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mercredi 31 juillet 2013

Tripatouillage Constitutionnelle: Evariste Boshab-Bob Kazadi Kabamba, les Dupond-Dupont congolo-belges, faussaires et fossoyeurs du Congo

Ténébreux, ombrageux, embrouilleurs, adeptes de l'adage:"science sans conscience n'est que ruine de l'âme", Evariste Boshab et Bob Kabamba Kazadi sont les Dupond-Dupont congolo-belges, fossoyeurs patentés de la République démocratique du Congo. Chaperonner par Louis Michel "Big Loulou" leur grand parrain, Evariste Boshab et Bob Kabamba Kazadi sont deux pseudos intellectuels, deux chiens de garde dressés par des néocoloniaux et néocolonialistes pour mieux casser la République démocratique du Congo, l'empêcher de décoller et servir au mieux leurs intérêts: pillages organisés des ressources ! Un Grand Congo violé, fragile, très faible, caporalisé, divisé, incapable de se défendre, ni de défendre ses citoyens les poussant à l'exil est du pain bénit pour des belges nécoloniaux et néocolonialistes, qui sont conscients que la Belgique ne pèse pas sans le Congo même faisant partie de l'union européenne. Opportunistes, situationnistes, transpirant la corruption, aimant la vie facile et du lucre, Evariste Boshab et Bob Kabamba Kazadi sont des vrais ennemis du Congo ! C'est Louis Michel "Big Loulou" qui a placé ce faux opposant anti-mobutiste, Evariste Boshab politicailleur ventripotent auprès de Joseph Kabila comme son Directeur de cabinet durant la transition 1+4=0, pour mieux manipuler le petit Kadogo et influer sur les décisions. Evariste Boshab est un ancien étudiant de la fameuse université de Liège qui est financée par le MR, le parti de Louis Michel. Quant à Bob Kabamba Kazadi, réputé pour ses fourberies et roublardises, il est plus connu comme le garçon de course de "Big Loulou", le Muana Bitinda de Louis Michel. Son évolution à l'université de Liège il le doit au piston de Louis Michel. Evariste Boshab et Bob Kabamba Kazadi sont franc-maçons, ils sont les seuls deux congolo-belges que Louis Michel a coopté à l'équipe belge qui a rédigé la Constitution de Liège aux allures monarchiques imposée aux Congolais pour maintenir Joseph Kabila à la tête du Grand Congo. Constitution de Liège adoptée a la va-vite par des députés godillots lors de la transition contre espèces sonnantes et trébuchantes et les jeeps X-Trail. C'est Olivier Kamitatu, un autre faussaire et fossoyeur de la République, alors président de l'Assemblée National de transition contribua à la forfaiture de l'adoption de la Constitution de Liège.

Evariste Boshab, mangeriste ventripotent, opportuniste et situationniste sans scrupule.

Bob Kabamba Kazadi, le garçon de course de Louis Michel, Muana ya Bitinda de "Big Loulou.

Le Congo a raté l'occasion de devenir une vraie démocratie dans la région de l'Afrique centrale avec les élections Louis Michel 2006, en imposant Joseph Kabila à la tête de la République démocratique du Congo par un premier hold-up électoral.

N'ayons pas de mémoire courte pour l'histoire de notre pays ! L'incapacitaire du Palais de la Nation et fermier de Kingakati sans consulter le Parlement congolais donna son aval en catimini à l'opération armée conjointe rwando-congolaise au Nord-Kivu contre les FDLR (Front de Libération du Rwanda) entre le 20 janvier et le 27 février 2009. Cette opération secrète du nom de code Umoja Wetu négociée par Congolais Joseph Kabila et Paul Kagamé, le Nazi de Mille Collines, tous deux issus de l'armée patriotique Rwandaise, le groupe rebelle tutsi qui envahit le Rwanda de 1990 à 1994 à partir de l'Ouganda, souleva un tollé de protestations.

Vital Kamerhe qui était au perchoir de l'Assemblée nationale déclara publiquement son opposition et critiqua le fait qu’une entrée au Congo de l’ex-armée ennemie n’ait pas été discutée au Parlement. Des Joséphistes mangeristes et mangercrates crièrent à la déloyauté de Kamerhe à l'égard de Jo Ka. Acculé, Vital Kamerhe démissionna le 26 mars 2009. Qui l'a-t-il remplacé à la présidence de l'Assemblée nationale ? Evariste Boshab !

Ce dernier qui n'a jamais été une lumière, le pseudo professeur n'hésita pas à corrompre les députés et sénateurs de la Majorité Présidentielle pour tripatouiller la Constitution de Liège. Afin d'éviter à l'aphone de la République, un débat démocratique entre les deux candidats arrivés en lice au premier tour-déjà Modeste Mutinga Mutuishayi, fourbe, roublard et grand requin alors président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM), étouffoir des libertés s'était fait corrompre et avait annulé ce débat démocratique inscrit dans la Constitution de la Transition. Modeste Mutinga Mutuishayi a été récompesé,il est le Rapporteur au Sénat pour le compte de Joseph Kabila.

Pour les scrutins du 28 novembre 2011, Evariste Boshab et des parlementaires godillots corrompus de la Majorité Présidentielle vont tripatouiller la Constitution de Liège reduisant les deux tours à un tour alors que la RDC a plus de 70 millions d'habitants, soit 32 millions d'électeurs. Dans le viseur de cette décision, sans doute Etienne Tshisekedi, le plus populaire d'acteurs politiques à l'époque. Evariste Boshab obtint de Joseph Kabila qu'il sera son nouveau Premier ministre, promesse que Jo ka ne tiendra jamais ! C'est Matata Pognon qui sera nommé ! Devenu l'ombre de lui même après l'accident mortel de son loubard de fils Yan Boshab en état d'ébrieté au volant de la jeep officielle causant la mort de 5 congolais. Le professeur et Président national Boshab ne trouva mieux que d'extirper son fils à la justice congolaise en l'envoyant à Liège en Belgique !

Depuis qu'il a quitté le perchoir de l'Assemblé nationale, Boshab cherche à rebondir. Il vient de publier un livre de 440 pages intitulé « Entre la révision constitutionnelle et l’inanition de la nation » sorti des éditions Larcier en Belgique, baptisé à l’Hôtel du Fleuve, loin des milieux universitaires de Kinshasa, en date du 19 juin 2013. Le mot « inanition » évoque la mort ou le dépérissement. Evariste BOSHAB menace et prédit que la Nation mourrait certainement par « inanition » si one ne révisait pas la Constitution et plus précisément si le président ne recevait pas un troisième mandat par « révision totale » de la Constitution ! Il oublie ce qui pourrait aussi se produire au cas où le peuple recourait à l’article 64 qui l’oblige à faire échec à tout celui qui prend le pouvoir et l’exerce en violation de la Constitution.

En bon capitaine d’une équipe qui gagne souvent « hors-jeu », Evariste Boshab tire son coup franc indirect ou un corner dans la surface de réparation pour créer le cafouillage et permettre aux corrompus parlementaires de sa majorité de marquer le but fatidique qui serait une révision constitutionnelle.

cet article 220 interdit toute révision touchant à la forme républicaine de l’Etat, au principe du suffrage universel, à la forme représentative du gouvernement, au nombre et à la durée des mandats présidentiels, à l’indépendance du pouvoir judiciaire, au pluralisme politique et individuel. L’article 220 interdit également toute révision constitutionnelle ayant pour objet ou pour effet de réduire les droits et libertés de la personne ou les prérogatives des provinces et des entités territoriales décentralisées.

Un journal kinois titre:"Evariste Boshab à la base d’une opération « 100.000 USD par député pour un 3ème mandat ».

ça spécule (...) dans tous les sens sur une mise de 100.000 dollars à mettre sur la tête de chaque député de la majorité, 50.000 à verser avant et le solde, si seulement l’opération aboutit à un succès. Les fonds proviendraient d’une mine déjà identifiée à “brader” dans la province cuprifère du Katanga, déjà mise sous coupe réglée.

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mardi 30 juillet 2013

Malaisie: Jean-Marc Ayrault se fait le défenseur des PME françaises !

Lundi 29 juillet 2013, le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a visité le site Safran à Bandar Sri Sendayan, en Malaisie.

A + Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a endossé le costume de VRP des entreprises françaises et de promoteur d’une France demandeuse d’investissements étrangers, en Malaisie lundi, tout comme en Corée du Sud jeudi dernier, afin de consolider les liens de la France avec les pays de l’Asie du Sud-Est, foyers de croissance.

«Nous ouvrons un nouveau chapitre de nos relations». C’est en des termes identiques que le Premier ministre français et son homologue malaisien Najib Razak ont décrit l’état des relations entre les deux pays, lundi au cours d’une conférence de presse commune.

Jean-Marc Ayrault est le premier chef de gouvernement français à se rendre dans cette puissance émergente, cinquième partenaire de la France en Asie et deuxième au sein de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean), depuis le voyage de Pierre Mauroy en 1982. Un geste qui a justifié que la rencontre soit possible alors que ce pays, musulman, est en période de ramadan. M. Ayrault était d’ailleurs convié à un dîner de rupture de jeûne, lundi soir, juste avant de repartir pour la France.

Entre les déplacements du président François Hollande (Chine, Inde, Japon, Vietnam) et les siens (Singapour, Philippines, Cambodge, Thaïlande, Corée du Sud et Malaisie), «nous aurons visité quasiment tous les pays de la région», a souligné le Premier ministre.

«C’est une stratégie délibérée de ne pas se limiter aux grandes puissances. Nous avons aussi décidé de nous rendre dans les puissances moyennes, parce qu’elles sont en pleine croissance», a-t-il expliqué, rappelant que cette démarche était identique en Amérique latine.

L’accent mis sur les PME s’inscrit dans le même cadre. «On exporte environ 430 milliards d’euros par an, les grands contrats représentent quelques dizaines de milliards, ce qui veut dire que le commerce des PME représente environ 400 milliards. La stratégie du gouvernement est d’influer sur cette masse», a fait valoir un conseiller de M. Ayrault.

«Ces années où on n’a pas agi dans cette direction sont des années perdues, et nous sommes en train de les rattraper», a affirmé M. Ayrault, pour qui «la France sous-estime parfois ses atouts» alors qu’elle est «attendue partout» et bénéficie d’une «image positive de savoir-faire, d’innovation, de culture».

Etape d’une journée, la Malaisie connaît un taux de croissance économique de 5,6% et a entamé d’ambitieux chantiers (formation, liaisons ferroviaires, nouvelles technologies) pour devenir un pays dit développé à l’horizon 2020.

«Nous avons un grand potentiel puisque nous avons la chance d’avoir en France de grands groupes mais aussi des PME, nombreuses à venir ici», s’est félicité M. Ayrault. Quelque 260 entreprises françaises sont implantées en Malaisie, très peu d’entreprises malaisiennes en revanche le sont en France.

Au cours d’un forum d’affaires, M. Ayrault a tout simplement dit à l’adresse des Malaisiens : «Venez investir en confiance ! Vous attendiez un signe, je suis venu vous le donner», a-t-il déclaré, un discours qu’il avait aussi fait en Corée du Sud quelques jours plus tôt.

La visite de Jean-Marc Ayrault semble avoir fait mouche. «Nous attendions ce moment depuis très, très longtemps !», a affirmé à quelques journalistes le ministre malaisien du Commerce international et de l’industrie, Mustapa Mohamed. «Nous nous demandions pourquoi la Malaisie n’était pas dans le radar des dirigeants français. Ca laisse présager des liens très étroits», a ajouté M. Mustapa, rappelant que sont pays est «le plus grand client en Airbus A320 et il y a beaucoup de grandes entreprises françaises en Malaisie et des PME aussi».

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Malaisie: Jean-Marc Ayrault rassure le Premier ministre Najib Razak sur l'huile de palme

Le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, a rassuré lundi sur le dossier sensible de l'huile de palme, dont la Malaisie est le deuxième producteur mondial, rappelant que la "taxe Nutella" n'avait pas été adoptée ni soutenue par son gouvernement. "Il faut éviter les malentendus: la France n'est pas hostile à l'huile de palme", a affirmé M. Ayrault lors d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre malaisien Najib Razak. Il a rappelé que "c'était d'ailleurs un Français" qui avait diffusé le palmier à huile en Malaisie.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Le Premier ministre malaisien Najib Razak.

"Au parlement, une initiative avait été prise de taxer les produits contenant les huiles de palme. Cette proposition parlementaire n'a pas été suivie ni soutenue par le gouvernement. Donc il n'est pas du tout envisagé une pénalisation fiscale de l'huile de palme", a insisté le Premier ministre français.

A l'automne dernier, le Sénat avait lancé un débat sur la dangerosité supposée de l'huile de palme destinée à l'alimentation humaine et accusée de favoriser l'obésité et la déforestation.

Un amendement (PS) du Sénat proposait de surtaxer cette huile, une taxe baptisée "taxe Nutella", du nom de la populaire pâte à tartiner au chocolat qui en contient. L'initiative avait été reprise à l'Assemblée nationale par les écologistes, qui voulaient augmenter de 300% la taxe sur cette huile, mais elle a finalement été rejetée.

"Quelques producteurs et distributeurs français ont pris l'initiative d'étiqueter des produits avec la mention +sans huile de palme+. Mais ce n'est absolument pas une initiative du gouvernement mais une initiative privée qui relève de la liberté du commerce", a aussi fait valoir M. Ayrault, qui a dit s'être entretenu "avec franchise" de ce dossier avec son homologue.

Il a reconnu que c'était "un sujet sensible, notamment pour les petits producteurs ici qui en vivent".

Toutefois, M. Ayrault a rappelé que "dès l'année prochaine, il va y avoir une réglementation européenne qui rendra obligatoires les indications du nom des huiles utilisées". "L'huile de palme ne sera pas traitée à part, elle sera traitée comme toutes les autres huiles", a-t-il dit.

Les cours de l'huile de palme ont triplé ces dix dernières années, alimentant une déforestation galopante en Afrique et en Asie du Sud-Est. L'Indonésie et la Malaisie, premier et deuxième producteurs mondiaux avec 85% de la production, ont perdu plus de 11 millions d'hectares de forêts entre 2000 et 2010, soit la taille du Danemark, selon une étude publiée dans la revue spécialisée "Global Change Biology".

Les planteurs de palmiers à huile se sont de plus retrouvés récemment au centre d'une controverse internationale après la multiplication des feux de forêts sur l'île indonésienne de Sumatra (nord-ouest). Une enquête est en cours sur des accusations de médias selon lesquelles des plantations de palmiers auraient volontairement incendié la forêt primaire ou la tourbière afin de défricher à moindres coûts.

Les incendies ont provoqué une importante pollution atmosphérique chez les voisins malaisien et singapourien de l'Indonésie, atteignant même des niveaux dangereux pour la santé humaine.

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lundi 29 juillet 2013

Asie du Sud-Est: Jean-Marc Ayrault en Malaisie !

Après un déplacement en République de Corée puis en Nouvelle-Calédonie, Jean-Marc Ayrault poursuit sa série de déplacements officiels en Malaisie. Cette visite s'est déroulé toute la journée du lundi 29 juillet 2013 et a porté notamment sur le nucléaire civil et la défense. Ce lundi 29 juillet, Jean-Marc Ayrault est en visite officielle en Fédération de Malaisie. Depuis la venue en 1982 de Pierre Mauroy, aucun Premier ministre ne s'était rendu dans ce pays. La Malaisie est le cinquième partenaire de la France en Asie, après la Chine, le Japon, Singapour et la Corée du Sud où Jean-Marc Ayrault s'est rendu en visite officielle, ce jeudi 25 juillet.

Lundi 29 juillet, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à son arrivée à Kuala Lumpur en Malaisie.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et son épouse Brigitte au salon d'honneur de l'aéroport de Kuala Lumpur.

Sortie de Jean-Marc Ayrault de l'aéroport de Kuala Lumpur.

Passage des troupes et honneur militaire pour Jean-Marc Ayrault à la résidence du Premier ministre Malaisien.

Le Premier ministre Malaisien Najib Razak accueille Jean-Marc Ayrault.

Le Premier ministre Malaisien Najib Razak et Jean-Marc Ayrault sur l'esplanade de la résidence.

Le Premier ministre Malaisien Najib Razak raccompagne et dit au revoir à son homologue français Jean-Marc Ayrault.

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Mali: François Hollande et Jean-Marc Ayrault saluent "le bon déroulement du scrutin"

Le président de la République, François Hollande, "salue le bon déroulement du scrutin présidentiel malien, marqué par une mobilisation importante et une absence d’incident majeur", dans un communiqué publié lundi.

Le président Francois Hollande s'exprime lors d'une conférence de presse le 25 juillet 2013 à Ljubljana.

Les "premières observations de la mission de l’Union Européenne" ont noté cette absence d'incidents en dépit de menaces proférées par un groupe jihadiste. "Cette élection consacre le retour du Mali à l’ordre constitutionnel, après la victoire obtenue sur les terroristes et la libération du territoire," se félicite le président de la République.

"La participation sans précédent observée hier au Mali témoigne de l’attachement des Maliens aux valeurs démocratiques. C’est une chance et un symbole", conclut-il.

Depuis la Malaisie où il est en visite officielle, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a lui souligné que la France avait donné à ce pays "toutes ses chances pour devenir une nation démocratique".

"Il faut se féliciter que les élections au Mali se soient passées dans de bonnes conditions. Attendons les résultats officiels", a-t-il déclaré en marge de la visite du chantier de la future usine Safran, à Bandar Sri Sendayan.

"Nous avons réussi sur le plan militaire, et ensuite la France a été soutenue par les forces des Nations unies qui ont pris le relais, et en même temps le processus démocratique a été respecté", a-t-il fait valoir, affirmant: "Pour la France, c'est un grand succès. Pour l'image de la France dans le monde aussi, c'est un plus considérable, qui a été perçu dans le monde entier".

De cette intervention de la France au Mali, "on en parle lors d'un déplacement comme celui-ci en Malaisie ou en Corée du Sud (où il était jeudi, NDLR)", a noté le Premier ministre.

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dimanche 28 juillet 2013

Ogre minier: Glencore Xstrata fusionne les filiales Mutanda Mining et Kansuki en RDC

Glencore Xstrata indique qu'il a finalisé la fusion de ses co-filiales Mutanda Mining et Kansuki, en République démocratique du Congo (RDC), la première ayant absorbé la seconde et réglant l'opération en actions nouvelles. Des synergies 'significatives' sont attendues de ce rapprochement.

Après cette opération, le géant anglo-suisse des matières premières détient une participation indirecte de 54,5% dans le nouvel ensemble.

Mutanda détient des gisements de cuivre et de cobalt dont il a produit respectivement 87.000 et 9.000 tonnes l'an dernier.

Kansuki est un champ minier de 185 km2 contenant les mêmes métaux non ferreux. Son développement nécessite des investissements d'un total de 641 millions de dollars, dont 570 millions ont déjà été dépensés.

A terme, le nouvel ensemble devrait afficher une capacité de production de 200.000 tonnes de cuivre par an et de 23.000 tonnes d'hydroxyde de cobalt.

Glencore Xstrata rappelle qu'il pourra aussi exercer, entre le 15 et le 31 décembre 2013, une option lui permettant d'acquérir les 14,5% de la société congolaise (RDC) auprès de High Grade Minerals SA pour 430 millions de dollars. Il pourra faire de même avec la moitié de la participation de 31% de Rowny Assets Limited entre juillet 2016 et juillet 2018 à 'un juste prix de marché'.

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Jean-Marc Ayrault rend hommage à la culture kanak

Jean-Marc Ayrault, en visite en Nouvelle-Calédonie du vendredi 26 au dimanche 28 juillet, a aussi pointé du doigt les difficultés du logement et des services bancaires que connaissent les habitants de l’archipel.

Le premier ministre français Jean-Marc Ayrault devant le centre culturel Tijbaou.

« La culture kanake est extrêmement riche, elle est multimillénaire et a une force incroyable. Elle porte des valeurs qui ne sont pas limitées à la Nouvelle-Calédonie, car ce sont des valeurs universelles ». C’est en ces termes que le premier ministre Jean-Marc Ayrault, a rendu hommage à la culture Kanak, au centre culturel Tijbaou (CCT), au dernier jour de sa visite en Nouvelle-Calédonie.

Dimanche matin, il a visité cet édifice, dernier des grands travaux de François Mitterrand, qui consacra en 1998 la reconnaissance de la culture kanak dans le sillage d’accords politiques de réconciliation entre les communautés mélanésienne et européenne. Au pied de cases kanakes traditionnelles, qui jouxtent dix cases futuristes dessinées par l’architecte italien Renzo Piano, M. Ayrault été accueilli par Marie-Claude Tjibaou, la veuve de Jean-Marie Tjibaou, leader indépendantiste assassiné en 1989, et par son fils, Emmanuel, actuel directeur du CCT.

Respect et humilité

Avec le chef coutumier de la région, il s’est livré au traditionnel échange d’étoffes et de présents, signe de respect et d’humilité. « Ce geste vous honore et honore la terre de ce pays », a déclaré Emmanuel Tjibaou, qui a ensuite conduit M. Ayrault sur le « chemin kanak » en lisière de mangrove, où il a pu suivre les étapes d’un mythe de la cosmogonie kanake.

Sa visite intervient avant l’inauguration le 15 octobre au musée du quai Branly à Paris d’une grande exposition d’objets et d’œuvres intitulée « Kanak, l’art est une parole ». Cette exposition sera présentée en mars 2014 à Nouméa au Centre Tjibaou. Vendredi 26 juillet, il a promis restituer au peuple kanak le crâne d’Ataï, un rebelle décapité en 1878 et actuellement entreposé au Musée de l’Homme à Paris.

« Travail de mémoire » à propos d'Ouvéa

Au cours de sa visite, Jean-Marc Ayrault s’est rendu à Ouvéa, en souvenir de la sanglante prise d’otage, qui a eu lieu il y a 25 ans. Dans un parcours des plus symboliques, il a voulu rendre un hommage collectif en allant se recueillir d’abord devant la stèle à la mémoire des gendarmes tués à la gendarmerie de Fayaoué, puis à l’endroit où les deux leaders indépendantistes Jean-Marie Tjibaou et Yeiwéné Yeiwéné furent tués par un des leurs avant enfin de déposer une gerbe au monument des 19 militants kanaks tués lors de l’assaut de la grotte d’Ouvéa.

L’autodétermination en 2014

Le chef du gouvernement a salué « ceux qui ont fait un travail de deuil, un travail de mémoire et un travail extraordinaire de réconciliation qui est riche d’enseignements et de promesses pour l’avenir » a-t-il déclaré alors que la Nouvelle-Calédonie devrait organiser à partir de 2014 un référendum d’autodétermination, après les accords de Matignon en 1988, et ceux de Nouméa, en 1998.

Sur le plan social, il s’est étonné du coût des frais bancaires en Nouvelle-Calédonie. Les prix sont en Nouvelle-Calédonie en moyenne 34 % plus élevés qu’en Métropole, faisant peser sur cet archipel, où les inégalités sociales sont fortes, des risques d’instabilité. « J’invite le gouvernement de Nouvelle-Calédonie à faire pleinement usage de ses compétences et à s’engager résolument dans une politique de modernisation de sa législation économique en matière de concurrence et de contrôle des prix », a déclaré Jean-Marc Ayrault, arrivé jeudi à Nouméa.

Dimanche à la mi-journée, Jean-Marc Ayrault a quitté la Nouvelle-Calédonie pour la Malaisie.

Discours de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre Devant les acteurs économiques à Nouméa

Monsieur le ministre,

Madame la ministre,

Monsieur le Haut Commissaire,

Mesdames, Messieurs les parlementaires,

Madame la présidente de la province Sud,

Monsieur le président de la chambre de commerce et d’industrie, de la chambre d’agriculture, de la chambre, je ne sais pas s’il n’y a pas de chambre de métiers, je ne l’ai même pas sur ma liste, heureusement que je suis là pour… Bon, je ne vais pas citer tout le monde en ses titres et qualités mais je suis très heureux de vous recevoir ici ce soir dans la maison de l’Etat, et de le faire avec une délégation importante qui m’accompagne, le ministre des Outre-mers Victorin LUREL, qui est déjà venu plusieurs fois, et puis Fleur PELLERIN, ministre des PME et de l’Economie numérique.

Mesdames, Messieurs, j’ai vraiment souhaité vous rencontrer, même si au fil de ce voyage, j’ai déjà rencontré un certain nombre d’entre vous. Je voulais le faire pour vous adresser un message et vous dire ma confiance dans le développement économique de la Nouvelle-Calédonie, même si bien sûr il y a encore bien des défis à relever. J’arrive à la fin de mon séjour et celui de la délégation de parlementaires aussi qui m’ont accompagné, que je remercie pour tous les contacts qu’ils ont pris aussi de leur côté.

J’arrive donc à la fin de ce séjour qui se clôturera par la visite du centre culturel TJIBAOU demain matin, un rapide survol en hélicoptère du Sud mais c’est vrai que je partirai avec une bonne impression et je partirai avec une bonne impression parce que si cet après- midi, j’ai consacré un moment de recueillement à Ouvéa vingt-cinq ans après les événements tragiques qui s’y sont produits en saluant la mémoire des gendarmes et des parachutistes mais aussi des 19 indépendantistes kanaks en présence de Madame TJIBAOU, de Madame YEWENE, de Madame WEA, j’ai vu à quel point la société calédonienne était capable aussi de faire un travail sur elle-même, un travail de pardon, mais aussi un travail de réconciliation.

Cela ne veut pas dire que l’on doit oublier, mais cela veut dire aussi que l’on est capable de dépasser. Et le même jour, j’ai pu me rendre en province Nord visiter cette superbe usine de nickel qui est le symbole, je crois, du renouveau, du redressement, du rééquilibrage aussi. Et j’ai pu le voir hier aussi à l’université de la Nouvelle-Calédonie en rencontrant des jeunes qui ont été formés dans le cadre de plusieurs programmes, dont le dernier, « Cadres Avenir ». J’ai revu plusieurs d’entre eux aujourd’hui, qui exercent d’importantes responsabilités.

J’étais présent aux côtés de Lionel JOSPIN mais je n’étais pas un acteur important, je représentais le groupe parlementaire que je présidais alors en 1998 au moment de la signature des accords de Nouméa. Et en revenant là dans d’autres fonctions, celles de chef de gouvernement, les choses ont avancé de façon considérable. L’état d’esprit a changé, le dialogue est plus fructueux. Est-ce que cela veut dire que tout est réglé ? Est-ce que cela veut dire qu’il n’y a rien à faire encore devant nous ? Bien entendu non. Il y aura des étapes, je les ai évoquées lors de mon discours au Congrès devant les membres de l’Assemblée et cela ne sera pas forcément facile, mais est-ce que cela a été facile depuis vingt-cinq ans ? Non. Est-ce que cela a été facile depuis quinze ans ? Non. Est-ce qu’il y a eu des résultats ? Oui. Et vous êtes tous des acteurs de ce changement.

C’est vrai qu’ici, l’Etat n’exerce plus de compétences en matière de développement économique ou de droit social. C’est donc vous, mesdames et messieurs les responsables politiques, économiques, syndicaux à qui il revient d’agir dans ces domaines et de mettre en place des procédures adaptées, notamment en matière de dialogue social. Vous connaissez mon attachement et celui de mon gouvernement au dialogue social. C’est une méthode qui lorsqu’elle s’applique bien peut nous conduire à de bons résultats. Parce que si on veut réformer – les réformes sont nécessaires partout et parfois, elles vont bousculer des habitudes, des situations acquises – on ne peut pas le faire brutalement et de façon autoritaire.

En tout cas, ce n’est pas ma conception et l’histoire a montré que bien sûr, un gouvernement doit assumer, doit dire la direction dans laquelle il agit, doit prendre ses responsabilités et je les prends, mais en même temps, quand il s’agit de faire bouger la société, il faut le faire avec elle. Cela vaut pour les forces économiques et cela vaut pour les forces sociales. S’agissant des entreprises et du développement économique, je voudrais justement souligner l’excellente collaboration entre l’Agence de Développement économique de la Nouvelle-Calédonie, la DECAL, et l’Agence de l’Etat français au service des PME. Je voudrais citer notamment le rôle d’UBIFRANCE dont le président, le député Jean-Paul BACQUET, est présent au cours de ce déplacement, et vous dire que les PME calédoniennes trouvent dans les bureaux d’UBIFRANCE de par le monde des relais utiles pour se développer à l’international. Et si j’évoque ce point, c’est parce que c’est le cas.

Je prendrai quelques exemples concrets. C’est le cas de la société BLUECHAM qui est spécialisée dans les nouvelles technologies liées à l’environnement et qui a développé des activités en Australie.

C’est le cas de SUN RAY qui fabrique des chauffe-eaux solaires. C’est également vrai de l’entreprise agroalimentaire LE FROID qui est spécialisée dans la production de boissons, qui produit en particulier la bière locale, Manta, eh bien UBIFRANCE accompagne cette entreprise comme d’autres notamment en Corée. Donc il y a un marché potentiel très important et d’une manière générale, l’Etat continue à soutenir le finalement de l’économie calédonienne. D’ailleurs, je voudrais en profiter pour vous donner quelques précisions. Je sais que les entreprises qui investissent sont très attentives à l’évolution du système de défiscalisation outre-mer. Je dois vous dire que j’étais récemment avec Victorin LUREL en Martinique et aussi en Guadeloupe – pardon, je te cherchais, je te cherchais à droite et en fait, tu es totalement à gauche mais cela ne m’étonne pas !

En tout cas, ce que je sais, Victorin, c’est que tu es en première ligne et c’était un peu les mêmes questions. Et ce sont des questions générales pour le monde économique. Ce qui est important, c’est que les règles soient claires et qu’elles ne changent pas en permanence. Cela vaut pour la fiscalité, cela vaut pour la règlementation, mais c’est normal que la règlementation s’adapte et qu’elle évolue ; en matière environnementale, c’est le cas. Mais je veille avec mon gouvernement à ne pas rajouter de la réglementation à la réglementation. Alors, en Nouvelle-Calédonie, évidemment, vous avez des compétences que d’autres territoires n’ont pas, mais s’agissant de la politique fiscale de l’Etat, c’est bien l’Etat qui continue de l’exercer à travers ses lois de finances. S’agissant des incitations fiscales, qui sont un élément structurel du financement des économies ultra-marines, tous les territoires concernés, y compris les collectivités dotées de l’autonomie fiscale – c’est donc votre cas – bénéficient aujourd’hui de ces dispositions pour mener à bien des projets de développement. Eh bien, la réforme qui a été envisagée a suscité des appréhensions, des inquiétudes, des interrogations, qui n’ont peut-être pas encore été suffisamment dissipées après les précisions que j’ai données aux Antilles. Donc je les précise à nouveau devant vous.

A ma demande, Victorin LUREL a engagé en février une réflexion sur l’avenir de la défiscalisation et j’ai voulu que cette réflexion soit guidée par deux principes simples : le premier, la préservation de l’intérêt économique des outre-mers, qui suppose le maintien de l’engagement de l’Etat à leurs côtés ; le deuxième principe, c’est la recherche d’une plus grande efficacité dans l’allocation des ressources publiques et c’est bien normal. Nous devons en permanence veiller à la maîtrise de la dépense publique et donc tout ce qui va, je dirais, générer une dépense – et une défiscalisation, c’est une dépense –, il faut qu’elle soit particulièrement efficace et, s’agissant des outremers, qu’elle profite aux entreprises. Mais j’ai souhaité que ce travail soit conduit de manière concertée et cette méthode, monsieur le ministre, vous l’avez scrupuleusement respectée. Tous les scénarios envisageables ont été mis sur la table et je sais qu’ils n’étaient pas tous consensuels. Vos élus ainsi que les représentants des acteurs économiques d’outre-mer en ont donc débattu et nous avons reçu de nombreuses contributions de grande qualité :je vous en remercie. La voix des outremers a été entendue.

Je me suis penché personnellement sur cette question, bien conseillé par Victorin LUREL que je remercie encore. Et sur la base de ses propositions, j’ai annoncé les grandes orientations de la réforme qui ont été confirmées lors du comité interministériel de modernisation de l’action publique du 17 juillet, la semaine dernière. Nous sommes parvenus, je crois, à un compromis qui concilie durablement les différents objectifs que nous nous sommes fixés. J’ai souhaité que les spécificités des territoires à autonomie fiscale soient prises en compte : par exemple, le crédit d’impôt que nous allons expérimenter dans les départements ne va pas s’appliquer ici compte tenu des spécificités de la Nouvelle-Calédonie. Et pour les territoires à autonomie fiscale, j’ai décidé de maintenir les outils actuels de défiscalisation, des outils qui seront toutefois ici comme ailleurs mieux encadrés, mieux maîtrisés si l’on veut qu’ils soient utiles. La réglementation de la profession de monteur en défiscalisation – c’est déjà tout un programme ! – doit être évidemment particulièrement orientée vers l’essentiel, je le dis bien, l’investissement. Il faut que ce soit utile ; ce n’est pas pour faire de l’argent pour de l’argent, au profit de ceux qui sont chargés de faire des montages. L’encadrement des investissements de renouvellement et des investissements dans le secteur des transports, la hausse des taux de rétrocession aux exploitants, la mise en place d’une programmation concertée des besoins en matière de logement social seront autant d’exemples de cette recherche d’efficacité.

Nous avons, monsieur le Haut commissaire, évoqué ce midi le logement social. J’ai bien vu ici au cours de mon séjour que le besoin était important et que le lancement des chantiers était très inégal.

Il y a des lacunes qu’il faut absolument combler, donc utiliser ces crédits, ces systèmes de défiscalisation pour ces investissements. Faut-il encore que les élus locaux lancent des programmes pour que vous puissiez y répondre et là, je parle des entreprises. Donc la concertation, c’est la bonne méthode. Elle va se poursuivre afin de définir les paramètres exacts de la réforme, vous y serez associés comme vous l’avez été jusqu’ici. Nous avons donc d’un côté choisi la continuité mais en même temps, nous ne sommes pas immobiles. Le maintien de la défiscalisation ne doit pas nous interdire d’expérimenter de nouveaux outils de financement qui pourraient s’avérer plus efficaces. Donc on maintient le système existant ; parallèlement on va en inventer de nouveaux que l’on va tester pour voir s’ils sont aussi bons, voire meilleurs et c’est à partir de là que nous prendrons nos décisions définitivement. En tout cas, soyez rassurés : je ne veux pas bousculer les choses pour le plaisir, je veux que cela marche !

Parmi les outils nouveaux qui demandent à être adaptés aux spécificités locales, il faut faire une place toute particulière à la Banque publique d’investissement. Vous le savez, cette Banque publique d’investissement était un des engagements du président de la République. C’est maintenant une réalité, cette Banque publique d’investissement s’installe dans tous les territoires, dans les régions de métropole mais aussi les outre-mers. La Banque publique d’investissement, c’est le partenaire privilégié des entreprises, c’est un instrument décisif pour redynamiser, pour développer, pour restaurer de la compétitivité. Je vous le dis très clairement : l’engagement de campagne du président de la République sera respecté. La Banque publique d’investissement, c’est une banque, mais ce n’est pas une banque comme les autres. Elle sera déployée aussi dans les collectivités du Pacifique ; elle le sera selon des modalités particulières, c’est normal, respectueuses du champ de compétences très large dont ces collectivités bénéficient. Il y a à inventer quelque chose de particulier. Vous êtes ceux qui bénéficient aujourd’hui de la plus large autonomie, peut-être la Polynésie est dans cette situation. Mais vous n’êtes pas une région ou un département.

Vous avez des responsabilités et des pouvoirs propres considérables. Et j’ai tenu d’emblée à ce que ces spécificités ultra- marines, et notamment celles qui vous concernent, soient prises en compte par la Banque publique d’investissement. La loi du 31 décembre 2012 habilite ainsi le gouvernement à prendre par ordonnance les mesures destinées à la rendre applicable avec les adaptations nécessaires en Nouvelle-Calédonie, je l’ai dit, en Polynésie, je viens de la citer, mais aussi à Wallis-et-Futuna. Un projet d’ordonnance et son décret d’application ont été transmis au Conseil d’Etat, ils donneront à la Banque publique d’Investissement une compétence à agir dans ces trois collectivités, ce qui n’est pas pleinement le cas aujourd’hui. La Nouvelle- Calédonie, parce que c’est la règle avant la rédaction définitive, en sera prochainement saisie pour avis.

Ce que prévoit le projet d’ordonnance, c’est que l’intervention de la Banque publique d’investissement se fera sur la base de la concertation, par le biais de conventions signées avec chacune des collectivités concernées. De telles conventions existent parfois. C’est le cas avec l’Agence française de Développement qui intervient pour le compte d’OSEO. Mais leur champ est limité, est trop limité ; il faut donc aller plus loin et cette démarche permettra à la BPI d’adapter son action aux besoins de chaque territoire, de définir des priorités conjointes, qu’il s’agisse de répondre aux besoins de financement des entreprises à court ou moyen terme, d’intensifier le financement de l’innovation, ou de mener une action spécifique dans certains secteurs prioritaires. Et puis, il faudra réfléchir à la gouvernance spécifique de la BPI dans le Pacifique. Nous l’avons déjà fait dans les départements d’outre-mer. Je souhaite que cette réflexion serve un objectif prioritaire : un déploiement rapide pour une efficacité immédiate. Il faudra tenir compte de la place de certains acteurs : je pense à l’AFD, à la CAISSE DES DEPOTS, aux collectivités elles-mêmes. Les textes que nous nous apprêtons à vous soumettre prévoient la possibilité de créer l’équivalent des comités d’orientation qui sont déjà mis en place dans chacune des régions de métropole. Il faudra rechercher la meilleure synergie entre cet acteur national de financement de l’économie qu’est la BPI, et des collectivités responsables du développement de leurs territoires.

Mesdames, Messieurs, je sais qu’il y a eu ces dernières semaines une forte mobilisation populaire, je l’ai suivie, pour demander au gouvernement calédonien de lutter plus vigoureusement contre la vie chère. On retrouve cette caractéristique dans d’autres territoires des outre-mers. C’est vrai que la population souffre d’un coût de la vie trop élevé. Très souvent, elle dénonce des abus, il y en a, et elle exige surtout plus de transparence sur la formation des prix. Si on veut la confiance, il faut plus de transparence parce que quand le doute s’installe, le dialogue est beaucoup plus difficile pour trouver les solutions, mais vous le savez bien. Plusieurs projets sont à l’ordre du jour : la création d’une Autorité de la concurrence en Nouvelle-Calédonie, et la modernisation des outils de régulation inspirée de la loi que mon gouvernement a fait voter en novembre 2012, portée par Victorin LUREL, pour les départements d’outremer. C’est une des premières lois votées. Le projet de loi organique en discussion au Parlement va donner compétence aux territoires pour créer des autorités administratives indépendantes de plein exercice, c’est-à-dire disposant d’un pouvoir de décision et de sanction. Les conditions pour créer une autorité de la concurrence locale sont donc remplies, en tout cas elles le seront dans les prochaines semaines. Il vous appartiendra, en tout cas il appartiendra aux élus d’en prendre l’initiative : du côté du gouvernement et du Parlement, les choses seront réglées. Il vous faudra aussi mettre en place comme le prévoit le projet de loi de pays soumis au Conseil d’Etat un droit de concentration, un droit de l’urbanisme commercial et un droit antitrust avec des adaptations nécessaires par rapport au droit national.

Je ne veux pas insister sur ces points car les réformes sont bien engagées, mais elles sont importantes. Et puis, je voudrais répondre à ceux qui s’interrogent sur l’efficacité des réformes engagées dans les DOM pour renforcer la régulation économique. Notre objectif est de mettre autant que possible les outre-mers dans le droit commun des marchés, en améliorant leur fonctionnement concurrentiel, et donc de les éloigner le plus possible de l’économie administrée. Il faut lutter contre certaines situations que l’on peut sans hésitation qualifier de situations de rente, rétablir la confiance de la population dans les prix et les marges des produits qu’ils achètent. Je vous le disais, la confiance. Ce choix stratégique d’un fonctionnement, j’allais dire, plus normal de l’économie ultra-marine, débarrassé d’un contrôle de prix souvent inefficace, doit être évalué sur le long terme, mais la loi relative à la régulation économique outre-mer a d’ores et déjà produit des effets. Je citerai trois exemples.

Le premier, c’est le bouclier qualité prix. C’était un engagement là aussi du président de la République pour les outre-mers. Il a été mis en place en trois mois à peine. Une concertation avec les associations de consommateurs et les professionnels a débouché sur des accords avec la grande distribution dans les cinq DOM, ce qui est déjà un succès.

Ces accords appliqués depuis le 1er mars ont déjà fait baisser de plus de 10% les prix d’une centaine de produits de grande consommation, sans subvention de l’Etat et sans blocage des prix. Donc c’est possible. Le deuxième exemple, il est particulièrement sensible ici, c’est la question des tarifs bancaires. La loi a instauré un principe de non-discrimination des départements d’outre-mer par rapport aux autres départements. Or les observatoires des tarifs bancaires ont bien constaté un mouvement de convergence entre les DOM et l’Hexagone dès la fin 2012, mouvement qui devrait, je l’espère, s’accélérer en 2013. Pour 13 des principaux services bancaires, la convergence est déjà effective. Les rapports des observatoires mentionnent aussi des baisses moyennes de 30 % pour certains services en ligne.

La gratuité devient parfois la norme, comme c’est déjà le cas dans l’Hexagone. Cela veut dire que le volontarisme politique a payé, que les pratiques sont en train de changer mais pas partout. Et j’espère que nous aboutirons à un accord similaire en Nouvelle-Calédonie. Il y a déjà eu des discussions entre les banques et le pouvoir mais, monsieur le Haut commissaire, ces avancées ne sont pas suffisantes, je l’ai dit d’ailleurs il y a quelques instants à la télévision. J’invite donc toutes les parties à avancer et conclure les négociations. Il faudra faire des efforts parce qu’on me donne des chiffres, je n’en revenais pas, qui sont exorbitants. Si nécessaire, le gouvernement, nous en avons parlé avec Victorin LUREL, prendra ses responsabilités mais je souhaite que nous aboutissions à un accord. C’est mieux. Si ce n’est pas le cas, nous prendrons nos responsabilités.

Regardez ce qui s’est passé pour la téléphonie mobile. La pression du gouvernement a permis d’atteindre en quelques mois un objectif qui apparaissait naguère comme un vœu pieux, l’intégration des appels vers les départements ou territoires d’outre-mer dans les forfaits de téléphonie fixe et mobile de l’Hexagone sans qu’il soit besoin de prendre des mesures autoritaires. Cela vaut pour la Nouvelle-Calédonie aussi. Je sais qu’il y a du scepticisme, je sais qu’on dit qu’il y a de l’attentisme. Mais justement, il faut avancer. J’encourage le gouvernement de Nouvelle-Calédonie à faire pleinement usage de ses compétences, il a des compétences, et à s’engager résolument dans une politique de modernisation de sa législation économique en matière de concurrence et de contrôle des prix. Nous lui avons donné des compétences très importantes, très élargies, et il faut s’en servir pleinement. Je sais bien qu’il faut du temps, je ne suis pas là en train de faire la leçon, sûrement pas. Je sais ce qu’est la difficulté d’exercer des responsabilités politiques, d’exercer les responsabilités d’exécutif. Et il faut toujours se remettre au travail, ce n’est jamais fini. Mais vous avez le pouvoir, vous en avez le droit et donc je pense que les choses vont avancer. En tout cas, je vous l’ai dit tout à l’heure en terminant ce séjour, j’ai confiance, parce que chacun est bien conscient qu’il faut que les choses continuent de progresser.

La Nouvelle-Calédonie a beaucoup d’atouts, qui vont bien au-delà des richesses de son sous-sol, et qui expliquent que l’économie calédonienne résiste à la crise et continue de croître, même si tout le monde n’en bénéficie pas assez parce qu’il y a aussi des inégalités sociales, il y a des inégalités territoriales même si elles ont tendance à reculer, il y a encore beaucoup de batailles à mener. Et nous avons besoin de toutes les forces pour cela. Nous avons besoin de l’énergie des chefs d’entreprise ; nous avons besoin aussi de l’engagement de leurs salariés ; nous avons besoin aussi de tous les outils de formation professionnelle, depuis l’école primaire, pour former la jeunesse, de la formation permanente qui permet à chacun de trouver sa voie et de répondre mieux aux besoins des activités économiques.

Voilà ce que je voulais vous dire. Vos entreprises montrent souvent le chemin. Je l’ai dit, elles s’internationalisent, elles créent des emplois, elles se développent, et vous avez compris que l’Etat, à la place qui est la sienne, fera tout, même s’il y a une large autonomie de décision donnée aux assemblées locales, pour entretenir ce dynamisme et pour répondre aux besoins de la population locale. La Nouvelle-Calédonie est certes largement autonome mais aussi longtemps qu’elle appartiendra au territoire de la République, elle aura droit à son soutien plein et entier, au soutien de la nation : c’est le message que je suis venu vous apporter, en vous souhaitant aussi bon courage parce qu’il en faut, mais vous en avez, pour continuer tout ce qui restera à faire encore, je m’en suis expliqué devant les élus du congrès, je ne le redirai pas ce soir, je ne vais pas faire deux fois le même discours mais je crois que vous en avez pris connaissance. Vous pourrez compter sur moi, vous pourrez compter sur tout le gouvernement. J’aurai l’occasion au mois d’octobre de recevoir le comité des signataires des accords de Nouméa, nous aurons des bilans à faire dans tous les domaines, y compris dans le domaine économique. Nous allons rester ensemble vigilants pour que les choses continuent d’avancer.

Vint-cinq ans après la signature des Accords de Matignon, quinze ans après les Accords de Nouméa, qui aurait pu penser que les choses évoluent de telle façon ? C’est parce qu’il y a eu aussi des hommes et des femmes de bonne volonté et il y en a encore beaucoup, vous en êtes, mesdames et messieurs. J’ai profité de ces quelques jours pour dialoguer, pour écouter, je veux le faire encore ce soir avec vous, même si, comme je vous le disais, j’ai déjà rencontré un certain nombre d’entre vous.

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samedi 27 juillet 2013

Jean-Marc Ayrault invité du JT de Nouvelle-Calédonie 1ere !

Jean-Marc Ayrault en Nouvelle Calédonie.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, est intervenu dans le journal télévisé de "Nouvelle Calédonie 1ère" ce samedi 27 juillet 2013. Répondant aux questions de Nathalie Rougeau et Steeven Gnipat, le Premier ministre a salué la culture kanak porteuse de valeurs universelle. Il a notamment salué la réussite de l'usine de nickel, Koniambo Nickel, de Koné, située dans la province nord à majorité kanak. Le Premier ministre a également rappelé les efforts entrepris en termes de formation depuis 25 ans et évoqué la question de l'évolution des institutions calédoniennes dans la période 2014-2018.


Le Premier ministre invité du JT de Nouvelle... par Matignon

Jean-Marc Ayrault salue l'usine moderne de Koniambo

Nouméa (France) - La gigantesque usine de nickel de Koniambo, dans la province Nord de la Nouvelle-Calédonie, est "le symbole" du "rééquilibrage économique en marche" au profit des populations kanaks, a déclaré samedi Jean-Marc Ayrault, après l'avoir visitée.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et son épouse Brigitte le 27 juillet 2013 dans l'hélicoptère à Koné en Nouvelle-Calédonie.

Cette usine parmi les plus modernes au monde, entrée en production en avril dernier, est détenue à 51% par la SMSP, société minière de la province Nord gouvernée par les indépendantistes kanaks, et à 49% par le géant suisse Glencore Xstrata, opérateur industriel. Elle représente un investissement de cinq milliards de dollars.

"J'ai assisté avec émotion à une coulée de nickel, c'est le symbole que le rééquilibrage économique est en marche", a affirmé le Premier ministre. "On est vraiment dans le respect des engagements pris tant par les accords de Matignon (1988) que de Nouméa (1998)", qui prévoyaient un partage des pouvoirs politique et économique.

"Aujourd'hui, ce n'est plus une promesse, c'est devenu une réalité", a-t-il souligné, y voyant "le succès d'une volonté politique partagée entre les partenaires des accords", kanaks et caldoches (d'origine européenne), avec le soutien de l'État.

"Le rééquilibrage, ce sont des investissements, c'est aussi un avenir pour la jeunesse de ce pays", a poursuivi M. Ayrault, "heureux d'avoir pu assister à cette nouvelle étape de l'histoire de la Nouvelle-Calédonie".

Des jeunes des tribus alentours ont bénéficié de formation, dès le lancement du projet de l'usine, et nombreux sont ceux qui y travaillent maintenant, à l'image d'Alcide Ponga, kanak de 38 ans et directeur des affaires extérieures de Koniambo Nickel SAS. Il se dit "fier avec un grand F" de cette "cathédrale industrielle", haute de 124 mètres: "c'est une aventure humaine qui se joue ici!".

Autre image forte, c'est une jeune femme kanak qui a opéré la percée du four pour la coulée de nickel à laquelle le Premier ministre a assisté, une opération délicate.

Le site KNS emploie environ 35% de femmes et ambitionne d'en avoir 40% d'ici la fin de l'année quand des jeunes finiront leur formation. "Ce n'est pas une politique de quotas, c'est une simple sélection selon les compétences", a assuré à l'AFP Peter Hancock, président de KNS, qui les recrute aussi bien à des postes d'opérateur que de conducteur d'engin.

"On a encore besoin de compétences extérieures (notamment des formateurs venus de Glencore) mais l'objectif est que ce soient les Calédoniens qui soient majoritairement employés", a affirmé André Dang, président de la SMSP et homme clé de ce projet aux côtés du président de la province Nord, Paul Néaoutyine (FLNKS).

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Jean-Marc Ayrault rend hommage aux morts d'Ouvéa:"Ici on a pratiqué le pardon et la réconciliation "

Le premier ministre Jean-Marc Ayrault s'est rendu à Ouvéa, 25 ans après la sanglante prise d'otages dans cet atoll de la Nouvelle-Calédonie, "pour rassembler les mémoires" des gendarmes et des militants indépendantistes kanaks morts dans ce drame. M. Ayrault est le premier chef de gouvernement à se rendre sur Ouvéa depuis ces événements, qui débouchèrent sur les accords de Matignon puis de Nouméa, ramenant la paix et engageant un processus de décolonisation et de rééquilibrage politico-économique en faveur des kanaks.


Hommage aux morts d'Ouvea: «ici on a pratiqué... par Matignon

Dans un parcours des plus symboliques, il est allé se recueillir d'abord devant la stèle à la mémoire des gendarmes tués à la gendarmerie de Fayaoué, puis à l'endroit où les deux leaders indépendantistes Jean-Marie Tjibaou et Yeiwéné Yeiwéné furent tués par un des leurs avant enfin de déposer une gerbe au monument des 19 militants kanaks tués lors de l'assaut de la grotte d'Ouvéa.

Le premier ministre a salué "ceux qui ont fait un travail de deuil, un travail de mémoire et un travail extraordinaire de réconciliation qui est riche d'enseignements et de promesses pour l'avenir". "On ne peut pas réussir la construction d'un projet si on laisse cachés des drames ou des questions", a-t-il déclaré alors que la Nouvelle-Calédonie va pouvoir organiser à partir de 2014 un référendum d'autodétermination.

"Et ce qui a été fait ici est une belle leçon pour tout le monde", a déclaré M. Ayrault, qui a reçu un accueil chaleureux des habitants avec qui il a partagé le rituel de la coutume kanak. "C'est aussi la leçon que les valeurs de la culture kanak nous transmettent: certes, la culture kanak n'en a pas le monopole, mais ici on a pratiqué le pardon et la réconciliation", a-t-il souligné.

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vendredi 26 juillet 2013

Nouvelle Calédonie: Jean-Marc Ayrault «dans les pas» de ses prédécesseurs socialistes

Nouméa, jeudi 26 juillet 2013, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault au Congrès de la Nouvelle Calédonie.


«L'Etat est à vos côtés et ne cessera pas de l... par Matignon Jean-Marc Ayrault s’est inscrit, vendredi au premier jour d’un voyage en Nouvelle Calédonie, «dans les pas» de ses prédécesseurs socialistes Michel Rocard et Lionel Jospin, signataires des accords de Matignon (1988) puis de Nouméa (1998) qui ont instauré une paix durable sur le Caillou.

«Mon ambition est de m’inscrire dans les pas et dans la cohérence de Michel Rocard et de Lionel Jospin. Je serai le garant du processus politique engagé depuis 1988», a déclaré le Premier ministre devant le Congrès calédonien, les parlementaires et les membres du gouvernement.

Passage des troupes en revue et honneur militaire au Premier ministre Jean-Marc Ayrault à Nouméa.

Venu à l’occasion des 25 ans des accords de Matignon, qui ont mis fin à la quasi guerre civile qui secouait cette collectivité du Pacifique sud, et des 15 ans de l’accord de Nouméa qui a étoffé le rééquilibrage économique entre kanaks et caldoches, M. Ayrault a rassuré les élus de tous bords sur la volonté de l’Etat «d’appliquer scrupuleusement» l’accord de Nouméa.

«Une émotion m’étreint», a-t-il lâché, lui qui avait accompagné Lionel Jospin en 1998, comme président du groupe PS à l’Assemblée nationale, à la signature de cet accord. Il prévoit un processus de décolonisation dont le terme approche: le Congrès qui sortira des élections territoriales de 2014 aura la charge de fixer la date d’un référendum d’autodétermination d’ici 2018. Si cela n’est pas fait, il revient à l’Etat de l’organiser.

«L’Etat remplira ses obligations. Personne ne doit en douter», a affirmé M. Ayrault qui a aussi évoqué en incidente la possibilité que les Calédoniens puissent choisir une autre voie, «une solution consensuelle», autrement dit un nouvel accord qui éviterait un référendum, potentiellement porteur de tensions entre les communautés.

Discours de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, devant le Congrès de la Nouvelle-Calédonie Nouméa, vendredi 26 juillet 2013

Monsieur le président du Congrès, d’abord merci pour votre accueil, merci pour votre discours, merci pour vous mesdames et messieurs les membres du Congrès pour votre présence, mesdames et messieurs les parlementaires que je tiens aussi à saluer, je voudrais aussi bien sûr saluer Monsieur le vice-président et mesdames et messieurs les membres du gouvernement de Nouvelle-Calédonie que j’ai rencontrés il y a quelques instants, saluer madame et messieurs les présidents des provinces, monsieur le maire de Nouméa, mais aussi le président du Sénat coutumier et vous tous et toutes mesdames, messieurs.

C’est un honneur de m’exprimer aujourd’hui devant vous aujourd’hui, c’est une émotion qui m’étreint. Vous êtes des élus du Congrès de Nouvelle-Calédonie et, à travers vous, c’est l’occasion pour moi de saluer tous les Calédoniens que vous représentez dans toutes leurs diversités et toutes leurs richesses : élus des Iles Loyauté, de la province du Sud, de la province du Nord, vous représentez l’ensemble des communautés qui ont fait le choix d’un destin commun. Le peuple kanak d’abord, qui habitait cette terre au moment de la colonisation et dont les langues, les traditions et la coutume se perpétuent aujourd’hui ; La population européenne ensuite, celle qui s’est installée depuis plusieurs générations, en apportant ses espoirs et ses ambitions ; Ceux enfin venus au fil du temps d’Europe, d’Asie, d’Océanie ou d’ailleurs et qui ont contribué, eux aussi, par leur travail et leurs initiatives, à construire la Nouvelle-Calédonie d’aujourd’hui.

Tous, vous êtes réunis par un même attachement à la paix, à la solidarité et à la prospérité de cette terre, que vous préparez patiemment à son avenir et dont vous avez transmis l’amour à vos enfants. Cette terre de Calédonie vous savez qu’elle ne laisse jamais indifférent, vous savez la trace qu’elle imprime chez tous ceux qui ont pris le temps de rentrer dans son histoire et de chercher à comprendre vos aspirations, mais vous savez aussi - car vous l’avez douloureusement vécu - que rien n’a été donné et que le lien social durable entre les communautés qui figure au rang des grands objectifs du préambule de l’accord de Nouméa exige de votre part un engagement et une attention de tous les instants, et j’ai en face de moi le préambule de l’accord de Nouméa de 1998 et s’il est ici c’est parce qu’en permanence, au-delà de vos débats, parfois de vos controverses qui sont légitimes en démocratie ou vos confrontations, vous revenez à l’essentiel de ce texte qui nous engage ensemble.

Je n’étais qu’un observateur, j’allais dire un témoin de la signature lorsque Lionel Jospin m’avait convié à l’accompagner en 1998, mais j’avais ressenti à l’époque quelque chose qui nous dépassait, qui vous dépassait chacune et chacun d’entre nous et qui montrait à quel point nous portions, vous portiez, vous portez et nous portons une responsabilité pour l’avenir et, donc, c’est bien de revenir sans cesse à ce texte.

J’ai pris le temps dans l’avion de relire le préambule, c’est un beau texte, c’est un texte de grande richesse, de grande valeur et de grande sensibilité. Et vous, vous mesdames et messieurs les membres du Congrès, vous savez, vous qui représentez les forces politiques de ce territoire et portez des visions différentes de l’avenir de la Nouvelle- Calédonie et de sa relation avec la France que le fil du dialogue ne doit jamais être rompu, et le cadeau symbolique que vous m’avez remis reflète cette volonté, reflète cette exigence et cet engagement.

C’est donc devant vous qu’avec Victorin Lurel, ministre des Outre-mer et Fleur Pellerin, ministre des petites et moyennes entreprises, de l’innovation et de l’économie numérique, que j’ai souhaité prendre la parole. J’ai déjà eu l’occasion de rencontrer certains d’entre vous lors du dernier Comité des signataires de l’Accord de Nouméa à Matignon, ce comité joue un rôle important, il nous permet de faire avancer la mise en œuvre de l’Accord, de vérifier l’efficacité de nos dispositifs et, surtout, il nous permet de nous parler très régulièrement et de ne pas nous éloigner les uns des autres. Dès le 11 octobre prochain, nous aurons d’ailleurs une nouvelle séance de travail à l’hôtel de Matignon. Mais au-delà de cette rencontre, au-delà de ces rendez-vous, j’ai souhaité venir ici à Nouméa pour vous rencontrer plus longuement parce que cette année - vous le savez - est une année particulière, 25 ans après les accords de Matignon, 15 ans après l’Accord de Nouméa et à quelques mois des prochaines élections qui mandateront le Congrès pour organiser avant 2018 la consultation prévue par l’Accord de Nouméa, il était important que le chef du Gouvernement vienne souligner l’ampleur de ce que nous avons accompli ensemble et pour rappeler d’où nous venons et, surtout, où nous allons.

J’irai demain à Ouvéa, j’irais pour m’incliner devant la mémoire de toutes les victimes de la tragédie de 1988 : les 4 gendarmes et les 2 parachutistes tués ainsi que les 19 militants indépendantistes Kanaks, je me recueillerai également sur le lieu où tombèrent un an après Jean-Marie Tjibaou et Yeiweiné Yeiweine.

Ces événements dramatiques sont restés très douloureux dans le souvenir de ceux qui les ont vécus, ils demeurent aussi dans l’esprit de tous les Français, il ne faut pas les oublier, il ne faut pas les effacer, au contraire ce qu’il faut faire c’est poursuivre le travail de mémoire, ce travail sur nous-mêmes, parce que c’est lui qui permet l’acte de paix et de réconciliation.

Mais 1988 fut aussi l’année où les Calédoniens, conduits par des hommes d’exception, décidèrent de tourner la page de la violence, de partager et faire partager une vision de leur pays et de son avenir. Cet amour de leur pays, cette clairvoyance historique, celle qui permit au gouvernement et aux forces politiques du territoire de reprendre le chemin du dialogue, gardons-la en mémoire comme une force, c’est un bien, le plus précieux qu’ils nous ont légué, celui qui permettra à chacune et à chacun d’entre nous de jouer le rôle qui doit être le sien dans la période qui s’ouvrira l’an prochain.

Michel Rocard, Jean-Marie Tjibaou, Jacques Lafleur, conscients de leurs responsabilités devant l’histoire, surent trouver les gestes et le chemin de la réconciliation et poser les premiers jalons de ce destin commun.

A notre tour, dans les années qui viennent, de mesurer nos responsabilités devant les Calédoniens et les Français et de prendre les décisions fidèles à cet héritage inestimable, car les progrès réalisés depuis 1988 sont immenses et plus encore depuis l’Accord de Nouméa.

Cet accord vous le vivez au quotidien, il a mis en place les institutions actuelles de la Nouvelle-Calédonie, il a fixé les principes du processus d’émancipation, il a défini les modalités du rééquilibrage et du partage des responsabilités. Ce n’est pas rien tout cela ! Nous pouvons en mesurer les avancées sur le terrain.

Je pourrai le constater demain quand je visiterai l’usine de nickel de Koniambo, je ne suis pas le premier à faire cette visite bien sûr, mais maintenant le nickel coule, l’usine produit et c’est une véritable réussite industrielle - ce n’était pas acquis - et nous pouvons féliciter tous ceux qui y ont contribué : les ouvriers Calédoniens et étrangers, les cadres souvent recrutés et formés localement et, bien sûr, les dirigeants de la société KNS.

Et c’est surtout un grand succès politique, mesdames et messieurs les élus un succès politique, d’abord un succès politique, car les signataires de l’Accord de Nouméa - et ils sont nombreux ici parmi nous - avaient décidé autour de Lionel Jospin de consacrer des efforts importants au rééquilibrage des richesses et de l’emploi, c’était ça la volonté politique. Cette usine, qui fonctionne et qui produit, en est la manifestation la plus tangible.

Mesdames et Messieurs les élus du Congrès, je crois que nous pouvons regarder tout ce qui a été entrepris depuis 25 ans avec fierté, mais comme toujours nous devons le faire aussi avec modestie. Oui ! De la modestie, pourquoi ? Mais parce qu’on ne change pas une société en une génération, les traces du passé colonial ne s’effacent pas rapidement et restent longtemps ancrées dans les esprits et parfois les comportements.

Aujourd’hui les populations calédoniennes ne bénéficient pas toutes du même niveau de vie, d’éducation et d’emploi, j’ai bien conscience que la jeunesse de ce pays – vous m’en parliez monsieur le Président il y a quelques instants - a besoin de repères, a besoin d’espoir et aussi, très concrètement, d’un emploi, d’une activité.

Votre responsabilité, notre responsabilité, est de donner des perspectives d’avenir à la Nouvelle-Calédonie, mais n’oublions pas le quotidien, n’oublions pas les aspirations légitimes de chacun. Le rééquilibrage de l’activité économique ne doit pas s’incarner dans la seule usine de Koniambo bien sûr, nous devons agir tous ensemble pour favoriser la création d’activités dans les îles et dans le Nord.

Vous savez que l’Etat est à vos côtés pour atteindre cet objectif, les contrats de développement ont vocation à accompagner toutes les initiatives qui iront dans ce sens.

Je rencontrerai cet après-midi des bénéficiaires du programme « Cadres avenir », c’est un enjeu majeur de l’Accord de Nouméa : permettre à tous les Calédoniens de prendre en main leur destin en les formant et en leur donnant accès aux responsabilités et tout particulièrement celles qui résultent des transferts de compétences qu’il faut exercer – et c’est une tâche difficile - « Cadres Avenir » est un formidable instrument, un instrument de promotion individuelle mais aussi collective. Dans ce domaine, comme dans tant d’autres, nous devons persévérer, aller plus loin, ne jamais relâcher nos efforts. Mais ces efforts, il faut le dire à travers « Cadres avenir », ces efforts que vous avez entrepris, sont récompensés C’est en pensant à tout ce qu’il nous reste à faire que je veux – et c’est pourquoi j’ai parlé de modestie, justement rester modeste pour évoquer le travail accompli, nous devons en effet poursuivre les efforts engagés, confirmer notre ténacité, ne pas relâcher notre volonté politique. Mais encore une fois je le redis, nous devons être fiers pour le parcours que nous avons déjà effectué ensemble, l’Etat et les élus Calédoniens.

Notre action commune est à l’origine de changements profonds pour la Nouvelle-Calédonie, je pense d’abord au partage des responsabilités, il est incontestable aujourd’hui.

Monsieur le président du Congrès, monsieur le vice-président du Gouvernement, vous qui m’avez accueilli ce matin, vous en êtes le témoignage, ce sont les institutions qui sont issues de l’Accord de Nouméa qui ont permis ce partage et qui fonctionne. Je pense également à la reconnaissance de l’identité kanak, principe essentiel du préambule de l’Accord de Nouméa, elle a permis la définition du statut coutumier et la création du Sénat coutumier et du procès-verbal de palabre, je veux ici saluer l’action remarquable de l’Agence de développement de la culture kanak et le rayonnement du Centre culturel Tjibaou que je suis impatient de visiter à nouveau dimanche matin. Son architecture qui s’impose dans le paysage est devenue un événement qui dépasse largement les frontières de la Nouvelle-Calédonie, qui rayonne ainsi sur toute une région mais qui vit de l’intérieur, qui crée du lien, qui met en valeur la culture kanak qui est désormais reconnue à sa juste valeur pour son riche patrimoine mais aussi pour sa créativité qui reste intacte. Et, puisque l’occasion m’est donnée de l’évoquer, je voudrais m’exprimer sur la demande qui est la restitution du crâne du grand chef Ataï, qui a été formellement identifié dans les réserves du Musée de l’Homme en juillet 2011.

La position de l’Etat est claire : Oui ! Cette relique a vocation à revenir en Nouvelle-Calédonie - et elle reviendra, - je me félicite que le Sénat coutumier se soit emparé du sujet pour que la réconciliation coutumière puisse intervenir en préalable à toute restitution. . L’Accord de Nouméa est également une réussite en matière d’équipement des territoires, les contrats de développement signés avec l’Etat pour un montant de 60 milliards de francs pacifique sur 10 ans constituent le principal levier du rééquilibrage. Il y a notamment un résultat très significatif que je salue, le parc des logements sociaux a été doublé en 10 ans – et ça se voit – dès mon arrivée j’ai pu le constater, certes les besoins sont encore très importants mais c’est un grand progrès. J’en viens à la question des transferts de compétences, qui sont au cœur de l’Accord de Nouméa et qui s’inscrivent dans le processus d’accès à la souveraineté partagée à la fois irréversible et garanti par la Constitution, ces transferts constituent un véritable défi tant ils nécessitent un travail préparatoire considérable. Ils ont eu lieu dans des domaines aussi importants que l’emploi, le travail, le commerce extérieur, les postes et télécommunications, la sécurité aérienne et maritime, mais aussi l’éducation, le droit civil et le droit commercial et ce sera bientôt la sécurité civile. Mais vous le savez - et nous en avons discuté lors de la dernière réunion du Comité des signataires - transfert de compétences ne signifie pas, à mes yeux, désintérêt de l’Etat, nous restons et nous resterons présents pour vous accompagner dans la prise en charge de ces nouvelles compétences. Conformément à l’engagement qui a été pris une structure d’appui spécifique a été créée au Ministère des Outre-mer qui réunit tous les ministères concernés par les transferts de compétences et qui est dirigée par un Calédonien que chacun connaît ici, qui est Jacques Wadrawane. Mesdames, messieurs les membres du Congrès, les prochains mois seront naturellement dominés par la campagne électorale des élections municipales et surtout des élections provinciales. L’Etat s’en tiendra pendant cette période à l’obligation de réserve qui doit être la sienne. Mais il est engagé dans l’application de l’accord et, dans son accompagnement vigilant, le gouvernement poursuivra le travail prévu dans le cadre du Comité des signataires. Après le Sénat qui vient de l’adopter à l’unanimité ces dernières heures, ce sera le tour de l’Assemblée Nationale d’examiner le projet de loi organique, très attendu, qui permet la création par la Nouvelle-Calédonie, d’autorités administratives indépendantes locales dotées de toutes les prérogatives requises.

Quant à l’après 2014, qui suscite beaucoup d’attentes chez les uns, beaucoup d’interrogations et d’appréciations parfois chez les autres, il n’est pas question d’esquiver vos interrogations. Chacun a pu le constater l’Etat s’est efforcé d’appliquer scrupuleusement l’Accord de Nouméa - c’était non seulement une obligation politique, ce n’était pas seulement une obligation morale, mais c’était la condition de la réussite - et je pense que l’Etat y est pour l’essentiel parvenu, il continuera à l’appliquer après les élections de 2014. Lorsque le Congrès décidera d’une date pour l’organisation d’un référendum, celui-ci sera organisé, et si en 2018 le Congrès ne s’est pas prononcé l’Etat prendra ses responsabilités et remplira les obligations qui sont les siennes, personne ne doit en douter.

Sauf à ce qu’une solution consensuelle réunisse l’ensemble des forces calédoniennes - solution qui entraînerait nécessairement une révision de la Constitution - la question de l’accès de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté sera posée par référendum au plus tard en 2018, dans les termes prévus par l’Accord de Nouméa. Dans cette période qui s’ouvrira après les élections de 2014, l’Etat sera également attentif à poursuivre les travaux - notamment dans 2 domaines essentiels pour l’avenir de la Nouvelle-Calédonie - et la suite du processus : c’est d’abord la stratégie industrielle de la Nouvelle-Calédonie dans le domaine du nickel, sur laquelle les opinions divergent encore, eh bien le dialogue doit se poursuivre et l’Etat y prendra toute sa part ; Second sujet d’importance, la mise en œuvre des transferts de compétences prévus par l’article 27 de la loi organique du 19 mars 1999.

La structure interministérielle de suivi des transferts de compétences est en train d’en déterminer le périmètre exact - et cela se poursuivra après les élections - en relation avec les partenaires du Comité des signataires. L’Etat proposera enfin aux membres du Comité de poursuivre le travail engagé sur l’avenir institutionnel, cette réflexion portera en particulier sur l’exercice des fonctions régaliennes et sur les grands principes qui devront régir les futures institutions de la Nouvelle- Calédonie, que les Calédoniens décident ou non d’accéder à la pleine souveraineté. Mesdames et messieurs les membres du Congrès, toutes les réussites dans la mise en œuvre de l’Accord de Nouméa, tous les changements intervenus sur le terrain, tout cela est le fruit d’un travail collectif, c’est parce que les accords de Matignon et de Nouméa ont engagé la construction d’un avenir commun, d’un destin commun, que de telles avancées ont pu se réaliser, j’ai confiance dans notre capacité à conserver cet état d’esprit qui ne doit et ne devra jamais cesser de nous animer. Je sais que vous avez toutes et tous conscience de cela ! C’est en faisant émerger une vision commune que nous construirons cet avenir et que nous serons fidèles à tout ce que nous avons construit depuis 1988 pour la jeunesse calédonienne.

Mon ambition, elle est simple en tant que Premier ministre, c’est de m’inscrire dans les pas et dans la cohérence de ce qui a été entrepris par Michel Rocard et Lionel Jospin, je serai le garant du processus politique engagé depuis 1988, mais je ne le serai pas seul, je le serai avec vous, avec vous mesdames et messieurs les élus, avec vous qui représentez la population de toute la Calédonie, ce que nous avons fait ensemble et vous surtout face à l’histoire.

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Rabbin Nduwa Guershon de "La Fraternité Judéo-Noire"

Originaire de la République démocratique du Congo, Nduwa Guershon est le premier rabbin noir en France. Comme tous ceux qui aiment ce qu'ils font, Nduwa Guershon travaille en silence avec beaucoup de convictions pour la Fraternité Judéo Noire ! Loin des polémiques stériles qui peuvent friser aux diffamations et calomnies, le rabbin Nduwa Guershon fait un travail énorme que personne n'avait entrepris avant lui. S'il n'est pas à Paris, en Israël ou aux Etats-Unis, le rabbin Nduwa Guershon parcours l'Afrique. Il visite des synagogues, crée des écoles hébraïques, recense les populations judaïsantes...Plusieurs voyages en Afrique du Sud, Nigeria, Zimbabwe, Mali ont raffermi ses convictions et missions: La couleur de peau du peuple juif est en train d’évoluer, quitte à chambouler des stéréotypes millénaires. Différentes ethnies d’Afrique sub-saharienne manifestent leurs liens ancestraux avec les Hébreux, dévoilant une présence juive méconnue sur le continent. Tous ces juifs n'ont pas envie de quitter l'Afrique, contrairement aux mal-pensants ! Des ethnies, tribus, ou communautés d’Afrique noire vivent la religion juive au quotidien. Au cours des dernières décennies, l’adhésion à la nation israélite est devenue pour leurs membres une passion et une vocation.

Le rabbin Nduwa Guershon à la synagogue.

Les investigations sont faites dans les deux Kasaï en République démocratique du Congo où certaines tribus Luba pratiqueraient le judaïsme ancestral.

Les Lembas au Zimbabwe (350.000) et en Afrique du Sud (250.000), les Abayudayas en Uganda 22.000), les descendants de Juifs au Mali ou au Cap Vert, la communauté Rusape au Zimbabwe, ou encore les Ibos au Nigéria (400.000), représentent autant d’ethnies ayant embrassé le judaïsme avec leur cœur. Et d’autres tribus, encore ignorées, pourraient bien s’ajouter à la liste de ces révélations.

Au sein de l’ethnie des Ibos vivant au Nigéria, estimés à environ trente millions de personnes, parmi les cent soixante-sept millions de Nigérians, une faction de plusieurs milliers d’entre eux, peut-être jusqu’à quatre cent mille, s’affirme juive.

En Belgique, les enfants avec leur Kipa sur la tête, le rabbin Nduwa Guershon avec son chapeau (à droite).

Dans le sud-est du pays, entre la rivière Bénoué et le fleuve Niger, les Ibos, ou Igbos, ont longtemps constitué une mosaïque de petites communautés autonomes, jusqu’à ce que les missionnaires britanniques, arrivés parmi eux à la fin du XIXème siècle, ne fassent naître un sentiment d’identité ethnique.

Certains de ces groupes observent, depuis un temps qui leur échappe, les rites caractéristiques de la religion juive. Ces pratiques comprennent, entre autres, la circoncision des garçons au huitième jour de leur vie, la séparation des hommes et des femmes pendant les menstruations, l’observation d’une période de deuil de sept jours après le décès d’un proche, l’interdiction de manger de la viande animale non bénie, ou encore, de croiser des plantes.

Souffler dans une corne de bélier fait également partie de leur tradition, ce qui n’est pas sans rappeler le son du shofar (un instrument de musique à vent en usage dans le rituel israélite depuis l’Antiquité).

Au cours des deux dernières décennies, l’affirmation de l’identité juive des « Ibos Bnei Israël » (Ibos fils d’Israël), comme ils se surnomment parfois, ainsi que leur volonté d’être reconnus comme Juifs à part entière par la nation d’Israël, se sont renforcées. Vingt-six synagogues ont vu le jour, accueillant hebdomadairement les observateurs du shabbat.

Cette allégation est notamment liée au mythe des tribus perdues d’Israël, qui se seraient installées en Afrique dans des temps ancestraux. L’origine de cette construction identitaire n’est pas certaine, et elle a été renforcée, ou éventuellement créée, par les missionnaires chrétiens britanniques.

Ces derniers auraient enseigné l' Ecriture en mettant l’accent sur l’Ancien Testament. Ils imprégnèrent du même temps l’imaginaire de nombreux Africains avec les récits de la sortie d’Egypte, du temple de Salomon et du royaume d’Israël, avec lesquels il était facile, pour les Africains, de s’identifier.

Au sein de l’ethnie ibo, la revendication d’appartenance au peuple juif s’est par ailleurs affermie suite à la découverte, il y a une quinzaine d’années, d’une pierre en onyx, sur laquelle auraient été gravées les lettres G.A.D, en ancien hébreu.

GAD, soit le nom de l’une des douze tribus d’Israël ; or le second livre de la Bible, « L’Exode » (Shemot), indique l’existence de douze pierres portant chacune le nom de l’une des douze tribus. Cette pierre aurait été conservée dans le palais d’Obugad – la maison de Gad en igbo – situé à Aguleri, dans l’Etat d’Anambra, dans l’est du Nigéria, où, selon la tradition des Juifs ibos, l’un des sept fils de Gad, Eri, se serait installé.

Les Juifs ibos se prétendent descendants des trois tribus d’Israël, Gad, Zabulon et Manassé, ayant dû quitter le royaume de Salomon suite à la destruction du deuxième temple.

Outre la mythologie faisant remonter la présence de Juifs au Nigéria à l’époque biblique, des légendes iboes relatent des migrations juives en provenance du Portugal et de la Lybie, vers le XVème siècle de l’ère chrétienne.

Aux yeux de certaines tribus africaines, la libération des Juifs de l’esclavage – vécu en Egypte – ainsi que la réussite de l’établissement dans leur propre pays, représente un idéal chez certaines tribus réprimées.

Ce sentiment a été renforcé, chez les Ibos, notamment au moment de la guerre d’Indépendance du Biafra, à la fin des années soixante, au cours de laquelle les Ibos ont été écrasés dans le sang.

Pendant cette guerre, les Ibos avaient notamment reçu de l’aide de la part d’Israël, qui entretenait déjà, à cette époque, des relations économiques avec le Nigéria. Une aide qui aurait entériné l’association spirituelle, intellectuelle, et sincère, avec le peuple juif.

Au Nigéria, on recense trois origines à la pratique du judaïsme. Le premier groupe est constitué par les « Juifs pré-talmudiques », qui descendraient effectivement des tribus perdues. D’ailleurs, ces derniers prétendent que le nom Igbo, autre version du mot Ibo, proviendrait du mot Ibri, dérivé de Ivri, signifiant « hébreu », en hébreu.

Ce groupe serait, selon elle, impossible à dénombrer ; à en croire un rabbin américain ayant séjourné parmi les Juifs ibos, ils représenteraient quelques milliers d’individus.

Enfin, le développement de communautés juives récentes, dont l’essor date du début du XXIème siècle. Ces pratiquants de la religion mosaïque affirment effectuer un retour vers leurs origines juives, desquelles les siècles les avaient éloignés. De nombreux Nigérians du Sud-Est ont abandonné la foi catholique pour se tourner vers le judaïsme.

Ces groupes ibos désirent se faire reconnaître comme juifs par les rabbins d’Israël. Cependant, ils restent réticents à se convertir au judaïsme ; ils estiment en effet être des Israélites, pour qui le fait de se convertir reviendrait à remettre en doute leur ascendance hébraïque.

Ces Ibos Bnei Israël regorgent d’une soif inconditionnelle d’apprendre la religion juive. Ils désirent ardemment recevoir des livres, ainsi qu’accueillir des rabbins qui leur délivreraient les enseignements fondamentaux.

L’Igboland connaît actuellement un très fort développement communautaire juif. Mais un développement anarchique : comme dit un vieux proverbe juif, « mettez deux juifs dans une pièce, et vous aurez trois avis différents », les vingt-six synagogues du Nigéria ne participent pas toutes de la même tendance.

Certaines pourraient être définies, à en croire un autre rabbin en visite au Nigéria, comme orthodoxes, telle la communauté de Gihon à Abuja – la capitale du Nigéria -, tandis que d’autres seraient plutôt de tendance traditionnelle, à l’instar de la congrégation de Sar Habakkuk, qui met l’accent sur l’étude de la Torah.

Le fait d’une identité juive au sein d’ethnies africaines, telle celle des Ibos, mais aussi celle d’autres communautés proclamant une ascendance provenant des tribus perdues, notamment en Asie, pourrait, dans la manière passionnée dont elle s’exprime, faire évoluer le visage, la dynamique, mais aussi la spiritualité contemporaine du peuple juif.

Ces communautés entretiennent en effet une foi en la religion juive, enrichie d’une vitalité et d’une originalité propres, à même de dynamiser les conceptions relativement rigides du judaïsme.

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jeudi 25 juillet 2013

Espagne : déraillement mortel d'un train près de Saint-Jacques-de-Composte !

Sur cette photo, une vue de la motrice sortie de la voie projetée contre le mur !

Les secouristes s'activent autour des carcasses enchevêtrées du train !

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Aidé par un policier, un blessé rassure les siens

Le premier bilan - 35 tués, 200 blessés, s'est rapidement alourdi pour atteindre au moins 80 morts et 143 blessés, après le déraillement du train qui transportait 238 passagers, provenant de Madrid en partance pour la ville de Ferrol en Galice, mercredi soir.

Les secouristes s'activent autour des carcasses enchevêtrées du train. Sur cette photo, une vue de la la motrice sortie de la voie projetée contre un mur. Aidé par un policier, un blessé rassure les siens. Cette catastrophe ferroviaire est l'une des plus graves jamais survenues en Espagne. En 1944, une collision entre un train qui se rendait lui aussi de Madrid en Galice et une locomotive avait fait des centaines de morts. Plusieurs témoins ont raconté avoir entendu le bruit sourd d'une explosion. Les médias mettent en cause une vitesse excessive. Toute la nuit, les sauveteurs ont continué à extraire les passagers du train sur le site de l'accident.

Le train aurait déraillé avant l'entrée de la gare de Saint-Jacques-de-Compostelle, alors qu'il assurait une liaison entre Madrid et la localité galicienne d'El Ferrol. Le bilan fait état d'au moins 80 morts et 143 blessés.

Près de quinze jours après le drame de Brétigny en France, l'Espagne est à son tour frappée par une tragédie ferroviaire, de plus grande ampleur encore: au moins 77 personnes ont été tuées et 143 blessées dans le déraillement d'un train mercredi à 20 h 42, peu avant son arrivée à Saint-Jacques-de- Compostelle, dans le nord-ouest du pays. C'est le premier accident de train sur une ligne à grande vitesse en Espagne, et la plus grande catastrophe ferroviaire du pays depuis 40 ans, indique El Pais. Les secouristes ont retrouvé 80 corps dans les décombres du train, quatre autres personnes sont mortes à l'hôpital. On ignorait jeudi matin si des Français figuraient parmi les victimes.

Selon un journaliste de la radio Cadena Ser, toutes les voitures du convoi ont déraillé. Les premières images de la télévision ont montré plusieurs wagons renversés sur la voie, dont l'un au moins complètement déchiqueté et de la fumée se dégageant du convoi... mais aussi plusieurs corps étendus sur les rails, et des membres des services de secours tentant de libérer les personnes toujours prisonnières des wagons. Selon El Pais, une grue géante a même été acheminée afin de permettre de déplacer les wagons et de dégager les passagers du train qui seraient restés coincés.

L'accident s'est produit à l'entrée de la gare de Saint-Jacques-de-Compostelle, alors que le train assurait une liaison entre Madrid et la localité galicienne d'El Ferrol. Les autorités ne se risquaient pas mercredi soir à donner une explication à cette tragédie, même si un porte-parole du gouvernement régional a parlé d'un accident, semblant écarter une origine criminelle.

La presse montre du doigt une vitesse excessive sur un tronçon, empruntant un virage situé en zone urbaine, limité à 80 km/h. «Grande vitesse mortelle», titrait jeudi matin le journal El Mundo, selon lequel le convoi était engagé à 220 km/h dans cette courbe délicate, le virage de A Grandeira. «L'excès de vitesse est une des hypothèses qui prédomine», écrivait le journal. Selon El Pais, le train circulait à 190 km/h en abordant le virage. Toutefois, selon un ingénieur de l'Adif (l'équivalent espagnol de la RFF), la vitesse excessive ne peut à elle seule provoquer un déraillement.

«Il semble que dans un virage le train ait commencé à se retourner, nous avons fait beaucoup de tonneaux et plusieurs wagons se sont empilés les uns sur les autres», a raconté un témoin, cité par la radio Cadena Ser. Des passagers ont raconté aux journalistes de La Voz de Galicia que le train roulait assez vite et qu'un des wagons a sauté dans les airs au moment où le train s'avançait dans un virage. Selon la radio Cadena Ser, un témoin a fait état d'une explosion juste avant le déraillement.

Des habitants sont venus porter leur aide, offrant des couvertures aux blessés. Certains les transportaient même dans leurs propres véhicules vers les hôpitaux de la ville, selon La Voz de Galicia. Un appel au don de sang a été lancé, afin que les services hospitaliers puissent gérer l'afflux des blessés. «Un bâtiment a été réservé par la municipalité afin de porter assistance aux familles, il y a des psychologues à leur disposition et elles recevront également des informations», a pour sa part indiqué la porte-parole de la mairie de Saint-Jacques-de-Compostelle, Maria Pardo.

Très vite, de longs convois d'ambulances, gyrophares allumés, se sont formés, dans une course contre la montre pour évacuer les blessés. La nuit venue, toutes les routes environnantes étaient envahies par un ballet d'ambulances, sirènes hurlantes, tandis que sur les voies, les secouristes casqués, vêtus de gilets jaunes, armés de pics, tentaient de se frayer un chemin dans les tôles froissées.

Le drame s'est produit à la veille de la Saint-Jacques, le saint patron des Galiciens, une fête traditionnelle dans cette région. Toutes les cérémonies prévues à cette occasion ont été annulées. Selon la Renfe, l'équivalent de la SNCF en Espagne, le train transportait 238 passagers.

Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, un Galicien, est attendu jeudi matin sur place. «Je souhaite exprimer mon affection et ma solidarité avec les victimes du terrible accident de train de Santiago», a lancé Mariano Rajoy dans un message sur Twitter.

Depuis Rio de Janeiro, le pape François a appelé à prier pour les victimes et leurs familles.

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mardi 23 juillet 2013

Michelino Mavatiku Visi, meilleur guitariste de sa génération, est un grand artiste engagé !

Michelino Mavatiku Visi est éprouvé, il a perdu sa mère. Artiste aux talents multiples, sa foi en Dieu l'a aidé à transcender sa douleur. Michelino Mavatiku Visi qu'on peut joindre au 0033 616312078 -michelino.mava@hotmail.com, est le meilleur guitariste de sa génération. Sa prestation au premier bal anticolonial, à la place Aligre dans le 11e arrondissement de Paris, demeure mémorable. Cela fait plus de trente ans qu'il n'a plus remis ses pieds à Kinshasa en République démocratique du Congo, alors que chaque année il a un billet Air France first class pour une destination de son choix. Michelino Mavatiku Visi est un artiste très engagé, ayant déjà subi les affres de la dictature, il ne pactise pas avec des régimes brutaux qui foulent aux pieds les droits humains. Et tout engagement pousse à des renoncements !

Michelino Mavatiku Visi à Paris. Photo Réveil FM

Michelino Mavatiku Visi est un artiste d'une grande simplicité. Et pourtant il est un grand guitariste et auteur-compositeur. Michelino Mavatiku Visi est l'un des rares artistes qui a connu du succès tout jeune dans Afrisa International avec des chansons: "Moussa3, "Makfé", "Cassius Clay"...mais aussi dans le Tout-Puissant Ok-Jazz avec "Salima", "Lifoka" mais qui a accepté de tout quitter pour aller apprendre au Conservatoire de musique. Michelino Mavatiku Visi, qui fut le trait d'union dans "Lisanga ya Ba Nganga" entre Franco Lwambo Makiadi, Rochereau Tabu Ley, est un artiste qui sait lire les notes de musique ! Michelino Mavatiku Visi est l'inventeur de la Mi-composé en guitare. Dans l'album 20è anniversaire du Tout-Puissant Ok-Jazz enregistré à la Renapec en 1975, c'est Michelino Mavatiku Visi qui joue du début à la fin. Le Grand Maître Franco Lwambo est entré pour la chanson "Salima" et ce sont deux guitares leads qui jouent dans cette chanson, celle de Franco Lwambo Makiadi et celle de Michelino Mavatiku.

Michelino Mavatiku Visi à Paris. Photo Réveil FM

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Suisse: Impérial, le Napoléon Museum du château d’Arenenberg !

Dominant la partie inférieure du Lac de Constance, le château d’Arenenberg fut la résidence principale de l’ex-Reine de Hollande Hortense et de son fils, le prince Louis Napoléon, futur Napoléon III, qui passa son adolescence dans cette propriété alors qu’il étudiait à Augsburg, en Bavière. Sous son apparence de maison de campagne, le château d’Arenenberg ne laisse pas présager des trésors qu'il recèle. Au fil de la visite se succèdent ainsi de remarquables ensembles mobiliers et décoratifs de style Premier Empire, Biedermeier et Second Empire, complétés par une exceptionnelle collection d’œuvres d'art. Il est le seul musée consacré à l’histoire napoléonienne dans les pays de langue allemande. Nous remercions Federico Sommaruga de Swiss tourism pour cette découverte.

Le château d'Arenenberg. Photo Réveil FM

Les amoureux d’histoire de France ne manquent pas la visite du château d’Arrenberg en Suisse, villa où Napoléon III passa son enfance. Ce petit château niché dans un paysage magnifique, au-dessus du lac inférieur, est entouré d’un parc paysager et possède une vue superbe sur les cônes volcaniques de l’Hegau. C’est là qu’ Hortense de Beauharnais (fille de l’impératrice Joséphine et épouse de Louis Bonaparte, l’un des frères de Napoléon I er) s’installa en 1817, avec son fils Charles-Louis Napoléon, alors âgé de 9 ans, après l’effondrement de l’Empire. C’est à Arrenberg que le futur Napoléon III passera tous ses étés jusqu’en 1837.

L'arbre archéologique entre les Beauharnais et Bonaparte. Photo Réveil FM

Le papier peint en forme de la tente militaire. Photo Réveil

Hortence, cinq ans avant sa disparition. Photo Réveil FM

La reine Hortense entreprit des grands travaux pour que le château soit entouré d’un parc paysager avec grottes, jets d’eau et pavillons. Parfaitement conservé, ce château est rempli de souvenirs impériaux. Sur les rives du lac de Constance, la famille impériale réussit à attirer l’Europe entière. Alexandre Dumas, Chateaubriand, Juliette Récamier, Franz Liszt entre autres y séjournèrent. En 1906, l’impératrice Eugènie offrit le « château impérial » au canton de Thurgovie. Un moment d’Histoire passionnant à découvrir, mais aussi un lieu plein de charme et de beauté.

Bien que le gouvernement suisse ait interdit tout séjour à la famille Bonaparte sur le territoire helvétique, la reine Hortense put acquérir le domaine d'Arenenberg avec l'accord du canton de Thurgovie en février 1817. Pendant la période des travaux d'aménagement, et pour ne pas causer de problèmes aux Thurgoviens, elle s'installa à Augsbourg, en Bavière, à proximité de son frère Eugène, ne passant que les mois d'été sur les rives du lac de Constance. Son fils, Louis-Napoléon, le futur empereur Napoléon III, suivait les cours de son précepteur Philippe Lebas ainsi que ceux du lycée Ste Anne d'Augsbourg. Ce n'est qu'à partir de 1823 qu'Arenenberg devint le lieu de résidence permanent de la cour en exil ; jusqu'à l'hiver 1830-1831, elle passait les hivers à Rome.

Vue partielle du Lac Constance à partir du Château d'Arenenberg. Photo Réveil FM

La Salle à manger d'Hortence. Photo Réveil FM

La duchesse de Saint-Leu s'eteignit dans son château le 5 octobre 1837 et Louis-Napoléon quitta définitivement la Suisse un an plus tard. Lors de son emprisonnement à la forteresse de Ham, ayant vendu presque toutes ses possessions, il se sépara également du domaine d'Arenenberg (1843), mais s'assura du droit de rachat. Ce que Napoléon III put faire en 1855. Il ne se rendit sur les lieux de sa jeunesse qu'une seule fois, en août 1865.

Après le décès de l'Empereur, l'impératrice Eugénie et le Prince impérial passèrent les étés à Arenenberg (1873 à 1878). C'est là que les bonapartistes se retrouvaient pour le 15 août. C'est là qu'ils rencontrèrent le roi de Wurtemberg, le grand-duc de Bade ou la reine de Hollande et le prince héritier. Après la mort tragique du Prince impérial le 1er juin 1879 en Afrique du Sud, l'impératrice Eugénie perdit alors tout intérêt pour le domaine. Elle en fit don en 1906 au canton qui avait accueilli son mari et sa mère dans une période si difficile et leur avait offert un asile. La demeure principale continua à être un musée, un lieu qui déjà pouvait se visiter depuis l'automne 1855. Les dépendances devinrent salles de classe pour l'école d'hiver d'agriculture du canton de Thurgovie.

Les aménagements entrepris par la reine Hortense, puis par l'impératrice Eugénie, ont été respectés avec soin et le lieu a gardé l'empreinte de ces deux femmes. Depuis des années, une pièce après l'autre est restaurée. Ainsi la chambre à coucher de la reine Hortense a repris ses couleurs d'origine. Il en est de même pour le mobilier et les tableaux. Des recherches sont effectuées pour retrouver les traces de l'ameublement de cette époque. Les pièces aménagées pour l'impératrice Eugénie ont elles aussi gardé leur état historique. Son salon privé offre par exemple l'expression la plus pure du style Second Empire. Les sculptures de Carpeaux et les portraits de Winterhalter consacrés à la famille impériale y ont été réunis pour cette raison.

Chapelle néogothique édifiée par la reine Hortense en 1831-1832. Photo Réveil FM

Une statue de Bartolini représentant Hortense à genoux. Photo Réveil FM

Chaque année, une messe de requiem est célébrée à la mémoire des quatre habitants principaux d'Arenenberg : la reine Hortense, Napoléon III, l'impératrice Eugénie et le Prince impérial, dont les bustes décorent le chœur. Photo Réveil FM

Face au château subsiste encore une chapelle néogothique édifiée par la reine Hortense en 1831-1832. Une statue de Bartolini représentant Hortense à genoux et provenant de son tombeau à Rueil-Malmaison y fut installée en 1858. Chaque année, une messe de requiem est célébrée à la mémoire des quatre habitants principaux d'Arenenberg : la reine Hortense, Napoléon III, l'impératrice Eugénie et le Prince impérial, dont les bustes décorent le chœur.

Le lac de Constance. Photo Réveil FM

Vue du parc Napoléon Museum. Photo Réveil FM

Dernière découverte du Napoléon Museum: la baignoire impériale. Photo Réveil FM

Le lac de Constance. Photo Réveil FM

Karin Peter, notre guide. Photo Réveil FM

Depuis l'été 2008, le parc paysager est ouvert au public. Depuis les années 60, il avait presque entièrement disparu sous des masses de terre, la nature avait alors pris ses droits et tout recouvert. Des trésors s'y cachaient : une fontaine, des grottes en stuc et concrétions et les fondements de l'ermitage.

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lundi 22 juillet 2013

Altercations: Retour au calme après 2 nuits de violence à Trappes

Après un week-end de violentes protestations, le calme était de retour à Trappes lundi. Sur place, Manuel Valls, le ministre français de l'Intérieur à salué le travail des policier.

Manuel Valls, ministre de l'intérieur. Après un week-end émaillé par des altercations, les violences avaient cessé à Trappes lundi. Sur place, le ministre français de l'Intérieur, Manuel Valls, évoquait un retour au calme.


Manuel Valls : "Le voile intégral n'a rien à... par rtl-fr

Manuel Valls s'est personnellement rendu à Trappes dans la matinée de lundi, après un week-end marqué par des violences urbaines dans cette cité populaire de la grande banlieue ouest de Paris.

«Grâce au travail des policiers (...) aux renforts au cours de ces derniers jours, (...) le calme est en train de revenir et c'est l'essentiel», a déclaré le ministre lors d'un point-presse. Manuel Valls a qualifié ces violences d'«émeutes» et les a jugées «inacceptables», tout en en relativisant leur ampleur.

Les «émeutiers» étaient «200 seulement, dans une ville qui compte 30'000 habitants», a-t-il souligné. «Il faut éviter tous les amalgames des quartiers populaires avec une minorité de voyous».

Protestation contre une interpellation

Vendredi soir, de 250 à 400 personnes selon des témoins avaient manifesté près du commissariat de Trappes pour protester contre le maintien en garde à vue d'un jeune homme interpellé la veille.

Les manifestants ont jeté des pierres, brûlé des poubelles et détruit des abri-bus. La police a alors répliqué avec des grenades de dispersion et des gaz lacrymogènes. Un adolescent de 14 ans a été grièvement blessé à l’œil.

Des incidents de moindre ampleur ont eu lieu la nuit suivante. Dimanche soir, alors que d'importantes forces de police étaient déployées, une tension palpable avait laissé craindre une nouvelle flambée de violences, avant un retour au calme.

Opposé à un contrôle de police

Le jeune homme interpellé jeudi s'était opposé au contrôle par la police de sa femme entièrement recouverte d'un voile masquant son visage, une tenue interdite en France.

Selon la police, il a tenté d'étrangler un policier, une version contestée par son épouse qui a accusé la police de violences. Remis en liberté sous contrôle judiciaire samedi, il sera jugé en septembre.

Une condamnation, deux relaxes

Un jeune homme de 19 ans a, lui, été condamné lundi à une peine de six mois ferme mais est ressorti libre du tribunal correctionnel de Versailles où il était poursuivi pour rébellion et jets de projectiles. Deux autres hommes poursuivis ont, eux, été relaxés.

M. Valls a justifié la loi interdisant le voile intégral adoptée en 2011 par la droite, et pour laquelle il avait voté alors qu'il était député de l'opposition. «Ce voile qui nie l'identité même de la femme n'a pas lieu d'être dans l'espace public», a-t-il déclaré dimanche.

Cette loi «doit s'appliquer avec discernement, avec le respect des personnes. Je ne doute pas un seul instant que c'est ce qu'ont fait ces policiers» à Trappes, a-t-il ajouté.

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Pierre Rabhi, “Apôtre” de l’agroécologie !

Très tôt, alors qu’il est né en 1938 dans une oasis du Sud algérien, son père le confie à une famille d’expatriés français, qui lui font fréquenter l’école de la République. Culture musulmane, apprentissage de l’Occident chrétien, il doit jongler avec ces deux facettes de sa personnalité. Et finit par arriver en France où il devient ouvrier spécialisé. Pas pour longtemps. En 1960, il s’installe en Ardèche, dans les Cévennes, où il s’acharne à donner vie à une exploitation agricole, en mettant en œuvre l’agroécologie, qu’il a contribué à faire connaître. Il s’agit d’une gestion raisonnée du milieu qui vise à l’optimiser, avec une adaptation des pratiques agricoles à l’écosystème. Ce système d’exploitation permet d’éviter les déperditions et la destruction de la terre. Exemple, le recours systématique au compostage Expérience dont il a fait profiter d’autres néo-ruraux. "Pierre Rabhi, au nom de la terre", le 27 mars dernier est sorti en salles à Paris et dans toute la France, le premier film entièrement consacré à Pierre Rabhi, son itinéraire, les réalisations qu'il a inspiré, au Nord, comme au Sud. Il a été réalisé par Marie-Dominique Dhelsing.

Pierre Rhabi, l'apôtre de l'agroécologie

Synopsis

Pierre Rabhi est paysan, écrivain et penseur. Il est l’un des pionniers de l’agro-écologie en France. Amoureux de la Terre nourricière, engagé depuis quarante ans au service de l’Homme et de la Nature, il appelle aujourd’hui à l’éveil des consciences pour construire un nouveau modèle de société où une "sobriété heureuse" se substituerait à la surconsommation et au mal-être des civilisations contemporaines. Ce film retrace l’itinéraire d’un "sage", du désert algérien à son expertise internationale en sécurité alimentaire. L’histoire d’un homme et de sa capacité hors du commun à penser et à agir en fédérant ce que l’humanité a de meilleur pour préserver notre planète des souffrances qu’elle subit. "Pierre Rabhi, Au nom de la Terre" raconte le cheminement d’une vie et la conception d’une pensée qui met l’Humanité face à l’enjeu de sa propre destinée.


Pierre Rabhi : Au nom de la Terre 1/2 par Wakeup-


Pierre Rabhi : Au nom de la Terre 2/2 par Wakeup-

Pierre Rabhi (Kenadsa, Algérie 19381) est un paysan, philosophe et essayiste français d'origine algérienne, inventeur du concept « Oasis en tous lieux ». Il défend un mode de société plus respectueux de l'homme et de la terre et soutient le développement de pratiques agricoles respectueuses de l'environnement et préservant les ressources naturelles, l'agroécologie, notamment dans les pays arides. Il est le père de l'ingénieur Vianney Rabhi (l'inventeur du procédé du moteur MCE-5, un dispositif permettant de rendre le taux de compression variable dans les moteurs à pistons) et de Sophie Rabhi-Bouquet (présidente de l'écovillage du Hameau des Buis).

Pierre Rabhi "C'est quoi être en vacances ?"

Le concept contemporain des vacances est un phénomène assez nouveau, qui va de pair avec la modernité. Le travail mobilise autant qu’il immobilise, de façon très institutionnalisée, contre rétribution. Il engendre le besoin d’un espace où l’individu peut se retirer momentanément, prendre du temps pour lui-même. La plupart des civilisations antérieures, souvent agraires ou nomades, ne connaissaient pas cette notion. Je n’en ai par exemple jamais entendu parler durant mon enfance, jusqu’à la découverte de mines houillères dans nos terres ; les Français sont alors venus les exploiter, embauchant du personnel et instaurant en même temps que ce type de travail de brèves périodes de vacances. Auparavant notre vie était cadencée par le travail de la terre, qui alterne les périodes d’activité avec les saisons dites « mortes ». L’hiver, saison où l’on ne peut agir, il n’y avait pas de travaux des champs, les phases de repos étaient déterminées par la nature et non par une organisation sociale particulière.

Aujourd’hui, dans le cadre de cette sorte de servitude quasiment à vie qu’est devenu le travail, où il faut chaque jour aller pointer, les vacances représentent naturellement un moment bienvenu, mais le temps de souffler, à peine a-t-on repris quelques forces qu’il faut reprendre le collier – expression en elle-même très évocatrice de la condition humaine dans le monde actuel.

Mais peut-on légitimement considérer les vacances comme un temps vraiment libéré ou bien encore soumis à des comportements prédéterminés par des attitudes collectives standardisées ? Il faut bien admettre que là aussi le profit règne. Quand les vacanciers vont passer un séjour à l’étranger ils deviennent des touristes actifs et alimentent ainsi l’économie du pays. A contrario, les troubles actuels dans les pays du Maghreb ont fait reculer le tourisme et l’on constate déjà le sérieux déséquilibre financier que cela induit. L’importance attribuée au tourisme dans ces pays les a d’ailleurs affaiblis, cette politique menée par leurs gouvernants est regrettable dans la mesure où elle les rend dépendants de l’extérieur au lieu de les inciter à cultiver leurs propres ressources naturelles. Ce type de dépendance se paye malheureusement très cher, lorsque des troubles graves affectent les nations.

Le temps libre est bel et bien transformé en temps économique, il n’est plus consacré à la méditation, à l’épanouissement de l’esprit, au fait de se retrouver soi-même. Une vie de labeur ponctuée de quelques pauses pour faire des glissades sur la neige ou quelques bains de mer. Les vacances comme parenthèses dans un temps de travail parfois excessif sont-elles suffisantes pour régénérer notre être profond ? Cette question ne vient pas remettre en cause les activités nécessaires à notre survie mais interroge la répartition du temps dédié à l’avoir par rapport à celui qui concerne l’être. Selon les cadences millénaires auxquelles se sont adaptées les civilisations, c’est aux beaux jours d’été que la nature est en effervescence, l’hiver elle entre en dormance ; aujourd’hui les vacances estivales induisent plutôt une cessation du travail. L’administration du repos en fonction de l’économie et non selon les rythmes naturels de la terre et de ceux l’espèce humaine est complètement artificielle, c’est une sorte d’anomalie. Le véritable repos est plus harmonieux : la nature, les animaux, les sols et l’homme devraient goûter ce répit à l’unisson, c’est un temps d’inspiration très puissant où puiser des ressources vitales avant de reprendre une activité.

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Suisse, Paradiso-Lugano !

Paradiso est en Suisse italienne dans le canton de Tessin, il est situé sur le Lac de Lugano. Un temps la commune s'appelait Calprino. En 1929 le changement de nom fut décidé, essentiellement aux fins touristiques: en effet la dénomination Calprino, toponyme qui indique une ferme implanté sur les flancs du Mont Saint Sauveur. Jusqu'à au-delà moitié des années 1800 la population de la commune vivait d'agriculture et de pêche principalement. Était répandue aussi la culture du ver à soie. Avec l'inauguration, en 1882 de la ligne ferroviaire du Gottardo, des nouvelles perspectives s'ouvrirent, principalement à travers l'exploitation du tourisme. Dans cette optique, en 1890 le funiculaire du Mont Saint Sauveur (912 m) fut inauguré, il est encore aujourd'hui l'une des principales attractions touristiques de la région. Dans la même année fut conclue la construction de la ligne de tramway électrique pour réunir Calprino au Lugano.

Le plan urbanistique de Lugano reproduit celui du bourg médiéval. Au Moyen-âge, Piazza Grande (désormais Piazza della Riforma) était le lieu de rassemblement préféré des citadins (et il l'est encore de nos jours), le lieu de travail et l'endroit où s'effectuaient les trafics commerciaux. Presque tous les échanges commerciaux qui s'organisaient sur la Riva della Legna et sur la Riva del Grano (actuellement piazza Rezzonico) se sont déplacés vers la voie ferrée seulement vers la fin du XIXe siècle. Lugano était déjà une petite ville très vivante au XVIe siècle, comme en témoigne la Fiera Grossa qui a lieu tous les ans et qui, les premières années du XVIe siècle déjà, était connue dans toute l'Europe. Du XVIe siècle au début du XXe siècle, les 4 contrées principales qui convergeaient toutes vers Piazza della Riforma étaient facilement reconnaissables. Au nord, la contrée Cioccaro s'étend jusqu'aux pieds de la colline, à l'ouest la contrée Nassa touche l'église de Santa Maria degli Angioli, à l'est la contrée Verla arrive jusqu'à la place Sant'Antonio et pour finir, la contrée Canova jouxte la piazza Castello où dans le temps, s'élevait le château viscontien. Le vieux bourg était entouré d'un mur à sept portes. La ligne de chemin de fer et la gare ont été construites en 1874. Elles ont permis de déplacer le cœur du commerce du lac à la colline qui fut reliée à la plaine grâce à un funiculaire, encore utilisé de nos jours pour se déplacer en ville.

Commençons cette visite guidée des beautés de Lugano en partant des berges. Grande attraction touristique qui s'explique par le contexte dans lequel elles s'insèrent et par les sculptures modernes visibles tout au long du trajet, les rives du lac se développent le long du vaste golf de Lugano, de Paradiso jusqu'au Lido, sur 2 km environ. En se promenant au coucher du soleil, il offre une vue inoubliable sur le lac et sur la baie. A la baie Paradiso, aux pieds du Mont San Salvatore, de grands jardins publics s'étendent jusqu'au lac. Le long de ce parcours se succèdent le majestueux Hôtel Splendide Royal, l'un des plus grands et plus anciens hôtels de Lugano et Villa Malpensata qui abrite le musée d'art moderne de Lugano. Ce musée que les passionnés d'art moderne ne peuvent pas manquer organise des expositions temporaires de renommée internationale.

Différentes écoles architectoniques ont contribué à transformer Lugano en ce qu'elle est aujourd'hui: une capitale de l'architecture moderne. Au cœur du parc Ciani, le poumon vert de Lugano, se trouve la bibliothèque Cantonale (1940) de l'architecte Tami, le maître de l'architecture tessinoise. Nombreux sont les architectes qui ont contribué à la vision actuelle de Lugano: Marco Botta est le plus célèbre mais citons également Aurelio Galfetti, Livio Bacchini, Tita Carloni, Peppo Brivio, Luigi Snozzi et bien d'autres encore.

Isabelle Sacchetti-Meyer, notre guide à Lugano. Photo Réveil FM

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Bibliothèque abbatiale de Saint-Gall: Rencontre avec le Professeur-Docteur Ernst Kempt

A Saint-Gall en Suisse alémanique, la bibliothèque de l'abbaye de Saint-Gall est une des plus importante et ancienne bibliothèque monastique du monde (IXe siècle) de l'Abbaye de Saint-Gall (VIIe siècle). L'abbaye bénédictine de Saint-Gall figure depuis 1983 sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité. Affichant douze siècles d'existence, elle est l'un des principaux centres culturels d'Europe et l'écrin de l'une des plus riches bibliothèques du monde. Berceau de l'art et de la connaissance datant de plus de 1200 ans, la bibliothèque comprend une collection d'ouvrages extraordinaires et une salle baroque considérée comme un véritable joyau de l'architecture. Pas étonnant donc, devant tant de richesse, que l'Abbaye de Saint-Gall ait été parmi les premiers sites du monde portés à l'inventaire du patrimoine de l'humanité, quelques années seulement après la création de la prestigieuse liste de l'Unesco. La bibliothèque et l'abbaye ont été classées parmi les premiers sites du patrimoine mondial de l'UNESCO en 1983 comme « exemple parfait de grand monastère carolingien ». La salle baroque de la bibliothèque abbatiale surprend les visiteurs par son aménagement intérieur rococo luxurieux. La bibliothèque compte près de 160 000 ouvrages. La collection impressionnante de manuscrits originaux du haut Moyen Âge fait la réputation mondiale de cette institution. Elle possède plus de 400 volumes millénaires. En outre, la bibliothèque collégiale est encore active aujourd'hui. Le Professeur-Docteur Ernst Kempt a répondu aux questions de Réveil FM International et nous remercions vivement Federico Sommaruga de Swiss tourisme pour le voyage et contact.

Le professeur-Docteur Ernst Kempt, responsable de la bibliothèque abbatiale de Saint-Gall. Photo Réveil FM

Saint-Gall, une cité née de l'abbaye

Pour les Saint-Gallois, l'importance du couvent bénédictin est une évidence depuis fort longtemps. Sans lui, la cité de Saint-Gall n'existerait peut-être pas et ne serait certainement pas devenue l'une des principales capitales culturelles et scientifiques du Moyen Âge. La cité s'est en effet construite autour du monastère, lequel trône aujourd'hui encore au cœur du centre historique de la ville.

L'origine du site remonte à l'an 612, lorsque le moine irlandais Gallus a décidé de s'installer sur place, réunissant autour de lui de nombreux disciples. Un siècle plus tard, l'abbé Otmar prenait les rênes de la communauté et donnait vie au monastère, le premier fondé en Suisse.

L'introduction de la Règle monastique de saint Benoît de Nursie, qui imposait la lecture quotidienne aux membres de la communauté cénobite, a vu se développer le scriptorium, l'atelier dans lequel des générations de moines copistes se sont consacrés à l'art de la calligraphie, de la décoration et de la reliure.

A ce jour, de nombreuses grandes bibliothèques dans le monde conservent encore des exemplaires manuscrits rédigés par les moines bénédictins saint-gallois. Au scriptorium se sont par la suite ajoutés une école et une bibliothèque, qui ont aussi fait de Saint-Gall l'un des centres de la connaissance les plus renommés d'Europe. Le monastère a aussi imprégné profondément l'architecture, puisque le plan conçu au 9ème siècle pour l'agrandissement du complexe abbatial a servi de modèle à l'architecture monacale sur tout le continent. Plus récemment, l'édifice a aussi inspiré le roman «Le nom de la rose» de l'écrivain italien Umberto Eco.

Patrimoine mondial

L'abbaye, qui embrasse la collégiale et une vaste cour, cumule de nombreux témoignages des divers styles architecturaux qui se sont développés au cours des siècles. Le complexe actuel remonte essentiellement au 18ème siècle et comprend l'une des plus belles réalisations de l'architecture baroque avec le grand salon de la bibliothèque, admirée chaque année par quelque 130'000 visiteurs.

«On se laisserait volontiers enfermer pour l'éternité dans une telle bibliothèque», écrivait en 1822 l'érudit allemand Andreas Wilhelm Cramer. Le salon, considéré comme le plus bel espace rococo de Suisse, est un chef d'œuvre qui marie harmonieusement colonnes, niches, reliefs, décorations et autres peintures.

Au dessus de la porte d'entrée de la salle, qui renferme 30'000 volumes précieux, on peut lire ces mots en grec «Pharmacie de l'esprit». Un hommage aux vertus spirituelles attribuées par les moines bénédictins au patrimoine de connaissance rassemblé au cours des siècles par l'abbaye.

La bibliothèque, qui compte parmi les vingt plus importantes au monde, dispose quant à elle d'une collection de 160'000 ouvrages. Elle représente une véritable mine d'or pour les chercheurs du christianisme, du germanisme et du classicisme.

On y trouve aussi de très nombreuses œuvres uniques et anciennes - parmi lesquelles des milliers de manuscrits, incunables et ouvrages reliés à la main – qui documentent douze siècles d'histoire de la liturgie, de l'art, des sciences, de la médecine et de la vie quotidienne.

Patrimoine menacé et sauvé !

«Il est incroyable que ces trésors soient parvenus jusqu'à nous, malgré une longue histoire marquée par les incendies, les pillages et les guerres», observe le Professeur-Docteur Ernst Kempt. A plusieurs reprises, les moines ont en effet déplacé la collection et l'ont emmenée à des centaines de kilomètres, jusqu'en Autriche, pour échapper aux menaces.

Celle des hordes de Hongrois qui avaient mis à sac la moitié de l'Europe au 10ème siècle, celle des partisans de la Réforme qui s'étaient acharnés contre les trésors de l'Eglise catholique ou encore celle des révolutionnaires qui avaient supprimé l'Abbaye en 1805 et sécularisé la bibliothèque.

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dimanche 21 juillet 2013

Visite surprise: François Hollande a rendu visite aux époux Chirac

Le président de la République François Hollande a effectué samedi une visite non programmée en Corrèze où il a notamment rencontré les époux Chirac.

François Hollande et Jacques Chirac se sont rencontrés hier. Cette photo n'a toutefois pas été prise à cette occasion.

«Alerte et plaisantant». C'est ainsi que le président de la République française François Hollande a qualifié son anté-pénultième prédécesseur Jacques Chirac, auquel il a rendu une visite impromptue hier. Arrivé vers 9H30 d'abord sur le marché de Tulle, François Hollande a d'abord simplement déclaré être «là de manière amicale» car «c'est toujours un plaisir de venir à Tulle», une ville dont il a été le maire.

Son programme n'a ensuite pas été divulgué ni par l'Élysée ni par la préfecture de Corrèze, mais des journalistes de La Montagne et de L'Écho du centre l'ont retrouvé une nouvelle fois dans l'après-midi à Tulle, alors qu'il venait saluer un habitant qui fêtait ses 99 ans et a ensuite rencontré le maire Bernard Combes, avec qui il a inspecté les derniers travaux dans la ville.

Pays arabes

C'est lors d'un échange avec ces journalistes qu'il a évoqué sa visite un peu plus tôt dans l'après-midi aux époux Chirac dans leur résidence de Sarran (Corrèze). «Nous avons parlé de questions internationales, des pays arabes et de la Russie notamment», a déclaré M. Hollande à ces journalistes en ajoutant avoir trouvé l'ancien chef de l'État Jacques Chirac «alerte et plaisantant» et en rappelant être «passé l'an dernier à la même époque pour une visite de politesse».

«Il a été aimable à mon égard mais nous n'avons pas beaucoup évoqué les affaires intérieures. Nous avons surtout évoqué la place de la France dans le monde», a ajouté le président de la République. M. Hollande s'est ensuite rendu à Saint-Hilaire-Peyroux, pour la réunion annuelle de toutes les communes de France portant le nom de Saint-Hilaire, à laquelle ont assisté 900 personnes selon La Montagne.

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Le prince Philippe devient le 7e roi des Belges

Le prince Philippe, 53 ans, devient le septième roi des Belges après que son père, le roi Albert II, a officiellement abdiqué.

«Je jure d'observer la Constitution et les lois du peuple belge, de maintenir l'indépendance nationale et l'intégrité du territoire», a solennellement déclaré Philippe en néerlandais, français et allemand, les trois langues nationales, devenant officiellement à 53 ans le nouveau chef de l'Etat.

Né à Bruxelles le 15 avril 1960, Philippe, septième roi du pays depuis l'indépendance en 1830, est le fils aîné d'Albert II et de la reine Paola. En tant qu'héritier du trône, il était resté depuis 20 ans dans l'ombre de son père Albert, qui avait accédé au trône en 1993, après le décès inopiné de frère aîné, le roi Baudouin.

Le prince Philippe et la princesse Mathilde, qui s'apprêtent à devenir roi et reine ce dimanche 21 juillet 2013.

«Philippe, tu as toutes les qualités de coeur et d'intelligence pour très bien servir notre pays. Toi-même et ta chère épouse Mathilde avez toute notre confiance», lui a dit dimanche son père, quelques instants avant de signer son acte d'abdication devant les autorités du pays.

«Ta mère et moi formons ardemment le vœux de plein succès dans cette tâche pour laquelle tu es bien préparé», a ajouté Albert II. La vie du prince Philippe n'a pourtant pas toujours été un conte de fée.

Dans les années 1960 et 1970, l'entente entre Albert, alors prince héritier, et son épouse d'origine italienne, Paola, est au plus bas et le couple néglige l'éducation de leurs trois enfants, souvent hébergés dans des familles amies.

Les Belges se sont rassemblés pour écouter l'allocution de leur roi, Albert II.

Le prince Philippe de Belgique et le roi Albert II s'étreignent à l'occasion de l'abdication officielle du roi en faveur de son fils, ce dimanche 21 juillet 2013.

Le roi Albert II de Belgique, son fils le prince Philippe et la princesse Mathilde, à la cathédrale de Bruxelles, pour le Te Deum, avant l'abdication officielle, ce dimanche 21 juillet.

Le jeune prince Philippe est un enfant timide, un trait de caractère qu'il a conservé. Il effectue des études plutôt médiocres chez les jésuites à Bruxelles puis dans un lycée catholique huppé en Flandre.

Il suivra ensuite une formation militaire, obtenant ses brevets de pilote de chasse, de parachutiste et de commando, avant de rejoindre les universités d'Oxford en Grande-Bretagne et de Standford aux Etats-Unis, mais il reste un jeune homme introverti et mal à l'aise en public.

La princesse Claire de Belgique et le "prince terrible"Laurent de Belgique à l'occasion du Te Deum ce dimanche 21 juillet 2013.

Mariage en 1999

Il a déjà 39 ans, en 1999, lorsqu'il épouse une jeune aristocrate belge de treize ans sa cadette au charme indéniable, Mathilde d'Udekem d'Acoz, qui donnera une touche de glamour à une monarchie souvent jugée ennuyeuse. Philippe et Mathilde ont quatre enfants, dont la princesse Elisabeth, née en octobre 2001, qui devrait, le jour venu, devenir la première reine des Belges.

Philippe a une sœur, Astrid, qui a épousé l'archiduc Lorenz d'Autriche-Este, un Habsbourg, et un frère, Laurent, «l'enfant terrible» de la famille royale. Il aurait aussi une demi-sœur, Delphine, fille illégitime d'Albert, tenue à l'écart de la famille royale.

En 1993, lorsque le roi Baudouin décède soudainement à l'âge de 62 ans et sans enfant, certains pensent que Philippe, dont il a veillé sur l'éducation et alors âgé de 33 ans, lui succédera. Mais la classe politique estime que le jeune homme, toujours célibataire, «n'est pas prêt», et c'est son père Albert qui succède à Baudouin.

Depuis ving ans, le prince a donc continué donc sa préparation. Il a pris un peu d'assurance, s'est laissé un temps pousser la barbe et a présidé des dizaines de missions économiques à travers le monde. Mais il manque toujours de naturel et de spontanéité, voire de diplomatie.

Les Flamands plus sévères

Une image qu'a tentée de rectifier le Palais en diffusant des photos de Philippe «au naturel», jouant avec ses enfants ou accueillant la petite princesse Elisabeth dans son bureau, à la manière de John F. Kennedy. C'est en Flandre, où un puissant courant indépendantiste conteste la monarchie, symbole de l'unité du pays, que les jugements sont les plus sévères.

Pour Philippe, la situation est depuis des années inconfortable, puisqu'il ne peut pas répondre à ces critiques. Il devra pourtant rapidement faire ses preuves, à l'occasion des élections législatives prévue en mai 2014. Le parti indépendantiste flamand N-VA de Bart De Wever, en tête dans les sondages, menace de bloquer la formation d'un gouvernement en cas de victoire.

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Etats-Unis, pays des homicides justifiables: La Floride et son "permis de tuer" !

Des milliers de manifestants se sont rassemblés samedi 20 juillet dans plusieurs villes des Etats-Unis pour rendre hommage à Trayvon Martin, une semaine après l'acquittement de son meurtrier, et réclamer "justice et équité".

"La mort de mon fils doit apporter des changements dans notre société et contribuer à abroger les lois qui permettent de tuer quelqu'un simplement parce qu'il est considéré comme suspect", a lancé depuis Miami Tracy Martin, le père du jeune Noir de 17 ans tué en février 2012. Son meurtrier, George Zimmerman, s'est prévalu du droit à la légitime défense et a été acquitté samedi dernier par un jury de Floride (sud-est).

Mais nombre de manifestants de Miami, qui devait être le point d'orgue du mouvement, ont fait part de leur déception quant à la faible participation. L'événement a d'ailleurs été suspendu une demi-heure après avoir commencé en raison de fortes pluies. A New York, ils étaient plusieurs milliers à exiger justice sous une chaleur accablante.

Sybrina Fulton, la mère de Trayvon Martin, a affirmé que son fils aurait été "fier" de la détermination des manifestants. A ses côtés, le couple de stars Beyoncé et Jay Z a fait une apparition. Al Sharpton, la figure des droits civiques qui avait appelé à manifester a assuré que les chanteurs n'étaient "pas venus pour se faire photographier mais par solidarité avec la famille" de Trayvon Martin. "Comme Jay Z me l'a dit, il est père et Beyoncé est mère. Nous avons tous des enfants et nous avons peur. Les lois doivent protéger tout le monde", a encore expliqué Al Sharpton.

Les applaudissements de la foule new-yorkaise ont été les plus chaleureux lorsque l'un des orateurs a cité l'intervention très remarquée de Barack Obama vendredi. Visiblement très ému, le président américain, premier président noir des Etats-Unis, a souligné qu'il "aurait pu être Trayvon Martin, il y a 35 ans". M. Obama s'est gardé de critiquer le verdict des jurés qui ont estimé que Zimmerman avait agi en état de légitime défense.

"Une fois que le jury a parlé, c'est ainsi que fonctionne notre système", a-t-il fait valoir. Il a néanmoins évoqué la résonance particulière et même la "douleur" provoquée par ce verdict au sein de la communauté noire, illustrant du même coup le malaise toujours présent aux Etats-Unis à l'heure d'évoquer les préjugés raciaux.

Des centaines de personnes ont défilé à New York dimanche après-midi pour protester contre l'acquittement de George Zimmerman, accusé du meurtre du jeune noir Trayvon Martin.

Le revolver Kel-Tec 9 mm avec lequel George Zimmerman a tué Trayvon Martin le 26 février 2012 à Sanford (Floride) va lui être restitué. C'est l'une des conséquences de l'acquittement prononcé, samedi 13 juillet, au bénéfice du vigile autoproclamé. Son arme, il en a besoin "encore plus" qu'auparavant, a justifié son avocat, Mark O'Mara : "Il y a beaucoup de gens qui le haïssent."

Revolver acheté et porté librement, coup de feu mortel contre un jeune Noir, lotissement clos dans une petite ville du Sud, "légitime défense" au bénéfice du meurtrier blanc... Si l'affaire Trayvon Martin a passionné les Etats-Unis, c'est qu'elle réunit, jusqu'à la caricature, tous les éléments d'une tragédie américaine.

Mais le pays n'est plus celui d'Emmett Till, cet adolescent noir tué en 1955 dans le Mississippi parce qu'il s'était montré familier avec une épicière et dont les meurtriers furent acquittés. Dans l'Amérique de Barack Obama, le racisme ne s'exprime plus nécessairement de façon aussi directe.

Lorsque, patrouillant en voiture, George Zimmerman a appelé la police pour signaler un jeune "suspect", il n'a pas fait d'emblée allusion à la couleur de sa peau. Encore un de ces "enculés de voyous ", a-t-il marmonné. Le garçon rentrait chez son père, portant seulement une cannette de thé glacé Arizona et un sachet de bonbons Skittles. Il pleuvait et il avait abaissé la capuche de son sweat-shirt : l'uniforme du jeune délinquant aux yeux de Zimmerman, qui s'était fait une spécialité de chasser les cambrioleurs.

Le poids du préjugé

Pourquoi un garçon noir encapuchonné qui marche tranquillement est-il a priori perçu comme un voleur ? Le procès aurait dû s'interroger sur ce point. Le poids du préjugé est tel que tout parent d'un garçon noir lui enseigne très tôt à faire profil bas dans ce type de situation.

Si les trois semaines d'audience ont évité ces questions, c'est probablement pour des raisons de stratégie judiciaire – évidentes pour la défense, plus ambiguës pour l'accusation, représentée par l'Etat de Floride.

Mais c'est surtout parce que la loi "Stand your ground" ("Défendez votre territoire") votée en 2005 dans cet Etat sous l'influence de la NRA (National Rifle Association), le lobby des armes à feu, a imposé son extravagante rhétorique. Le texte exonère de poursuites quiconque aura défendu son droit de demeurer là où il se trouve (même dans la rue), y compris en tuant et même si l'intéressé avait la possibilité de fuir (ce que, par téléphone, les policiers avaient conseillé à George Zimmerman).

Dès les minutes qui ont suivi la mort de Trayvon Martin, la loi a enclenché l'engrenage de l'acquittement. Bien qu'ayant reconnu avoir tué, George Zimmerman a immédiatement été remis en liberté par les policiers en vertu de ce texte.

Certains d'avoir "plié" l'affaire, ces derniers n'ont guère recherché de témoins ni d'indices et très peu interrogé le meurtrier. Seule la rumeur de l'injustice raciale, bientôt transformée en mouvement national d'opinion, a conduit, après six semaines, à l'ouverture de poursuites.

Pour calmer une opinion surchauffée, Angela Correy, la procureure, a retenu en avril 2012 la qualification de "meurtre" qui, aux Etats-Unis, suppose de prouver que la mort a été donnée "par méchanceté, haine ou rancoeur". Ce qu'elle n'a pas réussi à faire à l'audience en raison des carences de l'enquête initiale, de la médiocrité des témoins de l'accusation, mais surtout de la mécanique "Stand your ground".

Prouver l'existence d'une menace

La loi revient à poser une présomption de légitime défense en faveur de l'accusé. Alors qu'en France il reviendrait à la défense de prouver l'existence d'une menace, à Stanford, c'était à l'accusation d'apporter la preuve que Trayvon Martin n'était pas menaçant.

En l'absence de témoin direct, les débats se sont focalisés sur le récit du seul survivant : le jeune lycéen l'avait assailli et plaqué au sol, puis lui avait frappé la tête sur le bitume, a insisté la défense de M. Zimmerman, photos de blessures à l'appui. Les raisons pour lesquelles ce dernier, qui était seul armé, s'était permis de suivre le garçon comme une proie n'ont, elles, pratiquement pas été débattues.

L'accusation a échoué à convaincre le jury que le lycéen, lui aussi, avait pu se sentir agressé. Comme si George Zimmerman jouissait d'un droit à la légitime défense dont Trayvon Martin ne disposait pas.

En huit années d'application en Floride, la loi "Stand your ground" a été mise en œuvre à 200 reprises selon le Tampa Bay Times, avec pour corolaire un triplement du nombre de permis de port d'arme et une série d'acquittements absurdes. Le soupçon existe d'ailleurs, que George Zimmerman, qui avait suivi une formation juridique, a agi en étant informé de son impunité.

Autant que l'expression d'un racisme latent, son acquittement illustre le scandale de cette loi dont les militants américains des droits de l'homme ont désigné l'auteur : l'American Legislative Exchange Council (ALEC), lobby parrainé par de grands groupes industriels, qui rédige puis offre clés en main aux élus des Etats des lois ultra-sécuritaires.

Éclaboussées par ces révélations, certaines sociétés, telles Général Motors, Amazon et Coca-Cola, ont retiré leur participation à ALEC après le meurtre de Trayvon Martin. Mais le texte a fait florès : une vingtaine d'Etats l'ont adopté, légalisant une sorte de "permis de tuer".

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samedi 20 juillet 2013

A cœur ouvert avec Diel Mochire Mwenge de Shirika La Bambuti-Nord Kivu

Diel Mochire Mwenge "Il est bon et correct d’utiliser les deux concepts au même moment « autochtone pygmée ». Photo Réveil FM

Diel Mochire Mwenge est un expert congolais sur les questions autochtones et des minorités, dans le programme d'intégration et de développement du peuple pygmée au Kivu (PIDP-Kivu), il est le Directeur adjoint et chargé des programmes. Il est aussi le point focal Nord-Kivu pour le Réseau des Populations Autochtones et Locales pour la gestion durable des Écosystème Forestier de la République démocratique du Congo (REPALEF-RDC). Diel Mochire Mwenge nous a confirmé qu'il est bien rentré et en vie malgré les soubresauts guerriers qui touchent sa ville de Goma, capitale du Nord-Kivu.

1. Réveil FM International: Aimeriez-vous vous qu'on parle des pygmées ou plutôt de peuples autochtones ? Quelle est la différence dans l'appellation de deux expressions ?

Diel Mochire Mwenge: Il est bon et correct d’utiliser les deux concepts au même moment « autochtone pygmée ».

2. Réveil FM International: Quels sont vos préoccupations ?

Diel Mochire Mwenge "Bien qu’ils soient un peuple pacifique, ils sont victimes de plusieurs cas de violation des droits de l’homme". Photo Réveil FM

Diel Mochire Mwenge: Les peuples autochtones pygmées de la République démocratique du Congo font face à plusieurs problèmes parmi lesquels :

i) la reconnaissance juridique et les respects des droits de leurs droits conformément aux prescrits des instruments juridiques internationaux de promotion et de protection des droits des peuples autochtones entre autre la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, la Convention 169 de l’OIT relative aux peuples indigènes et tribaux, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le Pacte International relatif aux droits sociaux, économiques et culturels, etc ;

II) le droit d’accès à la terre et aux ressources naturelles, ceci se justifie par les cas de spoliation et d’expulsion dont ils sont victimes les peuples autochtones. Il faut noter que les terres appartenant aux peuples autochtones ne sont pas sécurisées,

III) le manque du droit d’accès à la justice,

IV) le manque du droit à l’éducation, seul 0,001% des enfants autochtones pygmées vont à l’école, v) le manque du droit d’accès à la santé, viols et violences sexuelles, la déconsidération dû à la marginalisation et la discrimination, le manque du droit au développement au même titre que les autres groupes socioculturels et l’absence du Consentement Libre, Informé et Préalable en connaissance de cause, etc.

Les peuples autochtones pygmées sont victimes de multiples guerres connues dans la région. Bien qu’ils soient un peuple pacifique, ils sont victimes de plusieurs cas de violation des droits de l’homme. Ils ne bénéficient pas aux biens d’aides et d’assistance entant que personnes déplacés, ils vivent dans des conditions les plus médiocres et ils sont les plus vulnérables par rapport aux autres couches sociales dans la région.

3. Réveil FM International: Pour quelle raison êtes-vous Onu-Genève ?

Diel Mochire Diel Mochire Mwenge: Notre séjour à Genève pour la période du 7 au 13 juillet 2013 était pour participer à la 6ème session du Mécanisme d’Experts sur les droits des peuples autochtones, (MEDPA) qui est un organe subsidiaire du Conseil des droits de l’homme créé le 14 décembre 2007 par la résolution Le MEDPA est un organe subsidiaire du Conseil des droits de l’homme, créé le 14 décembre 2007 par la résolution a été créé par la résolution A/HRC/6/36 en remplacement du Groupe de Travail sur les Peuples Autochtones (GITPA). Nous avions aussi profité de notre séjour à Genève pur prendre part à la 55ème session du CEDAW, où la République démocratique du Congo face aux experts de l'ONU était interrogé sur les droits de la femme.

4. Réveil FM International: Combien êtes-vous en République démocratique du Congo ? Dans le Nord-Kivu ? Dans la Province-Orientale ? A l'Equateur ?

Diel Mochire Mwenge: Il n’y a jamais eu une identification officielle des peuples autochtones pygmées en République Démocratique du Congo. Les statistiques à notre disposition sont estimées entre 700.000 à 750.000 âmes autochtones pygmées repartie dans 9 sur 11 provinces que comptent le pays.

5. Réveil FM International: Etes-vous intégrer dans les institutions de la République ? Souffrez-vous de la discrimination positive ou négative ?

Diel Mochire Mwenge "Pas de pygmées dans les institutions étatiques de la RDC". Photo Réveil FM

Diel Mochire Mwenge: Les autochtones pygmées souffrent de la discrimination et de la marginalisation. Cependant, ces derniers ne sont pas intégrer dans les institutions nationales, ni dans celles qui prennent des décisions sur eux tant au niveau local, provincial et national. Sur 500 députés membres de l’Assemblée Nationale, il y n’a aucun pygmée. Il en est de même dans le gouvernement national et les gouvernements provinciaux.

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vendredi 19 juillet 2013

Rolain Mena, acteur politique engagé, toujours égal à lui même ! Le Président de Citoyenneté Congolaise Droits et Devoirs (C2D) s'exprime enfin !

1. Réveil FM International : Vous avez quitté l’APARECO depuis quelques mois déjà ; que sont devenus vos rapports avec les dirigeants de l’APARECO ?

Rolain Mena:« …. huit années de bons et loyaux services ne s’effacent pas d’un coup de baguette magique et sans laisser de traces … ». Photo Réveil FM

Rolain Mena : J’avais décidé de ne plus parler de mon ancienne famille politique pour éviter et les polémiques inutiles et de détourner l’attention des Congolais des sujets importants mais, par respect pour les lecteurs de Réveil FM international, je vais faire une entorse à cette décision.

L’APARECO est une grande organisation dans le combat de la résistance contre nos envahisseurs méchants au sein de laquelle j’ai servi, avec abnégation, pendant quelques années. Ça, c’était hier !

Aujourd’hui, j’ai pris mes distances avec cette structure pour des raisons que je ne développerai pas ici, afin de me mettre entièrement à la disposition, non plus d’un homme et de son mouvement, aussi outillés soient-ils, mais du Peuple Congolais qui depuis la colonisation jusqu’ à ce jour, ne trouve toujours pas son compte malgré les richesses incommensurables de son sol et de son sous-sol, croulent sous les griffes de ses fossoyeurs et va à la dérive tellement ses élites politiques sont imprégnées d’antivaleurs suicidaires !

Pour autant, huit années de collaboration et de bons et loyaux services ne s’effacent pas d’un coup de baguette magique et sans laisser de traces. C’est ainsi que j’entretiens toujours, des relations franches, patriotiques et fraternelles avec quelques membres et certains cadres qui se reconnaîtront et auxquels je tiens à rendre, par votre voie, un hommage appuyé et complètement mérité car nous avions fait du très bon boulot ensemble.

Par contre, en ce qui concerne les hauts dirigeants au sein du Comité National de l’APARECO, je n’ai plus aucun contact de quelque manière que ce soit avec aucun d’eux depuis que je vole de mes propres ailes.

2. Réveil FM International : Le président de l'APARECO Honoré Ngbanda a clairement, sans toutefois vous citer nommément, que vous aviez tous quitté l’APARECO au bout de huit ans car vous aviez un agenda caché et que vous étiez les uns et les autres à la recherche d’un poste qui tardait à venir. Vous n’avez pas réagi pourquoi ?

Rolain Mena: « … nous avons rejoint l’APARECO par conviction suite à un discours qui a été tenu et à des révélations qui nous ont bousculé et qui ont provoqué notre éveil patriotique... ». Photo Réveil FM

Rolain MENA : Tout ceci fait partie des polémiques inutiles qui n’intéressent pas les Congolais. Mais bon, dites-moi, quel est ce Congolais, idiot à en tomber par terre, qui, pendant huit longues années, rechercherait vainement un poste au sein d’une structure où il n’est pas rémunéré et qui en attendant, prendrait racines sans s’en rendre compte et travaillerait ardemment pour la gloire ? Si ce Congolais existe, il faut le rechercher, le trouver et lui venir en aide en le reconduisant illico-presto dans son village pour le désenvoûter !

Ces railleries sont d’une inimitié qui me laisse dubitatif. Pour ma part, je pense qu’il faut raison garder, et jauger les événements dans leur juste cadre car les Congolais savent qui nous sommes les uns et les autres.

Nous avons rejoint l’APARECO par conviction, suite à un discours inquiétant, à des révélations qui ont bousculé notre conscience et qui ont provoqué notre éveil patriotique. Nous reconnaissons qu’il y a une personne qui est à l’origine de cela et nous sommes intellectuellement honnêtes en le disant en public. Il faut rendre à César ce qui est à César.

C’est ainsi que nous avons décidé de sortir de notre léthargie pour nous battre, chercher et trouver les voies et moyens qui nous permettraient de libérer la mère patrie de l’étreinte des malfaiteurs tapis dans l’ombre, qui se dissimulent au sein de la communauté internationale et qui fomentent des plans macabres contre le Congo. Parler d’agenda caché est aussi bien inconvenant, désobligeant et dénigrant, qu’outrageant et totalement inapproprié !

Nous avons fait un travail hier dans certaines conditions, et nous le poursuivons aujourd’hui avec d’autres personnes, dans d’autres conditions mais toujours avec la même détermination et la même abnégation. Bref, tournons cette page car les Congolais qui ne sont plus dupes, nous jugent actuellement selon ce que nous avons dit et fait hier ; selon les propos que nous tenons et les actes que nous posons aujourd’hui ; et selon les propositions que nous leur faisons pour demain.

Voilà pourquoi et par respect, nous avons préféré ne pas réagir à des calomnies visant clairement à porter atteinte à notre honneur et à salir notre réputation !

3. Réveil FM International : Très sincèrement et avec le recul, regrettez-vous d’avoir quitté l’APARECO et avez-vous des ressentiments ?

Rolain Mena « Le rendez-vous final, c’est demain, au Congo ! ». Photo Réveil FM

Rolain MENA : Décidément, vous insistez. Alors je vais vous servir ! Tenez :

Aussi sincèrement qu’il est possible de l’être pour un être humain et avec tout le recul qu’il est nécessaire de prendre, non, je ne regrette rien ! Mis à part le mal fait au Congo et à ses populations, sous le silence assourdissant de l’occident dit chrétien.

Je suis quelqu’un qui pèse les choses et qui jauge les évènements avant d’agir et de m’investir. Et lorsque j’ai pris une décision, je l’assume. Nonobstant les qu’en-dira-t-on !

C’est ce que j’ai fait, malgré les craintes de mes proches, en décidant d’entrer dans l’APARECO et de travailler aux côtés de son leader, pour lequel, en tant que « muntu », j’ai bien évidemment du respect au vu de son âge. Je me suis investi avec un certain succès pour faire un travail auprès des Congolais et redorer son blason terni par toutes les rumeurs - fondées ou non - contre sa personne, du fait des responsabilités qui ont été les siennes durant la deuxième République tant décriée. Je ne le regrette pas du tout.

C’est également ce que j’ai fait en prenant la décision de jeter l’éponge sans réserve, pour m’investir totalement dans la vision et l’idéal qui sont les miens. Je reste fidèle au Peuple Congolais d’abord et à moi-même ensuite, le tout en m’en remettant totalement à DIEU car comme on dit chez nous : « Mutu aza kaka mutu ! ».

J’invite les uns et les autres à être dans le même état d’esprit, sans faux semblant. Le rendez-vous final, c’est demain, au Congo ! Voilà ce dont je suis totalement imprégné dorénavant, avec tous les membres et tous les partenaires de Citoyenneté Congolaise Droits et Devoirs !

Un dicton dit ceci : « Ne regrette jamais d'avoir connu une personne dans ta vie! Car les bonnes personnes te donnent du bonheur. Les mauvaises personnes te donnent de l'expérience et les plus méchantes encore te donnent une leçon. Dans tous les cas, tu gagnes quelque chose, et tu ne peux jamais être perdant, car dans la vie tant que tu apprends tu es gagnant ! ».

Je n’ai donc aucun ressentiment. Que mes détracteurs sur la toile et ailleurs soient rassurés à ce sujet !

4. Réveil FM International : Paul KAGAMÉ a refusé l'invitation de François Hollande sous prétexte que le Rwanda ne se plie plus devant les maîtres du monde mais il accepte celle d’OBAMA qu'en pensez-vous ?

Rolain Mena: « … Paul Kagamé sans le soutien de ses parrains, n’est que quantité négligeable …! » . Photo Réveil FM

Rolain Mena : Paul Kagamé, fort de ses soutiens anglo-saxons, devient d’une arrogance, d’une insolence et d’une effronterie qui me laissent pantois. Il vient même, en lui promettant de l’attendre au bon moment et à la bonne place pour le « frapper », de menacer le Président Tanzanien Jakaya Kikwete, qui proposait que Kagamé balaye devant sa propre porte afin de régler les conflits dans les pays de la région des grands lacs.

Dans la bouche de ce sanguinaire et au vu de ce qu’il a fait subir à ces propres frères Rwandais pour accéder au pouvoir, je vous laisse imaginer ce que signifient ces propos lourds de sens et totalement inacceptables de la part d’un président en exercice envers son homologue.

Ils me rappellent personnellement un certain 6 avril 1994, où les présidents Juvénal Habyarimana du Rwanda et Cyprien Ntaryamira du Burundi ont été tués, « frappés » à bord de l'avion qui les ramenait de Tanzanie où ils avaient participé à un sommet consacré aux crises dans la région des grands lacs.

Je me félicite de la réplique des autorités Tanzaniennes qui a été directement proportionnelle aux menaces de Paul Kagamé qui sans le soutien de ses parrains, n’est que quantité négligeable ! Ses maîtres sont les USA de Bill Clinton et non la France de François Hollande. Ceci explique cela !

5. Réveil FM International : Comment réagissez-vous aux propos du Président sénégalais Maki Sall sur l’homosexualité et ceux de Barack Obama qui souhaite que les pays voisins de la République démocratique du Congo cessent de soutenir les rebellions ?

Rolain Mena: « … Barack OBAMA n’est pas le Président du Congo et il n’a pas été élu par les américains pour défendre les intérêts des Congolais …. ». Photo Réveil FM

Rolain MENA : En Afrique, nous avons des problèmes éminemment plus sérieux à résoudre. Que l’on ne nous embête pas avec ces histoires sur l'homosexualité qui ne sont pas du tout dans nos us et coutumes bantu. Maki Sall a été on ne peut plus clair et je pense qu’une très grande majorité d’Africains a approuvé ses propos !

Fort de sa posture d’homme le plus puissant du monde, le Président Barack Obama ne devrait pas se contenter, comme il le fait, du minimum possible en ce qui concerne la situation catastrophique qui endeuille la région des grands lacs en général et le Congo en particulier. En effet, j’ai vu les USA bien plus entreprenants et tranchants en Irak et en Libye, pour ne citer qu’eux, alors que ces deux pays réunis, sont loin de connaitre ce qui se passe contre le Congo et ses populations.

Pour autant, Barack Obama n’est pas le Président de la République démocratique du Congo et il n’a pas été élu par les américains pour défendre les intérêts des Congolais.

Comme vous le savez, en politique c’est comme dans la jungle, c’est la loi des plus forts qui s’impose sur les faibles. De ce fait, il revient à notre élite de faire son travail correctement afin que les intérêts du Peuple Congolais soient respectés et préservés à l’intérieur et à l’extérieur du Congo.

Ce qui est très loin d’être le cas aujourd’hui pour la simple et bonne raison que nous avons une élite politique corrompue, qui se prostitue, se fourvoie et brille à la tête de nos institutions par sa grande médiocrité !

6. Réveil FM International : Nous apprenons que vous avez été contacté pour participer aux concertations nationales de Joseph Kabila qui propose le dialogue inter-congolais. Pour ce faire, il a signé une ordonnance pour ces fameuses concertations. Qu'en pensez-vous et irez-vous ?

Rolain Mena: « … tant que nous aurons ce monsieur à la tête du grand, beau et riche Congo, nous resterons en pleine quadrature du cercle … ». Photo Réveil FM

Rolain Mena : Celui que vous appelez « Joseph Kabila » n'a d'ordre à donner à aucun congolais digne de ce nom. J’ai donc balayé cette invitation du revers de la main ! Lui, ses nervis et ses collabos gouvernent par défis. Ils font comme si de rien n'était après avoir comploté contre les congolais, tué les congolais, menti aux Congolais et triché aux dépends des congolais. Cet individu est un cheval de Troie en mission de mise à mort du Congo en tant qu'Etat libre et souverain. Nous ne le dirons jamais assez !

Oui aux dialogues entre les congolais mais nous n’avons rien à dire ni à demander à la personne qui a été catapultée Président du Congo de la manière honteuse et dans le but ignoble que le monde entier n’ignore plus. Citoyenneté Congolaise Droits et Devoirs, invite instamment ceux qui l'ont fait roi au Congo, de nous en débarrasser aussi vite et subitement qu'ils nous l'ont imposé afin que le Congo puisse renaitre de ses cendres et reprendre sa place perdue au sein des concerts des nations libres et réellement démocratiques.

Les Congolais, qui sont un peuple doué dans de nombreux domaines, aussi divers que variés, et souvent même de haut niveau, doivent avoir la possibilité d’apporter leur pierre dans l’avancée du monde dans la bonne direction. Ceci ne peut pas se faire car, tant que nous aurons ce monsieur à la tête du grand, beau et riche Congo, nous resterons en pleine quadrature du cercle.

Je l’ai dit maintes fois au début de mon engagement politique ; en ce qui concerne la RD Congo, le fameux « Joseph Kabila » est le problème principal, aucunement la solution à la déliquescence générale observée en dedans et en dehors de nos frontières. Aujourd’hui, les faits sur le terrain ainsi que le décor planté à l’extérieur, avec toutes ces tensions et ces distorsions qui vont crescendo, me donnent totalement raison !

7. Réveil FM International : Que pensez-vous de ceux de la diaspora qui acceptent de répondre à l'invitation aux concertations nationales ?

Rolain Mena: « … Ils n’auront que leur yeux pour pleurer lorsqu’ils se rendront compte que les dés, comme d’accoutumé, étaient pipés et que « Joseph Kabila » se frottait les mains et buvait du petit lait … ». Photo Réveil FM

Rolain Mena : Je suis parfois effaré de la facilité avec laquelle « Joseph Kabila » mène certains congolais par le bout du nez, alors qu’ils ont une renommée d’intellectuels avertis.

Regardez ce qui s’est passé en 2001, durant le dialogue inter congolais d’Addis-Abeba en Ethiopie, qui a abouti en 2003, à la ratification de l’accord global et inclusif de Sun City en Afrique du sud. Un forum qui s’était ouvert durant la deuxième guerre subie par les Congolais et qui réunissaient tous les belligérants derrière lesquels se cachaient le Rwanda et l’Ouganda, eux-mêmes soutenus par leurs parrains occidentaux dans le plan de décapitation du Congo. Nous avons été, in fine, nous autres Congolais, les dindons de la farce et les figurants du scénario de notre propre mort programmée !

Remémorez-vous ce que les Congolais ont enduré durant et après les élections présidentielles attrape-nigauds de 2006, qui devaient être historiques et qui ont été un véritable fiasco qui a abouti à des morts d’hommes et à une guerre en plein Kinshasa entre les troupes de Jean Pierre Bemba qui avait emporté haut la main les élections et les militaires FARDC au service exclusif du soi-disant « Joseph Kabila » qui s’est imposé par le mensonge et la force de la mafia qui se cache au sein de la communauté internationale. Le Peuple Congolais à qui on avait promis monts et merveilles, a de nouveau été floué !

Revoyez plus près de nous, les élections de 2011 qui ont vu la victoire d’Etienne Tshisekedi malgré tous les tripatouillages du clan « Kabila » et quelle est la position du vainqueur face au perdant-tricheur qui continue à diriger par défis et en toute illégitimité. Le Peuple Congolais a encore été trempé dans la farine car il a voté en croyant naïvement qu’il allait aussi élire !

Si malgré tous ces faits et d’autres encore, qui sont présents dans notre mémoire collective, à l’instar du massacre de Mushake ou encore de l’assassinat ignoble de Floribert Chebeya, etc., certains acceptent quand même d’accorder du crédit à ce monsieur en répondant favorablement à son invitation aux concertations nationales, c’est qu’ils ne comprendront jamais rien à rien !

De toutes les manières, cette prédisposition envers un individu honni par le Peuple Congolais n’engage qu’eux et personne d’autre dans la diaspora. Ils en subiront les conséquences et n’auront que leur yeux pour pleurer lorsqu’ils se rendront compte en aval, que les dés, comme d’accoutumé, étaient pipés en amont et que « Joseph Kabila » boit du petit lait, satisfait de s’être une nouvelle fois joué aisément d’eux !!!

8. Réveil FM International : Ne craignez-vous pas la politique de la chaise vide ?

Rolain Mena: « … nous nous adressons aux grands décideurs de ce monde, à toutes les personnes et à toutes les organisations qui nous lisent, nous observent, nous entendent, nous comprennent et partagent les mêmes idéaux que nous … ». Photo Réveil FM

Rolain Mena : Appliquer « la politique de la chaise vide » consiste soit à bloquer par votre absence, le déroulement des événements sur lesquels vous n’avez pas prise, ou alors s’en détourner, les laisser se réaliser et en subir les conséquences !

Pour Citoyenneté Congolaise Droits et Devoirs, il ne s’agit pas de politique de « la chaise vide » dans aucun des deux sens, mais de vérité, de justice et de paix face à des individus qui ne respectent pas leur propre constitution, alors même que cette dernière leur a été taillée sur mesure afin qu’ils puissent faciliter l’invasion et le cambriolage du Congo. C’est franchement honteux un tel niveau de médiocrité et de corruptibilité. La bérézina totale pour le retour gagnant du Congo !

Au niveau de Citoyenneté Congolaise Droits et Devoirs, nous sommes bien présents et nous nous adressons dorénavant, non plus aux Congolais qui ne sont plus dupes, qui sont mobilisés, conscientisés et sensibilisés ; non plus à notre imposteur national et sa bande auxquels nous n’avons plus rien à dire ; mais aux grands décideurs de ce monde et à toutes les personnes et les organisations qui nous lisent, nous observent, nous entendent, nous comprennent et partagent les mêmes idéaux et valeurs d’humanisme que nous !

9. Réveil FM International : Certains Résistants-Patriotes-Combattants et non des moindres, sont accusés d’avoir « fricoté » avec Joseph Kabila et de trahir le combat. Tout cela circule sur Internet. Quel est votre regard sur ce sujet ?

Rolain Mena: « On ne vainc pas un état d’esprit ! ». Photo Réveil FM

Rolain Mena : De prime abord, je rends hommage aux combattants car ils ont fait et ils continuent à faire un excellent travail de mobilisation, de sensibilisation et de conscientisation. Par contre, j’invite quelques-uns parmi eux à faire preuve de retenue et de discernement sur certains sujets qui ne sont pas importants et qui nuisent à leur réputation.

Ensuite je pense que celui que vous appelez Joseph Kabila a tort de s’imaginer que réussir à corrompre quelques combattants comme il s’ingénue à le faire, arrêtera définitivement la lutte et fera qu’il pourra pérenniser son rôle à la tête du Congo et achever allègrement sa mission.

Enfin, je l’informe, au cas où avec ses nervis ils ne le comprendraient pas, que les combattants sont dans le monde entier et n’ont pas de chef attitré et reconnu comme tel. C’est cette nébuleuse qui fait qu’il est pratiquement impossible d’arrêter le combat contre cet individu pour lequel les Congolais n’ont que du mépris. Il ne sait pas lire la météo mais qu’il ne s’y trompe pas, la fin de son règne ensanglanté au Congo arrive et elle est déjà arrivée.

Beaucoup de combattants travaillent dans l’ombre, sont inconnus du grand public et sont d’une efficacité redoutable. « Joseph Kabila » s’en rendra compte à ses dépens le moment venu ! On ne vainc pas un état d’esprit !

10. Réveil FM International : Revenons aux concertations nationales. L'opposition institutionnelle est en ordre dispersée, qu’en pensez-vous et quid d’Etienne Tshisekedi ?

Rolain Mena: « … les opposants Congolais de « Joseph Kabila » me font penser à un essaim d’abeilles qui froufroutent autour du miel… ». Photo Réveil FM

Rolain Mena : N’eût été le drame abominable que nous traversons, les Congolais poufferaient dans les chaumières lorsqu’on leur parle d’opposition institutionnelle dans ce pays. Elle est d’une insuffisance sans identique dans toute l’histoire du Congo et c’est cette carence qui fait que « Joseph Kabila » jubile, tant il constate, jour après jour, la facilité avec laquelle son action de mise à mort du Congo en tant qu’Etat libre et souverain, évolue doucement mais surement.

Nos compatriotes mesurent parfaitement l’extrême gravité de la situation qui nous mine sous le règne du poulain de Paul Kagamé à la tête du Congo.

En effet, en analysant les événements tels qu’ils se déroulent sur le terrain, d’aucuns constateront que c’est grâce à la concorde sournoise qui existe entre lui et cette fameuse opposition de façade - qui fait beaucoup de bruit le jour et va ensuite encaisser ses indemnités la nuit - que « Joseph Kabila » se maintient au pouvoir et poursuit sa mission avec zèle.

Pour preuve tout le remue-ménage que vous constatez avec acuité, car pour l’opposition congolaise dite institutionnelle, l’essentiel est de cuirasser sa part du gâteau, pas autre chose.

Les opposants Congolais de « Joseph KABILA » me font penser à un essaim d’abeilles qui froufroutent autour du miel. Ils sont un parfait exemple de ce qu’il ne faut surtout plus être si nous voulons redessiner correctement les pourtours de la politique nationale Congolaise et construire ainsi un Congo nouveau où il fera bon vivre pour tout le monde.

Pour l’heure, et j’observe cela avec beaucoup de tristesse, il n’y a pas d’opposition institutionnelle digne de ce nom au Congo de Floribert Chebeya et d’Armand Tungulu !

Rolain Mena: « … le temps de la nouvelle élite Congolaise est arrivé… ». Photo Réveil FM

Etienne Tshisekedi est l’exception qui confirme la règle générale et il ne faut pas le comparer aux autres car il n’a plus rien à prouver en termes de lutte. Aujourd’hui, le leader de l’UDPS est une personne qui, malgré son âge et la fatigue qui amoindrissent son action, défend hargneusement sa paroisse. Même si je ne suis pas du tout dans la même logique et le même raisonnement que lui, je trouve qu’il a raison de le faire et d’insister sur la vérité des urnes puisqu’il a remporté haut la main les élections mascarades de 2011 organisées par nos envahisseurs méchants et leurs collaborationnistes Congolais.

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mercredi 17 juillet 2013

Palais de l'Elysée: La situation de la RDC évoquée entre Ban ki moon et François Hollande !

Lundi 15 juillet 2013, François Hollande et Ban ki moon sur le perron de l'Elysée

Palais de l’Elysée - Lundi 15 juillet 2013

LE PRESIDENT- « Mesdames et Messieurs, j’ai reçu pour la deuxième fois, depuis que je suis élu président de la République, le Secrétaire général des Nations Unies, M. BAN Ki-Moon.

Hier, nous étions honorés de sa présence à l’occasion du défilé du 14 juillet et également de sa participation au déjeuner qui a réuni, notamment le Président du Mali, le Secrétaire général et moi-même, pour évoquer l’avenir de ce pays ami et de la présence, maintenant de la « MINUSMA », c’est-à-dire des Forces des Nations Unies, qui ont pris le relais des troupes françaises, même si celles-ci continueront d’apporter au Mali et à la MINUSMA tout le soutien qui lui est indispensable.

Nous avons évoqué plusieurs grands sujets avec le Secrétaire général.

Le premier, c’est la sécurité en Afrique. La France réunira à la fin de l’année les chefs d’Etats africains, à Paris, pour évoquer les moyens que pourraient se donner les Africains eux-mêmes, pour assurer leur propre défense face aux menaces terroristes. Et pour avoir toute la formation et l’encadrement nécessaire pour assurer cette mission indispensable qu’est la sécurité. J’ai invité le Secrétaire général à participer à cette réunion, qui se tiendra les 6 et 7 décembre à Paris.

Le second grand sujet, c’est l’Egypte, où j’ai exprimé notre préoccupation et notre volonté de tout faire pour qu’un processus politique puisse permettre l’organisation d’élections et le rassemblement de toutes les parties prenantes. Je sais que c’est également le sens du travail du Secrétaire général des Nations Unies : éviter les affrontements, permettre le retour à l’ordre et notamment à l’ordre constitutionnel et faire en sorte qu’il puisse y avoir le plus rapidement possible une solution politique.

L’autre sujet, c’est la Syrie, avec 100 000 morts depuis le début de ce conflit et des millions de réfugiés. Tout doit être fait pour que Genève, cette conférence qui a été annoncée, puisse se tenir, avec une solution politique qui puisse être trouvée. Toute la pression doit être exercée. C’est celle qu’exerce la France pour convaincre, notamment, le régime de Bachar AL ASSAD d’accepter cette conférence et de trouver l’issue. Nous devons convaincre l’opposition de faire son unité, de donner de la cohésion à ses forces et d’écarter tous les groupes extrémistes.

J’ai également évoqué avec le Secrétaire général la situation en République démocratique du Congo, où vous le savez, chaque jour des massacres, hélas, sont enregistrés et des violences faites aux femmes, qui sont insupportables. Là aussi, je salue les efforts du Secrétaire général de l’ONU, avec la MONUSCO, pour qu’il y ait une intervention qui permette d’éviter ces violences et de faire respecter ces règles par toutes les parties prenantes.

Le dernier sujet que nous avons évoqué, c’est la conférence sur le climat. La France est prête à en assurer l’organisation en 2015 et je sais qu’elle est attendue parce que l’enjeu est considérable. Nous devons surmonter l’échec de Copenhague, permettre d’engager les principaux pays, développés comme émergents, pour faire respecter des règles qui éviteront le réchauffement de notre planète. Je sais pouvoir compter sur l’appui du Secrétaire général des Nations Unies auquel je laisse la parole. »

M. BAN KI-MOON – «Merci Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les représentants des médias, bonjour. Je suis très heureux d’être ici à Paris.

Tout d’abord, avant que je ne dise quelques mots, je voudrais exprimer mes sincères condoléances et ma sympathie aux familles des victimes, des blessés causés par le tragique accident de train à Bretigny-sur-Orge. Je souhaite aux blessés, un prompt rétablissement.

Mesdames et Messieurs, permettez-moi d’aborder les sujets de cette conférence. Je n’ai pas beaucoup à ajouter à ce que le Président HOLLANDE a expliqué sur notre entretien ce matin. Nous avons eu un très bon entretien sur beaucoup de sujets dans le monde.

Hier, j’ai eu l’honneur d’assister au défilé du 14 juillet. C’était très impressionnant. J’ai été très touché d’avoir vu les Casques bleus à côté des Forces maliennes et des Forces françaises, en particulier l’opération SERVAL.

Je suis très reconnaissant à la contribution très importante et au sacrifice de la France pour amener la paix, la sécurité et le développement pour le peuple malien. Sans cette contribution importante de la France et sans cette contribution décisive de la France et du Président HOLLANDE, le peuple malien n’aurait pas la stabilité, la liberté, la sécurité d’aujourd’hui. Je vous remercie encore. Je compte sur votre leadership et votre soutien continu.

Comme vous le savez il manque plusieurs capacités au mandat de la MINUSMA, comme les hélicoptères militaires armés. J’ai demandé au Président de considérer la possibilité de fournir cette capacité.

Hier après-midi, j’ai eu un entretien avec le Président TRAORE du Mali. Je lui ai dit que les élections présidentielles doivent être conduites dans un climat calme, sans violences, crédible, paisiblement. Les résultats des élections présidentielles doivent être respectés par tous les partis. Je lui ai aussi conseillé d’établir une commission de réconciliation et de dialogue, après les élections, pour la stabilité durable.

En ce qui concerne l’Egypte, je tiens à redire que la plus grande retenue s’impose et que l’avenir du pays doit faire l’objet d’un dialogue pacifique. Nous sommes, en effet, à un tournant critique, il est impératif que tous les Egyptiens travaillent ensemble en vue d’un retour pacifique à l’ordre constitutionnel et à la gouvernance démocratique. Les dirigeants politiques en Egypte ont la responsabilité d’illustrer par leurs mots et par leurs gestes, leur engagement en faveur d’un dialogue pacifique et démocratique incluant toutes les parties prenantes égyptiennes. Il ne saurait y avoir de place pour la vengeance ou l’exclusion d’un parti ou d’une communauté importante.

Je me suis entretenu à ce sujet la semaine dernière avec le ministre des Affaires étrangères de l’Egypte. La marche à suivre doit être déterminée par le peuple égyptien lui-même, d’une manière qui respecte la pleine diversité des points de vue politiques du pays.

Enfin, cela reste un sujet important pour l’humanité toute entière - je l’ai dit au Président HOLLANDE et au Premier ministre AYRAULT - qu’il nous faudrait redoubler d’efforts pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et définir un programme ambitieux pour l’après 2015. Notre objectif commun doit être d’éradiquer la misère et la faim et de promouvoir le développement durable pour tous en tenant compte des impératifs écologiques. Il nous faut parvenir d’ici 2015 à un traité contraignant mondial sur les changements climatiques. A cet égard, je compte sur le fort leadership du Président HOLLANDE et le soutien actif du gouvernement français.

En septembre, une manifestation spéciale sur les OMD se tiendra en marge de l’Assemblée générale. Ce sera l’occasion de mobiliser un appui politique de haut niveau. Je compte sur la participation active de la France. Je vous remercie Monsieur le Président. »

QUESTION : « Bonjour, les moyens de la MINUSMA au Mali semblent insuffisants pour assurer la sécurité du pays. Vous avez dit, Monsieur le Président, que les troupes françaises apporteraient leur soutien ? Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ? Qu’est-ce que cela signifie ? »

LE PRESIDENT : « Aujourd’hui, il y a encore 3200 soldats français au Mali. L’objectif que j’ai fixé, est qu’il n’y en ait plus que 1000 à la fin de l’année. Ce qui veut dire qu’encore, dans les prochains mois, à mesure que la MINUSMA se met en place, les Forces françaises sont toujours présentes à leurs côtés. Mais en nombre de moins en moins important. Les troupes françaises qui ne sont pas au Mali et qui peuvent être sur des bases qui sont proches, peuvent à tout moment être mises à disposition. Reste la question qu’a évoquée le Secrétaire général, des capacités de la MINUSMA, c’est-à-dire des moyens matériels. Il a évoqué les hélicoptères, qu’il a en plus admirés dans le ciel pour le défilé du 14 juillet. Hélicoptères français qui pourront, le cas échéant, être également mis à la disposition de la MINUSMA. »

QUESTION : « Bonjour, une question pour Monsieur le Secrétaire général, vous avez exprimé - tous les deux d’ailleurs - votre préoccupation à l’égard de l’Egypte. Je voulais savoir si l’ONU, au-delà de l’appel au calme que vous avez lancé, est prête à prendre des mesures formelles ou autres qu’un simple appel au calme pour faire face à cette situation ?

M. BAN KI-MOON : « Comme je l’ai déjà dit, il est important que les autorités égyptiennes impliquent toutes les parties, je dis bien toutes, dans la gestion de cette situation difficile, sans exclusion. De plus, j’ai fait part de ma préoccupation quant à l’arrestation de quelques 200 hauts représentants des Frères musulmans, le temps n’est pas à la vengeance, il s’agit au contraire d’inclusion et de réconciliation. Les Nations Unies continueront à travailler avec le peuple égyptien, à qui il appartient de décider de son avenir.

QUESTION : « Une question pour Monsieur le Secrétaire général : est-ce que vous estimez que les conditions sont satisfaisantes et réunies actuellement pour qu’un scrutin puisse se dérouler de façon satisfaisante au Mali le 28 juillet ? Merci. »<

M. BAN KI-MOON : « Je suis encouragé par le fait » que les dirigeants, y compris le Président TRAORE, le ministre des Affaires étrangères, sont engagés à conduire les élections présidentielles comme prévu le 28 juillet. Je lui recommandais de souligner l’importance de conduire les élections qui doivent être crédibles, objectives et aussi paisibles. Les résultats doivent être respectés par tous les partis. La MINUSMA va travailler étroitement ensemble avec les autorités maliennes, elle va aussi fournir l’assistance technique et logistique. Merci. »

QUESTION : « Bonjour, ma question s’adresse à vous Monsieur le Président : le débat sur la sécurité nucléaire est relancé en France, après l’intrusion de Greenpeace à la centrale nucléaire du Tricastin, que comptez-vous faire, que pouvez-vous faire aujourd’hui pour éviter que ce genre de situation ne se reproduise ? Merci. »

LE PRESIDENT : « La France est très attachée à la sécurité nucléaire. Et l’Autorité de sûreté nucléaire y veille, c’est sa mission. Elle a d’ailleurs donné toute garantie pour nous assurer que cette sécurité nucléaire est absolument respectée. »

QUESTION : « Monsieur le Président, une dernière question, hier dans votre intervention du 14 juillet, une question économique, vous avez parlé de signes de reprise de la croissance, certains vous taxent d’optimisme surjoué, qu’est-ce qui vous permet d’être optimiste aujourd’hui en matière d’économie ? Merci. »

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Matignon: Ban Ki moon a rencontré Jean-Marc Ayrault !

Le lundi 15 juillet 2013 à 11h, Ban ki moon le Secrétaire Général de l'ONU a été reçu par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à Matignon.

Ban Ki moon accueilli dans la cour d'honneur de Matignon par Jean-Marc Ayrault.

Ban Ki moon et Jean-Marc Ayrault à Matignon.

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lundi 15 juillet 2013

Avec ou sans Joseph Kabila ? François Hollande confirme la tenue d'une réunion les 6 et 7 décembre à Paris des chefs d'Etat africains sur la sécurité

Le président français François Hollande a confirmé lundi la tenue, les 6 et 7 décembre à Paris, d'une réunion des chefs d'Etat africains pour évoquer les moyens d'assurer leur sécurité face "aux menaces terroristes". "La France réunira à la fin de l'année, les 6 et 7 décembre, les chefs d'Etat africains à Paris pour évoquer les moyens que pourraient se donner les Africains eux-mêmes pour assurer leur propre défense face aux menaces terroristes", a déclaré le président de la République lors d'un point de presse.

François Hollande-Joseph Kabila, une relation pas bonne à cause des violations massives des droits de l'homme.

Kinshasa, 14 octobre 2012, entretien entre François Hollande et Etienne Tshisekedi, qui réclame la "Vérité des urnes" après avoir été victime d'un hold-up électoral lors du scrutin présidentiel du 28 novembre 2011.

"Il s'agit de faire en sorte qu'ils aient "toute la formation et l'encadrement nécessaires pour assurer cette mission indispensable qu'est la sécurité", a ajouté M. Hollande au côté du secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, qu'il venait de recevoir à l'Elysée. Il a invité ce dernier à participer à cette réunion. M. Hollande avait annoncé le 25 mai à Addis Abeba, qu'il convierait les dirigeants africains à Paris "à la fin de l'année" pour un sommet consacré "à la paix et à la sécurité" sur le continent africain. "A la fin de l'année, j'inviterai l'ensemble des chefs d'Etat africains à Paris pour une réunion qui sera consacrée à la paix et à la sécurité et donc, d'une certaine façon aussi, à la lutte contre le terrorisme", avait-il déclaré à la presse, en marge des festivités du 50e anniversaire de la création de l'Organisation de l'unité africaine (OUA), ancêtre de l'actuelle Union africaine (UA). Son entourage avait précisé que ce sommet devait se tenir les 6 et 7 décembre à Paris.

Des activistes des droits l'homme et François Hollande à la résidence de l'ambassade de France à Kinshasa.

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A Kinshasa, lors du 14è Sommet de la Francophonie, François Hollande ne s'était laissé impressionné par le régime d'usurpation de Joseph Kabila, ce dernier n'a jamais gagné aucune élection au Grand-Congo, régime qui gouverne par défi sans légitimité et toute illégalité, régime qui excelle dans les emprisonnements arbitraires à tour de bras, régime qui zigouille des congolais matin, midi et soir, régime des arrivistes, parvenus et millionnaires du dimanche alors que les congolais croupissent dans une misère sans nom, un régime d'occupation qui ne sait même pas protéger ses citoyens ! Des signes qui ne trompent pas, arrivées la veille dans la nuit à Kinshasa, Valérie Trierweiler, la première dame de France, et Yamina Benguigui, la ministre française en charge de la Francophonie, se sont rendues, le 8 juillet 2013, à Bukavu, capitale du Sud-Kivu, pour soutenir les femmes violées et apporter une aide à l’Hôpital de Panzi, où officie le docteur Denis Mukwege.

14e Sommet de la Francophonie, François Hollande était allé à Kinshasa à reculons et avait tenu à le faire savoir. De petits gestes en petites phrases, François Hollande avait pris ses distances avec Joseph Kabila lors du 14e sommet de la Francophonie... Et tant pis si ses homologues africains en avaient pris ombrage. Une image, et on oublie le verbe. La poignée de mains fraîche et furtive de François Hollande à son homologue congolais, Joseph Kabila, en ouverture du 14e sommet de la Francophonie, à Kinshasa, est entrée dans la postérité françafricaine. En tout cas, ce 13 octobre 2012 avait marqué un nouvel épisode dans l'interminable feuilleton mêlant la nation des droits de l'homme, jamais aussi prétentieuse que lorsqu'elle peut délivrer son message universel, et un pays du continent qui bafoue et foule volontairement aux pieds les droits et libertés. Cette image, donc. Elle avait tourné en boucle, avait été reprise par toutes les télévisions, avait suscité une chronique du satirique et très parisien Petit Journal de Canal+...Élu dans des conditions calamiteuses en novembre 2011, Joseph Kabila douze ans au pouvoir, il se cherche encore, il apprend encore son métier, conséquence le Kadogo devenu Président de la République peine à trouver ses marques et à intégrer les valeurs universelles des droits de l'homme, le Grand Congo est piloté à vue !

Le président d'une poignée de congolais et de la CENI de Daniel Ngoyi Mulunda qui l'a proclamé, Joseph Kabila mal élu est considéré par la majorité de congolais comme un Président imposteur et usurpateur. Comment serrer la main d’un président de la République contesté par une majorité d’électeurs, en l’occurrence Joseph Kabila, sans pour autant légitimer le pouvoir qu’il a confisqué à l’ issue du scrutin de novembre 2011 ?

Mais ce 14 octobre 2012, la pilule fut difficile à avaler. Joseph Kabila prononce son discours de bienvenue et exprime « sa joie » d'accueillir une trentaine de chefs d'État et de gouvernement. La salle du Palais du peuple vibre avec les affidés et applaudisseurs payés pour montrer la popularité de celui que les congolais dénomment Hippolyte Kanambé. Tout le monde, au premier rang de la tribune, applaudit. Sauf un, qui préfère lire et annoter son propre discours. Après l'allocution du représentant suisse, François Hollande se lève et s'avance vers le pupitre sans un regard pour son hôte. « J'ai voulu me rendre personnellement ici à Kinshasa, au sommet de la Francophonie, pour une raison simple : je voulais témoigner du soutien de la France [aux Congolais] », lance-t-il sans même remercier celui qui dirige par défi. Ne serait-ce que pour l'invitation. Opposition congolaise

« La gestuelle hollandaise » mêlant le symbole et l'allusion n'a pas fait dans la demi-mesure. Avant l'ouverture du sommet, le président français s'était entretenu pendant quarante-cinq minutes avec cinq leaders de l'opposition. « L'ambiance était détendue et amicale », selon le président du groupe parlementaire de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Samy Badibanga, qui avait plaidé pour une « cohésion nationale » face à un pouvoir « illégitime et faible ». Également présent, l'ex-président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe, un ancien proche de Kabila. Il en avait appelé à une « démocratie consensuelle ».

Plus tard, dans l'après-midi, François Hollande inaugurait à l'Institut français la médiathèque Floribert-Chebeya, du nom du militant des droits de l'homme assassiné en 2010, avant de s'entretenir, en tête à tête, avec Étienne Tshisekedi pendant une vingtaine de minutes à la résidence de l'ambassadeur de France. Le leader historique de l'opposition se considère toujours comme « le président élu ».

François Hollande était à Kinshasa en avocat des droits de l'Homme et de la démocratie.

« Si je suis plus exigeant avec l'Afrique, c'est que j'aime l'Afrique », avait professé François Hollande dans les jardins de la résidence française. « La démocratie ne se négocie pas, je ne change pas de discours en fonction des interlocuteurs et des pays », a-t-il ajouté.

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Paris, feux d’artifice Paris du 14 Juillet 2013 !

Hier, au programme du 14 juillet à Paris, couleurs explosives, lumières éblouissantes et une boule à facettes géante suspendue à la Tour Eiffel. La scénographie du feu d’artifice de Paris était incroyable. Le Champ de Mars et la Tour Eiffel ont été réquisitionnés pour ce feu grandiose. 5 séquences raconteront le cheminement historique et universel des trois mots "LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ" qui ont rythmé le feu d’artifice.


14 juillet 2013 : préparation du feu d'artifice par mairiedeparis

En ouverture du spectacle du feu d’artifice tiré à Paris ce soir, les mots-piliers de la devise voient le jour pendant le siècle des lumières, dans l’esprit éclairé des philosophes français. Il s’agit de: Liberté, Égalité, Fraternité. En Acte 1, la Révolution française est mise en scène. À la fin du XVIIIe siècle, le peuple qui a faim et soif de nouveauté descend dans la rue. La monarchie est ébranlée et la France tremble. La Révolution Française est en marche.Derrière les affrontements, la République apportera la paix.

Pour l’acte 2, la devise en fête Liberté Egalité Fraternité est mis en avant. Le 14 juillet 1790, le Champ de Mars fête la République enfin instaurée. L’unité est retrouvée et on acclame le défilé des fédérés. On hisse les drapeaux.

Enfin, les trois derniers actes du feu d’artifice de Paris 2013 symbolisent depuis le Champ de Mars, les trois mots qui deviennent universels. La Tour Eiffel en sera le plus beau fleuron. Elle devient le symbole de Paris, de la France, son plus beau drapeau, le monument qui porte haut les mots et couleurs de la république.

Dans l’acte 4, le rayonnement de Paris devient mondial. Les valeurs que la France véhicule ont franchi les frontières et les océans. La statue de la liberté, construite à Paris, a porté sa flamme jusqu’aux États-Unis.

Enfin, pour le dernier acte de ce spectacle féerique, l’arc en ciel de toutes les libertés est projeté au-delà de son caractère républicain, la devise parle à tous les êtres humains. Ses valeurs universelles et intemporelles prônent la paix, la différence, la tolérance et la solidarité. Elle est un hymne à notre humanité.


Feu d'artifice 2013 - intégralité par mairiedeparis

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14-juillet: Où est donc passé Jean-Marc Ayrault ?

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a assisté, place de la Concorde, au défilé militaire du 14 Juillet.

François Hollande rejoint à pieds la tribune officielle, accompagné de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense et Kader Arif, ministre des Anciens combattants.

Ban Ki moon Secrétaire Général de l'ONU accueilli par Jean-Marc Ayrault, Premier ministre.

La bienvenue au président malien Dioncounda Traoré de Jean Marc Ayrault, Premier ministre et Jean Yves Drian, ministre de la défense.

Jean-Marc Ayrault salue et remercie le général de corps d'armée Hervé Charpentier.

Jean Marc Ayrault, Premier ministre et Jean Yves Drian, ministre de la défense avec un officier malien.

A la tribune d'honneur, Jean-Marc Ayrault resalue le président malien Dioncounda Traoré.

Le président croate Ivo Josipovic invité d'honneur, Jean-Marc Ayrault et Claude Bartolone , Président de l'Assemblée nationale.

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14-juillet: François Hollande veut rassurer les Français

A l'issue du défilé, François Hollande a renoué dimanche avec la tradition de l'entretien télévisé au palais de l'Elysée, pour livrer son "éclairage sur les quatorze premiers mois" de sa présidence. Confronté à une situation économique et sociale préoccupante, il s'est attaché à démontrer qu'il est "un président qui tient son cap et qui se bat contre le chômage". Le chef de l'Etat, qui s'est finalement "ravisé" pour se plier à la traditionnelle interview du 14-Juillet, a déclaré hier qu'il recourrait "dans l'idéal le moins possible" à des augmentations d'impôts en 2014 et qu'il privilégierait le recul des dépenses afin de boucler le budget de la nation. Le budget, François Hollande en fait sa ligne rouge pour le gouvernement et sa majorité, priés de l'appliquer sans contestation, douze jours après l'éviction de la ministre de l'écologie Delphine Batho, qui avait dénoncé un "mauvais" budget. "La reprise, elle est là", a souligné le président, citant la relance de la production industrielle, de la consommation et un frémissement des embauches confortant selon lui sa promesse d'inverser la courbe du chômage d'ici à la fin de l'année. "Il y a l'assurance que le second semestre sera meilleur que le premier", a-t-il dit, défendant les choix du gouvernement alors que la croissance se fait attendre et que la note de la France vient d'être dégradée par l'agence Fitch.

14 juillet 2013, François Hollande à l'Elysée.

"La politique, ce n'est pas de la magie, ce n'est pas un tour de passe-passe, c'est une volonté, une stratégie, une cohérence", a-t-il répété, invitant ses concitoyens à ne "pas céder au pessimisme, à une forme de résignation". Réitérant son engagement au sérieux budgétaire, François Hollande a assuré que l'Etat ferait "autant d'économies que possible pour qu'il y ait le moins de prélèvements" en 2014, tout en soulignant qu'il y aurait "des financements à assumer" l'année prochaine."Je ne ferai d'augmentations d'impôts que si elles sont absolument indispensables", a-t-il dit. Le président a enfin déclaré avoir "des informations des plus mauvaises sur Philippe Verdon", l'otage français enlevé par AQMI en novembre 2011. "Hélas, tout indique qu'il serait mort il y a déjà plusieurs semaines", a-t-il annoncé, sans évoquer toutefois le corps retrouvé au Mali.

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14-Juillet : les troupes africaines à l'honneur sur les Champs-Elysées

Le président français François Hollande aux côtés du Chef chef d'état-major des armées Edouard Guillaud à la Place de l'Étoile à Paris pour le traditionnel défilé de la Fête nationale française du 14 Juillet.

Les Cavaliers de la garde républicaine.

François Hollande aux côtés des troupes françaises.

Le défilé du 14 juillet, ouvert par les troupes maliennes, s'est déroulé dimanche matin sur les Champs Elysées en présence du président malien par intérim, Dioncounda Traoré, et du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.

François Hollande souhaite la bienvenue au président malien Dioncounda Traoré sous le regard de l'ancien président sénégalais Abdou Diouf.

Le président croate Ivo Josipovic et le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon servent tour à tour la main de François Hollande.

C'est devenu une image mythique du 14-Juillet. Dimanche, à 10h36 précises, la patrouille de France a tracé dans le ciel parisien le drapeau bleu-blanc-rouge, survolant la tribune officielle. Sy trouvaient, aux côtés de François Hollande, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, ainsi que le président croate, Ivo Josipovic. Les moyens aériens se sont succédé avant que ne commence le défilé au sol. Si l'on en croit le compte Twitter officiel de la patrouille, les avions ont défilé en formation "Big Nine", avant de prendre la direction du Mont-Ventoux à l'occasion du Tour de France.

Les troupes maliennes.

Les soldats des forces de stabilisation au Mali.

L'image était attendue. Après le passage de la célèbre Patrouille de France dans le ciel de Paris, une soixantaine de soldats maliens a ouvert au sol le traditionnel défilé du 14-Juillet aux côtés de militaires français, dont les unités ont été engagées au Mali. Un détachement de la Minusma, la force de l'ONU à forte composante africaine qui a pris ses fonctions début juillet au Mali, a également défilé, au son du célèbre Chant des Africains. La présence de troupes africaines, mais aussi de soldats allemands, croates, belges et danois dans le défilé, "est un hommage à ceux qui, pour les uns ont contribué activement à chasser le terrorisme du sol malien, pour les autres participent à la construction de la précieuse amitié européenne", a écrit le chef de l'Etat dans un message diffusé à la veille du 14 juillet.

L'image était attendue. Après le passage de la célèbre Patrouille de France dans le ciel de Paris, une soixantaine de soldats maliens a ouvert au sol le traditionnel défilé du 14-Juillet aux côtés de militaires français, dont les unités ont été engagées au Mali. Un détachement de la Minusma, la force de l'ONU à forte composante africaine qui a pris ses fonctions début juillet au Mali, a également défilé, au son du célèbre Chant des Africains. La présence de troupes africaines, mais aussi de soldats allemands, croates, belges et danois dans le défilé, "est un hommage à ceux qui, pour les uns ont contribué activement à chasser le terrorisme du sol malien, pour les autres participent à la construction de la précieuse amitié européenne", a écrit le chef de l'Etat dans un message diffusé à la veille du 14 juillet.

Le défilé du 14-Juillet, ouvert par les troupes maliennes, a commencé dimanche à 10 heures sur l'avenue des Champs-Elysées, sous un soleil radieux et en présence d'une foule dense. A l'occasion de la fête nationale, la France entendait célébrer le savoir-faire et l'efficacité de ses forces dans la reconquête du Mali et affirmer son rôle sur la scène internationale. Le président François Hollande a pris place à bord d'un véhicule de commandement. Il a passé en revue les troupes depuis l'Arc de Triomphe avant de descendre les Champs-Elysées, escorté par les cavaliers de la garde républicaine, donnant ainsi le coup d'envoi du défilé.

Environ 3 200 militaires français sont toujours déployés au Mali, pour faciliter notamment l'organisation de l'élection présidentielle dont le premier tour est prévu le 28 juillet.

Des étudiants de l'école militaire polytechnique.

Le 35e régiment d'artillerie parachutiste.

Le 35e régiment d'artillerie parachutiste.

Les légionnaires.

Des chars à l'Arc-de-Triomphe.

FORMAT RESSERRÉ

Une centaine de jeunes en service civique ont aussi participé à ce grand rendez-vous républicain, une première depuis la création de ce service en 2010. Un détachement croate, mené par le président Ivo Josipovic, dont le pays est l'invité d'honneur de ce défilé, deux semaines après son entrée dans l'Union européenne, était aussi prévu.

Sur le thème "Une armée d'avant-garde, fière de son passé", 4 800 hommes et femmes au total ont été mobilisés. Environ 265 véhicules – soit 35 % de moins qu'en 2012 – ont participé au défilé motorisé, et 58 avions et 35 hélicoptères (12 % de moins) au défilé aérien. Le nouvel avion de transport militaire d'Airbus, l'A400M, a survolé Paris, tandis que la patrouille de France a fêté son 60e anniversaire avec son panache de fumée tricolore au-dessus des Champs-Elysées. Ce format resserré devrait se traduire par une économie de l'ordre de 10 % à 15 % par rapport à l'année dernière, selon le gouverneur militaire de Paris, le général Hervé Charpentier. "Comme tous nos concitoyens, nous faisons attention à nos dépenses", a-t-il souligné lors du point de presse de la défense.

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dimanche 14 juillet 2013

ONU-Genève: Wivine Mumba Matipa étale ses insuffisances et sa médiocrité sur les questions des droits de femmes en République démocratique du Congo !

On nous avait prévenu, le gouvernement Matata Pognon est constitué des technocrates. Mais ce que nous avons vécu le jeudi 11 juillet au Palais des Nations à Genève, salle XVI est ahurissant, il fallait beaucoup du courage et d'amour du Congo pour ne pas quitter la salle ! Au Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), 55ème session, Wivine Mumba, Ministre de la justice et droits humains de la République démocratique du Congo a étalé au grand jour ses insuffisances et sa médiocrité face aux experts de l'ONU. On sait maintenant entre méritocratie et médiocratie, le gouvernement Matata Pognon sait parfaitement où il veut aller, dans le bas fond ! La ministre Wivine Mumba et ses conseillers étaient-ils venus en promenade de santé à l'ONU-Genève ? A Réveil-FM International, nous n'avons pas pour habitude de tirer sur une ambulance. Mais lorsque la ministre de Jo Ka affirme que l'école primaire est gratuite et oublie de signifier aux experts Onusiens que les écoliers sont chassés de l'école puisque les parents n'ont pas payé les frais de minerval, s'agit-il d'une ignorance, de mauvaise foi ou d'un mensonge d'Etat ? Sait-elle que les diplômes de RDC ne sont pas reconnus par l'Unesco ? Wivine Mumba affirme même qu'il n' y a pas autant de viols de femmes congolaises, le chiffre de femmes violées en RDC est gonflé par les Ongs pour leur financement. A-t-elle eu l'occasion d'aller à l’hôpital Panzi et de parler avec le Dr. Denis Mukwege qui répare les femmes congolaises victimes de viols ? La République démocratique du Congo est contre l'avortement puisqu'elle doit peupler ses 2 345 000 km2 de superficie ! N'est-ce pas une réponse alambiquée ? Le poids de la religion dans la société congolaise serait déjà une ébauche: 58 % de Congolais sont catholiques, 35 % de congolais sont protestants, évangéliques et appartenant aux églises de Réveil, 10 % sont des Kimbaguistes...Toutes les Eglises sont contre l'avortement !

Ministère de la Justice à Kinshasa.

ONU, Palais des Nations à Genève.

Wivine Mumba a passé sa journée du jeudi 11 juillet 2013 à esquiver les questions, ses réponses aux experts de l'ONU n'ont jamais été précises, concises. Questions sur la parité, sur les discriminations subies par les congolaises ainsi sur les violences dont sont victimes les femmes congolaises, elles ont toutes étaient réfutées. Circulez, il n' y a rien à voir en République démocratique du Congo. Tout va bien ! Mon œil !

Nous vous proposons de suivre par vous mêmes la journée de la République démocratique, le jeudi 11 juillet 2013.

Les pseudos ministres technocrates de Matata Pognon connaissent-ils leurs dossiers ? Y a-t-il une continuité dans les affaires de l'Etat ?

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samedi 13 juillet 2013

Paris-île de France: Morts de Brétigny, quatre hommes et deux femmes dans la catastrophe ferroviaire

Les six personnes tuées vendredi dans l'accident ferroviaire de Brétigny dans l'Essonne sont quatre hommes et deux femmes, âgés de 19 à 82 ans, a annoncé samedi la préfecture de l'Essonne.

Un train a déraillé vendredi soir dans l'Essonne, à Brétigny-sur-Orge. Le bilan provisoires est de 6 morts et 30 blessés, dont 8 graves. (13 juillet 2013)

Un train a déraillé vendredi soir dans l'Essonne, à Brétigny-sur-Orge. Le bilan provisoires est de 6 morts et 30 blessés, dont 8 graves. (13 juillet 2013)

1/41Un train a déraillé vendredi soir dans l'Essonne, à Brétigny-sur-Orge. Le bilan provisoires est de 6 morts et 30 blessés, dont 8 graves. (13 juillet 2013) Les six personnes tuées vendredi dans l'accident ferroviaire de Brétigny dans l'Essonne sont quatre hommes et deux femmes, âgés de 19 à 82 ans, a annoncé samedi la préfecture de l'Essonne. Parmi elles, figure un couple d'octogénaires qui serait originaire de Brétigny-sur-Orge, ainsi que trois hommes de 19, 23 et 60 ans et une jeune femme dont l'âge n'a pas été précisé, a ajouté une source proche de l'enquête.

Certaines seraient originaires d'Etampes dans l'Essonne et d'autres du Limousin, destination du train.Ces victimes sont toutefois «en cours d'identification formelle» par la police judiciaire de Versailles, selon une autre source proche de l'enquête, qui ajoute que certaines des victimes étaient sans doute dans le train et d'autres sur le quai.

A la mi-journée, même si elles restaient prudentes avant que les trois voitures du Paris-Limoges qui se sont couchées ne soient enlevées des voies de la gare de Brétigny-sur-Orge, les autorités laissaient entendre que le bilan pourrait ne plus beaucoup évoluer.

Outre les décès, neuf personnes sont gravement blessées, dont deux ont un pronostic vital engagé, d'après le Samu de Paris. Les neuf blessés très graves, «des polytraumatisés, ont été évacués par hélicoptère» vendredi soir.

Les blessures les plus graves sont liées soit à l'écrasement du train (les victimes ont dû être désincarcérées), soit à la projection hors de la voiture alors que le train roulait à grande vitesse.

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Lausanne: L'an I, le Directoire du Front Civil de Résistance Populaire sonne l'hallali contre les fameuses concertations nationales de Kinshasa

En politique, il faut avoir des convictions et valeurs immuables. En politique, la constance paye mais une vision claire s'impose. Le leitmotiv du Directoire du Front Civil de Résistance Populaire est d'être du côté de la population congolaise et la défendre contre vents et marées, il encourage en même temps cette même population appauvrie sciemment à se prendre en charge. La population doit parvenir à repousser toutes les formes d'agression dont elle est victime: agression des politicards ventripotents, agression des soudards et chefs de guerre, agression des pillards de ressources...En 2011, dès l'instant que les députés et sénateurs godillots, membres de la Mouvance Présidentielle (MP), contre espèces sonnantes et trébuchantes se sont retrouvés à la ferme de Kingakati sous l'égide d'Evariste Boshab alors président de l'Assemblée nationale et ont levé l'option du tripatouillage des articles de la Constitution de Liège pour favoriser Joseph Kabila et remettre en cause l'élection présidentielle de novembre 2011 à un tour au lieu de deux, le Directoire a décidé de mettre en place le Front Civil de Résistance Populaire. Chaque congolais où qu'il soit: en brousse, en ville ou à l'étranger est la sentinelle de la République démocratique du Congo. La patrie étant en danger chaque fils et fille du Congo doit veiller et être au chevet de Maman Congo qui est dans un état comateux en soins intensifs. Fraudes et tricheries massives de l'élection présidentielle du 28 novembre 2011 ont renforcé les convictions du Directoire qui n'a jamais préconisé les élections sans recensement de la population congolaise avec des financements extérieurs comme c'est le cas avec le régime usurpateur et d'occupation de Joseph Kabila. Il faut dire qu'au pays de "Chance eloko pamba" des aventuriers, margoulins, fourbes, roublards, dribbleurs et requins réussissent mieux que des citoyens honnêtes qui ont l'amour de la patrie.

Paul Kahumbu, Directoire du Front Civil de Résistance Populaire. Photo Réveil FM

La décision du Directoire est sans appel: "On ne négocie pas avec un pouvoir d'occupation, on ne pactise pas avec un régime d'usurpation, on ne légitime pas un régime d'imposture...Pas question pour le Directoire d'encourager et appuyer les fameuses concertations nationales qui n'ont pour seule finalité que de légitimer Joseph Kabila, fraudeur patenté, laquais et chien de garde de la mafia internationale ! Comment Léonbitch Kengo wa Dondo peut être au présidium des concertations nationales alors que le sénat qu'il préside n'a plus aucune légitimité, les cinq ans de la mandature des sénateurs sont dépassés depuis des lustres ! Pourquoi dans ces concertations nationales, la présidence de la République a ses délégués, il y a même des chefs coutumiers nommés par le pouvoir ? Voudrait-on faire une Conférence Nationale Souveraine bis ? Pourquoi c'est Joseph Kabila qui devra lire au public les conclusions des concertations nationales? Est-il capable de se faire Hara-kiri tout seul ? Les fonctionnaires ne sont pas payés et le Congo veut organiser une mascarade des concertations nationales pour donner un semblant de légitimer à un régime d'hold-up. Si le régime d'imposture veut des vraies concertation nationales, qu'elle commence d'abord par libérer tous les prisonniers politiques, les activistes des droits de l'homme, les journalistes et des militaires arrêtés puisqu'ils sont congolais.

Les membres du Directoire du Front Civil de Résistance Populaire récusent l'expression "Opposition". Ils n'y croient plus ! Pour être opposant il faut accepter les institutions en place et s'y conformer. Or face à un régime fraudeur et usurpateur seule la résistance doit faire face. Négocier avec un régime qui gouverne par défi, c'est ipso facto le légitimer démarche que réfute le Directoire. Les membres du Directoire sont des Résistants-Patriotes-Combattants, ils sont pas des opposants. C'est dans une ambiance sereine que le Directoire s'est réuni du 28 au 30 juin à Lausanne.

Paul Kahumbu, Directoire du Front Civil de Résistance Populaire. Photo Réveil FM

Dr. Fweley Diangituka, Directoire du Front Civil de Résistance Populaire. Photo Réveil FM

Jean-Kalama Ilunga, Directoire du Front Civil de Résistance Populaire. Photo Réveil FM

Coup de tonnerre avec l'appel de Paul Kahumbu, la déclaration du Dr. Fweley Diangituka est politico-historique, quant à celle de Jean-kalama Ilunga, elle pousse à l'action.

Jean Pierre Bolongo, membre du Front Civil et responsable du Comité Local du FC- RP /Suisse. Photo Réveil FM

Philippe Yengo. Photo Réveil FM

Pendant la pause, Maman Ange Kahumbu et Olivier. Photo Réveil-FM

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vendredi 12 juillet 2013

Gaz de schiste : Ayrault réaffirme l'interdiction de l'exploitation

Alors qu'Arnaud Montebourg a défendu une exploitation "écologique" par une compagnie publique, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a souligné qu'il n'y avait "qu'une politique au gouvernement."

"Il n'y a qu'une politique au gouvernement." Ce rappel à l'ordre du premier ministre, Jean-Marc Ayrault, visait, jeudi 11 juillet, les propos du ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, qui a, lui, avancé l'idée d'une exploitation "écologique" du gaz de schiste en France.

Une proposition qui a fait des remous dans les rangs du gouvernement et des écologistes, une semaine après le limogeage de Delphine Batho de son poste de ministre de l'écologie. Et qui a permis au premier ministre de réaffirmer qu'il était "exclu d'exploiter des gaz de schiste en France", et que "cette position serait évidemment maintenue".

C'est au cours d'une audition par la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale sur la réforme du code minier, mardi, qu'Arnaud Montebourg a proposé la création d'une "compagnie publique et nationale" qui exploiterait les gaz de schiste et "assurerait le financement de la transition énergétique". Elle permettrait ainsi de réduire les importations françaises de gaz et de pétrole.

Le ministre a toutefois pris quelques précautions, précisant d'abord qu'il développait une idée "personnelle". "Il faudra régler le problème de la pollution du sous-sol, qui est un pur scandale", a-t-il ajouté. M. Montebourg se dit néanmoins certain "qu'on arrivera, avec la technique, dans très peu de temps, au gaz de schiste écologique". "Nous pouvons convaincre les écologistes raisonnables... Ils sont tous raisonnables", a-t-il avancé.

Ce n'est pas la première fois que M. Montebourg prend position en faveur de l'exploitation de gaz de schiste en France, ainsi en décembre, lorsqu'il avait affirmé que "mieux vaut le produire ici plutôt que l'importer".

Concert de critiques

Avant la prise de parole de M. Ayrault, le ministre du redressement productif avait été recadré dès mercredi par le nouveau ministre de l'écologie, Philippe Martin qui a répliqué que "la question d'une exploitation 'écologique' des gaz de schiste ne se pose pas". Jeudi, c'est le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, qui a critiqué la position de M. Montebourg, soulignant sur la station de radio RMC qu'elle divergeait de l'option gouvernementale. "Ce n'est pas cohérent avec le choix qui a été fait lors de la conférence environnementale. Au problème qui est posé : est-ce qu'on peut imaginer faire des forages avec de la fracturation hydraulique dans la Drôme, à côté du Vercors, aujourd'hui ?", sa réponse a été "non".

L'ex-ministre de l'écologie Delphine Batho avait ensuite demandé sur France Inter au premier ministre de lever "l'ambiguïté permanente" sur les gaz de schiste, évoquant "un désaccord de fond, net et total" sur cette question avec son ancien collègue du gouvernement.

Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux, a jugé qu'Arnaud Montebourg était allé "trop vite", tout en excluant son départ du gouvernement. Il a jugé sur Europe 1 que le ministre, non sans une certaine "provocation", avait dit "simplement (...) qu'il ne doit pas y avoir a priori de mise au ban de ce que sont les gaz de schiste".

Jean-Vincent Placé, président du groupe écologiste Europe Ecologie-Les Verts au Sénat, n'a pas hésité, lui, à qualifier le ministre de "nuisible"pour l'écologie et le gouvernement. "M. Montebourg, il ne lui reste plus que le verbe, parce qu'il vole d'échec en échec, de faillite en faillite, de Florange à Pétroplus, à Goodyear, à Peugeot. Partout où il passe, les emplois disparaissent et il représente un peu quelque part une faillite du verbe. [C'est] un citoyen bourguignon qui siège au conseil des ministres et qui raconte ce qu'il pense."

La recherche de techniques "Propres" continue

En novembre, François Hollande avait déclaré que la recherche de techniques alternatives à la fracturation hydraulique continuait et qu'il "prendrait ses responsabilités" si une nouvelle technique apparaissait. Selon un proche du chef de l'Etat, M. "Montebourg n'est donc pas en contradiction avec ce que dit François Hollande" sur la recherche de techniques propres d'extraction.

La fracturation hydraulique, seule technique aujourd'hui pour extraire les gaz ou pétrole de schiste des sous-sols, est interdite en France depuis l'été 2011, en raison des risques qu'elle présente pour l'environnement, notamment pour les nappes phréatiques.

Mais la bagarre est loin d'être finie. D'ici à quelques jours, il est fort probable que le Conseil d'Etat transmette au Conseil constitutionnel une question prioritaire de constitutionnalité sur la loi du 13 juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique. Un feuilleton juridique lancé en janvier par la compagnie américaine Schupebach, dont deux permis miniers ont été recalés.

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La berlusconisation de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi, le 26 avril 2011, lors d'une rencontre officielle à Rome.

Le Monde-Victime, c'est le rôle qu'il préfère. Victime des chiraquiens au début des années 2000, de la crise pendant son quinquennat et aujourd'hui des juges et du Conseil constitutionnel. Lundi 8 juillet, dans un huis clos de l'UMP, Nicolas Sarkozy a fait ce qu'il fallait pour électriser son auditoire, chauffer les contributeurs afin de trouver 11 millions d'euros pour remettre à flot le parti de droite. Si ça marche, l'ancien président de la République sera redevenu le patron incontesté de son camp. Le "presque vainqueur" de 2012 endossera alors l'habit de faiseur de miracles. Qui pourrait contester une nouvelle candidature en 2017 à celui qui a sauvé le parti de la faillite ?

Le succès éventuel de ce "sarkothon" repose sur l'identification de la base au héros à peine surgi du purgatoire de la défaite. La base appelée à venger l'idole d'une injustice. "Aidez-moi !", répétait M. Sarkozy pendant la campagne présidentielle. On y est revenu. N'en déplaise à l'ancien président, le roi de ces retours au finish est un homme qu'il n'aime pas : Silvio Berlusconi, 76 ans, lui aussi "presque vainqueur" des élections générales de février, et redevenu "l'actionnaire majoritaire" de la coalition droite/gauche au pouvoir en Italie.

Depuis son arrivée au pouvoir en 1994, qui a coïncidé avec l'ouverture des premiers procès contre lui – au choix : pour corruption, concussion, fraude fiscale, abus de pouvoir et prostitution de mineure –, le "Cavaliere", qui risque une peine d'interdiction d'exercice de charges publiques, s'est toujours posé en "victime" de la justice qui, selon lui, agirait dans un but politique afin de "retourner" le résultat des urnes.

Se poser en victime

Pendant vingt ans, il est parvenu, grâce à cet argument, à souder son camp derrière lui, empêchant toute remise en question de son leadership. La solidarité envers le chef tient lieu de ligne politique. "Je suis attaqué injustement, il faut me soutenir !", a-t-il répété, usant ainsi ses dauphins successifs empêchés de conduire le moindre droit d'inventaire. Pendant vingt ans, l'Italie s'est divisée, hystérisée pourrait-on dire, entre pro et anti-Berlusconi, concentrant le débat politique sur les vicissitudes judiciaires de ce dernier et sa survie politique.

La tentation, souvent grande, de comparer M. Berlusconi et M. Sarkozy n'est pas toujours opérante. Ils appartiennent à deux générations différentes, voire à deux mondes, évoluent dans deux systèmes politiques différents. Les affaires qui les concernent ne sont pas de même nature. Mais la manière de s'en servir est quasi identique : se poser en victime pour susciter la compassion et l'adhésion, fût-elle forcée.

Depuis plusieurs mois M. Sarkozy bouillait en se demandant comment sortir par le haut des dossiers judiciaires – Karachi, Bettencourt, Tapie, comptes de campagne – dans lesquels son nom ou ceux de ses proches étaient cités. Déjà, il se posait en victime, laissant ses intimes rapporter aux journalistes son "écoeurement ", chargeant ses avocats de mener la contre-attaque contre le juge Gentil qui instruit l'affaire Bettencourt et auquel il en veut particulièrement. "L'acharnement des juges redouble son désir de retourner à l'Elysée", estimait un de ses anciens conseillers. "S'il devait être condamné, Berlusconi fera tomber le gouvernement et retournera au pouvoir", entend-on, comme un écho, de l'autre côté des Alpes.

L'"acharnement" des juges

Objectivement, M. Sarkozy est dans son tort. Il a "fraudé" en oubliant 1,7 million d'euros de dépenses de campagne. Tout comme M. Berlusconi est dans le sien quand il conteste une justice qui serait moins clémente à son égard et plus rapide dans certains cas que pour n'importe quel autre citoyen italien. Mais ce qui importe est moins la précision des arguments sur le fond que leur valeur symbolique. La curiosité des juges est vue comme un "acharnement ", leurs enquêtes s'opposeraient à la volonté populaire exprimée par leur vote. "Pourquoi devrais-je être chassé de la vie parlementaire pour évasion fiscale, se demande M. Berlusconi, alors que de nombreux Italiens fraudent le fisc ?" "Pourquoi, en 1995, les comptes de campagne de MM. Chirac et Balladur ont-ils été validés par le Conseil constitutionnel et pas les miens ?", laisse dire M. Sarkozy.

Alors qu'il risquait de rester dans l'histoire comme le fossoyeur de l'UMP, M. Sarkozy en deviendra peut-être le sauveur par le subterfuge de la victimisation. Les ressorts de la reconquête sont conformes au personnage : de l'audace, de la transgression, du show et de l'affect. L'exemple italien peut le conforter. Donné pour politiquement mort à son départ du pouvoir en novembre 2011, M. Berlusconi est revenu au centre du jeu politique en usant de la même stratégie un an plus tard. Il a échoué à un souffle du pouvoir en février en jouant à fond du ressort de l'identification d'une partie des Italiens à la victime supposée, comme dans les séries qu'il fait produire pour ses chaînes de télévision. Comme en 2007, M. Sarkozy use également de la victimisation pour souder ses supporteurs, les électriser et forcer à la solidarité de tous. Mais plus encore qu'en 2007, il prend la justice pour cible. Il sait que le principal danger pour son éventuel retour vient des juges qu'il cherche à faire tomber de leur piédestal.

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UMP: La guerre fratricide entre l'ex-Premier ministre Fillon et l'ex-Président Sarkozy a commencé hier soir !

Un passionné de course automobile, d'alpinisme et de tauromachie ne saurait être complètement inoffensif. Flegmatique, mais amateur de sensations fortes, François Fillon a lancé son offensive contre Nicolas Sarkozy jeudi soir lors d'un meeting à La Grande-Motte (Hérault). Agacé par la leçon que lui a assénée l'ancien président lundi après-midi au siège de l'UMP lors d'une réunion interne, l'ex-Premier ministre n'a pas mâché ses mots devant les militants venus l'écouter.

Nicolas Sarkozy et François Fillon risquent de livrer une bataille sans merci pour être le candidat de l'UMP à la présidentielle de 2017

Nicolas Sarkozy prépare activement son retour en politique ? Soit, François Fillon, candidat déclaré à la primaire de 2016 lors de laquelle sera choisi le candidat UMP pour la présidentielle, ne tremble pas le moins du monde. "Je ne lie pas l'avenir de l'UMP à un homme. L'UMP ne peut vivre immobile, congelée, au garde-à-vous dans l'attente d'un homme providentiel. Chacun aura le droit d'être candidat aux primaires, mais personne ne peut dire : Circulez ! Il n'y a rien à voir, le recours, c'est moi."

"Quand on perd, on ne cherche pas d'excuses"

Une façon directe d'attaquer la stratégie de l'ancien chef de l'État. Selon les sarkozystes, le scénario du retour, ou plutôt celui du "recours", est conditionné à l'envol de Marine Le Pen dans les urnes et dans les sondages. Nicolas Sarkozy parie ainsi sur une forte poussée du FN et une déculottée de l'UMP lors des élections européennes de 2014. "Rester sur son piédestal en attendant que la gauche s'effondre et en espérant être plébiscité des Français, ça, c'est l'assurance d'échouer", martèle encore le député de Paris, qui a entamé depuis janvier une série de déplacements de terrain et créé son propre club : Force républicaine. Un peu plus tard, il enfonce encore le clou : "Croire en l'homme providentiel, c'est défausser le pays de ses propres responsabilités."

Tout au long de son discours, François Fillon n'hésite pas à citer nommément Nicolas Sarkozy et à s'accorder un droit d'inventaire. "Avec Nicolas Sarkozy, nous avons agi dans l'urgence, au coup par coup, sans aller jusqu'au bout des changements nécessaires", explique-t-il. Une manière de répliquer aux propos de l'ancien président lundi, qui l'avait rappelé à l'ordre en le mettant en garde contre toute tentative de remise en cause : "Il faut être fier de ce que nous avons fait ensemble, François." Évoquant les défaites électorales de la présidentielle et des législatives, François Fillon appelle à tirer les leçons du quinquennat : "Quand on perd les élections, on ne cherche pas d'excuses. (...) Il faut avoir le courage de s'interroger sur soi-même, il faut avoir la lucidité de peser le pour et le contre de notre bilan, et dans cet esprit, je ne me défausse pas de mes responsabilités." "Zéro idée" neuve chez Sarkozy

D'ici à 2017, l'ex Premier ministre entend préparer le projet politique qu'il soumettra aux Français. Il plaide pour un pacte de redressement national reposant sur trois axes (productif, national et européen). D'ailleurs, lundi, il n'a pas perçu d'idées nouvelles dans l'allocution de Nicolas Sarkozy. Un ancien ministre et soutien de Fillon approuve : "Sarkozy a du charisme, mais zéro idée. François doit jouer son rôle à plein en proposant des idées neuves. C'est son rôle et sa responsabilité." Et de renchérir : "Il serait indécent de ne pas préparer la présidentielle. L'opposition doit être prête en 2017."

Cette guerre avec Nicolas Sarkozy ne fait que renforcer la détermination de François Fillon, selon ses proches. "Être attaqué le stimule. C'est parce que Jean-Louis Borloo a voulu sa place à Matignon en 2010 que Fillon a montré les crocs. C'est parce que Jean-François Copé a voulu le mettre à terre que Fillon s'est battu comme un lion", décrypte un soutien de l'ancien Premier ministre.

Avec le Sarkothon, Sarko préserve son portefeuille

Alors que l'UMP est dans la tourmente financièrement à la suite du rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, les fillonistes pointent du doigt le grand numéro de séduction de l'ex-locataire de l'Élysée. À écouter l'un d'entre eux, si Nicolas Sarkozy a fait tant parler de lui, c'est surtout pour "préserver" son portefeuille : "Si les Français ne donnent pas de leur poche onze millions d'euros pour rembourser la dette de l'UMP, Sarkozy sera obligé de payer l'intégralité de la somme. Il joue donc sur l'envie des sympathisants UMP qui rêvent d'un come-back de Sarko pour les inciter à donner." Jeudi soir, le Sarkothon avait permis de recueillir plus de 4 millions d'euros.

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jeudi 11 juillet 2013

Guantanamo: Un goulag où les détenus sont nourris de force mais « sans violer » les règles du ramadan

La majorité des détenus de Guantanamo vont passer leur douzième ramadan sur la base navale située dans le sud-est de Cuba. Les prisonniers en grève de la faim seront nourris de force, mais dans le respect des règles du ramadan et de l'iftar, le repas pris le soir par les musulmans au coucher du soleil, rapporte le Miami Herald. Sur cent six grévistes de la faim, quarante-cinq sont alimentés de force, dont trois hospitalisés, selon le dernier chiffre fourni vendredi 7 juillet par les responsables de Guantanamo.

Manifestation des Américains contre Guantanamo

"Nous comprenons que l'observation du jeûne en journée est une composante essentielle du ramadan pour les musulmans. Notre volonté de nourrir les détenus en grève de la faim ne viole pas les principes de leur foi", assure le capitaine Robert Durand, l'un des porte-parole de la prison.

Ce dernier précise que les soldats vont ajuster leurs horaires pour alimenter les détenus à la tombée de la nuit, tout en assurant un service en journée pour ceux qui n'observent pas le jeûne. La prison s'est en outre approvisionnée "en agneau, dattes, miel et eau de zamzam [provenant d'une source de La Mecque]".

Ces délicates attentions ne suffisent pas à convaincre. Ibrahim Hooper, un responsable du CAIR (Council On American-Islamic Relations), l'un des plus importants lobbies musulmans aux Etats-Unis, cité par le Guardian, juge cette alimentation forcée "répréhensible, quel que soit le moment, mais encore plus pendant le ramadan". Selon lui, il ne s'agit toutefois pas que d'un "problème religieux" car cela concerne aussi le "respect des droits de l'homme, du droit international et de l'éthique médicale". Afin de témoigner sa solidarité envers les détenus de Guantanamo, le rappeur américain Mos Def, alias "Yasiin", a accepté d'être filmé en train de subir comme eux une alimentation forcée. Une pratique qu'il juge "douloureuse et humiliante". La vidéo, publiée sur le site du Guardian, a fait le tour du monde.

Les avocats de quatre des détenus ont ainsi demandé une audience d'urgence à un tribunal fédéral dans le but d'obtenir l'arrêt de cette alimentation forcée, considéré comme "inhumaine". La juge a rejeté leur demande, mais a exhorté le président Barack Obama à statuer sur le sujet. Ce dernier, qui a récemment déclaré que les Etats-Unis redoubleraient d'efforts pour fermer la prison, se trouve de plus en plus isolé, même au sein du camp démocrate.

"Les détenus sont attachés sur une chaise par leurs corps, leurs pieds, leurs mains, et deux fois par jour un tube, peut-être enduit d'huile d'olive, est inséré dans leur nez jusqu'à l'estomac, et on force l'individu à s'alimenter. Et cela dure depuis des semaines et des mois", a ainsi dénoncé Dianne Feinstein, l'influente présidente de la commission du renseignement du Sénat. Le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, a justifié mardi l'alimentation forcée, affirmant ne pas vouloir "que ces individus meurent".

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mercredi 10 juillet 2013

Affaire Henry Muke: Bob Kazadi Kabamba, "Muana ya Bitinda" le garçon de course de Louis Michel est-il crédible ?

La République démocratique du Congo n'est pas à vendre ! Les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais doivent demeurer ferme dans leurs convictions. Face à la voracité et l'avidité des prédateurs et leurs affidés, la mère patrie est en danger, les Résistants-Patriotes-Combattants doivent tenir bon, ils sont la seule vraie alternative face à l'occupation, l'usurpation et l'imposture au Congo -Kinshasa. Malgré les écueils, une vigilance sans faille s'impose à tous ! Un véritable Front de Résistance doit se faire de manière populaire ! Malheurs à ceux qui veulent tribaliser et étniciser la résitance pour mieux l'atomiser ! Avant hier on a attaqué Boketsu Ier, le prophète de la Nation, personne n'a rien dit, un politiventre versatile et dévergondé s'en pris à Youyou Mutu Mosi, on a laissé faire, Odon Mbo a failli être agressé lors de la marche pour le 30 juin, on trouve ça normal, aujourd'hui c'est Henry Muke qui est accusé par le fourbe-roublard Bob Kazadi kabamba d'avoir reçu une grosse enveloppe ( sans préciser le jour? L'heure? L'année ? Le lieu ? Avec ou sans un reçu signé par le bénéficiaire) des mains de l'imposteur Joseph Kabila. Si Bob Kazadi Kabamba le garçon de course de Louis Michel a des preuves contre Henry Muke pourquoi n'avoir pas organisé une conférence de presse avec tous les médias congolais de l'espace schengen et brandir ses preuves à la presse ?

Bob Kabmba Kazadi, le garçon de course de Louis Michel "Big Loulou"

Les Brontonsaures, Mammouths et Dinosaures Joséphistes-Mobutistes qui soutiennent le régime d'impéritie d'occupation, d'usurpation et d'imposture de Joseph Kabila sont décidés à appliquer le vieux adage: "Diviser pour mieux règner" !

Décidement depuis la visite des Résistants-Patriotes-Combattants à son Unviersité de Liège, Bob Kabamba Kazadi, le garçon de course de Louis Michel croit-il qu'il va abattre Henry Muke avec ses boules puantes ? Ses propos nauséabonds et accusations scrabeuses contre Henry Muke qui aurait reçu une enveloppe de Jo Ka, le fameux pseudo professeur de Liège ne précise pas en quelle qualité Muke a reçu cette enveloppe.

Personne n'avait pensé un jour que Bob Kabamba Kazadi né à Bukavu en 1967 d'un père congolais commerçant originaire du Kasaï oriental et d'une mère tutsi burundaise, une femme affable, allait disjoncté et devenir une calamité pour le Congo pays d'origine de son défunt père et par ricochet la risée de la communauté congolaise à l'Etranger. Parce qu'il fait partie de la bande des néo-esclavagistes et néo-coloniaux belges, cette bande mafieuse qui a ses grappins sur la République démocratique du Congo, Bob Kabamba Kazadi se dit riche et très puissant, il a même le toupet de menacer qui il veut !

Les 5 raisons de la non-crédibilité de l'accusation de Bob Kabamba Kazadi:

1. Dire que des professeurs congolais ont participé à la rédaction de la Constitution de Liège, cela est une fumesterie de la part de Bob Kabamba Kazadi. Qui sont ces professeurs ? La Constitution dite de Liège imposée par Louis Michel "Big Loulou" qui régit la République démocratique du Congo est une Constitution monarchique rédigée par des belges. Cette Constitution n' a rien de congolais, ses auteurs sont tous des Belges: Nicolas Banneux, Marc Bossuyt, Pierre Verjans, André Alen, Paul Lemmens, Jean Spreutels, et deux Congolo-Belges: Bob Kazadi Kabamba professeur de la fameuse université de Liège soutenue par le MR parti de Louis Michel et Evariste Boshab, ancien étudiant de cette université de Liège, à l'époque Directeur de cabinet de Joseph kabila. D'ailleurs, il faut préciser que Bob Kabamba Kazadi et Evariste Boshab n'ont été là que comme observateurs, des moutons de panurge ! La Constitution de Liège est une Constitution faite sur mesure pour Joseph Kabila. D'ailleurs, on a avancé l'âge des candidats à l'élection présidentille Louis Michel 2006 à 30 ans pour permettre à Joseph kabila d'y participer et gagner coûte que coûte.

2. Bob Kabamba Kazadi a la nationalité belge. Pourquoi avoir refusé que le double voire le triple nationalités soient reconnues aux congolais ? Pourquoi avoir refusé un droit inalienable aux congolais de l'étranger, le droit de vote ? Alors que que la République démocratique du Congo a un mal fou de fonctionner, pourquoi n'avoir pas préconisé une décentralisation renforcée qui aurait mis fin au jacobinisme Kinois-tout doit passer par Kinshasa et exiger qu'on passe de 11 à 21 provinces? La République des provincettes n'allait-elle pas consacrer de fait la balkanisanisation du Congo ?

3. Fourbe et roublard, Bob Kabamba Kazadi dit que la Constitution de Liège est comme sa fille , on ne peut pas violer sa propre fille ! Foutaise, lorsque son ami Evariste Boshab alors Président de l'Assemblée nationale, après une messe noire et des enveloppes pour les députés et sénateurs de l'AMP à Kingakati, a décidé de tripatouiller la Constitution de Liège en donnant le plein pouvoir à Joseph Kabila pour les nommer les gouverneurs de provinces, les bourgmestres et même chefs des quartiers, et ramenant l'élection présidentielle à un tour pour 70 millions d'habitants soit 32 millions d'électeurs, évitant par le même fait un débat démocratique à l'usurpateur comme l'avait fait un autre fourbe, roublard et grand requin Modeste Mutinga Mutuishayi, où était donc Bob kazadi kabamba, pourquoi n'a-t-il jamais réagi ?

4. Bob Kabamba Kazadi circule avec une escorte des militaires à Kinshasa alors qu'il n'occupe aucune fontion officielle en République démocratique du Congo. Si Bob Kamba Kazadi a outrecuidance d'accuser Henry Muke d'avoir reçu une grosse enveloppe de Joseph kabila. Bob Kabamba Kazadi reconnait que le régime de Kinshasa est d'occupation et d'usurpation, elle ne fonctionne qu'avec l'achat de conscience. La corruption est le mode de gouvernance de Joseph Kabila, n'est-ce pas grâve pour celui passe son temps à la table du Palais de la nation ? Hormis les fonctionnaires, Joseph Kabila n'arrive même pas à payer sa gare plétorienne qui meurt de faim. Mais en quelle qualité aurait-il reçu Henry Muke et lui donner une grosse enveloppe ? Dire que Marcelin Tshisambo était témoin, n'est-ce pas le même Tshisambo l'un des rescapés du crash de Bukavu qui a coûté la vie à Augustin Katumba Muanké "Dieu le Père". Jusqu'aujourd'hui la boîte noire n'a jamais été retrouvée et l'enquête n'a jamais été publiée alors que le crash a eu lieu le 13 février 2012 ! Si Marcelin Tshisambo est sorti sain et sauf , comme Matata Pogno qui a été nommé quelques semaines après Premier ministre de Joseph, pourquoi Bob Kabamba Kazadi voudrait-il que nous croyons ces enurgumènes qui dirgent par défi, sans légitimité en toute illégalité ?

5. Lorsqu'on a des preuves d'accusation, on ne se cache pas chez soi ! Bob Kabamba Kazadi est intervenu par téléphone à la radio, pourquoi n'a-t-il pas eu le courage d'y aller ?

Il ne faut pas seulement accuser les gens mais il faut aussi apporter les preuves qui vont avec. Cette manie d'accuser les gens et laisser aux gens accusées de démontrer leurs innocences est malhonnête. Soyons qu'en meme intelligents, c'est une lutte que nous menons pour la libération de notre pays la RDC et vous croyez que les personnes qui ont prises goût au gâteau qui est devenu la République démocratique du Congo lâcheront plus facilement? Un peu d'intelligence bon sang!

Les mafieux lobbyistes Belges font passer Bob Kabamba Kazadi comme l'expert de la RDC pour arriver à leurs fins. Bob Kabamba Kazadi est un traite à la nation de son père, il travaile pour des intérêts obscurs pour détruire le Congo. Si Bob Kabamba Kazadi a fait ses déclarations alambiquées , c'est parce qu'il est désormais en mauvaise considération auprès des étudiants de l'Université de Liège à partir de l'action des Résistants-Patriotes-combattants Congolais. Être professeur d'Université n'a rien de garantie pour la conscience nationale. On le voit bien à travers les éminents professeurs ventipotents insconscients de la République qui sont autour de l'imposteur et usurpateur.

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mardi 9 juillet 2013

Le Pape François en prière avec des immigrés africains à Lampedusa, Valerie Trierweiler au chevet de femmes congolaises victimes de viol à Bukavu

Le Pape François s'est rendu le lundi 8 juillet à Lampedusa pour prier pour et avec des immigrés africains, Valérie Trierweiler la compagne de François Hollande s'est rendue le même lundi au chevet des Congolaises victimes de violences sexuelles. Dans l'est de la République démocratique du Congo, une région en proie aux conflits armés, la Première dame française s'est engagée auprès de ces femmes dont les corps sont « considérés comme des champs de bataille ».

La ministre déléguée à la Francophonie Yamina Benguigui, le Dr Mukwege et Valérie Trierweiler, le 8 juillet 2013 à Bukavu.

Sortie récemment de sa retraite médiatique, Valérie Trierweiler semble de plus en plus investie dans son rôle de Première dame. Elle s’est ainsi rendue dimanche dernier en République démocratique du Congo, accompagnée de la ministre française de la Francophonie Yamina Benguigui. La compagne du président de la République François Hollande, ambassadrice de la Fondation France Libertés, s'est rendue lundi au chevet de femmes victimes de violences sexuelles dans un hôpital de Bukavu dans l'est de la République démocratique du Congo, une région en proie aux conflits armés. « Il n'y plus de doute, il faut s'engager (...) il faut briser le silence », a déclaré Mme Trierweiler, alors que les Congolaises subissent depuis 20 ans les viols et violences sexuelles perpétrées par les groupes armés locaux. Le docteur Denis Mukwege, directeur de l'hôpital de Panzi, dont le nom a été suggéré plusieurs fois pour le Prix Nobel de la paix et nommé officier de la Légion d'honneur par Yamina Benguigui, n’a pas hésité à qualifier la compagne de François Hollande de « Première dame de cœur 2013 ».

« La guerre qui fait du corps de la femme un objet militaire »

Face aux femmes présentes, dont les corps « sont considérés par certains comme des champs de bataille », la ministre a estimé que « soigner les conséquences des violences ne suffit pas, il faut s'attaquer aux causes à savoir la guerre qui fait du corps de la femme un objet militaire, c'est pourquoi la France a soutenu la résolution 2098 des Nations unies [...] et ne ménagera pas ses efforts pour que soit respectée l'intégrité territoriale de la RDC ».

Valérie Trierweiler était également attendue mardi à Bujumbura pour un colloque sur « le rôle des femmes dans la Région des Grands Lacs » organisé par Mary Robinson, envoyée spéciale du secrétaire général des Nations unies pour la Région des Grands Lacs.

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lundi 8 juillet 2013

Le pape François rend hommage et fustige «l'indifférence» face aux migrants à Lampedusa

Le pape François, en visite à Lampedusa, a lancé une couronne de fleurs lundi matin devant l'île pour commémorer les centaines de migrants venus d'Afrique, morts en tentant de traverser la Méditerranée. Une nouvelle embarcation avec 166 migrants à bord a atteint Lampedusa lundi matin. Le pape s'est rendu en vedette des garde-côtes jusque devant la Porte d'Europe, un monument dressé en mémoire de toutes les victimes de naufrages. Il a effectué le parcours depuis le port de Lampedusa tête nue et entouré seulement de ses secrétaires particuliers, le porte-parole du Vatican le père Federico Lombardi, et de ses gardes du corps.

Lundi 8 juillet, le Pape François à Lampedusa

Sur la vedette qui a secouru 30'000 personnes ces huit dernières années, le pape a remis sa calotte, dit une prière puis a jeté la couronne de chrysanthèmes jaunes et blancs, les couleurs du Vatican, avant de se recueillir puis saluer la foule sur la rive. Les autres bateaux ont fait retentir leurs lugubres sirènes en signe de deuil.

Le pape s'est ensuite rendu sur le quai où les réfugiés sont conduits après des périples exténuants depuis la Libye ou la Tunisie, qui commencent généralement dans des zones déshéritées ou ravagées par des conflits d'Afrique (Somalie, Ethiopie) et du Moyen Orient (Irak, Syrie, Afghanistan).

Prière pour les absents

"Prions pour ceux qui aujourd'hui ne sont pas là", a déclaré le pape à un petit groupe d'immigrés arrivés récemment. "Nous avons fui notre pays pour deux motifs économique et politique", a expliqué l'un des migrants au pape. «Nous avons perdu le sens de la responsabilité fraternelle», «la culture du bien-être nous rend insensibles aux cris d'autrui (...) aboutit à une globalisation de l'indifférence», a lancé le pape lors d'une messe suivie par plus de 10'000 personnes sur le petit stade de l'île sicilienne.

«Des immigrés morts en mer, sur ces bateaux qui, au lieu d'être un chemin de l'espérance, ont été une route vers la mort», a déploré le pape au début de son homélie, en comparant cette «pensée qui revient constamment» à «une épine dans le cœur qui provoque la souffrance».

Il a souligné avoir été informé récemment de cette «tragédie» récurrent en Méditerranée, raison pour laquelle il a décidé de venir à Lampedusa, son premier voyage hors de Rome, pour «prier et accomplir un geste de proximité et également réveiller les consciences pour que ce qui s'est produit ne se répète plus». "Nous demandons l'aide du Saint Père après nos longues souffrances", a-t-il ajouté.

Il a souligné avoir été informé récemment de cette «tragédie» récurrent en Méditerranée, raison pour laquelle il a décidé de venir à Lampedusa, son premier voyage hors de Rome, pour «prier et accomplir un geste de proximité et également réveiller les consciences pour que ce qui s'est produit ne se répète plus».

Le pape a appelé à «changer concrètement certaines attitudes». «Nous ne sommes plus attentifs au monde dans lequel nous vivons, nous n'avons plus soin de ce que Dieu a créé», a-t-il ajouté.

«Nos frères et sœurs cherchaient à sortir de situations difficiles pour trouver un peu de sérénité et de paix, un endroit meilleur pour eux et leur famille mais ils ont trouvé la mort», a-t-il encore souligné.

«Qui est responsable du sang de ces frères et sœurs? Personne! nous répondons tous ainsi: ce n'est pas moi, c'est sans doute quelqu'un d'autre (..) nous avons perdu le sens de la responsabilité fraternelle».

Le pape a aussi exprimé «sa gratitude sincère et ses encouragements» aux 6000 habitants de Lampedusa et Linosa, aux associations de bénévoles et aux forces de sécurité «qui ont montré leur attention pour les autres personnes en voyage vers quelque chose de meilleur». «Vous êtes une petite communauté mais vous offrez un exemple de solidarité», a estimé le pape. Il s'agit du premier voyage de l'ancien archevêque de Buenos Aires Jorge Bergoglio hors de Rome depuis son élection le 13 mars.

Alors que le pape était attendu sur l'île, un nouveau bateau de 166 migrants a été conduit lundi à l'aube à Lampedusa. L'embarcation a été accompagnée vers l'île par des vedettes de la police financière et de la capitainerie du port

Le pape François a fustigé lundi, lors d'une visite sans précédent à Lampedusa, «l'indifférence» du monde au sort des migrants dont des centaines ont péri ces dernières années en Méditerranée.

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dimanche 7 juillet 2013

Guadeloupe, les motards de la loi "Des anges gardiens de l’autoroute "!

En hommage au dévouement sans réserve de ces citoyens pas comme les autres ! Ils sont gendarmes motards, sans leur présence , avec des embouteillages monstres, les journalistes n'auraient pas couvrir tous les déplacements du Premier ministre Jean-Marc Ayrault en Guadeloupe.

Les gendarmes motards qui ont escorté les journalistes en Guadeloupe. Photo Réveil FM

L’autoroute, toute entière dédiée à sa majesté la bagnole, recèle mille dangers : conducteurs alcoolisés, poids lourds en mauvais état, rodéos routiers, débris sur la chaussée, et parfois hélas, accidents graves. Traquer les chauffards (contrôle de vitesse et d’alcoolémie), sécuriser les sites d’accidents, interpeller des voleurs en flagrant délit sur les aires de repos, contrôler les poids lourds en infraction ou débusquer les clandestins , entre prévention et répression, leurs missions sont nombreuses et diversifiées. Ils sont les véritables gardiens de la route !

Rien qu'à Paris, chaque année, 260 motards, véritables anges gardiens de la route, parcourent près de deux millions de kilomètres, mettant tout en oeuvre pour éviter la cinquantaine de morts dans la capitale française. Chaque année, ils verbalisent pour excès de vitesse près de 300 chauffards.

Certains automobilistes hors-la-loi, repérés à plus de 200 kilomètres à l'heure, n'hésitent pas à s'enfuir pour ne pas être arrêtés. Conduite sans casque, scooters volés, non respect des feux rouges : au volant ou sur des deux-roues, certains se croient au-dessus des lois, avec parfois des conséquences dramatiques. Les motards à Paris ne font pas que de la répression : ils ouvrent aussi très souvent la route à des ambulances.

Motos, hélicoptères, voitures de sport, les moyens mis à la disposition de ces brigades sont à la hauteur de leur mission : faire baisser la délinquance routière.

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Basse terre: Off Ayrault "Une femme à l'OIF pourquoi pas ? Mais il faut d'abord trouver celle qui répond aux critères et exigences" !

Nous sommes à Basse Terre en Guadeloupe au restaurant "Habitation Desmarets", les journalistes-rédacteurs sont là pour un off avec le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Sans caméras ni appareils photos. Jean-Marc Ayrault est serein et détendu. Son épouse Brigitte n'est pas trop loin. Le Premier ministre n'est pas seul, il a ses côtés, Victorin Lurel, ministre des Outres-mer, François Lamy, ministre de la ville , Michel Sapin, ministre du travail et Marcelle Pierrot, la préfète de Guadeloupe assise derrière le Premier ministre.

Jean-Marc Ayrault, Premier ministre

Comme à l'accoutumé le Premier ministre fait le bilan de séjour aux Antilles. Et chaque journaliste-rédacteur a pu poser sa question. La majorité des questions sont sur l'actualité nationale. Je me décide à sortir du gong pour l'international. Notre question a été sans ambiguïté "Monsieur le Premier ministre, la France serait-elle capable de soutenir la candidature d'une femme à l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) après 17 ans d'hommes à la tête de cette institution: Boutros Boutros Ghali 5 ans et Abdou Diouf (77ans) qui a brigué trois mandats, déjà 11 ans comme Secrétaire Général de l'OIF ?

Basse Terre "Habitation Desmarets", la disposition des chaises du Off avec le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

En écoutant la réponse du Premier ministre Jean-Marc Ayrault à notre question, j'ai compris que rien n'est boutiqué encore mois fagoté. "Une femme à l'OIF, pourquoi pas ? Personnellement je n'en vois aucun inconvénient, la décision revient d'abord aux Chefs d'Etat. Il faut trouver la personne qui répond aux critères et exigences. Le prochain Sommet de la Francophonie, c'est à Dakar au Sénégal en 2014 (...)". Aux femmes francophones (pas automatiquement ou obligatoirement une africaine) compétentes intéressées à la francophonie pour servir les peuples francophones de commencer à préparer des dossiers et répondre au profil.

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samedi 6 juillet 2013

Guadeloupe: Le quartier Boissard aux abymes fut un bidonville !

Le lavoir, vidoir et douches publics à Boissard en 2006.

Voilà ce qu'écrivait un confrère il y a sept ans: "Un après-midi ordinaire en Guadeloupe. La ville de Pointe-à-Pitre, en pleine effervescence telle une ruche compacte exposée à l'implacable soleil des Antilles, fourmille de passants affairés , de badauds blasés évoluant dans ce cadre urbain à la fois moderne et kitsch si caractéristique des grandes agglomérations locales. Les booming-systems surpuissants équipant les véhicules des jeunes gens font résonner dans les rues les morceaux de reggae dancehall et de crunk à la mode. Le long de la Rue Frébault, des pacotilleuses et des marchands ambulants installés devant les nombreux magasins vantent à la criée les mérites de leurs produits. Il y a bien longtemps que les touristes fraîchement débarqués au Quai Lefèbvre ne s'aventurent plus aussi loin, malgré une baisse significative de la criminalité, mis en garde contre les mésaventures qu'ils risquent en s’éloignant du bateau…Tout comme certains de leurs pairs confinés dans l'espace idyllique et aseptisé des complexes hôteliers, ils ne verront sans doute jamais l'antithèse parfaite des idées reçues ancrées dans l'imaginaire collectif, ne soupçonneront jamais l'existence et la présence pourtant pas si lointaine de zones en totale rupture avec les images enchanteresses communément vendues quand il s'agit d’évoquer « l’île aux belles eaux ». Comme la cité Henri IV, fièrement rebaptisée « Washington » par les jeunes qui l'habitent. Comme celle de Mortenol. Ou, pire, comme le ghetto de Boissard, adjacent à ‘Lapwent’... Le mot est lâché : Boissard. Le nom. Le quartier. Le mythe. Implanté sur la commune des Abymes, ce quartier fut autrefois littéralement considéré comme un véritable bidonville.

Une case au Boissard en 2006.

Une case avec sa boîte à lettres au Boissard en 2006.

Centre de soutien scolaire en 2006.

Au début des années 90, période où la mauvaise réputation de l'endroit est à son apogée, plus de 7000 habitants y sont recensés par l'INSEE, des hommes et des femmes vivant pour nombre d'entre eux dans des cases et des habitations de fortune, derrière les planches et sous la tôle, parfois sans eau, électricité ou installations sanitaires…

Boissard accueille une population démunie, l'insalubrité gangrène cette zone défavorisée où les occupants vivent à la dure et doivent quotidiennement faire face à la pauvreté. Autochtones comme étrangers, parfois en situation irrégulière, y mènent la vie des laissés-pour-compte, avec tous les travers qu'elle comporte.

Ce regroupement d'habitats misérables et ce dédale de ruelles exiguës est devenu un ghetto, assimilé à un coupe-gorge et à une zone de non-droit où ont cours toutes sortes de malversations. 2006.

Accéder au site n'est pas chose évidente vu l'indéniable et l'apparente réclusion qui le caractérise. Se dressant à l'une des entrées du quartier, un large panneau prône la lutte contre l'insalubrité et annonce son « éradication ». Des infrastructures modernes semblent avoir fait leur apparition dans les environs.

Depuis plusieurs années, Boissard fait en effet l'objet d'une politique de réhabilitation et de rénovation urbaine; de nombreuses cases ont été rasées dans cet élan de progrès et leurs propriétaires ont été relogés suite à la démolition de leur abri.

La construction de HLM, rappelant les immeubles d'une cité voisine, Lacroix, est en chantier et l'on prévoit qu’à terme ceux-ci représenteront le nouveau visage de ce territoire si décrié. Un peu plus loin, quelques rudeboys ont investi le coin de petites allées cahoteuses et tiennent leur marchandise à la disposition des consommateurs intéressés. Un homme aux longues dreadlocks se lave à un point d'eau public. Des carcasses de voitures jonchent ça et là les environs et des mornes s’étendent depuis les voies principales, compliquant la configuration déjà peu orthodoxe de l'ensemble.

L'atmosphère n'est pas oppressante, mais pourtant difficile de s'enfoncer très profondément dans ce milieu si particulier. On ne dénombre pas un homicide par jour à Boissard. Le quartier ne défraye pas régulièrement la chronique judiciaire des médias locaux. Néanmoins nul n'ira se pavoiser là-bas, de manière anodine, sans raison explicite. Un chanteur de reggae antillais faisait état lors d'une récente discussion de localités propres à la Jamaïque où même les jamaïcains n'auraient pas idée de se rendre. Boissard représente leur équivalent Guadeloupéen… Isolé, frappé de plein fouet par le chômage ou le manque de ressources, il est aisé d'imaginer les dérives que l'on peut rencontrer sur place. Les mauvaises langues parlent de business en tous genres.

Certes, on peut craindre le pire en voyant errer dans l'En-Ville les silhouettes décharnées et zombifiées des « paros », ces accros au crack, à la « roche » comme on dit ici, devenus malheureusement familiers de certains paysages citadins. Nous ne serons pourtant jamais les témoins d'une quelconque transaction de cet ordre lors de nos différents passages dans le périmètre…

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Guadeloupe: Jean-Marc Ayrault devient " François " Ayrault à Boissard aux Abymes !

A Boissard aux Abymes, le plublic est nombreux, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault trouve assez de mains à serrer. Il perle à certains , écoute d'autres. Soudain, deux collégiennes se frayent un chemin, se posent de part et d'autre du Premier ministre sous le crépitement des appareils photo et à la lumière de caméras. Jean-Marc Ayrault écoute une résidente qui lui explique qu'elle a quitté sa case et est mieux logé ici, mais qu'il lui manque tout de même un petit jardin.

Jean-Marc Ayrault à Boissard aux Abymes. Photo Réveil FM

Le cortège se dirige vers un parking où sont installés les chapiteaux et où un groupe de gwoka assure l'ambiance.

Devant les musiciens, le Premier ministre reçoit une peinture sur toile, serre quelques mains, et se laisse guider sous le chapiteau, où Eric Jalton, le maire de Boissard accueille au micro "François Ayrault. Oh pardon ! Jean-Marc Ayrault. Un François peut en casher un autre, je voulais citer François Mitterrand qui a visité Boissard en 1985, trois ans après le lancement de cette vaste opération de Résorption de l'habitat insalubre qui a mis 28 ans à transformer le bidonville de Boissard en cette cité paisible qui nous accueille aujourd'hui".

Eric Jalton, le maire de Boissard lors de son lapsus "François Ayrault". Photo Réveil FM

Sans même un regard vers les tables bien garnies en boissons et pâtisseries, le cortège s'est ensuite dirigé à pied vers l'hôtel de police.

En marche vers l'hôtel de police. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault à l'hôtel de police de Point-à-Pitre. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault à l'hôtel de police de Point-à-Pitre. Photo Réveil FM

75 hommes tout de suite Les faits de violence sont encore en augmentation en Guadeloupe : +20% depuis 4mois. La Guadeloupe est aussi le département où l’on répertorie le plus grand nombre de faits d’atteinte aux personnes et aux biens. Face à ce triste record, le Premier Ministre amène dans son escarcelle 75 gendarmes. Un escadron entier, pour aider à lutter contre la violence qui sévit particulièrement dans la zone de Pointe-à-Pitre/Abymes. 25 autres policiers y seront affectés dès le 1er janvier 2014. C’est la première réponse de Jean-Marc Ayrault à l’insécurité. Mais le Premier Ministre ajoute qu’il entend également lutter contre l’insécurité en « prenant le mal à la racine ».

Prévention et répression

Si la Guadeloupe bat des records de violence, on sait aussi que 80% des faits, sont perpétrés au sein de la famille. C’est la raison pour laquelle, l’accent doit être mis sur le quotidien des familles, avec notamment la résorption de l’habitat insalubre et la construction de nouveaux logements. Le futur projet de loi sur la ville, mené par François Lamy, prendra en compte une trentaine de projets d’Outre-mer. Certains, concernent directement la zone prioritaire qu’est Pointe-à-Pitre/Les Abymes. Pour Jean-Marc Ayrault, il est indispensable d’associer la prévention et la répression. Autrement, la délinquance ne cesse pas, elle est juste retardée.

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Guadeloupe: Ayrault à la nouvelle résidence Pierre Antonius, chantier de la rénovation urbaine à Bergevin

Pointe-à-Pitre, Pierre Antonius et le quartier de Boissard aux Abymes étaient les premières destinations du Premier ministre, venu constater l'avancement de l'opération de résorption de l'habitat insalubre. Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre est arrivé à Bergevin dans la nouvelle résidence Pierre Antonius, située à l'emplacement de l'ancien stade du même nom, avec un peu d'avance que prévue. Dans cette résidence qui héberge en majorité des personnes relogées dans le cadre de la rénovation urbaine de Pointe-Pitre.

Arrivée en avance et sous la pluie, Jean-Marc Ayrault accueilli par le maire Jacques Bangou et les habitants. Photo Réveil FM

Les mamans guadeloupéennes en tenue des Antilles. Photo Réveil FM

Le maire Jacques Bangou et l'architecte Marc Jalet présentent les plans et le programme de cette résidence qui comprend également des logements pour des étudiants. Puis Jean-Marc Ayrault se rend en petite délégation au quatrième étage, chez une locataire qui vit seule, et dont le balcon offre une vue sur l'ensemble de la résidence. Une fois redescendu , Jean-Marc Ayrault s'engouffre dans l'un des trois minibus avec les autres ministres et élus, direction Boissard, à cinq minutes de là.

Jean-Marc Ayrault au balcon du quatrième étage. Photo Réveil FM

En se rendant à Bergesin, le Premier ministre a pu voir les derniers bâtiments qui ont été livrés à Pointe-à-Pitre dans le cadre de la deuxième rénovation urbaine de cette ville, après la première réalisée dans les années 60. Mais cette opération dans laquelle l'Etat est impliqué à 80% à travers l'Agence Nationale de la Rénovation Urbaine (ANRU) est encore pratiquement à ses débuts. Elle implique une phase de relogement des locataires, puis de démolitions des bâtiments insalubres et non conformes aux normes parasismiques.

La ville des Abymes est également concernée par une vaste opération de rénovation urbaine dans les quartiers de Grands-Champ et du Raizet, et par une opération de rénovation de l'habitat insalubre dans le quartier de Boissard. Ce dernier, qui était un bidonville a été visité par le président François Mitterrand en 1985.

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vendredi 5 juillet 2013

A Tunis, François Hollande réaffirme son soutien à la coalition au pouvoir

Alors que se déroule une grave crise en Egypte, François Hollande veut aider la Tunisie (où il est en visite depuis jeudi) dans sa transition démocratique. Le président a annoncé ce vendredi à Tunis la conversion d'une partie de la dette tunisienne (qui s'élève à environ un milliard d'euros) en investissements et l'octroi d'un demi milliard de prêts et de dons.

En visite en Tunisie, François Hollande a annoncé la conversion d'une partie de la dette tunisienne en investissements et l'octroi de 500 000 euros de prêts et de dons.

Hollande est en Tunisie sur fond de révolution en Egypte Hollande est en Tunisie sur fond de révolution en Egypte. Un ex-proche de Ben Ali en appelle à la France.

«La France prévoit des dons et des prêts de 500 millions d'euros l'année prochaine pour supporter la transition», a déclaré le président français dans un discours à l'Assemblée nationale constituante. Par ailleurs, «la France a décidé de transférer 60 millions d'euros de dette tunisienne en investissements». L'Agence française de développement investira notamment «dans la réhabilitation des quartiers populaires, l'alimentation en eau potable, la formation professionnelle, l'amélioration des liaisons ferroviaires, et le développement agricole», a détaillé le président.

«Islam et démocratie sont compatibles»

François Hollande est le premier président français à se rendre en visite d'Etat en Tunisie depuis la révolution qui a chassé du pouvoir l'ancien président Ben Ali, début 2011. Le président français dit sa «confiance» en la Tunisie nouvelle. Dans une volonté supplémentaire d'apaisement, alors que Paris avait soutenu presque jusqu'au bout le régime de Ben Ali renversé par la révolution de 2011, il a souligné que «l'islam et la démocratie étaient compatibles», accordant ainsi sa confiance au gouvernement tunisien dominé par le parti islamiste Ennahda.

M. Hollande n'a cependant pas oublié de rappeler à la tribune de l'Assemblée nationale constituante tunisienne que la transition démocratique en Tunisie n'était pas des plus simples, saluant la mémoire de l'opposant anti-islamiste assassiné en février, Chokri Belaïd, «un homme de conviction, tué pour ses idées». «Je forme le vœu qui est aussi le vôtre que toute la lumière soit faite sur son assassinat», a-t-il dit.

Enfin, le président français a réitéré sa promesse d'aider la Tunisie a récupérer les biens mal-acquis du clan Ben Ali, qui vit en grande partie en exil à travers le monde : «tout ce qui a été mal acquis vous sera rendu».

Tunis, envoyés spéciaux. Tenez bon. Et, pour ne pas vous faire emporter par un scénario à l'égyptienne, suivez cette méthode : "Vous devez agir dans le rassemblement ; cela ne veut pas dire l'effacement des différences." En une phrase, prononcée jeudi 4 juillet au Palais de Carthage, au premier jour de sa visite d'Etat, François Hollande a résumé son message d'"encouragement" à la Tunisie. "Votre réussite est majeure à l'heure où d'autres connaissent des moments beaucoup plus douloureux", a souligné le président français, en citant la Libye, la Syrie et bien sûr l'Egypte. Autant d'Etats où le "printemps arabe" a dérivé.

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Addis Abeba: L'Egypte suspendue par l'Union africaine

Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine a suspendu vendredi la participation de l'Egypte à l'organisation panafricaine, après le renversement par l'armée du président égyptien Mohamed Morsi.

L'armée est la rue ont eu raison du président Égyptien Morsi.

Après plusieurs jours de manifestations et de violences en Egypte, l'armée a destitué le président islamiste Mohamed Morsi et suspendu la Constitution. «Le Conseil a décidé de suspendre la participation de l'Egypte aux activités de l'UA», a déclaré à la presse le secrétaire du Conseil de paix et de sécurité, Admore Kambudzi, lisant un communiqué officiel, à l'issue de plus de trois heures de réunion du CPS.

«Le Conseil réitère la condamnation et le rejet par l'UA de toute prise illégale du pouvoir», a poursuivi M. Kambudzi, «le renversement du président (Morsi) démocratiquement élu n'obéit pas aux dispositions pertinentes de la Constitution égyptienne et correspond donc à la définition du changement inconstitutionnel de pouvoir».

Au début de la réunion, l'ambassadeur égyptien auprès de l'UA, Mohamed Edrees, avait tenté de convaincre le CPS de ne pas suspendre son pays, arguant que l'armée n'avait fait que répondre à l'appel du peuple égyptien et que le renversement de M. Morsi n'était que la suite de la révolution populaire ayant chassé Hosni Moubarak du pouvoir en février 2011. L'Egypte n'avait alors pas été suspendue de l'UA.

«J'ai défendu le cas de l'Egypte devant le CPS», a expliqué à la presse M. Edrees, sorti environ deux heures avant la décision. «Depuis le début du printemps arabe, celui-ci pose un défi à (...) l'Union africaine. L'UA, à l'époque (du renversement de M. Moubarak), avait décidé que ce qui s'était passé en Egypte était une révolution populaire et devait donc être traité en conséquence», a-t-il souligné.

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Egypte: Malheur aux barbus !

Morsi va-t-il rattraper son fauteuil présidentiel qui s'en va ?

L'armée appelle à l'unité en Egypte après le coup d'Etat contre Mohamed Morsi et l'arrestation de dirigeants des Frères musulmans. Des militants islamistes ont attaqué des postes militaires dans le Sinaï. Alors que s'annonce une journée de manifestations à l'appel des islamistes, l'armée égyptienne a appelé, dans un communiqué diffusé tard jeudi soir, à rejeter la "vengeance" et à œuvrer pour "la réconciliation nationale". Le ministère de l'Intérieur a averti qu'il répondrait "fermement" aux troubles et des blindés ont été déployés au Caire, notamment aux abords des rassemblements pro-Morsi. Dans un appel lancé depuis une mosquée du Caire où les partisans du président déchu sont rassemblés depuis plusieurs jours, la Coalition nationale islamiste demande au peuple égyptien de "descendre dans la rue et se mobiliser de façon pacifique pour dire 'non' aux détentions par les militaires, 'non' au coup d'Etat militaire" vendredi. Par ailleurs, un soldat égyptien a été tué et deux autres blessés vendredi matin dans une attaque coordonnée à la roquette et à la mitrailleuse dans le Sinaï. On ignore si ces raids, fréquents dans la région, sont liés au renversement du président Morsi. Mais des islamistes ont menacé de commettre des violences en représailles à l'éviction du pouvoir du chef d'Etat déchu.

Egypte, le peuple a toujours le dernier mot !

Président déposé et détenu ; arrestations par centaines ; chaînes de télévision et de radio fermées ; Constitution « suspendue » ; prise en main des destinées de la nation par la force armée… Aucun doute sur la nature de ce qui vient de se passer en Égypte. À moins de refuser d’appeler un chat par son nom, il s’agit bien d’un coup d’État.

Cela étant, il en est de plusieurs sortes, en termes de contexte, de déroulement et de suites. Entre 18 Brumaire et révolution d’Octobre, entre mai 1958 en France et juin 1991 en Algérie, entre mise à bas d’un régime discrédité, d’un système à bout de souffle et main basse sur un pouvoir ou un processus démocratique, le jugement des contemporains et celui de l’Histoire font évidemment la distinction.

La destitution de Mohamed Morsi n’est pas un mauvais coup porté au peuple égyptien mais répond au soulèvement d’une majorité de la population, excédée de l’incapacité de son Président, exaspérée par la mainmise d’une société secrète sur l’État, hostile enfin à l’instauration d’une République islamique. Elle a répondu à une revendication massive et a été accueillie par une explosion de joie populaire. Elle marque un coup d’arrêt sur la pente fatale de l’obscurantisme, de la charia et de la théocratie. À ce titre, elle constitue aussi un avertissement pour le gouvernement tunisien et dans une moindre mesure pour le gouvernement turc : il s’est développé dans le monde musulman des classes moyennes, instruites, modernes, occidentalisées, capables de se dresser contre la réaction nationaliste et confessionnelle. Elles sont résolues à ne pas se laisser faire par les tenants d’un islam rétrograde et funèbre.

Alors que le gouvernement des Frères musulmans était synonyme d’intolérance et de persécutions, il est significatif que le nouveau pouvoir ait tenu à associer à ses premières initiatives Mohamed El Baradei, personnalité connue et reconnue sur le plan international, les ulémas modérés de l’université Al-Azhar et le patriarche copte. Une telle démarche va clairement dans le sens d’une coopération et d’une réconciliation entre toutes les composantes du pays. Enfin et surtout, la « feuille de route » affichée par l’armée et le gouvernement provisoire qu’elle a mis en place prévoit, dans un délai de neuf mois, l’adoption d’une Constitution et l’organisation d’élections régulières.

On dira que Morsi avait été élu président de la République, il y a un an, avec une majorité étriquée mais dans des conditions légalement indiscutables. Certes, mais en outrepassant les limites de son mandat, il avait rompu le contrat passé avec le peuple, et c’est si vrai qu’il n’avait pas envisagé un instant, depuis le début des troubles récents, de faire du corps électoral l’arbitre de ses choix et de retremper dans l’onction du suffrage universel la légitimité que lui contestait la rue. Il connaissait trop bien le rapport des forces pour en prendre le risque. En définitive, l’armée n’a fait qu’entériner la volonté du peuple et le zélé factotum des Frères musulmans est d’abord victime de ses erreurs et de son impopularité.

L’Égypte n’en est pas moins au bord de l’inconnu. Les secousses qu’elle connaît depuis plus de deux ans déboucheront-elles enfin sur l’instauration d’institutions acceptées par tous et sur un gouvernement à la fois reconnu, fort et stable ? C’est ce que réussit le général de Gaulle lorsque, porté au pouvoir par un putsch, il fonda la Ve République sur la base de l’assentiment massif des Français. L’armée, remise en selle par les fautes des Frères musulmans, aura-t-elle la sagesse de rendre les rênes aux civils ? Ne trouvera-t-elle pas dans d’éventuelles résistances, dans de possibles désordres, dans des attentats terroristes le prétexte rêvé pour garder le pouvoir qu’elle vient de ressaisir ?

Soyons simples et soyons francs : il y a vingt ans, quand nous avons approuvé l’interruption brutale du processus électoral en Algérie qui promettait la victoire au Front islamique du salut, nous n’avions pas prévu que le coup d’État du FLN déboucherait sur la guerre civile et plus de cent mille morts, et que cette guerre même serait utilisée par la caste militaro-politico-mafieuse qui sévit de l’autre côté de la Méditerranée depuis l’indépendance pour justifier son maintien au pouvoir.

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jeudi 4 juillet 2013

Bolivie: L'avion d'Evo Morales, indignation latine contre l'Europe !

Humiliation, délit, manque de respect. La presse sud-américaine se montre solidaire du président de la Bolivie, interdit le 2 juillet de survoler l'espace aérien de quatre pays européens. Les journaux affirment que l'incident ouvre une crise diplomatique entre les deux rives de l'Atlantique.

Le président bolivien, Evo Morales, en visite officielle à Moscou, le 2 juillet 2013.

Dessin de Martirena, Cuba. Dessin de Martirena, Cuba.


Soupçonné d'avoir embarqué Snowden, le... par BFMTV

La plupart des présidents d'Amérique latine ont réagi de la même manière au blocage de l'avion d'Evo Morales : ils se sont montrés solidaires avec leur homologue bolivien et ont critiqué l'attitude des quatre pays européens concernés (voir encadré). C'est également le cas de la plupart des journaux latinos qui montrent leur colère et leur indignation dans les éditos et les analyses.

Pour le journal bolivien Página Siete, ce qui s'est passé le 2 juillet est "grave" et "humiliant". Le fait que quatre pays européens cèdent aux pressions de Washington met en évidence "le pouvoir incommensurable des Etats-Unis, ainsi que le manque de dignité de certains gouvernements européens". D'après le quotidien, cet incident va améliorer l'image d'Evo Morales, dont le "gouvernement est très habile dans la gestion politique de ce genre de crise".

La Prensa, quant à elle, assure ne pouvoir qualifier cet acte que comme "sauvage et barbare" et maintient qu'il s'agit d'"un attentat inacceptable pour l'ensemble du peuple bolivien".

"Attention, les masques tombent et les dents s'aiguisent", titre le journal équatorien El Telégrafo dans l'une de ses colonnes d'analyse. "Avec des pistolets à la main, comme des gangsters, ils [ces pays européens] prétendent humilier les peuples qui ouvrent les portes à la redistribution en démocratie", écrit le quotidien.

"C'est l'heure de la dignité continentale", souligne de son côté le journal uruguayen La República. "On aurait dit un film de science-fiction. Mais non, c'est la réalité. C'est une attaque contre un pays frère mais aussi contre toute l'Amérique, celle du sud du Río Bravo del Norté [ou Rio Grande, qui sépare les Etats-Unis et le Mexique]. C'est un acte criminel qui doit être condamné par tous les gouvernements latinos et ceux des Caraïbes."

Le journal péruvien La República qualifie cet épisode de "gaffe diplomatique. Le président de la Bolivie doit recevoir des excuses, avant que cet incident ne se transforme en manifestation latino-américaine. Il est d'ailleurs peut-être déjà trop tard ?"

Enfin, en Argentine, La Nación revient sur l'attitude de l'Union européenne, qui est passée de la colère – face aux révélations d'espionnage des Etats-Unis – au ridicule. "La lamentable odyssée vécue par le président de la Bolivie oblige à se demander si l'indignation des dirigeants européens quelques jours auparavant n'était pas juste une manipulation diplomatique pour calmer l'opinion publique et si les gouvernements n'étaient pas soumis au diktat de Washington." De son côté, Página 12 titre : "Cinq siècles semblables", en référence aux déclarations de Cristina Kirchner qui a affirmé, à propos de l'incident, que la "Vieille Europe conserve encore des vestiges d'un colonialisme qui humilie le continent sud-américain".

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La famille de Nelson Mandela se déchire

Mandla Mandela étale les secrets de famille, lors d'une conférence de presse retransmise en directe dans toute l'Afrique du Sud. (Jeudi 4 juillet 2013)

Les querelles de la famille de Nelson Mandela ont atteint jeudi un nouveau degré d'ignominie avec la révélation publique de secrets d'alcôve, alors que l'icône mondiale reste toujours hospitalisée dans "un état critique mais stable" à Pretoria.

Les corps de trois enfants de l'ancien président sud-africain, exhumés la veille sur décision de justice, ont été remis en terre dans le village de son enfance, Qunu, où il a répété à plusieurs reprises vouloir être enterré.

L'aîné de ses petits-fils, Mandla Mandela, qui s'opposait à ce transfert, a organisé une conférence de presse, rediffusée en direct dans tout le pays, pour régler ses comptes avec plusieurs membres de la famille.

Mandla, qui avait décidé unilatéralement en 2011 de déplacer les corps de son père, sa tante et son oncle vers le village natal de son grand-père, Mvezo, dont il est le chef traditionnel, n'a pas apprécié que quinze membres de sa famille aient saisi la justice pour le forcer à ramener ces dépouilles à Qunu.

"Je me suis retrouvé attaqué par des individus qui cherchent une minute de gloire et d'attention médiatique à mes dépens", a-t-il déclaré. Tout en se défendant de vouloir "laver son linge sale en public", il s'en est pris nommément à plusieurs d'entre eux.

Sa tante Makaziwe: "Au lieu d'être une force d'unité, elle n'a fait que semer la division dans la famille."

Son demi-frère Ndaba: "Il sait que mon père a mis enceinte une femme mariée et qu'il est le résultat de cet acte."

Son autre frère Mbuzo: "Il a fécondé ma propre femme" (la Réunionnaise Anaïs Grimaud, repartie depuis sur son île).

Mais trois corbillards escortés par la police ont été vus à Mvezo en début d'après-midi par un correspondant de l'AFP. Makaziwe, la fille aînée de Mandela est arrivée peu après.

A en juger par les premières réactions sur Twitter, les Sud-Africains ont peu goûté ce déballage en public: "Heureusement que le legs politique de Mandela est trop fort pour être détruit", "on ne choisit pas sa famille", "Un Mandela peut-être mais un Nelson, je ne crois pas...", pouvait-on lire sur le site de microblogging.

"Sous assistance respiratoire"

A un millier de kilomètres, le premier président noir du pays, qui a gagné le coeur de la minorité blanche en prônant le pardon et la réconciliation, se trouvait toujours entre la vie et la mort dans un hôpital de Pretoria.

"L'ancien président reste dans un état critique mais stable", a indiqué la présidence sud-africaine après une visite du chef de l'Etat Jacob Zuma à son illustre prédécesseur.

"Cela fait maintenant environ 25 jours que nous sommes à l'hôpital. Même si Madiba n'a pas toujours été bien, il n'a que très rarement souffert", a de son côté souligné son épouse Graça Machel, qui passe de longues heures à son chevet.

Nelson Mandela a été hospitalisé le 8 juin après une récidive de l'infection pulmonaire qui le tourmente depuis deux ans et demi. Son état s'est brusquement détérioré il y a une dizaine de jours avant de se stabiliser.

Les quinze membres de la famille qui ont saisi la justice contre Mandla ont toutefois révélé dans leur plainte s'attendre à "une mort prochaine" du grand homme. "Il est placé sous assistance respiratoire", ont-ils précisé dans des documents transmis à la cour.

Vendredi, ils avaient saisi le tribunal de Mthatha (sud) pour obtenir le retour des enfants décédés de Nelson Mandela dans le carré familial de Qunu.

Deux juges leur ont donné raison mercredi, et les restes des trois enfants ont été immédiatement exhumés sous le contrôle d'un huissier de justice, qui a dû forcer le portail de la résidence de Mandla pour atteindre le lieu des sépultures.

Les restes de Makaziwe, morte bébé en 1948, Thembekile tué dans un accident de voiture en 1969 et de Magkatho, décédé du sida en 2005, ont ensuite été transférés à Mthatha, où ils ont subi jeudi matin un examen médico-légal.

Au grand effarement du pays, la famille de Mandela se dispute les dépouilles de trois enfants du grand homme devant la justice sud-africaine, dans une période critique pour le héros de la lutte anti-apartheid.

Les trois tombes qui déchirent la famille sont celles de Makaziwe, morte bébé en 1948, de Thembekile tué dans un accident de voiture à 24 ans en 1969, et de Makgatho décédé du sida à 55 ans en 2005. Mandla Mandela, l'aîné des petit-enfants du héros de la lutte anti-apartheid , les a déplacées en 2011 de Qunu (sud), le village d'enfance de Mandela, à Mvezo, son village natal dont lui-même est devenu le chef traditionnel. Mais si ce transfèrement --dûment raconté par la presse locale-- n'avait visiblement pas troublé les Mandela à l'époque, la querelle a éclaté au grand jour depuis que le patriarche lutte contre la mort dans un hôpital de Pretoria.

Après une réunion familiale agitée la semaine dernière, quinze membres de la famille ont attaqué Mandla en justice, exigeant le retour des dépouilles de leurs parents à Qunu, là où Nelson Mandela souhaite être enterré. Une plainte a été également été déposée pour «manipulation de sépulture».

La justice sud-africaine a exigé mercredi que les restes des trois enfants de Nelson Mandela soient immédiatement ramenés à Qunu, l'échéance étant fixée à 15H00. Au cours d'une audience devant le tribunal de Mthatha --la grande ville des environs--, le juge Lusindiso Phakade a même qualifié la conduite de Mandla de «scandaleuse» et «malveillante». Mandla Mandela, 39 ans, a fait appel de cette décision, ce qui suspend le transfèrement des dépouilles selon un de ses avocats. «Notre appel suspend tout, a déclaré Me Hymie Zilwa. Si le reste de la famille commence à exhumer les corps, les avocats de Mandla se tiennent même prêts à déposer un autre recours en référé pour les en empêcher», a-t-il précisé.

Mais trois corbillards escortés par la police ont été vus à Mvezo en début d'après-midi par un correspondant de l'AFP. Makaziwe, la fille aînée de Mandela est arrivée peu après.

Mandla, qui est théoriquement le chef de la famille, est chef traditionnel à Mvezo, où il veut, d'après la presse sud-africaine, édifier un complexe touristique autour de la mémoire de son illustre grand-père. Il est aussi député de l'ANC, le parti au pouvoir à qui Mandela a donné ses lettres de noblesses.

«Nkosi Zwelivelile (Mandla) a à plusieurs reprises indiqué qu'il n'était pas contre le rapatriement des restes en question. Il va donc obéir à la décision de la Cour et en même temps continuer à se battre pour ses droits à faire valoir sa version de l'histoire» quand bien même il ne s'est pas rendu au tribunal, a-t-il déclaré dans un communiqué, parlant de lui-même à la troisième personne. Le commentateur politique Daniel Silke qualifie ces querelles intestines de «tragiques» et «de mauvais goût». «Elles peuvent être liées à des gains financiers et à l'exploitation du nom de Mandela», a-t-il dit à l'AFP, ajoutant qu'il était difficile d'en connaître la raison exacte.

L'état de santé du prix Nobel de la paix 1993, âgé de presque 95 ans, est décrit depuis plus d'une semaine comme «critique, mais stable». Il avait été hospitalisé en urgence le 8 juin après une récidive de l'infection pulmonaire qui le tourmente depuis deux ans et demi.

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Polémique: Un Paris-New York gratuit pour Carla Bruni agace

La gratuité accordée aux anciens chefs d'Etat et à leurs conjoints sur les vols Air France passe mal auprès de salariés de la compagnie soumis à un plan d'économies drastiques, comme le dénonce mercredi SUD Aérien.


Polémique autour de la gratuité des vols pour... par BFMTV

Carla Bruni-Sarkozy, le 15 mai 2012. Image d'archives.

Après le tollé provoqué en février 2012 par un voyage quasi gratuit vers l'île Maurice de l'ex-PDG d'Air France Pierre-Henri Gourgeon - finalement annulé-, c'est un récent aller-retour pour New York de l'ancienne première dame de France qui fait grincer des dents le syndicat. Le voyage entrepris le 23 juin a coûté 500 euros, soit l'équivalent des taxes d'aéroports mais que Carla Bruni-Sarkozy n'a pas payées puisque cette somme a été réglée par la compagnie, explique une source proche du dossier.

Economies

Avec Transform 2015, plan lancé en 2012 visant deux milliards d'euros sur trois ans et qui exige des efforts des salariés, le PDG d'Air France «sait toujours bien traiter ses amis...», commente SUD aérien dans un communiqué. «Ce n'est pas la question individuelle de Carla Sarkozy, c'est juste que s'il y a des règles il faudrait qu'elles soient communes, et le fait d'utiliser la compagnie pour ses amis ou les amis de ses amis, c'est crapuleux surtout au moment (...) où on demande aux salariés de subir des reculs sociaux (blocage des salaires et des avancements, suppressions de postes)» et «où on nous fait croire que la situation est catastrophique», dénonce Léon Crémieux de SUD aérien. «Des hauts dirigeants d'Air France et des amis de ceux-ci continuent à considérer que la compagnie est un peu leur chose privée. Le problème c'est qu'on n'est plus sous la monarchie», poursuit le représentant syndical.

Règles d'organisation du travail (durée des escales, composition d'équipage, nombre d'heures de vol par an, etc.), jours de congés et de rémunération: les accords d'entreprise ont été profondément remaniés dans le cadre de Transform 2015 qui prévoit une restructuration industrielle ainsi qu'une refonte de son réseau moyen courrier et de son offre long courrier pour retrouver le niveau des meilleures compagnies mondiales. Des mesures supplémentaires devraient être décidées à l'automne.

Tradition

«Il est de tradition que les anciens présidents de la République et leurs familles puissent bénéficier des facilités de transport dans la classe de réservation la plus élevée», a fait valoir un porte-parole d'Air France. Les anciens présidents de la République bénéficient après leur départ de l'Élysée d'avantages matériels et humains à vie pris en charge par l'État.

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mercredi 3 juillet 2013

Albert II, roi des Belges abdique, la reine Paola va-t-elle restituer les bijoux en diamants du Congo ?

Albert II, le roi des Belges annonce son abdication, qu'est-ce que cela change pour les Congolais de la République démocratique du Congo ? Rien du tout ! Albert II a manqué beaucoup du courage sur la scabreuse situation du Congo et une grande vision sur la relation belgo-congolaise. Victimes d'un crime d'Etat Floribert Chebeya, l’icône des droits de l'homme et Fidèle Bazana ont été assassinés par la pouvoir sanguinaire de Kinshasa dans la nuit du 1 au 2 juin 2010. Alors que cela faisait vingt cinq ans qu’un roi de la Belgique n’avait plus été en visite à Kinshasa car le dernier voyage officiel étant celle du roi Baudouin en 1985, c'est accompagné de son épouse la reine Paola et du Premier ministre belge démissionnaire Yves Leterme, qu' Albert II roi des Belges était arrivé lundi 28 juin après-midi dans la capitale congolaise, pour festoyer avec le régime autocratique de Joseph Kabila, les festivités du cinquantenaire de la République démocratique du Congo. Pas un mot du Roi ni une dénonciation contre l'odieux assassinat de Floribert Chebeya, le militant des droits de l'homme a été inhumé le 26 juin, c'est-à-dire deux jours avant le débarquement du roi au Congo. D'ailleurs lorsque Madame Annie Chebeya, veuve du défenseur des droits de l’homme, Floribert Chebeya, et ses enfants auront la possibilité de Kinshasa pour le Canada, la Belgique refusera un visa de transit à la famille Chebeya. Albert II est allé à Kinshasa légitimer un régime avec un deal bien concocté, retourner en Belgique avec des diamants !

Juin 2010, Albert II, roi des Belges à Kinshasa

Pire, le 30 juin 2010, Joseph Kabila pour ne pas fâcher son génocidaire de mentor Paul Kagamé le Nazi de Mille Collines, a fait attendre le roi Albert II ainsi que d'autres personnalités durant deux heures dans un hall du Palais du peule, avant que celui qui est responsable des crimes contre l'humanité, pilages des ressources congolaises n'arrive à Kinshasa. 30 juin 2010 Joseph Kabila a fait de la République démocratique du Congo un paillasson et a permis à Paul Kagamé le Nazi de Mille Collines de s'essuyer les pieds avec les 8 Millions de morts congolais dans sa conscience. Sans broncher Albert II, roi des Belges ne dit mot.

Arrivée de la Reine Paola et le roi Albert II à la résidence de l'ambassadeur de la Belgique à Kinshasa-Gombe

Le roi Albert II et la reine Paola lors de la réception en leur honneur à la résidence de l'ambassadeur belge

Avec son époux, Albert II, la souveraine a célébré à Kinshasa le cinquantenaire de l’indépendance du pays, le 30 juin. La visite se déroule selon le protocole. À un détail près. Avant de partir, Paola reçoit un cadeau imprévu : un collier, un bracelet et des boucles d’oreilles en diamants et pierres précieuses. Les bijoux trop lourds à la couronne belge d'une "magnifique parure en diamants et pierres précieuses", offert par Joseph Kabila à moins d'une année de l'élection présidentielle 2011. "Un présent de choix et certainement de grand prix", l’information sera révélée le 6 juillet 2010 par la presse belge ! Comment conserver les bijoux, d’un prix exorbitant, quand plus de la moitié des Congolais vivent dans la misère noire et qu’une bonne partie de la classe politique belge wallonne et francophone par complaisance est complice du régime autocratique de Kinshasa ?

Maintenant que Albert II, roi des Belges abdique, la reine Paola a-t-elle pensé poser l'acte de Zachée en restituant les bijoux à la République démocratique du Congo ?

Le roi Albert II de belgique s'est adressé à sa population ce mercredi à 18 heures sur les grandes chaînes de télévision du pays et leurs stations de radio. Il a annoncé son abdication, qui sera effective le 21 juillet prochain.

"Mesdames et Messieurs,

C'est avec émotion que je m'adresse à chacune et chacun d'entre vous aujourd'hui. Je suis entré dans ma 80ème année, un âge encore jamais atteint par mes prédécesseurs dans l'exercice de leur fonction. Je constate que mon âge et ma santé ne me permettent plus d'exercer ma fonction comme je le voudrais.

Ce serait manquer à mes devoirs et à ma conception de la fonction royale que de vouloir me maintenir en exercice à tout prix, sans être en mesure d'assumer pleinement mon rôle.

C'est une question élémentaire de respect envers les institutions et envers vous, chers concitoyens.

Après 20 ans de règne, j'estime donc que le moment est venu de passer le flambeau à la génération suivante.

Je constate que le prince Philippe est bien préparé pour me succéder. Il jouit avec la Princesse Mathilde de toute ma confiance.

Au fil des années, notamment dans le cadre des missions économiques menées à l'étranger, le Prince Philippe a montré combien ses engagements envers notre pays lui tiennent à cœur. Et par-dessus tout, avec le temps j'ai appris que notre pays peut compter sur un atout extraordinaire, VOUS mes chers concitoyens!

Avec une population si riche de ses talents, de sa diversité, de son énergie, de sa générosité, l'avenir de notre pays est entre de très bonnes mains!

C'est donc avec sérénité et confiance, que je vous fais part de mon intention d'abdiquer ce 21 juillet 2013, jour de notre fête nationale, en faveur du Prince héritier, mon fils Philippe.

Mesdames et Messieurs,

Tout au long de mon règne, une conviction profonde a guidé ma conception de la fonction royale.

Le rôle du Roi des Belges et sa légitimité est de se mettre au service de la démocratie et de ses concitoyens, seuls titulaires de la souveraineté.

A cet égard, l'institution royale doit continuer à évoluer avec son temps.

Comme de coutume je m'adresserai encore à vous le 20 juillet prochain, et je participerai avec la Reine et les nouveaux Souverains aux cérémonies du 21 juillet.

Je souhaite déjà vous dire que ce fut pour moi un honneur et une chance d'avoir pu consacrer une large partie de ma vie au service de notre pays et de sa population.

La reine Paola et moi n'oublierons jamais tant de liens chaleureux tissés avec toute la population durant ces 20 dernières années.

Nous vous remercions pour la confiance que vous nous avez témoignée, pour vos gestes de sympathie et de soutien même empreints parfois de quelque critique. Sachez cependant que vous nous avez toujours été très chers.

Nous gardons dans notre cœur le souvenir de nombreuses rencontres dans des moments joyeux, mais aussi lors de grandes épreuves.

Bien entendu, la fin de mon règne ne signifie pas que nos chemins maintenant se séparent. Bien au contraire !

Meine Damen und Herren,

In unserem Herzen bewahren wir Erinnerungen zahlreicher sehr glücklicher Momente, aber auch sehr schwerer Prüfungen.

Das Ende meiner Regierungszeit bedeutet natürlich nicht, dass sich unsere Wege trennen. Ganz im Gegenteil!

Es lebe Belgien!

Vive la Belgique!"

Avant sa confirmation officielle, à 18 heures, l'annonce d'une possible l'abdication du roi Albert II aura été une demi-surprise pour les Belges : divers médias l'annonçaient depuis des mois et scrutaient le moindre épisode ou le plus petit indice supposé pour confirmer leur pronostic. En définitive, c'est seulement la date choisie par le chef de l'Etat qui aura étonné : personne ne l'attendait pour ce mercredi 3 juillet.

Pourquoi maintenant ?

En décidant d'abdiquer en plein été, le jour de la fête nationale – le 21 juillet –, et alors que le gouvernement de coalition du socialiste wallon Elio di Rupo vient de régler de difficiles questions budgétaires, Albert II a choisi une période de relatif calme politique. Il donne aussi la possibilité à son fils de s'imposer un an avant une échéance présumée cruciale : les élections législatives de 2014 qui, à en croire les sondages, devraient consacrer une nouvelle progression de l'Alliance néoflamande, le parti indépendantiste (et républicain) de Bart De Wever.

D'ici là, le gouvernement devrait mener à bien une nouvelle phase de réforme institutionnelle, avec un important transfert de compétences vers les régions, parachevant le travail d'un gouvernement mis en place après la plus longue crise politique de l'histoire du pays – 541 jours.

Quelles sont les raisons de la décision d'Albert II ?

La décision royale intervient après une phase de grande turbulence au palais de Laeken. Une vive polémique a éclaté au sujet des "dotations" dont bénéficie la famille des Saxe-Cobourg, l'argent que l'Etat verse au monarque et à toute sa famille. Le gouvernement a décide de limiter, à l'avenir, la dotation au roi, à son héritier désigné et à la veuve d'un roi défunt. La tentative de la reine Fabiola, veuve de Baudouin Ier, d'organiser une sorte d'évasion fiscale vers l'Espagne a hâté ce projet.

La demande de reconnaissance officielle introduite devant la justice par Delphine Boël, une fille adultérine du chef de l'Etat, a créé une autre difficulté : s'il a évoqué naguère la crise qu'a traversé le couple qu'il forme avec la reine Paola, Albert II a toujours refusé d'avouer sa paternité, ce qui a terni l'image plutôt favorable de cet homme, réputé sympathique et bon vivant.

L'âge du roi (79 ans) et des problèmes de santé évoqués par certains médias pourraient être d'autres causes de sa décision. Fatigué par la crise politique consécutive aux élections de 2010, il ne pouvait, semble-t-il, envisager d'avoir à gérer, en 2014, un autre épisode aussi délicat.

Qui doit succéder au roi ?

Sur le plan juridique, l'affaire faisait peu de doute : le système constitutionnel de 1830 énonce que c'est "l'enfant de sang royal le plus âgé" qui succède au monarque. Le prince héritier Philippe, 53 ans, devrait donc monter sur le trône.

En 1993, le roi actuel avait toutefois créé la surprise en succédant à son frère, le roi Baudouin : on pensait à l'époque que c'était le prince Philippe qui serait appelé, déjà, à succéder à son oncle. Les pressions politiques et des doutes quant à l'état de préparation du prince ont convaincu Albert II de devenir, finalement, le 6e roi des Belges.

Quelles conséquences ?

L'éclipse du roi, quelques semaines avant la célébration de ses 20 ans de règne, laisse ouvertes de nombreuses questions. Même si l'hypothèse de l'éclatement du pays semble – provisoirement ? – écartée, le rôle du successeur d'Albert II ne sera pas simple. Philippe, même s'il s'est longuement préparé à la succession, ne jouit pas, a priori, de l'influence et de l'aura de son père.

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Sous la chaleur martiniquaise Ayrault tombe la veste, il va à la rencontre des Fayolais !

"Alors ça va la Martinique ?" Dans les rues de Fort-de-France, Jean marc Ayrault prend le temps d'écouter les attentes des Martiniquais. "Bonjour, vous habitez là ?" lance-t-il à une dame qui, manque de chance, réside en...Alsace. Bien que la visite soit très balisée et encadrée, des habitants peuvent faire part de leurs inquiétudes. Qui sont nombreuses. "On travaille à perte, se plaint une commerçante devant son magasin Tatoo Shop. Il n'y a pas de pouvoir d'achat." Ayrault se contente de lui répondre "bon courage". "le pauvre, il est tout chiffonné", remarque une passante à la vue de la chemise bleue de Jean-Marc Ayrault qui supporte visiblement mal la chaleur.

Jean-Marc Ayrault dans les rues de Fort-de-France. Photo Réveil FM

" Monsieur le premier ministre, promotions, tout à 1 euro, venez voir", l'alpague un commerçant, avant d'exprimer son angoisse. "La Martinique est entrain de mourir", insiste le colosse. Insécurité, nuisances sonores, chômage...les motifs de doléance ne manque ne manquent pas.

Heureusement, Ayrault, accompagné de son épouse, Brigitte, reçoit aussi quelques messages de sympathie. "bravo", l'applaudit un petit groupe de femmes pendant que d'autres, armées de leur téléphone, immortalisent cette visite, la première aux Antilles depuis l'élection de François Hollande.

Jean-Marc Ayrault très affectueux avec sa femme Brigitte Ayrault. Photo Réveil FM

"je comprends l'impatience des Antillais, avoue-t-il. Je suis venu donner un message d'espoir, écouter ceux qui sont inquiets et soutenir ceux qui entreprennent."

Interpellé sur les questions du chômage, des transports, de l'économie, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a déambulé dans les rues de Fort-de-France à la rencontre de la population foyalaise. Il a notamment visité la librairie Alexandre, l'espace Camille Darsières, et le marché de l'asile

Freddy Mulongo pris en photo à son insu au marché de l'asile.

Jean-Marc Ayrault salue les Foyalais amassés dans un immeuble. Photo Réveil FM

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mardi 2 juillet 2013

Ferme Riveti à Rivière salée, pour saluer "la cohérence de l'ensemble de la filière bovine", Jean-Marc Ayrault a dégusté une brochette !

Jean-Marc Ayrault sur la côte de Rivière salée. Photo Réveil FM

Le confrère de Martinique 1ère avec sa caméra se faufile sur cette route escarpée. Photo Réveil FM

La côte est un peu raide. Photo Réveil FM

Accueil de Jean-Marc Ayrault par la famille Riveti. Photo Réveil FM

Explication sur l'exploitation agricole. Photo Réveil FM

Dégustation de la brochette. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault se confie à la presse. Photo Réveil FM


Martinique : Jean-Marc Ayrault visite une... par AntillesTelevision

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Martinique: Jean-Marc Ayrault visite la ferme Riveti de 240 bovins sur 53 hectares à Rivière Salée

Jean-Marc Ayrault a débuté sa journée martiniquaise du 27 juin dernier , par la visite de l'exploitation de Roger Riveti, habitation, Doublet à Rivière Salée. Ce dernier possède 240 bovins sur 53 hectares. Le premier ministre a opiné du chef avec enthousiasme, quand l'exploitant et sa coopérative, la Codem, lui ont expliqué le " potentiel de développement" de la filière.

Arrivée de Jean-Marc Ayrault à la ferme de Robert Riveti à Rivière Salée. Photo Réveil FM

La production de viande (toutes confondues) en Martinique a augmenté de 10 % entre 2007 à 2012 et elle ne couvre qu'un cinquième des besoins. La directrice de la coopérative, Marie-Claude Blum, a toutefois signalé les freins qui menacent cette croissance exceptionnelle. En premier lieu, le manque de foncier. A ce propos, le Premier ministre Jean Marc Ayrault a demandé si la solution n'était pas dans la remise en production des terres en friches.

Robert Riveti qui a repris l'exploitation de 53 hectares de son père. Photo Réveil FM

Marie-Claude Blum, directrice de la coopérative "Codem". Photo Réveil FM

Marie-Claude Blum et Robert Riveti entourés des membres de la famille. Photo Réveil FM

Par ailleurs, Roger Riveti a abordé le coût de l'alimentation, trop important selon lui et dépendant d'une seule usine. Il a aussi souligné le coût des reproductions qu'il importe. Il a montré un Blond d'Aquitaine d'une tonne, né dans le Tarn."Au départ, il coûte 2 000 euros. Arrivé ici, je dois le payer 6 000 euros !" s'est-il exclamé.

Visite de l'exploitation par Jean-Marc Ayrault avec les explications de Robert Riveti. Photo Réveil FM

Le pôle agroalimentaire régional de la Martinique (Parm) a aussi présenté ses activités, comme sa volonté de parvenir de parvenir à un procédé de maturation des viandes correct, correspondant aux besoins du marché local.

Et c'est juste avant de déguster une brochette de bœuf chez les parents Riveti que Jean-Marc Ayrault a salué "la cohérence de l'ensemble de la filière".

A la rencontre des 15 jeunes éleveurs Martiniquais sortant de la formation de CAP boucher qui sont certains de trouver un emploi !

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Roger Bongos-Afrique Rédaction: Coups de pied, tête et de gueule dans la fourmilière des Brontosaures, Mammouths et Dinosaures Joséphistes-Mobutistes !

Paris, 6 juin, Roger Bongos et Freddy Mulongo invités à la résidence de l'ambassadrice de la République Fédérale d'Allemagne en France, hôtel Beauharnais, lors d'un garden party. Photo Afrique Rédaction

Le peuple congolais est-il amnésique ? Non ! Notre confrère Roger Bongos vient de le démontrer dans son article pamphlétaire face au régime de Kinshasa qui gouverne par défi sans illégitimité et en toute illégalité. Au delà de "Mukuyakuya" Joseph Kabila placé à la tête de la République démocratique du Congo comme un kapita pour surveiller et mieux servir les intérêts de la mafia internationale, l'ennemi du congolais n'est-il pas le congolais lui même ? Abbé Malu Malu qui a tripatouillé les élections Louis Michel 2006 et qui vient de rentrer en force à la tête de la Commission Électorale Nationale Indépendante, narguant les Mitrés de la CENCO n'est-il pas congolais ? Le pasteur Daniel Ngoyi Mulunda, le tripatouilleur vaille que vaille du 28 novembre 2011 n'est-il pas congolais ? Modeste Mutinga Mutuishayi, prédateur de la liberté de presse, fourbe, roublard, grand requin devant l’Éternel qui a muselé les journalistes, bâillonné des médias, trucider l'opposition...Modeste Mutinga Mutuishayi, pauvre type qui a annulé un débat démocratique électoral en se faisant corrompre pour quitter la maison familiale à Ngaba-Makala et le mayi ya mabulu pour accéder au poste de Rapporteur au Sénat dans le parti de Joseph Kabila n'est-il pas congolais ? Evariste Boshab et Bob Kazadi kabamba, le garçon de course de "Big Loulou" n'ont-ils pas assisté comme observateurs sans broncher à la rédaction de la Constitution de Liège ? N'est-ce pas le même Evariste Boshab en tant que président de l'Assemblée nationale qui a favorisé le tripatouillage pour que l'élection présidentielle du 28 novembre 2011 soit à un tour alors que nous sommes 70 millions dont 32 millions d'électeurs? N'est-ce pas encore le même bonhomme qui vient de publier un livre et fait campagne pour le tripatouillage de la même Constitution de Liège ? Que dire d'Edouard Mokolo wa Pombo, Olivier Kamitatu, François Mwamba, Antoine Ngonda Mangalibi, Tambwe Mwamba, Leonard She Okitundu, Pierre Lumbi, Jacques Ndjoli, Louis Alphonse Koyagalio, le Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga, André Kimbuta, Kimbembe Manzunga... Tous ces fossoyeurs de la République et Dinosaures Mobutistes qui appliquent la même politique de "Sankayonsa" au près de Joseph Kabila pour le maintenir coûte que coûte au pouvoir alors qu'il n'a aucune légitimité. Les ventripotents n'ont plus la tête pour réfléchir, ils réfléchissent aux tubes digestives ! D'abord le ventre et encore le ventre. Les aspirations du peuple congolais au mieux être n'est pas leur préoccupation. Les mangeristes et mangercrates sont prêts à tout pour manger ! Défendre la vérité des urnes ne signifie en aucun cas soutenir Etienne Tshisekedi. Mais puisqu'il a gagné l'élection frauduleuse de 2011, les Congolais ont le droit et devoir patriotique de le défendre. Ne pas le faire c'est encourager que demain qu' un autre congolais soit victime d'un hold-up électoral. C'est en cela que la vérité des urnes est plus qu'un slogan, un leitmotiv des congolais face aux fraudeurs, tricheurs, fossoyeurs de tout acabit. Pas plus tard que le 30 juin dernier, la République démocratique du Congo a commémoré le 53ème anniversaire de son "indépendance". Cela fait 53 ans que les Congolais de l'étranger n'ont jamais participer au vote de leur pays alors que la majorité des africains votent y compris les Sud africains. Comment voulez-vous comprendre un pays qui a exclu une partie de sa population, les Congolais de l'étranger sont le poumon économique de la RDC, ils sont exclus du vote. Mais le gouvernement usurpateur trouve le moyen d'inviter quelques congolais de l'étranger pour aller avaliser un pseudo dialogue inter-congolais déjà boutiqué. Les Congolais ont-ils un problème entre eux ? Mille fois non ! Le cri de colère et de cœur de notre confrère Roger Bongos remet les choses à plat. Pour aller loin, il faut savoir déjà comptabiliser ce que l'on a. Les Congolais de l'étranger ont-ils intérêt à cautionner un régime sanguinaire et exclusionniste ?

Coup de gueule de Roger BONGOS, contre sa diaspora irresponsable et immature !

En 2006, lors des élections présidentielles qui opposaient plusieurs candidats, certains alimentaires, ceux de l’opposition, de la belligérance, une brochette de criminels venus de l'Est.

Les uns sous la bannière rwandaise, et d'autres sous l’étendard ougandais avec en prime pour planter le décor, la non participation de l'UDPS, qui lançait un boycott national qui a été suivi par les siens. Beaucoup avait condamné le leader maximo de cette initiative « périlleuse ». Les critiques fusaient à l'idée de voir UDPS ne participe pas à ces élections...L'histoire l'a encore, une fois de plus, lui donne raison !

Les résultats des urnes ont été en faveur, au deuxième tour de Jean Pierre BEMBA, mais tripatouillés, trafiqués (bourrage des urnes) par celui qui revient aujourd'hui aux affaires, dans la confusion générale en utilisant la petite mémoire congolaise, le fameux abbé Malu-Malu.

Les Congolais, peuple mouton, acceptent encore une fois, l'inacceptable pour reprendre la parole mythique et historique de Jean-Pierre BEMBA, la présence d'un abbé qui est contesté au sein de sa congrégation.

Jean-Pierre BEMBA sera bonnement comme un petit écolier, débarqué par celui qui sortira de Sun City, avec la nationalité congolaise, validé par le conglomérat invité à Prétoria en Afrique du Sud, pour un ultime chant de cygne pour la RDC. Nous avons l'illustration parfaite de cette forfaiture aujourd'hui, le mépris total du peuple congolais et de ses anthropologues ...

Ironie du sort, fait que celui qui a été étranger en RDC, devient l'enfant du pays, le vrai enfant du pays se trouve en exile forcé en terminant celui-ci dans une prison des vainqueurs à la Haye, la CPI avec un dossier d'accusation vide.

Le complot ourdi par le conglomérat mafieux, en concoctant une constitution sur mesure pour celui qui deviendra président de la république, en allant jusqu'à la falsification de son année de naissance, en rajoutant à son âge (+2 ans) ce qui lui donnera 30 ans, pour être en conformité avec ladite constitution fabriquée par un groupe de bandits en col blancs, à sa tête, un certain Louis MICHEL et Cie.

A chaque chose, malheur est bon ! Les élections de 2006 ont été, le déclencheur d'un processus d'une prise de conscience par la force vive de la diaspora. Et aussi la naissance de l'afriqueredaction.com, d'autres organes, et membres influents de la diaspora.

Une coalition contre les prédateurs, multinationales, ventripotents belges qui ont été la base du déclin des congolais depuis bien longtemps...

Une force qu'on considéré comme émergente, qui aujourd'hui est taxée comme une force médiocre de la diaspora, faisant véhiculer une image qui n'est pas celle des vrais combattants, résistants qui ont érigé un front commun pour la libération de leur nation.

Or, dans cette diaspora Congolaise, nous avons, une certaine diversité, une représentativité rompue avec la culture politique incontestablement. A l'arrivée, flouée par cette absence criante dans des décisions politiques de leur pays et de leurs diasporas.

Des acteurs oubliés, indexés et diabolisés à tort à cause d'une petite minorité visible nuisible qui sape tous les efforts fournis par ceux qui ont tenu très longtemps le flambeau de la résistance...

Au regard de ce qui se font dans la diaspora avec d'autres communautés, la diaspora Congolais n'est pas du tout mise sur le piédestal, encore moins influente. Leur droit confisqué, une liberté relative d'expression citoyenne bafouée, leurs droits élémentaire oubliés. L'arbitraire dans son apogée !

Les Camerounais votent, les maliens aussi, les sénégalais n'en parlons pas. Les gabonais ont adopté cette option lors de leurs dernières élections présidentielles en élisant à la tête de leur pays Ali BONGO ONDIMBA, quoique contesté.

Le grand Congo peine à ouvrir ses ambassades dans la diaspora pour permettre à ceux qui soutiennent l'économie de la RDC d'aller aux urnes pour élire leur président.

Aucun, Congolais de la diaspora ne pourra donner la légitimité à ces criminels tant que ceux-là ne franchiront pas, le pas vers cet exercice démocratique en leur donnant la possibilité de se prononcer sur la destinée de leur pays.

Il est a déploré qu'un peuple avec un passé glorieux puisse avoir, cette aphasie pour faire entendre sa voix. Une diaspora avoisinant les 7 millions d'âmes disséminées dans les quatre coins du monde, laissent cette situation perdurer...

Ils doivent se placer en arbitre, pour les échéances électorales qui pointent à l'horizon, en 2016. La diaspora doit avoir son candidat, doit avoir un discours d'une grande cohésion au sein de cette diaspora. Un discours à l'unisson rejetant, la division et tribalisme ambiant observé depuis les dernières élections de 2011.

Cette belle cartographie de la RDC, dans sa diaspora, donnera des idées à des grands stratèges, qui savent drainer la foule, des intellectuels, anthropologues et leaders d'opinion. Tous aujourd'hui, coupables de leur absence, ils brillent avec des analyses et discours alambiqués dignes des parfaits corrompus.

La corruption n'est pas simplement active, mais aussi passive en fermant les yeux devant la réalité qui nous saute aux yeux. Ceux qui ne combattent pas l'oppression, sont de fait, complices de l'oppresseur.

Ce qu'on peut observer, la mort dan l'âme, l'inconstance et la dispersion de ces soit disant combattants, « ces résistants de le première heure », avec des injures nauséabondes de caniveaux qu'ils ont habitude de curer. Cette tragédie ressemble bien au drame japonais (no), et nous fait oublier l'essentiel ! On favorise l'insignifiant à l'essentiel...

Des querelles en querelles, mettant du plomb dans l'air du combat, en fragilisant et en décourageant ceux qui venaient en masse dans des manifestations. Je parie ma vie, aucune marche aura son succès d’antan tant que ces faux leaders ne feront pas l'autocritique, une introspection, sur eux mêmes. Sur leur incapacité à diriger et à gérer des groupes. Le leadership est bien loin au regard de ce qui se passe actuellement.

Ce capital gaspillé à tort par les ennemis de ce combat, donne de la matière au régime despotique et criminel qui met tout un peuple au pas. Kabila a des beaux jours devant lui, à la lumière de l'incurie de ces fameux leaders de cette diaspourie vivement contestée.

Qui sont en réalité l'ombre d'eux mêmes avec une incurie avérée et observée dans le chef quelques uns qui font du bruit comme des tonneaux vides pour desservir ce combat...

Une grande cacophonie, des décisions intestines et pour clouer le tout, la mise en lignes de leur insuffisance aux yeux du monde.

Une femme combattante qui participait à toutes les marches quand le soufflet ne s'est pas retombé, me disait, j'ai même honte aujourd'hui de marcher avec certains combattants pour revendiquer les droits des femmes, ils ne respectent ni les femmes encore moins la république.

Qui sait présentement, 2 ans après, qu'Etienne TSHISEKEDI a gagné les dernières élections, qui le sait aujourd'hui ? Triste sort d'un président qui a fait de son mieux pour fédérer les congolais, mais la malédiction plane sur la tête des congolais...Une petite mémoire, avec une cervelle en compote !

Une vraie peau de chagrin, à voir comment la diaspora est divisée sur le principe élémentaire de la vérité des urnes. Je comprends ceux qui ne veulent plus de cette vérité des urnes, puisse qu'ils n'ont jamais voté, jamais ! Pataugeant dans leur incurie et irresponsabilité.

La vérité des urnes n'a rien à voir avec Monsieur TSHISEKEDI, mais la confiscation des élections, la tricherie, le bourrage des urnes suivi d'une grande forfaiture, le vote du peuple congolais piétiné, voilà pourquoi tout congolais doit se dresser derrière cet idéal. A quoi bon de vouloir des élections pour 2016 ? Défendrez vous quel idéal, ils venaient de nouveau à tricher ?

Une tristesse, que certains prennent plaisir à publier sur le Net pour faire du buzz tout en oubliant que les gens meurent, oui les gens meurent ! En faisant voler tout en éclat. Tous les efforts consentis par ceux qui se battent vraiment pour le Congo. Une honte !

La poule aux œufs d'or a été déplumée de ses plumes étincelantes par des gens qui devraient trouver leur placer, dans un vaste asile de fous dédié à cet effet...

Quelques brillants esprits épris du bon sens veulent conjurer ce sort, ils se muent en coordination, on les taxe de collabo, ils mettent des fédérations en place, ils sont vilipendés, ils gagnent des élections pour une meilleure coordination de la diaspora, quelques éléments nuisibles, se mettent à combattre ces décisions des urnes. Où va-t-on ?

Tant que, les congolais de la diaspora ne seront pas unis dans une coordination ou un conseil supérieur de la résistance, Kabila n'aura aucune crainte pour son régime...

Un peuple inconstant, avec des accusations gratuites en ayant en prime dans ses gènes, la culture de la suspicion et de la méfiance qui font d'eux la risée de l'Afrique.

De ce que je vois, avec le théâtre observé ci et là, qui peut me dire parmi tous ces gens, que je ne qualifie pas de combattants, résistants, feront mieux que celui est pourchassé à Kinshasa ?

Un peuple maudit, sans personnalité et encore moins avec un projet qui pourra attirer les partenaires dans la diaspora. « Ces futurs dirigeants » d'outres tombes, ne doivent croire qu'à leur illusion du pouvoir.

Aucun d'eux n'accédera à la magistrature suprême, aucun d'eux, vu les comportements exécrables combinés avec des antivaleurs qui donnent de l'espoir à l'imposteur Jospeh KABILA, de mourir au pouvoir.

Le renouveau de la RDC ne se fera pas et j'en suis convaincu avec ces bandes de demeurés désocialisés en rupture avec la société qui chercheraient à s'accrocher à un arbre fruitier qui ne cueilleront rien de cet arbre...

Ni l'expérience de 2006 et celle de 2011 n'ont pas permis à cette goujaterie de la diaspora congolaise de se prémunir, afin de s'armer avec des vraies valeurs démocratiques, de la constance, de la maturité et des vrais outils pour vaincre les ennemis de la RDC qui ont de la matière pour s'éterniser au pouvoir...

En 2016, nous aurons, dix ans de combat sans relâche, en perdant l'espoir avec le spectacle donné par ceux qui plombent ce noble combat. Dix ans d'un combat acharné de la libération de la RDC, jusqu'à lors aucune revendication sérieuse pour se faire accompagner par les décideurs qui donnent la pulsion et directives à nos états respectifs...

La mort une fois, dans l'âme, perdant tout espoir de cette douloureuse expérience, de cette inconstance caractérisée de la diaspora congolaise, la passion, la fougue elle s'est retombée comme un soufflet.

Personne d'après mes enquêtes d'opinion réalisées ne veut ou n'ose battre les pavés comme autrefois avec certains de ces combattants. Personne ne veut porter aux côtés de ces combattants là, aux accusations rapides, des calicots dans une marche.

Cette inquiétude rejoint, un diction ancestral qui dit : Celui qui court derrière un fou, ne peut que se considéré comme un fou !

Joseph KABILA, tremblant autrefois, comme il est accroc à l'Internet, ces combattants, lui donne un spectacle gratuit, qui ne lui fait plus peur...Voila ce que les combattants ont gagné, de leur médiocrité !

De tristesse en souffrance, ceux qui étaient avec les combattants, rejoignent l'autre camp pour exprimer leur désaccord, d'autres se taire chez eux avec un cœur meurtri ! Choisissant la peste que le choléra...

Quand on innove dans ce combat et qu'on porte haut les nouvelles idées afin de sortir de cette situation intenable, ces hérétiques crient à la trahison vous traitant de passage, de collabo.

Un de ces combattants intelligents, me disait, je défie quiconque, parmi ces combattants de m'apporter leurs cursus universitaires, un seul diplôme, leurs références professionnelles et on pourra discuter. Aucun d'eux n'a des références valables pour prétendre à ce qu'ils prétendent aujourd'hui. Un camouflet pour le Congo...

A qui la faute, et qui est le vrai collabo, si ceux qui étaient avec ces résistants ont basculé dans l'autre camp ?

Qui a crée cette division, et qui participe à cette dérision du combat ? On pointerait le doigt sur les radios communautaires à l’occurrence, une ! Et les autres emboîtent les pas à cette radio de malheur qui a fait ses petits, comme des mauvaises herbes (des chiendent)...

Des radios sans grilles de programmes avec des amateurs dans la communication, véhiculant, leurs propres images en passant par des propos tribaux qui divisent, et incitent à la médiocrité et à la grande confusion.

Ils ont servit l'ennemi sans peine, le bâton pour faire battre les leurs ! Qui est donc, traître, collabo dans tout cela ? La réponse à cette question, trouve son sens sur les pages de facebook, de ceux qui relaient ces propos de caniveaux à ceux qui voudront faire quelque chose pour le combat.

Ce qui sont à la base de ces commérages, sur le discrédit de ce combat, sont identifiés sur les réseaux sociaux par le relais de ces bêtises...

Tous devrions nous accrocher à un seul idéal qui doit être notre leitmotiv, la vérité des urnes ! Oui, la vérité de urnes, non seulement pour soutenir Etienne TSHISEKEDI, mais pour se rappeler de l'effort du peuple consenti pour chasser l'imposteur au péril de leur vie. Beaucoup ont laissé leur vie pour cette vérité, et quel hommage peut-on rendre à ces victimes de la barbarie et de l'injustice ?

On doit absolument protéger le vote piétiné d'un peuple mobilisé qui a été aux urnes. Ceux qui oublieront cela, l'histoire sera là pour leurs confronter à la dure réalité en 2016, celle de la tricherie ! On criera encore, la vérité des urnes...Basta !

Cette vérité des urnes est-elle essentielle ? Incontestablement oui, pour montrer à ceux qui se sont donnés à ces pratiques anti-démocratiques, trouveront sur leur passage, les partisans de la vérité des urnes et des défenseurs de droits de l'homme.

Avec une petite mémoire légendaire propre aux congolais, profitera à l'oligarchie qui se pavane dans des rues Kinshasa, en marchant sur nos frères et sœurs...

Pour couronner le tout, Kabila prend la diaspora à contre-pied, convoque « son dialogue inter-congolais », en fabriquant au passage sa diaspora, à la barbe de ces incultes qui ne voulaient pas une organisation qui pourra s'opposer officiellement à la fausse diaspora et montrer à la communauté internationale, que ceux qui sont allés en RDC ne sont pas des nôtres, encore moins représentative. Qui pourra vous croire à vos allégations ?

Le troisième forum économique organisé par Henri MOVA à Bruxelles, qui l'a osé perturber cela ? Qui donc, voilà notre triste réalité, voulue par les ennemis de ce combat...

Les combattants ont fait, le lit de Kabila et sa bande, ceux-la ne voient-ils pas les prémisses un hold-up qui se profile à l'horizon et qui fera exploser le socle de cette ladite diaspora ?

Leur vision est tellement étroite, non loin de leurs bouts du nez, n'auront que les yeux pour pleurer et leurs grandes gueules pour sortir des insanités comme à l'accoutumer...

De malédiction en malédiction, ils trouvent le moyen de torpiller une coordination mise en place en Belgique pour se passer de leur insuffisance maladive, ressemblant à un tissu en lambeau !

ADI-LONDOLE.JPGAdi LONDOLE, interpelle sa diaspora avec un cri de cœur, étonnamment percutant ! De se mettre en ensemble, « qualifié de collabo », aujourd'hui celui qui fait état de lieu et demande, d'un appel solennelle de se retrouver tous autour d'une table pour parler de l'avenir proche, les élections de 2016 qui d'après le forcing des kabilistes, souhaiteraient voir la participation de Kabila.

Qu'allons nous faire encore ? Allons-nous devenir la risée de tous en n'ayant pas notre droit légitime, le droit de vote de la diaspora ? Une question qui mérite réflexion et vaut son pesant d'or...

Qui répondra à cet appel, je me résous à croire que les congolais ne lisent pas et ne liront pas cet appel. Mais pour se lancer dans la médiocrité avec leurs « journalistes » sans matière, ils sont présents...

A défaut d'une concertation de la diaspora, cette diaspora mourra d'elle même, de ses propres turpitudes et carence intellectuelle qui fatigue tout le monde.

Comme le malheur n'arrive jamais seul, Les démons des anti-constitution sortent des ténèbres pour hanter les nuits des pauvres congolais, celle surtout de la diaspora avec une éventuelle révision de la constitution poussant Kabila à rempiler quand il voudra.

Oui, Kabila chiche, veut modifier la constitution en envoyant ses éclaireurs pour tâter le terrain comme, les démarches entreprises par Evariste BOSHAB, mais comme par hasard, les portes voix de la médiocrité, les fameux combattants, ne maîtrisant pas la situation, se taisent dans leur tanière.

Personne n'a demandé d'être congolais, encore moins, ceux dans la diaspora, c'est la lignée d'une destinée qui a fait que nous sommes tous Congolais.

Dieu nous a légué, un héritage que nous devions rendre compte, un jour selon les croyances de uns et des autres ! Tout congolais a le devoir patriotique de défendre sa parcelle, un morceau de sa patrie au péril de sa vie.

70 millions de congolais pris en otage d'un complot international sans précédent. Sans l'effort patriotique accru des uns et des autres, on serait asservi chez nous ce qui se passe au vu et au su de tous avec la bénédiction de la Belgique, de la grande Bretagne, des états unis et celle de la France.

J'en appelle, à la conscience, et au sursaut patriotique si tentait qu'ils ont encore une conscience, de revenir aux idéaux de ce combat. L'intégrité territoriale, l'arrêt des hostilités sur le sol congolais, mettre hors d'état de nuire l'imposteur, tricheur qui dirige la RDC par défi, le droit et la liberté.

les congolais doivent sortir de ces drames qui polluent constamment nos réseaux sociaux avec une insuffisance avérée, l'incapacité criante des congolais de s'unir dans ce moment crucial pour la nation.

Il est à craindre, que si cette situation perdure, nous assisterons à la vraie dictature mobutiste bis. Pour votre gouverne, celui qui trône à la tête de la RDC n'a qu'une quarantaine d'années et il a toute la vie devant lui...

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lundi 1 juillet 2013

RDC: Les Mitrés de la CENCO désavouent et réprouvent Malu Malu, prêtre politicailleur n'a en cure car soutenu par son Évêque de Butembo !

Les congolais étaient déjà vent debout contre Malu Malu. Depuis qu'il avait été nommé en 2003 par Joseph Kabila comme président de la défunte Commission Électorale Indépendante (CEI), l'abbé Malu Malu a jeté aux orties ses vœux d’obéissance, d'humilité voire de pauvreté. Devenu autiste, le calotin court derrière l'argent facile, préoccupé par une vaine gloire et l'enrichissement illicite et rapide. Il s'est fait ami ami avec la Camora, des lobbyistes mafieux internationaux. La modestie n'est plus son fort ! Les congolais se souviennent encore comme si cela était hier, de la manière l'abbé de Butembo avec une arrogance inouïe avait remballé le Cardinal Frédéric Etsou qui lui demandait simplement de publier la vérité des urnes.

Apollinaire Malu Malu, abbé et politicailleur au service de Joseph Kabila

Avec les élections Louis Michel 2006, Malu Malu qui a contribué au tripatouillage et fraudes électorales avait réussi par un tour de passe-passe à faire passer Joseph Kabila battu à plate couture par Jean-Pierre Bemba comme le vrai gagnant du scrutin, contre l'avis de tous sauf des tripatouilleurs Malu Malu qui avait trahi la confiance et les aspirations légitimes du peuple congolais en cautionnant et pratiquant le premier hold-up électoral en 2006, vient d'être nommé de nouveau par le même usurpateur des voix de congolais Joseph Kabila, président de la fameuse Commission Électorale Nationale Indépendante, vraie usine à gaz spécialisée dans les fraudes électorales.

Ainsi donc après le second hold-up électoral orchestré vaille que vaille par Daniel Ngoyi Mulunda lors du scrutin du 28 novembre 2011, Malu Malu revient !

La conférence épiscopale du Congo (Cenco) a adopté des sanctions contre l’abbé Apollinaire Malu Malu qui malgré l’avis des évêques a accepté de présider la nouvelle commission électorale nationale indépendante (Céni). La Cenco, réunie du 24 au 28 juin, a démis le prêtre de ses fonctions de directeur général de l’institut panafricain Cardinal Martino, un organisme de formation et de réflexion chargé du dialogue social de l’Église.

Le prêtre sera en outre « pris en charge par son évêque qui appliquera à son endroit les sanctions canoniques qui s’imposent », précise un communiqué, publié dimanche 30 juin 2013, sans mentionner la nature des sanctions.

Le 13 mai dernier, la Cenco avait déjà mis en garde le religieux, considéré comme proche du président Joseph Kabila, après qu’il eut été cité pour présider la Commission Électorale Nationale Indépendante.

Malu Malu faisant allégeance à Jo Ka a prêté serment début juin

Ils avaient alors affirmé que « les normes de l’Église catholique et la position commune des évêques interdisent formellement aux ecclésiastiques dans notre pays de prendre activement part aux partis politiques et associations à caractère politique ainsi qu’à la direction des institutions étatiques, quel qu’en soit le niveau, chargées d’organiser les élections ».

Désigné en tant que « représentant religieux », Malu Malu a, depuis, été désigné comme président par un vote du bureau et a prêté serment début juin. Dans leur texte, les évêques rappellent « qu’ils n’ont présenté aucun ecclésiastique à la Ceni ».

L’abbé Malu-Malu, 51 ans, avait présidé la première Commission électorale indépendante. Il avait à ce titre été critiqué pour avoir validé en 2006 et 2007 les résultats des élections provinciales, législatives, sénatoriales et présidentielle. La CEI a par la suite été remplacée par la Céni.

Joseph Kabila et son camp avaient remporté la présidentielle et les législatives du 28 novembre 2011, entachées d’irrégularités. L’opposition avait rejeté les résultats, accusant la Céni de fraude. Une mission d’observation de l’Union européenne avait recommandé sa restructuration. La société civile et une partie de l’opposition y ont depuis été intégrées sans que le parti au pouvoir et le président n’en perdent le contrôle.

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Immigration: Le pape François va visiter les Africains clandestins de Lampedusa !

Lundi prochain, le pape François va rendre visite aux survivants et réfugiés présents et encourager les habitants de l'île de Lampedusa. Cette dernière est la principale porte d'entrée dans l'Union européenne pour les immigrants.

Le pape François.

Lampedusa, île de 20 km2 située à moins de 100 km des côtes nord-africaines, est la principale porte d'entrée dans l'Union européenne pour les immigrants africains.

Le pape entend «prier pour ceux qui ont perdu la vie en mer, rendre visite aux survivants et réfugiés présents et encourager les habitants de l'île», où des milliers d'immigrés clandestins accostent chaque année en provenance d'Afrique, précise le Saint-Siège.

Le pape argentin souhaite également «faire appel à la responsabilité de tous afin que soient pris en charge ces frères et soeurs dans un besoin extrême», ajoute le Vatican, qui prévoit une visite «dans la forme la plus discrète possible».

Il s'agira d'une visite sous le signe de la «pastoralité», «sobre et discrète», avec «une suite très réduite», a insisté un peu plus tard devant la presse le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi. A part le maire de Lampedusa, Mme Giuseppina Nicolini, et l'évêque d'Agrigente (Sicile), Mgr Francesco Montenegro, dont dépend la petite île, aucune personnalité n'est conviée à cette visite.

Arrivé à l'aéroport de Lampedusa, le pape François se rendra en voiture à Cala Pisana, d'où il embarquera pour rejoindre le port de Lampedusa par la mer. Accompagné des pêcheurs qui le suivront sur leur barques, le pape lancera au large une couronne de fleurs, à la mémoire de tous ceux qui ont perdu la vie en mer.A l'arrivée au port, il saluera des groupes d'immigrants puis célèbrera une messe.

Lampedusa, île de 20 km2 située à moins de 100 km des côtes nord-africaines, est la principale porte d'entrée dans l'Union européenne pour les immigrants, souvent venus d'Afrique subsaharienne ou de la Corne de l'Afrique, partis de Libye, Tunisie ou d'Egypte, à bord d'embarcations de fortune.

8000 migrants en six mois

Au cours des six premiers mois de l'année 2013, près de 8000 migrants (7913) ont débarqué sur les côtes italiennes, soit le double de l'année précédente pour la même période. La plupart arrivent à Lampedusa (3.648 personnes, trois fois plus qu'en 2012).

A la mi-juin, sept immigrants se sont noyés au large de la Sicile alors qu'ils s'agrippaient désespérément à une cage tirée par un thonier, selon des témoins qui faisaient partie d'un groupe de 95 personnes secourues par les garde-côtes italiens. Selon les survivants, les sept personnes se sont noyées lorsque l'équipage du chalutier a sectionné le câble qui reliait la cage au bateau.

Selon le HCR, plusieurs centaines de personnes ont trouvé la mort au cours des dernières années en tentant de traverser la Méditerranée.Les bonnes conditions climatiques actuelles font craindre aux autorités une hausse des arrivées d'immigrés sur les côtes italiennes.

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Genève: Le Conseil Economique et Social a ouvert le débat de haut niveau de sa session de fond de 2013

Le Secrétaire général de l'ONU souligne l'importance de l'innovation pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement.

Ban Ki moon, Secrétaire Général de l'ONU

Le Conseil économique et social a ouvert ce matin le débat de haut niveau qui se tient jusqu'au 4 juillet dans le cadre de sa session de fond de 2013, en entendant notamment le Secrétaire général de l'ONU, ainsi que le Président de la Suisse et le Président de l'Assemblée générale, qui ont fait des déclarations liminaires. La session, qui se tient jusqu'au 26 juillet, a été ouverte par le Président du Conseil économique et social, l'Ambassadeur Nestor Osorio de Colombie.

M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU, a souligné le besoin manifeste d'innovation, alors que près de 40% de la population mondiale dépend encore de sources énergétiques qui engendrent des émanations toxiques et qu'il faudra produire au moins 70% de denrées alimentaires en plus pour répondre à la demande croissante et parvenir à la sécurité alimentaire.

La communauté internationale doit tirer parti des possibilités qu'offrent les moyens techniques déjà disponibles, mais l'innovation dans les modèles commerciaux est tout aussi importante. Le soutien au développement durable exige notamment un partage de connaissances et d'information. Le Secrétaire général a rappelé que l'échéance de 2015 pour la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement approche rapidement. Le système des Nations Unies est prêt à aider les États membres dans ses efforts.

Le Président de l'Assemblée générale, M. Vuk Jeremić, après avoir attiré l'attention sur le projet de remplacer la Commission du développement durable par un «forum politique de haut niveau sur le développement durable» sous l'égide du Conseil, a souligné que le Conseil entame aujourd'hui un mois de travail intense touchant à de nombreuses compétences que l'ECOSOC partage avec l'Assemblée générale, en particulier s'agissant de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement.

M. Ueli Maurer, Président de la Suisse, a déclaré que les efforts entrepris dans le cadre des objectifs du Millénaire pour le développement ont prouvé qu'un programme commun en la matière pouvait être une source d'inspiration et de mobilisation. Il faut s'inspirer de cette expérience pour mettre en place un partenariat mondial en faveur développement durable pour l'après-2015.

Dans sa déclaration d'ouverture, le Président de l'ECOSOC a souligné que la science, la technologie et l'innovation, avaient, avec la culture, un potentiel énorme en tant qu'instruments et éléments favorisant le développement durable et la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. Pourtant, malgré les grands progrès accomplis, un milliard de personnes vivent toujours dans l'extrême pauvreté. Comment profiter de l'intelligence, de la créativité et de l'énergie du monde, celles mêmes qui ont permis ces progrès, pour résoudre les grands problèmes de l'heure en matière de développement?

À cet égard, le Conseil a ensuite entendu des interventions sur le thème du débat de haut niveau de la session de 2013 du Conseil : la science, la technologie et l'innovation, ainsi que les perspectives ouvertes par la culture, au service de la promotion du développement durable et des OMD. Des déclarations ont été faites par Mme Irina Bokova, Directrice générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO); M. Hamadoun Touré, Secrétaire général de l'Union internationale des télécommunications; M. Rolf-Dieter Heuer, Directeur général de l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire; M. David Sengeh, de l'organisation Innovate Salone et par Mme Daphne Koller, des Massive Open Online Courses.

M. Ban Ki-moon a ensuite présenté l'édition 2013 de l'Indice mondial de l'innovation. Des représentants des trois institutions qui contribuent à la publication de l'Indice ont fait des déclarations: M. Francis Gurry, Directeur général de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, M. Sumitra Dutta, de l'Université Cornell, et M. Bruno Lanvin, de l'Institut européen d'administration des affaires (INSEAD). M. Samir Mitra, Conseiller principal au Conseil national de l'innovation de l'Inde, a aussi fait une déclaration à ce sujet.

Des messages politiques résultant des réunions préparatoires régionales de l'Examen ministériel annuel de 2013 ont été présentés par M. Charles Kitwanga, Vice-Ministre d'État de la Tanzanie; M. Julla Pong Nonsrichai, Vice-Ministre des affaires étrangères de la Thaïlande; M. Rachid Meredov, Vice-Premier Ministre et Ministre des affaires étrangères du Turkménistan; Mme Gladys Triveño, Ministre de la production du Pérou; et M. Ibrahim Saif, Ministre du plan et de la coopération internationale de la Jordanie.

Le Conseil a aussi adopté son ordre du jour (E/2013/100), son projet programme de travail (E/2013/L.7) et un document sur l'état de la documentation de la session (E/2013/L.8). D'autre part, le Conseil a approuvé la recommandation qui lui a été adressée par le Comité des organisations non gouvernementales aux fins de l'audition par le Conseil, au titre de l'examen ministériel annuel, des organisations non gouvernementales dont la liste figure au document E/2013/84.

A 15 heures, le Conseil économique et social a examiné les rapports nationaux présentés volontairement par le Pérou, le Viet Nam et le Nigéria.

Déclarations d'ouverture de la session

M. NESTOR OSORIO, Président du Conseil économique et social, a convenu que la science, la technologie et l'innovation, avaient, avec la culture, un potentiel énorme en tant qu'instruments et éléments favorisant le développement durable et la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. Il a rappelé que le rythme accéléré de l'innovation technologique faisait que notre ère était celle de changements profonds et rapides. Plusieurs d'entre nous dans cette salle ont entamé leur vie professionnelle avant que ne soient inventés les ordinateurs personnels, l'Internet, le courrier électronique, les téléphones mobiles, ni même les photocopieuses. Il est difficile de se souvenir comment l'on fonctionnait avant, et pour les plus jeunes d'entre nous, il est véritablement impossible d'imaginer comment on pouvait alors communiquer. Pourtant, malgré les grands progrès accomplis, un milliard de personnes vivent toujours dans l'extrême pauvreté. La question qui se pose est donc de savoir comment profiter de l'intelligence, de la créativité et de l'énergie du monde, celles-là mêmes qui ont permis ces progrès, pour résoudre les grands problèmes de l'heure en matière de développement?

De fait, la science, la technologie, l'innovation et la culture jouent un rôle clé dans l'autonomisation des personnes, a souligné le Président de l'ECOCOC, qui a insisté sur le rôle fondamental des États pour mettre à profit les opportunités qu'elles offrent. Les États occupent une position exceptionnelle pour fournir les ressources, tout en s'assurant que les solutions parviennent à ceux qui en ont besoin. Ils ont l'importante responsabilité de créer et de favoriser un cadre propice à la science, à la technologie et à l'innovation sur le plan national, et d'utiliser la culture de manière créative pour améliorer la vie des personnes. Quant aux organisations régionales et à la communauté internationale, elles ont une responsabilité également importante à leurs niveaux respectifs. Et en ce sens, il est fondamental de renforcer la coopération internationale. Toutefois, la promotion de la science, de la technologie, de l'innovation et de la culture exigent des investissements considérables, en matière d'éducation en particulier, a relevé le Président du Conseil. À cet égard, les États doivent définir des stratégies permettant de mobiliser les financements privés au travers de mesures permettant de répartir les risques notamment.

Après avoir évoqué les préparatifs de l'examen ministériel annuel de cette année auxquels ont participé toutes les régions du monde, M. Osorio a noté que les participants à ces réunions avaient reconnu que les systèmes dans les domaines de la science, de la technologie et de l'innovation orientés vers les sources d'énergie renouvelables pouvaient contribuer dans une grande mesure à résoudre quelques-uns des problèmes technologiques et économiques liés à l'intégration des technologies d'énergie renouvelable. Il a souligné que cinq pays – la France, le Nigéria, le Pérou, la Thaïlande et le Viet Nam feraient cette semaine des présentations nationales de caractère volontaire sur leurs succès et difficultés en la matière.

Le Président du Conseil économique et social s'est félicité par ailleurs de la tenue, fin mars, du Forum de la jeunesse du Conseil économique et social, qui a donné lieu à un dialogue inclusif. La campagne «Innove ton avenir» a été lancée à cette occasion en générant une dynamique sur l'Internet, M. Osorio se disant heureux d'annoncer que plus de cinq millions de personnes y avaient participé de par le monde au travers des médias sociaux. Issus d'horizons divers, les participants cherchent ainsi à inspirer le monde pour utiliser la science, la technologie, l'innovation et la culture pour améliorer la vie.

M. Osorio a souligné que le Conseil économique et social devait continuer de s'adapter, en résonnance avec les changements du monde qui l'entoure. Ce n'est que par l'adaptation que l'on parviendra à résoudre les énormes problèmes auquel le monde est confronté. Le Conseil ne doit pas seulement changer: il doit modeler le changement en y contribuant. Le débat thématique de cette semaine sera centré sur la contribution que peut apporter le Conseil dans l'élaboration de l'agenda de développement pour l'après-2015 et son suivi. L'éradication de la pauvreté doit être la pierre angulaire de cette stratégie. Or, le Conseil a accumulé une grande expérience sur les questions relatives aux objectifs du Millénaire pour le développement, raison pour laquelle le thème du présent débat de haut niveau ne saurait mieux tomber, a conclu le Président du Conseil.

M. BAN KI-MOON, Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, a souligné que le besoin d'innovation est manifeste, alors que près de 40% de la population mondiale dépend encore de sources énergétiques qui engendrent des émanations toxiques suscitant près de deux millions de décès par an. En outre, il faudra produire au moins 70% de denrées alimentaires en plus pour répondre à la demande croissante et parvenir à la sécurité alimentaire. La communauté internationale doit aussi tirer parti des possibilités qu'offrent les moyens techniques déjà disponibles, comme par exemple le téléphone portable. Mais l'innovation ne concerne pas seulement les produits technologiques: l'innovation dans les modèles commerciaux est tout aussi importante. De nombreuses solutions dans le domaine du développement durable doivent être renforcées. Ceci exige notamment un partage de connaissances et d'information. Les jeunes gens méritent une attention particulière; grâce à leur passion et à leur créativité, ils trouveront de nouvelles solutions aux problèmes, a assuré le Secrétaire général.

La communauté internationale doit assumer deux tâches importantes pour assurer le développement: accélérer la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement et définir le programme mondial de développement pour l'après-2015 centré sur l'éradication de la pauvreté et le développement durable. Pour appuyer ces progrès, le Secrétaire général se félicite de présenter son rapport sur les objectifs du Millénaire pour le développement 2013 (à paraître), qui contient de nouvelles données sur les principaux succès et défis persistants en termes de réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement d'ici la date butoir de 2015. Le rapport souligne notamment que la part des personnes vivant dans la pauvreté extrême a diminué de moitié. Par contre, l'environnement est compromis par la perte de biodiversité et l'élévation des émissions de gaz à effet de serre; les femmes ne sont toujours pas en mesure de décider à parité avec les hommes; et dix-neuf mille enfants de moins de cinq ans meurent tous les jours, la majorité du fait de maladies évitables. La communauté internationale doit à cet égard intensifier son action, en particulier pour remédier aux écarts entre les régions et entre les groupes sociaux. Le système des Nations Unies est prêt à aider les États membres dans cet effort.

M. Vuk Jeremić, Président de l'Assemblée générale, a rappelé que l'Assemblée générale et le Conseil ont une longue tradition de coopération qui s'est intensifiée lors de la soixante-septième session de l'Assemblée. Les contours d'un nouveau Pacte mondial, plus complexes, se dessinent progressivement et se caractérisent notamment par l'interdépendance croissante portée par la convergence inexorable des marchés, des populations, des technologies et des moyens de communication, a-t-il souligné. Aussi, les États Membres doivent-ils s'engager plus avant pour relever les défis de plus en plus nombreux, pour le bien de tous, a insisté M. Jeremić. En même temps, l'incertitude géopolitique s'accroît. C'est dans ce contexte que l'année dernière, à Rio de Janeiro, les dirigeants du monde se sont réunis pour adopter le document historique «L'avenir que nous voulons», qui définit le cadre du programme de développement de l'après-2015 en insistant sur la relation symbiotique existant entre les trois dimensions du développement durable – à savoir les dimensions économique, sociale et environnementale. Du succès ou de l'échec dans l'une de ces trois dimensions, dépendra l'évolution dans les deux autres.

À Rio, a rappelé M. Jeremić, les dirigeants du monde ont assigné de nouveaux mandats à l'Assemblée générale, lui confiant notamment la responsabilité de convertir les aspirations mondiales qu'ils ont proclamées en actions pratiques. Il nous reste désormais un peu plus de 900 jours pour mener à bien ces tâches, a fait observer le Président de l'Assemblée générale, précisant que parmi ces tâches, figurent celles consistant à concevoir et adopter les objectifs du développement durable, tout en élaborant de nouvelles options pour les financer et à mettre en place les fondements institutionnels d'un forum politique de haut niveau pour assurer le suivi de la mise en œuvre du développement durable. Cette dernière tâche est peut-être la plus complexe à mener à bien. M. Jeremić a désigné, la semaine dernière, les Représentants permanents du Brésil et de l'Italie pour s'acquitter de cette tâche, qui ont fait état d'une percée dans les négociations s'agissant du rôle futur du forum politique de haut niveau. M. Jeremić a précisé que, selon le texte du projet de résolution qu'il soumettra pour adoption par l'Assemblée générale le 9 juillet prochain, ce forum politique remplacera la Commission du développement durable, organe subsidiaire de l'ECOSOC, tout en tirant partie de ses forces, de son expérience, de ses ressources et de ses modalités de participation inclusives; ses réunions annuelles, incluant un segment ministériel, se tiendront sous les auspices du Conseil et seront présidées par le Président du Conseil. À compter de 2016, ce forum procèdera à des examens réguliers du suivi et de la mise en œuvre des objectifs du développement durable et les résultats de ces travaux s'inscriront dans une déclaration ministérielle qui sera incluse dans le rapport annuel qui sera soumis pour approbation par l'ECOSOC à l'Assemblée générale, sous forme de résolution. Le Président de l'Assemblée générale a estimé que l'accord réalisé au sujet du forum politique de haut niveau ouvre la voie à une conclusion rapide du processus d'examen relatif à la réforme de l'ECOSOC. À cet égard, il a indiqué que les deux facilitateurs qu'il a nommés à cette fin – les Représentants permanents de la Belgique et du Guyana – ont produit un projet de texte qui a été distribué pour commentaires aux États Membres et dont il faut espérer qu'il pourra être finalisé avant le mois de septembre afin que l'Assemblée générale l'adopte avant la fin de sa présente session.

Après avoir rappelé les nombreux événements de haut niveau qu'il a organisés, en tant que Président de l'Assemblée générale, sur les questions intéressant le thème de l'Examen ministériel annuel de l'ECOSOC de cette année, M. Jeremić a souligné que le Conseil entame aujourd'hui un mois de travail intense touchant à de nombreuses compétences que l'ECOSOC partage avec l'Assemblée générale. «Je pense que nos conclusions pourront apporter des contributions utiles à l'événement spécial de suivi des efforts vers la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement qui se tiendra le 25 septembre durant le débat de haut niveau de la soixante-huitième session de l'Assemblée générale», a déclaré son Président. Le document final de cet événement spécial devrait fournir une feuille de route quant à la manière de passer en douceur des objectifs du Millénaire pour le développement aux objectifs du développement durable. Sans un engagement multilatéral plus cohérent et efficace, le système international risque de partir à la dérive, a averti M. Jeremić.

M. UELI MAURER, Président de la Suisse, a souligné que cette rencontre avait lieu à un moment très important pour la communauté internationale, un an après la conférence de Rio qui a posé les bases d'un nouvel agenda de développement durable qui soit porteur de changement. Le but de ce programme pour l'après-2015 sera de guider et de mobiliser la communauté internationale afin de faire disparaître l'extrême pauvreté, de défendre les droits de l'homme, de respecter les limites de notre planète et de garantir la justice et l'inclusion sociales pour tous.

Les efforts entrepris dans le cadre des objectifs du Millénaire pour le développement ont prouvé qu'un programme commun en la matière pouvait être une source d'inspiration et de mobilisation. Pour la Suisse, les objectifs du Millénaire pour le développement doivent leur succès d'une part à la concision et au pragmatisme des objectifs définis et, d'autre part, à un système rigoureux de contrôles et de rapports périodiques. On doit s'inspirer de cette expérience pour mettre en place un partenariat mondial en faveur développement durable pour l'après 2015. La Suisse s'y engage activement en ce domaine, a-t-il assuré: «Nous avons mis en place un dialogue avec les citoyens, la société civile, les agents économiques et la communauté académique afin de définir les priorités pour notre pays». Au niveau international, la Suisse, qui a coprésidé des consultations internationales, tient à ce que les nouveaux objectifs intègrent les trois dimensions du développement durable: défense des droits de l'homme, respect des limites de notre planète, inclusion et justice sociale, universalité et cohérence politique.

Il est essentiel que les gains économiques et sociaux de la migration soient pris en compte dans tous les domaines pertinents, estime par ailleurs la Suisse. En outre les futurs objectifs doivent être limités et compréhensibles pour tous, a souligné M. Maurer. Responsabilité et bonne gouvernance doivent en être les fondements. Nous sommes au service du peuple et il est nécessaire de maintenir un dialogue ouvert avec les représentants de la société, a dit le Président suisse.

Enfin, la Suisse est favorable à une réforme de l'ECOSOC, estimant que les échanges à venir seraient déterminants à cet égard. Elle est heureuse de l'accueillir tous les deux ans, son Président rappelant que Genève offrait un mélange unique de cultures institutionnelles et de compétences grâce à la présence variée d'organisations onusiennes. Le Conseil est un garant important de la cohérence du système des Nations Unies. Ce dernier se développe et devient sans cesse plus varié, a rappelé M. Maurer, qui estime que «cette diversité est sa force».

Exposés sur le thème du débat de haut niveau: la science, la technologie et l'innovation, ainsi que les perspectives ouvertes par la culture

MME IRINA BOKOVA, Directrice générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), a souligné que la communauté internationale est à un tournant avant l'échéance des objectifs du Millénaire pour le développement, dont la réalisation doit demeurer une priorité politique. Les contraintes actuelles en matière de ressources doivent inciter les États à miser sur l'ingéniosité humaine pour réaliser l'équité sociale et la protection de l'environnement. La science et l'innovation sont essentielles pour concrétiser cette vision et assurer la viabilité du développement. Toutes les sciences doivent être mobilisées à cette fin.

L'UNESCO travaille avec plus de vingt pays d'Afrique au renforcement de leurs capacités nationales en matière de sciences et de techniques. L'Afrique sub-saharienne à elle seule a besoin de plus de deux millions et demi de nouveaux ingénieurs et techniciens pour atteindre les objectifs du développement en matière d'eau et d'assainissement, a observé Mme Bokova. Le soutien à l'innovation est inséparable de la promotion de la culture et de la diversité culturelle, a-t-elle aussi relevé. L'apport de l'indice mondial de l'innovation, qui sera présenté ce matin, est justement de montrer comment la créativité, le partage des biens culturels accélèrent l'innovation. Les indicateurs statistiques sur la culture et le développement, lancés par l'UNESCO dans treize pays, vont dans le même sens: la culture est une force le développement durable, a assuré Mme Bokova. La prise en compte du contexte culturel permet de concevoir des politiques plus adaptées, efficaces et durables. Elle montre aussi que ce qui est bon pour l'inclusion, la participation des populations, est aussi bon pour l'économie: le grand atout de la culture est qu'elle concilie les deux, a noté la Directrice générale de l'UNESCO. En seulement dix ans, les programmes qui misent sur la culture se sont multipliés pour accélérer la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. C'est la grande leçon des dix-huit grands projets «Culture et développement» financés par l'Espagne et pilotés par l'UNESCO dans 18 pays, qui ont permis à des centaines de milliers d'hommes et de femmes de trouver des emplois stables dans le tourisme, les industries créatives et l'artisanat, notamment.

M. HAMADOUN tOURé, Secrétaire général de l'Union internationale des télécommunications (UIT), a déclaré que selon lui, la clef du succès – au regard du thème retenu pour l'Examen ministériel annuel de l'ECOSOC – consiste à connecter tout le monde à l'Internet, afin que chacun puisse bénéficier de toutes les applications et de tous les services offerts par Internet et les autres technologies d'interconnexion. En termes de communication globale, a poursuivi M. Touré, «nous vivons la période la plus excitante de l'histoire humaine et nous avons déjà réalisé d'incroyables progrès depuis le début du Millénaire». Aujourd'hui, nous sommes sur le point d'avoir autant de téléphones cellulaires mobiles que d'êtres humains sur la planète; d'ici la fin de cette année, quelque 2,7 milliards de personnes utiliseront Internet. Pour autant, alors que nous allons vers 2014, nous ne devons pas perdre de vue que près de 70% de la population du monde en développement ne seront toujours pas connectés. Aujourd'hui, les technologies de l'information et de la communication constituent une part fondamentale du progrès économique et social; aussi, est-ce un devoir et une obligation que d'apporter le haut débit à tous les êtres humains et non pas seulement au tiers le plus riche de l'humanité.

Le Secrétaire général de l'UIT a rappelé que son organisation avait précisément pour mission de connecter le monde. Il a fait valoir que l'UIT avait, avec l'UNESCO, joué un rôle clef dans la mise en place, en 2010, de la Commission sur le haut débit au service du développement numérique. Aujourd'hui même, a précisé M. Touré, sera lancé un nouveau rapport de cette Commission, qui examine le premier des objectifs que se sont fixés les dirigeants du monde à la fin de 2011 à Genève, à savoir l'objectif visant à ce que la politique de haut débit soit rendue universelle d'ici 2015. Aujourd'hui, a fait valoir M. Touré, 134 pays disposent d'un plan, d'une stratégie ou d'une politique sur le haut débit, contre 17 en 2005. Pour autant, il ne suffit pas d'avoir des plans; encore faut-il, pour que s'épanouissent les bénéfices du haut débit, que soit noué un partenariat fort entre gouvernements, industries et autres parties prenantes. M. Touré s'est dit optimiste et convaincu que dans les vingt prochaines années, les bénéfices du haut débit toucheront tous les êtres humains, où qu'ils vivent et dans quelque circonstance que ce soit.

M. ROLF-DIETER HEUER, Directeur général de l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN), qui a souligné que cette institution était «le plus grand laboratoire du monde», a rappelé que la science pouvait conduire à des innovations qui bouleversent la société. Il a cité l'exemple de la naissance, au CERN, de l'Internet, qui a profondément changé le monde dans lequel nous vivons. L'Internet est le fruit de la recherche fondamentale et c'est un élément déterminant pour la croissance économique, même si d'autres facteurs entrent en jeu. Nous dépendons de la science de manière sans cesse croissante, ce que nous ignorons bien trop souvent et qui exige pourtant une plus grande implication de tous. Les transferts de connaissances vers les régions moins dotées de progrès scientifiques est fondamental à cet égard.

L'excellence est essentielle et la science en est l'inspiratrice, à condition que la coopération ne soit pas exclue, ce qui n'exclut pas la concurrence, a poursuivi le responsable du CERN. Il s'agit de favoriser l'intégration des deux notions de coopération et de concurrence. Il faut exploiter toutes les synergies existantes, d'autant que la science est une langue universelle. Le succès du CERN en matière de coopération mondiale en constitue une éclatante illustration. Ce succès doit inspirer les gouvernements.

Enfin, si l'engagement des individus est important, celui de la société l'est également. Pourtant la politique n'est guère équipée pour prendre les décisions pertinentes nécessaires lorsqu'elles sont basées sur la science. Et de son côté, la science a ignoré pendant trop longtemps la société. Pour M. Heuer, la science doit faire partie du débat international lorsque celui-ci mène à la prise de décisions scientifico-économiques importantes. Les États et les décideurs ne doivent pas opérer des coupes sur la recherche car cela ne peut que réduire les perspectives de croissance pour la société et pour le bien-être de ses citoyens. Ils ne doivent pas tailler dans les moyens dévolus à une bonne éducation. Ils doivent encourager les jeunes générations à se tourner vers la science et vers des carrières scientifiques.

M. DAVID SENGEH, de l'organisation Innovate Salone, a fait part de son expérience de jeune concepteur de prothèses orthopédiques modernes, confortables et abordables pour les populations africaines, notamment en Sierra Leone. M. Sengeh a créé un programme d'encouragement à l'innovation destinés aux jeunes collégiens sierra-léonais. Ses collègues kenyans et sud-africains ont lancé des initiatives similaires dans leurs pays respectifs. Des jeunes ont imaginé, dans ce contexte, un système de vote sécurisé ou encore de nouveaux modèles de batteries utilisant des matières premières locales. M. Sengeh a appelé les États à généraliser des initiatives d'aide à l'éducation et à l'innovation similaires, capables d'aider les jeunes à s'impliquer dans la recherche et à trouver des solutions concrètes aux problèmes rencontrés dans leurs communautés. M. Sengeh a observé qu'il importe de susciter des changements dans les mentalités autant que de créer de nouveaux objets utiles.

MME DAPHNE KOLLER, Massive Open Online Courses (MOOCs), a fait observer que le New York Times avait fait de 2012 l'année de l'enseignement en ligne libre et massif. En ouvrant au public ses cours en ligne, l'Université de Standford – qui fait partie des universités partenaires de MOOCs – est parvenue, à elle seule, à toucher 100 000 personnes, une population qu'il aurait fallu 250 ans à atteindre sans le recours à cette méthode. Elle a indiqué que la plateforme de cours en ligne mise en place par MOOCs regroupait des universités telles que celles de Princeton, Yale et Columbia et beaucoup d'autres universités des États-Unis et du monde entier. Les premiers cours disponibles sur cette plateforme portaient sur l'informatique et se sont ensuite étendus à un grand nombre de matières, comme la philosophie, les sciences humaines, la médecine ou encore la musique. Au total, ce sont quatre millions d'étudiants à travers le monde qui suivent des cours grâce à cette plateforme en ligne, dont 40% sont issus de pays du monde en développement.

Lancement de l'Indice mondial de l'innovation 2013

Le Président du Conseil économique et social a salué le lancement de la sixième édition de l'Indice mondial de l'innovation (Global Innovation Index) dans le cadre de l'Examen ministériel annuel. M. Osorio a souligné que le débat thématique du Conseil cette année fournit une toile de fond parfaite pour en apprendre davantage sur les façons dont l'Indice mondial de l'innovation permet de mesurer les progrès mondiaux dans les domaines de la science, la technologie, l'innovation. L'Indice mondial de l'innovation s'est déjà imposé comme la référence par excellence parmi les indices de l'innovation et a évolué pour devenir un outil de référence précieux qui peut permettre à toutes les parties prenantes d'évaluer les progrès.

Le Président du Conseil a souligné l'importance de l'innovation dans les domaines de l'éducation et de la santé notamment. Certains pays obtiennent déjà des résultats notables grâce à leurs investissements dans les domaines scientifiques et technologiques. Ce n'est toutefois pas le cas des pays les moins avancés et M. Osorio a souligné l'importance des transferts de technologie, vers l'Afrique en particulier, en tenant compte des priorités nationales et internationales. Il a appelé de ses vœux le développement d'une culture de l'innovation au niveau local.

M. BAN KI-MOON, Secrétaire général des Nations Unies, a souligné que la science, la technologie et l'innovation ont joué un rôle fondamental dans les progrès que le monde a connus, rappelant à titre d'illustration les vaccinations qui sauvent 2,5 millions de vie par an. De manière répétée, tout démontre le rôle fondamental de la science, de la technologie, de l'innovation et également de la culture dans les progrès en matière de santé, d'éducation, des énergies renouvelables, ainsi qu'à l'égard d'autres défis en matière de développement. L'indice 2013 montre que la face de l'innovation change en ce XXIe siècle. Celle-ci est ouverte de manière croissante, elle est collaborative et internationale. Alors que la communauté internationale œuvre à développer le programme de l'après-2015, il faut continuer à harnacher la puissance de changement de la science, de la technologie et de l'innovation, a souligné M. Ban. Cela implique que l'innovation soit adaptée sur le plan local et qu'elle s'édifie sur la base de connaissances et de compétences autonomes. La science, la technologie et l'innovation joueront un rôle clé dans le pilotage du développement durable.

M. FRANCIS GURRY, Directeur général de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), a indiqué que l'OMPI, l'Institut européen d'administration des affaires (INSEAD) et l'Université Cornell sont associés pour publier chaque année l'Indice mondial de l'innovation, qui reflète les performances relatives des États en la matière aux fins de les améliorer. L'innovation est la clé du succès dans une économie où la connaissance tient une place prépondérante. L'innovation permet en outre aux sociétés de surmonter les difficultés sociales et sanitaires, et de progresser vers l'avènement d'une «économie verte». La propriété intellectuelle tient une place importante dans l'innovation en encourageant les investissements dans la recherche et le développement et en arbitrant entre l'investissement et le partage des avantages sociaux de l'innovation. Comme la plupart des biens, la capacité d'innovation n'est pas partagée de manière équitable dans le monde. Mais, contrairement aux matières premières comme le pétrole, la capacité d'innover peut s'acquérir, a observé M. Gurry. Cette constatation est à l'origine de la création de l'Indice mondial de l'innovation.

M. SOUMITRA DUTTA, Doyen de l'École supérieure de gestion de l'Université Cornell et éditeur de l'Indice mondial de l'innovation, a souligné que le premier semestre de 2013 a vu la croissance économique mondiale rester inégale. Alors que l'action économique reste centrée sur une recherche de l'équilibre entre gestion de la dette et soutien de la demande, l'incertitude demeure quant à l'avenir. Les politiques de promotion de l'innovation jettent les bases de l'avenir en matière de productivité et d'emploi. Les dépenses brutes consacrées à la recherche et au développement dans de nombreux pays ont été caractérisées par une tendance à la hausse depuis 2010, a ajouté M. Dutta. Les résultats de l'Indice mondial de l'innovation témoignent de la nature en mutation de l'innovation aujourd'hui, a-t-il poursuivi. Les pays qui occupent les 25 premiers rangs au regard de cet Indice se trouvent dans diverses parties du monde et si les pays à haut revenu dominent la liste, de nouveaux acteurs apparaissent, a précisé M. Dutta. Les 10 premiers pays de la liste sont les mêmes qu'en 2012, et il en va de même pour les 25 premiers; il semblerait en effet qu'une fois atteint un certain seuil d'innovation, une sorte de cercle vertueux (de l'innovation) se mette en place. M. Dutta a rappelé les piliers de l'innovation que sont les institutions, le capital humain et la recherche, les infrastructures et le degré de développement des marchés et des entreprises.

M. BRUNO LANVIN, Directeur exécutif de l'Initiative de compétitivité européenne de l'Institut européen d'administration des affaires (INSEAD - également éditeur de l'indice), a souligné que l'innovation se jouait au niveau mondial et qu'il faut relever la permanence d'une fracture dans l'innovation. Les pays en tête du classement demeurent les mêmes, même s'il existe un «jeu de chaises musicales» entre eux, précisant que la Suisse conservait une nouvelle fois son premier rang. Mais certains pays gravissent rapidement les échelons, même si les progrès ne sont pas uniformes. La dynamique locale de l'innovation est d'une importance décisive, a-t-il relevé par ailleurs, et au niveau local, la Silicon Valley n'est pas le seul modèle valable. L'indice est plus qu'un exercice annuel permettant aux pays de se comparer entre eux: les repères ainsi créés sont utiles pour se situer par rapport aux objectifs fixés. Il s'agit d'un outil pratique en matière de performance dans l'innovation. Le rapport de cette année est d'un optimisme prudent, a-t-il constaté, alors que les efforts demeurent dispersés. Une meilleure compréhension des mécanismes de l'innovation peut permettre de dégager de nouveaux modèles de croissance, M. Lanvin rappelant par ailleurs le rôle essentiel de l'éducation.

M. SAMIR MITRA, Conseiller principal au Conseil national de l'innovation de l'Inde, a indiqué que l'Inde verra bientôt entrer sur le marché du travail de 500 millions jeunes, qu'il faudra encadrer afin que ce dividende démographique ne se transforme pas en raz-de-marée. L'Inde comptera par ailleurs une classe moyenne forte de 400 à 450 millions d'individus, ce qui entraînera une explosion de la facture énergétique à laquelle l'Inde ne pourra faire face. Pour relever ces défis, l'Inde est obligée d'innover dans tous les domaines – économique, social et technologique. Elle a créé pour ce faire le Conseil national de l'innovation, organe consultatif et simultanément incubateur. L'Institut poursuit trois objectifs: l'innovation au profit de tous, en particulier des pauvres; l'application des innovations au profit de l'ensemble de la population; et la construction des infrastructures nécessaires à l'innovation.

Messages politiques issus des réunions préparatoires de l'Examen ministériel annuel

M. CHARLES KITWANGA, Vice-Ministre d'État au Bureau du Vice-Président pour l'environnement de la République unie de Tanzanie, a rendu compte de la réunion préparatoire à l'Examen ministériel annuel qui s'est tenue à Dar es-Salaam le 14 mars dernier, en collaboration avec l'OMPI et le Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies. Il est ressorti de cette réunion que l'innovation est un moyen primordial de réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement et du développement durable; en Afrique, l'innovation est sans aucun doute un outil efficace pour relever les défis socioéconomiques et environnementaux. La transition vers le développement durable sera grandement tributaire de l'innovation, a souligné le Vice-Ministre. Il convient donc de créer un milieu propice à l'innovation, a souligné M. Kitwanga. Des cadres appropriés doivent exister pour permettre le développement des capacités d'innovation, a-t-il précisé. Les gouvernements ont donc été priés de veiller à la qualité de l'éducation – en particulier dans les matières scientifiques et technologiques – et d'investir dans les ressources humaines, qui sont à la base de l'innovation. Il faut remédier aux déséquilibres actuels qui existent en Afrique en termes d'innovation, a-t-il par ailleurs été souligné durant la réunion de Dar es-Salaam. Le Vice-Ministre a ajouté que le rôle clef et transversal des sciences, de la technique et de l'innovation face aux défis du développement durable a été mis en relief.

M. JULLA PONG NONSRICHAI, Vice-Ministre des affaires étrangères de la Thaïlande, a rendu compte de la réunion régionale pour l'Asie et le Pacifique qui s'est tenue à Bangkok en mars. Celle-ci s'est intéressée au rôle des sciences, des technologies et de l'innovation dans la promotion des énergies renouvelables. Ainsi, la région Asie-Pacifique reconnaît qu'une énergie propre, soutenable, d'un coût abordable et qui soit accessible, particulièrement pour les pauvres, soit la clé de l'allègement de la pauvreté et permette de parvenir à un développement durable. Des énergies renouvelables telles que l'hydroélectricité, la géothermie, l'éolien, le solaire et les agrocarburants constituent les solutions les plus efficaces et viables, particulièrement dans les zones rurales et enclavées, a-t-il souligné. Les technologies d'énergie renouvelable exigent un fort investissement et soutien des États, a-t-il souligné. La région Asie-Pacifique connaît de fortes disparités de développement et ses sources d'approvisionnement reposent par trop sur les énergies fossiles. Les sciences et technologies innovantes peuvent contribuer à aider les pays en développement à surmonter leurs handicaps et à développer leurs capacités d'énergie renouvelable.

M. RACHID MEREDOV, Vice-Premier Ministre et Ministre des affaires étrangères du Turkménistan, a rendu compte de la soixante-cinquième réunion organisée, en avril dernier, par la Commission économique pour l'Europe de l'ONU (CEE-ONU) et le Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies. L'Europe est une source majeure de sciences, technologies et innovations, qui doivent être mises au service de l'innovation dans la conduite des affaires tant privées que publiques. Les nouveaux modes de consommation et de production doivent tenir compte des possibilités offertes par les moyens techniques modernes pour le recyclage des matières premières. L'innovation doit permettre de «faire plus avec moins» dans un contexte de crise et de pénurie. La réunion de la CEE-ONU a aussi été l'occasion de souligner les différences entre pays en ce qui concerne la capacité d'absorber les innovations.

MME GLADYS TRIVEÑO, Ministre de la production du Pérou, a indiqué qu'une réunion s'est tenue en janvier au Pérou afin de parvenir à une position consensuelle sur l'importance des sciences, des technologies et de l'innovation pour la réduction des inégalités. L'Amérique latine est aujourd'hui une région bénéficiant d'une meilleure stabilité économique, sociale et politique; néanmoins, c'est aussi une région marquée par de très fortes inégalités. Or, précisément, les sciences, les technologies et l'innovation peuvent contribuer à réduire ces inégalités, en termes en particulier d'accès à l'éducation, ce qui est déterminant. Les économies latino-américaines investissent en moyenne à peine 1% de leur PIB dans la recherche et le développement, a fait observer Mme Triveño. En outre, l'investissement étranger direct dans les pays d'Amérique latine n'a pas eu pour conséquence un transfert de technologies vers les économies locales, a-t-elle ajouté. La seule manière de réduire la pauvreté de manière durable est de créer des opportunités et l'accès aux technologies de l'information et de la communication est le meilleur moyen d'assurer l'accès à ces opportunités, a souligné Mme Triveño. Elle a par ailleurs insisté sur la nécessité de reconnaître les droits de propriété intellectuelle des savoirs traditionnels des communautés autochtones et paysannes. Le Pérou a chèrement payé de ne pas les avoir protégés en temps utile, a-t-elle notamment souligné.

Répondant à des commentaires du modérateur, M. PONG NONSRICHAI a expliqué qu'un projet de distribution de tablettes aux élèves avait été lancé dans son pays. Toutefois, le manque d'accès à Internet ajoute des coûts à ce projet car il a fallu charger des contenus dans lesdites tablettes, rendant ainsi ce programme plus onéreux. Elle a donc développé un projet de «corridor de haut débit» afin d'élargir l'accès au réseau. M. KITWANGA a pour sa part souligné que l'on assistait à un changement spectaculaire en Afrique avec l'arrivée de la téléphonie mobile. Mais si celle-ci permet effectivement de réduire les inégalités en matière d'accès à l'information, le principal handicap d'accès à l'Internet reste dû à l'absence d'accès à l'électricité.

Pour M. IBRAHIM SAIF, Ministre du plan et de la coopération internationale de la Jordanie, il importe que les progrès en matière de science, de technologie et d'innovation soient inclusifs et bénéficient à toutes les populations. Il faut renforcer les capacités nécessaires à l'innovation et adopter des stratégies et signes clairs permettant d'en favoriser l'apparition. La plupart des pays en voie de développement traversant une situation budgétaire difficile, l'aide internationale doit jouer à plein. Le Ministre a salué les initiatives locales visant à ouvrir l'accès aux ressources telles que bibliothèques et brevets. Il a préconisé la création de partenariats régionaux en faveur de l'innovation; ces partenariats doivent nouer des contacts avec les initiatives d'autres régions.

Sur proposition de l'animateur, M. Richard Manning, Président du Conseil de l'Institute of Development Studies au Royaume-Uni, une discussion s'est ensuite ouverte sur les programmes envisagés dans les différentes régions pour promouvoir davantage d'innovation dans les petites et moyennes entreprises et les jeunes pousses.

MME TRIVEÑO a indiqué que cela avait été un défi pour les pays d'Amérique latine de faire en sorte que les PME utilisent davantage de technologies de l'information et de la communication. Nombre de chefs d'entreprise ont un niveau de formation secondaire mais pas universitaire; nombre d'entre eux ne connaissent pas ces technologies et préfèrent le contact direct entre êtres humains.

M. MEREDOV a insisté sur l'importance de créer des conditions économiques, juridiques et sociales propices, y compris une politique d'innovation plus active de la part des États, pour assurer un développement efficace des PME. La région européenne est la principale région créant de nouvelles technologies; c'est donc une grande responsabilité pour cette région que de veiller à ce que soit renforcée la coopération internationale dans ce domaine.

M. KITWANGA a insisté sur la priorité qui doit être accordée à l'éducation afin d'assurer le «capital de démarrage». Il n'en demeure pas moins qu'il est nécessaire de disposer de politiques venant soutenir la croissance des PME; à cet égard, il conviendrait de faire sauter les barrières, c'est-à-dire de promouvoir la coopération tout en maintenant la concurrence.

M. PONG NONSRICHAI a pour sa part reconnu que les technologies de l'information et de la communication sont essentielles; mais il convient également d'assurer davantage d'éducation, de formation et d'incitations; un appui gouvernemental s'avère impérieusement nécessaire à cette fin.

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Genève: Ban Ki-moon et Ueli Maurer définissent l'après-2015 !

Le secrétaire général de l'ONU et le président de la Confédération ont ouvert à Genève la session annuelle du Conseil économique et social (ECOSOC).

Ueli Maurer et Ban Ki-moon ont ouvert la session annuelle du Conseil économique et social (ECOSOC).

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a demandé lundi à Genève d'adopter un programme ambitieux pour la consolidation des Objectifs du Millénaire sur le développement après 2015.

Ueli Maurer lui a fait écho en souhaitant l'adoption d'un partenariat mondial sur le développement durable.

Ban Ki-moon a invité la communauté internationale à «forger un programme ambitieux» pour l'agenda de l'après-2015, en ouvrant la session annuelle du Conseil économique et social (ECOSOC).

Il a affirmé que «des progrès substantiels et significatifs ont été accomplis pour parvenir» à plusieurs des Objectifs du Millénaire (OMD), fixés en 2000, y compris la réduction de moitié du nombre de personnes vivant dans l'extrême pauvreté ou la réduction de moitié de la proportion de la population sans accès à l'eau potable.

A moins de 1000 jours de l'échéance, des progrès ont aussi été accomplis dans le domaine de la santé, notamment dans la lutte contre le paludisme, la tuberculose et le VIH, a souligné le secrétaire général de l'ONU.

Il sera possible de réaliser l'objectif de réduction de moitié entre 1990 et 2015 de la proportion de personnes qui souffrent de la faim. Celle-ci est tombée de 23,2% en 1990-1992 à 14,9% en 2010-2012, selon le rapport présenté par Ban Ki-moon. Le taux de mortalité des moins de cinq ans a baissé de 41% entre 1990 et 2011 et le taux de mortalité maternelle de 47%. Mais, il faut accélérer le rythme des progrès et combattre les disparités entre nations et groupes de population, a affirmé le diplomate sud-coréen.

Priorités de la Suisse

Le président de la Confédération Ueli Maurer lui a fait écho en lançant un appel à «mettre en place un partenariat mondial sur le développement durable pour l'après-2015». Il a énoncé les priorités de la Suisse: la défense des droits de l'homme, le respect des limites de la planète, la justice sociale, l'universalité et la cohérence politique.

Le président de la Confédération a encore cité la nécessité de réduire les risques de catastrophes naturelles, de lutter contre les entraves à la paix, d'assurer la transition vers des modes de production et de consommation durables, ainsi qu'une meilleure santé à tous les âges et la sécurité de l'approvisionnement en eau.

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Outre-mer: La défiscalisation préservée, mais...

Jean-Marc Ayrault face aux acteurs économiques martiniquais, salle Schoelcher, hôtel La Batelière. Photo Réveil FM

Hôtel La Batelière, Salle Schoelcher, lorsque jean-Marc Ayrault en entamé sa déclaration aux acteurs économiques et aux employeurs de la Martinique, beaucoup retenaient leur souffle. Quel sera le nouveau dispositif de défiscalisation ? Pour y répondre, le Premier ministre s'est appuyé sur le programme du candidat Hollande (les 30 propositions pour l'Outre-mer), pour mieux ancrer la nouvelle défiscalisation dans la continuité d'une action politique "responsable". Le dispositif défiscalisation sera maintenu. Mais se plaçant comme responsable des deniers publics et aussi pour ne pas rpovoquer de courants contraires, il entend adosser à ce maintien un volet crédit d'impôt, "à titre expérimental". En réalité, il amorce un virage redouté par les milieux économiques sur la route de l'investissement productif. Cette idée de crédit d'impôt fait son entrée dans le dispositif, lié à l'investissement productif. Mais, s'empresse-t-il de dire, "les PME continueront à avoir la défiscalisation connue aujourd'hui. Simplement, nous aurons à fixer ensemble le seuil, alors que les intermédiaires n'interviendront plus dans le dispositif."

Répit en attendant le Parlement

Jean-Marc Ayrault avec ses ministres, Salle Schoelcher. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault, le premier ministre. Photo Réveil FM

Moment de respiration perceptible dans la salle schoeler. Les acteurs économques étaient soulagés: la défiscalisation demeure. Même avec un aménagement nouveau, le crédit d'impôt. L'essentiel des secteurs d'activité n'a pas perdu tout espoir de convaincre quelques investisseurs.

Reste que le premier ministre ne pouvait continuer sur le ton de bonus. Le bémol, c'est la question des dettes sociales et fiscales des entreprises. "Le principe du paiement des dettes reste la règle. La moratoire sur les dettes fiscales et sociales a échoué. Nous n'avons pas de vocation d'étrangler les entreprises en difficulté. L'examen au cas par cas continuera."

Malgré ce léger coup de froid à Fort de france où la chaleur fait loi, les acteurs économiques martiniquais ont applaudi le Premier ministre. L'essentiel est sauf. La défiscalisation n'est pas morte. Chacun mesure que la prochaine étape passera par le Parlement, lors de la discussion de la prochaine loi des financeas. Et là ce sera à nouveau le temps de nouvelles inquétudes.


Outre mer: défiscalisation conservée pour les... par Matignon

Discours de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre aux acteurs économiques et aux employeurs à l’hôtel La Batelière -Fort-de-France (Martinique) Jeudi 27 juin 2013

Madame et Messieurs les Ministres,

Si vous voulez bien me rejoindre, venez avec moi, qu’on vous voit. Oui ! Mesdames, messieurs les parlementaires, je suis heureux de retrouver beaucoup d’entre vous, monsieur le préfet merci aussi de votre présence, monsieur le président du Conseil régional, madame la présidente du Conseil général, mesdames, messieurs les élus, les responsables économiques, les Conseils économiques et sociaux.

J’ai souhaité en effet, comme je l’ai annoncé à plusieurs reprises dans les médias, rencontrer - à l’occasion de ma visite en Martinique et en Guadeloupe - les acteurs du monde économique et de l’emploi, qui sont à la fois les acteurs privés mais aussi les acteurs publics, et puis m’adresser à vous et au-delà de vous à nos compatriotes des Outremer.

La Martinique c’est comme les autres régions françaises, elle vit dans le même contexte, qui est un contexte d’incertitudes économiques, avec des indicateurs qui font état d’un climat des affaires moroses, attentistes, mais avec aussi des préoccupations spécialistes - et quand je dis la Martinique, c’est vrai aussi de la Guadeloupe, c’est vrai de la Guyane, c’est vrai de la Réunion - et donc j’ai voulu en m’adressant à vous répondre à un certain nombre de questions qui se posent ou que vous vous posez et auxquelles il est temps d’apporter je dirais un éclairage et de rassurer.

J’ai évoqué hier plusieurs fois devant quelques responsables économiques la nécessité de la clarté, de la précision, de la stabilité, c’est vrai que quand on ne sait pas de quoi le lendemain sera fait - surtout en matière réglementaire, en matière fiscale, en matière des règles du jeu - c’est très difficile de se lancer, d’investir, de programmer, donc, il est important de lever les questions qui se posent sur la défiscalisation, des questions qui sont posées aussi : quel est le rôle de la Banque Publique d’Investissement dans les Outremer ? Aura-t-elle un rôle ? Sera-t-elle présente ? La mise en oeuvre du CICE Outremer mais aussi les incertitudes sur l’avenir de la Politique Agricole Commune.

Ca fait beaucoup de choses ! Donc, sur tous ces points, je voudrais vous adresser un message de confiance.

Quand je dis que le gouvernement est à vos côtés et le restera, ce n’est pas une formule de circonstance. On me demandait tout à l’heure, dans les rues de Fort-de-France, si j’étais bien accueilli en Martinique ? J’ai répondu que oui ! Et si j’étais aux côtés des Martiniquais ? Et j’ai répondu que oui ! C’est important que vous sachiez que les engagements qui ont été pris par le Président de la République et qui sont désormais ceux de ce gouvernement, doivent être respectés et seront tenus.

Mais avant d’en parler davantage, je voudrais aussi évoquer les atouts, les atouts dont vous disposez, les Antilles françaises particulièrement sont loin des images d’Epinal sur l’économie insulaire, d’ailleurs je constate qu’il y a une très grande méconnaissance de la réalité économique de vos territoires dans l’hexagone, c’est injuste et donc il m’appartient et aux ministres qui m’accompagnent, singulièrement le ministre des Outremer - et c’est ce qu’il fait tous les jours – d’expliquer ce que vous êtes, ce que vous faites, quelles sont vos capacités pour vous-même mais aussi pour notre pays.

Et je voudrais quand même qu’on souligne quand on compare - et notamment quand on compare en visitant les autres pays de cette région – c’est la qualité des infrastructures, c’est la qualité des services publics, c’est unique dans la région. Alors bien sûr ne croyez pas dans mon propos qu’il n’y a rien à améliorer en termes d’infrastructures et que les services publics fonctionnent de façon parfaite et, si on va dans l’hexagone, on verra qu’il faut faire des efforts pour améliorer les infrastructures de transport, de tout ce qui concerne la mobilité, qu’il y a une nécessaire remise à niveau et que nos services publics doivent aussi se réformer pour être encore plus performants.

Donc, ce n’est pas parce que l’on dit que nous avons des atouts que pour autant rien ne doit changer. Mais ne dénigrons pas ce que nous sommes, ne le faisons pas nous-mêmes, parce que beaucoup de pays envient notre niveau d’infrastructures, beaucoup de pays envient notre niveau de services publics.

Et puis je crois qu’il faut dire que la population des Antilles - certains y voient un problème, on peut y voir une chance - est jeune, plus jeune encore que sur le reste du pays et que, grâce à notre système d’éducation nationale, notre école, eh bien cette jeunesse est formée. Certes une partie d’entre elle ne l’est pas, qui sort du système scolaire en situation d’échec – c’est vrai dans d’autres régions de France, dans l’hexagone – mais parlons aussi de ce qui marche, toute la jeunesse ne sort pas sans être formée et sans aucun niveau de l’école. Et puis la création d’entreprises est restée stable l’an dernier, malgré les difficultés économiques. Donc, ce sont des indicateurs positifs que je voulais souligner.

Je ne voudrais pas non plus oublier le rôle des collectivités territoriales parce qu’elles sont présentes, très présentes, je l’ai constaté ; Elles savent aussi se réorganiser, ici en Martinique la décision que les électeurs ont acceptée de transformer les institutions régionales et départementales en assemblée territoriale unique ce n’est pas quelque chose de secondaire, c’est une décision lourde mais porteuse d’avenir ; Et quand je regarde aussi ce que les communes font en développant l’intercommunalité, en traitant les problèmes d’eau, en traitant les problème d’assainissement - tout ça c’est devant nous et ce n’est pas toujours facile - mais cet effort il est engagé, donc on n’est pas là dans une situation inerte où tout serait à refaire et tout serait en situation de déclin. Donc, je voudrais vraiment souligner vos atouts, nos atouts.

Mais si on poursuivre, si on veut amplifier tout ça, il faut une politique ambitieuse d’investissements publics. Conformément aux engagements du Président de la République, le gouvernement a mis en place un plan de rattrapage en matière d’équipements structurants, dès 2013 près de 40 projets ont été retenus Outremer - dont 6 en Martinique, 6 Guadeloupe - et un nouvel appel à projet va être lancé avant la fin de l’année.

Mais pour relancer l’activité je veux bien sûr aussi stimuler l’investissement privé, je sais que la réforme de la défiscalisation suscite des appréhensions c’est pourquoi je veux en parler sans détour et, là encore, je voudrais vous rassurer et vous expliquer quelle a été la démarche de mon gouvernement.

Quand on gère de l’argent public – et c’est vrai pour un maire, c’est vrai pour un président de département ou de région, on a des comptes à rendre et on a des comptes à rendre aux contribuables et, si on ne le fait pas, il y a la Chambre Régionale des Comptes qui vous donne son appréciation et, si ce n’est pas la Chambre Régionale des Comptes, c’est la Cour des Comptes.

Ça vaut ce que ça vaut, mais c’est un avis qu’il faut respecter, parce que c’est la question de l’usage de l’argent public pour les contribuables, on a des comptes à leur rendre. Donc, qu’est-ce que nous avons engagé ?

Nous avons engagé une politique d’évaluation des dispositifs existants - mais toujours en partant des engagements pris par le Président de la République – on connait ses 60 engagements pour toute la France et il y a aussi les 30 engagements spécifiques pour l’Outremer, je l’ai dit ils seront respectés, c’est donc notre feuille de route, c’est ma feuille de route, c’est celle de Victorin Lurel, c’est celle des membres du gouvernement concernant les Outremer.

Donc, qu’est-ce que nous avons fait ? Nous avons lancé une évaluation des dispositifs existants en matière de défiscalisation et c’est un comité de pilotage, qui a été créé, présidé par Victorin Lurel – ministre des Outremer – qui réunissait des représentants des milieux économiques, des élus nationaux et locaux et j’ai toujours dit que cette réforme ne se ferait pas sans les Outremer.

Mais cette réforme nous y sommes maintenant, il est donc temps de fixer les orientations, il est temps d’aboutir à des mesures précises, concrètes, parce qu’à la mi-septembre le gouvernement en conseil des ministres adoptera le budget 2014, la loi de finance 2014, donc c’est dans cette loi de finance 2014 que toute une série de dispositifs, fiscaux ou d’intervention seront inscrits.

Alors, soyons clairs, mon objectif c’est que les dispositifs qui ont fait leur preuve doivent être maintenus tout en améliorant leur efficacité et s’agissant de la défiscalisation – ça fait longtemps que ces dispositifs ont été mis en place - et l’évaluation a permis justement de voir les différents modes de défiscalisation : ce qui marche, ce qui ne marche pas.

On a vu aussi des problèmes qui ont été soulignés, je pense en particulier le coût des intermédiaires, et le coût des intermédiaires est trop élevé et ne bénéficie pas évidemment aux Outremer, je souhaite aussi simplifier ces dispositifs de défiscalisation et les rendre aussi plus justes.

Et puis, pour mieux encourager l’investissement productif, j’ai donc décidé de conserver le régime de défiscalisation pour les petites entreprises, pour les entreprises moyennes - celles qui sont les plus fragiles, celles qui n’ont pas de fonds propres ou très peu de fonds propres, celles qui ont une difficulté pour accéder aux crédits tant en termes de trésorerie qu’en termes d’investissement – donc pour ces entreprises-là à l’évidence c’est le constat que nous avons fait et en particulier avec Victorin Lurel c’est que le dispositif de la défiscalisation est favorable, donc ça fait consensus, je crois que ça fait consensus aussi avec vous.

Alors après vous allez me dire : Oui ! Mais quel est le seuil ? A partir de quand ? Est-ce que c’est vraiment que des TPE ? Non ! Evidemment, c’est les entreprises moyennes. Mais quel est le seuil ? Ce que je vous propose c’est de le définir ensemble, avec vous, donc le principe est là, les améliorations sont là, le seuil est à définir ensemble.

Pour les entreprises, celles qui sont d’une taille plus importante, je dirais surtout celles qui ont les reins solides, qui n’ont pas le même type de problème, j’ai décidé d’innover avec cette formule nouvelle du crédit d’impôt, c’est un nouveau crédit d’impôt, donc il vient parallèlement à la défiscalisation, là il s’agira d’une aide directe aux investissements ultramarins d’un montant équivalent à celui du Girardin industriel mais qui ne nécessitera plus d’intermédiaire pour monter les dossiers, ni l’apport de contribuables cherchant à réduire leurs impôts.

Donc, c’est une formule nouvelle pour des entreprises pour lesquelles accéder au crédit auprès des banques, quelles qu’elles soient et même pas la BPI, n’est pas une difficulté – et certaines entreprises nous le disent et qui verront un avantage à procéder ainsi – donc vous voyez bien il faut bien distinguer les situations.

Et puis si des entreprises, qui seront en-dessous du seuil bénéficiant de la défiscalisation, veulent opter pour le crédit d’impôt, elles en auront tout à fait la liberté. En réalité la cohabitation des 2 formules, la défiscalisation dans les conditions actuelles + le crédit d’impôt, c’est en fait une évaluation grandeur nature de 2 dispositifs et donc, à la fin, vous verrez ce qui est le meilleur, nous verrons ensemble ce qu’est le meilleur. Donc, au lieu de faire de prendre des décisions comme ça brutales et unilatérales, on va le bâtir ensemble, on va bâtir ensemble la solution.

Pour le logement social, là, je connais le besoin - qui est immense - et les outils actuels y répondent et je connais aussi leur impact sur l’activité économique dans les Outremer pour les entreprises des territoires, j’ai donc décidé de conserver ce dispositif de défiscalisation, mais là encore en créant à titre expérimental un nouveau crédit d’impôt.

Là il s’agira encore d’une aide directe aux bailleurs, d’une intensité au moins égale à celle du régime actuel de défiscalisation, ça sera donc aux acteurs locaux, aux entreprises et surtout aux bailleurs sociaux, avec le soutien des collectivités locales - parce qu’il faut aussi qu’il y ait des projets, des projets d’aménagement, des projets d’urbanisme – qu’il appartiendra de se saisir de ces nouveaux crédits d’impôt au service du développement des Outremer.

Donc, vous voyez, encore les 2 dispositifs. Donc l’approche du gouvernement vous le voyez est pragmatique, l’objectif c’est d’être efficace et de ne pas déstabiliser, mais elle est aussi d’inventer, elle est d’innover et, donc, c’est une démarche réformiste et progressive. La concertation, sur toutes ces orientations, devra se poursuivre dans le cadre du comité interministériel de modernisation de l’action publique et sous l’égide de Victorin Lurel.

Mais pour stimuler l’investissement Outremer il faut bénéficier bien sûr de toutes les mesures que nous avons prises au niveau national - et j’évoque là maintenant la Banque Publique d’Investissement et le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi - dans le cadre des 35 mesures que j’ai annoncées en novembre dernier à la suite de la remise du rapport de Louis Gallois, c'est-à-dire toutes ces mesures qui visent à améliorer la compétitivité des entreprises, la montée en gamme, la formation, l’innovation, afin de donner du souffle à notre économie, dont le crédit d’impôt compétitivité emploi qui a pour objectif d’abaisser le coût du travail de 4% en 2013 et de 6% en année pleine à partir de 2015.

C’est un effort sans précédent, qui a un coût budgétaire qui est payé par le budget, donc par l’ensemble des contribuables, certains nous le reprochent, mais nous avons considéré que c’était nécessaire pour redonner de la marge de manœuvre aux entreprises, les Outremer doivent bien entendu en bénéficier aussi.

Quant à la BPI, la Banque Publique d’Investissement, le décret…Pardon ! L’ordonnance d’extension et d’adaptation de la BPI Outremer, sera publiée très prochainement, avec le décret d’application. BPI France jouera un rôle d’autant plus important que les entreprises d’Outremer rencontrent des difficultés structurelles, spécifiques d’accès au crédit, j’ai donc demandé à BPI France de veiller à ce que l’ensemble de ces produits soit disponible de manière effective dans les Outremer et de développer une stratégie d’intervention spécifique pour prendre en compte les besoins de ces territoires.

BPI France m’a donné son accord, c’est bien le moins pour une banque publique d’investissement, mais enfin il fallait quand même que les choses soient précises pour que les choses se mettent en place rapidement, en concertation étroite avec les différentes parties prenantes.

Pour ce qui est de la gouvernance, nous avons voulu faire preuve là aussi de pragmatisme, dans la mesure où l’activité financement représente de l’ordre de 90 à 95% de l’activité financière de BPI France en Outremer, l’Agence Française de Développement continuera à distribuer les produits BPI financement. BPI France sera directement présente en Outremer, elle va nommer 2 directeurs interrégionaux, l’un sur la zone Antilles Guyane, l’autre sur la zone Océan Indien. Pour les entreprises, le dispositif sera simple, il sera lisible – comme en métropole – avec un guichet BPI France par région.

L’offre de services de l’Agence Française de Développement a été renouvelée, sous l’impulsion de sa nouvelle directrice générale qui a été nommée récemment, madame Anne Paugam, ainsi une importance accrue sera accordée à ce qu’on appelle les produits « mezzanine », c'est-à-dire de prêts à moyen et long terme, sans garantie demandée aux bénéficiaires. L’AFD, partenaire historique des entreprises dans l’Outremer, a marqué très clairement sa volonté d’une plus grande proximité en direction des entreprises et, ça, c’est quelque chose que nous lui avons demandée et qui était réclamée par les entreprises à juste titre.

En Martinique, mais aussi comme dans l’hexagone – et j’en reviens au CICE, au Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi – il y a quelque chose qui me frappe c’est qu’on a l’impression que c’est très compliqué pour en bénéficier et pourtant, dès le début de l’année, il est désormais possible d’utiliser le crédit compétitivité impôt en avance de trésorerie - et c’est valable pour toutes les entreprises - et il y a des entreprises qui ont besoin de trésorerie, qui ont du mal à y accéder par le système bancaire classique, des coûts trop élevés.

Donc dans les comptes 2013 de vos entreprises, mesdames et messieurs les chefs d’entreprise, vous aurez la baisse du coût du travail, vous aurez le CICE, mais, si certains veulent une avance, ils peuvent en bénéficier. Alors on me dit : C’est très compliqué ! Il y a des gens qui passent leur temps à dire que c’est compliqué, que c’est une usine à gaz, que si on avait diminué le taux de cotisations ça aurait été plus simple, oui sauf que vous auriez payé des impôts dessus… Bon ! Enfin, je veux dire il n’y a pas de système idéal, après c’est une question d’état d’esprit, de bonne ou de mauvaise volonté.

Moi je… vraiment je… je le dis, je crois que c’était il y a 15 jours, invité par « PLANETE PME » - organisé par la CGPME à Paris – et j’ai parlé de ça, et j’ai pris comme exemple président Roubaud, président de la CGPME, qui est un chaud partisan du crédit d’impôt compétitivité emploi et qui fait l’expérience lui-même en allant sur internet pour bâtir son propre dossier et il a dit : En 20 minutes, j’avais fait mon dossier, en 20 minutes, donc ça ne doit pas être compliqué, en 20 minutes. Il suffit d’entrer 2 ou 3 données et puis vous faites clic et puis vous avez votre… Non ! Mais je n’exagère pas. Non ! Mais c’est parfois décourageant pour ceux qui votent des réformes ou ceux qui les initient - c’est le cas des gouvernements – parce que, après, on se dit : Mais non ! Ça ne marche pas, c’est trop compliqué.

Je vous demande de faire comme le président Roubaud de la CGPME et d’autres encore, et de dire : C’est simple ! Si vous en avez besoin, vous devez vous en servir, en tout cas c’est à votre disposition. Alors s’agissant du financement des entreprises, je sais qu’il y a d’autres problèmes, qui sont plus anciens, ce sont notamment les dettes sociales et fiscales, bon nombre d’entreprises confrontées à des difficultés de trésorerie… ont cessé de payer leurs contributions sociales afin de maintenir leurs activités, de payer leurs fournisseurs mais aussi leurs salariés. Le même problème se pose, parfois, pour les collectivités territoriales et d’autres personnes publiques.

Mais il va s’en dire que dans un état de droit, où les règles doivent être les mêmes pour tous, que le paiement régulier des cotisations doit demeurer la règle afin de garantir le financement de notre protection sociale. Les mesures générales prises par le passé, faites de moratoires successifs, ont échoué, à l’avenir les dossiers seront examinés non pas de façon générale mais au cas par cas, aucune mesure générale de recouvrement n’interviendra par ailleurs sans étudier la situation de chaque entreprise ; il n’y aura pas non plus, ni de mesure négative, ni de mesure positive, sans qu’elle soit adaptée à chaque situation, avec donc l’accompagnement nécessaire.

Les conditions pour bénéficier des exonérations prévues par la LODEUM seront appliquées avec souplesse car je veux créer un cercle vertueux : tenir compte des difficultés des entreprises pour qu’elles soient en mesure à terme de respecter leurs obligations sociales et une circulaire vient d’être adressée aux préfets ainsi qu’aux directeurs de l’Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale pour donner des instructions précises en ce sens, donc il y aura maintenant une feuille des routes, des dispositifs précis et qui permettront d’éviter qu’on soit dans le flou et donc l’objectif c’est d’aider les gens concernés à s’en sortir, à réussir.

Ce matin, accompagné de Victorin Lurel et de Guillaume Garot, j’ai visité l’exploitation agricole de monsieur Rivetti (phon), monsieur Rivetti est éleveur à Rivière Salée, et j’ai pu constater à quel point l’agriculture martiniquaise était en train de se diversifier - là encore c’est peu connu, enfin en tout cas dans l’hexagone – et j’ai vu à travers sa situation, ce fils d’agriculteurs, mais qui n’est pas un héritage familial de génération en génération, c’est son père qui a créé l’exploitation, c’est lui qui la développe avec un esprit nouveau, j’ai pu constater le changement qui est en marche ; j’ai pu voir le résultat ; j’ai pu voir à quel point on pouvait aboutir avec le désir d’entreprendre, grâce à la coopération, à la recherche, au soutien des pouvoirs publics, à mettre en oeuvre une filière complète de la viande bovine.

Et l’agriculture aux Antilles si j’en parle c’est parce que c’est un exemple, une référence à mon avis qu’on peut appliquer à beaucoup d’autres filières, c’est un secteur d’activités essentielles - je n’oublie pas qu’il représente 30.000 emplois - et là aussi je souhaite éviter les faux débats, le gouvernement est bien entendu favorable à la diversification de l’agriculture antillaise : comment ne pas l’être, comment ne pas vouloir créer de l’activité et des emplois en substituant aux exportations une production locale ?

Parce que c’est ça l’enjeu, c’est d’avoir une autonomie complète en matière de viande bovine, donc c’est vrai pour les autres filières. Mais si là je prends cet exemple et si je m’arrête un instant c’est que ce qui est organisé c’est à la fois au niveau de la production, de l’élevage, mais c’est vrai aussi de la recherche de la qualité agronomique, c’est vrai aussi de la transformation, c’est vrai aussi de la formation des professionnels de la boucherie… j’ai vu des jeunes qui étaient présents là sur le terrain et qui s’engagent dans ce métier et puis c’est vrai aussi de la distribution, de son organisation - là en coopérative - et donc ça peut valoir pour d’autres filières, je pense à des filières qui peuvent elles-mêmes être aussi exportatrices, c’est vrai de la banane, c’est vrai de la filière canne, sucre, rhum, ces productions assurent un socle de revenu aux exploitants qui peuvent aussi en parallèle se diversifier.

Le gouvernement d’ailleurs se bat pour soutenir ces filiales ! Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture, aurait pu en témoigner - il avait prévu de venir et m’accompagner dans ce déplacement, mais je l’ai autorisé à ne pas venir puisqu’il devait terminer les négociations en conseil européen sur la réforme de la PAC à Luxembourg pour défendre les intérêts de notre conception de l’agriculture et les intérêts de l’agriculture française dans l’hexagone comme dans les Outremer - et Guillaume Garot, qui est ministre délégué, est présent et il a fait une visite ce matin, mais il a poursuivi je crois ces échanges, en tout cas il le fait et il le fera aussi en Guadeloupe.

Dans ces discussions, sur la réforme des programmes européens - et là je crois que le résultat auquel nous sommes arrivés en ce qui concerne la PAC est positif, positif, je crois qu’il faut vraiment le saluer, la position de la France a été ferme et je pense que ça a payé – mais, s’agissant du programme d’options spécifiques à l’éloignement et l’insularité, le programme POSEI, c’est la même méthode, le même état d’esprit en ce qui nous concerne. Tout en poursuivant l’aide à la diversification agricole, le futur programme devra consolider les deux filières, banane et canne à sucre-rhum, qui sont je l’ai dit pourvoyeuses d’emploi et source d’exportation, mais il devra aussi encourager la transformation des produits sur place et leur consommation sur les marchés locaux.

L’objectif du gouvernement se traduira et l’ambition du gouvernement se traduira dans le futur projet de loi pour l’avenir de l’agriculture, ce projet de loi pour l’avenir de l’agriculture comprendra un chapitre spécifique Outremer. L’objectif c’est de mieux territorialiser la politique agricole et rurale, de faire émerger des pratiques alliant production et respect de l’environnement ; le projet de loi renforcera les partenariats entre l’Etat et les collectivités territoriales pour l’affectation des crédits nationaux comme des fonds européens ; et comme le Président de la République s’y est engagé, la charge du développement durable sera confiée aux régions, donc mesdames, messieurs les élus, sauf à la Réunion où c’est le département qui s’en chargera, donc ça fait partie des spécificités que nous respectons et qui ont fait l’objet de négociations.

Dans le domaine de la pêche, l’actualité est particulièrement riche. Des négociations sont en cours sur la réforme de la politique agricole de la pêche. La France là aussi est résolue à faire entendre sa voix, à faire reconnaître les spécificités de la pêche ultra marine. Nous avons déjà obtenu la mise en place d’un conseil consultatif régional, le CCR, et l’extension aux Outre Mer français du régime de protection des cent mille nautiques. Oui ! Les cent mille nautiques.

Mais notre priorité c’est désormais la négociation du nouveau fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche, le FEAM. La France défend l’augmentation de la dotation pour les régions ultra périphériques et la mise en place d’un POSEI Pêche et aquaculture pour compenser les surcoûts rencontrés par toute la filière.

Enfin je voudrais aborder un sujet qui est délicat, qui peut même parfois faire l’objet de polémique, c’est l’impact économique et social de la pollution à la chlordécone. Des aides financières d’urgence sont en cours de versement, mais je connais aussi les problèmes liés à l’épandage, j’ai été interrogé plusieurs fois depuis mon arrivée ici, donc il faudra régler ce problème, il faut que dans les 2 ans la solution soit trouvée - et je sais, monsieur le préfet, que vous y travaillez, que ce n’est pas simple, on vous reproche parfois de signer des arrêtés – là c’est une question de rythme.

Il faut trouver la solution et j’ai fixé un maximum de 2 ans et, là, les professionnels le savent aussi, une solution alternative, protectrice de l’environnement, mais en même temps qui ne déstabilise pas la filière. Ce n’est pas facile mais ! Mais je crois qu’il y a un chemin, s’il y a une volonté - comme disait François Mitterrand - là où il y a une volonté, il y a un chemin, rien ne serait pire que de dire : On n’y arrivera pas, on ne va rien faire, et là ce n’est pas acceptable. C’est vrai de tout d’ailleurs, quand on renonce c’est le symbole même de l’impuissance, il faut se battre pour trouver une solution, être imaginatif, mettre autour de la table et nous y parviendrons.

Je n’ignore pas, par ailleurs, les difficultés que connait un autre secteur économique : le secteur du tourisme - et pourtant c’est un des atouts de la Martinique comme de la Guadeloupe - le potentiel touristique des Antilles est là mais force est de constater qu’il est sous-exploité. Il y a une offre hôtelière, déjà ancienne, mais qui s’est dégradée, avec une concurrence très forte des îles caraïbes, avec des établissements qui ne sont pas soumis aux mêmes contraintes et à la saisonnalité, qui ne sont pas non plus… vous ne jouez pas toujours exactement dans les mêmes conditions de compétition.

Voilà ! J’en suis conscient, la ministre - même si vous avez pu développer ici ou là des formes nouvelles d’accueil touristiques et qui sont performantes et appréciées des touristes et notamment de ceux qui viennent de l’hexagone – la ministre chargée du Tourisme, Sylvia Pinel, doit faire prochainement des propositions pour une démarche d’ensemble de relance du tourisme en France et donc avec un volet Outremer. Il y aura donc des mesures spécifiques, vos territoires bénéficient déjà d’aides à l’investissement et à la modernisation, c’est donc du côté de la maîtrise des coûts d’exploitation qu’il faudra innover et, sur ce sujet, il va falloir qu’une concertation accrue s’engage avec tous les professionnels.

Plus généralement, j’en ai parlé déjà hier, un projet de loi relatif au développement et à la modernisation de l’économie des Outremer sera bientôt présenté en conseil des ministres et programmé au Parlement afin d’y décliner le Pacte de compétitivité national pour la croissance et de l’emploi, avec sa dimension spécifique pour les Outremer. II s’agira de développer des filières d’avenir - et les Outremer sont concernés comme l’hexagone - l’économie numérique, l’agriculture et l’agroalimentaire, l’énergie, le tourisme, le BTP, et cela grâce aux outils de financements nationaux mais aussi grâce à la mobilisation de l’épargne locale et au recentrage des crédits d’intervention du Ministère des Outremer. Voilà donc comment mon gouvernement se bat pour les Outremer, se bat à vos côtés, se bat pour l’emploi et aussi pour le pouvoir d’achat des Outremer.

Je ne reviens pas sur ce que j’ai dit sur le projet de loi de régulation économique et le bouclier qui a été pris, il commence à produire ses effets, c’est un fait, c’est une réalité et donc il y a eu aussi la loi sur le taux de sucre dans les aliments pour mettre à égalité des conditions de santé et de consommation pour tous, comme dans l’hexagone et dans les Outremer, donc beaucoup de choses qui progressent et qu’il faut poursuivre.

Mais l’urgence sociale n’attend pas, nous avons pris des mesures dès notre prise de fonction pour lutter contre le chômage et notamment contre le chômage des jeunes, les Emplois d’avenir sont désormais dans une phase de montée en puissance, plus de 30.000 contrats ont été signés - ce qui est déjà beaucoup dans un délai aussi court, ça n’a démarré qu’en début d’année – et ce que nous voulons c’est que le chiffre de 100.000, ce qui a été prévu, soit atteint à la fin de l’année.

Et quant aux Contrats de génération, ils démarrent tout juste - et ça avance vite - il y a un intérêt à maintenir un senior dans l’emploi avec son savoir-faire qu’il va transmettre et embaucher un jeune, avec le crédit d’impôt compétitivité emploi, les aides pour l’emploi d’un jeune en Contrat de génération c’est à peu près une aide de 6.000 euros par emploi créé. C’est considérable ! A ce niveau ça ne s’est jamais fait et pas une fois, c’est une aide durable, donc il faut s’en saisir là où les besoins d’embauche existent.

Et puis il faut aussi essayer d’accélérer le rythme - ça demande un effort de tous, je suis convaincu que ça dépend de tous les acteurs de terrain - mais je sais que vous en êtes conscients, c’est pourquoi j’en appelle à vous les représentants des employeurs publics comme des employeurs privés et aussi du service public de l’emploi que j’ai rencontré déjà à plusieurs reprises dès mon arrivée.

C’est donc avec une grande satisfaction que je vais passer dans quelques instants aux travaux pratiques en signant plusieurs Contrats de génération… Pardon ! Un premier, un des premiers Contrats de génération de Martinique et plusieurs conventions relatives aux Emplois d’avenir avec le Conseil général, avec le Conseil régional et avec l’Association Martiniquaise pour la Promotion de l‘Industrie et le Medef, puisque les Emplois d’avenir ne sont pas réservés qu’aux emplois publics ou associatif mais peuvent aussi bénéficier aux entreprises - ce qui ne se sait pas assez – donc merci d’y contribuer.

Mesdames, messieurs, j’ai la conviction que le choix que nous avons fait pour conduire toutes ces réformes à travers la méthode du dialogue, du dialogue social, de la concertation - c’est le cas avec vous sur tous les points que j’ai évoqués il y a maintenant quelques instants – parce que c’est la clé de la réussite dans la durée, toute réforme qui n’est pas partagée, en tout cas qui ne fait pas l’objet d’un large accord, est vouée à l’échec.

La semaine dernière nous avons réuni la grande Conférence sociale pour l’emploi, il y a eu des décisions importantes de prises, c’est vrai que si je lis la presse et je me contente des réactions des organisations qui y participaient, on dirait que ça s’est mal passé et, en fait, ça s’est très bien passé, il y a parfois dichotomie -comme on dit - entre le discours tenu à l’intérieur de la Conférence sans la presse et à l’extérieur où chacun peut-être se positionne pour d’autres enjeux à venir. Mais ce qui m’importe le plus c’est que dans toutes les tables rondes chacun a pris sa part et a apporté sa contribution, notamment sur un point précis, nous allons engager une négociation sur la réforme de la formation professionnelle et l’orientation. Le ministre du travail Michel Sapin, qui vient d’ailleurs demain, il va s’y consacrer-là et a déjà commencé, mais nous avons voulu anticiper, on est partis d’un constat : ce sont les offres d’emploi non satisfaites - et il y en a aussi en Martinique – j’évoquais cette question ce matin à propos des métiers de la boucherie, des bouchers, il y a des offres d’emploi non satisfaites.

Alors parfois les métiers sont mal connus ou méconnus, ou on donne une image dégradée des métiers alors qu’ils ont évolué dans leurs conditions de travail et leur rémunération, dans leur parcours de carrière - mais personne ne sait ou personne ne le dit – et puis parfois il y a d’autres difficultés qui peuvent surgir, et puis il y a la question de la formation, il y a des métiers où il n’y a pas des gens à former.

Donc, nous avons réussi à cette Conférence sociale à obtenir des partenaires sociaux qu’ils dégagent pour les fonds paritaires qu’ils gèrent en matière de formation professionnelle les crédits aux côtés des Régions et de l’Etat pour tout de suite, dès septembre, engager un programme de formation par des contrats spécifiques de personnes au chômage ou de formation pour 30.000 personnes qui permettront de répondre à ces besoins d’emploi non satisfaits. Ca c’est positif, c’est quelque chose de concret et qui est sorti de la Conférence, mais j’espère que, avec la réforme de la formation professionnelle plus globale et de l’orientation, nous irons beaucoup plus loin parce qu’il y a là un vrai défi.

Mais c’est à nous de les relever ces défis, vous mesdames et messieurs, vous faites partie de ces acteurs, des acteurs qui gèrent des entreprises, qui gèrent des collectivités locales. Vous êtes aussi des représentants d’organisations professionnelles ou syndicales, vous avez donc une vision plus large que la seule situation qui est la vôtre et vous avez envie que ça marche – et je sais que c’est votre état d’esprit – vous avez envie d’être utiles aux territoires dont vous avez la responsabilité, là où vous vivez, vous travaillez, ici dans ce département de la Martinique, de la Guadeloupe ou aussi de la Guyane et de la Réunion, et, ensemble, nous pouvons réussir.

Moi je crois dans nos capacités, je décris les choses sans cacher la vérité et, en même temps, je cherche où sont les énergies, les intelligences, les capacités - et elles sont si nombreuses – simplement la responsabilité du politique et en ce qui me concerne de chef de gouvernement c’est de mettre en mouvement, de mettre en relation tous ces acteurs et de leur donner des perspectives, leur donner de l’espoir, de leur donner de l’énergie mais des moyens aussi et, après, c’est à eux de jouer. Nous ne ferons pas toujours à la place des autres mais nous pouvons faire ensemble et nous pouvons faire ensemble pour l’avenir de notre pays, pour l’avenir des départements des Outremer, pour l’avenir des Outremer et pour l’avenir de la France.

C’est là notre mission, c’est là notre responsabilité, je vous remercie d’y contribuer

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Allocution de Jean-Marc Ayrault lors de la réception à la société civile à l’hôtel La Batelière – Fort-de-France - Mercredi 26 juin 2013

Jean-Marc Ayrault lors de la réception à la société civile à l’hôtel La Batelière – Fort-de-France - Mercredi 26 juin 2013. Photo Réveil FM

Madame, Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires, dont certains que j’ai déjà vus cet après-midi, que je suis heureux de revoir,

Monsieur le Président du conseil régional et Madame la Présidente du conseil général,

Monsieur le Préfet,

Monsieur le Maire de Schoelcher et Mesdames et Messieurs les maires,

Mesdames, Messieurs,

J’ai entamé ici en Martinique mon premier déplacement en Outre-mer depuis que je suis chef du gouvernement. Ce n’est pas la première fois que je viens dans ce département, dans cette belle région, mais c'est dans d’autres fonctions que je suis là, devant vous ce soir, et dès mon arrivée cet après-midi sur cette terre martiniquaise puis tout au long des cérémonies par lesquelles nous avons honoré la mémoire d’Aimé Césaire, en me rendant à l’ancienne mairie de Fort-de-France, j’ai ressenti une vraie émotion, je dois vous le dire. J’ai connu Aimé Césaire, je l’ai connu comme député. Il était même membre de mon groupe entre 1986 et 1993, mais c’était pour nous une tellement grande personnalité qui nous impressionnait. Je l’ai rencontré aussi une fois comme maire de Fort-de-France dans son bureau, tout là-haut, où il recevait tout le monde, des visiteurs du monde entier mais aussi des gens modestes et qu’il écoutait avec beaucoup de respect et d’attention. Cet après-midi, nous avons vu son bureau – j’allais dire son premier bureau, celui où il s’était installé lors de sa première élection, dans cette vieille mairie et puis ensuite, il y est revenu comme maire honoraire et nous avons inauguré avec le maire de Fort-de-France ce mémorial en quelque sorte à Aimé Césaire, reconstituant les objets, le lieu, les écrits, les signes qui symbolisent Aimé Césaire et qui le rendent toujours aussi présent et aussi vivant à travers les valeurs, les idées qu’il a portées et qui guident notre action, et qui sont aussi celles qui motivent les Martiniquais au cœur de leur engagement.

Donc je voulais, comme l’a fait ce matin le président de la République au Panthéon, rendre hommage au nom de la République, au nom de la nation toute entière, à ce grand homme qui honore la Martinique mais aussi qui honore la France parce qu’il porte des valeurs qui nous dépassent, qui sont des valeurs universelles.

Cette belle synthèse qu’il a su faire entre, j’allais dire les Martiniquais, les Caribéens, les Français et les Européens, je crois que pour nous ça doit être une référence par rapport à ce que nous avons à faire aujourd'hui. Et aujourd'hui la République, si elle lui a rendu hommage, c’est aussi pour poursuivre un combat. Cette belle synthèse inspire la conception que mon gouvernement a de la Martinique, et plus généralement des Outre-mer au sein de la République.

Les Outre-mer ont chacune leur identité, leur culture, leur tradition, leur langue, mais ensemble avec tous les autres territoires de la France, ils forment ces territoires la République française, avec ce qu’elle représente comme valeurs et la principale valeur, c’est celle de l’égalité entre les citoyens et l’égalité entre les territoires. C’est ce qui avait motivé d’ailleurs ce combat pour la départementalisation qui permettait l’égalité des droits et ce n’était pas n’importe quel combat. Ce combat n’est pas fini et doit se poursuivre.

Vue partielle de l'assistance de la société civile. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault entouré de ses ministres. Photo Réveil FM

Ce soir je suis devant vous, Mesdames et Messieurs les représentants des forces vives de la Martinique, tous ceux qui jouent un rôle. Un rôle important dans le développement économique et social, la vie associative mais aussi la vie culturelle. C'est vous qui chaque jour construisez l’avenir de la Martinique et le gouvernement est là à vos côtés pour vous aider, mais pas pour faire non plus à votre place, et je sais que l’attente est forte. Je sais aussi le lien particulier qui s’est noué entre les Martiniquais et le président de la République François Hollande à l’occasion de l’élection présidentielle. Je suis venu aussi vous apporter de sa part un message d’affection, un message d’engagement, un message de soutien et de solidarité.

Le programme que François Hollande a présenté aux Françaises et aux Français se résume à soixante grandes propositions qui sont des engagements pour la France, mais il a pris des engagements particuliers pour les Outre-mer, trente engagements spécifiques après une décennie où le lien entre la République et les Outre-mer s’est distendu. Ces trente engagements sont la référence de l’action de mon gouvernement. Désormais, comme c’était un des trente engagements, les Outre-mer disposent d’un ministère de plein exercice qui joue pleinement son rôle de coordination et d’impulsion de la politique gouvernementale en lien direct avec moi, comme chef de gouvernement. C’est le travail que fait chaque jour Victorin Lurel, et je profite de cette occasion encore une fois pour le remercier pour sa disponibilité, son dévouement, son courage mais aussi sa détermination à défendre les Outre-mer.

Parce qu’il est important que les Outre-mer soient prises en compte dans la conception même des réformes. Il est fini le temps où il fallait attendre des mois, voire des années, pour que les politiques nationales soient mises en œuvre Outre-mer. Les premiers emplois d’avenir Outre-mer ont été signés à La Réunion, c’était au début Monsieur le Député, le jour-même où le chef de l’État en faisait de même dans l’Hexagone.

C’était un symbole pour montrer que nous avançons d’un même pas. La première phase de l’action de mon gouvernement a été placée sous le signe de la lutte contre la vie chère. Je sais que c’est toujours une question d’actualité, mais parce que les prix où en tous cas certains prix ont atteint Outre-mer un niveau anormal, parfois insupportable pour beaucoup de nos concitoyens, le premier texte qui a été voté par le Parlement, un des premiers textes dès l’installation de la nouvelle majorité, c’est le projet de loi de régulation économique Outre-mer qui a été porté par Victorin Lurel.

Cette loi, je dois dire, a fait l’objet d’un consensus puisqu’elle a été adoptée sans opposition. J’y vois là un signe positif. Cette loi s’attaque aux racines-mêmes de la vie chère. Certains disent que les choses n’avancent pas assez vite, qu’elles ne portent pas assez leurs fruits. Mais quand on s’attaque aux racines du mal, il faut du temps pour en voir tous les bénéfices, mais en tous cas la conception-même de cette loi, c'est de ne pas mettre en place une économie administrée, une économie bureaucratisée mais parce que nous savons bien que les entreprises, ce sont elles qui investissent, ce sont elles qui créent les emplois, ce sont elles qui développent le territoire, elles doivent bien entendu aussi gagner de l’argent sinon elles n’existent plus.

Et donc, il faut les aider et leur créer un environnement favorable, donc ce n’est pas à opposer entre une régulation des prix et à opposer à une efficacité économique. C’est pour ça que dans cette loi a été mis en place le bouclier qualité prix et je constate qu’il y a déjà des résultats, qui a permis de faire baisser les prix des produits de grande consommation de dix pourcents en Martinique, sans solliciter pour autant le contribuable, sans subventions publiques. Vous allez me dire pourquoi ? Parce que ! On peut aussi agir sans à chaque fois demander de l’argent supplémentaire aux contribuables. Certains nous reprochent parfois d’en demander de trop. C’est vrai parfois, c’est vrai aussi pour les collectivités locales. Donc quand on peut agir autrement, par la régulation, par de nouvelles règles du jeu qui, en quelque sorte, ont permis aussi d’accroître une certaine forme de compétition entre les entreprises et donc qui bénéficie aux consommateurs ; c’est le résultat de cette nouvelle législation.

Au cours de cette première phase, le gouvernement, nous avons aussi lancé un plan de rattrapage des investissements Outre-mer et réévaluer le budget du ministère des Outre-mer avec une attention particulière pour le logement et en particulier le logement social et cet engagement va se poursuivre. Mais notre combat prioritaire, évidemment vous le savez, ce n’est pas vrai qu’en Martinique, je l’ai dit il y a quelques instants à la télévision, c’est le combat pour la croissance et l’emploi.

Laurent Prévost, Préfet de la Martinique. Photo Réveil FM

Madame Brigitte Ayrault, épouse du Premier ministre. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault parlant à une personnalité de la société civile martiniquaise. Photo Réveil FM

Ce n'est pas parce que les chiffres de ce mois-ci sont meilleurs que nous allons nous en satisfaire. Pas du tout ! Pas un seul instant ! Je crois qu’au contraire la bataille pour l’emploi doit redoubler d’efforts. Elle doit mobiliser tous les acteurs : les acteurs économiques, les acteurs publics, les collectivités territoriales et l’État à leurs côtés, mais bien entendu aussi les associations et c'est là que nous pouvons avancer ensemble. Parce que la crise économique, elle frappe durement certains de nos territoires et notamment la Martinique.

Depuis un an, le gouvernement travaille sans relâche pour redonner des perspectives et d’abord aux jeunes qui sont touchés plus encore que les autres par le chômage. C’est pourquoi nous avons lancé tout de suite ce programme des emplois d’avenir et des contrats de génération. Pour favoriser l’insertion des jeunes, nous sommes également déterminés à développer – et déjà certaines sont engagées – des formations spécifiques pour les jeunes sans diplôme ni qualification.

Je pense à ce qui est fait comme le service militaire adapté, ce qui est fait avec l’école de la deuxième chance, mais il faut aller encore plus loin et prendre des mesures audacieuses pour relancer la machine économique et trois axes prioritaires guideront l’action de mon gouvernement au cours des prochains mois.

En premier lieu, j’ai demandé à Victorin Lurel, ministre des Outre-mer, d’élaborer un projet de loi relatif au développement et à la modernisation de l’économie des Outre-mer, pour y décliner le pacte national pour la compétitivité, la croissance et l’emploi que j’ai présenté à la suite de la remise par Louis Gallois de son rapport sur l’état de notre économie et particulièrement notre industrie. Il s’agit de concentrer notamment l’action publique pour soutenir des filières de production locales bien identifiées, mais aussi d’aider au développement de l’économie sociale et solidaire, véritable gisement d’emplois. En deuxième lieu, nous voulons placer les Outre-mer à la pointe de la transition énergétique.

Ce sont des territoires d’innovation, ce sont des territoires d’expérimentation. Le prochain projet de loi relatif à la transition énergétique vous donnera les moyens de fonder un nouveau modèle de croissance. Enfin, mon gouvernement entend développer en Outre-mer l’économie du savoir. Ce doit être une priorité compte tenu de votre environnement régional ; nous en parlions, Monsieur le Maire, il y a quelques instants. Puis sur toutes ces questions, mon gouvernement poursuivra son travail avec la méthode qui est la mienne et qui est celle de tout le gouvernement : c’est le dialogue social. L’année qui vient de s’écouler a montré quelques résultats qui ont pu nous permettre d’aboutir, avec les partenaires sociaux. Il n’y aura pas de réforme durable, il n’y aura pas de réforme d’ampleur si nous ne sommes pas capable de trouver les bons compromis avec les partenaires sociaux. Je me félicite que cette année les enjeux des Outre-mer aient été encore plus présents lors de la deuxième grande conférence sociale qui vient de se terminer la semaine dernière.

Mais je voudrais vous dire, Mesdames et Messieurs les élus, que nous avons besoin, que le gouvernement a besoin de vous, de votre mobilisation, les collectivités territoriales. Je sais que vous faites déjà beaucoup. J’ai entendu, Madame la Présidente du conseil général, votre intervention. Je sais, Monsieur le président du Conseil régional, comme beaucoup de communes vous faites déjà aussi beaucoup. Je pense aux emplois d’avenir pour les vingt-cinq pourcents restants qu’il faut financer, notamment du côté des employeurs publics ou associatifs ; vous apportez votre contribution et je tiens à vous en remercier car au bout du compte, c’est des jeunes qui retrouveront un emploi, une formation, qui pourront s’insérer et c'est leur famille qui retrouvera confiance. Mais sans l’engagement des collectivités locales, l’État serait impuissant car énormément de politiques publiques ne peuvent se faire qu’ensemble, même pour l’école.

L’école, les rythmes scolaires la construction scolaire, les constructions scolaires, le périscolaire, c’est l’œuvre des collectivités locales même si l’éducation nationale a ses missions auxquelles elle doit, évidemment, se conformer. Je pourrais prendre le logement que j’ai cité il y a quelques instants. S’il n’y a pas de projets locaux d’urbanisme, alors il n’y aura pas de logements même si les financements sont là. C’est vrai pour l’emploi, c’est vrai pour tous autres investissements d’infrastructures : les collectivités locales jouent un rôle-clef y compris dans la lutte contre toutes les formes de pauvreté. C’est important, y compris pour la sécurité.

La sécurité, c’est une responsabilité régalienne de l’État ; la police, la gendarmerie, la justice, sauf que beaucoup de politiques sont coproduites. Qui est en première ligne lorsqu’il y a un problème de sécurité dans une commune ? C’est le maire auquel on vient s’adresser. Monsieur le Préfet, peut-être à vous aussi mais en tous cas les maires sont en première ligne et pas toujours en capacité de répondre, mais parce que ce sont les interlocuteurs des habitants. C’est eux qui reçoivent les gens. Je citais tout à l'heure Aimé Césaire, mais les autres le font aussi, et donc ils sont des médiateurs. Mais ils sont plus que des médiateurs, ils sont aussi les animateurs des politiques de prévention de la délinquance avec le conseil général et je crois que c’est ça que je voulais vous dire aussi. Les politiques publiques de l’État, quels que soient les moyens que nous y mettrons, et nous en mettons, et nous en mettrons encore davantage notamment en matière d’investissements, ne pourrons pas être efficaces si ce n’est pas ensemble que nous nous mobilisons.

Pour l’emploi Outre-mer, j’ai demandé à Patrick Lebreton, qui est député de La Réunion, de me faire des propositions d’ici la fin du mois de septembre. Il devra évaluer l’impact des mesures déjà prises par notre gouvernement, mais également identifier de nouvelles pistes d’action tant dans le secteur privé que dans la fonction publique. Ces propositions feront l’objet d’un examen concerté avec les partenaires sociaux et les élus. Je voudrais aussi évoquer le rapport que m’a remis Serge Letchimy. D’abord, je voudrais le remercier parce qu’il a fait un énorme travail et je le remercie pour la qualité de ce qu’il a produit dans ce rapport qui porte sur la prise en compte des spécificités des régions ultra périphériques dans les politiques de l’Union européenne. Il ne s’agit pas de faire le procès de l’Europe. L’Europe a apporté beaucoup aux départements d’Outre-mer. Je pense à la politique agricole, je pense au programme POSEI (Programme d'Options Spécifiques à l'Eloignement et à l'Insularité) dont Serge Letchimy dresse d’ailleurs dans son rapport un bilan positif. De même parmi les équipements structurants construits en Martinique et dans les Outre-mer depuis les années quatre-vingts, bien peu l’ont été sans l’apport des fonds structurels européens.

Toutefois, tout le monde convient que les spécificités des régions ultrapériphériques doivent être mieux prises en compte par les politiques communautaires. Le gouvernement va transmettre officiellement le rapport de Serge Letchimy à la Commission européenne.

Je m’y suis engagé lorsque je l’ai reçu, afin qu’il soit désormais la base des discussions avec elle. En outre, j’ai chargé le ministre des Outre-mer de définir sur la base du rapport de Serge Letchimy avec ses homologues espagnol et portugais, d’une stratégie commune d’actions notamment en ce qui concerne les dérogations aux normes communautaires.

Ça ne se fera pas tout seul, vous le savez bien, mais c’est une belle bataille à mener. C’est la nouvelle étape, en quelque sorte. J’ai évoqué les points positifs de ce que l’Europe a pu apporter ; maintenant on rentre dans une nouvelle étape. Il faut s’adapter, il faut s’organiser. D’ores et déjà nous avons fait entendre notre voix au cours des négociations sur la révision des règlements de la politique de cohésion. Plusieurs de nos demandes devraient d’ailleurs être prises en compte. Écoute, dialogue, respect de choix, telle est la méthode de mon gouvernement et ça vaut aussi avec l’Union européenne.

Lors de la consultation du 24 janvier 2010 ici, dans ce département, une majorité d’électeurs martiniquais s’est prononcée en faveur de la création d’une collectivité unique, exerçant les compétences dévolues au département et à la région tout en demeurant régi par l’article 73 de la constitution. Vous avez choisi les Martiniquais ont choisi. Cette nouvelle collectivité doit voir le jour en 2015. Les travaux préparatoires ont été engagés avec le conseil régional, Monsieur le président, avec le conseil général, Madame la présidente. Je n’en sous-estime pas la difficulté, c'est un vrai changement, mais l’État – Monsieur le Préfet, vous y veillez, et en tous cas le Ministre des Outre-mer aussi – veillera à la continuité, à apporter son aide technique si nécessaire pour que cette étape soit franchie dans les meilleures conditions possibles.

Mais je constate avec satisfaction que les collectivités martiniquaises mettent à profit la faculté qui leur est laissée par l’article 73 de la constitution de demander plusieurs habilitations législatives afin de fixer elles-mêmes les règles en certaines matières. Le gouvernement sera très attentif à ce que ces procédures aboutissent rapidement. À ce sujet, plusieurs délibérations prises par le conseil régional de la Martinique seront bientôt publiées au Journal Officiel.

Mesdames et Messieurs, ne nous voilons pas la face : la situation économique et financière qu’a trouvée le gouvernement il y a un an ne rend pas la tâche facile, ne me rend pas la tâche facile. Il faut s’attaquer à cette situation avec vérité, courage et continuité, c'est-à-dire éviter toute facilité et toute démagogie comme si le problème était déjà réglé et qu’on pouvait faire comme avant. Vivre au-dessus de ses moyens n’est pas une politique responsable, donc ce n’est pas celle que je vous présenterai ce soir. Mais le sérieux budgétaire, ce n’est pas non plus l’objectif en soi ; ce n’est qu’un moyen. S’il faut réduire les déficits, c’est pour éviter la fuite en avant. La fuite en avant, c’est la dette qui augmente, qui augmente et qui finit par dépasser cent pourcents de la richesse nationale et à ce moment-là, vous êtes dépendant des autres.

Vous ne décidez plus par vous-même, donc c’est une question de souveraineté pour la France, c'est une question d’indépendance pour la France. Je n’ai pas envie qu’on nous dicte ce que nous avons à faire, ce que les marchés financiers exigent de nous et que nous ne voudrions pas faire. Donc le sérieux budgétaire, c’est une des conditions et nous continuerons de le tenir, mais sérieux budgétaire ne veut pas dire qu’on ne peut plus rien faire et je ne suis pas venu vous dire cela non plus. Je suis venu vous dire, au contraire, que gouverner c'est choisir et donc c’est faire des choix. Les choix que nous avons faits sont clairs : c’est celui de l’emploi, celui de la formation professionnelle et de l’éducation, c'est celui de la sécurité, c’est celui de la justice. Mais c'est aussi celui de l’égalité entre les territoires et donc pour les Outre-mer, je le dis ici ce soir y compris dans la préparation du budget 2014, notre effort se poursuivra. Parce qu’il est nécessaire, parce qu’il est légitime, parce qu’il est juste.

Je ne vous dis pas que c’est facile ; nous discutons avec Victorin Lurel qui défend bien son budget et il a raison. Je crois qu’en 2014, nous aurons un bon budget, notamment la ligne budgétaire unique à laquelle je veille particulièrement qui était aussi un engagement, puis beaucoup d’autres choses sur lesquelles j’aurai à m’exprimer demain plus précisément et qui font l’objet d’interrogations, de préoccupations.

Je voudrais, parce que j’ai déjà été trop long, conclure mon intervention par une pensée pour Thierry Dol, otage depuis le 16 septembre 2010 avec trois compagnons : Pierre Legrand, Daniel Larribe et Marc Féret. C'est la France qui est touchée au cœur par la détention de nos compatriotes et la Martinique est évidemment particulièrement émue, et vous l’avez exprimé les uns et les autres cet après-midi par cette situation. Je voudrais saluer la famille de Thierry Dol, ses proches, ses amis, tous ceux qui sont à leurs côtés et qui leur manifestent leur soutien, leur affection.

Je pense aux habitants de la commune du François dont il est originaire et dont le sénateur Maurice Antiste est le maire. Demain je rencontrerai ses parents. Je tiens à vous dire que mon gouvernement et avec le président de la République, chaque semaine – je pourrais dire chaque jour –non seulement nous avons une pensée, mais ce serait insuffisant, mais nous agissons pour obtenir leur libération.

Je ne peux pas vous en dire plus, les informations sur leur état de santé sont rassurantes mais ce que nous voulons, c’est les trouver et les libérer, et donc ce travail se fait dans la discrétion et chacun le comprend. C’est aussi pour leur sécurité et pour l’efficacité de l’objectif qui est de les libérer. En tous cas ce soir, c’est à Thierry Dol, à ses parents, à sa famille, à ses amis que je pense avec vous, et aux autres otages. J’espère ainsi que le plus vite possible nous pourrons les retrouver et fêter ensemble leur liberté.

Mesdames, Messieurs, je l’ai dit, c'est mon premier voyage en Outre-mer comme chef de gouvernement. Après ce bref séjour, trop bref séjour en Martinique et en Guadeloupe, j’irai à la fin du mois de juillet plus loin, en Nouvelle-Calédonie, j’espère aller aussi à La Réunion et en Guyane, mais je crois que ce déplacement pour moi était important. Au-delà de ce grand moment émouvant à la mémoire d’Aimé Césaire qui nous unit et qui nous rassemble, c’était d’adresser aux Outre-mer, au-delà de la Martinique, un message de confiance, un message de soutien, un message de solidarité et aussi de vous dire quelle est ma conviction et ma détermination pour que vivent les Outre-mer et que vive la France.

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