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Réveil FM International

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samedi 30 novembre 2013

Pathétique: Joseph Kabila joue au "Joe le Taxi" avec sa jeep sur la route Bunia-Beni !

Les thuriféraires, courtisans, apparatchiks et barons du régime de Joseph Kabila n'ont qu'à bien se tenir. Comment les Djaleloïstes qui nous ont enfariné avec "Les 5 chantiers" bidons croient-ils qu'ils peuvent continuer à nous bananer avec "La révolution de la modernité" imaginaire ? Cela fait 12 ans que Joseph Kabila règne par défi en République démocratique du Congo, sur son compteur d'imposteur et usurpateur, il y a 12 millions de morts congolais et 25 milliards planqués dans les îles vierges. Avez-vous vu l'état de nos routes dans la Province Orientale ? Où sont donc passés les contrats léonins avec des Chinois: pillage des ressources minières congolaises contre les infrastructures ? Et des médias coupagistes, louangeurs du régime de Kinshasa veulent nous faire croire que c'est pour palper les réalités que Joseph Kabila au volant de la Jeep de la République fait le rallye sur la route Bunia-Beni, mauvais en tout y compris dans la conduite il s'embourbe le plus souvent possible. Le job du président de la République n'est pas facile, si on n'est pas légitime et qu'on dirige par défi, par imposture et usurpation, c'est encore plus difficile. Trois semaines après l'écrasante victoire des Fardc face aux miliciens tutsi rwandais du M23, Joseph Kabila joue au "Joe le Taxi" sur les pistes congolaises-qui n'ont rien des routes. Alors qu'un bon président devrait d'abord aller au front encourager et féliciter les Fardc et parler avec nos populations. L'OVNI que la mafia internationale a placé à la tête de la République démocratique du Congo pour mieux la liquider en tant qu'Etat-nation et pour mieux la piller ne connait toujours pas son job, 12 ans après !

Joseph Kabila joue au "Joe le Taxi" avec sa jeep sur la route Bunia-Beni !

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jeudi 28 novembre 2013

XVe Sommet de la Francophonie à Dakar 2014: Richard Attias, mari de Cécilia "Sarkozy", est le nouveau Monsieur Afrique !

Alors qu’aucun appel d’offres n’a été publié, Richard Attias a été désigné par Macky Sall pour s’occuper de la communication relative au XVè Sommet de la Francophonie qui aura lieu à Dakar au Sénégal en 2014. Déjà intime d’Ali Bongo au Gabon, le publicitaire renforce donc ses positions au Sénégal. Habile manœuvre pour celui qui a pourtant été épinglé par la Cour des comptes sénégalaise et qui incarne la Françafrique du XXIe siècle.

Richard Attias, nouveau Monsieur Afrique et Cecilia "Sarkozy".

A la surprise générale, Macky Sall, président du Sénégal, a annoncé la désignation de Richard Attias pour assurer la communication relative à la prochaine édition du sommet de l’Organisation internationale de la francophonie qui doit se tenir à Dakar en 2014. Une décision qui laisse de nombreuses personnes songeuses. En effet, Richard Attias a été épinglé par la Cour des comptes sénégalaise pour sa participation à l’organisation de la conférence islamique de Dakar de 2008. L’institution s’est ainsi interrogée sur la somme de 2,3 milliards de francs CFA (environ 3,5 millions d’euros) que le Port autonome de Dakar a versée pour la location du bateau le Musica ainsi que pour régler deux factures de Richard Attias d’une valeur totale de 108 500 euros.

Né à Fès en 1959, issu d’une famille juive marocaine, Richard Attias a connu un parcours professionnel et personnel fulgurant. Passé par IBM, il se lance dans la communication événementielle et trouve rapidement le succès en participant à l’organisation du Forum économique mondial de Davos. Son agence de communication rachetée par le géant Publicis, Richard Attias en devient l’un des principaux dirigeants. C’est à cette occasion qu’il rencontre Nicolas et Cécilia Sarkozy, pour qui il organise le meeting du Bourget de 2004, signant le lancement de la campagne électorale du futur président de la République.

Intime d’Ali Bongo

Nicolas Sarkozy gagnera l’Elysée et Richard Attias son épouse. A New York, il fonde une nouvelle agence, largement tournée vers le continent africain. L’une de ses premières actions sera l’organisation du New York Forum Africa, dont les deux premières éditions se sont tenues à Libreville en 2012 et 2013.

Au Gabon, le client du publicitaire n’est autre qu’Ali Bongo, fils et successeur d’Omar Bongo à la présidence du pays.

Pour lui, Richard Attias a également organisé, à grand renfort de tambours, le centième anniversaire de l’établissement de la clinique du docteur Schweitzer au Gabon.

Pour lui, Richard Attias a personnellement écrit à Barack Obama pour lui demander de contribuer financièrement au projet qu’il a « lancé avec son Excellence Ali Bongo Ondimba » : Train My Generation.

Naturellement, l’organisation de ces événements en grande pompe n’a pas été neutre vis-à-vis des finances gabonaises. Et les voix s’opposant à ses dépenses fastueuses n’ont pas manqué, même si elles ont été largement étouffées par le pouvoir. De fait, les inégalités de richesses au sein de la population sont de plus en plus mal vécues au Gabon.

D’après la Banque mondiale, 32,7% des Gabonais vivent sous le seuil de pauvreté national. L’arrivée d’Ali Bongo à la tête de l’Etat n’a rien changé. Au contraire, le caractère népotique du régime a été mis en évidence, alors même qu’Omar Bongo est resté président pendant plus de 40 ans.

Dans les bonnes grâces de Macky Sall

Ainsi, en obtenant le marché du XVe sommet de la francophonie, Richard Attias a prouvé que son influence est de plus en plus forte en Afrique. Déjà proche de l’ancien président Abdoulaye Wade, le mari de Cécilia a réussi à faire oublier son accrochage avec la justice et même à créer de bonnes relations avec le nouveau président Macky Sall. Ce dernier s’était pourtant ému de l’affaire du Port autonome de Dakar.

A croire que sa rencontre avec le publicitaire lors du Forum Forbes Africa de juillet dernier a été décisive. Forum d’ailleurs organisé par… Richard Attias. Pour la communication du sommet de la francophonie, ce dernier sera même doté d’une enveloppe faramineuse de 7 millions d’euros.

Nouveau Monsieur Afrique, Richard Attias a le bras long. Il fait partie des proches de deux présidents, et sa femme Cécilia a également créé une Fondation pour les femmes aux côtés de Sylvia Bongo Ondimba, épouse d’Ali Bongo. Au passage, le couple cherche bien sûr à faire des affaires et s’imposer comme les intermédiaires incontournables de tous ceux qui aimeraient obtenir l’oreille de la famille Bongo ou de Macky Sall.

Et ce ne sont certainement pas les opposants politiques, bien faibles face aux gouvernements tout puissants, qui pourront influer pour une gestion plus transparente des deniers publics.

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Mali : L'ex-putschiste Sanogo inculpé, arrêté et mis en prison à Bamako

Amadou Sanogo en avril 2012, peu après le putsch.

Le général responsable du coup d'Etat de mars 2012 qui avait plongé le Mali dans le chaos a été inculpé de meurtres et assassinats. Depuis dix jours le capitaine Amadou Sanogo, promu général, refusait de se rendre aux convocations de la justice malienne, qui souhaitait l’entendre au sujet des exactions commises par ses hommes, les «bérets verts», à la suite au putsch de mars 2012. Il a finalement été inculpé ce mercredi de meurtres et assassinats, complicité de meurtres et assassinats, et placé sous mandat de dépôt par le juge Karembé après son audition.

Des dizaines de militaires se sont déplacés en matinée dans le quartier dit «des présidents», dans le centre de Bamako, là-même où Amadou Toumani Touré («ATT»), l’ancien président destitué, possède une villa. Selon un militaire sur place : «Nous venons exécuter un mandat d’amener». Puis Sanogo a été poussé à l’arrière d’un véhicule.

En renversant en mars 2012 le président Amadou Toumani Touré, Sanogo a précipité le pays dans la crise, les islamistes armés exploitant la situation pour prendre le Nord jusqu’à l’opération Serval en janvier dernier. Son inculpation porte sur sa responsabilité présuméee dans la disparition dans les mois suivants le coup d’Etat de «bérets rouges», des militaires fidèles à ATT, dans le camp militaire de Kati.

Le Président Ibrahim Boubacar Keita (IBK), élu en août, avait déclaré qu’il fallait mettre fin à «la République de Kati», ce lieu distant de 10 km de Bamako où auraient défilé hommes politiques et hommes d’affaires, certains pour faire allégeance au pouvoir de Sanogo, alors tout puissant. Aujourd’hui certaines sources assurent que Sanogo détiendraient des preuves compromettantes de ces rencontres qui pourraient, selon une source, «mouiller» une partie de la classe politique malienne.

LE FILS DU JUGE AGRESSÉ

«C’est une victoire pour les familles des victimes et la justice malienne dans une affaire hautement sensible. C’est un signal fort pour la lutte contre l’impunité qui démontre que personne n’est au dessus des lois. La FIDH et l’AMDH, qui accompagnent les victimes et qui s’apprêtent à se constituer parties civiles à leurs côtés dans la procédure judiciaire, contribueront à ce que toute la lumière soit faite sur le sort réservé aux disparus», a déclaré Me Mariko, avocat des victimes.

La tension autour de l’affaire Sanogo est palpable puisque le fils du juge d’instruction Karembé, qui est chargé de l’affaire des «bérets rouges disparus», a été agressé hier à la mi-journée sur le chemin de son lycée par trois individus munis d’armes blanches. Le jeune homme a été blessé au genou et aspergé par du gaz lacrymogène avant de se faire voler sa moto. Il serait hors de danger.

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Berlusconi chassé du parlement italien

Au centre de la vie politique italienne depuis 20 ans, Silvio Berlusconi a été chassé mercredi du parlement après une infamante condamnation pour fraude fiscale. Avec sa déchéance du Sénat, les affronts ne font que commencer pour le Cavaliere, qui n'est désormais plus à l'abri d'une incarcération.

La perte de son siège de sénateur met à dure épreuve l'ego de Silvio Berlusconi. Le Cavaliere, qui se considère, avec de Gaulle et Churchill, comme "le plus grand homme d'État du siècle" et affirme avoir été "effleuré par le Seigneur", a perdu le sommeil depuis sa condamnation pour fraude fiscale le 1er août dernier. "Berlusconi souffre d'une névrose narcissique, explique dans le quotidien La Repubblica le psychanalyste Luigi Cancrini. Il est entièrement concentré sur sa propre image et, depuis quelques semaines, la réalité des faits ne cesse de contredire cette image." Trois cauchemars occupent les nuits sans sommeil du Cavaliere.

La première épreuve est le vote de mercredi soir sur sa déchéance du Sénat. Berlusconi avait annoncé qu'il serait présent dans l'hémicycle et qu'il y prononcerait un "discours historique". Mais ses avocats lui ont expliqué qu'à l'issue du scrutin, le président du Sénat prononcerait la phrase rituelle : "Je prie les commis d'accompagner le sénateur Berlusconi hors de l'hémicycle." Plutôt que d'être expulsé manu militari tel un voleur de poules entre deux gendarmes, l'ancien président du Conseil a donc renoncé à cette intervention.

"Un parcours de rééducation"

Les affronts ne font pourtant que commencer pour le Cavaliere. Condamné dans les affaires Mediaset et Ruby, Berlusconi devra choisir dans quelques semaines entre les arrêts domiciliaires et les travaux d'intérêt général. Les arrêts domiciliaires sont très contraignants : Silvio Berlusconi ne pourrait pas quitter son domicile et devrait demander une autorisation aux magistrats chaque fois qu'il souhaite rencontrer quelqu'un. Mieux vaut donc opter pour les travaux d'intérêt général s'il souhaite continuer à diriger son parti Forza Italia. De nombreuses associations se sont déjà proposées pour accueillir l'ancien président du Conseil, pour cueillir des tomates ou laver des toilettes...

Plus grave encore : Silvio Berlusconi devra rencontrer régulièrement un assistant social désigné par la magistrature et chargé de vérifier que le condamné effectue "un parcours de rééducation". En clair, Berlusconi devra exprimer son repentir pour conserver les avantages des arrêts domiciliaires. Une contrition impensable pour un homme qui clame son innocence et se déclare victime d'un "coup d'État de la magistrature".

Casseroles judiciaires

Mais la plus grande angoisse du Cavaliere est l'incarcération : la voiture de police qui vient le saisir à son domicile, l'arrivée à la prison San Vittore dans une nuée de photographes, la photo signalétique et les empreintes digitales, la cellule. "Je sais que plusieurs parquets n'attendent que ma déchéance pour demander mon arrestation", a-t-il confié aux membres de son premier cercle. Silvio Berlusconi ne risque pourtant pas la prison pour sa condamnation à deux ans pour fraude fiscale. Le code pénal prévoit pour ce délit et pour des condamnés de plus de 70 ans des peines de substitution. Mais mercredi soir, dès que sa déchéance du Sénat sera votée, Silvio Berlusconi perdra son immunité parlementaire (immunité relative, car le Parlement décide au coup par coup d'accorder ou non à la magistrature l'incarcération d'un parlementaire). En revanche, le coup de grâce pourrait venir des autres casseroles judiciaires du Cavaliere. Le code pénal italien prévoit en effet la prison ferme, quel que soit leur âge, pour les condamnés à des peines liées à la mafia, au terrorisme, aux crimes sexuels sur mineurs, et l'incarcération préventive lorsque le prévenu risque de détruire les preuves du procès. Or Silvio Berlusconi a déjà été condamné en première instance à sept ans de prison pour prostitution de mineur dans l'affaire Ruby. Dans le même procès, il est fortement soupçonné d'avoir entretenu des jeunes femmes pour les empêcher de témoigner. Deux cas de figure qui pourraient conduire à son arrestation. Chaque fois qu'une sirène de police retentira près de sa résidence de Arcore, le Cavaliere se demandera si son heure n'est pas arrivée. Le cauchemar ne fait que commencer.

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Jeunes et enfants exécutés par la police congolaise

L'Unicef et la Mission de l'ONU se disent «alarmés» par des allégations d'exécutions extrajudiciaires de jeunes et d'enfants à Kinshasa, où la police mène une vaste opération.

Des "Kulunas-non cravatés", arrêtés puis assassinés par le régime de Kinshasa

L'Unicef et la Mission de l'ONU s'inquiètent des dérapages rapportés dans le cadre d'une vaste opération de la police congolaise contre les délinquants. Cette préoccupation est née après qu'ils ont «reçu, au cours de ces derniers jours, des rapports préoccupants faisant état de la disparition et de l'assassinat de jeunes hommes et d'enfants dans certaines communes de Kinshasa», a déclaré à la presse Carlos Araujo, porte-parole intérimaire de la Mission de l'ONU (Monusco). «Selon les informations reçues qui sont en cours de vérification, au moins une vingtaine de personnes, dont 12 enfants, auraient été tuées. L'Unicef et la Monusco demandent que des mesures immédiates soient prises par les autorités congolaises, afin de mettre fin à ces actes», a-t-il ajouté.

Exécutions publiques

«Des policiers et autres agents de sécurité non autrement identifiés ont été mobilisés en vue de traquer, arrêter, torturer et parfois exécuter en public» les bandits présumés, écrit dans un communiqué le Réseau national des ONG des droits de l'Homme de la RDC (Renadhoc), qui estime à «plusieurs dizaines» le nombre de victimes. Responsables jugés L'Unicef et la Monusco appellent également à ce que des enquêtes soient menées et que les responsables de ces exactions soient jugés. Même requête chez le Renadhoc, qui demande en plus la création d'une «commission indépendante d'enquête sur les cas avérés d'exécutions sommaires» et la mise en place de «programmes cohérents» de réinsertion sociale. Les rapports d'exécutions et de disparitions coïncident «avec le début de l'opération Likofi (Coup de poing, en lingala), lancée le 15 novembre 2013 pour une durée de trois mois par les autorités congolaises, afin de juguler la délinquance urbaine», a souligné le porte-parole de l'ONU. La police de Kinshasa a lancé cette opération pour combattre le banditisme de jeunes désoeuvrés appelés «kuluna», qui depuis des années volent, agressent et tuent des habitants de la capitale congolaise. Des habitants affirment que la police s'est livrée à plusieurs exécutions de kuluna présumés. Le colonel Mwana Mputu, chef de la cellule média de l'opération, a formellement démenti mardi à l'AFP ces allégations, et souligné que s'il y avait «dérapage» il y aurait des «sanctions».

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mardi 26 novembre 2013

Mwetisation-Lumbetisation: Payés par le régime de Kinshasa, des Tontons Macoutes Haïtiens, terroristes et fauteurs de trouble ont été cueillis comme des fruits mûrs dans une grande réunion de Congolais à l'Université de Saint-Denis

La France, pays des droits de l'homme n'est pas Haïti. Et les Tontons Macoutes n'ont pas le droit de faire la justice encore moins de s'en prendre à d'autres communautés résidentes en France. Le droit de se réunir en France est garanti par la Constitution. Les Congolais à l'instar d'autres communautés de France ont droit de se réunir. Hospitaliers par essence, les congolais ont toujours accueilli les étrangers chez eux y compris des Haïtiens fuyant la dictature. Peuple pacifique,mais face à un silence assourdissant sur les crimes contre l'humanité, crimes de guerre, assassinats, viols utilisés comme arme de guerre et 12 millions de morts en République démocratique du Congo, les congolais se sont réunis le samedi 23 novembre dernier à l'Université de Saint-Denis. Durant la réunion pacifique des congolais, les Haïtiens en mode operandi des Tontons Macoutes ont fait leur apparition: Cagoulés, surarmés, ils se sont permis d'user des bombes lacrymogènes pour gazer les 350 congolais qui se réunissaient de manière publique. Terroriser, saboter et perturber ainsi la réunion des congolais. Mêmes les enfants congolais qui avaient accompagné leurs parents étaient gazés! On reconnait là le mode operandi du macoutisme.

Martin Sali (droite) de RCK

Destinée à assurer la protection rapprochée du dictateur François Duvalier en Haïti, cette milice de plusieurs milliers d’hommes répondait à l'idée de Duvalier de faire de chaque Haïtien un défenseur de la « Révolution ». Ses membres, ne touchant aucun salaire, firent de l'extorsion et du crime organisé leurs moyens de subsistance. Ils se sont fait rapidement une sinistre réputation en raison des violations graves des droits de l’homme dont ils se sont rendus coupables contre les opposants politiques et les populations civiles (viols, tortures, meurtres, arrestations arbitraires, massacres…). L’extrême violence de ses membres et le recours aux superstitions favorisaient l'arbitraire du régime de Duvalier, muselant toute tentative d'opposition dans la population. Après la chute de la dictature duvaliériste, l'expression « macoutisme » sera employée pour désigner les régimes politiques qui s'appuient sur la corruption, tout en faisant usage de la violence contre les opposants et les civils. D'une manière plus générale, le macoutisme s'applique aussi à une forme de terrorisme institutionnel. Comble de malheur les Tontons Macoutes Haïtiens payés par le régime de kinshasa, passé le premier temps de la panique, ils ont été cueilli comme des fruits mûrs. Il y a eu Mwetisation-Lumbetisation-Mutakalisation-Nungutisation de fauteurs de trouble ! En effet, depuis trois ans, les congolais ont interdit des concerts des musiciens envoyés et payés par le régime de Kinshasa pour distraire les faibles d'esprit dans la communauté à Paris, Bruxelles, Londres...Affublés de titre humiliant de "BMW:Beer Music Wife", les congolais de l'étranger du monde entier, d'un commun accord, ont accepter de mettre fin à la musique distractive. Or il y a un mois, Alain Claude un pseudo-producteur Haïtien, sorti de nulle part, un véritable OVNI est financé par le régime de Kinshasa pour produire au Zénith à Paris, le 21 décembre prochain JB Mpiana, musicien Tippo Tip, collabo et griot de Joseph Kabila. Malgré des négociations pacifiques Alain Claude qui n'a jamais produit un concert pour ses compatriotes Haïtiens victimes de tremblement de terre fait le gros dos en narguant les congolais. L'argent de sang reçu d'un régime sanguinaire l'a fait perdre la tête. Les congolaisde France n'ont pas besoin d'un concert de JB Mpiana à Paris car dans la communauté les choses sont claires: "Ceux qui veulent se trémousser n'ont qu'à aller à Kingakati ". Face aux réticences de Congolais d'avoir un concert à Paris qui va briser la sérénité dans laquelle baigne les congolais depuis la fin des concerts dans les capitales européennes, Alain Claude avec l'argent de Kinshasa a engagé des Tontons Macoutes pour terroriser les congolais en pleine réunion. Sans doute les Tontons Macoutes se souviendront longtemps de leur raclée à l'Université de Saint-Denis.

Reportage photos

Samedi 23 novembre, amphithéâtre de l'Université de Saint-Denis, gazés par les Tontons Macouts Haïtiens, ces enfants congolais n'ont eu la vie sauve que grâce à la protection de leurs parents !

Chapeau bas au Rassemblement des combattants Kongolais (RCK) et à tous les mouvements de résistance congolaise !

Martin Sali, Lee Kongo, Myriam Chouchouna Kibilu

Babin Masombo "Apolosa", Myriam Chouchouna Kibilu, Martin Sali, Lee Kongo

Incroyable mais vrai, toute la crème de la résistance congolaise, les Résistants-Patriotes-Combattants étaient tous là ! La réunion des congolais à Saint-Denis était fédérative. Ceux qui espéraient dans des divisions byzantines entre Résitants-Patriotes-Combattants congolais face au fameux concert de JB Mpiana Tippo Tip, n'ont que leurs yeux pour pleurer, c'est comme un seul homme que tous s'étaient réunis à l'université de Saint-Denis

Benazo Bénédiction Céleste "BBC"

Le Colonel Odon Mbo avec son chapeau noir canadien.

Le Général Ngando le crocodile de Londres en tenue de ville et en retrait avec son chapeau et ses lunettes d'intello, Berry Muekatone, le poète !

L'avocate Anne Grecco reconnaissable parmi mille !

Guy Gérard, grand combattant

Patchély Mikobi, grand résistant !

Boketsu Ier wa yambo, le prophète de la nation

Rex kazadi de BPK

De nombreux Résistants-Patriotes-Combattants ont souhaité gardé leur anonymat !

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lundi 25 novembre 2013

Matignon: Jean-Marc Ayrault lance son périlleux chantier de réforme fiscale

Jean-Marc Ayrault recevra lundi syndicats et patronat pour lancer sa grande réforme fiscale.

En commençant à recevoir syndicats et patronat, lundi 25 novembre, Jean-Marc Ayrault pose la première pierre de son périlleux chantier de remise à plat du système fiscal, sous l'œil sceptique de l'opposition, qui y voit un "coup politique" du premier ministre pour sauver sa tête à Matignon. Force ouvrière (FO) ouvrira le bal de ces consultations lundi matin, suivi par la CFDT, la CFE-CGC, la CGT, la CFTC, puis par le patronat (UPA et Medef) l'après-midi. Cette initiative à haut risque a créé la surprise mardi, lorsqu'il l'a annoncée dans Les Echos.

Informé tardivement sur une réforme qui le concerne pourtant au premier chef, le ministre de l'économie, Pierre Moscovici, s'est dit dimanche "totalement en phase avec le premier ministre" et a assuré que "Bercy prendra toute sa place dans la réforme fiscale". En déplacement en Chine, M. Moscovici ne sera cependant pas présent lundi, mais il s'agira alors surtout de "fixer le cadre du processus", a-t-on précisé à Matignon.

PAS DE HAUSSE D'IMPÔTS EN 2015

Le premier ministre promet "des règles plus justes, plus efficaces et plus lisibles" en matière d'impôts, mais veut aussi parler du "financement de la protection sociale, de la dépense publique, d'investissements, d'emploi, de formation professionnelle, de pouvoir d'achat". Son calendrier : des décisions "à l'été 2014", pour une "première étape traçant des perspectives" inscrite dans le budget 2015.

François Hollande a précisé que la réforme fiscale, dans sa totalité, prendrait "le temps nécessaire, c'est-à-dire le temps du quinquennat". La première étape, en 2015, se fera "à prélèvements obligatoires constants", sans hausses d'impôts, a promis M. Ayrault. Mais pas question de revenir sur les hausses de TVA prévues au 1er janvier, destinées à financer la baisse du coût du travail.

Alors que le sort de l'écotaxe bretonne est encore en suspens, le premier ministre a par ailleurs déterré une promesse de campagne de François Hollande : la fusion, complexe, de l'impôt sur le revenu (IR) et de la CSG, présentée comme une "piste" par M. Ayrault.

UN IMPÔT SUR LE REVENU PLUS PROGRESSIF

A gauche, à droite et chez les partenaires sociaux, la nécessité d'une réforme fiscale n'est pas contestée. Mais chacun n'a pas la même priorité. La CGT souhaite, comme FO, un impôt sur le revenu plus progressif. Face au "ras-le-bol fiscal", la CFDT juge urgent qu'on rappelle aux contribuables que l'impôt sert à financer les écoles, les hôpitaux, etc.

Pour FO et la CFDT, le renforcement de l'impôt sur le revenu doit être "une colonne vertébrale de la réforme". La CFE-CGC est hostile à la fusion IR-CSG, qui pénalisera avant tout "les classes moyennes", selon le syndicat de cadres. Côté patronal, le Medef demande une baisse générale du niveau des prélèvements obligatoires.

Pour l'heure, les Français, favorables à 54 % à une fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG, ne sont qu'à peine un tiers à penser que le premier ministre est en mesure de mener à bien la réforme fiscale qu'il a initiée, selon un sondage IFOP pour Le Figaro. Pour 50 % des sondés, cette grande réforme se traduirait par une augmentation de leur fiscalité, pour 35 % par une stabilité et pour 12 % par une diminution.

"COUP POLITIQUE"

Chez les politiques, dont les groupes seront reçus à partir de jeudi par M. Ayrault, l'UMP doute de la sincérité du premier ministre. "Je crains que cette annonce de M. Ayrault ne soit qu'un coup politique destiné à lui faire sortir la tête de l'eau", a résumé dimanche Xavier Bertrand. "Je ne cautionnerai pas un projet qui ne prévoit pas d'abord une baisse massive des impôts pour rendre du pouvoir d'achat aux entreprises et aux ménages, qui sont aujourd'hui écrasés", a prévenu Jean-François Copé.

"Je ne crois pas du tout dans cette grande réforme, elle ne sera pas faite : quand on lance un grand débat comme ça, c'est pour refermer le couvercle", a réagi dimanche soir la présidente du Front national, Marine Le Pen. Elle a jugé "véritablement scandaleux" que le FN, qui ne dispose pas de groupe parlementaire, ne soit pas reçu par Jean-Marc Ayrault.

Pour le président du MoDem, François Bayrou, la réforme est "une diversion" de M. Ayrault qui "avait le sentiment qu'il ne pouvait plus bouger". Le premier ministre entend surtout "se sauver lui-même à la tête de ce gouvernement : c'est plus un coup politique qu'une vraie réforme", a aussi estimé le député écologiste indépendant Noël Mamère. "Si c'était un coup d'éclat de Jean-Marc Ayrault, tout le monde serait déçu très très vite, et donc ce serait un risque énorme que personne n'a envie de prendre", a rétorqué dimanche Eduardo Rihan-Cypel, porte-parole du PS.

De son côté, Jean-Luc Mélenchon veut bien "faire l'effort de prendre au sérieux" cette annonce de remise à plat fiscale, mais avertit que si c'est "un tour de passe-passe", il "lui en cuira", dans une interview à Direct Matin. Pour le coprésident du Parti de gauche, qui organise dimanche prochain "une marche pour la révolution fiscale", il s'agit "de crier notre refus de l'augmentation de la TVA", mais aussi de "peser" sur cette réforme, en gardant à l'esprit deux principes : "L'impôt doit être général : tout le monde doit payer.

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dimanche 24 novembre 2013

Main mise de Kigali: Après le désistement de Léonbitch Kengo, le controversé Théophile Mbemba Fundu, pressenti Premier ministre de l'incohésion nationale

Chassés par la grande porte avec la vaillante victoire des Fardc sur les miliciens tutsi rwandais, ces derniers veulent revenir par la fenêtre en République démocratique du Congo. A l'issue du grand colloque pompeusement nommé "Concertations nationales" organisé au Palais du peuple par le Pprd-Mp et affidés, il a été question d'un gouvernement d'union nationale qui devra consacrer l'échec du second hold-up électoral d'alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati est incapable de diriger le Congo malgré sa tricherie électorale. Paul Kagamé, le nazi de Mille collines à proposer à son Proconsul Joseph kabila qui règne par défi au Congo-Kinshasa de nommer Léonbitch Kengo comme Premier ministre. Sauf que le dinosaure et Premier ministre de Mobutu Sese Seko vient de décliner la proposition évoquant les raisons de santé.

Léonbitch Kengo, le célèbre édenté de la Gare du Nord.

En effet, l'édenté de la Gare du Nord à Paris n'a pas que les problèmes des dents, à 78 ans Léonbitch Kengo est un homme plein de bobos. L'opposant de la 25è heure, le faux-opposant qui s'était présenté comme candidat-président de la République pour mieux fragiliser l'opposition, n'avait obtenu que 4%, c'est tout dire de la popularité de l'individu. Mais malgré son cuisant échec, le célèbre édenté de la gare du Nord avait repris son perchoir du Sénat comme s'il n'y avait pas eu les élections le 28 novembre 2011 en République démocratique du Congo. Léonbitch Kengo a décliné la proposition de devenir Premier ministre. C'est à prendre toujours avec des pincettes.

Avec le désistement de Kengo, Kigali a jeté son dévolu sur son autre homme de main: Théophile Mbemba Fundu !

C'est un secret de polichinelle que Théophile Mbemba Fundu roule pour les Rwandais. Théophile Mbemba Fundu est le parrain de mariage de Bizima Karamuhento. Tout individu a droit de louer sa maison à qui il veut. C'est un droit fondamental et une liberté inaliénable. Mais lorsqu'on a été Ministre de l'intérieur d'un pays, il y a de choses que l'on ne se permet plus. En effet, le lundi 30 août 2010, Réveil FM International après une vaste investigation avait découvert que Théophile Mbemba Fundu di Luyindu louait sa villa sise sur l'avenue Uvira au n°3 dans la Commune de la Gombe à Monsieur Amandin Rugira, ambassadeur du Rwanda en République démocratique du Congo. La résidence officielle de l'ambassadeur du Rwanda appartient encore à Théophile Mbemba Fundu. Cette résidence se trouve à proximité du Grand Hotel de Kinshasa. Elle aurait appartenu sous la deuxième république mobutienne à la Banque Commerciale du Zaïre (BCZ).

Le comble est que, d'après les fins limiers de Réveil FM International, tous les soirs, celui qui n'était plus qu'un Député de l'AMP, parti-Etat, Théophile Mbemba Fundu se rendait chez son locataire sans doute pour y jouer aux cartes ? Peut-être aux dames ?

Parlait-il avec son locataire du rapport de Nations-Unies sur le génocide commis par des Rwandais en République démocratique du Congo ?

Le parcours sinueux de Théophile Mbemba Fundu di Luyindu est intéressant pour plus d'un Congolais. Dans les années 90 contre le régime Mobutu, il fut l'un des ténors de l’opposition radicale incarnée par la plate forme USORAL - Union Sacrée de l’Opposition Radicale et Alliée.

En 1997, quelques jours après la chute du Maréchal Mobutu et la prestation de serment de M'zée Laurent-Désiré Kabila en qualité de chef de l’Etat, Théophile Mbemba Fundu est contacté et approché par Déogras Bugera de l'AFDL, qui finira par le faire nommer "Gouverneur" de la ville de Kinshasa, poste que convoiter Rochereau Tabu Ley, qui réclamait à cor et à cri ce poste.

On se souviendra de ce que le 16 janvier 2001, jour de l’assassinat de M'zée Laurent-Désiré Kabila au Palais de Marbre à Kinshasa, Louis Michel "Big Loulou", l'ex-commissaire européen était le premier à l'annoncer sur les ondes des médias étrangers, comme si on peut se réjouir de l'assassinat d'un chef d'Etat, qu'on ne l'aime ou pas. Après l'annonce mensonger de Dominique Sakombi buka lokuta sur M'zée Laurent-Désiré kabila, Théophile Mbemba Fundu, gouverneur de la ville de Kinshasa, avait invité, par le biais de la très officielle RTNC, ses administrés Kinois au calme en soutenant que le chef de l’Etat n’était que blessé: "Mokonzi azoki pota ya Moke" et qu’il avait été transféré à Harare au Zimbabwe pour y suivre des soins appropriés.

Le 12 mars 2001, Théophile Mbemba Fundu devient le premier directeur de cabinet de Joseph Kabila qui venait lui-même de succéder à M'zée Laurent-Désiré Kabila, le 16 janvier de la même année.

Lors de l'instauration du gouvernement 1+4=0 ( un régime monstrueux dit de 1+4 égal zéro disent les Congolais: un Président de la République assisté de 4 Vice-présidents), issu du dialogue intercongolais de Sun-City, en Afrique du Sud. Théophile Bemba Fundu devient le ministre de l'intérieur, décentralisation et sécurité.

Lors du double meurtre de Mombele à Kinshasa le 2 novembre 2005, qui a coûté la vie au confrère journaliste de Référence Plus, Franck Ngycke Kangundu et Hélène Mpaka sa compagne de vie, les politiques originaires de la province du Bandundu, du Kwilu-Kwango, tout comme l’infortuné journaliste, seront stigmatisés par la population. En tête, Théophile Mbemba Fundu en sa qualité de ministre de l’Intérieur, Décentralisation et de la Police ; Mme Marie-Ange Lukiana Mufwancol, 1ère adjointe au Secrétaire général du PPRD, le parti présidentiel; Jean Kimbunda Mudikela, gouverneur de Kinshasa...

Dès le lendemain du double meurtre de l’avenue de Ngaliema, les Gouvernementaux se pressent de présenter des «tueurs». La veille, le ministre de l’Intérieur Théophile Mbemba a offert comme à son accoutumée une prime de 5.000 dollars à qui amènerait mort(s) ou vif(s) le(s) coupable(s) ou donnerait un renseignement pouvant conduire à la capture de la bande.

La police passe aussitôt aux aveux. «Les jeunes arrêtés n’ont rien à voir avec l’assassinat du journaliste et de sa femme», déclare un porte-parole. Ils sont immédiatement remis en liberté. Le «chasseur de prime» qui a «vendu la mèche» est mis aux arrêts pour escroquerie et tentative d’escroquerie. Échec de Théo et ses sbires.

Pour calmer les esprits, le gouvernement congolais va débourser 6.000 dollars , en plus d’une gigantesque chapelle ardente dressée à la Place YMCA en pleine cité africaine de Matongé pour rendre les derniers hommages à Franck et son épouse. Les commanditaires et les assassins n'ont jamais répondus de leur crime.

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Nucléaire iranien : Les principales mesures de l'accord entre l'Iran et les grandes puissances à l'ONU-Genève

La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, son homologue iranien Mohammad Javad Zarif et la délégation iranienne, le 24 novembre 2013 à Genève

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif et le secrétaire d'Etat américain John Kerry se serrent la main après un accord à Genève sur le nucléaire, le 24 novembre 2013

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif et le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius se congratulent après un accord à Genève sur le nucléaire, le 24 novembre 2013

INTERNATIONAL - L'accord scellé entre l'Iran et les grandes puissances dimanche 22 novembre pour contenir le programme nucléaire iranien a été salué par de nombreux acteurs de la scène internationale.

Pour l'heure, seul Israël a exprimé un véritable mécontentement. L'État hébreu a en effet qualifié cet accord valable six mois de "grande victoire diplomatique" pour Téhéran. L'entente sur le nucléaire iranien est une "erreur historique", rendra "le monde plus dangereux" et "offre exactement ce que l'Iran voulait", a déploré Benjamin Netanyahou.

Un point de vue que les États-Unis ne partagent pas. Pour preuve, la Maison-Blanche a salué dimanche cette première étape et publié sur son site internet un communiqué détaillant sous formes de puces le contenu de l'accord temporaire obtenu à Genève.

Les engagements de l'Iran

À en croire ce document diffusé par l'administration américaine, l'Iran s'est principalement engagé à :

• Mettre un terme à l'enrichissement d'uranium supérieur à 5%

• Neutraliser son stock d'uranium enrichi à près de 20%

• Ne pas construire de nouvelles structures et centrifugeuses permettant l'enrichissement d'uranium

• Autoriser l'accès quotidien aux inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique des sites nucléaires de Natanz et Fordow, des centrifugeuses, des mines et sites d’exploitation d'uranium

Les mesures de compensation

Si tout cela est respecté par l'Iran, les pays du 5+1 (États-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, France et Allemagne) s'engageraient en échange à appliquer les mesures d'apaisement suivantes, pendant les 6 mois où cet accord est valable:

• Ne pas imposer de nouvelles sanctions liées au nucléaire

• Lever certaines sanctions sur l'or et d'autres métaux précieux, le secteur automobile et les exports pétrochimiques

• Rendre possible des réparations et des inspections de sécurité pour certaines compagnies aériennes iraniennes

• Débloquer 4,2 milliards de dollars (3 milliards d'euros) provenant des ventes du pétrole — actuellement restreintes — sous formes de versements périodiques

• Faciliter, pour le bien du peuple, les transactions humanitaires comme l'achat de nourriture, de matières premières agricoles et de médicaments.

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ONU-Genève: Entente nucléaire historique entre les puissances mondiales

Un accord qui surgit au cœur de la nuit. Après cinq jours de négociations marathon, l'Iran et le groupe dit "5 + 1" (États-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, France et Allemagne) ont mis au point un plan d'action sur le nucléaire iranien. Contrôle contre levée des sanctions internationales...

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif (g), Catherine Ashton (c), John Kerry et Laurent Fabius après l'accord sur le nucléaire, le 24 novembre 2013 à Genève

GENÈVE - L'Iran a conclu une entente nucléaire d'envergure historique avec les États-Unis et cinq autres puissances mondiales dimanche, dans ce qui se veut le développement le plus significatif entre Washington et Téhéran après plus de trois décennies de brouille entre les deux nations.

Cet accord intérimaire oblige l'Iran à mettre un frein à ses activités nucléaires en échange d'une réduction limitée et graduelle de sanctions à l'endroit de la république islamique.

L'entente émane de l'élan issu du dialogue amorcé lors de la réunion annuelle des Nations unies en septembre dernier, incluant une conversation téléphonique d'une durée de 15 minutes entre le président américain Barack Obama et le nouveau président iranien, Hassan Rouhani.

Il s'agit d'un jalon marquant entre les deux pays, qui ont rompu leurs relations diplomatiques il y a 34 ans lorsque la révolution islamique qui s'installait alors en Iran a mené à une invasion de l'ambassade des États-Unis à Téhéran. Depuis ce jour, les liens entre les deux pays ont varié de froids à hostiles — jusqu'aux récents échanges entre les deux présidents.

Lors d'une déclaration officielle à la Maison-Blanche, samedi soir, le président Barack Obama a déclaré que cette entente représentait «un important premier pas» et «un nouveau chemin» vers un monde plus sécuritaire. Selon M. Obama, l'accord inclut des «contraintes substantielles» à l'endroit de l'Iran et lui bloque l'accès le plus probable vers la fabrication d'une bombe nucléaire.

Un communiqué de la Maison-Blanche décrivait l'entente nucléaire de «pas initial, d'une durée de six mois».

De façon plus spécifique, le communiqué précise que l'entente limitera les stocks existants d'uranium enrichi de l'Iran, qui peut être transformé en matière fissile servant à fabriquer des ogives atomiques. Il ajoute que le programme nucléaire iranien sera sujet à «une transparence accrue et une surveillance à grande échelle».

En échange, le communiqué a promis une «réduction (des sanctions) limitée, temporaire, ciblée et réversible» à l'endroit de l'Iran, tout en ajoutant que «la structure des importantes sanctions pétrolières, bancaires et financières demeurait en place».

Le communiqué précise aussi que toute réduction limitée des sanctions sera révoquée et de nouvelles pénalités seront imposées si l'Iran ne respecte pas ses engagements.

Ce consensus survient après presque dix ans d'efforts internationaux vains pour mettre fin à l'expansion du programme nucléaire iranien. Téhéran insiste sur le fait que son programme a des visées pacifiques et non pour objectif de construire des armes nucléaires.

Les négociations entre les deux clans semblaient s'être embourbées, dimanche matin, malgré l'intervention personnelle du secrétaire d'État américain John Kerry et d'autres ministres des Affaires étrangères, dont la présence avait soulevé des espoirs d'une solution.

Les deux parties s'étaient limitées à dire que les négociations se concentraient sur la structure précise des textes qui pourrait s'avérer essentielle dans la formation d'une entente qui conviendrait aux deux camps.

Le sous-ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi avait notamment décrit les négociations comme se trouvant «dans leur onzième heure», soit que la majorité des problèmes étaient réglés, mais qu'un accord n'était pas encore conclu. S'adressant à des journalistes, M. Araghchi avait confié que les deux parties s'étaient entendues sur 98 pour cent de la version préliminaire, mais que les 2 pour cent restants étaient très importants pour son pays.

Le but était de parvenir à un accord pour geler le programme nucléaire iranien pendant six mois, tout en offrant aux Iraniens un relâchement limité des sanctions économiques.

Tout en se disant prêts à accepter des compromis, les Iraniens portaient attention aux critiques de la part des tenants de la ligne dure, à Téhéran, qui s'opposent aux ententes avec les États-Unis.

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Valérie Trierweiler : "Ne plus se taire sur les scandales humanitaires"

Valerie Trierweiler fait de l'humanitaire son cheval de bataille, décision prise après son séjour à Kinshasa lors du XIVè Sommet de la Francophonie.

La compagne du président François Hollande, Valérie Trierweiler, qui a promis vendredi dernier de ne plus "se taire" lors de la remise du prix Danielle Mitterrand, a rappelé samedi que "l'humanitaire était son combat".

La première dame a tenu à préciser samedi , qu'elle n'entendait "plus se taire sur les scandales humanitaires". Mme Trierweiler tenait ainsi à lever toute ambiguïté sur ses propos de la veille, que certains auraient pu interpréter comme sa volonté d'avoir une parole dans le champ politique national. "Ce n'est pas le cas, mon discours n'avait trait qu'à l'humanitaire", a-t-elle affirmé.

"C'est mon combat, le seul"

Dans ce discours, elle évoquait le sort des femmes violées en RDC, où elle s'est rendue à plusieurs reprises, mais aussi celui des réfugiés syriens. "C'est mon combat, le seul", a ajouté celle qui depuis plusieurs mois s'est investie dans la défense et la dénonciation des femmes violées de part le monde, le sort des réfugiés et des enfants. "Danielle Mitterrand ne prenait pas la pose, elle prenait des positions. Des positions courageuses", avait lancé vendredi celle qui est l'ambassadrice de "France Libertés", l'association fondée par Mme Mitterrand.

Valérie Trierweiler à Goma à l'Est de la République démocratique du Congo

Hommage à Danielle Mitterrand

"Elle était une première dame qui refusait la soumission, elle n'était guidée que par le désir de justice et de liberté. Y compris quand elle devait afficher un désaccord avec le président Mitterrand. Elle n'avait pas peur de porter haut les valeurs de gauche. Elle ne se laissait pas bâillonner. Elle n'avait pas peur du mot "politique"" avait-elle poursuivi. "Voilà ce que j'ai appris de cette grande dame. Voilà pourquoi elle est aujourd'hui mon modèle", avait aussi dit Mme Trierweiler, en ajoutant: "Je ne me tairai plus". Dans la ligne de son action, Mme Trierweiler a annoncé samedi qu'elle réunira, en marge du sommet franco-africain, du 6 décembre prochain, les premières dames des chefs d'Etat présents avec des représentants des Nations unies pour évoquer avec elles les violences sexuelles pendant les conflits.

Allocution prononcée par Mme Valérie TRIERWEILER à l’occasion de la remise du Prix "Danielle Mitterrand" 2013

Mesdames, Messieurs,

Je tiens à saluer Gilbert Mitterrand et toutes les équipes de France-Libertés qui œuvrent à ses côtés, Mme l’Ambassadrice de Bolivie et la caisse des dépôts et consignation, partenaire de la Fondation.

Ma première participation à un évènement en tant qu’ambassadrice de « France Libertés » a eu lieu il y a un peu plus d’un an.

C’était à l’occasion d’une vente aux enchères au profit de la Fondation...

Gilbert Mitterrand était déjà à mes côtés, et pour cause : il est le principal pilier de France-Libertés ; celui qui a su perpétuer le souvenir et les idées de Danielle depuis qu’elle nous a quittés, il y a deux ans déjà.

Ce jour-là, le jour de la vente aux enchères donc, je me souviens avoir dit que pour moi, accepter de devenir ambassadrice de la Fondation, cela ne signifiait pas vouloir me substituer à la mémoire de Danielle Mitterrand, ni même me comparer à elle, mais tout simplement porter les valeurs qu’elle défendait, ce qui est déjà beaucoup tant elle a su, tout au long de sa vie, se montrer active, engagée et mobilisée.

Le respect de la vie et du vivant, comme elle disait. Les droits humains fondamentaux, l’aide aux sans voix, le refus de l’injustice, le refus de l’inacceptable, la capacité à stimuler l’esprit de résistance : c’est tout cela que nous a légué Danielle Mitterrand.

« C’est peut-être beaucoup », constatait-elle, « mais c’est nécessaire si on veut engager l’indispensable métamorphose de la société humaine ».

J’ai beaucoup pensé à la philosophie de la vie de Danielle Mitterrand, à ses engagements, durant l’année qui vient de s’écouler. Et cette réflexion n’a fait que renforcer mon ambition d’aider - dans la mesure de mes moyens - ceux qui sont les plus vulnérables. Des enfants, dans la majorité des cas. Ou des femmes victimes d’une violence devenue indescriptible tant elle s’avère barbare, ne serait-ce que parce que certains hommes ont choisi de faire voler en éclats toutes les limites morales que les sociétés ont su s’imposer au fil des siècles.

Danielle Mitterrand ne serait pas restée muette devant de tels drames, ceux que j’ai pu constater dans le Kivu, mais aussi et plus généralement partout où il y a des conflits…

Elle ne serait pas restée muette devant la situation catastrophique des réfugiés syriens, comme j’ai pu le voir de mes propres yeux au Liban.

Elle aurait refusé de se taire devant le massacre de certaines populations.

Je voudrais rappeler que c’est au nom de France Libertés que je me suis rendu, en mai dernier, à Genève devant le Conseil des Droits de l’Homme au cours de laquelle nous sommes tombés d’accord pour dire l’importance d’agir vite afin d’empêcher que les violences sexuelles dans les conflits se banalisent au point de devenir une « arme de guerre » comme c’est déjà le cas dans certaines régions. C’était également au nom de la Fondation que je me suis exprimée à New York lors d’une session parallèle de l’ONU, le 24 septembre dernier. Le Docteur Mukwege, qui joue un rôle central en RDC était alors à mes côtés.

Mais il y a plusieurs manières d’ouvrer à l’amélioration du sort de ceux qui souffrent. Danielle Mitterrand s’était en particulier attachée à la définition d’un monde plus juste et plus solidaire. Elle refusait le fatalisme et défendait des valeurs profondément humanistes.

C’est sur ce registre, celui des biens communs, que Danielle Mitterrand a travaillé les dernières années de sa vie. Un combat inachevé, mais pas oublié puisque la Fondation, après la disparition de Mme Mitterrand, s’est elle-même engagée sur le chemin ainsi tracé avec la très ferme intention de mobiliser les consciences des peuples et des responsables de la planète pour faire admettre et reconnaître que les hommes ont bien la capacité de s’organiser pour vivre ensemble dès lors qu’ils entendent les mots « bonne volonté » et « respect ».

Alors le prix, ou plutôt les prix que nous décernons aujourd’hui, celui appelé Prix Danielle Mitterrand et celui qui sera remis exceptionnellement aux habitants de Lampedusa par Benoit HAMON.

Danielle Mitterrand ne prenait pas la pose, elle prenait des positions. Des positions courageuses. Elle était une première dame qui refusait la soumission, elle n’était guidée que par le désir de justice et de liberté. Y compris quand elle devait afficher un désaccord avec le président Mitterrand. Elle n’avait pas peur de porter haut les valeurs de gauche. Elle ne se laissait pas bâillonner. Elle n’avait pas peur du mot « politique ».

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samedi 23 novembre 2013

Creil dans l'Oise: Conduite sans permis de François Mwamba Tshisimbi, mammouth joséphiste et ami des criminels miliciens tutsi rwandais M23

Girouette politique qui tourne d'après le vent, retourneur de veste et cravate, François Mwamba Tshisimbi, est un ancien dinosaure mobutiste, après avoir été même Secrétaire Général du MLC de Jean-Pierre Bemba, est devenu par une volonté outrancière de positionnement un mammouth joséphiste, il est un apparatchick et baron du régime de Kinshasa. L'homme affectionne la mangeoire. Mangecrate et mangériste à tous les râteliers, il fait partie de ceux qui aiment la lumière pour être vu...pour leur ventre ! En effet, en octobre dernier, la police française avait interpellé, François Mwamba, le fameux coordonnateur du mécanisme national de suivi de l’accord d’Addis-Abeba. Propriétaire d'une villa à Lamorlaye dans le département de l'Oise dont par mauvaise foi il peine à payer des impôts locaux, François Mwamba Tsisimbi a été attrapé par la police française pour excès de vitesse et roulant sans permis de conduire, fin octobre 2013. L'homme est habitué à griller les feux tricolores, se croyant sans doute à Kinshasa ou à Kampala. Après vérification, la police s'est rendue compte que l'envoyé de Joseph Kabila à Kampala n'avait plus de points sur son permis et il n'avait donc plus le droit de conduire en France. Après rétention, il a été relâché, l'homme de confiance de l'imposteur qui règne par défi en République démocratique du Congo a vite fait de prendre un avion pour Entebbe en Ouganda. Si François Mwamba ose démentir cette information alors nous seront contraint de le confondre !

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Nucléaire iranien, pourquoi la France tient la clé de la négociation

Au moment où les négociations entre Téhéran et les « 5+1 » sur le nucléaire iranien entrent dans le vif du sujet à Genève, Paris maintient sa ligne de fermeté.

Laurent Fabius (à droite), ministre des Affaires étrangères, avec son homologue iranien Mohammad-Javad Zarif à l’assemblée générale de l’ONU, le 25 septembre 2013.

Au moment où les discussions entre les grandes puissances et l’Iran « entrent dans le dur », jeudi 21 novembre à Genève, la France tient la clé de la négociation. La question est de savoir si les pourparlers peuvent produire un accord intérimaire sur le programme nucléaire iranien, répondant aux demandes formulées par Paris sans exiger des concessions allant au-delà ce que Téhéran peut accepter. « Tout le problème va être de concilier nos lignes rouges respectives », confirme un diplomate.

RAPPEL DU CONTEXTE

Les négociations sont menées par le groupe des « 5 + 1 » (États-Unis, Angleterre, Russie, France, Chine + Allemagne) et le succès de tout accord dépendra de savoir si tous ces pays seront prêts à le signer. Lors du précédent round de négociations, du 7 au 9 novembre à Genève, la France avait refusé, opposant de facto son « veto » au texte initialement proposé. Paris estimait notamment que le document n’offrait pas assez de garanties sur la réduction du stock d’uranium enrichi de l’Iran et l’arrêt de la construction du réacteur à l’eau lourde sur le site d’Arak.

Après deux jours d’intenses tractations, les 5 + 1 étaient tombés d’accord sur un texte commun, aujourd’hui sur la table à Genève. Sur ce document de trois pages, le désaccord entre les « 5+1 » et l’Iran ne porte que sur quatre ou cinq phrases mais qui recouvrent des points essentiels.

LES POINTS DE DÉSACCORDS : LE « DROIT À L’ENRICHISSEMENT » DE L'URANIUM

L’un d’eux porte sur la question de savoir si l’Iran a le « droit » d’enrichir l’uranium. À la demande de la France, le texte ne mentionne pas la reconnaissance d’un « droit à l’enrichissement » de l’uranium, une demande constante de Téhéran. Dans la pratique, reconnaître que l’Iran a le droit de continuer à enrichir de l’uranium lui permettrait de maintenir intacte une grande partie de son infrastructure nucléaire actuelle, même sous un strict contrôle international. Sur le plan légal, Téhéran pourrait utiliser la reconnaissance de ce droit pour faire valoir que les six puissances n’ont pas de fondement légal pour sanctionner son programme nucléaire.

Dans son article IV, le Traité de Non-prolifération (TNP) stipule qu’« aucune disposition du présent Traité ne sera interprétée comme portant atteinte au droit inaliénable de toutes les Parties au Traité de développer la recherche, la production et l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques ».

L’Iran et d’autres pays comme la Chine, l’Allemagne et la Russie interprètent cette disposition comme garantissant le droit à l’enrichissement à des fins pacifiques. D’autres comme les États-Unis, la France et le Royaume-Uni affirment que le TNP ne reconnaît pas le droit à l’enrichissement, mais seulement un droit à « un usage pacifique de l’énergie nucléaire ». Un compromis pourrait être trouvé en se contentant de mentionner « les droits des signataires du Traité de non-prolifération nucléaire », chacun se réservant son interprétation.

LES POINTS DE DÉSACCORDS : LA CONSTRUCTION DE RÉACTEURS À EAU LOURDE

Autre question clé, l’arrêt des travaux de construction du réacteur à l’eau lourde qui permettrait de fabriquer du plutonium à des fins militaires. Cette demande semble difficilement acceptable par la partie iranienne et fait partie des « lignes rouges » fixées à ses négociateurs par le guide suprême Ali Khamenei. La France aurait souhaité que l’ensemble des constructions du site soient arrêtées, mais le gel pourrait être limité à une partie.

Reste d’autres éléments à préciser sur la réduction du stock d’uranium enrichi à 20 %, soit 196 kg, selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), le gel des centrifugeuses, le plafond d’uranium enrichi à 3,5 % que l’Iran pourrait continuer à produire pendant les six mois de l’accord intérimaire et l’étendue de l’assouplissement des sanctions.

LA FRANCE EN « GARDIENNE DU TEMPLE » DE LA NON-PROLIFÉRATION NUCLÉAIRE

Drapée dans sa logique de « gardienne du temple » de la non-prolifération nucléaire, la France prendra-t-elle le risque de bloquer un accord, au risque de faire voler en éclats l’unité des « 5+1 » ? « J’espère qu’on va arriver à un accord solide », affirme aujourd’hui Laurent Fabius, tandis que François Hollande a exhorté mercredi 20 novembre l’Iran à « apporter des réponses et pas des provocations ».

Paris reste sur sa ligne de fermeté mais ses partenaires occidentaux semblent désireux d’aboutir à un accord, même limité, provisoire et imparfait, en l’absence d’une meilleure alternative. « Nous croyons que nous avons la meilleure chance que nous avons eue depuis une décennie pour arrêter les progrès et faire reculer le programme de l’Iran », affirmait, le même jour, le secrétaire d’État américain John F. Kerry.

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Genève: Toujours des divergences sur le nucléaire iranien

Selon le chef des négociateurs iraniens, «deux ou trois points de divergences» demeurent entre l’Iran et les pays du groupe 5+1 qui négocient à Genève un accord sur le nucléaire iranien.

John Kerry et le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius en pleine discussion ce samedi 23 novembre à Genève.

«Deux ou trois points de divergences» demeurent entre l’Iran et les pays du groupe 5+1 qui négocient à Genève un accord sur le nucléaire iranien, a déclaré samedi Abbas Araghchi, chef des négociateurs nucléaires iraniens. «Mais les deux parties se sont rapprochées d’un accord. Il faut voir si nous pouvons régler les différences», a-t-il poursuivi avant une nouvelle réunion avec les représentants du groupe 5+1 samedi matin, a rapporté l’agence iranienne Fars.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry arrive à Genève ce 23 novembre.

Le chef de la diplomatie britannique, William Hague, a annoncé qu'il se rendait à Genève pour participer aux négociations sur le nucléaire iranien, dans un message sur son compte Twitter vendredi soir. (22 novembre 2013)

Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle à son arrivée à Genève ce 23 novembre.

Arrivé le premier samedi 23 novembre à Genève, le ministre français Laurent Fabius s'est contenté de répéter qu'il souhaitait «un accord solide» et qu'il était venu «pour y travailler». (23 novembre).

Ces ministres ont retrouvé leur homologue russe Sergueï Lavrov, qui s'est invité sans prévenir et a atterri vendredi 22 novembre en Suisse.

Les chefs de la diplomatie de six grandes puissances (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Russie, Chine, et Allemagne) se retrouvent samedi en Suisse pour peser de leur poids dans la dernière ligne droite des discussions avec Téhéran et obtenir un accord d’étape sur le programme nucléaire iranien, après 10 ans de vaines tentatives.

Âpres négociations depuis mercredi

Les diplomates de l’Iran et des grandes puissances négocient pied à pied depuis mercredi un accord d’étape pour limiter le programme nucléaire iranien en échange d’un allègement des sanctions qui frappent Téhéran.

L’Américain John Kerry, le Français Laurent Fabius, le Britannique William Hague, l’Allemand Guido Westerwelle et le Chinois Wang Yi sont arrivés en ordre dispersé samedi matin à Genève. «Les discussions (...) sont arrivées dans leur phase finale», a indiqué la Chine à l’annonce du départ de Wang Yi pour Genève.

Ces ministres ont retrouvé leur homologue russe Sergueï Lavrov, qui s’est invité sans prévenir et a atterri vendredi en Suisse. Il a déjà rencontré les deux principaux négociateurs, son homologue iranien Mohammad Javad Zarif et la diplomate en chef de l’Union européenne Catherine Ashton.

Scénario identique

Le scénario des précédentes négociations de Genève, du 6 au 9 novembre, semble se répéter à l’identique, avec d’âpres discussions entre les diplomates des grandes puissances et de l’Iran, un espoir de percée, et la venue des ministres au final pour peser dans la balance. Sauf que le dernier round de négociations s’était achevé sans accord.

Les progrès réalisés dans la négociation, qui reste ultra confidentielle, ont sans doute poussé les chefs de la diplomatie à revenir à Genève. Mais personne ne se risque à crier victoire tant les discussions sont difficiles et serrées. Plusieurs diplomates occidentaux ont souligné que la prudence restait de mise.

Rapprochement

La négociation, commencée mercredi à Genève, semble avoir considérablement progressé. Et vendredi soir, le chef des négociateurs iraniens Abbas Araghchi a estimé que les positions de chaque camp s’étaient rapprochées.

«Nous nous sommes rapprochés d’un accord dans une bonne mesure mais malgré les progrès faits aujourd’hui (vendredi) il reste des questions importantes» à régler, a-t-il déclaré, cité par l’agence Mehr.

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Genève: Lakhdar Brahimi « Lavrov et Kerry ne prendront pas part à la réunion trilatérale »

Hôtel Intercontinental de Genève, samedi 23 novembre 2013, rencontre Sergueï Lavrov, envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie. Photos Jean-Marc Ferré UN

Le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie et Lakhdar Brahimi, Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov et Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry n'ont pas l'intention de participer à la réunion trilatérale au format Russie-USA-ONU pour la préparation de la conférence Genève 2 sur la Syrie, qui se tiendra lundi prochain, a déclaré l’envoyé spécial de l'ONU et de la Ligue arabe sur la Syrie, Lakhdar Brahimi.

Ainsi, Lakhdar Brahimi a confirmé qu'il avait discuté avec Lavrov des perspectives de la conférence sur la Syrie lors de la réunion bilatérale.

Une réunion entre la Russie, les États-Unis et l'ONU aura lieu avec la participation des ministres adjoint des Affaires étrangères de la Russie et du secrétaire d'État des États-Unis et Brahimi, selon les médias.

Genève, hôtel Intercontinental, samedi 23 novembre 2013, Lakhdar Brahimi à sa sortie de la rencontre avec Lavrov, il est assailli par des journalistes. Photos Jean-Marc Ferré UN

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et l'envoyé spécial de l'ONU et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi espèrent lever les questions en suspens concernant la convocation de la conférence Genève-2 lors d'une rencontre entre la Russie, les Etats-Unis et l'ONU le 25 novembre à Genève, indique un communiqué de la diplomatie russe.

MM. Lavrov et Brahimi ont évoqué vendredi par téléphone les préparatifs de la deuxième conférence internationale sur le règlement du conflit syrien, dite Genève-2. Les interlocuteurs "espèrent que les consultations prévues le 25 novembre à Genève entre la Russie, les Etats-Unis et l'ONU permettront d'apporter une solution à toutes les questions en suspens, dont la liste des participants extérieurs au futur forum international", lit-on dans le communiqué mis en ligne vendredi sur le site du ministère russe des Affaires étrangères.

"M. Lavrov a souligné la nécessité de convoquer ce forum dans les plus brefs délais afin de donner le coup d'envoi au dialogue intersyrien sur la base du Communiqué de Genève", indique le document.

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vendredi 22 novembre 2013

Etats-Unis: Les filles de Dick Cheney lavent leur linge sale en public

La fille aînée de l'ancien vice-président, Liz, ambitionne d'entrer au Sénat et affiche ses convictions, anti-mariage gay qui heurtent sa cadette, Mary, elle-même homosexuelle. Les deux sœurs s'invectivent depuis par médias et réseaux sociaux interposés. Dans la famille Cheney, il y a Dick, ex-vice-président du regrettable Doubleyou Bush. De la race des républicains musclés, Dick est de ceux qui aiment la torture et envahir l'Irak. Bref, l'ambiance est pourrie chez les Cheney et leur Thanksgiving est déjà plus plombé que toute dinde ! Dick a bien tenté de désamorcer cet enfer en lançant que "l'amour et le respect" ont toujours régné dans la famille. Mais n'est pas casque bleu qui veut: Il était plus crédible quand il soutenait que l'Irak avait des armes de destructions massives.

Mary et Dick Cheney lors d'une cérémonie en 2011.

Les fêtes de fin d'année s'annoncent électriques dans la famille de l'ancien vice-président américain Dick Cheney. Ses deux filles se sont livrées ce week-end à une session de règlement de comptes en direct par médias et réseaux sociaux interposés. En cause leur vision sur le mariage gay. L'aînée, Liz, est contre et a multiplié les déclarations à ce sujet, la cadette, Mary, vit depuis plusieurs année avec sa compagne qu'elle a épousée en 2012. On dit que c'est elle qui a convaincu son père Dick de soutenir l'union entre deux personnes du même sexe.

Liz Cheney fait campagne pour être investie candidate au Sénat par le Parti républicain dans le Wyoming. Pour cela, elle doit vaincre dans une primaire l'actuel propriétaire du siège, élu depuis 1997. Mike Enzi accuse constamment Liz de ne pas être une vraie conservatrice et d'être une simple parachutée. Liz Cheney est donc apparue dimanche sur Fox News pour réaffirmer son opposition au mariage gay et sa conviction que cette question devait être réglée par les Etats et non au niveau fédéral. «J'adore ma sœur Mary et sa famille, mais je crois à la définition traditionnelle du mariage, l'union entre une femme et un homme», a-t-elle déclaré, «avec ma sœur, nous serons toujours en désaccord sur le sujet».

Mary prête à «compliquer» la campagne de sa sœur

Ces propos ont fait bondir Mary Cheney et son épouse Heather Poe qui ont répliqué sur Facebook. Heather Poe s'est dite «très déçue». «Liz a été régulièrement reçue chez nous et a partagé nos vacances. Lorsque j'ai épousé Mary, elle nous a dit combien elle était heureuse pour nous», écrit Heather Poe. «Qu'elle dise désormais qu'elle ne défend plus notre droit à être marié est insultant», ajoute-t-elle. Mary Cheney a reproduit sur sa page Facebook le message de sa compagne avec le commentaire «Je n'aurais pas dit mieux: Liz, ce n'est pas seulement un sujet sur lequel nous sommes en désaccord, mais une question sur laquelle tu es du mauvais côté de l'Histoire».

Mary et Liz Cheney avec leur mère dans des temps plus unis.

Ce n'est pas la première fois que les sœurs Cheney s'écharpent en public. En août déjà, Mary estimait sur Facebook que sa sœur «avait tout faux». Mais cette fois, la brouille semble partie pour durer et s'envenimer. Mary Cheney a expliqué au New York Times qu'aucune réconciliation ne serait possible tant que Liz n'aurait pas changé d'avis sur le mariage gay. Elle ne lui a pas parlé depuis cet été. «Ce qui me surprend c'est que ma sœur prétend vouloir être un leader d'une nouvelle génération mais professe des opinions rétrogrades qui avaient cours il y a 20 ou 30 ans». Liz Cheney serait exaspérée par les publications rageuses de sa sœur sur Facebook, trouvant cette attitude hypocrite puisque consultante politique, Mary Cheney avait participé à la campagne de réélection de George W. Bush en 2004. Or l'ancien locataire de la Maison-Blanche est opposé au mariage gay.

D'ores et déjà, Mary Cheney annonce qu'elle ne verra pas sa sœur lors des festivités de Thanksgiving et a suggéré que cela ne la gênait pas le moins du monde de compliquer la campagne de sa sœur. La primaire aura lieu en août 2014.

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jeudi 21 novembre 2013

François Hollande rend hommage à un Jacques Chirac affaibli à la remise des prix de sa Fondation

Jacques Chirac et François Hollande, le 21 novembre 2013 à la remise des prix de la Fondation Chirac au musée du quai Branly.

François Hollande ému donnant une chaleureuse accolade à un Jacques Chirac très affaibli : ce moment rare a eu lieu jeudi 21 novembre au musée parisien du Quai Branly, où s'étaient glissés de nombreux ténors de la "Chiraquie".

Le président socialiste a assisté à la remise du cinquième prix de la Fondation Chirac pour la prévention des conflits, décerné à deux défenseurs de la cause des femmes en Afrique. L'occasion d'une rare sortie publique pour Jacques Chirac, qu'une santé de plus en plus vacillante a tenu éloigné des médias depuis son départ de l'Elysée, au printemps 2007.

Les deux hommes sont arrivés ensemble dans l'auditorium du musée, l'épaule de François Hollande servant de soutien à son prédécesseur appuyé sur une canne, qui a laissé sa fille Claude s'exprimer en son nom à la tribune.

UNE VISITE LORS DE L'ÉTÉ 2012

Dans son discours, François Hollande a dit son "plaisir" de retrouver Jacques Chirac "en dehors de notre Corrèze commune". Le département du sud du Massif central est le berceau politique des deux présidents. A Tulle, en 2011, Jacques Chirac avait d'ailleurs créé la surprise en déclarant qu'il voterait Hollande, au détriment du candidat de son camp, Nicolas Sarkozy.

Lors de son premier été de président, François Hollande était allé rendre visite à Jacques Chirac, dont l'épouse, Bernadette Chirac, est élue de la Corrèze, dans leur château de Bity.

Le chef de l'Etat a salué jeudi les combats menés par Jacques Chirac, au pouvoir de 1995 à 2007, de la lutte contre le racisme à son refus d'engager la France dans la guerre en Irak en passant par son combat contre le réchauffement climatique. En 2002, en Afrique du Sud, "vous nous préveniez que la maison brûlait, elle se consume encore", a-t-il dit, rappelant que la France organiserait une conférence mondiale sur le climat en 2015.

DES "CHIRAQUIENS" DANS L'ASSISTANCE

L'ancien premier ministre Alain Juppé et Claude Chirac, la fille de l'ex-président de la République, pendant la remise des Prix pour la prévention des conflits.

Dans l'auditoire, on pouvait reconnaître quelques ministres – Manuel Valls, Marylise Lebranchu, Yamina Benguigui – mais surtout de nombreux proches de Jacques Chirac, qui sont venus saluer leur mentor en fin de cérémonie. Ont notamment répondu à l'appel l'ancien premier ministre Alain Juppé, l'homme d'affaires François Pinault et les anciens ministres Michel Barnier, Michèle Alliot-Marie et François Baroin. Bernadette Chirac était présente.

Membre du conseil d'administration de la Fondation, Claude Chirac a pris la parole, ce qu'elle faisait très rarement lorsqu'elle était conseillère à l'Elysée. "Mon père mesure plus que tout autre combien cette mission est difficile pour moi", a-t-elle déclaré, avant de rapporter dans un sourire les conseils paternels : "Bon, fais court, articule, et surtout n'oublie rien sur nos deux lauréats qui sont des personnalités admirables. Bref, essaie d'être à la hauteur !"

Les lauréats des Prix pour la prévention des conflits 2013 sont Denis Mukwege, pour son action en faveur des femmes victimes de viols dans les conflits armés, et l'association Femmes Africa solidarité, représentée par Bineta Diop. "Il est rare de réunir deux présidents, et nous sommes très honorés par leur présence, par cette adhésion commune autour des drames, des violences subies par les femmes congolaises", a déclaré le docteur Mukwege, qui soigne au péril de sa vie des femmes violées en République démocratique du Congo.

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Paris: L'homme arrêté est bien le "tireur fou" de Libération !

Placé en garde à vue mercredi soir, Abdelhakim Dekhar est bien l'homme recherché depuis lundi qui a tiré sur un assistant photographe au journal Libération.

Chasse à l'homme à Paris pour retrouver le «tireur fou». Un homme a été placé en garde à vue ce mercredi soir. Le suspect a été repéré vers 19h dans un parking souterrain de Bois-Colombes (Hauts-de-Seine) au nord-ouest de Paris. Il était dans un état comateux dans sa voiture. (20 novembre 2013)

Le suspect a été repéré vers 19h dans un parking souterrain de Bois-Colombes (Hauts-de-Seine) au nord-ouest de Paris. Il était dans un état comateux dans sa voiture. (20 novembre 2013)

Ce mercredi soir 20 novembre un homme, présentant une «forte ressemblance physique» avec le tireur, a été mis en garde à vue.

6/36Le tireur était habillé de cette façon lorsqu'il a fait irruption lundi 18 novembre à Libération, blessant très grièvement un photographe.

Un homme présentant une «forte ressemblance physique» avec le mystérieux tireur traqué par la police après plusieurs attaques à Paris a été placé en garde à vue mercredi soir. Les résultats de l'analyse de son ADN sont tombés durant la nuit, confirmant qu'il s'agissait bien de l'individu recherché.

L'homme gardé à vue est Abdelhakim Dekhar, qui avait été condamné à quatre ans de prison en 1998 pour complicité dans l'affaire Florence Rey, a-t-on appris de source policière. Il avait été reconnu coupable d'association de malfaiteurs, pour avoir acheté le fusil à pompe qui a servi à l'équipée sanglante qui avait fait cinq morts, dont trois policiers, le 4 octobre 1994 à Paris.

Arrêté dans un parking

Le suspect a été repéré vers 19h dans un parking souterrain de Bois-Colombes (Hauts-de-Seine) au nord-ouest de Paris, a annoncé dans la soirée le parquet de Paris. Il a été trouvé par les enquêteurs dans un véhicule stationné dans un parking public situé sous un immeuble d'habitation, le long de la voie ferrée près de la gare.

Vers 21h, la rue était barrée par des policiers, a constaté un journaliste de l'AFP.

Cette interpellation est consécutive à un témoignage recueilli au commissariat de Courbevoie. Selon une source proche de l'enquête, c'est l'homme qui l'hébergeait qui aurait contacté la police. «Il lui aurait confié, en évoquant l'affaire du tireur, +j'ai fait une connerie+», a expliqué cette source.

L'homme interpellé n'était toutefois pas en mesure d'être entendu et a été transféré, selon des sources policières, dans un hôpital de la région parisienne dans le cadre d'une garde à vue médicalisée.

A moitié inconscient

«Il a été évacué par le Samu», a déclaré le maire de Bois-Colombes, Yves Révillon, à quelques journalistes devant le parking.

Selon plusieurs sources proches de l'enquête, l'homme se trouvait dans un état de «semi-inconscience, sans doute suite à la prise de médicaments qui peut laisser penser à une tentative de suicide».

C'est la première personne placée en garde à vue depuis le début de la traque, qui n'avait donné lieu jusqu'ici, malgré un appel à témoin et la diffusion d'images du suspect, qu'à quelques contrôles sans suite.

Sans attendre de l'interroger, les enquêteurs ont prélevé un échantillon ADN sur le suspect qui est actuellement en cours d'analyse, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

Le profil génétique du tireur ayant déjà été établi grâce à l'ADN détecté sur plusieurs scènes de crime, les résultats de cette analyse devraient être transmis aux policiers dans un délai d'environ quatre heures pour formellement incriminer ou innocenter ce suspect.

Témoignages par centaines

Les empreintes génétiques ont permis aux enquêteurs d'acquérir la certitude qu'un même homme est l'auteur de l'attaque de lundi à Libération, où un assistant photographe a été grièvement blessé, des tirs qui ont suivi sans faire de victime à La Défense ainsi que de la prise d'otage d'un automobiliste dans la foulée.

«L'hypothèse d'un auteur unique est donc confirmée», avait déclaré à l'AFP mercredi matin le procureur de Nanterre, Robert Gelli. Avant cette confirmation par l'ADN, les enquêteurs étaient déjà persuadés d'avoir affaire au même homme, y compris pour l'agression de vendredi au siège de BFMTV, au cours de laquelle l'homme n'avait toutefois tiré aucun coup de feu.

Depuis l'appel à témoin et les premières images du suspect diffusées lundi par les enquêteurs, des centaines de témoignages ont été recueillis par la police.

Une photo, plus nette que les précédentes, a été diffusée mardi après avoir été extraite des images de vidéosurveillance de la RATP. Le suspect au visage rond y apparaît de face, fines lunettes et bonnet enfoncé sur le front. Sur cette image, prise après l'attaque contre Libé, il s'est changé, troquant sa doudoune sombre sans manches du matin pour une veste rouge à col noir.

Surveillance clinique

Cela a fait dire aux enquêteurs qu'il s'agissait d'un «malin» qui «connaît sans doute les codes de la bonne cavale», selon une source policière. Âgé de 35 à 45 ans, de type européen, et mesurant entre 1,70 m et 1,80 m, l'homme a surgi lundi matin à Libération armé d'un fusil à pompe à crosse et canon sciés.

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« L’Iran ne doit pas faire plus de concessions » sur le nucléaire, clame la presse conservatrice iranienne

Le ministre iranien des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, le 20 novembre à Genève.

"L'Iran ne doit pas faire plus de concessions ; c'est maintenant aux 5+1 d'avancer." C'est par ce titre que le quotidien ultraconservateur Kayhan expose, mercredi 20 novembre, la ligne que devrait adopter l'équipe iranienne chargée de négocier avec les Occidentaux sur le dossier nucléaire, au moment où commence à Genève une nouvelle session des pourparlers.

Dans son éditorial, et sous la plume de son rédacteur en chef, Hossein Shariatmadari, nommé par le Guide suprême Ali Khamenei, Kayhan critique encore une fois ce qu'il voit comme un déséquilibre entre ce que l'Iran a déjà donné pendant les négociations et ce qu'il a reçu en échange.

Selon M. Shariatmadari, Téhéran a rempli certaines exigences des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Chine, Russie), plus l'Allemagne, sans avoir rien obtenu de concret en retour. "Selon le rapport de la semaine dernière de l'Agence internationale de l'énergie atomique (...), de nombreuses activités nucléaires de notre pays ont été complètement ou en partie arrêtées, ce qui faisait partie des demandes de l'adversaire lors des négociations Genève 2 [entre les 7 et 9 novembre dernier]. Voilà pourquoi c'est maintenant aux 5+1 de donner quelques avantages à notre pays."

Tehran Emrooz, un autre quotidien conservateur, rend hommage au peuple et à l'Etat iraniens pour leur persévérance, parce qu'ils "n'ont pas reculé" malgré "les menaces et les intimidations" de l'Occident. "La question nucléaire a pris une dimension nationaliste et idéologique, soutient le journal. Cette revendication légitime des Iraniens devra être acceptée par la communauté internationale et inscrite dans un document juridique. On peut garder l'espoir que cela se produira grâce aux efforts et à l’intelligence des négociateurs iraniens, qui sont les véritables enfants de la révolution."

Alors que les nouvelles négociations se poursuivront jusqu'au vendredi 22 novembre, le quotidien réformateur Shahrvand consacre ce mercredi un article aux nouvelles difficultés du ministre des affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif. Selon Sharhrvand, certains parlementaires cherchent en ce moment à faire voter une loi qui obligerait le chef de la diplomatie iranien à rendre des comptes au Parlement sur le dossier nucléaire. "Alors que la majorité des parlementaires ont toujours soutenu que le niveau de l'enrichissement pouvait faire l'objet d'une négociation, il est étonnant de voir que les signataires de cette proposition insistent [à tout prix] sur la poursuite de l'enrichissement à 20 %", peut-on lire dans Sharvand.

Le quotidien gouvernemental Iran est, lui, optimiste quant à la possibilité d'obtenir un accord, car "la République islamique d'Iran a commencé en position de force ces nouvelles négociations".

Le ministre des affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, qui doit rencontrer, mercredi après-midi, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a publié la veille une vidéo sur sa chaîne YouTube pour expliquer, avant la reprise des négociations, la position iranienne et les raisons de son programme nucléaire "pacifique".

Avec en fond une douce mélodie jouée au piano, le ministre arpente des couloirs et des halls luxueux de ce qui semble être le ministère des affaires étrangères, à Téhéran. Une fois assis, il regarde directement dans l'objectif de la caméra et, dans un anglais fluide, commence son discours en tentant de rappeler la légitimité du peuple iranien à poursuivre son programme nucléaire. "Qu'est-ce que la dignité ? Qu'est-ce que le respect ? Sont-ils négociables ?", demande le ministre dans cette vidéo de cinq minutes, intitulée "Le message de l'Iran : il y a une voie à suivre".

Sous-titrée en persan, français, arabe et turc, M. Zarif tente ensuite d'expliquer la situation des Iraniens concernant ce contentieux par ces questions : "Imaginez qu'on vous dise que vous ne pouvez pas faire ce que tout le monde fait (...). Reculeriez-vous ? Céderiez-vous ?"

M. Zarif explique (à 1:30) que "pour nous, les Iraniens, la question de l'énergie nucléaire ne consiste pas à rejoindre un club, ni à menacer les autres. L'énergie nucléaire est un saut vers le pouvoir de décider de notre propre destin." Les buts de ce programmes sont, selon M. Zarif, "de diversifier l'économie, d'arrêter la combustion du pétrole et de produire de l'énergie propre".

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mercredi 20 novembre 2013

ONU: La réunion sur le nucléaire iranien n'a duré que 10 minutes à Genève

La réunion plénière entre l'Iran et les grandes puissances (5+1) sur le programme nucléaire controversé de Téhéran s'est achevée après moins de 10 minutes mercredi en fin d'après midi aux Nations Unies à Genève, selon des sources diplomatiques. L'Iran avait demandé à ce que la réunion soit consacrée à des clarifications sur le processus de négociations avant d'envisager l'examen d'un accord, estimant que la "confiance a été perdue" lors du précédent cycle de discussions.

Une troisième série de négociations sur le dossier nucléaire iranien a commencé mercredi à Genève afin de trouver un compromis sur un projet d'accord intérimaire entre les Occidentaux et l'Iran.

La cheffe de la diplomatie de l'Union européenne (UE) Catherine Ashton a rencontré mercredi après-midi dans la cité de Calvin le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif.

Auparavant, les directeurs politiques des six pays (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, Etats-Unis, Russie, Grande-Bretagne, France, Chine, plus l'Allemagne) s'étaient réunis avec Mme Ashton pour préparer la reprise des pourparlers, interrompus dans la nuit du 9 au 10 novembre à Genève après trois jours de tractations infructueuses.

Retardée, la première session plénière a débuté au Palais des Nations seulement peu après 18h et s'est achevée après moins de 10 minutes, selon des sources diplomatiques. «C'était une brève séance introductive», a commenté un diplomate, ajoutant que des réunions bilatérales devaient se poursuivre dans la soirée.

Les Iraniens ont d'abord rencontré la délégation russe, puis ils devaient voir les pays européens et terminer avec la délégation américaine, a précisé Mohammad Javad Zarif, cité par l'agence Isna. Celui-ci aura jeudi des «discussions sérieuses et détaillées» avec son homologue européenne Catherine Ashton, a-t-il annoncé.

Officiellement, les pourparlers doivent se terminer vendredi, mais des sources policières genevoises ont indiqué que le dispositif de sécurité est prévu pour durer si nécessaire jusqu'à la semaine prochaine.

Divergences entre Occidentaux

«Il faut retrouver la confiance perdue», lors des dernières négociations, a précisé le chef adjoint de la délégation iranienne Abbas Araghchi, cité par l'agence Fars, en allusion aux modifications apportées sur le texte de l'accord à la demande de la France lors du précédent round.

L'Iran fait le forcing pour obtenir un allègement des sanctions en échange de concessions sur son programme nucléaire. Un projet d'accord intérimaire est sur la table. Il porte sur une période probatoire de six mois au terme de laquelle un accord définitif devra être conclu.

Des points du document restent entre crochets. Selon des diplomates, des divergences subsistent entre Occidentaux, notamment entre la France et ses partenaires. Cette troisième série de pourparlers à Genève en un peu plus d'un mois (elles ont commencé le 16 octobre) est considérée comme celle de la dernière chance pour obtenir un accord avec l'Iran.

Mise en garde d'Ali Khamenei

Quelques heures avant la reprise des pourparlers, le guide suprême iranien Ali Khamenei a mis la pression en fixant des «lignes rouges», notamment l'enrichissement d'uranium et le refus de fermer le site souterrain de Fordo.

«J'insiste sur la consolidation des droits nucléaires de l'Iran», a déclaré Ali Khamenei dans un discours diffusé en direct à la télévision. Il s'est livré en même temps à une violente charge contre Israël, «voué à la disparition», et accusé d'être «la vraie menace».

«Malheureusement, certains depuis l'Europe se précipitent pour aller chez les dirigeants sionistes pour les flatter et ainsi ils humilient leur propre nation», a-t-il ajouté, en référence à la visite du président français François Hollande en début de semaine en Israël.

Ces déclarations «inacceptables compliquent la négociation» à Genève, a immédiatement réagi à Paris la porte-parole du gouvernement français Najat Vallaud-Belkacem. Elle a affirmé que la France veut «un accord sérieux, solide et qui donne toutes les garanties».

Netanyahu à Moscou

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est rendu mercredi en urgence à Moscou pour y rencontrer le président Vladimir Poutine. Israël est opposé à toute levée des sanctions contre l'Iran dans le cadre d'un accord intérimaire qui prévoirait la neutralisation de certaines activités nucléaires iraniennes contre un allègement limité de sanctions, notamment celles imposant le gel d'avoirs financiers iraniens à travers le monde.

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mardi 19 novembre 2013

Mondial 2014 : l'équipe de France réussit l'impossible

L'équipe de France a renversé une situation compromise mardi au Stade de France en battant 3-0 l'Ukraine.

Malmenés dans l'opinion depuis la claque reçue à l'aller en Ukraine, moqués par la presse, les Bleus ont renversé, mardi 19 novembre au Stade de France, une situation compromise en dominant 3-0 l'Ukraine. Portée par un public fervent, à l'image des drapeaux tricolores qui ont fleuri dans les tribunes et d'un petit film qui a galvanisé le public, l'équipe de France disputera au Brésil une cinquième Coupe du monde consécutive. Les buts ont été inscrits par le défenseur Mamadou Sakho, l'attaquant Karim Benzema et par l'Ukrainien Gusev contre son camp.

Désireux de ne pas manquer pour la septième fois une phase finale de Coupe du monde, la dernière fois en 1994, les joueurs du sélectionneur Didier Deschamps entament pleins d'envie et d'agressivité la rencontre. A l'image du défenseur Mamadou Sakho, sur le banc à Kiev vendredi, l'équipe de France impose un pressing étouffant à des Ukrainiens, qui n'ont pas encaissé de but depuis huit rencontres.

SAKHO SURVOLE LA RENCONTRE

Disposé en 4-3-3 avec les entrées déterminantes de Yohan Cabaye au milieu de terrain, ainsi que celles de Mathieu Valbuena et Karim Benzema sur la ligne d'attaque, les Français se montrent dangereux dès l'entame. Un centre-tir de Benzema menace une première fois la défense ukrainienne (2e). Bien aidé par la justesse sur coup de pied arrêté du Marseillais Valbuena, l'équipe de France domine le jeu aérien. Des têtes de Paul Pogba et de Karim Benzema passent de peu au-dessus (8e et 9e).

L'Ukraine, équipe invaincue depuis onze rencontres, celle qui a commis le plus de fautes dans les éliminatoires européens (174), se montre complètement inoffensive. Ses talents offensifs – Zozulya, Yarmolenko, Konopyanka –, si virevoltants à l'aller, ne parviennent pas à déstabiliser la jeune défense centrale tricolore (Varane 20 ans et Sakho 23 ans). A la 22e minute de jeu, sur un mauvais renvoi ukrainien, la frappe tendue de Franck Ribéry n'est que repoussée par le gardien Pyatov. Modèle d'engagement, l'ancien Parisien Sakho rôde et propulse avec rage le ballon dans les buts adverses (1-0).

Au milieu de terrain, Cabaye règne en maître, assisté par les deux marathoniens Matuidi et Pogba. Sur l'aile gauche, neutralisé il y a quatre jours, Ribéry multiplie les courses. Sur l'un de ses centres, Benzema, démarqué au deuxième poteau, croit inscrire le deuxième but mais l'arbitre de touche signale à tort un hors-jeu (29e). Concentré, sans protester, l'attaquant madrilène ne manque pas une nouvelle opportunité une minute plus tard. En position illégale, non signalée, il profite d'une déviation subtile de Valbuena pour tromper Pyatov (30e, 2-0).

UN PUBLIC AU RENDEZ-VOUS

Après une demi-heure de jeu, les Français ont tiré neuf fois au but et cadré à reprise. Les Marseillaise se succèdent dans les gorges des supporteurs du Stade de France. Et pendant ce temps, l'air de la Mersey, fleuve de Liverpool, semble avoir transcendé Sakho, nouveau Red, jusqu'à présent fébrile sous le maillot bleu. Son sauvetage accrobatique éloigne le danger à une minute de la mi-temps avant que Debuchy ne l'imite en stoppant de la poitrine une tentative ukrainienne.

Le scénario parfait se précise dès la reprise. Là où, à Kiev, Laurent Koscielny avait perdu ses nerfs en étant expulsé, c'est le défenseur au physique de poids lourd, Khachedi, qui récolte un deuxième carton jaune (46e). Appliqués, les hommes de Deschamps ne se précipitent pas pour inscrire le troisième but décisif. L'Ukraine n'est dangereuse que sur coup franc. Heureusement, Hugo Lloris s'interpose suite à un cafouillage consécutif à des fautes répétitives des Bleus (69e).

Les mouvements offensifs français sont fluides. Les défenseurs n'hésitent pas à amener le surnombre. Un corner de Cabaye permet à Patrice Evra de réussir une belle demi-volée, repoussée. Ribéry reprend et sous la pression athlétique intense d'un inévitable Sakho, le défenseur Gusev trompe son gardien (72e, 3-0). Dans une fin de match tendue par l'enjeu, les joueurs français tiennent le choc. Mamadou Sakho n'en finit plus de s'interposer sur les rares incursions ukrainiennes. Deschamps fait entrer Bacary Sagna à la place de Debuchy et Olivier Giroud pour remplacer Benzema. L'attaquant d'Arsenal est tout proche d'inscrire de la tête le quatrième but libérateur (86e).

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Au congrès des maires: Jean-Marc Ayrault à l'aise parmi les siens !

C'est en diplomate chargé de défendre la politique de son gouvernement, mais également en tant que membre de l'AMF, que le premier ministre a tenté d'apaiser une rencontre annoncée tendue....

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault lors du Congrès des maires, le 19 novembre 2013

Paris - Les maires de France réunis en congrès ont exprimé mardi sans détour, mais en y mettant les formes, leurs récriminations à l'égard du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, qui s'est efforcé de nouer le dialogue avec eux, offrant quelques timides concessions.

Alors que l'exécutif, dont l'impopularité atteint chaque mois un nouveau sommet, fait face à une multitude de protestations éclatées depuis deux semaines, plusieurs milliers de maires réunis Porte de Versailles pour leur congrès annuel ont réservé un accueil plutôt froid au Premier ministre.

Mais, le président de l'Association des maires de France (AMF) Jacques Pélissard ayant appelé la salle à "une écoute mutuelle, respectueuse de l'autre", Jean-Marc Ayrault a échappé à une bronca, n'essuyant que quelques quolibets lorsqu'il a défendu la réforme des rythmes scolaires, contestée dans le monde éducatif et par une partie des élus locaux, quelques centaines se disant décidés à ne pas appliquer les nouveaux rythmes.

A la mi-journée, devant 700 maires, le président de l'UMP Jean-François Copé avait fait monter la pression en appelant François Hollande à "sortir de sa réserve" et à donner au minimum "le libre choix" d'appliquer ou non cette réforme.

Sur ce point, Jean-Marc Ayrault s'est montré déterminé à ne pas lâcher, s'émouvant du "gâchis national" que représente un taux d'échec de "20% des élèves".

Il s'est simplement voulu ouvert au dialogue, prenant "l'engagement de rechercher avec vous (les maires) une solution" au-delà de la rentrée 2014 sur la prise en charge du coût de la réforme. Au passage, Jean-Marc Ayrault a rappelé qu'il avait déjà dégagé "370 millions d'euros supplémentaire" pour les communes.

De même, il s'est prononcé pour des "taux d'encadrement assouplis" pour accompagner les enfants dans le temps périscolaires. "Il s'agira d'étendre le financement des Caisses d'allocations familiales à l'ensemble des activités périscolaires", a-t-il dit.

Juste avant lui, Jacques Pélissard avait mis en garde M. Ayrault contre "le malaise grandissant, l'inquiétude, parfois l'exaspération" suscités par cette réforme, rappelant les revendications de l'AMF.

Réunis dans un collectif, les maires les plus hostiles campent sur leur position (l'abrogation du décret instaurant les nouveaux rythmes). "Le discours de Jean-Marc Ayrault n'a rassuré personne. L'Etat ne garantit rien" comme financements après 2014, selon le maire d'Elancourt (Yvelines) Jean-Michel Fourgous, l'un des animateurs du collectif.

"Retrouver une empathie beaucoup plus forte avec les maires"

Dans les coulisses, Philippe Laurent (UDI), maire de Sceaux et l'un des dirigeants de l'AMF, appelait l'exécutif à "retrouver une empathie beaucoup plus forte envers les maires".

M. Pélissard s'est d'autre part élevé contre la "méfiance systématique" du gouvernement envers les élus, énumérant une longue liste de critiques. Il a reproché au gouvernement de vouloir "imposer un modèle rigide et uniforme" pour les rythmes scolaires comme pour la réforme de la décentralisation - le numéro deux de l'AMF André Laignel (PS) a même parlé d'un "corset" à propos de la décentralisation.

Jean-Marc Ayrault s'en est vigoureusement défendu, sortant de son texte pour tenter d'en convaincre son auditoire. Le président de l'AMF a également fustigé "l'overdose administrative" provoquée par la multiplication des nouvelles normes imposées aux communes. En réponse, M. Ayrault a annoncé la nomination d'un "médiateur", l'ex-ministre de droite Alain Lambert.

M. Pélissard a aussi prévenu que retirer l'urbanisme aux communes pour le confier aux intercommunalités "serait un recul inacceptable". Il a affirmé ne pouvoir accepter la baisse des dotations de l'Etat pour le bloc communal, équivalant selon lui à "3,5% en 2014 et 7% en 2015 alors que nos charges augmentent". Selon Jean-Pierre Balligand, maire (PS) de Vervins (Aisne) jusqu'à il y a cinq mois, "les maires ne sont pas en colère, mais un peu désespérés", s'alarmant notamment "de la montée de l'intercommunalité, qui mange petit à petit leurs prérogatives" et synonyme de "perte d'identité".

Jean-Marc Ayrault a enfin annoncé un geste pour les petites communes, afin de "faciliter" leur accès aux fonds d'épargne", par l'intermédiaire de la Caisse des dépôts et consignations

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Assemblée nationale: Bernard Reynès, député UMP poignardé lors des commémorations du 11-Novembre: Ayrault lance un appel à la défense des valeurs républicaines

Poignardé lors des commémorations du 11-Novembre, le député UMP Bernard Reynès est revenu sur les bancs de l'Assemblée ce mardi, où il a reçu une standing ovation.

De longs applaudissement, agrémentés d'une standing ovation, ont accompagné Bernard Reynès mardi après-midi, lors de son retour à l'Assemblée nationale. Le député-maire de Châteaurenard, dans les Bouches-du-Rhône, avait été agressé, ainsi que deux autres élus de sa commune, lors des commémorations du 11-Novembre.


JM Ayrault à Bernard Reynès : "Je voudrais... par LCP

L'édile avait reçu trois coups de couteau dans le dos, des coups portés par un homme de 33 ans qui, selon le parquet de Tarascon, a peiné à "donner des explications claires" sur son geste.

Mardi, à l'occasion des Questions au gouvernement, Bernard Reynès a donc repris place dans l'hémicycle. L'élu UMP en a profité pour interroger le Premier ministre sur le climat délétère qui semble couvrir la France actuellement. "Nous avons, nous tous qui avons un mandat collectif ou qui nous le briguons, la responsabilité collective d'endiguer la haine qui monte maintenant", a-t-il déclaré.

Nous avons la responsabilité collective d'endiguer la haine qui monte maintenant Bernard Reynès

"Monsieur le Premier ministre, j'ai le sentiment sincère que vous vous trompez mais je vous respecte, comme je respecte le président de la République dont je vois la fonction et l'homme traînés dans la boue, comme cela avait commencé avec Nicolas Sarkozy". "Nos propos peuvent être comme une allumette jetée dans une poudrière", a ajouté Bernard Reynès, solennel.

Ayrault salue le courage et la dignité du député

Jean-Marc Ayrault lui a répondu : "Je suis heureux de vous revoir ici. Je voudrais saluer votre retour, votre sang froid et sa dignité", a commenté le locataire de Matignon, considérant que, au-delà de l'homme, c'était la fonction de maire qui avait été attaquée. "J'exprime à tous les maires de France ma solidarité totale", a lancé le Premier ministre, juste avant de se rendre, justement, au Congrès des maires de France.

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Liban : Carnage devant l'ambassade d'Iran à Beyrouth !

Une double explosion à la voiture piégée a fait au moins 23 morts et près de 150 blessés mardi matin dans le quartier de Bir Hassan à Beyrouth. Le bilan provisoire risque fort de s'alourdir.

Deux explosions ont eut lieu près de l'ambassade d'Iran à Beyrouth (Liban) lundi 19 novembre 2013.

Un premier bilan fait état de 23 morts. Il devrait s'alourdir. (19 novembre 2013)

Au moins 23 personnes, dont le conseiller culturel iranien, ont été tuées et près de 150 blessées dans un double attentat perpétré mardi à Beyrouth devant l’ambassade d’Iran, principal allié du régime syrien. L’attentat s’est produit à Bir-Hassan, un quartier résidentiel du sud de la capitale à majorité chiite et bastion du Hezbollah.

«Il y a au moins 23 morts et près de 150 blessés. Ce n’est pas un bilan définitif», a affirmé le ministre de la Santé, Ali Hassan Khalil. Parmi les morts, figure cheikh Ibrahim Ansari, conseiller culturel de l’ambassade, de nationalité iranienne, a affirmé une source officielle libanaise: «Il entrait dans l’ambassade quand l’explosion a eu lieu. Il a été grièvement blessé et est mort à l’hôpital.»

L'explosion a eu lieu peu avant 10h00 (09h00 en France) dans le quartier de Bir Hassan, dans le sud. (19 novembre 2013)

L'attaché culturel de Téhéran figure parmi les victimes. (19 novembre 2013)

«Une moto a d’abord explosé, suivie quelques minutes plus tard par une voiture qui se trouvait à 30 mètres. Les attentats visaient probablement l’ambassade d’Iran», a affirmé un haut responsable des services de sécurité. «Nous ne pouvons pas encore dire s’il s’agit d’attentats-suicide ou d’explosions actionnées à distance», a-t-il ajouté. Selon une source au ministère libanais des Affaires étrangères, l’ambassadeur d’Iran Ghadanfar Rokon Abadi est sain et sauf.

L’Iran accuse Israël

L’explosion s’est produite peu avant 10 heures (9 heures en France) dans le quartier résidentiel de Bir Hassan, dans le sud de Beyrouth. Il s’agit du troisième attentat visant un bastion du Hezbollah chiite, puissant parti libanais armé combattant en Syrie auprès des troupes de Bachar al-Assad, et dont le principal parrain est Téhéran. «L’acte terroriste» perpétré devant l’ambassade iranienne est un «crime inhumain et haineux des sionistes et de leurs mercenaires», a déclaré dans un communiqué la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Marzieh Afkham, confirmant qu’un diplomate iranien avait été tué dans l’attentat.

L'explosion a eu lieu peu avant 10h00 (09h00 en France) dans le quartier de Bir Hassan, dans le sud. (19 novembre 2013)

Le poste du gardien de l’ambassade d’Iran a été dévasté ainsi que les façades d’au moins quatre immeubles en face de l’ambassade. Des images diffusées par les chaînes de télévision ont montré des habitants affolés, tentant de secourir des blessés, des corps calcinés et des voitures en feu. Les pompiers tentaient d’éteindre les incendies.

Engagement en Syrie

La banlieue sud de Beyrouth a été frappée l’été dernier par deux attentats à la voiture piégée dont le deuxième a fait 27 morts. Il a été revendiqué par un groupuscule inconnu dans une vidéo non authentifiée où il explique qu’il s’agit d’une riposte à l’engagement du Hezbollah en Syrie. Le chef du parti chiite, Hassan Nasrallah, a accusé des «extrémistes».

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Joseph Kabila, Ankara-Istanbul avant Paris ?

Le Sommet sur la paix et la sécurité en Afrique se tiendra à Paris les 6 et 7 décembre prochain, avec ou sans Joseph Kabila qui trône par défi en République démocratique du Congo. « La France s’apprête à convier l’ensemble des dirigeants africains à un sommet pour la paix et la sécurité sur le continent africain », a annoncé le président français François Hollande lors de son intervention au sommet du Cinquantenaire de l’Union africaine (UA) à Addis Abeba le 25 mai, où il a convié les pays africains à un Sommet sur la paix et la sécurité sur le continent qui sera organisé à Paris en décembre. L’ensemble des dirigeants africains, à l’exception des chefs des États de la Guinée-Bissau, de la République centrafricaine, de Madagascar et de l’Égypte. Joseph Kabila sera-t-il parmi les chefs d'Etat conviés à l'Elysée? Lui qui erre comme Caïn dans la Bible, a cause de son second hold-up électoral du 28 novembre 2011. Le tricheur et fraudeur de "président" sans légitimité, agissant en toute illégalité au nom d'un peuple souverain qui ne l'a jamais élu. Pour faire diversion, Joseph Kabila se rendra à Ankara puis Istanbul en Turquie et il espère en catimini rejoindre Paris !

Joseph Kabila, imposteur et usurpateur qui trône sur le Congo par défi !

L'incapacitaire de Kingakati sait très bien que les Congolais de l'étranger ne l'ont jamais accepté comme "Président", non pas par sa filiation douteuse avec M'zée Laurent-Désiré Kabila, mais surtout par le fait comme OVNI il a été imposé par la mafia internationale à la tête du Congo pour mieux piller ses ressources. Il est le seul "Président" au monde qui n'a ni camarades d'école, ni voisins, ni oncles, ni tantes...Joseph Kabila peut-il venir à Paris parler du terrorisme alors qu'il est le premier terroriste des congolais ! 12 millions de morts congolais depuis qu'alias "Joseph Kabila" est aux manettes du Congo.

Depuis douze ans qu'il a usurpé le pouvoir au Congo-Kinshasa, son premier et unique séjour parisien en juillet 2008 fut houleux, chaotique et humiliant...Des Congolais avaient manifesté dans des rues, arrivé à l'Elysée le Président Nicolas Sarkozy l'avait reçu pour dix minutes...C'était le 16 juillet 2008 exactement ! Le lendemain, il avait quitté Paris sur la pointe des pieds sans conférence de presse ni dire au revoir pour Tripoli.

Cette fois-ci d'autres dispositions sont prises. Pour que le séjour d'alias "Joseph Kabila" à Paris ne soit pas houleux à cause des Résistants-Patriotes-Combattants congolais, une dizaine de féticheurs munis des passeport-biométriques diplomatiques sont envoyés à Paris pour envoûter les leaders de la résistance congolaise. Vont-ils y arriver ? Leurs fétiches traversant la mer méditerranéen auront-ils encore de puissance et efficacité ? Les féticheurs de France vont-ils accepter que d'autres agissent sur le terrain sans leurs égards ?

En juillet 2008, les journalistes congolais avaient écrit une lettre au Président Nicolas Sarkozy publié dans plusieurs médias français dont le journal Humanité.fr que nous avons retrouvé les archives...

L'humanité le 16 Juillet 2008 Lettre des journalistes congolais à Sarkozy

(Objet : Violation de la liberté de la presse et assassinats des journalistes en RDC)

Monsieur le Président de la République,

Nous venons par la présente attirer votre attention sur les graves violations de la liberté de la presse en République Démocratique du Congo, à l’occasion de la visite officielle de votre hôte, Monsieur Joseph Kabila.

Les journalistes congolais en France ont été touchés par votre attachement à la Déclaration Universelle de Droits de l’homme que vous avez fait lire avant le début du défilé historique du 14 juillet 2008. Les cas que nous, 38 journalistes congolais en France, vous soumettons concernent le respect de la liberté d’expression et les droits de l’homme.

Nous précisons qu’il s’agit ici des assassinats politiques des journalistes dans l’exercice de leur fonction. Les commanditaires n’ont jamais été inquiétés : 1. Bapuwa Mwamba , journaliste congolais qui vivait dans la région parisienne dont la famille est française, a été assassiné en 2006. Notre confrère fut un symbole de rapprochement de la France et de la République Démocratique du Congo, les deux plus grands pays francophones du monde. 2. Franck Ngycke et sa femme Hélène Mpaka, assassinés à Kinshasa. 3. Serge Maheshe, de la radio onusienne Okapi, assassiné. Nous saluons vos convictions qui ont mis en exergue le rôle des Nations Unies pour la paix, lors du défilé du 14 juillet 2008. Notre confrère Serge Maheshe travaillait pour l’idéal de la paix. Tous les assassinats de nos confrères ont été perpétrés par les éléments de la Garde Spéciale Présidentielle (GSSP) qui est sous contrôle direct du président congolais.

Nous n’oublions pas d’autres confrères qui sont soit emprisonnés arbitrairement dans les geôles politiques, soit devenus handicapés suite aux tortures et traitements infra-humains, soit vivant en clandestinité en République Démocratique du Congo.

Les associations pour la défense de la presse Reporters Sans Frontières (RSF), IFEX, Commitee to Protect Journalists (CPJ), Article 19…dénoncent régulièrement le calvaire qu’endurent les journalistes congolais. Et dans leur rapport annuel, ces organisations classent le pouvoir de Kinshasa au troisième rang mondial des pays les plus hostiles à la liberté de la presse.

Monsieur le Président de la République, nous comptons sur vos convictions républicaines pour que les assassinats et les horreurs anti-droits de l’homme que vivent les journalistes congolais dans l’exercice de leur métier, ne restent pas dans le silence.

Pour la coordination des associations des journalistes Congolais en France :

1. Lilo MIANGO, lilomiango@yahoo.fr

2. James NGUMBU, jimngumbu@yahoo.fr

3. Freddy MULONGO, freddy.mulongo@reveil-fm.com

4. Hyppolite KIMBALANGA, kimbalanga@yahoo.fr

5. Anatasie MUTOKA, mutodis@yahoo.fr

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Nucléaire iranien: Poutine fait grandir les attentes avant la réunion du 20 novembre à l'ONU-Genève

Vladimir Poutine et son homologue iranien Hassan Rohani, le 13 septembre 2013 à Bichkek, capitale du Kirghizistan

Genève — Le président russe Vladimir Poutine a évoqué lundi "une chance réelle" de résoudre le dossier nucléaire iranien, faisant encore grandir les attentes avant la reprise des discussions, marquées par les "exigences" formulées par son homologue français François Hollande. Alors que Genève accueille mercredi la troisième réunion en un peu plus d'un mois, "Vladimir Poutine a souligné qu'une chance réelle était apparue pour trouver une solution à ce vieux problème", a indiqué le Kremlin après un entretien téléphonique du président russe avec le président iranien Hassan Rohani.

L'enjeu de cette réunion est de commencer à mettre fin aux soupçons vieux d'une décennie sur les efforts nucléaires de Téhéran, qui assure que son programme est uniquement civil, mais qui est soupçonné de vouloir se doter de l'arme atomique. La semaine dernière, déjà à Genève, l'accord espéré s'était évanoui après trois jours d'intenses négociations, après notamment des objections de la France.

Avant M. Poutine, des responsables américains, européens et russes ont affirmé qu'un accord dit "intérimaire" était cette fois à portée de main. Mais la pression est montée dimanche avec des déclarations de François Hollande en Israël - un État farouchement opposé à l'allègement des sanctions contre l'Iran.

M. Hollande a détaillé quatre demandes précises : "Première exigence: mettre l'intégralité des installations nucléaires iraniennes sous contrôle international, dès à présent. Deuxième point: suspendre l'enrichissement (d'uranium) à 20%. Troisième exigence: réduire le stock existant. Et enfin, arrêter la construction de la centrale d'Arak", conçue pour produire du plutonium, une alternative à l'uranium hautement enrichi pour fabriquer une bombe.

Ces attentes étaient peu ou prou connues. "C'est pour l'essentiel le projet d'accord", commente pour l'AFP Mark Fitzpatrick, de l'Institut international d'études stratégiques (IISS). La nouveauté réside plutôt dans le niveau de détail auquel les "exigences" sont formulées, et dans le fait qu'elles aient été énoncées au plus haut niveau, celui d'un chef d?État des Six, ou "5+1" (Allemagne, Chine, France, États-Unis, Royaume-Uni et Russie) qui négocient avec la République islamique.

Hassan Rohani a semblé répliquer à François Hollande lundi, selon ses propos rapportés en Iran après son entretien avec Vladimir Poutine. "Lors des récentes négociations" à Genève, a dit le président iranien, "de bons progrès ont été réalisés, mais tout le monde doit avoir à l'esprit que les demandes excessives peuvent compliquer le processus vers un accord gagnant-gagnant."

Avant même les propos de M. Hollande, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, avait répété que le droit de l'Iran à l'enrichissement d'uranium n'était "pas négociable". Un nouvel échec renforcerait, dans chaque camp, les adversaires résolus d'un accord.

M. Rohani, dont l'entrée en fonctions en août a redonné de l'élan aux discussions, risque de perdre le soutien du chef suprême de l'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, si son offensive de charme diplomatique envers l'Occident ne porte pas ses fruits rapidement.

L'absence d'accord, ou la conclusion d'un accord jugé trop complaisant envers l'Iran, compliquerait aussi la tâche du président américain Barack Obama, qui veut dissuader le Congrès de durcir encore les sanctions contre Téhéran. En Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahou mène campagne contre les négociations, et accuse le secrétaire d?État américain John Kerry de vouloir conclure à tout prix "un très mauvais accord".

M. Kerry a annoncé qu'il irait en Israël vendredi, dans la foulée de la réunion de Genève.

"Mieux vaut un bon accord qu'un mauvais, là-dessus nous nous entendons", a déclaré pour sa part François Hollande dimanche à M. Netanyahu. Le chef d?État français paraît, à ce stade, exprimer la synthèse de la position des Six, qui attendent encore d'être convaincus de la réalité des intentions iraniennes.

Les promesses de l'Iran sur le caractère pacifique de son programme nucléaire ont contrasté jusqu'à présent avec l'augmentation continue de ses capacités, notamment le nombre de centrifugeuses. Les travaux de construction du réacteur d'Arak, dont l'Iran espère une mise en service en 2014, nourrissent aussi des inquiétudes.

L'économie iranienne aux abois

En cas d'accord "intérimaire" cette semaine, l'Iran cesserait d'enrichir son uranium au taux dit "intermédiaire" de 20%, réduirait son stock d'uranium, et interromprait les travaux de construction d'Arak.

Téhéran obtiendrait en échange un début d'allègement des sanctions internationales.

Selon un haut responsable américain, près de 100 milliards de dollars de revenus issus des ventes de pétrole iranien sont actuellement gelés dans des comptes en banque à travers le monde. La baisse des exportations de brut depuis 2011 coûterait en outre au pays, de même source, "jusqu'à 5 milliards de dollars par mois".

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lundi 18 novembre 2013

Kinshasa-RVA-Mikonga: Clientélisme, favoritisme pour la station service de Modeste Mutinga Mutuishayi, méchantes et abusives destructions de maisons des fonctionnaires et veuves de militaires !

Modeste Mutinga Mutuishayi, Sénateur godillot et commerçant !

Quelle honte pour cette classe politique affairiste et mafieuse! Il n'y a que de mercenaires qui peuvent se comporter avec une telle bassesse.Tôt ou tard, de vrais fils du pays feront un procès afin de rétablir la patrie dans ses droits. Comme Adolphe Muzito qui devint "Crésus congolais" avec 100 villas, une compagnie aérienne, une chaîne de télévision...puisque nommé à la Primature en remplacement de son oncle Antoine Gizenga, 600 jours comme Premier ministre de Joseph Kabila, trop vieux pour gouverner, de même Modeste Mutinga Mutuishayi, apparatchik et baron du régime excelle dans l'affairisme ! Décidément Modeste Mutinga Mutuishayi est incorrigible. Fourbe, roublard, grand requin, dribbleur patenté, Sénateur godillot et commerçant, Modeste Mutinga Mutuishayi est un récidiviste hors pair. L'homme transpire la corruption, il est corrompu jusqu'à la moelle épinière. Au quartier RVA-Mikonga dans la Commune de la N'sele-à quelques kilomètres de l'aéroport international de N'djili, Modeste Mutinga Mutuishayi s'est construit une station service sans doute pour vendre les carburants aux camionneurs qui vont à Kenge, Kikwit, Masimanimba, Bandundu-Ville...Il s'avère que comme cela se passe dans dans une république bananière, des individus avec des tracteurs sans ordre de mission sont arrivés dans patelin et se sont mis à détruites des maisons dont la majorité appartiennent aux fonctionnaires et veuves de militaires. Tout y passe et circulez il n'y a rien à voir ! Sauf que la station service de Modeste Mutinga Mutuishayi, Rapporteur au Sénat de Joseph Kabila, est toujours debout, les conducteurs de tracteurs ont feint de ne pas la voir ! Clientélisme, favoritisme, abus de pouvoir seul Modeste Mutinga Mutuishayi, baron du régime d'occupation peut expliquer ce qui se passe. Mais l'homme est tellement repu par l'autoritarisme du régime d'imposture et d'usurpation, qu'il se cache. L'histoire ne s'arrête pas là. Les habitants du quartier RVA-Mikonga se rendent au Ministère des Affaires foncières dans la Commune de la Gombé pour s'enquérir de leur situation et déposer un mémo après un dialogue avec les agents de ce ministère, qui devrait être au service de tous les Congolais. Coup de théâtre, ils sont reçu avec des gourdins et la police tire à balles réelles sur des paisibles citoyens: les veuves de militaires et femmes fonctionnaires sont blessées, une jeune fille tombe dans les pommes et un bébé meurt. Après leur sommation aux balles réelles, pour se rattraper les femmes blessées sont acheminées au dispensaire de Camp Kokolo ! Aucun média de Kinshasa ne prend la peine de couvrir cet incident quand on sait que la majorité des médias congolais ont leur siège en centre ville de la Gombé, sauf un jeune journaliste courageux Eliezer Ntambwe dans son émission: "To Komi Wapi ?" Nous apprenons que le terrain des maisons abusivement détruites est vendu à des agents immobiliers sud africains !

Modeste Mutinga Mutuishayi n'est pas à son premier forfait ! Président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM), étouffoir des libertés, après le dialogue inter-congolais de SunCity pour la préparation des élections Louis Michel 2006, Modeste Mutinga Mutuishayi s'était déjà illustré dans la corruption avérée. Modeste Mutinga Mutuishayi tout en présidant la HAM s'est octroyé Radio 7 et Télé 7, se faisant juge et partie sans que personne ne lève un pied doigt, sauf Réveil FM qui l'avait copieusement tancé à l'époque ! Contre espèces sonnantes et trébuchantes, après avoir muselé des journalistes, bâillonné des médias et privé des paroles des opposants politiques, Modeste Mutinga Mutuishayi avait privé les Congolais d'un débat démocratique entre Jean-Pierre Bemba et Joseph Kabila. Et comme Joseph Kabila était le candidat de Louis Michel et de la Communauté international. Modeste Mutinga Muttuishayi a été doublement récompensé. Il a été parachuté comme Rapporteur au Sénat pour le compte de Joseph Kabila. Vassal de la Belgique coloniale qui voulait Joseph Kabila pas quelqu'un d'autre à la tête de la République démocratique du Congo, il a été fait commandeur de l'Ordre national de la couronne belge. Cette même Belgique qui n'a jamais couronné Papa Simon Kimbangu pour son éveil de conscience des congolais, ni Msiri pour avoir résisté à l'occupation esclavagiste et coloniale, ni Patrice Emery Lumumba pour son courage politique. Mais la Belgique coloniale a pris la peine de couronner un prédateur de la liberté d'information, un mafieux et fourbe, pour la simple raison Modeste Mutinga Mutuishayi est au service de la Belgique Léopoldienne, esclavagiste et néo-coloniale !

Comment Modeste Mutinga Mutuishayi qui a vécu longtemps dans la maison familiale à la frontière de Ngaba et Makala, qui a bu souvent l'eau de pluie voire des puits "Mayi Ya Mabulu" peut-il aujourd'hui s'autoriser à vivre comme un millionnaire du dimanche? Pourquoi n'a-t-il pas pris la défense des femmes fonctionnaires et veuves de militaires qui vivent au quartier RVA-Mikonga où il a érigé une station service ? Clientélisme, favoritisme, corruption à outrance, Modeste Mutinga Mutuishayi a-t-il le sens de l'honneur ? Pourquoi lui qui est issue d'une famille pauvre ne peut pas comprendre la détresse de toutes ces femmes qui s'offusquent et pleurent à côté de sa station service ?

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Coups de feu à "Libération", un assistant-photographe grièvement blessé

Coups de feu à "Libération", un assistant-photographe grièvement blessé Le tireur a ouvert le feu dans le hall du quotidien avant de prendre la fuite.

Un homme armé d'une carabine a ouvert le feu, lundi 18 novembre vers 10h15, dans les locaux du journal Libération, dans le 3e arrondissement de Paris. Un assistant-photographe âgé de 27 ans, qui attendait dans le hall, a été grièvement blessé au thorax. Selon une source policière, son pronostic vital est engagé. Le tireur a pris la fuite.

Contacté par francetv info, un journaliste de Libération relate la scène telle qu'elle lui a été rapportée par l'un de ses chefs : "Un homme est entré dans le hall, et il a tiré sur une personne. On ne sait pas si cette personne a été visée au hasard ou pas." Selon France Info, le tireur serait un homme d'une quarantaine d'années. Portant "sans doute un gilet pare-balles", il serait vêtu d'un "long manteau vert", et aurait tiré à deux reprises.

Vendredi matin, un homme armé avait fait irruption dans le hall de BFMTV à Paris, menaçant des journalistes avant de fuir. "Les premiers éléments descriptifs du tireur correspondraient à la même personne", selon un autre journaliste de Libération contacté par francetv info. Directeur de la rédaction de Libération, Fabrice Rousselot a fait part de la "grande émotion partagée par tout le journal" et déplore que "des individus puissent s'en prendre à la presse".

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Attaques racistes : des intellectuels manifestent leur soutien à Christiane Taubira

Le journaliste Alexis Lacroix (à gauche) et le philosophie Bernard-Henri Lévy ont, entre autres, exprimé leur soutien à la ministre de la justice, récemment visée par des attaques racistes.

La ministre de la justice, Christiane Taubira, visée récemment par des attaques racistes, a reçu dimanche 17 novembre à Paris le soutien d'intellectuels et écrivains, lors d'une soirée organisée en sa présence par la revue du philosophe Bernard-Henri Lévy.

A son arrivée dans un cinéma du quartier Saint-Germain, dans le centre de Paris, Mme Taubira a été accueillie par une longue ovation par quelque 250 personnes venues à l'appel de la revue La Règle du jeu en partenariat avec l'association SOS Racisme. "Nous sommes là pour dire notre colère face à cette montée, ce retour de l'infamie et du racisme", a déclaré Bernard-Henri Lévy.

"UN VRAI PROBLÈME DE DÉMOCRATIE"

Le philosophe est revenu sur les attaques qui ont visé ces dernières semaines la ministre née en Guyane, comparée à plusieurs reprises à un singe, notamment par une enfant lors d'une manifestation d'opposants au mariage homosexuel et par l'hebdomadaire d'extrême droite Minute. Il a dit son "admiration" pour Christiane Taubira.

La ministre a salué l'élan de solidarité et de sympathie en sa faveur et s'est déclarée "émue" et "reconnaissante".

Pour l'essayiste et féministe Caroline Fourest, les insultes contre Mme Taubira révèlent "un climat qui constitue un vrai problème de démocratie".

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L'ancien chef de la Gestapo enterré dans un cimetière juif

A gauche, le cimetière juif de Berlin-Mitte. A droite, le portrait d'Heinrich Müller.

L'ancien chef de la Gestapo, Heinrich Müller, l'un des principaux responsables de la Shoah, a été enterré dans un cimetière juif de Berlin en 1945. L'information est révélée ce jeudi par le quotidien allemand Bild, qui cite des documents retrouvés par un historien.

Il avait disparu à la fin de la Seconde Guerre mondiale sans qu'on ne retrouve jamais sa trace, ce qui avait laissé cours à de très nombreuses théories. Il aurait été vu pour la dernière fois le 1er mai 1945 dans le bunker d'Hitler à Berlin, avant que les services secrets allemands, le BND, ne le localisent, en 1949, à Karlovy Vary en Tchécoslovaquie. Mais aujourd'hui, un autre scénario se dessine. L'ancien chef de la Gestapo, Heinrich Müller, aurait été retrouvé, enterré dans un cimetière juif de Berlin.

Selon Bild, qui révèle l'information, les restes de Müller se trouvaient en fait dans une fosse commune de ce cimetière. Le journal cite le dirigeant du Mémorial de la résistance allemande, le professeur Johannes Tuchel, à l'origine de la découverte. "Müller n'a pas survécu à la fin de la guerre. Son corps a été enterré en 1945 dans une fosse commune du cimetière juif de Berlin-Mitte", a-t-il assuré au quotidien à grand tirage en s'appuyant sur des documents d'archives.

"On foule du pied la mémoire des victimes"

Cette révélation, 68 ans après la fin du régime nazi d'Adolf Hitler, répondrait à l'une des grandes énigmes de l'Après-Guerre, et contredit la version du BND. "Les services secrets se trompaient totalement. Dès août 1945, le corps de Müller a été retrouvé dans une tombe provisoire près de l'ancien ministère de l'Aviation du Reich par un commando", explique l'historien. Il portait "un uniforme de général. Dans la poche intérieure gauche se trouvait notamment ses états de service avec une photo", poursuit-il.

Bild publie également un document de la mairie d'arrondissement du quartier de Mitte à Berlin indiquant qu'il a été enterré dans le cimetière juif du quartier.

Le président du Conseil central des juifs d'Allemagne, Dieter Graumann, s'est déclaré choqué par cette révélation. "Que l'un des sadiques nazis les plus brutaux soit enterré dans un cimetière juif, c'est une énormité de mauvais goût. On foule grossièrement du pied la mémoire des victimes", s'est-il insurgé dans le journal.

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dimanche 17 novembre 2013

Attendu par des juges français à Paris, Papy Tamba malgré ses casseroles, déclare qu'il viendra pour festoyer la victoire des Fardc au Zénith le 21 décembre

Nombreux de ceux qui sont devenus des apparatchiks du régime de Kinshasa sont attendus à Fontenay-sous-Bois par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) pour restitution de leurs documents. Papy Tamba comme Jacques Djoli sont dans le lot. Sauf que Papy Tamba a plusieurs casseroles laissées en suspens dont des juges se sont saisis des plaintes. Que Papy Tamba pour narguer sans doute les Résistants-Patriotes-Combattants, clame qu'il vient à Paris pour le concert de JM Piana Tippo Tip le 21 décembre 2013 pour fêter la victoire des Fardc au Zénith. Pourquoi Papy Tamba espère-t-il festoyer les Fardc au Zénith à plus de 8 mille Kilomètres alors que les soldats congolais qui sont au front manquent de tout et leurs épouses sont déguerpies, des constructions de fortune qu'elles occupent détruites. Papy Tamba est-il au courant qu'il y a quelques jours à Kinshasa, des femmes congolaises se sont fait tirer dessus à balles réelles par des policiers devant le Ministère des Affaires foncières dans la commune de la Gombé ? Sait-il que ces femmes venaient de RVA Mikonga dans la commune de la N'sele ? Et que certaines veuves de militaires n'ont plus rien et passent la nuit à la belle étoile !

Zoé "Kabila" et Papy Tamba à Kinshasa

Lorsqu'on fait le choix de servir un régime dictatorial, d'occupation, d'usurpation et d'imposture, on assume. Papy Tamba doit assumer son choix politique et en tirer toutes les conséquences. Les Fardc n'ont pas besoin d'être festoyer à Paris, bien au contraire. On ne peut pas envoyer des soldats congolais au front et maltraiter leurs familles restées à Kinshasa. Jouer à l'inconscient de la République en provoquant gratuitement ceux qui pensent à un autre Congo: un Congo libre, souverain où tous les fils et filles auront les mêmes droits et devoirs. Réveil FM International alobi na ye kaka , est-ce que tofingi ? Tofingi nani ?

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Israël, en froid avec Washington, déroule le tapis rouge à François Hollande

Que dire de plus sans tomber dans l'affectation ? Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a déjà affirmé qu'il attendait « avec impatience » son « ami proche » François Hollande (rencontré pour la première fois, à Paris, le 31 octobre 2012), et qu'il déroulerait pour lui « le tapis rouge ». Pourtant, si les drapeaux tricolores sont visibles depuis plusieurs jours dans les rues de Jérusalem, la presse israélienne n'accorde à la visite du président français – à partir de dimanche 17 novembre, et jusqu'à mardi – qu'un intérêt très limité, ce qui, faute d'enjeu, peut se comprendre.

François Hollande entre Shimon Peres et Benjamin Netanyahu le 17 novembre 2013 à son arrivée à l'aéroport Ben Gourion à Tel Aviv

François Hollande prononce un discours le 17 novembre 2013 à son arrivée à l'aéroport Ben Gourion à Tel Aviv

Accolade entre François Hollande et Benjamin Netanyahu le 17 novembre 2013 à l'aéroport Ben Gourion à Tel Aviv

François Hollande prononce un discours le 17 novembre 2013 à son arrivée à l'aéroport Ben Gourion à Tel Aviv

François Hollande sera d'autant mieux accueilli par Israël que les relations entre les deux pays – si on met de côté les périodes gaullistes – ont toujours été bonnes, et que l'hôte de l'Elysée, tout en réaffirmant les positions traditionnelles de Paris sur les négociations de paix israélo-palestiniennes, ne prendra aucune initiative de nature à écorner le climat consensuel de sa visite d'Etat en Israël, placée sous le signe de la continuité.

Mais il y a une autre raison au « tapis rouge » de M. Nétanyahou : François Hollande bénéficie de l'« effet Kerry ». John Kerry, le secrétaire d'Etat américain, est de plus en plus critiqué à Jérusalem, en raison d'un double contentieux : ses remarques acerbes s'agissant de l'attitude israélienne lors des négociations de paix avec les Palestiniens, et surtout l'expression publique de divergences à propos du programme nucléaire militaire de l'Iran.

M. KERRY PLUS CONSIDÉRÉ COMME « IMPARTIAL »

Israël a peu apprécié que le chef de la diplomatie américaine adresse une rebuffade à Benyamin Nétanyahou, coupable à ses yeux de critiquer un accord en cours de négociation avec Téhéran, sans avoir tous les éléments à sa disposition. Outre que ce reproche semble impliquer que Washington n'a pas jugé utile d'informer son meilleur allié stratégique au Proche-Orient, c'est faire peu de cas, estime-t-on à Jérusalem, de la situation spécifique de l'Etat juif, première cible potentielle d'un Iran nucléaire.

De même, en agitant le risque d'une « troisième Intifada », qui, par hypothèse, serait la conséquence de l'effondrement du processus de négociations avec les Palestiniens, John Kerry a indirectement mis en cause l'intransigeance israélienne à propos de la colonisation, qui est « illégitime » pour l'administration Obama. Le résultat de cette tension diplomatique est que M. Kerry, à en croire une partie de la presse israélienne, n'est plus considéré comme un « médiateur impartial ».

John Kerry quitte Tel Aviv pour Genève, le 8 novembre.

A l'inverse, la France est exemplaire, aux yeux des dirigeants israéliens, dans sa fermeté et ses exigences vis-à-vis de Téhéran. Ce n'est pas un hasard si M. Nétanyahou s'est réjoui d'accueillir Laurent Fabius, puisque le ministre français des affaires étrangères est réputé avoir dit non au « mauvais accord » avec Téhéran qui, selon le premier ministre israélien, était concocté lors des récentes négociations de Genève.

Qu'adviendra-t-il de cette entente cordiale si d'aventure les pays du groupe P5 + 1 (les membres permanents du Conseil de sécurité et l'Allemagne) se mettent finalement d'accord pour accepter un processus intérimaire de dénucléarisation de l'Iran, avec un allègement des sanctions ? Réponse incertaine, mais en tout état de cause, le président français aura achevé sa visite en Israël la veille de la reprise des négociations de Genève, le 20 novembre.

"ARRÊT SUR IMAGE"

« Disons, constate un haut diplomate israélien, que nous faisons un arrêt sur image à l'occasion de la visite de M. Hollande : à ce stade, les positions publiques de la France nous satisfont. » Sans aller jusque-là, la position française sur le processus de paix est considérée comme sans surprise. « La France et l'Union européenne ne sont pas directement impliquées dans les discussions en cours , souligne ce diplomate, et on s'attend à la réaffirmation d'une ligne traditionnelle. »

Mais la sémantique a son importance : François Hollande n'aura pas de mal à rappeler, comme Nicolas Sarkozy, que Jérusalem « a vocation à devenir capitale de deux Etats », mais demandera-t-il, à l'instar de son prédécesseur, « un arrêt total et immédiat de la colonisation » ? Acceptera-t-il de reconnaître, comme le souhaiterait son hôte, qu'Israël est « l'Etat-nation du peuple juif » ? C'est peu probable.

Laurent Fabius, le 13 novembre à l'Elysée .

La France pèse-t-elle sur le processus de paix israélo-palestinien ? Vu de Jérusalem, il ne semble pas. On estime cependant à l'Elysée qu'il est « simplificateur » d'affirmer que seuls les Etats-Unis peuvent influer sur les parties en présence. La France « a une influence importante et elle continuera à l'exercer », assure un conseiller présidentiel. Il est vrai que l'Union européenne fait preuve d'une audace nouvelle. En adoptant des « lignes directrices », l'Union européenne a exclu des avantages financiers du programme scientifique européen Horizon 2020 les entités israéliennes situées dans les colonies. Israël a fait une contre-proposition pour s'assurer que ces dispositions ne seront pas applicables aux entités israéliennes dont l'activité se situe en Israël et qui financeraient des projets (non humanitaires) situés dans des territoires palestiniens occupés. C'est un sujet sensible, qui touche à la question des frontières de 1967, lesquelles doivent servir de base pour la fixation de celles du futur Etat palestinien. Lire : L'étranglement économique de Gaza Les dirigeants israéliens, avec l'aide des Etats-Unis, s'efforcent d'assouplir la position de l'Union européenne, et celle-ci attend du président français qu'il réaffirme le consensus des Vingt-Huit. Israël souhaite que le dossier iranien domine la visite du président français, et c'est ce qui va se passer. Mais François Hollande a aussi en tête la situation économique de la France et les chiffres du chômage. Il va donc mettre l'accent sur la nécessité de dynamiser les échanges commerciaux avec Israël. La relation économique entre les deux pays est bonne, dit-on à l'Elysée, « mais pas à la hauteur de la qualité du dialogue politique ». C'est un euphémisme : la part de marché de la France en Israël dans ces échanges est de 2,17%, contre 6,58% pour l'Allemagne. Paris souhaite qu'Israël déroule le « tapis rouge » pour ses investisseurs, mais ceux-ci restent très timorés vis-à-vis de la « start-up nation ».

DÉCLARATION DE FRANÇOIS HOLLANDE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE à l' aéroport de Tel-Aviv

Tel-Aviv (Israël) – Dimanche 17 novembre 2013

Monsieur le Président, cher Shimon PERES, vous savez quel est l’hommage qui vous est rendu, chaque fois que vous venez en France – c’était il y a quelques mois à Paris – comme homme de paix et comme responsable du peuple israélien depuis tant d’années. Monsieur le Premier ministre, cher Benyamin NETANYAHOU, vous savez aussi le soutien que nous vous apportons pour la sécurité d’Israël. Je salue votre épouse. Au-delà de vous, au-delà de vos personnes, je veux remercier le peuple d’Israël de m’accueillir comme président de la République française.

J’en mesure la portée dans le contexte où nous nous trouvons, avec des risques – vous avez parlé de l’Iran – et avec des opportunités – vous avez évoqué les négociations de paix. Mais je vois surtout, dans l’accueil que vous me réservez, le symbole de la constance, de l’amitié entre nos deux pays.

Depuis la première visite officielle d’un président de la République française en Israël – c’était en 1982 et c’était François MITTERRAND – tous les présidents sont venus, ici en Israël, pour apporter le témoignage de l’engagement de la France envers votre pays. Aujourd’hui, je m’inscris dans ce fil historique, dans cette fidélité, dans cette cohérence. Une fois encore, je suis venu vous affirmer le message du soutien indéfectible de la France. Il s’appuie sur la longue histoire que vous avez rappelée, une histoire humaine, faite à la fois de destins partagés, mais aussi de souffrances, de douleurs, de tragédies.

La France sait ce qu’elle doit aux Juifs de France, en matière scientifique, culturelle, intellectuelle, économique. La France sait ce qu’elle doit aussi à Israël, cette référence, ce combat qui a été le vôtre de génération en génération, pour créer cet Etat, dont vous célébrerez le 65ème anniversaire. Je me rendrai, dès aujourd’hui à Yad Vashem, au nom de la mémoire du martyr.

La visite que je fais aujourd’hui avec une délégation importante, permet de rappeler les liens humains qui nous unissent. 100 000 Français vivent ici en Israël et la communauté juive de France est la première d’Europe.

Mais je ne suis pas venu simplement pour évoquer le passé ou pour rappeler les relations qui nous unissent, elles sont connues. Je suis venu pour qu’il y ait une nouvelle impulsion à notre relation et notamment sur le plan économique et culturel.

Parce que vous êtes un grand pays : pas simplement par l’histoire qui est la vôtre, par le combat que avez mené, mais par une grande économie. Vous consacrez des sommes très importantes pour la recherche pour le développement. Vous êtes à la pointe de technologies qui font l’admiration du monde entier. On me dit qu’il y a plein d’entreprises qui connaissent un grand dynamisme, qui attirent même des capitaux américains... Alors, je souhaite que la France et Israël mènent cette coopération scientifique, économique au plus haut niveau.

Ma présence aussi, dans le contexte que j’évoquais, c’est pour vous confirmer l’engagement de mon pays à tout faire pour la paix. Pour la paix et pour la sécurité d’Israël, je fonde de grands espoirs dans les négociations que vous avez engagées avec les Palestiniens, elles devront déboucher sur une paix juste, durable, définitive, qui épuisera toutes les revendications. Je sais bien qu’il faudra du courage. Mais du courage vous en avez et vous pouvez même le partager ! Il vous faudra aussi de la constance, de l’obstination, il vous faudra du soutien, celui de la France vous est acquis.

Sur le dossier iranien, la France considère que la prolifération nucléaire est un danger, est une menace, et en Iran tout particulièrement. Une menace sur Israël, oui ; une menace sur la région, à l’évidence ; et une menace pour le monde entier. Lorsque la France défend ses positions dans les discussions qui sont en cours, c’est bien sûr en prenant en compte ce que vous exprimez vous-mêmes, mais c’est en ayant aussi conscience que c’est l’enjeu pour la planète, et c’est pourquoi la France ne cédera pas sur la prolifération nucléaire. Pour la France, tant que nous n’aurons pas la certitude que l’Iran a renoncé à l’arme nucléaire, nous maintiendrons toutes nos exigences et les sanctions.

Ce qui est vrai du nucléaire est vrai de l’arme chimique. La France, là aussi, a pris ses responsabilités. Elle s’est trouvé parfois un peu seule, mais vous en avez l’habitude… Parfois, mieux vaut être seul sur une bonne position que très nombreux sur une mauvaise ! Sur la Syrie, nous avons pu convaincre et faire en sorte qu’il puisse y avoir la destruction des armes chimiques et ensuite un processus politique qui doit s’ouvrir. C’est aussi ce que j’étais venu dire ici en Israël.

Vous êtes une grande démocratie – vous l’avez rappelé et vous pouvez en être fiers – car malgré les épreuves que vous avez rencontrées, jamais, je dis bien jamais, vous n’avez cédé sur la démocratie, sur le pluralisme, sur les droits. Vous nous faites grand honneur quand vous citez les philosophes des Lumières, les principes de la Révolution française. Mais nous les partageons, ils ne nous appartiennent pas, ils sont universels, comme les principes et les valeurs du judaïsme.

Je m’exprimerai devant la Knesset demain, comme mes prédécesseurs. Mais je tenais, dès les premiers pas que j’ai effectués sur cette terre à saluer le peuple d’Israël, si profondément lié à la France, à tous ces Israéliens qui parlent français – et ils sont nombreux – à la tête de l’Etat, mais bien au-delà.

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33ème Congrès des maires francophones: L'Hôtel-de-Ville de Paris a fait le plein de maires !

Le 33ème Congrès de l’Association internationale des maires francophones (AIMF), placé sous le thème "Les élus locaux francophones : leurs actions en faveur de l'économie sociale et solidaire", s'est ouvert vendredi 15 novembre matin à Paris en présence de François Hollande, Président de la République française, Abdou Diouf Secrétaire Général de l'OIF et M. Michel Sidibe Directeur Exécutif d'ONU Sida. 140 maires francophones venus du monde pour le 33ème congrès de l'AIMF. 140 maires venus du Sénégal, du Bénin, de la République démocratique du Congo ou encore du Canada, ils ont deux choses en commun. Leur langue: le Français. Leur fonction: maire d'une collectivité locale.

Vendredi 15 novembre, Hôtel de ville de Paris, Bertrand Delanoë, maire de Paris accueille François Hollande, le chef de l'Etat

Bertrand Delanoë, maire de Paris, a prononcé son dernier discours en tant que Président de l'AIMF . M. Delanoë a dit toute sa satisfaction du travail accompli pendant son mandat qui a duré 13 ans et avec l'appui des élus du Bureau et notamment les nombreux projets sur des thèmes comme l'eau, l'assainissement, l'éducation, les transports et surtout la lutte contre le sida où la ville de Paris joue un rôle important. Il a rappellé que l'AIMF n'est pas une communauté linguistique mais un espace de dialogue et d'échange entre les municipalités pour répondre aux besoins et perspectives des populations.

Bertrand Delanoë, maire de Paris

L'AIMF, 35 ans d'actions L'AIMF (Association Internationale des Maires Francophones) est un réseau de collectivités locales francophones qui se sont retrouvées autour de valeurs communes: le développement, la solidarité, la paix, la volonté de justice. Ses membres se rencontrent afin d'échanger leurs expériences pour obtenir une meilleure gestion et financer des projets de développements. Créée en 1979 autour d'une vingtaine de villes, l'AIMF regroupe maintenant 221 villes et 29 associations issues de 50 pays. Depuis 2005, cette association a investi 43 millions d'euros dans la réalisation de 300 projets. Ce sont ainsi 3,5 millions de personnes qui ont bénéficié de ces actions et vu leurs conditions de vie s'améliorer. Quelques exemples d'actions pour l'année 2012:

-Burkina Fasso: informatisation des services financiers de Dédougou

-Cameroun: informatisation des services financiers de 50 communes

-Cambodge: valorisation du patrimoine péri-urbain de Siem Reap

-Madagascar: appui à la modernisation des services financiers d'Antananarivo.

Bertrand Delanoë, maire de Paris félicitant François Hollande, président de la République pour son allocution devant les maires francophones.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a voulu rassurer les Français le vendredi 15 novembre matin sur France Info. François Hollande a souhaité en faire de même dans une intervention devant les maires francophones réunis en congrès à l'hôtel de Ville de Paris. Le président de la République a évoqué les difficultés que traverse actuellement le pays mais il a souhaité envoyer un message positif. "La France est pays qui connaît comme d'autres des difficultés économiques, qui fait tout pour les surmonter. La France est un pays qui ne se résigne jamais, qui peut parfois être dans le doute, dans l'inquiétude, et même dans la colère. Mais c'est un pays qui avance, un pays qui lutte et c'est un pays qui arrive à gagner des victoires qui sont celles de la dignité, qui sont celles de la liberté et qui sont celles aussi de l'universalité" a-t-il expliqué à l'heure où sa cote de popularité est tombée à 15%. Le chef de l'Etat a également glissé un mot sur la francophonie : "Faire gagner la France, c'est aussi faire gagner la francophonie". Le Président de la République a mis l'accent sur le rôle des villes dans le développement sachant que depuis quelques années elles accueillent plus de populations qu'en milieu rural. Il a invité tous les élus à prendre leurs responsabilités et surtout leur part dans les travaux de la Conférence sur le Climat qui aura lieu en 2015 à Paris aux côtés des Etats et de la communauté internationale. Il a insisté sur la nécessité d'arriver à un accord sur le changement climatique car il s'agit d'un objectif de développement essentiel. Aujourd'hui les villes des pays en développement souffrent plus que toutes les autres car elles doivent faire face aux impacts du réchauffement climatique avec des moyens restreints et il a cité en exemple ce qui s'est passé dernièrement aux Philippines et le Vietnam. Enfin il a rappelé les valeurs partagées par les organisations de villes telles que la liberté, la dignité, l'émancipation et surtout la diversité culturelle qui sont des valeurs universelles.

Par ailleurs, François Hollande pourrait s'entretenir prochainement avec des députés de la majorité. Le but est de renouer le dialogue et comprendre les difficultés que rencontrent les députés socialistes sur le terrain.

Par ailleurs, l'Assemblé générale de l'AIMF accueille plusieurs nouveaux membres, dont Montevideo, la capitale de l'Uruguay.

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samedi 16 novembre 2013

Francophonie: Rencontre avec Maria Agafonova, professeur de la langue française à l'Université pédagogique de Moscou, au pays des cigalois dans le Gard

Avec la Francophonie, on apprend que le français est aujourd'hui parlé sur tous les continents par environ 220 millions de personnes dont 115 millions de locuteurs natifs, auxquels s'ajoutent 72 millions de locuteurs partiels (évaluation Organisation internationale de la francophonie : 2010). Elle est une des six langues officielles et une des deux langues de travail (avec l’anglais) de l’Organisation des Nations unies, et langue officielle ou de travail de plusieurs organisations internationales ou régionales, dont l’Union européenne. Lorsque je rencontre Maria Agafonova, qui est professeure russe de l'Université de Moscou dans la Gard dans le Sud de France ma curiosité s’aiguise ! Une russe francophile qui aime la langue française et l'enseigne à ses étudiants depuis trente ans.

Maria Agafonova professeur de français à l'Université pédagogique de Moscou. Ici à Conqueyraque dans le Gard, Sud-Est de France

Notre faculté s'appelle "Faculté des langues étrangères et des langues slaves. On y étudie beaucoup de langues et on fait des cours théoriques sur la stylistique et l'analyse philologique. Les étudiants reçoivent une éducation- philologique européenne. Ils étudient également la littérature française, anglaise et d'autres disciplines A la fin des études ils doivent soutenir des thèses. Les professeurs proposent aux étudiants différents thèmes-linguistiques et littéraires. Par exemple:"Grotesque et symbolique dans le roman de Victor Hugo "Notre Dame de Paris en original et en traduction" ou "Les sonnets de Charles Baudelaire du recueil "Les fleurs du Mal" etc. Les étudiants aiment le travail créatif et s'intéressent bien au travail avec l`ordinateur". C'est avec passion que Maria Agafonova parle de la langue française, des auteurs et poètes français classiques, pour preuve cette interview vidéo.

Freddy Mulongo à à Conqueyraque dans le Gard, Sud-Est de France

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Christiane Taubira: icône d’une gauche assumée, cible d’attaques racistes

La garde des Sceaux Christiane Taubira à l'Assemblée Nationale, le 13 novembre 2013 à Paris

Femme, noire, fort caractère, franc-parler, convictions affirmées… Christiane Taubira a attiré sur sa personne le déchaînement de la droite et des dérapages racistes après avoir porté des lois emblématiques et controversées, en particulier sur e mariage homosexuel.

«J’encaisse le choc, mais c’est violent pour mes enfants, pour mes proches...» Commentant mercredi soir au journal de France 2 la Une de l’hebdomadaire d’extrême droite Minute qui la comparait à un singe, Mme Taubira, 61 ans, a martelé sa détermination à se battre pour ses valeurs, face à ceux qui «prétendent (l') expulser de la famille humaine».

L’attaque venait après celles d’une ex-candidate Front national aux municipales et d’une fillette, faisant partie d’un groupe opposé au mariage gay, qui avaient déjà comparé la garde des Sceaux à une guenon.

«Au-delà de sa personne, de sa couleur de peau, d’être une femme, elle a été attaquée par la droite et l’ultradroite parce qu’elle a porté deux lois qui, pour certains nationalistes, sont considérées comme antifrançaises: celle sur le mariage pour tous, parce qu’elle a ouvert la citoyenneté pleine et entière aux homos, et celle de 2001 sur l’esclavage assimilée à de la repentance», analyse l’historien Pascal Blanchard.

Mais les attaques ont fait s’élever de voix qui, au delà des clivages partisans, ont soutenu la ministre. Ce dont elle s’est réjouie.

La réforme pénale, avec la suppression des peines plancher et l’instauration d’une peine de probation, a également focalisé sur elle les critiques pour un supposé «laxisme» et «angélisme».

Dès son entrée au gouvernement Ayrault, cet électron libre, marqué à gauche, proche de Martine Aubry et de Cécile Duflot, a suscité des réactions d’hostilité de la droite, qui en a fait l’une de ses cibles principales.

Accueillie par le «quand on vote FN, on a la gauche qui passe (…) et on a Taubira» de Jean-François Copé, son arrivée a donné lieu par la suite à des propos plus ambigus, comme ceux du député UMP Jean-Paul Garraud, déclarant que «la composition du gouvernement lui donn(ait) mal à la France».

L’opposition la raille lorsqu’un détenu profite d’un tournoi de basket, auquel elle consacre sa première sortie de ministre, pour s’évader. Les attaques se déchaînent lorsqu’elle annonce son intention de supprimer les tribunaux correctionnels pour mineurs instaurés par Nicolas Sarkozy.

Régulièrement huée lors des questions au gouvernement à l’Assemblée, cette petite femme énergique, aux cheveux tirés en arrière et tressés, portant souvent des vestes aux couleurs vives, réplique, rend coup pour coup, sans jamais se démonter.

«Un symbole fort»

Lors de la discussion sur le mariage homosexuel, dont elle défend le texte avec lyrisme, citant René Char, les critiques débordent l’hémicycle pour gagner la rue où des manifestants opposés à la loi la conspuent.

«On frappe un symbole fort de la réussite, un exemple pour de nombreux Noirs», a réagi auprès de l’AFP Kenneth Freliho, avocat du Conseil représentatif des associations noires (Cran).

«Femme, noire, pauvre, quel fabuleux capital! Tous les défis à relever», proclamait crânement Christiane Taubira dans son livre «Mes Météores», publié l’an dernier.

Après une longue carrière politique locale et nationale qui l’a notamment conduite à se présenter à la présidentielle en 2002 sous les couleurs du Parti radical de gauche (PRG, 2,32% des suffrages), la ministre de la Justice a le cuir épais.

Ex-député de Guyane dont elle est originaire, passionaria de l’Outre-mer où elle défendit dans sa jeunesse des thèses indépendantistes, Christiane Taubira, licenciée en sociologie et certifiée d’études supérieures d’ethnologie afro-américaine, est aussi un porte-drapeau pour la communauté noire.

Son nom restera à jamais associé au texte de loi qui reconnaît la traite et l’esclavage comme un crime contre l’humanité, l’une de ses fiertés.

Aujourd’hui, sa position de cible privilégiée de la droite, tout comme son bras de fer médiatisé avec le très populaire ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, ont peu à peu fait d’elle une icône d’une politique de gauche assumée, réclamée par une partie de la majorité alors que l’exécutif bat des records d’impopularité. Un statut que pourrait encore renforcer son combat contre le racisme.

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Marie Darrieussecq : "Je dédie mon prix Médicis à Christiane Taubira"

Marie Darrieussecq à Paris en août 2007.

Je voudrais dédier mon prix Médicis à Christiane Taubira. Il m'a été décerné le 12 novembre pour Il faut beaucoup aimer les hommes, roman qui raconte l'amour d'un Noir et d'une Blanche. Les attaques que subit notre ministre sont ignobles, indignes, dégueulasses. Et elles viennent de loin, d'une France qui existe, qui est là, et dont je viens, mais qui n'est pas la mienne.

Dans mon village, dans les années 1980, les propos racistes étaient légion. Michel Leeb moquait l'accent africain à la télévision, et les bols Banania étaient perçus comme pittoresques. Plusieurs membres de ma famille étaient revenus des colonies (Dakar et Brazzaville) avec des idées qui s'arrêtaient vite.

Leurs années de domination sur les populations locales donnaient à ces petits fonctionnaires et commerçants un « savoir » que, forcément, je n'avais pas, et protester contre leur autorité était difficile. Mon grand-oncle, dès qu'il revint du Congo, se mit à voter à l'extrême droite.

Je n'avais pas d'outils pour penser le racisme. Le village était tout blanc, tout catholique. Je suis heureuse que mes enfants aient aujourd'hui accès à la diversité du monde, dans une école publique aux portes de Paris. La première petite fille noire que j'ai rencontrée, à mon entrée en classe de 6e, était antillaise.

DES IDÉES VAINES POUR SE CONSTRUIRE

Elle avait la peau sombre et les cheveux frisés, et sa sœur jumelle, identique trait pour trait, était blonde aux yeux verts. Le monde s'est ouvert de nos conversations. Etais-je différente ? de la blonde, de la brune ? Des années plus tard je lus chez Genet cette question magnifique et provocante : « C'est quoi, un Noir ? Et d'abord, c'est de quelle couleur ? »

A l'école, on lisait Eluard ou Prévert, pas Césaire ni Senghor. Très vite nous reçûmes en masse les badges en forme de mains jaunes de Touche pas à mon pote. Nous étions tous frères, égalité et fraternité, au sein de la République. Et ce n'étaient pas des idées vaines pour se construire à l'adolescence.

Dans la foulée je remportai le prix de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) locale dans une rédaction pleine de bons sentiments. Mais aujourd'hui encore, je préfère les bons sentiments aux mauvais. Ils donnent de la force, ils tiennent les humains debout, pas courbés sous les ordres ou la peur.

La limite de l'antiracisme des années 1980, c'est que nous étions tous supposés semblables. Il fallait refouler, voire nier les différences. La tolérance était le maître mot, suivi par l'intégration. L'idée restait très ancrée qu'un Français est blanc, ou que, Dieu sait comment, il doit le devenir.

J'insiste : au Pays basque où je suis née, les seuls immigrants étaient espagnols et portugais, et eux-mêmes étaient perçus comme différents et inférieurs. Cour d'école ou apéro, on moquait leur cuisine, leur apparence physique, leurs moeurs, y compris chez leurs enfants français.

A Bordeaux, en 1986, j'ai vu une femme blonde et bourgeoise insulter un vendeur noir. La grande ville n'était donc pas plus civilisée que mon village. Puis je suis « montée » à Paris. J'étais blanche et étudiante, sans grands moyens, mais je découvrais que dans l'oeil des propriétaires j'étais prioritaire sur les salariés noirs.

QUELQUES SIGNAUX D'ALERTE

Puis j'ai intégré l'ENS et j'ai pénétré un univers formidablement éclairé. De plus en plus aisé, aussi. Les Noirs y étaient philosophes, avocats, écrivains – ou sans-papiers dans les combats que nous menions. J'ai oublié le racisme, je n'ai plus vu que des classes sociales et de la lutte économique, et les prolétaires du monde étaient plutôt des femmes, comme en Ethiopie dans ce refuge de lépreuses, excisées et fistuleuses.

Puis il y eut quelques signaux d'alerte : sur les forums de cette nouveauté, Internet. Des insultes qui semblaient dater de mon grand-oncle. Des commentaires d'un racisme que je n'entendais plus dans la rue, mais qui s'écrivait lâchement, facilité par l'anonymat. A la publication de Truismes (POL, 1996), j'ai reçu des lettres anonymes me traitant de « pute à bicot » ou me conseillant les « nègres » comme partenaires sexuels. Je les ai toutes gardées, je n'en revenais pas.

Puis il y eut le 11-Septembre, et le discours ambiant fit des noeuds autour du voile et de la viande halal, avec des discours atterrants sur les musulmans, et à nouveau, les Noirs. Le racisme dans les stades était crié, celui-là. Steeve Elana, gardien de but de Lille né en 1980, témoigne avoir subi des insultes racistes « depuis le début de sa carrière ».

Or c'est ce racisme, primaire et brutal, qui resurgit aujourd'hui dans l'espace le plus public. Ce qui nous horrifie dans la « une » de Minute et dans les insultes du type « Banania » (comme celles subies aussi par la ministre italienne Cécile Kyenge), c'est que nous sommes bien obligés de les entendre ; elles nous concernent et nous salissent tous, en la personne d'une ministre.

Le racisme est souvent plus discret, plus sournois. Il m'est arrivé d'aimer beaucoup des hommes et certains d'entre eux étaient noirs. Je rends compte dans mon roman de ces moments où les mots vacillent : le très fugace « Oh » d'un de mes personnages blancs, à la présentation du fiancé noir. Le « mais » entre deux adjectifs, dans ces phrases réflexes du style « il est noir mais il est sympathique ». « Il y a des phrases qu'on ne dit pas, et qu'on ne pense pas. »

UN RACISME QUASI RÉFLEXE

Juliette Gréco, qui aima Miles Davis, évoquait ainsi l'obligation qui est nôtre de combattre le racisme, et jusque dans notre inconscient. J'ai repris dans mon roman une anecdote qui m'a été confiée par un ami qui ne vit pas, a priori, dans un monde où on se fait traiter de singe. Cet écrivain et professeur noir possédait une belle voiture et la faisait laver régulièrement dans un garage. Un jour, un type descend d'une autre belle voiture et lui tend ses clefs en disant : « Quand tu auras fini avec celle-ci, tu feras la mienne. »

Ce racisme quasi réflexe est hérité du système économique colonial, de l'invention du « boy », voire de l'esclave, de la fabrication de l'indigène comme « homme de basse-cour » (Sartre). Pour exploiter d'autres humains, il faut décider que leur différence – à commencer par la pigmentaire – est le signe d'une infériorité qui justifie leur asservissement, leur pillage, voire leur assassinat.

C'est pour cela qu'on ne peut pas parler de racisme anti-Blancs. Le racisme est une invention idéologique qui a servi à justifier la colonisation. Il n'existe aucune comparaison possible entre cette idéologie constituée et des réactions de colère en réponse. Le racisme historique des Blancs a des méthodes éprouvées et pérennes. Frantz Fanon les repère dès les années 1950 : comment le racisme isole et folklorise un élément coutumier – que ce soit l'abattage halal ou les danses « rythmées » – pour discréditer une culture en bloc, la minoriser, l'animaliser.

Le racisme aujourd'hui se présente comme une sorte de bon sens objectif, brimé et censuré, qui prétend s'opposer au racisme de grand-papa, celui qui biologisait la différence. On ne parle plus d'infériorité des races, mais d'infériorité des civilisations ou d'infériorité des pratiques. L'explosion éjaculatoire du vieux racisme « Banania » nous saisit, nous surprend : c'est un rappel qu'il est toujours aux racines de cette idéologie.

DES INTELLECTUELS AFRICAINS DÉSILLUSIONNÉS

En Côte d'Ivoire, en 2001, j'ai découvert que j'étais blanche. Je me suis violemment disputée avec la talentueuse metteuse en scène Werewere Liking, qui voulait que Jean-Marie Le Pen soit élu à la présidentielle ; c'était après le 22 avril. Cette idée que « les choses seraient plus claires ainsi » est répandue, hélas, chez les intellectuels africains désillusionnés.

Des étudiants à Yaoundé, où vit l'auteur gabonais Janis Otsiemi, me parlaient récemment de Marine Le Pen comme présidente logique d'une France qui enfin « tomberait le masque ». Il faut dire que ma chère République venait de refuser à Janis Otsiemi son visa pour le Salon du livre de Paris.

Il faut une citoyenneté mondiale, des papiers planétaires. Un « Bretton Woods de l'immigration », comme le proposent les chercheuses Catherine de Wenden et Hélène Thiollet. Les habitants des parties inhabitables de la Terre se déplaceront aussi mécaniquement que les marées et il faut faciliter ce déplacement, à moins d'une catastrophe globale.

La seule vraie menace est cette peur de se dissoudre, d'être avalé, que le blanc se dilue dans le noir. Achille Mbembe, dans Critique de la raison nègre (La Découverte, 268 p., 21 €), décrit après Carl Schmitt ce fantasme d'un monde divisé : au-delà de la « clôture de l'Europe » régnerait un « outre-monde » sauvage dont il faut se protéger.

Angoisses archaïques, irrationnelles. Selon lui, le « nègre » comme figure de l'exploité, c'est ce qui est rejeté parce qu'on a peur de le devenir. Les petits Blancs d'Europe, au sens des déclassés du système, ont en fait la terreur d'être déjà noirs. Le racisme ne se porte jamais si bien, bien sûr, qu'en temps de crise, sauf que la crise fait partie du système, et que le racisme est structurel.

L'humain du futur sera beige foncé avec des cheveux bruns. La France, le monde, se métisseront. Et la Suède persévérera avec la France, le Maroc ou les Philippines, par les langues et les paysages, la forme des fleuves et des mots, les climats, les usages, les savoir-faire, les mythes.

Le remplacement des peuples est un fantasme ridicule. Des peuples ont disparu, oui : les Lutrawita de Tasmanie, certains Indiens d'Amérique, et presque tous les Héréros de Namibie. Disparus après des génocides motivés précisément par la passion forcenée de la division, la manie de la domination vue comme un sens et une fin.

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L'ONU s'alarme et condamne des attaques "racistes" à l'encontre de Christiane Taubira

L'ONU a aussi lu l'hebdomadaire Minute, et n'a visiblement pas apprécié le jeu de mots avec la banane. Le Haut-Commissariat des droits de l'homme a fermement condamné, vendredi 15 novembre, les propos racistes proférés contre Christiane Taubira.

"Nous condamnons les attaques racistes dont fait l'objet depuis plusieurs semaines la ministre française de la Justice, Christiane Taubira, et notamment la couverture d'un hebdomadaire d'extrême droite Minute, publié mercredi, avec la photo de la ministre accompagnée de la légende : 'Maligne comme un singe, Taubira retrouve la banane'", a déclaré un porte-parole du Haut-Commissariat lors d'un briefing à Genève.

"Une manifestation de la montée du racisme"

Selon lui, "l'intention raciste qui se cache derrière ce jeu de mots ne fait aucun doute". L'hebdomadaire affirme pour sa part n'avoir utilisé que deux expressions françaises, "dont la seconde est familièrement utilisée pour décrire une personne en bonne forme". Unanimement condamnée par la classe politique, la une du journal fait écho a des insultes adressées à la garde des Sceaux ces dernières semaines.

Christiane Taubira, lors des questions au gouvernement, à Assemblée nationale (Paris), le 13 novembre 2013.

Ces "abus totalement inacceptables (...) sont une manifestation claire de la montée du racisme, de la xénophobie et de l'intolérance à l'encontre des minorités ethniques ou religieuses et des migrants dans de nombreux pays européens", indique le Haut-Commissariat. Ce dernier avait déjà condamné, en juillet dernier, les attaques racistes similaires contre la ministre italienne de l'intégration, Cécile Kyenge.

Cécile Kyenge, la ministre italienne de l'intégration et Freddy Mulongo à l'ONU. Photo Réveil FM International

Quelques semaines plus tôt, Christiane Taubira avait déjà été comparée à une guenon par une candidate Front national aux municipales (exclue depuis par son parti) et par une fillette qui manifestait avec ses parents contre le mariage homosexuel.

Depuis que François Hollande l'a nommée ministre de la justice, la droite en fait sa cible privilégiée. La réforme pénale qu'elle a engagée avec la suppression des peines plancher et l'instauration d'une peine de probation a attiré sur elle les accusations de "laxisme". Le président de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), Jean-François Copé, avait accueilli sa nomination en lançant "quand on vote FN, on a la gauche qui passe (...) et on a Taubira", et un député du même parti avait affirmé que "la composition du gouvernement lui donn[ait] mal à la France".

Plusieurs mobilisations contre le racisme

Les grandes associations antiracistes et les centrales syndicales appellent à marcher contre le racisme le 30 novembre, dans un communiqué diffusé vendredi 15 novembre.

La Ligue des droits de l'homme (LDH), le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), SOS Racisme, la Confédération française démocratique du travail (CFDT), la Fédération syndicale unitaire (FSU), entre autres, ont pris cette décision pour montrer la réaction "de la société civile" face aux attaques contre la ministre de la justice Christiane Taubira.

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