cette liberté d'action a, selon les autorités, rendu progressivement la situation incontrôlable dans le camp. Le 6 février, une fouille a mis le feu aux poudres et déclenché une grève de la faim chez les détenus.

Cette "grève de la faim a été précipitée par des fouilles répétées des Corans des détenus, qui ont été perçues comme une profanation religieuse, ainsi que des fouilles et la confiscation d'autres effets personnels, comme des lettres et des photos de famille ou du courrier de leurs avocats, apparemment sans raison ni provocation", ont justifié le 14 mars des avocats des détenus au secrétaire américain à la défense, Chuck Hagel. Ils estiment que ces fouilles sont intervenues "dans un contexte de pratiques régressives ces derniers mois, marquant un retour à une ère ancienne de Guantanamo" que les détenus considèrent comme "des mauvais traitements".

Depuis, le mouvement a gagné en ampleur. D'une réaction à une fouille de routine, la grève de la faim est passée à l'expression du désespoir de détenus à bout, épuisés de ne rien savoir de leur sort, ayant perdu tout espoir de sortir de "Gitmo", arguent leurs avocats. "Le gouvernement n'a aucun projet de fermer Guantanamo et n'a aucune idée sur comment s'y prendre", dénonce Omar Farah, du Centre pour les droits constitutionnels (CCR, Center for Constitutional Rights), qui défend nombre d'hommes enfermés à Guantanamo.

Les méthodes des autorités pénitentiaires dénoncées

La réaction des autorités pénitentiaires face à ce mouvement de protestation est depuis critiquée. Le 13 avril, une soixantaine de détenus ont été transférés de cellules communes du camp VI en cellules individuelles, après l'intervention des gardiens militaires amenés à tirer des balles non létales pour contrôler une révolte des détenus. Ils ne sont, depuis, autorisés à quitter leurs cellules que deux heures par jour. Certains ont assuré, par l'intermédiaire de leurs avocats, avoir été nourris de force, ou encore empêchés de prier et de dormir ou de recevoir de l'eau.

Certains grévistes de la faim ont été soumis à des séances de "gavage" forcé pratiquées par les autorités pénitentiaires pour éviter que le mouvement ne tourne au "suicide". Dans son rapport, l'organisation Constitution Project a condamné l'"alimentation de force", estimant qu'il s'agit "d'une forme d'abus à laquelle il faut mettre un terme". Les grévistes sont nourris de force par des tubes insérés par le nez et reliés directement à l'estomac.

Le lieutenant-colonel Samuel House, porte-parole des autorités militaires de la prison américaine, a admis le 21 avril que 16 de ces 84 grévistes de la faim sont nourris de force. Cinq d'entre eux ont été hospitalisés mais ne sont pas "en danger de mort", a-t-il précisé.

Président, et professeur de droit, Barack Obama n'a pas tenu parole !

Cela pourrait s'appeler une séance de "gavage" forcé. Elle est destinée à empêcher la mort d'un détenu en grève de la faim. Elle est infligée à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit – parce qu'elle a aussi pour objet de punir le prisonnier.

Il est attaché à une chaise, bras, jambes, épaules sanglés. Un tube est inséré dans le nez, relié à l'estomac ; la tête est retenue en arrière. Une dose de liquide vital est administrée. Et le malheureux, un homme, souvent déjà très affaibli, est ensuite reconduit dans sa cellule. Jusqu'au prochain "gavage" chimique.

L'objectif est au moins aussi politique qu'humanitaire. Il ne faut pas qu'un détenu réussisse à se suicider en se laissant mourir de faim. Ce serait choquant, déshonorant pour le pays en charge d'une telle prison, n'est-ce pas...

Car cela se passe dans un établissement américain, sur la base maritime dont disposent les Etats-Unis sur l'île de Cuba, là où, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, ils ont installé la prison de Guantanamo.

Depuis douze ans perdure ce scandale que tolère Washington : l'existence d'un lieu de non- droit, un "trou noir" juridico-légal, où sont enfermés des hommes qui, pour la plupart, n'ont été ni jugés ni même inculpés de quoi que ce soit.

Supposés terroristes, proches de terroristes, parents de terroristes, familiers de terroristes, "vendus" par des terroristes, dénoncés comme terroristes pour de l'argent ou tout autre motif – bref, épinglés à tort ou à raison dans la gigantesque traque lancée par les Etats-Unis au lendemain des attentats du 11-Septembre.

L'homme nourri de force depuis le 22 mars, et dont Le Monde rapporte aujourd'hui l'histoire, s'appelle Nabil Hadjarab. Il est à Guantanamo depuis 12 ans, ni jugé ni inculpé, déclaré "libérable" par les autorités américaines, mais toujours maintenu prisonnier.

Il fait partie de ces malheureux pour lesquels le gouvernement de George W. Bush, alors au pouvoir, a inventé une catégorie "juridique" contraire à toutes les conventions : "combattant ennemi illégal". Celui-ci peut être privé de liberté sans fin – sans jamais savoir de quoi demain sera fait.

Ils sont encore 166 dans cette situation à Guantanamo. Plusieurs d'entre eux ont entrepris une grève de la faim. Certains protestent contre le fait que leur Coran serait l'objet de "fouilles". Mais, selon leurs avocats, la plupart sont à bout, épuisés de ne rien savoir de leur sort, ayant perdu tout espoir de sortir de "Gitmo".

Plusieurs dizaines d'entre eux ont été déclarés "libérables" donc "transférables" dans leur pays d'origine. Seulement les Européens n'ont guère fait d'efforts pour accueillir les ex-détenus de Guantanamo qui pouvaient prétendre venir s'installer sur le Vieux Continent. Quant aux ressortissants de pays du Grand Moyen-Orient, ils savent que, de retour à domicile, ils risquent souvent le pire. Le piège de "Gitmo" est total.

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Mariage pour tous : François Hollande appelle à "l'apaisement" après le vote

Le président de la République souhaite désormais se concentrer sur "l'essentiel", à savoir l'emploi et le redressement économique de la France.

Il faut désormais se concentrer sur la situation économique. Au lendemain du vote définitif par le Parlement du projet de loi sur le mariage pour tous, François Hollande a appelé à "l'apaisement" et au rassemblement du pays sur "l'essentiel", à savoir l'emploi et le redressement de la France.

"Aujourd'hui plus que jamais le rassemblement du pays doit se faire sur ce qui est attendu par beaucoup de nos compatriotes : l'emploi, le redressement, la confiance", a déclaré le président de la République dans une courte allocution à l’Élysée à la sortie du Conseil des ministres.

"Une étape vers la modernisation de notre pays"

Il a précisé qu'il promulguerait la loi sur le mariage homosexuel dès qu'aura été rendue la décision du Conseil constitutionnel, saisi mardi d'un recours par les parlementaires UMP. Il a de nouveau défendu cette réforme de société, qui était le 31e de ses 60 engagements de campagne présidentielle. Elle "élargit les droits des homosexuels sans rien enlever à personne", a-t-il fait valoir, ajoutant : "Cette réforme va dans le sens de l'évolution de la société et je suis sûr qu'elle en sera fière dans les prochains jours ou plus tard, parce que c'est une étape vers la modernisation de notre pays, vers plus d'égalité, plus de liberté, les principes qui fondent notre République".

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Mariage pour tous : Le Parlement a adopté définitivement le projet de loi

331 voix pour, 225 voix contre. Après 172 heures de débats, 5 300 amendements examinés et une dizaine de manifestations, le projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels a définitivement été adopté par le Parlement, mardi 23 avril, après une seconde lecture à l'Assemblée nationale. Le Sénat avait, lui, approuvé ce texte le 12 avril. L'UMP, opposée à ce projet, a indiqué qu'elle déposerait un recours devant le Conseil constitutionnel dès mardi soir ou mercredi.

L'Assemblée nationale, le 23 avril 2013.

La garde des Sceaux, Christiane Taubira, a pris la parole juste après le vote définitif à l'Assemblée nationale de la loi relative au mariage des homosexuels, mardi 23 avril. Elle a remercié le Premier ministre et le président de la République "d'avoir conduit avec force cette réforme". Elle s'est aussi adressée à tous les députés, les remerciant de leur "participation active". "Vous avez amélioré ce texte, vous l'avez enrichi", a déclaré la ministre de la Justice. "Ces interventions-là aussi resteront dans l'histoire", a-t-elle dit, s'adressant aux députés de l'opposition qui se sont battus pour le texte.

"Chacun d'entre nous est singulier." Christiane Taubira a réservé la dernière partie de son discours aux groupes et manifestants qui ont lutté contre le projet de loi, et à ceux qui ont subi des violences homophobes ces derniers jours : "Nous savons aussi qu'il faut parler à ceux qui ont été blessés par des gestes, par des mots par des actes." Voici son discours de fin dans son intégralité.

Les premiers mariages entre personnes de même sexe pourraient être célébrés "en juin", a annoncé la ministre de la Justice, Christiane Taubira. Concrètement, la loi ne fait qu’élargir la loi actuelle aux couples homosexuels. Comme le rappelle Dominique Bertinotti, la ministre déléguée à la Famille, dans un entretien à La chaîne parlementaire, "cette loi n’enlève rien à personne. Elle ne fait qu'ouvrir des droits et devoirs à des couples de même sexe qui aujourd'hui en sont privés."

Les modifications

Un mariage ouvert à tous les couples. Le premier changement majeur est l’ajout d’un article, le 143, au Code civil, en préalable au chapitre "Du mariage". Il stipule que "le mariage est contracté par deux personnes de sexe différent ou de même sexe". Jusqu'alors, la loi n’affirmait pas que le mariage supposait l’union d’un homme et d’une femme. Ce fait semblait tellement évident aux différents législateurs que nul ne l'avait inscrit dans la loi.

Ce texte donne aussi la possibilité pour un Français d’épouser un étranger du même sexe que lui, et autorise deux ressortissants étrangers homosexuels à se marier en France, même si leur loi nationale l’interdit.

Des textes mis aux normes. La loi prévoit un article inscrit en tête du code civil précisant que "le mariage et la filiation adoptive emportent les mêmes effets, droits et obligations reconnus par les lois [...] que les époux ou les parents soient de sexe différent ou de même sexe". Ce principe s'applique à toute la législation à "l'exclusion des dispositions relatives à la filiation biologique", et évite de modifier chaque article du code civil faisant référence au père et à la mère.

Le texte réécrit cependant un certain nombre d’articles portant les mentions "l’homme et la femme" ou "le père et la mère". Comme l’article 144 du Code civil portant sur l’âge minimum requis pour se marier. Celui-ci ne change pas, il reste fixé à 18 ans (sauf "motifs graves"), mais la nouvelle loi remplace "l'homme et la femme" par la mention “le mariage ne peut être contracté avant dix-huit ans révolus”.

Le Sénat a certes modifié à la marge le texte, annulant certains remplacements des "pères" et "mères", ou en rajoutant comme dans l'article 34 (voir ci-dessous), où le terme "parents" sera employé. Mais en aucun cas les mentions "père" et "mère" ne seront rayées du code civil.

De même, le Code du travail, jusque-là exclusivement fondé sur le couple hétérosexuel, sera élargi aux couples de même sexe. Ils auront désormais accès aux congés paternité et d'adoption, à l'accompagnement à la mobilité géographique et aux complémentaires santé dont bénéficient les personnes mariées dans le cadre de leur entreprise.

Ce que la loi apporte par rapport au Pacs

La possibilité d'adopter. Le droit de se marier ouvre de fait celui d'adopter et d’éduquer ensemble un enfant pour les couples. Là où le Pacs ne reconnaît qu’un seul parent comme "adoptant", le mariage donne l'autorité parentale aux deux époux. Cet élargissement de la loi permettra aussi aux nouveaux mariés d’adopter l’enfant de leur conjoint, et de donner ainsi à cet enfant deux parents.

Une évolution des noms de famille. Comme le prévoit la loi sur le mariage, deux personnes de même sexe mariées pourront prendre le nom l’un de l’autre (ou accoler les deux). En ce qui concerne le nom des enfants, la loi va modifier le principe actuel. Jusqu’à aujourd’hui, en cas de désaccord, le nom du père était automatiquement attribué à l’enfant. Désormais, les noms de chacun des parents seront accolés dans l’ordre alphabétique s’ils ne s'entendent pas sur le nom donner à leur progéniture.

Davantage de droits. Par rapport au Pacs, le mariage accorde davantage de droits aux époux. En cas de décès de l'un d'eux, ils peuvent hériter de l’autre, même en l'absence de testament, et toucher la pension de réversion de leur conjoint.

La loi portée par Christiane Taubira ne modifie pas la procédure à propos du divorce. Non pas que le "divorce pour tous" ne soit pas envisagé, mais les articles concernés font référence au "couple" et au "conjoint" sans préciser le sexe. Nul besoin donc de réécrire la loi.

Enfin, si la procréation médicalement assistée faisait partie des promesses de campagne de François Hollande, cette loi sur le mariage pour tous ne se penche pas dessus. Comme le statut de "beau-parent", ce sera l’objet de la loi sur la famille, qui devrait être débattue plus tard, dans le courant de l’année.

Henri Guaino "se trompe de bouton" et vote pour le mariage pour tous

Le député UMP des Yvelines Henri Guaino, le 26 mars 2013 à l'Assemblée nationale, à Paris.

Il a fermement combattu le projet de loi sur le mariage pour tous, mais fait partie des six députés de l'UMP ayant voté en faveur du texte, mardi 23 avril. Le député des Yvelines Henri Guaino a voté "pour", lors du scrutin à l'Assemblée nationale. D'autres UMP ont commis la même erreur : Alain Chrétien, Marianne Dubois et Luc Chatel, qui, absent, votait par procuration, raconte France 3 Champagne-Ardennes. Ils ont tous fait savoir ensuite qu'ils "avaient voulu voter contre".

Contacté par Le Lab d'Europe 1, Henri Guaino a reconnu son erreur. "Vous avez vu le bordel qu’il y avait ? J’ai jamais vu un tel bordel à l’Assemblée ! Il y avait trois boutons qui clignotaient, oui, je me suis trompé de bouton ! Je suis allé voir les services de l’Assemblée pour corriger mon vote."

Photo d'un boîtier permettant de procéder à un vote électronique à l'Assemblée nationale.

Dix députés s'abstiennent

Ces derniers mois, Henri Guaino n'a eu de cesse de s'opposer au projet de loi et de demander notamment l'organisation d'un référendum sur ce texte. L'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy n'a pas hésité à accuser la police de "mentir" sur les chiffres des manifestations anti-mariage pour tous.

Le texte a été définitivement adopté par l'Assemblée mardi, avec 331 voix pour et 225 contre. Dix députés, dont les UMP Bruno Le Maire, Pierre Lellouche et Nathalie Kosciusko-Morizet, se sont volontairement abstenus lors de cette seconde lecture.

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mardi 23 avril 2013

Attentat à Tripoli : une enquête va être ouverte, selon Laurent Fabius

Devant l'ambassade de Fance à Tripoli (Libye) après l'attentat à la voiture piégée, le mardi 23 avril 2013

Devant l'ambassade de Fance à Tripoli (Libye) après l'attentat à la voiture piégée, le mardi 23 avril 2013. (ISMAEL ZETOUNI / REUTERS) 5 Un attentat à la voiture piégée a visé l'ambassade de France à Tripoli (Libye), mardi 23 avril. Deux gendarmes mobiles français sont blessés, dont un grièvement, mais sans que son pronostic vital soit engagé, selon la direction de la gendarmerie à Paris. D'importants dégâts matériels sont également à déplorer. Il s'agirait d'une attaque à la voiture piégée, selon un porte-parole de l'ambassade. Deux voitures garées devant l'ambassade sont calcinées.

"Les vitres sont soufflées dans tout le quartier"

"Le bocal de sécurité [poste de garde vitré] a été complètement soufflé, c'est là que se trouvaient les deux gendarmes", raconte à francetv info Jean Glavany, député PS présent sur place dans le cadre d'une visite parlementaire sur les printemps arabes. "L'un des deux gendarmes a pu parler, et est légèrement blessé, l'autre est grièvement blessé", explique le député.

"On a visité hier les locaux de la chancellerie qui venaient d'être refaits à neuf après les évènements de la révolution, tout ça est dévasté, l'effet de souffle a été ressenti dans tout le quartier et des vitres ont été soufflées à plusieurs blocs de là", détaille-t-il.

"La voiture a été placée sur le mur opposé de sorte que la déflagration touche les étages supérieurs, où se trouve notamment le bureau de l'ambassadeur", raconte de son côté un membre de l'Union des Français de l'Etranger à Tripoli, joint par francetv info. Selon un correspondant de l'AFP sur place, le bâtiment abritant les locaux de la chancellerie a été fortement endommagé et une partie du mur de l'enceinte a été détruite.

"Il y a eu deux explosions"

"On est habitués aux bruits de tirs, mais là, j'ai entendu un énorme bruit vers 7h15 du matin", raconte Anissa, une habitante du quartier, "atterrée", jointe par francetv info. "Une amie habite pile en face de l'ambassade et sa maison a été complètement soufflée, elle n'a plus l'électricité et tous les voisins se sont regroupés dans son jardin", raconte-t-elle.

Une voisine de l'ambassade, contactée par Europe 1, était encore au lit lorsqu'elle a entendu "une première grande explosion", puis "une ou deux autres explosions pas aussi massives que la première". Elle ajoute qu'il y "avait beaucoup de fumée" et que l'explosion était "très très forte".

L'ambassade est installée dans une villa à deux étages située au coin d'une rue du quartier résidentiel de Gargaresh. Un témoin sur place a posté des clichés sur Twitter.

"La France ne cèdera pas", déclare Laurent Fabius

La France "condamne avec la plus grande fermeté l'attentat" commis contre son ambassade, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, qui est immédiatement parti pour Tripoli. "En liaison avec les autorités libyennes, les services de l'Etat mettront tout en œuvre pour que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet acte odieux et que ses auteurs soient rapidement identifiés", a ajouté le ministre, qui précise qu'une enquête va également être ouverte par le Parquet de Paris "puisque deux Français ont été blessés".

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Libye : attentat contre l'ambassade de France à Tripoli, deux gardes blessés

Un attentat à la voiture piégée a été perpétré ce mardi matin contre l'ambassade de France à Tripoli, en Libye. Deux gardes français de l'ambassade ont été blessés, dont un grièvement.

Un attentat à la voiture piégée a été perpétré mardi contre l'ambassade de France à Tripoli, en Lybie.

Selon un correspondant de l'AFP sur place, le bâtiment abritant les locaux de la chancellerie a été fortement endommagé et une partie du mur de l'enceinte a été détruite.

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Goma : Un journaliste fuyant les menaces dans la zone sous occupation des rebelles, arrêté pour « espionnage » par la police

Journaliste en danger (JED) est vivement préoccupée par la détention à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu (Est de la RDC), d’un journaliste et directeur de la « Radio Sauti ya Rutshuru », une station privé confisquée et placée de force sous contrôle des rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) et émettant à Rutshuru, un territoire situé à environ 70 kms au Nord de Goma.

Selon les informations parvenues à JED, Blaise Bahisha a été arrêté, mercredi 17 avril 2013 à Goma, où il s’était rendu après avoir été menacé de mort par des éléments du M23 qui contrôlent le territoire de Rutshuru. Le journaliste a été accusé « d’espionnage » par la police des renseignements de Goma.

Blaise Bahisha a été interpellé en cours de route par un capitaine de la police et conduit, manu militari, au cachot de la police communément appelé T2 où il est encore détenu. Le journaliste a été entendu sur procès-verbal, jeudi 18 avril 2013, sur le motif de sa présence à Goma.

Contacté par JED, un journaliste local qui a rendu visite à Bahisha dans son lieu de détention a déclaré que le journaliste a été également accusé d’être en possession des ordinateurs subtilisés par des éléments du M23 lors de la prise de la ville de Goma. « La police conditionne la libération de Blaise Bahisha au paiement de 1000 dollars américains. Le problème des ordinateurs volés n’est qu’un faux fuyant. Bahisha est arrêté parce qu’il vient d’un territoire sous occupation rebelle», a-t-il ajouté.

Joint également par JED, le colonel Claver, commandant de police T2 , a confirmé que le journaliste est arrêté parce qu’il vient d’un territoire contrôlé par le M23. « Il est dans nos installations et personne ne l’inquiète. Il n’est pas torturé. Il est arrêté pour des raisons sécuritaires puisqu’il a été doté d’un ordinateur par le M23. Nos services cherchent à savoir ce qu’il fait à Goma parce qu’il prétend dire qu’il collabore avec la RTNC (ndlr : station provinciale de la chaîne nationale) », a déclaré le colonel Claver.

Pour rappel, Blaise Bahisha est entré en clandestinité, le 30 mars 2013, suite aux menaces proférées par M. Benjamin M’Ponimpa, administrateur du territoire de Rutshuru. Ce dernier a démis Bahisha de ses fonctions de directeur, le 27 mars 2013, pour « mégestion ». Un autre directeur de la Radio a été nommé et installé par l’administrateur de Rutshuru. Trois jours après son limogeage, un groupe d’éléments armés du M23 a fait irruption, aux alentours de 1 heure locale, dans son domicile ? à sa recherche.

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lundi 22 avril 2013

Mali: l'opération militaire française prolongée

L'Assemblée nationale a donné son accord lundi soir au gouvernement. Celui-ci peut prolonger l'opération militaire française au Mali. Les députés ont été 342 à se prononcer en faveur de la continuité de l'intervention des troupes françaises. Personne n'a voté contre. Les élus du Front de gauche ont été les seuls à s'abstenir. Le Sénat doit se décider plus tard dans la soirée lundi.

Une femme malienne saluant le blindé français qui passe

Des soldats maliens avec les kalachnikovs dans la ville de Konna

"La France a profondément changé la donne" (Jean-Marc Ayrault)

L'opération Serval est une "réussite politique", selon le premier ministre, parce que la décision du président François Hollande d'engager la France a profondément changé la donne du combat contre les groupes terroristes", a déclaré le chef du gouvernement devant l'Assemblée nationale. Une "réussite militaire" également, a-t-il souligné, en rendant hommage au courage et au professionnalisme des soldats français.

Le Parlement était appelé à se prononcer sur la suite de l'opération en application de l'article 35 de la Constitution, qui prévoit que toute intervention militaire extérieure est soumise au vote des parlementaires au-delà d'une durée de quatre mois. Après le Premier ministre, les principaux orateurs se sont félicités du consensus politique qui s'est fait dès le début sur l'intervention au Mali. Lancée dans l'urgence le 11 janvier, l'opération a permis de démanteler les réseaux jihadistes qui contrôlaient le nord du pays.

500 militaires désengagés

Plus de 500 militaires français, sur un total de près de 4.500, ont déjà été désengagés. Il y a à ce jour 3.850 soldats français au Mali et leur nombre doit être ramené à 2.000 en juillet, a précisé le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Au-delà, un millier d'hommes devraient rester au Mali pour "lutter contre le terrorisme" en soutien d'une force de l'ONU. Le Conseil de sécurité de l'ONU devrait en effet adopter dans les prochains jours une résolution permettant la transformation de la force africaine au Mali, la Misma, en mission de stabilisation de l'ONU, qui pourra alors prendre le relais des forces françaises. "Nous devrions avoir mercredi ou jeudi à l'ONU une adoption à l'unanimité" d'une résolution française en ce sens, s'est félicité le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

"Autre rendez-vous majeur" pour le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, il est selon lui essentiel qu'une élection présidentielle se tienne en juillet au Mali pour permettre au pays de se doter d'autorités "à la légitimité renouvelée". Tout en saluant l'engagement des forces françaises, l'opposition s'est inquiétée des difficultés à établir le dialogue entre les autorités maliennes et les populations du nord du pays, sans lequel il ne peut y avoir de sortie de crise. "A qui allons-nous rendre les clés?", s'est interrogé l'UMP Pierre Lellouche, en soulignant qu'il était "hors de question" pour son groupe "de considérer que la France a vocation à rester indéfiniment au Mali"

"Partir maintenant serait irresponsable" (Hervé Morin)

Pour l'ancien ministre de la Défense Hervé Morin (UDI) "partir maintenant serait irresponsable", mais "les forces africaines ne sont pas prêtes à prendre le relais, si tant est qu'elles le soient un jour".

Les députés socialistes se sont félicités pour leur part du soutien de la communauté internationale à l'intervention française. Evoquant le coût de l'opération - d'environ 200 millions d'euros -, leur chef de file, Bruno Le Roux, s'est déclaré favorable à ce que ce type d'efforts militaires soit "pris en compte dans le calcul des déficits" des Etats autorisés dans le cadre de l'Union européenne. Plusieurs orateurs ont souligné qu'aucune solution politique ne pouvait être trouvée au Mali sans un dialogue entre Bamako et les touaregs du nord du pays, notamment les partisans du MNLA. "Il faudra que tous les groupes, y compris le MNLA, renoncent à leurs armes" pour restaurer l'intégrité du Mali, a prévenu à ce propos Jean-Marc Ayrault.

Tirant les leçons de l'opération, Laurent Fabius a affirmé que "tous les pays d'Afrique ont compris qu'il n'y aurait pas de développement possible si les questions du terrorisme et du narco-terrorisme n'étaient pas maîtrisées".

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Mali : Déclaration du Premier ministre Jean Marc-Ayrault à l'Assemblée nationale

Jean-Marc Ayrault, Premier ministre

Déclaration de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, sur l’intervention des forces françaises au Mali

Assemblée nationale, Lundi 22 avril 2013

Mesdames et Messieurs les Ministres, Mesdames et Messieurs les Députés, Mesdames les Présidentes des Commissions des Affaires étrangères et de la Défense.

Avant même d’aborder la question malienne qui nous réunit aujourd’hui, vous comprendrez que je veuille d’abord partager avec vous et à travers vous, avec l’ensemble du peuple français, l’immense bonheur de la libération, vendredi, de la famille MOULIN-FOURNIER. Nos compatriotes ont vécu deux mois de détention particulièrement éprouvants, qu’ils ont pu surmonter grâce à leur solidarité personnelle exemplaire.

Je veux remercier les autorités Camerounaises et Nigérianes qui ont mobilisé, en liaison étroite avec le ministre des Affaires étrangères et le ministre de la Défense, tous leurs moyens pour oeuvrer à cette libération. La coopération et la confiance entre nos pays ont été les atouts décisifs pour cette libération.

Cette libération doit aussi être une lueur d’espoir pour nos compatriotes qui sont encore retenus en otages au Sahel et bien évidemment un message d’espoir pour leurs familles. Nous mettons tout en oeuvre et nous mettrons tout en oeuvre, sans relâche, pour qu’ils recouvrent, eux aussi, la liberté. La France n’abandonne jamais ses ressortissants.

Mais je veux le rappeler avec la même force, la France ne transige pas avec les terroristes et ne leur concède rien et cela me conduit à notre débat sur le Mali.

Le 11 janvier dernier, le président de la République décidait de répondre à l’appel lancé par les dirigeants du Mali. C’était un appel au secours, dont l’ensemble du territoire menaçait de tomber sous l’emprise de groupes terroristes.

Fallait-il rester sourds aux appels de nos amis Maliens ? Fallait-il laisser Mopti, Sévaré et Bamako tomber aux mains des djihadistes ? Le président de la République a immédiatement répondu non. Fallait-il rester attentiste face au risque de voir le Mali devenir un sanctuaire pour le terrorisme ? Fallait-il accepter que ces terroristes menacent la stabilité de toute une région et la sécurité de la France et de l’Europe ? Le président de la République, qui, dès son élection, avait oeuvré à la mobilisation de la communauté internationale sur ce sujet, a fermement répondu non.

Voilà pourquoi l’opération Serval a été déclenchée. Trois mois après, je viens vous dire solennellement : Serval est une réussite dont chaque Français doit être fier. Réussite politique, tout d’abord, parce que la décision du président de la République d’engager la France a profondément changé la donne du combat contre les groupes terroristes. Immédiate, elle a permis de briser net l’offensive terroriste sur Bamako. Déterminée, elle a permis qu’avec l’aide de la France, l’Etat malien retrouve sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire.

Les villes qui étaient aux mains d’AQMI, d’ANSAR DINE et du MUJAO ont été, une à une, libérées. La vie y reprend progressivement son cours, pour le plus grand soulagement des populations et l’administration malienne est désormais de retour. L’opération Serval, c’est aussi, c’est bien sûr une réussite militaire. La reconquête du territoire malien conduite par nos troupes, alliées aux forces armées maliennes et aux soldats tchadiens et nigérians, a été remarquablement menée. Comment ne pas exprimer notre admiration devant les opérations menées dans l’Adrar des Ifoghas, comme dans les régions de Tombouctou et de Gao ?

Les combats y ont été souvent très difficiles. La quantité et la dangerosité des armes et des matériels trouvés et détruits montrent à quel point nous avions affaire à un ennemi organisé et déterminé. Aujourd’hui, sa capacité à reconstituer une menace importante est très significativement réduite.

Mais notre objectif désormais, c’est d’en empêcher toute reconstitution.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés, toutes ces avancées, nous les devons à l’engagement, au courage exceptionnel, au professionnalisme de nos soldats. Cinq d’entre eux sont tombés au combat. Je voudrais les citer à nouveau : le chef de bataillon Damien BOITEUX, l’adjudant Harold VORMEZEELE, le caporal chef Cédric CHARENTON, le maréchal des logis Wilfried PINGAUD, le caporal chef Alexandre Van DOOREN. Avec vous, je salue à nouveau leur mémoire, nos pensées vont aussi à leurs familles et à leurs camarades blessés au combat.

Au Mali, aujourd’hui, comme hier en Libye ou en Côte d’Ivoire ou en Afghanistan, nos armées ont fait honneur à la France. La rapidité et la précision de la manoeuvre, l’engagement au combat et l’exceptionnel courage de nos soldats, salués par les états-majors du monde entier, forcent le respect. Notre pays est fier d’eux, notre pays est fier de ses armées.

Oui, j’ai été fier, moi aussi, et je sais que vous l’avez été aussi, de voir le peuple du Mali accueillir nos soldats, avec des cris et des larmes de joie. Oui, j’ai compris que quelque chose d’historique se déroulait lorsque les drapeaux français et maliens se croisaient au passage du président de la République, lors de sa visite, le 2 février dernier.

Mesdames et Messieurs les Députés, chaque fois que la France s’unit dans l’épreuve, chaque fois qu’elle trouve un dessein fédérateur, chaque fois qu’elle puise dans ce qu’elle a de meilleur, le courage, l’esprit de solidarité, alors, oui, elle réussit et elle est respectée.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés, en intervenant au Mali, la France était tout simplement à sa place et à la hauteur de ses responsabilités. Elle a joué son rôle, elle a tenu son rang, comme elle continuera de le faire, en maintenant son effort de défense et en l’adaptant à l’évolution des enjeux stratégiques.

En intervenant, la France a contribué aussi au déploiement de la MISMA, la force africaine, que le Conseil de sécurité des Nations unies avait autorisée par sa résolution 2085. Plus de 6 000 hommes, originaires d’une dizaine de pays, sont aujourd’hui présents au Mali.

Les militaires tchadiens ont combattu à nos côtés dans l’Adrar des Ifoghas. Ils ont payé un lourd tribut et je souhaite que nous leur rendions l’hommage qu’ils méritent.

Les troupes africaines prennent maintenant progressivement le relais de nos forces pour assurer le contrôle des zones du Nord, comme les contingents nigérians, sénégalais ou burkinabè à Ménaka, à Gao ou Tombouctou. En s’engageant au Mali, la France a lancé un signal fort à ses partenaires européens et ce signal a été entendu. Nous n’avons pas été seuls dans cette campagne malienne. Nos partenaires européens et nos alliés ont répondu présents dans des domaines cruciaux pour la réussite des opérations. Ils ont assuré une très large part des missions d’appui logistique, ils ont apporté et apportent encore un concours précieux en matière de renseignement. Je voudrais ici, Mesdames et Messieurs les Députés, les remercier chaleureusement.

De même, une mission européenne de formation de l’armée malienne est opérationnelle. Vingt-trois Etats membres et 550 militaires sont mobilisés. Cette mission instruira un bataillon tous les trois mois, avec l’objectif de former environ 2 600 hommes qui viendront renforcer les capacités de l’armée malienne.

Aujourd’hui, les progrès réalisés sur le terrain nous permettent d’entrer dans la dernière phase de l’opération Serval. Le moment est bientôt venu, en effet, de passer le relais à nos amis Africains. C’est l’engagement que j’avais pris, ici, devant la représentation nationale, c’est l’engagement que nous sommes aujourd’hui en mesure de tenir.

Le président de la République l’a déjà annoncé, le retrait de nos forces est amorcé, selon un calendrier clair. Nous passerons sous la barre des 4 000 hommes fin avril. Au mois de juillet, il n’y aura plus que 2 000 soldats français au Mali. A la fin de l’année, un millier de soldats seulement sera présent sur place.

Cette évolution interviendra en bonne intelligence avec le gouvernement malien. Nous conserverons également des forces prépositionnées dans les pays voisins pour intervenir, si nécessaire. Nous apportons ainsi un soutien qui doit permettre aux autorités maliennes et aux forces sous mandat international de prendre, dans les meilleures conditions de sécurité, la pleine responsabilité qui leur revient désormais de la situation sur le terrain.

Cette évolution s’inscrit en effet dans le cadre de la transformation de la MISMA en Mission de stabilisation des Nations unies au Mali, MINUSMA. Le Conseil de sécurité devrait autoriser la création de cette mission dans les tous prochains jours. Il s’agit d’une étape importante qui permettra de conforter la présence africaine au Mali avec le financement et l’appui logistique dont bénéficient les opérations de maintien de la paix des Nations unies et une approche globale incluant l’accompagnement de la transition politique et l’aide à la reconstruction et au développement.

Cette opération sous casques bleus pourra commencer à se redéployer sur le terrain à partir du début juillet. Il lui faudra quelques mois pour atteindre sa pleine capacité, bien sûr. La France y apportera sa contribution. D’abord, par sa participation directe, notamment au sein de la chaine de commandement. Ensuite, par des moyens d’appui aérien et de renseignement. Enfin, par le soutien que nos forces, qui vont rester présentes au Mali ou prépositionnées dans les pays voisins, pourront fournir en cas de danger grave et imminent pour la MINUSMA.

L’autre rendez-vous majeur dans la période qui s’ouvre, c’est naturellement le rendez-vous démocratique parce qu’il n’y aura pas de paix durable au Mali que si le pays se dote d’autorités à la légitimité renouvelée. En d’autres termes, il est essentiel que l’élection présidentielle puisse se tenir, comme prévu, en juillet prochain. C’est l’engagement qui a été pris par les autorités maliennes. D’ailleurs, depuis quelques semaines, les forces politiques s’organisent et les préparatifs pour les élections se poursuivent. Avec nos partenaires internationaux, nous devrons tout mettre en oeuvre pour contribuer au respect de ce calendrier, mais aussi au bon déroulement du scrutin.

Mais tout ce processus, Mesdames et Messieurs les Députés, ne s’inscrira dans la durée qu’à une seule condition, que le Mali se réconcilie avec lui-même. Vous l’imaginez bien, cette réconciliation nationale ne se décrète pas, elle se construit pas à pas. Une Commission nationale du dialogue a été mise en place, ses membres ont été nommés en respectant les équilibres régionaux. Il est d’une impérieuse nécessité pour cette Commission de débuter ses travaux dans les meilleurs délais.

S’agissant du MNLA, ce mouvement armé, il est toujours présent à Kidal, il faut appliquer un principe simple, dans un pays démocratique et jouissant de sa pleine souveraineté, il ne peut y avoir deux armées. Il faudra donc que tous ces groupes, y compris le MNLA, renoncent à leurs armes. Cet objectif peut être atteint par le dialogue qui nécessite une acceptation par tous de l’intégrité territoriale du Mali.

Il reste l’enjeu du développement économique, absolument crucial, car, à l’évidence, la stabilité passe par l’espoir pour nos amis Maliens d’une vie meilleure. La France a d’ores et déjà repris sa coopération bilatérale. Elle se mobilise dans la perspective de la Conférence des donateurs que le président de la République coprésidera le 15 mai prochain avec les responsables de l’Union européenne.

Ce rendez-vous permettra de rassembler les financements, de fixer les priorités stratégiques pour les années 2013-2014. Il sera le point d’orgue d’une préparation intense qui aura permis d’associer les acteurs non étatiques, qu’il s’agisse des collectivités territoriales et Laurent FABIUS a présidé récemment une réunion à ce sujet à Lyon, mais aussi des organisations non gouvernementales ou des diasporas maliennes.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés, le succès de notre intervention au Mali n’aura pas été possible, il n’aurait pas été possible sans l’unité constante de notre Nation. Je veux en remercier chacune et chacun d’entre vous.

Durant ces quatre mois, j’ai tenu à ce que le Parlement soit associé en permanence aux prises de décisions. Dès le lendemain de la décision du président de la République, je vous en ai informé, comme le veut notre Constitution. Un débat, le 16 janvier, m’a permis de vous exposer les raisons, de vous détailler les objectifs de l’intervention de nos forces armées.

Depuis lors, le dialogue a été constant, ici même, dans l’hémicycle, en commissions, dans les réunions régulières que j’ai eues avec les responsables des deux assemblées à Matignon, dans l’information qui vous a été fournie par le ministre des Affaires étrangères, Laurent FABIUS, et le ministre de la Défense, Jean-Yves LE DRIAN, dont je tiens à saluer le travail constant, mais surtout la disponibilité permanente auprès de vos représentants.

La mission que vous allez conduire, Madame la Présidente Patricia ADAM, au nom de la Commission des Affaires étrangères dans quelques jours, marque aussi l’attention que vous apportez – de la Défense, pardon, avec peut-être la Commission des Affaires étrangères ! – marque en tout cas l’attention que vous apportez à cette intervention et l’importance que vous y attachez.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés, vous l’avez compris, notre mission doit se poursuivre. Elle doit se poursuivre, c’est vrai, sous d’autres formes, mais avec la même détermination. Parce que nous mesurons l’ampleur des défis qu’il reste à relever. Parce qu’il est nécessaire de consolider le succès obtenu et parce qu’il faut conjurer la menace terroriste qui, au-delà du Mali, pèserait sur la sécurité de la région et, je l’ai dit et je le redis encore, celle de la France et de l’Europe.

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Sénat: Mali, Comment gagner la paix ?

Le Parlement doit autoriser, par un vote, la prolongation, au-delà de 4 mois, de l'intervention des forces armées à l'étranger. L'opération « Serval » au Mali ayant débuté le 11 janvier 2013, le Sénat sera prochainement amené à en débattre.

Dôme du Palais Bourbon-Luxembourg, siège du Sénat. Photo Réveil FM, archives

Dans ce rapport d'information, la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, dirigée par les sénateurs Jean-Pierre Chevenement (Président) et Gérard Larcher (Co-président) livre son analyse. Intervention légale et légitime, « Serval » a confirmé les capacités des forces françaises et révélé les faiblesses de l'Europe de la défense. Confrontés à leur plus grave crise depuis l'indépendance, les Maliens doivent aujourd'hui écrire leur avenir. Faute d'un réel sursaut politique, il est encore incertain. La réconciliation, indispensable, entre le Nord et le Sud, n'est pas entamée. Pour le désengagement français et le passage de relais à l'opération de maintien de la paix de l'ONU, la MINUSMA, d'ici juillet, de réels défis restent à relever : risque terroriste résiduel, reconstruction de l'armée, des forces de sécurité et des structures administratives maliennes, en particulier au Nord, montée en puissance des forces africaines de la CEDEAO. La solution de long terme n'est pas militaire, mais réside dans une approche globale, définie à l'échelle de la région sahélienne et traitant du développement, des architectures de sécurité et de la gouvernance. La commission prend position pour l'autorisation de la prolongation de l'intervention, mais formule 10 impératifs pour « gagner la paix ».<

Jean-Pierre Chevènement, Président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM, archives

L'ancien Président du Sénat, Gérard Larcher est co-Président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM, archives

10 PRINCIPALES RECOMMANDATIONS DU RAPPORT

1- Le premier risque aujourd'hui serait l'enlisement du processus politique malien, « scénario catastrophe ». Il faut aller aux élections, au moins présidentielles, dans les meilleures conditions possibles, d'ici fin juillet, quitte à « découpler » les législatives. Le deuxième risque est celui d'une absence de réconciliation qui obèrerait la refondation démocratique du Mali ;

2- Le zèle des autorités maliennes à promouvoir une véritable réconciliation n'est pas totalement avéré, surtout en période électorale. La lutte contre l'impunité et le dialogue avec le Nord sont pourtant les deux piliers pour refonder le pacte national malien. La commission « Dialogue et réconciliation » doit commencer à travailler. Il faut dépasser la « tentation du déni » et entamer le dialogue. La question de Kidal et celle du massacre d'Aguelhoc sont deux abcès de fixation qui doivent recevoir un traitement particulier ;

3- L'Etat malien est à reconstruire : armée, forces de sécurité, justice, et, au Nord, administration. De cet effort, ce pays n'a pas les moyens sans l'aide de la communauté internationale, il faut en tenir compte pour la conférence du 15 mai ;

4- Les facteurs de fragilité qui ont conduit à l'effondrement du Mali sont partagés par plusieurs États de la région. La réflexion pour lutter contre les défis de long terme doit engager l'Union européenne, englober l'ensemble du Sahel et s'attaquer aux causes structurelles (sous-développement économique, explosion de la démographie, trafics en tous genre, notamment cocaïne, problèmes de gouvernance ...). Faute de quoi les forces de décomposition reprendront le dessus ;

5- Le Conseil européen de décembre 2013, consacré à la défense, devra poser la question de la volonté politique, dans la mesure où la solidarité européenne s'est trouvée « cantonnée » à la formation de l'armée malienne (outre un soutien bilatéral de certains alliés). Pour l'heure, la question du partage de l'effort, notamment financier, se pose, pour la prise en charge des intérêts stratégiques européens en Afrique de l'Ouest ;

6 - L'aide au développement, enjeu de la Conférence du 15 mai, pose quatre défis : la nécessité d'une approche globale, la coordination des bailleurs, la capacité d'absorption des Maliens et l'équilibre politique entre développement au nord et au sud du Mali ;

7- Serval, qui a démontré les capacités opérationnelles de nos forces armées, a aussi montré les limites de notre appareil de défense, aujourd'hui préservé d'arbitrages budgétaires potentiellement dévastateurs et d'un déclassement stratégique par les déclarations du Président de la République (tendant à maintenir au niveau de 2013 le budget de la défense en 2014, soit 31,4 milliards d'euros).

8- Une réflexion complémentaire doit être lancée sur nos points d'appui en Afrique : le Livre Blanc de 2008 programmait un rétrécissement qui n'aurait pas permis, s'il avait été totalement mis en oeuvre, d'intervenir au Mali dans les mêmes conditions. Cet enjeu sera-t-il pleinement traité dans le Livre Blanc de 2013 ? Comment maintenir notre empreinte et résister à la tentation du « hors sol » ? Faut-il rééquilibrer vers l'ouest le centre de gravité de nos points d'appui ? Il faut réfléchir à notre politique africaine de sécurité, reformulée autour de deux paradigmes : l'européanisation et l'africanisation, qui n'ont pas démontré, en l'espèce, leur solidité ;

9- Les architectures de sécurité régionales n'ont pas été en mesure de faire face à la menace. Une réflexion doit être menée sur le renforcement de la « force africaine en attente », et sur une association de l'Algérie, Etat central pour la résolution de toute crise sécuritaire dans la région sahélienne. Rien ne pourra se faire sans l'Algérie, grande puissance militaire forte d'une armée de 300 000 soldats, qui connait le terrorisme pour l'avoir subi pendant « les années de plomb » au prix de plus de 100 000 morts ; l'Algérie avec laquelle nous avons décidé d'écrire « une nouvelle page de notre Histoire » (déclaration du Président de la République à Alger le 21 décembre 2012), et dont les positions ont favorablement évolué depuis l'engagement de l'opération Serval et l'attentat de Tiguentourine près d'In Amenas ;

10- Il semble de plus en plus s'opérer un « couplage », via la contagion du terrorisme et du radicalisme religieux, entre Maghreb, Machrek, Moyen-Orient et Afrique sub-saharienne. Une vision d'ensemble est nécessaire : il faut introduire de la cohérence, dans notre approche, face au continuum que peut représenter, dans une certaine mesure, l'islamisme politique, les différents courants salafistes et le « djihadisme » armé, (entendu comme l'action des groupes terroristes), dressé contre nos intérêts. Au djihadisme armé, il ne peut être répondu qu'au plan militaire, où il se place lui-même. Pour le reste, il faut distinguer entre l'islam et l'islam politique, qui détourne la religion à des fins politiques, pour bâtir un modèle de société où les valeurs républicaines (alternance démocratique, égalité hommes-femmes, etc...) ne trouvent pas forcément leur compte. Il est indispensable d'approfondir nos analyses sur les changements politiques dans le monde arabo-musulman.

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Mariage pour tous : De la poudre de munitions dans une lettre pour Claude Bartolone, Président de l'Assemblée nationale

A quelques heures du vote du projet de loi sur le mariage pour tous à l'Assemblée nationale, le président de l'hémicycle, Claude Bartolone, a reçu une lettre de menaces contenant de la poudre de munitions, a indiqué son entourage. Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, a reçu une lettre de menaces contenant de la poudre de munitions, selon son entourage. Cette lettre d'une page, dont le contenu a été rendu public lundi 22 avril, le met "en demeure de surseoir au vote définitif de la loi sur le mariage pour tous" prévu demain mardi 23 avril 2013. Le document signé d'une "Interaction des forces de l'ordre" se termine par les mots : "Nos méthodes sont plus radicales et expéditives que les manifs, vous avez voulu la guerre, vous l'avez."

Le Président de l'Assemblée natonale Claude Bartolone menacé

Dans la nuit de jeudi à vendredi, l’Assemblée nationale s’est transformée en cours de récré. Lors du débat consacré au projet de loi sur le mariage pour tous, des élus UMP se sont avancés vers les bancs du gouvernement… et ont bien failli en venir aux mains. Le président de l’Assemblée, Claude Bartolone, demande des sanctions.

« Des coups de poings sont partis »

Que s’est-il passé ? Aux alentours d’1 heure du matin, plusieurs élus UMP ont été agacés par les mimiques d’un collaborateur du ministre de la Justice, Christiane Taubira. Ils se sont alors précipités en bas de l’hémicycle et approchés des bancs du gouvernement. Le ton monte, c’est l’escalade. Pendant plusieurs minutes, des huissiers et le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, sont obligés de s’interposer pour tenter d’apaiser la situation.

« Des coups de poings sont partis », assure Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord (PS). « Ça fait trente ans que je siège dans cet hémicycle, je n'ai jamais vu cela. » Selon des sources parlementaires, une huissière aurait reçu un coup (Le Point).

La réaction de Claude Bartolone : « Je présenterai les images de cet incident à la prochaine réunion du bureau de l’Assemblée, et je demanderai qu’il puisse y avoir des sanctions car il y a des choses qui ne peuvent pas être acceptées », a déclaré à la presse le président de l’Assemblée nationale.

Quelles seront les sanctions ? Elles pourraient aller du simple rappel à l’ordre à une exclusion de quinze jours du Palais Bourbon, accompagnée d’une privation de la moitié de l’indemnité pendant deux mois. C’est le bureau de l’Assemblée, composé de 22 membres élus à la représentation proportionnelle, qui tranchera.

Le vote solennel du texte aura demain mardi. Aucun amendement n’a été adopté. L’UMP a précisé qu’il envisageait un recours devant le Conseil constitutionnel.

Mariage pour tous : la violence prend le dessus

L’échauffourée survenue hier entre élus n’est qu’un incident parmi d’autres. Deux députés PS de Vendée, Sylviane Bulteau et Hugues Fourage, ont reçu des menaces d’opposants au mariage pour tous. « C'est une menace d'enlèvement et [de mort]. [Dans la lettre, ils expliquent qu’ils me feront] sauter aux explosifs. C'est l'œuvre de quelqu'un d'assez déséquilibré mais on fait attention quand même», a expliqué Sylviane Bulteau.

Plusieurs dérapages ont par ailleurs rythmé les manifestations des antis. Après des débordements, la police a interpellé hier 70 à 80 personnes, parmi les milliers de manifestants qui défilaient devant l’Assemblée. « CRS collabo ! CRS SS ! », se seraient-ils mis à crier en jetant aux forces de l’ordre des canettes, des bouteilles et autres projectiles.

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Riposte: Pour Manuel Valls, Ministre de l'Intérieur: Henri Guaino "se comporte comme un factieux" !

La riposte ne s'est pas faite attendre. Manuel Valls a accusé Henri Guaino de se conduire "comme un factieux", lundi 22 avril au micro d'Europe 1. Le ministre de l'Intérieur a reproché au député UMP de "contester la légitimé du président de la République, du Parlement ou des juges". La veille, le député UMP des Yvelines avait dénoncé le chiffrage "mensonger" de la Manif pour tous.

Lundi 22 avril, Manuel Valls, Ministre de l'Interieur sur Europe 1 (capture d'écran)

Henri Guaino a également accusé le gouvernement de "ridiculiser la police" après que la préfecture de police a estimé à 45 000 le nombre de manifestants qui ont défilé à Paris contre le mariage pour tous. "Le message est très simple : 'Monsieur le président de la République, changez de politique, changez d'attitude (...), ou bien partez avant qu'il ne soit trop tard'", a en outre lancé l'ex-conseiller spécial de l'ancien président de la République.

"Contester la légitimité des urnes n'est pas possible", a rétorqué Manuel Valls. "C'est insupportable", a renchéri le ministre, ajoutant que de la part d'"un élu du peuple", "c'est une faute lourde".


Les déclarations d'Henri Guaino ? "Une faute... par Europe1fr

Oui, certains des participants aux manifestations anti mariage-homo font renaître l'idéologie de Vichy: le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a réitéré les accusations lancées dès dimanche après-midi, ce lundi 22 avril, sur Europe 1.

Cette comparaison avait hérissé le poil de la manif' pour tous, dimanche 21 avril, ses organisateurs n'hésitant pas à remettre au ministre de l'Intérieur un "godwin" d'honneur.

Voilà le raisonnement du ministre de l'Intérieur: Il y a des groupes d'extrême droite au sein de ces manifestations, ou en marge de ces manifestations, qui se réclament de cette idéologie [l'idéologie de Vichy, NDLR].

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dimanche 21 avril 2013

Mariage pour tous : La présence de Gilbert Collard (FN) aux côtés d'UMP fait jaser !

Le député FN Gilbert Collard (à D.) salue Frigide Barjot, porte-parole de la "Manif pour tous", le 21 avril 2013, à Paris.

Sa présence dans le cortège de la "Manif pour tous" crée des remous. Le député FN Gilbert Collard était derrière la banderole des élus, notamment de l'UMP, dans la manifestation contre le mariage pour tous dimanche 21 avril. Cette présence a fait réagir dimanche sur twitter deux députés PS et UDI dénonçant des accointances entre la droite et l'extrême droite.

"Quand l'alliance UMP et FN se fait dans la rue lors de la #manifpourtous... #collard avec les UMP", a écrit le député PS du Cher, Yann Galut, sur Twitter. De son côté, le député UDI de Seine-et-Marne Yves Jégo, favorable au mariage homosexuel, s'est demandé, toujours sur le réseau social : "Comment peut-on se dire de centre droit et défiler côte à côte avec un haut dignitaire du #FN tout en niant la légitimité du Parlement ?!".

Une manif "reprise en mains par l'UMP", selon le FN

Durant la manifestation, Gilbert Collard, député FN du Gard et secrétaire général du Rassemblement Bleu Marine, a pris place à l'une des extrémités de la grande banderole tenue par les élus et où l'on pouvait lire : "Tous gardiens du code civil". A ses côtés se trouvaient notamment le secrétaire général adjoint du FN, Nicolas Bay, et la présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD, associé à l'UMP), Christine Boutin. La banderole était également tenue par les députés UMP Patrick Ollier, Hervé Mariton, Jean-Frédéric Poisson, ou encore l'UDI Jean-Christophe Fromantin.

Le député Rassemblement Bleu Marine, Gilbert Collard (à droite) a défilé, accompagné de Christine Boutin, et des députés Patrick Ollier (UMP) et Jean-Frédéric Poisson (UMP).

"Manifeste chaque citoyen qui partage les convictions de ceux qui ont organisé la rencontre, donc moi je ne me préoccupe pas des autres", a réagi pour sa part le vice-président de l'UMP Brice Hortefeux, interrogé lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. "Si j'avais pu y être cet après-midi, je l'aurais été", a-t-il ajouté.

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Mariage pour tous : Henri Guaino "accuse la préfecture de police de mentir"

Polémiste, arrogant, Henri Guaino pour qui "l'homme africain n'est jamais entré dans l'histoire", après son attaque sur le juge Gentil de Bordeaux, le député UMP des Yvelines vient de récidiver, à moins que cela soit sa manière de faire de la politique, depuis qu'il n'est plus conseiller de Sarkozy, Henri Guaino conteste les chiffres de la préfecture de police de Paris pour la manifestation des anti-mariage, qu'il juge "ridicules". Il accuse le Préfet de Préfecture de Police de mentir et l'appelle même à "changer de métier".

Henri Guaino voudrait-il exister par la polémique ?

"C'est un chiffre ridicule, c'est un chiffre mensonger." Le député UMP des Yvelines Henri Guaino a dénoncé, dimanche 21 avril, le bilan officiel de la manifestation contre le mariage des homosexuels organisée à Paris. La préfecture de police de Paris a recensé 45 000 opposants, un décompte rejeté par Henri Guaino sur BFM TV. "J'accuse la préfecture de police de mentir, a-t-il lancé. J'accuse le gouvernement de ridiculiser la police en donnant des chiffres pareils."

"C'est honteux, le préfet de police devrait changer de métier et le ministre de l'Intérieur devrait réfléchir à la manière dont on traite les manifestants, a avancé l'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy. Si on continue à mépriser ainsi les manifestants, ça va très mal se terminer." Les organisateurs de la manifestation ont eux annoncé la participation de 270 000 personnes, 45 000 participants selon la police.

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Un enfant brandit une pancarte "Non au mariage mirage" pendant la manifestation contre le mariage pour tous à Paris, le dimanche 21 avril 2013.

A deux jours du vote solennel du projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples de même sexe, les opposants ne lâchent rien mais leur mobilisation semblent faiblir. Le cortège de la manifestation organisée dimanche à 21 avril à Paris contre le mariage pour tous a rassemblé 45 000 participants selon la préfecture de police, soit nettement moins que lors la dernière manifestation de la "Manif pour tous " le 24 mars, qui avait rassemblé 300 000 personnes selon la police, 1,4 million selon les organisateurs.

Une mobilisation des anti nettement en retrait

Comme à l'accoutumée, le collectif de la "Manif pour tous" et la préfecture de police sont lancés dans un bataille de chiffre. La manifestation contre le mariage pour tous organisée entre la place Denfert-Rochereau et les Invalides a rassemblé 45 000 personnes, selon la préfecture de police de Paris. Les organisateurs revendiquent eux 270 000 participants. Quoiqu'il en soit, leur mobilisation marque nettement le pas par rapport à la manifestation du 24 mars, qui avait rassemblé 300 000 personnes selon la police, 1,4 million selon les organisateurs.

Les manifestants se sont rangés derrière une banderole proclamant "Tous gardiens du code civil" et des élus, en particulier de l'UMP, principal parti de droite, ceints de leur écharpe tricolore. Le Front national a également envoyé une délégation dans le cortège. Aux cris de "Hollande, ta loi, on n'en veut pas", le cortège de la "Manif pour tous" s'est élancé de la place Denfert-Rochereau pour rejoindre les Invalides. Les porte-parole du collectif ont pris place en tête du cortège, devant des femmes déguisées en Marianne, habillées de blanc avec bonnet phrygien et code civil à la main, pendant que retentissaient sifflets et cornes de brume. Des drapeaux français, aux couleurs bleue et rose de La Manif pour tous, s'agitaient au-dessus de la foule, avec BB Brunes ou encore Shaka Ponk en fond sonore. "Nous ne lâcherons rien, jamais, jamais, jamais", hurlait la sono, disant encore: "Arrêtez de vous laisser traiter de ce que vous n'êtes pas. On aime les homos!"

Une "Manif pour tous" sous haute tension

Le risque de voir des activistes d'extrême droite, auteurs de plusieurs agressions homophobes ces dernières semaines, se mêler au cortège a incité les organisateurs à déployer un service d'ordre en plus d'un important dispositif policier mis en place par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls. D'autant que des débordements et échauffourées avec la police ont émaillé les rassemblements organisés tout au long de la semaine près de l'Assemblée nationale, où était discuté le projet de loi devant être soumis mardi à un vote solennel.

La porte-parole du collectif la Manif pour tous, Frigide Barjot, a lancé un appel au calme dimanche en fin de matinée et averti que le service d'ordre de la manifestation - un millier de bénévoles et les agents de trois sociétés de sécurité engagés pour l'occasion - dénonceraient les éléments extrémistes. "Toute personne qui aura un comportement douteux sera signalée", a pour sa part déclaré Frigide Barjot, avertissant que les organisateurs de la "Manif pour tous" prendraient en photo, avec leurs téléphones portables, les fauteurs de trouble éventuels.

Trois manifestants ont été interpellés sur le trajet de la "Manif pour tous". Le premier, porteur de six bombes lacrymogènes, a été arrêté peu avant le départ de la manifestation et avait été désigné aux forces de l'ordre par le service d'ordre des organisateurs. Peu avant 16 heures, deux autres manifestants ont eux aussi été stoppés au niveau de la place Denfert-Rochereau, point de départ du cortège, avec "des bombes lacrymogènes, poing américain et matraque télescopique", a précisé une source policière.

Rassemblement "contre l'homophobie" et pour l'"égalité des droits" organisé place de la Bastille à Paris le 21 avril 2013.

Une contre-manifestation "dénonçant l'homophobie"

Homos ou hétéros, 3 500 personnes se sont rassemblées, selon la préfecture de police, place de la Bastille au milieu de drapeaux arc-en-ciel ont répliqué aux manifestants anti-mariage pour tous en "dénonçant l'homophobie" et en revendiquant "l'égalité des droits". Sur l'emblématique place parisienne, interdite à la circulation, les pancartes défendent "lesbiennes gay bi trans, fières en colère". Une photo de l'ancienne ministre Christine Boutin, opposante virulente au projet de loi, est présentée comme "un des visages de la haine".

"Ceux qui sont pour plus d'égalité doivent aussi se faire entendre", a défendu, place de la Bastille, le maire de Paris, Bertrand Delanoë (PS), déplorant "les crispations, sentiments de haine qui remontent à la surface"."Il ne faut pas que nous nous résignions à ces violences (...) Quand cette loi s'appliquera, personne ne pensera à revenir dessus", a affirmé l'élu socialiste. "

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Les marathoniens de Londres rendent hommage aux victimes de Boston

Un ruban noir accroché à leur maillot, les coureurs du marathon de Londres ont rendu hommage dimanche aux victimes du double attentat de Boston en observant 30 secondes de silence avant le coup d'envoi, sous l'oeil vigilant de centaines de policiers. Quelque 36.000 coureurs doivent participer à la course, devant plusieurs centaines de milliers de spectateurs.

La course est le premier des grands marathons mondiaux à être organisé depuis le double attentat du marathon de Boston, qui a fait 3 morts et 176 blessés lundi. Les autorités de police londoniennes ont relevé de 40% les effectifs policiers déployés pour assurer la sécurité de l'événement, précisant qu'il s'agissait avant tout de rassurer le public et non de répondre à une menace spécifique.

Un don pour les victimes de Boston

«Il n'y a pas de changement du niveau d'alerte pour l'instant», avait souligné vendredi Julia Pendry, responsable de la Metropolitan Police chargée de l'événement. «Il n'y a pas de lien établi entre le marathon de Boston et le marathon de Londres, alors venez profiter de cette journée», a-t-elle ajouté.

Des équipes cynophiles ont également été déployées en force et toutes les poubelles ont été enlevées le long du parcours. Les organisateurs de l'événement feront don de 2 livres (2,3 euros) pour chaque coureur qui aura franchi la ligne d'arrivée à la fondation «The One Fund Boston», créée pour collecter des fonds pour les victimes. Ils espèrent engranger au moins 70.000 livres (82.000 euros).

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samedi 20 avril 2013

Atterntat de Boston: Tamerlan et Djokhar Tsarnaev, les Etats-Unis découvre ses propres Merah

L'aîné est décrit comme un loser par son oncle, le cadet accumule les éloges. Le premier n'est pas intégré, le second aimé de tous, Tamerlan et Djokhar Tsarnaev appartenaient-ils à un groupe terroriste étranger ou ont-ils agi de leur propre initiative? Loin du complot étranger, les informations parcellaires et fragmentées qui nous parviennent permettent de dresser le portrait de deux jeunes hommes dont les germes du passage à l'acte se trouvent sur le territoire américain. Pour les Etats-Unis, c'est la découverte d'un nouveau danger. Une surprise particulièrement flagrante dans certaines analyses des événements outre-Atlantique. S'ils ont appris à vivre avec la menace du terrorisme extérieur, la violence d'extrémistes de droite de l'intérieur et l'irruption de tueries telles que celles de Columbine, de Virginia Tech et de Sandy Hook, l'autoradicalisation d'individus issus de l'immigration sur le territoire américain constitue un phénomène nouveau outre-Atlantique. Car les frères Tsarnaev, ce sont aussi deux parcours qui en rappellent un autre, celui de Mohamed Merah.

Tamerlan et Djokhar Tsarnaev

Les frères Tsarnaev vus du web

"Je n'ai pas d'amis américain. Je ne les comprends pas," aurait déclaré Tamerlan Tsarnaev à un étudiant journaliste qui réalisait un portrait du jeune homme en boxeur. Certes il y a d'un côté l'Europe, de l'autre l'Amérique, à Toulouse la cité des Izards, un jeune né en France, à Boston la ville de Cambridge l'un des épicentres de la formation des élites américaines, c'est pourtant bien la même mécanique qui semble s'être imposée.

Immigration, déracinement, liens distendus avec la cellule familiale, duos fraternels très idéologisés, relation problématique avec la religion. Des pays d'origines aux passés violents et traumatiques, l'Algérie pour Merah, la Tchétchénie pour les frères Tsarnaev, des histoires d'intégration qui laissent la place à la désintégration.

Fanatisme aveugle ou endoctrinement, l'enquête devra déterminer le rôle réel ou fantasmé qu'a joué la religion, les données parcellaires dont on dispose n'autorisant, pour l'instant, que des hypothèses. Le New York Times indique que sur son profil VK, le Facebook russe, Djokhar aurait renseigné "l'Islam" en tant que "vision du monde". Choix paradoxal ou par défaut, il aurait également sélectionné "career and money", "la carrière et l'argent", comme principal intérêt.

Quant à Tamerlan Tsarnaev, rappelle qu'un un compte YouTube, qui pourrait être celui du suspect, est abonné à plusieurs chaînes islamiques. Le compte recense également quatre listes de lectures dont une est intitulée "Islam", une seconde "Terrorists". Non authentifié, le nom de Tamerlan Tsarnaev n'était pas encore associé au compte en janvier 2013. S'agissait-il néanmoins du sien? A-t-il été créé par quelqu'un d'autre?

Les autorités américaines voudraient également en savoir plus sur le séjour prolongé de Tamerlan en Russie l'année précédente. Sur le site Amazon, sa wishlist regroupe plusieurs ouvrages sur l'histoire de la Tchétchénie, de l'islam, mais également des méthodes de falsification d'identité.

Dans le reportage qui lui a été consacré par le photojournaliste Johannes Hirn en 2009 (voir les photos), Tamerlan déclare être musulman, ne pas boire et ne pas fumer. "Dieu dit de ne pas boire," affirme-t-il, avant d'ajouter: "il n'y a plus de valeurs aujourd'hui." Le jeune homme est alors étudiant au Community College de Bunker Hill, une institution universitaire. Son souhait: boxer et intégrer l'équipe olympique états-unienne, afin d'être naturalisé américain.

S'il avait à choisir entre la Russie et les Etats-Unis, Tamerlan affirme alors qu'il se battrait pour les Etats-Unis tant que la Tchétchénie, son pays d'origine, ne serait pas indépendant. Mais en 2009, ses espoirs sont trahis lors d'un championnat national à Salt Lake City au cours duquel les juges lui volent la victoire. Comme Mohamed Merah, Tamerlan a-t-il connu le ressentiment? En guise de réponse vient une zone d'ombre suivie par son arrestation pour violences sur sa petite amie italo-portugaise avec qui il a eu un enfant.

Déracinés

L'Islam aura-t-il été un refuge pour un Tamerlan Tsarnaev déraciné? La réponse vient peut-être de son petit frère Djokhar. Selon un témoignage, celui-ci cherchait à en savoir davantage sur son pays d'origine.

En pleine quête identitaire, il prend contact avec Brian Williams, professeur d'histoire islamique à l'Université de Dartmouth, dans le Massachussets, en 2011. L'homme n'est pas n'importe qui. C'est l'un des seuls experts américains de l'histoire de la Tchétchénie.

D'après Williams, il voulait savoir plus sur ce pays auquel les Russes ont refusé l'indépendance, au prix de trois guerres sanglantes qui ont déchiré le pays de 1994 à 2001. 200.000 morts au total et une insurrection qui perdure. Depuis la conquête du Caucase par les Russes au XIXè siècle, Russes orthodoxes et Tchétchènes musulmans sont à couteaux tirés. Pendant la Seconde guerre mondiale, Staline fera déporter près de 400.000 Tchétchènes. Nombre d'entre eux se réfugient Kirghizstan, un pays voisin en Asie centrale. La famille Tsarnaev en fait partie.

La Tchétchénie, les deux frères en entendent parler mais ils ne la connaissent pas. Héritiers de la diaspora, ils grandissent avec leur famille au Kirghizstan où ils font partie de l'intelligentsia. Après un bref passage d'un an par la République du Daghestan en Russie, les Tsarnaev émigrent aux Etats-Unis en 2002. Tamerlan a 15 ans, Djokhar 8. En Amérique, les deux frères s'adaptent, apprennent une nouvelle langue, une nouvelle culture, se font de nouveaux amis.

Le joker

Pétri d'admiration pour son aîné, le parcours de Djokhar est exemplaire. Petit garçon discret au "visage d'ange", les témoignages concordent. Ils parlent d'un jeune homme sympathique, droit, serviable, du genre à rendre service. Comme Tamerlan, il passe par la Cambridge Ridge et Latin School où des personnalités telles que Ben Affleck et Matt Damon les ont précédés.

Lutteur, Djokhar est récompensé en par la Greater Boston League en 2011. Quelques semaines plus tard, alors qu'il s'apprête à quitter le lycée, il se voit attribuer une bourse de 2500 dollars par la ville de Cambridge. L'honneur n'est pourtant réservé qu'à 40 jeunes chaque année. Les problèmes commencent alors que Djokhar arrive à l'Université de Dartmouth. Un relevé de notes consulté par le New York Times en témoigne, Djokhar est en situation d'échec dans de nombreuses matières.

Perte de contrôle, fascination pour un aîné en pleine dérive, comment expliquer la participation de Djokhar, pourtant bien intégré, aux attentats de Boston? Si Mohamed Merah était nourri d'un très fort ressentiment à l'égard de la société française, de quelle nature était celui des frères Tsarnaev dont les bombes ont explosé le 15 avril, jour des patriotes? Ont-ils l'un et l'autre tué pour les mêmes raisons? Et quelle est la dimension familiale de leur drame?

Mis en état d'arrestation, à Djokhar Tsarnaev de répondre de ses actes. Pour comprendre ce qui s'est joué le 15 avril 2013, à bien des égards, il fait figure de joker. Dans le Caucase, terre natale des frères Tsarnaev, l'homme de Vladimir Poutine, le président Tchétchène Ramzan Kadyrov a préféré botter en touche en déclarant sur son compte Instagram: "Il faut chercher les racines du mal aux Etats-Unis."

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Francophonie: Une femme Secrétaire Général de l'OIF après Abdou Diouf, pourquoi pas ?

En 2014, cela fera dix-neuf ans que le Secrétariat général de l'OIF est dirigé uniquement par deux hommes, tous originaires de l'Afrique: Boutros Boutros Ghali , Egyptien, premier Secrétaire général de la francophonie de 1997 à 2002. Abdou Diouf, Sénégalais, en fonction depuis le 20 octobre 2002, il est le deuxième Secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie, il passera douze ans à la tête jusqu'en octobre 2014. Avec la réussite du Forum Mondial des Femmes Francophones à Paris au Quai Branly le 20 mars dernier, la France pour demeurer cohérente avec elle même devrait encourager la candidature d'une femme au poste de Secrétaire Général de l'OIF. L'équipe de Réveil FM International qui a couvert le Forum Mondial des Femmes Francophones, a été impressionné par des réflexions pertinentes, percutantes, engagées de toutes ces femmes politiques, militantes , activistes de l'aire francophone. La francophonie a besoin de la militance mais surtout la défense de la langue de Voltaire doit se faire avec l'esprit de Voltaire: liberté, démocratie, développement...La Francophonie des peuples devrait prendre le dessus sur la francophonie institutionnelle qui a montré ses limites. La Francophonie actuelle ronronne, des nominations " Copains coquins" aux missions de l'OIF la discrédite, les adhésions alambiquées des Etats où aucune âme ne parle français pose problème, des sommets dans des pays où les droits de l'homme sont foulés aux pieds...Le sommet de la Francophonie à Dakar en 2014, pourrait être une occasion de réparer une erreur: rendre un hommage mérité à Léopold Sedar Senghor, l'un des pères fondateurs de la Francophonie. "Des obsèques de Léopold Sédar Senghor, l'histoire retiendra une chose: la France n'y était pas", avait notamment écrit, en janvier 2002, le quotidien français Le Monde. Une femme à la tête de l'OIF redynamiserait l'institution pas assez offensive pour défendre la langue de Voltaire et l'esprit qui sous tend cette langue !

20 mars 2013, François Hollande tenant le livre des réquêtes du Forum Mondial des Femmes Francophones. Photo Réveil FM

Elysée, 20 mars 2013, François Hollande très entouré par des femmes francophones. Photo Réveil FM


REPORTAGE Premier Forum mondial des femmes... par elysee

20 mars 2013 le discours de François Hollande très applaudi par des femmes francophones. Photo Réveil FM

Elysée, Christine Boko Botefa de la Communauté congolaise Nord de France (Lille) et le Président François Hollande. Photo Réveil FM

Fatimata M’Baye, avocate mauritanienne et militante des droits de l’homme, défend les femmes victimes de violences devant les tribunaux de son pays. Photo Réveil FM

Hadizatou Hamzata Maïga fut la seule femme présente chaque jour dans son école de Gao au Mali pendant la domination djihadiste. Photo Réveil FM

Bassima Hakkaoui, la ministre marocaine de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social

20 mars, Abdou Diouf, Secrétaire général de l'OIF, Yamine Benguigui, Ministre de la francophonie et Madame Brigitte Ayrault, épouse du Premier ministre Jean-Marc Ayrault au Quai Branly. Photo Réveil FM

Mariam Diallo Drame, Présidente de l’ONG Femmes leadership et développement durable au Mali. Photo Réveil FM

L’Organisation internationale de la francophonie (OIF) est une institution dont les membres (des États ou gouvernements participants) partagent ou ont en commun la langue française et certaines valeurs (comme, notamment, la diversité culturelle, la paix, la gouvernance démocratique, la consolidation de l'État de droit, la protection de l'environnement). Selon son site web, en octobre 2012 elle regroupe 77 pays ou gouvernements (57 membres de plein exercice et 20 observateurs), principalement issus d'anciens protectorats ou colonies françaises, soit plus de 890 millions d’habitants répartis sur les cinq continents.

Le 20 mars de chaque année est célébrée dans le monde la Journée internationale de la francophonie.

Abdou Diouf, ancien président du Sénégal, en est le secrétaire général depuis le IXe Sommet de la francophonie d’octobre 2002.

Elle s’appuie sur quatre opérateurs directs (l'Agence universitaire de la francophonie, TV5, l’Université Senghor d'Alexandrie, l’Association internationale des maires francophones) et une assemblée consultative. Elle coopère avec de nombreuses associations comme l’Association francophone d'amitié et de liaison (AFAL), la Fédération internationale des professeurs de français (FIPF), l’Union internationale de la presse francophone (UPF), Association pour la diffusion internationale francophone de livres, ouvrages et revues (ADIFLOR), etc.

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vendredi 19 avril 2013

Navy Pillay bientôt en Angola !

Le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay effectuera sa première mission en Angola du 22 au 24 Avril 2013, à l'invitation du gouvernement.

Navi Pillay, Haut Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU

Au cours de sa mission de trois jours, Pillay rencontrera rencontrera le président Eduardo dos Santos, les ministres des Affaires étrangères, de la Justice et Droits de l'Homme, de l'Intérieur, des femmes et protection de la famille et le procureur général. Le Haut Commissaire s'entretiendra également avec le médiateur de l'Angola et le Président de la Cour constitutionnelle, ainsi qu'avec des membres de la société civile et du corps diplomatique.

Le Haut-Commissariat entreprendra un certain nombre de visites sur le terrain, dont un dans la région de Lunda Norte, près de la frontière de l'Angola avec la République démocratique du Congo pour rencontrer les communautés locales et les migrants.

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Algérie: Trois chefs de Ansar Dine, groupe islamiste du nord du Mali, réfugiés chez Abdelaziz Bouteflika !

Trois chefs de Ansar Dine, groupe islamiste du nord du Mali, se seraient réfugiés depuis près de 10 jours, dans la région de Tamanrasset en Algérie, selon le journal algérien El Watan Week-end.

7 août 2012, Iyad ag-Ghaly, le chef d'Ansar Dine à Kidal au Mali, il est toujours recherché

Un journal algérien El Watan Weekend, rapporte, ce vendredi, que trois chefs du groupe islamiste Ansar Dine auraient Trouvé se seraient réfugiés depuis 10 jours, dans la région de Tamanrasset, au sud de l’Algérie.

Ce sont : Abderrahman Gouli, dénommés l'émir Wathik, l'émir Abou Abida, alias Mourabiti Ben Moula et Athman Ag Houdi, un cousin de Iyad Ag Ghali, chef d'Ansar Dine.

Selon El Watan Weekend, les trois chefs d’Ansar Dine, l’un des groupes liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), actuellement combattus par la France et les forces Africaines au nord du Mali, sont arrivés en Algérie après plusieurs semaines de négociations entre les services de sécurité algériens et la direction d'Ansar Dine.

Toujours selon le journal, l'Algérie serait prêt à accorder l'asile politique au chef d'Ansar Dine, Iyad Ag Ghali, un ancien rebelle touareg malien, s'il acceptait de se rendre.

Le drapeau d'Ansar Dine

Ansar Dine (en arabe : أنصار الدين‎) ʾAnṣār ad-Dīn, nom qu'on peut traduire par « défenseurs de la religion », est un groupe islamiste dirigé par Iyad ag Ghali, un des principaux chefs de la rébellion touarègue de 1990-1995. Ce groupe, apparu en mars 2012, est l'un des principaux groupes participant à l'insurrection malienne de 2012, avec le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO) et le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), ce dernier étant fortement marginalisé depuis la fin juin 2012.

Ce groupe ne doit pas être confondu avec son homonyme, mouvement légalisé en 1992, revendiquant 800 000 soutiens dirigés par le prédicateur Chérif Ousmane Haïdara, vice-président du Haut Conseil islamique du Mali.

Ansar Dine milite pour l'instauration de la charia au Mali3. Il est suspecté d'avoir des liens avec l'organisation Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI).<>

Au début de la rébellion, Ansar Dine utilise d'abord le drapeau noir, cependant en juillet 2012, cherchant à se démarquer d'AQMI et du MUJAO, Iyad ag Ghali adopte un nouveau drapeau : blanc avec comme emblème, en rouge, une kalachnikov et un sabre surmontés d'un coran. Le drapeau noir continuerait cependant d'être employé par la majorité des combattants d'Ansar Dine.

Conflit au Mali de 2012-2013

Le 12 octobre 2012, le Conseil de sécurité des Nations unies charge les pays de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) de mobiliser les forces armées ouest-africaines et de définir un plan de reconquête militaire du Nord du Mali qui se trouve entre les mains d'AQMI, du MUJAO et d'Ansar Dine.

En janvier 2013, dans le contexte de l'opération Serval de l'armée française au Mali, un groupe de dirigeants modérés d'Ansar Dine s'en sépare pour fonder le Mouvement islamique de l'Azawad, qui se dit favorable à un règlement pacifique de la crise.

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Palais de l'Elysée: François Hollande exprime son "immense soulagement" après la libération des otages

Tanguy Moulin-Fournier, sa femme Albane et son frère Cyril à l'ambassade de Yaoundé (Cameroun) après leur libération.


Hollande exprime son "immense soulagement... par lemondefr


Hollande sur les otages libérés : la France ne... par lemondefr

Le président camerounais, Paul Biya, a annoncé, vendredi 19 avril, la libération des sept otages français, un collaborateur de GDF Suez et sa famille, dont quatre enfants, enlevés il y a deux mois dans le nord du Cameroun par le groupe islamiste nigérian Boko Haram et détenus depuis au Nigeria.

"Le président de la République du Cameroun, Paul Biya, annonce à l'opinion publique nationale et internationale que les sept otages français enlevés le 19 février 2013 à Dabanga (nord) ont été rendus cette nuit aux autorités camerounaises", selon un communiqué lu à la radio nationale vendredi matin. Yaoundé assure que les sept membres de la famille française sont "sains et saufs" après avoir été remis aux autorités camerounaises jeudi soir, qui remercient "les gouvernements du Nigeria et de la France pour leur aide".

EN BONNE SANTÉ

L'Elysée a confirmé leur libération, et François Hollande a exprimé son "immense soulagement" ainsi que son "immense fierté" pour cette "bonne nouvelle".

"J'ai eu ce matin même au téléphone le père de famille, Tangui Moulin-Fournier. Dans les mots que nous avons échangés, il m'a dit qu'il était en bonne santé autant que l'on peut l'être après deux mois de détention", a ajouté le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse avec le premier ministre éthiopien.

Rappelant que le ministre des affaires étrangères était parti pour Yaoundé, M. Hollande a souligné que cette famille dans quelques jours "reviendra en France".

Si aucune précision n'a été donnée sur les modalités de leur libération, le président français François Hollande a rappelé que la France ne versait pas de rançons pour la libération de ses otages. "C'est en étant le plus discret possible que nous pouvons être le plus efficace, a ajouté M. Hollande, alors que la France compte encore au moins sept de ses ressortissants otages en Afrique. Nous ne pouvons pas tout dire, mais nous ferons tout."

DANS LA DISCRÉTION

Les otages sont arrivés à l'ambassade de France à Yaoundé. Le père de famille y a assuré que ses quatre enfants allaient "bien". "Nous sommes tellement heureux de retourner au Cameroun, de pouvoir retrouver tous nos amis et tous nos frères camerounais. C'est presque avec les larmes que je vous le dis", a confié Tanguy Moulin-Fournier, le père de famille au visage amaigri, portant une longue barbe.

"J'y pars. On travaillait sur cette libération depuis beaucoup de temps. Il faut remercier avant tout les autorités régionales, notamment le président camerounais. Ils ont été libérés dans la nuit. Tout le monde est sain et sauf, très heureux. Je les ai eus au téléphone. Ils ont tous été libérés. Cela prouve que ce sont des choses qui se préparent dans la discrétion", a déclaré au Monde Laurent Fabius.

Le ministre des affaires étrangères a précisé que les otages avaient été libérés dans la nuit de jeudi à vendredi "dans une zone entre le Nigeria et le Cameroun".

OPÉRATION REVENDIQUÉE PAR BOKO HARAM

La famille Moulin-Fournier avait été enlevée le 19 février. Le père, la mère et leurs quatre garçons âgés de 5 à 12 ans résidaient depuis 2011 à Yaoundé où le père, Tanguy, est employé expatrié du groupe GDF Suez. Cyril Moulin-Fournier, le frère de Tanguy, qui vit en Espagne, les avait rejoints pour des vacances. La famille avait été enlevée dans le nord du Cameroun où elle était allée visiter un parc national.

L'opération avait été revendiquée par la secte islamiste Boko Haram, active dans le nord du Nigeria, une zone troublée depuis plusieurs années par des attentats et des assassinats, réprimés dans le sang par les forces de sécurité nigérianes. Dans deux vidéos, diffusées les 25 février et 18 mars, les ravisseurs exigeaient, en échange de la libération des Français, celle de membres de leur groupe, prisonniers au Nigeria et au Cameroun.

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La famille française enlevée au Cameroun a été libérée après deux mois de captivité !

La famille Moulin-Fournier a été libérée au Nigeria après deux mois de captivité

La famille Moulin-Fournier, qui avait été enlevée le 19 février au Cameroun, a été libérée au Nigéria, selon un communiqué de la présidence camerounaise lu à la radio nationale. D'après un journaliste du Monde, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, a déclaré que «les otages ont été libérés dans la nuit.

» Il se rend au Cameroun pour rencontrer les trois adultes et les quatre enfants qui sont en bonne santé, selon, les autorités camerounaises. Aucune précision n'a été donnée sur les conditions de leur libération.

Cette famille d'expatriés résidait depuis 2011 à Yaounde où le père est employé de GDF Suez. Les parents, l'oncle et les quatre enfants ont a été enlevés dans le nord du Cameroun où ils étaient allés visiter un parc national. Cyril Moulin-Fournier, frère de Tanguy qui vit en Espagne, les avait rejoints pour des vacances.

L'enlèvement avait revendiqué par la secte islamique Boko Haram, active dans le nord du Nigeria. Cette zone du pays est troublée depuis plusieurs années par des attentats et des assassinats, réprimés dans le sang par les forces de sécurité nigérianes.

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jeudi 18 avril 2013

Affaire Ambassade de Berne: L'ultimatum du tribunal pénal fédéral suisse, Sébastien Mutomb Mujing a jusqu'au 23 avril pour présenter ses papiers d'accréditation !

Lorsque Médiapart a écrit que Jérôme Cahuzac, l'ex-ministre du budget avait un compte en Suisse certaines personnes ont même rigolé taxant le média d'investigation de tous les noms d'oiseaux. Résultat Médiapart avait raison face à Cahuzac ! Lorsque nous avions titré que Sébastien Mutomb Mujing, chargé d'Affaires ai s'était tiré une balle aux pieds en s'attaquant à ses compatriotes et poussant le bouchon trop loin en les traduisant en justice, Réveil FM International ne pensait pas mieux écrire. En effet dans une lettre datée du 12 avril 2013, le tribunal pénal fédéral de Bellinzona a écrit ceci: "Nous constatons que le dossier de ces causes ne comporte pas d’attestation officielle de la qualité de chargé d’affaires ad interim au sens de l’art 19 ch.1 de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques, de Monsieur Sébastien Mutomb Mujing lequel a déclaré agir au nom de la mission diplomatique en Suisse de la République démocratique du Congo. Nous vous invitons dès lors à nous transmettre cette attestation pour le 23 avril 2013 au plus tard".

Sébastien Mutomb Mujing. Photo Réveil FM, archives

Cette lettre ultimatum a été adressée à Sébastien Mutomb Mujing, ainsi qu'aux cinq congolais (Adam Bingo, Evelyne Mbayi, Chick Osonga Munduki, Ntumba kalala et Jean-Claude Kalala Muayika), sur la quarantaine interpellée, qui avaient fait opposition de payer chacun les 200,- francs de la réparation de la grille de l'ambassade de Berne. Reste à savoir quel document Sébastien Mutomb Mujing avait présenté lors de sa plainte contre ses compatriotes qui avaient manifesté pacifiquement dans l'enceinte de l'ambassade ? S'il s’avérait que Sébastien Mutomb Mujing au jour de sa plainte s'était prévalu d'un titre sans nomination ou n'avait pas qualité d'engager l'ambassade de la République démocratique du Congo dont le siège est à Berne alors que la Mission diplomatique auprès de l'ONU est à Genève, alors là sa plainte sera nulle et non avenue. L'affaire se corse car dorénavant le tribunal pénal fédéral de Bellinzonna doit avoir dans son dossier le vrai papier de nomination de Sébastien Mutomb Mujing or être ad interim signifie qu'on n'est pas encore confirmé dans son poste. Dans l'affaire ambassade de Berne, Sébastien Mutomb Mujing aurait pu tout en défendant la dictature totalitaire qui sévit en République démocratique du Congo, puisqu'il est payé par ce régime répressif et sanguinaire de Kinshasa, tenter le dialogue avec les Congolais de Suisse anti-hold up électoral au lieu de s'emmurer à appliquer les méthodes fortes.

Des congolais ont manifesté pour dénoncer le second hold up électoral de Joseph Kabila, après le tripatouillage de la Constitution de Liège et la corruption avérée des parlementaires godillots. Ils s'étaient donnés rendez-vous à l'ambassade de République démocratique du Congo à Berne, en territoire congolais et ils avaient chanté et dénoncé les fraudes électorales du régime Kabila. Sébastien Mutomb Mujing qui n'est pas Ambassadeur de la République démocratique du Congo en Suisse mais plutôt Chargé d'Affaires ad interim à la Mission diplomatique auprès de l'ONU à Genève, oubliant que la Suisse est une confédération, que Genève n'est pas Berne ni Bellinzonna, par excès de zèle avait porté plainte contre des Congolais qui manifestaient pacifiquement dans l'enceinte de leur ambassade.

L'ambassade fantôme de la RDC avant la manifestation pacifique des Congolais contre le hold-up électoral

Des manifestants congolais dans l'enceinte de l'ambassade de la RDC à Berne

L'enclos de l'ambassade depuis sa réparation. Photo Réveil FM, archives

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Lambert Mende va-t-il dénoncer le bidonnage de l'interview de France 24 trafiquée TV Suisse ?

Les chroniqueurs musicaux, des véritables "Atalaku" mieux des "Kulunas polémistes" tuent ce beau métier qu'est le journalisme. N'est pas journaliste qui veut ! Il y a une déontologie et un code éthique à respecter. Nous ne pouvons plus accepter que des moutons noirs salissent et ternissent l'image de ce métier. En bidonnant la vidéo de France 24 en effaçant le logo de celle-ci pour marquer Lambert Mende TV Suisse alors que l'interview s'est réellement déroulée à Paris dans les studios de France 24, le site RDCONGOINFOS.COM a volé les images d'autrui et a falsifié le travail des autres. RDCONGOINFOS.COM a-t-il agit sous ordre de Lambert Mende, le Vuvuzélateur qui a fui à Genève et n'a accordé aucune interview ni à un journaliste encore moins à un média en Suisse. TV Suisse n'existe pas ! Si RDCONGOINFOS.COM a agi par excès de zèle pour soutenir Lambert Mende dans sa pathologie mensongère pour brouiller les pistes et défendre la dictature totalitaire qui sévit en République démocratique du Congo, dans les deux cas, la vidéo bidonnée n'honore pas le "Kuluna polémiste" partisan du Vuvuzélateur qui l'a placé dans You Tube. Et Lambert Mende lui même s'il a encore un peu de conscience malgré ses bévues doit exiger que la vidéo mensongère soit supprimée. Le logo de la RTNC qui est la chaîne étatique congolaise, appartenant à tous les Congolais, est placée abusivement dans cette vidéo bidonnée.

Lambert Mende Omalanga. Vuvuzélateur et Goebbels de Joseph Kabila

Nous sommes plusieurs à attendre que la vidéo truquée et mensongère soit enlevée de You tube à moins que la justice ne s'en mêle !

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RDC: Un an de prison ferme et 100 000 dollars d'amende requis contre un journaliste à Béni

Reporters sans frontières appelle la justice congolaise à la raison dans le procès de Nicaise Kibel Bel'Oka, éditeur du bimensuel Les Coulisses, basé à Béni au Nord-Kivu (est de la République démocratique du Congo). Le 5 avril 2013, le procureur a requis un an de prison ferme avec arrestation immédiate contre le journaliste, lequel est visé par une plainte en "diffamation" déposée par M. Crispin Youmba Akilimali, sous-directeur à la Direction générale des douanes et accises (DGDA/Béni).

Nicaise Kibel Bel'Oka, éditeur du bimensuel Les Coulisses, est Lauréat 2009 du prix CNN de la liberté de la presse en Afrique

"Non seulement la peine de prison requise contre le journaliste serait disproportionnée s'il avait effectivement diffamé le plaignant, mais elle est en l'occurrence absurde puisque Nicaise Kibel Bel'Oka est innocent. Nous appelons la justice congolaise à la raison et demandons au Parquet Général près la Cour d'Appel du Nord-Kivu de ne pas condamner le journaliste, qui n'a fait que son devoir d'informer ses concitoyens", a déclaré Reporters sans frontières.

Le 27 septembre 2012, Nicaise Kibel Bel'Oka a été entendu pendant deux heures par le Parquet Général près de la Cour d'Appel du Nord-Kivu à propos d'un article publié en juin dénonçant des détournements, par la douane, des exportations de bois scié le 18 mai 2012. Le responsable de la douane, Crispin Youmba Akilimali, a interprété l'article intitulé "977 tonnes de bois disparues et le système Sydonia tripoté à la DGDA/Beni" comme une atteinte à son honneur. Il a exigé 100 000 dollars de dommages et intérêts.

Sept audiences se sont tenues depuis l'ouverture du procès, le 11 janvier 2013. Le tribunal ne juge pas la fraude commise par Crispin Youmba Akilimali et la DGDA/Béni, mais seulement les charges de "diffamation" pesant sur le journaliste.

L'affaire est à présent en délibéré. "Nous craignons que Nicaise Kibel Bel'Oka soit condamné car le ministère public semble s'être rangé du côté du plaignant tout au long de cette affaire. Le journaliste a pourtant prouvé, documents à l'appui, que Crispin Youmba Akilimali avait bien favorisé la fraude en sous-estimant les quantités de bois à exporter", a déclaré Reporters sans frontières.

Lauréat en 2009 du prix CNN de la liberté de la presse en Afrique, Nicaise Kibel Bel'Oka avait effectué un séjour en prison en 2004. Interrogé par Reporters sans frontières, le journaliste a confié : "La loi congolaise sur la diffamation ne protège pas la presse, elle protège les plus forts, ceux qui ont de l'argent et du pouvoir".

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mercredi 17 avril 2013

Thatcher: Des funérailles à 10 millions de livres, adieu sans larmes !

Les obsèques de Margaret Thatcher, les plus importantes d'une personnalité politique britannique en près d'un demi-siècle, se sont déroulées mercredi à Londres en présence de la reine Elizabeth. Les funérailles de celle qui dirigea le Royaume-Uni de 1979 à 1990, comparables en importance à celles de Winston Churchill en 1965, ont vu le cercueil recouvert de l'Union Jack transporté sur un attelage tiré par des chevaux, du Parlement de Westminster jusqu'à la cathédrale Saint Paul. La cathédrale avait déjà servi pour les funérailles de l'amiral Nelson, de Wellington, de Churchill mais a vu aussi le mariage du prince Charles et de la princesse Diana en 1981.

Des funérailles à 10 millions de livres

Margaret Thatcher est décédée le 8 avril à l'âge de 87 ans. Un grand nombre de Britanniques voient d'un mauvais œil le coût élevé de ces funérailles, évalué à 10 millions de livres (près de 12 millions d'euros) aux frais du contribuable. Ses admirateurs, en revanche, estiment que le rôle joué par « Maggie », première femme, et à ce jour la seule, à avoir dirigé un gouvernement britannique, justifie une telle cérémonie.

"Ding Dong, la sorcière est morte". A la BBC, on a hésité longtemps avant de diffuser la chanson de Judy Garland dans le magicien d’OZ. Chanson revenue dans le top des meilleures ventes de disques la semaine de la mort de Margareth Thatcher. "The Witch" ("la sorcière"), c’était le surnom que ses adversaires les plus durs avaient donné à l’ancien Premier ministre. Et même après sa mort, ils continuent de se déchaîner.

Un syndicaliste a proposé que l’on décrète le jour de sa mort fête nationale des ouvriers, en mémoire des grèves réprimées dans le sang au début des années 80. Plus sobre, Ken Loach, le réalisateur des films sur la classe ouvrière brisée, a proposé de lui rendre hommage "en privatisant ses funérailles, avec un appel d'offres et d’opter pour le moins cher : c'est ce qu'elle aurait voulu". A Belfast, en Irlande du Nord, on peut lire sur les murs des tags "va pourrir en enfer salope", signe que les Catholiques n’ont pas pardonné la mort des 10 de l’IRA. Dix grévistes de la faim qui après 53 jours passés à réclamer un statut de prisonniers politique sont morts. Thatcher expliquera quelques jours plus tard devant la chambre des Communes "qu’ils étaient morts parce qu’ils l’avaient choisi et que les victimes de leurs attentats, elles, n’ont pas eu ce choix". Aujourd’hui, leur compagnon d’armes co-gouvernent en Ulster et ont bien du mal à rester polis devant les caméras.

Mercredi, les autorités ont donc tout pour que les caméras pointées sur le cercueil de la "Dame de fer" ne diffusent pas dans le monde entier des sifflets au passage du convoi funèbre. Pour protéger Thatcher, des soldats, vétérans de la guerre des Falklands, étaient là en tête de cortège. Les Malouines, sa guerre, décidée envers et contre tous pour défendre le drapeau britannique à 13 000 kilomètres de là. Cent navires de guerre, 27 000 hommes, une bataille navale, dans la pure tradition britannique, où la couronne perdra 255 hommes et l’Argentine 649.

C’est sur un affût de canon que le corps de l’ancien Premier ministre a traversé une dernière fois les rues de Londres. La cérémonie, qui ne portait pas le titre de « funérailles d’Etat » mais qui y ressemblait beaucoup, a été répétée au petit matin. Le cercueil vide recouvert de l’Union Jack que « Mrs T » portait en bandoulière. Seul Churchill aura eu un tel traitement et avant lui Wellington, vainqueur de Waterloo et Nelson, fossoyeur de la Navale à Trafalgar. Dans la cathédrale Saint Paul, 2000 invités dont la Reine Elisabeth II et de nombreux chefs d’Etat étaient là pour rendre hommage à la fille de l’épicier de Grantham, celle que Ronald Reagan appelait « the best man in England » : le meilleur des hommes d’Angleterre.

Pendant ce temps, d’autres fredonnaient le tube des Larks, The day that Thatcher dies (Le jour où Thatcher mourra) : « Nous rirons bien le jour où Thatcher mourra, même si nous savons que ce n’est pas bien, nous danserons et chanterons toute la nuit ».

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Des funérailles à l'image de la "Dame de fer", imposantes et controversées

Monstre sacré du XXe siècle, vénérée par les uns mais honnie par les "victimes" de sa révolution conservatrice, Margaret Thatcher, morte à 87 ans, aura, mercredi 17 avril, des funérailles à son image : imposantes et controversées, au point de nécessiter un imposant dispositif de sécurité.

Environ sept cents militaires des trois armes seront déployés sur les 1,9 km de la procession funéraire, entre le palais de Westminster et la cathédrale Saint-Paul de Londres. C'est là, dans l'imposant édifice mi-classique mi-baroque où sont célébrées les plus grandes heures du royaume, festives ou funèbres, que sera rendu un ultime hommage à la première et seule femme premier ministre du pays, par ailleurs détentrice d'un record de longévité au 10, Downing Street, de 1979 à 1990.

L'événement se déroulera au cœur du quartier des affaires, la City, dont la politique thatchérienne de dérégulation financière a assuré la prospérité. "Personne ne se souviendrait du bon Samaritain s'il n'avait eu que de bonnes intentions. Il avait aussi de l'argent", aimait-elle objecter à ses détracteurs.

La reine Elisabeth II qui entretenait des relations compliquées avec elle, a tenu à être présente

2 300 PERSONNALITÉS DE 170 PAYS

Près de deux mille trois cents personnalités, représentant cent soixante-dix pays, sont attendues à la cérémonie religieuse, qui sera ponctuée d'hymnes méthodistes de son enfance et d'extraits de compositeurs anglais choisis par la défunte, patriote jusque dans ses goûts musicaux, et qui, pour l'office solennel, a tout régenté dans le moindre détail, comme elle l'aura fait toute sa vie.

La reine Elizabeth II, qui entretenait des relations compliquées avec elle, a tenu à être présente. Une première depuis l'enterrement de Winston Churchill, triomphateur du nazisme porté en terre par une nation unie dans le deuil en 1965. L'ensemble du gouvernement a été convié autour du conservateur David Cameron, ainsi que tous les anciens premiers ministres, dont le travailliste Anthony Blair, qui revendique paradoxalement une partie de l'héritage de "Maggie".

Dans l'assistance prendront place une cinquantaine de personnes, dont des vétérans, associées au principal fait d'armes de "Mrs T", en 1982 : la reconquête de l'archipel des Falklands, les Malouines de l'Argentine, qui n'a dépêché aucun représentant. Deux chefs d'Etat, onze premiers ministres et dix-sept chefs de la diplomatie en exercice seront présents, selon le décompte officiel. En revanche, aucun des anciens locataires de la Maison Blanche, ni le dernier président de l'URSS, Mikhaïl Gorbatchev, ni le réunificateur de l'Allemagne, Helmut Kohl, ne seront présents.

Vingt-trois ans après la révolution de palais conservatrice, qui a provoqué sa chute, Margaret Tatcher continue de déchainer des passions, y compris chez les jeunes britanniquesqui rejettent son modèle de société.

"LA SORCIÈRE EST MORTE" Le cercueil de la baronne de Kesteven, née Margaret Hilda Roberts, drapé dans l'Union Jack, entamera sa procession à 10 heures, heure de Paris, dans un corbillard, puis sur un affût de canon tiré par huit chevaux noirs. Il remontera les rues de la capitale au son des marches funèbres de Chopin, Beethoven et Mendelssohn, accompagné de soldats progressant à la cadence de soixante-dix pas à la minute. Le carillon de Big Ben sera réduit au silence, en signe de respect, mais dix-neuf coups de canon et une cloche unique, à Saint-Paul, rythmeront l'approche.

Pour parer à toute menace de terroristes ou de simples contestataires, Scotland Yard a mobilisé quatre mille policiers. C'est que vingt-trois ans après la révolution de palais conservatrice qui a provoqué sa chute, Mme Thatcher continue de déchaîner les passions. Y compris chez les jeunes qui rejettent son modèle de société. Dans le Yorkshire (Nord), les mineurs dont elle a brisé la grève d'un an ont prévu diverses festivités. A Belfast (Ouest), les murs se sont couverts de graffitis vengeurs. "Rouille en enfer", affiche l'un d'eux, en mémoire de dix grévistes de la faim de l'Armée républicaine irlandaise (IRA) morts dans le bloc H de la prison de Maze, en 1981.

A quelques heures des obsèques, les invitations à manifester se multipliaient sur les réseaux sociaux, avec pour cris de ralliement "la sorcière est morte" ou "bon débarras". Les moins virulents appelaient sur Facebook à "tourner le dos" au passage du cercueil.

L'ex-première ministre devait être incinérée lors d'une cérémonie privée en présence de Carol et de Mark, ses jumeaux.

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mardi 16 avril 2013

Jérôme Cahuzac accorde son premier entretien à RMC Info et BFM TV !

L'ancien ministre délégué au Budget a répondu à sa première interview depuis ses aveux. Il démissionne de son mandat et renonce à la vie politique.

C'est le scoop qui faisait rêver tout le monde : Jérôme Cahuzac accorde son premier entretien à RMC Info et BFM TV. Celui dont on décrivait la vie quotidienne comme celle d'un quasi-fugitif, changeant de lieu de résidence tous les deux jours, réapparaît en pleine lumière, interviewé par Jean-François Achilli, directeur des rédactions des deux médias. Voici l'essentiel des déclarations de Jérôme Cahuzac.

L'ancien ministre délégué au Budget Jérôme Cahuzac a annoncé qu'il démissionnait de l'Assemblée nationale, jugeant "infiniment peu probable" un retour en politique après avoir menti sur son compte bancaire non déclaré à l'étranger. "Aujourd'hui, en conscience, j'estime que la gravité de cette faute ne me permet pas de rester parlementaire et j'ai donc décidé de démissionner", a déclaré l'élu du Lot-et-Garonne, qui s'exprimait pour la première fois à la télévision depuis ses aveux, le 2 avril.

"Une page se tourne"

Interrogé sur un éventuel retour en politique, il a répondu : "Cela me paraît infiniment peu probable. [...] J'ai le sentiment assez puissant qu'une page se tourne." "La vie politique n'a de sens que lorsqu'on est élu. Ne l'étant plus, je n'ai de fait plus de vie politique", a-t-il ajouté. Dans un long exercice de contrition, l'ancien ministre a déclaré qu'il ignorait "de quelle façon aujourd'hui [il pouvait] tenter de compenser le mal qu'[il a] pu faire". Va-t-il renoncer à ses indemnités d'ancien ministre, comme le lui a demandé Jean-Marc Ayrault ? "C'est un problème juridique et j'ai laissé à mon avocat le soin de régler cette question", a répondu Jérôme Cahuzac.

"La déclaration d'Ayrault est très dure [le Premier ministre a qualifié Jérôme Cahuzac de ministre anti-fraude devenu ministre de la fraude, NDLR]. C'est une réalité que je dois affronter désormais." "Les réactions ont été très violentes. Il y a eu une sorte d'acharnement. Il n'y a pas de précédent aussi intense dans notre histoire politique contemporaine." "J'ai pris ma décision après avoir entendu ceux qui m'ont rappelé que j'avais été élu régulièrement et que la justice n'avait pas décidé que j'étais incapable d'exercer ce mandat. Et puis il y a ceux qui m'ont parlé de la faute morale. La gravité de cette faute ne me permet pas de rester parlementaire. Je démissionne. Je n'ai, de fait, plus de vie politique."

"Pardon à Hollande, Ayrault et Moscovici"

Jérôme Cahuzac a déclaré "ignorer" le "degré de connaissance" de François Hollande de l'affaire le concernant, tout en répétant qu'il lui avait "menti". "J'ignore quel était son degré de connaissance de cette affaire", a déclaré Jérôme Cahuzac, à propos de la détention non déclarée d'un compte bancaire à l'étranger qui lui a valu d'être mis en examen pour "blanchiment de fraude fiscale". BFM TV lui demandait si "le président de la République, le Premier ministre, d'autres ministres savaient" qu'il était en infraction avec la loi "lorsque Mediapart a révélé la vérité [...] au début du mois de décembre" 2012 sur l'existence de son compte bancaire en Suisse.

"Ce que je veux dire, c'est que, à lui comme au Premier ministre, comme à Pierre Moscovici [le ministre de l'Économie, NDLR], je n'ai pas dit la vérité. [...] À eux aussi, j'ai menti, je le regrette amèrement [...], je leur ai demandé pardon, c'est à eux de voir s'ils peuvent ou pas me l'accorder", a ajouté Jérôme Cahuzac, reprenant ce qu'il avait dit le jour de sa mise en examen. Il a précisé qu'il avait sollicité "par écrit" le pardon du président de la République, mais que celui-ci n'avait "pas répondu".

Concernant ce mensonge, qui a duré plusieurs mois, Jérôme Cahuzac affirme : "J'avais une part d'ombre qui est aujourd'hui en pleine lumière. J'ai fini par décider d'affronter la vérité pour faire face à cette part d'ombre. Après avoir cherché comment faire, je n'ai pas trouvé la solution. Toute solution ne pouvait passer que par la levée de l'anonymat. Je ne pouvais m'y résoudre. J'ai dû le faire. Les choses ne sont pas rationnelles, on est dans l'irrationnel quand on nie sa part d'ombre, on se ment à soi-même avant de mentir aux autres. Je me suis menti à moi-même pendant des années. J'aurais dû refuser le poste de ministre du Budget, j'aurais dû avoir cette lucidité. J'en paye aujourd'hui le prix fort. La lucidité me heurte de plein fouet aujourd'hui."

"J'ai commis une faute en acceptant ce poste"

Jérôme Cahuzac a reconnu mardi qu'il n'avait "pas eu la force d'âme" de refuser le poste que François Hollande lui proposait au gouvernement en mai 2012, malgré l'existence d'un compte en banque secret à l'étranger. "Ce jour-là, à cet instant-là, j'aurais dû avoir la force d'âme de refuser, j'ai commis une faute en acceptant ce poste", a déclaré Jérôme Cahuzac sur BFM TV. "Croyez bien que j'en paie le prix aujourd'hui", a-t-il ajouté. "Je n'ai pas eu la force d'âme, la lucidité de refuser", a répété l'ancien député socialiste.

Évoquant une "folle erreur" commise "il y a près de 20 ans", l'ouverture d'un compte en Suisse, il a reconnu avoir eu "une part d'ombre". "J'ai cru qu'en travaillant comme j'ai pu le faire [...], j'ai cru que ce travail ardent, sincère, me permettrait de repousser cette part d'ombre", a-t-il dit. Jérôme Cahuzac a démissionné du gouvernement le 19 mars lors de l'ouverture d'une information judiciaire le mettant en cause pour blanchiment de fraude fiscale. Il a publiquement avoué le 2 avril avoir ouvert un compte en Suisse.

Concernant Philippe Péninque (qui a ouvert le compte en Suisse, NDLR), "il n'était pas proche de Marine Le Pen il y a 20 ans. J'estime par ailleurs que l'engagement politique ne résume pas un homme."

Les "rumeurs"

"Je me consume littéralement de l'intérieur. J'espère rebâtir une vie, me reconstruire, et je renonce à tout recours, à toute procédure permettant d'éviter que les preuves ne soient mises à la disposition de la justice française. Une épreuve judiciaire m'attend", a déclaré l'ancien ministre.

L'ancien ministre du Budget a tout de même affirmé que son compte bancaire non déclaré à l'étranger n'avait "jamais servi à financer de campagne du Parti socialiste". Il a par ailleurs réfuté que ce compte, ouvert en Suisse puis transféré à Singapour, ait pu accueillir 15 millions d'euros, "une rumeur" selon lui, répétant qu'il n'y avait que 600 000 euros qui y étaient déposés. "600 000 euros, oui. Le reste, non", a-t-il affirmé.

"La justice française aura tous les documents concernant les activités illicites que j'ai pu avoir hors de nos frontières. J'ai déjà dit aux juges ce qu'était le montant de ce compte à l'étranger", a insisté Jérôme Cahuzac, qui a promis de ne faire aucun recours en Suisse de nature à ralentir le travail des juges d'instruction français. L'ex-ministre a ajouté avoir "vu et revu" les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire depuis qu'ils l'ont mis en examen le 2 avril pour blanchiment de fraude fiscale. Laboratoires pharmaceutiques

Ces fonds provenaient, selon Jérôme Cahuzac, de son "travail", d'"une activité légale auprès d'entreprises de santé et de laboratoires pharmaceutiques" exercée après son départ du ministère de la Santé en 1991 et jusqu'à son élection comme député à Villeneuve-sur-Lot en 1997. "Dans le cadre de mon travail, j'ai eu à oeuvrer avec des laboratoires pharmaceutiques, plus généralement avec des entreprises de santé. Et je l'ai fait après avoir quitté le ministère, c'est-à-dire après la démission du gouvernement de Michel Rocard et donc après la démission de Claude Évin", a insisté Jérôme Cahuzac.

Mais il a réfuté toute "confusion des genres" et tout "conflit d'intérêts", car, a-t-il affirmé, il avait fait son "travail le plus honnêtement possible" quand il était "au cabinet de Claude Évin". Après, "alors même que j'étais libre de tout engagement, j'ai décidé de mettre une technicité auprès d'entreprises de santé le plus légalement du monde", a-t-il expliqué. "Je suis élu en 97. À partir de 1997, je n'accepte plus aucune mission. Et à partir de 1998, la société de conseil que j'avais créée ne réalise plus un franc de chiffre d'affaires", a assuré le ministre déchu. Durant ses années ent tant que conseiller au ministère de la Santé, "il n'y avait pas de relations troubles [avec les laboratoires], il y avait des relations extrêmement difficiles, précisément parce qu'il n'y avait pas de relations troubles".

"Vos confrères ont puissamment contribué à dévaster ma vie"

L'ancien ministre délégué au Budget a jugé "contestables" les méthodes du site d'information Mediapart qui avait révélé l'existence de son compte bancaire en Suisse, tout en reconnaissant être le seul responsable de la situation dans laquelle il s'est mis. "Les méthodes me semblent contestables, car je pense que jamais la fin ne peut justifier les moyens et il est vrai que vos confrères ont puissamment contribué à dévaster ma vie", a expliqué le député du Lot-et-Garonne en réponse à une question sur son sentiment aujourd'hui vis-à-vis des journalistes de Mediapart.

"Mais, a-t-il ajouté, ce ne sont pas ces journalistes-là qui sont responsables de la situation que je vis, le responsable, c'est moi, et donc c'est à moi que j'en veux." Interrogé sur l'utilité, au-delà de sa personne, que la vérité ait été révélée par des journalistes, Jérôme Cahuzac a éludé : "À chacun d'apprécier l'utilité ou pas." "Ce que je veux redire, c'est que je persiste à penser que jamais la fin ne justifie les moyens et que le vrai responsable de cette situation, c'est moi, et personne d'autre", a-t-il insisté.

Démission de Cahuzac : les réactions politiques

Claude Bartolone, président PS de l'Assemblée nationale :

"Il respecte l'Assemblée nationale et il se respecte lui-même", a dit Claude Bartolone à la presse, salle des Quatre-Colonnes. "Il respecte l'Assemblée nationale parce que son retour aurait été impossible et il se respecte lui-même parce qu'il va aller devant la justice et qu'il va se reconstruire." "Je pense qu'il a pris la seule et la bonne décision" , a-t-il ajouté.

Gilbert Collard, député lepéniste :

"Quelque chose m'a intrigué dans ces aveux tristement mis en scène, c'est qu'il s'adresse à tous ceux qui ont une part d'ombre. Je ne crois pas que cet homme qui a pesé chacun de ses mots ait pu parler de la part d'ombre qu'il y a chez les autres en ayant ce regard très fixe, si ce regard comme ces mots n'allaient pas vers quelques-uns. Est-ce qu'un jour Monsieur Cahuzac lèverait cette part d'ombre qui pourrait exister chez d'autres ?" L'élu du Gard a aussi relevé "le lapsus qu'il a fait en disant ce qui m'étouffait, au lieu de ce que j'ai fait. C'est peut-être le seul moment où ses aveux ont été sincères". "J'ai du respect pour un homme qui avoue, mais il y a aussi une stratégie de l'aveu, car avouer, c'est déraciner la polémique, c'est couper court aux questions. Mais ce n'est pas parce qu'un homme passe des aveux que pour autant l'affaire en lui est terminée. L'avenir nous dira ce que ces aveux voulaient vraiment dire" , a pronostiqué cet avocat de profession.

Patrick Cassany, maire PS de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne)

"Jérôme Cahuzac vient d'annoncer qu'il se retirait de la vie politique, (...) au-delà des aspects juridiques, c'était la seule solution pour lui", pour "se reconstruire" et "se défendre", a estimé Patrick Cassany dans un communiqué. "Désormais, son combat se situe sur un autre plan. Il faut qu'il poursuive le chemin dans lequel il s'est engagé afin que toute la vérité soit dite" , a souligné Patrick Cassany.

Harlem Désir, premier secrétaire du Parti socialiste :

"Jérôme Cahuzac a pris la seule décision raisonnable, la seule décision acceptable pour les Français, en annonçant sa démission de l'Assemblée nationale, il assume sa faute individuelle", a déclaré le premier secrétaire à la presse à l'issue du bureau national du PS au siège du parti. L'ex-ministre du Budget "ne fait plus partie de la vie politique", selon lui. "L'affaire politique Cahuzac, elle est close", a-t-il ajouté. "Il y aura désignation" d'un candidat, "nous allons maintenant regarder cela avec les militants du PS dans la fédération du Lot-et-Garonne" , a-t-il ajouté.

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Bidonnage: Après sa fuite à Genève, le Vuvuzélateur fait embastiller une interview de France 24 "Lambert Mende sur TV Suisse" sur You Tube !

Fieffé menteur, tout est faux chez Lambert Mende Omalanga, notre Vuvuzélateur national. Lambert Mende dépasse de loin Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta", celui qui fut le Goebbels de Mobutu et a traversé tous les régimes, devenu Apparachik du Joséphisme, cela n 'a pas empêché ce même régime de le déguerpir ! En Suisse, les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais sont en colère. Dans sa fuite de la Suisse vers la France, tôt le matin le jeudi 11 avril dernier, dans une posture de l'incognito pour passer inaperçu, les Congolais de Suisse viennent de découvrir le pot de roses. En effet, l'équipe de Lambert Mende a bidonné la vidéo de l'interview de Lambert Mende sur France 24, chaîne française internationale en embastillant la vidéo sur You Tube "Lambert Mende sur TV Suisse".

Bidonnage de la vidéo sur You tube: RDCONGOINFOS : LAMBERT MENDE SUR TV SUISSE

L'affaire du bidonnage de la vidéo est tellement grave en Suisse, que les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais rechechent le propriétaire du compte RDCONGOINFOS sur You Tube. Est-il résident en Suisse ? En France ou en République démccratique du Congo ?

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Ferme de Kingakati: Joseph Kabila souffrirait-il de la maladie de comploïte chronique aiguë ?

La presse coupagiste mutingaïsée ne prend aucun recul, elle va dans le sens du complot imaginaire contre le pouvoir de "Raïs". Les thuriféraires du régime fantoche et décadent de Kinshasa sont dithyrambiques sur l'arrestation arbitraire de 13 pseudos comploteurs. Et Eugène Diomi Ndongala, président de la Démocratie Chrétienne (DC) serait déjà jeté à la prison de Makala en tant que fomentateur du mouvement insurrectionnel "Imperium". Les sbires de Joseph Kabila sont comme les musiciens de l'orchestre philarmonique du Titanic qui jouaient de la musique alors que le bateau coulait. C'est très rigolo ! Joseph Kabila est-il devenu de plus en plus paranoïaque ? Quel type de coup d'Etat se fait à coups de machette et avec des cocktails molotov? 13 personnes armées avec une machette, deux bouteilles d'essence allaient renverser un gouvernement de 100 mille soldats, soutenus par des chars, helicoptères, et, d'armes lourdes, sous la barbe de la Monusco. Ridicule ! Vive la Républiqu bananière !

Les 13 pseudos comploteurs contre Joseph Kabila et son régime fantoche.

Le porte-parole de la police a présenté le matériel que devrait utiliser ces personnes pour attaquer le cortège :

-une machette

-des bouteilles vides de bière et de boisson gazeuse

-trois bouteilles d’eau en plastique de 1,5 litre contenant chacune un peu d’essence

-quelques téléphones potables et des cartes Sim Orange

- des matelas

Faut-il continuer à faire confiance à la justice congolaise, à ceux qui dirigent la République démocratique du Congo par défi ? Tantôt c’est le préservatif pour Floribert Chebeya, un fil d’oreiller pour Armand Tungulu. Et voilà, on nous présente une tentative d’un coup d’état à l’aide d’une bouteille de bière.

« Complots » à répétition contre « Joseph Kabila »! Depuis février dernier, trois complots visant à tuer Joseph Kabila auraient été déjoués à Kinshasa et en Afrique du Sud. Mais pour les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais, ces « complots » seraient fabriqués de toute pièce par les autorités congolaises en mal de légitimité, afin de mieux justifier les atteintes aux libertés fondamentales des Congolais. Vrais complots ou fausses menaces ? Les complots contre Joseph Kabila se multiplient en République démocratique du Congo.

C’est en tout cas le message que souhaite faire passer Kinshasa depuis quelques mois en divulguant différents projets de complot contre Kabila. Pourtant, La dernière tentative « d’attentat » déjouée par la police congolaise jette le trouble sur la réalité de ces complots à répétition. Ces projets d’élimination de Joseph Kabila seraient « fabriqués » et « instrumentalisés » par Kinshasa dans le but d’anéantir la résistance contre la dictature totalitaire qui sévit en RDC et de « traquer les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais ».

Il faut dire que la dernière arrestation de « comploteurs », jeudi 11 avril, a de quoi étonner. Treize personnes suspectées de vouloir éliminer Joseph Kabila et son Premier ministre Matata Ponyo ont été arrêtées et présentées au ministre de l’Intérieur. Le groupe, qui se nommerait « Imperium » comptait, selon la police, attaquer le convoi présidentiel. Les preuves exposées par la police devant la presse sont assez minces : une machette, des bouteilles vides et de boissons gazeuses, quelques téléphones portables et « dans une cachette », un plan d’attaque du convoi et un autre… de la ville de Kinshasa.

La police révèle également que parmi les suspects se trouvait le journaliste Verdict Mituntwa, attaché de presse de l’opposant Diomi Ndongala. Selon les dires du journaliste, le groupe « Imperium » serait organisé et financé par l’ex-député, déjà incarcéré par la police, il y a quelques jours pour une affaire de mœurs.

Ce qui fait dire à ses proches, que cette histoire de complot ne servirait qu’à « masquer » son interpellation « douteuse » du 8 avril dernier. Les membres du parti de Ndongala dénoncent en effet un « acharnement judiciaire » et une arrestation « sans mandat » visant à éliminer un opposant politique proche d’Etienne Tshisekedi.

La théorie du complot avancée par les autorités congolaises ressemble donc, pour ces opposants au régime Kabila, à un règlement de compte politique. Pourtant deux autres complots anti-Kabila ont récemment été brandis par Kinshasa. Début février 2012, c’est en Afrique du Sud, qu’était arrêtés vingt Congolais pour « tentative de coup d’Etat ». Les « putschistes » ont été interpelés alors qu’ils maniaient des armes « sous couvert d’une formation de gardes spécialisés dans la lutte contre le braconnage », précisait la presse sud-africaine. Le Congolais à la tête du groupe n’est pas un inconnu : il se nomme Etienne Kabila est l’un des fils deM'zée Laurent-Désiré Kabila. Là encore, les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais soupçonnent Kinshasa d’avoir « monté » cette affaire avec la complicité de l’Afrique du Sud, dont le soutien au régime de Kabila est très appuyé. L’Afrique du Sud devrait en effet fournir le gros des troupes de la brigade d’intervention rapide dans l’Est de la RDC pour venir en aide à l’armée congolaise, en proie aux rebelles du M23.

Le 22 mars dernier, un nouveau complot déjoué est annoncé par les autorités congolaises. Deux personnes sont arrêtées dans la capitale et des armes sont saisies dans un hôtel. Le ministre de l’intérieur affirme que l’un des prévenus (un belge originaire du Congo) avait tenu plusieurs réunions en Europe afin de « renverser les institutions de la République en procédant à l’élimination physique du chef de l’Etat ».

Les deux suspects ont été déférés devant la justice pour « espionnage, complot contre la vie du chef de l’Etat, participation à un mouvement insurrectionnel et détention d’armes de guerre ». Autant de complots en aussi peu de temps posent un certain nombre de questions. Joseph Kabila est-il en danger ? Sont-elles crédibles ?

Et surtout : pourquoi médiatiser autant des opérations qui se règlent, le plus souvent, en tout discrétion, hors du champ des caméras et des micros ? Car ce qui trouble le plus, c’est la mise en scène orchestrée par Kinshasa, pour rendre public ces affaires. Dans un pays en proie aux guerres à répétition depuis plus de 20 ans et aux assassinats politiques en tout genre.

Le Congo grouille d’une centaine de groupes armés et les armes circulent très facilement. Mais depuis quelques mois, la multiplication des « complots » anti-Kabila rappelle à certains le « bon temps » du maréchal-dictateur Mobutu, toujours sous la menace d’un coup d’Etat. Le plus souvent, ces « complots » étaient pré-fabriqués par les services de renseignements. Avec deux objectifs : maintenir une pression sécuritaire maximale sur ses opposants politiques, mais surtout indiquer à ses proches qu’il serait « mal venu » de tenter un coup d’Etat de palais.

Car pour les spécialistes du dossier congolais, le plus grand risque pour Joseph Kabila, n’est pas que les rebelles du M23 « marchent » jusqu’à Kinshasa, ce qui paraît peu probable vu la distance et les circonstances internationales, mais c’est qu’un putsch renverse « de l’intérieur » le régime congolais.

A la question : vrais complots ou fausses menaces ? Nous serions donc tentés de répondre : faux complots… mais vrais menaces. Les personnes capables de renverser Kabila ne se nomment pas Diomi Ndongala, ni Etienne Kabila, mais sont certainement présentes dans l’entourage proche du président congolais…

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République Centrafricaine: Navi Pillay s'insurge contre les violations des droits humains !

La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Navi Pillay a fait part mardi de son inquiétude face à des informations persistantes faisant état de violations généralisées des droits de l’homme en République Centrafricaine et a appelé au rétablissement urgent de l’état de droit dans le pays.

Navi Pillay , Haut Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU. Photo Réveil FM, archives

« La situation sur le terrain est extrêmement préoccupante. Plus de 20 personnes auraient été tuées dans la seule ville de Bangui au cours du week-end, parmi lesquelles quatre personnes qui assistaient à la messe du dimanche lorsqu’un obus a frappé leur église », a déclaré Navi Pillay.

« Bien que des conditions sécuritaires défavorables continuent de rendre difficile la conduite d’enquêtes pour confirmer ces informations, nous savons que, depuis le début de l’offensive lancée par les forces de la coalition SELEKA en décembre dernier, de nombreuses violations graves ont été commises, notamment des assassinats ciblés, des arrestations et détentions arbitraires, des cas de tortures, des recrutements forcés d’enfants, des viols, des disparitions et des enlèvements à Bangui et dans d’autres régions du pays », a déclaré la Haut-Commissaire, tout en notant que la Croix-Rouge locale a fait état d’au moins 119 morts depuis la chute de l’ancien gouvernement le 24 mars.

« Nous avons aussi reçu des informations concernant 19 cas de violences sexuelles à l’encontre de femmes et de filles dans la ville de Berbérati, ainsi que trois cas à Bangui », a-t-elle déclaré. « Il est très probable que ce chiffre se situe très en-dessous du nombre réel de victimes de violences sexuelles. Etant donné l’état d’insécurité généralisée, l’absence d’une force de police et d’un système judiciaire fiables et en état de fonctionner, et la peur du harcèlement et de la stigmatisation, on estime que de nombreuses victimes ne sont pas en mesure de signaler ces abus ou sont trop effrayées pour le faire. »

« Divers groupes sont aussi accusés d’extorsion et de pillage de biens privés et publics, dont des hôpitaux et des centres de soins de santé », a déclaré Madame Pillay. « Nous recevons également de nombreuses allégations concernant des actes de vandalisme, des vols à main armée, y compris des vols de voitures. »

« Le pillage massif de bureaux et d’entrepôts des agences d’aide humanitaire et la perturbation d’une aide humanitaire pourtant vitale sont totalement inacceptables et ont un impact dévastateur sur la vie de centaines de milliers de civils », a déclaré la Haut-Commissaire. « Pour ne citer que l’une de ces conséquences mortelles, jusqu’aux trois-quarts des femmes qui accouchent actuellement n’auraient accès à aucune assistance, et ce dans un pays qui détient déjà l’un des taux de mortalité maternelle les plus élevés au monde – causant immanquablement des décès de mères et de bébés qui auraient pu être évités. »

Relevant qu’environ 37 000 personnes ont déjà fui la République centrafricaine pour échapper à la violence et que des dizaines de milliers d’autres sont déplacées à l’intérieur du pays, la Haut-Commissaire a déclaré que « l’on ne peut permettre que perdure la situation actuelle de désordre, qui frise l’anarchie. L’état de droit doit être rétabli et les auteurs des abus doivent rendre des comptes. Les personnes ayant commis des crimes graves, et tout spécialement leurs dirigeants, devraient garder à l’esprit que leur responsabilité pénale individuelle peut être engagée. »

« J’appelle toutes les parties impliquées dans la crise à garantir la mise en œuvre effective des Accords de paix de Libreville et de faire de sérieux efforts conjoints pour mettre un terme à l’insécurité et à la violence qui sévissent dans le pays. »

« J’exhorte également le Conseil national de transition nouvellement établi à agir rapidement pour rétablir l’autorité de l’Etat et à prendre toutes les mesures nécessaires pour s’assurer que les civils soient protégés et puissent exercer leur droits, sans crainte pour leur intégrité physique, leurs biens et leurs moyens de subsistance », a déclaré Navi Pillay.

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lundi 15 avril 2013

Etats-Unis: Deux explosions et des morts au marathon de Boston

Au moins deux personnes ont été tuées et 28 autres blessées lundi dans deux violentes explosions survenues près de la ligne d'arrivée du marathon de Boston en plein centre de la ville, a annoncé la police. Plus de 26'000 personnes participaient à la course, la plus ancienne des États-Unis

La déflagration a semé la panique parmi les participants et les spectateurs. Plus de 26'000 personnes participaient à la course, la plus ancienne des Etats-Unis, et les télévisions ont montré des images de panique, du sang sur les trottoirs de rues jonchées de débris, des véhicules de secours et des brancards...

«Deux bombes ont explosé près de la ligne d'arrivée (...) nous travaillons avec la police pour savoir ce qui s'est exactement produit», ont indiqué les organisateurs du marathon sur leur page Facebook.

Les deux explosions, dans un endroit très peuplé, se sont produites à quelques secondes d'intervalle, selon un scenario ressemblant fort à celui d'un attentat. Selon la chaîne de télévision NBC, plusieurs engins explosifs ont été retrouvés dans la ville.

Jambes «soufflées»

Le président Barack Obama, immédiatement informé, a ordonné que toutes les mesures nécessaires soient prises pour enquêter et faire face aux conséquences de ces explosions, a affirmé un responsable américain précisant qu'il était en contact avec les autorités sur place.

«C'est la panique», explique un Valaisan sur place, qui avait assisté auparavant à la course, et qui a vu un certain nombre de personnes pleurer. «Nous avons vu des gens dont les jambes ont été soufflées», a raconté Mark Hagopian, propriétaire de l'hôtel Mark, situé près de la ligne d'arrivée du marathon.

«L'un d'eux n'avait plus de jambes en dessous du genou, mais il était vivant», a-t-il ajouté, confirmant avoir entendu deux explosions. L'un de ces explosions «était énorme». «On en a senti le souffle sur notre figure».

Un autre homme a également raconté sur CNN qu'une des explosions était tellement forte qu'il avait cru que sa tête «allait éclater». Il y avait beaucoup de poussière, de la fumée, du verre», a-t-il dit, faisant également état de personnes «grièvement blessées».

Blessés traités sur place<> «On a entendu deux explosions, et ma cousine devait traverser Commonwealth avenue là où on a entendu l'explosion», a rapporté à l'AFP un témoin, Zara Bielkus, âgée de 30 ans. «On dit qu'il y a des membres humains, des morceaux de corps», a-t-elle ajouté.

Certains blessés ont été traités sur place, la tente médicale à l'arrivée du marathon transformée en salle de triage. D'autres ont été rapidement transportés dans les hôpitaux de la ville.

Le marathon de Boston le plus vieux du monde, organisé dans la capitale du Massachusetts depuis 1897. Il est habituellement couru le troisième lundi d'avril, et ce lundi était férié dans la ville.

Mesures de sécurité

La police de New York a annoncé lundi qu'elle renforçait ses mesures de sécurité, moins d'une heure après les deux explosions. «Nous renforçons la sécurité devant les hôtels et autres lieux connus dans la ville (...) en attendant d'en savoir plus sur ces explosions» a déclaré le porte-parole de la police Paul Browne dans un communiqué.

Une troisième explosion a été entendue à la bibliothèque John F. Kennedy dans la même ville, a annoncé la police. Le commissaire de police Ed Davis a dit ne pas avoir établi avec certitude un lien entre les deux événements.

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Opération transparence: Les ministres français dévoilent leur patrimoine

Fait inédit, les patrimoines des 37 ministres et du chef du gouvernement ont été dévoilés lundi, un gage de transparence voulu par l'exécutif mais vivement critiqué à droite mais aussi dans la majorité.

Le gouvernement Ayrault moins Jérôme Cahuzac. Photo d'archives.

Prévu à 17H00, c'est finalement une heure plus tard que les services de Matignon ont mis en ligne sur le site www.declarations-patrimoine.gouvernement.fr les 38 déclarations de patrimoine. Ces déclarations avaient été regroupées ces derniers jours et numérisées par le Service d'information du gouvernement (SIG).

La déclaration recense tous les biens mobiliers et immobiliers, les véhicules, comptes bancaires, emprunts, assurances vie, mais pas les oeuvres d'arts, ni les déclarations de revenus.

Les ministres, pour certains à reculons, ont dû se plier à cette exigence de François Hollande et Jean-Marc Ayrault qui tentent d'éteindre l'incendie Jérôme Cahuzac et de reprendre la main après une séquence désastreuse.

Le projet de loi qui sera examiné le 24 avril en Conseil des ministres devrait étendre cette obligation à l'ensemble des parlementaires, des membres des cabinets ministériels, présidents de collectivités territoriales et directeurs d'administration centrale.

Fabius en tête

Ces déclarations font apparaître sept ministres«millionnaires», Laurent Fabius, Michèle Delaunay, Jean-Marc Ayrault, Michel Sapin, Marisol Touraine, Victorin Lurel et Valérie Fourneyron. Parmi les ministres, Laurent Fabius (Affaires étrangères) et Michèle Delaunay (Personnes âgées) ont déclaré les patrimoines les plus élevés.

L'ex-Premier ministre déclare ainsi des biens immobiliers d'une valeur supérieure au total à 3 millions d'euros. Michèle Delaunay avait elle pris les devants en annonçant un patrimoine de 5,4 millions d'euros, à 80% des biens immobiliers.

Le Premier ministre possède lui deux maisons, une en Loire-Atlantique et une dans le Morbihan, ainsi qu'un garage à Nantes d'un coût de 20'000 euros. Propriétaire d'un combi Volkswagen acheté en 1988, évalué à 1000 euros, le chef du gouvernement a aussi contracté plusieurs crédits à la consommation.

Quant à Michel Sapin (Travail), il a déclaré plusieurs maisons et appartements à Paris, sur l'Ile d'Yeu ou encore à Argenton-sur-Creuse, son fief familial.

La garde des Sceaux, Christiane Taubira, dispose de plusieurs biens immobiliers en Guyane et de trois vélos. Son collègue de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a pour sa part deux maisons, ainsi qu'une moto BMW évaluée à 300 euros. Manuel Valls (Intérieur) ne dispose que de 108,71 euros sur son compte courant à la BNP.

Les ministres plus jeunes, comme Najat Vallaud-Belkacem (Droits des femmes), déclarent moins de biens. La porte-parole du gouvernement a ainsi un scooter Piaggio 50 cm3 et un contrat d'assurance-vie.

Hollande exclu

Contrairement à ses 38 ministres, François Hollande n'a pas eu à publier son patrimoine, celui-ci ayant déjà été déclaré il y a un an, à l'occasion de l'élection présidentielle.

Selon cette «déclaration de situation patrimoniale», publiée au Journal officiel du 11 mai 2012, le patrimoine du chef de l'Etat s'élève à 1,17 million d'euros, soit un montant inférieur au seuil de l'impôt sur la fortune, qui s'applique à partir de 1,3 million.

Les Français favorablent

Si elle froisse certains membres de la majorité, cette opération transparence est souhaitée par l'opinion: plus de six Français sur dix (63%) estiment nécessaire la publication du patrimoine des politiques, même si sept sur dix seraient indifférents s'ils apprenaient qu'un ministre ou un député est très riche, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.

Mais les ministres craignent un grand déballage et des palmarès établis dans la presse. Certains d'entre se sont également plaints mezza voce d'avoir été livrés à eux-mêmes par Matignon lors de la préparation de ces déclarations.

«Lorsqu'une mesure de transparence est prise, il y a toujours une hésitation légitime à avoir, car ce sont des éléments privés rendus publics», admet-on à Matignon. Mais, ajoute-t-on, «dans tout une série de pays, cette transparence existe et est entrée dans les moeurs».

Critiques

Faux! rétorque le président de l'UMP, Jean-François Copé, pour qui cette supposée transparence à l'étranger est une «idée reçue». Les rivaux UMP de Jean-François Copé, François Fillon et Laurent Wauquiez, ont cependant devancé la loi et dévoilé leur patrimoine. «Même si je ne suis pas enthousiaste à cette idée (...) il faudra bien y passer», a commenté dimanche François Fillon.

La publication du patrimoine des ministres «ne répond pas à la question posée», a de son côté fait valoir le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, jugeant inintéressant le nombre de ministres payant l'ISF «s'ils ne font rien pour lutter contre les inégalités».

Les critiques ont été vives aussi au sein de la majorité, la plus virulente étant venue du président PS de l'Assemblée, Claude Bartolone, qui dénonce une dérive «voyeuriste». Les parlementaires socialistes ne semblent pas non plus à l'aise avec cette «publication sauvage», reconnaît Bruno Le Roux, chef de file des députés PS.

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dimanche 14 avril 2013

Lyon, l'une des plus belles villes de France et d'Europe

Idéalement située dans la France et dans l’Europe, à la confluence de deux fleuves : le Rhône et la Saône, Lyon regorge de trésors architecturaux, culturels, gastronomiques, et bien d'autres. Lyon est la deuxième ville administrative française, troisième plus grande ville de France, ville centre de la 2e agglomération française. C'est le centre économique de la région Rhône-Alpes, et le chef-lieu du département du Rhône. Par son patrimoine historique remarquable rénové et conservé au fil du temps, Lyon est aujourd'hui l'une des plus belles villes d'Europe. Elle est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1998 et attire chaque année près de 5 500 000 de touristes (chiffres de l'ONT).

L'armoirie de la ville de Lyon

Lyon est construite sur et autour de 2 collines et 2 cours d'eau : à l'Ouest, la colline de Fourvière, dernier contrefort du Massif central au Nord, la colline de la Croix Rousse, prolongement du plateau de la Dombes. Les 2 collines sont séparées par la Saône, tandis que le Rhône longe la Croix-Rousse sur son flanc est. Les 2 cours d'eau bordent la presqu'île qui se dessine dans le prolongement de la colline de la Croix-Rousse et se rejoignent pour former le confluent. À l'est, la plaine était une zone marécageuse (Brotteaux), inondée par les crues du Rhône jusqu'à la construction de la digue du parc de la Tête d'or.

De Aix-en-Provence à Lyon. Photo Réveil FM

Forte de ses 2000 ans d'histoire, Lyon a l'avantage d'avoir conservé des traces de ses différentes phases de développement. Après avoir occupé la colline de Fourvière aux débuts de l'époque romaine, la ville va se replier de part et d'autre de la Saône, sur la rive droite et sur la Presqu'île. Elle conserve cet emplacement du Moyen-Age jusqu'au XVIIIe siècle, à l'abri derrière ses remparts qui courent d'une colline à l'autre. À partir du XVIIIe siècle, la ville part à la conquête de l'Est. La zone marécageuse de la rive gauche du Rhône (quartier des Brotteaux) est asséchée afin d'être lotie. Parallèlement, l'architecte Perrache lance les travaux de prolongement de la presqu'île vers le Sud, doublant ainsi sa superficie. Interrompus par la Révolution française, les travaux d'extension de la ville reprennent au début du XIXe siècle. En 1852, les communes périphériques de Vaise (rive droite de la Saône, au Nord de Lyon), la Croix-Rousse (au sommet de la colline du même nom) et la Guillotière (rive gauche du Rhône) sont rattachées à Lyon. Enfin, dans les années 1960 sont lancés les travaux de construction du quartier d'affaires de la Part-Dieu, qui devient le nouveau pôle attractif de la ville et dont le symbole est la tour du crayon (tour du Crédit Lyonnais, désormais LCL). Au même moment, l'association Renaissance du Vieux Lyon obtient que les quartiers St Jean, St Paul et St Georges soient classés secteur sauvegardé. Les années 1980 et 1990 sont une période de rénovation intense de l'habitat. Les immeubles du Vieux Lyon font l'objet d'une vaste campagne de réhabilitation, rapidement suivis par ceux des pentes de la Croix-Rousse. Aujourd'hui, ces deux quartiers, témoins de l'histoire de la ville, offrent au visiteur une ambiance à l'italienne.

Vue de nuit sur la basilique Notre-Dame de Fourvière. Phto Réveil FM

La basilique de Notre-Dame de Fourvière domine la ville de Lyon depuis le sommet de la colline de Fourvière, sur l'emplacement de l'ancien Forum de Trajan (Forum vetus, d'où le nom de Fourvière). Son architecture de style néo-byzantin ou romano-byzantin est l'œuvre de Pierre Bossan. Constituant un des repères les plus visibles de l'agglomération au même titre que la tour Part-Dieu, la Basilique Notre-Dame de Fourvière est un des symboles de la ville de Lyon. Elle donne à Lyon son statut de ville mariale.

Vue générale sur la façade et le clocher. Photo Réveil FM

Le chevet de la basilique, de nuit. Photo Réveil FM

En 1168, une chapelle fut construite à Fourvière par Olivier de Chavannes, chanoine de Saint-Jean, sur les ruines du forum romain. La petite chapelle, dédiée tout d'abord à saint Thomas puis à la Vierge, a connu des destructions et des reconstructions.

Les pèlerins venant de plus en plus nombreux à Fourvière, le projet d’agrandissement du sanctuaire prend corps. Pour acheter les terrains nécessaires, le cardinal de Bonald crée le 7 mars 1853 la Commission de Fourvière. Cependant, ce n’est qu’en 1866 que la Commission et les autorités ecclésiastiques s’accordent sur un projet non pas d’agrandissement, mais de construction, d’une nouvelle église. Les plans existent dans les cartons de Pierre Bossan, architecte diocésain qui succède à Duboys.

Cependant, le 19 juillet 1870, la guerre éclate entre la France et la Prusse. Les Lyonnais, inquiets, demandent à Monseigneur Ginoulhiac d’exprimer un vœu à Notre-Dame de Fourvière pour éviter l’occupation de la ville. Si ce vœu est exaucé, ils s’engagent à construire à Fourvière une église dédiée à la Vierge. L’archevêque formule solennellement ce vœu le 8 octobre 1870. Lyon est épargnée.

La première pierre est donc déposée le 7 décembre 1872 et la dernière, le 2 juin 1884. La construction est poursuivie par l'architecte Sainte-Marie Perrin, après la maladie de Bossan. Il fallut donc douze ans pour réaliser le gros œuvre de la basilique. Cependant, il faudra attendre 1964 pour que l'intérieur de la basilique soit achevé, avec ses mosaïques, ses sculptures et ses vitraux. En 1897, la nouvelle église est érigée en basilique par un bref du Pape Léon XIII.

L'antenne de la Fourvière la nuit. Photo Réveil FM

Le site accueille depuis 1982 les antennes de Radio Fourvière, devenue depuis RCF Lyon.

La basilique appartient au périmètre du Vieux Lyon inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1998.

Vue sur le centre de Lyon depuis Fourvière. Photo Réveil FM

Lyon by night. Photo Réveil FM

Le paysage urbain de Lyon conserve des traces de l'évolution de la ville. Ainsi, Lyon peut-être découpé en "5 parties": La colline de Fourvière, implantation romaine de Lyon avec les vestiges remarquables du théâtre, de l'odéon, des thermes, aqueducs,... En descendant vers la Saône on retrouve le quartier médiéval et renaissance du Vieux-Lyon. En franchissant la Saône on retrouve les quartiers de la période classique de la Presqu'île (sauf aux alentours de l'église Saint-Nizier et de la Rue Mercière qui sont de style renaissance) Au nord de cette presqu'île surgit les immeubles du 19ème siècle, ceux des canuts lyonnais, tisseurs de la soie lyonnaise. Enfin en franchissant le Rhône on retrouve les quartiers du début du 20ème siècle (Brotteaux, ancien faubourg de la Guillotière, Gerland, États-Unis,... et le centre moderne et des affaires de la Part-Dieu.)

Lyon sur une carte de France

Le Vieux Lyon est, après Venise, le plus vaste ensemble Renaissance d'Europe. L'implantation humaine de ce quartier date de l'époque romaine, mais sa physionomie actuelle, avec ses ruelles étroites, date du Moyen-Âge. Les bâtiments, quant à eux, ont été construits aux XVe, XVIe et XVIIe siècles, notamment par les riches marchands étrangers (italiens, flamands, allemands) installés à Lyon à la faveur de ses 4 foires annuelles. Les immeubles de Lyon à l'époque passaient pour être les plus élevés d'Europe. Entièrement restauré au cours des années 1980 et 1990, les quartiers St Jean, St Paul et St Georges offrent au visiteur des ruelles bordées d'immeubles colorés, animées par des boutiques d'artisans, abritant quelques uns des meilleurs bouchons de la ville. Ces ruelles sont surtout reliées par des traboules, spécialité architecturale de la cité. Ce quartier permet de faire d'agréables balades à pied, le tout dans une atmosphère d'antan et d'Italie...

La colline de Fourvière, qui surplombe le Vieux-Lyon et l'ensemble de la ville, est aujourd'hui un havre de paix. La "colline qui prie" accueille à son sommet la basilique de Fourvière et plusieurs congrégations religieuses. Plus au Sud, le quartier de St Just, construit autour de l'église du même nom, conserve lui aussi un caractère médiéval et villageois.

Basilique de Fourvière. Imposant lieu de culte et de pèlerinage, construit en 1872, cache un intérieur exubérant d'inspiration byzantine, derrière une façade assez sobre. La vaste esplanade qui se trouve sur son côté nord offre un panorama superbe sur la ville jusqu'au Mont-Blanc (par beau temps). C'est le point de départ idéal pour la visite de la ville. Possibilité de monter dans la tour pour une vue à 360°.

De l'esplanade, on peut redescendre vers le Vieux Lyon par les jardins du rosaire. La basilique est un des monuments les plus représentatifs de Lyon vu en France et à l'étranger.

Lyon by night 2. Photo Réveil FM

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Affaire des sondages: après Nicolas Sarkozy, François Fillon visé par une enquête préliminaire

Selon Le Parisien, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "favoritisme" et "détournements de fonds publics" à l'encontre du gouvernement de François Fillon. Retour sur quatre ans de polémique.

Après Nicolas Sarkozy, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur les sondages d'opinion commandés par le gouvernement Fillon.

L'affaire des sondages de l'Elysée, nouveau marronnier judicaire? Selon Le Parisien, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire en octobre dernier contre les dépenses en communication de l'ancien gouvernement de François Fillon. L'ancien Premier ministre est donc suspecté, comme Nicolas Sarkozy, d'avoir recouru abusivement à des instituts de sondages, sans respecter les règles de mise en concurrence. Retour sur cette saga judiciaire.

2009 : les premières irrégularités constatées

L'affaire démarre en 2009, lors de la publication du rapport annuel de la Cour des comptes sur le budget de l'Elysée. Les magistrats notent de nombreuses irrégularités dans la gestion des enquêtes d'opinion: sur les 35 sondages facturés par la présidence en 2008, au moins quinze ont été publiés quelques semaines plus tard dans la presse. En ligne de mire notamment, les enquêtes grand public "omnibus" d'Opinion Way, financées par l'Elysée pour un montant de 392 288 euros, puis cédées au Figaro et LCI pour être publiées.

La Cour dénonce également "les conditions dans lesquelles a été passée et exécutée une convention signée le 1er juin 2007" entre l'Elysée et "un cabinet d'études", pour un montant de "avoisinant 1,5 million d'euros". En clair: l'Etat n'a respecté l'obligation de faire un appel d'offres pour obtenir le meilleur tarif. Les magistrats ne nomment pas ce cabinet. La presse s'en charge: il s'agit de Publifact, dirigé par Patrick Buisson, proche conseiller de Nicolas Sarkozy.

Le rapport provoque un tollé à gauche. En 2010, le groupe socialiste à l'Assemblée réclame une commission d'enquête. Mais la proposition sera finalement sabordée par la majorité UMP, qui exclut les dépenses de l'Elysée du champ d'investigation de la future commission. Parallèlement, l'association Anticor, qui lutte contre la corruption, dépose une plainte contre X pour "favoritisme". Mais le parquet de Paris décide de la classer sans suite en novembre au motif que le chef de l'Etat est protégé par l'irresponsabilité pénale.

2011 : 9,4 millions dépensés dans les sondages pendant la présidence

Malgré ces échecs sur le plan judiciaire, l'affaire est loin d'être enterrée. En 2011, un nouveau rapport de la Cour des comptes, à l'initiative de la commission des finances de l'Assemblée, épingle la "boulimie de sondages de l'Elysée". Les magistrats soulignent que de nombreux "sondages relatifs à l'image personnelle des ministres ou à des sujets éloignés de l'action du gouvernement". "Pour chacune des personnalités suivantes diriez-vous qu'elle ferait un(e) bon(ne) candidat(e) à l'élection présidentielle?" interroge par exemple une étude de décembre 2008, énumérant des personnalités du PS. Ou encore: "Que pensez-vous du mariage possible [de Nicolas Sarkozy] avec Carla Bruni?". En 2011, un sondage interrogera les Français sur une prestation télévisuelle de Dominique Strauss-Kahn, alors favori de la primaire socialiste.

Au total, 9,4 millions d'euros sont dépensés dans les sondages entre 2007 et 2012. Sans que la procédure correcte d'appel d'offres n'ait été respectée. Les magistrats de la Cour notent que que les "conditions d'achat sont parfois contestables, voire irrégulières". Elle cite pour exemple, le contrat entre Matignon et la société Giacometti-Péron sans mise en concurrence ni publicité pour un montant de 694 959 euros entre mai 2008 et juillet 2011. Mais tous les ministères sont touchés. Malgré ces conclusions, elle ne transmet pas son rapport à la justice.

2012 : l'enquête centrée sur l'Elysée...

Mais Anticor ne baisse pas les bras. L'association dépose une nouvelle plainte pour "favoritisme", "violation du Code des marchés publics" et "détournements de fonds publics". Cette nouvelle plainte est beaucoup plus étayée que la première: elle s'appuie notamment sur des documents (factures, conventions, contrats) recueillis par le militant écologiste grenoblois Raymond Avrillier, qui a lui aussi porté plainte. Une enquête préliminaire sera ouverte contre la présidence le 12 octobre.

Le 19 décembre, la Cour de cassation autorise, Serge Tournaire, juge d'instruction au pôle financier de Paris, à enquêter sur le contrat dénoncé par le rapport de 2009 entre le cabinet de Nicolas Sarkozy et la société de conseil de Patrick Buisson. Un mois plus tard, l'enquête est élargie: il travaille désormais sur les contrats passés par l'Elysée durant toute la présidence de Nicolas Sarkozy avec neuf instituts de sondages.

... et sur le gouvernement Fillon

Le parquet de Paris ouvre parallèlement une enquête préliminaire sur les sondages de l'ancien gouvernement de François Fillon. Selon Le Parisien, qui a révélé l'affaire, l'ancien Premier ministres et plusieurs ministres sont suspectés d'avoir eux-aussi recouru abusivement à des instituts de sondages et de conseils en communication. A l'origine de l'enquête, une plainte déposée contre X en mars 2012 pour "favoritisme" et "détournement de fonds publics" par l'association de lutte anticorruption Anticor.

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RDC: Les propositions d'Antoine Roger Lokongo en 12 points !

Antoine Roger Lokongo

Cette ébauche de notre compatriote Antoine Roger Lokongo a attiré l'attention de l'équipe de rédaction de Réveil FM International. Nous sommes de plus en plus nombreux à nous battre pour que la République démocratique du Congo retrouve sa vraie place dans le concert des nations, devienne un pays démocratique sans s'attendre à une récompense quelconque. Il est de notre devoir patriotique de parler du Congo ! Les propositions en 12 points d'Antoine Roger Lokongo méritent d'être étoffées ! Lui qui va souvent en Asie ou qui y vit, il a oublé le déni qui pèse sur les Congolais de l'Etranger. Ont-ils droit de vote au Congo leur pays pays d'origine, oui ou non ? s'il est vrai qu'il faut que les acteurs politiques et mandataires publics déclarent leurs avoirs et patrimoines au début et à la fin de leur mandat, que dire de tous les usurpateurs, pillards, fraudeurs, tricheurs et autres bandits de grand chemin qui écument les institutions républicaines actuelles ? L'Etat congolais a-t-il le droit de saisir les biens mal acquis ou non ? Les imposteurs qui ont la nationalité congolaise sans aucun document, que doit faire l'Etat congolais ? La République démocratique du Congo n'a pas été agressée que l'Ouganda et le Rwanda, que dire du Burundi ? De l'Afrique du Sud qui a envahit Gemena avec avions et soldats sans que ni les Parlements congolais et Sud africains ne soient au courant. Dans la gestion du pays, comment encourager la décentralisation de proximité pour être plus prêt des préoccupations des populations congolaises, tout en sauvergadant l'unité nationale chère à tous les Congolais ? Les élections, parlons-en ! Faut-il se précipiter a avoir l'élection présidentionnelle frauduleuse ou plutôt privilégier les les élections, locales, mucicipales, sous régionales...jusqu'à l'élection présidentielle ? Pas un mot sur les médias au Congo doit-on continuer à accepter que chaque acteur politique: Président de la République, Sénateur, Député, Ministre... ait chacun une radio, une télévision et un journal qui lui appartient ? Dans quel pays a-ton vu cela ? La RTNC n'est pas un média public appartenant à tous les congolais mais plutôt un média étatique en occurence des Mammouths Joséphistes au pouvoir, il faut que cela change. Le plurialisme médiatique est frélaté en République démocratique du Congo. Comment la presse peut-elle jouer son rôle de chien de garde, si les journalistes sont encartés et que les médias appartiennent dans la majorité aux acteurs politiques ? Il ya quelque chose qui ne va pas ! Il faut un contrôle des institutions, il faut que les congolais s'expriment librement sur la marche et le devenir du Congo. Il faut à tout prix éviter la "Muntigasation des médias".Si la RDC veut devenir un pays démocratique, les préalables et valeurs démocratiques doivent être connues de tous et opposable à tous.

1. Réaliser l'unité sans fissures de tous les Congolais pour rejeter toute ingérence externe dans la politique interne de la RDC. En effet, une unité sans fissures de tous les Congolais s'avère nécessaire pour vite bouter dehors les agresseurs. Si l'occupation se prolonge jusqu'à 2016 (fin mandat), imaginez les conséquences (...)!

2. La publication de tous les contrats miniers, pétroliers, fonciers, forestiers signés avec les parténaires étrangers s'avère nécessaire pour que le peuple sache le taux des parts de l'Etat dans chacun de ces contrats. Le peuple doit aussi savoir à combien s'eleve la dette nationale depuis le dernier "effacement de la dette" au profit de la RDC par le FMI.

3. Renforcez notre diplomatie de combat! Par exemple, en Chine un pays ami et stratégique, la RDC n'a pas d'ambassadeur! Dans nos ambassades à travers le monde, tout simplement percevoir les frais des visas ne suffit pas!

4. Dressez un plan de reconstruction nationale qui s'étend sur toute l'etendue du territoire national basé sur l'innovation, la mécanisation de l'agriculture, l'électrification de tout le pays, des infrastructures et technologies modernes et ressources humaines modernisées! Doter le pays des infrastructures modernes, d'un Congo rural modernisé ayant accès aux soins de santé, à l'éducation (y compris l'aphabestisation des adultes), à l'eau potable, à l'électricité, téléphone, radio et télévision, les moyens de transport (trains, pistes d'aviation, bateaux et bus) reliant les grandes villes à l'arrière pays, d'une agriculture mecanisée... bref, d'une economie industrialisée pour transformer nos resources sur place, créer des emplois et changer les conditions de vie de nos populations au lieu de continuer d'exporter nos resources toujours à l'état brut au 21eme siècle? Nous devons cesser d'être un pays voué aux aides humanitaires et aux injonctions du FMI et de la Banque Mondiale toujours nous contentant des mièttes qu'ils nous accordent (pendant que l'élite au sommet de l'Etat s'enrichit illégalement). Le Congo a tout.

5. réfouler ceux des ces anciens réfugiés Rwandais devenus Congolais qui se sont rendus maintenant coupables de crimes contre l'humanité, crimes de guerres et crime de génocide (vol, viol, pillage, occupation forcée des terres) après la revocation pure et simple de leur nationalité congolaise. Ceux qui se comportent bien doivent rester et contribuer au développement de la RDC comme tous les autres Congolais.

En RDC nous devons suivre l'exemple de tous les pays occidentaux.Les gouvernements occidentaux même s'ils ont accordé une nationalité à un Africain ou autre étranger (naturalisation), s'il commet un crime, ils n'hésitent pas de le réfouler vers son pays d'origine. Nous voyons chaque jours les Africains naturalisés Français, Anglais, Américains être réfoulés vers leurs pays d'origine après avoir été trouvé coupable d'un crime quelconque.

En associant au pouvoir ceux qui continuent de violer, de massacrer et de piller à l'est de notre pays, ne donnez-vous pas libre cours aux naissances de nouvelles rébellionettes dans d'autres coins du pays dont les animateurs espereraient d'acceder au gouvernement par cette voie des armes?

6. Les Congolais doivent re-valoriser leur propre héritage culturel et ne plus se contenter des idéologies importées, y compris les systèmes réligieux étrangers. Le peuple Congolais doit sans cesse tirer des leçons à partir de l'histoire tragique du Congo. Ceci dit, toutes les terres par exemple, appartiennent au peuple Congolais souverain et la logique demanderait que si les Eglises veulent garder les terres qui leurs ont été octroyées gratuitement comme ses biens par Leopold II, elle doivent les louer de la part de l'Etat Congolais. Les églises doivent désormais payer les impôts. C'est ce qui se fait partout ailleurs à travers le monde entier. Au Congo tout le monde doit être égal devant la loi, qu'il soit "Mon Père, "Ma Soeur", un "Evêque" ou un "Cardinal" et les Congolais doivent désormais exercer leur droit de porter plainte contre les dirigeants de l'Eglise Catholique si ces derniers violent leurs droits fondamentaux.

7. Que tout Congolais qui detient une parcelle de pouvoir quelconque à n'importe quel niveau déclare ses biens avant et à la fin de son mandat.

En rétrocedant aux Mobutistes tous leurs biens mal acquis (immeubles, terres) et en les associant au pouvoir, n'encourageons-nous pas la spirale de la corruption et la naissance des nouveaux prédateurs (les proches du regime en place) qui peuvent se frotter les mains parce que rien n'est arrivé au prédateurs d'hier?

8. Fixez une date exacte du départ de la MONUSCO et de l'AFRICOM de la RDC car nous disons "NON" à "internationalisation de la RDC".

9. Vider le contientieux belgo-congolais s’évaluant à 200 milliards de Uds ; cela durant les 80 années d’exploitation coloniale du Congo par la Belgique.

10. Présenter les factures de guerre au Rwanda et à l'Ouganda.

11. Doter le pays d'une armée et d'une police révolutionnaires comme au Zimbabwe ou comme en Chine, capables de defendre l'intégrité territoriale de notre pays et dissuader tout aventurier d'y venir encore nous agresser.

12. Un tribunal spécial pour juger les crimes de guerre et contre l'humanité en RDC, composé de magistrats étrangers et congolais, pour juger les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité commis dans le pays depuis l'assassinat de Patrice Lumumba.

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Barack Obama a publié sa déclaration fiscale de 2012

Barack Obama à la Maison-Blanche à Washington.

Barack Obama a déclaré 600.000 dollars de revenus au fisc au titre de 2012 et été assujetti à un taux d'imposition de 18,4%, a annoncé vendredi soir la Maison-Blanche en rappelant que le président américain soutenait le principe d'un taux plancher de 30% pour les plus riches.

Les 608.611 dollars déclarés par Barack Obama et son épouse Michelle proviennent aux deux tiers du salaire présidentiel, fixé par la loi à un peu moins de 400.000 dollars par an, le reste provenant des droits d'auteur touchés par le dirigeant pour ses livres. Il s'agit d'une nette baisse par rapport à 2011, quand le couple présidentiel avait fait état de près de 800.000 dollars de revenus.

Les Obama, qui ont également acquitté près de 30.000 dollars d'impôts locaux dans l'Illinois, où ils possèdent toujours une maison, ont donné 150.000 dollars, soit le quart de leurs revenus, à des œuvres de charité l'année dernière, a précisé le porte-parole de l'exécutif américain, Jay Carney.

Les riches toujours pas inquiétés

Ce dernier a pointé le taux d'imposition fédéral des Obama, 18,4%, et souligné que le président, comme il l'a encore mis en avant mercredi dans sa proposition de budget fédéral pour l'exercice 2014, soutenait l'idée de faire payer un minimum de 30% d'impôts aux foyers déclarant des revenus supérieurs à 250.000 dollars par an.

Connue sous le nom de "règle Buffett", du nom du milliardaire américain Warren Buffett qui en est l'un des soutiens les plus connus, cette disposition a déjà été rejetée par le Congrès, partiellement aux mains des adversaires républicains du président.

"Si les propositions fiscales du président étaient appliquées, il paierait davantage d'impôts tout en faisant en sorte de réduire les impôts pour la classe moyenne et ceux qui essaient d'y accéder", a assuré Jay Carney.

Le vice-président Joe Biden et son épouse Jill, qui contrairement à Michelle Obama exerce une profession rémunérée (professeur d'université), ont quant à eux déclaré 385.072 dollars et acquitté 87.851 dollars d'impôts fédéraux, selon la Maison-Blanche.

Transparence en politique: forces et limites aux États-Unis, avant l'ouverture de la boîte de Pandore

Vendredi soir, Barack Obama a publié sa feuille d'impôts avec le détail de ses revenus. Le couple présidentiel a gagné 608.611 euros en 2012, donc. Pas de quoi faire les gros titres de la presse, habituée à obtenir ce genre de chiffres.

En France, au contraire, la publication lundi prochain de la déclaration de patrimoine des ministres fait l'effet d'une bombe. En attendant celle des parlementaires pourraient suivre dans la foulée, peut-être même avant la fin de l'été. Il faut dire que la pratique est toute nouvelle en France

Auteur d'un ouvrage remarqué sur les conflits d'intérêts, Martin Hirsch estime que ce projet constitue "le plan le plus important sur ce sujet des 25 dernières années". Mais il ne plaît pas à tout le monde: échaudés par la rapidité des annonces, les élus s'affrontent encore sur le bien-fondé de cette révolution. C'est le cas du président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, craignant un excès de "voyeurisme". Le chef de l'opposition Jean-François Copé s'est aussi opposé "à ce qui pourrait jeter en pâture les responsables politiques". Il constate néanmoins un fait incontestable: "C'est un changement de société".

Toutefois, il est encore difficile d'anticiper la portée de ce bouleversement de la vie politique. Pour essayer d'y voir plus clair, le modèle américain peut être un bon moyen d'envisager un retour d'expérience. Les Etats-Unis bénéficient d'un système bien huilé, chargé de dénicher les fautes des candidats aux postes à grandes responsabilités publiques. S'il était Américain, Jérôme Cahuzac n'aurait jamais pu obtenir le portefeuille du Budget, évitant par ailleurs au gouvernement une grave crise de confiance.

•Le "vetting process", détecteur de mensonges

Nous sommes en novembre 2008. Tom Daschle, l'un des proches conseillers de Barack Obama, accepte le poste de secrétaire à la Santé proposé par le président élu. Quelques semaines avant sa nomination officielle, la révélation publique d'une fraude fiscale à 128.000 dollars l'oblige à renoncer à sa fonction. "I screwed up", avait dit Obama à l'époque ("J’ai merdé"), en constatant l'efficacité de l'enquête. Pendant ce temps, Timothy Geithner, futur secrétaire au Trésor, se pressait de payer ses taxes en retard.

Ce processus préalable à chaque nomination gouvernementale s'appelle le "vetting process". Du verbe "to vet", comme "passer au crible". C'est une épreuve que doivent accepter tous les ministres ou proches collaborateurs du président américain. Les procureurs, les juges des cours suprêmes de chaque État y ont droit, tout comme ceux de la Cour suprême fédérale. C'est l'occasion d'un immense travail d'enquête, s'étalant sur des mois. Fin 2008, ceux qui souhaitaient rejoindre la Maison-Blanche de Barack Obama devaient ainsi remplir un questionnaire... de 60 pages, examiné à la loupe par des juristes.

L'objectif: empêcher la moindre surprise qui pourrait fragiliser le président, voire l'entraîner dans la chute d'un collaborateur. L'origine du précédé remonte au scandale du Watergate, qui avait aboutit à la démission de Richard Nixon en 1974 après une affaire d'espionnage politique.

•Ménage à trois : le camp du candidat, les adversaires et la presse

L'enquête est menée par le propre camp du candidat, qui s'occupe notamment des soupçons politiques et fiscaux. "Les parties psychologiques et des mœurs sont plutôt l'apanage des adversaires et de la presse", signale par ailleurs Nicole Bacharan, politologue et spécialiste des Etats-Unis. Une dernière étape a lieu devant la commission du Sénat, chargée de valider officiellement la nomination. Ce qui fait dire à Fabienne Sintes, correspondante de France-Info aux Etats-Unis: "Si vous voulez une haute fonction, vous ne vous appartenez plus".

Dans le cas de Jérôme Cahuzac, "les revenus de sa clinique auraient été passés au crible, le contenu de ses déclarations d’impôt aurait été épluché sur les dix dernières années, son divorce douloureux et ses partenaires de boxe auraient allumé plus d’un gyrophare; et probablement tracé une flèche jusqu’à la Suisse", explique Fabienne Sintes. Pour Paul Light, professeur de sciences politiques à l'université de New York, "si vous pensez que vous ne serez pas attrapé, vous êtes un abruti".

Mais il faut être psychologiquement préparé à ce scanner public, que certains n'ont pas assumé de passer. C'est notamment le cas de Colin Powell, un temps pressenti comme candidat républicain à la présidence. Il y a renoncé, tout comme il a décliné la proposition du candidat Bob Dole d'être son colistier pour la présidentielle de 1996. "Des conflits d'intérêt auraient pu être relevés avec sa famille", rappelle Nicolas Bacharan. Soupçons peu évidents, car ça ne l'a pas empêché de prendre la tête de la diplomatie américaine entre 2001 et 2005.

•La rapport à l'argent, point crucial de la transparence

"C'est ce qui rend incontrôlable l'adaptation de ce type de système en France", se questionne Nicole Bacharan, qui dispose de la double nationalité. En effet, le "vetting process" fait partie intégrante de la lutte politique, sans qu'il y ait un jugement moral à l'arrivée. "La société française est beaucoup plus cupide", compare-t-elle.

Les premières déclarations de patrimoine des ministres français ont été cristallisées par ce type de réactions. Agora Vox a notamment relevé le cas du patron du PS, Harlem Désir, affirmant détenir seulement 20.000 euros sur des livrets d'épargne. "Si l’on ne doute pas de la bonne foi de Harlem Désir, il faut en conclure qu’il gère bien mal son argent", en déduit le média participatif. Une situation rarement constatée aux Etats-Unis.

Le cas de Mitt Romney est bien représentatif. Bien que très riche, ce n'est pas sa fortune qui a suscité des réactions pendant la dernière campagne présidentielle. "Gagner de l'argent est un gage de compétences aux Etats-Unis", note l'auteur de Faut-il avoir peur de l'Amérique? (Seuil, 2005). Le républicain s'était plutôt fait remarquer en refusant de communiquer son taux d'imposition, de l'ordre de 15%. Une fois ce dernier lâché sur la place publique, le débat s'était ensuite dirigé sur l'intérêt d'augmenter les impôts des plus riches. "Aux Etats-Unis, on se contente de l'application stricte de la loi", conclut Nicole Bacharan.

•Le "tous pourris" encore présent aux Etats-Unisp> Malgré les vertus de ce passage à la moulinette publique, la pratique de transparence ne résout pas tous les problèmes de confiance envers les élus. Le taux de confiance du Congrès n'est situé qu'aux environs de 20%. Les parlementaires américains doivent pourtant publier une déclaration de patrimoine chaque année, en faisant apparaître le montant de leurs investissements et de leurs revenus. Selon le Sénat, le montant des "cadeaux" reçus dans le cadre des fonctions parlementaires doit être communiqué s'il dépasse 250 dollars.

Et pourtant, le "tous pourris" est aussi le lot de la politique américaine. "C'est davantage lié à la nature du financement des campagnes électorales, fortement influencées par le lobbying", témoigne Nicole Bacharan. "Au final, le développement de la transparence en France ne résoudra pas les mêmes choses et ne suscitera pas les mêmes problèmes", pointe-t-elle.

A quelques encablures de cette révolution démocratique, la France doit donc surveiller "ce rapport cupide qu'elle entretient avec l'argent". Et la presse devra aussi assumer sa part de responsabilité dans l'utilisation des informations, ce que pointe la politologue: "Parfois limite dans la présomption d'innocence, son recul sera important dans l'élaboration du mécanisme".

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samedi 13 avril 2013

Réforme de l'église: Le pape François nomme un conseil de 8 cardinaux dont Laurent Monsengwo Pansiya de la République démocratique du Congo

Les huit cardinaux devront «le conseiller dans le gouvernement de l'Eglise» et étudier un projet de réforme de la Constitution sur la Curie, a annoncé le Vatican.

Le pape François se lance dans la réforme de l’Église.

Le pape François a constitué samedi un groupe de huit cardinaux de tous les continents pour «le conseiller dans le gouvernement de l’Église». Il s'agit également d'étudier un projet de réforme de la Constitution sur la Curie, a annoncé le Vatican.

Dans cette annonce spectaculaire qui figure dans un bref communiqué de la secrétairerie d'Etat, le pape se lance dans la réforme de l’Église, alors que jusqu'à présent il était resté discret sur ces sujets. Il s'était contenté de prêcher pour une Église plus miséricordieuse, pauvre et missionnaire.

Les cardinaux nommés sont notamment deux Européens, le président italien du gouvernorat de l'Etat du Vatican, Giuseppe Bertello, et l'archevêque de Munich, Reinhard Marx; deux Latino-Américains, l'archevêque émérite de Santiago du Chili, Francisco Javier Errazuriz Ossa, et Oscar Andres Rodriguez Maradiaga, archevêque hondurien (Tegucigalpa).

Le cardinal américain, archevêque de Boston Sean O'Malley, l'archevêque de Bombay (Inde), le cardinal Oswald Gracias, l'archevêque de Kinshasa, l'archevêque Laurent Monsengwo Pasinya, et l'archevêque de Sydney, George Pell figurent également au rang des élus.

Anciens papables

Plusieurs de ces cardinaux, notamment O'Malley, Maradiaga et Monsengwo, avaient été cités parmi les «papabili» avant le conclave qui a élu le successeur du pape émérite Benoît XVI. Ces cardinaux vont devoir travailler à la révision de la Constitution apostolique «Pastor Bonus» sur la Curie Romaine.

La première réunion de ce groupe est fixée du 1er au 3 octobre, précise le communiqué. Il ajoute cependant que le souverain pontife est déjà en contact avec les huit cardinaux.

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"L’affaire Cahuzac offre un gilet pare-balles à Montebourg"

Après les critiques d'Arnaud Montebourg sur la politique d’austérité du gouvernement, Jean-Marc Ayrault aurait demandé sa tête à François Hollande. Montebourg viré du gouvernement, un scénario plausible?

Arnaud Montebourg, ministre du Redressement

"Je n’ai pas aimé". Jean-Marc Ayrault s’est fait cinglant, vendredi matin sur RTL, alors qu’on l’interrogeait sur l'entretien accordé mardi dernier par Arnaud Montebourg au Monde. Le ministre du Redressement productif avait alors vertement critiqué la politique d'austérité européenne, réclamant un nouveau cap. Cet énième sortie conte la politique économique de gouvernement a agacé Jean-Marc Ayrault, au point qu'il aurait demandé sa tête à François Hollande, selon Le Parisien. Mais l'exécutif peut-il vraiment se passer d'Arnaud Montebourg? De simples recadrages suffiront-ils? Eléments de réponse.

Montebourg, l'anti-Cahuzac

Limoger Arnaud Montebourg du gouvernement, en ce moment, en pleine affaire Cahuzac, "semble tout bonnement impossible", assure d’emblée le politologue et docteur en droit public Laurent Dubois. "L’exécutif essaie aujourd’hui d’allumer un contre-feu au scandale Cahuzac avec la loi sur la moralisation de la vie politique. Un tel départ donnerait donc l’impression que le bateau tangue. Et inévitablement cela déboucherait sur une crise politique plus grave encore", explique-t-il à BFMTV.com.

Puis, reste une question d’image. Après un scandale sur la finance, les exilés fiscaux et les banques, "Arnaud Montebourg, chantre de l’antimondialisation, fait figure d’anti-Cahuzac. Un symbole difficile à remercier en ce moment", ajoute Laurent Dubois. "L’affaire Cahuzac a donc offert à Arnaud Montebourg un gilet pare-balles", résume ainsi Laurent Dubois.

Le virer - option déjà difficilement envisageable en temps normal - est devenu impossible avec l’affaire Cahuzac. Mercredi dernier, lors de sa conférence de presse, François Hollande a d’ailleurs tenté de minimiser les critiques du ministre du Redressement productif. Le chef de l’Etat s’est contenté d’assurer qu’il n’y avait pas de débat sur l’austérité. Un recadrage somme toute très limité.

L'immunité du troisième homme de la primaire

Mais après? Une fois l’affaire dissipée, le ministre pourra-t-il prendre autant de libertés? "Certes, Arnaud Montebourg ne s’est pas rendu indispensable - à ce jour son bilan reste faible - mais se séparer de lui serait politiquement très compliqué. Montebourg est, à lui seul, une caution", insiste le politologue.

Durant la primaire socialiste, Arnaud Montebourg a gagné son brevet de chantre de la démondialisation, une politique également défendue par les (nombreux) électeurs du Front de gauche et d’Europe Ecologie-Les Verts. Puis il a obtenu un ministère, celui du Redressement productif, taillé sur mesure. Son combat pour la nationalisation de Florange lui a enfin apporté ses galons. "Le remercier reviendrait donc à envoyer le message suivant à l’opinion: le gouvernement renonce à toute alternative à la politique d’austérité", soutient encore Laurent Dubois. Arnaud Montbourg n’est donc pas un ministre que l’on peut remplacer par un autre. C’est là toute son immunité.

Et Arnaud Montebourg sait en jouer. A l'époque de l'éventuelle nationalisation de l'usine Arcelor-Mittal à Florange, il était entré dans le bureau de François Hollande, en s’exclamant: "ce n’est pas le ministre de je-ne-sais-quoi qui te parle, mais le troisième homme de la primaire!"

"De plus, viré du gouvernement, Montebourg ne manquerait pas de retrouver Jean-Luc Mélenchon ou Eva Joly, pour leur défilé du 5 mai pour une VIe République. Et là, ce serait extrêmement compliqué pour l’exécutif", analyse Laurent Dubois.

Des libertés qui affaiblissent Hollande

Arnaud Montebourg n’est pas pour autant un intouchable au gouvernement. Ces différentes sorties de route sur Florange, l’aéroport de Nantes ou encore la politique économique du gouvernement, "affaiblissent à chaque fois le président de la République", estime Laurent Dubois.

D'autant que François Hollande apparaît comme un homme peu amène à faire respecter la discipline dans son gouvernement, un meneur qui manque d’autorité. Il est celui qui laisse dire.

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Affaire fuite de Lambert Mende: Cynique politicaileur, le Vuvuzélateur voulait disculper le criminel Bosco Ntaganda et son Kinyarwanda devant les journalistes accrédités à l'ONU !

Au briefing de vendredi matin, la responsable de la commnication de l'ONU dans la salle de presse III a confirmé devant les journalistes présents ce qu'elle avait écrit à Réveil FM Inernational par e-mail: "Nous ne savons toujours pas les raisons de l'annulation de la conférence de presse sur la RDC, la mission diplomatique du Congo ne nous a pas donné les raisons de cette annulatin brusque ! ". Nos fins limiers ont découvert ceci: lorsque la Mission diplomatique auprès de l'ONU à téléphoné à 9h30 purannule la conférnce de presse du Vuvuzéateur Lambert Mende Omalanga qui avait pour mission commandée et objectif de disculper le criminel rwandais Bosco Ntaganda qui séjourne à la Cour Pénale Internationale (CPI) et d'affirmer que le Kinyarwanda était une langue nationale de la République démocratique du Congo, devant les journalists accrédités à l'ONU, avec un écho et effet boomerang au Conseil des droits de l'homme qui a toujours réclamé l'arrestation du criminel Bosco Ntaganda, Lambert Mende Omalanga, le Goebbels de Joseph Kabila, en fuite à Genève, était déjà dans le TGV direction Paris-Gare de Lyon, avant de s'eclipser pour Bruxelles toujours en catimini et réjoindre Kinshasa. Fuite de Mende Omalanga à Genève, qu'est-ce qui s'est passé réellement ?

ONU-Genève, vendredi 12 avril, Freddy Mulongo dans la salle de presse III. Photo Réveil FM

Des journalistes à l'ONU-Genève lors du briefing. Photo Réveil FM

Plus de 160 coup de fil contre Lambert Mende à l'hôtel Mövenpick de Genève airport !

L'affiche du Vuvuzélateur qui a circulé sur le Net.

Hôtel Mövenpick à Genève-airport

Pour une première c'en est une ! L'hôtel Mövenpick de Genève Airport n'avait jamais cet assaut de son central téléphonique. Des coups de fil pleuvaient à l'hôtel, malgré plusieurs relais, les standaristes n'en pouvaient plus. En effet plus de 160 coups de fil contre Lambert Mende Omalanga ont été enrégistrés entre 22h et minuit, le mercredi 11 avril dernier. Et des Congolais sont descendus à l'hôtel pour expliquer au directeur de l'établissement la situation qui prévaut en République démocratique du Congo et qu'en logeant même un nuit, Lambert Mende Omalanga, un négationiste des crimes contre l'humanité commis au Congo, l'hôtel Mövenpick se faisait complice. La police suise est arrivée, après négociation avec des congolais: le message a été entendu ! L'hôtel Mövenpick a demandé à Lambert Mende de quitter l'établissement tôt le matin, car il ne pouvait pas mettre en danger la vie d'autres clients... Et qu' il serait bon qu'il ne revienne à l'hôtel ni lui ni aucune autorité congolaise connue. C'est comme ça que le Vuvuzélateur Mende s'est engouffré dans le premier TGV en direction de Paris.Oubliant de décommander sa conférence de presse tant voulue.

Lambert Mende Omalanga Vuvuzélateur patenté

Menteur pathologique, le cynique Lambert Mende Omalanga Vuvuzélateur patenté avait cru qu'il passerait incognito dans la petite Suisse, c'est râté ! Bientôt les déguisements ( perruques, lunettes, cannes...) ne suffiront plus aux Apparatchiks Joséphistes pour passer inaperçu en Occident. Les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais sont partout ! Gouverner par défi sans aucune légitimité devient plus qu'unncasse tête pour les imposteurs, usurpateurs qui ont pris le Congo en otage.

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Zurich: "Vérité des urnes" scandée à-tue-tête par des Congolais, Ivoiriens, Cabindais, Palestniens, Afghans...

A Zurich, les irreductibles de la "Vérité des urnes" ont encore marché. C'était le samedi 6 avril dernier. La grande force de l'équipe de Jean-Claude Kalala, Bienvenu Silulundi, Achille Ibula...elle arrive à drainer les autres peuples opprimés du monde pour marcher avec les Congolais pour le Congo. L'Association Congolaise de Zurich (ACOZ) sait se mobiliser ! Cela sous la caméra de Chick Munduki de Kongotelema. La délégation de Genève avec des casiques contre l'imposture au Congo: ustin Tshisua bantu, Felix Mbayi Junior...étaient présent. Sans oublier, une délégation de a France voisine ! Avant d'en arriver à la gande marche de la "Vérité des urnes", "Kabila dégage !", le Zurich associatif est mobilisé. Et la Radio associative et Communautaire "Lora" 97.5 Mhz n'est pas du reste. Elle accompagne, parle du Congo sur ses antennes et fait parler des Congolais de Zurich sur la situation qui prévaut au Congo-Kinshasa.

Samedi, 6 avril Jean-Claude Kalala et Bienvenu Silulundi de l'ACOZ lors de la marche "Vérité des urnes"

Une autre force des Congolais de Zurich est qu'ils ont un Parlement où ils discutent du Congo. Dans ce Parlement, les usurpateurs, les pseudo-congolais n' y entrent pas. Les Josephistes, Pprdiens et Pprdistes ne s'y hasardent pas. Le Parlement congolais est acquis aux Résistants-Patriotes-Combattants Congolais pour une démocratie participative, représentative, locale et populaire en République démocratique du Congo !

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vendredi 12 avril 2013

Affaire Cahuzac: Jean-Marc Ayrault soutient Pierre Moscovici


Jean-Marc Ayrault : "Nous sommes vent de face" par rtl-fr

Jean-Marc Ayrault a assuré ce matin que Pierre Moscovici "n'avait pas d'information" sur le compte suisse de Jérôme Cahuzac

Invité de RTL, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a apporté ce matin un soutien appuyé à son ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, accusé par certains à droite d’avoir tenté de protéger Jérôme Cahuzac. « Il n’avait pas d’information », assure le Premier ministre à propos de l’élu du Doubs, contrairement à ce que révélait hier l’hebdomadaire Valeurs Actuelles.

Deux jours après François Hollande, qui avait jugé « injustes » les attaques dont Pierre Moscovici est la cible, Jean-Marc Ayrault a apporté son soutien au ministre de l’Economie, soupçonné d’avoir disposé d’informations dès le mois de décembre au sujet de son collègue du gouvernement. Jean Marc Ayrault a « demandé à Pierre Moscovici au mois de décembre quelles étaient les informations dont il disposait », et ce dernier « a dit exactement ce qu’il a dit à l’Assemblée nationale, aux journalistes, aux présidents des commissions des Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat: il n’avait pas d’information », a ajouté le Premier ministre.

Interrogé sur l’envoi d’une mission en Suisse pour enquêter sur un éventuel compte, comme le sous-entendait hier l’hebdomadaire Valeurs actuelles, il a répondu: « à ma connaissance, non ». Le Premier ministre a aussi redit qu’il y aurait une commission d’enquête parlementaire, réclamée par l’opposition, sur l’affaire Cahuzac et que les ministres concernés répondraient aux questions des parlementaires.

Il s’est une nouvelle fois montré sévère à l’égard de M. Cahuzac, dont un éventuel retour à l’Assemblée serait, selon lui, « d’une indécence terrible ». Il a aussi réaffirmé avoir demandé à M. Cahuzac de renoncer « par décence » aux six mois de traitement auxquels ont droit les anciens ministres après leur départ au gouvernement.

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Hasard: Le voisin de Hollande gagne 8 millions au Loto

Un joueur vient d'empocher huit millions d'euros au Loto après avoir validé son bulletin gagnant tout près du domicile de François Hollande à Paris XV. Le parieur a validé son bulletin dans le quinzième arrondissement de la capitale, à quelques dizaines de mètres du domicile de François Hollande.

Le parieur a validé son bulletin dans le quinzième arrondissement de la capitale, à quelques dizaines de mètres du domicile de François Hollande.

Ce Parisien a validé son bulletin gagnant dans un point de vente de la Française des Jeux (FDJ), situé rue Cauchy, à quelques dizaines de mètres du domicile du président de la République et de sa compagne Valérie Trierweiler.

Il a été le seul joueur à trouver les six bons numéros (une chance sur 19'068'840) nécessaires pour décrocher la cagnotte de huit millions du tirage du Loto de la Saint-Valentin du 16 février.

La façade du tabac-presse le Comptoir du Parc porte une grande affiche jaune du Loto «Ici un gagnant à 8'000'000 euros, samedi 16 février 2013». Derrière son comptoir, Thierry, 47 ans, qui a ouvert il y a quatre ans dans ce quartier résidentiel, a dit qu'il avait été prévenu par téléphone mercredi soir par la Française des Jeux (FDJ).

Célibataire

Il a assuré «ne pas connaître évidemment le gagnant». Celui-ci est un «Parisien célibataire très actif qui veut rester anonyme et gâter sa famille», a précisé la FDJ. «Il ne s'est manifesté qu'un mois après le tirage parce qu'il ne s'est rendu compte qu'assez tardivement qu'il avait gagné», a ajouté l'opérateur de jeux.

Les gagnants du Loto ou d'Euro Millions disposent de soixante jours pour se faire connaître à partir du jour du tirage. Comme pour tous les gains aux jeux d'argent et de hasard en France, cette somme de huit millions d'euros est nette d'impôt. Une fois la somme intégrée dans son patrimoine, le gagnant sera redevable de l'ISF pour sa prochaine déclaration de revenus.

Plus de 200'000 contribuables sont assujettis à l'ISF. Ce coquet gain - le plus important au Loto à Paris - ne constitue pas le plus gros gain dans la capitale. Deux pactoles ont été empochés à Paris par des gagnants d'Euro Millions : 71 millions d'euros, le 11 mai 2007, dans le même arrondissement du XVe et 61 millions d'euros, le 3 février 2006, près de la gare du Nord.

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Bourde diplomatique: Poutine sur liste noire, la Finlande s'excuse

Vladimir Poutine, le Président russe

Vladimir Poutine a réagi avec ironie à une erreur de la police finlandaise, qui l'a inscrit sur une liste noire de personnes soupçonnées de liens avec des activités criminelles, a indiqué au Kommersant FM le porte-parole de la présidence, Dmitri Peskov. "Cela ne nécessite aucun commentaire. A ce que nous savons, la partie finlandaise a elle-même constaté cette erreur. Une vérification appropriée est en cours, si bien qu'aucune démarche supplémentaire ne s'impose. Les Finlandais ont déjà présenté leurs excuses", a indiqué le porte-parole de Vladimir Poutine. La présence du nom du président russe sur une liste noire de la police finlandaise a été révélée par la chaîne MTV3. Les forces de l'ordre finlandaises n'ont pas tardé à confirmer ses informations, précisant qu'il s'agissait d'une erreur ayant déjà été réparée. Suite à cette inscription erronée, la Finlande a présenté mercredi soir ses excuses officielles au chef de l'Etat russe.

"La police judiciaire a commis une erreur en inscrivant le nom du président de la Russie Poutine dans le registre des suspects. Cette inscription a été faite sans raison légale et la police judiciaire déplore que le registre ait été mal utilisé", a indiqué la police dans un communiqué. Selon le communiqué, le nom du président russe aurait été entré dans le fichier il y a environ deux semaines et effacé mercredi, lorsque l'affaire a été révélée dans les médias. C'est une "erreur grave", a reconnu le directeur de la police Mikko Paatero à la télévision publique YLE.

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jeudi 11 avril 2013

Souvenirs: En "Off" avec Jean-Marc Ayrault à Santiago de Chili !

Pour le journaliste, c’est l’assurance d’une information confidentielle. Le off, c’est la face cachée du journalisme politique. Imaginons une interview. Un journaliste interroge un homme politique, dans les règles de l’art. Les questions s’enchaînent, les réponses se déroulent, fin de l’entretien. On coupe les micros, on range les calepins, on évite de tweeter. C’est le moment que va choisir le politicien pour faire des confidences. Anonymes, ou destinées à être rendues publiques plus tard certes, mais des confidences. Les petites phrases, le journaliste en raffole. Le responsable politique le sait. Le premier a le prestige d’obtenir des informations inédites ; le second s’assure une protection tacite. Une sorte de relation « gagnant gagnant » décrite à merveille par Daniel Carton dans un ouvrage qui a fait grand bruit à sa sortie en 2003, Bien entendu c’est off. Nous sommes le 26 janvier 2013, à Santiago de Chili, à 48h de la grande manifestation "contre le mariage pour tous", Jean-Marc Ayrault affiche une sérénité qui décoiffe: "En France, le droit de manifester est inscrit dans la Constitution. Il faut respecter ses règles ! Mais je crois aussi en la démocratie parlementaire, le texte sera soumis aux députés. Nous sommes majoritaire à l'Assemblée nationale, il sera voté". Sur le Mali nous titillons Jean-Marc Ayrault sur le fait que les djihadistes n'ont pas que les kalachnikovs, ils ont des missiles sol air, des lance-roquettes, un vrai arsenal militaire...Là aussi réponse rassurante:"L'armée française ne va pas s'enliser au Mali, les armées doivent prendre le relais. La France aide le Mali à recouvrer sa souveraineté territoriale".

Santiago, hôtel Sheraton, arrivée du Premier ministre Jean-Marc Ayrault pour un petit déjeuner en off avec les journalistes. Photo Matignon

Freddy Mulongo et ses collègues journalistes écoutant les explications de Jean-Mac Ayrault sur la guerre au Mali. Photo Matignon

Mais si le off est sans doute aussi ancien que le journalisme politique lui-même, il subit depuis quelques années une mutation profonde. On la doit aux nouvelles technologies. Téléphones portables, appareils photos couplés d’une caméra, à chaque instant, n’importe qui est capable d’enregistrer une conversation. Couplé à l’Internet, l’effet est démesuré : une conversation captée à l’insu d’un politicien peut être connue de tous de façon immédiate. Alors faut-il y voir la fin off ? Pour Benoît Thieulin, qui fut responsable de la campagne Internet de Ségolène Royal, la réponse est oui. Il avait mis la candidate en garde : « Faites attention aux propos que vous tenez, même si vous pensez le dire dans un cadre privé. » Le blogueur Loïc Le Meur pense que le phénomène annonce l’arrivée d’une nouvelle transparence des politiques. L’homme est plein d’espoir, il estime que, potentiellement « traqués » en permanence, les hommes politiques ne pourront plus se livrer à un double discours. « Partout, il y aura des amateurs capables de prendre une petite vidéo qui les couvrira de ridicule si leur train de vie personnel est sans rapport avec leurs idées. » Difficile pour autant d’imaginer la fin du off. Il a toujours existé, il existera toujours. Alors évidemment, Internet change la donne. Le politicien a moins droit à l’erreur. Mais ces relations privilégiées entre hauts responsables politiques et journalistes ne s’éteindront pas pour autant. Elles sont la pierre angulaire du journalisme politique. Le off nécessite une confiance mutuelle.

Photo de famille avant l'ouverture du sommet Celac-UE à Santiago du Chili, le 26 janvier 2013

Freddy Mulongo et Vivien Wankana à l'ambassade de France à Santiago. Photo Réveil FM

Ayrault "pas atteint par les critiques"

Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a déclaré qu'il avait "un moral d'acier" et qu'il n'était "pas du tout" atteint par les critiques, y compris celles venant de son propre camp. Interrogé sur les critiques à son encontre formulées notamment par certains de ses ministres, Ayrault a estimé que c'était "des critiques qui sont souvent un peu en off".

"Je dirais que chacun (au gouvernement, ndlr) doit être conscient que ce que les Français attendent de lui, ce n'est pas un commentaire sur soi-même, c'est de s'engager à fond au service du pays, c'est ça que je demande à chacune et à chacun". "Quand on est membre du gouvernement, on doit plus que tout autre donner l'exemple", a-t-il ajouté.

Il a affirmé avoir "un moral d'acier" et s'est déclaré "pas du tout" atteint par ces critiques. "Moi je ne suis pas influencé par les commentaires sur les commentaires", a-t-il souligné. "Vous savez, les états d'âmes des uns, les états d'âmes des autres, les commentaires sur soi même, ça n'a pas d'intérêt", a-t-il insisté.

"Je crois que chacun, et c'est mon cas, doit se consacrer à une tâche, c'est la mission que les Français attendent de nous, c'est de l'interêt général du pays, donc il ne faut pas étaler ses états d'âme, ça n'a aucun intérêt", a encore souligné le chef du gouvernement.

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Henri Guaino ciblé par une enquête préliminaire après ses propos sur le juge Gentil

Mise en examen de Nicolas Sarkozy, la suite. Le parquet de Paris a donc ouvert une enquête préliminaire ce jeudi après la plainte de l'USM contre Henri Guaino pour "outrage à magistrat". Après la mise en examen de Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'affaire Bettencourt, le député UMP avait notamment dit que la décision du juge Gentil "salissait la France".

Le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire après les propos de Henri Guaino sur le juge Gentil

Les réactions de nombreux élus de droite avaient été virulentes à l'encontre de Jean-Michel Gentil, l'un des trois juges responsables de la mise en examen de Nicolas Sarkozy fin mars dans le cadre de l'affaire Bettencourt. Mais c'est la déclaration d'Henri Guaino qui avait provoqué le plus de malaise dans les rangs des magistrats.

"Je conteste la façon dont il (le juge) fait son travail, je la trouve indigne. Je le dis. Je trouve qu'il a déshonoré un homme, il a déshonoré les institutions et il a aussi déshonoré la Justice" (Henri Guaino sur Europe 1)

Des propos qui valent à l'ex-conseiller spécial de l'ex-président de la République de faire l'objet d'une enquête préliminaire du parquet de Paris depuis ce jeudi matin. Elle est menée par la Brigade de répression de la délinquance sur la personne. La décision intervient quelques heures seulement après le dépôt d'une plainte par l'Union synidcate des magistrats.

"Outrage à magistrat" ou "liberté d'expression" ?

L'USM dénonce dans un communiqué un "outrage à magistrat et discrédit jeté sur une décision de justice". Deux délits passibles de un an de prison et 15.000 euros d'amende pour le premier et six mois de prison et 7.500 euros pour le second.

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10 Questions à Jean Kalama-Ilunga

L'avantage avec Jean Kalama-Ilunga est qu'il ne fuit jamais des questions que Réveil FM International lui pose, en plus il répond toujours de manière intelligible et en profondeur. Avec cette interview, de manière professoral, il parle de l'armée, de la milice Tutsi rwandais M23, de l'armée congolaise, du mercenariat de Jacob Zuma à Gemena, des politicailleurs de l'opposition congolaise...A nos longues questions nous avons eu droit aux réponses longues et explicatives.

Jean Kalama Ilunga du Front Civil de Résistance Populaire

1. Réveil FM International: A chacune de vos interviews, vous ne manques jamais d’appeler le peuple congolais à rejoindre la Résistance pour la libération des institutions de la RDC prises en otage et pour mettre un terme au système dictatorial et totalitaire de l’imposteur-usurpateur Joseph Kabila, quel regard portez-vous sur l’opposition dite politique et pourquoi les résistants-patriotes-combattants ne s’y reconnaissent pas?

Jean Kalama-Ilunga: « Savoir, comprendre et agir pour nous défendre ensemble », c’est la pierre angulaire de l’appel que je ne manque pas d’adresser aux congolais chaque fois qu’on m’offre l’occasion de m’exprimer! C’est l’appel à la Résistance qui concerne chaque citoyen de la République Démocratique du Congo! J’appelle les congolais à savoir et à ne jamais oublier parce que on ne peut jamais résister efficacement ni élaborer des actions stratégiques voire tactiques pour un changement maîtrisé, si on navigue dans l’ignorance ! Grâce au fruit du savoir et de la connaissance sur ce que nous subissons en RDC, pour nous défendre, nous avons mis en place le Front Civil de Résistance Populaire FCRP comme outil stratégique et tactique de combat pour libérer les institutions du peuple congolais prises en otage et mettre un terme définitif à l’occupation furtive de notre pays!

Cet objectif qui est considéré par certains comme une utopie aujourd’hui encore, ne peut se réaliser qu’après avoir chassé du pouvoir l’usurpateur Hyppolite Joseph ’’Kabila’’, coupable de haute trahison, de forfaiture, d’usurpation de titre de président de la république, exerçant par défi le pouvoir du peuple congolais, illégitimement et illégalement! Le capturer vivant, de préférence, est notre souhait!

Je tiens à préciser, par ailleurs, que le Front Civil de Résistance Populaire n’est pas un parti politique!

C’est l’organisation du peuple congolais, structuré à la base pour la défense de ses intérêts, de sa souveraineté, de son unité, de ses libertés fondamentales!

Pour cela, les Comités Locaux de Résistance Populaire du Front Civil, fers de lance de notre lutte se créent et s’implantent posément, silencieusement et avec maîtrise, sur l’étendue du territoire national et à l’étranger! Notre but est d’arriver à installer d’abord l’état d’esprit de la résistance à toutes les couches de la Nation congolaise pour libérer notre Patrie la République Démocratique du Congo! La machine de la résistance populaire est en marche et se consolide chaque jour en RDC: Du Nord et Sud Kivu au Bas Congo, à Kinshasa, aux 2 Kasaï, à l’Equateur, au Katanga, à la Province Orientale, au Maniema , au Bandundu….

Ainsi donc, les Résistants-Patriotes-Combattants qui en sont membres, sont mobilisés, strictement, pour le Congo et non derrière un individu ni pour les intérêts de pouvoir de qui que ce soit! Pour éviter la confusion, l’instrumentalisation et l’infiltration, seule l’appartenance à un Comité Local de Résistance Populaire est la condition pour être Résistant-Patriote-Combattant:

- Résistant parce qu’il ou elle rejette toutes les aliénations sur le peuple congolais et la République Démocratique du Congo, entretenues par le pouvoir usurpateur, illégal et illégitime,

- Patriote parce qu’il ou elle aime profondément sa Patrie la République Démocratique du Congo et prêt ou prête à accepter tous les sacrifices,

- Combattant parce qu’il ou elle est au front de la résistance pour le Congo libre, souverain, uni, indivisible !

En revanche, tout celui ou celle qui se dit combattant ou combattante n’est pas Résistant-Patriote-Combattant s’il n’est pas identifié dans un Comité Local de Résistance Populaire du lieu de résidence qui dispose d’un code national d’identification octroyé par le Centre Opérationnel du Front Civil!

La banalisation du qualificatif ’’combattant’’ fait qu’il y a mélange de genres et habille ceux qui s’en prévalent d’une connotation péjorative qui embrouille l’esprit et la nature de la lutte de la résistance et favorise l’infiltration de l’ennemi!

A Kinshasa, par exemple, les kuluna sont appelés aussi ’’combattants’’ de l’imposteur Hyppolite Joseph Kabila et du grand collabo Kimbuta! Chaque parti dispose de ses combattants au service de leur leader ! Les politiciens en mal d’envergure nationale se sont dotées de milices tribales constituées des combattants tribaux…etc! Bref, tout ’’combattant’’ n’est pas Résistant-Patriote-Combattant!

De ’’ l’opposition dite politique’’ dont certains membres se targuent d’être ’’extraparlementaires’’, elle n’a de sens qu’au travers le fait de reconnaissance du pouvoir auquel ils prétendent s’opposer en lui faisant allégeance! Ceux qui s’en prévalent, dits ’’opposants’’, sont complices de ce système au sein duquel ils s’emploient à donner aux opinions l’illusion d’une ’’démocratie’’ factice en hologramme pour masquer la réalité dictatoriale et totalitaire du pouvoir en RDC! Pour la plupart opportunistes, en quête désespérée d’existence politicienne en jouant en face et au côté de ce pouvoir usurpateur, illégal et illégitime de l’imposteur Hyppolite Joseph Kabila! Les congolais ne doivent rien attendre de ces prétendus ’’opposants’’ ni de tous ces partis qui satellitent autour de l’usurpateur en soutien à son système!

N’en déplaisent à ces miliciens du statu quo, membres des partis politiques dont l’inertie constitue la nourriture roborative qui détourne le peuple congolais de la lutte contre l’occupation de notre pays ! Qu’on le veuille ou non, en RDC, la résistance est, aujourd’hui, le seul espoir pour réaliser le changement voulu par le peuple, pour le peuple! Pour ceux qui n’ont pas encore saisi la nuance, si les Résistants-Patriotes-Combattants congolais ne se reconnaissent pas du tout comme ’’opposants’’ de qui que ce soit, c’est, effectivement, parce que la Résistance populaire n’est pas l’opposition, en d’autres termes la Résistance ne s’inscrit pas dans ce système politique pervers en RDC! A raison, la Résistance populaire avait rejeté la mascarade qui avait tenu lieu d’élections présidentielle et législative du 28 novembre 2011 bien avant sa tenue ainsi que les faux résultats qui en étaient issus, pour fraudes massives, tricherie, tripatouillage des textes constitutionnels…!

Forcément, cela avait conduit la Résistance Populaire à considérer et à prendre en compte la vacance de pouvoir politique en République Démocratique du Congo!

En conséquence, Hyppolite Joseph ’’Kabila’’ n’a pas de légitimité et ni de légalité pour exercer les prérogatives de l’institution du peuple congolais «présidence de la république» qu’il a prise en otage!

Au-delà de ces faits, l’humanisme patriotique comme idéologie de la Résistance en RDC place le congolais et la congolaise au cœur de la lutte pour la construction du nouvel avenir que nous désirons!

Sans relâche, nous continuons à appeler les congolais et congolaises qui veulent se battre pour le Congo, d’entrer en contact avec le Centre Opérationnel du Front Civil de Résistance Populaire par cette e-mail : frontcivilrp@gmail.com

2. Réveil FM International: En quoi l'accord-cadre d'Addis Abeba de 11+4 est une chimère? Qu’en est-il des pourparlers de Kampala? Et quelle est la position du Front Civil de Résistance Populaire concernant la réintégration du M23, dans les Forces armées de la RDC, idée soutenue par Azarias Ruberwa?

Jean Kalama-Ilunga: Avant de répondre à cette question, je demande à certains hommes et femmes qui, de bonne foi et certainement avec de bonnes intentions, qui ont participé à ce ballet de dupes sur la RDC à Addis Abeba, de ne surtout pas me tenir rigueur si la pertinence mon propos sur la question leur paraît impertinente!

L’accord dit cadre pour la ’’pacification de la RDC’’ est, effectivement, une chimère à l’usage des nigauds! Je rappelle que plus de 8 millions de congolais étaient massacrés injustement et sont privés, délibérément, de justice! De toutes les façons et au regard des conclusions sorties d’Addis Abeba, nous retenons que personne ne s’en offusque!

Les vrais responsables continuent à jouir de l’impunité et à recevoir, en prime, les privilèges leur permettant de masquer leurs délits criminels en tant que commanditaires! Nous observons, par ailleurs, que ce sont, seuls, les petits couteaux qui trinquent et, en plus, ils sont sacrifiés et présentés aux opinions comme des monstres sanguinaires pour couvrir les vrais responsables! Pour la Résistance congolaise, au travers le Front Civil de Résistance Populaire, il ne peut y avoir de paix véritable ni durable sans justice juste!

Sans le procès de Nuremberg, qui avait condamné les responsables criminels Nazi, il n’y aurait pas eu de paix durable entre, d’une part, l’Allemagne et, d’autres parts, la France, la Grande Bretagne voire la Russie ex URSS!

Et quelle seraient la réaction des juifs si les criminels nazis: Goering, Goebbels, Ribbentrop, Hess, et d’autres, au lieu d’être arrêtés et traduits devant la justice pour les crimes de guerre et génocide étaient installés autour d’une table pour signer un accord soit disant cadre pour la pacification de l’Europe avec les membres du gouvernement collaborationniste de Vichy!

A la lumière de cet exemple Nazi inacceptable, à quoi a rimé cette réunion d’Addis Abeba, si ce n’est une messe noire contre la souveraineté du peuple congolais ? Je me suis interrogé pour savoir de qui a-t-on voulu se moquer lorsque, pour parler de la pacification de la RDC, les pyromanes responsables avérés des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et génocide en RDC à savoir le rwandais Paul Kagame et l’ougandais Yoweri Museveni se sont retrouvés autour de la table comme animateurs et signataires de cette feuille de route rocambolesque imposée à la RDC?

Et là où le bât blesse, c’est le fait de la participation de leur complice, l’usurpateur Hyppolite Joseph Kabila dont le rôle ne s’est réduit qu’à apposer sa signature pour la soumission de la RDC à cet enfumage tenant lieu d’accord dit cadre alors qu’en réalité, comme je l’ai précisé, précédemment, il n’en a ni le droit ni la légitimité à savoir : Hyppolite Joseph Kabila, qui dirige par défi, contre le gré du peuple congolais, n’est pas président de la république!

Nous savons tous que les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité sont imprescriptibles! Tant que ces individus, responsables de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et génocide en RCD ne seront pas inquiétés pénalement par les instances judiciaires en amont pour espérer l’installation d’une paix crédible et durable en aval, tout accord dit de paix en RDC sera potentiellement chimérique d’autant plus que personne ne le respectera!! Le Front civil de Résistance Populaire rejette totalement cet accord dit cadre !

Kampala a démontré aux congolais jusqu’à quel niveau de bassesse, ce gouvernement fantoche d’Hyppolite Joseph Kabila est capable de tirer et de mener en bourrique la RDC, non seulement, en se pliant aux exigences fumeuses de la milice terroriste rwandaise dit M23, aussi, en acceptant comme médiateur, les criminels ougandais et d’en discuter sur le terrain ennemi qu’est l’Ouganda où le rapport de forces est défavorable pour la RDC!

Quant à la réintégration de cette milice terroriste Rwandaise dit M 23 dans les Forces armées de la RDC FARDC , proposée par Azarias Ruberwa, c’est non seulement inacceptable, mais c’est une équation impossible parce que les congolais n’accepteront plus de se laisser berner!

C’est naturel que l’infiltré rwandais Azarias Ruberwa appuie cette proposition scabreuse! Pour ne jamais oublier les plus de 8 millions de congolais massacrés et privés de justice juste, je rappelle que le rwandais Azarias Ruberwa jouit de l’impunité dont bénéficient en RDC les criminels de guerre et qu’il continue à toucher indûment les émoluments comme prime de guerre pour la déstabilisation de la RDC!

Pour le Kongo, moi Jean Kalama-Ilunga, je suis un homme très en colère!

3. Réveil FM International: Quel regard portes-tu sur le fait de l’exfiltration du criminel Bosco Ntangada pour l’ambassade des USA à Kigali après s’être replié au Rwanda, pour être ensuite livré à la Cour pénale internationale où il est présentement et, en attendant le 23 septembre 2013, il a pris connaissance des charges portées contre lui ce mardi 26 mars 2013?

Jean Kalama Ilunga : Avant de parler du criminel rwandais Bosco Ntangada, qui vient de terminer sa cavale à la CPI au Pays Bas, je signale que c’est une nécessité absolue de dévoiler à l’attention des opinions la manipulation sur la fausse nationalité congolaise dont ont abusé et abusent les rwandais en vue d’installer la confusion et l’amalgame sur les identités culturelles congolaises! L’histoire nous renseigne qu’en 1998, Mzée Laurent-Désiré Kabila avait proposé un débat national dont parmi les 3 thèmes, le débat national sur la nationalité ! Il eut une levée de bouclier des rwandais pour en empêcher l’organisation. Alors que tout était mis en place pour la tenue de ce forum, les rwandais et leurs complices avaient joué pour imposer en lieu et place du débat national, le dialogue dit inter-congolais que j’avais d’ailleurs combattu à l’époque !

A la fin du dialogue dit inter-congolais, il s’était opéré une infiltration massive de ces rwandais tutsi dans toutes les institutions de la RDC! Pour justifier leur présence dans les institutions publiques de la RDC, par la manipulation sémantique, on nous avait imposé, avec la complicité de certains médias, des absurdités comme ’’tutsi congolais’’ ou ’’hutu congolais’’ voire ’’congolais d’expression kinyarwanda’’, pour soutenir mon propos, j’ai deux observations:

1ère observation : La désignation «Tutsi ou hutu», est une dualité, sous forme de castes typiquement et strictement rwandaise et burundaise !

Pour justifier la présence en RDC de ceux rwandais (tutsi et hutu), par exemple, qui y ont immigré pour une raison ou une autre, les manipulateurs ont tenté de leur fabriquer une identité culturelle congolaise factice (tribu, ethnie) à savoir ’’tutsi congolais’’, une absurdité pour désigner ces gens venus du Rwanda ou du Burundi et vivant en RDC illégalement! Certains médias se sont révélés complices de cette volonté délibérée des manipulateurs d’installer et de faire passer pour vraie cette absurdité :’’tutsi congolais’’ voire ’’hutu congolais’’

2ème observation : Pris en flagrant délit de mensonge ’’tutsi congolais’’ ou ’’hutu congolais’’ et de distorsion de la réalité pour tromper les opinions, ces médias à la solde des manipulateurs, ont sorti une autre bourde ridicule à savoir ’’congolais d’expression kinyarwanda’’!

En effet, Le kinyarwanda est et reste une langue strictement rwandaise et elle est parlée par tous les rwandais tutsi comme hutu au Rwanda et n’a aucune base nulle part à ailleurs! Tous ceux en RDC qui n’ont pas d’autre dialecte tribale que le kinyarwanda, sont des immigrés ou réfugiés rwandais tant que, individuellement, ils n’ont pas sollicité la citoyenneté congolaise de la RDC!

Pour information: La Nation congolaise étant la somme d’identités culturelles à savoir tribus, ethnies, établies dans l’espace géographique dénommé République Démocratique du Congo, pour être congolais ou congolaise d’origine, il faut justifier de son appartenance à une des identités culturelles (tribu ou ethnie) qui forme la Nation congolaise par l’ascendance paternelle ou maternelle!

Le kinyarwanda n’est pas compté comme dialecte correspondant à une identité culturelle congolaise disposant d’un espace territorial propre inclus dans l’espace géographique dénommé République Démocratique du Congo! A moins qu’il y ait l’annexion de l’espace géographique de l’identité culturelle Benyarwanda c-à-d le Rwanda annexé à la RDC pour que le kinyarwanda dialecte commune des castes hutu et tutsi devienne une tribu ou ethnie congolaise!

En attendant, il va de soi que tout congolais ou toute congolaise, pour se prévaloir de la nationalité congolaise, doit avoir une tribu ou ethnie dont la dénomination correspond au dialecte! Par exemple: un mulobo a comme dialecte, le kilobo, un muntandu, le kintandu, un lokele, kilokele, un mongo kimongo, un kaonde, kikaonde, un murega kirega, un nande kinande, un muboa, kiboa, un mutabua, kitabua, un musakata, kisakata, …etc

A la lumière de cet éclairage, les congolais doivent savoir, désormais, que les tutsi, hutus ne sont pas congolais et que ceux qui occupent les fonctions stratégiques dans les institutions publiques de la RDC: armée, police et autres sont des infiltrés rwandais!

Le Front Civil de Résistance Populaire a donné un ultimatum à ces infiltrés rwandais en vue de leur cessation immédiate d’activité dans les institutions publiques de la défense et de la sécurité de la RDC et cet ultimatum a déjà atteint son terme! De gré ou de force et par tous les moyens, ils y seront contraints! Que celui ou celle qui a des oreilles pour entendre, entende!

Tous ces infiltrés rwandais exerçant dans l’armée ou la police en RDC agissent en RDC sous les ordres du criminel rwandais James Kabarebe, ministre de la défense du Rwanda qui pilote le système de la défense de la RDC à sa guise pour le fragiliser et à qui ils rendent, exclusivement, compte!

Comme tous les autres infiltrés criminels rwandais en RDC, contrairement aux déclarations obscurantistes du traître Lambert Mende sur sa nationalité, Bosco Ntangada est bien rwandais de père et de mère et il a toujours obéi aux ordres de James Kabarebe!

Lors de sa 1ère comparution à la CPI, il a choisi sa langue maternelle qu’il maîtrise parfaitement le kinyarwanda comme langue d’expression! Il a menti aux magistrats de la CPI sur sa nationalité lorsqu’il déclare qu’il est congolais né au Rwanda!

Bien que parcellaire, les accointances perverses et la complicité active entre les infiltrés rwandais et Hyppolite Joseph Kabila sont une preuve de haute trahison et de l’anti-constitutionnalité des actes posés! C’est lui qui avait signé les ordonnances de nomination du criminel rwandais Bosco Ntangada au grade de général dans les FARDC et d’autres infiltrés rwandais à des fonctions stratégiques!

’’L’ordonnance n°13 portant révocation de certains officiers de l’Armée’’, apparemment tricotée dans la précipitation pour le besoin de la cause, et la liste d’infiltrés rwandais dont le criminel alias ’’Sultani Makenga’’de son vrai nom rwandais Nziramakenga Ruzandiza, font foi et sont une preuve de l’infiltration délibérée des rwandais dans les FARDC et de la complicité active d’Hyppolite Joseph Kabila qui avait toujours abusé et abuse, chaque jour, de la fonction usurpée de président de la république pour humilier et trahir le peuple congolais.

Pour ces raisons, Hyppolite Joseph Kabila est coupable de haute trahison!

4. Réveil FM International: Qui dirige les Forces armées de la RDC, le Rwandais James Kabarebe ou Didier Etumba ? Le général Olenga, le chef d'état major des Forces terrestres des Fardc n'est-il pas dans un piège cornélien ? Lui qui avait déclaré devant les caméras de la télévision que les Fardc devraient terroriser les terroristes : Alors que Les Fardc ont récupéré Rutshuru dans le Nord-Kivu le fameux ordre venu d'en haut a contraint les vaillants soldats congolais de céder le territoire aux miliciens sanguinaires tutsi rwandais M23. N'est ce pas une haute trahison de plus?

Jean Kalama-Ilunga : Il va s’en dire que les actes de haute trahison sont une normalité et impunis en RDC avec Hippolyte Joseph ‘’Kabila’’ étant donné que toutes les institutions nationales sont prises en otage et à son service! Le système de défense et de sécurité de la RDC est phagocyté par le pouvoir rwandais qui pilote la fragilisation délibérée des forces armées de la RDC par une infiltration des sujets rwandais à tous les postes stratégiques des institutions de la défense et de la sécurité avec la complicité active de l’imposteur Hyppolite Joseph ‘’Kabila’’!

De toute manière, je ne m’en voile pas la face, c’est le criminel rwandais James Kabarebe qui est le dirigeant des FARDC et le pilote du système de défense et de sécurité en RDC où rien, sur ces questions, ne peut se réaliser ni s’élaborer sans son aval : nominations, promotions, affectations ! Il est le maître à penser de l’usurpateur Hyppolite Joseph Kabila!

A la lumière de ce que je viens de dire, il ressort que le pauvre général François Olenga, en s’ingéniant à déclarer, en désespoir de cause, cet effet d’annonce consistant à finir avec la guerre à l’Est, un objectif largement au dessus de ses moyens, et lorsqu’il se targuait d’être en mission spéciale dépêchée par Hyppolite Joseph ’’Kabila’’, traître au service du Rwanda et complice avéré, il était entrain de bluffer et il a donné la preuve de son ignorance du système qu’il sert ou, s’il a compris, de sa complicité active avec ce système!

Pourtant, le mode opératoire rwandais d’occupation du territoire est toujours le même!

A ce propos, le passé nous renseigne ceci: En 2000, à Pweto, après avoir rencontré James Kabarebe, Hyppolite Joseph ’’Kabila’’, ordonna de ne pas payer la solde aux militaires des FAC et donna l’ordre d’abandon de toutes les positions de défense de la ville et de l’évacuer pour laisser les agresseurs rwandais l’occuper, d’ailleurs, Mzée Laurent-Désiré Kabila avait ordonné son arrestation pour comparaître devant la cour d’ordre militaire pour trahison.

En 2004, alors qu’il était sur le point de mettre fin à l’aventure des criminels rwandais Nkundabatware et Mutebusi à l’Est de la RDC, le général patriote Mbunza Mabe fut muté par Hyppolite Joseph Kabila sur ordre de Kagame et James Kabarebe, de Bukavu à Kitona!

En 2007, à Mushake au Nord Kivu, au moment où le général Kayembe s’apprêtait à mettre un terme à l’aventure du criminel rwandais Nkundabatware à l’Est de la RDC, Hyppolite Joseph Kabila, toujours sur ordre de James Kabarebe, y dépêcha son complice, le traître criminel Amisi dit tango fort, pour brouiller l’opération en informant Nkundabatware et en donnant des contrordres qui coutèrent la vie à des milliers de soldats des FARDC tombés en embuscade et une perte énorme du matériel!

Après ce déboire, le général François Olenga, alors inspecteur des FARDC, se rendit à l’Est et ramena, manu militari, Gabriel Amisi dit tango fort à Kinshasa pour passer devant la cour martiale pour haute trahison! Sur ordre du criminel rwandais James Kabarebe, Gabriel Amisi fut libéré et réhabilité comme chef EM des forces terrestres des FARDC par Hyppolite Joseph Kabila!

Au cours du passé récent, sur un ordre de la ’’haute hiérarchie’’ de Kinshasa, les militaires des FARDC étaient contraints d’abandonner la ville de Goma et de la laisser occuper par les miliciens rwandais du M23 !

Cette méthode rwandaise d’occupation du territoire par la fragilisation des militaires congolais avec la complicité active du traitre à la Nation congolaise Hyppolite Joseph Kabila vient de s’opérer, effectivement, avec son ordre contraignant les vaillants militaires congolais des FARDC d’évacuer le Rutshuru pour laisser cette position à la milice criminelle rwandaise M23!

Les congolais doivent ouvrir les yeux, en ce moment, pour ne rien laisser passer comme par exemple la présence des milliers de miliciens rwandais tutsi de l’ex CNDP infiltrés dans les FARDC qui ont été transférés à Kananga et dont personne n’en inquiète!

Jamais on entre dans l'armée avec femme et enfants, on s'y engage toujours seul !

5. Réveil FM International: Quels critères pour avoir une armée républicaine en RDC? Quel est votre avis sur la création de la brigade intervention en RDC par l’ONU ? Quelle est votre lecture sur l’incursion armée des maï maï dit "kata katanga" qui ont soulevé la panique à Lubumbashi et qui se sont bizarrement réfugié à la MONUSCO, pour être transporté à Kinshasa?

Jean Kalama-Ilunga : L’état de lieu du système de la défense de la RDC présente une armée inhomogène de type milicien, un melting-pot inefficace, né du brassage, infiltré de toutes parts par des éléments rwandais qui y exercent des fonctions stratégiques pour des objectifs et des finalités qui ne sont pas celles du peuple congolais!

Cette infiltration est toujours en cours au travers de l’école de formation d’officiers EFO à Kananga au Kasaï Occidental devenue la lucarne par laquelle de nombreux jeunes rwandais tutsi sont formés pour être introduits, insidieusement, comme officiers dans FARDC!

Le gouvernement fantoche d’Hyppolite Joseph ’’Kabila’’ n’a pas de politique de défense ni aucune maîtrise du potentiel de guerre pour la défense du territoire national ni les moyens politiques d’inverser le rapport des forces aussi bien sur le plan qualitatif que quantitatif face aux ennemis du peuple congolais! Sur le plan qualitatif notamment, avec les ressources humaines à savoir les militaires démotivés, parce que sous payés, sous équipés, sous formés, sous nourris ainsi qu’une diplomatie à la petite cuillère qui fait la part belle aux agresseurs rwandais et ougandais qui dictent et imposent aux congolais la feuille de route, au travers cette caricature de gouvernement fantoche béni oui-oui et son chef, complètement dépassé par la complexité des évènements, où allons-nous? L’imposteur Hyppolite Joseph Kabila n’est pas à sa place !

En effet, au regard de son incapacité de frapper du poing sur la table pour défendre les intérêts du peuple congolais, il a toujours affiché l’attitude de l’autruche, une passivité inadmissible à ce niveau de responsabilités face aux menaces multiformes récurrentes contre la souveraineté, l’intégrité du territoire national et l’unité du peuple congolais!

Sur mon parcours, j’avais la chance de vivre la vie du soldat pendant ma formation militaire et l’expérience de l’officier, qui me permet, aujourd’hui, d’aborder les questions de la défense et sécurité du territoire national avec pertinence!

Pour installer une armée républicaine véritable en RDC, l’engagement individuel pour servir la patrie dans les métiers de la défense du territoire est la condition obligée! Je dis bien l’engagement individuel!

En conséquence : Tout congolais et toute congolaise, candidat ou candidate aux métiers de la défense doit signer un contrat individuel avec l’Etat congolais par l’institution gouvernementale en charge de la défense du territoire, pour être mis, après formation, à la disposition de l’état major des forces armées de la RDC pour utilisation!

Une armée républicaine ne peut en aucun cas être l’outil d’oppression ni de répression au service d’un individu au pouvoir contre le peuple ! C’est pour cela que le Front Civil de Résistance Populaire lance un appel solennel aux militaires congolais patriotes de rejoindre le camp de la Résistance pour libérer et sauver notre patrie des prédateurs et ennemis du peuple congolais!

S’agissant de la brigade d’intervention au sein de la MONUSCO, je suis sceptique sur son efficacité parce qu’il s’agit, en RDC, d’une situation tragique et complexe que ni la MONUC ni la MONUSCO avec un contingent de 20 mille militaires n’ont réussi à y mettre fin! En tout état de cause, il est illusoire de croire qu’on peut apporter des réponses à une situation complexe par des actions localement ciblées!

Pour soutenir mon propos relatif aux facteurs de la complexité, j’avance cette parenthèse: le britannique Alan Doss, ancien collaborateur de Tony Blair, ancien 1er ministre britannique et conseiller spécial du criminel rwandais Paul Kagame, avait été nommé par la volonté de Tony Blair, après l’américain William Lacy Swing, responsable de la MONUC en 2007, pour arrêter la guerre! Paradoxalement, alors qu’il était là pour garantir et faciliter la paix, Alan Doss s’ingéniait à jouer et à protéger le jeu des agresseurs rwandais!

D’ailleurs, la MONUC en RDC avait tellement brillé par la sinécure et l’indolence que Nkundabatware avait tenu 5 années durant lesquelles il avait produit, impunément, la mort et la désolation à l’Est de la RDC sous le regard bienveillant des soldats de l’ONU, majoritairement anglophones, qui disaient : « No Nkunda ! No Job ! » Traduction : Pas de Nkunda! Pas de travail ! .

Le scandale de l’inaction de la MONUC était si horrible et évident que la modification de la dénomination en MONUSCO apparaissait comme la seule solution pour justifier la pérennité du maintien de cette institution des Nations Unies en RDC. Dès l’annonce de la création de cette brigade, il est étonnant, bizarre et louche que l’Afrique du Sud et la Tanzanie soient les 1er pays à se porter candidats!

Avant cette décision, on signale la présence massive des militaires sud africains à Gemena à l’Equateur en RDC!

A quoi sert donc cette base militaire sud africaine à Gemena en RDC? Si ce n’est pas pour la contre-offensive de Bozize, la suite des évènements nous renseignera!

Par ailleurs, Il y a peu temps des armes en provenance d’Afrique du Sud, ont transité par la Tanzanie et le Rwanda pour une destination finale, la milice rwandaise M23!

Au regard de cette situation, à quoi va servir cette brigade d’intervention composée des troupes sud africaines ou tanzaniennes déjà impliquées indirectement dans la situation tragique de la RDC au travers les accointances controversées avec l’imposteur Hyppolite Joseph Kabila, Paul Kagame et Museveni!

Pour le Front Civil de Résistance Populaire, la participation de l’Angola dans l’action de la brigade d’intervention à l’Est de la RDC est le seul gage de crédibilité, et à condition que l’Angola en assure le commandement!

En revanche, le Front Civil de Résistance Populaire se méfie et rejette la participation de l’Afrique du Sud, la Tanzanie, le Rwanda et l’Ouganda dans cette brigade d’intervention de la MONUSCO !

Quant à la question sur les soient disant maï maï dit Bakate Katanga, leur mode opératoire m’a fait pensé aux kuluna de Kinshasa à qui certains politiciens comme Kimbuta offre des machettes pour terroriser la population Kinoise!

En apprenant qu’ils se sont réfugiés dans l’enceinte de la MONUSCO, je me suis interrogé si ce ne sont pas les mêmes kuluna kinois importés de la capitale furtivement pour terroriser les populations de Lubumbashi pour des finalités obscures! Par contre plusieurs questions :

1. Pourquoi se sont-ils réfugiés dans l’enceinte de la MONUSCO qui s’est chargée de les acheminer à Kinshasa où, paraît-il, ils se sont évadés? Et pourquoi les a-t-on acheminés à Kinshasa, pourtant, il y a les mêmes instances judiciaires à Lubumbashi ?

2. Qui est derrière cette incursion des soient disant maï maï Bakate Katanga et pour quelles finalités? Est-ce pour nuire et déstabiliser le gouverneur du Katanga Moïse Katumbi en vue de l’accuser pour responsable de l’insécurité au Katanga, pour créer le prétexte de le virer? Le général d’Ekutshu qui vient d’être suspendu, n’est-il pas victime collatérale de la main noire de Kinshasa qui pilote la déstabilisation délibérée du Katanga ?

6. Réveil FM International: Jacob Zuma d’Afrique du Sud, José Eduardo dos Santos d’Angola et Joseph Kabila se sont rencontrés à Luanda pour parler de la RDC! Avez-vous une idée sur le contenu de ce qu’ils se sont dits et quel est votre avis sur la nature du marathon diplomatique entrepris par Joseph Kabila soutenu, apparemment et bizarrement, par Jacob Zuma? A Oyo au Congo Brazzaville, se sont rencontrés en mini-sommet sur la RDC autour de Denis Sassou Nguesso, Paul Kagame, Yoweri Museveni et l’imposteur Joseph Kabila sans le président de l’Angola José Eduardo dos Santos! Quel est, d’après toi, les dessous de cette prolongation de ce que tu qualifies de messe noire contre le peuple congolais et de l’absence remarquée du président angolais ? Depuis que la police a arrêté 20 congolais pour des raisons fallacieuses selon lesquelles ils ont fomenté un coup d'état contre le régime de Kinshasa, pourquoi la justice d’Afrique du Sud va-t- elle de report en report du procès de nos compatriotes et en dépit de l’absence des preuves, pourquoi sont-ils toujours détenus? Pouvons les considérer comme prisonniers politiques privés de Jacob Zuma?

Jean Kalama-Ilunga : Les relations harmonieuses, apaisées, de solidarité permanente, de soutien mutuelle sont une exigence dans tout lien entre l’Angola et la RDC compte tenu, d’une part de la configuration géographique particulière avec plus ou moins 2000 kms de ligne frontalière et d’autre part, de l’enchevêtrement d’identités culturelles (tribu, ethnie) de part et d’autre de cette ligne frontalière virtuelle qui fait qu’entre ces deux pays, avec 5 provinces angolaises constituant la ligne frontalière, il s’agit d’un seul peuple! Sur le plan sécuritaire, ce qui ressort et s’impose, c’est cette relation dialectique entre l’Angola et la RDC parce qu’autant l’Angola, plus que tous les autres 8 pays limitrophes à la RDC, a besoin, pour sa sécurité, d’une RDC stable et sécurisée, autant la RDC, pour être stable et sécurisée, a besoin de l’Angola forte et en paix !

Je voue personnellement un grand respect et une haute considération pour le président José Eduardo dos Santos et j’ai foi en son expérience et sa sagesse en ce qui concerne la RDC pour prendre la bonne décision quand il faut conformément aux considérations que je viens d’évoquer! S’agissant de la visite de Jacob Zuma et Hyppolite Joseph Kabila à Luanda pour rencontrer le président angolais, de mon point de vue, cela ne cache-t-il pas une manœuvre sordide qui suscite un questionnement qui pourra éclairer les zones d’ombres sur les enjeux?

Connaissant les relations privées affairistes en RDC qu’entretiennent Jacob Zuma et Hyppolite Joseph Kabila, cette visite en Angola n’est-elle pas une tentative désespérée de ce dernier dont le but est d’entraîner le président José Eduardo dos Santos dans ce cafouillage à l’Est de la RDC ?

Et lorsque le président angolais se limite à donner un conseil à Hyppolite Joseph Kabila et à son gouvernement de restaurer l’autorité de l’Etat à l’Est, n’est-ce pas une fin de non recevoir à leur sollicitation ?

J’en viens au mini sommet du 24 mars 2013 à Oyo au Congo Brazzaville où ’’les 3 mousquetaires’’ de la déstabilisation de la RDC à savoir Paul Kagame du Rwanda, Yoweri Museveni de l’Ouganda et leur complice Hyppolite Joseph Kabila qui se sont réunis autour du président Denis Sassou Ngouesso, curieusement sans la présence du président d’Angola José Eduardo dos Santos, mais pour se dire quoi?

Apparemment, il ressort du non-dit que la panique s’est installée et l’étau de la justice se resserre autour de leur association criminelle pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide en RDC!

En arrivant au Congo Brazza, Paul Kagame qui a infesté Brazzaville d’agents pour contrôler le pouvoir en RDC et transformé l’ambassade du Rwanda à Brazza, le bastion de l’espionnage pour infiltrer les institutions du Congo Brazza, s’y sent en terrain conquis!

Ces 3 complices étaient à Oyo pour brouiller les pistes et manipuler le président Denis Sassou Nguessou!

Alors qu’ils s’entendent à merveille, la comédie de la mésentente entre Paul Kagame et Hyppolite Joseph Kabila atteint le paroxysme, lorsqu’ils arrivent sur scène à Oyo, ils font semblant d’être en conflit pour donner l’illusion aux observateurs qu’il s’agit d’une conciliabule en vue d’une parodie de réconciliation pour la paix!

Le président Dénis Sassou Ngouesso est un homme avisé qui est au fait des tenants et des aboutissants de ce qui se passe dans la région d’Afrique Centrale! Je sais qu’il ne se laissera pas avoir par ces ’’3 mousquetaires’’ de la déstabilisation !

Si j’étais sud africain, je me rangerai du côté des anti Jacob Zuma et j’exigerai sa démission ! En effet, le président d’Afrique du Sud Jacob Zuma est entrain de créer la pagaille en Afrique Centrale, pour des intérêts strictement personnel !

Par exemple: Jacob Zuma ne possède-t-il pas illégalement des mines au Katanga en RDC offertes par Hyppolite Joseph Kabila sous couvert de société écran et à l’insu de l’administration fiscale de la RDC et d’Afrique du Sud?

D’ailleurs, c’est sous cet angle qu’il avait fermé les yeux sur la réalisation des millions de bulletins de vote pré-remplis en faveur du candidat n°3 Hyppolite Joseph Kabila pour la mascarade électorale du 28 novembre 2011 en RDC! Ceci explique pourquoi les 20 congolais dont Etienne Kabila sont prisonniers politiques de Jacob Zuma sur demande de l’imposteur- usurpateur Hyppolite Joseph Kabila qui a corrompu avec beaucoup d’argents (ceci est avéré), les juges, les policiers, les services de sécurité et une tentative de corruption de l’avocat sud africain de la défense des 20 congolais pour que nos compatriotes restent enfermés arbitrairement et injustement!

Jacob Zuma cherche à gagner du temps pour les faire oublier afin de s’en débarrasser en les livrant furtivement, sans jugement, au psychopathe Hyppolite Joseph Kabila en RDC qui est décidé à les assassiner!

Au travers les actes affairistes qu’il pose en Afrique Centrale, Jacob Zuma révèle à la face du monde le niveau de corruption active qui gangrène son pays!

En dépit de toutes les raisons apparemment fallacieuses avancées pour justifier l’intervention controversée de l’armée sud africaine en République Centrafricaine, en réalité, ce sont les diamants centrafricains pour Zuma et les armes sud africaines pour l’armée centrafricaine pro Bozize en échange qui sont au centre de cette aventure de Zuma en RCA!

D’ailleurs, 3 noms sont en évidence dans cette aventure et sont la preuve du caractère privé de cette aventure de Zuma Jabob qui a utilisé, sans vergogne, abusivement l’armée sud africaine pour ses intérêts personnel, il s’agit de: Pereira, le lobbyiste de Bozize qui a mis en contact Bozize fils et Zuma en octobre 2012, Paul Langa et Billy Masetha, proches et hommes de main de Jacob Zuma, ils sont dans les services de sécurité d’Afrique du Sud! Si on réfléchit bien, la présence de l’armée de la RSA en RCA n’a servi que de masque pour livrer furtivement les armes en échange des diamants pour Jacob Zuma!

Les arrestations arbitraires dont sont victimes les résistants-patriotes-combattants congolais résidant en Afrique du Sud est une preuve de mépris, du manque de considération et de respect envers le peuple congolais! C’est pour cela que, pour lui éviter l’humiliation (ceci tient lieu de mise en demeure), le Front Civil de Résistance Populaire de la RDC exige à Jacob Zuma la libération immédiate et sans conditions de nos 20 compatriotes, innocents et prisonniers politiques détenus arbitrairement dans les anciennes geôles du système d’apartheid utilisés abusivement pour ses intérêts!

Pour soutenir nos 20 compatriotes résistants-patriotes-combattants prisonniers politiques personnels de Jacob Zuma en Afrique du Sud, le Front Civil de Résistance Populaire appelle tous les congolais à travers le monde de manifester par des sit-in devant les ambassades d’Afrique du Sud pour exiger leur libération immédiate et sans conditions!

En détenant arbitrairement les 20 congolais dans les geôles de Prétoria, sans jugement, sous prétexte qu’ils allaient faire un coup d’Etat en RDC, Jacob Zuma viole le droit de l’homme!

7. Réveil FM International: Maintenez-vous cette affirmation qui a fait des émules: "Seul, le Mzéïsme équivaut au Kabilisme ! Le Joséphisme n'est qu'imposture, usurpation, fraude, tricherie et haute trahison!" ?

Jean Kalama-Ilunga : Cette affirmation est la réalité! Mzée Laurent-Désiré Kabila a été et est le seul propriétaire du nom «Kabila » qui lui avait été donné par son père! Au regard d’immenses sacrifices consenti pour donner du contenu et un sens prestigieux à ce nom, n’est pas Kabila qui veut !

D’ailleurs, Mzée Laurent-Désiré Kabila n’avait pas nommé ni désigné l’imposteur Hyppolite Joseph ’’Kabila’’ comme possible successeur au pouvoir ni successeur idéologique!

D’ailleurs, pour ceux qui ignorent , il s’en méfiait et le qualifiait de serpent !

Le nom « Kabila» porté, indignement, par Hyppolite Joseph ‘’Kabila’’ a été voué aux gémonies par la faute de ce dernier qui n’a pas su apporter de la dignité ni de la valeur ajoutée au fruit des sacrifices endurées par Mzée Laurent-Désiré Kabila durant de nombreuses années de lutte !

Après avoir reçu le pouvoir par traîtrise, l’imposteur, soupçonné, par ailleurs, de complicité active à l’assassinat de Mzée LDK, avait, désespérément, tenté d’effacer le soldat du peuple de l’histoire pour exister à sa place et s’approprier indûment des fruits du sacrifice pour le Kongo!

En fait, depuis 2001, Hyppolite Joseph ‘’Kabila’’ n’avait jamais évoqué ni cité Mzee Laurent Désiré Kabila dans aucun de ses discours pour qu’il puisse se prévaloir, aujourd’hui, d’être ‘’ mokitano’’ du soldat du peuple ou son fils spirituel!

Concernant le muzéïsme ou Kabilisme, Laurent-Désiré Kabila était profondément Lumumbiste idéologique, pour marquer la différence avec les lumumbistes ethniques en grande partie opportunistes et les lumumbistes biologique qui limite leur lumumbisme aux relations familiales!

En ce sens et logiquement, la condition sine qua non pour se qualifier de Kabiliste, c’est d’être d’abord Lumumbiste idéologique!

Du point de vue idéologique Hyppolite Joseph dit ’’Kabila’’ n’a jamais été Lumumbiste idéologique, par conséquent, il n’a rien du Kabilisme ou Muzéisme parce qu’il est coupable de haute trahison, inacceptable dans le lumumbisme!

En ce sens, le ‘’Josephisme’’ comme son leader Hyppolite Joseph Kabila reste et est une idéologie de l’imposture, l’addiction à la haute trahison, la compromission, la tricherie, la forfaiture, les mensonges, la fraude, l’usurpation, l’impunité, la corruption, les crimes…!

Pour tromper les congolais, les distraire afin de leur faire perdre du temps, un conglomérat d’opportunistes invétérés s’évertuent et continuent, désespérément, à célébrer le ’’Josephisme’’ comme pensée unique pour annihiler le bon sens du peuple congolais!

8. Réveil FM International: Que répondez-vous à ces thuriféraires et autres laudateurs de la dictature totalitaire en République démocratique du Congo qui pensent que tout celui qui critique Joseph Kabila et ses mammouths joséphistes a de la haine à son égard et à son régime d'imposture, d'usurpation, d'occupation et de haute trahison ?

Jean Kalama-Ilunga: Ces pauvres individus me font pitié et sourire! La haine étant insidieuse et sournoise, pour ma part, je m’en sens étranger !

A quoi bon empoisonner mon quotidien avec de la haine ou la jalousie notamment, envers la médiocrité incarnée qui se trouve être Hyppolite Joseph ’’Kabila’’ en d’autres termes, par analogie, envers ’’l’idiot du village fait roi’’?

L’imposteur Hyppolite Joseph ‘’Kabila’’ étale, chaque jour, ses insuffisances et il n’en vaut vraiment pas la peine!

En revanche, pour le Kongo, moi Kalama, je suis un homme très en colère!

Oui, en colère légitime contre tous ceux qui s’investissent à tirer ma patrie, la République Démocratique du Congo vers le bas!

Je suis en colère chaude contre tous ceux qui trahissent honteusement notre patrie et sacrifient les intérêts du peuple congolais en faveur de ses ennemis , je suis très faché contre Hyppolite Joseph ’’Kabila’’ qui sert de cheval de Troie aux pouvoirs criminels rwandais et ougandais pour détruire structurellement la RDC et favoriser la balkanisation!

De toutes les façons, je n’ai jamais postulé ni fait des pieds et des mains pour un poste de pouvoir politique sous le règne de l’usurpateur Hyppolite Joseph Kabila, encore moins comme candidat à la présidence de la république !

Pourtant, sans me vanter, je dispose des capacités nécessaires pour assumer les charges politiques jusqu’au niveau le plus élevé selon l’objet de la politique qui est strictement d’apporter le bien-être!

Mais, à ce sujet, si je ne peux que proposer en tant qu’être humain, Seul Dieu, Le Très Haut dispose !

Par conséquent, je m’en remets à Sa volonté! Tout ce que je veux pour mon pays, la RDC, c’est que toutes les institutions soient libérées et fonctionnent strictement au service du peuple congolais et non pour servir les intérêts de pouvoir d’un individu!

Je me bats, chaque jour, et je prie Dieu pour qu’en RDC, nous réussissions à installer les institutions fortes opposables à tous afin de donner l’occasion aux meilleurs d’entre nous hommes et femmes, patriotes, préparés et qui font preuve d’une vision globale des enjeux pour la résolution des crises enchevêtrées qui sévissent en RDC!

J’ai toujours dit non et combattu le pouvoir pour dominer, pour brimer, pour opprimer nos concitoyens ou s’en servir comme marche pieds parce que le pouvoir pour lequel j’ai toujours lutté est celui du peuple, par le peuple, pour le peuple!

Je connais Emmanuel Kabila Masirika !

9. Réveil FM International: Vous avez été le premier à hausser le ton sur le refus de l'ambassade de la RDC à Paris d'offrir l'hospitalité à M'zée Victor Mpoyo. Où en est- on avec sa situation? Que répondez-vous aux troubadours qui disent M'zée Victor Mpoyo n'a rien fait pour l'accession au pouvoir de Joseph Kabila voire ou à ceux qui disent qu’est-ce qu’il a fait de ses millions?

Jean Kalama-Ilunga: Mzée Pierre Victor Mpoyo avait 15 ans et Mzée Laurent- Désiré Kabila 9 ans lorsqu’ils s’étaient rencontrés à Elisabethville (Lubumbashi) au Katanga! Plus précisément, à la commune Albert, aujourd’hui Kamalondo, dans la parcelle familiale de Mzée Mpoyo où résidait la sœur ainée de Laurent-Désiré Kabila!

Ce dernier était venu de Jadothville (Likasi) où il était né, ses parents étant mutés, ils l’avaient confié à sa sœur aînée à Lubumbashi!

La première rencontre se fit fut le jour où Mpoyo, vêtu de blanc, de passage à la parcelle familiale pour visiter son oncle qui y résidait, il fut abordé par un petit homme de 9 ans, qu’il ne connaissait pas et qui s’adressa à lui à peu près en ces termes en swahili : « Una vuala muzuri kabisa! Lakini nataka unipatie tu bilato yako mueupe! » (Traduction: Tu es très bien habillé ! Mais moi, J’aime tes chaussures blanches, donnes- les moi ! ) C’était Laurent-Désiré Kabila! C’était la genèse de leur relation qui a duré jusqu’à la mort tragique de Mzée Laurent-Désiré Kabila en janvier 2001!

Depuis la disparition de ce dernier, celui qui avait bénéficié de la totalité de son sacrifice pour le Congo à savoir l’imposteur Hyppolite Joseph Kabila, avait, méchamment, tenté de l’effacer de l’histoire en enfermant sa mémoire dans les oubliettes pour que les générations futures ne retiennent que lui!

Ainsi, cet assassinat de Mzée Laurent-Désiré Kabila, soldat du peuple, mort pour le Congo, avait sonné le glas de la participation de ses vrais compagnons aux affaires politiques par la mauvaise foi et la mesquinerie d’Hyppolite Joseph Kabila!

Une parenthèse pour ne pas oublier : Au début, c’était le belge Louis Michel, le premier qui était au courant de l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, qui l’y avait aidé en le conseillant d’écarter les compagnons de Mzée Laurent-Désiré Kabila!

Hyppolite Joseph Kabila n’était, en fait, qu’un pantin dirigé par ce manipulateur belge Louis Michel, qui avait fait tant de mal à la République Démocratique du Congo!

En rasant les murs autour de la RDC par sa réapparition, en Centrafrique, pour, sans aucun doute, dribbler les nouveaux dirigeants en instrumentalisant l’Organisation Internationale de la Francophonie OIF, Louis Michel fait des pieds et des mains pour se rendre incontournable comme donneur de leçons pour les bougres africains qui croient que ce monsieur, incapable de s’investir pour trouver des solutions à l’incurie de la crise politique dans son pays, la petite Belgique, connaît plus qu’eux leur propre pays!

Revenons à Mzée Pierre Victor Mpoyo, en dépit de ses multiples occupations dans le monde, où il avait réussi à gagner de l’argent grâce à son talent d’artiste peintre, maître Pierre Victor Mpoyo qui avait mis sa fortune et sa personnalité au service des mouvements de libération africains: MPLA (Angola), ANC (Afrique du Sud), SWAPO (Namibie), FRELIMO(Mozambique), Front Populaire (Zimbabwe) n’avait jamais cessé de soutenir la lutte contre la dictature et le néocolonialisme en RDC, menée par Laurent Désiré Kabila à l’Est de la RDC, depuis l’assassinat de Patrice Emery Lumumba!

Il s’était rendu de nombreuses fois dans le maquis d’Hewa Bora et avait amené Mzée Laurent-Désiré Kabila au Mozambique, en Angola et en Europe pour préparer le changement en vue de mettre fin au système Mobutu!

Après la prise de pouvoir du 17 mai 1997, la Banque Centrale était vide! Pour les finances indispensables au démarrage des activités du nouveau gouvernemental, il avait fallu attendre l’arrivée de maître Pierre Victor Mpoyo, en séjour au Cuba pour les soins de santé!

Ministre de l’économie et de l’industrie, Pierre Victor Mpoyo avait prêté au nouveau gouvernement de l’argent pour rémunérer les fonctionnaires et les militaires! Pierre Victor Mpoyo avait apporté des capitaux pour créer la banque de commerce et de développement en vue de financer les petites et moyennes entreprises pour’’ bouster’’ l’économie!

Je dis tout ceci avec assurance parce que j’étais à Kinshasa depuis le début et je suis témoin de tout ce qui s’était passé aux côtés des acteurs que je cite!

Pour ces abrutis qui se demandent où était passé l’argent de Pierre Victor Mpoyo, je les informe qu’ après l’assassinat de Mzée Laurent-Désiré Kabila, Hyppolite Joseph ’’Kabila’’ et ses amis, notamment, feu Katumba Mwanke avaient peaufiné des plans pervers pour placer Pierre Victor Mpoyo hors d’état d’agir en lui privant délibérément de ses ressources, à savoir le remboursement de l’argent qu’il avait mis à la disposition de l’Etat pour son fonctionnement, même de sa rémunération de sortie un droit en tant que ministre d’Etat!

La liste de tout ce qui lui est dû est longue! Cela explique pourquoi, après avoir été reçu par Nicolas Sarkozy, Hyppolite Joseph Kabila avait changé de programme et s’était précipitamment rendu à l’aéroport, lorsque son protocole lui avait informé de la présence de Pierre Victor Mpoyo à l’hôtel! Il avait, en fait, évité de le rencontrer pour évoquer ce sujet concernant la restitution de son argent!

Avant cela, devant Mzee Mpoyo malade, à l’hôtel Hilton où ce dernier logeait, j’avais mis en garde Kikaya Bin Karibu, alors secrétaire particulier d’Hyppolite Joseph Kabila, qui revenait avec Vital Kamerhe, secrétaire général du PPRD, de la Convention du parti républicain en lui demandant de transmettre à Hyppolite Joseph Kabila et à feu Katumba Mwanke que nous les traquerons et nous les aurons tôt ou tard pour le mal qu’ils faisaient aux camarades de Mzee Laurent Désiré Kabila!

En ce moment, Mzée Pierre Victor Mpoyo est à Paris, à l’hôtel, attend son passeport confisqué à Kinshasa et le remboursement de son argent, même s’il ne le dit pas, par pudeur! Ce que doit savoir l’opinion ce que, faute de mourir rapidement selon le souhait de l’imposteur, Mzee Pierre Victor Mpoyo continue à subir la persécution dont il est victime depuis la disparition de Mzee Laurent Désiré Kabila par la volonté délibérée d’Hyppolite Joseph Kabila qui lui prive de tout!

10. Réveil FM International: Emmanuel Kabila, l'un des fils de M'zée Laurent Désiré Kabila t'a cité à plusieurs reprises dans une vidéo pour dire qu'il n'avait pas à justifier si oui ou non il est le fils de M'zée, tout celui qui n'y croit pas qu'il voit Papa Kalama d'après son expression. Connaissez- vous Emmanuel Kabila ?

Jean Kalama-Ilunga: La rhétorique est une chose, la réalité en est une autre! En effet, j’étais abasourdi d’entendre Lambert Mende Omalanga, autoproclamé ‘’biographe spécialiste’’ de la progéniture de Mzée Laurent Désiré Kabila dire des inepties par excès de zèle et, de façon effrontée, dénier la filiation de certains enfants de ce dernier!

Je connais Emmanuel Kabila Masirika, fils biologique cadet de Mzée Laurent Désiré Kabila qu’ Hyppolite Joseph ‘’Kabila’’ a failli liquider physiquement aussi!

Je suis en contact permanent avec lui pour le protéger! Mende a dit n’importe quoi sur Hortense Kabila qui est à Londres, mettant ainsi au grand jour son manque de crédibilité, son crétinisme et nanisme intellectuel pour un porte parole du gouvernement englué dans la confusion de rôles entre les affaires d’Etat et les affaires privées familiales non maîtrisées par excès de zèle! Connaît-il Trinité un autre fils de Mzée LD Kabila qui réside en Allemagne ?

Lors du dernier séjour à Kinshasa de ce fils de Mzee LDK , l’imposteur Hyppolite Joseph dit ‘’Kabila’’ avait refusé de le recevoir de peur de se retrouver face à la ressemblance indiscutable de Trinité à son géniteur Mzée Laurent-Désiré Kabila! D’ailleurs, si je m’en rappelle bien, c’était le général Faustin Munene qui avait accepté de l’héberger pour le protéger!

Pour mettre un terme à ce délire familial qui envenime l’espace politique de la RDC, la Résistance exige que ceux qui se prévalent de la descendance filiale biologique de Mzée Laurent-Désiré Kabila se soumettent à un test ADN attesté par deux institutions internationales indépendantes pour éviter la fraude. Emmanuel Kabila, Etienne Kabila et d’autres ont accepté de s’y soumettre pour faire triompher la vérité!

Mais, nous craignons un blocage d’ Hyppolite Joseph ’’Kabila’’ qui a toujours redouté de se soumettre à tout test susceptible de révéler la vérité sur la progéniture biologique de Mzée Laurent Désiré Kabila!

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ONU-Genève: Lambert Mende Omalanga, le Vuvuzélateur se défile sans raisons apparentes !

Venu en catimini en Suisse, Lambert Mende Omalanga tenait à tout prix à s'exprimer devant les journalistes accrédités à l'ONU. Et c'est la Mission diplomatique de la RDC auprès des Nations Unies qui a effectué cette demande. Genève, il est 9h30 ce matin, alors que tout est prêt: micros, caméras, éclairage bien reglé ... dans la grande salle de presse III, les journalistes apprennent que la conférence de presse de Lambert Mende Omalanga, ministre de Joseph Kabila est annulée...sans motiver cette annulation de dernière minute. La conférence de presse était prévue pour 10h. Que Lambert Mende Omalanga, le Goebbels de Joseph Kabila qui s'exprime à temps et contre temps, qui défend l'indéfendable, un négationniste invertebré puisse se défiler devant la presse internationale à Genève, nous sommes entrain de vivre un changement de cap. Nous sommes peut être entrain de vivre les derniers soubressauts d'un régime dictatorial qui gouverne par défi.

Lambert Mende Omalanga, Vuvuzélateur et Goebbels de Joseph Kabila

Il ne suffit plus de terroriser les journalistes, de débiter des mensonges éhontées sur la situation de RDC depuis Kinshasa, encore faut-il convaincre des Congolais de l'Etranger et d'autres peuples que le Congo va bien: malgré le second hold up électoral de Joseph Kabila, que le viol de femmes comme arme de guerre n'existe pas, que les miliciens tutsi rwandais du M23 sont des Congolais, que les députés qui veulent passer de 8 000 à 13 000 $ de salaire ce n'est pas pour tripatouiller pour le nième fois la Constitution pour Joseph Kabila, que même si depuis trois ans, le procès des activites des droits de l'homme: Floribert Chebeya et Fidèle Bazana va de report en report , cela ne signifie pas que ce crime d'Etat ne sera pas élucider, que la seconde arrestation d'Eugène Diomi Ndongala n'est pas une arrestation politique, que le Kata Katanga ne sont des "Kuluna" instumentalisé par le gouvernement illégitime, que le kinyarwanda, langue dans laquelle s'exprime le criminel de guerre Bosco Ntangana à la CPI, est une langue nationale congolaise....La République démocratique du Congo n'a pas d'ambassadeur en Suisse. L'aphonie et souvent de contre-vérités annonées par Sébastien Mutomb Mujing, Chargé d'Affaires a.i, Ad vitam æternam de la République démocratique du Congo au Conseil des droits de l'homme sont à l'image de l'imposture qui caractérise le Grand Congo.

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mercredi 10 avril 2013

Mali : les troupes de la Cédéao "totalement incapables", juge le Pentagone

Les contingents de la CEDEAO

Les contingents des pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest envoyés au Mali constituent une "force totalement incapable" qui "n'a pas été à la hauteur", a déclaré mardi 9 avril un haut responsable du Pentagone, Michael Sheehan. "A ce stade, la force de la Cédéao n'est capable de rien. (...) Ça doit changer", a critiqué le conseiller du secrétaire à la défense pour les opérations spéciales et conflits de basse intensité lors d'une audition au Sénat.

La force africaine est constituée d'environ 4 300 soldats de pays membres de la Cédéao, notamment du Togo, du Sénégal, du Bénin, du Ghana, du Niger, de la Sierra Leone, de Côte d'Ivoire et du Burkina Faso, auxquels s'ajoutent 2 000 militaires tchadiens (non membres de la Cédéao) et quelque 4 000 soldats français.

OPÉRATION FRANÇAISE "ABSOLUMENT EXCELLENTE"

Le responsable du Pentagone a, en revanche, salué l'opération française, qui a été, selon lui, "absolument excellente". "Les Français ont réagi très vite et ont très rapidement repoussé AQMI au-delà du fleuve Niger, repris le contrôle des villes du Nord, a salué M. Sheehan. Maintenant, la France est en train de se concentrer sur la traque des membres d'AQMI et leur élimination du champ de bataille."

La force africaine est appelée à laisser sa place dans les mois à venir à une opération de maintien de la paix de l'ONU qui prendrait partiellement le relais. Une des options évoquées par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon est de déployer 11 200 casques bleus aux côtés d'une "force parallèle" chargée de combattre les extrémistes islamistes.

Pour Michael Sheehan, la Somalie fournit un bon exemple de ce qu'il faut faire au Mali : une force de l'ONU chargée d'une "mission raisonnable" épaulée par des forces "plus capables" comme le Kenya et l'Ethiopie dans le cas somalien. "Débusquer AQMI des montagnes et attaquer leur leadership est un boulot pour une force bien plus capable. L'ONU ne peut faire cela et nous ne devons pas attendre d'elle qu'elle le fasse. Ce sera aux Français, peut-être avec notre soutien" de s'en occuper, a estimé le responsable américain. Paris a proposé de maintenir un millier d'hommes à terme au Mali, "équipés pour lutter contre le terrorisme".

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Souvenirs: Jacques Chirac au Grand marché de Kinshasa !

Qui peut nous aider à dater exactement cette photo de Jacques Chirac, alors Maire de Paris en visite au Grand marché de Kinshasa ? La Mama congolaise qui lui présente le singe boucané est morte de rire.

Jacques Chirac au Grand marché central de Kinshasa. Photo Réveil FM, archives

Le Grand marché de Kinshasa

Le Grand marché, aussi appelé Marché central, est le plus grand marché du centre-ville de Kinshasa en République démocratique du Congo. Il est situé à l’est du jardin botanique dans la commune de Kinshasa.

C’était le plus grand marché de Kinshasa jusqu’à l’ouverture du marché de la Liberté sur le boulevard Lumumba dans la commune de Masina. En mai 1989, le Grand marché abrite 15 500 vendeurs.

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mardi 9 avril 2013

Gisèle Mandaïla et des mangeristes ventripotents à Kinshasa pour parler au nom de la diaspora congolaise !

L'icône belgo-congolaise de la "scientologie" Gisèle Mandaïla est partout toujours au mauvais moment. Elle n'a rien compris du Congo. Situationniste, cette femme qui roule pour les néo-coloniaux belges a une mémoire très courte à croire qu'elle est amnésique ! En juillet 2011 lors de la marche Paris-Bruxelles contre le viol de femmes congolaises, voulant récupérer la marche pour le compte de l'imposteur Joseph Kabila en période pré-électorale, Gisèle Mandaïla avait été conspuée, humiliée à outrance, cerise sur le gâteau, elle avait reçu des tomates, des œufs sur sa fameuse tête de la part des Résistants-Patriotes-Combattants Congolais qui avaient marché plus de 350 km ! Roulant pour Louis Michel "Big Loulou, André Flahaut, Didier Renders...des néo-coloniaux Belges qui ont cautionné le second hold-up électoral de Joseph Kabila après le tripatouillage de la Constitution de Liège, Mandaïla récidive en amenant à Kinshasa des mangeristes-mangercrates-ventripotents pour parler avec un régime Cahuzac infesté des imposteurs, fraudeurs et usurpateurs. Ces illustres inconnus ont parlé au nom de la diaspora congolaise. Mais de quelle diaspora congolaise ?

Bruxelles, juillet 2011, Gisèle Mandaïla azolela na munoko ya mboka !

Dans aucun pays démocratique organisé, un chef de la Maison civile du Chef de l’Etat est un homme de l'ombre qui n'a pas besoin d'être connu. Or Théodore Mugalu, chef de la Maison civile de Joseph Kabila se pavane et s'étale avant peut-être de détaler ! Un chef de Maison civile d'un Chef d'Etat peut-il s'autoriser à passer tout le temps à la télévision ? Non, pour dire quoi ? Un chef de Maison civile peut-il organiser une rencontre avec la diaspora ? Non, mille fois non !

Gisèle Mandaïla en très bonne compagnie. Sans gène, Didier Reynders le ministre des Affaires étrangères Belge partage la bière avec Joseph Kabila, un président non élu.

Quartier Matongé à Bruxelles, Gisèle Mandaïla avec le fameux Louis Michel "Big Loulou".

Or c'est Théodore Mugalu qui a choisi avec l'aide de Gisèle Mandaïla des illustres inconnus pour soit disant parler au nom de la diaspora congolaise. Aucune rencontre ne peut se faire avec le régime usurpateur de Kinshasa sans les deux préalables fondamentales:

- On ne négocie pas avec un pouvoir illégitime issue d'un scrutin frauduleux. Les imposteurs, fraudeurs, tricheurs, illégitimes et autres n'ont pas à diriger la République démocratique du Congo par défi.

-A l'instar des Maliens, Sénégalais, Marocains et autres africains, les Congolais de l'Étranger doivent avoir un droit de vote ! La démocratie, la liberté d'expression, la sécurité de nos frontières ne découleront in fine à partir du moment où le Congo aura des autorités légitimes. Sans légitimité point de salut, dira-t-on !

A Réveil FM International, nous récusons le terme de la diaspora, nous préférons l'expression "Congolais de l'Étranger". Car notre sémantique est très claire: Les Congolais de l'Étranger ont des droits et devoirs à l'égard de leur pays d'origine: la République démocratique du Congo.

Le vendredi 05 avril dernier, Théodore Mugalu a échangé avec une pseudo-délégation de la diaspora congolaise venue des Usa, du Canada et de la Belgique,conduite par Gisèle Mandaïla.

La pseudo délégation autoproclamé de la diaspora congolaise avec Théodore Mugalu

Saluant l’initiative de Théodore Mugalu, la délégation de Mandaïla a déclaré sa disponibilité à apporter sa pierre à l’édifice de l'imposture et de l'occupation, mais aussi surtout aux concertations politiques qui tardent toujours à venir. Prévues pour janvier dernier, les concertations des Josephistes sont comme les voies du Seigneur !

Après rencontre chaque membre de la délégation a reçu un cadeau de Mugalu. Corruption ?

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dimanche 7 avril 2013

La cime Monte Brè, belvédère au-dessus de Lugano en Suisse !

Le Monte Brè, qui trône au-dessus de Lugano, est sans doute la montagne la plus ensoleillée de Suisse. C'est pour cela qu'on y trouve une fleur qui ne pousse autrement qu'au sud de l'Europe: l'hellébore ou rose de Noël. Un funiculaire y monte depuis Cassarate. Le Monte Brè est connu pour son panorama à couper le souffle sur les Alpes, la ville de Lugano, le Mont Rose et la région située entre Milan et Turin. Depuis 1912, un funiculaire transporte les visiteurs au sommet depuis Lugano-Cassarate en passant par la station intermédiaire de Suvigliana.

Le funiculaire. Photo Réveil FM

Lugano vu du funiculaire. Photo Réveil FM

Lugano vu du funiculaire 2. photo Réveil FM

Arrivés au sommet, à près de 1000 mètres d'altitude, les visiteurs peuvent profiter d'un beau réseau de tourisme pédestre en empruntant par exemple des chemins alpins menant à des sommets voisins ou un itinéraire exigeant descendant jusqu'au lac de Lugano par le sentier didactique "Nature et archéologie". Une descente facile par un escalier mène au village de Brè, une localité tessinoise typique avec des "grotti", au cœur de laquelle un parcours d'art à ciel ouvert permet d'admirer des œuvres d'artistes connus.

A la cime Monte Brè. Photo Réveil FM

Le Ristorante Vetta. Photo Réveil FM

Isabelle Sacchetti-Meyer, notre guide à Lugano. Photo Réveil FM

En 2007 la ville de Lugano est devenue la majeure actionnaire de la société avec pour but de valoriser et relancer un lieu unique dans son genre, symbole de la ville et du tourisme. En effet du Monte Brè, la montagne la plus ensoleillé de la Suisse, l’on peut apprécier la splendeur du Monte Rosa, des Alpes bernaise e valaisanne. Après une petite promenade l’on découvre le centre du Brè avec son intéressant aménagement urbains et archéologique. L’engagement de la ville de Lugano c’est ultérieurement concrétisé avec l’achat en 2009 de la cime du Monte Brè plus de 90'000 m2 de terrain y compris le restaurant. Le village de Brè, avec ses restaurants et grottis offre d’autres possibilités de se restaurer.

Vu de Lugano et son lac. Photo Réveil FM

Le pont sur l'eau est la frontière qui sépare La Suisse de l'Italie. Photo Réveil FM

Le Ristorante Vetta, qui peut accueillir 220 personnes (environ 45 à l’intérieur et 75 à l’extérieur) a été complètement rénové. L’intérieur et la terrasse ont été entièrement réaménagés afin d’être à la fois fonctionnels, simples mais aussi pratiques et reposants. Un grand soin a été apporté aux espaces verts qui entourent le restaurant ainsi qu’à la route d’accès qui part de la place du village de Bré. Grâce à tous ces travaux, le restaurant Vetta a pu recouvrir son antique splendeur et saura certainement séduire le visiteur qui désire se détendre sur la terrasse panoramique et profiter de la magnifique vue sur le golfe de Lugano tout en dégustant des spécialités locales et internationales.

Le retour du funiculaire vers la ville de Lugano

Le retour du funiculaire dans la ville de Lugano. Photo Réveil FM

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Le chameau de François Hollande est passé à la marmite !

Le chameau que François Hollande a reçu en cadeau lors de son voyage à Tombouctou en février n’est plus de ce monde. Il a été dégusté dans un tajine par la famille qui était chargée de sa garde.

On ne verra plus jamais sa trémousse. Le chameau de François Hollande a fini en tajine, selon les informations de Valeurs actuelles. La famille qui en avait la garde n’a finalement pas pu s’empêcher de se le mettre sous la dent. L’animal a été rôti, découpé en morceaux, assaisonné d’épices avant de passer à la marmite.

Le destin du chameau semblait dès le départ voué à une triste fin. Il a été arraché à son premier propriétaire, un agriculteur qui a d’ailleurs réclamé son dû à plusieurs reprises. Puis, à peine remis aux mains de son nouveau maître, François Hollande, que le voilà confié à de nouveaux propriétaires qui ne se sont pas faits prier pour le passer à la casserole !

Le bougre était pourtant devenu une véritable icône dans le monde. Tous les médias parlaient de lui, le glorifiant et soulignant sa grande chance d’être offert à François Hollande, le 2 février, lors de son séjour à Tombouctou. A ce moment-là, l’euphorie était à son comble. Le chef d’Etat français avait affirmé qu’il s’en servirait pour sa monture.

Loin des yeux ne signifie pas loin du cœur. François Hollande prenait en effet régulièrement des nouvelles de l’animal par l’intermédiaire de son ministre de la Défense, Jean Yves Le Drian.

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samedi 6 avril 2013

Suisse, splendide et luxuriante ville de Lugano dans le Tessin !

Lugano est une ville de Suisse et chef-lieu du district de Lugano, elle se situe dans le canton du Tessin. La devise de son drapeau est La Vera Giustizia Antica. Lugano est la troisième place financière suisse et, grâce à son climat et à sa végétation luxuriante, un centre touristique important. Selon l'Office fédéral de la statistique, la superficie de Lugano est de 32,09 km. La ville est située sur la rive nord du lac de Lugano (aussi appelé Lago Ceresio), entre le lac Majeur et le lac de Côme. Lugano est environné au sud par le Monte San Salvatore, et à l'est par le Monte Bre. Le climat est continental, mais beaucoup adouci par la proximité du lac. Les températures mensuelles du mois de juillet sont de 21,5 ° et les précipitation s'élèvent à 170 mm. Selon la classification des climats de Köppen le climat est de type Cfb.

L'hôtel Lugano Dante. Photo Réveil FM

L'entrée de l'hôtel Lugano Dante. photo Réveil FM

Freddy Mulongo à l'hôtel Lugano Dante. Photo Réveil FM

Au cœur du Tessin, non loin de la frontière italienne, Lugano est une formidable villégiature pour les amateurs de nature et de culture. Le visiteur pourra se promener au bord du lac du même nom, découvrir une exposition ou se promener au centre-ville historique et piétonnier avec ses multiples édifices de style lombard, ses places et ses arcades. Alors rendez-vous au Parc du Belvédère - promenade riveraine bordée d'arbres et de fleurs luxuriantes -, à la Cathédrale San-Lorenzo - magnifique édifice au-delà de la vieille ville, avec sa façade de style Renaissance lombarde, ses fresques et ses précieuses œuvres baroques - ou au Museo Cantonale d'Arte, qui expose des œuvres de Klee, Jawlensky, Renoir et Degas parmi d'autres. La Suisse-italienne dans toute sa splendeur !

Nous remercions Federico Sommaruga et Suisse tourisme de nous a permis de découvrir ce coin de la Suisse.

Le personnel, de l'hôtel Lugano Dante, super gentil et serviable. Photo Réveil FM

Le restaurant de l'hôtel Lugano Dante. Le petit déjeuner est vraiment très bien présenté et le choix est tellement vaste que vous devez prendre au moins 2 heures pour déjeuner! Photo Réveil FM

Freddy Mulongo. Photo Réveil FM

L'un des salons de l'hôtel Lugano Dante. Photo Réveil FM

Le funiculaire devant l'hôtel qui vous amène à la gare de Lugano. Photo Réveil FM

La ville de Lugano comptait 58 658 habitants au 31 décembre 2010. Avec l'absorption de huit communes limitrophes en 2004 (Davesco-Soragno, Pambio-Noranco, Cureggia, Breganzona, Gandria, Pazzallo, Pregassona, Viganello), la commune de Lugano a vu sa population presque doubler. En 2008, elle absorbe de nouveau les communes de Villa Luganese, Carabbia et Barbengo. Neuvième ville de Suisse par sa population, c'est la plus grande ville de la Suisse italienne. Son agglomération compte environ 130 000 habitants.

L'hôtel de ville de Lugano. Photo Réveil FM

La Place de l'hôtel de ville. Photo Réveil FM

Charles Barras, un grand personnage attachant !

Charles Barras, Sous-directeur de Ticino turismo. Photo Réveil FM

Il est le Sous-directeur de Ticino Turismo. Charles Barras connait l'Afrique, il y a été souvent y compris la République démocratique du Congo. Notamment la ville de Goma. Dans ce restaurant qui jouxte l'hôtel de ville de Lugano entre le risotto aux champignon et du bon vin tessinois, nous parlons Afrique ! Il faut dire Charles Barras est arrivé à Lugano, il y a vint sept ans pour 6 mois de stage. Depuis il y vit et il y a même formé une famille. Son français est parfait dans cette partie de la Suisse italienne. Suisse vaudois, Charles Barras a gardé certains réflexes, à part des journaux suisse, le sous -directeur de Ticino Turisme est un lecteur occasionnel du Canard Enchaîné. Après le repas, il nous fait découvrir sa ville by night à pied.

Charles Barras au restaurant italien à Lugano. Photo Réveil FM

La ville de Lugano est la plus grande ville de la Suisse italienne. Le cadre y est splendide. Elle s'accompagne de la beauté du lac Lugano et quelques montagnes: le Monte Brè, le Monte San Salvatore et le Sighignola.

Isabelle Sacchetti-Meyer, notre guide à Lugano. Photo Réveil FM

Il faut savoir que cette ville est également la plus italienne des villes de Suisse puisqu'elle n'est qu'à 8 km de la frontière suisse. Hormis l'activité financière qui la place 3ème centre financier Suisse, elle profite d'une grande activité touristique et elle attire énormément de touristes venus profiter de son cadre naturel et de son climat plus tempéré que celui du Nord des Alpes. C'est également une ville étudiante puisqu'on y trouve le principal campus de l'Université de la Suisse italienne, fondée en 1996.

Marcelleria Salumeria avec ses gros saucissons. Photo Réveil FM

Villa Ciani. Photo Réveil FM

Villa Ciani 2. Photo Réveil FM

Mais pour le touriste qui s'y rend c'est avant tout la nature qui l'interpelle. Il peut se promener au bord du lac, et profiter le temps de son séjour d'une randonnée en montagne sur les sentiers balisés. Le Parc du Belvédère du centre-ville est également très beau et se prête merveilleusement aux promenades avec ces jolis arbres et ses fleurs aux 1001 couleurs. Les amateurs d'histoire trouveront également leur compte en visitant la Cathédrale San-Lorenzo de style Renaissance ou encore le Museo Cantonale d'Arte.

Le cygne dans le lac de Lugano. Photo Réveil FM

Le cygne à Lugano 2. Photo Réveil FM

Des canards dans le lac de Lugano. Photo Réveil FM

Le doigt d'Isabelle Sacchetti pointant le Lido di Lugano. Photo Réveil FM

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Québec: Le soir du 15 mars avec Jean-Marc Ayrault et le lendemain en plein jour sans lui !

Le périmètre est sécurisé, la présence du Premier ministre Jean-Marc Ayrault a cristallisé le soir du 15 mars dernier. Jean Marc Ayrault avait préféré marcher du Parlement de Québec pour l'hôtel Château Laurier afin de rencontrer la communauté française du Québec.

Hôtel Château Laurier. Photo Réveil FM

La sécurité au haut niveau. Photo Réveil FM

Le samedi 16 mars, alors que je me rendais au restaurant de l'hôtel Château Laurier pour mon petit déjeuner, je croise un couple américain qui me pose la question si je faisais partie de la délégation française, je réponds "oui" et de me relater que leur fille étudie à Rennes en France et qu'ils aiment ce pays. La matin est off avant de nous rendre à l'aéroport. J'en profite pour quelques photos !

Hôtel Château Laurier. Photo Réveil FM

Le monument Maurice-Duplessis situé en bordure de la Grande Allée, à l'ombre de l'hôtel du Parlement. Il est une œuvre du sculpteur Émile Brunet réalisée en 1960. Cette œuvre est un hommage au premier ministre qui a été le plus longtemps en poste dans l’histoire du Québec : de 1936 à 1939 et de 1944 à 1959. Photo Réveil FM

L'hôtel Loews Le Concorde, avec son restaurant rotatif L'Astral est l'un des établissements hôteliers les plus connus à Québec. Photo Réveil FM

L'hôtel Loews Le Concorde a 12 000 chambres. Photo Réveil FM

Image prise depuis ma chambre d'hôtel. Photo Réveil FM

L'un des immeubles les plus haut de Québec. Photo Réveil FM

L'hôtel Château Laurier enneigé. Photo Réveil FM

Freddy Mulongo et Simon Chancerel. Photo Réveil FM

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Navi Pillay, la Haut Commissaire aux droits de l'homme va en guerre contre la prison de Guantanamo !

La haute-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, a demandé vendredi au gouvernement américain de fermer la prison de Guantanamo.

Navi Pillay, la Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU. Photo Réveil FM, archives

Des protestataires déguisés en prisonniers manifestent devant le Capitole à Washington le 11 janvier 2013 pour réclamer la fermeture de la prison de Guantanamo

Elle estime que « l'incarcération prolongée sans jugement de plusieurs prisonniers constitue une détention arbitraire et une violation du droit international ». « Cette violation systématique des droits de l'homme se poursuit année après année. » — Navi Pillay

La haute-commissaire s'est dite profondément déçue par le fait que les États-Unis ne soient pas parvenus à fermer le centre de détention, situé à Cuba, malgré les engagements répétés du président Obama en ce sens. Selon elle, cela décrédibilise la position américaine quand il s'agit de critiquer le bilan de droits de l'homme d'autres pays.

Environ la moitié des 166 détenus ont obtenu le feu vert pour être transférés vers leur pays d'origine ou vers un pays tiers en vue de s'y réinstaller. La première étape serait donc de procéder à leur libération, a soutenu Mme Pillay. Elle dit également souhaiter que les prisonniers accusés d'un crime puissent être jugés par des tribunaux civils plutôt que militaires.

Commentant la grève de la faim à laquelle prennent part certains prisonniers, la haute-commissaire a déclaré qu'il s'agissait d'un « acte de désespoir » clairement compréhensible en raison de l'incertitude et de l'anxiété entourant leur détention.

Au moins une quarantaine de prisonniers sont en grève de la faim depuis le 6 février pour protester contre « la détérioration de leurs conditions de détention, les provocations religieuses et la réalité écrasante de 11 ans de détention illimitée », selon le Centre pour les droits constitutionnels (CCR).

Le gouvernement Obama a libéré ou transféré plus de la moitié des prisonniers de Guantanamo, mais il accuse le Congrès de bloquer ses efforts pour fermer le camp, très critiqué par les organisations de défense des droits de l'homme.

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L'UMP propose une amnistie fiscale en pleine affaire Cahuzac !

Alors que nous sommes en pleine affaire Cahuzac, des députés UMP n’ont pas mieux à proposer qu’une amnistie fiscale pour ceux qui rapatrient leur argent pour l’investir en France. Cette proposition de loi a été déposée le 28 mars, avant que l’ancien ministre du Budget n’avoue détenir un compte bancaire à l’étranger depuis 20 ans, mais tout de même après sa démission le 19 mars suite à l’ouverture d’une information judiciaire sur ces faits.

Parlement français

Ce texte, dont l’initiateur est le député UMP de la Loire Dino Cinieri, s’inspire du dispositif d’amnistie fiscale mis en place en 2009 en Italie sous l’impulsion de Silvio Berlusconi « afin de permettre aux contribuables italiens de rapatrier les capitaux placés à l’étranger, le plus souvent à l’insu du fisc ».

Un bien joli modèle.

Mais quel mouche a pu piquer ce député de l’opposition en pleine affaire Cahuzac ? A quel jeu joue-t-il ? On a peut-être un début de réponse en lisant l’entretien qu’a accordé au Monde Diplomatique le professeur de finance Eric Vernier, qui est aussi l’auteur de « Techniques de blanchiment et moyens de lutte ».

En effet lorsqu’on lui demande s’il existe d’autres hommes hommes politiques français qui ont des avoirs non déclarés placés en Suisse, il répond : « Il n’y a pas si longtemps, nous avons eu l’affaire Florence Lamblin, élue verte parisienne qui blanchissait la fraude fiscale de son grand-père en Suisse avec l’argent de la drogue. Nous avons actuellement des affaires en cours, plutôt dans le camp de droite. Tout cela donne malheureusement du grain à moudre à tous ceux qui brandissent le fameux « tous pourris ». Et je pense que le danger de ces délits se situe à ce niveau. C’est un danger pour la République, un danger pour la démocratie. »

On comprend mieux l’empressement de la droite à vouloir une amnistie fiscale alors que certains d’entre eux sont dans le viseur. On comprend mieux aussi pourquoi ils soutenaient avec virulence Cahuzac contre Médiapart au début de cette affaire.

On comprend mieux aussi au travers de tous ces hommes politiques qui auraient des comptes en Suisse, pourquoi il est impossible pour eux de s’attaquer à l’évasion fiscale et les dizaines de milliards qui échappent ainsi aux caisses de l’Etat.

Eh oui, ils ne vont pas scier la branche sur laquelle ils sont assis, surtout lorsque celle-ci se trouve dans un paradis fiscal. A la place on préfère taxer le pauvre type qui bosse pour un salaire de misère.

En ce 4 avril, jour du 45ème anniversaire de l’assassinat de Martin Luther King, faisons un rêve.

Que tous les Cahuzac de droite et de gauche soient démasqués, que leurs biens soient confisqués, qu’ils soient condamnés à de la prison ferme, qu’ils soient à jamais bannis du monde politique, et que des hommes et des femmes intègres remplacent cette caste totalement corrompue.

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A Rabat, Hollande salue des "pas décisifs" du Maroc vers la démocratie

Le président français François Hollande a salué jeudi à Rabat les "pas décisifs" accomplis par le Maroc vers la démocratie, même si des "attentes" demeurent, au second jour d'une visite effectuée sous la pression croissante du scandale de la mise en examen de l'ex-ministre Cahuzac. Le Maroc accomplit "chaque jour" des "pas décisifs" vers la démocratie et s'affirme comme "un pays de stabilité et de sérénité", a déclaré M. Hollande dans un discours au Parlement.

François Hollande passe la garde royale en revue

Il a notamment évoqué l'adoption, à l'été 2011, d'une nouvelle Constitution, dans le contexte du Printemps arabe, qui garantit "la tolérance" et "reconnaît le caractère multiple de l'identité marocaine".

"Je sais aussi, malgré ces progrès, ce que sont encore les attentes des Marocains", a ajouté M. Hollande. "Il y a des impatiences partout (...) mais je sais que vous avez la volonté de faire face et de réaliser ce que vous avez promis aux Marocains", a-t-il estimé.

François Hollande au Parlement marocain.

Discours de François Hollande au Parlement marocain.

L'ovation debout des parlementaires marocains à François Hollande à la fin du discours

Selon le président français, "il y a toujours des critiques, des améliorations, c'est votre responsabilité. Et notre devoir, c'est de vous accompagner". "Le Maroc maîtrise son propre changement, et ce n'est pas facile", a-t-il poursuivi, en référence aux Printemps arabes "qui sont prometteurs et en même temps porteurs de risques". Interrogé en conférence de presse sur les droits de l'Homme, un sujet que les ONG Human Rights Watch (HRW) et Reporters sans frontières (RSF) avaient exhorté le chef de l'Etat français à soulever, François Hollande a évoqué "un processus lent".

Conférence de presse de François Hollande

Il y a "incontestablement eu des progrès pour la population (...)", a-t-il avancé tout en reconnaissant l'existence de "problèmes particuliers". Sur la liberté d'expression, "je dis aux autorités marocaines, et là aussi sans vouloir faire la leçon", il s'agit d'"un principe fondamental de la démocratie", a déclaré M. Hollande.

Durant cette conférence de presse, M. Hollande n'a pu éviter les questions sur l'affaire Cahuzac, du nom de son ancien ministre du Budget qui a avoué mardi disposer depuis vingt ans d'un compte bancaire secret à l'étranger.

"J'irai jusqu'au bout" sur la question de la moralisation de la vie publique, a affirmé le chef de l'Etat, qui a en revanche écarté l'hypothèse d'un remaniement de son gouvernement.

"Pour être clair (...), ça n'est pas le gouvernement qui est en cause, c'est un homme qui a failli", a-t-il dit à propos de Jérôme Cahuzac.

Avant d'arriver au Maroc, François Hollande avait voulu déminer le terrain en annonçant une série de mesures pour garantir une "exemplarité totale" des responsables publics. Mais elles ont été jugées largement insuffisantes par la droite.

Parenthèse à ces tracas, le président français a pu savourer à Rabat l'ovation debout que lui ont réservé les parlementaires marocains lors du passage de son discours sur le Sahara occidental, ex-colonie espagnole contrôlée par le Maroc mais que revendique les indépendantistes du Polisario.

"La crise au Sahel rend encore plus urgente la nécessité de mettre fin à cette situation", a souligné M. Hollande.

Diner Royal avec Mohamed VI

Il a réaffirmé le soutien de Paris au plan d'autonomie proposé par Rabat. Ce plan, "présenté en 2007", "prévoit un statut de large autonomie pour la population" de cette région et, "je le redis ici, c'est une base et sérieuse et crédible en vue d'une solution négociée", a-t-il lancé.

D'ici la résolution de ce conflit, qui entrave le développement de l'Union du Maghreb arabe (UMA), "tout doit être fait pour améliorer les conditions de vie de la population dans cette région", a-t-il noté.

A Rabat, lors de sa journée marathon, le président français s'est également entretenu avec le chef du gouvernement islamiste Abdelilah Benkirane, des chefs d'entreprises français et marocains, des étudiants et représentants de la société civile.

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vendredi 5 avril 2013

Québec: Le monument en hommage aux femmes Québécoises en politique !

Le monument en hommage aux femmes Québécoises en politique est installé le long de la façade sud de l'édifice de l'hôtel du Parlement, sur la Grande Allée à Québec.

L'édifice de l'hôtel du Parlement à Québec. Photo Réveil FM

Idola Saint-Jean, Marie Lacoste-Gérin-Lajoie et Thérèse Forget-Casgrain ont milité pour le droit de vote et d'éligibilité des femmes. Photo Réveil FM

Marie-Claire Kirkland, première femme élue au Parlement du Québec. Photo Réveil FM

Le quatre pionnières. Photo Réveil FM

Dévoilée le 5 décembre 2012 en présence notamment de la première première ministre du Québec, Mme Pauline Marois, de la ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Mme Agnès Maltais et de la première pdg de la Commission de la capitale nationale du Québec, Mme Françoise Mercure, l'œuvre rend hommage à celles qui ont joué un rôle déterminant dans la revendication et l'obtention du droit de vote pour les femmes du Québec.

Le concept

Le concept représente quatre pionnières, Idola Saint-Jean, Marie Lacoste-Gérin-Lajoie et Thérèse Forget-Casgrain qui ont milité pour le droit de vote et d'éligibilité des femmes ainsi que Marie-Claire Kirkland, première femme élue au Parlement du Québec. Le monument en hommage aux femmes en politique présente des femmes d'action, déterminées et persévérantes immortalisées dans un mouvement de marche vers l'avant, à l'image de ce qu'elles ont pu accomplir. Dans un esprit de dialogue et de collaboration, elles invitent les générations futures à poursuivre leur œuvre.

L'artiste

Le monument de bronze a été réalisé par le sculpteur Jules Lasalle, auteur de plusieurs œuvres d'envergure dont la statue du premier ministre Robert Bourassa, érigée sur la colline Parlementaire. Par le passé, M. Jules Lasalle a aussi dédié plusieurs de ses œuvres à des femmes marquantes, notamment les communautés religieuses féminines éducatrices, Marguerite Bourgeoys et Catherine de St-Augustin.

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Le centre d'hébergement va jouer les prolongations dixit Ayrault

Quelques gouttes de pluie et un temps encore très frisquet accueillent Jean-Marc Ayrault devant le centre d'hébergement d'urgence Mouzaïa géré par l'Armée du salut dans le 19e arrondissement. « On a un peu l'habitude, on a déjà reçu la visite de Cécile Duflot il y a trois mois », raconte un résident au chaud près de la machine à café, pendant que le Premier ministre serre des mains.

Centre d’hébergement d’urgence Mouzaïa, Paris (XIXe), hier. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, Cécile Duflot, ministre du Logement, et Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l’exclusion ont annoncé la pérennisation de cette structure gérée par l’Armée du Salut ainsi que des mesures d’accueil pour le printemps.

Flanqué de ses deux ministres, Cécile Duflot et Marie-Arlette Carlotti, Jean-Marc Ayrault visite les sanitaires refaits à neuf, les chambres de trois personnes, s'enquiert de la santé d'une dame. Il annonce surtout une bonne nouvelle après une discussion dans le réfectoire avec une partie des 120 personnes logées ici. « Un centre d'hébergement d'urgence comme le vôtre, dans le système ancien, aurait été fermé maintenant, mais aussi cet été. Je vous annonce que ce ne sera pas le cas. »

Applaudissements nourris. La fin de la trêve hivernale est ici un sujet d'angoisse. « Je l'ai appris comme vous aujourd'hui, explique Yann Henri, le directeur du centre qui devait initialement fermer fin mars. Les habitants étaient tendus, ils n'arrêtaient pas de poser des questions. » Le gouvernement s'est engagé en 2013 à créer ou pérenniser 5 000 places en CHU. Le centre Mouzaïa fait partie du dispositif.

Créé au début de l'année 2012 dans des locaux de l'Etat, ce centre accueille des femmes et des hommes, souvent sans papiers et toujours en grande précarité. « Ici, je peux vous dire que c'est un centre 5 étoiles. Vous pouvez me faire confiance, depuis quatorze ans que je demande l'asile, je pourrais écrire un guide des centres où on doit parfois partir au bout d'une semaine, d'un mois », raconte M.B., 80 ans, ancien journaliste algérien qui préfère rester anonyme. Diallo, sans papiers depuis douze ans, opine. « Très difficile de trouver un travail en ce moment », glisse-t-il.

Une nouvelle gestion du dispositif hivernal

Face à une augmentation sensible du nombre de demandes d’hébergement, l’État a mené depuis plusieurs mois une mobilisation exceptionnelle, guidée par le souci de pouvoir proposer des conditions d’hébergement de qualité.

Ainsi, sans attendre une baisse des températures, les places d’hébergement d’urgence « hiver » ont été ouvertes plus tôt, et en plus grand nombre que l’année précédente. Cet effort a permis d’héberger, dès le début du mois de novembre, 20 % de personnes en plus par rapport à novembre 2011, et ce chiffre s’est élevé à 56 % au plus fort de l’hiver.

Pour augmenter la capacité d’accueil, le gouvernement a mobilisé des sites de l’État, déjà utilisés l’an dernier, tels que le centre d’hébergement d’urgence Mouzaïa (Paris XIXe), qui accueille aujourd’hui 120 personnes et va rester ouvert toute l’année. De nouveaux bâtiments, appartenant à l’État ou à des entreprises publiques, ainsi que des chambres vacantes en foyers ont également été mobilisés. Et pour répondre aux demandes d’hébergement émanant de familles avec enfants, qui ont connu une forte hausse cette année, l’État a ouvert des centres d’hébergement adaptés aux besoins des familles, afin d’éviter de les orienter vers des nuitées hôtelières.

Par ailleurs, afin d’anticiper le mieux possible la fin du dispositif hivernal, le gouvernement a demandé, dès fin 2012, aux préfets de région, de réunir autour d’eux les acteurs de l’hébergement et du logement sur leur territoire afin d’élaborer des projets territoriaux de sortie de l’hiver. Cette méthode inédite a pour priorité d’assurer la continuité de la prise en charge et éviter les remises à la rue.

Rompre avec la gestion au « thermomètre »

Le gouvernement a comme priorité de transformer structurellement la politique conduite en direction des personnes sans abri ou mal logées, aujourd’hui trop guidée par l’urgence. Il souhaite orienter la politique d’hébergement vers l’accès au logement et construire un dispositif d’accueil à la fois pérenne et souple, qui permette de fournir des réponses adaptées aux besoins dans chaque territoire et tout au long de l’année.

La volonté du gouvernement de rompre avec la gestion saisonnière s’accompagne du renforcement des capacités d’accueil afin de répondre aux demandes, et du développement de l’accompagnement vers et dans le logement, dans une approche articulée entre les différents champs de l’inclusion sociale.

Déclaration de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre

Je tiens d’abord à remercier la Fondation Armée du Salut pour son accueil chaleureux, et plus particulièrement l’équipe du centre d’hébergement de la rue de Mouzaïa. Je remercie également les résidents pour leur hospitalité, je voudrais leur dire à quel point il est important pour moi d’avoir pu échangé avec eux, pour saisir au plus près la réalité de leur vie et de leurs efforts pour s’en sortir.

Le travail qui est mené ici par la Fondation Armée du Salut illustre à merveille la politique engagée par le gouvernement depuis mai dernier. Notre objectif est de marquer un double changement dans la politique d’accueil, d’hébergement et d’insertion des personnes privées de logement. Premier changement : en finir avec la gestion au thermomètre des capacités d’hébergement d’urgence, pour pouvoir répondre toute l’année aux demandes qui se présentent. C’est un objectif ambitieux et difficile. Je me dois aujourd’hui de tenir devant vous un discours de vérité : oui, malheureusement, un certain nombre de personnes continueront à connaître l’expérience de la rue. Mais le gouvernement s’est donné les moyens, au travers notamment du plan contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, de changer la donne. Ce sont ainsi plus de 15 000 nouvelles solutions qui vont être proposées dès cette année : places d’hébergement d’urgence, places d’accueil de demandeurs d’asile, résidences sociales et intermédiation locative. Je l’ai toujours dit : les efforts budgétaires auquel l’Etat et les collectivités se soumettent pour le redressement de nos comptes publics doivent s’accompagner d’efforts significatifs en matière de cohésion sociale, en particulier envers les plus démunis. Je sais pouvoir compter sur François Chérèque, présent à mes côtés aujourd’hui, pour veiller à la bonne marche des mesures du plan contre la pauvreté.

Deuxième changement : l’accès du plus grand nombre à un logement décent. Vous tous qui connaissez si bien les familles et les personnes à la rue, vous le savez aussi bien que moi : elles aspirent à la quiétude d’un « chez-soi » autonome, digne, humain. Là encore, le travail mené ici par la Fondation Armée du Salut est exemplaire. Dans quelques mois en effet, c’est un vaste ensemble intégré qui devrait voir le jour sur ce site. Aux côtés de ce centre d’hébergement d’urgence, seront aménagés une résidence sociale et des logements sociaux, en partenariat avec la ville et les bailleurs HLM, le tout en mobilisant du foncier public. Je souhaite pleine réussite à ce grand projet. D’une façon générale, le plan d’urgence pour le logement, annoncé il y a quelques jours, va nous permettre de relancer dans la durée la construction, notamment de logement social et très social. Bientôt, la réforme des modalités d’attribution rendra l’accès au logement social plus transparent et plus lisible. Quant à la mise en œuvre de la garantie universelle des risques locatifs, aujourd’hui à l’étude, elle participera activement à la prévention des expulsions, tout en sécurisant les propriétaires pour que de nouveaux logements soient mis en location. Mais pour les publics dans l’urgence, cela ne suffit pas. Sur le terrain, il est impératif que l’ensemble des acteurs de l’hébergement et du logement travaillent de concert, pour accompagner les personnes jusqu’au logement et prévenir les éventuelles ruptures. C’est pourquoi j’ai confié 4 chantiers prioritaires à Alain Régnier, délégué interministériel à l’hébergement et à l’accès au logement : la structuration du réseau des services intégrés d’accueil et d’orientation ; la définition d’une alternative crédible à la gestion au thermomètre de l’hébergement d’urgence ; l’accompagnement à mettre en œuvre pour réussir le pari de l’accès au logement et de la prévention les expulsions ; enfin la lutte contre l’habitat indigne, qui doit faire l’objet d’une attention constante de la part des pouvoirs publics.

Pour discuter de l’ensemble de ces sujets, ainsi que de l’accompagnement des campements illicites, je recevrai prochainement les principales associations du secteur. Je tiens ici à saluer l’engagement des professionnels et des bénévoles de ces associations. En ces temps de crise, alors que l’on ne cesse de brandir la menace d’une dislocation du corps social, je tiens à m’adresser à l’esprit de fraternité qui résonne en chaque Française et en chaque Français. Je connais nos concitoyens, je sais à quel point, quelle que soit la place qu’il y occupe, chacun tient au modèle de société solidaire qui est le nôtre. Le souffle, directement venu de la société civile, qui a animé la conférence nationale contre la pauvreté, en a fait l’éclatante démonstration.

Pour conclure, je tiens à remercier tout particulièrement la Fondation Armée du Salut pour son implication dans la préparation de cette conférence. Fort de votre expérience des conseils consultatifs des personnes accueillies, votre appui à la participation des personnes en situation de pauvreté aux travaux de la conférence ont contribué à lui donner une identité particulière. Je le dis aujourd’hui : nous ne travaillerons plus comme avant. Les personnes en situation de pauvreté ou de précarité seront désormais pleinement associées à la définition des politiques publiques. Parce qu’elles y aspirent, parce qu’elles nous aident à faire mieux, parce que c’est le sens de l’histoire. L’histoire d’une France réconciliée, dans laquelle chacun puisse affirmer avec fierté que, malgré les violences du monde, nul n’a été abandonné. Je vous remercie.

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jeudi 4 avril 2013

Samedi 6 avril, tous à Zurich: Chick Munduki de Kongo Telema en pole position !

Kongo Telema est le premier média en Suisse, pour les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais ! Certains illuminés croient que c'est facile de s'engager pour la libération du Congo ! Ils viennent tout feu flamme sans convictions, engagements, ils sont comme le feu de paille qui brûle et s'éteint aussi rapidement qu'il s'était allumé. Les découragés du combat de la libération du Grand Congo, des hommes et femmes, jonchent les pavés de grandes capitales européennes avec les marches "Kabila dégage" ! Chick Munduki de Kongo Telema est toujours là, serviable et au service du Congo. Ses caméras, appareils photos, micros, enregistreurs...même sa voiture pour couvrir les marches de congolais en Suisse: Genève, Berne, Biel, Fribourg...Dans ce métier, il ne suffit pas d'avoir une caméra pour faire un bon boulot. Il faut être professionnel. Filmer et faire un travail de montage n'est pas donné à tout le monde. Chick Munduki est un professionnel de l'audiovisuel, un homme aux doigts de fée en montage rapide et soigné des vidéos. Chacun sert le combat pour la libération, avec ses moyens et talents. Chick Munduki défend le Congo, avec ses vidéos, chansons, affiches...sans compter son temps !

Chick Munduki-Kongo Telema

De tempérament calme mais décidé, Chick Munduki est l'un des irréductibles de la vérité des urnes. Pourquoi la vérité des urnes ? Parce que le monde entier a été témoin des fraudes électorales lors des élections du 28 novembre 2011. Les caméras du monde ont montré des bulletins de vote trainant par terre, en dehors du Centre de tri de Limeté à Kinshasa. A Lubumbashi, des Lushois avaient brulés de bulletins frauduleux déjà cochés par des inconnus pour Joseph Kabila. Cela plusieurs années que je vis en Suisse, je n'ai jamais vu ce que nous congolais avons vu, pour favoriser le hold up électoral de Kanambé. Des urnes qui se baladent, des bulletins de vote au marché entre les mains de mamans qui vendent de cacahuètes. Ne pas défendre la vérité des urnes, c'est accepter la mascarade électorale. Le pouvoir vient du peuple. Et le peuple congolais mérite du respect. Voler les élections au peuple, c'est manifester un grand mépris contre ce dernier. Nous devons déterrer tous les "Cahuzac", fraudeurs, tricheurs, imposteurs, usurpateurs qui dirigent en s'imposant alors qu'ils n'ont aucune légitimité. Lorsqu'il y a tricherie électorale, on recommence à voter. Et les tricheurs sont sanctionnés, pourquoi en République démocratique du Congo on n'a pas refait l'élection présidentielle ? Le Congo n'appartient pas uniquement, à ceux qui le dirigent par défi. Le Congo appartient à tous les Congolais. C'est à chaque fils et fille originaire du Congo de prendre ses responsabilités. Kanambé et son équipe ont usurpé la part d'autres congolais. Moi, je n'ai pas donné mon accord pour pour ce hold-up électoral. Et je défends la vérité des urnes, pour que cela ne se repète plus !

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Burundi: RSF demande au Sénat de ne pas adopter la nouvelle loi sur la presse

Reporters sans frontières dénonce l'adoption, le 3 avril 2013, par l'Assemblée nationale du Burundi, d'une nouvelle loi sur la presse liberticide, qui restreint notamment la protection des sources, augmente les amendes, et oblige tout journaliste à détenir un diplôme de niveau licence minimum, quelle que soit son expérience passée.

Journalistes Burundais des moutons sans dents ?

L'organisation craint un recul très préoccupant pour la liberté de l'information dans ce pays d'Afrique centrale si ce texte, portant modification de la loi du 27 novembre 2003 sur la presse, devait être adopté par le Sénat.

"Nous demandons au Sénat de ne pas voter ce texte, qui porte la marque de la frange la plus dure du parti au pouvoir et réduit considérablement la marge de manœuvre des journalistes et des médias. Menacée par ce texte et déjà durement éprouvée par l'affaire Hassan Ruvakuki (http://fr.rsf.org/burundi-hassan-ruvakuki-libre-jusqu-a-06-03-2013,44170.html), du nom de ce journaliste emprisonné pendant quinze mois et libéré le 6 mars dernier, la presse burundaise risque de se voir empêchée de jouer son rôle dans le débat démocratique", a déclaré Reporters sans frontières.

Le président de l'Union burundaise des journalistes (UBJ), Alexandre Niyungeko, a pour sa part dénoncé une volonté de "fermer les médias indépendants".

A l'Assemblée, le texte a été voté à une large majorité, recueillant 82 voix pour, 15 contre, et deux abstentions. Il doit être voté par le Sénat pour être définitivement adopté.

La nouvelle loi restreint la protection des sources, "si ces dernières rentrent sous le coup des infractions en matière de sécurité de l'Etat, de l'ordre public, du secret de la défense". Elle interdit également la diffusion d'"informations ou (…) documents" en rapport avec "le secret de la Défense nationale, la monnaie et le crédit public, des informations susceptibles de porter atteinte au crédit de l'Etat et à l'économie nationale, ou faisant la propagande de l'ennemi de la Nation en temps de paix comme en cas de guerre".

Le texte prévoit une très forte augmentation du montant des amendes – allant de 300 000 à deux millions de Francs burundais (150 à 1000 euros) – en cas de violation de ces dispositions.

Carte de presse à discrétion

Le Conseil national de la communication (CNC, organe de régulation des médias) est désormais chargé d'octroyer la carte de presse et de la retirer "temporairement ou définitivement" en cas de délit d'"injure" ou de "diffamation".

A plusieurs reprises, en 2012, à l'occasion de séjours au Burundi dans le cadre de la défense du journaliste Hassan Ruvakuki, Reporters sans frontières s'était entretenue avec les autorités de Bujumbura sur ce projet de loi. Fortement critiqué, le texte, déposé sur le bureau de l'Assemblée depuis octobre, avait été remanié en commission. En session plénière, les députés sont revenus au texte initial.

Pour en savoir plus sur la liberté de la presse au Burundi : http://fr.rsf.org/report-burundi,5.html.

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Parlement du Québec: 17e Rencontre alternée des Premiers ministres Jean-Marc Ayrault (Français) et Pauline Marois ( Québecois) !

Le Parlement du Québec est l'organisme du pouvoir législatif dans la province de Québec depuis 1867; il détient l'autorité souveraine de l'État québécois et exerce le gouvernement du Québec. Le Parlement (avec un « P » majuscule) est formé du lieutenant-gouverneur et de l'Assemblée nationale. Le terme parlement (avec un « p » minuscule) désigne le complexe immobilier de la colline parlementaire : l'Hôtel du Parlement, siège de l'autorité législative.

Le Parlement du Québec. Photo Réveil FM

Accueil chaleureux entre Jean-Marc Ayrault et Pauline Marois. Photo Réveil FM

Madame Brigitte Ayrault, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, Pauline Marois, Premier ministre du Québec et son mari Claude Blanchet. Photo Réveil FM

Le Parlement du Québec est composé du lieutenant-gouverneur — représentant du monarque — et de l'Assemblée nationale — représentante du peuple. De 1867 à 1968, le Parlement comprenait aussi une chambre haute : le Conseil législatif. Depuis l'abolition de cette Chambre, le Parlement est unicaméral.

Signature de protocole d'accord entre Jean-Marc Ayrault et Pauline Marois. Photo Réveil FM

Le lieutenant-gouverneur exerce l'autorité suprême dans le Parlement québécois; il y représente le monarque canadien, chef d'État de la province de Québec, et y administre le gouvernement du Québec au nom de ce dernier.

Le lieutenant-gouverneur assermente les députés, approuve et promulgue par sanction royale les projets de loi adoptés en Assemblée nationale, et ratifie les décrets pris en conseil des ministres.

Déjeuner d'accueil. Photo Réveil FM

Séance de travail entre les deux équipes: française et québecoise. Photo Réveil FM

L'Assemblée nationale est la chambre élective du Parlement en cours de législature. Composée de 125 députés, les Assemblées sont convoquées par décret du lieutenant-gouverneur pour une date arrivant à la suite d'une élection générale, et dissoutes le jour précédant le commencement d'une telle période électorale.

L'Assemblée nationale étudie puis adopte les projets de loi, contrôle dans le gouvernement québécois l'action ministérielle et représente les collectivités électorales.

Pauline Marois montre à Jean-Marc Ayrault sa place et son siège au Parlement. Photo Réveil FM

Explication architecturale du haut lieu décisionnel du Québec. Photo Réveil FM

Le Parlement joue un rôle suprême en politique québécoise et en est donc l'organe central. De par son mandat, le Parlement est responsable de la gestion de l'État par la création, la modification et l'abrogation de lois ainsi que par le contrôle du gouvernement. Ainsi, le Parlement est seul à décider du rôle que le gouvernement peut exercer. Par ces lois, il délègue au gouvernement et à la fonction publique la responsabilité de l'application de la législation qui peut se faire grâce à différents outils règlementaire. Ainsi, selon l'importance des dossiers politiques en jeu, le Parlement peut donner le pouvoir décisionnel soit 1) au Conseil exécutif qui exerce son droit par décret, soit 2) aux ministères, municipalités et organismes de la fonction publique qui exerce le leur par règlement, ou 3) à chacun des ministres qui usent d'arrêtés ministériels. Bien que la plupart des décisions doivent passer par un processus d'approbation du ministre respectif ou du Conseil exécutif, chacun des termes utilisés est essentiel pour le Parlement dans l'interprétation de la responsabilité ministérielle et donc dans son contrôle parlementaire du gouvernement.

17e Rencontre alternée des Premiers ministres Jean-Marc Ayrault (Français) et Pauline Marois ( Québecois) !

Pauline Marois, premier ministre du Québec. Photo Réveil FM

jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

17e Rencontre alternée des Premiers ministres Jean-Marc Ayrault (Français) et Pauline Marois ( Québecois). Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault et Pauline Marois lors de la conférence de presse. Photo Réveil FM

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L'affaire Cahuzac électrise l'Assemblée nationale

Les députés PS applaudissent Jean-Marc Ayrault lors de la séance des questions au gouvernement ce mercredi.

Récit Ambiance théâtrale lors de la séance des questions au gouvernement, occupée pour une bonne partie par les suites des aveux de l'ancien ministre.

«Croyez-vous que nous avions un doute ? Nous n'en avions pas !» Un silence de plomb plane dans l'hémicycle bondé. Jean-Marc Ayrault répond à Bernard Accoyer, l'ancien président de l'Assemblée qui a posé la première question du jour: «Que savait-on au sommet de l’Etat, et depuis quand?» Le ton est donné. La première partie de la séance des questions au gouvernement ce mercredi a largement été occupée par le scandale provoqué par les aveux de Jérôme Cahuzac, ministre du Budget démissionaire. L'ambiance est électrique, parfois théâtrale. Du côté des parlementaires de droite, les cris fusent à l'évocation de «la Charte déontologique signée» par l'ancien ministre et de ses promesses d'innocence. «Il fallait vérifier !», entend-on.

Le Premier ministre termine sa réponse en tentant de couvrir le bruit incessant. «En aucun cas le gouvernement n'est intervenu pour entraver la justice.» A gauche, on applaudit. A droite, les pupitres claquent, les rires éclatent. Jean-Marc Ayrault évoque «la République exemplaire», si chère à François Hollande. C'est en mentionnant l'ancien ministre qu'il conclut sa longue réponse, sous les applaudissements de la gauche. «Maintenant, Jérôme Cahuzac est non seulement face à sa conscience, mais il est face à la justice». Fin du premier acte.

«Vous n’êtes plus en position de faire la morale»

Choix stratégique, c'est Bruno Le Roux, président du groupe socialiste, qui interpelle maintenant Jean-Marc Ayrault. «Je vous demande de confirmer ici l'ambition que vous avez montrée.» En reprenant par trois fois l'image de la République exemplaire, le Premier ministre présente les différents projets de loi, annoncés par le Président le midi. «Nous allons renforcer le droit aux sources et la protection des sources» des journalistes. La droite bouillonne. «Excusez-vous ! Taisez-vous !» Après avoir évoqué un «climat de soupçons lourd et malsain», François de Rugy, député EE-LV de Loire-Atlantique l'interpelle : «Il faut mettre en œuvre les réformes nécessaires à la restauration de la démocratie.» La gauche applaudit, mais ne répond pas pour autant aux provocations du camp adverse. Comme résignée.

Christian Jacob, le président du groupe UMP prend maintenant la parole. «Vous n'êtes plus en position de faire la morale à qui que ce soit», lance-t-il au Premier ministre, «votre devoir, c'est de répondre», et notamment sur l'implication ou non de Pierre Moscovici. La droite approuve, même si certains ne sont pas complètement présents. A l'instar d'Eric Woerth, député UMP de l'Oise, qui reste penché sur sa tablette. C'est le ministre de l'Economie lui-même, qui prend la parole pour lui répondre. Le brouhaha s'installe. «Si vous voulez à tout pris chercher une mise en cause, je pense que vous frappez à la mauvaise porte».

Puis les bancs de l’Assemblée se calment. les questions portent désormais sur le projet de loi sur l’emploi, inscrit au menu des députés ce mercredi. Le ministre du Travail, Michel Sapin, prend la parole: «L’Assemblée nationale est au travail aujourd’hui sur le seul sujet qui intéresse les Français: l’emploi.»

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Montréal-Québec: 275 kilomètres, 30 minutes la durée de vol !

Le Québec est une province francophone du Canada. À ce titre, il constitue un État fédéré dont Québec est la capitale et Montréal la métropole. Situé au nord-est de l'Amérique du Nord, entre l'Ontario et les provinces de l'Atlantique, le Québec partage sa frontière sud avec les États-Unis et est traversé par le fleuve Saint-Laurent qui relie les Grands Lacs à l'océan Atlantique. Avec une superficie de 1 667 441 km2, c'est la plus grande province canadienne.

Les deux bus qui transportaient des journalistes. Photo Réveil FM

Des journalistes montent dans l'avion pour le Québec. photo Réveil FM

Le Québec compte une population de huit millions de personnes composée de divers groupes ethnolinguistiques et socioculturels, dont une majorité de Québécois francophones, une importante minorité d'Anglo-Québécois et onze nations autochtones. La langue officielle y est le français, comprise par 94,6 % de la population. En 2006, la proportion de Québécois de langue maternelle française était de 79 %, tandis qu'elle était de 7,7 % pour l'anglais. Par sa langue, sa culture et ses institutions distinctes, le Québec forme une nation.

Freddy Mulongo. Photo Réveil FM

Hélène Hugue de France Télévision et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM

De 1534 à 1763, le Québec a été, sous le nom de Canada, la région la plus développée de la colonie française de la Nouvelle-France. À la suite de la guerre de Sept Ans, le Québec est devenu une colonie de l'Empire britannique entre 1763 et 1867, d'abord à titre de la Province de Québec, puis comme province du Bas-Canada jusqu'en 1840 avant de devenir le Canada-Est (1841-1867). Il s'intégra finalement à la Confédération canadienne en 1867. Jusqu'au début des années 1960, l'Église catholique a joué un rôle prépondérant dans le développement des institutions sociales et culturelles du Québec. Ce qu'on a appelé la Révolution tranquille, marquée notamment par la nationalisation de l'électricité, fut une époque marquée par l'accroissement considérable du rôle du gouvernement québécois dans la maîtrise du devenir politique, social et économique de l'État.

Le cortège sur le tarmac de Montréal. Photo Réveil FM

Le statut politique du Québec est défini dans la constitution du Canada. Le Québec a le pouvoir de légiférer dans plusieurs domaines de juridiction exclusifs, dont l'administration de la justice, la santé et l'éducation. Le climat politique au Québec est souvent animé par le débat sur le statut particulier de la province au sein du Canada. Un mouvement souverainiste prône l'indépendance de la province, tandis que l'idéologie fédéraliste prône le maintien de l'union fédérale. Différents projets de réformes constitutionnelles ou d’indépendance ont été proposés depuis les années 1960.

Le paisible décollage !

Décollage réussi à Montréal. Photo Réveil FM

Contrairement au reste du Canada, le droit québécois est mixte ; le droit privé est d'inspiration civiliste, tandis que le droit public s’inscrit dans la tradition de common law.

L'atterrissage à Québec. Photo Réveil FM

L'aérospatial, les biotechnologies, l'industrie pharmaceutique, le génie-conseil, la métallurgie, les technologies de l'information et l'industrie culturelle figurent parmi les secteurs clés de l'économie post-industrielle diversifiée du Québec. La très grande disponibilité des ressources naturelles, notamment la forêt et l'hydroélectricité, constitue aussi un important facteur de création de richesse.

Les hydravions canadiens à Québec. Photo Réveil FM

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mercredi 3 avril 2013

Jean-Claude Kalala Muayika:"La vérité des urnes est incontournable à notre lutte pour la libération du Congo contre les fraudeurs, imposteurs et usurpateurs"

Regardez ce qui vient de se passer en France, Jérôme Cahuzac ex-ministre du budget a été contraint à la démission et mis en examen par le procureur de la République pour avoir fraudé et avoir nié, d'être propriétaire d'un compte bancaire à l'UBS-Suisse, devant François Hollande, Président de la République, Jean-Marc Ayrault, Premier ministre et même devant les députés à l'Assemblée nationale sans oublier les 65 millions de Français qui l'ont regardé à la télévision, écouté à la radio ou lu dans dans la presse. Et chez nous en République démocratique du Congo, Joseph Kabila a commis son second hold-up électral, en trichant et volant les voix du peuple congolais pour se maintenir au pouvoir et diriger par défi. Le peuple congolais qui est souverain mérite respect.

Jean-Claude Kalala Muayika, président de l'Association Congolaise de Zurich (ACOZ).

En Suisse, dans le canton de Jura, le Parti chrétien-social indépendant (PCSI) est mis en mal dans la ville de Porrentruy. L’élection à la mairie de Porrentruy avait été remportée au second tour par Thomas Schaffter (PCSI), avec 28 voix d’avance sur le candidat du PDC Pierre-Arnauld Fueg. Le basculement au centre gauche de la mairie avait constitué un séisme, puisque seuls des élus PDC ou PLR avaient dirigé la ville depuis plus d’une centaine d’années. L’annulation du scrutin frauduleux se fonde sur un recours d’un ancien élu PDC que la juge administrative a partiellement accepté. Le recourant estime que la volonté populaire a été tronquée lors du scrutin de l’automne 2012 et demande en conséquence son annulation.

En République démocratique du Congo, le problème de la vérité des urnes n'est pas tant dans la personne d'Etienne Tshisekedi qui a été élu par les congolais, cela aurait pu être une autre personne. La question que nous devons nous poser sommes-nous prêts à accepter un hold-up électoral ? Accepter des élections frauduleuses, sans rien dire ? Ne pas défendre le cas Tshisekedi, c'est accepter que même pour les élections à venir, un quidam kalachnikov à la main et botte de jardinier aux pieds pourrait s'autoriser avec ses amis soudards de prendre en otage les voix de congolais, seuls les congolais confèrent la légitimité à un dirigeant. Or les autorités congolaises actuelles sont illégitimes, devons-nous taire cette évidence ?

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Jean-Jacques Buangala de l'Apareco-Suisse: "Je défends le Congo et non pas des individus"

Sur les pas de son père le professeur Marcel Lihau, Jean-Jacques Buangala déclame: "Je défends le Congo et non pas des individus" car enchaîne-t-il la République démocratique du Congo est le seul bien qui appartient à tous les congolais, la nation congolaise est une communauté de destin que nous partageons l'histoire, les valeurs sociétales, culturelles et environnementales. Le Congo demeure et demeura, les individus passent !

Jean-Jacques Buangala est un ancien parisien qui a choisi depuis des années de vivre en Suisse.

Le fils du professeur Marcel Lihau a été récemment nommé Responsable de l'Apareco-Suisse. C'est depuis le 7 février dernier, qu'il a été promu. Il est entrain de concocter son programme d'activités, la Suisse est petite mais elle est grande si on veut atteindre un grand monde. S'exprimant en plusieurs langues et aimant voyager, Jean-Jacques Buangala qui travaille à Sunrise Télécommunications-Suisse connait l'importance de la communication, il privilégie les rencontres humaines, les atomes crochus. Il est très claire dans l'approche de sa mission: ceux qui veulent servir au sein de l'Apareco en Suisse doivent éviter des polémiques ! Polémiques et dérapages sont les deux mamelles qu'affectionnent certains compatriotes. Les polémiques vous tombent dessus au moment où vous vous attendez le moins. Jean-Jacques Buangala va-t-il y arriver ?

Jean-Jacques Buangala (à droite) et ses collègues de l'Apareco

Avec le départ de certains membres très influents dont Rolain Mena, l'ancien Secrétaire-Général, Faustin Shungu...de l'Apareco, Jean-Jacques Buangala a intérêt à être fédérateur et rassembleur.

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L’affaire Cahuzac, un poison politique

Jérôme Cahuzac n'est plus ministre. Il a démissionné, le 19 mars, de sa fonction de ministre du budget après l'ouverture d'une information judiciaire pour blanchiment de fraude fiscale.

Jérome cahuzac

Cependant, les aveux qu'il a faits aujourd'hui à deux magistrats du pôle financier font l'effet d'une déflagration.

Ils abîment la gauche et la politique tout entière au moment où une gangrène se répand : le populisme anti-élus. Car l'ancien ministre du budget s'est moqué du président de la République, du premier ministre et des députés. Il leur a menti lorsqu'il leur a solennellement assuré, en décembre, dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale : "Je n'ai jamais eu un compte à l'étranger, ni maintenant ni avant."

Ce mardi, après avoir changé d'avocat, Jérôme Cahuzac a changé de défense. Du tout au tout. Il reconnaît l'existence d'un compte à l'étranger d'un montant de 600 000 euros, qu'il dit ne pas avoir alimenté depuis "une douzaine d'années". Il est en quelque sorte rattrapé par son passé. Son passé de chirurgien esthétique et de parlementaire. Il demande "pardon" pour le "dommage causé" et se dit "dévasté par le remords".

Mais le mal est fait : celui qui, pendant neuf mois, a été notamment chargé, dans le gouvernement Ayrault, de traquer les fraudeurs reconnaît qu'il a lui même fraudé le fisc. Et non seulement fraudé, mais menti à tous les élus de la République.

François Hollande n'a formellement rien à se reprocher. Adepte de "la République irréprochable", le président de la République a agi avant même la mise en examen de Jérôme Cahuzac. Il lui a appliqué, lors de l'ouverture de l'information judiciaire, un protocole qui vaut pour tous les membres de son gouvernement : "Tout ministre concerné par une procédure judiciaire doit quitter le gouvernement."

L'opposition n'a pas à rougir. Elle est restée dans cette affaire d'une parfaite sobriété, qui tranche avec la bruyante contre-offensive qu'elle a menée au moment de la mise en examen de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Bettencourt.

A aucun moment, l'UMP n'a pratiqué la chasse à l'homme. Elle est restée au contraire quasiment silencieuse lorsque le site Mediapart a lancé les premières accusations contre Jérôme Cahuzac.

Elle n'a pas renchéri non plus lorsque la justice a annoncé, en mars, qu'elle enquêtait non seulement sur l'existence d'un compte à l'étranger, mais aussi sur la provenance de l'argent, alors qu'un témoin auditionné pendant l'enquête préliminaire de police faisait état de sommes provenant de laboratoires pharmaceutiques.

François Hollande, son gouvernement, les élus de gauche, mais aussi de droite, ont "fait confiance à la parole" de Jérôme Cahuzac, qui était reconnu sur tous les bancs comme un "bon ministre". Ils lui ont, jusqu'au bout, accordé le bénéfice de la présomption d'innocence.

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Jérôme Cahuzac, quatre mois de mensonges et de démentis

Depuis quatre mois, Jérôme Cahuzac n'a eu de cesse de démentir les accusations portées contre lui par Mediapart. D'abord véhémentes, ses dénégations se sont faites plus floues. Finalement, l'ex-ministre du budget a reconnu dans une note publiée sur son blog, à 15 h 52 mardi 2 avril, l'existence "d'un compte bancaire (...) depuis une vingtaine d'années".

4 décembre : "Je n'ai jamais disposé d'un compte en Suisse ou ailleurs à l'étranger. Jamais." A peine Mediapart a-t-il publié son premier article que le ministre du budget réagit dans un communiqué sur son blog. "Je réitère le démenti formel que j'ai apporté directement auprès de Mediapart : je n'ai jamais disposé d'un compte en Suisse ou ailleurs à l'étranger. Jamais. J'invite avec force l'ensemble des médias à ne pas reprendre des propos diffamatoires portant gravement atteinte à mon honneur", écrit-il. Sur son compte Twitter, il tient des propos similaires.

5 décembre : Les "yeux dans les yeux" avec François Hollande. Dès le lendemain des révélations, un Jérôme Cahuzac très offensif est dans les matinales radio pour démentir des accusations "délirantes". Sur RTL : "Mes accusateurs devront prouver que leurs accusations sont fondées. Ils auront du mal. J'ignore ce qu'il en est de leurs intentions et des éléments dont ils disposent, j'aimerais qu'ils les montrent."


Jérôme Cahuzac : "Ce qu'a écrit Mediapart est... par rtl-fr

Dans l'après-midi, il est interrogé par le député Daniel Fasquelle (UMP), et lui répond sans détour : "Je démens catégoriquement les allégations contenues sur le site Mediapart. Je n'ai pas, je n'ai eu jamais eu de compte à l'étranger. Ni maintenant ni avant."

Puis, c'est à François Hollande qu'il jure, "les yeux dans les yeux", son innocence, selon les informations du Monde. "Si tu me dis que tu n'es pas au courant, je te défendrai", dit M. Hollande. "Je n'ai pas de compte en Suisse", répond-t-il. "Alors je te défendrai", conclut le président.

19 décembre : "Il y a 4-5 secondes où, effectivement, ça peut être moi, mais il se trouve que ce n'est pas moi." France Inter révèle que Jérôme Cahuzac s'est confié devant plusieurs journalistes de la radio, soulignant à plusieurs reprises : "En tous cas, ce n'est pas moi !" à propos de l'enregistrement diffusé par Mediapart, sur lequel on entend un homme dire : "Ça me fait chier d'avoir un compte ouvert là-bas, l'UBS c'est quand même pas forcément la plus planquée des banques". "Sur les 3 minutes 40 d'enregistrement, reconnaît-il, il y a 4-5 secondes où effectivement ça peut être moi, mais il se trouve que ce n'est pas moi." Il assure que son frère Antoine a écouté l'enregistrement et aurait dit : "Ce n'est pas lui car la personne qui parle bute sur les mots, or mon frère ne bute jamais sur les mots."

8 janvier : "Il y a d'autres métiers dans la vie que ministre." Alors que la justice a ouvert une enquête préliminaire au chef de blanchiment de fraude fiscale, Jérôme Cahuzac maintient les apparences, au moins de façade. Dans un communiqué diffusé par son avocat, il se dit satisfait de l'ouverture de cette enquête, et pense que "cette démarche permettra, comme il l'a toujours affirmé, de démontrer sa complète innocence des accusations absurdes dont il fait l'objet". Mais en privé, le ministre perd un peu pied. Dans une scène rapportée par Le Monde, lors d'une galette des rois où sont aussi conviés Manuel Valls et son avocat Gilles August, il lâche : "Il y a d'autres métiers dans la vie que ministre."

9 janvier : Moscovici monte au créneau. Interrogé sur Europe 1, le ministre des finances se dit convaincu de l'innocence de son collègue. Il en veut pour preuve une conversation qu'il a eue récemment avec M. Cahuzac : "Quand quelqu'un avec qui je travaille bien, qui est un ami, se met en face de moi et me dit les yeux dans les yeux : 'Voilà, je n'ai pas de compte en Suisse', j'ai confiance."

8 février : "Je n'ai pas cédé et je ne céderai pas." Jérôme Cahuzac profite de la demande de coopération faite par le gouvernement français à la Suisse pour répéter une nouvelle fois qu'il "n'a jamais eu de compte en Suisse". "La réponse apportée par la Suisse permettra, je l'espère, d'en finir avec ces saletés", ajoute-t-il, tout en soulignant qu'il n'a pas eu connaissance du document transmis par la banque UBS. Il affirme à Jean-Jacques Bourdin sur RTL n'avoir "à aucun moment pensé à démissionner. Pourquoi démissionner quand on est innocent ? Je n'ai pas cédé et je ne céderai pas."

9 février : "Il n'y a aucune place au doute." Le Journal du dimanche, citant des sources proches du ministre des finances, Pierre Moscovici, assure qu'un document transmis par les autorités helvètes confirme que Jérôme Cahuzac n'a pas détenu de compte dans ce pays entre 2006 et 2012. "Il n'y a aucune place au doute dans la réponse transmise par la Suisse", martèle l'entourage de M. Moscovici. Mais aucun média n'aura accès à ce fameux document.

Début mars : "Ce n'est pas moi, parce que ça ne peut pas être moi." Dans un article publié le 21 mars, au lendemain de la démission, Le Nouvel Observateur rapporte ces propos du ministre tenus dans la semaine du 11 mars. Aux questions de l'hebdomadaire, qui veut savoir pourquoi il ne dit pas clairement ne pas être l'homme sur l'enregistrement, il répond : "Pourquoi nier l'accessoire quand on dément l'essentiel ?", puis "Ce n'est pas moi parce que ça ne peut pas être moi".

19 mars : "J'en ai marre. Je n'en peux plus..." Peu après après l'ouverture d'une information judiciaire contre X pour blanchiment de fraude fiscale, des socialistes l'entendent dire après des questions au gouvernement : "J'en ai marre. Je n'en peux plus..." Dans la foulée, il annonce sa démission. Là encore, il maintient une façade optimiste : "Cela ne change rien ni à mon innocence ni au caractère calomniateur des accusations lancées contre moi."

2 avril : "J'ai été pris dans une spirale du mensonge et je m'y suis fourvoyé." Le désormais ex-ministre du budget reconnaît finalement sur son blog, après l'annonce de révélations imminentes par Le Canard Enchaîné, qu'il détenait bien un compte bancaire à l'étranger depuis vingt ans. Le ministre est mis en examen pour "blanchiment de fraude fiscale".

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Ayrault appelle Cahuzac à "ne plus exercer de responsabilités politiques"

Invité du "20 Heures" de France 2 au terme d'une journée éprouvante pour la majorité, le premier ministre Jean-Marc Ayrault, visiblement tendu, a vivement condamné la "faute morale" commise par son ancien ministre Jérôme Cahuzac et affirmé, à plusieurs reprises, qu'il n'était pas au courant de ses mensonges.

Le premier ministre a soutenu qu'il ne "savait rien" des mensonges de Jérome Cahuzac, mardi soir sur France 2.

En réponse aux suspicions de l'opposition et d'une partie de la gauche, le premier ministre a affirmé : "Je n'avais aucune raison de ne pas le croire, tout comme le président et les députés [...]. Quand il dit devant l'Assemblée nationale qu'il n'a jamais eu de comptes à l'étranger, il y a quand même quelque chose de solennel ! Et je n'avais pas moyen de vérifier", a-t-il expliqué, ajoutant encore "je ne savais rien car nous n'avions aucun élément qui pouvait prouver le contraire, même si j'ai eu des doutes".

Selon M. Ayrault, "la meilleure garantie" contre ce type de dérive est "la justice totalement indépendante" sur laquelle son gouvernement s'est "toujours appuyé [...] pour que la vérité éclate". Il a déploré au passage les "attaques très fortes contre la justice ces dernières semaines" en allusion aux critiques de l'opposition contre le juge qui a mis en examen Nicolas Sarkozy.

Le premier ministre, qui a dit avoir eu un échange avec M. Cahuzac dans la journée "pour dire qu'il nous avait menti et qu'il nous avait trahi, et que c'était extrêmement choquant", l'a appelé mardi soir à "ne plus exercer de responsabilités politiques, quelle qu'elle soit".

Hollande : "Une impardonnable faute morale"

La réaction de François Hollande ne s'est pas fait attendre très longtemps. Le chef de l'Etat a pris "acte avec grande sévérité des aveux de Jérôme Cahuzac", explique un communiqué de l'Elysée. L'ancien ministre du budget a "commis une impardonnable faute morale" en "niant l'existence de ce compte devant les plus hautes autorités du pays, ainsi que devant la représentation nationale". Jérôme Cahuzac a avoué, mardi 2 avril, avoir détenu un compte en Suisse pendant des années qui a été transféré à Singapour en 2009, avec plus d'un demi-million d'euros dessus.

Le président de l'Assemblée nationale – devant laquelle Jérôme Cahuzac, interpellé sur le sujet le 5 décembre, avait nié – a également fait part de sa "consternation" et de sa "colère". Mais "au-delà [...] avoir menti devant la représentation nationale est impardonnable, a déclaré Claude Bartolone. La parole prononcée dans l'hémicycle est sacrée".

Au PS : il faut que "Cahuzac s'explique"

Au PS, la plupart des cadres n'en reviennent pas. "Les bras m'en tombent, je n'ai pas de mots", a expliqué Arnaud Montebourg, en déplacement à Marseille. "C'est un rude coup pour la parole publique", a ajouté le ministre du redressement productif, estimant qu'il est "difficile à admettre" que des "déclarations solennelles devant le président de la République et la représentation nationale" soient "fausses".

Harlem Désir a lui été "stupéfait" et "choqué par les faits", "inacceptables " et "le mensonge", selon le porte parole du PS, David Assouline. "On est atterrés, c'est gravissime d'avoir menti devant la représentation nationale, s'est indigné de son côté le porte-parole du groupe PS à l'Assemblée, Thierry Mandon. Nous n'imaginons pas que celui qui juridiquement le peut revienne siéger à nos côtés", a-t-il rajouté. L'ancien ministre du budget devait réintégrer son poste de député après avoir démissionné du gouvernement.

La députée de Paris Annick Lepetit souhaite, quant à elle, que Jérôme Cahuzac revienne à l'Assemblée nationale, pas pour y siéger, mais pour "s'expliquer de son mensonge". L'ancien ministre avait toujours nié devant les parlementaires détenir un compte à l'étranger.

Charges sévères à gauche du Parti socialiste

Au Front de gauche, on veut désormais remonter la chaîne des responsabilités. "Où s'arrête la chaîne du mensonge ?", s'interroge Jean-Luc Mélenchon. "J'ai vraiment beaucoup de mal à croire que personne ne savait rien et d'ailleurs si personne ne savait rien pourquoi tout d'un coup le président de la République a-t-il décidé de retirer à Jérôme Cahuzac sa mission. Donc ça veut dire qu'à ce moment-là au moins il savait quelque chose puisque Monsieur Cahuzac n'était même pas inculpé à ce moment-là", ajoute-t-il sur RTL.

"On a beaucoup discuté ces derniers jours de ce que voulait dire le mot salopard et bien voilà un salopard c'est ça", lance-t-il encore.

Pour Olivier Dartigolles, le porte-parole du PCF, le "feuilleton où Jérôme Cahuzac a multiplié les mensonges" est "une véritable bombe politique qui vient d'éclater".

Pascal Durand, le secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts, n'est pas en reste : "C'est un mensonge d'Etat qui décrédibilise la parole collective des politiques et la représentation de l'Etat. Il est comptable du recul de la capacité des politiques à être entendus lorsqu'ils portent une parole forte. C'est un drame pour la démocratie."

Le patron des écolos s'interroge également sur la responsabilité directe de M. Hollande dans cette affaire : "S'il est avéré que l'information du Canard Enchaîné selon laquelle l'Elysée est au courant depuis décembre et qu'aucune mesure, à ce moment, n'a été prise, on est en droit de s'interroger sur la notion de l'intérêt général qui préside dans ce pays." En réalité, selon Le Canard enchaîné, François Hollande "dispose depuis Noël d'une note (...) émanant de Beauvau" affirmant que la voix sur la bande enregistrée diffusée par Mediapart "est proche de celle du ministre du budget".

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L'Outarde libérée, un webmagazine d'information franco-Quebéçois qui monte ...monte à Montréal !

"Si en France le canard est enchaîné, au Québec l'outarde est libérée, parfois même déchaînée"

Bertile de Contencin et Nathalie Simon-Clerc sont journalistes bénévoles de l'Outarde libérée qui vient de naitre il y a presque un mois. Photo Réveil FM

« L’Outarde libérée » est née pour combler un vide : un regard croisé pour rendre compte de l’actualité des Français au Québec et des réussites québécoises en France. La communauté française compte plus de 100 000 membres dans la Belle Province. La vie associative française est riche, les réussites économiques sont prestigieuses et les étudiants français arrivent toujours plus nombreux. En France, la réussite québécoise a dépassé celle de Céline Dion, et s’appelle dorénavant Xavier Dolan ou Bombardier.

Forts de ce constat, nous avons lancé ce webmagazine, pour rapprocher encore plus nos deux communautés qui ont en partage cette merveilleuse langue : le français. Nos racines communes et cette langue, mâtinées de valeurs européenne et américaines, sont un enrichissement mutuel pour nos deux pays.

Journalistes franco-québécois, nous vivons au Québec depuis plusieurs années, car nous portons cette terre francophone d’Amérique dans notre cœur. Mais nos racines restent françaises, et nous vous rendrons compte chaque jour de l’actualité imbriquée de nos deux pays, sans parti pris, avec notre rigueur journalistique.

Nos journalistes, entièrement bénévoles, restent propriétaires de leurs articles.

Bertile de Contencin Diplômée de l’Institut d’Études politiques de Bordeaux, Bertile est arrivée au Québec il y a 3 ans pour suivre un certificat en journalisme à l’Université de Montréal.

Certificat en poche, elle multiplie les expériences professionnelles tant dans le journalisme que la communication (Radio-Canada, Mademoiselle à Montréal, Le République), deux passions qu’elle cultive au quotidien.

Bertile aime les nouveaux défis, et se lance dans le projet de « l’Outarde libérée » avec passion. Son écriture précise et sa rigueur journalistique lui permettent de publier des articles de fond comme des portraits. Elle est également l’animatrice hors-pair des réseaux sociaux de l’Outarde libérée.

Elle conçoit son métier de journaliste comme le seul moyen d’assouvir sa grande curiosité, et son amour des rencontres. Elle espère surtout qu’il lui permettra de réaliser son rêve: faire le tour du monde.

Pour écrire à Bertile : bertile@loutardeliberee.com

Nathalie Simon-Clerc Diplômée en gestion d’entreprise de Paris-Dauphine et manager en France, elle émigre au Québec ou elle est établie depuis plus de 10 ans. Elle obtient un diplôme en journalisme de l’Université de Montréal, et travaille à la pige pour divers médias (Radio-Canada, La Presse, Le République, …). Entre temps, elle fonde un magasin de musique et de cinéma francophones à Montréal.

Passionnée par la politique, le sport, les arts, et les nouvelles technologies, Nathalie Simon-Clerc est une journaliste qui aime les nouveaux défis.

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Montréal: Frédéric Lefebvre s’invite dans la visite officielle du Premier ministre Jean-Marc Ayrault

Montréal, Sheraton Hôtel, diner-conférence Jean-Marc Ayrault et Pauline Marois. Photo Réveil FM

Accueil très chaleureux entre Pauline Marois et Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

Montréal, Jean-Marc Ayrault et Pauline Marois. Photo Réveil FM

Alors que personne ne l’attendait, Frédéric Lefebvre aura suivi Jean-Marc Ayrault à la trace, de Montréal à Québec. Après son lancement de campagne au soleil de Miami quelques jours avant, l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy avait opté pour le froid québécois… et la visite officielle du premier ministre français. « Oui, je suis en campagne, et je viens à la rencontre de mes compatriotes » a expliqué Frédéric Lefebvre pour justifier sa présence au dîner-débat organisé par la chambre de commerce française au Canada le 14 mars dernier. Devant près de 700 convives français et québécois, la première ministre du Québec, Pauline Marois, et son homologue français, Jean-Marc Ayrault, ont célébré l’amitié franco-québécoise à saveur économique.

Frederic Lefevre et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM

« Tout n’est pas négatif (dans la politique du gouvernement français) » a précisé Frédéric Lefebvre, en saluant le renforcement de la mobilité entre les deux pays, notamment pour les jeunes. Néanmoins, il regrette que le premier ministre français n’ait pas évoqué les difficultés de mise en oeuvre de certains ARM (Accord sur la Reconnaissance Mutuelle des diplômes) dans le domaine médical, et que les Oubliés de Buffalo aient été une nouvelle fois oubliés. Il a salué la politique québécoise qui sait attirer des investissements étrangers, et a suggéré au premier ministre Ayrault de s’en inspirer. « Derrière les mots, les réalités sont bien différentes » a-t-il regretté en écoutant le discours de Jean-Marc Ayrault. « Ma candidature est le ciment entre les partisans de Jean-François Copé et ceux de François Fillon » Face aux tensions des derniers jours dans son propre camp (voir notre article du 4 mars), le candidat de l’UMP a dit ne pas vouloir faire campagne contre les autres, mais pour un projet. Il se pose en « pacificateur » de l’affrontement Copé-Fillon, et précise que sa candidature est un ciment entre les deux camps. »En Amérique du nord, nos compatriotes ont besoin d’être défendus en matière d’éducation, de fiscalité et de retraite » précise Frédéric Lefebvre. « Ils attendent ce ciment social d’unité nouveau » ajoute le candidat.

Frédéric Lefebvre a fait honneur aux deux réceptions offertes par Jean-Marc Ayrault, l’une à Montréal et l’autre à Québec. Il s’est entretenu avec son futur adversaire de gauche, Franck Scemama, mais également avec François Lubrina, élu à l’Assemblée des Français de l’Étranger, qui lui avait préféré Julien Balkany lors de la dernière élection législative, et avec Virginie Beaudet, suppléante de Damien Regnard, candidat divers droite.

Les gouvernements du Québec et de la France ont procédé à la signature d'une entente en matière d'économie sociale et solidaire (ESS).

L'accord a pour objectif de «favoriser les échanges de connaissances, d'expériences et de bonnes pratiques, ainsi que le renforcement des expertises» dans le domaine de l'économie sociale et solidaire. Il a été signé à Québec en présence de la première ministre Pauline Marois et de son homologue français, Jean-Marc Ayrault, qui participaient vendredi à la 17e rencontre alternée des premiers ministres français et québécois.

La coopération entre les deux gouvernements portera entre autres sur l'enseignement, la formation et les outils de financement de l'ESS. Lors du Sommet international des coopératives, le 8 octobre dernier, la France et le Québec avaient adopté une déclaration d'intention visant à renforcer leur coopération en matière de développement coopératif.

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mardi 2 avril 2013

Samedi 6 avril 2013, tous à Zurich: les irréductibles de "la vérité des urnes" au Congo programment une grande marche "Kabila dégage" !

Les congolais de Zurich ne lâchent rien et ne lâcheront rien jusqu'à ce que la République démocratique du Congo recouvre sa souveraineté, bradée par ses usurpateurs et autres collabos. A Zurich, c'est toujours un tracteur qui ouvre la marche, avec de noms des criminels patentés: Joseph Kabila, Paul Kagamé, Yoweri Museveni, Laurent Nkundabatwaré, Jules Mutebusi, Bosco Ntangana, Sultani Makenga, Jean-Marie Runiga... qui ont endeuillé le Congo. Les manifestants ont même droit d'emprunter la Bahnhofstrasse, surnommée les Champs-Élysées de Zurich. Curieux, les décideurs Zurichois s'informent sur ce qui se passent. Ils apprennent qu'il y a 8 millions de morts, au Congo, le hold-up électoral a été avalisé par des pays occidentaux, le Congo est pays riche dans la population croupit dans la misère, le viol est utilisé comme arme de guerre pour humilier les femmes congolais...Les manifestants n'hésitent pas de pointer du doigt les sociétés suisses qui s'enrichissent sur le dos des congolais: Glencore

Bienvenu Nsilulundi devant le mythique tracteur à Helvetiaplatz. Photo Réveil FM, archives

Glencore est une compagnie de négoce et courtage de matières premières fondée par le trader Marc Rich. Elle est basée en Suisse à Baar, dans le canton de Zoug.

Glencore se présente sur son site internet comme un groupe international de marketing et production intégrée de matières premières ayant des activités dans la « production, l'approvisionnement, la transformation, le raffinage, le transport, le stockage, le financement et la fourniture de métaux et minéraux, produits énergétiques et produits agricoles » provenant de la production du groupe Glencore lui-même ou de tiers.

Glencore fournit aussi de l'ingénierie financière et logistique et d'autres services de la chaîne d'approvisionnement pour un large éventail de producteurs et consommateurs de produits. Les clients sont principalement des industries dont métallurgique, agroalimentaire (270 000 hectares de terres en culture déclarées en 2011) et automobile ou pétrolière et de production énergétique (3 % du pétrole négocié dans le monde en 2010, avec de gros projets (en développement) en offshore au large de l'Afrique, mais aussi gaz, charbon, coke, etc.).

En 2011, le groupe dit employer plus de 2 700 personnes affectées au marketing et 54 800 personnes (dans 30 pays) affectées directement ou indirectement aux opérations industrielles de Glencore. Selon les données disponibles, Glencore contrôlerait en 2011 environ 60 % du zinc mondial, 50 % du cuivre, 30 % de l'aluminium, 25 % du charbon, 10 % du grain et 3 % du pétrole.

Son fondateur, Marc Rich est poursuivi à plusieurs reprises pour corruption et évasion fiscale. Après avoir œuvré durant 37 ans dans un d'un halo de mystère, cette société très controversée qui a reçu en 2008 le prix du Public Eye Awards de la multinationale la plus irresponsable, est entrée en bourse en 2011 et est classée 6e entreprise européenne en 2005. Son patron, Ivan Glasenberg, est présenté comme « le premier courtier du monde », avec 15,8 % des actions du groupe, représentant une enveloppe de 10 milliards de dollars (7 milliards d’euros).

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Fatwa contre la musique abrutisante, Fally Ipupa atiaki tembé ...Asuki Ehhh

Musicien collabo, Fally Ipupa n'a que ses yeux pour pleurer. Le chanteur bêtisier en voulant narguer et défier la communauté congolaise de Paris a commis l'erreur de sa vie. Les Résistants-Patriotes-Combattants de France dans une logique de "Lumbé ! Lumbé ! Mbweté ! Mbweté !" se sont mobilisés comme un seul homme pour faire respecter la fatwa contre la musique abrutisante et collaborationniste de Fally Ipupa. Fatwa décreté il y a presque trois ans. Paris n'est pas tombé et ne tombera jamais. La musique congolaise retrouvera le chemin de prestigieuses salles parisiennes: Olympia, Zénith, Concorde La Fayette...le jour où la République démocratique du Congo sera libéré de l'usurpation de l'imposture ! Chaque congolais a la musique dans l'âme. Ce privilège n'est pas réservé à quelques individus qui rabaissent la femme congolaise dans leurs chansons pour se remplir des poches.

Fally Ipupa avait réussi à mobiliser quelques griots sur internet pour défendre le concert à Alizé, le vendredi 29 mars dernier. Le Congo étant en deuil, avec ses 8 millions de morts, de viols en cascade, la paupérisation à outrance de sa population... pas de concerts jusqu'à la libération totale de la République démocratique du Congo.

Fally Ipupa atiaki tembé...Asuki ehhh. Photo Réveil FM, archives

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Dernières fourberies de l'Apparatchik Modeste Mutinga Mutuishayi, une lettre ouverte à son "Raïs"

Grand requin devant l’Éternel, inconscient de la République, Modeste Mutinga Mutuishayi est un opportuniste hors pair. Comme les rats savent quitter le bateau avant le naufrage, l'un des chauves du sénat sent le souffre de la fin de la dictature totalitaire qui sévit en République démocratique du Congo. Mangeurs à tous les râteliers, Modeste Mutinga est depuis la transition de 2003, un apparatchick du régime répressif, usurpateur et d'occupation de Joseph Kabila. Président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM), un étouffoir des libertés. Modeste Mutinga Mutuishayi a muselé la presse congolaise, il a bâillonné des journalistes et des acteurs politiques de l'opposition. Contre espèces sonnantes et trébuchantes de Joseph Kabila, il va priver les Congolais d'un débat démocratique inscrit dans la Constitution de la transition entre les deux candidats arrivés premiers en lice: Joseph kabila et Jean-Pierre Bemba Gombo. En récompense de son action anti-Congo, Modeste Mutinga Mutuishayi est bombardé Rapporteur adu Sénat pour le parti de Joseph Kabila. Fourbe, roublard, corrompu jusqu'à la moelle épinière, Modeste Mutinga veut sauver sa tête avec une lettre bidon.

Modeste Mutinga Mutuishayi, opportuniste, mangeur à tous les râteliers et apparatchik de la dictature totalitaire qui sévit au Congo. Photo Réveil FM, archives

Repu par la corruption, Modeste Mutinga veut se jouer des congolais. Pourquoi cette lettre seulement maintenant ? Est-ce que c'est seulement aujourd'hui que les signaux de la démocratie sont au rouge en République démocratique du Congo ? Depuis quand Joseph Kabila est un démocrate ? Nommé Rapporteur au sénat, Modeste Mutinga Mutuishayi continuait à signer les éditoriaux du journal le Potentiel avec son titre de Sénateur ! Sacrilège, dans aucun pays au monde, signe dans son propre journal ses éditoriaux. Il faut être un équilibriste comme Modeste Mutinga Mutuishayi, être à la mangeoire de Joseph Kabila et feindre de jouer à la démocratie. On sait dans un pays comme le nôtre, des loups lettrés tondent des brebis ignares. Les congolais ne sont pas tous des ignares. Modeste Mutinga Mutuishayi a contribué au premier hold-up électoral de Joseph Kabila en 2006, en tant que Sénateur nommé il a contribué au tripatouillage de la Constitution de Liège pour que l'élection présidentielle soit à un tour alors que nous sommes 70 000 000 d'habitants, Modeste Mutinga est demeuré silencieux face aux élections frauduleuses du 28 novembre 2011. C'est le 30 mars 2013 qu'il adresse une lettre ouverte à Raïs, s'agit-il d'un poisson d'avril ? On croit rêver ! Connaissant le bonhomme chauve un fin calculateur, espère-t-il prendre la place de Matata Pognon qui est menacé par les députés ? Il souhaitait déjà remplacer le milliardaire du dimanche Adolphe Muzito, à ce poste de Premier ministre. Ventripotent, mangeriste et mangercrate à outrance, Modeste Mutinga Mutuishayi est préoccupé beaucoup plus par son ventre, les congolais n'ont pas d'illusion à se faire !

Lisez la fameuse lettre à son Raïs

Excellence Monsieur le Président de la République,

(Avec nos sentiments respectueux et déférents)

M’adressant au premier citoyen de la République et magistrat suprême, l’honneur m’échoit préalablement de justifier et de préciser l’objet de ma démarche dont le point de focalisation n’est autre que la crise de la justice, laquelle surdétermine toutes les autres crises que connaît le pays. En effet, qu’elle s’inspire de la conception naturelle de l’équité, de la loi ou du droit positif, la justice constitue partout à travers le monde et au sein des nations ou des Etats modernes, une valeur humaine fondamentale qui légitime tout édifice social. Il se trouve que chez nous l’univers de la justice connaît une situation de crise profonde et généralisée. Celle-ci explique le processus débridé de la faillite aussi bien de l’Etat, de la démocratie que du régime.

Voilà qui pose la question cruciale du rapport de l’Etat à la société. En effet, son impuissance face à la criminalité qui gagne tous les domaines de la vie ne peut nullement favoriser la «Révolution de la modernité» ainsi que le développement économique et social. Par engagement patriotique mais aussi et surtout par conscience nationale, il m’est apparu de mon devoir citoyen de vous entretenir humblement de cette collective impasse existentielle, en votre qualité de symbole de l’unité nationale, arbitre du fonctionnement régulier des institutions et de la continuité de l’Etat.

Pour bien appréhender le déficit de la justice et ses conséquences désastreuses sur l’état de la Nation, j’ai pris en compte quelques indicateurs significatifs pour asseoir ma démarche. 1. Dimensions de la crise de la justice 1.1. De la distribution de la justice Comme introduction à ce point relatif à la distribution de la justice en RDC, je mets en exergue cet adage : « A tout seigneur tout honneur ».

En effet, le peuple congolais reconnait que c’est sous votre haute direction qu’une vaste réforme de la justice a été mise en chantier à travers la politique sectorielle de la justice. Toute une série des mesures prises durant votre premier mandat ont posé les bases d’une nouvelle justice notamment la nouvelle Constitution qui affirme les droits et libertés fondamentaux et restructure le système judiciaire en réorganisant le Conseil supérieur de la magistrature et en instituant une Cour de cassation, un Conseil d’Etat et une Cour constitutionnelle, sans oublier d’autres lois particulières, décrets et règlements modifiant et complétant le Code pénal.

Ainsi la loi n°005/006 modifiant et complétant le Livre II du Code pénal congolais introduit en matière de corruption, les principales innovations par rapport aux dispositions en vigueur : -(i) la distinction entre la petite corruption et la grande corruption ; cette dernière visant principalement : (a) les actes de corruption commis dans le cadre de la passation des marchés publics et de travail, des fournitures et des services, de l’octroi des droits miniers, des carrières et des concessions forestières ou du processus de privatisation ou de désengagement de l’Etat dans les entreprises publiques ; (b) les actes de corruption ayant pour but l’entrave à la bonne administration de la justice et ; (c) les actes de corruption commis dans le cadre d’une organisation criminelle; - (ii) les actes de corruption visant aussi bien un agent public qu’un particulier; - (iii) la réaffirmation du rôle du pouvoir judiciaire dans la prévention, la détection et la répression de la corruption et des infractions similaires; - (iv) la protection des dénonciateurs des actes de corruption (témoins, experts et victimes et leurs familles) contre les actes de représailles ou d’intimidation et leur absolution de toute poursuite pénale pour dénonciation faite de bonne foi devant l’autorité judiciaire compétente agissant dans le cadre d’une procédure judiciaire; - (v) l’introduction des mécanismes d’entraide judiciaire et d’extradition en matière d’enquêtes, de confiscation et des poursuites judiciaires contre les actes de corruption commis hors du territoire national ou dans le cadre d’une organisation criminelle et enfin ; -(vi) la réévaluation des taux d’amende devenus très modiques.

La réforme du secteur de la justice s’est étendue dans le secteur privé avec la promulgation de nouveaux codes des investissements et du travail, un nouveau code minier avec ses principaux décrets portant mesures d’exécution, un nouveau code forestier. Dans le domaine de la régulation des télécommunications, l’Autorité de régulation des postes, téléphones et télécommunications (ARPTC) a été créée sur pied d’une loi-cadre édictée à cet effet.

Excellence Monsieur le Président de la République, L’histoire reconnait donc que dès le début de votre mandat, les instruments normatifs ont été mis en place, avec pour objectif global de rapprocher la justice du justiciable tant en ce qui concerne la facilitation de l’accès aux services judiciaires dans leur ensemble qu’en ce qui concerne l’amélioration qualitative de l’offre de justice. Ce volet a induit un certain nombre d’activités concrètes, à savoir: l’implantation progressive des tribunaux de paix, le recrutement et la formation des magistrats, la réduction du coût de la justice ... Aujourd’hui, avec pertinence, l’histoire s’interroge: pour quels résultats ? Question d’autant fondamentale qu’il apparait clairement que l’échec du pouvoir judiciaire et la mauvaise distribution de la justice traduisent la responsabilité et l’impuissance même de l’Etat, son incapacité à assurer la sécurité commune, à subvenir aux besoins des citoyens dont il a pourtant la responsabilité du destin collectif.1.2. Justice - sécurité nationale, intégrité du territoire et gouvernance politico-administrative

Excellence Monsieur le Président de la République, Depuis près de deux décennies, la RDC est victime des guerres d’agression et mutineries récurrentes qui ont mis en mal la sécurité collective, la souveraineté nationale et l’intégrité de notre territoire. Si la non professionnalisation de l’armée et l’obsolescence de son équipement constituent la cause cardinale de nos débâcles militaires, on reconnait aussi que les détournements des soldes des militaires, la vente des armes par la hiérarchie militaire ainsi que d’autres trahisons ont fini par émousser la combativité de nos soldats sur le champ de batailles.

Ceci est d’autant préjudiciable à la souveraineté nationale que ceux qui avaient commis ces crimes se retrouvent, par d’inexplicables et répétitives amnisties, entrain de jouir d’une liberté qu’ils ne méritent pas. Et, dans un pays où l’armée elle-même est un corps dont la cohérence a été fragilisée par d’innombrables mixages et brassages, on doit pouvoir affirmer sans l’iota d’un doute que l’impunité a été à la base de la liquéfaction de notre armée, avec pour conséquences majeures nos déboires sur les champs de bataille et l’instabilité politique de la RDC.

Il est donc regrettable de relever que dans un pays doté d’instruments normatifs et de textes pour punir les coupables, la non application de ces règles et l’impunité soient à la base de la déstructuration de toute la puissance de l’Etat. Ainsi la lame de fond qui gangrène toute la gouvernance nationale porte sur le non respect des lois et règlements de la République. Excellence Monsieur le Président de la République, Du point de vue de l’expérience de la démocratisation, il y a lieu de faire état d’un certain nombre de ratés.

A titre d’exemple, le contrôle du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif, tant au niveau central que provincial, demeure biaisé faute d’un contrôle parlementaire objectif et responsable qui soit conforme à la lettre et à l’esprit des textes en vigueur, tant et si bien que l’institution parlementaire ne bénéficie pas d’un large crédit au sein de l’opinion nationale et internationale.

Ici, apparaissent, dans leurs grandeurs incommensurables, l’injustice, les iniquités, les incuries et l’inefficacité de l’architecture institutionnelle de notre pays. En effet, doit-on s’interroger, lorsqu’un citoyen congolais veut dénoncer une incurie imputable à l’Etat, lorsqu’il veut s’insurger contre la mal-gouvernance du pays, lorsqu’il veut se plaindre d’une violation révoltante des droits de l’homme, ... Auprès de qui va-t-il s’adresser? Peut-être au pouvoir législatif, quand il s’agit de scélératesses posées par une autorité du pouvoir exécutif !

Mais quelle suite heureuse attendre des élus, pour peu que l’opinion nationale s’imagine que la majorité parlementaire est le pouvoir exécutif au parlement et que le gouvernement serait l’instrument exécutif de la majorité parlementaire ! Et la justice ? Les juges, les magistrats et les avocats seraient des électrons libres!

Qui dit le droit et qui sert l’intérêt général, l’intérêt du peuple ? Pour quelles raisons l’arbitre, le garant institutionnel, serait-il devenu impuissant ? En vérité, les pouvoirs législatif, exécutif, et judiciaire demeurent encore consubstantiels. Entre eux, la séparation des pouvoirs est dans le texte, la connivence des institutions dans les faits.

Montesquieu a pensé que : «Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ». Cette célèbre évocation, extraite de son œuvre, De l’esprit des lois, ne demeure-t-elle pas un triste vœu pieux chez-nous? Parce qu’un tel transplacement des rôles et des attributions ne peut que donner lieu au parlementarisme de façade et à la justice fortement instrumentalisée.

Encore une fois on doit pouvoir affirmer que la non application des dispositions constitutionnelles et légales séparant les pouvoirs classiques pour en assurer l’efficacité et l’humanité a conduit à la confusion des pouvoirs, à l’inefficacité gouvernementale et à l’impuissance de l’Etat. 1.3. Justice-économie et développement Excellence Monsieur le Président de la République, Il est surprenant que la RDC, pays doté d’un arsenal juridique et judiciaire abondant, tant civil que militaire, ait acquis la réputation d’un pays où les investissements ne sont pas sécurisés et où le climat des affaires est resté longtemps délétère !

En effet, les rapports de «Tranparency international» de ces dix dernières années, classent systématiquement la RDC parmi les pays où la corruption est très élevée. Ici le pillage des biens de l’Etat est un sport national ! Les contrats miniers sont octroyés dans des conditions qui frisent le hold-up financier, l’Etat étant spolié comme un bien sans maître !

Ainsi s’explique ce paradoxe: la RDC produit et exporte actuellement plus de cuivre qu’il y a trois décennies! Pourtant, plus qu’hier, la situation socio-économique ne s’est guère suffisamment améliorée, les flux financiers vont dans les poches des individus, nationaux et étrangers, tous liés dans des entreprises de prédation, pillage, enrichissement illicite, délit d’initié; blanchiment d’argent et diverses opérations maffieuses !

La conséquence de cet état des choses est que, malgré les réformes et les lois attractives, très peu d’investisseurs se risquent en RDC parce qu’ils savent que dans notre pays, il y a un hiatus entre les lois, les parquets et les tribunaux ! Entre les lois et leur application, s’intercalent de nombreux magistrats corrompus, des juges abusifs, des avocats véreux et des politiciens inconscients, tous liés dans « une association pour la violation volontaire des lois et règlements sur fond d’un clientélisme antipatriotique».

Ainsi l’absence de la justice dessert totalement le Congolais, l’économie et le développement du Congo. 1.4. Justice, équité et droits socio-économiques Excellence Monsieur le Président de la République S’agissant des droits socio-économiques et culturels, c’est avec plaisir que nous nous rappelons que la RDC est signataire du «Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels », adopté à New-York le 16 décembre 1966 par l’Assemblée Générale des Nations Unies dans sa résolution 2200 A (XXI). Ce Pacte édicte des droits protégés auxquels tous les peuples doivent accéder absolument, à savoir : droit au travail, à l’orientation, à la formation (Art.6) ;droit aux conditions de travail justes et favorables (art.7) ;droit à un niveau de vie suffisant pour soi-même et pour sa famille, y compris une nourriture, un vêtement, et un logement suffisant (art.11 par.1) ; droit d’être à l’abri de la faim et de l’insécurité alimentaire( art.11 par.2) ; droit de jouir d’un meilleur état de santé, sécurité sanitaire et couverture maladie universelle (art.12) ; droit à l’éducation, y compris la gratuité progressive de l’enseignement secondaire et de l’enseignement supérieur (Art.13) ; pleine application de la gratuité de l’enseignement primaire pour tous (art.14),... L’accès, par des peuples, à ces droits protégés, fonde la quintessence de la politique sociale et économique de tout Etat moderne, en référence à la notion de la Justice comme équité et de la justice sociale, qu’elle soit distributive ou redistributive.

Il est à déplorer que la RDC soit devenue l’un des rares pays en Afrique où le social de la population est le plus naufragé, faute d’une véritable politique assurancielle qui soit basée sur des mécanismes concrets et efficaces de protection, de solidarité sociale et de correction de trop grandes inégalités. En effet, dans notre pays, les salaires des fonctionnaires, militaires, policiers et enseignants sont généralement très microscopiques, c’est-à-dire ne permettant pas, comme disait Patrice-Emery Lumumba dans son célèbre discours de 30 juin 1960 « … de prendre soin des êtres qui nous sont chers, nos enfants, et de les envoyer à l’école,... ».

La pauvreté conduit le Congolais à des bizarreries comportementales suicidaires. A ce sujet, il suffit de rappeler le phénomène bien connu au sein de l’administration et des services publics, où le personnel éligible à la retraite refuse d’aller en pension du fait que, pour la plupart, celle-ci reflète le spectre de la mort et de la descente aux enfers. Parce que la sécurité sociale, malgré des campagnes médiatiques pompeuses de certaines entreprises congolaises, n’est que de la poudre aux yeux: ce qu’on paie à un retraité qui a cotisé toute sa vie, ne lui permet, mensuellement, que de manger médiocrement pendant quatre jours du mois, sans compter l’exclusion inhumaine aux soins médicaux ! Faute d’une politique sociale, aucune statistique n’est produite sous l’égide de l’Etat sur l’évolution du chômage dans notre pays.

Par ailleurs, l’Etat n’a pas déterminé le SMIG, laissant ainsi un vide qui profite aux employeurs sans foi ni loi ! 1.4.1. L’Accès à l’eau potable Excellence Monsieur le Président de la République, La RDC est considérée comme le château d’eau douce de l’Afrique. Pourtant, malgré ces potentialités, notre pays présente un tableau des plus tristes: 83% des Congolais n’accèdent pas à l’eau potable selon le rapport du Renadhoc.

Pourtant, dans ce secteur, l’Etat devrait avoir une politique durable et cohérente. Le Congolais a l’impression d’être victime d’une véritable politique des inégalités avec pour objectif de précariser sa vie à l’infini ! Cette anxiété existentielle est d’autant plus légitime qu’il apparaît clairement, comme dans le cas de la justice en général, que même la mise en exécution d’un vaste programme d’alimentation en eau initié bruyamment ne produit pas les résultats escomptés faute de contrôle et de sanctions. 1.4.2.

L’Accès à l’électricité L’eau n’est pas la seule denrée rare en RDC, il y a aussi l’électricité ! En effet, comme dans le cas de l’eau, il est légitime de s’interroger: comment la RDC, dont le potentiel électrique est parmi les plus élevés au monde et dont la capacité installée est suffisante pour offrir du courant électrique à sa population, ne fournit du courant qu’à moins de 1% de sa population, selon le dernier rapport du Renadhoc ?

Une telle situation traduit un discrédit de la politique mise en œuvre. D’autant plus que, il y a dix ans, c’était plus de 9% de notre population qui accédait à l’électricité. Aujourd’hui faute d’électricité, nos enfants étudient à la lampe tempête et à la bougie. Faute d’électricité, la RDC présente le taux le plus faible d’accès à l’internet donc aux nouvelles technologies de l’information!

Sans électricité permanente, il y a impossibilité, pour les entrepreneurs congolais, de mettre en place la petite industrie de base: la meunerie, la menuiserie, la pâtisserie, la réfrigération. L’absence d’électricité induit la recrudescence de l’insécurité. Là aussi, entre les réformes annoncées, les financements consentis et la réalité sur le terrain, il y a un hiatus.

Il y a 10 ans, près de 10% des Congolais accédaient à l’électricité et aujourd’hui, il y a moins de 1% ! Quels sont les problèmes insolubles qui se greffent, depuis des décennies, sur l’eau et l’électricité au Congo ? La persistance de ces problèmes traduit-elle l’incapacité du Congolais à gérer la SNEL ou la REGIDESO ?

C’est la volonté politique qui manque pour placer l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, l’encadrer, le sanctionner, positivement ou négativement. Nous sommes convaincus que ce ne sont pas les têtes ni les moyens qui manquent !

Ici, tout partenariat étranger est appelé de tous les vœux par la population. Laisser perdurer l’incurie des gestionnaires actuels est une injustice et une violation du droit constitutionnel. Excellence Monsieur le Président de la République, Vos Compatriotes ne sont pas seulement privés d’eau et d’électricité, ils accèdent aussi très difficilement à la nourriture!

Ainsi, le rapport FAO révèle que 75% de vos compatriotes accèdent très difficilement à un repas par jour ! Comment peut-on, en effet, penser que ce grand pays, jouissant du soleil et de la pluie toute l’année, puisqu’à cheval sur l’Equateur, puisse manquer de nourriture pour son peuple si ce n’est que par l’absence d’une justice distributive? Depuis plusieurs décennies, le projet «Agriculture, priorité des priorités» n’a produit aucun fruit parce que les moyens financiers et matériels ont été gaspillés !

Alors que dans d’autres parties du monde l’Agriculture constitue le socle de tout développement, au Congo, l’agriculture n’est pas suffisamment soutenue par une politique agricole durable fondée sur une quotité budgétaire suffisante dans le cadre d’un projet national à court, moyen et long terme.

Ce faisant, l’Etat consacre ses faibles recettes à l’importation des denrées de consommation de base ! C’est franchement contre-productif. Excellence Monsieur le Président de la République, Depuis les dernières élections, votre vision de développement émaille l’espace politique Congolais.

C’est la « Révolution de la modernité ». Et chaque jour qui passe, on voit des ministres et des PDG inaugurer des tronçons routiers par ici et par là! Pourtant le dernier rapport Mo Ibrahim sur les infrastructures classe la RDC juste au dessus de la Somalie! Et pour cause ? Comme dans tous les autres secteurs de la vie nationale, la magouille, la tarification fantaisiste du kilomètre routier, les commissions et retro-commissions, les marchés de gré à gré, ... gangrènent la construction des routes et d’autres infrastructures en RDC !

La conséquence est qu’aujourd’hui, quelques semaines à peine après leur livraison, apparaissent déjà des nids de poule et autres vices d’aménagement ! Comme nous l’avons dit, le non respect de la loi, la corruption et l’impunité gangrènent aussi ce secteur de grande visibilité pour votre quinquennat.

Comme autres retombées sociales de la crise de la justice et des droits de l’homme, l’on peut épingler les fléaux des enfants de la rue, du phénomène Kuluna, de la dépravation des mœurs, de la faiblesse du taux d’accès à l’enseignement primaire, de la faible réussite dans l’enseignement secondaire, de l’exclusion au service, de santé etc. ....

A en croire ces quelques indicateurs, il s’avère impossible que la RDC atteigne tous les OMD (Objectifs millénaires pour le développement) d’ici deux ans. En définitive, il y a lieu d’affirmer qu’à l’allure où sévit la crise de la justice, le principal danger que court le pays est celui de voir l’Etat produire et reproduire une société de l’individualisme, de l’ethos du moi, de l’inculture et de l’inhumanité qui n’est autre que la société HOBESIENNE ou d’animalité, celle où chacun cherche à se débrouiller pour soi, où le sens de service public s’évanouit, et où l’homme devient un loup pour son semblable ! 2. Vers quelles voies de sortie? Excellence Monsieur le Président de la République, Le principal enseignement qui se dégage des développements ci-haut, est que la faillite de la justice est à l’origine de la faillite de l’Etat et de la société congolaise toute entière.

Un tel contexte de profonde désintégration sociétale rend impossible la moindre cohésion entre Congolais, chacun prenant conscience de l’écart qui se creuse entre la classe des riches et celle des pauvres. Voilà qui contribue à l’effritement de la puissance publique de l’Etat, avec comme conséquence le refuge dans sa province, sa tribu ou dans les activités illicites afin d’échapper ou d’atténuer la misère sociale. Pour sortir d’une situation aussi gravissime, il incombe à la plus haute autorité, qui incarne le pouvoir d’Etat et sa légalité, d’en prendre toute la mesure, d’en scruter les voies d’éradication avant qu’il ne soit trop tard, au lieu de laisser chacun de nous réduire le pays à sa famille, à son groupe d’intérêts !

Les voies de sortie à préconiser postulent de nouveaux retournements en profondeur, moyennant l’élaboration et la mise en œuvre d’une véritable politique de sauvetage judiciaire destinée à combattre la maladie dans toute sa métastase. Cette politique est à bâtir sur le postulat selon lequel, seule la justice est capable de réguler la société et l’Etat, de redonner l’espoir à tous, de favoriser la cohésion et l’unité nationales, d’impulser l’économie et le bien-être de la population.

Elle devra s’articuler autour de quelques idéaux: 1. Viser une véritable justice transitionnelle qui induit le devoir de mémoire et d’équité pour les six millions de morts ainsi que de nombreuses victimes des viols et violences humaines; 2. Briser le cycle des inégalités, de la pauvreté et de la misère sociale en canalisant et en capitalisant toutes les frustrations de la masse autour du projet de la justice distributive et redistributive de la richesse nationale; 3. Réfléchir en profondeur sur la manière dont la RDC entend, au regard des intérêts fondamentaux du peuple et de ses valeurs de justice et de liberté, se projeter dans la sous-région, dans le reste de l’Afrique et dans le monde, moyennant des choix stratégiques; Refonder l’Etat et la République sur base de «l’esprit des lois», ouvrant ainsi le plus grand chantier de la justice, de la loi et du droit, condition de la grandeur de la Nation, un challenge auquel chaque Congolais est appelé à compétir, sous votre impulsion directe et votre haute gouverne. Cette politique devra avoir comme finalité : construire un pays, un Etat et une société bâtis sur le sens et le respect des normes, de la loi, du droit, de la justice et de l’équité en tant que valeurs d’humanité et conditions de la grandeur de tout peuple et de toute la nation.

Excellence Monsieur le Président de la République, Que des commentateurs trop zélés et antipatriotiques ne viennent pas auprès de vous déformer le sens de mon propos. Je ne cherche pas le pouvoir. Rapporteur du Sénat, je suis au pouvoir avec vous. Dans le même bateau. Je suis convaincu qu’avec l’action judiciaire, en toute équité, à travers les Cours et les tribunaux, notre crédibilité s’en retrouverait accrue. Nous redonnerons espoir au peuple, nous rassurerons davantage les entrepreneurs et les investisseurs dans l’effort d’amélioration du climat des affaires.

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Toronto-Montréal: le Off de Jean Marc Ayrault aux journalistes en plein vol !

Ayant appris la mésaventure dû aux embouteillage qu'à failli connaître les journalistes à Toronto, c'est en plein vol que Jean-Marc Ayrault a quitté son siège pour venir vers les journalistes. Effet surprise, tout le monde est surpris et pris de cour. Mais même en avion, le Premier ministre ne se déplace pas seul. Il prend le temps de saluer chacun à son passage, nous sommes nombreux et il n'a pas pu aller jusqu'à la queue de l'avion. Les questions fusent sur le ministre du Budget Jérôme Cahuzac qui vient d'être mis en examen par la parquet de Paris, le Premier ministre défend son ministre mais très embarrassé. Il rassure qu'une décision ne peut pas se prendre en dehors du territoire national, surtout pas en plein vol. Deux jours après, notre retour à Paris, Jérôme Cahuzac va démissionner du gouvernement Ayrault.

C'est par surprise que le premier ministre Jean Marc Ayrault apparait dans notre cabine. Photo Réveil FM

L'effet surprise gagne la cabine. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault salue chacun sur son passage. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault va s'entretenir longuement avec des journalistes.

Jean-Marc Ayrault répond aux questions de journalistes. Photo Réveil FM

Son officier d'ordonnance et autres collaborateurs ne sont pas loin. Photo Réveil FM

Freddy Mulongo après le off avec le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

L'avion survole déjà Montréal. Photo Réveil FM

Atterrissage à Montréal. Photo Réveil FM

Le cortège du Premier ministre Jean-Marc Ayrault sur le tarmac de l'aéroport de Montréal. Photo Réveil FM

Le cortège s'ébranle vers la ville de Montréal. Photo Réveil FM

Arrivée dans la ville de Montréal. Photo Réveil FM

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Toronto croule sous les embouteillages, au risque de rater l'avion !

Les embouteillages à Toronto pendant les heures de pointe sont monstres. Mais dans la profession et corporation la solidarité est sacrée. Laissant un pool à l'université de Toronto avec le premier ministre Jean-Marc Ayrault, la majorité de journalistes ont pris le bus de presse pour se rendre à l'aéroport. Avant il faut attendre et récupérer nos confrères de BFM TV qui arrivent en taxi après leur plateau- direct depuis Fairmont Royal York. L'attente n'est pas longue, sauf qu'à leur arrivée, le coffre du taxi ne s'ouvre pas. 20 minutes s'écoulent facilement. Or, pour atteindre l'aéroport il faut 45 minutes. L'autoroute est bouchée. les confrères du pool avec le Premier ministre Jean-Marc Ayrault risquent d'arriver avant car le cortège est prioritaire. Une fois le Premier ministre dans l'avion, plus personne ne peut entrer. Et le chauffeur canadien qui a peur de s’attraper une contravention. Nous sommes proches de l'aéroport, mais tout est bloqué car le cortège arrive.

Le cortège du Premier ministre Jean-Marc Ayrault arrive. Photo Réveil FM

Le bus de la presse s'engouffre derrière le cortège tout en gardant une bonne distance. Photo Réveil FM

Des journalistes arrivent en dernier. Photo Réveil FM

Des journalistes sur la passerelle de l'avion. Photo Réveil FM

Le cortège demeure au bas de l'avion. Photo Réveil FM

L'avion fait le taxi. Photo Réveil FM

Décollage réussi de Toronto. Photo Réveil FM

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