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lundi 31 mars 2014

Réaction de Jean-Pierre Bel, Président du Sénat, à la nomination d'un nouveau Premier ministre

Le Président du Sénat, Jean-Pierre Bel, prend acte de la démission du gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Il rend hommage à l’immense travail accompli par M.Ayrault, qui a redonné toute sa place au dialogue social dans une lutte déterminée pour le nécessaire redressement économique de notre pays.

Jean-Pierre Bel souligne que M. Ayrault et son gouvernement ont conduit des réformes majeures pour l’égalité des droits, pour l’accès de tous à une éducation de qualité et pour la modernisation de nos institutions. L’ensemble de ces réformes ont fait avancer la France sur la voie de la démocratie sociale et dans le respect des valeurs fondamentales de notre République.

Le Président du Sénat adresse à Manuel Valls ses sincères vœux de succès dans ses fonctions de Premier ministre. Homme de conviction et d’action, M. Valls a fait la preuve de ses qualités d’abord à Évry, dont il a été le maire de 2001 jusqu’à son entrée au Gouvernement en mai 2012, puis au Ministère de l’Intérieur.

Jean-Pierre Bel salue la volonté du Président de la République d’amplifier les réformes pour réduire le chômage et renforcer notre économie, tout en prenant en compte les attentes exprimées par les Français.

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Hollande nomme Valls à Matignon

Manuel Valls lors d'une conférence de presse, le 21 novembre 2013 à Paris

20:04 - HOLLANDE ANNONCE "UN PACTE DE SOLIDARITE" POUR COMPLÉTER LE PACTE DE RESPONSABILITÉ

20:02 - LE FUTUR GOUVERNEMENT SERA UNE "EQUIPE RESSERRÉE"

20:02 - "J'AI CONFIE A MANUEL VALLS LA MISSION DE CONDUIRE LE GOUVERNEMENT DE LA FRANCE"

20:02 - "IL EST TEMPS AUJOURD'HUI D'OUVRIR UNE NOUVELLE ETAPE"

20:01 - HOLLANDE S'ESTIME "PERSONNELLEMENT" CONCERNE PAR LE MESSAGE "CLAIR" DES FRANÇAIS

19:58 - DÉBUT DE L'ALLOCUTION TELEVISEE DE FRANÇOIS HOLLANDE

Manuel Valls arrive au palais de l'Elysée, le 6 février 2013

19:26 - "Prime à l'échec" - Pour Luc Chatel, la nomination de Manuel Valls "serait la prime à l'échec en matière de lutte contre l'insécurité, de lutte contre l'immigration clandestine et de lutte contre la montée du Front national. (...) Manuel Valls a démontré son inefficacité. J'attends de voir comment il va gérer les contradictions au sein du Parti socialiste," a indiqué le député et ancien ministre UMP, sur i-Télé.

19:22 - Hollande "persiste et signe" - "Cela donne une impression de persiste et signe", déclare la socialiste Marie-Noëlle Lienemann, ténor de l'aile gauche du PS. La sénatrice veut toutefois attendre le message télévisé du président, lundi soir. "On ne veut pas faire de délit de faciès a priori, même si on a des doutes sur le message envoyé".

19:17 - Les espoirs de Morin - L'ancien ministre et député UDI Hervé Morin a jugé sur France Info que "le problème essentiel" restait le président de la République mais a dit "espérer" qu'il y aurait avec Manuel Valls à Matignon "au moins un chef de gouvernement".

Manuel Valls lors d'une conférence de presse, le 21 novembre 2013 à Paris

19:17 - "signal" - Le choix d'un nouveau chef de gouvernement s'explique "aussi" par la "nécessité d'envoyer un signal" aux électeurs, affirme sur RTL François Rebsamen, président du groupe PS au Sénat.

Le maire de Dijon, proche du chef de l'Etat et qui dit avoir "de très bonnes relations avec M. Valls", n'écarte pas sa propre participation, à certaines "conditions".

19:04 - Le Rocard de Hollande - "Valls serait un peu le (Michel) Rocard de (François) Hollande, car l'élection européenne qui s'annonce sera probablement un échec très lourd pour le PS, que (Manuel) Valls traînera comme un boulet", prévoit Marine Le Pen.

- "Envoyer un signal" -

18:58 - Verts - Malgré le départ de Cécile Duflot, des "individualités vertes" devraient cependant participer à ce gouvernement, affirment des sources parlementaires de la majorité.

Il y avait deux ministres écologistes dans le gouvernement Ayrault: Cécile Duflot et Pascal Canfin (Ministre délégué au Développement).

Dates clés de la carrière de Manuel Valls jusqu'à sa nomination comme Premier ministre

18:45 - Réformiste - Bruno Le Roux, salue "le grand réformiste" qu'a été le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, depuis sa nomination en 2012. "Je crois que l'histoire des réformes lui rendra grâce d'avoir mené des chantiers dont on pensait ne pas pouvoir sortir", ajoute le président du groupe PS à l'Assemblée, citant notamment "la réforme du marché du travail, la réforme de la formation professionnelle, la question de la fiscalité reposée dans notre pays". 18:37 - Surpris - Le choix de Manuel Valls à Matignon est "assez surprenant", vu le "besoin de gauche" qui s'est exprimé aux municipales, estime Emmanuel Maurel, l'un des chefs de file de l'aile gauche du PS.

18:36 - Favori des Français - Selon un sondage BVA pour Le Parisien/Aujourd'hui en France, près des trois quarts (74%) des Français ne souhaitent pas que Jean-Marc Ayrault reste Premier ministre.

Parmi les favoris pour lui succéder, Manuel Valls arrive en tête (31%), loin devant Martine Aubry (17%) et Laurent Fabius (16%). Bertrand Delanoë (8%), Jean-Yves Le Drian (6%), Claude Bartolone (5%) et Michel Sapin (3%) ferment la marche.

18:31 - Mercato - Les Français veulent un "changement de politique", pas un "mercato", ironise Marine Le Pen.

18:16 - CECILE DUFLOT NE SERA PAS DANS LE NOUVEAU GOUVERNEMENT, selon des parlementaires PS.

L'écologiste n'a jamais caché qu'elle ne resterait pas dans un gouvernement dirigé par Manuel Valls, avec qui elle a eu plusieurs accrochages notamment sur la question des Roms.

18:15 - Consultations - Pressé de répondre au message de défiance adressé par les Français lors des municipales, le chef de l'Etat a conduit lundi des consultations à l'Elysée où il s'est entretenu pendant deux heures avec le Premier ministre.

Un entretien également prévu lundi matin avec le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a en revanche été "décalé", selon l'entourage du ministre.

18:15 - Succession - La nomination de Manuel Valls pour succéder à Jean-Marc Ayrault a été confirmée à l'AFP de sources concordantes dans la majorité, après avoir été avancée par plusieurs médias peu après 17H00.

18:11 - EN DIRECT - François Hollande s'adressera aux Français à 20H00 pour annoncer la nomination de Manuel Valls à Matignon au cours d'une allocution télévisée.

Cette allocution enregistrée de quelques minutes intervient au lendemain de la cinglante défaite de la majorité aux municipales.

Peu avant 18H00, Matignon a annoncé la démission du Premier ministre Jean-Marc Ayrault et de son gouvernement.

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Remaniement : la « vague bleue » emportera-t-elle Jean-Marc Ayrault ?


Ayrault menacé, Valls en embuscade, Hollande... par lemondefr

« La responsabilité de l'échec est collective », a réagi le premier ministre Jean-Marc Ayrault après la défaite de la gauche au second tour des élections municipales. « J'y prends toute ma part », a-t-il concédé avant de plaider pour la constitution d'une « équipe gouvernementale efficace et soudée et une majorité rassemblée ». A travers ce discours, Ayrault tente-t-il de rester à Matignon ? Une lutte a-t-elle lieu en coulisses entre l'actuel premier ministre et Manuel Valls ? Quelles sont les options de François Hollande ?

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samedi 29 mars 2014

Photos. Press Club de France: Forum International sur la liberté de la presse, pour les droits de l'homme et contre l'impunité !

La Sénatrice Brigitte Gonthier Maurin a fustigé le viol comme arme de guerre et a préconisé les résolutions pour que les femmes ne soient plus de victimes dans des zones en conflits. Photos Réveil FM International

"RDC, eloko ya makasi" disent les kinois ! Ils ajoutent "Liboma ezali volonté" ! Lorsqu'un jeune congolais m'apostrophe au Press Club après mon allocution je ne crois pas bien comprendre: "Vieux Freddy Mulongo na moni yo na vieux Roger Bongos bo comprendre rôle na bino. Bozali ba vecteurs ya changement po na société. Lokola bino ba journalistes bo comprendre yango, il faut sikoyo chaque profession basalela mbongwana Ba comprendre rôle na bango po na mboka na biso changement ekosolama makasi". C'est une première à Paris que les journalistes africains puissent organiser un Forum sur la liberté de la presse, pour les droits de l'homme et contre l'impunité. Les journalistes africains sont habitués à couvrir les événements des autres, pas tellement à se soucier de leur profession. Sans doute parce qu'en France, il n'y a pas des cas d'assassinat des journalistes, d'arrestations arbitraires de journalistes...Parler des journalistes, professionnels des médias et activistes des droits de l'homme assassinés en République démocratique du Congo, c'est reconnaître dans notre fort intérieur que nous sommes des journalistes en sursis donc nous devons parler et témoigner. Avec Roger Bongos, nous écrivions sur nos sites: Afrique Rédaction et Réveil FM International tout en préparant le Forum. Nous n'avions pas de repli ! A partir du moment où nous avions dit oui pour le Forum, nous avons su taire nos egos et difficultés.

C'est avec émotion dans la voix et larmes aux yeux que Paul Nsapu Mukulu, le très pudique Secrétaire Général de la FIDH a témoigné à l'auguste assemblée que s'il boitille, ce sont les effets de différentes tortures dans le cachot de Mobutu et de l'Afdl. Mais cela n'a jamais amoindri sa volonté de défendre les droits les hommes et de se battre pour les autres. D'ailleurs il est l'un des hommes le mieux informé sur la RDC et sa diaspora. Photo Réveil FM International

Cléa Kahn Sriber de Reporters sans frontières: "La protection d'un journaliste c'est son professionnalisme. Mais comment être professionnel dans un pays comme la RDC où plus de 85 % des médias appartiennent aux acteurs politiques? C'est un vrai problème !" Photos Réveil FM International

Lanciné Camara du haut de la tribune a dit Niet à un troisième mandat à alias Joseph Kabila à la tête du Congo. Photos Réveil FM International

Pasteur Philippe Kabongo, excellent orateur, a parlé de la métaphore du perle. Il a conclu son intervention par cette phrase : Si le Congo doit se libérer sachez que je suis de vôtre et non à l'écart. Photos Réveil FM International

Blandine Diafutwa et Martin Sali de RCK. Photos Réveil FM International

Romain Mena de CD2- Lisanga. Photo Réveil FM International

Dominique Kabongo, Acteur politique résidant à Toronto au Canada. Photo Réveil FM International

Freddy Nkita , Secrétaire Général de Démocratie Chrétienne a fustigé la condamnation pour dix ans d'emprisonnement de son président Eugène Diomi Ndongala par une justice inféodée. Photo Réveil FM International

Kerwim Mayizo. Photo Réveil FM international

le journaliste et écrivain algérien Youssef Zirem. « Quand Moubarak quitte le pouvoir, la presse devient libre. De nombreux médias privés sont créés mais la parenthèse démocratique est rapidement refermée a cause du général al-Sissi qui sera le prochain président égyptien et donc le prochain dictateur en chef », a-t-il d’emblée lancé. En Tunisie, « les médias sont libres », a-t-il simplement dit. Au Maroc, « la liberté de la presse a beaucoup évolué. Sous le règne d’Hassan II, c’était le black-out total, la dictature. Mohammed VI a libéré le champ médiatique. Mais pour des considérations internes et externes, il l’a malheureusement fermé. Mais il y a encore une relative liberté d’expression au Maroc », a-t-il ajouté. Pourtant, les journalistes indépendants marocains subissent aujourd’hui encore des pressions. Ils ne peuvent toujours pas parler du roi sans risquer de se faire arrêter et emprisonner. Le Maroc compte aujourd’hui encore de nombreux prisonniers politiques et d’opinions. S’il existait une « relative liberté d’expression au Maroc », comme le prétend Youssef Zirem, le pays ne serait sûrement pas à la 136e place, sur 180, du classement mondial 2014 de la liberté de la presse (source : RSF).

Dominque Kabongo et Jean Claude Kalala Muayika, président de l'ACOZ, représentant du Parlement congolais de Zurich. Photo Réveil FM International

Remi Briand, Réalisateur du film "Entre les Ondes". Photo Réveil FM International

Joseph Salomon Mbeka, Résistant-Patriote-Combattant. Photo Réveil FM international

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Front National-Lycée Jeanne D'Arc au Kremlin Bicêtre: Claude Wack, un Bonobo qui canaille et insulte les autres singes !

Frontiste au Lycée Jeanne d'Arc au Kremlin Bicêtre, Claude Wack est le gérant de la cantine scolaire. Autocrate, l'Antillais qui méprise les noirs se comporte en véritable inquisiteur. Il tonne, crie, apostrophe sur le personnel du restaurant scolaire comme des animaux. En bon antillais, Claude Wack écoute son zouk à tue tête mais empêche les femmes qui travaillent dans cet établissement d'aller aux toilettes. Antoinette* a connu deux fausses couches à cause de Claude Wack, quant à Marcelline*, femme de gauche, représentante de la CGT, elle en voit de toutes les couleurs. Le roitelet clame tout haut qu'il hait les noirs et qu'ils n'ont qu'à rentrer dans la brousse. La France n'est pas faite pour eux. Quant au plongeur Malien chaque mercredi il est contraint de travailler douze heures par jour payés que quatre. L'esclavagiste Claude Wack n'en a cure, il exploite son personnel comme il veut.

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Allocution d'ouverture au Forum International sur la liberté de presse, pour les droits de l'homme et contre l'impunité au Press Club de France

Les lampions se sont éteints, le Forum International sur la liberté de Presse, pour les droits de l'homme et connu l'impunité a tenu ses promesses. Un grand succès ! Les agents du Press Club ont supplié gentiment les participants à vider la salle car une autre mise en place devrait se faire. Il est 20h45, lors que nous quittons définitivement la salle le jeudi 27 mars 2014. Roger Bongos, Afrique Rédaction et Freddy Mulongo, Réveil FM International avions travaillé d'arrache-pied pour la tenue et la réussite de ce forum en un mois. La diffusion sur les deux écrans géants du Press Club de l'interview de Tshivis Tshivuadi, Secrétaire Général de JED et l'extrait d'une minute du film "La République démocratique du Congo, capitale mondiale du viol" par Paul Nsapu Mukulu de la FIDH ont été très émouvantes.

Freddy Mulongo lors de son discours d'ouverture. Cléa Kahn-Sriber, la responsable du bureau Afrique à Reporters Sans Frontières (RSF), et à sa gauche Paul Nsapu Mukulu, le secrétaire générale de la Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme (FIDH).

Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International.

Freddy Mulongo après son discours cédant la tribune à Roger Bongos pour la modération de la première table ronde. Photo Réveil FM international.

Youssef Zirem, journaliste et écrivain algérien et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

Omer Kande, activiste des droits de l'homme, Philippe Kabongo M'Baya, théologien, pasteur et sociologue et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International.

Allocution d'accueil et d'ouverture pour le Forum International sur la liberté de la presse, pour les droits de l'homme et contre l'impunité:

Avant de commencer mon allocution, je voudrais vous demander de vous lever pour garder une minute de silence pour les journalistes, professionnels des médias et activistes des droits de l'homme assassinés en République démocratique du Congo, Syrie, Ukraine, Irak, Libye, Afghanistan, au Sud Soudan, Mali et dans d'autres pays à travers le monde.

Chère Cléa Kahn, Responsable du bureau Afrique de Reporters sans frontières

Cher Paul Nsapu Mukulu, Secrétaire Général de la FIDH

Madame la Sénatrice Brigitte Gonthier Maurin

Chers confrères, distingués invités et participants

Je voudrais remercier chacun d'entre vous d'être venu si massivement.

Je remercie profondément et du fond de cœur mon confrère, collègue et ami Roger Bongos avec qui nous avons travaillé d'arrache-pied souvent en sacrifiant nos sommeils pour la tenue et la réussite de ce forum en un mois.

Nous remercions vivement la France, ce pays qui nous a accueilli et adopté mais surtout sur le fait que c'est la France qui a initié la résolution au Conseil de sécurité des Nations Unies pour que le 2 novembre de chaque année soit une journée internationale contre l'impunité des crimes envers les journalistes.

Nous remercions les nations Unies de nous avoir extirpé du Congo mais aussi Reporters sans frontières pour son accompagnement en France.

Notre Forum a pour thème: "Liberté de la presse, droits de l'homme et contre l'impunité".

Nous sommes ici au Press Club de France à Paris non pas pour faire des incantations mais pour parler, dialoguer, partager et échanger.

Notre démarche est légitime, démocratique et non subversive.

Parler sur la liberté de la presse, les droits de l'homme et contre l'impunité, c'est exorciser la peur qui habite en chaque être humain pour mieux la transcender. C'est aussi briser le silence assourdissant, mieux l'omerta qui caractérise la République démocratique du Congo en ses violations massives des droits de l'homme.

L'omerta sur le Congo est voulu voire imposé afin que ce qui se passe dans ce grand pays francophone au coeur de l'Afrique ne soit pas connu du grand public.

Les autorités congolaises profitent du fait de cette omerta "loi du silence" pour zigouiller en toute impunité. Au fait, la pancarte qui caractérise le mieux la République démocratique du Congo au jourd'hui: "C'est silence, on zigouille en toute impunité" !

La démocratie, c'est le droit d'agir, de s'exprimer, de protester, de manifester, de se réunir, de voter...sans privilège de naissance, sans privilège de fortune, sans privilège de diplôme ou même des réseaux. la démocratie, est un scandale pour toutes les tentations oligarchiques.

Tout ce qui est public doit être public. Le secret doit être une exception. Et le droit à l'information est fondamental.

Or qu'avons-nous compris: En République démocratique du Congo, pour tuer l'information, on assassine les journalistes, professionnels des médias et activistes des droits de l'homme. Seize journalistes ont été assassinés en treize ans !

Les discours larmoyants des politiques congolais après chaque assassinat d'un journaliste, professionnel des médias ou activiste des droits de l'homme ne convainquent plus.

Les scénarios ont toujours été les mêmes. Tous les journalistes, professionnels des médias et activistes des droits de l'homme ont été assassinés la nuit, à proximité de leur domicile. On a même retrouvé sur eux de l'argent, dans un pays où les soudards et barbouzes sont impayés. Ce qui veut simplement dire que les commanditaires avaient misés gros sur leur tête.

Une fois assassinés, on arrête des lampistes innocents. On organise une mascarade de procès, souvent dans un auditorat militaire où l'accès aux civils est limité. Il arrive aussi après l'effet du chanvre que les présumés assassins se rebiffent. Pour masquer les choses, la sentence a toujours été la condamnation à mort ! Pendant ce temps, les commanditaires se pavanent et jouissent de l'impunité.

Nous voulons à travers ce Forum passer un message fort et clair que les crimes contre les journalistes, professionnels des médias et activistes des droits de l'homme en République démocratique du Congo sont des crimes imprescriptibles et que les commanditaires doivent rendre de compte.

Pour être un bon journaliste en République démocratique du Congo, il faut être boutiquier de l'information, coupagiste et thuriféraire du régime.

La République démocratique du Congo est le seul pays au monde où chaque sénateur, député, ministre...a son journal, sa station de radio et sa chaîne de télévision. Le Pluralisme médiatique au Congo-Kinshasa est frelaté car le vrai pluralisme médiatique va de pair avec la pluralité d'opinions, la diversité d'acteurs et intervenants.

Imaginez un monde sans droit d'informer, de rendre compte, d'enquêter, de contester ou d'exprimer une opinion. Un monde où les ténèbres s'insinuent dans tous les coins et recoins de la vie, où la vérité est frappée d'anathème et où le pouvoir de la connaissance est tout simplement inconnu.

Imaginez ce monde sans liberté d'expression et sans personne pratiquement pour la défendre. un monde où l'impunité règne pour des crimes innommables dont des millions de gens sont victimes. Des actes odieux qui réduisent au silence les détracteurs et sèment la peur et la violence arbitrairement. Des délits contre lesquels les gouvernants ne veulent rien entreprendre, où la loi et l'ordre sont négociables et où la justice fait place à une spirale de répression cauchemardesque.

Un monde où les hommes et femmes sont bannis de leurs foyers et sont considérés comme des ennemis de l'Etat à la construction duquel ils avaient consacré leur vie.

Un monde où la corruption touche les autorités, celles-là même qui sont censées protéger. Un monde ou votre voix n'est pas entendue, votre opinion rejetée et votre intérêt bafoué.

Un monde où ceux qui défendent la vérité, informent et dénoncent la tyrannie sont pourchassés, emprisonnés, torturés et réduits au silence.

Un monde où la peur des représailles est omniprésente, au détour de chaque ligne, où l'autocensure est la seule règle et l'obscurantisme le seul maître.

Un monde qui qualifie volontiers les médias indépendants de fléau à éradiquer, où la pauvreté, la guerre, le viol, la corruption, la traite d'êtres humains, l'esclavage et le génocide sont monnaie courante, mais n'ont pas le droit d'être couverts.

Chers confrères, distingués invités et participants

Vous et moi, qui sommes aujourd'hui, à l'instant même au Press Club de France à Paris, sommes chanceux car nous faisons partie des 17% de personnes dans le monde qui jouissent d'une liberté d'expression sans restrictions. Cinq milliards et demi de personnes vivent dans un monde où la liberté d'expression n'existe pas.

Une presse libre est au coeur du droit à la liberté d'expression fournissant une arme de premier plan lorsqu'il s'agit de sauvegarder l'accès à la connaissance et à l'information dans l'esprit de l'article 9 de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Des médias libres, non coupagistes, non boutiquiers de l'information et non thuriféraires sont un moyen qui permettent de faire éclater au grand jour tous les cas de violation de ce droit qui est le plus fondamental de tous. Elle montre que tout le monde, et pas seulement une minorité, a le droit de critiquer les autorités, de leur demander des comptes, et le cas échéant de les traduire en justice.

En somme, la liberté d'expression est le premier de tous les droits !

En République démocratique du Congo, le pluralisme médiatique frelaté actuel ne permet pas à l'émergence des médias libres. Nulle part au monde, on peut assumer des fonctions politiques et avoir son journal, sa radio et sa télévision.

La situation Berlusconienne à la congolaise doit interpeller chaque citoyen et conscience.

Chaque menace, chaque acte de violence, chaque arrestation arbitraire et inopportune, chaque assassinat d'un journaliste, professionnel des médias et activiste des droits de l'homme constitue une régression sérieuse non seulement pour la protection des droits de l'homme en République démocratique du Congo, mais aussi pour la réconciliation de la société congolaise.

A chaque fois qu'un journaliste, professionnel des médias et activiste des droits de l'homme est assassiné en République démocratique du Congo:

Nous voulons des enquêtes indépendantes, crédibles, impartiales et publiques.

Nous voulons faire traduire en justice les responsables présumés, quel que soit leur rang ou leur position.

Nous voulons des mesures disciplinaires contre les autorités et agents de l'Etat ayant abusé de leurs privilèges pour des raisons partisanes.

Comme la majorité des journalistes, professionnels des médias et activistes des droits de l'homme sont assassinés en période électorale, électorale et post-électorale.

Nous voulons des mesures préventives nécessaires, pour le bon déroulement des futurs scrutins présidentiel, législatif, provinciaux et locaux.

Nous voulons la mise en place d'un "Observatoire sur la liberté de la presse, pour le respect des droits de l'homme et contre l'impunité en République démocratique du Congo.

Nous souhaitons travailler avec des Ong outillés dans ce sens. Nous avons besoin d'un accompagnement et encadrement.

La justice indépendante et non inféodée est un rempart dans une démocratie.

Nous espérons qu'à travers ce forum international sur la liberté de la presse, pour les droits de l'homme et contre l'impunité que les idées et les résolutions qui seront prises feront en sorte que Floribert Chebeya, Fidèle Bazana, Pascal kabengulu, Louis Bapuwa, Franck Ngyké et son épouse Hélène Mpaka, Serge Maheshe, Didace Namujimbo et autres ne sont pas morts pour rien.

Je vous remercie

Freddy Mulongo, Réveil FM International

L'un des organisateurs

Jean-Claude kalala Muayika, et Jean kalama-Ilunga. Photo Réveil FM International

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vendredi 28 mars 2014

Photos. Matignon: Xi Jinping, président chinois avec Jean-Marc Ayrault !

Un président qui rend visite à un Premier ministre, c'est très rare. D'habitude, c'est le contraire qui se fait. Et pourtant, Xi Jinping, le président chinois a rendu visite à Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre à Matignon, le jeudi 27 mars 2014. Après un entretien, ils ont déjeuné ensemble.

Matignon, jeudi 27 mars, un confrère chinois est monté sur un escarbot pour être au dessus de la mêlée afin d'immortaliser l'arrivée de son président. Photo Réveil FM International

Matignon, en attendant l'arrivée de Xi Jinping le président chinois. Photos Réveil FM international

L'arrivée de Xi Jinping le président chinois à Matignon

Dans un communiqué diffusé mercredi, la préfecture de police de Paris avertissait que "des perturbations importantes sont prévisibles sur la partie ouest de la capitale et en particulier les abords de l’avenue des Champs-Élysées". Et la préfecture de conseiller aux automobilistes "d’éviter" un large secteur allant de la place de l’Étoile (en haut des Champs-Élysées) à la place de la Concorde (en bas des Champs-Élysées ), la rue de Rivoli et l'avenue de la Grande Armée.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault accueille Xi jinping, le président chinois sur le perron de Matignon. Photos Réveil FM International

Dans son communiqué, la préfecture de police conseille aux Franciliens "d’emprunter les transports en commun". Magnanime, la préfecture ne précise toutefois pas que jusqu'à treize stations du métro parisien ont été fermées pour la visite du président chinois. Une "mesure de sécurité", indique la RATP. Lire aussi : Cinq choses à savoir sur les visites d'Etat Les grilles des treize stations (sur sept lignes) sont restées fermées jeudi matin : George V, Alma-Marceau, Kléber, Ségur, Cambronne, La Motte-Picquet-Grenelle, Ecole Militaire, Sèvres-Lecourbe, Varenne, Solferino, Rue du Bac, Invalides et Assemblée Nationale. Les stations ont toutefois commencé à rouvrir dans le courant de la matinée. Plusieurs lignes de bus sont également déviées à proximité des Champs-Elysées: 22, 30, 31, 32, 52, 63, 73, 83, 92 et 93.

Jeudi 27 mars 2014, Freddy Mulongo à Matignon. Photos Réveil FM International

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jeudi 27 mars 2014

Photos. Dîner de prestige à l'Elysée pour le président chinois

Le président chinois Xi Jinping a été reçu avec tous les honneurs mercredi aux Invalides puis à l'Elysée, où il s'est longuement entretenu avec François Hollande avant d'assister à la signature d'une vingtaine d'importants contrats commerciaux et d'être l'hôte d'un fastueux dîner d'Etat.

François Hollande accueille sur le perron de l'Elysée Xi Jinping et son épouse, la chanteuse populaire Peng Liyuan.

Le président François Hollande et son homologue chinois Xi Jinping.

Des mots échangés avec la première dame.

Jean-Marc Ayrault et Brigitte, son épouse.

Honneur inédit sous la Ve République et hautement symbolique, cinquante ans après la reconnaissance de la Chine communiste par le général de Gaulle, Xi Jinping et son épouse ont a été accueillis par François Hollande en personne à l'Hôtel national des Invalides, sur l'autre rive de la Seine. Jeudi, Xi Jinping et son épouse, la chanteuse populaire Peng Liyuan, seront au Château de Versailles pour un concert à l'Opéra royal, avec de nombreuses oeuvres chinoises ainsi que les Contes d'Hoffmann, puis un dîner privé au Grand Trianon. Après la France, Xi Jinping poursuivra sa tournée européenne avec deux nouvelles étapes : Berlin et Bruxelles.

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De Lyon à Paris, le président chinois Xi Jinping accueilli en grande pompe

Lyon 25 mars: l'aéroport de Lyon-Saint Saint-Exupéry déroule le tapis rouge avec tout le faste de la République française pour le président Chinois Xi Jinping, en visite de trois jours en France

Mercredi 26 mars, XI Jinping et son épouse Peng Liyuan se rendent au centre de recherche en biologie moléculaire de la firme BioMérieux

A l'institut franco-chinois qui célèbre les relations entre la capitale des Gaulles et la Chine. Ce bâtiment constitue un lieu de mémoire dans lequel, entre 1923 et 1943, 473 Chinois ont vécu et étudié.

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mercredi 26 mars 2014

Visite du président chinois : la France veut décrocher des contrats

Le président chinois Xi Jinping et sa femme Peng Liyuan arrivent en France pour une visite d'Etat de trois jours. Plus d'une cinquantaine de contrats pourraient être signés pour tenter de rééquilibrer les échanges entre Paris et Pékin.

Pour sa première tournée européenne, le président de la Chine fait escale pendant trois jours en France. Xi Jinping a été accueilli vers 18h30 à l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb et le préfet du Rhône Jean-François Carenco.

Il est accompagné de son épouse, la populaire chanteuse Peng Liyuan, déjà venue en France qu'elle dit aimer beaucoup. Elle doit être nommée Envoyée spéciale de l'Unesco pour la promotion de l'éducation des filles et des femmes. à Lyon (Rhône).

Un dîner de gala est prévu en soirée à l'Hôtel de Ville, avant une visite mercredi du centre de recherches BioMerieux à Marcy l'Etoile et de l'Institut franco-chinois à Lyon. Par la suite, François Hollande entend réserver un accueil «exceptionnel» au dirigeant chinois pour sceller le cinquantième anniversaire des relations diplomatiques franco-chinoises : au programme, accueil aux Invalides, dîner d'État à l'Élysée, concert à l'Opéra Royal du château de Versailles ou encore dîner privé au Grand Trianon...

250 sociétés chinoises implantées en France

L'enjeu sera surtout économique pour Paris. La France souffre d'un déficit commercial abyssal avec l'Empire du Milieu, un trou de 26 milliards d'euros qui représente 40% du déficit commercial français. L'objectif est donc d'essayer de rééquilibrer les relations économiques entre les exportations et les importations même si l'Elysée reconnaît qu'il «reste encore un grand chemin à parcourir». La Chine est le 2e fournisseur de la France alors que la France n'arrive qu'en 19e position des fournisseurs dans ce pays avec seulement 1,2% de part de marché alors que l'Allemagne parvient à faire quatre fois mieux.

La liste des déséquilibres ne s'arrête pas là : 9 000 entreprises françaises sont implantées en Chine alors que seulement 250 sociétés chinoises ont décidé de s'installer dans l'Hexagone. A tel point que les investissements directs chinois en France ne représentent que 0,8 % du total des investissements directs étrangers avec 3,76 milliards d'euros. De leur côté, les Français ont déboursé 16,7 milliards d'euros d'investissements en Chine.

«L’économie chinoise commence à s’internationaliser et il faut capter ces investissements», a expliqué Nicole Bricq, la ministre du commerce extérieur en reconnaissant que la France avait «raté la première étape de la mondialisation chinoise dans les années 90 mais désormais la Chine a des besoins qui correspondent à l’offre française.» Reste que les investissements chinois en France ont baissé l’an dernier de 2% en valeur pour la première fois depuis 2009...

Pour tenter de mettre du poids dans la balance, un grand forum économique sera organisé jeudi prochain à Bercy en présence de 300 entreprises chinoises et du ministre chinois du commerce. A cette occasion une cinquantaine de contrats devraient être signés dans l'aéronautique avec un contrat de 150 Airbus pour 14 milliards d'euros et la constuction d'une deuxième usine en Chine de l'avionneur. Il devrait aussi être question d'un partenariat industriel renforcé entre Airbus Helicopters et la Chine pour la fabrication en commun d'hélicoptères civils.

Dans le nucléaire civil, EDF et Areva seraient lice pour la construction de nouveaux réacteurs. L'agroalimentaire pourrait être aussi à l'honneur alors que Pékin vient de mettre fin à une enquête anti-dumping qui visait depuis juillet 2013 les exportateurs de vins européens...

Mercredi, l'entrée à hauteur de 14% dans le capital de PSA Peugeot Citroën par le constructeur automobile chinois DongFeng avec un investissement de 800 millions d'euros doit officiellement être scellé en grande pompe.

Reste que de nombreux problèmes demeurent. Selon les entreprises françaises, l'accès aux marchés publics en Chine est souvent impossible à réaliser alors que des débouchés énormes pourraient s'ouvrir dans les domaines de la gestion de l'eau, des déchets... Un autre élément préoccupant pour les exportateurs reste la faiblesse du Yuan, historiquement faible par rapport à un euro fort. Mais sur ce point, Pékin risque d'être sourd. La faiblesse de sa devise est un levier important pour préserver sa croissance économique en conservant un avantage compétitif alors qu'elle devrait déjà ralentir en passant de 7 à 5% dans les trois ans à venir.

Le président chinois goûte Beaufort et Rosette, son épouse décline

Le président chinois Xi Jinping, qui entamait mardi soir à Lyon sa visite en France, a goûté fromage, saucisson et vin régionaux en préambule à un dîner à l'Hôtel de Ville, sa femme déclinant la proposition. Devant un stand de Beaufort, on explique à M. Xi, costume sombre et cravate bleu foncé, comment ce fromage savoyard est fabriqué. «Goûte», dit-il alors à sa femme, qui porte une qipao (robe traditionnelle chinoise) noire et grise, châle noir sur les épaules, perles blanches aux oreilles et chignon. «Non ça va, je ne goûterai pas», lui répond-elle dans un sourire. Avant de passer à table, lui déguste encore de la Rosette de Lyon, «très bon», et goûte un Beaujolais avec son ministre des Affaires étrangères, Wang Yi. «Le marché du vin en Chine est très grand», dit le président au producteur qui commence tout juste à y exporter ses bouteilles. Contrairement aux chocolats Valrhona, autre spécialité régionale proposée au numéro un chinois, et présente en Chine depuis 14 ans. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, le préfet du Rhône, Jean-François Carenco, et l'ambassadrice française en Chine, Sylvie-Agnès Bermann, prenaient part notamment au dîner. Auparavant, Xi Jinping avait signé le livre d'or de l'Hôtel de Ville et trois entreprises innovantes de la région implantées en Chine lui avaient été présentées: l'équipementier international Efi Automotive, le fabricant de matériaux composites souples Serge Ferrari, et Gattefossé, qui produit des ingrédients pour l'industrie cosmétique et pharmaceutique.

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Des gardes du corps d'Obama virés après une beuverie

Trois hommes chargés de la sécurité du président américain ont vécu une soirée très arrosée lors d'un voyage officiel aux Pays-Bas. Ils ont été renvoyés.

Le Secret Service avait déjà fait l'objet d'un scandale en avril 2012 en Colombie.

Trois agents du Secret Service, chargés de protéger le président américain Barack Obama aux Pays-Bas cette semaine, ont été rapatriés aux Etats-Unis après une nuit de beuverie, a rapporté le Washington Post. Ils ont été sanctionnés pour manquement à la discipline.

«L'un d'eux a été trouvé ivre mort dans le hall d'un hôtel» d'Amsterdam dimanche matin, la veille de l'arrivée du président américain aux Pays-Bas pour un sommet sur la crise ukrainienne, a indiqué le Post, citant trois sources anonymes ayant eu connaissance de l'incident.

Encore un scandale

Le Secret Service, police d'élite chargée de la sécurité du président américain, avait déjà fait l'objet d'un scandale en avril 2012, mettant en cause des agents et des prostituées lors d'un déplacement de M. Obama à Carthagène, en Colombie.

Dans le cas présent, «le comportement présumé (des agents) violerait les nouvelles règles adoptées par le Secret Service» après le scandale colombien, quand des agents avaient bu et ramené des prostituées à leur hôtel avant l'arrivée de M. Obama dans la ville des caraïbes, a souligné le Post.

Le porte-parole du Secret Service a confirmé que l'agence «avait en effet renvoyé trois employés chez eux pour des raisons disciplinaires» et qu'ils faisaient l'objet d'une mise à pied administrative pendant la durée d'une enquête.

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mardi 25 mars 2014

Vidéo. Forum International sur la liberté de presse, pour les droits de l'homme et contre l'impunité des assassins des journalistes, Tshivis Tshivuadi de Jed s'exprime !

Le jeudi 27 mars 2014 se tient au Press Club de France à Paris, le premier Forum International sur la liberté de presse, pour les droits de l'homme et contre l'impunité. Tsivis Tshivuadi, Secrétaire Général de Journaliste en Danger (JED) répond aux questions sur la liberté de la presse, la situation des journalistes congolais et l'impunité des assassins des journalistes en République démocratique du Congo. La vidéo est extraite du film "Entre les Ondes" de Rémi Briand.

Tshivis Tshivuadi, Secrétaire Général de JED


TSHIVIS T TSIVUADI - ITW "Entre les ondes" par r-productions

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Vol MH370 : Ce que l'on sait de la nuit du drame

Alors que le premier ministre malaisien a annoncé, lundi 24 mars, que le vol MH370 s'était abîmé en mer, tuant selon toute vraisemblance les 239 personnes à bord, retour sur ce que l'on sait de cette journée du 8 mars, au cours de laquelle l'avion a disparu des radars.

00 h 41 (heure locale) Le vol MH370 décolle de l'aéroport international de Kuala Lumpur. Son arrivée est prévue à Pékin à 6 h 30 le même jour. A bord de ce Boeing 777-200ER se trouvent 227 passagers et 12 membres d'équipage.

De 00 h 42 à 01 h 01 Plusieurs messages sont échangés entre le cockpit et les tours de contrôle à Kuala Lumpur, annonçant notamment l'altitude de l'avion et l'entrée dans l'espace aérien de Kuala Lumpur. Les 35 000 pieds (FL350, soit un peu plus de 10 km d'altitude) sont atteints au-dessus du parc national de Taman Negara, au nord de la péninsule.

01 h 07 Après le décollage et la montée à 10 km, le cockpit annonce pour la 3e fois voler à FL350 avec le même message : « MH370 remaining in flight altitude 350 ». L'avion envoie également sa dernière transmission Acars (Aircraft Communication Addressing and Reporting System), qui fournit des données d'entretien du moteur au sol. Il est prévu que ce système émette à nouveau trente minutes plus tard.

01 h 19 La dernière transmission de la tour de contrôle de Kuala Lumpur invite le vol MH370 à contacter la zone de contrôle de Ho Chi Minh Ville. Le copilote dans le poste de pilotage répond « Très bien, bonne nuit » au contrôle aérien malaisien. Ce sont les derniers mots audibles en provenance du vol MH370.

01 h 21 Le transpondeur, qui communique notamment l'altitude, l'identité et la vitesse de l'avion aux autres appareils, ne répond plus. Selon l'Autorité de l'aviation civile du Vietnam, l'avion n'a pas effectué le contact prévu avec le contrôle de Ho Chi Minh Ville.

Les autorités malaisiennes pensent que quelqu'un à bord a coupé les systèmes de communication de l'avion et l'a fait virer brusquement et de façon volontaire à l'ouest, alors qu'il était à environ 90 miles (140 km) des côtes malaisiennes et toujours à 35 000 pieds d'altitude.

Réunion d'information des familles des passagers du vol MH370 à Pékin, le 22 mars.

01 h 29 L'avion disparaît des écrans de contrôle aérien.

01 h 30 Le commandant de bord d'un Boeing 777 en provenance de Tokyo essaie d'entrer en contact avec le MH370 sur demande des autorités vietnamiennes. Le copilote lui répond, mais la transmission est brouillée et quasiment inaudible.

01 h 37 La transmission Acars n'est pas effectuée, ce qui laisse supposer que le système a donc été désactivé de façon manuelle et volontaire par une « personne initiée » entre 01 h 07 et 01 h 37, vraisemblablement au niveau de Kota Bahru.

A partir de 02 h 15 Un avion, inconnu dans un premier temps puis identifié comme étant le vol MH370, volant vers l'ouest (Pékin se situe au nord-est), est détecté par les radars militaires malaisiens. Il monte à 45 000 pieds (plus de 13,7 km), au-delà de ce qui est recommandé pour un Boeing 777, puis descend de manière irrégulière à 23 000 pieds (7 km) et se met à survoler l'océan Indien.

02 h 40 Selon les autorités militaires malaisiennes, le dernier contact radar avec le Boeing est enregistré au large de l'île de Pulau Perak, dans le détroit de Malacca.

06 h 30 Heure théorique de l'atterrissage à Pékin.

07 h 24 Malaysia Airlines annonce qu'elle a perdu le contact avec son appareil.

08 h 11 Un satellite posté au dessus de l'océan Indien capte le dernier signal émis par l'avion. Les autorités malaisiennes estiment qu'à ce moment précis, il reste à l'avion un maximum d'une demi-heure de carburant. Ce signal n'a pas permis de déterminer un positionnement précis, mais a placé l'avion quelque part dans l'un des deux couloirs : un arc nord qui s'étend du nord de la Thaïlande au Kazakhstan, et un arc sud qui s'étend de l'Indonésie à l'immense océan Indien sud.

Une seconde analyse de ce dernier signal, effectué par l'autorité de sûreté aérienne britannique, a pu définir précisément où se trouvait l'appareil. Ce dernier survolait alors le sud de l'océan Indien, à plus de 2 000 km des côtes australiennes.

L'éloignement de toute zone émergée amène les autorités à la conclusion que l'avion a terminé sa course dans l'océan. Ce dernier « ping » est reçu 7 h 30 après le décollage et 1 h 41 après l'heure d'atterrissage prévu à Pékin.

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Paul Kahumbu:"Jusqu'à quand alias Joseph Kabila continuera à narguer les Congolais en tripatouillant la Constitution ?"

Paul Kahumbu Ntumba

Le 20 mars dernier, la messe noire de 500 Mammouths Joséphistes à Kingakati, 80 km de la capitale, contre la République démocratique du Congo pour tripatouiller pour la quatrième fois la Constitution afin de maintenir alias Joseph Kabila à la tête du Congo ne passe pas dans l'entendement de beaucoup de Congolais. Alias Joseph Kabila a soutenu devant ses applaudisseurs ventripotents la modification constitutionnelle pour changer le mode de la prochaine scrutin présidentielle qui serait prévu en 2015 au lieu de 2016. Sans aucune légitimité depuis 2011, alias Joseph Kabila voudrait-il passer encore une énième fois en force ? Grand Résistant de Lausanne, Paul Kahumbu qui n'a pas sa langue dans sa poche fustige le fait qu'alias "Joseph Kabila se joue des Congolais". Il est étonné que les courtisans du régime de Kinshasa se comportent en larbins face à l'incapacitaire de Kingakati qui trône par défi sur le Congo.

500 individus sans légitimité puisque nommés par ce lui qui se fait appeler Joseph Kabila ont pris en otage 65 millions de Congolais, les institutions républicaines et se croient tout permis. Pendant ce temps, comme des nioux les Congolais regardent !

Avant l'élection présidentielle Louis Michel 2006, puisqu'alias Joseph Kabila n'avait que 30 ans alors qu'au départ aucun homme en uniforme ne pouvait être candidat à l'élection présidentielle. Les Congolais ont accepté que l'âge de 40 ans soit rabaissé jusqu'à 30 ans. La fameuse Constitution de Liège est venue jusqu'à l'incapacitaire de Kingakati. On a feint de ne pas savoir le kadogo était un enfant soldat. Contre le Congo et les Congolais, on a fomenté l'expression de "Congolité" afin de mieux cacher les origines du petit bonhomme. La Haute Autorité des Médias (HAM) a muselé les journalistes, les médias et les opposants. Pire Modeste Mutinga Mutuishayi est allé jusqu'à privé 65 millions de Congolais d'un débat démocratique qui devait opposer Jean-Pierre Bemba à alias Joseph Kabila. Comme une grenouille qui saute d'un nénuphar à un autre, de la fameuse Haute Autorité des Médias Modeste Mutinga Mutuishayi s'est retrouvé Rapporteur au Sénat pour le compte de Joseph kabila.

En 2011, des sénateurs et députés godillots, corrompus ont tripatouillé la Constitution pour ramener le scrutin présidentiel à un tour en République démocratique du Congo. Alors que le Sénégal qui a moins d'habitants que la RDC a connu une élection présidentielle à deux tours. Les fraudes qui ont émaillé le hold-up électoral d'alias Joseph kabila est dans la mémoire collective mondiale.

Qu'alias Joseph Kabila puisse se targuer de modifier la Constitution pour se maintenir malgré son fiasco à la tête du Congo, c'est qu'il considère les Congolais comme des moutons de Panurge. Culotté, alias Joseph Kabila qui a été catapulté à la tête par la mafia internationale pour faire main basse sur les ressources de la République démocratique du Congo.

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lundi 24 mars 2014

Mammouth joséphiste en danger à Kingakati: Faut-il sauver l’apparatchik schizophrène Modeste Mutinga Mutuishayi ?

A Kingakati, ça jase pour Modeste Mutinga Mutinga l'un des Mammouths Joséphistes du régime qui gouverne par défi au Congo-Kinshasa. Des joséphistes viennent de découvrir qu'ils ont une taupe en leur sein. Modeste Mutinga Mutuishayi mange avec eux matin, midi et soir et tente de torpiller le régime à travers son journal le Potentiel. Il est donc dans le collimateur de celui qu'il a fait Rapporteur au Sénat: alias Joseph Kabila !

Modeste Mutinga Mutuishayi, Mammouth joséphiste, sénateur godillot et commerçant, baron du régime qui gouverne par défi au Congo-Kinshasa

Mangeur à tous les râteliers, Modeste Mutinga Mutuishayi est un situationniste, confusionniste habitué à jouer à l'équilibriste ! Au cimetière de l'histoire des politicailleurs ventripotents, mangéristes et mangecrates, les Congolais se souviendront de l’apparatchik schizophrène Modeste Mutinga Mutuishayi comme " Celui qui a privé aux Congolais un débat démocratique inscrit dans la Constitution de transition lors de l'élection Louis Michel 2006". Fourbe, roublard, grand requin, Modeste Mutinga Mutuishayi n'a pas changé et ne changera jamais. Sous la dictature mobutienne, il mangeait à la table du dictateur Mobutu et se mentait à lui même qu'il était de l'opposition. Mon œil ! Sous le régime de l'Afdl, Ladi Luya du Journal le Palmarès l'avait jeté dans son coffre de sa voiture avant de le traîner dans la capitale. Modeste Mutinga Mutuishayi est le pur produit du régime des Mammouths Joséphistes et Dinosaures Mobutistes. C'est Joseph kabila qui l'a nommé à la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) que Modeste Mutinga Mutuishayi a transformé en étouffoir des libertés contre les journalistes, les médias et les opposants. Tout en étant président de la HAM, une instance de régulation des médias, Modeste Mutinga Mutuishayi s'est octroyé Radio 7 et Télé 7 avec la bénédiction de Joseph Kabila, sans que cela offusque sa conscience: se faisant donc juge et partie.

C'est Joseph kabila qui l'a placé comme Rapporteur au Sénat. S'il a pu quitter la Commune de Ngaba et ne boit plus l'eau de Mabulu et s'est offert quelques villas à Kinshasa, un grand restaurant et même une station service dans la Commune de la N'selé, c'est grâce au régime dictatorial qu'il sert. Il ne faut surtout pas prendre les Congolais pour des naïfs ! Comment un sénateur qui mange à la table de Joseph Kabila matin, midi et soir peut s'autoriser à le critiquer dans son journal Le Potentiel. Modeste Mutinga Mutuishayi voudrait-il nous faire croire qu'il est Sénateur pour le compte de Joseph kabila et le Potentiel est libre et neutre ? Déjà il y a vice de forme ! Dans aucun pays démocratique, on peut être sénateur, député, ministre et avoir son journal, sa radio et sa télévision. Cela n'est valable que dans une République bananière et la RDC sous alias Joseph Kabila en est une.

L'incapacitaire de Kingakati a fustigé le comportement de Modeste Mutinga Mutuishayi et de son journal. Ce dernier doit clairement clarifier sa position. Il ne peut pas continuer comme à son légendaire habitude à bouffer l'argent du sang avec la Majorité Présidentielle et en même temps, prendre des Congolais pour des niais , faire semblant comme s'il était de l'opposition. Il mange à la table du diable, il a pactisé avec lui, il doit donc assumer sa traîtrise contre peuple congolais. Modeste Mutinga Mutuishayi a librement choisi d'appartenir à la Majorité Présidentielle. Il en a signé la charte, par conséquent, il doit être responsable de son engagement et de ses actes. Corrompu jusqu'à la moelle épinière, Modeste Mutinga Mutinga est Rapporteur au Sénat par la volonté de Joseph kabila son raïs ! Il est un baron joséphiste pure sucre. La fourberie de Modeste Mutinga Mutuishayi est mis à nue par des Mammouths joséphistes qui ont compris son faux jeu. Il mange avec eux, il bénéficie des faveurs du régime d'occupation et d'imposture et fait torpiller par son journal "Le Potentiel". Au fait, Modeste Mutinga Mutuishayi n'est qu'un agent double qui est démasqué au grand jour.

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Municipales : Ce qu'il faut retenir du premier tour

Une victoire de la droite, une forte poussée du FN et une gauche en net recul : tels sont les principaux enseignements de ce premier tour des élections municipales. 44,8 millions d'électeurs - dont plus de 280 000 ressortissants de l'Union européenne - ont été appelés aux urnes dans les quelque 36 700 communes de France, ce dimanche, pour le premier tour du scrutin.

Abstention record. Facteur-clé de la consultation, le taux d'abstention a battu un record avec plus de 38%, ce qui constitue une nouvelle marque de la désillusion des électeurs à l'égard de la politique.

Spectaculaire poussée du FN. Le parti de Marine Le Pen a, semble-t-il, surfé sur l'abstention record et les effets délétères des affaires qui ont secoué la classe politique ces dernières semaines. Pour la première fois de son histoire, le parti d'extrême droite a gagné dès le premier tour une ville de plus de 10.000 habitants : Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) où Steeve Briois l'a emporté dimanche. Ailleurs, dans plus d'une quinzaine de villes (Perpignan, Avignon, Forbach, Béziers, Fréjus), le FN est arrivé en tête du premier tour.

La gauche sanctionnée. La gauche a subi de plein fouet un exécutif au plus bas dans les sondages. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a appelé «les forces démocratiques et républicaines» à faire barrage au FN au second tour, alors que l'inquiétude, la déception, voire la colère, étaient perceptibles dans les rangs de la majorité.

Résultat spectaculaire : Niort a basculé à droite après près de 60 ans de gouvernance de la gauche, tandis que les sorts de Strasbourg et Toulouse, que le PS avait enlevés à la droite en 2008, sont très incertains. Marseille semble devoir échapper à Patrick Mennucci (PS), les premières estimations le donnant devancé par le FN de Stéphane Ravier, avec un Jean-Claude Gaudin (UMP) faisant la course en tête. A Paris, la candidate UMP Nathalie Kosciusko-Morizet a fait mentir les pronostics en se classant en pole position sur l'ensemble de la capitale devant Anne Hidalgo (PS). A Limoges, le maire sortant PS Alain Rodet subit un séisme politique en s'effondrant à 30%, ce qui le contraindra à affronter un second tour pour la première fois depuis 1995, alors que le FN perce à près de 17%. La gauche risque aussi de perdre Amiens, Angers, Reims, Saint-Etienne et Laval.

L'UMP fidèle au «ni PS, ni FN». Le président de l'UMP, Jean-François Copé, réélu dès dimanche à Meaux, a appelé les électeurs du FN à reporter leurs voix sur les candidats de son parti au second tour, estimant que «les conditions d'une grande victoire» de la droite étaient réunies. «Nous nous sommes tous mis d'accord à l'UMP pour refuser toute alliance avec le Front national et refuser le front républicain», a annoncé Henri Guaino, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy et député des Yvelines. L'ex-Premier ministre UMP François Fillon a confirmé : «Aucun désistement» en faveur de la gauche, ni «alliance» avec le FN.

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Municipales : Une majorité de Français souhaite une victoire de la droite

En cas de triangulaire dans leur commune de plus de 3.500 habitants, 45 % des électeurs souhaiteraient une victoire de la gauche au second tour, contre 42 % une victoire de la droite et 13 % une victoire du FN.

Selon notre sondage exclusif BVA Opinion pour «Le Parisien»/«Aujourd'hui en France», 53 % des Français souhaitent la victoire de la droite en cas de duel gauche-droite au second tour des élections municipales dans leur commune, dimanche prochain. D'après cette enquête réalisée ce dimanche et qui porte sur les communes de 3.500 habitants et plus, 47 % des électeurs veulent au contraire une victoire de la gauche.

Au-delà, une majorité de Français (62%) prédit une victoire de la droite aux élections, même si seulement 18% d’entre eux pensent que cette victoire sera large. Ils sont seulement 32% à anticiper une victoire de la gauche.

Le report de voix des électeurs du Front national pourrait être la clé du scrutin. Dans le cas d'un duel gauche-droite, 88 % des électeurs du FN au premier tour se porteraient sur une liste de droite, tandis que 7 % choisiraient une liste de gauche, 5 % ne se prononcent pas ou s'abstiennent. Les électeurs d'extrême gauche sont moins enclins à reporter leurs voix dans leur camp : 71 % des électeurs d'une liste d'extrême gauche souhaitent la victoire d'une liste de gauche et 23 % celle d'une liste de droite (6 % ne se prononcent pas ou s'abstiennent).

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samedi 22 mars 2014

Jeudi 27 mars 2014 au Press Club de France : Forum International sur la liberté de presse, pour les droits de l'homme et contre l'impunité !

Le Forum International pour la Liberté de la Presse, pour les droits de l'homme et contre l'impunité au Press Club de France à Paris (Montparnasse), le 27 mars 2014, de 14 heures 00 ' à 18 heures 30'.

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Roger Bongos, Afrique Rédaction. Photo Réveil FM International

Voici le programme :

Projection de la vidéo de FIDH sur les violations des droits humains en République démocratique du Congo

I. Mot d'accueil et d'ouverture : Freddy Mulongo, Rédacteur en Chef de Réveil FM International

Cléa Kahn-Sriber, Responsable du bureau Afrique à Reporters Sans Frontières

  Paul Nsapu Mukulu, Secrétaire Général de FIDH 

Brigitte Gonthier -Maurin, Sénatrice, présidente de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes au sein du Sénat.

Projection de la vidéo, intervention de Tshivis Tshivuadi , Secrétaire Général de JED contre l'impunité des assassins des journalistes en RDC, extrait du film "Entre les Ondes" réalisé par Rémi Briand

II. Modération presse : Roger Bongos, Rédacteur en Chef d'Afrique Rédaction

Première table ronde : La liberté de la presse en Afrique, particulièrement en République démocratique du Congo

Lanciné Camara, journaliste guinéen et Président de l'Union Internationale des journalistes africains (UIJA) :

La presse africaine, son évolution ou régression après l'indépendance, jusqu'à l'heure du numérique . L'Afrique d'aujourd'hui est-elle capable d'une liberté de la presse !

Youssef Zirem, Journaliste Algérien, écrivain et essayiste :

Les pays du Maghreb et la presse. La presse est-elle indépendante, et la liberté de la presse est-elle assurée au Maroc, en Algérie, Tunisie et le cas de l’Égypte ?

Louis Keumayou, Journaliste, Président du Club de l'Information Africaine :

"Le continent Africain avec la liberté de la presse ( pays francophones et anglo-saxons ), les pays qui ont la palme d'or au niveau du respect de la liberté de la presse "

Hugues Marlon Boumba, Journaliste indépendant du Congo-Brazzaville « les difficultés d'être pigiste dans la presse aujourd'hui 

Moussa Samba Sy, Directeur de Publication du Quotidien de Nouakchott en Mauritanie.

Sur les droits de l'homme dans la région, la gestion de l'information en Mauritanie, contrainte et pressions. La liberté de la presse pendant le mandat du Président Mohamed Abdel Aziz, les journalistes emprisonnés etc...

III. Modération : Freddy Mulongo, Rédacteur en Chef de Réveil FM International

Deuxième table ronde : Pour les droits de l'homme et contre l'impunité :

Paul Nsapu Mukulu, Secrétaire Général de FIDH 

Omer Kande, Défenseur des droits de l'homme en RDC. Association Nationale pour les Droits, la Défense des Migrants et de la Femme », en sigle ANADDEM-F.

Julienne Lusenge, Activiste des droits humains en RDC et présidente de SOCOPADI

Maître Rety Hamuli, Ancien président des Avocats au TPIR Arusha, initiateur pour la mise en place d'un TIP RDC (Tribunal International pour la République Démocratique du Congo ) avec ses marraines.

 

Maître Rydian Dieyi, Avocat international

  Monsieur Touré, Président du RPM regroupement de la presse mauritanienne. AMDH, ONG basée à Nouakchott Mauritanie.

IV. Modération : Roger Bongos, Rédacteur en Chef d'Afrique Rédaction

Troisième table ronde : Les Acteurs politiques, médias de la diaspora responsabilités et perspectives

Jean Kalama-Ilunga, Acteur politique, membre influent du Front Civil de la Résistance Populaire

Philippe Kabongo M'Baya, Professeur à la Faculté Protestante de Paris, Pasteur, Théologien et Sociologue 

François Mbuku, Acteur politique de la Nouvelle Génération et président de l'Union congolaise de la diaspora

 

Dominique Kabongo, Politologue congolais vivant au Canada 

Freddy Kita, Acteur politique, membre du parti politique « Démocratie Chrétienne » d'Eugène Diomi Ndongala prisonnier politique qui croupit en prison

Jean Louis Tshimbalanga, Président de Convergence pour l'émergence du Congo.

Joseph Salomon Mbeka, Acteur politique, président de Congo-Change

Conclusion : Roger Bongos et Freddy Mulongo

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UBIFRANCE à Paris: Point de presse de Hery Rajaonarimampianina, le Président Malgache avec des questions de Roger Bongos et de Freddy Mulongo

L'article est d'Afrique Rédaction. Exploit de Roger Bongos et de Freddy Mulongo, respectivement d'Afrique Rédaction et de Réveil FM International pour leur reportage à UBIFRANCE lors de la venue du nouveau Roger Bongos et Freddy Mulongo ont été percutants lors d'un point de presse organisé à cet effet en posant au Président Malgache une série de questions d'une grande pertinence.

Par ailleurs, Roger Bongos a fait conjointement une interview avec la radio RFI à la Ministre du Commerce Extérieur, Madame Nicole Bricq qui accompagnait Monsieur le Président de la République Malgache.

Un reportage très intéressant montrant la qualité du travail abattu par les deux brillants journalistes africains de l'espace francophone accrédités aux grandes institutions françaises, Roger Bongos et Freddy Mulongo

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Photos. Matignon: Cristina Kirchner, la présidente de l'Argentine avec Jean-Marc Ayrault

En janvier 2013, Réveil FM International avait accompagné le Premier ministre Jean-Marc Ayrault lors de son voyage officiel en Amérique latine. Le 25 janvier 2013, nous étions à Buenos-aires en Argentine avant de s'envoler par après pour le Chili où se tenait le 1er Sommet UE-CELAC / 7e Sommet UE-ALC qui avait réuni des chefs d'État et de gouvernement d'Europe, d'Amérique latine et des Caraïbes à Santiago.

Comment va l'Argentine de Cristina Kirchner ? La présidente de l'Argentine, Cristina Kirchner, était arrivée en France mercredi 19 mars 2014. Elle avait inauguré le jeudi, avec le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault, le salon du livre de Paris, dont l’Argentine est invitée d’honneur cette année. A travers ce reportage photos, nous vous montrons son accueil à Matignon avant le départ pour le Salon du livre. Lundi dernier, sa tournée européenne l’avait amenée à Rome, où elle avait déjeuné avec le Pape François. Il s’agissait de l’un de ses premiers voyages après plusieurs mois de convalescence due à un traumatisme crânien. Mais la santé de la présidente argentine, qui avait été hospitalisée dimanche à Rome suite à une nouvelle chute, a suscité beaucoup d’interrogations. La stabilité institutionnelle n'est pas menacée. Affaiblie physiquement, la veuve de l’ex-président Nestor Kirchner l’est aussi politiquement : son parti est en cause dans des affaires de corruption et la situation sociale est tendue en Argentine, en raison d’une inflation galopante. Jeudi 20 mars 2014, à Matignon comme si vous y étiez...

Mise en place de la Garde Républicaine avant la sortie du Premier ministre Jean-Marc Ayrault et la présidente de l'Argentine Cristina Kirchner

Sortie de Jean-Marc Ayrault qui soutient la Présidente de l'Argentine Cristina Kirchner en descendant les marches du perron de Matignon

La parade de la Garde Républicaine qui garde la forteresse Matignon

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Des milliers de Chinois aux obsèques de l'évêque "clandestin" de Shanghai

Célébration des funérailles de l'évêque chinois Mgr Joseph Fan Zhongliang à Shanghai le 22 mars 2014

Des milliers de catholiques chinois ont célébré samedi les obsèques de l'évêque de l'"Église du silence" de Shanghai, mort assigné à résidence après avoir enduré des années de camp de travail et de détention.

Le gouvernement ayant interdit le transfert de la dépouille de Mgr Joseph Fan Zhongliang dans la cathédrale du diocèse, la cérémonie s'est déroulée dans un funérarium où les autorités communistes n?ont pu faire autrement que de laisser les fidèles affluer et même célébrer la messe.

"Je suis venue dire adieu à notre évêque", a confié à l'AFP une femme rencontrée au milieu de l'assemblée.

"Toute sa vie il est resté fidèle au Seigneur, en supportant de grandes souffrances. Je veux témoigner de mon respect envers lui".

Les croyants, originaires de Shanghai et des alentours, se sont massés sur une place devant le funérarium. A l'intérieur reposait le corps de Mgr Fan dans un cercueil vitré, entouré de fleurs et de photographies.

Aux côtés de membres du clergé catholique, l'assemblée a chanté, prié et écouté un rappel de la vie de ce prêtre jésuite, à qui les autorités chinoises n?ont jamais reconnu son statut épiscopal.

Après plusieurs jours de forte fièvre, Mgr Fan est décédé dimanche à l'âge de 97 ans, selon la Fondation du cardinal Kung, une association catholique américaine. En 2000, il avait été ordonné évêque de Shanghai par le pape Jean Paul II.

Le Parti communiste chinois, qui ne reconnaît pas l'autorité du Vatican, avait refusé cette nomination par Rome, et avait depuis lors placé l?évêque sous bonne garde chez lui.

Joseph Fan Zhongliang a passé au total plus de 30 années en détention et en camp de travail depuis 1955, a souligné la Fondation du cardinal Kung.

Shanghai est l'un des plus importants diocèses du pays en raison des liens historiques de la métropole avec l'Église catholique, qui remontent à bien avant l'arrivée des communistes au pouvoir en 1949.

Le nombre de catholiques en Chine varie selon les sources de 6 à 12 millions, la plupart admettant une croissance ces dernières années.

La Chine et le Vatican ont rompu leurs relations diplomatiques en 1951 après la reconnaissance par Rome du gouvernement nationaliste de Taïwan, rival du régime communiste. L'Etat chinois a fondé plus tard une "Église" catholique qui a fait allégeance au Parti communiste, l'Association patriotique des catholiques chinois.

Parmi les principaux sujets de division entre le Pékin et le Saint-Siège figure la question de la nomination des prêtres et des évêques.

L'évêque de l'Église "officielle" à Shanghai, Mgr Aloysius Jin Luxian, est décédé l'an dernier à l'âge de 96 ans.

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vendredi 21 mars 2014

Anicet Mobe: Droit de vote des étrangers aux élections locales, des enjeux escamotés ?

Anicet Mobe. Photo Réveil FM International, archives

" La citoyenneté locale profite à tous "Ainsi s'intitule la tribune que publie dans Libération, Catherine Withol De Wenden du Cnrs. La chercheure souligne que dans les pays où les étrangers participent aux élections locales,la crainte d'un vote dit " communautaire " ne s'est vérifiée nulle part. Enjeux d'une donne politique pouvant revigorer la démocratie...

"En accordant leurs suffrages aux candidats originaires d'un pays qui n'est pas une ancienne colonie française mais qui sont bien intégrés dans la société française, les électeurs français ont donné un sens significatif à la citoyenneté républicaine. "

Le 19 octobre 2013, des élus locaux français issus de l'immigration congolaise organisent un colloque à l'assemblée nationale (salle Colbert) pour lancer un projet d'initiatives diverses en matière de coopération décentralisée entre la France et le géant de l'Afrique Francophone. En accordant leurs suffrages aux candidats originaires d'un pays qui n'est pas une ancienne colonie française mais qui sont bien intégrés dans la société française, les électeurs français ont donné un sens significatif à la citoyenneté républicaine.

En 1953, le Général De Gaulle qui avait refusé la défaite en 1940 et avait redonné espoir aux Français du fond de l'abîme effectue une tournée en Afrique. Il vient remercier les peuples africains qui ont énormément contribué aux victoires des Alliés et donc à sauver l'honneur de la France.

Venant de Brazzaville, le Général De Gaulle arrive le 21 mars 1953 à Léopoldville (Kinshasa) alors même que le Congo est une colonie belge. Le Général n'a pas oublié qu'en 1940, il s'en est fallu de peu pour que Léopoldville fût la capitale de la France libre. Lorsqu'il lance l'appel du 18 juin à Londres, le gouverneur général de l'Afrique équatoriale française,Pierre Boisson, se révèle un farouche partisan de l'armistice. Il s'oppose à toute velléité de combattre l'Allemagne nazie. Quand il est nommé, le 25 juin1940, Haut -commissaire de l'Afrique française, le général Husson le remplace à Brazzaville. Tous les deux mènent une politique de répression contre les partisans de la France libre.

C'est alors que le général De Gaulle donne des instructions fermes à ses partisans d'agir à partir de Léopoldville où le docteur Staule dirige le comité des Français libres. Il y est rejoint par le Colonel Larminat, le commandant d'Ornano, les capitaines Moitessier, Marteaux, Bonnet ; le sergent-chef Olivier ; le médecin général Sicé, l'administrateur Perlotain... Le 25 août, le ralliement à la France libre du gouverneur du Tchad, Félix Eboué, petit fils d'esclave changera la donne. C'est ainsi que Brazzaville deviendra la capitale de la France Libre. Par ailleurs, depuis Londres où il a organisé la résistance française, le général De Gaulle s'est rendu compte que plus de 85% des ressources financières dont il avait eu besoin, le gouvernement belge exilé dans la capitale britannique les tirait du Congo belge. Le gouverneur général Ryckmans a engagé le Congo belge aux cotés des Alliés contre l'avis du Roi des Belges, Léopold III et de l'état-major de la Force Publique, l'armée coloniale congolaise.

Parce qu'il avait une " certaine idée de la France " qui l'avait conduit à tutoyer l'histoire, le général De Gaulle n'a rien oublié de la vaillance militaire des Congolais et de l'apport économique et financier de leur pays à la victoire des Alliés. Il arrive donc ce 21 mars 1953 à Léopoldville où il est chaleureusement accueilli par les autorités coloniales, notamment le gouverneur général Pétillon, et les Congolais enthousiastes " Je retrouve en Léopoldville, une grande cité fraternelle ", déclare le général qui s'était rendu au Congo Belge en octobre 1940. La chaleureuse poignée de main qu'il échange avec monsieur Pierre Canon(Kano) président de l'Amicale des anciens combattants congolais est unanimement appréciée et commentée par les Congolais. Selon Jacques Foccart qui accompagne le général, les autorités coloniales belges n'auraient guère apprécié ce geste.

60 ans après la mémorable visite du général, la Vème république dont il est l'inspirateur et le fondateur, accueille par la voie du suffrage universel-loi suprême en démocratie - dans ses institutions les natifs du Congo- Bernadette Shungu, Claire Tawab,Grégoire Mukendi,Jean-Henri Kinda,Félix Bokassia,Dario Maleme,Jean-Claude Makengo,José Nzolani...- et leurs enfants nés et scolarisés en France.. Cette élection ne doit rien au hasard, elle est au contraire un clin d'oeil de l'histoire. Ces mandataires communaux sont des élus du suffrage universel et de l'intelligence de l'histoire.Elus de l'intelligence de l'histoire, ils marchent sur les pas d'éminentes personnalités issues de l'outre-mer et qui ont marqué de leurs empreintes l'histoire politique et institutionnelle de la république.

Citons, entre autres : Blaise Diagne, député du Sénégal, nommé Commissaire de la république chargé de recruter des soldats africains pour combattre dans l'armée française lors de la première guerre mondiale. Lamine Gueye, éminent professeur au Collège William Ponty, brillant avocat et député du Sénégal. Gaston de Monnerville, petit fils d'esclave, député des Antilles dès 1932 , ministre, sénateur, président du Sénat pendant une décennie et membre du conseil constitutionnel. Severino de Heredia, président du Conseil Municipal de Paris en 1879, député de Paris en 1831 et ministre en 1887.

Aimé Césaire, " ce Noir qui manie la langue française comme il n'est pas aujourd'hui un Blanc pour la manier " (André Breton). Maire de Fort de France et député de la Martinique,il fit voter la loi de " départementalisation " qui brisa en Martinique le joug colonial. Sédar Senghor, député du Sénégal, membre du comité constitutionnel en 1946 pour sa " compétence grammaticale et sa virtuosité stylistique "

En Belgique aussi, les élus d'origine congolaise- Mie Jeanne Nyanga,Gisèle Mandaila et Bertin Mampaka...- marchent sur les pas d'illustres personnalités. L'actuel Premier Ministre, ancien président du parti socialiste,est fils de travailleur immigré italien. En 1862, Jonathan Raphaël Bischoffshein fut élu sénateur. De 1908 à 1911, Paul Errera fut recteur de l'université libre de Bruxelles et maire d'Uccle.

Par ailleurs, ces élections dressent un tableau illustratif de la qualité de l'immigration congolaise ;il convient alors de le compléter :des centaines des Congolais travaillent en Belgique et en France comme avocats,cadres d'administration et des entreprises privées, journalistes,médecins,infirmières,professeurs des facultés et des lycées...Rappelons que des originaires du Congo ont parfois exercé des fonctions gouvernementales- Gisèle Mandaila,Cécile Kyenge et Sabu Ni Nyamko- dans certains pays d'Europe dont ils ont acquis la nationalité. Cependant, il ne faut pas en en déduire que l'intégration des Congolais en Belgique soit réussie. En 2010, le centre de recherche en démographie et société de l'université catholique de Louvain et le centre pour l'égalité des chances ont réalisé -sous la direction du chercheur Quentin Schoovaere- une étude qui souligne l'extrême fragilité socio-économique de la communauté congolaise qui pourtant affiche un niveau d'instruction très élevé.

Donner un sens significatif à l'exercice de la citoyenneté...

Héritiers d'une histoire politique, institutionnelle et intellectuelle complexe,il appartient à cette génération d'élus de perpétuer cette avancée démocratique, l'approfondir et la consolider. Les prochaines échéances électorales - municipales, européennes et législatives(Belgique) - offrent une occasion d'affirmer une volonté politique empreinte de lucidité citoyenne en inscrivant comme enjeux essentiels dans le débat électoral les problématiques liées au droit de vote des étrangers et leur éligibilité aux élections locales ;la mise en oeuvre des politiques publiques pour combler le déficit de représentation des citoyens non originaires de l'Union européenne dans les assemblées nationales,régionales ;la réhabilitation et la revalorisation des espaces culturels d'analyse- critique,de théorisation et de conceptualisation des thématiques concernant les politiques d'intégration et enfin la rénovation des politiques de coopération.

Oui ! Il faut amplifier la lucidité citoyenne en cette année du centenaire (1914) de l'élection du premier député français originaire de l'Afrique occidentale française, Blaise Diagne. Force est de constater que depuis lors les avancées politiques ne sont guère significatives : l'espace politique français reste marqué par une sous représentation des Français d'origine non européenne dans les institutions de la République. C'est d'autant plus consternant que ces Français, ne cessent depuis des années d'exprimer leur volonté de s'émanciper de particularismes sociaux, ethniques, culturels pour accéder avec intelligence à une citoyenneté, fruit de l'émancipation par la conquête des droits civiques. Une citoyenneté qui pourrait être un stimulant pour vitaliser la conscience civique afin de combler l'énorme déficit démocratique illustré par l'abstentionnisme électoral,le rejet des politiques et la montée des populismes,une médiocre représentativité institutionnelle de la diversité de la société tant au niveau communal,régional que national et européen.

Parmi les nombreux rapports et études consacrés aux questions abordées ici, trois méritent assurément de retenir l'attention des autorités publiques,notamment les élus :d'abord le rapport Tuot remis au Premier Ministre le 01° février 2013 " La Grande Nation :pour une société inclusive .Rapport au Premier Ministre sur la refondation des politiques d'intégration "Ce rapport préconise une politique qui valorise le rôle des organisations civiques comme acteurs majeurs des politiques d'intégration. Servir l'état au nom du bien commun,telle est en somme la philosophie de ce rapport qui regrette le démantèlement des institutions scientifiques servant de laboratoire d'idées en matière d'immigration.

Ensuite,le rapport du colloque qu'ont organisé le 14 décembre 2012 ,le centre d'études de recherches internationales et l'association européenne des droits de l'homme " L'Europe,terre du droit de vote pour les étrangers ? Un état des lieux ".Le colloque a fait ressortir une vision partagée de la démocratie qui oblige à renouveler les termes du débat public afin de faire aboutir le droit de vote des étrangers.

Enfin,l'étude que madame Marmia Belhadj a dirigée et que le mouvement pour une citoyenneté active a publiée en 2010 et portant sur " Rapport aux institutions et participation des Français d'origine non européenne à la vie citoyenne et politique "Cette étude souligne le lien entre citoyenneté et l'intérêt que manifestent les citoyens à l'égard du fait politique. Si l'étude salue quelques avancées,elle constate qu'en comparaison avec d'autres pays européens,le système français peine à réduire les inégalités et les discriminations de tous genres,notamment la sous représentation des citoyens d'origine non européenne.

Ecrire une nouvelle page des relations franco -congolaises,belgo- congolaises ...une utopie ?

Les logiques perverses de la guerre froide ont rabougri les politiques de coopération européenne en Afrique. Les rivalités franco-belges et franco-américaines en Afrique Centrale ont lourdement hypothéqué le devenir du Congo. Les rivalités franco-belges sont une page méconnue des relations entre ces deux pays dans cette région de l'Afrique depuis l'aube de la colonisation lorsque le Roi des Belges, Léopold II reconnut en 1884-1885 à la France un droit de préemption sur sa propriété, le Congo .

Face aux immenses dégâts économiques, sociaux et culturels qu' engendre une mondialisation néolibérale qui privilégié la financiarisation de l'économie au détriment du développement économique, il est urgent de faire preuve d'intelligence critique. L'offensive commerciale chinoise en Afrique est loin d'être un facteur bénéfique en termes de développement économique, de transfert de technologie et de savoir-faire. Le gaspillage des ressources publiques à travers une politique de coopération dévoyée constitue un lourd fardeau financier que supportent injustement les citoyens avec les impôts. C'est un déni de démocratie qu'il est urgent de corriger. Cette correction passe par une démarche associant étroitement les élus et les sociétés civiles du Nord et du Sud dans la conception, la mise en oeuvre et l'évaluation critique, contradictoire et publique des politiques de coopération.

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Le Salon du livre inauguré par Jean-Marc Ayrault et Christina Kirchner

La présidente argentine Cristina Kirchner et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault inaugurent le Salon du livre à Paris le 20 mars 2014

L'Argentine, creuset de l'une des littératures les plus prolifiques actuellement, est l'invitée d'honneur de la 34e édition du Salon du livre.

Jean-Marc Ayrault et la présidente argentine Cristina Kirchner ont inauguré jeudi à Paris la 34e édition du Salon du livre, dont l'Argentine, creuset de l'une des littératures les plus prolifiques d'aujourd'hui, est l'invitée d'honneur. Le Premier ministre, accompagné de la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, et Mme Kirchner ont parcouru les allées du Salon, porte de Versailles, au milieu des professionnels de l'édition et d'une nuée de journalistes.

Dans une courte allocution, Jean-Marc Ayrault a célébré les "valeurs communes", l'"affinité intellectuelle" qui lie la France et l'Argentine. "La France soutient, comme l'Argentine, les acteurs de la chaîne de l'édition : auteurs, éditeurs, libraires", a assuré le chef du gouvernement. Selon lui, la France "aide ceux qui sont engagés dans la révolution numérique, sans sacrifier les points essentiels comme le prix unique du livre (...) et le taux de TVA identique". "Le principe de neutralité technologique impose que le livre numérique soit traité de la même façon que le livre classique", a-t-il fait valoir.

Le Salon, qui a reçu près de 200 000 visiteurs en 2013, sera aussi l'occasion de fêter le centenaire de la naissance de Julio Cortázar, figure emblématique des lettres argentines, mort en 1984 à Paris où il a longtemps vécu. Un hommage sera aussi rendu à l'auteur de BD Quino, créateur de la petite héroïne Mafalda il y a cinquante ans. Forte d'une quarantaine de romanciers, essayistes, scénaristes, auteurs de BD ou dramaturges, la sélection officielle a créé une controverse dans la presse argentine, qui dénonce des choix dictés par des considérations politiques, écartant des auteurs marqués dans l'opposition, ce que réfutent le commissaire général du Salon Bertrand Morisset et le secrétariat à la Culture argentin.

« Ce qui nous unit, ce sont d'abord une histoire commune et des valeurs partagées, l'héritage des Lumières a inspiré l'émancipation de l'Amérique latine, et l'Argentine contemporaine en conserve toute l'empreinte », a commencé le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Ces valeurs, a-t-il souligné, permettent de protéger la liberté d'expression, de combattre les disparitions forcées et la peine de mort. « Cette latinité que nous avons en partage s'appuie aussi sur la vivacité de nos échanges » : 400.000 Français se sont exilés en Argentine entre 1880 et 1910, et certains ont laissé d'importantes traces sur leur passage. Le Premier ministre cite ainsi Jean-Baptiste Charcot, marin et explorateur, mais aussi Clémenceau, Jaurès ou « l'aérospatiale (sic) de Mermoz et Saint-Exupéry ».

Pendant les années de la dictature militaire, la France est à son tour devenue « terre d'accueil pour les exilés argentins ». Le Premier ministre n'oublie pas la littérature : « Je pense bien sûr à Jorge Luis Borges, si proche d'Henri Michaux ou de Roger Caillois, Julio Cortazar, qui sut si bien rendre l'atmosphère intellectuelle et artistique du Paris des années 1950, Joseph Kessel, né et éduqué en Argentine. »

Et, bien sûr, « le père d'Astérix, René Goscinny, qui passa son enfance à Buenos Aires. Ernesto Sabato, qui vécut à Paris dans les années 30 ». « Français et Argentins se ressemblent fort », rappelle-t-il en citant le Général de Gaulle. Le Premier ministre s'est ensuite fait le promoteur du Salon, en promettant « des débats passionnants ».

Jean-Marc Ayrault a également eu un mot pour l'autre célébration, en cette année 2014 : « Le Festival de la BD d'Angoulême a récemment été l'occasion d'honorer Quino, et d'élever Malfada (sic bis), qui fête 50 ans d'une éternelle jeunesse, au rang d'Officier de la Légion d'Honneur. » Une bonne occasion d'écorcher son nom avec la médaille, probablement.

Par ailleurs, le Programme d'Aide à la Publication Victoria Ocampo, du nom de la célèbre éditrice argentine, fête également ses 30 ans. « Vous avez créé de votre côté le programme Sur, qui favorise le rayonnement de votre littérature à l'étranger », rappelle Jean-Marc Ayrault en s'adressant à Cristina Kirchner.

Le chef du gouvernement a souligné que la France aidait « ceux qui sont engagés dans la révolution numérique, sans sacrifier des points essentiels : le prix unique du livre, qu'il soit vendu sous une forme classique ou numérique, avec un taux de TVA identique », selon le principe de neutralité technologique. « La France défend d'ailleurs le droit d'auteur dans les instances européennes et internationales », a-t-il ajouté, sans oublier l'importance des librairies indépendantes.

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Francophonie: « 100 000 professeurs pour l'Afrique » afin de prévenir le recul du français

Organisée chaque année autour du 20 mars, la Journée internationale de la Francophonie ainsi que la Semaine de la langue française et de la Francophonie est le rendez-vous régulier des amoureux des mots en France comme à l’étranger. Elle offre au grand public l’occasion de fêter la langue française en lui manifestant son attachement et en célébrant sa richesse et sa diversité.

François Hollande visite le siège de l'Organisation internationale de la francophonie, le 20 mars à Paris.

Le gouvernement français a marqué la journée internationale de la francophonie, jeudi 20 mars, en lançant un ambitieux projet baptisé « 100 000 professeurs pour l'Afrique », quoique doté d'un modeste budget de 4 millions d'euros sur trois ans. Il s'agira, d'une part, de former en France des tuteurs qui encadreront ensuite à leur tour des professeurs d'université et, d'autre part, de développer des outils de formation à distance libres de droit.

« En Afrique, une course de vitesse est engagée entre croissance démographique et croissance éducative et il faut que cette dernière l'emporte », a estimé Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères. Les projections démographiques entrevoient plus de 500 millions de locuteurs francophones potentiels en 2050 en Afrique.

Or, actuellement, les enseignants en français sur ce continent forment une population vieillissante (proche de la retraite en moyenne au Gabon et en République démocratique du Congo par exemple), et la maîtrise du français en général se dégrade. En réaction, ce programme vise surtout à « enclencher une dynamique », et à « utiliser toutes les possibilités du numérique pour enseigner le français », a ajouté M. Fabius.

Paris, arrivée de Laurent Fabius , ministre des Affaires étrangères au Palais de la découverte.Photos Réveil FM international

« L'AVENIR DE NOTRE LANGUE »

Dans un premier temps, huit pays — Congo Brazzaville, Niger, Togo, Mali, Madagascar, Maroc, Zimbabwe et Ghana — bénéficieront de ce programme, coordonné par l'Institut français, opérateur de l'action culturelle extérieure de la France, et dix missions seront organisées cette année dans les départements universitaires d'enseignement du français dans plusieurs pays.

Parallèlement, des outils cybernétiques comme numériFos (banque de ressources destinée aux enseignants), iFos (français professionnel pour les secteurs du tourisme, des affaires, et de la diplomatie notamment) ou iFprofs (réseau social pour enseignants) doivent être développés, de même que le projet Afripédia, soutenu par Wikimédia France, l'Institut français et l'Agence universitaire de la francophonie pour favoriser un accès gratuit à la connaissance, en ligne et hors ligne.

Yamina Benguigui, ministre de la Francophonie. Photo Réveil FM international

Lancé en 2008 par l'Organisation internationale de la francophonie, un programme de formation à distance des enseignants, du primaire cette fois, fonctionne dans sept pays : Bénin, Burundi, Haïti, Liban, Madagascar, Niger et République démocratique du Congo.

L'Afrique francophone, dont 60 % de la population a moins de 30 ans, est « le continent où se jouera l'avenir de notre langue », parie Yamina Benguigui, ministre déléguée à la francophonie.

Le seul dynamisme démographique de l'espace francophone ne suffit pas et le renforcement de l'éducation, en particulier dans les pays d'Afrique, doit contribuer à faire de la langue française "une chance" pour la jeunesse, a souligné M. Fabius lors de la présentation d'un programme baptisé "100 000 professeurs pour l'Afrique", à l'occasion de la journée internationale de la francophonie. Aujourd'hui, 60% de la population francophone a moins de 30 ans, a-t-il observé. "Nous sommes confrontés à une course de vitesse entre la croissance démographique et la croissance éducative. Il faut nous mobiliser pour soutenir le français", a-t-il insisté.

La francophonie devrait compter 400 millions de personnes en 2025 et plus de 700 millions de personnes en 2050, dont 80% en Afrique. Alors que la population mondiale augmentera de 50% sur cette période, la population francophone, elle, connaîtra une hausse de 400%, a relevé le chef de la diplomatie française. "En 2050, le français sera la langue de travail, de mobilité et de savoir pour plus de 560 millions d'Africains sur un continent qui devrait connaître une croissance économique à deux chiffres. C'est sur ce continent que se développera le fabuleux destin du français", a pour sa part prédit la ministre française de la Francophonie, Yamina Benguigui. Mais dans nombre de pays d'Afrique, comme en République démocratique du Congo, au Gabon ou encore au Cameroun, le vieillissement des professeurs de l'enseignement supérieur fait craindre un affaiblissement de l'enseignement, clé de voûte de la bonne santé de la francophonie, a-t-elle souligné.

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jeudi 20 mars 2014

Mais où est donc passé « Air Hollande One » ?

Depuis qu'il a été aperçu une dernière fois dans le ciel près de Perpignan (Pyrénées- Orientales) pour des essais de « touch and go » (une opération qui consiste à faire atterrir un avion avant qu'il ne redécolle aussitôt), l'Airbus présidentiel a disparu de la circulation.

L’Airbus présidentiel subit une opération de maintenance depuis le 10 mars. Retour dans les airs prévu le 4 avril.

François Hollande est ainsi privé de vols longs courriers. En fait, l'Airbus A330-200 du président fait l'objet d'un petit lifting : il est au hangar où il subit depuis le 10 mars une « opération de maintenance ». Moteurs, ailes, électronique et une petite cure de rajeunissement dans la cabine qui comprend notamment les appartements du chef de l'Etat (lit, salle de bains, salle de réunion)...

« C'est son cycle habituel de révision », indique-t-on au ministère de la Défense, propriétaire de cet appareil qui est piloté par un équipage militaire. Acheté et aménagé par Nicolas Sarkozy en 2010 pour près de 180 M€, l'avion est entre les mains réparatrices d'Airbus. Pour autant, le président de la République n'est pas cloué au sol. Dimanche, à l'occasion du premier tour des élections municipales, c'est en avion qu'il ira voter à Tulle, son fief de Corrèze.

Outre l'Airbus, la flotte présidentielle comprend en effet deux Falcons 7X qui permettent d'accueillir à son bord une quinzaine de passagers. Même si, précise-t-on à la présidence, ces derniers ne sont utilisés qu'avec parcimonie pour raisons d'économies. Retour de l'Airbus présidentiel dans les airs prévu le 4 avril. Hollande est notamment attendu au Mexique pour une visite officielle les 10 et 11 avril.

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"Moi, maire de Paris" : Leur toute première mesure en cas d'élection

MUNICIPALES 2014 - Metronews a demandé aux six principaux candidats à la mairie de Paris quelle serait la première mesure qu'ils prendraient au lendemain de leur élection. Logement, ouverture dominicale ou circulation, les réponses sont variées.

Anne Hidalgo (PS) : priorité logement

La candidate PS prévoit la création de 10 000 logements par an "dont deux tiers sociaux", selon son porte-parole Rémi Féraud. Elle souhaite immédiatement créer une agence "Multiloc" dont l'objectif serait "d'acquérir ou de louer des appartements" dans le parc privé, piloter les éventuels travaux, trouver les locataires et contracter une garantie de loyer. Dans ce chantier prioritaire, Anne Hidalgo souhaite enfin mettre en œuvre un "mécanisme de post-emption" destiné à lutter contre les ventes à la découpe.

Christophe Najdovski (EELV) : transformer les bureaux en logements

Le candidat écologiste veut "transformer, sur la mandature, 500 000 mètres carrés de bureaux vides" en plus de 7 000 logements, notamment "dans l'ouest parisien", sur les six années de mandature. Le candidat veut également imposer 50 % de logements dans les grandes opérations d'urbanisme, dont la principale à l'avenir se situe dans le secteur Bercy-Charenton (12e arrondissement). Si des vœux dans ce sens peuvent être rapidement déposés au Conseil de Paris, l'identification des bureaux vides, les aspects techniques et réglementaires de leur transformation en logements risquent en revanche de prendre beaucoup plus de temps.

NKM (UMP) : Ouverture des commerces le dimanche

La candidate UMP veut, dès le lendemain de son élection, entamer la "révolution des horaires" dont elle se fait le chantre, en étendant les zones touristiques où l'ouverture est autorisée le dimanche. L'avenue Montaigne et le faubourg Saint-Honoré (8e) ainsi que les Grands Boulevards (9e) ou Montmartre seraient concernés. Elle souhaite également demander au préfet la création de zones PUCE (Périmètres d'usage de consommation exceptionnel) à la Porte Maillot (17e) et à Bercy village (12e).

Charles Beigbeder (Paris libéré) : mission propreté

Le candidat dissident de la droite parisienne veut s'atteler aux trottoirs de la capitale en concevant un "plan d'urgence pour la propreté". Le chef de file de Paris Libéré entend confier cette responsabilité aux maires d'arrondissement. "Ils pourront notamment faire appel à des sociétés de services privées, afin d’obtenir de meilleures prestations aux meilleurs prix et ainsi soutenir l’emploi et l’entrepreneuriat local" précise-t-il. Une brigade d’"agents-constatateurs" sera également créée pour sanctionner les incivilités.

Danielle Simonnet (Front de gauche) : encadrer et faire baisser les loyers

La candidate Front de Gauche exigera une loi pour l’encadrement à la baisse des loyers de 20% et instaurera une baisse des loyers du parc social de la ville. "La Maire de Paris doit lutter contre la spéculation immobilière et s'attaquer au problème n° 1 des parisiens : le montant des loyers ! On ne peut plus se loger à Paris sans y passer presque tous ses revenus. Comme Maire de Paris, j'aurai le poids politique pour assumer le bras de fer avec le gouvernement en m'appuyant sur la mobilisation des parisiens pour obtenir enfin une loi qui réglemente à la baisse les loyers (on encadre bien le prix du tabac ou de l'électricité !). Nous ferons appliquer la loi de réquisition et créerons également 12 000 logements sociaux par an".

Wallerand de Saint-Just (FN) : baisser le tarif des fourrières

Le candidat du Front national entend prendre une mesure "aussi pratique que symbolique" : revenir sur le tarif de mise en fourrière pour les voitures. Bertrand Delanoë avait en effet envisagé d'augmenter le tarif d'enlèvement, le faisant passer de 126 à 150 euros. Une décision qui doit encore être confirmée par le ministère des Finances. Durant la campagne, le candidat FN s'est régulièrement insurgé contre la politique"anti-voiture" de Bertrand Delanoë.

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mercredi 19 mars 2014

Le tsar Poutine !

Vladimir Poutine a entériné le rattachement de la Crimée à Russie. Confirmant son ambition de renouer avec une forme d’impérialisme.

Une fois de plus, il a pris tout le monde de court. Alors que le vote de la Douma sur le rattachement de la Crimée est attendu pour vendredi, Vladimir Poutine a signé hier avec les nouveaux dirigeants prorusses de la région un accord faisant de la péninsule une province russe. "Dans le cœur et la conscience des gens, la Crimée était et reste une partie intégrante de la Russie", a déclaré le président du pays, ovationné par les parlementaires.

Malgré les vives protestations de l’ensemble des pays occidentaux, Vladimir Poutine est en passe de remporter un succès stratégique majeur, qui ne peut que l’aider à nourrir de nouvelles ambitions.

Envers et contre tousj

Appelant à "une réponse forte et coordonnée", François Hollande a dé­claré que la France ne reconnaîtrait pas le rattachement de la Crimée à la Russie.

Et sur le terrain, la situation menaçait de dégénérer, le Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, avertissant que le conflit était entré dans une "phase militaire", après la mort d’un soldat ukrainien et d’un milicien lors d’un assaut des forces russes contre une base de Simféropol. Les militaires ukrainiens ont d’ailleurs été autorisés à utiliser leurs armes.

Mais Vladimir Poutine ne semblait pas vouloir reculer. Hier, il est même allé jusqu’à accuser les Occidentaux d’avoir "franchi la ligne rouge" et de s’être "comportés de manière irresponsable".

"Poutine sait qu’il a l’immense majorité des Russes derrière lui sur ce dossier, analyse Philippe Migault, spécialiste de la Russie à l’Iris. Même Gorbatchev, un de ses plus farouches opposants, a estimé que cette annexion corrigeait l’erreur commise en 1954 par l’Union soviétique, à savoir le rattachement de la Crimée, jusqu’ici russe, à l’Ukraine." Près de 68 % des Russes soutiennent désormais leur président, un record depuis l’année 2008.

Le retour de l’impérialisme ?

Des observateurs craignent que le président russe soit tenté de poursuivre ce qui apparaît comme une entreprise de restauration de la "grande Russie". On peut voir des similitudes entre la politique actuelle de Moscou et l’expansionnisme des tsars : la dernière annexion de la Crimée avait été l’œuvre de l’impératrice Catherine II, en 1753.

Vladimir Poutine a toutefois appelé les Ukrainiens à ne pas croire "ceux qui vous font peur au sujet de la Russie, qui vous disent qu’après la Crimée, vont suivre d’autres régions", niant vouloir s’emparer de l’est de l’Ukraine. Les pays Baltes et la Moldavie, qui comptent aussi d’importantes minorités russes, pourraient aussi avoir des raisons d’être inquiets.

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Les mémoires de Jean-Marie le Pen bloqués chez l'éditeur

Maintes fois annoncé, le récit des souvenirs de l'octogénaire président d'honneur du FN se fait désirer. Un livre d'entretiens devait paraître en octobre dernier, mais il a été reporté. L'Express a pu en consulter des extraits.

RACINES- A La Trinité-sur-Mer, en 1995, Jean-Marie Le Pen montre une photo de son père, mort en 1942.

"Mon père était patron pêcheur, plutôt hardi au travail, et gagnait bien sa vie. [...] Je suis né dans une maison au sol de terre battue où il n'y avait ni l'eau ni l'électricité. [...] J'étais un enfant unique et c'est ce qui explique mon goût pour l'action. J'ai toujours été à la recherche d'une fratrie". Ainsi commence un livre d'entretiens de Jean-Marie Le Pen avec Robert Ménard, ex-patron de Reporters sans frontières (RSF), et sa femme, Emmanuelle Duverger. Un ouvrage dont la publication, programmée pour octobre 2013, selon nos informations, a été décalée. L'Express a eu accès à quelques extraits de ce livre et a pu reconstituer son parcours hors du commun.

Ce long entretien au titre emprunté à André Malraux, Antimémoires, dort, pour l'heure, dans les cartons de son éditeur, Jacob-Duvernet. Quelques jours avant la signature du bon-à-tirer, à la fin du mois d'août 2013, un coup de fil d'Emmanuelle Duverger annonce à Luc Jacob-Duvernet, dirigeant de cette petite maison d'édition, le souhait du couple de repousser la parution.

Un épisode supplémentaire dans le feuilleton des Mémoires du président d'honneur du Front national. En 2008, comme l'a révélé L'Express, une première tentative - l'idée vient de Christian Grisey, à l'époque journaliste au Figaro - échoue.

En 2012, interrogé par le site Enquête et Débat sur ses projets d'écriture, Jean-Marie Le Pen se justifie : "Ayant commencé ma vie politique officielle il y a près de soixante ans et ma vie civique il y a soixante-dix ans, ils sont longs à rédiger", précisant qu'il s'est déjà attelé à la tâche. Il a écrit à la main 200 pages. En mai dernier, encore, il assure à L'Express que le moment est venu d'accélérer. "Je ne souhaite pas avoir recours à un nègre, mais j'ai envie et besoin de gens qui me suscitent, confie-t-il. C'est la qualité des relances qui fait la qualité du dire". Il déclare songer à un profil de journaliste.

Des questions qui ne le ménagent pas systématiquement

En réalité, à ce moment-là, il a déjà commencé à travailler avec l'ex-secrétaire général de RSF. "Ce projet n'a rien à voir avec mes Mémoires, affirme-t-il aujourd'hui à L'Express. C'est le livre de Robert Ménard, je n'ai même pas demandé un droit de relecture". Auteur du pamphlet Vive Le Pen! (Mordicus, 2011), dans lequel il fustige les journalistes à la solde de la "bien-pensance", Robert Ménard connaît et fréquente Le Pen depuis longtemps. Comme lui, il cultive un certain goût de la provocation. L'ancien journaliste fait désormais de la politique. Il vise la mairie de Béziers, et a âprement négocié le soutien du FN avec Louis Aliot, vice-président du parti : seuls six candidats FN figurent in fine sur sa liste.

Malgré la proximité idéologique, les questions du couple Ménard à Le Pen ne le ménagent pas systématiquement. Dans les extraits que nous avons consultés, il est poussé dans ses retranchements, notamment sur le thème de la torture.

L'ancien soldat d'Indochine et d'Algérie interroge: "La torture, ça s'arrête où et ça commence où? Est-ce que tordre le bras constitue une torture? Est-ce que plonger la tête dans un seau d'eau en est une?" demande-t-il, assurant que, pour sa part, il n'a jamais pratiqué des interrogatoires musclés.

Ménard reporte la diffusion pour "ne pas gêner ses alliés aux municipales"

Les discussions autour du projet débutent au printemps de 2012. "Je trouvais l'idée intéressante. Le Pen est l'un des derniers dinosaures de la vie politique française et on en parle souvent de façon outrancière, juge Luc Jacob-Duvernet. J'ai cru qu'il refuserait car, à l'époque, nous venions de sortir Bienvenue au Front, le journal d'une infiltrée au FN, et Marine voulait nous faire un procès. Mais Le Pen ne moufte pas lorsque Robert Ménard lui révèle le nom de notre maison. Nous avons donc signé un contrat avec le couple Ménard à la fin de 2012", poursuit Luc Jacob-Duvernet.

Après plusieurs rendez-vous à Saint-Cloud, dans la propriété de Montretout, fief du clan Le Pen, les auteurs livrent une dizaine de chapitres à l'éditeur. Ils relatent quelques uns des événements qui jalonnent l'histoire de ce pupille de la nation, marqué par l'impérieux besoin de s'engager pour le pays. Avec "ce sentiment que j'étais plus français que les autres", explique l'intéressé, qui poursuit: "Je n'étais pas seulement quelqu'un qui était né en France, mais j'avais été de surcroît adopté par la nation". Cet engagement débute, selon lui, à la mort de son père, en 1942. L'adolescent décide alors, contre l'avis de sa mère, de conserver en cachette le fusil Lebel et le pistolet de son paternel, "en contravention avec la loi de l'occupant, précise-t-il [...]. Ma vie civique, je l'ai commencée à 14 ans. J'étais un vrai résistant, un tout petit, mais un vrai".

En septembre 2013, pour justifier le report de la sortie du livre à la dernière minute, Ménard explique à Jacob-Duvernet "qu'il ne souhaite pas gêner ses alliés pour les municipales, ni renforcer l'idée qu'il est un sous-marin du Front national".

Les alliés en question, comme Debout la République (DLR), soucieux de pas être assimilés au FN, auraient certes peu goûté cet affichage en pleine campagne électorale. "Mais pourquoi avoir attendu quasiment la veille de l'envoi à l'imprimerie pour interrompre le processus?" s'interroge un proche de l'éditeur. La mise en place de 20 000 exemplaires de l'ouvrage a été annoncée au diffuseur Interforum. Des recettes non négligeables en perspective - environ 200 000 euros - pour Jacob-Duvernet.

Aussi l'éditeur insiste-t-il auprès des auteurs pour qu'ils reviennent sur leur décision. Il se rend à Béziers pour faire valoir ses arguments. Robert Ménard est inexorable: "Je ne peux pas, je ne peux absolument pas", répète-t-il en boucle. Cette inflexibilité cache-t-elle une injonction venue d'ailleurs? "Marine n'avait certainement pas envie que son père vienne perturber la campagne des municipales, via un livre, avec ses provocations habituelles", glisse un observateur, au fait de l'épisode. Robert Ménard affirme aujourd'hui que "le livre était loin d'être terminé".

Pourtant, Jean-Marie Le Pen sait se contrôler. Il le fait dans cet ouvrage, enfilant des gants pour parler de la présidente du parti. Il prend soin d'épargner, aussi, le numéro 2 du FN. "Je dois reconnaître que [Florian] Philippot, bien que venant de milieux chevènementesques, gaullistes - ce n'est pas ma tasse de thé - quand il définit tous les jours, dans ses communiqués, la ligne du Front national, elle est indiscutable". C'est sur la pointe des pieds qu'il reproche à Marine Le Pen de faire preuve de trop de considération pour la composante de militants frontistes issus de la gauche. "S'ils sont au Front national, c'est qu'ils ne sont plus de gauche". Ailleurs, il semble se cacher derrière son épouse lorsqu'il explique que Jany "n'a pas tout à fait pardonné à Marine d'avoir pris [sa] place". Côté PME familiale, c'est Marion Maréchal-Le Pen qui emporte l'admiration du patriarche: "Elle m'a bluffé", avoue-t-il à propos de sa candidature, dans un élan de tendresse plutôt rare.

Quatre rencontres avec Jacques Chirac, dont deux secrètes

Le Pen retrouve sa verve et son goût pour la provocation, notamment pour croquer les nombreuses personnalités qu'il a croisées, escortées ou combattues en plus de cinquante ans de vie politique. Poujade, Tixier-Vignancour mais aussi François Mitterrand et Jacques Chirac. Il rappelle ainsi cette scène où Mitterrand, "homme de Vichy qui sait certainement beaucoup de choses", est venu lui serrer la main à l'issue d'un discours au Parlement de Strasbourg, en 1995.

Il révèle quatre rencontres avec Jacques Chirac dont deux secrètes, l'une avant le premier tour de la présidentielle de 1988, et l'autre entre les deux tours. Aucun accord n'y sera scellé. Surtout, Jean-Marie Le Pen s'interroge longuement sur l'identité de l'ex-président de la République : "Il y a une énigme Chirac. Il n'est pas le fils de sa mère", lâche-t-il, dans une longue diversion où il laisse entendre que l'ancien patron du RPR est un enfant juif adopté, rumeur récurrente que des biographes sérieux ont écartée.

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Sarkozy sur écoute : Les premiers extraits dévoilés, les juges traités de «bâtards»

Nicolas Sarkozy le 10 mars 2014 à Nice Nicolas Sarkozy le 10 mars 2014 à Nice

Les conversations privées entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog sont désormais publiques. Mediapart a dévoilé mardi soir la synthèse de sept écoutes judiciaires effectuées sur la ligne téléphonique ouverte sous une fausse identité.

Et leur teneur est embarrassante pour l'ancien président de la République, menacé depuis le 26 février par une information judiciaire pour «trafic d'influence». L'ex-chef de l'Etat et son conseil sont même allés jusqu'à préparer sur leur ligne cachée, qu'ils croyaient protégée, des conversations factices

«Notre ami» Gilbert Azibert. Le mercredi 29 janvier, Thierry Herzog téléphone à Nicolas Sarkozy au sujet de la saisie de ses agendas, décidée par les juges de Bordeaux dans le cadre de l'affaire Bettencourt, dans laquelle il a bénéficié d'un non-lieu. L'ancien chef de l'Etat s'est pourvu en cassation pour obtenir l'annulation de cette saisie.

Pour cela, son avocat Thierry Herzog fait appel à un haut magistrat de la Cour de cassation : «Notre ami» Gilbert Azibert, comme le désigne Nicolas Sarkozy. On apprend que «Gilbert» a déjeuné avec l'avocat général de la Cour et a assuré à Thierry Herzog que ses réquisitions seraient favorables à l'ex-président. Il a «bossé», dit l'avocat à Nicolas Sarkozy. Il anticipe que la Cour de cassation suivra les réquisitions, «sauf si le droit finit par l’emporter»...

«Ces bâtards de Bordeaux». Le lendemain, jeudi 30 janvier, Thierry Herzog informe Nicolas Sarkozy qu'il a eu accès à l'avis de l'avocat général concluant à l'annulation de la saisie. «Ce qui va faire du boulot à ces bâtards de Bordeaux», lâche Thierry Herzog, en parlant des juges qui avaient mis en examen Nicolas Sarkozy dans l'affaire Bettencourt.

Le juge est allé «à la chasse». La semaine suivante, entre le 5 et le 11 février, le juge Azibert est allé «à la chasse», selon les mots de Thierry Herzog à Nicolas Sarkozy. Le haut magistrat a en effet rencontré trois conseillers à la Cour de cassation «pour bien (leur) expliquer», rapporte l'avocat à l'ex-président.

Las, la Cour de cassation n'a pas suivi l'avocat général et a jugé irrecevable mardi dernier le pourvoi de Nicolas Sarkozy. Les extraits de Mediapart ne disent rien de probant sur un éventuel coup de pouce dont aurait bénéficié le juge Azibert pour un poste de conseiller d'Etat à Monaco en échange de ses services.

Des discussions mises en scène. Les écoutes révèlent également les manœuvres de Nicolas Sarkozy et de son avocat pour tenter de tromper les enquêteurs. Se pensant protégés sur leur ligne «clandestine», les deux hommes préparaient des discussions factices qu'ils tiendraient ultérieurement sur leur ligne officielle, qu'ils savaient mise sur écoute. «Pour qu’on ait l’impression d’avoir une conversation», glisse Nicolas Sarkozy.

Financement libyen : une taupe au service de Sarkozy?

Les écoutes des conversations entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog révèlent l'existence d'un mystérieux «correspondant». Lors d'une conversation avec son avocat le 1er février, Nicolas Sarkozy semble inquiet. Informé par une source non identifiée qu'une perquisition va avoir lieu dans ses bureaux dans l'affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle en 2007, l'ex-chef de l'Etat demande à son avocat « de prendre contact avec (leurs) amis pour qu’ils soient attentifs. On ne sait jamais». Son avocat lui répond qui va «appeler (son) correspondant ce matin (…) parce qu’ils sont obligés de passer par lui.» Pour communiquer sans risque avec ce dernier, Thierry Herzog utilise «un discours avec lui qui est prêt». «Il comprend tout de suite de quoi on parle», ajoute l'avocat. Selon Mediapart, ce mystérieux «correspondant» désigne «une taupe active de Nicolas Sarkozy dans les rouages de l’Etat.»

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mardi 18 mars 2014

De la Mairie de Paris à la Francophonie, Bertrand Delanoë futur Secrétaire Général de l'OIF !

Bertrand Delanoë futur Secrétaire Général de l'OIF

Les dictateurs africains assoiffés de pouvoir avaient tenté de "Boutiquer" l’affaire, en proposant à Abdou Diouf de postuler pour un troisième mandat alors qu'il est Secrétaire de l'OIF depuis 11 ans, et qu'il aura connu trois président français: Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et maintenant François Hollande. Deuxième Secrétaire Général de l'Organisation International de la Francophonie après Boutros Boutros Ghali, Abdou Diouf est en fonction depuis le 1er janvier 2003, à 79 ans il a une retraite bien méritée. L'Afrique a tenté d'abord la carte Pierre Buyoya, l'ancien président Burundais. Ce dernier s'est vite rétracté et a vite décliné la proposition en déclarant qu'il n'était candidat à rien. Henri Marie Joseph Lopes, a beau s'agiter, il ne sera jamais Secrétaire général de l'OIF (Organisation internationale de la francophonie). En effet, l'actuel ambassadeur du Dictateur Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville a vu ses chances de succéder à Abdou Diouf s'amoindrir. Comment un écrivain aussi talentueux peut servir un régime dictatorial, se faire complice et devenir taiseux sur les exactions dont sont victimes ses compatriotes au Congo-Brazzaville ?

Bertrand Delanoé futur Secrétaire Général de l'OIF Le bruit de couloir pressent qui nous parvient à la rédaction de Réveil FM International est de plus en plus audible: Le futur successeur d'Abdou Diouf au poste de Secrétaire général de l'OIF (Organisation internationale de la francophonie) s'appelle Bertrand Délanoe, l'ex-Maire de Paris qui vient de quitter son poste ! Avec des élections municipales, de ce mois de mars 2014, Bertrand Delanoë quitte définitivement la mairie de Paris après treize années où il aura progressivement remodelé le visage de la capitale française.

Bertrand Delanoé futur Secrétaire Général de l'OIF

Bilan élogieux à la Mairie de Paris

Tout a commencé par un tintement de clefs. Celles agitées par la foule massée sous les fenêtres de l'hôtel de ville, au soir du second tour de l'élection municipale. Ce dimanche 18 mars 2001, les portes du pouvoir parisien s'ouvrent devant la gauche pour la première fois de son histoire. Quasi inconnu un an auparavant, Bertrand Delanoë vient d'être élu maire de Paris sur un programme de rupture avec vingt-quatre ans de Chiraquie.

Rupture avec les affaires et une gestion opaque, jugée trop éloignée des préoccupations des habitants. Rupture avec le tout automobile, qui voit la voiture régner en maître absolu dans les rues d'une capitale asphyxiée par la pollution. Rupture avec une politique d'investissement trop frileuse (c'est ce que constatait, fin 2001, un audit commandé par la ville aux cabinets indépendants Andersen et SCET) qui, faute de construction de crèches et de logements sociaux en nombre suffisant, provoque la fuite des jeunes et des familles. "Une nouvelle ère" : voilà ce que promet le successeur de Jean Tiberi dans son "Contrat d'alternance".

Bertrand Delanoé futur Secrétaire Général de l'OIF

Avec Delanoë, Paris "s'est mise en mouvement"

Deux mandats plus tard, à l'heure de dresser son propre bilan, Bertrand Delanoë ne cache pas une certaine satisfaction. "Je ne veux pas dire que tous les problèmes sont résolus, affirme-t-il à L'Express. Mais la ville n'a plus rien à voir avec cette cité figée, recroquevillée sur elle-même et n'osant pas prendre de risques, que nous avons trouvée en 2001. Elle s'est mise en mouvement." En treize ans, Paris a effectivement changé. En mieux, soutiennent les partisans du maire, qui évoquent la place nouvelle accordée aux piétons, vélos et transports en commun, la barre - bientôt atteinte - des 20 % de logements sociaux ou la multiplication des places en crèche... En pis, critiquent ses détracteurs, qui citent l'augmentation des impôts, la congestion automobile ou encore l'exode des classes moyennes...

Les listes ne sont pas exhaustives. Mais au-delà du nécessaire inventaire des réussites et des échecs de la politique municipale, Bertrand Delanoë a-t-il transformé Paris en profondeur ? Dans le style et la gestion, cela ne fait presque aucun doute. D'abord parce que après les années de tempêtes judiciaires de l'ère chiraquo-tibériste, son règne a ressemblé à un long fleuve tranquille. Ensuite parce que en troquant son fauteuil de sénateur contre celui de maire, ce soldat laboureur du pavé parisien s'est totalement consacré à la capitale. A son corps défendant, parfois, comme quand ses ambitions nationales se fracassèrent sur l'écueil du congrès de Reims en 2008. Mais avec une omniprésence jamais démentie.

Bertrand Delanoé futur Secrétaire Général de l'OIF

Centralisant tous les dossiers, habitué des coups de gueule homériques, il a occupé, seul ou presque, le devant de la scène. Au prix d'une "communication hypertrophiée qui coûte cher aux Parisiens", déplore Jean-François Legaret, président du groupe UMP au Conseil de Paris. Ou d'une "mise sous tutelle de ses adjoints", affirme Yves Contassot, chef de file des Verts de 2001 à 2008. En tout cas, indéniablement, il est difficile, après lui, d'imaginer un maire de Paris à temps partiel.

Bertrand Delanoé futur Secrétaire Général de l'OIF

De sa "révolution des déplacements" aux prémices du Grand Paris

Sur le plan urbain, Bertrand Delanoë laissera, là aussi, son empreinte sur la capitale. Certes, son legs architectural est limité. Malgré la mise en chantier de nombreux quartiers - selon la mairie, 10 % du territoire parisien auraient été concernés par des travaux - et des opérations jugées "pharaoniques et dispendieuses" par l'opposition, Paris n'a pas vu émerger un nouveau Beaubourg. "Il y a eu ici et là de vraies audaces, note l'architecte Roland Castro, mais rien de franchement révolutionnaire." De la même manière, sa tentative d'opérer un rééquilibrage entre les arrondissements populaires de l'Est et ceux, plus bourgeois, de l'Ouest s'est soldée par un demi-échec : si les premiers ont bénéficié d'un net rattrapage en matière d'équipements publics, l'ambition d'implanter plus de logements sociaux dans les seconds n'a triomphé ni de l'hostilité des élus et des habitants, ni de la flambée des prix du foncier dans les quartiers chics.

Bertrand Delanoë restera l'homme qui "a définitivement tourné la page du "tout bagnole "pour faire entrer la ville dans l'ère de la cohabitation des mobilités", reconnaît le conseiller de Paris (MoDem), Jean-François Martins. Très contestée par la droite et les automobilistes, menée parfois à la hussarde comme sur le boulevard Magenta, sa "révolution des déplacements" a effectivement permis de réduire la place de la voiture au profit d'autres modes de transport. Qu'on le déplore ou qu'on s'en félicite, on ne circulera plus dans Paris comme avant.

Enfin, Bertrand Delanoë a tenté de faire sortir Paris des limites étriquées du périphérique. En renouant les liens longtemps rompus avec les maires de la première couronne, en finançant les transports régionaux à hauteur de 350 millions d'euros par an ou en amorçant le rassemblement d'une centaine de collectivités franciliennes au sein d'une même institution (Paris Métropole), il a préparé l'émergence d'un Grand Paris qui ne se résumerait pas aux transports. Peut-être "ni assez vite ni avec assez de force", comme le déplore le conseiller de Paris (UMP) Jérôme Dubus. Mais suffisamment pour imposer à une ville longtemps recroquevillée sur elle-même et jalouse de sa toute-puissance l'idée que ses problèmes de logement, de transport ou de développement économique ne peuvent se résoudre que sur un périmètre plus large que celui hérité de la fin du XXe siècle. Une nouvelle frontière dont son successeur devra prendre la mesure.

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Auteur sans piston: Bande annonce de "En toute liberté" de Freddy Mulongo !

Résumé du livre : Freddy Mulongo est un journaliste engagé et attaché au respect des droits de l'homme mais aussi à la liberté d'expression. Dans son ouvrage En toute liberté, l'auteur brosse le tableau d'un pays dont les signaux sont couramment dans le rouge concernant les droits humains. La population du pays constitue sa première richesse. Au Congo les journalistes et activistes des droits de l'homme sont assassinés, la population de l'Est de la République Démocratique du Congo est abandonnée, elle est victime de viols, de massacres et de tueries. Les Congolais croupissent dans la misère alors que les autorités congolaises vivent en pachas.

La RDC est le 187e pays selon le classement du PNUD dans le développement humain alors qu'il regorge d'énormes potentialités. Un vrai gâchis ! A travers les articles de Freddy Mulongo mais surtout l'interactivité avec les internautes congolais et autres nationalités, on perçoit l'amour de la patrie pour les Congolais à l'étranger. Freddy Mulongo pointe du doigt là ou ça fait mal, la République Démocratique du Congo ne sera vraiment démocratique lorsqu'elle deviendra un Etat de droit.

- Biographie de l'auteur : Originaire de la République démocratique du Congo, Freddy Mulongo est un journaliste congolais qui vit à Paris. Il est très engagé pour la liberté d'expression et les droits humains. Il est accrédité au Palais des Nations, ONU-Genève. Fondateur de Réveil FM, la première radio associative et communautaire de Kinshasa, c'est lui qui a introduit et mis en exergue l'importance des informations de proximité. Il a été accrédité auprès du Premier ministre à Matignon. Depuis Paris, Freddy Mulongo a remis en place Réveil FM International qui émet sur internet.

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Vladimir Poutine est prêt à signer le rattachement de la Crimée à la Russie

Vladimir Poutine réunit son gouvernement à Novo-Ogaryovo, aux alentours de Moscou, le 5 mars 2014.

INTERNATIONAL - Vladimir Poutine s'est dit formellement prêt à ratifier un accord prévoyant l'intégration à la Russie de la Crimée, péninsule du sud de l'Ukraine, dans un document publié mardi 18 mars sur le site du Kremlin. Dans ce document, le président russe demande aux pouvoirs publics russes (gouvernement et Parlement) d'approuver un tel accord et juge "opportun" de le ratifier.

Avant cela, Vladimir Poutine avait informé officiellement les deux chambres du Parlement -la Douma et le Conseil de la Fédération- et le gouvernement russe de la demande de la Crimée de faire partie de la Russie, première étape législative nécessaire pour pouvoir intégrer la péninsule dans la Fédération russe.

La Russie souhaite donc bien la bienvenue à une nouvelle nation. Poutine avait déjà signé lundi 17 mars un décret reconnaissant l'indépendance de la péninsule séparatiste ukrainienne de Crimée. La Russie, "compte tenu de la volonté des peuples de Crimée exprimée lors du référendum du 16 mars 2014", décide de "reconnaître la République de Crimée comme Etat souverain et indépendant où la ville de Sébastopol a un statut spécial", selon le texte du décret publié par la présidence russe.

Le décret entre en vigueur "le jour de sa signature", selon ce texte.

La Crimée, occupée depuis plus de deux semaines par les troupes russes, a massivement voté dimanche pour le rattachement à la Russie dans un référendum jugé illégitime par Kiev et la communauté internationale. Son parlement a décidé lundi à l'unanimité de demander officiellement l'intégration de la Crimée à la Fédération de Russie.

La Crimée devient ainsi le troisième territoire -avec l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie- dont la Russie reconnaît l'indépendance sans être suivie par la communauté internationale (hormis le Venezuela et le Nicaragua).

En termes de droit international, la reconnaissance de la Crimée comme Etat indépendant est une étape nécessaire pour son intégration à la Russie. Celle-ci doit faire l'objet d'un accord entre deux Etats indépendants.

Poutine doit s'exprimer plus tard ce mardi sur le sujet devant les deux chambres du Parlement russe, les dirigeants des régions russes et les représentants de la société civile, selon le Kremlin.

Dès la proclamation des résultats officiels de leur référendum et la demande formelle de rattachement à la Russie, les autorités séparatistes de la Crimée ont annoncé une série de mesures concrètes sur le terrain.

- Les unités militaires ukrainiennes sont dissoutes, leur personnel a le choix entre quitter la région ou bien continuer à y résider et s'enrôler dans les forces armées de la Crimée.

- Les biens de l'Etat ukrainien sont "nationalisés", autrement dit confisqués et remis aux institutions et organes compétents de la Crimée. Les entreprises pétrolières et gazières sont les premières visées.

- Le rouble devient la monnaie officielle de la Crimée. La hryvnia ukrainienne pourra être utilisée parallèlement à la monnaie russe jusqu'au 1er janvier 2016.

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Photos. La circulation alternée à Paris

Pour lutter contre la pollution, la circulation alternée a été mise en place lundi 17 mars à Paris et en proche banlieue, une grande première depuis 1997. Résultat: des grands axes sans embouteillages, des plaques paires qui se font épingler par les policiers, et moins de monde dans le métro à cause d'une fréquence de rames plus importante que d'habitude.

Jean-Marc Ayrault et ses ministres à la Préfecture de Police de Paris

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La Sénatrice Brigitte-Gonthier Maurin, invitée d'honneur du Forum International sur la liberté de presse, les droits de l'homme et contre l'impunité

Brigitte Gonthier-Maurin, Sénatrice des Hauts-de-Seine

Sénatrice des Hauts-de-Seine du groupe communiste républicain et citoyen, Brigitte Gonthier-Maurin préside la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes au sein du Sénat. Elle a notamment travaillé sur l’image féminine dans les publications destinées à l’enfance et l’adolescence. Le 27 mars au Press club de France à Paris, Madame la Sénatrice Brigitte-Gonthier Maurin parlera du rapport de sa Commission au Sénat "Pour que le viol et les violences sexuelles cessent d’être des armes de guerre" au Forum International sur la liberté de presse, les droits de l'homme et contre l'impunité.

Madame la Sénatrice, Brigitte Gonthier-Maurin, confirme sa présence où elle prendra la parole en tant qu'officielle pour parler de sa commission au Sénat qui s'occupe des cas des viols et les violences sexuelles faites aux femmes dans des zones de guerre. Elle a présidé la Commission contre le viol aux femmes comme arme de guerre.

Les résolutions prises par la Commission aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes pourront-elles inspirer les journalistes et activistes des droits humains sur le cas de la RDC où l'impunité règne en maître ? Premier pays francophone d'Afrique, au cœur du continent, la République démocratique du Congo est devenue au fil des ans , la capitale mondiale du viol. Des violeurs en képi au lieu d'être interpellés, jugés et condamnés sont récompensés par des postes politiques au sein des institutions républicaines. Des violeurs patentés ont vu la banalisation de leurs viols.

En République démocratique du Congo, on récompense des violeurs et on punit des innocents et paisibles citoyens. Il suffit de vérifier à la loupe le parcours de ceux qui écument la kabilerie pour vite s'en rendre compte: A part les dinosaures mobutistes, chez des mammouths joséphistes une grande majorité sont des seigneurs de guerre qui n'ont jamais répondu de leurs crimes.

Les droits de l'homme sont bafoués au Congo. Il ne faut être extraterrestre pour le constater. La femme violée à 72 heures pour déclarer son viol, si le viol a été commis en brousse a-t-elle le temps matériel nécessaire pour joindre un centre de santé ? Si la personne qui doit constater le viol et délivrer l'attestation est inféodée au régime, que fait-elle ? Sachant que les violeurs sont soit des miliciens ou des hommes armés la femme violée peut-elle se rendre en toute quiétude dans un container de police pour déposer sa plainte ? Pas facile d'être une femme violée en République démocratique du Congo.

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lundi 17 mars 2014

Pollution : Paris redécouvre la circulation alternée, 17 ans après

Paris redécouvre la circulation alternée lundi 17 mars 2014

ENVIRONNEMENT - Covoiturage, télétravail ou transports en commun: les automobilistes dont la voiture a une immatriculation paire doivent trouver une parade pour respecter la mesure de circulation alternée qui a débuté lundi 17 mars à 5h30 à Paris et dans sa proche banlieue.

Sauf dérogations, seules les voitures et motos dotées de plaques impaires sont autorisées à circuler, mesure gouvernementale radicale destinée à lutter contre la pollution qui sévit depuis plusieurs jours.

Peu avant 8 heures, Bison futé relevait deux fois moins de bouchons sur les routes d'Île-de-France que d'habitude. Le Centre national d'information routière comptait ainsi 90 kilomètres de bouchons dans la région contre de "200 à 250 kilomètres" un jour de semaine à la même heure, selon un porte-parole. C'est "deux fois moins de bouchons que d'habitude", a-t-il poursuivi.

Cette baisse s'illustre sur ce graphique d'Infotrafic (en noir, la courbe des bouchons du lundi 17 mars): Inédite depuis 1997, la décision annoncée samedi, à huit jours des municipales, a suscité l'approbation de la gauche et des écologistes mais déclenché les foudres de l'opposition et des associations d'automobilistes et de motards.

Pour le président de l'UMP Jean-François Copé, cette mesure "relève de la communication". "Pour la première fois un gouvernement assume ses responsabilités", s'est en revanche félicitée la ministre de la Santé Marisol Touraine. Cécile Duflot "remercie" elle les automobilistes gênés par cette mesure:

Jean-Marc Ayrault n'a lui pas exclu que la circulation alternée soit prolongée "si nécessaire", parlant d'un effort "accepté" par les automobilistes. "Si nécessaire, la mesure sera prolongée demain (mardi). Elle a en tout cas été prise pour deux jours en espérant que cet effort qui est fait et qui est accepté va permettre de faire descendre le niveau de pollution, c'est l'intérêt général", a déclaré le Premier ministre lundi matin dans la cour de la Préfecture de police de Paris.

De 22 euros d'amende à l'immobilisation du véhicule

Pour compenser l'immobilisation forcée de la moitié des voitures, les transports publics sont gratuits, et la SNCF et la RATP offrent "plus d'un million de places supplémentaires" sur certaines lignes de métro, RER et Transilien, a assuré le ministre des Transports Frédéric Cuvillier.

Lundi, SNCF Transilien prévenait sur son site Internet que "les trains seront très chargés entre 7h et 9h ainsi qu'entre 17h et 19h du fait de la gratuité des transports annoncée à l'occasion du pic de pollution", et incitait ses clients à voyager en heures creuses. Par ailleurs, en guise de "compensation", le stationnement est gratuit à Paris pour les voitures à l'immatriculation paire.

Pour veiller au respect de la circulation alternée, quelque 700 policiers sont mobilisés, sur une soixantaine de points de contrôle. Les automobilistes et motards qui braveront l'interdit écoperont d'une amende: 22 euros si elle est réglée immédiatement, 35 euros au-delà de trois jours. S'ils refusent de faire demi-tour, leur véhicule sera immobilisé. A 5h du matin, des policiers stationnaient déjà porte de Châtillon à Paris, à l'entrée du périphérique parisien.

"C'est sûr qu'on va avoir plus de clients aujourd'hui", se réjouissait un chauffeur de taxi interrogé lundi par l'AFP. "Il y a des gens qui prennent la voiture parce qu'ils ne veulent pas être collés à d'autres gens dans le métro. Aujourd'hui, ils prendront un taxi".

"Tu n'as pas le droit de rouler avec ta plaque", faisait remarquer à un feu un conducteur de scooter à un autre. "Ah bon, je ne savais pas", lui répond le deuxième, avant de démarrer. Mesure "précipitée, inefficace" et qui va "générer la pagaille", a pesté l'Automobile Club Association (ACA). La Fédération française des motards en colère, énervée que les deux-roues soient inclus dans la mesure, a appelé ces usagers à la résistance, leur suggérant le "co-motorage".

Retour de la pollution

"Nous comprenons parfaitement les difficultés, les agacements, voire même les colères (...) Mais il fallait prendre cette décision-là", a justifié le ministre de l'Ecologie, Philippe Martin. Il escompte "une baisse importante de la fréquentation de voitures". En 1997, a-t-il rappelé, l'expérience avait "donné des résultats", même s'il reconnaissait samedi qu'elle avait laissé "de mauvais souvenirs". Tous les véhicules à numéro pair ne sont pas interdits. Peuvent rouler les véhicules électriques ou hybrides, de même que les voitures avec au moins trois personnes à bord, les voitures auto-écoles et les taxis.

Les poids-lourds sont eux interdits à l'exception des véhicules d'urgence, camions poubelles, engins de chantier, camions frigorifiques. Les véhicules autorisés à circuler doivent respecter les limitations de vitesse déjà en vigueur du fait de la pollution (abaissement de 20 à 10 km/h selon les axes).

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Paris: Le jour où l'Arc de triomphe a enfin été inauguré

Il a fallu plus de trente ans pour que l’Arc de triomphe trône sur la place de l’Etoile. En 1805, la Grande Armée vient de remporter la bataille d’Austerlitz. En félicitant ses soldats, Napoléon leur déclare : «Vous rentrerez dans vos foyers sous des arcs de triomphe.»

L'Arc de Triomphe de l'Etoile - Paris 8e - 16e - 17e la place de l'Etoile - Charles de Gaulle. Photo Réveil FM international

L’empereur ambitionne d’en couvrir une avenue reliant la place de l’Etoile à la Bastille, via le Louvre. Il entend ériger le premier arc à la Bastille et une grande statue d’éléphant sur la place de l’Etoile mais finit par se raviser. Ce sera l’inverse. La première pierre de l’Arc de triomphe est posée en 1806, sur l’ancienne butte de Chaillot, alors à la limite de Paris. Le lieu est champêtre et assez désert, hormis deux bâtiments de perception de taxe. Mais très vite, les difficultés financières s’accumulent et des problèmes logistiques ralentissent le chantier désormais concentré sur la place de l’Etoile.

L'Arc de triomphe. Photo Réveil FM international

A tel point qu’en 1810, lors de son mariage avec Marie-Louise, Napoléon est contraint de défiler sous une maquette en bois et en toile. En 1814, la construction est stoppée après les défaites militaires et la chute de l’empereur. Ne s’élèvent alors que les quatre colonnes, à une vingtaine de mètres de haut. Ce n’est que dix ans plus tard que le chantier redémarre enfin, sous l’impulsion du roi Louis XVIII.

Freddy Mulongo au dessus de l'Arc de triomphe. Photo Réveil FM international

Deux personnes à l’inauguration

L’Arc de triomphe est achevé en 1836. Il culmine à 50 mètres de hauteur et mesure 45 mètres de large. Il doit être inauguré le vendredi 29 juillet 1836, date anniversaire de l’avènement de Louis-Philippe et de la révolution de Juillet, en 1830. Une parade militaire en grande pompe et en présence du monarque est prévue. Mais Louis-Philippe annule finalement le défilé, inquiet pour sa sécurité – il a été victime d’une tentative d’attentat un mois avant. Le roi se contente d’organiser un banquet pour ses 300 invités. A 7 heures du matin, l’Arc de triomphe est finalement découvert, sans tambour ni trompette. Seules deux personnalités sont présentes : Adolphe Thiers, le chef du gouvernement, et son ministre des Finances, Antoine d’Argout.

Le monument abrite depuis 1921 la tombe du Soldat inconnu, et plus d’un million et demi de personnes le visitent chaque année.

L’arc de triomphe de l’Étoile souvent appelé simplement l'arc de triomphe, construit de 1806 à 1836 sur ordre de Napoléon, est situé à Paris dans le 8e arrondissement, sur la place de l’Étoile, à l’extrémité ouest de l’avenue des Champs-Élysées, à 2,2 kilomètres de la place de la Concorde. Haut de 50 mètres, large de 45 mètres et profond de 22 mètres, il est géré par le Centre des monuments nationaux. La hauteur de la grande voûte est de 29,19 mètres et sa largeur de 14,62 mètres. La petite voûte, mesure 18,68 m de haut et 8,44 m de large.

La place de l'Étoile forme un énorme rond-point de douze avenues percées au XIXe siècle sous l’impulsion du baron Haussmann, alors préfet du département de la Seine. Ces avenues « rayonnent » en étoile autour de la place, notamment l’avenue Kléber, l'avenue de la Grande-Armée, l’avenue de Wagram et, bien sûr, l’avenue des Champs-Élysées. Des pavés de couleurs différentes dessinent sur le sol de la place deux étoiles dont les pointes arrivent pour l'une au milieu des avenues, pour l'autre entre les avenues.

L’homme qui vola sous l'Arc de triomphe

Le 7 août 1919, à 7h20 heures du matin, un aviateur un peu fou n’a pas hésité à voler sous la voûte de l’Arc de Triomphe !

Mais d’où vient de projet un peu fou ? Tout commence pendant le défilé du 14 juillet 1919 (marquant la fin de la 1ère Guerre mondiale), sur les Champs-Élysées. Le commandement en chef ordonne alors aux aviateurs de défiler à pied. Pour les pilotes, qui se considèrent comme des “chevaliers du ciel “, il s’agit d’une humiliation !

Ainsi, lors d’une réunion secrète, un petit groupe d’aviateurs décide de venger l’affront en sélectionnant le meilleur d’entre eux pour passer sous l’Arc de Triomphe pendant le défilé. Le choix se porte sur Jean Navarre, considéré comme l’as des as parmi les pilotes de chasse. Mais Navarre se tue le 10 juillet pendant d’un vol d’entraînement. Avec plus de 500 heures de vol, les regards se tournent vers le jeune Charles Godefroy considéré comme assez expérimenté et courageux pour relever le défi.

Avec son ami Jacques Mortane, il étudie plusieurs fois l’ architecture de l’Arc de Triomphe pour y repérer les courants d’air et déterminer la voie aérienne. Puis il s’entraîne sous le pont sur le Petit-Rhône à Miramas. Mortane se prépare à filmer l’événement pour la postérité. Le vol étant contraire à toutes les règles, les préparatifs se déroulent dans le plus grand secret. Mais le projet n’est pas mis en œuvre pendant le défilé.

Le 7 août 1919, trois semaines après le défilé, en secret, Charles Godefroy décolle de l’aérodrome de Villacoublay dans un biplan Nieuport 11. Il arrive à la porte Maillot peu de temps après. Venant de l’ouest, il contourne l’Arc de Triomphe et commence son approche par l’avenue de la Grande-Armée. Il prend de la vitesse et passe sous la voûte (large de 14,60m et haute de 29 m) en biais et en descente. Il survole à basse altitude un tramway dans lequel les passagers se jettent au sol, et de nombreux passants s’enfuient effrayés. Godefroy survole la place de la Concorde avant de retourner à l’aérodrome, où son mécanicien vérifie l’avion. Personne à l’aérodrome n’a remarqué le vol, qui n’aura duré qu’une petite heure.

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dimanche 16 mars 2014

Vulcania, au coeur des volcans d'Auvergne prépare son nouveau visage !

Vulcania en Auvergne. Photos Réveil FM International

Randonner sur un volcan, découvrir des plateaux immenses, franchir des cratères… il n’y a qu’en Auvergne qu’on puisse vivre ça ! Authentiques et animées, les montagnes d’Auvergne forment un terrain de jeu unique par la diversité de leurs paysages et la multitude d’activités proposées. Vulcania s'apprête à rouvrir ses portes. Le 19 mars, le parc auvergnat démarrera sa saison 2014. Avec des nouveautés à la clé. Pour un montant total de 6 millions d'euros. Des visiteurs qui étaient un peu plus de 334 000 la saison dernière. Soit 2,2% de moins qu'en 2012. Alors que le chiffre d'affaires du parc, lui, est en hausse de 4%. Des visiteurs un peu moins nombreux, donc, mais qui ont dépensé plus. Vulcania vous raconte l’histoire des volcans de la chaîne des Puys, des éruptions volcanique et des paysages environnants. Place à l’émotion et au dépaysement : face à vous, la force et le mystère des volcans se dressent majestueusement, entre coulées de lave et étendues de verdure. Petits et grands peuvent explorer ce paysage grandiose grâce à des sentiers de découverte jalonnés de maquettes, tables d’orientation et autres curiosité : de nombreuses découvertes vous attendent ! Comment la flore a-t-elle repris le dessus après les violentes éruptions volcanique de la chaîne des Puys ? A quoi ressemble la végétation locale ? Les deux sentiers de découverte du site Vulcania répondent à ces questions dans un cadre agréable. Les amoureux de nature prendront plaisir à se promener dans cet espace préservé de 57 hectares.

Freddy Mulongo au Vulcania en Auvergne. photos Réveil FM international

Il y a quatre ans nous avions visité Vulcana en Auvergne, avant nous étions un peu découragé par les récits de certains internautes: "Vulcania... non merci..! C'est de la poudre aux yeux, quand on a vu le futuroscope, le Cinaxe et la cite des sciences à Paris on reviens en Auvergne pour assister a un spectacle édifiant, simulant un tremblement de terre dans la région de Clermont... on est vraiment STUPÉFAIT!... par la pauvreté du site qui n'est qu'un immense salle d'exposition....Ne comptez pas y voir du spectaculaire, sur les affiches on annonce cela comme quelque chose de grandiose, de géant et de spectaculaire... pour quelqu'un qui n'est jamais sorti de son trou ça l'est..!! C'est une TRÈS MAUVAISE PUBLICITE pour l'Auvergne, car quand un visiteur voit ça , ils se dit mais ou est le grandiose, le spectaculaire, ils sont vraiment jamais sortis de leur trou ces auvergnats!! Voila pourquoi je suis en colère un peu car je considère qu'on a fait la UNE TRÈS BONNE CONTRE-PUBLICITÉ...! et notre belle région ne méritait pas cela... Du spectaculaire il y en a au Cinax, a la Géode, au Futuroscope mais certainement pas à Vulcania , le fait de l’évoquer a tendance a provoquer chez moi un léger rictus contenu... Le tremblement de terre dure 30 secondes et les images sont nulles, allez voir le volcan de Lempteguy là au moins il n'y a pas de tapage médiatique injustifié... Quand on a rien a dire .. on ferme sa gueule.... Vulcania n'a rien a dire... et Maurice Kraft et sa femme doivent se retourner dans leur tombe... il faut faire un parc , un vrai parc du vulcanisme et non pas une salle d'exposition une de plus... On est vraiment de ploucs.... désolé... Vulcania ...à éviter !"

Mais nous nous avions aimé Vulcania !

Freddy Mulongo au Vulcania en Auvergne. photos Réveil FM international

Vulcania est un centre de culture scientifique autour du volcanisme. Lancé par Valéry Giscard d'Estaing, il porte aussi le nom de Parc européen du volcanisme. Le parc se trouve à Saint-Ours-les-Roches, dans le Puy-de-Dôme, à 15 km au nord-ouest de Clermont-Ferrand. L'activité est gérée par la société d'économie mixte Volcans.

Vulcania est à l'origine une idée du volcanologue français Maurice Krafft, il devient par la suite l'un des projets qui ont tenu à cœur à Valéry Giscard d'Estaing, alors président du Conseil régional d'Auvergne, qui souhaite créer un pôle de notoriété nationale et internationale, à la fois didactique et ludique. La forte implication de l'ancien président de la République ajoute une dimension politique aux enjeux économiques, techniques et environnementaux.

Freddy Mulongo au Vulcania en Auvergne. photos Réveil FM international

La vente s'étant faite par soumission cachetée, Valéry Giscard d'Estaing a fait une offre à titre personnel, bien inférieure à celle de M. Echalier, propriétaire d'une entreprise proche; Voyant que la vente lui échappait, l'ancien Président a fait valoir le droit de préemption du Conseil Régional d'Auvergne, puis a décidé d'utiliser l'idée des époux Kraft, en la déplaçant sur ce terrain. L'idée première présentée au conseil municipal de Saint-Ours-les-Roches évoquait un centre équestre privé.

L'architecte autrichien Hans Hollein a dessiné un ensemble ouvert incorporant un cône monumental souhaitant faire référence, par sa forme, aux puys du Parc naturel régional des volcans d'Auvergne. D'autres efforts ont été faits pour que Vulcania puisse sembler intégré et adapté à son milieu naturel, en enterrant les trois quarts de ses fondations.

Freddy Mulongo au Vulcania en Auvergne. photos Réveil FM international

L'implantation de Vulcania au cœur de la Chaîne des Puys rencontre une vive opposition chez les défenseurs de la nature. « Dans une lettre adressée à Valéry Giscard d'Estaing, le vulcanologue et ancien secrétaire d'Etat Haroun Tazieff accuse " le massacre d'un des monuments naturels les plus préservés de France, crime dont le but essentiel est le profit ". »

Le porte-parole du mouvement pour la sauvegarde des volcans d'Auvergne, Marcel Breugnot, écrit dans le journal Libération, en 1997, que le projet vise à « saccager l'un des paysages les plus singuliers de l'Hexagone. »

Le Groupe politique Europe Écologie Les Verts, du Conseil régional d'Auvergne, souhaitait qu'un référendum soit effectué auprès des habitants de la région Auvergne, concernant ce projet et les importants investissements financiers de leur conseil régional. Car ce projet « ne justifie pas, selon les élus de gauche, "un investissement équivalent à un tiers du budget annuel de la région". »

Freddy Mulongo au Vulcania en Auvergne. photos Réveil FM international

Plusieurs associations, comme le Club alpin français, France nature environnement, SOS volcans, l'Association d'études et de défense de l'environnement des pays de Limagne et de Combrailles, se rassemblent dans un Comité de liaison pour la sauvegarde des volcans d'Auvergne, qui accuse également « le manque de démocratie » concernant le choix de ce projet, ainsi que « le coût de l'opération et la lourdeur des aménagements annexes ».

Les défenseurs du site naturel refusent qu'il soit dénaturé par ces constructions, et s'alertent également des risques géologiques. De plus, le projet s'implante dans un site classé Parc naturel régional.

Le Groupe politique Europe Écologie Les Verts se bat pour « contester ce choix mégalomaniaque, destructeur pour l’environnement... et les finances régionales. ». Le Comité de liaison pour la sauvegarde des volcans d'Auvergne est par ailleurs « soutenu par les communes riveraines, qui ont déposé les recours auprès du tribunal administratif, et diffusé une pétition qui a réuni 16 000 signatures », pour que le projet n'aboutisse pas. Ces divers « recours déposés par les nombreuses associations locales » feront reporter le projet et son début de construction, suite à « un sursis à exécution du permis de construire » en 1997, décision de sursis qui est alors « la dernière en date d'une série de jugements rendus depuis 1994 par les instances administratives saisies principalement par le Comité de liaison pour la sauvegarde des volcans d'Auvergne, à chaque étape des trois procédures : modification du plan d'occupation des sols, création d'une unité touristique nouvelle et permis de construire. »

Les divers recours feront également reporter son ouverture, alors prévue l'été 2000.

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samedi 15 mars 2014

Joseph Kabila à l'école de Mandela, une plaisanterie de mauvais goût !

Il faut être barjot pour débiter des inepties pareilles. Sauf qu'en bon agent de l'ANR- la Gestapo joséphiste- avec son nom d'emprunt, Roland Ngoie Kiloka qui a passé tout le mois de février à battre une campagne clownesque voire canularesque de "Joseph Kabila à l'école de Mandela" dans des médias coupagistes, thuriféraires et boutiqués du régime qui sévit au Congo-Kinshasa, est un fayot intéressé. Et le ridicule ne tue pas, y compris chez les infiltrés ! Pourquoi l'incapacitaire de Kingakati n'est pas à l'école de Patrice Emery Lumumba, l'héros national congolais ? L'impéritie de Joseph Kabila est connu de tous, il a tellement épuisé ses connaissances limitées et degrés de liberté qu'il est même dans l'incapacité de nommer un gouvernement d'union nationale issue des concertations nationales du Palais du peuple. Cela fait cinq mois déjà, que le gouvernement annoncé avec pompe attend l'aval de Kigali. Le parcours de Nelson Mandela est connu. Qui connait le parcours du kadogo arrivé au Congo avec des bottes de jardinier et un kalachnikov en bandoulière, catapulté sur le trône de la République démocratique du Congo, qui règne par défi sans aucune légitimité et en toute illégalité, l'aphone de la République a déjà planqué plus de 25 milliards de $ us dans les îles vierges britanniques alors que Nelson Mandela n'a laissé que 3,7 milliards comme héritage aux sud africains. Nelson Mandela n'a jamais fait tripatouiller la Constitution Sud africaine pour se maintenir au pouvoir. Nelson Mandela n'a fait qu'un mandat de quatre ans comme Président de la République sud africaine. Et Jo Ka donc ? Tricheur, usurpateur, imposteur...

Il a même réussi avec la complicité de Modeste Mutinga Mutuishayi corrompu, fourbe, roublard et grand requin et ancien Président de la fameuse Haute Autorité des Médias ( HAM), d'échapper à un débat contradictoire inscrit dans la Constitution de transition. Sénateur Godillot et commerçant, Modeste Mutinga Mutuishayi est Rapporteur au Sénat pour le compte d'alias Joseph Kabila. Combien de fois alias Joseph Kabila n'a-t-il pas corrompu des parlementaires godillots pour tripatouiller la Constitution de Liège devenue congolaise ? Comment un pays comme la République démocratique du Congo qui a autant d'habitants que la France c'est-à-dire plus de 65 millions peut avoir une élection présidentielle à un tour et sans débat contradictoire ? Nelson Mandela n'a jamais voulu diviser les Sud africains, noirs et blancs malgré ses 27 ans en prison. Les prisons de Joseph Kabila sont remplis des innocents non jugés.

Ta tête ne me plait pas eh ! Hop en prison...Des prisonniers politiques: Eugène Diomi Ndongala, le pasteur kutino, les présumés assassins de M'zée Laurent-Désiré Kabila, treize ans sans jugement...Les massacres de Bundu Dia Kongo, sont impunis, les assassinats des journalistes et activistes des droits de l'homme. Qu'ont fait Floribert Chebeya, Fidèle Bazana, Pascal Kabangulu, Franck Ngyke et Hélène Mpaka, Louis Bapuwa, Serge Maheshe, Didace Namujumbo, Armand Tungulu...pour être assassinés? Et les 12 millions de morts Congolais ? Nelson Mandela n'a jamais mis un seul journaliste Sud africain en prison. D'ailleurs lorsque le caricaturiste Zapiro ne le croquait plus en dessin il l'appelait pour protester de cette mise en quarantaine.

Pour débiter sa buzobérie rodomontade dans un français à l'emporte pièce, Roland Ngoie Kiloka qui se présente comme le Président du Comité de soutien au Président Joseph Kabila avait écrit ceci le dimanche 9 février 2014:

Joseph Kabila à l'école de Mandela

Le dimanche 9 février 2014 1h01, kiloka ngoié roland a écrit :

En observant les parcours des ces deux personnalités on constate que Kabila est de l'école de Mandela en effet, Lejeune président congolais a vite appris a partager le pouvoir avec ses adversaires, même ceux qui n'ont jamais cesse de le blâmer.

Le pardon la commande . N'eut le pardon , le Congo avait encore de bonnes journées a passer dans l'enfer. Clairvoyant, ...Kabila puisera dans sa grandeur d'amé. C'est ans que ses efforts pour le développement du pays ont été concentres sur la paix. Sans elle, rien n'est possible .Mais avec qui faire la paix avec ceux qui, pour des intérêt mesquins ou par la manipulation extérieurs se sont faits ennemis de sa personne et du Congo pour ce faire, il a été injurie traite de tous les maux On lui a refuse sa vraie identité en lui en attribuant plusieurs tantôt il est rwandais tantôt il est tanzanien, il n'est pas le fils de Mzee Kabila .

Des qualificatifs qui pouvaient pousser au découragement. Mais sa détermination pour parachever le combat qu'avait entrepris son père ne se diluera pas il a fallu qu'il pardonne même les extrémistes, ceux qui ont mijote depuis tout ce temps des plans macabres de sabotage de ses actions ainsi au nom de la paix, il acceptera de se mettre avec tout le monde autour d'une table Joseph Kabila Il fait que pardonner.

Roland Ngoie Kiloka

Président Comite de Soutien Président Joseph Kabila Kabange

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vendredi 14 mars 2014

Zimbabwe: Le rabbin Guershon Nduwa enseigne l'hébreu, les prières hébraïques, les fêtes juives et les compétences de la synagogue aux Juifs Lemba

Guershon Nduwa (gauche) à Harare au Zimbabwe

Guershon Nduwa est le premier rabbin noir en France, membre actif de la Fédération des juifs noirs de France. . D'origine congolaise, il a fait toutes ses études en Israël. Sa mission permettre aux juifs noirs du continent de vivre leur judaïté sans honte. Le rabbin Guershon Nduwa sillonne l'Afrique. Il est actuellement au Zimbabwe. Avec la collaboration de Kulanu (qui soutient les communautés juives isolées et émergentes du monde ), Guershon Nduwa est très fier de faire partie de l’œuvre pour la promotion de la culture juive d’Afrique.

Guershon Nduwa enseigne la lecture en hébreu, les prières hébraïques et les compétences de la synagogue, les fêtes juives et des événements de cycle de vie, Étude de la Torah, Shabbat, les lois alimentaires juives et des sujets connexes.

Les Juifs Lemba du Zimbabwe travaillent intensément à renouer avec le monde juif large et à créer des synagogues à Mapakomhere et Harare. Modreck Maeresera et Rabson Wuriga, dirigent le développement de ces centres pour Juifs Lemba résidant à Harare, la capitale du Zimbabwe.

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Nantes: Le mémorial de l'abolition de l'esclavage !

Mémorial de l'abolition de l'esclavage. Photos Réveil FM international

A Nantes, le Mémorial est un espace public gratuit, ouvert toute l’année. Il est fermé uniquement la nuit et en périodes de crue de la Loire. Le Mémorial de l'abolition de l'esclavage est un mémorial français situé à Nantes, en Loire-Atlantique. Consacré à la traite négrière à Nantes et dans le monde, à l'esclavage et à son abolition, ce lieu de visite situé dans ce qui fut l'un des principaux ports négriers de France a été inauguré en mars 2012. Le mémorial a été construit sur le quai de la Fosse, entre le bâtiment de l'ancienne capitainerie de port et du pont Anne-de-Bretagne. De plus, il se trouve à environ 200 mètres à l'ouest de la passerelle Victor-Schœlcher (baptisée en l'honneur de celui qui œuvra en faveur de l'abolition de l'esclavage en France), dont il est est séparé par le square René-Siegfried. Le mémorial a été aménagé sous une promenade végétalisée de 7 000 m2, la surface d'exposition se trouvant presqu'au niveau de la Loire, permet d'évoquer les cales des navires négriers. À l'intérieur, 2 000 plaques de verre gravées, conte de l'histoire de l'esclavage et notamment celui des expéditions négrières des Nantais au XVIIIe siècle

Mémorial de l'abolition de l'esclavage. Photos Réveil FM international

Nantes, la traite négrière et l'esclavage

Du milieu du 17e au milieu du 19e siècle, la France organise au moins 4220 expéditions négrières, dont une grande partie menée par les armateurs nantais.

Principaux ports - Nombre d’expéditions

Nantes - 1714

Le Havre - 451 La Rochelle - 448

Bordeaux - 419

Saint-Malo - 218

Lorient - 137

Honfleur - 134

Marseille - 88

Dunkerque - 41

Dans une moindre mesure, d’autres ports français participent aussi à ce commerce : Rochefort, Bayonne, Vannes, Brest, Morlaix, Dieppe, Cherbourg, Saint-Brieuc, Sète, Marans…

La place de Nantes dans le commerce négrier est paradoxale

Quand elle arme pour la première fois à la traite au début du 18e siècle, Nantes a deux siècles et demi de retard sur le Portugal et plus d’un siècle sur des ports comme Le Havre, Bordeaux, La Rochelle. Et, quand elle abandonne la traite en 1830, elle le fait bien avant d’autres port comme Le Havre (1847), l’esclavage perdurant à Cuba jusqu’en 1886 et au Brésil jusqu’en 1888.

Nantes ne doit donc pas sa primauté à la durée de sa participation, mais à sa densité, avec l’organisation de 43 % des expéditions négrières françaises (soit environ 5 à 6 % de la traite atlantique européenne).

Au cours du 18e siècle, une part représentant 10 à 33 % du commerce maritime au long cours nantais correspond à des armements négriers, une autre part étant consacrée à l’économie de plantation esclavagiste.

Comme le rappelle l’historien Eric Saugera : « Plus qu’ailleurs, Nantes fit sienne l’argumentation négrière majeure : les colonies sont indispensables à la richesse nationale, les Noirs sont indispensables à leur mise en valeur, la traite est indispensable à son renouvellement. »

En un peu plus d’un siècle, les navires nantais auront transporté plus de 550 000 captifs noirs vers les colonies.

L'inauguration du Mémorial a eu lieu le 25 mars 2012 en compagnie, entre autres, de Jean-Marc Ayrault, alors maire de Nantes et initiateur du projet ; mais aussi de l'ancien président du Bénin, Nicéphore Soglo ; de la députée de la Guyane, Christiane Taubira ; ou encore de l'ancien footballeur Lilian Thuram. Photos Réveil FM international

Le Mémorial, une volonté politique

L’esclavage fait partie de notre histoire. Nantes fut le premier port négrier français au 18e siècle. La ville fonda alors une partie de sa richesse sur cet odieux trafic que nous reconnaissons aujourd’hui comme un crime contre l’humanité. Pendant longtemps, Nantes a détourné le regard de ce passé jusqu’aux années 1990, où nous avons décidé de le regarder en face. Nous l’avons alors exhumé, exploré, analysé, compris, assumé. Nous avons ainsi libéré notre mémoire. L’exposition Les Anneaux de la Mémoire, en 1992, fut le symbole de cette prise de conscience collective. Assumer un tel passé, sans esprit de repentance, permet aujourd’hui de mener nos combats les yeux grands ouverts. Le Mémorial porte cette volonté politique forte. Il ne s’agit pas d’un nouvel acte de contrition, mais bel et bien d’un appel à se souvenir des combats passés pour se projeter dans l’avenir, lutter contre toutes les formes d’esclavage moderne et d’aliénation des droits de l’Homme afin de construire un monde plus solidaire. En élevant le Mémorial sur les bords de la Loire, au cœur de la ville, là d’où partirent tant d’expéditions négrières, en lui donnant la forme d’un geste artistique monumental relié au palais de justice par la passerelle Victor-Schœlcher, nous rappelons que la lutte pour la liberté et la dignité de tout être humain est une cause fondamentale qui engage notre idée de la société. Le Mémorial est une nouvelle étape pour comprendre notre histoire et témoigner de l’avenir que nous voulons construire ensemble. Des salles du Musée du Château des ducs de Bretagne consacrées à la traite, en passant par le Bouffay, l’île Feydeau et le quai de La Fosse, il prend toute sa dimension dans un parcours de mémoire qui s’ancre dans la réalité historique de la ville. Ce Mémorial, qui par son ampleur est unique en Europe, est un message de tous les Nantais, de tous les habitants de notre métropole, de notre département, de notre région à ceux qui, partout dans le monde, partagent cette histoire, ces luttes, et ces combats. Je forme le vœu qu’il devienne ce lieu de connaissance et de conscience pour les plus jeunes générations. Alors le Mémorial aura tenu ses promesses : il sera ce lieu vivant de ralliement et d’engagement collectif pour perpétuer la mémoire des combats passés et poursuivre notre lutte pour la reconnaissance et la promotion des droits de l’Homme.

M. Jean-Marc Ayrault, le Député-Maire de Nantes

Esclavage et lutte pour la liberté

« L’esclavage est un crime abominable. (…) Pourtant, l’esclavage et les pratiques esclavagistes persistent dans de nombreuses régions du monde. Ce type d’exploitation est en train d’évoluer et de refaire surface sous des formes modernes, telles que la servitude pour dettes, la vente d’enfants et la traite de femmes et de filles à des fins de prostitution. L’esclavage trouve ses racines dans l’ignorance, l’intolérance et la cupidité. Il nous incombe de créer un climat dans lequel de tels abus et une telle cruauté sont inconcevables. Un des moyens d’y parvenir est de se souvenir du passé et d’honorer les victimes de la traite transatlantique des esclaves. En gardant à l’esprit les injustices passées, nous aidons à faire en sorte que de telles violations systématiques des droits de l’homme ne puissent plus jamais se reproduire. »

Message du Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, à l’occasion de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves, le 25 mars 2010.

A l’échelle planétaire, les abolitions progressives de la traite et de l’esclavage s’étalent sur plus de deux siècles. Mais, si le combat légal est quasiment achevé, l’esclavage reste toujours un réel fléau.

Le Mémorial de l’Abolition de l’Esclavage de Nantes, a aussi pour mission de rappeler la dramatique urgence de la situation des esclaves d’aujourd’hui.

Ainsi, le passé éclairant le présent, le Mémorial est un appel à la conscience de chacun des visiteurs sur le monde qui l’entoure. Voir liens esclavage contemporain. Aujourd’hui, on estime que 27 millions de personnes à travers le monde sont en situation d’esclavage, soit plus de deux fois le nombre total d’esclaves déportés par la traite transatlantique en quatre siècles !

Au moins 200 millions de personnes sont victimes d’asservissement pour dettes, de mariages forcés, de la prostitution et du travail forcé, notamment un nombre considérable d’enfants.

En août 2010, l’ONU a lancé un plan d’action mondial de lutte contre la traite des êtres humains.

En France, le Comité Contre l’Esclavage Moderne estime à plusieurs dizaines de milliers les personnes réduites au travail forcé comme ouvriers dans les ateliers clandestins ou comme domestiques. Des milliers de femmes sont soumises à des mariages forcés et des dizaines de milliers d’entre elles sont contraintes à la prostitution.

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L’émission "Tango Ya Kopapa" de Jean Kalama-Ilunga fait du buzz auprès des soldats congolais !

Dans un régime dictatorial, les forces de sécurité, l'armée, la police qui ont un pouvoir abusif, répressif, de nuisance et de l'arbitraire constituent ce qu'on appelle "L'imperium". Ils agissent comme des milices à la solde du régime et sont anti-peuple. Ancien conseiller de M'zée Laurent-Désiré Kabila, Jean Kalama-Ilunga qui est aussi un ancien officier militaire (Lieutenant) formé à Kitona connait bien le langage des soldats. L'émission "Tango Ya Kopapa" parle aux soldats utilisés comme petits couteaux par le régime de Kinshasa mais surtout de leurs problèmes socio-économiques. Il fait un travail de conscientisation: "Il faut que les policiers, soldats et agents de sécurité sachent qu'ils sont là pour le peuple et non contre lui" clame Jean kalama-Ilunga. Pour y arriver chaque semaine, il prépare, enregistre et diffuse son émission sur internet. Le buzz fait que les soldats le surnomme "Che Guevara" tellement il parle comme eux et il se montre leur défenseur.

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jeudi 13 mars 2014

Les 7 clés pour protéger ses communications

Echanger des e-mails chiffrés afin d'éviter les lecteurs indésirables. Par exemple en utilisant le protocole PGP depuis la messagerie Thunderbird.

SURVEILLANCE — Journalistes et ONG son régulièrement la cible de cyberattaques. A Genève, Reporter sans frontières et le Festival du film sur les droits humains ont réuni des experts pour initier médias et humanitaires à la sécurité informatique.

Internet et les réseaux sociaux sont une aubaine pour les journalistes et les ONG: l’information circule rapidement et le contact avec les protagonistes d’un événement, témoins, et autres donneurs d’alerte est plus simple.

Cette médaille possède aussi un revers. La dématérialisation des moyens de communication et le recours à des technologies complexes rendent plus difficile la protection des sources, des contacts et des informations sensibles en possession du journaliste. Comment sécuriser son ordinateur ou son smartphone contre le vol de données? «Les journalistes et les ONG sont devenus une cible prioritaire par rapport aux informations qu’ils possèdent, explique Stéphane Koch. Dans le cadre du Festival du film sur les droits humains de Genève (FIFDH), il donnait jeudi 13 mars avec d’autres spécialistes de la sécurité informatique un atelier suer l’anonymat des communications et la protection des données. La «cryptoparty» se poursuit vendredi avec une phase pratique pour les participants.

En Suisse aussi, il faut se protéger

Il n’y a pas que le New York Times ou le Washington Post qui sont la cible d’attaque pirate. En Suisse aussi, des journalistes sont pris pour cible, comme Ludovic Rocchi. Son ordinateur a été saisi par la justice en lien avec une affaire de plagiat à l’Université de Neuchâtel, afin de débusquer l’informateur du reporter du Matin. «La loi prévoit que le journaliste protège ses sources, note Stéphane Koch, mais elle n’interdit pas explicitement à un procureur de saisir le matériel informatique de ce dernier, précise le membre du comité de Reporters sans frontières Suisse. Crypter ses données et communiquer anonymement constitue un renforcement nécessaire la protection des sources.»

La règle d’or

Avant de sécuriser un ordinateur et de blinder ses communications, la règle d’or est de laisser la priorité au jugement de la personne. Ça n’est pas l’outil de protection informatique qui détermine le comportement de l’utilisateur, mais bien le contraire. Il convient d’évaluer à chaque fois quel degré de protection est nécessaire et quelle stratégie d’anonymisation mobiliser. L’objectif est de minimiser les risques d’interception et de compliquer au maximum la tâche des espions, tout en sachant qu’il n’est pas possible de se protéger contre une cyberattaque de haut vol.

Les 7 clés pour protéger ses communications

Echanger des e-mails chiffrés afin d’éviter les lecteurs indésirables. Par exemple en utilisant le protocole PGP depuis la messagerie Thunderbird. Seul le destinataire possède la clé permettant de décrypter le mail.

Utiliser un service VPN (réseau privé virtuel) pour protéger les données que l’on fait circuler par internet et brouiller le lieu de connexion. Attention, tous les VPN ne fonctionnent pas dans tous les pays. Dans l’idéal, choisir un service acceptant les comptes anonymes et le paiement en bitcoin pour limiter le traçage.

Utiliser TOR pour surfer anonymement. Le trafic passe par plusieurs ordinateurs afin de rendre plus compliquée l’identification d’une machine. On combinera TOR et un VPN pour plus de sécurité encore.

Chiffrer ses informations sensibles (sur une carte mémoire, une clé USB ou un disque dur) avec TrueCrypt. Attention à ne pas perdre la clé!

Utiliser des mots de passe compliqués et si possible des processus d’authentification en deux étapes (par exemple mot de passe + code SMS). Les sésames à 7 caractères seront bientôt obsolètes. Comptez au moins 12 caractères alphanumériques pour vous protéger actuellement. Attention aussi aux réponses trop évidentes aux «Questions secrètes» que demandent certains sites pour réinitialiser les mots de passe.

Attention aux métadonnées qui accompagnent les images, PDF et autres documents. Elles peuvent livrer de nombreuses informations, notamment de localisation. Il est important aussi de maîtriser l’effacement définitif des données. De nombreux tutoriels sont disponibles en ligne. Sur mobile, des App permettent d’effacer les données résiduelles.

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Ban Ki-moon épingle l'Iran sur les droits de l'homme

GENEVE - Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a épinglé mercredi l'Iran sur le manque de progrès relatif aux droits de l'homme, citant la persistance des exécutions, des procès injustes, ainsi que la persécution de militants, des minorités et des femmes.

Dans ce rapport, qui sera discuté le 26 mars devant le Conseil des droits de l'homme à Genève, Ban Ki-moon exhorte le président iranien Hassan Rohani à envisager la libération immédiate de deux leaders de l'opposition, Mehdi Karoubi et Mir Hossein Moussavi, en résidence surveillée depuis février 2011, et à leur donner un accès urgent et adéquat à des soins médicaux.

Les deux candidats réformateurs à la présidentielle de 2009 avaient dénoncé des fraudes massives lors du scrutin et appelé leurs partisans à contester la réélection du conservateur Mahmoud Ahmadinejad.

Plusieurs responsables iraniens ont dénoncé le rapport. Ali Akbar Velayati, conseiller du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, pour les affaires internationales, a estimé que M. Ban était le secrétaire général le plus faible que le des Nations unies ait connu. Il est totalement aux ordres des Américains, a-t-il dit, cité par l'agence Fars.

Le chef de l'autorité judiciaire, l'ayatollah Sadegh Larijani, a condamné le rapport, accusant les Occidentaux d'enfreindre eux-mêmes les droits fondamentaux.

Il a aussi dénoncé la rencontre entre le chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, et plusieurs militantes des droits de l'homme pendant son séjour en Iran, affirmant que ces rencontres étaient contraires à la sécurité et aux intérêts du pays.

Si cela se reproduit, la justice sévira et le ministère des Affaires étrangères sera responsable des conséquences, a-t-il lancé.

Le chef du Parlement, Ali Larijani, a fustigé cette rencontre avec des personnes condamnées par la justice, et 40 députés ont réclamé une audition du chef de la diplomatie sur cette affaire.

Une soixantaine de manifestants ont également protesté mercredi devant l'ambassade d'Autriche à Téhéran, qui avait accueilli la rencontre samedi soir. Ils dénonçaient notamment le silence de l'Europe face à la répression du soulèvement à Bahreïn, petit royaume du Golfe, dont la majorité de la population est chiite, et qui est dirigé par une dynastie sunnite.

Dans son rapport, Ban Ki-moon demande aussi la libération des défenseurs des droits de l'homme et avocats Abdol Fattah Soltani, Mohammad Ali Dadkhah et Mohammad Seifzadeh, détenus seulement pour avoir exercé leur droit à la liberté d'expression, d'association et de réunion.

Malgré des mesures louables prises par le gouvernement, comme la libération de prisonniers d'opinion dont l'avocate Nasrin Sotoudeh, des lacunes subsistent, selon le chef de l'ONU.

Il se dit alarmé par la forte hausse des exécutions, y compris de prisonniers politiques et de membres des minorités ethniques, en particulier au deuxième semestre 2013.

En 2013, au moins 500 personnes ont été exécutées dont 57 en public, selon l'ONU, en majorité pour des affaires de drogue.

Ban Ki-moon fait état également des inquiétudes des experts en droits de l'homme des Nations unies, citant les amputations, et la flagellation. Il dénonce aussi l'emprisonnement de journalistes, les limites à la liberté d'expression, les arrestations de défenseurs des droits de l'homme, les discriminations et persécutions dont souffrent les femmes et les minorités ainsi que l'accès aux soins dans les prisons.

Il critique les conditions ayant entouré l'élection de M. Rohani à la présidence en juin 2013, estimant que le processus a été marqué, entre autres, par la disqualification d'un grand nombre de candidats, dont des femmes, l'intimidation de militants, d'étudiants, de journalistes et syndicalistes. Depuis son arrivée au pouvoir, le nouveau gouvernement n'a pas amélioré de façon significative la promotion et la protection de la liberté d'expression et d'opinion, malgré les promesses faites par le président pendant sa campagne et après sa prestation de serment, indique le rapport.

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Porte-parole du Quai d'Orsay: Romain Nadal "La France est contre l'impunité des assassins des journalistes et activistes des droits de l'homme en RDC"

Reçu au Quai d'Orsay par Romain Nadal, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères et européennes, dans le cadre de la préparation du "Forum International sur la liberté de presse, les droits de l'homme et contre l'impunité qui aura lieu le 27 mars à Paris, au Press Club de France. Le Porte-Parole du Quai d'Orsay, nous a signifié que "La RDC n'a pas réussi à faire avaler à la France l'amer pilule de l'assassinat de Floribert Chebeya, l'icône des droits de l'homme au Congo. La France est contre l'impunité des assassins des journalistes et activistes des droits de l'homme". En langage diplomatique, lorsqu'un diplomate vous reçoit en costume cravate et il n'a pas le temps de vous écouter. Il vous dit des choses: c'est la langue de bois. Mais lorsqu'un diplomate vous reçoit dans son bureau, sans sa veste et cravate, il a même l'amabilité de vous raccompagner à la sortie: c'est la langue de soie ! C'est-à-dire celle de la vérité. La France n'a pas la mémoire courte, les assassinats des journalistes et activistes des droits de l'homme sont des sacrées épines dans le pied du régime de Kinshasa. A l'époque porte-parole à l'Elysée, Romain Nadal avait accompagné le président François Hollande à Kinshasa.

Kinshasa, le 13 octobre 2012, François Hollande rend hommage à Floribert Chebeya lors de l'inauguration de la médiathèque en l'honneur du militant des droits de l'Homme, à la Halle de la Gombe.

Rétrospective - Lors de son déplacement en République Démocratique du Congo, le chef de l'Etat Français a profité de l'inauguration d’une médiathèque pour évoquer longuement la question des droits de l'Homme…

Coincé au milieu d’une journée surchargée, entre un déjeuner au sommet et une séance plénière, l’inauguration de la médiathèque de l’Institut français ne devait durer que quelques minutes. Mais François Hollande est resté près d’une heure, au milieu des élèves, des Français venus le rencontrer mais surtout aux côtés de la famille de Floribert Chebeya, militants des Droits de l’homme tué dans des circonstances plus qu’obscures en 2010. «La bataille des droits de l'Homme demeure. Nous sommes ici dans une démocratie où le processus n'a pas été encore été complet, c'est le moins que l'on puisse dire. Il y a encore des réalités inacceptables», a –t-il déclaré quelques minutes après avoir inauguré une plaque en l’honneur de Chebeya.

En RDC, pays où Joseph Kabila s’est fait réélire dans des conditions critiquables, cette visite n’a rien d’anecdotique. Entre deux poignées de main et l’écoute attentive d’un poème écrit par une jeune fille, Hollande a peu à peu transformé ce moment en hommage aux Droits de l’homme. Comme un pied de nez au régime dans ce coin de France. «Les autorités congolaises savent très bien que je suis ici», a glissé le chef de l’Etat, suivi à son arrivée par des motos de la police congolaise. «Le nouveau procès a, me semble-t-il, été repoussé. Il doit avoir lieu», a-t-il lâché devant les avocats de Floribert Chebeya. Le corps du leader de l’ONG «La voix des sans voix» avait été retrouvé le 2 juillet 2010 dans sa voiture à la sortie de Kinshasa. Quelques heures avant sa mort, Chebeya avait rendez-vous avec le général John Numbi, le redouté inspecteur général de la police, à l’époque. Le chauffeur et protecteur de Chebeya, Fidèle Bazana, est toujours porté disparu.

Le Quai d'Orsay

Les lampistes condamnés à mort

Après deux procès devant la justice militaire qui ont abouti à la condamnation à mort de quatre personnes dont le Colonel Mukalay de la Police nationale congolaise (PNC), les avocats de Chebeya accusent la justice de condamner des lampistes de l’affaire. Le général John Numbi, mis en cause par le documentaire de Thierry Michel «L'affaire Chebeya, un crime d'Etat?», a lui été seulement entendu en tant que témoin. «Nous espérons que vous allez intervenir auprès de la justice congolaise pour que nous accédions à la vérité. Nous comptons sur vous», a lancé à Hollande la sœur de Chebeya, avant d’évoquer des menaces dont elle serait victime. «Je demande aux services consulaires de s’assurer de votre protection», a déclaré François Hollande.

Prévu avant le sommet de la francophonie, le procès en appel a été repoussé à la fin octobre. Les pressions sur les défenseurs de la famille de Chebeya sont nombreuses. «Lors du premier procès en juillet 2012, un homme est venu me voir et m’a dit: «Si tu reviens au Congo, le comité d’accueil ne sera pas le même», explique François Cantier, avocat et président d’honneur d’avocats sans frontières. Lors de cette visite, Hollande a rendu hommage aux avocats mais aussi à la presse. «Les pouvoirs quels qu’ils soient ont toujours peur de la presse», a-t-il expliqué devant quelques journalistes congolais présents. «La question de ma venue ici [en RDC] était controversée. Fallait-il venir? Oui et je le devais aussi pour les Congolais», a conclu le président de la République.

Le 26 novembre 2013, sur l'initiative de la France, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a adopté la résolution sur la sécurité des journalistes et sur la création de la journée internationale contre l’impunité des crimes contre les journalistes qui sera célébrée le 2 novembre de chaque année. La résolution de l’Assemblée générale condamne toutes les attaques et les violences contre les journalistes et les professionnels des médias dans les situations de conflit armé ou non et souligne le rôle important joué par tous les acteurs de l’information en affirmant que [le journalisme évolue continuellement pour inclure de nouvelles données telles que les institutions médiatiques, les personnes privées et une série d’organisations qui cherchent, reçoivent et transmettent des informations et des idées de toutes natures, en ligne ou hors ligne.]

Elle souligne également les obligations des États de prévenir la violence et de traduire les auteurs en justice, en exhortant [les États membres à faire tout leur possible pour prévenir la violence contre les journalistes et les professionnels des médias, à garantir la responsabilisation à travers la conduite d’enquêtes impartiales, promptes et effectives concernant tous les actes de violences présumés contre les journalistes et les professionnels des médias relevant de leur juridiction, de traduire en justice les auteurs de tels crimes et de garantir que les victimes aient accès à des voies de recours appropriées.]

Finalement, elle [invite les agences, les organisations, les fonds et les programmes compétents du système des Nations unies à réfléchir à l’identification de points focaux pour l’échange d’information concernant la mise en oeuvre du Plan d’Action des Nations unies sur la sécurité des journaliste et l’impunité, en coopération avec les États membres et sous la coordination générale de l’UNESCO.]

Note : Les parties entre crochets [ ] sont une traduction libre par Reporters sans frontières du texte de la résolution.

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Centrafrique: Départ précipité de Bangui d’un des experts des Nations unies!

Lundi, 10 mars, Bernard Muna, ancien procureur au TPIR, lors de la conférence de presse à Genève.

Bernard Muna, ancien procureur au TPIR, est à la tête de la Commission internationale chargée d'enquêter sur les violations des droits de l'homme en Centrafrique.

La commission chargée par le Conseil de sécurité des Nations unies d’enquêter sur les violations des droits de l'homme en Centrafrique est à Bangui. Elle a seulement deux semaines pour mener à bien sa mission, qu’elle entame par un couac : l’un des trois experts a quitté précipitamment le pays. Les raisons de ce départ restent floues.

Nommée en décembre dernier par le Conseil de sécurité, la commission chargée d’enquêter sur les violations des droits de l’homme en République centrafricaine a un travail considérable à abattre en seulement deux semaines. Emmenés par le Camerounais Bernard Muna, 74 ans, ancien procureur au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), les experts doivent recueillir un maximum d'informations sur les exactions et crimes les plus graves commis depuis janvier 2013. Ils en rendront ensuite compte au Conseil de sécurité, en vue d'éventuelles suites judiciaires.

Pour compiler le plus grand nombre de preuves possibles, les enquêteurs entendent rencontrer tout le monde : autorités locales, diplomates, responsables des forces militaires internationales, société civile, autorités religieuses et, même, les victimes de violences. « Nous aimerions parler aux réfugiés, à des groupes de musulmans ou des groupes de chrétiens qui ont fui la violence. Ils ont une histoire à raconter et ces histoires pourraient nous conduire à mieux décrire la situation au Conseil de sécurité », a déclaré Bernard Muna, avant d'arriver à Bangui.

Interrogations autour du départ de Jorge Castaneda

Avec les deux autres experts, la Mauritanienne Fatimata Mbaye, vice-présidente de la FIDH, et Jorge Castaneda, l'ancien ministre mexicain des Affaires étrangères, ils doivent rendre leur rapport au mois de juin. Mais la mission a commencé sur une fausse note. Arrivé mardi soir à Bangui, l'un des trois experts, Jorge Castaneda, a pris l'avion dès ce mercredi dans l'autre sens. « Il a fait un scandale quant à ses conditions d'hébergement et a décidé de repartir », a confié à RFI une source onusienne. Au sein de la commission d'experts, on indique que l'ancien ministre mexicain a du quitter la Centrafrique en urgence « pour régler un problème personnel ».

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mercredi 12 mars 2014

François Mbuku Kasa sonne le tocsin contre les Dinosaures Mobutistes et Mammouths Joséphistes

Roger Bongos-Afrique et François Mbuku Kasa, président de l'Union du Congo de la diaspora.

François Mbuku Kasa est de la nouvelle génération d'acteurs politiques attachés à la résistance contre l’illégitimité qui sévit au Congo-démocratique. Il est parmi ceux qui ont compris la République démocratique du Congo est pris en otage par les Dinosaures Mobutistes qui ceinturent le régime de Jo Ka et les Mammouths Joséphistes, les nouveaux millionnaires du dimanche, grâce au régime. Les politicailleurs congolais ne savent pas passer le flambeau aux cadets. Le Congo est devenu leur "Ligablo". Si nous évaluons les cinquante quatre ans de l'indépendance du Congo acquise en 1960, il est difficile de dire ouvertement qu'il y a eu renouvellement de la classe politique congolaise. Les trente deux ans de la dictature mobutienne a laissé des traces indélébiles dans l'histoire du Congo. Chassés en 1997 par M'zée Laurent Désiré Kabila et ses Kadogos, les Dinosaures Mobutistes sont vite revenus, faisant la ceinture d'alias Joseph Kabila catapulté à la tête du Congo par la mafia congolaise. Les Mammouths Josephistes, des vrais djaleloïstes, nouveaux riches, politicailleurs commerçants qui s'accrochent à l'imposture et l'usurpation pour mieux piller le Congo. Faut-il les débouter par la force ? Non. Faut-il pourtant se décourager et baisser les bras ? Mille fois non.

C'est ce que pense François Mbuku kasa, un jeune congolais vivant à Paris qui croit à un Congo debout. Un autre Congo où chaque Congolais a sa place et doit contribuer à l'élévation de la Nation congolaise. Le grand problème de la République démocratique du Congo est que les politicailleurs ne savent pas quitter les responsabilités malgré les cuisants échecs or il faut savoir quitter la responsabilité avant que celle-ci ne vous quitte, c'est-à-dire trop tard ! Pour François Mbuku kasa, la présidence d'alias Joseph Kabila à la tête du grand Congo n'est qu'une parenthèse de l'histoire qui va finir très vite par se refermer.

Mais il faut travailler sans relâche pour la reprise en main de la souveraineté du Congo par ses dignes filles et fils. On ne viendra plus à la politique pour s'enrichir ou parce qu'on a échoué ailleurs mais pour servir sa patrie et ses compatriotes. Et la résistance sera perpétuelle car le pays est riche donc convoité par des prédateurs et vautours.

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mardi 11 mars 2014

kollabos et tremousseurs de Kingakati: Tshala Muana, l'ex-danseuse de Tantine Abeti Masikini annonce sa production au Zénith malgré la Fatwa anti-concerts !

Provocation, défi ou inconscience ? Cela fait quatre ans, depuis que la fatwa anti-concerts a été adoptée par tous les Congolais de l'étranger, aucun concert des musiciens kanambistes collabos ne s'est produit dans des salles mythiques parisiennes ni ailleurs. Le dernier en date, est l'interdiction par le préfet de police de Paris du concert de JB Mpiana, Tippo Tip le 21 décembre dernier. Il y a pas si longtemps Tshala Muana, l'ex-danseuse de Tantine Abeti Masikini, tremousseuse endiablée de Kingakati, situationniste et confusionniste, insultait à tue tête les Congolais de l'étranger de tous les noms d'oiseaux: "des voyous", " des précaires"...La griotte-propagandiste Tshala Muana est-elle devenue amnésique ?

Tshala Muana, griotte-propagandiste d'alias Joseph Kabila

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Bernard Tapie joue au journaliste, Reporters sans frontières s’insurge

PRESSE - RSF a publié un communiqué pour s’alarmer de la prochaine interview par Bernard Tapie des candidats à la mairie de Marseille… Actionnaire unique du groupe La Provence, Bernard Tapie va interviewer, au cours de dîners filmés, les principaux candidats à la mairie de Marseille. Les entretiens seront diffusés sur le site de La Provence à partir du 11 mars.

Reporters sans frontières s’est indigné de cette série d’interview par la voix de Christophe Deloire, secrétaire général de RSF: «Cette ingérence flagrante d’un propriétaire dans le contenu de son journal, dans un moment important de la vie démocratique de la troisième ville de France, est un jeu dangereux pour la démocratie.»

Démocratie en danger L’ONG rappelle que Bernard Tapie a été ministre et député, membre du Parti Radical de Gauche et que «le journalisme n’est digne de ce nom, selon l’expression consacrée par la charte de 1918, que s’il est exercé de façon indépendante.»

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dimanche 9 mars 2014

Najat Vallaud-Belkacem : «On a libéré la parole des femmes»

Ministre des Droits des femmes et porte-parole de l'équipe Ayrault, Najat Vallaud-Belkacem reconnaît qu'en matière de parité le gouvernement peut mieux faire.

Le slogan de votre ministère, c'est « le 8 mars, c'est toute l'année ». Vous êtes satisfaite de votre bilan au bout de presque deux ans ?

Najat Vallaud-Belkacem. Avec un gouvernement paritaire pour la première fois de l'histoire et un ministère des Droits des femmes recréé, on a enclenché une dynamique nouvelle. On a réussi à faire vivre le sujet de l'égalité entre les femmes et les hommes aussi bien dans les pouvoirs publics que dans la société. Ce n'est pas anodin si vous voyez fleurir çà et là des contestations, si des femmes journalistes signent une tribune pour dire qu'elles n'ont pas assez souvent accès à la une, si des sportives se plaignent de ne pas être médiatisées comme les hommes lors des compétitions... A force de mettre en lumière la réalité, on a libéré la parole des femmes. C'est la meilleure façon d'avancer.

Les patrons traînent des pieds ou sont des partenaires constructifs ?

On dit toujours que 27 % d'écart de salaire entre hommes et femmes, ce n'est pas normal, qu'à travail égal il faut un salaire égal... Mais cet écart est moins lié au comportement discriminant des employeurs qu'au fait qu'hommes et femmes n'exercent pas les mêmes métiers : la moitié des femmes sont cantonnées dans une dizaine de métiers (sur 90 !). En outre, elles n'ont pas le même temps de travail, beaucoup plus souvent à temps partiel que les hommes. Enfin, elles n'ont pas le même déroulement de carrière, avec des parcours plus souvent interrompus quand arrivent les enfants. Quand on comprend mieux ces réalités, on adapte les politiques publiques !

Comment ?

On a lancé hier le premier grand plan d'actions pour la « mixité des métiers », avec des plans dans dix secteurs déficitaires en hommes ou en femmes, pour passer de 17 à 30 % de métiers mixtes à l'horizon 2025. On lutte contre le temps partiel, avec notamment la loi sur les 24 heures minimum. Et on fait la réforme du congé parental pour pousser les hommes à prendre un peu leur part. C'est comme ça qu'on résout les difficultés. Les employeurs, nous leur demandons juste de respecter la loi, qui les oblige à faire un état des lieux des inégalités et définir un plan d'action pour rattraper les écarts. Mais on contrôle et on sanctionne, ce qui n'était pas le cas auparavant. Il y a eu 560 mises en demeure et 5 entreprises ont été condamnées à plusieurs milliers d'euros... Résultat : plus de 4 000 entreprises se sont mises en règle cette année.

Notre enquête montre que le gouvernement lui-même n'est pas si exemplaire : s'il y a parité chez les ministres, les cabinets ministériels sont composés de près de deux fois plus d'hommes que de femmes !

C'est vrai, on peut faire mieux. Les ministres doivent former leur cabinet dans les heures qui suivent leur propre nomination. Ils recourent alors souvent à des hauts fonctionnaires identifiés dans un vivier qui lui-même est assez déséquilibré. Ce qui va permettre d'équilibrer la composition des cabinets, c'est donc aussi l'action sur les administrations elles-mêmes. Notre objectif est que, d'ici à 2017, 40 % des cadres dirigeants nommés dans la fonction publique soient des femmes. Et les chiffres déjà obtenus cette année (32 %) sont encourageants !

Vous allez faire de la discrimination positive ?

Je n'ai jamais été à l'aise avec ce terme et je ne veux pas qu'on sous-entende qu'on va nommer des femmes qui n'ont pas les compétences. C'est plutôt du volontarisme. On en a vraiment besoin, si on ne donne pas de coup de pouce à la parité, en 2075, on aura à peine progressé ! Ce serait désespérant !

Ce volontarisme, c'est un marqueur de gauche ?

J'aurais tendance à dire oui. La gauche a toujours porté le combat pour l'émancipation des individus. Mais il y a des hommes et des femmes à droite qui ont su parfois faire progresser la cause, y compris contre leur propre camp, et je ne veux pas être injuste. Cela dit, il reste beaucoup de conservatisme dans la classe politique et il serait faux de croire que le combat pour les droits des femmes fait consensus. Il remet en cause une organisation sociale et soulève bien des réactions à l'Assemblée. Les interventions commencent souvent par : « Bien sûr, on est tous d'accord pour l'égalité, mais... » Les conservateurs sont d'accord pour corriger les inégalités une fois qu'elles se sont produites, là où nous voulons aussi agir vraiment sur la société pour l'empêcher de reproduire les inégalités.

Vous vous attendiez à un tel tollé contre les ABCD de l'égalité à l'école, avec la polémique sur la théorie du genre ? Une pétition de 10 000 signatures circule pour que vous abandonniez l'expérimentation...

Ce délire n'a été possible qu'à cause d'une conjonction de facteurs. D'abord, une rumeur nauséabonde, des envois de SMS qui auraient inquiété n'importe quel parent dont moi. Puis l'instrumentalisation politique indigne par le patron de l'UMP, Jean-François Copé. Et, enfin, la Manif pour tous qui se trouve un nouveau cheval de bataille avec le « gender », ce mot étranger qui fait peur. Cela a fini par créer un sentiment de malaise y compris chez ceux qui accueillaient bien l'initiative. Alors oui, on a été surpris. Mais cette résistance est minoritaire, joue sur des peurs identitaires. Les journées de retrait de l'école ont eu lieu dans des écoles qui n'expérimentent même pas les ABCD, c'est dire le degré d'irrationnel... Partout où l'expérience est menée, elle est plébiscitée. Elle sera évaluée par l'inspection générale au printemps, qui définira les modalités de généralisation du dispositif, peut-être dès la rentrée 2014. On reste sur notre volonté.

Dans un autre registre, qu'avez-vous pensé de l'attitude du président par rapport à Valérie Trierweiler ? Certaines femmes ont été choquées, ont parlé de répudiation...

Je pense qu'il n'y a pas de bonne ou de mauvaise communication dans ce domaine. On parle d'une affaire privée. C'est une histoire de couple, somme toute ordinaire, plus qu'une affaire d'égalité hommes-femmes.

Le remaniement annoncé avec un gouvernement resserré ne risque-t-il pas de se faire au détriment des femmes, comme pour les Jupettes en leur temps ?

Quand on est ministre du gouvernement, on est comme le joueur d'une équipe. Il peut y avoir des remplaçants, mais on doit continuer à jouer chaque seconde du match à fond, tant que le sélectionneur ne nous a pas rappelés. J'entends les arguments en faveur d'un gouvernement resserré, mais je ne fais pas partie de ceux qui jettent aux orties l'idée d'une équipe large. Ce peut être la garantie de bien couvrir beaucoup de sujets. Un ministre du Handicap, par exemple, ou encore de l'Economie sociale et solidaire, c'est un portage politique pour des sujets qui concernent énormément de Français. En tout cas, si resserrement il y a, je n'ai pas d'inquiétude pour la parité. D'autant que ce gouvernement strictement paritaire est un exemple au-delà de nos frontières. Regardez l'Italie, qui vient d'en faire autant.

Que penseriez-vous du retour de Ségolène Royal ?

Pour moi, elle a tout le talent et l'expérience requis.

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La Journée de la Femme ou le grand jour de Najat Vallaud-Belkacem

Pour la ministre des Droits des Femmes, la Journée de la Femme, c'est tous les jours. Littéralement. Najat Vallaud-Belkacem assume son portefeuille avec passion. Trop peut-être?

Omniprésente dans les médias en tant que porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, également ministre des Droits des Femmes, peut naturellement mettre l'accent sur "ses" dossiers à l'occasion de la Journée de la Femme.

La Journée de la Femme, ce vendredi, est aussi celle d'une femme: Najat Vallaud-Belkacem! A la Une du Parisien/Aujourd'hui en France , elle annonce "des sanctions dans six mois si rien ne se passe" dans les entreprises pour lutter contre les inégalités salariales entre hommes et femmes. Sur RTL , elle promet un "plan crèche assez ambitieux" d'ici le mois d'avril, pour "faire en sorte que les salariés féminins comme masculins puissent le mieux possible articuler leur vie personnelle et leur vie professionnelle". Et tacle Nathalie Kosciusco-Morizet à qui elle attribue la "palme de la misogynie"...La jeune ministre enchaîne avec un tchat sur lemonde.fr. , reçoit le site aufeminin.com pour une interview vidéo et répond aux questions de Sud Ouest ...

Bref, Najat-Vallaud-Belkacem est partout. La visibilité médiatique, elle connaît. En tant que porte-parole du gouvernement Ayrault, elle doit être capable de commenter tant la guerre au Mali que le budget 2014, en passant par les hashtags haineux sur Twitter. Et de faire face aux salves de questions des journalistes, après chaque Conseil des ministres. La Journée de la Femme, qui fait naturellement partie du territoire de la ministre des Droits des Femmes, est une aubaine pour cette jeune ministre.

Najat Vallaud-Belkacem a repris en 2012 ce portefeuille qui n'a pas toujours eu cette forme: secrétariat d'Etat attribué à François Giroud en 1974, ministère délégué ou ministère de plein droit au fil des gouvernements de gauche et de droite, poste vacant depuis 2007... Ni ce périmètre: la Condition féminine, l'Emploi féminin, la Vie quotidienne ou la Parité ont précédé les Droits des femmes.

"Offensive" et "empathique" sur le sociétal

Pour promouvoir cette cause, elle est aidée par une conseillère de fort caractère, qui fut porte-parole de l'association Osez le féminisme: Caroline de Haas. C'est à elle que la mission de sensibilisation des autres ministres aux stéréotypes machistes a été confiée. Des stages plus qu'utiles dans la mesure où les nominations restent toujours très masculines, même au sein du gouvernement: c'est là que la lutte pour la parité commence.

Son influence se fait sentir aussi lorsque Najat Vallaud-Belkacem touche au thème de la prostitution, et prône son abolition avec ferveur... avant de reculer d'un pas. Elle a toujours été "plus offensive sur le sociétal" que sur d'autres sujets, d'après un portrait dressé par Libération où le mot "empathie" est cité deux fois pour la qualifier.

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samedi 8 mars 2014

Bonatec une marque d'électronique grand public à Guanzhou (Chine), Luanda (Angola), Kinshasa (RDC) et Brazzaville (Congo)

Paris, fin février nous rencontrions "Bonatec" à Tour Maubourg non loin des Invalides. L'histoire de "Bonatec", ce compatriote qui a quitté la République démocratique du Congo en 2001 pour s'installer à Guanzhou en Chine, est passionnant. Treize ans après, "Bonatec" a épousé une chinoise et vit avec elle, il parle mandarin et anglais. En opérateur économique avisé au lieu de continuer d'acheminer les autres marques d'électronique, "Bonatec" a décidé de créer sa propre marque. Et cette dernière fait déjà partie d'autres marques d'électronique: Davis, Denon, Digicode, Digital Theater System, Dolby, DSG International, Dual Motorola, Mpman, Naim Audio, Navicom, Network Walkman, Norelco, Philips, Quad, , Radio Corporation of America, SanDisk, Sony Dynamic Digital Sound, Technics, Thomson, THX, TomTom, Walkman, Zune...

"Bonatec" (gauche) avec un ami à Guanzhou

Très présent au marché angolais surtout à Luanda, la capitale, "Bonatec" écume le marché de Kinshasa en République démocratique du Congo et le marché du Congo-Brazzaville avec des radios portables, téléviseurs écran plat, téléphones, tablettes, baffles, appareils électroménagers...

Le secteur de l'électronique grand public devrait maintenir ses volumes en 2014, mais au prix d'importants rabais pour conquérir les marchés émergents. Le marché de l'électronique aborde un tournant en 2014. Les dépenses mondiales ont atteint un sommet en 2013, à 1068 milliards de dollars. Soit une progression de 3% par rapport à 2012. Mais cette années, elles devraient se replier de 1%, à 1055 milliards de dollars, selon une étude conjointe de l'association américaine d'électronique grand public (CEA) et du cabinet de recherche GfK.

Les volumes de ventes unitaires resteront massifs. Celles de tablettes devraient grimper à 340 millions d'unités cette année contre 242 millions en 2013. Les ventes de smartphones devraient passer de 1 à 1,24 milliard d'unités. Mais cette croissance s'obtiendra au prix de gros rabais. «Elle repose de plus en plus sur les appareils d'entrée de gamme», explique Steve Koenig, directeur de l'analyse du CEA. Ainsi, le prix de vente moyen des smartphones ne cesse de baisser. De 444 dollars en 2010, il est passé à 345 dollars en 2013, et devrait tomber sous la barre des 300 dollars cette année, à 297 dollars.

La Chine devant les Etats-Unis

Cette tendance répond à la nécessité de s'implanter plus profondément dans les marchés émergents, qui sont en forte croissance. «Un dollar sur trois dépensé en produits technologiques dans le monde l'est en Chine», relève Steve Koenig. Pour la première fois, la Chine est devenue en 2013 le premier marché de l'électronique grand public, devant les Etats-Unis. Les dépenses technologiques dans les pays émergents d'Asie ont atteint 282 milliards de dollars, contre seulement 254 milliards en Amérique du Nord.

Outre les téléphones mobiles, qui représentent le gros des dépenses, les consoles de jeux vidéo ont aussi soutenu la croissance du secteur grâce à la sortie de nouveaux produits, la PlayStation 4 de Sony et la Xbox One de Microsoft. En 2014, l'innovation profitera aux ventes de téléviseurs qui vont poursuivre leur lent redressement, après une chute de 8% en 2012. Les écrans vont encore s'agrandir et seront toujours plus connectés. Les écrans courbés ou à ultra haute définition devraient être bien représentés cette année au Consumer Electronics Show (CES) qui se tient cette semaine à Las Vegas. La ultra haute définition devrait représenter entre 2 et 2,5 millions de ventes cette année au niveau mondial.

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Dommage pour les Mbakasa et Yongololo, laissons King Kester Emeneya reposer en paix !

De son vivant, King Kester Emeneya, le Grand Nkukuta et Kisimbi, Kimakula, Kinvuka, Kwangolo Zonso, Kwamambu, Malacoza, Malacampe... avait l'habitude de le clamer tout haut:" Moko Té", "Naleki bango, mutu aleki ngai azali té" ! Jamais un artiste congolais n'a été pleuré et honoré comme King kester Emeneya par le peuple Kongolais. Son décès nous a beaucoup attristé à Réveil FM International! D’autres artistes musiciens congolais sont morts avant lui au cours de ces dix dernières années et qui peuvent avoir été plus grands que lui, mais King Kester Emeneya a marqué son peuple et l’histoire, d’une emprunte haut en couleur et en reconnaissance ! Véritable star, King Kester Emeneya réussissait à influencer la mode en milieu des jeunes, à emporter l’opinion et à ériger un jargon. Il a fait ses preuves sur le plan artistique, il suffit d'écouter son répertoire musicale et l'introduction du synthétiseur dans la musique congolaise moderne, ce n'est pas rien. Mais ce qui nous aura le plus marqué, c’est son sens moral quant aux paroles contenues dans ses chansons. Jamais de "Sima Ekoli", "Etshubu Ngai na Nani"... Il était difficile à King Kester Emeneya de chanter les bêtises et obscénités, des chansons paillardes ou grivoises n'avaient pas de place dans son répertoire. Pourtant il n'était pas plus vieux que les autres. King Kester Emeneya est né en 1956, comme Koffi Olomidé. Shungu Wembadio est né en 1949. Contrairement aux deux chanteurs bêtisiers et collabos, pour King Kester Emeneya, c’était une question de discipline et de choix !

Une leçon donc pour les musiciens collabos au solde d'un régime d'occupation, d'usurpation et d'imposture. Ce qui est sûr et que la fatwa de l'interdiction anti-concerts dans les grandes salles mythiques de Paris, Europe et Amériques, demeure en vigueur et va se renforcer. King Kester Emeneya était tellement grand que le crêpage de chignon des ses ex-femmes, la messe à la Madeleine à Paris avec une foule immense sans son cercueil, ses autres enfants chassés au deuil, des musiciens collabos qui se sont amenés au 12 rue Lubuzi dans la Commune de Bandalungwa avec des petites enveloppes de 5000 dollars filmés par des caméras...

Au deuil de King Kester Emeneya, certes les sapeurs de Kinshasa et Brazzaville, nous ont fait beaucoup marré, mais la récupération politique nous a embastillé. La reculade d'Aubin Minaku, politicailleur ethno-tribaliste et faucon du régime des joséphistes, président de l'Assemblée nationale avait refusé que King Kester Emeneya soit honoré par les Congolais au Palais du peuple. Mais l'article incisif et titillant de Réveil FM International qui a fait couler beaucoup d'encre du côté des thuriféraires et coupagistes de Kinshasa, des pressions qui en étaient suivis, le godillot a dû revoir sa copie. Le voilà le 1 mars dernier, Aubin Minaku faisait un discours à faire pâlir plus d'un. Il reconnaissait que le Palais du peuple était construit par la chine sous le règne de Mobutu Sese Seko comme le temple de la culture congolaise. Il n'a jamais été construit pour le Parlement qui squatte le lieu. D'ailleurs, il n'y a pas d'hémicycle au Palais du peuple, c'est tout dire ! Lorsque notre confrère Roger Bongos d'Afrique Rédaction et d'autres confrères qui suivaient la RTNC nous rapportent le virage à 800°, nous ne croyions à nos oreilles. Celui qui prétend succéder à Matata Pognon à la Primature est sans doute un versatile. Qu'André Kimbuta, gouverneur de la ville décide tout seul sans consultation populaire de baptiser le nom de King kester Emeneya pour le stade de football de Bandalungwa n'est-ce pas trop vite ? Il ne mérite-t-il pas mieux ? Qu'alias Joseph kabila décerne à king kester Emeneya, à titre posthume, la médaille d’or de mérite civique, pour des bons et loyaux services rendus à la nation congolaise, cela n'étonne personne. Antoine Gizenga n'a-t-il pas été élevé "héros national" alors qu'il respire encore !

Paris aux Invalides, Kevin Emeneya, légionnaire accidenté en Afghanistan, entouré par sa mère et François Hollande, président de la République française

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Le Révérend Yonggi Cho victime d’une campagne de diffamation ? Il est condamné à trois ans de prison !

Le fondateur de la plus grande église du monde, David Yonggi Cho, vient d'être condamné par la Seoul Central Court à trois ans de prison et une amende de 4,6 millions de dollars, comme le révèle le magazine Christianity Today. L'ancien pasteur a été reconnu coupable le 21 février de détournement de fonds.

Suite aux accusations publiques de 30 anciens de l'église lors d'une Conférence de presse en novembre dernier, David Yonggi Cho aurait dérobé pas moins de 12 millions de dollars à l'église, en plus d'avoir reçu une indemnisation de 18 millions de dollars suite à sa démission en 2008, de son rôle de pasteur.

En effet, le fondateur de la plus grande église évangélique du pays a été accusé, par plusieurs responsables religieux, d’avoir détourné 23 milliards de wons (14,6 millions d’euros), afin de couvrir les pertes de son fils en Bourse.

«Nous avons rassemblé suffisamment de preuves sur la gestion des fonds de l’Eglise par Cho et nous continuerons à nous battre en justice», ont indiqué les 29 responsables de l’Eglise Yoido Full Gospel, dans un communiqué.

Selon l’AFP, la Corée du Sud est le pays d’Asie de l’Est comprenant la communauté chrétienne la plus importante, après les Philippines. Le pays compte 8,6 millions de protestants et 5,1 millions de catholiques. « Le gourou d'une secte pourrait violer tous les commandements et faire ce qu'il veut, mais un pasteur ne peut se permettre un tel comportement. Au cours des 14 dernières années, j'ai rencontré le Révérend Cho à plusieurs reprises pour tenter de le convaincre de se repentir et de revenir à être un grand pasteur, mais la corruption a continué. C'est pourquoi, je n'avais d'autres choix que de le divulguer publiquement », a déclaré un des anciens.

Clamant sans cesse son innocence, il semblerait que le véritable coupable de cette arnaque, selon les témoignages du Révérend Cho et de 1000 autres anciens de l'église, serait son fils ainé, Hee-Jun, connu pour avoir été impliqué dans divers scandales sexuels et séjourné en prison.

En effet, ce dernier aurait amené son père à signer un document autorisant l'église à acquérir, à quatre fois le prix du marché, des actions de son fils. Une escroquerie finement élaborée.

Demandant pardon pour le mauvais témoignage de sa famille, le Révérend Cho reçut, tout au long de cette bataille le soutien de l'ensemble de l'église.

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Pourquoi il y a tant de commentaires pro-Poutine sur le Web ?

Cette semaine, les médias ont annoncé que des personnalités proches du Kremlin avaient proposé Vladimir Poutine pour le prix Nobel de la paix. Elles vantent son action en Russie et son rôle dans la gestion de la crise syrienne. FIGAROVOX - Comment comprendre les centaines de commentaires pro-Poutine sur les sites d'info? Réponses avec Pierre-Henri d'Argenson, spécialiste des questions internationales à Sciences Po.

LE FIGARO - On constate, dans les commentaires du Figaro (et dans une moindre mesure, cela peut aussi se voir sur d'autres sites d'info), que beaucoup de nos internautes sont favorables, voire très favorables à Vladimir Poutine. Comment l'expliquer? Y a-t-il sur Internet une réaction à une certaine antipathie des médias «mainstream» à l'égard de Poutine? Pourquoi?

Pierre-Henri D'ARGENSON. - Une partie de cette réaction s'explique par la sympathie pro-russe que l'on retrouve surtout en France au sein des mouvements gaullistes et souverainistes. Ce courant est pétri de la tradition géopolitique française de «l'alliance de revers» entre la France et la Russie, et exprime une vision des relations internationales structurée par la puissance et l'indépendance des nations, contre le projet fédéraliste et atlantiste. Mais c'est une explication bien commode pour ceux qui veulent caricaturer le sentiment «pro-russe». En réalité, ce qui est frappant dans les réactions à la crise ukrainienne, ce n'est pas tellement le nombre de témoignages «pro-russes», mais plutôt le refus implicite de beaucoup de gens de se plier à l'injonction médiatique désignant la Russie de Poutine comme le camp du Mal. Il s'agit d'une révolte intellectuelle, qui relève d'une lame de fond de rejet de l'ordre idéologique régnant. Internet facilite cette révolte en libérant l'expression, et nous assisterons dans les années qui viennent à un soupçon de plus en plus systématique, par principe, à ce qui sera présenté comme la pensée obligatoire sur tel ou tel sujet.

Que révèle selon vous cet engouement pour Poutine à propos des qualités exigées d'un homme politique par les internautes?

Il y a évidemment une fascination pour la «virilité» du personnage, avec son mélange de sang-froid et d'audace guerrière, mais là aussi la raison profonde est ailleurs. Dans l'inconscient collectif, Vladimir Poutine évoque un peu Louis XIV: c'est un monarque absolu, autoritaire, mais capable de protéger le peuple russe contre les puissants. Les médias «mainstream» ne comprennent pas cela. Quand Vladimir Poutine fait emprisonner l'oligarque Mikhaïl Khodorkovski, il rappelle Louis XIV faisant arrêter Fouquet. C'est arbitraire, mais le peuple y trouve son compte: si le roi peut renverser les puissants, c'est qu'il peut défendre les intérêts du peuple… même si ce n'est pas toujours le cas. Or, que disent les critiques de notre système politique? Qu'il a donné le pouvoir à l'oligarchie, aux baronnies, aux multinationales, aux lobbies, qui font et défont les règlements européens sans le moindre contrôle populaire, face à une classe politique toujours prompte à parler de «démocratie» et de «droits de l'homme» mais en réalité impuissante ou consentante. L'engouement pour Poutine révèle ainsi en creux un besoin profond, ancré au sein du peuple et pas des élites, de retrouver des dirigeants qui soient leurs défenseurs, et qui pour cela aient encore en main les instruments de la maîtrise du destin de la nation, aujourd'hui dilués dans de multiples instances insaisissables.

Pourtant, un sondage récent montrait que seuls 14% des Français avaient une bonne opinion de Vladimir Poutine. Comment comprendre ce résultat, quand on lit les commentaires sur le Web? Qu'est-ce qui explique un tel décalage?

Il faut être prudent avec les sondages… Mais ce décalage n'est pas contradictoire. Dans ce même sondage, Poutine est jugé à 72 % comme «énergique» et à 56% comme «défendant bien les intérêts de son pays». C'est cela qui est valorisé dans les commentaires, pas l'homme Poutine, que les Français ne souhaiteraient pas forcément avoir pour chef d'État. Les commentaires «pro-russes» ne sont pas l'expression d'un «parti de l'étranger». Ce qui s'exprime aujourd'hui, c'est un jugement politique tel qu'on le retrouve presque toujours dans l'histoire: même si les gens n'aiment pas Poutine, ils reconnaissent en lui un grand dirigeant, qui restera dans l'histoire de la Russie. A contrario, des personnalités politiques très populaires en leur temps peuvent rapidement être regardées avec un peu de recul comme ayant été de grands incapables et de piètres hommes d'État.

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L'affaire Sarkozy divise la presse française

L'enquête ayant mené deux juges à faire écouter l'ex-président français est perçue par certains comme un retour à «l'Etat de droit», et par d'autres comme «une traque».

L'enquête ayant mené deux juges à faire écouter l'ex-président est perçue par certains éditorialistes samedi comme un retour à «l'Etat de droit» présentant Sarkozy comme un «parrain» et par d'autres comme «une traque» car l'ancien chef d'Etat est «l'homme à abattre».

«Ce n'était pas un clan mais une clique qui était au pouvoir à l'Elysée. Des affidés, méprisant les institutions, plus influents et plus puissants que les ministres et qui, pour la plupart, tiraient leur légitimité non pas des urnes mais du seul bon vouloir de leur parrain», s'indigne Eric Decouty dans Libération.

«C'est ce système de détournement du pouvoir qui est aujourd'hui progressivement révélé par une justice indépendante dans une démocratie où l'Etat de droit est à nouveau respecté», se félicite-t-il.

L'arrière-goût amer de puissance et d'argent

Dans Sud-Ouest, Yves Harté évoque «son système clanique et ses affidés, davantage dévoués à leur maître qu'à l'intérêt public.» «De quelque manière que l'on secoue le vieux sac d'un quinquennat calamiteux du point de vue de l'État de droit, les mêmes noms ressortent dans un dramatique bonneteau : Guéant, Hortefeux, Buisson, Pérol» regrette-t-il.

De son côté, Alain Dusart (L'Est Républicain ) prédit que «l'ex-président n'en a pas fini avec ces affaires sulfureuses, qui laissent l'arrière-goût amer de puissance et d'argent.» «Son avocat qualifie de 'monstrueuses' ces écoutes. Dans une démocratie, elles sont d'usage pour traquer les voyous», assène-t-il.

Un parfum de revanche

«Sa volonté de supprimer le juge d'instruction et ses attaques récurrentes contre les 'fautes' des magistrats remettant en liberté des récidivistes avaient fait l'unanimité contre lui jusqu'à entraîner une grève des tribunaux», rappelle Dominique Garraud de La Charente Libre qui estime que «dans les enquêtes actuelles sur Nicolas Sarkozy, il flotte incontestablement un parfum de revanche et un zèle de nature à alimenter les accusations d'acharnement politico-judiciaire lancées par ses amis.»

Dans Le Télégramme, Hubert Coudurier voit «un homme traqué» tout en soulignant que l'on «connaît les rapports tumultueux avec l'institution judiciaire» entretenus par l'ex-président.

L'ennemi public numéro un

Pour Yves Thréard (Le Figaro ) «Nicolas Sarkozy est l'homme à abattre. Aux yeux de François Hollande, c'est l'ennemi public numéro un.» «Face à pareil acharnement, on finit, avec raison, par voir la manoeuvre politique partout.

Celle d'un pouvoir affaibli qui vient de créer un nouveau parquet financier dont le premier dossier, comme par hasard, concerne Nicolas Sarkozy», accuse l'éditorialiste du journal de Serge Dassault.

Une série de coups de marteaux sur la tête

Dans France Antilles, Patrick Planchenault voit dans ces affaires à répétition «la droite face à ses propres turpitudes. La droite face à ses drôles de méthodes.» Alors que Jean-Michel Servant dans le Midi Libre se demande «Jusqu'où iront les dérives de l'ancien chef de l'État et de ses petits amis ?»

«En une semaine horribilis, la droite républicaine vient de prendre une série de coups de marteaux sur la tête», estime Hervé Cannet (La Nouvelle République du Centre-ouest).«Dans L'Alsace, Laurent Bodin reconnaît que » l'histoire a montré que l'indépendance judiciaire n'est pas antinomique avec le mot erreur.

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vendredi 7 mars 2014

Ambassade de France en Autriche

L'ambassade est située au 2 Technikerstraße, à Vienne. L'ambassade de France en Autriche est la représentation diplomatique de la République française auprès de la République d'Autriche. Destinée à exalter la relation entre la France et le grand empire austro-hongrois du tout début du xxe siècle et à affirmer le rayonnement et la puissance de la République française qui venait d'accueillir l'Exposition Universelle, l'ambassade a été imaginée par l'architecte Georges Chedanne, célèbre pour avoir réalisé les Galeries Lafayette ou l'Élysée Palace.

Ambassade de France à Vienne. Photos Réveil FM international

D'une surface totale de 6500 m², le bâtiment a été commencé en 1904. Chedanne s'entoura des meilleurs représentants de l'Art nouveau : Hippolyte Lefèbvre, Binet, Dubois, Vernon, Gasq, Sicard. Les plus grandes manufactures françaises de l'époque furent aussi sollicitées pour l'aménagement intérieur : tapisseries des Gobelins, glaces de Saint-Gobain, mobilier de Tony Selmersheim, cristaux de Gagneau et Daum, escalier de Majorelle. L'entre-deux-guerres apporta à l'édifice de nombreuses dégradations, tant par manque d'entretien que par un souci de modernisation qui supprima de nombreuses traces du style originel. Mais dans les années 1990, une vaste opération de restauration permit à l'ambassade, de même qu'à la résidence de France, de retrouver l'esprit de l'Art Nouveau qui avait prévalu à sa construction.

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Qualité de vie: Vienne, la ville mondiale où il fait bon vivre ! Paris, la ville lumière à la 27e place !

C'est dans la capitale autrichienne que l'on trouve la meilleure qualité de vie au monde en 2014. Zurich en Suisse et Auckland, en Nouvelle-Zélande, arrivent juste après.

Vienne, capitale de l'Autriche. Photos Réveil FM International

La capitale autrichienne, Vienne, a la meilleure qualité de vie au monde, suivie de Zurich et d'Auckland (Nouvelle-Zélande), selon le classement international Mercer 2014, dominé par les villes européennes occidentales d'Europe du Nord.

Ce classement, établi par le leader mondial du conseil en ressources humaines porte sur 223 villes à travers le monde. Il est réalisé à partir de 39 critères, dont la stabilité politique, le niveau de criminalité, la pollution de l'air, ainsi que la qualité des infrastructures et de l'économie.

Paris à la 27e place

Après le trio de tête, Munich (Allemagne) occupe la 4e place, suivie par Vancouver (Canada), en 5e position et en tête de l'Amérique du Nord, devant Düsseldorf (6e) et Francfort (7e).

Sydney (Australie) arrive en 10e position. Paris ne se classe qu'à la 27e place, après Singapour, 25e et première ville d'Asie à se distinguer devant Tokyo (43e). Berlin est classé 16e, Madrid 50e, Londres 38e et Rome 51e.

L'Europe de l'Est très loin derrière

Malgré des investissements massifs dans les infrastructures au cours des dernières décennies, l'Europe de l'Est arrive toujours très loin derrière les villes occidentales: 68e position pour Prague, suivie de Budapest, 75e, de Ljubljana (Slovénie), 76e, de Vilnius (Lituanie), 79e, et de Bratislava (Slovaquie), 83e, située à seulement quelques kilomètres de Vienne.

Dubaï (73e) occupe la première place pour la zone Moyen-Orient/Afrique, devant Abu Dhabi (Émirats arabes), Port-Louis (Ile Maurice), Durban (Afrique du Sud) et Le Cap (Afrique du Sud).

Bagdad au dernier rang

Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe (69e), prend la première place pour l'Amérique centrale et du Sud, où le classement Mercer la situe régionalement, en considérant la zone des Caraïbes.

La ville la pire du classement est Bagdad, la capitale irakienne, qui arrive en 223e position, juste après Bangui, la capitale de Centrafrique, victime d'une spirale de violences communautaires et interreligieuses depuis mars 2013.

Le classement Mercer, dont l'essentiel des données a été collecté entre septembre et novembre 2013, est un rapport annuel vendu à des sociétés internationales, majoritairement des multinationales, pour les aider à rémunérer équitablement leurs salariés expatriés. Ce rapport contient des informations sur 460 villes, dont les 223 villes objet du classement.

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Jean-Pierre Bel, le président du Sénat quittera son fauteuil à l'automne

« Je ne serai pas candidat pour exercer, pendant six ans supplémentaires, un nouveau mandat. » Dans une tribune publiée dans Le Monde du jeudi 6 mars, Jean-Pierre Bel, président du Sénat depuis le 1er octobre 2011, annonce qu'il quittera son fauteuil du Palais du Luxembourg après les élections de septembre 2014, qui doivent en renouveler la moitié des sièges. A 62 ans, M. Bel précise par ailleurs qu'il ne se présentera à « aucune autre fonction élective ». Sénateur de l'Ariège depuis seize ans, président du groupe PS entre 2004 et 2011, ce proche de François Hollande a été en 2011 le premier président socialiste du Sénat sous la Ve République.

Jean-Pierre Bel, Président du Sénat

Sa décision relève d'« un choix personnel très ancien », explique-t-il, dicté par « les nouvelles dispositions de la vie politique ». « Pour redonner confiance dans la parole politique, on ne peut pas s'en tenir à proclamer des principes, il faut être capable de se les appliquer et, d'abord, ne pas se considérer comme propriétaire de ses mandats », détaille M. Bel.

TROIS ANNÉES DE MANDAT ET UN BILAN MITIGÉ

Elu en 2011 face au président sortant, l'UMP Gérard Larcher, et à la centriste Valérie Létard, le socialiste se retire donc après trois années de mandat et un bilan mitigé. A plusieurs reprises depuis le début du quinquennat, les sénateurs ont en effet rejeté des lois fondamentales pour l'exécutif – comme celle sur les retraites en novembre 2013 ou le projet de loi de finances rectificatif pour 2014 un mois plus tard.

Contrairement à l'Assemblée nationale, le PS ne dispose pas de la majorité absolue rue de Vaugirard. Une différence qui provoque un jeu d'alliances parfois difficile à suivre pour voter – ou rejeter – des textes gouvernementaux. « Fier de ce que nouvelle majorité a pu accomplir », M. Bel regrette néanmoins que les équilibres dans l'Hémicycle aient rendu depuis juin 2012 « plus incertain et moins cohérent le positionnement politique du Sénat victime d'un rapport de force politique volatil ».

Son retrait à venir va ouvrir une nouvelle séquence pour désigner son successeur. A gauche, plusieurs profils sont envisageables. A commencer par celui du sénateur (PS) de Côte-d'Or et maire de Dijon, François Rebsamen, qui préside depuis 2011 le groupe socialiste au Sénat. Autres prétendants possibles : François Patriat, élu socialiste, lui aussi de Côte-d'Or, ou le président du Parti radical de gauche et sénateur de Tarn-et-Garonne, Jean-Michel Baylet.

UN BASCULEMENT COMPLIQUÉ

A droite, le sénateur (UMP, Yvelines) Gérard Larcher a déjà annoncé sa candidature. Celui qui fut président du Sénat de 2008 à 2011 a confirmé au Monde qu'il avait bien l'intention de reconquérir la présidence de l'institution si elle basculait à droite en septembre. « Je déposerai ma candidature en cas de primaires », a-t-il déclaré le 4 février.

Sur sa route, l'ancien maire de Rambouillet (Yvelines), âgé de 64 ans, pourrait retrouver Jean-Pierre Raffarin. Le sénateur de la Vienne, 65 ans, avait déjà affronté M. Larcher en 2008, mais, pour l'instant, il n'a pas encore exprimé publiquement ses intentions. « Il faut voir le rapport de force qui ressort des élections municipales et du vote sur les communautés de communes », explique son entourage. Autrement dit, l'ex-premier ministre se déterminera selon le résultat du scrutin des 23 et 30 mars, qui livrera une orientation quant à la future composition du Sénat – les grands électeurs sont désignés par les conseillers municipaux.

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jeudi 6 mars 2014

Tshivis Tshivuadi de JED:"La RDC n'a pas besoin de discours mais de la justice qui est un rempart contre l'impunité"

« Naviguer est une activité qui ne convient pas aux imposteurs. Dans bien des professions, on peut faire illusion et bluffer en toute impunité. En bateau, on sait ou on ne sait pas. » de Eric Tabarly, extrait de Mémoires du large. La justice, ce sont des règles, principes et lois que chacun doit respecter pour le vivre ensemble dans l'harmonie. L'impunité contre les atteintes massives des droits de l'homme est un mal qui ronge la République démocratique du Congo. Ne pas en parler, c'est être démissionnaire ! Le 27 mars 2014 à Paris au Press Club est organisé le Forum International sur la liberté de presse, les droits de l'homme et contre l'impunité en République démocratique du Congo.

Paris, 5 mars 2014, Tshivis Tshivuadi, Secrétaire Général de Journaliste en Danger (Jed) et Freddy Mulongo.

Après avoir travaillé ensemble de 1999 à 2007 au Congo, des retrouvailles à Paris avec Tshivis Tshivuadi, le secrétaire général de Journalistes en danger (JED) sont une aubaine. Durant des heures, nous avons parlé de la liberté de presse en République démocratique du Congo. JED de notre époque, c'était un duo de pitbull qui aboyaient contre les atteintes de la liberté de la presse en RDC: Donat Mbaya (président) et Tshivis Tshivuadi (Secrétaire Général). Le premier s'est retiré pour raison de santé et Tshivis Tshivuadi continue de mener la barque...Cela fait Quinze ans que cela dure ! Comme quoi on peut être journaliste mais n'est pas militant qui veut. A Paris se prépare le Forum International sur la liberté de presse, droits de l'homme et contre l'impunité pour le 27 mars 2014 au Press Club.

En quinze ans, JED est devenu une institution en République démocratique du Congo. Dans un pays démocratique les journalistes participent et contribuent au changement de la société. En France, par exemple, on ne compte plus le nombre d'affaires publiés dans la presse, sans que des journalistes soient jetés en prison: Les diamants de Bokassa avec Giscard D'Estaing, Mazarine la fille de François Mitterrand, Jérôme cahusac et ses comptes en Suisse,la relation Hollande et Julie Gayet, les écoutes de Sarkozy par son conseiller Patrick Buisson, les menteries de Copé...Toutes les affaires sorties par la presse ont contribué à prendre des mesures pour changer la marche du pays. Aujourd'hui, les différents présidents français refusent des gros cadeaux, les personnes nommés comme ministres doivent déclarer leur patrimoine, le statut de première dame n'existe pas...Dans un pays c'est la justice indépendante et impartiale qui est le rempart contre les abus et l'impunité. En République démocratique du Congo comme dans la majorité des pays africains, la présidence de la République, le gouvernement et la justice font 1 et en face il n'y a rien. La presse est-elle le quatrième pouvoir au Congo ? Pas du tout, elle est comme le poisson qui suit le cour de la rivière. Chaque journaliste congolais pense d'abord à faire bouillir la marmite le soir en rentrant chez lui. Et les politiques l'ont bien compris donc ils instrumentalisent certains. Des politiques font assassiner des journalistes parce qu'ils se croient au dessus des lois.

Quels sont les médias au Congo qui parlent des vrais problèmes qui touchent les congolais ? L'assassinat du vaillant Colonel Ndala. Ce sont les médias congolais de la diaspora et quelques médias occidentaux qui en ont parlés. Qui sont ces journalistes congolais sur place qui ont fait de l'investigation pour donner une autre version que celle du Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga ? Personne ! En prenant en otage la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), le fieffé menteur et Goebbels de Joseph Kabila est Premier ministre, ministre de la défense, ministre de santé...Pour sauver la corporation en RDC, il ne faudrait plus que les gens viennent au journalisme par mimétisme ou parce qu'ils ont échoué ailleurs. Le métier est infecté des coupagistes et moutons noirs. Comment un journaliste peut-il en même temps être directeur de cabinet d'un ministre et le soir présentateur d'un journal à la télévision ? Où est l'indépendance et l'impartialité dans tout ça ? Si les médias congolais continuent de se comporter comme des échoppes où les plus offrants payent et se font encenser, c'est un vrai recule.

La République démocratique du Congo n'a pas besoin de discours ni de morale mais d'une justice indépendante non inféodée. On ne devrait pas attendre l'assassinat d'un confrère pour protéger des journalistes et leurs sources.

Jed assure au quotidien la mission de surveillance de la liberté de la presse, conformément aux engagements internationaux de la RDC et pour faire en sorte qu'aucun cas d'atteinte au travail des journalistes et médias ne passe inaperçu.

Ce travail de monitoring des atteintes à la liberté de la presse, JED le fait en diffusant régulièrement des communiqués appelés "Alertes", sur des cas d'arrestations, d'emprisonnement, d'agression ou de menaces contre les journalistes. mais également en envoyant des lettres de protestation aux auteurs ou responsables de ces atteintes.

Depuis plusieurs anées aussi, JED s'est engagé dans la défense légale des journalistes poursuivis devant les Cours et tribunaux, en mettant à leur disposition, de manière gracieuse, des avocats pour les défendre.

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mercredi 5 mars 2014

Avec Reporters sans frontières pour le Forum International sur la liberté de presse, les droits de l'homme et contre l'impunité

Paris, mardi 4 mars 2014, Roger Bongos-Afrique Rédaction, Cléan Kahn-Sriber, Responsable du Bureau Afrique-RSF et Freddy Mulongo-Réveil FM International au siège de Reporters Sans Frontières

"Silence, on zigouille en toute impunité" tel est le slogan qu'on pourrait affubler au régime qui sévit en République démocratique du Congo. Dans ce grand pays francophone, au "Cœur du Continent", en treize ans, seize journalistes ont été assassinés, Floribert Chebeya, l'icône des droits de l'homme au Congo et Fidèle Bazana ont été tués, Pascal Kabangulu, l'héritier de la justice , exécuté à Bakuvu. Après l'émotion qui a toujours accompagné chaque assassinat dans ce pays prédateur de la liberté de presse et droits de l'homme, des mascarades de procès sont organisés dans des tribunaux militaires. Les hommes en kaki et képi font du cirque, d'ailleurs n'entre dans une caserne militaire pour assister au procès qui veut. C'est toujours des "Kadogos enchanvrés" de la génération Kalachnikov présentés comme exécutants dont les déclarations alambiquées et contradictoires ne convainquent personne. Pendant ce temps, les commanditaires et gros bonnets se pavanent, jouissent de l'impunité totale et circulent dans des grosses 4X4 de l'Etat congolais.

Pour Paul Nsapu Mukulu, Secrétaire Général de FIDH et orateur au Forum International de la Liberté de presse, droits de l'homme et contre l'impunité: "Les crimes contre les journalistes et activistes des droits de l'homme en République démocratique du Congo sont imprescriptibles, les auteurs doivent répondre de leurs crimes". Guillaume Ngefa, parrain du Forum renchérit que la "République démocratique du Congo ne pourrait s'en sortir par le haut qu'en respectant les droits de l'homme qui sont massivement violés dans ce pays"

Le doyen Lilo Miangu étant empêché en dernière minute, c'est à deux: Roger Bongos et Freddy Mulongo que nous nous sommes rendus à Reporters Sans Frontières, partenaire incontournable pour la défense de la liberté de presse dans le monde. Avec Cléa Kahn et sa collaboratrice Salomé, une réunion de travaille a lieu, dans la bonne humeur.

Des sources concordantes sûres, nous apprenons que Joseph kabila voudrait une paix de brave avec son homme de main John Numbi, le présumé commanditaire de l'assassinat de Floribert Chebeya. John Numbi qui après son interpellation le 23 février dernier dans sa ferme de Lubumbashi et sa fuite en Afrique du Sud, serait prêt à revenir à Kinshasa pour réoccuper son poste d'Inspecteur Général de la police nationale congolaise. Zut ! Face à cette combine des politicailleurs, Floribert Chebeya et Fidèle Bazana seraient donc morts assassinés pour rien ?

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mardi 4 mars 2014

Le Conseil des droits de l'homme entend de nombreux hauts dignitaires dans le cadre de son débat de haut niveau

Le Conseil des droits de l'homme a poursuivi, cet après-midi, le débat de haut niveau entamé ce matin en entendant les ministres des affaires étrangères de l'Albanie, de la Croatie, du Canada, du Congo, de l'Érythrée, du Guatemala, de l'Ex-république yougoslave de Macédoine, des Maldives, du Viet Nam, du Venezuela et du Yémen, ainsi que le Ministre de la justice et des droits de l'homme de l'Angola s'exprimant au nom de la Communauté des pays de langue portugaise.

Sont également intervenus le Ministre d'État aux affaires étrangères et au Commonwealth du Royaume-Uni, les Secrétaires d'État aux affaires étrangères de la Slovaquie et de la Slovénie, le Vice-Ministre des affaires étrangères du Japon, le Vice-Ministre des affaires étrangères du Kazakhstan, le Sous-Secrétaire aux affaires politiques du Ministère des affaires étrangères des Philippines, le Sous-secrétaire d'État aux affaires étrangères de la Pologne, le Ministre adjoint pour la coopération internationale du Qatar et le Directeur général des affaires juridiques de la Suède, ainsi que le Directeur exécutif du Fonds des Nations Unies pour la population, le Secrétaire général de l'Organisation de la coopération islamique et le Secrétaire général de l'Union interparlementaire.

Les responsables gouvernementaux ont présenté les mesures prises par leur administration en faveur de la promotion et de la protection des droits de l'homme, tant au niveau national qu'international, et ont abordé les questions qu'ils jugent prioritaires dans le cadre des travaux du Conseil, en particulier au cours de la présente session.

La situation des droits de l'homme en Ukraine, en République populaire démocratique de Corée, en Syrie, au Soudan du Sud et en République centrafricaine a retenu l'attention de plusieurs dignitaires, qui ont appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités morales et juridiques sur ces questions.

En fin de séance, les délégations de la République populaire démocratique de Corée, de l'Ukraine, de l'Égypte, de la Fédération de Russie, de Djibouti et du Japon ont exercé le droit de réponse s'agissant de déclarations faites au cours de la journée.

Le Conseil des droits de l'homme tiendra demain à 9 heures une réunion-débat de haut-niveau sur l'intégration des droits de l'homme dans le système des Nations Unies, avant de poursuivre son débat de haut niveau à partir de midi.

Suite du débat de haut niveau

M. OSMAN SALEH MOHAMMED, Ministre des affaires étrangères de l'Érythrée, a déclaré qu'aucune question n'avait attiré autant l'attention des États membres des Nations Unies que la promotion et la protection des droits de l'homme. Et pourtant, il existe une différence considérable entre ce qui a été promis et écrit, et ce qui a été réalisé à ce jour. Il est donc essentiel de regarder quelles sont les lacunes et quels sont les obstacles. Pour le ministre, de nombreuses résolutions depuis la mise en place du Conseil des droits de l'homme ont été adoptées, qui touchent à presque tous les aspects de la vie et qui, pour beaucoup, ouvrent la voie vers un monde meilleur. Mais, en même temps, il a dénoncé dans les débats des «tentatives continuelles pour imposer des questions qui ne relèvent pas des droits de l'homme». Toutefois, quelles que soient les divergences de perception et malgré des «abus», l'amélioration de l'homme et le développement humain prévaudront et guideront notre avenir.

Le Ministre érythréen des affaires étrangères a rappelé que son pays avait récemment présenté son rapport national dans le cadre du deuxième cycle de l'Examen périodique universel, rappelant que ce mécanisme donne à chaque État l'occasion de voir dans quelle mesure il remplit ses obligations à l'égard de son peuple. Dès lors, on ne comprend pas pourquoi on singularise certains États en dehors de ce mécanisme qui est le plus efficace pour la protection et la promotion des droits de l'homme. Il a ainsi dénoncé le fait que, lors de ses sessions de septembre 2012, mars 2013 et juin 2013, le Conseil avait adopté des résolutions condamnant l'Érythrée pour violations des droits de l'homme avant qu'une vérification sur place ait été effectuée, jugeant inacceptable cette procédure, et infondées les résolutions. Il a en outre dénoncé le rôle joué dans la rédaction de ces résolutions d'organisations non gouvernementales qui n'ont «aucune importance sur place» ou d'États ne «connaissent rien ou pas grand-chose à la situation sur le terrain» et sont ouvertement hostiles à son pays. Il a rappelé que l'Érythrée avait demandé sans équivoque que le Conseil des droits de l'homme mette fin aux résolutions de pays et a conclu en réaffirmant l'attachement de son pays aux droits de l'homme.

MME HOORIA MASHHOYR AHMED, Ministre des affaires étrangères du Yémen, a reconnu les difficultés que rencontrait son pays en matière des droits de l'homme, tout en soulignant que quelques progrès avaient été enregistrés, notamment grâce à un dialogue inclusif. Ce processus a abouti à l'adoption d'une constitution qui n'exclut personne, a-t-elle ajouté. Il s'agit maintenant de la mettre en œuvre et de répondre aux besoins des plus faibles. La ministre a ensuite indiqué que son pays avait positivement accueilli la résolution 2140 du Conseil de sécurité, qui reconnaît l'importance du travail déjà accompli par les autorités yéménites de transition, avant de demander au Conseil de sécurité de se pencher sur les groupes opposés à ce processus, qui, dans certains cas, refusent aux Yéménites le droit à la vie. Il faut que les pays qui financent ces groupes terroristes changent de point de vue, a-t-elle ajouté.

Alors que le Yémen a des besoins spécifiques, notamment pour que sa population parvienne à un niveau de vie décent, les autorités souhaitent que les fonds du pays ne soient plus pillés. Le Gouvernement yéménite organisera en conséquence prochainement des élections et prépare la ratification de nombreux instruments internationaux, dont le Statut de Rome. Il prépare en outre l'adoption de lois sociales, dont une fixant un âge minimum pour le mariage, une autre sur la justice transitionnelle, ainsi qu'une loi contre le terrorisme, a encore déclaré la ministre.

M. LUIS FERNANDO CARRERA CASTRO, Ministre des affaires étrangères du Guatemala, a rappelé que le Guatemala avait signé un Accord de paix en 1996, qui a permis de mettre fin à un conflit armé. Ainsi, depuis 17 ans, l'Accord définit le Guatemala du XXIe siècle et reconnaît notamment le caractère multiculturel et pluriethnique de la nation guatémaltèque. Le Gouvernement est engagé à respecter l'Accord de paix, qui se décline en trois pactes politiques, a précisé le ministre. Le premier prévoit le renforcement des institutions judiciaires et la lutte contre l'impunité, le deuxième organise la lutte contre la faim et la pauvreté et le troisième vise à renforcer les ressources fiscales de l'État et à améliorer la compétitivité du pays.

La lutte contre l'impunité est un pilier de la paix, de la sécurité et de la justice, a souligné le ministre guatémaltèque. À cet égard, le Gouvernement s'est engagé à renforcer et professionnaliser les forces de police, à développer les capacités techniques des institutions gouvernementales, à renforcer les poursuites pénales pour fraude fiscale et à renforcer les capacités pour juger les auteurs de violations des droits de l'homme. Les autorités travaillent également à prévenir la violence. M. Carrera Castro a enfin estimé que le peuple guatémaltèque doit aujourd'hui se réconcilier et lutter contre l'impunité et l'injustice. Citant Nelson Mandela, le ministre a souligné pour conclure que «le Guatemala, comme l'Afrique du Sud, a droit à la réconciliation».

M. NIKOLA POPOSKI, Ministre des affaires étrangères de l'Ex-république yougoslave de Macédoine, a remercié les États qui ont permis à son pays de devenir membre du Conseil en 2014 et a réitéré l'engagement de son pays en faveur d'un Conseil des droits de l'homme efficace et crédible qui soit le principal pilier du système des Nations Unies en matière de droits de l'homme. Le ministre a exprimé sa grave préoccupation face à l'escalade de la violence en Ukraine et a déclaré que l'arrêt immédiat du bain de sang et des violences était la priorité du moment. Il a salué les efforts conjoints de la communauté internationale pour faire réussir au plus vite les efforts en ce sens. Le ministre a dénoncé la situation en Syrie comme «une des crises humanitaire et des droits de l'homme les plus lamentables de l'histoire récente», qui devrait rester une des principales priorités des organes des droits de l'homme du système des Nations Unies. C'est pourquoi, a-t-il expliqué, son pays faisait partie du groupe d'États qui ont demandé dès janvier 2013 au Conseil de sécurité de référer la question à la Cour pénale internationale ou, pour le moins, d'adresser à toutes les parties un message sans équivoque concernant le respect des droits de l'homme et du droit international humanitaire. M. Poposki a de nouveau demandé un arrêt immédiat des atrocités et des violations du droit international. La Syrie doit respecter ses obligations et veiller à la poursuite des responsables. Concernant la République populaire démocratique de Corée, M. Poposki a apporté son ferme soutien aux travaux de la commission d'enquête et annoncé que son pays soutiendrait la résolution présentée lors de la présente session sur la situation des droits de l'homme dans le pays. Il a en outre demandé que les titulaires de mandats de procédures spéciales puissent se rendre en Iran et annoncé que son pays soutiendra la résolution du Conseil des droits de l'homme en ce sens. Il soutiendra en outre les efforts pour renforcer la reddition de comptes et la réconciliation à Sri Lanka et se portera auteur de la résolution sur le Myanmar.

M. Poposki a rendu hommage à la Haut-Commissaire, Mme Navi Pillay, «voix des populations opprimées partout dans le monde», et a réaffirmé son soutien à un Haut-Commissariat aux droits de l'homme indépendant, ainsi qu'aux différentes procédures spéciales. Il a estimé que l'Examen périodique universel constituait l'un des outils les plus précieux pour l'évaluation des droits de l'homme et a rappelé que son pays était passé récemment par le deuxième cycle, ajoutant qu'il examinera de très près les recommandations qui lui ont été faites en février dernier. Le ministre a également fait valoir que son pays avait désormais présenté des rapports à tous les organes conventionnels des droits de l'homme et avait ratifié le Protocole facultatif au Pacte des Nations Unies sur les droits économiques, sociaux et culturels. Il a expliqué les efforts que son pays compte poursuivre pour renforcer les droits de l'homme, y compris pour que les organes nationaux des droits de l'homme soient conformes aux Principes de Paris. M. Poposki a conclu en rappelant que si la quête des droits de l'homme était sans fin, cette quête n'en méritait pas moins qu'on lui consacre les plus grands efforts.

MME DUNYA MAUMOON, Ministre des affaires étrangères des Maldives, a rappelé les positions de son pays depuis qu'il est membre du Conseil du droits de l'homme, notamment en faveur du droit du peuple palestinien, de la liberté d'expression ou encore des personnes victimes de discriminations. Les Maldives ont été la voix des sans voix, des plus faibles, et des petits États insulaires, a souligné la ministre. Elle a aussi estimé que le droit du peuple palestinien doit être davantage et mieux défendu. Leur drapeau devrait flotter aux côtés des autres aux Nations Unies et une plaque portant leur nom devrait être présente ici dans cette salle.

Mme Maumoon a également souligné la maturité démocratique dont ont fait preuve les nouvelles autorités des Maldives, avec notamment l'adoption depuis novembre dernier de deux lois «historiques» relatives à la traite des personnes et à la torture. Ces changements démocratiques se font sans que se perde l'identité religieuse du pays, a encore déclaré la ministre. S'adressant aux pays partenaires, elle leur a demandé d'aider les Maldives sans les juger, ni tenter de les transformer à leur image. Il faut au contraire travailler dans un esprit de coopération, a-t-elle conclu.

M. MOHAMMED BIN ABDULRAHMAN BIN JASSIM AL-THANI, Ministre adjoint chargé de la coopération internationale du Qatar, a exprimé la satisfaction de sa délégation s'agissant du rôle croissant du Conseil et de ses efforts inlassables visant à promouvoir la coopération internationale et le respect des valeurs et des principes des droits de l'homme. Toutefois, a relevé le Ministre, en dépit des réalisations du Conseil, de nombreuses situations tragiques se prolongent, notamment en Palestine et en Syrie. Le Qatar salue la proclamation par l'Assemblée générale de 2014 comme Année de solidarité avec le peuple palestinien. Malheureusement, bien que de nombreuses parties soient persuadées que la paix au Moyen-Orient est un facteur de développement de la région, Israël continue d'entraver tous les efforts régionaux et internationaux visant à réaliser la paix et mettre un terme à l'occupation subie par le peuple palestinien depuis 1948, a souligné M. Al-Thani.

Par ailleurs, il est certain que la Syrie viole les droits de l'homme et mène une politique systématique de massacres et de destruction des infrastructures, a-t-il poursuivi, en relevant que plus de 150 000 personnes ont été victimes de tueries de masse, de crimes de guerre et d'autres crimes contre l'humanité. Le Qatar condamne les bombardements de la population civile de façon indiscriminée. «La communauté internationale n'oubliera pas que le Gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques à la Ghouta et dans d'autres villes syriennes», a-t-il encore souligné. La communauté internationale doit agir conformément au droit international et aux résolutions des Nations Unies pertinentes pour résoudre la crise syrienne. M. Al-Thani a aussi condamné fermement les violations des droits de l'homme systématiques et continues subies par la minorité musulmane des Rohingya au Myanmar, dont l'exemple le plus récent a eu lieu le 14 janvier 2014 dans l'État de Rakhine. Il a appelé les autorités du Myanmar à assumer leurs obligations légales et à mettre un terme à l'impunité. Par ailleurs, le ministre qatarien a exprimé son inquiétude devant la détérioration de la situation en République centrafricaine, appelant ses autorités et la communauté internationale à assumer leurs responsabilités pour traiter les violations des droits de l'homme et lutter contre l'impunité. Enfin, il a déploré les attaques visant des journalistes, appelant à la pleine mise en œuvre du Plan d'action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes.

M. YERZHAN ASHIKBAYEV, Vice-Ministre des affaires étrangères du Kazakhstan, a estimé que le Conseil devait agir de manière à maintenir et renforcer la confiance des États dans ses activités. L'utilisation de sources d'information fiables et vérifiées, ainsi que l'engagement constructif des États en faveur du dialogue, conduit de manière respectueuse et sur un pied d'égalité, sont d'une grande importance à cet égard. De même, est-il important d'accorder une grande attention à ce que l'ordre du jour des droits de l'homme ne soit pas politisé.

Le Kazakhstan estime nécessaire d'optimiser le programme de travail et l'ordre du jour du Conseil, a déclaré M. Ashikbayev. Il a jugé indispensable de synchroniser les ordres du jour et programmes de travail des organes conventionnels et des mécanismes intergouvernementaux afin d'éviter de submerger les délégations et les services de conférence. Il s'est dit partisan d'une évaluation du Haut-Commissariat afin d'identifier ses succès et ses difficultés et d'améliorer ainsi ses méthodes de travail. Par ailleurs, M. Ashikbayev a estimé nécessaire d'évaluer les progrès et le suivi dans la mise en œuvre des résolutions, leur adoption devant se faire sur une base biennale ou triennale. Enfin, au vu des implications budgétaires inévitables, le Kazakhstan est convaincu qu'une approche coordonnée et équilibrée est nécessaire dans la création de nouveaux mandats. Par ailleurs, le vice-ministre a évoqué l'action de son pays au sein du Conseil et fait valoir les réalisations du Kazakhstan en matière de droits de l'homme.

M. JOE COSTELLO, Ministre d'État au ministère des affaires étrangères et du commerce de l'Irlande, a souligné que le rapport de la commission d'enquête sur la République populaire démocratique de Corée donne des détails sans précédent sur les atrocités qui ont été commises dans le pays. Ses conclusions et recommandations doivent être prises très au sérieux et l'Irlande appuiera fermement les efforts de suivi. M. Costello a ensuite évoqué les violations des droits de l'homme élémentaires en Ukraine. Tout en se disant soulagé de l'arrêt des violences, il a appelé à une enquête urgente, transparente et impartiale sur les actes de violences perpétrés afin que leurs auteurs soient poursuivis. Soulignant l'importance d'empêcher que ne s'établisse un climat d'impunité, il a souhaité que le panel mis en place par le Conseil de l'Europe puisse commencer à travailler au plus tôt et bénéficie de la coopération nécessaire. Il s'est dit très préoccupé par les événements du week-end et a jugé essentiel le respect de l'intégrité territoriale et de l'indépendance de l'Ukraine. L'Irlande a contribué à alléger les souffrances du peuple syrien et les 26 millions de dollars promis pour la période 2011-2014 en font un des plus généreux contributeurs par habitant à la réponse humanitaire en faveur de ce pays, a déclaré M. Costello, qui s'est félicité de la résolution du Conseil de sécurité qui demande aux parties de faciliter le passage de l'aide humanitaire, jugeant essentielle qu'elle soit respectée par toutes les parties.

La promotion et la protection des droits de l'homme est au centre de la coopération irlandaise au développement, a poursuivi le ministre irlandais, qui a rappelé que le futur programme de développement pour l'après 2015 devait être conforme à l'esprit de la Déclaration du Sommet du Millénaire. Les principes d'égalité, de non-discrimination, notamment pour ce qui est lié au genre, de transparence et de reddition de comptes devront être au centre de tous les objectifs de ce programme et il est important que soient prises en compte les demandes légitimes des citoyens à participer aux prises de décision. Le ministre a ensuite expliqué les initiatives nationales prises pour mettre en œuvre la double vision d'un monde libéré de la peur et du besoin, en limitant d'une part la mortalité et la morbidité chez les enfants de moins de cinq ans, et d'autre part en créant un espace pour la société civile. Il a rappelé que, dans de nombreuses parties du monde, la société civile a été ces dernières années l'objet de pressions croissantes et que l'espace de son engagement a été limité, voire réduit, du fait de législations et de pratiques répressives. M. Costello a rappelé les initiatives prises lors de la session de septembre dernier du Conseil par l'Irlande et un groupe de pays avec un projet de résolution qui invite pour la première fois le Conseil a considérer l'espace accordé à la société civile comme une préoccupation liée aux droits de l'homme . Le premier débat formel sur cette question aura lieu la semaine prochaine, a rappelé M. Costello, qui a souhaité que cette discussion stimule les débats. Le ministre a également déploré les menaces et représailles dont font l'objet des membres de la société civile qui tentent de coopérer avec les Nations Unies. La société civile est plus nécessaire que jamais, a-t-il insisté. Il a dénoncé comme la plus importante jamais connue la discrimination fondée sur le sexe, qui renforce toutes les autres inégalités. Il a également rappelé que son pays lutte contre toutes les discriminations liées à l'orientation ou l'identité sexuelles, s'est dit très préoccupé par l'adoption de lois répressives contre les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres et a cité en exemple l'ampleur et la rapidité des changements réalisés par l'Irlande dans ce domaine. La communauté internationale doit dépasser le stade des mots et prendre des mesures pour réaliser pleinement les droits dans ce domaine. En conclusion, le ministre a affirmé que l'Irlande s'engageait à protéger les modestes acquis dans la promotion des droits de l'homme et à encourager les progrès.

M. PETER JAVORCIK, Secrétaire d'État au Ministère des affaires étrangères et européenne de la Slovaquie, a relevé que le peuple ukrainien venait de montrer son désir profond de liberté et de démocratie. Il est du devoir de la communauté internationale de soutenir l'Ukraine, et la Slovaquie est prête à apporter son aide. Malgré les efforts déployés par le Conseil et ses mécanismes, la situation des droits de l'homme reste critique. Ainsi, la Slovaquie est préoccupée par la situation alarmante des droits de l'homme en Syrie. Il est nécessaire de mettre un terme aux massacres pour démarrer la recherche d'une solution politique. Il est également urgent d'agir s'agissant de la République populaire démocratique de Corée et les recommandations contenues dans le rapport de la Commission d'enquête sur ce pays doivent bénéficier du suivi adéquat. Par ailleurs, les chiffres relatifs aux réfugiés et déplacés internes au Soudan du Sud sont alarmants; une réponse d'urgence est nécessaire pour fournir des abris à ceux qui ont fui leur domicile.

Le Secrétaire d'État slovaque a relevé le rôle indispensable de la société civile dans la promotion de la démocratie, des droits de l'homme et de l'état de droit, en appelant à renforcer la participation des organisations non gouvernementales aux travaux du Conseil. Par ailleurs, l'Examen périodique universel a prouvé son potentiel au cours des dernières années et il sera nécessaire de poursuivre son amélioration à la fin du cycle actuel, dans deux ans. M. Javorcik a encouragé les États à ratifier le Protocole facultatif à la Convention sur les droits de l'enfant instituant une procédure de plainte, qui entrera prochainement en vigueur. Enfin, il a indiqué que le Gouvernement slovaque mettait actuellement au point une Stratégie nationale pour la promotion et la protection des droits de l'homme, qui reflète les obligations internationales de la Slovaquie en matière de droits de l'homme.

M. BOGDAN BENKO, Secrétaire d'État aux affaires étrangères de la Slovénie, s'est dit convaincu qu'il n'est possible de parvenir à la paix et à la sécurité internationale que par le respect des droits de l'homme, raison pour laquelle ceux-ci sont fermement enracinés dans la politique étrangère slovène. Bien qu'elle ne soit pas actuellement membre du Conseil, la Slovénie y demeure un observateur actif et un ferme défenseur de son action et de son mandat et y plaide en faveur d'un suivi le plus efficace possible de la situation dans divers pays.

À cet égard, la Slovénie est bouleversée par les conclusions du rapport de la Commission internationale d'enquête pour la République populaire démocratique de Corée. Compte tenu de la gravité de ce rapport, elle estime que la communauté internationale devrait y répondre de manière appropriée. Par ailleurs, la Slovénie se félicite de la désignation d'une nouvelle experte indépendante pour la République centrafricaine. Elle estime en outre que la communauté internationale devrait s'inquiéter de la situation au Soudan du Sud. En ce qui concerne la situation en Ukraine, la Slovénie estime que la stabilisation à long terme de ce pays n'est possible que par l'intermédiaire d'un dialogue inclusif et par la priorité donnée à des processus et des institutions démocratiques susceptibles de garantir l'état de droit et les droits de l'homme pour tous les citoyens. S'agissant des troubles récents en Bosnie-Herzégovine, elle plaide en faveur d'une approche plus active de l'Union européenne. En conclusion, M. Benko a rendu un vibrant hommage à l'action et à la personnalité de Mme Navi Pillay.

M. HUGO SWIRE, Ministre d'État aux affaires étrangères et au Commonwealth du Royaume-Uni, a déclaré que les populations du monde entier attendent du Conseil des droits de l'homme qu'il défende leurs droits fondamentaux, leurs libertés et leur dignité. Il s'est félicité de la réélection de son pays au Conseil. Le Royaume-Uni travaillera à la protection des plus vulnérables et à la promotion de causes mondiales telles que la fin des violences sexuelles en période de conflit, la pleine participation des femmes dans la consolidation de la paix et l'universalité des libertés d'expression et de religion ou de croyance. M. Swire a salué l'Initiative «Les droits avant tout» du Secrétaire général, estimant qu'en ignorant les violations des droits de l'homme, on sème les graines des futurs conflits et des crises humanitaires. Quand les pays montrent des dispositions sérieuses à travailler avec le Conseil, il faut leur tendre la main, a déclaré M. Swire, qui a cité l'exemple de la Somalie. Il a remercié la Haut-Commissaire aux droits de l'homme, les Rapporteurs spéciaux et tous ceux qui renseignent sur l'état des droits de l'homme dans le monde. Il s'est aussi félicité du fonctionnement de l'Examen périodique universel. En même temps, on ne peut se taire face à la situation dans les pays qui ne respectent pas les droits de l'homme, a déclaré M. Swire, qui a dénoncé le fait que Sri Lanka n'ait pas été en mesure de mettre en place des commissions d'enquêtes indépendantes et crédibles sur les allégations de violations des droits de l'homme par les deux parties durant le conflit. Il a rappelé que Sri Lanka n'avait pas non plus accepté l'assistance technique extérieure, y compris du Conseil. Il est temps pour le Conseil d'agir et d'appuyer la création d'une enquête indépendante, qui permettra d'ouvrir la voie à une véritable réconciliation.

Le Ministre d'État britannique a souligné que la Commission d'enquête sur la Syrie a pu recueillir des preuves essentielles. S'il condamne tous les auteurs de violations de droits de l'homme, M. Swire a rappelé qu'il incombait en premier lieu aux États d'assurer la protection de leurs propres citoyens. Au lieu de cela, le Gouvernement syrien terrorise sa population. Le Royaume-Uni demande la reconduction du mandat de la commission d'enquête et l'adoption de mesures pour s'assurer que les auteurs de violations des droits de l'homme seront poursuivis en justice. Pour être crédible, le Conseil doit traiter de la situation dramatique des droits de l'homme en Syrie et s'accorder sur une résolution. M. Swire a aussi attiré l'attention sur les résultats de la Commission d'enquête sur la République populaire démocratique de Corée, ajoutant que ce pays avait trop longtemps refusé d'honorer ses obligations internationales; le Conseil ne peut rester les bras croisés et doit agir. Concernant l'Ukraine, le Royaume-Uni appelle au respect de l'indépendance, de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du pays. M. Swire a d'autre part dénoncé toutes les lois et mesures discriminatoires à l'encontre des personnes du fait de leur orientation sexuelle, ainsi que la culture de l'impunité face aux violences sexuelles commises en période de conflit. Tout en se félicitant des mesures prises sur ce dernier point, il a rappelé qu'un sommet mondial sur la question avait été convoqué à Londres au mois de juin. Au XXIe siècle, le monde ne saurait comprendre que certains pays n'appuient pas cette initiative, a déclaré M. Swire, qui a conclu en insistant sur l'efficacité de l'action collective des États.

M. BENEDETTO DELLA VEDOVA, Secrétaire d'État aux affaires étrangères de l'Italie, a souligné l'importance d'assurer la cohérence entre les politiques internes et externes en matière de droits de l'homme. Le monde fait face aujourd'hui à de nombreux défis, souvent liés à des violations des droits de l'homme. Les normes des droits de l'homme qui sont faibles entrainent instabilité et conflit, a estimé M. Della Vedova en donnant l'exemple de la situation actuelle en République centrafricaine. Il faut identifier les causes profondes du conflit qui alimentent la violence sectaire. S'agissant du Mali, il est nécessaire de se préoccuper du nord du pays, où l'extrémisme n'a pas été éradiqué. La communauté internationale doit s'attacher à poursuivre le dialogue et l'inclusion sociale pour lutter contre la pauvreté, l'instabilité et l'extrémisme au Sahel, a insisté M. della Vedova.

Le Secrétaire d'État italien a appelé à poursuivre l'aide aux réfugiés et déplacés syriens, et a jugé urgent d'assurer l'accès des acteurs humanitaires. Une pression efficace doit être exercée auprès de toutes les parties au conflit pour qu'elles respectent les règles fondamentales du droit humanitaire. Une solution politique est en outre nécessaire pour garantir l'intégrité du pays. Concernant la Libye, où la transition est complexe, le Conseil doit soutenir les autorités libyennes dans leurs efforts visant à établir un État fondé sur le droit. Une conférence internationale aura lieu à Rome dans trois jours pour discuter de la situation dans le pays, a rappelé M. della Vedova. Au Soudan du Sud, seule une solution politique permettra un règlement durable du conflit. L'Italie se félicite de toute initiative que le Conseil pourrait prendre à ce sujet. La situation en Ukraine devrait pour sa part faire réfléchir le Conseil sur les principes de liberté d'expression et de manifestation. La communauté internationale doit surveiller de près la transition de pouvoir qui se mettra en place dans les semaines à venir pour éviter une justice sélective. M. della Vedova a par ailleurs déclaré que des élections crédibles et justes avaient eu lieu en Afghanistan, permettant à ce pays de poursuivre son chemin vers la démocratie et le respect des droits de l'homme. Il a salué les progrès enregistrés dans ce pays, notamment s'agissant de la situation des femmes. Au Myanmar, les efforts des autorités pour faire avancer le processus historique de réconciliation doivent être soutenus, a par ailleurs estimé le Secrétaire d'État.

M. PHAM BINH MINH, Vice-Premier Ministre et Ministre des affaires étrangères du Viet Nam, a indiqué qu'en tant que nouveau membre du Conseil, son pays entendait jouer sa part avec le plus haut niveau de responsabilité, ce qui implique de contribuer de manière substantielle aux travaux de cette instance. Il a souligné que le Viet Nam, «partenaire fiable», était disposé à débattre en toute franchise et à œuvrer de manière constructive dans tous les domaines liés aux droits de l'homme, y compris la sécurité sociale, le développement durable, les droits sociaux, économiques et culturels, ainsi que les droits des groupes vulnérables. Il entend susciter un plus grand intérêt du Conseil aux besoins spécifiques des pays en développement.

Le Viet Nam mène une politique de protection et de promotion des droits de l'homme, ce qui est démontré par sa législation, ses politiques et ses succès actuels, illustrés par un taux de croissance tournant autour de 6 ou 7%. Ces dernières années, malgré les difficultés économiques dues en partie au contexte mondial, non seulement le Viet Nam n'a pas taillé dans ses programmes de sécurité sociale mais encore il a renforcé son État providence. À titre d'exemple, en 2011-2012, plus d'un milliard de dollars ont été dépensés en allocations d'assurance santé en faveur des pauvres et des minorités ethniques, des soins pour les enfants de moins de six ans, ainsi qu'en aides ou en exemptions de dépenses de cantine pour les enfants de milieu pauvre ou appartenant à des minorités. Le Viet Nam entend tirer parti de son appartenance au Conseil en 2014-2016, qui reflète la confiance et la reconnaissance de ses partenaires, pour s'inspirer des bonnes pratiques et de l'expérience de la communauté internationale en matière de promotion et la protection des droits de l'homme, a conclu le Vice-Premier Ministre.

M. IYAD AMEEN MADANI, Secrétaire général de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), a déclaré que le Conseil a la responsabilité de garantir la protection des droits de l'homme dans le monde. C'est dans ce contexte que l'OCI appelle les autorités de la République centrafricaine et du Myanmar à protéger les minorités religieuses, notamment les musulmans, victimes respectivement de purification ethnique et de discrimination, a dit M. Madani. Il a ensuite déploré qu'en dépit des nombreuses résolutions, aucune évolution ne pouvait être constatée sur la question palestinienne. La confiscation des terres, la construction du «mur d'apartheid», le blocus de Gaza et toutes les autres violations des droits de l'homme dans ces territoires persistent et doivent être traitées avec la plus grande urgence, a-t-il plaidé, accusant par ailleurs Israël, puissance occupante, de mépriser le droit international.

M. Madani a en outre prévenu que l'islamophobie, si elle n'est pas traitée d'urgence, risque de conduire à des situations incontrôlables. L'adoption de la résolution 16/18 du Conseil des droits de l'homme est dans ce cadre un premier pas, mais il est temps de la mettre en œuvre, a-t-il poursuivi, appelant toute les parties à tenir un dialogue important sur ce sujet, en particulier en ce qui concerne les limites du droit d'expression dans le cadre de la promotion de la haine et de l'intolérance religieuse. Le Secrétaire général de l'OCI a également appelé à la protection de la notion de famille qui, a-t-il ajouté, réunit un homme et une femme, avant de mettre en garde contre toutes les tentatives pour la dénaturer.

M. DITMIR BUSHATI, Ministre des affaires étrangères de l'Albanie, a déclaré que l'histoire nous apprend qu'aucune nation n'a progressé ou prospéré sans assurer le respect des droits de l'homme. Les violations des droits de l'homme systématiques et continues qui ont lieu en Syrie démontrent ce qui peut arriver lorsque la communauté internationale reste indécise. Mais la Syrie n'est pas la seule situation qui nous préoccupe actuellement, a-t-il déploré. En Ukraine, il est crucial qu'un processus politique basé sur des valeurs démocratiques, le respect des droits de l'homme, des minorités et de l'état de droit soit lancé pour remplir les aspirations du peuple ukrainien. Les violations des droits de l'homme commises en Ukraine doivent être l'objet d'enquêtes et les responsables doivent être poursuivis, a-t-il ajouté. L'Albanie salue le rapport récent de la Commission d'enquête sur la situation des droits de l'homme en République populaire démocratique de Corée, et appelle à une enquête complète de la situation par un tribunal international.

M. Bushati a rappelé que l'Albanie s'est transformée au cours des 20 dernières années d'un régime totalitaire vers une démocratie dotée d'une économie de marché. La promotion et la protection des droits de l'homme est devenue, au cours des années, non seulement une priorité nationale, mais également une partie de la politique étrangère de l'Albanie, a-t-il souligné. C'est pourquoi les autorités ont lancé, en décembre 2009, une invitation permanente aux procédures spéciales. En conclusion, le ministre a évoqué la candidature de l'Albanie au Conseil des droits de l'homme pour la période 2015-2017, une grande responsabilité mais également une chance pour poursuivre la démocratisation de son pays.

M. BASILE IKOUÉBÉ, Ministre des affaires étrangères et de la coopération de la République du Congo, a rappelé «la nécessité de politiques vigoureuses et soutenues en matière de prévention, dont les coûts sont infiniment inférieurs à ceux des opérations de maintien de la paix». Pour lui, «la crise en République centrafricaine est une tragique illustration de la déliquescence de l'État, quand, des années durant, les acteurs politiques n'arrivent à mettre en place des mécanismes appropriés de gestion post-conflit». La République du Congo se félicite de la nomination de Mme Marie-Thérèse Aissata Keita-Bocoum en qualité d'Expert indépendant pour la République centrafricaine. Alors que l'accent doit être mis sur la lutte contre l'impunité, c'est dans cet esprit que le gouvernement congolais a arrêté sur son territoire, le 25 février dernier, trois éléments des milices anti-balaka. Dans son rôle de médiateur, le Président Denis Sassou-Nguesso reste profondément engagé dans la recherche de solutions durables de sortie de crise, a déclaré le ministre.

Par ailleurs, la République du Congo, soucieuse des droits des migrants, appelle les États qui ne l'ont pas encore fait à adhérer à la Convention internationale sur la protection des droits des travailleurs migrants et de leurs familles. M. Ikouébé a estimé qu'une «réflexion au plan international ayant pour base des politiques nationales responsables et une gestion concertée des flux migratoires est nécessaire». Le gouvernement de Brazzaville s'est doté de structures chargées de mobiliser la diaspora congolaise et les Congolais de l'étranger, en élaborant et en mettant en œuvre une politique nationale cohérente en matière de migration, a ajouté le ministre. Après avoir énuméré un certain nombre d'autres actions, notamment dans la lutte contre la traite des personnes, le chef de la diplomatie congolaise a sollicité un soutien accru en vue d'accompagner son pays dans l'introduction de la formation en matière des droits de l'homme dans toutes les sphères de la vie nationale.

MME LYNNE YELICH Ministre d'État chargée des affaires étrangères et consulaires du Canada, citant une étude, a chiffré à 74% la part de la population mondiale vivant dans des pays où leurs droits fondamentaux sont menacés. Alors que de tous aspirent à la paix et au bien-être, de nombreux défis persistent ou éclosent, notamment la haine religieuse, a observé la ministre, qui a affirmé que son pays continuera de défendre les droits des minorités. Elle a appelé la communauté internationale à traduire les auteurs de ces actes en justice.

Mme Yelich s'est ensuite alarmée de la situation des droits de l'homme en République populaire démocratique de Corée, estimant que l'on peut fermer les yeux, mais pas dire que l'on ne savait pas. Les autorités iraniennes ont également été appelées à garantir la protection et la promotion de tous les droits de l'homme dans leur pays. Enfin, le Canada a fermement condamné le déploiement de forces militaires russes en Ukraine, territoire souverain, a insisté la ministre, qui a dénoncé une violation du droit international. Mme Yelich a ensuite rappelé que le développement d'un pays dépend de l'égalité entre hommes et femmes. Dans ce contexte, elle a appelé tous les États qui maintiennent une domination masculine ou accordent une faible place aux femmes, à remédier à cette situation, citant le combat courageux menée par la jeune militante des droits de l'homme pakistanaise Malala Yousafzai. Les mariages précoces et forcés doivent parallèlement être combattus, de même que les discriminations basées sur l'orientation sexuelle.

M. BABATUNDE OSOTIMEHIN, Directeur exécutif du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), a déclaré que de nombreux progrès ont été réalisés depuis la Conférence du Caire de 1995, notamment en matière de mortalité maternelle et d'éducation des filles. Cependant, les informations disponibles font état d'inégalités et de discriminations persistantes dans de nombreux pays et les communautés les plus pauvres de tous les pays connaissent des difficultés importantes. Ainsi, pour M. Osotimehin, les préoccupations de la Conférence du Caire restent pertinentes. Les femmes et les jeunes filles n'ont pas suffisamment accès à l'éducation et aux services de santé sexuelle et génésique, et de nombreuses personnes en sont exclues dès leur naissance.

Le Conseil des droits de l'homme a un rôle clé à jouer pour combler les lacunes en matière de mortalité et de morbidité maternelles, qui constituent des questions de santé mais aussi de justice sociale. «Les droits de l'homme ne doivent pas être l'apanage des favorisés», a plaidé M. Osotimehin. Alors que le programme de développement pour l'après 2015 est discuté, il est nécessaire de faire respecter les droits de l'homme et de célébrer la diversité, a rappelé le Directeur exécutif.

M. ELÍAS JAUA MILANO, Ministre des affaires extérieures du Venezuela, a rappelé que son pays rejetait catégoriquement l'utilisation des droits de l'homme à des fins étrangères à leur nature véritable et en tant que moyen visant à promouvoir des intérêts politiques, en particulier de la part de puissances qui portent ainsi atteinte à la compréhension entre les nations, affaiblissant les principes et normes de la Charte des Nations Unies. Face à ce qu'il a appelé une campagne internationale de mensonges et de faussetés qui présente le Venezuela comme étant en proie au chaos et à la guerre civile, le ministre s'est dit contraint de parler au nom du droit à la paix et à la dignité dont jouit un peuple libre comme le sien. Le Venezuela est libéré de l'analphabétisme, comme l'a reconnu l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), a rappelé M. Milano. Il est aussi libéré de la faim vue comme une fatalité, comme l'a reconnu l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Par ailleurs, la pauvreté a diminué de 25% en dix ans, le taux d'extrême pauvreté ne touchant plus que 5% de la population, a fait valoir le ministre.

Le chef de la diplomatie vénézuélienne a contesté les actions de propagande et d'agitation en matière de communication menées par de puissantes corporations médiatiques nationales et transnationales privées. La communauté internationale doit savoir que cette agression contre la démocratie est de nature politique et idéologique et que son objectif est le renversement d'un gouvernement légitime, a-t-il expliqué. Le ministre a reconnu qu'à l'instar de toute société, le Venezuela rencontrait des problèmes et des défis, parmi lesquels la sécurité citoyenne et le développement économique productif. C'est la raison pour laquelle le gouvernement du Président Nicolas Maduro mène inlassablement un dialogue sans exclusion, dans le cadre de la Constitution et de la législation. C'est dans ce cadre que tous les secteurs de la vie nationale ont été conviés à une Conférence nationale pour la paix. Le Venezuela demande à la communauté internationale d'épauler l'effort de l'État démocratique vénézuélien à défendre la paix et l'égalité obtenues par sa population.

M. ANDERS RONQUIST, Directeur général des affaires juridiques de la Suède, a rappelé que son pays s'est toujours opposé au refus par certains États d'appliquer entièrement la convention relative aux droits de l'enfant sous prétexte de considérations culturelles ou religieuses. Soulignant aussi que la Convention contient des droits civils et politiques pour les enfants, le représentant s'est inquiété de la situation des droits de l'enfant en République Populaire Démocratique de Corée. Il a notamment déploré que le droit à l'alimentation leur soit dénié. Dans ce contexte, M. Ronquist a exprimé le soutien de la Suède au travail de la Représentante spéciale du Secrétaire général sur la violence à l'égard des enfants, Mme Marta Santos Pais, en particulier ses efforts pour appuyer les plans nationaux de lutte contre la violence faite aux enfants.

M. Ronquist a également indiqué qu'il y a 35 ans que son pays a pénalisé les violences faites aux enfants, notamment les châtiments corporels, y compris dans le cadre familial. De plus en plus de pays suivent cette tendance, s'est-il félicité, tout en déplorant que certains pays prennent le chemin inverse, notamment l'Afghanistan qui a adopté une loi restreignant les procédures de témoignages devant la justice dans les cas de violence faite aux enfants. Un tel texte va à l'encontre de la Convention, a-t-il ajouté. Le représentant s'est également félicité de l'attention accrue accordée aux mariages précoces et forcés, notamment au Niger, au Tchad et au Bangladesh. Alors que la Convention relative aux droits de l'enfant célèbre ses 25 ans, il est temps de renforcer la détermination à protéger leurs droits, a-t-il conclu.

M. ARTHUR NOWAK-FAR, Sous-Secrétaire d'État aux affaires étrangères de la Pologne, s'est dit extrêmement préoccupé par la situation en Ukraine, appelant toutes les parties à respecter les normes internationales et l'intégrité du pays. Le déploiement des forces militaires russes en Crimée constitue une violation des obligations internationales qui s'imposent à la Fédération de Russie, a-t-il ajouté, avant d'estimer que seuls le dialogue pacifique et la négociation permettront de trouver une solution durable à cette crise. L'année 2014 marque des anniversaires importants pour la Pologne : 25 ans depuis la chute de l'Union soviétique et 10 ans depuis l'accession de la Pologne à l'Union européenne. Le pays reste fortement engagé en faveur du renforcement de la démocratie, l'état de droit et la bonne gouvernance, a souligné M. Nowak-Far. À ce titre, les conférences organisées dans le cadre du Dialogue de Varsovie pour la démocratie permettent à la société civile, au monde académique et au monde politique de débattre des meilleures manières de promouvoir et protéger les droits de l'homme.

En conclusion, M. Nowak-Far a porté son attention sur la situation des droits de l'homme dans le monde, en déplorant que la crise se poursuive en Syrie, tout comme les violations des droits de l'homme en République populaire démocratique de Corée, en Iran et au Bélarus.

M. RUI JORGE CARNEIRO MANGUEIRA, Ministre de la justice et des droits de l'homme de l'Angola, s'exprimant au nom de la Communauté des pays lusophones, a souligné que celle-ci avait créé en son sein un réseau des institutions nationales des droits de l'homme avec l'appui du Haut-Commissariat aux droits de l'homme. Un des défis de la Communauté lusophone touche au droit à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, a-t-il expliqué. Les États membres sont unanimes face à l'importance d'une réponse adéquate pour que la population mondiale puisse jouir du droit humain à une alimentation adéquate. Face à cet objectif, ils progressent dans l'élaboration d'une Stratégie de sécurité alimentaire et nutritionnelle. Dans le cadre de ce combat, les pays lusophones ont récemment lancé une campagne intitulée «Juntos contra a fome» («Ensemble contre la faim»), se donnant pour objectif d'en finir avec ce fléau à l'horizon 2025. Par ailleurs, la Communauté lusophone a adopté une résolution en faveur de l'abolition de la peine de mort chez ses membres.

Le ministre angolais a évoqué par ailleurs la situation en Guinée-Bissau, soulignant que la population avait besoin de l'appui et du soutien de la communauté internationale pour faire progresser la démocratie. Enfin, en collaboration avec l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture, il a rappelé que le 5 mai avait été déclaré Journée de la langue portugaise. C'est l'occasion, a-t-il observé, de réfléchir au rôle d'une langue utilisée comme moyen de communication par plus de 240 millions de personnes sur quatre continents. Il s'agit d'une juste mesure pour un idiome qui tend à acquérir une pertinence croissance dans la sphère des relations internationales, a-t-il conclu.

M. EVAN P. GARCIA, Sous-Secrétaire aux affaires politiques du Ministre des affaires étrangères des Philippines, a déclaré qu'en tant que membre fondateur du Conseil des droits de l'homme, les Philippines ont appuyé le travail de ce Conseil et mis en œuvre les droits de l'homme dans le pays. Ainsi, le processus de l'Examen périodique universel et les recommandations acceptées dans ce cadre ont abouti à la mise en place de nouveaux mécanismes institutionnels, notamment en matière de lutte contre le trafic des personnes ou le travail domestique. Le Gouvernement a également renforcé les droits civils et politiques des Philippins, notamment de ceux vivant à l'étranger, qui peuvent désormais s'inscrire et voter lors des élections. Le Gouvernement renforce en outre l'égalité entre citoyens, dont ceux membres de la communauté musulmane.

Les Philippines, qui sont candidats au Conseil pour la période 2016-2018, travaillent également avec d'autres sur l'intégration de la question des droits des migrants dans le système des Nations Unies, a assuré le Sous-Secrétaire.

M. ANDERS B. JOHNSSON, Secrétaire général de l'Union interparlementaire (UIP), a indiqué que l'UIP s'attache à sensibiliser les parlements au travail du Conseil et à la contribution qu'ils peuvent apporter à cette fin. En particulier, les parlements doivent contribuer au processus de l'Examen périodique universel, de sorte que les recommandations soient suivies de mesures concrètes. À cet égard, il a appelé le Conseil à solliciter systématiquement les parlements.

L'UIP, qui célèbre son 125ème anniversaire, est une organisation politique qui a été créée pour servir la paix et la coopération, a relevé M. Johnsson, avant de souligner qu'elle œuvre dans de nombreux pays à l'instauration et au renforcement de la démocratie. Seul le dialogue politique permet d'arrêter les conflits, dont les causes sont aujourd'hui multiples. «Un parlement qui représente véritablement la société dans toute sa diversité et qui dispose des moyens de représenter les points de vue de ses électeurs, mais aussi de demander des comptes au gouvernement, est un instrument des plus puissants pour prévenir les conflits, surmonter les divisions de la société et servir les droits de l'homme», a déclaré le Secrétaire général de l'UIP. C'est également dans ce même souci que l'UIP a proposé d'inscrire les droits de l'homme et la démocratie dans les objectifs du développement durable pour l'après 2015. En conclusion, M. Johnsson s'est félicité que le pourcentage de femmes parlementaires ait progressé de 1,5% dans le monde en 2013.

MME VESNA BATISTIÆ-KOS, Ministre adjointe au Directorat général pour les questions multilatérales et mondiales du Ministère des affaires étrangères et européennes de la Croatie, a indiqué que son pays était gravement préoccupé par la situation en Ukraine et a jugé essentiel que soit observée la plus grande retenue, afin d'empêcher une escalade supplémentaire de la crise, de la violence et des violations des droits de l'homme, et qu'une solution soit recherchée de manière pacifique. Il est essentiel d'engager un dialogue politique inclusif permettant de refléter les aspirations légitimes du peuple ukrainien pour son avenir dans le respect des valeurs démocratiques et des droits de l'homme, y compris les droits des minorités, a-t-elle expliqué. Il est essentiel également que la communauté internationale démontre sa solidarité avec le peuple ukrainien en cet instant et qu'elle s'unisse dans son effort d'assistance à l'Ukraine. La Croatie se félicite des initiatives actuelles à cet égard.

Mme Batistiæ-Kos a ensuite évoqué la situation ailleurs dans le monde, mentionnant particulièrement la Syrie. Le Conseil doit démontrer la solidarité de la communauté internationale avec le peuple syrien, a-t-elle souligné. Quant aux événements qui se déroulent dans son voisinage immédiat, la Croatie estime important que toute transition politique soit basée sur les principes démocratiques, l'état de droit et le respect des libertés fondamentales et des droits de l'homme, y compris l'égalité de genre. Celle-ci est en effet une des pierres de touche des droits de l'homme, a affirmé Mme Batistiæ-Kos.

M. HIROTAKA ISHIHARA, Vice-Ministre des affaires étrangères du Japon, s'est dit très préoccupé par la crise en Crimée. Dans ce contexte, il a appelé toutes les parties à faire preuve de retenue et de responsabilité mais aussi à respecter le droit international ainsi que l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Le vice-ministre s'est également inquiété de la situation des droits de l'homme en République populaire démocratique de Corée, tel que documenté dans le rapport de la commission d'enquête internationale indépendante. De tels crimes contre l'humanité nécessitent une action de la communauté internationale, a ajouté le vice-ministre.

En tant que coauteur d'une résolution sur la situation des droits de l'homme de République populaire démocratique de Corée, le Japon regrette par ailleurs que le gouvernement nord-coréen n'ait toujours pas résolu toutes les questions relatives aux enlèvements, en dépit de ce que demande la communauté internationale. En conséquence, le Japon présentera à nouveau, et avec l'Union européenne, une résolution visant à établir un mécanisme de suivi au rapport de la commission. Le Japon, qui est également préoccupé par les autres crises dans le monde, notamment en Afrique, a décidé d'allouer 320 millions de dollars pour répondre aux conséquences des crises en Afrique, a annoncé M. Ishihara. Droit de réponse

La République populaire démocratique de Corée a rejeté catégoriquement les interventions basées sur des préjugés politiques. Son représentant a déclaré que la République populaire démocratique de Corée n'était pas une marionnette prête à suivre le Royaume-Uni, les États-Unis et autres pays capitalistes qui souhaitent éliminer le socialisme de la face de la terre. Il est illogique que le Japon fasse la leçon à d'autres en matière de droits de l'homme, alors que ce pays a occupé la Corée pendant un demi-siècle, commettant des crimes contre l'humanité, dont l'esclavage sexuel pendant la guerre. Les pays occidentaux n'ont jamais reconnu les violations des droits de l'homme dont ils se sont rendus coupables, mais continuent de s'ingérer dans les affaires intérieures d'autres pays au prétexte de la promotion et de la protection des droits de l'homme.

L'Ukraine a apporté des précisions s'agissant de la déclaration de ce matin du Ministre des affaires étrangères de la Fédération de Russie, que le représentant a accusé d'avoir violé les principes de la Charte des Nations Unies en violant l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Des forces armées russes occupent actuellement la Crimée au prétexte de la protection de la minorité russophone, a ajouté le représentant, avant de souligner qu'aucune tension ethnique ou discrimination n'existe en Ukraine, comme le prouvent les rapports des mécanismes des droits de l'homme. Le Président Ianoukovitch a quitté le pays et n'y a plus sa place, conformément à la nouvelle Constitution, a-t-il ajouté, affirmant que les droits de l'homme sont au cœur des mesures prises par les nouvelles autorités ukrainiennes. À l'heure actuelle, le seul élément déstabilisant en Ukraine est la présence de 6000 soldats russes en Crimée. Le représentant ukrainien a conclu en appelant la Fédération de Russie à mettre un terme à l'occupation et à faire preuve de retenue.

L'Égypte a fait part de sa surprise face à la déclaration faite par la Grèce au nom de l'Union européenne, déclaration qui ne mentionne pas la menace terroriste sur son territoire. L'Égypte entend rassurer ses partenaires européens et autres amis et rappelle que le bureau régional du Haut-Commissariat aux droits de l'homme a son siège au Caire.

La Fédération de Russie a déploré le caractère partisan de certaines déclarations concernant la situation en Ukraine. Son représentant a fait état de nombreux cas d'arrestations arbitraires, de tortures et de prises d'églises et de synagogues par la violence de la part de groupes violents. Le 21 février dernier, un accord a été conclu avec le Président Ianoukovitch, sous les auspices de trois pays de l'Union européenne, accord qui n'a finalement pas été respecté. Certaines régions de l'est du pays, ainsi que la Crimée, craignent depuis lors d'être la cible d'attaques extrémistes. Des informations faisant état de l'envoi d'éléments extrémistes ont entraîné la création de milices d'autodéfense, particulièrement en Crimée, a expliqué le représentant russe, pour qui il n'est pas question que la marine russe s'ingère dans les affaires intérieures de l'Ukraine et de la Crimée. Toutefois, c'est à l'appel même des autorités de Crimée qu'une assistance a été fournie par l'armée russe. Si le Conseil de la Fédération a donné son aval à une éventuelle intervention militaire en Ukraine, cela ne signifie pas pour autant qu'une telle action soit imminente, celle-ci dépendant de l'évolution de la situation. La Russie n'entend pas en tout état de cause porter atteinte à l'intégrité territoriale de l'Ukraine.

Djibouti a rejeté les accusations et insinuations contenues dans la déclaration du ministre de l'Érythrée. Djibouti, qui a été un des co-auteurs avec les autres États africains de la résolution sur l'Érythrée, a observé que ce pays continue de refuser de coopérer avec le mécanisme onusien créé par ladite résolution. Si ce pays n'a rien à cacher, il ferait donc mieux de coopérer, a estimé le représentant.

Le Japon a déclaré que son pays a toujours et largement reconnu les souffrances qu'il a infligées aux pays de sa région durant la Deuxième Guerre mondiale. Depuis 70 ans maintenant, le Japon est un État de droit, a ajouté le représentant.

L'Ukraine a insisté sur la violation de son intégrité territoriale par des «mercenaires russes» qui ont violé les accords bilatéraux et multilatéraux existant. Le représentant a ensuite indiqué qu'une loi sur la suppression du russe comme seconde langue officielle de l'Ukraine n'est pas appliquée à ce jour et ne le sera pas, en attendant de nouvelles dispositions.

La République populaire démocratique de Corée a estimé que le Japon continuait de vouloir justifier les crimes commis dans le passé et de refuser de reconnaître sa responsabilité. Pour preuve, l'attitude des autorités japonaises s'agissant des viols pendant la guerre. Le Japon doit accepter sa responsabilité pour les crimes commis, présenter des excuses aux victimes et à leurs familles et enfin poursuivre les responsables.

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lundi 3 mars 2014

Ukraine: A Genève, Ban Ki-moon appelle la Russie à éviter une escalade

Lundi, le 3 mars 2014, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon a ouvert la 25e session du Conseil des droits de l'homme au Palais des Nations à Genève.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergeï Lavrov s'est s’exprimé ce lundi matin devant le Conseil des droits de l’homme à Genève. Il a fait référence à la situation en Ukraine et en Syrie pour dénoncer «l’ingérence» des occidentaux qui ont soutenu «ceux qui contestent un pouvoir légitime par des actes violents».

Lundi, le 3 mars 2014, Serguei Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, a fustigé l'ingérence occidentale dans le dossier ukrainien. 25e session du Conseil des droits de l'homme au Palais des Nations à Genève.

Lundi, le 3 mars 2014, le président de la Confédération, Didier Burkhalter, s'est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères russe, Serguei Lavrov, au sujet de l'Ukraine. Le président suisse a proposé la création un groupe de contact international sur l'Ukraine lors de la 25e session du Conseil des droits de l'homme au Palais des Nations à Genève.

Pour Sergeï Lavrov, l’opposition ukrainienne a trahi ses engagements en ne respectant pas l’accord du 21 février. «Le président de la Fédération de Russie a demandé d’utiliser les forces armées russes jusqu’à ce que la situation soit stabilisée. Il s’agit de protéger le droit fondamental à la vie des populations qui se sentent menacées. Ceux qui essaient d’interpréter cela comme une agression ce sont nos partenaires qui ont encouragé les forces qui leurs sont proches et qui ont poussé à la polarisation de la société ukrainienne».

Ban Ki-moon appelle au calme

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé lundi à garantir l’indépendance de l’Ukraine et exhorté la Russie à s’abstenir de prendre des actions qui pourraient mener à une escalade de la crise.

«Il est essentiel de garantir le plein respect et la préservation de l’indépendance, l’unité et l’intégrité territoriale de l’Ukraine. La Russie doit s’abstenir de tout acte qui pourrait mener à une nouvelle escalade», a déclaré M. Ban Ki-moon lors d’une conférence de presse à Genève. Il a également appelé à un «dialogue immédiat» entre les parties auxquelles il a demandé de faire «baisser la température».

Rencontre Lavrov - Burkhalter

Le président de la Confédération Didier Burkhalter a rencontré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, lundi à Genève en marge du Conseil des droits de l'homme. Les deux responsables ont discuté de la crise en Ukraine. Sergueï Lavrov et Didier Burkhaklter se sont rencontrés immédiatement après l'intervention du ministre russe des Affaires étrangères au Conseil des droits de l'homme.

Le président de la Confédération et président en exercice de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) Didier Burkhalter avait auparavant lancé un appel au dialogue dans la crise ukrainienne. Il avait demandé à tous les acteurs de respecter l'intégrité territoriale de l'Ukraine.

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Crimée: La situation de plus en plus tendue


Laurent Fabius : "La Russie viole le droit... par rtl-fr

Laurent Fabius : "La Russie viole le droit... par rtl-fr

Les tensions restent vives autour du dossier ukrainien. Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'Onu, a appelé la Russie à "éviter une escalade". La Russie a lancé un ultimatum aux militaires ukrainiens présents en Crimée, menaçant de passer à l'assaut. Réplique de l'Union européenne : la possible remise en cause de ses relations avec le régime de Poutine.

22H45. Ianoukovtich aurait demandé l'aide militaire de la Russie

Le président déchu ukrainien, Viktor Ianoukovitch, a demandé au président russe Vladimir Poutine l'aide militaire de la Russie "pour défendre la population ukrainienne", a affirmé l'ambassadeur russe à l'Onu,Vitali Tchourkine, devant le Conseil de sécurité. Dans un message à Poutine, Viktor Ianoukovitch affirme que "l'Ukraine est au bord de la guerre civile à la suite des événements intervenus à Kiev (...) Des vies sont menacées (...) des gens persécutés".

19H05. Sommet extraordinaire de l'UE jeudi

Un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne se tiendra jeudi à Bruxelles sur la crise en Ukraine, a annoncé le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. Par ailleurs, la représentante de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, rencontrera le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, aujourd'hui, à Madrid (Espagne) avant de se rendre à Kiev demain. L'Otan (Organisation du traité de l'Atlantique Nord) se réunira, quant à elle, pour la seconde fois sur ce dossier, aujourd'hui, à la demande de la Pologne.

18H15. L'UE menace de remettre en cause ses relations avec la Russie

"En l'absence de mesures de désescalade de la part de la Russie, l'UE devrait décider des conséquences sur les relations bilatérales entre l'UE et la Russie", ont indiqué les ministres européennes des Affaires étrangères dans une déclaration, à l'issue d'une réunion d'urgence sur la crise ukrainienne à Bruxelles.

18H00. La Russie lance un ultimatum aux forces ukrainiennes en Crimée

Les forces russes ont adressé un ultimatum aux militaires ukrainiens présents en Crimée, les enjoignant de se rendre sous peine d'être attaqués, a déclaré un responsable du ministère ukrainien de la Défense. "L'ultimatum est le suivant : reconnaître les nouvelles autorités (pro-russes) en Crimée, déposer les armes et s'en aller, ou être prêt à subir un assaut", a dit Vladislav Seleznev, ajoutant qu'il en ignorait l'échéance précise.

17H25. Nouvelle réunion lundi après-midi du Conseil de sécurité de l'ONU

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira une nouvelle fois lundi après-midi à New York à propos de la crise en Ukraine et en Crimée, a annoncé la présidence luxembourgeoise du Conseil. Cette réunion publique a été convoquée pour 15H30 (20H30 GMT) à la demande de la Russie, ont indiqué des diplomates.

17H10. Une intervention de l'armée russe en Ukraine "pas nécessaire pour le moment"

Le président de la chambre basse du Parlement russe (Douma), Sergueï Narychkine, a estimé qu'une intervention de l'armée russe en Ukraine n'était "pas nécessaire pour le moment".

14H55. La Russie juge les menaces de Kerry "inadmissibles"

La Russie a jugé "inadmissibles" les menaces du secrétaire d'Etat américain John Kerry, qui avait dénoncé "l'invasion" de l'Ukraine par la Russie, ajoutant qu'elle risquait en conséquence de perdre son siège au G8.

14H30. Des pro-russes prennent d'assaut l'administration régionale à Donetsk

Quelque 300 manifestants pro-russes ont pris d'assaut l'administration régionale de Donetsk (est de l'Ukraine), fief du président déchu Viktor Ianoukovitch. Après une manifestation ayant rassemblé entre 3.000 et 4.000 personnes brandissant des drapeaux russes et scandant "Russie, Russie !", un groupe de manifestants a, en effet, brisé des vitres et pénétré dans le bâtiment, dont ils occupent maintenant plusieurs étages.

13H50. Lavrov dénonce les menaces de "sanctions" et de "boycottage"

Sergueï Lavrov a dénoncé les menaces de "sanctions" et de "boycottage" suite à l'action de la Russie en Ukraine, les Occidentaux envisageant, notamment, de priver Moscou de son siège au G8. "Ceux qui essaient d'interpréter la situation comme une agression et menacent de sanctions et de boycottage sont les mêmes qui ont systématiquement encouragé le déni du dialogue et ont finalement encouragé la polarisation de la communauté ukrainienne", a déclaré le chef de la diplomatie russe lors de l'ouverture de la principale session annuelle du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies à Genève.

13H45. La Bourse de Moscou s'enfonce


La crise en Ukraine fait paniquer les marchés... par euronews-fr #UKRAINE La bourse de Moscou s'enfonce et perd plus de 13%. http://t.co/Qgzjc9WGwp — francetv info (@francetvinfo) 3 Mars 2014

12H40. Des militaires russes continuent de débarquer massivement en Crimée

Des militaires russes continuent de débarquer massivement en Crimée, en violation des accords internationaux. C'est ce qu'ont dénoncé, ce lundi, les gardes-frontières ukrainiens. Au cours des dernières 24 heures, dix hélicoptères de combat et huit avions de transport russes ont, en effet, atterri en Crimée, sans que l'Ukraine ne soit prévenue conformément aux accords entre les deux pays sur le statut de la flotte de la mer Noire russe, stationnée en Crimée, qui prévoient que Kiev soit informé 72 heures à l'avance de tels mouvements de troupe.

12H30. Ban Ki-moon appelle la Russie à "éviter une escalade"

"Il est essentiel de garantir le plein respect et la préservation de l'indépendance, l'unité et l'intégrité territoriale de l'Ukraine. La Russie doit s'abstenir de tout acte qui pourrait mener à une nouvelle escalade", a déclaré Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'Onu, lors d'une conférence de presse à Genève. Il a également appelé à un "dialogue immédiat" entre les parties, auxquelles il a demandé de faire "baisser la température".

11H50. Hague met en garde la Russie

"Cela ne peut pas être la manière dont les relations internationales doivent se régler au XXIe siècle. Ce n'est pas acceptable et il y aura des conséquences et un prix à payer", a déclaré William Hague, le ministre britannique des Affaires étrangères.

11H40. Lavrov accuse le nouveau gouvernement de s'attaquer aux minorités

Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, a accusé, ce lundi, devant le Conseil des droits de l'Homme de l'Onu, le nouveau gouvernement ukrainien de vouloir s'en prendre aux minorités en Ukraine. "Les radicaux continuent de contrôler les villes. Au lieu de ce qui a été promis, on a créé un gouvernement des vainqueurs, une décision a été prise dans la Rada pour diminuer les droits des minorités linguistiques. Il a été dit qu'il faut punir la langue russe, les vainqueurs ont l'intention d'utiliser les fruits de leurs victoires pour s'attaquer aux droits de l'Homme", a-t-il, en effet, déclaré, défendant la mise en place d'"unités d'autodéfense" pour "protéger les populations".

10H45. Lellouche : "Il faut parler aux Russes"


Lellouche sur l'Ukraine : "Il faut parler aux... par FranceInfo Lellouche sur l'Ukraine : "Il faut parler aux... par FranceInfo

10H30. L'OSCE veut envoyer une mission pour enquêter sur les "incidents"

Didier Burkhalter, le président de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), a indiqué vouloir envoyer une mission en Ukraine pour enquêter sur les incidents ayant eu lieu dans ce pays. "Au regard de la situation des droits de l'Homme, j'encourage le gouvernement ukrainien à inviter le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'Homme (BIDDH) à déléguer sur place une mission chargée d'évaluer le passé et (...) la situation en matière de droits de l'Homme et notamment d'établir les faits et circonstances relatifs aux incidents qui se sont déroulés en Ukraine", a-t-il, en effet, déclaré.

9H15. Ban Ki-moon va rencontrer le chef de la diplomatie russe

Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'Onu, va rencontrer, ce lundi, à Genève, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov sur fonds d'aggravation de la crise en Ukraine. Ils vont avoir un "déjeuner de travail" à la mission russe à 13 h 15 (12 h 15 GMT), a indiqué une porte-parole de l'Onu à Genève, Corinne Momal-Vanian.

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Photos. Jean-Marc Ayrault débarque dans le tram-train à Nantes

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a été présent vendredi 28 février pour l’inauguration de la nouvelle ligne qui joint Nantes-Châteaubriant en tram-train. La ligne ferroviaire Nantes-Câteaubriant (ligne à voie unique de 64 km), ouverte par le réseau des chemins de fer d'Orléans en décembre 1877, a été fermée aux voyageurs le 31 mai 1080. la ligne comptait alors trois allers-retours quotidiens. Après sa réouverture par Jean-Marc Ayrault, il y aura jusqu'à 24 tram-train aller-retour desservant Sucé-sur-Erdre, 18 desservant Nort-sur-Erdre et 7 allers-retours couvrant la ligne complète. En pays de la loire, on comptabilise 46 000 voyages par jour sur le réseau de transport régional. Avec cette création de ligne, plus de 11 000 voyages supplémentaires par jour sont attendus à terme, soit une augmentation de près d'un quart. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a été présent pour le voyage inaugural. Il a été accompagné du ministre des Transports Frédéric Cuvillier et dans la rame, étaient aussi notamment présents Guillaume Pépy, le président de la SNCF et Jacques Auxiette, président de la région Pays de la Loire. Présenté comme une véritable "innovation technologique sans équivalent en France", le tram-train desservira 11 gares. Ce moyen de transport mêle en effet du matériel de tramway et de train. "C’est le même moteur qu’un train à grande vitesse, qui permet d’accélérer et de freiner très vite, avec la souplesse et la forme d’un tramway". Pour son dernier voyage officiel avant les élections municipales, plusieurs journalistes ont accompagné Jean-Marc Ayrault. Pour Réveil FM International, grâce à ce reportage, c'est comme si vous y étiez.

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Nantes-Châteaubriant, le tram-train est là !

Cette ligne longue de 62 km, qui rouvre après plus de 30 ans, est présentée comme une innovation technologique majeure. Le projet est porté par la Région, le Département, mais aussi l’Etat, l’Union européenne, la SNCF et Nantes métropole.Le projet est porté par la Région, le Département, mais aussi l’Etat, l’Union européenne, la SNCF et Nantes métropole.

Jacques Auxiette, Président du Conseil régional des Pays de la Loire

"En vous accueillant ici aujourd'hui, inutile de vous dire le plaisir qui est le mien. il aura fallu des centaines d'heures de réunions et de travaux (quelques centaines de millions d'argent public, il faut bien le dire), 3 Présidents de la République 5Jacques Chrirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande), 4 Premiers ministres (Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin, François Fillon et Jean marc Ayrault), 4 ministres des transports (D.Busserereau, F.Goulard, T. Mariani, et F. Cuvillier), 3 présidents de la SNCF (L.Gallois, AM. Idrac. G. Pepy), 4 Présidents de RFF (JP. Duport, M. Boyon, H. Du mesnil et J. Rapoport)...Avec, il est vrai, une arme secrète: le Gilles Bontemps, vice-président transport et infrastructure de la Région, redoutablement efficace et particulièrement tenace, qui a succèdé à Michel Hunault et Jean-Claude Antonini, que je salue également !" a déclaré Jacques Auxiette, Président du Conseil régional des Pays de la Loire, lors de son discours.

Une "ouverture unique" en France, du "matériel à la pointe de l’innovation"... Les superlatifs ne manquent pas pour qualifier la toute nouvelle ligne de tram-train Nantes-Châteaubriant, ouverte au public dès ce lundi. La ligne de 64 km, fermée depuis 34 ans, a coûté 210 millions d’euros.

Quelles sont les particularités du tram-train ?

De prime abord, la rame ressemble à un TER. Mais ce moyen de transport combine en fait les technologies du train et du tramway. L’intérieur est entièrement de plain-pied, mais pourvu de toilettes et de porte-bagages. Sur les voies, le tram-train emprunte les deux réseaux : la conduite se fait en mode tramway à Nantes, à 70 km/h. A la station Babinière, les conducteurs basculent en alimentation haute tension, passant à 100 km/h. Le tram-train émet par ailleurs en ville quatre fois moins de bruit que le trafic automobile et utilise quatre fois moins d’énergie qu’un bus et… 10 fois moins qu’une voiture.

En quoi le tram-train est-il révolutionnaire ?

Les innovations sont essentiellement techniques. Ainsi, une "Traversée oblique", une première en France, a été inventée pour permettre le croisement des lignes de tramway et de tram-train en ville. Les passages à niveau se franchissent en mode tramway, sans barrières mais avec des feux clignotants. Les conducteurs, eux, ont dû apprendre à alterner ces deux modes de transports, en passant d’une conduite sur signaux comme sur le reste du réseau ferré classique à une conduite à vue, sur le réseau tramway.

Quelles ambitions pour cette ligne ?

Avec 24 allers-retours chaque jour, les Pays de la Loire prévoient une augmentation de 25 % de la fréquentation du réseau régional. 11 000 voyages supplémentaires quotidiens sont en effet attendus à terme. Nantes-Châteaubriant, qui dessert 11 communes, est enfin présentée comme "une opportunité de développement économique" pour les territoires traversés.

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dimanche 2 mars 2014

Nantes: Le Maillé-Brézé (D627), premier musée naval à flot de France

Le Maillé-Brézé est un escorteur d'escadre de la Marine nationale française de la classe T 47, baptisé du nom du célèbre marin Jean Armand de Maillé, marquis de Brézé. Il s'agit du troisième navire portant ce nom. Le Maillé-Brézé fait l’objet d’un classement au titre objet des monuments historiques depuis le 28 octobre 1991. Mis sur cale à Lorient, le 9 octobre 1953 et lancé le 2 juillet 1955, il fut admis au service actif le 4 mai 1957. L'essentiel de sa mission a alors été le soutien à la Force océanique stratégique (FOST). Il fut désarmé le 1er avril 1988. Caractéristiques initiales (avant refonte Malafon): Longueur hors tout : 128 m Largeur : 12 m Tirant d'eau : 5 m Poids : 3 750 tonnes Puissance : 63 000 ch Vitesse maxi : 32 nœuds (il a établi le 27 mars 1956 le record de vitesse de toute la série des escorteurs d'escadre : 39 nœuds soit 72 km/h) Autonomie : 5 000 nautiques à 18 nœuds Armement : 3 tourelles doubles de 127 mm anti surface et antiaériennes 3 pseudo tourelles doubles de 57 mm antiaériennes 4 pièces simples de 20 mm antiaériennes 4 plateformes triples de tubes lance-torpilles de 550 mm Détection aérienne et sous-marine : 1 radar de veille aérienne 1 radar de veille surface 1 radar de veille combinée 1 sonar DUBV (Détection Ultrasonore Bâtiment Veille) 1 sonar DUBA (Détection Ultrasonore Bâtiment Attaque) Après sa refonte (1967-68), il fut équipé notamment de : 1 rampe de missiles porte-torpille Malafon. Classé monument historique, le Maillé-Brézé est depuis 1988 le premier musée naval à flot de France et participe à la mise en valeur d’un patrimoine qui sinon risquerait de sombrer dans l’oubli.

Le Maillé-Brézé (D627). Photos Réveil FM international

Face à la rapidité du développement urbain contemporain, nous pourrions oublier que Nantes est née et s’est développée grâce à son fleuve. Pourtant, « tout attestait encore au milieu du XX° siècle que la construction navale était l’un des pôles de la vie nantaise. Il ne reste plus aujourd’hui que la station du tramway, Chantiers Navals, et le Maillé-Brézé fièrement ancré à Nantes ».

De cette époque, nous avons gardé le souvenir, parfois teinté de nostalgie, du nom de Dubigeon. Dans la seconde moitié du XVIIIème siècle, Nantes est le premier constructeur de navires marchands.

Dans ce contexte, Julien Dubigeon crée, en 1760, son premier chantier à la Chézine (quelques mètres en amont de l’emplacement actuel du Maillé-Brézé ). Le chantier est transféré dans le milieu du XIXème siècle à Chantenay où est construit, en 1896, le Belem, dernier rescapé de cette époque.

En 1916, une mésentente des héritiers conduit au rachat du chantier par les Chantiers de la Loire. Plusieurs fusions se font au XXème siècle pour maintenir une activité de construction navale sur Nantes. Ainsi, le chantier devient le chantier Dubigeon-Normandie après sa fusion avec les ateliers et chantiers de Bretagne où ont été construits, entre 1952 et 1956, trois escorteurs de la même série que Maillé-Brézé (le Cassard, le Guépratte et le Tartu).

Après 1969, le Chantier Dubigeon-Normandie, situé sur l’Île de Nantes à la Prairie aux Ducs, s’étend sur quatorze hectares et lance, le 3 octobre 1986, le dernier navire construit à Nantes : le Bougainville.

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Avec un passeport diplomatique ougandais, Roger Lumbala un criminel du M23 à Paris !

Incroyable mais vrai, Roger Lumbala un criminel du M23 séjourne paisiblement à Paris avec un passeport diplomatique ougandais. Troubadour politique, Roger Lumbala est un criminel qui n' a jamais répondu de ses actes. Qu'il puisse se pavaner librement, en se curant allègrement les dents, avec une conscience chargée des morts congolais, Roger Lumbala est un cas à lui tout seul. Il raconte à qui veut l'entendre qu'il sera le prochain Président de la République de la RDC. Par quelle magie ? Comment un homme qui a passé sa vie à zigouiller ses compatriotes, à participer aux rébellions, peut se croire tout permis ? Certains disent qu'il est à l'hôtel George V, d'autres l'ont rencontré dans un HLM au métro Nationale dans le XIIIè arrondissement.

Roger Lumbala, criminel du M23

Roger Lumbala à Paris. Photo Réveil FM international, archives

Pantin de l'Ouganda, Roger Lumbala n'a pas encore dit aux Congolais: Où est donc passé le fameux John Tshibangu, colonel d’opérette ? Fortunat kasongo, journaliste de la radio communautaire de Boya dans le Kasaï Oriental, croupit en prison pour avoir cru à ce prestidigitateur. Roger Lumbala est un politicailleur qui a les mains ensanglantés de ses propres frères et sœurs. Avec l'imposture, l'usurpation, l'occupation que subissent les Congolais aujourd'hui, a-ton besoin d'un autre criminel à la tête du Congo ?

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