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jeudi 19 septembre 2013

ONU: Bataille diplomatique sur la Syrie !

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, le 16 septembre 2013 à l'ONU, à New York

Le dossier syrien n’en a pas fini d’envenimer les relations entre Moscou et les pays occidentaux. Et pourtant, l’accord trouvé la semaine dernière à Genève, en Suisse, entre la Russie et les Etats-Unis sur le démantèlement de l’arsenal chimique du régime syrien avait laissé espérer une sortie de crise. Mais les négociations entamées hier mardi à New York en vue de traduire cet accord dans une résolution à l’ONU, ont tourné au vinaigre. La volonté des Occidentaux de prévoir l’usage de la force en cas de non-coopération du régime syrien irrite la Russie, alliée de longue date de Damas.

Le rapport de l’ONU critiqué

Mardi, les discussions s’étaient achevées sur un statu quo. La volonté de Washington, Paris et Londres de mettre au point une résolution «forte» s’est heurtée à la position russe. Et les négociations qui devaient reprendre hier soir s’annonçaient plus tendues que jamais.

Dans la journée, la Russie a accusé les inspecteurs de l’ONU d’avoir remis un rapport biaisé sur les attaques chimiques du 21 août. «Sans avoir un tableau complet de ce qui se passe ici, on ne peut considérer les conclusions auxquelles sont parvenus les inspecteurs de l’ONU que comme (…) politisées, de parti pris et unilatérales», a estimé le vice-ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Riabkov, lors d’une visite à Damas.

Il a ainsi affirmé que son pays avait reçu du régime syrien des «éléments» prouvant l’usage d’armes chimiques par les rebelles. Selon Moscou, l’attaque du 21 août est en réalité une «provocation» de ces derniers destinée à obtenir des frappes occidentales contre Damas.

«Personne ne peut mettre en cause l’objectivité de personnes désignées par l’ONU», a répliqué le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius. Cette passe d’armes vise à peser sur les négociations en vue d’une résolution au Conseil de sécurité, qui doit être votée dans les prochains jours.

Alors que l’accord américano-russe trouvé à Genève restait flou sur la question, la volonté des Occidentaux de placer la résolution sous le chapitre VII de la charte des Nations unies, qui prévoit l’usage de la force si elle n’était pas appliquée, constitue pour la Russie une ligne rouge infranchissable.

Une résolution incertaine

Etant donné que Moscou dispose d’un droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU, il semble peu probable qu’une résolution incluant l’option militaire soit votée.

«Les puissances occidentales savent que la seule solution est politique, analyse Frédéric Pichon, auteur de Géopolitique du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (PUF). Tous ces blocages servent à sauver la face après le camouflet infligé à Obama et Hollande, contraints d’accepter le plan russe pour éviter l’option militaire.»

Si les Occidentaux se montrent exigeants dans les négociations, cela pourrait aussi traduire une volonté d’affaiblir les positions russe et syrienne en vue de la conférence de paix Genève II, dont l’organisation fait aussi l’objet de négociations.

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mercredi 18 septembre 2013

Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati est-il un grand bluffeur ? Les Ventripotents-perdiemistes, au Palais du Peuple, n'ont que 50 $ us par jour !

Ils sont nombreux les perdiemistes, situationnistes, opportunistes, positionnistes, mangeristes, ventripotents...qui ont misés sur les Concertations Nationales de Joseph kabila-Léobich Kengo-Aubin Minaku pour se remplir des poches. Une semaine après l'ouverture officielle des Concertations nationales par Joseph Kabila, 72% des habitants de la capitale congolaise se sentent non concernés et ne sont pas intéressés par cette rencontre qui apparait aux yeux de tous comme un congrès Pprd-MP. Habitués à marcher sur la légitimité et à se contenter du partage équitable et équilibré du pouvoir, les congolais ne croient plus aux politicailleurs mangeristes, d'ailleurs 74% des Kinois sont opposés à la formation d'un Gouvernement d'union nationale, tel que l'envisage Léobitch Kengo, Monsieur 4%, l'édenté de la Gare du Nord à Paris.

Concertations Nationales, Tshala Muana fayote avec Léobitch Kengo "Monsieur 4%-L'édenté de la Gare du Nord".

Les perdiemistes, positionnistes et mangeristes au Palais du peuple

Les Joséphistes-Mobutistes qui voulaient débaucher les Résistants-Patriotes-Combattants avient eu l'outrecuidance de faire miroiter aux moineaux "Mvunzi" de Paris qu'ils allaient empocher à chacun 15.000 $ us en participant aux fumeuses concertations nationales de Joseph Kabial. Comment peut-on avoir des pourparlers avec des miliciens tutsi rwandais du M23 à kampala et à Kinshasa avoir des concertations nationales où les positionnistes n'ont pas droit de soulever le problème central: la non légitimité de Joseph kabila, fraudeur aux élections du 28 novembre 2011. Son usurpation du pouvoir ne pose pas problème aux mangeristes ventripotents au Palais du Peuple. C'est quoi 50 $ us face aux 12 millions de congolais morts sans sépulcre ? C'est quoi 50 $ face aux différents crises enchevêtrés que les positionnistes ne pourront jamais résoudre ? Joseph kabila est le problème de la République démocratique du Congo. Avec sa bande des mammouths joséphistes-Mobutistes, les institutions sont prises en otage. Joseph Kabila pro-consul et cheval de Troie de Paul kagamé, le nazi de mille collines, est accusé par des Congolais de haute trahison, forfaiture, impéritie, palinodie...Il a prêté serment devant la Constitution pour servir et défendre le Congo et les Congolais mais lui sert les intérêts des rwandais et multinationaux.

Les vraies concertations nationales se feront sans joseph kabila et sa bande des mafieux, des politicailleurs tourneurs de vestes. Elles se feront par les congolais eux-mêmes pour penser Congo et trouver des solutions à la mère patrie ! Sans débauchage, ni appât par les per diem les congolais réfléchiront librement. Les thèmes viendront d'eux et non boutiqués comme actuellement par les Pprd-MP.

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VIDEO. Des tribunaux sur le tarmac

Une justice d'aéroport ? C'est du moins ce que pensent les opposants à l'installation de salles d'audience pour les étrangers à Roissy. Lancé par la droite, le projet a été validé par le gouvernement actuel.

"Pas de justice sur la piste", ont scandé plusieurs avocats mardi 17 septembre aux abords de la piste de Roissy Charles-de-Gaulle. A l'origine de ce mouvement de colère, la future inauguration d'une annexe du tribunal de grande instance (TGI) de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, où seront jugés les étrangers non admis sur le terrtoire français. Dans la ligne de mire des avocats : la Zone d'attente pour personne en instance (Zapi), le lieu où sont retenus les étrangers par la police à la descente de l'avion. La salle s'ouvre sur le tribunal. Les avocats craignent que la justice soit rendue en catimini.

"Les siècles nous ont appris que la justice (...) se rend au coeur de la cité", note Robert Feyler, bâtonnier de l'ordre des avocats du barreau de Seine-Saint-Denis. "Le premier avantage qu'il faut retenir, plaide pour sa part le président du TGI de Bobigny Rémy Heitz, c'est l'amélioration des conditions de comparution devant la justice des étrangers maintenus. (Ils) sont aujourd'hui conduits au tribunal de grande instance de Bobigny (situé à 15 km de l'aéroport) et attendent parfois une journée entière avant d'être jugés".

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mardi 17 septembre 2013

Journées du patrimoine : visite de l'hôtel Matignon, l'un des lieux de pouvoir de la République française

Le patrimoine était en fête ce week-end dernier dans toute la France: châteaux, hôtels particuliers, lieux de pouvoir, bâtiments remarquables du XXè siècle mais aussi sémaphores ou sites industriels, ouvrent leurs portes gratuitement, à l'occasion de la 30e édition des Journées du patrimoine. L’Hôtel de Matignon a ouvert ses portes pour les journées du patrimoine, les 14 et 15 septembre 2013. Cette 30e édition a mis en lumière la commémoration du centenaire de la loi du 31 décembre 1913, texte fondateur pour la protection des monuments historiques en France. A la demande de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, plusieurs épisodes décisifs de l'histoire contemporaine ont également été présentés au cours de la visite, comme les 25 ans des accords de Matignon qui ont été signés dans le salon jaune.

Jean-Marc Ayrault entrain d'accueillir les visiteurs de Matignon.

La résidence officielle du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait ouvert ses portes pour la 30e édition des Journées du patrimoine. L'intérieur de l'hôtel de Matignon, construit en 1722, est décoré en style rocaille, avec des panneaux peints par Fragonard. Une importante partie de ce décor est d'origine. Après la Seconde Guerre mondiale, l'hôtel de Matignon a acquis sa fonction définitive suite à l'arrivée du Général de Gaulle en ces lieux..

Jean-Marc Ayrault, disponible et pédagogue avec les visiteurs de Matignon.

Douze millions de visiteurs pour ce grand rendez-vous de septembre au cours duquel 16.000 monuments et sites publics ou privés ont été découverts en métropole et Outre-mer. Quelque 22.000 animations proposées pour attiser l'appétit déjà grand des Français pour le patrimoine.

En choisissant pour thème "1913-2013: cent ans de protection", la nouvelle édition des Journées du patrimoine rend hommage à la loi du 31 décembre 1913, pilier de la protection des monuments historiques en France.

Grâce à elle, la France compte plus de 43.000 immeubles protégés au titre des monuments historiques, dont 14.000 classés et 29.000 inscrits. Quelque 260.000 objets sont également classés ou inscrits.

Dans les salons du ministère, le public a pu découvrir le manuscrit de "Du côté de chez Swann", que Marcel Proust a publié à compte d’auteur il y a cent ans, faute d'avoir trouvé un éditeur (prêt de la Bibliothèque nationale de France). Il a pu aussi se pencher sur le manuscrit des "Souvenirs" d'Alfred Dreyfus, dont le petit-fils du Capitaine a fait don à la BnF en juillet.

Comme tous les ans, l'Elysée, Matignon, l'Assemblée nationale et le Sénat ont attiré les foules.

Cadeaux diplomatiques

A l'Elysée, le public a pu voir pour la première fois une trentaine de présents offerts au président de la République par des chefs d’Etat étrangers. Le public a pu également approcher du collier de Grand-maître de la Légion d’honneur, prêté par la Grande Chancellerie.

Une Berliet C2 et une Rochet-Schneider type 9000 Torpedo, très proches des véhicules utilisés par le Président Poincaré en 1913 ont été montrées, tout comme une Citroën DS 5 hybride utilisée lors de l’investiture du Président François Hollande.

Le château de Versailles a ouvert exceptionnellement au public l'intégralité des galeries historiques de l’Aile du Midi, en visite libre. Ces salles ne sont accessibles que rarement, avec des conférenciers. De l’escalier de Provence à l’Attique, en passant par la galerie des Batailles et les salles Empire, le public a pu défiler devant les oeuvres rassemblées par Napoléon et Louis-Philippe et qui racontent l'histoire de France.

A l'occasion de ces Journées, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a souhaité qu'une très belle lanterne de 1784 installée dans l’escalier d’honneur de l’Hôtel de Matignon depuis 1935 rejoigne le château de Versailles pour être vue du plus grand nombre. Réalisée pour le cabinet intérieur de Louis XVI à Compiègne, cette lanterne de provenance royale a été accrochée dans les appartements de Mesdames, filles de Louis XV, au rez-de-chaussée du château de Versailles.

En échange, une lanterne d’époque Empire du Château de Versailles éclaire désormais l’escalier d’honneur de l’Hôtel de Matignon.

A Roubaix, la Villa Cavrois réalisée en 1932 par l'architecte Robert Mallet-Stevens et rachetée en 2001 par l'Etat a été ouverte exceptionnellement. Elle est actuellement fermée pour restauration.

Toute une série de sémaphores ont été ouverts, dont celui de Ploumanac'h (Côte-d'Armor) sur la côte de granit rose, ou encore celui du Rosédo à Bréhat, haut de 32 mètres, dans le même département.

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Soeur Angélique Namaika, religieuse congolaise est lauréate de la prestigieuse distinction Nansen du HCR

Genève, 17 septembre 2013 – Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé aujourd’hui que la distinction Nansen pour les réfugiés est décernée cette année à sœur Angélique Namaika, qui travaille dans la région isolée du nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) auprès des femmes déplacées et rescapées des sévices perpétrés par l’Armée de résistance du Seigneur (LRA).

Soeur Angélique Namaika

Sœur Angélique, avec son Centre pour la réintégration et le développement, a transformé la vie de plus de 2 000 femmes et jeunes filles qui avaient été chassées de chez elles et brutalisées, principalement par les rebelles de la LRA. Beaucoup des femmes qu’elle a secourues témoignent d’enlèvements, de travail forcé, de coups, de meurtres, de viols et d’autres violations des droits fondamentaux.

L’approche personnalisée mise en œuvre par la religieuse aide les survivantes à guérir de leurs traumatismes et des atteintes qu’elles ont subies. En plus des violences dont elles ont souffert, ces femmes et jeunes filles vulnérables sont souvent ostracisées par leur propre famille et leur communauté en raison des épreuves qu’elles ont traversées.

Il faut des soins particuliers pour leur permettre de guérir et de recoller les morceaux de leur vie brisée. Sœur Angélique y parvient en leur donnant la possibilité d’apprendre un métier, de créer une petite entreprise ou de retourner à l’école. Les témoignages de ces femmes montrent les résultats remarquables de son travail pour les aider à prendre un nouveau départ. Beaucoup d’entre elles l’appellent d’ailleurs affectueusement « mère ».

L’annonce du nom de la lauréate coïncide avec la publication d’un rapport (en anglais) sur la vie des personnes déplacées par la violence de la LRA. Depuis 2008, on estime que 320 000 personnes ont été forcées de fuir dans la province Orientale de la RDC, parfois à plusieurs reprises. Ce rapport, préparé par le HCR et l’Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC), met en lumière les raisons pour lesquelles la violence de la LRA a provoqué des traumatismes aussi profonds et durables, pour les personnes enlevées comme pour des centaines de milliers de déplacés qui ont encore peur de rentrer chez eux.

Sœur Angélique a elle-même été déracinée par les violences en 2009, quand elle vivait dans la ville de Dungu. Elle a donc éprouvé la douleur de devoir fuir son propre foyer. C’est en partie cette connaissance qui la pousse à travailler jour après jour pour aider toutes les femmes et jeunes filles qui en ont besoin.

« Sœur Angélique travaille sans relâche pour aider des femmes et des jeunes filles rendues extrêmement vulnérables par le traumatisme, la pauvreté et le déracinement. Les obstacles sont de taille et son œuvre n’en est que plus remarquable ; sœur Angélique ne laisse rien se mettre en travers de son chemin », a déclaré António Guterres, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, à propos de la lauréate.

Là où l’électricité, l’eau courante et les routes asphaltées sont rares, le travail de la religieuse est stupéfiant. Même si elle manque d’outils adaptés et si ses ressources sont presque inexistantes, sœur Angélique ne se laisse pas décourager. Elle s’est donné pour mission d’alléger les souffrances de ces femmes et de ces jeunes filles déracinées, et de leur donner un nouvel espoir pour l’avenir.

« La vie de ces femmes a été brisée par la violence aveugle et le déracinement. Sœur Angélique montre qu’une personne peut à elle seule changer la vie des familles déchirées par la guerre. C’est une véritable héroïne », a ajouté António Guterres.

A propos de l’annonce, la nouvelle lauréate a déclaré : « Il est difficile d’imaginer les souffrances de ces femmes et de ces adolescentes aux mains de la LRA. Elles resteront marquées à jamais par cette violence. La récompense décernée à sœur Angélique signifie que davantage de personnes déplacées à Dungu pourront recevoir l’aide dont elles ont besoin pour recommencer leur vie. Je ne cesserai jamais de faire tout ce que je peux pour leur redonner espoir et leur offrir la chance de revivre. »

Sœur Angélique recevra la distinction Nansen pour les réfugiés et la médaille Nansen lors d’une cérémonie organisée à Genève le 30 septembre. Paulo Coelho, auteur de nombreux succès de librairie, y prononcera une allocution alors que Dido, chanteuse et compositrice britannique, Yuna, auteure et interprète malaisienne, et le duo malien Amadou et Mariam, nominé aux Grammy Awards, se produiront devant les invités.

Après la cérémonie, sœur Angélique se rendra à Rome, où elle sera reçue par le pape François au Vatican le 2 octobre, avant de participer à d’autres réunions à Paris, Bruxelles et Oslo.

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Benguigui "déçue" par la faible audience des Jeux de la Francophonie

La ministre déléguée chargée de la Francophonie Yamina Benguigui a, peu avant la cérémonie officielle de clôture, tiré un bilan en demi-teinte de la 7e édition des Jeux de la Francophonie qui s'achève à Nice dimanche dernier. "Il n'y a pas eu beaucoup de public et pas de couverture médiatique au point que les jeunes (participants) en ont été choqués", a regretté la ministre. C'est en effet ce qui est ressorti, entre autres, des échanges avec une vingtaine de jeunes délégués de différents pays participants que la ministre a rencontrés en milieu de journée.

Yamina Benguigui, ministre déléguée chargée de la Francophonie

Globalement, les épreuves culturelles en centre-ville ont attiré le public, mais celui-ci était peu fourni sur les sites sportifs plus excentrés, ont constaté des journalistes présents sur place. Les organisateurs niçois se sont, eux, réjouis que l'événement ait été "plébiscité par le public", attirant des "dizaines de milliers de spectateurs", en dix jours d'épreuves.

"C'est comme si personne ne savait que les Jeux de la Francophonie avaient lieu à Nice... Il faut plus de communication !", a estimé pour sa part une joueuse de tennis de table gabonaise, s'adressant dimanche à la ministre. Mme Benguigui a répondu à ces doléances en invoquant la rentrée scolaire, mais aussi le fait que ces Jeux se passaient, pour une fois, hors de la capitale du pays hôte.

"Il n'y a que la France qui ne prend pas conscience de l'importance de ces grandes manifestations", a-t-elle dit.

"Nous nous sommes beaucoup battus, y compris la Ville (de Nice), pour que les médias soient présents", a-t-elle souligné.

"Il faut que la France s'autoanalyse sur la Francophonie. (...) Nous avons peut-être besoin d'en discuter, de façon nationale. La Francophonie, cela concerne les cinq continents, 77 nations. La Francophonie, c'est l'avenir. La langue française que nous avons en partage, est une langue culturelle, mais aussi une langue économique... C'est très important de se réveiller", a déclaré la ministre.

Dans un communiqué de presse publié dimanche, le Comité international des Jeux de la Francophonie (CIJF) dresse le bilan de ces compétitions culturelles et sportives qui ont démarré le 07 septembre à Nice (France).

Selon le CIJF qui établit des chiffres record pour ces VIIes Jeux de la Francophonie, l’on a enregistre 54 États et gouvernements, 3.000 participants dont 2.500 concurrents et plus de 500 accompagnateurs, des médias partenaires internationaux (100), des médias internationaux indépendants (150), un peu plus de 80 médias nationaux, des représentants des États et gouvernements en nombre.

« Autre fait marquant (…), la qualité des concurrents et leur volonté de partage », se réjouit le Comité qui souligne la qualité et le niveau de performance des artistes comme des sportifs, encore plus élevé, tout comme la qualité de l’organisation technique des concours culturels et sportifs assurée par les délégués techniques des fédérations sportives internationales, par les présidents de jurys culturels et les différents responsables de sites du CNJF.

De même pour la couverture médicale, internationale et nationale, qui a permis aux antennes secours et santé d’être efficaces à chaque fois que cela s’est avéré nécessaire.

Concernant la couverture médiatique « sans précédent » qui place désormais ces Jeux parmi les rendez-vous événementiels internationaux, le CIJF met l’accent sur les retransmissions en direct et des résumés quotidiens de 5 et 13 minutes (43h de programme TV au total), les émissions radio quotidiennes, une présence presque continue sur les cinq continents, l’animation quotidienne du site internet officiel des Jeux et des réseaux sociaux, avec une audience croissante au fil de l’événement et la mise à disposition de la presse de photos HD et de vidéos de qualité, directs, résumés ou reportages.

« Côté ambiance, l’envie de partage et de communion ne s’est pas démentie », précise le communiqué. Le CIJF indique avoir pleinement joué son rôle de supervision et d’encadrement de l’ensemble du dispositif. « Sans ce dispositif le CNJF aurait fait les Jeux probablement sans accréditation et n’aurait pas pu réaliser et distribuer 9000 accréditations en une semaine », précise le texte.

Le site des Jeux est resté la référence auprès des médias et des délégations depuis le premier jour avec près de 100 000 visiteurs.

« Autre temps fort, le vernissage fut une réussite en terme de participation, de médiatisation et de par la qualité des œuvres présentées, par les artistes comme par les enfants des écoles de la région », note le CIJF. Le Comité estime que des difficultés doivent néanmoins elles aussi être pointées concernant les transports, l’hygiène sur site d’hébergement, la restauration des athlètes et artistes, la circulation de l’information et la mobilisation du public sur les différents sites, le plus souvent par manque d’informations.

« Des enseignements devront donc être tirés par tous en vue de la prochaine édition : Côte d’Ivoire/Abidjan 2017 », conclut le communiqué.

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lundi 16 septembre 2013

Jeux de la Francofuite? Trois pays médaillés d'or de la fugue: La RDC, le Djibouti et la Côte d'Ivoire !

Treize sportifs congolais, sept artistes djiboutiens et six Ivoiriens sont dans la nature Jeux de la Francofuite? La septième édition des Jeux de la Francophonie tire à sa fin et le nombre des athlètes se réduit comme une peau de chagrin… La seule délégation de la République démocratique du Congo (RDC) aurait vu treize de ses membres prendre la poudre d’escampette, souvent même avant leur compétition. Ainsi se seraient volatilisés des joueuses de l’équipe de basket, des cyclistes, footballeurs et sprinteurs. Ces "évasions" d’Africains dans la nature niçoise désolent d’autant plus les populations africaines que leurs autorités critiquaient le manque d’entrain de la France à accorder des visas.

La seule délégation de la République démocratique du Congo (RDC) aurait vu treize de ses membres prendre la poudre d’escampette, souvent même avant leur compétition.

Six Ivoiriens-Ivoiriennes sont dans la nature Jeux de la Francofuite?

Depuis le début des Jeux de la Francophonie à Nice, au moins 24 compétiteurs ont fait défection, un phénomène "courant" dans les grandes compétitions se déroulant dans des "pays du Nord", relativisent les organisateurs de cet événement qui mêle sport et culture. Au moins 24 jeunes venus de République démocratique du Congo (RDC), de Djibouti et de Côte d'Ivoire, sur quelque 2.500 participants, se sont évanouis dans la nature depuis le début des Jeux, le 6 septembre, selon un dernier décompte de la préfecture des Alpes-Maritimes.

Le chef d'une délégation africaine parlant sous couvert d'anonymat fait état de "34 ou 35 défections touchant quatre ou cinq pays". Le Togo serait aussi touché par ces défections, selon cette même source.

Un artiste burkinabè a également déserté lundi, "laissant toutes ses affaires derrière lui", a déclaré Barthélémy Akwandambou, un des responsables de sa délégation. Si ces athlètes et artistes portés manquants par leurs délégations "sont toujours sur le territoire, ils ne sont cependant pas en situation irrégulière car chaque membre a reçu un visa d'un mois", a précisé mercredi lors d'un point-presse Jehan-Eric Winckler, directeur de cabinet du préfet.

Pour l'instant, aucun des compétiteurs manquants n'a été retrouvé, a-t-il ajouté. Aucune demande d'asile n'a par ailleurs été enregistrée.

Le chef de la délégation congolaise, Barthélémy Okito Oleka, a accusé des agents sportifs indélicats, agissant "en bande organisée" d'avoir "fait miroiter" aux jeunes sportifs une entrée hypothétique dans de grands clubs européens.

"Pas un phénomène nouveau"

Après la défection de participants de RD Congo, la sécurité a été "renforcée autour des hébergements où logent les compétiteurs", a dit Bernard Maccario, directeur du Comité national des Jeux de la Francophonie (CNJF).

Selon lui, "il faut relativiser les choses: depuis une vingtaine d'années, tous les grands événements sportifs à rayonnement mondial vivent ce type de situation". Il cite notamment à l'appui les derniers Jeux de la Francophonie dans un "pays du Nord", à Ottawa, en 2001, où "106 participants" avaient déserté et fait des demandes d'asile.

"C'est triste, mais pas dramatique" et ce n'est "pas un phénomène nouveau", estime elle aussi Yamina Benguigui, la ministre déléguée chargée de la Francophonie, jointe par l'AFP. "Ces jeunes ne sont pas en situation irrégulière et j'espère vraiment qu'ils vont rejoindre rapidement leurs délégations et leurs familles", a-t-elle ajouté.

Surtout, "il faut remettre tout cela en contexte: pour les JO de Londres, on avait 300 défections, pour Sydney, c'est à peu près les mêmes chiffres. Pour les JMJ (Journées mondiales de la jeunesse) de 1997 (à Paris), c'est pareil: des centaines de jeunes se sont évanouis dans la nature", a dit la ministre.

"Il ne faut pas que ces défections assombrissent ces Jeux qui restent à ce jour le plus grand rassemblement de la jeunesse francophone", a encore déclaré Mme Benguigui, trouvant "dommage qu'on ne parle que de ces chiffres".

"Dans cette période particulière" de pré-campagne pour les municipales de 2014, "on fait peur aux Français avec ça", estime-t-elle. "A force de focaliser, on montre un mal français qui est la peur de l'autre".

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dimanche 15 septembre 2013

RSF: Ambroise Pierre de la défense de liberté d'information à la diplomatie !

Après un quinquennat à Reporters sans frontières (RSF) comme responsable du desk-bureau Afrique, Ambroise quitte RSF pour la diplomatie. « Ces cinq années passées à défendre la liberté de l'information en Afrique ont été riches et passionnantes, grâce à vous. J'ai été ravi de travailler à vos côtés » avait-il écrit dans le mail aux amis et confrères pour annoncer son départ. Il va travaillé pour deux ans à l'ambassade de France à Abuja au Nigeria. De la langue de soie à RSF, Ambroise Pierre va-t-il sombrer dans la langue de bois diplomatique ? En tout le fait d'avoir travaillé longtemps avec des journalistes et pour ceux-ci, est un atout majeur. Ambroise Pierre qui arbore des chemises immaculées sera sans doute contraint d'enfiler costumes cravatés dans un pays tropical. Le jeudi 29 août dernier au siège de RSF à Paris, un pot de départ a été offert à Ambroise Pierre. Une trentaine d'amis et collaborateurs de RSF étaient présents. Christophe Deloire, Secrétaire Général de RSF, Martial Tourneur, Coordinateur du comité juridique de RSF, Isabelle Gourmelon, Directrice de la communication et des relations presse de RSF, Salimata Chetima, la comptable...et bien d'autres responsables de RSF. Freddy Mulongo de Réveil FM International et Biniam Simon de Radio Erena, un média érythréen en exil à Paris qui émet par satellite, étions présents.

Ambroise Pierre à l'époque responsable du bureau Afrique à RSF. Photo Réveil FM, archives.

Cadeaux, gestes d'amitié ont été manifestés à l'égard d'Ambroise Pierre. Dans son allocution de remerciement à ses collègues de RSF, Ambroise Pierre n'a pas hésité de rappeler à ses collègues son maxime "AIE" "Ambiance-Impertinence-Efficacité" contre le stress quotidien. Devant tout le monde Ambroise Pierre a tenu à rappeler que sans son stage à Réveil FM en août 2002, il ne serait sans doute pas retenu à RSF. En effet, Ambroise était venu à Kinshasa aider, soutenir Réveil FM par ricochet découvrir les radios associatives et communautaires du Congo dont nous étions le président.

Bas-Congo, août 2002, Ambroise Pierre (troisième à gauche), Freddy Mulongo (casquette) et des amis à l'embouchure du fleuve Congo à Banana

D'Ambroise Pierre on retiendra un travail étroit et suivi avec Journaliste en danger (Jed), le partenaire de RSF en République démocratique du Congo. Ses déplacements sur le continent africain, ses rapports avec des journalistes africains, Ambroise Pierre en parle avec de l'émotion dans la voix. Il est très difficile de relater le quinquennat de quelqu'un en quelques lignes. Mais pour nous journalistes congolais, d'Ambroise Pierre on retiendra, sa visite à Bukavu pour le procès de notre confrère Serge Maheshe, journaliste de la radio onusienne Okapi, assassiné et dont les commanditaires courts toujours; l'interpellation de Joseph Kabila au XIIIe Sommet de la Francophonie à Montreux en Suisse.

Le rapport RSF sur la RDC qui sortit deux ans après lors du XIVe Sommet de la Francophonie à Kinshasa : "Monsieur Kabila, vous aviez pourtant promis de lutter contre l’impunité".

Voici ce que Réveil FM International publiait le 17 septembre 2011:

RSF a scandé "Kagamé Prédateur" devant le Ritz à Paris

Paul Kagamé n'a pas eu sommeil lors de sa visite officielle à Paris de trois jours, du 11 au 13 septembre 2011. En mal avec les milieux anglo-saxons qui ont découvert sa supercherie de continuer d'encenser le génocide rwandais de 1994 pour culpabiliser le monde entier et se dédouaner de ses crimes contre l'humanité, de ses pillages des ressources de la République démocratique du Congo mais surtout de sa prédation des libertés aux Rwandais. Étouffeur des droits de l'homme et prédateur de liberté de presse et d'expression, Paul Kagamé a été rattrapé lors de son séjour inoubliable, mouvementé et tendu par des militants de Reporters Sans Frontières. Déjà le lundi 12 septembre, au matin, lors de sa conférence à l'IFRI, notre confrère Ambroise Pierre, Responsable à RSF-Bureau Afrique a été rabroué pour avoir interpellé Paul Kagamé sur les journalistes arrêtés et emprisonnés au Rwanda. Bousculé alors qu'il ne s'y attendait pas, Paul Kagamé a mordu sa langue, il a bafouillé avant de répondre en anglais alors qu'il était sur le territoire français et sais très bien parler français, qu'il n'avait rien compris de la question. Le temps pour la sécurité de chasser de la salle de l'IFRI, Ambroise Pierre et son collègue de Human Rights Watch (HRW) pour avoir perturbé la sérénité d'un président dictateur et prédateur. Reprenant son esprit, le tyran de Kigali avait alors sèchement rabroué ses détracteurs, déniant à Reporters Sans Frontières et Human Rights Watchces le droit de s'ériger en professeurs des droits de l'Homme dans son pays, le Rwanda. Le mardi 13 septembre rebelote !

Jean-François Julliard et Ambroise Pierre, Responsable Bureau Afrique de RSF manifestant devant l'hôtel Ritz à Paris contre "Kagamé-Prédateur" à Paris

Une trentaine de militants de l'ONG Reporters sans frontières ont protesté mardi contre la visite de Paul Kagame, dénoncé comme un "prédateur" de la liberté de la presse, devant le Ritz, l'hôtel parisien où le président rwandais devait recevoir une délégation de patrons français.

Les militants de RSF bâillonnés avec un ruban rouge, cadrés par des gendarmes.

Arrivés un à un sur la place Vendôme, les militants se sont regroupés à 8H00 devant l'entrée du Ritz et ont déployé des pancartes et parapluies affirmant "Kagame prédateur" ou encore "France - Rwanda, pas de liberté, pas de contrat" .

Rapidement encerclés par une soixantaine de gendarmes, les militants, qui s'étaient symboliquement bâillonnés avec un ruban rouge, ont été éloignés de la place et conduits quelques rues plus loin pour un relevé d'identité.

"Paul Kagame est venu discuter de contrats et d'investissements. Il y a aujourd'hui des journalistes qui croupissent en prison au Rwanda, il n'est pas normal que la France déroule le tapis rouge à un tel prédateur des libertés de la presse" , a déclaré Jean-François Julliard , secrétaire général de RSF.

"Passer ces violations sous silence, c'est renier les valeurs de la France" , a-t-il encore dit, rappelant que RSF avait déjà protesté lors des visites à Paris de l'ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi en 2007, du président syrien Bachar Al-Assad en 2008 et du Chinois Hu Jintao en novembre dernier .

Le drapelet congolais bravant la caricature de Paul Kagamé, l'hitler africain. Photo Réveil-FM, Henri Martin.

“Les mauvaises langues disent de moi que ma silhouette tout en longueur, mes petites lunettes d’intellectuel et mes costumes soignés me confèrent le physique lisse d’un homme politique moderne mais ne sauraient cacher l’ancien chef de guerre que j’ai été. Certes, je garde du maquis brutalité et froideur. Et alors ? Suite au génocide de 1994, le processus de réconciliation enclenché par l’Etat sous mon impulsion me sert à asseoir mon pouvoir et à neutraliser l’opposition. Et alors ?

De toute façon, ni les médias, ni les Nations Unies, ni les groupes de défense des droits de l’Homme n’ont l’autorité morale pour me critiquer. Les groupes de défense des droits de l’Homme ? Je suis certain qu’ils ne savent même pas placer le Rwanda sur une carte.

Et les médias. Ah, les médias. Ceux qui osent me critiquer sont semblables à “Radio Mille Collines”, cette radio raciste qui contribua à échauffer les esprits avant et pendant le génocide. Me critiquer moi, qui suis Tutsi, revient à nier le génocide. Les prétendus journalistes rwandais qui, par dizaines, jugent le climat irrespirable et fuient le pays sont des mercenaires et des clochards. Je le prétends et fais en sorte de n’être pas contredit outre-mesure. En conférence de presse, quiconque souhaite me poser une question est le bienvenu pourvu qu’elle ne soit pas embarrassante. Le ministère de l’Information et le Haut Conseil des médias veillent à la qualité de mon sommeil. Ils savent parfaitement utiliser le délit d’”offense à la personne du président de la République”.

Début 2011, deux femmes journalistes, Agnès Uwimana Nkusi et Saidat Mukakibibi, ont été condamnées à 17 et sept ans de prison. Ces deux insolentes avaient osé me critiquer ! Un an plus tard, nous avons eu l’extrême clémence de réduire leurs peines à quatre et trois ans. Ça ne mange pas de pain. Et Jean-Léonard Rugambage ? Lui, son compte est bon. En juin 2010, le corps du rédacteur en chef adjoint de ce torchon d’Umuvugizi a été retrouvé assassiné, dans sa voiture, devant son domicile de Kigali. Il paraît qu’il enquêtait sur les services secrets et leur tentative de meurtre contre un général en exil en Afrique du Sud. Son enquête a visiblement tourné court...”

Que dire d'Ambroise Pierre, sinon un grand merci pour l'accompagnement et des moments inoubliables passés ensemble.

Après le pot au siège de RSF, nous nous sommes retrouvés pour un nouvel pot d'amitié et de départ dehors jusqu'à tard ! Heureusement Paris a ses métros pour des nuitards que nous sommes !

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Albert Jacquard 1925-2013 - Plaidoyer pour l’humanitude

"Celui qui se définissait comme "un passager de l’Histoire" laisse sa marque par la diversité de ses combats, contre le racisme, contre les excès de la technique, ou pour le droit au logement, combats au service des quels il mettait sa grande expertise scientifique dans de nombreux domaines, notamment la biologie et la génétique. La passion, la fougue mais aussi la clarté et la chaleur humaine avec lesquelles il savait exprimer et expliquer ses engagements ont également fait de lui une figure médiatique très appréciée et un vulgarisateur dont le grand talent, dans ses entretiens ou conférences comme dans ses nombreux livres, a beaucoup apporté à la diffusion de la culture scientifique et technique. Le Premier Ministre tient à saluer avec une particulière émotion et un grand respect ce combattant, infatigable pédagogue de grandes causes humanistes, partisan passionné d’une science engagée tout entière au service de l’humanité". Jean-Marc Ayrault, Premier ministre.

Albert Jacquard:"Après avoir été un autre malgré moi, je suis devenu plus que moi-même grâce aux autres"

Le célèbre généticien est décédé mercredi dernier, à Paris, des suites d’une leucémie à l’âge de 87 ans. Connu pour ses combats pour la justice, le scientifique a accordé un dernier entretien au Devoir, en mai dernier. Nous en publions le cœur.

Jusqu’à son dernier souffle, Albert Jacquard s’est soucié du sort de l’humanité. Lors de notre rencontre à la fin mai, dans son appartement de Paris, le célèbre généticien de 87 ans avait encore assez d’énergie pour réclamer la fin de l’armement, dénoncer le système économique actuel et s’inquiéter de l’accroissement de la misère dans le monde. C’était toujours avec autant de conviction, car on a, disait-il, « complètement loupé le retour à la paix ».

« On a raté le désarmement », dit M. Jacquard, qui a accepté cet entretien pour livrer un message à la jeunesse. Bien assis à la table de sa cuisine, ce grand penseur français a sorti son dernier ouvrage Exigez ! Un désarmement nucléaire total cosigné avec son ami Stéphane Hessel, lui aussi disparu en février dernier. « L’erreur numéro un a été de rendre possible le suicide de l’humanité. Il fallait profiter du fait que la bombe atomique soit tellement dangereuse, que tout le monde la craignait, pour tracer un chemin vers la paix, ce qu’on n’a pas fait », affirme-t-il d’une voix qui trahit la déception.

« À la fin de la guerre, on aurait dû se dire : on entre dans une nouvelle ère. Mais au lieu de cela, on a donné des moyens aux armées et on a manqué l’occasion de créer une économie qui répondait aux espoirs de paix. Il faut maintenant un renouvellement très profond, il faut détruire les armes nucléaires et vous devez l’exiger », exhorte M. Jacquard.

Dans cet essai, il propose des pistes de solution pour éviter de se diriger droit dans le mur. À son avis, les armes de meurent la plus grande menace pour l’humanité, même si le réchauffement climatique et le système économique nuisent à notre bien-être. « Il n’est pas trop tard pour prendre une autre direction, mais il faut faire vite. Malheureusement, on est désorienté, en ce moment, et c’est inquiétant. Mais je me dis qu’on n’a pas le droit de désespérer », soutient-il.

Son credo ? La création de ce qu’il appelait « l’humanitude », c’est-à-dire une humanité qui soit complètement basée sur d’autres forces économiques et humaines. « Ça ne va pas être facile, il faut changer les états d’esprit, changer les rapports entre les uns et les autres. Le point de départ, c’est de réaliser que le rapport entre les hommes a été gâché. L’homme est quelqu’un capable de rencontrer l’autre en étant efficace. Or, on ne se rencontre plus, actuellement, et si on le fait, on le fait dans la violence. Je crois qu’il faut changer la façon de réagir à la rencontre de l’autre, et ce n’est pas rien », convient-il en s’arrêtant quelques secondes pour mieux énoncer sa réflexion.

« Dans le fond, c’est dans notre capacité à écouter l’autre que tout va se jouer, et ça passe beaucoup par l’éducation. Il faudrait enseigner aux jeunes la rencontre vers l’autre. Lorsque quelqu’un est différent de nous, au lieu d’avoir le réflexe de le combattre, il faudrait avoir le réflexe de l’aider et d’en faire un émule », avance M. Jacquard, qui dit n’avoir jamais aimé les mots « performance et compétition ».

Au fil des dernières années, en effet, il a préconisé de transformer la compétition en émulation, une manière de se comparer aux autres et de s’entourer de gens meilleurs que soi pour ainsi mieux progresser. « Il faudrait supprimer la notation dans les écoles, une méthode qui incite les jeunes à se diriger vers la compétition et non vers l’émulation », explique-t-il en se défendant bien d’être utopiste.

En tant que scientifique et spécialiste de la génétique, Albert Jacquard a passé une bonne partie de sa carrière à appliquer les concepts de la science à la vie quotidienne. Il ne voit pas pourquoi les théories pour créer une humanité meilleure ne pourraient pas s’appliquer dans un monde qui n’a rien d’abstrait. Il y a une dizaine d’années, il se permettait d’ailleurs de crier haut et fort « J’accuse l’économie triomphante » où l’esprit de compétition, qu’il détestait tant, était et demeure si présent.

« Revoir le système économique est une nécessité humaine. On n’a pas le droit d’accepter un système qui crée tant d’inégalités entre les riches et les pauvres, alors, si on n’accepte pas, on doit chercher à le réformer », tient à dire M. Jacquard, qui a longtemps milité pour les droits des sans-logis et des pauvres.

En constatant les grandes différences qui continuent de subsister dans ce monde, Albert Jacquard en est même venu à se dire qu’il s’était trompé en 1995. « Si je devais refaire mon bouquin Éloge de la différence, je ne lui donnerais pas ce titre, parce que l’éloge de la différence s’est transformé en acceptation de la différence, acceptation de la misère du plus grand nombre, et c’est le contraire que je voulais obtenir », confie-t-il.

Malgré tout, il avait le sentiment, à la fin de sa vie, que ses batailles n’avaient pas été complètement vaines, que les choses avaient évolué, mais pas assez vite. Albert Jacquard nous disait que le plus dur avait été de tourner la page de son enfance marquée par un grave accident de voiture subi à l’âge de 9 ans. Son frère de 5 ans et ses grands-parents y sont morts. Il a survécu et les chirurgiens, dit-il, ont fait ce qu’ils pouvaient de son visage. Pendant des années, il a été incapable de se regarder dans le miroir.

« Quand j’ai réussi à l’accepter, c’est là que j’ai développé mon plein potentiel. Il ne faut pas perdre trop de temps à liquider son passé. Il faut regarder l’avenir et je suis content d’avoir dit et redit à mes contemporains : attention, on va dans la mauvaise direction. C’était pour moi une façon de servir l’humanité », a tenu à dire M. Jacquard, qui reconnaît avoir eu, somme toute, une vie plutôt heureuse. « J’ai eu beaucoup de chance, j’ai fait des rencontres extraordinaires, mais j’aurais pu être bien meilleur. »

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samedi 14 septembre 2013

Guadeloupe : Rendre ses armes illégales "sans crainte d'être poursuivi"

La nouvelle opération "Déposez les armes" débutera le 20 octobre après une campagne de sensibilisation ouverte ce vendredi et durera cinq semaines. La préfète, Marcelle Pierrot, et la procureure générale de la Guadeloupe, Catherine Champrenaud, ont annoncé vendredi 13 septembre, le lancement d'une nouvelle campagne "Déposez les armes" destinée à réduire le nombre d'armes à feu détenues illégalement par des particuliers en leur permettant de les remettre "sans crainte d'être poursuivis."

La Guadeloupe (Gwadloup en créole) est à la fois une région monodépartementale de l'Outre-mer français et une région ultrapériphérique européenne, située dans les Amériques ; son code départemental officiel est le « 971 ».

Une première campagne, inspirée de ce qui se fait aux Etats-Unis, avait été menée du 2 février au 31 mars alors que l'opinion insulaire s'inquiétait déjà d'une criminalité meurtrière qui n'a, depuis, cessé de s'accroître. Selon les derniers décomptes officiels, 37 meurtres ont été commis en Guadeloupe depuis le début de l'année, ce qui place l'île devant Marseille et la Corse.

La nouvelle opération "Déposez les armes" débutera le 20 octobre après une campagne de sensibilisation ouverte ce vendredi et durera cinq semaines, "trois semaines préventives et deux semaines répressives" a précisé la procureure générale, lors d'une conférence de presse vendredi. Elle concerne, a-t-elle précisé, "les armes illégalement détenues ou dangereuses". "La première campagne était encourageante, mais on peut faire mieux", a-t-elle estimé.

"Le chiffre noir" des armes détenues dans l'île

Cette campagne avait permis de récupérer, en trois semaines, 89 armes et 459 munitions selon les chiffres officiels actuels et, selon les chiffres officiellement rendus publics à l'époque, un total de "63 armes et de 300 cartouches et munitions diverses". Cet arsenal hétéroclite allait du "revolver non classé" au "pistolet à poudre noire calibre 44", du fusil à pompe au fusil de chasse, du pistolet d'alarme au revolver 9 mm.

Selon la préfète de la Guadeloupe, l'île ne compte "que 1 200 armes déclarées". Interrogée sur l'évaluation du nombre réel d'armes à feu détenues dans l'île, elle a évoqué "le chiffre noir" : "nous ne sommes pas en capacité de l'estimer", a répondu Mme Pierrot, au cours de la même conférence de presse.

"Il est certain que nous souhaitons lutter contre la prolifération des armes en Guadeloupe, eu égard au caractère très violent de notre délinquance", a poursuivi la préfète en soulignant que "c'est une fausse sécurité que de penser que, en ayant une arme chez soi, on assure sa protection".

La préfète et la procureure générale ont lourdement insisté sur la nouvelle réglementation faisant d'un délit, passible du tribunal correctionnel, le transport d'une arme de chasse par une personne non titulaire du permis de chasser. Mme Champrenaud a précisé à ce sujet que, à l'issue des "trois semaines préventives" de la nouvelle campagn, "il y aura beaucoup de contrôles, et on fouillera les véhicules".

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Syrie: Sergueï Lavrov, «Monsieur Niet» de la diplomatie russe !

Sergueï Lavrov, négociateur redoutable, il partage avec son lointain prédécesseur Andreï Gromyko le surnom de «Monsieur Niet». Ce fidèle du président Vladimir Poutine, grand connaisseur des rouages des Nations unies, est depuis 2004 la voix de la diplomatie de Moscou. Il est l’artisan du blocage russe en Syrie.

Sergueï Lavrov, le patron de la diplomatie russe.

Le dossier syrien est revenu à son point de départ de 2011 ? Non, il a évolué depuis quelques jours. La rencontre " constructive" de John Kerry, Sergueï Lavrov et Lakhdar Brahimi au Palais des Nations à Genève est un signe positif. Au Conseil de sécurité de l’ONU, où la Russie, épaulée par la Chine, excelle à empêcher toute forme de pression sur le régime de Damas. Les discussions s’annoncent laborieuses. Le tour de passe-passe du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, visant à éviter des frappes au régime de Bachar el-Assad en échange de la mise sous contrôle international de son arsenal chimique, est plus que diplomatique, il y va aussi de l'idéologique.

Le camp occidental qui joue au va-t-en-guerre a à peine eu le temps d’applaudir qu’il lui faut retourner à l’ordinaire des négociations avec les Russes. Fatalement, le «niet» a fait son retour au Conseil de sécurité. «Inacceptable», a martelé Sergueï Lavrov à propos du projet de résolution déposé par la France, mentionnant une opération militaire au cas où la Syrie ne respecterait pas ses engagements.

«Animal à sang froid»

L’organisation onusienne est un terrain de prédilection pour le chef de la diplomatie russe, qui a réalisé l’essentiel de sa carrière dans ses murs, en tant que conseiller de la représentation soviétique, de 1981 à 1988, puis comme représentant permanent de son pays, de 1994 à 2004. Il en connaît tous les rouages et n’a aucun mal, via ses diplomates, à mener les Occidentaux sur la voie d’une résolution vidée de sa substance.

«Il était à l’ONU au moment de l’Irak [en 2003]. Sur le dossier syrien, les Russes sont prêts à faire de l’obstruction pendant dix ans s’il le faut. Pendant ce temps, des inspecteurs norvégiens ou suédois seront promenés sur place sans que rien de tout cela n’ait la moindre conséquence sur le régime», prédit une source européenne familière des Nations unies.

Décrit, par ses partisans et ses détracteurs, comme un «animal à sang froid», un «négociateur redoutable», Sergueï Lavrov, 63 ans, est, depuis neuf ans, le visage de la politique étrangère russe. S’il n’a pas encore atteint le score de longévité de son lointain prédécesseur Andreï Gromyko, resté pendant vingt-huit ans à la tête de la diplomatie soviétique, il partage avec lui le surnom de «Monsieur Niet».

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vendredi 13 septembre 2013

Vidéo: Syrie, John Kerry, Sergueï Lavrov et Lakhdar Brahimi au Palais des Nations à Genève !

Les États-Unis et la Russie se rencontreront vers le 28 septembre en marge de l'Assemblée générale de l'ONU pour fixer une date pour la conférence de paix.

Fin de la rencontre tripartite à Genève. John Kerry (à gauche), l'envoyé spécial de l'ONU Lakhdar Brahimi et Sergueï Lavrov se prononcent en faveur d'une solution politique. (Vendredi 13 septembre 2013)

Washington et Moscou ont exprimé vendredi l'espoir qu'une avancée sur les armes chimiques de la Syrie favorise la tenue d'une conférence de paix, une vue que ne partage pas du tout l'opposition syrienne. "Nous sommes déterminés à travailler ensemble, à commencer par l'initiative sur les armes chimiques, avec l'espoir que nos efforts seront payants et apporteront paix et stabilité dans cette région tourmentée du monde", a déclaré le secrétaire d'Etat américain John Kerry, au deuxième jour de négociations américano-russes à Genève sur la mise sous contrôle de l'arsenal chimique syrien.

Il a précisé avoir convenu avec son homologue russe Sergueï Lavrov d'une nouvelle réunion "à New York autour du 28 septembre", en marge de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU, pour essayer de fixer une date pour une conférence de paix sur la Syrie. A l'issue d'une rencontre tripartite avec l'émissaire des Nations Unies et de la Ligue arabe pour la Syrie Lakhdar Brahimi, Sergueï Lavrov a réaffirmé l'engagement de la Russie en faveur de cette conférence de paix.

Il a appelé à ce que "tous les groupes de la société syrienne y soient représentés". "Les parties syriennes doivent arriver à un consentement mutuel sur l'organe de gouvernement de transition qui disposera de toute l'autorité", a-t-il insisté.

Solution politique

Lakhdar Brahimi est en charge de la préparation d'une conférence internationale dite Genève 2 pour rechercher une solution politique. Jusqu'à présent sa mission est restée dans l'impasse faute de consensus international et d'accord des belligérants.

Dans un communiqué vendredi, l'opposition syrienne s'est inscrite en faux sur l'idée qu'une percée sur les armes chimiques du régime permettrait d'avancer politiquement sur la paix dans le pays, ravagé par une guerre civile depuis plus de deux ans et demi qui a fait plus de 110.000 morts.

"Les promesses faites par le régime syrien" pour mettre sous un contrôle international ses armes chimiques "ne sont que de nouvelles tentatives pour tromper la communauté internationale et l'empêcher de le punir pour ses crimes", a déclaré la Coalition nationale de l'opposition syrienne. "Il ne peut y avoir de progrès que si la communauté internationale décide de contraindre le régime syrien à respecter ses engagements selon un calendrier précis et lui signifie qu'une action militaire reste d'actualité s'il ne coopère pas", a ajouté la Coalition.

Réunion à Istanbul

A Istanbul, l'opposition, en quête de crédibilité sur la scène internationale, a entamé vendredi une réunion de deux jours pour tenter de constituer un gouvernement provisoire.

"Tous deux, Sergueï Lavrov et moi, nos pays, nos présidents sont très préoccupés par les morts et les destructions, les actes des deux parties, de toutes les parties qui provoquent de plus en plus de réfugiés, de plus en plus une catastrophe humanitaire", assurait dans le même temps à Genève John Kerry.

Jeudi, le président syrien Bachar al-Assad s'était engagé à envoyer aux Nations unies les documents nécessaires pour signer un accord sur l'interdiction de l'utilisation des armes chimiques, mais avait posé ses conditions: que les Etats-Unis cessent de "menacer" de frappes militaires et "de livrer des armes" aux rebelles.

Poutine salue les avancements

Le président russe Vladimir Poutine, à la manoeuvre sur le dossier syrien depuis le début de la semaine, a aussitôt demandé à la communauté internationale de "saluer" le pas de Damas sur ses armes chimiques.

Vendredi à Genève, MM. Kerry et Lavrov, renforcés par des dizaines d'experts, devaient préciser le processus conduisant à une mise sous contrôle de l'arsenal chimique syrien. Selon un expert français, Olivier Lepick, rendre inopérantes les armes chimiques syriennes est réalisable mais est "très cher, très long et très compliqué".

Les premières discussions américano-russes jeudi ont été jugées "bonnes et constructives" par John Kerry, qui a multiplié en public les signes de bonne entente avec son homologue russe.

La Syrie dissémine ses armes chimiques

Vendredi, le quotidien Wall Street Journal a affirmé que la Syrie avait commencé à disséminer son arsenal chimique sur une cinquantaine de sites différents, pour compliquer la tâche de ceux appelés à les contrôler. Le journal, qui cite des responsables américains anonymes, affirme qu'une unité militaire spécialisée déplace depuis des mois, y compris la semaine dernière, ces stocks d'armes chimiques, qui dépassent le millier de tonnes, selon des experts.

La rencontre de Genève est censée ouvrir une voie diplomatique pour le conflit en Syrie et à repousser une éventuelle action militaire punitive des Etats-Unis et de la France après l'attaque chimique du 21 août qui a fait plus d'un millier de morts.

Paris a soumis à ses partenaires de l'ONU un projet de résolution qui prévoit un éventuel recours à la force en cas de manquements de Damas à ses obligations de désarmement chimique, un texte jugé "inacceptable" par la Russie. Les discussions de Genève, centrées sur les armes chimiques, n'ont pas vocation à résoudre les différends qui ont éclaté au grand jour sur ce projet de résolution.

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Syrie: Conférence de presse tripartite John Kerry, Lakhdar Brahimi et SergueÏ Lavrov au Palais des Nations à Genève !

Conférence de presse John Kerry, Lakhdar Brahimi et SergueÏ Lavrov au Palais des Nations.

A 11 heures, les trois hommes ont débuté une conférence de presse. Pour John Kerry, le sort de Genève 2 dépendra de l'issue des discussions consacrées au contrôle des armes chimiques. Le chef de la diplomatie américaine propose la date du 28 septembre pour une réunion de l Assemblée générale de l'ONU pour fixer date Geneve 2. Serguei Lavrov appelle lui toutes parties syriennes à se mettre autour d'une table.

La conférence de paix Genève 2 semble en passe d’être relancée. John Kerry a qualifié les négociations en cours sur les armes chimiques de «constructives». Sergueï Lavrov a remercié son homologue américain.

Plusieurs lieux, situés à l’extérieur du Palais des Nations pourraient accueillir prochainement les différentes parties syriennes pour des négociations visant à préparer Genève 2.

«Le président Obama soutient fermement une solution politique en Syrie», a affirmé le secrétaire d'Etat américain en s'adressant à la presse au Palais des Nations après la rencontre d'un peu plus d'une heure, aux côtés de M. Brahimi et M. Lavrov.

Rencontre à New York

«Pour y parvenir, nous nous réunirons à nouveau à New York aux alentours du 28 septembre en marge de l'Assemblée générale de l'ONU pour voir s'il est possible de trouver un terrain d'entente et une date pour convoquer la conférence Genève II», a déclaré John Kerry.

«Cela dépendra du succès des négociations ces prochaines heures, ces prochains jours ici à Genève sur les armes chimiques», a affirmé le responsable américain.

La priorité des discussions de Genève, entamées jeudi, est de trouver un accord pour placer sous contrôle international, déplacer et détruire les armes chimiques de la Syrie, a souligné M. Kerry, tout en remerciant Lakhdar Brahimi pour l'invitation.

Dans l'attente d'un résultat

Le ministre russe Sergueï Lavrov a parlé d'une rencontre «très utile», en rappelant le communiqué de Genève du 30 juin 2012 pour une transition politique et l'initiative russo-américaine lancée le 7 mai à Moscou pour essayer de convoquer Genève II.

«Il est très malheureux que pendant une longue période le communiqué de Genève ait été abandonné», a affirmé M. Lavrov. Lors de la réunion à New York, à la fin du mois, il faudra voir ce que les parties au conflit syrien sont d'accord de faire à cet égard, a conclu le ministre russe.

Lakhdar Brahimi a affirmé qu'il attend le résultat des discussions sur l'arsenal chimique de la Syrie. «Cette rencontre a été utile. Il était aussi important pour nous d'essayer de voir comment réunir la conférence Genève II avec succès», a déclaré l'envoyé spécial de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie.

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Syrie: Rencontre Lakhdar Brahimi-John Kerry-Sergueï Lavrov au Palais des Nations à Genève

Après s'être entretenus hier jeudi à l'hôtel Intercontinental de Genève, John Kerry et Serguei Lavrov les deux patrons des diplomaties américaine et russe ont rejoint Lakhdar Brahimi au Palais des Nations. Les choses semblent bouger très vite ces dernières heures. Après s'être entretenus jeudi une première fois, John Kerry et Serguei Lavrov sont arrivés ce vendredi matin à 9h30 au Palais des Nations. Ils ont été accueillis par Lakhdar Brahimi, le médiateur de l'ONU pour la crise syrienne. Cette rencontre a été décidée dans la nuit.

Genève 13 septembre, Lakhdar Brahimi envoyé spécial de l'ONU et ligue des pays arabes en Syrie et Kassym Jomart Tokayev, Directeur Général de l'ONU-Genève. Photo Jean-Marc Ferré-ONU

A son arrivée John Kerry salue et bavarde avec Lakhdar Brahimi. Photo Jean-Marc Ferré-ONU

Arrivée de Sergueï Lavrov au Palais des nations à Genève. Photo Jean-Marc Ferré-ONU

Sergueï Lavrov, John Kerry, Lakhdar Brahimi et Kassym Jomart Tokayev, Directeur Général de l'ONU-Genève. Photo Jean-Marc Ferré-ONU

Sergueï Lavrov au Palais des Nations. Photo Jean-Marc Ferré-ONU

John Kerry au Palais des Nations. Photo Jean-Marc Ferré-ONU

Lakhdar Brahimi au Palais des Nations. Photo Jean-Marc Ferré-ONU

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jeudi 12 septembre 2013

Syrie: Sergueï Lavrov est arrivé à son tour à Genève

Sergueï Lavrov à son arrivée à l'hôtel Intercontinental de Genève.

Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, est arrivé à Genève en fin d'après-midi. Il doit discuter avec le secrétaire d’Etat américain John Kerry d’un plan de destruction de l’arsenal chimique syrien.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov est arrivé jeudi en fin d’après-midi à Genève. Il doit discuter avec le secrétaire d’Etat américain John Kerry d’un plan de destruction de l’arsenal chimique syrien, destiné à éviter des frappes aériennes américaines.

Selon des sources américaines, John Kerry va insister auprès de son homologue russe sur des engagements concrets et rapides de Damas. Si les Etats-Unis acceptent ce plan, une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU devra avaliser l’accord.

Le chef de la diplomatie américaine John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov ont donné le ton lors d'une conférence de presse conjointe, avant le début des négociations qui s'annoncent difficiles. (12 septembre 2013)

Le président syrien Bachar el Assad a accepté la proposition de Moscou. Mais des diplomates craignent que le régime de Damas, accusé d’avoir utilisé des armes chimiques contre la population civile dans un faubourg de Damas le 21 août, cherche ainsi seulement à gagner du temps.

La rencontre entre les chefs des deux diplomaties est prévue en début de soirée. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a déclaré jeudi qu'il y avait encore une chance pour la paix en Syrie et que la communauté internationale devait s'en saisir.

Le ministre russe des Affaires étrangères, cité par l'agence de presse Interfax, s'exprimait devant des étudiants au Kazakhstan avant de se rendre à Genève, où il s'entretiendra avec le secrétaire d'Etat américain de la proposition russe visant à placer l'arsenal chimique syrien sous contrôle international.

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Syrie: John Kerry s'est baladé au bord du lac avant son rendez-vous crucial à Genève

Le secrétaire d'Etat américain est à Genève pour rencontrer le ministre des Affaires étrangères russe pour évoquer la situation en Syrie.

Genève, le 12 septembre 2013 John Kerry s'est promené le long de rade, quai Wilson.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry est arrivé jeudi matin à Genève, pour discuter de la Syrie avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. La rencontre devrait avoir lieu en début de soirée. Avant cela, il doit rencontrer dès 17h30 Lakhdar Brahimi, le médiateur de l'ONU et de la Ligue Arabe pour la Syrie à l'hôtel Intercontinental. Un court point de presse, réservé à la presse américaine suivra.

John Kerry a mangé à la Perle du Lac à Genève.

John Kerry s’est octroyé cet après-midi une pause au bord du Léman. Il s’est promené durant trente minutes sur les quais, entre la Perle du lac et le Palais Wilson, sous bonne escorte. Une vingtaine de personnes, dont des gendarmes et des gardes du corps, l’entouraient, sous les yeux médusés des passants. Une voiture banalisée suivait le cortège, ainsi que trois bateaux de la police de la navigation. Le secrétaire d’Etat américain semblait détendu. Il a pris plusieurs photos du lac et du parc de la Perle du lac.

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Syrie: John Kerry à Genève

Les Etats-Unis et la Russie discutent dès ce jeudi à Genève du projet russe de placer les armes chimiques syriennes sous contrôle international. John Kerry, le chef de la diplomatie américaine a atterri sur le tarmac de l'aéroport de Genève. Un premier entretien est agendé cet après-midi avec Lakhdar Brahimi, le médiateur de l'ONU et de la Ligue Arabe pour la Syrie.

A son arrivée à l'aéroport de Genève-Cointrin, le secrétaire d'Etat américain John Kerry est accueilli par l'ambassadrice Betty E. King, représentante américaine au siège genevois de l'ONU. (Jeudi 12 septembre 2013)

Sous haute protection, le secrétaire d'Etat américain John Kerry est arrivé à Genève.

John Kerry va discuter de la Syrie avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Jeudi 12 septembre 2013, des journalistes en attente devant l'hôtel Intercontinental à Genève.

Le chef de la diplomatie américaine John Kerry est arrivé à Genève vers 10 heures ce jeudi matin. Son homologue russe est attendu d'ans l'après midi. La rencontre doit avoir lieu à l'hôtel Intercontiental.

Lakhdar Brahimi, le médiateur de l'ONU et de la Ligue Arabe pour la Syrie, rencontrera John Kerry cet après-midi à 17h30. Enfin, une conférence de presse entre John Kerry et son homologue russe Serguei Lavrov pourrait avoir lieu samedi, mais une prolongation de la rencontre jusqu'à dimanche n'est pas exclue.

John Kerry a amené sa guitare à Genève

Il ne s'en sépare jamais. John Kerry a emmené sa guitare dans ses bagages. Elle l'a suivi jusqu'à l'hôtel Intercontinental. A plusieurs reprises, le chef de la diplomatie américaine a expliqué dans les médias américains qu'il jouait de la guitare pour se détendre et se déstresser.

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"Affaire Ba Ngulu": JB Mpiana prêt à flouer la France avec un faux Concert au Zenith-Paris en décembre 2013

En France, le Quai d'Orsay même le ministère de l'Intérieur savent que les Congolais ne vont plus aux concerts des artistes joséphistes. Aucune grande salle mythique parisienne:Olympia, Zénith, Bercy, Concorde... ne produira les artistes congolais envoyés par Joseph Kabila et son régime pour distraire les Congolais de l'Etranger pendant qu'une mafia internationale pille allègrement les ressources de la République démocratique du Congo. Depuis trois ans la fatwa anti-concerts, acceptée par tous, lancée contre ces musiciens dépravateurs des mœurs de "Sima Ekoli", qui en plus soutiennent sans broncher la dictature totalitaire qui sévit en République démocratique du Congo, est toujours en vigueur ! Aucun musicien envoyé par Joseph Kabila et sa bande, ne jouera sur la place de Paris. Ceux qui veulent se trémousser en buzobérie n'ont qu'à aller à Kingakati, pas à Paris ni Bruxelles ni Londres ! JB Mpiana en bon artiste déconnecté des réalités et des souffrances de son peuple continue de chanter son "Raïs", le bling bling, le swag, l'argent et la vie facile, les futilités...pendant que son peuple se fait exterminer, pendant que ses mamans, ses sœurs, ses enfants se font violer et son pays est en proie au pillage organisée. Encore un inconscient de la République ! Alors que les athlètes congolais aux jeux de la Francophonie à Nice prennent la poudre d'escampette les uns après les autres. 12 congolais sont déjà portés disparus...dans la nature, alors que les mammouths Joséphistes-mobutistes ne cessent de chanter les louanges de 5 chantiers bidons et de la fumeuse révolution de la modernité.

JB Mpiana, le Tippo Tip moderne.

Toujours à Nice, nous apprenons "la chambre de la sprinteuse Julie Kasongo était vide hier mercredi matin. Selon des sources de la délégation congolaise aux jeux de la Francophonie de Nice, l’athlète aurait disparu mardi 10 septembre en soirée. Le matin du même jour, elle avait été disqualifiée par les juges lors de l’épreuve du 100 mètres. Son couloir est resté vide au coup d’envoi de la course. La sprinteuse a été écartée lors du contrôle faute de chaussures appropriées, explique le président de la Fédération congolaise d’athlétisme". La honte ! Et JB Mpiana en bon Tippo tip, marchand moderne d'esclaves, espère venir à Paris avec 40 faux-musiciens donc des "Ngulu" pour un faux concert au Zénith à Paris au mois de décembre prochain ? D'abord son concert n'est même pas programmé au Zénith ? Voudrait-il jouer devant les chaises vides ? Voudrait-il livrer à Paris un spectacle lamentable, des danses et des cris plus obscènes les uns que les autres ? Son objectif est claire et simple: faire la traite humaine avec ses "Ngulu" qui ne sont mêmes pas musiciens et empocher la pactole. L'argent que Joseph Kabila lui donne ne lui suffit plus ! JB Mpiana veut continuer à distraire bêtement le peuple congolais par des obscénités, une vulgarité qui ne dit pas son nom et des bassesses qui ne font qu'amplifier la médiocrité ambiante en République démocratique du Congo!

En 2003, Papa Wemba est suspecté d'être au cœur d'une affaire de trafic de visas et d'aide à l'immigration clandestine, à travers ses tournées musicales entre son pays, la République démocratique du Congo, la France et la Belgique. Le 17 février 2003, il est interpellé à Paris et maintenu en détention pendant trois mois et demi. Le 16 novembre 2004 le tribunal correctionnel de Bobigny (France) le condamnera à trente mois de prison, dont quatre fermes déjà purgés en 2003, et 10 000 euros d’amende pour « aide au séjour irrégulier de clandestins sous couvert de ses activités musicales ». Ils sont nombreux ces musiciens Tippo Tip : Bozi Boziana, Felix Wa zekwa, Nyoka Longo, JB Mpiana ...qui ont pratiqué du trafic d'êtres humains. Pour eux, c'est du "business" pour se remplir un peu plus les poches, en exploitant la crédulité de ses compatriotes. Les artistes musiciens se font abusivement appeler "leaders d'opinion" mais lorsqu'on regarde de plus près de quelle opinion véhiculent-ils ? Cette opinion est-ce véritablement du peuple congolais miséreux et chosifié ? De tous temps les artistes via leur art ont condamné la barbarie, les guerres, les tortures, la misère, l'ignorance etc...JB Mpiana n'a pas encore compris que l'artiste est l'employé du peuple et vit grâce au soutien populaire, sans ce soutien il n'est plus rien! L'artiste d'être au service du peuple et non le contraire. A Paris, les congolais ne veulent plus de ses pseudos artistes, qu'ils aillent à Kingakati ! La Syrie qui est en guerre voit-on des artistes organiser des concerts dans ce pays ?

Le Congo se meurt, avec plus de 12 millions de morts, des millions de viol, des tortures en tout genre, la misère la plus noire bat son plein, les injustices de toutes sortes...JB Mpiana pense à venir distraire les Congolais de France avec sa musique de Sima Ekoli !

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Poutine met en garde Obama avant la rencontre américano-russe à Genève

Vladimir Poutine et Barack Obama.

Les négociations entre Russes et Américains sur le dossier syrien ne passent pas que par la voie diplomatique. Moscou veut aussi en appeler à l'opinion publique. Dans une tribune publiée jeudi 12 septembre dans le New York Times, le président russe, Vladimir Poutine, expose sa vision du conflit syrien : contrairement à ses homologues américains et français, il tient les rebelles pour responsables de l'attaque chimique du 21 août.

Intitulé "La Russie plaide pour la prudence", ce plaidoyer intervient quelques heures avant une rencontre cruciale entre les ministres des affaires étrangères russe et américain à Genève autour du plan russe de démantèlement de l'arsenal chimique syrien.

Dans cette adresse au "peuple américain et à ses dirigeants" rédigée à la première personne, Vladimir Poutine affirme que pour éviter une nouvelle guerre toute décision doit être prise sous l'égide des Nations unies. C'est pourquoi l'usage de la force en dehors de l'ONU serait "un acte d'agression", selon le président russe.

Il appelle donc les Etats-Unis à adopter le projet russe de démantèlement de l'arsenal syrien actuellement en discussion à l'ONU.

Damas innocent, les rebelles coupables !

M. Poutine met en garde par ailleurs sur la "nouvelle vague de terrorisme" que ne manquerait pas de provoquer selon lui une intervention militaire en Syrie, tout en déstabilisant le Moyen-Orient ainsi que le nord de l'Afrique et en compliquant le "problème nucléaire iranien" et le conflit israélo-palestinien. Il insiste sur le fait que des groupuscules terroristes constituent l'opposition syrienne, armés de l'extérieur par des réseaux proches d'Al-Qaida.

Mais le président russe va plus loin, niant la responsabilité du régime de Bachar Al-Assad dans l'attaque chimique du 21 août qui a fait plusieurs centaines de victimes près de Damas. Alors que Paris et Washington sont convaincus de la responsabilité du régime, Moscou soutient son allié syrien, qui a jusque-là toujours démenti les accusations occidentales. Il accuse au contraire les rebelles d'avoir fomenté l'attaque. "Il y a toutes les raisons de croire que [le gaz toxique] a été utilisé non pas par l'armée syrienne, mais par les forces d'opposition, pour provoquer une intervention de leurs puissants soutiens étrangers, qui se seraient mis du même côté que les fondamentalistes", écrit Vladimir Poutine."Les rapports selon lesquels les rebelles sont en train de préparer une nouvelle attaque – cette fois contre Israël – ne peuvent plus être ignorés", ajoute-t-il.

Le rapport des enquêteurs de l'ONU attendu lundi

Jeudi matin, le ministre des affaires étrangères français, Laurent Fabius, a indiqué que le rapport des inspecteurs de l'ONU missionnés sur place fin août pour enquêter sur l'attaque à l'arme chimique des faubourgs de Damas serait rendu public "probablement lundi".

Selon lui, le rapport "va dire qu'il y a eu un massacre chimique. [...] Il y aura certainement des indications" sur l'origine de ce massacre. "A partir du moment où seul le régime avait les stocks, les vecteurs et intérêt à le faire, on peut tirer la conclusion", a déclaré M. Fabius, pour qui la responsabilité du régime de Bachar al-Assad ne fait pas de doute.

Provocation adressée à Obama

Au passage, Vladimir Poutine en profite pour critiquer le discours que Barack Obama a tenu à la nation américaine mardi soir :

"Je suis plutôt en désaccord avec le discours d'Obama sur l'exception américaine, affirmant que la politique des Etats-Unis est 'ce qui fait que l'Amérique est différente. C'est ce qui nous rend exceptionnels.' C'est très dangereux d'encourager les gens à se considérer comme exceptionnels, quelle qu'en soit la raison."

En réponse à ces provocations, la Maison Blanche a seulement déclaré à CNN :

"[Vladimir Poutine] a fait sa proposition et est à présent pleinement investi dedans. C'est bien. C'est la meilleure réaction possible. Il est complètement investi dans le désarmement de la Syrie, et c'est potentiellement une meilleure solution que l'intervention militaire – qui ne nous débarrasserait pas des armes chimiques."

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mercredi 11 septembre 2013

Le Conseil des droits de l'homme tient une réunion-débat sur la situation des enfants de condamnés à mort

Le Conseil des droits de l'homme a tenu ce matin une réunion-débat sur «les droits de l'homme des enfants dont les parents sont condamnés à la peine de mort ou ont été exécutés, en mettant particulièrement l'accent sur les moyens de garantir la pleine jouissance de leurs droits». Le débat a été ouvert par la Haut-Commissaire adjointe aux droits de l'homme, Mme Flavia Pansieri et la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les violences faites aux enfants, Mme Marta Santos Pais (dont la déclaration a été lue). Des exposés ont ensuite été présentés par les experts suivants: M. Jorge Cardona Llorens, membre du Comité pour les droits de l'enfant; Mme Sandra Jones, professeur associé à l'Université Rowan aux États-Unis; Mme Nisreen Zerikat, du Centre national des droits de l'homme de Jordanie; et M. Francis Ssuubi, Directeur exécutif de l'organisation Wells of Hope en Ouganda.

Conseil des droits de l'homme.

La discussion, dont l'initiative revenait à la Belgique, était animée par son représentant, M. Bernard de Crombrugghe, qui a indiqué que la réunion poursuivait trois objectifs: analyser l'incidence négative de l'exécution d'un parent sur les droits de l'homme de ses enfants; mieux comprendre les normes internationales des droits de l'homme relatives à leurs droits; et discuter de la protection et de l'assistance à leur apporter.

Mme Pansieri a rappelé que la Haut-Commissaire aux droits de l'homme militait pour l'abolition de la peine de mort et pour l'adoption d'un moratoire international. Il faut rechercher des alternatives à la peine de mort, qui a des répercussions disproportionnées sur les enfants. La Haut-Commissaire adjointe a aussi souligné que les enfants devenus ainsi orphelins sont vulnérables et peuvent être victimes de violences physiques ou psychologiques. Mme Santos Pais souligne pour sa part, dans son message au Conseil, que les enfants concernés sont traumatisés et profondément atteints dans leur personne; ils risquent d'adopter des comportements violents et de se replier sur eux-mêmes.

M. Cardona Llorens a rappelé que l'intérêt supérieur de l'enfant constituait une «considération primordiale» face à toute décision risquant de l'affecter; concrètement, s'il existe une possibilité d'alternative à la peine capitale, afin de concilier l'intérêt supérieur de l'enfant avec celui de la société, cette alternative doit être privilégiée. Mme Jones a fait part de son expérience avec les enfants de parents attendant leur exécution ou déjà exécutés aux États-Unis, qui vivent souvent dans un état de chagrin permanent et sont victimes de stigmatisation menant parfois à la violence, aux problèmes mentaux, à l'addiction, au suicide. M. Ssuubi a lui aussi témoigné du chagrin, de l'anxiété, du stress, de la perte de confiance en soi, autant de sentiments que vivent ces enfants de condamnés à la peine capitale, ajoutant que certains deviennent violents, voire délinquants. Mme Zerikat a observé pour sa part que, de par leurs compétences juridiques, les institutions nationales des droits de l'homme jouaient un rôle clé dans la protection des enfants dont les parents ont été exécutés, et a fait valoir le rôle du Centre national des droits de l'homme de la Jordanie à cet égard.

Lors des échanges, les délégations ont majoritairement exprimé leur rejet de la peine de mort et demandé aux États qui la pratiquent encore d'y renoncer ou d'adopter un moratoire. En outre, elles ont plaidé pour la prise en compte de l'intérêt supérieur de l'enfant, plusieurs d'entre elles se préoccupant des conditions d'application de la peine de mort, dans le sens d'une meilleure adaptation aux droits des enfants. Il faut que les États qui appliquent la peine de mort adoptent aussi des mesures d'accompagnement pour les enfants de condamnés à mort. Certains États ont estimé que la Convention relative aux droits de l'enfant fournissait déjà des règles pertinentes en la matière, chaque État restant souverain dans sa façon d'appliquer la justice. Une délégation a plaidé pour la tenue d'un séminaire d'experts des Nations Unies afin de réfléchir aux mesures à prendre pour atténuer les conséquences de la peine de mort sur les enfants. Une ONG a affirmé que l'application de la peine de mort entraîne immanquablement des violations des droits fondamentaux des familles concernées.

Les délégations suivantes se sont exprimées: France, Norvège, Argentine, Espagne, Suède, Irlande, Cuba (au nom du CELAC), Italie, Pakistan (au nom d'un groupe de pays), Suisse, Belgique, Autriche, Union européenne, République de Moldova, Royaume-Uni, Monténégro , Portugal, Afrique du Sud, Pologne, Nouvelle-Zélande, Égypte, Émirats arabes unis, Maroc et Thaïlande.

Les organisations non-gouvernementales suivantes ont aussi pris la parole: Penal Reform International, Comité consultatif mondial de la Société des amis – Quakers, Verein Südwind Entwicklungspolitik, Amnesty International et Servas International.

Cet après-midi, le Conseil se penchera sur des rapports concernant, d'une part, les produits et déchets dangereux et, d'autre part, l'accès à l'eau potable et à l'assainissement. Il doit conclure auparavant, à la mi-journée, son débat entamé hier sur les rapports présentés par l'Expert indépendant sur la promotion d'un ordre international démocratique et équitable et par le Président-Rapporteur du Groupe de travail sur l'utilisation de mercenaires.

Réunion-débat sur les droits de l'homme des enfants dont les parents sont condamnés à la peine de mort ou ont été exécutés

Introduction et observations liminaires

MME FLAVIA PANSIERI, Haut-Commissaire adjointe aux droits de l'homme, a rappelé que la Haut-Commissaire aux droits de l'homme milite pour l'abolition de la peine de mort et pour l'adoption d'un moratoire international. Elle a aussi souligné que 150 des 193 États Membres de l'ONU ont aboli la peine de mort ou instauré un moratoire, de droit ou de fait, sur son application. D'autres pays ont convenu que la peine capitale est contraire aux droits de l'homme. De nombreux instruments internationaux abordent également la question de la peine de mort et la limitent aux cas les plus graves, comme l'article 16 du Pacte international relatif aux droits civils et politique, et l'article 37 de la Convention relative aux droits de l'enfant, qui interdit cette peine pour les moins de 18 ans. La résolution 22/11 du Conseil des droits de l'homme, par laquelle il a décidé de la présente réunion, met l'accent sur l'impact de la peine de mort sur les enfants de parents exécutés. La Haut-Commissaire adjointe a souligné que nombre d'études ont révélé que la peine de mort a des répercussions disproportionnées sur les enfants, en particulier dans les milieux défavorisés. Les enfants dont les parents sont condamnés à mort ou ont été exécutés subissent donc une double discrimination. Les enfants devenus ainsi orphelins sont vulnérables et peuvent être victimes de toutes sortes de violence, dont des violences physiques, psychologiques, voire sexuelles. Mme Pansieri a recommandé de rechercher des alternatives à la peine de mort, sans compromettre pour autant l'administration de la justice lorsqu'un crime est commis, mais en examinant, sous tous les angles, les conséquences qu'une telle sentence risque d'avoir sur les enfants de parents exécutés.

La Représentante spéciale du Secrétaire général sur la violence à l'encontre des enfants, MME MARTA SANTOS PAIS, dans une déclaration lue par Mme Marcia Kran, Directrice de la Division recherche et droit au développement du Haut-Commissariat aux droits de l'homme, a constaté qu'à l'heure actuelle, il n'existe pas d'informations exactes sur le nombre d'enfants concernés par la perte d'un parent condamné à mort, ni de renseignements sur la façon dont leur vie quotidienne en est affectée. La Représentante spéciale encourage à mener de nouvelles recherches sur ce problème. Soulignant que les enfants concernés sont traumatisés et profondément atteints dans leur personne, Mme Santos Pais relève que ceux-ci risquent d'adopter des comportements violents et de se replier sur eux-mêmes. Enfin, le manque de soins dont ils sont victimes leur fait courir le péril de sombrer dans la criminalité. En conséquence, la situation de ces enfants exige une attention urgente pour éviter qu'ils soient victimes de discrimination et de stigmatisation.

M. BERNARD DE CROMBRUGGHE (Belgique), modérateur de la réunion-débat, a rappelé que celle-ci se tient à l'initiative de son pays, avant de déclarer que le bon sens commande la convocation d'une telle réunion, compte tenu de l'incidence très négative de l'exécution d'un parent sur son enfant, et les répercussions sociales, financières et psychologiques qui s'ensuivent. La Belgique est convaincue que le Conseil est le forum idoine pour examiner les problèmes de droits de l'homme liés aux exécutions capitales. Dans ce contexte, la résolution 22/11 du Conseil vise clairement à remédier aux conséquences de l'application de la peine de mort sur les enfants innocents. Selon M. Crombrugghe, la présente réunion-débat poursuit trois objectifs: analyser l'incidence négative de l'exécution d'un parent sur les droits de l'homme de ses enfants; mieux comprendre les normes internationales de droits de l'homme relatives aux droits de ces enfants; et discuter de la protection et de l'assistance à apporter à ces enfants.

M. JORGE CARDONA LLORENS, Professeur de droit international et membre du Comité des droits de l'enfant, a indiqué la doctrine bien établie du Comité des droits de l'enfant établit un «intérêt supérieur de l'enfant» qui doit être pris en compte en priorité dans toute décision le concernant. M. Cardona a souligné que trois données clés peuvent être tirées de l'observation générale numéro 14 du Comité des droits de l'enfant dans ce contexte: le concept de droit de l'enfant, les décisions le concernant et la notion de «considération primordiale». À la question de savoir si la condamnation à mort d'un parent a des répercussions sur un enfant, la réponse ne fait aucun doute. En conséquence de quoi, la condamnation à la peine capitale étant une question concernant l'enfant, celui-ci a droit à ce que son intérêt supérieur constitue une considération primordiale lorsqu'il y a une décision à prendre. Cela signifie, en premier lieu, qu'avant de prononcer la sentence, la justice doit évaluer les possibles répercussions, positives ou négatives, sur l'enfant ou les enfants intéressés. Les États ayant ratifié la Convention relative aux droits de l'enfant ont l'obligation d'évaluer toute conséquence d'une décision susceptible d'affecter un enfant. À la lumière de cette évaluation, on doit déterminer quel est l'intérêt supérieur de l'enfant en relation avec la décision qui sera adoptée. Et cet intérêt devra être pondéré avec les autres intérêts en présence. Concrètement, s'il existe une possibilité d'alternative à la peine capitale, afin de concilier l'intérêt supérieur de l'enfant avec celui de la société, tout en prenant éventuellement en compte d'autres considérations, cette alternative doit être privilégiée, a expliqué M. Cardona. En outre, si une mesure de grâce est possible une fois adoptée la sentence, l'organe étatique qui doit prendre la décision a l'obligation de considérer l'intérêt supérieur de l'enfant comme élément «primordial». Si, au bout du compte, la peine de mort est prononcée, il y a obligation de prévoir les mesures nécessaires pour assurer la protection des enfants du futur supplicié.

MME SANDRA JONES, Professeur associé à l'Université Rowan, États-Unis, a partagé son expérience avec les enfants de parents attendant leur exécution ou déjà exécutés aux États-Unis. Ils vivent souvent dans un état de chagrin permanent et sont victimes de stigmatisation. Les relations avec leurs parents, souvent des pères, est compliquée par les procédures de sécurité dans les prisons. Ils ne peuvent donc pas avoir des rapports normaux avec leurs pères. À l'école, la stigmatisation qu'ils subissent entraîne de mauvais résultats scolaires, et parfois de la violence. Ces enfants perdent également confiance en l'État et en la justice, souffrent de troubles mentaux et du comportement, connaissent des problèmes de drogues, d'insomnie, de phobie sociale et se suicident, a encore indiqué l'experte. MME NISREEN ZERIKAT, Centre national des droits de l'homme de la Jordanie, a observé que, de par leurs compétences juridiques, les institutions nationales des droits de l'homme jouent un rôle clé dans la protection des enfants dont les parents ont été exécutés. Le Centre national des droits de l'homme de la Jordanie promeut activement la protection des enfants dont les parents sont emprisonnés, la peine de mort ayant été suspendue en Jordanie il y a plusieurs années. Il accompagne les détenus dans les centres de détention, contrôle le respect de leurs droits fondamentaux et veille à ce que les familles bénéficient d'une assistance adéquate. Le Centre travaille avec les médias pour minimiser les effets pour les enfants de la couverture journalistique des crimes et délits. Il consacre en outre des séances de sensibilisation des enseignants aux droits et besoins des enfants concernés, afin d'éviter leur stigmatisation. Le Centre forme aussi les policiers sur la manière de procéder lors de l'arrestation d'un adulte à domicile, de façon à minimiser le traumatisme subi par les enfants. Le Centre préconise, enfin, une nouvelle stratégie nationale de protection des droits de l'enfant basée sur la prise en compte de ses intérêts supérieurs.

M. FRANCIS SSUUBI, Directeur exécutif de Wells of Hope en Ouganda, a indiqué que 408 personnes, dont 31 femmes, étaient condamnées à mort dans son pays, 2040 enfants étant concernés. Il a donné des exemples concrets en citant le cas d'une jeune fille qui a tenté de se suicider en se jetant sous une voiture parce que sa mère avait été exécutée. Il a raconté, le chagrin, l'anxiété, le stress, la perte de confiance en soi, autant de sentiments que vivent ces enfants de condamnés à la peine capitale. Ils se sentent complètement perdus, sont montrés du doigt et peuvent même être victimes d'actes de sorcellerie. Certains deviennent violents, voire délinquants, d'autres perdent la raison. En classe, ils se tiennent bien souvent en retrait. La plupart des condamnés étant des hommes, leurs enfants, les filles en particulier, deviennent des proies faciles et sans défense, d'autant qu'il ne va pas de soi de porter plainte lorsque l'on a un parent dans le couloir de la mort. En outre, ces enfants perdent souvent contact avec le parent emprisonné, d'autant qu'on ne leur dit bien souvent pas la vérité. Dans certains cas, ils doivent également s'occuper de leurs frères et sœurs une fois orphelins, lorsque le père a tué la mère par exemple. En conclusion, M. Ssuubi a lancé un appel à l'action pour améliorer le sort de ces enfants.

Débat

Les délégations d'États dans leur majorité ont exprimé leur rejet de la peine de mort et demandé aux États qui la pratiquent encore d'y renoncer ou d'adopter un moratoire. Pour la France, la peine de mort n'est rien de moins qu'une violation des droits de l'homme. Quel que soit le crime qu'un individu peur commettre, il ne faut pas oublier les conséquences que peut avoir son exécution sur sa famille et notamment ses enfants, a ajouté la délégation. Cela est d'autant plus vrai que de nombreuses études montrent que la peine de mort n'a pas d'effet dissuasif. La Norvège a plaidé pour la tenue d'un séminaire d'experts des Nations Unies en vue de réfléchir aux mesures à prendre pour atténuer les conséquences de la peine de mort sur les enfants. Ces derniers n'ont commis aucun crime et sont des victimes cachées. Des victimes d'une politique d'État, a ajouté l'Argentine, plaidant aussi pour que l'intérêt supérieur de l'enfant soit toujours pris en compte, rejoint en cela par les délégations de l'Espagne et de la Suède.

Il faut que les États qui appliquent la peine de mort adoptent aussi des mesures d'accompagnement pour les enfants de condamnés à mort, ont plaidé l'Irlande et Cuba, ce dernier pays s'exprimant au nom de la Communauté des États latino-américains et des Caraïbes (CELAC). Cela implique aussi que les dépouilles soient rendues aux familles, a ajouté Cuba. Ces mesures sont d'autant plus importantes que l'absence de chiffres fiables sur cette question est criante, a dit l'Italie, ajoutant que des études ont montré que les enfants de condamnés refusent l'autorité de l'État et peuvent finir par tomber eux-mêmes dans la délinquance.

Au nom d'un groupe de pays, le Pakistan a estimé que la Convention relative aux droits de l'enfant fournit déjà les règles pertinentes en la matière et que chaque État reste souverain dans sa façon d'appliquer la justice. S'il y a un besoin de protéger les enfants des conséquences de la peine capitale appliquée à leurs parents, il y a aussi un besoin de protéger les enfants des personnes en détention, soumises à une extradition ou victimes d'exécutions extrajudiciaires, notamment par les drones. Les Émirats arabes unis ont noté qu'il n'existe pas de lien juridique entre les condamnés à mort et leurs enfants. L'objectif du débat ne doit pas être d'inciter à l'abolition de la peine de mort. La délégation a rappelé que l'application de la peine de mort fait partie des prérogatives des États souverains.

La Suisse a jugé urgent que les États informent leur personnel chargé de l'application des lois de leurs obligations en matière d'assistance consulaire concernant les détenus d'origine étrangère. L'enfant d'un condamné à mort doit pouvoir visiter son parent en détention, qu'il réside ou non dans le même pays. La Belgique a préconisé la transparence dans l'application de la sentence: le ou les enfants des condamnés doivent être informés de l'avancement des processus légaux liés à la sentence, du lieu et de la date d'exécution, notamment. L'Autriche a observé que tous les enfants dont un parent est détenu, pour quelque motif que ce soit, souffrent d'un traumatisme comparable. La question qui importe est de savoir si ce parent assume des responsabilités parentales.

Résolument opposée à la peine de mort, l'Union européenne estime qu'un État qui procède à l'exécution d'un condamné est responsable de la prise en charge de ses enfants et des soins à leur apporter. Cette responsabilité est clairement stipulée à l'article 9 de la Convention relative aux droits de l'enfant, ratifiée par 193 États. L'Union européenne a demandé aux panélistes de dire comment la notion d'intérêt supérieur de l'enfant s'applique dans ce cas. La République de Moldova a appelé les États qui ne l'ont pas encore fait à ratifier la Convention relative aux droits de l'enfant et à abolir la peine de mort. La Pologne a demandé aux États de tenir compte, en condamnant un justiciable, de l'intérêt supérieur de ses enfants ainsi que des conséquences économiques, sociales et mentales de cette action.

Le Royaume-Uni a relevé qu'il faudra mener de nouvelles recherches pour déterminer combien d'enfants sont concernés par la condamnation à mort d'un parent et quels problèmes concrets se posent alors à eux. Le Monténégro a demandé aux experts de décrire les effets du processus de deuil sur les enfants de détenus condamnés à mort. Le Portugal a demandé l'avis des panélistes sur l'intérêt de préparer des lignes directrices internationales pour aider les États qui appliquent la peine de mort à garantir la protection et le soutien indispensables aux enfants concernés.

L'Afrique du Sud a voulu savoir comment les États peuvent concilier la nécessité de protéger les enfants et la volonté d'assurer la sécurité publique en appliquant la peine de mort.

La Nouvelle-Zélande a espéré que, malgré le caractère polémique de la peine de mort, les États trouveront un terrain d'entente sur la nécessité de protéger les enfants vulnérables des répercussions de cette peine.

L'Égypte a dit s'intéresser en particulier aux bonnes pratiques dans le domaine du soutien aux enfants concernés. Le Maroc a estimé que la protection accordée aux enfants dont les parents sont condamnés à mort doit être appliquée sur un pied d'égalité avec les autres enfants qui ont besoin de cette assistance, compte dûment tenu de l'intérêt supérieur de l'enfant. La Thaïlande, qui applique la peine de mort, accorde une grande attention aux enfants dont les parents sont condamnés à la peine capitale. Elle organise en particulier des visites virtuelles et offre des bourses d'études aux enfants concernés. Le Département de la protection des droits et libertés étudie la possibilité d'abolir la peine de mort.

Les États devraient réfléchir à des peine alternatives à l'exécution, a déclaré l'une des organisations non gouvernementales, Penal Reform International. Comment l'intérêt supérieur de l'enfant peut-il être préservé dans de telles situations, s'est demandé le Comité consultatif mondial de la Société des amis – Quakers. Verein Südwind Entwicklungspolitik a pour sa part présenté le témoignage d'un enfant dont les parents ont été exécutés, qui a conclu en lançant un appel aux États pour qu'ils prennent en compte le sort de ces enfants.

Amnesty International a déclaré que l'application de la peine de mort entraîne immanquablement des violations des droits fondamentaux des familles concernées. L'organisation a ajouté que les autorités de plusieurs pays ne remettent pas les corps des personnes exécutées à leurs familles et qu'elles ne leur communiquent pas la date d'exécution. Pour Servas International, la peine de mort n'est pas à même de résoudre les problèmes du monde, au contraire de l'éducation, formelle ou informelle.

Commentaires des panélistes

M. CARDONA LLORENS a souligné que la Convention des droits de l'enfant avait été ratifiée par tous les États sauf trois, dont les États-Unis. Ces derniers ont néanmoins entériné la notion d'intérêt supérieur de l'enfant. Dans la pondération entre cet intérêt et celui de sanctionner le condamné, l'obligation de considérer le droit de l'enfant rend la peine capitale incompatible dans la pratique avec l'intérêt supérieur de l'enfant, a-t-il reconnu.

M. Cardona a rappelé que ce sont les États qui ont ratifié la Convention relative aux droits de l'enfant et ont, dès lors, souscrit à l'idée de privilégier l'intérêt supérieur de l'enfant en toutes circonstances. La sentence de peine de mort relève des catégories de peines graves qui a des conséquences sur la vie de l'enfant et son intérêt supérieur. L'observation générale 14 du Comité met en relief les conditions nécessaires pour protéger et assister l'enfant d'un condamné à mort. Les organes conventionnels gagneraient à mener une réflexion sur l'impact de cette situation sur l'enfant pour parvenir au plein respect de l'intérêt supérieur de l'enfant, a préconisé M. Cardenas.

MME JONES a abondé dans le sens de la remarque de l'Italie selon laquelle l'exécution ou la condamnation à mort de parents faisait fréquemment de leurs enfants de nouveaux délinquants. Elle a cité plusieurs exemples confirmant ce phénomène. Il y a en quelque sorte une «reproduction» du parent à l'enfant, une sorte d'imitation, selon elle. Trop souvent par ailleurs, la famille d'un accusé passible de la peine de mort se voit interdire tout contact avec la famille de sa victime, y compris des années après la sentence. De tels contacts pourraient pourtant être utiles. Pour Mme Jones, le moratoire est justifié par la simple existence d'enfants de condamnés à la peine capitale. Ces enfants ont des besoins qui ne doivent pas être ignorés.

Mme Jones a également déclaré qu'à l'évidence, l'enfant d'un parent condamné à mort ou exécuté se sentira exclu et stigmatisé. L'impact de cette procédure est très lourd et ne prend en compte ni le sentiment de perte et de chagrin ni celui de l'absence irréversible du parent. Mme Jones a souligné que tant que la peine de mort ne sera pas abolie, il convient de prendre des mesures de protection et d'assistance, en particulier pendant le procès et dans les procédures administratives de visite. Aux États-Unis, la Californie est le seul État à permettre les visites avec un contact direct entre l'enfant et le parent condamné, a fait remarquer Mme Jones. Nombre de procédures sont aussi menées sans que l'enfant soit informé, a-t-elle ajouté.

MME ZERIKAT a estimé que les enfants des condamnés devraient bénéficier de garanties, notamment sous forme de programmes de travail et d'insertion, et que les organisations de la société civile devraient se voir accorder un plus grand rôle à cet égard. Elle a aussi soulevé le problème posé par l'obtention d'aveux par l'usage de la torture. Mme Zerikat a aussi rappelé qu'en Jordanie comme ailleurs, aucune étude n'a démontré le caractère dissuasif de la peine de mort, ajoutant que, depuis son abolition en 2006 dans son pays, la criminalité a eu au contraire tendance à diminuer.

Mme Zerikat a encouragé à mieux définir l'intérêt supérieur de l'enfant et à la mise en place d'un environnement social, économique et culturel favorisant le développement de l'enfant. Les institutions nationales des droits de l'homme peuvent jouer un rôle clé, tandis que la société civile gagnerait à faire pression pour la tenue de visites aux prisonniers qui soient plus humaines et plus intimes, en particulier lorsque des enfants sont concernés.

M. SSUUBI a constaté que tous les orateurs étaient favorables à la prise en compte des enfants dont les parents ont été condamnés à mort. En cas de commutation de la peine, la situation des enfants ne s'améliore pas sensiblement, a-t-il par ailleurs relevé. Il a souligné la grande souffrance psychologique des enfants de condamnés à mort qui ne savent pas quand et si leur parent sera effectivement exécuté, une situation angoissante qui peut se prolonger pendant des années.

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Syrie: Américains et Russes négocient le cadre de la rencontre Kerry-Lavrov à Genève

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry va rencontrer jeudi à Genève son homologue russe Sergueï Lavrov pour évoquer la situation en Syrie, a-t-on appris mardi auprès d'un responsable américain. Quelques jours à peine après être rentré d'une tournée qui l'a mené en Lithuanie, en France et au Royaume-Uni, John Kerry retournera très prochainement en Europe, a expliqué ce responsable. La décision en a apparemment été prise après un entretien téléphonique avec son homologue russe.

Sergueï Lavrov et John Kerry

Les uns voudraient que la rencontre ait lieu au Palais des Nations, les autres souhaitent que les chefs de la diplomatie américaine et russe se rencontrent dans un endroit plus neutre comme un grand hôtel. En 2009, Sergeï Lavrov et Hillary Clinton avaient mené leurs pourparlers sur la Géorgie dans les salons de l‘hôtel intercontinental.

Le choix de l’endroit où doit avoir lieu, demain, la rencontre entre John Kerry et Sergeï Lavrov faisait, ce mercredi matin encore, l’objet de tractations. De son côté, Lakhdar Brahimi, le médiateur de l’ONU sur la Syrie, actuellement en déplacement à Paris, essaie d’être associé d’une manière ou d’un autre à cette rencontre qu’il avait estimé être, il y a quinze jours, un préalable utile et nécessaire avant l’organisation d’un Genève 2.

La Russie a annoncé avoir proposé à ses alliés syriens de placer leur stock d'armes chimiques sous contrôle international et de le détruire, une proposition acceptée par Damas mardi.

M. Lavrov a "des idées intéressantes sur les moyens par lesquels nous pourrions parvenir à cela", a également affirmé John Kerry, qui s'exprimait lors d'un forum de discussion en ligne organisé par Google +: "Si nous pouvons réellement sécuriser toutes les armes chimiques de la Syrie par ce biais, c'est clairement le moyen préférable, et de loin, et cela serait un véritable exploit".

L'accueil favorable réservé par Washington à cette initiative semble éloigner la perspective de frappes contre le régime syrien, accusé d'être responsable d'une attaque chimique perpétrée le 21 août près de Damas, qui a fait plusieurs centaines de morts.

Mais John Kerry a insisté sur le fait que le processus de contrôle et des destruction des armes chimiques syriennes devait "pouvoir être constamment contrôlé" avec un accès international à tous les sites en question. Il a également mis en avant la nécessité d'"une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU pour être sûr qu'il y aura les moyens nécessaires".

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Syrie: L'ONU dénonce des crimes contre l'humanité

GENÈVE - La Commission d'enquête mandatée par l'ONU sur les crimes contre les droits de l'Homme en Syrie accuse le régime de «crimes contre l'humanité» et la rébellion de «crimes de guerre» et ne se prononce pas sur l'usage d'armes chimiques faute de preuves tangibles.

Palais des Nations à Genève.

La Commission mentionne sans pouvoir les confirmer «des allégations (...) concernant l'utilisation d'armes chimiques, principalement par les forces gouvernementales». «Sur la base des éléments de preuve actuellement disponibles, il n'a pas été possible de parvenir à une conclusion quant aux agents chimiques utilisés, leur système vecteur ou les auteurs de ces actes. Les enquêtes se poursuivent», affirme le rapport.

Il ne porte pas sur la période d'août et sur l'attaque perpétrée le 21 août dans la banlieue de Damas qui fait l'objet d'une autre enquête de l'ONU et a entraîné la menace de frappes militaires par les Etats Unis et la France.

Dans une déclaration qui accompagne le rapport la Commission se réfère aux déclarations du Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon du 9 septembre sur la nécessité de présenter à la justice ceux qui ont utilisé des armes chimiques.

«Les forces du gouvernement et de ses partisans ont continué de lancer des attaques généralisées contre la population civile, commettant meurtres, tortures, viols et disparitions forcées constitutifs de crimes contre l'humanité», souligne ce rapport rendu public mercredi à Genève.

Il dénonce également les groupes armés antigouvernementaux qui ont commis des crimes de guerre, notamment des meurtres, des exécutions sans procédure régulière, des actes de torture, des prises d'otages et des attaques contre des objets protégés. Elle mentionne aussi l'utilisation d'enfants soldats par les groupes de l'opposition armée et par les kurdes.

La Commission d'enquête constituée de quatre juristes internationaux soumettra lundi ce rapport portant sur la période entre le 15 mai et le 15 juillet 2013 au Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies pour qu'il soit ensuite adressé au Conseil de sécurité.

«Les auteurs de ces violations et de ces crimes, de quelque bord qu'ils soient, font fi du droit international. Ils ne craignent pas d'avoir à rendre des comptes», estime le rapport qui juge impératif de les traduire en justice.

Le rapport souligne qu'il n'y a pas de solution militaire à ce conflit et appelle à une solution politique par des négociations.

Il établit qu'il y a eu depuis avril 2012 huit massacres attribuables aux forces gouvernementales, un à l'opposition armée et neuf pour lesquels les enquêtes n'ont pas abouti à ce jour.

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mardi 10 septembre 2013

Retraites: la journée d’actions CGT-FO fait pschitt

Il faut avoir des lunettes très grossissantes pour se satisfaire, comme l'ont fait, mardi 10 septembre, Thierry Lepaon et Jean-Claude Mailly, les secrétaires généraux de la CGT et de FO, de la journée d'actions, organisée avec la FSU, Solidaires, l'UNEF - et l'appui du Front de gauche et du Nouveau Parti anticapitaliste - contre la réforme des retraites. Les perturbations provoquées par les appels à la grève ont été quasi-inexistantes, pour ne pas dire invisibles. La mobilisation a été plus que modeste, à peine supérieure à la manifestation, dont l'ampleur avait été faible, que les mêmes syndicats avaient lancé en mars contre l'accord sur la sécurisation de l'emploi. Se livrant à des approximations au doigt mouillé, Thierry Lepaon a pronostiqué "300 000, 400 000, presque 500 000 manifestants dans toute la France" - avant de s'arrêter en fin de journée sur le chiffre de 360 000 -et Jean-Claude Mailly, après avoir pris soin de concéder que "ce n'est pas une déferlante" a jugé qu'elle avait "dépassé le cercle militant". Une langue de bois qui masque mal le fait que la mobilisation a fait pschitt. De son côté, la police a compté 155 000 manifestants dans 170 rassemblements. A Marseille le chiffrage oscille entre 6 300 et 50 000.

Pour juger de cette déconvenue syndicale, il faut se rapporter à la précédente réforme des retraites, celle initiée en 2010 par Nicolas Sarkozy et François Fillon, qui avait donné lieu à une forte mobilisation avec pas moins de neuf journées interprofessionnelles d'actions. Le 7 septembre 2010 - preuve que ce n'était pas la première fois que les syndicats appelaient à manifester aussi tôt à la rentrée -, six syndicats (CGT, CFDT, CFTC, UNSA, FSU, CFE-CGC) avaient appelé à "une mobilisation de haut niveau des salariés". FO, qui réclamait le retrait du projet de réforme, et Solidaires, qui prônait une grève générale illimitée, ne s'étaient pas associées à l'appel mais avaient participé aux manifestations. Résultat: les syndicats avaient gagné leur pari. Ils avaient réussi à mobiliser davantage que le 24 juin, avec 2,7 millions de manifestants, selon eux, et 1,1 million selon la police. Au lendemain de cette journée, Nicolas Sarkozy avait lâché un peu de lest sur la pénibilité sans convaincre les syndicats de relâcher leur pression. Ils avaient de nouveau manifesté le 23 septembre et poursuivi leur harcèlement jusqu'à la fin de l'année. Au final, ils avaient bénéficié d'une adhésion majoritaire de l'opinion mais avaient échoué à empêcher l'adoption de la réforme.

Trois ans après, il n'y a rien de comparable même si l'échec, prévisible, du 10 septembre est dû à plusieurs raisons. Cette mobilisation a été décidée après la publication du rapport Moreau et avant même les décisions de Jean-Marc Ayrault. Or l'écart entre les deux est important. Le gouvernement a soigneusement écarté tous les chiffons rouges : pas de remise en cause de l'âge légal de départ à la retraite; allongement à 43 ans de la durée de cotisations renvoyé en 2035 ; pas de modification du mode de calcul de pensions pour les fonctionnaires; pas de mesures spécifiques pour les régimes spéciaux. Cette réforme à minima a évité tout ce qui était susceptible de fâcher (et donc de mobiliser) la fonction publique et les entreprises publiques. La CGT et FO ont même salué comme une "avancée" ou un "progrès" la création d'un "compte pénibilité". Et les syndicats se gardent bien de demander le retrait du projet et visent essentiellement son amélioration.

Même si l'exécutif est impopulaire, l'histoire montre qu'il est toujours plus difficile de mobiliser contre la gauche que contre la droite. Thierry Lepaon s'est employé de surcroît à récuser la thématique de Jean-Luc Mélenchon pour qui François Hollande mène la même politique que Nicolas Sarkozy, voire pire. Le leader de la CGT, qui a toujours besoin d'asseoir son autorité sur sa centrale, a modéré ses propos et ce qui devait être au départ une journée sur les retraites s'est élargi à l'emploi et aux salaires. Dans un contexte de crise économique et sociale, où le chômage poursuit son ascension, la combativité reste faible et fait souvent place à de la résignation. S'y ajoutent aujourd'hui les tensions internationales autour de la Syrie. Un ensemble qui n'est pas très mobilisateur.

Enfin, la division syndicale a fortement joué. A la différence de 2010, trois syndicats - CFDT, CFTC, CFE-CGC - sont restés en dehors de la contestation. Les deux premiers portent une appréciation globalement positive sur la réforme même si la CFDT attendait du gouvernement plus d'audace. Et la nouvelle présidente de la CFE-CGC, Carole Couvert, a déclaré drôlement que son organisation n'avait pas l'intention de "bloquer le pays"... comme si elle en avait les moyens. La CGT et FO assurent qu'elles n'en resteront pas là et qu'il y aura d'autres mobilisations mais en dehors de leur travail classique de lobbying auprès des parlementaires, lors du débat en octobre, elles y regarderont à deux fois avant de prendre le risque d'une nouvelle journée interprofessionnelle d'actions. En tout cas, la sagesse le leur commanderait. C'est comme si la contestation de la réforme Ayrault commencée le 10 septembre semblait avoir pris fin le même jour.

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L’Allemand Thomas Bach est le nouveau patron du CIO

L’Allemand Thomas Bach a été élu mardi à Buenos Aires à la tête du Comité international olympique, dont le siège est à Lausanne. Il succède ainsi au Belge Jacques Rogge.

Agé de 59 ans, l'Allemand Thomas Bach est le neuvième président du Comité international olympique (CIO) où il succède au Belge Jacques Rogge en poste depuis 2001. (Mardi 10 septembre 2013)

Le Comité international olympique (CIO) a choisi l'Allemand Thomas Bach comme nouveau patron, avec lequel il va entrer dans une nouvelle ère après douze ans de présidence Jacques Rogge. A 59 ans, M. Bach accède ainsi pour un premier mandat de huit ans à la fonction suprême du mouvement sportif, qu'il convoitait en coulisses depuis des années.

Sans surprise, les membres du CIO ont confié au Bavarois, champion olympique de fleuret par équipes aux Jeux de Montréal en 1976, les clés de la maison aux cinq anneaux, fondée il y a 119 ans par le baron Pierre de Coubertin, et ce sans nuance. Malgré six candidats en lice, le conclave olympique n'a eu besoin que de deux tours de scrutin pour faire apparaître la fumée blanche.

Une heure plus tard, sous l'hymne olympique, Jacques Rogge, tout sourire, venait décacheter l'enveloppe recelant le nom de son successeur.

«Je veux diriger selon mon mot d'ordre 'l'unité dans la diversité'. Je veux être le président pour tous», a déclaré Thomas Bach, après avoir dit «merci» dans près d'une dizaine de langues. «Le CIO est un grand orchestre universel, alors jouons ensemble en harmonie pour l'avenir radieux du mouvement olympique», a lancé celui qui préside également le comité olympique allemand.

Cinq voix pour Denis Oswald

«Je connais les grandes responsabilités qu'a un président du CIO et j'en suis heureux», a ajouté le nouvel homme fort du mouvement sportif. «Cher Jacques (Rogge), je tiens à vous dire merci. Vous laissez un bel héritage et de solides fondations. J'espère que nous continuerons avec vous à bâtir ensemble l'avenir du CIO», a déclaré l'impétrant.

Thomas Bach peut mesurer sa popularité au sein de l'instance. Sur plus de 90 votants, il a obtenu une majorité suffisante de 49 voix au second tour, tandis que le banquier portoricain Richard Carrion, le Monsieur Finances du CIO, en ramassait 29.

Les quatre autres se partageaient les miettes: 6 pour le Singapourien Ng Ser Miang, 5 pour le Neuchâtelois Denis Oswald, et 4 pour l'Ukrainien Sergueï Bubka, la légende de la perche. Le Taïwanais Ching-Kuo Wu avait été mis hors jeu au premier tour.

La «non-élection» du candidat suisse Denis Oswald n'est pas une surprise. L'avocat et professeur de droit (66 ans) n'était qu'un outsider dans cette course. Denis Oswald, ancien champion d'aviron et homme du sérail, avait axé son programme sur les valeurs du sport et la transparence, admettant qu'il n'était pas un lobbyiste ni un homme de coulisses.

De manière rare dans le milieu de l'olympisme, il avait dénoncé avant l'élection l'opportunisme de son principal rival. Il a reproché à l'avocat allemand, qui avait travaillé pour Siemens, d'être «impliqué dans des affaires commerciales et d'utiliser avantageusement sa position pour passer des contrats avec les sociétés qu'il représente».

Freddy Mulongo et les confrères journalistes au siège du CIO à Lausanne. Photo Réveil FM

Caisses pleines et image redorée

Si le CIO demeure encore sous la baguette d'un Européen, c'est en revanche la première fois que son chef d'orchestre a déjà goûté aux grands honneurs de l'or olympique même si ce n'est pas dans une discipline de premier plan.

Avec l'avocat d'affaires, qui était jusqu'à mardi vice-président du CIO, ce ne sera pas la révolution mais un changement de philosophie sous les anneaux olympiques.

Contrairement à Jacques Rogge, l'ancien skipper belge qui avait pris la barre d'une institution au bord de l'explosion après le scandale de corruption de Salt Lake City, des lendemains bien plus tranquilles attendent Thomas Bach.

L'avocat d'affaires hérite d'une institution redorée, tant sur le plan de la crédibilité que dans le domaine financier, dont il maîtrise quasiment chaque recoin pour y frayer depuis plus de vingt ans. Avec un trésor de 900 millions de dollars (840 millions de francs) en caisse, la petite entreprise est bien à l'abri de la crise, et pourrait faire face sans menacer sa survie à une annulation des Jeux olympiques.

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«Allende, c'est une idée qu'on assassine»

Le 11 septembre 1973, Salvador Allende, président du Chili, se donne la mort dans le palais présidentiel de la Moneda à Santiago. Ce jour-là, le général Augusto Pinochet, appuyé par la CIA, renverse le gouvernement socialiste par un coup d’État, plongeant le pays dans la dictature pendant dix-sept ans. Intrigué par la figure d'Allende, dont le projet politique retrouve aujourd’hui une force dans les rangs des manifestations étudiantes, Thomas Huchon est parti enquêter sur ce personnage qui tenta la première révolution socialiste en démocratie. Thomas Huchon est journaliste. Ancien correspondant au Chili, il a collaboré avec plusieurs médias, dont Rue89, iTélé et RTL. Ancien rédacteur en chef de SoYouTV, il vit aujourd’hui à Paris où il est réalisateur. Rencontre.

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Les Chiliens manifestent 40 ans après le coup d’État de Pinochet

Trois jours avant le quarantième anniversaire du coup d’État du général Augusto Pinochet, les Chiliens sont descendus dans la rue dimanche jusqu’au cimetière principal de Santiago pour rendre hommage aux victimes de la dictature et pour défendre les droits de l’Homme.

Des dizaines de milliers de Chiliens ont manifesté le 8 septembre 2013. Ici, des manifestants tiennent un portrait du président Salvador Allende, mort en 1973. Photo: capture d'écran - Euronews

« Rien ni personne n’a été oublié »

Chaque année, l’Assemblée nationale des droits de l’homme convoque une grande marche à Santiago en mémoire des milliers de victimes tuées ou torturées pendant les dix-sept années de dictature au Chili entre 1973 et 1990.

Quelques 60 000 personnes se sont rassemblées dans les rues de la capitale chilienne selon les organisateurs, brandissant des pancartes et scandant des slogans comme « quarante ans après le coup d’État, rien ni personne n’a été oublié ».

Hommage à Allende

Des activistes du Groupe des familles de détenus et de disparus ont également participé au cortège, tenant des images de leurs proches morts, torturés ou disparus pendant cette période sombre de l'histoire chilienne.

Les participants ont également rendu hommage à Salvador Allende, le président socialiste qui s’est suicidé le 11 septembre 1973 lors du coup d’État, après trois années passées à la tête du pays.

Incidents avec la police

Après avoir défilé pendant près de deux heures, les manifestants sont arrivés au cimetière principal de la ville, où se trouve un mémorial consacré aux victimes de la dictature. Des heurts ont éclaté entre une centaine de manifestants masqués et les forces de l’ordre en fin de parcours. Une trentaine de personnes ont été arrêtées et sept policiers ont été blessés.

Selon les chiffres officiels, 3200 personnes sont mortes pendant les dix-sept ans de dictature, et plus de 38 000 personnes ont été torturées. D’autres groupes de défense des droits de l’homme parlent plutôt de centaines de milliers de personnes ayant subi les affres de la dictature. Augusto Pinochet est mort le 10 décembre 2006 sans avoir été condamné par la Justice.

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dimanche 8 septembre 2013

Joseph Kabila-Jacob et Khulubuse Zuma: Le Congo menacé par des relations politico-mafieuses de l'Afrique du Sud !

Les Congolais ne sont plus dupes ! Depuis le 8 février 2013, une vingtaine de congolais dont Etienne Kabila, le fils de M'zée Laurent-Désiré Kabila, James Kazongo (Américain d’origine congolaise), Lundula Masikini, Kilele Mukuti, Kabuka Lugaba Adrian Kilele, Amuli Safari, Kakesa Muyombo, John Malako, Jean-Paul Kayembe Tambue, Joe Ngesi, Simon Mbuyi Mukuna, Felli Basyla, James Jacob Mapima, David Muyembe Bakajika, Alan Yoka Maniema, Tenda Nelka, Musasa Tshibangu, Jean-Pierre Lerulwabo, Apounaire Ilonga Manya Mahele et Erice Mubuto, croupissent abusivement dans le "Guantanamo sud-africaine" pour des fausses accusations de "coup d'Etat" contre le régime d'imposture et d'occupation de Joseph Kabila. Lorsqu'on sait dans quelle précarité vivent la majorité de Congolais, on peut se poser la question comment ces compatriotes ont pu être appréhendés en possession de 5.000 fusils AK-47, 50 roquettes TKM, des missiles sol-air, 50 valiser satellitaires et 1.000 grenades offensives ? Au fait nos compatriotes sont des prisonniers personnels de Jacob Zuma pour protéger la mafia que lui et son neveu Khulubuse Zuma ont mis en place avec Joseph Kabila pour mieux piller les ressources de la République démocratique du Congo.

Khulubuse Zuma s'est rapidement enrichi depuis que son oncle Jacob Zuma est devenu président de la République sud africaine.

Avec son embonpoint et son sourire, Khulubuse Zuma, le neveu du président sud-africain, passe rarement inaperçu.

Il existe des liens plus opaques entre Pretoria et Kinshasa. D'après l'agence Bloomberg, le neveu de Jacob Zuma, Khulubuse, a obtenu en 2010 des concessions pétrolières sur le lac Albert, à la frontière avec l'Ouganda. Les deux sociétés ayant acquis les permis, Caprikat et Foxwhelp, avaient été immatriculées aux îles Vierges britanniques trois mois avant la transaction, jugée défavorable aux intérêts de l'État congolais par l'ONG britannique Platform.

Une autorisation de Joseph Kabila à Petrol Caprikat et Foxwhelp pour exploiter les réserves pétrolières des ces deux blocs et prévoyaient déjà la production courant 2011 sur les deux blocs pourtant litigieux. C’était sans compter sur la hargne de Tullow Oil, dans la course sur les mêmes blocs depuis 2006 mais qui n’a jamais pu obtenir l’ordonnance présidentielle, sésame pour devenir propriétaire d’un bloc pétrolier, selon la loi congolaise. Tullow portera donc plainte auprès de la Haute Cour de Justice des Iles Vierges. Contre toute attente, dans une décision temporaire prise le 21 septembre 2010, la division commerciale de la Haute cour de Justice des Iles vierges interdit à Caprikat et Foxwhelp de s’engager dans l’exploitation des blocs 1 et 2 du Graben Albertine. Une victoire de courte durée pour le britannique Tullow Oil car deux mois plus tard suite à un recours des deux sociétés sud-africaines, la Haute Cour de Justice des Iles Vierges suspend son interdiction et ouvre la voie à l’exploration à cause des « maigres chances » d’obtention de l’autorisation présidentielle par Tullow Oil, pourtant présente en RDC depuis 2006.

Etienne Kabila et 19 autres congolais sont des prisonniers personnels de Jacob Zuma en Afrique du Sud.

Les Ituriens et Ituriennes en premier et le peuple congolais entier ont été consultés pour la production et l'exploitation du pétrole du Lac Albert (ex-Mobutu) ?

Outre l'avocat Michael Hulley, qui avait assisté Khulubuse et est devenu, depuis, conseiller juridique de la présidence sud-africaine, l'homme d'affaires israélien Dan Gertler, très proche de Kabila, a également été cité comme un possible bénéficiaire de cette opération. Jusqu'à récemment, on retrouvait aussi sur la Place congolaise African Rainbow Minerals, la société du milliardaire Patrice Motsepe, et SacOil, un groupe en partie détenu par la famille de Dikgang Moseneke, vice-président de la Cour constitutionnelle sud-africaine. La compagnie Dig Oil possède, elle, des participations dans des concessions pétrolières dans l'est de la RD Congo. Dirigée par Andrea Brown, une femme d'affaires proche de l'ANC, elle s'était déjà fait remarquer en se lançant dans l'exploration en Centrafrique, du temps où François Bozizé était encore au pouvoir. En janvier, alors que le président centrafricain vacillait face à la rébellion qui allait le renverser, Pretoria n'avait pas hésité à envoyer un contingent de 400 hommes pour lui prêter main-forte. La débâcle des Sud-Africains à Bangui signifie-t-elle que la brigade d'intervention en RD Congo pourra mieux protéger protéger Goma ?

Pour passer de deux tours à l’élection présidentielle, Joseph Kabila a corrompu des parlementaires godillots du Palais du Peuple qui contre espèces sonnantes et trébuchantes, sans conscience ni morale, ont tripatouillé la Constitution de Liège pour le scrutin du 28 novembre 2011. Cela a quand même alerté des congolais de l’étranger et la communauté internationale. Isolé au niveau international, Joseph kabila a trouvé un allié de taille en la personne de Jacob Zuma, le président sud-africain qui a des intérêts miniers au Congo. Pour réussir lles fraudes électorales, Joseph kabila et sa bande des mammouths joséphistes-mobutistes corrompus ont confié à Robert Gumede, un homme d'affaire proche du Congrès national africain (ANC, le parti au pouvoir), le contrat d'impression des bulletins de vote. Des palettes partiront de Jo'bourg avec des bulletins cochés candidat N°3: Joseph Kabila !

Des jeeps de la CENI et bulletins de vote seront brûles par des congolais dans plusieurs villes où le pot de rose a été découvert dont la ville de Lubumbashi.

Lundi 28 novembre 2011, au quartier Bel Air, Commune de Kampemba à Lubumbashi dans la province du Katanga, des Congolais ont brûlé une jeep pick up bourrée des bulletins de vote déjà cochés candidat N°3 (Joseph Kabila). Au Katanga, Joseph Kabila 42% et Etienne Tshisekedi 41%. Pourtant Daniel Ngoyi Mulunda et sa CENI proclameront Joseph Kabila gagnant à 110% au Katanga. Photo Réveil-FM

Après le scrutin, plusieurs observateurs dont le "Centre Carter" et la mission d'observation de l'Union européenne dénonceront de "nombreuses irrégularités et fraudes", mais la Belgique néocoloniale-léopoldienne et Pretoria féliciteront le tricheur Joseph Kabila pour sa réélection.

Joseph kabila-Jacob Zuma, des relations politico-financières mafieuses !

L'Afrique du Sud sait, bien sûr, où se trouve son intérêt. Elle est le premier fournisseur de la République démocratique du Congo (avec 21,6 % de ses importations en 2012). Sa compagnie de téléphone mobile, Vodacom, domine le marché congolais, ses experts miniers sont nombreux à travailler au Katanga et une partie du cuivre de cette province transite par l'Afrique du Sud, d'où il est exporté. Quant au projet de barrages hydroélectriques de Grand Inga (articulé autour de deux centrales déjà existantes, Inga I et Inga II), il intéresse tout particulièrement Pretoria, confronté à un important déficit énergétique. Le 7 mars, l'Afrique du Sud s'est donc engagée à acquérir plus de 50 % du courant qui doit être produit par le futur barrage d'Inga III. "Le soutien des Sud-Africains nous crédibilise et devrait faciliter la récolte de fonds auprès des bailleurs, reconnaît un conseiller à la primature congolaise. Sans eux, cela aurait été très difficile.

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Paris: Petite vadrouille sur la place de la République !

Une place, c'est toujours un lieu d'ouverture vers le ciel et de rencontre vers les autres. La place de la République à Paris est central pour les rendez-vous, elle est aussi un de ces endroits parisiens où nous aimons prendre notre temps. Celui de retrouver notre confrère du Liban avec son épouse, de siroter un café en lisant le Parisien ou le Canard Enchaîné. Bref regarder le temps qui passe à l'abri du soleil qui chauffe. Depuis dimanche 16 juin dernier, les Parisiens peuvent profiter d'une promenade arborée qui remplace un ancien carrefour étouffant…C'est une petite révolution, qui aura vu la victoire des piétons sur les automobilistes: haut lieu de contestation populaire, la "nouvelle" place de la République à Paris sera inaugurée dimanche 16 juin par le maire, Bertrand Delanoë, après un an et demi de travaux qui ont bouleversé sa physionomie. La place de la république mérite bien une pause pour tous les Parisiens et gens de passage à Paris.

Implantée au centre de la place en 1883, la statue de la République haute de 9,50 m, des frères Léopold et Charles Morice, a subi un toilettage approfondi. Photos Réveil FM

Poussettes, joggers et joueurs d’échec font leur apparition place de la République. Après un an et demi de travaux, qui ont considérablement fait pester les automobilistes, ces 3,4 hectares en cœur de Paris affichent désormais 155 arbres, 129 chaises et une statue flamboyante.

Un miroir d’eau, une surface plane, où les enfants trempent leurs pieds ! Photo Réveil FM

Le café couvert "Monde et Médias", ouvert à partir de 7h à 2h, où l’on peut grignoter et consulter la presse du monde entier. Photo Réveil FM

«Toutes les concertations le montraient: la place était trop routière et ne proposait pas assez d’endroits pour s’asseoir», assure Julien Bargeton, adjoint au maire chargé des transports. Nous avons inversé les proportions: avant les travaux, 2/3 de l’espace était dédié aux voitures, alors qu’aujourd’hui c’est 1/3.» La place peut donc mieux accueillir les grands rassemblements et autres manifestations, mais aussi au quotidien les Parisiens amateurs de promenade. Et certains événements culturels et sportifs qui se tiennent sur la parvis de l’Hôtel de Ville pourraient donc y être délocalisés.

Métro République. Photo Réveil FM

Pour rendre la promenade encore plus vivante, une ludothèque nommé l’R de Jeux propose aux familles des jeux de société. Photo Réveil FM

Un des challenges de ce gros chantier, avoue Antoine Viger-Kohler de l’agence d’architecture TVK, en charge de cette rénovation, résidait dans la conciliation entre mobilités. En clair, comment croiser les piétons, cyclistes, bus et autres automobilistes. « Nous avons installé des feux à un temps, c'est-à-dire que les piétons n’ont plus à s’arrêter en plein milieu de la voie. Et sur la partie nord de la place, interdite aux voitures, les taxis et bus pourront passer au pas.»

République, rééquilibrage en faveur des piétons! Photos Réveil FM

Autre défi pour les concepteurs du projet a été de niveler un sol qui était bombé… avec les éléments fixe comme les sorties de métro. « Et on est sur le toit du métro: cinq lignes se croisent sous la place! Il a fallu travailler à consolider le sol, à l’étanchéité aussi. Et nous avons choisi un endroit stratégique pour le café, qui ne devait pas déjouer les contraintes du sous-sol», poursuit Antoine Viger-Kohler. Côté confort pour les piéton: des chaises mobiles couleur coquelicot (pour une ou deux personnes!), quelques marches au pied de la statue et des bancs «un peu comme des sofas urbains», détaille Antoine Viger- Kohler.

La réalisation a de quoi séduire… excepté pour les automobilistes. Mais pour Julien Bargeton, la nouvelle Place de la République n’a pas reçu tant de plaintes et a été couplée avec la mise en double sens de grands boulevards pour plus de fluidité. «A chaque fois, on nous annonce des catastrophes… Mais la circulation automobile à Paris se réduit de 2 à 3% par an. Cette politique de rééquilibrage en faveur des piétons et des cyclistes correspond aux désirs des Parisiens», assure l’adjoint, qui rappelle que 60% des déplacements à Paris se font à pied contre 7% en voiture. Et la Mairie a veillé à disposer sur la place trois bornes de Vélib’ et quatre véhicules Autolib’.

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samedi 7 septembre 2013

Le Figaro.fr panthéonise Simone Veil !

"Le Figaro" du 2 septembre tient sa candidate pour l'entrée au Panthéon: Simone Veil ! Au terme d'un sondage Internet organisé par le quotidien, 60 % de ses lecteurs ont voté... pour l'ex-ministre de Giscard. Le seul problème, c'est qu'elle est encore vivante. Et ravie de se voir ainsi momifiée avant sa mort ? Après Jean-Paul II " santo subito", Simone Veil "presto au caveau" ? Pas très élégant ! Le Figaro, fier de son coup, a justement axé sa consultation sur les personnalités vivantes. Mort de rire ! Une manière de couper l'herbe sous le pied du Centre des monuments nationaux (CMN), gestionnaire du Panthéon, qui vient de lancer sur Internet une très officielle consultation ouverte (du 2 au 22 septembre) sur les morts a y faire entrer.

Simone Veil et Freddy Mulongo à la résidence de l'ambassadeur de l'Allemagne à Paris. Photo Réveil-FM

Le président François Hollande a en effet passé commande d'un rapport sur le sujet, en insistant sur "la parité et la diversité", au patron du CMN, Philippe Bélaval. Lequel a eu l'idée d'élargir l'enquête aux internautes. Etant donné qu'il n' y a actuellement au Panthéon que deux femmes (Marie Curie et Sophie Berthelot, et encore, cette dernière juste à titre d'épouse...) sur 75 grands hommes, des féministes font campagne pour Olympe de Gouges, Louise Michel ou la mulâtresse Solitude, d'autres s'enflamment pour Camille Claudel, Simone de Beauvoir ou George Sand... Tandis que le camp macho se rebiffe et pousse en avant Denis Diderot ou Pierre Brossolette, voire Stéphane Hessel ! Philippe Bélaval se récrie: "Mais ce n'est ni un référendum ni un hit-parade !" ("20 Minutes", du 2 septembre ). Il se réclame opportunément de la "démocratie participative"

Voici la question du Figaro. fr: Parmi ces personnalités, lesquelles souhaiteriez-vous voir un jour entrer au Panthéon ?

Qui mérite d'aller au Panthéon ? Missionné par le président de la République, Philippe Bélaval, le président du Centre des monuments nationaux, a décidé de poser cette question aux internautes. Une consultation ouverte du 2 au 22 septembre sur le site pantheon.monuments-nationaux.fr. À cette occasion, Le Figaro s'est amusé à établir une liste de personnalités contemporaines du monde de la culture, des sciences et des arts à qui, selon vous, la patrie pourrait être reconnaissante... » Pour plus de femmes au Panthéon - Simone Veil

- J.M.G Le Clézio

- Johnny Hallyday

- Paul Bocuse

- Alain Delon

- Luc Montagnier

- Zinedine Zidane

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vendredi 6 septembre 2013

Syrie: La France attendra le rapport des inspecteurs de l'ONU

Le président français François Hollande a annoncé vendredi que la France attendrait le rapport des inspecteurs de l'ONU sur l'attaque chimique du 21 août en Syrie avant de lancer toute action militaire contre le régime de Damas.

«Est-ce qu'on va attendre le rapport des inspecteurs ? Oui, nous allons attendre le rapport des inspecteurs comme nous allons attendre le vote du Congrès» américain, qui doit débattre du sujet à partir du 9 septembre, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg.

Il a également ajouté que si la France intervient, elle ne visera que «des cibles militaires».

Le président américain Barack Obama paraît sceptique (6 septembre 2013).

Le président Barack Obama s'est entretenu avec Ban Ki-moon sur l'intervention contre le régime syrien avant le dîner des chefs d'Etat.

La traditionnelle «photo de famille» a été expédiée rapidement. Barack Obama et Vladimir Poutine se sont superbement ignorés.

Réponse forte contre Damas

Onze pays présents au sommet du G20 ont appelé vendredi dans un communiqué à une «réponse internationale forte» suite à l'usage d'armes chimiques en Syrie, assurant que des indices montraient «clairement» la responsabilité du régime de Bachar al-Assad dans une attaque chimique le 21 août.

L'Australie, le Canada, la France, l'Italie, le Japon, la Corée du Sud, l'Arabie saoudite, l'Espagne (qui n'est pas formellement membre mais invité permanent du G20), la Turquie, le Royaume-Uni et les Etats-Unis sont signataires de cet appel diffusé par la Maison Blanche.

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Lausanne: Des journalistes étrangers visitent le Comité International Olympique "CIO"

Thème d'étude du voyage annuel: le Sport ! Organisé par le Département des affaires étrangères DFAE fédérale, une quinzaine de journalistes étrangers avaient répondu présents pour découvrir le sport en Suisse, le 30 et 31 août 2013. Lausanne abrite le siège du Comité international olympique (souvent abrégé en CIO) qui est une organisation créée par le Français Pierre de Coubertin en 1894, pour réinstaurer les anciens Jeux olympiques antiques, puis organiser cet événement sportif tous les quatre ans (désormais tous les deux ans, en alternant Jeux olympiques d'été et Jeux olympiques d'hiver). Depuis 1981, le CIO est une « organisation internationale non gouvernementale à but non lucratif à forme d’association dotée de la personnalité juridique dont le siège est à Lausanne ». C'est une association dotée de la personnalité juridique, à durée limitée dont le statut est reconnu par la Confédération suisse par arrêté du Conseil fédéral du 17 septembre 1981. Depuis sa création, aucun pays africain n'a encore eu la chance d'organiser les jeux olympiques sur ses terres.

Arrivée des journalistes au siège du CIO à Lausanne dans le domaine du château de Vidy.. Photos Réveil FM

Session olympique aux enjeux multiples

Qui de Madrid, Tokyo ou Istambul sera la ville -hôte des jeux d'été 2020 ? Qui sera le successeur de Jacques Rogge à la tête du Comité international Olympique (CIO) ? Des questions qui fourmillent dans notre esprit en visitant le siège de la CIO à Lausanne.

Deux décisions clés que l'assemblée générale des membres du CIO devra prendre lors d'ici la fin de la semaine. Si aucune ville ne fait figure de favorite, l'élection du 9e patron de l'Olympe de l'ère moderne paraît moins indécise. Ce n'est pas l'ex-sauteur à la perche ukrainien Sergei Bubka qui tient la corde, mais l'Allemand Thomas Bach, actuel vice-président du CIO. A moins que le Suisse Denis Oswald, président de la Fédération Internationale d'aviron ne déjoue les pronostics.

Patrick Chollet du CIO. Photos Réveil FM

Histoire du CIO

À Paris, le 23 juin 1894, en clôture du premier congrès olympique, le baron Pierre de Coubertin fonde le Comité international olympique afin de faire revivre les anciens Jeux olympiques après une absence de plus de 1500 ans2. Il voulait ainsi contribuer à bâtir un monde pacifique au moyen du sport en promouvant la communication, le fair-play et l'entente entre les peuples. Le CIO est une organisation dont le but est de localiser l'administration et l'autorité pour les jeux, ainsi que de fournir une seule entité légale qui détient tous les droits et les marques. Par exemple le logo olympique, le drapeau, la devise et l'hymne olympique sont tous administrés et possédés par le CIO. Le président du Comité olympique représente le CIO dans son ensemble, et les membres du CIO représentent le CIO dans leurs pays respectifs.

Fonctionnement du CIO

Le CIO est composé de 115 membres qui se réunissent au moins une fois par an, et élisent un président pour une durée de 8 ans. Les membres sont tous des personnes physiques. Le CIO comprend notamment parmi ses membres, des athlètes actifs, d'anciens athlètes, ainsi que des présidents ou dirigeants au plus haut niveau de fédérations internationales de sports, d'organisations internationales reconnues par le CIO. Le CIO recrute et élit ses membres parmi les personnalités qu'il juge qualifiées. Les moyens financiers proviennent d'une part des droits de retransmission télévisée et d'autre part des partenariats avec des sociétés multinationales. La présidence de Juan Antonio Samaranch (1980 à 2001) a vu une explosion des droits télévisés et de parrainage des Jeux. En décembre 1998, éclate le scandale de corruption qui a entouré la désignation de Salt Lake City comme ville organisatrice des Jeux olympiques d'hiver de 2002.

Le CIO, autorité suprême du Mouvement olympique, désigne lors de sa session annuelle les villes hôtes pour les Jeux olympiques d'été comme d'hiver. L'élection de la ville hôte requiert la majorité absolue des suffrages exprimés. Si à un tour donné, aucune ville n'obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, un nouveau tour est effectué en éliminant la ville ayant reçu le moins de voix. Lors du dernier tour s'il y a lieu, les deux finalistes sont convoqués pour assister au résultat final du vote. Le vote est secret et n'ont pas le droit de vote les membres du CIO ayant la même nationalité qu'une ville encore en lice. Le CIO se réunit également en congrès exceptionnels.

Freddy Mulongo dans la salle du Conseil du CIO. Photo Réveil FM

Congrès olympique

Chargé d'organiser les Jeux olympiques, il en délègue l'organisation matérielle à un Comité local d'organisation des Jeux olympiques (COJO) et l'organisation technique des épreuves retenues au programme de chaque olympiade aux fédérations internationales compétentes. Il gère les Jeux olympiques d'été depuis 1896, ceux d'hiver depuis 1924 et depuis 2010 les Jeux olympiques de la jeunesse organisés pour la première fois à Singapour. Ses membres sont également impliqués dans l'organisation des Jeux régionaux ou continentaux, reconnus par le CIO et gérés par des comités olympiques ad hoc : jeux asiatiques, jeux africains, jeux panaméricains, jeux méditerranéens, jeux du Pacifique.

Siège social du CIO

De sa création en 1894 jusqu'au 10 avril 1915, le siège du CIO est à Paris. À cette date Coubertin décide de le mettre à l'abri des hostilités en le localisant en Suisse à Lausanne. Le CIO s'installe d'abord au casino de Montbenon puis à la villa Mon-Repos et depuis 1968, son siège principal est le château de Vidy sur les rives du lac Léman. En 1986, le CIO inaugure la Maison olympique. Pour la première fois de son histoire, celui-ci possède un bâtiment qui centralise l'essentiel de ses activités dans le monde. Le musée olympique, fondé sous l'impulsion de Juan Antonio Samaranch, est inauguré le 23 juin 1993. Il est situé au bord du lac Léman sur le quai d'Ouchy. C'est le deuxième musée le plus visité de Suisse et il a reçu le Prix du musée européen de l'année en 1995.

Devise olympique

Citius-Altius-Fortius : expression latine signifiant plus vite, plus haut, plus fort . Coubertin l'a empruntée au père Henri Didon qui utilisait la formule Citius-Fortius-Altius — exprimée pour la première fois le 7 mars 1891 — pour décrire le parcours éducatif du collège Albert-le-Grand d'Arcueil dont il était recteur : plus vite (athlétiquement), plus fort (intellectellement et mentalement), plus haut (spirituellement). Cette expression latine était gravée dans la pierre au-dessus de l'entrée principale de l'établissement et reproduite sous cette forme au frontispice des premières Revue olympique avant de prendre sa forme actuelle.

Anneaux olympiques à Lausanne. Photo Réveil FM

Credo olympique

Le plus important aux Jeux olympiques n'est pas de gagner mais de participer, car l'important dans la vie ce n'est point le triomphe mais le combat ; l'essentiel, ce n'est pas d'avoir vaincu mais de s'être bien battu. Il s'agit de la forme actuelle du credo tel qu'il apparaît sur le panneau d'affichage à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques. Pierre de Coubertin a repris puis adopté ce credo après avoir entendu le sermon de l'évêque de Pennsylvanie, Ethelbert Talbot, prononcé à la cathédrale Saint-Paul le 19 juillet 1908, au cours des Jeux de la IVe Olympiade à Londres. Les paroles exactes de Talbot étaient : L'important dans ces Olympiades n'est pas tant d'y gagner que d'y prendre part.

Drapeau olympique

Conçu par Pierre de Coubertin lui-même en 1913, le drapeau olympique est présenté officiellement en juin 1914 au congrès de Paris. Mais du fait de la Grande Guerre, il ne flotte pour la première fois qu'aux Jeux d’Anvers en 1920. Les 5 anneaux entrelacés représentent les cinq continents réunis par l’olympisme et les six couleurs (en comptant le blanc du fond) rappellent les drapeaux de toutes les nations car au moins une d'elles se retrouve dans celui de celles présentes à la création des Jeux en 1896. Ce symbole est donc celui de l’universalité de l’esprit olympique. Depuis, une opinion courante associe un continent à chaque couleur des anneaux (le bleu représentant l'Europe, le noir l'Afrique, le jaune l'Asie, le vert l'Océanie et le rouge l'Amérique).

Serment olympique

« Au nom de tous les concurrents, je promets que nous prendrons part à ces Jeux olympiques en respectant et suivant les règles qui les régissent, dans un esprit de sportivité, pour la gloire du sport et l'honneur de nos équipes. » Écrit par Coubertin, ce serment est prononcé par un athlète du pays hôte tenant le pan du drapeau olympique de sa main gauche. C'est en 1920 à Anvers que l'escrimeur belge Victor Boin a prononcé le serment olympique pour la première fois. Depuis, un juge et un entraîneur du pays hôte prononcent également chacun un serment dont l'énoncé est légèrement différent.

La flamme et son relais, symboles forts de l'Olympisme

La flamme olympique est un symbole qui nous vient des Jeux olympiques de l'antiquité au cours desquels une flamme sacrée brûlait en permanence sur l'autel de Zeus. La flamme a été allumée pour la première fois aux Jeux de la IXe Olympiade en 1928 à Amsterdam puis à nouveau pendant les Jeux de la Xe Olympiade en 1932 à Los Angeles. La flamme est allumée dans l'antique stade olympique à Olympie dans la région grecque du Péloponnèse au cours d'une cérémonie par des femmes vêtues de tuniques similaires à celles portées par les Grecs de l'antiquité. La flamme est allumée naturellement par les rayons du soleil d'Olympie, réfléchis à l'aide d'un miroir parabolique. La grande prêtresse remet ensuite le flambeau au premier relayeur.

En 1936, Carl Diem, président du comité d'organisation des Jeux de la XIe Olympiade à Berlin, propose d'allumer la flamme en ancienne Olympie et de la transporter jusqu'à Berlin via un relais du flambeau. Son idée est adoptée et la tradition se perpétue depuis lors.

Les dirigeants du CIO immortalisés sur un mur à Lausanne. Photo Réveil FM

Les dirigeants olympiques

1896 : le premier Comité international olympique Liste des présidents du Comité olympique.

Demetrius Vikelas, Grèce, de 1894 à 1896,

Baron Pierre de Coubertin, France, de 1896 à 1925,

Comte Henri de Baillet-Latour, Belgique, de 1925 à 1942,

Sigfrid Edström, Drapeau de la Suède Suède, de 1946 à 1952,

Avery Brundage, États-Unis, de 1952 à 1972,

Baron de Killianin, Irlande, de 1972 à 1980,

Marquis Juan Antonio Samaranch, Espagne, de 1980 à 2001,

Comte Jacques Rogge, Belgique, de 2001 à 2013

Le président représente le CIO et préside toutes ses activités. Il est élu par la Session au scrutin secret. Autrefois illimitée, la durée du mandat présidentiel est fixée à huit ans depuis le 12 décembre 1999, renouvelable une fois pour quatre ans. L’article 20 de la Charte olympique définit le rôle du président, notamment sa fonction de représentation.

Opacité et perte des valeurs olympiques

Le CIO étant une organisation non-gouvernementale ses membres, choisis par cooptation par le reste du comité, ne représentent aucun des pays dont ils sont ressortissants. Ce fonctionnement atypique, souvent mal compris, est assimilé à un manque de transparence dans le fonctionnement. Sont le plus souvent visés :

le choix des membres en lui-même ressenti comme le fait du prince ou de réseaux plus ou moins occultes. En outre le passé de quelques-uns d'entre eux n'est pas toujours des plus clairs. Certains - dont l'ancien président Avery Brundage - restent suspects de sympathies avec le régime nazi avant la guerre alors que l'ancien président Juan Antonio Samaranch est assurément secrétaire des sports du régime de Franco en 1967 ;

la désignation des villes olympiques (vote à bulletins secrets). Pour exemple à propos du choix du lieu des Jeux olympiques d'hiver de 2014, le chancelier autrichien, Alfred Gusenbauer, a déclaré : « Si c'est une question de pouvoir politique et de gros sous, alors Salzbourg n'avait aucune chance. Je suis persuadé que le concept que nous présentions était absolument le meilleur. » ;

la gestion des fonds. Des critiques sont émises tant sur d'éventuelles compromissions avec les sponsors qui semblent parfois dicter le programme même des jeux que sur l'usage qui est fait de l'argent récolté. Pour la période 2001-2004 le mouvement olympique a généré un revenu de plus de 4 milliards de dollars.

Depuis Albertville en 1992, la participation des athlètes des pays tropicaux aux jeux d'hiver semble impactée par l'instauration de minima drastiques. L'argument du CIO : les Jeux olympiques d'hiver sont une manifestation quelque peu particulière, étant donné que – pour des raisons tout simplement climatiques et géographiques – ils ne conviennent pas à certains pays du monde, que ce soit au niveau de l'organisation ou de la participation ne semble pas satisfaire tous les détracteurs.

Le choix de Pékin pour les Jeux olympiques de 2008 - qui a entraîné des expulsions massives de populations (1,5 million selon l'ONG COHRE) - a été vigoureusement critiqué par les associations de défense des droits de l'homme, et entraîné dans certains pays des manifestations spectaculaires lors de leur traversée par le relais de la flamme.

Plus grave encore : en 2004 un reportage de la BBC montre que certains membres du CIO, dont Ivan Slavkov, président du Comité olympique, bulgare sont près à monnayer leur soutien lors de divers votes. D'autres soupçons de corruptions ont été établis, notamment lors des jeux de Salt Lake City et de Sotchi. Le CIO a pris des mesures disciplinaires dans les cas avérés.

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Bintu Mulongo, présidente de l'AFAS s'est occupée des aoûtiens à Nanterre !

Comme des fourmis qui travaillent tout l'été pendant que les cigales chantent, Bintu Mulongo de l'AFAS et ses partenaires se sont attelés à s'occuper des jeunes en vacances au mois d'août à la maison du chemin de l'île à Nanterre dans les Hauts-de-Seine. Le thème: «Faire de l’Emploi une Réalité et l’Espoir pour l’Avenir» a été débattu durant trois samedis successifs les 10, 17 et 24 Août 2013, pour affiner une campagne de la Communication Sociale et Solidaire des Porteurs de projets, Associations, TPE, PME, Artistes,Artisans et Créateurs innovants.

Bintu Mulongo, présidente de l'AFAS. Photo Réveil FM

Occuper l'espace de la Maison du Chemin-de-l'Ile pour permettre aux jeunes talentueux d'exprimer librement leur talent et ceux qui croient n'avoir aucun talent de se découvrir, il fallait y penser mais surtout le réaliser. L'initiative est à louer surtout en plein période caniculaire où Paris et ses banlieues se vident. Les juillettistes sont moins nombreux que les aoûtiens pour les vacances. Assurer une présence, s'occuper des juillettistes qui sont rentrés plutôt et des aoûtiens dont certains ne sont pas partis, c'est ce que Bintu Mulongo présidente de l'AFAS et ses partenaires dont des jeunes universitaires de Paris Descartes ont décidé de faire dans un programme Pas'Echo-Diligence "Faire de l'Emploi une Réalité et l'Espoir de l'Avenir".

Bintu Mulongo (à droite) et Mama Georgette. Photo Réveil FM

Shoming Bouboul Akwel, un artiste engagé

Shoming Bouboul Akwel, un artiste engagé. Photo Réveil FM

Très engagé pour défendre la cause du Congo à travers sa musique et ses chansons, Shoming Boubol Akwel est un partenaire privilégie de l'Action des Femmes Africaines Solidaires pour le Développement (AFAS). Ni grosse tête, ni caprice de stars, Shoming qui est un des fondateurs du groupe de world music: Okwess. Il a interprété plusieurs de ses chansons dont Kinshasa Epeli moto !

Des jeunes occupent l'espace de la Maison du Chemin-de-l'Ile

Le jeune Elie s'est occupé de la logistique: prise des photos, accès de l'internet, arrangement de la salle...

Prisca et ses copines se sont occupées de servir la boisson et à manger aux invités.

Le direct de Nota Musical

Les trois samedis 10, 17 et 24 août 2013, tous les manifestations ont été couvertes et diffusées en direct sur les réseaux sociaux par Nota Musical.

Alexandre Bellance de Nota Musical. Photo Réveil FM

Hommage aux victimes de l'esclavage

Nanterre, Maison du Chemin-de-l'île, samedi 18 mai 2013. George Pau-Langevin, Patrick Jarry et Victorin Lurel (de gauche à droite) ont dévoilé la plaque mémorielle.

« Crime contre l'humanité, l'esclavage et ses conséquences ne doivent jamais être oubliés. » Dévoilée samedi à la Maison du Chemin-de-l'île, à Nanterre, la plaque honorant la mémoire des victimes de l'esclavage - aboli le 27 avril 1848 - porte cette inscription suivie de celle-ci : « Pour accompagner la mémoire des générations nouvelles, les Nanterriens se souviennent ».

Le maire de la ville, Patrick Jarry (Gauche citoyenne) l'a inaugurée avec le Collectif des associations Devoirs de mémoire, et aux côtés des ministres de l'Outre-mer et de la Réussite éducative, Victorin Lurel et George Pau-Langevin, qui ont fait le déplacement pour cette quatrième commémoration organisée à Nanterre. Une double visite ministérielle en présence du sénateur André Gattolin (EELV) qui a manifestement réjoui les habitants, massés devant la Maison du Chemin-de-l'île, situé au cœur du quartier du même nom. Dès son arrivée, Victorin Lurel a chaleureusement salué la population lors d'un bain de foule. « On est content de vous voir ici », lançait une quadragénaire en tenue antillaise, sourire aux lèvres. Avant le dépôt de gerbes, encadré de George Pau-Langevin et Victorin Lurel, Patrick Jarry a tiré le tissu bleu-blanc-rouge pour dévoiler la plaque sur laquelle figure aussi une citation de Toussaint Louverture, « général révolutionnaire », rappelait le maire dans son allocution, nourrie d'un rappel historique pour expliquer l'hommage rendu également à celui qui a mené la première rébellion d'esclaves à Saint-Domingue. Et pour que l'on « n'oublie pas que la République est née avec l'abolition de l'esclavage ». Né esclave en 1743, Toussaint Louverture eut « la chance » de recevoir une éducation de son « maître », devint à son tour propriétaire d'une exploitation de canne à sucre jusqu'à posséder lui-même une dizaine d'esclaves. Avant de lever une petite armée pour mener la première rébellion. C'est ainsi que fut aboli l'esclavage une première fois, en 1793. Napoléon Bonaparte a repris leur liberté à ceux qui l'avaient conquise, en 1802. Jusqu'à l'abolition de 1848. Et la reconnaisse de l'esclavage comme « un crime contre l'humanité » en 2001, ajoute le maire.

George Pau-Langevin et Victorin Lurel, tous deux d'origine antillaise, se sont également exprimés devant la bonne centaine d'habitants du quartier présente pour cette « manifestation simple, conviviale, mais profonde », selon le mot de la ministre de la Réussite éducative. Punch, concerts et lectures de poème ont suivi la cérémonie officielle dans ce quartier du Chemin-de-l'île, qui incarne l'âme de cette « ville mosaïque » qu'est Nanterre, « bâtie par les migrants », rappelait Patrick Jarry.

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Quand Christiane Taubira donne une leçon aux journalistes

POLITIQUE - Christiane Taubira ne lâche rien. Et les journalistes qui l'ont interrogée, ce 5 septembre sur France 2, l'ont appris à leurs dépens. La ministre de la Justice les a systématiquement interpellés lorsqu'elle jugeait leurs questions imprécises, trop partisanes ou pas assez sérieuses.


Quand Taubira fait la leçon aux journalistes par LeHuffPost

"Les quiz n'ont jamais été des exercices intelligents" a rétorqué Christiane Taubira quand on a tenté de lui soumettre un jeu de questions-réponses. Déterminée à ne pas répondre aux "on-dit", la garde des Sceaux a aussi contesté la légitimité de certaines questions qui manquaient parfois, selon elle, de "rigueur". Et de reprocher à Franz-Olivier Giesbert d'employer une expression, "vider les prisons", chère à l'UMP.


Quand Taubira fait la leçon aux journalistes par LeHuffPost

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jeudi 5 septembre 2013

Chili: les juges demandent pardon pour avoir failli sous Pinochet !

L’association des magistrats du Chili a demandé pardon pour avoir failli à protéger les victimes de la dictature d’Augusto Pinochet qui avait fait plus de 3.000 morts.

Un mur en mémoire des victimes de la dictature d'Augusto Pinochet le 11 janvier 2010 à Santiago du Chili.

«L’heure est venue de demander pardon aux victimes, à leurs proches et à la société chilienne», ont dit mercredi soir les juges dans une déclaration inédite. Celle-ci est publiée à quelques jours du 40e anniversaire du coup d’Etat militaire qui avait renversé le gouvernement du socialiste Salvador Allende et installé au pouvoir le général Pinochet le 11 septembre 1973.

Entre 1973 et 1990, environ 3.200 personnes sont mortes ou ont disparu, selon les organisations de défense des droits de l’homme.

«Nous devons le dire et le reconnaître clairement et avec force: le pouvoir judiciaire - et, en particulier, la Cour suprême de l’époque - a manqué à son devoir de garant des droits fondamentaux et de protection des victimes face aux abus de l’Etat», ont déclaré les juges.

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Front Civil de Résistance Populaire: Exhortation patriotique aux Fardc et policiers !

Ce n'est un secret pour personne, les Forces Armées de la République démocratique du Congo (Fardc) sont caporalisées, humiliées, instrumentalisées pour servir un individu, Joseph Kabila, dont les accointances avec le régime de Paul Kagame, le nazi de Mille collines sont plus que connues. Joseph Kabila apparaît comme le proconsul de Paul Kagamé, l'hilter africain, chez qui il reçoit les ordres pour liquider la nation congolaise. A chaque fois que les Fardc font des prouesses sur terrain face aux soudards rwandais agresseurs et envahisseurs de la République démocratique du Congo, c'est Joseph Kabila, sans doute depuis sa ferme de Kingakati, donne des ordres pour stopper les Fardc dans leur progression. Dans un melting-pot langagier, Jean-Kalama Ilunga du Directoire du Front Civil de Résistance Populaire exhorte les Fardc à demeurer du côté du peuple congolais.

Jean-Kalama Ilunga, Directoire du Front Civil de Résistance Populaire. Photo Réveil FM

Chers compatriotes, vous tous qui avez choisi le métier de la défense et de la sécurité de notre patrie, la République Démocratique du Congo: Officiers généraux congolais actifs ou exclus, officiers supérieurs congolais actifs ou exclus, officiers subalternes actifs ou exclus congolais, sous-officiers congolais,caporaux, soldats et policiers congolais, au nom des Résistants-Patriotes-Combattants des Comités Locaux de Résistance Populaire du Front Civil de Résistance Populaire, le directoire vous salue! Losako! Salamu! Mbote! Moyo!<

Ce message solennel du Front Civil de Résistance Populaire vous concerne! Yango bofungola matoyi boyoka mpe bososola oyo na kolobela bino na kombo ya Directoire!

- Ya yambo, Front Civil de Résistance Populaire ezali parti politique te lokola mpe Résistance ezali opposition te!

- Ya mibale, le Front Civil de Résistance Populaire ezali fer de lance dans le combat qui organise le peuple congolais à la base pour la lutte voire en légitime défense en vue de la libération de nos institutions prises en otage pour servir les intérêts de pouvoir d'un seul homme le dénommé Joseph Kabila, coupable de Haute trahison et cheval de Troie des ennemis du peuple congolais! Kijana uyu anatumikia wa adui wa intshi zetu! Anatumikia wa rwandais, na ana wa ingisha kati ya majeshi yetu! Elingi koloba akotisi ba infiltrés rwandais ebele na kati ya mampinga na biso! Mpe ba infiltrés yango rwandais tutsi batosaka mibeko kaka oyo eutaka na Rwanda epai ya mobomi ya ba congolais James Kabarebe, ministre ya défense na bango!

Les Résistants-Patriotes-Combattants, qui sont en RDC et partout au monde, ne sont pas les ennemis du soldat des FARDC ni du policier de la police nationale qui sont les enfants du peuple congolais propriétaire de tout pouvoir en RDC et, pour cette raison , ils ont le devoir sacré de protéger notre territoire national, les personnes et leurs biens!

Front Civil de Résistance Populaire asi apesi ultimatum na ba infiltrés rwandais tutsi balongwa na kati ya mampinga ya bana ya Congo! Elingi koloba, liloba ya suka, esi epesami mpo ba infiltrés rwandais tutsi, batika mosala yaki espions kati ya mboka na biso! Bango nyonso, sans exception, basalelaka Rwanda! Batosaka nde mibeko ya Kagame na James Kabarebe mpo na kolembisa mampinga na biso!

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Joachim Gauck, le bon pasteur de la République allemande

Le président allemand, Joachim Gauck, lors d'une conférence de presse à l'Elysée, le 3 septembre 2013.

Gouvernés par une fille de pasteur, les Allemands sont également présidés, depuis 2012, par un pasteur. Et ils ne s'en plaignent pas. Joachim Gauck est même la seule personnalité politique plus populaire qu'Angela Merkel. Autre point commun : dans une Allemagne qui a toujours du mal à promouvoir des personnes élevées à l'est, ces deux-là constituent les deux exceptions – particulièrement notoires – à la règle. Né en 1940, Joachim Gauck a passé les cinquante premières années de sa vie à Rostock.

Troisième point commun : tous deux se sont révélés dans l'opposition au régime communiste et ont fait une carrière fulgurante grâce à la réunification. On pourrait donc les croire proches. A tort. Si Joachim Gauck est le 11e président de la République fédérale, ce n'est surtout pas à Angela Merkel qu'il le doit.

Présenté par les Verts et le Parti social-démocrate (SPD) pour succéder en 2010 à Horst Köhler, Joachim Gauck, pourtant plutôt conservateur, est battu par Christian Wulff (Union chrétienne-démocrate, CDU), un candidat imposé par Mme Merkel. Celle-ci souhaite, dit-on, marginaliser un concurrent potentiel. Mais lorsque ce dernier démissionne moins de deux ans plus tard, en raison de malversations supposées, la chancelière ne peut qu'approuver la candidature de Joachim Gauck, toujours soutenu par les Verts et les sociaux-démocrates, mais aussi par les libéraux. Le 18 mars 2012, Joachim Gauck est élu par un collège électoral de 1 230 personnes, écrasant Beate Klarsfeld, présentée par le parti de la gauche radicale, Die Linke.

Des parcours différents du temps de la RDA

Leurs parcours respectifs sous la dictature communiste expliquent peut-être la distance qui existe entre le président et la chancelière. Autant Angela Merkel et son père ont toujours fait preuve d'une grande souplesse face à l'appareil du parti, autant Joachim Gauck s'est montré intransigeant. Il en donne la raison dans son autobiographie : Winter im Sommer, Frühling im Herbst ("hiver en été, printemps en automne").

Si la seconde partie du titre fait référence à la chute du mur en novembre 1989, la première est plus personnelle. Le 27 juin 1951, deux hommes arrêtent le père de Joachim Gauck, un capitaine de marine qui n'est pourtant pas anticommuniste. Sa famille apprend deux ans plus tard qu'il a été condamné à vingt-cinq ans de prison pour de prétendues activités antisoviétiques. Elle le croit détenu en RDA. Il est en Sibérie. Il sera libéré en octobre 1955. "Le destin de notre père a forgé notre éducation. Le devoir d'une loyauté sans conditions à l'égard de notre famille excluait la plus petite forme de fraternisation avec le système", témoigne-t-il. Bien qu'élevé dans une famille protestante non pratiquante, le petit Joachim prie tous les soirs pour que son père revienne. Plus tard, empêché de devenir journaliste, il étudie la théologie et devient pasteur.

Porte-parole en 1989 d'un mouvement d'opposition, Nouveau Forum, Joachim Gauck est élu député en 1990, lors des premières élections libres de RDA. S'intéressant aux archives de la Stasi, l'ancienne police politique de RDA, il est rapidement nommé à la tête de celles-ci : 111 km de dossiers dont certains constituent de véritables bombes politiques mais dont la grande majorité témoigne surtout de la surveillance insensée dont les Allemands (y compris à l'Ouest) faisaient l'objet. Durant dix ans, à la tête de cette administration délicate où morale et politique s'enchevêtrent, Joachim Gauck accomplit un parcours cité en exemple dans le monde entier.

Déchargé de fonctions officielles en 2000, le pasteur prend la tête d'une fondation, Contre l'oubli-Pour la démocratie. S'il ne perd jamais une occasion de dénoncer les crimes du communisme, le président Gauck n'oublie pas non plus les crimes nazis. Son déplacement à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), mercredi 4 septembre, le prouve. De même s'est-il déjà rendu à Lidice (République tchèque) et à Sant'Anna di Stazzema (Italie), deux autres petites villes martyres.

Donneur de leçons

Deux mois après sa prise de fonctions, c'est à Israël et à la Cisjordanie qu'il a consacré son premier voyage hors d'Europe. A cette occasion, cet homme dont le pouvoir – honorifique – repose sur des actes symboliques et sur le talent oratoire se permet d'ailleurs de reprendre Angela Merkel et son prédécesseur Christian Wulff. La première a-t-elle déclaré que la sécurité d'Israël faisait partie de la "raison d'Etat" de l'Allemagne ? "Je ne veux pas m'imaginer tous les scénarios qui pourraient mettre la chancelière dans d'énormes difficultés en raison de cette phrase", dit-il. Le second a-t-il affirmé que "l'islam faisait partie de l'Allemagne" ? "Je ne le formulerais pas ainsi", affirme le président, qui aurait dit : "Les musulmans qui vivent ici font partie de l'Allemagne."

Orateur remarquable, Joachim Gauck dit ce qu'il pense et semble aussi penser ce qu'il dit. D'où sa popularité. Ce pasteur est d'ailleurs un grand séducteur qui vit en concubinage depuis 2000 avec une journaliste, Daniela Schadt, mais garde d'excellentes relations avec son épouse ainsi qu'avec la femme qui fut sa compagne dans les années 1990.

Mais ce donneur de leçons agace parfois le monde politique. Un jour, il s'en prend à "la furieuse vertu" de femmes qui s'insurgent contre un député qui a regardé d'un peu trop près le décolleté d'une journaliste. Le lendemain, il dénonce "l'économie planifiée" que pourrait engendrer la sortie du nucléaire. Récemment, il a demandé aux partis "de montrer de façon plus évidente en quoi leurs concepts se différencient", façon élégante de dire que la campagne électorale est ennuyeuse. Surtout, Mme Merkel a assez peu apprécié qu'à l'été 2012 le président ait estimé qu'elle avait "le devoir de décrire très précisément" sa politique européenne. Ne voyant rien venir, c'est d'ailleurs à l'Europe qu'il a consacré en février son premier discours officiel devant le ban et l'arrière-ban de la République.

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La France et l'Allemagne de nouveau main dans la main à Oradour-sur-Glane

François Hollande et Joachim Gauck se sont recueillis, hier mercredi, au milieu des ruines du village limousin martyrisé par les SS en 1944. De notre envoyé à Oradour-sur-Glane.

C'est un symbole de réconciliation de la plus haute portée que l'accolade échangée par le président allemand Joachim Gauck et son homologue français François Hollande, ce 4 septembre à Oradour-sur-Glane. C'est la première visite d'un dirigeant d'Outre-Rhin dans ce "village martyr" de Haute-Vienne où 642 personnes ont été tuées par les nazis le 10 juin 1944.

François Hollande, Joachim Gauck et Robert Hébras, le 4 septembre, à Oradour. Pour le président allemand, l'invitation de François Hollande est "un geste d'accueil, de bonne volonté, un geste de réconciliation". "Au nom de tous les Allemands", il en a remercié son homologue français, les survivants du massacre, et les familles de victimes.

De gauche à droite, François Hollande, Robert Hébras et Joachim Gauck, le 4 septembre 2013, à Oradour-sur-Glane.

A quoi pense François Hollande devant l'autel de l'église calcinée à l'entrée du village en ruine d'Oradour-sur-Glane ? A quoi pense le président français au côté de son homologue allemand, Joachim Gauck, face à l'ancien vitrail par lequel s'est échappée la seule rescapée des deux cents femmes et autant d'enfants martyrisés le 10 juin 1944 par une division de la Waffen SS ? Pense-t-il à François Mitterrand et Helmut Kohl, main dans la main en 1984 à Verdun ?

Quand, soudain, Gauck interrompt leur recueillement pour désigner l'armature métallique d'une poussette qui n'a pas échappé aux flammes. Ils scrutent la même horreur mais leur regard ne se croisent pas. Ce sont leurs mains qui vont se rapprocher, s'effleurer, comme irrémédiablement attirées, pour finir par s'agripper. Hollande-Mitterrand et Gauck-Kohl se touchent et se tournent vers un troisième homme ému aux larmes.

Vue de l'église d'Oradour-sur-Glane le 4 septembre 2013. Le bourg est maintenu à l'état de ruine. Un nouveau village a été reconstruit à quelques centaines de mètres de là.

"Nous n'oublierons jamais Oradour et les autres lieux de la barbarie", a déclaré Joachim Gauck lors d'une allocution prononcée à proximité des ruines, citant d'autres massacres nazis comme celui de Tulle, commis en Corrèze à la veille de celui d'Oradour. Ci-dessus, les deux présidents se recueillant dans le cimetière du petit village.

Dans le cimetière, les présidents français et allemands ont signé les livres d'or. François Hollande a témoigné "respect, hommage, mémoire" à la commune d'Oradour. "Horreur, émotion et dégoût" sont les mots employés par Joachim Gauck pour "ce qui s'est passé sous commandement allemand" dans ce petit village. Il a aussi évoqué "la nouvelle Allemagne, pacifique et solidaire", assurant que "les choses resteront ainsi".

Jamais un dirigeant allemand n'avait été convié à Oradour

Robert Hébras est l'un des cinq hommes du village, sur deux cent cinquante, qui parviendront à s'enfuir d'une des sept granges transformées en charniers par les nazis. A 88 ans, il revit une énième fois le drame, son drame. Ses lunettes ne dissimulent pas sa douleur. Hollande lui prend le bras, Gauck passe sa main par-dessus ses épaules. Ils se donnent tous trois une accolade en cercle avant de parvenir à sortir de l'église.

Hollande le réservé n'est pas un habitué des effusions. Il l'a pourtant souhaitée, proposée au président allemand, cette commémoration. Un "geste de réconciliation" que Gauck ne se sentait pas autorisé à "réclamer" : "C'est un geste qu'on ne peut accepter que comme un cadeau." Le dernier chef d'Etat français à s'être rendu à Oradour s'appelle Jacques Chirac, c'était le 16 juillet 1999. Mais jamais un dirigeant allemand n'avait été convié.

Ils représentent la France et l'Allemagne, mais leur parcours personnel résonne à Oradour. Hollande commémore chaque année la mort de 99 hommes dans son fief de Tulle, pendus la veille par la même division de la Waffen SS. Gauck est devenu président grâce à la notoriété et au respect acquis au poste de délégué fédéral aux archives de la Stasi.

Hollande, Gauck, Hébras, le maire et les représentants des associations mémorielles cheminent maintenant au milieu des ruines d'un village martyr resté en l'état, sous un soleil de plomb qui aurait pu être celui de juin 1944, jusqu'au champ de foire où hommes, femmes et enfants furent rassemblés avant d'être séparés. Définitivement.

Plaque commémorative à Oradour-sur-Glane sur une photo non datée. Le calendrier se prêtait particulièrement à la visite du président allemand, à l'approche du 70e anniversaire de la Libération, du centenaire de la guerre 1914-1918, et pendant l'année franco-allemande, sur le point de s'achever, qui marquait le cinquantenaire du traité de l'Elysée signé entre le président Charles de Gaulle et le chancelier Konrad Adenauer en 1963.

Le site, classé monument historique en 1946, subit les "outrages du temps", selon le maire d'Oradour, Raymond Frugier, qui a récemment tiré la sonnette d'alarme sur les subsides insuffisants pour son entretien à long terme. Lors de sa visite, François Hollande a promis que l'État veillera à "permettre la préservation" de ce lieu de mémoire.

Les SS voulaient "créer l'effroi"

Pourquoi Oradour ? Pour l'exemple. Le 6 juin 1944, les alliés débarquent en Normandie. L'armée nazie, partout disséminée, décide d'y converger. Leur route sera macabre. Dans ce petit village sans occupants ni résistants, cette division de la Waffen SS sait que le massacre sera aisé et le symbole fera trembler. "Elle voulait créer l'effroi pour que les populations terrorisées n'entravent pas leur marche, témoigne Hollande. Oradour a été livrée aux flammes pour qu'il ne reste rien. C'était l'intention des barbares."

Dans le cimetière, au pied du monument aux victimes où s'affichent les patronymes de familles entières, les deux présidents déposent une gerbe, signent le livre d'or. "En faisant ce geste, nous transmettons aux générations nouvelles les legs de la paix", écrit le président français, qui antidate au passage son message au 3 au lieu du 4 septembre 2013.

"La paix et la démocratie ne sont pas des acquis"

Avant de s'en aller, Gauck n'oubliera pas de s'adresser, à la tribune montée dans le nouveau village, aux familles des victimes. Il sait que l'ersatz de procès de 1953 a laissé les plaies béantes : "Les assassins n'ont pas eu à rendre de comptes. Votre amertume est la mienne, je l'emporte avec moi en Allemagne."

Cette même tribune où Hollande fera sa première référence, indirecte, aux massacres syriens, à l'heure exacte de l'ouverture du débat à l'Assemblée nationale sur d'éventuelles frappes de représailles. Evoquant "les principes bafoués par les bourreaux d'hier comme ceux d'aujourd'hui", il martèle :

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Syrie: Mikaïl Gorbatchev ex-président de l'Union soviétique lance un appel au dialogue à l'ONU-Genève

L'ex-président de l'Union soviétique Mikhaïl Gorbatchev a lancé à l'ONU-Genève un appel au dialogue dans la crise syrienne. Il participait à l'assemblée générale de sa fondation la Croix-Verte internationale (Green Cross) à l'occasion de son 20e anniversaire. «Nous sommes à une période critique. Le moment du changement est venu», a affirmé le président et fondateur de la Croix-Verte internationale en souhaitant «une renaissance du multilatéralisme et de la prise de décision au niveau le plus élevé». «Les crises que nous affrontons trouvent leur origine dans des concepts théoriques, des valeurs et des institutions dépassés», a-t-il déclaré, en présence de l'ex-président polonais Lech Walesa. «C'est difficile de faire quelque chose de positif en Syrie. Si Barack Obama n'est pas suffisamment décidé pour lancer des bombes, je pense que ce n'est pas si mal en soi», a-t-il dit. «En revanche s'il décide de passer à l'action sans tenir compte de l'opinion des peuples, les conséquences pourraient être dramatiques», a ajouté Mikhaïl Gorbatchev en demandant à ses amis américains et au président Obama «de rejoindre notre appel à la paix et au désarmement».

Mikhaïl Gorbatchev dans la salle du Conseil des droits humains à l'ONU-Genève. Photos Réveil FM

"Nous ne pouvons agir que si nous sommes ensembles plutôt que d'agir dans notre propre intérêt", a commenté à propos de la crise syrienne, l'ancien président russe Mikhaïl Gorbatchev. Il répondait aux questions d'Ulysse Gosset, éditorialiste international de BFMTV, à Genève ce mardi aux Nations Unies, à l’occasion du 20 ème anniversaire de la création de Green Cross, fondée par Gorbatchev.

La salle de Conseil des droits humains à l'ONU-Genève. Photo Réveil FM

ONU-Genève, Freddy Mulongo et Ulysse Gosset, éditorialiste international de BFMTV avant son interview avec Mikaïl Gorbatchev. Photo Réveil FM

"Nous ne devons pas nous précipiter en répondant à la force par la force avec des tanks et des canons. Nous devons amener les Syriens à négocier, à résoudre leurs problèmes entre eux", a-t-il ajouté, indiquant sa préférence pour une solution politique.

"Nous devons savoir qui utilise des armes chimiques"

Avant de nuancer: "Si cette négociation échoue et que l'on va vers l'intervention (NDLR: action militaire), nous devrons faire quelque chose, mais il faut agir avec le Conseil de sécurité des Nations unies, avec un mandat de l'ONU et une coalition internationale. La solution est entre les mains de l'Amérique, de la Russie et de l'Europe".

Sur la culpabilité présumée de Bachar al-Assad sur l'utilisation d'armes chimiques, l'ancien maître d'œuvre de la Perestroïka se montre très prudent. "Nous devons savoir qui utilise des armes chimiques, ce n'est pas facile. Ceux qui ont donné l'ordre ne doivent pas rester impunis, mais je ne pense pas que l'ordre ait été donné par Assad. Peut-être faut-il chercher autour de lui", avance-t-il. Et de conclure: "Les parlements doivent penser avant tout à l'intérêt du peuple syrien".

"Nous sommes à une période critique. Le moment du changement est venu", a affirmé le fondateur de la Croix-Verte internationale en souhaitant "une renaissance du multilatéralisme et de la prise de décision au niveau le plus élevé". "Les crises que nous affrontons trouvent leur origine dans des concepts théoriques, des valeurs et des institutions dépassés", a-t-il déclaré, en présence de l'ex-président polonais Lech Walesa.

Evoquant la Syrie, l'ex-président de l'URSS a lancé un appel au dialogue. Il a semblé approuver la décision du président Obama de s'en remettre à la décision du Congrès.

"C'est difficile de faire quelque chose de positif en Syrie. Si Barack Obama n'est pas suffisamment décidé pour lancer des bombes, je pense que ce n'est pas si mal en soi", a-t-il dit.

"En revanche s'il décide de passer à l'action sans tenir compte de l'opinion des peuples, les conséquences pourraient être dramatiques", a ajouté Mikhaïl Gorbatchev en demandant à ses amis américains et au président Obama "de rejoindre notre appel à la paix et au désarmement".

Mikhaïl Gorbatchev (82 ans) est apparu amaigri et affaibli. Ses collaborateurs l'ont aidé à marcher à la sortie de la réunion de la Croix-Verte.

De Fukushima à Sandy

Dans l'après-midi, la Croix-Verte associée au programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et au Bureau des Affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) a décerné pour la troisième fois les Green Star Awards. Ces prix, remis tous les deux ans, récompensent les individus ou organisations ayant fait des efforts remarquables pour se préparer ou répondre à des urgences environnementales.

Parmi les lauréats, le maire du village de Katsurao au Japon Masahide Matsumoto a été récompensé pour avoir évacué le 14 mars 2011 1600 habitants le jour précédant l'explosion de réacteurs à la centrale nucléaire de Fukushima.

Genève, Mercredi 4 septembre 2013, Mikhaïl Gorbatchev (82 ans) est apparu amaigri et affaibli à Genève. Photo Réveil FM

Mikhaïl Gorbatchev, présent à Genève dans le cadre de l'assemblée générale de la Fondation Green Cross, avait rappelé son attachement à une solution pacifiste en Syrie, lundi. Mercredi, l'ancien dirigeant soviétique juge la position russe «constructive» et s’étonne de l’attitude de la France, dénonçant sans les nommer les pays arabes qui jettent de l’huile sur le feu.

Que pensez-vous de la position prise par le Kremlin ces dernières heures?

Je crois que la Russie a une attitude constructive et positive. Le président Poutine vient de donner une longue interview à la télévision russe. Il a consacré beaucoup de temps à expliquer sa position. Je crois que c’est possible de trouver une issue à cette crise. Il faut d’abord essayer de comprendre ce qui s’est réellement passé et après prendre une décision concertée sur ce qui doit être fait.

Quels sont les obstacles à une solution de paix?

De chaque côté, il y a des gens qui poussent à la guerre. Il est très dangereux de les écouter. La situation actuelle est explosive mais dans le passé nous sommes arrivés à sortir de situations plus dangereuses et plus compliquées. Dans ces moments-là, la Russie a toujours aidé à trouver des solutions. Je me rappelle qu’a mon époque, le camp des faucons conseillait le président Ronald Reagan. Il a su écouter ceux qui lui conseillaient d’entrer dans l’Histoire en allant vers la paix. Enfin, pourquoi devrions-nous accepter des conseils et des décisions prises par le puissant lobby de l’armement? Naturellement, il est le seul à profiter de la situation.

Ronald Reagan et Mikaïl Gorbatchev

Etes-vous déçus par Obama?

Malgré les différentes déclarations qui ont été faites, j’espère qu’il cherche encore à trouver une solution de coopération. Il faut réunir une Conférence internationale sur la Syrie. Obama et Poutine doivent se rencontrer. Il faut qu’ils montrent que la guerre froide est bel et bien finie et qu’ils sont capables de travailler ensemble. Des pays tels que la Russie, les Etats-Unis et la France doivent œuvrer à une solution qui ne passe pas par des bombardements. Maintenant, les choses dépendent beaucoup du Conseil de sécurité de l’ONU.

Que vous inspire la position de France?

Je ne la comprends pas et elle me déçoit. La France soutient les frappes contre la Syrie au lieu de soutenir la Conférence internationale sur la Syrie. Elle sera obligée de changer de position. Je me souviens que mes relations avec François Mitterrand n’étaient pas toujours faciles, mais on pouvait discuter avec lui à bâtons rompus. Il avait un esprit ouvert, il était capable d’entendre ce qu’on lui disait.

Faut-il impliquer l’Iran dans les discussions?

Oui. Il faut impliquer l’Iran. Le pays a un rôle à jouer pour résoudre ce problème.

N’est-ce pas difficile et frustrant d’essayer de faire de la défense de l’environnement une priorité quand le monde est occupé à faire la guerre?

Bien sûr que c’est frustrant. Et alors? C’est une raison pour ne rien faire? Nous ne devons pas renoncer. Nous devons continuer à nous battre pour la planète. Nous devons rester actifs et nous appuyer sur la société civile pour avancer.

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Accord Suisse-Usa: Patrick Odier, président de l'Association suisse des banquiers face à la presse à Zurich

Le mardi 3 septembre 2013, nous étions une trentaine des journalistes invités à l'hôtel Savoy Baur en ville à Zurich à proximité de Paradeplatz pour assister à la conférence de presse de l'Association Suisse des Banquiers. A Zurich, l'Association suisse des banquiers (ASB) se dit confiante de voir le conflit fiscal avec Washington "largement réglé" dans les 12 à 18 prochains mois, selon son président Patrick Odier. La faîtière des banques redemande par ailleurs au Conseil fédéral de suspendre la stratégie dite de l'argent propre en faveur de standards internationaux. Les banques ont désormais six mois pour déterminer si elles appartiennent à la catégorie 2 ou 3, a indiqué mardi à Zurich Patrick Odier devant la presse, à l'occasion de la Journée des banquiers."C'est l'avantage de l'existence de ce programme, sans lequel les négociations se prolongeraient indéfiniment", souligne le Genevois.

Patrick Odier est Associé-gérant de Lombard Odier & Cie depuis le 1er juillet 2008. Il préside l’Association suisse des banquiers depuis le 17 septembre 2009. Photo Réveil FM

En vertu du programme américain destiné à permettre aux banques helvétiques de régulariser leurs pratiques fiscales passées, la catégorie 2 rassemble les établissements qui pensent avoir violé la législation des Etats-Unis. Ceux qui estiment n'avoir rien à se reprocher intègrent le troisième groupe. Pour éviter une poursuite, une banque de la catégorie 2 peut s'annoncer jusqu'à la fin de l'année auprès du fisc américain. La catégorie 3 peut se manifester entre le 1er juillet et le 31 octobre 2014. Dans les deux cas, les instituts disposent ensuite de 120 jours à partir de leur déclaration d'intention, avec une possible prolongation de 60 jours, afin de se mettre en conformité avec le programme, précise Patrick Odier.

Claude-Alain Margelisch, CEO, Association suisse des banquiers. Photo Réveil FM

Patrick Odier encadré par Claude-Alain Margelisch et Thomas Sulter. Photo Réveil FM

Les quelque 300 banques suisses sont toutes concernées par le nouvel accord, sauf les 14 établissements déjà sous enquête pénale aux Etats-Unis, qui forment la catégorie 1. Chaque banque doit décider individuellement de sa participation.

Zurich, mardi 3 septembre 2013, des journalistes à la conférence de presse de l'association suisse des banquiers. Photo Réveil FM

Pas d'estimations

"Ce programme aura de lourdes conséquences pour les banques en Suisse", répète l'ASB par la voix de son président. Si les amendes infligées sont jugées "à la limite de l'acceptable sur le plan juridique et du supportable sur le plan économique", la solution est la seule réaliste, selon l'organisation.

L'ASB n'articule pas d'estimations et refuse de commenter les chiffres en circulation, faute de connaître les montants d'avoirs non déclarés sur la base desquels les amendes seront calculées. L'accord (Joint Statement) signé la semaine passée entre Berne et Washington ne "promet" aucune somme, selon Patrick Odier.

Il prédit que le "programme sera douloureux pour toutes les banques et que dans quelques cas exceptionnels, de petits instituts qui ont trop misé sur ce genre d'affaires pourraient connaître de sérieuses difficultés. "Mais dans l'ensemble, l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) a assuré que le programme américain est supportable", indique Patrick Odier.

Interrogée mardi par l'ats sur le nombre de banques mises en péril par les amendes américaines, la FINMA n'a pas voulu s'exprimer. L'autorité ne souhaite pas davantage commenter les estimations concernant les sanctions ou les sommes non déclarées détenues sur les comptes suisses.

Dans pareil contexte, l'ASB a tenu à souligner son engagement en faveur du respect des normes internationales, et par là, son ferme rejet de solutions purement nationales. "Il faut éviter tout Swiss finish sur la question de la conformité fiscale des avoirs étrangers en Suisse", insiste Patrick Odier.

Pour cette raison, le lobby bancaire a plaidé en juin dernier pour une suspension de la stratégie de l'argent propre prônée par le Conseil fédéral, "laquelle est déjà dépassée", selon l'ASB. "Au lieu de cela, nous devons faire ce qui est compréhensible et usuel à l'échelon international. Pas moins, mais pas plus", déclare son président.

Patrick Odier s'est par ailleurs montré optimiste quant aux perspectives pour la branche. A ce titre, il a cité une conjoncture favorable ainsi que l'émergence et le développement d'autres domaines d'activité comme la gestion d'actifs, le financement commercial et les prestations liées à la devise chinoise (renminbi).

Accès au marché menacé

Mais sur le front des activités transfrontalières de gestion de fortune, Claude-Alain Margelisch, directeur de l'ASB, signale quant à lui la menace qui plane sur l'accès au marché de l'Union européenne (UE). Selon lui, la révision de la Directive de l'UE concernant les marchés d'instruments financiers (Market in Financial Instruments Directive ou MiFID II) pourrait entraîner une nouvelle discrimination des Etats tiers, et donc, des banques en Suisse.

Louable dans son but, la mise en oeuvre de la MiFID II exige des banques d'un pays tiers qu'elles disposent d'une succursale dans l'UE et ne servent les clients de l'UE qu'à travers celle-ci. Pour les établissements helvétiques, cela entraînerait un reflux d'actifs sous gestion et une délocalisation "significative" d'emplois hors de la Suisse, anticipe l'ASB.

Pour assurer un accès au marché intérieur de l'UE à moyen ou long terme, l'ASB plaide donc pour un accord bilatéral sur les services, déclare Claude-Alain Margelisch. Ce qui suppose de régler au préalable les questions institutionnelles entre Berne et Bruxelles, insiste-t-il.

Allocution du 3 septembre 2013: Le futur doit s’ancrer dans l’histoire

Patrick Odier, Président du Conseil d’administration, Association suisse des banquiers

Mesdames, Messieurs,

L’actualité de notre place financière a connu un nouveau rebondissement avec la signature la semaine dernière du Joint Statement entre les Etats-Unis et la Suisse.

Ce programme aura de lourdes conséquences pour les banques en Suisse. Les amendes infligées notamment sont à la limite de l’acceptable sur le plan juridique et du supportable sur le plan économique. Toutefois, cette solution est la seule pour les banques qui soit à même de résoudre définitivement les problèmes juridiques avec les Etats-Unis et d’assurer la sécurité juridique.

Comme vous le savez, il incombe désormais à chaque banque d’analyser sans réserve sa situation dans le court délai imparti et de prendre une décision en conséquence. L’ASB soutiendra autant que possible les banques en la matière et assumera d’importantes activités de coordination.

Cette étape s’inscrit dans une série d’événements récents – crise financière, crise de la dette en Europe, affaire du Libor, opérations transfrontalières – qui ont chacun leurs spécificités et doivent faire l’objet d’une analyse distincte. Ils ont néanmoins tous pour dénominateur commun le rôle central joué par les banques et pour conséquence le fait que ces dernières ont dû adapter en permanence leur stratégie et leur modèle d’affaires.

Un bref état des lieux montre néanmoins combien la situation de la place financière suisse est solide et saine. Une comparaison objective avec l’étranger en atteste:

· la place financière suisse reste leader mondial en matière de gestion de fortune internationale, avec une part de marché supérieure à 25%; · les crédits aux entreprises ont progressé en Suisse de plus de 13% depuis le début de la crise financière, alors qu’ils ont reculé de près de 8% en Allemagne, en France et en Grande-Bretagne;

· les aides étatiques en Suisse ont été remboursées intégralement et avec un bénéfice pour les autorités fiscales, alors que dans l’UE on continue de prendre des mesures de soutien financier;

· les banques suisses comptent parmi les mieux capitalisées au monde;

· l’exposition des banques suisses aux dettes des pays problématiques de la zone euro représente, à 1,8% du total des bilans, moins de la moitié de celle des banques britanniques et françaises;

· le taux de chômage reste stable à moins de 3%.

Nous pouvons être fiers de ces éléments. Ils constituent des fondations solides. Ils doivent nous donner courage et confiance. Ils forment la base sur laquelle, tant en Suisse qu’à l’international, nous pourrons continuer à développer notre activité et nos spécialisations dans nos métiers traditionnels – que ce soit dans le domaine de la banque de détail, du crédit ou de la banque privée. Ces éléments constituent aussi un fondement solide pour exploiter de nouveaux champs d’activité: gestion d’actifs alternatifs, financement commercial, financement du commerce de matières premières, ou encore négoce de devises à l’échelon mondial.

Dans le cadre d’un vaste processus, l’ASB a adapté cette année sa stratégie pour la place financière aux nouvelles conditions-cadres. Cette stratégie peut se résumer en quelques mots: conformité fiscale, normes internationales, croissance grâce à l’ouverture des marchés et concurrence loyale. Cette stratégie est soutenue par la place financière dans son ensemble, je vous l’assure. Pour autant, la voie menant à nos buts ne sera pas toujours rectiligne. Il pourra exister des approches tactiques différentes. Mais ces aspects ne doivent pas être surestimés. S’adapter prend du temps. Les modèles d’affaires, les lois et les réglementations ainsi que les capacités de mise en œuvre par les banquiers doivent être coordonnés de manière optimale. La réussite économique durable est le but ultime.

Tout va donc pour le mieux? Non, hélas, pas encore. Les défis ne manqueront pas à l’avenir, comme nous venons de le voir avec les Etats-Unis. Nos relations avec l’UE constituent un sujet de préoccupation majeur. Notre principal marché extérieur, auquel nous avons toujours eu facilement accès et qui se trouve à nos portes, est en train de se fermer progressivement en raison de changements législatifs récurrents.

Cette période difficile ne doit toutefois pas nous empêcher d’avoir un regard critique. La réputation des banques n’est toujours pas bonne et le secteur souffre encore d’un manque d’adhésion dans les cercles politiques en Suisse. Aux yeux de beaucoup, les banques passent pour des institutions arrogantes, égoïstes et dénuées de tout sens des réalités. C’est uniquement ensemble que nous pouvons faire évoluer cette perception. La tâche qui nous revient est d’importance, elle s’inscrit sur le long terme – et elle n’est pas facile: nos faits et gestes nous obligent.

Le futur doit s’ancrer dans l’histoire

Une vision rétrospective doit dorénavant nous servir de leçon pour l’avenir. De ce point de vue, l’acceptation d’avoirs non conformes fiscalement en Suisse apparaît comme aussi peu condamnable que le choix d’une mauvaise stratégie d’affaires. Mais là encore: avoir raison ne signifie pas toujours que l’on vous donne raison.

Ce qui importe bien davantage, c’est d’admettre que notre secteur a commis des erreurs – qu’il s’agisse de l’évaluation erronée des risques, des carences des systèmes de complaisance internes et externes, voire du non-respect de lois locales en vigueur sur des marchés étrangers. Adhérer au principe selon lequel tout ce qui n’est pas interdit est permis s’est révélé être une erreur d’interprétation des conditions-cadres. Il ne s’agit pas là uniquement d’une responsabilité au sens juridico-pénal. Il s’agit bien davantage d’avoir conscience que tout ne s’est pas bien passé et qu’il est de notre responsabilité d’agir ces prochaines années de façon à ne plus jamais nous retrouver en pareille position.

Car nous ne nous sommes pas retrouvés dans ces situations fâcheuses par manque de compétences ou de connaissances. Nous en sommes arrivés là parce que nous avons commis des erreurs et que des comportements fautifs ont été mis à jour. Je le regrette d’autant plus que nous avons nui ainsi à la réputation de la place financière suisse dans son ensemble. Il nous appartient d’en tirer les enseignements.

Une place financière fiscalement conforme

Au cours des quatre dernières années, nous avons travaillé d’arrache-pied pour nous adapter aux nouvelles normes internationales. La tâche principale a porté sur les projets Journée des banquiers du 3.9.2013 – Allocution présidentielle de Patrick Odier 4 en matière de conformité fiscale – un processus exigeant. Notre environnement n’a pas été le seul à subir des transformations. Nous avons, nous aussi réfléchi à nos positions, à nos attitudes, et les avons également adaptées. En moins de cinq ans, nous sommes passés du «tabou», qui consistait à rejeter toute modification du secret professionnel du banquier, tel qu’il existait, à un débat ouvert sur les conditions d’acceptation et de mise en œuvre de l’échange automatique d’informations comme standard international. Aujourd’hui, les banques suisses ont parfaitement conscience que certaines pratiques tolérées jusqu’ici – légales dans notre conception du droit – ne sont plus ni acceptées, ni acceptables.

Concrètement, depuis mars 2009, la Suisse applique pleinement le standard de l’OCDE sur l’entraide administrative en matière fiscale. A l’automne de la même année, en tant que nouveau Président de l’ASB, j’ai moi-même plaidé officiellement pour la première fois en faveur d’une place financière fiscalement conforme. Conscients que nous avons la lourde responsabilité de quelque 200 000 emplois (dont plus de 20 000 dans la gestion de fortune transfrontalière avec l’Europe), nous mettons à présent cette stratégie en œuvre pas à pas.

Nous constatons toutefois une chose: la place financière a d’ores et déjà changé. Et l’on commence peu à peu à s’en rendre compte. Permettez-moi de préciser à cet égard le point suivant: un engagement clair en faveur du respect de normes internationales implique un refus tout aussi clair des solutions purement nationales. Les solutions exclusivement nationales n’acquièrent jamais la crédibilité nécessaire, elles ne deviennent jamais des normes internationales reconnues et, plus important encore, elles nuisent à notre compétitivité. Il faut donc éviter tout Swiss finish sur la question de la conformité fiscale des avoirs étrangers en Suisse. C’est la raison pour laquelle nous avons demandé une suspension de la stratégie dite de l’argent propre prônée par le Conseil fédéral, laquelle, loin de jouer un rôle précurseur, est déjà dépassée. Au lieu de cela, nous devons faire ce qui est compréhensible et usuel à l’échelon international. Pas moins, mais pas plus. Le Conseil fédéral et les politiques ne doivent pas jouer un jeu partisan au détriment de la place financière. L’enjeu est trop important: environ 200 000 emplois au total dans le pays, près de 11% de la création de valeur et jusqu’à 15% des recettes fiscales suisses.

Notre responsabilité nous oblige à de nombreux égards

Dans mon premier discours en tant que Président de l’ASB, j’ai dit qu’il fallait moins de bankers et plus de banquiers. Un banquier est quelqu’un qui n’a pas seulement des exigences et des attentes envers lui-même, mais aussi et surtout des devoirs et des obligations envers ses clients et ses collaborateurs, et qui se sent engagé envers l’économie suisse, les milieux politiques et la société.

Bien entendu, notre responsabilité première est celle que nous avons envers nos clients ainsi que nos collaborateurs. Nos clients, avec lesquels nous avons des relations depuis souvent plusieurs décennies, nous ont accordé leur confiance et comptent sur nous. Nous sommes engagés à leur égard, nous accompagnons ceux qui nous ont fait confiance – et nous devons leur proposer une solution acceptable et définitive pour régler le passé. Les banques ont, je l’ai dit, une responsabilité importante envers leurs employés, et elles en sont conscientes. En tant qu’employeurs, il est indispensable que nous entretenions des relations de confiance avec nos collaborateurs, car ces dernières sont fondamentales pour notre réussite commune. Dans le cas de l’épineux dossier américain, l’ASB a travaillé en étroite coopération avec l’Association suisse des employés de banque et les autorités en ce qui concerne la transmission de données relatives aux collaborateurs. Ensemble, nous avons œuvré pour que les employés concernés bénéficient de la meilleure protection possible en cas de transmission de données. Par ailleurs nous avons mis en place, avec les partenaires sociaux, un fonds pour les cas de rigueur. Notre règle est la suivante: nous devons pouvoir garantir à nos collaborateurs comme à nos clients la sécurité tant juridique qu’en matière de planification.

Nous avons aussi une responsabilité envers l’économie suisse dans son ensemble. La place financière suisse et les banques jouent dans notre économie un rôle majeur, que ce soit en tant qu’employeur ou en tant que moteur de croissance. Ainsi, notre pays n’a pas connu de pénurie de crédit pendant toute la crise financière – ce qui n’est pas le cas de nos voisins. En Suisse, l’économie financière et l’économie réelle fonctionnent en parfaite coordination, y compris en période de crise.

Nous devons être une référence à l’égard de notre pays et de notre société. Notre secteur est soumis à une obligation de diligence, et il doit veiller à ce que nous agissions et intervenions toujours conformément au cadre défini par la société. Nous avons des engagements envers les femmes et les hommes politiques suisses qui nous accompagnent et nous soutiennent, et sans qui notre réussite ne serait pas possible. Ils méritent, tout comme les nombreux diplomates et représentants des autorités, notre vive reconnaissance. Sans leur volonté et sans leurs décisions anticipatives, nous ne Journée des banquiers du 3.9.2013 – Allocution présidentielle de Patrick Odier 6 pourrions ni régler définitivement les problèmes du passé évoqués précédemment, ni être en mesure de générer à l’avenir une croissance nouvelle. Enfin, nous sommes aussi responsables envers la génération future de banquiers. Cela renforce notre détermination sans faille à régler définitivement les problèmes du passé. Nous voulons laisser à celles et ceux qui nous succèderont une place financière forte et prospère, reconnue à l’échelon international. Une place financière qui soit représentative de nos valeurs et de celles de la Suisse. Nous devons donc faire preuve d’excellence, y compris dans la formation de la future génération. Sa qualité et notre capacité d’innovation constituent des facteurs clés de réussite. J’insiste, c’est à nous qu’il appartient, dans les années à venir, de prendre nos responsabilités envers nos clients, nos collaborateurs, l’économie, la société et la prochaine génération de banquiers. Toutes ces responsabilités – et cela me tient particulièrement à cœur – sont en fin de compte des exigences et des attentes que nous devons avoir envers nous-mêmes. Ce n’est que sur cette base solide que nous pourrons poursuivre notre développement et repositionner notre secteur avec succès.

La liberté est toujours fondée sur la responsabilité

Pour être en mesure de regagner complètement notre réputation, nous devons nous montrer exemplaires à l’égard de toutes les parties précitées et envers la société dans son ensemble.

Alors seulement nous pourrons espérer que notre secteur soit perçu de manière plus réaliste et juste. Cela constitue le fondement d’une évolution plus harmonieuse pour le bien de tous, et me tient, là aussi, beaucoup à cœur. Nous devons porter sur nous-mêmes un regard critique et objectif, voir la réalité telle qu’elle est et tirer de notre vécu les enseignements qui s’imposent. Tels sont les grands traits du cadre d’action que nous entendons définir. Agir de manière responsable et crédible nous donne la liberté entrepreneuriale dont nous avons besoin.

La liberté est toujours fondée sur la responsabilité. Ce n’est qu’en assumant pleinement nos responsabilités envers les autres et envers nous-mêmes que nous pouvons espérer échapper à de nouvelles contraintes dictées par la méfiance et à une surréglementation qui finira par nous étouffer. En adoptant cette attitude, nous nous donnons les moyens de démontrer de manière crédible et durable la base de notre action et notre réalité, y compris dans les processus politiques à venir.

Une place financière de premier plan exige de l’engagement

La place financière suisse a défini il y a quelques années quatre valeurs phares: stabilité, excellence, universalité et sens des responsabilités. Elles sont notre ADN et valent aussi bien pour les banques à vocation nationale que pour les établissements davantage axés sur les activités transfrontalières. C’est seulement si nous appliquons ces principes et ces valeurs, si notre engagement est pérenne, que la place financière suisse pourra continuer à occuper durablement une position de premier plan.

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Paul Kahumbu exhorte les collabos à retrouver le camp de la patrie !

Dans son fief de Lausanne, Paul Kahumbu membre du Directoire du Front Civil de Résistance Populaire (FCRP) ne décolère pas face aux moineaux "Mvunzi" qui ont tenté de discréditer les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais se décidant d'aller aux fumeuses concertations nationales de Joseph Kabila à Kinshasa. Appâtés par les perdiems-l'argent de tous les Congolais et non de celui qui trône par défi à la tête de la République démocratique du Congo- les apprentis sorciers sans longues et grandes fourchettes à la mangeoire de Joseph Kabila espéraient revenir à Paris avec chacun 15 mille dollars us. Mais qu'est-ce-que 15 mille dollars us face aux 12 millions des morts congolais ? Qu'est-ce que 15 mille dollars us par rapport à l'usurpation? l'imposture, les viols?, fraudes et tricheries? les assassinats des politiques, journalistes et activistes des droits humains ? Paul Kahumbu exhorte les collabos à retrouver le camp de la patrie malgré leur traîtrise aux idéaux de la défense de la nation congolaise ! N'est-ce pas un peu tard pour des individus qui sont prêts à se vendre pour un plat des lentilles à la ferme de Kingakati alors que la majorité des congolais croupissent dans une misère sans nom ? Les ventripotents-collabos ont-ils encore leur place dans la lutte contre la dictature totalitaire et la prise en otage des institutions républicaines par le régime d'occupation de Kinshasa ?

Lausanne, Paul Kahumbu membre du Directoire du Front Civil de Résistance Populaire.

Les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais sont sans équivoque, on ne pactise ni ne négocie avec un régime d'occupation qui a pour mission de liquider la nation congolaise en tant qu'Etat souverain !

La collaboration en France (1940-1944) est l'action et le travail commun, menés de façon choisie, avec l'occupant nazi du territoire français, entre 1940 et 1944. Elle consiste non seulement en la collaboration d'État lancée officiellement lorsqu'au terme d'un discours radiodiffusé le 30 octobre 1940, le maréchal Pétain invite les Français à collaborer avec l'Allemagne, mais, aussi, en d'autres formes de collaboration plus radicales ou plus confuses auxquelles se livrent des Français en dehors de l'appareil d'État.

On peut distinguer trois sortes de collaboration :

- la collaboration d'État menée par le régime de Vichy

- les collaborationnistes, d'idéologie fasciste, qui prônent le principe de la collaboration politique (Rassemblement national populaire (RNP), Parti populaire français (PPF) ou militaires (LVF))

- la collaboration économique d'industriels et banquiers (patronat français). Collaboration privée volontaire agréée par décrets vichystes : modèle allemand de concentration économique (élaboré par von Schnitzler de IG Farben). Association de capitaux (sociétés mixtes), cartels franco-allemands, spoliation des concurrents sur le marché européen, pillage allemand (clearing) alimenté par l'Office central de répartition des produits industriels (OCRPI).

Une partie de cette collaboration privée est aussi considérée comme une collaboration technique imposée par les vainqueurs.

La collaboration d'État est l'aide apportée à l'Allemagne nazie par le gouvernement de Vichy et l'administration française. Cette aide se situe principalement sur les plans économique (les frais d'occupation, clearing, cartels, comités d'organisation), policiers (lutte contre la Résistance, livraison d'Allemands antinazis exilés en France, etc.), racial (recensement, arrestation et déportation des Juifs) et militaire (accord Darlan, LVF, Waffen-SS français, etc.).

La collaboration fut lancée médiatiquement à la suite de la rencontre de Pétain et d'Hitler à Montoire-sur-le-Loir, le 24 octobre 1940, avec sa fameuse poignée de main de Montoire, image symbolique que l'on peut opposer à celle du général de Gaulle prononçant au micro de la BBC son intention de continuer le combat aux côtés des Alliés. L'entrevue de Montoire, bien qu'elle ait été préparée par Laval au moyen de rencontres avec les dirigeants nazis (dont Hitler lui-même, deux jours avant au même endroit) eut un bilan fort maigre : aucun engagement concret ne fut pris d'aucune part, seul le principe de la collaboration fut mis en place, avec un malentendu, soigneusement entretenu par les Allemands, sur le sens réel de cet engagement.

Pour Pétain, comme pour Laval, les concessions faites à l'occupant à partir de l'accord de Montoire devaient entraîner sa mansuétude : devant ces gages de bonne volonté, l'Allemagne aurait accordé des contreparties, comme le retour des prisonniers de guerre français, l'aménagement de la ligne de démarcation ou le retour du gouvernement français à Versailles. Mais, Hitler, en raison de son immense francophobie, n'était nullement disposé à faire des concessions au vaincu de juin 1940. De plus, il considérait la collaboration comme un atout tactique et stratégique : aide purement ponctuelle et militaire, elle devait aider l'Allemagne dans la perspective du conflit encours avec la Grande-Bretagne et du projet d'invasion de l'URSS. Il s'agissait pour les nazis de se garantir des intentions françaises, c'est-à-dire de « neutraliser la France aux moindres frais » en maintenant « une écrasante domination économique » et en s'assurant « que Vichy s'opposera fermement à toute tentative de mainmise des gaullistes et des Anglais sur l'Afrique du Nord. »

Pétain déclara, dans son allocution radiophonique du 30 octobre, que la France entrait dans une ère nouvelle : « j'entre dans la voie de la collaboration ». Mais il avoua par la suite sa déception devant l'absence d'accord concret, et d'engagement de la part d'Hitler. Il confia par la suite avoir rencontré un « rien du tout », un « médiocre qui n'a pas retenu les leçons de l'histoire », allant jusqu'à minimiser la rencontre en affirmant que Montoire était dès le départ conçu comme un simple « tour d'horizon » informel.

Ceci ne l'amena pourtant pas à tirer les leçons de cet échec, dont il ne soupçonna sans doute jamais la portée réelle. Laval et lui pariaient sur une victoire allemande définitive, et ils voulaient faire de la France le partenaire privilégié d'Adolf Hitler dans l'Europe nazie. Leur illusion était grande qu'Adolf Hitler veuille faire de la France autre chose qu'un vassal taillable et exploitable à merci. La seule divergence entre les conceptions des deux hommes d'État était une différence de degré : pour Pétain, la collaboration avait des motivations réactionnaires et nationalistes, alors que Laval raisonnait en termes nettement européens, ceux de « l'Ordre Nouveau » évidemment.

Le régime de Vichy, pour démontrer sa bonne volonté, a donc recherché la collaboration et fréquemment anticipé ou surenchéri sur les demandes allemandes. Quant aux concessions obtenues en échange de la collaboration, elles furent pour le moins très limitées, le fardeau de l'Occupation ne cessant de s'alourdir jusqu'au bout. Ainsi, en échange du départ de 600 000 à 650 000 jeunes travailleurs au Service du travail obligatoire (STO), Pétain et Laval obtinrent le retour de moins de 100 000 prisonniers pour la plupart âgés et malades, dont une majorité aurait sans doute été rapatriée de toute façon.

Si de nombreux collaborationnistes parisiens méprisent ouvertement le régime de Vichy qu'ils jugent trop réactionnaire et pas assez engagé dans l'alliance avec le Troisième Reich, d'autres se proclament inconditionnels du maréchal Pétain, à commencer par Darnand. Jacques Doriot, chef du PPF, se présenta jusqu'à fin 1941 comme « un homme du Maréchal ». Pierre Laval, la plus importante personnalité à Vichy, après Pétain, entretenait des relations politiques très étroites avec Déat et Darnand, et prit en personne la tête de la Milice française, organisation collaborationniste très violente et jusqu'au-boutiste, supplétive de la Gestapo.

Le régime de Vichy accorda son soutien au régime nazi particulièrement au travers de l'expulsion et de la spoliation de leurs biens (aryanisation), associée à la déportation de Juifs étrangers, puis français. Sur les 76 000 Juifs déportés de France, dont 50 000 étaient des Juifs étrangers, 40 % ont été arrêtés par la police française, selon les calculs de Serge Klarsfeld. La Milice française a aussi participé à l'arrestation des 25 000 Juifs français déportés.

Bien que le port de l'étoile jaune n'eût jamais été instauré en zone libre, le régime de Vichy y fit apposer le tampon « Juif » sur les papiers d'identité, et ne protesta pas non plus contre la mesure prise en zone nord. En application des accords policiers Oberg-Bousquet de mai 1942, c'est la police française qui a assuré avec les nazis la rafle du vel' d'Hiv à Paris. Les personnes raflées furent dirigées vers des camps, dont Drancy. Le 26 août 1942, René Bousquet organisa la rafle et la déportation de 10 000 Juifs étrangers de zone libre.

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mercredi 4 septembre 2013

Médiocrité: Mangeoire avec Joseph Kabila à Kinshasa, les Moineaux "Mvunzi" sans dents se rebiffent et rasent déjà les murs à Paris !

Le plan des mammouths josephistes-mobutistes a été démasqué, celui de diviser pour conquérir les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais de l'étranger. Haro donc à la médiocrité caractérielle qui devient structurelle chez certains de nos compatriotes ! Honte aux collabos-positionnistes qui croient dans les crises enchevêtrées en République démocratique du Congo, ils peuvent se sauver seuls au détriment de toute la communauté ! Or ne pas comprendre que notre liberté vaut autant que la liberté des autres, est un manque de non sens. Pareil pour nos droits et devoirs. Mais comme le ridicule ne tue pas, les moineaux "Mvunzi" sans dents, qui pensaient aller festoyer avec l'incapacitaire de Kingakati sont revenus sur leur maudite décision. Ils ne vont plus aller à Kinshasa. Adieux perdiems ! Sauf que les Moineaux "Mvunzi" se sont enfoncés seuls et ils sont grillés ! Après le slogan "Tokokende na Kin na nko", ils appliquent maintenant la politique de "Miso makasi Ndoki té". Les moineaux "Mvunzi" ont cru qu'avec leurs arguments enfantins, ils allaient embobiner les Résistants-Patriotes-Combattants de France. Ils se fourvoient et commencent déjà à raser les murs surtout que les médias coupagistes de Kinshasa viennent aussi de les désavouer. 9 billets pour aller à Kinshasa sans retour ?

Dans la vie rien ne sert de courir il faut partir à point. Le scénario de nos moineaux "Mvunzi" est déplorable. Faire une sortie précipitée aussi médiocre, c'est fort dommage alors qu'avec un peu de patience ils auraient pu avoir un bel avenir politique devant eux. Ils ont manqué de sagesse !

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A Cœur Ouvert avec Justine M'Poyo Kasa-Vubu

La bouillante Justine M'Poyo Kasa-Vubu est la fille de Joseph Kasa-Vubu, premier président de la République démocratique du Congo. En 1991, Justine M'Poyo Kasa-Vubu adhère à l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) d'Étienne Tshisekedi, le principal parti d'opposition à Joseph Mobutu. Le 22 mai 1997, elle est nommée ministre de la Fonction publique dans le premier gouvernement de M'zée Laurent-Désiré Kabila, sans avoir reçu l'assentiment de son propre parti. Elle ne gardera pas longtemps ce portefeuille puisque M'zée Laurent-Désiré Kabila la nomme ambassadeur de la République démocratique du Congo en Belgique. Elle quittera ses fonctions suite à des désaccords avec M'zée Laurent-Désiré Kabila. Indomptable et candidate aux fameuses élections Louis Michel 2006, Justine Kasa-Vubu M'Poyo fut victime de la Haute Autorité des Médias (HAM). Pour avoir déclaré dans une émission de télévision que "Si Joseph kabila a étudié à l'université américaine, moi je suis une universitaire. j'ai étudié à Louvain en Belgique. Si joseph Kabila est réellement le fils de M'zée Laurent Kabila, moi je suis la fille de Kasa-Vubu, le prmier président de ce pays. Alors je réclame un débat avec Joseph Kabila". Cette déclaration de bon sens avait fait bondir le pitbull dressé par les néo-coloniaux placé à la Haute Autorité Médias, Modeste Mutinga Mutuishayi: fourbe, roublard, corrompu et grand requin ! Justine kasa-Vubu a été suspendue et interdite d'antenne pour 1 mois ! Justine M'Poyo Kasa-Vubu, se déclare prête à participer aux concertations nationales en République démocratique du Congo. La présidente du Mouvement des Démocrates (MD) souhaite que ce dialogue national soit "inclusif" et "ne fasse pas l'impasse sur le contentieux électoral de 2011".

Paris le 27 août 2013, Justine M'Poyo Kasa-Vubu. Photos Réveil FM

Monsieur M'Poyo et Madame Justine M'Poyo Kasa-Vubu à Paris. Photo Réveil FM

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lundi 2 septembre 2013

Le Comité des droits des personnes handicapées ouvre les travaux de sa dixième session !

Le Comité des droits des personnes handicapées a entamé ce matin, au Palais Wilson. À Genève, les travaux de sa dixième session en adoptant son ordre du jour et son programme de travail provisoire et en entendant une déclaration d’ouverture du Chef de la Branche en charge du développement et des questions économiques et sociales à la Division de la recherche et du droit au développement du Haut Commissariat aux droits de l'homme, M. Craig Mokhiber, ainsi que de la Présidente du Comité, Mme Maria Soledad Cisternas Reyes. Le Comité a ensuite auditionné les autres organes des Nations Unies, les institutions spécialisées, les organisations de personnes handicapées et d’autres organismes compétents au titre de sa coopération avec eux.

M. Mohkiber a rappelé que la Haut Commissaire aux droits de l'homme avait plaidé en faveur d’un agenda post-2015 qui soit basé sur les droits de l'homme et que l’Assemblée générale allait convoquer, le 23 septembre prochain, une réunion de haut niveau d’une journée (au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement) sur le thème de l’inclusion du handicap dans l’agenda du développement pour 2015 et au-delà. Cette réunion de haut niveau devra adopter un résultat final orienté vers l’action qui soutienne explicitement la Convention relative aux droits des personnes handicapées et la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, a précisé M. Mohkiber, ajoutant que la discussion au sein de l’Assemblée générale s’appuie sur un consensus selon lequel les personnes handicapées doivent être intégrées dans les objectifs de développement.

Il a ensuite souligné combien la question de l’accessibilité était importante du point de vue de la Convention et des travaux du Comité. Aussi, s’est-il réjoui de l’adoption, le 26 juin 2013, du Traité de Marrakech visant à faciliter l’accès aux documents imprimés pour les personnes ayant des déficiences visuelles.

La Présidente du Comité a rappelé que le Comité a jusqu’ici examiné plusieurs rapports d’Etats parties à la Convention et adopté sept observations finales y relatives ; adopté deux commentaires généraux portant, l’un, sur la capacité juridique des personnes handicapées et, l’autre, sur l’accessibilité ; créé un groupe de travail sur les femmes et filles handicapées ; et mis sur pied un groupe de travail chargé de la question des normes en matière de trafic aérien.

Mme Cisternas Reyes a par ailleurs attiré l’attention sur la participation du Comité aux préparatifs en vue de la réunion de haut niveau que l’Assemblée générale va tenir le 23 septembre sur le thème du handicap et du développement. Enfin, la Présidente a appelé les Etats qui ne l’ont pas encore fait à ratifier la Convention et son Protocole facultatif.

Durant la discussion qui s’est ensuite nouée avec les représentants d’une douzaine d’organes des Nations Unies, d’institutions spécialisées, d’organisations de personnes handicapées et d’autres organismes compétents, l’attention a notamment été attiré sur le projet de commentaire général que prépare actuellement le Comité des droits de l'homme sur le thème de la liberté et de la sécurité de la personne, qui envisage la possibilité de priver une personne de liberté en vertu des lois de santé mentale au motif de protéger cette personne elle-même ou autrui.

La Présidente du Comité a fait part de sa profonde préoccupation face à ce projet de commentaire général du Comité des droits de l'homme. Nombre d’intervenants se sont en outre félicités de l’adoption du Traité de Marrakech susmentionné.

Le Secrétaire du Comité, M. Jorge Araya, a indiqué que le Comité a reçu à ce jour les rapports initiaux de la Colombie et de Chypre, portant à 48 le nombre total de rapports reçus par le Comité. Le Comité a examiné à ce stade 7 de ces 48 rapports, ce qui signifie, au rythme actuel de réunions, un retard de 5 ans. En outre, 58 rapports dus n’ont à ce jour pas été soumis, a précisé le Secrétariat.

Cet après-midi, à 15 heures, le Comité entamera l’examen du rapport initial de l’Autriche.

Déclaration d’ouverture

M. CRAIG MOKHIBER, Chef de la Branche en charge du développement et des questions économiques et sociales à la Division de la recherche et du droit au développement du Haut Commissariat aux droits de l'homme, a souligné combien allait être importante pour les travaux du Comité la 68ème session de l’Assemblée générale qui s’ouvre le 17 septembre prochain du fait que cette session va concentrer ses efforts sur la finalisation du futur cadre global de développement, c’est-à-dire de l’agenda post-2015.

Dans le cadre de ces efforts, l’Assemblée générale va particulièrement mettre l’accent durant cette session sur le renforcement de l’inclusion des personnes handicapées dans les objectifs de développement global. Par ailleurs, a souligné M. Mohkiber, cette 68ème session de l’Assemblée générale devrait aboutir à un résultat s’agissant du processus de renforcement des organes de traités.

M. Mohkiber a rappelé que la Haut Commissaire aux droits de l'homme avait plaidé en faveur d’un agenda post-2015 qui soit basé sur les droits de l'homme et que l’Assemblée générale allait convoquer, le 23 septembre prochain, une réunion de haut niveau d’une journée (au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement) sur le thème de l’inclusion du handicap dans l’agenda du développement pour 2015 et au-delà.

Cette réunion de haut niveau devra adopter un résultat final orienté vers l’action qui soutienne explicitement la Convention et la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, a précisé M. Mohkiber, ajoutant que la discussion au sein de l’Assemblée générale s’appuie sur un consensus selon lequel les personnes handicapées doivent être intégrées dans les objectifs de développement.

Depuis la précédente session du Comité, a poursuivi M. Mohkiber, a été publié le rapport du panel de haut niveau sur l’agenda de développement post-2015.

Ce rapport fixe un objectif universel d’éradication de l’extrême pauvreté d’ici 2030 et les éminentes personnes composant ce panel ont plaidé en faveur de la présentation de données ventilées relatives au handicap, tout en soulignant que les objectifs de développement ne pourront être considérés comme atteints que s’ils sont respectés pour tous les groupes de revenus et tous les groupes sociaux.

M. Mohkiber a en outre rappelé que la sixième session de la Conférence des Etats parties à la Convention, qui s’est tenue en juillet dernier à New York, s’est concentrée sur l’inclusion du handicap dans le développement, sur la protection sociale et sur la réduction de la pauvreté.

La prochaine session de l’Assemblée générale prévoit également d’être active dans le contexte du processus intergouvernemental pour le renforcement des organes de traités, a poursuivi M. Mohkiber, rappelant qu’un nouveau projet de résolution a été présenté sur la question, qui servira de base pour les négociations finales.

M. Mohkiber a ensuite souligné combien la question de l’accessibilité était importante du point de vue de la Convention et des travaux du Comité. Aussi, s’est-il réjoui de l’adoption, le 26 juin 2013, du Traité de Marrakech visant à faciliter l’accès aux documents imprimés pour les personnes ayant des déficiences visuelles.

M. Mohkiber a par ailleurs attiré l’attention sur la publication, au mois de mai dernier, du rapport de 2013 de l’UNICEF sur la situation des enfants dans le monde, lequel se concentre sur les enfants handicapés. Il a également rappelé qu’au mois de mai dernier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait adopté une résolution sur le handicap – la première de ce type depuis 2005 – qui demande notamment à l’OMS de préparer un plan d’action complet sur le handicap, assorti de résultats mesurables, en vue de l’Assemblée mondiale de la santé de 2014.

Enfin, a conclu M. Mohkiber, le Forum permanent des populations autochtones a recommandé que les pays qui n’ont pas encore ratifié la Convention le fassent de toute urgence et que le Comité accorde une attention particulière à la situation des autochtones et des personnes handicapées.

Déclaration de la Présidente du Comité

MME MARIA SOLEDAD CISTERNAS REYES, Présidente du Comité, a rappelé que le Comité a été créé il y a plus de cinq ans. Depuis cette date, il a examiné plusieurs rapports d’Etats parties à la Convention et adopté sept observations finales y relatives. Le Comité a analysé des sujets complexes et étudié des communications individuelles au titre du Protocole facultatif, sans parler des enquêtes qu’il a lancées ; en outre, le Comité a adopté des procédures de suivi des observations finales, a précisé la Présidente.

Elle a en outre rappelé que le Comité a adopté deux commentaires généraux portant, l’un, sur la capacité juridique des personnes handicapées et, l’autre, sur l’accessibilité.

Le Comité a par ailleurs créé un groupe de travail sur les femmes et filles handicapées et il espère pouvoir publier l’an prochain un document relatif aux exposés faits durant la demi-journée de discussion qu’il a tenue sur ce thème en avril dernier.

Le Comité a également mis sur pied un groupe de travail chargé de la question des normes en matière de trafic aérien, a notamment ajouté la Présidente.

Mme Cisternas Reyes a par ailleurs souligné que le Comité avait eu une réunion avec la Présidente du bureau de la Conférence des Etats parties et avait demandé que soit pris en considération le point de vue du Comité lors des conférences d’Etats parties qui se tiendront à l’avenir. La Présidente du Comité a ensuite attiré l’attention sur la participation du Comité aux préparatifs en vue de la réunion de haut niveau que l’Assemblée générale va tenir le 23 septembre sur le thème du handicap et du développement.

Elle a également évoqué la participation du Comité au processus de renforcement des organes de traités. Mme Cisternas Reyes a en outre remercié les Etats parties pour avoir soutenu la demande du Comité visant à ce que cet organe bénéficie d’une extension de ses sessions en 2014, deux semaines de session additionnelles ainsi que des réunions pré-session ayant en effet été accordées au Comité.

Enfin, la Présidente a appelé les Etats qui ne l’ont pas encore fait à ratifier la Convention et son Protocole facultatif.

Aperçu du débat au titre de la coopération avec les autres organes des Nations Unies, les institutions spécialisées, les organisations de personnes handicapées et d’autres organismes compétents.

Un représentant du Conseil de l’Europe a fait observer que sur les 47 Etats membres du Conseil de l’Europe, 45 ont à ce jour signé la Convention et 37 l’ont ratifiée. Les questions de handicap figurent en bonne place dans l’ordre du jour du Conseil de l’Europe, a-t-il souligné, précisant que le Conseil de l’Europe allait procéder à l’examen de son Plan d’action sur le handicap 2006-2015 et préparer le plan d’action post-2015.

Le Conseiller pour les personnes handicapées auprès du Haut Commissariat aux droits de l'homme a indiqué qu’en tant que point focal, son mandat est de protéger, promouvoir et intégrer les droits de l'homme des personnes handicapées dans l’ensemble du système des Nations Unies et au-delà et d’agir comme catalyseur pour la ratification et la mise en œuvre effective de la Convention au niveau des pays.

Il a en outre fait part des nombreuses manifestations et réunions qu’il a organisées ou auxquelles il a participé s’agissant des personnes handicapées.

Lors de la réunion de haut niveau que tiendra l’Assemblée générale le 23 septembre prochain, le groupe de soutien interinstitutions des Nations Unies pour la Convention va organiser, durant la pause du déjeuner, un événement parallèle de haut niveau pour délivrer un message aux différents pays et acteurs. En outre, M. Mohkiber a invité chacun à participer à la consultation préliminaire qui se tiendra à Madrid les 3 et 4 octobre prochain en vue de la préparation d’une étude sur le droit à l’éducation pour les personnes handicapées.

Il a en outre attiré l’attention sur le projet de commentaire général que prépare actuellement le Comité des droits de l'homme sur le thème de la liberté et de la sécurité de la personne et a fait observer que ce projet envisage la possibilité de priver une personne de liberté en vertu des lois de santé mentale au motif de protéger cette personne elle-même ou autrui.

À ce stade, la Présidente du Comité est intervenue pour faire part de sa profonde préoccupation face à ce projet de commentaire général du Comité des droits de l'homme.

Une représentante de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) a notamment attiré l’attention sur le Traité de Marrakech adopté en juin dernier pour faciliter l’accès aux documents imprimés pour les non-voyants, les handicapés visuels et autres personnes dont le handicap entrave l’accès à de tels documents. À ce jour, 53 Etats ont signé ce Traité, a-t-elle précisé.

Une représentante du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a souligné que le Rapport de 2013 sur la situation des enfants, lancé en mai dernier par l’UNICEF, se concentre, pour la première fois, sur les enfants handicapés.

Elle a par ailleurs souligné que le partenariat global sur les enfants handicapés lancé l’an dernier par le Fonds regroupe aujourd’hui quelque 250 organisations du monde entier.

Une représentante de l’Organisation internationale du travail (OIT) a souligné que l’OIT continue son travail en faveur des personnes handicapées en promouvant la ratification de normes et en fournissant des avis techniques aux gouvernements. L’OIT encourage en outre les parties constituantes à revoir les lois sur l’emploi en tenant compte de la perspective du handicap, a-t-elle ajouté.

Un représentant de l’Unité d’appui pour la mise en œuvre de la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel a rappelé qu’après l’entrée en vigueur de la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel (Convention d’Ottawa), en 1999, il avait été reconnu que l’assistance aux victimes devait s’inscrire dans le contexte plus large des droits de l'homme et du handicap.

Il a présenté un certain nombre d’activités que mène son Unité en vue d’aider les Etats parties à la Convention d’Ottawa à s’acquitter de leurs efforts de manière cohérente avec le respect parallèle de la Convention sur les droits des personnes handicapées.

Organisations non gouvernementales

Une représentante de International Federation of Deaf Persons, en tant que représentante de International Disability Alliance, a notamment insisté sur le souhait de l’Alliance de soutenir toutes les organisations de personnes handicapées afin de faire en sorte que leurs travaux puissent être partagés avec le Comité.

Une représentante du World Network of Users and Survivors of Psychiatry a souligné que son Réseau avait contribué aux travaux du Rapporteur spécial sur la torture qui a récemment demandé une interdiction absolue des interventions psychiatriques non consensuelles. Il est en outre important de clarifier le sens de l’article 14 de la Convention pour ce qui a trait à la détention liée à la santé mentale, a-t-elle souligné, avant d’insister sur la nécessité de lutter contre l’administration non volontaire de médicaments, la contrainte et l’enfermement dans les services communautaires de santé mentale.

Une représentante de Disability International Council a préconisé des activités de suivi de la mise en œuvre des recommandations qui ont été adressées par le Comité au Paraguay suite à l’examen du rapport de ce pays. Elle a souligné que l’un des aspects des travaux de son organisation consistera à aider certains Etats à développer des capacités en termes d’élaboration de leurs rapports.

Une représentante de l’Association suisse de soutien aux personnes handicapées mentales a fait part du projet de son association d’établir une opportunité de dialogue et de travail commun aux fins de l’application de la Convention. Elle a notamment précisé avoir identifié quatre enjeux touchant à la gouvernance, à la coopération internationale, à l’éducation et à la contribution de la recherche.

Une représentante de International Consortium on Disability and Development a indiqué que son organisation soutient l’inclusion des personnes handicapées dans les efforts de développement dans plus d’une centaine de pays. Elle a rappelé que son organisation avait co-organisé le Forum de la société civile et a encouragé la participation d’ONG du sud àce Forum.

Un représentant de Human Rights Watch a invité le Comité à continuer d’accorder le temps nécessaire à la société civile, dont la contribution est importante pour continuer à comprendre la situation sur le terrain. Un des aspects fondamentaux de l’inclusion consiste à assurer l’accessibilité, a-t-il rappelé. Il s’est félicité des travaux menés par le Comité concernant l’élaboration de commentaires généraux sur la capacité juridique et sur l’accessibilité.

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dimanche 1 septembre 2013

RDC: arrivée de Mary Robinson, envoyée spéciale de l'ONU

KINSHASA — L'envoyée spéciale de l'ONU pour la région des Grands Lacs, Mary Robinson, est arrivée dimanche soir à Kinshasa dans le cadre d'une tournée régionale qui la conduira en République démocratique du Congo, ainsi qu'en Ouganda et au Rwanda voisins, a constaté un journaliste de l'AFP.

Mary Robinson

Elle a été accueillie à son arrivée par Martin Kobler, le chef de la Mission de l'ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco). Elle n'a fait aucune déclaration à sa sortie d'avion.

Mary Robinson "part demain (lundi) à Goma", dans l'est de la RDC, et "rencontrera notamment les autorités provinciales et la société civile (associations, syndicats, organisations religieuses...)", a-t-on appris dimanche auprès de la Monusco. Selon le programme de la tournée, encore provisoire, Mary Robinson reviendra mardi à Kinshasa, où elle pourrait s'entretenir avec des autorités. Mercredi, l'ex-présidente de l'Irlande se rendra en Ouganda puis s'envolera pour Kigali, où elle doit arriver vendredi.

Cette visite intervient alors que l'armée et la Monusco ont mené ces derniers jours de grosses offensives et gagné du terrain contre la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), principal groupe armé du Nord-Kivu (est). Cette opération a été lancée après que des obus meurtriers ont frappé le 22 août Goma, la capitale provinciale.

Les rebelles du M23, qui opéraient auparavant dans une précédente rébellion, avaient signé en 2009 un accord avec Kinshasa pour être intégrés dans l'armée nationale congolaise. Certaines garanties importantes que leur offrait l'accord n'ayant pas été respectées, selon eux, ils ont repris les armes.

L'ONU affirme que le M23 est soutenu par le Rwanda et l'Ouganda, ce que démentent ces deux pays voisins de la RDC.

Fin novembre, le M23 avait occupé Goma, puis s'en était retiré contre la promesse d'un dialogue avec Kinshasa. Pour relancer le dialogue, bloqué depuis plusieurs mois à Kampala, le M23 a dit vendredi s'être retiré de ses positions les plus proches de Goma. L'armée a pour sa part affirmé qu'il avait plutôt été "défait" militairement.

Mary Robinson est chargée d'accompagner l'application d'un accord-cadre de l'ONU signé par onze pays africains fin février à Addis Abeba. Par cet accord, les signataires s'engagent à soutenir les efforts de pacification dans le Nord et le Sud-Kivu, en proie à une instabilité chronique depuis deux décennies.

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Ça s'est passé un 1er septembre

Un peu plus d'un an après leur sacre mondial face au Brésil (3-0), les Bleus sont décorés de la légion d'honneur par le président de la République Jacques Chirac.

1er septembre 1939 : Hitler envahit la Pologne, provoquant la Seconde Guerre mondiale. Le prétexte allemand pour l'invasion est l'attaque d'un poste de radio à Gleiwitz. L'assaut se fait sur toute l'étendue du front mais surtout à Dantzig. C'est au large de cette ville que le cuirassé Schleswig-Holstein va déclencher les hostilités en bombardant la position polonaise de la Westerplatte.

1 er septembre 1969 : Le colonel Mouammar Kadhafi prend le pouvoir en Libye. À l'aube, il se rend à bord d'une jeep chargée d'armes et d'explosifs dans la station de radio de Benghazi et lit le "communiqué n°1" de la révolution, partiellement improvisé. Il proclame l'avènement de la République arabe libyenne.

1er septembre 1999: Jacques Chirac, président de la République, décore de la Légion d'honneur l'Equipe de France championne du monde de football ainsi que son sélectionneur, Aimé Jacquet. A l'époque, les Bleus sont sur le toit du monde un an après leur sacre face au Brésil au Stade de France (3-0).


France vs Brésil 1998 par joyeux85

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