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vendredi 31 mai 2013

A Paris, Angela Merkel et François Hollande présentent un front uni contre le chômage

Cette semaine, la chancelière était à Paris. C'était sa troisième rencontre en une semaine avec le président français. Ensemble, ils ont visité, au Louvre, l'exposition De l'Allemagne, consacrée à la peinture allemande de l'avant-Seconde Guerre mondiale. Puis ils ont gravi, chacun sous l'abri de son parapluie, les quelques marches du perron de l'Élysée pour enfin se pencher sur la préparation du futur sommet européen des 27 et 28 juin. Ils y présenteront une contribution pour renforcer la croissance et la compétitivité, contribution qui, selon leur double volonté, prévoit la mise à disposition d'une somme de six milliards d'euros pour l'emploi des jeunes dans les régions les plus touchées. Ensemble, toujours, ils se sont fait remettre officiellement un rapport rédigé conjointement par l'ancien patron français de Saint-Gobain, Jean-Louis Beffa, et celui du groupe allemand ThyssenKrupp, mandatés pour suggérer des pistes nouvelles pour l'économie et la croissance européenne.

Paris jeudi 30 mai, arrivée de la chancelière Allemande Angela Merkel à l'Elysée.

Angela Merkel et François Hollande traversent la cour de l'Eysée sous la pluie.

La France et l'Allemagne ensemble pour renforcer l'Europe de la stabilité et de la croissance

La France et l’Allemagne s’accordent pour estimer que la stabilité et la croissance au sein de la zone euro sont décisives pour l’avenir de nos deux pays et de l’ensemble de l’Union européenne. Elles constituent une condition préalable à l’affirmation de notre modèle économique et social européen dans le monde. La France et l’Allemagne sont conscientes de la responsabilité particulière qui leur incombe à cet égard. C’est pourquoi le 22 janvier 2013, à l’occasion du cinquantenaire du Traité de l’Élysée, elles ont annoncé qu’elles prendraient des initiatives ambitieuses pour définir les étapes à venir de l’approfondissement de l’Union économique et monétaire ainsi que les politiques, les instruments et le cadre institutionnel démocratique nécessaires à sa réalisation. Elles se sont engagées en particulier à présenter une contribution commune dans le cadre des préparatifs du Conseil européen de juin.

François Hollande et Angela Merkel sur le perron de l'Elysée.

Les efforts engagés par les États membres afin de poursuivre une consolidation budgétaire favorable à la croissance stabilisent la zone euro, préservent son intégrité et rétablissent de ce fait la confiance dans l’avenir de l’Union économique et monétaire. Ces efforts sont menés dans le respect des règles existantes du Pacte de stabilité et de croissance et du Traité sur la stabilité, la coopération et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire, qui offrent les flexibilités nécessaires.

Les actions en faveur de la croissance et la consolidation budgétaire se renforcent mutuellement et doivent être menées avec la même crédibilité. Le rythme de l’ajustement budgétaire doit être défini pour chaque État membre en fonction de la situation de ses finances publiques et de la nécessité de préserver ou de retrouver une croissance durable. Dans ce contexte, il conviendra de continuer à progresser vers des budgets structurellement équilibrés. Cela devra aller de pair avec des mesures ciblées à court terme afin de stimuler la croissance et de soutenir la création d’emplois, en particulier pour les jeunes, en accordant la priorité aux investissements favorables à la croissance, ainsi qu’avec des réformes bien conçues destinées à accroître la compétitivité. Ces mesures seront mises en œuvre dans chaque État membre en fonction de ses besoins et de ses spécificités, tout en renforçant la compétitivité de l’économie et la croissance.

Angela Merkel et François hollande lors de la conférence de presse à l'Elysée.

Stimuler la compétitivité, la croissance et l’emploi

La France et l’Allemagne estiment d’un commun accord que pour compléter les mesures nécessaires de la part des États membres, les politiques et les instruments européens doivent être pleinement mobilisés au service de la croissance et de l’emploi.

- Plan pour l’emploi des jeunes : La lutte contre le chômage des jeunes constitue le défi social et politique le plus important qui se pose à nous. Nous approuvons l’objectif de la « garantie pour la jeunesse » visant à faire en sorte que chaque jeune âgé de moins de 25 ans se voie proposer une offre de qualité en matière d’emploi, de formation, d’apprentissage ou de stage. Le plan devrait viser à offrir une meilleure formation, une insertion dans le marché de l’emploi et des conditions de mobilité améliorées :

o la formation en alternance et l’apprentissage devraient être développés. Les possibilités qu’offre le programme « Erasmus pour tous » devront être mieux utilisées ;

o pour que l’initiative pour l’emploi des jeunes joue pleinement son rôle, le décaissement des 6 milliards d’euros qui lui ont été alloués devra être concentré sur les deux premières années de la prochaine période financière pluriannuelle et être effectif dès que possible en 2014. Les préparatifs concrets devront être menés avant la fin de 2013. D’autres fonds structurels, en particulier le Fonds social européen, pourront aussi être utilisés ;

o l’accès des PME au financement est particulièrement important dans ce contexte.

Une conférence des ministres de l’Emploi et des administrations du marché de l’emploi aura lieu le 3 juillet à Berlin, à l’invitation de la Chancelière Merkel et avec le Président de la République François Hollande, dans le but d’identifier les approches les plus prometteuses pour l’action des États membres et le soutien de la part des fonds européens prévu au titre du cadre financier pluriannuel.

- Accès des petites et moyennes entreprises au financement : le développement des PME constitue un élément fondamental pour la croissance et l’emploi au sein de la zone euro. Il revêt une importance particulière dans le cadre du plan pour l’emploi des jeunes. L’amélioration de la compétitivité des PME demeure à cette fin le moyen essentiel et le principal objectif à long terme. L’Allemagne et la France prennent acte de l’annonce faite dernièrement par la BCE, la BEI et la Commission de la mise en place d’un groupe d’experts chargé d’évaluer les options possibles en vue de rétablir des mécanismes de financement en faveur des PME. Nous soutenons des actions ambitieuses combinant des mesures efficaces de refinancement, un effet de levier sur l’investissement privé et le plein recours aux fonds structurels et aux possibilités offertes par la BEI et par le FEI. Sur un plan plus large, la BEI et le Fonds européen d’investissement devront adopter une attitude volontariste en faveur de la croissance. Les possibilités de soutien de la part des banques publiques de développement devront aussi être examinées.

- « Pacte pour la croissance et l’emploi » : la pleine mise en œuvre du « Pacte pour la croissance et l’emploi » convenu en juin 2012 sur la base de mesures de croissance à effet rapide à hauteur de 120 milliards d’euros devra être accélérée. Les mesures nécessaires ont été prises au cours des derniers mois. Les projets devront être financés sans retard de manière à contribuer rapidement à la croissance et à la création d’emplois.

- Cadre financier pluriannuel 2014-2020 : Le cadre financier pluriannuel (960 milliards d’euros en prix de 2011) devra être adopté d’urgence afin de faire pleinement usage des ressources qu’il offre, en particulier pour l’investissement, l’innovation et l’emploi. Les institutions européennes et les États membres devront prendre les mesures nécessaires pour assurer le déploiement rapide et effectif de ces moyens afin d’en accentuer l’effet immédiat.

- Plan d’investissement : la Commission et la BEI devront être invitées, dans le cadre du rapport qu’elles soumettront lors du Conseil européen de juin, à présenter un « plan d’investissement » pour l’Union européenne fondé sur :

o l’ensemble des moyens décidés au niveau européen ;

o les instruments permettant le meilleur effet de levier pour stimuler l’investissement privé ;

o ainsi que les principales priorités, notamment les infrastructures, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, l’innovation, l’économie numérique et les PME.

Les conditions de l’investissement privé dans les États membres devront être améliorées. Nous devons mettre en place, au niveau européen comme au niveau national, un cadre d’action interne approprié à l’appui de la compétitivité et de l’investissement privé.

- Marché intérieur : le renforcement du marché intérieur est essentiel pour raffermir la croissance à long terme et la résilience par rapport aux chocs. Nous soutenons les efforts de simplification en vue d’améliorer la qualité de la législation tout en reconnaissant que la réglementation est nécessaire afin de répondre aux besoins des citoyens et des entreprises. Les petites et moyennes entreprises, en particulier, devraient tirer profit d’une réglementation intelligente et de l’allègement de la charge administrative.

- Industrie : l’industrie joue un rôle essentiel en Europe pour la croissance, la création d’emplois et le développement de nos exportations. La France et l’Allemagne soutiennent l’objectif d’une industrialisation accrue de l’Europe. La France et l’Allemagne prennent également acte du rapport « Compétitivité et croissance » présenté par le Groupe de travail franco-allemand présidé par Jean-Louis Beffa et Gerhard Cromme. La question de la compétitivité de l’industrie fera partie des discussions du Conseil européen de juin et débouchera sur un débat approfondi lors du Conseil européen de février 2014.

- Commerce : des progrès additionnels doivent être accomplis, tant en matière de renforcement du système multilatéral que dans le cadre des négociations bilatérales en cours et à venir. L’objectif doit être de créer de la croissance et des emplois ; c’est pourquoi nous devons élargir l’accès de nos entreprises aux marchés des pays tiers et demeurer résolus à favoriser des échanges commerciaux libres, équitables et ouverts, tout en faisant valoir nos intérêts, dans un esprit de réciprocité et d’avantage mutuel.

Renforcer l’Union économique et monétaire

Intégration des marchés financiers

Il est urgent de mettre en place un cadre financier plus intégré pour contribuer à rétablir des conditions normales de prêt, améliorer la compétitivité et procéder aux ajustements économiques nécessaires. Le Mécanisme de surveillance unique constitue à cet égard une avancée majeure et une pièce maîtresse de la mise en place de nouveaux éléments d’une union bancaire. Le Mécanisme de surveillance unique doit donc être mis en œuvre de manière efficace, en attachant une attention particulière à la procédure d’entrée sous la supervision de la BCE.

L’union bancaire devra être mise en place dans les délais prévus pour les différents volets :

- La négociation des directives sur le redressement des banques et la résolution de leurs défaillances et la garantie des dépôts devront avoir été conclues par le Conseil d’ici à la fin de juin 2013, puis approuvées par le Parlement européen. Nous invitons les États membres à en assurer rapidement la mise en œuvre dans le cadre de leur législation nationale.

- Les éléments essentiels régissant les critères opérationnels pour la recapitalisation directe des banques devront avoir été élaborés d’ici à la fin de juin 2013, parallèlement aux négociations relatives à la directive sur le redressement des banques et la résolution de leurs défaillances et à la directive sur la garantie des dépôts. Dès que ces directives auront été finalisées au Parlement européen, les critères opérationnels d’un dispositif de recapitalisation directe des banques devront également être finalisés.

- La mise en place d’un mécanisme de résolution unique pour les pays participant au Mécanisme de surveillance unique devra s’effectuer sur cette base, en vue d’une adoption d’ici la fin de la législature. Elle devra s’opérer sur la base des traités existants et des principes ci-après :

o un conseil de résolution unique associant les autorités de résolution nationales et permettant une prise de décisions rapide, efficace et cohérente au niveau central ;

o le mécanisme de résolution unique devrait s’appuyer sur les contributions du secteur financier lui-même, assurant à terme le préfinancement d’un dispositif de soutien privé approprié et effectif sur la base des dispositifs de soutien privés au niveau national ;

o tandis que les éléments de soutien privés monteront en puissance, le MES devrait jouer un rôle de mécanisme de soutien public complémentaire au moyen de facilités de prêt aux États membres ou d’une recapitalisation directe sur la base des critères opérationnels qui restent à définir ;

o pour l’avenir, nous pourrions étudier la possibilité de rapprocher le mécanisme de résolution unique et le MES.

Coordination des politiques économiques et dimension sociale

La leçon à tirer de la crise est que nous devons veiller efficacement à ce que les politiques économiques nationales et européennes contribuent au bon fonctionnement de l’Union économique et monétaire.

La France et l’Allemagne sont convaincues qu’en coordonnant leurs politiques économiques, sur la base d’une orientation commune pour la politique économique de la zone euro, les Etats membres seront en mesure d’améliorer la compétitivité, la croissance et l’emploi, d’assurer la prospérité de leur populations et d’affirmer notre modèle économique et social dans un monde de plus en plus concurrentiel.

- Politique économique au niveau de la zone euro : pour concevoir une coordination renforcée des politiques économiques, nous avons besoin, dans un premier temps, d’établir une évaluation commune des facteurs, indicateurs et problèmes essentiels sur lesquels nous devons nous pencher afin de définir les réformes et mesures requises de la part de chaque Etat membre et à l’échelon européen. Ceci constituera la base de l’élaboration d’une politique économique au niveau de la zone euro, ainsi que le cadre dans lequel seront justifiées les politiques et réformes nationales concernées.

- Indicateurs : nous ne pouvons attendre que les problèmes accumulés se transforment en déséquilibres économiques pour procéder à une évaluation. Notre objectif devrait être de rendre nos économies plus résilientes, innovantes et concurrentielles tout en veillant à éviter l'apparition de déséquilibres préjudiciables. Par conséquent, la France et l'Allemagne proposent de continuer à développer, en s'appuyant sur les instruments existants, une batterie d’indicateurs contribuant à fournir un diagnostic économique généralement accepté de la zone euro et de tous les Etats membres de l'euro à un stade précoce et sur une base élargie. Ces indicateurs permettraient notamment d’identifier les faiblesses et vulnérabilités de l'économie dans son ensemble, de même que par exemple sur les marchés de produits, les marchés du travail et en ce qui concerne les aspects externes de la compétitivité. Ils devraient être adaptés aux situations nationales et dans le temps, et être spécifiquement ciblés sur nos objectifs.

- Domaines d’action : ce diagnostic contribuera à définir les domaines d’action dans lesquels les États membres et au niveau européen doivent être prises en priorité, les principes directeurs étant que les domaines d’action faisant l'objet d'une coordination renforcée des politiques économiques sont indispensables au fonctionnement de l'UEM et à l’atteinte de taux élevés de croissance et d’emploi. Ce pourraient être notamment :

o le marché du travail,

o le chômage et l’inclusion sociale,

o les politiques de retraite,

o les marchés de produits,

o la fiscalité,

o l’efficacité du secteur public

o l’innovation et le système d’éducation, l'enseignement et la formation professionnels.

- Systèmes fiscaux : la convergence des systèmes fiscaux est cruciale au sein de l’UEM afin d’assurer la cohérence de la politique économique de la zone euro. Nous sommes prêts à achever les négociations sur la taxe sur les transactions financières et à relancer l’agenda en matière de convergence fiscale avec tous les États membres volontaires, en commençant par reprendre les travaux sur l’assiette commune pour l'impôt sur les sociétés.

- Dimension sociale : la prise en compte de la dimension sociale est la fois un impératif politique et une nécessité économique. Il faut prévenir les déséquilibres sociaux. Nous sommes convenus qu’il nous faut préserver une éducation de haute qualité et de larges possibilités de formation tout au long de la vie afin d’assurer le niveau de qualification le plus élevé possible. Nous sommes également convenus que nous devons préserver un haut niveau de protection sociale, allié à une compétitivité renforcée, et lutter contre le chômage. Par conséquent, le diagnostic économique devrait prendre en compte des évolutions telles que le chômage des jeunes, ainsi que d'autres objectifs sociaux figurant dans la stratégie Europe 2020 (emploi pour la population âgée de 20 à 64 ; taux de sortie précoce du système scolaire ; diplôme de l'enseignement supérieur pour la population âgée de 30 à 34 ans ; personnes touchées ou menacées par la pauvreté ou l'exclusion sociale). La France et l’Allemagne invitent la Commission à suivre ces évolutions dans le cadre du Semestre européen ainsi que du diagnostic pour les États membres de la zone euro.

Nous proposons également d'envisager la mise en place de salaires minima, définis au niveau national, qui garantiraient un taux d'emploi élevé et des salaires équitables — en laissant le choix entre législation et conventions collectives.

La France et l’Allemagne appellent à encourager la mobilité transfrontière des travailleurs en supprimant les obstacles, en améliorant la coopération entre services de l’emploi (sur la base de la plate-forme EURES) et en facilitant la portabilité des droits en cas de mobilité.

Afin d’atteindre l’objectif d’une évaluation commune dans un premier temps, la France et l’Allemagne proposent de tenir, à l’automne 2013, des discussions approfondies sur les indicateurs et les domaines d’action au niveau des chefs d’Etat ou de gouvernement.

- Arrangements contractuels pour la compétitivité et la croissance et mécanismes de solidarité : c’est seulement sur la base de cette évaluation commune de ce que nous devons faire — en tant qu’Etats membres, et collectivement, en tant qu’Union économique et monétaire — pour permettre à nos économies de rester constamment orientées vers la compétitivité, la croissance et l'emploi, que nous pourrons élaborer des processus associant légitimité et appropriation.

Nous devrions en particulier — dans un deuxième temps — mieux définir le concept d’arrangements contractuels pour la compétitivité et la croissance avec une approche différenciée associant tous les États membres de la zone euro, tout en prenant en compte leur situation spécifique. Les compétences des États membres et le principe de subsidiarité seront respectés. Les États membres et le niveau européen entreront dans des engagements contractuels. Les deux parties s’engageront à mettre en œuvre les mesures décidées dans le cadre de ces arrangements contractuels. Les États non membres de la zone euro sont invités à participer sur une base volontaire.

Il conviendrait d’élaborer des mécanismes de solidarité dans ce cadre. Un nouveau système d’incitations financières limitées et conditionnelles spécifique à la zone euro sera mis en place afin de soutenir conjointement les efforts entrepris par les Etats membres concluant des arrangements contractuels dans le cadre d’un ensemble global de dispositions comportant des incitations non financières. La création d’un fonds spécifique pour la zone euro sera utile dans ce contexte.

En se fondant sur une évaluation commune, la France et l’Allemagne proposent d’engager à la fin de l’année une discussion approfondie au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement sur la nature et les modalités des arrangements contractuels ainsi que sur les ressources et modalités d’un tel fonds.

- Gouvernance de la zone euro : une zone euro renforcée requiert une gouvernance renforcée de la zone euro ainsi qu’une légitimité renforcée. L’approfondissement de l’UEM devrait être mis en œuvre tout en garantissant la nature démocratique des décisions ainsi que l’efficacité des procédures à chaque étape et chaque niveau. La France et l’Allemagne proposent de renforcer la gouvernance de la zone euro à l’issue des prochaines élections européennes, et au début des prochains mandats des présidents des institutions européennes. Cela pourrait inclure :

o Des sommets plus réguliers de la zone euro ; un Président à plein temps de l’Eurogroupe des ministres des Finances disposant de moyens renforcés et la possibilité pour le sommet de la zone euro de mandater d’autres ministres de la zone euro, par exemple les ministres de l’Emploi et des Affaires sociales, de la Recherche ou de l'Industrie, de faire progresser les travaux sur des questions spécifiques à la zone euro.

o Des structures dédiées spécifiques à la zone euro à mettre en place au sein du Parlement européen après les prochaines élections européennes, afin de garantir un contrôle démocratique et une légitimité appropriés du processus décisionnel européen, en laissant au Parlement le soin de décider des moyens pour y parvenir. En même temps, le contrôle démocratique, la légitimité et l’appropriation doivent être assurés au niveau national pour des décisions relevant des compétences nationales. Des procédures adéquates doivent être élaborées pour y veiller.

o Les partenaires sociaux, tant au niveau national qu’européen, devraient se voir conférer un rôle accru. A l’échelon européen, cela pourrait consister notamment en un meilleur usage du Sommet social tripartite ainsi qu’un dialogue plus régulier avec les partenaires sociaux, tout en respectant leur autonomie.

Nous, la France et l’Allemagne, invitons nos partenaires ainsi que les institutions européennes à réfléchir à ces propositions dans la perspective du prochain Conseil européen de juin. Nous considérons que ce sont des mesures à prendre dans les deux ans à venir, afin d’approfondir notre Union économique et monétaire pour une Europe de la stabilité et de la croissance plus forte — au bénéfice de nos concitoyens.

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jeudi 30 mai 2013

France-Allemagne: Jean-Marc Ayrault a rencontré l'ancien chancelier Helmut Scmidt à Paris

Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, s’est entretenu avec M. Helmut Schmidt, ancien chancelier de la République fédérale d’Allemagne mercredi 29 mai, à la résidence de l’ambassadrice d’Allemagne à Paris.

Paris, mercredi 29 mai 2013, l'ancien chancelier Helmut Schmidt et le Premier ministre jean Marc Ayrault. Photo Réveil FM


«La nécessité d'une intégration plus forte à l... par Matignon

Dans la foulée du plaidoyer de François Hollande pour un renforcement de la zone euro, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et l'ex-chancelier allemand Helmut Schmidt se sont prononcés mercredi 29 mai pour une "intégration plus forte" pour le "cœur de l'Europe".

Le magnifique hôtel de Beauharnais, la prestigieuse résidence de l'ambassadeur d'Allemagne, située entre la rue de Lille et les quais de la Seine, à Paris. Photo Réveil FM

"Ce sur quoi nous avons convergé, c'est la nécessité d'une intégration plus forte mais pas une intégration à l'échelle des 27 ou des 28 mais (...) pour le cœur de l'Europe, c'est-à-dire le cœur des pays fondateurs, pour l'essentiel ceux qui sont aujourd'hui dans la zone euro", a déclaré Jean-Marc Ayrault, à l'issue d'un entretien avec l'ancien chancelier social-démocrate, âgé aujourd'hui de 94 ans, à la résidence de l'ambassadrice d'Allemagne à Paris.

Arrivée de Jean-Marc Ayrault à la résidence de l'ambassadrice d'Allemagne

Plusieurs voiturent arrivent en même temps. Photo Réveil FM

Le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault descend de la citroën. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault dit: "Bonjour aux journalistes" ! Photo Réveil FM

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault entre dans la résidence. Photo Réveil FM

Pour les deux hommes, qui ont conversé en allemand, M. Ayrault étant germanophone, une telle intégration devrait se faire "avec des règles communes de transparence sur le plan des règles fiscales mais aussi sans doute plus de solidarité et une volonté politique plus forte", a indiqué à la presse le chef du gouvernement français.

"En près d'une heure, j'ai eu la chance de pouvoir aborder avec un grand homme d’État, un grand Européen, une grande personnalité, les questions qui me semblent aujourd'hui essentielles pour l'avenir de nos peuples", notamment le devenir de la zone euro, la croissance, le chômage des jeunes et la mondialisation, a-t-il poursuivi.

S'il a souhaité voir la Pologne, pays charnière entre l'Ouest et l'Est de l'Europe, jouer un rôle accru, M. Schmidt s'est aussi déclaré "plus convaincu que jamais de la nécessité de l'amitié entre la France et l'Allemagne pour donner un avenir à l'Europe", selon Jean-Marc Ayrault.

Cette rencontre, présentée comme "amicale" par l'entourage du Premier ministre, s'inscrit dans le cadre d'un réchauffement général des relations franco-allemandes, marqué par la présence jeudi dernier à Leipzig de François Hollande aux 150 ans du Parti social-démocrate allemand (SPD) et par l'initiative bilatérale pour l'emploi des jeunes en Europe lancée mardi par le chef de l'Etat à Sciences Po.

Après 1 heure d'entretien Ayrault-Scmidt

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et la première femme ambassadrice d'Allemagne en France, Susanne Wasum-Rainer. Photo Réveil FM

La séquence trouvera jeudi son point culminant avec l'inauguration par François Hollande et la chancelière Angela Merkel de l'exposition "De l'Allemagne 1800-1939" au Louvre, la remise d'un rapport franco-allemand sur "la compétitivité et la croissance" et la présentation de la "contribution commune" de Paris et Berlin en vue du conseil européen de juin.

e Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qui s'exprimait aujourd'hui à l'issue d'une rencontre à Matignon avec l'ancien chancelier allemand Helmut Schmidt, a répondu à la Commission européenne qui demandait à la France de prendre des mesures dès cette année pour réformer son système de retraites et le ramener à l'équilibre "pour 2020 au plus tard".

"Nous sommes dans la droite ligne de ce qui avait été annoncé (...) Nous ferons les réformes à notre manière", a déclaré le chef du gouvernement.

"La France va respecter ses engagements. (...) Nous sommes dans le concret, dans le réel, nous affrontons les réformes structurelles nécessaires, nous voulons que notre pays soit fort sur le plan économique, qu'il soit juste sur le plan social et qu'il soit en même temps un fer de lance de la relance du projet européen et que la France retrouve (...) son rôle leader en Europe", a ajouté le Premier ministre.

Jean-Marc Ayrault au point de presse

Jean-Marc Ayrault répond aux questions des journalistes. Photo Réveil FM

Les grandes lignes, en préparation, sont déjà connues. Il n'y aura ni réforme globale du système, ni nouveau recul de l'âge légal, mais un allongement de la durée de cotisation. La recommandation faite par Bruxelles s'inscrit dans le cadre des six mesures demandées mercredi à Paris pour doper sa compétitivité (réforme du marché du travail, ouverture de certaines professions comme les taxis ou les notaires, simplifier la législation sur les heures d'ouvertures des magasins, levée des prix réglementés sur le gaz et l'électricité et l'ouverture du secteur du transport ferroviaire domestique des passagers).

Échanges cordiales entre Jean-Marc Ayrault et Susanne Wasum-Rainer. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault quitte la résidence de l'ambassadrice d'Allemagne. Photo Réveil FM

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« La France, l’Allemagne et l’avenir de l’Europe », Guido Westerwelle, Ministre fédéral des Affaires étrangères devant les jeunes français à Paris

Discours de Guido Westerwelle, Ministre fédéral des Affaires étrangères devant les jeunes français. Photo Réveil FM

Paris, le 24 mai 2013

Mesdames et Messieurs,

Meine sehr geehrten Damen und Herren,

Ces dernières semaines, beaucoup a été dit et écrit, en Allemagne comme en France, sur le pays voisin. Je suis venu à Paris aujourd’hui parce que je suis convaincu qu’il est préférable de se parler plutôt que de parler de l’autre, chacun de son côté.

J’ai grandi en Rhénanie. La réconciliation franco-allemande a été l’une des expériences marquantes de ma jeunesse. J’ai pu encore ressentir le fossé profond qu’avaient creusé entre nos parents et nos grands-parents les guerres et une prétendue inimitié héréditaire. Politiquement parlant, j’ai grandi dans la « République de Bonn », qui a fait de la ferme volonté de se réconcilier avec la France un axiome de la politique étrangère allemande. À l’heure actuelle, nous devons faire face avec notre volonté d’unité ferme et déterminée à d’innombrables caricatures et mythes, de part et d’autre du Rhin, concernant le pays voisin.

Permettez-moi d’évoquer plus précisément trois de ces mythes au sujet de l’Allemagne.

Je commencerai par l’image déformée d’une Allemagne qui, face à la crise, ferait preuve d’un manque d’empathie et de solidarité.

Mesdames et Messieurs,

Ce que la crise exige de nombreux citoyens de notre Union ne nous laisse pas indifférents. Lorsque, dans certaines régions, un jeune sur deux est sans travail, c’est un problème qui dépasse largement le cadre économique. Cette situation ébranle la confiance en soi de chacun et, partant, les fondements de nos sociétés. Notre maison européenne ne repose sur de solides fondations que si, partout sur notre continent, les perspectives d’avenir semblent prometteuses pour nous et nos enfants.

Certains vont jusqu’à prétendre que l’Allemagne profite de la crise, ce qui serait une raison suffisante pour ne pas l’inciter à contribuer à la résoudre. Il n’y a rien de plus faux. Dans l’Europe interdépendante, nous ne pouvons connaître une prospérité durable que si les économies de nos voisins prospèrent elles aussi. Ce n’est pas seulement une expression de la solidarité européenne, c’est aussi dans notre propre intérêt. Même dans un monde globalisé, l’Allemagne entretient davantage de contacts avec la Belgique qu’avec le Brésil. Avec aucun autre pays au monde cependant, nos liens économiques et politiques ne sont aussi étroits qu’avec la France.

Faire reculer le chômage des jeunes qui atteint des proportions désastreuses dans certains pays est ce qu’il y a de plus urgent. De plus grandes possibilités de formation, une formation professionnelle de meilleure qualité et des investissements rapides grâce au pacte de croissance et aux projets de la Banque européenne d’investissement sont actuellement placés en tête de l’ordre du jour, des prochains sommets européens également. Les jeunes Européens doivent sentir qu’ils bénéficient aujourd’hui de notre soutien. Dans les prochaines semaines, la France et l’Allemagne donneront ensemble de nombreuses impulsions dans ce sens, ce dont je me réjouis.

Deuxièmement, il y a le mythe de la réussite économique de l’Allemagne qui se serait faite au prix de l’appauvrissement d’une grande partie de sa population. Cet argument ne tient pas face aux réalités allemandes. Des réformes radicales nous ont permis de mettre en place des incitations supplémentaires à prendre un emploi. Aujourd’hui, le nombre de salariés cotisant aux assurances sociales atteint un niveau record en Allemagne, et ce en dépit d’une tendance démographique inverse. Une politique économique favorisant l’emploi est en même temps la meilleure politique sociale.

Nous discutons actuellement en Allemagne des possibilités de garantir à ceux qui travaillent à temps plein de pouvoir vivre décemment de leur salaire. L’économie sociale de marché nous sert d’orientation dans ce débat. Ce fil conducteur de la politique économique allemande s’appuie sur les forces de croissance que libèrent la créativité et la dynamique des entreprises, tout en tenant compte de l’importance fondamentale de la cohésion sociale. La « précarisation » de pans entiers de notre société va à l’encontre des principes de notre économie sociale de marché. Les conventions collectives substantielles des derniers mois indiquent nettement que les travailleuses et travailleurs participent à la réussite entrepreneuriale en Allemagne. L’objectif majeur de notre politique est de maintenir, à l’ère de la mondialisation, ce modèle fondé sur l’équilibre entre la création de prospérité économique et la protection sociale en parallèle.

Troisièmement, il y a cette image de l’Allemagne qui soi-disant obéirait à un « dogme de l’austérité » et serait pour le moins indifférente, voire hostile, à la question d’une reprise de la croissance.

Mesdames et Messieurs,

Le mot « austérité » n’existe même pas en allemand. Pour notre pays aussi, il est tout à fait essentiel de trouver des moyens de stimuler une croissance nouvelle et pérenne, une croissance durable. Mais il nous a fallu reconnaître clairement que la politique d’endettement devenue incontrôlable en Europe, phénomène qui a d’ailleurs connu une accélération dramatique avec la crise financière, avait dépassé un seuil critique. Elle nous fait perdre toute crédibilité et nous prive, à long terme, de notre indépendance et de notre souveraineté. De trop grandes dettes font de la politique l’esclave de l’industrie de la finance.

Dès lors, c’est méconnaître la situation que de considérer la politique de consolidation progressive de nos budgets, adoptée d’un commun accord par tous les Européens, comme responsable de la crise persistante. Respecter les critères de stabilité convenus est un préalable au retour de la confiance, à de nouveaux investissements et à une reprise de la croissance.

Poursuivre la politique d’endettement contribuerait à cimenter pendant des années le chômage et la stagnation économique dans différentes régions de notre continent. Les jeunes Européens auraient un fardeau encore plus lourd à porter. Une telle politique saperait la solidarité entre les générations, mettant ainsi en péril l’avenir de notre modèle de société.

Les réformes visant à améliorer la compétitivité ne s’attaquent donc pas aux racines de notre économie sociale de marché, comme le prétendent certains aujourd’hui. Au contraire, nous devons ces réformes aux jeunes Européens pour qu’ils ne soient plus privés de perspectives d’avenir favorables en raison du cloisonnement des marchés du travail. Elles préparent le terrain d’une prospérité nouvelle et de nouveaux emplois. Cela n’a rien d’une simple théorie. C’est l’expérience encourageante que nombre de nos voisins d’Europe centrale, de Scandinavie et des Balkans ont faite ces dernières années.

En Allemagne, nous ne pensons pas seulement que ces réformes sont indispensables. Nous savons qu’elles sont possibles. Début 2005, l’Allemagne comptait plus de cinq millions de sans-emploi. Ils sont aujourd’hui moins de trois millions. Mais nous savons aussi que les réformes mettent du temps à produire leurs effets et qu’elles peuvent constituer une épreuve de vérité pour nos systèmes politiques. C’est pourquoi nous nous solidarisons avec nos partenaires et voisins en leur fournissant des mesures de soutien et des garanties à hauteur de plusieurs centaines de milliards d’euros. L’Allemagne continuera de se montrer solidaire.

Notre objectif déclaré est que tous les États membres de la zone euro et de l’Union européenne s’engagent dans les meilleurs délais sur le chemin d’une croissance durable. Outre les réformes structurelles urgentes, nous nous appliquons à mettre en œuvre rapidement le pacte de croissance que nous devons à l’initiative du gouvernement français ; à parachever notre marché intérieur ; à investir dans la recherche et développement ; à nous servir davantage des fonds européens des obligations de projet et des fonds structurels non utilisés. Avec nos partenaires du monde entier, les États-Unis en tout premier lieu, nous négocions en outre de nouveaux grands accords économiques qui nous fourniront des sources de croissance supplémentaires.

Le triple objectif, solidarité, solidité et croissance par les réformes, n’est ni un dogme, ni une obsession allemande, et encore moins un « diktat » de l’Allemagne. C’est la conséquence des erreurs du passé que nous corrigeons et des défis du futur qu’il nous faut gérer.

Nous voici au cœur de la question qui se pose et qui porte sur les défis auxquels l’Europe est confrontée aujourd’hui. Le monde que nous découvrons en portant nos regards au-delà des frontières de notre continent est en profonde mutation. Les rapports de force se déplacent à une allure vertigineuse. La Chine connaît une croissance telle qu’elle génère tous les douze mois à titre additionnel l’équivalent de la puissance économique de l’Espagne. Vouloir sortir de ce processus de la mondialisation ne ferait que nous appauvrir rapidement et nous risquerions de devenir le jouet des puissances émergentes.

D’un côté, il y a ceux qui disent que la compétitivité de l’Allemagne est trop forte. Pour eux, il devrait suffire d’augmenter considérablement le pouvoir d’achat en actionnant les leviers des salaires, traitements et prestations sociales pour faire disparaître rapidement les déséquilibres au sein de la zone euro, et le tour serait joué.

Cela serait peut-être envisageable dans l’hypothèse d’une Europe fonctionnant en système fermé. Mais ce n’est plus le cas depuis longtemps : nous faisons partie d’un monde globalisé dans lequel nous devons nous affirmer, subsister et être compétitifs. Aussi serions-nous bien conseillés de jouer la carte de la créativité de nos citoyens et de miser sur leurs talents individuels, leur ardeur au travail et leur énergie pour affirmer notre position dans la compétition des idées les meilleures mais aussi des valeurs et des intérêts.

Dans cette compétition, nous possédons, en plus de nos entreprises, des atouts immenses. L’Europe, cela a toujours été plus qu’un marché unique et qu’une zone de libre-échange. C’est également aujourd’hui beaucoup plus qu’une monnaie commune.

L’Europe est en premier lieu une communauté de culture et de valeurs. Ces valeurs que nous partageons constituent le fondement sur lequel l’Europe est bâtie. Elles sont l’héritage des Lumières, l’héritage des révolutions de la liberté de 1789 et de 1989. Liberté, égalité et fraternité sont des idéaux qui continuent de définir le cadre normatif de nos sociétés. Ce sont eux qui donnent un sens à notre vie et qui forgent notre identité. Ces idéaux et ce que nous avons construit en Europe sur cette base exercent un pouvoir d’attraction immense dans le monde entier. Ce bien précieux, nous devons le protéger et le faire prospérer car il est notre meilleur atout face à la mondialisation. Aussi sommes-nous bien placés pour nous lancer avec assurance dans cette compétition des valeurs et des ordres sociaux.

Aucun pays d’Europe ne peut relever ce défi à lui seul. Même si la France et l’Allemagne sont de grands pays en Europe, leur taille apparaît plutôt modeste dans la perspective du monde de demain. À ce titre également, l’Europe est aujourd’hui notre communauté de destin. La France et l’Allemagne se ressemblent comme des jumeaux qui partagent le même destin.

Si nous parvenons à consolider l’Europe à l’intérieur, elle sortira renforcée de cette crise. Face à cette tâche historique, la France et l’Allemagne doivent jouer ensemble un rôle dirigeant. L’Europe a besoin de la France et de l’Allemagne pour avancer.

Le président François Hollande a défini la voie à suivre il y a quelques jours. La France et l’Allemagne doivent forger une vision commune pour l’Europe. Pour pouvoir surmonter la crise, nous devons avoir une conception de ce que l’Europe devra être après la crise.

En France, on entend par « gouvernement économique » la volonté de resserrer à l’avenir encore plus étroitement nos politiques fiscales, financières et économiques pour éviter que les dysfonctionnements nationaux ne continuent à déséquilibrer l’Europe dans son ensemble. Les Allemands, qui emploient une expression un peu plus concrète, parlent de « coordination économique », mais ont en fin de compte une vision similaire des choses. Il s’agit de nous concerter de manière continue et contraignante dans toutes les questions où les choix économiques fixés par un pays peuvent avoir des répercussions considérables pour l’Europe dans son ensemble.

Qu’est ce qui fait notre force commune ? D’où provient notre croissance et dans quels domaines avons-nous besoin de plus de coopération européenne ? Autant de questions sur lesquelles nous devrions commencer par nous entendre. Puis nous devrons réfléchir à la façon d’organiser concrètement cette coopération. Nous avons besoin d’une plus forte intégration au sein de la zone euro et devons veiller à ce que cela ne crée pas de nouvelles frontières en Europe.

La France et l’Allemagne assument ensemble 47 pour cent, c’est-à-dire presque la moitié du Mécanisme européen de stabilité. Nous devrions réfléchir ensemble à la façon de le transformer progressivement en un fonds monétaire européen, un FME.

La vision d’une Union politique, telle que l’a proposée le président François Hollande, implique également que les citoyens européens puissent influer sur les décisions qui les concernent directement. La controverse démocratique au niveau national et européen doit être au cœur de la formation de la volonté politique. C’est là le seul moyen d’éviter que l’idée européenne en elle-même ne suscite des sentiments de protestation et de refus. Nous devons définir également avec plus de clarté les domaines dans lesquels nous avons besoin de plus d’Europe et ceux dans lesquels Bruxelles devrait préserver son autolimitation judicieuse.

Mesdames et Messieurs,

L’Europe a changé, tout comme le monde qui nous entoure. Toutefois, l’étroit partenariat qui existe entre l’Allemagne et la France sur un pied d’égalité demeure indispensable pour assurer un avenir prospère à notre continent.

Au lieu de voir notre voisin sous les traits d’une caricature, il faut prendre conscience des différences qui existent entre nous en termes de traditions culturelles, politiques et économiques pour comprendre la valeur réelle de l’entente franco-allemande. Il ne s’agit pas d’une harmonie automatique. Le franco-allemand est une méthode. Une méthode qui sert à faire progresser l’Europe au bénéfice de nos deux peuples et de nos voisins. Une méthode sans exclusivité qui doit donner des impulsions dans la recherche de solutions européennes en coopération avec nos partenaires. Pour réussir, cette méthode doit s’accompagner d’une volonté résolue de conciliation. Telle est la leçon que nous avons tirée de ces cinquante années de coopération depuis la signature du Traité de l’Élysée. Je suis confiant que nous continuerons à appliquer cette méthode à l’avenir, à la fois pour lutter contre le chômage et pour élaborer la politique énergétique commune dont nous avons tant besoin, de même que dans le domaine de la politique étrangère et de sécurité qui doit faire ses preuves face aux troubles qui règnent dans notre voisinage et au-delà.

C’est maintenant à l’Allemagne et à la France d’agir, à ce qui fait le « cœur » de l’Union européenne. La phrase pertinente de Jacques Delors n’a rien perdu de son actualité selon laquelle « cette relation franco-allemande est un des arbres de vie de l’Europe ».

Nous sommes appelés à prendre nos responsabilités.

Aux yeux de l’Allemagne, cette Europe n’est pas une alternative politique parmi d’autres. L’Allemagne ne connaîtra un avenir prospère qu’aux côtés d’une France forte et consciente de sa propre valeur.

Je connais la France depuis que je suis tout jeune. Je crois en une France capable de se débarrasser de son pessimisme. Une France qui croit en son avenir et qui considère le changement comme une chance. Je crois en une France qui met ses atouts immenses au service de la construction de l’Europe et du monde de demain.

L’Allemagne a besoin de la France. L’Allemagne a besoin d’une France forte. Sans une France forte, il ne peut y avoir d’Europe forte. Sans une Europe forte, il ne peut y avoir d’avenir prospère pour l’Allemagne. L’Allemagne a besoin de l’Europe. L’Allemagne veut l’Europe.

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ONU-Genève: Valérie Trierweiler a plaidé la cause des femmes violées en République démocratique du Congo

ONU-Genève, Valérie Trierweiler, a ouvert à 13 h 30 une conférence sur la situation en République démocratique du Congo, organisée en marge de la session du Conseil des droits de l’homme.

Genève, jeudi 30 mai, Paul Nsapu, Secrétaire général de la FIDH et Valérie Trierweiler à l'ONU.

Suivie par une cohorte de journalistes et photographes, c’est en tant qu'Ambassadrice de la Fondation France Libertés que Valérie Trierweiler est intervenue. «Cela fait trop longtemps que ça dure. En 16 ans, 500 000 femmes ont été violées», a expliqué Valérie Trierweiler juste avant la projection d’un film.

Il y a quelques mois, la compagne du président français avait signé une tribune libre pour interpeller l’opinion publique. Cet après-midi, elle a plaidé en faveur de l’adoption en septembre d’une résolution de l ‘ONU dénonçant l’utilisation du viol des femmes comme arme de guerre.

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mercredi 29 mai 2013

RDC: Valérie Trierweiler à Genève pour défendre la cause des femmes violées du Nord et Sud-Kivu !

La Première dame française participera, le 30 mai 2013, à la 23e session du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies à Genève, où elle défendra la cause des femmes violées du Kivu en République démocratique du Congo. «Il s’agit de convaincre les différents ambassadeurs qu’une résolution doit être prise dans les plus brefs délais», a précisé un conseiller de Mme Trierweiler qui interviendra en tant qu’«ambassadrice» de la Fondation France Libertés, fondée par Danielle Mitterrand. Elle devrait ainsi parler des viols et des massacres qui sont perpétrés dans la région du Kivu. Une intervention à l'occasion de la 23ème Session du Conseil des Droits de l'Homme, co-organisée par la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme(FIDH), en présence de la mission permanente de la France auprès des Nations-Unies à Genève.

Kinshasa, 14 octobre 2012, Valérie Trierweiler avec les enfants de la rue.

Kinshasa, 14 octobre 2012, Valérie Trierweiler très émue en compagnie des enfants de la rue.

Kinshasa, 14 octobre 2012, Valérie Trierweiler embrasse une congolaise, enfant de la rue.

Valérie Trierweiler, une première dame engagée

"On ne peut pas rester insensible au cas de 25 000 enfants qui sont dans la rue et qui souffrent", avait déclaré Valérie Trierweiler en octobre, à Kinshasa, en marge du XIV sommet de la francophonie en République démocratique du Congo. Après la visite d'hôpitaux et la rencontre des membres d'une association dédiée aux enfants de la rue à Kinshasa, la première dame indique savoir désormais ce qu'elle veut faire: "Je suis bouleversée, ce problème là il faut le prendre à la racine". Une démarche visiblement appuyée par François Hollande qui a pour sa part déclaré: "C'est bien lorsqu'elle m'accompagne dans un déplacement qu'elle puisse être utile elle aussi".

En décembre 2012, Valérie Trierweiler signait une tribune dans le Monde, avec plusieurs autres personnalités - notamment Jacques Chirac, Muhammad Ali et Yamina Benguigui - pour dénoncer les viols et les massacres des populations civiles dans le Kivu, malgré la présence de 17 000 hommes de la Mission de l'ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco). « Il lui suffirait de donner l'ordre aux dix-sept mille soldats [de la Monusco, NDRL] de faire leur métier et de remplir leur mandat. Leur métier de soldat. Et leur mission de garantir la paix et la dignité de l'espèce humaine », exigeaient-ils.

Depuis 2012, les violences sexuelles contre les femmes ont connu une inquiétante recrudescence dans l’est de la République démocratique du Congo, où le viol est utilisé comme arme de guerre aussi bien par les groupes rebelles que l’armée régulière.

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Les 5 raisons de l'humiliation du fossoyeur Malu Malu à Lyon !

Apollinaire Malu Malu sait ce qu'il lui reste à faire: enlever sa soutane, s'occuper de sa petite famille dans la banlieue de Lyon, ne pas forcer les congolais à accepter son retour à la CENI ! Désavoué par l' Église catholique romaine du Congo, l’église orthodoxe de la RDC vient d'enfoncer le clou, elle rejette le fait qu’on l’ait impliquée dans la fausse élection de Malu Malu, sans son autorisation. Le fameux abbé Malu Malu fait la honte des catholiques congolais comme Daniel Ngoyi Mulunda pour des protestants. Les deux sont fossoyeurs de la République ont contribué au hold-up électoral, en contre partie ils se sont abusivement enrichis. Malu Malu avec la Commission Électorale Indépendante (CEI) pour les élections Louis Michel 2006 et Daniel Ngoyi Mulunda avec la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) avec les élections de novembre 2011. Tricheur patenté, Malu Malu espère revenir à la CENI pour préparer le troisième hold-up de Joseph Kabila ! Sur les 70 millions de Congolais seul Malu Malu est expert es élections au Congo-démocratique ? Instrumentalisés à outrance, les deux ont péchés volontairement en contribuant à enfoncer la République démocratique du Congo au lieu de l’élever et l'honorer parmi les nations. Après un abbé et un pasteur, auront droit à un Imam, kimbanguiste, Kitawaliste, Mpandiste...A la tête de cette fameuse Commission Electorale indépendante ? Pourquoi seulement les religieux ? "Les fraudes électorales. Comment on recolonise la République démocratique du Congo" paru chez l'Harmattan, du professeur Fweley Diangitukwa déshabille le calotin Malu Malu dans ses fraudes électorales lors des élections Louis Michel 2006. Réveil FM International donne les 5 raisons de l'humiliation du fossoyeur Malu Malu à Lyon.

Apollinaire Malu Malu, abbé et suppôt de Joseph Kabila

Daniel Ngoyi Mulunda, pasteur et suppôt de l'imposture au Congo

1. La République démocratique du Congo après la fuite de Mobutu et ses dinosaures Mobutistes en 1997, l'arrivée de M'zée Laurent-Désiré Kabila, les rebellions: MLC, RCD-Goma, RCD-KML..., l'assassinat de M'zée Laurent-Kabila au Palais des Marbres en janvier 2001, le parachutage de l'OVNI "Joseph Kabila" à la présidence de la République, le dialogue intercongolais de Sun city, le gouvernement de transition 1+4=0...Il est vrai que la République démocratique du Congo baigné dans la crise de légitimité, seules élections devraient doter le pays des acteurs politiques légitimes. Mais Malu Malu a imposé aux congolais les élections sans recensement de la population congolaise.

2. Originaire de Butembo dans le Nord Kivu. C'est la partie orientale qui a subi les affres des différentes guerre de "Libération" avec des assassinats, tueries, viols...Malu Malu a fait voter des morts et furtifs afin de satisfaire ses mentors et lobbyistes. Avec les élections Louis Michel 2006, on trouva des formules alambiquées: "L'Ouest à voté Jean-Pierre Bemba et l'Est a voté Joseph Kabila" ou encore " L'Ouest qui parle Lingala pour Bemba et l'Est qui parle swahili pour Kabila". Le magicien Malu Malu va enfariné les congolais avec des résultats bidon. 11 provinces. À l'Ouest : le Bas-Congo, Kinshasa, le Bandundu, l'Equateur, les deux Kasaï. À l'Est, le Katanga, les deux Kivu, le Maniema, la province Orientale. Selon les résultats publiés par Malu Malu (plus de 60% des suffrages) voici la répartition des voix entre les deux candidats :

Bas-Congo . . . . . . . — Bemba : 75,17 % - Kabila : 24,83 %

Kinshasa . . . . . . . . — Bemba : 68,00 % - Kabila : 32,00 %

Bandundu . . . . . . . — Bemba : 70,12 % - Kabila : 29,88 %

Equateur . . . . . . . . — Bemba : 96,73 % - Kabila : 03,27 %

Kasaï Occidental . . . — Bemba : 85,82 % - Kabila : 14,18 %

Kasaï Oriental . . . . . — Bemba : 82,58 % - Kabila : 17,42 %

Maniema . . . . . . . . . — Bemba : 02,95 % - Kabila : 97,05 %

Katanga . . . . . . . . . — Bemba : 10,14 % - Kabila : 89,86 %

Sud-Kivu . . . . . . . . . — Bemba : 01,74 % - Kabila : 98,26 %

Nord-Kivu . . . . . . . . — Bemba : 03,30 % - Kabila : 96,70 %

Province Orientale . . — Bemba : 16,11 % - Kabila : 83,89 %

Il faut ne pas connaitre la République démocratique du Congo pour croire les résultats publiés par Malu Malu, les populations de l'Est de la République démocratique du Congo plus populeuse que l'Ouest où il n'y a pas eu la guerre. C'est la même mode opératoire qu'adoptera le pasteur Daniel Ngoyi Mulunda à la CENI, sauf le pasteur méthodiste donnera à Joseph Kabila 110%. Etienne Tshisekedi présent sur l'échiquier politique du Congo depuis plus de trente ans, n'a même pas un cousin, un neveu, une nièce ou petits fils au Katanga qui pouvait voter pour lui. D'ailleurs lors de la campagne électorale c'est au Katanga que Ya Tshitshi a été excellent par l'accueil qui lui a été réservé. Toute cette population qui l'avait chaleureusement accueilli s'était volatilisée le jour du vote au profit de l'imposteur et usurpateur. Il faut le faire croire aux bébés qui n'ont pas encore des dents !

3. La transition qui a débuté après l'adoption des résolutions de l'Accord Global et Inclusif à Sun - City (Afrique du Sud) tenu du 25 février au 19 avril 2002. La transition 1+4=0 avait comme objectifs :

· La réunification, la pacification, la reconstruction du pays, la restauration de l'intégrité territoriale, et le rétablissement de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire national ;

· La réconciliation nationale ;

· La formation d'une armée nationale, restructurée et intégrée ;

· L'organisation d'élections libres et transparentes à tous les niveaux permettant la mise en place d'un régime constitutionnel démocratique ;

· La mise en place des structures devant aboutir à un nouvel ordre politique.

Aucune objectif assigné à la transition 1+4=0 n'a abouti.

Et sur les 5 Commissions prétendues d'appui à la démocratie: La Commission électorale indépendante (CEI), qui avait pour mission de garantir la neutralité et l'impartialité dans l'organisation des élections libres démocratiques et transparentes. L'Observatoire national des droits de l'Homme (ONDH), qui avait pour mission de promouvoir les droits de l'homme et de protéger la population. La Haute autorité des médias (HAM), qui avait pour mission d'assurer la neutralité des médias. La Commission vérité et réconciliation (CVR), qui avait pour mission de consolider l'unité nationale grâce à une véritable réconciliation entre congolais. Et La Commission de l'éthique et de la lutte contre la corruption (CELC), qui avait pour mission de favoriser la pratique des valeurs morales et républicaines.

Soutenues à bras le corps par la mafia internationale, seules la CEI et la HAM ont fonctionné qui furent les deux mamelles de transition 1+4=0. Les Congolais avaient vite oublié qu' avec la complicité de Louis Michel "Big Loulou", Malu Malu a été placé à la tête de la Commission Électorale Indépendante(CEI) avec pour mission de procurer par voie des urnes, une légitimité à Joseph Kabila. Il était dès lors absurde de s'attendre à ce que cet abbé très singulier soit neutre et serve les intérêts du peuple congolais.

A la tête de la CEI Malu Malu bénéficiait également de la protection du Comité international d'Accompagnement de la Transition (CIAT) a été mis en place conformément aux dispositions de l'annexe IV de l'Accord global et inclusif. Il était composé de cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, État - Unis, France, Grande - Bretagne et Russie), de la Belgique, du Canada, de l'Afrique du Sud, de l'Angola, du Gabon, de la Zambie, de l'Union européenne (Commission et Présidence), de l'Union africaine (Commission et Présidence) et de la MONUC, qui avait déjà porté son choix sur Joseph Kabila.

Bénéficiant d'une double protection Malu Malu ne poursuivait qu'un seul objectif: faire élire au cours d'une parodie électorale le candidat qui assurerait son aisance matérielle. La fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) avec Modeste Mutinga Mutuishayi-le grand requin, fourbe et roublard, corrompu jusqu'à la moelle épinière-avait pour rôle de museler et bâillonner les journalistes, les médias et les opposants.

On fomenta le coup de la "Congolité" en s'inspirant de l'ivoirité pour empêcher des journalistes de parler de qui était qui ? Alors que le schéma de la Côte d'Ivoire n'était pas identique à celle de République démocratique du Congo. Tout fut mis en œuvre pour empêcher les Congolais de s'exprimer librement lors des élections Louis Michel 2006. Modeste Mutinga Mutuishayi, l'homme Ngaba-Makala, habitué jadis à l'eau de puits, va résider à la Gombé et il sera même parachuté Rapporteur au Sénat. Une récompense au travail de fraudes électorales et tricheries.

Le 12 juin 2006 lors du séjour de la délégation du Conseil de sécurité de l'ONU à Kinshasa, après avoir rencontré Malu Malu vint le tour de Modeste Mutinga Mutuishayi qui déclara à sa sortie de son entrevue: «Nous venons de le dire à la délégation du Conseil de sécurité avec insistance : s'ils n'intervenaient pas avec efficacité et rapidité auprès des membres de l'espace présidentiel, qui sont détenteurs des médias privés commerciaux et qui ont démarré très tôt la campagne électorale, et qui se sont versés dans des campagnes d'intolérance et d'incitation à la haine, la Haute autorité des médias est pessimiste quant à l'issue de la campagne électorale », sauf que le fourbe et roublard président de la Haute autorité des médias, Modeste Mutinga Mutuishayi, avait omis de dire à la délégation du Conseil de sécurité de l'ONU, qu'il avait profité de sa fonction pour s'octroyer Radio 7 et Télé 7 et qu'il était lui-même juge et partie, un vrai conflit d'intérêts.

Faux membres de la société civile, Malu Malu et Modeste Mutinga Mutuishayi sont les grands fossoyeurs de la République démocratique du Congo, ils ont de lourdes responsabilités dans la situation clopin-clopan d'imposture, usurpation et de non État que nous vivons.

4. Il n' y a jamais eu d'inventaire de la Commission Électorale Indépendante (CEI), ni de la Haute Autorité des Médias (HAM) ni d'aucune institution d'appui à la démocratie. Toutes n'étaient que des institutions au service de l'élection de Joseph Kabila candidat de la mafia internationale. Malu Malu n'a jamais rendu compte sur la gestion des sommes faramineuses qui avaient été mises à sa disposition pour l'organisation de ces élections. Des voix continuent à réclamer jusqu'à ce jour un rapport d'audit sur la gestion de la CEI lors des élections Louis Michel "Big Loulou" 2006. On n'a jamais oublié qu'un des proches du fameux abbé Malu Malu avait été arrêté à l'aéroport de Zaventem en Belgique avec une valise remplie de devises. Malu Malu a escamoté le recensement de la population congolaise ainsi que l'octroi d'une carte d'identité à chaque citoyen. D'ailleurs c'est le même schéma qu'à suivi son successeur le pasteur Daniel Ngoyi Mulunda. Malu Malu de son propre gré avait décidé de remettre au Togo les kits électoraux congolais achetés à la société belge Zetes. Société Zetes qui appartient à ami de Louis Michel "Big Loulou". D'ailleurs l'Aprodec est en procès avec cette société belge spécialisée dans la tricherie électorale en Afrique. Que sont devenus les kits électoraux congolais au Togo ? les kits électoraux appartenaient-ils à Malu Malu ou à l'Etat congolais ? Malu Malu n'a jamais garanti la neutralité et l'impartialité dans l'organisation d'élections libres, démocratiques et transparentes en République démocratique du Congo.

5. Pour sauvegarder la souveraineté de la République démocratique, il faut que les élections soient financées à 100% par l'Etat. La RDC doit refuser tout financement extérieur pour les élections. Il faut réunir plusieurs autres conditions: la paix dans tout le pays, le contrôle et sécurisation du territoire congolais, le recensement de la population en croissant et nettoyant les fichiers pour éviter les doublons, le ministère de l'intérieur doit retrouver sa vraie place et travailler en collaboration étroite avec la Commission Électorale Nationale Indépendante...Cette dernière ne doit pas être au dessus du ministère de l'intérieur et être téléguidée par l'extérieur. Pour asseoir la démocratie, il faut toujours commencer par des élections locales, municipales, provinciales, législatives et enfin Présidentielles. Il faut une bonne campagne de sensibilisation de la population. Il faut veiller à ce que les urnes se rapprochent de la population et non pas que la population recherchent les urnes !

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mardi 28 mai 2013

Quai d'Orsay: Mali, Laurent Fabius répond à Réveil FM International

Le vendredi 24 mai 2013, au Quai d'Orsay à Paris, lors de la conférence de presse conjointe du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec le ministre des affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne, M. Guido Westerwelle, le ministre français a répondu à la question de Réveil FM International sur les élections au Mali.

Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères.

1. Réveil FM International: Monsieur le Ministre, on sait que la France a chassé les djihadistes au Mali, mais un problème se pose : la France voudrait amener le Mali aux élections. Or, dans la société civile malienne, des voix s'élèvent pour dire que les élections pour le mois de juillet ne seront pas possibles au Mali. Quels sont les éléments que vous avez pour soutenir cette vision de la France d'amener effectivement le Mali aux élections au mois de juillet ?

Laurent Fabius: Ce n'est pas simplement la position de la France, c'est d'abord la position du président du Mali et du gouvernement malien qui, d'une façon tout à fait autorisée, après avoir étudié les éléments techniques, ont fixé en liaison avec l'Assemblée nationale malienne le premier jour de l'élection présidentielle au 28 juillet. C'est également la position de l'Organisation des Nations unies qui considère à juste titre, comme l'Allemagne, comme la France, que tout notre travail au Mali doit reposer sur un triangle. Il y a la question de la sécurité qui est en train d'être traitée, il y a la question du développement économique sur laquelle nous avons eu une réunion très fructueuse récemment à Bruxelles. Et puis, il y a la question de la démocratie, et on ne peut pas dissocier un élément du triangle des autres.

Pour qu'il y ait une démocratie active, il faut bien sûr qu'il y ait des élections et qu'il y ait un dialogue, une réconciliation comme on dit entre le Sud et le Nord et entre les différents groupes de la population. Une commission au dialogue et à la réconciliation a été mise sur pied.

D'autre part, comme vous le savez certainement, des discussions ont lieu en ce moment avec une base internationale et des autorités nationales avec certains éléments de Kidal. Il y a eu un travail technique très avancé qui fait que l'édition, j'entre dans les détails, des cartes électorales a été confiée à une société et que les cartes électorales seront disponibles au mois de juin. Et il y a évidemment tout un travail qui a été fait par l'équivalent du ministère de l'intérieur malien pour faire en sorte que le vote puisse avoir lieu.

Après, évidemment, cela relève des autorités maliennes qui sont en train d'organiser tout cela mais j'ai eu l'occasion moi-même de réunir, la dernière fois que je suis allé à Bamako - c'était il y a quelques semaines -, les présidents des principaux partis et ce sont eux qui sont directement intéressés, bien sûr, et tous m'ont dit qu'ils souhaitaient que les élections aient lieu à cette date et que cela était parfaitement possible. Alors voilà où nous en sommes.

Bien évidemment, le souhait de chacun, dès lors qu'il est démocrate, c'est que les élections aient lieu à leur date et dans de bonnes conditions. Les autorités maliennes comme la société civile, disent- je ne connais pas beaucoup d'exceptions à cela - que c'est parfaitement possible.

Cela dit bien sûr, il reste du travail à faire parce que, quand on passe d'une situation d'occupation par les terroristes à une situation de démocratie. Cela implique un changement extrêmement important mais je pense que, dès lors que nous sommes très vigilants et que le travail est fait par les uns et par les autres, il y a tout lieu d'être confiant.

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lundi 27 mai 2013

Du Grabuge au 32 Cour Albert Ier à Paris à cause de l'arlésienne "Passeport-biométriques" !

Le Mobutiste-Joséphiste Alexis Tambwe Mwamba en bon tartufe, dans ses tartuferies alors ministre des Affaires étrangères de Joseph Kabila a roulé dans la farine toute la nation avec ses fameux passeport-biométriques. Après investigation, on découvrit que ce sont les Libanais de Kinshasa qui avaient gagné le marché du Ministère des Affaires Étrangères. Or les stocks des "passeport-biométriques congolais" sont gérés par Kigali. Le gouvernement fantoche de Kinshasa laisse faire. Au 32 Cour Albert Ier, à l'ambassade de la République démocratique du Congo, les esprits se chauffent. Cela fait belle lurette que des congolais qui ont déjà payé leurs frais pour les passeport-biométriques se font balader. Alors que les préfectures attendent pour renouveler les papiers de nos compatriotes le "Yaka lobi" de l'équipe de l'ambassadeur Ileka Atoli fait jaser. Le vendredi 24 mai dernier une bagarre a eu lieu dans l'enceinte de l'ambassade. Certaines vitres ont volé en éclats, les congolais qui se sentent berner par la politique exclusionnisme des congolais de l'Etranger par le régime de Kinshasa ne supportent plus d'être les dindons de la farce. A quand les passeport-biométriques pour tous ? Ikela Atoli doit vite se résaisir pour donner des passeport-biométriques aux ayants droit . A force de raconter des balivernes aux Congolais de France, Ileka Atoli risque de se discréditer totalement et devenir son prédécesseur Myra Njoku de triste mémoire.

L'ambassade de la République démocratique du Congo au 32 Cour Albert Ier à Paris dans le VIIIè arrondissement.

Après le premier hold-up électoral et les 5 chantiers bidon de 2006-2011 de Joseph Kabila et sa bande, des Joséphistes abreuvent des congolais avec le slogan creux de la révolution de la modernité, pour le second hold-up. La modernité n'est-ce pas de respecter ses concitoyens. N'est-ce pas un droit élémentaire pour chaque citoyen de posséder un passeport ? Vendredi dernier il y a eu la bagarre dans l'enceinte de l'ambassade, que nous réserve l'avenir ? Les congolais de France ont l’irritabilité à fleur de peau face à l'usurpation et l'imposture qui sévit en République démocratique du Congo, à trop tirer sur la corde, elle finit par se casser.

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Matignon-Evreux-Paris

Le jeudi 23 mai, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault accompagné de la ministre des Droits des femmes, porte-parole Najat Vallaud-Belkacem étaient à Évreux dans le département de l'Eure pour déclarer la guerre aux violences faites aux femmes. L'Eure est l'un des cinq départements issus du découpage de l'ancienne province de Normandie. Il tire son nom de l'Eure, rivière qui le traverse avant de rejoindre la Seine. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 27. Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, sous la dénomination "Département d'Évreux", à partir d'une partie de la province de Normandie. Chef-lieu du département à sa création, Évreux abandonna ce titre au cours de l'année 1793 au profit de Bernay, mais le récupéra avant la fin de cette même année. Le département fut d'abord divisé en six districts (Évreux, Les Andelys, Bernay, Louviers, Pont-Audemer et Verneuil) en 1790 puis en cinq arrondissements à partir de 1800 : Évreux, Bernay, Les Andelys, Louviers et Pont-Audemer. Les deux derniers furent supprimés en 1926, celui de Pont-Audemer étant rattaché à Bernay et celui de Louviers partagé entre Les Andelys et Évreux. Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), le département est occupé par les troupes prussiennes de juin 1815 à novembre 1818. Après le coup d'État du 2 décembre 1851 de Napoléon III, l'Eure fait partie des départements placés en état de siège afin de parer à tout soulèvement massif. Moins d'une centaine d'opposants sont arrêtés.

Reportage photos !

Matignon, jeudi 23 mai à 14h30. photo Réveil FM

Le car des journalistes devant Matignon. Photo Réveil FM

Départ pour Évreux. Photo Réveil FM

Aux alentours des Invalides. Photo Réveil FM

Le pont Alexandre III. Photo Réveil FM

Le pont Alexandre III. Photo Réveil FM

Les Champs-Élysées. Photo Réveil FM

Avenue de La Grande Armée. Photo Réveil FM

Le temps se gâte sur l'avenue de la Grande Armée. Photo Réveil FM

Evreux. Photo Réveil FM

En attendant Jean-Marc Ayrault !

Le maire d'Evreux Michel Champredon, le Président du conseil général Jean-Louis Destans et le Préfet Dominique Sorain. Photo Réveil FM

Le maire d'Evreux Michel Champredon, le Président du conseil général Jean-Louis Destans et le Préfet Dominique Sorain. Photo Réveil FM

Le maire d'Evreux Michel Champredon, le Président du conseil général Jean-Louis Destans et le Préfet Dominique Sorain. Photo Réveil FM

Affiches de campagne contre les violences aux femmes. Photo Réveil FM

Affiches de campagne contre les violences aux femmes. Photo Réveil FM

Affiches de campagne contre les violences aux femmes. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault se dirigeant vers l'hôtel du département de l'Eure. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault dans l'hôtel du département de l'Eure. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault répondant aux questions des journalistes. photo Réveil FM

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dimanche 26 mai 2013

Évreux: Mariage pour tous, Ayrault évoque Aristrid Briand avec sa loi 1905 pour appeler à l'apaisement !

Jeudi 23 mai à Évreux dans l'Eure, s'exprimant devant les élus, notables du département, Jean-Marc Ayrault en grand tribun a évoqué la loi de 1905 de la séparation de l’Église et de l'Etat défendue par Aristrid Briand qui est devenue une référence aujourd'hui pour la République malgré les tensions de l'époque. Le Premier ministre a appelé à l'apaisement mais aussi à la vigilance. La loi du mariage pour tous, est désormais une loi de la République.

Évreux, jeudi 23 mai, jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

Souvent oublié, Aristide Briand a pourtant joué un rôle de premier plan dans l’élaboration de la loi de 1905. Aristide Briand fut, en 1905, le rapporteur du projet de loi de séparation des églises et de l'Etat. Partisan d'une voie moyenne, il a voulu donner aux églises de France, et évidemment à l'Eglise catholique, majoritaire, sa liberté. Rejetant tout extrémisme, son action en relation parfois avec les autorités ecclésiastiques aboutira à l'accord de 1923 et au rétablissement de relations diplomatiques avec le Saint-Siège.

Michel Champredon, maire d’Évreux et Jean-Marc Ayrault, Premier ministre. Photo Réveil FM

Aristide Briand a incarné à lui seul la IIIe République. Onze fois président du Conseil, vingt-cinq fois ministre, il en a, pendant trente ans, connu toutes les crises, vécu tous les temps forts. Une époque de grandes mutations, de luttes passionnées, où le tragique se mêle au pittoresque. En 1905, c'est Briand qui fait voter la loi de séparation des églises et de l'Etat, apaisant ainsi la querelle religieuse. Lors de la Grande Guerre, il tient la barre du pays pendant un an et demi. Il est au pouvoir au moment décisif de Verdun.

Mais c'est dans les années 20 qu'il va prendre sa pleine mesure. Transfiguré par le souvenir des charniers de la guerre, le politicien se mue en prophète, le trop habile manœuvrier devient "le pèlerin de la paix". Il est l'homme de la réconciliation franco-allemande, du pacte de Locarno, du premier projet d'intégration européenne. Sur le moment, cette grande espérance est déçue. Briand meurt en 1932, à la veille de l'arrivée de Hitler au pouvoir. Pourtant la seconde après-guerre verra la France s'engager plus résolument dans la voie qu'il avait souhaitée. Grande figure de son siècle, Briand avait, sans toujours s'en douter, pris date avec l'Histoire.

Mais, au-delà du précurseur, personnage mythique et pourtant mal connu, nous voyons revivre Aristide Briand, un être de chair et de sang, aux dons éclatants, au caractère complexe, à la vie privée tumultueuse, adulé par les uns, haï par les autres, fascinant pour tous, et qui, dans un monde pris de folie guerrière, a voulu laisser le souvenir d'un "homme de bonne volonté".

Jean-Marc Ayrault qui, dans un long discours très intéressant, fit aussi des parallèles avec la situation de la France actuellement. Il a semblé tout connaître de ce personnage internationaliste, onze fois président du Conseil et vingt fois ministre, prix Nobel de la Paix en 1926, qui a joué un rôle essentiel dans les relations internationales après la Première Guerre mondiale.

Franck Martin a écrit dans son blog:" Je reviens d'Evreux où le premier ministre et la ministre des droits de la femme avaient invité les élus de l'Eure.

"Evreux : tenez bon, monsieur Ayrault" !

La visite était placée sous le signe des droits des femmes. La ministre, Najat Vallaud-Belkacem, a été fidèle à l'image, que j'avais formée, de sa personnalité énergique, pétillante, à l'expression limpide et percutante.

En revanche, j'ai découvert en Jean Marc Ayrault un homme bien différent de son image médiatique, trop lisse, trop sage.

Chez un homme qui respire la droiture, la solidité n'exclut pas le mouvement. Le calme, la sérénité du discours servent efficacement le dynamisme d'un engagement, que l'on devine passionnel, pour la mission qu'il se donne de redresser la France.

Il y a du Pierre Mauroy dans cet homme loyal. Il y a de la « force tranquille », une expression qui semble forgée pour lui, plus que le modèle mitterrandien. « Tenez bon ! » lui ai-je glissé au moment de son départ.

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François Hollande propose un sommet pour la paix et la sécurité en Afrique

Le président de la République française a proposé, samedi à Addis Abeba, lors des festivités du 50e anniversaire de l'Union africaine, la tenue d'un sommet "pour la paix et la sécurité sur le continent africain" les 6 et 7 décembre à Paris.

François Hollande à Addis-Abeba

Les célébrations de l'unité africaine samedi à Addis Abeba ont été quelque peu voilées par la menace islamiste grandissante sur le continent, au surlendemain de nouveaux attentats au Niger, la France proposant un sommet exclusivement consacré à la sécurité.

La France, a annoncé le président François Hollande, s'apprête à convier "l'ensemble des dirigeants africains" à un sommet pour la paix et la sécurité sur le continent africain. Il se tiendra les 6 et 7 décembre à Paris et fera une large part "à la lutte contre le terrorisme".

"Ce sont les Africains qui, demain, devront assurer la sécurité de leur continent" même si "la France sera toujours à leurs côtés", a estimé le président français, seul chef d'Etat européen invité aux festivités du 50e anniversaire de la création de l'Organisation de l'Unité africaine (OUA), devenue l'Union africaine (UA) en 2002.

La France est intervenu militairement depuis quatre mois pour neutraliser les milices islamistes qui avaient conquis le nord du Mali, face à l'extrême lenteur du déploiement des forces panafricaines. Et vendredi encore, c'est un assaut de forces spéciales françaises, aux côtés d'éléments nigériens, qui a mis fin à une attaque sanglante d'islamistes dans le nord du Niger.

Mais, souligne l'entourage du président Hollande, la France n'entend plus apparaître comme le "gendarme de l'Afrique" ni s'ingérer dans ses affaires intérieures.

"Le terrorisme est désormais une menace sérieuse pour l'Afrique", a reconnu de son côté le ministre éthiopien des Affaires étrangères lors d'une rencontre avec son homologue américain John Kerry qui a également fait escale à Addis Abeba.

Soulignant que "ce qui arrive au Niger n'est pas un incident isolé" mais "lié à ce qui se passe au Mali", Teodros Adhanom a assuré que l'Afrique avait "l'expérience" de ces situations "avec bien sûr le soutien de partenaires comme les Etats-Unis".

L'exemple en est la Somalie, livrée depuis 1991 à la guerre civile, et où une force de l'Union africaine (Amisom) a fait largement reculer depuis un an et demi les islamistes shebab, un moment sur le point de conquérir l'ensemble du pays.

Cette force, financée pour l'essentiel par des donateurs non africains, est composée de soldats ougandais, burundais et kényans pour l'essentiel, préfigurant peut être ce concept de sécurité africaine assurée par des forces africaines.

A présent, c'est aussi au Nigeria qu'une insurrection islamiste suscite l'inquiétude.

L'armée nigériane a annoncé vendredi avoir mené des frappes aériennes et des attaques terrestres contre les bastions du groupe islamiste Boko Haram dans le nord-est, un nouveau tournant dans la guerre contre les extrémistes que redoutent les civils exposés aux combats.

Il s'agit de l'opération militaire la plus importante contre Boko Haram depuis 2009, quand les soldats avaient envahi la ville nigériane de Maiduguri, QG de la secte.

Tout en qualifiant pour la première fois Boko Haram "d'organisation terroriste", le secrétaire d'Etat américain John Kerry a de nouveau exhorté samedi à Addis Abeba les autorités nigérianes à faire en sorte que l'armée ne commette pas d'"atrocités" contre des civils dans ses opérations en cours contre ce mouvement.

"Nous soutenons complètement le droit du gouvernement du Nigeria à se défendre et de combattre les terroristes. Cela dit, j'ai soulevé la question des droits de l'homme avec le gouvernement", a dit M. Kerry. "Les atrocités commises par certains ne doivent pas excuser celles commises par d'autres", a souligné le secrétaire d'Etat devant la presse.

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samedi 25 mai 2013

L'Union africaine célèbre ses cinquante ans d'existence

Les dirigeants des 54 Etats membres de l'Union africaine (UA) célèbrent en grande pompe samedi 25 mai à Addis-Abeba le cinquantenaire de la création de l'Organisation de l'Unité africaine (OUA), ancêtre de l'actuelle organisation continentale, oubliant pour un temps les problèmes de l'Afrique pour souligner ses progrès.

L'Union africaine fête ses 50 ans

Dix mille invités sont attendus dans la capitale éthiopienne, où l'OUA fut fondée le 25 mai 1963, en pleine vague de décolonisation, par 32 chefs d’États indépendants d'Afrique, et qui abrite désormais le siège de l'UA. Aux côtés des dirigeants africains sont notamment attendus le secrétaire-général de l'ONU Ban Ki-moon, le président français François Hollande, le vice-premier ministre chinois Wang Yang et le secrétaire d'Etat américain John Kerry.

Le chorégraphe sud-africain Somizi Mhlongo, déjà organisateur des cérémonies d'ouverture et de clôture de la Coupe du monde de football de 2010 et de la Coupe d'Afrique des nations 2013 en Afrique du Sud, a assuré avoir prévu des célébrations "grandioses". Une centaine de danseurs présenteront un programme musical d'un heure. Parmi les musiciens invités figurent notamment le Malien Salif Keita, Papa Wemba ou le groupe de reggae britannique Steel Pulse. Des écrans géants ont été montés à travers Addis-Abeba pour permettre à la population de suivre les festivités. Les célébrations du cinquantenaire, qui s'étaleront tout au long de l'année, coûteront environ 3 millions de dollars au total (environ 2,3 millions d'euros), a indiqué le vice-président de la Commission de l'UA, Erastus Mwencha.

L'Afrique reste le théâtre de nombreuses crises

La fête terminée, les chefs d'Etat africains se replongeront, dès dimanche, dans les problèmes africains au cours de leur sommet semestriel de deux jours. A l'ordre du jour, les situations sécuritaires au Mali ou dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), et la situation politique à Madagascar, empêtré dans une crise depuis 2009 et exclu depuis de l'organisation. Car, si la situation en matière de conflits s'est améliorée, l'Afrique reste le théâtre de nombreuses crises, politiques ou militaires.

Au cours des cinquante dernières années, les indicateurs de développement en Afrique – santé, éducation, mortalité infantile, croissance économique, gouvernance – se sont également améliorés. Certains de ses pays connaissent des croissances économiques parmi les plus rapides au monde, selon le FMI, et le continent a attiré, ces dernières années, d'importants niveaux d'investissements. Reste que, selon l'indice de développement humain (IDH) des Nations unies, les douze pays les moins développés du monde sont en Afrique, et au sein des 26 pays de la queue du classement, un seul n'est pas africain : l'Afghanistan.

Durant ses trente-neuf années d'existence, ayant fait de la non-ingérence un principe fondateur, l'OUA apparut souvent comme un organe sans pouvoir. Pour faire oublier ce passé peu glorieux, l'UA, qui lui a succédé en 2002, s'est dotée d'institutions (Commission, Conseil de paix et de sécurité, Parlement panafricain...) et de mécanismes plus ambitieux. Elle a suspendu et sanctionné depuis sa création plusieurs de ses membres, théâtres de coups d'Etat, même si elle fait toujours preuve d'une certaine timidité vis-à-vis de ses plus mauvais élèves en matière de droits démocratiques ou de scrutins à la validité douteuse.

La débandade militaire des islamistes chebab depuis vingt mois en Somalie peut également être mis au crédit de la force (Amisom) que l'UA y a déployée depuis 2007, même si celle-ci est principalement financée par des donateurs occidentaux. Malgré certains succès, l'action de l'organisation panafricaine reste souvent entravée par les profondes divisions en son sein : en 2011, l'UA – déjà atone durant le printemps arabe – avait assisté sur la touche aux interventions étrangères en Côte d'Ivoire puis en Libye.

Plus récemment, au Mali, c'est l'armée française qui est intervenue pour combattre des groupes djihadistes, l'UA s'avérant incapable de déployer dans les temps une force panafricaine qui devait incarner la gestion par l'Afrique des problèmes africains.

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Fossoyeur de la République: Abbé Malu Malu humilié par des Résistants-Patriotes-Combattants Congolais lors de sa soutenance en catimini à Lyon

Arrivé en catimini à Lyon pour la soutenance de sa thèse en philosophie à la faculté catholique, Apollinaire Malu Malu a été surpris par des Résistants-Patriotes-Combattants Congolais en pleine soutenance, ce vendredi 24 mai 2013. Fraudeur, tricheur et faussaire Malu Malu est l'un des fossoyeurs de la République démocratique du Congo. Infiltré dans la société civile par les lobbyistes belges, Malu Malu a été soutenu à bout de bras par la camorra internationale. Parachuté à la tête de la Commission Électorale Indépendante (CEI) et instrumentalisé à outrance lors des élections Louis Michel 2006, Malu Malu en bon faussaire, a trafiqué les résultats pour proclamer Joseph Kabila, vainqueur. Et il n'a jamais pris le temps de faire l'inventaire de la machine à frauder que fut la CEI.

Abbé Apollinaire Malu Malu, le faussaire des élections Louis Michel 2006.

Pour montrer qu'il ne maitrisait rien à part ses faux résultats, c'est avec un gilet pare-balles, un casque bleu sur la tête, qu'il était embarqué dans un char de la Monuc pour aller débiter la fraude électorale à la RTNC

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vendredi 24 mai 2013

Violences faites aux femmes : Ayrault veut «aller plus loin» !

Le gouvernement entend relancer le débat sur les violences dont sont victimes les femmes. C'était le but de la visite conjointe du Premier ministre Jean-Marc Ayrault et de la ministre des droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, jeudi 23 mai au commissariat d'Evreux, puis au conseil général de l'Eure.

Jeudi 23 mai, Jean-Marc Ayraut à Evreux dans l'Eure. Photo Réveil FM

Un déplacement à la portée surtout symbolique, aucune inflexion politique majeure n'ayant été annoncée. Jean-Marc Ayrault a signé sur place un protocole départemental sur la prévention et la lutte contre les violences, qui concernent une femme sur dix chaque année et a assuré vouloir aller "plus loin dans la lutte contre les violences intrafamiliales". Les derniers chiffres font état de 550 000 femmes victimes de violences physiques ou sexuelles au sein même de leur ménage.

Le but a surtout été de donner une visibilité à ce combat qui reste "une priorité du gouvernement" avant la présentation, en juillet au conseil des ministres par Mme Vallaud-Belkacem, d'un projet de loi sur l'égalité hommes-femmes, qui comportera un volet concernant les violences faites aux femmes.

Jean-Louis Destans, président du Conseil Général de l'Eure lors de son discours. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault à la tribune du Conseil Général de l'Eure. Photo Réveil FM

Les personnalités du département de l'Eure. Photo Réveil FM

Une femme sur cinquante porte plainte

Une seule réelle annonce a été faite lors de ce déplacement. Toutes les mains courantes – simples déclarations – déposées par des femmes qui se disent victimes de violences physiques ou morales seront dorénavant transmises à la justice. Un procureur pourra donc se saisir d'un dossier sans qu'une plainte ne soit déposée, une action que seule une femme sur dix qui a subi des violences engage. Un taux qui atteint même une femme sur cinquante pour les violences sexuelles au sein du ménage.

Le premier ministre souhaite ainsi "libérer la parole" de ces femmes. "L'absence de plainte n'empêchera plus les procédures pénales contre l'agresseur, résume-t-on au cabinet de Jean-Marc Ayrault. Cela permettra également de savoir si la personne est connue des services de police et d'intervenir plus efficacement."

Quelques autres mesures ont également été données. L'extension à l'Eure du dispositif de téléphones portables "grands dangers", déjà expérimenté dans quatre départements (Bas-Rhin, Paris, Seine-Saint-Denis et Val-d'Oise). Il permet, d'une seule touche, de composer un numéro d'urgence et de géolocaliser l'utilisatrice qui se sentirait en danger. Le numéro renvoie sur une plateforme dédiée et vers un policier sensibilisé à la question.

Les femmes en situation irrégulière victimes de violences verront quant à elles leurs démarches facilitées. La loi du 9 juillet 2010 leur a permis, sous ordonnance de protection et suite à des violences conjugales, de pouvoir obtenir un titre de séjour "vie privée et familiale" sans conditions, moyennant une somme d'environ 700 euros. Désormais, cette obtention sera gratuite.

"Le suivi des auteurs" de violences sera aussi abordé dans le projet de loi qui sera présenté en juillet, a précisé Najat Vallaud-Belkacem, qui veut combattre la récidive dans ce domaine et imposer "l'éloignement" systématique du domicile conjugal du conjoint violent.

Jean-Marc Ayrault à Evreux. Photo Réveil FM

Discours de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, à Evreux sur le thème des violences faites aux femmes Jeudi 23 mai 2013

Madame la Ministre,

Monsieur le Préfet,

Monsieur le Président du Conseil général,

Madame la Procureure de la République,

Monsieur le Maire,

Mesdames Messieurs les Parlementaires, députés et sénateurs,

Mesdames et Messieurs les élus de la région, du département, des communes,

Mesdames et Messieurs,

Je suis très heureux d’être là une nouvelle fois ici, dans ce département de l’Eure, et Monsieur le Président du Conseil général, cher Jean-Louis, vous l’avez rappelé tout à l’heure, j’étais venu pour la rentrée scolaire, mais je suis prêt à revenir ! Il y a beaucoup de choses ici à voir ; d’abord des gens à rencontrer. Et puis surtout, y voir beaucoup d’initiatives, beaucoup de capacités à relever les défis, ne jamais être résignés. Tous les problèmes sont importants, on pourrait se résigner ! On pourrait se dire « on ne peut rien faire » ! C’est la deuxième fois que je viens ici – et j’espère revenir encore une autre fois – eh bien à chaque fois nous trouvons les solutions. Nous trouvons des hommes et des femmes qui les cherchent et qui, ensemble, les mettent en oeuvre. Et là, nous avons choisi, avec Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, d’aller sur le terrain pour rencontrer ce qui se fait déjà dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

La rencontre que nous avons eue il y a quelques instants au Commissariat d’Evreux est vraiment extrêmement riche, d’abord sur le plan humain ; je voudrais remercier les deux dames qui se sont exprimées – je crois qu’elles sont dans la salle, je les vois d’ailleurs – je les remercie parce qu’elles ont, avec beaucoup de simplicité – et ce n’est pas évident – parler de ce qu’elles ont subi, de ce qu’elles ont vécu comme violences. Mais elles ont aussi montré la voie de l’espoir en expliquant comment s’était déroulé ce qu’elles avaient vécu et comment elles s’en étaient sorties, et comment elles retrouvent aujourd’hui à la fois l’estime d’elles-mêmes, confiance en elles-mêmes, mais aussi capacité à se reconstruire avec leurs enfants. Et si cela a été rendu possible, c’est parce qu’il y a aussi des professionnels, des policiers, des gendarmes, des assistantes sociales, des travailleurs sociaux, des responsables et des salariés de centres d’hébergement et de réinsertion sociale, une administration départementale, municipale, qui ont créé une chaîne et qui se sont mis au service pour aider ces personnes qui au fond, au départ, culpabilisent, se sentent victimes mais se sentent aussi coupables ; c’est ce que vous nous avez raconté.

Pour en sortir, vous avez trouvé une porte ouverte, vous avez trouvé des oreilles attentives, mais vous avez trouvé des gens motivés que je voudrais saluer. Quand on doute de l’avenir de notre pays, des capacités que nous avons à surmonter nos difficultés, quand on doute de l’avenir de nos services publics, venez donc ici à Evreux dans l’Eure – mais vous pourriez aller ailleurs en France ! – partout, il existe des hommes et des femmes qui ont des valeurs, qui y croient et qui veulent surtout les mettre en pratique.

Nous ne devons jamais renoncer et nous ne devons jamais renoncer à mettre en oeuvre tout ce qui va contribuer à faire reculer les inégalités. L’égalité est au coeur du modèle français, de l’identité de la République. Mais il faut agir pour que ce mot ait un sens concret pour les gens qui y aspirent légitimement. Et c’est vrai qu’au mois de novembre dernier, j’ai présidé le Conseil interministériel pour le droit des femmes, qui ne s’était pas réuni depuis douze ans ! Douze ans. Ce n’était pas pour faire une réunion de plus ! C’était pour lancer le chantier de l’égalité entre les femmes et les hommes qui est au coeur même de notre modèle français, mais qu’il faut faire vivre encore, parce qu’il y a énormément de progrès à faire ! Et parmi les progrès à faire, il y a bien sûr tout ce qui permet de lutter contre les violences faites aux femmes.

Mais il y a aussi – et je ne vais pas le redire, ça a été dit par vous-même, Monsieur le Président, Madame la Ministre, Madame la Procureure, et nous l’avons entendu tout à l’heure – le chantier de l’égalité, c’est aussi le chantier de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes. C’est le chantier de la parité qui doit être effective partout, dans les services publics, dans l’entreprise, dans la société. C’est aussi la lutte contre la précarité, et quand nous aborderons dans peu de temps, le chantier des retraites, nous verrons bien que si nous voulons faire reculer les inégalités, les inégalités des femmes par rapport à la retraite sont effectivement très profondes et il faudra commencer à les réduire ! Donc ce chantier-là est immense ; il fera l’objet d’un projet de loi-cadre qui sera présenté au Conseil des ministres par Najat Vallaud-Belkacem début juillet et qui portera sur toutes ces questions, et qu’il faudra ensuite décliner peu à peu et faire rentrer dans la réalité.

Vous allez signer dans quelques instants une convention avec le Département et ici, Monsieur le Président du Conseil général, je voudrais – puisque je reparlerai tout à l’heure, donc je vais être bref, vous m’avez invité à parler deux fois, donc je ne voudrais pas vous lasser – mais j’aurai l’occasion d’évoquer la politique globale du gouvernement. Mais ce que je voudrais vous dire ici, c’est que tout ce qui est nécessaire au pays, comme politiques publiques, ne peut réussir que s’il y a l’appui, l’engagement des collectivités territoriales.

Et c’est particulièrement vrai sur ce qui nous réunit aujourd’hui, puisque vous avez même été des précurseurs, et nous avons pu le constater avec efficacité et vous voulez passer à la vitesse supérieure. Mais c’est vrai, d’autres thématiques que vous avez évoquées – et je voudrais les citer puisque vous avez été précurseurs pour expérimenter le Revenu de solidarité active, vous vous étiez porté volontaire. De là, sont nées aussi des pratiques, des pratiques nouvelles où, en partenariat sur un projet, vous mettez en mouvement les représentants de l’Etat, des collectivités territoriales, du monde associatif, du monde de l’entreprise, et vous obtenez des résultats.

Et c’est vrai d’autres secteurs, d’autres domaines ! Vous avez évoqué le Plan pauvreté du gouvernement, j’ai annoncé toute une série de mesures il y a quelques temps ; et en particulier l’une qui concerne les jeunes les plus éloignés de l’emploi. Déjà, le programme pour les emplois d’avenir concerne les jeunes sans qualification, principalement et qui sont en difficulté pour trouver un emploi. Mais la Garantie Jeunes, c’est un contrat que nous proposons à titre expérimental dans plusieurs régions de France de signer avec des jeunes en leur offrant un accompagnement, en les aidant à sortir de la situation de découragement dans laquelle ils sont, de désespérance au fond, sans avenir – échec scolaire, manque d’estime de soi, sans perspectives et donc pour leur donner une chance de réussir à s’insérer dans la vie.

La jeunesse, c’est l’avenir de notre société. On le dit mais – et on le répète, et on a raison ! – mais faut-il encore apporter des réponses concrètes. Il ne s’agit pas de faire de l’assistanat ! Il s’agit de donner une nouvelle chance, une chance, peut-être une deuxième, pour ceux qui ne l’ont pas eue à cause des échecs à l’école.

Eh bien vous vous portez volontaires, et je pense que vous avez raison parce que l’expérience parle pour vous. Et c’est vrai de toutes les politiques publiques que nous devons mener pour le pays. Sans les collectivités territoriales, nous ne pourrons pas réussir.

C’est vrai de l’emploi, c’est vrai du logement, mais c’est vrai aussi d’autres sujets, je les évoquerai tout à l’heure, je ne voudrais pas être beaucoup plus long. Mais je voudrais surtout saluer la détermination, la disponibilité, l’engagement des élus, j’allais dire au-delà de leur sensibilité politique !

Et je les appelle – et ils ont le droit d’en avoir, des sensibilités politiques ! – parfois les mettre de côté quand il s’agit de l’intérêt général, et vous le faites, vous le démontrez tous les jours, mais faisons-le encore davantage ! Et s’agissant des violences faites aux femmes, je suis sûr que vous y contribuerez. S’agissant de la jeunesse, je suis sûr que vous prendrez aussi votre part. C’est l’intérêt du pays. Et c’est notre devoir que d’y contribuer.

Et moi, je voudrais terminer en vous disant qu’en effet, Monsieur le Président du Conseil général, vous avez évoqué les réformes qui sont aujourd’hui à l’ordre du jour du Sénat puis ensuite de l’Assemblée nationale et qui concernent la décentralisation.

Dans notre pays, la décentralisation a beaucoup changé les choses. Si on visite la France, ou quelqu’un qui serait parti de la France depuis trente ans et qui reviendrait et qui visiterait la France, des grandes villes aux plus petites villes, des régions de montagnes, aux régions de plaines, ou aux régions des côtes maritimes, il verrait que le pays a profondément changé.

Et il a profondément changé pour une grande part grâce à la décentralisation. Puisque les responsabilités nouvelles qui ont été données, à partir des années 1980, avec les grandes lois de François Mitterrand, de Gaston Deferre et de Pierre Mauroy, sont des responsabilités, des moyens nouveaux qui ont été donnés aux collectivités territoriales et qui s’en sont saisi et qui ont permis à la France de se moderniser et de s’adapter. Donc le choix de renforcer la décentralisation, ce n’est pas le choix de faire une France éclatée !

C’est faire une France plus forte, mais qui en même temps soit plus juste et qui respecte l’initiative et qui a la capacité à entraîner, à mettre en mouvement les acteurs de la société. C’est ce que nous voulons ! Ce n’est pas un « grand soir de la décentralisation » que nous proposons !

Vous avez évoqué les métropoles. Il y a des régions où, effectivement, il y a des métropoles – il y a Paris, Lyon, Marseille – qu’il faut organiser parce que c’est l’intérêt de la France ! Ce n’est pas seulement leur intérêt à elles, d’avoir des grandes métropoles, mondiales – c’est vrai de Paris – européennes ou méditerranéennes ! Mais il y a aussi, dans d’autres territoires, d’autres grandes métropoles. Elles sont peu nombreuses, peut-être une dizaine, qui vont dynamiser tout un territoire ! Et les régions qui en ont, ont la chance de les avoir. A condition évidemment qu’elles s’intéressent aussi à leur environnement ! L’environnement des villes moyennes, des petites villes, des secteurs ruraux les plus éloignés ! Et là où il n’y a pas de métropoles – et c’est l’originalité de la France ; la France est une république, une et indivisible, mais elle est diverse – eh bien là où il n’y en a pas, c’est vous, Monsieur le Président du Conseil général, qui jouez ce rôle. Et c’est vrai qu’ici, vous êtes en première ligne et grâce à vous, et je voulais le saluer ! Donc n’ayons pas peur, ou ne craignons pas que le gouvernement veuille inventer un modèle unique !

Ca ne serait pas possible puisque la réalité n’est pas unique, elle est diverse. Par contre – et je terminerai par là – c’est le devoir de l’Etat de veiller tout le temps à l’égalité entre les citoyens, à l’égalité entre les territoires et donc c’est à l’Etat de veiller aux péréquations et aux solidarités nécessaires ; c’est à l’Etat de veiller à la Justice ; c’est à l’Etat d’être garant et protecteur, mais aussi en faisant confiance. En faisant confiance aux citoyens, en faisant confiance aux élus que je voudrais particulièrement saluer parce que parfois, ils sont critiqués, mais quand vous venez sur le terrain, partout en France, ils sont souvent en première ligne et ils sont dévoués, disponibles et c’est eux qui sont souvent les derniers recours pour ceux qui ont des difficultés.

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Évreux : Jean-Marc Ayrault et Najat Vallaud Belkacem déclarent la guerre aux violences faites aux femmes

Évreux, les policiers motards escortent le Premier ministre jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

L'accueil du Premier ministre Jean-marc Ayrault. Photo Réveil FM

Jeudi, 23 mai 2013, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et la ministre des Droits des Femmes, Najat Vallaud-Belkacem, se sont rendus à Évreux pour évoquer le dossier des violences faites aux femmes. Un projet de loi doit être présenté début juillet en Conseil des ministres.

Accueil du Premier ministre Jean-Marc Ayrault dans le commissariat d'Évreux. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault, Najat Vallaud-Belkacem et Jean-Louis Destans, président du Conseil Général de l'Eure. Photo Réveil FM

Deux femmes victimes des violences témoignent ! Photo Réveil FM

Une assistante sociale, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et la ministre des Droits des Femmes, Najat Vallaud-Belkacem, au Commissariat d'Évreux. Photo Réveil FM

"On m'a fait comprendre que ce n'était pas ma faute. J'ai pris conscience que j'étais une victime." Face à Jean-Marc Ayrault et Najat Vallaud-Belkacem, deux femmes victimes de violences conjugales ont pris la parole et sont revenues sur leur parcours respectif jeudi dans l'enceinte du commissariat d'Evreux. Le Premier ministre et la ministre des Droits des Femmes étaient en déplacement dans l'Eure pour découvrir le dispositif précurseur mis en place dans le département pour lutter contre les violences faites aux femmes. "Il faut retrouver la confiance. Je ne veux pas marcher à reculons, mais marcher la tête haute et être respectée", explique Sofia, qui est parvenue à s'en sortir et poursuit son combat pour aider les autres victimes.

Dominique Sorain, préfet de l'Eure. Photo Réveil FM

Vue partielle de la salle du commissariat. Photo Réveil FM

L'occasion pour Najat Vallaud-Belkacem d'évoquer son projet de loi sur le droit des femmes - dont un volet sera consacré aux violences faites aux femmes - qui sera présenté début juillet en Conseil des ministres et débattu en septembre au Parlement. Campagne d'information annuelle, numéro unique gratuit d'écoute (le 3919, Ndlr), formation des professionnels (policiers et gendarmes notamment) aux spécificités de ces violences, prise en compte des mains courantes avec "l'instauration d'un suivi pour que les victimes puissent être recontactées par un travailleur social"... "Pour que quand une femme a tiré la sonnette d'alarme, on ne la laisse pas retomber dans le vide", a expliqué la ministre, face à une quinzaine d'interlocuteurs - victimes, forces de l'ordre, assistantes sociales - directement concernés.

Sortie de Jean-Marc Ayrault du Commissariat d'Evreux. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault face à la presse. Photo Réveil FM

Seule une femme sur 10 dépose plainte

Le projet de loi actera également une extension du dispositif appelé "Téléphone grand danger", avec un système de géolocalisation. Il permet aux victimes d'alerter rapidement la police en cas de danger. Actuellement, quatre départements en bénéficient (Seine-Saint-Denis, Bas-Rhin, Paris et Val d'Oise). La Guadeloupe doit instaurer le dispositif dès cet année. Au total, une centaine de téléphones portables d'alerte sera en place d'ici la fin 2013. "Il est financé pour moitié par les départements et pour moitié par l'Etat. Nous nous sommes donnés comme objectif de généraliser le téléphone sur l'ensemble du territoire français au 1er janvier 2014", a indiqué à la presse Najat Vallaud-Belkacem au Conseil général de l'Eure, deuxième étape de la journée ministérielle.

En deux ans, 400.000 femmes ont été victimes de violences conjugales et 112 femmes sont mortes sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon en 2011. Des violences qui restent souvent secrètes, puisque seulement une femme sur 10 dépose plainte. Un taux qui passe à une sur 50 dans le cadre des violences sexuelles au sein du ménage. "Ce n'est pas parce qu'elles sont commises dans l'intimité qu'elles méritent l'impunité", a déclaré la ministre.

"Un travail se fait déjà, mais nous voulons aller plus loin"

"Il faut absolument faire reculer ces violences dans notre pays", a renchéri Jean-Marc Ayrault jeudi. "Un travail se fait déjà, mais nous voulons aller plus loin", a ajouté le Premier ministre, qui souhaite que le projet de loi à venir permette "d'abord de libérer la parole des victimes" et insiste sur la nécessité d'un travail d'écoute, et "non pas de jugement ou de culpabilisation". "Le gouvernement est très engagé (...) C'est un vrai défi qui s'inscrit dans une volonté plus globale de lutte pour l'égalité des droits, pas seulement formelle mais réelle", a-t-il assuré devant la presse.

Mais Jean-Marc Ayrault a également évoqué à plusieurs reprises l'importance du suivi des auteurs de ces violences. "Il faut à la fois aider les victimes (...) mais il faut aussi, après la sanction, accompagner les personnes qui se comportent de manière violente pour qu’elles sortent de cette spirale et se réhabilitent", a indiqué le Premier ministre, y voyant "l'intérêt de la société". Avant de conclure : "Il faut ne jamais se résigner."

Secourir les femmes en danger

Après avoir rencontré policiers, assistantes sociales et présidentes d’association dans un commissariat d’Evreux, Jean-Marc Ayrault a signé une convention qui va permettre de venir en aides aux femmes victimes de violences. Des femmes qui pourront téléphoner, être reçues dans des commissariats ou gendarmeries et être écoutées par des assistantes sociales. Un dispositif qui sera progressivement généralisé dans les autres départements à partir du début 2014.

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jeudi 23 mai 2013

Matignon: Les journalistes sont au service de l'information !

En France, c'est insulter un confrère que de lui dire qu'il est un journaliste officiel. Même si au pays de Voltaire, il existe des médias publics, les journalistes tiennent trop à leur indépendance d'esprit. Le pluralisme des médias est respecté et la pluralité d'opinion sacrée. A Matignon, il n'y a des journalistes officiels, contrairement en République démocratique du Congo où des journalistes "coupagistes" thuriféraires du régime totalitaire s'affublent de ce titre rétrograde et pompeux pour jouer de l'influence ou de se croire plus important que les autres. A Matignon, tous les journalistes sont à la même enseigne. L'information est délivrée respectueusement à tous sans favoritisme. La source ne délivre pas ses informations sous le manteau. Chaque journaliste traite l'information selon la ligne éditoriale de son journal, de sa station de radio ou sa chaine de télévision. Haut lieu de la République et du pouvoir, l'hôtel Matignon, situé 57 rue de Varenne, dans le 7e arrondissement de Paris est depuis 1935, la résidence officielle et le lieu de travail du chef du gouvernement français, transpire le respect. Difficile d'entendre des bruits, les journalistes travaillent dans une entente cordiale, sans bousculade, précipitation ni croque en jambes. D'ailleurs l'omniprésence des gendarmes de la garde républicaine dissuade. L'équipe de presse du Premier ministre (PM), toujours disponible et à l'écoute des journalistes, répond, oriente, trouve des solutions pour permettre aux journalistes de travailler dans de bonnes conditions. L'indépendance des journalistes dans le traitement d'information n'est jamais remise en question. Chaque journaliste travaille librement avec son badge d'accréditation bien visible.

La déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 inscrite et gravée dans le mur de Matignon. Photo Réveil FM

Des journalistes dans la cour d'honneur de Matignon. Photo Réveil FM

A l'affût de l'information, les journalistes n'hésitent pas à se filer les infos. Photo Réveil FM

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Georges Moustaki est mort

Le chanteur du "Métèque" est mort cette nuit à 79 ans.

Né à Alexandrie, Georges Moustaki s’est éteint cette nuit à Nice où il vivait au calme depuis plusieurs mois. Le 3 mai dernier, il avait fêté ses 79 ans, mais le cœur n’y était plus. Sa vie avait basculé il y a quatre ans, le 8 janvier 2009 à Barcelone, quand sur la scène du Palais de la musique, il fut contraint de renoncer à aller au bout de son concert.

Sur scène, il ne remontera plus. Jamais. Atteint d’une maladie des bronches qui s’est révélée incurable, il aura passé le reste de sa vie à chercher désespérément un peu d’air. Celui qui se présentait comme "l’amant de la mer et du soleil" n’était pas du genre à rester ligoté à une bouteille à oxygène. Pas lui.

Depuis son enfance sous le soleil égyptien, celui qui réclamait "le droit à la paresse" tout en prônant "la révolution permanente" était fait pour la vie dans ce qu’elle peut offrir de meilleur : une enfance de petit prince, au soleil, face à la Méditerranée, regardant passer les jolies filles. Pas très surprenant qu’il soit devenu poète. Personne ne s’étonnait que les salles où il se produisait partout dans le monde soient pleines.

Réveil FM International à Georges Moustaki rend un hommage à travers son duo avec Orlika " IL EST TROP TARD " אורליקה & ז'ורז' מוסטקי, première chanson dans la vidéo.

De son vrai nom Joseph Mustacchi, il avait emprunté son prénom de scène à Georges Brassens, son maître chanteur. Il est né aux yeux du public dans les jupes d’Edith Piaf, son amante, en écrivant pour elle "Milord". La chanson allait devenir un standard et son auteur une référence.

Barbara et Serge Reggiani allaient parfaire son image juste avant qu’il n’ose présenter au public sa belle "gueule de métèque, de juif errant, de pâtre grec". Les années 70 ont débuté avec l’album de 1969, celui qui contenait rien moins que "Le métèque", "Le facteur", "La mer m’a donné", "Ma solitude", "Le temps de vivre". Excusez du peu.

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mercredi 22 mai 2013

Medef: Grand oral décisif pour les candidats à la succession de Parisot

L'actuelle présidente du Medef Laurence Parisot quitte Matignon, le 22 mai 2013 à Paris. Photo Réveil FM

Les cinq candidats à la succession de Laurence Parisot à la tête du Medef, avec pour favori Pierre Gattaz, passent jeudi un grand oral décisif devant le conseil exécutif du Medef pour obtenir le plus grand nombre possible d’avis favorables de ses 45 membres.

Les cinq hommes auront chacun séparément une demi-heure pour convaincre, vingt minutes d’exposé de leur profil et projets et dix minutes de questions entre 09H00 et midi au siège du Medef à Paris, précise-t-on au Medef.

Matignon, Laurence Parisot face à la presse. photo Réveil FM

Le conseil ne sera pas au complet mais tous ses membres voteront le 3 juin pour leur candidat préféré à la présidence de la plus grande organisation patronale de France.

L’avis soumis à l’Assemblée générale, dont les 560 membres votants doivent se prononcer le 3 juillet, devrait prendre la forme du nombre de voix remportées par chacun.

Matignon, Laurence Parisot répondant aux questions des journalistes. Photo Réveil FM

Pierre Gattaz, 53 ans, président du groupe des fédérations industrielles (GFI), semble pour l’instant faire figure de favori potentiel. Le 18 avril, il a obtenu le soutien de la puissante fédération de la métallurgie (UIMM) qui organise à chaque élection une sorte de primaire.

La Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA), qui pèse elle aussi un poids important, a également apporté son soutien au PDG de Radiall, fabricant de connecteurs électriques et grand exportateur.

Ce fils de l’ex-patron des patrons Yvon Gattaz (1981-1986) se présente en «candidat du terrain» et «de conquête». Il se montre notamment offensif contre les 35 heures qui, disait-il récemment, «nous polluent la vie», sur l’âge de la retraite ou la fiscalité des entreprises.

Se voulant «missionnaire de l’économie» il ambitionne de «rapprocher les mondes». Il suggère un stage obligatoire d’un an en PME pour les énarques ou la généralisation du programme de «classe en entreprise» qu’il pratique dans sa société afin de provoquer des rencontres entre élèves et salariés, professeurs et salariés.

Une société du risque

Appelant à une baisse des dépenses publiques, il insiste pour que le Medef prépare étroitement avec le gouvernement les projets de budget. L’ordre de passage tiré au sort le place en quatrième.

Patrick Bernasconi, 57 ans, président de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP) sera auditionné en premier. Cet ancien proche de Mme Parisot, a négocié avec les syndicats nombre d’accords épineux, dont celui du 11 janvier sur le marché du travail.

Lui aussi fustige la loi sur les 35 heures qu’il qualifie d'«erreur historique» et plaide pour que le temps de travail hebdomadaire soit décidé de manière conventionnelle dans les entreprises. Il se dit partisan de «l’écoute, qui passe par le dialogue» et y voit «une vraie différence» avec Pierre Gattaz.

L’autre candidat du trio de tête, Geoffroy Roux de Bézieux, 50 ans, vient lui des services, comme Mme Parisot. Vice-président de la Fédération française des télécommunications (FFT), patron d’Omea (Virgin Mobile), il se dit également très attaché au dialogue social, rappelant qu’il a présidé l’Unedic.

M. Roux de Bézieux, qui sera auditionné en deuxième, critique vivement les réformes successives des retraites en France. Il prône «l’initiative privée» et «une société du risque», s’insurge contre «l’utilisation abusive du +principe de précaution+».

Il sera suivi de Thibault Lanxade, 42 ans, patron de la PME Aqoba, spécialisée dans les cartes de paiement «sur mesure» a réclamé que les partenaires sociaux disposent d’un droit de veto sur les candidats aux ministères.

Dernier dans l’ordre de passage, le candidat le moins connu, Hervé Lambel, 48 ans, patron de HLDC, société spécialiste des services aux entreprises et la production audiovisuelle. M. Lambel se distingue notamment par sa demande de suppression de la TVA inter-entreprises pour lutter contre les problèmes de trésorerie.

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Matignon: Déclaration du Premier ministre jean-Marc Ayrault à l'issue de la conférence avec les partenaires sociaux

Matignon, 22 mai 2013, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

Déclaration de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, à l’issue de la conférence de méthode à l' Hôtel de Matignon, mercredi 22 mai 2013

Bonjour à tous et à toutes,

Aujourd’hui, s’est tenu une conférence de méthode. Qu’est-ce qu’une conférence de méthode ? C’est une bonne façon de préparer minutieusement un grand rendez-vous du gouvernement avec les partenaires sociaux, la deuxième conférence sociale.

Nous commencerons d’abord par le bilan de la conférence sociale depuis un an. Quels ont été les grands chantiers qui ont été engagés pour réformer notre système social, pour le renforcer, pour rendre notre pays plus compétitif ? C’est tout cela que nous analyserons. Donc on commencera par faire l’évaluation d’un an de dialogue social. Le dialogue social – je l’ai dit l’autre jour –, c’est la marque de fabrique de notre gouvernement. C’est la bonne méthode et tous les partenaires sociaux qui sont autour de la table la partagent pour engager et réussir des réformes.

Matignon, 22 mai 2013, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

Mais pour qu’une grande conférence sociale réussisse, ça s’organise. C’est donc le sens de cette conférence de méthode. Et ce qui ressort, c’est un thème unanime qui est celui de l’emploi. Cette conférence sociale sera consacrée, pour l’essentiel, au thème de l’emploi et de la lutte contre le chômage. Ce sera d’ailleurs le titre de cette conférence sociale : la grande conférence sociale pour l’emploi. D’ailleurs, pour l’emploi, je réunirai demain tous les ministres concernés pour une séance de travail sur tous les chantiers en matière d’emploi que nous avons lancés.

Pour la conférence sociale, nous allons travailler par grandes tables rondes. Il y en a une qui sera consacrée à la politique de l’emploi et de la formation professionnelle avec l’objectif d’aboutir à une réforme de la formation professionnelle pour la rendre plus efficace pour les jeunes, pour les demandeurs d’emploi, pour les travailleurs les moins qualifiés.

Nous aborderons aussi les conditions de vie au travail, le déroulement des carrières professionnelles.

Nous aborderons aussi la place des services publics en France avec la modernisation de l’action publique.

Il y aura aussi une dimension européenne – c’est la première fois – à cette conférence sociale parce qu’évidemment l’avenir de notre modèle économique et social passe aussi par l’Europe. Il y a une dimension de règle du jeu sociale à l’échelle de l’Europe. Donc l’Europe ne sera pas absente de cette deuxième conférence sociale. Et puis, bien sûr, il y aura une table ronde importante sur l’avenir de notre système de retraites. L’objectif est : comment sauver le système de retraite français par répartition, garantir le paiement des retraites aujourd’hui mais aussi garantir le paiement des retraites dans la durée ? Et, dans le même temps, comment corriger toutes les injustices qui existent dans notre système de retraite actuellement ?

Matignon, 22 mai 2013, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

Donc voilà une conférence sociale qui se prépare bien, de façon méthodique, résolue, déterminée, avec des partenaires sociaux (patronaux et syndicaux) qui sont, évidemment, tous exigeants et c’est parfaitement légitime, mais qui partagent l’esprit de dialogue et qui sont attachés à la démocratie sociale et qui souhaitent que cette méthode, qui est utile pour le pays, pour le rendre plus fort, plus juste, plus efficace sur le plan économique, sur le plan social.

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Matignon: les partenaires sociaux ensemble pour préparer la conférence sociale

Dans un contexte durci par la crise et les divisions syndicales, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a réuni mercredi patronat et syndicats en amont de la deuxième conférence sociale du quinquennat qui fixera, en juin, la feuille de route du gouvernement pour les mois à venir.

Laurent Berger, le secrétaire général de la de la CFDT. Photo Réveil FM

Après avoir été reçus séparément à Matignon il y a une semaine, les organisations patronales (Medef, CGPME et UPA) et syndicales représentatives (CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC) le seront ensemble à 16H30. Le Premier ministre s’exprimera à l’issue, après 18H00.

Matignon, 22 mai 2013, Jean-Claude Mailly (FO).

Cette réunion, consacrée à l’organisation et aux thèmes de la conférence sociale des 20 et 21 juin, permettra à chacun «de se positionner» et de «faire apparaître les points d’accord et de désaccord», explique-t-on à Matignon, où Jean-Marc Ayrault sera entouré de plusieurs ministres, dont Michel Sapin (Travail), Pierre Moscovici (Economie), Arnaud Montebourg (Redressement productif), Marisol Touraine (Affaires sociales et Santé) et Marylise Lebranchu (Fonction publique).

Carole Couvert de la CFE-CGC. Photo Réveil FM

Alors que les partenaires sociaux appellent le gouvernement à passer à la vitesse supérieure pour stopper le chômage, l’ordre du jour de la conférence des 20 et 21 juin est déjà connu.

Six tables rondes devraient ainsi nourrir les deux jours de débats qu’ouvrira le président François Hollande au Palais d’Iéna: emploi-formation, filières d’avenir, santé au travail, retraites, services publics et Europe sociale.

Thierry Lepaon, le secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT). Photo Réveil FM

Ces grandes thématiques sont peu ou prou celles d’il y a un an mais déjà des insatisfactions s’expriment. «La question du pouvoir d’achat, retenue l’an dernier, est absente cette année, on le regrette profondément», a déclaré à Jean-Claude Mailly.

Du côté des petites et moyennes entreprises, on s’inquiétait «qu’on ne parle pas du financement de la protection sociale» plus largement. «La position du gouvernement est de dire: +On va déjà alléger de 20 milliards d’euros d’ici 2015 les charges des entreprises+. Nous, on pense qu’il faut aller plus loin, d’autant qu’il va falloir trouver des financements pour les retraites», a expliqué le président de la CGPME Jean-François Roubaud.

Philippe Louis de la CFTC. Photo Réveil FM

Contexte plus difficile qu’en 2012

Sur l’emploi, celui-ci dit toujours attendre du gouvernement «des vraies mesures d’urgence». Un point de vue partagé par la plupart des syndicats, qui à l’instar de la présidente de la CFE-CGC Carole Couvert réclament «de passer à la vitesse supérieure».

«Pour relancer la croissance, il y a deux priorités pour la CFE-CGC: l’emploi et le pouvoir d’achat», réaffirme-t-elle mercredi dans La Croix.

Même si la conférence sociale marquera un temps fort de concertation pour réformer le régime des retraites, sujet très conflictuel, «le cœur du sujet sera vraiment l’emploi», insiste-t-on au ministère du Travail comme à Matignon.

La conférence de juin lancera notamment une nouvelle négociation, sur la formation professionnelle. Le président mise sur le dialogue social, qu’il a érigé en méthode de réforme, pour améliorer un système qui ne permet de former qu’une minorité de chômeurs.

François Hollande souhaite que cette réforme «complète» celle du marché du travail, qui a abouti en mai au vote définitif de la loi sur la sécurisation de l’emploi, à l’issue d’une négociation patronat-syndicats qui a profondément divisé les organisations de salariés.

Un gendarme de la Garde républicaine à Matignon. Photo Réveil FM

L’accord sur l’emploi du 11 janvier, violemment combattu par FO et la CGT, avec des soutiens à gauche, a laissé des traces. Les dirigeants de la CGT et de la CFDT commencent tout juste à tenter de recoller les morceaux.

Le fait que cet accord n’ait «pas réuni toutes les organisations syndicales», la montée du chômage et l’entrée en récession créent un contexte «plus difficile» pour la conférence 2013, reconnaît Matignon, même si on pense qu’a contrario, la «forte adhésion au processus des conférences sociales» peut la «faciliter».

Ce deuxième grand rendez-vous risque «d’être plus tendu», a déjà prévenu Jean-Claude Mailly (FO). «La première conférence avait été celle de la confiance retrouvée (...). Aujourd’hui, les syndicats sont dans une situation de veille critique sur les réformes pour que la rigueur ne pèse pas sur les salariés», note Bernard Vivier, directeur de l’Institut supérieur du travail.

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mardi 21 mai 2013

Paris : un essayiste d'extrême droite se suicide dans Notre-Dame, la cathédrale évacuée

Paris, mardi 21 mai, la cathédrale Notre Dame de Paris évacuée.

Dominique Venner s'est suicidé en plein jour devant l'autel de Notre Dame de Paris

Un homme s'est donné la mort dans l'enceinte de Notre-Dame de Paris mardi 21 mai, selon une source policière. La cathédrale a été évacuée. Selon Reuters et une source policière, il s'agit de Dominique Venner, âgé de 78 ans, ancien membre de l'OAS, essayiste et engagé contre le mariage pour tous.

Selon les tout premiers éléments de l'enquête, cet homme s'est donné la mort devant l'autel peu après 16 heures à l'aide d'un pistolet à un coup de fabrication belge. La cathédrale était "en cours d'évacuation" mardi après-midi, sans incident, selon la source policière, mais on ignorait peu avant 17 heures. "Des geste nouveaux, spectaculaires et symboliques pour ébranler les somnolences"

Sur son site personnel, Dominique Venner a publié une note mardi 21 mai, intitulée "La manif du 26 mai et Heidegger", dans laquelle il dénonce le mariage pour tous "une loi infâme", il redoute "une France tombée au pouvoir des islamistes" et de "l’immigration afro-maghrébine". L'essayiste appelle également à dépasser la manifestation du 26 mai prochain contre l'ouverture du mariage aux couples de même sexe : "Il ne suffira pas d’organiser de gentilles manifestations de rue pour l’empêcher."

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RSF soutient les journalistes du Nord-Kivu

A l’occasion du 3 mai 2013, Journée internationale de la liberté de la presse, Reporters sans frontières a apporté son soutien aux journalistes des villes de Butembo et de Goma (Nord-Kivu), à l’Est de la République démocratique du Congo. L’organisation a accordé une aide financière aux rencontres intitulées : "Parler sans crainte, assurer la liberté de la presse dans tous les médias", organisées dans les deux villes par les organisations locales de professionnels des médias. Réunissant les représentants de la profession, ces dernières étaient également placées sous le signe du dialogue avec les autorités.

Monument historique de Butembo

"Reporters sans frontières est fière de son soutien aux journalistes de Butembo et de Goma, a déclaré Christophe Deloire, secrétaire général de l’organisation. Notre organisation se réjouit de la vitalité et de l’engagement de la communauté des journalistes du Nord-Kivu et prend note de la participation active aux débats des responsables politiques de la région. Face à la complexité du climat pour la presse dans l’Est de la RDC, Reporters sans frontières souhaite vivement que cette journée symbolique puisse jeter les bases d’un dialogue constructif à même de permettre à l’ensemble des journalistes du Nord-Kivu d’exercer leur travail d’information sereinement et en toute sécurité".

L’actualité des derniers mois a été particulièrement éprouvante pour la presse dans l’Est de la RDC. Pris dans le feu croisé des troupes gouvernementales et des milices se disputant le contrôle des régions des Kivus, médias et journalistes locaux ont été victimes d’abus et d’exactions au cours du dernier semestre. Suspensions illégales de radios à Goma en novembre 2012, mises à sac de rédactions et menaces par des rebelles du M23 dans la province du Nord Kivu, arrestations arbitraires de journalistes tant par les troupes FARDC que par des miliciens… Les exemples de violations de la liberté de l’information sont nombreux.

La table ronde organisée à Butembo à l’initiative des associations locales de journalistes a réuni plus de cent journalistes. Des responsables politiques étaient également présents. La journée s’est d’ailleurs ouverte sur une allocution du maire de la ville. Symbole des débats et des engagements mutuels des pouvoirs public et de la presse, une toile spécialement réalisée pour l’occasion a été signée par le maire et les responsables de huit organisations de journalistes de Butembo. Le premier s’est ainsi engagé, au nom des autorités, à garantir le respect des droits et de la liberté de la presse. Les journalistes ont quant à eux réaffirmé leur attachement aux principes d’éthique et de déontologie. Une "rue de la liberté de la presse" devrait en outre être baptisée par le maire de Butembo d’ici à la fin du mois de mai.

Des débats sur la situation de la presse et des médias dans le Nord Kivu, sur les conséquences pour la presse du conflit minant la région pour la presse et sur la situation des femmes journalistes ont été menées. Largement couverte par les médias locaux, la journée s’est clos sur un consensus entre les différentes organisations locales de journalistes, jetant les bases de la création d’une plate-forme unique, à même de représenter et de porter les préoccupations et les revendications des professionnels des médias de Butembo.

Les journalistes de Goma solidaires de leur confrère Blaise Bahisha

L’événement organisé à Goma était placé sous le même thème que celle de Butembo : "Parler sans crainte, assurer la liberté de la presse dans tous les médias". Réunissant professionnels des médias, représentant de l’Union nationale de la presse congolaise du Nord-Kivu et dirigeants politiques, les débats ont notamment abordé les questions de la sécurité, du respect des droits des journalistes ainsi que celles de l’éthique journalistique. Ils se sont appuyés sur les bilans relatifs à la situation de la liberté de l’information en République démocratique du Congo publiés par Reporters sans frontières et Journaliste en danger.

Un cas a été largement débattu : la détention depuis le 17 avril 2013 à l’auditorat militaire supérieur du Nord-Kivu de Blaise Bahisha (http://fr.rsf.org/rd-congo-un-journaliste-aux-mains-de-l-25-04-2013,44427.html), illustration accablante des maux dont souffre la presse à l’Est du Congo. Solidaires de leur confrère désormais incarcéré à la prison centrale de Goma, l’ensemble de la communauté des journalistes présent lui a apporté son soutien et a exigé sa libération. L’auditeur supérieur charge du dossier participant à la rencontre a confié attendre un retour des responsables à Kinshasa quant aux suites à donner au dossier.

Ces rencontres ont permis aux journalistes, solidaires face à la dégradation du climat au sein duquel ils évoluent, de dresser les contours des menaces et entraves auxquelles ils font face auprès des pouvoirs politiques et d’obtenir des autorités locales qu’elles s’engagent à garantir la sécurité et la liberté de travail de la presse.

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François-Médard Mayengo: ‘’Adios Théthé’’ une élégie originale qui a donné un souffle nouveau à la musique congolaise moderne !

L’histoire de la musique congolaise moderne a fini par me convaincre que contrairement à ce que pensent certains critiques , l’œuvre la plus ‘’emblématique’’ de Tabu Ley n’est pas « Kelya », mais plutôt « Adios Théthé ». En fait, découlant, selon Lonoh Malangi, d’un texte de Mosengo Moreno, cette merveilleuse prestation de Tabu Ley du début des années 60 serait restée une complainte ordinaire si le « Seigneur Rochereau » n’y avait pas imprégné une texture poétique l’ayant hissé au rang d’une élégie.

Dr. François-Médard Mayengo kulonda

Il faudra alors savoir gré au Grand Kallé Jeef d’avoir découvert, et laissé chanter ce grand artiste à ses côtés. Dès le départ en effet, ce visionnaire avait compris qu’il avait affaire à un artiste talentueux, et que son génial poulain allait rendre des immenses services à la musique congolaise moderne.

Pour étayer cette affirmation, mon assertion se réfère à deux postulats essentiels : l’originalité de la structure de ce chant, dans son rythme et dans son type de mélodie, ainsi que l’air et le tempo ayant constitué son soubassement musical.

De l’originalité de ce chant

Baignant dès ses débuts musicaux dans le style latino-américain (ou afro-cubain) adopté et imposé comme modèle par Grand Kallé dans l’African Jazz, Tabu Ley a pris pour la première fois ses distances vis-à-vis de ce genre musical avec « Adios Théthé », amenant ainsi une grande révolution dans la musique congolaise.

En effet, contrairement à la structure afro-cubaine de « Kelya », où le chœur d’instruments à vent répond à la voix ample et musclée du chanteur dans la partie du refrain, c’est plutôt la guitare qui soutient la voix suave du chanteur ténor dans cette belle composition de Tabu Ley.

A la différence donc du rythme fougueux de « Kelya », fruit d’un appui massif des instruments polyphoniques de grand afflux, le rythme emballant et élégant de « Adios Théthé » est essentiellement tenu par les notes exquises de la guitare ainsi que les battements discrets du tam-tam.

Propre à la musique latino-américaine, le type de mélodie grave et symphonique au chœur chaud de « Kelya » est remplacé ici par la mélodie mélancolique des bardes traditionnels. Le ton lyrique et intimiste issu du romantisme africain de « Adios Théthé » tranche donc avec celui dramatique, massif, et grandiloquent de « Kelya », dont le chœur avait été inspiré par la musique des Caraïbes.

De son air et de son tempo

La seconde raison de ma conviction est à déceler dans l’air et dans le tempo que génère « Adios Théthé ». En fait, dans un effort de ressourcement dans des tribus du Congo non influencées par la musique occidentale, Tabu Ley a voulu maintenir le fond rythmique de son terroir de Bandundu .

Évidemment, on remarque également dans ladite chanson les types de mélodie, de rythme, et d’air tirés des musiques dérivant de la poésie populaire des folklores musicaux de certains peuples bantous.

Cette histoire d’amours manquées, inspirée, affirme Lonoh Malangi, par Mosengo Moreno, a été élevée en élégie non seulement par les prouesses vocales de Tabu Ley Rochereau, mais aussi par l’air et le tempo qu’il y charrie, notamment dans son arrangement musical, dans les tournures de ses mots ainsi que dans ses images pittoresques. Chant d’une très grande émotivité négro-africaine, « Adios Théthé » ne cessera pas d’envoûter les mélomanes épris de la rumba congolaise.

Point de départ du style dit fiesta

Le lyrisme langoureux de cette aubade a inauguré une poésie élégiaque que Tabu Ley développera désormais dans sa carrière musicale. Il perpétuera ensuite cet archétype dans les différents orchestres dans lesquels il évoluera après l’African Jazz, et dont il influencera profondément le style (African Fiesta, African Fiesta national, et Afrisa).

C’est pourquoi, les tenants de l’actuelle génération musicale qui s’inspirent de cet icône de la rumba congolaise s’identifient tout bonnement comme adeptes du « style fiesta », en référence à « l’African Fiesta », l’ensemble musical ayant accompagné l’idole d’ébène dans la chanson ici examinée.

A ce titre, Tabu Ley est, ex aequo avec Kwamy Munshi, l’introducteur de l’élégie dans notre musique moderne.

Mais à son instar, beaucoup de nos valeureux chanteurs tels qu’Emile Soki, Canta Nyboma, Dalienst Ntesa, Chantal, Carlito, Papy Tex, Papa Wemba, Kester Emeneya, Koffi Olomide, Werrason, JB Mpiana, Fere Gola, Fally Ipupa, Jus d’été Mulopwe et autres ont adopté, chacun avec sa sensibilité, la structure sémiologique de « Adios Théthé » dans leurs diverses propositions musicales.

Tout au long de sa fastueuse, longue et exemplaire carrière musicale, Tabu Ley a reproduit de diverses manières, par diverses versions, le fondement rythmique langoureux, l’air languissant, et le ton éploré de cette complainte. A différentes périodes de sa féconde et fécondante carrière, on retrouve en effet les ferments et les recettes de ce chant dans les prestations ayant suivi celle qui fait l’objet de notre analyse, telles que Lucie (Na tikela dit Chérie elaka ya mariage, na sima tango moke abosani mibeko ! ye ake kobala a a mobali na Kenge…Lucie eee obanza ka nga a ata na libala), Ndaya (Ndaya, ngai na lala lelo wapi eee ya solo yo onde paradis iii…), Sophie Elodie, Marie Jea, Gipsy, et tant d’autres !

A la sortie de cette chanson, la reconnaissance du public ne s’était pas fait attendre. En tout cas, tout Kinshasa d’alors (Léopoldville à l’époque) avait été inondé par les paroles, la mélodie et le rythme de « Adios théthé ».

Le succès ayant été très vite au rendez-vous, à partir de la réussite de cette œuvre originale, Tabu Ley développera dorénavant une poétique musicale tirant son substrat essentiel du registre traditionnel bantou, nonobstant les influences reçues de Grand Kallé, ou de ses compagnons de route, dans les différentes phases de sa carrière.

Ainsi, avec sa nouvelle expression musicale, ce grand artiste a eu une grande influence sur sa génération, et sur celles suivantes. On peut aisément la déceler dans nombre des compositions de ses multiples épigones dont Ndombe Opetum, dans Hortense, Sam Mangwana dans Bibi ou luzingu kele mpidina, Ntesa dans Delia, et Jaria, Jules Presley Shungu Wembadio dans amoureux déçu, Pépé Kallé et le Bakuba dans Nazoki, etc.

En 1979, lorsque Papa Wemba avait évolué à coté de Tabu Ley dans l’Afrisa International, la seule chanson de son mentor qu’il interprétait pour annoncer son entrée en scène dans les concerts et spectacles produits à cet effet était justement « Adios Théthé ».

Les littérateurs sous les charmes

Il en est de même de certains hommes des lettres du monde négro-africain, Senghor notamment, qui ont eu à exprimer leur fascination pour l’œuvre musicale de Tabu Ley après que celui-ci ait adopté dans la durée cette approche musicale. D’ailleurs, à l’époque, en plus de celui de Seigneur, le sobriquet de poète avait été aussi collé à ce chanteur-compositeur et interprète hors pair.

Qu’on en mesure donc la poéticité de la chanson analysée ! Dans « Adios Théthé », l’amoureux déçu dit : ‘’Que dirai-je au village, comme tu es partie, Théthé ? - Comme tu es partie, ma mort, imminente, est vraiment signée ! - Comme tu es partie, je mourrai de chagrin ! – Comme tu es parie, THETHE, auprès de qui, avec qui vais-je pleuré ? – Comme tu es partie, vois maintenant comment je suis objet de raillerie !...Comme tu es partie, mon chagrin est immense, et mes pleurs sont sans fin…’’

Moi-même, dans ma jeunesse romantique, j’ai assez longtemps porté la mélodie mélancolique, le rythme langoureux ainsi que le ton élégiaque de cette chanson ! « Adios Théthé » m’a même inspiré un des poèmes (‘’Tu reviendras’’) contenu dans ma toute première publication titrée « Mon Cœur de Saisons ».

En tout cas, Ce chant m’a accompagné toute ma vie : à l’école, aux heures des loisirs, dans mes rencontres amoureuses, dans mes passions artistiques, dans mes quêtes d’inspiration, même dans ma formation en peinture.

Dans mon imaginaire de mioche, la célèbre Théthé m’apparaissait souvent avec un corps gracieux et envoûtant. Svelte, d’un noir d’ébène au visage allongé, cette nymphe aux grands yeux et au regard mélancolique était semblable aux dryades qu’on croisait aux apparitions du crépuscule. Montée sur ses ergots, cette naïade à la face postérieure massive, et à la gorge opulente et ferme, avait un bassin large et auguste.

Ainsi, dans mes rêveries puériles obnubilées par la force de suggestion de la voix fine de Tabu Ley, Théthé était devenue le prototype d’une beauté féline, insouciante, imprévisible, insaisissable, et fugitive à dessein !

En conséquence, la parution de la chanson « Adios Théthé» sera, et restera toujours pour moi, un de plus forts moments de la musique congolaise moderne.

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Bunia-Ituri: un journaliste de la radio Canal Révélation a été retrouvé sans vie !

Le vendredi 17 mai 2013, le corps sans vie de Guillain Chanjabo, journaliste reporter est découvert dans dans la rivière ngezi à 5 km du centre-ville de Bunia, en début de l'après midi. Il était dans un tel état de décomposition que la Croix-Rouge a dû l'enterrer sur place. Il a été identifié dès le départ grâce à son uniforme de la Radio Canal Révélation qu'il avait mis sur lui le jour de sa disparition. Guillain Chanjabo a été assassiné par des inconnus. Les traces sur son corps étaient encore visibles: il a été poignardé sur la tête, au dos, dans le ventre et au niveau de deux genoux. Agé de 58 ans, il a été recruté comme animateur bénévole depuis 2004.

Guillain Chanjabo en plein reportage de proximité à Bunia en Ituri. Photo Canal Révélation

A 2006, il est engagé dans le projet BRV, Bringing rural voice to the décision making process in Ituri.

Gullain Chanjabo sillonne et anime plusieurs communautés ituriennes à travers le jeu public et le reportage.

En 2007, il contribue à la création des clubs d’écoute à travers le projet financé par la Fondation américaine pour la démocratie.

De 2008 à 2010, il est traducteur des émissions du Projet Radio Interactive pour la justice, en même temps présentateur en swahili pour le même programme.

De 2010 à nos jours, il devient animateurs des émissions hewa bora biso na biso, en avant les jeunes, succès du temps passé et présentateurs des journaux parlés en swahili.

Dans un communique publié peu après la découverte du corps, l'ONG de défense des droits des journalistes Freedom for journalist (FFJ) a exigé l'ouverture d'une enquête "pour établir la responsabilité et punir le ou les auteurs intellectuels et matériels du meurtre".

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Tatiana Ratsimba et Michaël Palop, deux jeunes radioteurs au synode de Lyon

Pas moins d'une dizaine des radios étaient branchés pour retransmettre en direct le culte du premier synode de l'Église Protestante unie: RCF, Phare FM, Alliance FM, FM Plus, Fréquence Protestante... Parmi les animateurs deux jeunes: Tatiana Ratsimba qui nous a interviewé et Michaël Palop qui a fait la prise de son. La radio, c'est tout un art ! Mais la radio , c'est la vie car on peut l'écouter partout. Lorsqu'on voit des jeunes animer la radio, on ne peut que s’émerveiller. Et à Kinshasa, Réveil FM avait misé sur la jeunesse. Certains d'entre eux qui s'étaient exprimés pour la première fois derrière un micro à Réveil FM font partie aujourd'hui du paysage audiovisuel congolais (PAC).

Tatiana Ratsimba et Michaël Palop à Lyon. Photo Réveil FM

Tatiana Ratsimba et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM

Selon une enquête réalisée d'avril à juin 2003 par le Collectif Interassociatif Enfance et Média (CIEM) auprès de 1025 jeunes de 12 à 18 ans et de 490 parents, 96% des jeunes interrogés, dont 56 % ont moins de 16 ans, déclarent écouter la radio.

Plus de 60% des jeunes déclarent l'écouter tous les jours et un jeune sur deux entre 1 et 3 heures par jour. Les parents interrogés quant à eux disent à 86% connaître la radio qu'écoutent leurs enfants.

"Ils ont cependant tendance à sous-estimer le temps que leurs enfants passent à cette écoute", estime le CIEM. Pour les filles comme pour les garçons le moment privilégié d'écoute se situe le matin et le soir.

Ils sont encore un sur trois à déclarer l'écouter après 22 heures (plus les garçons que les filles, et plus les plus de 16 ans que les moins de 16 ans qui sont quand même 31%). Les radios jeunes arrivent très nettement en tête de classement, de leurs deux radios préférées NRJ serait la radio préférée des filles, citée par 55% d'entre elles, Skyrock celle des garçons, citée par 47% d'entre eux. Europe 2, qui attire davantage les plus de 16 ans, arrive en 3ème position suivie de Fun Radio.

Selon le CIEM, "les parents ont tendance à sous estimer l'audience de Skyrock auprès de leurs enfants". Dans un entretien accordé à Sud Ouest, Michel Meyer, directeur de France Bleu et auteur de "Paroles d'auditeurs", estime que "Skyrock tient un rôle de conseil et d'accompagnement social pour les perdus et les nouveaux damnés de la terre des quartiers".

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Goma va-t-il tomber avant l'arrivée de Ban Ki Moon en République démocratique du Congo ?

Les habitants de la bourgade de Mutaho au Nord de Goma ont fui depuis 4 heures du matin, les attaques du M23 contre les positions des FARDC. Femmes, hommes et enfants se sont retrouvés à Muja vers Munigi avant de finir leur course à la paroisse Catholique Saint François-Xavier de Ndosho. Plus de 500 personnes ont pris place dans les hangars des écoles et sur les terrains de jeu sans à manger ni couvertures.

Ban ki Moon, seccrétaire Général de l'ONU.

Les témoignages recueillis par Radio Kivu1 renseignent que ces déplacés de guerre ont quitté leurs maisons en écoutant les détonations des armes lourdes et automatiques au Nord de Goma.

La ville elle-même était comme dans un état de stress et des « on-dit ». Bien que le travail a été moins perturbé, certaines banques et coopératives ont gardé la prudence de ne pas ouvrir tous les guichets.

Plus tard dans la journée, la porte-parole du gouvernement provincial, Marie Shematsi a rassuré la population en parlant la première à la presse.

Le porte-parole des FARDC, le colonel Olivier Hamuli qui était au front a également rassuré la population que la situation est sous contrôle des Fardc.

En fin de journée c’est le vice-gouverneur en personne, Feller Lutaichirwa qui s’est prononcé en invitant les parents à envoyer les élèves à l’école mardi car la ville de Goma ne court aucun risque.

Goma a ainsi passé un lundi stressant avec le mouvement des militaires dans la ville allant au front et des nouvelles alarmantes venant des portables. Selon des indiscrétions, ces messages sont de la tactique du M23 de paniquer la ville avant l’arrivée à Goma du secrétaire général des Nations Unies de Ban Ki-Moon.

Durant cette journée agitée à Goma, le témoignage d’un certain colonel Ngoy Ilunga, un S2 régiment service donc chargé de renseignement au M23 était diffusé. Cet ancien de la garde républicaine(GR) qui avait été capturé en Novembre 2012 lors de la chute de Goma, a fait défection du mouvement rebelle et évacué sur Goma par la Monusco et 17 autres militaires avec armes et une radio Motorola. Ce militaire confirme qu’il y a toujours une complicité continue entre les rebelles et quelques personnes dans la ville, servant de relai et de cinquième colonne.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, effectue les 22 et 23 mai une visite de travail en République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris mercredi de source onusienne à Kinshasa.

Au cours de cette visite, Ban Ki-moon rencontrera les responsables de la Monusco (Mission des Nations pour la stabilisation de la République démocratique du Congo), des Agences de l’ONU et des autorités congolaises, notamment Joseph Kabila, précise la même source.

M. Ban Ki Moon aura également des entretiens avec le Premier ministre congolais, les présidents des deux Chambres du Parlement et les représentants de la société civile.

Avant d’achever sa visite en RDC, le secrétaire général de l’ONU se rendra à Goma, au Nord-Kivu.

Lors de ce séjour, M. Ban sera accompagné du président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, et d’une délégation comprenant plusieurs responsables de l’Organisation onusienne, selon la même source.

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Paul Kagamé, le Führer de Kigali au petit pied à Oxford

Des policiers britanniques dépassés ! Des Résistants-Patriotes-Combattants Congolais lançant des projectiles de toute nature: œufs et tomates pourris, bouteilles d'eau minérale sur le cortège de Paul Kagame. Le très controversé dictateur rwandais est sonné. Il n'en revient pas, ses lobbyistes non plus. Le samedi 18 mai 2013 à Oxford, il en a pris pour son grade. Après avoir longtemps tiré à hue et à dia sur le génocide de 1994, pour se donner un semblant de légitimité et en faire son fonds de commerce, Paul Kagamé sait désormais que l'impunité dont il jouissait jusque là est entrain de se lézarder. L'Adolphe Hitler du Rwanda est responsable de crimes de guerre, crimes contre l'humanité en République démocratique du Congo. Lui et sa soldatesque sont cités dans plusieurs rapports onusiens. Le Führer de Kigali, avec ses 8 millions de morts congolais dans sa conscience, pillages des ressources congolaises, a été hué, lapidé avec des œufs et tomates pourris, ainsi que des bouteilles d'eau en plastique à Oxford. Pourtant le nazi de mille collines avait mis le paquet pour transformer son image. 3000 rwandais applaudisseurs pris en charges par le dictateur, tous des tutsi, pas des hutu ni des twa, étaient arrivés à Londres par cars, avions et trains, nourris et logés aux frais de Paul Kagamé. L'ambassade du Rwanda en Grande-Bretagne s'étant de visas. Malgré cette corruption de type soviétique de l'époque de la guerre froide, Paul Kagamé a eu la plus grande peur de sa vie face aux Résistants-Patriotes-Combattants Congolais.

Au-delà de ses crimes et génocide, Paul Kagamé le nazi de mille collines est un pillard et receleur des ressources de la RDC

3 leçons à retenir de Paul Kagamé sur les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais à Oxford:

1. En s'autorisant de parler des Résistants-Patriotes-Combattants Congolais devant ses 3000 applaudisseurs, cela prouve que Paul Kagamé a été atteint dans son amour propre de dictateur. Il s'est auto-humilié et a reconnu que les Congolais n'ont pas peur de lui, malgré le fait qu'il déstabilise la République démocratique du Congo pour piller ses richesses. Pour la majorité de Congolais, Paul Kagamé est coupable de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de génocide en République démocratique du Congo: Plus de 8 millions de congolais ont été massacrés et sont privés délibérément de justice et sépulture ! De l'enfumage, donner un diplôme honoris causa à un criminel dans une université britannique.

2. Ses invectives à l'encontre des manifestants à Oxford étaient pathétiques, vides et minables. Paul Kagamé se trompe de grille d'analyse. Il n'a pas eu à faire à des opposants mais à des Résistants-Patriotes-Combattants Congolais. Ironiser du fait que les Congolais meurent de faim dans leur pays mais préfèrent lui balancer des œufs, c'est oublier que ces congolais mangent à leur faim. Ils ne sont pas maigres ni faméliques. Le nazi de mille colline est cynique mais son cynisme le perdra. Joseph Kabila, le bunkerisé de Kingakati son cheval de Troie à la tête du Grand Congo, est son homme de main. Pour s'échapper dans sa responsabilité de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide au Congo, l'Adolphe Hitler du Rwanda en faux fuyant s'est caché sur les soubresauts de l'histoire de la politique congolaise. Aucun congolais ne lui a demandé d'envahir le Congo, il n'y est pas le bienvenu. Même si lors des festivités du cinquantenaire de l'indépendance du Congo en 2010, indépendance acquise chèrement par nos aïeux auprès des colons Belges, Joseph Kabila valet de Paul Kagamé avait fait retarder de deux heures le défilé pour attendre son mentor, si les mangeristes ventripotents avaient applaudis sans rien dire, les Congolais de l’Étranger avaient dénoncé cette humiliation. La RDC étant devenue un paillasson sur lequel le sanguinaire de Kigali s'essuie ses petits pieds.

3. Paul Kagamé sait qu'encore au pouvoir, pas encore capturer pour la CPI, ses alliés font semblant d'ignorer ses bévues. Le jour qu'il perdra le pouvoir, ils tourneront vite casaque et ne chercheront pas à le sauver quand les conséquences de ses méfaits seront au grand jour !

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dimanche 19 mai 2013

Oxford: Paul Kagamé le "Killer" malmené, traqué et pourchassé avec des oeufs pourris par des congolais et exilés rwandais !

Temps de Toussaint, période de la pentecôte par pour tout le monde. Pas de tapis rouge britannique pour le boucher de Kigali mais plutôt des œufs pourris pour son cortège. Le dictateur rwandais Paul Kagamé a eu hier samedi 18 mai 2013 la stupeur de sa vie à Oxford, il s'est vu se faire accueillir par des milliers des congolais « en rages » et des exilés rwandais. Des « milliers » des « Résistants-Patriotes-Combattants » venus de partout avaient assiégé Oxford. Banderoles, affiches, calicots, des congolais et rwandais n’ont pas eu froid aux yeux, ils ont scandé: « Kagamé tueur », « Kagamé génocidaire ». La police britannique, pourtant déployée en masse, a eu tous les maux du monde à contenir la vague« d’ indignés » de la République démocratique du Congo, victimes d’agressions répétées de leur petit voisin rwandais. A Oxford, Paul Kagamé était invité par les étudiants de l’école de commerce de cette université pour y donner une conférence et recevoir une distinction d’honneur pour la « croissance économique africaine » dû à son pillage et recel des ressources minières de la République démocratique du Congo. En effet, malgré de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide en République démocratique du Congo dénoncées par les experts et rapports de l'ONU, Kagamé continue de jouir de l'impunité.

Un Congolais avec son affiché des victimes

Des policiers de scotland débordés pour assurer la sécurité de Kagamé

Tony Blair, le conseiller spécial de Paul Kagamé avait bien boutiqué son affaire. Pour flatter l'égo surdimensionné de l'ogre de Kigali, il fallait lui concocter une grande conférence dans une université prestigieuse britannique, avec cerise sur gâteau la remise d'un diplôme. C'est Oxford qui a été choisi. Parler de performances économiques du Rwanda, pays receleur qui exploite et vend illicitement des minerais qui ne se trouve pas dans son sous-sol, Tony Blair et les anglo-saxons pillards des richesses y ont pensé.

Malaise au sein de l’Université d’Oxford

Paul Kagamé a usé et abusé du génocide des tutsi de 1984. Avec sa soldatesque, l'enfant martyr est devenu parent bourreau même plus pillard, receleur du Congo voisin

Plusieurs étudiants et professeurs de l’Université d’Oxford menaient déjà depuis plusieurs jours une campagne visant à faire annuler la venue de Paul Kagame dans cette université « au regard des nombreuses allégations l’accusant de violations des droits de l’Homme » peut-on lire sur le site internet des étudiants d’Oxford.

Salvatore Cusimano, le meneur de cette campagne explique « l’Université donnera l’impression de fermer les yeux sur les actions de Monsieur Kagame au moment où même les gouvernements des Etats-Unis et de la Grande Bretagne – les plus proches alliés du Rwanda – ont pris leurs distances avec Monsieur Kagame et son gouvernement » avant d’ajouter « en tant que membre de la communauté d’Oxford, il est de notre devoir d’utiliser notre influence afin de renverser la grave erreur de jugement commise par l’école de commerce » et de conclure « nous avons une opportunité unique de promouvoir les droits de l’Homme et de défendre la réputation de notre université et par conséquent, nous devons agir ». Mêlant le geste à la parole il avait envoyé un courrier aux responsables de l’établissement et avait lancé une pétition en ligne laquelle, qui avait recueilli plus de 5029 signatures.

L’université avait pris ses distances mais n’annule pas

Interpellé par les membres de la communauté universitaire ainsi que par différentes organisations des droits de l’Homme et des membres des diasporas rwandaise et congolaise, l’Université avait refusé d’annuler l’évènement en raison de « la politique de liberté d’expression » qu’elle prône « Nous encourageons la discussion et au regard de la politique de liberté d’expression prônée par l’université, nous n’avions pas cherché à empêcher les étudiants de continuer cette invitation ».

L’université avait toutefois pris ses distances avec l’événement en précisant dans différents courriers envoyés aux protestataires que la conférence et la remise du prix étaient une initiative étudiante, organisée par une association étudiante « c’est un prix des étudiants et non de l’école [de commerce] ou de l’université » avait-t-elle notamment précisé dans ses différents courriers. S’exprimant au sujet des accusations de violations des droits de l’Homme dont fait l’objet Paul Kagamé, l’Université avait également pris ses distances « nous sommes conscients que le Président Kagamé est une figure controversée et sa présence n’implique pas que l’école ou l’université partagent ses positions ou actions».

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Le pasteur Stéphane Remy est l'aumônier en chef de l’Aumônerie protestante aux Armées

Foi et armes font-elles bon ménage ? Le pasteur Stéphane Remy a participé au premier synode de l'Eglise protestante unie qui a eu lieu du 8 au 12 mai à Lyon.

Le pasteur Stéphane Remy, aumônier en chef de l’Aumônerie protestante aux Armées. Photo Réveil FM

L’aumônerie protestante aux Armées est une des aumôneries nationales la moins bien connue. L’armée de terre, l’armée de l’air et la Marine bénéficient de la présence de 400 aumôniers pour le Judaïsme, le Catholicisme, le Protestantisme, l’Islam. Pour le protestantisme, ce sont 80 pasteurs qui assurent une présence et une écoute auprès des militaires français. Ils ont un ministère tout à fait singulier puisqu’ils sont eux-mêmes militaires, vivant le quotidien des casernes ou accompagnant les troupes dans les missions en pays étrangers que leur confie le Président de la République, au nom du pays.

Beaucoup d'insignes sur la tenue du pasteur Stéphane Remy. Photo Réveil FM

Depuis le 1er décembre 2012, le pasteur Stéphane Rémy est le nouvel aumônier en chef de l’Aumônerie protestante aux Armées, nommé par le ministre de la Défense, sur la proposition du Conseil de la Fédération protestante de France.

Âgé de 51 ans, marié et père de cinq enfants, Stéphane Rémy, pasteur de l’Eglise protestante unie de France, a débuté son ministère d’aumônier militaire en 1993 au sein de la 10e Division blindée de Châlons-en-Champagne. En 1995, il rejoint la Base aérienne de Mont-de-Marsan, puis l’Ecole des troupes aéroportées à Pau. En 2004, il est nommé à la 10e Brigade parachutiste à Toulouse, et sera nommé aumônier militaire régional pour la zone de Défense Sud-Ouest à partir de 2011. En février 2012, il est affecté à l’Etat-major de l’Armée de Terre, en tant qu’aumônier en chef adjoint Terre.

Le pasteur Stephane Remy devant l'un des 20 pagodes installés le long du Rhône. Photo Réveil FM

Ses différentes missions l’ont conduit en République centrafricaine, au Rwanda, Tchad, Liban, dans l’Ex-Yougoslavie, en Côte d’Ivoire et en Afghanistan.

Acteur très impliqué au sein du protestantisme, il a contribué à la création du pôle Midi-Pyrénées de la Fédération protestante, dont il a été le président de 2010 à 2012.

Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, le pasteur Stéphane Rémy envisage de mener un projet intitulé « Ensemble vers l'avenir » afin que la mission des aumôniers soit adaptée à la nouvelle génération de soldats professionnels confrontée aux conflits contemporains.

Le Conseil de la Fédération protestante de France avait par ailleurs nommé le 1er décembre 2012 Jean-Luc Huguet, président de la Commission de l’Aumônerie protestante aux Armées. Général de brigade, cet ancien Saint-Cyrien, a eu un parcours riche sur le plan national et international (Liban, Ex-Yougoslavie, Kossovo, Côte d’Ivoire). Il a terminé sa carrière en tant que gouverneur militaire de Strasbourg.

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samedi 18 mai 2013

Tchad: Le retour triomphal des soldats envoyés au Mali

Le 13 mai, les 2 000 soldats tchadiens engagés aux côtés de la France au Mali sont rentrés à la maison, sous les acclamations de la foule. Une occasion pour le président Idriss Déby d'exalter le patriotisme et de prouver sa popularité, au lendemain d'un supposé coup d'Etat.

Idriss Déby congratulant ses militaires

Des soldats tchadiens sur un char à Djamena

Pour se faire une idée de l'engouement et de l'émotion qui animaient, le lundi 13 mai, les N'Djaménais à la suite du retour des soldats tchadiens engagés dans le conflit contre les islamistes au Mali, il suffit de rappeler le nom romantique qu'ils leur ont trouvé : Fatim. C'est aussi le diminutif de toutes les ravissantes Fatoumata [prénom féminin, équivalent de l'arabe Fatima], nombreuses en Afrique de l'ouest. Mais chez les Tchadiens, cela veut plutôt dire "forces armées tchadiennes en intervention au Mali". C'est dire toute la fierté que N'Djamena associe aux quelque 2 000 soldats partis épauler la France et d'autres pays africains en vue de débarrasser le Mali des terroristes islamistes qui risquaient de s'emparer de Bamako.

Mais, de l'avis des observateurs, la parade et les honneurs réservés au contingent symbolique de ce retour ne sont point immérités. Aux côtés de la France, les troupes tchadiennes ont administré des coups fatals aux terroristes du Mujao [Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest, lié à Al-Qaida], d'Ansar Dine [salafistes] et d'Aqmi [Al-Qaida au Maghreb islamique]. Par ailleurs, les honneurs sont d'autant plus mérités que les soldats d'Idriss Déby y ont perdu 36 de leurs camarades d'armes tandis que 74 hommes en reviennent avec des blessures plus ou moins graves. Mais, au-delà de cet aspect, le président tchadien avait certainement à cœur de capitaliser cette bravoure.

C'est ainsi que la capitale tchadienne avait hier des allures de fête. La journée avait été décrétée chômée, fériée et payée. Les populations réquisitionnées pour former une haie le long de la voie que devaient emprunter les quelque 400 véhicules blindés transportant les 700 soldats constituant le premier contingent de ce retrait progressif. Les diplomates, eux aussi, avaient été mobilisés. Chants et danses ont accueilli les troupes tchadiennes.

Un renouveau politique et diplomatique pour Idriss Déby

On peut imaginer que cette mobilisation n'était pas que spontanée. Cependant, on aura tout de même remarqué un enthousiasme chez certains qui ne semblaient point simulé. Il en est ainsi de ceux qui ont bravé la protection policière pour se hisser au sommet de certains chars. Il est vrai que quand son armée s'est montrée aussi digne que l'ont été les troupes tchadiennes déployées au Mali, il y a de quoi en être fier, et de manière tout à fait sincère.

Comme on pouvait s'y attendre, le président a livré un message : celui du leader qui sent qu'il doit son renouveau politique et diplomatique à l'héroïsme de ces hommes, mais aussi au sacrifice ultime de quelques-uns d'entre eux. Son discours était plein de reconnaissance à l'égard des soldats tchadiens. D'ailleurs, à propos de ceux qui sont morts au combat, il a assuré que "la nation tchadienne leur sera éternellement reconnaissante". De même, promet-il, "le 13 mai deviendra désormais Journée de recueillement et de reconnaissance". Autant de mots et expressions pour apaiser les souffrances de ceux qui ont perdu les leurs dans cette guerre contre le terrorisme qui s'était établi dans le nord du Mali et qui menaçait de s'étendre à d'autres régions.

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vendredi 17 mai 2013

Elysée: Sans oreillettes ni des souffleurs sauf un verre d'eau, François Hollande face à 400 journalistes dont 150 de la presse étrangère

Une conférence de presse est un exercice très difficile. D'ailleurs en Afrique rares sont les chefs de l'Etat qui s'y prêtent et s'y soumettent. En République démocratique du Congo, Joseph Kabila, l'imposteur et usurpateur qui trône par défi à la tête du Grand Congo, sur les 12 ans qu'il sévit avec sa dictature totalitaire, les institutions étant prises en otage par son régime, pas plus de deux conférence de presse. L'aphone de la République, placé par la maffia internationale, règne sans savoir qu'il doit rendre des comptes à la nation. Pour un journaliste africain, congolais et citoyen du monde que je suis, c'est important de vivre un pan de la démocratie française. Dès que le chef du protocole a annoncé: "Monsieur le Président de la République", François Hollande est monté seul sur son pupitre. La garde républicaine était devenue invisible ! Sans oreillettes ni des souffleurs, François Hollande était seul face aux journalistes. François Hollande voulait réussir son grand oral devant la presse. Pour cela, il a tenté d'y mettre les formes arborant un large sourire durant plus de 2h30 de conférence. Le président de la République s'est même laissé aller à des petites blagues.

Palais de l'Eysée, 16 mai, Freddy Mulongo lors de la conférence de presse de François Hollande. Photo Réveil FM

Pas questions de connaitre les questions en avance, François Hollande répond aux questions posées sans avoir besoin des conseillers à ses côtés. Les réponses sont de François Hollande, pas de quelqu'un d'autre à sa place. Il a été élu par les français c'est à lui et lui seul de défendre son bilan. Au pays de Voltaire, les journalistes n'ont pas leur langue dans la poche, le président de la République est titillé sur son bilan , son impopularité...Mais en aucun moment, on entend François Hollande crier: "Gardes, coffrez-moi tel journaliste pour son insoumission et arrogance à l'égard de mon pouvoir" !

François Hollande sur son pupitre. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault et son gouvernement au grand complet. Photo Réveil FM

La France est un pays de gueulards, très difficilement gouvernable... La Presse non plus ne se prive pas de faire des critiques. Mais quoi qu'il fasse, un Président de la République sera toujours critiqué, ainsi va la démocratie ! Face à la récession, au chômage qui galope, au recul du pouvoir d'achat...Et l'opposition qui n'a pas encore digéré sa défaite, saisit toutes les occasions pour attaquer et avec en vue la reprise du pouvoir en 2017. L'extrême gauche pousse à fond la démagogie, savonne la planche de la gauche républicaine. La France a la chance d'avoir un Président qui tient debout, contre vents et marées, et qui s'est fort bien et habilement exprimé pendant les deux heures quarante de sa conférence. Un gouvernement qui cherche des solutions. Je préfère de loin un pays où les dirigeants sont au service de leurs concitoyens et sachant qu'ils peuvent être sanctionnés démocratiquement par les urnes, qu'à un non Etat comme la République démocratique du Congo où des mangeristes ventripotents ont pris en otage tout un pays. Les politicailleurs sans légitimité qui ne se pensent qu'à une chose s'enrichir et encore s'enrichir au détriment de notre peuple qui est abandonné à son propre sort.

Le pupitre présidentiel. Photo Réveil FM

Un verre d'eau incrusté dans le pupitre présidentiel en cas déshydratation pour ses 2h30 de conférence de presse. Photo Réveil FM

Freddy Mulongo à la fin de la conférence de presse de François Hollande. Photo Réveil FM

Plusieurs médias étrangers ont retransmis en direct la conférence de presse de François Hollande.

Des journalistes dans la cour d'honneur de l'Elysée. Photo Réveil FM

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François Hollande conforte Jean-Marc Ayraut, Premier ministre qui est "courageux", "loyal" et "désintéressé" d'après le président !

François Hollande a rendu jeudi un hommage chaleureux à son Premier ministre Jean-Marc Ayrault, lui renouvelant toute sa «confiance pour les mois qui viennent». Interrogé lors de sa deuxième conférence de presse à l’Elysée sur le leadership à Bercy, le chef de l’Etat a assuré que cette question lui «donne l’occasion» de renouveler toute sa «confiance au Premier ministre». Il l’a qualifié de «courageux», «loyal», «désintéressé». «Je lui renouvelle ici toute ma confiance pour les mois qui viennent», a-t-il dit.

François Hollande lors de la conférence de presse

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à l'Elysée, à Paris, le 30 octobre 2012. Photo Réveil FM, archives

Lors de sa conférence de presse, le président a rendu hommage à son premier ministre, cible de toutes les critiques depuis un an. Par ailleurs, les ministres peuvent souffler, l'équipe gouvernementale étant maintenue.

Ils sont tous assis en rang d'oignons, à la droite du président. Ils l'écoutent sagement, deux heures trente durant. Les ministres, qui se savent en sursis, sont tous sur le gril, dans cette vaste salle des fêtes de l'Élysée. Ils attendent la parole présidentielle sur le remaniement, alors que les coulisses du pouvoir bruissent d'une telle éventualité depuis des semaines, voire des mois. Une hypothèse qui a pris plus de consistance encore avec l'affaire Cahuzac et qui empoisonne la vie gouvernementale.

Sous les ors de l'Élysée, François Hollande a tenté de rassurer, stabiliser son équipe, en écartant tout remaniement immédiat. «Est-ce qu'il y aura un jour un remaniement? Un jour? C'est possible, mais ce n'est pas aujourd'hui, et ce n'est pas maintenant, et ce n'est pas d'actualité», a-t-il indiqué, en réponse à une question sur le ministère de l'Économie, jugé pléthorique.

«Tout est gelé»

Dans Paris Match, la semaine dernière, le chef de l'État avait semé le doute, indiquant que personne au gouvernement n'était «protégé». «Un jour, des aménagements auront à être faits», avait-il souligné. Une petite phrase qui avait tétanisé les ministres et leur cabinet. À tel point qu'un conseiller élyséen s'en inquiétait en privé, il y a quelques jours: «J'ai eu des retours: tout est gelé. Les ministres délégués ne projettent plus une seule réforme. Il faut leur donner des signes. Ou on fait ce remaniement, ou on ne fait pas.»

Mais s'il a donné à ses ministres un répit (temporaire), le président s'est en revanche employé à réaffirmer son autorité, en insistant sur la cohérence. «Au-delà des personnes et du nombre (de ministres à Bercy, NDLR), ce qui m'importe, c'est la ligne, a martelé le président. Il ne doit y avoir qu'une seule ligne au sein du gouvernement. Tous les ministres sont liés les uns aux autres par un pacte qui va de soi: faire réussir la politique que j'ai décidée pour le pays.» Un avertissement aux deux fortes têtes de Bercy (Montebourg et Moscovici) qui ne partagent pas la même ligne, ni la même vision des dossiers. Un avertissement aussi aux quatre ministres (Taubira, Duflot, Hamon, Montebourg) qui avaient critiqué l'austérité, le mois dernier.

«Un premier ministre courageux, dans une période difficile»

François Hollande en a également profité pour conforter publiquement son premier ministre, Jean-Marc Ayrault, cible de toutes les critiques depuis un an. Le chef de l'État l'avait déjà fait en privé, devant l'intéressé. «Hollande lui a donné des assurances, Ayrault a enfin trouvé la terre ferme. Il se déploie», confiait il y a peu un dirigeant de la majorité. Devant un Ayrault qui rosissait de plaisir, le président lui a renouvelé «toute sa confiance pour les mois qui viennent». Il a loué les qualités d'un «premier ministre courageux, dans une période difficile». Un premier ministre «loyal» et «désintéressé», qui «cherche à faire réussir l'action» qu'il «conduit». Réservant, au passage, un coup de griffe à François Fillon.

Marquant une nouvelle fois sa différence avec Nicolas Sarkozy, il a répété qu'il ne substituait pas à son gouvernement. «Je n'ai pas remplacé le premier ministre (…) ni les ministres, même si on me demande d'en écarter certains», a-t-il ironisé, en distribuant des bons points à deux ministres très critiqués par la droite, Manuel Valls (depuis les incidents du Trocadéro) et Christiane Taubira (pour le mariage gay).

Le chef de l'État a balayé enfin l'idée de former un gouvernement d'union nationale, comme le réclame le centriste François Bayrou. Une idée qui, selon François Hollande, ne profiterait qu'aux extrêmes. Il a également taclé l'ouverture façon Nicolas Sarkozy, une expérience qui n'a pas été «concluante».

Ayrault "plus déterminé que jamais" après la conférence de presse de Hollande

Jean-Marc Ayrault s'est dit jeudi sur son compte Twitter "plus déterminé que jamais", après la conférence de presse qu'a tenue François Hollande à l'Elysée.

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François Hollande, les défis de l'an II de son quinquennat

François Hollande a tenu jeudi sa deuxième grande conférence de presse, un an après sa prise de fonctions à l'Elysée. Un grand oral pour faire le bilan sa première année de quinquennat et lancer "l'offensive de l'an deux".

François Hollande, hier dans la salle des fêtes de l'Elysée, devant un parterre de journalistes réunis pour sa conférence de presse.

400 journalistes accrédités pour la conférence de presse de François Hollande

Récession, chômage, réforme du marché du travail, polémique sur la sécurité après les incidents au Trocadéro lors de la fête du PSG... La liste des dossiers sur lesquels François Hollande était attendu est longue, alors que le président a tenu jeudi sa deuxième grande conférence de presse, un an après sa prise de fonctions à l'Elysée.

C'est avec huit petites minutes de retard que François Hollande s'est présenté pour sa conférence de presse à l'Elysée, jeudi. "Je vous avais donné rendez-vous tous les six mois. Je suis donc à l'heure pour cette deuxième rencontre", a-t-il déclaré en préambule de son intervention placée sous le signe du bilan de l'année écoulée et "les orientations à venir". Costume noir, cravate bleu et ton solennel tout en se permettant quelques traits d'humour, François Hollande a défendu les réformes qu'il souhaitait mener. "Ce que je veux, c'est laisser une trace en 2017", a-t-il souligné. Le point sur ses principales déclarations.

Le gouvernement conforté

Un remaniement n'est "pas d'actualité". François Hollande l'avait évoqué lui-même: un remaniement est possible et "aucun ministre n'est protégé". Justement interrogé sur l'échéance envisagée pour procéder à ce remaniement du gouvernement, le chef de l'Etat est resté évasif, jeudi en marge de sa conférence de presse. "Est-ce qu'il y aura un remaniement? Oui, un jour mais pas aujourd'hui", a-t-il affirmé, en profitant au passage pour "renouvelle toute (sa) confiance à Jean-Marc Ayrault pour les mois qui viennent."

Ayrault conforté, les ministres rappelés à l'ordre l'air de rien. "Jean-Marc Ayrault est un ministre désintéressé qui cherche simplement à faire réussir la politique que j'ai décidée pour le pays", a défendu François Hollande. Puis, interrogé sur les propos de Laurent Fabius qui estime que "Bercy avait besoin d'un patron", François Hollande a éludé. "Trop de ministres à Bercy? Aujourd'hui, il y a beaucoup de compétences économiques, a-t-il fait valoir. Ce qui m'importe au-delà des personnes et au-delà du nombre, c'est la ligne. Il ne doit y avoir qu'une seule ligne au sein du gouvernement. Tous les ministres sont liés les uns aux autres par un pacte qui va de soi: faire réussir la politique que j'ai décidée pour le pays."

L'objectif d'inverser la courbe du chômage maintenu

Objectif chômage. Refusant de voir dans la récession une impasse, le chef de l'Etat a réaffirmé que l'enjeu était "la croissance". "Notre économie est à l'arrêt depuis 2008. Je sais que cette situation engendre des difficultés pour bon nombre de mes compatriotes, de ceux qui espèrent un avenir meilleur pour eux et pour leurs enfants, a poursuivi François Hollande, au point de douter de leur gouvernants, ce qui est une menace pour la démocratie." Malgré un contexte économique difficile, François Hollande a de nouveau défendu l'idée que "la courbe du chômage pouvait être inversée d'ici à la fin de l'année".

Impopulaire, et alors? "Tant que le chômage progressera, il sera difficile de redresser ma courbe de popularité". Interrogé sur son impopularité record pour un président français en exercice, François Hollande a invoqué un contexte économique particulier et demandé à être jugé à la toute fin de son quinquennat. "Je suis président au pire moment. J'ai assumé en étant candidat, ce que j'allais trouvé. Et je savais que c'était une crise, même si on ignorait l'ampleur de cette crise en Europe. Mais ce qui doit être déterminant, c'est l'état de notre pays à la fin de mon mandat. Je ne demande pas à être jugé par les sondages mais, je jour venu, sur ce que j'aurai fait pour la France."

Mariage homo, droit de vote des étrangers... des mesures sociétales assumées

Le droit de vote des étrangers après les municipales. "Vous ne m'avez pas posé de questions sur le droit de vote des étrangers. Je n'ai pas soumis ce texte au Parlement parce que je sais d'avance que l'opposition n'en veut pas. Ce texte sera soumis après les élections municipales comme ça il n'y aura pas d'enjeu électoral, a fait valoir François Hollande. Il sera soumis au Parlement et le Parlement en fera l'adoption s'il le souhaite."

"Le débat sur le mariage homo était légitime". Puis François Hollande a défendu la loi sur le mariage homosexuel, revenant sur les mois de débats intenses qui ont précédé son adoption. "Le débat sur le mariage homosexuel était légitime". "Dès que le Conseil constitutionnel aura fait connaître sa décision, je promulguerai le texte. Je suis convaincu qu'au fur et à mesure, cette loi sera regardée comme ce qu'elle est: une loi pour l'égalité".

Retraites: travailler "un peu plus longtemps"

A l'automne, le gouvernement planchera sur la réforme des retraites. Un enjeu autant économique que sociétal et qui ne sera pas sans condition, a prévenu jeudi François Hollande. A ce sujet, le chef de l'état a défendu trois principes: "Rétablir durablement des régimes de répartition, en tenant compte de notre démographie. On vit plus longtemps, on devra travailler un peu plus longtemps. Deuxième principe: tenir compte des carrières longues. Troisième principe: le dialogue, la concertation avec les partenaires sociaux comme cela sera le cas lors de la conférence sociale du mois de juin", a détaillé François Hollande.

Réponse à Jérôme Cahuzac

"C'est moins grave de mentir pendant quinze secondes devant 577 députés que de mentir depuis un an sur l'état de la France, comme le fait François Hollande…!", aurait déclaré Jérôme Cahuzac à certains de ses collaborateurs, selon Le Figaro. Interrogé à ce sujet, François Hollande a répondu: "Le mensonge déshonore la politique". Avant de conseiller à son ancien ministre du Budget, qui tâte actuellement le terrain pour se représenter à la législative partielle du Lot-et-Garonne, de renoncer à la vie politique. "Jérôme Cahuzac ne devrait pas se présenter à quelque élection que ce soit".

"Sortir l'Europe de sa langueur"

Passer à l'offensive. "La première année de mon quinquennat a été entièrement consacrée à la défense de notre souveraineté et la remise en ordre de notre économie. L'an deux doit être celui de l'offensive", a estimé François Hollande. "Mon devoir doit être de sortir l'Europe de sa langueur", a-t-il soutenu après avoir défendu "le bienfondé des décisions engagées depuis le début de mon élection pour faire bouger les lignes en Europe" et "l'indispensable couple franco-allemand sans lequel l'Europe ne peut pas avancer".

Un plan européen en quatre points. "Si l'Europe n'avance pas, elle tombe. Il est plus que temps de porter cette nouvelle ambition", a-t-il fait valoir, défendant l'objectif de "deux ans pour parvenir" à la mise en place d'un plan européen en quatre points, avec notamment l'instauration d'un gouvernement économique qui se réunirait tous les mois.

Amnistie sociale: au cas par cas

François Hollande se dit prêt à examiner certains cas "exceptionnels". "Il est exact que Jean-Luc Mélechon était venu me présenter un certain nombre de situations que nous pourrons regarder, pas nécessairement dans une loi d'amnistie d'ailleurs", a-t-il déclaré, sans plus de précision.

Incidents au Trocadéro: Hollande défend Valls

"Ce qui s'est passé au Trocadéro est inadmissible mais ceux qu'il faut d'abord condamner, ce sont les casseurs", a estimé François Hollande, interrogé sur la responsabilité de son ministre de l'Intérieur, pointé du doigt par l'opposition. "A l'évidence, ceux qui ont organisé ont pensé qu'il n'y avait pas de risques. Maintenant, on sait qu'ils existent. Et les fonctionnaires doivent être sanctionnés lorsqu'ils ont commis des fautes. Lorsqu'ils n'en ont pas commise, ils ne doivent pas être montrés du doigt. Quand à l'action du ministre de l'Intérieur, il est aujourd'hui reconnu être un républicain capable de faire respecter la loi. En tout cas je préfère son action à celui de son prédécesseur."

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François Hollande, un président "à l'offensive"

François Hollande a tenu hier la deuxième conférence de presse de son quinquennat, alors que la crise s’aggrave. Avec son leitmotiv « l’offensive », François Hollande décide de passer à l’attaque et veut rassurer les Français. L’an II sera donc placé sous le signe de l’«offensive». C’est en tout cas ce que François Hollande a martelé, hier, lors de sa conférence semestrielle devant la presse. Réveil FM International passe en revue ce qu’il faut retenir de cette intervention du chef de l’Etat.

François Hollande a fixé le cap pour l'an II de son mandat, hier lors d'une conférence de presse à l'Elysée. Dans un contexte de récession, le chef de l'Etat a affiché son volontarisme durant plus de 2h30

Le style

Vous avez dit mou ? Face aux critiques, le Président a souhaité afficher une certaine fermeté : « Je ne cherche aucune défausse, ni sur le passé ni sur l’extérieur », a-t-il indiqué, avant de mettre en avant ses succès – en tête, avoir fait passer «des réformes essentielles ». Sur le plan européen, le Président a même frôlé la vantardise, en listant comment l’UE parvenait à sortir la tête de l’eau aujourd’hui. «Ce résultat, je le revendique », a-t-il affirmé.

La phrase

Non sans une pointe d’humour, le Président est revenu sur son impopularité record : «Ce n’était pas un objectif que je m’étais fixé. » Pour autant, il a tenu à couper court aux critiques, rappelant qu’il souhaitait être jugé sur ses actions sur « le chômage », « la croissance », à l’issue de son quinquennat. Avant de lâcher cette pépite : « Je suis président au pire moment.»

son gouvernement

Ses proches avaient prévenu : il n’y aurait pas de grandes annonces. Notamment pas d’un remaniement, « pas d’actualité » selon le Président. Fait rare, François Hollande a salué le « courageux » et « désintéressé » Jean-Marc Ayrault, avant de lui renouveler toute sa confiance. En revanche, il a mollement soutenu le patron de Bercy, Pierre Moscovici, pourtant chahuté. Et sur les différents couacs : « Il ne doit y avoir qu’une seule ligne au gouvernement, faire réussir la politique que j’ai décidée. » Le rappel à l’ordre est clair.

La feuille de route

Son «offensive» se décline en plusieurs points. L’Europe d’abord, avec la création d’un gouvernement économique européen, pour lutter contre « l’austérité » et « les paradis fiscaux». Côté national, le locataire de l’Elysée a une fois de plus défendu sa boîte à outils, mettant l’accent sur la réorientation de l’épargne, l’ouverture des emplois d’avenir au privé et élargir les contrats de génération à la création d’entreprise. Et une nouveauté : pour les particuliers, le silence de l’administration «vaudra désormais autorisation et non plus rejet» dans certains domaines. Plus de détails en septembre. Son engagement d’inverser la courbe du chômage d’ici à la fin de l’année ? « Je m’y tiens», a-t-il réaffirmé.

Bilan

François Hollande a « soigné sa com». Avec un discours axé sur le volontarisme et l’offensive, le Président tente ainsi de donner un second souffle à son quinquennat. Et d’assurer aux Français, d’un même coup, qu’il n’a pas dit son dernier mot. « Je suis pour le mouvement », a-t-il insisté, à plusieurs reprises. Une phrase qui aurait pu être prononcée par son prédécesseur. Sauf qu’il ne dégaine rien de nouveau. Difficile, dans ce cas, de convaincre des Français qui attendent, et dont la patience risque d’être encore mise à l’épreuve, «an II » ou pas.

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jeudi 16 mai 2013

"Bras d'honneur à la France": Jérôme Cahuzac n'a pas renoncé à son argent

Enchaînant les conférences de presse, Jérôme Cahuzac se positionne en pourfendeur de l'exil fiscal.

Mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale, l'ex-ministre du Budget touche toujours ses indemnités. «Un grand bras d’honneur à la France entière», selon un porte-parole du PS. Légalement, tout ministre parti du gouvernement de François Hollande est dans son droit en acceptant l'indemnité de 9443 euros brut mensuel durant les six mois suivants son départ. Mis en examen pour son compte non-déclaré en Suisse, Jérôme Cahuzac, qui a depuis démissionné, profite du système en silence.

Selon RMC jeudi, l'ancien homme fort du Budget a décidé de ne pas se priver de ses six mois d'indemnités en tant qu'ancien ministre, contrairement à ce que lui avait demandé Jean-Marc Ayrault le 4 avril dernier. Le Premier ministre avait alors écrit une lettre à Jérôme Cahuzac pour lui demander d'y renoncer.

Cité par la radio française, Eduardo Rihan Cypel, député de Seine-et-Marne et porte-parole du PS, se dit choqué. «Jérôme Cahuzac devrait avoir un peu d’esprit, de dignité et surtout beaucoup d’éthique. Il devrait comprendre qu’avec cette attitude il fait un grand bras d’honneur à la France entière. Maintenant, il a le droit de se ressaisir. Il est toujours temps de rendre cet argent. Je ne veux pas croire que Jérôme Cahuzac aime trop l’argent pour ne pas le rendre».

Sauf activité rémunérée

Dans sa lettre à l'ancien ministre début avril, Jean-Marc Ayrault relevait que Jérôme Cahuzac avait «juridiquement droit» à ces indemnités. Mais «compte tenu des circonstances», le chef du gouvernement lui demandait d'y «renoncer».

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PSG : le premier casseur jugé est condamné à de la prison ferme

Sur les 47 personnes interpellées, douze ont été jugées en comparution immédiate mercredi.

Les émeutes ont entâché la fête que le PSG avait organisé après avoir remporté le championnat de France

La fête du PSG gâchée !

Les premières condamnations de casseurs sont tombées ce mercredi soir, 48 heures après les heurts qui ont gâché la célébration du titre de champion de France du PSG, place du Trocadéro (XVIe). Quatre mois de prison dont deux ferme, assortis d'un mandat de dépôt, ont été prononcés par le tribunal correctionnel de Paris contre un homme de 27 ans jugé pour jets de bouteilles contre des policiers.

Une peine de six mois dont trois ferme avait été requise.

De semblables accusations ont valu deux peines de trois mois avec sursis et une relaxe à trois autres prévenus, jugés parallèlement dans une autre chambre du tribunal. Un quatrième a écopé d'un mois avec sursis pour avoir renversé un scooter. Les avocats de ces quatre hommes, qui niaient les faits, ont dénoncé la faiblesse des preuves d'identification de leurs clients. Les condamnations sont inférieures aux réquisitions du parquet.

Enfin, une famille de Brésiliens, soupçonnés d'avoir agressé des policiers, a été relaxée au bénéfice du doute. Agés de 20 à 36 ans et vivant en France, ils avaient été arrêtés alors que l'un d'eux filmait une interpellation avec son téléphone portable. Quatre autres jeunes hommes, poursuivis pour vol de vêtements de marque, ont demandé un délai pour préparer leur défense et comparaîtront ultérieurement. Selon leur avocate, ils ont trouvé des cartons de vêtement éventrés à l'entrée du métro «mais n'ont rien à voir avec les violences».

«Supporteur du club depuis tout petit»

Une quinzaine d'hommes, jeunes actifs, chômeurs, étudiants, un lycéen, généralement âgés d'une vingtaine d'années, avaient commencé à comparaître mercredi après-midi devant deux chambres du tribunal.

Le premier condamné, Mickaël, 27 ans, sans emploi, vivant chez ses parents dans le VIIIe arrondissement de Paris, aide occasionnel au bar PMU de son père, est apparu penaud dans le box mais a fermement contesté les faits. Son maillot rouge du PSG encore sur le dos, il s'est décrit en «supporteur du club depuis tout petit». Il avait rendez-vous avec des copains au Trocadéro pour fêter le titre. Son casier judiciaire mentionne une condamnation à huit mois de prison pour vol aggravé en 2007.

Clairement repéré par les policiers

«Je me suis fait interpeller pour rien», a-t-il déclaré. Il raconte avoir assisté de loin aux incidents, en buvant de l'alcool avec ses amis sans se mêler aux affrontements. «Ils m'ont arrêté parce que j'avais mal à la cheville et arrêté de courir. Les vrais coupables, ils ne les ont pas arrêtés». Mais les policiers, présents à l'audience, sont formels. L'un deux explique comment les forces de l'ordre avaient, selon une méthode classique, «ciblé» le fauteur de trouble du regard pour ne pas le perdre de vue et qu'il était facilement reconnaissable avec son maillot numéroté.

Un soixantaine d'interdictions de stade demandées

Sur les 42 personnes finalement placées en garde à vue après leur interpellation, 18 ont été déférées en vue de leur jugement, une devait l'être, quatre ont été convoquées ultérieurement par la justice et une est visée par une enquête préliminaire du parquet. Quinze gardes à vue étaient toujours en cours mercredi en fin d'après-midi, tandis que trois autres personnes ont été relâchées sans poursuites, avec un simple rappel à la loi pour l'une d'entre elles.

Les personnes poursuivies le sont pour divers délits : jets de projectiles, dégradations volontaires, vols aggravés, tentatives de vols ou participation à des attroupements. Les investigations pour identifier les auteurs des violences et des dégradations survenues lundi soir se poursuivent.

Seize personnes devaient être déférées mercredi dans la soirée en vue de leur présentation devant la justice jeudi, selon une source judiciaire.

D'autre part, une soixantaine d'interdictions de stade ont été demandées, a-t-on appris mercredi de source policière. Sur ces demandes, une grosse moitié concerne des personnes qui ont été arrêtées sur les lieux des échauffourées, tandis qu'un peu moins de la moitié vise des fauteurs de troubles identifiés sur les images de vidéosurveillance prises durant les incidents. Les interdictions peuvent être ordonnées soit par la justice, soit par les autorités administratives.

Copé repart à l'offensive

En ouverture d'une convention de son parti consacré au bilan « d'un an de François Hollande », mercredi soir, le président de l'UMP Jean-François Copé est revenu sur les incidents de lundi, réclamant à nouveau le départ du préfet de police de Paris : « Nous ne lâcherons ni le président de la République ni le ministre de l'Intérieur sur la question de la responsabilité des acteurs en charge de la sécurité. Il n'est pas concevable que le préfet de police de Paris demeure dans ses fonctions alors qu'il porte la responsabilité opérationnelle d'une telle incompétence. »

« Je ne vois pas comment François Hollande dans ce contexte a encore l'audace de réaffirmer publiquement sa confiance au préfet et au ministre de l'Intérieur. Il y a un moment où il faut assumer une responsabilité politique », a-t-il insisté.

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Le délit d'offense au chef de l'État supprimé à l'Assemblée nationale

Les députés ont supprimé mercredi 15 mai le délit d'offense au chef de l'État, passible de 45.000 euros d'amende. Une disposition pénale qui avait déjà été mise à mal par la condamnation européenne de la France dans l'affaire de l'affichette "casse-toi pov'con" à destination de Nicolas Sarkozy.

La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) avait en effet jugé le 14 mars que la France avait violé la liberté d'expression en condamnant un homme pour "offense au chef de l'État", et ce malgré la peine symbolique qui avait été prononcée (30 euros d'amende avec sursis). En 2008, Hervé Eon avait brandi l'affichette "casse-toi pov con" lors d'une visite de Nicolas Sarkozy à Laval (Mayenne).

Désormais, le chef de l'État devra défendre son honneur s'il s'estime insulté "en ayant recours aux incriminations de droit commun telles que l'insulte publique, punie d'une amende de 12.000 euros", explique la députée socialiste Marietta Karamanli, qui a déposé l'amendement. La députée de la Sarthe estime que cette disposition était "parfaitement contre-productive (...), dans la mesure où l'utilisation de la répression pénale est loin d'être le moyen le plus adéquat pour gagner le respect des citoyens".

Un délit tombé en désuétude

Inscrit dans la loi de 1881 sur la liberté de la presse, le délit d'offense au chef de l'État, a été utilisé à six reprises sous le général De Gaulle. Il est ensuite tombé en désuétude. Georges Pompidou ne l'a utilisé qu'une fois. Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand et Jacques Chirac n'ont jamais dégainé ce délit d'offense. Il revient alors sur le devant de la scène lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

La suppression a été actée à l'Assemblée au cours de l'examen d'un texte transposant plusieurs directives européennes et d'adaptation du droit français à des conventions internationales. Un amendement PS avait été adopté à l'unanimité en commission des lois au motif que ce délit n'était "plus justifié dans une démocratie moderne".

Les réactions sur Twitter

Sur Twitter, certains internautes en profitent pour montrer leur opposition avec une touche d'humour. Certains se pensent même désormais libres d'insulter le chef de l'Etat, alors que le président peut encore porter plainte pour injures publiques.

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François Hollande face à la presse

François Hollande tient jeudi sa deuxième grande conférence de presse, un an après sa prise de fonctions à l'Elysée. Le président français est poussé à accélérer les réformes, y compris par des ténors de sa majorité.

François Hollande lors de sa première grande conférence de presse, en novembre 2012

Ce nouveau grand oral du chef de l'Etat intervient au lendemain d'une journée noire qui a vu la France entrer officiellement en récession, avec deux trimestre consécutifs de recul du PIB. Le pouvoir d'achat des ménages français a enregistré une baisse record de 0,9% en 2012, selon l'Institut national de la statistique (Insee).

Tombé à des niveaux d'impopularité jamais vus pour un président sous la Ve République, François Hollande est poussé par des voix de plus en plus nombreuses dans sa majorité à accélérer le rythme de son action pour sortir le pays de la crise.

«La présidence, c'est comme du ciment à prise rapide : plus on attend et plus il est difficile d'agir», explique ainsi l'ancien conseiller de François Mitterrand, Jacques Attali, dans une interview aux Echos. Il estime que le chef de l'Etat a «déjà fait beaucoup de choses», mais qu'il aurait pu «aller plus vite».

Prises de position

Lundi, Ségolène Royal, ex-compagne et rivale de François Hollande pour la présidentielle, l'a elle aussi invité à presser le pas. Elle a jugé ses mesures pour l'emploi «pas à la hauteur».

Elle a par ailleurs mis en cause l'efficacité de l'équipe de Jean-Marc Ayrault en plaidant pour «une restructuration de la galaxie de Bercy» où sept ministres jouent des coudes, sapant l'autorité de Pierre Moscovici. Mardi le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius avait déploré qu'il n'y ait pas de «patron» à Bercy.

Ces prises de position alimentent l'idée d'un remaniement du gouvernement. François Hollande, qui a affirmé la semaine dernière que cette hypothèse n'était «pas d'actualité», devrait être amené à préciser sa pensée.

Favoriser la compétitivité

A Bruxelles, invité à s'expliquer devant la Commission européenne, François Hollande a réaffirmé mercredi son engagement à mener les réformes en faveur de la compétitivité mais il a dans le même temps jugé «probable» que la croissance serait «nulle» en 2013.

Selon Bernard Poignant, un de ses proches, il ne devrait annoncer ni changement de cap, ni changement de rythme, lors de sa conférence de presse.

Deux heures

Sur la forme, le grand oral du chef de l'Etat sera très similaire à celui du 13 novembre dernier: même scénographie, 400 journalistes réunis dans la salle des fêtes de l'Elysée, et même format, un propos liminaire d'une vingtaine de minutes suivi du jeu des questions-réponses. Le tout ne devant pas excéder deux heures.

Hormis l'urgence de la crise, le chef de l'Etat devra affronter un feu roulant de questions sur d'autres sujets d'actualité immédiate. Par exemple sur les graves incidents en marge de la fête du PSG lundi soir au Trocadéro, qui ont mis à mal l'image du ministre de l'Intérieur Manuel Valls.

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Droits de l'homme: «Casse-toi pov'con», la Cour européenne épingle la France !

Hervé Eon avait été condamné par la France en première instance, puis en appel, à 30 euros d'amende avec sursis, pour «offense» à Nicolas Sarkozy, alors président de la République. Mais il a obtenu gain de cause devant la cour européenne des droits de l'Homme, qui a estimé que la France avait bafoué la liberté d'expression en le condamnant.

Cinq ans après les faits, la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) épingle ce jeudi la France dans l'affaire de l'affichette «Casse-toi pov'con», pour avoir violé la liberté d'expression. En 2008, un homme avait brandi une affichette «Casse-toi pov'con» en marge d'un déplacement présidentiel.

Hervé Eon, militant de gauche, avait ainsi détourné l'invective lancée quelques mois plus tôt par Nicolas Sarkozy lui-même à un visiteur du Salon de l'agriculture qui refusait de lui serrer la main. Cette affichette lui avait valu d'être condamné symboliquement à trente euros avec sursis, pour offense à Nicolas Sarkozy.

La CEDH juge «disproportionné» le recours à une sanction pénale, qui risque selon elle d'avoir «un effet dissuasif sur des interventions satiriques qui peuvent contribuer au débat sur des question d'intérêt général».

Après avoir à nouveau été condamné en appel, Hervé Eon avait amené l'affaire devant la CEDH, qui a finalement tranché en sa faveur. Une victoire pour l'avocate de ce dernier, Me Dominique Noguères, qui y voyait elle aussi une question de principe. «Même si la condamnation a été très légère, il est ahurissant que ce monsieur ait été arrêté et poursuivi en justice pour offense au chef de l'Etat. Le nom du président de la République n'était même pas cité »sur la pancarte litigieuse, rappelle l'avocate.

Le combat continue pour le militant du Front de Gauche

Hervé Eon, de son côté, a estimé que le «combat» devait continuer pour obtenir l'abrogation du délit d'offense au chef de l'Etat. «Je ne dis pas que je me levais tout les matins en pensant à cette affaire, mais c'est une grande journée pour moi», a dit à l'AFP le bientôt retraité, qui milite au Parti de Gauche et vit en Ille-et-Vilaine. «Comme je le dis depuis le début, je ne suis pas un voyou, je suis un militant politique", a souligné M. Eon. "Je n'ai fait que renvoyer à M. Sarkozy le boomerang qu'il avait lui-même envoyé», a-t-il ajouté.

«Maintenant, le combat politique continue pour qu'on obtienne l'abrogation du délit d'offense au chef de l'Etat, qui est complètement désuet», a dit Hervé Eon. Dans son arrêt, la CEDH ne s'est pas prononcée sur la légitimité de l'existence de ce délit dans le droit français.

Les juges de Strasbourg avaient déjà poussé la France à abroger en 2004 un délit similaire, celui «d'offense à chef de l'Etat étranger». Dans un arrêt de 2002 concernant le quotidien Le Monde, ils avaient en effet estimé qu'il revenait «à conférer aux chefs d'Etats étrangers un privilège exorbitant», car leur seul statut leur permettait de se soustraire à la critique. Un argument repris par les détracteurs du délit d'offense au chef de l'Etat, qui y voient une survivance du crime de lèse-majesté et ont tenté à plusieurs reprises de l'abroger, au Sénat et à l'Assemblée nationale.

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mercredi 15 mai 2013

Etats-Unis: Des affaires gênantes embarrassent Obama

Groupes conservateurs visés par des agents du fisc, incohérences apparentes sur Benghazi, saisie de relevés téléphoniques de journalistes: l'administration de Barack Obama est empêtrée dans une série d'affaires embarrassantes.

Barack Obama éclaboussé par de nouveaux scandales.

La Maison-Blanche se sent-elle «assiégée» par ces dossiers qui ont suscité des accusations d'«abus de pouvoir» venant du Congrès? «Absolument pas», a répliqué mardi Jay Carney, porte-parole du président des Etats-Unis qui a été bombardé de questions à leur sujet.

Comme Barack Obama la veille, Jay Carney a répété qu'il serait «scandaleux» que l'IRS, le fisc américain, ait à dessein enquêté sur des groupes issus de la mouvance d'ultra-droite «Tea Party».

Bien que l'IRS ait déjà présenté des excuses en fin de semaine dernière, le porte-parole a appelé à attendre les résultats de l'enquête administrative qui a été ouverte. En outre, le ministre de la Justice Eric Holder a annoncé mardi une autre enquête qui devra déterminer si ces faits présumés sont délictueux.

Semaine difficile

Mais le Congrès n'a pas attendu pour lancer ses propres enquêtes et des auditions vont commencer cette semaine au Capitole.

«L'administration a eu une semaine difficile, mais la semaine a été encore plus dure pour le premier amendement» de la Constitution qui sanctuarise la liberté d'expression, a grincé mardi le chef de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, dénonçant un «abus de pouvoir éhonté et digne de voyous».

L'administration Obama se trouvait déjà sur la défensive dans l'affaire de l'attentat de Benghazi, en Libye, qui a coûté la vie à quatre Américains dont l'ambassadeur le 11 septembre 2012.

Les élus républicains reprochaient à l'exécutif d'avoir voulu taire le caractère «terroriste» de cette attaque pour ne pas handicaper les chances de réélection de Barack Obama à la présidentielle de novembre, des accusations jusqu'à récemment rejetées par son équipe.

Fantôme du scandale du Watergate

Or, celle-ci a dû reconnaître que les «éléments de langage» fournis par la CIA dans la foulée de Benghazi avaient bien été édulcorés pour éviter de prêter le flanc à la critique.

Certains conservateurs, élus ou éditorialistes, évoquent désormais ouvertement le fantôme du scandale du Watergate qui avait coûté sa présidence à Richard Nixon en 1974.

«Les gens qui effectuent ce genre de comparaisons devraient réétudier l'histoire», a riposté Jay Carney mardi en reprenant la ligne officielle de la Maison-Blanche depuis fin 2012: l'affaire Benghazi n'en est pas une, elle répond à des «motivations politiques» de ses adversaires.

Une nouvelle couche de scandale est venue s'ajouter lundi aux soucis de Barack Obama, lorsque l'agence de presse Associated Press (AP) a annoncé que deux mois de relevés d'appels de certains de ses journalistes avaient été saisis à l'instigation du parquet fédéral.

Mardi, Jay Carney a assuré que Barack Obama soutenait le premier amendement mais qu'un «équilibre» était nécessaire entre les libertés publiques et l'impératif d'enquêter sur des pratiques criminelles. Eric Holder a affirmé de son côté que les saisies à l'AP - liées à un article sur un complot terroriste déjoué au Yémen - étaient liées à une enquête sur «un problème très grave» qui «mettait les Américains en danger».

Programme mal parti

Cette soudaine convergence d'affaires intervient à un moment délicat pour Barack Obama: les Etats-Unis subissent toujours une cure d'austérité forcée faute d'accord au Congrès et son bilan législatif en 2013 reste squelettique, après notamment l'échec d'une réforme de l'encadrement des armes à feu.

«Son programme est mal parti sur chaque dossier, sauf (la réforme de) l'immigration, à cause de l'opposition unifiée des républicains», observe Thomas Mann, de l'institut Brookings. Pour lui, «ces soi-disant scandales auront peu d'effet» sur un paysage politique déjà difficile.

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Témoin du synode de l'Eglise Protestante Unie, le pasteur-théologien congolais Philippe Kabongo M'baya !

Le pasteur-théologien Philippe Kabongo M'baya au premier synode de l'Eglise Protestante unie à Lyon. Photo Réveil FM

1. Réveil FM International: Quelles sont vos impressions par rapport au premier synode de l'Eglise protestante unie à Lyon?

Pasteur Philippe Kabongo M'baya: Dans l’ensemble, mes impressions sont positives. Plus qu’une simple ambiance festive, réunissant environ de mille personnes, j’ai senti surtout une conscience collective profonde de l’évènement que l’on vivait. Personnellement, je ne suis pas très porté sur ces genres de manifestation des foules, les fiestas religieuses.

Là, c’était différent, notamment au grand temple de Lyon, où se sont déroulés la veillée de vendredi soir et les deux cultes de samedi. Les cultes construits de paroles de sens à la mesure de ce qui se passait. Les beaux chants et cantiques dans ce comble élevé, métamorphosant le lieu lui-même en un instrument vibrant. Et la puissance de l’orgue, parfaitement accordée à l’immense voix humaine, transportant l’assemblée en authentique ferveur, sans affectation, sans fausse note.

Du moins pour les cantiques classiques ! J’adore quand l’espace du culte dégage cette ambiance fraternelle, sobre, vivante et accueillante. J’ai aimé croiser des anonymes, des inconnus, comme cette jeune fille pentecôtiste, venue à la veillée avec son copain juste par curiosité. Et cette femme catho de la bourgeoisie lyonnaise, qui, à sa manière, s’est sentie concernée. C’était bien.

Le Grand Temple, haut lieu du synode. Photo Réveil FM

2. Réveil FM International: Quels sont les enjeux mais surtout les défis de la nouvelle église ?

Pasteur Philippe Kabongo M'baya: Tous les sondages montrent la régression des Eglises historiques dans le paysage social. Le catholicisme lui-même devient à sa mesure une minorité religieuse parmi les autres. Les effets croisés de la sécularisation, c’est-à-dire, le fait que la religion n’a plus d’influence sur l’ensemble de la société et de la culture ; l’aggravation de l’individualisme dans les sociétés occidentales, la crise économique et morale que nous vivons ; tout cela place les Églises devant un contexte radicalement nouveau. Ce qu’elles ont à témoigner face à des tels enjeux, et je n’en cite là que quelques-uns, ne peut pas être facile !

Au sein des Églises même, les avis et les tendances sont souvent très divergents. Il n’y a qu’à penser au récent débat du « mariage pour tous ». Il faut souligner aussi l’ampleur de l’enjeu de l’inter-religieux. L’islam étant désormais la 2ème religion en France. Parmi les protestants, au sens général du terme, les Églises évangéliques sont dans une dynamique de croissance, de loin plus forte que nos Églises luthéro-réformées.

En dehors de l’Alsace, ce sont donc les luthériens et les réformés qui constituent l’essentiel du protestantisme « historique », avec plus de 400.000 membres. Il faudra que les habitudes et les traditions évoluent et s’harmonisent. Or, les luthériens sont très peu nombreux (35.000 membres) et certains parmi eux sont fort identitaires.

Ils se sentent plus proches des catholiques que des réformés, qu’ils trouvent trop « libéraux ». Mais, ensemble, les dirigeants de l’Eglise unie sont optimistes.

Ils résument la situation et souhaitent relever ses défis par quatre affirmations ou visions : être une Eglise qui atteste sa foi, et non qui défend son identité ; être une Eglise de l’hospitalité et non d’exclusions, en particulier envers les nouveaux membres qui viennent d’autres cultures ou qui ne sont pas issus d’anciennes souches protestantes ; être une Église de la confiance et non de la peur ; être enfin une Église de témoins et non de simples consommateurs du religieux.

Grandes affiches avec paroles bibliques placardées le long de la saône. Photo Réveil FM

3. Réveil FM international: Quel parallélisme entre la naissance de l’Église du Christ au Congo ex-Zaïre et l’Église protestante unie de France ?

Pasteur Philippe Kabongo M'baya: La comparaison ne me semble pas pertinente. Car l’Eglise unie en France concerne uniquement deux dénominations ou unions d’Eglises : l’Eglise réformée de France et l’Eglise évangélique luthérienne de France. L’analogie aurait pu se faire si l’union en France avait porté sur la Fédération Protestante de France. Au Zaïre, à l’époque, c’était une structure comparable (le Conseil protestant du Congo) qui avait été transformée en une Église, l’Eglise du Christ au Zaïre (ECZ). Une autre différence de taille : l’Eglise unie en France est le résultat d’un travail profond et long de rapprochement doctrinal. Au Zaïre, entre 1968 et 1970, c’était principalement la pression idéologique et la montée en puissance du parti unique qui ont agi. Mobutu a soutenu la création de l’ECZ en contrepoids à l’épiscopat catholique zaïrois, face son Cardinal charismatique, l’Archevêque Malula.

En fait l’ECZ n’était à l’origine qu’une manœuvre politique. Aujourd’hui encore, les dirigeants de l’ECC ne sont que des instruments du nouveau pouvoir en place à Kinshasa.

L’absence de capacité théologique, l’irresponsabilité doctrinale, la désinvolture spirituelle caractérisent actuellement l’ECC de la manière la plus humiliante. Le protestantisme regroupé dans l’Eglise unie, en France, c’est très différent. Il a une très forte mémoire de son passé, un sens intraitable de son autonomie, une conscience très aiguë de son identité et de ses responsabilités vis-à-vis des autres confessions et communautés religieuses.

Au Congo c’est un peu du n’importe quoi ; c’est un déshonneur pour le protestantisme en tant que tel, un discrédit pour les valeurs que la tradition protestante a su toujours incarné : la liberté, la sobriété, la justice, la discrétion, l’ouverture d’esprit, le sens de l’initiative et de la modernité.

Le pasteur Mayanga Pangu, membre du nouveau Conseil national de l'Eglise Protestante unie. Photo Réveil FM

4. Réveil FM International: Vous étiez quand même trois pasteurs d'origine congolaise à être présents au Synode…

Pasteur Philippe Kabongo M'baya: Nous étions trois ministres d’origine congolaise. Mais, il y avait presqu’autant de collègues camerounais et malgaches. Or, numériquement, le protestantisme congolais regroupe près de 15 millions de francophones en Afrique. La faillite politique du Congo, les misères de l’ECC, sa réputation peu flatteuse, font que les congolais dans la diaspora ne sont pas respectés à cause de leur origine, mais de leurs mérites propres. Cette difficulté fait que nous sommes « individualisés », « singularisés », pour le meilleur mais souvent aussi pour le pire ! Par cette perception, on n’attend de nous rien d’autre que la contribution que nous sommes censés apporter à l’Eglise d’ici. C’est quelquefois un déchirement, mais même dans l’Eglise, la vie n’est pas faite que de satisfactions ou de réussites…

5. Réveil FM International: Il est quand même dommage voire désolant que Mme Henriette Mbatchou, la seule femme qui ait pris la parole puisse parler de la guerre en Syrie, sans parler de son pays le Cameroun ni d'ailleurs des femmes violées de la RDC...

Pasteur Philippe Kabongo M'baya: Je ne connais pas cette femme. Mais le fait même que l’on se soit tourné vers le Cameroun illustre bien ce que je viens de dire. Or, à ce Synode inaugural de l’Eglise unie, Mme Henriette Mbatchou représentait aussi, et peut-être d’abord, la voix de toute l’Afrique.

Elle a voulu avoir, je crois, une parole à la hauteur de ce qui se passait et éviter de donner l’impression qu’elle en faisait une tribune. Son sujet était pourtant « Justice et paix, quelle responsabilité pour les Eglises ? » Le Cameroun est miné par la corruption et l’impunité.

Un jeune pasteur et théologien français, Eric de Putter, a été assassiné froidement l’été passé sur le campus même de l’Université protestante de Yaoundé, où il enseignait !

J’ai été également étonné qu’elle ne dise aucun mot, en tant que femme, sur les viols massifs de femmes commis dans l’est du Congo par les milices tutsi et autres.

Mais cela montre bien à quel point nos problèmes au Congo n’ont pas une vraie visibilité, ni pour la communauté internationale ni dans l’opinion des autres pays africains, y compris ceux de notre sous-région. C’est grave !

Il faut donc se poser la bonne question : à qui la faute ? Du temps de l’apartheid en Afrique du Sud, Algériens, Nigérians, Congolais, Ghanéens, Malgaches, etc. : nous nous sommes montrés attentifs, solidaires, souvent combatifs. Pourtant, sans les réseaux de militants et d’activistes sud-africains eux-mêmes, blancs et noirs, cet engagement ne serait pas allé loin.

Je ne suis pas sûr que les congolais communiquent intelligemment avec les autres africains sur ce qui se passe au Congo. Il y a le communautarisme congolais, très prononcé chez les kinois ; il y a surtout ce handicap d’imagination et de persévérance dans la communication qui nous caractérisent.

Les choses sont en train de changer. C’est vrai. Dans la diaspora les jeunes bougent. En même temps, les querelles et les tiraillements internes découragent ceux qui nous voient de l’extérieur et qui se demandent ce que nous voulons réellement et vers où nous voulons aller.

6. Réveil FM International: Quelle a été le temps fort du Synode ? Qu'est ce qui restera du Synode ?

Pasteur Philippe Kabongo M'baya: Je dirais les temps de culte et de célébration. J’ai beaucoup aimé que ces festivités d’inauguration soient enracinées dans une mémoire historique de Lyon et du protestantisme français de manière si positive, sereine, ouverte à la fois retenue et radieuse.

La note œcuménique qui était tout le temps là en sourdine se donnait aussi comme une harmonique de la liberté et de la fidélité. Je pense que les quatre mots forts, que rappelle souvent le pasteur Laurent Schlumberger : « attestation », « hospitalité », « témoins » et « confiance » vont encore plus résonner et accompagner le décollage du projet.

7. Réveil FM International: L'union sans l'uniformité?

Pasteur Philippe Kabongo M'baya: Parfaitement. Le respect des héritages liturgiques, des sensibilités doctrinales et d’autres spécificités sera une réalité en même temps que la règle d’or de cette nouvelle Eglise. Il faut bien noter que c’est quelque chose qui est consubstantiel au protestantisme : c’est-à-dire l’acceptation joyeuse du pluralisme et du débat. L’Eglise unie est une « Communion » ; elle ne se réduit pas à une fusion centralisatrice intervenue dans les directions des Églises. J’ai remarqué cependant une petite tendance cléricale : la présence et l’implication des pasteurs dans l’animation des célébrations était trop abondante à mon goût. Était-ce pour donner une visibilité plus reconnaissance à l’opinion, dans notre civilisation de l’image ? Était-ce une manière de rassurer certains luthériens pour lesquels les titres, les couleurs, les gestes sensibles, etc. sont nécessaires à la beauté et au sérieux liturgique ? Il est heureux que dans les paroisses, les communautés vivent leur culte et continuent leurs activités comme par le passé. L’uniformisation des usages, des discours et des formes extérieures ne pourraient nullement s’imposer. C’est tout simplement inimaginable.

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Violences autour de PSG: Jean-Marc Ayrault, Premier ministre vient au secours de Manuel Valls, ministre de l'intérieur !

Deux jours après les violences qui se sont déroulées au Trocadéro, en marge de la fête prévue par le PSG, la polémique sur la responsabilités se poursuit ce mercredi. François Hollande est sorti du silence alors que son ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, est la cible des critiques virulentes de l'opposition depuis dimanche soir. «Les premiers responsables des débordements de lundi soir ce sont les casseurs eux-mêmes», a déclaré le président de la République. Et le Premier ministre a apporté son soutien au ministre et au préfet de police de Paris, dont la démission est demandée par l'UMP. A droite, on continue de tacler le manque de préparation de l'événement.

PARIS, LUNDI. Le maire du 16e arrondissement de Paris se défend d'avoir donné son accord pour que la fête du PSG soit célébrée place du Trocadéro.

François Hollande : les casseurs sont «les premiers responsables des débordements»

C'est ce que déclaré le chef de l'Etat lors du conseil des ministres ce matin, selon la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem. «Il ne faut pas se tromper de responsabilité», a-t-il ajouté à l'intention de la droite et l'extrême droite qui mettent en cause le préfet de police et Manuel Valls dans les débordements. «La polémique lancée par l'opposition sur ce sujet (est) totalement irresponsable», a pour sa part ajouté Vallaud-Belkacem.

Valls reçoit le soutien d'Ayrault

Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls, place Beauveau, le 31 juillet 2012 à Paris.

Jean-Marc Ayrault a «renouvelé sa confiance» mercredi au ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, et «à travers lui au préfet de police» Bernard Boucault, mis en cause par l'opposition. Le Premier ministre «rappelle que la polémique politique n'est pas de mise lorsqu'est en cause la défense de l'ordre républicain», ajoute Matignon dans un communiqué.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le Premier ministre a reçu le ministre de l’intérieur, dans le cadre de leur point de situation hebdomadaire. Manuel Valls lui a rendu compte de son analyse à la suite des violences commises à Paris lundi soir.

Le Premier ministre tient à saluer le travail accompli par les forces de police, tant au moment de la manifestation que dans le cadre des enquêtes judiciaires, qui ont déjà conduit à 47 interpellations. Ces violences sont inacceptables et la justice doit maintenant passer.

Il a renouvelé sa confiance au ministre, et à travers lui au préfet de police.

Un premier enseignement doit être tiré de ce qui s’est passé lundi soir : les organisateurs de manifestations, quel que soit leur objet, doivent prendre toutes les responsabilités qui leur incombent pour qu’elles se déroulent dans le calme et le respect de la loi républicaine. L’Etat, quant à lui, a pris et prendra toutes les siennes.

Enfin, le Premier ministre rappelle que la polémique politique n’est pas de mise lorsqu’est en cause la défense de l’ordre républicain.

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Incidents autour du PSG : La droite accable Manuel Valls !

Au lendemain des incidents qui ont émaillé la fête du PSG au Trocadéro, l'opposition tire à feu nourri sur Manuel Valls. Pourtant épargné jusqu'ici par la droite, le ministre de l'Intérieur est désormais dans le collimateur d'une opposition qui y voit une belle occasion de faire tomber le "chouchou" du gouvernement.

Le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, répond aux questions au gouvernement, à l'Assemblée, le 14 mai 2013

Jean-François Copé l'avait même cité comme l'un des leurs, "un homme de droite". Mais aujourd'hui, c'est bien sur le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, que la droite tape. Et fort. Après les violences qui ont secoué Paris pendant la fête du PSG, lundi soir, l'opposition a repris illico le procès en angélisme qu'elle poursuit contre la gauche, et que l'omniprésence de Manuel Valls sur le terrain sécuritaire avait mis en sourdine.

Au lendemain des incidents, qui ont fait 32 blessés et entraîné l'interpellation de 39 personnes dont 38 placées en garde à vue, les politiques refont le match. La droite crie au manque de vigilance et d'anticipation. Des sources policières ont en effet estimé que le nombre de policiers et de gendarmes mobilisés mardi soir au Trocadéro était "sans doute suffisant en nombre" mais que le dispositif "a manqué d'anticipation et de renseignement en amont pour bien l'adapter, le positionner et le renforcer éventuellement".

Manuel Valls demande un rapport sur les événements

S'il avait maladroitement qualifié de simple "bousculades" les débordements lundi soir, le ministre a dû rapidement corriger le tir mardi. Il a ainsi dit condamner "fermement" ces "violences intolérables" et a annoncé dans la foulée qu'il allait demander un "rapport précis sur les événements" au directeur général de la police nationale (DGPN). Mais il a surtout défendu ses troupes, attaquées de toutes parts, notamment le Préfet de police de Paris, Bernard Boucault, dont la tête a été réclamée par le président de l'UMP, Jean-François Copé.

Face aux appels à la démission, qui ont agité l'Assemblée nationale mardi, le ministre s'est montré inflexible et a renvoyé le ballon. "Dans le pays et dans la République, l'ordre a changé de camp, a-t-il ainsi rétorqué, en pointant les députés de droite. Vous êtes pour le désordre, ici c'est l'ordre républicain". D'ailleurs, Claude Goasguen, le maire UMP du XVIe arrondissement où on eu lieu les affrontements et qui réclame aujourd'hui sa démission, ne lui avait "pas fait part de ses craintes" la veille. Un partout, la balle au centre.

La droite veut faire tomber le "chouchou" du gouvernement

Avec son discours sécuritaire affirmé et ses prises de positions controversées sur les roms ou les sans papiers, le locataire de la Place Beauvau avait réussi l'exploit de s'épargner les critiques de l'UMP, tout en récoltant les lauriers du gouvernement. Sans compter les sondages, au beau fixe pour le catalan depuis son entrée au gouvernement. Là aussi, une performance aux vues de la piètre popularité de ses confrères. N'est-il pas d'ailleurs cité le plus souvent comme le futur Premier ministre en cas de remaniement ?

Un bon soldat que l'opposition voudrait bien mettre à terre. Les violences au Trocadéro lundi, qui ont choqué la France entière, sont une belle occasion à saisir. La porte est ouverte. Et les condamnations fusent. Manuel Valls est "incapable d'assurer la sécurité des Français", accuse le député Xavier Bertrand. On élargit désormais sur les "très mauvais chiffres de lutte contre la délinquance" du ministre. François Rebsamen a aussi saisi la balle au bond. Seule voie discordante au PS, le sénateur-maire de Dijon n'a pas écarté une part de responsabilité du ministre de l'Intérieur dans les incidents. Celui qui n'a jamais fait mystère de son intérêt pour le ministère de la place Beauvau sait aussi qu'un remaniement est proche. C'est de bonne guerre.

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Jean-Marc Ayrault " Loyal et indispensable" à François Hollande, juge son épouse Brigitte Ayrault

Rarement présente dans les médias, Brigitte Ayrault a défendu son mari. L'épouse du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, Brigitte Ayrault, juge son mari "Loyal et indispensable" au Président de la République, François Hollande, un an après sa nomination à Matignon, dans un entretien publié lundi dernier par le quotidien Presse-Océan.

Brigitte Ayrault, l'épouse du Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

Au journaliste qui lui demande, en référence aux rumeurs d'un possible remaniement gouvernemental, si elle prépare "les cartons", Mme Ayrault répond: "Non. J'entends ce qui se dit, je lis ce qui s'écrit mais Jean-Marc est l'homme de la situation. Il est courageux, il fait le travail, il est loyal. Je le crois indispensable à François Hollande".

"Jean-Marc est serein, sûr de sa ligne politique. Il est parfois fatigué mais il n'est pas déstabilisé par les attaques. Il a la sagesse et le recul", affirme-t-elle. "Il sait que ce qu'il a semé germera".

Au sujet de l'affaire du compte en Suisse de l'ancien ministre du budget Jérôme Cahuzac, Mme Ayrault dit être "tombée des nues", selon ses propos rapportés par Presse-Océan. "L'affaire Cahuzac, c'est une souffrance. Le sentiment d'une très grande trahison", ajoute-t-elle.

Dans le cadre de son engagement comme ambassadrice du réseau de Mobilisation contre l'isolement des personnes âgées (Monalisa), Mme Ayrault doit accompagner lundi en visite à Nantes la ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de l'Autonomie, Michèle Delaunay.

Le Président François Hollande a pour la première fois clairement évoqué, le 7 mai, l'hypothèse d'un remaniement gouvernemental, qu'il écartait jusqu'à présent, à un moment où, un an après son arrivée au pouvoir, il bat des records d'impopularité sur fond de crise économique et sociale en France.

M. Hollande, qui vient d'entamer la deuxième année de son mandat, doit d'autre part s'exprimer lors de sa conférence de presse semestrielle, programmée de longue date, demain jeudi.

Néanmoins parmi les hypothèses qui circulent, celle d'un gouvernement resserré, avec Jean-Marc Ayrault toujours à sa tête est l'une des plus récurrentes, en dépit des records d'impopularité du premier ministre. Celui qui fut député-maire de Nantes jusqu'à son entrée à Matignon le 15 mai 2012, a annoncé le 26 avril dernier qu'il ne serait pas candidat l'an prochain à la mairie de Nantes, même comme simple conseiller municipal, lors du scrutin du printemps 2014: il entend se "vouer totalement" à sa "mission de premier ministre".

«L’affaire Cahuzac, c'est une souffrance»

Interrogée sur l’affaire Cahuzac, Brigitte Ayrault a assuré que son Premier ministre de mari était «tombée des nues». «L’affaire Cahuzac, c'est une souffrance. Le sentiment d'une très grande trahison», ajoute-t-elle.Brigitte Ayrault assure aussi avoir réussi à «savoir où mettre le curseur entre vie personnelle et vie publique», notamment grâce à des «échappées belles» qui vont «souvent vers l'art. Quand l'agenda nous le permet, nous allons voir des expos ou un film ; c'est notre bouffée d'oxygène», précise-t-elle.

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mardi 14 mai 2013

France: la nouvelle Église protestante unie contre les «postures identitaires»

Le pasteur Laurent Schlumberger, élu samedi à Lyon président de la nouvelle Église protestante unie de France, qui réunit luthériens et réformés, a dénoncé les «postures identitaires», appelant au «partage» devant le ministre de l’Intérieur et des Cultes, Manuel Valls.

Le Grand Temple protestant de Lyon. Photo Réveil FM

«Il s’agit pour notre protestantisme (...) de passer de la connivence au partage, de l’entre-soi à la rencontre, d’une Église qui se serre les coudes à une Église qui ouvre les bras», a déclaré Laurent Schlumberger lors de son premier discours en tant que président de la nouvelle Église protestante unie de France.

Pendant ce service inaugural, en présence de nombreux croyants et de représentants de plusieurs confessions religieuses dont l’archevêque de Lyon, Philippe Barbarin, le pasteur s’est élevé contre «les postures identitaires», notamment «sociales».

«Elles procèdent de la peur et de l’illusion, la peur de l’autre et l’illusion que l’on pourrait exister sans lui, voire contre lui», a-t-il dit.

«On peut bien sûr comprendre les racines de ces peurs et de ces illusions, des racines parfois bien réelles, et si souvent entretenues et instrumentalisées. Mais on ne saurait se résigner ni à les laisser se répandre, ni à simplement se désoler de leurs effets néfastes», a poursuivi ce pasteur depuis 30 ans de l’Église réformée.

«Nous avons besoin les uns des autres. Notre société, rongée par la défiance, a besoin de cette hospitalité fondamentale», a-t-il ajouté, évoquant le fait que les personnes agnostiques et athées sont désormais majoritaires en France.

Un monde où les institutions religieuses sont «désormais marginales»

Il a par ailleurs justifié la fusion de l’Église réformée et de l’Église évangélique luthérienne de France dans un monde où «les institutions religieuses sont désormais marginales, les convictions sont individualisées» et les «affiliations fluctuantes».

«Le protestantisme français ne peut donc plus exister en s’appuyant contre un autre culte (la religion catholique, NDLR). Il ne faut pas s’en désoler. C’est sans doute la chance de trouver une nouvelle manière d’être Église, pertinente dans ce monde-ci. C’est notre grand défi», a-t-il encore estimé.

A l’issue de ce discours, fidèles et visiteurs ont reçu des graines de fleurs et une bougie, qu’ils étaient invités à allumer dans le Grand Temple, «en signe de communion».

«Je veux renouveler un message de sympathie et de confiance à l’endroit des protestants de France et les assurer combien ils peuvent vivre pleinement, intensément leur foi chrétienne», a ensuite déclaré le ministre des Cultes, Manuel Valls, saluant «l’esprit de responsabilité et la capacité d’écoute attentive et de dialogue» du pasteur Schlumberger.

«Aujourd’hui, vous optez pour une Église unie, mais pas uniforme, car le protestantisme, c’est le pluralisme», a estimé le ministre.

Par ailleurs, il a réaffirmé l’importance de la laïcité dans la République française, que les protestants ont «toujours défendue», selon lui.

«Le message historique du protestantisme, c’est justement celui de la tolérance, de l’ouverture, de la libération de l’individu, de son accès à la connaissance par lui-même. Comment ne pas voir autant de points communs avec les valeurs de la République ? C’est donc bien que leurs destins sont liés», a-t-il poursuivi.

«La laïcité est notre rempart contre tous ceux qui veulent mettre sur la scène publique l’intolérance, l’exclusion, le refus du débat, l’obscurantisme, qui n’ont pas leur place dans la République», a souligné le ministre.

Sur 1,7 million de protestants français (3% de la population), environ 800.000 sont affiliés à la Fédération protestante de France (FPF), regroupant plus de 1.400 paroisses. La nouvelle Église protestante Unie en compte environ 450, avec 400.000 personnes faisant appel à ses services.

Le pasteur Laurent Schlumberger

Message de Laurent Schlumberger, Président du Conseil national

Fidèles à l’avenir Frères et soeurs membres du synode national, Monsieur le Ministre, Messieurs les parlementaires, Mesdames et Messieurs les élus, les représentants de la société civile et des cultes, frères et soeurs d’organisations oecuméniques et d’Eglises-soeurs, venus d’au-delà des frontières nationales et confessionnelles, frères et soeurs protestants et protestants évangéliques, frères et soeurs venus des paroisses, des Eglises locales, des régions de l’Eglise protestante unie, Nous sommes samedi.

Entre vendredi et dimanche, qui nous rappellent le Vendredi saint et le dimanche de Pâques fondateurs.

Nous sommes samedi. Entre l’impasse de la croix, incompréhensible, et des chemins nouveaux encore impensables. D’une certaine manière, l’Eglise se tient là. Dans ce samedi, qui concentre et qui embrasse toute l’histoire humaine.

Dans ce samedi, où les disciples sont introuvables et où seules quelques femmes préparent un embaumement – un embaumement qui finalement n’aura pas lieu. L’Eglise est là, dans cet entre-deux, où tout est comme suspendu. Entre ses espoirs déçus et la promesse déjà à l’oeuvre. Entre repli amer et confiance possible. Et il lui faut toujours se laisser convertir à nouveau par l’Esprit du Dieu vivant.

Car ce qu’elle croit être une impasse est précisément l’ouverture. Ce qu’elle tient pour l’échec final est le début de sa mission. Samedi, c’est chaque jour, lorsque plus rien ne semble possible aux hommes et que tout est possible à Dieu.

Et c’est pourquoi fêter la naissance de l’Eglise protestante unie de France, ce samedi, ne peut avoir qu’un sens : remettre toute chose au Dieu vivant, nous confier en lui, nous abandonner à la confiance qui prend sa source en lui. La création de l’Eglise protestante unie, c’est l’affirmation de cette confiance, fondamentale, vitale. Ce n’est pas le fruit de je ne sais quelle stratégie habile et mûrement calculée.

Il ne s’agirait alors que de cette espèce de fausse confiance, dont on nous rebat les oreilles, qui s’apparente à la méthode Coué, qu’on invoque dans les salles des marchés financiers ou dans les écoles de management, qui n’est que la confiance en soi seul, en ses propres forces et capacités, et donc qui n’est au fond que méfiance à l’égard des autres. La confiance dont je parle ici, c’est la confiance dont Dieu a fait le choix, une fois pour toutes.

Et cette confiance choisie par Dieu, pour nous c’est une confiance reçue, une confiance qui fait vivre, une confiance qui engage. C’est une confiance reçue. Si nous sommes ce que nous sommes aujourd’hui, nous le devons d’abord à d’autres.

Bien sûr, il ne saurait être question d’oublier tout le travail patient qui nous a conduits jusqu’à ce samedi 11 mai.

L’effort a été multiple ; la tâche, considérable. L’appel, presque le défi, lancé par la paroisse de Bourg-la-Reine, repris par le synode de Soissons, confirmé en 2007 lors du synode conjoint de Sochaux, a été relevé. Relevé par toutes celles et tous ceux qui s’y sont attelés, depuis les commissions spécialisées jusqu’aux assemblées générales des associations cultuelles.

Et relevé en temps et en heure. Mais si nous avons pu mener ce travail à bien, c’est parce que nous avons été travaillés, plus encore que nous n’avons travaillé. C’est parce que nous avons « été agis » si je puis dire, plus encore que nous n’avons agi. L’Eglise protestante unie est un fruit du mouvement oecuménique.

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Laurent Schlumberger élu président de l'Eglise protestante unie de France

Le pasteur Laurent Schlumberger et le Sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb devant le Grand Temple. Photo Réveil FM

Le pasteur Laurent Schlumberger, 55 ans, a été élu samedi à Lyon président de la nouvelle Eglise protestante unie de France, qui réunit luthériens et réformés et constitue une importante composante de la Fédération protestante de France. "Il s'agit pour notre protestantisme de passer de la connivence au partage, (...) d'une Eglise qui se serre les coudes à une Eglise qui ouvre les bras", a déclaré M. Schlumberger lors du premier synode de L'Eglise protestante unie, où s'est rendu samedi le ministre de l'Intérieur et des Cultes Manuel Valls.


service inaugural de l'église protestante unie... par LyonCapitale

"Nous refusons les postures identitaires (...) Notre Eglise est l'un des visages de l'unique Eglise de France", a plaidé ce pasteur depuis 30 ans de l'Eglise réformée. "Le monde a changé. Les institutions (religieuses ) sont devenues marginales. Depuis 2008, les personnes agnostiques et athées sont devenues majoritaires en France", a-t-il souligné. "Le protestantisme ne peut plus s'adosser à un autre tradition religieuse. Il ne faut pas s'en désoler (...) C'est notre grand défi", a-t-il ajouté.

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Eglise protestante de France : unie mais pas uniforme

Du 8 au 12 mai a lieu le premier synode de l'Eglise protestante unie de France à Lyon. Il signe un rapprochement historique entre luthériens et réformés séparés depuis la Réforme. Même si dans les faits, les deux courants ont un certain nombre de structures en commun, cette union marque un tournant pour le protestantisme.

Lyon, samedi 11 mai, dans le Grand temple: L'Eglise protestante de France : unie mais pas uniforme. Photo Réveil FM

En apparence, rien de spectaculaire dans le rapprochement entre luthériens et réformés. En effet, les deux Eglises protestantes "historiques" partagent déjà un certain nombre de structures communes : leurs pasteurs sont formés au même endroit, l’Institut protestant de théologie (IPT), elles ont fondé avec d’autres la Fédération protestante de France, font partie de la Conférence des Eglises européennes, elles ont une action commune à travers de nombreux mouvements (scoutisme, union chrétienne, fondation John Bost, cimade...) et elles utilisent une méthode des outils catéchétiques et des recueils de cantiques en commun.

Par ailleurs, depuis 2006, la situation existe déjà en Alsace, sous régime concordataire. La région a ouvert la voie en créant il y a six ans l'Union des Eglises protestantes d'Alsace-Lorraine. Des Eglises unies existent aussi en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas et aux Etats-Unis. En France, le rapprochement entre luthériens et réformés s'inscrit dans la Concorde de Leuenberg, un texte signé en 1973 par les Eglises réformées et luthériennes d'Europe qui les déclare en pleine communion.

Pourtant c'est une première historique. Car depuis la Réforme au XVIe siècle, luthériens et réformés sont séparés. En cause? Des questions théologiques au centre desquelles se trouve la compréhension de la Sainte-Cène et celle de la "présence réelle". Pour les luthériens, le Christ est présent dans la Sainte-Cène, les espèces et l'assemblée, même si le pain reste le pain et le vin, le vin. Les réformés croient aussi en la présence réelle, mais ils pensent qu'elle n'est pas dans les espèces. Souvent donc, les luthériens utilisent des hosties là où les réformés emploient du pain levé. Dans les deux cas, ils sont en désaccord avec la conception catholique romaine selon laquelle le pain change de nature et devient le corps du christ et le vin, son sang. La question du ministère pastoral est une autre différence : l'EELF parle d'ordination des pasteurs et l'ERF de la « reconnaissance du ministère ». Par ailleurs, les pasteurs luthériens portent parfois une étole. Dans la liturgie luthérienne, donc, le sacré est plus "visible".

Considérant ces différences comme secondaires devant les nouveaux défis auxquels les Eglises protestantes historiques vont devoir faire face, luthériens et réformés ont décidé de s'unir sur l'essentiel, tout en gardant leur singularité.Tout au long de ce processus initié en mai 2007, l'ERF et l'EELF ont veillé à garder leur personnalité. Dans les faits, un certain nombre de luthériens et de réformés fréquentent déjà leurs églises respectives lors du culte du dimanche, s'adaptant aux pratiques des uns et des autres sans trop de difficultés.

Les nouveaux défis? La sécularisation de la société et la croissance des Eglises évangéliques, particulièrement dynamiques et plus jeunes. « En France les protestants ont toujours été ultra minoritaires et ont toujours été la mouche du coche catholique, religion hyper majoritaire. Cela a été constitutif longtemps de l'identité protestante, plus libérale, sans pape ni magistère. Et on était dans une situation figée : la petite mouche protestante face au mastodonte catholique... », expliquait Laurent Schlumberger, président de l'ERF. « C'est fini car la place des religions dans la société s'est modifiée car toutes sont minoritaires. Aujourd'hui, l'enjeu n'est plus de se défendre des catholiques, c'est d'apprendre à diffuser, à partager, à proposer la manière protestante de vivre la foi chrétienne. » Et façon rénovée d'envisager la mission des chrétiens protestants dans la société française : « Il faut passer d'une Eglise de membres, de gens qui appartiennent à un club, à une Eglise de témoins, qui vivent ensemble la mission de partage de la foi chrétienne. »

Ceci ne pourrait être qu'un début. Un certain nombre de luthériens et de réformés espèrent que ce rapprochement serve d'exemple aux autres Eglises de la fédération, évangéliques et charismatiques, encourageant d'autres signes d'unité. En effet, les marqueurs identitaires que sont les figures historiques de Luther et Calvin et les rassemblements comme celui du Désert, lieu de mémoire de la résistance protestante au pouvoir royal, tendent à s’effacer dans la mémoire des 18-35 ans, qui se définissent d'abord comme « chrétiens », puis « protestants » avant de se dire « luthériens » ou « réformés ».

Alors que luthériens et réformés se rassemblent en une Église protestante unie de France, les jeunes suivent le mouvement mais ils vont plus loin. Leur soif spirituelle s’est intensifiée. On voit revenir dans leur vocabulaire des mots comme « piété » et « mission »… Contrairement à leurs parents nés à une époque où être chrétien allait de soi, ils n’ont connu qu’une société où la foi devient une curiosité. Ils ressentent le besoin de se retrouver entre chrétiens – et de sortir de la communauté pour annoncer l’Évangile. Plus fort que les courants apparaît donc un nouveau clivage générationnel, entre les jeunes qui se disent missionnaires et leurs aînés. L'Eglise protestante de France sera donc bien unie. Mais pas uniforme.

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lundi 13 mai 2013

Manuel Valls, son discours devant 1200 protestants au "Grand-Temple" à Lyon

Lyon, 11 mai 2013, Manuel Valls, ministre de l'intérieur au premier synode national de l’Eglise protestante unie de France à Lyon. Photo Réveil FM

Allocution de Manuel VALLS, ministre de l’Intérieur

Monsieur le président du conseil national de la nouvelle Eglise protestante unie de France,

Monsieur le sénateur-maire, cher Gérard COLLOMB,

Messieurs, Madame, les présidents des églises ici rassemblées,

Monsieur le Cardinal,

Monseigneur,

Mesdames, messieurs les pasteurs,

Mesdames, messieurs,

C’est un moment de joie, un instant d’allégresse qui réunit, dans ce « Grand temple » de Lyon, des fidèles, des ministres du culte, des représentants des autres Eglises chrétiennes, des religions du livre, et des représentants des pouvoirs publics.

Je suis particulièrement heureux d’y être associé ; particulièrement heureux d’être présent à vos côtés.

Je mesure pleinement l’intensité du moment, et je vous dois une confidence. En prenant mes fonctions de ministre de l’Intérieur, en charge de la relation avec les cultes, je ne pensais pas assister à un tel moment historique : la fusion de deux églises, pôles multiséculaires du protestantisme français.

Manuel Valls descendant les escaliers du Grand temple à Lyon. Photo Réveil FM

. C’est bien un moment important dans l’histoire de notre pays qui se déroule aujourd’hui.

Avoir choisi Lyon pour cette cérémonie est un beau message ; un message pour nos contemporains et pour l’Histoire dont la capitale des Gaules est déjà si chargée.

Ce choix de Lyon s’imposait : les racines religieuses de la ville, qui vécut intensément la Réforme, en font un cadre propice pour cette cérémonie qui marquera l’Eglise protestante de France.

Lyon, c’est pour les Protestants un symbole. La ville fut administrée pendant 13 mois, en 1562, par des protestants, et le 10 août 1563, tout le protestantisme français s’y est rassemblé pour le quatrième synode national. C’est, depuis, un lieu régulier de réunion de vos églises, tout particulièrement de l’Eglise réformée de France.

A Lyon, comme ailleurs, les Protestants ont contribué à écrire l’histoire de la République. A Lyon, comme ailleurs, ils ont apporté leurs valeurs, leur éthique, leur travail, mais aussi leur esprit de résistance. Résistance notamment contre la barbarie, et je pense en particulier à ces villageois protestants du Chambon-sur-Lignon qui ont fait l’honneur de la France, alors que ses valeurs vacillaient.

Manuel Valls et le théologien protestant Etienne Tissot. Photo Réveil FM

Manuel Valls, ministre de l'intérieur et Gérard Collomb, le sénateur-maire de Lyon. Photo Réveil FM

Manuel Valls, Gérard Collomb et le groupe vont à la péniche. Photo Réveil FM

Aujourd’hui, ce sont les messages de deux figures centrales de la Réforme qui se rassemblent : ceux de Martin LUTHER et de Jean CALVIN.

Je sais que la sensibilité protestante répugne à tout culte de la personnalité… Pourtant, comment ne pas évoquer, ici, ces deux personnalités que d’aucuns qualifieraient de contrastées, d’opposées ?

Entre un LUTHER extraverti, flamboyant, intransigeant et un CALVIN discret jusqu’à l’oubli de lui-même – pudique dirait-on – et pourtant si déterminé, parfois impitoyable - que de différences !

Mais, un point commun les unit : bien sur la force de caractère mais ils sont tous les deux d’abord des enfants de la Renaissance dans une Europe dont ils ont changé le destin.

Au coeur de cette époque si riche, Lyon est une plaque tournante. Située aux confins du royaume de France, proche du Saint-Empire, voisine des cantons suisses et notamment de la république de Genève – qui sera l’asile de CALVIN –, enfin proche des Alpes et par-delà des cités italiennes, Lyon est une ville d’échanges, non seulement économiques mais aussi intellectuels.

Lyon est le siège de nombreux ateliers d’imprimerie qui permettent la diffusion des livres saints et la propagation de la foi nouvelle.

Comment ne pas esquisser un rapprochement entre les temps de la naissance de la Réforme et les temps présents : progrès technique et scientifique qui viennent interroger l’Homme dans ses fondements, ou encore technologies de l’information qui sont autant de vecteurs puissants pour la diffusion des idées.

Et Lyon, Monsieur le Maire grâce à vous, continue de produire cette synthèse fructueuse et féconde. La Réforme est un moment historique. C’est un moment toujours actuel …

Aujourd’hui, vous optez pour une Eglise unie, mais pas uniforme, car le protestantisme, c’est le pluralisme.

Le protestantisme s’est, en effet, rapidement ramifié en de nombreuses Eglises porteuses de sensibilités diverses. Mais il a aussi été traversé, depuis ses origines, par un autre courant, celui de l’union.

Ces deux mouvements – indépendance et unité – ont agi dans un sens parfois contraire, mais au final, c’est le désir d’une union respectueuse des uns et des autres qui a progressé.

Aujourd’hui, vous reconnaissez que ce qui vous rassemble est plus important que ce qui vous distingue. Et ce qui vous rassemble, c’est, bien-sûr, la foi, que vous pratiquez sans ostentation, mais avec clarté, ce sont aussi des rites, des pratiques cultuelles, des approches semblables des grandes questions qui interrogent le fidèle Protestant.

Vous vous rassemblez sous la conduite d’un nouveau président, Laurent SCHLUMBERGER dont je connais l’esprit de responsabilité et les capacités d’écoute attentive et de dialogue. En lui adressant tous mes voeux pour ce ministère exigeant, je veux renouveler un message de sympathie et de confiance à l’endroit des protestants de France et les assurer de combien ils peuvent vivre pleinement, intensément leur foi chrétienne.

Cette foi, la République la reconnaît comme profondément légitime. Mais elle affirme, dans un même mouvement, que la foi renvoie à des interrogations personnelles, qu’elle ne peut être qu’une réponse individuelle à ce « silence du monde » dont parlait Albert CAMUS.

La péniche du synode de l'Eglise Protestante Unie de France. Photo Réveil FM

Manuel Valls répondant aux questions des journalistes. Photo Réveil FM

Croire – ou ne pas croire – relève de l’intime. Et pour vivre pleinement sa foi, tout croyant bénéficie d’un cadre : la laïcité. Je veux en parler, aujourd’hui, car je sais combien vous l’avez toujours défendue.

La laïcité n’est pas la négation du fait religieux mais simplement une séparation claire entre ce qui relève du spirituel et du temporel.

La laïcité est, certes, une réponse de nature juridique, mais elle est, d’abord et avant tout, une réponse politique. Politique au sens le plus noble du terme, c’est-à-dire le gouvernement harmonieux de la Cité des Hommes.

La laïcité, c’est, enfin, la réconciliation entre ces deux aspirations qui animent l’humanité, à savoir le présent et l’infini. Le présent nous conduit à développer toutes les capacités inscrites en nous, à oeuvrer pour le développement et la prospérité matérielle, à construire et édifier nos institutions humaines, à favoriser le progrès social, scientifique, sociétal ; par la loi et les choix démocratiques qui s’imposent à tous. L’infini est cette soif de valeurs spirituelles, ce désir d’absolu, une forme de mystère aussi.

Le temporel et le spirituel sont nécessairement appelés à cohabiter, à vivre dans la concorde et dialoguer au nom d’une belle valeur : la tolérance.

Ce synode, moment historique, nous invite nécessairement à nous tourner vers notre Histoire.

Aujourd’hui, la puissance publique, l’Etat, la République, agissent selon ce principe de la laïcité. Grâce à lui, vous êtes protégés dans votre liberté essentielle, fondamentale, d’exercice du culte. Grâce à lui je peux, comme ministre de la République, vous parler, comme j’ai déjà parlé aux Catholiques, aux Juifs, aux Musulmans de France. Grâce à lui, vous avez la garantie que l’administration est neutre, mais proche, distincte, mais présente.

Cela n’a pas toujours été le cas ! Le protestantisme français a fait l’amère expérience de l’oppression, des persécutions, de l’exil qui a couté si cher à notre pays.

Il a fallu des siècles pour que la France apprenne à vivre avec toute la richesse des confessions qui s’exprimaient sur son sol. De cette richesse, de cette diversité, le génie de la République a su en tirer sa force.

C’est pour cela qu’aujourd’hui nous savons composer avec les ramifications de notre histoire. Le Concordat, auquel vous êtes si attachés – je parle d’abord aux Luthériens de cette salle, peut-être devrais-je dire, aux ex-Luthériens, mais il y a aussi des Réformés en Alsace – ce Concordat, qui semble si perpendiculaire au principe de laïcité, parce qu’il organise la rémunération du culte par l’Etat, vient d’être consacré par le conseil constitutionnel. Ses valeurs profondes l’ont emporté ! La tolérance, la liberté de croyance et de religion, sont des principes fondamentaux, ici comme à Strasbourg, Metz ou Colmar.

Mais les particularités de l’histoire, la souffrance passée, sont aussi des enseignements fondamentaux pour notre présent. La laïcité est notre rempart contre tous ceux qui veulent mettre sur la scène publique l’intolérance, l’exclusion, le refus du débat, l’obscurantisme, qui n’ont pas leur place dans la République.

Le message historique du protestantisme c’est justement celui de la tolérance, de l’ouverture, de la libération de l’individu, de son accès à la connaissance par luimême. Comment ne pas voir autant de points communs avec les valeurs de la République ?

C’est donc bien que leurs destins sont liés.

Aujourd’hui, au terme d’un long et patient processus, vous avez choisi de vous mettre en « Réforme », de vous donner un nouveau destin.

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Manuel Valls salue l’union « historique » des protestants français à Lyon !

Le ministre de l’intérieur, en charge des cultes, a souligné la contribution des protestants à la société française. « La laïcité, c’est la réconciliation entre ces deux aspirations qui animent l’humanité, le présent et l’infini ». Invité d’honneur des protestants réformés et luthériens qui ont célébré le samedi 11 mai 2013 la naissance de leur commune Église protestante unie (Epuf), le ministre de l’intérieur Manuel Valls a salué cette union « historique ». « Je vous dois une confidence. En prenant mes fonctions il y a un an, je ne pensais pas assister à un tel moment historique, la fusion de deux Églises », a-t-il déclaré devant près de 1 200 protestants rassemblés au Grand temple de Lyon, et en duplex sur une péniche postée en face, sur le Rhône. Étaient aussi présents le maire de Lyon, Gérard Collomb, le préfet Carenco, mais aussi des représentants des autres confessions dont le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, qui représentait les évêques catholiques français.

Lyon, samedi 11 mai, devant le temple, le pasteur Laurent Schlumberger, le nouveau président de l'Eglise Protestante Unie de France, le sénateur-maire de 11Lyon, Gérard Collomb et le Secrétaire général de la Fédération Protestante de France. Photo Réveil FM

Arrivée de Manuel Valls, ministre de l'intérieur accompagné du préfet Carenco de Lyon. Photo Réveil FM

Accueil de Manuel Valls, ministre de l'intérieur par le pasteur Laurent Schlumberger. Photo Réveil FM

Comme il l’avait fait quelques mois plus tôt, lors des vœux à la Fédération protestante de France, le ministre en charge des cultes a souligné la contribution des protestants à la société française, « leurs valeurs, leur éthique, leur travail », mais aussi « leur esprit de résistance contre la barbarie ». « Le protestantisme, c’est le pluralisme », a-t-il appuyé.

« La laïcité est un rempart »

Revenant dans son allocution prononcée à la fin du service inaugural sur la question de la laïcité, chère au protestantisme français, il a rappelé que « la laïcité est un rempart contre tous ceux qui veulent mettre sur la scène publique le refus du débat et l’obscurantisme qui n’y ont pas place ».

« Grâce à ce principe, je peux dialoguer de manière régulière, même si ça n’est pas toujours facile – n’est-ce pas monsieur le cardinal ? – sur des questions de société qui font débat », a-t-il aussi glissé, devant le cardinal Barbarin, faisant allusion au débat sur le « mariage pour tous ».

Ce premier synode national de l’Epuf était placé sous le signe de la « confiance », thème dominant du discours du nouveau président de l’Église protestante unie, le pasteur Laurent Schlumberger « Nous refusons les postures identitaires » qui « procèdent de la peur et de l’illusion », y compris « dans le champ social ».

Le temple éclairé, le culte haut en couleur. Photo Réveil FM

Manuel Valls, Gérard Collomb et le pasteur Laurent Schlumberger en dialogue dans le temple avant le culte. Photo Réveil FM

Le cardinal Philippe Barbarin en causerie avec Mgr Emmanuel, métropolite orthodoxe, président de la Conférence des Eglises européennes, co-président du Conseil des Eglises chrétiennes de France. Photo Réveil FM

Les autres Églises ont salué un « geste stimulant »

Les représentants des autres Églises ont manifesté leur gratitude devant ce geste « stimulant » pour le dialogue œcuménique. Mgr Emmanuel, métropolite de France, président de la Conférence des Églises européennes, espérant que ce soit un « moteur pour les autres dialogues bilatéraux ». « Vous encouragez tous les chrétiens à avancer vers l’unité visible », a lancé à son tour Frère Aloïs, prieur de Taizé.

Le cardinal Barbarin a pour sa part souligné que cette union « provoque envie et admiration », « réveille tout le monde ». Dans son intervention, il est même allé jusqu’à rêver de la prochaine étape dans l’œcuménisme, en envisageant notamment l’hospitalité eucharistique et les conditions de l’intercommunion. Est-ce que le chrétien connaît et respecte la foi de l’Église qui l’accueille et est-ce qu’il est en accord avec ce que son Église lui demande ?

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dimanche 12 mai 2013

Esclaves : Christiane Taubira prône une «politique foncière»

«Sans ouvrir de guerre civile (...) il y a des choses à mettre en place sans expropriation, en expliquant quel est le sens d'une action publique qui consisterait à acheter des terres», affirme la ministre dans Le Journal du Dimanche.

Christiane Taubira, ministre de la justice dans la cour de l'Élysée.

Permettre aux descendants d'esclaves d'avoir accès aux terres. C'est la politique foncière que la ministre de la Justice, Christiane Taubira, souhaite mettre en place, notamment dans les territoires d'outre-mer. Dans ces derniers, «il y a eu une confiscation des terres ce qui fait que, d'une façon générale, les descendants d'esclaves n'ont guère accès au foncier», explique au Journal du Dimanche la garde des Sceaux, déjà à l'origine de la loi de 2001 qui reconnaît l'esclavage comme un crime contre l'humanité.

«Il faudrait donc envisager, sans ouvrir de guerre civile, des remembrements fonciers, des politiques foncières. Il y a des choses à mettre en place sans expropriation, en expliquant très clairement quel est le sens d'une action publique qui consisterait à acheter des terres», avance la ministre. Avant d'évoquer deux scénarios: «En Guyane, l'État avait accaparé le foncier, donc là, c'est plus facile. Aux Antilles, c'est surtout les descendants des ‘maîtres ‘ qui ont conservé les terres, donc cela reste plus délicat à mettre en œuvre». Mais Christiane Taubira juge que «les temps sont mûrs pour faire (cette politique) intelligemment et de façon équitable». «Cela fait dix ans que je le dis, je crois que c'est vraiment possible», insiste-t-elle.

«C'est ensemble que nous devons porter la réparation»

Interrogée par ailleurs sur les demandes de «compensation financière» de l'esclavage, la ministre affirme n'avoir «jamais souhaité s'inscrire» dans ce débat, relancé par le Conseil représentatif des associations noires (Cran) cette semaine. L'association a annoncé vendredi, à l'occasion de la journée de commémoration de l'abolition de l'esclavage, qu'il assignait en justice la Caisse des dépôts (CDC), lui reprochant d'avoir tiré profit de la traite négrière. Évoquant les discriminations et le racisme qui sont «les survivances de cette violence», la locataire de la place Vendôme affirme que «nous sommes tous comptables des injustices qui s'entretiennent et se reproduisent, parce qu'elles sont enracinées dans cette période d'esclavage et de colonisation». «C'est ensemble que nous devons porter la réparation», ajoute-t-elle.

Vendredi, au jardin du Luxembourg, le président François Hollande s'était lui aussi montré ferme dans son refus de toute réparation matérielle de l'esclavage. «Il y aurait une note à payer et ensuite ce serait fini? Non, ce ne sera jamais réglé», avait-il assuré. Avant de souligner l'«impossible réparation» des ravages de l'esclavage, «outrage fait par la France à la France».

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Esclavage: Patrick Lozès déplore la plainte du Cran

Le fondateur du Conseil représentatif des associations noires (Cran) Patrick Lozès a déploré hier la décision de son successeur d'assigner en justice la Caisse des dépôts et consignations pour "complicité d'un crime contre l'humanité".

Octobre 2010, Freddy Mulongo et Patrick Lozès fondateur du Cran à l'ambassade des Etats-Unis à Paris. Photo Réveil FM, archives

L'actuel président du Cran Louis-Georges Tin a annoncé vendredi, à l'occasion de la journée de commémoration de l'abolition de l'esclavage, que son association déposerait lundi une assignation en justice visant la CDC et deux de ses filiales. Le Cran accuse la Caisse des dépôts et consignations d'avoir reçu l'équivalent de 21 milliards de dollars versés selon lui par Haïti en contrepartie de son indépendance en 1804.

"Je rappelle que l'indispensable devoir de mémoire ne doit pas diviser notre pays mais réunir dans une même mémoire 'les descendants d'esclaves' et tous les autres Français", écrit Patrick Lozès dans un communiqué. "Je m'inquiète de cette dérive qui consiste à réduire la mémoire de l'esclavage à une transaction matérielle et à des considérations financières", ajoute-t-il.

La journée des mémoires de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions ne doit pas servir à créer des tensions, estime le fondateur du Cran. "La société française pouvait sortir grandie de ces cérémonies du souvenir. C'est le contraire qui s'est passé avec cette initiative intempestive : cela s'appelle un rendez-vous manqué avec l'Histoire."

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MRAP: Journée commémorative nationale de l’esclavage, une étape majeure dans la lutte contre le racisme

En cette « Journée nationale commémorative de la traite, de l'esclavage et de leur abolition », le MRAP tient à rappeler la publication, le 2 mai 1848, par Le Moniteur Universel, Journal officiel de la République française, du décret du 27 avril 1848 - relatif à l'abolition de l'esclavage dans les colonies et les possessions françaises - qui proclamait que « l'esclavage est un attentat contre la dignité humaine ; en détruisant le libre arbitre de l'homme, il supprime le principe naturel du droit et du devoir ; il est une violation flagrante du dogme républicain : Liberté, Égalité, Fraternité ».

Mais jamais n'ont été reconnues la longue histoire de résistance et de révoltes des esclaves, ni leur création d’une culture et d’une mémoire propres, auxquelles le MRAP tient à rendre solennellement hommage.

Le centenaire du décret d’abolition fut célébré à la Sorbonne, en présence de figures républicaines importantes, comme Gaston Monnerville et Aimé Césaire qui rappelèrent que « le racisme n’est pas mort ».

Puis la loi Taubira du 21 mai 2001 est venue conforter cet édifice en reconnaissant la traite négrière et l'esclavage comme des « crimes contre l'humanité » : au nom des droits de l'homme proclamés par la Révolution française, puis par les Nations unies dans la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948, justice était ainsi rendue aux millions d’hommes et de femmes, capturés ou achetés en Afrique, dont tant périrent lors des traversées de l’Atlantique par les navires négriers, tandis que les survivants étaient ensuite vendus et exploités dans les territoires ultramarins de la France, notamment dans les champs de canne à sucre de l’Amérique.

La Journée commémorative nationale du 10 mai marque une étape importante du travail qui, des mémoires particulières, construira pour la France une Histoire enfin partagée par tous.

Mais la commémoration des luttes, des résistances et des révoltes qui menèrent à l’abolition de l’esclavage, n'a de sens que si elle s'inscrit dans le combat contre le racisme et les discriminations et si elle marque une réelle volonté politique d'une France qui tourne définitivement le dos au passé colonialiste. Paris, 10 mai 2013. Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP)

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Le Cran va poursuivre la Caisse des dépôts pour avoir "profité de l'esclavage"

La Caisse des dépôts et consignations (CDC) a-t-elle profité de l'esclavage ? C'est le raisonnement du Conseil représentatif des associations noires de France (Cran) qui a annoncé vendredi 9 mai qu'il assignait la CDC et deux de ses filiales devant le tribunal de grande instance de Paris. "La CDC est complice d'un crime contre l'humanité", a déclaré Louis-Georges Tin, président du Cran.

10 mai, Louis-Georges Tin devant le palais de justice

Pourquoi maintenant ? Que reproche le Cran à cette institution financière publique ? La démarche peut-elle aboutir ? Eléments de réponse.

Que reproche le Cran à la Caisse des dépôts ?

Pour le Cran et son président, la Caisse des dépôts "a joué un rôle considérable dans l'esclavage". Les faits reprochés datent de 1825. A l'époque, la France, qui n'a pas digéré l'indépendance d'Haïti en 1804, impose à son ancienne colonie le versement d'une indemnité pour rembourser les propriétaires de plantations et d'esclaves du préjudice financier provoqué par l'indépendance. L'argent – 90 millions francs or, 21 milliards de dollars (16 milliards d'euros) – est encaissée par la CDC, qui la reverse ensuite aux anciens colons.

Or, selon le Cran, toute la somme n'a pas été redistribuée. "La Caisse des dépôts en a gardé une partie", accuse Louis George-Tin dans les colonnes du Monde. En outre, le président du Cran estime que "cette rançon a précipité Haïti dans une spirale infernale d'instabilité et de misère". Il compte demander à la CDC "d'abonder à hauteur d'au moins 10 millions d'euros un fonds de dotation pour financer des recherches" sur l'esclavage.

Pourquoi poursuivre la CDC maintenant ?

Annoncée à l'occasion de la journée de commémoration de l'abolition de l'esclavage, cette assignation s'inscrit dans une campagne plus large lancée par le Cran pour obtenir des réparations de l'esclavage. "Si on fait cette assignation, ce n'est pas pour nous venger, mais pour alimenter le débat", a expliqué l'avocat du Cran, Norbert Tricaud.

Par ces actions en justice, l'association tente de mettre la pression sur le président de la République et son gouvernement. Pour le moment, François Hollande a en effet opposé une fin de non recevoir à cette demande, évoquant une "impossible réparation" et prôné "la paix des mémoires réconciliées". "Faute de solution politique, nous menons le débat sur le plan juridique", reconnaît Louis-George Tin. D'autres actions contre des banques privées ou des groupes sucriers sont également envisagés.

Cette démarche fait-elle l'unanimité parmi les descendants d'esclaves ?

Si, selon un sondage Ifop commandé par le Cran, 63% des habitants des départements d'Outre-mer sont favorables à des réparations, "qu'elles soient morales ou financières", les positions du Cran ne font pas l'unanimité parmi les descendants d'esclaves.

"Nous sommes tous d'accord sur l'importance de réparations morales, mais sur le plan financier, c'est beaucoup plus compliqué", a déclaré l'écrivain Claude Ribbe, descendant d'esclaves de Guadeloupe. "Ce n'est pas en intentant des procès perdus d'avance à l'Etat, ce n'est pas en multipliant les happenings que l'on avancera", a-t-il estimé.

Pour le Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais, CollectifDom, "la diversité des ethnies composant les populations ultramarines commande de ne pas jouer avec le feu en réclamant notamment des réparations financières".

L'assignation peut-elle aboutir ?

Le motif de l'assignation restant encore flou, il est difficile de se faire une idée de son avenir juridique. En revanche, la démarche du Cran est déjà fragilisée sur le plan historique. Selon l'historienne Julie Duthil, interrogée par Le Monde, le Cran fait une mauvaise lecture de l'histoire.

"Les colons n'ont pas été indemnisés par rapport au fait d'avoir perdu des esclaves, mais des terres", explique-t-elle.

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Esclavage : Hollande face à "l'impossible réparation"

François Hollande, lors de son allocution vendredi 10 mai 2013, aux côtés du président du Sénat, Jean-Pierre Bel, et de la ministr de la justice, Christiane Taubira

François Hollande a prôné vendredi "la paix des mémoires réconciliées" face à "l'impossible réparation" des traites négrières et de l'esclavage, lors d'une cérémonie au Jardin du Luxembourg. Le président a ainsi adressé une nouvelle fin de non-recevoir aux revendications de réparations matérielles portées par quelques associations.

La cérémonie avait lieu au Jardin du Luxembourg, à l'occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions. Dans un discours prononcé vendredi matin, François Hollande a adressé une nouvelle fin de non-recevoir aux revendications de réparations matérielles portées par quelques voix associatives. "Le seul choix possible, le plus digne, le plus grand, c'est la mémoire, la vigilance et la transmission", a déclaré François Hollande. Citant Aimé Césaire, poète et homme politique martiniquais dont on célèbre en 2013 le centenaire de la naissance, le président de la République a repris à son compte le terme d'"impossible réparation".

Le chef de l'Etat reste ainsi fidèle à la position affichée lors de son voyage au Sénégal en octobre dernier. "Notre responsabilité est de donner un avenir à cette mémoire", a affirmé le président, annonçant que l'Etat apporterait sa "contribution" au "projet emblématique", jusqu'alors porté par la région Guadeloupe (fief du ministre des Outre-mer, Victorin Lurel), de centre d'expression sur la traite, baptisé "memorial ACTe", à Pointe-à-Pitre. "C'est la paix des mémoires réconciliées et non l'oubli qui rendra la France plus forte", a-t-il ajouté.

Le Cran assigne la Caisse des dépôts

Le 10 mai est la date retenue pour la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions, célébrée depuis 2006 et issue de la loi Taubira de reconnaissance de la traite et de l'esclavage comme crime contre l'humanité (2001). La ministre de la Justice, présente à la cérémonie tout comme ses collègues des Outre-mer (Victorin Lurel), de la Culture (Aurélie Filippetti) et de la Réussite scolaire (George Pau-Langevin), a été vivement applaudie par les centaines d'invités.

Une cérémonie sur fond de tension. Vendredi, le Conseil représentatif des associations noires (Cran) a annoncé qu'il assignait en justice la Caisse des dépôts et consignations (CDC), lui reprochant d'avoir profité de la traite négrière. "La CDC est complice d'un crime contre l'humanité", a déclaré Louis-Georges Tin, président du Cran, qui reproche à la banque d'avoir encaissé les sommes versées par Haïti en contrepartie de son indépendance.

La CDC s'est également "enrichie grâce à l'exploitation colonialiste", a ajouté Me Norbert Tricaud, avocat du Cran, qui compte demander à la CDC "d'abonder à hauteur d'au moins 10 millions d'euros un fonds de dotation pour financer des recherches" sur l'esclavage.

L'assignation doit être remise lundi à la banque. Cette dernière a déjà renvoyé vendredi vers le Trésor. "Légalement, les sommes qui sont consignées à la Caisse des dépôts sont reversées au Trésor au bout de 30 ans", a indiqué un porte-parole de la CDC à l'AFP.

Selon un sondage Ifop commandé par le Cran, 63% des habitants des départements d'outre-mer sont favorables à des réparations, "qu'elles soient morales ou financières". Mais les positions du Cran ne font pas l'unanimité parmi les descendants d'esclaves. Mais les positions du Cran ne font pas l'unanimité parmi les descendants d'esclaves.

Bordeaux et la difficile mémoire de l'esclavagisme

Année après année, la polémique ne retombe pas à Bordeaux autour de la mémoire de l'esclavagisme. Une nouvelle fois, pour la journée des Mémoires de la traite des noirs,, la «Fondation du Mémorial de la traite des noirs» est montée au créneau. «Quand Bordeaux refoule toujours, Nantes assume encore !» accusent ainsi ses militants. Depuis de nombreuses années ils demandent la création d'un mémorial à Bordeaux. Ils ont aussi souhaité en vain que le nouveau pont-levant de Bordeaux soit baptisé Toussaint-Louverture, le libérateur d'Haïti aux attaches bordelaises, plutôt que Chaban-Delmas.

«Depuis l'ouverture des salles du Musée d'Aquitaine (qui ont réussi la prouesse de ne pas mentionner que l'esclavage est un crime contre l'humanité), Bordeaux a fermé le ban de tout travail citoyen et social autour de la mémoire des millions de personnes qui ont contribué à sa prospérité.

Pendant que les négriers sont honorés dans les rues de la Ville, les associations, grâce à qui cette mémoire a émergé, quémandent des autorisations pour se recueillir, partager et se réjouir que la liberté et l'égalité aient été conquises pour tous. Il est temps que ça cesse ! Y en a marre» proteste ainsi son porte-parole Karfa Diallo sur sa page internet. La mairie de Bordeaux souligne à l'opposé les progrès réalisés en 15 ans avec la création d'un square Toussaint Louverture en 2005, l'installation, toujours en 2005 d'un comité de réflexion et de propositions sur la traite des noirs, par Hugues Martin alors maire de la ville, et l'ouverture en 2009 des salles du Musée d'Aquitaine consacrées à «Bordeaux, le commerce atlantique et l'esclavage».

On y rappelle notamment que Bordeaux a été le deuxième port négrier français, derrière Nantes, avec 419 expéditions et 130.000 à 150.000 noirs déportés au 18ème siècle. Hier soir, une cérémonie avec allocution d'Alain Juppé et lancé de fleurs dans la Garonne a été organisée square Toussaint Louverture. Mais la Fondation du Mémorial relance dès ce 11 mai un débat, au cinéma Utopia, en rappelant ses combats : débaptiser les rues au nom de négriers et baptiser le nouveau pont «Toussaint Louverture».

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Coronavirus : le second malade placé en réanimation après l'aggravation de son état

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, le 11 mai 2013, à Lille, où sont hospitalisés deux patients infectés par le nouveau coronavirus.

L'infection de cet ancien voisin de chambre du premier malade avait été confirmée dans la nuit. Ce second cas confirme la possibilité d'une transmission humaine de ce virus proche du Sras.

Le second patient, dont l'infection par le nouveau coronavirus a été confirmée dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 mai, a été placé, dimanche, en réanimation en raison d'une "aggravation de son état clinique", selon le Centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Lille. Francetv info fait le point sur la propagation en France de ce virus, proche du Sras.

Qui sont les deux patients infectés ?

Un homme de 65 ans. Ce voyageur, de retour de Dubaï, a été hospitalisé dans un premier temps au centre hospitalier de Valenciennes, puis à Douai et, enfin, au CHRU de Lille, où il se trouve actuellement en réanimation, sous assistance respiratoire. Son état de santé était qualifié, samedi, de "stable mais sérieux" par le professeur Daniel Mathieu, à la tête du service de réanimation. Le malade s'était présenté, le 23 avril, au centre hospitalier de Valenciennes (Nord), où il était suivi pour une maladie chronique. Il présentait alors des troubles digestifs, ce qui explique qu'il n'ait pas été isolé.

Son ancien voisin de chambre. Il s'agit d'un homme qui a partagé la chambre du premier malade, pendant quatre jours, à Valenciennes, alors que la pathologie respiratoire n'avait pas encore été détectée. Ce patient a été transféré en réanimation, dimanche, à la mi-journée, car "ses besoins en oxygène se sont aggravés", selon le CHRU. Malgré des difficultés à respirer, il n'est pas, à ce stade, placé sous assistance respiratoire.

Peut-on découvrir d'autres cas suspects ?

Une enquête épidémiologique avait été lancée à la suite de la confirmation, mardi, du premier cas d'infection. Au total, 124 personnes au total avaient été identifiées pour des investigations. Cette enquête va désormais être étendue aux "personnes ayant été en contact avec ce nouveau cas d'infection", précise le ministère. En cas de doute sur des symptômes, un numéro vert spécial a été mis en place par le ministère de la Santé : 0800 13 00 00.

En revanche, pour un cas qui restait suspect concernant un jeune homme membre de la famille du premier malade, les résultats sont négatifs, a indiqué le ministère dans la nuit de samedi à dimanche. Par ailleurs, trois membres du personnel soignant (un médecin de Valenciennes et deux membres du centre hospitalier de Douai), dont le cas avait suscité de l'inquiétude, sont hors de danger et ont pu rentrer chez eux samedi.

Comment éviter la propagation du coronavirus ?

Les deux patients infectés sont actuellement placés en isolement, pour réduire le risque de transmission du virus. La ministre de la Santé Marisol Touraine a, par ailleurs, annoncé la mise en place d'un système d'information dans les aéroports internationaux pour les voyageurs à destination de la péninsule arabique. Un tract sera distribué aux comptoirs des compagnies aériennes. Il est notamment recommandé de se laver les mains régulièrement, mais aussi et surtout d'éviter tout contact avec des animaux. Tout en constatant qu'il n'y a, pour l'heure, aucun signe de "transmission soutenue", l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a, elle, décidé d'envoyer une mission en Arabie Saoudite, principal foyer suspecté du coronavirus. Au total, 34 cas confirmés dans le monde de ce nouveau virus ont été notifiés à l'OMS depuis septembre 2012 et 18 personnes en sont mortes, dont 11 en Arabie Saoudite.

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vendredi 10 mai 2013

"L'Eglise protestante unie de France" tient son premier synode à Lyon

Premier synode de l'Eglise Protestante Unie à Lyon

Entretien avec Etienne Tissot, doctorant en thélogie. Emilie Rosso/Pierre Lachaux.

Rassemblement des églises réformées et luthérienne de France, cette nouvelle église protestante tient son premier synode à Lyon du 8 au 12 mai pour élire son conseil national et son président. Les protestants français serait 400 000 à se reconnaître en l'EPUF.

Plus d'un siècle après leurs premières tentatives oecuméniques, l'Eglise Réformée et l'Eglise évangélique luthérienne de France vont célébrer leur récente fusion dans "l'Eglise protestante unie de France" (EPUdF) , le 11 mai au Grand temple de Lyon.

Cet événement festif, "ouvert à tous" se tient en marge du premier synode (du 8 au 12) de cette grande "communion luthéro-réformée", une des trois composantes de la Fédération protestante de France (FPF), avec les Eglises d'Alsace-Lorraine et les Eglises évangéliques.

Faire face aux néo-pentecôtistes

Au-delà d'un rapprochement souhaité, il y a le souci de faire face au développement, spontané, pour ne pas dire échevelé, d'églises "d'un autre type", relevant d'un "néo-pentecôtisme" exubérant, syncrétique, non soumis à une institution, apparu au Brésil et en Afrique et qui fleurit parmi les populations immigrées.

Pour le Pasteur Claude Baty, président de la FPF, à qui doit succéder le pasteur François Clavairoly, le 1er octobre, ce nouveau chapitre vient pallier un certain "éparpillement" du protestantisme, ses églises "n'étant pas régulées par la hiérarchie, comme dans le catholicisme. "Ainsi, quand des églises proches s'unissent, cela va dans le bon sens".

Des divergences sur les sacrements

Du 8 au 12 mai, 220 délégués des dix synodes régionaux, se réunissent à huis clos au Centre Valpré d'Ecully (Rhône), pour aborder la délicate question de la fin de vie, parachever l'adaptation juridique des statuts de leurs 450 églises locales ou paroisses et élire leurs instances nationales.

Le Pasteur Laurent Schlumberger, 55 ans, président du conseil national de l'Eglise réformée de France, devrait devenir le premier président de l'Eglise protestante unie de France, constituée juridiquement depuis l'été 2012.

Cet aboutissement couronne plus d'un siècle de tentatives oecuméniques entre les deux grands courants de la Réforme, née au XVIe siècle, celui d'un Martin Luther (1483-1546), plus centré sur les questions mystiques et pastorales, et celui de Jean Calvin (1509-1564), davantage impliqué dans l'organisation d'une église indépendante du pouvoir.

"La grande affaire qui les a opposés, rappelle le pasteur Schlumberger, a été la compréhension des sacrements, Luther avec une vision plus proche de celle des catholiques, Calvin avec une optique plus symbolique". "Ils se sont à ce point affrontés, que la première tentative de concorde entre Luthériens et Réformés, en 1529, a achoppé sur ce point particulier".

Combien de fidèles ?

Sur 1,7 million de protestants français (3% de la population), environ 800.000 sont affiliés à la Fédération qui regroupe une trentaine d'unions d'Eglises réparties sur plus de 1.400 paroisses. La nouvelle Eglise protestante Unie en compte environ 450, avec 400.000 personnes qui font appel à ses services.

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jeudi 9 mai 2013

Institut Panos Paris: Marie-Soleil Frère, ses mensonges abracadabrantesques, éhontés et déjantés sur les médias congolais

Néocolonialiste et autoproclamée experte, Marie-Soleil Frère n'a aucune crédibilité !

Espionne, experte autoproclamée, néocolonialiste avérée, spécialiste ès balivernes Marie-Soleil Frère poutine en Afrique avec sa vision étriquée pour soit disant ses recherches et écrire ses inepties. Dracula, elle ne vit que du sang des africains. Condescendante, il faut que l'Afrique aille mal pour qu'elle puisse vivre ! Marie-Soleil Frère aime-t-elle plus l'Afrique que les Africains eux mêmes.Prend-t-elle des risques comme les font tous les journalistes congolais au quotidien ? Très facile de jouer à la "Tintine au Congo"! Instrumentalisée par l'Institut Panos Paris, chasseur de financements qui l'emploie, son livre "Le paysage médiatique Congolais . Etat de lieux, enjeux et défis" publié en 2008 que nous venons de découvrir est un torchon impartial éloigné de toute objectivité et très orienté dont l'objectif final n'est rien d'autre que la justification et la recherche du financement. Elle encense les médias et projets soutenus à bout de bras par l'Institut Panos et elle tait volontairement certaines vérités récurrentes sur le paysage médiatique congolais. C'est bien connu, l'Institut Panos Paris, c'est la "Françafrique médiatique". Ce que l'on reproche à la Françafrique politique, cette volonté d'emprise néocoloniale par des néocoloniaux on peut le reprocher aussi à l'Institut Panos Paris, qui pompe l'argent des bailleurs de fonds sur le dos des Africains et sans africains. Sous couvert d'un ONG International, qui n'a pas toujours bonne réputation, des néocoloniaux recherchent constamment de fonds pour justifier leur existence, se transforment en donneurs de leçons de démocratie et ils agissent comme la CIA: coups bas, intrigues, manipulations, partialités , débauchages, manigances, fabrication de fausses preuves, colportage des ragots et rumeurs...Il faut diviser pour mieux régner pour continuer d'exister. Ils ne promeuvent que les bons élèves d'après leur formatage. L'argent de l'institut Panos Paris a-t-il toujours une bonne odeur ? Personnellement je ne suis pas de l'école Panos et je suis très fier de ne pas l'être !

Néocolonialiste et autoproclamée experte, Marie-Soleil Frère n'a aucune crédibilité !

C'est moi qui ai invité pour la première fois Panos Paris en République démocratique du Congo. C'était pour les Festival Fréquences Libres ou le pluralisme radiophonique en mars 2001. C'est après ce festival radiophonique que Pascal Berqué a entrepris le recrutement d'un responsable pour le bureau Kinshasa. L'audition des candidats avait eu lieu dans les paillotes de l'hôtel Invest à Lingwala, Ricky Mapama comme Mwamba wa ba Mulamba, Secrétaire général de JED étaient parmi des candidats valables. Et c'est Baudoin Hamuli qui a été choisi, choix encouragé par Colette Braeckman, la madone du journal belge le soir.

Ce qui est bizarre dans cet ONG donneuse de leçons de démocratie, tous les responsables N°1 de Panos au Congo sont originaires de Bukavu au Kivu à l'Est de la République démocratique du Congo. Après Baudoin Hamuli, c'est fut Steve Matenga et enfin Aziza Bangwene, une ancienne de la radio Mandeleo. Les congolais d'autres provinces du Congo n'ont-ils pas aussi droit d'occuper le poste N°1 de cette organisation ?

Cela fait 28 ans que Pascal Berqué dirige l'Institut Panos Paris après avoir été au Gret. Si l'Institut Panos Paris est un ONG, pourquoi un individu peut le diriger aussi longtemps ? Donneur de leçons de la démocratie, pas pour soi ? Pourquoi Panos Afrique de l'Ouest, Panos Afrique de l'Est et Panos Afrique du sud sont des bureaux indépendants et que Panos RDC dépend encore et toujours de Panos Paris ?

Le livre de Marie-Soleil Frère: "Le paysage médiatique Congolais . Etat de lieux, enjeux et défis", c'est Silence, On désinforme et On discrimine !

Quelques vérités, beaucoup de contre vérités et des vérités tues volontairement !

L'Union européen ayant financée la transition et les élections Louis Michel de 2006, le Gret comme l'Institut Panos Paris étaient financés pour accompagner les médias congolais. Or il y a eu bâillonnement et musellement des journalistes, médias et acteurs politiques de l'opposition par la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) financée, et soutenue par Panos et le Gret. Il n' y a jamais eu condamnation de la déviation outrancière de la HAM. Bien au contraire Marie-Soleil Frère encense cette institution corrompue, déviationniste et prédatrice de la liberté de presse au lieu de la garantir. Marie-Soleil Frère a-t-elle conscience que les congolais ont soif de démocratie et en cela ils méritent respect et considération. Ce qu'elle a encouragé au Congo, elle ne peut jamais le tolérer pour ses compatriotes. Ses balivernes et inepties pour un pays qui cherche à s'approprier son destin, ce n'est pas drôle. Lorsqu'on a eu l'occasion de lire Guy Durandin," l'information, la désinformation et la réalité", Ed. PUF 1993 ou encore Remi Kauffer," l'arme de la désinformation", Grasset 2000 on comprend vite que Marie-Soleil Frère n'a fait que sélectionner des nouvelles allant dans le sens de ses intentions, elle n'a fait que défigurer les informations vraies, elle n' a fait que laisser s'échapper des lambeaux de la vérité en désinformant ses lecteurs. Marie Soleil Frère n'a pas osé dire que c'est pendant qu'il était Président de la Haute Autorité des Médias (HAM), institution d'appui à la démocratie que Modeste Mutinga Mutuishayi a eu le culot de s'octroyé Radio 7 et Télé 7 sans que ni Panos ni le Gret ne lèvent un petit doigt pour dénoncer ce conflit d'intérêt. Pire, corrompu, fourbe et roublard Modeste Mutinga Mutuishayi annula le débat démocratique inscrit dans la Constitution de Transition entre Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba arrivés en lice au premier tour de l'élection présidentielle. Comme Joseph Kabila était le candidat de Louis Michel "Big Loulou", des occidentaux et de la mafia internationale.

Ni le Gret encore Panos ne dénoncèrent cette fourberie. En France peut-on accepter que le débat présidentiel soit annulé par le CSA alors celle-ci doit garantir ce débat ? Pourquoi accepter en République démocratique du Congo, ce que Marie-Soleil Frère ne peut pas accepter en France ni dans un autre pays occidental ? Des journalistes congolais sont-ils de sous-hommes ?

Et comme une grenouille qui saute d'un nénuphar Modeste Mutinga Mutuishayi fut nommé Rapporteur au Sénat, en récompense du bâillonnement des journalistes et médias pour faire gagner Joseph Kabila, là encore silence radio de Panos, complice ! Pourquoi la HAM sous Modeste Mutinga Mutuishayi a-t-elle était pillée par des Congolais ? Il faut des réponses claires sans faux fuyant.

Doit-on être sélective dans la dénonciation comme le fait Marie-Soleil Frère et continuer de donner des leçons aux gens ?

Pour avoir eu le courage le courage de dénoncer les fourberies et la roublardise de la Haute Autorité des Médias (HAM) présidée par Modeste Mutinga Mutuishayi.

Je suis un homme à abattre. Les néocoloniaux savaient que je ne me tairais pas et je continuerai à agir selon ma liberté de conscience.

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mercredi 8 mai 2013

L'édenté de la gare du nord, Léon Lobbitch Kengo et le mukalisé de Londres, Léonard She Okitundu à Kigali !

La France sous occupation par l'Allemagne nazie d'Hitler, le Général de Gaulle ou d'autres autorités françaises s'étaient-ils rendus à Berlin pour serrer la main d'Adolphe Hitler ? Le Rwanda de Paul Kagamé est un pays agresseur, criminel, pillard et receleur de la République démocratique du Congo. Au delà de 8 millions de morts congolais, le Rwanda de Paul Kagamé est un pays pillard des ressources minières du Congo. Le Rwanda est devenu exportateur de plusieurs minerais dont le coltan qui ne se trouve pas dans son sous-sol. Plusieurs rapports des experts de l'ONU pointent du doigt le régime de kigali. Qu'est-ce que les sénateurs illégitimes et illégaux dont leur mandat n'a jamais été prorogé officiellement sont allés faire à Kigali ? Au nom de qui, l'édenté de la gare du nord, Léon Lobbitch Kengo et le mukalisé de Londres , Léonard She Okitundu ont serré la main de Paul Kagamé ? Sans doute pour leur ventre et non au nom des congolais. Sans justice juste pour les congolais, sans réparation pour les préjudices subies comment peut-on négocier avec un Etat génocidaire ?

Kigali, 7 main 2013, Léon Lobbitch Kengo l'édenté de la gare du nord à Paris serrant la main de Paul Kagamé, l'Hitler rwandais

Kigali, 7 mai 2013, Léonard She Okitundu le mutakalisé de Londres avec Paul Kagamé

Léonard She Okitundu, Léon Lobbitch Kengo et Paul Kagamé

Photo de famille

Au cours de leur séjour au Rwanda, la délégation illégitime du Sénat congolais conduite par Léon Lobbitch Kengo a visité les différents camps de prétendus réfugiés congolais installés au Rwanda dont notamment celui de Gihembe.

Dans ce camp des réfugiés, le plus ancien installé dans le Nord du Rwanda depuis 1996, il y aurait parait-il des milliers de congolais d'expression rwandophones.

Depuis quand en République démocratique du Congo, il y a de congolais d'expression rwandophones ? Pourquoi Léon Lobbitch Kengo et Léonard She Okitundu n'ont pris la peine d'aller à Rutshuru , Kanyabayonga, Lubero, Luofuou ... territoires occupés par la soldatesque rwandaise pille, viole, tue, assassine, extermine, esclavagise la population congolaise, voir la souffrance de nos compatriotes aurait-été instructif pour nos fameux sénateurs qui sont payés pour ne rien faire. Ils ont fait le choix d'aller chez les bourreaux du peuple congolais, quel message transmettent-ils à notre peuple ?

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mardi 7 mai 2013

Léon Lobbitch Kengo "L'édenté de la gare du nord à Paris", des sénateurs godillots et corrompus sont-ils légitimes ?

Léon Lobbitch Kengo, l'édenté de la gare du nord à Paris et président illégitime du Sénat congolais

La République démocratique du Congo n'est pas un pays normal. Dans le monde entier, une élection veut dire remettre le compteur à zéro ! Comment doit-on accepter que Léonbitch Kengo, l'édenté de la gare du nord, l'impopulaire président du président du Sénat congolais pour mieux diviser l'opposition s'est hasarder à se présenter à l'élection présidentielle du 28 novembre 2011, à un tour après tripatouillage de la Constitution de Liège, n'a obtenu, Léon Lobbitch Kengo wa Dondo n'a obtenu que 898.362 voix, soit 4,95 % ! Après son échec cuisant face au suffrage universelle des Congolais du 28 novembre 2011, grâce à son deal avec l'imposteur Joseph Kabila, Léon Lobbitch Kengo a repris le perchoir du Sénat comme si de rien n'était. Illégitimement et illégalement installé, pourquoi aucun journal, aucune radio et télévision ne remet en question le comportement de Léon Lobbitch Kengo? La majorité des médias appartiennent aux Mammouths Joséphistes. Le josephisme, c'est la camorra politique, un système mafieux entre ceux qui avaient traversé à pied pour fuir le Congo "les Dinosaures Mobutistes" , sont revenus en force et soutiennent la fausseté, les magouilles, l'imposture et l'usurpation...et tous ceux qui ont fait du Kadogo, Joseph Kabila, un OVNI au Congo, leur petit dieu.

Immédiatement après son retour d'exil avec l'appui de Paul Kagamé, Léonbitch Kengo sans parti politique a été élu président du Sénat au Congo. Le dinosaure Mobutiste est devenu un mammouth Josephiste patenté. Pour le perchoir, il avait battu par 55 voix contre 49 dès le premier tour, son challenger Léonard She Okitundu pourtant favori compte tenu de la supériorité numérique de l’Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP). Léonbitch Kengo y était arrivé par la corruption. L'argent avait circulé, corrompus les sénateurs godillots avaient jeté leur dévolu sur l'ancien Premier ministre Mobutiste sans tenir compte du consigne de vote de l'AMP. La fameuse surprenante victoire, de celui qui sera édenté à la Gare du nord à Paris par les Résistants -Patriotes-Combattants Congolais, était en contraste avec la supériorité numérique de l’AMP à la Chambre haute du Parlement. La corruption ne s'était pas seulement fait remarqué à la chambre haute. La transhumance politique était de même nature que celle qui avait justifié la débâcle de l’Union Pour la Nation lors des élections à l’Assemblée Provinciale de Kinshasa avec l'élection d'André Kimbuta comme gouverneur de la ville de Kinshasa au détriment de l’Union Pour la Nation. Si Léonbitch Kengo est illégitime que vaut toutes les lois auxquelles il a apposé sa pauvre signature ? Que vaut le Sénat congolais dont on sait que la majorité avait corrompu sous Malu Malu des députés provinciaux avec l'argent, motos, groupes électrogènes etc... L'Article 105 de la Constitution de Liège stipule que "Le sénateur est élu pour un mandat de cinq ans". Les Sénateurs ont 7 ans d'exercice sans renouvellement de mandat, sont-ils encore légitimes ?

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Hollande évoque un remaniement

François Hollande assure dans un entretien accordé à Paris Match qu'un remaniement ministériel viendra "en son temps", soulignant que "personne n'est protégé dans le gouvernement". "Un jour, des choix et aménagements auront à être faits. Mais j'ai besoin de tous", explique le chef de l'Etat dans l'hebdomadaire à paraître mercredi.

François Hollande, un an de présidence de la République.

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Selon lui, "personne n'est protégé dans le gouvernement. Personne n'a d'immunité", y compris le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, troisième homme de la primaire socialiste. Le président apporte cependant son soutien, comme avant lui Jean-Marc Ayrault et la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, à la position de M. Montebourg dans le dossier Dailymotion. "Il y avait un risque de perdre cette entreprise française. L'idée était de nouer un partenariat avec Yahoo! qui l'a, pour le moment, refusé", explique M. Hollande.

Sans préciser de date, M. Hollande indique que "le remaniement viendra en son temps". "Aujourd'hui, ce sont des résultats que les Français attendent. Cette équipe doit en produire sur le chômage, le logement, la consommation, l'éducation, la place de la France dans le monde", fait-il valoir.

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lundi 6 mai 2013

Un an de Hollande : Intervention du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault lors de la réunion de travail avec le gouvernement à l'Elysée

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault (1er plan de dos D) face à François Hollande (3e G), le 6 mai 2013 à l'Elysée à Paris

Le "séminaire" gouvernemental organisé par François Hollande à l'Elysée, le 6 mai 2013 à Paris

Intervention du Premier ministre, lors de la réunion de travail avec le gouvernement à l'Elysée, lundi 6 mai 2013

M. le président de la République,

- Vous avez fixé les priorités.

- Vous pouvez compter sur ma détermination, et sur la mobilisation de tous les membres du gouvernement ici présents. Je veux d’abord insister sur notre méthode.

Nous demandons beaucoup d’efforts aux Français, nous devons être irréprochables sur la méthode.

- Notre méthode, c’est d’abord le dialogue. Il y a un rendez-vous que nous nous sommes fixés : la conférence sociale, dont la 2ème se tiendra les 20 et 21 juin prochains. Avec les ministres concernés, je débuterai les entretiens bilatéraux la semaine prochaine.

- Le dialogue n’exclut pas la rapidité d’exécution. Chaque ministre doit s’investir personnellement dans la mise en oeuvre des décisions, et notamment la modernisation de l’action publique (MAP), qui concerne l’évaluation des politiques publiques ; dans ce cadre, la simplification des normes et des organisations sera déterminante.

- Nous devons être créatifs. La solution à un problème n’est pas forcément une nouvelle dépense, un nouvel impôt, une nouvelle taxe ou une nouvelle norme.

Garder le cap est une nécessité c’est la condition de la confiance. Nous sommes à l’offensive, pas sur la défensive. Lorsque chaque ministre s’exprime, il faut donc resituer le sujet dans son ensemble, et dans sa cohérence.

La bataille de l’emploi est notre priorité n°1.

Nous devons inverser la courbe du chômage avant la fin de l’année. Nous pouvons y parvenir.

- Nous avons créé de nouveaux dispositifs dans des temps record. Ils doivent monter en puissance : emplois d’avenir, contrats de génération, et loi sur la sécurisation de l’emploi. Je vous invite à vous mobiliser et à mobiliser les élus locaux.

- Pour créer de l’emploi, il faut aussi et surtout relancer la machine économique. Le pacte de compétitivité et les 35 mesures doivent être mis en oeuvre notamment le CICE. Il faut les promouvoir sans relâche.

- Notre stratégie d’investissement est au coeur de cette bataille pour la croissance et l’emploi. Nous avons dégagé des priorités et des moyens (le très haut débit, le Nouveau Grand Paris, le logement, la rénovation thermique, les transports etc.).

Maintenant il faut mettre en oeuvre.

- Cette stratégie d’investissement bâtit également un nouveau modèle croissance. C’est le sens du débat sur la transition énergétique, qui doit nous mobiliser pleinement et se clôturera à l’automne.

Cette politique en faveur de la croissance et de l’emploi repose sur la mobilisation de tous.

- Sur la mobilisation des entreprises. Ce que vous avez annoncé lors des Assises de l’entrepreneuriat, nous devrons le mettre en oeuvre ; c’est la base de la confiance.

- Sur la mobilisation des collectivités locales. Nous procèderons en 3 temps dans la réforme de décentralisation. C’était nécessaire en raison de sa complexité. Nous conforterons les régions dans leur rôle d’aide aux entreprises et de formation professionnelle. Les nouveaux contrats Etat-régions, dont nous lancerons la préparation dans les semaines à venir et qui seront signés avant l’été 2014, seront centrés sur la compétitivité et l’emploi.

- Sur la mobilisation des banques et de l’ensemble des acteurs du financement de l’économie. Nous avons profondément réformé les financements publics (création de la Banque Publique d’Investissement et réforme du financement des collectivités locales qui ouvrent autant de moyens pour le financement à long terme), et privés (la loi bancaire et la réforme des financements exports). La réforme de la fiscalité de l’épargne viendra compléter cette réforme.

Nous devons mettre en oeuvre le sérieux budgétaire tout en refusant l’austérité.

Il ne doit pas y avoir d’ambiguïté. La maîtrise des dépenses, compte tenu de l’effort fiscal que nous avons demandé aux Français, et que nous n’augmenterons pas davantage à part sur les niches fiscales, est indispensable. Le budget 2014 devra mettre en oeuvre les économies prévues dans ma lettre de cadrage.

C’est ce sérieux budgétaire et la coopération avec nos partenaires qui nous permettent de promouvoir de manière crédible le soutien à la croissance en Europe et en France. La décision récente de la Commission, qui est le fruit d’un combat engagé dès le 15 mai 2012, vient de le confirmer.

La lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, Il faut l’accentuer Il faut profiter de la dynamique actuelle, dans toutes les enceintes, en France, au niveau de l’Union européenne, et dans les instances du G8, du G20 et de l’OCDE. Il ne faut pas relâcher la pression.

Nous devons poursuivre la réforme de notre modèle de protection sociale.

Nous devons revendiquer la différence avec la droite et l’extrême droite. Nous ne voulons pas casser ce modèle, mais le sauver, le réinventer, à condition de le réformer.

- La concertation sur l’avenir du système de retraite sera lancée lors de la conférence sociale. La réforme globale sera discutée par le Parlement à l’automne 2013.

- Nous avons lancé la stratégie nationale de santé elle devra être précisée et déclinée en juin prochain.

- Nous annoncerons d’ici un mois nos mesures sur la politique familiale. Elles incluront des dispositions sur la petite enfance et l’accueil dans les crèches

- Nous devrons également lancer la réforme de la formation professionnelle, et mettre en oeuvre les mesures du plan pluriannuel contre la pauvreté. Concernant le chantier de rénovation de la vie publique et le chantier de la transparence

- C’est d’abord le projet de loi sur la transparence de la vie publique, qui sera examiné par le Parlement dans les semaines à venir.

- C’est ensuite l’interdiction du cumul du mandat de parlementaire avec une fonction exécutive locale, ainsi que la réforme du Conseil supérieur de la magistrature et l’inscription dans la loi de la fin des instructions individuelles aux parquets. - Ce sont enfin les projets de loi renforçant l’indépendance du CSA et de l’audiovisuel public, ainsi que la protection des sources des journalistes.

Vous avez, M. le président de la République, fixé un objectif, redonner espoir à la jeunesse.

- Nous devons réussir la mise en oeuvre des 47 mesures concrètes et précises décidées lors du Comité interministériel de la jeunesse du 21 février dernier.

- La loi sur la refondation de l’école sera adoptée avant l’été. Les parents nous attendent maintenant sur la mise en oeuvre, avec les collectivités locales, de la réforme des rythmes éducatifs, et la transformation des méthodes pédagogiques. La rentrée 2013, ce sera notre 1ère rentrée, doit bien se passer. Elle sera déterminante pour la confiance des Français dans notre capacité à conduire des réformes.

- Nous devons également nous mobiliser sur l’objectif de diviser par deux le nombre de jeunes sortant sans qualification du système scolaire d’ici la fin du quinquennat. - 2013 sera également l’année de la nouvelle loi sur l’enseignement supérieur et la recherche.

Pour conclure, plusieurs chantiers essentiels pour améliorer le quotidien des Français

- Le chantier de la sécurité, tout d’abord. Nous avons engagé une politique de lutte contre la délinquance plus qualitative, et mieux articulée en interministériel et avec les collectivités locales. Les Français en attendent maintenant les premiers résultats. Les choix que nous avons faits sont les bons.

- Nous présenterons dans les prochains mois une nouvelle politique pénale, plus efficace dans la lutte contre la délinquance et la récidive. Ce sera une clé pour la confiance de l’opinion dans notre capacité à apporter des solutions durables aux problèmes de sécurité.

- Dans le domaine du logement, nous avons déjà engagé des réformes. Nous irons plus loin avec le projet de loi en préparation, qui permettra notamment d’agir sur le niveau des loyers.

- Dans le domaine des transports, où la revue des investissements est en cours, nous donnerons la priorité aux attentes quotidiennes de nos concitoyens en matière de régularité et de fréquence. La réforme ferroviaire doit également permettre d’améliorer la qualité du service ; ce sera une réforme partagée avec les responsables des entreprises et les salariés. Elle sera prête cet été, pour être examinée par le Parlement à l’automne.

Conclusion

J’aurais pu, M. le président de la République, évoquer de nombreux autres chantiers, sur lesquels nous allons nous mobiliser dans les mois à venir. Notamment sur le terrain diplomatique, où j’insisterai sur un point : nos déplacements visent à tisser des liens étroits avec les pays émergents et les puissances moyennes, notamment d’Asie et d’Amérique Latine. Ce sont autant de possibilités de développement des échanges et de croissance. Je voudrais remercier l’ensemble des membres du gouvernement pour leur constance et leur détermination.

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Hollande annonce un prochain plan d'investissement sur dix ans

Jean-Marc Ayrault et François Hollande le 6 mai 2013 à l'Elysée

Jean-Marc Ayrault présentera prochainement ce plan, décliné en trois axes : emploi, jeunesse et avenir.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault présentera «dans les prochaines semaines» un plan d’investissements «pour les 10 ans qui viennent», a annoncé lundi François Hollande, s’exprimant devant ses ministres réunis en séminaire à l’Elysée.

Fixant au gouvernement trois grandes priorités pour l’année qui vient, le président de la République a cité dans l’ordre «la bataille pour l’emploi», «la jeunesse» et «la préparation de l’avenir», via le soutien à l’activité et à l’investissement.

«Le Premier ministre présentera dans les prochaines semaines un plan d’investissements pour les 10 ans qui viennent. Il concernera le numérique, la transition énergétique, la santé, les grandes infrastructures et, d’une manière générale, les nouvelles technologies», a déclaré François Hollande selon une copie communiquée à la presse de son propos liminaire lors du séminaire.

Décrivant, un an jour pour jour après son élection à l’Elysée, l’état dans lequel il a trouvé le pays - «rongé par les déficits, alourdi par la dette, affaibli par la perte de compétitivité, mais surtout hanté par l’augmentation continue du chômage depuis cinq ans» - le chef de l’Etat a rappelé les grandes réformes entreprises sous son autorité et celle de Jean-Marc Ayrault depuis un an, et leurs «quatre choix majeurs» : «sérieux budgétaire», «pacte de compétitivité», «maîtrise de la finance» via la création de la Banque publique d’investissement (BPI) et la réforme bancaire, «réforme du marché du travail».

«L’année qui vient doit être celle des résultats. Je dis bien des résultats : sur le chômage, sur le logement, sur l’école, mais aussi le retour de la croissance, sur la maîtrise de la dépense et donc sur le niveau des prélèvements», a insisté le chef de l’Etat.

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Un an après son élection, Hollande veut une accélération des réformes

François Hollande et Jean-Marc Ayrault sortent de l'Elysée, le 6 mai 2013 à Paris

Un an jour pour jour après son élection, François Hollande a inauguré lundi, devant un "séminaire" du gouvernement à l'Elysée, "l'an II" de son quinquennat avec deux priorités, accélérer le rythme desréformes et produire les premiers "résultats" concrets sur le front du chômage, mais sans annonce majeure.

"Un an c'est court, mais quatre ans, ce n'est pas long, voilà l'enjeu!" a lancé le chef de l'Etat devant 34 des 37 membres de l'équipe de Jean-Marc Ayrault réunis dans le Jardin d'hiver du palais présidentiel, avant de partager un "déjeuner de travail".

Le gouvernement doit "maîtriser" le temps, ce qui ne signifie "pas le retenir" mais au contraire "l'accélérer", a-t-il insisté.

Pour François Hollande, "l'année qui vient doit être celle des résultats", "sur le chômage, sur le logement, sur l'école, mais aussi le retour de la croissance, sur la maîtrise de la dépense et donc sur le niveau des prélèvements".

Usant volontiers d'un vocabulaire martial, il a fait de la "bataille pour l'emploi" la mère de toutes les batailles. Au gouvernement, instamment prié de passer "à l'offensive", il a fixé deux autres objectifs, la jeunesse et la "préparation de l'avenir". Le Premier ministre présentera ainsi "dans les prochaines semaines" un "plan d'investissement pour les 10 ans qui viennent".

Ce plan associant des fonds "publics et privés" sera a priori annoncé "avant l'été", selon la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem, et comportera quelques "précisions" sur la "transition énergétique" ou la santé, avec un "grand plan hôpital", mais la plupart des mesures sont déjà sur la table, comme sur le numérique ou les grandes infrastructures. A des fins d'investissement, le gouvernement envisage de réduire la participation de l'Etat dans le capital de certaines entreprises publiques, avait déclaré dimanche Jean-Marc Ayrault. Récemment des parts ont été cédées dans Safran et EADS.

Devant les ministres, le chef de l'Etat a dit avoir trouvé l'an dernier un pays "rongé par les déficits, alourdi par la dette, affaibli par la perte de compétitivité, mais surtout hanté par l'augmentation continue du chômage depuis cinq ans".

Il a rappelé les "quatre choix majeurs" de sa première année au pouvoir: "sérieux budgétaire", "pacte de compétitivité", "maîtrise de la finance" via la création de la Banque publique d'investissement (BPI) et la réforme bancaire, ainsi que la "réforme du marché du travail".

Après cette phase de "redressement" pendant laquelle "des réformes difficiles mais indispensables" ont été conduites, François Hollande entend entamer dès que possible une "phase de dépassement, pour permettre de changer de modèle, et, de vivre mieux".

Outre le plan décennal d'investissement, le chef de l'Etat a évoqué plusieurs réformes, dont celle de la formation professionnelle et celle des retraites. La réforme des retraites sera débattue au Parlement "à l'automne 2013", a dit M. Ayrault, précisant aussi les nouvelles mesures sur les allocations familiales seraient annoncées "d'ici un mois".

Dans un contexte de chômage record et de crise économique, l'exécutif s'est gardé d'une quelconque célébration de ce premier anniversaire. Les ministres ont quitté l'Elysée groupés, sans doute pour signifier une cohésion gouvernementale encore mise à mal la semaine dernière par une anicroche entre Pierre Moscovici (Economie) et Arnaud Montebourg (Redressement productif) autour du dossier Dailymotion, laissant à Najat Vallaud-Belkacem, seule, le soin de s'exprimer.

Toujours malmenés dans les sondages, François Hollande et Jean-Marc Ayrault sont confrontés à un feu roulant de critiques sur leur gauche comme sur leur droite, mais aussi au désamour des Français.

Plus des trois quarts (76%) d’entre eux jugent le bilan de l’action du chef de l’Etat plutôt négatif un an après son élection, selon un sondage TNS Sofres pour i>TELE publié lundi. Selon le baromètre mensuel Ipsos-Le Point, M. Ayrault, avec 24% d’avis favorables en mai (-4 points par rapport à avril), «frôle le record d’impopularité mesuré pour un Premier ministre», depuis 1996.

Au lendemain de la grosse manifestation parisienne du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, s’en est une nouvelle pris à la politique économique et sociale du gouvernement.

Au Premier ministre, qui avait assuré dimanche soir ne pas conduire de politique d’austérité, l’ancien candidat à la présidentielle a rétorqué que «petit à petit, la nation se vide de son sang».

A droite, l’ex-Premier ministre François Fillon a dénoncé un triple «échec» économique, politique et moral du quinquennat. En meeting à Nîmes, Jean-François Copé a utilisé le même terme: «l’échec. Echec complet. Echec profond. Echec cuisant».

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L'Italie raciste et xénophobe contre Cécile Kyenge, la nouvelle ministre de l'intégration !

La 6ème région de l'Afrique (Afrique du Nord, Afrique de l'Ouest, Afrique centrale, Afrique de l'Est et Afrique Australe), c'est sa diaspora éparpillée à travers le monde. Il est étonnant qu'on demande aux africains de s'intégrer dans les sociétés occidentales qui les accueillent et lorsqu'ils les sont de voir surgir et se manifester le racisme abject et la xénophobie déroutante au grand jour. "Singe congolaise, Zulu, gouvernante puante, négresse anti-italienne, vilaine petite noire et même ministre du bounga-bounga..." C’est en ces termes inacceptables, inadmissibles et condamnables que des parlementaires italiens ont accueillis la nouvelle ministre de l’intégration d’origine congolaise Cecile Kyenge Kashetu restée stupéfaite face à autant de manifestation de haine. Comme la majorité des africains qui se sont déchaînes dans les réseaux sociaux pour dénoncer la haine gratuite du pays de la mafia, Réveil FM International soutient sans faille la ministre Cécile Kyenge qui ne s'est pas autoproclamée Ministre de l'Intégration en Italie mais qui a été proposée et nommée par une autre Italie non mussolinienne et non raciste. Si Cécile Kyenge est ministre, ce qu'elle le mérite !

Cécile Kyenge, ministre de l'intégration de l'Italie

Cécile Kyenge a fait ses études universitaires, elle est mariée à un italien et ses enfants sont italiens. Ils ne faudrait pas que les italiens aient une mémoire trop courte ". Ils ont eu des contrats juteux en République démocratique du Congo sous Mobutu: La sidérurgie de Maluku, ces sont les Italiens qui l'ont géré. L'installation des pylônes d'électricité Inga-Shaba, n'est-ce pas les Italiens qui l'ont installé et ils ont été payés par l'Etat zaïrois. Depuis juin 2008, s'arrangeant avec le régime totalitaire de Joseph Kabila, la firme italienne Teleconsult n'a-t-elle pas pris la télécommunication du Congo en otage avec l'installation de son pylône de 150 m érigé au centre d'émission de Binza-Pigeon, à l'ouest de Kinshasa ? Cécile Kyengé, première femme noire ministre en Italie, a répliqué aux insultes sexistes et racistes en se disant fière d’être noire et en estimant que l’Italie n’était pas un pays raciste.

Nommée ministre de l’Intégration dans le gouvernement d’Enrico Letta formé le week-end dernier, Cécile Kyengé, ophtalmologiste originaire de la République démocratique du Congo (RDC) a obtenu la citoyenneté italienne par son mariage. Mais depuis sa nomination, elle est la cible de mouvements d’extrême-droite qui se déchaînent sur la blogosphère, où elle est traitée de « guenon congolaise » ou appelée « la Zouloue » ou « la Noire anti-italienne ».

Des insultes ont également été proférées par un député européen, Mario Borghezio, élu de la Ligue du Nord. Le gouvernement Letta, a-t-il dit, est un « gouvernement bonga bonga » – une allusion aux soirées « bunga bunga » de Silvio Berlusconi. Quant à Cécile Kyengé, a-t-il ajouté, elle est sans doute « une bonne femme au foyer, mais pas une ministre ».

Le gouvernement a ordonné l’ouverture d’une enquête sur ces insultes, demandée par la ministre de l’Egalité des droits, Josefa Idem, une Allemande naturalisée italienne par son mariage.

La présidente de la Chambre des députés, Laura Boldrini, a dénoncé elle des « vulgarités racistes ».

Cécile Kyengé a indiqué elle qu’elle défendrait un projet de réforme de la citoyenneté, qui l’accorderait automatiquement aux enfants nés en Italie de parents immigrés sans attendre leurs dix-huit ans pour déposer une demande de naturalisation.

« Je suis arrivée seule en Italie à l’âge de 18 ans et je ne crois pas qu’on doive céder devant les obstacles », a dit la ministre.

Elle demande également qu’on cesse de dire qu’elle est une femme « de couleur », ainsi que le font des médias italiens. « Je ne suis pas une femme de couleur, je suis noire et je le dis avec fierté. »

De sa propre expérience, elle observe que son pays d’adoption n’est pas un pays raciste – « l’Italie a une tradition d’accueil et d’hospitalité. Il nous faut reconnaître ces traditions et les mettre quotidiennement en application. »

Cécile Kyengé n’est cependant pas la première personnalité publique noire à être confrontée au racisme.

Né de parents ghanéens en Sicile et adopté par une famille italienne, le footballeur Mario Balotelli, star du Milan AC et de la sélection nationale, a lui aussi essuyé des insultes et des cris de singe dans des stades, en Italie ou ailleurs.

« Il n’existe pas d’Italiens noirs », ont scandé des supporters d’un club rival lors d’un match.

Avant lui, le basketteur Carlton Myers, né d’un père originaire des Antilles britanniques et d’une mère italienne, champion d’Europe en 1999 et porte-drapeau de la délégation italienne aux Jeux olympiques de Sydney, en 2000, avait également eu maille à partir dans des salles.

Dans un communiqué diffusé sur le site du Milan AC, Mario Balotelli a salué dans la nomination de Cécile Kyengé « un grand pas de plus vers une société italienne plus civile, plus responsables et consciente de la nécessité d’une meilleure intégration ». Laura Boldrini estime elle que les insultes visant Cécile Kyengé, une des sept femmes ministres du gouvernement Letta, un record, procèdent également du fait qu’elle est précisément une femme.

« Lorsqu'une femme assume une responsabilité publique, elle est la cible d’agressions sexistes qui usent toujours du même lexique, celui de l’humiliation et de la soumission », a dit vendredi dans les colonnes de La Repubblica la présidente de la Chambre des députés, qui dit avoir reçu elle-même des menaces de mort.

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Katanga: la crise oubliée du "triangle de la mort", défis de la protection des civils !

Oui le Katanga, c'est la prétendue région d'origine du fameux Joseph kabila, cela montre quel attachement il a envers son pays ! Le Katanga c'est aussi la province où Joseph Kabila a fait ses meilleurs score à la présidentiel d'après la CENI de Daniel Ngoyi Mulunda: 110% lors de second hold-up électoral de novembre 2011. Seuls des flagorneurs, des encenseurs de mauvais goût et des lobbyistes mafieux pour se voiler la face et se vautrer dans leurs mensonges affirment encore sans rire que le Katanga est le fief de Joseph Kabila. Le fief de ce dernier c'est Kingakati à 80 km de Kinshasa, dans le plateau des Bateké. Au Katanga, Joseph Kabila a plusieurs contentieux avec des Katangais dont l'assassinat de M'zée Laurent Kabila non encore élucidé 11 ans après, l'assassinat d'Aimée Kabila , la fille aînée de feu président M’zée Laurent-Désiré Kabila, a qui on a renié la filiation, arraché son passeport diplomatique et le pouvoir de Kinshasa avait dissuadé la famille de ne pas participer au deuil d’Aimée Kabila. Ceux qui aujourd'hui veulent couper le Katanga du Congo sont simplement nostalgiques de l'époque sécessionniste de MoïseTshombé et se fourrent le doigt dans l'oeil. Les Katangais sont congolais et souffrent autant que les autres congolais !

Depuis son évasion de la prison de Lubumbashi, Gédéon Kyungu, l'intouchable chef Maï-Maï sème la mort et désolation dans le Katanga, au su et au de l'Etat congolais. Photo Réveil FM, archives

Le Katanga, c'est aussi cette image d'un village abandonné à lui-même: sans route, sans eau ni électricité !

Dans un rapport publié le 22 avril, l’Ocha lance un cri d’alarme sur la "crise oubliée du triangle de la mort" au Katanga où, entre les territoires de Manono, Mitwaba et Pweto, miliciens et certains éléments de l’armée régulière congolaise tuent, pillent et violent en toute impunité. Quasiment sous les yeux d’une mission onusienne aux effectifs réduits dans cette partie de la RDC.

Silence, on viole ! « Cinquante femmes et vingt filles ont été séparées de leur famille pendant deux jours par les soldats des FARDC [armée congolaise, NDRL], et violées à plusieurs reprises ». Cette scène rapportée dans le dernier rapport de l’Ocha (Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU), publié le 22 avril, remonte au 29 février 2012 à Shamwana, dans la province du Katanga. Une parmi tant d’autres, qui reflètent selon l’ONU le quotidien des civils pris en otage dans le « triangle de la mort », zone du Katanga située entre les territoires de Manono, Mitwaba et Pweto.

Dans cette partie « instable » de la RDC, « une population qui ne s’est pas enfuie pendant ou après une attaque des Maï-Maï [les miliciens locaux, NDRL] ne manquera pas de s’enfuir quand les forces armées congolaises essayeront de rétablir l’autorité, car les civils ont peur d’être pris pour des sympathisants des [miliciens] et, par conséquent, d’être pris pour cible », remarquent les acteurs humanitaires cités dans le rapport.

FARDC : "un danger pour les civils"

Des exactions que l’armée régulière tente souvent de ranger dans la catégorie « dommages collatéraux » de la guerre contre les miliciens. Mais aujourd’hui, souligne l’Ocha, « des informations faisant état d’attaques indiscriminées contre les civils, de viols, de pillages et d’incendies des maisons prouvent que certains éléments des FARDC constituent un danger pour la population civile ».

L’agence onusienne reconnaît cependant que ce sont les anciens combattants du seigneur de guerre Kyungu Mutanga alias « Gédéon », arrêté, puis condamné à mort pour crimes contre l’humanité en 2007 et aujourd'hui en cavale, qui sont les « principaux facteurs d’instabilité » dans le nord du Katanga. Sans compter les Kata Katanga, ces autres miliciens sécessionnistes qui réclament l’indépendance de la province minière. Ces derniers, armés d’un AK 47, de flèches et de couteaux, sont même parvenus, le 23 mars, à entrer dans la ville de Lubumbashi, avant de se rendre à la base de la mission onusienne sur place.

Explosion du nombre des déplacés

Une situation qui a une nouvelle fois mis à nu l’incapacité des forces gouvernementales, mais aussi de celles de la Monusco, à sécuriser les populations dans la partie sud de la RDC. Une région où, paradoxalement, malgré les « plaidoyers » des humanitaires qui appellent depuis 2012 à un renforcement de la présence des troupes onusiennes, « [leur] déploiement total a été réduit au Katanga de 750 à 450 Casques bleus » depuis 2010. Dans le même temps, le nombre des déplacés internes n’a, lui, cessé d’augmenter.

Ils seraient aujourd’hui « près de 354 000 » dans la plus riche province congolaise. « Une augmentation de 452 % » par rapport aux données de fin 2011, indiquent les Comités de mouvement de population (CPM) chargés de recueillir les données des agents humanitaires travaillant dans les zones affectées.

De son côté, la Monusco reconnaît n’avoir pas d’« effectifs conséquents » dans le Katanga. « 94 % de nos hommes sont déployés dans la partie est du pays où une quarantaine de groupes armés sèment chaque jour la terreur dans les villages du Kivu », se justifie le lieutenant-colonel Félix Basse, porte-parole militaire de la mission onusienne en RDC. Difficile, visiblement, pour les quelque 17 000 Casques bleus d’être sur tous les terrains dans un pays-continent, quatre fois plus grand que la France.

Voici le rapport d'Ocha:

La situation au centre du Katanga est instable depuis l'évasion de prison du commandant Mayi-Mayi Gédéon Mtanga en septembre 2011. Depuis, il a remobilisés combattants et recruté des enfants soldats qui ont mené des attaques contre des villages situés dans les territoires de Manono, Pweto et Mitwaba - le « triangle de la mort ». Alors que Gédéon et ses combattants, ainsi que le groupe nouvellement créé des Mayi-Mayi Kata-Katanga qui prétendent se battre pour l'indépendance du Katanga - leur nom signifie « à couper du Katanga"- sont les principaux moteurs de l'instabilité, l'armée nationale a également été impliquée dans un grand nombre de violations contre les civils. Produit par le Bureau pour la Coordination des affaires humanitaires et le groupe de Protection en RDC, le rapport examine les défis de la protection des civils dans cette province minière. Un nombre de recommandations est formulé à l'endroit des autorités congolaises, de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation (MONUSCO), des donateurs, et des acteurs humanitaires.

La situation au centre du Katanga est instable depuis que le commandant Mayi-Mayi, connu sous le nom de Gédéon Mutanga, s’est évadé de prison en septembre 2011. Gédéon dirigeait un groupe de combattants Mayi-Mayi de 2002 à 2007 connu pour sa violence et ses attaques indiscriminées contre la population civile. De retour dans son ancien fief situé entre Mitwaba et Manono, il a remobilisé un grand nombre de ses anciens combattants et recruté de force un grand nombre d’enfants. Au cours de cette seconde phase de belligérance, les attaques se sont surtout concentrées sur les villages dans le “triangle de la mort”, une zone située entre les territoires de Manono, Mitwaba et Pweto.

Les violences se sont également étendues sur les territoires jadis stables de Malemba- Nkulu, Lubudi et Kambove.

La capacité des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des forces de maintien de la paix des Nations Unies (MONUSCO) à sécuriser ces régions est limitée. En outre, il est difficile d’entrer en contact avec les groupes Mayi-Mayi en raison de l’absence d’une hiérarchie bien définie.

Bien que Gedeon et ses combattants, ainsi que le tout nouveau groupe Mayi-Mayi Kata-Katanga qui déclare se battre pour l’indépendance du Katanga – son nom signifie “séparer le Katanga”– soient les principaux facteurs d’instabilité, l’armée nationale est aussi accusée d’un grand nombre de violations contre les populations civiles.

Même si les attaques des FARDC sont considérées comme “dommages collatéraux” dans la lutte contre les groupes Mayi-Mayi, des informations faisant état d’attaques indiscriminées contre les civils, de viols, de pillages et d’incendies de maisons prouvent que certains éléments de l’armée constituent un danger pour la population civile.

Les acteurs humanitaires ont remarqué qu’une population qui ne s’est pas enfuie pendant ou après une attaque des Mayi-Mayi ne manquera pas de s’enfuir quand les Forces armées de la RDC essayeront de rétablir l’autorité, car les civils ont peur d’être pris pour des sympathisants des Mayi-Mayi et, par conséquent, d’être pris pour cible.

Il convient cependant de noter qu’étant donnée l’importance stratégique du Katanga dans l’économie congolaise par sa richesse minière, et dans la géopolitique car elle est la province d’origine du Président, les autorités, tant au niveau national que provincial, ont mis du temps à reconnaitre l’urgence de la situation actuelle.

Les efforts de plaidoyer continu des agents humanitaires en 2012 recommandant le déploiement de la MONUSCO à Mitwaba ne se sont pas concrétisés en raison de la capacité limitée de la MONUSCO, et- pas moins important- de la résistance des autorités nationales. 70 casques bleus de l’ONU sont postés à Moba et Manono, une région abritant plus de 304 500 personnes déplacées. Le déploiement total a été réduit au Katanga de 750 à 450 casques bleus, suite à la révision du mandat de la MONUSCO en 2010.

La majorité des forces est concentrée dans les régions du nord, autour du lac Tanganyika.

Protection des civils: Le terme Mayi-Mayi signifie “eau” en Lingala et vient de la croyance parmi les combattants que l’eau les rendra invincibles. La première référence est apparue lors de l’insurrection contre le gouvernement après l’assassinat de Patrice Lumumba en 1961.

De nombreuses violations des droits de l’homme et du Droit international humanitaire (IHL) ont été enregistrées en 2012, et au cours des premiers mois de 2013. Des combattants Mayi-Mayi sont accusés de meurtres, d’enlèvements, de violences sexuelles et de recrutements forcés, en particulier d’enfants, ainsi que de pillages et destruction de biens. Les allégations de recrutement massif d’enfants ont été confirmées lors de la reddition le 23 mars dernier des combattants Mayi-Mayi à Lubumbashi. Sur les 242 combattants qui se sont rendus, 70 se sont avérés être des enfants.

Les allégations contre les FARDC comprennent des exécutions extrajudiciaires, des tortures ou des traitements cruels et inhumains, des violences sexuelles, des extorsions, et la destruction de biens.

Certaines de ces violations auraient été commises contre des civils en représailles pour leur collaboration supposée avec les Mayi-Mayi.

Les allégations les plus graves ont eu lieu après l’attaque Mayi-Mayi du village de Shamwana (situé au centre du “triangle”, à 150 km au sud-est de Manono) dans le Territoire de Manono le 29 février 2012, quand 50 femmes et 20 filles ont été séparées de leur famille pendant deux jours par les soldats FARDC et violées à plusieurs reprises.

Du 6 au 7 mars 2012 sept femmes auraient également été violées par des FARDC qui patrouillaient sur l’axe Shamwana -Kankole.

Au moment de ces violations les ONG basées dans la région avaient été évacuées et l’unique possibilité d’accès aux survivantes était par hélicoptère à Manono, suivi d’un trajet en voiture de 170 km dans une région extrêmement dangereuse. Ceci étant, le manque de moyens s’est traduit par un retard de presque deux mois avant qu’une mission interagence ne puisse accéder à la région pour vérifier les allégations. Tous les habitants des villages dans un rayon de 47 kilomètres de Shamwana s’étaient alors enfuis, et l’équipe n’a pas pu trouver de témoins. Cependant, l’un des survivants aurait demandé de l’assistance médicale.

En raison du conflit qui se propage au centre et au sud du Katanga, l’actuelle présence de la MONUSCO s’avère insuffisante pour remédier aux problèmes. Si la présence de la MONUSCO n’est pas renforcée pour améliorer la situation sécuritaire, ces abus continueront, ainsi que les déplacements de population.

Efforts de démobilisation: Comme observé dans d’autres zones de conflits de la RDC, il y a une quasi-absence de ressources et de moyens pour entreprendre des programmes efficaces de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR).

Il n’existe aucune estimation valable du nombre exact de combattants Mayi-Mayi Gédéon et Mayi-Mayi Kata-Katanga opérant à l’heure actuelle au Katanga. A part l’incident du 23 mars dernier, un seul cas majeur de reddition de combattants Mayi-Mayi a été rapporté en 2012.

Plusieurs centaines de combattants se seraient rassemblés dans le Territoire de Mitwaba en septembre 2012 et auraient exprimé leur désir de déposer les armes. Fin octobre, une mission MONUSCO a été dépêchée à Mitwaba.

Une fois sur place, la mission a été informée que les combattants Mayi-Mayi avaient repris les armes et étaient retournés dans la brousse.

Conséquences et aide humanitaire: Du point de vue des conséquences humanitaires, 2012 a vu une hausse alarmante du nombre de personnes déplacées internes (PDI). Une augmentation de 452 pour cent a été notée de la fin 2011 à mars 2013.

Fin mars, les acteurs humanitaires estimaient à près de 354 000 le nombre de personnes déplacées dans le Katanga. Alors que le nombre initial ne comprenait que les personnes déplacées dans le District du Tanganyika, l’augmentation vient presque exclusivement des territoires de Manono, Mitwaba et Pweto.

A l’origine la zone aux alentours de Mitwaba accueillait le plus grand nombre de PDI, mais à la fin de 2012 et au début de 2013 les activités Mayi-Mayi suivies de déplacements se sont étendues vers l’ouest. Selon les dernières estimations on a enregistré le plus grand nombre de déplacés internes dans le Territoire de Pweto.

Conscient des besoins humanitaires croissants au Katanga, le mécanisme de financement CERF a débloqué en août 2012, 12 millions de dollars americains à partager entre le Sud-Kivu et le Katanga.

Bien que la majorité des fonds ait été affectée à des programmes de nutrition et à un projet logistique. Selon Child Protection MONUSCO, 40 ont été retrouvés à Lubumbashi et 30 autres ont été retrouvés après avoir passé une semaine à la prison militaire de N’dolo à Kinshasa.

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Vérités: Fillon a donné «plusieurs fois sa démission» à Sarkozy

L'ancien Premier ministre se démarque de Nicolas Sarkozy dans un documentaire, qui sera diffusé le 8 mai sur France 3, où il explique ce qui l'opposait à l'ancien chef de l'Etat.

François Fillon raconte qu'il était loin d'être toujours d'accord avec Nicolas Sarkozy.

«En 2007, Sarkozy croit que ça va s'arranger. Moi, non», affirme François Fillon dans ce documentaire d'1 heure 30, signé par Laurent Portes et écrit par Franz-Olivier Giesbert. «Il pense que c'est très maîtrisable, moi, je pense que c'est une crise structurelle très grave», ajoute le Premier ministre.

Intitulé «Nicolas Sarkozy, secrets d'une présidence», le documentaire rassemble de très nombreux témoignages de proches et d'anciens ministres de Nicolas Sarkozy. Il est truffé d'extraits d'interventions de l'ex-chef de l'Etat, d'images de sa campagne victorieuse de 2007 et de son quinquennat.

Lors d'un déplacement en Corse le 21 septembre 2007, François Fillon déclare: «je suis à la tête d'un État qui est en situation de faillite». «Nicolas Sarkozy m'appelle et me dit qu'il ne comprend pas, que je suis trop pessimiste, que je dénigre mon pays, qu'il faut donner au pays une vision plus optimiste de l'avenir (...) Je lui ai donné plusieurs fois ma démission, ça n'a pas été des moments faciles», se souvient l'ancien Premier ministre, resté à Matignon, durant tout le quinquennat.

«On a bu un peu de rosé»

Pour Roselyne Bachelot, proche du député de Paris, ce que Nicolas Sarkozy n'a pas apprécié, c'est qu'il dise qu'il était «à la tête» d'un Etat en faillite. «Très intéressant, le lapsus de Fillon!», s'exclame Alain Minc. Le Premier ministre d'alors «a fait un dérapage institutionnel hallucinant. Il est chef de l'administration, pas de l'Etat. J'impute ça au rosé corse», plaisante-t-il. «C'est vrai», en Corse, «on a bu un peu de rosé» et il y avait «les syndicats agricoles qui demandaient de l'argent»... Fillon lâche alors la phrase que Sarkozy lui reprochera.

Mais au-delà, «j'ai senti qu'il y avait un problème», avec «la tentative de mettre le Premier ministre sous l'autorité du secrétaire général de l’Élysée», Claude Guéant, affirme également François Fillon. (M. Guéant avait notamment accordé une grande interview à La Tribune le jour même où François Fillon devait prononcer son discours de politique générale à l'Assemblée).

Sarkozy, «ce lapin Duracel»

Autre sujet de divergence: le Front national. «Il y avait une différence d'approche irréconciliable. Nicolas Sarkozy pense que le Front national est à combattre parce qu'il affaiblit la droite et qu'il nous fait perdre - c'est d'ailleurs ce qui s'est passé à l'élection présidentielle - moi, je pense que le Front national est à combattre parce qu'il est en dehors des limites du pacte républicain tel que je le considère. Ca, c'est une vraie divergence», assure François Fillon.

Malgré ces critiques, l'ancien Premier ministre reconnaît que sans «l'engagement extrêmement volontaire de Nicolas Sarkozy» en 2008, «on aurait eu une faillite du système financier». Il se dit «fasciné par le côté lapin Duracel» de Sarkozy. «Moi, j'ai des moments où j'aime bien fermer les portes, lui c'est 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par an».

Il qualifie également de «visionnaire» l'ouverture opérée par Nicolas Sarkozy en début de quinquennat. Aujourd'hui, «la France est dans une situation tellement difficile qu'à un moment, il va falloir mettre autour de la table les gens de bonne volonté pour essayer de redresser le pays. Je ne sais pas quand ça se produira mais il va falloir que ça se produise. D'une certaine façon, Nicolas Sarkozy avait anticipé ça», affirme François Fillon.

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Ayrault envisage de réduire la participation de l'Etat dans des entreprises publiques

Jean-Marc Ayrault a affirmé, dimanche 5 mai au 20 heures de TF1, que le gouvernement envisageait de réduire la participation de l'Etat dans le capital "d'un certain nombre d'entreprises publiques" pour consacrer ces sommes à l'investissement.

Jean-Marc Ayrault sur le plateau du journal de 20 heures de TF1, le 5 mai.

"Nous envisageons que dans un certain nombre d'entreprises publiques où le taux de participation de l'Etat est très important nous puissions dégager une partie pour financer de l'investissement. Pas pour boucher les trous du budget", a déclaré le premier ministre. Jean-Marc Ayrault a donné l'exemple des 20 milliards d'euros qui seront nécessaires pour financer l'installation du très haut débit pour Internet sur tout le territoire.

"CE N'EST PAS LE RETOUR DES PRIVATISATIONS"

Pour autant, cette décision du gouvernement français ne marque pas "le retour des privatisations", a indiqué lundi le ministre de l'économie, Pierre Moscovici. "C'est une gestion fine du capital de l'Etat, en conservant son rôle d'Etat stratège, a déclaré le ministre surI>Télé. Ce qui est crucial aujourd'hui, c'est la relance de notre économie, la croissance, la création d'emplois, et pour cela il faut tout faire pour investir et le faire sans creuser les déficits."

Le ministre a refusé de dévoiler le nom d'entreprises qui pourraient être concernées, mais a affirmé que l'idée générale pouvait être "de jouer ici où là ; cela peut être réduire les taux de participation, cela peut être vendre des participations non stratégiques". Il a exclu que les cessions portent sur l'ensemble du capital, l'ensemble des participations de l'Etat représentant un peu plus de 60 milliards d'euros.

DES PRÉCÉDENTS RÉCENTS : SAFRAN ET EADS

Le ministère de l'économie avait déjà signalé que la modification du portefeuille des participations de l'Etat était envisagée pour réaliser des investissements jugés plus stratégiques. Il avait cité l'exemple de la vente récente de plus de 3 % du capital de l'équipementier aéronautique Safran à des investisseurs institutionnels via une procédure accélérée, notamment pour renforcer les fonds propres de la Banque publique d'investissement (BPI). L'opération avait rapporté 448,5 millions d'euros et l'Etat détient encore 27,08 % du capital.

Le 17 avril, le groupe d'aéronautique et de défense EADS avait également annoncé avoir conclu un accord avec l'Etat pour lui racheter hors marché 1,56 % de son propre capital, pour 482,7 millions d'euros. Paris s'est engagé à céder au total près de 3 % du capital qu'il détenait pour ramener sa participation à 12 %, en vertu d'un accord signé en décembre entre les principaux actionnaires. Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a également évoqué en avril la possibilité de céder des parts dans GDF-Suez et dans EDF.

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samedi 4 mai 2013

Salon du livre et presse Genève: Guy Bedos à l'apostrophe !

A la question d'un Monsieur Suisse qu'il voulait savoir s'il est est de quelle religion : juive, catholique, protestante ou musulmane? Je suis de la religion de l'humanité a répondu Guy Bedos, 78 ans. Il est né à Alger en 1934. Humoriste français, Guy Bedos est aussi connu pour ses prises de position engagées. Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages. Au salon du livre et de presse Guy Bedos à parlé de son dernier né "J'ai fait un rêve "

Genève, 3 mai, au salon du livre et presse: Guy Bedos et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM

L'humoriste, acteur et écrivain Français Guy Bedos à l'apostrophe. Photo Réveil FM

Humoriste, artiste de music-hall, acteur et scénariste français, pied-noir d'ascendance espagnole. Au music-hall, il interprète divers sketches d'auteurs différents, dont lui-même, et développe une satire politique régulièrement mise à jour. Si cette satire atteint surtout les politiques de droite, ses « amis » de gauche pâtissent également de ses réflexions acerbes. Quelquefois en désaccord avec les idées de ses compatriotes pieds noirs, il se sent "tout de même plus proche d'Albert Camus que d'Enrico Macias".

D’un regard sur son Algérie natale à la situation politique française, en passant par la défense des « sans » (sans papiers, sans logis…), Guy Bedos aborde les grands enjeux contemporains, ses engagements, et les raisons qui doivent pousser les jeunes d’aujourd’hui à résister et à s’engager pour défendre l’intérêt général. Rien n’est joué, semble-t-il nous dire, mais il ne faut rien lâcher !

Guy Bedos par lui-même ! Photo Réveil FM

L'apostrophe pour les écrivains. Photo Réveil FM

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Salon du livre et de presse: Le Prix Ahmadou Kourouma 2013 est attribué à « Terroriste noir » de Tierno Monénembo

Le Prix Ahmadou Kourouma 2013 est attribué à « Terroriste noir » de Tierno Monénembo, publié en août 2012, aux éditions du Seuil. Photo Réveil FM

Dédié à la mémoire de l’immense écrivain ivoirien, le Prix littéraire Ahmadou Kourouma a été remis le vendredi 3 mai 2013 pour la dixième année dans le contexte du Salon africain du livre, de la presse et de la culture de Genève au roman « Le Terroriste noir » (Seuil) de l’écrivain guinéen Tierno Monénémbo, en présence de l’auteur, du directeur de la DDC (direction du développement et de la coopération), l’Ambassadeur Martin Dahinden, du représentant de l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie) auprès des Nations unies, S.E. Ridah Bouabid, du ministre conseiller de la mission permanente de la république de Guinée auprès des Nations unies, Arafan K. Kaba, la présidente du Salon du livre, Isabelle Falconnier, le président de la Fondation pour l’Ecrit, Claude Membrez, et du professeur spécialiste de littératures francophones Jacques Chevrier, président du jury.

L’Ambassadeur Martin Dahinden, du représentant de l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie) auprès des Nations unies à Genève. Photo Réveil FM

L’Ambassadeur Martin Dahinden prononçant son discours au salon africain. Photo Réveil FM

Pour son dernier roman, Tierno Monémembo relate le destin du terroriste noir Addi Bâ, un tirailleur sénégalais qui a joué un rôle déterminant dans la seconde guerre mondiale.

Après avoir participé au combat de la Meuse, en juin 1940, il est fait prisonnier par les Allemands, s’évade et se réfugie dans la forêt vosgienne où il est découvert et recueilli par une famille française.

Très rapidement il s’intègre à la population, organise un maquis « le camp de la délivrance » avant d’être arrêté et exécuté par les Allemands le 18 décembre 1943.

60 ans plus tard, son neveu vient en France pour recevoir la médaille de la résistance qui lui a été décerné et du même coup a levé la part de mystère qui entoure ce personnage hors du commun.

10è édition du salon africain. Photo Réveil FM

Tierno Monénembo est un écrivain guinéen qui rejoint la France en 1973 pour étudier. Il obtient un doctorat en biochimie de l’université de Lyon. Son premier ouvrage est publié en 1979 « les Crapauds-brousse » aux éditions Seuil. En 2008, le Prix Renaudot lui est décerné pour « le Roi de Kahel ». « Le Terroriste noir » est son 11ème roman.

Le Prix Ahmadou Kourouma récompense un ouvrage, un essai ou une fiction consacré à l’Afrique noire, et dont l’esprit d’indépendance, de lucidité et de clairvoyance s’inscrit dans le droit fil de l’héritage légué par le grand écrivain ivoirien.

Au cours des années précédentes, le Prix Ahmadou Kourouma a été remis à :

2012 : « Notre-Dame du Nil » (Gallimard – Continents noirs) de Scholastique Mukasonga

2011 : « Photo de groupe au bord du fleuve » (Actes Sud) d’Emmanuel Dongala

2010 : « Si la cour du mouton est sale, ce n’est pas au porc de le dire » (Serpent à plumes) de Florent Couao-Zotti

2009 : « Solo d’un revenant » (Seuil), de Kossi Efoui

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Salon du livre et de la presse Genève: André Yoka Lye Mudaba, un multicasquette !

Il fait la fierté de la République démocratique du Congo. Ni mangeriste, ni mangercrate encore moins boukouteur, André Yoka Lye Mudaba est un multicasquette. "Je ne voudrais pas que le jour de ma mort que les gens puissent crier à mon deuil que j'avais volé l'argent de l'Etat. C'est ce que je dis à mes enfants !" me confie-t-il avant de monter à l'estrade du salon africain. Homme de culture, professeur, écrivain, journaliste, poète, dramaturge, maître de la parole et de l’écriture...Le Directeur général de l'Institut National des Arts (INA) est consultant de l'Agence intergouvernementale pour la Francophonie. A 62 ans, il vient de prendre sa retraite comme conseiller pour le bureau de l'Unesco à Kinshasa, notamment dans le secteur de la formation. Pendant dix ans, c'est-à-dire de 1979-1989, il a été expert auprès du ministère de l'éducation et du ministère de la culture en République démocratique du Congo. En 2007, il a été Commissaire Général du Festival « Yambi ». Il a publié des recueils de nouvelles ("Le fossoyeur", "destins broyés..."), des pamphets politiques (Kinshasa, signes de vie"), des pièces engagées dans le domaine culturel "Combats pour la culture") où prônant la richesse de la langue française en RDC (Chroniques du Congo").

Genève, 3 mai, André Yoka Lye au Salon du livre et de la presse. Photo Réveil FM

André Yoka Lye sur l'estrade du salon africain. Photo Réveil FM

"Combats pour la culture" d'André Yoka Lye. Photo Réveil FM

"Combats pour la culture", c’est un ouvrage de quatre chapitres, rédigé par le professeur André Yoka Lye Mudaba, dans lequel « l’auteur témoigne sur ses trente années d’engagement au service de la culture ». Dans cet ouvrage, il plonge le lecteur dans une part importante de l’histoire de la RDC, en passant en revue les faits marquants de cinquante années d’indépendance dans les domaines socio-économiques, politique et surtout culturel.

Le Professeur YLM parle également de la ville de Kinshasa, « comme un vaste fleuve contenant dix millions d’autres fleuves, constitués selon lui, des débrouillards et les « libanguistes » (casseur des pierres) ; nageant dans un contexte difficile où la débrouille devient et demeure le singe même de la résistance à la menace interne et externe ».

A travers le même ouvrage, il note aussi « une résistance continuelle qui côtoye un langage provocateur, mythologique et passionné, faits des valeurs félines, d’anecdotes de malédictions sur le fléau du siècle, d’aventuriers flambants, etc ».

Le premier chapitre du livre est consacré à l’absence d’un travail de mémoire en RD, où, selon lui, « le deuil inachevé de Lumumba en termes de cultes aux morts et surtout de réparation, serait à l’origine de cinquante années des souffrances endurées par les Congolais (sécession, rebellions, catastrophes et accords interminables) ». Bref ; un eternel recommencement à la case départ comme en 1960 !

Le second chapitre ressemble à une chronique des activités culturelles kinoises, avec clin d’œil sur la rive droite du fleuve Congo (Brazzaville la voisine) : selon Hugues Ngouolondélé, le maire d’en face, « Brazzaville et Kinshasa se regardent par les rives du fleuve Congo…et sont donc appelées à se compléter », enchaine l’écrivain Henri Lopez, ambassadeur à Paris.

Le Troisième chapitre explore activement les problèmes du mystique au quotidien, qui, a en croire l’auteur, « figure au premier plan, associant ainsi la course u pouvoir dans la sphère politique au phénomène dit « Kindoki » (sorcellerie) ».

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vendredi 3 mai 2013

"Prédateurs" de la presse: RSF actualise sa sinistre liste

Quatre nouveaux entrants, cinq sortants, la liste des "prédateurs de la liberté d'informer" publiée chaque année par Reporters sans frontières (RSF) comporte cette année 39 noms de chefs d'Etat, hommes politiques ou religieux, milices et organisations criminelles qui censurent, emprisonnent, enlèvent, torturent et parfois assassinent les journalistes.

"Ces prédateurs de la liberté de l'information sont responsables des pires exactions contre les médias et leurs représentants. Leurs actions sont de plus en plus efficaces: 2012 a été une année historiquement violente pour les acteurs de l'information, avec un nombre record de journalistes tués" (90), a rappelé Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières dans un communiqué de RSF.

La publication de cette sinistre liste intervient chaque année à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, qui se tient vendredi. C'est une "occasion de rendre hommage à tous les journalistes, professionnels et amateurs, qui payent leur engagement de leur vie, leur intégrité physique ou leur liberté, et de dénoncer l'impunité dont bénéficient ces prédateurs", a rappelé M. Deloire.

Les cinq nouveaux prédateurs regroupent le nouveau président chinois Xi Jinping, le groupe djihadiste Jabhat Al-Nosra en Syrie, les membres et partisans des Frères musulmans en Egypte, les groupes armés baloutches du Pakistan et les extrémistes religieux des Maldives.

Quatre prédateurs en sortent: l'ancien ministre somalien de l'Information et des Télécommunications, Abdulkadir Hussein Mohamed, le président birman Thein Sein, dont le pays connaît une ouverture sans précédent, malgré une situation instable, l'organisation basque ETA, qui a annoncé la fin définitive de ses actions armées, ainsi que les forces de sécurité du Hamas et de l'Autorité palestinienne, dont les exactions "sont en sensible diminution".

RSF souligne qu'un "prédateur" peut aussi en remplacer un autre: "Xi Jinping reprend sans surprise la place de prédateur de l'ancien président chinois Hu Jintao, le changement d'individu ne remet en rien en cause le système liberticide porté à bout de bras par le Parti communiste chinois".

"L'entrée de Jabhat Al-Nosra symbolise l'évolution du conflit syrien" où des "groupes armés de l'opposition, qui s'avèrent de plus en plus intolérants et suspicieux envers les médias"

Du 15 mars 2011 au 3 mai 2013, au moins 23 journalistes et 58 citoyens-journalistes ont été tués en Syrie. A ce jour, 7 journalistes sont toujours portés disparus.

Au Pakistan, les groupes armés Balochistan Liberation Army (BLA), Baluch Liberation Front (BLF) et Musallah Defa ont fait du Balouchistan l'une des régions les plus dangereuses au monde pour les journalistes. RSF souligne que les services de renseignement pakistanais, également responsables d'exactions contre la presse, figurent déjà dans la liste des prédateurs.

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3 mai 2013, la liberté de presse est un chemin de croix pour les journalistes congolais

La majorité des journaux en République démocratique du Congo sont Kinois !

Le 3 mai 2001, nous étions plusieurs journalistes africains invités par l'Unesco à Windhoeck en Namibie au séminaire pour le développement d'une presse africaine indépendante et pluraliste, au 10è anniversaire de la déclaration de Windhoeck de la liberté de presse. 22 ans après, peut-on vraiment parler des avancées de la liberté de presse en République démocratique du Congo ? Certains diront qu'il y a un foisonnement des titres de presse, une multitude des chaînes de télévision et des stations de radio. Le pluralisme médiatique se mesure-t-il par la multitude des titres et foisonnement des chaînes des télévision et stations radios ? Le pluralisme médiatique se mesure par la pluralité d'opinions et la diversité du contenu. Lorsque la majorité des médias comme des ânes bâtés pérorent la même chose doit-on parler du pluralisme médiatique ? Faut-il signaler qu'aucun journal en RDC ne tire à plus de 2 000 exemplaires, la majorité des journaux sont Kinois. Rares sont les journaux qui apparaissent dans nos provinces, ils sont inéxistants. La plupart des radios et télévisions appartiennent aux Mammouths Joséphistes qui dirigent par défi. Même Lambert Mende Omalanga, notre Vuvuzélateur national, pourtant Ministre de l'information et Goebbels de Joseph Kabila à sa radio Grand Tam-Tam à Lodja dans le district de Sankuru dans le Kasaï-Oriental.

Sans commentaire !

Que dire du fait, pour faire bouillir la marmite, la majorité des journalistes sont des porte-parole ou conseillers en communication des ministres, députés ou gouverneurs, tout en continuant à présenter des journaux télévisés, écrivent dans leurs journaux et animer des émissions politiques...la précarisation est entérinée et acceptée ; les contextes d'exercice sont de plus en plus flous, avec une accentuation de la confusion information-communication. À la précarité sociale des journalistes congolais s’ajoutent les problèmes de professionnalisme et des problèmes structurels des entreprises de presse, notamment en matière de management et de leurs relations avec les pouvoirs politiques et financiers.

Le coupage ou corruption est avilisante pour les journalistes pratiquants !

Au jour de la célébration de la Journée internationale de la liberté de la presse, la presse congolaise ne s’est jamais portée aussi mal. À la précarité sociale des journalistes (salaires dérisoires, absence de couverture sociale pour certains, problèmes de logement, etc.), s’ajoutent les problèmes de professionnalisme et des problèmes structurels des entreprises de presse, notamment en matière de management et de leurs relations avec les pouvoirs politiques et financiers. Le "coupage" est institutionnalisé, tout article est monnayé avant parution, les passages aux émissions télé les sont également. Résultat: on donne plus la parole aux cancres, arrivistes et parvenus, les congolais qui ont un peu de conscience et de dignité qui ne veulent se rabaisser pour faire passer leurs idées et opinions, on ne les invitent pas !

Aujourd’hui, il y a des lignes rouges que les journalistes congolais ne peuvent pas franchir, ils s'imposent une autocensure. Il y a eu aussi de nombreuses récupérations : beaucoup de journalistes sont entrés en politique.

Autre contrainte et non des moindres : le carcan juridique. Alors que la liberté d’expression et d’opinion — qui va de pair avec la liberté d’information et plus spécifiquement la liberté de la presse — est garantie par au total 17 textes de lois, des arrêtés ministériels et des textes réglementaires de référence dont les plus importants sont : La Constitution de Liège (Art. 22, 23 et 24), les codes pénaux congolais ordinaire et militaires en ce qu'ils prévoient et punissent les infractions commises par voie de presse ; la loi cadre de 1996 ; la loi-L N°81-012 du 2 avril 1981 portant statuts des journalistes œuvrant en République du Zaïre.

L’article 19 de la déclaration universelle des droits de l’Homme est paradoxalement remise en cause par certains agissement des autorités congolaises. Normalement pour la bonne marche de la Nation, toutes les instances, les administrations et les institutions doivent fournir au journaliste toutes les informations et les données qu’il demande de manière à garantir au citoyen le droit à l’information dans le cadre de la loi organique et de la législation en vigueur, c'est plutôt la voie aux restrictions et même à l’arbitraire. En effet, il est stipulé explicitement que “le droit d’accès aux sources d’information est reconnu au journaliste professionnel, excepté lorsque l’information concerne le secret de défense nationale tel que défini par la législation en vigueur, l’information porte atteinte à la sûreté de l’État et/ou à la souveraineté nationale de façon manifeste, l’information porte sur le secret de l’enquête et de l’instruction judiciaire, l’information concerne le secret économique stratégique, l’information est de nature à porter atteinte à la politique étrangère et aux intérêts économiques du pays”. Ainsi, les institutions et, de façon générale, les autorités congolaises ont toute latitude de refuser de donner l’information sous prétexte qu’elle touche à l’un des cas cités ci-dessus. Quel est ce journaliste congolais qui peut affirmer sans rire qu'il reçoit les informations de la source ?

Pour toute information, il faut aller à la source !

Le maintien du monopole de deux sociétés brassicoles sur la publicité, le diktat des annonceurs, les tergiversations dans le paysage audiovisuel congolais, le cahier des charges dissuasif imposé aux postulants ou encore la structure de régularisation CSAC qui apparait comme un satellite du régime et de l’administration, autant dire que le chemin est encore long pour une liberté de la presse effective en République démocratique du Congo. Mais une chose demeure certaine : la liberté d’expression et son corollaire la liberté de la presse est une donnée démocratique qui ne peut s’accommoder que d’une démocratisation générale de la vie nationale.

C’est l’un des paradoxes congolais qui intriguent même les Occidentaux : alors que la vie politique est verrouillée, les droits de l’Homme malmenés au quotidien, les manifestations publiques interdites, la presse, en revanche, jouit d’un semblant et relative liberté pour flouer et constitue un faire-valoir devant l’opinion internationale ? Pour les étrangers qui passent par Kinshasa, la culture locale du “Parlement Debout”est séduisant. Tous les jours, du côté du Rond-Point Victoire à Matongé, à Lemba-Échangeur, à Limeté 10è rue ou en plein centre ville à la Gombé, des vieux fonctionnaires et des intellectuels discutent de l’actualité qu’ils devinent à la Une des journaux étalés sur les trottoirs.

Paupérisation outrancière voulue et imposée, aucun congolais n'est à mesure de s'acheter tous les matins un journal d'où le phénomène des "Parlementaires Debout".

Doit-on affirmer que les médias n'ont aucune influence dans la société ? Ou que l'influence de la presse dans la société congolaise est circonscrite ? Pas si sûre ! Chaque ministre de l'information nommé tente de museler la presse en fermant les radios et les télévisions. L'attitude de Modeste Mutinga Mutuishayi mérite qu'on s'y attarde. Propriétaire du journal le Potentiel, nommé à la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM), il s'est octroyé, Radio 7 et Télé 7. Poussant sa cupidité trop loin, le Grand requin, fourbe, roublard et dribbleur patenté Modeste Mutinga Mutuishayi corrompu jusqu'à la moelle épinière s'autorisa à prise les Congolais d'un débat démocratique entre Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba contre espèces sonnantes et trébuchantes, ainsi que le poste de Rapporteur au Sénat.

Les grilles de programmes des télévisions congolaises sont trop identiques. La télé congolaise dans son ensemble est extrêmement bavarde, on y débat à bloc. Entre deux couloirs publicitaires de la Skol ou de la Primus, il arrive qu’une émission déboule ! Quand elle ne parle pas, la télé congolaise te fait chanter et danser grâce aux programmes de « Détente Musicale ». En plus des émissions de débat, la télé informe au travers de ses jités et de l’obligatoire revue de la presse congolaise façon Télématin de France 2, qui se résume bien souvent à une lecture passionnée des titres de, au choix, Le Potentiel, L’Avenir, Le Phare, La Référence +, La Tempête des Tropiques, Le Forum des As, et autres joyeuses publications. Sur certaines chaînes, on peut même lire le journal.

En plus des émissions de débat, la télé informe au travers de ses jités et de l’obligatoire revue de la presse congolaise façon Télématin de France 2, qui se résume bien souvent à une lecture passionnée des titres de, au choix, Le Potentiel, L’Avenir, Le Phare, La Référence +, La Tempête des Tropiques, Le Forum des As, et autres joyeuses publications. Sur certaines chaînes, on peut même lire le journal.

Le journal télévisé se résume bien souvent à filmer les réunions, colloques, évènements culturels de la capitale. Le mercredi, ce n’est pas conseil des ministres, c’est point presse de la MONUSCO, la mission de stabilisation des Nations-Unies au Congo. C’est à la télé qu’on constate que dans ce pays aussi immense, ce qui se passe « à l’Intérieur », hors de Kinshasa, Lubumbashi et des Kivus, là où l’activité humanitaire n’est pas intense, est largement inconnu du congolais.

Et puis il y a les fictions. La télé congolaise est assez géniale car elle illustre parfaitement les théories postulant l’existence de flux internationaux de programmes Sud-Sud. En effet, outre la fiction locale qui reste relativement « pauvre » artistiquement parlant et les DVDs de séries américaines et françaises, les télévisions congolaises diffusent des telenovelas, forcément doublées avec les pieds, telles que El Diablo ou Les Filles de la Mafia.

Encore plus LOL : les téléfilms nigérians. Sans surprise, Nollywood inonde le marché congolais avec des fictions pleines de violence, d’érotisme et de sorcellerie – tout pour plaire au téléspectateur kinois. La chaîne qui en diffuse le plus, Mirador TV, arrive systématiquement en tête des études d’audience qui sont réalisées ici. Mais le détail qui te fait taper ton cul par terre est que ces fictions nigérianes, tournées en anglais, sont doublées en lingala en cabine, et souvent par une seule personne chargée de faire l’ensemble des personnages… et qui va de temps en temps commenter « l’action » du film (« SUSPENSE ! »), voire annoncer qu’il va pisser. Mais aussi, pendant les temps morts, faire la promotion du sponsor du film. Le film le plus connu, c’est Karachika, et son doublage en lingala, c’est de l’art !

le journaliste congolais est présenté presque comme un chevalier toujours mobilisé pour défendre les couches les plus démunies de la société, les revendications sociales et économiques des travailleurs… Et c’est la tâche à laquelle il se consacre tous les jours que Dieu fait, au point d’oublier que lui aussi a besoin de quelqu’un pour le défendre. L’absence d’une grille de salaires digne de ce nom et d’un plan de carrière ouvre la voie à l’arbitraire dans la distribution des salaires, dans la promotion, dans la formation quand elle existe… Faudrait pas gâcher la fête avec des recriminations. La liberté de presse se gagne qu'on se le dise !

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jeudi 2 mai 2013

RDC: Face à l'usurpation, l' imposture et l'occupation: Eric Kikunda, Eugène Diomi Ndongala, Pierre-Jacques Chalupa et Gabriel Mokia, votre combat est noble !

Ils sont prisonniers personnels de celui qui se prénomme "Joseph Kabila" qui a pris en otage toutes les institutions de la République démocratique du Congo. Sans légitimité, Joseph Kabila arrête à tour de bras, croyant semer la terreur au sein des Congolais qui contestent son pouvoir illégitime, son régime d'occupation, d'imposture et d'occupation. Plusieurs de nos compatriotes sont dans les goulag joséphistes pour des raisons alambiquées, des fausses preuves fabriquées. Tout celui qui conteste l'imposture au Congo est bon pour la prison. En Afrique , on a vu des pouvoirs dits puissants qui se sont effondrés comme un château de carte. Le régime des Mammouths Joséphistes sera balayé comme l'a été la dictature des Dinosaures Mobutistes !

Kinshasa, prison de Makala, mercredi 1 mai 2013 à 16h12: Eric Kikunda, Eugène Diomi Ndongala, président de Démocratie Chrétienne (DC), Pierre-Jacques Chalupa (Député) et Gabriel Mokia (Opposant extra-parlementaire)

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Le 3 mai, journée mondiale de la liberté de la presse !

Le 3 mai est le jour choisi pour célébrer les libertés de la presse durement gagnées, mais aussi pour constater combien ces victoires restent fragiles. On fait ce métier de journaliste d'abord par passion, par amour des gens et non pour le besoin du lucre et de l'enrichissement personnel. Les thuriféraires de la dictature totalitaire qui sévit en République démocratique du Congo comme les coupagistes patentés qui écrivent des articles au vitriol pour aller par la suite les marchander auprès des acteurs politiques corrompus doivent revoir leurs méthodes. Dans un pays comme la République démocratique du Congo où des journaux, radios et télévisions peut-on vraiment parler du pluralisme médiatique? Dans un pays où l'ex-président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM), institution soit disant d'appui à la démocratie, Modeste Mutinga Mutuishayi, grand requin, fourbe, roublard et dribbleur patenté se faisant juge et partie s'est octroyé Radio 7 et Télé 7 sans qu'aucune Ong des droits de l'homme ne puisse rien en dire ni même les organismes internationaux: Gret, Institut Panos, Union Européenne...Et pour avoir dénoncé ce silence complice et coupable, il fallait nous abattre ! Comme les élections Louis Michel de 2006 étaient financés par l'Union Européenne et que tous ces organismes satellites l'étaient également, il fallait donc fermer les yeux et se taire ! En bon français on dit ne pas faire des vagues, face à une mafia organisée !

La République (démocratique) du Congo. Photo Réveil FM, archives

Le principe d’une presse libre

Nous voulons une presse libre ! Un refrain familier, un de ces refrains repris d’une voix de plus en plus forte chaque année et qui ne perd jamais de son actualité. Mais pourquoi la liberté de la presse est-elle sujette à discussion ? Ne parvenons-nous pas à faire passer le message ?

La réponse toute simple est que la presse représente le pouvoir et là où il y a pouvoir, il y a aussi ceux qui cherchent à le contrôler ou à l’influencer. Une presse libre est sauvage de nature ; elle est capable de parler sans retenue à l’opinion publique ; elle a toujours été un support essentiel de la liberté d’expression. Et c’est pour cela qu’elle a toujours été prise pour cible.

Nous acceptons de plus en plus notre citoyenneté numérique, mais les tyrans qui s’opposent à la liberté d’expression apprennent rapidement à devenir des oppresseurs numériques. Les cibles sont de plus en plus nombreuses ; les attaques de plus en plus complexes et diverses. Nous devons faire preuve d’une sensibilisation et d’une vigilance accrues.

L’impunité pour les meurtriers de journalistes s’applique maintenant aussi à ceux qui assassinent les blogueurs. La censure ne fait pas de différence entre les plates-formes rédactionnelles. Les prisons sont construites pour ceux qui offensent, quel que soit le support média.

Il est impossible d’empêcher ceux qui étouffent la liberté d’expression de saper nos libertés fondamentales. Et ils ne s’en privent pas, comme l’indiquent les divers classements mondiaux de la liberté de la presse. Ils le font souvent et sans crainte des conséquences.

Hervé Bourges et Freddy Mulongo au salon du livre à Paris. Photo Réveil FM

Henri Giscard d'Estaing et Freddy Mulongo dans un restaurant à Paris (XVIè). Photo Réveil FM

Nicolas Abena (Imagazine), Freddy Mulongo (Réveil FM International) et Clément Yao (Président de l'Union des journalistes Ivoiriens en France). Photo Réveil FM

Notre droit à l’information – chercher, recevoir et répandre les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit – est peut-être inscrit dans les droits de l’homme et les lois internationales, mais les médias doivent se battre tous les jours et faire office de rempart contre les abus vis-à-vis de la liberté d’expression. En tant que contrôle du pouvoir en place, une presse libre sert de fenêtre de la société au travers de laquelle les abus, les digressions, les mensonges et les intérêts de ceux au pouvoir sont révélés au public.

Selon les gouvernements corrompus, les criminels et les fondamentalistes de tout genre, il serait préférable de définitivement murer cette fenêtre.

Prenez l’exemple du Mexique, où les journalistes font face à un climat de violence, souvent meurtrier. Les répercussions d’un tel environnement sont dévastatrices. « Cela engendre la peur et il est préférable de se taire plutôt que de s’exprimer sur des événements qui pourraient constituer une menace », indique la journaliste et écrivaine Anabel Hernández. « Cela mène à l’autocensure qui a un impact sur la liberté d’expression, qui à son tour influe sur la qualité et la profondeur des informations données à la société. Si la société ne connaît pas la réalité qui l’entoure, qui peut alors prendre des décisions ? »

Ilunga Mwana Buté (RTNC), Caroline sapouma (Télé Sud), James Ngumbu (Panafrica), Guy Kalenda (ex-Africa N°1) et Freddy Mulongo (Réveil FM International) invités par la CPI pour l'ouverture du procès Jean-Pirre Bemba à La Haye

Freddy Mulongo et James Ngumbu soulevant le cas du Congo au Ministère Fédéral des Affaires Etrangères à Berlin. Photo Réveil FM

Freddy Mulongo sur le plateau de Canal +. Photo Réveil FM

Où que vous viviez, quoi que vous fassiez, réfléchissez une seconde à votre environnement et de quoi il aurait l’air si les médias n’étaient pas présents pour poser des questions.

Qui prend les décisions en votre nom et quel est le degré de transparence du processus ?

C’est en fin de compte la raison pour laquelle nous défendons les journalistes et la liberté de la presse dans le monde entier.

Avec Internet, l’enjeu est poussé à son maximum. Les règles du contrôle assuré par les médias traditionnels depuis si longtemps comme contrepoids du pouvoir évoluent rapidement pour adhérer à des paramètres non définis par les médias.

Internet invite les censeurs jusque dans nos foyers, souvent involontairement, et la liberté d’expression devient un souci quotidien pour tous ceux qui sont membres de réseaux sociaux, communiquent par mail et possèdent un smartphone ou une tablette.

Tout au moins devraient-ils s’en soucier. Paradoxalement, la grande révolution numérique qui nous a projetés à une époque de connexion mondiale est également la source d’un autre mécanisme de contrôle, une occasion de restreindre la liberté d’expression.

Freddy Mulongo et Patricia Brunel de Mairie de Montbéliard. Photo Réveil FM

Freddy Mulongo à l'hôtel de ville de Paris. Photo Réveil FM

Les médias d’information en ligne, avertis par les expériences vécues par la presse écrite, sont peut-être prêts pour combattre ce problème, mais nous, en tant qu’individus, le sommes-nous ?

En ligne ou hors ligne, les nouveaux défis à relever ou les menaces familières ne sont pas moins choquants. Chaque année a son lot de journalistes morts, de professionnels des médias emprisonnés, de publications menacées, intimidées obligées de mettre la clef sous la porte car financièrement étranglées.

Cette journée du 3 mai est principalement l’occasion solennelle d’avoir une pensée pour les collègues harcelés en raison de leur travail, notamment pour ceux qui ont été tués dans l’exercice de leur profession.

Geneviève Burnel, Freddy Mulongo et Anne-Marie Burnel. C'est depuis 90 ans que L'hôtel-Restaurant Burnel existe, les deux sœurs font partie de la troisième génération Burnel. Photo Réveil-FM

Leur "profession" n’a pas seulement consisté à nous ramener les informations. Leur travail – de par sa nature risqué, parfois dangereux, toujours direct et franc – allait au-delà des titres et de leurs articles qui devenaient en soi des notices nécrologiques involontaires. Leur travail repose sur une croyance en un principe sur lequel est basée la démocratie et qui est palpable dans chaque article, chaque photo ou chaque émission.

Et c’est à ce principe que nous adhérons fièrement. C’est sur ce principe que repose notre métier et au nom duquel le journalisme se développe.

Une presse libre permet de sauvegarder le droit à la liberté d'expression de millions de personnes à travers le monde, mais pour plusieurs milliards de personnes ce droit fondamental est bafoué et leurs voix sont souvent réduites au silence.

Imaginez un monde sans droit d'informer, de rendre compte, d'enquêter, de contester ou d'exprimer une opinion. Un monde où les ténèbres s'insinuent dans tous les coins et les recoins de la vie, où la vérité est frappée d'anathème et où le pouvoir de la connaissance est tout simplement inconnu.

Imaginez ce monde sans liberté d'expression et sans personne pratiquement pour la défendre. Un monde où l'impunité règne pour des crimes innommables dont des millions de gens sont victimes. Des actes odieux qui réduisent au silence les détracteurs et sèment la peur et la violence arbitrairement. Des délits contre lesquels les gouvernements ne veulent rien entreprendre, où la loi et l'ordre deviennent négociables et où la justice fait place à une spirale de répression cauchemardesque.

Un monde où les hommes et les femmes sont bannis de leurs foyers et considérés comme les ennemis des États à la construction desquels ils avaient consacré leur vie.

Un monde où la corruption touche les autorités, celles-là même qui sont censées protéger. Un monde où votre voix n'est pas entendue, votre opinion rejetée et votre intérêt bafoué.

Un monde où ceux qui défendent la vérité, informent et dénoncent la tyrannie sont pourchassés, emprisonnés, torturés et réduits au silence. Un monde où la peur des représailles est omniprésente, au détour de chaque mot et de chaque ligne, où l'autocensure est la seule règle.

Un monde qui qualifie volontiers la presse indépendante de fléau à éradiquer, où la pauvreté, la guerre, le viol, la corruption, la traite d'êtres humains, l'esclavage et le génocide sont monnaie courante, mais n'ont pas le droit d'être couverts.

Pour plus de cinq milliards et demi de personnes, c'est une réalité, c'est le monde dans lequel ils vivent aujourd'hui.

Vous le savez parce que vous faites partie des 17 % de chanceux qui jouissent d'une liberté d'expression sans restrictions.

Vous le savez et c'est votre force. Utilisez-la pour nous aider à faire avancer les choses. Notre détermination à lutter pour défendre les droits et les libertés destinés à tous, mais dont si peu de gens jouissent, devrait cependant inciter tous ceux qui s'intéressent aux droits de l'homme à promouvoir une presse libre et indépendante à travers le monde.

Une presse libre est au coeur même du droit à la liberté d'expression fournissant une arme de premier plan lorsqu'il s'agit de sauvegarder l'accès à la connaissance et à l'information dans l'esprit de l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Une presse libre est un moyen qui permet de faire éclater au grand jour tous les cas de violation de ce droit qui est le plus fondamental de tous.

Elle montre que tout le monde, et pas seulement une minorité, a le droit de critiquer les autorités, de leur demander des comptes et de les traduire en justice.

En somme, la liberté d'expression est le premier de tous les droits.

Or dans le monde entier, les médias et leur personnel sont en butte à toutes sortes de violences physiques et de persécutions de la part des pouvoirs publics, de criminels ou de terroristes. Les agressions sont quotidiennes - et souvent mortelles - pour ceux qui défient les gouvernements, rendent compte de conflits ou enquêtent dans des affaires de corruption et sur des crimes.

Il s'agit d'éditeurs, de rédacteurs et de journalistes courageux qui, malgré les représailles, continuent d'informer et de répéter au public qu'il a le droit de savoir.

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mercredi 1 mai 2013

États-Unis : un garçonnet de 5 ans abat sa soeur de 2 ans avec son propre fusil

Un petit Américain de 5 ans qui jouait avec un fusil qu'on lui avait offert a tué mardi sa petite soeur de 2 ans dans leur maison du Kentucky (centre-est), a-t-on appris auprès de la police. Selon le médecin légiste du comté rural de Cumberland, il s'agit d'un accident. "Ça fait partie de ces accidents insensés", a affirmé Gary White, interrogé par le journal local, The Lexington Herald-Leader. La petite fille, identifiée par le médecin légiste comme Caroline Starks, a été blessée en début d'après-midi puis dépêchée à l'hôpital où elle a été déclarée morte, a annoncé la police de l'État. Une autopsie était programmée mercredi.

Selon le médecin, la maman des enfants, qui faisait le ménage, était momentanément sortie sur le porche de la maison. "Elle a dit que pas plus de 3 minutes s'étaient écoulées, puis elle a entendu la détonation. Elle a couru dans la maison et a trouvé la petite fille", a expliqué Gary White à la télévision locale WKYT. Le fusil, un 22 long rifle spécialement conçu pour les enfants, était un cadeau que le petit garçon avait reçu l'année dernière.

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