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samedi 31 août 2013

Pour Taubira, la réforme pénale doit être discutée au Parlement "dès que possible"

Christiane Taubira, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux.

La ministre de la Justice Christiane Taubira veut que sa réforme pénale soit discutée au Parlement "dès que possible", jugeant que ce serait une "faute éthique et une erreur politique" de la retarder au-delà des municipales, dans un entretien au Monde diffusé samedi.

Le projet de loi qui vise à créer une "contrainte pénale" sans prison devrait être présenté en Conseil des ministres le 2 octobre mais il n'est pas inscrit à l'ordre du jour du Parlement, fixé jusqu'à la fin de l'année, et le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a assuré vendredi qu'il serait examiné "après les élections" municipales de mars 2014.

"Une telle réforme, qui a agité et mobilisé à ce point, doit pouvoir être discutée dès que possible par la représentation nationale", affirme la garde des Sceaux dans l'entretien mis en ligne samedi, après un bras de fer qui a opposé les deux ministres sur les orientations du texte.

Retarder la mise en oeuvre de la réforme pénale en attendant de laisser passer les municipales "serait non seulement de l'irrespect envers nos concitoyens, mais une faute éthique et une erreur politique", insiste Mme Taubira.

La ministre avait déjà jugé vendredi qu'il serait "complètement idiot" de "tenir compte des municipales" pour le calendrier de cette réforme.

Après un mois de couacs gouvernementaux à propos de cette réforme pénale, François Hollande a annoncé vendredi ses arbitrages, confirmant la création d'une peine de "contrainte pénale" sans prison pour certains délits et la suppression des peines plancher.

A propos des différences d'appréciation qu'elle a eues avec son collègue de la place Beauvau, Christiane Taubira assure que les deux ministres ont "été très attentifs à ne pas rejouer un énième épisode de l'affrontement police-justice" et que les questions de personnes "importent peu": "On rit, on se dispute, on s'embrasse... C'est sans intérêt", dit-elle au Monde.

La ministre assure n'avoir pas mis sa démission dans la balance pour obtenir un arbitrage favorable de l'Élysée: "Moi, je démissionne ou je ne démissionne pas, je ne menace pas de le faire".

La ministre de la justice, Christiane Taubira, se félicite de l'arbitrage présidentiel sur la réforme pénale, annoncée vendredi 30 août.

Etes-vous satisfaite de l'arbitrage rendu par le président de la République ? Est-ce la ligne Valls ou la ligne Taubira qui l'a emporté ?

Christiane Taubira: Il n'y a pas de ligne Valls ni de ligne Taubira ! Il y a une réforme pénale de lutte contre la récidive, une réforme importante sur laquelle le président de la République et le premier ministre sont fortement mobilisés. Je suis ravie de leur implication, cela donne une force politique et une légitimité au projet que beaucoup de textes n'ont pas.

Le président de la République avait conditionné la suppression des peines planchers à un dispositif convaincant de lutte contre la récidive. Y êtes-vous parvenue ?

Christiane Taubira: Oui. Les peines planchers n'ont pas réduit la récidive, elles l'ont aggravée, il fallait donc les supprimer. Pour réduire la récidive, il faut les peines les plus adaptées possibles au cas des condamnés. Il était donc urgent de réintroduire le principe de l'individualisation des peines et de réduire les peines automatiques. Avec notre réforme, le juge retrouve toute la liberté d'appréciation de l'infraction, de la personnalité de l'auteur, de son comportement envers les victimes.

C'est l'objet de la peine de probation, rebaptisée "contrainte pénale" ?

Christiane Taubira: Tout à fait. C'est le juge du tribunal correctionnel qui prononcera le contenu de cette contrainte pénale, qui sera un ensemble d'interdictions et d'obligations, individualisé en fonction du profil du condamné. Cette nouvelle peine constitue un vrai progrès car elle sera exécutoire immédiatement, contrairement aux peines de prison avec sursis, dont l'exécution est souvent retardée de plusieurs mois. La contrainte pénale pourra par ailleurs évoluer en cours d'exécution, en fonction du comportement du condamné. C'est un suivi individualisé, serré et renforcé, la garantie d'une meilleure prévention de la récidive, donc de sécurité.

Pour les détenus, l'idée d'un examen automatique aux deux tiers de la peine pour une libération anticipée est-elle retenue ?

Christiane Taubira: Oui. Les sorties sèches de prison, sans préparation – c'est le cas d'environ 80 % des détenus –, aggravent la récidive. Nous créons donc un dispositif de retour progressif à la liberté. C'est le principe de l'examen obligatoire aux deux tiers de la peine : au lieu de sortir sans encadrement ni contrôle, les détenus verront leur cas examiné aux deux tiers de la peine, pour une libération sous contrainte ou un maintien en détention.

Les élections municipales se profilent en mars 2014. Votre texte sera-t-il examiné au Parlement avant ?

Christiane Taubira: Dès que le projet de loi aura été examiné par le Conseil d'Etat, nous le présenterons en conseil des ministres, fin septembre ou début octobre. Ensuite, je n'ai pas la maîtrise du calendrier parlementaire, mais une telle réforme, qui a agité et mobilisé à ce point, doit pouvoir être discutée dès que possible par la représentation nationale. Je ne vois pas quels arguments pourraient s'y opposer.

On a vu des réformes sensibles retardées pour des raisons électorales...

Christiane Taubira: Mais l'intérêt électoral n'est pas de mentir aux gens. Ou alors on dit qu'on ne fait pas de réforme pénale ! Ce serait non seulement de l'irrespect envers nos concitoyens, mais une faute éthique et une erreur politique.

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Réforme pénale : Ayrault annonce la fin de "la politique de l'affichage et du laxisme"

Jean-Marc Ayrault s'est exprimé à la fin de la réunion d'arbitrage avec le chef de l'Etat, Christiane Taubira et Manuel Valls.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a détaillé, vendredi 30 août, les choix du gouvernement pour la réforme pénale, baptisée "loi de lutte contre la récidive", à l'issue d'une dernière réunion d'arbitrage qui s'est tenue dans la matinée avec François Hollande, la ministre de la justice, Christiane Taubira, et le ministre de l'intérieur, Manuel Valls. Ces mesures, détaillées par M. Hollande, un peu plus tôt, dans un entretien exclusif au au Monde, sont inspirées davantage par Mme Taubira que par M. Valls.

Le premier ministre a justifié les arbitrages par la volonté de mettre fin au "laxisme" de la droite, qui avait supprimé "des milliers et milliers de postes de policiers, de gendarmes et n'avait pas non plus prévu le remplacement des magistrats qui partent à la retraite. Cette politique de l'affichage et du laxisme est terminée". Christiane Taubira a salué sur France Info une réforme, appelée "projet de loi contre la récidive", qui démontre que "ce gouvernement choisit de faire confiance aux juges".

Nouveau dispositif de libération sous contrainte

Selon M. Ayrault, les peines automatiques ont "démontré leur inefficacité". Mais dans le même temps, "il n'y aura plus de libération conditionnelle automatique ou de révocation automatique des sursis", a prévenu le chef du gouvernement.

Le projet de loi met en place un nouveau dispositif de "libération sous contrainte, pour un retour progressif et encadré à la liberté", comme l'avait annoncé Christiane Taubira lors de l'université d'été du PS. Par ailleurs, "la possibilité qui était donnée aux juges d'aménager les peines de moins de deux ans sera ramenée à un an pour les primo-délinquants et à six mois pour les récidivistes".

Nouvelle "contrainte pénale" pour les petits délits

Le Premier ministre a confirmé les déclarations de François Hollande au Monde, annonçant la création d'une alternative aux peines plancher.

"Les peines planchers, je les ai contestées pour leur caractère automatique et leurs conséquences. Non seulement elles sont contraires au principe d'individualisation de la sanction, mais, loin d'empêcher la récidive, celle-ci a triplé de 2004 à 2011", nous a confié le chef de l'Etat. Jean-Marc Ayrault a souligné que cette "nouvelle peine" n'en supprime "aucune".

Cette contrainte pénale permettra, selon M. Ayrault, "d'imposer des obligations et interdits dont les juges ne disposent pas aujourd'hui". Ce nouveau dispositif ira de pair avec un "nécessaire renforcement des moyens", a-t-il poursuivi.

Renforcement des effectifs

"Les recrutements dans les services chargés du suivi des condamnés, les SPIP, seront amplifiés, a promis le premier ministre. Ils augmenteront dès cette année et l'année prochaine, ils augmenteront encore avec plus de 300 recrutements."

"Cette progression se poursuivra dans les années à venir avec comme objectif de limiter au maximum à 40 dossiers par agent chargé du suivi des personnes concernées", a fait valoir M. Ayrault. Il a aussi promis la poursuite des recrutements de magistrats chargés de l'application des peines et des personnels de l'administration pénitentiaire et la construction de 6 500 places de prison "en 2014, 2015 et 2016".

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Concertations Nationales Souveraines ? Rolain Mena répond !

Rolain Mena, " l'homme du 12 septembre 2011 " qui avait affronté 6 ministres rwandais au Centre d'Accueil de la Presse Étrangère (CAPE) lors de la visite de Paul Kagamé, le Nazi de Mille colline à Paris. Rolain Mena, le président de Citoyenneté Congolaise droits et devoirs (C2D) est un ami de Réveil FM International. Ami de la France, il ne s'en cache pas, pointu dans ses réflexions, intelligent, ouvert, homme de terrain, Rolain Mena fait partie des acteurs politiques activistes de la République démocratique du Congo à Paris. La cinquantaine bien sonné contrairement aux politicailleurs comme Léon Lobitch Kengo, Monsieur 4%-l'édenté de la Gare du Nord, Edouard Mokolo, Justin Mbomboko et autres qui se teignent les cheveux , Rolain Mena ne triche pas avec ses cheveux. C'est chez lui à Antony dans les Hauts-de- Seine (92) qu'il nous a accordé cette interview où sans ambages il a répondu à nos questions.

Rolain Mena "L'homme du 12 septembre 2011" est le président de C2D. Photos Réveil FM

A Paris, quelques moineaux "Mvunzi" veulent aller à Kinshasa pour légitimer le pouvoir dictatorial, pire encore quelques diaspourries du Canada sont déjà à Kinshasa avec des titres pompeux: Professeurs, Dr... etc de vrais fantômas dans la communauté congolaise de l'Etranger, d'où sortent-ils ? Le régime de Kinshasa se fabrique ses diasporas ! Joseph Kabila

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vendredi 30 août 2013

Valérie Trierweiler avec 5000 enfants défavorisés à Cabourg

Le mercredi dernier, Valérie Trierweiler s'est rendue aux côtés des "Oubliés des Vacances" du Secours Populaire. La 1ère dame a partagé un moment à la plage de Cabourg avec 5 000 enfants défavorisés de la région parisienne.

Valérie Trierweiler avec 5000 enfants défavorisés à Cabourg.

Comme chaque année, des associations caritatives font tout pour que des enfants défavorisés puissent partir en vacances. De plus en plus engagée dans des actions associatives en tant que première dame,Valérie Trierweiler a décidé de soutenir ces initiatives. Pour cela, la compagne du président s'est rendue sur la plage de Cabourg pour passer quelques instants avec 5000 enfants des "Oubliés des Vacances" du Secours Populaire. Si la plupart d'entre eux n'avaient jamais vu la mer, on peut parier qu'ils n'oublieront pas cette journée passée avec la compagne de François Hollande !

Avec cette visite, Valérie Trierweiler a mis sa notoriété au profit d'une cause et semble plus à l'aise avec son rôle de première dame. Rôle que Julien Lauprêtre, président du Secours Populaire, l'a aidé à comprendre selon elle : "J'ai compris le sens de mon rôle le jour où j'ai rencontré Julien Lauprêtre, fin 2012. J'ai compris la différence entre la générosité seule et la générosité alliée à la solidarité". Et on peut dire que la journaliste a bien suivi les conseils de son mentor. Ces derniers temps, Valérie Trierweiler semble beaucoup plus impliquée dans les actions humanitaires et sociales. En novembre dernier, elle avait invité trois jeunes trisomiques à prendre le petit-déjeuner à l’Élysée. Il semblerait que son instinct maternel soit le moteur de ces initiatives.

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jeudi 29 août 2013

Deal des Cons: Joseph Kabila doit continuer de chauffer le fauteuil présidentiel au Congo jusqu'à la sortie de Bemba de la CPI ! Et le peuple congolais ?

Pour un deal des cons, celui-ci en est un ! Les policailleurs sans éthique ni morale prennent vraiment le peuple congolais pour des cons ! Grâce à Louis Michel "Big Loulou" encore lui et toujours lui, un Léopoldien néo-colonialiste à l'esprit très colonial, Jean-Pierre Bemba depuis sa prison de La Haye a conversé durant 3 heures avec Joseph Kabila son bourreau. Le deal est simple, Joseph Kabila malgré ses deux hold-up électoraux, ses hautes trahisons de l'Etat congolais et son usurpation de poste présidentiel doit continuer de chauffer le fauteuil présidentiel jusqu' à l'hypothétique sortie de Jean-Pierre Bemba de la prison de La Haye. En contre partie le MLC parti des mafieux-véreux mobutistes va participer aux Concertations Nationales de Joseph Kabila et devra se retrouver dans ce deal, occuper des postes importants dans le fameux gouvernement d'union nationale préconisée par Léon Lobitch Kengo.

Fossoyeurs et politicailleurs Joseph Kabila-Jean-Pierre Bemba tel Laurel et Hardy font un deal des cons sur le dos du peuple congolais.

Si quelqu'un d'autre prend le pouvoir après Joseph Kabila adieu la présidence de la République pour Jean-Pierre Bemba malgré le fait qu'il passe son temps à peindre. Arrivera-t-il à égaler Picasso ? Pas si sûre ! A entendre Laurel et Hardy, fossoyeurs de la politique congolaise, c'est comme si la République démocratique du Congo appartient aux deux sorciers ! Après les élections Louis Michel 2006, il y a eu les fraudes électorales de l'élection présidentielle du 28 novembre 2011 gagnée haut la main par Etienne Tshisekedi "Ya Tshitshi", ceux qui réclament la vérité des urnes doivent-ils se taire ? Que dire de ceux qui clament haut et fort, nuit et jour "Kabila dégage" ?

Ce n'est un secret pour personne le MLC est parti alimentaire anti peuple qui roule pour Joseph Kabila. Depuis l'arrestation de Jean-Pierre Bemba à Bruxelles le 24 mai 2008 à la suite d'un mandat établi la veille par la Cour pénale internationale, en raison d'accusations de crimes sexuels, crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis lors des incursions de ses troupes en République centrafricaine pendant la période allant du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003. Il a été transféré à La Haye le 3 juillet 2008. Le silence assourdissant du MLC est ahurissant ! Pas de marches ni du bruit pour son leader. Que Jean-Pierre Bemba se permette de parler avec Joseph Kabila pour rassurer ce dernier de son soutien est une haute trahison à l'égard du peuple congolais devenu le dindon de la farce des sorciers-politicailleurs sans morale ni vergogne qui ne pensent qu'à eux comme si le Congo était leur ligablo.

Ce n'est pas un hasard que le MLC qui avait siégé avec d'autres partis d'opposition contre les concertations Kabila-Kengo Minaku, qu'il soit disposé comme par magie d'aller à ces distractions nationales qui débutent le 4 septembre prochain. Parti des positionnistes, girouettes et tourneurs de casaque, il ne faudrait attendre rien de nouveau ni chez Jean-Pierre Bemba encore moins de ses suivistes. Amnésique Jean-Pierre Bemba a oublié tous les congolais civils comme militaires qui sont morts pour sauver sa peau. Il a même oublié qu'il est aujourd'hui orphelin et que son avocat Chris Kwebe est aussi décédé.

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Jean Louis Borloo: "21 millions de Français vont payer plus d'impôt cette année" ! Faux répondent des experts !

Faux "Sur 36 millions de Français qui paient l'impôt sur le revenu, 21 millions vont payer plus d'impôt cette année. Il y a un moment où il faut dire stop", a déclaré hier matin sur l'antenne de RTL le patron de l'UDI, Jean-Louis Borloo, pour justifier le lancement d'une pétition nationale " pour un moratoire fiscal". Une phrase qui contient une jolie contre-vérité et même deux:

Jean-Louis Borloo, président de l'UDI.

D'abord, 36 millions, ce n'est pas le nombre de Français qui paient l'impôt sur le revenu, mais le nombre de foyers fiscaux répertoriés par l'administration fiscale (36,4 millions précisément). Un foyer peut être composé d'une personne (célibataire, veuf... ou de deux personnes (couple, pacsés...). Le nombre de personnes dépendant de l'administration fiscale est donc bien supérieur à 36 millions.

Parmi ces contribuables, un peu plus de la moitié seulement paient l'impôt sur le revenu. Selon l'administration fiscale, au 31 décembre 2012, seuls 18,1 millions de foyers avaient réglé un impôt sur leurs revenus l'an dernier.

"Ce chiffre de 21 millions n'existe pas, glisse-t-on au ministère du Budget, et pour cause: Nous sommes pour l'instant dans l'impossibbilité d'avancer un chiffre. En revanche, poursuit-on dans l'entourage de Bernard Cazaneuve, les mesures prises dans la foulée du gel du barème des impôts pour éviter les effets de seuil injustes ont permis à 7,4 millions de foyers de bénéficier d'une baisse d'impôt cette année."

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mercredi 28 août 2013

Matignon: "Retraites"-concertations avec les syndicats regard d'un journaliste congolais

Matignon, mardi 27 août, Jean-Marc Ayrault après sa déclaration sur les retraites. Photo Réveil FM

Marisol Touraine, Jean -Marc Ayrault, Michel Sapin et Maryse Lebranchu. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault a dévoilé les détails de la réforme des retraites, mardi 27 août à Matignon, à l'issue de deux journées de concertation avec syndicats et patronat. Il s'agit de la cinquième réforme des retraites en 20 ans. Financée par une hausse des cotisations sociales, elle prévoit un allongement de la durée de cotisations à 43 ans en 2035 et la mise en place d'un compte pénibilité en 2015 :


Réforme des retraites : garantir notre système... par Matignon

-Le gouvernement renonce à augmenter la contribution sociale généralisée (CSG) et opte pour une hausse des cotisations salariales et patronales de 0,15 point en 2014, puis 0,05 en 2015, 2016 et 2017, soit au total 0,3 point pour les salariés comme pour les employeurs en 2017.

-La durée de cotisation requise pour une retraite à taux plein sera progressivement augmentée, d'un trimestre tous les trois ans, pour atteindre quarante-trois années en 2035, contre quarante et une et demie actuellement.

-Le projet prévoit en outre l'instauration en 2015 d'un "compte personnel de prévention de la pénibilité", financé par les entreprises.

"Je le dis immédiatement : le gouvernement écarte l'augmentation de la CSG. Elle pèserait sur l'ensemble des ménages, elle n'a pas été créée pour financer les retraites", a déclaré Jean-Marc Ayrault. "Ce sont donc les cotisations sociales qui seront sollicitées à un faible niveau et progressivement. C'était d'ailleurs les vœux des organisations syndicales de salariés", a souligné le premier ministre. "Tous les régimes seront concernés : celui des fonctionnaires, les régimes spéciaux comme le régime général ou, par exemple, celui des indépendants selon des modalités propres."

Reportage photos

Les gendarmes gardent la forteresse Matignon. Photo Réveil FM

La Garde Républicaine veille également à la sécurité des personnalités et journalistes à Matignon. Photos Réveil FM

Des journalistes à l'affût de l'information. Photos Réveil FM

Freddy Mulongo à Matignon. Photo Réveil FM

Des journalistes présents pour la journée de mardi 27 août 2013. Photo Réveil FM

Les cars de reportage pour le direct. Photo Réveil FM

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Matignon: Retraites, hausse des cotisations et allongement à 43 années en 2035

Si Jean-Marc Ayrault et les cadres du Parti socialiste qualifient cette réforme de "responsable", "juste", "équilibrée" et "structurelle", tel n'est pas l'avis de nombreux responsables de l'UMP, qui dénoncent des hausses d'impôt sans réforme structurelle, et de l'aile gauche du PS, qui regrette l'allongement de la durée de cotisation à quarante-trois ans.

Matignon, mardi 27 août 2013, Jean-Marc Ayrault, ses ministres et les partenaires sociaux. Photos Réveil FM

Le projet de réforme des retraites, dévoilé mardi 27 août par Jean-Marc Ayrault, a immédiatement été rejeté à la fois par les syndicats contestataires (CGT, FO) et par le Medef ainsi que par une large partie de la classe politique. Financée par une hausse des cotisations sociales, la réforme prévoit notamment un allongement de la durée de cotisation à quarante-trois années en 2035 et la mise en place d'un compte pénibilité en 2015.

Les partenaires sociaux divisés !

Matignon, Annick Coupé, porte-parole de l'Union syndicale Solidaires. Photo Réveil FM

"Sur la pénibilité, il y aura une participation des employeurs avec la volonté de mettre en place le compte à partir du 1er janvier 2015", a annoné Jean-Claude Mailly (FO) après son passage à Matignon.

Jean-Claude Mailly (FO) à son arrivée à Matignon. Photo Réveil FM

Jean-Claude Mailly répond aux questions des journalistes. Photo Réveil FM

Du côté de la CGT, Eric Aubin, membre de la direction du syndicat, a affirmé que "la CGT n'a pas été entendue par le gouvernement" et s'est dit "formellement opposé à un transfert des cotisations famille vers l'impôt", alors que le premier ministre a annoncé une prochaine réforme pour que le financement de la branche famille pèse moins sur le coût du travail.

"Nous avions fait des propositions de réforme de fond avec des mesures de court terme et de long terme mais le premier ministre a balayé d'un revers de main les propositions de la CGT. Plus que jamais la manifestation du 10 septembre est nécessaire pour peser sur les choix et faire en sorte que d'autres choix soient faits."

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, a estimé pour sa part sur Europe 1 que l'allongement de la durée de cotisation après 2020 "n'est pas un signe d'espoir pour les jeunes". Il s'est dit en revanche satisfait de voir l'augmentation de la cotisation "privilégiée" à une hausse de la CSG, et la création d'un compte pénibilité, "quelque chose que nous demandions".

"Le premier ministre a pris les chaussons de M. Fillon puisqu'il prolonge ce qu'avait fait M. Fillon en 2003, à une époque où il n'était pas d'accord. Personne ne peut garantir que cette réforme sera la der des ders, ce qui justifie qu'on appelle à mobiliser le 10 septembre."

A l'inverse, la direction de la CFDT s'est félicitée des "mesures de justice" obtenues :

"La CFDT prend acte des efforts partagés et mesurés qui sont demandés, et restera vigilante sur la concrétisation des mesures de justice annoncées, et se félicite de la création d'un compte personnel pénibilité, une évolution majeure de notre système de retraite."

Côté patronal, Pierre Gattaz, président du Medef, a dénoncé dans une interview au Figaro "une réforme dangereuse qui n'est pas acceptable pour nous".

"A vrai dire, c'est même une non-réforme : aucun problème structurel n'est résolu. Le gouvernement ne fait que taxer, taxer. Les mesures annoncées ce soir par le premier ministre sont un renoncement à régler de manière durable la question des retraites par une véritable réforme. Il est irresponsable aujourd'hui d'augmenter les charges et les contraintes sur les entreprises [alors que] la situation économique de notre pays est grave."

Enfin, Jean-François Roubaud, président de la CGPME, a affirmé que son organisation "est assez inquiète".

"On voit peu de réformes, mais une augmentation des prélèvements et une augmentation des dépenses. Une réforme ce n'est pas ça. Ce que je demande, c'est que le premier ministre et le gouvernement s'engagent à une annulation de ces charges supplémentaires."

PS et gouvernement à la défense

Michel Sapin , ministre du travail. Photo Réveil FM

Marisol Touraine, ministre des affaires sociale et santé à Matignon. Photo Réveil FM

Maryse Lebranchu, ministre de la Réforme d'Etat et de la Décentralisation et fonction publique à Matignon. Photo Réveil FM

La ministre des affaires sociales, était évidemment la première à défendre le projet de réforme de son gouvernement. Invitée par TF1, la ministre a estimé que, "pour la première fois, une réforme des retraites est aussi synonyme de droits nouveaux, de progrès, de justice sociale".

"Cette réforme est courageuse parce que nous ne pouvions pas laisser filer les déficits tels qu'ils existent, et qu'ils seront totalement comblés par la réforme que nous engageons. C'est une réforme audacieuse, ambitieuse, parce que, contrairement à ce qui a été fait au cours des dernières réformes, elle s'inscrit dans la durée : nous réfléchissons à l'horizon 2035, 2040, nous ne nous contentons pas de replâtrer les comptes, nous introduisons de véritables transformations du système."

Le président des députés PS, Bruno Le Roux, a défendu "une réforme globale, juste et progressiste."

"Cette réforme tranche enfin avec les précédentes par son souci de concevoir un compromis fécond avec les partenaires sociaux. Beaucoup de leurs remarques et de leurs propositions ont été prises en compte et [ont] contribué à l'équilibre général du projet. Le groupe socialiste est totalement solidaire de cette réforme qui correspond point par point à ce que nous défendons. Le gouvernement prouve qu'on peut rénover notre modèle social sans saper ses fondements comme l'a fait l'ancienne majorité de droite."

La droite réplique fort

Pour le président de l'UMP, Jean-François Copé, la réforme des retraites est "simplement une hausse de taxes qui va pénaliser le pouvoir d'achat des salariés, qui va pénaliser la compétitivité des entreprises, à un moment où le chômage continue d'augmenter".

Pour Hervé Mariton, député UMP et délégué général chargé du projet des retraites à l'UMP, "les comptes pour 2020 n'y sont pas".

"Rien n'est réglé à plus long terme, rien n'est fait pour rapprocher les régimes et assurer la justice, et les Français vont payer davantage. Le gouvernement achète, sur le dos des Français, un sursis de trois ou quatre ans, mais ne règle rien. Cette 'réformette' n'est ni efficace, ni juste, ni durable."

La gauche de la gauche dénonce

Le coprésident du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon a estimé au JT de France 2 que les mesures proposées constitueraient une "série de ponctions" au détriment des salariés.

"Au-delà de tout, qu'est-ce qui va commencer tout de suite ? Une baisse des salaires, c'est ça qui commence (...) sur la feuille de paie, le salaire baisse. Quand vous prenez sur les salaires, ça réduit la consommation. Quand vous réduisez la consommation, ça réduit l'activité, donc ça réduit mécaniquement l'emploi."

Le Parti communiste français a pour sa part considéré que Jean-Marc Ayrault se détournait des Français.

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mardi 27 août 2013

Matignon: Retraites, pas de relèvement de la CSG mais une hausse des cotisations

Matignon a annoncé ce soir le contenu de sa réforme des retraites. La hausse des cotisations et l'allongement de la durée de cotisation rapporteront 7,3 milliards d'euros en 2020.

Après deux jours de négociations avec les organisations patronales et syndicales, Jean-Marc Ayrault dessine les contours de la future réforme des retraites, «juste, équilibrée et structurelle», qui sera présentée au conseil des ministres le 18 septembre prochain. Les principales mesures annoncées doivent rapporter 7,3 milliards d'euros en 2020, ce qui permettrait de compenser le déficit du régime général, évalué à 7,6 milliards à cette date.

L'allongement de la durée de cotisation

«Il n'y a pas d'autre solution», a assuré Jean-Marc Ayrault. «Ne pas le faire, ce serait s'exposer soit à une diminution des pensions des actuels comme des futurs retraités, soit à une augmentation insupportable des prélèvements, ce que le gouvernement ne veut pas.» La durée de cotisation sera donc portée à 43 ans en 2035, contre 41,5 années en 2020. L'allongement sera progressif: de 42 ans en 2023, la durée de cotisation requise pour une retraite à taux plein passera à 42 ans et un trimestre en 2026, puis 42 ans et demi en 2029, 42 ans et trois trimestres en 2032 et enfin 43 ans en 2035. Jean-Marc Ayrault s'est engagé à ce qu'il n'y ait plus d'allongement de la durée de cotisation après 2035.

Une mesure en demi-teinte, puisque le rapport Moreau avait préconisé un allongement jusqu'à 44 ans pour la génération née en 1989. La CFDT, seul syndicat qui n'était pas radicalement opposé à cette mesure, a eu gain de cause: elle avait prévenu qu'elle serait réfractaire à une augmentation de plus de 43 ans à l'horizon 2035. Le premier ministre a exclu que le mode de calcul des fonctionnaires soit aligné sur celui des agents du privé, arguant que «la durée de cotisation des agents publics est déjà alignée sur celle du privé alors qu'ils partent à la retraite sans apport financier».

Pas de hausse de la CSG

Contrairement à ce qui était un temps évoqué, la CSG ne sera en aucun cas augmentée. Si une hausse généralisée était d'ores et déjà exclue, la CGPME évoquait hier un relèvement de la CSG des retraités (6,6% à l'heure actuelle) au niveau de celle des actifs (7,5%). Cette option n'a finalement pas été retenue. «La CSG n'a pas été créée pour financer les retraites», a déclaré le premier ministre, estimant qu'un relèvement «pèserait sur tous les ménages». «Ce sont donc les cotisations sociales qui seront sollicitées, à un faible niveau», a ajouté Jean-Marc Ayrault.

Augmentation des cotisations patronales et salariales

Les cotisations patronales et salariales augmenteront pour financer la réforme. La hausse sera progressive: 0,15 point en 2014, puis 0,05 point en 2015, 2016 et 2017, soit 0,3 point au total, du côté des actifs comme des employeurs. Le Medef avait consenti cette hausse en échange d'une baisse du coût du travail qui doit être négociée dans le cadre du budget de la Sécurité sociale, à l'automne.

Mise en place d'un compte pénibilité

A partir du 1er janvier 2015, un compte personnel de prévention de la pénibilité financé par les entreprises sera mis en place. Il combinera un financement collectif des entreprises et une cotisation de chaque entreprise en fonction de la pénibilité qui lui est propre. Il pourra servir à financer «la formation pour une reconversion, un temps partiel en fin de carrière» ou permettre à un salarié en situation de pénibilité de partir «plus tôt à la retraite».

Des mesures spécifiques pour les femmes et les jeunes

Comme attendu, la majoration des pensions de 10% pour les parents d'au moins trois enfants va disparaître, jugée plus profitable aux hommes qu'aux femmes étant donné qu'ils bénéficient en moyenne de pensions plus élevées. Elle sera remplacée par un forfait de pension par enfant pour toutes les femmes, à partir du premier enfant. Aucun montant n'a pour l'instant été annoncé.

Une aide forfaitaire sera également mise en place pour permettre aux jeunes diplômés de racheter leurs années d'études, dans la limite de quatre trimestres. Jean-Marc Ayrault s'est également engagé à mener une réforme «pour que le financement de la protection sociale pèse moins sur le coût du travail», comme il l'avait promis au Medef. Cette réforme concernera notamment la «branche famille».

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Souvenirs: Berlin, la porte de Brandebourg symbole de le réunification allemande !

45 journalistes accrédités à Matignon avaient accompagné le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à Berlin du 14 au 16 novembre 2012 lors de son premier voyage officiel hors du territoire français. C'est l'Allemagne, la rencontre avec la Chancelière Angela Merkel qui a été au centre de cette visite. Jean-Marc Ayrault maniant à merveille la langue de Goethe n'a pas eu besoin d’interprète. Les journalistes avaient pour quartier général l'ambassade de France situé au 5 Pariser Platz - Berlin, à quelques mètres de la Porte de Brandebourg et en haut de l'avenue Unter den Linden. Le nom de Pariser Platz (« place de Paris ») lui a été donné en 1814, pour célébrer la prise de Paris par les armées coalisées, incluant la Prusse.

Freddy Mulongo et deux Allemands en tenue américaine et russe de l'époque de la guerre froide, devant la porte de Brandebourg à Berlin. Photo Réveil FM

Très sympathique les deux Allemands déguisés en soldats Américain et Russe de l'ère guerre froide. Photos Réveil FM

La porte de Brandebourg est un symbole de l'unité allemande. Plusieurs événements majeurs sont liés au monument. Il a été enrichit au fil de l'historie de l'empire, avant d'être le premier lieu de la chute du mur de Berlin.

L'édifice a été commandé par le roi Frédérique-Guillaume de Prusse, à la fin du XVIIIème siècle. En 1793, on installa à son sommet une statue de Johann Gottfried Schadow: elle représente la déesse de la victoire, juchée sur un char tiré par quatre chevaux. Mais ce quadrige fut prise en 1806 par Napoléon, qui avait l'intention de l'exposer à Paris. L'œuvre est revenue en Allemagne à la chute du premier empire napoléonien.

Arrivée des journalistes sur Pariser Platz « place de Paris ». Photos Réveil FM

La Porte de Brandebourg. Photo Réveil FM

La salle réservée aux journalistes à l'ambassade de France à Berlin. Photo Réveil FM

L'ambassade de France est à quelques mètres de la porte de Brandebourg.

On y ajouta alors un aigle prussien, symbole du pouvoir allemand. Cependant, l'ensemble de la sculpture fut très endommagé pendant la seconde guerre mondiale: elle fut remplacée par une copie en plâtre. Le mur de Berlin plaça l'édifice dans la partie est de la ville, communiste. En 1989, c'est au niveau de la porte que le mur fut détruit. Elle apparaît aujourd'hui sur les pièces de 10, 20 et 50 centimes d'euros allemands en tant qu'emblème de la réunification.

La porte de Brandebourg (Brandenburger Tor en allemand) se situe à l'entrée ouest de l'ancien Berlin et est un symbole de la ville, mais fut pendant presque trois décennies le symbole de la division de la ville : le monument faisait partie intégrante du mur de Berlin. Elle fut érigée par Carl Gotthard Langhans (1732-1808) pour le roi de Prusse Frédéric-Guillaume II (1744-1797). Elle fut construite de 1788 à 1791 dans le style néoclassique, en s'inspirant du Propylée de l'Acropole d'Athènes.

Freddy Mulongo au Bundestag. Photos Réveil FM

La porte termine l'avenue Unter den Linden et remplace une porte précédente qui y avait été construite en 1734. Elle fait 26 mètres de haut, 65,5 mètres de large et a une profondeur de 11 mètres. Elle comprend cinq passages et deux maisonnettes. Jusqu'à ce que le Kaiser fût déposé, celui-ci était le seul à pouvoir passer avec son véhicule sous le passage central.

En 1793, elle est couronnée du quadrige de Johann Gottfried Schadow (1764-1850) figurant la déesse de la Victoire sur un char tiré par quatre chevaux. Cette statue a été réalisée en cuivre. En 1806, elle est emportée par Napoléon qui veut l'installer à Paris. Après la chute du Premier Empire, le quadrige retourne à Berlin, où il est restauré et agrémenté d'un nouveau symbole de pouvoir (l'aigle prussien). Le quadrige a retrouvé, après bien des débats, son aigle et sa croix de fer, attributs guerriers dessinés par Karl Friedrich Schinkel à la demande du roi Frédéric-Guillaume III.

Freddy Mulongo au Bundestag à Berlin. Photos Réveil FM

Après la Seconde Guerre mondiale, on fit poser une copie en plâtre. En effet, lors de la bataille de Berlin, des soldats allemands s'étaient réfugiés derrière le quadrige d'où ils tiraient et la statue fut gravement endommagée. Seuls deux chevaux échappèrent à l'attaque. Le 21 septembre 1956, le magistrat de la ville de Berlin décida de reconstruire l'unique ancienne porte de la ville encore debout. La rénovation fut terminée le 14 décembre 1957.

À la partition de la ville, la porte de Brandebourg se situe dans la Zone est. Avec la construction du mur de Berlin, le 13 août 1961, celle-ci se retrouve au milieu du No Man's Land gardé par les soldats de RDA et ne peut donc plus être traversée ni à l'est ni à l'ouest1. Tandis que la vue sur l'édifice à partir de Unter den Linden (secteur Est) n'était entravée par aucun dispositif de sécurité (sauf des barrières), celle à partir du secteur Ouest (Straße des 17. Juni) était gâchée par le mur de béton d'environ 3 mètres de hauteur qui cachait la base du monument aux Berlinois de l'ouest. Lors de leurs venues en visite officielle à Berlin-Ouest, les dirigeants occidentaux (tel que le président Kennedy en juin 1963) avaient pris l'habitude de prononcer régulièrement des discours devant la porte. C'est pourquoi, les autorités de la RDA faisaient alors installer des tentures (souvent des drapeaux de l'État est-allemand ou des étoffes rouges) entre les piliers du monument, afin d'en obstruer la vue aux habitants de Berlin-Est éventuellement trop curieux.

Napoléon et la Grande Armée défilant sous la Porte de Brandebourg après l'écrasement de la Prusse et de la Saxe aux batailles d'Iéna et d'Auerstaedt en 1806.

La statuaire symbole de Berlin était initialement orientée vers la ville en signe de Paix dont elle incarne le triomphe. Après l'écrasement de Napoléon(?), la place dénommée le Quarré devint alors Pariser Platz. Le fait qu'Hitler fit tourner le Quadrige vers l'ouest, pour exprimer ses désirs de puissance et de conquête, est une légende toujours tenace. Après la Seconde Guerre mondiale, le quadrige détruit fut refait, mais sans la Croix de fer ni l'Aigle de Prusse, de manière à renouer avec ses intentions pacifiques originelles. Lors de sa dernière restauration, après la réunification allemande, le Quadrige put enfin retrouver ses insignes de la Victoire, et ce en dépit d'une vive polémique.

Durant la séparation, l'aigle qui trônait au-dessus du quadrige en haut de la porte fut retiré. Il retrouva sa place lors de la réunification.

Tous les événements importants de l'histoire de Berlin sont liés à la porte de Brandebourg comme symbole de la ville, mais aussi de l'État. Ainsi, c'est sous la pression de plus de 100 000 personnes que vingt-huit ans après sa construction, le mur fut enfin rouvert au niveau de la porte le 22 décembre 1989. La porte de Brandebourg est représentée sur les pièces allemandes de 10, 20 et 50 centimes d'euro comme symbole de l'unité retrouvée.

Le 3 octobre 2002, la porte de Brandebourg a été enfin dévoilée lors de joyeuses festivités après vingt-deux mois de rénovation. Auparavant, elle avait été longtemps négligée et elle était régulièrement endommagée pendant les festivités du nouvel an où de nombreuses personnes y montaient.

Façade de l'ambassade actuelle de l'ambassade de France à Berlin. Photos Réveil FM

En 1860, le prince de la Tour d'Auvergne, alors ambassadeur de France auprès du royaume de Prusse, suggère à l'empereur Napoléon III de se porter acquéreur d'un hôtel situé sur ce qu'il considère être une des plus belles places de Berlin, non loin de la porte de Brandebourg ; le nom de Pariser Platz (« place de Paris ») lui a été donné en 1814, pour célébrer la prise de Paris par les armées coalisées, incluant la Prusse. La vente est conclue en avril. Le palais Beauvryé, construit entre 1735 et 1737, n'est pas vraiment adapté à la présence d'une ambassade, mais devient rapidement le lieu de prédilection du gotha berlinois. Vendu immédiatement après sa construction par Bernhard von Beauvryé (de), il avait été la résidence de plusieurs familles aristocratiques de Berlin. Il est loué par la France dès 1835 qui y installe sa légation.

Le palais Beauvryé en 1937.

Après l'implication de l'ambassadeur Benedetti dans l'affaire de la dépêche d'Ems qui conduira à la guerre de 1870, l'immeuble est confié aux Anglais. Le rétablissement des relations diplomatiques entre la France et désormais l'Allemagne en 1871 lancera les opérations de rénovation. Jusqu'à la fin du xixe siècle, les travaux d'aménagement et de décoration donnent du prestige au lieu. L'hôtel sera ensuite entièrement modernisé (électricité, téléphone…) avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Durant l'entre-deux-guerres, la situation est confuse, en raison du difficile retour de la diplomatie et les émeutes révolutionnaires de 1919-1920. Sous la garde de l'ambassade d'Espagne depuis le début de la guerre, l'édifice retrouve ses fonctions en 1922. La réfection de la façade en 1930 permet une meilleure sécurisation du lieu et lui donne une nouvelle modernité. L'ambassade accueillera de nombreux artistes français de renom.

L'ambassadeur François-Poncet, qui a largement ouvert les portes de l'ambassade à de nombreuses personnalités allemandes, assiste en 1933 à l'incendie du Reichstag, situé à environ 200 mètres. Après les Accords de Munich du 30 septembre 1938, il demande sa mutation pour Rome car il surestime le rôle de Mussolini. Il est remplacé par Robert Coulondre, qui sera le dernier ambassadeur de France en poste à Berlin jusqu'au transfert du personnel diplomatique depuis l'ambassade de Bonn en 1999, neuf ans après la réunification allemande (exception faite des ambassadeurs de France auprès de la RDA).

Le palais est détruit dans un bombardement le 2 mai 1945. Le terrain est entièrement débarrassé de ses ruines en 1959. Deux ans plus tard, lors de construction du mur de Berlin, plus de la moitié du site de l'ambassade se retrouve dans le No man's land qui bordait celui-ci à l'est2. Après la réunification de 1990, la France en obtient la restitution et ouvre un concours architectural dès 1995. C'est Christian de Portzamparc qui est lauréat et pose la première pierre le 10 juillet 1998.

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lundi 26 août 2013

Syrie: Les enquêteurs de l'ONU visés par des snipers

Les experts chargés par l'ONU d'enquêter sur l'éventuel usage d'armes chimiques en Syrie ont été lundi la cible de tireurs embusqués non identifiés, les forçant à rebrousser chemin pour changer de véhicule, a annoncé un porte-parole des Nations unies. Damas accuse les rebelles d'avoir ouvert le feu.

Le président syrien Bachar al-Assad a qualifié d'«insensées» les accusations occidentales et a prévenu les Etats-Unis que leur projets d'intervention militaire en Syrie étaient voués à l'«échec».

Angela Kane, l'envoyée spéciale de l'ONU chargée du désarmement, arrivée samedi à Damas, regarde les inspecteurs partir à bord d'un convoi de cinq voitures, escorté des services de sécurité syriens.(Lundi 26 août 2013)

Les inspecteurs de l'ONU qui se dirigeaient lundi matin vers le site de l'attaque chimique à Damas ont été pris pour cible par des tireurs embusqués. (Lundi 26 août 2013)

Les enquêteurs de l'ONU se rendaient lundi vers le site de l'attaque chimique présumée imputé au régime syrien près de Damas, dans la région de la Ghouta orientale. L'opposition et les pays occidentaux y accusent l'armée d'avoir tué des centaines de civils dans une attaque à l'arme chimique la semaine dernière.

Sains et saufs

«Le premier véhicule de l'équipe d'enquête sur les armes chimiques a été délibérément touché à plusieurs reprises par des tirs de snipers non identifiés» dans une zone-tampon à l'approche de cette région, a déclaré Martin Nesirky dans un communiqué. Il n'a fait état d'aucun blessé.

«La voiture n'étant plus utilisable, (les enquêteurs) sont retournés sains et saufs au point de contrôle tenu par le gouvernement», a-t-il précisé, ajoutant que l'équipe retournerait dans la zone «après avoir changé de véhicule». «Toutes les parties doivent coopérer pour que l'équipe puisse mener son important travail», a conclu Martin Nesirky.

La Suisse propose son aide

La Suisse est prête à aider l'ONU, si elle en formule la demande, dans l'enquête sur les possibles attaques chimiques en Syrie, selon un communiqué du Département fédéral des Affaires étrangères.

Le chef de la diplomatie suisse Didier Burkhalter a notamment proposé le concours du laboratoire de Spiez, l'un des 21 laboratoires spécialisés (dans les analyses des substances chimiques) désignés par l'OIAC (Organisation pour l'interdiction des armes chimiques) dans le monde.

Pour aider l'OIAC, le laboratoire de Spiez lui «fournit gratuitement des bases de données pour l'analyse des substances chimiques et organise régulièrement des cours de formations pour les inspecteurs de l'OIAC», indique le communiqué de Berne. Le ministre suisse des Affaires étrangères a rencontré à La Haye, lors d'une visite de travail, le directeur général de l'OIAC, M. Amhed Üzümcü.

Assad met Washington en garde

Le président syrien Bachar al-Assad a qualifié d'«insensées» les accusations occidentales et a prévenu les Etats-Unis que leur projets d'intervention militaire en Syrie étaient voués à l'«échec» dans une interview au quotidien russe Izvestia.

«Les déclarations faites par des hommes politiques aux Etats-Unis et en Occident sont une insulte au bon sens», a-t-il déclaré. «Les Etats-Unis essuieront un échec comme lors de toutes les guerres précédentes qu'ils ont lancées à commencer par le Vietnam» s'ils décident de mener une opération militaire en Syrie, a-t-il ajouté.

Option militaire envisagée

L'avertissement de Bachar al-Assad, intervient au moment où Washington et Londres étudient les options militaires pour répondre à l'attaque chimique présumée. Une option occidentale contre laquelle les deux alliés de Damas, l'Iran et la Russie, ont émis des mises en gardes.

Le Premier ministre britannique David Cameron a décidé d'écourter ses vacances «en raison de la situation en Syrie» et sera de retour à Downing Street mardi, avant de présider une réunion du Conseil de sécurité nationale, a annoncé lundi un porte-parole.

La Russie a attiré l'attention des Etats-Unis contre les conséquences d'une possible intervention militaire en Syrie, au cours d'un entretien téléphonique entre le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et son homologue américain John Kerry.

Sergueï Lavrov a insisté sur «les conséquences extrêmement graves d'une possible intervention militaire pour le Proche-Orient et l'Afrique du Nord où des pays comme l'Irak ou la Libye sont toujours déstabilisés». La Russie «est très inquiète» par les récentes déclarations américaines selon lesquelles Washington est prêt à «intervenir» dans le conflit, a-t-il souligné.

«Très peu de doutes»

Le régime a attendu quatre jours après l'attaque présumée avant de donner son feu vert à la mission d'experts onusiens qui était déjà sur place pour enquêter sur des allégations sur d'autres attaques présumées dans le pays plus tôt cette année.

Un responsable américain a affirmé à l'AFP que l'autorisation de Damas arrivait «trop tard pour être crédible, notamment parce que les preuves disponibles ont été largement altérées par les bombardements continus menés par le régime».

Selon lui, il reste «très peu de doutes» sur l'usage d'armes chimiques, une affirmation soutenue notamment par la France et la Grande-Bretagne. D'intenses consultations à haut niveau ont eu lieu ces derniers jours entre les capitales occidentales pour préparer une «réponse sérieuse», alors que l'armée américaine assurait préparer ses options.

Lundi, de hauts responsables militaires de pays occidentaux et musulmans entameront une réunion de deux jours en Jordanie pour discuter «des scénarios» possibles après les «dangereux développements» en Syrie, selon Amman. Cette réunion rassemblera entre autres le chef d'état-major inter-armées américain, le général Martin Dempsey.

Washington a longtemps considéré l'usage d'armes chimiques comme une «ligne rouge». Pour autant, la Maison Blanche a démenti des informations du quotidien britannique Telegraph affirmant que Washington et Londres s'apprêtaient à lancer une action militaire commune «dans les prochains jours».

De même, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a indiqué qu'une décision en ce sens «n'était pas encore prise». «Il faut proportionner les réactions (...) et cela va être arbitré dans les jours qui viennent», a-t-il dit.

La Turquie prête à rejoindre une coalition

La Turquie a également affirmé être prête à rejoindre une coalition internationale dirigée contre la Syrie en réaction à l'attaque, même en l'absence de consensus à l'ONU, a affirmé lundi son ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu. «Si une coalition est formée contre la Syrie lors de ce processus, la Turquie en fera partie», a déclaré M. Davutoglu dans un entretien accordé au quotidien Milliyet paru lundi.

«Après cette inspection, les Nations unies doivent prendre une décision sur des sanctions. Nous avons toujours privilégié une action sous couvert de l'ONU et avec la communauté internationale», a indiqué M. Davutoglu. «Si une telle décision n'est pas prise, d'autres options sont sur la table. Quelque 36 ou 37 pays discutent déjà de ces options», a-t-il poursuivi.

Résolument hostile au président Bachar al-Assad, la Turquie, qui accueille près de 500'000 réfugiés syriens sur son sol, exhorte depuis mercredi la communauté internationale à agir très fermement contre son régime.

«Le monde regarde la Syrie»

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon avait déclaré lundi que «chaque heure compte» dans l'enquête des experts. «Le monde regarde la Syrie», a ajouté Ban Ki-moon. Le secrétaire général de l'ONU a souligné une fois de plus que les experts devaient avoir «un accès libre» au site et pouvoir travailler «sans entrave».

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Ayrault sur les retraites : "Pas question de repousser l'âge légal de départ à la retraite" !

Jean-Marc Ayrault, Premier ministre.

Invité du 20 heures de France 2, dimanche 25 août, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a fait le tour des sujets d'actualité, quelques heures après son discours d'apaisement lors de la clôture de l'université d'été du parti socialiste.

Les retraites

Peu de détails sur le dossier tendu de la réforme des retraites. Une chose est sûre, "il n'est pas question de repousser l'âge légal de départ à la retraite", a insisté le premier ministre qui doit s'entretenir sur le sujet, lundi et mardi, avec les représentants de huit syndicats et trois organisations patronales, à tour de rôle. Et ce car "ce serait pénaliser toute une génération, tous ceux qui ont prévu d'aller à la retraite dans les années qui viennent se sentiraient trahis".

Entre une hausse de la CSG ou des cotisations sociales, en revanche, "rien n'est encore décidé", a affirmé le premier ministre. Des arbitrages définitifs sont attendus dès mercredi ou jeudi. Autant dire un planning ultraresserré, après s'être laissé deux mois pour réfléchir sur les préconisations du rapport Moreau sur les retraites.

Le chômage

L'objectif de l'inversion de la courbe du chômage d'ici la fin de l'année? "J'y crois", a lancé M. Ayrault. Le ministre du travail, Michel Sapin, avait également réaffirmé, au cours d'une interview sur RTL-Le Figaro-LCI, dimanche, que la promesse de François Hollande serait tenue.

Quant à la croissance, elle est bien "de retour", selon le chef du gouvernement. Il s'agit désormais de la "consolider".

Le budget

Jean-Marc Ayrault a également insisté sur l'effort que l'Etat va réaliser dans le budget 2014, avec des économies "sans précédent" de 10 milliards d'euros, du "jamais vu", a-t-il assuré. "Il y a des priorités à financer", comme l'éducation, les emplois d'avenir, les contrats de génération, la police ou la gendarmerie, a-t-il énuméré.

Sur la pression fiscale, "il y aura encore des efforts (en 2014), mais ces efforts vont diminuer", a-t-il tenu à préciser, s'affirmant comme "le premier ministre de la détermination à redresser notre pays. Et nous allons y parvenir."

Les grandes lignes du budget 2014 seront dévoilées fin septembre. Le gouvernement a déjà prévenu qu'un effort fiscal supplémentaire de six milliards d'euros sera demandé aux Français et que 14 milliards d'économies seront réalisées dans les dépenses publiques.

Les relations au sein du gouvernement

Après les tensions de l'été, le premier ministre s'est réaffirmé comme "le chef du gouvernement". "Ce que j'ai bien noté à La Rochelle, c'est que les militants et les sympathisants attendent qu'il n'y ait plus de partitions en solo", a-t-il déclaré.

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dimanche 25 août 2013

Syrie: La Russie met en garde les occidentaux contre une répétition de l'aventure en Irak !

Attaque chimique : la pression internationale se durcit contre le régime syrien. François Hollande a estimé, dimanche 25 août, qu'il y avait "un faisceau d'évidences" tandis qu'Obama et Cameron parlent d'une "attaque significative aux armes chimiques avait été menée par le régime syrien".

Les chars syriens.

La communauté internationale semble de plus en plus convaincue que l'attaque aux armes chimiques menée mercredi 21 août dans la région de Damas (Syrie) est le fait des autorités syriennes. François Hollande a estimé, dimanche 25 août, qu'il y avait "un faisceau d'évidences" indiquant que l'attaque était "de nature chimique" et que "tout conduisait à considérer" que le régime en était "responsable". Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne examinent des options militaires contre le régime syrien.

Barack Obama et David Cameron se sont entretenus au téléphone samedi et ont exprimé "leur profonde préoccupation (...) devant des signes de plus en plus importants (indiquant) qu'une attaque significative aux armes chimiques avait été menée par le régime syrien", ont expliqué les services du Premier ministre britannique.

Les images vidéos montrant des centaines de femmes et d'enfants asphyxiés dans les hôpitaux et les rues des faubourgs de Damas, sont des pièces à conviction qui pourraient faire basculer le conflit syrien. L'attaque chimique ne fait plus de doute aussi pour des membres de Médecins sans frontières sur place, 355 patients morts présentent des symptômes neurotoxiques : "Il y a bien eu contamination massive en un lieu précis", selon Françoise Saulnier, juriste à Paris à Médecins sans frontières.

Ces déclarations interviennent alors que le président américain semble se rapprocher d'une possible action militaire limitée en Syrie.

Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a estimé dimanche 25 août qu'il n'y avait "aucun doute" sur l'attaque à l'arme chimique près de Damas, la capitale de la Syrie, et sur la "responsabilité" du régime syrien. "Les indications sont totalement convergentes sur l'étendue du massacre et la responsabilité écrasante du régime", a-t-il ajouté.

Auparavant, la Russie a mis en garde les Occidentaux, qui appellent au recours à la force contre le régime syrien de Bachar Al-Assad, contre une répétition de "l'aventure" en Irak. Ces déclarations interviennent alors que le président américain semble se rapprocher d'une possible action militaire limitée en Syrie. Barack Obama examine d'éventuelles options militaires depuis samedi. Il s'est mis d'accord avec le Premier ministre britannique, David Cameron, pour parler de "possibilités de riposte".

"Tout cela ne peut que nous rappeler les événements d'il y a dix ans, quand, en prenant pour prétexte des informations mensongères sur la présence en Irak d'armes de destruction massive, les Etats-Unis, en contournant l'ONU, se sont lancés dans une aventure, dont tout le monde connaît maintenant les conséquences", a déclaré le porte-parole de la diplomatie russe Alexandre Loukachevitch. Par ailleurs, la Russie, fidèle alliée de Bachar Al-Assad, s'est dite "satisfaite" de l'accord donné par Damas à une enquête de l'ONU sur les allégations d'usage d'armes chimiques.

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François Hollande a évoqué la Syrie avec Barack Obama (Etats-Unis) et David Cameron (Grande Bretagne)

Le président François Hollande a eu dimanche des entretiens téléphoniques sur la situation en Syrie avec le Premier ministre britannique David Cameron ainsi qu'avec le président Barack Obama, a fait savoir l'Elysée dans des communiqués.

François Hollande et Barack Obama

Le président français a déclaré à son homologue américain que "tout concordait pour désigner le régime de Damas comme l'auteur de ces attaques inacceptables", a dit l'Elysée, faisant allusion à l'attaque chimique présumée près de Damas mercredi dernier.

Quelques heures plus tôt, samedi soir, David Cameron avait eu un entretien téléphonique avec Barack Obama sur la Syrie, et les deux hommes étaient convenus de se consulter concernant "les possibilités de riposte de la communauté internationale", avait dit la Maison blanche.

François Hollande et David Cameron ont eux aussi "convenu de se consulter dans les plus brefs délais sur les réponses à apporter à cet acte intolérable", indique l'Elysée en faisant allusion là de même à l'usage présumé d'armes chimiques à la périphérie de Damas.

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La Rochelle: Jean-Marc Ayrault clôture l'université d'été du PS en appelant à l'unité

Harlem Désir, Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry à l'université d'été du PS 2013 à La Rochelle


Plénière de clôture : Jean-Marc Ayrault par PartiSocialiste

Le premier ministre a prononcé ce dimanche le discours de clôture de l'Université d'été du PS à La Rochelle. Il a lancé un appel à la cohésion au sein de son gouvernement et à l'unité de la gauche avant les élections de 2014 face à la droite et à "la nouvelle extrême droite".

Jean-Marc Ayrault a demandé aux ministres de son gouvernement de serrer les rangs après les polémiques de l'été. Le premier ministre a mis en garde sa majorité contre "les jeux personnels qui viennent ruiner les efforts que nous faisons collectivement pour réussir". "Le débat entre sensibilités est légitime, il est même nécessaire. Il y a des congrès pour cela" a dit Jean-Marc Ayrault. "A chaque fois que le débat est sur la place publique avant même d'avoir été posé entre nous, c'est une faute contre notre collectif" a t'il ajouté. Jean-Marc Ayrault s'exprimait devant plusieurs ministres venus l'écouter parmi lesquels Manuel Valls et Arnaud Montebourg et après les oppositions apparues en août entre le ministre de l'Intérieur Manuel Valls et la garde des Sceaux, Christiane Taubira au sujet de la réforme pénale. Le premier ministre a appelé son gouvernement à jouer collectif et les partis de gauche à s'unir dès le premier tour des élections municipales en 2014 pour faire barrage à l'extrême droite. "Le risque, c'est la perte de municipalités et l'arrivée du FN".

Harlem Désir, le Premier secrétaire du parti socialiste, s'était exprimé un peu plus tôt. Lui aussi avait lancé un appel à l'union pour les municipales de 2014 et face à l'extrême droite. Harlem Désir a appelé à "une croisade républicaine contre l'extrême droite" appelant le parti socialiste a être en ordre de bataille pour les échéances de 2014 avant les autres formations politiques.

En marge des discours, un sondage réalisé par Ifop pour Ouest-France Dimanche démontre que les Français sont de plus en plus critiques envers le PS. 44 % des Français interrogés uniquement considèrent que le Parti Socialiste soutient suffisamment le gouvernement. Il s’agit d’une baisse considérable, car ils étaient 67 % il y a un an.

Ils ne sont également que 30 % à penser que le PS est proche de leurs préoccupations.

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Matignon: Jean-Marc Ayrault veut une « rentrée scolaire réussie » ! Le Premier ministre fait un geste pour les élèves handicapés !

Matignon, jeudi 22 août, cour d'honneur, arrivée de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre face aux journalistes. Photos Réveil FM

Les rec­teurs et direc­teurs d'académie ont été conviés jeudi dernier par Jean-Marc Ayrault à un déjeuner de ren­trée à Matignon. Le Premier ministre a pro­fi­té de cette réunion pour abor­der avec les per­son­nels d'encadrement les grandes orien­ta­tions de cette ren­trée 2013, la pre­mière entiè­re­ment orga­ni­sée par le gou­ver­ne­ment Hollande. Les rap­ports entre Jean-Marc Ayrault et le ministre de l'Education Vincent Peillon ont par­fois été com­pli­qués cette année, notam­ment lors de l'examen de la loi pour la refon­da­tion de l'école. Selon "un connais­seur", cité par l'Express, "Matignon veut res­se­rer les liens avec les acteurs de l'Education natio­nale, et prendre la main sur ce sujet". Au menu, la réforme des rythmes sco­laires bien sûr, qui sera en place dès sep­tembre pro­chain dans 4 000 com­munes fran­çaises (notam­ment à Paris), le lan­ce­ment des Ecoles supé­rieures du pro­fes­so­rat et de l'éducation (Espé), mais aussi l'annonce d'un plan pour la sco­la­ri­sa­tion des enfants han­di­ca­pés. Un nou­veau cadre d'emploi pour les Auxiliaires de vie sco­laire (AVS), sera évoqué.

Jean Marc Ayrault face aux journalistes à Matignon. Photos Réveil FM

Jean-Marc Ayrault face aux journalistes: «Cette rentrée sera la première dont mon gouvernement assumera l'entière responsabilité. Elle sera donc particulièrement scrutée.»

Devant 250 hauts cadres de l'Éducation nationale, le premier ministre a insisté sur la mise en place de la réforme des rythmes.

Les bases ont été posées au cours de l'année écoulée. Reste désormais à mettre en œuvre la «refondation de l'école» promise par la majorité. Un message que le premier ministre partage certainement avec les enseignants et leurs représentants syndicaux.

Un an après avoir ouvert la concertation nationale sur la refondation de l'école, Jean-Marc Ayrault avait donc donné rendez-vous jeudi aux recteurs et directeurs académiques à Matignon pour fixer les grandes lignes de l'année à venir. Ces quelque 250 hauts cadres seront en effet chargés de mettre en musique la loi d'orientation et de programmation sur l'école adoptée à l'été.

«Cette rentrée 2013 sera la première dont mon gouvernement assumera l'entière responsabilité. Elle sera donc particulièrement scrutée», a indiqué le premier ministre en introduction de son discours transmis à la presse. Celle de 2012, en effet, restait l'œuvre de l'ancienne majorité.«Cette rentrée ne doit pas être seulement réussie sur le plan technique», a-t-il précisé, rappelant le fort engagement du gouvernement et du chef de l'État sur la question éducative et les importants moyens humains et budgétaires mis à disposition. Un message entre pression et soutien, qui ne pouvait éluder le sujet des rythmes scolaires.

Entre les communes qui mettront en œuvre la réforme dès septembre (4 000) et celles qui devront la préparer pour application en 2014, les recteurs, précisément chargés de valider les projets, seront en ligne de mire. «Je vous demande de mettre en œuvre cette réforme et de lui en conserver le sens (…) Je compte sur votre action déterminée pour qu'elle s'installe dans les meilleures conditions.» L'année écoulée a montré en effet que le bien-être des élèves est parfois passé à l'arrière-plan.

Retour des «hussards noirs»?

Annonce sur la titularisation des auxiliaires de vie scolaire - sujet interministériel qui s'imposait, donc, à Matignon -, focus sur la lutte contre l'échec scolaire et la formation des enseignants avec la mise en place des «écoles supérieures du professorat et de l'éducation»… Si l'auditoire a bien compris la portée symbolique de la réunion, il est resté quelque peu dubitatif quant à l'allocution.

Il faut dire que le matin, à la Sorbonne, lors de la traditionnelle réunion de rentrée avec leur ministre de tutelle, les recteurs avaient trouvé, selon les mots des intéressés, un Vincent Peillon «galvanisé», «particulièrement en forme» s'imposant comme le premier des recteurs. Décrivant l'année écoulée comme «une promenade de santé», le ministre a fait le point sur les importants chantiers de l'année à venir, à commencer par l'échec scolaire et le collège.

Si Jean-Marc Ayrault s'est bien essayé à une référence à la IIIe République, si chère à Vincent Peillon, en évoquant le retour des «hussards noirs», les troupes de l'Éducation nationale sont restées sur leur faim.

Élèves handicapés: 28.000 assistants seront titularisés

28.000 assistants de vie scolaire, les «AVS», ces personnels chargés d'accompagner les élèves en situation de handicap de la maternelle au lycée seront titularisés progressivement, sur six ans, à partir de la rentrée 2014 - soit 16.400 équivalents temps plein. Il s'agit des actuels assistants d'éducation, sous contrat de droit public, recrutés au niveau bac et rémunérés à hauteur de 1000 euros net mensuels. Jusqu'alors en CDD de trois ans renouvelable deux fois seulement, ils seront à l'avenir embauchés en CDI et dépendront de l'Éducation nationale.

Une mesure au coût peu élevé puisque lié essentiellement à la prise en compte, à l'avenir, de l'ancienneté et de l'avancement des salariés. Un premier pas salué par les syndicats.

Le monde des accompagnants compte par ailleurs quelque 26.000 contrats aidés on ne peut plus précaires, des personnels à temps partiel, recrutés sans condition de diplôme, rémunérés 600 euros.

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Le féticheur Badivé supporteur de Joseph Kabila et ses affidés en fuite après des "Mangenda-Nkuba réglementaires" des Résistants-Patriotes-Combattants !

A Paris, c'est la jubilation ! La journée pluvieuse à Paris du hier samedi 24 août a sans doute eu raison et anéanti les fétiches de Badivé. En effet le féticheur Badibanga mieux connu sous le sobriquet de «Badivé» et ses affidés supporteurs de l'imposteur Joseph Kabila ont été cueillis comme des fruits par des Résistants-Patriotes-Combattants. Ils n'ont même pas eu l'occasion de faire leur marche "Ne touche pas à mon usurpateur et imposteur de Président" ! Images vidéos

Opportuniste, situationniste Badivé est un as de la provocation. Depuis qu'il est payé par Joseph Kabila pour embrouiller la résistance congolaise à Paris, le féticheur tente des marches pro-Jo Ka, anti-combattants mais jusque là il n'a jamais réussi ses coups. Sa énième tentative pour justifier son financement qu'il reçoit du pouvoir d'occupation de Kinshasa est un cuisant échec.

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samedi 24 août 2013

Concertations nationales Kabila-Kengo-Minaku: Paul Kahumbu s'insurge contre !

Depuis Lausanne en Suisse, Paul Kahumbu membre très influent du Directoire du Front Civil de Résistance Populaire (FCRP) s'insurge contre les Concertations Nationales (CN) moquées par la majorité des Congolais de l'étranger comme étant des " Distractions Nationales", les plus radicaux parlent même de "Buzoberies Nationales". Comment peut-on aller aux causeries nationales alors que les bombes tombent sur Goma ? Comment croire aux "buzobéries" nationales alors que Joseph Kabila sans légitimité a tous les pouvoirs entre ses mains, il y a un contre pouvoirs en République démocratique du Congo. Joseph Kabila se donne même le luxe d'avoir ses prisonniers personnels qui croupissent à Makala avec des fallacieuses accusations: Eugène Diomi Ndongala, président de Démocratie Chrétienne; Pierre-Jacques Chalupa; Kuthino Fernando, pasteur; Muhindo Nzinga, député; Eddy Kapend et ses faux co-accusés dans l'assassinat de M'zée Laurent-Désiré Kabila...Le Directoire du Front Civil de Résistance Populaire rejette les fameuses concertations nationales Kabila-Kengo-Minaku. On ne négocie ni ne pactise pas avec un régime totalitaire qui illégitime issu d'un hold-up électoral, un régime assassin des congolais, qui pille les richesses et qui a l'ambition non cachée de liquider le Congo en tant que pays souverain. Paul Kahumbu ne finit pas de rugir et de fulminer face aux concertations des dupes que veut organiser le régime autocratique de Kinshasa !

Paul Kahumbu, membre très influent du Directoire du Front Populaire de Résistance Populaire. Photo Réveil FM, archives

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vendredi 23 août 2013

Paris, 9 billets pour les moineaux "Mvunzi" déterminés à aller à la mangeoire à Kinshasa !

Les moineaux "Mvunzi" en Kikongo sont des oiseaux de la famille des Passeridae, répartis en plusieurs espèces, dont la plus répandue est le moineau domestique. C'est un petit oiseau assez trapu, mesurant environ 16 cm de long pour un poids allant de 24 à 39,5 g. Lorsque nous étions gamins avec des copains à Saint-Jean Bosco à Kisantu dans le Bas-Congo, nous avions un vilain plaisir de chasser les moineaux "Mvunzi" pour la simple raison qu'ils volent dans les airs groupés. A Paris, les moineaux "Mvunzi" sont des individus suivistes sans convictions qui ne pèsent pas chez les Résistants-Patriotes -Combattants Congolais mais qui pour se donner de l'importance ont décidé d'aller aux fameuses distractions nationales Kabila-Kengo-Minaku. Ombres d'eux mêmes, ils ont cru qu'ils pouvaient se permettre de parler au nom des Congolais de l'étranger, ces derniers récusent et réfutent qu'on parle à leur nom, sans mandat ! Les 9 billets d'avion de Joseph Kabila pour les Positionnistes-Mangeurs à tous les râteliers sont déjà arrivés à Paris.

Le moineau "Mvunzi" en Kikongo aime se pavaner en groupe !

Pierrot Itela grève de la faim ou simulacre pour aller à la table de Joseph Kabila ?

5 pseudos combattants et 4 accompagnateurs venant de France sont attendus à Kinshasa. Ces troubadours qui par l'acceptation d'aller festoyer avec l'incapacitaire de Kingakati renient nos 8 millions de morts, l'assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, les massacres de Bundu dia Kongo, l'immolation de Cédric , les assassinats de journalistes: Franck Ngycke et son épouse Hélène Mpaka, François Bampuwa, Serge Maheshe, les prisonniers politiques personnels de Jo Ka: Eugène Diomi Ndongala, Pierre Jacques Chalupa, Pasteur Kuthino Fernando, les viols de femmes à l'est...

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Pascal Vesin, prêtre franc-maçon va plaider sa cause au Saint-Siège

Pascal Vesin, prêtre franc-maçon démis de ses fonctions en mai 2013, a effectué un pèlerinage de 39 jours dans l'espoir de pouvoir plaider sa cause auprès du pape François. Prêtre depuis 17 ans et membre du Grand Orient de France depuis 13, le curé de la paroisse Sainte-Anne d'Arly-Montjoie, à Megève, souhaitait poursuivre ses activités ecclésiastiques et maçonniques. Impossible selon Rome qui l'a confondu au terme d'une enquête en 2011.

Pascal Vesin un prêtre franc-maçon

Le père Vesin a marché seul de Megève à Rome, plus d'un mois durant en espérant être reçu par le souverain pontife. « J'espère être reçu par le pape François ou par un de ses secrétaires. Ma cause dépasse le cas Pascal Vesin », a-t-il déclaré à l'AFP, estimant : « Je sens que ma démarche est dans la dynamique de ce que le nouveau pape annonce et semble commencer à faire. On va le vérifier dans les faits ».

Le diocèse du prêtre lui avait fait savoir que la sanction n'était pas définitive et pourrait être levée s'il abandonnait la franc-maçonnerie.

A la demande de Rome, le père Pascal Vesin, 43 ans, curé de la paroisse Sainte-Anne d'Arly-Montjoie, à Megève, en Haute-Savoie, a été démis de ses fonctions par Mgr Yves Boivineau, évêque d'Annecy, en raison de son appartenance à la loge maçonnique du Grand Orient de France « depuis 2001 » précise le communiqué de presse de l'évêché d'Annecy du 24 mai. Cette sanction est rarissime. Le Grand Orient de France est connu pour ses positions anti-cléricales. Pascal Vesin est prêtre depuis 1996 et en poste à Megève depuis 2004.

L'évêché d'Annecy s'appuie entre autres sur une note datée du 26 novembre 1983 de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, dont la mission est de promouvoir la doctrine de l'Église catholique, et qui précise que « le jugement de l'Église sur les associations maçonniques demeure inchangé... et l'inscription à ces associations reste interdite par l'Église ceci en raison même de l'incompatibilité entre les principes de la franc-maçonnerie et ceux de la foi chrétienne ». « Informé en 2010 par courrier anonyme », l'évêque a interrogé Pascal Vesin « qui a nié » selon le communiqué de presse diocésain. « Confondu en 2011, il lui a été demandé de quitter la franc-maçonnerie pour se consacrer à son ministère de prêtre ». Pascal Vesin a alors affirmé son intention « de vivre la double appartenance ». Selon l'évêché, l'intéressé était informé de la sanction encourue.

« L'évêque a demandé auprès de la nonciature apostolique le délai nécessaire pour prévenir son Conseil presbytéral (Conseil d'une quinzaine de prêtres délégués du diocèse d'Annecy). Trois membres de ce Conseil ont été mandatés par leurs pairs pour rencontrer leur confrère ». Le père Vesin a alors réitéré « sa volonté de rester au sein de la franc-maçonnerie ». « Cette ultime étape franchie, rien ne reste fermé », selon la volonté de l'évêque. « La peine, dite "médicinale", peut être levée ». « La miséricorde va de pair avec la vérité » conclut le communiqué de presse de l'évêché.

Dans un entretien daté du 17 janvier 2013, au Messager, l'hebdomadaire régional, Pascal Vesin déclarait en avoir « rien à faire d'être vivant après la mort ». Il expliquait aussi avoir refusé d'afficher l'annonce pour la Manif pour tous du 13 janvier 2013 et être « favorable à l'ordination de prêtre déjà mariés et qui montrent une certaine stabilité dans leur vie maritale ».

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Etats-Unis: Un accusé du 11-Septembre se plaint de «torture psychologique»

Le Yéménite Ramzi ben al-Chaïba, l'un des cinq accusés du 11-Septembre, a quitté la salle du tribunal, mardi dernier à Guantanamo, se plaignant d'être privé de nourriture avant chaque audience.

Les cinq accusés encourent la peine de mort pour le meurtre de 2976 personnes, lors des attentats perpétrés contre les Etats-Unis le 11 septembre 2001.

L'accusé, le seul à être présent mardi pour cette semaine d'audiences préliminaires, a déclaré, à la reprise des débats en début d'après-midi: «Je ne peux pas rester là (...) il y a beaucoup de problèmes avec la nourriture, c'est tous les jours pareil». Le Yéménite se plaint de «torture psychologique».

Ramzi ben al-Chaïba a expliqué, en arabe, traduit par un interprète, que ce «problème revenait tous les jours» et qu'il avait tenté d'en parler avec un officier mais que celui-ci était parti, selon la retransmission de l'audience en circuit fermé sur la base militaire de Fort Meade, près de Washington.

C'est «une forme de torture psychologique» qui ne «me concerne pas seulement moi, mais aussi mes frères», a ajouté l'accusé, vêtu d'une tunique blanche et d'une coiffe traditionnelles.

Audience suspendue

Son avocat Jim Harrington a indiqué que son client «sentait que les conditions étaient rendues de plus en plus intolérables pour lui». «Parfois, des petites choses - pas toujours petites - grossissent, grossissent, grossissent... et les choses deviennent encore plus importantes».

Interrogé par le juge militaire James Pohl pour savoir s'il voulait quitter «volontairement» la salle du tribunal, l'accusé a répondu «oui» en anglais et a été raccompagné au camp 7, où il est détenu, pendant une suspension d'audience.

Passibles de peine de mort

Les débats se sont poursuivis ainsi en l'absence des cinq accusés, dont quatre avaient indiqué mardi matin qu'ils ne souhaitaient pas assister à cette audience consacrée à l'examen de diverses requêtes pour préparer le procès.

Ils encourent la peine de mort pour le meurtre de 2976 personnes, lors des attentats perpétrés contre les Etats-Unis le 11 septembre 2001.

Dans une requête qui sera examinée cette semaine par le juge Pohl, le gouvernement américain a demandé une accélération des procédures préliminaires, afin que le procès proprement dit puisse débuter en septembre 2014.

La veille, un autre accusé, Moustapha El-Houssaoui, qui portait une minerve, s'était plaint de «douleurs au cou», tandis que son co-inculpé Wallid Ben Attach «ne se sentait pas bien», selon leurs avocats.

Un détenu de Guantanamo coûte 2,5 millions

Le camp de Guantanamo a été baptisé prison la plus chère du monde par des élus démocrates qui militent pour sa fermeture. Le coût d'un détenu s'y élève à 2,7 millions de dollars par année.

Les élus démocrates qui militent pour la fermeture du camp de prisonniers de Guantanamo ont que le coût d'un détenu s'était envolé cette année pour atteindre 2,7 millions de dollars (2,5 millions de francs). Le camp est déjà baptisé «la prison la plus chère du monde».

En mai dernier, le président américain Barack Obama avait évoqué un coût évalué à 900'000 dollars par prisonnier. Un argument justifiant selon lui la fermeture de cet établissement situé dans la base navale américaine, à la pointe orientale de Cuba.

454 millions par an

Le coût d'entretien du camp a grimpé à 454 millions de dollars pour l'exercice fiscal qui s'achève le 30 septembre. Un montant qui représente 2,7 millions de dollars pour chacun de ses 166 détenus, a avancé le démocrate Adam Smith lors d'une audition de la sous-commission sénatoriale des Affaires judiciaires.

Selon ce membre de la Chambre des représentants, au total, 4,7 milliards de dollars ont été dépensés pour la prison depuis son ouverture en 2002. Par comparaison, les complexes hautement sécurisés aux Etats-Unis coûtent entre 60'000 et 70'000 dollars par détenu, relèvent des analystes.

«Un énorme gaspillage»

«C'est un énorme gaspillage», a déclaré pour sa part la sénatrice démocrate Dianne Feinstein lors de l'audition par la sous-commission. Les partisans de la fermeture font également valoir que l'image des Etats-Unis est ternie par le maintien en détention depuis des années de prisonniers ni inculpés ni jugés.

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mercredi 21 août 2013

L'ambassadeur Eddy Angulu a quitté la terre des hommes !

Eddy Angulu avait un parcours d'un homme de lettres, d'un journaliste éprouvé, d'un homme d'Etat et d'un diplomate de talent. Les fins limiers de Réveil FM International viennent de confirmer cette mauvaise nouvelle mise sous embargo par la presse thuriféraire, embrigadée et coupagiste de Kinshasa. Eddy Angulu Mabengi, ministre honoraire de l´environnement et tourisme, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire horaire en France et compagnon de feu le président Laurent Désiré Kabila a quitté la terre des hommes tôt ce matin à Kinshasa.

Ambassadeur Eddy Angulu Mabengi.

Ils sont nombreux des M'zéeïstes qui vivent dans le dénuement à Kinshasa. Eddy Angulu avait ses pinacles au Grand hôtel de Kinshasa. Pas facile et évident d'être dans la réserve de la République avec un régime d'usurpation ! L'ancien exilé en Suisse laisse l'image de quelqu'un qui ne courrait pas vers un enrichissement illicite et personnel. Candidat à la députation lors des élections Louis Michel 2006, Eddy Angulu avait failli être brûlé dans une case mis à sa disposition à Masimanimba dans le Bandundu. Les habitants le trouvait trop idéologue alors que'eux attendaient de l'argent, des cadeaux pour la campagne. A l'ambassade de la RDC à Paris, c'est Eddy Angulu qui avait introduit le paiement de tous les papiers administratifs dans le compte de l'ambassade à la Poste ! Jacques Chirac, alors Président de la République Française avait fait de M. Eddy Angulu, Grand officier de l'Ordre national du mérite de France. Ambassadeur de la République démocratique du Congo en France de 2001 à 2005, Eddy Angulu avait été élevé à cette dignité en date du 16 mars 2006. Cette distinction apportait un témoignage éloquent du travail abattu par cette personnalité congolaise dans le cadre du raffermissement des relations entre la France et la République démocratique du Congo.

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Naufrage au large de la Tunisie : le récit poignant d’un rescapé d'un Congolais de la RDC !

Monedar Bur Achille, originaire de la République démocratique du Congo, faisait partie des 240 réfugiés retrouvés dans les eaux territoriales tunisiennes au large des îles Kerkennah, après trois jours en mer, durant la nuit du 17 au 18 août. Il a livré à nos amis de Nawaat son récit poignant de cette odyssée.

Nawaat explique que les rescapés ont été retrouvés « dans un état physique et psychologique critique ». Parmi ces derniers se trouvent des femmes et des enfants, dont des nourrissons.

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Déclaration de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, mardi 20 août 2013 à Marseille

Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, mardi 20 août 2013 à Marseille

Monsieur le préfet, messieurs les préfets, mesdames et messieurs les directeurs, monsieur le procureur général, monsieur le procureur, Mon général, mesdames, messieurs, hier, nous parlions de l’avenir de la France.

Nous parlions de l’urgence ; nous parlions de l’action à moyen terme, la nécessité de se doter d’un projet d’avenir.

Aujourd’hui, accompagné de plusieurs ministres, la garde des Sceaux, Christiane Taubira, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, mais aussi Cécile Duflot et Marisol Touraine qui ont été obligées de repartir plus tôt, et Marie-Arlette Carlotti, je suis venu vous parler de l’avenir d’une ville, d’une cité, Marseille. Les deux sont liés : il y a urgence et il y a le projet.

Monsieur le préfet, messieurs les préfets, il y a un peu moins d’un an, le 6 septembre 2012, j’ai réuni un Comité interministériel à Matignon entouré de nombreux ministres, et nous avons décidé d’une stratégie, d’une ambition pour Marseille et la métropole marseillaise. Nous y sommes ! Et si je suis venu aujourd’hui, plus tôt que je ne l’avais pensé puisque j’avais envisagé de venir à la fin du moins d’octobre – mais j’y reviendrai, je reviendrai sur les raisons pour lesquelles je veux revenir à Marseille – je voudrais d’abord vous parler de l’urgence.

Et l’urgence c’est ce à quoi nous nous sommes attaqués de toutes nos forces depuis maintenant à peu près un an, c’est la question de la sécurité. Il n’y a pas d’avenir pour n’importe quelle société que ce soit, s’il n’y a pas de sécurité des biens et des personnes. Cette question, nous ne nous la posons pas ! C’est une évidence ! C’est une exigence, légitime, des citoyens français, qu’ils soient à Marseille ou ailleurs ! Mais il y a à Marseille, depuis de longues années, des problèmes particuliers qui ont nécessité que nous adoptions une stratégie. Cette stratégie, elle est en œuvre ! Il y a eu des drames ces derniers jours, des homicides, ce jeune homme qui allait chercher quelqu’un à la gare et qui, par hasard, se trouve assassiné. Et puis encore un autre dans une rixe ; et puis les auteurs présumés qui s’en vont à l’hôpital et qui s’en prennent à l’infirmier parce qu’ils ne sont pas soignés assez vite et surtout ils ne veulent pas montrer leurs papiers !

C’est pourquoi j’ai tenu à me rendre ce matin, enfin... pardon, ce midi, d’abord à l’hôpital, pour rencontrer les personnels de l’hôpital de la Conception qui sont en première ligne au service des urgences.

Dans tous les Services des urgences de France, il y a de l’agressivité, il y a des violences. Mais dans les urgences, là où arrivent tous ceux qui ont besoin de soins, envoyés par un médecin, envoyés par les pompiers, envoyés par un ambulancier, ou venant de leur propre gré parce qu’ils n’ont rien trouvé d’autre pour se soigner, c’est vrai que le reflet de la société est là. Et plus la société est violente, plus elle est agressive, plus les services des urgences le sont.

Et c’est cette situation que nous connaissons. J’ai vu des professionnels auxquels j’ai rendu hommage, un infirmier qui n’était pas là parce qu’il faut qu’il récupère après avoir été agressé, que je voudrais saluer pour son sens du service public, j’ai vu des hommes et des femmes qui croient à leur métier, qui croient à leur mission de soigner et qui ne veulent pas y renoncer, mais qui m’ont dit : « Nous voulons travailler en toute sécurité. Nous voulons que nos patients soient aussi soignés en toute sécurité ». Eh bien c’est parfaitement légitime.

Demain aura lieu une réunion avec le directeur de l’Agence régionale de santé, avec le directeur général de l’hôpital, les représentants des collectivités locales, principalement la Mairie de Marseille, et bien entendu, les médecins, les responsables des urgences et vous-même, Monsieur le Préfet, et le préfet de Police Bonnetain.

Pour trouver des solutions d’urgence, rapides, mais pour inscrire aussi une nouvelle dynamique, pour garantir cette sécurité des personnels et des patients dans le nouveau projet qui est en cours de réorganisation des urgences avec l’hôpital de la Timone. Là, il faut aussi concilier les deux : l’urgence et le projet !

Et s’agissant de la sécurité à Marseille, on me demande : « Alors, vous êtes venu parce que ça ne marche pas ? »… Vous croyez que par un coup de baguette magique, on va résoudre les problèmes d’une telle nature, d’une telle ampleur, d’une telle profondeur ? Non. Mais par contre nous nous y sommes attaqués à bras-le-corps. Nous avons non seulement décidé d’une politique pénale, par une circulaire de la garde des Sceaux, adaptée à la situation spécifique de Marseille, et nous avons dégagé les moyens pour la Magistrature.

Nous avons dégagé les moyens pour la Police, pas seulement la Police sur l’espace public, mais aussi la Police d’investigation, la Police judiciaire. Ce sont 230 affectations supplémentaires qui ont été accordées à Marseille. Et tout cela, parce que nous en avons fait le choix, le 6 septembre dernier, le choix prioritaire ! Il faut des mois pour mettre en œuvre tout cela, pour former les personnels !

Et parfois quand ils ne sont pas formés, les prélever sur d’autres lieux ! Nous avons décidé – c’est une des priorités du président de la République – pour le secteur de la Justice, de la Police et de la Gendarmerie, de créer des postes supplémentaires par an, c’est un des secteurs qui est le plus bénéficiaire de ces créations de postes.

Eh bien les personnels arrivent ! Ils arrivent peu à peu, formés, et c’est pour ça que j’ai décidé, avec l’accord du ministre de l’Intérieur, d’affecter à Marseille 24 policiers supplémentaires de la Police judiciaire pour faire de l’enquête, de l’investigation, apporter des réponses, trouver les coupables et les remettre à la Justice pour qu’ils soient sanctionnés.

Et puis immédiatement, demain matin, une CRS supplémentaire aux 3 qui existent déjà et fidélisées sera présente sur l’espace public. Non pas parce qu’on découvre le problème, mais pour adresser à nouveau un message de mobilisation et de confiance.

J’ai dit que nous avions adopté une stratégie. Mais ça veut dire que la Police – monsieur le directeur départemental je vous en félicite – la Gendarmerie – Mon général, je vous en remercie – sont mobilisés pour se réorganiser ! Ces fameuses zones prioritaires de sécurité (sic) que vous avez mises en œuvre tous les deux – vous êtes venus là souvent et vous y reviendrez, et je vous invite à y revenir, c’est nécessaire que les ministres aillent sur le terrain et ils le font. Je les félicite et je les en remercie – mais ces ZSP, ça ne s’improvise pas ! C’est une nouvelle organisation, un travail différent entre la Justice, le Parquet et la Police, la Gendarmerie, avec les acteurs des autres services publics locaux, avec les élus locaux !

C’est qu’on fait de l’investigation, on ne fait pas simplement de la présence ! Et donc ça, c’est en place pour les quartiers Nord comme pour les quartiers Sud. Mais sans oublier le centre-ville, avec une nouvelle organisation de la présence policière et qui obtient des résultats.

Les résultats sont là. Est-ce qu’ils sont suffisants ? Bien sûr que non, par rapport à la demande sociale. Il faudra persévérer, il faudra aller plus loin mais quand vous voyez les atteintes aux personnes baisser de près de 74 % depuis le début de l’année, des atteintes aux biens de près de 9 %, les vols avec violence, de moins 18%, les cambriolages de moins 20 %, s’agissant du centreville, les résultats sont encore meilleurs – je pense par exemple à ces fameux vols d’arrachage des colliers qui est une spécialité marseillaise – on est à plus de 60 % de baisse. Vous me direz « est-ce que ça suffit ? »… Non.

Mais la baisse de la délinquance, de la petite délinquance, de la délinquance de rue, de la délinquance qui pourrit la vie des gens est en baisse. Par contre, les homicides, il y a une réduction, si on fait des comparaisons mais moi, je ne veux pas faire des comparaisons d’une année à l’autre, il faut s’attaquer à la racine du mal ! C’est ce que nous sommes en train de faire.

Quelqu’un a dit tout à l’heure – et je ne sais plus, plusieurs élus l’ont dit – que c’est la première fois que l’Etat – Police, Justice – s’intéressait au quartier de la Castellane, c’est un quartier célèbre. C’est vrai ; je m’y suis rendu il y a quelques années, je n’étais pas Premier ministre. J’ai vu un quartier plutôt calme. En parlant avec les jeunes, avec les familles, j’avais eu le sentiment – mais ce n’était pas qu’un sentiment, c’était une impression – d’abandon ! Il n’y avait rien, pas de services publics, même pas une salle pour se réunir ! J’imagine pour l’emploi des jeunes, j’imagine pour l’Education.

Mais c’est un quartier qui apparaissait assez calme. Et si l’Etat que nous représentons se limite à cela, en disant « mais c’est calme, il n’y a rien à faire », alors nous ne sommes pas à la hauteur de nos responsabilités ! Parce que nous savons que ça cache une réalité souterraine qui est celle du trafic de drogues !

Et quand le trafic de drogues s’est emparé d’un quartier, ou lorsqu’il s’empare d’une ville, alors vous verrez le silence, vous verrez la prudence, parce qu’évidemment, ceux qui l’organisent et qui en bénéficient, en sont les bénéficiaires, font tout pour qu’il n’y ait pas de vagues et qu’on ne vienne pas les déranger. Eh bien aujourd’hui, s’il y a ces règlements de comptes, c’est en partie parce que le travail de la Police et de la Justice est en train de porter ses fruits et parce que nous dérangeons. Comme je le disais tout à l’heure, « nous sommes en train de secouer le cocotier » ! Et à la Castellane, il y a eu des résultats. Et l’opinion publique française a pu voir qu’il y avait, dans certaines armoires, dans certaines armoires, des centaines de milliers d’euros, même 1,3 million d’euros en billets, ce n’était pas de l’argent gagné normalement, c’était l’argent du trafic ! C’est à cela que nous voulons nous attaquer. Et nous allons réussir.

Mais nous ne le ferons pas, je le répète encore une fois, en quelques mois, c’est un travail en profondeur. Pourquoi ces rapports en Police judiciaire ? Parce que c’est là qu’il faut agir. Et donc on dérange ! « On secoue le cocotier », et on s’attaque au portefeuille ! Ca fait longtemps qu’on le dit, qu’on l’écrit qu’il faudrait s’attaquer aux signes extérieurs de richesse d’un certain nombre de gens qui vivent… Mais encore certains s’en cachent, d’ailleurs leurs signes extérieurs de richesses sont discrets, ils mettent leur argent plutôt ailleurs par des systèmes de blanchiment.

C’est pourquoi TRACFIN n’a jamais été autant mobilisé. C’est pourquoi la Douane n’a jamais autant mobilisé. C’est pourquoi la Police de l’air et des frontières n’a jamais été autant mobilisé ; pour surveiller aussi bien les aéroports mais aussi bien au niveau du portuaire !

Parce que Marseille, c’est donc aussi un port. Donc ce travail est en cours. Il va se poursuivre et il se fera avec force, détermination, sans aucune faiblesse, je le dis ici devant vous. Les moyens qui vont être mis à disposition et qui vont arriver sont là pour renforcer, mesdames et messieurs, votre travail. Et je crois que vous pouvez être fiers de ce que vous faites.

C’est difficile, mais il faut que les Français sachent, il faut que les Marseillais sachent que vous le faites avec courage et avec compétence, avec professionnalisme, avec la volonté d’aller devant, y compris avec la population, même lorsque la population légitimement crie sa colère, son exaspération, son impatience.

Et vous allez au contact, vous échangez, en présence des élus et je vous en remercie et je vous encourage à continuer.

Mais je crois à la réussite de cette ville. C’est aussi l’autre message que je voudrais adresser. Lorsque je suis venu, après la réunion du Comité interministériel, j’ai rencontré un certain nombre d’élus. Lorsque je reviendrai en octobre, c’est pour négocier un contrat de projet pour la métropole marseillaise.

Je vois tous ces gens, Jean Viard l’expliquait très bien tout à l’heure, qui sont venus du monde entier pour voir Marseille changer, capitale européenne de la Culture, moi j’étais venu la lancer, c’était le président de la République qui devait le faire, mais c’était le jour où nous avons engagé, où il a engagé les Forces françaises au Mali.

Il est revenu depuis, à l’inauguration du MuCEM, et on voit la fierté des Marseillais, pas seulement des gens de Marseille, du pays provençal, de toute cette région, parce qu’on a besoin de fierté pour réussir et pour avancer dans n’importe quelle entreprise, pour soi-même, pour une collectivité, pour une ville, pour une nation !

Et donc c’est pourquoi je fais le lien entre le projet français et le projet marseillais, car Marseille est une ville qu’on aime, une ville qui a son histoire, qui a son identité, sa spécificité, et qui peut jouer un rôle extrêmement important pour l’avenir de notre pays où justement, nous avons besoin de métropoles fortes, mais qui règlent leurs problèmes, qui portent les projets, qui créent de la dynamique et qui permettent à ceux qui vivent là, qui habitent là, de voir un chemin pour eux ou pour leurs enfants.

Donc je reviendrai, mais pas pour parler théorie ! L’Assemblée nationale a voté dans les mêmes termes que le Sénat, le projet de loi portant sur la création d’une métropole à l’échelle de Marseille Provence-Aix. Il faut prendre ça comme une chance !

Bien sûr qu’il y a des habitudes à changer, des craintes sans doute qui s’expriment, mais moi, je ne viens pas là pour déranger, je viens là pour mobiliser, et j’appelle chacune et chacun, au-delà de leur sensibilité politique, à écouter la société civile, les hommes et les femmes des associations, des entreprises, des écoles, des services publics, de l’université, qui ont envie de s’engager pour la réussite de ce territoire. Et je viendrai avec des propositions sur les déplacements, les transports, sur la rénovation urbaine, sur l’éducation, sur la lutte contre l’exclusion et le décrochage scolaire, pour l’emploi des jeunes !

Il y a des opportunités à saisir. Je le vois bien, ici les emplois d’avenir, il pourrait y en avoir davantage ! N’attendez pas que je revienne au mois d’octobre ! Signez les contrats ! Encouragez ceux qui veulent les proposer à la jeunesse !

t puis ensemble, je crois que nous réussirons. Je proposerai aussi au président de la Région le Contrat de plan qui ira au-delà de la métropole, qui portera sur toute une série de grandes questions, l’innovation, la recherche, les grandes infrastructures de transports – je pense à cette liaison ferroviaire nécessaire entre Marseille et Nice qui fait aussi partie des priorités nationales – et puis donner de la place à la créativité, à l’innovation, la possibilité pour les jeunes de créer des associations, de créer des entreprises, de montrer que le talent existe, qu’il est partout et que c’est sur ce talent que nous voulons nous appuyer pour préparer la suite, préparer l’avenir.

Mais comme l’a dit un élu tout à l’heure, « s’il n’y a pas la sécurité, si l’insécurité physique, et s’il y a en plus la pauvreté, alors on n’avance pas ». Moi, je veux régler les deux. C’est la volonté du gouvernement. Je voulais vous le dire. Il y a déjà des résultats qui sont là, mais surtout il ne faut pas baisser les bras. C’est un message d’espoir que j’adresse, pas un message d’espoir virtuel, basé sur une volonté, exprimée dès le premier jour, et je ne suis pas venu, encore une fois, tout à l’heure, pour uniquement exprimer ma solidarité avec les personnels hospitaliers victimes d’agression !

La compassion ne dure que quelques instants et ce n’est pas ce qu’attendent les gens que j’ai vus. Ils attendent qu’on construise quelque chose avec eux. Mais qu’on leur fasse aussi confiance. Chacun a sa part de responsabilité ! Mais le gouvernement, qui dirige l’Etat, en a une particulière.

Donc si je suis venu avant de revenir fin octobre, c’est pour dire tout cela, c’est pour dire que le gouvernement va continuer, va continuer à se battre et que si Marseille a besoin de la France, la France a aussi besoin de Marseille.

Il y a peut-être une ou deux questions auxquelles je suis prêt à répondre avant de repartir pour Paris… S’il n’y a pas de questions, je… Je partirai plus tôt… Oui, Monsieur Mazerolle… Et après… J’ai dit 2 questions. Vous êtes…

FRANÇOIS TONNEAU, DE LA PROVENCE

Ce serait dommage de vous laisser partir comme ça !

JEAN-MARC AYRAULT

Je vais…

FRANÇOIS TONNEAU

François Tonneau, LA PROVENCE ; on a le sentiment, malgré votre discours, de combativité, que malgré les multiples visites des uns et des autres, la situation est toujours la même. On a le sentiment que – et c’est un sentiment qui est partagé dans la population et chez certains élus y compris dans vos rangs – que rien n’est réellement visible. Est-ce que 24 policiers, fussent-ils d’investigation, et une compagnie de CRS suffiront à faire passer un message ?

JEAN-MARC AYRAULT

Ecoutez, je souhaite qu’à chaque fois qu’il y a un résultat, qu’une bande a été démantelée, qu’on mette en valeur ces résultats. Il y a des résultats qui sont frappants en matière de sécurité sur l’espace public, en matière de petite délinquance, j’ai donné des pourcentages à deux chiffres, ils sont très importants. Et c’est grâce à la réorganisation et à la présence sur le terrain, ZSP comprises, mais pas seulement puisque le centre ville est de la même façon concerné. Mais ce qui est le plus dur, et vous le savez bien, vous en êtes conscients, c’est de casser les gangs et l’économie souterraine. Celle qui est liée au trafic de drogue.

C’est le plus difficile. Et j’ai le devoir de vous dire, comme le font mes collègues qui viennent ici sur place et qui reviendront, ministre de l’Intérieur comme la garde des Sceaux, que ce travail en profondeur doit être fait. C’est d’abord un travail de renseignement, très important, donc dans la circulaire de politique pénale c’est un élément stratégique ; c’est aussi tout ce qui à trait au niveau de vie, observation, témoignages. C’est une action sans relâche. Il ne suffit pas de venir quelque part et casser les bouteilles pour que les choses se règlent.

Il ne suffit pas de venir dans une cave et vider la cave et penser qu’après il n’y a plus de trafic. D’ailleurs parfois on ne trouve rien dans la cave.

Donc moi je suis pour des opérations de présence sur l’espace public, pour montrer que l’Etat est présent, que la police est présente, que la gendarmerie est présente, mais je veux aussi que le travail moins visible, moins visible – quand vous enquêtez vous ne le criez sur les toits tout ce que vous faites pour élucider le meurtre de ces garçons, ou d’un avocat – toutes ces enquêtes sont en cours et aucun renoncement, il n’y aura aucun renoncement, ces enquêtes iront jusqu’au bout. Et l’équipe que j’ai rencontrée, avec les ministres qui m’accompagnent, tout à l’heure, j’ai dit l’équipe, le procureur général, les deux procureurs, le général de la région, mais aussi des DSP, directeur de la police judiciaire, j’ai vu des hommes déterminés, soudés, convaincus sur votre autorité monsieur le préfet de police, parce que ça aussi c’est un changement, le préfet de police de plein exercice.

Il a fallu nommer le préfet, il a fallu qu’il s’installe. C’est rare que les préfets quand ils sont nommés soient convoqués à Matignon, que je les reçoive personnellement pour leur dire « voilà la mission que j’attends de vous, au nom de l’Etat ».

Et nous nous sommes vus, comme j’ai vu la préfète déléguée à la cohésion sociale, comme j’ai vu le préfet chargé des projets métropolitains, pour fixer la ligne du gouvernement. Et je sais très bien que les responsables que j’ai vus sont parfaitement convaincus de ce qu’ils ont à faire. Ils savent que c’est dur, mais ils sont fiers de servir de l’Etat, et ils sont fiers de servir la République. Alors il faut de la patience.

Je comprends que les victimes ou ceux qui sont victimes, ceux qui ont peur me diront « mais on n’attend pas de la patience », ce que je veux leur dire c’est que cette patience est mise au service d’une détermination sans faille, et le renseignement, c'est-à-dire l’investigation pour démanteler, détruire à fond, on en a besoin, et c’est lui qui portera les résultats.

Voilà, je l’ai dit tout à l’heure, on peut fermer les yeux sur tel ou tel quartier qui a l’air calme et qui au fond ne l’est pas ; on connait ça ; moi j’ai été maire 35 ans, j’ai vu la situation évoluer, je sais ce qu’il en est, je sais quand il n’y a aucun problème je dis « tient c’est bizarre il n’y a aucun problème, alors que normalement il y en a », je connais bien les choses, les élus me l’ont dit, eux aussi ils connaissent le terrain, mais c’est ça que nous savons. Et c’est ça que moi je invite à décrire. Vous êtes un journaliste, vous avez un travail d’information, des faits, mais aussi je sais que vous le faites, des pédagogies, d’explication ; et donc moi je suis venu ici cet après-midi pour dire ce que nous faisons et que la stratégie que nous avons adoptée c’est la bonne, mais il faut qu’elle se mette en œuvre dans la durée. Et ça c’est ce que m’ont dit mes interlocuteurs, les responsables m’ont dit « dans la durée ». C‘est pas l’espace d’un mois et puis après on va faire la pause et puis on verra plus tard ; non non. Dans la durée. Monsieur Mazerolle.

OLIVIER MAZEROLLE

Monsieur le Premier ministre vous dites fermeté contre l’insécurité mais avec quelle stratégie ? Vous avez deux ministres qui sont de fort tempérament, madame Taubira, ministre de la Justice qui est pour les peines de probation ; monsieur Valls, ministre de l’Intérieur, qui n’y croit pas et qui veut que les peines de prison soient appliquées jusqu’au bout. Peut-être que les préfets ici présents connaissent votre stratégie, mais l’opinion publique et nous journalistes nous ne la connaissons pas. Alors choisissez-vous l’option Taubira ou l’option Valls ?

JEAN-MARC AYRAULT

Mais ce n’est pas comme ça que les choses se posent monsieur Mazerolle, vous le savez très bien. C’est l’efficacité qui nous intéresse. L’efficacité de la police et de la justice au service de la sécurité des Français, en créant toutes les conditions de l’efficacité pour lutter contre la récidive.

Et donc le projet de loi de réforme pénale, qui est en cours d’instruction, fait l’objet d’un débat entre les différents membres du gouvernement sous l’autorité du président de la République et la mienne, qui donnera lieu dans quelques jours à un arbitrage et qui a un fil conducteur ; c’est l’efficacité.

Et je peux vous dire que….Et c’est normal qu’un ministre de l’Intérieur donne son point de vue comme c’est normal que la garde des Sceaux donne le sien. Moi je ne leur fais pas le reproche. Ce qui est important c’est d’aller jusqu’au bout des choses pour que ce que l’on soumettra au Parlement soit un projet de loi qui soit efficace, pour la sécurité des Français et qui soit efficace pour lutter contre la récidive. Et je ne vais pas développer ce plan aujourd’hui, mais il n’y a qu’un chiffre que je voudrais vous donner, c’est qu’il y a après une peine 80 % de sorties sèches, sèches, c'est-à-dire sans mesure de suivi ou d’accompagnement. Et cela a des conséquences. C’est facile à comprendre. Ca a des conséquences sur la récidive.

Alors une fois que j’ai dit ça il faut construire le texte qui va permettre de résoudre cette question. Mais ce que je sais aussi, contrairement à ce que je lis ici ou là, c’est qu’il faut laisser aux magistrats dans le cadre de la politique pénale définie par le gouvernement, les circulaires de politique pénale, la responsabilité d’exercer pleinement leur mission au nom du peuple français avec la décision la mieux adaptée à chaque situation. Et il n’y aura donc pas de peine automatique comme il n’y aura donc pas non plus de libération automatique, ça n’a jamais été envisagé.

Donc moi je vous le dis : pas de polémique, pas de facilité d’exploitation du malheur lié à un drame, à un meurtre, à un homicide, à des phénomènes d’insécurité, c’est trop facile. Si pendant dix ans les choses avaient été parfaites et que nous nous arrivions et que tout se serait dégradé comme je ne sais pas par quel enchantement ou mésenchantement, alors on pourrait dire « qu’est-ce qu’ils étaient excellents, qu’est-ce qu’ils étaient bons, ils ont donc le devoir de nous interpeller », mais ceux qui ont échoué ont un devoir de modestie.

Et ont un devoir surtout de lucidité. Mais moi ce que je veux c'est la confiance. La confiance des citoyens dans l’Etat, la confiance des citoyens dans l’Etat c’est la capacité de l’Etat avec ses institutions, la police et la justice à garantir leur sécurité. Et ça c’est fondamental.

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mardi 20 août 2013

Ayrault "va continuer à se battre" pour Marseille

Mardi 20 août 2013, cinq ministres et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault se rendent à Marseille après la mort d'une 13e personne dans un règlement de comptes en 2013 et l'agression au couteau de deux passants en centre-ville ainsi que d'un infirmier aux urgences.

Refusant de délivrer un "message d'espoir virtuel", Jean-Marc Ayrault a répété, mardi lors d'une conférence de presse, la détermination du gouvernement à "répondre à l'urgence, à savoir l'insécurité à Marseille". Annonçant sa décision d'affecter 24 policiers "d'investigation" et une compagnie de CRS, le Premier ministre a souligné qu'"il y a des résultats".

Il y a un peu moins d'un an, le 6 septembre 2012, Jean-Marc Ayrault réunissait un comité interministériel consacré à la ville de Marseille. Mardi, le Premier ministre revenait sur les lieux - "un peu plus tôt que prévu", a-t-il reconnu devant la presse -, après une vague de faits divers mortels. Lors d'un discours, entouré de plusieurs de ses ministres dont Manuel Valls et Christiane Taubira, il a martelé "la détermination du gouvernement à faire reculer la violence" dans la ville.

Jean-Marc Ayrault a également rappelé avoir déjà défini, il y a un an, une "stratégie" pour "répondre à l'urgence, à savoir l'insécurité à Marseille". "C'est une exigence légitime des citoyens", a-t-il reconnu avant d'insister sur le fait que cette stratégie, "qui est en oeuvre actuellement", portait déjà ses fruits. "Il y a des résultats", a-t-il assuré avant de citer une série de statistiques. "La petite délinquance qui pourrit la vie des gens est en baisse", a-t-il encore martelé.

L'exécutif veut "secouer le cocotier"

Si la vague de faits divers, du meurtre sans préméditation au règlement de compte, éclipse ces résultats, le Premier ministre a reconnu qu'il "faut des mois pour mettre en œuvre" toutes les mesures décidées en septembre 2012. Pour renforcer les moyens déjà débloqués l'an dernier, Jean-Marc Ayrault a toutefois annoncé avoir affecté 24 policiers d'investigation, "pour faire de l'enquête et trouver les coupables", ainsi qu'une compagnie de CRS supplémentaire.

"Vous croyez que par un coup de baguette de magique, nous allons régler des problèmes d'une telle ampleur? Non, mais nous nous y consacrons à bras le corps", a-t-il ainsi assuré avant de lancer : "Le gouvernement va continuer à se battre." C'est dans cette optique que le Premier ministre veut "secouer le cocotier", à savoir "s'attaquer aux racines du mal", "aux portefeuilles des trafiquants". Plus généralement, il a assuré que "si Marseille a besoin de la France, mais la France a besoin de Marseille". "Marseille est une ville qu'on aime et qui peut jouer un rôle extrêmement important", a-t-il encore insisté. Et de promettre qu'il reviendra, d'ici à deux mois pour conclure un projet avec la métropole phocéenne et parler d'autre chose que d'insécurité.

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Treizième meurtre à Marseille, Ayrault et Valls se rendent sur place

Le premier ministre et son ministre de l'Intérieur se rendent à Marseille dans l'après-midi, après la mort d'un homme de 25 ans, tué dans un énième règlement de comptes.

La police scientifique sur les lieux de la fusillade, le soir du 19 août.

Matignon a annoncé que Jean-Marc Ayrault se rendrait dans l'après-midi aux côté de Manuel Valls à Marseille, où un nouveau règlement de comptes mortel a eu lieu lundi soir. Lors de ce déplacement, le ministre de l'Intérieur annoncera notamment l’octroi de moyens supplémentaires à la police locale.

«Nous allons (...) donner des moyens supplémentaires à la police judiciaire. J’en ai parlé» au patron de la PJ marseillaise, «il a besoin de postes supplémentaires d’enquêteurs pour aller au coeur de ces trafics» de drogue qui gangrènent la ville, a précisé Valls, sans vouloir préciser le nombre de postes concernés. Il a défendu les «résultats» obtenus sur le terrain dans la cité phocéenne, «paradoxalement.»

«Il y a eu 11 règlements de comptes à Marseille depuis le début de l’année. L’année dernière à la même époque, il y en avait eu 17», a-t-il souligné, rappelant que «la moitié de Marseille est en zone de sécurité prioritaire.»

Il s’agit du 13e règlement de comptes mortel recensé dans la ville et sa région depuis début 2013, après une année 2012 particulièrement sanglante (24 morts dans les Bouches-du-Rhône), un chiffre auquel il faut rajouter dix blessés dans neuf tentatives. Valls a taclé au passage les élus locaux, qui pour lui spéculent politiquement sur le thème de la violence. «Il y a une surenchère notamment de la part des élus» avant les primaires socialistes et les élections municipales prévues l’année prochaine, a-t-il jugé.

Criblé de balles

La victime, un homme de 25 ans, a été tuée par balles lundi soir à Marseille, au cœur du quartier touristique de l’Estaque. Les faits se sont déroulés vers 22 heures dans les quartiers nord à l’Estaque (16e arrondissement), à l’extrémité du port de plaisance et non loin de l’espace Mistral, un lieu de concerts et de loisirs fréquenté par de nombreuses familles ainsi que des touristes, selon la maire socialiste du secteur Samia Ghali qui s’est rendue sur place.

Le jeune homme, connu des services de police et domicilié dans le même arrondissement, se trouvait au volant d’une Audi quand il a été pris pour cible par deux hommes en scooter qui ont fait feu à une dizaine de reprises avec un pistolet 9 mm. Il a terminé sa course sur le trottoir et a tenté de fuir ses agresseurs avant de s’écrouler à terre, a-t-on expliqué de source proche de l’enquête, soulignant que «les tueurs avaient fait preuve d’une certaine technicité.»

Le jeune homme tué avait déjà fait l’objet de deux tentatives d’assassinat, a-t-on appris mardi de source proche de l’enquête. Il était connu notamment pour vols, infraction à la législation sur les armes et trafic de stupéfiants, a-t-on précisé de même source.

La famille et des proches de la victime étaient présents sur les lieux du drame, dans une ambiance tendue. Un important périmètre de sécurité était mis en place par la police, alors que les journalistes étaient tenus à distance. «Je demande à ce qu’on se réveille», a réagi Samia Ghali, candidate aux primaires PS municipales. «Il y a un an jour par jour, j’avais tiré la sonnette d’alarme en lançant un appel à l’armée dans les cités, et la situation est toujours la même !», a-t-elle lancé, se disant «scandalisée.»

Ce nouvel homicide intervient au lendemain d’une agression mortelle dimanche à l’aube, cours Jean-Ballard, à proximité immédiate du Vieux-Port. Trois hommes ont poignardé un garçon de 18 ans qui a succombé à ses blessures, avant de s’en prendre à un infirmier des urgences, un acte qui a suscité un vif émoi au sein du personnel hospitalier.

Deux d’entre eux ont été interpellés lundi, amenant le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, à saluer la «réactivité de la police». «Nous avons mis beaucoup de moyens à Marseille (..) Nous allons regarder cette affaire attentivement», a déclaré le ministre en marge d’une visite à Avion (Pas-de-Calais). La semaine dernière, lors d’un nouveau déplacement à Marseille, Manuel Valls avait assuré que le travail d’enquête sur les réseaux de drogue, «un travail de longue haleine», était «en train de payer».

Dans la foulée du comité interministériel du 6 septembre 2012 consacré à la deuxième ville de France, deux Zones de sécurité prioritaires (ZSP) ont été créées, au nord (3e, 13e, 14e, 15e et 16e arrondissements) et au sud (9e, 10e, 11e). Une mise en place qui s’est accompagnée de l’arrivée de 230 policiers et gendarmes et de trois unités de forces mobiles permanentes.

Mais la récente succession de faits divers tragiques, avec notamment la mort de Jérémie Labrousse, un étudiant égorgé le 9 août dans le centre-ville, a relancé le débat sur la nécessité de nouveaux renforts policiers et la mise en zone de sécurité prioritaire de l’ensemble de la ville, réclamée par plusieurs élus.

Lundi, c’était au tour du MoDem de dénoncer, par la voix de son secrétaire général Christophe Madrolle, «l’échec de la Valls hésitation». «Chaque semaine, c’est le même défilé, les mêmes annonces, les mêmes artifices de communication, Manuel Valls envoie des fourgons de CRS, le temps d’une conférence de presse et de quelques photos. Puis ils repartent comme ils sont venus. Finalement, sur le terrain, rien ne change», a-t-il déploré dans un communiqué.

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Scandale: Un riche camerounais surpris entrain de faire l’amour avec un cadavre dans un hôpital de Yaoundé !

Cameroun – Un Homme riche surpris entrain de faire l’amour avec un cadavre dans un hôpital de Yaoundé. Mballa Etoundi Bernard, riche homme d’affaire de la ville de Yaoundé, capitale politique du Cameroun, s’est présenté jeudi dernier dans la soirée à la morgue de l’hôpital central au prétexte de vérifier que le corps de sa sœur cadette, Ngo Bikoum Hortense s’y trouvait bien.

Mballa Etoundi Bernard, riche homme d’affaire de la ville de Yaoundé, capitale politique du Cameroun, s’est présenté jeudi dernier dans la soirée à la morgue de l’hôpital central au prétexte de vérifier que le corps de sa sœur cadette, Ngo Bikoum Hortense s’y trouvait bien.

En compagnie d’un employé de la morgue, il a fini par trouver le corps en question parmi les casiers de l’établissement. Ensuite au motif de vouloir rendre un dernier hommage à sa sœur, il a demandé à l’employé de la morgue de le laisser seul avec le corps.

Cependant au bout de plusieurs minutes, ne voyant pas l’homme ressortir, l’employé de la morgue a eu la surprise de sa vie en découvrant ce dernier nu comme un ver en train faire l’amour au cadavre de la jeune femme d’une vingtaine d’années.

La surprise passée, l’homme d‘affaire a proposé cinquante mille francs CFA, au commis de la morgue afin qu’il le laisse continuer sa morbide besogne. Ce sont finalement les gémissements émis depuis la salle qui auraient attiré les autres employés qui ont fini par mettre Mballa Etoundi dehors.

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dimanche 18 août 2013

Jean Kahn, l'ancien président du CRIF, est mort

Jean Kahn, figure du judaïsme français, dont il a présidé la plupart des institutions, est décédé dimanche 18 août à Strasbourg à l'âge de 84 ans, a-t-on appris auprès de sa famille. "Il est décédé ce matin à l'hôpital des suites d'une longue maladie", a confié son fils, Daniel Kahn. Il sera inhumé mardi à 11 h 30 dans le cimetière juif du quartier de Cronenbourg.

Jean Kahn et le président François Mitterrand à Strasbourg, le 5 octobre 1991.

Ce militant des droits de l'homme, qui fut notamment président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), était né à Strasbourg le 17 mai 1929. Durant la deuxième guerre mondiale, sa famille a fui l'Alsace pour se cacher dans le centre de la France. Docteur en droit de l'université de Strasbourg, il s'est inscrit au barreau en 1953, avant d'intégrer l'entreprise familiale de textile. Il s'est marié en 1955 et a eu deux fils.

Dès cette époque, il mène nombre d'activités bénévoles, comme l'accueil en 1960 de jeunes rapatriés d'Afrique du Nord, ou l'organisation des premières actions en faveur des Boat people.

Un combat contre l'intolérance et le racisme

En 1969, il devient administrateur de la Communauté israélite de Strasbourg, qu'il préside à partir de 1972, ainsi que le CRIF régional. En 1983, il est élu vice-président du CRIF national, qu'il présidera de 1989 à 1995. Parallèlement, il est élu en 1991 président du Consistoire israélite du Bas-Rhin (dont il sera jusqu'à sa mort le président d'honneur), président du Congrès juif européen et vice-président du Congrès juif mondial. De 1995 à 2008, il dirigera également le Consistoire central de France, qui a fait part dimanche de sa "profonde tristesse" à l'annonce de sa disparition.

Parallèlement à son engagement religieux, Jean Kahn s'est battu toute sa vie pour les droits de l'homme, contre l'intolérance et le racisme, rappelle une biographie transmise par sa famille. Il a d'ailleurs gagné à deux reprises en justice contre Jean-Marie Le Pen.

En 1990 et 1991, il se rend au Kosovo pour essayer d'aider à trouver une solution pacifique au conflit en ex-Yougoslavie. Il aidera ensuite à évacuer des milliers de Yougoslaves de zones en proie aux combats et organisera des convois humanitaires de médicaments et de vivres.

"Engagement constant et obstiné"

En 1994, il obtient la présidence de la commission consultative européenne Racisme et xénophobie, et en 1998 celle de l'Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes, créé sur sa proposition. Au long des années 1990, il organise colloques et conférences pour la démocratie et contre le racisme, en ex-URSS notamment, mais aussi des voyages à Auschwitz avec des élus européens, des lycéens... "Il a fait tout ça de manière bénévole pendant quarante ans", a souligné son fils Daniel.

Docteur honoris causa de l'université d'Haïfa, Jean Kahn était Grand officier de la Légion d'honneur, Commandeur de l'Ordre national du mérite et Grand-croix avec étoile du Mérite de la République fédérale d'Allemagne.

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Armes chimiques: des experts de l’ONU en Syrie

Des experts de l’ONU sont arrivés dimanche à Damas pour examiner l’utilisation présumée d’armes chimiques dans le conflit en Syrie, après l’acceptation par le gouvernement des modalités proposées pour la sécurité et l’efficacité de la mission.

Des inspecteurs de l'ONU chargés d'examiner l'utilisation d'armes chimiques dans le conflit en Syrie à Damas, le 18 août 2013

L’équipe de l’ONU composée de plus de dix inspecteurs est arrivée dans un hôtel de la capitale syrienne, moins d’un mois après une première visite de deux envoyés spéciaux onusiens, Aake Sellström et Angela Kane, consacrée à cette même question.

Interrogé par l’AFP, Khaled al-Masri, le porte-parole de l’ONU à Damas, a dit ignorer quand les experts débuteront leur mission et dans quels secteurs ils se rendront.

En juillet 2012, le régime du président Bachar al-Assad avait reconnu pour la première fois posséder des armes chimiques, menaçant de les utiliser en cas d’intervention militaire occidentale, mais «jamais contre sa population».

Le président américain Barack Obama avait alors affirmé que l’utilisation de telles armes reviendrait à franchir une «ligne rouge».

L’ONU a reçu début août l’autorisation de Damas pour enquêter sur trois sites.

Les experts devraient se rendre à Khan al-Assal près d’Alep (nord) où le régime affirme que les rebelles ont fait usage d’armes chimiques le 19 mars, tuant au moins 26 personnes dont 16 soldats syriens. Selon l’opposition, c’est le régime du président Assad qui a mis en scène cette attaque.

Les deux autres sites seraient Ataybah près de Damas où une attaque avait été signalée en mars et Homs, pour une attaque suspecte le 23 décembre dernier.

Le mandat des inspecteurs, conduits par le Suédois Aake Sellström, est d’évaluer s’il y a eu utilisation d’armes chimiques ou non, mais pas de déterminer qui en est responsable.

Le régime d’Assad a donné son feu vert à l’ONU pour la visite des experts, après avoir accepté les modalités proposées par l’ONU pour assurer la sécurité et l’efficacité de la mission selon l’organisation internationale.

Jeudi, un responsable au ministère syrien des Affaires étrangères a affirmé que son gouvernement était «prêt à accorder toutes les facilités pour que l’équipe puisse mener à bien sa mission». «La Syrie n’a rien à cacher».

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a remercié le gouvernement syrien pour sa «coopération» et réaffirmé que l’objectif de l’ONU était une «enquête totalement indépendante et impartiale».

L’opposition a affirmé que les enquêteurs pourraient accéder «sans entraves» aux sites sous son contrôle où des armes chimiques auraient été utilisées.

Damas avait demandé une enquête de l’ONU dès le mois de mars, mais insistait pour qu’elle se concentre uniquement sur le site de Khan al-Assal. Mais Ban Ki-moon souhaitait par contre un accès plus large et des enquêtes sur d’autres sites.

Selon l’ONU, la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis lui ont signalé 13 attaques à l’arme chimique. Ces trois pays ont affirmé que les attaques ont été le fait des troupes d’Assad, alors que la Russie, le principal allié du régime syrien, a affirmé que son enquête a révélé l’emploi de gaz sarin par les rebelles à Khan al-Assal.

Par ailleurs, dans un entretien dimanche à un journal saoudien, le chef de l’opposition syrienne Ahmad Jarba a déclaré que Bachar al-Assad était «effondré» et que la Syrie était en fait gouvernée par son allié iranien.

M. Jarba a en outre affirmé que les combattants de l’opposition contrôlaient désormais près de la moitié du territoire syrien et que les prochains mois seraient «décisifs».

Le chef de l’opposition a de plus répété son refus «que Bachar ou quelqu’un de son clan» prenne part à une solution politique au conflit syrien qui dure depuis plus de deux ans et demi.

De toute manière, Assad «ne gouverne pas en ce moment la Syrie, les véritables dirigeants sont les gardiens de la Révolution iraniens (...) et les combattants du Hezbollah» chiite libanais soutenu par Téhéran, a affirmé M. Jarba.

Il a lancé un nouvel appel aux pays le soutenant de fournir des «armes modernes» aux rebelles de l’Armée syrienne libre (ASL).

La rébellion n’a cessé de réclamer des armes lourdes pour protéger les zones civiles de la puissance de feu du régime, dans ce conflit qui a fait selon l’ONU plus de 100.000 morts et près de deux millions de réfugiés depuis mars 2011.

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samedi 17 août 2013

Egypte: Des coups de feu entendus à la mosquée assiégée

Les forces de l'ordre égyptienne assiégeaient samedi matin une mosquée du Caire où sont retranchés de nombreux islamistes.

La «journée de colère» a fait au moins 83 morts ce vendredi 16 août en Egypte.

Les violences entre partisans du président islamiste déchu Mohamed Morsi, mobilisés par milliers, et forces de l'ordre ont fait au moins 83 morts vendredi en Égypte, avec des quartiers entiers transformés en champs de bataille. (16 août 2013)

Un cordon de police était posté à l'entrée de la mosquée Al-Fath du centre du Caire (17 août)

Des hommes casqués escortaient quelques manifestants hors du lieu de culte (17 août).

L'agence de presse d'État Mena assure que les manifestants retranchés ont ouvert le feu sur les blindés de l'armée qui encerclent la mosquée. Des images des télévisions montraient des tirs des forces de sécurité visant le sommet du minaret.

Autorisation de tirer

Le fils de Mohamed Badie, guide suprême des Frères musulmans, la confrérie du président islamiste déchu Mohamed Morsi, a été tué par balles vendredi au Caire dans les heurts entre forces de l'ordre et manifestants pro-Morsi, a annoncé la confrérie samedi.

Au moins 173 personnes ont péri vendredi dans toute l'Égypte, dont 95 au Caire, essentiellement des manifestants pro-Morsi, selon le bilan du gouvernement. Les forces de sécurité avaient reçu du pouvoir mis en place par l'armée l'autorisation de tirer sur les manifestants hostiles.

Partisans retranchés

Des soldats égyptiens ont pénétré samedi matin, sans avoir recours à la force, dans une mosquée du Caire pour évacuer des partisans du président déchu Mohamed Morsi qui y étaient retranchés.

Un cordon de police était posté à l'entrée de la mosquée Al-Fath du centre du Caire et des hommes casqués escortaient quelques manifestants, dont des femmes, hors du lieu de culte transformé en morgue de fortune.

Coups de feu échangés

La chaîne privée égyptienne ONTV Live a montré des images de soldats entrant dans la mosquée Al-Fath du centre du Caire, alors que la télévision Al-Jazeera Egypte diffusait sur son site internet des images de militaires à l'intérieur de l'édifice religieux. Les soldats semblaient négocier avec les manifestants pour qu'ils quittent la mosquée.

Dans un communiqué, les Frères musulmans ont assuré dans la matinée que plus d'un millier de manifestants s'y trouvaient depuis 12 heures. Un chiffre qui n'a pas pu être confirmé de source indépendante. Selon des manifestants, des coups de feu ont été échangés au début du siège avant de cesser dans la nuit.

Une manifestante à l'intérieur de la mosquée a déclaré que les protestataires demandaient à ne pas être arrêtés, ou attaqués par des civils hostiles qui se sont rassemblés devant la mosquée. La police a débuté vendredi soir tard le siège de la mosquée.

1000 arrestations vendredi

Dans la foulée de cet assaut, le ministère de l'Intérieur a déclaré avoir arrêté pour la seule journée de vendredi 1004 islamistes proches des Frères musulmans, la confrérie du président déchu Mohamed Morsi.

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Mondiaux de Moscou: Usain Bolt qualifie «d'incroyable» la photo de l'AFP

Un photographe de l'Agence France Presse a pris un cliché lors de la finale 100m qui montre le sprinter jamaïcain, surnommé «la foudre», avec un éclair au-dessus de lui.

La photo prise en finale du 100m par le photographe de l'AFP Olivier Morin.

Le Jamaïcain Usain Bolt a qualifié vendredi d'«incroyable» une photo de l'AFP le montrant avec un éclair au-dessus de lui tandis qu'il remportait le 100 m des Mondiaux-2013 d'athlétisme, dimanche dernier à Moscou.

«C'était un moment incroyable. C'est l'une de ces images qu'on a envie de se remémorer», a déclaré le sextuple champion olympique vendredi à la BBC, après s'être facilement qualifié pour la finale du 200 m, qui aura lieu samedi. Le photographe de l'AFP Olivier Morin a réussi le cliché alors que «Bolt la Foudre», comme il est surnommé depuis qu'il domine le sprint mondial, venait de passer la ligne d'arrivée du 100 m en vainqueur.

L'image impressionnante a fait le tour du net, se voyant largement partagée sur les réseaux sociaux. Olivier Morin, 47 ans, qui travaille au bureau AFP de Milan, s'est simplement contenté de dire qu'«un pour-cent de mérite» lui revenait dans cette photo.

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vendredi 16 août 2013

Egypte: Le face-à-face entre l'armée-police et les pro-Morsi déjà "525 morts" !

Les Frères musulmans ont promis de mettre en échec le «coup d’Etat militaire». Ils appellent à manifester à nouveau jeudi alors que le bilan de la sanglante répression s'élève déjà à 525 morts.

Un militant pro-Morsi en colère. Les Frères musulmans appellent à un «vendredi de la colère»

Les violences en Egypte ont fait au moins 578 tués. (15 août 2013)

Images de désolation dans les rues du Caire après les violences de la veille. (15 août 2013)

L'assaut de la police et de l'armée a été sanglant. (Mercredi 14 août 2013)

Les Frères musulmans, la confrérie du président déchu Mohamed Morsi, ont appelé jeudi leurs partisans à manifester au Caire, au lendemain de la dispersion sanglante de leurs rassemblements par les forces de l'ordre. Cet appel fait craindre une nouvelle flambée de violences dans le pays qui a connu mercredi la journée la plus sanglante de son histoire récente, avec au moins 525 morts, selon un bilan officiel.

L'assaut des forces de l'ordre contre les partisans de l'ex-président Morsi ont fait au moins 460 morts, selon un nouveau bilan.

Les Egyptiens commençaient jeudi à revenir timidement dans les rues au lendemain de la journée la plus meurtrière de l'histoire récente du pays marquée par la mort de plus de 460 personnes, notamment dans la dispersion des manifestants pro-Morsi au Caire.

Après que les violences ont rapidement gagné l'ensemble du pays, un couvre-feu nocturne a été décrété dans la moitié du pays et l'état d'urgence, dont la levée avait été un des acquis de la révolte populaire de 2011, a été déclaré pour un mois.

Nuit calme

Aucun incident n'a été signalé dans la nuit et le trafic reprenait doucement dans la matinée --bien loin toutefois de l'agitation habituelle de la mégalopole égyptienne-, mais les Frères musulmans, l'influente confrérie dont est issu le président islamiste déchu Mohamed Morsi, ont appelé à maintenir la mobilisation, faisant craindre une nouvelle flambée de violences.

Les autorités intérimaires, installées par les militaires après la destitution et l'arrestation de l'ex-chef de l'Etat islamiste le 3 juillet, ont prévenu qu'elles ne toléreraient aucun nouveau sit-in ou nouvelles violences, après avoir salué «la très grande retenue» de la police.

Village de tentes en feu

Preuve de leur détermination, des images aériennes ont montré le village de tentes des pro-Morsi sur la place Rabaa al-Adawiya en feu, une scène impressionnante et totalement inédite dans la capitale égyptienne. Jeudi matin, la mosquée Rabaa, épicentre de la contestation et QG des derniers dirigeants des Frères musulmans n'ayant pas encore été arrêtés par les autorités, avait en grande partie brûlé.

L'intervention des forces de l'ordre a toutefois suscité l'indignation à travers le monde, la communauté internationale, qui avait tenté une médiation pour éviter ce bain de sang, condamnant un «massacre» et un recours «lamentable» à la force.

Le bilan officiel fait état de 464 morts -421 civils et 43 policiers- et de 3.572 blessés dans tout le pays mais le nombre de victimes pourrait être bien plus élevé car sur la seule place Rabaa al-Adawiya, principal point de rassemblement des pro-Morsi au Caire, un journaliste de l'AFP a dénombré 124 cadavres, la plupart portant des impacts de balles.

2200 morts?

Les Frères musulmans, eux, évoquent 2200 morts et plus de 10'000 blessés.Dans le pays, où les Egyptiens étaient descendus en masse dans les rues fin juillet pour «donner mandat» à la toute-puissante armée afin d'en finir avec le «terrorisme» en référence aux milliers de manifestants pro-Morsi qui occupaient deux places du Caire depuis un mois et demi, plusieurs figures d'importance se sont toutefois désolidarisées de l'opération meurtrière.

Le vice-président Mohamed ElBaradei, prix Nobel de la paix qui avait apporté sa caution au coup de force des militaires, a démissionné, disant refuser «d'assumer les conséquences de décisions avec lesquelles il n'était pas d'accord».

Avant lui, l'imam d'Al-Azhar, plus haute autorité de l'islam sunnite, avait condamné les violences expliquant n'avoir pas eu connaissance des méthodes que les forces de l'ordre comptaient employer.

Revirement dans la presse?

La presse, largement acquise à l'armée, saluait cependant, à l'image du quotidien gouvernemental Al-Akhbar, «La fin du cauchemar Frères musulmans», le journal indépendant Al-Chourouq évoquant la «dernière bataille des Frères», aux côtés de photos montrant des manifestants armés.

A l'étranger, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à se réunir «rapidement» pour évoquer l'Egypte, fustigeant l'«hypocrisie» de l'Occident face à ce «très grave massacre». A Paris, le président François Hollande a convoqué l'ambassadeur égyptien, après avoir saisi la veille l'ONU.

Autre sujet d'inquiétude à l'étranger, l'attaque durant les violences mercredi, de plusieurs églises, les militants accusant les pro-Morsi de mener «une guerre de représailles» contre les coptes, dont le patriarche avait lui aussi soutenu la décision de l'armée de destituer M. Morsi, toujours retenu au secret.

Avant la journée de mercredi, les violences entre pro et anti-Morsi et entre pro-Morsi et forces de l'ordre avaient déjà fait plus de 250 morts depuis le début fin juin de la contestation anti-Morsi qui a conduit à sa destitution, essentiellement des manifestants islamistes.

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L'avocat Jacques Vergès s'est éteint

L'avocat Jacques Vergès est décédé jeudi soir à l'âge de 88 ans. Il avait notamment défendu l'ancien nazi Klaus Barbie.

Maître Jacques Vergès

L'avocat français Jacques Vergès, l'un des plus controversés et redoutés du barreau parisien, est mort jeudi à Paris à l'âge de 88 ans, a-t-on appris auprès du Conseil national des barreaux (CNB) et de son éditeur. Il avait notamment défendu le criminel de guerre nazi Klaus Barbie.

Me Jacques Vergès est mort d'un arrêt cardiaque vers 20h00 dans la chambre de Voltaire, précisément quai Voltaire à Paris, alors qu'il s'apprêtait à dîner avec ses proches, selon un communiqué des éditions Pierre-Guillaume de Roux, qui avaient publié ses mémoires en février («De mon propre aveu - Souvenir et rêveries»).

Un lieu idéal pour le dernier coup de théâtre que devait être la mort de cet acteur-né, car «à l'instar de Voltaire, il cultivait l'art de la révolte et de la volte-face permanentes», commente le communiqué.

Chute récente

Christian Charrière-Bournazel, président du Conseil national des barreaux, a raconté avoir dîné avec Me Vergès «il y a une dizaine de jours». «Il avait fait une chute il y a quelques mois, et du coup il était très amaigri, marchait très lentement. Il avait des difficultés à parler, mais intellectuellement il était intact. On savait que c'était ses derniers jours, mais on ne pensait pas que ça viendrait aussi vite», a-t-il dit.

Il a rendu hommage à Me Vergès, «un très brillant avocat, avec une grande culture (...), très courageux et très indépendant», mais aussi «très narcissique», un «provocateur» qu'il avait affronté aux côtés des parties civiles lors du procès du nazi Klaus Barbie que défendait Me Vergès.

«Ce qu'on peut retenir de Jacques Vergès, c'est à la fois le talent, le courage, l'engagement et le sens de la contradiction avec un respect de l'autre. Un avocat, ce n'est pas un mercenaire, c'est un chevalier, et Jacques Vergès était un chevalier», a-t-il résumé.

Lutte anticolonialiste

Né le 5 mars 1925 - mais un an plus tôt selon un biographe - dans l'actuelle Thaïlande (à Ubon Ratchathani), d'un père français de la Réunion et d'une mère vietnamienne, morte lorqu'il avait trois ans, Jacques Vergès a été à la pointe des luttes anti-colonialistes.

Prenant pour cibles l'Etat, la société ou la Justice pour défendre une cause autant qu'un client, cet avocat médiatique et narcissique, fin lettré, petit et rond, aimait provoquer et déstabiliser.

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jeudi 15 août 2013

Le député Muhindo Nzangi du MSR incarcéré arbitrairement à Makala, que disent Pierre Lumbi, Modeste Mutinga Mutuishayi ...?

Le mensonge emprunte toujours l'ascenseur et arrive plus vite que la vérité avec l'escalier. Les congolais ont été enfarinés par des apparatchiks joséphistes avec de gros mensonges. Le Mouvement Social pour la République (MSR) parti alimentaire de Pierre Lumbi (empoisonné et toujours en soins aux Etats-Unis ?), Modeste Mutinga Mutuishayi, le fourbe et roublard qui a bâillonné des journalistes, médias et opposants congolais, et qui a été récompensé avec le poste de Rapporteur de Sénat... Le MSR est un parti d'alliance à la Mouvance Présidentielle (MP) qui soutient Joseph Kabila. On a fait croire à l'opinion nationale et internationale que l'Est de la République démocratique du Congo avait voté à 100% Joseph Kabila. Alors comment comprendre qu'un député à l’occurrence Muhindo Nzandi pour avoir encouragé les Fardc à poursuivre les miliciens- soudards du M23 jusqu'à leur dernier retranchement, soit arrêté à Goma, transféré manu militari à Kinshasa et jeté à la prison de Makala comme un va-nu-pieds avec pour accusations farfelues: outrage au Chef de l’Etat, atteinte à la sécurité interne et externe de l’Etat et incitation de la population à la révolte – les deux dernières étant passibles de la peine de mort au Congo très très démocratique !

La liberté d'expression pratiquée librement peut amener en prison, le député Mushingo Nzangi en est un exemple flagrant.

C'est la population du Nord Kivu qui réclame la libération sans condition du fils Nandé patriote incarcéré injustement par un pouvoir d'usurpation et d'occupation. Il est étonnant que les barons du MSR Pierre Lumbi, Modeste Mutinga Mutuishayi...des mammouths du joséphisme se taisent face à l'autocratie d'un régime dictatoriale et illégitime !

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mercredi 14 août 2013

Bain de sang en Egypte : l'ONU condamne, on parle de 153 morts !

Les forces de sécurité égyptiennes ont mis leur menace à exécution mercredi matin, vers 7 heures, en donnant l'assaut contre les deux places occupées par les pro-Morsi au Caire. Le bilan est très lourd : plusieurs dizaines de morts selon différents témoins, plus de 600 selon les Frères musulmans. L'armée au pouvoir tente par tous les moyens d'éviter une propagation des violences, se disant désolée pour les victimes.

Les morts et les blessés sont surtout des hommes. Mais des femmes et des enfants ont été blessés.

Les partisans du président islamiste destitué Mohamed Morsi ont été pris par surprise par des bus militaires et des bulldozers, qui ont terrassé leur campement.

L'opération d'évacuation des forces de l'ordre a rapidement tourné à l'affrontement.

De nombreux manifestants ont été blessés, d'autres tués.

Les forces de sécurité ont lancé l'assaut dans la matinée mercredi, faisant usage de gaz lacrymogènes et d'armes automatiques, détruisant au bulldozer les barricades construites par les pro-Morsi sur les places Nahda et Rabaa. Le bilan de ces violences n'a cessé de grimper. Plusieurs dizaines de personnes, dont cinq policiers officiellement, auraient été tués.

L'intervention menée mercredi par la police égyptienne pour disperser les manifestants pro-Morsi, rassemblés depuis plus d'un mois dans les rues du Caire, a fait plus d'une centaine de morts. Suivez les événements minute par minute.

Des débuts de l'intervention de la police contre les pro-Morsi au Caire à la démission du vice-président ElBaradei, suivez minute par minute les événements en Egypte.

19h01: le couvre-feu entre en vigueur en Egypte.

18h43: outre le cameraman de Skynews tué, plusieurs photographes ont été blessés au Caire, dont un reporter de l'hebdomadaire Xpress à Dubaï mortellement touché à la tête, selon plusieurs sources dont Reporters sans frontière. Il y aurait aussi eu plusieurs journalistes arrêtés.

18h25: des centaines de partisans du président destitué Mohamed Morsi quittent la place Rabaa al-Adawiya sous la surveillance de policiers en armes, selon des images en direct de la télévision publique. Des irréductibles demeurent néanmoins retranchés derrière les barricades et des affrontements avec les forces de l'ordre se poursuivent.

18h05: l'agence de presse égyptienne annonce 149 morts dans les combats entre pro-Morsi et forces de l'ordre. Elle avance aussi le chiffre de 1403 blessés, citant le ministre égyptien de la Santé. Sur la seule place Rabaa al-Adawiya du Caire, un journaliste de l'AFP a décompté les cadavres de 124 manifestants.

17h45: le vice-président et prix Nobel de la paix ElBaradei annonce sa démission du gouvernement. "Il m'est devenu difficile de continuer à assumer la responsabilité de décisions avec lesquelles je ne suis pas d'accord", écrit-il notamment dans sa lettre au président Adly Mansour.

17h35: un responsable de la sécurité a affirmé à l'AFP que 543 personnes avaient été arrêtées.

17h17: les Etats-Unis condamnent le recours à la violence contre les manifestants et s'opposent à un retour de l'état d'urgence.

16h57: couvre-feu instauré de 19h à 6h du matin. Ces mesures s'appliquent au Caire et aux provinces de Guizeh, d'Alexandrie, de Beni Sueif, de Minya, d'Assiout, de Sohag, de Beheira, du Nord et du Sud-Sinaï, Suez et Ismailia.

16h45: la fumée recouvre plusieurs quartiers de la ville.

16h25: Le président par intérim, Adly Mansour, "a donné pour mission aux forces armées, en coopération avec la police, de prendre toutes les mesures nécessaires pour maintenir la sécurité et l'ordre ainsi que pour protéger les biens publics et privés et les vies des citoyens".

"La sécurité et l'ordre dans la nation sont en danger en raison d'actes de sabotage délibérés, d'attaques visant des bâtiments publics et privés et de la perte de vies humaines, des actes perpétrés par des groupes extrémistes", selon la présidence.

16h24: le ministère égyptien de la Santé annonce 95 morts mercredi dans toute l'Egypte. Les autorités font également état de 874 blessés. "Les morts sont à la fois des policiers et des civils. Nous attendons davantage de détails", a déclaré un porte-parole.

16h00: La présidence ordonne à l'armée d'apporter son soutien aux forces du ministère de l'Intérieur pour rétablir la sécurité.

15h46: état d'urgence décrété pour un mois en Egypte, annonce la présidence.

15h42: le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon "condamne" l'intervention policière et "déplore que les autorités égyptiennes aient choisi d'utiliser la force". Un peu plus tôt, le chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, fait part de sa "grande préoccupation" après l'intervention sanglante du pouvoir égyptien.

15h33: la fille de 17 ans d'un chef des Frères musulmans aurait été tuée dans l'intervention, selon l'organisation.

15h24: dans l'hôpital de campagne de Rabaa, les médecins restent débordés et délaissent les cas désespérés pour concentrer leurs efforts sur les blessures les plus susceptibles d'être soignées.

15:27: La rumeur d'un couvre-feu établi après 17h se répand dans la ville et parmi les journalistes couvrant les affrontements.

15:21: Sur Twitter, de nombreuses photos très violentes montrent des corps déchiquetés, brûlés ou des cadavres alignés, des images très violentes que nous avons choisi de ne pas relayer ici. Il n'empèche, de nombreux témoins font état de quantités de victimes dans de petits hôpitaux et confirment leurs dires par des photos. Comme ici à Nasr City, dans la banlieue du Caire.

("Dans un petit hôpital de campagne à Nasr City, j'ai compté huit corps, une douzaine de blessés. Les familles pleurent #Egypte")

Shahinaz Abdel Salam, blogueuse égyptienne : "Ils comprennent pas qu'on doit tous vivre ensemble"

15:13: L'équipe de CNN échappe à une rafale de tirs alors que la journaliste est en plein direct depuis le Caire.

15:05: Selon de nombreuses sources concordantes, plusieurs journalistes auraient été tués dans les affrontements. Skynews confirme qu'un de ses caméramens est au nombre des victimes.

14:53: Les bilans des affrontements dans le reste de l'Egypte augmentent : 17 morts dans le Fayoum, au moins cinq à Suez où des partisans de Morsi ont tenté de prendre des bâtiments publics.

14:45: Les affrontements continuent aux abords de la place Rabaa. Des images nous parviennent qui montrent de véritables scènes de guerre.

14:39: Plusieurs églises ont été prises pour cible par les pro-Morsi. Les premières images des destructions commencent à nous parvenir.

14:32: Au moins 124 manifestants pro-Morsi ont été tués au Caire. Le compte a été fait par un journaliste de l'AFP qui a pu dénombrer les cadavres dans trois morgues improvisées sur la place Rabaa. Un bilan qui ne tient évidemment pas compte des morts éventuels sur les autres sit-in du Caire, ni dans le reste du pays.

14:22: Le ministère britannique des Affaires étrangères condamne "l'utilisation de la force pour disperser les manifestations pro-Morsi au Caire" et appelle "les forces de sécurité à agir avec retenue"

14h13: La fille de 17 ans de Mohamed el-Beltagi, l'un des leaders des Frères musulmans a été tuée dans les affrontements. Son père aurait été arrété. Le frère de la jeune femme, Ammar Beltagi confirme ce décès avec un Tweet suspectible d'enflammer encore plus la situation : "Ma soeur est morte en martyre"

14:06: Il n'y a pas que le Caire qui est touché par ces affrontements entre la police égyptienne et les pro-Morsi : dans la province de Fayoum, le directeur de la morgue de l'hôpital général affirme que neuf personnes au moins ont été tuées. Selon des témoins, des membres des Frères musulmans avaient attaqué deux postes de police.

14:00: Une femme essaie d'arrêter un bulldozer militaire près de la mosquée Al-Adawiya Rabaa au Caire.

13:47: La Turquie exhorte le Conseil de sécurité des Nations Unies et la Ligue arabe à intervenir pour mettre fin "au massacre" en Egypte. Recep Tayyip Erdogan, le Premier ministre turc, assure que le silence de la communauté internationale depuis le renversement de Mohamed Morsi a ouvert la voie à la violente répression en cours.

13:39: Dans le monde entier, les gouvernements s'indignent de ce qui se passe en Egypte. L'Iran condamne "le massacre de la population", dans un communiqué, un porte parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar dénonce "avec force la méthode utilisée contre les manifestants pacifiques (...) qui a coûté la vie à un certain nombre d'innocents sans armes", la Suède par la voix de son premier ministre Carl Bildt sur Twitter, dénonce "la responsabilité du régime dans ces tueries".

("Je condamne les tueries et la violence en Egypte. Principale responsabilité pour les forces du régime. Extrêmement difficile de restaurer un processus politique.") 13:31: Un photo-journaliste du Daily News Egypt raconte que la police lance des gaz lacrymogènes sur le pont d'Octobre pour forcer les manifestants à reculer dans leurs filets.

13h24: Le président turc Abdullah Gül dénonce une opération "inacceptable" de la police égyptienne. "Ce qui s'est passé en Egypte, cette intervention armée contre des civils qui manifestent ne peut absolument pas être acceptée." Il affirme aussi craindre que la situation en Egypte ne dégénère en un conflit semblable à la Syrie.

13:18: La Chaîne Al Hayat TV affirme que huit églises ont été brulées à travers l'Egypte et que 30 membres du Hamas ont été arrétés sur la place Rabaa.

13:13: La dispersion des sit-in aurait été planifié depuis longtemps pour aujourd'hui selon une source gouvernementale.

12:59: La France appelle toutes les parties à la retenue en Egypte. Un porte parole du Quai d'Orsay déplore les violences, demande qu'elles cessent et qu'une logique d'apaisement prévale. "La France met en garde contre un usage disproportionné de la force"

12h36: La chaîne de télévision Sky News Arabia affirme que Mohamed el-Beltagi, l'un des leaders des Frères musulmans, a été arrêté. La BBC complète en rapportant qu'en tout, cinq leaders de la confrérie ont été arrêtés lors de la dispersion du sit-in sur la place Rabaa.

12h28: Le correspondant de Newsweek en Égypte, qui n'avait plus donné de nouvelles de lui depuis plusieurs heures, affirme avoir été arrêté et battu par les forces de sécurité en marge des affrontements sur la place Rabaa.

("Je vais bien, merci à tous de vous être inquiétés. J'ai été arrêté, battu par les forces de sécurité à Rabaa, puis détenu dans une antenne locale. Je viens de sortir") 12h22: Après une réunion d'urgence, le gouvernement égyptien tient une conférence de presse en direct à la télévision d'État. Il pointe la menace d'"escalade", se rangeant derrière l'action du ministère de l'Intérieur tout en se disant désolé pour les victimes, blâmant les leaders des Frères musulmans, les accusant d'"incitation" à la violence.

12h18: Des journalistes affirment avoir vu des manifestants porter des armes automatiques, notamment des AK-47 cachés par des voiles et des keffiehs, à proximité de la mosquée de Mohandiseen, sur la place Mostafa Mahmoud. Au loin, les tirs ne cessent pas.

12h15: L'imam de la mosquée al-Azhar, Ahmed al-Tayeb, principale autorité sunnite du pays, appelle les deux parties au calme dans une intervention à la radio, condamnant la violence. Il affirme que seule la politique peut résoudre la crise : "La violence ne peut être une alternative au dialogue". Il se désolidarise ainsi de l'action menée par la police, achevée dans le sang.

12h08: D'autres églises ont été incendiées dans le pays, dont l'une à Suez. Des commissariats ont également été attaqués, notamment à Beni Suef.

12h03: "Nous réaffirmons que la violence ne mènera à aucune solution et nous exhortons les autorités égyptiennes à procéder avec la plus grande retenue" a déclaré Michael Mann, porte-parole de la Haute réprésentante pour la politique extérieure de l'Union européenne, Catherine Ashton.

11h45: Un exemple du flot de chiffres qui nous parviennent à chaque minute, résumé dans ce tweet.

("Comparaison : le ministre de la Santé dit que 10 personnes sont mortes, le ministre de l'Intérieur 4, Al Jazeera 42 et Gehad El-Heddad (Frères musulmans) des centaines")

11h37 :Les partisans de Mohamed Morsi ont choisi un nouvel emplacement pour leur sit-in : la place Mostafa Mahmoud, non loin de la place Rabaa, où une scène et des barricades ont été dressées.

La police et l'armée tentent dans le même temps de stopper les cohortes de partisans se rendant actuellement sur la place pour prêter main forte. De violents affrontements ont toujours lieu dans plusieurs rues de la capitale, notamment dans les quartiers de Nasr City et Mohandeseen.

11h26: Les ambulances ont beaucoup de mal à se frayer un chemin à travers le chaos, quand elles ne sont pas bloquées par la police et/ou l'armée. Les blessés sont transportés jusqu'à elles, ou vers les hôpitaux, sur des vélos.

11h19: Les États-Unis annoncent la fermeture de leur ambassade au Caire à partir de 13 heures ce mercredi.

11h15 :La télévision d'État égyptienne livre un bilan bien différent : 7 morts et près de 80 blessés au Caire. Selon le ministère de la Santé, le nombre de victimes est grimpé à 13, dont 5 policiers.

10h59: Des photos diffusées sur les réseaux sociaux montrent la présence de snipers positionnés sur le toit d'un bâtiment gouvernemental. Les autorités affirment qu'il s'agit là de protestataires, mais la polémique grandit. Il semble clair en tout cas que les deux camps ont fait usage, en grand nombre, d'armes automatiques. Le photo ci-dessous, postée sur Twitter par l'Alliance contre le Coup d'État, donne une idée des images qui circulent.

10h42: Le bilan des violences, estimé par les Frères musulmans, ne cesse de grimper. Selon le porte-parole de la confrérie, au moins 600 personnes ont été tuées. Gehad El-Haddad conclut son tweet en implorant : "Que Dieu sauve l'Égypte".

10h30: L'église Mar Gergiss, la principale de Sohag, une ville de quelque 150.000 habitants au sud du Caire dont de nombreux chrétiens, a été détruite par les flammes, visée par des jets de cocktails molotov. Signe qu'une partie des partisans de Mohamed Morsi, à travers l'Égypte, ont décidé de mener des "représailles" en s'en prenant à la population chrétienne. D'autres églises ont été attaquées à Al-Minya, des commerces tenus par des coptes ont été attaqués en Haute-Égypte.

Les coptes sont considérés par les partisans de Mohamed Morsi comme complices de ce qu'ils nomment le coup d'État du 3 juillet dernier. Le patriarche Tawadros II était même apparu aux côtés du général al-Sissi lors de l'annonce du renversement de l'ancien président.

10h19: Les troubles s'étendent à travers l'Égypte. Des rassemblements, et par endroits des violences, sont signalés à Suez, Alexandrie, Al-Minya et Assiout.

10h16: Des centaines de pro-Morsi ont entendu l'appel des Frères musulmans à manifester, et se dirigent vers la place Rabaa.

10h11: Nouveau bilan des affrontements livré par l'Agence France Presse : au moins 43 partisans de Mohamed Morsi auraient été tués dans la matinée. C'est un journaliste de l'agence qui a pu compter les cadavres entreposés à la hâte dans une morgue de fortune installée près de la place Rabaa.

10h07: Selon Mohamed Soltan, membre de l'Alliance contre le Coup d'État, deux cameramen auraient été abattus sur la place Rabaa.

9h50: De très nombreux journalistes sur place au Caire rapportent avoir entendu des tirs d'armes automatiques pendant les affrontements. Des vidéos tournées par des anonymes semblent confirmer.

9h45: Les partisans de Mohamed Morsi, chassés de la place Nahda, tentent de s'organiser pour se retrouver dans les rues adjacentes. Les Frères musulmans appellent à un nouveau sit-in dans la rue Mostafa Mahmoud.

9h26: Le gouvernement prend une mesure pour éviter les manifestations hors du Caire : tous les trains vont être bloqués. Dans la matinée, les Frères musulmans avaient appelé à "descendre dans la rue pour arrêter le massacre". Les autorités ne parlent pour l'instant "que" de cinq morts et une cinquantaine de blessés.

9h05: Le porte-parole des Frères musulmans annonce maintenant un bilan de plus de 250 morts confirmés, et quelque 5.000 blessés.

8h56: Le ministère de l'Intérieur annonce que la place Nahda, la plus petite des deux places occupées par les partisans de Mohamed Morsi, est "totalement sous contrôle". Les affrontements sur la place Rabaa se poursuivent.

8h41 Gehad El-Haddad, porte-parole des Frères musulmans, évoque un bilan terrible : plus de 100 morts et plus de 2.000 blessés après les affrontements entre policiers et pro-Morsi.

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Avignon, son célèbre Pont Bénézet connu à travers la chanson "le Pont d'Avignon" !

Avignon est une commune du sud de la France, située dans le Vaucluse en Provence-Alpes-Côte d'Azur, et installée sur la rive gauche du Rhône qui marque la limite avec le Gard et la région Languedoc-Roussillon. Au sud d'Avignon, c'est la Durance qui sépare la ville des Bouches-du-Rhône. Sur les 89 592 habitants de la commune au 1er janvier 2009, environ 15 000 demeuraient intra-muros. L'unité urbaine (c'est-à-dire l'agglomération au sens morphologique telle que la définit l'Insee) comptait 440 770 habitants en 2008. Avignon est aussi au cœur d'une vaste aire urbaine de 507 626 habitants en 2008, la seizième de France par sa population.

Mairie d'Avignon. Photo Réveil FM

La gare SNCF d'Avignon. Photo Réveil FM

Avignon, ville fortifiée. Photo Réveil FM

Surnommée la « cité des papes » en raison de la présence des papes de 1309 à 1423, elle est actuellement la plus grande ville et le chef-lieu du département de Vaucluse. C'est l'une des rares villes françaises à avoir conservé ses remparts, son centre historique, composé du palais des papes, de l'ensemble épiscopal, du Rocher des Doms et du pont d’Avignon. Elle a été classée patrimoine mondial de l'UNESCO sous les critères I, II et IV. Vitrine artistique et culturelle, la renommée de son principal festival, connu sous le nom de festival d'Avignon, a largement dépassé les frontières françaises. La ville a été capitale européenne de la culture en 2000. Ses habitants sont appelés les Avignonnais5.

Le pont Saint-Bénézet, couramment appelé pont d'Avignon en dehors d'Avignon, est un pont construit de 1177 à 1185 sur le Rhône, partant de la ville d'Avignon sur la rive gauche. Sur la deuxième de ses quatre arches est édifiée la chapelle Saint-Bénézet, et au-dessus d'elle la chapelle Saint-Nicolas.

La légende raconte que Petit Benoît, connu sous le nom de Bénézet, berger à Burzet, dans le Vivarais, né en 1165, alors âgé de 12 ans, reçut l'ordre divin d'aller construire un pont à Avignon.

Bénézet commença en 1177 la construction du pont sur des restes de culées romaines. Il fut achevé en 1185 et enjambait alors le Rhône sur 915 mètres avec un angle droit pour offrir moins de prise aux forts courants. Il comportait à l'origine 22 arches, il n'en reste que quatre. À l'origine seules les piles étaient en pierre et le tablier était alors en bois. L'ouvrage fut reconstruit en maçonnerie entre 1234 et 1237.

Un automate dit: Merci ! Photo Réveil FM

Un autre avec sa main droite dit: "Au revoir ! Photo Réveil FM

Ce pont, poste frontière entre l'État pontifical et le territoire de France, était l'un des seuls pour traverser le Rhône sur des kilomètres en amont et en aval, un bon moyen de collecter des taxes sous la forme d'un péage ou d'une aumône à saint Bénézet. Il a même été durant toute une période l'unique pont entre la ville de Lyon et la mer, ce qui en faisait alors un point de passage obligatoire pour de nombreux marchands, voyageurs, etc. Avant ce pont, on traversait ici le Rhône en barque.

La plus grande partie du pont était la propriété du roi qui l'a peu entretenu et suite à de fortes crues du Rhône, une première arche s'effondre en 1603, puis trois autres en 1605... toutes quatre rebâties vers 1628. En 1633, juste après la réouverture du pont, deux nouvelles arches s'effondrent. En 1669, une nouvelle crue du Rhône emporta plusieurs autres arches pour ne laisser pratiquement que celles qu'on lui connaît de nos jours.

Large d'à peine 2,5 mètres, il prenait appui sur l'île de la Barthelasse où se trouvaient de nombreuses guinguettes au XIXe siècle : on dansait donc sous et non Sur le pont d'Avignon comme le raconte la chanson, à moins que celle-ci ne fasse référence non pas au pont de Saint-Bénezet en partie détruit depuis le XVIIe siècle mais son remplaçant en bois édifié un peu plus loin, en 1811, à l'emplacement de l'actuel pont Édouard Daladier.

Il y a à peu près 2000 ans, la populations des Cavares se regroupent pour fonder une citée sur une colline rocheuse surplombant le Rhône. Guerriers et pêcheurs ont nommé leur ville Aouenion ; titre qui réunit deux noms celtes associés "aouen" qui signifie gouffre, tourbillon d'eau et "ion" qui veut dire seigneur. pour nommer en un seul mot "seigneur des flots".

Le célèbre Palais des Papes d'une superficie de 15 000 m² fut construit en une trentaine d'années et ressemble à une véritable forteresse.

Le premier pape à s'installer en Avignon fut Clément V, suivi de Jean XXII, Benoît XII, Clément VI, Innocent VI, Urbain V et Grégoire XI de 1309 à 1376.

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mardi 13 août 2013

66e Festival de film de Locarno: Sir Christopher Lee, célèbre Dracula, a reçu un prix d'excellence pour sa carrière

Sa carrière aussi longue qu'atypique a marqué les esprits Sir Christopher Lee honoré par le Festival du film de Locarno qui lui a descerné le prix de "L’Excellence Award Moët & Chandon".

" Dans les films, j'ai souvent incarné le rôle des méchants, Dracula, Judas mais je ne suis pas le Diable " a déclaré Christopher Lee. Né en 1922 à Londres, il est l'un des acteurs britanniques les plus prolifiques avec plus de 225 films à son actif. Révélé en 1958 grâce à son interprétation légendaire du comte Dracula, il sera également le méchant Scaramanga dans le James Bond "L'Homme au pistolet d'or" en 1974. Les années 2000 marquent son retour remarqué sur grand écran dans des films tels que "Sleepy Hollow", "Star Wars" ou "Le Seigneur des anneaux".

" Dans les films, j'ai souvent incarné le rôle des méchants, Dracula, Judas mais je ne suis pas le Diable " a déclaré Christopher Lee. Né en 1922 à Londres, il est l'un des acteurs britanniques les plus prolifiques avec plus de 225 films à son actif. Révélé en 1958 grâce à son interprétation légendaire du comte Dracula, il sera également le méchant Scaramanga dans le James Bond "L'Homme au pistolet d'or" en 1974. Les années 2000 marquent son retour remarqué sur grand écran dans des films tels que "Sleepy Hollow", "Star Wars" ou "Le Seigneur des anneaux".

Locarno, 7 août 2013, Christopher Lee. Photos Réveil FM

Les rideaux se sont ouverts mercredi 7 août sur la 66e édition du Festival avec la présence de nombreuses stars. L'acteur Christopher Lee, qui a joué dans «Le Seigneur des Anneaux», a été récompensé pour sa carrière. Les organisateurs du Festival de Locarno s'attendaient à un record d'affluence cette année, mais dame la pluie était souvent au rendez-vous. Carlo Chatrian, directeur pour la première fois, et Marco Solari, président, ont lancé la manifestation, accompagnés du ministre de la culture Alain Berset. Le nouveau directeur italien du festival avait promis de repousser les limites de la diversité cinématographique. Une volonté qui s'est concrétisée dans les discours d'ouverture déjà. Si Carlo Chatrian a souligné que la création cinématographique, tout comme l'organisation d'un festival, relevaient du travail d'équipe, Marco Solari s'est lui montré plus incisif. Le président a déclaré que le monde des festivals n'a rien d'une sinécure et se distingue par sa rude concurrence. Si certains festivals sont «prétexte à des rencontres mondaines», Locarno s'engage, lui, pour l'art et la vérité. Le ministre de la culture Alain Berset était manifestement de bonne humeur. Le retour de vacances ne peut pas être plus agréable qu'au Département fédéral de l'intérieur (DFI), s'est-il félicité, en faisant allusion aux quelques jours qu'il va passer au Tessin à l'occasion du festival de Locarno.

La Plazza Grande à Locarno. Photo Réveil FM

De Dracula à Saroumane, le comédien anglais a incarné des escouades de méchants. Invité à Locarno, cette légende du cinéma s’avère un merveilleux conteur. Avec la foudre qui frappe la région locarnaise depuis le début du festival, le docteur Frankenstein aurait disposé d’assez d’énergie pour lever une armada de créatures. Ces orages effarants peuvent être vus comme un hommage à Sir Christopher Lee, l’un des plus nobles ambassadeurs de la nuit à l’écran puisque, dans les fameuses productions de la Hammer, il a incarné la Sainte Trinité de l’horreur: la Momie, le monstre de Franken­stein et bien sûr Dracula, le vampire auquel il a apporté ses lettres de noblesse. La carrière de Christopher Lee donne le vertige: il figure à l’affiche de quelque 275 films. Il porte une hallebarde dans le Hamlet de Laurence Olivier (1948), il brandit le bâton de Saroumane le Blanc dans The Hobbit : La Désolation de Smaug, de Peter Jackson (2013). Environ 85% des personnages qu’il a interprétés étaient des méchants. En témoignent Fu Manchu, Francisco Scaramanga, l’ennemi de James Bond dans L’Homme au pistolet d’or ou le comte Dooku, seigneur obscur dans Star Wars 2 et 3. C’est un magnifique cadeau que le Festival de Locarno fait aux spectateurs en conviant ce mythe. Dès le premier soir, Christopher Lee a séduit le public de la Piazza dans un parfait italien. Attentif, charmeur, ironique, il a l’élégance des grands. Le rendez-vous avec le comédien est fixé aux antipodes des sombres donjons où il a forgé sa réputation, à l’hôtel Eden Roc d’Ascona, dans un pavillon lacustre alliant le vert pistache au rose bonbon. Un essaim babélien de journalistes y bourdonne. Lorsque Christopher Lee entre, l’émotion est palpable. Avisant le journaliste russe, il plaisante avec lui dans la langue de Tchekhov. Et nous tance aussitôt: cessons de dire qu’il parle couramment huit langues. «Je ne sais pas d’où viennent ces balivernes. Je ne parle couramment que l’anglais, le français, l’italien et l’espagnol.» Certes, pendant la guerre, au sein des forces spéciales anglaises, il a pratiqué l’allemand et le suédois. Et il chante en russe sans accent. Christopher Lee repère la na­tionalité de ses interlocuteurs et propose à chacun un thème spéci­fique. A l’Espagnol, il parle d’Um­bracle, un film expérimental de Pere Portabella, auquel il n’a jamais rien compris. A l’Allemande, il donne le secret de la longévité de son couple: «Vrai amour, respect, sens de l’humour. Vous n’avez pas besoin d’aimer les mêmes choses, mais ça aide.» Avec le Suisse, il se souvient du «petit village de Blonay, au-dessus de Vevey», où il a vécu trois ans. «C’était magnifique, avec des champs partout.» Il y en a moins aujourd’hui. «Oui, je sais. Comme partout. C’est triste.» C’était mieux autrefois? «Oh oui. Mais vous posez la question à un vieil homme. J’ai 91 ans…»

Locarno, 8 août 2013, Christopher Lee sa rencontre avec le public Astrada sala. Photo Réveil FM

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ONU-Genève: «Israël doit mettre fin au harcèlement, traitement d'intimidation et d'abus contre Aiss Amro, défenseur palestinien des droits de l'homme"

ONU-Genève: Un groupe de droits de l'homme experts * a exprimé sa profonde préoccupation indépendant des Nations Unies à la prétendu harcèlement judiciaire en cours, l'intimidation et les mauvais traitements dirigés contre Issa Amro, un éminent défenseur palestinien des droits de l'homme.

Aiss Amro, défenseur palestinien des droits de l'homme

M. Amro a été arrêté et détenu 20 fois en 2012, et six fois jusqu'ici en 2013, mais il n'a jamais recours à la violence ni été accusé d'un crime. Il est l'un des fondateurs des organisations non-gouvernementales de jeunesse contre les colonies et les défenseurs d'Hébron.

"M. Amro semble être la victime d'une campagne de harcèlement qui comprend un effort pour intimider avant sa participation au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies à Genève en Juin 2013 en tant que non-gouvernementale représentant d'une organisation où il a prononcé deux déclarations ", a déclaré le Royaume- Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés, Richard Falk.

"Juste avant de participer à cette session du Conseil, il a reçu une citation à comparaître au tribunal militaire d'Ofer le 30 Décembre 2013", a rappelé M. Falk. "A ce stade, il n'y a aucune indication de toute accusation portée contre M. Amro."

Au cours des derniers mois, M. Amro a également reçu un certain nombre de menaces de mort de la part des organisations de colons. «Parmi les caractéristiques les plus insidieuses de l'occupation prolongée de la Cisjordanie a été le degré de complicité qui lie l'administration militaire israélienne à la violence des colons illégaux contre les habitants palestiniens", a noté M. Falk.

Le 8 Juillet 2013, M. Amro était avec une équipe de télévision française dans l'enceinte de la mosquée Ibrahimi fortement gardé dans la vieille ville d'Hébron en Cisjordanie, lorsque des soldats israéliens ont arrêté le groupe et ont emporté leurs documents d'identité. Tous les documents d'identité ont été retournés à l'exception de ceux de M. Amro.

Les soldats israéliens l'ont ensuite emmené au poste de police, où il a été menotté et battu jusqu'à ce qu'il s'effondre. M. Amro aurait été laissée gisant dans la douleur sur une civière mais prétendument membres des forces de sécurité israéliennes ont ri, pris des photos et a menacé de lui tirer dessus. Ce n'est que plus de cinq heures plus tard qu'il a été hospitalisé.

«Je suis très inquiet pour la vie de M. Amro, à l'intégrité physique et le bilan psychologique que cela peut avoir sur sa santé et sa famille", a déclaré le Rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Juan E. Méndez, tout en soulignant qu'il y a un absolu et interdiction ne peut être dérogé en vertu du droit international des droits humains sur l'utilisation de la torture ainsi que les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. "Il est incompréhensible que la police l'a convoqué le lendemain matin pour le même poste de police où il a été maltraité."

Plus récemment, le 25 Juillet, les soldats israéliens lourdement armés ont attaqué la Youth Against Centre pour les établissements. Le lendemain, M. Amro et trois autres militants ont été la cible de tirs par des colons israéliens présumés alors qu'ils étaient à proximité des bureaux du Centre.

«Le droit à la liberté d'association suggère que ceux qui exercent ce sont spécifiquement protégés contre les menaces ou l'utilisation de la violence, de harcèlement, de persécution, d'intimidation ou de représailles", a souligné le Rapporteur spécial sur le droit à la liberté de réunion pacifique et d'association, Maina Kiai. "Les responsables de ces actes inacceptables contre M. Amro devraient être tenus responsables, tandis que les membres de la Youth Against Settlements Centre devraient immédiatement bénéficier d'une protection adéquate."

«Il s'agit d'une campagne inacceptable de harcèlement, d'intimidation et de représailles contre M. Amro, et d'autres défenseurs des droits humains qui militent pacifiquement pour les droits des Palestiniens en Cisjordanie, y compris en coopérant avec les organismes de défense des droits de l'homme des Nations Unies", a ajouté l'Organisation des Nations Unies Rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l'homme, Margaret Sekaggya.

Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la liberté d'opinion et d'expression, Frank La Rue, a noté que lors de sa visite en Cisjordanie en 2011, il avait été profondément préoccupé par les restrictions imposées par Israël sur le travail des journalistes et défenseurs des droits humains travaillant dans le territoire occupé. "L'intimidation par des arrestations arbitraires risque taire des voix importantes qui nous renseignent sur la situation réelle sur le terrain", a-t-il dit.

"Nous appelons le gouvernement israélien à faire en sorte que toutes les allégations de torture ou de traitement cruel, inhumain ou dégradant des Palestiniens détenus par Israël est étudié dans une enquête approfondie et transparente et que les responsables soient tenus responsables de leurs actes», a insisté le Rapporteur spécial sur les territoires palestiniens occupés.

«Le gouvernement d'Israël doit prendre des mesures pour veiller à ce que les colons israéliens ne sont pas autorisés à harceler et à intimider les Palestiniens en toute impunité. Je continue aussi à être concerné par l'utilisation par Israël des tribunaux militaires pour juger des civils palestiniens dans les territoires occupés ", a déclaré M. Falk.

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Mali : Hollande félicite IBK, assistera à son investiture !

Après avoir été félicité par son rival Soumaila Cissé, c’est au tour de François Hollande de féliciter Ibrahima Boubacar Keita, pour sa victoire à la Présidentielle de dimanche. Le chef de l’Etat français a affirmé qu’il se rendra à son intronisation.

Les résultats officiels du scrutin n’ont pas encore été annoncés. Pourtant les messages de félicitations se succèdent pour Ibrahim Boubacar Keita, vainqueur de la présidentielle de dimanche. Après avoir été félicité lundi par son rival Soumaila Cissé qui a reconnu sa défaite, c’est au tour de François Hollande de saluer sa victoire. Le chef d’Etat français a assuré que Paris « restera aux côté du Mali ». Le dirigeant a d’ailleurs prévu de se rendre à l’intronisation d’Ibrahim Boubacar Keïta, selon son entourage.

Pas de surprise

François Hollande a également salué le bon déroulement du scrutin au Mali : « Ce qui vient de se produire depuis l’intervention française le 11 janvier 2013, au nom de la Communauté internationale, jusqu’à l’élection du nouveau Président malien est un succès pour la paix et la démocratie (...) . Mais tout doit désormais être fait pour réussir la fin de la transition, le dialogue et le développement du Mali », a-t-il toutefois préconisé. Pour le moment les premiers bulletins dépouillés donnent une large victoire à IBK, âgé de 68 ans.

Une victoire loin d’être une surprise. L’ex-Premier ministre du Mali a en effet toujours eu une longueur d’avance sur son concurrent Soumaila Cissé, ex-ministre des Finances. En revanche, les observateurs déplorent la timide participation des électeurs au deuxième tour, contrairement au premier qui avait suscité beaucoup d’engouement auprès de la population. Le Président de transition, Dioncounda Traoré, avait même salué un taux de participation (près de 48%) historique au Mali.

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"Concertations nationales Kabila-Kengo": Des concertations nationales appâtées selon l'abbé Mbelu Babanya Kabudi

Les concertations nationales telles qu’annoncées par Léon Kengo risquent d’être un appât, un piège tendu aux opposants-mangeurs pour freiner l’élan que la lutte d’émancipation de l’ordre impérialiste et néocolonial est en train de prendre en RDC.

Abbé Mbelu Babanya Kabudi

Elles risquent d’être une opération de blanchiment des criminels opérant au sein des réseaux mafieux d’élite de prédation depuis les assassinats de Lumumba et de Laurent-Désiré Kabila jusqu’à ce jour. Pour cause. Ces concertations ont lieu au moment où les jeunes populations de l’Est, celles de la diaspora ainsi que celles de « Kin la frondeuse » se mettent davantage debout pour crier haut et fort leur opposition à la politique hypocrite de Kinshasa et de la communauté dite internationale.

En écoutant nos jeunes populations debout, nous nous rendons compte qu’une guerre raciste d’agression, de prédation et de basse intensité a fini par dévoiler presque tous ses secrets. Des réseaux mafieux d’élites aux dimensions nationales, africaines et internationales s’organisent depuis les assassinats de Lumumba et de Laurent-Désiré Kabila pour piller, déstabiliser et déstructurer la RDC en recourant aux prétextes fallacieux, au mensonge et à la mort. Ces réseaux ont perdu les repères. Au nom de l’argent, ils ont, à force de tenir en éveil leurs bas instincts, perdu la boussole éthique.

Prisonniers du relativisme moral, ils entretiennent « la tolérance culturelle à la violence et au meurtre ». Souvent, ils opèrent en marge de la rhétorique officielle de leurs Etats sur les droits de l’homme et la démocratie. Abrutis et/ou schizophrènes, ils cultivent « le déni de la réalité » et de la vérité.

L’efficacité de ces réseaux dépend du piège de ce déni dans lesquels plusieurs citoyens du monde tombent. Sur le long terme, ils ne réussissent à occulter de manière arrangeante leurs atrocités majeures que là où la désinformation et l’ignorance ont pris racine ; et où « la tolérance culturelle à la violence et au meurtre » a mangé les cœurs et les esprits.

Néanmoins, sur le long terme, le travail des médias alternatifs et des intellectuels subversifs, empêcheurs de penser en rond, finit par rendre le fonctionnement de ces réseaux compréhensible et partant théoriquement inefficaces. Ce premier pas franchi, un deuxième reste à faire : partager ce travail avec les masses pour le populariser et les armer de façon qu’elles deviennent les démiurges de leur propre destinée. La RDC est en train de franchir ce deuxième pas, mains nues.

Les jeunes populations de l’Est de la RDC et plusieurs Congolais(es) de l’étranger ainsi que ceux de « Kin la frondeuse » jouent un rôle majeur dans cette lutte d’émancipation. A force de se frotter à la réalité, ils sont en train de maîtriser les tenants et les aboutissants de la guerre raciste de basse intensité sévissant dans leur pays. Ils en connaissent de plus en plus les acteurs majeurs, les acteurs mineurs, les marionnettes et les autres nègres de service opérant ensemble dans lesdits réseaux d’élite. De plus en plus, le mensonge ne passe plus.

Plusieurs compatriotes ont réussi à cerner certaines questions essentielles sur lesquelles ils n’acceptent plus de tergiverser. Citons-en quelques-unes : « Comment la RDC peut-elle devenir un Etat réellement autonome, jouissant de sa souveraineté économique, c’est-à-dire capable d’établir par lui-même les règles de la production, de la distribution sociale et de la commercialisation de toutes ses ressources du sol et du sous-sol sans être soumis aux diktats des Institutions Financières Internationales, chiens de garde de la démocratie du marché néolibéral ?

Vu l’échec patent du capitalo-parlementarisme imposé de l’extérieur dont les élections au suffrage universel sont presque toujours des pièges à con, comment la RDC peut-elle initier un système politique faisant participer activement ses filles et fils à l’art de la gestion collective du vivre-ensemble en intégrant le conflit dans une opposition maîtrisée ? Comment peut-elle appliquer le principe d’une interdépendance responsable dans le respect du droit et des conventions internationales sans tomber dans la vassalité ? Comment recréer l’alliance entre les forces armées républicaines et le pouvoir populaire pour une auto-défense collective partagée ?, Comment peut-elle faire la vérité sur « la fausse guerre de libération » en mettent hors d’état d’agir les usurpateurs de l’identité congolaise, membres des réseaux d’élite de prédation opérant dans les institutions congolaises jusqu’à ce jour et en amnistiant ses filles et fils égarés? »

Au sujet de l’auto-défense populaire partagée, il faut rappeler que toutes les fois que l’ alliance entre les forces armées et le pouvoir populaire a quelque peu réussi, les filles et les filles de la RDC ont su faire face aux criminels et prédateurs appartenant aux réseaux susmentionnés. Citons deux exemples : au cours de la deuxième guerre de 1998 et dernièrement quand, au Nord-Kivu, nos populations ont soutenu les FARDC commandées par Mamadou N’dala.

Les concertations telles qu’annoncées par Léon Kengo risquent de passer à côté de la recherche permanente de réponses à ces questions essentielles (et à bien d’autres) pour satisfaire les exigeantes gloutonnes des mangecrates insatiables, vieux dinosaures mobutistes, nouveaux prédateurs kabilistes ou opportunistes commis au service des intérêts mesquins de Paul Kagame[3], de Yoweri Museveni et de leurs parrains.

Contourner la question de la véritable identité des « faux libérateurs de 1997» ainsi que celle de l’illégitimité du pouvoir issu des élections chaotiques de 2006 et de 2011, éviter de neutraliser les « chevaux de Troie » opérant au sein des institutions congolaises, ne pas répondre aux appels de nos populations de l’Est en créant des alliances qui leur soient salvatrices, c’est passer à côté de la plaque en falsifiant notre histoire et sa réécriture ; c’est cautionner le travail de sape mener par les « chevaux de Troie » des réseaux mafieux » qui ont pris les institutions congolaises en otage.

En écoutant certaines minorités organisées et agissantes, l’impression qui se dégage est la suivante : ces concertations vont probablement être une diversion et une farce de trop. Elles vont exploiter la prolongation de la guerre raciste de prédation (qui est aussi une guerre d’usure) pour effacer de la mémoire collective les coups d’Etat orchestrés par « les faux libérateurs de 1997» et les crimes odieux qu’ils ont commis.

Si le Congo avait un gouvernement populaire, légal, légitime et responsable, il reviendrait sur les recettes ayant fait leurs preuves tout au long de son histoire (à l’instar de deux exemples que nous venions de citer). Il reverrait ses relations avec tous ces pays directement impliqués dans « la politique profonde » dont la guerre raciste d’agression et de prédation est l’une des expressions. Il étudierait la possibilité de mettre fin, dans les meilleurs délais, à la mission de l’ONU.

Il passerait la meilleure partie de son temps à travailler à la popularisation du pouvoir avec les masses de nos jeunes et de nos paysans ; à la base. Les solutions immédiates comme « les concertations dites nationales » participent de la manipulation des politicailleurs par les réseaux mafieux de prédation. Si le Congo avait un pouvoir populaire, il instaurerait un dialogue permanent et continu avec tous ses fils et toutes ses filles sur toutes les questions d’intérêt général.

Malheureusement, il n’en est pas encore là.

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Loi sur les retraites : Jean-Marc Ayrault sur un chantier de nuit pour parler pénibilité au travail

Le compte à rebours a commencé. Le gouvernement doit rendre ses derniers arbitrages sur le projet de réforme des retraites qui doit être présenté en Conseil des ministres le 18 septembre. Pour s'y préparer, Jean-Marc Ayrault s'est rendu tôt mardi 13 août au matin sur un chantier du futur tramway T6 Châtillon-Viroflay, à Vélizy-Villacoublay dans les Yvelines, une visite sur le thème de la prévention et de la prise en compte de la pénibilité au travail.

Le Premier ministre, accompagné des ministres Marisol Touraine (Affaires sociales) et Michel Sapin (Travail), a rencontré les ouvriers travaillant de nuit au percement d'un tunnel pour ce futur tramway, visité le chantier et s'est entretenu également avec l'équipe arrivant pour la relève à 6h.

La pénibilité au cœur des préoccupations

Dans le cadre de la réforme des retraites, le gouvernement prévoit de faire un geste en faveur des salariés exerçant des métiers pénibles, thème cher aux syndicats. Les métiers pénibles peuvent être liés à des contraintes physiques (manutention de charges, postures pénibles), à un rythme de travail fatiguant (travail de nuit, travail répétitif) ou à un environnement agressif (bruit, agents chimiques).

Alors que les Français seront appelés à travailler plus longtemps pour assurer l'équilibre des régimes de retraite, le gouvernement prévoit dans le même temps de s'attaquer à la délicate question de la pénibilité. Certains syndicats comme la CFDT en font une priorité. L'idée d'un "compte-temps" qui permettrait à ces salariés de se reconvertir ou de partir plus tôt, comme le suggère le rapport Moreau sur les retraites remis en juin, fait son chemin.

Un système de points

La ministre de la Santé Marisol Touraine a affirmé début août que ce dispositif serait mis en place, tout en précisant qu'aucune décision n'était arrêtée. Concrètement, les salariés bénéficieraient d'un certain nombre de points en fonction de leur temps passé en situation de pénibilité.

Ces points leur permettraient ensuite soit d'obtenir des trimestres pour partir plus tôt à la retraite, soit d'effectuer une formation pour se réorienter, soit enfin de travailler à temps partiel en fin de carrière. Par exemple, 10 trimestres d'exposition à des facteurs de pénibilité déclencheraient le droit à un trimestre de congé formation. Et 30 trimestres d'exposition permettraient le rachat d'un trimestre au titre de la retraite.

Coût d'un tel dispositif: 2,1 milliards d'euros par an selon le rapport Moreau, qui suggère un financement "mutualisé". Les entreprises seront-elles mises à contribution alors que leurs représentants, à l'image du Medef, sont vent debout contre toute nouvelle charge en période de crise?

La réforme de 2010 jugée insuffisante

Ce "compte-temps" entrerait en vigueur en même temps que la réforme et serait donc appliqué aux salariés arrivant sur le marché du travail. Pour les autres, le rapport Moreau suggère un mécanisme transitoire permettant de partir plus tôt à la retraite, dont le coût annuel est évalué à 610 millions d'euros pour le seul régime général (salariés du privé).

En 2010, la réforme de Nicolas Sarkozy qui a mis fin à la retraite à 60 ans, avait déjà instauré un dispositif pour les salariés souffrant d'incapacité en raison d'une maladie professionnelle ou d'un accident du travail. Mais, peu utilisé, il est jugé très insuffisant par les syndicats qui lui reprochent de se limiter à "des situations d'invalidité".

D'ultimes rencontres entre les syndicats et le Premier ministre doivent se tenir les 26 et 27 août à Matignon, avant la présentation officielle du projet de loi sur les retraites.

7 milliards d'euros à trouver

Le gouvernement doit trouver 7 milliards d'euros pour pérenniser le système de retraite d'ici à 2020, des informations de presse ont fait état lundi de la piste d'un relèvement de la contribution sociale généralisée (CSG), de 0,2 à 0,5 point, pour y contribuer. Le gouvernement n'a pas commenté ces hypothèses.

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lundi 12 août 2013

Jean-Marc Ayrault a accueilli 300 enfants privés de vacances à Matignon

«Ça va faire du bruit», promettait la semaine dernière un conseiller de Matignon. Du bruit, il y en a eu beaucoup lundi dans la rue de Varennes et aux alentours. Le ballet des cars, la musique, les rires des enfants, les percussions, les applaudissements…Le Premier ministre a reçu trois cents enfants privés de vacances cet été à Matignon. Il entame une première séquence consacrée à la «France de 2025», thème du séminaire gouvernemental de rentrée prévu lundi à l'Élysée.

Jean-Marc Ayrault a accueilli 300 enfants qui n'ont pas pu partir en vacances, lundi pour une journée de jeux dans le parc de Matignon. Le premier ministre s'est improvisé joueur de djembé et escrimeur. Brigitte Ayrault, l'épouse du premier ministre, qui était présente, a récusé auprès de la presse toute opération de "communication", et a préféré évoquer un "symbole fort, celui de l'ouverture de Matignon à tous les publics dans un même respect"


Jean-Marc Ayrault s'essaie au djembé avec des... par lemondefr

De retour d'une dizaine de jours de vacances, Jean-Marc Ayrault recevait à Matignon quelque trois cents enfants âgés de 8 à 12 ans. Des enfants privés de vacances qui ont pu, avec les bénévoles du Secours populaire et de l'UCPA, profiter des jardins et des ateliers proposés - cirque, zumba, foot, volley, percussions, etc. - avant de pique-niquer sur les belles pelouses et de se ruer sur les barbes à papa et les crêpes. «Je souhaitais en ce jour où je reprends à plein l'activité du gouvernement, accueillir ici des enfants, pas n'importe comment (…), avec ce message: les jeunes et leur famille qui ne peuvent pas partir pour des raisons écono­miques ont droit, eux aussi, aux vacances et à la culture», a déclaré le premier ministre, rappelant que c'est Léon Blum, un de ses prédécesseurs à Matignon, qui avait accordé les premiers congés payés en 1936. Durant plus d'une heure, Ayrault a déambulé sur les pelouses en compagnie de son épouse, Brigitte. Il a joué à l'escrime avec Mehdi, un petit Parisien de 10 ans, qui lui a planté un fleuret en plastique dans le cœur. Il a reçu un mot de remerciement de Nesta, une Chartraine de 11 ans: «Jean-Marc Ayrault, vous êtes un bon ministre et j'aimerais que vous soyez premier ministre jusqu'à la fin de vos jours.» Il s'est essayé aux percussions, entouré d'enfants. Le chef du gouvernement n'a pas ménagé son énergie, allant jusqu'à s'asseoir maladroitement sur la pelouse pour manger avec ses jeunes invités. «Je crois qu'il faut que les Français soient convaincus qu'il n'y a pas de vacance du pouvoir», a-t-il lâché, pas mécontent quand même de sa petite pause estivale qui lui a «fait du bien» et lui a permis de faire «une cure de presse».

«Le redressement économique de la France» est «en bonne voie»

Au-delà de la carte postale, le premier ministre a aussi délivré des messages sur le sens de la politique que conduit le gouvernement. Au même Mehdi qui lui demandait si la crise allait bientôt se terminer, Ayrault a répondu: «On fait tout pour la faire reculer et pour préparer l'avenir des jeunes comme toi.» À un autre qui jouait aux cartes et expliquait qu'il fallait être attentif, le premier ministre a répondu, sourire aux lèvres: «C'est comme pour les hommes poli­tiques. Il ne faut pas faire n'importe quoi, il faut être attentif.» Le chef du gouvernement a aussi dégusté pour la première fois le miel produit par les ruches installées dans les jardins de Matignon en avril. Manière de signifier que le travail du gouvernement finira par porter ses fruits. Et la croissance qu'a révisée à la baisse le ministre de l'Économie, Pierre Moscovici, avant de faire marche arrière ? Peu disert sur le sujet, Ayrault a affirmé que «le redressement économique de la France» est «en bonne voie».

«Je l'ai trouvé convaincant et convaincu»

Dans la matinée, le chef du gouvernement avait reçu durant une heure de jeunes lecteurs de Mon quotidien et de L'Actu, auxquels il avait accordé deux interviews à paraître en fin de semaine. Les enfants sont ressortis enchantés. Pour être premier ministre, «il faut se lever tôt, ne pas sortir en ville et ne pas se coucher tard le soir», rapporte Sarah, 11 ans. «Je l'ai trouvé convaincant et convaincu», estime Léa, 16 ans. Cette première journée consacrée à la jeunesse marque le début de la séquence sur «La France de 2025», thème du séminaire gouvernemental prévu lundi à l'Élysée.

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Critiquée par quelques socialistes ce week-end, cette initiative a donné lieu lundi à une charge de la part du porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles. À droite, le député UMP de l'Yonne, Guillaume Larrivé, n'est pas en reste: «Plutôt que de prétendre réfléchir à la France de 2025, M. Ayrault devrait essayer, enfin, de gouverner la France de 2013.» Brigitte Ayrault a tenté de désamorcer. Récusant toute opération de «communication», elle a vu dans l'accueil des enfants un «symbole fort, celui de l'ouverture de Matignon à tous les publics dans un même respect».

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RSF: Un journaliste assassiné à Benghazi !

Reporters sans frontières condamne avec la plus grande fermeté l'assassinat du présentateur de la chaine satellitaire Al-Hurra, Azzedine Kousad, le vendredi 9 août 2013 vers 14 heures à Benghazi. Trois hommes armés ont tiré sur sa voiture et se sont enfuis après l'avoir mortellement touché de 6 balles.

Le journaliste de 25 ans, originellement médecin de profession ainsi que Cheikh respecté dans l'Est de la Libye, aurait reçu quelques jours auparavant un appel téléphonique le menaçant de mort si il daignait prononcer le discours pour la célébration de la fin du Ramadan, Eid Al-Fiter. Il a été abattu le lendemain de son prêche. Azzedine avait travaillé pour la radio Al-Manara FM ­avant de rejoindre la chaîne Al-Hurra.

En dépit des différentes professions qu'exerçait Azzedine Kousad, Reporters sans frontières n'écarte pas la possibilité que son statut de journaliste eut été une des raisons de son assassinat, et demande expressément aux autorités libyennes de ne pas écarter la piste professionnelle et de mener le plus rapidement possible une enquête pour élucider les raisons ainsi que les auteurs de cet acte criminel.

L'organisation s'inquiète profondément de l'environnement de plus en plus dangereux et instable dans lequel les professionnels des médias libyens travaillent et aux menaces et autres exactions auxquelles ils se trouvent confrontés. Azzedine Kousad est le premier journaliste libyen à être assassiné depuis la chute de l'ancien régime dictatorial de Qadhafi, caractérisé entre autre par une censure systématique et un musèlement des médias propre aux régimes autoritaires. Ce crime hautement condamnable marque un tournant grave et regrettable dans la difficile transition démocratique du nouvel Etat libyen, et révèle le manque de sécurité patent qui règne au sein de ce pays et que le gouvernement transitionnel libyen doit impérativement régler.

Reporters sans frontières rappelle qu'un Etat sans médias libres, indépendants, transparents et pluralistes et qui ne peuvent exercer leur rôle dans un climat sécuritaire est un Etat sans contre-pouvoir qui s'avère extrêmement dangereux pour le bon fonctionnement de toute société démocratique. Les autorités libyennes doivent se soumettre à leurs obligations internationales et nationales en termes de liberté d'expression et d'information.

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Roumanie: Le lieu de l’exécution des Ceausescu bientôt ouvert au public !

Nicolae et Elena Ceausescu lors de leur procès le 22 décembre 1989.

Le bâtiment a été repeint dans les mêmes couleurs qu’en 1989...

L'ancienne caserne militaire de Targoviste, dans laquelle Nicolae Ceausescu, l'ancien dictateur roumain, et sa femme, Elena Ceausescu, ont été exécutés en décembre 1989 sera ouverte au public dès le mois de septembre.

«Les visiteurs pourront voir le mur où ont été fusillés les époux Ceausescu», a indiqué à l'agence de presse locale Mediafax le directeur du complexe muséal de Targoviste, Ovidiu Carstina.

Demande des touristes étrangers

«L'intérieur du bâtiment a été repeint dans les mêmes couleurs que celles de 1989, le mobilier sera également identique. Nous sommes en train d'aménager la pièce où a été improvisé le procès mais aussi la chambre où les Ceausescu ont passé leur dernière nuit», a-t-il ajouté.

L'ouverture au public de cette ancienne caserne a été décidée à la suite de demandes de groupes de touristes étrangers, ont expliqué les autorités locales, toujours selon Mediafax.

Procès sommaire

Le 22 décembre 1989, les époux Ceausescu décident de fuir Bucarest, la capitale roumaine, à bord d'un hélicoptère alors qu'une manifestation contre le pouvoir dégénère devant le siège du comité central du parti communiste.

Ils sont arrêtés par l'armée, passée du côté des protestataires, à une centaine de kilomètres de la capitale et conduits dans une caserne militaire où ils seront fusillés trois jours plus tard après un procès sommaire.

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Concertations nationales de Joseph Kabila sont-elles crédibles ? Jean Louis Tshimbalanga dit NON et explique !

L’illégitimité de Joseph Kabila en tant que tricheur et fraudeur aux élections présidentielles est le premier « problème » à la crise majeure post électorale en République démocratique du Congo. Il doit donc cesser de prétendre être la « solution » par la convocation d’une consultation populaire auquel sa qualité est mise en doute. Les violations de droits de l’homme existantes encore en RDC ne peuvent en aucun cas donner crédibilité ni à lui ni à sa consultation qui du reste sera une mascarade pour perdurer la pratique dictatoriale qui paralyse les institutions de la République.

Ils sont nombreux les victimes du régime d'usurpation et d'imposture de Joseph Kabila au Congo-Kinshasa en 12 ans d'occupation.

Joseph Kabila doit cesser d’être le problème et la solution au Congo, juge et partie

Quoique tout ce qui concourt à la recherche de la paix soit à encourager, il est important aussi de ne pas se précipiter pour se faire prendre tout le temps au piège à cause de son incrédulité.

Tout au long de cet exposé, nous développeront 4 thèmes :

1- Du « dialogue inter-congolais », la qualité de la Présidence frauduleuse de Joseph Kabila par défi et par confiscation des Institutions pose des réels problèmes quand au bien fondé d’un tel forum.

2- deux conflits graves qui paralysent l’Etat Congolais :

a. L’illégitimité de Joseph Kabila à la tête de la RDC.

b. Des interminables guerres d’agression à l’Est du Congo

3- de Joseph Kabila comme danger de l’implosion nationale

Tout au long de notre exposée, nous allons démontrer qu’il n’est ni important ni nécessaire à l’heure actuelle, de tenir un tel forum qui aura pour tout objectif, l’intention délibérée d’endormir la population congolaise, de le garder dans la précarité et de le distraire de ce qui se trame à l’Est du Congo. Ce forum qui sera tiré en longueur risque de trouver comme d’habitude des amateurs instables à la recherche de positionnement politique, dans l’acharnement de se retrouver quelques part dans un éventuel gouvernement. Ses opportunistes de mauvais iront jusqu’à accepter de maintenir la tricherie de Joseph Kabila pour leurs intérêts personnels au détriment de la Constitution du Congo. Certains, spécialistes des perdiem, verront là une aubaine pour se faire de l’argent. Alors qu’à l’heure actuel, les bons patriotes sont ceux qui doivent faire respecter les Institutions du pays et sanctionner les fraudes et tricheries de Joseph Kabila qui à dessein, à confisqué les de l’Etat, afin d’anéantir tous ceux qui espèrent et mettent confiance à la voie de la démocratie exprimée à travers élections présidentielles de novembre 2011.

L’intention de ce « faux dialogue inter-congolais » et bien connue, celle de vouloir mettre en place un «Gouvernement de large union nationale » pour présumer à une ouverture avec les pseudos opposants au régime de Joseph Kabila. Ces personnes qui seront comme d’habitude débauchées des grands partis politiques connus ou choisies en leurs fausses identités de Combattants Résistants de la diaspora. Elles seront corrompues d’avance par les services de ce dernier pour crédibiliser ce forum, et ainsi perdurer sa violation de la Constitution. Car, qui de ceux qui se voudront de l’Opposition dans ce forum feront mieux que ceux qui sont arrêtés et privés d’expression pour poser à Joseph Kabila la question de s’expliquer le pourquoi de sa violation de la Constitution par les tricheries, les fraudes et les violations massives de droits de l’homme? qui sera apte de lui demander de déposer son pouvoir pour élucider le climat politique?

Or la crise qui sévit la République Démocratique du Congo ne consiste pas à trouver sa solution dans une quelconque ouverture gouvernementale comme il le préconise par la convocation de ce forum, mais plutôt dans la justice et le respect de la Constitution de la République. C’est ainsi que vous verrez certaines personnes crier haut et fort pour la 3ème voie, en bafouant éperdument tous les efforts et sacrifices que le peuple Congolais à exprimer à travers les élections pour se choisir son Président par la voie démocratique aux élections. Pendant ce temps, les pillages de nos minerais se poursuivent tranquillement, et la déstabilisation de notre pays à l’Est continue à semer la terreur et la désolation au sein de la population dans toute quiétude, par les groupes armés soutenus par les pays voisins du Congo. Tout ceci dans une insouciance totale de Joseph Kabila et de ses partisans.

En un mot, le peuple congolais est loin d’être le souci majeur de Joseph Kabila et de tous ses sbires. Sa seule préoccupation est l’accomplissement de sa mission, celle de la déstabilisation complète des Institutions de la RDC par son infiltration à tous les niveaux.

Malheureusement pour lui et ses compères, peu importe le temps que cela prendra, leurs projets seront voués à l’échec grâce à l’éveil des consciences du peuple Congolais. C’est fini ces mascarades. Voilà pourquoi le peuple Congolais s’est réveillé et attentif. Voilà pourquoi il est debout comme l’indique son hymne national. Voilà pourquoi il se bat énergiquement dans tous les domaines, pour sortir sa population de la précarité, en mettant le Congo sur la voie de la justice, de la paix et du développement, afin que l’avenir de ses enfants ne soit plus ni amputé ni hypothéqué par des guerres d’agression. Voilà pourquoi ce peuple espère donner un jour l’espoir à ses enfants, leur donner le droit à l’éducation, à la santé et à un avenir radieux, dans le sol de ses ancêtres.

Il est une évidence probante, c’est que la République Démocratique du Congo vit une crise post-électorale catastrophique, celle de la carence de l’illégitimité de Joseph Kabila qui se maintien au pouvoir par défit que par voie électorale. Cette crise est la source des consternations au sein des populations. Voilà pourquoi le peuple Congolais se bat jour et nuit par toutes les voies : diplomatiques, politiques et par les actions des manifestations ; afin d’amener la paix au Congo.

Jean Louis Tshimbalanga avait porté plainte contre Abdou Diouf le Secrétaire Général de l'OIF pour avoir organisé le 14è Sommet de la Francophonie à Kinshasa. Plainte qui a été rejetée, une première tout de même.

Nous nous expliquons :

1- Du « dialogue inter-congolais », la qualité de la Présidence frauduleuse de Joseph Kabila par défi et par confiscation des Institutions pose des réels problèmes quand au bien fondé d’un tel forum.

En voulant convoquer un dialogue inter-congolais pour apparemment mettre en place une « cohésion nationale« , il est une évidence réelle que Joseph Kabila reconnait qu’il y a un malaise certain qui l’empêche d’exercer en toute tranquillité son pouvoir. Joseph Kabila a commis un acte de la très haute trahison en trichant, en fraudant et en violant les droits de l’homme selon les différents rapports des observateurs internationaux et nationaux aux élections de novembre 2011. Cet acte lui vaut plus les sanctions qu’autre chose, peu importe le temps que cela prendra, cela doit arrivé, afin de prévenir les dictatures éventuelles. Accepter de se mettre autour d’un tel personnage poserait aussi des questions de moralité et d’éthique pour la pratique de la démocratie au Congo. Les mêmes causent produiront les mêmes effets. En temps normal, la convocation d’une telle « conférence de consensus », aurait été vu comme une volonté de mettre en place des dispositifs participatifs visant à permettre l’expression du point de vue des citoyens sur des enjeux politique de l’heure qui sont à la base de la carence de la gestion de l’appareil de l’Etat.

Dans l’objectif d’aboutir à une entente, une réconciliation voire une cohésion lorsqu’il y a existence d’un conflit, d’une rivalité ou d’une concurrence entre peuples, il est de coutume qu’un dialogue entre peuples soit convoqué. C’est seulement dans ces cas là qu’on peut envisager un dialogue constructif pour réunir ces peuples en conflit ou en rivalité. En revanche, pour ce qui concerne l’appel d’un dialogue inter-congolais par Joseph Kabila, cela pose des sérieux problèmes de compréhension et de légitimité. C’est un peu comme un voleur et assassin de vos enfants, vous prend en otage par sa carabine dans votre maison et demande à ce que le reste de la famille vienne autour de lui pour dialoguer sur les solutions d’une cohésion, afin que vous lui légitimer à être votre bourreau pour vous assujettir et vous dominer avec vos avoirs.

Nous nous expliquons :

Si l’on définit le concept « dialogue », on constate que c’est un mot grec « dialegein » qui d’après Platon désigne un art de procéder par des « questions » et des « réponses » afin de parvenir au « vrai ». Le dialogue est tout simplement entre une discussion entre des personnes en conflit, des antagonistes ou des concurrents. Pour que celui-ci puisse réussir et qu’il puisse éviter un dialogue des sourds avec des discutions qui tournent autour des querelles, il est recommandable de définir au préalable « les sujets à débattre ». Or dans le cas d’espèce rien de tel n’a pas été ni annoncé ni envisagé. Il faut dans l’entendement des organisateurs, attendre que cela soit décidé au fur et à mesure que les dates de la convocation soient précisées.

Pour parachever le paragraphe précédent, on constate qu’on parlerait d’un « dialogue de cohésion nationale », lorsqu’il y a existence d’une division qui tiennent compte des fractures ou des conflits qui la sectionnent, qui la déchirent ou tout simplement qui la divisent. Par exemple actuellement au Rwanda ou au Burundi, il est important de convoquer un tel forum pour que la cohésion entre les Tutsis et les Hutus soit une évidence, car tôt ou tard, sans cette cohésion nationale, l’assurance de la paix durable est sujette à des diverses interrogations douteuses.

En revanche, le peuple de la République Démocratique du Congo n’a ni des conflits ni des concurrences voire des mésententes majeures entre eux pour qu’un tel forum à l’appellation de « dialogue inter-congolais » trouve le contexte dans son contenu. Ce forum est donc déjà biaisé dans sa conception. Sa dénomination est dénudée de tout son sens pour qu’il soit considéré comme un sujet ayant trait à la cohésion des Congolais à l’heure actuelle.

C’est donc un faux débat.

Les Congolais vivent déjà dans une « cohésion nationale », puisque celle-ci est un acquis incontournable, mieux, un héritage incontestable et incommensurable du pouvoir du Président Mobutu. Personne au monde ne saura plus jamais nous l’enlever ni y apporter le venin de la division et de la séparation. Voilà donc ces quelques éléments ci-haut décris qui détruisent la convocation de ce «dialogue inter-congolais » par Monsieur Joseph Kabila, car il ne contient aucune valeur escomptée par sa dénomination.

2- Des deux conflits qui paralysent les Congolais ?

Le peuple Congolais veut mettre fin à deux conflits majeurs qui le tourmentent et l’empêchent de libérer son pays de l’infiltration de son appareil de l’Etat à tout niveau. Il se bat pour remettre sur pied ses Institutions de l’Etat qui sont actuellement confisquées et paralysées par Joseph Kabila et ses sbires. Ces deux conflits sont :

a. L’illégitimité de Joseph Kabila à la tête de la RDC.

La crise actuel en République Démocratique du Congo n’est ni une fatalité ni une prédestination, mais une réalité, celle de « l’illégitimité de Monsieur Joseph Kabila » qui s’est installé à l’aide de ses compères à la tête de la RDC par la force des armes, par les fraudes massives et les tricheries. Le tout dans l’ignorance des Institutions de l’Etat, de l’absence du respect des droits de l’homme et de la dignité humaine. En se sachant censuré et désavoué par la Communauté Internationale, Joseph Kabila avait tenté le tout pour le tout pour s’octroyer une carrure internationale par l’organisation du 14 ème Sommet de la Francophonie à Kinshasa. Mais cela était sans compter à l’éveil des consciences des Congolais. Les actions des Compatriotes Congolais de la diaspora ont tout simplement fait échoué cette tentative. Le discours musclé et l’attitude responsable du Président de la République française François Hollande qui a démontré son attachement aux valeurs républicaines et des droits de l’homme, chers à la République française, lui ont tout simplement amoindri davantage sur la scène nationale et internationale et se sait isolé désormais.

Actuellement, Joseph Kabila est davantage isolé sur la scène diplomatique. Voilà pourquoi il multiplie des signatures des contrats fictifs avec des charognards économiques internationaux qui lui garantissent des fausses promesses de reconnaissance internationale. Sur la scène nationale, il est dans l’incapacité de s’exprimer en toute confiance, tant qu’il manque de l’assise populaire. Cette absence de « légitimité » qui lui est un mal être le déstabilise, le discrédite le jour au jour en l’isolant de la réalité sur terrain. Cet abus de pouvoir par défi qu’il traine avec lui, se trouve justement être à la base du premier conflit postélectoral majeur qu’il confronte avec la population congolaise. C’est ce qui l’empêche aujourd’hui à asseoir son pouvoir, à gérer et contrôler en toute quiétude l’ensemble de l’appareil de l’Etat. C’est donc le chaos politique qu’il a laissé installer et qu’il entretient. D’où la nécessité d’élucider le climat politique par la justice.

La question de l’absence de légitimité de Joseph Kabila suscite certes quelques questions d’éthique et de moralité. D’où cette question qui nous revient de savoir, après plus de 10 ans au pouvoir, pourquoi Joseph Kabila n’a-t-il pas voulu donner l’occasion au peuple Congolais de sortir de sa précarité, de se doter d’un état de droit et de décoller dans sa démocratie, afin de bâtir un Etat de droit ? C’est quand même un cas de conscience inquiétante et interpellant.

b. Des interminables guerres d’agression à l’Est du Congo.

Depuis l’entrée de l’AFDL en 1997, l’Est de la République Démocratique du Congo est victime des différentes guerres qui ont exterminé plus des millions des Congolais, suscité des centaines des milliers des déplacés forcés, entretenu des atrocités de tout genres dans toute insécurité et dans toute impunité. Questions :

Comment expliquer que les différentes guerres des groupes armés ne soient jamais gagnées par les Armées de la RDC ?

Comment expliquer la facilité avec laquelle Joseph Kabila entreprend les différentes négociations avec les groupes armés soi-disant pour amener la paix qui ne vient jamais, au contraire cela donne toujours l’occasion à ces groupes de mieux s’étaler sur les territoires afin de mieux procéder à leurs forfaits multipliés au sein de la population civile ?

Comment expliquer la défaillance au sommet de l’Etat, tantôt de mixer, tantôt de brasser les groupes armés au sein des FARDC, sans que cela ne nous interroge sur l’engagement de Joseph Kabila d’amener les étrangers au sein des Forces stratégiques de la nation au nom d’une paix ? Qui ne sait pas qu’un soldat n’a jamais été ni mixé ni brassé pour être enrôler dans une armée. Devrons-nous le mettre dans le registre de l’ignorance ou devrons-nous constater tout simplement l’intention délibéré d’amener des infiltrés au sein des Forces Armées régulières ?

Comment Joseph Kabila peut-il nous expliquer la légèreté avec laquelle il traite les affaires de l’Etat, en s’alliant avec Jean-Marie Rugira agresseur qui hier était le chef du groupe armé agresseur du Congo dénommé CNDP, en organisant une rencontre festive pour son adhésion dans la majorité présidentielle en sa résidence privée de « Kingakati », et qu’aujourd’hui le même Monsieur, après avoir semé la terreur et la désolation au sein de la population toujours de l’Est, revient avec une autre casquette de chef du groupe armé dénommé M23 pour négocier une autre adhésion au Gouvernement de Joseph Kabila ? De qui se moque t on ? Combien de morts faut-il faire payer aux Congolais pour que s’arrêtent ces distractions macabres ?

3-Joseph Kabila est le danger de l’implosion nationale

Joseph Kabila caractérise en lui-même une succession accélérée de ruptures sociales et économiques pendant plus de 15 ans. Il n’a plus rien à innover, si ce n’est que la terreur et la privation des droits de l’homme à la population civile. Il est parmi ceux qui doivent répondre aux crimes commis en République Démocratique du Congo selon le rapport Mapping de l’ONU. Une chose est certaine, il n y échappera jamais tôt ou tard, malgré les dérivatifs. Dès lors, nous ne voyons pas comment un tel personnage peut se prévaloir l’autorité de convoquer un dialogue inter-congolais, alors qu’il a lui-même des comptes à rendre à la population congolais sur des crimes commis au Congo.

Plusieurs questions qui font croître le malaise au sein de la population congolaise doivent être élucidées, telles que :

Celle de vraies identités de Joseph Kabila et son cursus scolaire que le peuple a le droit le plus inaliénable de savoir.

Connaître cette vérité ne fait pas des Congolais de xénophobes pour autant, au contraire, cela peut leur garantir la fiabilité qu’ils peuvent réserver à ce dernier. Il faut reconnaître que le flou autour de cette question non élucidée pose des réelles questions sur la mission cachée de Joseph Kabila à la tête de la RDC.

Ce qui bouleversant, c’est que même ceux-là qui s’acharnent à parler en son lieu et place, le défendent mal en se contredisant tout le temps entre eux. Ceci pose d’avantage des questions spéculatives sur les doutes et le discrédit d’un tel personnage méconnu, à la tête d’une si grande nation comme la RDC.

C’est un sujet qui continue à rendre conflictuel sa position au sein de la population congolaise. Cette dernière se sente insultée et offensée, car nulle part au monde une telle chose ne peut se produire et que la population reste sans insensible. C’est donc un sujet de conflit chamboulant qui laisse toujours perplexe et désorienté le peuple congolais qui a droit à savoir et connaître. Celle de son adhésion et appartenance à l’AFDL jusqu’à ce jour.

Joseph Kabila doit nous éclairer sur toutes les personnes étrangères qui en ont fait parti, combien il y en avait ? Combien continue à œuvrer sous le sol congolais ?

Celle de la faiblesse qu’il affiche auprès du Président Paul Kagamé alors que ce dernier est reconnu par l’ONU comme étant celui qui entretien les groupes armés les M23 qui agressent l’Est de la RDC. Quels sont les accords réelles qu’il entretient avec le Président Paul Kagamé pour qu’il ne puisse ni le condamner, ni déclarer persona non gratta l’Ambassadeur Rwandais au Congo, ou même déclarer la guerre avec ce pays pour venger la population tuée et terrorisée à cause du cause du soutien de ce Président ?

En maintenant un flou et un silence inapproprié, est-ce une reconnaissance tacite de sa contribution à l’affaiblissement des Forces Armées Congolaises, dont il a personnellement participé à anéantir et à infiltrer tous les niveaux ?

Joseph Kabila ment sans pincement que la RDC est sous embargo des armes, c’est ce qui justifierait d’après lui à la défaillance de la FARDC. Et pourtant c’est faux, car la vérité est que cet embargo fut levé depuis le mois de mars 2008.

Comment Joseph Kabila peut-il expliquer que les groupes armés arrivent facilement à s’armer remporter les victoires sur la FARDC ? Comment explique-t-il la vente par ses généraux des armes auprès de ces mêmes groupes armés sans que ces derniers subissent les sentences prévues par la loi pour des tels actes ? Trop des questions qui bouleversent.

Celle du pillage des ressources minières et de la destruction des écosystèmes congolais.

Quelles sont les explications de Joseph Kabila sur la richesse qui fait du Rwanda le premier pays producteur du coltan et d’autres matières premières, alors qu’il n’y en a pas dans son sol, sauf au Congo ? Comment peut-il expliquer cette défaillance de l’Etat congolais durant les 12 ans de sa position à la tête de la RDC sans qu’une solution bénéfique pour le Congo soit ni trouvé, ni envisagé ou même programmé dans son agenda ? Simple trahison au sommet de l’Etat ?

Celle de livrer Jean Bosco Tanganda et Laurent Kundabatware à la CPI.

Comment Joseph Kabila explique t-il la lassitude qu’il a pour livrer ces deux personnages ci-haut cités, alors que ces derniers sont sujet d’un mandat d’arrêt international lancé par la Cour Pénal Internationale pour avoir participé aux crimes commis en RDC ? Quelles sont les vraies relations qu’ils entretiennent entre eux pour que leurs arrestations ne soient jamais à l’ordre du jour ni de l’agenda de Joseph Kabila, ni de son Gouvernement ? Puisqu’il avait élevé ces personnages au rang des généraux des Armées Congolaises, qu’est ce qu’il attend pour demander leurs extraditions du Rwanda en RDC afin de venger le sang des Congolais versé injustement ? Trop des zones obscures.

Celle de la révision de la Constitution.

Après 10 ans à la tête de la RDC, qu’est ce que Joseph Kabila espérer obtenir de positif en modifiant la Constitution de la République Démocratique du Congo à un mode de scrutin présidentiel à tour unique ?Comment dès lors croire un seul instant à un tel personnage.

4- Conclusion

Pour terminer, ce qui précède seront « les préalables obligatoires » qui doivent être répondus avant d’initier un tel forum, sinon ce faux dialogue inter-congolais sera voué à l’échec total si ces questions ne sont pas répondues.

Actuellement le peuple Congolais n’est ni disposé ni préparé à cautionner une diversion supplémentaire à échelle nationale pour l’humilier d’avantage et le faire perdre sa démocratie.

C’est ainsi que nous rappelons que les Congolais :

n’ont pas des problèmes entre eux pour assister à un dialogue inter-congolais.

jouissent déjà d’une cohésion nationale qui les unie et les protègent contre toute agression extérieure voulant les séparer ou les diviser.

L’Histoire du monde nous apprend que tous les dictateurs finissent par échouer dans leur orgueil. Se confinant dans leurs bulles, ces personnages ne voient pas venir le danger qui les guette. Ils pensent être les maîtres du monde en minimisant toutes les signaux d’appel qui leur sont lancés pour quitter le pouvoir avec élégance. Malheureusement, ils se renferment dans leurs schémas contre la volonté du peuple, et le sort qui leur est réservé est souvent triste, désolant et honteux. Les exemples sont légions : Hitler, Napoléon, Mobutu, Pinochet, Bokassa 1er, Kadhafi, Ceausescu, Noriega, Saddam Hussein etc.…bientôt l’étau se resserre autour de Bachar el-Assad qui n’arrive pas à toujours à lire les signes des temps.

Une chose est vraie, Joseph Kabila est affaibli et est assis sur une poudrière. Il sera de bon usage qu’il respecte la Constitution et qu’il laisse sa place selon l’expression du peuple exprimé aux urnes par les élections présidentielles. Sinon, la suite nous le dira, à bon entendeur salut.

Pour le moment, nous faisons confiance à l’éveil des consciences du peuple congolais qui cherche à instaurer un Etat de droit au Congo. Ce peuple qui jadis fut traité de jouisseur, s’est mis debout comme l’indique son hymne national « le debout Congolais ». Il est désormais averti, décider à tout prix à défendre sa patrie, sa nation et sa terre, contre toute forme d’injustice et de malveillance. Plus rien au monde ne saura plus éteindre cette flamme qui allumé au cœur de l’Afrique centrale. Cette flamme s’exprimera dans le sens de la recherche de la paix et de la concorde nationale. C’est ainsi qu’il mettra en vigueur l’article 64 de la Constitution qui dit ceci : « Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution… »

Il est donc temps que la République Démocratique se dote des Responsables politiques légitimes. La mission de ces derniers sera d’abord de remettre sur pied les Institutions de la République. Ensuite ils s’ouvriront positivement au monde dans tous les domaines politiques, diplomatiques et économiques avec les différents partenaires bilatéraux et multilatéraux.

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Concertations nationales de Joseph Kabila: "J'accuse" de Rolain Mena !

Rolain Mena, président de Citoyenneté Congolaise Droits et Devoirs (c2d). Photo Réveil FM

Déclaration de Citoyenneté Congolaise Droits et Devoirs (c2d) relative aux concertations nationales initiées par monsieur « Joseph Kabila » !

Tellement il y règne une situation délétère et un cadre pernicieux, fait d'arrestations et d'emprisonnements arbitraires, de corruption prononcée des établissements publics, de crimes et d'assassinats en tous genres, d'institutions qui n'ont plus aucune légitimité depuis les grandes truanderies nationales successives de 2006 et 2011, c’est ici le lieu, pour Citoyenneté Congolaise Droits et Devoirs, c2d en sigle, d'attirer encore l'attention des Congolais et de la communauté internationale, sur le fait que, sous l'administration des actuels tenants du pouvoir - qu'ils soient dans la majorité ou dans l'opposition dite institutionnelle - le Congo, devenu État de non droit qui n'a de démocratique que le nom, va à la dérive et à sa perte.

Citoyenneté Congolaise Droits et Devoirs (c2d), souligne avec insistance et une fois de plus, que les millions de morts innocents, depuis la fin de la deuxième république tant décriée, sont à mettre sur les CV de dirigeants qui se sont illustrés concomitamment par une médiocrité sans pareille dans toute l'histoire du Congo et par leur intelligence avec les forces négatives dans le but inique de préserver leur confort.

D'autre part, la faiblesse des institutions et la médiocrité persistante des acteurs politiques présents contribuant singulièrement à détruire le tissu socio-économique, Citoyenneté Congolaise Droits et Devoirs (c2d), ne s'étonne guerre que la RD Congo soit totalement incapable d'assumer présentement ses missions régaliennes.

De tout ce qui précède et dans le cadre de la lutte qui est la sienne pour la libération du Congo de la mainmise étrangère et des anti-valeurs suicidaires qui détruisent et pourrissent la Nation, Citoyenneté Congolaise Droits et Devoirs (c2d), fait la déclaration suivante :

Nous indiquons tout d’abord que nos activités et les quelques moyens dont nous pouvons disposer sont tous dédiés à la prise en compte de la désespérance du peuple Congolais par les grands décideurs de la communauté internationale, à la sensibilisation, la conscientisation, l'information, la mobilisation et la mise en œuvre de mesures pouvant éviter que se poursuive, sous l’administration calamiteuse des actuels tenants du pouvoir, non seulement l’érosion du Congo et la disparition de pans entiers de ses populations, mais également le chambardement de la biodiversité dite ordinaire, qui régresse dangereusement du fait des activités guerrières fréquentes dans la région des grands lacs en général et en République Démocratique du Congo en particulier !

Citoyenneté Congolaise Droits et Devoirs(c2d), ayant au centre de ses préoccupations l'essor du Congo et le bien être du Peuple Congolais, ne peut donc rester silencieuse et indifférente face à la déliquescence généralisée dans laquelle se trouve immergée la RDC.

De ces faits, elle invite le peuple congolais dans son ensemble, à n'accorder aucune crédibilité à un individu au pouvoir moribond qui, à plusieurs reprises, à démontré clairement son incapacité totale à tirer le Congo vers le haut et pire, s'est illustré dans des entourloupes criminelles mafieuses contre le peuple Congolais sous l’œil d'une opposition de façade qui, en lieu et place de rejoindre le camp de la patrie, pêche par concussion, faisant beaucoup de bruit le jour pour endormir les Congolais et allant ensuite encaisser ses indemnités, ses émoluments et autres frais de missions la nuit, auprès de celui la même qui effectue sa mission de facilitateur du cambriolage du Congo avec beaucoup de zèle.

Que les Congolais tirent les leçons adéquates des rendez vous manqués de Lusaka, d'Addis-Abeba, de Sun City, de Gaborone, de 2006, de 2011, etc. - la liste est non exhaustive - et refusent catégoriquement d'être les acteurs des scénarios de leur propre mort programmée, concoctés par l'ennemi, qui cherche à transformer la RDC en République des dialogues et des concertations sempiternelles servant à l'enfumer afin que le système en place perdure et que ses acteurs se maintiennent ad vitam æternam aux « affaires ».

Citoyenneté Congolaise Droits et Devoirs (c2d), invite les Congolais à ne plus se laisser duper par des acteurs politiques qui n'ont comme seule ambition et unique préoccupation, que la politique du haut et du bas de la ceinture, formant ainsi un conglomérat, une bande, un clan, un condensé de ce qu'il ne faudra plus être dans le Congo de demain.

Lorsque les mots ne veulent plus rien dire et que sous des vocables de « cinq chantiers », « révolution de la modernité », « dialogue inter-congolais » et « concertations nationales », se perpétuent les politiques peu soucieuses de l'essor du Congo et du bien être du peuple congolais, il devient impératif non seulement de lui tourner le dos, mais surtout et avant tout de se débarrasser illico presto d'un système qui dans son ensemble ne peut que conduire à la déchéance irréversible du Congo.

C’est pourquoi, face à une proposition de concertations nationales, par un pouvoir agonisant qui n 'a aucune légitimité populaire, Citoyenneté Congolaise Droits et Devoirs (c2d), oppose une fin de non recevoir cinglante et insiste sur le fait que les Congolais, dignes de ce nom, ne doivent répondre d'aucune manière que ce soit à des appels du pied provenant d'un individu qui a été imposé à la tête des institutions congolaises afin de servir des intérêts autres que ceux du Peuple Congolais et de faciliter la mise à mort du Congo de Floribert Chebeya et d'Armand Tungulu.

Alliant le geste à la parole, Citoyenneté Congolaise Droits et Devoirs ne participera pas à ces soi-disant concertations nationales et invite tous les patriotes résistants combattants, toutes tendances confondues, à tirer les leçons appropriées sur des événements d'un passé récent, encore présents dans notre mémoire collective, aux travers desquels les Congolais ont été clairement et à plusieurs reprises, « roulés dans la farine ».

Étant en état de légitime défense, restons dés lors concentrés sur l’objectif de la libération de la mère patrie, par tous les moyens légaux existants afin que le Peuple Congolais, grâce à l'action de ses nouvelles élites responsables, honnêtes et compétentes qui se donnent la mission de redessiner les pourtours de la politique nationale congolaise, puisse se réapproprier sa destinée, récupérer sa place perdue au sein des concerts des nations réellement libres et souveraines et participer valablement à la bonne avancée du monde.

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Jean-Marc Ayrault s'installe aux commandes

François Hollande est parti en vacances. Au tour de Jean-Marc Ayrault de reprendre le flambeau après une dizaine de jours de repos. Afin de montrer qu'il n'y a pas de vacance du pouvoir, le premier ministre revient à Matignon pour réfléchir à « la France de 2025 ».

Chassé-croisé au sommet de l'État. François Hollande est parti en vacances. C'est désormais au tour de Jean-Marc Ayrault de faire la démonstration qu'il n'y a pas vacance du pouvoir en cette période estivale, même durant la semaine la plus «creuse» de l'année, celle du 15 août. Après une dizaine de jours de vacances, le premier ministre est rentré à Paris dimanche, en fin de journée. Il va multiplier déplacements et rendez-vous jusqu'à mercredi. Avec, selon Matignon, un seul et unique fil conducteur: «la France de 2025», thème du séminaire gouvernemental programmé à l'Élysée autour de François Hollande le 19 août. «Le premier ministre est content de revenir sur cette tonalité un peu particulière», affirme un conseiller de Matignon.

Ce lundi, Ayrault reçoit à Matignon quelque 300 enfants âgés de 8 à 12 ans, souvent issus de familles monoparentales et qui n'ont pu partir en vacances cet été. Au programme de cette journée copilotée par le Secours populaire: une visite de l'hôtel de Matignon par petits groupes, un grand pique-nique dans les jardins et des activités encadrées par l'UCPA. Soucieux de s'adresser aux enfants et adolescents, Ayrault accorde également deux interviews ce lundi matin à «une dizaine d'enfants et adolescents». À Matignon, on est en effet convaincu que la «liberté de ton est utile à l'imagination requise pour se projeter dans l'avenir». Les entretiens seront publiés en fin de semaine dans deux journaux spécialisés: Mon Quotidien, le journal des 10-14 ans et L'Actu, le quotidien des 14-18 ans.

Visiblement soucieux de montrer qu'il est aux manettes, le chef du gouvernement se rendra mardi, aux aurores, dans les Yvelines, sur le chantier du futur tramway Châtillon-Viroflay . Il visitera le tunnel en cours de percement reliant Vélizy à Villacoublay. C'est là qu'il rencontrera, à 5 heures du matin, des ouvriers travaillant de nuit afin d'évoquer la pénibilité au travail. Le lien avec la France de 2025 est, cette fois, beaucoup plus mince. Enfin, pour nourrir sa réflexion sur la France de 2025 «dans la mondialisation», il recevra mercredi matin, et durant trois heures, l'historien et philosophe Marcel Gauchet.

À ce stade, rien n'a filtré de l'agenda de fin de semaine de Jean-Marc Ayrault. Mais son entourage estimait dimanche «peu probable qu'un déplacement ait lieu le 15 août».

Longtemps critiqué pour son manque d'autorité, Ayrault a fait preuve de beaucoup plus d'assurance ces derniers temps, après avoir été conforté par Hollande. «Il y a un premier ministre, la succession n'est pas ouverte», rappelait d'ailleurs dimanche dans Le JDD le président du groupe PS au Sénat, François Rebsamen, proche du chef de l'État.

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dimanche 11 août 2013

Avignon, la cité des papes !

Le palais des papes, à Avignon, est la plus grande des constructions gothiques du Moyen Âge. À la fois forteresse et palais, la résidence pontificale fut pendant le XIVe siècle le siège de la chrétienté d'Occident. Le palais des papes est classé monument historique sur la première liste des Monuments historique en 1840. Par ailleurs, depuis 1995, le palais des papes est classé avec le centre historique d'Avignon, sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, avec les critères culturels. Six conclaves se sont tenus dans le palais d'Avignon qui aboutirent à l'élection de Benoît XII, en 1335 ; de Clément VI, en 1342 ; d'Innocent VI, en 1352 ; d'Urbain V, en 1362 ; de Grégoire XI, en 1370, et de Benoît XIII, en 1394.

Le centre historique autour du palais des papes. Photos Réveil FM

Le palais, qui est l'imbrication de deux bâtiments, le palais vieux de Benoît XII, véritable forteresse assise sur l'inexpugnable rocher des Doms, et le palais neuf de Clément VI, le plus fastueux des pontifes avignonnais, est non seulement le plus grand édifice gothique mais aussi celui où s'est exprimé dans toute sa plénitude le style du gothique international. Il est le fruit, pour sa construction et son ornementation, du travail conjoint des meilleurs architectes français, Pierre Peysson et Jean du Louvres, dit de Loubières, et des plus grands fresquistes de l'École de Sienne, Simone Martini et Matteo Giovanetti.

De plus la bibliothèque pontificale d'Avignon, la plus grande d'Europe à l'époque avec 2 000 volumes, cristallisa autour d'elle un groupe de clercs passionnés de belles-lettres dont allait être issu Pétrarque, le fondateur de l'humanisme. Tandis que la chapelle clémentine, dite Grande Chapelle, attira à elle compositeurs, chantres et musiciens. Ce fut là que Clément VI apprécia la Messe de Notre-Dame de Guillaume de Machault, que Philippe de Vitry, à son invite, put donner la pleine mesure de son Ars Nova et que vint étudier Johannes Ciconia.

Le palais fut aussi le lieu qui, par son ampleur, permit « une transformation générale du mode de vie et d'organisation de l'Église ». Il facilita la centralisation des services et l'adaptation de leur fonctionnement aux besoins pontificaux en permettant de créer une véritable administration. Les effectifs de la Curie, de 200, à la fin du XIIIe siècle, étaient passés à 300 au début du XIVe siècle, pour atteindre 500 personnes en 1316. À cela s'ajoutèrent plus d'un millier de fonctionnaires laïcs qui purent œuvrer à l'intérieur du palais.

Pourtant celui-ci qui, par sa structure et son fonctionnement, avait permis à l'Église de s'adapter « pour qu'elle puisse continuer à remplir efficacement sa mission » devint caduc quand les pontifes avignonnais jugèrent nécessaire de revenir à Rome. L'espoir d'une réconciliation entre les christianismes latin et orthodoxe, joint à l'achèvement de la pacification des États pontificaux en Italie, avaient donné des bases réelles à ce retour.

À cela se joignit la conviction, pour Urbain V et Grégoire XI, que le siège de la papauté ne pouvait être que là où se trouvait le tombeau de Pierre, le premier pontife. Malgré les difficultés matérielles, l'opposition de la Cour de France et les fortes réticences du Collège des cardinaux, tous deux se donnèrent les moyens de rejoindre Rome. Le premier quitta Avignon le 30 avril 1362, le second le 13 septembre 1376 et cette fois l'installation fut définitive.

En dépit du retour de deux antipapes, lors du Grand Schisme d'Occident, de la présence constante du XVe siècle au XVIIIe siècle de cardinaux-légats puis de vice-légats, le palais perdit toute sa splendeur d'antan mais conserva, en dehors de « l'œuvre de destruction » cet aspect que rapporte Montalembert.

« On ne saurait concevoir un ensemble plus beau dans sa simplicité, plus grandiose dans sa conception. C'est bien la papauté tout entière, debout, sublime, immortelle, étendant son ombre majestueuse sur le fleuve des nations et des siècles qui roule à ses pieds. »

La papauté d’Avignon désigne la résidence du pape à Avignon dans le sud-est de la France. Cette résidence qui déroge à la résidence historique de Rome en Italie depuis saint Pierre, se divise en deux grandes périodes consécutives :

La première, de 1309 à 1378, celle de la papauté d’Avignon proprement dite, correspond à une époque où le pape, toujours reconnu unique chef de l’Église catholique romaine, et sa cour se trouvent installés dans la ville d’Avignon au lieu de Rome. La seconde, de 1378 à 1418, coïncide avec le Grand Schisme d’Occident où deux papes rivaux et bientôt trois prétendent régner sur la chrétienté, l’un installé à Rome, et l’autre à Avignon.

Au IXe siècle, l'empire carolingien se délite. L'autorité du roi s'effondre d'autant plus vite que l'armée carolingienne est taillée pour une stratégie offensive avec l'organisation de campagnes annuelles qui forcent les voisins au respect (ils finissent d'ailleurs par payer un tribut). Cette logistique lourde ne peut répondre aux raids rapides et incessants des sarrasins, des vikings ou des Magyars dont le principal atout est la mobilité. Dès lors la défense doit être prise en charge localement.

Au Xe siècle, les châteaux forts prolifèrent, parfois au mépris de toute légalité, leurs propriétaires exerçant protection et domination sur les territoires alentours. Dans ces temps incertains d'invasions et de guerres privées continuelles, les habitants viennent se regrouper à proximité du château ce qui légitime le châtelain et l'exercice du ban seigneurial. Celui-ci peut imposer taxes, péages, corvées, banalité (usage imposé d'équipements seigneuriaux à titre onéreux : fours, moulins…) levés par ses sergents. En échange, les vivres stockés au château pourvoient à la survie des manants (vient du latin « résider ») réfugiés entre ses murs en cas de pillage.

Enfin, les amendes prélevées en rendant justice selon le principe du Wergeld de la loi salique sont une autre source appréciable de revenus seigneuriaux. Avec l'affaiblissement de l'autorité royale et comtale, les ambitions personnelles se dévoilent, engendrant convoitises et contestations. Les tentatives d'imposer le droit de ban aux marges du territoire contrôlé et les conflits de succession dus à l'instauration récente du droit d'aînesse, dégénèrent régulièrement en guerres privées.

Le meilleur moyen pour s'assurer une clientèle sans disperser ses possessions est d'avoir des religieux pour vassaux (leurs charges n'étant pas transmissibles héréditairement sont récupérées à leur mort). Les charges ecclésiastiques, abbatiales ou paroissiales sont donc souvent données à des proches des princes souvent laïcs. La moralité de l'Église s'effondre et les cas de nicolaïsme ou de simonie deviennent monnaie courante.

Otton Ier du Saint-Empire vainqueur des Magyars à la bataille du Lechfeld, nomme des évêques comme vassaux et fort de sa puissante clientèle peut mettre au pas les autres princes germaniques. Il peut ainsi reconstituer l'empire, sa puissance est sans équivalent en Occident et il peut imposer sa prééminence au pape Jean XII.

Le 2 février 962, il est couronné empereur des Romains à Rome par le pape Jean XII. Otton Ier souhaite contrôler l’élection pontificale, pour cela il promulgue le Privilegium Ottonianum le 13 février 962 qui, reprenant un diplôme de Lothaire Ier, oblige tout nouveau pape à prêter serment auprès de l’empereur ou de son envoyé avant de recevoir la consécration4. La collaboration étroite entre des deux pouvoirs se fait dès lors à l’avantage de l’empereur : tout en donnant des privilèges au Saint-Siège, le Privilegium Ottonianum place donc la papauté sous tutelle impériale.

Otton Ier n’hésite pas à faire déposer par un concile le pape Jean XII qui intriguait contre lui dès 963.

Il exige ensuite des Romains un serment où ceux-ci s’engagent à : « n’élire ni ordonner aucun pape en dehors du consentement du seigneur Otton ou de son fils ». L’empereur contrôle alors totalement l’élection du pape. Les avantages en sont considérables. Pouvoir compter sur la collaboration du pontife garantit l’autorité impériale sur les Églises locales du Saint-Empire. L’empereur utilise en effet les évêques pour diriger l’empire.

Otton III s’occupe lui aussi des affaires de la papauté. Dans un premier temps, il fait élire son cousin Bruno au siège pontifical. Il dénoue les conflits qui opposent le pape et les nobles romains. Dans un texte de janvier 1001, les rapports entre le pape Sylvestre II et l’empereur sont redéfinis. Il est précisé que la donation de Constantin est un faux. Otton III refuse de confirmer le Privilegium Ottonianum. L’empereur accorde au souverain pontife huit comtés de la Pentapole, mais il s’agit d’une donation, non pas d’une restitution. L’empereur se voit comme « esclave des apôtres », le représentant direct de Pierre et le responsable de son patrimoine. Il se met donc sur le même plan que le pape et souhaite gouverner la chrétienté, présidant à ses côtés les synodes.

La réforme et l'essor de la chrétienté

Le mouvement de la paix de Dieu assoit par des décisions conciliaires le rôle de chacun des trois ordres dans la société médiévale.

L'église n'est pas épargnée par les désordres des IXe et Xe siècle. Des charges d'abbés, paroissiales ou ecclésiastiques sont données à des laïcs pour se former des clientèles et la discipline monastique se relâche, le niveau culturel des prêtres chute.

En contrepoint, les rares monastères qui ont conservé une conduite irréprochable acquièrent une grande autorité morale.

À l'approche de l'an mil, un renouveau de ferveur religieuse apparaît.

Un soin particulier est mis à se laver de ses péchés. En particulier les monastères intègres reçoivent de nombreuses donations pour obtenir des prières d'absolution postmortem. Le choix des abbés s'oriente de plus en plus vers des hommes d'une grande intégrité et certains tels Guillaume d'Aquitaine vont jusqu'à donner l'autonomie et l'immunité à des monastères qui élisent leur abbé. Ce fut le cas de Gorze, Brogne ou Cluny. D'autres monastères utilisent des faux certificats d'immunité pour acquérir l'autonomie.

De tous ceux-ci, Cluny connaît le développement et l'influence les plus remarquables. Sous la férule d'abbés dynamiques tels qu'Odon, Maïeul ou Odilon, l'abbaye entraîne d'autres monastères qui lui sont rattachés et constitue bientôt un ordre très puissant (en 994, l'ordre de Cluny compte déjà 34 couvents). L'une des grandes forces de Cluny est de recruter une bonne partie de ses membres et particulièrement ses abbés dans la haute aristocratie.

L'ordre soutien activement le mouvement de La Paix de Dieu, qui utilisant la mobilisation populaire et le soutien des puissants, moralise la conduite des chevaliers souvent responsable d'exactions dans leur imposition du droit de ban.Ce faisant, l'Église impose l'image d'une société divisée en trois ordres.

L'autorité de l'empereur est faible sur ses vassaux et pendant le règne d'Henri III, comte de Tusculum, une puissante famille romaine est maîtresse de la ville. Habituée à faire élire le pape, elle tente de reprendre ses prérogatives. Critiquant la faible moralité des papes désignés par l'empereur, elle fait élire un pape concurrent, obligeant l'empereur à intervenir militairement et à réunir un grand concile le 20 décembre 1046 pour démettre les papes concurrents. Mais cela ne suffit pas : coup sur coup, deux papes désignés par l'empereur sont assassinés (Clément II et Damase II).

Le nouveau candidat envoyé par l'empereur a la finesse de demander aux romains de l'élire, ce qui leur convient: il est sacré sous le nom de Léon IX en 104913. Élevé dans l'esprit de la réforme monastique, il conclut que c'est l'indignité des papes précédents qui leur à valu leur désaveu par les romains et leur déchéance. Il nomme un clunisien, Hildebrand (le futur Grégoire VII), sous-diacre et le charge de l'administration des revenus du Saint-Siège, proche de la faillite.

Hildebrand, agissant en véritable éminence grise, est à l'origine des actes les plus importants de son pontificat et de ceux de ses successeurs (Victor II (1055-1057), Étienne IV (1057-1058), Nicolas II (1058-1061), Alexandre II (1061-1073).

De fait, Hildebrand lance la réforme grégorienne vingt-cinq ans avant de devenir pape lui-même. Il émancipe progressivement l'Église de la tutelle de l'empereur.

Laissant le pouvoir temporel et militaire à la noblesse, l'Église devient le garant moral de l'équilibre social. Concentrant toutes les connaissances depuis la fin de l'antiquité et étant le principal promoteur de l'enseignement et des progrès scientifiques et techniques (principalement au sein des abbayes), le clergé se positionne comme l'élément central et indispensable de la société médiévale.

Les clercs, sachant lire et compter, gèrent les institutions ; les religieux font fonctionner les œuvres caritatives et les écoles.

Par le biais des fêtes religieuses, le nombre des jours chômés atteint 140 par an. Maîtrisant les échanges culturels et bénéficiant des meilleures connaissances techniques, les abbayes se taillent vite la part du lion dans le tissu économique encore majoritairement agricole. L'Église connaît l'apogée de sa puissance économique, culturelle, politique et même militaire (grâce aux ordres militaires qui permettent de pouvoir compter sur des forces armées permanentes sans avoir à les solder) pendant les croisades.

Le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel, la répartition des rôles

La querelle des Investitures est l’occasion d’une lutte sans merci entre le pape et l’empereur allemand. Dans les Dictatus papae, Grégoire VII affirme que la plénitude de pouvoir, en latin plenitudo potestatis, appartient au souverain pontife. Le concordat de Worms de 1122 sonne définitivement le glas du césaropapisme en Occident.

Bien plus, dans la deuxième moitié du xiiie siècle, la plénitude de pouvoir spirituel est devenue une "notion totalitaire". L’Église ne peut tolérer un autre pouvoir que celui du pape. Selon la théorie des deux glaives, le pape détient aussi bien le glaive spirituel que le glaive temporel. Il donne le second au prince pour qu’il en fasse l’usage que le pape lui indique.

L’Église catholique romaine tente ainsi d’instaurer une théocratie pontificale en faisant du pape le représentant de Dieu sur terre.

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Vidéos: Diner conférence Jean-Marc Ayrault et Pauline Marois, chambre de commerce française au Canada à Montréal

La Chambre de commerce française au Canada avait eu le plaisir d’accueillir Jean-Marc Ayrault, Premier ministre de la République française, à l’occasion d’un dîner conférence, le 14 mars dernier. Madame Pauline Marois, Première ministre du Québec était présente lors de cet événement pour accueillir chaleureusement Monsieur le Premier ministre lors de sa première visite officielle au Québec.

Montréal, 14 mars 2013, Jean-Marc Ayrault au cours du dîner conférence. Photo Réveil FM

Près de 750 personnes de la communauté d’affaires française et québécoise étaient réunies pour cet événement d’affaire exceptionnel. Par ailleurs, une délégation d’entreprises françaises ainsi que Madame Delphine Batho, ex- Ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, Madame Valérie Fourneyron, Ministre des sports, de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative, Madame Yamina Benguigui, Ministre déléguée auprès du ministre des affaires étrangères, chargée de la francophonie, Monsieur Benoît Hamon, Ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé de l’économie sociale et solidaire et de la consommation, faisaient partie de la délégation officielle de Monsieur Jean Marc Ayrault.

Freddy Mulongo et des confrères derrière les caméras. Photo Réveil FM

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Vidéos: Jean-Marc Ayrault à Toronto !

Après une journée à Ottawa, la visite du Premier ministre Jean-Marc Ayrault s’était poursuivie à Toronto. Un discours sur les relations franco-canadiennes à l’Imperial Club, suivi d’une rencontre avec la première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne, à Queen’s Park, puis la visite d’un laboratoire à l’Université de Toronto et une rencontre avec des étudiants et des chercheurs français. À 15 heures précises, la délégation du premier ministre arrive, sirènes hurlantes devant le bâtiment de l’Assemblée législative, gravit les marches au pas de course jusqu’au deuxième étage où des drapeaux canadien, européen, français et ontarien sont disposés. Mme Wynne sort de son bureau pour l’accueillir chaleureusement, devant les photographes et les caméras. La réunion se fera à huis clos.

Jean-Marc Ayrault à l'Empire Club de Toronto. Photo Réveil FM

Homme de terrain, Jean-Marc Ayrault a gravi tous les échelons un par un, se faisant d’abord élire dans une petite ville, puis une plus grande, Nantes, avant d’être député puis président du groupe socialiste à l’Assemblée durant 15 ans. En juin 2012, François Hollande le nomme Premier ministre.

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samedi 10 août 2013

Vidéos: Jean-Marc Ayrault reçu en grande pompe par son homologue canadien Stephen Harper à Ottawa au Canada

Relation d'exception entre la France et le Canada, nous l'avions remarqué lors de la visite officielle du Premier ministre Jean-Marc Ayrault à Ottawa, capitale fédérale du Canada. Sous la neige, le mercredi 13 mars dernier, Ottawa fut la première étape d'une visite officielle du Premier ministre français au Canada. Il a également été à Toronto, à Montréal et à Quebec. Sous la neige, Jean-Marc Ayrault a été accueilli avec pompe par le Premier ministre canadien, Stephen Harper ! Honneurs militaires, hymnes nationaux et 9 coups de canon sur la colline du parlement dont le premier a fait tressaillir notre caméra !

Jean-Marc Ayrault passe en revue la Garde de cérémonie, une unité des Forces canadiennes regroupant divers éléments et constituée de plus de 400 membres de la Force de réserve et de la Force régulière. Photo Réveil FM

Freddy Mulongo sur la Colline du Parlement à Ottawa. Photo Réveil FM

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Constance ou Konstanz, chouette ville allemande qui a abrité le Concile œcuménique de 1414-1418 !

L'Allemagne va fêter en 2014 les 600 ans d'histoire du Concile œcuménique de Constance. Situé au nord des Alpes, le lac de Constance est le 3ème plus grand lac d’Europe et le plus grand d’Allemagne. Long de plus de 536 km 2, (63 km de long et 12 km de large), il partage ses rives entre l’Allemagne la Suisse, et l’Autriche. Il est bordé de rivages et de villages plein de charme, où il fait bon se promener, ponctué de plages permettant la baignade et le farniente, Une région superbe que l’on peut aisément découvrir en vélo. La plus grande ville autour du lac est Constance, qui donne d’ailleurs son nom au lac, appelé par les Allemands, Bodensee. Enclave allemande située sur la rive suisse du lac, la ville dégage une impression de calme et sérénité. Sur les rives du lac , baladez-vous le long des villas Art Déco et visitez la vieille ville médiévale , extrêmement bien conservée. De magnifiques bâtiments se succèdent dans des ruelles piétonnières très agréables pour flâner. Visitez aussi la cathédrale et sa crypte datant du 9è Siècle. Constance allie avec bonheur le charme d’une ville médiévale, une ville moderne et l’atmosphère romantique du lac.

Plaque commémorative dans la rue de Constance. Photo Réveil FM

Constance (Konstanz en allemand) est une ville d'Allemagne, située dans le sud du Land de Bade-Wurtemberg.

Constance, son centre historique est enclavé sur la rive méridionale du lac de Constance (ou Bodensee).

Gisela Zinnert, notre guide à Constance. Photo Réveil FM

A Constance, on peut boire l'eau du nez dans une fontaine publique. Photo Réveil FM

Belle bâtisse datant de l'époque où Constance ne fut qu'un port. Photo Réveil FM

Sans doute, il y a un truc. Photo Réveil FM

Façade d'un bâtiment bien décoré Le lac de Constance. Photo Réveil FM

Avec une superficie de 536 km2 et une contenance de 48,5 milliards de mètres cube d’eau, le lac de Constance (Bodensee en allemand) est le plus grand lac allemand et ale 3ème d’Europe. Il mesure 63 km de long sur 14 km de large dans sa partie la plus évasée. Sa profondeur est de 252 m. Situé au nord des Alpes, il fait office de frontière naturelle avec 3 pays : l’Allemagne au nord, la Suisse au sud et l’Autriche à l’est. La rive allemande fait 173 km, la rive suisse 72 km et la rive autrichienne 28 km.

Le lac de Constance, alimenté principalement par le Rhin, est constitué en fait par 2 lacs indépendants : il y a l’Obersee (le lac supérieur) d’un côté avec dans sa partie septentrionale l’Uberlingen see et de l’autre l’Untersee (le lac inférieur) avec dans sa partie nord le Zellersee. Ces 2 lacs sont reliés entre eux par une petite bande du Rhin, le Seerhein (le Rhin du lac) longue de 4 km.

Cet important réservoir d’eau douce, le plus grand d’Europe d’ailleurs, possède 3 îles. La plus connue est l’île Mainau à côté de la ville de Constance en Allemagne, les 2 autres sont Lindau dans l’Obersee en Allemagne aussi et l’île de Reichenau dans l’Untersee en Allemagne également.

Avec sa position géographique idéale, la douceur de son climat, ses paysages variés composés de vignobles, coteaux et vergers, le lac de Constance est un endroit magnifique où l’on peut bénéficier d’activités sportives et culturelles très intéressantes. En effet, entre les baignades, les croisières en bateau, les randonnées pédestres, les pistes cyclables et de skate qui font le tour du lac, la visite des villes et villages, la découverte des musées et des sites historiques, les excursions sur les sommets environnants, sa palette d’offres est multiple, riche et variée. Au lac de Constance, on ne s’embête jamais, il y a toujours quelque chose à faire. De plus, comme il touche 3 pays, 3 cultures différentes, tous les goûts sont satisfaits. Ce que je trouve formidable aussi, c’est qu’en seulement quelques minutes, on peut se retrouver en Suisse pour le petit déjeuner, en Allemagne pour le dîner et en Autriche pour le souper !!! Extraordinaire, non !

La cerise sur le gâteau de ce lac est qu’on peut le traverser en voiture. En effet, il y a un ferry qui relie Romanshorn (en Suisse) à Friedrichshafen (en Allemagne) et Konstanz (en Allemagne) à Meersburg (en Allemagne aussi). Très pratique, ce système permet d’économiser un gain de temps considérable sur le nombre de kilomètres à parcourir, c’est génial !

Très prisé par les Allemands (ils le considèrent comme leur côte d’azur), ce lac est à voir absolument.

Konstanz ou Constance !

La ville de Konstanz avec sa particularité d’être une enclave allemande sur la rive suisse du lac a sa frontière qui passe directement au sud de la ville entre les rues et les maisons. C’est très étonnant ! La ville suisse qui la jouxte, c’est Kreuzlingen dans le canton de Thurgovie.

Avec son centre médiéval parfaitement conservé, Konstanz est une très jolie ville dotée d’une grande zone piétonne, d’un agréable port de plaisance, de belles plages, d’un casino très fréquenté et de superbes villas Art nouveau. C’est la plus grande ville du lac.

Fondée par les Romains au IVe siècle, et tenant son nom de l'empereur Constance Chlore, elle était importante au moyen âge (on y comptait 40 000 habitants).

Constance fut à la fin du VIe siècle le siège d'un évêché (diocèse de Constance), l'église faisait partie de province ecclésiastique de Mayence. La ville était le siège d'un archidiaconat. Elle fut ville impériale et eut un évêché souverain, lequel fut sécularisé en 1802. Frédéric Barberousse y signa en 1183 la Paix de Constance, qui reconnaissait l'indépendance des villes lombardes.

Il s'y tint de 1414 à 1418 un concile œcuménique (Concile de Constance) qui mit fin au grand schisme d'Occident en déposant les papes Jean XXIII et Benoît XIII, et en nommant Martin V. C'est dans ce même concile que furent jugés et condamnés au bûcher Jean Huss et Jérôme de Prague.

Le clergé français y était représenté par Pierre d'Ailly, archevêque de Cambrai, et par Jean de Gerson, chancelier de l'université de Paris. Une stèle appelée Hussenstein est érigée à l'endroit même où était le bûcher. La ville forma la "Tétrapolitaine" avec Strasbourg, Lindau et Memmingen, confession de foi protestante rédigée en 1530 et répondant au désir de paix et de concorde politique et religieuse.

Constance fut mise au ban de l'empire par Charles Quint en 1548 pour avoir refusé d'accepter l'intérim, et intégrée aux possessions autrichiennes. Elle fut cédée en 1806 par l'Autriche au grand-duc de Bade.

Durant la Seconde Guerre Mondiale, la ville subit peu de dégâts car imbriquée avec sa voisine Suisse. Et comme la partie suisse était illuminée comme en temps de paix durant la nuit, les habitants prirent l'habitude de ne pas appliquer les règles de couvre - feu ce qui sauva la ville.

Les bombardiers américains ne voulant pas prendre le risque de bombarder par inadvertance un pays neutre. Après la Seconde Guerre mondiale l'armée française y tiendra garnison jusqu'en 1977.

La courtisane Impéria !

Lorsqu’on rentre dans le port de Konstanz ce qui frappe, c’est l’énorme et très belle statue d’une femme debout qui tient entre ses mains 2 hommes assis. Cette femme, c’est Impéria, une courtisane italienne née en 1485 à Ferrare en Italie et les 2 hommes assis dans ses mains sont le Pape Martin V qui fut élu pendant le Concile de 1414-1418 et l’Empereur Sigismond qui représente la puissance séculaire.

Impéria montre une femme tenant deux petits hommes assis sur ses mains. Les deux hommes représentent le pape Martin V et l'empereur Sigismond. Martin V a été élu pendant le Concile tandis que Sigismond représente la puissance séculaire. Tous les deux sont nus excepté les symboles de leur puissance.

La femme représente une courtisane italienne née en 1485 à Ferrare.

Impéria a été la maîtresse tant du pape que de l'empereur et passait pour la femme la plus influente de son temps.Bien que cette femme n’ait jamais mis les pieds dans la ville de Konstanz, elle y est reliée par le conte d’Honoré de Balzac, la belle Imperia. Dans cette satire féroce sur la morale du clergé catholique, on peut y lire l’histoire de la belle Imperia qui séduit les cardinaux et les princes et qui les mène par le bout du nez.

Créée en 1993 par Peter Lenk, un sculpteur allemand, cette magnifique sculpture en pierre, qui tourne sur elle-même 1 fois toutes les 3 minutes et qui commémore le Concile de Konstanz, mesure 10 m de hauteur et pèse 18 tonnes.

Le concile de Constance (1414-1418) est, pour l'Église catholique romaine, le XVIe concile œcuménique, convoqué par l'empereur Sigismond Ier et l'antipape Jean XXIII. Présidé par le cardinal Jean Allarmet de Brogny, il mit fin au Grand Schisme d'Occident.

À la suite du concile de Pise de 1409, l'Église catholique se retrouvait avec trois papes à sa tête : Alexandre V, Benoît XIII et Grégoire XII. Dans la confusion générale, l'Empereur choisit de se substituer au Sacré Collège défaillant, comme certains canonistes lui en conféraient le droit. Jean XXIII, successeur d'Alexandre V, lui en fournit l'occasion : il fut vaincu par le roi de Naples, Ladislas Ier, partisan de Grégoire XII, et dut se réfugier à la cour impériale. Sigismond accepta à condition qu'un concile fût tenu dans une ville d'Empire. Il put donc annoncer que le 1er novembre 1414, le concile se réunirait à Constance.

Sigismond s'assura ensuite du succès du futur concile. Devant la résistance de Jean XXIII et de ses partisans italiens, il modifia le mode de scrutin. Le vote par nation remplaça le vote par tête, ne laissant à l'Italie qu'une seule voix. Comprenant son échec, Jean XXIII s'enfuit le 20 mars 1415. Les Pères conciliaires adoptèrent le 6 avril le décret Hæc sancta, affirmant la supériorité du concile sur le pape. Jean XXIII fut arrêté et déposé. Grégoire XII, après avoir reconvoqué le concile par la voix de son légat, démissionna par procurateur le 4 juillet 1415 au sein du concile. Sigismond fit avancer ses troupes en Espagne et au Portugal, écrasant les partisans de Benoît XIII. Lors de ce concile eut aussi lieu le procès de Jan Hus pour hérésie.

Avant de procéder à une nouvelle élection, les Pères conciliaires s'assurèrent de leur indépendance en votant le 30 octobre 1417 le décret Frequens. Celui-ci disposait que le concile se réunirait de nouveau en 1423, puis en 1430, puis tous les dix ans à compter de cette date. Dès lors, le concile n'était plus soumis au bon vouloir du pape. Ceci fait, le concile élut le 11 novembre, jour de la saint Martin, le Romain Oddone Colonna, qui prit le nom de Martin V. Celui-ci, rejetant les appels de la France à gagner Avignon, et ceux de l'Empereur à choisir une ville d'Empire, choisit de partir pour Rome, où il entra le 16 mai 1418. Le concile prit alors fin.

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A quand la libération d'Eugène Diomi Ndongala, Jacques Chalupa, Fernando Kutino et autres prisonniers personnels de Joseph Kabila ?

Lorsqu'on regarde dans le rétroviseur de notre histoire, on peut se souvenir que Patrice Emery Lumumba a été arrêté le 1er Novembre 1959 par des colons, coloniaux et colonialistes belges mais ces derniers ont été contraints suite à la pression des partis politiques de le relâcher afin de participer à la conférence de la Table ronde à Bruxelles en janvier 1960, où sera fixé l'indépendance du Congo pour le 30 juin 1960. Les prisons congolaises grouillent des prisonniers personnels de Joseph Kabila. Il est plus que déconcertant que ce soit son épouse Patrizia Diomi Ndongala, Démocratie Chrétienne son parti politique, M'zée Djamba Yohé l'Encrier de l'Atlantique Nord, le Pasteur Philippe Kabongo M'Baya à Paris et d'autres congolais de l’étranger qui se dévouent corps et âme pour mobiliser sur le cas Eugène Diomi Ndongala. Mais que font les partis politiques d'opposition à Kinshasa ? Pourquoi ne se mobilisent-ils pas pour l'un des leurs ? Eugène Diomi Ndongala est homme politique proche du peuple congolais. Pourquoi le peuple congolais se tait face aux atrocités et à l'arbitraire dont subit Eugène Diomi Ndongala ? Fausses accusations, arrestation arbitraire même malade Eugène Diomi Ndongala n'a pas droit aux soins !

Italie à Rome en 1985, Eugène Diomi Ndongala un jeune étudiant.

En 1986 à Rome, deux servants congolais au cours d'une messe: Eugène Diomi Ndongala et Jean-Paul Mondele

Député élu Eugène Diomi Ndongala a refusé d'aller siéger à l'Assemblée nationale au Palais du Peuple. Eugène Diomi Ndongala n'est un député godillot ! Il s'est bat pour le Congo et la dignité des Congolais. Pour le faire taire on l'assassine à petit feu. Il est traité comme un criminel alors que les vrais criminels politiques, économiques et sociaux écument les institutions du régime illégitime et illégal de Joseph Kabila. Le député de l'opposition Eugène Diomi Ndongala est un prisonnier personnel de Joseph Kabila. Les sanguinaires mobutistes n'avaient jamais pensé un jour qu'ils traverseraient le fleuve congo à pied en laissant derrière eux villas, voitures, argents, domestiques....Lorsqu'un peuple se lève contre les injustices, crimes, assassinats, impunités, vols, viols, arrestations arbitraires, enrichissements illicites, il est plus fort qu'un torrent d'ouragan !

2. Jacques Chalupa est blanc mais un congolais blanc.

Jacques Chalupa fait honneur au Congo en réclamant la nationalité, il est condamné à trois ans de prison pour usurpation de nationalité congolaise.

C'est du racisme primaire. Des apparatchik du régime Kabila au lieu de traquer tous ces soi-disant congolais qui sont au pouvoir pour piller le pays, s'attaquent à un citoyen congolais blanc qui aime son pays et qui veut mieux le servir ?

Jacques Chalupa est-il moins RDCongolais que les sans papiers, usurpateurs et imposteurs de Kabila (Joseph, Zoé, Janet), Leonbitch Kengo ou Aubin Minaku ? Les mammouths joséphistes et dinosaures mobutistes qui gèrent le Congo par défi se servent de la carte raciale pour écarter un opposant.

Essentiel 06 aout Justice Le M.P. Ã requis 5 ans de prison contre Jacques Chalupa from B One Télévision on Vimeo.

Condamné une première fois pour usurpation de nationalité, l'ancien député Pierre-Jacques Chalupa avait fait appel. L'arrêt de la Cour suprême de justice a été rendu le 23 janvier : il écope de 36 mois de prison ferme. C’est finalement le 23 janvier que la Cour suprême de justice a rendu son arrêt, à Kinshasa, dans l’affaire qui oppose le ministère public à Pierre-Jacques Chalupa, un ancien député blanc poursuivi pour « usurpation de nationalité, faux et usage de faux ». La sanction est sévère : 36 mois de prison ferme, soit 12 mois de moins par rapport à sa précédente condamnation.

Pierre-Jacques Chalupa a été arrêté en février 2012 et incarcéré à Makala, la prison centrale de Kinshasa parce qu’il aurait acquis de façon frauduleuse la nationalité congolaise.

Né en 1948 à Uvira, dans l’actuelle province du Sud-Kivu (Est), d’un père d’origine portugaise né à Boma (actuelle province du Bas-Congo) et d’une mère grecque, il affirme que sa grand-mère paternelle était quarteronne et qu’il a toujours été congolais. C’est Chalupa qui conçoit les affiches de campagne de Kabila lors des élections législatives et présidentielle de 2006. « On m’a dit au tribunal que mon certificat de naissance a été établi à Bujumbura, au Burundi. C’est vrai parce qu’après ma naissance, ma mère a dû être hospitalisée à Bujumbura, qui n’est pas loin d’Uvira. D’ailleurs, le Burundi et le Congo étaient tous les deux des colonies belges », insiste-t-il.

Après des études à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa et à l’Institut d’architecture Saint-Luc de Bruxelles, Pierre-Jacques Chalupa choisit de travailler dans la publicité. Dans les années 2000, il se retrouve dans le sillage de Joseph Kabila et de sa majorité.

C’est lui qui conçoit les affiches de campagne de Joseph Kabila lors des élections Louis Michel de 2006. Procès "politique" Candidat à la députation, l’homme, remarquable par sa forte corpulence et sa crinière poivre et sel, sera élu sur les listes du Parti du peuple pour la reconstruction et le développement (PPRD), la formation présidentielle. Mais son mandat, avec d’autres, sera invalidé pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la nationalité. Cela a-t-il eu des incidences sur ses rapports avec la majorité présidentielle ? Il en est convaincu : « Petit à petit, j’ai pris mes distances, jusqu’à me rapprocher de l’opposition. Aux dernières élections de 2011, je soutenais Étienne Tshisekedi », clame-t-il.

Une nouvelle fois candidat à l’Assemblée nationale avec le soutien de son parti, l’Action pour la démocratie et le développement au Congo (ADD Congo), il ne sera pas élu. « Les résultats me concernant ne sont même pas sortis », soupire-t-il. L’ancien député est persuadé que son procès est « politique ». On voudrait lui faire payer sa rupture avec le camp présidentiel. Il s’étonne de cet acharnement sur sa personne « alors que beaucoup d’hommes politiques congolais ont plus d’une nationalité, contrairement à ce qu’exige la loi ». Pour son avocat aussi, les choses sont claires : « Chalupa est Blanc. Et ce procès est politique ».

Jacques Chalupa est un prisonnier personnel de Joseph Kabila.

3. Fernando Kutino, pasteur de l'Armée de l’Éternel

Le Pasteur Kutino Fernando est victime de son patriotisme, d'un complot et d'une cabale ourdis par des Joséphistes en mal de légitimité, il a été abusivement condamné à dix ans de prison. Bien que pasteur et civil, il a été jugé par la Cour d'Ordre Militaire (COM) et par la Haute Cour Militaire (HCM).

Rarement dans les annales judiciaires, l'accusation se soit fondée sur des allégations aussi legères que celles du duo Ngalasi Aggrey-Ministère public. Le procès en aurait été risible si cela n'avait affecté des êtres humains dans ce qu'ils ont de plus cher, la liberté et le libre arbitre que le créateur a mis en chacun de nous.

6 mai 2006, le retour du Pasteur Kutino Fernando à Kinshasa. Photo Réveil FM, archives

2008 Haute Cour Militaire: Colonel Kalombo, le Général Bivegete, Juge-président et le Colonel Buduga.

Un tableau comparatif dressé entre l'accusation et les preuves apportées à l'appui de celle-ci, démontrerait le caractère fantaisiste de la partie demanderesse. Certains ont même parlé de procès téméraire et vexatoire, au vue de la complaisance de la plainte ! Les éléments à l'appui des affirmations farfélues sont légion, mais on pourrait relever, entre autres :

1. "La détention illégale d'armes de guerre" a été balayée d'un revers de main par la Cour, car non plausible tant dans le fond que dans la forme;

2. Pour ce qui est de la tentative d'assassinat, même si elle devenait impossible par le fait de l'inexistence de l'association des malfaiteurs tant les "assaillants" du pasteur Ngalasi à l'Archbishop Kutino et Bishop Bompere, la Cour l'a retenue pour condamner les deux hommes de Dieu à des lourdes peines de prison. Mais que prétendait déjà l'accusation ?

3. Que Maboso, la pièce maîtresse de l'affaire, est décédé avant même d’avoir été entendu par le magistrat instructeur ! Dans le dossier, nulle trace de l’existence et du décès de Mabosso (inexistence du certificat de décès, juste des affirmations verbales du directeur de la prison où il aurait été en détention).

4. Mabosso aurait été contacté par Freddy Mosamo prétendument garde du corps du Pasteur Kutino. Or, il n’a jamais existé quelqu’un répondant à ce nom dans l’entourage de l’homme de Dieu ! Pièce à conviction ? Une photo, où l’on voit une personne de dos, à qui la partie civile colle le nom de Freddy Mosamo, sans plus !

5. La femme de Mabosso leur aurait fait des confidences tendant à prouver la culpabilité des défendeurs. Lorsque celle-ci passe à la barre et elle rejette tout en bloc, la partie civile Ngalasi prétend qu’il s’agissait plutôt de la deuxième femme de Mabosso ! Rien dans le dossier pour appuyer ces dires !

6. Le véhicule de la police venu appréhender les malfaiteurs se serait adressé au poste de police du coin toujours selon la partie civile. Où est le document administratif le prouvant ? Inexistant ! Il faut croire sur parole !

7. Les douilles des balles tirées par les malfaiteurs auraient été remises à la police par la partie civile ! Où sont-elles ? Elles auraient été confiées à un certain capitaine Mbenza ! Où est-il ? Décédé, sans avoir laissé les traces de la véracité de ces allégations !

8. Un pasteur nommé Khonde, habitant la Suisse, aurait été l’une des victimes des assaillants ! Quand la Cour demande que la partie civile fournisse son adresse pour l’envoi d’une commission rogatoire, c’est à une rebuffade qu’elle a droit ! « Non, il aurait déménagé et se trouverait quelque part en Italie !

La liste des éléments ci-dessus n’est pas exhaustive, loin s’en faut ! Et dire que c’est sur base de tout ceci que la Cour condamne les prévenus !

Un véritable procès de fantômes, où seuls les Pasteurs Kutino et Bompere, sont vrais ! Les autres protagonistes n’ont existé que dans la fertile imagination de la partie civile et de la justice militaire. Injustement condamné et incarcéré à la prison de Makala, le Pasteur Fernando Kutino ne cesse de clamer son innocence. Il est prisonnier personnel de Joseph Kabila.

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vendredi 9 août 2013

Euro Disney: Moïse Katumbi a dépensé 16 300 euros du 25 au 31 juillet 2013 !

Le très sérieux hebdo français "Le Canard Enchaîné" du mercredi 7 août 2013 titre "Moïse et Mickey" ! On le surnomme " l'homme le plus riche du Congo", mais Moïse Katumbi, le gouverneur de la province du Katanga en République démocratique du Congo, est aussi un homme tout simple qui sait s'amuser de presque rien. Voilà pourquoi il a passé six jours, du 25 au 31 juillet 2013, dans deux suites du plus beau et du plus chic établissement 5 étoiles d'Euro Disney, le Disneyland ("Il était une fois un hôtel de rêve, au cœur du parc magique), en compagnie de son épouse Carine, de leurs deux enfants de 4 et 6 ans, et de deux amis, pour la somme de 16 300 euros.

Disneyland Paris

Moïse Katumbi

Un très modeste séjour, qui pourrait sans doute aider le gouverneur- élu avec 90 % - à oublier les soucis de sa province, bourrée de minerais précieux mais dont la majorité des Katangais vivent avec moins de 1 dollar par jour !

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Patchely Mikobi cloue au pilori des corbeaux "Pseudo-résistants" qui veulent aller à la mangeoire de Joseph Kabila à Kinshasa

Depuis que la République démocratique du Congo existe en tant qu'Etat pour résoudre la question de légitimité des dirigeants, il y a eu: conclaves, conférence nationale souveraine (CNS), dialogue intercongolais de Sun-City etc. Le comble est que toutes ces rencontres ont été des opportunités pour les politicailleurs mangercrates de se partager le gâteau du pouvoir au détriment du peuple qu'ils étaient sensés défendre. La légitimité, c'est lui ! C'est le peuple qui donne la légitimité à un pouvoir pas le contraire. Le dialogue inter-congolais fut une prime aux seigneurs de guerre, aux aventuriers, arrivistes et parvenus. Notre armée a été infiltrée par des miliciens soudards, les nominations ont été bradées. Arrogants certains compatriotes pour narguer le peuple se délectaient en déclarant "Vous n'aviez qu'à aller à Sun-City comme nous " ! Sur les cinq commissions d'appui à la démocratique, les deux qui ont médiocrement fonctionné: la CEI de Malu Malu et la HAM de Modeste Mutinga Mutuishayi ont été instrumentalisés à outrance par des bailleurs de fonds qui ont fermé les yeux sur les dérives et dérapages pour faire élire leur candidat Joseph Kabila qui après son second hold-up électoral du 28 novembre 2011, par manque de légitimité veut organiser les concertations nationales. Or les vraies concertations nationales sont des élections, lorsqu'on a triché, il faut partir ! Cela ne se négocie pas. La sanction est claire et immédiate. Un président de la République tricheur et fraudeur n'a aucune légitimité.

Patchely Mikobi

Je m'étonne que certains Résistants-Patriotes-Combattants appuient ces concertations nationales et veulent même y participer. Au nom de qui peuvent-ils le faire ? La position des Résistants -Patriotes-Combattants congolais est claire et sans équivoque: on ne pactise pas avec un régime d'usurpation, d'imposture et d'occupation ! Il y a à mon humble avis un bal d'ego dans la tête de certains qui ne sont rien et se prennent pour des leaders. Etre leader, c'est avoir une vision claire dans ce que l'on fait. Des girouettes qui tournent au gré du vent n'ont pas leurs places dans la résistance congolaise. La lutte pour le positionnement personnel n'a pas non plus sa place dans la résistance. Il y a eu un ballet des apparatchik joséphistes en Europe: Zacharie Bababaswe, Olivier Kamitatu , Aubin Minaku, l'argent circule ! Donc tous ceux de Paris, Bruxelles, Londres...qui vont aller aux concertations nationales de Joseph Kabila sont des traites-collabos.

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jeudi 8 août 2013

L'artiste musicien Likinga Mangenza "Redo" n'est plus !

Ancien musicien de Zaïko Langa-Langa, le chanteur Likinga Mangenza « Redo » âgé de 59 ans, il était très malade en France. Il est décédé ce jeudi 8 août 2013 aux environs de 17H00 dans la ville de Reims. Cela fait des années qu'il souffrait de la maladie d’Alzheimer.

Likinga "Redo" avait été remarqué du grand public congolais dans les rangs de l’orchestre Empire Bakuba aux côtés de Pépé Kallé, Dilu Dilumona et Papy Tex, grâce à la chanson « Montese ».

En 1975, Likinga Redo et Lengi Lenga sont recrutés pour combler le vide laissé par Wembadio, Anto-Evoloko, Bozi Boziana, et Mavuela Somo qui ont quitté Zaiko en 1974. Une carrière musicale couronnée de succès et de gloire dans Zaïko Langa Langa. Dès lors, de 1975 à 1984, avant son arrestation au Portugal, Likinga Mangenza Redo grâce à sa voix, avec une petite touche de mélancolie dans sa voix, va changer la dimension des chansons de Zaïko Langa Langa. Dans Zaïko Langa-langa, Likinga "Redo s’est particulièrement signalé et par sa belle voix et par la chanson « Viya ». Une peine de prison ferme des plusieurs années prononcée contre lui au Portugal pour trafic de drogue avait fauché sa carrière musicale aux côtés des Nyoka Longo, Bimi Ombale et autres Lengi Lenga. A sa sortie de prison, après la scission de Zaïko Langa-Langa, le chanteur avait été appelé dans les rangs de Familia Dei, au contact de ce groupe, il n’a pas apprécié le climat qui y prévalait et s’était retiré. Depuis sa sortie de prison au Portugal, sa venue en France et pour intégration Likinga Redo devenu chantre de Dieu était accompagné spirituellement par le Frère Adjina Djuma -Pili, leader du Centre Evangélique "Espace de Prières".

Une peine de prison ferme des plusieurs années prononcée contre lui au Portugal pour trafic de drogue avait fauché sa carrière musicale aux côtés des Nyoka Longo, Bimi Ombale et autres Lengi Lenga. A sa sortie de prison, après la scission de Zaïko Langa-Langa, le chanteur avait été appelé dans les rangs de Familia Dei, au contact de ce groupe, il n’a pas apprécié le climat qui y prévalait et s’était retiré. Depuis, on n’avait plus beaucoup parlé de lui. Notre compatriote Adjina Djuma Pili lui avait trouvé du travail au niveau de l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle, sa maladie avait eu raison de lui. Tout dernièrement, le chanteur dans sa conversion à Christ avait annoncé un album dans le registre chrétien.

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mercredi 7 août 2013

Médias Congolais, attention ...aux prédateurs, thuriféraires et vuvuzélateurs de la liberté de presse 2

En République démocratique du Congo, plus qu'une coquille vide le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de la Communication (CSAC) n'est que le clone de la monstrueuse Haute Autorité des Médias (HAM), institution qui au départ devrait être d'appui à la démocratie mais qui par son fonctionnement autocratique est devenue prédatrice de la liberté d'expression et de presse. Le Csac n'est qu'une HAM bis. La monstruosité de cette dernière était dû au fait qu'elle faisait la régulation, l'autorégulation, les formations, les accusations des journalistes à l'Agence Nationale de Renseignement(ANR), les menaces et intimidations, les fermetures des médias, les suspensions des journalistes....Alors qu'elle Elle devrait se limiter à la régulation tout en laissant aux organisations professionnelles de faire leur boulot. Interdire aux journalistes de penser, dire et écrire librement comme voulait Modeste Mutinga Mutuishayi et ses acolytes autocrates de la HAM est une dérive totalitaire inacceptable. Pourquoi l'abbé Jean-Bosco Bahala qui préside le Csac voudrait-il devenir le Malu Malu de la régulation ? La question est sur toutes les lèvres, le calotin de Bukavu voudrait-il transformer les journalistes congolais en petits soldats de Joseph Kabila qui doivent se tenir au garde à vous devant les «autorités publiques»

Impartiale, scélérate, liberticide, corrompue, anti-démocratique et inféodée à Joseph Kabila, voila l'image qui demeura longtemps dans la mémoire collective: Le siège de la HAM, étouffoir des libertés saccagé par des Kinois.

La photocopieuse de la fameuse et défunte HAM.

Les dossiers éparpillés, sans doute aussi des BI que la HAM transmettait à l'ANR contre des journalistes, médias et acteurs politiques.

Kinshasa, le vendredi 28 juillet 2006, la Haute Autorité des Médias (HAM), institution la plus controversée, scélérate a été saccagée, pillée et incendiée par les Congolais furieux. Grand requin, roublard, fourbe, apparatchik du régime totalitaire de Joseph Kabila, Modeste Mutinga Mutuishayi, mammouth joséphiste, mangeriste et mangercrate, grâce à son deal contre nature avec le fermier de Kingakati avait réussi à museler les journalistes, bâillonner des médias et des opposants. Étouffoir des libertés, la fameuse Haute Autorité des médias (HAM) a été financée par le Pnud, l'Union européenne, la Francophonie, les coopérations britannique, belge, française, Institut Panos Paris, le Gret et autres organismes internationaux, il suffirait d'un audit pour que les cadavres sortent des armoires. Le silence complice de tous ces bailleurs de fonds a toujours étonné. La liberté de presse, c'est quand cela les arrange ! Puisque Joseph Kabila était le candidat de Louis Michel "Big Loulou" et des occidentaux, Modeste Mutinga Mutuishayi était donc le pitbull dressé pour mordre les mollets de la liberté de presse, des journalistes, des médias et des acteurs politiques au Congo ! Ni l'Etat-AMP de l'époque, ni les organismes internationaux n'ont jamais tenté cette aventure d'audit financier de la Haute Autorité des Médias qui a été instrumentalisée par eux à des fins politiques. Soutenu par Louis Michel "Big Loulou" parrain de Joseph Kabila, comme une grenouille qui saute d'un nénuphar à un autre, Modeste Mutinga Mutuishayi a été bombardé Rapporteur au Sénat en récompense des services rendus dont celui de priver aux Congolais un débat démocratique inscrit dans la Constitution.

Bizarre, il est quand même étonnant que Pascal Berqué de l'Institut Panos Paris ait été muet et silencieux, lui qui passe son temps à donner des leçons de démocratie aux médias africains. Le bâillonnement des journalistes congolais par la HAM ne l'a jamais posé problème. Cela fait 28 ans que Pascal Berqué est entre le Gret et l'Institut Panos Paris, ce dernier est devenu sa petite boutique ! Il n'a jamais pensé que dans un Ong, l'alternance est dynamique mais puisque c'est l'Ong business, cela ne lui pose aucun problème de conscience. Pour mieux quadriller le Congo, au Gret on nomma un mercenaire, Serge Bailly. Un raciste belge qui s'emportait aux journalistes lorsque des journalistes congolais remettaient en cause les positions de la Belgique sur le Congo. Tinntin au Congo n'avait travaillé dans aucun média dans son pays la Belgique, mais c'est lui qui devait gérer le financement du Gret pour les médias congolais, lui aussi n'a eu rien à dire face aux dérapages dictatoriales de la HAM ? Il faut simplement dire que ce qui compte pour l'Institut Panos Paris comme le Gret, c'est leur financement. Ils sont financés par l'Union européenne et jouent aux suivistes de celui qui les financent, la liberté de presse et d'expression pour des congolais, ils s’en foutent !

Edition 4927 du mercredi 10 mars 2010, du quotidien "Le Potentiel", dans un article dithyrambique de Raymonde Senga Kosi sur Mme Kyet Mayele Mutinga, concernant la journée internationale de la femme, célébrée le 8 mars de chaque année, elle chute par une présentation qui laisse à désirer: "Juriste de formation, Kyet Marie Mutinga Mayele est coordonnatrice de la Fondation médicale pour le développement (FMD), une Asbl qui s’occupe de la sensibilisation et de la prévention des maladies. Cette ONG appuie aussi la communauté rurale dans le Kasaï Occidental, notamment en micro-crédits, lutte anti-érosive ainsi qu’en agriculture et élevage. Elle a travaillé à l’Union nationale des femmes (UNAF) comme secrétaire exécutif adjoint. Mariée et mère de famille, elle prône l’amour du prochain et le respect dû aux autres en s’opposant farouchement au désordre et à tout ce qui rétrograde la femme".

Pourquoi Raymonde Senga Kosi a-t-elle omis volontairement de dire que Mme Kyet Mayele Ghyor qui porte aujourd'hui le nom de Mutinga s'occupait des finances à la Haute Autorité des Médias (HAM) de 2003-2007 ?

Pourquoi cette manie de cacher la vraie identité des personnes qu'on met en exergue ? De la à travestir la vérité, il n'y a qu'un pas ? A-t-elle était censurée ? Ou plutôt s'est-elle sciemment autocensurée ?

Pourquoi gommer le passage de Mme Kyet Mutinga à la Haute Autorité des Médias (HAM) ? Y-a-t-il des choses à cacher ou à se reprocher ?

De deux choses l'une:

-ou Mme Kyet Mayele Ghyor avait cachée le nom de son mari Mutinga en travaillant aux finances dans une institution de la République d' d'appui à la démocratie, mise en place par le dialogue inter-congolais de Sun -City pour réguler les médias durant la transition, la Haute Autorité des Médias (HAM) dont Modeste Mutinga Mutuishayi était le Président ?

-ou alors Mme Kyet Mayele Ghyor porte le nom de Mutinga après son passage à la fameuse Haute Autorité des Médias. Ce qui en claire veut dire qu'il y a eu favoritisme, clientélisme, confusionnisme, conflit d'intérêts d'un couple dans une institution de la République.

La Haute Autorité des médias (HAM) ayant été financée par le Pnud, l'Union européenne, la Francophonie, la coopération française et autres organismes internationaux, il suffirait d'un audit pour que les cadavres sortent des armoires. On peut dès lors considérer que tous les rapports moraux et financiers présentés auprès de tous les organismes financiers de la HAM étaient du bidonnage !

CSAC=HAM: une coquille vide !

Logo de la fameuse HAM à celui du CSAC, quelle différence ?

En France, on n'a jamais muselé Jean-Marie Lepen ni sa fille Marine Lepen qui préside le Front National, parti au relent raciste et xénophobe. Il faut laisser s'exprimer les hommes et femmes politiques. Le peuple est assez mûr pour délier le vrai du faux !

Pourquoi le CSAC ne laisse-t-il pas les congolais s'exprimer librement ? Voici une dernière nouvelle qui ne peut qu'alarmer ceux qui ne croient pas que la régulation est égale à la répression: "Le CSAC interdit l’accès aux médias aux acteurs sociopolitiques de la province du Bas-Congo"Le CSAC/Bas-Congo reproche aux députés nationaux Fabrice Puela et Adrien Phoba, à MM. Didier Mambueni, Valentin Vangi et Emmanuel Mampuya Nsamu Nselele d’avoir entretenu une polémique dans les médias autour d’une marche organisée samedi à Matadi et la flagrance et la violence des propos dénigrant tenus qui, estime l’organe de régulation des médias, sont de nature à porter atteinte à l’honneur et à la dignité des personnes citées et de les exposer au mépris public, voir au vindicte populaire.

Il estime que la flagrance et la violence des propos de ces acteurs sociopolitiques sont susceptibles de menacer l’ordre public, d’affecter le moral des éléments de la Police nationale congolaise (PNC) et d’inciter à la haine tribale. Le CSAC/Bas-Congo a, dans ce même cadre, résolu de mettre à la disposition de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC)/BasCongo les journalistes Flavien Tsumbu de la RTM, Laurent Mpaka Binda et Serge Basunga de la RTNC pour conduite complaisante des émissions liées à cette marche.

Il a infligé une mise en demeure pour non respect de la grille de programme aux médias audiovisuels RTM, RTNC/BasCongo, CCTV/Bas-Congo et HTV et sollicité le concours du procureur général près la cour d’appel de Matadi pour des dispositions nécessaires en cas de non respect de cette mesure conservatoire.

Nous reprenons la réflexion de notre confrère Amba Wetchi de Congo indépendant. "Dans un entretien, jeudi 18 juillet, avec l’Agence congolaise de presse, Jean-Bosco Bahala, le Malu Malu du CSAC articulait des accusations anachroniques à l’endroit des journalistes : libertinage, légèreté, incivisme etc.

Des propos inqualifiables de la part du responsable numéro 1 d’une institution dont la mission, consignée dans la Constitution, consiste principalement à «garantir et d’assurer la liberté et la protection de la presse ainsi que de tous les moyens de communication de masse dans le respect de la loi».

Sept années après la promulgation de la Constitution du 18 février 2006, le Congo dit démocratique baigne dans une ambiance totalitaire qui n’est pas sans rappeler les «démocraties populaires» de l’ex-Bloc soviétique. Le pluralisme politique proclamé dans cette charte fondamentale n’est plus qu’un pitoyable souhait.

L’unanimisme est de retour; il n’y a point de salut en dehors du parti présidentiel, le PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie). Le sacro-saint principe de séparation de pouvoirs est ramené au rang de slogan de campagne. Comme à l’époque du parti-Etat, une institution a réussi, par la ruse, la corruption et la violence, à annihiler les autres en l’occurrence le Parlement, le gouvernement et les Cours et tribunaux. Il s’agit de l’institution «Président de la République». Le pouvoir d’Etat est à nouveau personnalisé. Comme dans la fable de Jean de La Fontaine, tous les «renards» rivalisent en paroles mielleuses pour flatter le "corbeau" qui a, en son bec, le fameux fromage. « L’obligation de la consolidation de la paix, de la promotion des valeurs positives et du développement harmonieux et durable de la RDC impose aux médias congolais et particulièrement à leurs promoteurs un comportement conséquent en terme, notamment, de sens élevé de responsabilité, de décence et de discipline éprouvée».

L’homme qui parle s’appelle Jean-Bosco Bahala, nommé par Joseph Kabila, il est le président du CSAC (Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication), une des institutions d’«appui à la démocratie».

Dans son entretien avec l’ACP, le calotin Bahala - qui paraît incapable de peser le poids des mots – dit avoir décelé dans le chef des animateurs des médias congolais non seulement une «recrudescence d’une certaine tendance au libertinage» mais aussi de la «légèreté» et de «l’incivisme». Il ne cite aucun fait pour étayer ce qui ressemble à un réquisitoire. Il ne s’arrête pas là. Il accuse les journalistes congolais d’être «peu respectueux des autorités publiques» y compris le premier magistrat du pays. Selon lui, ce comportement «les expose naturellement à tous les risques». Lesquels? A en croire «Jean-Bosco», «le mal est profond» dans le secteur de la presse. Il invite les «structures de la corporation et de l’autorégulation à s’assumer pour un encadrement professionnel de leurs membres dans la perspective d’un assainissement qualitatif de ce secteur important de la vie nationale». Dans un langage parabolique, le président du CSAC de conclure : «Le noble métier de communicateur doit se débarrasser, avec le soutien éventuel du régulateur, du chantage, du trafic d’influence, de l’inféodation et de toute autre forme d’antivaleurs qui tentent de refaire surface». Parle-t-on du journalisme ou de la communication? Ce n’est pas la même chose. Quelle mouche a pu piquer ce calotin de Bukavu dont le comportement n’a rien à envier à celui des vulgaires politiciens sans foi ni loi qui s’évertuent, au quotidien, à restreindre les espaces de liberté pour plaire à «Joseph Kabila»?

A quelle époque se croit-il ? Comment peut-il exiger de la «discipline» aux responsables médias dont le rôle est de rechercher la vérité en mettant à nu les dysfonctionnements qui affectent l’appareil d’Etat ? Bahala ignore-t-il que les médias sont des contre-pouvoirs ? Il y a des journalistes qui prennent des libertés avec la déontologie ? Sans doute. Ce fait donne-t-il au président du CSAC de s’ériger en censeur en détournant cette institution de sa mission de régulateur et de promoteur de la liberté et de la protection de la presse?

La tentative du «patron» du CSAC de transformer les responsables des médias congolais en "danseurs du ventre" du PPRD est tout simplement méprisable.

Flagorneur, Bahala fait partie de cette "élite" opportuniste et corrompue, dénuée de tout sens de l’intérêt général. Cette "aristocratie" constitue un frein au progrès. Les "autorités publiques" pour lesquelles Bahala exige du "respect" sont tenues de rendre compte. Les médias y veilleront..."

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mardi 6 août 2013

La Camargue: Aigues-Mortes, le Grau-du-Roi et la Grande Motte dans le Sud de la France

La Camargue (prononcé [ka.maʁg]) est une région naturelle de France située au bord de la Méditerranée. Il s'agit d'une zone humide paralique formée par le delta du Rhône, qui représente avec ses 150 000 ha le deuxième delta de Méditerranée derrière celui du Nil. D'après la plupart des sédimentologues, géologues et scientifiques, le delta de la Camargue se serait formé il y a 5 000 ans environ. Il est le fruit de la rencontre des eaux du Rhône, chargées de sédiments et de la Méditerranée. Les dépôts successifs d'alluvions fluviatiles, marines et palustres en ont façonné le sous-sol. Chaque année le Grand-Rhône apporte 17 millions de mètres cubes de graviers, sable et limons à la Méditerranée. Une partie de ces matériaux vont s'accumuler, d'un côté sur la côte du Bas-Languedoc et de l'autre sur le golfe de Fos. Toutefois, la mer progresse sur d'autres points, notamment sur l'embouchure du Petit-Rhône. Le littoral est régulièrement agressé par les tempêtes venant du Sud-Est. Pour exemple : le phare de Faraman construit en 1840 à 700 mètres à l'intérieur des terres a été englouti en 1917. Depuis un autre phare a été reconstruit mais l'avance de la mer se poursuit. À l'heure actuelle, on est obligé de protéger par des digues la commune des Saintes-Maries-de-la-Mer ; au Moyen Âge celle-ci se trouvait à plusieurs kilomètres de la côte. D'après la plupart des scientifiques, ce phénomène serait dû à deux actions conjuguées : l'accroissement du niveau des mers ; l'affaissement du niveau du sol, en cette zone.

Aigues-Mortes. Photos Réveil FM

D'après la plupart des sédimentologues, géologues et scientifiques, le delta de la Camargue se serait formé il y a 5 000 ans environ. Il est le fruit de la rencontre des eaux du Rhône, chargées de sédiments et de la Méditerranée. Les dépôts successifs d'alluvions fluviatiles, marines et palustres en ont façonné le sous-sol.

La Camargue. Photos Réveil FM

Chaque année le Grand-Rhône apporte 17 millions de mètres cubes de graviers, sable et limons2 à la Méditerranée. Une partie de ces matériaux vont s'accumuler, d'un côté sur la côte du Bas-Languedoc et de l'autre sur le golfe de Fos. Toutefois, la mer progresse sur d'autres points, notamment sur l'embouchure du Petit-Rhône. Le littoral est régulièrement agressé par les tempêtes venant du Sud-Est. Pour exemple : le phare de Faraman construit en 1840 à 700 mètres à l'intérieur des terres a été englouti en 1917. Depuis un autre phare a été reconstruit mais l'avance de la mer se poursuit. À l'heure actuelle, on est obligé de protéger par des digues la commune des Saintes-Maries-de-la-Mer ; au Moyen Âge celle-ci se trouvait à plusieurs kilomètres de la côte. D'après la plupart des scientifiques, ce phénomène serait dû à deux actions conjuguées : l'accroissement du niveau des mers ; l'affaissement du niveau du sol, en cette zone.

Le Grau-du-Roi est situé au sud du département du Gard en limite de l'Hérault et de La Grande Motte, sa voisine à l'ouest. C'est l'unique commune maritime du département. Historiquement, le canton d'Aigues-Mortes a été obtenu en contrepartie du canton de Ganges (très riche à l'époque), suite à un échange avec l'Hérault par rapport au découpage initial des départements. Fondée par des immigrants italiens à la fin du XIXe siècle, dans une zone insalubre, entre mer et étangs. Jusqu'aux années 1920, son activité est entièrement tournée vers la pêche et plus récemment, le tourisme (avec Port Camargue). Construite de part et d'autre d'un grau (brèche dans le cordon littoral ouverte naturellement vers 1570 au lieu-dit Gagne-Petit), entre l'embouchure du Vidourle et celle du Rhône, cette station offre 18 km de sable fin.

La Grande-Motte (La Granda-Mota ou Lo Motàs en occitan) est une commune française située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont les Grand-Mottois. Station balnéaire et port de plaisance à proximité de Montpellier, dont les travaux ont démarré en 1965 sur un terrain vierge, la Grande-Motte se caractérise par une grande homogénéité architecturale, dont les éléments les plus visibles sont les immeubles en forme de pyramide. Avec deux millions de touristes par an, c'est l'une des stations préférées des Français.

La Grande Motte. Photos Réveil FM

Depuis la plus haute antiquité, la Camargue représente une porte ouverte sur la Gaule pour toutes les influences étrangères. Mais comme tous les deltas connus alors, il est appelé par Hésiode l'une des trois bouches de l'enfer avec le Rhin et le Pô. L'occupation de la Camargue est antérieure à celle des Romains. Les Grecs et les Ligures ont colonisé les lieux bien avant. Les Sarrasins se seraient installés au ixe siècle mais aucune trace historique ne subsisterait de leur passage. Après cette période, on atteste d'une population de 170 chefs de familles à la Villa de Mar (les Saintes Maries de la Mer), en 1286. Toutefois, le village construit en bois aurait brûlé au XIVe siècle.

On distingue ainsi 3 parties : la Petite Camargue à l'ouest du Petit-Rhône (altitude moyenne : 0 à 1 mètre) ;

la Grande Camargue, entre les deux bras du Rhône (entre 0 et 5 mètres) ;

le Plan du Bourg, à l'est du Grand-Rhône (entre 0 et 5 mètres).

En son centre se trouve l'étang du Vaccarès, la partie située le long de la mer est bordée d'étangs salés.

La Camargue se trouve essentiellement dans le territoire des communes d'Arles, la plus étendue commune française métropolitaine, des Saintes-Maries-de-la-Mer, la deuxième plus étendue après Arles et de Port Saint Louis du Rhône.

Cette région est composée de deux parties : le nord avec des terres agricoles et le sud composé de marais et de plans d'eau salée qui forment un écosystème particulier. Cet écosystème présente une végétation principalement composée de salicornes et de plantes halophiles (c'est-à-dire des plantes qui supportent l'eau salée) comme la saladelle. C'est également un domaine d'élevage de chevaux et de taureaux, de culture du riz et d'exploitation du sel (marais salants).

Cette faune et flore particulière a entraîné la création d'une réserve naturelle nationale sur 13 117 hectares (1927) et d'un parc naturel régional sur 30 000 hectares (1970).

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Afas s'investit dans "Pas'Echo-Diligence" les samedi 10-17 et 24 août à Nanterre dans les Hauts de Seine !

Bintu Mulongo, présidente AFAS

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lundi 5 août 2013

Médias congolais, attention ...aux prédateurs, thuriféraires et vuvuzélateurs de la liberté de presse 1

Pour que la démocratie s'installe en République démocratique du Congo la liberté d'expression et de presse doit être garantie. Le pluralisme médiatique sans la diversité d'opinions est un leurre. Que serait le monde, sans journalistes, sans médias ? Que serait l'Afrique sans journalistes ? Que serait la République Démocratique du Congo sans radioteurs, diffuseurs de l'information ? Les journalistes et professionnels des médias congolais doivent demeurer vigilants pour ne pas brader " le pluralisme et la diversité médiatique" acquis au prix fort dans la lutte et le sang, les tortures, emprisonnements et assassinats organisés. Kinshasa n'est que la capitale, il n'est pas la République démocratique du Congo. Le pluralisme médiatique en RDC est biaisé par le fait gravissime où des ministres, sénateurs, députés sont propriétaires des journaux, radios et télévisions. Malgré des titres pompeux, aucun journal kinois ne tire à plus de 2500 exemplaires alors que la capitale congolaise regorge plus de 10 millions d'habitants. Chaque province doit avoir ses propres journaux et médias. Si les radios communautaires ont poussé dans la majorité de nos provinces, les journaux sont inexistants.

Aucun journal kinois n'est à quatre couleurs et ne tire à plus de 2500 exemplaires alors que Kinshasa à plus de 10 millions d'habitants.

Des journaux kinois à même le sol !

Toute vellieté de formater les journalistes et médias congolais sera combattu. Dans les pays développés notamment la France, le Royaume uni, les Etats-Unis, la Suisse, la Hollande... et autres, ils n'ont pas un "Ministère d'information", ministère chargé de régenter les journalistes et les médias. Cela est déjà régler par leur constitution qui encourage la liberté d'expression. Les Vuvuzélateurs n'ont trouvé du boulot ailleurs ! La loi Foia par exemple aux Etats-Unis permet aux journalistes américains d’accéder à toutes les informations gouvernementaux, il suffit d'en faire la demande et de payer les frais de photocopies.

La République Démocratique du Congo a besoin des médias quantitatifs et diversifiés puis que le pays est vaste, mais aussi qualificatifs, cela n'est pas incompatible. Le pluralisme médiatique ne tue pas la démocratie mais bien au contraire la renforce en respectant la diversité. De 1999 à 2007, nous avons connu cinq ministres d'information et presse en RDC: Didier Mumengi, trop fanfaron à notre goût, mais il a le mérite d'avoir accepté que les délégués de Reporters sans frontières viennent à Kinshasa malgré le musellement et les arrestations arbitraires dont été victime les journalistes le cas du regretté Freddy Loseke est patent. Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta", le Goebbels de Mobutu en bon stratège opportuniste se transforma en Mzéeïste exalté. Il ferma Réveil FM avec d'autres médias, le 4 septembre 2000, nos informations de proximités le gênait tellement qu'il qualifia Réveil FM de radio subversive. Fieffé menteur Dominique Sakombi Inongo Buka lokuta pour justifier sa décision arbitraire ira jusqu'à nous accuser à la Présidence de la République que Réveil FM avait des accointances avec l'UNITA de Jonas Savimbi. Fort Heureusement M'zée Laurent Désiré Kabila ne le suivra pas dans ses accusations nuisibles et scabreuses. Le 20 mars 2001 au Palais du Peuple lors de l'inauguration du Festival Fréquences Libres ou le pluralisme radiophonique, nous avions eu l'occasion de rappeler à Sakombi Buka Lokuta, la liberté d'expression et presse. Kikaya Bin Karubi en restituant les médias privés à leurs propriétaires que Dominique Sakombi Inongo Buka lokuta avait "congolisé" de force pour en faire des médias nationaux. En décidant de fermer les radios communautaires du Bas-Congo pour non paiement du récépissé de 5000 $ us alors que ces radios avaient vécu les affres de la guerre et palliaient au fait que la RTNC ne couvrait pas toute la province. Durant un mois, Réveil FM débuta toutes ses trois éditions d'information (7h30, 13h30 et 18h30) par un compte à rebours sur la menace du Ministre de l'information de Joseph Kabila de fermer les radios du Bas-Congo. Kikaya Bin Karubi n'a jamais pu fermer les radios citoyennes du Bas-Congo.

Kinshasa, hôtel Memling, joutes verbales entre Kikaya Bin Karubi et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM, archives

Kinshasa, lundi 23 mars 2004 à la Halle de la Gombe, Freddy Mulongo, président de l'Arco et Vital Kamerhe, Ministre de l'information et presse, après son discours d'inauguration des 4èmes assises de l'Association des radios associatives et communautaires du Congo (Arco). Photo Réveil FM, archives

N'en déplaisent à ses farouches détracteurs, Ministre de l'information et presse Vital Kamerhe n' a jamais eu des rapports conflictuels avec les journalistes et les médias. Aucun journaliste n'a été arrêté, aucun média n'a été fermé. Il faut dire la vérité de l'histoire. Les différents ministres de l'information et presse au Cong ont toujours voulu que la presse et les médias soient malléables à souhait, que les journalistes soient des thuriféraires du " pouvoir". L'indépendance des journalistes n'est pas apprécié ni respecter. Les journalistes congolais n'ont pas accès aux sources de l'information. Les journalistes sont interpellés comme des vulgaires citoyens à chaque fois on leur rétorque qu'ils faillissent à la déontologie et d’éthique de leur métier comme si les politicailleurs ventripotents qui écument la classe politique congolaise, eux ont une éthique et déontologie. Quant à Toussaint Tshilombo Send, l’éphémère ministre de l'information et presse qui a fermé Réveil FM en août 2007, que peut-on dire d'un pauvre exécutant écervelé ?

Modeste Mutinga Mutuishayi, prédateur de la liberté de presse, il a joué au taureau voire au pitbull en étant à la tête de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM). Photo Réveil FM, archives

En République démocratique du Congo, même la bêtise, on la fait mal. Etre le singe de l'autre n'est pas facile. Ignorant que Modeste Mutinga Mutuishayi, fourbe, roublard et grand requin devant l’Éternel avait fait un deal avec Joseph Kabila, nous nous sommes fait bien avoir. En effet contre espèces sonnantes et trébuchantes mais aussi le poste de Rapporteur au Sénat, corrompu jusqu'à la moelle épinière, Modeste Mutunga Mutuishayi a retrouvé ses anciens réflexes de gendarme de Mobutu: méthodes de flicages, accusations fortuites des confrères auprès de services, médisances, livraison des journalistes à l'ANR...Sous le rire narquois de Modeste Mutinga Mutuishayi, c'est un pitbull tueur et corrompu qui s'y est caché. Venant de la presse écrite sans aucune notion de l'audiovisuel, on aurait pensé dans l'esprit de la confrérie que Modeste Mutinga Mutuishayi serait proche des journalistes et médias. Erreur, l'homme de Ngaba-Makala s'est révélé être un prédateur de presse, avec sa HAM, étouffoir des libertés, il a muselé des journalistes, bâillonné des médias. Pour s'assurer que son contrat avec Jo Ka allait être respecté, l'orgre et chauve de la HAM ne savait pas "déléguer", il lisait tout seul ses farfelues suspensions des journalistes et des médias, des acteurs politiques etc. Par manque de pédagogie et la volonté de personnaliser à outrance le pouvoir de la HAM, institution d'appui à la démocratie qui devint folle et anti-démocratique. D'ailleurs, les suspensions étaient lues à la RTNC et les chaines privées sans au préalable que les intéressés soient signifiés. Un confrère avait même appris sa suspension en écoutant la radio dans un taxi à Kinshasa. La volonté de dominer voire d'écraser les journalistes était manifeste dans le chef de Modeste Mutinga Mutuishayi, lui qui n'avait rien eu de Mobutu ni de M'zée Laurent-Désiré Kabila, il avait une chance inouïe avec le Kadogo.

Il s'est octoyé Radio 7 et Télé 7 tout en étant Président de la Haute Autorité des Médias, organe de régulation des médias. Pire Modeste Mutinga Mutuishayi ira jusqu'à annuler un débat démocratique inscrit dans la Constitution de transition entre les deux candidats en lice, en occurrence Joseph Kabila -Jean Pierre Bemba.

La notion de pouvoir, sa lecture , sa compréhension chez une partie de l’intelligentsia congolaise sont empreintes d'un caractère "féodal". La féodalité ayant pour faculté dans l'existence sociétale de générer le rapport "Dominant- Dominé" et non pas citoyen ni républicain. Les Bantous disent:"Un chef qui crie pour se faire entendre ce qu'il lui manque quelque chose". L'autoritarisme affichait par certains hauts fonctionnaires en République démocratique du Congo est le signe patent du complexe les habitant. Il est révélateur du déficit argumentaire du détenteur de la petite parcelle du pouvoir face a son contradicteur. La culture de l'excellence a pour terroir le choc des idées. N'est pas chef ni autorité celui qui use des stratagèmes liberticides, qui étouffe " les vérités" des autres; car personne n'a de science infuse. L' abus de pouvoir est la concaténation d'une conception dégénérative du pouvoir. Museler les autres devient ainsi facteur et vecteur d'affirmation de sa toute puissance, preuve de "Haute" autorité.

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dimanche 4 août 2013

Bénin: Boni Yayi tiendra-t-il parole de ne pas se représenter en 2016 ?

L’un des maux qui minent le continent africain et qui retardent son essor démocratique, c’est le réflexe des présidents à aller au-delà de leurs mandats légaux et à s’éterniser au pouvoir. Même les bien élus finissent par être tentés de tripatouiller la Constitution de leur pays pour rempiler. Le cas Abdoulaye Wade est encore vivace dans les mémoires. En République démocratique du Congo, Joseph Kabila soutenu par une bande des mafieux lobbyistes sans foi ni loi dont les Dupond-Dupont congolo-belges: Evariste Boshab et Bob Kazadi Kabamba, préconisent d'allouer 100 000 $ us à chaque député et sénateur déjà corrompus du parlement godillot congolais pour tripatouiller l'article 220 de la Constitution et permettre à Jo Ka de s'éterniser au pouvoir malgré ses calamiteux douze ans de règne d'imposture et d'usurpation. Au Bénin, Boni Yayi a plus d’une fois déjà déclaré qu’il ne se présentera pas en 2016. Cela n’empêche pourtant pas les Béninois et les admirateurs de la démocratie de ce pays de s’interroger, surtout à l’approche de l’échéance. Mais l’homme égal à lui même a réitéré son engagement à quitter le pouvoir en 2016.

Paris, Boni Yayi à l'Elysée. Photo Réveil FM

Paris, Boni Yayi accueilli par François Hollande à l'Elysée. Photo Réveil FM

Qui a dit que l'habit ne fait pas le moine prend une sacrée veste en matière de raisonnement, au regard des tendances de la mode au Bénin. Depuis que le président Boni Yayi a découvert la beauté du bleu, une tendance voit le jour dans les milieux politiques béninois, qui porte au pinacle le bleu mécanicien présidentiel.

Il en va de l'habillement comme de la carrière politique. L'un et l'autre se soignent. Pour montrer qu'on fait partie du premier cercle des fidèles, il faut montrer qu'on est à l'image du chef: à défaut d'être du même village que lui, il faut trouver un point commun, et un bon. Au Bénin, c'est l’habillement. Les Béninois, même les moins perspicaces, ont remarqué que depuis plus d'un an, leur chef ne s'habille plus que chez Mercedes, côté garage: tout de bleu mécano vêtu, il a arpenté tous les grands salons et sommets du monde, Paris, Quebec, Rome, Addis-Abeba, Bangui, Jo’Burg, Accra....

Boni Yayi, reçu le mercredi 22 mai 2013, par le pape François à Rome.

A Ottawa, le 8 janvier 2013 Stephen Harper a reçu Boni Yayi.

Boni Yayi à l'Union africaine à Addis-Abeba.

Vu la régularité avec laquelle il arbore la sempiternelle veste « bleu mécano », on peut penser au moins qu’il a plusieurs exemplaires du costume. Autre fait troublant : sur toutes les photos analysées par Réveil FM International, le président est pendu à la même cravate rouge… Hmmm… pourtant, les couleurs du Bénin sont bien le vert, le jaune et le rouge ? Mais, le bleu là-dedans ? Mystère, mystère…

Toujours est-il qu'au Bénin sans se poser autant de questions que nous, les partisans du président s’y sont mis, à leur tour. A la manière de ceux de Mao, qui ont inventé la mode « col Mao », pour la populariser auprès de tous les communistes du monde, dont un certain… Mathieu Kérékou, avant que tous les partisans du Grand Camarade de lutte ne se mettent à leur tour, à une mode simpliste censée refléter la sensibilité socialo-communiste.

Il a fallu l’avènement du fameux renouveau démocratique pour que le costume revienne au goût du jour, sous toutes les coutures. Y compris donc la veste « bleu mécano. ».

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samedi 3 août 2013

La luta continua victoria e certa : Jean Martin Sali coordonnateur du RCK est éprouvé !

Le coordonnateur du RCK, Jean Martin Sali est éprouvé. Il a perdu son père en République démocratique du Congo. Le RCK en France est connu pour ses actions concrètes pour défendre le Congo face aux imposteurs et usurpateurs qui écument le régime d'occupation au Congo-Kinshasa. Les Résistants-Patriotes-Combattants ne peuvent qu'être solidaires avec le coordonnateur de RCK éprouvé dans sa chair avec la disparition de son père mais son esprit et ses convictions pour la lutte contre le régime dictatorial qui dirige par défi et sévit en République démocratique du Congo sont intacts. Pour soutenir et manifester notre solidarité à Jean Martin Sali: 0033 622697293 ou facebook: Jean Martin Sali

Jean Martin Sali, coordonnateur du RCK

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vendredi 2 août 2013

Cécile Kyenge "l'étrangère" du gouvernement italien, le MRAP s'indigne des propos racistes à l'endroit de la ministre italienne !

Le MRAP s’indigne des propos racistes dont est victime la Ministre de l’immigration de la République Italienne et lui exprime toute sa solidarité. Le MRAP s’indigne des propos racistes répétés, tenus contre Cécile Kyenge, Ministre de l’immigration de la République Italienne. Ces propos répétés sont une tâche pour un pays fondateur de la CEE, ancêtre de l’Union européenne, sur le sol duquel avait été signé le Traité de Rome qui avait déjà en 1957, l’ambition de bannir les discriminations en Europe.

Mardi 18 juin 2013, Cécile Kyenge, Ministre italienne de l'immigration et intégration à l'ONU-Genève. Photo Réveil FM

Nommée en avril dernier ministre de l’immigration, Cécile Kyenge, Italienne d’origine congolaise, est la première ministre noire jamais en fonction en Italie. Depuis le début de sa nomination, elle a été la victime des injures et allusions racistes les plus ignobles. Traitée de « singe congolais » ou encore « Négresse », elle a surtout été la cible de la Ligue du Nord, parti d’extrême droite, régionaliste et raciste implanté dans le nord de l’Italie et représenté au Parlement européen.

Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) est une association française non gouvernementale, créée en 1949 par d'ancien résistants et déportés de la Seconde Guerre mondiale, qui se définit comme un moyen de revendication pour « l'égalité des droits entre tous les citoyens »

Il n’est pas acceptable que des personnes titulaires de mandats publics telles que Dolores Valandro, représentante de la Ligue du Nord ou encore Robert Calderoli, membre du même parti, vice-président du Sénat italien, ancien ministre de l’Intérieur, puissent tenir en toute impunité, à l’endroit de Cécile Kyenge, des propos racistes, injurieux et provocateurs à la haine et à la violence.

Le MRAP condamne fermement ces expressions racistes inadmissibles et choquantes et se déclare solidaire du combat que mène Cécile Kyenge, pour l’instauration du droit du sol en Italie.

La lutte contre le racisme est universelle et indivisible. Le MRAP, à quelques mois des élections européennes, entend le rappeler haut et fort.

Fait à Paris, le 1er août 2013

Cécile Kyenge, l'"étrangère" du gouvernement italien

Le nombre de ses gardes du corps a été doublé. Sa boîte e-mail est surveillée, tout comme sa page Facebook. Le moindre de ses déplacements fait l'objet de mesures de sécurité plus pointilleuses qu'à l'ordinaire pour un ministre. Car Cécile Kyenge, chargée du portefeuille de l'intégration, est noire et italienne.

Deux adjectifs qui, pour certains, ne peuvent cohabiter. Première femme de couleur dans un gouvernement de la République italienne, elle doit tout à la fois apprendre son métier, découvrir l'espace (limité) de son ministère et redécouvrir, trente ans après son arrivée dans la Péninsule, la cruauté du regard des autres.

Pourtant d'une voix neutre à force d'être posée, elle répète inlassablement, ce 19 juin, devant les journalistes accrédités à l'ONU-Genèv : "L'Italie n'est pas raciste, il y a seulement un manque de connaissance de l'autre. Les insultes et menaces qui me visent à cause de ma position particulièrement exposée visent en réalité tous ceux qui refusent le racisme et une société non violente." Cécité ? Surdité ? Prudence ? Sa nomination, il y a quelques mois, dans le gouvernement de coalition dirigé par Enrico Letta a été "saluée" par un feu d'artifice de propos racistes, exprimés le plus souvent par des membres du parti autonomiste et anti-immigrés Ligue du Nord ou de l'extrême droite. Le groupuscule Forza Nuova a exposé une banderole insultante devant le siège de la section du Parti démocrate, où elle est inscrite, à Macerata, sur la côte adriatique : "Kyenge, retourne au Congo", pouvait-on lire. "C'est une étrangère dans ma maison".

L'ex-sénateur de la Ligue du Nord, Erminio Boso, est sur la même longueur d'onde : "Je suis raciste, je ne l'ai jamais nié, fanfaronne-t-il. Kyenge doit rester chez elle, au Congo. C'est une étrangère dans ma maison. Qui a dit qu'elle était italienne ?" Pour son collègue Mario Borghezio, sa nomination "est un choix de merde, un éloge à l'incompétence (...). Elle a une tête de femme au foyer."

Des propos qui l'ont obligé à démissionner du groupe Europe libertés démocratie au Parlement européen. Plus récemment, une élue locale de la Ligue a souhaité que la ministre soit "violée"... Face à cette haine, Cécile Kyenge, née en 1968 à Kambove en République démocratique du Congo, n'a rien voulu cacher de ses intentions. Dans ce gouvernement, où la recherche de l'équilibre épuise les bonnes volontés et consume les énergies, elle joue franc-jeu. "Je ne suis pas une femme de couleur, je suis noire", dit-elle lors de sa première conférence de presse. Un peu plus tard, lors de sa première interview télévisée, elle ne fait pas mystère non plus de ses projets de réformes : l'instauration du jus soli (droit du sol) en lieu et place du droit du sang en cours en Italie, et la suppression du délit d'"immigration clandestine" voulu par la Ligue du Nord lorsqu'elle était l'alliée de Silvio Berlusconi au gouvernement (2008-2011). Enrico Letta doit calmer ses ardeurs et rappeler que son discours de politique générale, centré sur l'emploi, ne prévoyait rien de tel... Un peu têtue, elle élude : "La priorité de ce gouvernement est l'emploi, mais la crise touche tout le monde ; il faut l'affronter ensemble, y compris avec l'idée d'une nouvelle citoyenneté qui prévoit des droits mais aussi des devoirs."

Sous des airs de débutante, Cécile Kyenge sait qu'on ne fait avancer les choses qu'en les nommant. N'en déplaise à la Ligue du Nord, 5 millions d'immigrés - 4 millions d'adultes et 1 million d'enfants dont 600 000 nés dans le pays - vivent en Italie.

Pour devenir italiens, ils devront en faire la demande à 18 ans et justifier de dix ans de résidence ininterrompue sur le sol du Bel Paese.

Ce parcours, Cécile Kyenge (48 ans) le connaît bien. Elle débarque en Italie à 18 ans pour y faire des études de médecine sur l'insistance d'un évêque congolais qui lui a obtenu une bourse. Elle vit d'abord à Rome, puis suit une spécialisation en ophtalmologie à Modène (Emilie-Romagne). Elle y rencontre Domenico, avec lequel elle se marie, en 1995, acquérant ainsi la nationalité italienne qui lui avait été jusqu'alors refusée en raison de "problèmes bureaucratiques".

Dans cette terre d'Emilie-Romagne, toujours partagée entre le maire communiste Peppone et le curé Don Camillo, elle se lance en politique à partir de 2004 dans les rangs des Démocrates de gauche, puis du Parti démocrate (gauche) à la naissance de ce dernier, en 2007. Le 25 février 2013, elle est élue députée. Une expérience complétée par des années de militantisme dans les associations d'aide aux immigrés telles que le réseau Premier mars.

"J'ai toujours eu cette volonté de me mettre au service des autres", dit-elle simplement. Un tel parcours suffirait à faire d'elle une experte des questions d'immigration et d'intégration. Pas aux yeux du très respecté Giovanni Sartori, éminent professeur de sciences politiques et éditorialiste au Corriere della Sera, qui a écrit dans le quotidien milanais que la ministre n'aurait aucune compétence pour aborder ces questions ! Parce qu'elle est noire ? Immigrée ? Ophtalmologue ? Encore une fois, Cécile Kyenge ne s'est pas laissé démonter, répétant comme un mantra qu'en Italie "il manque une connaissance de l'autre, des phénomènes migratoires et de la culture de l'immigration".

Aujourd'hui, elle sait bien qu'elle ne pourra pas tout faire. La question de la nationalité dépend du ministère de l'intérieur, tenu par la droite ; celle des travailleurs africains payés 20 euros par jour pour ramasser les tomates dans les Pouilles, du ministre de l'agriculture. Toutefois, les procédures d'obtention de la nationalité italienne ont été simplifiées - un premier pas.

Au-delà de son action et de ses limites, elle se veut un symbole "d'un pays qui change" quels que soient la durée de vie de ce gouvernement et son avenir.

Pour son premier voyage à l'étranger, elle s'est rendue à l'ONU, à Genève, pour "faire comprendre l'importance du changement culturel en cours en Italie". Quant aux menaces quotidiennes, elle dit s'y habituer.

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Matignon: Voyages officiels avec Jean-Marc Ayrault, c'est quoi les images de pool ?

Lorsque Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre de la République française se déplace à l'étranger, les journalistes accrédités à Matignon l'accompagnent. Et l'équipe de presse de Matignon veillent pour que les journalistes puissent travailler dans des bonnes conditions, sans aucune pression. La salle de presse avec accès illimité de l'internet est prévu dans chaque hôtel où sont logés les journalistes. Un pool est un groupe de journalistes accrédités pour l'événement. Piscine de presse fait référence à un groupe d'organisations de collecte de l'information qui combinent leurs ressources à la collecte de nouvelles. Une alimentation de la piscine est ensuite distribué aux membres du groupe de diffusion qui sont libres de le modifier ou l'utiliser comme ils l'entendent. Dans le cas des journalistes d'impression, un rapport écrit de la piscine est distribué à tous les membres.

Helène Hug de France Télévision et Freddy Mulongo dans l'Airbus A330 de la République française à Ottawa au Canada. Photo Réveil FM

La couverture de la piscine est parfois nécessaire en raison de la nature de l'événement à couvrir. Par exemple, lorsque Jean-Marc Ayrault va à un endroit trop exiguë, l'équipe de presse de Matignon va choisir et permettre une seule caméra de diffusion dans la salle ou lieu de rencontre. En conséquence, le confrère avec la "caméra pool", devra fournir et partager à tous les journalistes accrédités et intéressés le partage des images prises.

Par exemple, lorsque le Premier ministre Jean-Marc Ayrault rencontre un dignitaire étranger, l'équipe de presse fait de son mieux pour que la majorité des journalistes soient présents et couvrent en même temps l'événement. S'il n'est pas possible d'accueillir tous les journalistes intéressés dans la salle, la couverture de la piscine est le seul moyen pratique de gérer l'événement.

En République démocratique du Congo, les "coupagistes" de la Présidence se croient tout permis. Il y en a même qui crient tout haut " Nous sommes la presse présidentielle", "Nous sommes la presse du pouvoir". C'est toujours très dangereux de classifier les journalistes et médias par rapport au pouvoir. Dans la majorité des pays développés, pas besoin d'avoir un ministre de l'information et presse. La presse est libre et joue pleinement son rôle.

Pas besoin d'avoir un Vuvuzélateur souvent un imposteur, un homme sans foi ni loi qui trompette à longueur des journées, des mensonges gouvernementales, alors que la population a des yeux pour voir.

Lorsqu'il y a amélioration dans un secteur donné, cela se voit au sein même de la population. On n'a pas besoin de faire un cortège de bus d'occasion pour montrer qu'on veut améliorer le transport public inexistant ! On ne peut non plus continuer à parler de taux de croissance dans un pays, alors que le panier de ménagère demeure troué et que les automobilistes font la queue pour se procurer des carburants aux stations services, les malades sont chassés des hôpitaux pour faute de paiement des soins, des écoliers et élèves chassés des écoles faute de paiement des minervals alors que les parents souvent fonctionnaires sont impayés par l'Etat employeur !

En France, on ne demande pas aux journalistes accrédités à Matignon de devenir des thuriféraires de Jean-Marc Ayrault, ni de faire du boulot à sa place ! Mais d'être surtout des journalistes citoyens qui doivent apporter les informations à la population. La critique des actions d'un gouvernement fait partie de la démocratie.

Un gouvernement qui ne s'attend qu'à être encensé alors même que ses résultats sont maigres et insuffisants et que pour seule solution, il embastille, emprisonne et zigouille des journalistes.

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Insolite: Le singulier sein gauche des soldats d'élite allemands !

Les armes, ça tue, mais ça peut aussi faire pousser les seins - ou dans le cas de l’armée allemande, un sein. Les gardes d’élite présents lors des cérémonies officielles ont un risque élevé de développer une gynécomastie du sein gauche, révèle une étude médicale berlinoise. Cette affection serait liée au placage répété du fusil 98 K sur le côté gauche de la poitrine lors des exercices militaires, indique le Hamburger Morgenpost.

Sur les 211 patients présentant un développement excessif des seins traités par les chirurgiens de l’hôpital Bundeswehr de Berlin, 35 venaient du Bataillon de la Garde, et parmi ceux-ci 26 présentaient une croissance du sein gauche - une proportion exceptionnellement élevée. ”Il existe une corrélation très significative entre l’activité des gardes et la gynécomastie du côté gauche”, écrit le professeur Björn Krapohl dans son étude. Les résultats de ces travaux ont été transmis au ministère de la Défense

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Ivan Šimonović: "N'oubliez pas la République Centrafricaine" !

Ivan Šimonović, le Secrétaire général adjoint aux droits de l'homme.

BANGUI/GENEVE/NEW YORK (1er août 2013) – Le Secrétaire général adjoint aux droits de l'homme Ivan Šimonović a lancé jeudi un avertissement sur l’état critique des institutions étatiques de République centrafricaine, qui demeurent proches d’un « effondrement total », et a exhorté la communauté internationale à ne pas abandonner cette nation marquée par le conflit.

« Le gouvernement de transition récemment nommé, et de nature plutôt inclusive, reste très faible. Bien que la situation à Bangui se soit quelque peu améliorée, l’Etat n’existe tout simplement pas en dehors de la capitale et il n’y a pas d’état de droit », a déclaré Ivan Šimonović, au terme de sa visite de quatre jours dans le pays.

« Au-delà de Bangui, il n’y a ni police, ni système judiciaire, ni services sociaux. La sécurité est pratiquement inexistante et la population vit dans un état de peur permanent. Je suis particulièrement préoccupé par le nombre important de membres de la Séléka qui, ne recevant aucun salaire, installent des barrages dans les rues, demandent de l’argent ou pillent les maisons », a déclaré le Secrétaire général adjoint.

« L’ampleur des pillages et des destructions que j’ai pu observer est choquante. Lorsque j’ai visité la salle du tribunal de Bambari, je n’ai trouvé qu’une pièce vide sans fenêtre et aux portes défoncées, dont le sol était jonché d’une couche épaisse de restes d’archives et de registres. En République centrafricaine, les institutions étatiques, y compris judiciaires, ressemblent aujourd’hui à cette salle de tribunal », a déclaré Ivan Šimonović. « Comment ce pays pourra-t-il organiser des élections régulières si toutes les archives et registres civils sont détruits ? », s’est-il interrogé.

« La République centrafricaine a été frappée par des décennies d’instabilité et de combats. Sous le régime de Bozizé, la partie du nord du pays, peuplée en majorité par des personnes de confession musulmane, a été négligée, et les populations, discriminées. De nombreuses violations des droits de l’homme ont été commises, notamment des exécutions sommaires et des cas de disparition forcée, de détention arbitraire et de torture. Le pays a malheureusement atteint un degré de violence et subi des destructions d’une ampleur sans précédent depuis que la coalition Séléka, originaire du nord du pays, a lancé son offensive en décembre dernier », a annoncé le Secrétaire général adjoint.

Tout en soulignant que le nombre total de victimes restait indéterminé, le Secrétaire général adjoint s’est rendu à Bambari, sur un site qui constitue probablement une fosse commune, bien que cela doive encore faire l’objet d’une enquête. Des membres de la communauté locale ont indiqué que des victimes avaient été sommairement exécutées, sans pouvoir indiquer avec certitude l’identité des auteurs.

Le représentant onusien a aussi fait part de sa préoccupation face au taux élevé de cas de violences sexuelles dans le pays. « A l’hôpital de Bambari, j’ai rencontré une jeune femme de 18 ans qui a été violée alors qu’elle était enceinte de quatre mois et qui a perdu son bébé. J’ai aussi rencontré une femme qui a reçu une balle dans le bras pour avoir refusé de donner le peu d’argent qu’elle avait gagné sur le marché », a déclaré Ivan Šimonović.

La situation chaotique du pays a un impact sur la vie quotidienne des populations dans tous ses aspects, a noté le Secrétaire général adjoint de l‘ONU. Les écoles publiques sont fermées depuis décembre dernier et moins de vingt pour cent des services de santé sont opérationnels, a-t-il observé. Par peur des meurtres et des viols, une grande partie de la population continue de vivre cachée dans la brousse, se nourrissant de racines.

« La propagation rapide de la malaria et d’autres maladies, le taux élevé de mortalité maternelle et la malnutrition risquent de tuer plus de personnes que les violences liées au conflit lui-même », a averti Ivan Šimonović. « Dans certaines zones, moins de vingt pour cent des semences ont été plantées et l’on peut s’attendre à un manque sévère de nourriture en début d’année prochaine », a-t-il ajouté.

« Je suis extrêmement préoccupé par le manque d’attention, de la part des médias et de la communauté internationale, à la situation en République centrafricaine du point de vue humanitaire et du point de vue des droits de l’homme », a-t-il dit.

« Le conflit en République Centrafricaine ne doit pas tomber dans l’oubli, pour trois raisons principales : ce conflit va continuer de causer des souffrances à une grande partie de la population ; les divisions ethniques et religieuses vont s’en trouver accentuées ; et un conflit prolongé risque de déstabiliser la région au sens large », a averti Ivan Šimonović.

« Restaurer la sécurité est essentiel pour ramener une forme de normalité dans l’ensemble du pays, éviter l’approfondissement des divisions ethniques et religieuses, et pour faciliter la réconciliation nationale », a-t-il dit.

« Le désarmement, l’intégration et la formation conjointe d’un nombre limité d’éléments des anciennes forces de sécurité et de la Séléka, qui ont été certifiés afin d’exclure les personnes coupables de violations de droits de l’homme, est la voie à suivre. Cependant, cela ne permettra pas de résoudre le problème du vide sécuritaire qui prévaut actuellement », a indiqué le Secrétaire général adjoint.

Les troupes régionales de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale doivent être renforcées sans délai par une force internationale plus large et plus diversifiée sous l’égide logistique des Nations Unies», a-t-il dit. « Il s’agit d’une étape essentielle pour restaurer la sécurité et pour faciliter la réforme du secteur de la sécurité, ainsi que le départ des combattants étrangers. Pareil déploiement aidera également à préparer des élections libres et régulières dans les prochains 18 mois, comme prévu par les Accords de Libreville ».

« La justice transitionnelle et la nécessité de rendre des comptes sont également des éléments clés pour la reconstruction et la stabilité de ce pays. Notre bureau a documenté de nombreuses violations des droits de l’homme commises depuis décembre 2012. Les auteurs de ces crimes ne doivent pas rester impunis », a dit Ivan Šimonović.

Pendant sa visite, le Secrétaire général adjoint a rencontré les autorités de transition, notamment le Premier Ministre de transition et les ministres de la justice et des réformes judiciaires, Garde des Sceaux, des affaires sociales, de la solidarité nationale et de la promotion du genre, le Ministre d’Etat en charge de la Sécurité Publique, de l’émi-immigration et de l’ordre publique. Il s’est également entretenu avec des dirigeants religieux ainsi que des membres d’organisations issues de la société civile et de la communauté internationale.

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Des diplomates au Quai d'Orsay lisent SAS !

Les diplomates lisent Gérard de Villiers avec attention, depuis qu'il a prévu ce qui s'est passé au Mali, en Libye ou en Syrie. Enquête sur les méthodes du roi du roman de gare érotico-géopolitique. Pas fâché, Gérard de Villiers, de recevoir le représentant d'un très honni «magazine intellectuel de gauche», venu lui demander la recette des talents divinatoires qu'il a essaimés au long de ses 197 livres «de gare» consacrés aux aventures de Son Altesse Sérénissime, le prince Malko Linge. Ravi de clouer le bec de ses contempteurs parisiens. Car la reconnaissance est venue de la presse étrangère. Fin janvier 2013, le «New York Times Magazine» consacrait cinq pages au «romancier qui en savait trop». Gérard de Villiers est l'écrivain français le plus populaire en France et dans le monde. Il est le père de la série SAS dont le héro Malko Linge est autrichien et voyage en mission pour la C.I.A. De 1965, à aujourd'hui, soit plusieurs centaines de millions de volumes tirés sans compter les innombrables traductions et les éditions pirates. Auteur de "Panique au Zaïre"(Paniek in Zaïre) et de "Zaïre adieu "en 1997 (vaarwel Zaïre), Gérard de Villiers connait bien la République Démocratique du Congo. Il nous avait reçu chez lui sur l'avenue Foch dans le 16 ème arrondissement à Paris non loin de l'Arche de Triomphe et de l'avenue des Champs Elysées.

Gérard de Villiers chez lui. Photo Réveil FM

Épaté par la prescience de ce Français capable, entre deux scènes de sexe, de lire les cartes du grand jeu international, Robert Worth, spécialiste du Moyen-Orient, scannait avec admiration le double volume du «Chemin de Damas». Avec la minutie d'un horloger suisse, Gérard de Villiers y raconte le complot ourdi par la CIA pour éliminer Bachar al-Assad et sa famille, et l'assassinat de son remplaçant potentiel par les services syriens.

Un vrai «scoop» anticipé par l'auteur: il s'est matérialisé trois mois plus tard. Comme l'assassinat de Rafiq Hariri, conçu par la Syrie et exécuté par le Hezbollah en février 2005, que Gérard de Villiers avait mis en scène six mois auparavant dans «la Liste Hariri».

Calé dans un divan de cuir noir, adossé à un mur décoré d'une collection d'armes (Winchester, fusil à lunette, pistolet mitrailleur Sten), face à une Vénus callipyge - kalach entre les cuisses -, du sculpteur Hiquily, le roi du best-seller boit du petit-lait.

Eh oui, ses romans d'espionnage, classés «contes de fées pour adultes» par Marcel Jullian, son premier éditeur chez Plon, et vomis par les intellocrates comme un concentré de fascisme mou et d'érotisme de bazar, renferment des pépites. Ce graphomane, qui a vendu en un demi-siècle plus de 120 millions de SAS - traduits en dix langues -, coquette.

«Prescience ? Vous exagérez. Mais vous oubliez l'assassinat de Sadate par des islamistes avec l'aval tacite des Israéliens, anticipé dans "Complot du Caire" ; le coup d'Etat de la CIA contre Bishop, chef du gouvernement révolutionnaire du peuple de Grenade, prévu dans "Rouge Grenade''. Ou la chute du colonel Sankara, président du Burkina Faso, annoncée dans "Putsch à Ouagadougou''.»

A quoi s'ajoute l'assassinat de l'ambassadeur américain Christopher Stevens par des islamistes radicaux soutenus par le Qatar dans le chaos de l'après-Kadhafi (voir «les Fous de Benghazi»).

«Le vrai talent de Gérard est caché par ce qui fait son succès», juge l'éditeur Bernard de Fallois, allusion à l'érotisme baroque de ses romans, comme la fameuse «poussée en avant» d'un «membre turgescent» dans la «croupe callipyge» d'une «splendide salope tropicale». «C'est, poursuit l'éditeur, un expert en géopolitique qui parle de ce qu'il a vu et nous fait découvrir des lieux où, avec la disparition de l'esprit reportage, on ne va plus. En le lisant, je suis à Benghazi et je peux imaginer les conséquences des extravagances de notre engagement en Libye où nous avons allumé une poudrière qui descend vers le sud.»

«Intrigué par ses sources, j'ai déjeuné deux ou trois fois avec lui, dit Hubert Védrine. Il fait un travail de reportage à l'ancienne, cherche à comprendre sans juger. Ses descriptions brutes de fonderie, en rupture avec la doxa, sont proches de la réalité et sonnent juste. Sur un sujet spécifique, il est parfois meilleur que le ministre.»

6 août 2008, Gérard de Villiers, l'ex-président Jacques Chirac et François Pinault, homme d'affaires français à Saint-Tropez.

Jamais sans mon SAS ? C'est aussi l'avis de Pierre Lellouche, président du groupe Sahel à la commission des Affaires étrangères:

«J'étais au Mali quinze jours avant l'intervention. "Panique à Bamako' correspond point par point avec mes observations, y compris sur l'ex- ambassadrice américaine, petite rombière vieille fille [affublée d'un amant noir dans le roman] qui raconte aujourd'hui que la France a versé 17 millions pour les otages. Je partage ses inquiétudes sur le rôle ambigu des fondations islamiques financées par le Qatar, sur lesquelles ni Hollande - de la part du président Al-Thani - ni moi-même - de la part de son ambassadeur à Paris n'ont pu obtenir d'éclaircissements.»

«J'ai la curiosité chevillée au crâne depuis cinquante ans. Je suis toujours content de repartir», dit Villiers en égrenant la recette de ses quatre romans annuels. Trois semaines d'enquête sur le terrain ; un mois pour l'écriture («sans nègre»), tapée à l'IBM à marguerite et relue par deux ou trois «éditeurs».

La curiosité, le « terrain » suffisent-ils à expliquer la «divination» ? Et à justifier l'addiction de près de 300 000 lecteurs par ouvrage depuis 1965 ? Ami de vingt-cinq ans, grand reporter au «Figaro», Renaud Girard vante ses talents d'observateur aventurier:

«Il s'inspire toujours de la réalité, appelle les témoins et vérifie avec ses contacts - son "fixeur" l'ambassadeur, le correspondant de l'AFP, les services français ou étrangers où il compte beaucoup d'amis. C'est une éponge, avec une étonnante capacité d'écoute. Il filme tout avec un petit appareil numérique.»

L'aventurier ? «Il y a une quinzaine d'années, je déjeunais avec lui quand ma rédaction m'appelle pour me dire de partir sur le champ pour Bangui, après un coup d'Etat en Centrafrique. Gérard me dit : "Je peux venir ?" Il était à l'aéroport quelques heures plus tard, sachant que ça allait chauffer.»

De g. à d.: Gérard de Villiers en Colombie, en Angola et au Zaïre (Sipa)

Dans son bureau, avenue Foch, une photo de lui en treillis rappelle qu'il a sauté en 1978 sur Kolwezi en République démocratique du Congo avec la Légion, qui délivra les otages européens retenus par les rebelles katangais. L'ancien journaliste de «France-Soir» et de «Rivarol», ex-lieutenant de cavalerie en Algérie, connaît les armes et adore l'odeur de la poudre. Quarante ans de bourlingue (il en a 83) l'ont familiarisé avec les hommes, les conflits, les rapports de force. De là sa passion pour une géopolitique qui n'est pas précisément celle du «Monde diplomatique».

L'anticipation ? «Fondée sur les tendances que m'inspirent l'expérience, mes contacts, mes lectures - parfois une note confidentielle - que je prolonge en pointillé. Comme je n'ai pas le nuage du politiquement correct devant les yeux, ces hypothèses sont parfois validées», explique cet amateur de fact fictions, fictions fondées sur des faits.

Théorie avalisée par Jean-Louis Gergorin, pionnier du Centre d'Analyse et de Prévision (CAP) et ami du romancier, qu'il a rencontré il y a trente ans chez le colonel Marolles, patron du service Action du SDECE (l'ex-DGSE). «Une note, pour être crédible, doit éviter la grille de lecture administrative, récuser la bien-pensance, croiser ses sources, les points de vue, pour offrir une vision globale au décisionnaire. C'est exactement ce qu'il fait dans ses livres. Je recommande leur lecture dans mon séminaire sur la stratégie à Sciences-Po.»

Freddy Mulongo lisant "SAS Panique à Bamako" dans l'avion Airbus A330 de la République française à destination d'Argentine. Photo Réveil FM

Au fil des ans, l'inventeur de SAS, lointain héritier de James Bond et d'Hubert Bonisseur de La Bath, alias l'OSS 117 de Jean Bruce, a resserré sa focale. Emincé son récit, gommé ses excès. Subsiste bien sûr le piment érotique. Mais Villiers n'aime rien tant désormais qu'«analyser la situation politique dans un lieu à un moment donné». Avec des personnages qui s'expriment essentiellement «par leurs actions et leurs réactions» pour raconter la violence du monde, autre incontournable de la «bible» SAS.

Le maître du «romanquête» ne croit pas plus à l'imagination qu'à la psychologie. Frédéric Dard, cet autre millionnaire du livre, est pour lui un «intellectuel en chambre». Son inspiration, il la tire des contacts de ses amis dont il reprend les pistes pour «tenir son histoire, à condition qu'elle ait une implication internationale et intéresse la CIA», dont SAS est l'employé.

Les apôtres du bon goût littéraire s'étranglent. Evoquent un «fasciste, sexiste, antisémite». Mais ses fans pardonnent ses partis pris et sa phobie anticommuniste, relayée aujourd'hui par son obsession anti-islamiste, plébiscitent ses intrigues, son sens du détail, la galerie de ses personnages et sa détestation du politiquement correct. Du coup, ses 197 romans, voués aux racks des trains ou des avions, dessinent une geste feuilletonesque digne de Paul d'Ivoi, Gaston Leroux ou Ian Fleming. Portée par une intensité dramatique. Relevée par le pied de nez à la décence officielle.

«Les sujets de Villiers sont ceux des décideurs en temps de crise: qui peut oser faire quoi quand il s'agit de délivrer des otages, bombarder un objectif envoyer une force d'intervention ou neutraliser des terroristes ? explique un diplomate. Au Quai-d'Orsay, à la Défense, à la DGSE, les conseillers rédigent des notes qui paramètrent les dangers et les avantages de la décision des politiques. Gérard de Villiers commence son histoire à ce moment-là. Bien sûr il théâtralise, "fictionnalise" mais tous les ingrédients de la tension dramatique sont là.»

Convaincant ? En tout cas fantastiquement distrayant. Du «style» ? De la «profondeur psychologique» ? Villiers préfère parler - ou mentir - vrai. Pour mieux instiller sa vision du monde ? Celle de ce mercenaire du polar, fils d'un auteur de boulevard, est pleine de bruit et de fureur. A l'image du triptyque de Jérôme Bosch dont il a installé la reproduction dans son salon: damnés, faibles, idéalistes, traîtres y brûlent, embrochés, dévorés, broyés, sans le secours d'un Dieu qui regarde ailleurs.

Provocateur, parfois grossier, volontiers beauf, Villiers chérit les maudits (Malaparte, Georges Arnaud, Leni Riefenstahl). Ses amis écrivains-voyageurs, journalistes au long cours, barbouzes de luxe (hier Alexandre de Marenches, aujourd'hui le général Rondot) ou magistrats de l'antiterrorisme (Jean-Louis Bruguière, Alain Marsaud) partagent sa passion du grand large. Ou sa passion des femmes, comme Claude Lanzmann, directeur des «Temps modernes» et cinéaste de «Shoah», paradoxalement son meilleur ami et invité permanent dans sa maison de Saint-Tropez.

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jeudi 1 août 2013

Les chutes de Rhin de Schaffausen en Suisse

Les chutes du Rhin (allemand Rheinfall, suisse allemand : Rhyfall) sont des chutes d'eau situées entre Neuhausen (rive droite) et Flurlingen (rive gauche) en aval de Schaffhouse en Suisse . Elles sont classées parmi les plus grandes d'Europe. Entre le lac de Constance et Bâle, là où le Rhin forme la frontière entre la Suisse et le Land de Bade-Wurtemberg, le lit du fleuve s'est creusé dans les roches calcaires du Jura formant des rapides et ces chutes. Lorsque le Rhin a son débit moyen, ce sont 750 mètres cubes d'eau par seconde qui franchissent les rochers d'une hauteur de 23 mètres et sur 150 mètres de largeur. Le débit maximum mesuré fut de 1260 m³/s en 1965 et le débit minimum de 95 m³/s en 1921.

Sur le rocher se trouve un belvedère. En contrebas des chutes, sur la rive droite du fleuve (coté ville de Neuhausen), se trouve la maison Wörth à partir de laquelle des petits esquifs permettent de s'approcher au plus près des chutes, d'accoster sur le rocher qui se trouve au milieu et de grimper au sommet où flotte le drapeau suisse. Au-dessus des chutes, sur la rive de Zurich, se trouve la maison Laufen qui abrite un restaurant, une boutique et une auberge de jeunesse.

L'histoire géologique récente, avec les glaciations successives et les formations géologiques, explique la formation de ces chutes. Il y a environ 500 000 ans la première avancée des glaciers sur le plateau suisse commence à dessiner le paysage actuel. Jusqu'à la fin de la glaciation de Riss il y environ 200 000 ans, le Rhin coulait à l'ouest de Schaffhouse à travers le Klettgau. Ce lit ancien fut ensuite comblé par des dépôts glaciaires.

Il y a environ 120 000 ans, le fleuve fut détourné vers le sud au niveau de la ville de Schaffhouse et forma une « rigole ». Le bassin versant actuel laisse encore voir cette rigole, qui fut ensuite comblée de sédiments glaciaires.

Pendant la dernière glaciation, la glaciation de Würm, le Rhin fut repoussé en un large croissant vers le sud et creusa son lit actuel dans le calcaire. Sur la zone de transition entre la roche calcaire et les sédiments glaciaires facilement érodables se formèrent les chutes dans leur physionomie actuelle il y a environ 17 000 à 14 000 ans.

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