La radio qui vous écoute !

Réveil FM International

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

mardi 31 décembre 2013

Vœux aux Internautes : Bonne année 2014, voici les statistiques 2013 de Réveil FM International

Nous tenons à remercier tous les internautes, tous ceux qui aiment et soutiennent Réveil FM International, surtout les amis de la France. Depuis sa création le 20 novembre 1999 à Kinshasa sur la bande FM 105.4 MHZ et son repli sur le net en 2007, Réveil FM International est demeuré un média non-marchand avec une ligne éditoriale claire sans ambiguïté et une volonté forte de la non-ghettoïsation. Réveil FM International n'est pas un média congolo-congolais, il garde ses fenêtres ouvertes sur les 5 continents. Ceux qui attendent des louanges pour des régimes dictatoriaux et abjects n'ont qu'à aller voir ailleurs. Au regard des statistiques 2013, Réveil FM International se porte à merveille. Comme le 31 décembre à minuit le compteur se met automatiquement à Zéro, par respect pour vous et par l'exigence de la transparence qui fait partie de la démocratie, voici les chiffres de Réveil FM International, qui demeure un média de proximité, alternatif et militant. Nous remercions vivement nos fins limiers qui font un travail formidable d'investigation sans oublier des plumes de la résistance congolaise: M'zée Djamba Yohé, Jean-Kalama Ilunga, Paul Kahumbu, Mama Jeanne-Marie Sindani, Rolain Mena, Dr Fweley Diangitukwa... qui publient des réflexions sur notre site.

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Coup d'état à Kinshasa : le titre tarabiscoté de Kongotimes "Les Katangais veulent libérer la RDC"

A l'heure où des ferrailleurs et suppôts de la balkanisation de la République démocratique du Congo sont à l'oeuvre, qu'à Kongotimes contre les Katangais ? Ces derniers ne sont-ils pas autant congolais que les autres ? Pourquoi cette volonté de stigmatisation des Katangais ? Avec votre titre tarabiscoté:"Coup d'état à Kinshasa : Les Katangais veulent libérer la RDC, «KABILA» en fuite ? Vous contribuez à diviser les congolais. Le fait que le prophète Paul-Joseph Mukungubila soit Katangais cela vous autorise-t-il d'insulter tous les Katangais ? Le bilan des violences à Kinshasa qui s'alourdit à 100 morts, les victimes sont-ils des Congolais ou Katangais ?

Ce qui s'est passé à Kinshasa hier est grave, qu'on ait pris des animateurs propagandistes du régime à la RTNC en otage, qu'il ait eu une boucherie humaine, tout cela est très grave. Faut-il se contenter de la version du régime en place ?

Jamais dans votre Kongotimes on a déjà lu: Ces Kasaïens qui sont au service de Joseph Kabila ! Pourtant, ils sont légions à la mangeoire: Evariste Boshab qui a fait tripatouillé la Constitution de Liège, Fançois Mwamba Tshisimbe un vrai girouette politique, Modeste Mutinga Mutuishayi, fourbe, roublard et grand requin, Lambert Mende Omalanga, Vuvuzélateur, charlot et Goebbels de Joseph kabila, il se dit Tétéla mais il est Kasaïen, Ngoyi Kasanji, Tshala Mwana, JB Mpiana le Tippo Tip, Zacharie Bababaswe...

Ces Bandundois qui ont vendu le Congo: André Kimbuta, fumeur du chanvre, Dr Kikwata Jacques Mangalaboyi nègre de son frère de tribu Aubin Minaku, après l'avoir été pour Adolphe Muzito, millionnaire du dimanche. Et Antoine Gizenga n'a-t-il pas trahi les idéaux de Lumumba ? Théophile Bemba Fundu, Olivier Kamitatu, Werrera...Les Equatoriens: Edouard Mokolo wa Pombo, Koyagialo, Jacques Djoli...

Des traites ventripotents qui s’aplatissent pour ramasser des miettes que Joseph Kabila leur jette sous la table sont légions. Des pseudos intellos qui ont courbé l'échine a un sans papier universitaire qui en parle ? Toutes les provinces du Congo ont des traites à la nation ! Chaque province a des ressortissants qui servent le régime d'occupation, d'usurpation et d'imposture qui dirige par défi. Faut-il à chaque fois qu'un congolais du Kongo-Central pose un acte individuel stigmatiser tous bas-congolais ?

A chaque fois que vous vous en prendrez aux Katangais ou autres tribus de notre pays, vous nous trouverez sur votre chemin. L'infraction est toujours individuelle. Kongotimes devra revoir sa copie.

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lundi 30 décembre 2013

Ecce Homo: Kcreascence Paulusi, Résistant-Patriote-Combattant !

Ecce Homo: Kcreascence Paulusi, Résistant-Patriote-Combattant !

Pas facile de décrocher une interview alors que les balles crépitent à Kinshasa. Directeur commercial et porteur des projets, tiré toujours à quatre épingles, avec sa barbiche poil et sel bien taillée, Kcreascence Paulusi est un vrai Résistant-Patriote-Combattant. Il est écouté et respecté dans la résistance congolaise. Souvent héros dans l'ombre, il contribue à sa manière dans ce combat pour la libération totale du Congo. Fédérateur, rassembleur il est de tous les combats, il joue au sapeur-pompier lorsque les Résistants-Patriotes-Combattants veulent s’enflammer. Il est pour l'unité et non la division. Inspirateur mais aussi acteurs avec d'autres de la marche "Kabila dégage" ! C'est cette marche qui le 19 février 2011 a aboutit à l'éveil de conscience pour bloquer la machine des concerts dont le premier a été celui de Jules Shungu Wembadio Zoba et son Viva la Musica à l'Elysée Montmartre. Depuis l'interdiction des concerts à Paris est devenu une fatwa adoptée dans la communauté congolaise de l'étranger. Président du « Collectif RDCongo », c’est Kcreascence Paulusi qui était en permanence convoqué à la préfecture de Police de Paris pour s’expliquer de la mobilisation des Congolais. C’est aussi au nom de son collectif que la communauté congolaise a obtenu l’autorisation de la marche du 21 décembre à Paris contre le concert politique de JB Mpiana Tippo Tip.

1. Réveil FM International : Comment Objectif Rd congo a pu obtenir l'autorisation pour la grande marche des Congolais pour le samedi 21 décembre alors que c'est la même préfecture de police de Paris qui a interdit le concert de JB Mpiana 48h avant pour la même date ?

Kcreascence Paulusi : Tout d'abord je tiens à remercier tous les compatriotes combattants et résistants pour la réussite de cette marche et pour leurs pressions pour l'annulation de ce concert programmé par le gouvernement congolais dans un seul but ; diviser les congolais de la diaspora. Depuis février 2011 la démarche du collectif Rd Congo est de sensibiliser l'opinion tant nationale qu'internationale sur la situation alarmante du Congo. C'est aussi dans cette optique que c'est inscrit la demande de la manifestation du 21 décembre. Il est évident que pour la préfecture l'annulation du concert entraînait de facto l'annulation de la manifestation il fallait donc convaincre du bien-fondé de notre démarche et de la nécessité dans le cadre du décret-loi du 23 octobre 1935 de tenir cette manifestation. Nos arguments et notre historique ont fait le reste; je tiens à y associer tous les membres du collectif RD CONGO en particulier notre secrétaire générale Patricia Eketebi pour son implication cette marche a été une grande réussite. Qui dit que les Combattants sont divisés ? Qui peut mettre en doute l'unité des Combattants et la détermination à mettre fin au régime de l'ancien soldat de FPR Joseph Kabila ? Une fois de plus nous remercions les autorités françaises pour leur décision responsable.

Paris, le samedi 21 décembre 2013, Kcreascence Paulusi lors de la méga marche victorieuse contre le concert politique de JB Mpiana Tippo Tip

2. Réveil FM International: Quel bilan tirez-vous de la marche du 21 décembre avec la présence des congolais de 5 continents ?

Kcreascence Paulusi : La mobilisation était à l'image de la frustration des congolais qui étaient déterminé à répondre au défi qui était lancé à la diaspora sur le choix de refuser toute distraction des lors que nos frères souffrent et meurent au Congo. Il s’agissait de rappeler une fois encore que le public reste le seul employeur de ses musiciens et que la diaspora était l'actionnaire majoritaire il y avait un contrat moral entre le public de la diaspora et les musiciens congolais rappelons que ces dernier ont été intronisé ici en Europe. Il devait y avoir une contrepartie du soutien et support apporté par diaspora. Ses musiciens ont l'obligation entant que patriote et leaders sociaux défenseur de la culture de moraliser la population d' être attentif à leurs souffrances au lieu de faire l' apologie des bourreaux.

François Zimeray, ambassadeur des droits de l'homme et Kcreascence Paulusi à Paris

3. Réveil FM International: L'interdiction du concert de JB Mpiana à Paris est devenu une affaire d'Etat à telle enseigne que le Vuvuzélateur national Lambert Mende Omalanga traître les résistants-patriotes-combattants de terroristes, les sont-ils vraiment ?

Kcreascence Paulusi : A qui s'applique le terme terroriste entre les fils du pays qui ont délibérément pris les armes en complicité avec les armées étrangères pour massacrer leurs propres populations et les combattants qui refusent toute distraction pour dénoncer ses crimes? Devons-nous rappeler que Monsieur Lambert Mende Omalanga courtisan thuriféraire de Kabila est transfuge de RCD GOMA groupe des rebelles criminels dont certains cadres comme "Mende" compris sont cités dans le rapport Mapping? N'oublions pas que le M 23 est partenaire de la majorité présidentielle après avoir terrorisé nos populations à l'est s'apprête à réintégrer la mouvance présidentielle en toute impunité.

Mars 2012, à la gare de Lyon, les résistants-patriotes-combattants accueillent Mama Annie Chebeya, la veuve de Floribert Chebeya, l'icône des droits de l'homme en RDC assassiné par le régime des joséphistes à Kinshasa

4. Réveil FM International : JB Mpiana clame partout que 5000 à 7000 congolais présents au méga marche étaient venus pour son concert, est-ce vrai ?

Kcreascence Paulusi : Une première au monde les congolais sont venus de tous les continents pour exprimer leurs ras le bol à un régime en plein déliquescence avec moins de 30 billets vendus pour 250 invitations JB Mpiana avait fait le fiasco de sa vie il était étonnant de voir que malgré l’annulation du concert les gens sont venus quand même à la manifestation.

Boketshu Ier wa Yambo, prophète de la nation, le colonel Odon Mbo et Kcreascence Paulusi

5. Réveil FM International : La résistance n'est pas l'opposition n'y-t-il pas risque de la récupération politico-politicienne ?

Kcreascence Paulusi : L’un des objectifs du mouvement Kabila dégage que nous avons lancé le 19 février 2011 savamment préparé durant 2 mois était l' éveil de conscience du peuple congolais cet objectif est atteint avant 2010 il y avait moins de 700 000 congolais sur les réseaux sociaux dont la majorité discutait sur la musique aujourd'hui nous sommes pas moins de 8.000.000 sur le net et 90% parle du Congo en 2 ans nous avons ressuscité le sens patriotique nous avons restitué aux congolais leurs lettres de noblesse nous avons fait en deux ans ce que aucun partie politique n' as fait en 50 ans le mérite reviens aux résistants combattants c'est un fait.

6. Les détracteurs de la résistance congolaise mise sur les divisions internes qui peuvent exister pour mieux l'atomiser pourtant c'est l'unité que tout le monde a vu le samedi 21 décembre...

Kcreascence Paulusi : Plutôt multiplicité que division la différence des points de vue n'est pas une mauvaise chose au contraire des lors qu'on a la maîtrise; les combattants résistants divergent sur la forme de leurs combats mais sont tous d'accord sur le fond des qu'il s'agit de la défense du Congo l'unité prime sur les querelles de boutique.

Juillet 2011, Kcreascence Paulusi lors de la marche contre le viol des femmes congolaises au Congo Paris-Bruxelles 309 Km

7. Réveil FM International: Comment analyser vous cette phrase que l'on entend de plus en plus il n'y a pas des grands combattants seul le combat est grand ?

Kcreascence Paulusi : Le Congo d'abord ! C'est la cause que l'on défend qui fait le combattant et non l'inverse j'associerai cette citation de Nelson Mandela: "Un combattant de la liberté apprend de façon brutale que c'est l'oppresseur qui définit la nature de la lutte, et il ne reste souvent à l'opprimé d'autre recours que d'utiliser les méthodes qui reflètent celles de l'oppresseur".

8. Réveil FM International: Pourquoi Paris est-il devenu le bastion de la résistance ?

Kcreascence Paulusi : Le Congo est dirigé comme un avion sans plan de vol au bord duquel il y a un pilote inexpérimenté qui assassine petit à petit les passagers ; il y a urgence de convaincre la tour de contrôle de la nécessité de forcer l’atterrissage de cet avion afin de changer le pilote. La France est l’un des pays défenseur de droits de l’homme après avoir observé passivement le génocide pour ne pas le citer des 8000 000 des congolais les assassinats des journalistes ; la mort de Floribert Chebeya et Armand Tungulu il était légitime que les compatriotes de France lance la résistance à partir de celle-ci pays de droit de l’homme.

Kabila dégage ! du slogan il est devenu un mouvement de libération

9. Réveil FM International : Devant l’ouragan de l'histoire mûr ou pas mûr le fruit tombe quand même, Si demain il y a libération du Congo pensez-vous que les Résistants-Patriotes-Combattants auront leur mot à dire ?

Kcreascence Paulusi : Absolument, la résistance est en pleine mutation elle n’est plus qu’une force de contestation elle est devenue une force de proposition capable d’assurer l’alternance à l’image du grec ( groupe de réflexion sur le Congo en France) les congolais de la diaspora s’organisent partout pour préparer le Congo du futur. Je remercie le travail abattu par nos journalistes qui font un travail remarquable pour porter les idées de la résistance.

10. Réveil FM International : Le Congo vit une multiplicité des crises: crise de légitimité, crise de sécurité, crise alimentaire, crise de non-développement...Quels sont d'après les 10 projets prioritaires que la RDC devienne un Etat de droit mais aussi un pays émergent au cœur de l'Afrique ?

Kcreascence Paulusi : Le Groupe de Réflexion sur le Congo (Grec) est en train de préparer les 100 propositions de la diaspora pour le Congo du futur que nous aurons l’occasion de présenter prochainement. Concernant l’est du Congo paradoxalement l’insécurité est créé par ceux qui ont prétendu libéré le zaïre en 1997 sans pour autant être capable de sécurisé le pays les alliées sont devenus à leurs tours des prédateurs la suite on connait une des piste sera la restructuration et la professionnalisation de notre armée en profondeur d’autres pistes sont envisageable la création d’une grande école de formation des officiers à Goma le déplacement de la base de Kitona à l’est, la révision de la cirgl pour lui donner une portée plus économique ; la création d’un grand aéroport international à proximité de Goma pour désenclaver la région et permettre des échanges commerciales internationales ainsi développement économique de la région servira de gage à la paix Le PPRD et alliés au pouvoir nous ont montré leurs limites : « aucune vision, aucune projection, on ne sait où on va et d'où on veut partir ; une économie désorganisée, une fonction publique tribalisée, mécanisée, métallisée, immobilisée et sclérosée par des maux qui ne devraient plus faire partie du langage politique (tribalisme, corruption, ect.) ». La diaspora fera quelques propositions pour ne citer que quelques exemples La densification du tissu industriel Création d’un service public de l’emploi des jeunes. Mobilisation de 20% des ressources minières pour l’emploi des jeunes Création d'un Conseil Supérieur de la Démocratie (CSD), chargé de vérifier la manière dont les responsables politiques exercent leurs fonctions. Le Conseil Supérieur de la Démocratie, représenté dans chaque région, rendra tous les six mois des observations publiques, de nature à éclairer les citoyens et les institutions de la République, sur le respect des promesses électorales et les principes de bonne gouvernance. Formation d’un gouvernement paritaire (50% d’hommes – 50% de femmes) - Création du haut conseil des congolais de la Diaspora avec des représentants à l’Assemblée Nationale. Ce Conseil sera le cadre permanent du dialogue avec les Congolais de l’étranger. Instauration de la double nationalité au cas par cas Participation de la Diaspora à toutes les consultations électorales. Renforcement des droits de la défense ainsi que la présomption d’innocence. Respect des droits de l’homme dans les prisons. La Création d’une police de la gouvernance des entreprises entreprise etc…

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Le pape François, plus populaire que Jean-Paul II

Sa popularité fait sans doute rêver plus d’un chef d’Etat. Neuf mois après son élection, le pape François, qui a célébré mardi soir sa première messe de Noël, fait l’unanimité chez les Français. Le pape François a conquis les Français. Selon un sondage BVA pour Le Parisien-Aujourd'hui en France, 85% d'entre eux ont une bonne opinion de lui, un score supérieur à celui dont ils créditent ses prédécesseurs et qui transcende tous les clivages.

Depuis son élection en mars, les Français éprouvent un véritable coup de coeur pour le souverain pontife, 85% en ayant une bonne opinion, seulement 12% une mauvaise, pour seulement 3% de sans opinion. Jean Paul II est lui crédité de 80% (contre 14%) et Benoit XVI, le prédécesseur de François, de 43% (contre 52%). Les qualificatifs élogieux à l'égard de celui-ci sont nombreux: proche des gens et sympathique (86%), simple (85%), honnête (84%), modeste (83%), généreux (82%), courageux (81%), tolérant (79%), convaincant (77%), visionnaire (58%).

Clivages transcendés

L'historien des religions Odon Vallet, cité par le Parisien, juge que le pape argentin "est sûrement le pape le plus populaire de l'histoire, plus que Jean XXIII ou Jean Paul II", soulignant que chaque mercredi l'audience pontificale draine "quatre fois plus de monde que sous Benoit XVI. Peut-être entre 200.000 et 300.000 personnes".

En France, la popularité du souverain pontife transcende les clivages, avec naturellement une bonne opinion des catholiques (94%), mais aussi des croyants d'autres religions (88%) et même des sans religion (69%). Sa cote est élevée chez les jeunes (75%) et dans tous les secteurs de l'opinion, de la droite (88%) à la gauche (80%).

L'enquête BVA a été réalisée auprès d'un échantillon de 995 Français recrutés par téléphone et interrogés par internet les 17 et 18 décembre: échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

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dimanche 29 décembre 2013

L'hebdo "Humanité Dimanche" titrait: Freddy Mulongo, le rebelle des ondes !

Le temps appartient à Dieu et nous file entre les doigts ! Pour un exploit s'en était un et l’hebdomadaire "Humanité Dimanche" avait dépêché son journaliste pour m'interviewer. Avec la plateforme africaine et quelques amis Français, en tant que coordonnateur et animateur d'Afrik en ondes, une radio mondiale provisoire, nous avions émis depuis la Fête de l'humanité en diffusant en ondes courtes durant trois jours du 14 au 16 septembre 2007 au parc départemental de la Courneuve. Les radios africaines francophones de la zone ouest et du centre avaient repris les émissions depuis la fête de l'huma !

Humanité Dimanche: Freddy Mulongo, le rebelle des ondes.

A peine arrivée à Paris au mois de mars 2007, après avoir été extirpé de Kinshasa en République démocratique du Congo, la plate forme africaine nous confiait cette lourde responsabilité. Président des radios communautaires de la République démocratique du Congo, ayant appris notre départ du pays, pour avoir dénoncé les fraudes électorales lors des élections Louis Michel 2006, le régime de Kinshasa avec ses sous-fifres Modeste Mutinga Mutuishayi, fourbe, roublard, grand requin et président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) et son frère de tribu, Toussaint Tshilombo Send, l’éphémère ministre de l'information de Joseph Kabila dans une coterie du tunnel, dans un complotisme hors pair accusèrent Réveil FM de radio anti-pouvoir. Pour masquer leurs forfaits, en grande pompe, Toussaint Tshilomba annonça la fermeture de 22 chaînes de télévision et 16 stations de radio interdites de diffusion à Kinshasa pour des raisons farfelues. Réveil FM fut ajouté en dernière minute sur la liste avec un piège à cons, espérant que j'allais retourner au Congo pour défendre la liberté d'expression qui m'est très cher et exiger la réouverture sans condition de Réveil FM. Nous avions décidé la fermeture de la première radio communautaire de Kinshasa plutôt d'aller courber l'échine aux imposteurs. L'arrêté de Toussaint Tshilombo fut signé un mois après notre prestation à la fête de l'huma. Et de tous médias suspendus seul Réveil FM n'a pas été rétabli dans ses droits !

Ci-dessous l’arrêté et la liste des médias sanctionnés :

Arrêté ministériel n°0024/CAB/MIN.INFO.PRES & Com. Nat/2007 du 20 octobre portant interdiction de diffusion des entreprises privées du secteur audiovisuel non en règle émettant en RDC

Vu la Constitution de la République ;

Vu la loi n° 096-002 du 22 juin 1996 fixant les modalités de l’exercice de la liberté de la presse, spécialement en ses articles 9, 52, 56, 57, 59,60, 61, 87, 89 et 90 ; Vu l’Ordonnance n° 07/001 du 05 février 2007 portant nomination des Ministres d’Etat, Ministres et Vice-Ministres, du Gouvernement de la République Démocratique du Congo ;

Vu l’Ordonnance n° 07/017 du 03 mai 2007 portant organisation et fonctionnement du Gouvernement, modalités pratiques de collaboration entre le Président de la République et le Gouvernement ainsi qu’entre les Membres du Gouvernement ;

Vu l’Ordonnance n° 07/017/018 du 16 mai 2007 fixant les attributions des Ministères, spécialement en son article 1er point 16.

Vu l’arrêté ministériel n°04/MIP/020196 du 26 no­vembre 1996 portant mesures d’application de la loi n° 96-002 du 22 juin 1996 fixant les modalités de l’exercice de la liberté de presse pour les entreprises de presse audiovisuelle ;

Vu l’Arrêté interministériel n° CAB/MINI PRESS & INFO/1958/2005 et n° 069/CAB/MIN/FI-NANCES/2005 du 04 juillet portant fixation des taux de droits, taxes et redevances à percevoir à l’initiative du Ministère de la Presse et Information :

Considérant les mesures d’assainissement de l’espace médiatique prises par le Gouvernement en mars 2007 ; Considérant le non respect des conditions légales de diffusion des entreprises privées du secteur audiovi­suel ; Considérant le rapport technique du Secrétariat Gé­néral à l’Information, Presse et Communication Na­tionale ; Considérant l’expiration du délai accordé aux entreprises privées du secteur audiovisuel de se conformer au prescrit de l’article 57 de la loi n°96-002 du 22 juin 1996 ; Vu la nécessité ;

Arrêté :

Article 1er : Sont interdites de diffusion sur toute l’étendue du Territoire National, les entreprises privées du secteur audiovisuel dont les noms suivent : (Liste en annexe) ;

Article 2 : Toutefois, en vue d’un meilleur assainissement de l’espace médiatique, le présent arrêté porte d’abord sur la ville de Kinshasa (annexe I et II) et sera pro­gressivement modifié et complété pour s’étendre sur l’ensemble du Territoire National.

Article 3 : Le Secrétaire Générale à l’Information, Presse et Communication Nationale est chargée de l’exécution du présent Arrêté qui entre en vigueur à la date de sa signature :

Fait à Kinshasa, le 20 octobre 2007

Annexe I et II

Liste des chaînes de télévision interdites de diffusion dans la ville de Kinshasa

1. Horizon 33

2. Canal Congo Télévision (CCTV)

3. Mirador TV

4. Molière TV

5. Canal 5

6. Planète TV

7. Chanel Media Broadcasting (CMB Digi)

8. Couleurs TV

9. Brt Africa TV

10. Hope TV

11. Nzondo TV New Look

12. Canal Kin Télévision (CKV)

13. Radio Télévision Message de Vie (RTMV)

14. Studio Sango Malamu

15. Global TV

16. Radio Lisanga TV

17. Raga Plus

18. Radio Télévision La Voix de l’Aigle

19. Radio Télévision Assemblée Chrétienne de Kinshasa (RTACK) 20. Numerica TV

21. Canal Futur TV

22. Télé Sentinelle

Fait à Kinshasa, le 20 octobre 2007

Liste des stations de radio interdites de diffusion dans la ville de Kinshasa

1. Radio Horizon 33

2. Radio Télévision Assemblée Chrétienne de Kinshasa (RTACK)

3. Radio Liberté Kinshasa (Ralik)

4. Brtafricafm

5. Radio Tam Tam

6. Radio Télévision Message De Vie (RTMV)

7. Radio Kintuadi

8. Radio Méthodiste Lokole

9. Radio Lisanga

10. Radio Sango Malamu

11. Radio Canal Futur

12. B-One Radio FM

13. Radio Media Sud Vision

14. Radio Télé Kin Malebo

15. Radio Elykia

16. Radio Réveil FM

Fait à Kinshasa, le 20 octobre 2007

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Sacré Charlot: Symphonie de mensonges de Lambert Mende Omalanga, Vuvuzélateur national et Goebbels de Joseph Kabila !

Alors que des diverses crises enchevêtrées et problèmes sociétaux étouffent le Congo, Lambert Mende Omalanga, le Goebbels de Joseph Kabila ne trouve rien à faire, prend des médias en otage pour ses oukases contre les congolais de l'étranger qui ont bloqué la machine du concert politique de JB Mpiana Tippo Tip. Banaliser une vaillante marche de 7000 Congolais à Paris à 200 personnes, la méga victoire face à un concert politique de propagande d'un régime dictatorial doit-il mener à une affaire d'état ? Pourriture de la République, Lambert Mende Omalanga prend les Congolais pour des nigauds ! Avec 23 billets vendus à la Fnac et 300 billets distribués gratuitement dont 100 étaient entre les mains de Résistants-Patriotes-Combattants, comment JB Mpiana allait-il remplir le Zénith pour son concert politique maquillé en pseudo concert caritatif ? Traiter de terroristes, des Résistants-Patriotes-Combattants congolais qui n'ont appliquer que leur droit de défense de la patrie, est une provocation. Sacré charlot, tourneur et retourneur de vestes, versatilr, fieffé menteur, fossoyeur et inconscient de la République, Lambert Mende Omalanga est un troubadour !

Sacré Charlot, Lambert Mende Omalanga, Vuvuzélateur national et Goebbels de Joseph Kabila

Arme de destruction massive, la musique congolaise faite par des griots du régime dictactoral de Kinshasa, est interdite en Europe et dans les autres continents jusqu'à la libération totale des institutions républicaines prises en otage par un groupe des mafieux, politicailleurs, ventripotents.

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Mafia et Collaborationnisme: Passeport du faussaire JB Mpiana Tippo Tip !

Fieffé menteur JB Mpiana, griot et troubadour du régime de Kinshasa est un faussaire. Pour se remonter un peu le moral après l'interdiction de son fameux concert politique financé par Joka et ses sbires JB Mpiana dont le défi contre les Résistants-Patriotes-Combattants ne fasse toujours pas. D'après nos fins limiers de Kinshasa, une fois que l'arrêté préfectoral d'interdiction a été rendu public le jeudi 19 décembre 2013, à Kinshasa, l'ambassade de France a annulé les 41 visas. C'est ce qui fait que JB Mpiana et ses Magorodos ne sont pas venus à Paris. Pire dans ces documents que nous publions, nous nous rendons compte que dans sa collaboration avec le régime des joséphistes, dans deux passeports différents JB Mpiana prouve à dessein qu'il est un notoire faussaire. Dans le premier JB Mpiana Tshituka né le 02 juin 1967 s'est fait octroyé un passeport valable du 26 février 2001 au 25 février 2004, à Bruxelles en Belgique alors qu'il n'y réside pas, signé par Madame Rosette Mossi Nyamale 1ère secrétaire d'ambassade. N'étant pas résident en Belgique son passeport devrait lui être délivré à Kinshasa en République démocratique du Congo. A l'étranger, l'ambassade délivre un Sauf conduit ou un Tenant lieu de passeport. Et dans ce même passeport à la page Visas 11, JB Mpiana a une carte de séjour temporaire française valable du 27 mars 2001 au 26 mars 2002. JB Mpiana résiderait Chez Monsieur Tassin Roger au 13 Boulevard Jacques Copeau 95200 à Sarcelles. Et cette carte de séjour lui donnerait droit au travail. JB Mpiana n'a jamais résidé en France.

On ne sait pas encore quel genre de passeport JB Mpiana a présenté dernièrement à l'ambassade de France pour son visa ? Passeport-biométriques certes, réside-t-il toujours à Sarcelles ? C'est qui est sûr est que Raymond Tshibanda le ministre des Affaires étrangères d'alias Joseph kabila sur instruction de la haute hiérarchie s'est investi pour l’obtention des 40 musiciens. Or aucun groupe musical congolais n'a plus de 15 personnes. En allant narguer les congolais de l'étranger à la RTNC en bon fieffé menteur, JB Mpiana s'est offert en spectacle ! Même le Vuvuzélateur national Lambert Mende Omalanga est venu à son secours!

A Réveil FM International, nous sommes serein. D'après nos fins limiers, nous savions que le concert n'aurait pas lieu. Mais JB Mpiana Tippo Tip en jouant au vantard malgré son cuisant échec, cela nous intrigue. Le troubadour du régime a cru aux assurances de petits fonctionnaires, en faisant sa tournée dans des ministères jusqu'au Palais du peuple chez Aubin Minaku, JB Mpiana a cru qu'il peut narguer impunément les Congolais de l'étranger sans retour de la manivelle. Sans ambages, JB Mpiana va finir par vendre les makasu au grand marché de Kinshasa. Et JB Miana a toujours collaboré avec le régime des mammouths joséphistes. Lorsqu'il clame qu'il ne fait pas de la politique, c'est un faux.

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samedi 28 décembre 2013

Francophonie: Depuis le sommet de Kinshasa où il a fait le forcing pour son adhésion, le Qatar ne paie pas ses contributions !

L'émir du Qatar, Hamed Ben Khalifa Al-Thani, et François Hollande à Doha, le 23 juin.

Le Qatar ne s'est pas acquitté de ses contributions obligatoires à l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), ni lors de son adhésion en 2012 ni ultérieurement. Tel est ce qui ressort de l'état des versements établi par l'OIF en cette fin d'année.

Ces contributions s'élèvent à 600 000 euros par an, un montant presque dérisoire pour la riche monarchie du golfe Persique. Les autorités de Doha contestent la méthode de calcul de ces contributions, basée sur la richesse nationale des pays membres, selon un barème proche de celui du système onusien. Elles refusent de s'acquitter de leurs dettes tant qu'elles ne seront pas revues à la baisse.

Affichant de grandes ambitions pour la promotion du français dans le monde, le Qatar avait réussi à intégrer l'OIF, en octobre 2012, lors de son sommet organisé à Kinshasa, en République démocratique du Congo. A l'issue d'un intense lobbying auprès des pays africains, l'émirat avait même réussi à obtenir le statut de « membre associé » sans passer par celui d'observateur normalement dévolu, dans un premier temps, à tout nouveau venu dans l'organisation.

Deux écueils du XIVè Sommet de la Francophonie à Kinshasa: le second hold-up électoral d'alias Joseph Kabila et l'adhésion du Qatar comme membre.

Peu de francophones au Qatar

Cette adhésion rapide avait surpris tous les observateurs, le Qatar ayant certes, outre un campus de HEC, deux lycées français et une radio francophone pour les expatriés mais guère de francophones parmi sa population, qui compte 1,8 million d'habitants dont 1,5 million sont des ouvriers immigrés. Mais Doha promettait de financer l'ouverture d'établissements d'enseignement en français, dans le Golfe arabo-persique, le Maghreb et en Afrique subsaharienne.

Le Qatar s'est contenté, à titre de contribution volontaire à l'OIF, de verser 200 000 euros pour l'organisation du forum de la langue française de Québec en juillet 2012 et moitié moins pour les Jeux de la francophonie début septembre.

Faut-il voir dans cette parcimonie et dans ce refus de verser le dû à l'OIF la conséquence d'un rafraichissement des relations bilatérales entre Paris et Doha ? La monarchie qatarie était l'alliée de la France sous la présidence de Nicolas Sarkozy mais plusieurs sujets de friction sont apparus sous Français Hollande, comme celui du fonds controversé d'aide aux banlieues, le lycée privé Voltaire de Doha (changements de gestionnaires et tentatives de censure des programmes), et le Mali, où le Qatar a été accusé de financer les groupes islamistes du nord du pays.

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20'000 chrétiens à Strasbourg pour la rencontre de Taizé

Quelque 20'000 jeunes chrétiens de toute l'Europe se sont donnés rendez-vous en Alsace pour la 36e rencontre organisée par la communauté œcuménique de Taizé.

Une photo de l'arrivée des jeunes à Strasbourg

La 36e rencontre européenne de jeunes chrétiens, organisée par la communauté oecuménique de Taizé, a débuté samedi à Strasbourg en présence de quelque 20'000 croyants venus de plusieurs pays d’Europe pour échanger et prier ensemble à l’occasion de la Nouvelle année.

"Presque tout le monde est arrivé. Ca se passe très bien, chacun est en train de prendre ses repères, avant le repas à 17h et la première grande prière commune à 19h", a expliqué Frère Benoît, l’un des porte-parole des organisateurs.

Comme il est de coutume pour ces rencontres oecuméniques de fin d’année, les jeunes chrétiens sont hébergés dans des familles d’accueil. Via les paroisses et les écoles confessionnelles (catholiques comme protestantes), les organisateurs ont trouvé cette année suffisamment de foyers pour héberger tout le monde.

L’événement fait appel à une logistique complexe, notamment pour assurer le ravitaillement de la foule des croyants, mais aussi pour les acheminer depuis leurs lieux d’hébergement - certains dorment en Allemagne voisine, ou dans le Haut-Rhin -, ce qui a supposé la mise en place d’autocars et TER spéciaux.

Nombreux Ukrainiens

La rencontre sera marquée par la présence en nombre, dans la capitale européenne, de jeunes Ukrainiens - ils seront 2500, soit la 2e délégation par pays après la Pologne - et ce alors même que leur pays traverse une crise politique sans précédent entre pouvoir pro-russe et opposition pro-européenne.

Pendant quatre jours - dont une soirée de réveillon de la Saint-Sylvestre - les participants prendront part à des prières communes multilingues, dans des églises ou des salles de sport. Mais des temps de réflexion sont également prévus sur des sujets de société, comme l’économie, la prostitution, ou encore la lutte contre les préjugés.

Le grand rabbin et un aumônier musulman

Un dialogue avec le grand rabbin de Strasbourg, dans sa synagogue, et un autre avec un aumônier musulman à la Grande mosquée, sont également au programme. Le monastère oecuménique de Taizé, près de Cluny (Saône-et-Loire) accueille chaque année des dizaines de milliers de jeunes de toutes les confessions, le plus souvent pour quelques jours ou une semaine.

Depuis 1978, chaque année au moment de la Saint-Sylvestre, il organise des rencontres entre jeunes, à chaque fois dans une ville européenne différente. Ces dernières années, les rencontres ont eu lieu à Rotterdam (2010), Berlin (2011) et Rome (2012).

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vendredi 27 décembre 2013

Russie: Mikhaïl Kalachnikov enterré avec les honneurs

La Russie a rendu vendredi un dernier hommage à l'inventeur du légendaire fusil d'assaut AK-47 mort lundi à l'âge de 94 ans. Kalachnikov a été enterré avec les honneurs dans un mémorial près de Moscou.

Vladimir Poutine est venu rendre hommage à l'un des Russes les plus connus du monde et les plus décorés dans son pays.

Le président Vladimir Poutine a déposé un bouquet de roses rouges au pied du cercueil du plus célèbre concepteur d'armes russe, couvert du drapeau national de Russie, qui a été installé dès le matin dans une immense salle du complexe, inauguré en juin dernier.

Tout au long de la cérémonie, des gardes d'honneur sont restés aux côtés du cercueil, entouré de gerbes de roses et d'oeillets, selon un photographe de l'AFP. Trois salves de fusil d'assaut AK-47 ont ensuite été tirées en l'air en l'honneur du père de ce fusil automatique vendu à des millions d'exemplaires, prisé aussi bien des armées régulières que des guérillas ou du grand banditisme en raison de sa simplicité et de sa robustesse.

Mikhaïl Kalachnikov est décédé lundi des suites d'une longue maladie à l'âge de 94 ans à Ijevsk, la capitale d'Oudmourtie (Oural), à 1300 kilomètres à l'est de Moscou, où est située la société de fabrication d'armes portant son nom.

Environ 60'000 personnes, parmi lesquelles un vice-Premier ministre russe, Dmitri Rogozine, sont venues lui rendre hommage à Ijevsk avant que son corps ne soit transporté à Moscou.

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, le chef de l'administration présidentielle, Sergueï Ivanov, et de nombreux autres responsables militaires et civils ont également assisté à cette cérémonie au complexe du mémorial militaire à Mytichtchi, conçu comme un panthéon pour des hommes illustres russes, notamment de l'armée.

«Son nom est devenu un symbole de la fiabilité et de la gloire des armes russes», avait déclaré Choïgou dans un message de condoléances adressé aux proches de Kalachnikov, en saluant en lui un «exemple éclatant de dévouement sans réserve à sa patrie».

Pour sa part, le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, avait déploré dans un communiqué la perte d'un «spécialiste des armes remarquable, le concepteur d'un fusil d'assaut légendaire qui occupe une position dominante sur le marché mondial depuis des décennies».

Mikhaïl Kalachnikov est le premier à être enterré dans ce vaste complexe mémorial, construit sur un territoire de 53 hectares, qui comprend un cimetière et un musée militaires.

«C'est un cimetière mémorial unique au monde (...) où reposeront les meilleurs de nos compatriotes», avait souligné avant la cérémonie un vice-ministre de la Défense, Nikolaï Pankov, cité par l'agence publique Ria-Novosti. Pour l'heure, seule la dépouille d'un soldat inconnu tué pendant la Seconde Guerre mondiale a été inhumée dans ce lieu emblématique pour les militaires russes.

Né le 10 novembre 1919 dans un village de Sibérie, Mikhaïl Kalachnikov avait été hospitalisé à de nombreuses reprises ces derniers mois. En novembre, il avait été placé en réanimation dans une clinique d'Ijevsk après un malaise. Il n'avait arrêté de travailler qu'en 2012 en raison de problèmes de santé, notamment cardiaques.

Petit homme soigné amateur de pêche, il fut l'un des Russes les plus connus du monde et les plus décorés dans son pays. Il avait toujours répété sa fierté pour l'arme conçue en 1947 et dont il vantait la simplicité.

La kalachnikov est notamment devenue le symbole de la lutte armée pour l'indépendance, et orne de nombreux drapeaux, dont celui du Mozambique et celui du mouvement chiite libanais Hezbollah. Le fusil AK-47 aurait été vendu, selon certaines estimations, à 100 millions d'exemplaires. Mais de l'aveu même de son inventeur, la majorité des kalachnikovs produites sont fabriquées en contrebande et leur vente échappe à tout contrôle.

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Deux congolais à l'Elysée: Me Hamuli Rety et Roger Bongos pour les violences contre les femmes congolaises !

Paris, mercredi 16 juin 2011, Roger Bongos, Afrique Rédaction et Me Hamuli Rety au centre d'Accueil de la Presse Etrangère (CAPE) avant la marche Paris-Bruxelles 309 km contre le viol au Congo. Photo Réveil FM International, archives

Il n'existe pas de grands événements sans couverture médiatique. Sans média point d'info. Le 23 décembre 2013, Me Hamuli Rety a été reçu à l'Elysée avec les marraines par le président François Hollande pour plaider la cause des femmes violées et pour la création d'un Tribunal Pénal International pour la République démocratique du Congo et c'est notre confrère Roger Bongos d'Afrique Rédaction qui a couvert cette réception. La France est la 5è puissance mondiale, elle est membre permanente du Conseil de sécurité des Nations unies. Personne ne devrait prendre à la légère ce qui se passe sous nos yeux, à moins de refuser de voir. Me Hamuli Rety comme Roger Bongos sont opiniâtres dans la défense des femmes congolaises violées. Comment Me Rety qui a été au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) dont le siège est à Arusha en Tanzanie, mis en place le 8 novembre 1994 par le Conseil de sécurité des Nations unies afin de juger les personnes responsables d'actes de génocide et d'autres violations graves du droit international humanitaire commis sur le territoire du Rwanda, ou par des citoyens rwandais sur le territoire d'États voisins, entre le 1er janvier et le 31 décembre 1994, peut-il se taire fasse au drame que vivent au quotidien les femmes violées en République démocratique du Congo ? Qui a oublié qu'en juillet 2011, c'est Roger Bongos qui a été l'inspirateur et chef d'orchestre de la grande marche Paris-Bruxelles 309 Km contre le viol des femmes congolaises ? Que Me Rety soit reçu par le président François Hollande et que Roger Bongos couvre l'événement, est-ce que c'est un hasard ? Non, ceci n'est ni anodin encore moins un hasard. C'est la continuité dans un engagement.


Maître Rety à L'Elysée face à François... par afriqueredaction

François Hollande a sur sa table plusieurs dossiers sur sa table dont les plus brûlants: le viol des femmes congolaises utilisé comme arme de guerre, l'assassinat de Floribert Chebeya, l'îcone des droits de l'homme en RDC et Fidèle Bazana. Lors du XIVè Sommet de la Francophonie à Kinshasa, le président Hollande n'a pas hésité d'inauguré la médiathèque Floribert Chebeya à la Halle de la Gombe. Les autorités congolaises qui avaient promis de faire la lumière là dessus font les morts. Et François Hollande ne perd pas patience, il attend comme la majorité de ceux qui ont à cœur le respect des droits de l'homme, la présentation et le témoignage de Paul Mwilambwé devant des journalistes internationaux. De tous les chefs d'Etat africains invités au Sommet de l'Elysée, seul alias Joseph Kabila a vu son cortège arrêté par un congolais, et l'intifada qui en suivi à l'OIF. De plus 20 barbouzes de Joseph Kabila ont été débusqués par la police française dans des hôtels parisiens et qui avaient pour objectif d’infiltrer la résistance congolaise et de perturber l'ordre public. L'interdiction du concert politique du chanteur griot du régime et les 5000 à 7000 congolais qui ont battu les pavés parisiens contre ce concert le samedi 21 décembre 2013, tous ces événements ne laissent l'Elysée indifférent! Revenons à la grande marche Paris-Bruxelles 309 Km contre le viol des femmes congolaises au Congo. Voici ce qui a été écrit à l'époque:


IMPRESSIONS SUR LA MARCHE MONDIALE DES FEMMES... par afriqueredaction


LA FORCE DE LA DETERMINATION LA MARCHE DES FEMMES par afriqueredaction

De l’idée lumineuse à la concrétisation, est née la grande épopée mondiale des femmes Congolaises pour la justice. Au Trocadéro sur un parvis clairsemé par les amoureux de la liberté et de la justice sont venus prendre part au départ pour un long périple qui durera 14 jours en traversant 14 villes du 30 juin au 14 juillet. Deux dates symboliques : l’indépendance de la RDC le 30 juin et la révolution française le 14 juillet.

A l’initiative de Roger Bongos-de l’AJES (Action des Journalistes de l’Espace Schengen) en partenariat avec Ni Putes Ni Soumises avec comme slogan «Ni violées, Ni Persécutées ». Les Congolais en communion avec la communauté des hommes et femmes épris de justice, ont bravé le sol Français pour rentrer dans l’histoire en marchant sous les intempéries et soleil de plomb les 309 km à pied afin de terminer leur course à la capitale Européenne, place Schuman à Bruxelles. Pari gagné par les organisateurs pour cette idée loufoque et impensable !

Cette marche est-elle la même portée ou comparable avec celle organisée pour le travail et la liberté (en anglais March on Washington for Jobs and Freedom), une marche politique qui se déroula à Washington, D.C. le 28 août 1963 à la tête de cette marche, un certain Martin Luther King ? (...)

Ce mémo fuité qui a ébranlé la Belgique parlait de 5 points essentiels :

1) La reconnaissance du « féminicide » des congolaises perpétré par des soldats rwandais, ougandais, burundais et autres milices. Nous revendiquons le courage de reconnaître et d’admettre ce néologisme.

2) La reconnaissance du Génocide des Congolais par l’APR, la RFD, les FDLR, les forces armées ougandaises, la LIRA et le CNDP. Il faut que les viols massifs et/ou systématiques, comme ce fut le cas pour une jurisprudence au Rwanda, soient reconnus comme étant constitutifs du génocide.

3) L’instauration sans atermoiements d’un Tribunal Pénal International pour la République Démocratique du Congo, compétent pour juger l’ensemble des responsables et auteurs des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide commis en RDC depuis 1996.

4) L’arrêt effectif du pillage des ressources, cause cachée du drame des femmes congolaises et leurs familles.

5) L’accord de l’asile territorial (et non asile politique, dont les critères sont trop rigoureux) aux femmes congolaises victimes des viols et violences sexuelles usités comme armes de guerre tant et aussi longtemps que les criminels agiront et resteront impunis.

(...) Les effets attendus au point de vue presse sont incalculables, les grandes télés en ont parlé : CNN, CBS, RTBF, RTL, la première chaine Japonaise, les télés françaises. Les journaux de choix ont fait leur choux gras sur cette performance inédite, tels que Paris Match, l’Humanité, le Monde, la Voix du Nord, Elle Magazine, etc.

L’objectif tablé par les organisateurs a été atteint et largement dépassé. La connaissance de ces exactions a été portée aux yeux du monde (communauté internationale et l’opinion publique) sur le drame qui se déroule dans la RDC dans un silence complice. Une grosse épine dans le pied de ceux qui entravent la paix dans l’Est de la RDC, sur ces massacres et crimes contre l’humanité a été mise en évidence.

Cette procession longue et périlleuse, dénonçait les viols commis en RDC depuis quatorze ans et sensibilise l'opinion publique et internationale tout au long de son passage. Les élus, les politiques, la communauté africaine de chaque région traversée et riverains ont pris conscience de la gravité de la situation qui prévaut en RDC. Durant le parcours, plusieurs communautés africaines ont rejoint la marche en particulier celle de la Cote d’Ivoire qui vient de traverser des dures épreuves, viols, assassinats et massacres de masse perpétrés récemment.

Ces viols sont utilisés comme arme de guerre dans la partie Est de la RDC, où les richesses minières abondent et font la joie des pilleurs de tout poil. Au final de cette marche mémorable, la remise du mémo au Sénat Belge et Parlement Européen. Bientôt d’autres actions à la lumière de cette grande marche verront le jour et surtout la rencontre au sommet avec les politiques Belges et Français. (...)

Il était question de faire le bilan qui a conduit les marcheurs à réaliser cet exploit inédit en parcourant tant des kilomètres à pied pour une cause humanitaire. Recueillir leurs impressions, émotions et les moments forts de cet événement exceptionnel.

Ils se sont donné rendez-vous à la rentrée pour couronner le tout avec des médailles de mérite pour chaque marcheur et celles-ci seront remises par l’un des autorités de la ville de Paris.


LES MARCHEUSES POUR LA JUSTICE AU SENAT BELGE par afriqueredaction

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La résistance au féminin: A coeur ouvert avec Mama Liliane Ipondo Lofili "Mère Teresa" !

Paris, samedi 21 décembre 2013, Mama Liliane Ipondo Lofili "Mère Teresa" lors de la marche anti-concert JB Mpiana et ses Magorodos !

Réveil FM International poursuit sa série de portrait des femmes congolaises résistantes, patriotes et combattantes. Elles sont nombreuses dans toute la France. Dynamiques, engagées, elles ne reculent devant pour dénoncer la situation catastrophique actuelle de la République démocratique du Congo. D'apparence très calme, Mama Liliane Ipondo Lofili "Mère Teresa" est une guerrière qui bout pour son congo natal. Elle a répondu allègrement aux questions de Réveil FM international.

1. Réveil FM international: Ma Liliane, qu'est-ce qui a vraiment déclenché votre engagement pour le Congo ?

Mama Liliane Ipondo Lofili "Mère Teresa": Je le dis haut et fort que la souffrance de mon peuple est à la base de mon engagement qui date il y a longtemps. Arrivée en Europe plus précisément à Bruxelles à l'âge de 17 ans, j'ai évolué dans un environnement démocratique et du respect des droits humains. Après mes études, avec ma famille nous nous sommes installés en France, un pays démocratique. Mes enfants y sont nés. En 2009, lors qu'avec les miens nous sommes allés à Kinshasa pour les vacances, j'ai eu un déclic dans ma conscience. Un soir en rentrant tard là où nous habitions, j'ai vu de mes propres yeux des fillettes âgées de 9 à 11 ans sur le trottoir. Lorsque j'ai posé des questions: le chausseur m'a répondu que ces fillettes étaient des orphelines schéguées. Comme quoi circulez, il n'y a rien à voir ! J'étais effondrée et affectée car dans un pays normal on devrait s'en occupait. Et pourquoi donc notre pays a l’appellation de "République démocratique du Congo" ? Une autre fois avec enfants, nous étions à Kinkolé alors que nous mangions du poisson commandé, en quelques minutes, nous étions envahis par des petites filles qui ramassaient les os du poisson que nous jetions pour manger. Cela nous avez coupé l'appétit. La misère qui existe en République démocratique du Congo vous glace le sang. Mes enfants qui voyaient des enfants en haillons, nus-pieds n'en revenaient pas et j'étais tout le temps interpellée comme nous avons l'habitude d'interpeller les acteurs politiques en France. Or je ne suis qu'une femme citoyenne. On ne peut pas voir la misère autour de soi et demeurer de marbre. Il faut agir mais comment ? La veille de notre retour en France, mes enfants ont distribué tous leurs habits et chaussures aux enfants du quartier où nous habitions. Dans l'avion qui nous ramenait en France, j'étais déjà une résistante-patriote-combattante. Quel est ce régime dont les barons et apparatchiks ne pensent qu'à eux pas au peuple ? Nous sommes une grande nation, un grand peuple, le Congo mérite mieux. Les politiciens qui ne foutent rien pour notre peuple doivent dégager sans condition ni négociation.

2. Réveil FM international: Ce sont souvent des femmes voire des jeunes qui sont des fanatiques de nos musiciens, quelle leçon tirez-vous de l'interdiction du concert de JB Mpiana et ses Magorodos ?

Mama Liliane Ipondo Lofili "Mère Teresa": Vous nous avez vu à la marche du samedi 21 décembre, la marche anti-concert de JB Mpiana en tant que chanteur envoyé par la régime de Kinshasa. N'oubliez pas Monsieur Freddy Mulongo, le samedi 21 décembre était une journée couvre-feu ! Certes quelques femmes congolaises étaient à la marche mais plusieurs autres étaient prêtes à battre les pavés parisiens mais la journée couvre feu et l'interdiction du concert par l'arrêté préfectoral a fait certaines mamans et nos enfants étaient restés à la maison, sinon nous serions deux fois plus nombreux. Le fait que JB Mpiana musicien du régime oppresseur qui opprime le peuple congolais sans défense ait décidé de défier les congolais de l'étranger en ignorant que ce sont des femmes qui écoutaient et achetaient sa musique, c'est très grave. Le préfet de Paris a interdit le fameux concert en ayant analyser toutes les éventualités. JB Mpiana doit savoir qu'il y a maintenant une jurisprudence. Rien ne nous dit qu'un autre musicien congolais collabo jouerait dans les salles mythiques parisiennes avant 5 ans !

3. Réveil FM international: JB Mpiana a déclaré qu'il avait engagé 150 maîtres chiens pour sécuriser son concert politique. A quoi d'après-vous est dû la vantardise de JB Mpiana, est-ce que ce sont les soutiens politiques du régime de Kinshasa lui sont montés dans la tête?

Mama Liliane Ipondo Lofili "Mère Teresa": L'orgueil précède la chute. Dans le cas de JB Mpiana, l'orgueil va précipiter la fin de sa carrière musicale s'il ne se ressaisit pas trop vite. Sa vantardise est un cri de désespoir. A la RTNC, JB Mpiana est apparu comme un fieffé menteur. Plus de 7 mille Résistants-Patriotes-Combattants congolais résidant à l'étranger étaient tous présents à Paris et ont mis en échec ce concert-propagande du musicien collabo JB Mpiana financé par le régime de Kinshasa. Toute honte bue et en fieffé menteur, JB Mpiana ment aux congolais, pour tenter de les convaincre qu'il prend pour des abrutis comme lui que la foule impressionnante de Résistants-Patriotes-combattants comme étant ses ''fanatiques'' venus pour son pseudo-concert interdit par la préfecture de Paris. JB Mpiana n'a pas vendu plus de 23 billets. Comment espérait-il s'en sortir avec une foule immense contre son concert ? Que valaient ses 125 maîtres chiens ? Rien du tout. Le chien a peur des hommes, que dire d'une foule ! JB Mpiana rêve debout, il faut qu'il se réveille. L'orgueil le perdra, la vantardise va le tuer. Comme dans une mafia je crois qu'il est déjà poursuivi par ses commanditaires pour mission non accomplie. Ateyama !

4. Réveil FM international: On dénonce les viols de femmes à l'est mais peut-on ignorer les crimes contre l'humanité commises dans ce coin de la République au delà des viols, les tueries, assassinats, le déplacement des populations civiles...

Mama Liliane Ipondo Lofili "Mère Teresa": Nous devons nous battre pour que les victimes soient écoutées et appliquer une justice juste. J'étais très heureuse de suivre votre confrère Roger Bongos d'Afrique Rédaction qui a couvert la réunion de Me Rety à l'Elysée avec le président François Hollande. Nous femmes congolaises remercions de vive voix Madame Valérie Trierweiler, première dame de la République et Madame Yamina benguigui, ministre de la Francophonie pour s'être rendue au Congo pour visiter les femmes violées.

5. Réveil FM international: Lorsque la fatwa anti-concerts a été décrété il y a trois ans par les Résistants-patriotes-Combattants à Paris, personne ne pensait que c'est peut être l'une des voies de la libération du Congo. A votre avis pourquoi les politiques utilisent les musiciens pour leur propagande ? JB Mpiana n'est-il pas la victime expiatoire de ce mariage contre nature et incongru ?

Mama Liliane Ipondo Lofili "Mère Teresa": La politique est l'art de gérer la cité. La politique doit être faite pour le bien-être des humains. Le comble est que la musique distraction est imposée au peuple congolais pour mieux l'asservir. Au Congo-Kinshasa, les politiciens utilisent la musique et les boissons alcoolisées pour endormir le peuple congolais. Face à un régime tyrannique, la fatwa anti-concerts en Occident est comme une flèche qui a été lancée jusqu'à ce que l'objectif soit atteint. La musique qui est l'art de rendre agréable le son s'est transformée en musique de dépravation de "Sima Ekoli", "Amataka Na Mpunda" où les femmes dansent nues doit être bannie. Les Congolais de l'étranger ont fait une trouvaille, la fatwa anti-concerts est une arme qui touche, secoue et fait vaciller le régime d'occupation. Car les musiciens ont cru que parce qu'ils sont idolâtrer par la population congolaise, ils peuvent tout se permettre. Ils sont utilisés par le régime pour abrutir notre peuple. Lorsque JB Mpiana dans sa chanson à la gloire de Joseph Kabila chante la démocratie et la paix, est-ce qu'au Congo il y a la démocratie ? Le Congo est-il un pays de paix ? Que fait JB Mpiana de nos 12 millions de morts, des femmes violées à l'est de la République démocratique du Congo ? Ou les musiciens se droguent pour chanter des contre-vérités politique ou ils le font sciemment mais dans les deux cas ils sont condamnables. La fatwa anti-concerts n'est pas l'arme de destruction massive mais c'est l'arme contre des musiciens collabos, des inconscients de la Républiques.

6. Réveil FM International: C'est l'unité dans la diversité qui s'est manifesté le samedi 21 décembre 2013 contre le concert de JB Miana à Paris. Comment le griot de Joseph Kabila pouvait-il se battre avec un peuple débout ? Et Comment capitaliser cette méga victoire ?

Mama Liliane Ipondo Lofili "Mère Teresa": JB Mpiana s'est trompé d'adresse, les trémousseurs sont à Kingakati pas à Paris. Les Congolais de l'étranger du 5 continents ont montré à la face du monde que nous sommes déterminés dans ce qu'il fut un slogan mais qui s'est transformé en mouvement de masse: "Kabila dégage " ! Notre unité dans la diversité manifestée avec ampleur le samedi 21 décembre contre le concert politique de JB Mpiana est une grande force. Le régime de Kinshasa misait sur des divisions entre nous. Or face au danger de balkanisation du Congo surtout celui de la haute trahison de Joseph Kabila et son régime imposé, il y a eu en nous un sursaut patriotique. Le Congo, mère patrie a cause des imposteurs est en soins intensifs et il a besoin de tous ses enfants. Lors de la marche anti-concert de JB Mpiana, les résistants-patriotes-combattants congolais étaient à son chevet et nous l' avons rassuré qu'il me mourra pas. Notre combat est déjà capitalisé, nous irons avec jusqu'au bout, c'est-à-dire la libération totale de notre pays que nos ancêtres nous ont légués.

7. Réveil FM international : Au Congo, dans chaque rue on trouve 5 à 8 églisettes remplies de femmes, mais on ne voit pas beaucoup de femmes dans les marches, sit-in pour la libération du Congo, pourquoi ?

Mama Liliane Ipondo Lofili "Mère Teresa": Nous sommes là. Moi personnellement je reconnais qu'il y eut un moment suite à mon travail j'étais un peu absente des marches et sit-in. A partir du moment où JB Mpiana a fait un défi contre les résistants-patriotes-combattants congolais, je ne pouvais pas rester chez moi. j'ai parcouru 221 km pour venir marcher. je ne suis pas la seule. Nous sommes plusieurs qui ne résidons pas à Paris intra-muros. C'est nous mêmes qui avons payé nos billets pour venir manifester contre ce concert de la honte. Le Congo se meurt et on pousser les congolais à se trémousser, c'est dingo ! Les guerrières, combattantes, elles sont nombreuses dans la résistance congolaise. Elles ne sont pas toutes visibles mais elles sont là. D'ailleurs derrière chaque congolais qui debout pour le Congo, il y a une femme qui souffle, soutient, encourage, s'investit pour la cause.

8. Réveil FM international: La résistance est-elle la solution pour la situation du Congo-Kinshasa ? Pourquoi l'opposition classique n'y arrive pas ?

Mama Liliane Ipondo Lofili "Mère Teresa": Il y en a pas une autre, celle la résistance vaut pour sauver le Congo. Il y a plusieurs concertations, dialogues, conférences nationales...aucune n'a donné au Congo des élus légitimes. Les politiciens ont pris la mauvaise manie de se partager le gâteau Congo sans le peuple. Nous faisons la résistance pour que chaque congolais demain ait son mot à dire sur le fonctionnement du pays. Nous ne voulons plus des individus catapulté par une mafia internationale pour diriger le Congo. Nous voulons des hommes et des femmes qui auront à cœur le bien être des populations congolaises avant de penser s'acheter des châteaux, villas et grosses 4x4... Le Congo est très riche et cette richesse doit d'abord profiter aux congolais. D'ailleurs il faudra inscrire dans la Constitution un Congolais affamé doit poursuivre l'Etat, traduire ce dernier en justice s'il le faut. Nous ne sommes pas des opposants au régime qui pille, viole, assassine...Nous sommes des résistants et résistantes. D'ailleurs nous ne reconnaissons pas le régime en place qui est illégitime qui dirige le Congo par défi.

9. Réveil FM International: Est-ce que la vraie politique n'est-elle pas celle que font les résistants-patriotes-combattants avec des sit-in, marche, pétition, mobilisation, sensibilisation etc... Comment capitaliser tout ça pour le Congo ?

Mama Liliane Ipondo Lofili "Mère Teresa": En République démocratique du Congo, les congolais n'ont pas droit de manifester sauf le Pprd-Mp. Nous qui marchons à Paris, nous voulons signifier aux nôtres qui sont au Congo que demain, une fois que le Congo sera libéré, les congolais pourront librement manifester s'ils ne sont pas d'accord.

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jeudi 26 décembre 2013

Centrafrique: Idriss Déby, le faiseur de roi et le Tchad pyromane-pompier !

La contestation silencieuse à N’Djamena ne cesse de grandir contre le président putschiste Idriss Déby.

Ne pas protester en public, on risque de ‘disparaître’ sans laisser de traces. “Quand il pleut à N’Djamena, la ville devient une piscine. Au lieu de gaspiller l’argent du pétrole pour son armée et sa gloire personnelle, il ferait mieux de construire le pays. Nous sommes pauvres et lui qui vit bien avec sa famille s’en fout !”. Il suffit de faire du radio trottoir dans la capitale tchadienne pour entendre des protestations de ce genre.

Deby à la croisée des chemins. Ses agitations militaires dans la sous région et même au delà, au Mali par exemple pour se construire une image de “Sage africain” comme l’autre criminel burkinabé Blaise Campaoré ne payent pas. La France le regarde avec suspicion. Condamnant même sa vision très autocratique de la démocratie dans son pays, où toute opposition doit être violemment combattue. Une seule tête doit émerger, la sienne.

La Centrafrique n'est pas dans le collimateur de Déby de manière désintéressée. Sa grande peur c’est de voir ce pays servir de base arrière à ses opposants armés. La Centrafrique a toujours été son terrain de jeu depuis feu le président Patassé, y agissant selon les courbes de ses intérêts personnels.

Aujourd’hui, Déby a tout intérêt à vite voir les Séléka désarmés, la plupart sont ses opposants. Et les laisser armés et sans contrôle, c’est risquer de les voir se regrouper et ‘monter’ au Tchad. C’est sa crainte du moment.

L’attitude du Tchad et de ses soldats en Centrafrique relève d’un interventionnisme systématique depuis qu'Idriss Déby est chef de l'Etat. Une façon pour lui de protéger son pouvoir et de sécuriser les champs de pétrole tchadiens proches de la frontière avec la Centrafrique. Quitte à aider les rébellions. La France n’est pas seule en Centrafrique. Elle intervient dans le cadre de la Misca : Mission internationale de soutien à la Centrafrique. 3652 militaires et civils sous mandat de l’Union africaine proviennent d’Afrique centrale: Cameroun, Congo, Gabon, Burundi et Tchad.

Or, la participation du Tchad (850 hommes) est très problématique. Beaucoup de Centrafricains chrétiens accusent le Tchad d’être juge et partie. En effet, les troupes de la Séléka qu’il s’agit de désarmer, sont en grande partie composées de mercenaires tchadiens.

Incidents à répétition

Le 22 décembre, la population chrétienne manifestait devant l’aéroport pour réclamer le départ des troupes tchadiennes. Des soldats tchadiens sont alors intervenus et ont ouvert le feu, faisant un mort.

Pire. Le lendemain, des soldats tchadiens visiblement très nerveux, attaquaient des soldats burundais de la Misca qui tentaient de désarmer six ex-Séléka. Pas de blessés à déplorer, mais les Tchadiens sont partis avec les rebelles en tirant dans tous les sens.

Un brin ironique, un officier burundais faisait remarquer : «Nous n’avons aucun contentieux avec aucune partie de la population, nous.» Ambiance.

Une présence tchadienne historique

Un comportement qui laisse à penser que soldats réguliers tchadiens et rebelles de la Séléka ont des liens étroits.

Le Tchad est accusé par les partisans de François Bozizé, le président déchu, d’avoir aidé la Séléka à prendre le pouvoir. Du reste, les Tchadiens sont nombreux en Centrafrique. Ils sont des milliers à vivre à Bangui et le commerce est presque totalement entre leurs mains. Il y a donc pour N’Djamena, comme un droit de regard légitime sur les affaires intérieures centrafricaines pour protéger ses ressortissants. D'ailleurs, en ces temps troublés, le retour au pays des Tchadiens a commencé.

Le pétrole tchadien

Depuis qu’Idriss Déby est au pouvoir, le Tchad prend ses aises avec la Centrafrique. Car il lui faut un allié au sud. Le Tchad est vaste, la capitale N’Djamena est excentrée à l’ouest. Et depuis 12 ans le Tchad est un producteur de pétrole.

Selon le ministre tchadien des Infrastructures, Adoum Younoussmi, son pays produit «en moyenne 120.000 barils de pétrole par jour», qui lui ont rapporté entre 2004 et 2011 «3000 milliards de francs CFA» (4,5 Md d’euros). Une belle somme pour ce pays de 11 millions d’habitants. Or, les puits sont au sud, près de la frontière avec la Centrafrique. Idriss Déby veut donc une région stable.

Idriss Déby, le faiseur de roi

Il tire les ficelles, fait et défait les chefs d’Etat centrafricains. Il en va ainsi de ses relations avec Ange-Félix Patassé président de 1993 à 2003. D’abord excellentes. Puis Déby se brouille avec Patassé et accueille sur le sol tchadien un certain… François Bozizé. Déjà, le Tchad fournit les hommes qui permettent à Bozizé de foncer sur Bangui et de prendre le pouvoir. Mais ces «libérateurs» se brouilleront très vite entre eux, entretenant une instabilité quasi permanente en Centrafrique.

Rapports compliqués avec la Séléka

Dans un premier temps, le Tchad soutient Bozizé. Il lui aurait même livré un certain Charles Massi,. L’ homme passé à l’opposition de Bozizé était soupçonné de vouloir créer un mouvement rebelle. Le Tchad a toujours démenti avoir joué le moindre rôle dans cette affaire. L’homme a pourtant bien été arrêté en territoire tchadien. Fondateur d’une des branches de la Séléka, il mourra en détention à Bangui.

Aujourd’hui Eric, le fils de Charles Massi, est le porte-parole de la Séléka. Il a obtenu ce qu’il voulait de plus cher, le départ de François Bozizé du pouvoir. Mais, voudra-t-il en savoir plus sur le rôle qu’a joué le Tchad dans la mort de son père? Peut-être les racines d’une future brouille ?

Déby se protège des rebelles

Enfin, Idris Déby se méfie de ceux qui pourraient déstabiliser son pouvoir. En 2008, une colonne rebelle de 300 pick-up est stoppée, alors qu’elle fonce depuis le Soudan sur la capitale. Idriss Déby sait que l'histoire peut se répèter. Il ne veut pas que le nord de la Centrafrique accueille la base arrrière d’une éventuelle rébellion. Il faut donc que le pouvoir à Bangui lui soit favorable.

Michel Djotodia est le nouvel homme fort à Bangui. Mais cette fois, la brouille est allée plus vite que d'habitude, précipitée par la dissolution de la Séléka. Idriss Déby semble en difficulté. Chrétiens et musulmans s'entretuent. Le dernier coup d'état en Centrafrique n'a apporté que le chaos.

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Centrafrique : le président par intérim appelle les déplacés à regagner leurs domiciles

Les tensions intercommunautaires sont encore vives dans Bangui, la capitale centrafricaine, et la situation reste extrêmement précaire. Les patrouilles des soldats français et des troupes africaines ne suffisent pas pour calmer les haines entre musulmans et chrétiens de la ville. De nombreux incidents éclatent quotidiennement au cœur dans différents quartiers de la capitale.

Le président par intérim centrafricain Michel Djotodia a lancé, mardi 24 décembre, devant la presse, un nouvel appel à la paix, balayant toute idée de séparation du pays, prônée par un de ses conseillers, l'ancien ministre Abakar Sabone, proche de la Séléka. Il appelle les déplacés à regagner leurs domiciles : "Le gouvernement et les forces amies sont en train de prendre des mesures adéquates pour leur sécurisation ainsi que pour la restauration de la paix", a-t-il dit. Le président a par ailleurs annoncé l'interdiction de "toute marche illégale" dans la capitale.

Mis en cause dans plusieurs incidents, le contingent tchadien de la force africaine en Centrafrique (Misca) va être redéployé au nord du pays et quittera prochainement Bangui.

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mercredi 25 décembre 2013

Avec un Sénat illégitime, Léonbitch Kengo et ses sénateurs godillots, politicailleurs, ventripotents continuent leur cirque !

Kinshasa, Palais du peuple, octobre 2013, Jean Damascene Ntawukuliriyayo, le président du Sénat rwandais reçu en grande pompe par le bureau du sénat congolais Léonbitch Kengo, Lola Kisanga, Edouard Mokolo, Modeste Mutinga Mutuishayi fourbe, roublard et grand requin (en chapeau), Lola Kisanga...alors même que c'est le Rwanda qui arme ses miliciens tutsi pour agresser le Congo (Rapport Mapping ONU)

Le sénat de la République démocratique du Congo est gravement illégitime. Les sénateurs ont été élus pour 5 ans c'est à dire de 2006 à fin du gouvernement "1+4=0" jusqu'au 28 novembre 2011 date des élections présidentielles et législatives. La deuxième raison est la plus simple: Léonbitch Kengo en tant que Président du Sénat a été candidat à l'élection de novembre 2011, où il a reçu une raclée. "Monsieur 4%" n'avait plus le droit de retrouver le perchoir du Sénat. Or l'invraisemblable s'est produit dans cette république bananière. Le célèbre édenté de la gare du Nord a retrouvé son perchoir du Sénat comme si de rien n'était. Aucun journaliste coupagiste, aucun média entarté Pprd n'a soulevé l'inconstitutionnalité de l'acte posé Léonbitch Kengo. Qui est ce Congolais qui est à mesure dire une loi qui a été voté par les sénateurs ? Personne ! Alors que l'est de la République démocratique du Congo avec ses multiples miliciens tutsi rwandais qui changent de noms chaque matin, le Congo vient d'envoyer 850 soldats à Bangui. Cette décision a-t-elle était discutée par les deux chambres du parlement congolais? Non !

Le sénat de la RDC est un conglomérat des "Kulunas-cravatés". Politicailleurs et ventripotents, les Sénateurs de Joseph Kabila ignorent qu'ils ont le devoir sacré de voter des lois. Déjà en 2006, une majorité des sénateurs avaient acheté leur place au près des députés provinciaux. Le cas de Modeste Mutinga Mutuishayi, fourbe, roublard, grand requin est patent. En bon prédateur de la liberté d'expression et de presse, en tant que Président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM), étouffoir des libertés, après avoir muselé des journalistes, des médias et des opposants congolais...Corrompu Modeste Mutinga Mutuishayi pour avoir annulé le débat démocratique inscrit dans la Constitution de la transition qui devait opposer alias Joseph kabila à Jean-Pierre Bemba , il a été bombardé rapporteur au Sénat pour le compte de Joseph Kabila. Et Léonbitch Kengo comment a-t-il pu devenir Président du Sénat alors que le Pprd-AMP était majoritaire, et Kengo n'avait pas de parti politique et revenait de l'exil ? D'ailleurs Léonbitch Kengo est un cas historique, sous la dictature de Mobutu il n' a jamais été élu nulle part dans sa vie. De nomination à nomination, il s'est retrouvé plusieurs fois Premier ministre. Les 4% obtenu au dernier suffrage prouve à quel point l'édenté de la gare du nord est impopulaire au près des masses populaires congolaises.

En République démocratique du Congo comme ailleurs sur le continent africain il y a un gaspillage et une mauvaise allocation des ressources. La vie des institutions est, en vérité, très précaire. La démocratie en balbutiement au Congo-Kinshasa Afrique souffre sérieusement d’une inflation d’institutions dont la plupart brille par leur oisiveté autant que par leur dysfonctionnement. C'est le cas du Sénat et ses sénateurs godillots et budgétivores. Il faudra un jour dégraisser le "Mammouth" du Sénat ou encore procéder à un véritable dépoussiérage. Le Sénat au Congo-Kinshasa sert plutôt d’abris pour des politicailleurs ventripotents à récompenser et dont on ne sait quoi faire.

A quoi sert un Sénateur ?

Comme le député, le sénateur est avant tout un législateur chargé de voter les lois de la République. Il dispose de l'initiative législative , qui peut se traduire par le dépôt de propositions de loi (les textes déposés par le gouvernement sont appelés projets de loi).

Pour qu'un projet ou une proposition de loi soit adopté, il faut que le texte soit voté dans les mêmes termes par les deux assemblées, l'Assemblée nationale et le Sénat, sauf si le gouvernement donne le "dernier mot" à l'Assemblée nationale après l'échec de la commission mixte paritaire. L'initiative législative s'exprime également par le droit d'amendement qui permet aux sénateurs - comme aux députés et au gouvernement - de modifier les textes de loi, que ce soit au moment de l'examen en commission ou en séance publique.

Les propositions de loi sont naturellement discutées en premier lieu par l'assemblée à laquelle appartient son (ou ses) auteur(s).

Quant aux projets de lois, ils peuvent être examinés d'abord par les sénateurs ou par les députés, à l'exception des projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale, qui doivent toujours être déposés par le gouvernement devant l'Assemblée nationale, tandis que les projets de loi relatifs à l'organisation des collectivités territoriales sont déposés en premier lieu au Sénat.

Le domaine de la loi

Les lois sont votées par le Parlement. Elles traitent des problèmes essentiels, ceux qui concernent à tous les citoyens et qui ne peuvent se résoudre sans l'avis des représentants du peuple.

La loi fixe les règles concernant :

les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l'exercice des libertés publiques ; la liberté, le pluralisme et l'indépendance des médias ; les sujétions imposées par la Défense nationale aux citoyens en leur personne et en leurs biens ; la nationalité, l'état et la capacité des personnes, les régimes matrimoniaux, les successions et libéralités ; la détermination des crimes et délits ainsi que les peines qui leur sont applicables, la procédure pénale, l'amnistie, la création de nouveaux ordres de juridiction et le statut des magistrats ; l'assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions de toutes natures ; le régime d'émission de la monnaie.

La loi fixe également les règles concernant :

le régime électoral des assemblées parlementaires, des assemblées locales ainsi que les conditions d'exercice des mandats électoraux et des fonctions électives des membres des assemblées délibérants des collectivités territoriales ; la création de catégories d'établissements publics ; les garanties fondamentales accordées aux fonctionnaires civils et militaires de l'État; les nationalisations d'entreprises et les transferts de propriété d'entreprises du secteur public au secteur privé.

La loi détermine les principes fondamentaux :

de l'organisation générale de la défense nationale ; de la libre administration des collectivités locales, de leurs compétences et de leurs ressources ; de l'enseignement ; de la préservation de l'environnement ; du régime de la propriété, des droits réels et des obligations civiles et commerciales ; du droit du travail, du droit syndical et de la Sécurité sociale.

Les lois de finances déterminent les ressources et les charges de l'État dans les conditions et sous les réserves prévues par une loi organique.

La loi devant le Sénat

Quand un texte est soumis aux sénateurs, il peut provenir de plusieurs sources différentes. Pour l'essentiel, il s'agit :

d'un projet de loi déposé par le gouvernement devant l'Assemblée nationale, voté par elle et transmis au Sénat ; d' un projet de loi déposé par le gouvernement devant le Sénat ; d'une proposition de loi due à l'initiative d'un ou plusieurs sénateurs ; d'une proposition de loi déposée par un ou plusieurs députés, votée par l'Assemblée nationale puis transmise au Sénat.

Le texte déposé est aussitôt enregistré, imprimé et distribué pour qu'il puisse être porté à la connaissance de tous les sénateurs. Il est renvoyé pour étude devant la commission permanente ou plus rarement devant une commission spécialement constituée pour l'examen de ce texte.

Le texte de la commission

Avant d'être examiné en séance plénière, tout projet ou toute proposition de loi est transmis à une commission chargée de l'étudier, de proposer des modifications et d'élaborer le "texte de la commission" qui sera discuté en séance publique. Dans le cas des projets de loi de finances, lois de financement de la sécurité sociale et projets de révision de la Constitution, la discussion porte sur le texte déposé par le Gouvernement.

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Le sénat, haute Assemblée de la République Française au Palais de Luxembourg à Paris

Le Sénat constitue la chambre haute du Parlement français selon le système du bicamérisme. Il détient le pouvoir législatif avec l'Assemblée nationale. En vertu de l'article 24 de la Constitution de la Ve République, il est le représentant des collectivités territoriales et, avec l'Assemblée nationale, des Français établis hors de France. Il siège au palais du Luxembourg.

Le "plateau" du Président du Sénat

L'hémicycle du Sénat à Paris.

Lors du vote d'une loi, en cas de positions divergentes du Sénat et de l'Assemblée nationale, le Premier ministre peut donner le dernier mot à l'Assemblée. Cette dernière ne peut donc légiférer qu'avec l'accord du Sénat ou du Premier ministre, mais jamais seule.

Le Sénat, qui compte 348 sénateurs depuis le renouvellement de 2011, a subi plusieurs réformes de son mode d'élection. Depuis l'adoption de la loi no 2003-697 du 30 juillet 2003, les sénateurs sont élus par 150 000 grands électeurs au suffrage universel indirect, soit proportionnel (52 %), soit uninominal à deux tours (48 %), pour un mandat de six ans, renouvelable par moitié tous les trois ans depuis 2011.

La chambre haute fut dominée par la droite et le centre du début de la Ve République à 2011 où, pour la première fois, la gauche y a remporté la majorité absolue. Depuis le 1er octobre 2011, le président du Sénat français est Jean-Pierre Bel, sénateur socialiste de l'Ariège.

Le Sénat est une institution de la Ve République et forme, avec l’Assemblée nationale une des chambres du Parlement français. À ce titre, il vote la loi, contrôle l’action du gouvernement et évalue les politiques publiques. Ses pouvoirs sont fixés par la Constitution.

L’escalier qu'emprunte Jean-Pierre Bel, le président du Sénat


Jean-Pierre Bel :" Un Sénat ancré dans son... par Senat

Le Sénat parmi les institutions de la Ve République

Un texte de loi peut avoir pour origine le Premier ministre (le texte est alors un « projet de loi) » ou un membre du Parlement (« proposition de loi » ). Certaines lois sont obligatoirement d’origine gouvernementale, comme les lois de finances. Les projets de lois peuvent être soumis en premier à l’Assemblée nationale ou au Sénat, sauf dans le cas des lois de finances qui passent d’abord par l’Assemblée nationale, et des lois ayant pour principal objet l’organisation des collectivités territoriales ou les instances représentatives des Français établis hors de France qui sont soumis en premier lieu au Sénat.

Pour un projet ou une proposition de loi ordinaire, le texte est d’abord soumis à l’une des commissions parlementaires permanentes, ou à une commission spéciale désignée à cet effet. Au cours de la discussion en commission ou en séance, le Gouvernement ou le Parlement peuvent ajouter, modifier ou supprimer des articles (« amender le texte »). Les amendements des parlementaires ne peuvent avoir pour conséquence une diminution des ressources publiques ou une création ou aggravation d’une charge publique. Le Gouvernement peut demander que l’assemblée se prononce en un seul vote sur tout ou partie du texte en discussion en ne retenant que les amendements proposés ou acceptés par le Gouvernement.

Les journalistes accrédités ont accès à tous les journaux de la République

Les projets ou propositions de loi sont examinés successivement par les deux assemblées jusqu’à ce que le texte soit identique. Après deux lectures par les deux chambres (ou une seule si le Gouvernement a décidé d’engager la procédure accélérée sans que les Conférences des présidents s’y soient conjointement opposées) sans accord, le Premier ministre ou, pour une proposition de loi, les présidents des deux assemblées agissant conjointement, peuvent convoquer une commission mixte paritaire (composée d’un nombre identiques de sénateurs et de députés) chargée de proposer un texte de compromis. Celui-ci peut être soumis par le Gouvernement pour approbation aux deux assemblées. Aucun amendement n’est recevable sauf accord du Gouvernement. Si la commission mixte ne parvient pas à l’adoption d’un texte commun ou si ce texte n’est pas adopté par les deux assemblées, le Gouvernement peut, après une nouvelle lecture par l’Assemblée nationale et par le Sénat, demander à l’Assemblée nationale de statuer définitivement. En ce cas, l’Assemblée nationale peut reprendre soit le texte élaboré par la commission mixte, soit le dernier texte voté par elle, modifié le cas échéant par un ou plusieurs des amendements adoptés par le Sénat.

Les lois peuvent être déférées au Conseil constitutionnel, avant leur promulgation, par le président de la République, le Premier ministre, le président de l’Assemblée nationale, le président du Sénat ou soixante députés ou soixante sénateurs.

Le président de la République promulgue les lois. Il peut demander au Parlement une nouvelle délibération de la loi ou de certains de ses articles. Cette nouvelle délibération ne peut être refusée.

Contrôle de l'action du Gouvernement

En tant que chambre du Parlement, le Sénat contrôle la politique du gouvernement. Il a moins de pouvoir en ce domaine que l’Assemblée nationale où existent les procédures de vote de confiance, de motion de censure, et d’engagement de responsabilité du Gouvernement sur un texte. Le Premier ministre a la faculté de demander au Sénat l'approbation d'une déclaration de politique générale. Concrètement cela signifie que la majorité du Sénat peut ne pas être en accord avec le gouvernement.

Le Parlement autorise la déclaration de guerre et l’intervention de l’armée à l’étranger ; il autorise la prorogation au-delà de douze jours de l’état de siège.

Le Parlement autorise la prise d’ordonnances par le Gouvernement, qui sont normalement du domaine de la loi. Elles sont prises en Conseil des ministres après avis du Conseil d’État. Elles entrent en vigueur dès leur publication mais deviennent caduques si le projet de loi de ratification n’est pas déposé devant le Parlement avant la date fixée par la loi d’habilitation.

Le Parlement peut autoriser la ratification d’un traité relatif à l’adhésion d’un État à l’Union européenne. La procédure première est le référendum, mais par le vote d’une motion adoptée en termes identiques par chaque assemblée à la majorité des trois cinquièmes, le Parlement peut autoriser l’adoption du projet de loi un vote des parlementaires réunis en Congrès. Dans ce cas le texte doit réunir la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.

Le Parlement peut destituer le président de la République en cas de « manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat ». Il est alors constitué en Haute Cour. Chaque chambre élit, après chaque renouvellement général ou partiel, six des quinze juges de la Cour de justice de la République, chargée de juger les infractions commises par les membres du Gouvernement pendant l'exercice de leurs fonctions.

Les parlementaires peuvent interroger publiquement les membres du Gouvernement. Au Sénat, plusieurs procédures sont prévues. Les questions écrites se déroulent en dehors de la séance, la question ainsi que la réponse du ministre sont publiés au Journal officiel. Les questions orales sont posées directement pendant la séance, on distingue les « questions orales », les « questions orales avec débat », les « questions d’actualité au gouvernement », les « questions cribles thématiques » et les « questions orales avec débat portant sur des sujets européens ».

Chaque assemblée peut créer une commission d’enquête parlementaire par le vote d’une résolution. Elles sont formées pour recueillir des éléments d’information soit sur des faits déterminés, soit sur la gestion des services publics ou des entreprises nationales, en vue de soumettre leurs conclusions à l’assemblée qui les a créées. Il ne peut être créé de commission d’enquête sur des faits ayant donné lieu à des poursuites judiciaires et aussi longtemps que ces poursuites sont en cours. Si une commission a déjà été créée, sa mission prend fin dès l’ouverture d'une information judiciaire relative aux faits sur lesquels elle est chargée d’enquêter.

Les membres des commissions d’enquête sont désignés de façon à y assurer une représentation proportionnelle des groupes politiques. Les commissions d’enquête ont un caractère temporaire. Leur mission prend fin par le dépôt de leur rapport et, au plus tard, à l’expiration d’un délai de six mois à compter de la date de l’adoption de la résolution qui les a créées. Elles ne peuvent être reconstituées avec le même objet avant l’expiration d’un délai de douze mois à compter de la fin de leur mission.

Chaque assemblée peut voter des résolutions marquant un souhait ou une préoccupation, à destination du Gouvernement, celles-ci ne doivent pas mettre en cause sa responsabilité ou contenir des injonctions à son égard. Elle peut le faire également sur des projets d’actes européens.

Autres prérogatives du Parlement

Le président de la République interagit avec le Sénat de façon plus épisodique que le Gouvernement. Il peut dissoudre l’Assemblée nationale mais pas le Sénat. Il peut faire lire un message qui ne donne lieu à aucun débat et, depuis la modification de la Constitution de 2008, peut s’exprimer devant le Parlement réuni en congrès.

Le Parlement vote la révision de la Constitution. Celle-ci doit être votée en termes identiques par les deux assemblées. Elle est ensuite approuvée par référendum ou par un vote des parlementaires réunis en Congrès. Dans ce cas le texte doit réunir la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.

Chaque assemblée peut voter des résolutions sur la modification de son propre règlement, celles-ci doivent être soumis au Conseil constitutionnel.

Organisation des sessions et des séances

Les travaux « en séance plénière » (réunissant tous les parlementaires dans leur hémicycle) s’organisent en sessions et séances. La « session ordinaire » du travail parlementaire se tient d’octobre à juin. Cela n’interdit pas la réunion des commissions ou autres instances internes durant cette période. Jusqu’en 1995, le régime des sessions faisait alterner deux trimestres de travail parlementaire (d’octobre à décembre et d’avril à juin). La révision constitutionnelle du 4 août 1995 a institué une session annuelle unique de neuf mois.

En dehors de la session ordinaire, le Parlement peut être convoqué en « session extraordinaire » par décret du président de la République et à la demande du Premier ministre ou de la majorité des députés, pour douze jours au plus. Ces dernières années il était fréquent d’avoir une session extraordinaire au mois de juillet et au mois de septembre. De plus, le Parlement se réunit de plein droit durant l’application des pouvoirs spéciaux du chef de l’État ou simplement pour entendre un message officiel lu du président de la République.

L’ordre du jour est fixé par le Sénat sur la base des conclusions de la Conférence des Présidents. Le Gouvernement peut demander la discussion de certains textes deux semaines sur quatre. En outre, l’examen des projets de loi de finances, des projets de loi de financement de la sécurité sociale et, des débats sur l’état de crise ou les interventions militaires sont prioritaires. L’ordre du jour des deux autres semaines est fixé par le Sénat, avec une semaine réservée par priorité au contrôle de l’action du Gouvernement et à l’évaluation des politiques publiques et une journée à l’initiative des groupes d’opposition et des groupes minoritaires. En pratique le Gouvernement peut proposer Sénat son ordre du jour durant les semaines parlementaires.

Le Sénat se réunit en séance plénière les mardi, mercredi et jeudi de chaque semaine. Le Sénat peut décider de se réunir d’autres jours, ce qui arrive régulièrement lors des discussions sur les lois de finances.

Chaque sénateur se voit attribuer un emplacement dans l’hémicycle. Ils sont regroupés par groupe politique, et plus généralement par « gauche » et « droite » du point de vue de la tribune de l’orateur. Les membres du gouvernement ont accès au Sénat pour défendre leurs textes et leur politique. Ils sont installés sur les bancs les plus bas de l’hémicycle. Le rapporteur d’un texte et le ministre concerné sont accompagnés de leur assistants, qui sont installés à leur proximité dans l’hémicycle mais qui ne peuvent intervenir dans le débat.

Les séances de l’Assemblée nationale et du Sénat sont publiques. Chaque assemblée peut siéger en comité secret. Il est possible d’assister aux débats depuis des places situées au-dessus de l’hémicycle (en demeurant silencieux et en s’abstenir de toute manifestation d’approbation ou d’improbation). On peut aussi les suivre en lecture en continu sur le site du Sénat ou sur Public Sénat. Les questions au gouvernement sont diffusées en direct sur France 3. Les comptes-rendus sont publiés dans le Journal officiel.

Les instances du Sénat

Présidence du Sénat

Jean-Pierre Bel est président du Sénat depuis 2011.

Le président dispose de prérogatives fixées par la Constitution. En cas de vacance de la Présidence de la République pour quelque cause que ce soit, ou d’empêchement constaté par le Conseil constitutionnel, les fonctions du président de la République (sauf l’organisation d’un référendum et la dissolution de l’Assemblée nationale), sont provisoirement exercées par le président du Sénat et, si celui-ci est à son tour empêché d’exercer ses fonctions, par le Gouvernement.

Cela est arrivé deux fois, lors de la démission du général de Gaulle (1969) et lors de la mort de Georges Pompidou (1974), les deux fois cet intérim a été assuré par Alain Poher. Le président du Sénat doit être consulté par le président de la République lorsque ce dernier souhaite dissoudre l’Assemblée nationale ou exercer des pouvoirs exceptionnels.

Le président du Sénat désigne trois des neuf membres du Conseil constitutionnel et une des trois personnalités qualifiées au Conseil supérieur de la magistrature (à égalité avec le président de la République et le président de l’Assemblée nationale). Le président du Sénat nomme également deux des membres de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, l'une des trois personnalités qualifiées de l'Autorité des marchés financiers et trois des membres du Conseil supérieur de l'audiovisuel.

Les présidents des assemblées Parlementaires sont chargés de veiller à la sûreté intérieure et extérieure des assemblées qu’ils président. Ils peuvent, à cet effet, requérir la force armée et toutes les autorités dont ils jugent le concours nécessaire. Cette réquisition peut être adressée directement à tous officiers et fonctionnaires, qui sont tenus d’y déférer immédiatement.

Les présidents des assemblées parlementaires peuvent déléguer leur droit de réquisition aux questeurs ou à l'un d'entre eux.

Le président du Sénat vient en troisième position, après le président de la République et le Premier ministre dans l’ordre de préséance.

Le président du Sénat dispose depuis 1825 du Petit Luxembourg, hôtel particulier contigu au palais du Luxembourg.

Le La présidence du Sénat est familièrement appelée « plateau ».

Le Bureau

Le bureau du Sénat est composé de 26 membres : le président, 8 vice-présidents, 3 questeurs et 14 secrétaires. Il est renouvelé tous les trois ans. Tous les groupes politiques y sont obligatoirement représentés. Le bureau a tous pouvoirs pour présider aux délibérations et organiser et diriger tous les services de cette assemblée. Au cours de la toute première séance qui suit le renouvellement de cette chambre est installé un « bureau d'âge », présidé par le doyen de l’assemblée et composé des six plus jeunes sénateurs. Ce bureau a pour seule mission de faire procéder à l’élection du président du Sénat par un scrutin secret à la tribune. Pour être élu, le président doit obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés au premier ou au deuxième tour de scrutin ; au troisième tour, la majorité relative est suffisante.

En cas d’égalité, le plus âgé l’emporte. Les autres membres du bureau sont désignés par les présidents des groupes politiques, selon la représentation proportionnelle.

Les vice-présidents suppléent et représentent le Président en cas d’absence. Lorsque le Président du Sénat est appelé à exercer les fonctions de Président de la République, le Bureau désigne un des vice-présidents pour le remplacer provisoirement.

Les questeurs sont particulièrement chargés de la direction administrative des services du Sénat.

Groupes politiques

Les groupes se constituent ou se reconstituent à chaque renouvellement triennal du Sénat. Nul ne peut faire partie de plusieurs groupes ni être contraint de faire partie d’un groupe. Les sénateurs non inscrits forment une réunion administrative qui élit un délégué pour la représenter et qui dispose de certains droits pour la répartition des sièges dans les commissions et au sein du Bureau du Sénat.

Les groupes doivent comporter au moins dix membres et fournir une déclaration politique. Les groupes d’opposition ou groupes minoritaires doivent se déclarer comme tels. Chaque sénateur peut être totalement affilié au groupe, ou bien être « apparenté » voire « rattaché ». Chaque groupe constitue librement son bureau et ses services administratifs, dont il règle lui-même le statut, le recrutement et le mode de rétribution (les agents administratifs des groupes politiques ne sont pas des fonctionnaires du Sénat). Le Sénat contribue financièrement au fonctionnement des groupes politiques en leur allouant une subvention annuelle.

Les Commissions permanentes

Il existe au plus huit commissions permanentes dans chaque assemblée. Elles sont principalement chargées de discuter et de voter les textes avant les séances plénières. Il est possible, à la demande du Gouvernement, de créer une commissions spéciale, pour un texte précis. Une commission spéciale ou permanente peut convoquer toute personne dont elle estime l’audition nécessaire.

La loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 prévoit que la commission permanente compétente de chaque assemblée doit se prononcer sur certaines nominations du président de la République, comme celles des membres du Conseil constitutionnel.

Au Sénat, il existe sept commissions, nommées après chaque renouvellement partiel et après l’élection du président. La composition est fixée par les groupes politiques. Un sénateur ne peut faire partie que d'une seule commission permanente. Le président du Sénat ne fait partie d’aucune commission permanente. Après leur nomination, les commissions nomment leur bureau comprenant le président, huit vice-présidents et un secrétaire par fraction de dix membres de leur effectif.

Le Sénat peut, sur leur demande, octroyer aux commissions permanentes ou spéciales l’autorisation de désigner des missions d'information sur les questions relevant de leur compétence. Sauf décision contraire du Bureau, les rapports d'information sont publics.

Outre les autres dispositions les concernant, les commissions permanentes assurent l’information du Sénat et mettent en œuvre, dans leur domaine de compétence, le contrôle de l’action du Gouvernement, l’évaluation des politiques publiques et le suivi de l'application des lois. La commission des finances suit et contrôle l’exécution des lois de finances et procède à l’évaluation de toute question relative aux finances publiques. La commission des affaires sociales suit et contrôle l’application des lois de financement de la sécurité sociale et procède à l'évaluation de toute question relative aux finances de la sécurité sociale.

En principe, les travaux des commissions ont le mercredi matin, éventuellement le mardi matin avant les réunions de groupe.

En 2007, Nicolas Sarkozy décide de donner la présidence de la commission des finances de l’Assemblée Nationale à un membre de l’opposition. En retour, et lors de l’alternance du Sénat en 2011, la présidence de la commission des finances du Sénat est donnée au groupe minoritaire du Sénat.

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Sénat: Madame Brigitte Gonthier-Maurin "Pour que le viol et les violences sexuelles cessent d'être des armes de guerre"

Madame Brigitte Gonthier-Maurin est Présidente de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes. Vice-Présidente de la commission de la culture, de l'éducation et de la communication, membre du groupe communiste républicain et citoyen

Rapport d'information de Mme Brigitte Gonthier-Maurin, fait au nom de la délégation aux droits des femmes

La délégation aux droits des femmes a souhaité se saisir de la question particulièrement grave des violences sexuelles dont les femmes sont victimes dans les territoires en guerre : viols, grossesses forcées, mutilations, esclavage sexuel... Au cours de cinq rencontres et tables rondes avec des acteurs de terrain issus de la société civile - ONG et associations -, des historiens, des chercheurs, des représentants du ministère de la défense ainsi qu'avec Mme Yamina Benguigui, ministre déléguée à la Francophonie, la délégation a entendu des témoignages parfois insoutenables des atrocités subies par les victimes de ces violences.

La délégation a commencé ses travaux sur ce sujet le 21 novembre 2013, à une date proche du 25 novembre, Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

Elle a souhaité que ce rapport soit rendu public pour le vingtième anniversaire de la Déclaration de l'ONU sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes du 20 décembre 1993, qui constate la particulière vulnérabilité des femmes dans les zones de conflit armé.

Bien que les violences sexuelles subies par les femmes dans ces territoires aient fait l'objet depuis plusieurs années d'une prise de conscience croissante par la communauté internationale et bien qu'elles soient aujourd'hui condamnées sans réserve, elles n'en continuent pas moins à faire des ravages ; l'impunité des bourreaux semble la règle.

Malgré ce constat, la délégation estime que les violences sexuelles faites aux femmes lors des conflits armés ne sont pas une fatalité et que chacun doit se mobiliser pour que le viol et les violences sexuelles cessent d'être des armes de guerre.

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Pour Noël, Hollande rend visite à des enfants malades

Le président s'est rendu à l'hôpital Robert-Debré, à Paris, pour rendre visite à des enfants malades, la veille de Noël. Il en a profité pour manifester sa "reconnaissance" aux personnels hospitaliers.

François Hollande auprès d'enfants malades la veille de Noël. La visite, qui ne figurait pas à l'agenda officiel, a été ébruitée par l'AP-HP

L'esprit de Noël habite le président français. François Hollande a rendu visite mardi après-midi à des enfants malades de l'hôpital Robert-Debré (XIXe arrondissement de Paris), l'occasion de manifester pour Noël "sa reconnaissance" à toutes les équipes de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) dont dépend l'établissement. La visite, qui ne figurait pas à l'agenda officiel du chef de l'Etat, a été ébruitée par l'AP-HP. En début du soirée, l'Elysée l'a confirmée, précisant que le président était accompagné de Valérie Trierweiler, sa compagne.

Elle intervient à la veille de Noël, à un moment où les politiques affichent traditionnellement leur solidarité avec les personnes les plus isolées ou les plus vulnérables. C'est aussi la première fois depuis le limogeage de Mireille Faugère et l'arrivée de Martin Hirsch à la tête de l'AP-HP, en novembre, que François Hollande se déplace sur un des sites de l'établissement public, secoué par une restructuration controversée.

Dans un courriel à son personnel, Martin Hirsch a tenu à transmettre "les encouragements et le soutien du président de la République" à tous ceux qui "assurent cette continuité de l'hôpital (...) 365 jours par an", au service des malades. "Le Président a eu un long échange avec les équipes soignantes, il a fait part de son attachement aux valeurs du service public hospitalier et sa reconnaissance à l'égard de toutes celles et tous ceux qui le font vivre", a écrit aussi le directeur général de l'AP-HP.

Tout juste nommé à ce poste, avec l'objectif de renouer le dialogue avec les syndicats, Martin Hirsch a tenté de déminer le volet le plus controversé de la restructuration en cours, celui de la fermeture des urgences de l'Hôtel-Dieu (IVe).

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mardi 24 décembre 2013

Aux Kadogos-Enfants soldats: Mikhaïl Kalachnikov, l'inventeur de la kalachnikov, est mort !

Aux kadogos-Enfants soldats qui sont arrivés au Congo-Kinshasa avec des Kalachnikov et bottes de jardinier, en 1997, qui aujourd'hui se comportent comme des tyrans, colons, esclavagistes et abusent de l'hospitalité du peuple congolais, Mikhaïl Kalachnikov, l'inventeur de la kalachnikov, est mort. Il était âgé de 94 ans et avait été hospitalisé cet été.

Mikhaïl Kalachnikov, l'inventeur du fusil d'assaut qui porte le même nom, le 15 avril 2006 à Moscou (Russie).

Ce Kadogo est-il un enfant ou un soldat en République démocratique du Congo ?

On les appelle « Kadagos » en République démocratique du Congo, « Little Bees » en Colombie, « Craps » au Rwanda. Ils n’ont parfois guère plus de 7 ou 8 ans. Ils sont 300 000 enfants-soldats en activité dans le monde. Victimes mais aussi acteurs de la guerre, tous ne sont pas recrutés de force, loin s'en faut. Les Kadogos sont-ils victimes? ou des criminels de guerre? Combien sont-ils en République Démocratique du Congo? le pays n'étant pas pacifié surtout dans sa partie Orientale, on sait dès lors que la pauvreté, la déscolarisation, le chômage, l'idéologie, l'ethnicité ou le désir de vengeance sont parmi les raisons majeures qui poussent ces enfants à rejoindre des groupes armés. Les recruteurs eux, apprécient cette main-d'oeuvre sous contrôle, abondante, bon marché, amorale et déroutante pour l'ennemi. Car il ne faut pas s'y tromper: déstructurés par de macabres initiations à la violence, aliénés par la cruauté de leurs supérieurs, les Kadogos ou enfants-soldats sont de redoutables combattants capables de toutes les atrocités.

Pour continuer à combattre les adversaires, on compte sur les enfants que l'on envoie au front. Les armées savent manœuvrer efficacement pour recruter un enfant. La plupart du temps, des militaires kidnappent les enfants dans les écoles, les stades, les églises et dans les rues. Certains n'ont alors que 7 ans. Parfois les enfants rejoignent volontairement les rangs de l'armée. En effet, que fait un enfant lorsque toute sa famille a été tuée et qu'il se retrouve dans la rue sans rien avoir à manger ? Eh bien il accepte de s'engager dans une fraction de l'armée en échange de repas quotidiens. Que fait cet enfant pauvre à qui l'on promet le paradis s'il donne sa vie pour son pays ? Que fait-il si on lui promet de belles bottes, des vêtements, de belles armes pour se sentir en sécurité et une famille remplie d'enfants ? A-t-il la possibilité de refuser l'enrôlement alors qu'à son âge il est totalement naïf et inconscient du danger qui le menace ?

Il a inventé le fusil d'assaut le plus populaire au monde, mais il n'avait pas un sou. Le Russe Mikhaïl Kalachnikov, inventeur de l'AK-47, plus connu sous le nom de "kalachnikov", est mort lundi 23 décembre, rapportent des agences russes. Il était âgé de 94 ans et avait été hospitalisé cet été.

Qui était Mikhaïl Kalachnikov ?

D'après un portrait de la BBC, Mikhaïl Kalachnikov naît dans une famille nombreuse (18 enfants) de paysans pauvres, en Sibérie, dans le Sud-Est de la Russie, en 1919. En 1930, il est déporté avec sa famille dans la région de Tomsk, explique Le Monde. Les conditions de vie sont très dures dans son kolkhoze (une ferme collective).

Inventeur autodidacte, il est enrôlé dans l'armée pendant la seconde guerre mondiale. Rattaché à une division de chars, il invente d'abord un système permettant de compter le nombre de munitions tirées par la mitrailleuse. Blessé en 1941, il est évacué.

Son célèbre fusil d'assaut, le modèle Avtomat Kalshnikova, voit le jour en 1947, ce qui lui vaut l'abréviation d'AK-47. L'armée rouge en est dotée deux ans plus tard. Aujourd'hui, on estime qu'il y a 100 millions d'AK-47 en circulation dans le monde et qu'il est en service dans 80 armées.

D'après l'agence russe Ria Novosti, Mikhaïl Kalachnikov était "l'homme le plus décoré de la Russie". A lui seul, il a créé à peu près 150 armes diverses.

Le constructeur avait confié à l'AFP en 2000 être très affecté par la fin de l'URSS et il n'hésitait pas à défendre le système communiste "où tout n'était pas si mauvais".

Pourquoi un tel succès pour son fusil ?

Le fusil AK-47 est "extrêmement simple, fait pour un soldat qui n'a pas de diplômes", a expliqué son inventeur. Robuste (elle survit à tous les climats, on peut même tirer sous l'eau), fiable, simple d'utilisation, et surtout pas chère, l'arme connaît un immense succès. La "kalach" vaut à son inventeur le respect de tous les spécialistes. Uzi Gal, l'inventeur israélien de la mitraillette Uzi (mort en 2002), avait confié à Kalachnikov : "Vous êtes un constructeur inégalé et le plus compétent."

Dans les conflits africains, on surnomme parfois l'arme "corne de gazelle", en raison de son chargeur recourbé, écrit Slate Afrique. Elle est souvent copiée et, selon l'inventeur lui-même, "la moitié sinon plus (des kalachnikov produites) sont des armes fabriquées en contrebande". Rebelles et guérilléros l'apprécient car elle ne nécessite pas vraiment de formation. "Son imprécision relative n'a guère d'importance dans les combats rapprochés, les affrontements de rues et les embuscades, qui sont les situations où l'arme est la plus souvent utilisée", explique Slate Afrique. Son expansion est telle, qu'elle a "réécrit les règles de la guerre moderne", écrivait Wired (en anglais). Signe encore de son influence, elle figure sur les armoiries de six pays.

En Europe aussi, l'arme fait florès. En France, après des braquages ou des règlements de compte, il n'est pas rare de retrouver sur le sol des douilles de 7,62 mm, le calibre de la kalachnikov. Importé d'ex-Yougoslavie ou d'anciens pays du bloc de l'Est, le fusil se négocierait entre 2 000 et 2 500 euros, selon BFMTV.

Qu'en pensait son inventeur ?

A-t-il des remords ? Dans un entretien à l'agence Reuters, il disait : "Je ne l'ai pas mis dans les mains des bandits et des terroristes et ce n'est pas ma faute si elle a explosé de manière incontrôlée à travers le monde".

Toute sa vie durant, Mikhaïl Kalachnikov a défendu son invention. "J'ai construit des armes dans le but de défendre notre société", a-t-il souligné lors de son 90e anniversaire en 2009, tout en reconnaissant que "ce n'est pas agréable de voir que toutes sortes de criminels tirent avec mes armes". "Bien sûr que j'ai des regrets, comme tout le monde. Mais je peux vous dire une chose : si c'était à refaire, je ne vivrais pas autrement", avait-il conclu.

Petit homme soigné aux yeux bleus, l'ingénieur Kalachnikov s'est toujours vanté de ses compétences manuelles. "De toute ma vie, je n'ai jamais appelé un serrurier ou un électricien", disait ce passionné de pêche, qui à 90 ans assurait encore aller quatre jours par semaine au travail à l'usine Ijmach qui produit les armes portant son nom.

Son fils Viktor a suivi ses traces et mis au point le pistolet-mitrailleur Bizon-2, utilisé par la police russe. "Mon père et moi aurions pu devenir millionnaires, comme l'inventeur américain du Mi-16 Eugene Stoner qui touchait un dollar sur chaque fusil vendu", estime Viktor Kalachnikov. "Mais le système russe ne le permet pas." La Russie, grande exportatrice d'armes, n'a pas fait faire reconnaître le droit de Kalachnikov à la propriété intellectuelle.

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A coeur ouvert avec Mama Patricia Eketebi, contre le concert de JB Mpiana et ses Magorodos !

Samedi 21 décembre 2013, Mama Patricia Eketebi (centre) et Mama Liliane efondjo lofili lors du méga marche anti-concert de JB Mpiana et ses Magorodos.

Alors qu'à Kinshasa, le régime des joséphistes, qui fonctionne par la terreur et la tyranie, est vacillant, c'est le Vuvuzélateur national Lambert Mende Omalanga, girouette politique et fossoyeur de la République, qui monte au créneau pour qualifier les Congolais de l'étranger des criminels puisqu'ils ont bloqué la machine propagandiste sous couvert du concert de JB Mpiana et ses Magorodos au Zénith de Paris. L'interdiction du concert qui était prévu le samedi 21 décembre 2013 par la préfecture de police est sans appel. Qui sont des terroristes entre ceux illégitimes qui pillent, volent, tuent, assassinent en toute impunité, gouvernent par défi, travaillent pour la balkanisation du Congo, veulent sa perte et ceux qui pacifiquement se battent pour un Etat des droits en République démocratique du Congo ? N'est-ce pas les terroristes ont pris en otage toutes les institutions de la République qui méritent d'être libérées ? Qui ont assassiné Armand Tungulu, Floribert chebeya, Fidèle Bazana, Bampuwa wa Mulamba, Franck Ngyke et Helène Mpaka, Serge Maheshe...Que dire du député Eugène Diomi Ndongala, prisonnier politique personnel de Joseph Kabila qui croupit injustement à Makala ? Haro donc aux imposteurs et à l'imposture ! La peur a déjà changé de camp. Qui a dit que Paris tomberait entre les mains des collabos joséphistes ? Jamais ! A Paris, des mamans congolaises sont des guerrières et sentinelles dans la résistance congolaise. Elles sont engagées et veillent ! Mama Patricia Eketebi est l'une d'entre-elles. Activiste pour la cause congolaise notamment contre les violences sexuelles dont sont victimes les femmes congolaises à l'est de la République démocratique du Congo, elle est très engagée surtout dans le collectif RD Congo. Mama Patricia Eketebi a bien répondu aux questions de Réveil FM International.

Samedi 21 décembre 2013, Mama Patricia Eketebi (centre) et Mama Liliane efondjo lofili lors du méga marche anti-concert de JB Mpiana et ses Magorodos.

1. Réveil FM international: Entre 5000 et 7000 Congolais le samedi 21 décembre 2013 à Paris pour la marche contre le concert de JB Mpiana et ses magorodos au Zénith à Paris, à quoi est dû cette forte mobilisation et réussite ?

Mama Patricia Eketebi: Plusieurs leçons a tiré et plusieurs raisons à cette mobilisation :

- les congolais ont démontré leur unité face à la défense du Congo, malgré leur divergence face à la stratégie à adopter ou au leadership.

- les congolais ont toujours eu une forte capacité de mobilisation dans les affaires concernant le Congo. Une bonne information sur la situation actuelle au pays, sur les enjeux économiques et sociales ont suffit pour les inciter à braver le froid.

- les Congolais de l'étranger ont été choqués de l'implication du régime de Kinshasa dans ce soit disant concert "humanitaire". En effet il est surprenant de constater le zèle que met le gouvernement congolais à soutenir un chanteur vecteur d'anti-valeurs mais pourtant impuissant face à la crise que traverse le pays.

- depuis trois ans que le boycott de concerts a été adopté d'un commun accord, par la majorité des congolais, nous nous portons de mieux en mieux. En effet moins de problèmes avec notre jeunesse (vols pour les musiciens, nos filles engrossées...). Les Congolais de l'étranger ne veulent plus de ces concerts pour preuve il y a eu moins de 30 billets de vendus. Je ne pense donc pas qu'il serait arrivé à 50 spectateurs. Donc même joué ce concert de JB Mpiana aurait fait un vrai flop.

2. Réveil FM International: Quelles sont les vraies raisons de l'interdiction du concert de JB Mpiana et ses Magorodos ?

Mama Patricia Eketebi: Je me tiendrai à la raison officielle, problème de sécurité. Le préfet avait contacté la gérante du Zénith afin qu'elle garantisse la sécurité à l'intérieur de la salle. Celle-ci se tourne vers le "producteur" lui demandant une certaine somme d'argent pour la sécurité. Le "producteur" n'était pas en mesure de réunir ce montant, donc le préfet a décidé d'annuler ce concert. Les autorités françaises ont bien discernés que cet événement était plus qu'un concert "humanitaire", ils ont su lire entre les lignes. Ce concert avait une couleur politique et craignant un affrontement entre les Réistants-Patriotes Combattants Congolais et les pro-Kabila Kanambé sur le territoire français, la seule solution était de l'interdire. De plus nous, Collectif RD Congo et d'autres associations avions fait parvenir quelques semaines plus tôt un dossier démontrant les risques d'émeutes, de troubles d'ordres publics si ce concert avait eu lieu. Nous avions aussi expliqué la tension palpable au sein de la communauté congolaise, la colère des jeunes devant l'entrée d'autres communautés (ivoirienne et haïtienne) dans une affaire congolo-congolaise. Nous lui avions également envoyé les plaintes et dossiers médicaux de nos frères agressés par la bande à Alain Claude à Château Rouge. Le préfet avait donc un dossier solide sur son bureau et toutes ces précisions l'ont aidé à prendre sa décision.

3. Réveil FM International: Pourquoi les Résistants-Patriotes-Combattants congolais ont considéré l'attitude, le comportement de JB Mpiana et ses Magorodos comme un défi ?

Mama Patricia Eketebi: Oui l'obstination de l'artiste JB Mpiana et son "producteur" a presté absolument a été reçu comme un défi. Pour une personne qui prétendait venir pour réconcilier la diaspora qui n'était pas divisé du tout d'ailleurs. C'est l'annonce de son concert qui a crée un véritable trouble au sein de la communauté, nous vivions bien sans concert. Nous avons sentit que de l'arrogance dans ces propos. Même son pardon manquait d'humilité. Lui et ses Vuvuzélateurs ont tellement fait du bruit que cela a finit par agacé non seulement les Résistants-Patriotes-Combattants mais le congolais en général. Il n' y a eu aucun dialogue avec les groupes de combattants. il a voulu installer un rapport de force et ce qui est difficilement pardonnable c'est l'implication des étrangers dans cette affaires. Ces étrangers qui se sont mis à traquer dans Paris les congolais, même les non combattants. Résultat, deux personnes blessées, avec fracture du bras. Et il récidive le 23 novembre dans un amphithéâtre à l'université où ses sbires viennent troubler une réunion de combattant. Il a voulu intimider, montrer qu'il n'avait peur de rien, n'est-ce pas un défi ?

4. Réveil FM International: Etant donné que le concert de JB Mpiana était un ballon d'essai pour casser la résistance congolaise, cet échec cuisant a-t-il fait vaciller le régime de Kinshasa ?

Mama Patricia Eketebi : Il est clair que pour Kinshasa nous, diaspora représentons désormais un vrai contre pouvoir si ce n'est le seul. Heureusement que la diaspora est visionnaire et a compris que ce concert était une pure distraction pour faire passer en douce les accords de Kampala. Ici en France nous sommes désormais considérés comme opposants politiques au régime de Kinshasa et non des voyous comme veut le faire croire ce régime. Vu son acharnement à nous discréditer, à nous diaboliser, à nous déstabiliser, oui nous pensons que nos actions les mettent mal à l'aise et les contrarie sensiblement.

5. Réveil FM International: Comment réagissent les Congolais face au méga victoire de l'interdiction du concert de JB Mpiana et ses Magorodos ?

Mama Patricia Eketebi: Pour les congolais ce n'est pas une victoire contre JB Mpiana, mais contre les manœuvres de Joseph Kabila, sa cour, ses barons et apparatchiks. Oui c'est une méga victoire face à un système corrompu, c'est une victoire car le congolais comprend désormais comment nous nous faisions manipuler par la politique au travers de la musique, cette politique qui a pris en otage la culture congolaise. Désormais nous nous sommes affranchis cette emprise et voilà que plus de 5000 congolais dans la rue, des congolais qui jadis étaient aveuglés mais aujourd'hui entonnent fièrement et avec beaucoup d'émotions l'hymne national au lieu des "Amataka na Punda", oui c'est une victoire ! Au travers de cet épisode, nous avons gagné beaucoup de congolais à notre cause, ils comprennent que nous ne dénoncions pas en vain.

6. Réveil FM International: Après le Zénith, c'est quoi la prochaine étape ? L'interdiction du concert de JB Mpiana était-il l'étape finale de votre démarche ?

Mama Patricia Eketebi : Plusieurs stratégies ont été ont été mis en place, en effet le Zénith n'est pas une fin en soit mais tout simplement une étape, nous continuons notre combat qui ne consiste pas seulement à braver les pavés des rues de Paris, le travail continue dans la conscientisation, la prise en charge des jeunes, dans des œuvres humanitaires au Congo, beaucoup d'initiatives culturelles, politiques... l'agenda 2014 est bien rempli.

7. Réveil FM International: C'est sans violence mais avec de l'intelligence, pugnacité, détermination que les Résistants-Patriotes-Combattants sont arrivés à leur fin contre le griot d'alias Joseph Kabila, est-ce que cette expertise les Résistants peuvent l'intégrer à Kinshasa ? Est-il possible qu'à Kinshasa qu'il n'y ait plus des concerts distractions ?

Mama Patricia Eketebi : Le peuple congolais est imprévisible, il ne faut pas le sous estimer, ce peuple va bientôt nous surprendre. Nous sommes les précurseurs de cette conscientisation mais notre souhait, tout notre travail, notre énergie est pour voir ce changement un jour dans notre pays, nous voyons et sentons déjà les prémices d'un grand bouleversement. Nous voyons les mentalités changées, le changement c'est pour bientôt car un travail de fond se fait.

8. Réveil FM international : Est-ce que c'est la fin de carrière de JB Mpiana ? Les autres griots ? Pensez-vous que le message est passé chez tous les artistes congolais ? Quand prend fin la fatwa contre les concerts dans les salles mythiques européennes ?

Mama Patricia Eketebi : Nous déposerons prochainement plusieurs motions sur nos revendications réelles auprès des parlementaires ils leur appartiendra de créer une commission et porter ces revendications à la plénière pour débats et résolutions afin de mettre fin à l'imposture ainsi donc certains artistes retrouverons leur liberté de prestations. La fatwa prendra fin à la levée du deuil. La prise de conscience chez les artistes est timide, aucun ne s'affirme réellement et fait un virage à 180 °.

9. Réveil FM International: La fatwa se limite uniquement aux musiciens, les politicailleurs, mangéristes et ventripotents du régime d'alias Joseph kabila ne sont pas concernés ?

Mama Patricia Eketebi: Nous avons engagés un combat contre le régime d'occupation et contre leurs collaborateurs sans exception. tous ceux que nous rencontrons, nous les interpellons. Il n'y a aucun bouc émissaire dans ce combat, comme semblerait le croire nos artistes musiciens. Nous procédons étape par étape.

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lundi 23 décembre 2013

20 barbouzes de Joseph Kabila expulsés de Paris, le jour même de l'interdiction du concert JB Mpiana et ses Magorodos

Alors que le sommet de l'Elysée a pris fin le 7 décembre dernier, 20 barbouzes de Joseph Kabila laissés dans les hôtels parisiens ont été débusqués par la police française. Des tontons Macoutes qui avaient pour objectif d'infiltrer la résistance congolaise, créer des troubles publiques le samedi 21 décembre 2013, jour prévu du fameux concert politique de JB Mpiana. Experte et très expérimentée la police française dans ce que l'on peut appeler "Opération luka Mpuku", elle a débusqué les 20 barbouzes et ils ont été accompagnés au pied d'un avion en direction de Kinshasa. Une expulsion en règle !

Pourquoi Joseph Kabila a-t-il sciemment laissé ses barbouzes à Paris avec objectif de créer des troubles publiques ? Le concert politique de JB Mpiana et ses Magorodos allaient-ils légitimer son régime ?

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Jean-Claude kalala: "Pour JB Mpiana et ses Magorodos, nous appliquons le "Plan C" !

Jean-Claude kalala Muayika, président de l'Association des Congolais de Zurich en Suisse-ACOZ

Croyant se vanter à la RTNC, JB Mpiana Tippo Tip qui a déclaré à des milliers de téléspectateurs que si son concert avait lieu le samedi 21 décembre 2013 à Paris, "Le Zénith allait explosé et que la France allait mettre 3 ans pour le reconstruire", "ses 150 maîtres chiens et ses loubards "Grands Frères étaient payés pour maîtriser les Congolais de l'étranger...". Ces déclarations alambiquées du musicien ligorodo ont fait bondir plus dans la communauté congolaise. Jean-Claude Kalala Muayika, président de l'Association des Congolais de Zurich (ACOZ) ne décolère pas. Avec un collectif d'autres associations congolaises de Suisse, ils ont décidé d'appliquer le "Plan C" à JB Mpiana et ses Magorodos.

1. Très rapidement la préfecture de police de Paris doit recevoir la copie de la vidéo de l'émission de RTNC où JB Mpiana se vante de faire exploser le Zénith de Paris. Comment avec 20 billets vendu à la Fnac, entre 5000 et 7000 Congolais anti-concert dehors, JB Mpiana pouvait "Exploser" le Zénith de Paris. L'argent est sorti dans le trésor public du régime de Kinshasa pour financer ce concert politique à Paris avec l'objectif créer un désordre public dans la ville lumière. La policière financière doit mener ses enquêtes pour découvrir la traçabilité claire de la provenance de l'argent du fameux concert.

2. Claude Alain, le pseudo producteur haïtien qui a tenté de se suicider n'est pas à la fin de ses peines. La communauté congolaise va le poursuivre à la police financière. Comment un non producteur peut se targuer de déclarer que la préfecture de police de Paris allait mettre à sa disposition plusieurs cars de CRS pour sa sécurité, celle de JB Mpiana et ses Magorodos ? Alain Claude paye-t-il l'impôt en tant que producteur ? S'il est en retard de payement la police financière va le lui rappeler.

3. Pourquoi Alain Claude qui savait d'avance que son pseudo concert humanitaire devenu concert caritatif c'est-à-dire "Ya ba bola" n'a-t-il jamais signaler à son assureur que ce concert était à haut-risques? Voulait-il tromper son assureur ? Espérait-il récupérer l'argent chez son assureur puisque les dégâts il y en aurait eu à gogos !

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dimanche 22 décembre 2013

Buzobérie: Tant pis si JB Mpiana Tippo Tip et ses Magorodos n'ont rien compris de leur échec "l'annulation du concert au Zénith à Paris" !

Son arrogance le perdra ! "Muana ya mayele ayokaka" ! Après son cuisant échec avec l'annulation pure et simple de son concert politique pour son "Raïs" au Zénith à Paris où les Congolais de l'étranger ont prouvé à la face du monde, unis ils peuvent faire bloquer la machine. Entre 5000 et 7000 Congolais ont battu les pavés parisiens samedi 22 décembre 2013 pour savourer la méga victoire des Résistants-Patriotes-Combattants Congolais face au griot-troubadour d'un régime dictatorial, honni, impopulaire et décadent. Sur la RTNC, alors que notre consoeur Mami Ilela pose de bonnes questions à l'individu JB Mpiana "Quelles leçons tirer de son échec ? Ses soutiens politiques ? Ses relations avec d'autres musiciens...?"

Écervelé, hautain, vantard et culotté JB Mpiana se permet de déclarer sans rire qu'il avait loué 150 maîtres chiens et des "Grands frères" pour sa protection. Que valent 150 maîtres chiens fassent à 5000 à 7000 Congolais de l'étranger ? La salle de Zénith Paris a une capacité de 6 293 places or les anti-concert de JB Mpiana et ses Magorodos étaient supérieurs au nombre de places de Zénith. D'après nos fins limiers, pas plus de 20 billets ont été vendus. A qui JB Mpiana ment-il ? Le chanteur ligorodo est -il devenu un mythomane ? Se ment-il à lui-même pour se donner de l'importance qu'il n'a pas ? C'est vraiment de la buzobérie par excellence.

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Guy Bedos, humoriste et dernier des Mohicans !

Il est le dernier des Mohicans. L’ultime rescapé d’une génération décimée, celle des Desproges, des Coluche, des Le Luron. Guy Bedos, son œil moqueur, sa voix éraillée, ses fiches bristol, ont traversé cinq décennies, épinglé six présidents de la République, connu autant d’alternances.

Genève, 3 mai 2013, au salon du livre et presse: Guy Bedos et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

Guy Bedos coupe la France en deux Guy Bedos coupe la France en deux A bientôt 80 ans (il est né le 15 juin 1934 à Alger), l’humoriste assure qu’il baissera le rideau lundi à l’Olympia, mais on ne croit pas trop à ces adieux qu’il repousse depuis déjà deux ans.

D’autant que sa verve ne s’est pas assagie avec l’âge. Et que ses cibles se renouvellent, quitte à déclencher des polémiques à rendre jaloux son fils Nicolas, pourtant expert en scandales médiatiques. Traitée de « conne » sur scène en octobre, l’ex-ministre Nadine Morano a menacé de porter plainte et exigé des excuses, qu’elle attend toujours. Bedos a préféré en rajouter une couche la semaine dernière sur France Inter : « Dire de Nadine Morano que c’est une conne, ce n’est pas de la diffamation, c’est de l’information. » Quant au président de l’UMP Jean-François Copé, il a « gagné un concours de têtes à claques ». Marine Le Pen, elle, est accusée de « faire la campagne de Hitler ».

Des sketchs cultes

La droite et l’extrême droite restent les victimes favorites de celui qui s’est toujours ouvertement classé à gauche. Mais ses amis politiques ne sont pas épargnés. François Hollande serait ainsi « une erreur de casting ». Soutien de Jean-Luc Mélenchon en 2012, il a depuis pris ses distances avec le patron du Front de gauche.

Si la jeune génération lui préfère Stéphane Guillon ou Gaspard Proust, les nouveaux snipers de la scène politique, Guy Bedos vient de prouver qu’il avait de beaux restes. Même son fils Nicolas, après avoir cherché à tout prix à se démarquer, semble suivre son exemple, alternant pièces, films, livres et chroniques ravageuses sur les plateaux télé.

L’avantage de sa retraite annoncée, c’est que l’artiste devrait retrouver sa casquette de comédien, au cinéma et au théâtre. Un volet de sa carrière quelque peu éclipsé par ses fameuses revues de presse. Car Bedos, c’est aussi des sketchs cultes avec Sophie Daumier, ou l’inoubliable Simon de « Un éléphant ça trompe énormément ». Le vieux singe n’a pas encore livré sa dernière grimace.

Sondage : Guy Bedos coupe la France en deux

A humour politique, jugement politique. Durant toute sa carrière, Guy Bedos s’est si souvent déplacé sur ce terrain que lorsque l’on interroge les Français sur l’homme, son talent comique ou sa popularité, un clivage gauche-droite apparaît immédiatement, quelle que soit la question posée.

Guy Bedos ne s’est jamais assagi Guy Bedos ne s’est jamais assagi Ainsi, 51% de nos concitoyens ont une bonne opinion de lui, 48% une mauvaise. Un score de second tour de présidentielle… Mais dans le détail des affinités politiques, 75% des sympathisants de gauche l’approuvent, contre 31% de ceux qui se situent plutôt à droite.

De la même manière, seuls 27% de ces derniers préfèrent ses sketchs politiques à ses traits d’humour non politiques, alors qu’à gauche, c’est plutôt le contraire. Un bémol tout de même à cette division, en particulier lorsqu’on étudie à la loupe la manière dont les sondés ont classé les qualificatifs qui s’appliqueraient le mieux à Guy Bedos. S’il est estimé très « gauche caviar » par 77% des sympathisants de droite, 45% de ceux de gauche ont le même sentiment. Un écart qui se resserre encore sur le qualificatif de « donneur de leçons » appliqué à l’humoriste : 71% des Français de droite et 51% de ceux de gauche le pensent!

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Echec et Mat: Méga Victoire, forte mobilisation des Congolais de l'étranger contre le concert de JB Mpiana le Tippo Tip

C'est la fin de la carrière musicale de JB Mpiana, le chanteur griot et ses magorodos provocateurs "Baleli na munoko ya mboka". Son défi osé, insensé contre les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais pour un concert politique à la gloire d'alias Joseph Kabila et son régime-maquillé en pseudo "concert humanitaire" le samedi 21 décembre 2013 a lamentablement échoué. Plus de 5 mille Congolais ont bravé le froid hivernal en battant les pavés parisiens de Château-Rouge à la République. Pourquoi JB Mpiana s'est-il autorisé d'aller au Palais du peuple faire ses civilités à Aubin Minaku, le Président de l'Assemblée nationale et réclamer un soutien politique. Son acte n'est-il pas politique ? Le raisonnement tarabiscoté de JB Mpiana du type lors de l'élection 2007 Nicolas Sarkozy a déjeuné avec Johnny Hallyday au Fouque't ne tient nullement debout. Johnny Hallyday n'a jamais composé une chanson à la gloire de Nicolas Sarkozy. Et la France n'est pas un pays en guerre, de famine, d'atteintes massives des droits de l'homme, l'impunité en mode de fonctionnement... Nicolas Sarkozy a été élu président de la République française. Il n'a jamais tripatouillé la Constitution, triché aux élections. Ce qui n'est le cas de son imposteur de "Raïs". L'annulation du concert de JB Mpiana Tippo Tip est une méga victoire de tous les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais à travers le monde. La fatwa anti-concerts va entrer dans sa quatrième année sans entrave. La culture congolaise n'a rien à voir avec une musique dévergondée, qui abaisse la femme congolaise...La solution pour JB Mpiana et ses magorodos, c'est de se recycler: en chauffeurs de taxi, vendeurs de makala, vendeurs de makasu et ngumba etc. JB Mpiana et tous les musiciens griots du joséphisme ne joueront plus dans aucune salle mythique de Paris.

Arrêté de la préfecture de Paris qui interdit le concert de JB Mpiana au Zenith...

PPRD Musica de Jibira Mpiaka en concert ce samedi 21-12-2013 à Kingakati

Plus de 5 mille Congolais contre le concert de JB Mpiana Tippo Tip au Zénith à Paris

8 millions de morts, 2 millions des personnes déplacés !

Concerts interdits sans la vérité des urnes !

Pas de troisième mandat pour Kanambe en RDC

Non à la balkanisation du Congo !

Pas de négociation avec les vaincus du M23 !

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samedi 21 décembre 2013

France: Un investisseur chinois en vin se crashe dans les vignes

Les recherches pour retrouver les trois derniers occupants disparus dans l'accident d'hélicoptère qui s'est écrasé vendredi soir dans la rivière Dordogne, avec quatre passagers à son bord, dont un milliardaire chinois, ont repris samedi matin.

Le milliardaire chinois Lam Kok posait ici avec sa femme hier le 20 décembre 2013 devant le domaine viticole qu'il venait d'acquérir. L'homme d'affaires était à bord de l'hélicoptère qui s'est abîmé dans une rivière en survolant le domaine. Son corps n'a pas encore été retrouvé.

James Grégoire et Lam Kok sont tous deux portés disparus à la suite du crash d'un hélicoptère.

Aux commandes de l'appareil se trouvait James Grégoire, qui avait vendu jeudi son domaine viticole bordelais du Château de La Rivière à l'homme d'affaires chinois Lam Kok, 46 ans.

L'acheteur, qui préside le groupe Brillant, spécialisé dans le négoce de thés prestigieux et l'immobilier de luxe, son fils âgé de 12 ans ainsi qu'un interprète avaient également pris place à bord de l'hélicoptère. Vendredi peu avant minuit, l'épave avait été repérée et un corps, encore non identifié, avait été repêché avant l'interruption des recherches pour la nuit.

Gros moyens de secours

Quatre bateaux pneumatiques ont été mis à l'eau samedi vers 8h30 avec des hommes grenouilles à leur bord pour plonger en direction de l'épave. Partis au large de la berge où est installé le poste de contrôle des opérations, les bateaux semblaient délimiter un périmètre de recherches, tandis que la brigade cynophile arpentait les berges de la rivière, a constaté une photographe.

Une vingtaine de véhicules de pompiers et de gendarmerie, dont un de l'identification criminelle, stationnaient aux abords et une cinquantaine d'hommes participaient aux recherches à l'endroit où un témoin a vu s'abîmer l'hélicoptère privé, sur la commune de Lugon-et-l'Île-du-Carnay, qui jouxte celle de La Rivière, d'où il avait décollé.

Une délégation de l'ambassade de Chine en France était attendue dans la matinée, a indiqué la préfecture de la Gironde. «Un ministre conseiller chargé des affaires consulaires de l'ambassade à Paris se rend sur place pour suivre les recherches et apporter assistance auprès des familles», a-t-on précisé de même source.

Pour une raison encore inconnue, l'hélicoptère, qui devait survoler les environs de la propriété de 65 hectares de vignes en appellation d'origine contrôlée (AOC) Fronsac, s'est abîmé dans la rivière Dordogne en fin de journée. Ce survol en hélicoptère devait ponctuer une journée de célébrations de la vente du château conclue jeudi, «le plus gros investissement chinois à ce jour dans le vignoble bordelais en terme de valeur», avait assuré en début d'après-midi le directeur général du domaine, Xavier Buffo, à l'issue de la conférence de presse.

Projet d'envergure

Lam Kok, son épouse et leur enfant avaient été présentés aux équipes du Château de La Rivière, et un repas avait ponctué les célébrations. Le projet du nouveau propriétaire, «hormis de continuer à élever la qualité des vins», était «de créer un haut lieu d'échanges culturels autour du thé et du vin», avait assuré M. Buffo, annonçant le projet de construction d'un «équipement hôtelier de très haut standing pour la dégustation de thés et de vins».

Le groupe Brillant, qui possède quatre «Relais et châteaux» en Chine, dont un immergé au milieu des plantations de thé de Pu'er, «voulait avoir son pendant dans le Libournais», avait précisé le maire de Libourne, Philippe Buisson (PS). La société est également propriétaire d'autres établissements hôteliers de luxe, de plantations de thés et de centres commerciaux.

Sinistre coïncidence, le précédent propriétaire du Château de La Rivière, Jean Leprince, avait, en février 2002, trouvé la mort à l'âge de 66 ans dans un accident d'avion lui appartenant.

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Egypte: Morsi sera aussi jugé pour évasion de prison en 2011

Le président égyptien Mohamed Morsi, destitué en juillet par l'armée, sera jugé pour évasion de prison et meurtres d'officiers durant la révolte ayant chassé en 2011 Hosni Moubarak, a-t-on appris samedi.

Mohamed Morsi a été destitué le 3 juillet par l'armée.

Après la destitution par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi, l'Egypte s'enfonce dans la crise. Il s'agit de la troisième affaire pour laquelle Mohamed Morsi, premier président élu démocratiquement en Egypte en juin 2012 et destitué par l'armée un an plus tard, va passer en justice.

Seront jugés avec lui 132 autres personnes, dont près de 70 membres des mouvements islamiste palestinien Hamas et chiite libanais Hezbollah, qui le seront par contumace.

Le parquet affirme que des militants des Frères musulmans, dont est issu Morsi, du Hamas, du Hezbollah et des jihadistes ont attaqué des prisons et des postes de police lors des premiers jours de la révolte de 2011, tuant des policiers et aidant des milliers de détenus à s'échapper.

Des dirigeants des Frères musulmans qui s'étaient échappés avec lui début 2011 de la prison de Wadi Natroun (au nord-ouest du Caire) figurent également sur la liste des personnes inculpées. Détenu depuis sa destitution le 3 juillet, Morsi est actuellement jugé pour complicité de meurtres de manifestants lorsqu'il était au pouvoir.

Il va en outre être jugé pour «espionnage» en vue de mener des «actions terroristes» impliquant le Hamas et des groupes jihadistes, a indiqué en début de semaine l'agence officielle Mena.

Depuis la destitution de Morsi, auquel des millions de manifestants avaient reproché de ne pas avoir su gérer le pays et de n'avoir servi que les intérêts de sa confrérie, ses partisans manifestent quasi-quotidiennement, malgré une répression qui a fait plus d'un millier de morts depuis le début de l'été et des milliers d'arrestations dans les rangs des islamistes.

Morsi avait affirmé lui-même par téléphone à une chaîne de télévision peu après son évasion que les gardiens de la prison avaient abandonné les lieux tandis que les détenus, profitant du chaos, s'étaient échappés.

Moubarak en résidence surveillée

L'ancien président Hosni Moubarak, en résidence surveillée dans un hôpital militaire du Caire en raison de sa santé défaillante, est lui poursuivi avec son ministre de l'Intérieur Habib el-Adli et six anciens responsables de son régime, pour «complicité de meurtres» de manifestants lors de la révolte.

Lors d'un premier procès en juin 2012, Moubarak, âgé de 85 ans, avait été condamné à la réclusion à perpétuité. Mais il avait ensuite saisi la Cour de cassation, qui a ordonné un nouveau procès.

Par ailleurs, Ahmad Chafiq, dernier Premier ministre de Moubarak et candidat malheureux à la présidentielle de 2012, a été acquitté jeudi par un tribunal qui le jugeait par contumace depuis qu'il a fui aux Emirats arabes unis.

Ce général à la retraite était accusé de corruption dans une affaire concernant une cession de terrains aux deux fils de Hosni Moubarak, Alaa et Gamal, actuellement en prison et jugés, comme leur père, dans d'autres procès.

Chafiq, qui a depuis fondé un parti politique, est désormais libre de revenir en Egypte, où des élections législatives et présidentielle doivent se tenir mi-2014.

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vendredi 20 décembre 2013

Zénitude: François Hollande réclame la présence des journalistes africains au Forum économique de Bercy

Deux médias congolais: Roger Bongos, Afrique Rédaction et Freddy Mulongo, Réveil FM International au Forum économique de Bercy, le 4 décembre dernier. Il est 16h30, lorsque le président de la République, François Hollande arrive à Bercy, accueilli par Pierre Moscovici, Ministre des finances. François Hollande très décontracté affichant une zénitude à couper le souffle, alors qu'il attend ses invités: Jakaya Kikwete, Président de la Tanzanie, Alassane Ouattara , Président de la Côte d'Ivoire) et Macky Sall, Président du Sénègal...François Hollande s'avance vers la presse et interroge: "Est-ce que les journalistes africains sont là ?"

Et dans son discours à la tribune de la grande salle de Bercy, François Hollande dira: "La France a besoin des investissements africains”. Le président François Hollande a abordé, lors de son allocution de clôture du forum économique franco-africain, le sujet sensible des visas économiques, affirmant que Paris devait faciliter les investissements africains en France.

“Doubler les échanges économiques entre la France et l’Afrique” dans les cinq ans à venir. Tel est le cap que s’est fixé François Hollande lors de son allocution de clôture du Forum économique franco-africain, qui s’est déroulé à Bercy mardi 4 décembre.

Un objectif ambitieux que le chef de l’exécutif français pense atteindre en s’appuyant, notamment, sur les recommandations du rapport Vedrine, remis plus tôt dans la journée au ministre de l’Économie Pierre Moscovici. François Hollande a, d’ailleurs, déjà repris à son compte certaines idées de l’ancien ministre des Affaires étrangères, telle que la création d’une fondation franco-africaine pour la croissance qui devrait voir le jour en 2014.

À l’issue d’une journée de débats à Bercy entre 600 chefs d’entreprises français et africains pour essayer de remettre la France en selle sur le continent africain, le président français a souligné que cet événement démontrait que “l’heure de l’Afrique était venu”. Pour lui, les entreprises françaises ne doivent plus hésiter à tenter l’aventure africaine car, avec ses plus de 5 % de croissance par an, “c’est le continent de l’avenir”. Un regard tourné vers le futur adopté par la totalité des intervenants au forum.

Mais pour François Hollande, ce “nouveau partenariat” n’est pas qu’une affaire de parts de marché en Afrique, où la France est actuellement à la traîne par rapport aux pays émergents comme la Chine et le Brésil. “La relation avec l’Afrique ne doit pas être à sens unique”, a insisté le chef de l’État, précisant que la France “avait besoin que les entreprises africaines investissent chez nous”.

Plus de visas économiques : une priorité ?

“C’est très innovant de la part d’un chef d’État français d’appeler ainsi les groupes africains à investir en France”, souligne Moctar Thiam, président du Club HEC du Mali. “Ça montre que le regard change à l’égard de l’Afrique”, ajoute Alain Kouadio, vice-président du Patronat de Côte d’Ivoire.

"La France ne lésine pas pour reconquérir un continent en expansion"

Pour concrétiser cet appel à une plus grande implication des entreprises africaines en France, François Hollande s’est emparé du sensible sujet des visas économiques. Le président français a souligné que les visas accordés aux entrepreneurs, étudiants ou encore artistes africains ont déjà augmenté de 13 % depuis le début de l’année. C’est, pour le chef de l’État, une manière de répondre au rapport Vedrine qui prône l'assouplissement des conditions d’octroi pour les ressortissants africains. “C’est un point que tous nos interlocuteurs africains ont soulevé”, a expliqué Hubert Vedrine.

Mais ce n’est pas, pour autant, la priorité pour tous les Africains. “Si on avait à hiérarchiser les priorités, la question des visas n’arriverait sûrement pas en haut de la liste”, assure Alain Kouadio. Pour lui, avant d’aller investir en France ou ailleurs, les entreprises africaines doivent déjà “consolider leur avantage chez eux et participer à densifier le tissu des PME pour répondre à la demande intérieure”. C’est sur ce terrain là qu’il attend plutôt la France. “Elle peut nous aider à faciliter l’accès à une formation de qualité et nous permettre de réaliser des projets d’infrastructure au coût le plus bas possible”, affirme Alain Kouadio.

Même si ce n’est pas une priorité, assouplir les conditions d’octroi des visas “est nécessaire”, souligne Moctar Thiam. Si la France poursuit sur cette voie, cela pourrait être, d’après lui, un signal intéressant “envoyé à certains pays africains qui commencent eux aussi à imposer de longues démarches administratives pour obtenir des visas économiques”.

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Des Etats réunis à Genève pour aider les Syriens assiégés

Réuni à Genève, un groupe d'Etats veut améliorer l'accès de l'aide humanitaire aux victimes du conflit. Quelque 2,5 millions de Syriens sont assiégés par les forces gouvernementales. A la Réveil FM international sur les réfugiés syriens qui sont "la patate chaude humanitaire" tant que la solution politique n'est pas trouvée, la secrétaire d'Etat américaine adjointe à la population et aux réfugiés Anne Richard feint de ne pas mieux comprendre notre question. Pirouette diplomatique, la conférence touche à l'humanitaire pas au politique.

La secrétaire d'Etat américaine adjointe à la population et aux réfugiés Anne Richard tire la sonnette d'alarme et dénonce les forces gouvernementales qui assiègent près de 2,3 millions de Syriens. (19 décembre 2013)

Près de 2,5 millions de Syriens sont assiégés par les forces gouvernementales et 250'000 d'entre eux sont coupés de toute aide humanitaire. Le groupe de 22 Etats s'est réuni à Genève pour faire appliquer la déclaration présidentielle du Conseil de sécurité de l'ONU adoptée le 2 octobre. «L'accès aux victimes est un défi majeur. Des obstacles importants demeurent», a affirmé à la presse Nancy Lindborg, administratice adjointe de l'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID).

Des progrès limités ont été réalisés pour l'octroi de visas aux travailleurs humanitaires et pour autoriser l'ONU à distribuer son aide en Syrie à partir de l'Irak, de la Jordanie et du Liban, a-t-elle indiqué. Mais ce n'est pas suffisant, a-t-elle dit à l'issue de la réunion.

Près de 2,5 millions de civils syriens sont assiégés par les forces gouvernementales, dont 250'000 sont privés de toute aide humanitaire, a affirmé la représentante des Etats-Unis.

Effort collectif

Le fait que des pays comme l'Iran, la Russie, la Chine, les pays du Golfe (mais non la Syrie) aient participé à la réunion laisse toutefois espérer que des pressions supplémentaires soient exercées sur Damas, a indiqué Nancy Lindborg.

«Un effort collectif est nécessaire pour obtenir un meilleur accès», a souligné la déléguée américaine. Une présence militaire sur le terrain serait nécessaire pour des corridors humanitaires et des zones démilitarisées ou des largages de vivres, ce qui n'est pas possible dans le contexte actuel, a-t-elle relevé.

La secrétaire d'Etat américaine adjointe à la population et aux réfugiés Anne Richard a souligné que l'appel lancé lundi par l'ONU de 6,5 milliards de dollars pour 9,3 millions de Syriens suppose un effort sans précédent de la communauté internationale. Premier pays donateur pour la période 2012-2013 avec 1,3 milliard de dollars, les Etats-Unis se sont engagés à augmenter leur aide.

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Genève II, Lakhdar Brahimi peaufine la préparation

L'émissaire de l'ONU Lakhdar Brahimi a reçu vendredi 20 décembre à Genève les représentants des Etats-Unis et de la Russie pour finaliser la préparation de la conférence Genève 2, qui commencera le 22 janvier à Montreux.

L'émissaire de l'ONU Lakhdar Brahimi.

La conférence Genève II, qui se tiendra dès le 22 janvier à Montreux, se précise: Lakhdar Brahimi a reçu les représentants de la Russie et des Etats-Unis. Les délégations invitées doivent encore faire l'objet d'un accord.

En particulier, les modalités de la participation de l'Iran et de l'Arabie saoudite à la conférence du 22 janvier font encore l'objet de discussions. Les délégations représentant l'opposition, alors que les Kurdes syriens réclament leur propre délégation séparée, sont aussi en discussion.

Le médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe va d'abord se concerter pendant la journée avec la secrétaire d'Etat américaine adjointe pour les affaires politiques Wendy Sherman et les vice-ministres russes des Affaires étrangères Mikhail Bogdanov et Gennady Gatilov.

Réunion élargie

Puis la réunion sera élargie aux représentants des autres pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (France, Grande-Bretagne, Russie), des pays voisins de la Syrie (Irak, Jordanie, Liban et Turquie), de l'Union européenne et de la Ligue des Etats arabes, ont précisé les Nations Unies. Lakhdar Brahimi doit s'adresser à la presse en fin d'après-midi.

Une délégation de la Coalition nationale syrienne (CNS) est à Genève. Elle ne participe toutefois pas à la réunion préparatoire au Palais des Nations, mais doit rencontrer des délégations en bilatérale. Le CNS a demandé un rendez-vous à Lakhdar Brahimi, ce qu'il a accepté, a précisé sa porte-parole Khawla Mattar.

La conférence internationale sera ouverte le 22 janvier à Montreux par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

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jeudi 19 décembre 2013

Le Pen condamné pour ses propos sur les Roms

Le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, lors d'une convention de son parti, le 17 novembre 2013 à Paris.

Le tribunal correctionnel de Paris l'a déclaré coupable d'injure publique envers un groupe de personnes en raison de son appartenance à une ethnie. Le parquet avait requis deux mois de prison avec sursis contre l'ancien leader frontiste, âgé de 85 ans.

Moquant les Roms, il avait suscité rires et applaudissements nourris en leur attribuant la phrase : "Nous, nous sommes comme les oiseaux, nous volons naturellement". Jean-Marie Le Pen a été condamné, jeudi 19 décembre, par le tribunal correctionnel de Paris à 5 000 euros d'amende pour ses propos sur les Roms, tenus le 22 septembre 2012 à La Baule (Loire-Atlantique) où se tenait l'université d'été du parti.

Le tribunal l'a déclaré coupable d'injure publique envers un groupe de personnes en raison de son appartenance à une ethnie. Le parquet avait requis deux mois avec sursis contre le président d'honneur du Front national, estimant, comme pour les associations parties civiles, qu'il s'agit sans conteste d'une injure à caractère racial. Pour l'avocat de l'ancien leader frontiste, Me Wallerand de Saint-Just, ce dernier faisait de l'humour. Il avait plaidé la relaxe pour ce "jeu de mots", "humoristique", "anodin" et "dérisoire".

Depuis cette sortie, en 2012, l'ancien président du parti a, à plusieurs reprises, visé les Roms dans des déclarations provocatrices : en août, à Nice, il a évoqué la "Romenade des Anglais", parodiant la célèbre promenade des Anglais.

Un mois plus tôt, le président d'honneur du Front national avait dénoncé la "présence urticante" et "odorante" des Roms dans cette même ville.

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Rome : Il met le feu à ses vêtements sur la place Saint-Pierre

L'homme de 51 ans a été hospitalisé à l'hôpital Santo Spirito de Rome. Ses motivations et la gravité de son état ne sont pas connues.

La place Saint-Pierre accueille un sapin venu de Bavière

Un Italien quinquagénaire a mis le feu jeudi matin à ses vêtements sur la place Saint-Pierre à Rome, a-t-on appris de source vaticane citant la police.

Cet homme de 51 ans a été hospitalisé à l'hôpital Santo Spirito de Rome. Ses motivations et la gravité de son état ne sont pas connues. Selon l'agence italienne ANSA, des télécaméras de surveillance ont montré un homme, apparemment avec les vêtements imbibés d'un liquide inflammable, qui y mettait le feu avec un briquet, vers 07h50 GMT.

Une ambulance, appelée par le Vatican, est intervenue très rapidement pour emmener le désespéré à l'hôpital.

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Maroc: Après le succès du tramway, Casablanca va préparer son futur métro aérien en 2014

Le tramway de Casablanca inauguré le 19 décembre 2012 par le roi Mohamed VI et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM International

Le tram de Casablanca fête son premier anniversaire en dépassant son objectif de trafic de 25% avec 100 000 voyages par jour. Au vu de la forte attente des casablancais en transport en commun, les autorités préparent maintenant la construction d'un métro aérien de 15 km. Un projet qui devrait être lancé mi-2014. Coût prévisionnel : plus de 700 millions d'euros. Il y a un an, nous accompagions le Premier ministre Jean-Marc Ayrault dans sa voyage officiel au Maroc. Le premier étape fut Casablanca où il avait inauguré le tramway avec le roi Mohamed VI.

Les Casablancais n'ont pas oublié ! Le Roi du Maroc Mohammed VI et le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault dans le tramway à la place des Nations Unies à Casablanca. Photo Réveil FM International

Après le tram, le métro aérien ? En ayant atteint le chiffre de 100 000 voyages par jour en une année, la fréquentation du tramway de Casablanca a vu ses objectifs initiaux, soit 80 000 voyages par jour largement dépassés. Le cumul des passages atteint lui sur un an 22 millions de voyages.

En dépit des inévitables incivilités, accidents et autres soucis de circulation surtout au début, c'est donc un succès pour Casa Tram, la société d'exploitation qui regroupe RATP Dev, Transinvest et la Caisse de dépot et de gestion (CDG). C'est à elle que Casa Transport, l'autorité chargée de la gestion des transports en commun du Grand Casablanca avait confié l'exploitation au terme d'un appel d'offre en juillet 2012.

Après ce projet de 600 millions d'euros en route, la capitale économique du Maroc songe donc à passer à l'étape suivante avec son projet de ligne de métro aérien d'une longueur de 15 km.

"Avant projet"

Cette ligne dejà inscrite au schéma directeur d'urbanisme permettrait selon Casa Transport 400 000 voyages par jour à elle seule grâce à une fréquence de passage élevée en site propre et ce à l'horizon 2018.

Le plan de développement urbain (PDU) veut de plus privilégier l'intermodalité en multipliant les correspondances avec la ligne du tramway au niveau de deux stations et des lignes de bus.

"Néanmoins, précise-t-on à L'Usine Nouvelle chez Casa Transport, le métro aérien est encore à l'état d'avant-projet. Les études s'étaleront jusqu'à la fin du premier semestre 2014. Il faudra entre temps finaliser la convention de financement en sachant que les discussions entre les partenaires sont en cours. Ce n'est qu'à la suite de cette signature que les différents appels d'offres seront lancés." Cela concerne tant les instrastructures que le matériel roulant.

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M23 : Réaction du Dr. Fweley Diangitukwa aux trois documents signés à Nairobi faisant suite aux pourparlers de Kampala

Dr. Fweley Diangitukwa www.fweley.wordpress.com

À la communauté internationale

Nous prenons à témoin Dieu, les Organisations internationales à travers les Nations unies, les Gouvernements et les Parlements des pays souverains du monde entier, pour dénoncer publiquement le projet de balkanisation de notre pays voulue par les États, les firmes transnationales et les lobbies qui exploitent les ressources naturelles à l’Est de la RD Congo.

Les solutions proposées aux Congolais dans chaque « Texte final » de Nairobi, sanctionnant les pourparlers de Kampala (à savoir (Déclaration du Gouvernement de la République démocratique du Congo, Déclaration sur les engagements du Mouvement du 23 Mars au terme du Dialogue de Kampala et Communiqué Final CIRGL-SADC sur les pourparlers de Kampala), sont iniques car elles n’ont pris en considération qu’une partie du problème.

En intimant l’ordre au Gouvernement congolais de réintégrer les soldats du M23 dans l’armée nationale congolaise, la communauté internationale a oublié que les soldats du M23 ne sont pas tous Congolais, qu’ils ont été soutenus par le Rwanda et l’Ouganda. Les preuves de leur appartenance à ces deux pays ont été fournies par les Experts des Nations Unies dans les différents rapports qu’ils ont rédigés, notamment le Rapport Mapping.

La Communauté internationale, via les Nations unies, sait que le CNDP et le M23 ont toujours été dirigés par des officiers rwandais, notamment par Laurent Nkunda Batware Mihigo qui vit tranquillement au Rwanda depuis sa fuite de l’Est de la RDC. Bosco Ntaganda est également Rwanda et c’est par le Rwanda qu’il est passé avant d’être arrêté et envoyé à la CPI (La Haye).

En remontant plus haut dans l’histoire, nous rappelons que le RCD-Goma, qui a donné naissance au CNDP et au M23, est lui-même issu de l’AFDL. Or, l’AFDL avait été créée de toutes pièces par le Rwanda de M. Paul Kagame, alors Premier ministre de ce pays, pour pourchasser les Hutus (FDLR) sur le territoire congolais. Résoudre la question du M23 revient à résoudre simultanément la question des FDLR à l’Est du Congo.

Ceux-ci doivent être intégrés dans l’armée rwandaise. Résoudre la question du M23 revient à résoudre également la question des rebelles ougandais, qui occupent une partie du territoire congolais. Ceux-ci doivent eux aussi être intégrés dans l’armée ougandaise. La Communauté internationale ne peut pas violer la souveraineté du Congo en s’ingérant dans les affaires intérieures de ce pays et respecter la souveraineté des pays qui sont à l’origine des conflits dans les Grands Lacs.

Il s’agit là qu’un comportement inique que nous dénonçons devant Dieu, les Organisations internationales à travers les Nations unies, les Gouvernements et les Parlements des pays souverains du monde entier. Pour espérer un retour d’une paix réelle dans la région des Grands Lacs, la question des conflits doit être traitée globalement. Or, dans chaque « Texte final » signé à Nairobi, il n’y a qu’une partie du problème qui a été traitée, celle de la réintégration du M23 dans l’armée congolaise.

S’agissant du retour des réfugiés, il est plus équitable et plus juste de demander le retour de tous les réfugiés vivant dans la région, y compris les FDLR, dans leur pays d’origine, après un recensement fait par une Commission neutre afin d’éviter la création de nouveaux conflits identitaires.

Pour tous les crimes commis sur le territoire congolais, nous réclamant la mise en place rapide d’un Tribunal pénal pour le Congo, comme dans les cas de l’ex-Yougoslavie et du Rwanda.

Nous dénonçons publiquement le contenu de trois déclarations faites dernièrement à Nairobi parce que seule la présidence de la République et le Gouvernement y ont été associés. Le Parlement et la Société civile de notre pays ont été superbement ignorés. Or, le président de la RD Congo, M. Joseph Kabila, est un sujet rwandais venu au Congo dans les bagages de l’AFDL et ce dernier travaille pour la sauvegarde des intérêts rwandais, ougandais et des milieux internationaux qui l’ont placé à la tête de notre pays.

Si la Communauté internationale s’entête et impose la balkanisation du Congo par l’indifférence et/ou par la force, le traitement inique de ce dossier sera à l’origine de la Troisième Guerre mondiale car le peuple congolais dans son ensemble ne l’acceptera pas et tous les peuples soumis et dominés du monde entier s’y opposeront, en commençant par les pays africains dont la souveraineté est régulièrement bafouée par les États qui l’ont instituée.

Dr. Fweley Diangitukwa www.fweley.wordpress.com

Au peuple congolais dans son ensemble

Commentaire sur la Déclaration du Gouvernement de la République démocratique du Congo signée à Nairobi par M Raymond Tshibanda Ntungamulongo [Les passages tirés du texte officiel sont en italique]

Dans le document signé par le Ministre des Affaires étrangères de la RD Congo, il est demandé en substance à l’État congolais « d’écouter le M23. D’évaluer ses doléances et de répondre à celles qui s’avéreraient légitimes ».

Nulle part, dans les trois documents, il est demandé au M23 d’écouter les exigences du peuple congolais qui a subi la violence de ses armes, qui a perdu les siens, dont les femmes ont été violées, dont les biens des hommes d’affaires ont été spoliés et dont les ressources naturelles ont été sauvagement pillées pour les livrer aux firmes transnationales.

Aujourd’hui, ce sont les victimes congolaises qui doivent se soumettre aux exigences du M23.

Dans quel pays au monde a-t-on déjà assisté à une telle résolution des conflits ? Personne n’a osé sanctionner le M23 pour les crimes commis sur le territoire congolais pendant le temps de son occupation d’une partie du territoire national.

Au contraire, le Secrétaire Général des Nations unies, Ban Ki Moon, et le président Museveni ont rappelé la demande introduite par le président Joseph Kabila « d’aider à trouver une solution politique au conflit entre le Gouvernement de la RDC et le M23 ». Cette demande du président Joseph Kabila montre clairement que la faiblesse dans le traitement du dossier vient directement de lui. Or, celui qui avait autrefois retiré la plainte de la RD Congo à la CPI contre le Rwanda. Ce comportement à répétition conforte la thèse de complicité avec l’ennemi. Pour quelle raison n’a-t-il pas exigé la mise en place d’un Tribunal pénal pour le Congo que nous avons toujours réclamé ? Ce même document demande au gouvernement congolais « de faciliter le retour dans la paix des ex-combattants du M23 et à mener à bonne fin le processus de leur démobilisation ».

Où vont-ils rentrer : dans les lieux mêmes où ils ont commis des crimes. Ils rentreront donc en vainqueurs puisqu’ils n’ont pas été sanctionnés. Quelle sera leur attitude vis-à-vis des autochtones et quelle sera celle des autochtones à leur égard ?

Dans ce document, il est écrit : « Le Gouvernement (congolais) s’engage à accorder l’amnistie aux membres du M23 pour faits de guerre et d’insurrection ». Si l’armée congolais a vaincu les soldats du M23, comment explique-t-on maintenant que le Gouvernement congolais s’engage à accorder l’amnistie aux membres du M23 ?

Il est également écrit : « Le Gouvernement (congolais) s’engage à répondre favorablement à une éventuelle demande des membres du M23 de se constituer en parti politique ». Avant même que le M23 n’introduise une telle demande et sans qu’on ait pris le temps de recenser ses soldats pour connaître la nature et la composition de ce groupe ainsi que l’origine de chaque soldat, l’État congolais lui déroule déjà le tapis comme cela s’était passé avec le CNDP afin que le M23 devienne un parti allié au PPRD.

Une telle attitude ne décourage pas les seigneurs de guerre à prendre les armes contre l’État congolais, car l’histoire immédiate montre qu’ils sont toujours bien récompensés à la fin des pourparlers, comme cela a été le cas du RCD-Goma, du RCD-Kisangani, du MLC, etc.

C’est une preuve évidente qu’il y a complicité au sommet et que l’État a été mis à genou par les États voisins, notamment le Rwanda et l’Ouganda, qui bénéficient du soutien de quelques grandes puissances occidentales et des firmes transnationales.

Quant à la question des réfugiés, le texte signé à Nairobi par notre Ministre des Affaires étrangères dit : « Le Gouvernement s’engage à œuvrer pour une mise en œuvre rapide des Accords triparties sur le rapatriement des réfugiés signés avec les États voisins et le Haut commissariat des Nations unies pour les Réfugiés ainsi que pour la réinsertion des personnes déplacées ». Voilà ouverte la brèche qu’avait toujours cherchée le Rwanda pour verser le surplus de sa population sur l’Est du Congo. M. Joseph Kabila vient de réussir la mission qui lui avait été confiée par son mentor Kagamé : la balkanisation du Congo. Non seulement il a suffisamment contribué à l’affaiblissement de l’armée nationale congolaise en plaçant des officiers rwandais dans les postes les plus stratégiques et les névralgiques, mais aussi en prenant en otage des institutions nationales. Voilà que maintenant les Rwandais, sous étiquette des réfugiés, peuvent s’introduire à l’Est du Congo en masse, librement et sans aucune formalité administrative et sans aucune inquiétude.

Ce qui est pire dans tout cela, c’est le fait que « le Gouvernement (congolais) s’engage à inclure des représentants de l’ex-M23 dans la structure nationale chargée des questions des réfugiés ». En signant ce document, le Ministre des Affaires étrangères, M Raymond Tshibanda Ntungamulongo, était-il ivre ou non, avait-il subi de menaces de mort au cas où il ne le signait pas ou non ? Où sont passés son patriotisme et son nationalisme ? Pour quelle raison le Parlement congolais, après avoir pris connaissance dudit document, ne le suspend-il pas afin de le soumettre au peuple congolais ? Dans quelle logique le Gouvernement actuel nous emballe-t-il et jusqu’à quand durera ce cirque ?

Quant aux biens spoliés, extorqués, volés, pillés et détruits, une logique semblable aux questions des réfugiés est reprise dans le traitement de ce dossier.

Le Gouvernement (congolais) associe les spoliateurs, les voleurs, les pilleurs et les destructeurs dans la recherche de la solution comme si l’État congolais est incapable d’établir les faits et de sanctionner les coupables. Le texte signé à Nairobi par notre Ministre des Affaires étrangères, M Raymond Tshibanda Ntungamulongo, dit : « Cette Commission sera composée de manière représentative et inclusive, compte dûment tenu des principales parties prenantes, dont des représentants de l’ex-M23 ».

Nous sommes obligés de nous répéter pour dire qu’une telle attitude ne décourage pas les seigneurs de guerre à prendre les armes contre l’État congolais, car ils sont toujours bien récompensés à la fin des pourparlers comme cela a été le cas du RCD-Goma, du RCD-Kisangani, du MLC, etc.

C’est une preuve évidente qu’il y a complicité au sommet et que notre pays a été mis à genou par les États voisins, notamment le Rwanda et l’Ouganda, qui bénéficient du soutien de quelques grandes puissances occidentales et des firmes transnationales.

Après avoir convoqué les concertations nationales qui n’ont servi à rien sinon à dépenser inutilement l’argent de l’État, voilà « le Gouvernement (congolais) s’engage (maintenant) à mettre en place une Commission de réconciliation nationale ». Ah si le ridicule pouvait tuer !

En tout cas seuls les laudateurs peuvent comprendre une telle logique contradictoire. La science politique que nous avons étudiée à l’Université de Genève ne nous donne pas des outils pour analyser l’incompréhensible et une telle bêtise humaine.

De la même façon, « La Commission nationale de réconciliation sera constituée de personnes intègres et représentatives, sélectionnées dans le respect des principes d’équité, d’inclusion et d’égalité. Des représentants de l’ex-M23 en feront partie ».

Pour le Gouvernement congolais, les soldats du M-23 qui ont mené une guerre atroce contre l’État congolais sont rapidement devenus des « personnes intègres » qui respectent les principes d’équité. Comme pour les concertations nationales où le Parlement a été dépouillé de ses fonctions et de ses responsabilités (alors que c’était son job d’organiser lesdites concertations nationales, car c’est au Parlement que l’on trouve les représentants du peuple en concertation), « La Commission nationale de réconciliation sera placée sous l’autorité suprême du Président de la République et sous la supervision du Premier Ministre ».

Quel est alors le travail du Parlement : juste pour inaugurer les chrysanthèmes ? Et pour quelle raison, le président Kabila refuse-t-il d’associer le Parlement dans une question d’intérêt national ?

En tout cas, les trois documents signés à Nairobi montrent clairement que depuis la création du CNDP, la logique n’a pas changé et les revendications sont restées les mêmes. Ce n’est pas nous qui le disons mais le texte signé par notre Ministre des Affaires étrangères qui dit au point 10 : « Le Gouvernement réaffirme sa détermination à finaliser la mise en œuvre des engagements qui avaient été pris dans le cadre de l’Accord du 23 mars 2009 signé avec le CNDP et qui, tels que stipulés dans les conclusions de la réévaluation dudit Accord (voir Annexe C) n’ont pas été réalisés ou l’ont été partiellement qui sont encore d’actualité et… ».

A-t-on envoyé des Congolais de souche à Nairobi qui se soucient de la souveraineté de leur État ou des traîtres vendus à la cause défendue par les États voisins (le Rwanda et l’Ouganda) et par les puissances étrangères ? C’est à notre tour de nous interroger.

Chers Compatriotes composant le peuple congolais dans son ensemble, si vous n’avez toujours pas compris, malgré nos cris d’alarme à répétition, il est temps de prendre conscience et de réagir collectivement. Notre pays est en danger. La balkanisation est devant nos portes. Demain, il sera trop tard. À chacun de remplir son devoir patriotique. La postérité nous en sera reconnaissante.

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Plus de 1 000 morts en Centrafrique depuis début décembre, selon Amnesty

Le dernier bilan des violences faisait état de 600 morts, dont 450 à Bangui, selon l'ONU.

Des chrétiens anti-balakas en Centrafrique, le 15 décembre 2013.

Sous le regard de soldats des troupes africaines, plusieurs personnes enterrent les corps de 16 musulmans, au nord de Bangui (Centrafrique).

En Centrafrique, pays livré au chaos, Amnesty International tient la macabre comptabilité des violences. L'ONG a dénombré "plus de 1 000 morts" depuis le 5 décembre, date d'une soudaine flambée de violences, indique son site internet, jeudi 19 décembre.

Le dernier bilan de ces violences faisait état de 600 morts, dont 450 à Bangui, selon l'ONU. D'après Amnesty International, la plupart des victimes ont été tuées lors de représailles de l'ex-rébellion Séléka à Bangui, mais également dans les atrocités des milices d'autodéfense villageoises en province.

"Atrocités sectaires"

Les violences ont pris de l'ampleur le 5 décembre. Au moment où les troupes françaises attendaient l'aval des Nations unies pour intervenir, des milices chrétiennes anti-balakas infiltrées à Bangui, la capitale, ont fait du porte-à-porte, massacrant 60 hommes musulmans. Les forces de l'ex-rébellion Séléka ont alors "mené des représailles à grande échelle contre les chrétiens, tuant près de 1 000 hommes en deux jours et pillant systématiquement les maisons des civils", selon Amnesty. L'ONG souligne que "des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité sont commis par les deux parties en conflit".

Ce nouveau bilan d'Amnesty coïncide avec la publication d'un rapport d'Human Rights Watch (HRW) sur la situation en Centrafrique. Cette autre ONG met l'accent sur une inquiétante spirale d'"atrocités sectaires". D'après HRW, depuis septembre, les anti-balakas ont tué "plusieurs centaines de musulmans, incendié leurs habitations et volé leur bétail".

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mercredi 18 décembre 2013

Conseil des droits humains à l'ONU-Genève: Hommage à Nelson Mandela "Madiba" !

L'ONU a rendu hommage mardi 17 novembre 2013 à Genève au dirigeant sud-africain Nelson Mandela, mort il y a dix jours. Une minute de silence a été observée dans la salle de Conseil aux droits de l'homme.

Koffi Anan, l'ancien Secrétaire Général de l'ONU, le dernier à prendre parole avant l'hymne sud-africain.

L'ONU a rendu hommage mardi à Genève au dirigeant sud-africain Nelson Mandela. Dans la salle du Conseil des droits de l'homme, au Palais des Nations, des bougies ont été allumées après une minute de silence en l'honneur de l'ancien président sud-africain.

Lors de la cérémonie en présence de plus de 500 personnes, un message du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a été lu et la Haut commissaire aux droits de l'homme Navi Pillay s'est exprimée par vidéo. L'ambassadeur d'Afrique du Sud Abdul Samad Minty et l'ex-secrétaire général de l'ONU Kofi Annan ont apporté leur témoignage.

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L'acteur Français Roger Hanin traîne les Mitterrand en justice

L'acteur français a demandé mardi en justice le remboursement de près de 300'000 euros prêtés à Danielle Mitterrand pour payer la caution de son fils Jean-Christophe dans l'affaire de l'Angolagate.

Roger Hanin pris en photo en 2001.

Roger Hanin, acteur et beau-frère de feu François Mitterrand, a déposé plainte contre les fils de l'ancien président afin de récupérer son argent.

«On a tout essayé, en vain», pour obtenir à l'amiable le remboursement de 1,5 million de francs (en francs français de l'époque, équivalent à 230'000 euros), puis 400'000 francs (60'000 euros) prêtés à Danielle Mitterrand, qui cherchait alors à réunir l'argent pour régler la caution -«rançon» avait-elle dit- de 5 millions de francs (760'000 euros) de son fils, brièvement incarcéré fin décembre 2000 et libéré en janvier 2001, a plaidé Me Olivier Pardo, avocat de Roger Hanin.

L'acteur a donc «de guerre lasse» assigné les fils de l'ancien président, Gilbert et Jean-Christophe, demandant par ailleurs le remboursement d'un dernier prêt, de 250'000 francs (38'000 euros), consenti à titre personnel à ce dernier, pour renflouer une affaire de pêcherie qu'il avait montée en Mauritanie.

«Tout ça, c'est du cinéma»

Me Pardo a estimé que c'était une «loi d'honneur que de rembourser ceux qui vous ont aidé quand vous étiez dans la difficulté».

En l'absence de tout écrit, hors un projet de reconnaissance de dette, Me Pardo estime que l'on se trouve dans «un cas d'école d'impossibilité morale» de demander dans un moment si difficile un écrit à «sa belle-soeur, à l'épouse d'un président de la République et à une grande dame par elle-même». «Tout ça, c'est du cinéma», réplique Me Jean-Pierre Versini-Campinchi, pour les frères Mitterrand. Et d'assurer que «de 2001 à janvier 2013, il n'y a eu aucun commencement de début de demande» de remboursement, et «qu'on a commencé à vous réclamer de l'argent quand Roger Hanin, 88 ans, a été placé sous curatelle» de sa fille Isabelle.

Il insiste sur une «jurisprudence constante»: «Si vous exigez le remboursement, il vous appartient d'apporter la preuve de l'obligation à rembourser.» Or, en l'espèce, soutient-il, si Roger Hanin et la tante de Jean-Christophe Mitterrand «avaient eu le sentiment que cet argent devait être restitué», ils l'auraient demandé.

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Vatican: Le pape a fêté ses 77 ans avec des SDF

Le pape François a fêté hier mardi 17 décembre 2013 ses 77 ans en compagnie de quatre sans-abri avec avec qui il a partagé son petit déjeuner, alors que des milliers de fans sur Twitter lui souhaitaient un bon anniversaire.

Le pape François a reçu des sans-abri pour partager le petit déjeuner.

Journée spéciale pour le souverain pontife qui partage son petit-déjeuner avec des sans-abris et est désigné meilleure personnalité de l'année 2013 par The Advocate, le plus ancien magazine américain de défense des homosexuels.

Le journal a expliqué que le pape, tout en s'opposant toujours au mariage entre personnes du même sexe, avait adopté une attitude «qui contraste singulièrement avec la rhétorique (anti homos) de ses deux prédécesseurs». Interrogé en juillet sur la présence d'homosexuels au sein de l'Eglise catholique, le pape François avait répondu: «Si une personne est homo, cherche Dieu et fait preuve de bonne volonté, qui suis-je pour la juger ?».

Le pontife avait déjà été sacré la semaine dernière homme de l'année par le magazine américain Time.

«Climat familial»

Il a commencé cette journée un peu spéciale en célébrant la messe à la résidence Sainte-Marthe, où il réside. Le personnel de la maison y avait été convié, afin de créer «un climat particulièrement familial», selon un communiqué diffusé par le bureau de presse du Vatican.

L'aumônier du pape, Mgr Konrad Krajewski, lui a présenté quatre sans domicile fixe (SDF), habitués du quartier du Vatican, avec qui il a partagé son petit déjeuner, pris après la messe.

Pour les plus démunis

Le prélat polonais, à la tête du «service de premier secours» du Vatican, a raconté récemment comment il mettait en pratique les priorités de François pour une Eglise solidaire, en venant en aide aux plus démunis.

Pour financer ces opérations, il délivre des «parchemins» agrémentés du sceau papal, pour la somme de 25 euros minimum. L'an dernier, quelque 250'000 parchemins ont été vendus, 6500 aides fournies.

Sur les réseaux sociaux

«Buon compleanno Papa Francesco, tanti auguri @pontifex, feliz cumple Santità»: les voeux de bon anniversaire ont fleuri sur les réseaux sociaux toute la matinée, durant laquelle le mot dièse #papafrancesco a figuré parmi les dix sujets les plus commentés sur Twitter Italia.

Parmi ces messages, celui de la chanteuse italienne Laura Pausini, qui a twitté en espagnol - la langue maternelle de François - «Feliz cumpleaños Papa Francesco. Esta cancion es para ti», en lui dédiant l'une de ses chansons de Noël.

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Russie: Des homosexuels représenteront les USA aux Jeux olympiques d'hiver de Sotchi

La délégation officielle des Etats-Unis aux Jeux olympiques d'hiver de Sotchi comprendra des athlètes revendiquant leur homosexualité.

L'ancienne joueuse de tennis Billie Jean King.

Des homosexuels représenteront les USA aux JO de Sotchi. L'ancienne joueuse de tennis Billie Jean King fera notamment partie de la délégation. Elle avait été l'une des premières athlètes de son rang à avoir déclaré publiquement son homosexualité.

La Russie s'est attirée les critiques d'organisations de défense des droits de l'homme et de pays occidentaux après la récente adoption d'une loi condamnant la «propagande» homosexuelle.

«La délégation américaine aux Jeux olympiques représente la diversité des Etats-Unis», a déclaré un porte-parole de la présidence américaine, Josh Earnest. «Tous les membres de notre délégation se sont distingués par leurs réalisations dans les domaines du service de l'Etat, de l'activisme civique et du sport.»

La Maison blanche a refusé de dire si la composition de cette délégation officielle était destinée à adresser un message aux autorités russes.

Outre Billie Jean King, la délégation comprendra la hockeyeuse Caitlin Cahow, qui a participé aux deux derniers Jeux olympiques et revendique aussi publiquement son homosexualité. Elle représentera les Etats-Unis lors de la cérémonie de clôture.

La Maison blanche a déclaré que, pour des raisons d'agenda, le président Barack Obama ne pourrait se rendre à Sotchi, qui accueillera les JO du 7 au 23 février. Son homologue français François Hollande ne se rendra pas non plus aux Jeux d'hiver, sans que la France ne précise pourquoi. Il en va de même pour le président allemand Joachim Gauck.

La délégation américaine sera en outre emmenée par une personnalité de moindre envergure que lors des Jeux précédents puisqu'elle sera conduite par l'ancienne secrétaire à la Sécurité intérieure Janet Napolitano, désormais présidente de l'université de Californie.

En 2012 à Londres, la délégation était présidée par la First Lady, Michelle Obama, tandis que deux ans plus tôt, à Vancouver, ce rôle était revenu au vice-président Joe Biden.

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Reporters sans frontières: 71 journalistes ont été tués en 2013

2013 en chiffres :

Journalistes tués : 71 (-20%)

Journalistes interpellés/arrêtés : 826 (-6%)

Journalistes agressés ou menacés : 2160 (+9%)

Journalistes enlevés : 87 (+129%)

Journalistes qui ont fui leur pays : 77 (+5%)

Collaborateurs des médias tués : 6

Net-citoyens et citoyens-journalistes tués : 39 (-17%)

Blogueurs et net-citoyens arrêtés : 127 (-12%)

Journalistes tués :

39 % en zone de conflit

8% de freelance

4% de femmes journalistes

Types de médias :

Presse écrite : 37%

Radio : 30%

TV : 30%

Web (portail d’information en ligne) : 3%

178 journalistes emprisonnés (au 15 décembre 2013)

Le bilan annuel des violations de la liberté de l’information, établi chaque année par Reporters sans frontières, témoigne en 2013 d’un niveau élevé de journalistes tués dans l’exercice de leurs fonctions (71) malgré une légère baisse (-20%) et d’une augmentation importante des enlèvements (+ 129%). Les exactions commises contre ceux qui exercent le journalisme demeurent à un niveau général élevé. « La lutte contre l’impunité doit être une priorité de la communauté internationale, à quelques jours du 7ème anniversaire de la résolution 1738 du Conseil de sécurité des Nations unies sur la sécurité des journalistes, et alors que de nouveaux textes internationaux sont venus renforcer le dispositif normatif de protection,” déclare Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières.

Selon le recensement de Reporters sans frontières, 71 journalistes ont été tués dans le cadre de leurs fonctions dans le monde. Les zones les plus touchées sont l’Asie (24 morts),le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (23 morts). L’Afrique sub-saharienne connaît une baisse drastique du nombre de tués, qui passe de 21 en 2012 à 10 en 2013 et reflète une diminution des assassinats de journalistes en Somalie (7 en 2013 contre 18 en 2012). L’Amérique latine connaît une faible diminution du nombre de journalistes assassinés dans le cadre de leur exercice professionnel (12 morts en 2013 contre 15 en 2012).

La Syrie, la Somalie et le Pakistan confortent leur position parmi les cinq pays les plus meurtriers pour la profession (lire plus bas). Ils sont rejoints cette année par l’Inde et les Philippines, qui supplantent le Mexique et le Brésil. Le Brésil compte pourtant cinq tués en 2013, soit le même chiffre que l’année précédente. Deux journalistes ont été tués au Mexique, mais trois autres ont disparu. Le retour du Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI) au pouvoir il y a un an et les pressions nouvelles exercées sur les médias par les centres de pouvoir contribuent à une forte hausse de l’autocensure. C’est malheureusement à ce prix que peut se comprendre une baisse toute relative du nombre de morts dans un certain nombre de pays.

Parmi les journalistes tués cette année, quatre sur dix (39 %) ont été victimes de conflits. Sont ainsi comptabilisés les journalistes tués en Syrie, en Somalie, au Mali, dans les provinces de Chhattisgarh (Inde), du Balouchistan (Pakistan) et du Daghestan (Russie). Les autres ont été victimes de la couverture d’attentats, ou assassinés par des groupes liés au crime organisé (mafia, narcotrafic, etc), des milices islamistes, par des forces de l’ordre ou sur ordre d’officiels corrompus. Les 71 journalistes tués en 2013 étaient en majorité issus de la presse écrite (37%), de la radio (30%), de la TV (30%) ou de plateformes d’information en ligne (3%). Ils étaient de sexe masculin (96%) pour l’immense majorité d’entre eux.

Le nombre de journalistes tués en 2013 dans le cadre de leurs activités d’information baisse de 20% par rapport à l’année 2012, qualifiée par Reporters sans frontières d’”hécatombe pour la presse” avec 88 tués. Le nombre de journalistes tués s’est élevé à 67 en 2011, 58 en 2010, 75 en 2009. Cette diminution est relativisée par un accroissement des agressions et des menaces, qu’elles émanent de groupes infra-étatiques ou des forces de l’ordre. Les journalistes ont systématiquement été pris pour cibles par les forces de l’ordre en Turquie et dans une moindre mesure en Ukraine, en marge des mouvements de protestation du parc Gezi et de la place Maïdan. Le “Printemps brésilien” a donné lieu à des actes de répression d’une grande ampleur avec plus de 100 cas recensés, la plupart attribués au zèle répressif de la police militaire. La Colombie et le Mexique ont également connu d’importantes vagues de protestations propices à ce genre de brutalités. Les professionnels des médias ont été en première ligne des troubles politiques qui ont agité l’Egypte en 2013, des troubles interconfessionnels en Irak et de l’insécurité entretenue par les milices en Libye. En Guinée, les journalistes ont été régulièrement menacés par les deux bords, au cours des manifestations qui ont précédé les élections. Les attaques et menaces se sont également accrues au Pakistan, au Bangladesh et en Inde, parallèlement aux assassinats.

L’année 2013 a été marquée par une augmentation du nombre de journalistes kidnappés (87 contre 38 en 2012). L’immense majorité des cas répertoriés concerne le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (71), suivis de l’Afrique sub-saharienne (11). Quarante-neuf journalistes ont été enlevés en Syrie en 2013 et 14 en Libye. Le rythme des enlèvements s’est accéléré en Syrie en 2013. Ils revêtent un caractère de plus en plus systématique et dissuadent dans de nombreux cas les reporters de se rendre sur le terrain. Si les journalistes étrangers sont de plus en plus ciblés par le régime et des groupes islamistes tels que l’Etat islamique d’Irak et du Levant (ISIS) et Jabhat Al-Nosra, leurs collègues syriens demeurent les plus exposés. Au moins 18 représentants de la presse étrangère et 22 acteurs syriens de l’information sont toujours otages ou portés disparus.

La violence et l’insécurité contraignent un nombre grandissant de journalistes à l’exil. La violence du conflit syrien a précipité le départ d’au moins 31 journalistes professionnels ou citoyens au cours de l’année 2013. Nombre d’entre eux se trouvent actuellement sans ressources et vulnérables en Turquie, en Jordanie, au Liban ou en Egypte. Accusés de soutenir les Frères musulmans et victimes de xénophobie en Egypte, interrogés et intimidés par les services de sécurité jordaniens, menacés par les milices pro Al-Assad au Liban, leur situation demeure souvent extrêmement précaire.Malgré l’élection à la présidence du candidat modéré Hassan Rohani en juin 2013 et ses promesses d’ouverture, 12 journalistes iraniens ont fui leur pays pour assurer leur sécurité et fuir la répression de Téhéran en 2013. La tyrannie du régime d’Asmara a provoqué en 2013 le départ de cinq professionnels de l’information érythréens refusant de se transformer en valets de la propagande du régime d’Issaias Afeworki ou craignant d’être arrêtés et détenus au secret dans les terribles camps de prisonniers du pays. L’hémorragie de journalistes continue en Somalie. Echouant le plus souvent au Kenya voisin, ils ont vu leurs situations se fragiliser et leurs conditions de vie se dégrader en 2013. En cause, les sentiments xénophobes exacerbés par l’offensive militaire kenyane en Somalie débutée en 2011 ainsi que l’incertitude régnant autour de l’enregistrement des demandes de protection somaliennes par le Haut Commissariat pour les réfugiés des Nations unies.

Au moins 178 journalistes sont emprisonnés à ce jour. La Chine, l’Erythrée, la Turquie, l’Iran et la Syrie demeurent, comme en 2012, les cinq principaux geôliers du monde pour les journalistes (lire plus bas). Le nombre de prisonniers reste stable en Chine, en Erythrée, en Iran et en Syrie, et connaît une baisse relative en Turquie. Si des réformes législatives ont abouti à la remise en liberté conditionnelle d’une vingtaine de journalistes turcs, elles restent encore très insuffisantes au regard des pratiques répressives de la justice.

Les atteintes sont perpétrées contre les acteurs de l’information au sens large. Outre ces 71 journalistes tués, les citoyens-journalistes et net-citoyens sont touchés de plein fouet (39 tués en 2013, 47 en 2012), notamment en Syrie. Ces citoyens-journalistes, hommes et femmes, exercent la fonction de reporters, photographes ou vidéastes et tentent de documenter leur quotidien et la répression.

Le 13 décembre dernier, le secrétaire général de Reporters sans frontières, Christophe Deloire intervenait devant le Conseil de sécurité de l’ONU à New York lors d’une réunion sur le thème : « Protéger les journalistes ». A cette occasion, il s’est prononcé pour un durcissement de la lutte contre l’impunité. Reporters sans frontières demande que soit amendé l’article 8 du Statut de la Cour pénale internationale relatif aux crimes de guerre, afin de qualifier expressément comme tel “le fait de lancer des attaques délibérées contre les journalistes, les professionnels des médias et le personnel associé”. L’organisation recommande la mise en place d’un groupe d’experts indépendants ou un groupe de suivi, rattaché au Secrétariat général des Nations unies, qui suivrait le respect par les États-membres de leur engagement sur le traitement judiciaire impartial et efficace des violences contre les journalistes. Enfin, Reporters sans frontières demande à l’ONU et aux Etats membres de favoriser des procédures de protection et de réinstallation pour les acteurs de l’information et défenseurs des droits de l’homme menacés dans les pays de transit et de mettre en place un mécanisme d’alerte spécifique.

Pour établir ces chiffres, Reporters sans frontières se fonde sur des données précises, collectées tout au long de l’année grâce à son activité de veille des violations de la liberté de l’information. Sont inclus dans ces statistiques les journalistes et les net-citoyens ayant trouvé la mort dans le cadre de leur travail d’information.

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Plagiat : Que Veut congoindépendant contre Réveil FM International ?

Réveil FM International est-il devenu le punching ball où n'importe quel quidam frustré peut taper dessus sans l'effet boomerang? A Réveil FM International, la simplicité dans la persévérance est notre leitmotiv de la vie. Notre zénitude provient, de part nos engagements dans les organismes de la défense des journalistes et de la liberté d'expression, c'est dans nos convictions de ne pas s'attaquer aux "confrères". Défendant le pluralisme médiatique, Réveil FM International ne se considère en concurrence avec aucun média, petit ou grand. Est-ce que c'est une faiblesse ? Pas du tout car à Réveil FM International rien ne nous impressionne et nous ne sommes pas des complexés. En bon chien de garde et roquet nous savons aussi mordre les mollets quand il le faut ! Nous respectons chaque média par rapport à sa ligne éditoriale. Nous tenons à la pluralité d'opinion qui est plus que nécessaire pour la liberté d'expression. Il nous arrive souvent de garder silence parce que la vérité est toujours têtue et le temps parfois aillé. Mais lorsqu'on se fait attaquer injustement par un "Confrère", comment agir ? quelle attitude avoir ? Faut-il se taire au risque de se faire avoir ?

Baudoin Amba Wetshi, l'accusateur de Réveil FM International

Notre article du jeudi 9 avril 2009: Le Général Mbunza Mabe est décédé en Afrique du sud ! Ignorant que notre frère est médecin en Afrique du Sud et que l'information nous l'avions de source plus que sûre, après confirmation d'autres sources, l'information avait fait sorti du bois, Lambert Ngoyi de Congonet radio qui alors nous avait traité de tous les noms d'oiseaux, on peut encore lire sur le net sous le titre: " Freddy Mulongo, coupagiste et collabo " Cet journaliste rate qu'est Freddy Mulongo (actuellment etudiant a Paris) avait voulu faire croire que Lambert Ngoi était inconnu au Japon et qu'il utilisait un pseudonyme. Ce coupagiste kinois, Freddy Mulongo, exile economique volontaire a Paris, ne travaille-t-il pas en realite pour Kanambe ? La question mérite d’être posée en ce moment ou la diaspora est fortement infiltree par la peste des collabos au service du tutsi-rwandais. Rappelons que Ngbanda (le patron de Freddy Mulongo) avait déjà négocié avec les kabilistes et avait sollicite son retour a Kinshasa. Ngbanda s'est rallie au CNDP du génocidaire Nkunda dans l'espoir de se voir attribuer une place parmi les postes qui seront bientôt donnes au gouvernement et ailleurs par Kanambe au CNDP. Ngbanda avait tente de nier les faits mais RFI est venu a nouveau confirmer le partenariat NGbanda-Nkunda. Freddy Mulongo, coupagiste au Congo pourrait etre aussi en mission pour le compte des kabilistes pour se rapprocher des figures emblématiques de l'opposition extérieure et glaner des renseignements tout en prétendant "faire connaitre" au public les grands de la diaspora congolaise. VIGILANCE !!!

Que des balivernes, des grossières mensonges sans tête ni queue. Si à 45 ans on est encore étudiant, c'est que quelque part on a raté sa vie. La vie active, les cotisations sociales pour la retraite n'attendent pas. Sorbonnard, après des brillantes études à Paris nous avions la ferme décision de rentrer au Congo pour implanter Réveil FM et encourager les radios communautaires, nous n'avions que 32 ans lorsque notre rêve par la grâce de Dieu s'est concrétisé. Nous n'avons jamais travaillé pour quelqu'un, nous n'avons jamais été membre d'aucun gouvernement ni d'un service public. Nous assumons notre indépendance Si on est indépendant on assume jusqu'au bout !

Il s'avère que pour notre regretté Général Mbuza Mabé, contre espèces sonnantes et trébuchantes du régime de kinshasa, la famille a été convaincu de ne pas faire du bruit sur le décès et ce n'est que deux semaines plus tard que le deuil a été annoncé.

La vraie différence entre la Belgique et la France est que l'une est une monarchie et l'autre une république. Lorsqu'on vit la démocratie dans une monarchie la vit-on comme dans une République ?

Nous sommes un des rares sites qui n'affichent pas ses coordonnées, alors que nous nous préparionse d' aller tranquillement à notre culte dominical, il est 10h40, dimanche 16 décembre 2013, lorsque notre téléphone sonne c'est Beaudoin Amba Wetshi au bout de fil : "Freddy je t'appelle puisque dans ton dernier article , il y a une partie qui est pour congoindépendant" Je lui explique que je ne suis pas à Paris et que je vais vérifier puisque c'est Nicole Thompson mon assistance qui a mis en ligne.

A 10h52, Nous nous permettons d'envoyer un mail: Freddy Mulongo à Wetshi Amba

à Wetshi

Cher Amba Wetshi,

Je te présente mes excuses car je fais très attention à cela . J'ai bien demandé à Nicole qui m'assiste de la seconde partie en gras avec ta signature en bas. Je suis hors de Paris et je viens à peine de voir ton mail je corrige moi même. Merci

Pour ceux qui ont lu notre article il y a une différence entre notre partie et la partie congoindépendant en italique avec la signature de B.A.W. Nous ne l'aurions pas fait nous nous en voudrons. Peut-on vraiment parler de plagiat lorsqu'on a été cité dans un texte ? http://reveil-fm.com/index.php/2013/12/14/4265-sommet-de-l-elysee-m-zee-pierre-victor-mpoyo-a-joseph-kabila-bientot-je-vais-rejoindre-mon-ami-mandela-je-n-ai-pas-besoin-des-tortionnaires

Bien élevé, nous téléphonons Amba Wetshi au numéro qu'il nous avait appelé: 00 32492100505. Baudoin Wetshi nous dit qu'il est dans le métro, il n'est pas chez lui et qu'il fera une mise au point. Le caractéristique du numérique, c'est la rapidité avec lequel on peut agir. La presse numérique n'est pas la presse papier où il faut la correction pose problème. Sauf que nous constatons qu'il a laissé son fameux texte accusatoire toute la journée du dimanche et de lundi 17 décembre. Sans même avoir l'habilité et l’honnêteté intellectuelle de dire à ses internautes qu'il nous avait parlé et que nous avions pris la peine de tout vérifier et même de le rappeler puisqu'il nous avait appelé en premier.

Nous avons compris sa démarche volontaire de nous clouer au pilori, nous accuser faussement. Le cœur du Kengoïste Wetshi à ses raisons que la raison ne connait pas.

Nous ne pensons pas que les autres compatriotes de la Belgique: Cheick Fita, Jean Pierre Mbelu ou autres auraient agi de la sorte. Y-a-t-il une main blanche ou noire derrière l'attitude versatile de Baudoin Amba Wetshi ? S'il y a une coterie pour nous abattre, qu'il sache que nous nous défendrons!

Nous regrettons le comportement bipolaire de Baudoin Amba Wetshi que nous respections. Nous n'avons pas travailler avec le régime Mobutu comme lui, néanmoins nous avions de l'estime pour son travail. Notre indépendance d'esprit nous la cultivons au jour le jour, nous affinons nos convictions sans relâche. Maintenant si Baudoin Amba Wetshi voulait se faire de la publicité contre Réveil FM International, c'est fait.

Faut-il nous entre-tuer en nous ? Certes, nos engagements, intérêts, visions et parcours sont différents. Quel est le mobile qui pousse Baudoin Amba Wetshi à abattre Réveil FM International ? Nous ne sommes pas de la même génération, à Réveil FM International nous sommes dans un journalisme d'engagement et congoindépendant dans l'oppositionnel. A chacun son chemin et son destin.

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mardi 17 décembre 2013

Corée du Nord: Après la purge, l'élite jure fidélité à Kim

L'élite politique et militaire de Corée du Nord a publiquement renouvelé mardi son allégeance à Kim Jong-un.

Des milliers de soldats nord-coréens ont rendu hommage à Kim Jong-Il, l'ancien dirigeant et père de Kim Jong-Un, près de deux ans après sa mort. Les soldats ont par ailleurs réaffirmé leur loyauté au jeune dirigeant. (16 décembre 2013)

La Corée du Nord a dévoilé des photos officielles de Kim Jong-Un le 16 décembre 2013. Après l'exécution choc de son oncle, le dirigeant nord-coréen a multiplié les apparitions publiques et les visites au sein de l'armée afin de réaffirmer son autorité.

Après la purge, l'élite nord-coréenne a juré fidélité au leader Kim Jong-un. L'évènement intervient cinq jours après l'exécution de Jang Song-thaek, oncle du dirigeant nord-coréen considéré jusqu'alors comme le numéro deux du régime. Kim Jong-un a présidé une grande cérémonie organisée à Pyongyang pour le deuxième anniversaire de la mort de son père, Kim Jong-il, auquel il a succédé.

La télévision d'Etat a diffusé des images du jeune dirigeant, qui aurait une trentaine d'années, assis au centre d'une tribune sous une vaste fresque rouge représentant un drapeau orné d'un portrait souriant de son père.

Tante absente

Manquait toutefois à la tribune une personnalité de choix, sa tante Kim Kyung-hui, sœur de Kim Jong-il et épouse de Jang. Avec son mari, elle formait il y a peu encore le couple le plus puissant au sein du régime nord-coréen.

Après l'exécution de son mari Jang Song-Thaek, la tante de Kim Jong-Un a été épargnée. (15 décembre 2013)

Qualifié de «traître», l'oncle du dirigeant Kim Jong-Un, Jang Song-Thaek, a été exécuté après avoir été jugé par une cour martiale. Son exécution a été officiellement annoncée le 13 décembre 2013.

La Corée du Nord a connu de nombreuses purges durant ses 65 années d'existence depuis sa création par Kim Il-sung, grand-père de Kim Jong-un, mais il est rare qu'une disgrâce touche un dignitaire aussi éminent que Jang et de manière aussi publique, soudaine et spectaculaire.

Vieille garde écartée

Dans les jours précédant le deuxième anniversaire de la mort de Kim Jong-il, la chute de cet oncle a été accompagnée d'une campagne de propagande insistant sur la poursuite par le jeune Kim de l’œuvre de son père.

En à peine deux ans, Kim Jong-un a pourtant déjà mis à l'écart la quasi-totalité de la vieille garde du régime pour la remplacer par des personnalités plus proches de sa génération.

Il a déjà remplacé à quatre reprises le chef d'état-major de l'Armée populaire de Corée (APC) alors que le poste avait changé trois fois de mains durant les 17 années de pouvoir de son père.

Ses thuriféraires mettent en parallèle la construction accélérée d'une station de ski près de Wonsan, sur la côte orientale du pays, et sa rapide ascension vers le pouvoir pour mettre en valeur ce qui est présenté comme une caractéristique propre au jeune dirigeant: la réalisation rapide d'un projet ou d'un objectif.

Conseiller influent

Choe Ryong-hae, apparatchik évoluant depuis des décennies autour de la famille Kim mais seulement sorti de l'ombre il y a trois ans, apparaît désormais comme le conseiller le plus influent de Kim Jong-un.

Lundi, il s'est adressé à des militaires rassemblés devant le mausolée de Kumsusan, le Palais du Soleil, où repose dans un cercueil en verre le corps embaumé de Kim Jong-il.

«L'APC est l'armée éternelle de Kim Il-sung, Kim Jong-il et Kim Jong-un et restera l'armée de Kim Jong-un pour le défendre jusqu'à la mort et faire uniquement respecter sa direction», a-t-il dit.

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Importants déploiements de missiles russes vers l'Europe

La Russie a bien déployé des batteries de missiles de courte portée Iskander-M dans sa région Ouest, qui jouxte l'Union européenne, a confirmé hier lundi 16 décembre 2013 le ministère russe de la Défense.

Camion de l'armée russe.

Le quotidien allemand Bild avait affirmé samedi que la Russie avait installé au cours des 12 derniers mois plusieurs batteries de missiles Iskander-M, également appelés SS-26, à Kaliningrad et le long de la frontière russe avec les pays baltes.

Le ministre russe a reconnu lundi les faits tout en minimisant la gravité de ce déploiement.

«Les systèmes de missiles opérationnels et tactiques Iskander ont en effet été déployés dans la région militaire de l'Ouest», qui comprend, entre autres, l'enclave russe de Kaliningrad, située entre la Pologne et la Lituanie, a déclaré le porte-parole du ministère, Igor Konachenkov, cité par l'agence publique de presse Ria-Novosti. Ce déploiement ne «viole aucun traité ou accord international», a-t-il affirmé.

La région militaire de l'Ouest couvre une large zone qui comprend aussi Moscou et Saint-Pétersbourg, allant jusqu'à l'océan Arctique au nord et à l'Ukraine au sud.

Plusieurs batteries

Le quotidien allemand Bild a affirmé samedi que la Russie avait installé au cours des 12 derniers mois plusieurs batteries de missiles Iskander-M, également appelés SS-26, à Kaliningrad et le long de la frontière russe avec les pays baltes.

Igor Konachenkov n'a toutefois pas explicitement confirmé que ces missiles dont le champ d'action peut atteindre 500 kilomètres dans certaines versions, et capables d'emporter des ogives nucléaires, avaient été déployés à Kaliningrad.

Bouclier antimissile

Le Kremlin avait averti en 2011 que la Russie pourrait installer dans la région de Kaliningrad des batteries de missiles Iskander, afin de répondre aux «menaces» représentées par le projet de «bouclier antimissile» de l'OTAN en Europe.

Ce «bouclier» est depuis plusieurs années le principal sujet de discorde entre l'OTAN et la Russie. L'Alliance atlantique le présente comme étant destiné à protéger les pays européens membres de l'OTAN face à une éventuelle menace balistique iranienne. Mais la Russie le perçoit comme mettant en danger sa propre sécurité.

Inquiétudes

Suite à cette annonce, Varsovie et les trois pays baltes ont fait part de leur inquiétude. «Des projets de déploiement des missiles Iskander-M dans la région de Kaliningrad inquiètent. La Pologne l'a dit à de multiples reprises», a indiqué le service de presse du ministère polonais des Affaires étrangères cité par l'agence PAP.

Cependant, le ministère polonais affirme ne disposer d'«aucune information officielle russe sur cette question. Les informations récentes nécessitent une vérification».

«Il est clair que c'est une nouvelle alarmante, car il s'agit d'un argument changeant l'équilibre des forces dans notre région. Il ne change pas l'équilibre des forces entre l'OTAN et la Russie mais celui des forces dans la région, a souligné le ministre letton de la Défense Artis Pabriks cité par l'agence balte BNS.

«Il menace des villes baltes et des infrastructures dans la région de la Baltique. Bien sûr, il nous faut penser comment défendre la région plus efficacement dans le cas d'une crise hypothétique parce qu'il est clair qu'il s'agit d'armes dangereuses», a ajouté le ministre.

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La Suède veut envoyer les clients de prostituée en prison

Le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt a affirmé lundi vouloir que la Justice envoie en prison des clients de prostituées.

En 1999, le pays a adopté une loi sur l'«achat de services» sexuels qui jusqu'alors infligeait une amende.

«Il est temps que dans la législation nous soyons clairs sur le fait que des peines de prison doivent être prononcées et que nous n'ayons plus uniquement des amendes comme peine pour tous les achats de sexe», a affirmé Fredrik Reinfeldt lors d'un discours à Stockholm.

La Suède a été le premier pays au monde à pénaliser les clients des prostituées. La loi prévoit jusqu'à six mois d'emprisonnement, et deux ans si la prostituée est mineure. Elle a depuis inspiré d'autres lois du même type en Islande, Norvège, Slovaquie et bientôt en France.

La jurisprudence en Suède a été de systématiquement infliger une amende allant jusqu'à 7500 couronnes (environ 1014 francs). Les seules peines de prison avec sursis ont concerné des prévenus jugés en même temps pour d'autres délits, a rappelé M. Reinfeldt.

«Combien de personnes ont été condamnées pour achat de sexe depuis que la loi est entrée en vigueur? 4782. Maintenant autre question: combien de ces délinquants sexuels sont allés en prison? Zéro», a-t-il souligné.

Campagne prévue

Il a annoncé que son parti, les Modérés (conservateurs), ferait campagne en vue d'une peine de prison plancher pour les clients qui savent que la prostituée qu'ils ont payée est victime de trafic d'être humain et/ou mineure.

Il a cité par exemple le cas d'un client qui prendrait rendez-vous au téléphone avec une femme parlant «un anglais parfait», et qui finalement aurait affaire à «une Bulgare qui ne parle pas un mot d'anglais».

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Transport aérien: EasyJet mis à l'amende pour discrimination !

Jugée devant la cour d'appel de Paris pour avoir débarqué une passagère handicapée qui voyageait sans accompagnateur, EasyJet devra payer 70'000 euros d'amende.

La compagnie aérienne Low Cost a été condamné pour avoir une passagère handicapée qui voyageait sans accompagnateur.

En première instance, en mai 2012, la compagnie aérienne à bas coût avait été condamnée par le tribunal correctionnel de Paris à 5000 euros d'amende et à verser 5000 euros de dommages et intérêts à la passagère et un euro à l'Association des paralysés de France (APF).

Le commandant de bord avait quant à lui été relaxé. Le tribunal avait estimé qu'après avoir tenté de trouver une solution, il s'était borné «à exécuter la décision de débarquement».

L'affaire remonte au 21 mars 2010. Une femme, se déplaçant en fauteuil roulant, a été débarquée, faute d'accompagnateur. Elle embarquera un peu plus tard sur un autre vol, avec comme accompagnateur un sexagénaire qui s'est enregistré sur le vol en même temps qu'elle.

«Comme un vulgaire colis»

Me Patrick de La Grange, avocat de la plaignante et de l'Association des paralysés de France, a dénoncé une situation qui est «quoi qu'en disent (ses) contradicteurs, l'apanage d'EasyJet». «On vous débarque comme un vulgaire colis», a critiqué l'avocat, estimant que le stewart avait commis un «excès de zèle».

Dans son réquisitoire, l'avocat général Denys Millet a fustigé le «travestissement de la notion d'autonomie» des passagers handicapés, «qui va conduire EasyJet à tenir un double langage». «L'exigence» d'avoir un accompagnant «ne répond pas à la notion d'exigence de sécurité», a-t-il poursuivi.

Selon la défense d'EasyJet, qui plaide la relaxe, il s'agit de «cas marginaux», a souligné Me Maud Marian. Selon lui, il y a pu y avoir méprise concernant l'autonomie de la passagère, qui avait été aidée par deux personnes pour s'installer dans son siège, alors qu'elle est en mesure de le faire seule. Pas de discrimination

Comme lors de précédents procès, son confrère Me Philippe Van Der Meulen a rappelé que sur les 350'000 passagers transportés quotidiennement par la compagnie britannique, «plus de 1000» sont à «mobilité réduite». «EasyJet n'a aucune politique discriminatoire», a-t-il assuré.

La cour a mis sa décision en délibéré au 11 février. Jeudi, la compagnie doit faire face à un nouveau procès du même genre, cette fois à Bobigny.

Le 5 février dernier, la cour d'appel de Paris avait confirmé la condamnation d'EasyJet à 70'000 euros d'amende pour pour avoir refusé l'accès d'un avion à trois personnes handicapées non accompagnées.

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France: Nouveau scandale autour d'un trafic de viande de cheval

De la viande de cheval ayant servi dans l’industrie pharmaceutique aurait atterri dans les assiettes des consommateurs. 21 personnes ont été arrêtées.

Les animaux auraient servi à la recherche d'entreprises pharmaceutiques ou de laboratoires.

Les gendarmes français ont déclenché hier lundi16 décembre en France une vaste opération dans le cadre d'une enquête, touchant également l'Espagne, sur un trafic présumé de viande de chevaux passés par des laboratoires scientifiques avant de se retrouver dans l'assiette du consommateur.

Au moins 21 personnes ont été interpellées à ce stade dans le sud de la France, a indiqué une source proche de l'enquête. Parmi elles figurent plusieurs négociants en viande, dont l'organisateur présumé du trafic et un proche, au moins trois vétérinaires et un informaticien.

Documents falsifiés

Les investigations visent la commercialisation de viande de chevaux qui auraient auparavant servi à la recherche d'entreprises pharmaceutiques ou de laboratoires ou étaient utilisés dans des centres équestres, selon une source proche de l'enquête. Selon cette source, des centaines de chevaux, dont certains achetés au géant pharmaceutique Sanofi, ont été vendus pour la consommation après falsification ou escamotage de leurs documents vétérinaires.

C'est une dénonciation anonyme adressée fin 2012 à une direction locale de protection des populations qui a déclenché l'enquête, aujourd'hui menée dans le cadre d'une enquête judiciaire dirigée par un juge d'instruction de Marseille (sud). Sanofi Pasteur a indiqué lundi avoir collaboré à l'enquête sur cette «possible fraude» et a précisé avoir revendu «autour de 200 chevaux» depuis trois ans, en général à des écoles vétérinaires, des particuliers et des professionnels.

Pas de danger pour les humains

Ces équidés, «identifiés avec des puces électroniques, pour la traçabilité», ne présentent pas de danger pour la consommation humaine, a assuré un porte-parole de Sanofi Pasteur. Il est précisé dans leur certificat de vente «que ces animaux ne doivent pas intégrer la filière alimentaire, non pas parce qu'il y a un danger mais par mesure de précaution», a-t-il dit. Ces chevaux n'étaient pas utilisés par Sanofi Pasteur pour des tests de laboratoire mais pour fabriquer des médicaments, des «sérums équins purifiés» servant ensuite d'anticorps antirabiques (rage), antitétaniques (tétanos) et antivenimeux.

Lundi matin, une centaine de gendarmes agissant dans le sud de la France, en Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte-d'Azur et Midi-Pyrénées, ont interpellé 21 personnes. Les gendarmes ont notamment arrêté un homme à Narbonne avant de l'emmener sur le site des abattoirs de la ville, a constaté un photographe. C'est précisément un négociant de Narbonne qui est soupçonné d'être l'organisateur du trafic, selon une source proche de l'enquête.

«Nous n'y sommes pour rien», a déclaré de son côté la directrice du petit abattoir de Narbonne, Myriam Patrice. Le négociant placé en garde à vue n'était qu'«un usager de l'abattoir», a-t-elle affirmé. «Il y louait des bureaux et des frigos et y faisait abattre ses chevaux, sous le contrôle d'inspecteurs vétérinaires».

Selon une source proche de l'enquête, des perquisitions ont également été menées chez un informaticien dans les Alpes-de-Haute-Provence, ainsi que chez plusieurs vétérinaires dans le Gard, la Drôme et le Cantal.

Enquête en Espagne

Des recherches ont également été diligentées dans des locaux de Sanofi ainsi que dans un abattoir de Gérone (Espagne), a indiqué l'une des sources.

Cette nouvelle affaire concernant la viande de cheval risque d'éprouver à nouveau durement cette filière. Celle-ci a été durement touchée par la révélation, début 2013 qu'une entreprise du sud de la France, Spanghero, revendait de la viande de cheval pour du boeuf. La viande avait ensuite servi à la préparation de millions de plats cuisinés, comme des lasagnes, pour des grandes marques ou la grande distribution.

Le scandale européen, parti en février de Grande-Bretagne et d'Irlande, avait mis en lumière certains agissements de l'industrie agroalimentaire et signalé l'opacité de ses circuits d'approvisionnement. Le ministre français de la Consommation Benoît Hamon a toutefois distingué lundi cette nouvelle affaire du scandale Spanghero. «C'est différent, là il pourrait s'agir d'un problème sanitaire», a-t-il dit à la radio RTL .

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lundi 16 décembre 2013

Aux Invalides: Hollande salue les deux soldats tués à Bangui, évoquant "l'honneur de la France"

François Hollande a salué aux Invalides, lundi 16 décembre, le « sacrifice » des deux soldats français tués en République centrafricaine. Elevés au rang de caporaux et faits chevaliers de la Légion d'honneur à titre posthume, Nicolas Vokaer et Antoine Le Quinio étaient âgés respectivement de 23 et 22 ans quand ils ont trouvé la mort le 9 décembre, quelques heures après le début de l'opération de désarmement de groupes armés dans la capitale Bangui.

François Hollande s'incline en tenant l'un des cercueils. Les cercueils de deux soldats avaient été portés jusqu'au centre de la cour des Invalides par leurs camarades du 8e RPIMa de Castres, au son de la Marche funèbre de Chopin interprétée par la Garde républicaine.


Centrafrique : l'hommage de François Hollande... par lemondefr

Lors de la cérémonie d'hommage aux deux soldats français tombés une semaine plus tôt en Centrafrique, le président Hollande a rappelé que "l'honneur de la France" était de "s'engager sans la moindre hésitation" quand des "crimes contre l'Humanité" étaient commis.

François Hollande a rendu hommage lundi aux Invalides au "sacrifice" des deux soldats français tombés une semaine plus tôt en Centrafrique, soulignant que "l'honneur de la France" était de "s'engager sans la moindre hésitation" quand des "crimes contre l'Humanité" étaient commis.

Élevés au rang de caporaux et faits chevaliers de la Légion d'honneur à titre posthume

Les cercueils de deux soldats recouverts du drapeau tricolore avaient été portés jusqu'au centre de la cour des Invalides par leurs camarades du 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa) de Castres, au son de la Marche funèbre de Chopin interprétée par la Garde républicaine. Élevés au rang de caporaux et faits chevaliers de la Légion d'honneur à titre posthume par le chef de l'Etat, Nicolas Vokaer et Antoine Le Quinio étaient âgés respectivement de 23 et 22 ans quand ils ont trouvé la mort en Centrafrique.

"Rejoints dans la mort, en frères d'armes"

"Antoine et Nicolas sont allés jusqu'au bout de leur devoir au service de la paix dans un pays tombé dans le chaos, meurtri par les violences et ravagé par la faim et le dénuement", a déclaré François Hollande qui avait salué auparavant les familles qu'il devait ensuite retrouver dans l'intimité. Les deux bérets rouges, a-t-il rappelé, avaient été déployés à Bangui dès le 5 décembre, au soir même du déclenchement par la France de l'opération militaire Sangaris, visant à rétablir la sécurité en Centrafrique.

"Rejoints dans la mort, en frères d'armes"

Quatre jours plus tard, "peu avant minuit", les deux jeunes soldats avaient été pris "dans des échanges de tirs au cours d'une reconnaissance dans les ruelles de la capitale centrafricaine", a rappelé le chef de l'Etat. Blessés et évacués vers l'antenne chirurgicale avancée déployée sur l'aéroport de Bangui, il s'y étaient "rejoints dans la mort, en frères d'armes", a-t-il poursuivi. Avant cet hommage officiel, un autre hommage, officieux celui-là, leur avait été rendu comme il est désormais de tradition quand des soldats français sont tués en opération, sur le Pont Alexandre III, face aux Invalides.

"Ils ont perdu la vie dans un conflit qui ne les concerne même pas"

"Il y avait urgence" à intervenir Plusieurs centaines de personnes, dont de nombreux militaires et anciens combattants, se sont figées, parfois au garde-à-vous, quand le cortège funèbre a franchi le pont, à faible allure dans un silence total, précédés de motards de la Garde républicaine. "Ils sont morts pour la France, il est normal que les familles sachent qu'elles ne sont pas seules", a souligné Henri Denys de Bonnaventure, président de Gueules Cassées, une association de blessés de guerre.

"Très concernés par la situation", un groupe de Centrafricains était venu également "soutenir les familles des deux soldats morts pour la paix". "Ils ont perdu la vie dans un conflit qui ne les concerne même pas", constatait tristement Serge Bozanga, en brandissant un petit drapeau de la Centrafrique. Le chef de l'Etat, qui s'était déjà recueilli mardi devant leurs dépouilles, lors d'une visite éclair dans la capitale centrafricaine, a de nouveau justifié l'intervention française ; "Il y avait urgence", a-t-il fait valoir, rappelant que "plus de 600 personnes y avaient été tués en deux jours" et que "les affrontements confessionnels risquaient de dégénérer en un immense bain de sang".

Souvent en première ligne

"Quand des crimes contre l'Humanité sont commis, c'est l'honneur de la France, l'honneur de ses soldats, de s'engager pour y mettre fin et ceci sans la moindre hésitation", a-t-il alors souligné. Une nouvelle fois cependant, le président Hollande a souligné que les forces françaises n'avaient "pas vocation à rester durablement en Centrafrique". Les soldats français "seront progressivement relayés par la montée en puissance des forces africaines dont les effectifs vont doubler en quelques semaines pour atteindre 6 000 hommes", a-t-il poursuivi. Lorsqu'elles auront atteint "une taille et une capacités suffisantes, alors nous pourrons nous retirer", a ajouté François Hollande sans fixer de délai. Quelque 1 600 soldats français ont été déployés en Centrafrique, officiellement en appui à la force africaine. Mais en attendant la consolidation de cette force, ils se retrouvent bien souvent en première ligne.

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Chili: Michelle Bachelet, des geôles de Pinochet à la présidence

Michelle Bachelet élue présidente pour la seconde fois

Née le 29 septembre 1951 à Santiago, Michelle Bachelet a passé son enfance à sillonner le Chili au gré des mutations de son père pilote de l'armée de l'air. En 1970, elle entame des études de médecine et entre aux Jeunesses socialistes.Le 11 septembre 1973, date du coup d'Etat d'Augusto Pinochet, son père promu général d'aviation et proche du président socialiste Salvador Allende, est arrêté, accusé de trahison. Il mourra six mois plus tard en détention, torturé par ses pairs. La mort d'Alberto Bachelet marquera à jamais la vie de sa fille Michelle, qui voudra toujours se montrer à la hauteur de ce père aimé et admiré.

Elle poursuit ses études de médecine tout en aidant secrètement des personnes persécutées par le régime militaire. Mais en janvier 1975, elle est arrêtée avec sa mère par les services secrets, qui les conduisent au centre de Villa Grimaldi, où les deux femmes sont torturées. Libérées fin janvier, mère et fille s'exilent en Australie puis en Allemagne de l'Est, où Michelle Bachelet continue ses études. Dès 1979, elle est de retour au Chili où elle obtient son diplôme de chirurgien mais se verra refuser un poste dans le système public pour raisons politiques. Grâce à une bourse, elle se spécialise en pédiatrie et santé publique et travaille pour une ONG qui soutient les enfants de victimes de la dictature.

Après la transition démocratique de 1990, Mme Bachelet s'engage comme médecin du service public, tout en étudiant la stratégie militaire et les questions de défense. Elle veut, dit-elle alors, comprendre la vision militaire et les raisons du coup d'Etat et de la mort de son père. En 2000, elle est nommée ministre de la Santé, puis deux ans plus tard ministre de la Défense par Ricardo Lagos.Là, elle travaillera au dialogue entre civils et militaires, dans un pays aspirant à une réconciliation nationale après les années de plomb de la dictature. C'est le début d'une popularité qui ne s'est jamais démentie depuis. Rompant avec le style figé de la classe politique traditionnelle, cette femme divorcée, mère de trois enfants et grand-mère, s'est notamment fortement engagée en faveur de l'amélioration des droits des femmes dans un pays ultra-conservateur, où l'avortement, même thérapeutique, est interdit et où le divorce n'a été légalisé qu'en 2004.Souriante, chaleureuse, celle que les Chiliens appellent simplement Michelle n'hésite pas à serrer les gens dans ses bras ou à danser et chanter en public si l'occasion se présente. Elle n'a jamais évoqué les tortures subies alors qu'elle avait 24 ans. A l'occasion du 40e anniversaire du coup d'Etat en l'honneur des victimes sur les lieux mêmes du centre de torture devenu un parc, Michelle Bachelet a expliqué simplement sa présence «en qualité de survivante de la Villa Grimaldi».

Santiago, dimanche 28 janvier 2013, il est 16h les journalistes qui ont accompagné Jean-Marc Ayrault le Premier ministre retournent à Paris. Photo Réveil FM International

Freddy Mulongo à Santiago au Chili. Photo Réveil FM International

Freddy Mulongo sur l'estrade qui a servi à la photo de famille des conférenciers-Chefs d'Etat d'Amérique du sud et Chefs de gouvernement européen lors du Sommet CELAC-UE. Photo Réveil FM International

La socialiste Michelle Bachelet, élue à nouveau présidente du Chili dimanche, a promis de mener «enfin» à bien «de profondes transformations»...

La socialiste Michelle Bachelet, élue à nouveau présidente du Chili dimanche, a promis de mener «enfin» à bien «de profondes transformations» pour combler les attentes d'un pays en proie à de grandes inégalités.

Michelle Bachelet s'est imposée, malgré une forte abstention, par 62,1 % des votes au deuxième tour face à la candidate de droite Evelyn Matthei, qui a obtenu 37,8 % des voix, un des pire résultats d'un parti de droite depuis le retour de la démocratie. A peine les résultats connus, sa rivale de droite Evelyn Matthei lui a adressé ses félicitations.

Michelle Bachelet, dans son discours de victoire a insisté sur l'urgence de construire un «Chili plus juste» et d'en «finir avec les inégalités». «Il est temps de mener des changements de fond» dans le pays, même si cela ne sera «pas facile», a-t-elle déclaré à la tribune devant des milliers de partisans enthousiastes à Santiago.

Ralentissement de l'économie

«Ça ne va pas être facile, mais quand a-t-il été facile de changer le monde pour l'améliorer?» a-t-elle lancé. Après un premier mandat en 2006-2010, Michelle Bachelet, 62 ans, médecin de formation et première femme élue à la tête d'un pays sud-américain, a confirmé les pronostics qui lui promettaient une victoire très confortable.

Première présidente chilienne réélue en 60 ans, la socialiste n'aura toutefois pas la tâche facile face aux attentes de la société chilienne, en particulier des jeunes. «Ce sera très compliqué pour Mme Bachelet de gérer les attentes qui se sont créés autour de son gouvernement», relève le politologue Cristóbal Bellolio.

Consciente de ces attentes, elle a promis de mettre en marche ses réformes dans les cent jours suivant son investiture le 11 mars prochain.

Réformes fiscales

Son programme est notamment fondé sur une révision de la Constitution de 1980 héritée de la dictature, une réforme fiscale envisageant une augmentation de l'impôt des sociétés de l'ordre de huit milliards de dollars (3% du PIB) destinée notamment à une refondation du système éducatif pour instaurer une éducation publique de qualité, l'amélioration du système de santé et des services publics.

La nouvelle présidente du Chili hérite d'un pays un peu essoufflé par le ralentissement de l'économie mondiale, un recul des investissements et la baisse des prix du cuivre, dont il est le premier producteur au monde. Mais l'économie chilienne reste solide, avec une croissance entre 3,75% et 4,75% prévue pour 2014.

Le revenu par habitant a dépassé le seuil des 20.000 dollars, ce qui en fait le plus élevé d'Amérique Latine.

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Afrique du Sud: Une statue géante de Mandela dévoilée à Pretoria

Souriant, en costume, les bras largement ouverts, le premier président noir d'Afrique du Sud semble saluer la foule. Cette sculpture est présentée comme la plus grande statue au monde de Nelson Mandela.

Neuf mètres de haut, 4,5 tonnes de bronze: la sculpture créée par les Sud-Africains Andre Prinsloo et Ruhan Janse van Vuuren, a coûté 8 millions de rands (689'000 francs) et est présentée comme la plus grande statue au monde de Nelson Mandela.

Une statue de Nelson Mandela, les bras ouverts en signe de réconciliation, a été dévoilée lundi au siège de la présidence sud-africaine à Pretoria, au lendemain des funérailles du héros de la lutte anti-apartheid. L’œuvre a été présentée comme la plus grande statue au monde de Nelson Mandela.

Neuf mètres de haut, 4,5 tonnes de bronze: la sculpture créée par les Sud-Africains Andre Prinsloo et Ruhan Janse van Vuuren, a coûté 8 millions de rands (689'000 francs) et est présentée comme la plus grande statue au monde de Nelson Mandela.

Souriant, en costume, les bras largement ouverts, le premier président noir d'Afrique du Sud semble saluer la foule. Le chef de l'Etat Jacob Zuma présent à la cérémonie a souligné que les autres statues de Mandela le présentent plutôt le poing levé.

Cette fois, le mouvement des bras «est le symbole de l'Afrique du Sud démocratique. Il embrasse la nation toute entière et nous invite à nous unir, nous, la Nation arc-en-ciel», a-t-il ajouté dans une brève allocution.

La pose évoque celle du Christ-rédempteur de Rio de Janeiro, notaient de leur côté de nombreux internautes sur twitter.

«Jour de la réconciliation»

L’œuvre remplace une autre statue, celle de Barry Hertzog, fondateur du Parti national qui avait institué l'apartheid.

Sa présentation était prévue de longue date et coïncide avec le centième anniversaire de l'Union Buildings, le siège de la présidence, mais surtout avec le 16 décembre, «jour de la réconciliation», férié en Afrique du Sud.

Des dignitaires, dont l'ex-président Thabo Mbeki et l'aîné des petits-fils de Nelson Mandela, Mandla, ainsi que des centaines d'anonymes étaient présents pour l'occasion.

Séance de rattrapage

Dans l'assemblée, Erna Laubscher, une Afrikaner, descendante des premiers colons blancs, était venue avec sa soeur pour «communier avec le reste de la population et fêter la liberté avec eux.»

Les jeunes mariés Sizakele et Thebiso Dlamini expliquaient pour leur part avoir voulu être témoins de cette période historique. «On veut pouvoir dire à nos enfants que nous étions là pour la présentation de la statue», déclarait la jeune femme.

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New-York: Une diplomate militante du droit des femmes payait sa nounou 2 euros de l'heure

Cette Indienne, vice-consule à New York, est également accusée d'avoir falsifié la demande de visa de son employée.

Devyani Khobragade, vice-consule générale de l'Inde pour les affaires politiques, économiques, commerciales et liées aux droits des femmes à New York, le 5 septembre 2013.

Elle a été arrêtée et menottée alors qu'elle déposait sa fille à l'école, à Manhattan (New York). Une diplomate indienne connue pour son engagement en faveur des droits de femmes est poursuivie à New York (Etats-Unis) pour avoir payé sa nounou trois dollars de l'heure (un peu plus de deux euros) et avoir falsifié la demande de visa de son employée. Le site américain Gawker, qui relaie cette information dimanche 15 décembre, précise qu'elle ne peut bénéficier de son immunité diplomatique dans le cadre d'une fraude au visa.

Devyani Khobragade est vice-consule générale de l'Inde pour les affaires politiques, économiques, commerciales et liées aux droits des femmes. Elle s'est souvent présentée dans la presse comme une militante féministe. Selon la justice américaine, elle faisait tout le contraire à la maison. Les autorités affirment qu'elle a aidé sa baby-sitter à remplir une fausse demande de visa, en déclarant un salaire de 4 500 dollars (3 271 euros) par mois, alors qu'elle la payait en réalité 3,31 dollars exactement (2,40 euros). Soit 530 dollars mensuels si l'on se base sur un travail de huit heures par jour, cinq jours par semaine. A titre de comparaison, en France, le tarif horaire d'une nounou tourne autour de 10 euros de l'heure et ne peut être inférieur au smic (9,43 euros brut de l’heure).

Devyani Khobragade a été libérée contre une caution de 250 000 dollars (181 000 euros). Elle risque 15 ans de prison pour ses fausses déclarations aux services de l'immigration. Son interpellation a provoqué un incident diplomatique avec l'Inde, rapporte Gawker.

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Michelle Bachelet élue présidente du Chili

Des résultats partiels mais irréversibles accordent dimanche la victoire du deuxième tour de présidentielle à la socialiste Michelle Bachelet devant la conservatrice Evelyn Matthei, selon les autorités électorales. Elle a obtenu plus de 60% des voix.

Après un premier mandat (2006-2010) achevé sur une cote de popularité intacte, Michelle Bachelet a passé trois ans à la tête de l'ONU-Femmes à New York.

Michelle Bachelet, une pédiatre de 62 ans, première femme élue à la tête du Chili en 2006, est la première ex-présidente à remporter un deuxième mandat en plus de 60 ans. Mme Matthei a immédiatement reconnu sa défaite et félicité le nouvelle présidente.

Après un premier mandat (2006-2010) achevé sur une cote de popularité intacte, Michelle Bachelet a passé trois ans à la tête de l'ONU-Femmes à New York.

Appuyée par une large coalition de gauche qui a raflé la majorité des sièges (67 sur 120) aux élections parlementaires du 17 novembre, la candidate socialiste est consciente des attentes de la société chilienne, en particulier les jeunes.

Revendications sociales

Elle propose de mettre en marche d'importants changements portant notamment sur une révision de la Constitution héritée de la dictature. Elle souhaite aussi une réforme fiscale qui permettrait de recueillir 8,2 milliards de dollars consacrés à une importante refondation du système éducatif.

La nouvelle présidente du Chili héritera d'une économie un peu essoufflée avec le ralentissement de l'économie mondiale et la baisse des prix du cuivre.

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Centrafrique: François Hollande a-t-il échappé aux Sélekas à Bangui?

En titrant notre article: Présence aux fronts: François Hollande plus courageux à Bangui que Joseph Kabila avec le M23 à l'est du Congo?, nous n'étions pas du tout dans le secret des saints. Notre question vaut son pesant d'or sur ce que nous venons de lire ce matin. En effet, selon Le Parisien, le président français François Hollande a échappé de peu à une confrontation tendue avec des miliciens de la Séléka sur le tarmac de l'aéroport de Bangui, alors qu'il allait repartir à Paris.

François Hollande le 10 décembre à Bangui pour soutenir les troupes françaises.

Des miliciens de la Séléka se sont postés à proximité de l’avion présidentiel, malgré la présence des militaires français, lors de la visite éclair de François Hollande. La visite surprise de François Hollande en Centrafrique mardi aurait pu tourner au drame. Selon Le Parisien, alors que le Président français s’entretient avec son homologue centrafricain, Michel Djotodia, dans le pavillon présidentiel de la base militaire proche de l’aéroport, deux 4×4 et cinq pick-up, avec des hommes armés jusqu’aux dents font irruption et se postent en face de l’avion présidentiel, sans toutefois ouvrir le feu.

"A bord de chaque véhicule, une dizaine d’hommes en uniforme, armés jusqu’aux dents", relate de le quotidien. Si personne n’a été mis en joue, la proximité du président et des mitrailleuses n’est pas pour plaire aux forces spéciales françaises chargées de protéger le chef de l’Etat. Ces dernières aurait été effrayé par la présence des miliciens Séléka, et étaient prêts à toute éventualité.

Finalement, un général soudanais de la Séléka sort d’un des véhicules, indique Le Parisien, et discute avec les soldats français avant de repartir avec ses hommes. François Hollande lui-même ne se serait aperçu de rien, et le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius, qui se trouvait avec lui, affirme de même. Une autre source à l'Elysée, a reconnu au Parisien que " Ça a été très, très tendu". La menace est claire : les Séléka ont réussi à s’approcher de François Hollande, malgré la présence des militaires français dit une source, comme si ces mêmes soldats français n’avaient pas laissé faire le groupe Séléka, qui renversait le président Bozizé.

Cette information gêne visiblement le quai d’Orsay, qui nie qu’une situation aussi dangereuse ait pu se passer…Hélas, la nouvelle est bel et bien confirmée…

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Air Force One : Jean-Marc Ayrault a écourté son voyage en Chine pour rendre son avion à François Hollande

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a dû écourter sa visite en Chine pour rendre son avion à François Hollande. L'hommage mondial rendu, mardi dernier, à Nelson Mandela a eu une conséquence inattendue pour le gouvernement. Jean-Marc Ayrault, en visite officielle de 5 jours en Chine, a dû écourter son séjour. François Hollande qui devrait être, mardi, à la cérémonie d'hommage à Nelson Mandela à Johannesburg en Afrique du Sud, avait besoin de son A330 présidentiel.

Arrivée du Premier ministre Jean-Marc Ayrault en Chine.

Résultat : l'agenda du chef du gouvernement s'est vu chamboulé. Son entretien avec un des espoirs du Parti Communiste chinois, Hun Chun Hua, secrétaire du parti de la province de Guang Dong a été déplacé. Enfin la visite de l'usine Vallourec, leader mondial des solutions tubulaires destinées à l'industrie de l'énergie, sera finalement assurée par Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement Productif.

L'avion présidentiel a été donc de retour à Paris, dès lundi 9 décembre matin. Après une escale technique et la maintenance habituelle, il a pu décoller pour l'Afrique du Sud dès lundi soir. François Hollande a entamé un véritable marathon du ciel puisqu'après Johannesburg, selon son agenda officiel, il a dû se rendre au Brésil et en Guyane puis retourner en Afrique du Sud assister cette fois-ci aux obsèques du symbole de la lutte contre l'apartheid.

VIDEO. A bord de l'avion présidentiel

ECONOMIE - Avec l’avion présidentiel mais sans François Hollande, Jean-Marc Ayrault a achevé sa visite VRP en Chine ce dimanche soir. Un voyage pour tenter de rééquilibrer des échanges commerciaux lourdement déficitaires (-25 milliards d'euros) et faire valoir les atouts du savoir-faire français. Rien de grandiloquent comparé à la visite de François Hollande au printemps dernier et surtout celle à venir en avril du président chinois Xi Jinping.

Jean-Marc Ayrault et le président Chinois Xi Jinping

Jean-Marc Ayrault a pu toutefois profiter d’une “bonne surprise”, avec l’annonce d’un accord de coentreprise entre Renault et le constructeur chinois Dongfeng. Un projet d’environ un milliard d’euros verra le jour l’année prochaine avec comme ambition de produire 150.000 véhicules par an. La délégation française a ainsi bénéficié d’une bonne dynamique à l’issue de sa première journée de visite jeudi dernier. Philippe Varin, patron du concurrent PSA Peugeot-Citroën, était présent dans le groupe emmené par le chef du gouvernement. Il a notamment servi d’exemple pour la collaboration entre son groupe et Dongfeng, encore, qui travaillent ensemble depuis 24 ans. Il se murmure également que les deux entreprises ont une nouvelle fois abordé le cas d’une montée au capital de Dongfeng dans son partenaire, au côté de l’Etat français. Il se pourrait qu’une annonce soit dévoilée en avril pour la venue du président chinois en France, car elle “aura un volet important de promotion des investissements chinois”, selon Jean-Pierre Raffarin, président du Comité France-Chine.

Jean-Marc et Brigitte Ayrault avec le Premier ministre Chinois Li Keqiang

L’alliance PSA-Dongfeng élevée en exemple

Jean-Marc Ayrault en a profité pour se servir de la réussite du couple PSA-Dongfeng pour symboliser son discours. "Aujourd'hui, produire français, c'est produire pour la France", mais c'est aussi "vendre la marque France à l'échelle du monde. En venant ici, nous sommes convaincus que c'est possible", a déclaré le Premier ministre, lors de la visite de l'une des usines de DPCA (Donfeng Peugeot-Citroën Automobiles) à Wuhan.

Si aucune promesse d’achat pour Airbus n’a été formulée, la filière agroalimentaire pourra se féliciter d’un accord qu’elle attendait depuis de longs mois. La charcuterie française a obtenu le précieux agrément sanitaire lui donnant accès au marché chinois, après la signature d'un protocole entre les deux pays. Dix entreprises françaises devraient obtenir dans un premier temps ce sésame pour le gigantesque marché chinois. Et le feu vert final est attendu pour le premier trimestre 2014. Les attentes de la filière sont énormes, dans ce pays où la France n'a jamais eu le droit d'exporter sa charcuterie, contrairement à l’Italie ou l’Espagne. A la clé, un marché de 1,3 milliard d’individus, très friands de porc.

Dans le même temps, un contrat majeur a été signé par Air Liquide, portant sur la fourniture en gaz vecteurs ultra-purs d'une nouvelle usine de fabrication de circuits intégrés, pour le marché chinois et l'international. L’entreprise française a annoncé vouloir investir 18 millions d’euros dans le projet.

La dimension écologique de la visite...

Poursuivant son action de VRP de l'économie française à l'international, qui constitue l'axe de sa visite en Chine, Jean-Marc Ayrault a aussi défendu l'idée que la France peut apporter beaucoup au projet "ville durable" en cours d'élaboration à Wuhan, soucieuse de critères environnementaux rigoureux. Le Premier ministre s’est dit prêt à fournir les études d'urbanisme en passant par le traitement des eaux, des déchets, de chauffage urbain, des transports, etc...

Ce projet très ambitieux devrait couvrir une surface de 250 km2, soit le double de la superficie de Paris. Une trentaine d'entreprises françaises comme Suez, Véolia, Alstom ont fait le déplacement à Wuhan, mais aussi des entreprises de moindre taille et spécialisées, pour "montrer ce que nous étions capables de faire avec une offre globale" et présenter "notre savoir-faire pour faire une ville durable", a expliqué Martine Aubry, représentante spéciale du Quai d’Orsay pour le partenariat avec la Chine.

Les Chinois "savent bien qu'ils ne peuvent pas construire comme avant en termes d'environnement, de pollution et même de vivre ensemble", a poursuivi la maire de Lille. "L'objectif, c'est de construire la première grande ville qui aura été anticipée comme étant durable dès sa conception". Et l’Etat espère que la France en fera partie.

...coincée entre deux hymnes à la gloire du nucléaire

Le Premier ministre et surtout Arnaud Montebourg ont renforcé le manque de lisibilité en matière d’écologie. En effet, la séquence développement durable a été compressée entre deux rendez-vous en faveur de l’énergie atomique. Un séminaire vendredi et une visite samedi du chantier des deux réacteurs EPR de Taishan, construits par les Français EDF et Areva. La journée devait se dérouler sans accroc, notamment après que le Premier ministre a proposé que la France soit chargée de bâtir les réacteurs 3 et 4.

Manque de chance, l’avion du ministre de l’Ecologie Philippe Martin a subi un retard important, pendant lequel Arnaud Montebourg en a profité pour combler l’espace avec des déclarations offensives: "Le nucléaire représentera toujours la moitié au minimum de notre énergie (ndlr: de la France). Le nucléaire est une filière d'avenir", a-t-il soufflé au JDD.

Une remarque difficile à avaler pour les écologistes du gouvernement, à qui a été promis la baisse à 50% de la part du nucléaire dans notre production d’électricité d’ici 2025...

Ces propos risquent d'envenimer encore un peu plus le débat, après les déclarations d'Anne Lauvergeon mardi matin sur France-Inter. L'ancienne patronne d'Areva a indiqué que cet objectif n'était "pas réaliste", ajoutant que "la date a été plus ou moins renvoyée à plus tard". "Je ne pense pas que cela soit réaliste aujourd'hui sur le plan économique et pratique", a-t-elle rajouté, avant que l'Elysée s'empresse en urgence de réaffirmer que les objectifs seront néanmoins tenus.

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dimanche 15 décembre 2013

Joseph Kabila, "l'imposteur" qui règne par défi au Congo-Kinshasa, mieux payé que Barack Obama, la reine Elisabeth II, François Hollande...en 2013 !

Alors que les fonctionnaires sont impayés, les écoliers chassés de l'école à cause de non paiement des frais de minerval, les veuves des militaires morts au front déguerpies dans des casernes... selon le magazine économique américain People With Money, Joseph Kabila, l'imposteur qui règne par défi au Congo-Kinshasa, se classe en tête des chef d'États les mieux payés en 2013. Même illégitime après son second hold-up électoral du 28 novembre 2011, alias "Joseph Kabila", dominerait largement le classement des « chef d'États les mieux payés en 2013 » avec des revenus estimés à près de 75 millions d'euros sans compter les avantages en nature et les magouilles.

Après 12 ans d'imposture, Joseph Kabila plus riche que le Maréchal Mobutu ?

Selon le magazine économique américain People With Money et sa très attendue liste des « chef d'États les mieux payés du monde » publiée samedi (14 décembre 2013), Kabila aurait amassé entre les mois de novembre 2012 et novembre 2013 la prodigieuse somme de 75 millions d'euros, sonnants et trébuchants. Une hausse de quasiment 40 millions par rapport à l'année précédente. Joseph Kabila n'a jamais déclaré sa fortune, tout le monde sait qu'en 1998, il était arrivé au Congo avec deux bottes de jardinier et une kalachnikov à la main. Il n'avait même pas un clou dans ses poches.

À combien s'élève la fortune de Joseph Kabila?

Pour établir son classement, le magazine People With Money tient compte des gains directs mais également des revenus issus des partenariats publicitaires, des royalties et tout autre investissement. D'après les calculs, le chef d'État-commerçant pèserait près de 215 millions d'euros. Outre ses gains professionnels il devrait son immense fortune à de judicieux placements boursiers, un patrimoine immobilier conséquent et le très lucratif contrat publicitaire avec les cosmétiques CoverGirl. Il posséderait également plusieurs restaurants à Kinshasa (dont la chaîne « Chez l'gros Joseph »), un club de Football à Hewa Bora, et serait également impliqué dans la mode adolescente avec une ligne de vêtements « Kabila Séduction » ainsi qu'un parfum « L'eau de Joseph », autant de succès financiers.

Le salaire de Président Barack Obama, les Etats-Unis, grande puissance mondiale est environ $400 000 par an, donc environ $33 333 par mois. François Hollande de la République française, le président "normal" a fait du rabot de 30% sur sa rémunération un marqueur de gauche, le symbole que le plus haut niveau de l'Etat partage l'effort demandé à tous les Français pour redresser les finances publiques. Dès la loi de finances 2012 rectificative de juillet, il a donc fait acter une baisse de son salaire brut mensuel de 21.300 à 14.910 euros -soit 13.532 euros net- comme celui de son premier ministre Jean-Marc Ayrault. A l'inverse donc des années Sarkozy, où l'ex-président avait pourtant largement augmenté sa rémunération, de 172% au 1er janvier 2008, la faisant passer de 7.084 euros à 19.331 euros net par mois.

Le Royaume-Uni verse chaque année 11,2 millions d'euros à sa reine. Chaque année, Elisabeth II perçoit une "liste civile" qui finance les frais de représentation, ses dépenses courantes mais aussi l'entretien de ses palais. Au total, la reine est à la tête d'une fortune d'environ 350 millions d'euros.

Vladimir Poutine déclare un revenu de 4.700 euros par mois . Vladimir Poutine, le Président russe n'a pas une grosse fortune, il n'a que 2 millions de roubles, ce qui représente un salaire mensuel de 4.700 euros. Sa déclaration de patrimoine mentionne aussi un appartement de 77m² à Saint Petersbourg ainsi que deux voitures.

Pour Juan Carlos, la maison du roi d'Espagne reçoit 8,6 millions d'euros par an. La maison royale d'Espagne perçoit un budget de 8,6 millions d'euros par an de la part de l'Etat. Ce montant sert à rémunérer les membres de la famille royale mais aussi leurs collaborateurs. En revanche, les palais et les résidences sont entretenus par l'Etat.

Le Premier ministre britannique gagne 22.000 euros mensuels. A la tête du gouvernement britannique, David Cameron est payé 187.000 livres par an, ce qui correspond à un salaire mensuel de 22.000 euros.

Albert II le roi des Belges malgré les diamants du Congo reçus de Joseph Kabila n'arrive même pas à tenir les deux bouts de mois.

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Pour Jean-Marc Ayrault, Jean-François Copé est « un irresponsable et un menteur »

Jean-Marc Ayrault a assuré vendredi 13 décembre que le gouvernement ne voulait « évidemment pas » réintroduire les signes religieux à l'école, accusant le président de l'UMP Jean-François Copé d'être un « irresponsable » et un « menteur » après ses mises en garde au gouvernement concernant la politique d'immigration. « M. Copé est à côté de la plaque », a-t-il ajouté.


Ayrault: "M. Copé est un irresponsable et un... par BFMTV

Intégration: Copé fait monter la polémique, Ayrault réplique, Le Pen en embuscade

L'opposition et la majorité ont échangé accusations et noms d'oiseaux après la divulgation du rapport commandé par Matignon sur l'intégration. Alors même que les mesures ne seront pas forcément reprises.

L'atmosphère est électrique ce vendredi entre la majorité et l'opposition. Jean-François Copé et Jean-Marc Ayrault se sont vivement affrontés à propos de la politique d'intégration: d'un côté, le patron de l'UMP accuse le gouvernement de vouloir réintroduire les signes religieux à l'école, de l'autre, la majorité accuse l'UMP de proférer des mensonges et qu'un rapport n'est pas synonyme de projet de loi.

C'est la publication vendredi par Le Figaro du compte-rendu détaillé d'un rapport sur l'intégration remis il y a un mois au Premier ministre - et sur lequel il ne s'était pas encore prononcé -, qui a mis le feu aux poudres, à quelques mois des municipales. Ce rapport en cinq volets propose une "politique repensée" de l'intégration axée sur la lutte contre les discriminations et l'égalité des droits.

Les auteurs, des chercheurs et des experts, qui veulent "en finir avec les discriminations légales", préconisent entre autres mesures la "suppression des dispositions légales et réglementaires scolaires discriminatoires concernant notamment le 'voile'", peut-on y lire. Est aussi visée la circulaire de mars 2012 sur l'accompagnement des sorties scolaires qui empêche les mamans voilées d'accompagner les élèves lors des sorties scolaires.

"Notre République serait en danger"

Le président de l'UMP, qui a animé jeudi une convention de son parti sur l'immigration, y a immédiatement vu une occasion d'attaquer le gouvernement, avant même que celui-ci ne présente sa feuille de route début 2014. "Notre République serait en danger si vous cédiez à cette tentation en mettant en oeuvre, ne serait-ce qu'à minima, un rapport dont l'intention est de déconstruire (...) cette République", s'est insurgé Jean-François Copé, qui a tenu à "interpeller solennellement" François Hollande sur le sujet dans un communiqué.

Le rapport remis au Premier ministre sur le thème de l'intégration préconise d'ériger le communautarisme en nouveau modèle pour la France.

Et le député maire de Meaux d'affirmer: "Je vois bien, derrière ce rapport, qu'il y a une fois de plus la triste stratégie électoraliste que la gauche a adoptée depuis François Mitterrand. Agiter des chiffons rouges pour faire monter le FN et affaiblir l'UMP, la droite républicaine et le centre à l'approche d'élections qui s'annoncent difficiles pour la gauche".

L'ex-Premier ministre et rival de Jean-François Copé, François Fillon, y est allé lui aussi de sa mise en garde, dans un communiqué distinct, contre "les dangers que constituerait l'application de ces rapports". "Ils diviseraient un peu plus les Français et alimenteraient tous les extrémismes", a fait valoir M. Fillon, fustigeant la "logique d'une nation mosaïque et communautariste".

Le rapport sur la politique d'intégration remis au Premier ministre s'inscrit dans la logique d'une France communautarisée et désunifiée

"Copé est à côté de la plaque"

Attendu dans l'après-midi à Rennes, Jean-Marc Ayrault a tenu à leur répondre sans attendre. Devant la presse convoquée à Matignon, le chef du gouvernement a assuré que son équipe ne voulait "évidemment pas" réintroduire les signes religieux à l'école. "Ce n'est pas parce que je reçois des rapports que c'est forcément la position du gouvernement", a expliqué Jean-Marc Ayrault.

Il s'est dans la foulée emporté contre Jean-François Copé, traité d'"irresponsable et (de) menteur". "Je trouve que Copé est à côté de la plaque mais M. Copé a un problème, l'UMP a un problème, c'est son électorat qui file de plus en plus vers l'extrême droite et le Front National, il ne sait pas comment le retenir, au point de mentir", a-t-il poursuivi.

Jean-Marc Ayrault a "dénoncé cette façon de faire qui est anti-républicaine", pas "digne" selon lui "d'un chef d'un grand parti". "Il va jusqu'à dire que nous voudrions réintroduire les signes religieux à l'école, le voile à l'école. Mais de quoi parle-t-il? Est-ce qu'on a dit ça une fois? A-t-on cette intention? Evidemment pas", s'est-il emporté. Même son de cloche du côté de la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem:

Certains n'ont manifestement rien compris au message de Mandela. Malveillance suspicion, méfiance, on remâche ses peurs à l'UMP #intégration

Un recul, mais quel recul?

En retour, Jean-François Copé a estimé auprès du Figaro.fr que Jean-Marc Ayrault "avait le choix entre rassurer ou assumer, il a préféré l'insulte". "Ce choix en dit long sur l'état de panique à bord qui règne dans l'exécutif", a ironisé le patron de l'UMP, interprétant l'intervention du Premier ministre comme un "recul". Alors même que ce dernier n'a pas exprimé la volonté de reprendre les mesures du rapport.

Du côté du PS, on a relativisé, voire critiqué, vendredi matin le rapport, alors qu'une réunion interministérielle doit se tenir "début janvier" à Matignon pour bâtir la future feuille de route du gouvernement en matière d'intégration des immigrés. Thierry Mandon, porte-parole des députés PS, a ainsi affirmé que "l'orientation générale" de ce rapport "nous éloignerait de la seule voie possible: plus de République, plus de moyens notamment pour l'école". "Certaines pistes proposées sont des impasses, comme remettre le voile à l'école, d'autres sont hasardeuses", a-t-il estimé.

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samedi 14 décembre 2013

Sommet de l'Elysée: M'zée Pierre Victor Mpoyo à Joseph Kabila: "Bientôt je vais rejoindre mon ami Mandela, je n'ai pas besoin des tortionnaires"

M'zée Pierre Victor Mpoyo

Des grogneurs josephistes vont-ils encore sortir du bois ? M'zée Pierre Victor Mpoyo a refusé de rencontrer alias Joseph Kabila à Paris lors du sommet de l'Elysée sur la paix, la sécurité et le terrorisme. Bien que souffrant de la maladie de de Parkinson, M'zée Pierre Victor Mpoyo a eu cette cuisante réponse à l'égard d'allias Joseph Kabila qui souhaitait le voir: "Bientôt je vais rejoindre Mandela, je n'ai pas besoin des tortionnaires". Depuis dix ans, le richissime Victor Mpoyo qui a financé de sa poche l'AFDL pour chasser le Maréchal Mobutu de ses 32 ans de pouvoir autocratique, et permis à Joseph Kabila de monter sur le trône du Congo appauvri par le régime de Kinshasa et subit les humiliations sur ordre de Joseph Kabila: ses comptes bancaires sont bloqués, son passeport diplomatique confisqué, ses frais médicaux impayés...Le ministre d'Etat Victor Mpoyo survit à Paris alors même que c'est le gouvernement congolais qui l'a envoyé à Paris. L'humiliation est à son comble pour celui qui ami et proche de M'zée Laurent-Désiré Kabila, qui en 2001 à l'assassinat du 3eme Président de la République au Palais des marbres, et pourtant c'est M'zée Victor Mpoyo qui après un coup de fils de Bill Clinton, président américain fin mandat, sur instigation de Paul Kagamé, arrivera à convaincre des poids lourds Mzéeïtes: l’ancien tout-puissant ministre de la Justice Jeannot Mwenze Kongolo, le ministre de l'Intérieur Gaétan Kakudji, et le chef d'état-major interarmées, le lieutenant-général Sylvestre Luetsha, Abdoulaye Yerodia Ndombasi, le général Denis Kalume Numbi pour que "Joseph Kabila" prenne la place du Président assassiné. Et pourtant n'eut-été l’intervention de Victor Mpoyo celui que les congolais appellent "Kadogo, l'imposteur".

Christian Atoli Ileka, mobutiste et ambassadeur de Jo Ka lors du Sommet d'Elysée

Ironie de sort, il y a quelques temps, le locataire du 32 Cours Albert I à Paris, le fameux Mobutiste et l'ambassadeur de la République démocratique du Congo en France Christian Atoki Ileka ironisait sur la situation de M'zée Pierre Victor Mpoyo s'exclamant devant témoins: "Mais qu'est-ce qu'il a fait de tout son argent !". On apprend de sources sûres que Christian Ileka aurait des ennuis. Après avoir soutiré de l'argent à son "Raïs" pour acheter les mamans de Château-rouge pour aller accueillir l'imposteur à l'aéroport mais surtout pour payer quelques combattants égarés pour une paix factice à Joseph Kabila. 200 euros poDur chaque maman Château-rouge et 500 euros pour chaque combattant. Il parait que l'enveloppe a disparu, la lumbétisation et la mwétisation de Joseph kabila jusqu'à stopper son cortège à la place opéra et intifader sa voiture officielle à l'OIF, a fait peur à l'imposteur qui en veut à l'ambassadeur mobutiste. D'ailleurs, à l'issue du sommet de l'Elysée, ils avaient pris le même vol pour Kinshasa.

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vendredi 13 décembre 2013

Pataquès: JP Vununu "L' Oppresseur des opprimés" se fourvoie dans ses inepties et niaiseries !

Pour une pantalonade s'en est une ! Comment Jean-Pierre Vununu, un obscur Secrétaire Fédéral de l'UNC, parti cher à Vital Kamerhe peut-il s'acharner à défendre le régime de Joseph Kabila et s'hasarder à débiter des inepties et niaiseries sur l'article que nous avions publié "Paris: Un Congolais "Chucquto Mandungu Nsengibiembe" arrête la voiture officielle de Joseph Kabila à la place de l'Opéra pendant 1'45 secondes". Pour qui roule JP Vununu, pour Vital Kamerhe ou Joseph Kabila ? L'attitude nauséabonde de JB Vununu risque de nous faire croire que Joseph Kabila et Vital Kamerhe, c'est bonnet blanc, blanc bonnet ! Nain intellectuel, le nullard qui n'arrive même pas aux chevilles de M'zée Djamba Yohé, Jean-Pierre Mbelu, Jean-Kalama Ilunga, Dr Fwley Diangitukwa, Mama Jeanne-Marie Sindani, Rolain Mena... dans la constance de leurs analyses politiques sur la situation catastrophique de la République démocratique du Congo, depuis que l'imposteur-OVNI-venu de nulle part, pilote à vue le Congo, le retourneur de veste et inconstant JB Vuvunu croit nous charier comme si nous étions son enfant à qui nous devrons répondre de ses ordres et oukases. Lorsqu'on est petit et minable, on ne peut que jouer à la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf écrivait Jean de la Fontaine dans ses célébres fables. Réveil FM international est média libre, indépendant et engagé, nous ne nous en cachons pas. La ligne éditoriale de Réveil FM International est claire, inscrite sur le fronton de tous nos sites. Nous ne sommes pas un média de l'opposition comme voudrait nous enfermer le girouette Vununu qui tourne au gré du vent. Nous sommes un média de la résistance congolaise, nous soutenons et accompagnons les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais qui récusent l'imposture, l'occupation et l'usurpation qui tapissent le régime actuel de Kinshasa avec ses méandres de méfaits. Lorsque nous écrivons nos articles, nous avons une clause de conscience et avons le droit et devoir de protéger nos sources. Nous n'avons pas à nous justifier surtout pas à un mangeriste notoire, confusionniste, à la recherche d'un positionnement. Avec JP Vununu, "Le cris des opprimés" est devenu "l'Oppresseur des opprimés".

N'en déplaise au girouette JP Vununu, son "Raïs" est imposteur qui dirige le Congo par défi

Comment l'homme invisible qui se cache derrière son clavier dont on connait que le nom-il n'a pas de visage, qui ne vit pas à Paris et ne connait même pas la ville Lumière tellement il est planqué chez lui en Allemagne, peut prétendre qu'une information parisienne livrée par Réveil FM International est fausse? JB Vununu a-t-il était accrédité comme nous au Sommet de l'Elysée ? Non ! Est-il journaliste connu et reconnu ? Non ! A-t-il un carnet d'adresses qui peut lui permettre de savoir ce qui se passe ici et ailleurs au même moment ? Non ! C'est lui l'affabulateur et pas nous ! D'ailleurs c'est KUM qui le connait bien qui écrit: "Cher Freddy, Allez-vous vraiment dépenser votre énergie qui nous est précieuse pour vous occuper d'un monsieur dont le nom même traduit ce qu'il est réellement: "UN GROS MENTEUR [VUNUNU]"? VANDA NA YO KIMIA PAPA! Croyez-moi, des milliers des Congolais se retouvent dans vos écrits.

Rolain Mena d'écrire: "Mon cher Freddy Mulongo,

Merci de ne pas perdre votre précieux temps en échanges inutiles avec certains incirconcis, plats flagorneurs invétérés de notre imposteur national, qui ont vendu leur conscience au diable pour des intérêts égocentriques et dont le salaire en miettes dépend justement de la non compréhension de notre discours et de notre engagement pour l’avènement d'un Congo nouveau, libéré du règne de la médiocrité et où il fera bon vivre pour tout le monde;

Nous n'avons que faire de leurs élucubrations puériles sur la toile ! D'autant plus qu'en les ayant lu une fois, nous considérons les avoir lu pour la vie ! Comme disait un internaute, "laissez-les farfouiller dans les fosses sceptiques puisqu'ils y retrouvent leur compte "! Et vous, continuez votre noble lutte dans laquelle la très grande majorité des patriotes congolais se reconnait.

Merci cher Freddy de garder de la hauteur, de prendre acte des présentes recommandations et d'agir en conséquence en répondant par le silence à tous ces ennemis du Congo et du Peuple Congolais qui s’enorgueillissent de profiter de la déliquescence généralisée dans laquelle se trouve la mère patrie. J'ai bien dit ENNEMIS !

Patriotiquement et fraternellement

Confusionniste de bon aloi, JB Vununu a même détourné la réaction de l' Info UCDP dont nous publions l'intégralité pour le faire dire autre chose: "Mobutu Sese Seko Kuku Gbendu wa Zabanga, maréchal ( Apesa atala te) était entouré d'une batterie de flagorneurs qui se dépassaient en danse de ventre, en flatteries les plus abjectes! Certains espéraient obtenir du guide un poste, de l'argent... Aujourd'hui, l'imposteur Joka est pleinement dans le copier coller du système pervers autour de Mobutu qui s'est transformé en ''mangeoire national''institutionnalisé ( baza kolia, batala te), impunité oblige!

Joseph Kabila, étant ''radin'', des petits malins se sont, déséspérement trouvés, comme astuces pour lui soutirer quelquechose, à se transformer en petits défenseurs de l'indéfendable, du futile, du mensonge, de la mesquinerie avec des phrasettes injurieuses sans contenu, espérant piteusement que l'imposteur pourra les remarquer et leur jetter quelques miettes! Malheureusement, le corbeau, à savoir Joseph Kabila, sait que tout flatteur vit au dépens de celui qui l'écoute, et il ignore tous ces petits apprentis renards qui tentent leur chance dans le métier de flagorneur parce qu'il sait qu'ils sont tous là pour le déplumer et manger de son fromage: Ils sont un peloton: Yvon Ramazani, ''Sammy Bosongo'', ''dujardin'', ''Bushiri Sandrine'', ''Debré Mpoko''....et le revenant Jean-Pierre Vununu, modérateur du groupe ''lecridesopprimés'' qui désormais est baptisé ''lecrides oppresseurs'' qui a rejoint le club de flagorneurs désepérés! Ce monsieur a cru qu'en contredisant ce qui s'est réellement passé avec Mandungu face à Joseph Kabila à Paris, publié par Réveil FM International, ce dernier allait lui envoyer une invitation voire en prétendant faussement que les résistants-patriotes-combattants de Paris, pourtant relachés le même jour, aller être extradés à Kinshasa! Pour information, pour être accrédité comme journaliste à l'assemblée générale de Nations Unies, à la primature, à l'Elysée comme au Sénat en France, il faut être professionnel et compétent c-à-d être à la hauteur, Freddy Mulongo l'est et il a toutes ces accréditations, n'en déplaisent aux petits scribouilleurs flagorneurs qui aboient sans savoir sur qui ni pourquoi!

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mercredi 11 décembre 2013

Quai d'Orsay: Julienne Lusenge activiste des droits humains et "Légion d'honneur" répond à Freddy Mulongo

Au Quai d'Orsay à Paris le mardi 10 décembre 2013, à l'occasion du séminaire "Les violences faites aux femmes: un combat commun contre des réalités multiples" organisé par le ministère français des Affaires étrangères. Militante de la première heure, Julienne Lusenge s’est battue pour les femmes victimes de violences dès 2002 au sein de l’association Sofepadi. Pourchassée à plusieurs reprises par des milices, elle a dû s’exiler à Kinshasa où elle vit pour l’heure avec sa famille.

Mardi 10 décembre, Quai d'Orsay: Julienne Lusenge activiste des droits humains et "Légion d'honneur" répond à Freddy Mulongo

Viols "socioculturels" et viols comme arme de guerre : la Congolaise Julienne Lusenge (RDC) revient sur le fléau qui frappe l'est de la République démocratique du Congo et explique la différence avec les viols "acceptés" par la coutume. Une interview réalisée par #ActuElles au Quai d'Orsay à Paris le mardi 10 décembre 2013, à l'occasion du séminaire "Les violences faites aux femmes: un combat commun contre des réalités multiples" organisé par le ministère français des Affaires étrangères

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Valérie Trierweiler et les épouses de chefs d'Etats africains dénoncent les viols "armes de guerre"

Les épouses d'une vingtaine de chefs d'Etats africains ont dénoncé vendredi 7 décembre dernier à Paris, en marge du Sommet de l'Elysée, les viols systématiques, "armes de guerre" dans les zones en conflits comme en République démocratique du Congo (RDC) et réclamé des poursuites contre les auteurs de ces violences sexuelles.

Un film court, réalisé par Osvalde Lewat sur les viols en RDC, a bouleversé l'assistance réunie dans une vaste salle du Musée d'Orsay – à l'exception notable de la première dame du Cameroun, Chantal Biya, qui, assise à la table des discussions, et avec une stupéfiante désinvolture, n'a cessé, avec l'aide d'une assistante personnelle, de peaufiner son maquillage blanchâtre sous son immense crinière rousse.

"Nous (...) dénonçons la persistance intolérable de violences sexuelles dans les conflits et refusons qu'elles soient considérées comme des conséquences inévitables, voire acceptables des guerres", ont-elles déclaré lors d'une "conférence de mobilisation" organisée en marge du sommet de l'Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique.

Longtemps ignorés, les viols et autres violences sexuelles commises en temps de guerre ont fait l'objet de nombreux appels ces dernières années et même de plusieurs résolutions du Conseil de Sécurité de l'ONU, dont l'une appelle les Etats membres à prendre des mesures spécifiques pour la protection des femmes dans la résolution des conflits.

Mais sur le terrain, la situation est loin d'avoir changé, comme l'ont rappelé les participantes à la conférence, organisée à l'initiative de Valérie Trierweiler, la compagne du président François Hollande.

"La violence sexuelle a toujours été utilisée à travers les âges", a souligné Zainab Hawa Bangura, la représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies, chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit.

Rien qu'en Afrique, des centaines de milliers de femmes ont été violées pendant le génocide rwandais de 1994, tandis que jusqu'à 60% de la population féminine aurait, selon certaines estimations, été victime de violences sexuelles au Libéria lors de la guerre civile entre 1989 et 2003.

Au Sierra Leone, pays voisin également touché par la guerre civile de 1991 à 2002, entre 5.000 et 10.000 femmes et enfants auraient été violés par les factions en présence selon des ONG de défense des victimes, qui estiment que le problème a perduré depuis, avec 250 cas répertoriés en 2012 et 290 depuis le début de 2013.

En Guinée, 109 femmes ont, selon un rapport de l'ONU, été violées dans la foulée du massacre de 157 opposants au stade de Conakry en septembre 2009.

Une arme qui "détruit la femme et la société"

Des cas sont désormais également signalés en Libye ou en République centrafricaine (RCA), mais le pays le plus fréquemment pointé du doigt aujourd'hui reste la République démocratique du Congo (RDC) où des groupes armés très violents contrôlent depuis une vingtaine d'année l'est du pays.

"Les femmes nous racontent qu'elles ont été violées en public, en présence de leur mari, de leurs enfants, elles arrivent à l'hôpital avec l'appareil génital brûlé, torturé", racontait le mois dernier à Stockholm le Dr Denis Mukwege, qui soigne les femmes violées en RDC, avant d'inviter la communauté internationale à tracer la même "ligne rouge" contre l'utilisation du viol comme "arme de guerre" que contre les armes chimiques.

Il n'hésite pas à dénoncer les "tergiversations", alors que le viol dans les zones de conflit est devenu "une arme qui détruit la femme et la société, qui crée des enfants qui n'ont pas de filiation" et "constitue un véritable génocide", puisque il n'y a plus de procréation possible quand l'appareil génital féminin a été détruit.

Mme Bangura a pour sa part rappelé vendredi que l'utilisation du viol comme une arme était "un crime" et dénoncé les répercussions à long terme sur ces femmes, très souvent marginalisées dans leur communauté et plus fréquemment malades.

"Je suis retournée à Bukavu (en RDC) dix ans après avoir tourné un premier film, la situation avait encore empiré, nous en sommes à trois générations de femmes de la même famille à avoir été violées" a souligné pour sa part Osvalde Lewat, co-réalisatrice d'un court-métrage sur les violences sexuelles en RDC.

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Présence aux fronts: François Hollande plus courageux à Bangui que Joseph Kabila avec le M23 à l'est du Congo?

Les images de François Hollande à Bangui en République centrafricaine, quelques heures seulement après le décès de deux soldats français de l'opération "Sangaris" sont éloquentes. C'est une preuve que le président français est courageux, il aime son pays et son peuple. Et que son devoir en que Président de la République française est d'être auprès des français surtout dans les moments de malheur. On peut ou ne pas l'aimer François Hollande a été élu par les Français, il est un président légitime quelque soit le score bas qu'il affiche aux sondages. Traite à la Nation, Joseph Kabila l'imposteur qui dirige le Congo par défi n'a jamais été au front pour encourager les Fardc. Il préfère jouer au Nintendo à Kingakati que de palper du doigt les réalités congolaises. Il a caporalisé des pseudo intellectuels pour en faire des applaudisseurs, des journalistes en thuriféraires, les institutions républicaines sont prises en otage...Combien de nos soldats congolais sont morts au front contre le M23 sans que celui qui se prénomme alias Joseph Kabila ne montre son bout de nez ? Par amour de la patrie, les Fardc ont fini par déloger les miliciens tutsi rwandais pillards, violeurs, assassins, criminels contre l'humanité...Que fait l'incapacitaire de Kingakati ? Il attend trois semaines. Au lieu d'aller rencontrer nos soldats sur le champ de bataille où ils ont vaincu le M23, il prend une jeep et commence une tournée-rallye. Mauvais président et mauvais chauffeur même s'il est un fin taximan, il s'embourbe toutes les trois minutes dans des routes devenues pistes à cause de ses 12 ans de mauvaise gouvernance, d'atteinte massive des droits de l'homme, du pillage organisé, des tueries, massacres des populations civiles dont certains congolais sont devenus réfugiés dans leur propre pays. Ce ne sont pas les contrats léonins avec la Chine qui va sauvé la situation. L'OVNI que Louis Michel "Big Loulou" et la mafia internationale ont placé à la tête de notre pays, patauge et ignore encore les rudiments du travail d'un président de la République. Alias Joseph Kabila patauge, farfouille, tripatouille pour rester au pouvoir même si son incompétence notoire fait jaser tout le monde. Certes comparaison n'est pas raison, mais regardez bien ces photos. Réveil FM International donne son point de vue qui n'est pas exhaustif mais mérite d'être pris en compte:

Bangui, 10 décembre,François Hollande se recueille devant les cercueils de deux soldats Français tués dans l'opération "Sangaris"

François parle aux soldats Français, tout en rendant hommage à leurs deux camarades tués, il les encourage à poursuivre leur mission.

Au lieu d'aller encourager les Fardc d'avoir mis en déroute les miliciens tutsi rwandais du M23, Joseph Kabila dans sa fuite du regard des congolais qu'il a chosifié, préfère la détente. Rallye-tournée à l'est de la République démocratique du Congo !

Douze ans au pouvoir qu'a fait alias Joseph Kabila au Congo?

Un président qui dirige par défi et qui s'embourbe toutes les trois minutes, est-ce que c'est un signe indien ?

Lorsque même la jeep n'arrive plus à braver les obstacles, cela devient problématique !

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Centrafrique : François Hollande dans la poudrière de Bangui


Hollande en Centrafrique: "Nous avions une... par BFMTV

Bangui (Centrafrique), le 10 décembre. François Hollande est venu rendre hommage aux soldats français décédés mardi à Bangui. Le désarmement des groupes armés à peine lancé, le président François Hollande s'est rendu ce mardi soir à Bangui, la capitale centrafricaine, encore loin d'être sécurisée quelques heures après la mort de deux soldats français. Le chef de l'Etat leur a rendu hommage, affirmant qu'ils étaient morts «pour la France» et avaient «donné leur vie pour en sauver d'autres.» S'exprimant face à une partie des forces françaises sur place, il a également salué leur action : «Notre mission est dangereuse mais nécessaire pour éviter un carnage.» «Nous avions une obligation d'intervenir vite et fort», a-t-il ajouté.

Bangui, 10 décembre, François Hollande parle et encourage chaque soldat français de l'opération «Sangaris» rassemblés sous un hangar d'hélicoptères de la base de M'Poko. Dans la touffeur de la nuit centrafricaine, François Hollande a rappelé l'urgence de l'intervention française, qui a débuté jeudi dernier, quelques heures après le vote de la résolution du conseil de sécurité de l'ONU. «Il n'était plus temps de tergiverser. Il allait être trop tard. J'ai pris la décision d'intervenir pour sauver autant de vies que possible.» «Votre objectif est de désarmer les milices. C'est une tâche périlleuse. Trop d'armes circulent. Il y a trop de haines et de vengeances accumulées. Nous avions l'obligation d'intervenir vite et fort», a-t-il dit.

Il a ensuite rencontré les responsables religieux du pays et les autorités de transition, dont le président Michel Djotodia, ex-chef de la Séléka qu'il avait vivement critiqué samedi dernier. La visite a duré quatre heures et, contrairement à ce qui avait été annoncé, n'a eu lieu que dans le hangar de l'aéroport de Bangui, les conditions de sécurité n'étant sans doute pas réunies pour que François Hollande puisse en sortir. il est reparti vers 23 heures.

Le président français s'était envolé pour l'aéroport M'Poko directement après sa visite en Afrique du Sud pour les funérailles de Nelson Mandela. Il a atterri à Bangui vers 19h15 (heure locale et française) où il a été accueilli par l'état-major des armées françaises. Cinq jours après le début officiel de leur intervention en Centrafrique, les troupes font désormais face à des «accès de violence», pillages et tentatives de représailles contre les civils musulmans, lourds de menaces pour la suite des événements.

La visite de François Hollande minute par minute :

23h06. Le président quitte la Centrafrique. François Hollande a quitté Bangui. Il a rencontré des responsables religieux du pays et les autorités de transition, dont le président Michel Djotodia, ex-chef de la Séléka qu'il avait vivement critiqué samedi dernier. Peu d'informations et aucune image de ces rencontres n'ont été diffusées.

20h30. François Hollande ne sortira pas du tarmac. La dangerosité du climat dans la capitale centrafricaine oblige finalement le convoi présidentiel à rester dans le hangar de l'aéroport, alors qu'il semblait prévu que François Hollande rencontre les autorités politiques et religieuses du pays en dehors de l'aéroport. Par mesure de sécurité, ces rencontres devraient avoir lieu dans le hangar où le président a rendu hommage aux soldats.

19h49. Secteur quadrillé pour la visite. Des avions de combat ont survolé la zone où a atterri François Hollande, qui a été sécurisée par les forces françaises dans la soirée. Un couvre-feu est instauré à partir de 18 heures mais les violences se poursuivent dans certains quartiers de Bangui.

19h40. François Hollande salue les troupes. Le président de la République est toujours dans le hangar de l'aéroport M'Poko, où il serre la main d'une partie des troupes françaises à qui il vient de s'adresser. La Marseillaise retentit alors que François Hollande s'apprête à rejoindre le centre-ville de la capitale.

19h29. Pas de renforts pour le moment. Hollande a déclaré devant 300 membres des troupes françaises qu'ils n'avaient «pas vocation à être plus nombreux dans les semaines qui viennent.» «Les affrontements prenaient et prennent encore une dimension religieuse avec un risque de guerre civile», a-t-il ajouté.

19h25. Hommage aux deux soldats tués. Sur un pupitre aux couleurs françaises, François Hollande se recueille devant les dépouilles d'Antoine Le Quinio, 22 ans, et Nicolas Vokaer, 23 ans, les deux soldats français morts la nuit dernière. «Je m'incline devant leur sacrifice», a déclaré le président de la République. «Ils sont morts pour la France. (...) Ils ont donné leur vie pour en sauver d'autres.»

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Quel bilan pour le sommet de l'Elysée ?

Le Sommet de l'Elysée pour la Paix et la Sécurité en Afrique s’est tenu à Paris les 6 et 7 décembre 2013. Les travaux ont porté sur la paix et la sécurité en Afrique, le partenariat économique, le développement et le changement climatique. 53 délégations de pays africains et la France ont participé à ce Sommet ainsi que les représentants des Nations Unies, de l’Union africaine, de l’Union européenne, du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement.

Le sommet de l'Elysée, curieusement intitulé comme par antiphrase « sur la paix et la sécurité », renvoie inévitablement à la politique africaine de la France. Quelles en sont les principes, vingt-trois après le discours de La Baule poussant instamment à la démocratisation, lequel discours avait été contredit l’année suivante par le discours de Chaillot ? Quels en sont les moyens économiques (aide publique, investissements…), sachant que la France assiste l’Afrique francophone mais commerce avec l’Afrique anglophone (et lusophone) ? Quelles en sont les limites, Paris poursuivant in extremis des interventions militaires coûteuses (Côte d’Ivoire, Mali, RCA…) qui ne règlent aucunement les situations politiques, d’ailleurs souvent inextricables ? Au fond, peut-on encore parler de politique africaine de la France en tant que telle ?

Sommet de l’Elysée pour la Paix et la Sécurité en Afrique Déclaration finale 7 décembre 2013

Le Sommet de l’Elysée pour la Paix et la Sécurité en Afrique s’est tenu à Paris les 6 et 7 décembre 2013. Les travaux de ce Sommet ont porté sur la paix et la sécurité en Afrique, le partenariat économique et le développement, le changement climatique. 53 délégations de pays africains et la France ont participé à ce Sommet ainsi que les représentants des Nations Unies, de l’Union africaine, de l’Union européenne, du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement.

Paix et Sécurité

1. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont réaffirmé leur attachement à la sécurité collective sur le continent africain et leur engagement à favoriser la paix et promouvoir les droits de l’Homme, en conformité avec les buts et principes de la Charte des Nations Unies et de l’Acte constitutif de l’Union africaine. Ils ont appelé de leurs vœux le renforcement du dialogue stratégique entre l’Afrique et la France pour une vision commune des menaces. Ils ont affirmé que paix, sécurité et promotion et protection des droits de l’Homme étaient indissociables et qu’une action rapide en cas d’atteintes graves aux droits de l’Homme pouvait constituer un outil efficace dans la prévention des conflits.

2. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement se sont accordés sur l’importance d’un système multilatéral efficace et représentatif du monde d’aujourd’hui, fondé sur une Organisation des Nations Unies à la fois forte et rénovée. Ils ont, en particulier, appelé à une réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies permettant de renforcer la place de l’Afrique dans le cadre d’un Conseil élargi, tout en préservant sa capacité à maintenir la paix et la sécurité internationales, au bénéfice de la sécurité collective telle que prévue par la Charte des Nations Unies.

3. Ils se sont réjouis des avancées importantes réalisées par l’Union africaine, les communautés économiques régionales et les Etats africains dans la mise en œuvre d’opérations de paix africaines, au Mali, en République centrafricaine, en Somalie, en Guinée-Bissau, au Burundi, au Soudan (Darfour), aux Comores. Ces initiatives apportent des solutions africaines aux problèmes africains et doivent être soutenues par la communauté internationale.

4. Dans cette perspective, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont souligné l’importance de développer les capacités africaines de réaction aux crises. La France s’est engagée à soutenir les efforts de l’Union africaine pour parvenir à une pleine capacité opérationnelle de la Force africaine en attente et de sa Capacité de déploiement rapide à l’horizon 2015, ainsi que la Capacité africaine de réponse immédiate aux crises (CARIC), telle que décidée par le Sommet de l’Union africaine en mai 2013.

5. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont appelé à une large mobilisation internationale pour accroître le financement des opérations africaines de paix et en assurer la prévisibilité. La France en tant que membre du Conseil de sécurité des Nations Unies continuera à jouer un rôle actif en ce domaine. Ils ont rappelé leur volonté d’assurer le succès de l’Architecture africaine de paix et de sécurité, notamment en matière de prévention et de médiation.

6. Les chefs d’Etat et de Gouvernement ont félicité l’Union africaine pour la tenue annuelle d’une Retraite de haut niveau pour la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique et l’ont encouragée à renforcer ce forum, y compris en s’inspirant d’expériences internationales pertinentes. Ils ont également pris note de la proposition d’organiser en 2014, au Sénégal, un Forum informel sur la sécurité en Afrique en liaison avec des partenaires internationaux et l’Union africaine, afin d’approfondir la réflexion sur les engagements pris lors du Sommet de l’Elysée pour la Paix et la Sécurité en Afrique.

7. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont souligné que l’implantation de réseaux terroristes et criminels – trafiquants de drogue, d’êtres humains, braconniers et trafiquants d’espèces menacées qui alimentent les circuits de corruption ainsi que les exploitants illégaux de ressources naturelles – constitue une menace pour la paix et la sécurité en Afrique et dans le monde. Ils ont réaffirmé leur engagement à prévenir et lutter ensemble contre ces menaces. Ils ont exprimé leur détermination à endiguer la production, la transformation, la consommation et les trafics de drogue sur les deux continents, à lutter contre les flux financiers illicites connexes et à renforcer la coopération judiciaire et sécuritaire à cette fin. Ils se sont prononcés en faveur d’une implication accrue des organisations internationales, sous-régionales et régionales dans la lutte contre ces fléaux. Ils ont estimé que les partenariats dans la lutte contre le terrorisme et le crime transnational organisé doivent mettre l’accent sur la formation et l’échange de renseignements.

8. Conscients des menaces liées à la piraterie et aux trafics maritimes, et forts des succès enregistrés dans la Corne de l’Afrique et l’Océan indien, les Chefs d’Etat et de Gouvernement se sont engagés à poursuivre leurs efforts et à améliorer la coopération régionale et internationale pour assurer la sécurité du domaine maritime africain. La France apportera son soutien à la dynamique lancée par le sommet de Yaoundé sur le Golfe de Guinée, en proposant une expertise en matière d’action de l’Etat en mer, une assistance à la structuration de l’organisation à terre et des projets de formation et d’entraînement des acteurs opérant en mer.

9. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont souhaité apporter une attention prioritaire à la question des espaces frontaliers et de la sécurité des frontières, en particulier de la zone sahélo-saharienne. La France accompagnera ces efforts dans les pays qui le souhaitent par des projets de renforcement des forces de sécurité et de défense, de coopération transfrontalière et de développement de l’interopérabilité des forces armées africaines. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont salué le lancement du processus de Nouakchott sur la coopération sécuritaire et l’opérationnalisation de l’Architecture africaine de paix et de sécurité (APSA) dans la région sahélo-saharienne, ainsi que la tenue de la seconde conférence sur la sécurité des frontières des pays sahélo-sahariens tenue à Rabat, le 14 novembre 2013.

10. Désireux de renforcer leur action contre le terrorisme dans le respect des droits de l’Homme et des libertés publiques, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont encouragé la ratification et la mise en œuvre par tous de la Convention internationale pour la répression du financement du terrorisme. Ils ont souligné qu’il convenait de s’attaquer aux causes du terrorisme, et ont souhaité lancer un dialogue régulier sur les facteurs de radicalisation.

11. Dans l’objectif de lutter contre la dissémination des armes classiques, les Chefs d’Etat et de Gouvernement se sont engagés à signer et ratifier dans les meilleurs délais le Traité sur le commerce des armes et ont accueilli favorablement l’offre d’assistance de la France pour sa mise en œuvre.

12. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement soutiennent l’appel qui leur est adressé par les Premières dames réunies à l’occasion du Sommet pour dénoncer la persistance intolérable des violences sexuelles dans les conflits. Ils s’engagent à lutter contre l’impunité des auteurs de violences sexuelles et à mettre en œuvre des plans d’action nationaux, associant les organisations de la société civile, afin de mettre fin à ces violences conformément aux résolutions « Femmes, Paix et Sécurité » du Conseil de sécurité des Nations Unies.

13. Ils reconnaissent la nécessité d’inclure pleinement les femmes dans les processus de décision politiques et économiques, notamment en mettant en place des mesures favorisant l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives, afin que la paix et la sécurité, le développement économique et la réponse aux enjeux du changement climatique deviennent une réalité tangible.

14. Ils ont souligné l’utilité de la mise en œuvre de la Convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction, ainsi que la Convention sur les armes à sous-munitions.

15. La France s’est engagée à porter ces différents thèmes au sein de l’Union européenne, à l’occasion du Conseil européen des 19 et 20 décembre 2013 consacré, notamment, aux questions de défense et de sécurité, et de les promouvoir lors du sommet UE-Afrique d’avril 2014.

Partenariat Economique et Développement

16. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont souligné les atouts de la relation économique entre l’Afrique et la France pour réaliser le processus d’intégration proclamé par l’Union africaine et les objectifs du NEPAD. Ils ont affirmé leur volonté de moderniser cette relation pour dynamiser les échanges économiques. Ils ont insisté sur la nécessité de promouvoir une croissance de qualité, créatrice d’emplois, fondée sur une mobilisation équilibrée du capital physique, humain et naturel. Ils encouragent une économie durable, fondée notamment sur les énergies renouvelables et la valorisation des océans.

17. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont réaffirmé leur soutien aux initiatives conduites au niveau international, notamment par l’Union Européenne, pour réaliser les plus hautes exigences de transparence économique et financière. Ils ont appelé conjointement à lutter contre les paradis fiscaux, à soutenir l’initiative sur la transparence des industries extractives (ITIE) et les initiatives de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement pour faciliter la transparence des contrats industriels.

18. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont souligné l’importance de faire des échanges humains le moteur de la relation économique en misant sur la jeunesse pour assurer son avenir. Ils se sont accordés pour favoriser la détection et la promotion des jeunes talents entrepreneuriaux au service du développement des échanges croisés. Ils ont mis l’accent sur l’intérêt de créer une Fondation franco-africaine pour la croissance, rassemblant intérêts publics et privés, français et africains. Ils ont encouragé les efforts de facilitation des conditions de mobilité et de circulation des personnels d’affaires, qui seront poursuivis.

19. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont pris note de la déclaration commune signée par les organisations d’entreprises africaines et françaises, notamment en matière de responsabilité sociale et environnementale et se sont engagés à favoriser l’investissement dans la formation professionnelle et à dynamiser la coopération scientifique et technique entre experts africains et français, au service de l’innovation. Cela nécessite notamment de mobiliser davantage les acteurs économiques africains et français, en particulier les entreprises réunies à l’occasion de la manifestation organisée par le Ministre de l’Economie en marge du Sommet, à la suite du rapport « Un partenariat pour l’avenir » préparé en amont du Sommet.

20. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont souligné leur détermination à créer un cadre de sécurité physique et juridique des investissements permettant de mobiliser davantage les investisseurs privés.

21. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement se sont engagés à œuvrer ensemble avec les partenaires multilatéraux, à l’OCDE et dans les institutions financières internationales, ainsi qu’avec les agences de notation, pour favoriser une évolution positive de la perception du risque financier africain et réduire ses facteurs actuels de sur-tarification.

22. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont affirmé leur volonté de mobiliser les banques multilatérales et leurs fonds concessionnels ainsi que le Fonds européen de développement au service d’une croissance durable et inclusive en Afrique. La France s’engage notamment via l’Agence française de développement (AFD) à promouvoir un développement durable du continent, sur les plans économique, social et environnemental, ainsi que les valeurs de la démocratie et de l’Etat de droit et l’égalité entre les hommes et les femmes. Elle continuera d’œuvrer en faveur de l’intégration régionale, de l’insertion de l’Afrique dans les échanges internationaux et la mobilisation du secteur privé pour le développement des infrastructures africaines.

23. Les Accords de Partenariat Economique (APE) entre l’Union européenne et les communautés économiques régionales en Afrique doivent contribuer à une meilleure insertion de l’Afrique dans les échanges internationaux, en prenant en compte toutes les flexibilités disponibles pour permettre aux pays africains qui le souhaitent d’y participer. La France est favorable à la conclusion du processus de négociations régionales des APE avec des conditions de calendrier et de contenu plus favorables pour les pays africains.

24. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement se sont engagés à promouvoir l’utilisation innovante des sources de financements, afin de répondre aux besoins du développement sur le continent africain dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, de la pêche, de la sécurité alimentaire, de la promotion de la biodiversité et de la lutte contre le changement climatique. Ils se sont engagés à réaliser les plus hautes exigences de transparence vis-à-vis des opinions publiques et d’efficacité de l’aide. La France rendra publiques les informations sur son aide au développement conformément à l’initiative internationale pour la transparence de l’aide.

25. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont affirmé leur détermination à promouvoir des échanges commerciaux dynamiques et équilibrés entre l’Afrique et la France en poursuivant l’objectif d’un doublement du volume d’échanges croisés en cinq ans.

26. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement sont convenus d’intensifier les partenariats économiques et d’affaires en organisant une réunion des ministres de l’économie africains et français en 2014 et un forum d’affaires Afrique-France réunissant les entreprises, et de définir en commun un agenda de grandes rencontres économiques et d’affaires.

Changement climatique

27. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont rappelé combien il est vital d’agir rapidement concernant l’objectif de limiter le réchauffement bien en dessous de 2°C par rapport à l’ère préindustrielle. Ils ont souligné leur détermination commune à élaborer, lors de la Conférence des parties à la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 21) qui se tiendra à Paris en 2015, un nouvel accord contraignant dans le cadre de la Convention, applicable à tous, qui devra entrer en vigueur au plus tard en 2020. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont par ailleurs rappelé l’urgente nécessité pour toutes les parties de lancer ou d’intensifier leurs préparations internes concernant les contributions qu’elles envisagent de décider au niveau national, sans préjudice de la nature juridique de ces contributions, pour atteindre l’objectif global de la Convention, dans le contexte de l’adoption d’un accord contraignant, et de les communiquer très en amont de la COP 21 qui se tiendra ici à Paris. La France a indiqué qu’elle était prête à apporter un soutien aux pays africains qui le souhaitent pour préparer leurs contributions en temps opportun.

28. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont souligné la nécessité d’un accord équilibré à Paris sur le climat en 2015, portant aussi bien sur l’atténuation que sur l’adaptation, et prévoyant les moyens de mise en œuvre, en particulier l’intensification des transferts de technologie, des mesures de renforcement des capacités pour les pays les plus vulnérables et la fourniture de ressources financières pour l’Afrique conformément à la Convention.

29. A cet égard, ils se sont félicités que le Secrétaire général des Nations Unies ait convoqué un sommet sur le climat devant se tenir le 23 septembre 2014 et ayant pour objet de mobiliser l’action et les ambitions dans le domaine du changement climatique. Le sommet de l’Afrique avec l’Union européenne en avril 2014 offrira l’occasion de traiter les thèmes du partenariat économique et du changement climatique.

30. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont insisté sur l’importance de la promotion d’un programme positif de lutte contre le dérèglement climatique, fondé sur la coopération entre les parties, afin d’optimiser les opportunités offertes par la lutte contre le changement climatique en matière de diminution de la pauvreté, de développement socio- économique durable, d’accès à l’énergie, de lutte contre la désertification, de déforestation et de dégradation des sols et de soutien à une agriculture résiliente au changement climatique. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont reconnu que l’Afrique dispose d’un immense potentiel en matière d’énergies renouvelables et ils s’engagent à travailler conjointement pour en réduire drastiquement les coûts, l’objectif étant de les diviser par deux. Ils ont affirmé leur soutien à l’Initiative Energie Durable pour Tous (« Sustainable Energy for All (SE4All) ») du Secrétaire général des Nations Unies. Ils ont salué notamment ses objectifs d’assurer un accès universel aux services énergétiques modernes, de doubler le taux d’amélioration de l’efficacité énergétique et de doubler la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique mondial. La France apportera son appui aux pays qui s’engageront dans des plans nationaux et régionaux « SE4All » à travers un dispositif d’assistance technique qui visera à accélérer le développement des énergies durables en Afrique.

31. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont souligné l’importance de mettre en œuvre immédiatement des actions d’adaptation au changement climatique sur le long terme en Afrique, en tenant compte des besoins spécifiques des petits Etats insulaires en développement et des pays les moins avancés. Ils ont appelé à des mesures d’adaptation pour faire en sorte que les infrastructures critiques en Afrique deviennent plus résilientes au climat, avec l’engagement de toutes les parties prenantes, y compris les banques bilatérales et multilatérales de développement et le secteur privé. Dans cette perspective, la France veillera à ce que l’ensemble des projets d’infrastructures qu’elle finance en Afrique soient résilients aux impacts du changement climatique à partir de 2015.

32. La France s’est engagée à aider les pays africains qui le souhaitent à accéder aux ressources financières et instruments internationaux de préparation et de mise en œuvre des politiques et plans d’action « climat », et à étendre son propre programme bilatéral d’appui en ce sens.

33. Les Chefs d’Etats et de Gouvernement ont rappelé l’importance d’améliorer la comptabilité des financements publics et privés de la lutte contre le changement climatique et souligné l’urgence de bâtir une architecture financière simple, efficace et ambitieuse reposant sur le principe de son appropriation par les pays, favorisant l’accès direct aux financements en Afrique. La France s’engage à travailler avec ses partenaires à créer plus de transparence, de prévisibilité et de durabilité des moyens de mise en œuvre mobilisés par les pays développés. Les Chefs d’Etats et de Gouvernement ont soutenu les récentes décisions adoptées par le Conseil d’administration du Fonds vert pour le Climat et la COP 19 et ils ont appelé à poursuivre ses travaux afin d’assurer une capitalisation ambitieuse et une opérationnalisation réelle au plus tard lors de la COP 20 en décembre 2014. Ce serait une contribution significative à la mobilisation du soutien en faveur de l’Afrique. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont demandé aux banques de développement multilatérales, bilatérales et nationales de pleinement intégrer les enjeux climatiques, tant d’atténuation que d’adaptation, et appelé ces acteurs à concourir à une meilleure efficacité des financements climat. Ils ont reconnu que la réorientation des subventions aux énergies fossiles devait se faire au profit de la lutte contre le changement climatique, en prenant en compte les enjeux de lutte contre la pauvreté, d’équité sociale et d’accès à l’énergie.

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mardi 10 décembre 2013

Les cinq moments clés de l'hommage à Mandela

Des dizaines de milliers de Sud-Africains et un parterre sans précédent de chefs d'Etat ont assisté à la cérémonie organisée en mémoire du prix Nobel de la paix, dans l'immense stade de Johannesburg. En voici les temps forts.

Un homme lève le poing lors du discours de Barack Obama dans le stade de Johannesburg (Afrique du Sud), le 10 décembre 2013, où se tient la cérémonie d'hommage à Nelson Mandela.

Journée de communion et de recueillement en Afrique du Sud. Sous une pluie battante, des dizaines de milliers de Sud-Africains et un parterre sans précédent de grands de ce monde ont rendu un dernier hommage à Nelson Mandela, mardi 10 décembre, dans l'immense stade de Soweto, aux deux tiers plein. Au-delà de l'ambiance festive, des chants et des danses, voici les cinq moments clés de cette cérémonie fleuve.

L'embrassade entre les ex-épouses de Mandela

Graça Machel, la dernière épouse de Nelson Mandela, et Winnie Madikizela-Mandela, sa deuxième femme, se sont embrassées avant que ne commence la cérémonie. Cette marque d'attention n'est pas passée inaperçue.

Car les Sud-Africains sont très attachés à ces deux femmes. La première, veuve du père de l'indépendance mozambicaine Samora Machel, a épousé le premier président noir d'Afrique du Sud en 1998, à la fin de son mandat, et a gagné leur respect en veillant constamment sur son mari agonisant, tout en se tenant à l'écart des médias et des querelles familiales. La seconde a porté l'image de Nelson Mandela pendant toute sa détention.

Winnie Madikizela-Mandela et Graça Machel, deux ex-épouses de Nelson Mandela, s'embrassent, le 10 décembre 2013, lors de l'hommage rendu au prix Nobel de la paix, à Johannesburg (Afrique du Sud).

Le président sud-africain hué

Jacob Zuma a été conspué par la foule à plusieurs reprises. Dès son arrivée d'abord, puis à chaque fois que son image apparaissait sur les écrans géants. Et, enfin, lorsqu'il a pris la parole. Une partie du public a même commencé à quitter le stade quand le président sud-africain a entamé son discours.

La télévision sud-africaine a montré dans l'assistance des groupes de partisans des Economic Freedom Fighters, le nouveau parti très anti-Zuma de l'ancien président des jeunes de l'ANC Julius Malema, qui recrute essentiellement parmi les chômeurs et dont les troupes sont souvent indisciplinées.

L'ancien président Thabo Mbeki - contraint par Zuma à quitter le pouvoir en 2008 - et le vice-président Kgalema Motlanthe - qui s'était présenté contre Zuma à la tête de l'ANC, le parti au pouvoir, fin 2012 - ont en revanche été très applaudis à leur arrivée dans le stade Soccer City.

Le vice-président de l'ANC Cyril Ramaphosa, Monsieur Loyal de la cérémonie, a dû plusieurs fois appeler au calme.

Le "ubuntu" d'Obama, acclamé par la foule

Le premier président noir des Etats-Unis a presque volé la vedette au premier président noir d'Afrique du Sud. A la tribune, Barack Obama a fait l'éloge d'"un géant de l'histoire".

Pour l'occasion, le chef d'Etat américain a emprunté un mot à la langue zouloue : "ubuntu". Un terme qui résume les valeurs humanistes de fraternité, d'hospitalité et de dialogue, souvent exaltées par Nelson Mandela.

"Il y a un mot en Afrique du Sud, 'ubuntu', qui résume le plus grand legs de Mandela, a lancé le locataire de la Maison Blanche. Nous sommes tous liés les uns aux autres. Il y a une unité dans l'humanité. Nous nous accomplissons en nous offrant aux autres et en prenant soin des autres autour de nous." Barack Obama a été acclamé et applaudi par la foule.

La poignée de main historique entre Obama et Castro

Avant de monter à la tribune pour prononcer son discours, Barack Obama a offert une poignée de main à son homologue cubain Raul Castro. Un geste qui témoigne, une nouvelle fois, de sa volonté de se rapprocher de ce vieil ennemi des Etats-Unis, alors que les deux pays sont en froid depuis le début des années 1960.

Les deux hommes ont échangé quelques mots avant que le président américain ne donne l'accolade à son homologue brésilienne Dilma Rousseff, qui se tenait au côté du leader cubain dans la tribune du stade.

Hollande et Sarkozy côte à côte

François Hollande et son prédécesseur Nicolas Sarkozy ont tous deux assisté à la cérémonie. Ils ont voyagé dans des avions distincts, mais sont arrivés ensemble et se sont assis côte à côte dans la tribune.

Ils étaient accompagnés des ministres des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et de la Justice, Christiane Taubira, de l'ex-numéro un du Parti communiste français (PCF) Robert Hue, président du groupe interparlementaire d'amitié France-Afrique du Sud, de l'évêque de Cayenne et ancien curé de Soweto Emmanuel Lafont, ainsi que de Bernard Lapasset, président de l'International Rugby Board.

Bonus : le "selfie" de la Première ministre danoise

David Cameron, Helle Thorning-Schmidt et Barack Obama (de gauche à droite) se prennent en photo, à côté de Michelle Obama, lors de l'hommage à Nelson Mandela, le 10 décembre 2013.

Le cliché fait sourire. Lors de la cérémonie, la Première ministre danoise, Helle Thorning-Schmidt, s'est prise en photo avec son smartphone, entourée de David Cameron et Barack Obama, visiblement réjouis de l'initiative. Le moment n'a pas eu l'air de plaire à Michelle Obama. La "First Lady" s'est même installée entre son mari et la responsable politique danoise juste après la photo, rapporte le Huffington Post.

"Je veux entendre un stylo tomber", a-t-il crié pour avoir le silence total dans le stade Soccer City largement déserté, après quatre heures de cérémonie sous une pluie battante

L'hommage de l'ancien archevêque Desmond Tutu à la fin de l'oraison funèbre rendue par le monde entier à son ami Nelson Mandela, mardi à Soweto (Afrique du Sud), a mêlé rires et prières. "Je ne vous donnerai pas ma bénédiction avant que vous tous soyez silencieux. Soyez disciplinés" lance l'ex-Archevêque anglican à la foule lors e sa prise de parole dans le grand stade. "Je veux entendre un stylo tomber", a-t-il crié pour avoir le silence total dans le stade Soccer City largement déserté, après quatre heures de cérémonie sous une pluie battante. La veuve de Mandela Graça Machel et son ex-femme Winnie ont esquissé des sourires.

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Annulation du concert de JB Mpiana Tippo Tip, une cinquantaine de congolais présents au Palais de justice de Paris

Palais de Justice de Paris, Jean-Louis Tshimbalanga serein avant l'audience en compagnie de son avocat répondant aux questions de Freddy Mulongo, Lilo Miango et Roger Bongos

Sur les marches du Palais de Justice de Paris, Kréscence, l'avocat, jean-Louis tshimbalanga et Rolain Mena

Les congolais sont par petit groupe de 2, 3 et 4 personnes...Lorsqu'à 16h15 l'audience commence de jugement en référé contre le concert de JB Mpiana Tippo Tip la petite salle était pleine. Alors que l'avocate d'Alain Claude, le pseudo producteur Haïtien, arguait sur le droit à la culture, la liberté d'expression des valeurs intrinsèques à la République Française, celui de "Convergence pour l'Emergence du Congo" de notre compatriote Jean-Louis Tshimbalanga mettait l'accent sur le désordre de l'ordre public que va causer ce fameux concert téléguidé par le régime de Kinshasa.

On apprendra des choses: que 40 musiciens de JB Mpiana quitteront pour l'Algérie avant de joindre Paris et que jusque là, ils n'ont que le devis de réservation d'hôtel et de billets d'avion, mais rien n'a été encore payé. ça sent la magouille à pleine tube. JB Mpiana a-t-il besoin de 40 musiciens pour jouer au Zénith ? Il n'a que 10 musiciens et donc les 30 autres sont des "Ngulu". JB Mpiana est un vrai récidiviste ! Culotté, Alain Claude un producteur OVNI a cru de demander la parole à l'audience, le juge a été étonné par son inculture juridique. Ayant attirer l'attention sur lui, les gendarmes, à l'issue de l'audience dont le jugement sera prononcé le le 12 décembre, ont accompagné le producteur de JB Mpiana Tippo Tip vers une sortie dérobée. Nous n'avions pas encore terminé les marches du Palais de Justice, que les sms crépitent, c'est depuis 13h que l'ambassade de France à Kinshasa a refusé les visas à JB Mpiana Tippo et ses "Ngulu".

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Paris: Un Congolais "Chucquto Mandungu Nsengibiembe" arrête la voiture officielle de Joseph Kabila à la place de l'Opéra pendant 1'45 secondes

C'est pour la première fois que les quotidiens français notamment le Monde et le Parisien parlent des Congolais en terme des "Combattants"! Les 79 congolais anti-kabila interpellés à cause de l'intifada contre la voiture officielle de Joseph Kabila le vendredi 6 décembre ont tous été libérés le jour même, contrairement à ce que les médias coupagistes instrumentalisés de Kinshasa ont annoncé : ils vont être extradé au Congo. D'autres ont continué à rêver debout poussant l'imagination trop loin: les "Combattants" ont bénéficié de la magnanimité de l'imposteur qui a demandé au président François Hollande de les relâcher. La France n'est pas une république bananière: pourchasser un imposteur, usurpateur, dictateur n'est encore un crime ! Le vendredi 6 décembre vers 10h le cortège de Joseph Kabila quitte l'hôtel InterContinental Paris Le Grand sise au 2 Rue Scribe, Opéra - Haussmann, 75009 pour son rdv avec Abdou Diouf à l'OIF. Un congolais le dénommé Chucquto Mandungu Nsengibiembe la trentaine bien sonné parvient à stopper le voiture officielle de Joseph Kabila.

Il demande au chauffeur de couper le moteur du véhicule. Le chauffeur s’exécute et demande qu'on baisse la glace fumée de côté de Joseph Kabila. Les policiers sont sur les dents ! L'homme n'est pas armé mais tient dans ses mains que le drapeau de la République démocratique du Congo. Il dit aux officiers de sécurité qu'il est congolais et qu'il veut parler à Joseph Kabila Kanambé. Pendant une minute quarante cing secondes, Chucquto Mandungu Nsengibiembe dit à Joseph Kabila Kanambé qu'il doit quitter le pouvoir puisqu'il n'est n'est pas congolais et lui montre la cicatrice du plaie qu'il garde encore à la main gauche. L'officier de sécurité, une femme, demande si elle s'approcher, le congolais dit qu'il n'est pas violent mais Joseph kabila Kanambé n'est pas son président, il n'est qu'un imposteur et usurpateur. Il exhibe la cicatrice de sa main gauche. Les touristes et badauds présents applaudissent le Congolais qui se laisse embarqué par la police.

C'est en quittant l'OIF que la voiture de Jo ka a subi l'intifada et il y a eu 79 congolais interpellés. Ancien militaire et trafiquant des minerais Chucquto Mandungu Nsengibiembe connait Hippolyte kanambé alias Joseph Kabila personnellement. En effet, lorsqu'il se rendait à Dar-es-salem en Tanzanie pour vendre son or et ses diamants, c'est Hippolyte Kanambé qui le conduisait. Il était son chauffeur taxi.

En 2000, à Kintambo Magasin à Kinshasa, alors que Chucquto Mandungu Nsengibiembe prend son verre au Nganda Bitshilux, il croise et reconnait Hippolyte Kanambé qui a depuis changé de nom, il se prénomme Joseph kabila, il est chef d'Etat-major de FAC-Forces Armées Congolaises. Alias Joseph Kabila qui feint de ne pas le reconnaître est surpris de voir arriver un jeune qui l'annonce que "Chucquto" l'a salué. Joseph Kabila envoie ses gardes du corps qui vont chercher "Chucquto" l'ont entraîné dehors. Joseph Kabila a pris une bouteille de Primus l'a cassé sur la jante de sa jeep, avec le tesson lui a ouvert tout l'avant bras. malgré ses cris de douleurs les badauds n'ont pas pu intervenir. Ce qui s'est passé le vendredi dernier matin non loin de la place de l'opéra, c'était le retrouvailles entre deux personnes qui se connaissent bien. Une vraie affaire d'hommes. Lorsque nous rencontrons "Chucquto" à Château-Rouge, il nous rassure qu'il a agi tout seul et il n'a pas été aidé dans sa démarche. Contrairement aux mensonges étatiques clamées par les Vuvuzélateurs à Kinshasa, lors du Sommet de l'Elysée, partout dans la ville de Paris, les combattants congolais, venus de différents pays en Europe, ont pourchassé Joseph Kabila pour lui demander sur son imposture et usurpation ainsi que les 12 millions de morts congolais à l'Est de la RDC alors qu'il est 12 ans au pouvoir. Joseph Kabila est rentré à Kinshasa comme il était venu en catimini, n'ayant même pas eu le courage de rencontrer la communauté congolaise. D'autres chefs d'Etat élu démocratiquement comme Macky Sall du Sénégal a pu dialoguer avec des Sénégalais de France.

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samedi 7 décembre 2013

Dossier Mort de Mandela: Le journal La Croix interview des journalistes africains dont Freddy Mulongo de Réveil FM International

La Croix est un journal quotidien français, propriété du groupe Bayard Presse depuis 1880. Fondé par la congrégation des assomptionnistes, le journal se réclame ouvertement chrétien et catholique, même si ce positionnement a pu évoluer au cours de son histoire.

Des dirigeants africains, loin du modèle Mandela

Au sommet de l’Élysée, tous les chefs d’État ont rendu hommage à Nelson Mandela. Des hommages qui ont soulevé la critique des journalistes africains présents, déplorant les faiblesses des dirigeants africains actuels face au grand homme.

Nelson Mandela sera inhumé le 15 décembre. Le sommet de l’Élysée pour la paix et la sécurité en Afrique a été placé, dès son ouverture, vendredi 6 décembre, à 14 heures, sous le signe de Nelson Mandela.

« Aujourd’hui, c’est Nelson Mandela qui préside les travaux de ce sommet », a lancé avec solennité François Hollande devant la quarantaine de chefs d’État et de gouvernement africains présents à ce sommet.

« L’Afrique est réunie ici à Paris dans un sommet sur la paix et la sécurité au lendemain de la mort du Nobel de la paix. » « C’est un symbole et en même temps une exigence de responsabilité », a ajouté le président français.

UNE MINUTE DE SILENCE

À la fin de son discours, les participants ont été invités à observer debout une minute de silence en son hommage. Un peu plus tôt dans la matinée, de nombreux chefs d’État africains avaient tenu à saluer sa mémoire.

Ainsi, le président congolais Denis Sassou Nguesso, pour qui Mandela était l’homme « qui a passé toute sa vie à lutter pour la libération des peuples africains et la paix ». Parmi les journalistes africains venus couvrir le sommet de l’Élysée, les hommages des présidents africains sont diversement appréciés. La majorité est même très sévère avec ces derniers.

« LARMES DE CROCODILE »

Ainsi, le Guinéen Lanciné Camara, président de l’Union internationale des journalistes africains : « Ce sont des larmes de crocodile, juge-t-il. Ils saluent la mémoire du résistant, et ils font le contraire chez eux. Ils s’accrochent au pouvoir alors que Mandela n’a fait qu’un seul mandat. Ils privatisent le pouvoir avec leur famille, ils enveniment l’esprit ethnique pour se maintenir à la tête de l’État, alors que Mandela a mis sa famille à distance du pouvoir, et qu’il n’a jamais joué les ethnies les unes contre les autres. Comment Paul Biya, Sassou Nguesso, Idriss Déby, Blaise Compaoré… peuvent-ils saluer sans la trahir, la mémoire de ce grand homme ? Qu’ils commencent d’abord à faire comme Mandela : savoir s’effacer pour laisser la place à l’alternance et au jeu démocratique. »

« UNE VASTE MASCARADE »

Freddy Mulongo, de la République démocratique du Congo, envoyé spécial pour Réveil FM international, est consterné : « Les hommages des chefs d’État africains, à de rares exceptions près, sont une vaste mascarade et d’une hypocrisie incroyable, dit-il. Certains sont arrivés au pouvoir par les armes comme Blaise Compaoré, d’autres en trichant aux élections et en tripatouillant les Constitutions. Jamais Mandela n’a fait ça. Et son travail sur le dialogue, la création de la Commission vérité et réconciliation: beaucoup de chefs d’État s’en sont inspirés, sans jamais lui donner un contenu sérieux, par exemple dans mon pays, la RDC. Et le rapport aux journalistes ? Combien de journalistes Mandela a-t-il mis en prison ? Aucun ! Je suis abasourdi par ce cirque autour d’un si grand monsieur qui vient de partir ! »

« AU-DELÀ DE TOUT CALCUL POLITIQUE »

« C’est normal qu’ils lui rendent hommage, ajoute la Franco-Comorienne Houmi Ahamed-Mikidache, de l’hebdomadaire L’Inquisiteur. Mais ce serait bien que d’autres suivent son exemple dans d’autres domaines. Il nous manque un Mandela pour le combat en faveur de l’éducation, de la santé et de l’environnement en Afrique ! »

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Sommet de l'Elysée: Ahurissante marche des canards de dictateurs africains sur le tapis rouge !

A Réveil FM International, nous encourageons toujours ceux des Chefs d'Etat africains qui sont arrivés au pouvoir par la vérité des urnes et non par la kalachnikov. Notre position est claire et sans ambiguité n'est pas légitime qui veut ! Il est très facile d'être dictateur en Afrique, de s'imposer par la force, d'avoir droit de vie et de mort sur n'importe qui et de manifester mille et une difficulté pour marcher normalement sur le tapis rouge de l'Elysée. C'est ahurissant ! La majorité des chefs d'Etat n'ont même pas eu le courage ni de dire "Bonjour aux journalistes alignés en oignon" encore moins de regarder les 250 journalistes présents. Il fallait leur arracher un petit bonjour timide, ils avaient vraiment la trouille.

Palais de l'Elysée, vendredi 6 décembre 2013, le drapeau français en berne suite à la mort de Nelson Mandela

Vendredi 6 décembre 2013, lors de l'accueil des présidents africains par François Hollande sur le tapis rouge dans la cour d'honneur de l'Elysée, Réveil FM International a observé que : Paul Biya, le dictateur Camerounais à temps partiel peinait à marcher. Les 500 m du tapis rouge lui ont paru une éternité. Autant Paul Biya s'accroche au fauteuil-il possède aujourd'hui la plus belle longévité d'Afrique francophone-80 ans, autant il a le tact de ne pas imposer sa présence aux Camerounais. C'est un président saisonnier. Il peut résider à l'étranger (de préférence à l'hôtel Intercontinental de Genève) jusqu'à huit mois par an. Idriss Déby du Tchad ne marche pas bien sans canne !

Le coup de vieux de Denis Sasou Nguesso du Congo-Brazzaville, Alfa Condé de la guinée équatoriale, et Blaise Compaoré du Burkina faso étaient très visibles.

Il faut dire début novembre 2013, Denis Sassou N’Guesso 70 ans a fait une grave chute de cheval dans son ranch d’Edou en présence du togolais Faure Essozimna Gnassingbé.

Quant à Blaise Compaoré, il n'a jamais répondu de l'assassinat de son frère ami Thomas Sankara ni du journaliste Norbert Zongo.

Alors que ces dictateurs africains ont la mauvaise habitude de zigouiller les opposants et les journalistes dans la nuit, au grand jour certains ont été incapables de regarder du côté des journalistes tellement ils semblaient petits, minables et chétifs !

Quant à l'imposteur Joseph Kabila qui dirigé par défi la République démocratique du congo, malgré ses dix féticheurs Sakata du Bandundu logés aux frais de la République dans des hôtels parisiens pour envoûter les Résistants-Patriotes-Combattants, sa défaite est cuisante. En effet, l'incapacitaire de kingakati a trouvé mieux de transformer des journalistes de sa délégation en applaudisseurs et djaleloïstes qui ont scandé "Raïs" pour faire croire aux autres journalistes qu'il est populaire, lui le mal élu. Son second hold-up électoral opéré en novembre 2011 demeure un cauchemar pour lui. Depuis quand des journalistes tombent-ils en transe sur le simple fait qu'un usurpateur foule un tapis rouge de l'Elysée?

Alors nous étions encore à l'Elysée, nous apprendrons plus tard que 79 congolais étaient interpellés par la police française puisque la voiture officielle de Joseph Kabila a été caillassée. C'est ce qui explique que la voiture qui l'a ramené dans la cour d'honneur de l'Elysée avait certes le fanion de la RDC mais n'avait pas la mention République démocratique du Congo car chaque voiture officielle indiquait le nom du pays... Des journalistes congolais qui accompagnent l'imposteur étaient-ils au courant de ce qui s'était passé à l'OIF et voulaient-ils récupérer la situation en scandant très haut et fort le pseudo "Raïs"de l'imposteur ? Le président Béninois Yayi Boni est le seul chef d’Etat africain a être arrivé dans une voiture banalisée sans fanion ! Comme quoi rien n'est sûr sur ce qui va se passer en 2016 au Bénin, Yayi Boni finira-t-il par tripatouiller la Constitution pour se représenter ?

Photos, les plus chouchoutés du sommet de l'Elysée !

Madame Nkosazana Dlamini-Zuma présidente de la Commission de l’Union africaine depuis le 16 juillet 2012 a béneficié de l'effet disparition de Nelson Mandela.

Ibrahim Boubacar Keïta, président malien et François Hollande

Jean-Bedel Bokassa se couronna empereur le 4 décembre 1977, soit deux jours après la date anniversaire de celui de Napoléon Bonaparte, 173 ans auparavant (Napoléon Ier a été sacré empereur le 2 décembre 1804). La cérémonie eu lieu au palais des sports de Bangui. Le sacre se déroula au cours d'une cérémonie à laquelle assistèrent 5 000 invités, dont le ministre français de la Coopération Robert Galley. Aucun chef d'État ne s'y rendit, excepté le Premier ministre de l’Île Maurice. Pour marquer l’événement, Bokassa revêtit une réplique du costume que portait Napoléon Ier lors de son sacre. La cérémonie fut très fastueuse: 10 000 pièces d'orfèvrerie, 200 uniformes d'apparat, 600 smokings et pas moins de 60 000 bouteilles de Champagne et de Bourgogne. De nombreux artisans et créateurs français furent mis à contribution par l'intermédiaire de Jean-Pierre Dupont. Un trône monumental fut créé par le sculpteur Olivier Brice, empruntant le symbole de l'aigle à Napoléon. La garde-robe impériale fut conçue par Pierre Cardin. La couronne en or pur, confectionnée par le joaillier Claude Arthus-Bertrand, comportait 7 000 carats de diamants, dont l'un de 60 carats. À la fin de la cérémonie, le nouvel empereur remonta les rues de Bangui à bord d'un carrosse de bronze et d'or tirés péniblement par huit chevaux importés de Normandie, (Haras du Pin), envoyés par l'Elysée. Deux chevaux moururent lors du trajet ce qui contraint la famille impériale à parcourir les derniers mètres en limousine. On chiffra la cérémonie à quelque 100 millions de francs, financés en partie par le « cher cousin » Mouammar Kadhafi. Son titre complet était « Empereur de Centrafrique par la volonté du peuple centrafricain, uni au sein du parti politique national : le MESAN » ("Mouvement pour l'évolution sociale de l'Afrique noire"). Ce dernier épisode lui valut une réputation de mégalomane. Bokassa justifiait ses actions en déclarant que la création d'une monarchie aiderait la Centrafrique à se distinguer des autres pays africains et à gagner le respect des autres pays du monde. Il prétendit mettre en place une monarchie constitutionnelle, mais son régime demeura une dictature redoutable et violente.

Ban Ki moon, secrétaire général de l'ONU et François Hollande

Les 15 pays membres du Conseil de sécurité sont parvenus dans la soirée du mardi 3 décembre 2013 à un consensus sur un projet français de résolution sur la crise en République centrafricaine (RCA), qui a été adopté à l'unanimité jeudi 5 décembre matin.

La résolution donne mandat à la force panafricaine présente en RCA (Misca) de se déployer « pour une période de douze mois », avec une clause de révision au bout de six mois, afin de « protéger les civils et de rétablir l'ordre et la sécurité par les moyens appropriés ». Elle autorise aussi les forces françaises en RCA à « prendre toutes les mesures nécessaires pour soutenir la Misca dans l'exercice de son mandat ».

Le texte est placé sous le chapitre 7 de la charte de l'ONU qui prévoit le recours à la force. La résolution demande aussi au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, de présenter dans les trois mois un rapport donnant des recommandations pour « une transformation éventuelle de la Misca en opération de maintien de la paix de l'ONU » si les conditions politiques et de sécurité dans le pays le permettent.

Cette transformation ne sera pas automatique, a tenu à souligner mardi devant la presse l'ambassadeur français Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies à New York. « A ce stade il est difficile de savoir si la force africaine avec le soutien des forces françaises sera capable de faire le travail », a-t-il expliqué. « Si la force africaine fait le travail, il n'y aura pas besoin d'une force de maintien de la paix ». Selon un récent rapport de l'ONU, une telle force devra compter de 6 000 à 9 000 hommes pour être efficace.

Le premier ministre centrafricain, Nicolas Tiangaye et françois Hollande

Macky Sall, président du Sénégal et François Hollande

Jakaya Kikwete, président de la Tanzanie et François Hollande

Photos, les plus simples

Goodluck Jonathan, président du Nigéria.

Pierre Nkurunziza, président du Burundi

Boni Yayi, président du Bénin

Photos, les plus fatigués !

Paul Biya du Cameroun et François Hollande.

Denis SassouNguesso du Congo-Brazzaville et François Hollande

Blaise Campaoré, président du Burkina Faso

Idriss Déby , président du Tchad et François Hollande

Alfa Condé, président de la Guinée-Conakry.

Téodoro Obiang Nguema, président de la Guinée Equatoriale

Alasane Ouattara, président de la Côte d'Ivoire

Moncef Marzouki, président provisoire de la Tunisie

Avec son « Livre noir », le Président tunisien Moncef Marzouki risque mille ans de prison ! Moncef Marzouki, Président provisoire de la République tunisienne, vient de publier, par le biais du Département d’Information et de Communication de la Présidence de la République, un livre, de 354 pages, n’entrant pas dans ses prérogatives présidentielles, intitulé : « Le système de propagande sous Ben Ali-Le Livre noir ». Ce livre, qui a été imprimé en 300 exemplaires dans une première édition, a été révélé au public le jeudi 28 novembre 2013, par certains médias, et, par suite, mis en ligne. Il renferme un ensemble de données issues des archives du Palais de Carthage, révélant les noms d’entreprises de presse, écrite et audiovisuelle, de journalistes, d’universitaires, d’avocats, … présentés comme étant impliqués dans le système de corruption sous le régime déchu.

Les juristes spécialisés ont souligné que la publication de ce Livre noir « ne respecte pas la loi organique n° 2004-63 du 27 juillet 2004 , relative à la protection des données à caractère personnel, puisqu’il était question, dans le livre, de données qui touchent à l’image des personnes citées et à leurs proches , et également à la loi n° 88-95 du 2 août 1988 relative aux archives , qui considère que les archives publiques font partie du domaine public, et stipule que la communication des archives ne peut se faire qu’à l’expiration de délais bien déterminés : allant de trente ans , jusqu’à cent ans et plus , surtout si elles portent sur des documents qui contiennent des informations mettant en cause la vie privée ou intéressant la sécurité nationale ou des renseignements individuels ayant trait à la vie personnelle et familiale et, d’une manière générale, aux faits et comportements d’ordre privé ». En outre, d’après eux, Moncef Marzouki pourrait être poursuivi, dès maintenant, en justice, étant donné que la loi sur l'organisation provisoire des pouvoirs publics, qui fait, actuellement, autorité constitutionnelle provisoire en Tunisie, ne mentionne aucune immunité pour le Président provisoire de la république. Il pourrait être poursuivi, d’abord, parce qu’il a violé, au moins, deux lois, à savoir, lesdites lois mentionnées ci-dessus concernant, respectivement, les archives de l’État et la protection des données à caractère personnel, et, ensuite, parce qu’il a violé l’engagement de respecter la loi qu’il a pris lors de sa prestation de serment devant les représentants du Peuple, le jour de sa prise de fonction.

Yoweri Museveni, président de l'Ouganda

Photos, les plus extravagants

Les obligations de président de la République de Gambie ne semblent pas suffire à Yahya Jammeh. Depuis 1994 qu’il a chassé Daouda Jawara du pouvoir à la suite d’un coup d’Etat, le jeune lieutenant s’est littéralement métamorphosé. L’homme qui affectionne maintenant de parader avec de grands boubous africains et une baguette magique en main s’est depuis quelque temps adjoint une nouvelle vocation quasi messianique: marabout de Gambie et grand guérisseur devant l’éternel des maladies les plus incurables, y compris du Sida. Le comble, il présente de soi-disant séropositifs qui auraient été guéris par ses soins. Sans s’émouvoir devant l’ire des représentants des institutions de l’ONU quant à ses prétendus remèdes contre la pandémie. Plutôt que de s’occuper des vrais problèmes de ses compatriotes, le chef de l’Etat gambien n’a de cesse de multiplier des frasques.

Yahya Jammeh, président de la Gambie

Le Soudan du Sud, en forme longue République du Soudan du Sud est un pays d'Afrique orientale dont la capitale est Djouba. Il est aussi appelé parfois, par anglicisme, le Sud-Soudan. À la suite du référendum d'autodétermination organisé du 9 au 15 janvier 2011, le Soudan du Sud a fait sécession de la République du Soudan le 9 juillet 2011. Malgré la reconnaissance immédiate de l'État, des litiges subsistent quant au tracé définitif de la frontière.

Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir

Photos, toujours en quête de légitimité

En Afrique, faut-il se définir comme fils d'un chef d'Etat pour le devenir ? Ils sont tous soupçonnés d'être les enfants adoptifs de leurs pères. Au Togo tout le monde sait que Faure Gnassingbé n'est pas le vrai fils d'Eyadema c'est Kpatcha Eyadema qui croupi en prison. En République démocratique du Congo, Joseph Kabila fils de Kanambe un rwandais, et comme au Togo les vrais fils de M'zée Laurent-Désiré Kabila sont soit tués soit en prison. Etienne kabila croupit en prison sud africaine. Joseph Kabila n'a jamais accepté de se soumettre au test ADN qui pouvait dissiper tout malentendu. Le cas du Gabon est plus que grave né d'une mère qui n'a jamais accouché Ali Bongo Ondimba se dit fils d'Omar Bongo alors que les rumeurs court qu'il est le digne fils du Général Odjugu du Nigéria.

Le fait est que ces fils importés gèrent leurs pays comme un héritage tombé du ciel. Chacun brille par son amateurisme corruption et dictature sans égale. Quand leurs populations croupissent dans la pauvreté ils font la Java. Les tensions sont dans leurs pays et ils se comportent tous en maître absolus regarder les cas du Togo et du Gabon les crises socio économiques secouent ses deux pays pendant que leur Frère et ami Joseph Kabila pille la République démocratique du Congo avec des contrats léonins des mines.

Faure Gnassingbé, président du Togo

Ali Bongo, président du Gabon

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Sommet de l'Elysée: Hommage de François Hollande à Nelson Mandela

François Hollande et les 53 représentants des pays invités au sommet de l'Elysée sur l'Afrique observent une minute de silence.

Le sommet de l'Élysée pour la paix et la sécurité en Afrique a observé vendredi 6 décembre une minute de silence en mémoire de Nelson Mandela après un hommage rendu par François Hollande au héros de la lutte anti-apartheid. L'hommage est planétaire, unanime. L'oeuvre de Nelson Mandela, héros de la lutte anti-apartheid, qui est mort ce jeudi 5 décembre 2013, est saluée par de très nombreux dirigeants politiques. Hollande a évoqué, par exemple, "un résistant exceptionnel, un conquérant magnifique". Lors d'un hommage solennel rendu à l'ancien président sud-africain ce vendredi à l'ouverture du sommet franco-africain, le chef de l'État a déclaré que le monde était "en deuil".

François Hollande a estimé, ce vendredi 6 décembre, que le monde était "en deuil" lors d'un hommage solennel à Nelson Mandela rendu à l'ouverture du sommet franco-africain à Paris, affirmant que c'est l'ancien président sud-africain qui présidera symboliquement l'ensemble des travaux.

"Le monde est en deuil (...). Aujourd'hui, c'est Nelson Mandela qui aura présidé les travaux de ce sommet", a lancé le président français dans un discours prononcé à côté d'une photo en pied de Nelson Mandela, le poing levé et le visage souriant.

"L'Afrique est réunie ici à Paris dans un sommet sur la paix et la sécurité au lendemain de la mort" de Nelson Mandela, "c'est un symbole et en même temps une exigence de responsabilité", a-t-il ajouté. Ce sommet, qui se tient jusqu'à samedi, est axé sur la sécurité, au moment même où la France s'engage militairement en Afrique pour la deuxième fois en moins d'un an, avec l'opération "Sangaris" en Centrafrique.

"Mandela est un exemple de résistance face à l'oppression, un exemple de pardon face aux haines, un exemple d'intelligence face aux épreuves" (...), a-t-il poursuivi, jugeant que "s'il est devenu un héros à l'échelle de la planète, c'est parce qu'il était profondément humain, profondément bon".

"La France retient le message d'espoir pour tous les peuples du monde. Ce message, il nous oblige et la France fera, à sa place, tout ce qu'il faut pour en être digne", a-t-il encore affirmé. "La France rend hommage à la mémoire de Nelson Mandela, la France partage le chagrin" du peuple sud-africain et elle "exprime sa solidarité à l'ensemble des Africains", a poursuivi M. Hollande. "Elle retient en cet instant le message d'espoir" de l'ex-président "pour tous les peuples du monde".

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vendredi 6 décembre 2013

Sommet de l'Elysée: Honte et étonnement, des journalistes djaleloïstes de Joseph Kabila scandent "Raïs" dans la cour d'honneur de l'Elysée !

Le drapeau français est en berne à l'Élysée, en hommage à Nelson Mandela. Incroyable mais, on aurait dû se croire à Kingakati. Trémousseurs et applaudisseurs attitrés des journalistes qui accompagnent l'imposteur Joseph Kabila qui trône par défi à la tête de la République démocratique du Congo, sans honte ni retenu ont scandé "Raïs" dans la cour d'honneur de d'Elysée lors de l'arrivée de l'usurpateur. Il ne restait plus qu'ils enfilent des rafia pour danser le djalelo, tombent en transe et jouent au Tam-Tam tellement ils étaient heureux comme des gosses. Il y a une sorte d'envoûtement dans ce que nous venons de vivre à l'Elysée. Cela a étonné plus d'un journaliste présent. Depuis quand un journaliste se transforme-t-il en fanatique fut -il un président mal élu. Avec des caméras d'un autre âge, des joséphistes viennent d'humilier toute la profession.

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Nelson Mandela, l'ancien président sud-africain, est mort

Ancien président sud-africain et grand artisan de la fin de l'apartheid dans le pays, il s'est éteint à l'âge de 95 ans. Retour sur un destin hors normes.

Nelson Mandela, leader de la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud, est mort des suites d'une infection pulmonaire, jeudi 5 décembre, à l'âge de 95 ans. Le président sud-africain Jacob Zuma a annoncé que "Madiba" était mort "paisiblement, aux côtés de sa famille", vers 19h50 (heure de Paris). Des funérailles d'Etat seront organisées. D'ici là, tous les drapeux sud-africains seront en berne, a annoncé Zuma.

Le 11 février 1990, le plus ancien prisonnier politique du monde retrouve la liberté. Nelson Mandela quitte la prison après 27 ans de captivité. "La liberté ne se marchande pas. Votre liberté et la mienne sont inséparables", disait Nelson Mandela. Des millions de téléspectateurs découvrent alors le visage d'un homme dont on n'avait pas vu d'image depuis 1965, celui du leader mythique du peuple noir.

Nelson Mandela devient alors le principal négociateur de la transition vers la fin de la domination blanche en Afrique du Sud. Avec Frederik De Klerk, dernier chef d'Etat du régime d'apartheid, il reçoit le prix Nobel de la paix en 1993, avant de devenir le premier président noir du pays, en 1994. Après un mandat de cinq ans, il quitte le pouvoir mais reste "le père de la nation", attentif au sort de son peuple.

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jeudi 5 décembre 2013

Contre le concert de JB Mpiana Tippo Tip: Mama Benazo Bénédicte Baseyila Céleste "BBBC" répond à Réveil FM International !

Alors que des pseudo-universitaires courbent l'échine devant un imposteur en République démocratique du Congo, à Paris dans la résistance congolaise des Mamans congolaises sont engagées et enragées contre la mauvaise gouvernance, la haute trahison et forfaiture, le viol des femmes utilisé comme arme de guerre pour détruire la vie, la prise en otage des institutions républicaines, les arrestations arbitraires et assassinats politiques...Elles sont intellectuelles, bardées de diplômes mais très décomplexées, elles travaillent, gagnent normalement leur vie. Elle aiment profondément le Congo et se battent pour lui. Guerrières, elles sont résistantes-patriotes-combattantes. Après Ma Myriam Chouchouna Kibilu, Ma Youyou Muntu Mosi, voici Ma Benazo Bénédicte Baseyila Céleste qui a répondu à cœur ouvert à Réveil FM International.

Benazo Bénédicte Baseyila Céleste résistante-patriote-combattante à Paris

1. Réveil FM International: On vous a beaucoup vu dans des marches, sit in, blocage...Quelles sont vos raisons pour le non concert de JB Mpiana au Zénith de Paris?

Mama Benazo Bénédicte Baseyila Céleste: Avant de répondre a vos questions, je tiens absolument a vous remercier du privilège que vous m'accorder a m'exprimer librement sur votre site web et j'espère qu'a travers mes écris que vos lecteurs comprendront ma vision du combat.

Pour répondre a votre question, les raisons qui me poussent à m 'opposer au concert de JB Mpiana sont les suivantes: Premièrement en tant que leader d'opinion, ce dernier se doit de véhiculer un message fort afin de réveiller les consciences congolaises qui depuis très longtemps ont étaient plongées dans une profonde léthargie. Mais malheureusement ce musicien ne fait que pervertir quotidiennement la masse par des chansons et danses obscènes, pour ne pas dire pornographique. A cause aussi de cette musique la jeunesse congolaise a perdue tous ses repères, en pensant que la vie se résume seulement à la sape et au sexe. D'autres iront jusqu'à même voler des vêtements dans des boutiques de grande renommer pour leur idole en échange d'une dédicace. Certains de ces musiciens profitent également de la naïveté de nos jeunes sœurs afin de leur soutirer de l'argent ou des objets de grande valeur, ou encore plus grave d'avoir des relations sexuelles avec elles souvent non protégées, par la suite les engrosser et pour les moins chanceuses attraper des MST.

Ces mêmes musiciens font des louanges au gouvernement en place qui aujourd'hui a causé la mort de plus de 10 millions de congolais par son incompétence a diriger le pays. Plus concrètement je m'oppose a toute forme d'anti-valeurs, qui empêche l'élévation et l'épanouissement de mon peuple.

2. Réveil FM International : Le régime de Kinshasa met le paquet pour imposer ce concert aux congolais de l'étranger malgré le refus de ces derniers, Kinshasa arrivera-t-il a ses fins? Qu'est ce qui vous fait croire le contraire? JB Mpiana est très déterminé il jouera même devant deux personnes, les résistants patriotes combattants lui permettront de monter sur scène du Zénith?

Mama Benazo Bénédicte Baseyila Céleste: Vous avez utilisé le mot juste "imposer", car un régime dictatorial comme celui-ci ne peut qu'imposer et non soumettre ses doléances au peuple. Pourquoi vouloir nous imposer ce fameux concert tant controversé dans la communauté congolaise, sachant que le congolais d'aujourd'hui n'est plus d'humeur festive, de plus révolté contre ce gouvernement d'incapable? Le congolais conscient n'acceptera plus jamais de se faire manipuler comme auparavant, lorsque ses intérêts personnels primer sur les intérêts de son pays. Les congolais ne sont plus dupes, ils ont enfin ouverts les yeux sur le sort de leur patrie, au point de refuser de se faire distraire encore une fois par cette musique abrutissante de JB Mpiana et consorts.

Pour revenir a votre question, je trouve complètement absurde et anormal de voir comment le gouvernement congolais dépense autant d'argent du contribuable congolais pour un concert soi-disant humanitaire, mais bizarrement sont dans l'incapacité la plus extrême à subvenir aux besoins du peuple, sachant que La République Démocratique du Congo arrive une nouvelle fois au 186 e et dernier rang avec le Niger du classement de l'indice de développement humain publié chaque année par le Programme des Nations unie, et selon le PNUD, qui a confié à l'université d'Oxford son étude locale sur la pauvreté, 87,7 % de la population vivant en RDC est en dessous du seuil de pauvreté, fixé à 1,25 dollar par jour. Près des trois quarts des 68 millions de Congolais (74 %) vivent en dessous du "seuil de pauvreté multidimensionnel" qui tient compte de l'accès aux soins et de l'alimentation.

C'est vraiment très étrange cet acharnement à vouloir à tout prix produire cet artiste sur la scène française. Sachez-le que tant que la RDC ne retrouvera pas sa souveraineté nationale, les congolais de l'extérieur comme de l'intérieur ne laisseront ni a ce gouvernement fantoche et encore moins un JB Mpiana leur barrer la route, car leur détermination est tellement grande, qu'elle dépasse tout entendement.

Mais une question me passe par la tête a cet instant: "Comment une personne qui dit vouloir se produire pour des fins caritatives est prête a jouer devant seulement deux spectateurs au Zénith de Paris? Comment fera t-il pour récolter les fonds nécessaires afin d'aider les plus démunis?

La réponse est simple et plus qu'évident que cet homme ne cherche pas la paix mais cherche a défier les résistants patriotes combattants qui ont lancé un embargo interdisant les musiciens congolais a se produire en occident jusqu'à nouvel ordre, et cela sans exception. Il est clair que les résistants patriotes combattants ne laisseront jamais JB Mpiana monter sur scène suite à cet embargo.

3. Réveil FM International: Du concert humanitaire de JB Mpiana maintenant cela devient un concert de victoire pour les FARDC au M23, le régime de Kinshasa ne se cache plus, pourquoi la victoire des FARDC doit être fêté à Paris alors que les soldats congolais qui sont au front manque de tout et leurs épouses à Kin ont même déguerpis dans les maisons, n'est ce pas contradictoire?

Mama Benazo Bénédicte Baseyila Céleste: Concert de victoire pour les FARDC au M23? Laissez moi rire !

Depuis le début de ce théâtre oups de cette guerre entre les FARDC et le M23 nous avons assisté a plusieurs mise en scène, que je qualifie du "théâtre de chez nous", qui pendant des années ont berner le peuple par des embuscades montées de toute pièce par Kigali et Kinshasa avec la bénédiction de la MONUSCO. Le plus triste de cette plaisanterie de mauvais goût, c'est que nous avons perdus de nombreuses vies innocentes. Que pouvons nous fêter lorsque nous savons que la partie est du pays est totalement occupée par des forces étrangères et que des femmes continuent sans cesse à se faire violer? Il n y a rien n'a fêter à Paris ou ailleurs tant qu'on ne mettra pas fin a cette mascarade. Que les FARDC prennent le courage a désobéir a leur supérieur hiérarchique c'est à dire le fraudeur Joseph Kabila alias H.K, ainsi déloger une fois pour tout ce petit monde qui pourrissent au quotidien l'oxygène des dignes fils et filles de la RDC.

4. Réveil FM International: JB Mpiana clame à qui veut l'entendre que les congolais de l'étranger sont jaloux de sa réussite. Pourquoi sont-ils jaloux de JB Mpiana? C'est quand même bas d'éprouver de la jalousie pour quelqu'un qui a réussit grâce à sa voix de crapaud ?

Mama Benazo Bénédiction Baseyila Céleste: Jalouse? Non pas du tout, c'est vraiment trop bas comme raisonnement lorsqu'on manque des arguments pour justifier sa bêtise. Je suis écœuré par l'égoïsme de ce musicien qui pense uniquement à se remplir les poches tout en collaborant avec ce gouvernement d'assassin, et qui ose dire a nous résistants patriotes combattants, souciant du bien être de notre pays de jalouser son succès qui a contribuer à la destruction des consciences et à la dépravation des mœurs congolaises de par sa musique. Vraiment ridicule cet homme, qu'il prenne exemple sur son confrère Fally ipupa, qui lui n'a pas eu besoin de faire un soi disant concert humanitaire pour venir en aide aux femme violées de l'hôpital Panzi.

Jusque là je n'ai rien à l'envier, mais je l'interpelle à arrêter de défier tout un peuple, puis si il lui reste encore un peu de bon sens qu'il annule ce concert pendant qu'il est encore temps.

5. Réveil FM International: Le concert de Zénith de JB Mpiana signifie-t-elle la fin de la lutte des congolais de l'étranger contre le régime de Kinshasa? Pourquoi ce bouillonnement dans la communauté à propos de ce fameux concert du 21 décembre?

Mama Benazo Bénédiction Baseyila Céleste: Oui c'est vrai que les blocus des concerts ont propulsés notre combat, car auparavant les concerts étaient la première source de distraction qui occupait l'esprit du congolais. Notre lutte ne se limite pas seulement a des actions musclées, mais elle va au delà. Il y a plusieurs actions que nous avons entrepris au cours de ces dernières pour éveiller des consciences et qui de plus peuvent garantir la pérennité du combat, comme les manifestations pacifistes, des conférences, des réunions de travail, des rencontres avec des politiciens occidentaux...etc. Mais nous avons encore beaucoup à faire pour nous faire entendre. Mais si je me souviens bien, Fally Ipupa en Février 2011 s'est hasardé de se produire devant un nombre minime de spectateurs sur cette même scène du Zénith pour défier la résistance, mais malheureusement pour lui sa tétûtesse n a pas payé, puis elle n'a pas pu arrêter l'élan et la détermination des Résistants patriotes combattants, bien au contraire après ce concert les actions se sont multipliées dans toute la diaspora congolaise. C'est utopique de croire que le concert de JB Mpiana marquera la fin de notre combat. Concert de JB ou pas la lutte continue... Concernant ce bouillonnement, cela se fait très souvent ressentir au sein de la communauté lorsque des persona non grata viennent défier la résistance congolaise, comme ce Jean Bedel Mpiana avec son concert et son parrain Hippolyte Kanambé alias Jo Ka que nous allons bientôt recevoir comme il se doit, à la manière des combattants.

6. Réveil FM International: Joseph Kabila Kanambé espère venir à Paris du 5 au 7 décembre pour la rencontre sécurité et terrorisme, qu'en pensez vous? Avec 12 millions de morts congolais, Joseph Kabila Kanambé semble avoir l'expertise pour la sécurité et le terrorisme?

Mama Benazo Bénédiction Baseyila Céleste: Oui HK alias Jo Ka semble être devenu un expert en matière de sécurité et de terrorisme, chose troublante il n'est jamais fait le nécessaire pour stopper les viols, et les pertes de vies humaines de millions de congolais.

Je suis persuadé que cette rencontre lui a été imposée par ses parrains occidentaux pour redorer son image détériorée par les crimes qu'il a commis en RDC. Mais que le peuple congolais cesse de rêver, car cet homme JK alias HK ne changera rien en ce concerne la sécurité du territoire congolais, car lui même en soi incarne déjà l'insécurité.

7. Réveil FM International: En juillet 2008, lors de son premier et unique visite de Paris, les congolais s'étaient mobilisés comme un seul homme contre la venue d'un imposteur à Paris, cinq ans après, Joseph Kabila est- il le bienvenue pour les congolais de l'étranger?

Mama Benazo Bénédiction Baseyila Céleste:

Cinq ans après il triche une nouvelle fois aux élections présidentielles en RDC, tue des innocents qui réclamant la vérité des urnes dans un pays dites démocratique, il tue des personnes qui font barrage a son gouvernement comme Armand Tungulu, Floribert Chebeya, Fidèle Bazana, Alain Moloto...etc la liste des assassinats est bien longue pour tous les citer.

A savoir que depuis 2008 JK a battu tous les records de l'incompétence et de la médiocrité sur l'échelle mondiale, grâce à la hausse démesurée de pauvreté, d'insécurité, des viols, de famines, arrestations arbitraires en RDC.

Quel être sensé souhaiterai réellement accueillir ce criminel à bras ouvert? Personne selon moi, car nul ne peut accepter de se réjouir lorsqu'on voit son pays dans un état comateux.

8. Réveil FM International: On sent que la colère monte au sein de la communauté à quoi est du cela? Est ce c'est la venue de JK à Paris au plutôt ce concert de JB Mpiana financé par le régime de Kin qui est prévu le 21 décembre au zénith? Le mois de décembre ne risque t-il pas d'être le mois de tous les dangers?

Mama Benazo Bénédiction Baseyila Céleste:

Je dirais les deux, la venue de JK alias HK en France, puis la tenue du concert de JB Mpiana suscitent pas mal de controverses au sein de la communauté congolaise. La France en sa qualité du pays des droits de l'homme et du citoyen, ne montre pas l'exemple à suivre en invitant un dictateur reconnu par de nombreuses organisations internationales.

Nous le savons tous que depuis la prise du pouvoir de JK alias HK en RDC, il n a fait qu'accroître l'insécurité qui maintenant a atteint son paroxysme.

Aujourd'hui la RDC a perdu des millions de vies humaines en toute impunité et cela dure depuis 1996. Désormais notre pays est surnommé la capitale mondiale du viol, car le viol est utilisé comme arme de guerre à l'est du pays.

Voyez vous jusqu'à quel niveau les droits de l'homme sont bafoués en RDC? Pensez-vous réellement qu'avec tous ça les congolais auront le plaisir d'accueillir chaleureusement JK en France? Non c'est impossible de faire des éloges a un assassin de cet espèce. C'est intrigant de voir que malgré le Curriculum Vitae aussi surchargé de cet incompétent, il sera tout de même reçu dignement a l'Elysée par le président anormal oups normal François Hollande. On comprend bien là que les intérêts des voyous en cravate prime sur le respect des droits de l'homme en RDC.

Je pense que vous comprenez mieux l'exaspération et la colère qu'ont beaucoup de congolais suite à l'annonce de la venue de Jo Ka.

En tant qu'activiste je perçois cette invitation du président français au criminel JK comme une humiliation et une insulte au peuple congolais.

François Hollande le président normal, devrait en premier temps s'assurer de la légitimité de ses convives avant de les convier a participer a une telle rencontre, ainsi éviter la colère et la frustration de la communauté congolaise, puis le mépris du peuple français contre françois Hollande qui laisse pénétrer des dictateurs sur le sol Français, surtout après une forte de baisse dans les sondages français.

Concernant le concert de JB Mpiana de peur de me répéter, c'est juste une continuité de la parade kabiliste qui consiste à abrutir le peuple à travers la musique congolais qui véhicule des messages obscènes et erroné, ainsi empêcher l'éveil de la conscience congolaise et la révolte du peuple se trouvant a l'extérieur comme à l'intérieur du pays. La musique actuelle est une vrai arme de destruction massive des consciences congolaises que ce gouvernement utilise pour endormir des masses. Oui je confirme qu'avec tous ça le mois de décembre risque d'être le mois de tous les dangers.

9. Réveil FM International: "Paris ne tombera pas" n'est-il pas devenu un slogan pour les résistants patriotes combattants de se donner simplement du courage?

Mama Benazo Bénédiction Baseyila Céleste: "Paris ne tombera pas" est un slogan inspiré d'une réalité par un combattant de Paris, qui a su trouver les mots juste pour nous encourager nous parisien à ne pas baisser les bras, malgré nos divergences et la traîtrise de certains combattants. Mais je pense que slogan peut être international en changeant juste le nom de la ville.

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Sommet de l'Elysée: Le repli sécuritaire compromet les nécessaires avancées démocratiques pour Reporters sans frontières

Les 6 et 7 décembre 2013 se tient à Paris le Sommet de l’Élysée, consacré aux questions de paix et de sécurité et de développement sur le continent africain. Organisé à l’initiative de la France, l’évènement doit rassembler 54 représentants des pays africains, ainsi que ceux des Nations unies, de l’Union européenne et de l’Union africaine.

Reporters sans frontières appelle la France, les États d’Afrique, ainsi que les organisations internationales présentes à ce Sommet à aborder la question de la sécurité des journalistes et du respect de la liberté de l’information dans le cadre des actions destinées à garantir la sécurité nationale.

"Les crises du Mali et de la Centrafrique, la piraterie dans le Golfe d’Aden, le terrorisme des Shabaab somaliens ou de la secte Boko Haram, les conflits pro-tractés de la République démocratique du Congo ou du Soudan font du continent africain un lieu où les questions de sécurité et de paix se posent en priorité et mobilisent les puissances occidentales et africaines qui y voient une nécessité pour préserver un équilibre régional et international.

Ces mêmes nations savent bien que l’impératif sécuritaire immédiat ne dispense pas de considérer le moyen et le long terme : les transitions démocratiques et le renforcement des États, qui sont à l’agenda de toutes les négociations multipartites en faveur de la paix.

Or les jalons du moyen et du long terme se posent dès à présent. Il est illusoire de penser que des pays opérant un repli sécuritaire législatif aujourd’hui, adopteront des mesures démocratiques demain.

Nous demandons, qu’au cours de ce Sommet, les questions sécuritaires n’éludent pas les nécessaires considérations démocratiques sur le long terme, qui passent par le développement d’une presse libre et la garantie de la liberté de l’information", déclare Reporters sans frontières.

"La tendance au repli sécuritaire à travers des lois liberticides pour l’information gagne de nombreux États africains. La sécurité nationale et la lutte contre le terrorisme ne doivent pas être utilisées comme prétextes pour affaiblir le débat démocratique et empêcher que les pratiques des dirigeants soient soumis au regard et à la critique légitime du public", ajoute l’organisation.

Argument sécuritaire

Dans de nombreux pays d’Afrique, les journalistes continuent de faire les frais de persécutions et de violences armées, malgré les protections dont ils bénéficient au niveau international aux termes de la Résolution 1738 du Conseil de sécurité des Nations unies, des Conventions de Genève et de la Résolution de l’Assemblée générale des Nations unies du 26 novembre 2013. Le plan d’action des Nations unies fait aussi obligation aux États "d’enquêter concrètement et poursuivre les crimes contre la liberté d’expression".

Ainsi la responsabilité de garantir la sécurité de l’exercice de la profession de journalistes échoit à ces mêmes États.

Pourtant dans son bilan annuel 2012, Reporters sans frontières a dénoncé une "hécatombe" pour les acteurs de l’information, avec 88 journalistes et 47 citoyens-journalistes tués, dont 22 sur le continent, sans que des enquêtes soient systématiquement ouvertes.

Reporters sans frontières a constaté que les États recourent de plus en plus à un arsenal législatif et judiciaire pour réprimer les journalistes. Dans ce cadre, l’argument "sécuritaire" se retourne alors souvent contre eux et devient un prétexte pour mettre en œuvre une politique liberticide. Les lois relatives au terrorisme, à la trahison, à la sécurité nationale ou au secret d’État sont utilisées de façon abusive et détournées de leur objectif pour réprimer des journalistes et en dissuader d’autres, en violation flagrante des obligations internationales, notamment de l’article 19 du Pacte International sur les droits civils et politiques. Car, si la "sauvegarde de la sécurité nationale" est un motif légitime pour restreindre la liberté d’expression, il n’est admis que sous certaines conditions, notamment de prévisibilité de la loi, de proportionnalité et de nécessité. Le rapporteur spécial sur la liberté d’expression Frank LaRue l’a rappelé : "La protection des secrets de sécurité nationale ne peut jamais être utilisée comme prétexte pour intimer la presse au silence et la contraindre à renoncer à son travail crucial de clarification des violations des droits de l’homme".

Les exemples d’instrumentalisation de l’argument sécuritaire pour restreindre la liberté de l’information ne manque pas. D’autant plus que, le plus souvent, ce sont des pays "en paix" qui adoptent ces textes et comportement liberticides.

En Éthiopie, la loi anti-terroriste est utilisée comme un prétexte pour mettre derrière les barreaux toute personne critique du régime. Ironiquement, le porte-parole d’un syndicat de journalistes éthiopiens le revendique même : "Nous sommes fiers qu’en Éthiopie il n’y ait aucun journaliste emprisonné pour ses activités professionnelles". En effet, les quatre journalistes emprisonnés en raison de leur activité professionnelle, le sont sous le coup de la loi anti-terrorisme de 2009.

En Sierra Leone, deux journalistes sont toujours inculpés pour "sédition" après avoir publié un éditorial jugé critique du chef de l’État.

Au Tchad, l’éditeur Samory Ngaradoumbé est poursuivi pour avoir "diffamé l’armée" dans un article faisant état du mécontentement de l’armée nationale tchadienne.

Au Burundi, la loi sur la presse, votée au printemps 2013 jugée très répressive, prévoit dans ses articles 14 et 18, vingt sujets que les journalistes ne peuvent tout simplement pas traiter. En premières places ont trouve évidemment les questions liées à "l’unité nationale", "l’ordre et la sécurité publics", "la souveraineté nationale.

"Régulation" à la dérive

Après les attentats du centre commercial Westgate et alors que ses deux plus hauts représentants comparaissent devant la Cour pénale internationale, le Kenya considère un projet de loi qui conférerait à l’organe de régulation des médias, le Kenya Media Council, le pouvoir de modifier à loisir les textes relatifs au statut des journalistes, comprenant des provisions sur le ton que les médias doivent employer et la façon dont ils doivent présenter certains événements sécuritaires.

Parfois, ce sont les organes de régulation, censés protéger les journalistes, dont la composition ou le fonctionnement sont cooptés par l’exécutif afin d’en faire des outils de contrôle et de répression.

Cette semaine même au Congo Brazzaville, deux journaux ont écopé d’une suspension de neuf mois de la part du Conseil Supérieur sur la Liberté de la Communication pour avoir "insulté la police nationale et manipulé l’opinion" après une interview d’une victime de violences policières, et pour avoir "insulté l’armée" à la suite d’un article critique de l’institution.

Au Cameroun, c’est le Conseil supérieur de la communication, dont le Président est proche du pouvoir, qui a lancé une procédure à l’encontre d’un journal accusé d’avoir enfreint le "secret défense" pour avoir parlé d’une opération de rapatriement de membres présumés de Boko Haram qui avait fait plusieurs morts civils.

Ce durcissement se retrouve à travers tout le continent. En 2013, la Tanzanie, la Gambie, le Rwanda et la Somalie ont soumis ou fait passer des textes faisant état de préoccupations sécuritaires justifiant des limites dans le traitement de l’information.

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La France veut doubler ses échanges avec l'Afrique

François Hollande veut reconquérir les parts de marché perdues au profit des pays émergents.

Bercy, 4 décembre François Hollande entouré de Pierre Moscovici et des panélistes du Forum économique Franco-Africain.

François Hollande et Alasane Ouattara.

La France déroule le tapis rouge à l'Afrique. Plus de 500 chefs d'entreprise et ministres étaient présents à la conférence économique organisée ce mercredi à Bercy, avant un sommet des chefs d'État jeudi et vendredi à l'Élysée sur la paix et la sécurité. «Cette rencontre marque un changement d'approche vis-à-vis de l'Afrique», a lancé le président François Hollande en concluant le colloque, en présence des chefs d'État de Côte d'Ivoire, du Sénégal et de Tanzanie. «La France ne voit pas assez le continent de demain, ne voit pas assez les opportunités qu'il représente», a insisté le chef de l'État.

Faisant écho aux nombreuses interventions de la journée, le président ivoirien, Alassane Ouattara, a rappelé la forte croissance économique du continent, 5% en moyenne par an, 10% prévus dans son pays en 2014 et 2015, les investissements directs étrangers multipliés par dix sur la dernière décennie, l'amélioration de la gouvernance. Une décennie où la France, trop assise sur ses positions acquises, a vu sa part de marché divisée par deux sur ses terrains traditionnels d'Afrique francophone face à la concurrence des émergents.

Création d'une fondation

Très applaudie, la ministre des Finances du Nigeria, Ngozi Okonjo-Iweala, qui a détaillé les énormes besoins en infrastructures du continent, a appelé les entreprises françaises à réagir au plus vite. «Si vous manquez le bateau, si vous n'êtes pas en Afrique maintenant, vous allez rater l'occasion de toute une vie!» a-t-elle déclaré. «Nos partenaires traditionnels, comme la France, doivent travailler plus dur pour nous convaincre de les suivre dans les investissements», a prévenu cette ancienne responsable de la banque mondiale, en exhortant les Français à être plus compétitifs.

S'appuyant sur un rapport commandé à l'ancien ministre Hubert Védrine et quatre autres personnalités franco-africaines, François Hollande a fixé un cap: doubler les échanges économiques entre la France et l'Afrique d'ici à cinq ans avec, à la clé, 200.000 emplois créés en France.

Trois principes doivent fonder ce partenariat: la «colocalisation, de façon à ce que l'investissement qui se porte en Afrique ait un effet en France», la «transparence dans les mécanismes d'aide et les appels» et «un engagement dans la durée». François Hollande a listé les secteurs porteurs pour les entreprises hexagonales: l'énergie, les nouvelles technologies, la ville durable pour faire face à l'urbanisation galopante et les industries agroalimentaires. Les investissements doivent marcher dans les deux sens. «Nous devons aider les PME africaines à s'installer en France, faciliter l'octroi de visas économiques», plaide le chef de l'État.

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Forum économique franco-africain à Bercy: La mission Vedrine assène ses vérités

Réaliste sur le recul de la France en Afrique, le rapport que l'ex-ministre français des affaires étrangères, Hubert Védrine, a remis au ministre de l'économie Pierre Moscovici propose plusieurs pistes pour raffermir le lien distendu.

Hubert Vedrine, ancien ministre des Affaires étrangères, son rapport assène des vérités sur la relation Franco-Africaine.

La profusion de rapports sur les relations franco-africaines - "L'Afrique est notre avenir" des sénateurs Jeanny Lorgeoux et Jean-Marie Bockel, "Les Emergents de l'Afrique anglophone" des députés Noël Mamère et Michel Zumkeller, etc. - devrait s'enrichir, à la veille du Sommet Afrique-France de l'Elysée (6-7 décembre), de la présentation des conclusions de la mission emmenée par Hubert Védrine.

Sous le titre "Afrique-France, un partenariat pour l'avenir", le groupe dirigé par l'ex-ministre des affaires étrangères de François Mitterrand, à la demande du ministre de l'économie et des finances Pierre Moscovici, remet la France à sa place au sein d'une Afrique mondialisée.

Ce rapport, dont Réveil FM International a sous la main dans sa version finalisée, constate l'effondrement des positions de Paris au sud du Sahara.

Bercy, 4 décembre, Ngozi Okonjo-Iweala, ministre des finances du Nigéria et son homologue français Pierre Moscovici au Forum franco-Africain

Au cours des dix dernières années, la France a ainsi dégringolé du premier au cinquième rang concernant les exportations en Afrique sub-saharienne, derrière la Chine, les Etats-Unis, l'Inde et même l'Allemagne.

Ses parts de marché sont tombées à 4,7% en 2012, contre 10,1% en 2000. Pire, ce décrochage est plus notable dans son bastion francophone.

Les raisons sont multiples. Les auteurs notent la diversification des partenaires mais aussi la politique restrictive des visas, le faible soutien financier des entreprises hexagonales (les banques françaises quittent le continent) ou les difficultés des Français à décrocher des marchés, y compris après des engagements militaires comme au Mali. Paris demeure toutefois un investisseur important en Afrique. 61 409 entreprises y ont exporté des biens ou services l'an dernier, dont 70% de PME-PMI.

Dix propositions extrêmement générales sont émises à partir de ce diagnostic, comme "accompagner l'intégration régionale" ou "soutenir le financement des infrastructures". Quelques suggestions audacieuses comme l'élargissement de la zone franc aux pays anglophones (Ghana, Sierra Leone, Liberia) sont évoquées. Cinq autres propositions concernant précisément la relation franco-africaine sont également abordées : influence au sein des banques multilatérales de développement, renforcement des réseaux en Afrique non francophone…

La même mission ne craint pas non plus d'avancer des recettes ayant provoqué, par le passé, une dégradation de l'image de l'Hexagone en Afrique. C'est le cas de la coopération technique que les auteurs souhaiteraient voir "relancée". Pierre Moscovici devrait s'appuyer largement sur ces conclusions dans le cadre du colloque sur le renouveau des relations économiques franco-africaines organisé par Bercy, le 4 décembre à Paris, en partenariat avec le Medef.

La France fait beaucoup parler d'elle pour son rôle de gendarme en Afrique, que ce soit au Mali ou en Centrafrique. Mais Paris aimerait aussi revenir sur le devant de la scène économique d'un continent de plus en plus courtisé. C'est le sens du Forum pour un nouveau partenariat économique entre l'Afrique et la France qui s'est tenu à Bercy, mercredi 4 décembre. Un événement qui intervient deux jours avant le début du grand sommet à l'Élysée sur la sécurité et la paix en Afrique.

"FONDATION FRANCO-AFRICAINE POUR LA CROISSANCE"

François Hollande a annoncé mercredi la création d'une "fondation franco-africaine pour la croissance", destinée à "promouvoir les talents de nos deux continents".

"Cette fondation verra le jour dès l'année prochaine, c'est-à-dire très bientôt", a ajouté François Hollande dans une déclaration en clôture d'un forum économique franco-africain à Paris.

À l'occasion de ce grand raout économique qui réunissait près de 600 chefs d'entreprise de France et d'Afrique, l'ancien ministre socialiste des Affaires étrangères Hubert Vedrine a remis un très attendu rapport sur ce fameux renouveau commercial appelé de ses vœux par le ministre de l'Économie Pierre Moscovici. “Il y a une attente forte d'une France présente sur le continent africain qui ne se comporte pas en rentière”, a martelé Hubert Vedrine en présentant les 15 propositions qui, à son avis, permettront de redynamiser les rapports économiques avec l'Afrique.

Redynamiser, car tout le monde s'accorde à dire, qu'aujourd'hui, l'Hexagone n'est pas à la fête dans cette région qui connaît depuis une dizaine d'années une croissance annuelle de plus de 5 % en moyenne. “La France navigue à vue en Afrique”, affirmait même il y a trois semaines un rapport sénatorial sur la même problématique. “La France n'avait pas vu venir les pays comme la Chine, l'Inde ou encore la Turquie et n'était pas prête”, confirme Hubert Vedrine.

À la force du portefeuille

Conséquence : Paris est passé de 10,1 % de parts de marché en 2000 à 4,7 % onze ans plus tard en Afrique sub-saharienne. “Nous avons divisé par deux nos parts de marché dans les pays africains francophones, et nous peinons à décoller dans la partie anglophone du continent”, regrette, pour sa part, la ministre du Commerce Nicole Bricq.

"UNE NOUVELLE RELATION AFRIQUE-FRANCE"

“Ça, c'était le passé. Ce rapport se veut un début de solution à ce constat”, affirme Hubert Vedrine, l'ancien ministre des Affaires étrangères. Pour y arriver, Paris “va devoir travailler plus dur qu'auparavant”, s'amuse Ngozi Okonjo-Iweala, la ministre nigérianne des Finances. Faire des efforts, donc, en se concentrant, préconise le rapport remis à Pierre Moscovici, presque exclusivement sur les pays d'Afrique sub-saharienne.

Mais pas question d'aller dépenser des milliards, comme peut le faire la Chine, pour arracher des parts de marché à la force du portefeuille. Austérité oblige, Hubert Vedrine met le facteur humain en avant dans la quasi-totalité de ses 15 propositions. C'est, notamment, le cas d'une proposition qui fait déjà des vagues.

L'ancien ministre conseille d'assouplir les conditions d'obtention des visas économiques pour les ressortissants africains. “C'est un point que tous nos interlocuteurs en Afrique ont soulevé”, a-t-il noté, tout en reconnaissant que c'était un dossier délicat qui relevait autant du ministère de l'Intérieur que de Bercy. Une manière de lancer un ballon d'essai pour voir comment les services de Manuel Valls allaient s'en saisir ?

Dépasser la seule Afrique francophone

Les autres propositions du rapport mettent elles aussi les ressources humaines au cœur du projet économique de la France en Afrique avec l'organisation d'un forum d'affaires annuel franco-africain, l'encouragement des jeunes français à se rendre dans des entreprises africaines ou encore la volonté de réserver davantage de bourses d'excellence pour les jeunes africains.

Mais cet arsenal sera-t-il suffisant pour contrer la force de frappe indienne, chinoise ou encore brésilienne ? Rien n'est moins sûr. Surtout si la France va dorénavant, comme l'ont souhaité tous les participants au forum, chercher à sortir davantage de sa zone de confort francophone. “C'est essentiel car ce sont les pays anglophones qui sont les plus dynamiques actuellement”, confirme à FRANCE 24 Olivier Laouchez, un entrepreneur martiniquais qui a basé son groupe médiatique Trace en Afrique du Sud. Les pays africains qui ont connu la plus forte croissance ces dix dernières années sont en effet dans leur majorité non-francophones.

En Afrique du Sud et au Nigeria, les deux géants économiques du continent, la France n'a jusqu'à présent pas réussi à faire son trou. Les parts de marché des entreprises françaises y sont restées stables (entre 2,8 % et 3,6 %) depuis le début du millénaire. Et la situation est, aujourd'hui, plus concurrentielle qu'il y a dix ans avec des nouveaux venus comme l'Allemagne et l'Espagne.

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François Hollande assure que les électeurs de Jean-Luc Mélenchon "Ne se trompent pas au second tour"

"Monarque", "capitaine de pédalo" ou encore "dindon". Jean-Luc Mélenchon ne manque ni de formules ni de sobriquets pour qualifier François Hollande, dont il critique avec vigueur la politique. Notamment économique, comme lorsqu’il marche sur Bercy en appelant à la "révolution fiscale" et à la suppression de la hausse de la TVA.

François Hollande-Jean-Luc Mélenchon en 2006

Au-delà de la rhétorique du co-dirigeant du Front de gauche, François Hollande ne s’inquiète pas. Pour le chef de l’Etat, les électeurs de l’eurodéputé sont de gauche et votent PS lorsqu’il le faut, au second tour.

Selon le Canard Enchaîné de ce mercredi 4 décembre, François Hollande a expliqué devant ses proches, minimisant la portée politique et électorale des saillies mélenchonistes : Mélenchon ne représente ni une alternative politique ni une force de nuisance, car, au second tour, ses électeurs ne se trompent pas.

Pour autant, François Hollande ne mâche pas ses mots à l’encontre de son ancien camarade socialiste. "Mélenchon est dans une impasse politique", a-t-il confié selon l’hebdomadaire avant de se moquer des difficultés du Front de gauche, tiraillé entre communistes et partisans de Jean-Luc Mélenchon :

"Il a même réussi à se fâcher avec les communistes ! Faut le faire !"

Et le président de poursuivre, franchement heureux de voir que le PCF conclut de nombreux accords de premier tour avec le PS pour les municipales, nourrissant les divisions avec le Parti de gauche :

"Mélenchon et les communistes manifestent peut-être ensemble mais ils mènent une stratégie opposée. Dans la plupart des grandes villes, le PC s’est rallié au PS, et Mélenchon n’a pu s’y opposer."

Jean-Luc Mélenchon s’y était pourtant attaché, menaçant ses troupes d’exclusion en cas d’accord avec des candidats PS dans certaines communes.

Les sorties du chef de l’Etat contre Jean-Luc Mélenchon sont quant à elles rares. Et toujours dans le Canard Enchaîné. En mars 2013, le palmipède rapportait déjà une réponse de François Hollande aux critiques véhémentes de l’ancien sénateur socialiste.

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Mais que fait François Hollande avec un bébé dans les bras ?

François Hollande porte un bébé dans ses bras lors d'une visite dans les locaux parisiens de l'association "Aire de famille", le 2 décembre 2013.

C'est incognito (ou presque) que le chef de l'Etat s'est rendu lundi soir dans les locaux d'une association parisienne. Une visite relayée par les photos des personnes présentes sur place.

Il s'est déplacé sans caméras ni journalistes. Seuls l'accompagnaient quelques gardes du corps et un conseiller.

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Le Président de la République s’est rendu en toute discrétion (sans journalistes et sans caméras) lundi soir dans l’association parisienne « Aire de famille » afin d’échanger avec les membres et de faire quelques photos non officielles dont celle où il tient un bébé. Samedi soir, après avoir remis la médaille de la Famille à cette association qui vient en aide aux jeunes parents en difficulté, François Hollande avait promis de revenir lundi. Il a donc passé 45 minutes dans cette association ce lundi, après avoir assisté au lancement du concours de l’innovation au 104 dans le XIXe arrondissement de Paris.

François Hollande a échangé avec les membres de cette association. Il a également mangé ce que les jeunes mamans de l’association avaient préparé. Mais lors de cette visite, François Hollande a fait quelques photos, notamment lorsque le président de l’Association lui a demandé de porter Emilie dans ses bras.

A propos de François Hollande, le Président de l’Association a déclaré par la suite qu’il était « détendu et un peu speedé quand même ». Quant aux membres de l’association, ils se « sont sentis grandis, valorisés et ont pu parler de leur expérience ».

Rappelons que lors d’une conférence de presse en mai 2012, François Hollande, alors candidat, avait évoqué sa volonté de garder une certaine liberté dans ses fonctions présidentielles : « Je me déplace dans la rue, sans même que vous le sachiez ».

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mercredi 4 décembre 2013

Le Front National-FN exclut la candidate qui avait comparé Christiane Taubira à un singe !

Anne-Sophie Leclere, ex-tête de liste FN aux municipales qui avait comparé la garde des Sceaux Christiane Taubira à un singe, a été exclue du parti par Marine Le Pen.

Marine Le Pen a exclu la candidate qui avait insulté Christiane Taubira.

Marine Le Pen a prononcé l'exclusion d'Anne-Sophie Leclere, suite à sa publication sur Facebook et à ses propos tenus ensuite dans le cadre de l'enregistrement de l'émission "Envoyé Spécial" diffusée le jeudi 17 octobre dernier» sur France 2, écrit le FN dans un communiqué.

Deux autres candidats aux élections municipales, qui avaient été suspendus, Joris Hanser et François Chatelain, ont eux aussi été exclus du FN pour des propos qu'ils avaient tenus sur les réseaux sociaux, a-t-on appris de sources concordantes.

«Le Front national, par cette décision de principe, réaffirme sa plus grande fermeté à l'égard d'opinions contraires aux valeurs qu'il défend», ajoute le parti.

Insulte sur Facebook

Dans l'émission «Envoyé Spécial» du 17 octobre, Anne-Sophie Leclere, une commerçante de 33 ans, encartée au FN depuis 2012, avait notamment assumé un photomontage comparant la ministre de la Justice à un singe, qu'elle avait diffusé sur son compte Facebook.

Le parquet de Paris a depuis ouvert une enquête préliminaire, confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

Les deux autres têtes de liste FN exclues par Marine Le Pen l'ont également été sur proposition conforme de la commission des conflits et de conciliation, a-t-on appris de sources proches de la présidente du FN.

Joris Hanser, 20 ans, candidat à Rixheim (Haut-Rhin), avait ironisé sur Twitter en évoquant l'occupation nazie après la victoire du FN à la cantonale partielle de Brignoles (Var). Il avait auparavant soutenu entre autres sur Facebook que la colonisation avait été «une chance» pour l'Algérie. Il avait été suspendu du parti début novembre.

François Chatelain, investi à Neuville-en-Ferrain (Nord), avait lui publié sur sa page Facebook un drapeau israélien en train de brûler avec inscrit à côté «Ici, c'est la France». Il avait été suspendu du parti début septembre.

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Syrie: La conférence Genève II pourrait se dérouler à Montreux et non plus à l'ONU-Genève

La conférence Genève II, prévue le 22 janvier, pose un problème de logistique hôtelière, en raison du Salon de l'Horlogerie. Dans une interview accordée à la RTS, Brahimi évoque de déplacer la rencontre à Montreux. La conférence dite Genève II ambitionne de mettre fin à 2 ans et demi de guerre civile en Syrie en créant une autorité de transition.

Lakhdar Brahimi à l'ONU.

Un problème de disponibilité hôtelière pourrait obliger de déplacer la rencontre pour la paix en Syrie, révèle la RTS dans une interview accordée par l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie.

Lors de cet entretien, Lakhdar Brahimi précise: «Si on va à Montreux, ce sera pour 24 heures, en attendant que le Salon de l'Horlogerie et Davos prennent fin.» Il souligne encore le confort d'avoir Genève à 10 minutes de l'aéroport et de déclarer encore à la fin de sa rencontre avec Darius Rochebin «lorsque les gens veulent se rencontrer, ils pensent que Genève est une place presque unique».

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Rochereau Tabu Ley, baobab de la musique congolaise et vice-gouverneur honoraire de l'hôtel de ville de Kinshasa, n'est plus !

Alors qu'à Réveil FM International nous étions parmi les premiers médias informés de la disparition de Rochereau Tabu Ley tôt le matin le samedi dernier, comme nous ne courons ni derrière des scoops encore moins ne recherchons aucune exclusivité, à Réveil FM International nous prenons le temps car nous ne cofondons pas la rapidité et la précipitation. Nous sommes très surpris de l'amnésie collective. Tout le monde parle du monument de la musique congolaise qui a disparu mais personne n'ose dire que Rochereau Tabu Ley avait quitté la musique pour la politique. Il a été Vice-gouverneur de la Ville de Kinshasa lors du gouvernement "1+4=0", nommé par Azarias Ruberwa pour le compte du "RCD-Goma" ! Pourquoi aucun média n'en parle ? Et que son AVC déclaré en 2008 est dû à un empoisonnement. En 2004, Rochereau Tabu Ley avait déboulé dans les studios de Réveil FM sur le Boulevard du 30 juin à Kinshasa pour nous réclamer la copie de sa chanson "Pique nique ya N'séle" qu'il venait d'écouter sur nos antennes dans sa jeep, que nous lui avions gracieusement ramené chez lui au 10e rue de Limeté. Nous demeurons attachés aux chansons "Mokolo na Ko kufa", "Liwa ya Kashama Nkoy", un ami de patrice Emery lumumba assassiné par le régime Mobutu, "Mazé", "Exiley"...

Rochereau Tabu Ley est le premier et seul artiste congolais qui a autant chanté la ville de Kinshasa. Il était, après le décès de Wendo Kolosoy, en 2008, l'un des derniers survivants de la génération qui a inventé la rumba congolaise, à la fin des années 1950. Le chanteur Tabu Ley Rochereau, est mort, samedi 30 novembre, à l'hôpital Saint-Luc de Bruxelles. Né Pascal Emmanuel Sinamoyi (nom du village de ses parents) Tabu, à Bagata, une localité dans la région du Bandundu, en République démocratique du Congo, il était âgé de 73 ans.

Il tenait son surnom, « Rochereau », d'une blague de potaches. Lors d'une interrogation, lui seul s'est souvenu du nom de ce héros de la guerre franco-allemande de 1870. Les copains n'ont pas loupé le bon élève. Le voilà rebaptisé. Sous ce surnom, il deviendra l'une des deux plus grandes stars de la rumba congolaise, avec Franco (mort en 1989).

De l'African Jazz aux Rocherettes

« Tabu Ley, c'est le Congolais qui nous a mis le plus de mélodies dans la tête », dit au Monde le pianiste et chanteur Ray Lema, qui l'a accompagné au Festac 77 (le deuxième Festival des arts et de la culture négro-africains) à Lagos, en 1977. Plus tard, il reprendra l'un de ses succès, Africa Mokili Mobimba. « Lui et Franco sont les pères de la musique congolaise moderne, affirme Ray Lema. Pour nous, Tabu Ley représentait la rumba mélodique et Franco, la rumba groove. » Franco Luambo a-t-il manqué à Rochereau Tabu Ley ? Franco fut un compositeur, un chanteur et un musicien congolais. Il demeure le plus prolifique des compositeurs congolais. Depuis la disparition de Franco, son ami, adversaire et concurrent, Tabu Ley n'avait plus le cœur à l'ouvrage d'où sa volonté d'exercer la politique.

Le chant, Tabu Ley l'a commencé, comme beaucoup de gosses de son âge, dans les chorales d'églises et celles des écoles. En 1956, il se fait recruter pour une séance d'enregistrement par Grand Kallé (Joseph Kabasele), auteur du premier tube pan-africain Indépendance cha cha (1960). Content de lui, le boss l'engage dans son groupe, l'African Jazz. La jeune recrue compose ses premiers titres, dont Kelya, et, en 1963, forme avec le guitariste Docteur Nico le groupe African Fiesta qui, plus tard, se scindera en deux. En 1969, il monte un groupe de danseuses qu'il appelle Les Rocherettes (l'une deviendra l'une des Clodette de Claude François).

Premier artiste africain à se produire à l'Olympia

Tabu Ley Rochereau, qui revendiquera la paternité de quelque 2 000 titres, peut se vanter d'avoir été le premier artiste africain à s'être produit à l'Olympia. C'était en 1970. Quand, l'année suivante, Mobutu rebaptise le pays Zaïre et exige que chacun prenne un nom « authentiquement » zaïrois, Rochereau se fait appeler Tabu Ley. Il change aussi à cette époque le nom de son groupe, qui devient Afrisa International.

Pendant un temps patron d'une boîte de nuit à Kinshasa, le Type K, il se brouille avec Mobutu et s'exile aux Etats-Unis, puis en Belgique. « J'ai toujours été en controverse avec lui, déclare le musicien en 2003, lors d'un entretien à RFI, à l'occasion de la sortie de son album Tempelo. Moi, j'étais républicain, eux, conservateurs. On ne s'entendait pas vraiment. J'étais d'inspiration lumumbiste. Du côté, donc, de ceux qu'on prenait – à tort – pour des communistes. J'étais en revanche défenseur des valeurs républicaines et démocratiques. Mes façons de voir, les chansons que je faisais, défendaient ces aspirations, quelque peu contraires à celles de Mobutu. Donc, de temps en temps, on m'arrêtait. J'ai connu la prison politique deux fois. »

Vice-Gouverneur de Kinshasa

En 1993, sa chanson Le glas a sonné est censurée. A la chute du régime de Mobutu, il rentre au Congo et s'investit dans la vie politique tout en gardant un pied dans le monde artistique par pour très longtemps. Membre du Rassemblement congolais pour la démocratie, RCD-Goma piloté par le Rwanda, il est nommé vice-gouverneur de la ville de Kinshasa, en 2005, après une conférence de presse au Grand Hôtel de Kinshasa.

Signalons que le 30 juin 2003, un gouvernement de transition ou gouvernement « 1+4=0 » est nommé selon l'« accord global et inclusif de Prétoria » du 17 décembre 2002 qui fut ratifié le 2 avril 2003 lors du dialogue intercongolais à Sun City (Afrique du Sud). Azarias Ruberwa, après avoir écarté des leaders congolais du "RCD-Goma" devient un des quatre vice-présidents.

Le fameux gouvernement d'union nationale est chargé de pacifier le pays en intégrant les milices dans une armée unifiée et de préparer des élections libres dans un délai de deux ans avec une année de prolongation maximum : les élections doivent avoir lieu au plus tard le 30 juin 2006, après deux reports.

Le support rwandais au RCD-Goma continue depuis la Deuxième guerre du Congo en 1998 via les forces tutsis alignées sur le Rwanda et le Burundi dont les officiers les plus en vue sont le général Laurent Nkundabatare, le colonel Mutebesi, du CNDP, Bosco Ntangana, Sylvain Makenda du M23. Le Rwanda a décidé que maintenir sa sphère d'influence dans les Kivus à travers des milices tutsi rwandais.

Certes Rochereau tabu Ley a toujours clamé son nationalisme républicain mais lorsqu'il a rejoint le "RCD-Goma", un parti politico-militaire qui a commis des crimes contre l'humanités à Makabola, Mwenga, kasika où des femmes ont été enterrés vivantes, un parti politique des seigneurs de guerre qui pille et viole allègrement le Congo, un parti politico-militaire qui a eu le loisir de saboter le barrage d'Inga causant beaucoup de dégâts à Kinshasa y compris la mort des bébés en éprouvettes, un parti politico-militaire où les leaders d'origine rwandaise clament tout haut qu'ils ont obtenu leur nationalité congolaise par les armes, un parti politico militaire dont l'allégeance au Rwanda n'est plus à démontrer, Rochereau Tabu Ley était-il encore un nationaliste ? Aux historiens de nous éclaircir.

En juillet 2008, suite à un empoisonnement, Rochereau Tabu Ley est victime d'un accident vasculaire cérébral. Une rumeur annonçant sa mort dans une clinique bruxelloise circule alors, suscitant une vive émotion sur le continent et parmi la diaspora congolaise. La fausse nouvelle est démentie par ses proches, images à l'appui diffusées sur le Net de l'artiste dans son lit. Tabu Ley Rochereau ne s'est jamais remis de cet AVC et son état de santé s'était détérioré récemment. Des funérailles officielles auront lieu à Kinshasa où la récupération politico-politicienne bat son plein.

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mardi 3 décembre 2013

Implosion de l’éphémère gouvernement fantoche d'Aubervilliers, le sans papier Damien Emery kalwira révoque ses ministres d'Etat !

L'histoire est un éternel recommencement dit-on. Alors qu'en République démocratique du Congo, Joseph Kabila un OVNI sans diplôme se joue des professeurs d'Université, d'ailleurs plusieurs cadres universitaires n'hésitent pas à l'appeler "Raïs". Un imposteur, un usurpateur sans traçabilité claire de son parcours dirige la République démocratique du Congo par défi. Les possesseurs du savoir sont transformés en applaudisseurs voire en quémandeurs d'emploi auprès de celui qui est venu au Congo avec des bottes de jardinier et une kalachnikov à la main. Le petit bonhomme "Kadogo" amateur des Nintendo trône sur le RDC. C'est à se tordre de rire mais pas sur le bilan macabre d'alias Joseph Kabila ! 12 millions des morts, pillage systématique des ressources, assassinats, crimes contre l'humanité, haute trahison, forfaiture et prise en otage de toutes les institutions de la RDC...

Sans papier, Damien Emery Kalwira infiltré dans la résistance congolaise !

Comme à l'accoutumée, le Rwanda par ses services a trouvé un autre cheval de Troie répondant au nom de Damien Emery kalwira pour infiltrer la résistance congolaise. Sans papier en Europe, Agent de l'Armée Patriotique Rwandaise-APR Damien Emery Kalwira est incorporé à l'Agence national des renseignements -ANR, la Gestapo de Joseph kabila. Culotté Damien Emery Kalwira s'affuble du titre d'Excellence et s'est même autorisé en complicité avec quelques compatriotes égarés en mal de positionnement, de former un gouvernement fantoche de transition à Aubervilliers, alors que la résistance congolaise se bat pour la libération totale de la République démocratique du Congo.

Sans papier, Damien Emery Kalwira infiltré dans la résistance congolaise !

Lorsqu'il s'est agi de prouver la filiation douteuse de Joseph kabila à M'zée Laurent-Désiré Kabila qu'il a assassiné et dont il ne parle parle jamais comme "père", les affabulateurs rwandais ne sont pas allés trop loin. Ils ont trouvé un congolais en la personne de Kabuya Lumona pour défendre à travers un bouquin la katanguité de l'imposteur. De même lorsque Réveil FM International a mis sur la place publique l'opacité de la démarche de Damien Emery Kalwira. C'est notre propre compatriote Dieudonné Kwebe kimpele, éphémère ministre d'Etat, démissionnaire qui a pondu à la manière de "Carte blanche" de Mavungu Malanda un "Droit de Réponse à Freddy Mulongo de Réveil FM International" expliquant et justifiant les origines kivutiennes de cet autre imposteur rwandais, balayant d'un revers de la main toutes les précautions émises et réfutant de manière hautaine et méprisante, la dénonciation de la tentative d'infiltration de Damien Emery Kalwira. Mais comme la vérité est celle qu'elle est, Dieudonné Kwebe kimpele est tombé de nu, découvrant que nous avions raison !

Sans papier, Damien Emery Kalwira infiltré dans la résistance congolaise !

Cela ne nous étonne Dieudonné Kwebe Kimpele est demeuré foncièrement mobutiste. Faire son mea-culpa, lui rendra sa crédibilité qui est émiettée par ses turpitudes...Et nul n'est responsable de sa propre turpitude. Personne ne remet en compte le professionnalisme ni la vaste culture politique de Dieudonné Kwebe Kimpele, n'est-ce pas une humiliation de plus de constater que des cadres congolais se mettent au service d'un imposteur sans papier dans un gouvernement fantoche d'infiltration ? Le fait que Damien Emery kalwira ait eu le toupet de signer la décision de révocation de Dieudonné Kwebe kimpele, Robert Lisaliko Wenda Mbelo, Madame Nelly Bauna Moto, Joseph Betofe Dekopa, Augustin Litanga Sileki et Fabien Lubajua, n'est-ce pas une humiliation gravissime ? Si le gouvernement fantoche d'Aubervilliers avait été mis en place par les seuls congolais, personne d'entre-nous n'aurait levé son petit doigt, fallait-il se taire alors que ce gouvernement putatif a à sa tête un rwandais connu des services ? A-t-on vraiment besoin pour servir la mère patrie être membre du gouvernement ? L'éphémère gouvernement d'Aubervilliers est plus que fantoche, il a à sa tête un imposteur !

Sans papier, Damien Emery Kalwira infiltré dans la résistance congolaise !

Les nostalgiques du mobutisme doivent faire leur metanoia, leur argionamento pour mieux servir la résistance congolaise. Car ce sont des dinosaures mobutistes qui sont devenus des mammouths joséphistes qui défendent le régime de Kinshasa: Léonbitch kengo, Edouard Mokolo wa pombo, Modeste Mutinga Mutuishayi, François Mwamba Tshisimbi, Olivier kamitatu, Antoine Gizenga, Théophile Bemba Nfundu, Alexis Tambwe Mwamba, Kin Key Mulumba alias Débré Mpoko, Louis koyagalio...Ils sont nombreux ceux qui pour leur ventre font allégeance à l'imposture, s’accommodent d'elle, la soutienne. Le joséphisme, c'est du mobutisme avarié ! Les apparatchiks et barons du joséphisme sont des mobutistes retourneurs de vestes, des mangeurs à tous les râteliers, des politicailleurs ventripotents sans idéal...

Paul Kahumbu, membre du Directoire du Front Civil de Résistance Populaire

Voici le COMMUNIQUE DE PRESSE DU FRONT CIVIL DE RÉSISTANCE POPULAIRE

Démission collective des membres du gouvernement fantoche de transition de Damien Emery Kalwira

Le Front Civil de Résistance Populaire en abrégé FC-RP, vient d’apprendre avec satisfaction ce jour même, la démission collective des membres du prétendu gouvernement fantoche de transition, mise en place le 5 octobre 2013 à Aubervilliers pour des raisons inavouées.

Comme les choses se répètent souvent dans la constellation criminelle tutsi, experte en manipulation des Congolais, le maître d’ œuvre et chef de ce projet macabre n’est autre qu’ un piètre ressortissant Rwandais tutsi, dénommé Damien Emery Kalwira pour ne pas le citer !

Nous le dirons jamais assez, ce sicaire patenté a été maintes fois identifié par nos sources crédibles comme agent double de la nébuleuse pègre tutsi Power, mis au service de celui qui se fait appelé Joseph Kabila, un OVNI qui vit et règne par défi à la tête de la RDC et ce, à l’ issu des élections frauduleuses et chaotiques du 28 novembre 2011.

Les mêmes causes produisant mutatis mutandis les mêmes effets ,les élections en RDC que ça soit de 2006 œuvre de l’indélicat Louis Michel, ou celles frauduleuses de 2011, resteront toujours un marché des dupes tant que ce Proconsul de Paul kagamé reste cramponné comme un sangsue à la magistrature suprême de notre beau et riche pays.

Notre Peuple paupérisé et humilié par l’oligarchie mafieuse qui pille nos ressources naturelles et tue nos populations de l’est à grande échelle, n’a autre solution que celle de renverser ce pouvoir d’occupation par une révolution populaire triomphante, qui passe par la capture de l’ imposteur Joseph Kabila et ses collabos !

La Résistance Populaire salue chaleureusement de deux mains la démission collective de nos compatriotes au sein de ce soit disant gouvernement de transition, piloté par un tueur à gage et félicite par la même opportunité les auteurs de cette décision d’ avoir vite compris qu’ ils étaient sous l’hypnose d’une vipère tutsi Rwandaise, malignement introduite dans la bergerie de Mfumu Kimbangu, dans l’unique but de noyauter des têtes pensantes qui combattent sans répit, pour libérer nos institutions républicaines, pris en otage par un pouvoir sans foi ni loi !

Le temps arrange les choses dit-on ! Les mannes de nos ancêtres entendent dans l’au–delà la forte résonance de nos suppliques et corrigent nos égarements !

Ainsi que nous l’ avions prophétisé, cette caricature de gouvernement qui ressemble à un navire pirate , devrait inéluctablement chavirer d’ un moment à l’autre avec son flibustier ex-Kadogo du conglomérat des aventuriers, le dénommé commandent Damien Emery Kalwira. Et, c’est ce qui vient contre toute attente, de se réaliser à ses dépends. Les masques sont tombés et les mensonges de notre Sieur imposteur mis à nu !

Par conséquent, le Front civil se réjouit profondément de voir nos compatriotes exfiltrés de ce corsaire, prendre la tangente et virés du bon côté, au bon moment, promptes à reprendre de plus belle la lutte de libération nationale !

Dans le même registre nous leurs demandons avec insistance, au nom de la MÈRE PATRIE, de rendre public et de faire une large diffusion, de toutes les pièces criminelles collectées ayant motivées la décision précitée, afin d’ aider à consolider l’éveil des consciences de nos concitoyens.

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lundi 2 décembre 2013

Seine et Marne: Lors de la cérémonie des sabres de l'Ecole des Officiers de la Gendarmerie Nationale de Melun, Jean-Marc Ayrault annonce la création d'un service de statistiques indépendant sur la sécurité

Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre a participé à la cérémonie de remise des sabres aux élèves-officiers à lÉcole des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN) de Melun, le vendredi 29 novembre 2013 dans la soirée en présence de Christiane Taubira, Garde des Sceaux, ministre de la Justice et garde des sceaux, et Manuel Valls, ministre de l'Intérieur.

Melun, vendredi 2ç novembre, honneur militaire au Premier ministre Jean-Marc Ayrault

Jean-Marc Ayrault entouré de Christiane Taubira, ministre de la justice et garde des sceaux et Manuel Valls, ministre de l'Intérieur.

Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a annoncé, vendredi 29 novembre à Melun (Seine-et-Marne), la prochaine « mise en place d'un service de statistique ministériel indépendant » sur la sécurité intérieure. M. Ayrault, qui s'exprimait à l'occasion de la cérémonie de remise des sabres aux élèves officiers de première année de l'école de gendarmerie de Melun par les officiers élèves de seconde année, en présence des ministres de la justice et de l'intérieur, Christiane Taubira et Manuel Valls, a déclaré que les « statistiques de la délinquance ont été trop longtemps dévoyées ». Les chiffres relatifs à la sécurité suscitent à chaque nouvelle publication de vives passes d'armes avec l'opposition, notamment depuis l'arrivée de M. Valls au ministère.

Melun, à l'école des officiers de la gendarmerie, la tribune d'honneur.

Cérémonie de remise des sabres, chaque officier adoube un soupirant.

« J'ai demandé au ministre de l'intérieur », a dit M. Ayrault, « de mettre fin aux errements statistiques engendrés par la politique du chiffre que l'on a pu connaître par le passé », assurant qu'il « y va de la crédibilité du gouvernement et de l'efficacité des services de police et de gendarmerie ».

Selon le premier ministre, les statistiques sur la sécurité devront désormais répondre « à des normes reconnues, garanties par le déploiement de nouveaux logiciels dans la police et la gendarmerie ».

En visite exceptionnelle à la cérémonie des sabres de la prestigieuse Ecole des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN) de Melun ce vendredi soir, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault accompagné de la Garde des Sceaux Christiane Taubira et du ministre de l’Intérieur Manuel Valls a annoncé des moyens. «En dépit des tensions budgétaires», a-t-il souligné, il a décidé de débloquer «111 millions d’€ de crédits pour la police et la gendarmerie pour répondre aux besoins de fonctionnement, tant des unités et services territoriaux que des forces mobiles».

Haut en couleur, le défilé nocturne des officiers de la gendarmerie de Melun.

Un effort complété en 2014 par une hausse de «presque 1% des crédits de fonctionnement et d’investissement de la gendarmerie et de la police». Par ailleurs, il a annoncé «209 millions d’€ supplémentaires» débloqués en faveur du ministère de la justice, «principalement employés aux frais de justice, au fonctionnement de l’administration pénitentiaire ou à l’accès au droit».

Discours de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre à la cérémonie de remise des sabres aux élèves-officiers à l’École des officiers de la gendarmerie nationale(EOGN) de Melun Vendredi 29 novembre 2013

Madame la garde des sceaux, ministre de la justice, Monsieur le ministre de l’intérieur, Mesdames et messieurs les parlementaires, Monsieur le maire, Mesdames et messieurs les élus, Messieurs les directeurs généraux de la gendarmerie et de la police nationale, Mesdames et Messieurs les officiers et élèves-officiers de la gendarmerie, La cérémonie d’aujourd’hui est une étape symbolique dans votre formation. C’est un moment fort pour vous et vos familles.

Cette remise du sabre symbolise votre nouvel état d'officier. Elle marque solennellement l'engagement que vous prenez au service des Français et de leur sécurité. En intégrant la Gendarmerie nationale, vous avez réalisé un choix de vie pour vous-même et pour votre famille. Un choix lourd de conséquences car ce métier est difficile. Votre comportement et vos capacités de décision conditionneront la sécurité des personnes qui vous entourent ainsi que celle de vos collaborateurs. Cette responsabilité est immense.

C’est à la fois la difficulté et la grandeur de votre métier. Vous serez en première ligne face à la violence, face aux trafics, à la criminalité et plus généralement face à toutes les dérives de notre société. Vous aurez à affronter des situations de détresse, de crise, mais aussi des drames personnels. Tout cela exigera de vous du discernement et de la droiture. Il vous faudra être exemplaire et rigoureux, vis-à-vis de nos concitoyens mais également vis-à-vis des hommes et des femmes dont vous assurerez le commandement.

Dans vos unités, vous engagerez parfois votre vie et celle des autres. Je connais le prix payé par les gendarmes et les policiers dans l'accomplissement de leur devoir, et j’ai ce soir une pensée pour tous ceux qui ont donné leur vie dans l’exercice de leurs fonctions ou qui ont été blessés en service, comme mercredi soir en Guadeloupe. Ils méritent la reconnaissance de la Nation tout entière. Voilà pourquoi je tenais à être présent ce soir, pour vous dire mon soutien, ma reconnaissance, et celle de l’ensemble du Gouvernement. C’est sur la sécurité que se fondent notre pacte social, notre communauté nationale et nos institutions républicaines.

La sécurité de tous et partout doit donc être notre combat commun. C’est l’objectif que nous a assigné le chef de l’Etat. Cela demande de la persévérance et de la volonté, mais tout nous prouve que nous pouvons réussir et que la délinquance n’est pas une fatalité. Beaucoup a déjà été entrepris depuis un an. Des effectifs supplémentaires ont été recrutés et formés. L’hémorragie des suppressions de postes a été arrêtée. Des zones de sécurité prioritaires ont été mises en place. Le renseignement intérieur et territorial a été réformé. Le Gouvernement s’est mobilisé en faveur de la sécurité des Français, et cette mobilisation va encore s’intensifier dans les mois et les années qui viennent. L’effort portera d’abord sur les moyens. Dès l’été 2012, c’est la première décision que nous avons prise : nous avons mis un terme à la diminution des effectifs de gendarmerie et de police. Sinon nous n’avions rien fait, ce sont 13 500 emplois de gendarmes et de policiers qui auraient été supprimés depuis 2008. Cette stratégie nous menait à la catastrophe. C’est pourquoi nous avons réagi et opéré 500 recrutements supplémentaires par an au Ministère de l’intérieur et autant au Ministère de la justice. Bien entendu, il faudra du temps pour réparer les conséquences désastreuses de ces choix. Les besoins de renfort sont immenses, mais nous ne relâcherons pas notre effort et l’essentiel, c’est que nos concitoyens, et vous-mêmes, puissent en percevoir les effets sur le terrain.

Au-delà des effectifs, le Gouvernement a également décidé de traiter la question des moyens matériels. Je connais la réalité de votre métier. Je sais à quel point vous êtes tributaires de problèmes parfois très concrets qui nuisent à votre efficacité au quotidien. C’est pour cela que nous avons préservé les budgets des forces de sécurité intérieure. En dépit des tensions budgétaires, j’ai décidé de débloquer 111 M€ de crédits pour les deux forces et 10 M€ complémentaires pour des travaux urgents sur le parc immobilier de la gendarmerie. Ces crédits permettront de répondre aux besoins de fonctionnement, tant des unités et services territoriaux que des forces mobiles. Ils permettront également de financer des équipements indispensables aux missions opérationnelles, tels que le parc automobile ou les moyens informatiques.

Cet effort exceptionnel sera complété, en 2014, par une hausse de presque 1% des crédits de fonctionnement et d’investissement de la gendarmerie et de la police. Ce sera d’ailleurs la première augmentation depuis 2007 ! 209 millions d’euros supplémentaires seront également débloqués en faveur du ministère de la justice. Ils seront principalement employés au paiement des frais de justice, au fonctionnement de l’administration pénitentiaire ou à l’accès au droit.

Au total, c’est une hausse de budget de 1,7% dont bénéficiera le ministère de la justice en 2014, après une augmentation de 4,2% en 2013. Ces moyens sont nécessaires, et j’assume entièrement le coût qu’ils représentent. Mais nous devons aussi avoir entre nous un discours de vérité. Le déblocage de moyens supplémentaires ne résoudra pas tout. Des décisions doivent être prises également en matière de déploiement des effectifs.

La bonne adéquation des moyens, cela passe d’abord par une meilleure cohérence des zones de compétence confiées à l’une ou l’autre force en matière de sécurité publique. Elles n’ont pas évolué depuis de nombreuses décennies, alors même que des migrations importantes de population sont intervenues et que la délinquance se joue des frontières administratives. Nous sommes là face une exigence fondamentale du service public : l’obligation d’adapter en permanence la puissance publique à des besoins nouveaux et aux évolutions d’une société en profonde mutation. C’est dans cet esprit que le ministre de l’intérieur a conduit depuis 18 mois les redéploiements territoriaux, sur 11 départements.

L’objectif, c’est de redonner de la cohérence au maillage territorial de la gendarmerie et à ses 3300 brigades, en métropole comme outre-mer. Cet enracinement est une chance pour notre pays, et il contribue à la présence de l’Etat républicain au plus près de nos concitoyens. Cette exigence vaut pour tous les services de l’Etat, au premier rang desquels la gendarmerie qui constitue, aux yeux des Français, l’une des premières expressions de la puissance publique. Ces moyens doivent être mis au service de l’efficacité de la force publique. Et c’est au nom de cet objectif supérieur que nous devons également faire évoluer notre organisation et nos méthodes de travail. Un premier pas a été franchi avec la création de 64 zones de sécurité prioritaires. Une quinzaine d’autres supplémentaires seront créées prochainement sur l’ensemble du territoire national.

L’enjeu, pour chacune d’elle, c’est de mettre en place une stratégie de sécurité cohérente et adaptée au contexte local. Cohérente, parce l’ensemble des acteurs locaux doivent s’y impliquer : forces de sécurité, autorité judiciaire, éducation nationale, élus, bailleurs sociaux, transporteurs, associations. La lutte contre la délinquance ne peut se résumer aux seules forces de police et de gendarmerie. La mobilisation de tous est nécessaire. C’est dans cet esprit que j’ai souhaité étendre l’action des zones de sécurité prioritaires à d’autres champs d’intervention. Tout doit être mis en cohérence au service de la sécurité des habitants. Cela suppose de savoir engager des travaux d’aménagement urbain, des actions en matière de logement, en matière de lutte contre le décrochage scolaire ou de lutte contre l’exclusion.

Il faut également renforcer nos méthodes d’investigation et les adapter aux priorités locales : ici, la lutte contre l’économie souterraine et le trafic de stupéfiants, là, le grand banditisme, ailleurs la lutte contre les violences urbaines. Les premiers résultats sont là. Le Ministre de l’intérieur a eu l’occasion d’évoquer à plusieurs reprises la baisse des trafics de stupéfiants, le recul notable des nuisances et des incivilités, le retour à la tranquillité publique ou la baisse des phénomènes de violences urbaines constatés dans ces quartiers.

Mais ce que nous visons, ce n’est pas seulement une évolution ponctuelle des chiffres, ce sont des résultats durables et incontestables portant sur tous les phénomènes de délinquance dont sont victimes nos concitoyens. J’ai pour cela demandé au Ministre de l’intérieur de mettre fin aux errements statistiques engendrés par la politique du chiffre que l’on a pu connaître par le passé. Il y va de la crédibilité du Gouvernement et de l’efficacité des services de police et de gendarmerie. Les statistiques ne sont pas une fin en soi mais un moyen, qui permet d'analyser les phénomènes délinquants et les effets de votre propre action.

Les statistiques de la délinquance ont été trop longtemps dévoyées. C’est pourquoi j’ai souhaité qu’un service de statistique ministériel indépendant soit mis en place. Les statistiques relatives à la sécurité répondront désormais à des normes reconnues, garanties par le déploiement de nouveaux logiciels dans la police et la gendarmerie. Ne vous retranchez pas derrière des pourcentages à la hausse ou à la baisse, mais ne les ignorez pas non plus : sachez les comprendre, les utiliser pour orienter l’activité de vos services.

Nous l’avons fait au niveau du Gouvernement. Dès notre arrivée au pouvoir, nous avons relevé une augmentation préoccupante du nombre de cambriolages : + 44% de 2008 à 2012 et +8% depuis le début de l’année. Ces chiffres nous ont conduits à réagir. C’est l’objectif du plan national de lutte contre les cambriolages annoncé par Manuel Valls en septembre dernier. La stratégie de la police judiciaire a été redéfinie. Nous mettons plus l’accent sur la protection des commerçants. Nous spécialisons certains effectifs afin de gagner en efficacité et en réactivité. La gendarmerie a donné l’exemple avec des brigades d’observation et des structures d’enquêteurs spécialisés.

Devant vous, ce soir, je salue cette initiative. Les forces de police et de gendarmerie ont su se mobiliser sur le terrain, et c’est une satisfaction de voir que des réseaux organisés de grande ampleur, notamment d’Europe centrale et de l’est, sont maintenant démantelés grâce à la coopération étroite entre gendarmes, policiers et magistrats. Cette coopération entre police-gendarmerie et justice est décisive. C’est un impératif absolu pour la réussite de nos politiques de sécurité. Le bilan des dix dernières années a montré que chercher à les opposer, c’est se condamner à l’échec. Et cela, nous n’en voulons à aucun prix ! La priorité, c’est donc que la confiance s’instaure entre les forces de sécurité intérieure et l’autorité judiciaire.

C’est dans cet esprit que Christiane TAUBIRA et Manuel VALLS travaillent sans relâche, et je tiens à saluer chaleureusement leur présence à mes côtés ce soir. C’est dans cet esprit que nous avons abordé la réforme pénale, qui sera un élément essentiel de lutte contre la délinquance, contre la récidive et pour la sécurité des Français. C’est dans cet esprit, aussi, que nous avons mis en place des cellules de coordination sous l’autorité du préfet et du procureur.

C’est dans cet esprit, enfin, que la ministre de la justice a décidé de publier des circulaires de politique pénale territoriales. C’est une nouveauté, mais aussi une nécessité pour que des réponses pénales ciblées et efficaces soient mises en place sur tout le territoire Officiers de gendarmerie, votre contribution au bon fonctionnement de la justice sera ici essentielle : en tant qu’officiers de police judiciaire, il vous appartiendra de fournir des procédures de qualité, qui éclaireront les magistrats sur le besoin et la nature de la réponse pénale, car la meilleure des préventions c’est l’identification des auteurs et la certitude d’une sanction.

Ce n’est que lorsque gendarmes, policiers et magistrats agissent de manière coordonnée, dans le respect des prérogatives de chacun, que la lutte contre la délinquance peut être efficacement menée. Mesdames et messieurs les officiers et élèves-officiers de gendarmerie, l’institution que vous servez est ancienne. Elle existait déjà à l’époque où on ne connaissait pas le mot « Etat ». Et pourtant sa force est d’avoir su s’adapter à tous les grands mouvements de notre histoire. Sa force est d’avoir su compter sur des hommes et des femmes de talent qui, pendant des siècles, ont su donner le meilleur d’eux-mêmes pour la protection des Français.

C’est la première mission de la puissance publique. C’est la condition de l’égalité des citoyens devant la loi. Et c’est probablement la raison pour laquelle votre institution est une institution profondément républicaine. Ce mot de « République », tous ceux qui la servent savent à quel point ce n’est pas un vain mot, mais une exigence fondamentale, un combat de tous les jours et le plus bel espoir que la France ait porté.

C’est au service de cet idéal que vous avez choisi votre métier, et ce choix désormais vous engage. Pendant toute la durée de votre engagement, vous devrez donner l’exemple d’une communauté professionnelle exigeante et ouverte sur la société, entièrement guidée par la passion du bien public. Cette passion, je sais que vous la partagez. C’est la condition du succès pour tous ceux qui ont choisi de servir l’Etat, c’est la force qui a permis à la France de relever tous les défis de son histoire. Moi, je crois à ce modèle et, en vous voyant ce soir, je mesure la chance qu’a la France de pouvoir compter parmi ses nouvelles générations tant d’énergies prêtes à servir la puissance publique et à lui consacrer les meilleures années de leur vie.

Je compte sur vos officiers supérieurs et généraux pour vous accompagner dans cet engagement, et vous pouvez compter sur mon Gouvernement pour porter ce beau combat au service de tous ceux qui aujourd’hui comptent sur nous et sur la puissance publique pour les aider et mobiliser les forces vives de notre pays autour de son redressement.

Je vous remercie.

Jean-Marc Ayrault avec des officiers gendarmes et familles à l'issue de la cérémonie de remise des sabres.

Ecole des officiers de la gendarmerie nationale : à chacun son plumet

Depuis dix ans, les futurs commandant de la Gendarmerie nationale arborent une nouvelle tenue, appelée TETRA…

Les élèves de l’Ecole des officiers de la gendarmerie, basée à Melun, porteront sur les Champs-Elysées une tenue de tradition spécifique à l’école. Nom de code : TETRA, contraction de Tenue de Tradition. Cette tenue a été portée pour la première fois le 14 juillet 2003, il y a dix ans cette année.

Son élaboration a été guidée par un souci constant de référence à l’histoire des uniformes de la gendarmerie afin que les élèves aient pleinement conscience d’être les héritiers d’un passé prestigieux. Rappelant le modèle de la gendarmerie de Corse et d’Afrique modèle 1885, le képi, appelé taconnet est orné de 2 attributs historiques des coiffures de l’arme : le galon d’élite et la cocarde. Le plumet bleu caractérise la tenue des élèves alors que les couleurs bleue et blanche sont utilisées pour les cadres.

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