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Réveil FM International

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mercredi 30 avril 2014

Les trois témoins congolais qui embarrassent la CPI

Les trois hommes ont été appelé à témoigner devant la CPI dans le procès de Germain Katanga (ici en 2009 à La Haye), un milicien congolais qui a depuis été reconnu coupable de complicité de crimes contre l’humanité.

C’est l’une de ces situations kafkaïennes dont la Cour pénale internationale (CPI) a le secret : un témoin, détenu dans la prison de la CPI depuis plus de trois ans, a débuté, samedi 26 avril, une grève de la faim. Ancien président du Front nationaliste et intégrationniste, une milice active dans l’est de la République du Congo (RDC) au début des années 2000, Floribert Njabu « se sent piégé », assure son avocat, maître Flip Schüller, pour expliquer la décision de son client : « Il pense qu’il est comme une boule de flipper entre la CPI, la RDC et les Pays-Bas. »

L’histoire est embrouillée, et nécessite un bref retour en arrière. En mars 2011, trois hommes emprisonnés en République démocratique du Congo (RDC), Floribert Njabu, Pierre Mbodina et Charif Banda, sont appelés à témoigner devant la CPI dans le procès de Germain Katanga, un milicien qui a depuis été reconnu coupable de complicité de crimes contre l’humanité.

Kinshasa accepte le départ des trois hommes pour La Haye, à la condition expresse qu’ils soient renvoyés en RDC après leur déposition. Mais les trois témoins piègent tout le monde : au cours de leur audition, ils accusent le régime du président Joseph Kabila d’être responsable des crimes commis en 2002 et 2003 dans l’est du pays, pour lesquels Germain Katanga est poursuivi. Puis, assurant qu’ils ne sont désormais plus en sécurité dans leur pays, ils demandent l’asile politique aux Pays-Bas.

DEVANT LA COUR EUROPÉENNE DES DROITS DE L’HOMME

Trois ans après, leur demande est toujours en cours d’examen devant la justice néerlandaise. Le Conseil d’Etat doit rendre une décision le 6 juin, et leur avocat, Flip Schüller, assure déjà qu’il se rendra devant la Cour européenne des droits de l’homme en cas de refus.

En attendant, les trois hommes sont devenus bien encombrants. La CPI aurait voudrait bien les remettre aux autorités néerlandaises, mais celles-ci s’y opposent fermement, craignant de voir de futurs témoins appelés par la Cour tenter à leur tour leur chance aux Pays-Bas.

Dès lors, les trois hommes résident toujours aux Pays-Bas, dans la prison de la CPI. Cette dernière refuse d’étudier leur demande de mise en libération, tout comme elle ne se juge pas compétente sur la validité des charges dont ils doivent répondre en RDC.

« ILS N’AURONT JAMAIS DE PROCÈS ÉQUITABLE AU CONGO »

A Kinshasa, Floribert Njabu était incarcéré depuis 2005, mais il assure qu’il ne connait pas les faits qui lui sont reprochés, et qu’il n’a pas comparu devant un juge depuis plusieurs années. « Ils n’auront jamais de procès équitable au Congo, le droit au Congo est une farce », affirme Me Schüller.

Mais les juges se refusent à poser tout diagnostic sur la situation des droits de l’homme en RDC. « La CPI veut maintenir ses relations avec le Congo, ce qui est compréhensible, mais elle ne peut ignorer que M. Kabila est un dictateur qui n’adhère pas aux droits de l’homme », souligne Me Schüller. Le temps passant, leur détention dans la prison de la Cour devant laquelle ils étaient simplement venus témoigner devient de plus en plus embarrassante.

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Les frondeurs PS !

Paul, le Monsieur 35 milliards

Christian Paul, le député de la Nièvre est, comme d'autres abstentionnistes, un proche de Martine Aubry. Il conteste depuis le début le montant des économies et plaide pour 35 milliards au lieu de 50 pour ne pas « asphyxier la reprise ». « Il est dans une logique de sécession depuis le début, dénonce un ministre. Il a notamment été secrétaire d'Etat sous Jospin, il ne l'est plus, il y a une forme d'amertume et aujourd'hui il aspire à être le contre-président de groupe. »

Emmanuelli, l'anti-Valls

Il y a quelques semaines, dans le bureau de François Hollande, Henri Emmanuelli avait été cash : « Ne me demande pas de voter la confiance à Manuel... » Ce fut chose faite le 8 avril pour l'ex-premier secrétaire du PS hostile à la ligne et à la personnalité de Valls, à qui il n'a pas accordé sa confiance. Hier, l'expérimenté Emmanuelli est resté fidèle à cette position, entraînant avec lui une douzaine de députés classés à l'aile gauche du PS.

Germain, le fidèle d'Aubry

Discret mais figure essentielle de la fronde, Jean-Marc Germain est l'un des initiateurs de l'appel des cent, une centaine de députés souhaitant être plus écoutés par le gouvernement. Surtout, Germain, député des Hauts-de-Seine élu en juin 2012, est l'ex-dircab de Martine Aubry, alors à la tête du PS. Du coup, certains députés voient dans son travail de l'ombre une façon pour l'ancienne première secrétaire du PS de régler ses comptes avec Valls et Hollande.

Guedj, le turbulent

Jérôme Guedj, l'un des plus bruyants de l'aile gauche du PS, est à l'Assemblée parce qu'il a été le suppléant de François Lamy, ministre d'Ayrault. Depuis le début du quinquennat, il fustige la politique de Hollande et a voté contre la position du groupe PS sur le traité européen ou les retraites. Lamy n'étant plus ministre, Guedj va retourner à la présidence du conseil général de l'Essonne. Hier, il envoyait des SMS à la presse pour prévenir de son pot de départ...

Lienemann, la médiatique

Certes, Marie-Noëlle Lienemann n'est pas députée. Mais la sénatrice de Paris a été l'une des plus actives dans les médias pour fustiger ici « une politique de rigueur », là « des économies qui n'ont aucun sens ». L'ex-ministre de Mitterrand est sortie très émue hier de la réunion de groupe des sénateurs PS après avoir écouté Valls, écrasant une larme de dépit. « A l'entendre, la gauche s'est trompée et lui sait mieux que tout le monde ! » s'est-elle exclamée face aux caméras.

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Hollande défié par les siens

Pour le président,le coup est rude, car avec des députés frondeurs qui remettent en cause la ligne même de sa politique, le chemin vers 2017 sera difficile.

Vous avez dit déni ? Hier soir, après avoir épluché la liste des 41 têtes brûlées qui se sont abstenues au PS, l'Elysée minimisait la casse. « C'est une satisfaction parce que c'est passé et surtout avec une majorité de gauche, qui n'a pas besoin de l'appoint de l'UMP et des centristes », aurait glissé François Hollande à ses conseillers, voyant même là une « stabilité pour la suite ». Voilà pour la version officielle.

Car pour le président, qui a suivi le vote en direct, le coup est rude. Mezzo voce, certains de ses proches égrènent la liste des coupables possibles, dans un parfum de chasse aux sorcières. « On voit bien qu'Aubry pousse les écolos, il y a un axe qui se reconstitue. Elle a dû appeler sa copine Duflot ! » accuse un ténor du PS. « Les socialistes se sont comportés comme dans une réunion de fédération, avec des logiques d'appareil. Ce n'est pas digne de l'intérêt général », peste un autre proche. D'autres tournent leur regard vers le chef des députés PS, Bruno Le Roux, accusé de ne pas avoir tenu les troupes, malgré quarante-huit heures de pressions maximales, et pas toujours amicales.

« Celui-là, il a une cible sur le front », maugrée l'un. Un avant et un après ? « C'est une claque, des bouts entiers de notre majorité se barrent car le cap n'est pas le bon. On ne peut pas gagner en 2017 là-dessus », alerte un vieil ami du chef de l'Etat, sous couvert d'anonymat. « Et ce ne sont pas quelques gestes sur les petites retraites qui vont suffire ! » avertit le député PS et mutin Laurent Baumel, qui s'est abstenu.

Le début du chemin de croix

De fait, ce n'est que le début du chemin de croix. Voilà Hollande et Valls contraints de composer avec une « majorité à la carte » alors que se profilent des textes lourds : en juin, le Parlement aura à débattre des projets de loi de finances rectificatifs (budget de l'Etat et de la Sécu), qui mettront en pratique les 50 Mds€ d'économies. « Il va falloir se battre sur chaque texte et, le comble, au sein de notre propre formation », déplore un habitué de l'Elysée. Le tout sur fond de défilés syndicaux demain et le 15 mai et de feuilles d'impôt qui arrivent dans les boîtes aux lettres. Sans compter les européennes du 25 mai, qui donnent des sueurs froides au sommet de l'Etat.

Hollande poursuivi par la malédiction européenne ? Les 41 frondeurs ont aussi dit non à la « rigueur » imposée par Bruxelles, au nom du respect des 3 % de déficit. En 2005, lors du référendum sur la Constitution européenne, le PS s'était déjà fracturé.

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Valls a mal à sa gauche !

Le plan d'économies de 50MdsEUR a été voté hier à l'Assemblée. Mais 41 députés socialistes se sont abstenus, ouvrant une crise au sein du parti.

Assemblée nationale (Paris VIIe), hier. Manuel Valls, qui s’est efforcé toute la journée de convaincre les récalcitrants à voter son plan d’économies, a « assumé les choix qui sont faits », tout en dramatisant l’enjeu du vote.

Certes, l'essentiel est sauf : le plan d'économies de 50 Mds€ concocté par François Hollande et mis en musique par Manuel Valls a été voté hier à l'Assemblée, au bout d'un long psychodrame au PS. Mais ce vote a des allures de constat de divorce : 41 députés socialistes ont en effet choisi de s'abstenir, refusant d'apporter leur soutien à ce « programme de stabilité » pourtant défini par Valls comme « un acte fondateur » pour la suite du quinquennat. Un divorce, du coup, entre, d'un côté, un président et son nouveau Premier ministre qui assument clairement, désormais, une ligne social-démocrate, voire social-libérale, et mènent une politique de l'offre tournée vers les entreprises. Et, de l'autre côté, un gros « noyau dur » d'élus socialistes qui campent, eux, sur les canons plus classiques - certains diront archaïques - du parti de... Jaurès.

Majorités de circonstance

Ceux-là rejettent la « politique de droite » conduite à l'Elysée et à Matignon, préconisent au contraire les bonnes vieilles recettes de la gauche keynésienne consistant, face à la crise, à injecter dans l'économie et au profit des ménages de l'argent public afin de favoriser la relance. Pour ces mutins, le message de sanction envoyé par les Français lors des municipales n'a pas été entendu au sommet du pouvoir. Et les gestes effectués lundi en faveur des retraités modestes et des fonctionnaires de catégorie C n'auront pas suffi à les ramener au bercail.

Il reste que le vote d'hier marque aussi une clarification : le camp Valls aura beau jeu de souligner que les 41 abstentionnistes ne représentent qu'une minorité au sein du PS, 15 à 20 % de ses 291 députés (la majorité absolue dans l'Hémicycle étant de 289). En clair, leur défection n'est pas un drame, le couple exécutif pourra poursuivre ses réformes sans eux. Vrai, mais à cette nuance près que Valls ayant aussi perdu en grande partie le soutien des Verts, il lui faudra désormais, pour chaque vote important au Parlement, trouver des majorités de circonstance. Piochant un coup chez les centristes, voire à l'UMP, un coup chez les écolos...

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Une majorité de bric et de broc

Quand ses proches lui soumettaient le nom de Manuel Valls pour Matignon, le président rétorquait : « Oui, mais avec quelle majorité ? » La réponse est tombée hier : une majorité de bric et de broc ! Parmi les députés qui ont voté pour les 50 MdsEUR d'économies, 242 PS et 3 écolos, mais aussi. .. une brebis égarée de l'UMP (l'hypersarkozyste Frédéric Lefèbvre) et trois centristes.

Fait majeur : 41 députés PS se sont abstenus, privant Hollande et Valls d'une majorité absolue avec les seules voix du PS, dont Delphine Batho, l'aubryste Jean-Marc Germain ou le jospiniste Pierre-Alain Muet. Un niveau de rébellion jamais atteint depuis avril 2013 et le vote sur la réforme du marché du travail (35 abstentions et 6 contre au PS).

Ce qu'il perd à gauche, Hollande le gagne toutefois en abstention « bienveillante » au centre : 17 UDI se sont abstenus, dont les ex-ministres sarkozystes André Santini, Maurice Leroy et Yves Jégo. Il y a peu, François Bayrou avait d'ailleurs jugé « réussis » les premiers pas de Valls. Comme le résume un fin connaisseur du Parlement : « Ce soir est née une majorité à la carte. »

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Valls dit "assumer le réformisme" et la "social-démocratie"

Le Premier ministre Manuel Valls le 29 avril 2014 à l'Assemblée nationale à Paris


Manuel Valls : "Le plan d'économies est juste... par franceinter

Le Premier ministre Manuel Valls a dit mercredi "assumer le réformisme" et "la social-démocratie", au lendemain du vote par l'Assemblée nationale du programme de stabilité pour 2015-17, qui fixe les objectifs économiques du gouvernement. "C'est un vote fondateur parce que ce vote s'est fait dans la clarté", a déclaré M. Valls sur France Inter.

"J'assume ce réformisme, j'assume cette social-démocratie ou, au fond, cette gauche profondément moderne, qui regarde la réalité en face et qui, en même temps, veut répondre à l'attente de justice sociale", a-t-il dit en réponse aux critiques que suscite dans une partie de la gauche le plan de soutien à la compétitivité des entreprises et d'économies budgétaires sans précédent.

"Peut-être que depuis deux ans nous n'avons pas assez assumé ce que nous avions engagé et ce que le président de la République avait engagé", a-t-il affirmé.

Manuel Valls a arraché mardi soir à sa majorité l'adoption du plan de 50 milliards d'euros d'économies, s'évitant une crise avec Bruxelles, mais 41 députés PS se sont abstenus. Le pacte de responsabilité et de solidarité, compris dans le programme de stabilité, prévoit une baisse de 30 milliards d'euros du coût du travail des entreprises d'ici à 2016, auxquels s'ajoutent plus de 10 milliards de réductions d'impôts d'ici à 2017.

Les ménages modestes se voient, de leur côté, octroyer 500 millions de coup de pouce fiscal dès 2014, puis des mesures sociales et fiscales d'un montant total de 5 milliards d'euros d'ici à 2017.

Manuel Valls a également déclaré sur France Inter que la "priorité" n'était pas aujourd'hui à un débat "confus" sur les 35 heures. "Pourquoi se lancer dans des débats qui aujourd'hui ne sont pas attendus par les partenaires sociaux ?", a répondu le Premier ministre à un auditeur qui l'interrogeait sur une suppression des 35 heures. Et aujourd'hui, la priorité, c'est ne pas créer un débat confus sur le temps de travail, mais c'est de soutenir les entreprises, le pouvoir d'achat et de faire baisser les déficits. C'est ça ma priorité".

Sur le dossier, il estime que le gouvernement "a été entendu" sur le dossier Alstom, se félicitant qu'"aucune discussion exclusive" avec l'américain General Electric n'ait été engagée dans l'immédiat. "L'accélération brutale de ces derniers jours n'était pas acceptable. Nous l'avons fait savoir, notamment par la voix du président de la République et d'Arnaud Montebourg, le ministre de l'Economie, aux acteurs, qui n'ont pas pris de décision définitive mardi soir", a-t-il souligné.

Enfin Manuel Valls a dit ne pas croire, grâce à sa "capacité de dialogue" avec le Parlement, que sa majorité lui fera défaut à l'avenir après les défections à gauche mardi lors du vote sur son programme de stabilité, qu'il attribue à la "tempête politique" des élections municipales.

Quarante-et-un des 291 députés socialistes se sont abstenus sur le programme de stabilité budgétaire tandis que douze députés écologistes, trois députés chevènementistes et l'ensemble du groupe du Front de Gauche ont voté contre.

Cette fissure dans la majorité pourrait-elle s'accroître à l'avenir ? "Je ne le crois pas si nous maintenons cette capacité de dialogue que j'ai ouverte depuis ma nomination. J'ai le sentiment que pendant deux ans les parlementaires socialistes n'ont pas été suffisamment écoutés, entendus", a déclaré M. Valls sur France Inter.

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Plan d'économies : «Le vote d'hier me donne de la force», assure Valls

Assemblée nationale, mardi. «Le vote d'hier est un acte fondateur. Il établit clairement la feuille de route qui est la nôtre. Ce vote est fondateur parce qu'il s'est fait dans la clarté. J'assume ce réformisme», déclare ce mercredi Manuel Valls.

Manuel Valls a certes obtenu la majorité des voix, mais le cri des abstentionnistes socialistes est assourdissant. Le plan d'économies de 50 Mds € d'économies a été approuvé mardi à l'Assemblée nationale mais, malgré les appels au rassemblement depuis le début de la semaine, les frondeurs de l'aile gauche du PS sont allés jusqu'au bout : 41 ont refusé d'accorder leur vote à Manuel Valls.

Si les radicaux ont soutenu le chef de gouvernement, les écologistes ont majoritairement voté contre. Manuel Valls : «Le vote d'hier me donne de la force». Malgré une majorité au rabais obtenue mardi à l'Assemblée, le Premier ministre garde la tête haute. «Le vote d'hier est un acte fondateur. Il établit clairement la feuille de route qui est la nôtre. Ce vote est fondateur parce qu'il s'est fait dans la clarté. J'assume ce réformisme.» Valls ne croit pas que sa majorité lui fera défaut grâce à sa «capacité de dialogue» avec le Parlement. «J'ai le sentiment profond que le vote d'hier me donne de la force mais cela me donne aussi une grande responsabilité: être à l'écoute des parlementaires.» Selon lui, «le plan de 50 Mds€ est bien calibré. Il est juste. C'est du sérieux budgétaire, pas de l'austérité.» Il a rappelé l'objectif principal de son gouvernement : «Atteindre les 3 % de déficits l'an prochain.»

Stéphane Le Foll : «la majorité n'est pas menacée».«Non, elle n'est pas menacée. Au delà du fait qu'il y a 41 députés qui se sont abstenus, il y a eu une majorité de gauche et même une majorité PS. Elle est juste, même très juste, le PS à lui seul n'a plus que trois voix d'avance. Mais cela, on le sait depuis les (législatives) partielles», déclare sur France Info le porte-parole du gouvernement.

Jean-Marie Le Guen (PS) est «content». «Je ne suis pas déçu, je suis même content de voir que le texte a été adopté par une majorité de gauche», ose sur i>Télé Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement. C'est un acte fondateur pour l'action de ce gouvernement pour les trois ans qui viennent.»

Derrière cette satisfaction de façade, on sent poindre un certain agacement face à l'attitude de certains députés PS qui se sont abstenus. Il évoque ces «petits jeux politiques qui ressemblent plus à des congrès du PS qu'à des actions au Parlement.» Jean-Marie Le Guen vise notamment Jérôme Guedj et Pouria Amirshahi, sans les nommer : «Je ne comprends pas bien la stratégie politique de ceux qui sont présents sur vos écrans.»

Marisol Touraine (PS) veut tourner la page. «Le temps est à la mise en oeuvre des mesures annoncées. Les Français attendent des résultats, explique la minstre des Affaires sociales sur BFMTV. «J'appelle l'ensemble des parlementaires, notamment ceux qui se sont abstenus, à mettre en oeuvre le plan.»

Jean-Jacques Urvoas (PS) dénonce l'«absence de courage» des abstentionnistes. Le vote du plan d'économies a créé une fracture au sein des du groupe PS. Jean-Jacques Urvoas, président de la commission des lois à l'Assemblée, attaque bille en tête sur Twitter ses pairs qui n'ont pas voté pour. «Où en serions nous ce matin si les 242 députés PS s'étaient eux aussi réfugiés dans l'absence de responsabilité et de courage ?», s'interroge-t-il.

Christian Jacob (UMP) : Valls «n'a pas de majorité». Le chef de file des députés UMP ne mâche pas ses mots : «C'est quasiment la Bérézina pour Valls». L'abstention massive de parlementaires socialistes lui fait dire sur i>Télé que pour le Premier ministre, le pacte de responsabilité est «un échec cuisant. 41 députés d'une majorité qui s’abstiennent c'est du jamais-vu. » Une dissolution de l'Assemblée est-elle envisageable? «Depuis hier, je crois qu'il ne faut pas exclure cette hypothèse.»

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mardi 29 avril 2014

A l'Assemblée, Manuel Valls face aux irréductibles du PS

Vote.Le Premier ministre présente aujourd'hui aux députés son plan d'économies. Mais certains socialistes ne sont pas prêts à l'approuver.

Matignon (Paris VIIe), hier. Manuel Valls a reçu une délégation de députés PS, emmenée par le président du groupe à l’Assemblée, Bruno Le Roux. Une nouvelle rencontre est prévue ce matin.

Pression maximale sur les députés PS. Manuel Valls et sa majorité ont rendez-vous cet après-midi à l'Assemblée nationale, où les parlementaires doivent voter -ou pas - le pacte de responsabilité et son corollaire, les 50 MdsEUR d'économies. La première épreuve de vérité pour le Premier ministre. Même si ce vote est « indicatif », tout ratage est interdit tant ce pacte qui constitue l'alpha et l'oméga de la politique gouvernementale jusqu'en 2017. Le tout sous l'oeil de Bruxelles qui ne cesse de rappeler à la France ses engagements en faveur de la réduction des déficits publics... Mais voilà, hier, Manuel Valls a eu beau lâcher du lest dans une lettre adressée aux députés PS , il ne fera pas le plein des voix des 291 élus socialistes.

Parmi ces frondeurs, il y a d'abord les onze (dont Henri Emmanuelli, Pascal Cherki) qui, déjà, ne lui ont pas voté la confiance le 8 avril. « Le pacte de responsabilité n'a pas bougé d'un iota, notamment les 30 milliards de baisses de cotisations à l'aveugle, sans conditions », pointe l'un d'eux, Pouria Amirshahi. S'ajoutent d'autres membres de l'aile gauche du PS, comme Jérôme Guedj ou Mathieu Hanotin. Sans compter ces députés, comme Christian Paul (lire ci-dessous) ou Jean-Marc Germain, qui critiquent la nécessité même de réaliser 50 MdsEUR d'économies.

Faible soutien du parti

« Certes, les gestes de Manuel Valls pour les plus modestes sont bons à prendre, mais nous ne sommes encore que dans l'atténuation d'une politique de rigueur », critique Laurent Baumel, l'un des initiateurs de l'appel des Cent. Il y a quinze jours, cette coalition de députés avait réclamé à Valls qu'il revoie sa copie. Hier soir, les dirigeants du PS ont bien voté un soutien, mais plutôt dans la désunion : 31 voix pour et 15 contre. « S'il y a des abstentions aujourd'hui, ce n'est quand même pas Fukushima », dédramatise Christian Paul.

Le rappel à l'ordre de Hollande

C'est pourtant tout l'enjeu du vote pour Valls : éviter l'accident nucléaire voyant le marais des députés PS indécis suivre ces irréductibles, estimé à une bonne vingtaine de voix, et « même une cinquantaine », selon Germain, dans l'abstention, voire le vote contre. « Certains vont être pris d'une brusque envie d'aller faire pipi au moment d'appuyer sur le bouton... » ironise un conseiller parlementaire. Ce matin, Valls rencontrera les députés PS pour enfoncer le clou. « Il ne peut y avoir de zigzag dans le cap fixé par le président, chacun doit voter en responsabilité », prévient son entourage.

Hier déjà, Valls a reçu une délégation de députés, en l'absence, notable, de Michel Sapin et de Christian Eckert, les argentiers de Bercy. « Il a même pris soin de lire certains passages de sa lettre et de corriger certains termes avec nous », confie Thomas Thévenoud. En coulisses, ses conseillers font du phoning afin de convaincre les plus tangents. Jean-Marie Le Guen, le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, a passé son week-end à raccrocher les wagons.

Les mesures annoncées par Valls dans sa lettre ont déjà eu quelques effets sur certains députés. « Le Premier ministre a bougé, se satisfait Yann Galut, pourtant guère emballé par la première mouture du pacte. Il nous a entendus. » Même François Hollande y est allé de son rappel à l'ordre : « Le pacte de responsabilité est la stratégie de la France jusqu'à la fin du quinquennat », a-t-il insisté hier. Le rouleau compresseur est donc en marche pour éviter que Valls, lâché par EELV mais soutenu par les Radicaux de gauche, ne doive son salut à des soutiens extérieurs. Notamment à l'UMP et, surtout, aux centristes auxquels le Premier ministre tend la main. « Le vote sera un moment important, car il s'agit de l'intérêt supérieur de notre pays, écrit-il dans un courrier adressé aux parlementaires UMP et UDI. Ce pacte, c'est la condition du rebond. »


L'édito du Parisien. «Valls face au PS: l'heure... par leparisien


Avant le vote à l'Assemblée, le bureau national... par leparisien

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lundi 28 avril 2014

Maison de la chimie à Paris: Face au chômage de longue durée, Hollande brandit l’arme de l’apprentissage

Le président François Hollande à La maison de la chimie à Paris le 28 avril 2014.

Confronté à une explosion du chômage de longue durée et du chômage des seniors, François Hollande a annoncé lundi des aménagements de dispositifs existants: l’ouverture de l’apprentissage à tous les inscrits à Pôle emploi depuis plus d’un an et l'«amélioration» du contrat de génération, qui ne prend pas. L’Hexagone comptait fin mars 3,349 millions de demandeurs d’emploi, un record. Et si la situation s’améliore pour les jeunes (-2,6% en un an), elle continue en revanche à se dégrader pour les seniors (+11,8% en un an) et les chômeurs de longue durée (+10,6% en un an).

A la fin du mois dernier, plus de deux millions de demandeurs d’emploi pointaient à Pôle emploi depuis plus d’un an, du jamais vu.

Lors d’une réunion de mobilisation pour l’emploi, à la Maison de la Chimie à Paris, François Hollande a donc demandé lundi que ces chômeurs puissent bénéficier du statut d’apprenti «quel que soit leur âge», avec une rémunération «maintenue au niveau de l’indemnisation telle qu’elle est prévue».

En principe, l’apprentissage est réservé aux jeunes de 16 à 25 ans. «L’idée, c’est que nous puissions ouvrir la porte des entreprises à ces chômeurs de longue durée», a expliqué le chef de l’Etat, reprenant ainsi une idée émise dans un rapport du PDG de GDF Suez, Gérard Mestrallet.

Pour favoriser le retour à l’emploi des seniors, le chef de l’Etat a par ailleurs proposé d'«améliorer» le contrat de génération. Objectif: inciter à l’embauche des seniors, et plus seulement des jeunes.

«Toutes les entreprises, et notamment les plus petites, n’ont pas forcément dans leurs effectifs des salariés de plus de 57 ans. C’est pourquoi je propose que le dispositif soit amélioré et renforcé», a lancé le président de la République.

- 'Une nouvelle usine à gaz' -

Ardemment défendu par le chef de l’Etat pendant sa campagne malgré les critiques (effets d’aubaine, complexité), y compris dans son propre camp, le contrat de génération permet notamment aux entreprises de moins de 300 salariés qui embauchent des jeunes en CDI, tout en gardant un senior, de bénéficier d’une aide de 4.000 euros par an pendant trois ans.

Mais il peine à rencontrer son public: seules 23.000 aides ont été demandées depuis son lancement il y a un an, loin de l’objectif de 75.000 jeunes embauchés en un an.

L’ex-ministre du Travail Michel Sapin avait déjà dû revoir sa copie en février dernier, en modifiant l’architecture de ce dispositif complexe.

Selon l’entourage du président de la République, le ministère du Travail planche cette fois sur deux hypothèses. La première : moduler l’aide selon qu’il s’agit d’un maintien dans l’emploi ou d’un recrutement, afin que le recrutement soit mieux rémunéré. La deuxième consisterait à permettre d’inverser la logique initiale, afin d’aider financièrement des entreprises qui recruteraient des seniors en conservant un jeune.

François Hollande a aussi envoyé un signal clair aux préfets pour développer les emplois d’avenir (50.000 prévus en 2014 après 100.000 en 2013), destinés aux jeunes pas ou peu diplômés, dans le secteur marchand. «On sent bien qu’il y a un gisement de recrutements» plus important que dans le secteur public, où collectivités et associations «sont peut être plus dans une situation plus tendue que les entreprises, qui offrent par ailleurs des perspectives d’insertion professionnelles plus fortes», a précisé l’entourage de François Hollande.

Outre le pacte de responsabilité, dont le gouvernement espère 500.000 emplois à l’horizon 2017, le nouveau ministre du Travail, François Rebsamen, a de son côté mis l’accent sur la nécessité d’amplifier rapidement le déploiement des contrats aidés (340.000 prévu pour 2014, un chiffre comparable à 2013) et de relancer l’alternance, rappelant l’objectif de 500.000 alternants d’ici à 2017.

Les annonces du chef de l’Etat n’ont pas convaincu le secrétaire général de Force ouvrière. «Je ne vois pas pourquoi on ouvrirait l’apprentissage aux chômeurs de longue durée alors qu’il y a des dispositifs qui existent. Pourquoi créer une nouvelle usine à gaz alors qu’il y a des choses qui existent?», s’est interrogé Jean-Claude Mailly.

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A Sassouville-Brazzaville, la dictature totalitaire de Denis Sassou Nguesso bat son plein !

En conflit ouvert avec des descendants du colonisateur de Brazza, le dictateur Denis Sassou Nguesso menacerait de débaptiser Brazzaville. Songe-t-il à faire don de son nom à la capitale ?

A Sassouville, le mausolée de Savoyard de Brazza bientôt déboulonné ?

En tout cas, pour faire plier les descendants de Savorgnan de Brazza et la justice française qui l'avait sommé de restituer les restes mortuaires du colonisateur qu'il était allé chercher en grandes pompes à Alger, le dictateur Denis Sassou Nguesso pratique le chantage. Il menacerait de changer le nom de Brazzaville et de débaptiser tous les lieux publics portant ce nom, à commencer par le grand lycée de la capitale si les descendants de De Brazza ne revenaient pas à de meilleurs sentiments.

Rappelons que la Cour d'Appel de Paris avait, dans son arrêt du 11 septembre 2013, confirmé le jugement ordonnant la restitution des restes mortuaires de De Brazza et de sa famille dans un délai de trois mois, sous astreinte de 8 000 euros par mois en cas d'inexécution. (1)

Ainsi, le seul homme au monde qui a construit (une honte que traînent tous les Congolais) à coup de milliards un mausolée à la gloire d'un colonisateur n’entreprendrait d'écrire l’histoire de son propre pays que parce qu’il estimerait avoir été mal payé en retour ! Pion de la Françafrique, c’est un dur métier…

Compte-t-il appeler désormais Brazzaville " Nguéléville ", le nom de Brazzaville en mbochi ou mieux, Sassouville ? Nul doute que les " Sages du Niari ", aiguillonnés par un certain Pierre Mabiala ou un Justin Koumba ont déjà un avis sur la question. Quoiqu'il en soit, voilà un bon sujet pour faire diversion, histoire de faire passer " sous la fumée ", la modification de la Constitution et la décision prise par le dictateur Denis Sassou Nguesso à Oyo de mourir au pouvoir.

Le Congo condamné à rendre la dépouille de l’explorateur Savorgnan de Brazza

Dépêche AFP du 12 septembre 2013

La justice française a ordonné la restitution par le Congo de la dépouille de l’explorateur français Pierre Savorgnan de Brazza à ses descendants, sept ans après sa réinhumation solennelle dans un mausolée de Brazzaville, selon un arrêt consulté jeudi par l’AFP. La cour d’appel de Paris a donné mercredi raison à quinze descendants de l’explorateur français d’origine italienne, qui reprochaient au Congo de ne pas avoir respecté des engagements pris en 2006 en échange du transfert de sa dépouille dans la capitale congolaise.

Explorateur qualifié d’« humaniste » par ses admirateurs, Savorgnan de Brazza (1852-1905) avait en 1880 permis à la France de prendre possession du Congo à la faveur d’un traité de paix conclu avec le roi Makoko Iloo Ier. Sa dépouille avait été ramenée d’Alger à Brazzaville en octobre 2006 et réinhumée dans un imposant mausolée de marbre et de verre sur les bords du fleuve Congo lors d’une cérémonie en grande pompe, en présence de plusieurs présidents africains et du ministre français des Affaires étrangères de l’époque, Philippe Douste-Blazy. Ce retour était le fruit d’un protocole d’accord signé quelques jours plus tôt à Rome entre la République du Congo et les descendants (italiens) de l’explorateur. Les Tékés, première ethnie du Congo, souhaitaient de leur côté que l’explorateur repose à Mbé -ville située à 150 km de Brazzaville- près de celle du roi Makoko. Par le protocole de 2006, les descendants de Savorgnan de Brazza acceptaient sa réinhumation dans la capitale congolaise. En contrepartie, Brazzaville prenait plusieurs engagements, comme le goudronnage de la piste menant à Mbé, la construction d’un dispensaire dans cette localité, l’érection d’une statue du roi Makoko auprès de celle de l’explorateur, l’entretien de tous les établissements congolais portant le nom de l’explorateur...

Estimant que le Congo n’avait pas respecté ses promesses, les descendants de l’explorateur ont rapidement saisi la justice française —dont la compétence en cas de litige avait été prévue par le protocole— qui les a déboutés en première instance en 2011. La cour d’appel de Paris leur a cependant donné raison, ordonnant mercredi la restitution aux descendants des restes mortuaires dans un délai de trois mois. Contacté par l’AFP, Me William Bourdon, avocat des descendants de l’explorateur, a indiqué que ses clients réfléchissaient aux conséquences pratiques de cet arrêt. « L’instrumentalisation politique éhontée de la mémoire et de la trajectoire exceptionnelle de Pierre Savorgnan de Brazza a été sanctionnée comme il se devait par la cour », a-t-il cependant estimé. Les avocats du Congo n’étaient pas immédiatement joignables.

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Valls, 36 heures pour convaincre...les socialistes frondeurs !

Paris (VIIe), le 9 avril. Manuel Valls, ici à l’Assemblée nationale au lendemain du vote de confiance, connaîtra sa première épreuve politique demain face, notamment, à des députés socialistes rétifs à son plan d’économies sur lequel ils doivent se prononcer.

Pacte de stabilite. A la veille d'un vote à haut risque sur son plan qui prévoit 50 milliards d'économies et la baisse du coût du travail, le Premier ministre continue de mettre la pression sur les frondeurs du PS.

Gonflé à bloc, Manuel Valls n'entend pas rater sa première véritable épreuve politique depuis qu'il est à Matignon. Le vote de confiance qui avait suivi son discours de politique générale, le 8 avril, avait été sans suspense. Même si onze députés socialistes s'étaient abstenus.. . Curieusement, tout se jouera demain sur un vote en principe consultatif. Il porte sur le programme de stabilité du gouvernement, avec à la clé les fameux 50 milliards d'économies à réaliser sur trois ans.

Sonnés par la cuisante défaite des municipales, inquiets des possibles effets récessifs de la purge prescrite par le gouvernement, certains socialistes doutent du bien-fondé du plan. A quoi il faut ajouter une bataille souterraine pour le leadership sur la gauche du parti, qui brouille un peu plus les cartes. D'où l'avertissement très net lancé samedi par le Premier ministre aux frondeurs déterminés du PS, en marge de son déplacement à Rome : « Ce vote n'est pas un vote indicatif, c'est un vote très important, il engage la France. »

Fixer le curseur du montant des petites retraites

S'il se dit « serein et confiant », Valls, qui a grandi dans le sillage de son prédécesseur à Matignon Michel Rocard - quand ce dernier devait négocier texte après texte pour obtenir une majorité à l'Assemblée -- sera omniprésent durant ces trente-six prochaines heures.

Ce matin, à 9 h 30, il reçoit à nouveau une délégation du groupe PS à l'Assemblée conduite par Bruno Le Roux. Saisi, aussi bien par le PS que par les députés socialistes, de plusieurs demandes d'assouplissement de son plan, le Premier ministre doit leur annoncer très précisément ce qu'il s'apprête à lâcher.

Il est acquis que les petites retraites ne devraient pas être impactées par le plan. Encore faut-il définir ce qu'on entend par « petites retraites » : 800 €, 900 €, « autour de 1 000 € », comme l'a laissé entendre Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales, ou encore 1200 €, comme l'estiment les radicaux de gauche ? Valls devrait donc fixer le curseur. Il rappellera aussi son engagement de revoir le gel du point d'indice des fonctionnaires en fonction de l'évolution de la conjoncture. Enfin, dans le cadre du plan anti-pauvreté, il doit également répondre à la demande du PS de ne pas retarder de dix-huit mois la revalorisation du RSA.

Bien que Matignon reste très évasif sur le sujet, il n'est pas impossible que le Premier ministre présente lui-même publiquement ses propositions devant les caméras à la sortie de sa rencontre avec les députés ce matin. A moins qu'il ne le fasse demain matin après qu'il se sera adressé à l'ensemble des députés du groupe PS, réunis à partir de 10 h 30.

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dimanche 27 avril 2014

Corée du Nord: Barack Obama comparé à un «maquereau» par Pyongyang

Le régime nord-coréen, guère avare de noms d'oiseaux pour ses ennemis, a franchi dimanche un nouveau degré dans l'injure verbale.

Kim Jong-un.

Le gouvernement nord-coréen a comparé la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye à une «prostituée maligne» et une «fille méchante et immature», et Barack Obama à un «maquereau».

Dans une diatribe particulièrement véhémente, Pyongyang a fustigé la relation d'un «maître et de sa marionnette» et agité la menace d'un «prix élevé» à payer par la dirigeante sud-coréenne.

«Le récent comportement de Park Geun-Hye avec Obama était celui d'une fille méchante et immature qui demande à des gangsters de rosser quelqu'un qu'elle n'aime pas», a estimé le Comité nord-coréen pour la réunification pacifique de la Corée.

«Ou celui d'une prostituée maligne acharnée à piéger quelqu'un en mettant son corps au service d'un puissant maquereau», a-t-il ajouté, selon l'agence d'Etat KCNA.

«Insultes intolérables»

Ces insultes surviennent au lendemain d'une visite en Corée du Sud du président Obama qui a qualifié le régime nord-coréen d'«Etat paria» faible dont l'isolement s'aggraverait en cas de nouvel essai nucléaire.

Pour le comité nord-coréen, organe officiel chargé des questions intercoréennes, ces remarques constituent des «insultes intolérables» à l'égard de son dirigeant, Kim Jong-Un.

Aide aux recherches du Boeing

Par ailleurs, Barack Obama en visite à Kuala Lumpur a déclaré dimanche lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre malaisien Najib Razak que «les Etats-Unis sont absolument décidés à fournir toutes les ressources et les moyens dont ils disposent» pour contribuer aux recherches du vol MH370 des Malaysia Airlines qui a disparu le 8 mars dans l'océan Indien.

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Vatican: François salue Jean Paul II et Jean XXIII, «2 hommes courageux»

Le pape François a salué dans les deux nouveaux saints Jean Paul II et Jean XXIII «deux hommes courageux», qui «ont connu des tragédies mais n'en ont pas été écrasés». (27 avril 2014)

Huit cent mille fidèles ont assisté dimanche à la cérémonie de canonisation des papes Jean Paul II et Jean XXIII, a indiqué dimanche le Vatican.

Le pape François a salué dans les deux nouveaux saints Jean Paul II et Jean XXIII «deux hommes courageux», qui «ont connu des tragédies mais n'en ont pas été écrasés». Jean XXIII et Jean Paul II ont été «deux hommes courageux», «en toute personne souffrante ils voyaient Jésus», a poursuivi Jorge Bergoglio dans son homélie assez brève, prononcée après avoir entendu l'Evangile psalmodié en latin puis en grec.

François a rendu hommage aux deux nouveaux saints pour leur proximité avec la condition des hommes: «Prêtres, évêques, papes du XXe siècle, ils en ont connu les tragédies, mais n'en ont pas été écrasés. En eux, Dieu était plus fort. Plus forte était en eux la miséricorde de Dieu».

Le premier ministre Manuel Valls (d) attend le début de la messe. (27 avril 2014)

La reine d'Espagne Sofia assiste à la canonisation des deux papes. (27 avril 2014)

Le premier ministre italien Matteo Renzi (g) arrive pour la cérémonie. (27 avril 2014)

800'000 personnes

Cinq cent mille personnes se trouvaient sur la place Saint-Pierre au Vatican, sur la grande via della Conciliazione qui y mène et aux alentours. Trois cent mille autres étaient dispersées dans Rome autour de 17 écrans géants, a indiqué un porte-parole du Saint-Siège à la presse.

«Nous déclarons et définissons saints les bienheureux Jean XXIII et Jean Paul II, et nous les inscrivons dans le catalogue des saints et établissons que dans toute l'Eglise ils soient dévotement honorés parmi les saints», a dit solennellement le pape argentin deux heures plus tôt, aussitôt acclamé par la foule, tandis que les cloches résonnaient dans toute la ville de Rome.

Jean XXIII a régné de 1958 à 1963 et modernisé l'Eglise en profondeur grâce au concile Vatican II. Quant à Jean Paul II, il a régné pendant près de 27 ans, entre 1978 et 2005, et joué un rôle majeur sur la scène mondiale.

La forte popularité de François et la présence à ses côtés du pape émérite Benoît XVI, son prédécesseur, ajoutent un attrait supplémentaire à cette double canonisation sans précédent.

Certains fidèles estiment toutefois qu'il est encore trop tôt, neuf ans après la mort du pape polonais, né Karol Wojtyla, pour l'élever au rang de saint. Ils dénoncent le manque de réactivité de l'Eglise lorsqu'ont éclaté des scandales de pédophilie à la fin de son mandat.

Facture salée

Mais ces critiques n'ont en rien dissuadé les centaines de milliers de fidèles qui ont convergé à Rome ces derniers jours.

Dix mille gardes suisses, policiers et secouristes seront mobilisés et de vastes quartiers de Rome seront fermés à la circulation. Le maire de la capitale italienne, Ignazio Marino, a estimé que la cérémonie coûterait plus de sept millions d'euros.

Malgré un temps pluvieux, des milliers de fidèles se sont déjà rassemblés samedi par groupes en chantant ou dansant dans le centre de la capitale italienne. D'autres se sont installés pour la nuit près de la place Saint-Pierre en espérant obtenir une bonne place dès que le site sera ouvert au public dimanche en début de matinée.

Le fait que Jean XXIII et Jean Paul II aient incarné, selon beaucoup, deux visages opposés de l'Eglise ajoutera un sens politique à cet événement. Le souverain pontife François espère qu'il pourra souder davantage les quelque 1,2 milliard de catholiques.

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Barbaries, maltraitances, xénophobies contre les Congolais de la RDC: Si le dictateur Sassou Nguesso arrive à placer son protéger Henry Lopez à la Francophonie, la RDC devra revoir sa participation !

RD Congolais au Beach Ngobila, les expulsés du dictateur Denis Sassou Nguesso

Le vrai problème de la République démocratique du Congo, c'est alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati. Cela fait treize ans que Louis Michel "Big Loulou" et la mafia internationale ont placé à la tête du Congo alias Joseph Kabila pour mieux piller ses ressources, sauf que l'intéressé n' a toujours pas appris le job. Usurpateur, fraudeur, tricheur, parachuté, illégitime et illégal ne connait pas les missions de la fonction de Président de la République, qu'il assume par défi et catapultage. Comme alias Joseph Kabila ne fait pas son boulot et ne sait même pas qu'il doit défendre les Congolais, les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais du monde entier prennent leurs responsabilités: un méga sit-in est organisé le jeudi 30 avril 2014 devant l'ambassade de la République du Congo à Paris , sise au 37 bis rue Paul Valery dans le 16è arrondissement, Métro: Victor Hugo. Depuis le 4 avril des milliers de nos compatriotes RD Congolais sont refoulés dans des conditions infra-humaines par le régime du dictateur Denis Sassou Nguesso adepte de la dépigmentation de la peau, dans le cadre d'une opération au nom barbare: "Mbata ya Bakolo"-"gifles des aînés", qui était supposé traqué les sans papiers et hors la loi, uniquement RDciens ! Des nombreux cas de vols, viols, brimades et autres violences sont enregistrés. Réputées capitales les plus rapprochées au monde, Kinshasa et Brazzaville, Kinois et Brazzavillois se regardent en chiens de faïence et, à la limite, des frères ennemis.

RD Congolais au Beach Ngobila, les expulsés du dictateur Denis Sassou Nguesso

Pour mieux asseoir sa dictature Denis Sassou Nguesso vise la francophonie. Il souhaite placé son homme de main, Henry Lopez, ambassadeur du Congo-Brazzaville à la tête de l'organisation internationale de la Francophonie (OIF) en remplacement d'Abdou Diouf qui aura passé douze ans comme Secrétaire Général. Or la République démocratique du Congo est le plus grand pays francophone d'Afrique. Il faut réfuter la candidature d'Henry Lopez à la tête de l'OIF. Au pire s'il passe, la République démocratique du Congo devra suspendra sa participation, tant que c'est le dictateur Denis Sassou Nguesso qui va piloter l'OIF avec sa marionnette comme Secrétaire général.

RD Congolais au Beach Ngobila, les expulsés du dictateur Denis Sassou Nguesso

Pour combien de temps encore Denis Sassou Ngessou continuera-t-il à piller les ressources du Congo en toute impunité ? A la tête du Congo depuis 1979, excepté un intermède entre 1992 et 1997, Sassou Nguesso se distingue particulièrement par une boulimie de détournements de fonds publics. Ceux-ci sont notamment issus de la manne pétrolière dont l’envolée du prix en 2010 et 2011 a permis au pays d’enregistrer des taux de croissance du PIB de 10,2% et de 8,4% respectivement. Il n’est donc pas étonnant que Sassou Ngessou fasse l’objet d’une plainte en France pour "recel et détournement de fonds publics" par les associations Transparency International et Sherpa dans le cadre des biens mal acquis. Au-delà de ces détournements, Sassou Nguesso exacerbe les reflexes tribalistes et communautaristes qui rongent l'histoire du Congo depuis son indépendance. Ce pays au potentiel immense mérite mieux que cet homme à sa tête. Il faut que Sassou dégage !

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samedi 26 avril 2014

François Hollande jugé «pas assez à gauche» pour une majorité de sympathisants de gauche

SONDAGE. Selon l’enquête BVA pour i>télé et «Le Parisien - Aujourd'hui en France», une majorité des électeurs de gauche critiquent le positionnement politique du chef de l’Etat.

Ce sont 56 % des sympathisants de gauche qui estiment que François Hollande « n’est pas assez à gauche ». Ils n’étaient que 40 % à le penser en novembre 2012. Ce sont 56 % des sympathisants de gauche qui estiment que François Hollande « n’est pas assez à gauche ». Ils n’étaient que 40 % à le penser en novembre 2012.

COMME UN ÉCHO au déplacement de Carmaux (Tarn). Mercredi dernier, dans la ville de Jaurès qui a voté à 70 % pour lui en 2012, François Hollande a pu entendre les déceptions de ses électeurs. Aujourd’hui, le sondage BVA pour i>télé et «Le Parisien - Aujourd'hui en France» confirme que les sympathisants de gauche se retrouvent de moins en moins dans sa politique.

Ils sont 56 % à estimer qu’il « n’est pas assez à gauche ». Ils n’étaient que 40 % à le penser en novembre 2012. La moitié d’entre eux (55 %) trouvaient Hollande « juste comme il faut », ils ne sont plus que 36 % à avoir cette opinion. Même évolution chez l’ensemble des Français, puis qu’un tiers d’entre eux ne le trouvent « pas assez à gauche » (34 %, soit dix points de plus qu’en 2012).

Le Premier ministre est également concerné. Si une majorité le trouve encore « comme il faut », ils sont 17 % de moins à le penser qu’il y a sept mois. Et aujourd’hui, 30 % (contre 19 % en septembre 2013) le jugent « pas assez à gauche ».

« Le pacte de responsabilité, le vaste plan de 50 Mds€ d’économie et sa contestation par une partie de la gauche sont autant d’éléments explicatifs de ce profond changement d’image de François Hollande », analyse Eric Bonnet, directeur des études politiques BVA. « Le président nous a fait faire une révolution qui laisse des traces, c’est un choc idéologique pour beaucoup de nos militants et électeurs, confirme un socialiste. Pour eux, la politique de l’offre, c’est une politique de droite. »

«La contestation touche le cœur du groupe PS» Ces derniers jours, de nombreux députés PS contestent d’ailleurs le plan d’économies du gouvernement. Certains proches de Martine Aubry, comme Jean-Marc Germain et Christian Paul, ont annoncé qu’ils ne voteraient pas mardi le programme de stabilité. « Où est la justice quand, pour financer la baisse des prélèvements des entreprises, on envisage la baisse du pouvoir d’achat des pensions de retraite, des allocations familiales, des aides au logement et du traitement des fonctionnaires […] ? » écrivent-ils dans « Libération ».

D’autres élus de l’aile gauche font peser la même menace. « Cela va au-delà des frondeurs habituels, renchérit un député qui a pourtant soutenu Hollande dès les primaires. La contestation touche le cœur du groupe PS. » Les conseillers de Valls multiplient les contacts téléphoniques pour calmer le jeu. Le Premier ministre pourrait, avant mardi, faire des annonces.

Valls veut avoir le plus de voix possibles de gauche, alors que certains élus de droite comme Frédéric Lefebvre ont annoncé qu’ils voteraient pour ou, comme Jérôme Chartier, proche de François Fillon, qu’ils s’abstiendraient. La vice-présidente du MoDem Marielle de Sarnez a appelé les centristes à ne pas « s’opposer au programme d’économies » : « La gauche, cela a toujours été plus de dépenses, et là c’est le début d’un changement de logiciel », a-t-elle souligné.

« Des gens de droite qui votent pour le plan Valls, l’aile gauche du PS va exploiter ça, c’est sûr », prévient un socialiste. « Les heures qui nous séparent du vote vont être compliquées », s’inquiète-t-il.

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La Sacred, une usine au service de l'automobile !

L'entreprise lubinoise entend garder son rang dans la fabrication des pièces en caoutchouc. L'usine est posée sur l'eau de l'Avre, presque égarée dans la verdure, au détour des rues étroites de Saint-Lubin-des Joncherets. Mais ce ne sont que des apparences qui la rattachent au passé industriel des années 50, le moment de sa création. La Sacred est la seule entreprise française indépendante à fabriquer des éléments en caoutchouc. Bien sûr, Hutchinson ou Kléber détiennent une partie du marché, mais l'une est affiliée au groupe Total et l'autre à Michelin. Didier Fégly, le PDG depuis 1984, est assez fier de cette indépendance et entend donner les moyens à sa société de rester parmi les grands noms des fournisseurs de pièces pour Peugeot, Citroën.

les discours et réalisations u PDG contrastent avec le cadre même: "Cette idée d'industrie à la campagne est plutôt agréable. En quelque années, la Sacred est passée d'un chiffre d'affaires de 130 millions à 200 millions. Depuis quelques années, la société met l'accent sur le marché automobile européen en Hollande pour Volvo et en Allemagne pour Opel et Bosch, essentiellement. Du coup 13% de son chiffre d'affaires vient de l'export.

Pour continuer sur sa lancée, la Sacred a élaboré une sorte de plan en trois axes, certes très classiques, mais qui peuvent être efficaces. Détail: Didier Fegly commence par parler fabrication, recherches en laboratoire, le tout assisté de machines performantes avec l'appui de l'informatique, avant de parler commercial et communication. Ce fait est suffisamment rare chez les chefs d'entreprise pour y voir un signe d'une politique de qualité dans la production. Ce qui ne veut pas dire que le PDG néglige les aspects plus "dans le vent" du monde industriel. Le pivot de la réussite : la formation. l'ensemble des techniciens et des ouvriers doit progresser. pour cela nous avons créé un système de formation interne, tous nos cadres sont formateurs agréés par un organisme.

Didier FEGLY, PDG de la SACRED et président, depuis sa création en 2007, du pôle ELASTOPOLE, le pôle de compétitivité français du secteur du caoutchouc et des polymères dont le siège est à Orléans, est chevalier dans l’Ordre National du Mérite, depuis le lundi 12 mars 2012.

Didier FEGLY est diplômé de l’Ecole supérieure de Commerce de Paris (ESCP promotion 1969). Après un début de carrière dans la gestion et le contrôle financier, il devient en 1979 directeur financier, puis directeur général, puis Président directeur général de la société SACRED, caoutchoutier, dont le siège est à Saint Lubin des Joncherets (Eure-et-Loir).

Il assume de 2002 à 2007, les présidences de l’IFOCA (Institut national de formation et d’enseignement professionnel du caoutchouc), du LRCCP (Laboratoire de recherche et de contrôle des caoutchoucs et polymères), et du SNCP (Syndicat national des caoutchoucs et polymères) ainsi que du CLIFA (Comité de liaison des Industries fournisseurs de l’automobile) de 2002 à 2004.

C’est en qualité de président du SNCP, qu’il promeut le projet de création d’un pôle de compétitivité dédié aux industries du caoutchouc et polymères, le pôle ELASTOPOLE, labellisé par le gouvernement en 2007 et dont il est élu président à sa création.

ELASTOPOLE regroupe aujourd’hui une centaine de membres, entreprises majoritairement PME, centres de recherche et structures d’enseignement. Développant son action principalement sur les 4 régions Centre, Auvergne, Ile de France et Pays de la Loire, le pôle de compétitivité est un réseau qui vise à favoriser l’émergence de projets de recherche collaboratifs (une trentaine de projets en cours), le développement d’actions collectives au profit des PME (OVERREACH, DEFI PME), d’actions internationales…. avec pour objectif d’améliorer la compétitivité de l’industrie française, de favoriser le développement de l’innovation et le maintien de l’emploi.

Didier FEGLY est par ailleurs président du Pôle Automobile de la région Centre depuis 2009 et conseil de la Banque de France de Chartres.

La société SACRED, est une entreprise de taille intermédiaire (ETI). Elle regroupe 500 collaborateurs et a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires consolidé de 47 millions d’euros. Installée principalement en France où elle compte 4 établissements (Centre, Auvergne, Alsace, Rhône Alpes), elle dispose de filiales industrielles et commerciales en Roumanie, au Maroc, au Mexique et en Chine, ainsi que de partenaires industriels en Argentine et aux Etats Unis.

Didier FEGLY a été fait chevalier dans l’Ordre national du Mérite par décret du président de la République en date du 14 novembre 2011.

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Jaurès, le tribun du Tarn

La République célèbre cette année le 100e anniversaire de la mort de Jean Jaurès, philosophe, journaliste et homme d’Etat socialiste.

François Hollande lui a rendu hommage avant-hier à Carmaux, sur les terres natales du plus grand orateur socialiste de la IIIe République. Nicolas Sarkozy se considérait lui aussi en 2007 comme « l'héritier de Jaurès ». Pourquoi tant d'amour, à droite comme à gauche ? Réponse aux Archives nationales, dans le Marais, à Paris.

L'expo. « Jaurès » réunit 200 documents (photo), tableaux, films, photos, lettres du député et grand leader de la gauche (1859-1914). Concentrée, mais exhaustive, l'exposition est remarquablement conçue. Le clou : la reconstitution d'une mini-Chambre des députés où l'on s'assoit pour écouter les discours du député, lus par un comédien. Car s'il existe deux films muets de l'homme, sa voix n'a jamais été enregistrée. Jean Jaurès, pacifiste passionné, a été abattu par un déséquilibré pro-guerre, à la terrasse d'un café parisien, le 31 juillet 1914, à la veille du premier conflit mondial.

Pourquoi c'est une icône. Reçu 3e de l'agrégation de philo (derrière Henri Bergson), Jaurès fait encore l'admiration des leaders politiques pour ses assauts oratoires. Bien avant le Front populaire, il arrache un jour de congé hebdomadaire pour une France d'en bas qui ne connaît même pas le repos du Seigneur. Le philosophe-journaliste bataille victorieusement pour que paysans et ouvriers accèdent à une petite retraite.

A 25 ans, le jeune prof est élu député du Tarn, benjamin de la Chambre. Plusieurs fois, il perd, puis regagne son siège dans l'hémicycle. Le héros s'est parfois pris des raclées dans les urnes, avant d'entrer au Panthéon dix ans après sa mort.

En 1904, Jaurès fonde « l'Humanité », journal alors socialiste -- le Parti communiste ne sera créé qu'en 1920. Ce socialiste réformiste et pragmatique est capable de changer d'avis. D'abord anti-dreyfusard (l'expo fait l'impasse sur quelques propos antisémites), Jaurès défend vigoureusement le capitaine Dreyfus après s'être convaincu de son innocence, et devient son ami.

Sa phrase. « L'humanité n'existe point encore, ou elle existe à peine. » Jaurès croit au combat pour la dignité. En plein colonialisme, il déclare en 1892 : « Au fond, il n'y a qu'une race, l'humanité ».

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Vidéos. Les Journalistes accrédités à Matignon à l'usine Sacred à Saint-Lubin-des-Joncherets (Eure-et-Loir)

Le Premier ministre Manuel Valls était en Eure-et-Loir, le jeudi 24 avril 2014. Accompagné de François Rebsamen, ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social, il s'est fait VRP du pacte de responsabilité. Sans trucage, sans commentaires nous vous proposons ces images brutes des journalistes qui ont accompagné le Premier ministre Valls à l'usine Sacred à Saint-Lubin-des-Joncherets (Eure-et-Loir).

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Ivan Levaï, la voix historique de la revue de presse de France Inter avec Freddy Mulongo

Mitterrandiste, le journaliste et ex-mari d'Anne Sinclair, Ivan Levaï est la voix historique de la revue de presse de France Inter le week-end (samedi et dimanche à 8h30), notre glorieux aîné, Ivan Levaï toujours au micro, à 77 ans, est toujours disponible avec les confrères de la presse étrangère. Yvan Levaï qui habite dans la région a assisté à la visite de l'usine Sacred à Saint-Lubin-des-Saint-Lubin-des-Joncherets par le premier ministre Manuel Valls. Il nous a donné ses impressions.

Né en 1937 à Budapest, de mère juive et de père inconnu, Ivan Levaï arrive en France à 2 ans avec sa maman, qui l'a fait baptiser catholique pour le protéger. Mais elle meurt de maladie en 1941 à l'hôpital Cochin. « Je suis vivant parce que ma mère a compris qu'il fallait se tirer », confie le journaliste, qui montre des registres de l'école du XXe arrondissement à Paris, où il était recensé comme Hongrois, et menacé par la consonance de son patronyme. « Je voyais disparaître les gosses de la rue de Lesseps qui portaient l'étoile… J'avais une peur panique de tout ce qui portait un uniforme. »

il habite chez des épiciers qui hébergent des soldats allemands

En maternelle, il est placé dans une famille d'accueil protestante. « Je suis resté avec eux jusqu'à l'adolescence et j'ai fait ma confirmation. J'étais juif, catholique et protestant! » éclate-t-il de rire. Réfugié à la campagne, il habite un moment chez des épiciers qui hébergent aussi des soldats allemands. « Un matin, pour les réveiller, un livreur m'a fait monter dans leur side-car qui gênait, et klaxonner. Le SS m'a pris dans ses bras et hurlé dessus. J'étais terrifié. En fait, je lui rappelais son fils… » Ivan Levaï arbore toujours ce même air incrédule face à sa drôle de guerre. « Je n'ai vraiment su que j'étais juif que vers 12 ans. Et c'est Anne (NDLR : Sinclair, sa première épouse) qui m'a poussé, adulte, à retrouver les survivants de ma famille en Hongrie. » Il tire de ses multiples sauveteurs une morale : « Le peuple français s'est mieux conduit que ses dirigeants. »

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vendredi 25 avril 2014

Sarkozy, Ayrault...tranquilles nulle part !

Pas facile d'être un ex-président normal. En voyage à New York pour soutenir son épouse Carla Bruni qui se produisait hier soir au Town Hall, Nicolas Sarkozy pensait profiter de moments de tranquillité avec sa fille Giulia... raté. Les conducteurs des célèbres calèches de Central Park, en guerre contre le maire de la ville qui veut les interdire, ont alerté la presse en le voyant prendre place dans un équipage en famille. « L'ex-président français nous soutien ! ». Une photo est aussitôt envoyée aux médias qui se précipitent au parc. Giulia, prise de passion pour les chevaux, a tout de même eu droit à un deuxième tour.

Jean-Marc Ayrault a eu moins de chance : en vacances à Hô-Chi-Minh-Ville, au Viêt Nam, après sa démission de Matignon, l'ancien Premier ministre a dû finir ses banh xèo (crêpes fourrées vietnamiennes) sous le regard indiscret de touristes qui, l'ayant reconnu, l'ont mitraillé de photos, avant de poster sur Internet les reliefs de son repas.

En effet, un touriste français a pris en photo l'ancien premier ministre, de passage en vacances à Hô-Chi-Minh-Ville.

On l'avait quitté prenant le TGV pour Nantes, le voilà qui réapparaît au Vietnam. Mardi soir, Jean-Marc Ayrault était plus précisément à Hô-Chi-Minh-Ville, en train de profiter des délices culinaires locaux.

Un Français nommé Gonzague, en vacances au Vietnam, dînait avec deux amis dans un restaurant populaire "réputé pour avoir les meilleurs Banh Xeo de la ville" quand il a vu l'ancien Premier ministre, raconte-t-il à L'Express.

"On l'a applaudi quand il est arrivé et on lui a souhaité de bonnes vacances bien méritées" ajoute-t-il.

Un touriste français a pris en photo Jean-Marc Ayrault lors d'une virée dans un restaurant populaire de Hô-Chi-Minh-Ville. "Quand la patronne a su qui c'était, elle a décidé de se faire photographier avec lui. Ensuite le bruit a couru et d'autres habitants s'y sont mis." L'ancien Premier ministre s'est prêté au jeu aimablement:

Jean-Marc Ayrault a volontiers posé pour des photos avec les Vietnamiens qui lui demandaient. Ici, la patronne du restaurant.

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jeudi 24 avril 2014

Association des communes de France aux noms loufoques, burlesques et chantants

L'Association des communes de France aux noms burlesques et chantants est une association fondée en 2003 pour regrouper des communes françaises ayant des particularités toponymiques, afin de valoriser leur image. L'association organise chaque année des rencontres afin de promouvoir leurs communes et leurs patrimoines architecturaux, historiques ou gastronomiques. Seules sont admises à participer aux rencontres les communes ou les hameaux « dont le nom évocateur prête à sourire, à rire ou dont la musicalité est porteuse de pittoresque et de folklore ».

Misère à Misery : les 136 habitants de cette commune de la Somme seront privés du 1er tour des municipales, le 23 mars, faute de candidat. Le sort du village, relayé par l'AFP le 14 mars, a jeté un coup de projecteur sur ce nom singulier. L'occasion de revenir, en images, sur d'autres toponymes originaux.

Avec ses 45 caractères, Saint-Remy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson, est le nom de commune de France le plus long. Les habitants de ce village de la Marne, en région Champagne-Ardenne, s'appelle les Bouzemontois.

A l'inverse, le village d'Y, dans la Somme, en région Picardie, a le nom le plus court de France. Ses habitants sont appelés les Upsiloniens.

Voici l'entrée du village de Russy, dans le Calvados. Moscou en Basse-Normandie ? Pas exactement, mais presque : en 2007, l'adjoint au maire d'Asnelles, une commune voisine, a raconté qu'après avoir adressé une lettre à un habitant de Russy, cette dernière avait atterri en Russie, avant de revenir à son expéditeur plus de trois semaines plus tard.

Une démarche originale : en 2010, le village de Carlat, dans le Cantal, en région Auvergne, s'est jumelé avec le hameau italien de Bruni. Un clin d'œil à Carla Bruni-Sarkozy, l'épouse du président de la République alors en exercice. Ci-dessus, le maire de la commune Alain Cousin pose à l'entrée de la localité, en novembre 2011.

Le village de Montcuq, dans le Lot, en région Midi-Pyrénées. Le nom se prononce "monkuk", mais, dans les années 1970, le toponyme est prononcé "mon cul", et fait l'objet de moult jeux de mots, dans un reportage humoristique diffusé dans "Le Petit Rapporteur". Ce sketch télévisé avec Daniel Prévost demeure culte aujourd'hui.

Arnac-la-Poste, dans le département de la Haute-Vienne, en région Limousin, fait partie du Groupement des communes de France aux noms burlesques, pittoresques ou chantants. Ses habitants s'appellent les Arnacois.

L'entrée de Vatan, dans le département de l'Indre, en région Centre. La commune fait également partie du Groupement des communes aux noms burlesques, tout comme Vinsobres, dans la Drôme, ou encore Bèze, en Côte-d'Or. La réunion annuelle du club se tiendra cet été à Mariol, dans l'Allier.

Angoisse, dans le département de la Dordogne, en région Aquitaine. Ses habitants s'appellent les Angoissais. Le photographe Edouard Levé (1965-2007) a réalisé une série de photographies autour de cette commune.

Chilleurs-aux-Bois, dans le département du Loiret, en région Centre. Ses habitants s'appellent les Chilleurois. La grande couturière Madeleine Vionnet (1876-1975) y est née.

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Munich: Tout nu ? «Kein Problem» !

Naturisme. Munich vient d'autoriser le nudisme dans plusieurs quartiers de la ville. La tradition allemande de la «culture du corps libre» date des années 1920.

Munich (Allemagne), 1991. Il est maintenant légal de se promener nu dans six quartiers de la ville, comme dans le Jardin anglais (ci-dessus), parc situé en plein centre-ville.

Nu en pleine ville, à Munich ? C'est légal, viennent officiellement de décider les Bavarois. Une situation qui peut paraître surréaliste côté français, mais qui est bel et bien devenue une réalité dans la grande métropole du sud de l'Allemagne, plus connue d'habitude pour son club de foot, le Bayern, et pour sa Fête de la bière.

Les autorités munichoises ont défini un périmètre de six lieux bien précis, où l'on peut déambuler nu, notamment en bord de rivière et dans le Jardin anglais, parc situé en plein centre-ville.

Angela Merkel elle-même en fut adepte

La rencontre inopinée d'un homme ou d'une femme prenant le soleil dans le plus simple appareil dans un parc de Berlin, de Francfort ou de Munich surprend souvent les touristes et nouveaux venus, peu au fait de la Freikörperkultur (FKK), c'est-à-dire la « culture du corps libre ». Le naturisme est pourtant une tradition enracinée dans les pratiques culturelles allemandes.

C'est outre-Rhin qu'a été fondée la première plage nudiste en 1920. Elle était très populaire, du temps de la division allemande, côté RDA, comme l'a souligné la réapparition l'an dernier, d'un cliché noir et blanc d'Angela Merkel, nue comme un ver au bord d'une plage. La Fédération naturiste allemande revendique 50 000 membres répartis dans 150 associations locales.

Interrogé sur les conséquences de cette loi, Wolfgang Rosenke, président de l'une des plus vieilles associations de naturisme, l'association familiale et sportive Adolf Koch, s'étonne que l'on puisse supposer que naturisme égale nudité partout : « Il existe des associations et des lieux publics, comme des plages ou des piscines avec des horaires réservés à cette pratique, pour tout un chacun. »

Mais ce n'est pas la première fois que ce phénomène suscite des commentaires émoustillés hors d'Allemagne. Le maire de Londres, Boris Johnson, s'était notamment fendu d'une tribune où il moquait la tendance des Berlinois « à pousser la logique de la Freikörperkultur jusqu'à forniquer dans les nombreux parcs de la ville ». Le site américain Atlantic Cities s'interroge gravement : « Est-ce normal de se promener nu au milieu d'une grande ville ? » tandis que le quotidien britannique « The Telegraph » titre : « A Munich, la nudité n'est plus indécente. »

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Saint-Lubin-des-Joncherets (Eure-et-Loir): Manuel Valls confirme une «mesure forte» en faveur des retraités modestes

Jeudi 24 avril 2014, Manuel Valls, Premier ministre lors de la visite de l'usine Sacred à Saint-Lubin-des-Joncherets (Eure-et-Loir)

Manuel Valls a confirmé jeudi lors d'une visite d'usine à Saint-Lubin-des-Joncherets (Eure-et-Loir) qu'une «mesure forte» serait prochainement prise en faveur des retraités modestes.

Les retraités aux plus faibles revenus sont sans doute quelque peu soulagés. Manuel Valls a confirmé jeudi lors d'une visite d'usine à Saint-Lubin-des-Joncherets (Eure-et-Loir) qu'une «mesure forte» serait prochainement prise en faveur des retraités modestes, comme l'avait annoncé dès mercredi matin, Jean-Marie Le Guen, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, qui évoquait «un assouplissement sur les petites retraites».

Les retraités les plus modestes craignaient d'être impactés par le plan d'économies gouvernemental de 50 milliards d'euros. Un projet qui suscite la fronde d'une partie des députés PS. Mais pour Manuel Valls, il s'agit d'«un plan sans précédent qui nécessite de l'engagement, du courage et de la volonté». Il s'est cependant dit «très attentif à l'attente des classes moyennes et des salariés modestes».

Wauquiez dénonce une «mesurette» qui sert d'«alibi»

Le chef du gouvernement a ainsi confirmé qu'il travaillait à une «mesure fiscale» dans le cadre du projet de loi de finances rectificative qui sera présenté en juin. Valls a aussi dit que le gouvernement prendrait «une mesure forte concernant les retraités modestes». «C'est non seulement la demande du groupe PS mais aussi de l'ensemble des parlementaires», a-t-il expliqué, sans entrer dans le détail de cette future mesure.

L'oppostion n'a pas tardé à réagir à ces annonces. «On agite devant nos yeux une petite mesurette sur les retraites modestes. C'est un alibi !», a dénoncé l'ex-ministre Laurent Wauquiez. «Si rien n'est changé d'ici 2017», les ménages français «vont payer 22 milliards chaque année d'impôts en plus et de prestations en moins. Le plan rackette les classes moyennes», a averti le vice-président de l'UMP, qualifiant le débat de «supercherie».

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Mumia Abu-Jamal: 60 ans , dont 32 derrière les barreaux !

Mumia Abu-Jamal fête son soixantième anniversaire aujourd’hui. Journaliste afro-américain engagé, il a été injustement poursuivi et condamné en 1982. Arraché au couloir de la mort en 2011, il est condamné 
à la prison à vie. La campagne internationale se poursuit pour la libération définitive d’un innocent.

A l'occasion des 60 ans de Mumia Abu-Jamal, le collectif "Sauvons Mumia" organise un grand rassemblement national le jeudi 24 avril à 18h, place de la Concorde à Paris, à proximité de l’ambassade et du consulat américains pour demander sa libération. Par deux fois c'est la mobilisation citoyenne dans le monde entier qui a sauvé la vie du prisonnier alors qu'il était sur le point d'être exécuté, cette fois les militants veulent qu'il puisse enfin "rentrer à la maison" ! Jaky Hortaut, l'animateur du collectif en France revient sur les raisons de son engagement et nous expose les enjeux de la mobilisation.

Vendredi 6 février 2009, à l'auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris, Me Robert R. Bryan, l’avocat états-unien de Mumia Abu Jamal et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International, archives

Rappel des faits : Le journaliste de radio noir américain, Mumia Abu-Jamal a été condamné à mort en 1982 à l’issue d’un procès raciste et expéditif, et dont l’iniquité est internationalement reconnue (Commission des Droits de l’Homme de l’ONU, Amnesty International, Parlement européen). Accusé d’avoir tué un policier, il a toujours crié son innocence. Depuis 33 ans sa situation suscite une mobilisation sur tous les continents. Par deux fois, en 1995 et en 1999, il fut l’objet d’une ordonnance d’exécution mais l’ampleur de la protestation empêcha l’irréparable. Après 30 ans passés dans l’enfer du couloir de la mort, en octobre 2011, la Cour Suprême des États-Unis rejetait enfin le recours de l’accusation qui demandait sa condamnation à mort définitive et irrévocable. Quelques semaines plus tard, en décembre 2011, le Procureur de Philadelphie mettait un terme à 30 ans d’acharnement judiciaire en renonçant à toute nouvelle procédure. De ce fait, la peine de mort était commuée en prison à vie.

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Plan d'économies : la fronde au PS est loin de se calmer

Paris, ce mercredi 23 avril 2014. Michel Sapin (à droite), le ministre des Finances, et Christian Eckert (à gauche), le secrétaire d'Etat au Budget, ont organisé une réunion avec une centaine de députés socialistes.

La fronde au sein du PS contre le plan d'économies du gouvernement, loin de se calmer après la présentation du programme de stabilité, était toujours vive mercredi, certains députés affirmant même qu'ils ne le voteraient pas le 29 avril.

En fin d'après-midi ce mercredi, une réunion d'une centaine de députés socialistes avec le ministre des Finances, Michel Sapin, et le secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert, a été «chaude», a rapporté le député Yann Galut.

Un peu plus tôt dans la journée, les huées et les sifflets qui ont rententi lors de la visite de François Hollande à Carmaux (Tarn) n'avaient sans doute pas échappé aux élus frondeurs.

Le député de Saône-et-Loire Thomas Thevenoud a ouvert le feu des critiques, suivi par Yann Galut, la députée de Paris Sandrine Mazetier ou la Bretonne Chantal Guittet qui a dit «ne pas avoir été élue pour cela». «C'était franc, viril» mais «pas du tout une ambiance de confrontation», relativise le député de la Loire Régis Juanico pour qui les mesures, en l'état, «ne passeront pas sur le terrain».

Plan d'économies: des députés PS toujours remontés


BFM Story: Plan d'économies: Laurent Baumel, le... par BFMTV

Le président du groupe PS à l'Assemblée, Bruno Le Roux, entend cependant obtenir le «soutien de la totalité des députés socialistes» d'ici mardi. «Michel Sapin a entendu les demandes que je lui ai faites» sur quatre points : les petites retraites, les «petits contribuables», les «petits salaires de la fonction publique» et «la mise en place rapide du plan pauvreté», a-t-il expliqué à la presse à l'issue de la réunion. Il a toutefois concédé qu'«aucun de ces éléments» ne figurerait «dans le texte que nous allons discuter la semaine prochaine». La discussion «va se poursuivre», a-t-il assuré.

«Cette fois je ne vote pas»

Plus tôt dans la journée, alors que Michel Sapin et Christian Eckert étaient auditionnés par la commission des Finances, quelques députés avaient déjà dit qu'ils n'approuveraient pas le plan. Pascal Cherki (Paris) sera l'un d'eux. «On fait campagne en Europe contre le totem des 3% et en même temps notre propre gouvernement se comporte comme le bon élève austéritaire en Europe, c'est incohérent», tonne-t-il.

Si la position de ce membre de l'aile gauche du PS n'est pas surprenante (il faisait partie des onze — sur 291 — à s'être abstenus lors du vote de confiance), elle pourrait s'étendre à d'autres députés. «Cette fois je ne vote pas. Il n'y a pas d'inflexion sérieuse de la politique budgétaire. La déroute des municipales n'a servi à rien», répète ainsi Laurent Baumel, qui avait déjà voté avec réticence la confiance au gouvernement Valls.

Laurent Baumel fait partie de la douzaine de députés de diverses sensibilités qui ont réclamé en vain la semaine dernière dans une lettre à Manuel Valls que le volume des économies soit limité à 35 Mds€ d'ici 2017 au lieu de 50.

«Ce que j'ai entendu hier ou aujourd'hui ne m'a pas fait changer de position», renchérit Daniel Goldberg, autre signataire de cette lettre. «Nous allons continuer à défendre ce que nous croyons, c'est ce que nous demandent les militants, un député n'est pas un greffier», affirme-t-il, tout en restant silencieux sur son vote.

Et ces députés de constater que les «frondeurs modérés» qui avaient planché, à l'instar de Karine Berger, sur des scénarios alternatifs de répartition des économies au sein des 50 Mds€ «n'ont pas obtenu grand-chose».

Reste à savoir combien de députés s'abstiendront finalement si le gouvernement ne fait pas de geste d'ici le 29. «Si le gouvernement est mis en minorité, il sera décrédibilisé et nous aurons l'air de cons en Europe», reconnaît Thomas Thevenoud.

L'une des pistes d'atterrissage pour réunir les députés pourrait être selon lui de moduler différemment le rythme des économies en s'appuyant sur l'avis du Haut conseil des Finances publiques. Celui-ci a souligné ce point : la baisse des dépenses, qui est plus lourde en 2014 et 2015 que les années suivantes, pourrait au final «peser davantage que prévu par le gouvernement sur la croissance à court terme».

Sapin : un geste en faveur des petites retraites «sur la table»

Le ministre des Finances Michel Sapin a indiqué ce mercredi qu'un geste en faveur des petites retraites était «sur la table», expliquant que les 50 Mds€ d'économies d'ici à 2017 ne seraient «pas remis en cause» mais qu'à l'intérieur de cette enveloppe «toutes les évolutions sont possibles».

Dans le cadre du plan d'économies du gouvernement, les retraites ne doivent en principe pas être revalorisées avant octobre 2015. «Oui, cette question est sur la table, a déclaré Michel Sapin. Nous travaillons sur le sujet». Mais il s'est interrogé : «qu'est-ce qu'une petite retraite, jusqu'à quel niveau, suivant quel mécanisme?». Le ministre a rappelé qu'il n'était «pas question de baisser les retraites», mais a reconnu que «quand on en gèle le niveau, avec une hypothèse d'inflation de 1,5% (...) c'est un effort».

A Carmaux, Hollande promet un geste pour les «petites retraites»


Hollande promet un geste pour les «petites... par leparisien

Des habitants en colère : «On est déçus, Monsieur Hollande»


Hollande hué lors de son déplacement à Carmaux par leparisien

Hollande hué: «Jaurès, il parlait pas comme vous»

Malgré les sifflets, Hollande veut «entretenir la flamme»


Malgré les sifflets, Hollande veut «entretenir... par leparisien LeParisien.fr

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L'incroyable histoire du cèdre de Roissy

Roissy-en-France (Val-d’Oise). Ce cèdre du Liban, probablement planté vers 1760, a miraculeusement survécu à la construction de l’aéroport.

Quand ce cèdre du liban a commencé à pousser dans le Val-d'Oise, il était l'une des beautés exotiques d'un vaste parc attenant au château de Roissy. Deux cent cinquante ans plus tard, il se retrouve coincé entre deux bretelles d'autoroute. Du haut de ses 20 m, cet arbre élégant toise les milliers de voitures qui, tous les jours, rejoignent et quittent l'autoroute A 1 ou l'aéroport Charles-de-Gaulle. Au-dessus de lui, les avions se succèdent. Lui reste imperturbable.

« Il est vu tous les jours par des milliers de personnes, et personne ne connaît son histoire », regrette Henri Houmaire. Pour mettre fin à cette indifférence, cet habitant de Roissy-en-France a décidé de participer au concours du plus bel arbre de France. Le cèdre au destin incroyable a décroché un prix « coup de cœur ».

« Il a vu beaucoup de choses, les deux guerres, la construction de l'aéroport », raconte, admiratif, l'historien local. On dit qu'avant les premiers aménagements, en survolant la zone en hélicoptère, Georges Pompidou lui-même aurait remarqué ce cèdre et son voisin de même espèce situé un peu plus loin. Le président aurait alors exigé que les tracés des futures autoroutes et la voie ferrée épargnent ces arbres. Même l'origine de ces géants de bois reste attachée à bien des légendes. Certains les relient à Bernard de Jussieu qui fut le premier botaniste à introduire le cèdre en France, en ramenant deux spécimens de Londres en 1735. Il aurait gardé les arbres dans son chapeau pendant le voyage, se privant de sa ration d'eau pour les arroser. « Toutes les villes ayant des cèdres de cette époque racontent la même histoire ! Ce n'est donc pas possible », confie Henri Houmaire.

En revanche, on sait qu'en héritant du domaine de Roissy, un certain Victor-Emile de Caraman a dessiné un nouveau jardin pour le château, dans le goût exotique de l'époque. Un certain nombre de cèdres auraient alors été plantés. Beaucoup ont sans doute disparu, le dernier en date ayant été heurté par un avion lors de la Seconde Guerre mondiale. Il en reste trois aujourd'hui, l'un dans le centre du village, les deux autres du côté de l'aéroport. « Comme ils se trouvaient dans un endroit retiré, ces cèdres ont aussi longtemps été un lieu de rencontre pour les amoureux », s'amuse Henri Houmaire.

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mercredi 23 avril 2014

Milan-Italie: La Radio Popolaré, la première radio communautaire de l'Europe, bientôt 40 ans !

La Radio Popolaré à Milan en Italie est la plus vieille radio communautaire de l'Europe. Elle a émis le premier son en 1976, et dans presque deux ans, la Radio Popolaré fêtera ses 40 ans. Nous avons connu cette radio en août 1998 lors de l'Assemblée générale de l'Association Mondiale des Radios Communautaires (AMARC). Et c'est la radio Popolaré qui avait tout organisé: accueil, logement et transport de plus de 300 participants venus du monde entier. La Radio Popolaré a beaucoup contribué avec ses émetteurs pour que Réveil FM fonctionne normalement à Kinshasa.

1)Davide Tavolato, 2)Roberto Sambo, 3)Renato Scuffietti, 4)Dario Falcini, 5)Omar Caniello, 6)Cristina Selva, 7)Nella Bertoldin, 8)Ira Rubini, 9)Davide Facchini, 10)Diana Santini, 11)Franco Ciappa, 12)Lorenza Ghidini, 13)Arianna Masera, 14)Massimo Rebotti, 15)Marco Di Puma, 16)Anna Santambrogio, 17)Barbara Sorrentini, 18)Silvia Giacomini, 19)Chiara Ronzani, 20)Marcello Lorrai, 21)Sara Milanese, 22)Emanuele Valenti, 23)Federico Bogazzi, 24)Guido Fogacci, 25)Beppe Viganò, 26)Raffaele Liguori, 27)Mirella Pedini, 28)Alessandro Principe, 29)Luca Gattuso, 30)Niccolò Vecchia, 31)Massimo Bacchetta, 32)Francesco Rocco Rossi, 33)Chawki Senouci, 34)Gennaro Montuori, 35)Eddi Berni, 36)Alessandro Braga, 37)Federico Simonelli, 38)Danilo De Biasio, 39)Fabio Fimiani, 40)Cecilia Di Lieto, 41)Catia Giarlanzani, 42)Tiziana Ricci, 43)Giuliano Nava, 44)Francesco Tragni, 45)Paola Piacentini, 46)Disma Pestalozza, 47)Gianmarco Bachi

Nous avons retrouvé la déclaration faite à l'époque à Milan par les radioteurs du monde entier.

Déclaration de Milan sur la communication et les droits humains Le 29 août 1998

Préambule

Nous, les participantes et les participants au Septième Congrès mondial de l’Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires tenu à Milan (Italie) du 23 au 29 août 1998, tenant compte notamment des contributions lors du Forum virtuel d’AMARC 7, qui a eu lieu du 20 juillet au 20 août 1998,

Rappelant l’Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui garantit la liberté d’opinion et d’expression et la liberté de recevoir et de diffuser des informations et des idées par le biais des moyens de communication, sans considération des frontières, en ce cinquantième anniversaire de la Déclaration;

Considérant l’article 19 de la Convention internationale des droits civils et politiques, qui reconnaît le droit de chaque individu à se forger une opinion en dehors de toute interférence ainsi que la liberté d’expression, ce droit incluant la liberté de chercher, de recevoir et de diffuser les informations et les idées sans considération des frontières;

Tenant compte de la Plate-forme d’action de Beijing, qui stipule, dans sa section sur Femmes et Médias, que la participation démocratique des femmes dans les médias doit être garantie à tous les niveaux ;

Considérant l’article 13 de la Convention américaine des droits humains, qui garantit le droit à une liberté des opinions et à leur libre expression, et stipule que ce droit ne peut souffrir d’aucune restriction par des méthodes indirectes ou des moyens comme un contrôle abusif du gouvernement ou du secteur privé sur les fréquences ou les équipements nécessaires à la diffusion de l’information, ou par toute autre mesure tendant à restreindre la libre circulation de l’information et des idées ;

Considérant l’article 9 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, qui stipule que chaque individu a le droit de recevoir une information tenant compte de l’article 10 de la Convention européenne pour la protection des droits humains et des libertés essentielles, qui garantit le droit de chaque individu à la liberté d’expression, ce droit incluant la liberté d’avoir des opinions ainsi que celle de recevoir et de diffuser des informations et des idées sans aucune restriction par les pouvoirs publics ;

Rappelant les Déclarations de Windhoek, d’Alma-Ata, de Santiago, de Sana’a et de Sofia, adoptées lors de séminaires tenus sous l’égide de l’UNESCO, qui soutiennent que la création, le maintien et le renforcement d’une presse libre, pluraliste et indépendante sont essentiels au développement de la démocratie et au développement économique ;

Considérant la Charte de la communication des peuples qui, d’une part, dispose que les politiques de communication et d’information doivent reposer sur le respect des droits humains fondamentaux et de l’intérêt public et, d’autre part, définit les droits et les responsabilités des diffuseurs et de ceux et celles qui reçoivent les informations ;

Rappelant la Déclaration sur la communication comme droit humain, adoptée par le séminaire sur la démocratisation du spectre électromagnétique tenu au Vénézuela en 1996 ;

Rappelant la Déclaration des principes, adoptée par la conférence constitutive de l’AMARC à Managua en 1988;

Rappelant la Charte européenne des radios communautaires, adoptée par la conférence constitutive d’AMARC-Europe en Slovénie en 1994;

Rappelant la Déclaration du Festival des Radiopassionnés et Télévisionnaires adoptée à Quito en 1996;

Déclarons que:

1. Le droit à la communication est un droit humain universel à la base de tous les autres droits humains; il doit être préservé dans le contexte de l’évolution technologique rapide dans le domaine de l’information et des communications.

2. Tout individu doit jouir d’un accès juste et équitable à tous les moyens de communication.

3. Le pluralisme culturel, linguistique et sexuel doit être reflété dans tous les médias comme une donnée essentielle dans toute société démocratique.

4. La participation des femmes dans les médias doit être garantie à tous les niveaux;

5. Le besoin existe de respecter les droits des peuples indigènes dans leur lutte pour accéder aux moyens de communication.

6. Les médias ont le devoir de soutenir la diversité des cultures et des langues dans le monde; ils doivent ainsi bénéficier de mesures législatives, administratives et financières favorables.

7. Les médias communautaires peuvent jouer un rôle important dans le renforcement des droits culturels, en particulier les droits linguistiques et culturels des minorités, des indigènes, des émigrants et des réfugiés en favorisant leur accès aux moyens de communication.

8. L’accès aux moyens de communication doit être soutenu par une éducation et une formation pour une approche critique des médias et pour développer les capacités des peuples dans le domaine de la communication et des médias.

9. L’économie de marché ne constitue pas l’unique modèle d’élaboration de l’infrastructure des communications. La population doit être considérée comme une productrice d’informations au lieu d’être seulement perçue comme consommatrice d’informations.

10. L’expansion continue des entreprises multinationales caractérisée, entre autres, par la concentration de la propriété dans les médias, représente une menace de plus en plus sérieuse pour le pluralisme et pour l’existence de radios communautaires indépendantes.

11. Les nouveaux systèmes de diffusion audionumérique conduisent à une révision des systèmes actuels d’allocation des fréquences et à de nouvelles mesures en matière de réglementation, qui risquent de marginaliser encore davantage les services de communication dirigés par des citoyens, des communautés et des organisations sociales.

12. Alors que le développement de la convergence entre les télécommunications, l’informatique et la radiodiffusion entraîne une augmentation du nombre d’utilisateurs potentiels, le fossé s’agrandit dans le monde entre ceux qui ont accès aux informations électroniques et ceux qui n’y ont pas accès.

Appelons à:

1. Une reconnaissance internationale du secteur de la radio communautaire comme service public essentiel et comme élément vital au pluralisme dans les médias et la liberté d’expression et d’information.

2. Un soutien des gouvernements, entreprises privées et institutions internationales au développement du droit à la communication, notamment par les moyens suivants :

une régulation du secteur des télécommunications favorable au développement de l’infrastructure des communications dans les pays du Sud, l’attribution d’un pourcentage des fonds publics alloués pour les projets de développement incluant une contrepartie en faveur de l’amélioration des capacités de communication, l’évaluation du respect, par les gouvernements, du droit à une communication libre et sans entraves.

3. L’établissement de normes et de mesures au niveau national, régional et international pour soutenir le développement des radios communautaires, incluant :

la création d’organes indépendants de régulation pour assurer la transparence, un meilleur contrôle et une meilleure régulation des télécommunications,

des mesures visant à prévenir la concentration des médias et le contrôle des services des médias communautaires par des entreprises commerciales,

des mesures pour favoriser l’adaptation des médias communautaires aux nouvelles technologies convergentes,

l’allocation d’une portion de tout nouveau spectre numérique aux médias communautaires,

l’évaluation et l’observation de l’impact de la convergence des technologies et des nouvelles réglementations sur la diffusion communautaire,

le soutien au développement de systèmes numériques conformes aux besoins actuels et futurs des services de diffusion communautaire.

la sauvegarde des fréquences analogiques utilisées actuellement par les diffuseurs communautaires aussi longtemps qu’ils n’auront pas les capacités d’accéder au système numérique et jusqu’à ce que le remplacement en système numérique soit possible,

l’allocation d’une portion du spectre des fréquences aux micro-diffuseurs.

4. La vérification par l’UIT du fait que la planification des fréquences, les normes techniques de télécommunication et de radiodiffusion, ainsi que l’allocation des ressources pour le développement des télécommunications accordent une grande priorité aux besoins de la société civile.

5. L’établissement par l’UNESCO, dans le cadre du Programme international pour le développement des communications (IPDC), d’un fond des médias communautaires pour soutenir la création de nouveaux médias communautaires, leur adaptation aux nouvelles technologies, la recherche sur l’impact de la convergence des nouvelles technologies sur ces médias, et de projets pilotes sur de nouvelles formes de distribution des médias communautaires et de leur contenu.

6. L’allocation par les institutions financières internationales d’un pourcentage des prêts et des titres pour appuyer les formes communautaires de communication.

7. La prise des mesures suivantes par le secteur des médias communautaires :

transnationales, et déployer des efforts visant à faire prendre conscience et à développer des stratégies pour arrêter la mainmise des entreprises transnationales sur l’avenir de nos communications ;

faire pression au niveau national et international pour l’adoption de mesures afin que les nouvelles technologies de l’information soient d’accès abordable pour les citoyens et les communautés, leur permettant ainsi de créer de nouveaux services médiatiques communautaires ;

développer des échanges de programmes entre médias communautaires, et construire un réseau de solidarité et d’appui aux luttes pour les droits humains et pour une justice sociale ;

promouvoir et soutenir la formation de journalistes, diffuseurs et autres professionnels des médias, en particulier ceux et celles qui travaillent dans les régions rurales et les zones urbaines marginalisées ;

éduquer les organisations de la société civile, les gouvernements et les organes de régulation ainsi que le public sur les objectifs de la régulation, l’importance d’une communication pluraliste et pérenne, l’intérêt de la production et le bénéfice des médias communautaires ;

créer un comité technique pour étudier, déterminer et analyser l’impact des technologies numériques sur les médias communautaires.

8. L’établissement, par le secteur des médias communautaires, de coalitions locales, nationales, régionales et mondiales, travaillant à travers des forums de communication officiels et alternatifs pour la promotion des droits de la communication et la réalisation des objectifs de cette déclaration.

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Des dizaines de néonazis se sont rassemblés dans un petit village alsacien

Deux individus, un Français et un Allemand avaient au départ loué la salle communale pour un soi-disant dîner d'anniversaire. il s'agissait en fait d'un prétexte qui cachait le véritable motif de ce rendez-vous, probablement la commémoration du 125e anniversaire de la naissance d'Adolphe Hitler, né le 20 avril 1889. Un concert avait été annoncé depuis plusieurs mois, mais le lieu avait été gardé secret jusqu'au dernier moment. Lorsque le maire de la commune s'est rendu compte de la nature de la manifestation, il a alerté la police de Ferrette, il n'y a pas eu d'échauffourées.

A Oltingue, 737 habitants, un petit village du Jura alsacien à la frontière suisse, un Français et un Allemand ont loué une salle communale pour un repas d'anniversaire, samedi 19 avril. Un événement en apparence banale. Sauf qu'il semble, selon plusieurs médias locaux mardi 22 avril, que c'est le 125e anniversaire de la naissance d'Adolf Hitler qui devait y être célébré.

Des néonazis auraient afflué de toute l'Europe. Selon les Dernières nouvelles d'Alsace qui cite "des sites antifascistes allemands", "quelque 150 néonazis venus de France, d'Allemagne, d'Italie, de Suisse, de Tchéquie se sont retrouvés samedi à Oltingue". A l'affiche du rassemblement, tenu secret jusqu'au dernier moment, plusieurs groupes de musique d'extrême droite, dont un groupe américain, Blue Eyed Devils, ajoute L'Alsace.fr.

"On s'est fait avoir"

"On ne m'y reprendra plus", regrette le maire, André Scherrer, qui a découvert la nature de l'événement au dernier moment, selon les DNA. Les autorités allemandes ont prévenu à temps les gendarmes alsaciens, selon L'Alsace.fr. Mais, toujours selon le site, la gendarmerie n'aurait pas pu empêcher l'événement et se serait contentée de contenir tout débordement. "C'est une soirée privée, on ne pouvait pas l'empêcher. Il n'y a pas eu de trouble à l'ordre publique", a déclaré la gendarmerie au site. "On s'est fait avoir et je le regrette", a encore déploré le maire.

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Jeunes en Syrie : pour Cazeneuve, il faut «accompagner les familles»

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve à l'Elysée, le 4 avril 2014.

Face aux départs massifs de jeunes français vers la Syrie, le ministre de l'Intérieur détaille la série de mesures qu'il présente ce mercredi matin devant le conseil des ministres. Un éventail de dispositions destinées à stopper ces exodes, à lutter contre les filières et à accompagner les familles souvent désemparées face à ces situations.

Vous présentez mercredi matin des mesures visant à lutter contre les filières djihadistes, et les jeunes français qui les rejoignent. De quoi s'agit-il ?

Ce plan s'articule autour de trois volontés fortes : endiguer les départs, combattre les filières, et accompagner les familles souvent désemparées face aux situations de rupture et de souffrance qu’elles affrontent. En ce qui concerne les mineurs, dès que des parents signaleront l’intention de leur enfant de rejoindre la Syrie, nous signalerons son identité au fichier commun de l'espace Schengen, afin que ces candidats au départ puissent être identifiés s’ils venaient à traverser des pays voisins de la France. Une mesure identique – qui implique une disposition législative – sera également prise pour les majeurs. Il sera également possible dans certains cas de retirer les passeports.

Face aux départs des mineurs, souhaitez-vous réinstaurer une autorisation de sortie de territoire ?

Notre objectif est de tout mettre en œuvre pour empêcher le départ des mineurs vers des opérations jihadistes : les parents qui sont inquiets pourront s’opposer à la sortie du territoire de leurs enfants mineurs en se signalant aux autorités. Cette démarche déclenchera une identification au niveau français et européen, et entraînera une interdiction de sortie de territoire. Ce sera beaucoup plus efficace que l’ancienne autorisation de sortie du territoire.

Comment souhaitez-vous combattre l'activisme des filières sur Internet ?

C’est le second volet de ce plan. Des dispositifs de propagande très sophistiqués circulent sur la toile, il nous faut réagir et viser le démantèlement des groupes qui les propagent : nous souhaitons l'intervention de cyber-patrouilles qui veillent sur les forums pour identifier les recruteurs, et permettre d’engager des procédures lorsque ceux-ci sont en France. Nous souhaitons également prendre une initiative commune avec nos partenaires européens en direction des hébergeurs des sites et de réseaux sociaux étrangers pour qu’ils se saisissent de la nécessité absolue d'empêcher la diffusion de ces contenus.

Enfin, il nous faut accompagner ces familles, qui constatent, souvent impuissantes, l'embrigadement des enfants. Nous voulons que ces familles puissent se faire connaître, par l'instauration d'un numéro d’appel et d'un dispositif internet dédié. Sur l’ensemble du territoire, les Préfets seront en charge d'organiser concrètement la coordination des différents acteurs et intervenants - travailleurs sociaux, fonctionnaires et représentants associatifs qui vont venir en soutien de ces familles afin qu'elles soient accompagnées comme il se doit, le plus efficacement possible.

VIDEO. Le témoignage de la mère d'un jeune parti en Syrie


Plan anti-filières jihadistes : réaction de la... par BFMTV

VIDEO. Le FN veut retirer la nationalité française aux jihadistes partis en Syrie


Le FN veut retirer la nationalité française aux... par BFMTV

LeParisien.fr

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mardi 22 avril 2014

Bernard Mwamba Katompa, le "Faux millionnaire" katompisé à Paris !

Bernard Mwamba Katompa le "Faux millionnaire" à Paris

Le problème, avec les coups politiques comme avec les coups de poker, est que leurs effets, même quand ils sont gagnants, restent du genre éphémère. En espérant jouer au poker à Paris, Bernard Mwamba Katompa s'est grillé tout seul. Nous entrons à l'heure du requiem pour le fameux "Millionnaire" venu de l'Afrique du Sud pour se présenter comme futur Président de la République démocratique du Congo alors même que la diaspora congolaise ne participe pas au vote. Allez-y comprendre quelque chose !

Ce n'est pas pour rien depuis 1995 que nous avions pris pour notre média le nom de "Réveil FM" qui a fonctionné de 1999 à 2007 à Kinshasa puis "Réveil FM International" de 2007 à ce jour. Le réveil présuppose un état d'endormissement avant. Et le peuple congolais est endormi sur des principes farfelus: La République démocratique du Congo est pays très riche alors que nous ne sommes que "potentiellement riche". Et d'après la Banque Mondiale 88% de notre population est paupérisé. La jeunesse est l'avenir de demain. Slogan creux, alors que 80 de la population est jeune et ce sont des Dinosaures Mobutistes et Mammouths joséphistes, politicailleurs ventripotents, mangéristes et mangercrates qui mènent la barque, ils s’empiffrent pendant que les jeunes congolais sont chassés de l'école à cause de non-paiement des frais de minerval, des écoles n'ont pas des bancs, les étudiants sont sans bourses d'étude, les professeurs se font payer par des parents, la corruption est généralisée ...En France, nous avons des Résistants-Patriotes-Combattants que nous accompagnons et soutenons: Rolain Mena de CD2-Lisanga, Jean-Kalama Ilunga du Front Civil de Résistance Populaire, Martin Sali du Rassemblement des Combattants Kongolais, François Mbuku de l'Union de la diaspora congolaise, Jean Louis Tshimbalanga de Convergence pour l'émergence du Congo, Colonel Odon Mbo, Alain Ndongisila, Kcreascence Paulusi, Guy Gérard, ...ils sont nombreux des personnalités congolaises vivantes en France que nous connaissons et qui sont légitimes dans leur lutte pour la défense du Congo, mère-patrie. Mais d'où vient donc Bernard Mwamba Katompa, le faux millionnaire ? De l'Afrique du Sud ! Mais n'est-ce pas au pays de Jacob Zuma que les Congolais sont animalisés par les ex-victimes du régime de l'Aparthéid, qui se sont embourgeoisés illicitement, repus ils sont devenus des tortionnaires d'autres africains vivant chez eux, y compris les congolais. Pourquoi Bernard Mwamba Katompa n'est jamais intervenu pour les arrestations arbitraires d'Etienne Kabila et 21 autres de nos compatriotes à Jo'bourg ?

On a vu des images sur l'arrestation du pasteur Bakole connu sous le pseudo de "Sans Rival". Un vrai combattant arrêté par la police sud-africaine suite à une plainte de Didier Pombo, le fameux producteur qui voulait faire jouer "Shetani Ferre Gola" à Jo'bourg, "Sans Rival" a fini par sortir. Que dire de tous nos compatriotes Résistants-Patriotes-Combattants qui subissent la loi ségrégationniste de la police sud-africaine à Yeoville? Souvent nos compatriotes arrêtés arbitrairement ont besoin d'un ou plusieurs avocats, pourquoi Bernard Mwamba Katompa s'il est "Millionnaire" n'intervient-il jamais ?

Etienne Kabila taratibu arrêté et 19 autres compatriotes à Jo'bourg. Photo Réveil FM International, archives

Le pasteur Bakole "Sans Rival" arrêté arbitrairement à Jo'bourg

Que Bernard Mwamba Katompa ne soit pas en mesure de décliner son programme devant les Congolais à Paris, cela n'est pas étonnant ce sont d'autres qui le lui ont écrit., mais delà à clamer tout haut que la RDC ne se développera que grâce à la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International, Katompa n'a rien compris. Sous M'zée Laurent-Désiré Kabila, durant une année sans aucune aide extérieure le Congo a pu fonctionner. Le Congo ne peut-il se développer que grâce aux prédateurs et vampires internationaux ? En plus, les accointances de Bernard Mwamba Katompa avec les Mammouths joséphistes, ceux-là même qui ont mis le Congo par terre, une erreur politique qui lui coûte déjà trop cher.

Payer et acheter de gens pour qu'ils assistent à une réunion tribalo-ethnique boutiquée, faire du cinéma avec ses dix gros bras payés au lance pierre, c'est prendre les Congolais pour des idiots naïfs.

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Election européenne: Marin Schulz, futur président de la Commission européenne ?

L'Allemand Martin Schulz, candidat des sociaux-démocrates européens pour la présidence de la Commission européenne, souhaite une relance économique et entend lutter contre le dumping social. Photo Réveil FM International , à Berlin 14 avril 2014

Cirque d’Hiver, Paris (XIe), le 17 avril. « Mon ennemi, ce sont les inégalités », assure Martin Schulz, à la tête du Parlement européen depuis deux ans et candidat socialiste à la succession de José Manuel Barroso.

Demandez en France ce qu'évoque le nom de « Schulz », on risque de vous répondre : « Une série télévisée des années 1960 »... Peu de chance d'entendre citer le social-démocrate allemand Schulz (sans « t », contrairement à la série), de son prénom Martin (prononcez « Martine », à la germanique). Et pourtant, cet Allemand né dans la région d'Aix-la-Chapelle (à la jonction des Pays-Bas et de la Belgique) pourrait bientôt jouer un rôle capital dans la vie quotidienne des Français.

A la tête du Parlement européen depuis deux ans, il brigue aujourd'hui la présidence de la Commission européenne. Et si la gauche l'emporte lors du scrutin du 25 mai, cet autodidacte de 58 ans, membre du SPD allemand (gauche), succédera au libéral José Manuel Barroso. Une ultime marche à gravir pour cet homme jovial, polyglotte mais sans diplôme, devenu libraire grâce à l'apprentissage. Elu maire dans les années 1980 avant d'entrer au Parlement de Strasbourg en 1994, cet Européen convaincu incarne une certaine idée de la politique. « Il travaille seize heures par jour, mais ne peut rester quelques minutes devant un écran d'ordinateur. Il adore le contact, il faut toujours qu'il discute avec les gens », commente un de ses proches. Dans plusieurs langues. Appris à l'école et lors de ses vacances à Morlaix (Bretagne), son français lui permet, dit-on, de chanter Brassens à merveille. « C'est un bon vivant. Il ne boit que du jus de pomme, mais il a un bon coup de fourchette ! » ajoute un autre ami. Bref, « un type sympa, mais aussi capable d'accès de colère ». Pourtant, lorsqu'on lui fait remarquer qu'il débute sa campagne européenne contre l'austérité par un meeting en France, à Paris, en plein débat sur un plan d'économies de 50 Mds€, l'homme reste de marbre. Et répond, en vrai politique européen, à côté de la question...

Sa campagne

Vous lancez votre campagne en France juste après l'annonce d'un plan de rigueur. N'est-ce pas un handicap ?

MARTIN SCHULZ. L'actualité nationale de chaque Etat membre a un gros impact sur les européennes. En France, on parle du plan Valls. En Pologne, c'est l'Ukraine qui inquiète. Un candidat à la présidence de l'Union européenne (UE) doit parler des éléments partagés par tous. J'en vois trois : les inégalités, la jeunesse et la relance. Les grands spéculateurs font des milliards de profits, évitent les impôts, mais lorsqu'ils font des milliards de pertes, ce sont les contribuables qui payent... Cette inégalité de traitement choque tous les citoyens.

Votre ennemi, c'est la finance ?

Non, mon ennemi, ce sont les inégalités. J'introduirai donc un principe simple : le pays du profit est le pays d'imposition. Et je suis pour la fermeture des paradis fiscaux, y compris au sein de l'UE...

La relance et les banques

Serez-vous un président de la Commission européenne plus favorable à la croissance, à la relance, que ne l'était José Manuel Barroso ?

Certainement ! La promesse de la Commission depuis cinq ans a été simple : réduisons les dépenses de l'Etat, les investissements repartiront et nous aurons de la croissance. Cela n'a pas marché. Certes, il faut assainir les budgets publics. Les générations futures n'ont pas à payer nos dettes. Mais sans croissance, nous n'assainirons pas les comptes. Il faut en même temps investir dans les infrastructures, la recherche, l'environnement...

Faut-il respecter les fameux 3 % de déficits maximum ?

Les critères de Maastricht ne sont pas négociables. Les traités sont là, il faut les respecter. On peut cependant avoir une réflexion sur la manière de les calculer : on pourrait ne pas comptabiliser les investissements favorables à la croissance. L'Europe regroupe 28 Etats, pourquoi imposer une règle unique sans aucune flexibilité ? Regardez ce qu'a fait Gerhard Schröder en Allemagne au début des années 2000. On l'attaquait très durement sur ses déficits. Il a tenu bon, en disant : « Je défends mon industrie. » On croirait entendre Arnaud Montebourg...

Montebourg a raison d'affirmer que l'Europe ne peut pas vivre sans industrie. Il faut nous réindustrialiser. Ne jouons pas l'environnement contre l'emploi. La réduction du dioxyde de carbone est aussi une chance : les investissements dans le développement de machines-outils économes en énergie, par exemple, font baisser la pollution et tirent nos exportations.

Comment relancer les investissements en Europe ?

La Banque européenne d'investissement a vu ses capacités de prêt augmenter de 60 Mds€. Ce n'est pas suffisant. De plus, la relance passe par les petites et les moyennes entreprises, qui créent des emplois. Mais elles font face, dans tous les pays, à la raréfaction du crédit. C'est inadmissible ! Les banques empruntent auprès de la Banque centrale européenne à 0,25 % et n'utilisent pas cet argent pour prêter aux entreprises, mais pour spéculer à 6 ou 7 % d'intérêt. Je propose aussi de séparer les banques d'investissement des banques commerciales traditionnelles.

L'Europe et le social

Les citoyens européens ont l'impression que Bruxelles leur impose des contraintes mais ne leur apporte aucun avantage. Ont-ils raison ? Un discours populiste -- pas seulement à l'extrême droite, mais aussi à droite et à l'extrême gauche -- rabâche sans cesse cette idée. C'est archifaux. La compétition économique du XXI e siècle oppose des régions mondiales. Ceux qui veulent faire croire aux gens que le repli national peut apporter une réponse à la globalisation mentent. Pourquoi produit-on moins cher en Asie qu'en Europe ? Parce qu'il n'y a ni droit de grève, ni syndicats, ni salaire minimum, etc. Si on veut se défendre, il faut créer une règle simple : ceux qui veulent exporter vers l'Europe doivent respecter nos règles. Soyons courageux, exportons nos valeurs !

Au sein de l'Union européenne, certains Etats ne sont pas non plus irréprochables sur les droits sociaux...

C'est vrai. Mais même dans les pays européens les plus pauvres, les droits individuels sont beaucoup plus élevés que chez nos concurrents asiatiques. L'Europe doit même obliger les Etats membres à renforcer encore leur droit social. Je propose donc d'introduire un salaire minimum dans les 28 Etats membres. Mais ce smic ne serait pas identique partout, il devrait correspondre au niveau de richesse (PIB) de chaque pays.

L'Ukraine

L'Europe a-t-elle bien géré la crise ukrainienne ? L'Europe avait fait ce qu'il fallait : ouvrir ses portes. C'est le président ukrainien, Ianoukovitch, qui a refusé, sous la pression de Moscou, l'accord d'association proposé. Peut-on aujourd'hui blâmer l'UE ? La Russie, détentrice d'un droit de veto à l'ONU, a annexé une portion d'un autre Etat, au mépris du droit international. C'est inacceptable. Il s'agit d'une première depuis la Seconde Guerre mondiale.

Faut-il sanctionner économiquement ce pays ?

Oui, il le faut. Mais préparons nos citoyens car cela aura un impact sur notre économie : augmentation des prix de l'énergie en Europe, blocage des investissements européens en Russie, etc.

Les revenus des fonctionnaires européens

L'actuel président de la Commission européenne gagne, selon les médias, 300 000 € par an. Est-ce trop élevé ?

Je ne connaissais pas ce chiffre. Je ne suis pas candidat à ce poste pour l'argent. Si vous êtes élu, baisserez-vous votre salaire comme l'a fait François Hollande en 2012 (il gagne 14 910 € brut par mois) ?

Je ne me suis pas posé la question. Je m'occuperai de cela si je suis choisi.

Et si vous êtes président, l'ex-ministre de l'Economie Pierre Moscovici sera-t-il commissaire européen ?

Je l'ai rencontré. C'est un ami depuis très longtemps et le futur est inconnu.

Avez-vous aussi rencontré l'autre candidate française à un poste de commissaire, Elisabeth Guigou ?

C'est une amie depuis très longtemps et le futur est inconnu...

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lundi 21 avril 2014

Vidéo. Deux jours avec Bernard Cazeneuve, le premier flic de France

Sa nomination Place Beauvau a déjoué tous les pronostics. Peu connu du grand public, Bernard Cazeneuve succède au populaire Manuel Valls. Portrait à travers ses premiers pas.

Saint-Lô (Manche), le 11 avril. Sur la route du retour d’un déplacement, le ministre de l’Intérieur s’arrête pour offrir un verre à ses collaborateurs. Saint-Lô (Manche), le 11 avril. Sur la route du retour d’un déplacement, le ministre de l’Intérieur s’arrête pour offrir un verre à ses collaborateurs.

Affaires européennes, Budget, et maintenant Intérieur : le discret Bernard Cazeneuve, 50 ans, dont près d'une vingtaine en tant qu'élu à Cherbourg (Manche), est désormais en pleine lumière. Nous l'avons suivi deux jours durant dans ses débuts en tant que « premier flic de France ». Impressions.

« La politique, un sacerdoce »

Ce mercredi, à l'Assemblée nationale, la séance des questions va démarrer dans dix minutes. Seul dans le vaste hémicycle, Bernard Cazeneuve est déjà assis à sa place, visage fermé, peaufinant les réponses aux questions qu'il connaît déjà. « Je ne suis pas stressé, mais concentré », dit le nouveau ministre de l'Intérieur, sur le banc duquel vont bientôt s'asseoir François Rebsamen et Benoît Hamon. Nommé à Beauvau à la surprise générale, l'ancien ministre délégué au Budget a la réputation d'être un gros bosseur. Jamais de vacances. Levé chaque matin à 5 h 30. Une discipline de moine. « La politique est un sacerdoce », dit-il, désolé du chahut auquel se livrent souvent ses collègues députés. Et succéder au très populaire Manuel Valls, devenu Premier ministre, n'est pas une mince affaire. « Je resterai moi-même », promet-il.

Le ministre de... l'extérieur

« Etre à l'Intérieur, c'est assurer la permanence de l'Etat jour et nuit. » Il y a les Conseils des ministres, les réunions, les rendez-vous avec les homologues étrangers, les remises de médaille. Et puis les imprévus, inondations, feux de forêt, catastrophes... « A Bercy, les sorties sur le terrain étaient rarissimes. Ici, c'est l'inverse, on est toujours dehors », se félicite Bernard Cazeneuve. Une heure après sa nomination, il était au commissariat et à la caserne de pompiers de Moissy-Cramayel, en Seine-et-Marne. « Ce qui m'a immédiatement impressionné, en arrivant à Beauvau, c'est la force du dévouement de ceux qui y travaillent. Ces gens-là fréquentent le risque et ont le sens du service public. »

VIDEO. Le nouveau Ministre de l'intérieur se ressource à Cherbourg


Le nouveau Ministre de l'intérieur se ressource... par leparisien

La famille, ce refuge

Son fils prépare Normale sup, sa fille est au lycée, son épouse travaille dans l'édition pour enfants. Une famille « normale », que Bernard Cazeneuve essaie de préserver. « Je ne dîne jamais en ville. Du coup, je les vois souvent le soir », assure le ministre. L'absence de vacances en famille, il la compense en s'octroyant avec eux des week-ends dans sa maison de l'Oise. « Quand je n'y travaille pas, je lis, j'écris ou je m'occupe de mes roses. »

Et quand les Cazeneuve sont de sortie, c'est à l'Opéra-Comique ou au cinéma qu'ils se rendent. « Paradoxalement, plus j'ai pris des responsabilités, plus je me suis rapproché des miens. Il faut toujours se rappeler d'où l'on vient. La famille aide à garder les pieds sur terre. »

Une sécurité de chef d'Etat

« Je ne suis plus jamais seul, même pour acheter une baguette. » Lors du déplacement à Cherbourg du ministre de l'Intérieur, quatre voitures suivaient la sienne, blindée, lancée à 180 km/h. A pied, un agent de sécurité portant une valise en kevlar de 3 kg le suit. Equipés d'oreillettes et dotés d'une impressionnante musculature, une armada de Men in Black, agents de sécurité plus ou moins discrets, s'attachent à ses pas et le couvent du regard.

Cazeneuve : « Arrêtons d'opposer police et justice »

Sur fond de projet de réforme pénale, les relations entre Christiane Taubira et Manuel Valls s'étaient franchement dégradées. Qu'en sera-t-il avec le nouveau ministre de l'Intérieur ? Le maintien de la ministre de la Justice à son poste et l'annonce que son projet de réforme serait examiné par les députés en juin ont surpris tout le monde. « Elle-même ne s'y attendait pas », ironise un membre de cabinet. Dans l'entourage de Cazeneuve, on reconnaît à mots couverts que la relation avec Taubira est « une question sensible ». « Tous deux se connaissent et s'estiment », tente de désamorcer un conseiller. « Elle est extrêmement narcissique », avance un autre. « C'est un peu tôt pour en parler », biaise un troisième. « Nous avons de bonnes relations », tranche Bernard Cazeneuve.

A sa manière souriante et ronde, le nouveau ministre de l'Intérieur a déjà prévenu : il va « poursuivre et amplifier » la politique de son prédécesseur. Et tout va bien se passer, assure-t-il. « Il faut arrêter d'opposer justice et police. » Développement des zones de sécurité prioritaires, lutte contre les cambriolages, plan contre la « délinquance d'appropriation » qui sévit dans les campagnes, réforme territoriale... le cahier de route compte de nombreux sujets potentiels de friction. « Il faut une sanction pénale quand des faits délictueux sont constatés », élude le ministre, tout à coup friand de généralités. Comme l'ex-locataire de la Place Beauvau, il ne manque pas une occasion de rappeler que « la lutte contre la récidive est une priorité ».

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dimanche 20 avril 2014

Infographie: De Cahuzac à Morelle, le tableau de chasse de Mediapart

Avec la démission du conseiller politique du président, le site d'investigation peut se prévaloir d'avoir fait tomber une nouvelle tête politique.

Mediapart a beau se défendre de vouloir "tuer" quiconque, le site internet d'investigation peut se vanter d'avoir fait tomber une nouvelle tête politique. Vingt-quatre heures seulement après la publication d'une enquête l'accusant de conflit d'intérêts, vendredi 18 avril, Aquilino Morelle, proche conseiller de François Hollande à l'Elysée, a été contraint de démissionner à la suite des révélations le concernant.

Cahuzac, Tapie, Karachi, Bettencourt, Libye... Depuis sa création en 2008, Mediapart s'est, à coups de scoops et de révélations, forgé l'image d'un pourfendeur anticorruption de la droite comme de la gauche, malgré les critiques des politiques et d'une partie de la presse. L'annonce de la démission d'Aquilino Morelle, vendredi, vient conforter la réputation de ce média, vilipendé pendant la présidence de Nicolas Sarkozy pour sa proximité supposée avec la gauche, et qui a toujours défendu son image de contrepouvoir indépendant.

Ils ont démissionné...

1. Ministre du Budget, Jérôme Cahuzac est accusé, en décembre 2012, par Mediapart d'avoir détenu un compte en Suisse non-déclaré. Après avoir nié pendant des semaines, Cahuzac finit par avouer, et démissionne en mars 2013. Il est actuellement mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale.

2. Conseiller de François Hollande à l'Elysée, Aquilino Morelle est accusé en avril 2014 de s'être rendu coupable de conflit d'intérêts sept ans plus tôt. Au lendemain de l'article de Mediapart, l'intéressé annonce sa démission.

3. Soupçonné de financement politique illégal dans le cadre de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, Eric Woerth démissionne de son poste de trésorier de l'UMP en juillet 2010, un mois après les premières révélations de Mediapart. Il est évincé du gouvernement quelques mois plus tard. Dans cette affaire, il a été renvoyé en correctionnelle en octobre 2013. La date de son procès n'est pas encore connue.

4. En février 2011, Mediapart publie une enquête assurant, comme Le Canard Enchaîné, que Michèle Alliot-Marie, alors ministre des Affaires étrangères, a voyagé dans un jet privé appartenant à un homme d'affaires qualifié de proche du clan Ben Ali, au tout début de la révolution tunisienne. Face à la polémique, MAM finit par démissionner, tout en assurant avoir "le sentiment de n'avoir commis aucun manquement".

5. Accusé d'avoir fait profiter son ex-compagne d'un emploi fictif au sein du groupe Suez, Christian Spiry, conseiller municipal PS à Strasbourg, démissionne de ses fonctions en avril 2014. Mais il se déclare "parfaitement innocent". Une enquête est en cours.

La justice enquête sur eux...

1. En septembre 2013, Mediapart accuse Serge Dassault d'avoir payé des électeurs pour assurer la victoire de son successeur désigné à la mairie de Corbeil-Essonnes. Le sénateur UMP est actuellement mis en examen dans une enquête sur des achats de votes présumés et pour complicité de financement illicite de campagne électorale.

2. L'ancienne ministre de l'Economie a-t-elle aidé Bernard Tapie au détriment de l'Etat dans le règlement de l'affaire Adidas-Crédit Lyonnais ? C'est ce que laissent penser plusieurs enquêtes de Mediapart, documents à l'appui. Une enquête est en cours, Christine Lagarde bénéficiant du statut de témoin assistée.

3. Secrétaire générale de l'UMP et maire du Cannet (Alpes-Maritimes), Michèle Tabarot est accusée par Mediapart, depuis juin 2013, d'avoir pu bénéficier d'un financement politique illégal découlant d'une vaste escroquerie immobilière dont se serait rendu coupable son frère en Espagne. Une enquête est menée depuis 2008.

4. Ces dernières années, Mediapart a publié de nombreuses révélations sur Nicolas Sarkozy, de l'affaire Bettencourt à l'affaire Tapie en passant par l'affaire Kadhafi ou l'affaire Karachi. Plusieurs enquêtes sont en cours.

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Jean Baubérot: Protestant, homme libre, défenseur acharné de la laïcité, SDF-Sans Dogmatique Fixe !

PORTRAIT-Le fondateur de la sociologie de la laïcité qui fut mon professeur à la Sorbonne souhaiterait une politique plus offensive en la matière, menant vers moins de sectarisme.

Il reçoit en chaussons, assis sur le canapé du salon de son appartement d’Arcueil, paisible banlieue sud de Paris. Et s’interroge sur ce qu’a bien pu devenir sa «révolte» de jeunesse. A l’autre bout de la pièce, il y a des jouets pour les petits-enfants et, venant du couloir, le son feutré des pas de son épouse. Au «début de soirée» de sa vie, coquette métaphore pour dire ses 72 ans, Jean Baubérot se tracasse d’avoir «pu céder au conformisme social». Le lycéen en colère contre la guerre d’Algérie est devenu un chercheur respecté et respectable, fondateur de la sociologie de la laïcité dont il est l’un des spécialistes internationaux. Titre paradoxal en France puisque cet homme discret tient depuis des années sur cette question un discours aux antipodes des prises de parole publiques et des évolutions législatives.

Il y a dix ans, Baubérot, président honoraire de l’Ecole pratiques des hautes études (EPHP), titulaire de la chaire d’histoire et sociologie de la laïcité, avait été nommé assez naturellement à la commission Stasi, chargée par Jacques Chirac de réfléchir à l’application du principe de la laïcité dans la république. Commission dont on aura retenu qu’une seule proposition, celle qui aboutira à la loi du foulard, interdisant les signes religieux à l’école. A cette époque, Baubérot se distingue en étant le seul de l’honorable commission à refuser de voter pour cette interdiction. Pour lui, «ce n’est pas le signe ou le vêtement qui est incompatible avec la laïcité, c’est le comportement, celui qui serait ostentatoire, prosélyte ou refusant des règles scolaires». Il ne comprend pas cette «obsession fascination contre-productive autour du voile islamique».

Il se souvient de deux jeunes musulmanes venues témoigner. La première porte foulard. Elle peine à se faufiler entre caméras et photographes, son audition fait l’objet de toutes les attentions. La seconde est en cheveux. Lorsqu’elle commence à témoigner, les journalistes quittent la salle. «Si j’avais su, je serais venue en burqa», peste-t-elle. «Tout était dit», résume Baubérot. Il se souvient aussi du jour où il a été convoqué au lycée de son fils par un proviseur inquiet de le voir habillé en permanence tout de noir. «Il se donnait un genre, et alors ?» Il dit : «Nous sommes dans une société qui ne veut pas de normes mais qui impose une norme dominante.»

Jean Baubérot défend une «laïcité intérieure de résistance, luttant contre le schéma mental qui fait de ce qui est socialement dominant la seule position légitime». Il craint ceux qu’il appelle les «laïcs sectaires». Il est contre une autre laïcité à son sens «injuste» et «stigmatisante» à l’encontre des musulmans. Entre 2005 et 2012, il n’a cessé de publier sur ce sujet. Pour lui, «la laïcité ne réprime pas la religion, elle impose la liberté de tous, le droit de choisir sa fin de vie, le droit au mariage pour les personnes de même sexe». Pensée profuse qui semble glisser totalement sur les politiques. Après son non-vote à la commission Stasi, Chirac lui demandera très sérieusement : «Baubérot, est-ce parce que vous êtes protestant que vous n’avez pas voté la proposition ?»

Jacques Chirac n’avait pas vraiment tort : le protestantisme n’est pas étranger à l’attention que Jean Baubérot porte aux minorités et à son goût pour la contestation de la norme dominante. Il l’explique dans Une si vive révolte. Le chercheur y raconte son histoire toute personnelle, appuyé sur des journaux intimes récemment déterrés d’un grenier familial.

Ce sont ceux d’un certain Jean-Ernest Baubérot, né dans le Limousin durant la guerre, de parents protestants aux parcours «méritocratiques républicains». Issus de milieux modestes, ils sont devenus normaliens puis enseignants.

A l’âge où Jean-Ernest découvre les filles, celles de Playboy, revue qui débarque dans l’Hexagone, et celles des Eclaireuses de France qu’il fréquente de façon moins platonique, il y a les «événements» en Algérie. Ce sera sa colère et son combat des années durant. Et toujours cette question des minorités face au pouvoir.

Adolescent, il vénère Luther, l’hérétique, et s’agace de son Eglise réformée qu’il trouve alors plutôt «déformée». Sa foi se perdra «en route», à l’heure du mariage et des enfants. Sa femme est orthophoniste et ils ont deux fils.

En 1959, Jean-Ernest, lycéen très moyen car totalement dysorthographique, décroche contre toute attente le concours général d’histoire. Ça lui vaut la soudaine reconnaissance des adultes et lui sert de rampe de lancement dans l’existence. Il en profite pour raccourcir son prénom en Jean tout court. Le sujet du concours général était prémonitoire, il était question du concordat et de la laïcité française. On est en 1959, année de crispation autour de la loi Debré sur le financement des écoles privées. «Déjà, se rappelle Baubérot, il y avait cette tentation de réduire le débat sur la laïcité à un seul sujet. Ce n’était alors pas le voile mais la question des écoles privées.» Cette année-là, le second au concours s’appelle Jean-Louis Bianco, futur secrétaire général de l’Elysée, ministre et aujourd’hui président de l’Observatoire de la laïcité. Les deux hommes se recroiseront.

Jean Baubérot commence à travailler avec les politiques sous François Mitterrand. Il lui prête sa plume pour écrire sur son domaine de prédilection. Il sera surtout membre du cabinet de Ségolène Royal au ministère de l’Education scolaire. Il est ravi de l’expérience qu’il narre en apposant systématiquement l’adjectif «charmante» au nom de Royal. Il continue à la soutenir à la présidentielle de 2007, puis à la primaire de 2011. Il bifurque au second tour vers Aubry puis vote sagement Hollande aux deux tours de la présidentielle.

Il nourrit moins d’indulgence à son égard qu’à celui de Royal. S’il lui sait gré d’avoir nommé l’an dernier le sage Bianco, incarnation selon lui d’une «laïcité calme» à la tête de l’Observatoire de la laïcité, Baubérot aurait espéré une présidence plus offensive. «Nous ne sommes pas sortis des années Sarkozy car la gauche n’a pas produit de réflexion pour s’en dégager.»

Se dégager, par exemple, de ces «racines chrétiennes de la France» qui relèvent pour lui de «l’idéologie». Il fustige «la douceur totalitaire du centrisme culturellement au pouvoir». Il prône une «guérilla intellectuelle» visant à ne pas intérioriser «les stéréotypes dominants», à «être hérétique». En 1971, il avait refusé de rejoindre le Parti socialiste d’Epinay «trop social-démocrate». Il a défendu la cause palestinienne. Son ami Edwy Plenel, qui a préfacé son ouvrage, résume d’une formule la vie de Jean Baubérot : «Itinéraire hérétique d’un protestant laïque.» Assis en chaussons dans son salon, Jean Baubérot se dit, finalement, qu’il n’a pas tout cédé de ses révoltes de jeunesse. Même avec une rosette cousue au revers du veston.

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Syrie: Assad à Maaloula pour Pâques, contre-offensive des rebelle à Homs

Images téléchargées de la page officielle Facebook de la présidence syrienne le 20 avril 2014 où figure le président Bashar al-Assad (d) lors d'une visite au monastère de l'ancienne ville chrétienne de Maalula reprise aux rebelles récemment.

Le président Bachar al-Assad s'est rendu dimanche à l'occasion de la fête de Pâques dans la cité chrétienne de Maaloula récemment reprise par l'armée syrienne, qui faisait face à une contre-offensive rebelle à Homs (centre).

A l'étranger, le pape François a demandé que des "initiatives de pacification" soient entreprises en Syrie, où le conflit a fait plus de 150.000 morts depuis mars 2011, alors que Paris a dit avoir des "éléments" sur l'utilisation récente d'armes chimiques par le régime de Damas.

"Le jour de la résurrection du Christ, et du c?ur de Maaloula, le président Assad souhaite de joyeuses Pâques à tous les Syriens, et le rétablissement de la paix et de la sécurité à l'ensemble de la Syrie", a annoncé la télévision syrienne, sans cependant montrer d'images.

"Le président Assad s'est rendu au monastère de Mar Sarkis (Saint Serge et Bacchus) et a inspecté les destructions occasionnées par les terroristes", a ajouté la chaîne, en faisant allusion aux rebelles.

La page Facebook de la présidence a montré une photo de M. Assad au côté d'un dignitaire chrétien tenant ce qui semble être des fresques endommagées de la Vierge et de Jésus.

Cette visite est survenue à la veille de l'annonce prévue de la date de l'élection présidentielle devant avoir lieu cette année, et de l'ouverture du dépôt des candidatures. M. Assad, qui n'a pas encore annoncé officiellement sa candidature, avait affirmé en janvier dans une interview à l'AFP qu'il y avait "de fortes chances" qu'il se représente.

- Contre-offensive rebelle à Homs -

Le président syrien avait aussi évoqué le 3 avril un "tournant" en faveur du régime, après plusieurs revers rebelles, en particulier dans la région du Qalamoun, à la lisière du Liban.

Mais les insurgés - qui ont aussi connu récemment quelques succès notamment dans la région côtière de Lattaquié, fief de M. Assad - ont repris l'initiative à Homs dimanche. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), ils ont lancé une contre-offensive dans le centre de Homs, prenant le contrôle de plusieurs bâtiments dans des zones tenues par le régime.

Les forces syriennes avaient lancé il y a près d'une semaine un assaut contre le Vieux Homs, dernier bastion des insurgés dans cette ville, assiégé par l'armée depuis deux ans. Les rebelles ont "pris le contrôle de plusieurs bâtiments dans le secteur de Jeb al-Jandali" à l'est de la Vieille ville assiégée, a déclaré Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'OSDH, qui s'appuie sur un vaste réseau de militants et de sources médicales.

Samedi, cinq militaires avaient été tués par un attentat suicide mené par le Front Al-Nosra (branche d'Al-Qaïda alliée des rebelles) à un barrage de l'armée à Jeb al-Jandali. Par ailleurs, à Damas, sous contrôle du régime, un homme et ses deux enfants ont été tués par des obus de mortier place Arnous, selon l'OSDH, tandis que des obus tirés de Syrie ont blessé deux civils dans le sud de la Turquie, d'après l'agence de presse turque Dogan.

- 'Audace de négocier' -

Au Vatican, le pape François a demandé aux belligérants syriens "l'audace de négocier la paix, désormais attendue depuis trop longtemps". Il a aussi appelé à cesser d'"utiliser la force pour semer la mort, surtout contre la population sans défense" et à permettre l'accès des populations "aux aides humanitaires".

Pendant ce temps, les quatre journalistes français, libérés après dix mois d'une éprouvante captivité en Syrie, ont retrouvé dimanche leurs familles en France, après avoir été accueillis par le président François Hollande.

Ce dernier a indiqué avoir "quelques éléments" sur l'utilisation récente d'armes chimiques par le régime dans le nord-ouest de la Syrie, près du Liban. "Mais je n'ai pas les preuves donc je ne peux pas ici les donner", a-t-il ajouté.

Dans le cadre d'un accord russo-américain ayant permis d'éviter des frappes militaires américaines sur la Syrie, le régime de Damas s'est engagé à détruire son arsenal d'armes chimiques d'ici au 30 juin.

Cet accord a été conclu à la suite d'une attaque à l'arme chimique --imputée au régime par l'opposition et plusieurs pays occidentaux-- qui avait fait des centaines de morts à proximité de Damas en août 2013.

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Fontainebleau : ils ont revécu les Adieux de Napoléon

Pour la première fois, le public a pu revivre la fameuse scène des Adieux de Napoléon à sa garde, deux cents ans plus tard, sur les lieux de cet événement historique.

400 figurants ont revécu les Adieux de Napoléon ce samedi.

200 ans après le 20 avril 1814,date de l’abdication de Napoléon, le public a commémoré cet événement historique dans les rues de Fontainebleau.

Du jamais vu au château de Fontainebleau. Pour la première fois, le public a pu revivre la fameuse scène des Adieux de Napoléon à sa garde, deux cents ans plus tard, sur les lieux de cet événement historique. Près de 400 figurants passionnés et costumés, venus de toute l’Europe, étaient au rendez-vous hier samedi.

Le public a pu découvrir dans les jardins du château un grand bivouac des troupes de l’empereur.

Puis, l’infanterie et les hussards de l’empereur ont défilé dans la ville, devant plus de 5000 personnes. Ce dimanche, à partir de 15 heures, a été organisée la reconstitution de la scène des Adieux de Fontainebleau, pour la première fois. Les organisateurs attendent 20 à 30 000 personnes.

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Syrie : les quatre journalistes ex-otages étaient suivis «à la trace» par les services français

François Hollande et Laurent Fabius ont accueilli les quatre ex-otages français à l'aéroport de Villacoublay dimanche matin. A l'image, Edouard Elias (gauche) et Didier François (droite).

Très vive émotion dimanche matin à Villacoublay. Libérés samedi après dix mois de captivité en Syrie, les quatre ex-otages Edouard Elias, Didier François, Pierre Torres et Nicolas Henin sont arrivés à 9 heures sur le tarmac de l'aérodrome militaire, en provenance d'Evreux, où leur avion parti de Turquie les avait déposés.

«C'est un jour de joie pour la France», a déclaré François Hollande, tandis que Didier François, seul ex-captif à s'exprimer après le chef de l'Etat, a assuré n'avoir «jamais douté» de sa libération. Laurent Fabius a indiqué pour sa part que certains des geôliers parlaient français et que les otages «ont été traités très durement».

18h10. «La France n'oublie pas ses otages» déclare le socialiste Bruno Leroux sur i-Télé. Le président groupe PS à l'Assemblée insiste : «La première des leçons c'est qu'aucun de nos compatriotes n'est jamais abandonné (…) La France n'abandonne jamais un de ses ressortissants», alors que deux Français sont toujours otages au Mali.

Y a-t-il eu une rançon ? «Non ce serait grave, ce serait dramatique de verser des rançons», estime-t-il. Le député PS de Seine-Saint-Denis se dit «aujourd'hui très attentif de ce que va faire le gouvernement», et plus particulièrement le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. «Il faut essayer de démonter les tentatives d'embrigadement», ajoute-t-il. Et peut-être surveiller «certaines mosquées».

18h35. Yves Jégo (UDI) veut ouvrir un débat sur l'attitude a adopter face aux preneurs d'otage. "Si les otages sont libres, les Syriens ne le sont pas. Il faut continuer la mobilisation" déclare le président de l'UDI par intérim dans l'émission "Le Grand Jury" RTL, le Figaro, LCI.

18h09. «La France n'oublie pas ses otages» déclare le socialiste Bruno Leroux sur i-Télé. «La première des leçons c'est qu'aucun de nos compatriotes n'est jamais abandonné"insiste le président groupe PS à l'Assemblée alors qu'il y a encore deux français en otage au Mali. Y a-t-il eu une rançon ? «Non ce serait grave, ce serait dramatique de verser des rançons» estime-t-il.

Alors que Laurent Fabius a confirmé que certains geoliers parlaient français, le député PS de Seine-Saint-Denis se dit «aujourd'hui très attentif de ce que va faire le gouvernement», et plus particulièrement le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. «Il faut essayer de démonter les tentatives d'embrigadement" ajoute-t-il. Et peut-être surveiller «certaines mosquées».

18 heures. Les journalistes ont quitté le Val-de-Grâce pour retrouver leurs familles.

17h05. «La meilleure solution est de reprendre son métier, car reprendre son métier c'est reprendre vie», conseille Philippe Rochot, journaliste et ancien otage à Beyrouth en 1986 sur BFM TV.

16h30. «Ces retrouvailles ont été très douces et calmes», selon la mère de Didier François.

15h20. «Le gouvernement doit rendre des comptes régulièrement» sur les Français qui partent faire le jihad. Hervé Mariton, délégué général de l'UMP au projet, a souhaité dimanche que «le gouvernement rende régulièrement compte» de la situation des Français qui partent faire le jihad, en expliquant ce qu'il fait «pour s'opposer à cela».

«Ces otages étaient dans une zone très contrôlée par l'Etat Islamiste en Irak et au Levant, qui est une zone où il y a beaucoup de jihadistes venant de France», assure Hervé Mariton.

15h10. L'Etat islamique d'Irak et du Levant (EIIL) veut «la chute des Etats» et prône un islam radical. L'EIIL, ravisseur des quatre ex-otages, très radical, prône l'imposition de la Charia, et a des enjeux similaires à ceux d'Al-Qaïda, soit la chute des gouvernements et la remise en cause des Etats.

VIDEO. L'ex-otage Didier François : «Ca a été long, mais on n'a jamais douté»

15 heures. Les familles des otages réunies dans un hôtel du XV ème arrondissement.

14h50. Alors que les divisions perdurent en Syrie, Bachar Al Assad visite la ville chrétienne de Maaloula pour Pâques. Le président syrien contesté s'est rendu dans cette localité au nord-est de Damas reprise aux rebelles par l'armée en début de semaine. Dans ce pays de 22 millions d'habitants où les journalistes français ont été retenus en otages pendant dix mois, la situation est toujours tendue entre forces loyalistes et diverses factions rebelles modérés ou jihadistes, parfois divisées entre elles, comme l'Armée Syrienne libre (ASL), l'Etat Islamique d'Irak et du Levant, le Jabhat Al Nosra, le Front Islamique...

Bachar Al Assad visite la ville chrétienne de Maaloula (Facebook présidence syrienne)

14h30. «Edouard, c'est un gars très solide», explique Chris, l'un des amis d'Edouard Elias, le plus jeune des ex-otages. Il a une histoire particulière (orphelin, élevé par ses grands-parents, ndlr), il a beau avoir 23 ans, dans la tête c'est quelqu'un de très mûr, on peut lui faire confiance comme s'il était beaucoup plus âgé. Maintenant il faut qu'il se repose, qu'il boive du champagne, qu'il va se détendre et retrouver une vie normale.»

VIDEO. Un ami d'Edouard Elias : «c'est un gars très solide»

13h20. «La DGSE a été en capacité permanente de repérer les otages» en Syrie. «On est dans un format classique où la Défense à joué tout son rôle par le biais de la DGSE», précise une source, contrairement à la libération des otages d'Arlit, où Paris avait privilégié la relation avec le président du Niger Issoufou, hors DGSE, ou de la libération des otages maliens la semaine dernière par une opération militaire.

Pour cette libération, la DGSE a agi en «étroite coordination» avec les services de renseignement britanniques, espagnols et américains, ainsi qu'avec la Turquie, «partenaire pour l'extraction des otages».

13 heures. La visite secrète de Le Drian en Turquie. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a effectué un déplacement «discret, il y a plusieurs semaines» en Turquie, au cours duquel il a rencontré les autorités politiques turques et les services «pour permettre de réaliser ce qui est arrivé hier», indique une source proche du dossier.

12h55. «Suivis à la trace» dès le début par la DGSE. Depuis l'enlèvement en juin 2013 de Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torrès, «la DGSE» (services de renseignement français) «a été en capacité permanente de repérer les otages» en Syrie. «Depuis le début, on les a suivis à la trace», selon une source proche du dossier.

La DGSE a agi en «étroite coordination» avec les services de renseignement britanniques, espagnols et américains, ainsi qu'avec la Turquie, «partenaire pour l'extraction des otages». «François Hollande, Jean-Yves Le Drian (ministre de la Défense) et Bernard Bajolet», le patron de la DGSE, «faisaient des point réguliers, plusieurs fois par semaine».

12h50. Une rançon ? Dupont-Aignan «ne veut pas (se) poser la question». «C'est l'honneur de la France de ne jamais laisser tomber un de ses compatriotes de par le monde, donc moi je suis heureux aujourd'hui et je ne veux pas me poser cette question parce que c'est un jour de joie», déclare l'ancien candidat à la présidentielle de 2012 sur France 3. «Il faut éviter bien évidemment de payer car sinon on alimente un cercle infernal. Maintenant ils sont là, ne boudons pas notre joie», ajoute-t-il.

12h20. Quelles séquelles pour les otages ? Après dix mois de captivité, durant lesquels les otages ont été soumis «à un stress chronique épuisant psychiquement», «il y a une libération de l'émotion, pas forcément beaucoup de mots, mais dans le comportement», explique une psychologue sur BFM TV. «Après il y a une phase où il faut atterrir et se réadapter à la vie», ajoute-t-elle.

Otages libérés : quelles séquelles psychologiques après la captivité ?

11h30. Les familles des otages réunies dans un hôtel du XVe arrondissement de Paris. Les ex-otages doivent les rejoindre après leurs examens médicaux et y passer la nuit.

Retour en France des quatre ex-otages en Syrie

10h45. Examen médical. Comme prévu les otages sont partis vers l'hôpital militaire du Val de Grâce pour y subir des examens médicaux.

10h40. Certains des geôliers parlaient français, assure Laurent Fabius sur Europe 1/I>télé. Interrogé sur la présence de geôliers qui parlaient français, le ministre répond: «Malheureusement oui!». «Il y a des Français, des Belges, des Italiens, des Européens en général, qui sont partis "faire le jihad" en Syrie. Cela ajoute à la difficulté», ajoute-t-il.

VIDEO. Fabius : Des geôliers parlaient-ils français? «Malheureusement oui» (à 9'10'')


Le Grand Rendez-Vous avec Laurent Fabius 1 ère... par Europe1fr

10h35. «Libres», l'hommage d'Europe 1 à ses journalistes. De grandes affiches ont été disposées sur les façades de la radio, rue François Ier, pour rendre hommage à ses journalistes Edouard Elias et Didier François.

10h30. «Nous sommes très inquiets» pour Serge Lazarevic et Gilberto Rodriguez Leal, les deux autres Français otages au Sahel, confie sur I>télé Laurent Fabius. Concernant Gilberto Rodriguez Leal, le chef de la diplomatie française rapporte que «cela fait longtemps que nous n'avons pas eu de nouvelles.» Ce Français de 61 ans avait été enlevé en novembre 2012 par des hommes armés près de Kayes (ouest du Mali), alors qu'il circulait dans un camping-car venant de Mauritanie.

«En ce qui concerne Serge Lazarevic, il y a un certain nombre d'éléments et nous nous en occupons activement», indique Laurent Fabius.

10h25. «Beaucoup d'incertitudes» sur les preuves de vie. Laurent Fabius, interrogé sur I>Télé, confie qu'il y avait au début «beaucoup d'incertitudes» sur les preuves de vie des otages en Syrie. Concernant la rançon éventuelle, il explique qu'«il y a évidemment eu des discussions mais des livraisons d’armes, pas question !»

10h20. «Ça n'a pas toujours été facile». Interrogé sur ses conditions de captivité, Nicolas Hénin explique qu'ils ont été «plongés dans le chaos syrien avec tout ce que ça veut dire». Il ajoute, d'une voix étranglée, n'avoir «pas toujours» été bien traité. «Ça n'a pas toujours été facile», lâche-t-il. «En tout, dit-il, je suis passé par une dizaine de lieux de captivité (...). La plupart du temps, avec d'autres personnes, notamment Pierre Torrès qui m'a rejoint assez vite. Cela a été une longue errance de lieux de détention en lieux de détention».

L'ex-otage Nicolas Hénin : «Cela n'a pas été toujours facile»


Nicolas Hénin, ex-otage à Villacoublay: "Cela n... par BFMTV

10h15. «Des éléments», «pas de preuves» d'armes chimiques en Syrie. «Nous avons encore quelques éléments mais je n'ai pas les preuves donc je ne peux pas ici les donner», indique Hollande sur Europe 1 au sujet des armes chimiques qu'uiliserait Bachar al-Assad en Syrie.

10h05. Edouard Elias reprend des photos. Le jeune ex-otage, photographe, reprend l'appareil, dans l'aéroport de Villacoublay.

10 heures. La France «ne paie pas de rançon». «L'Etat ne paie pas de rançon. C'est un principe très important pour que les preneurs d'otages ne puissent être tentés d'en ravir d'autres», réaffirme François Hollande sur Europe 1. «Tout est fait par des négociations, des discussions. Je ne veux pas être plus précis», dit-il , «car nous avons encore deux otages» au Sahel.

9h40. «Dix mois complets sans voir le jour». «On est restés dix mois complets dans des sous-sols sans voir le jour», raconte l'ex-otage Didier François à sa radio, Europe 1. Ils ont été «un mois et demi entièrement enchainés les uns aux autres», ajoute-t-il, évoquant des conditions de captivité «rudes»».

9h30. «Je suis débordé par l'émotion», confie l'ex-otage Nicolas Hénin à BFM TV. «Je suis super content, ça n'a pas toujours été facile. Le plus dur a été l'éloignement de ma famille, qui a été formidable. J'ai les plus beaux enfants du monde, qu'il y a-t-il de plus important pour un papa que d'avoir ses enfants dans ses bras ?» ajoute-t-il, très ému.

9h20. Les ex-otages sont actuellement réunis avec leurs familles dans les salons VIP de l'aérodrome de Villacoublay pour profiter d'un moment d'intimité à l'abri des caméras. Selon un témoin, ces retrouvailles, en présence du président, se déroulent «dans une atmosphère très joyeuse, toutes générations confondues.»

9h15. Les autres otages ne se sont pas exprimés après Didier François.

9h12. «Nos familles ont le plus souffert», explique Didier François. «Nous allons profiter de nos familles qui ont beaucoup plus souffert que nous. Nous avons fait nos choix, nous les assumons. Au moment où on s'est fait attraper, il fallait être en Syrie pour faire notre travail, c'était le moment des armes chimiques, il y avait un risque, on l'a pris, on l'a assumé, nos rédactions l'ont assumé, nos familles ne l'ont pas choisi comme nous l'avons fait et c'était dur pour elles», conclut-il, la voix cassée par l'émotion.

9h10. Didier François : «on a vraiment la chance d'être français». «C'est un immense soulagement d'être libre. On n'a jamais douté, tout le monde était mobilisé, on a vraiment la chance d'être français, nos diplomates et nos agents de renseignements ont fait un travail formidable. Nous sommes touchés par le degré de mobilisation, l'élan de générosité des Français quand il s'agit de leurs concitoyens à l'étranger. C'est une chance par rapport à d'autres pays. Les Français sont formidables.» Très ému, il finit son allocution avec quelques larmes.

L'ex-otage Didier François : «Ca a été long, mais on n'a jamais douté»


Ex-otage Didier François à Villacoublay: "Ca a... par BFMTV

9h05. François Hollande prend la parole : «un jour de joie pour la France». «C'est un jour de grande joie pour eux-mêmes, leurs familles, leurs amis, leurs proches mais c'est un jour de joie pour la France. La France est fière d'avoir des compatriotes de cette valeur, pour servir la liberté de la presse. La France est fière d'avoir obtenu qu'ils soient aujourd'hui libres. Je veux remercier les services de l'Etat, les ministres du gouvernement, les fonctionnaires qui dans l'anonymat ont réussi à entreprendre cette opération. Je veux aussi saluer les autorités turques. Je sais qu'il y a des otages en Syrie retenus parce qu'ils sont journalistes. Je pense aussi à nos deux otages au Mali (Gilberto Rodriguez Leal et Serge Lazarevic, ndlr)

VIDEO. Hollande à Villacoublay : «Un jour de joie pour la France»


Hollande à Villacoublay: la libération des... par BFMTV

9h03. La direction et des journalistes d'Europe 1, avec notamment, le propriétaire Arnaud Lagardère, le PDG Denis Olivennes, Fabien Namias (délégué général) et Jean-Pierre Elkabbach, accueillent Didier François et Edouard Elias, qui étaient partis en Syrie pour la radio.

9h02. François Hollande et Didier François se sont isolés pour discuter quelques minutes sur le tarmac.

9 heures. Nicolas Hénin sort en premier de l'appareil, suivi de Didier François, Edouard Elias et Pierre Torres. Ils sont accueillis par François Hollande puis Laurent Fabius. Leurs familles les rejoignent. On voit François Hollande s'entretenir avec Edouard Elias et ses grands-parents. Nicolas Henin retrouvent ses enfants. Laurent Fabius discutent avec Pierre Torres.

8h57. François Hollande et Laurent Fabius, suivis des familles des otages, s'approchent à pied de l'appareil.

8h55. L'hélicoptère a atterri sur le tarmac de Villacoublay.

8h40. François Hollande et Laurent Fabius sont arrivés à Villacoublay.

Arrivée du convoi présidentiel à Villacoublay (Capture écran BFM TV)

8h20. L'hélicoptère a décollé de l'aéroport d'Evreux. La durée de vol de l'appareil Super Puma pour rejoindre Villacoublay est estimée à une grosse demi-heure.

Décollage de l'hélicoptère depuis l'aéroport d'Evreux (Capture écran/BFM TV)

8h10. Grosse couverture médiatique. De très nombreux journalistes attendent depuis 7 heures du matin dimanche matin sur le tarmac de Villacoublay où cars-satellites des chaînes d'informations en continu et des radios, praticables, policiers du RAID avec leurs chiens ainsi que de nombreux reporters sont à pied d'oeuvre.

8h05. Bilan de santé. Après la réception à Villacoublay, les ex-otages doivent se rendre dans un hôpital militaire parisien pour un bilan médical, indique un officier de presse de l'armée.

8 heures. Un moment d'intimité accordé aux familles. Les ex-otages, après l'accueil par le président Hollande au pied de l'appareil, pourront retrouver leurs familles dans les salons VIP de l'aérodrome de Villacoublay pour bénéficier d'un moment d'intimité, à l'abri des caméras, explique l'envoyé spécial de BFM TV. Suivra ensuite la prise de parole en public de François Hollande en compagnie des ex-otages qui pourront, s'ils le souhaitent, s'exprimer également devant les journalistes.

7h40. L'Elysée confirme l'arrivée des ex-otages sur le sol français, à Evreux. L'avion des ex-otages se pose à Evreux 7h20. La base d'Evreux abrite des avions de la DGSE. La base d'Evreux (Eure) est la base militaire de l'armée de l'air spécialisée dans le transport. Elle abrite également la très discrète escadrille GAM 56 Vaucluse de l'armée de l'air affectée aux opérations du Service action de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE).

Cette escadrille compte des hélicoptères de transport et des avions Transall et Hercules. L'un d'eux (Transall ou Hercules) était très probablement prépositionné en Turquie depuis quelques jours pour récupérer les otages.

7h14. Les ex-otages français arrivent à Evreux. L'avion militaire transportant les quatre ex-otages français en provenance de Turquie atterrit sur le tarmac de la base aérienne d'Evreux (Eure). Ils gagneront ensuite Villacoublay (Yvelines) par hélicoptère, situé à une heure de vol, où ils seront accueillis par François Hollande et Laurent Fabius. L'appareil qui les ramène avait quitté le sol turc samedi vers 22 heures (heure française)

VIDEO. Libération des otages en Syrie: retour sur dix mois de mobilisation


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Otages: il faut les préparer «à l'émotion violente» de retrouver sa famille


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Syrie : comment l'Etat a négocié la libération des quatre otages

La fin du calvaire enduré par les quatre journalistes enlevés il y a dix mois par des islamistes radicaux en Syrie est le fruit d'un intense travail souterrain. Et, très certainement, d'une contrepartie financière.

Didier François, journaliste (g) et le photographe indépendant Edouard Elias, deux des quatre otages français libérés après 10 mois de captivité en Syrie le 19 avril 2014. Didier François, journaliste (g) et le photographe indépendant Edouard Elias, deux des quatre otages français libérés après 10 mois de captivité en Syrie le 19 avril 2014.

Enfin libres ! Après avoir pris dans la soirée un avion médicalisé depuis Gaziantep, ville turque proche de la frontière syrienne, les quatre journalistes français relâchés samedi matin devaient atterir en milieu de nuit à la base militaire d'Evreux (Eure) pour y effectuer des examens médicaux complémentaires (ils ont été examinés hier par un médecin militaire en Turquie) et être « débriefés » par les services de renseignement.

Attendus vers 9 heures à Villacoublay (Hauts-de-Seine), après un ultime transfert en hélicoptère, ils seront accueillis par François Hollande et Laurent Fabius à l'aéroport et pourront enfin prendre du repos, en famille.

La DGSE à la manœuvre

Dans un pays où l'enlèvement est devenu un sport national, c'est la DGSE qui s'est chargée d'établir très rapidement un contact avec les ravisseurs. Un travail de fourmi qui a fini par payer. Capturés à des dates différentes en juin 2013, Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres ont été regroupés à la fin de l'an dernier dans la région de Raqqa, à l'est de la Syrie.

Pendant leur détention, leurs employeurs et leurs familles ont reçu des preuves de vie : plusieurs témoins, directs ou indirects, ont pu donner des informations sur leur santé. « Ça n'a pas toujours été rose. Ils ont vécu une captivité très dure, assure une source proche du dossier. Là, ils paraissent en forme. En général, les ravisseurs les reboostent un peu avant de les faire sortir. »

Collaboration avec les services secrets étrangers

A Paris, la présidence de la République a géré le dossier des otages avec le ministère de la Défense. Laurent Fabius et la cellule de crise du Quai d'Orsay ont aussi été associés. François Hollande a exigé la discrétion absolue pour éviter les fuites. Mais des informations confidentielles ont été échangées avec d'autres services occidentaux pour mieux connaître les habitudes et le fonctionnement des ravisseurs : Etats-Unis, Espagne, Royaume-Uni.

Dans la dernière ligne droite, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s'est discrètement rendu en Turquie pour discuter des conditions logistiques de la libération des journalistes. « Nous savions depuis quelques jours que le dénouement était proche », explique une source proche du dossier. Les quatre hommes ont été récupérés par une patrouille turque près de la petite ville d'Akçakale (sud-est du pays), à un point de passage défini à l'avance.

Aux mains de jihadistes proches d'Al-Qaïda

Les ex-otages français ont été détenus par un groupe radical se revendiquant d'Al-Qaïda : l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL). Ces jihadistes purs et durs, connus pour leur cruauté, sont censés combattre Bachar al-Assad et les troupes régulières du régime de Damas, mais, dans la réalité, ils s'opposent depuis des mois à d'autres groupes rebelles, dont les modérés de l'ASL (Armée syrienne libre).

L'EIIL attire dans ses rangs des apprentis combattants du monde entier dont plusieurs dizaines de Français. Ils sont réputés pour leur barbarie et adorent poster des vidéos de leurs « exploits » - exécutions, tortures... - sur les plates-formes de partage en ligne. Très influent il y a encore quelque temps, l'EIIL a cependant progressivement perdu du terrain, exaspérant les populations locales en cherchant à appliquer les stricts principes de la charia. Résultat, il se trouve désormais confiné à l'est de la Syrie. La France a profité de cet affaiblissement et de la prise de distance récente de son principal sponsor étranger, l'Arabie saoudite.

Officiellement, pas de rançon

François Hollande l'a répété à maintes reprises : officiellement, Paris ne verse pas de rançon. Façon évidente de dissuader tous ceux qui seraient tentés d'enlever des Français. Logiquement, le nouveau porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a assuré hier que rien n'avait été versé au groupe jihadiste. Cette version a le mérite de coller à la doctrine en vigueur.

« Il faut être très prudent sur la communication. Il faut qu'il y ait le moins de débat possible, insiste une source diplomatique. Il en va de la sécurité des autres otages* aux mains de cette mouvance. » Selon nos informations pourtant, la France, par le biais de la DGSE, a bel et bien directement négocié avec le groupe EIIL. Et le versement d'une contrepartie financière ne fait aucun doute.

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L'homme qui chasse les tricheurs: Jean-Louis Nadal, président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique

Présidée par Jean-Louis Nadal, ex-procureur général près de la Cour de cassation, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a indiqué, hier, qu'elle étudiait le dossier d'Aquilino Morelle. Créée après l'affaire Cahuzac, la Haute Autorité que vous dirigez commence à faire parler d'elle comme on le voit, notamment, avec Aquilino Morelle...

JEAN-LOUIS NADAL: Je crois en effet que nous démontrons, moins de quatre mois après notre création, que nous sommes opérationnels et que nous prenons notre mission très au sérieux, aussi bien pour ce qui concerne les questions de déontologie que pour celles de contrôle du patrimoine et de prévention des conflits d'intérêts. Cela, en toute indépendance.

Il y a peu, c'est l'ex-secrétaire d'Etat à la Francophonie Yamina Benguigui que vous suspectiez de ne pas avoir déclaré son patrimoine de façon transparente...

Aujourd'hui, c'est au parquet de Paris, à qui nous avons transmis ce dossier, de décider des suites à donner à notre signalement. Il a d'ailleurs immédiatement confié l'enquête préliminaire au nouvel Office central de lutte contre la délinquance financière et fiscale. Nous serons attentifs aux décisions de la justice.

Certains vous ont accusé d'avoir frappé trop fort...

La décision de transmettre à la justice ne peut être que le résultat d'un processus exemplaire, qui atteste de notre indépendance. Pour ce cas, comme pour ceux à venir, dès lors qu'il existera un « doute sérieux » sur une déclaration de patrimoine, la Haute Autorité confiera le soin à une personne indépendante -- un rapporteur -- d'étudier le dossier, avant de présenter ses conclusions devant le collège. Ce collège, composé de neuf personnes, réunit des conseillers de la Cour de cassation (culture judiciaire), des conseillers d'Etat (culture administrative), des conseillers de la Cour des comptes (culture financière) et des personnalités qualifiées. Ces membres débattent sur le fond, sans concession.

Que reprochez-vous à Yamina Benguigui ? De ne pas avoir déclaré les parts qu'elle avait dans une société belge* ?

Le collège a estimé que M me Benguigui avait commis, dans ses différentes déclarations de patrimoine et d'intérêts déposées depuis 2008, des omissions suffisamment graves et répétées pour que celles-ci soient signalées au procureur de la République de Paris. En effet, celles-ci sont susceptibles de constituer des infractions pénales. Nous avons également estimé qu'il s'agissait d'un comportement d'autant plus grave pour un membre du gouvernement que la loi a prévu, pour eux comme pour l'ensemble des responsables publics, des obligations particulières en matière de probité et d'intégrité. La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique en est le garant. C'est pour cela qu'elle a été créée.

Que risque une personne ayant menti dans une déclaration ?

La loi prévoit que la sanction pénale peut aller jusqu'à trois ans de prison, 45 000 € d'amende et dix ans d'inéligibilité.

Rendrez-vous publique chaque saisine de la justice ?

Nous serons le plus transparent possible.

Après cette affaire, certains ont-ils amendé leurs déclarations ? Je ne peux répondre à cette question.

Qui contrôlez-vous exactement ?

La Haute Autorité contrôle près de 9 000 personnes : les membres du gouvernement et du Parlement, les grands élus locaux, les collaborateurs du président de la République, des ministres et des présidents des assemblées, mais aussi, c'est important, les dirigeants des principales entreprises publiques.

Il existait une commission pour la transparence financière... Qu'apporterez-vous de plus ?

La différence est considérable, car nos pouvoirs sont étendus. L'ancienne commission - qui dénonçait d'ailleurs cet état de fait - avait parfois des doutes, mais qui étaient difficiles à étayer faute de moyens d'action suffisants. Grâce aux nouvelles lois sur la transparence, nous sommes désormais en capacité, grâce notamment à l'excellence de la coopération avec les services de Bercy, d'exercer un contrôle efficace : nous pouvons non seulement vérifier ce qui est déclaré... mais aussi détecter ce qui ne l'est pas !

Quel est le calendrier pour les membres du gouvernement tout juste nommés ? Quand leurs déclarations seront-elles rendues publiques ?

Le travail est bien avancé. Nous avons commencé par l'examen des dossiers des membres qui appartenaient déjà au précédent gouvernement ; nous le poursuivons pour ceux qui viennent de faire leur entrée, de telle sorte que nous devrions pouvoir rendre public l'ensemble de leurs déclarations avant l'été.

L'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac ayant « omis » de déclarer son compte en Suisse pendant des années, l'ancienne commission avait porté l'affaire en justice. Où en est-on ?

L'ancienne commission avait en effet signalé ces anomalies au parquet de Paris en juillet 2013. Ce dossier est toujours à l'instruction.

A quel moment aurez-vous le sentiment d'avoir vraiment fait bouger les lignes ?

Beaucoup se focalisent sur les déclarations de patrimoine, or nous avons aussi une mission -essentielle - de conseil afin de prévenir le plus en amont les conflits d'intérêts potentiels. J'espère qu'à terme, grâce à ce travail de pédagogie, les acteurs eux-mêmes seront habités par ces impératifs de probité.

Qui peut saisir la Haute Autorité ?

D'abord, les responsables publics eux-mêmes lorsqu'ils se posent des questions d'ordre déontologique. Mais également certains lanceurs d'alerte comme les associations de lutte contre la corruption. L'Etat de droit, c'est l'affaire de tous.

Comprenez-vous le défiance de l'opinion vis-à-vis de la classe politique ?

Oui, même si à mes yeux la majorité des responsables publics sert l'Etat avec passion, dévouement et honnêteté. Rétablir la confiance entre les citoyens et leurs représentants n'est pas chose aisée -- j'en ai bien conscience aujourd'hui --, mais c'est indispensable. A cet égard, je le répète, je crois qu'il ne faut pas se focaliser uniquement sur la question du contrôle du patrimoine. L'essentiel, c'est de faire progresser, à tous les niveaux de l'Etat, la prévention des conflits d'intérêts. C'est la mission de la Haute Autorité et notre ambition est de faire de cette institution le gardien de la déontologie républicaine.

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Comment Hollande et Valls ont débranché le conseiller Morelle

Accusé de conflit d’intérêts et de caprices extravagants sous les ors de la République, le conseiller du président Aquilino Morelle a été poussé à la démission… sans délai.

Dans son beau bureau qui jouxte, au premier étage du palais de l'Elysée, celui du président de la République, tout avait été refait. Le Mobilier national avait retiré les meubles du précédent occupant pour les remplacer par une jolie petite table basse, des canapés modernes... Le voilage aux fenêtres avait été enlevé à la demande d'Aquilino Morelle pour profiter de la vue sur le parc élyséen.

Morelle a eu à peine le temps de ramasser quelques dossiers dans l'après-midi. Dans un état de sidération totale. « Ce qui arrive est injuste, tout ça n'est qu'un déferlement de haines recuites contre moi », souffle-t-il, préférant, pour l'heure, s'occuper de ses proches. L'« étoile montante » de l'Elysée est fauchée en pleine ascension. « J'ai décidé de mettre fin à mes fonctions de conseiller à la présidence de la République », a-t-il indiqué sobrement hier matin à l'Agence France-Presse. Histoire de sauver les apparences. Car la pression était devenue trop forte après quarante-huit heures de tumulte.

Jeudi midi, première réunion entre François Hollande, Jean-Pierre Jouyet, à peine installé comme secrétaire général de l'Elysée, et Aquilino Morelle. La bombe vient d'éclater : le conseiller, à la fois énarque et médecin, est issu de l'Igas (inspection des affaires sociales), où il est soupçonné de conflit d'intérêts entre sa fonction et une mission de conseil pour un laboratoire pharmaceutique en 2007. Face aux attaques, Morelle choisit de se défendre sur sa page Facebook, sans mettre en avant son titre de conseiller de la présidence. Quelques heures plus tard, nouvelle réunion dans le bureau de Hollande avec les trois hommes. Le constat ne fait pas un pli : « La polémique enfle et rien ne l'arrêtera », explique un ami du chef de l'Etat.

Les ennemis de Morelle sont légion

Un détail a notamment retenu l'attention du président, la déclaration d'un haut responsable de l'Igas, réputé pour son intégrité, et niant toute autorisation donnée à l'époque au docteur Morelle. Or, ce feu vert constituait une obligation légale pour pouvoir cumuler. A cela s'ajoute l'effet ravageur des extravagances d'Aquilino Morelle. « Un type qui vient lui cirer les pompes, sous les lambris de l'Elysée... C'est carrément une scène de film ! » s'emporte un ténor du PS. Il fallait donc agir vite.

« Quand on a décidé de mettre la morale en avant, la moindre petite tache sur la chemise blanche, ça se voit », tacle un visiteur du soir. D'autant que François Hollande connaît bien Edwy Plenel, le directeur de Mediapart : « Il feuilletonne comme une série américaine, saison 1, saison 2, saison 3... » dit un proche. Les ennemis de Morelle sont légion. Surtout à l'Elysée, où son ascension n'a pas fait que des heureux : les rapports avec Claude Sérillon sont tendus et l'ex-secrétaire général Pierre René Lemas ne faisait pas partie de ses amis... « Morelle a insupporté nombre de ses collègues », rapporte un habitué des lieux.

Devant l'incendie, la démission est donc actée jeudi soir, même si Morelle demande un petit délai de réflexion. Hier matin, dès 7 heures, juste avant que Hollande s'envole pour Clermont-Ferrand où il va « renouer avec les Français » lors d'une visite chez Michelin, le conseiller et le président se revoient. Une dernière fois.

Fait inhabituel pour un conseiller de l'Elysée, Morelle file ensuite à Matignon pour un tête-à-tête avec l'ami Manuel Valls. « Le Premier ministre lui a conseillé de quitter le cabinet du président afin de répondre librement aux questions des journalistes », fait savoir l'entourage de Valls. François Hollande n'a plus qu'à prononcer une petite oraison funèbre devant les journalistes.

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samedi 19 avril 2014

Election 2016 ? Si Bernard Mwamba Katompa était le faux nez de la Camora comme alias Joseph Kabila!

Bernard Mwamba Katompa

Au peuple congolais, une vigilance tous azimuts s'impose ! Lorsqu'on a été mordu par un serpent on craint même un lézard. Lors de mémorables élections Louis Michel 2006, les Congolais n'étaient pas assez vigilants, aujourd'hui tozo ko rond-point! Des médias-mensonges avaient vitupéré partout que les élections Louis Michel 2006 étaient les premières élections libres, démocratiques et transparentes du Congo depuis 1960. Faux et archi-faux ! Pour faciliter l'élection de celui que la mafia internationale voulait placé sur le trône du Congo, on a baissé l'âge des candidats présidents à trente ans, l'âge qu'avait alias Joseph Kabila à l'époque. Prédateur de la liberté de presse et d'expression,Modeste Mutinga Mutuishayi avec son étouffoir des libertés la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) a muselé les journalistes, bâillonné des médias et des opposants politiques, sans qu'aucun doigt ne se lève pour condamner. Pour mieux faire les journalistes, on inventa l'arme de destructions massives "La Congolité" calquée à "L'Ivoirité". Peuple pacifique et hospitalier, les Congolais ne sont pas des xénophobes. mais à l'époque, aucun congolais n'avait le droit de poser les questions sur les origines et parcours d'alias Joseph Kabila...En bon néocolonial léopoldien, Louis Michel "Big Loulou" usa et abusa des oukases pour défendre le candidat de la communauté internationale. Quant au défroqué abbé Malu Malu de la Commission Électorale Indépendante (CEI) pour annoncer les résultats truqués, il s'était paré d'un gilet anti-balles, flanqué des soldats surarmés de la Monuc il s'était engouffré dans un char de combat pour se rendre à la RTNC pour proclamer les résultats imposés et non la volonté du peuple congolais. Depuis l'incapacitaire de Kingakati a tronqué son treillis, ses bottes de jardinier et son kalachnikov contre des costumes trois pièces et nargue le peuple congolais avec sa haute trahison ! En novembre 2011, bis repetita, Joseph Kabila et son régime d'imposture ont massivement triché face à Etienne Tshisekedi. C'est alias Joseph Kabila qu'on a légitimé malgré les preuves de fraude.

Si Bernard Mwamba katompa était le faux nez de la Camora comme alias Joseph Kabila pour les fameuses et hypothétiques élections de 2016 ? Les Congolais qui sont allés à Malesherbes pour écouter Bernard Mwamba katompa sont rentrés pantois. Comment quelqu'un qui n'a aucune fonction officielle peut se présenter devant ses compatriotes avec dix barbouzes comme gardes corps ? De qui Bernard Mwamba katompa a-t-il eu peur à Paris ? On dit qu'il est bourré d'argent ? Mais nos fins limiers qui comme par hasard étaient attablés au café de la Fayette Hyatt hôtel ex-Concorde ont été surpris de la discussion des fameux Gardes corps loués par Bernard Mwamba Katompa. Au lieu de 100 euros chacun, ils n'avaient perçu que 50 euros. Les voix étaient vives et menaçantes. Celui qui s'en est sorti avec 70 euros a promis de ne plus revenir. On dit que Bernard Mwamba katompa est un ami de plusieurs Pprdiens joséphistes: Moïse Katumbi, André Kimbuta Yengo et du pathétique Théophile Bemba Fundu, le présumé assassin de notre confrère Franck Ngyke et son épouse Hélène Mpaka. Lorsqu'on a été Ministre de l'intérieur d'un pays, c'est-à-dire le premier flic, il y a de choses que l'on ne se permet plus. En effet, Théophile Bemba Fundu di Luyindu avait loué sa villa sise sur l'avenue Uvira au n°3 dans la Commune de la Gombe à Monsieur Amandin Rugira, ambassadeur du Rwanda en République démocratique du Congo. Donc la résidence officielle de l'ambassadeur du Rwanda appartenait à Théophile Bemba Fundu. Cette résidence se trouve à proximité du Grand Hotel de Kinshasa. Elle aurait appartenu sous la deuxième république mobutienne à la Banque Commerciale du Zaïre (BCZ). A Paris, Bernard Mwamba Katompa a fait une réunion tribalo-éthnique, il a rassemblé en majorité des Bandundois et Kasaïens, puis ses deux parents sont originaires de ces deux provinces. Et les autres Congolais ? Comment quelqu'un qui veut diriger le Congo ne peut-il pas avoir le réflexe fédérateur.

La traçabilité des candidats présidents doit être claire et limpide. Les Congolais ont le droit de savoir qui est qui ? Alors que nous nous battons pour la libération et la souveraineté du Congo, nous risquons si nous ne sommes plus vigilants de se retrouver avec un individu qui aura déjà vendu le pays avec des contrats léonins que nous combattons aujourd'hui. Nous allons continuer de tourner en rond et le pays des nos ancêtres ne nous appartiendra plus. Et puis il faut arrêter avec des réunions en catimini. Pourquoi cacher le lieu de la réunion ? Lorsqu'on a la prétention de diriger le Congo il faut accepter d'être interpellé par ses compatriotes. L'impressionnisme qu'à afficher Bernard Mwamba Katompa avec ses gardes corps prouve à dessein que l'homme a des choses à cacher. Il n'est pas venu à Paris en compatriote mais en conquérant, ce qui est dommage.

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vendredi 18 avril 2014

Anniversaire qui doit intéresser Léon Lubicz Kengo wa Dondo l'édenté de la Gare du Nord, ce dernier fête ses 150 ans !

Léon Lubicz Kengo, le célèbre édenté de la Gare du Nord à Paris

Inauguré le 19 avril 1864, la Gare du Nord a 150 ans. Ce lieu demeure historique pour les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais de France. En effet, il y a deux ans et demi alors qu'il venait en France pour demander aux autorités françaises de faire de lui le président putatif de la République démocratique du Congo, Léon Lubicz Kengo a été cueilli comme un fruit mûre et édenté à la Gare du Nord. Après plusieurs jours d'hospitalisation à Paris, le célèbre édenté du régime d'occupation de Kinshasa était rentré au bled où il assume encore et toujours sans aucune légitimité la fonction du président du Sénat. A l'élection présidentielle du 28 novembre 2011, il s'était hasardé lui qui n'a jamais connu un mandat électif dans sa vie. Election présidentielle, à un tour après tripatouillage de la Constitution, à laquelle il avait souscrit, Léon Lubicz Kengo wa Dondo n'avait obtenu que 898.362 voix, soit 4,95 % ! Après son échec cuisant face au suffrage universelle des Congolais, grâce à son deal avec l'imposteur Joseph Kabila, Léon Lobbitch Kengo avait repris le perchoir du Sénat comme si de rien n'était de manière illégitime et illégal.

Léon Lubicz Kengo et son mentor Paul Kagamé, le Nazi de Mille collines à Kigali.

La façade de la Gare du Nord est ornée depuis l'origine de 23 statues. La très vielle dame reçoit la visite de plus de 700 000 personnes par jour. Le 19 avril 2014, la gare du Nord fêtera ses 150 ans. Elle a été inaugurée le 19 avril 1864 pour faire face au développement des chemins de fer. De nombreux témoins de cette époque restent visibles, à commencer par sa façade en pierre blonde longue de 180 mètres et ornée de 23 statues symbolisant les grandes villes desservies à l'origine.

Aujourd'hui, La Gare du Nord est devenue la gare la plus fréquentée d'Europe et accueille environ 2 100 trains quotidiennement.

Début 2014, la SNCF a lancé une vaste rénovation de ce site de 80 000 mètres carrés sur cinq niveaux. Jusqu'en 2018, la Gare du Nord sera modernisé et verra l'ouverture d'un centre d'affaires et d'un terminal Eurostar encore plus important.

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Parlement congolais de Zurich: Lettre ouverte à Madame Wivine Mumba Matipa, ministre de la justice et des Droits Humains

Les Congolais de Zurich ont leur parlement ! Lieu de débat par excellence, le Parlement n'est accessible qu'aux seuls congolais pour éviter les infiltrations. Kivuila André en est membre et un fidèle du réseau Agora Vox, le média citoyen où cette lettre ouverte a été publiée.

Kivuila André

Lettre ouverte à madame Wivine Mumba Matipa, Ministre de la justice et des Droits Humains

Copie à Monsieur Flory KABANGE NUMBI,

Procureur Général de la République.

Objet : La République Démocratique du Congo doit abroger la loi d’amnistie protégeant des auteurs des violations.

Madame la ministre,

Le 11 février 2014, l’imposteur et l’usurpateur à la tête de l’Etat congolais, Hippolyte Joseph Kanambe Kabila, a promulgué la loi d’amnistie pour faits insurrectionnels, faits de guerre et infractions politique. Cette amnistie couvre la période allant du 18 février 2006 au 20 décembre 2013 sous prétexte de réconciliation nationale. Afin de garantir l’impunité des responsables des violations commises, durant ce délai. Adoptée par les sénateurs et députés godillots illégitimes au parlement le 4 février dernier.

En ces moments peu glorieux de notre pays, pourquoi la Rd Congo estime que la meilleure façon de gérer un passé trouble est de le cacher ou de la nier ? Les seigneurs de guerre amnistiés et que deviennent leurs victimes ?

Madame la ministre,

Depuis 1996 et jusqu’à ce jour, le Congo démocratique est le triste théâtre de crimes graves répréhensibles par le droit international humanitaire au titre de crimes de guerre ou crimes contre l’humanité. Les blessures se révèlent encore grandes ouvertes, mais malgré cela les autorités illégitimes imposent des lois d’amnistie, c’est pour oublier, or c’est le mal qu’on veut oublier, en général. Si elles veulent effacer les mémoires, c’est forcément qu’elles se sont rendues coupables d’actes condamnables qui les couvrent de honte.

Vous n’êtes pas sans savoir que La voie de la réconciliation ne peut se faire que par l’application de la justice où les coupables seront punis et sanctionnés pour leurs méfaits. C’est la seule réponse pour mettre fin à l’impunité et la meilleure façon de panser les plaies des victimes. Je pense que la réconciliation nationale en République démocratique du Congo ne peut s’établir que par un processus complexe en considération la nécessité d’établir la vérité sur les violations commises et de juger les responsables.

Madame la ministre,

L’impunité ne laisse pas présager des lendemains meilleurs puisqu’elle ouvre la porte aux violations les plus graves des droits humains. Elle couvre les trahisons et les crimes aberrants. Il y a bientôt deux décennies, le secret d’Etat est la norme, et les victimes sont poussées hors de l’arène publique en tant que rappels gênant. On peut en déduire que la voie est ouverte à l’impunité car, selon, les habitudes du pays, chaque mouvement insurrectionnel devrait s’attendre à l’adoption d’une loi d’amnistie particulière pour l’absolution des crimes de ses membres. Ceux-ci ont fait de la violence un mode d’accession aisée au faîte de l’Etat. Quant aux victimes de guerre, longtemps n’ont eu ni voix ni parole propre.

La vérité, madame la ministre, Le déni du droit à la justice des victimes et l’absence d’instruction sont manifestement contraire au droit international. En Rd Congo aucune instruction judiciaire exhaustive n’a été menée pour connaître la réalité des faits.

Puis-je aussi vous rappeler, au dialogue inter congolais à Sun city en Afrique sud de 2002 à 2003, les participants avaient trouvé le moyen de blanchir tous ceux qui avaient enrôlé des enfants dans l’armé, tué, torturé, violé, volé, pillé…en initiant une loi d’amnistie chargée de couvrir leurs méfaits.

Devrais-je vous rappeler, le 7 mai 2009, l’imposteur et l’usurpateur alias joseph kabila a signé et promulgué une loi d’amnistie. Celle-ci s’applique à tous les congolais vivant en Rd Congo ou à l’étranger et couvre des faits de guerre et d’insurrections commis dans le nord et le sud Kivu de juin 2003 jusqu’à la date de promulgation.

Madame la ministre,

Prenons le cas de Bosco Ntanganda, sous mandat d’arrêt international depuis 2006 pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans le nord-est de la rd Congo en 2002-2003, notamment le recrutement d’enfants soldats, des meurtres, des viols, des faits d’esclavages sexuel, des pillages et des persécutions. Après avoir servi comme chef d’état-major militaire du congrès national pour la défense du peuple CNDP, Ntanganda fini par être intégré dans l’armée congolaise en 2009, dans le cadre d’un accord de paix, et a été promu général. Ironie du sort, en 2012, Ntanganda a dirigé une mutinerie avant de se joindre à d’autres rebelles pour former un nouveau groupe armé, le M23.

Quelle honte ! dans un pays comme la nôtre où seuls ceux qui ont y recours aux armes s’en sortent avec des primes spéciales pour leurs actes criminels. C’est absolument scandaleux, car cette loi votée par les parlementaires godillots sert à protéger les chefs de guerre, à couvrir leurs crimes. Mais rien n’est dit sur le sort de leurs victimes. Le régime totalitaire en place, dont à la tête l’imposteur et l’usurpateur hyppolite kanambe kabila, président de la République très mal réélu emprisonne, assassine, empoisonne les paisibles citoyens et amnistie les assassins, brigands, chefs de guerres, pilleurs, violeurs… la place de génocidaire comme alias joseph kabila et autres criminels de guerre est en prison et non à la tête de l’Etat.

Bosco Ntanganda a été protégé par l’imposteur et l’usurpateur alias joseph kabila le sanguinaire, le criminel et le garant de l’impunité en Rd Congo. Pire encore, traître à la nation et qui dirige le grand Congo par défi.

Madame la ministre,

Cette loi d’amnistie ne peut pas profiter aux seigneurs de guerre et ignorés les détenus politiques qui sont toujours incarcérés pour motif politique, mais sous couvert de délit des droits commun, les opposants qui combattent sans violence et n’utilisent que leurs écrits, leur parole, pour contester. Ils sont donc automatiquement exclus de cette amnistie ?

Qu’on fait le pasteur Fernando kutino, Eugène Diomi Ndongala, Nono Lutula, Nelly twite et les présumés assassins de l’ancien président Laurent Désiré Kabila pour croupir en prison mouroir de Makala ?

Mais par contre, présentement, un nouveau feuilleton de blanchissement de criminels de guerre, plus précisément des membres de M23 est en train d’être écrit.

Madame la ministre,

Tant que les seigneurs de guerre pourront enlever, torturer, violer, enrôler des enfants de force dans l’armé, tuer des gens en sachant que leurs crimes resteront cachés et qu’on ne leur demandera pas des comptes pénalement, il ne sera pas possible de rompre le cercle vicieux de la violence.

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Aquilino Morelle, la belle vie d'un Marquis de l'Elysée

Alors que la rigueur frappe les français les plus modestes, au nom de la réduction des déficits et de la relance économique, l’Elysée abrite en son sein un éminent conseiller du président de la république, Aquilino Morelle qui visiblement n’affiche pas la même solidarité nationale.

JPEG Docteur en médecine, il est marié avec Laurence Engel, la directrice de cabinet de la ministre de la culture Aurélie Filippetti. Sans aucun encrage politique, il a échoué en Dordogne, dans les Vosges et en Seine Maritime, il occupe pourtant une place de premier plan auprès du Président de la république. D’origine espagnol, c’est aussi un proche de Manuel Valls, il a été à ses côtés porte parole de Lionel Jospin, lorsque celui-ci était Premier ministre.

C’est le site de Médiapart qui vient de mettre à jour ces drôles de pratique et un rapport à l’éthique un peu particulier.

Il a été l’un des acteurs le plus importants dans le rapport de l’Igas sur le scandale sanitaire du Médiator. Il a, en juin 2011, dénoncé les conflits d’intérêts entre experts dits « indépendants » et l’industrie pharmaceutique. Et pourtant il aurait en parallèle travaillé en cachette pour l’industrie pharmaceutique, le laboratoire danois Lundbeck. L’un de ses ancien dirigeants a déclaré à Médiapart : « Il m’a dit qu’il cherchait à travailler pour l’industrie pharmaceutique, qu’il avait du temps libre, que son travail à l’IGAS ne lui prenait que deux jours sur cinq ». Au prix où sont payés les IGAS il est intéressant de noter l’ampleur de leur temps, libre ! Voilà une belle piste d’économie à explorer par le gouvernement.

C’est donc son carnet d’adresse qui lui permet de faire ces ménages, prestations facturées 12 500 euros hors taxe. Aquilino Morelle a déclaré de son côté que ces activités étaient parfaitement légales : « en tant que fonctionnaire, un certain nombre d’activités annexes sont autorisées, dont l’enseignement et le conseil ». On ne peut que rester perplexe … ensuite tout devient flou, l’intéressé lui même affirme avoir déclaré à l’Igas cette activité, sans pour autant retrouver sa trace. De son côté l’Igas dit n’avoir sans ses archives qu’une demande d’autorisation pour enseigner à l’université Paris 1. On est en pleine prise illégale d’intérêt.

Par ailleurs, on apprend son goût immodéré pour les « belles chaussures », au point de s’adjoindre à l’Élysée même les services d’un cireur de pompe (cela ne s’invente pas). Le Point a même retrouvé l’homme en question, David Ysebaert, qui sans sourciller déclare au point : « Je cire les chaussures d’Aquilino Morelle en effet depuis un an et demi … Est-ce que je cire les chaussures de l’Elysée ? C’est un secret… je dispose de plus de 80 couleurs, c’est 10 euros pour un cirage et 25 euros pour un glaçage. Je me déplace pour un minimum de cinq paires ».

Selon cet expert, Aquilino Morelle aurait à sa disposition « 30 paires des soulier de luxes faites sur mesure, pour son pied qui a une forme particulière. Des Davisons, des Westons… ».

Les bras nous en tombent … comment est-ce possible ? Après le scandale de l’ex ministre du budget Jérôme Cahuzac avec son compte secret en Suisse, on savait que l’étiquette de gauche n’était pas une garantie de moralité. Mais comment de tels personnages peuvent approcher les plus hauts niveaux du pouvoir, sans être détectés ?

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Hollande en Auvergne sur fond d'affaire Morelle

Cébazat (Puy-de-Dôme), ce vendredi. François Hollande devait renouer le contact avec les Français après la gifle des municipales, lors d'un déplacement en Auvergne. Une démarche perturbée par la démission de l'un de ses proches conseillers, Aquilino Morelle, accusé de conflit d'intérêts.

Il s'agissait «pour le président de retrouver le terrain et de renouer le contact avec les Français à travers une entreprise française historique qui figure au coeur de notre patrimoine industriel», expliquait son entourage jeudi.

Clermont-Ferrand : François Hollande en visite vendredi chez Michelin Clermont-Ferrand : François Hollande en visite vendredi chez Michelin Aquilino Morelle, proche conseiller de Hollande, accusé de conflits d'intérêts Aquilino Morelle, proche conseiller de Hollande, accusé de conflits d'intérêts Cambadélis réclame la démision d'Aquillino Morelle si les faits sont avérés Cambadélis réclame la démision d'Aquillino Morelle si les faits sont avérés. La visite de François Hollande à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), sur le site du géant des pneumatiques Michelin, a été entachée par la démission de son conseiller, Aquilino Morelle, accusé de conflit d'intérêts.

Sur le site du géant du pneumatique, où il devait se faire présenter différentes innovations, François Hollande a visité des sites de production et de recherche. Et est resté bouche cousue, évitant soigneusement les questions sur son conseiller politique et préférant insister sur la nécessité du plan d'économies détaillé mercredi par Manuel Valls. Il devrait toutefois s'exprimer sur le sujet en début d'après-midi.

Montebourg agacé par les questions

Le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg n'a, lui, pas caché son agacement face aux questions des journalistes: «J'ai franchement assez répondu à vos questions maintenant, vous êtes des emmerdeurs public», leur a lancé l'ex-élu de Saône-et-Loire, dont Aquilino Morelle était le directeur de campagne lors de la primaire socialiste en 2011.

Jeudi le site d'information Mediapart a publié un long article accusant le conseiller politique du président, Aquilino Morelle, d'avoir «travaillé en cachette pour des laboratoires pharmaceutiques» quand il était inspecteur général des affaires sociales (IGAS) et épinglant son train de vie à l'Elysée. Pour se défendre, François Hollande l'a dissuadé de contacter l'AFP, raconte ce vendredi matin Le Parisien, «afin de ne pas mêler l'Elysée à ces remous.»

Aquilino Morelle, le conseiller de François Hollande, accusé de conflit d'intérêt.

C'est donc sur sa page Facebook qu'Aquilino Morelle s'est défendu jeudi de tout «conflit d'intérêts», avant d'annoncer à... l'AFP sa démission, ce vendredi matin.

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Algérie : Bouteflika récolterait 76% des voix, Benflis 15%

Le président sortant Abdelaziz Bouteflika est donné gagnant à 76% selon les estimations du site TSA après le dépouillement de la majorité des bureaux.

C'est sans surprise que les Algériens découvrent ce vendredi matin les premières estimations du scrutin présidentiel de la veille. Selon le site TSA, les résultats non définitifs donnent gagnant le président sortant, Abdelaziz Bouteflika, avec 76% des suffrages.

La France déconseille l'Algérie à ses ressortissants. La France déconseille l'Algérie à ses ressortissants Près du siège du FLN, dans les hauteurs d'Alger, la victoire a déjà largement été fêtée, avec feux d'artifices et youyous. Le principal challenger, Ali Benflis, obtiendrait lui 15% des voix. Comme prévu, ce dernier a dénoncé une «fraude massive» lors de cette élection. Tard dans la soirée de jeudi, il a prévenu qu'il ne reconnaîtrait pas les résultats définitifs, attendus ce vendredi. Dans les rues, des heurts ont ainsi éclaté entre pro et anti-Bouteflika.

Dans la soirée, «on nous a coupé le fax, l’Internet et le téléphone», raconte Maâmar Belaslouni, membre de la cellule de veille de Benflis. Pas de doute pour lui, ce n'est pas une simple panne : «C’est la première fois qu’une telle chose se produit depuis notre installation». Les trois permanences de Benflis sont, semble-t-il, concernées. De quoi empêcher les proches du challenger de recouper les résultats et communiquer sur les détails des éventuels dysfonctionnements.

«Celui qui veut devenir président doit attendre 2019»

Dans le camp Bouteflika, on réfute en bloc toutes les accusations d'Ali Benflis: «Le peuple s’est exprimé en toute liberté. Tout le monde doit reconnaître le verdict du peuple. Personne ne peut déstabiliser le pays. Celui qui veut devenir président doit attendre 2019», tance par exemple le ministre algérien du développement industriel et porte-parole de Bouteflika, Amara Benyounes.

Le taux de participation est également sujet à controverse. Estimé pour l'instant à 53%, il est en soi une victoire car une coalition de cinq partis d'opposition avait appelé à boycotter l'élection. La participation est en effet en forte baisse par rapport à celle de 2009, à 74%. Mais pour certains opposants, le «taux réel», c'est à dire sans fraude électorale, est même de 20%. «Pourquoi participer à une telle mascarade», a par ailleurs lancé un Algérien à notre journaliste sur place.

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jeudi 17 avril 2014

Ukraine : un accord trouvé pour une sortie de crise

GENEVE (SUISSE), 17 AVRIL 2014. Le chef de la diplomatie américaine John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov.

Un espoir pour stopper l'escalade. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a annoncé ce jeudi à Genève un accord avec les Etats-Unis, l'Union européenne et l'Ukraine sur les étapes à suivre pour une sortie de crise. Le texte prévoit le désarmement des groupes armés illégaux et l'évacuation des bâtiments occupés.

En même temps l'Ukraine prend des mesures afin de limiter l'accès à son territoire. Ainsi tous les citoyens russes de sexe masculin âgés de 16 à 60 ans sont interdits d'entrée dans le pays, selon la compagnie russe Aeroflot. Quelque 2.000 personnes ont manifesté jeudi pour une Ukraine unie à Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, région où des militants pro-russes se sont emparés de bâtiments publics et de dépôts d'armes. >> Suivez en direct les événements de ce jeudi :

19h40. L'OSCE chargée d'appliquer l'accord. La mission de surveillance de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) sera chargée d'aider les autorités ukrainiennes à mettre en œuvre ces mesures. L'organisation «doit jouer un rôle dirigeant» dans l'application l'accord, déclare la diplomate en chef de l'Union européenne Catherine Ashton. Les Etats-Unis, l'UE et la Russie sont prêts à fournir des observateurs. La diplomate assure que l'Union européenne «allait continuer ses efforts pour soutenir l'Ukraine, économiquement, financièrement et politiquement».

19h18. «Nous n'avons pas abandonné la Crimée», assure le secrétaire d'Etat américain, John Kerry. «Mais nous ne sommes pas venus (à Genève, Ndlr) pour parler de la Crimée», poursuit-il.

19h13. Le Canada envoie six chasseurs F-18 en Europe de l'Est. Le Canada va déployer six avions de chasse F-18 en Europe de l'Est pour participer au renforcement des capacités de l'Otan face à l'aggravation de la crise en Ukraine. Selon les médias locaux, les appareils seront stationnés en Pologne.

19h10. S'il y a des progrès de la part de la Russie, il n'y aura plus de «sanctions», déclare chef de la diplomatie américaine.

18h50. Mesures anti-juives dans l'est de l'Ukraine : «Intolérable et grotesque», juge John Kerry.

18h41. La Russie n'a «aucun désir» d'envoyer des troupes en Ukraine, déclare Sergueï Lavrov. «Cela serait contre nos intérêts fondamentaux», poursuit le chef de la diplomatie russe.

18h22. Un accord sur des étapes pour une désescalade en Ukraine. C'est ce qu'annonce le ministre russe des Affaires étrangères. «Tous les groupes armés illégaux doivent être désarmés, tous les bâtiments saisis illégalement doivent être rendus à leurs propriétaires légitimes, toutes les rues, les places et les autres lieux publics dans les villes ukrainiennes doivent être libérés», selon le document. Le document qui a été adopté prévoit aussi une amnistie pour ceux qui respecteront les dispositions de l'accord, à l'exception de «ceux qui sont coupables de crimes capitaux».

18h15. Kiev accepte la juridiction de la CPI. L'Ukraine a accepté la juridiction de la Cour pénale internationale pour des crimes présumés lors de la répression sanglante de manifestations sans précédent contre le président Viktor Ianoukovitch, annonce la CPI. Le greffier de la Cour «a reçu une déclaration déposée par l'Ukraine acceptant la compétence de la CPI pour des crimes qui auraient été commis sur son territoire à partir du 21 novembre 2013 au 22 février 2014», indique la juridiction dans un communiqué.

18h10. Washington va fournir une «assistance militaire non létale». Barack Obama a donné son aval à la fourniture d'une «assistance militaire non létale» à l'Ukraine, notamment des fournitures médicales et des casques, annonce le secrétaire à la Défense Chuck Hagel.

18 heures. La Pâque juive gâchée à Donetsk. Un tract distribué lundi par «trois hommes non identifiés portant des cagoules et portant le drapeau de la Fédération de Russie» a mis la communauté juive de Donetsk en émoi. A la veille de la Pâque juive, il appelait les juif âgés de 16 ans et plus à se présenter aux autorités pour se faire recenser et à déclarer leur patrimoine. Le président du gouvernement temporaire de Donetsk a démenti tout lien avec le tract, affirmant qu'il s'agit d'un faux grossier et le qualifiant de «provocation», selon i24newstv. De nombreuses attaques antisémites ont été constatées depuis le début de la crise, alors que près d’un million et demi de Juifs d’Ukraine ont été assassinés durant la Seconde Guerre mondiale.

17h43. Les restrictions aux frontières ukrainiennes jugées «absurdes» par Moscou. Alors qu'Aeroflot a indiqué avoir reçu un «avis officiel» du gouvernement ukrainien interdisant l'entrée de tout homme russe de 16 à 60 ans, le vice-président de la Douma russe, Sergueï Jelezniak, qualifie ces restrictions «de preuve claire que les décisions que prend le pouvoir de Kiev n'ont rien à voir avec les principes démocratiques des droits de l'Homme et de la liberté». «L'absurdité même des restrictions par genre et âge imposées démontrent encore une fois le niveau de professionnalisme de ceux qui prétendent être au pouvoir en Ukraine», a-t-il ajouté.

17h30. L'hymne ukrainien retentit à Donetsk. Quelque 2.000 personnes manifestent pour une Ukraine unie à Donetsk, où des militants pro-russes se sont emparés de bâtiments publics et de dépôts d'armes.Les autorités municipales ayant refusé la tenue de la manifestation au centre ville, le rassemblement a eu lieu dans un parc excentré. Les manifestants arborent des petits drapeaux ukrainiens, chantent l'hymne national.

17h10. Le Parlement veut rétablir la conscription. Une résolution pour demander au président par intérim d'étudier un retour à la conscription, face à «l'agression» russe contre le territoire ukrainien est votée au Parlement. L'Ukraine a supprimé la conscription plus tôt cette année, au terme d'une loi adopté en 2013 sous la présidence de Viktor Ianoukovitch. Les forces armées ukrainiennes sont fortes de quelque 130.000 hommes. Elles souffrent toutefois d'un manque chronique d'équipements, selon les responsables.

17 heures. Les partisans d'une Ukraine unie se rassemblent à Donetsk.

16h35. Les séparatistes se sont emparés de l'aéroport de Donetsk. C'est ce que déclarent des témoins sur «Russia Today».

16h15. Une centaine de séparatistes pro-russes à l'aéroport de Donetsk. Quelque 100 séparatistes se dirigent vers l'aéroport de Donetsk portant des drapeaux de la «République Donetsk», rapporte Novosti Donbassa.

16h15. L'Ukraine interdit son territoire aux hommes russes de 16 à 60 ans. Dans le cadre de «l'opération anti-terroriste», la compagnie aérienne russe Aeroflot indique avoir reçu un «avis officiel» du gouvernement ukrainien interdisant l'entrée sur le territoire de ce pays à tout homme russe de 16 à 60 ans. Egalement interdits d'entrée les hommes ukrainiens âgés de 16 à 60 ans et les femmes ukrainiennes âgées de 20 à 35 ans «domiciliés sur le territoire de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol».

15h40. Le FSB a réclamé au «Facebook» russe les données du groupe Euromaïdan. Le Service fédéral de sécurité russe (FSB, ex-KGB) a réclamé au réseau social russe VKontakte de lui remettre les données personnelles des organisateurs du groupe Euromaïdan, central dans la contestation pro-européenne en Ukraine. C'est ce que révèle son fondateur qui assure avoir refusé de répondre favorablement à cette demande.

15h15. Tensions à Marioupol. Plusieurs centaines de personnes manifestent contre le pouvoir pro-européen de Kiev à Marioupol, dans le sud-est, où une attaque pendant la nuit contre une unité de la garde nationale a fait trois morts.

15h05. Le Parlement européen demande la préparation de sanctions économiques contre la Russie. Le Parlement européen demande un «renforcement» de ses sanctions ciblées contre des personnalités russes, et «se prépare à lancer» des sanctions économiques contre Moscou, en raison de la détérioration de la situation en Ukraine. La résolution, non contraignante, a été adoptée par 437 voix contre 49, et 85 abstentions.

15 heures. La France enverra des avions de chasse. La France va déployer d'ici fin avril plusieurs avions de chasse dans le cadre d'une mission de l'Otan de surveillance aérienne des pays baltes, en raison des tensions liées à la crise ukrainienne, selon le ministère de la Défense.

14 heures. Et bientôt manifestation pro-Kiev à Donetsk. Les organisateurs, soutiens du pouvoir pro-Européens de Kiev, espèrent dans l'après-midi environ 10 000 personnes qui, pour la première fois depuis l'occupation du Maïdan, vont manifester en faveur de l'Ukraine. Mais les chefs de file de ce rassemblement craignent aussi que nombre de pro-ukrainiens ne viennent pas à cause d'éventuels affrontements avec les pro-Russes.

13h55. Manifestation à Marioupol contre Kiev. Plusieurs centaines de personnes manifestent contre le pouvoir pro-européen de Kiev à Marioupol (sud-est), où une attaque nocturne contre une unité de la garde nationale a fait trois morts parmi les 300 assaillants. 63 d'entre eux ont été interpellés.

13h45. Prochaine étape, la Moldavie? Ce que quelques observateurs craignaient est-il en train de se passer? Le président russe Vladimir Poutine estime que la Transdniestrie devait pouvoir «décider de son propre sort», au lendemain de l'appel lancé par le Parlement de ce territoire séparatiste pro-russe de Moldavie pour qu'il reconnaisse son indépendance. «Nous allons y travailler avec nos partenaires», ajoute Poutine, soulignant qu'il fallait notamment «un dialogue avec la Moldavie et l'Ukraine».

13h30. Les pro-russes attendent le soutien militaire de Poutine. «On attendait que Poutine fasse entrer ses troupes dans le sud-est de l'Ukraine pour repousser les attaques de l'armée ukrainienne», lance, manifestement déçu, un membre masqué des groupes d'auto-défense du Donbass (région de l'est de l'Ukraine), devant le siège de l'administration régionale occupé par des militants pro-russes.

13h05. Hollande menace «d'élever le niveau de sanctions» contre Moscou. «Nous pourrons élever le niveau de sanctions s'il n'y avait pas de solution qui se dégageait (à Genève), mais ce n'est pas notre volonté», explique François Hollande. Pour le Chef de l'Etat français, la solution de cette crise internationale passe par «le respect de l'agenda politique» ukrainien avec une élection présidentielle, le 25 mai, qui doit permettre «une sortie de crise». Et d'ajouter : «Faut-il encore que ce vote puisse avoir lieu sur l'ensemble du territoire et puisse se tenir dans des conditions de transparence et de totale liberté».

13 heures. Poutine n'a «pas peur» de l'Otan. «Nous n'avons pas peur. Je n'ai pas peur et personne ne doit avoir peur», répond à un journaliste vedette, le président russe, qui décrivait, elle, l'Alliance comme une «tumeur cancéreuse».

13 heures. L'UE envisage d'étoffer les sanctions contre la Russie, faute de solution à Genève, déclare François Hollande.

12h55. Poutine donne un mois à l'Ukraine pour régler la question du gaz sinon... La semaine dernière déjà, le président russe avait brandi cette menace. Kiev a accumulé 2,2 milliards de dollars en factures de gaz russe impayées et refuse l'augmentation de 80% du tarif décidée début avril par Moscou. Vladimir Poutine donne ce jeudi un mois à l'Ukraine pour régler son différend avec Moscou sur le gaz, menaçant de passer d'ici-là à un système de prépaiement des livraisons.

12h50. L'inflation revue à la hausse par Poutine. Le président Vladimir Poutine table désormais sur une inflation d'environ 6,5% en 2014 en Russie, plus élevée donc que la prévision du gouvernement d'une inflation à 6%.

12h45. L'UE accepte des discussions avec Moscou après les menaces sur le gaz. «L'Union européenne accepte votre proposition de consultations avec la Fédération de Russie et l'Ukraine en matière de sécurité des approvisionnements en gaz et de transit», déclare José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, dans une lettre adressée au président russe Vladimir Poutine, qui avait menacé il y a une semaine de cesser de livrer du gaz à l'Ukraine si ce pays ne réglait pas sa dette.

12h30. Ianoukovitch n'a pas fui, il était en «déplacement». Vladimir Poutine défend l'ex-président ukrainien, assurant qu'il était en «déplacement professionnel lorsque la pouvoir a été pris à Kiev», comme l'indique le Kremlin sur son compte Twitter.

11h25. Poutine «espère fortement» ne pas avoir à envoyer l'armée russe en Ukraine. Une menace à peine voilée alors que se tient au même moment les pourparlers entre Américains, Européens, Russes et Ukrainiens. «Je tiens à rappeler que le Conseil de la Fédération russe (chambre haute) a octroyé au président le droit d'utiliser les forces armées en Ukraine. J'espère fortement que je ne serai pas obligé de recourir à ce droit», lance Poutine.

11h20. Poutine veut «des garanties» sur les droits des russophones en Ukraine.

11 heures. La brigade de Kiev qui s'est rendue aux pro-russes dissoute pour «lâcheté». Le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov fait savoir que la 25e brigade parachutiste de l'armée ukrainienne, dont une unité a rendu les armes mercredi devant des insurgés séparatistes pro-russes, sera dissoute. Les responsables ce cette unité «dont les militaires ont fait preuve de lâcheté et rendu les armes» rendront des comptes «devant les tribunaux», précise Tourtchinov.

10h50. Début des pourparlers à quatre. Comme prévu, Sergueï Lavrov (Russie), Catherine Ashton (UE), John Kerry (Etats-Unis) et Andrïï Dechtchitsa (Ukraine) entament leurs discussions à Genève.

10h40. Une banque russe accusée de «financer le terrorisme» en Ukraine. Le parquet ukrainien a ouvert une enquête contre la banque publique russe Sberbank aux termes de l'article du code pénal sur le «financement du terrorisme», précise le procureur général Oleg Makhnitski. Selon lui, «Le financement de 14 banques qui finançaient le séparatisme a été interrompu. Plus de 300 affaires criminelles ont été soumises aux tribunaux».

10h30. Officiellement, Poutine prône le «dialogue». «Ce n'est que par le dialogue, lors de procédures démocratiques, et non en utilisant les forces armées, les tanks et l'aviation que l'on peut mettre de l'ordre dans le pays», affirme le président russe lors de sa séance annuelle de questions-réponses télévisées.

10h27. Poutine utilise-t-il la même tactique qu'en Crimée? «On se demande si Poutine va désormais toujours envoyer ses soldats pour assurer les élections libres...» ironise sur Twitter le volet français du collectif qui était au centre des manifestations de Kiev, EuroMaïdan.

10h25. En revanche, en Crimée... Poutine admet finalement l'implication russe. Le président russe reconnait pour la première fois que des forces armées russes étaient présentes en Crimée lors du référendum en mars qui a permis le rattachement de la péninsule ukrainienne à la Russie. «Derrière les forces d'auto-défense de Crimée, bien sûr, se trouvaient nos militaires. Ils se sont comportés de manière très correcte. (...) Il fallait protéger les gens. (...) Je n'ai jamais caché à mes collègues étrangers que notre objectif était d'assurer les conditions pour un vote libre».

10h20. Soupçons d'implication russe: «Foutaises», répond Poutine. Quelques minutes plus tôt, son ministre de la Défense avait lui parlé de «paranoïa» avant de se lancer dans une étrange explication, très ambigüe sur la présence ou non de forces armés russes dans l'Est de l'Ukraine.

9h50. Lavrov (Russie) et Dechtchitsa (Ukraine) vont se rencontrer pour la première fois. Le ministre russe est arrivé à Genève alors qu'une bilatérale a eu lieu peu avant entre le Secrétaire d'Etat John Kerry et la diplomate en chef de l'Union Européenne Catherine Ashton. Une session à quatre est prévue à 10h45 avec le ministre ukrainien des Affaires Etrangères Andrii Dechtschitsa. Il s'agira de la première fois que Lavrov et Dechtchitsa se rencontrent.

9h35. Des soldats russes en Ukraine? L'étrange réponse du ministre de la Défense. Après avoir expliqué que l'implication russe dans l'Est de l'Ukraine était de la «paranoïa», le ministre de la Défense déclare: «Il est difficile de chercher un chat noir dans une pièce sombre, en particulier s'il n'y est pas. C'est a fortiori idiot si ce chat est intelligent, audacieux et aimable.» Cette dernière phrase très ambiguë fait référence aux surnoms de «gens aimables» ou «hommes verts» par lesquels ont été désignés les hommes en armes qui avaient pris sous leur contrôle fin février des lieux stratégiques de Crimée. Moscou n'a jamais reconnu explicitement que ces hommes étaient des militaires russes, ce qu'affirmaient nombre d'observateurs, ainsi que Kiev et les Occidentaux.

9h30. L'implication russe, de la «paranoïa»? C'est ce que dénonce Moscou alors que les Occidentaux ne cessent de voir l'ombre de la Russie dans les attaques et les confiscations de blindés ukrainiens par ces mystérieux «hommes verts» cagoulés, sans insigne. «Nous sommes très étonnés au ministère de la Défense des affirmations du chef des services de sécurité ukrainiens selon lequel des unités des forces spéciales russes sont impliquées dans les événements du sud-est de l'Ukraine. Ces affirmations ressemblent à de la paranoïa», s'offusque le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou.

8h50. Le réseau social russe justifie son refus. «La juridiction russe ne s'applique pas aux utilisateurs ukrainiens de VKontakte. Transmettre des données personnelles sur des Ukrainiens aux autorités russes aurait été non seulement contraire à la loi, mais aussi une trahison de tous ces millions d'habitants de l'Ukraine qui nous ont fait confiance», explique le fondateur du réseau social VKontakte a qui, selon lui, le nouveau KGB a demandé des informations sur les manifestants du Maïdan. C'est via ce réseau qu'un groupe central de la contestation s'était formé.

8h45. Le nouveau KGB tente d'obtenir du Facebook russe des infos sur les Ukrainiens. Selon le fondateur du réseau social VKontakte, équivalent de Facebook, le Service fédéral de sécurité russe (FSB, ex-KGB) lui a demandé le 13 décembre de lui remettre les données personnelles des organisateurs du groupe Euromaïdan, central dans la contestation pro-européenne en Ukraine et la chute du président Viktor Ianoukovitch. «Notre réponse a été et reste un refus catégorique», assure aujourd'hui le fondateur du réseau.

8h20. Les forces pro-Russes continuent leur avancée. Par groupes armés, ayant parfois réquisitionné des blindés ukrainiens, les forces pro-Russes continuent de se déployer dans l'Est, notamment en direction de la mer dans le Sud-Est.

8 heures. Début des pourparlers. Sergueï Lavrov (Russie), John Kerry (Etats-Unis), Catherine Ashton (UE) et Andriï Dechtchitsa (Ukraine) entament leurs discussions à Genève (Suisse) en pleine tension sur le terrain.

7h55. L'ombre de la Russie plane encore sur cette dernière attaque. Après avoir annoncé une attaque ayant fait trois morts parmi les assaillants, le ministère de l'Intérieur ukrainien précise que les forces spéciales sont toujours à la poursuite d'un «groupe armé» dont des armes ont été saisies ainsi que des «téléphones d'opérateurs russes».

7h50. Attaque à la bombe. Selon Kiev, les assaillants ont attaqué l'unité de la garde nationale à Marioupol (sud-est) avec des bombes incendiaires et des cocktails molotov tout en ouvrant le feu sur les postes de garde. Après les sommations d'usage, les gardes nationaux ont répliqué, avec le renfort de toutes les unités du ministère de l'Intérieur de la ville.

7h44. Trois morts et treize blessés parmi les pro-Russes. Selon Kiev, une attaque nocturne contre des loyalistes ukrainiens, une unité de la garde nationale à Marioupol (sud-est), a fait trois morts parmi les assaillants et au moins treize blessés. Selon le ministre ukrainien de l'Intérieur, Arsen Avakov, l'attaque, menée par environ 300 hommes, a été repoussée et les forces de Kiev. Ces dernières n'ont pas subi de pertes et quelque 63 assaillants ont été capturés.

7h30. La Russie mise en garde. Le Secrétaire d'Etat américain John Kerry, arrivé mercredi soir à Genève, espère aider à établir «un vrai dialogue entre la Russie et l'Ukraine». L'objectif de Washington est que la Russie cesse de soutenir et d'encourager les séparatistes et qu'elle retire ses troupes de la frontière avec l'Ukraine. Le président Barak Obama «a été très clair, si la Russie ne saisit pas cette opportunité pour une désescalade, le prix à payer va augmenter», prévient un haut responsable américain.

7h15. Tensions à l'ONU. Quelques heures avant la réunion de Genève, Occidentaux et Russes ont échangé au Conseil de sécurité (New York) des accusations autour d'un rapport de l'ONU sur les droits de l'homme en Ukraine. Moscou l'a estimé biaisé alors que Washington, Londres et Paris ont appelé la Russie à cesser de s'immiscer en Ukraine. Soulignant «le risque d'une vraie guerre civile», l'ambassadeur Vitali Tchourkine a affirmé que les autorités de Kiev «devaient entamer un dialogue» avec les séparatistes russophones.

Dans «Le Parisien – Aujourd'hui en France» de ce jeudi, la spécialiste de la Russie, Anne de Tinguy, assure que «le grand projet de Poutine, c'est une Union eurasienne». Selon cette chercheuse à Sciences-po, le rêve du président russe consiste en une Europe à deux têtes, « un pôle à l'ouest, l'Union européenne, l'autre à l'est, mené par la Russie ». Ainsi, « perdre l'Ukraine serait perçu à Moscou comme très sérieux avec d'immenses implications ». Ce serait véritablement un signe de faiblesse qu'aurait du mal à supporter Poutine.

7 heures. Plusieurs rencontres prévues. La tentative de dialogue s'annonce très difficile, d'autant que les participants se sont accordés peu de temps: après plusieurs bilatérales tôt ce jeudi matin, Sergueï Lavrov (Russie), Catherine Ashton (UE), John Kerry (Etats-Unis) et le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrïï Dechtchitsa ont prévu de se retrouver vers 10 heures, de déjeuner ensuite et de s'adresser à la presse vers 15 heures avant de repartir.

6h35. Qui sont les mystérieux «hommes verts» ? Selon Kiev et les Occidentaux, ces groupes armés ayant pris possession des blindés, ironiquement baptisés «hommes verts» en Ukraine, sont en fait des soldats d'élite russes, comme ceux qui étaient à l'oeuvre en Crimée avant le rattachement de la péninsule ukrainienne à la Russie en mars. De son côté, Moscou nie avoir des soldats ou des agents en territoire ukrainien. Les Russes «ont, au minimum, soutenu des milices non étatiques dans le sud et l'est de l'Ukraine», a accusé le président américain Barak Obama.

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Pour faire des économies Valls met retraités, fonctionnaires et familles au régime sec

L'austérité, c'est maintenant !

Avec une semaine d'avance sur le calendrier, le Premier ministre vient de dévoiler les grandes lignes de son plan d'économies qui doit permettre au gouvernement de réaliser 50 milliards d'euros d'économies d'ici à 2017. Les retraités, fonctionnaires et bénéficiaires de prestations familiales seront largement mis à contribution.

Pas de remise en cause du Smic ni de suppression des allocations logement pour les étudiants non boursiers... Pour couper court aux rumeurs et aux polémiques, le Premier ministre a avancé d'une semaine la présentation des grandes lignes de son plan d'économies annoncé la semaine dernière lors de son discours de politique générale. Sur les 50 milliards d'euros de réduction des dépenses publiques à réaliser d'ici à 2017, Manuel Valls a réaffirmé que l'Etat et ses agences y contribueront au à hauteur de 18 milliards d'euros (contre 19 milliards annoncés initialement), que les collectivités locales auront de leur côté à produire un effort de 11 milliards d'euros (contre 10 milliards) et que l'assurance maladie y participera à hauteur de 10 milliards d'euros "sans réduction de la prise en charge des soins ni leur qualité".

Le temporaire va durer pour les retraités

Pour boucler la cure d'austérité portée par le nouveau gouvernement, Manuel Vals a précisé que les 11 milliards d'économies restant à trouver porteraient sur les dépenses de protection sociale. " Il n'est pas question évidemment de diminuer le montant des prestations sociales, a précisé le Premier ministre, mais, dans le contexte exceptionnel qui est le nôtre, elles ne seront pas revalorisées jusqu'en octobre 2015 ". Le gel touchera en particulier les retraités : les pensionnés du régime de base (à hauteur de 1,3 milliard d'euros) ainsi que des complémentaires qui relèvent des partenaires sociaux (pour 2 milliards d'euros).

Geler les pensions de retraite pour redresser les comptes publics, une bonne mesure ?

Les anciens actifs paient donc le plus lourd tribut au plan d'austérité puisqu'ils devront attendre 18 mois avant de voir leurs pensions revalorisées. En effet, le gouvernement avait déjà décidé, dans le cadre de la réforme des retraites 2013, le report du 1er avril au 1er octobre de la date de revalorisation annuelle des pensions de base dès cette année. De plus, les partenaires sociaux, qui pilotent les régimes complémentaires Agirc et Arrco, ont annoncé le gel en 2014 des pensions des anciens salariés du privé. "Ces mesures temporaires épargneront les retraités dont les pensions sont les plus modestes puisque le minimum vieillesse continuera à être revalorisé", a souligné le Premier ministre.

Le gel sévit aussi au printemps

Les autres prestations sociales (logement, famille, invalidité) sont également gelées jusqu'en octobre 2015 à l'exception des minima sociaux (RSA, ASS, Allocation Adulte handicapé) qui " continueront d'augmenter au rythme de l'inflation ". En revanche, la revalorisation exceptionnelle de 2% du RSA prévue le 1er septembre prochain est elle aussi repoussée d'une année. Dernière catégorie à faire les frais du plan d'économie du gouvernement : les fonctionnaires dont le point d'indice ne sera pas revalorisé jusqu'en 2017, vient de préciser une source gouvernementale.

Des mesures officialisées avant l'été

L'ensemble des mesures d'économies détaillées doivent désormais être traduites "dans les textes financiers qui seront examinés avant l'été", a précisé Manuel Valls.

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Matignon: souriez, vous êtes photographiés !

Ils sont sympathiques, sociables, humains et extrêmement professionnels, nous le témoignons pour avoir à plusieurs reprises voyager avec eux. Ils sont attachés au cabinet du Premier ministre. Un grand merci de Réveil FM International aux trois photographes officiels de Matignon:Yves Malenfer, Christophe Chavan et Benoît Granier, qui à notre insu ont immortalisé des instants capturés au plus proche dans notre vie professionnelle de couverture d'événements à Matignon auprès du Premier ministre. Lorsqu'on est en pleine action journalistique souvent on s'oublie et on oublie ceux qui sont tout autour.

Jeudi 27 mars 2014, Freddy Mulongo arrivant à Matignon lors de la visite de Xi Jinping, le président chinois. Photo Yves Malenfer, Matignon

Freddy Mulongo fasciné par la parade de la Garde Républicaine. Photo Yves Malenfer, Matignon

Freddy Mulongo captivé par ce qu'il photographie. Photo Yves Malenfer, Matignon

Freddy Mulongo à Matignon. Photo Christophe Chavan, Matignon

Lundi 14 avril 2014, Freddy Mulongo sous une pluie battante à Berlin. Photo Christophe Chavan, Matignon

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mercredi 16 avril 2014

Campagne de diabolisation: Réponses pédagogiques, pertinentes et foudroyantes de Martin Sali de RCK !

Martin Sali, Coordonnateur de RCK à La Bastille. Photo Réveil FM International

Plus le mensonge est gros, plus les esprits faibles y croient. Martin Saki membre du M23 dans un rapport de l'ONU ? Mais Réveil FM International est accrédité aux Nations Unies, au Conseil des droits de l'homme à Genève, pourquoi n'avons-nous pas en mains ce fameux rapport Onusien ? La campagne de diabolisation "Anti Martin Sali RCK" est orchestrée par l'ANR-la Gestapo d'alias Joseph Kabila, et la très étatique RTNC relais la campagne pour abattre le coordinateur du Rassemblement des Combattants du Kongo-RCK en la personne de Martin Sali. La RTNC qui devrait être un média public pour tous les Congolais est caporalisée, instrumentalisée...devenue la "Voix de son Maître", seul les Mammouths Joséphistes et Dinosaures Mobutistes membres de la Majorité Présidentielle frauduleuse y a droit de cité. Et dans une coterie tribalo-ethnique, Lushima Djaté le propre frère de tribu du Vuvuzélateur National Lambert Mende Omalanga se permet ce qu'aucun animateur congolais d'un autre média ne peut se permettre. N'est-ce pas le même Lushima Djaté qui avait insulté comme un poisson pourri le Cardinal Laurent Monsengwo puisque l'Archevêque de Kinshasa avait réclamé la vérité des urnes lors des élections frauduleuses du 28 novembre 2011 ? L'animateur-griot de la RTNC a-t-il été sanctionné ? Non, le fou de la RTNC bénéficie du soutien de ses frères Telela qui écument les services inféodés. Si Lushima Djaté a le rapport de l'ONU où Martin Sali est cité comme membre du M23 qu'il le mette à la disposition du public. Comme l'explique très bien et de façon pertinente Martin Sali dans cette interview vidéo à Paris, l'un de ses jeunes frères répondant au nom de Félicien Lokete était membre du M23, mais en quoi cela l'engage-t-il ? Dans quel pays au monde, les infractions sont familiales ? Chaque individu est libre de s'engager , de prendre position mais aussi d'assumer les conséquences de ses actes. En quoi l'engagement du jeune frère de Sali avec le M23, engage ipso facto le Coordonnateur du RCK ? Martin Sali a la responsabilité sur ses enfants qui sont encore mineurs pas sur ses 21 frères et sœurs déjà majeurs.

Ma Blandine Diafutwa et Martin Sali de RCK à La Bastille. Photo Réveil FM International

Abattre par des mensonges Martin Sali, le Coordonnateur de RCK puisqu'il est bon dans la mobilisation de son combat pour la libération du Congo est une erreur gravissime et inacceptable. Les jaloux vont maigrir, la lutte contre l'occupation, l'imposture et la dictature totalitaire qui sévit va aller jusqu'au bout. Sur les deux photos que nous diffusons, nous avons remarqué une chose: Martin Sali a un regard projeté dans le futur.

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La danseuse propagandiste Josephiste "Koko" Tshala Muana défiée par Ma Blandine Diafutwa de RCK

Ma Blandine Diafutwa, porte-parole de RCK à La Bastille. Photo Réveil FM International

Ingrats à l'égard du peuple congolais, mauvais conducteurs de masse, les artistes congolais sont autant des mangéristes que les politicailleurs ventripotents qui ont mis le Congo plus bas que terre. "Koko", "Mémé"...Cela fait des lustres que la danseuse Tshala Muana est plus connue comme propagandiste du régime d'occupation, d'usurpation et d'imposture qui sévit et dirige par défi en République démocratique du Congo que sur le plan artistique. Elle se couvre derrière les jeunes danseuses, elle s'exhibe difficilement avec le poids de l'âge, "Koko" Tshala Muana a dévalué la belle danse "Mutuashi" en la politisant. Elle n'a pas honte en public d'exhiber quelques pas des jambes en l'air, le nombril dehors...Cela ne choque pas la propagandiste d'alias Joseph Kabila qui en 2011 a été attrapée à Kananga par des compatriotes avec des bulletins trafiqués déjà cochés candidat N°3. Elle n'eut son salut que par l'intervention des forces de l'ordre. Ma Blandine Diafutwa, porte-parole de RCK et mère de famille interpelle la "Mémé" qu'est devenue Tshala Muana qui espère venir trémousser ses kilos de trop au Zénith de Paris avec les divas africaines le 26 avril 2014, alors que Kingakati est le lieu approprié où les Mammouths Joséphistes et Dinosaures Mobutistes se retrouvent pour festoyer contre le peuple congolais en mutuashisant .

"koko" Tshala Muana ne va pas se produire au Zénith à Paris, pour la seule et bonne raison il y a déjà une jurisprudence en France. Le fameux concert de JB Mpiana le Tippo Tip du 21 décembre 2013 a été interdit par la préfecture de police de Paris pour raison d'éviter des troubles publiques. Le préfet de Paris n'a plus à promulguer un autre arrêté préfectoral, "Koko" Tshala Muana connue et reconnue comme propagandiste d'un régime sanguinaire de 12 millions des morts congolais, sa participation à n'importe quel concert risque de faire descendre les Congolais dans la rue et donc provoquer le désordre public. L'arrêté du préfet de Paris sur JB Mpiana Tippo Tip, s'applique ipso facto à "Koko" Tshala Muana et tous les troubadours collabos qui n'ont plus droit de concert propagandiste à Paris dans des salles mythiques: Zénith, Olympia, Bercy en travaux...

Martin Sali et Ma Blandine Diafutwa de RCK à La Bastille. Photo Réveil FM International

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VIDEO - Valls défend Désir, violemment attaqué à l'Assemblée nationale

ASSEMBLEE - La nomination d'Harlem Désir au ministère des Affaires européennes ne passe décidément toujours pas. Alors que les cadres socialistes s'apprêtaient ce mardi 15 avril à élire son successeur, l'ancien premier secrétaire du PS fraîchement nommé au gouvernement a été violemment pris à partie par un député de l'opposition, obligeant Manuel Valls à monter au créneau pour le défendre.

A l'Assemblée nationale, Manuel Valls a vanté les qualités et l'expérience d'Harlem Désir pour le poste de secrétaire d'Etat aux Affaires européennes.

Alors qu'Harlem Désir participait pour la première fois à une séance des Questions au gouvernement, le député UMP Damien Abad a interpellé l'exécutif sur l'émoi qu'a provoqué son arrivée au gouvernement. Selon un récent sondage, plus de trois français sur quatre désapprouvent sa nomination.

"Est-ce une prime à l'échec en nommant le premier secrétaire le plus décrié de l'histoire du Parti socialiste? Est-ce une prime au mauvais élève pour récompenser l'implication sans faille du député européen Harlem Désir, si assidu qu'il fait partie du top 15 des députés les plus absents et tellement connu que M. Barroso [le président de la Commission européenne] a sans doute dû consulter un trombinoscope à l'annonce de sa nomination?", a ironisé le parlementaire UMP dans une atmosphère chahuteuse.


Manuel Valls défend Harlem Désir, violemment... par LeHuffPost

Manuel Valls défend Harlem Désir, vivement... par LeHuffPost

"Un si beau nom, une des belles figures de notre société"

Le secrétaire d'Etat Harlem Désir a encaissé sans broncher ces attaques virulentes. Et c'est le premier ministre Manuel Valls en personne qui a pris le micro pour répondre aux détracteurs de l'eurodéputé socialiste.

"Harlem Désir a été quinze ans député au parlement européen, il en a été vice-président, il a été rapporteur de plusieurs textes de loi, il connaît parfaitement les dirigeants" européens, a-t-il notamment fait valoir, estimant que Harlem Désir "a toutes les qualités pour assurer cette responsabilité par son expérience de député européen et par son expérience politique".

"Harlem Désir, c'est aussi une des belles figures de notre société et de la France", a aussi relevé le chef du gouvernement. "Il a été le président de SOS Racisme, il a été à la tête d'une formidable mobilisation contre le racisme et la xénophobie", a-t-il rappelé. "Le fait d'avoir Harlem Désir, lui qui porte un si beau nom français, qui représente la diversité, la France, l'Europe, ça devrait être un honneur pour chacun de souligner sa présence au gouvernement", a conclu Manuel Valls.

Quand l'UMP exfiltrait ses dirigeants au gouvernement

En conclusion de son intervention, Manuel Valls n'a pas manqué d'adresser une petite pique à ses adversaires de l'UMP. "Si quelqu'un d'autre avait posé cette question, si cela avait été M. Devedjian ou M. Bertrand, peut être à ce moment là votre groupe n'aurait-il pas décidé de poser cette question", a lancé le premier ministre socialiste.

Une référence aux députés Patrick Devedjian et Xavier Bertrand, tous deux anciens secrétaires généraux de l'UMP sous le précédent quinquennat. Chacun d'entre eux avait été nommé ministre (à la Relance pour Patrick Devedjian, au Travail pour Xavier Bertrand) par Nicolas Sarkozy afin de céder la place à la tête du parti conservateur.

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mardi 15 avril 2014

Jean-Christophe Cambadélis officiellement désigné premier secrétaire du PS

Le conseil national du PS a donné son aval à la nomination de Jean-Christophe Cambadélis, mardi, en remplacement d'Harlem Désir, nommé au gouvernement.

Jean-Christophe Cambadélis, lors d'un conseil national du PS, le 12 septembre 2012 à Paris.

Cette fois, c'est officiel. Le conseil national du Parti socialiste a donné son aval à la nomination de Jean-Christophe Cambadélis au poste de premier secrétaire, mardi 15 avril, en lieu et place d'Harlem Désir, nommé au gouvernement. Il a recueilli 67,12% des voix, selon des chiffres communiqués par son entourage à l'AFP. Son seul concurrent, Sylvain Mathieu, un trentenaire inconnu du grand public mais soutenu par plusieurs courants de l'aile gauche du parti, a recueilli 32,88% des voix.

Cambadélis, un apparatchik du PS

Cette nomination apparaît comme une revanche pour Jean-Christophe Cambadélis, ancien lieutenant de Dominique Strauss-Kahn, et candidat malheureux au poste de premier secrétaire en 2012. Elu pour la première fois à l'Assemblée en 1988, le député de Paris avait été le rival d'Harlem Désir pour succéder à Martine Aubry. Battu, il était devenu secrétaire national du PS chargé de l'Europe et de l'International. A ce titre, il devait cette année diriger la campagne du PS pour les européennes, comme il l'avait d'ailleurs déjà fait en 2009.

Dès sa défaite face à Harlem Désir en 2012, Jean-Christophe Cambadélis avait tout fait pour se construire une image de "premier secrétaire bis", racontait Le Monde en décembre, profitant de chacune des difficultés de son camarade. "'Camba' souffle constamment le chaud et le froid, glissait un cadre du parti au quotidien. Il a choisi d'emmerder Harlem aussi souvent qu'il le peut, par calcul autant que par conviction." Aujourd'hui au poste qu'il souhaitait occuper depuis des années, le principal intéressé évoque dans Libération "un aboutissement".

Une nomination contestée au sein du parti

Cette nomination de Jean-Christophe Cambadélis, imaginée et pilotée en coulisses par François Hollande, est toutefois loin de faire l'unanimité au sein du PS. Sur la forme, plusieurs voix se sont élevées contre la méthode de désignation, suspectant le chef de l'Etat d'avoir exfiltré Harlem Désir du PS par mécontentement à son égard. Le député Malek Boutih s'est par exemple dit préoccupé par "ce jeu de chaises musicales", et par ses effets dans l'opinion. La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann a, elle aussi, déploré "une pré-désignation" de Jean-Christophe Cambadélis "par l'Elysée", y voyant "un vrai souci avec le respect des militants au sein du PS". Son collègue Gaëtan Gorce a dénoncé "une parodie de démocratie".

Pour beaucoup, le premier secrétaire doit en effet être élu lors d'un congrès réunissant les militants du parti. Au sein de l'aile gauche du PS, qui a présenté une candidature alternative face à Christophe Cambadélis, plusieurs voix se sont élevées pour réclamer la mise en place d'une direction intérimaire et collégiale, jusqu'à la tenue d'un congrès extraordinaire à l'automne. Une piste rejetée mardi par une majorité de membres du conseil national. Pour le principal courant du PS, l'organisation d'une telle assemblée n'aurait fait que "rajouter de la crise à la crise" après la débâcle des municipales. "Nous ne devons pas transformer le PS en bateau ivre", a lui-même mis en garde le nouveau premier secrétaire du parti dans son discours d'intronisation.

Pour apaiser les esprits, Jean-Christophe Cambadélis a proposé de mettre en place une équipe dirigeante provisoire composée de 30 secrétaires nationaux, et a surtout promis de consulter les militants socialistes après les élections européennes du 25 mai, y compris "sur les grandes questions d'organisation et de rénovation du Parti socialiste".

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Photos. A Berlin, Manuel Valls veut rassurer les partenaires de la France

Temps maussade et pluvieux, la température 6°. Manuel Valls a effectué le lundi 14 avril 2014 son premier déplacement à l'étranger depuis sa nomination. Le Premier ministre français a choisi Berlin où il s'est exprimé à l'occasion d'une conférence organisée pour le centenaire de la Première Guerre mondiale. Lors de sa déclaration de politique générale mardi dernier à l'Assemblée nationale, Manuel Valls avait affirmé son attachement à « la solidité du couple franco-allemand ».

En attendant Valls, Martin Schulz le président du Parlement européen dans la lumière. Photos Réveil FM International

Manuel Valls a tenté de rassurer sur le sérieux budgétaire de la France en faisant lundi son premier déplacement à l'étranger, en Allemagne, pays qui passe pour le grand défenseur du dogme du budget équilibré.

Manuel Valls accueilli par le président du SPD, Sigmar Gabriel, par ailleurs vice-chancelier et ministre de l'Economie, et par le président du Parlement européen, Martin Schulz. Photos Réveil FM international

Nommé le 31 mars, Manuel Valls honorait une invitation adressée à son prédécesseur à Matignon, le germanophone Jean-Marc Ayrault, pour un colloque organisé par le Parti social-démocrate (SPD) autour du centenaire du déclenchement de la Première Guerre mondiale.

Sigmar Gabriel, Manuel Valls et martin Schulz. Photos Réveil FM International

Le déplacement était traité comme un événement d'ordre privé par le gouvernement allemand, qui ne l'avait pas fait figurer à son agenda quotidien. La chancelière Angela Merkel, quant à elle, était comme prévu en vacances en Italie. M. Valls devrait la rencontrer "probablement après les élections européennes", a glissé l'entourage du Premier ministre.

Accueilli par le président du SPD, Sigmar Gabriel, par ailleurs ministre de l'Economie, et par le président du Parlement européen, Martin Schulz, M. Valls a prononcé un discours d'une vingtaine de minutes dans le cadre solennel de l'Eglise des Français, qui doit son nom à ce qu'elle fut un refuge pour les huguenots au XVIIIe siècle, bien qu'elle héberge aujourd'hui une paroisse allemande.

Sigmar Gabriel, vice-chancelier, Ministre fédéral de l'Economie. Photo Réveil FM International

Manuel valls, Premier ministre. Photo Réveil FM international

Martin Schulz, Président du Parlement européen. Photo Réveil FM international

Au-delà des célébrations convenues et attendues de l'amitié franco-allemande et du projet européen, M. Valls et ses deux hôtes ont abordé la question de l'Ukraine alors que le gouvernement de Kiev tentait lundi de reprendre le contrôle de l'Est du pays frappé par des insurrections armées pro-russes meurtrières.

"Nous sommes en train de vivre en Ukraine une des situations les plus tendues, les plus difficiles depuis la chute du Mur de Berlin. Nous en appelons donc au dialogue, au respect des règles internationales qui ne peuvent pas être violées", a déclaré M. Valls.

Interrogé par des journalistes à la sortie de l’église fondée par les huguenots qui avaient fui la France pour se réfugier à Berlin, Manuel Valls, après des accents à la fibre sociale, a voulu rassurer son monde, dans une Allemagne où la fiabilité des engagements français ne convainc pas toujours. Personne ne peut mettre en doute la crédibilité de la France, a déclaré le chef du gouvernement, estimant que le déficit budgétaire repasserait bien sous la barre des 3% en 2015. Photos Réveil FM international

"Ce qui a déclenché la Grande Guerre, les nationalismes, la haine des autres, les conflits frontaliers, les faiblesses diplomatiques, n'a pas disparu de notre continent", a souligné le Premier ministre français, qui a insisté sur la tenue des élections programmées le 25 mai à Kiev, par ailleurs jour des élections européennes. "La Russie a montré qu’elle était prête à lancer ses chars par delà les frontières européennes", a de son côté appuyé Sigmar Gabriel tandis que Martin Schulz, par ailleurs candidat des sociaux-démocrates à la présidence de la Commission européenne, a insisté sur la nécessité de "maintenir ouverts tous les canaux de discussion" avec la Russie.

Pour son premier déplacement, Manuel Valls a également assuré que la France "tiendrait ses engagements" en matière de réduction des déficits sous le seuil européen des 3% en 2015, comme l'avait réaffirme un peu plus tôt le ministre des Finances, Michel Sapin, alors que la trajectoire des finances publiques françaises pour les trois prochaines années doit être précisée avant la fin du mois.

Freddy Mulongo à Berlin. Photos réveil FM international

"Il faut baisser le déficit, faire du déficit ne fait pas une politique", a-t-on précisé dans l'entourage du Premier ministre. Plus généralement, ce premier déplacement éclair a fourni au nouveau locataire de Matignon une occasion de décliner hors de l'Hexagone les grands thèmes de sa déclaration de politique générale. D'abord en s'affirmant "social-démocrate". "Nous le sommes tous", a-t-il insisté dans une salle acquise. "La social-démocratie a toujours été pour moi une référence, dès mon premier engagement politique, et (l'ancien chancelier SPD) Willy Brandt sans doute l'une des plus belles figures que nous ayons jamais eues en Europe".

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dimanche 13 avril 2014

La popularité de Manuel Valls dépasse de 40 points celle de François Hollande

Le chef de l'Etat tombe à son plus bas niveau en avril (18%), tandis que son Premier ministre démarre très fort avec 58% d'opinions positives, selon un sondage Ifop.

Manuel Valls et François Hollande discutent après le premier conseil des ministres du nouveau Premier ministre, le 4 avril 2014.

Le remaniement ne lui a pas profité. La cote de popularité de François Hollande a chuté de cinq points en avril, tombant à 18%, son plus bas niveau jamais atteint depuis deux ans, indique le baromètre mensuel Ifop publié dans le Journal du dimanche du 13 avril. Dans le même temps, celle de Manuel Valls, tout nouveau Premier ministre, s'affiche à 58%.

Malgré ses nombreux mauvais scores, François Hollande n'était jamais tombé si bas dans les sondages. En mars, sa popularité avait même légèrement augmenté, passant de 20%, son précédent record, à 23%, toujours ce baromètre. Surtout, un écart de 40 points entre les cotes de popularité du président et du Premier ministre est du jamais vu depuis 1958 (hors cohabitations), note l'Ifop.

Le Premier ministre le plus populaire

Les 58% de Manuel Valls, testé pour la première fois en sa qualité de Premier ministre, font ainsi de lui le chef de gouvernement le plus populaire en début de mandat. A titre de comparaison, Dominique de Villepin enregistrait un indice de popularité de 44% en juin 2005 et Laurent Fabius de 29% en août 1984.

Dans le détail, seuls 2% des sondés se disent "très satisfaits" de François Hollande comme président de la République, un chiffre inchangé par rapport à mars, et 16% se disent "plutôt satisfaits". A l'inverse, 44% se disent "plutôt mécontents" et 38% "très mécontents". Quant au Premier ministre, 5% se disent "très satisfaits", 53% "plutôt satisfaits", 23% "plutôt mécontents" et 12% "très mécontents".

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Laurent Fabius en visite à Cuba, « amie » de la France

Laurent Fabius lors d'une cérémonie sur Revolution Square à La Havane (Cuba), le 12 avril.

Pour marquer l’'évènement, Laurent Fabius a eu droit à un entretien d'’une heure trente avec le président cubain Raoul Castro. Samedi 12 avril, le ministre des affaires étrangères était le premier chef de la diplomatie française à se rendre à Cuba depuis Claude Cheysson il y a 31 ans.

Laurent Fabius est aussi le premier des ministres européens à faire le déplacement depuis que l’'Union européenne a ouvert la porte, en février, à une normalisation de ses relations avec le régime communiste de l'’île, gelées depuis dix ans.

« NOMBREUSES CONVERGENCES »

« Les relations entre nos deux pays vont pouvoir s’'amplifier », a déclaré M. Fabius au terme de sa visite, devant les représentants de la petite communauté française de La Havane.

Pour la diplomatie française, le changement de pied de l'’UE se justifie par les petits signes d’'ouverture donnés ces dernières années par le régime cubain, comme la suppression de l’'autorisation de sortie du territoire pour les Cubains, la libération de prisonniers politiques, la non application de la peine de mort ou encore de petites réformes économiques.

« Des progrès importants restent à accomplir » en matière de droits de l'’homme, a toutefois reconnu M. Fabius.

« Débloquer le dialogue politique, cela ne veut pas nécessairement dire qu'on est d'accord sur tout. Il y a eu des évolutions en matière des droits économiques et sociaux. Cuba a réalisé des avancées spectaculaires, par exemple dans le droit à l'éducation et le droit à la santé, mais nous pensons que les droits politiques sont également indispensables. (...) S'il existe des différences entre la France et Cuba, les convergences sont également très nombreuses. Entre amis, on peut parler de tout. »La Haye veut faire plus d’affaires avec Cuba

“Il est temps que l’Europe révise sa position face à Cuba au regard des développements en cours”. Voilà le message lancé par le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Frans Timmermans, à l’issue de deux jours de visite officielle à La Havane. “Je crois que le dialogue entre l’Union européenne, les Pays-Bas et Cuba est extrêmement important pour le développement de toute la région”, a-t-il justifié après avoir rencontré son homologue Bruno Rodriguez, lui-même très enthousiaste devant la perspective de renforcer les relations économiques avec le vieux continent : “le processus qui se déroule dans le système économique cubain constitue une opportunité pour les entreprises néerlandaises, a-t-il déclaré. Dans le même temps, je répète la volonté de notre ministère des Affaires étrangères de maintenir un échange permanent sur les questions pour lesquelles nous avons des intérêts communs.” L’Union accepte de dialoguer avec La Havane depuis 2008 sous réserve d’avancées en matière des droits de l’homme sur l‘île. La Haye, qui fait partie des principaux partenaires commerciaux de Cuba, plaide pour un assouplissement de ces critères afin d’accélérer le renforcement des relations économiques en profitant des réformes entamées il y a trois ans par le gouvernement de Raúl Castro.

SOIXANTE ENTREPRISES FRANÇAISES

Laurent Fabius a aussi étrenné à La Havane sa nouvelle casquette de chef du commerce extérieur. L'’un de ses interlocuteurs a été Rodrigo Malmierca, le ministre du commerce extérieur et de l’'investissement étranger, auteur de la nouvelle loi approuvée mais pas encore publiée.

Le régime cubain est en effet en train de modifier sa législation pour attirer davantage d'’investisseurs étrangers. Si une soixantaine d'’entreprises françaises sont présentes dans l'’île, la France n’'est qu'’au neuvième rang des partenaires commerciaux de Cuba.

Le dynamisme économique cubain reste à inventer (sa croissance a plafonné à 2,7 % en 2013 et la prévision n'’est que de 2,2 % pour cette année), mais les perspectives offertes par les réformes en cours et la future zone de développement économique spéciale autour du port en eau profonde de Mariel, en cours de construction, laissent entrevoir des possibilités.

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« Hollande ça suffit » : l'extrême-gauche a manifesté samedi 12 avril à Paris

Jean-Luc Mélenchon, Alexis Tsipras et Pierre Laurent aux premiers rangs de la manifestation contre l'austérité, à Paris, le 12 avril.

Premier défilé après les municipales et le remaniement. Un cortège contre l'austérité et la politique du gouvernement a réuni en début d'après-midi plusieurs milliers de manifestants, samedi 12 avril à Paris, à l'appel du Front de gauche, du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), d'un collectif d'associations et de plusieurs fédérations syndicales. « Hollande ça suffit » proclamait une large banderole recouvrant la statue de la place de la République, point de départ de cette nouvelle marche « contre l'austérité, pour l'égalité et le partage des richesses » qui a rallié la place de la Nation. Les organisateurs ont revendiqué la présence de 100 000 personnes. Un décompte de la police a estimé que 25 000 manifestants ont participé à ce défilé.

Sur la place, on pouvait également voir des banderoles déclinant : « quand on est de gauche, on taxe la finance », « quand on est de gauche, on est du côté des salariés », ou encore « quand on est de gauche, en Europe c'est l'humain d'abord ».

UNE MANIFESTATION CONTRE LE GOUVERNEMENT

En tête de cortège, les leaders du Front de gauche, Pierre Laurent (PCF) et Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), ont défilé à côté de leur invité d'honneur, le Grec Alexis Tsipras, candidat de la gauche européenne à la présidence de la Commission européenne.

Pour cette première grande manifestation depuis les municipales et la formation du nouveau gouvernement de Manuel Valls à Matignon, les dirigeants du Front de gauche ont sévèrement critiqué la nouvelle équipe socialiste. M. Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, a décrit devant la presse un exécutif qui penche trop à droite :

« C'est un message envoyé au gouvernement. (...) Il y a une gauche dans ce pays et il n'est pas acceptable qu'elle soit usurpée pour appliquer une politique de droite sur le plan économique. »

Présent avec des militants du NPA, l'ancien candidat à la présidentielle du mouvement, Olivier Besancenot, s'est félicité de cette journée d'action :

« Le message est clair, Manuel Valls commence par une première manifestation, et c'est important parce que ça veut dire qu'il y a une nouvelle séquence politique qui s'ouvre. »

Ce ton très critique à l'égard du gouvernement s'est fait sentir toute la journée, notamment sur les pancartes qui affichaient des messages anti-Valls, comme sur cette photo prise par un journaliste :

EELV et la CGT DIVISÉS

Le départ du défilé, place de la République, le 14 avril 2014.

Cette marche a divisé la CGT, puisque la direction de la centrale syndicale n'a pas appelé à défiler alors que plusieurs de ses fédérations et unions ont annoncé leur soutien à l'initiative.

Confusion à la CGT autour de la « marche contre l’austérité »

Divisions, aussi, chez Europe Ecologies-Les Verts (EELV) : alors que la direction a adressé une fin de non-recevoir à l'invitation, quelques cadres ont lancé un appel à rejoindre le cortège samedi où l'on a pu voir quelques dizaines de drapeaux écologistes. « Notre présence est cohérente avec la décision d'EELV de ne pas participer au gouvernement de Manuel Valls », écrivent les signataires de cet appel écologiste, précisant toutefois qu'ils vont défiler « non pas avec telle ou telle personnalité au verbe haut qui serait devenue infréquentable. Là n'est pas la question ».

L'aile gauche du PS ne s'était pas associée à cette manifestation mais un membre du bureau national du PS, l'économiste Liêm Hoang Ngoc, était visible dans les premiers rangs. Le député européen a critiqué le choix de Manuel Valls :

« Hollande s'est trompé de Premier ministre et nous impose un virage qui n'a pas été discuté. Il y a un grand trouble dans l'aile gauche du PS, il nous faut un congrès extraordinaire du parti. Beaucoup de parlementaires ont voté la confiance à Manuel Valls uniquement pour éviter la crise de régime. »

LA NOMINATION DE VALLS ? « MIEUX QU'UN TRACT »

« Je pense que ce sera un succès, comme d'habitude il sera nié », avait estimé vendredi Jean-Luc Mélenchon. Selon lui, la nomination de Manuel Valls a « beaucoup accéléré la préparation de cette marche depuis une semaine et l'a amplifiée », car le nouveau premier ministre « est un socialiste qui pose problème à tout le monde, à commencer par les socialistes eux-mêmes ».

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samedi 12 avril 2014

Paris: Wembadio "Papa Zoba" et ses sbires ont agressé le Colonel Odon Mbo à l'hôtel Ibis de la Porte de la Chapelle!

Wembadio "Papa Zoba"

Le Colonel Odon Mbo, Grand Résistant-Patriote-Combattant. Photo Réveil FM International

64 ans, artiste musicien finissant, malgré les opportunités qu'il a eu dans sa vie n'a pas réussi à concrétiser grand chose, énergumène qui n'a plus de public depuis que les Congolais de l'étranger ont lancé la "Fatwa" contre les musiciens collabos du régime de Kinshasa. Cela fait quatre ans que Wembadio "Papa Zoba" ne s'est plus produit dans aucune salle mythique à Paris. D'ailleurs même s'il osait, aucun Congolais n'irait à son concert car la "Fatwa" anti-concerts a été adoptée à l’unanimité par les Congolais de l'étrangers, qui réfutent avec la dernière énergie le faux jeu de ces musiciens qui chantent pour le régime totalitaire, se font payer pour la propagande et viennent en Europe pour piller les Congolais qui y résident. Aux inconscients et antipatriotiques troubadours les Congolais disent Niet. Que Wembadio "Papa Zoba" en bon loubard puisse jouer au Matador à Paris, lui qui d'habitude se cache, prouve à dessein que les séquelles du chanvre de village Molokaï fait encore ses effets. Etre présent et envoyer ses sbires agresser le Colonel Odon Mbo, un grand résistant-patriote-combattant est une erreur grave que vient de commettre "Papa Zoba". Aller jusqu'à demander à un certain Daddy Soso et huit loubards agresseurs de tout faire pour arracher le téléphone du Colonel Odon Mbo, tout en étant présent et intimant des ordres, Wembadio "Papa Zoba" doit avoir la tête ailleurs. Paris n'est pas Kinshasa où l'on peut se rendre justice tout seul. Si Wembadio se sent lésé par la "Fatwa" anti-concerts faut-il qu'il devienne l'instigateur de l'agression du Colonel Odon Mbo ? Malheureusement pour Wembadio "Papa Zoba" les caméras de surveillance de l'hôtel Ibis de la Capelle ont filmé l'agression contre le Colonel Odon Mbo, ce dernier était seul entrain d'attendre un autre compatriote congolais.

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Ses vêtements aident les orphelins du Congo

Kinshasa (RD Congo). Rachel Kabaya, présidente de l’association Zoe d’Or entourée de trois enfants pris en charge à Kinshasa.

CRÉER DES ROBES TENDANCE pour venir en aide aux orphelins : c'est l'idée de Rachel Kabaya. Il y a tout juste un an, cette pétillante trentenaire du Kremlin-Bicêtre a fondé l'antenne française d'une association congolaise, « Zoé d'Or ». Sa mission ? Lutter contre la pauvreté dans la capitale, Kinshasa. « Nous accompagnons les personnes vulnérables, précise la présidente. Les enfants démunis ou orphelins, les filles-mères, les veuves et les personnes âgées. Et puisque nous finançons nous-mêmes nos projets, il a fallu trouver de quoi lever des fonds. » Passionnée de vêtements, Rachel Kabaya a donc lancé sa propre ligne : Zoé d'Or Style, au carrefour des modes africaine et occidentale. « Je dessine les patrons et des artisans confectionnent les pièces, explique celle qui a fait défiler plusieurs mannequins le mois dernier au Kremlin-Bicêtre. J'ai même sorti un catalogue. Nous ne sommes pas encore des Gaultier, mais plus nous vendrons, plus nous pourrons faire avancer l'association. »

Un internat en projet

Zoé d'Or veille aujourd'hui sur 30 petits Congolais âgés de 6 à 15 ans. Elle finance frais de scolarité, soins, assurance, repas et habits à ces enfants défavorisés, évoluant dans un foyer sans père ou mère. « Nous les accueillons dans nos locaux chaque samedi matin, reprend Rachel Kabaya. Ils peignent, jouent, reçoivent de l'aide aux devoirs. Notre objectif est désormais de leur construire un internat. Ce serait le seul moyen d'assurer un suivi régulier. » Zoé d'Or entend également bâtir un centre d'apprentissage pour filles-mères. Il formera aux métiers de couturière, esthéticienne et coiffeuse.

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Remaniement ministériel : le blues des « gueules cassées »

Les anciens ministres de l'équipe Ayrault qui ont été brutalement éconduits du gouvernement de Manuel Valls tentent, tant bien que mal, de tourner la page.

LEURS AGENDAS se sont vidés d'un coup, leurs téléphones sonnent moins. Et depuis la fin du feuilleton sur le remaniement, on les appelle les « ex ». Ils sont 17 de l'équipe de Jean-Marc Ayrault à ne pas avoir été reconduits par Manuel Valls au gouvernement et à le vivre souvent douloureusement.

« C'est rude », reconnaît Guillaume Garot, ex-ministre à l'Agroalimentaire. Certains ont d'autant plus de mal à encaisser qu'ils n'ont jamais été officiellement prévenus. « Je l'ai appris devant ma télévision, en découvrant les noms », confie Michèle Delaunay, ex-ministre aux Personnes âgées. Même « humiliation » pour Alain Vidalies et Guillaume Garot, qui a tout de même eu droit, avant-hier, à un petit mot d'excuse de Valls. Thierry Repentin a, lui, reçu un simple SMS de François Hollande, son ami... « C'est raide, la vie politique », reconnaît l'ancien ministre aux Affaires européennes, qui admet « passer un moment difficile ».

Le sentiment d'injustice prédomine : « Pourquoi moi ? » « J'ai le sentiment d'avoir bien servi la France, l'Etat et la gauche, et dans des circonstances pas toujours faciles », insiste Dominique Bertinotti, l'ex-ministre à la Famille qui a évoqué publiquement son cancer. Incompréhension et parfois même un brin d'amertume. C'est le cas de Thierry Repentin, doublement sacrifié pour laisser sa place à Harlem Désir, exfiltré du PS, et sans possibilité d'atterrir au Logement, sa spécialité. Ce ministère a échu à Sylvia Pinel pour obtenir la fidélité des Radicaux de gauche... Hasard du calendrier, le jour où Delaunay a été virée, elle devait présenter sa loi en Conseil des ministres.

La politique ne reste jamais loin

Depuis, la Bordelaise s'est réfugiée dans son jardin et « se venge » sur ses arbres. « Sécateur à la main, je taille, j'élague et je fais du compost », sourit Delaunay, qui a besoin d'activité : « Quand on a le cafard la nuit, on va nettoyer sous l'évier. » De retour hier dans sa Savoie, Repentin part dans un refuge en montagne pour randonner ce week-end et « se vider la tête ». Quant à Garot, « break à Madrid » avec au programme farniente, longueurs de piscine et surtout lecture. Il vient de commencer un thriller politique, « la Bataille de chats » d'Eduardo Mendoza, un Catalan né à Barcelone. De quoi lui rappeler Valls...

Mais ces ex gardent les mains dans le cambouis. Il faut notamment recaser les anciens collaborateurs de cabinet. Un appui pour un CV dans le privé, un SMS de recommandation auprès d'un ministre... « Pôle emploi, c'est nous », grimace Repentin.

Carlotti retrouve la poudrière marseillaise

La politique ne reste jamais loin. Après quelques jours de repos dans sa maison du Gard, Vincent Peillon a vite replongé. Tête de liste aux européennes dans le Sud-Est, il prépare sa péniche pour faire campagne. « Il est gonflé à bloc », reconnaît le député Pascal Terrasse même si ses proches lui ont conseillé de « lever le pied » après avoir pris « un coup de vieux » à l'Education. Marie-Arlette Carlotti s'est accordé un week-end, « sans téléphone », avant de retrouver la poudrière du PS marseillais.

Abasourdi par son éviction - « Prends plus que quelques jours de vacances... » lui a brutalement signifié Valls - et surtout par sa défaite surprise à Palaiseau (Essonne) aux municipales, François Lamy, lui, n'a qu'une idée en tête : « Revenir plus fort à l'Assemblée pour travailler le groupe de l'intérieur », glisse son entourage.

Certains n'auront bientôt plus rien

Ceux qui étaient parlementaires retrouveront automatiquement leur siège un mois après leur sortie du gouvernement. « Plus que trois semaines ! » se réjouit déjà Delaunay. Pour ceux qui n'ont rien, ils toucheront une indemnité équivalente à leur traitement pendant six mois.

Repentin va aussi retrouver son siège de sénateur mais pour peu de temps. Après la débâcle des municipales, le Savoyard sait qu'il ne pourra le conserver en septembre. Quand les uns pensent encore à leur avenir politique, d'autres pensent à leur avenir tout court.

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Besancenot et Mélenchon défilent à Paris contre l'austérité

L'opposition de gauche compte ses forces. Le Front de gauche, le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), un collectif d'associations et plusieurs fédérations syndicales ont commencé à manifester ce samedi à Paris «contre l'austérité, pour l'égalité et le partage des richesses». La manifestation partira à 14 heures de la place de la République pour rejoindre la place de la Nation, par le boulevard Voltaire.

En tête de cortège se trouvent notamment, comme le montre cette photo relayée sur le compte Twitter de «l'Humanité», Jean-Luc Mélenchon (à gauche), coprésident du Parti de gauche, Alexis Tsipras (au centre), leader de la gauche radicale grecque, et Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français.

L'appel à ce rassemblement s'intitule «Maintenant ça suffit ! Marchons contre l'austérité pour l'égalité et le partage des richesses». Il a été signé par plus de 200 personnalités, dont l'humoriste Christophe Alévêque, l'artiste Ernest Pignon-Ernest, Mgr Jacques Gaillot, les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, des syndicalistes, Jean-Baptiste Eyraud du DAL (Droit au logement)... Le texte dénonce «la rigueur budgétaire et l’austérité imposées par la Commission européenne, François Hollande et le gouvernement pour satisfaire les marchés financiers», qui s'accompagnent du «recul général des droits à l’éducation, à l’emploi, à un revenu correct, à la santé, à un logement stable et décent». Il dénonce également les «dividendes insolents» versés «aux actionnaires» et récuse le pacte de responsabilité. «Qui peut croire que ce nouveau cadeau permettra de lutter contre le chômage ?» est-il écrit.

Besancenot : «L'enjeu est de reprendre la rue.»

Interrogé ce samedi sur i>Télé, Olivier Besancenot, du NPA, a développé les raisons de cette manifestation. «C'est la première manifestation de l'opposition de gauche au gouvernement. Il s'agit de fédérer une opposition de gauche décomplexée face à ce gouvernement. Il y aura des suites. Depuis qu'Hollande a été élu, on a surtout vu une opposition de droite, d'extrême droite, voire d'ultra-droite. L'enjeu est de reprendre la rue», a-t-il expliqué.

«Nous sommes rassemblés contre les politiques d'austérité, qui nous conduisent à la catastrophe» a pour sa part estimé, sur Europe 1, François Delapierre, secrétaire national du Parti de Gauche. Il estime que l'audience de la gauche de la gauche augmente parmi les électeurs. «Avec les municipales, il y a eu beaucoup d'abstention à gauche et beaucoup de voix pour nous. Ce fait a été passé sous silence avec le score du Front national», assure-t-il. Parmi ses propositions, il suggère d'augmenter les salaires «pour relancer la consommation». «On peut le faire en diminuant les dividendes versés à la finance, l'ennemi du Bourget», dit-il en référence au discours de campagne présidentiel de François Hollande, où il avait déclaré «mon véritable adversaire n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti, mais il gouverne ; cet adversaire, c'est le monde de la finance». Concernant l'éventail politique des manifestants, François Delapierre ajoute : «Vous allez voir que les Verts vont, petit à petit, rentrer dans l'opposition de gauche».

Chez Europe Ecologies-Les Verts (EELV), alors que la direction a adressé une fin de non-recevoir à l'invitation, quelques cadres ont d'ailleurs lancé un appel à rejoindre le cortège de ce samedi. «Notre présence (...) est cohérente avec la décision d'EELV de ne pas participer au gouvernement de Manuel Valls», écrivent les signataires parmi lesquels ne figurent aucune figure nationale du mouvement écologiste. «Nous serons dans la rue avec toutes les forces sociales qui ne renoncent pas à une politique de gauche et écologiste pour changer le cap de la France et infléchir celui de l'Europe», ajoutent-ils. Cette marche divise aussi la CGT, puisque la direction de la centrale n'y appelle pas, tandis que plusieurs fédérations et unions CGT ont annoncé leur soutien à l'initiative.

Pour Mélenchon, Valls «pose problème à tout le monde»

Jean-Luc Mélenchon, le coprésident du Parti de gauche, «pense que ce sera un succès. Comme d'habitude il sera nié». Selon lui, la nomination de Manuel Valls a «beaucoup accéléré la préparation de cette marche depuis une semaine et l'a amplifiée», car le nouveau Premier ministre «est un socialiste qui pose problème à tout le monde, à commencer par les socialistes eux-mêmes». Lors d'un précédent rassemblement de la gauche de la gauche, le 5 mai 2013, Jean-Luc Mélenchon avait appelé à une «insurrection». «Le compte n'y est pas», avait-il notamment déclaré à propos de la politique de François Hollande. Une querelle l'avait opposé à Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, sur le nombre de participants : 180 000 selon les organisateurs, 30 000 selon la police. «La réalité, c'est 30 000. C'est déjà pas mal, il faut l'accepter. On en a assez de ceux qui remettent en cause ceux qui représentent l'Etat», avait déclaré celui qui est devenu Premier ministre.

Le Front de gauche a lancé la campagne des élections Européennes

Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), vendredi. Jean-Luc Mélenchon (à gauche), coprésident du Parti de gauche, Alexis Tsipras (au centre), leader de la gauche radicale grecque, et Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français. (AFP/Pierre Andrieu.)

Le Front de gauche (FG) a trouvé comment répartir les têtes de listes pour les élections européennes. Cet accord intervient après que le Parti communiste français (PCF) et le Parti de gauche (PG), les deux principales composantes du FG, se sont déchirées sur la stratégie à adopter face au Parti socialiste lors des municipales. Vendredi soir, PCG et PG ont donc pu lancer ensemble la campagne des élections européennes (25 mai) à la bourse du travail de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), en présence d'Alexis Tsipras, leader du Syriza (gauche radicale), principal parti d'opposition grec et candidat à la présidence de la Commission européenne. «Plus que jamais, le combat contre l'austérité en France et en Europe est nécessaire», a déclaré Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.

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VIDEO. Las Vegas : Hillary Clinton visée par une chaussure en pleine conférence

LAS VEGAS (USA), le 10 AVRIL 2014. Une femme a lancé jeudi une chaussure sur l'ancienne secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton lors d'une conférence à Las Vegas (Nevada, ouest). AFP

Une femme a lancé jeudi une chaussure sur l'ancienne secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, jeudi, lors d'une conférence qu'elle prononcait à Las Vegas (Nevada), à l'Institut des industries de recyclage des déchets (ISRI). «La femme qui a interrompu le discours n'était pas affiliée à notre organisation et n'était pas accréditée à l'événement», a précisé Mark Carpenter, porte-parole de l'ISRI. Sur le même sujet L'accueil mouvementé du lanceur de chaussures à Paris L'accueil mouvementé du lanceur de chaussures à Paris Etats-Unis : faut-il troisième Bush à la Maison Blanche ?Etats-Unis : faut-il troisième Bush à la Maison Blanche ? «Nos équipes lui ont refusé l'accès avant qu'elle ne force le contrôle de sécurité. Un membre de l'ISRI l'a arrêtée alors qu'elle s'approchait de la scène. Elle a ensuite été remise aux forces de l'ordre», a-t-il précisé. VIDEO. Hillary Clinton reçoit une chaussure lors d'une conférence

Hillary Clinton, 66 ans, n'a pas été touchée par le projectile - passé à quelques centimètres de sa tête - et a blagué immédiatement après l'incident. «Cela fait partie du Cirque du Soleil ?», a-t-elle demandé, en référence à la célèbre troupe de saltimbanques canadiens, en résidence à Las Vegas.

«Heureusement qu'elle n'est pas aussi bonne que moi au softball», a-t-elle encore ironisé, s'attirant les applaudissements nourris de la salle, selon les images de la chaîne locale KTNV. «Je ne pensais pas que la gestion des déchets était aussi controversée», a-t-elle ajouté en riant.

Ce lancer de chaussure fait suite à d'autres événements similaires. En 2008, un journaliste irakien avait lancé une chaussure de sport sur le président George W. Bush, lors d'une conférence de presse à Bagdad. Un an plus tard, un étudiant allemand avait jeté un soulier sur le Premier ministre chinois Wen Jiabao, à l'université anglaise de Cambridge.

VIDEO. Quand le président George W. Bush reçoit une chaussure à Bagdad (2008).

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Matignon, les journalistes se connaissent, se parlent...

L'hôtel Matignon demeure une forteresse imprenable gardé par les gendarmes de la Garde Républicaines. Les équipes ont changé mais la grande nouveauté c'est l'ouverture de la grande porche d'entrée pas uniquement lorsque les voitures officielles arrivent. Les journalistes font leur travail comme d'habitude. Pour avoir souvent couvert ensemble Matignon, les journalistes se reconnaissent, se parlent, se filent les infos...

Hélène Hug de France 2 et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

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Photos. Matignon: Les Secrétaires d'Etat arrivent et repartent en bus...pour le Sénat !

Gouvernement Valls, acte II. Au lendemain du discours de politique générale du Premier ministre, à qui les députés ont accordé leur confiance, quatorze secrétaires d'Etat ont été nommés le mercredi pour compléter le «gouvernement de combat» voulu par François Hollande. Et le jeudi 10 avril 2014, à 14h00 ils étaient tous conviés à Matignon pour une réunion avec le Premier ministre valls.

Matignon,jeudi 10 avril, les Secrétaires d'Etat à la sortie de la réunion avec Valls. Photo Réveil FM International

Le nouveau secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Harlem Désir a indiqué le jeudi qu'il serait vendredi à Berlin pour rencontrer son homologue allemand, Michael Roth. "Mon premier déplacement sera pour aller en Allemagne rencontrer mon homologue, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes (...) Michael Roth", a déclaré à la presse l'ancien premier secrétaire du PS, avant de rejoindre les treize autres secrétaires d'Etat réunis par Manuel Valls à Matignon aujourd'hui.

"Européen convaincu" que "l'Europe doit changer", Harlem Désir s'est dit "très heureux de faire partie de ce gouvernement" qui "ouvre une nouvelle étape du quinquennat". Il a indiqué avoir "entendu" les critiques, nombreuses, sur sa nomination, "certaines" "justifiées", d'autres "exagérées". Le premier ministre réunissait jeudi après-midi ses quatorze secrétaires d'Etat pour un "petit Conseil des ministres à nous" comme l'a souligné la secrétaire d'Etat chargée de la Famille et des Personnes âgées, Laurence Rossignol.

A l'issue de la réunion, tous les Secrétaires d'Etat sont montés dans un bus pour se rendre au Sénat. Photo Réveil FM international

Le Premier ministre Valls quitte Matignon pour le Sénat. Photos Réveil FM international

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vendredi 11 avril 2014

New York : la France vend ambassade, un duplex pour 35 millions d'euros

A VENDRE - L'appartement d'angle de 18 pièces, 6 chambres et 7 salles de bains, avec au total 38 fenêtres et 5 cheminées, est situé sur Park Avenue. Rien que les charges, s'élèvent à 20.000 euros par mois. La résidence de l'ambassadeur de France à l'ONU, magnifique duplex sur Park Avenue à New York, a été mise en vente pour 48 millions de dollars. La décision de vendre avait été annoncée l'an dernier par le Quai d'Orsay, dans le cadre d'un plan d'économies visant à se débarrasser de certains locaux jugés trop grands ou "dispendieux".

La résidence de l'ambassadeur de France à l'ONU, magnifique duplex sur Park Avenue à New York, a été mise en vente pour 48 millions de dollars.

L'appartement d'angle de 18 pièces, 6 chambres et 7 salles de bains, avec au total 38 fenêtres et 5 cheminées, est situé au 12e et 13e étage du 740 Park avenue à Manhattan, un immeuble parfois surnommé l'"immeuble des milliardaires". Il est mis en vente sur aux moins deux sites spécialisés dans les appartements de luxe.

Des occupants célèbres. Le 740 Park est un immeuble de 19 étages et 31 appartements, tellement célèbre qu'il a fait l'objet d'un livre publié en 2005, "740 Park : the story of the world's richest apartment building" ("740 Park, l'histoire de l'immeuble des gens les plus riches au monde".

Parmi ses occupants célèbres, le fils d'Estée Lauder, Ronald Lauder, David Koch, un industriel milliardaire, le propriétaire des New York Jets Woody Johnson, ou la styliste Vera Wang, qui a hérité du duplex de son père.

Des locaux "trop grands". L'immeuble avait été construit en 1929 par le grand père de Jacqueline Onassis, et c'est là qu'elle avait grandi enfant. En juin dernier, le Quai d'Orsay avait confirmé son intention de vendre la résidence du représentant permanent français à l'ONU, et défendu la cession en six ans de 152 biens immobiliers pour 307 millions d'euros.

Yves Saint-Geours, directeur général de la modernisation du ministère des Affaires étrangères, avait rappelé la nécessité de vendre des locaux inadaptés parce que "trop grands" ou "dispendieux" et de mutualiser ou regrouper les services."Nous avons vendu 152 biens en six ans, avec des ventes remarquables de plus de 10 millions d'euros", avait-il dit.

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Trierweiler se rappelle au bon souvenir de Hollande

Diplomatie. Le tweet de soutien à Maude Versini envoyé par l'ex-première dame pourrait bien gâcher la visite officielle du chef de l'Etat au Mexique.

Mexico (Mexique), hier. François Hollande a été informé du tweet de son ex-compagne dans l’avion qui l’emmenait en voyage officiel au Mexique, où il a été accueilli par son homologue, Peña Nieto… un proche d’Arturo Montiel, l’ancien époux de Maud Versini.

TOUT ALLAIT DE NOUVEAU bien entre Paris et Mexico. Les traces laissées par la grave crise diplomatique de l'affaire Florence Cassez, cette Française libérée par la justice mexicaine après sept ans de prison pour séquestration, étaient en train de s'estomper. Le nouveau président du Mexique, Peña Nieto, entré en fonction en décembre 2012, avait été reçu en octobre à l'Elysée par François Hollande. Les deux chefs d'Etat, qui s'entendent bien, avaient convenu de relancer les relations économiques et culturelles, à la traîne, entre les deux pays. C'était l'objet de cette visite d'Etat de deux jours qui a commencé hier.

Mais alors que Hollande volait vers le Mexique, son ancienne compagne Valérie Trierweiler a déclenché une mini-tornade diplomatique avec un nouveau tweet. Celle qui avait déjà défrayé la chronique entre les deux tours des législatives de 2012, en soutenant à La Rochelle le dissident PS Olivier Falorni contre Ségolène Royal, a récidivé en prenant le parti d'une Française dont les enfants sont bloqués au Mexique depuis deux ans par son ex-mari . « Je soutiens @MaudeVersini qui n'a pas vu ses enfants depuis 847 jours, retenus par leur père au Mexique. Aidons la, @francediplo doit agir », écrit-elle sur Twitter.

Les efforts diplomatiques torpillés

De quoi torpiller une visite patiemment élaborée par les diplomates des deux côtés et réduire en cendre les efforts de ces derniers mois pour rétablir de bons rapports entre la France et le Mexique. L'affaire Versini est d'autant plus embarrassante qu'Arturo Montiel, l'ex-époux de la Française, est l'ancien gouverneur de l'Etat de Mexico. C'est un proche de Peña Nieto et les deux hommes sont membres du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI). Mercredi en fin de soirée, alors que l'avion de Hollande atterrissait à Mexico, les télévisions mexicaines relayaient longuement le dernier épisode de cette malédiction qui brouille les relations entre les deux pays. Hier, devant la communauté française, Hollande a déclaré : « Il peut y avoir des ressortissants français qui, à la suite de séparations, de drames conjugaux, peuvent être séparés. Sachez bien que la France sera toujours à vos côtés, qu'elle n'abandonne personne, aucun ressortissant. » Une claire allusion à l'affaire Versini... Mais en attendant, le président français se serait bien passé de ce tweet-poison pour sa première visite officielle dans un pays qui, sur le plan économique, est l'un des plus dynamiques d'Amérique du Sud. Et qui lui rappelle que, jusqu'à la fin de son quinquennat, il devra compter avec les flèches de son ex-compagne...

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Valls et le couac Désir

Gouvernement.L'opération d'exfiltration du premier secrétaire du PS passe décidément mal dans les rangs du parti.

« On reproche souvent de mettre des personnes qui ne connaissent rien à l’Europe, lui connaît parfaitement ce qu’est l’Europe », se justifie Manuel Valls après la nomination d’Harlem Désir au secrétariat d’Etat aux Affaires européennes.

« JE VAIS DEMANDER un logiciel anti-couac à Thales. » En visite hier dans les locaux de l'entreprise d'électronique à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), Manuel Valls fait de l'humour. Pourtant, avec la nomination mercredi d'Harlem Désir au secrétariat d'Etat aux Affaires européennes, le Premier ministre essuie ses premières critiques internes. « Cette manœuvre pour exfiltrer Désir de la tête du PS est le premier couac de l'ère Valls », se désole ainsi un élu qui a pourtant applaudi à l'arrivée du nouveau Premier ministre.

« On reproche souvent de mettre des personnes qui ne connaissent rien à l'Europe, lui connaît parfaitement ce qu'est l'Europe », se justifie Valls, qualifiant Désir d'« atout pour le gouvernement ». « Valls est celui qui a mis Désir à la tête du PS pour empêcher Jean-Christophe Cambadélis de prendre le parti et, aujourd'hui, il fait tout l'inverse, c'est n'importe quoi », grince un socialiste. Les militants, qui avaient désigné Désir en octobre 2012, commencent également à faire part de leurs interrogations. « Dégager Désir du PS, où il est critiqué pour son bilan, pour le nommer secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, à un mois des élections où nous sommes bien partis pour un score historiquement faible, ça rime à quoi ? » s'interroge ainsi Vincent. « Je regrette que la nomination de Cambadélis se fasse sans consultation des militants », gronde un autre. « Cela pose un souci démocratique, confirme le député de l'aile gauche Pouria Amirshahi, nous atteignons là un niveau stupéfiant de dépossession des militants. » « Les militants en ont ras le bol, certains dans ma section parlent déjà de partir », lâche un conseiller régional.

Cambadélis cherche à calmer la grogne en assurant qu'il y aura bien une consultation interne sur « celui qui sera désigné premier secrétaire et sur les questions d'organisation et de rénovation du PS ». En attendant, il espère bien être élu mardi par le conseil national du parti. Cette réunion, qui sera forcément agitée, devra régler une autre question épineuse : qui pour prendre la tête de liste aux européennes en Ile-de-France à la place de Désir ? L'arrivée de Vincent Peillon, ex-ministre et actuelle tête de liste dans le Sud-Est, a été envisagée, mais l'intéressé aurait refusé. « Il en a assez de faire le Peillon voyageur », sourit un dirigeant socialiste en allusion aux parachutages passés de ce dernier.

VIDEO. PS : Cambadélis souhaite un vote des militants

Une autre solution consisterait à faire remonter Pervenche Berès, actuelle numéro deux et eurodéputée chevronnée. « C'est ce que défendent plusieurs premiers fédéraux franciliens », confie Luc Carvounas, patron de la fédération du Val-de-Marne et proche de Valls. Une solution qui convient également à Amirshahi. « Il ne faut pas en rajouter dans la tambouille électorale », justifie-t-il. « Cela permettrait aussi à Cambadélis de s'assurer les votes de l'aile gauche pour sa propre nomination », note un socialiste. En effet, si Berès devient numéro un, Guillaume Balas, proche de Hamon, remonte à la deuxième place et s'assure un siège... « Tant pis si Pervenche n'a pas le charisme, au moins c'est une experte », glisse un député.

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La "Mafioso-fication" de Modeste Mutinga Mutuishayi: la tête et le ventre dans la mangeoire des Mammouths joséphistes, les pieds au Potentiel, Radio 7, Télé 7...

"Momo" Modeste Mutinga, Joséphiste patenté

Politicailleur mafieux, pure produit du joséphisme qui n'a rien à voir avec le kabilisme qui équivaut au m'zéeïsme, avec sa boule à zéro de-peuplé par les cheveux, son sourire narquois masque le fait que Modeste Mutinga Mutuishayi est un grand requin, un mafioso. Fourbe, il l'est, roublard encore plus davantage. Dribbleur patenté, Modeste Mutinga Mutuishayi est un vrai pâtissier habitué à rouler les autres dans la farine. Il est étonnant que les médias coupagistes, ethno-tribalistes tentent de virginiser le fameux prédateur de la Haute Autorité des Médias (HAM) nommé Rapporteur au Sénat par Joseph Kabila. Notre Zarko national mange à tous les râteliers. Mammouth joséphiste jusque dans le cambouis, Modeste Mutinga Mutuishayi est un faucon du régime de Kinshasa, depuis treize ans, il lèche les bottes de jardinier de l'incapacitaire de Kingakati et accompagne sa dictature totalitaire. Mais pour se tromper à lui-même mais surtout sa conscience, il use et abuse les éditoriaux du journal le Potentiel, Radio 7 et Télé 7 pour torpiller la main de Joseph Kabila qui l'a toujours nourrit. Sans faire attention à l'élongation, Modeste Mutinga Mutuishayi a la tête et le ventre à la mangeoire des Mammouths joséphistes et les pieds au Potentiel, Radio 7 et Télé 7...

"Momo" Modeste Mutinga, Joséphiste patenté

C'est Joseph Kabila qui l'a fait sortir de la maison familiale de Ngaba où il était habitué à boire les "Mayi ya Mabulu". On apprend même qu'il serait menacé par les "Balkanisateurs". Une histoire à dormir debout ou à pisser de rire. Lorsque Modeste Mutinga Mutuishayi en autocrate et prédateur de la liberté de la presse a muselé les journalistes, les médias et les opposants lors de l'élection Louis Michel 2006, n'a-t-il pas agit en Balkanisateur des Congolais ? Lorsque l'ancien locataire de Ngaba a privé 60 millions de Congolais d'un débat démocratique et légitime puisque Constitutionnel entre Jean-Pierre Bemba et Joseph Kabila n'a-t-il pas faciliter les jeux de ses commanditaires qui sont en fait les vrais balkanisateurs ?

Modeste Mutinga Mutuishayi qui se dit menacé par ses amis de la Majorité Présidentielle se console avec sa breloque de Commandeur de l’Ordre de la Couronne par Sa Majesté le roi Albert II de Belgique. Lorsqu'on sait que pour les festivités du cinquantenaire du Congo en 2010, Albert II était arrivé les mains vides à Kinshasa et était réparti avec un collier en diamants. Il n'a même pas osé parler de l'assassinat de l’icône des Droits de l'homme, Floribert Chebeya et de Fidèle Bazana. Sa mission fut toute simple: adouber et légitimer un régime usurpateur et prédateur.

Avec quoi Modeste Mutinga Mutuishayi a donc acheté sa breloque de Commandeur de l'ordre de la couronne de sa Majesté ? Modeste Mutinga Mutuishayi a simplement était récompensé par l'ancienne puissance coloniale d'avoir muselé les journalistes, les médias et les opposants. D'avoir donc permis le premier hold-up électoral d'alias Joseph Kabila à la tête du Congo. La vérité est crue , elle celle-là. De quoi Modeste Mutinga peut-il se plaindre aujourd'hui, avec alias Joseph kabila, il a tout obtenu: Villas, grosses Jeeps 4X4, il s'est même remarié...

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Photos. Pour sa première sortie officielle le Premier ministre Valls a choisi Thalès à Genevilliers

Des journalistes attendant le Premier ministre Valls. Photos Réveil FM International

Gennevilliers - Manuel Valls a effectué jeudi matin à Gennevilliers, sur un site du groupe de défense Thalès, sa première visite de terrain comme chef du gouvernement, placée sous le signe du patriotisme économique.

Arrivée du Premier ministre Valls à Thalès. Photos Réveil FM International

Le Premier ministre s'est en fait greffé sur une visite d'un site de Thalès que devaient effectuer dans le cadre de la Semaine de l'industrie les ministres Arnaud Montebourg (Economie) et Najat Vallaud-Belkacem (Egalité hommes-femmes). "Je voulais empêcher que la lumière" soit sur les ministres, a-t-il ironisé. Mais, pour lui, c'est avant tout "une manière de démontrer que nous sommes une équipe soudée, compacte et qui va à l'essentiel", a expliqué M. Valls.

FreddyMulongo à Thalès. Photos Réveil FM international

Après une visite du site au pas de charge, M. Valls a fait le service après-vente des mesures du pacte de responsabilité qu'il a dévoilées lors de sa déclaration de politique générale.

Il a ainsi voulu "passer du discours à la réalité: stimuler la croissance, redresser l'économie française, soutenir nos entreprises, redonner confiance à la jeunesse, voilà la manière dont nous devons agir", a fait valoir le chef du gouvernement. M. Valls a repris le credo de M. Montebourg et de son patriotisme économique. "La force économique de la France, ce sont ses fleurons industriels, Thalès en est un!", a-t-il ainsi lancé.

Entrée de Valls dans la salle de conférence. Photos Réveil FM

Avec une "compétitivité en baisse" depuis dix ans, "il nous faut franchir une nouvelle étape et (...) rendre nos entreprises plus performantes", a expliqué M. Valls, avec des accents similaires à ceux de François Hollande ou de son prédécesseur, Jean-Marc Ayrault.

Najat Vallaud-Belkacem (Egalité hommes-femmes), Manuel Valls et Arnaud Montebourg (Economie).

- "Logiciel anti-couacs" -

"Sans mouvement, nous décrocherons", a mis en garde le nouveau Premier ministre, jugeant le coût du travail "trop élevé dans notre pays". Il a ainsi rappelé que la baisse du travail initiée par le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (Cice), allait être poursuivie d'ici 2017 avec une nouvelle réduction de 10 mds EUR.

M. Valls a appelé à baisser les charges, d'abord sur les emplois les moins qualifiés mais aussi sur les emplois mieux rémunérés, qui sont un "gage de notre capacité à exporter".

"Il y a dans notre pays une méfiance vis-à-vis des entreprises, c'est une erreur", a-t-il estimé, soulignant que les Français plaçaient les PME devant des institutions comme l'armée ou l'école, en tête de leurs préférences.

Manuel Valls a aussi entonné un couplet à la tonalité plus "sarkozyste", à propos "des Français qui aiment travailler et qui considèrent que le travail est une valeur".

Selon lui, "on peut gagner en confiance" même si "on a une des jeunesses les plus pessimistes d'Europe" et qu'"une partie veut partir".

Multipliant les références à M. Montebourg, qui a pesé pour sa nomination à Matignon, il a appelé à entretenir ce "sentiment patriotique qu'exprime chaque jour le ministre du Redressement productif". "L'ambition, l'audace, tout cela doit être soutenu car ce sont des atouts pour notre pays", a aussi déclaré M. Valls. L'ex-ministre de l'Intérieur a appelé à "aimer la France, à être fier de notre pays, de nos atouts". M. Montebourg n'a pour sa part pas écarté de nouvelles ventes de participations de l'Etat dans des entreprises. "Nous avons un portefeuille de 71 participations d'une valeur de 110 milliards d'euros", a-t-il rappelé, évoquant des cessions de "participations dormantes". "Nous ne nous interdisons rien mais nous en discuterons avec le Parlement", a assuré le ministre.

M. Valls a aussi manié l'humour pour cette première sortie, demandant à Thalès de concevoir un "logiciel anti-couacs" pour le gouvernement ou mettant en boîte les journalistes devant des étudiants.

Photo de famille avec les étudiantes

Départ de Valls de Thalès

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jeudi 10 avril 2014

Elysée, gouvernement : le chamboule-tout de Hollande

Paris (VIIIe), mardi. Le temps de la « normalité » est terminé : François Hollande, qui a décapité son cabinet à l’Elysée et cerné Manuel Valls en plaçant des proches au gouvernement, ne veut plus perdre de temps… en vue de 2017.

ON LE SURNOMMAIT Pépère. Depuis hier, les socialistes sont tentés de le rebaptiser... Attila ! En une seule journée, François Hollande a renversé la table en décapitant son cabinet à l'Elysée et la tête du PS, neuf jours après avoir déjà coupé la tête de Jean-Marc Ayrault. Le tout en n'hésitant pas à se salir les mains en envoyant certains de ses proches au tapis.

Un acte d'autorité que le président tenait à marquer, lui qu'on dit souvent indécis, pour montrer qu'il a compris que la gifle des municipales s'adressait d'abord à lui. « Il se remanie lui-même en faisant ça », analyse un cadre de la majorité. « Il fait le big-bang, il change tout en même temps. On ne l'attendait pas là-dessus », complète un fidèle.

Si Hollande a appuyé sur le bouton nucléaire hier, c'est aussi pour montrer à son ambitieux Premier ministre qu'il tient le volant. « C'est un gouvernement de hollandais. Valls est cerné, encerclé, même par les secrétaires d'Etat nommés hier. Ils sont où, les vallsistes ? Hollande le met sous contrôle, il lui a tout imposé. Il lui signifie que le patron, c'est lui ! » décrypte un ami du chef de l'Etat.

« Le quinquennat commence »

De fait, le Premier ministre n'a pas placé ses proches au gouvernement, comme le député Jean-Jacques Urvoas ou le sénateur Luc Carvounas. Les hollandais, en revanche, sont en force : Michel Sapin, François Rebsamen, Stéphane Le Foll, sans compter ceux repêchés ou promus secrétaires d'Etat comme Frédéric Cuvillier, Kader Arif ou André Vallini.

« Ce président à 25 % dans les sondages, qui suscite le doute et les moqueries, envoie le signal qu'il peut remanier tous les postes de la majorité à sa main et de façon violente ! » applaudit un conseiller ministériel, pour qui l'ère de la « normalité » est bien terminée. « Le quinquennat commence », ironise même un cadre du PS, qui raconte qu'Ayrault n'a cessé de plaider pour ce grand nettoyage. Entendu, mais trop tard, l'ancien Premier ministre a décidé de partir en vacances à l'étranger.

Il se replie sur un tout petit carré d'intimes

Pour relancer son mandat très embourbé, le président se replie aussi sur un tout petit carré d'intimes : l'ami avocat Jean-Pierre Mignard, Sapin, Rebsamen, la sénatrice Frédérique Espagnac, le « visiteur du soir » Julien Dray. Et l'ami de trente ans Jean-Pierre Jouyet, rencontré sur les bancs de la promotion Voltaire à l'ENA. C'est lui qui va reprendre les commandes du cabinet élyséen au poste de secrétaire général, à la place du préfet Pierre-René Lemas. « Je le fais pour lui », confie en petit comité Jouyet, qui aurait hésité mais cherche peut-être à laver son péché sarkozyste. Il avait en effet été débauché par l'ancien chef de l'Etat dans le cadre de l'ouverture. « C'est la seule fois où j'ai vu Hollande les larmes aux yeux », se rappelle un cadre PS.

Reste une question : le président a-t-il tiré sa dernière cartouche avec ce grand chamboule-tout, au risque de se trouver démuni en cas de claque aux européennes fin mai ? Selon des habitués de l'Elysée, le président, qui pense très fort à sa réélection, ne veut plus perdre de temps. L'un d'eux confie : « Bien sûr qu'il a 2017 dans la tête. Il regarde l'opinion, il voit bien que ce ne sera pas facile. »

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Hollande prive ses ministres de téléphone pour... par BFMTV

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Assemblée nationale: Déclaration de politique générale du Premier ministre Valls

Monsieur le président,

Mesdames, messieurs les députés,

Trop de souffrance, pas assez d’espérance, telle est la situation de la France.

Et c’est conscient de cette réalité que je me présente devant vous.

Les Français nous regardent. Ils attendent beaucoup de nous. Et mon devoir, c’est de me hisser à la hauteur de leurs exigences.

Par leur vote ou leur abstention historique lors des dernières élections municipales, ils ont dit leur déception, leur doute, leur mécontentement et parfois leur colère. Ils ont dit leur peur de l’avenir. Leur avenir, et celui de leurs enfants. Et puis il y aussi cette exaspération quand, à la feuille de paie déjà trop faible, s’ajoute la feuille d’impôt trop lourde. Enfin, ils ont exprimé leur soif de justice.

J’ai entendu leur voix. J’ai aussi entendu leur silence.

Ils se sont prononcés contre l’impuissance politique. Ils veulent des résultats concrets en matière d’emploi, de lutte contre la précarité, de vie chère.

Ce message, très clair, le Président de la République l’a entendu. Il en a tiré les enseignements politiques.

Et c’est conscient de la responsabilité que m’a confiée le Chef de l’Etat que je me présente devant vous, pour ouvrir une nouvelle étape du quinquennat.

Je veux rendre, ici, hommage à Jean-Marc Ayrault. Il a agi avec droiture, sens de l’Etat, pendant vingt-deux mois. J’ai été fier d’être son ministre de l’Intérieur, comme socialiste, comme républicain et comme patriote.

Dans des circonstances bien différentes, à cette même tribune, il y a 60 ans, un homme nous a montré la voie. Le mot d’ordre de Pierre Mendès-France – dire la vérité – m’oblige, nous oblige. La vérité, c’est le premier principe de la démocratie.

Je dirai donc la vérité aux Français. Je la leur dois.

Vérité sur la situation d’urgence de notre pays. Vérité sur les solutions qu’il faut y apporter.

La France est à un moment de son histoire où il faut se concentrer sur l’essentiel.

Et l’essentiel, c’est de redonner confiance aux Français dans leur avenir.

Dire l’essentiel pour retrouver l’essentiel : la confiance des Français. Tel sera mon propos.

Mesdames et messieurs les députés,

La réalité est là, et il faut la regarder, sans trembler.

J’ai vu, j’ai écouté ces retraités qui, à l’issue d’une existence d’efforts, vivent avec une maigre pension ; ces ouvriers qui attendent, depuis trop longtemps, de pouvoir retravailler ; ces salariés précaires pour qui le quotidien n’est pas le travail, mais la survie ; ces patrons de PME, ces artisans, ces commerçants qui n’ont qu’une seule obsession : sauver leur activité pour sauver leurs équipes ; ces agriculteurs, attachés à leur exploitation, qui font face à l’endettement et aussi à une forme de solitude.

J’ai vu ces visages fermés. Ces gorges nouées. Ces lèvres serrées …

Disons les choses simplement : beaucoup de nos compatriotes n’y croient plus. Ils ne nous entendent plus. La parole publique est devenue pour eux une langue morte. Le présent est instable, l’avenir est illisible. Peu de Français se sentent à l’abri. Ils se disent qu’il ne suffirait pas de grand-chose pour perdre ce qu’ils ont construit pour eux et pour leurs enfants.

Voilà, la peur lancinante du déclassement !

Mais la crise économique et sociale n’explique pas, à elle seule, la crise de confiance. Il y a aussi une crise civique, une crise d’identité.

Dans un monde qui bouge si vite, les Français doutent de la capacité de notre modèle républicain à promouvoir, à protéger et à intégrer.

Dès lors, la tentation du repli devient plus grande, partout, dans nos territoires ruraux, périurbains, mais aussi dans nos villes lézardées par des fractures communautaristes qui prennent le dessus sur l’idée d’appartenir à une même nation.

Nous assistons également à une montée du racisme, de l’antisémitisme, de l’intolérance. Et les paroles, les actes anti-juifs, anti-musulmans, anti-chrétiens, homophobes, doivent être combattus avec une même fermeté.

Notre société est traversée par la violence. Il y a la menace terroriste qui s’est globalisée et qui pèse sur nos démocraties. Il y a surtout la violence du quotidien. Ce phénomène n’est pas nouveau : les atteintes aux personnes sont en progression continue depuis plus de trente ans. Le phénomène inédit, c’est que la délinquance se déplace vers des territoires - je pense aux villes moyennes, aux villages – qui, jusqu’à présent, avaient le sentiment d’être épargnés. Nos quartiers populaires sont gangrénés par ce fléau que sont les trafics de drogue. Ils abîment une part de notre jeunesse et, pour fructifier, tentent d’imposer un autre ordre que celui de la République. L’augmentation des cambriolages depuis cinq ans est majoritairement responsable de la hausse du sentiment d’insécurité. Se faire voler, et surtout quand on a peu, est un traumatisme profond. Il y a enfin toutes ces incivilités, ces défis, ces bravades, contestant l’autorité et qui pourrissent la vie des gens. Tout cela joue sur le moral de nos concitoyens.

La vérité, la voilà ! Le pire serait de fermer les yeux.

Mesdames et messieurs les députés,

La première chose que je dois aux Français, c’est l’efficacité. C’est pour cela que j’ai composé un gouvernement compact, resserré et solidaire.

Solidaire, ce gouvernement est aussi paritaire ! Parce que l’égalité femmes-hommes est au cœur de toute société moderne.

La seconde chose que je dois aux Français, c’est la sincérité.

La sincérité, c’est expliquer.

Je crois que nous n’avons pas - tous ici ! - donné assez de sens aux efforts et aux sacrifices que les Français consentent depuis des années.

Le monde dans lequel la France agit et tient son rang est un monde riche d’opportunités mais il est également dur, injuste, parfois violent.

Dans une économie globalisée, nos entreprises font face à une concurrence mondiale, qui ne leur fait pas de cadeau. Il faut donc les protéger. C’est également le cas pour notre culture qu’il faut soutenir, et aussi défendre parce qu’elle est exceptionnelle.

Notre monde, c’est aussi l’ère du numérique qui relie les hommes et qui accélère l’échange des savoirs, des marchandises, des services. Et c’est pourquoi la fracture numérique est bien plus qu’une fracture technique, c’est une fracture économique, sociale et culturelle !

Face à toutes ces mutations, nous n’avons pas d’autre choix que de nous mettre au niveau. Le plus élevé. Et de prendre nos responsabilités en développant notre attractivité, notre compétitivité, notre créativité. Et puis nous devons aussi aller au- devant du monde, pour renforcer notre commerce extérieur, notre tourisme, notre technologie, notre excellence dans bien des domaines ; c’est le but de notre diplomatie économique.

Notre voix, celle du Chef de l’Etat, notre diplomatie, nos armées sont respectées. Et je veux, ici, rendre hommage à nos soldats engagés à l’étranger, notamment au Mali, en Centrafrique, pour assurer la paix et la sécurité. Et je n’accepte pas les accusations injustes qui pourraient laisser penser que la France ait pu être complice d’un génocide au Rwanda alors que son honneur, c’est toujours de séparer les belligérants.

Mesdames, messieurs les députés,

Rien n’est possible sans l’écoute et le dialogue.

Et parce que c’est un homme de dialogue, je veux rendre hommage à Jean-Louis Borloo et lui souhaiter tous mes vœux de rétablissement.

Une démocratie forte c’est un Parlement respecté.

La Constitution de notre Ve République, à laquelle je suis très attaché, précise clairement les choses : l’exécutif détermine le cap, et le Parlement "vote la loi, contrôle l'action du Gouvernement et évalue les politiques publiques".

Vous, élus de la Nation, vous êtes l’expression de la souveraineté nationale.

Je connais les attentes de la majorité parlementaire, je les partage, et je veux travailler avec elle sur la base d’un contrat qui nous engage mutuellement. Je veux définir un mode de travail performant, avec les socialistes et les radicaux, mais aussi avec les écologistes.

Et je dis au groupe GDR que je n’ai pas d’adversaire à gauche et que nous pouvons avancer ensemble sur beaucoup de sujets, dans l’intérêt de la France.

Gouverner, c’est écouter l’ensemble de la représentation nationale et donc l’opposition.

Gouverner, ce n’est pas rechercher la victoire d’un camp sur un autre. L’opposition vient de remporter les élections municipales. Elle a donc une responsabilité vis-à-vis des Français. Je veux l’écouter. Je proposerai aux présidents des groupes UMP et UDI de me rencontrer dès la semaine prochaine.

Le dialogue, c’est également le dialogue social. Il a permis, depuis deux ans, d’importantes avancées en matière d’emploi, de marché du travail, de formation professionnelle, de retraites. Il doit se poursuivre. Et je rencontrerai les partenaires sociaux dès vendredi.

L’exigence de dialogue vaut également pour les élus locaux. Je mesure leur rôle pour la cohésion sociale, mais aussi le dynamisme et l'attractivité de notre économie.

Le dialogue, c’est aussi celui que je veux avoir directement, sur le terrain, avec les Français.

Mesdames et messieurs les députés,

Nous devons aller à l’essentiel. Et l’essentiel, c’est la France ! Son avenir, sa jeunesse, sa force.

Si nous voulons que la France reste une nation maitresse de son destin, nous devons lui rendre la force économique qu’elle a perdue depuis 10 ans. Il faut donc produire en France, créer de la richesse en France, créer des emplois durables en France. Pour faire reculer le chômage de masse.

C’est le but du pacte de responsabilité proposé par le Président de la République.

Le chômage assomme notre pays depuis des décennies. Il s’est aggravé mois après mois depuis 2008 : 1,3 million de demandeurs d’emploi supplémentaires en 6 ans, avant que nous ne parvenions, fin 2013, à ralentir le rythme.

La politique de l’emploi conduite depuis 22 mois en direction des jeunes a eu des résultats : il y a moins de jeunes chômeurs aujourd’hui qu’il y a un an. Mais cela ne suffit pas !

Sans une croissance plus forte, nous ne ferons rien Et la croissance ne se décrète pas. Elle se stimule, avec pragmatisme et volontarisme.

Sans croissance pas de confiance, et sans confiance, pas de croissance.

Je le dis sans détour : nous avons besoin de nos entreprises, de toutes nos entreprises, de nos PME, de nos « start-up », de nos artisans, de nos associations et coopératives. Entreprendre, créer, prendre des risques, embaucher : c’est cette démarche positive que je veux encourager parce qu’elle fait du bien à notre pays.

Sortons des défiances, des postures, des caricatures.

Et c’est pourquoi je salue nos entreprises, nos PME-PMI, nos artisans, nos agriculteurs, nos commerçants qui travaillent dur, qui aiment leur métier et qui considèrent que le travail est une valeur.

Soutenir les entreprises, c’est soutenir l’emploi, l’investissement, les exportations.

Alors oui, nous agirons pour encourager les entreprises, pour soutenir la recherche et l’innovation, améliorer le fonctionnement du marché du travail, alléger les coûts, simplifier les procédures et favoriser le dialogue social à tous les niveaux. Avec exigence, car les entreprises ont des responsabilités vis-à-vis de leurs cadres, leurs employés, leurs ouvriers. Ce sont eux qui font leur richesse.

L’idée du Pacte de responsabilité et de solidarité est simple : chacun doit s’engager pour l’emploi. C’est une initiative novatrice dans un pays comme le nôtre. Notre pays doit apprendre à oser ces compromis positifs et créatifs. Les divergences d’intérêt existent, il ne s’agit pas de les effacer mais de les dépasser, pour l’intérêt général. C’est ça la modernité !

Il faut maintenant donner corps à ce Pacte.

Le Président de la République avait indiqué, le 14 janvier, que le Gouvernement engagerait sa responsabilité sur ce Pacte. C’est donc ce que je fais aujourd’hui devant vous. Comment imaginer d’ailleurs une déclaration de politique générale si elle n’abordait pas ces sujets ?

Mais il y aura d’autres débats et d’autres votes. Fin avril, l’Assemblée nationale sera saisie du programme de stabilité et de la trajectoire des finances publiques. Au début de l’été, un projet de loi de finances rectificative traduira les économies nouvelles que nous aurons proposées. Et il y aura évidemment le rendez-vous crucial de la loi de finances initiale. Ces débats ces votes qui traduiront notamment la mise en œuvre du pacte de responsabilité et de solidarité permettront aux parlementaires d’être des acteurs à part entière de son contenu.

Rien ne peut se faire sans le Parlement. Je crois qu’il est responsable et transparent, de vous présenter, à vous députés, et aux Français, dès ce premier discours devant le Parlement, les orientations du Pacte de responsabilité et de solidarité.

Une négociation entre partenaires sociaux a fixé des engagements pour l’emploi.

Le moment de la décision est venu.

D’abord, il y a le coût du travail.

Il doit baisser. C’est un des leviers de la compétitivité – pas le seul – mais il pèse lourd.

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault avait engagé le mouvement avec la création du Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi qui doit atteindre 12 milliards cette année et 20 milliards l’année prochaine. Nous porterons les allégements du coût du travail à 30 milliards d’ici 2016.

Comment ? Je refuse d’opposer l’effort pour les emplois les moins qualifiés – dont nous avons besoin – et celui pour les emplois qualifiés qui font notre compétitivité – notamment dans l’industrie. L’un répond à l’urgence de créer des emplois, l’autre à la nécessité d’exporter. Nous ferons donc les deux.

Au niveau du SMIC, les cotisations patronales à l’URSSAF seront entièrement supprimées au 1er janvier 2015.

Zéro charges pour l’employeur d’un salarié payé au SMIC

Voilà une vraie révolution.

Le barème des allégements existants entre le SMIC et 1,6 fois le SMIC sera modifié en conséquence. Nous y consacrerons 4,5 milliards d’euros.

Pour les salaires jusqu’à 3 fois et demi le SMIC, c’est-à-dire plus de 90% des salariés, les cotisations Famille seront abaissées de 1,8 point au 1er janvier 2016. Cela représente un allégement supplémentaire de près de 4,5 milliards d’euros. Cela ne pénalisera en rien le financement de la politique familiale, qui se verra affecter d’autres recettes pérennes.

Les travailleurs indépendants et artisans qui représentent des gisements de créations d’emplois, bénéficieront d’une baisse de plus de trois points de leurs cotisations famille dès 2015 (soit 1 milliard d’euros).

Voilà l’effort de l’Etat. Il est à la hauteur de l’enjeu. 30 milliards de baisse du coût du travail, l’équivalent des cotisations famille comme l’avait dit le Président de la République, le 14 janvier dernier.

Pour relever l’investissement, le gouvernement agira aussi par la fiscalité.

D’abord, en réduisant les impôts de production, comme la « C3S » - contribution sociale de solidarité des sociétés – payée par 300 000 entreprises. Elle sera entièrement supprimée en trois ans. Cela représente environ 6 milliards d’euros de marges supplémentaires, dont 1 milliard dès 2015.

Concernant l’impôt sur le résultat des sociétés, la « surtaxe » instaurée sous la mandature précédente sera supprimée en 2016. Le taux normal de cet impôt sera par ailleurs abaissé à 28% en 2020, avec une première étape intermédiaire en 2017.

Pour simplifier notre système fiscal, plusieurs dizaines de petites taxes complexes et de faible rendement seront enfin supprimées.

L’Etat a pris ses responsabilités. Aux employeurs de tenir leurs engagements. Ils ont été précisés dans l’accord passé entre les partenaires sociaux, le 5 mars dernier. Cet accord fixe deux grands objectifs :

La création d’emplois, en particulier pour les jeunes et les seniors.

La qualité de l’emploi, la formation des salariés, l’amélioration et la reconnaissance des qualifications.

Autour de ces objectifs, les négociations doivent s’engager, dans les prochaines semaines, dans chaque branche professionnelle.

La grande conférence sociale qui se réunira à l’été permettra de mesurer ensemble la dynamique ainsi créée.

Le Pacte est aussi un Pacte de solidarité, il doit améliorer le pouvoir d’achat des salariés les plus modestes.

Le meilleur moyen c’est d’agir sur les cotisations salariales pour augmenter le salaire net, celui que l’on touche à la fin du mois. Dès le 1er janvier 2015, elles seront diminuées pour les salaires au niveau du SMIC pour procurer 500 euros par an de salaire net supplémentaire. C’est presque la moitié d’un 13e mois pour un salarié payé au SMIC. Ce gain sera dégressif entre le SMIC et 1,3 fois le SMIC. Par ailleurs, mon gouvernement proposera d’alléger la fiscalité pesant sur les ménages modestes, en particulier ceux qui sont entrés dans le champ de l’impôt sur le revenu ces dernières années alors même que leur situation ne s’était pas améliorée.

L’ensemble de ces mesures en faveur des ménages modestes représentera 5 milliards d’euros à l’horizon 2017.

Mesdames, messieurs les députés,

La croissance, c’est aussi l’économie verte.

La transition énergétique sera l’une de mes priorités. C’est une formidable opportunité économique.

Concrètement, la transition énergétique réduit notre déficit commercial et renforce notre souveraineté. Elle redonne du pouvoir d’achat grâce aux économies liées à la rénovation énergétique des logements et aux véhicules qui consomment peu. Elle encourage des secteurs extrêmement porteurs en termes d’emplois. Je pense en particulier au bâtiment.

Mais il y aussi la nécessité écologique.

Le climat est probablement le domaine où le besoin de régulation se fait le plus pressant. La France accueillera à Paris, fin 2015, la grande conférence sur le climat. Il s’agit là d’un enjeu planétaire majeur, auquel nous répondrons en nous dotant d’une véritable « stratégie bas carbone » qui sera présentée par le gouvernement au Parlement.

L’objectif est de réduire de 30% notre consommation d’énergie fossile d’ici 2030 et de 40% nos émissions de gaz à effet de serre à la même échéance. L’engagement du Président de la République de passer à 50 % la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici 2025, sera tenu. Il sera inscrit dans la loi sur la transition énergétique soumise au conseil des ministres avant l’été. Cette loi sera le texte fondateur de notre nouvelle politique énergétique.

Mesdames et messieurs les députés,

Notre redressement passera aussi par notre indépendance financière.

La dette publique est notre responsabilité collective.

Là encore, il faut dire la vérité. La dette, Lionel Jospin l’avait stabilisée à un peu plus de 50% du PIB en 2002. En 2007, lorsque Jacques Chirac quitte l’Elysée, elle représentait 65 % des richesses que nous produisions chaque année. Cinq ans plus tard, à la fin du mandat de Nicolas Sarkozy, elle avait explosé, et atteignait 90% de la production nationale. Aujourd’hui, elle représente 30.000 euros pour chaque Français. Cette situation nous oblige, tous.

Les gouvernements successifs ont choisi de redresser nos comptes en privilégiant les augmentations répétées des prélèvements. C’est particulièrement vrai depuis 2010. La précédente majorité y a pris sa part (30 milliards ) autant que l’actuelle. Ces hausses n’ont pas épargné les classes moyennes. Il faut en finir avec l’inventivité fiscale qui génère une véritable angoisse chez nos concitoyens.

En 2012, nous avons trouvé une dette qui s’était envolée, et un déficit des comptes publics de 5,2% du PIB. Nous l’avons déjà ramené à 4,3% fin 2013. Et nous allons poursuivre ce redressement tout au long du quinquennat.

Je vous propose un changement de rythme pour éviter tout recours à l’impôt et financer le redressement de notre économie : 50 milliards d’euros d’économies sur trois ans de 2015 à 2017. L’effort sera partagé par tous. L’Etat et ses agences en prendront la plus grande part, 19 milliards d’euros. 10 milliards proviendront de l’assurance maladie et 10 milliards supplémentaires des collectivités locales. Le reste viendra d’une plus grande justice, d’une mise en cohérence et d’une meilleure lisibilité de notre système de prestations.

Mais je ne veux pas casser la croissance, sinon nos déficits ne diminueront pas et le chômage ne sera pas réduit. Bien sûr, il faut redresser nos comptes publics mais sans casser notre modèle social et nos services publics, sinon les Français ne l’accepteraient pas.

Je suis pour le respect de nos engagements, pour le sérieux budgétaire, pas pour l’austérité !

Ce nécessaire équilibre, nous allons, à nouveau, l’expliquer à nos partenaires européens. La reprise économique est là, mais elle est fragile. Nous devons l’entretenir comme un feu naissant, l’accompagner.

Et les efforts que nous faisons sur la réduction de nos déficits, sur nos réformes structurelles, sur la compétitivité des entreprises, sur le coût du travail, ne doivent pas être balayés par un niveau trop élevé de l’euro. Il est aujourd’hui 10% plus cher qu’à l’été 2012 ; ce qui évidemment pèse sur nos exportations.

La Banque Centrale Européenne mène une politique monétaire moins expansionniste que ses consœurs américaine, anglaise ou japonaise. Et c’est dans la zone euro que la reprise économique est la moins vigoureuse. Ce sujet, qui va d’ailleurs être au cœur des prochaines élections européennes, je veux l’aborder très directement. Car il appartient à l’Europe d’apporter des réponses concrètes aux attentes des peuples. Ce qui est essentiel, c’est de remettre l’Union Européenne sur le chemin de la croissance au travers de politiques de grands investissements, des politiques pour l’emploi, notamment tournées vers la jeunesse. Sinon, tous les efforts de réduction des déficits seront vains. Et je ne veux pas que cette magnifique aventure qui a uni notre continent perdre son éclat et finalement sa logique. Je reste convaincu que la France ne peut pas se passer de l’Europe et que l’Europe ne peut pas se passer de la France. Et je suis très attaché à la solidité du couple franco-allemand.

Notre indépendance financière passe aussi par des réformes de structures. La France est prête à ces réformes et notamment celle du "millefeuille territorial".

Je propose quatre changements majeurs susceptibles de dépasser les clivages partisans :

Le premier concerne nos régions. Il s’inspire du rapport des Sénateurs Yves Krattinger et Jean-Pierre Raffarin. Nos régions doivent disposer d’une taille critique. Ainsi elles auront tous les leviers, toutes les compétences, pour accompagner la croissance des entreprises et encourager les initiatives locales. Je propose de réduire de moitié le nombre de régions dans l’hexagone.

Sur la méthode, il s’agit de faire confiance à l’intelligence des élus. Les régions pourront donc proposer de fusionner par délibérations concordantes. En l’absence de propositions, après les élections départementales et régionales de mars 2015, le gouvernement proposera par la loi une nouvelle carte des régions. Elle sera établie pour le 1er janvier 2017.

Mon deuxième objectif, c’est l’intercommunalité. Une nouvelle carte intercommunale, fondée sur les bassins de vie entrera en vigueur au 1er janvier 2018.

Mon troisième objectif, c’est la clarification des compétences. C’est pourquoi je proposerai la suppression de la clause de compétence générale. Ainsi, les compétences des régions et des départements seront spécifiques et exclusives.

Enfin, mon dernier objectif est d’engager le débat sur l’avenir des conseils départementaux. Je vous propose leur suppression à l’horizon 2021. Je mesure l’ampleur de ce changement. Il nous faudra notamment répondre au sentiment d’abandon qui existe dans nos départements et territoires ruraux. Ce changement donnera lieu à un profond débat dans le pays qui associera les élus et les citoyens. Mais il est désormais temps de passer des intentions aux actes.

Pour ce qui concerne l’Etat, sa présence sur l’ensemble du territoire est indispensable. Le maillage territorial des préfectures, des sous-préfectures, ne sera pas remis en cause, mais il faudra l’adapter progressivement à la nouvelle donne territoriale. C’est la garantie d’un égal accès de tous les citoyens aux services publics. Je veux d’ailleurs rendre hommage à l’ensemble de ces agents, qui sont le visage du service public.

Mesdames, messieurs les députés,

Redresser la France, c’est la redresser dans la justice.

La France sera forte, si elle est juste.

Notre nation est singulière : elle ne peut pas concevoir la force sans la Justice. L’un de nos grands génies, Blaise Pascal, l’a formulé de façon lumineuse : « la justice sans la force est impuissante. La force sans la justice est tyrannique ». Nous ferons tout pour que notre pays soit fort et juste.

Le gouvernement que je conduis accompagnera les Français les plus modestes. Là encore, aucune dispersion. Le Président de la République a indiqué le cap. Il faut aller à l’essentiel : l’école et le logement. Ces sujets sont vastes. Je n’évoquerai donc que les points essentiels.

Investir dans l’école de la République, dans ses enseignants, et pour ses élèves, c’est réinvestir la République de sa mission première : chaque enfant, peu importe son milieu social, doit bénéficier des mêmes opportunités.

Depuis deux ans, nous avons engagé une refondation de l’école : réforme des métiers, rétablissement de la formation des maîtres, lutte contre l’échec scolaire, priorité donnée au primaire, relance de la scolarisation des moins de trois ans.

Le redressement de l’école doit être poursuivi.

L’aménagement des rythmes scolaires est une bonne réforme car avec elle beaucoup plus d’enfants ont accès à des activités périscolaires, sportives, culturelles très complémentaires de l’éducation donnée par les enseignants. 93% des communes s’y sont déjà engagées. Cependant, j’ai entendu les remarques de bonne foi venant des élus. Ainsi, le cadre réglementaire sera assoupli après les concertations nécessaires avec les enseignants, les parents et les élus.

Ce qui doit compter et nous rassembler, c’est la réussite des élèves, partout en France.

Deuxième priorité : le logement.

Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est de relancer la construction là où les besoins existent.

Pour produire davantage de logements, moins chers, plus vite, il faut simplifier. 50 mesures de simplification de règles et de normes existantes seront prises sans transiger sur la qualité et la performance. Les arrêtés seront publiés avant l’été.

Le logement pour tous est une mission qu’il nous faut mener ensemble, Etat, collectivités territoriales, de droite comme de gauche, entreprises, bailleurs sociaux et privés.

Mesdames et messieurs les députés,

La réalité je l’ai décrite. Elle atteint le moral des Français. Car ce qu’il manque dans leurs yeux, c’est la confiance en eux-mêmes. La confiance est la clef de tout. Je veux la donner à travers vous. Mais je viens aussi la chercher en vous.

Et je veux dire aux Français qu’ils doivent se regarder avec lucidité mais aussi fierté.

Notre pays a de la grandeur.

Cette grandeur n’est pas une nostalgie, c’est l’ambition qui nous anime de génération en génération. Car la France a tant d’atouts. Nos services publics, nos infrastructures, nos grandes entreprises, la beauté de nos paysages et de nos villages. Il y aussi notre agriculture, notre ruralité à la fois notre patrimoine et notre modernité. Il y a aussi l’immensité de notre espace maritime. Et les Outre-mer ont un rôle primordial – sur les 5 continents – pour notre présence dans le monde. Tout comme l’ensemble de nos compatriotes qui sont établis et travaillent à l’étranger.

Notre pays a une culture magnifique. La Francophonie, c’est plus de 200 millions de personnes, dans 75 pays, sur l’ensemble des continents.

La France, c’est la cinquième puissance mondiale. Son message est entendu, sa voix est respectée. Son drapeau parle directement au cœur des peuples opprimés.

Notre pays a du génie, dans l’innovation, la création. Je pense à notre 7e Art ou à notre musique qui sont capables de conquérir le monde. Je pense également à nos médecins, à nos chercheurs, à nos scientifiques, à nos prix Nobel.

Et puis, notre pays a le plus bel atout qui soit : la République et ses principes de tolérance, de solidarité, de respect et de progrès. La République, c’est avant tout les mêmes droits et les mêmes devoirs pour tous les citoyens. La République, c’est la sécurité. La République, c’est la laïcité. C’est l’essence de notre nation, sa sève, sa flamme. La France, c’est aussi un pays de liberté. Cette majorité l’a montré en ouvrant le mariage aux couples de même sexe. Mais je souhaite l’apaisement, et c’est la volonté du Président de la République. Et c’est aussi cela la gauche ! La gauche est fidèle à elle-même et à ses valeurs quand elle sait s’adresser à tous et rassembler.

Dans un pays traversé par les fractures, les rumeurs, notamment sur cette soi-disant théorie du genre à l’école, tous les républicains doivent savoir s’écouter, se retrouver et éviter les surenchères dont les extrémismes sont les seuls vainqueurs.

Je pense à la réforme pénale, dont le but, je le rappelle, est de lutter contre la récidive.

Je pense à la famille, sujet sur lequel nous devons continuer à légiférer dans le seul intérêt de l’enfant.

Je pense à la politique d’immigration et d’asile : deux projets de loi vous seront bientôt soumis. Je pense aussi à la fin de vie pour laquelle un consensus peut être trouvé dans le prolongement de la loi Leonetti.

Il faut croire en nous-mêmes et en notre jeunesse.

C’est la grande priorité établie par la Président de la République. Notre jeunesse, toute notre jeunesse, celle notamment de nos quartiers populaires, victime trop fréquemment, je le sais, des discriminations. Souvent ces jeunes voudraient, mieux encore, aimer la France et être aimés d’elle. Je veux aussi dire à ces talents qui pensent que la France ne leur fait pas de place, que la France a besoin d’eux.

Soyons fiers d’être Français !

La France c’est un pays qui a toujours vu plus loin que lui. La France, c’est un pays qui porte son regard au-delà de lui-même. Et moi, je me battrai pour qu’il continue à voir plus grand. Car c’est cela être Français.

La France, c’est cette envie de croire que l’on peut pour soi et pour le reste du monde. La France ce n’est pas le nationalisme obscur, c’est la lumière de l’universel. La France, oui, c’est l’arrogance de croire que ce que l’on fait ici vaut pour le reste du monde. Cette fameuse « arrogance française » que nos voisins nous prêtent souvent, c’est en fait cette immense générosité d’un pays qui souhaite se dépasser lui-même.

La France a cette même grandeur qu’elle avait dans mon regard d’enfant, la grandeur de Valmy, celle de 1848, la grandeur de Jaurès, de Clemenceau, de De Gaulle, la grandeur du maquis. C’est pourquoi j’ai voulu devenir Français.

Voilà ce que nous sommes et ce que nous devons rester. Ne rétrécissons pas la France, ne rétrécissons pas ses rêves. Et je vous demande le cœur battant pour la France de m’accorder votre confiance.

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mardi 8 avril 2014

L'Assemblée nationale vote la confiance au gouvernement Valls par 306 voix contre 239

Le style du nouveau Premier ministre, ses annonces, ses éléments de langage... Voici les principaux points discours de politique générale de Manuel Valls.

Manuel Valls quitte la tribune de l'Assemblée nationale, après avoir prononcé son discours de politique générale, le 8 avril 2014.

L'Assemblée nationale a accordé mardi 8 mars par 306 voix contre 239 sa confiance à Manuel Valls. Juste avant ce vote, le Premier ministre a vécu son baptême du feu dans un hémicycle plein à craquer. Pendant 47 minutes, le nouveau chef du gouvernement a prononcé un discours de politique générale offensif. Le style du nouveau Premier ministre, ses annonces, ses éléments de langage... Voici ce qu'il faut retenir de la déclaration de Manuel Valls.

Le style

Tendu au début de son discours, le nouveau chef du gouvernement a peu à peu fendu l'armure pour se poser en chef. Dressant le portrait d'un pays qui ne croit plus en lui-même, Manuel Valls a inscrit ses pas dans ceux de Pierre Mendès France qui fixait comme règle d'or de "dire la vérité aux Français". "Vérité" et "efficacité", des mots que le Premier ministre a scandés. "Big bang" territorial, allègements de charges sur les bas salaires, mains tendues aux écologistes... le chef du gouvernement a détaillé sa feuille de route pour la France.

François Hollande avait annoncé un gouvernement "de combat", Manuel Valls s'est posé en commandant. S'il a rendu hommage à Jean-Marc Ayrault, il s'en est clairement démarqué par son énergie. Comme attendu, le Premier ministre a été aussi précis sur le pacte de responsabilité et de solidarité qu'évasif sur les économies à réaliser pour le financer.

A la fin de son discours, Manuel Valls a également déclaré sa flamme à la France. "Soyons fiers d'être Français !", s'est-il exclamé avant de saluer le fait que "peu de pays" permettent les "plus hautes fonctions" à des citoyens nés à l'étranger. Manuel Valls, né à Barcelone, en Espagne, a été naturalisé français à 20 ans en 1982.

La phrase "Trop de souffrance, pas assez d'espérance, telle est la situation de la France" : c'est ainsi que Manuel Valls a entamé son discours de politique générale devant les députés. Évoquant le vote des Français aux élections municipales, il a dit avoir "entendu leur voix. J'ai aussi entendu leur silence".

Les annonces

• "Millefeuille territorial". Le Premier ministre propose une vaste réforme territoriale, avec notamment une réduction de moitié du nombre de régions d'ici à 2017 et la suppression des conseils départementaux "à l'horizon 2021".

• Rythmes scolaires. La réforme des rythmes scolaires sera "assouplie", "après les concertations nécessaires avec les enseignants, les parents et les élus".

• Pouvoir d'achat. Manuel Valls promet de baisser les cotisations salariales pour les employés payés au smic, à partir du 1er janvier 2015, pour "procurer 500 euros par an de salaire net supplémentaire" aux salariés concernés. Il a aussi annoncé des mesures en faveur des ménages modestes à hauteur de 5 milliards d'euros d'ici à 2017, évoquant des allègements fiscaux. • Compétitivité. Le Premier ministre confirme l'objectif, inscrit dans le pacte de responsabilité, de réduction de 30 milliards d'euros du coût du travail d'ici à 2016. Il a promis la suppression des charges pour l'employeur d'un salarié payé au smic au 1er janvier 2015, une réduction du taux de l'impôt sur les sociétés, de la Contribution sociale de solidarité...

• Transition énergétique. Main tendue aux écologistes : la loi sur la transition énergétique sera présentée "avant l'été" et comprendra l'objectif de limiter le nucléaire à 50% de la production d'électricité d'ici à 2025.

L'oubli délibéré

Comment réaliser la promesse présidentielle d'économiser 50 milliards d'euros d'ici à 2017 ? Difficile de le dire. Certes, le Premier ministre a affirmé qu'il fallait poursuivre le redressement des comptes publics "tout au long du quinquennat" et a réaffirmé l'objectif de réduire de 50 milliards d'euros la dépense publique de 2015 à 2017.

L'Etat devra économiser 19 milliards d'euros, l'assurance-maladie sera amputée de 10 milliards d'euros et les collectivités locales devront elles aussi faire un effort de 10 milliards d'euros, a annoncé Manuel Valls, sans détailler davantage la nature des économies pour chacun. Le Premier ministre évite soigneusement de froisser sa majorité sur un sujet hautement sensible, l'affectation des économies. La question est particulièrement délicat concernant la Sécurité sociale, car il s'agit d'un des trois piliers du pacte de solidarité, avec l'éducation et le pouvoir d'achat.

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25ème session du Conseil des droits de l’homme ONU-Genève: leçons apprises et défis persistants dans la lutte contre les violences sexuelles en République démocratique du Congo

GENÈVE, 25 mars 2014 – Le Conseil des droits de l'homme a tenu le matin un «dialogue de haut niveau» sur les leçons apprises et les défis persistants dans la lutte contre les violences sexuelles en République démocratique du Congo, en présence de la Ministre de la justice et des droits de l'homme et de la Ministre du genre, de la famille et de l'enfant de la République démocratique du Congo.

M. Baudelaire Ndong Ella, Président du Conseil de droits de l'homme

Mme Navi Pillay, la Haut-Commissaire aux droits de l'homme

Dans une déclaration liminaire, la Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Mme Navi Pillay, s'est dite alarmée par la violence sexuelle et sexiste qui prévaut en République démocratique du Congo, à la fois dans le contexte du conflit armé dans les provinces de l'Est et dans le reste du pays. Dans la région en conflit, la violence sexuelle a été utilisée comme arme de guerre visant à intimider les communautés locales et à punir les civils pour leur collaboration réelle ou supposée avec des forces rivales. Mm Pillay a décrit les efforts considérables réalisés en République démocratique du Congo pour prévenir la violence sexuelle, fournir des réparations aux victimes et assurer leur accès aux services sociaux.

La Ministre de la justice et des droits de l'homme de la République démocratique du Congo, Mme Wivine Mumba Matipa, a rappelé que, pendant plus d'une décennie, son pays a été déchiré, ravagé et ensanglanté par des conflits armés récurrents imposés de l'extérieur. Les violences, les viols individuels ou collectifs, les agressions physiques, le harcèlement sexuel, la prostitution forcée ou encore l'esclavage sexuel et les mutilations génitales ont été utilisés comme armes de guerre. La stratégie nationale STAREC a pour objectif de coordonner efficacement la prévention, la protection et les réponses multisectorielles et met l'accent sur la répression; elle intègre également la prise en charge psychologique, les soins médicaux et la réinsertion socio-économique des victimes. Avec la réforme de la sécurité, la prévention est aussi inscrite au cœur de ce plan d'action, notamment par la création de cellules et d'unités de lutte contre les violences sexuelles au sein des forces de sécurité.

Wivine Mumba Matipa, ministre de la justice de la RDC

Mme Geneviève Inagosi, Ministre du genre, de la famille et de l'enfant, a pour sa part estimé qu'éradiquer les violences sexuelles implique l'éradication des foyers de violence, des milices armées et de la guerre. D'autres facteurs, comme l'inégalité des sexes, la faible participation des femmes aux instances de décision et la dépendance économique de nombreuses femmes, aggravent les discriminations et les violences dont sont victimes les femmes. Par ailleurs, il faut poursuivre la réforme du secteur de sécurité pour prévenir les violences et les causes des conflits armés. «Il faut travailler ensemble et de façon pérenne pour mettre un terme au fléau des violences sexuelles».

M. Jean-Marie Ehouzou, Représentant permanent de l'Union africaine auprès des Nations Unies à Genève, a rappelé que la problématique des violences sexuelles touchait «plusieurs régions du monde, notamment en temps de conflit armé». Il a mis l'accent sur l'importance d'élaborer, aux niveaux régional et continental, des stratégies de suivi de la situation des femmes dans les conflits, ainsi que d'apporter le soutien nécessaire aux femmes victimes de violences sexuelles dans les conflits en vue de faciliter leur réhabilitation psychologique et physique. L'Union africaine a créé un «groupe de sages» sur la question de l'atténuation de la vulnérabilité des femmes et des enfants dans les conflits armés et a nommé une Envoyée spéciale pour les femmes, la paix et la sécurité.

Mme Zeinab Hawa Bangura, Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit, a affirmé qu'en l'absence de contrôle étatique, des groupes armés, locaux et étrangers, ont commis des actes haineux de violence sexuelle. Ces exactions ont provoqué de nombreux déplacements de population et les communautés en sont venues à créer des armées sur une base ethnique pour se protéger. Depuis, des programmes de démobilisation, de désarmement et de réintégration ont permis d'intégrer les anciens membres de groupes armés au sein de l'armée. Dans ce contexte, des membres de groupes armés ayant commis des viols collectifs et des criminels responsables de violations des droits de l'homme se retrouvent maintenant membres des forces armées nationales. Mme Bangura s'est cependant dite heureuse des mesures prises par le Gouvernement pour neutraliser les groupes armés et mettre un terme à l'impunité.

M. Abdallah Wafy, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général pour la République démocratique du Congo et Chef de la composante «État de droit» de la MONUSCO, a déclaré que la persistance des violences sexuelles, en particulier dans les zones en conflit, demeure préoccupante, en dépit des efforts conjugués des autorités locales et de la communauté internationale. Ce phénomène interpelle en raison non seulement de son caractère systématique, mais aussi par son ampleur et par le fait que la plupart des auteurs appartiennent essentiellement aux groupes armés et aux forces de sécurité nationales. Pour autant, on observe des avancées, certes lentes, mais constantes, en particulier dans la politique répressive et de lutte contre l'impunité. La poursuite des auteurs de violences sexuelles semble devenir une priorité pour le Gouvernement.

Mme Pramila Patten, Vice-Présidente du Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes, a expliqué que, dans ses observations et recommandations adressées à la République démocratique du Congo en juillet 2013, le Comité avait exprimé ses graves préoccupations sur le niveau choquant et sur la nature des atrocités et violences d'ordre sexuel commis contre les femmes, les viols de masse, ainsi que l'esclavage sexuel utilisé comme arme de guerre par les Forces armées nationales comme par les groupes armés dans l'est du pays. Le Comité a adressé plusieurs recommandations au pays à cette occasion.

Mme Julienne Lusenge, Présidente du Conseil d'administration de l'organisation non gouvernementale «Solidarité féminine pour la paix et le développement intégral» (SOFEPADI), a attiré l'attention sur le soutien fourni par la société civile aux victimes en matière de soins, de justice et d'accompagnement psycho-social. Mais le territoire de la République démocratique du Congo est très vaste et des structures de prise en charge doivent être créées dans toutes les provinces. De même, les juridictions sont éloignées et les routes sont tenues par les groupes armés.

Dans le débat qui a suivi, les délégations ont condamné les violences sexuelles, en se disant alarmées par l'ampleur et la brutalité des violences commises en République démocratique du Congo. De nombreuses délégations ont salué la stratégie nationale du Gouvernement congolais visant à mettre un terme à ce fléau, qui constitue un premier pas dans le bon sens, même si des défis persistent. Par ailleurs, il est important que les mécanismes nationaux s'approprient l'assistance internationale, a-t-il été relevé. Une délégation a demandé comment les organisations internationales et régionales pouvaient aider la République démocratique du Congo et quels programmes en particulier pourraient contribuer à lutter contre la stigmatisation des femmes victimes de violences.

Les délégations suivantes ont participé au débat: Éthiopie (au nom du Groupe africain), Union européenne, République tchèque, Monténégro, États-Unis, Irlande, France, Allemagne, Belgique, Ordre souverain de Malte, Canada, Brésil, Espagne, Mexique, Norvège, Lituanie, Australie, Suisse, Ordre souverain de Malte. Le Comité international de la Croix-rouge et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) ont également pris la parole, ainsi que plusieurs organisations non gouvernementales*.

À l'ouverture de la séance, M. Baudelaire Ndong Ella, Président du Conseil de droits de l'homme, a annoncé que, dans le cadre de la procédure de requête du Conseil des droits de l'homme, le Conseil avait décidé, lors d'une séance privée qui s'est tenue hier après-midi, de garder la situation du Cameroun à l'examen jusqu'à sa session de septembre 2014. En vertu de cette procédure, le Conseil examine, dans le cadre de séances privées, des situations de violations flagrantes, et attestées par des éléments dignes de foi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Le Conseil examinera, lors d'une séance supplémentaire de la mi-journée, les questions relatives à la lutte contre le racisme et la discrimination raciale.

Dialogue de haut niveau sur les leçons apprises et les défis persistants dans la lutte contre les violences sexuelles en République démocratique du Congo

Déclarations liminaires

MME NAVI PILLAY, Haut-Commissaire aux droits de l'homme, a déclaré que la violence sexuelle et sexiste qui prévaut en République démocratique du Congo, que ce soit dans le contexte du conflit armé dans les provinces de l'Est ou dans le reste du pays, est alarmante. De nombreux rapports des Nations Unies et des organisations non gouvernementales ont mis en évidence l'ampleur et la brutalité des violences sexuelles commises dans le pays. Dans la région en conflit, la violence sexuelle a été utilisée comme arme de guerre visant à intimider les communautés locales et à punir les civils pour leur collaboration réelle ou supposée avec des forces rivales. Des efforts considérables ont été réalisés en République démocratique du Congo pour prévenir la violence sexuelle, fournir réparation aux victimes et assurer leur accès aux services sociaux. En 2009, la Stratégie nationale de lutte contre la violence sexuelle et sexiste a été adoptée et le Bureau conjoint des droits de l'homme a démarré la mise en œuvre d'un des cinq piliers de cette stratégie, la lutte contre l'impunité. Mme Pillay a souligné que les victimes hésitent à se manifester par crainte de la stigmatisation et en raison de déficiences structurelles au sein de l'appareil judiciaire, telles que le manque de formation pour les juges, la corruption et du fait que les arrêts de justice ne sont pas exécutés.

La Haut-Commissaire s'est dite particulièrement préoccupée par l'absence de mécanismes de réparation pour les victimes de violences sexuelles. Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme a mis en place cinq projets pilotes dans la province du Sud-Kivu en collaboration avec des organisations locales dans le but de fournir une assistance aux survivants, tout en encourageant des programmes plus larges de réparation. Pour conclure, Mme Pillay a espéré que d'autres États membres ayant subi des conflits et des situations de post-conflit partageraient leur expérience en matière de prévention et de lutte contre la violence sexuelle. Il faut combattre la stigmatisation des victimes et partager les bonnes pratiques en matière de justice et de réparation pour les victimes.

MME WIVINE MUMBA MATIPA, Ministre de la justice et des droits humains de la République démocratique du Congo, a rappelé que, pendant plus d'une décennie, son pays, notamment dans sa partie orientale, a été déchiré, ravagé et ensanglanté par des conflits armés récurrents imposés de l'extérieur. Les violences, les viols individuels ou collectifs, les agressions physiques, le harcèlement sexuel, la prostitution forcée ou encore l'esclavage sexuel et les mutilations génitales ont été utilisés comme armes de guerre. En 2011, plus de 11 000 cas de violences sexuelles avaient été recensés; en 2012, il y en a eu 18 076. Pour le premier semestre 2013, 7 848 cas ont été enregistrés. La province du Nord Kivu est particulièrement touchée par ce phénomène.

C'est dans ce contexte que le Gouvernement congolais, appuyé par ses partenaires internationaux et la société civile, a élaboré dès 2009, une stratégie nationale dénommée STAREC, a indiqué la ministre. Elle a pour objectif de coordonner efficacement la prévention, la protection et les réponses multisectorielles ou holistiques. La stratégie met également l'accent sur la répression. Ainsi, 8 900 dossiers ont été transmis à la justice entre 2012 et 2013. Parmi ces dossiers figure le procès Minova, dans lequel sont jugés des éléments des Forces armées nationales accusés de graves viols commis en novembre 2012 lors de la prise de la ville de Goma par «la force négative M23», a déclaré Mme Mumba Matipa. Le plan intègre également la prise en charge psychologique, les soins médicaux et la réinsertion socio-économique des victimes. Avec la réforme de la sécurité, la prévention est aussi inscrite au cœur de ce plan d'action, notamment par la création de cellules et d'unités de lutte contre les violences sexuelles au sein des forces de sécurité, a ajouté la ministre.

Mais dans un climat de conflit ou de post conflit, de nombreux défis persistent. Ces défis dépassent les capacités actuelles des acteurs tant nationaux qu'internationaux, a poursuivi Mme Mumba Matipa, citant notamment des difficultés pour renforcer les effectifs de magistrats, sanctionner ceux qui libèrent les auteurs présumés de violences sexuelles, améliorer les soins en faveur des victimes et survivants, garantir leur indemnisation ou encore renforcer la coordination des interventions et étendre la stratégie nationale à d'autres provinces du pays. Mme Mumba Matipa, qui estime que la violence sexuelle n'est ni immuable ni inévitable, a conclu en déclarant qu'elle n'est pas non plus la spécificité de son pays et en affirmant la détermination de son gouvernement à poursuivre l'action entamée.

Panélistes

JEAN-MARIE EHOUZOU, Observateur permanent de l'Union africaine, a rappelé que la problématique des violences sexuelles touchait «plusieurs régions du monde, notamment en temps de conflit armé», une «pratique ignoble» utilisée comme arme de guerre. Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine continue de suivre cette question avec beaucoup d'attention. En particulier, le Conseil a souligné la nécessité de mener des enquêtes approfondies sur les cas de crimes perpétrés contre les femmes et les enfants et de lancer des campagnes de prévention visant spécifiquement les forces armées et la police. Il a également souligné l'importance d'élaborer, aux niveaux régional et continental, des stratégies de suivi de la situation des femmes dans les conflits, ainsi que d'apporter le soutien nécessaire aux femmes victimes de violences sexuelles dans les conflits en vue de faciliter leur réhabilitation psychologique et physique. L'Union africaine s'est dotée depuis 2010 d'un «groupe de sages» pour travailler sur la question de l'atténuation de la vulnérabilité des femmes et des enfants dans les conflits armés. M. Ehouzou a mis en avant la nécessité de joindre les efforts de ce groupe des sages à ceux de la société civile et des organisations des femmes «en vue d'une campagne de sensibilisation coordonnée» qui appellerait à la ratification, l'intégration dans les législations nationales et la mise en œuvre des instruments pertinents sur la situation des femmes et des enfants dans les conflits armés. Une Envoyée spéciale pour les femmes, la paix et la sécurité de l'Union africaine a été nommée en la personne de Mme Bineta Diop.

La signature de l'accord régional pour la paix, la sécurité et la coopération en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs en février 2013 constitue, selon M. Ehouzou, «un pas très important pour réaliser notre but commun de bâtir une paix durable». Dans cette quête, l'Union africaine n'agit pas seule, a-t-il rappelé. Elle joint ses efforts à toute la communauté internationale qui a montré «une mobilisation très importante, notamment au niveau du Conseil de sécurité», à travers plusieurs résolutions dont la résolution 1325 relative aux femmes et la paix. M. Ehouzou a rappelé que, suite à cette mobilisation internationale, la communauté internationale s'était dotée d'une Stratégie globale de lutte contre les violences sexuelles en République démocratique du Congo. Il a souligné «l'engagement louable» des autorités de ce pays pour venir à bout d'un fléau qui affecte surtout l'est du pays. Il a enfin annoncé que l'Union africaine avait fortement progressé dans le processus d'élaboration et de mise en place d'une politique cadre de justice transitionnelle en Afrique.

MME ZAINAB HAWA BANGURA, Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit, a déclaré que la République démocratique du Congo avait connu un regain des violences sexuelles à la suite du génocide rwandais et des deux guerres qui ont frappés l'Est du pays. En l'absence de contrôle étatique, des groupes armés, locaux et étrangers, ont commis des actes haineux de violence sexuelle. Ces exactions ont provoqué de nombreux déplacements de population et les communautés en sont venues à créer des armées sur une base ethnique pour se protéger. Depuis, des programmes de démobilisation, désarmement et réintégration ont permis d'intégrer les anciens membres de groupes armés au sein de l'armée. Dans ce contexte, des membres de l'armée nationale, des membres de groupes armés ayant commis des viols collectifs et des criminels responsables de violations des droits de l'homme se retrouvent maintenant membres des forces armées nationales. Les Congolais ont eu l'impression que les violences sexuelles provenaient des pays voisins, tandis que la communauté internationale restait impuissante, malgré ses condamnations fermes des violences sexuelles.

Aujourd'hui, un rapport souligne que les incidents de violence sexuelle continuent d'augmenter et les données disponibles montrent que les groupes armés sont responsables de plus de la moitié des cas. Le Gouvernement doit faire davantage pour combattre l'impunité liée aux violences sexuelles commises dans le cadre du conflit. Mme Bangura s'est dite heureuse des mesures prises par le Gouvernement pour neutraliser les groupes armés et mettre un terme à l'impunité. Le Gouvernement a également défini un plan de mise en œuvre des engagements pris dans ce contexte. La République démocratique du Congo doit s'approprier ce problème et garantir que les auteurs de crimes soient tenus responsables de leurs actes. La capacité limitée des autorités nationales constitue l'un des principaux obstacles à la lutte contre l'impunité, il est donc nécessaire d'œuvrer de concert pour renforcer le Gouvernement dans sa lutte contre ce crime qui perdure depuis trop longtemps. Mme Bangura s'est dite impressionnée par les efforts de la police pour intégrer des femmes à des postes de commandement, ainsi que par les efforts déployés par l'armée pour ne plus recruter d'enfants-soldats. Les Nations Unies doivent apporter tout leur appui au Gouvernement pour mettre en place les mécanismes idoines. Pour conclure, la Représentante spéciale a estimé que le succès contre la violence sexuelle en République démocratique du Congo sera un triomphe pour tous.

M. ABDALLAH WAFY, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général pour la République Démocratique du Congo chargé de l'état de droit à la Mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a déclaré que la persistance des violences sexuelles, en particulier dans les zones en conflit, demeure préoccupante, en dépit des efforts conjugués des autorités locales et de la communauté internationale. Ce phénomène interpelle en raison non seulement de son caractère systématique, mais aussi par son ampleur et par le fait que la plupart des auteurs appartiennent essentiellement aux groupes armés et aux forces de sécurité nationales, a-t-il ajouté. Pour autant, on observe des avancées, certes lentes, mais constantes, en particulier dans la politique répressive et de lutte contre l'impunité adoptée par le Gouvernement. La poursuite des auteurs de violences sexuelles semble devenir une priorité, a ajouté le Représentant spécial, qui a fait état de 187 condamnations prononcées entre juillet 2011 et décembre 2013 sur cette question.

Si ces avancées sont notables, la MONUSCO estime tout de même qu'il faut encore consolider ces efforts, a poursuivi M. Wafy. Pour la Mission des Nations Unies, beaucoup de viols demeurent impunis en raison d'obstacles de toute nature dont la persistance rend difficile la quête de la justice en faveur des victimes. Ainsi les lacunes dans la lutte contre l'impunité, l'inadéquation entre l'ampleur des missions et les ressources humaines et matérielles mises à disposition du système judiciaire congolais ou encore l'isolement géographique dans lequel vivent certaines victimes ou même la stigmatisation dont elles sont victimes sont malheureusement favorables au climat d'impunité qui prévaut. Plus que jamais, il faut des réponses multisectorielles et coordonnées, a poursuivi M. Wafy, qui a toutefois insister pour que les acteurs engagés dans la lutte contre les violences sexuelles appuient en priorité la stratégie nationale définie par le Gouvernement congolais. C'est ce que fait la MONUSCO, a-t-il conclu.

MME PRAMILA PATTEN, Vice-Présidente du Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes, a expliqué que les sixième et septième rapports périodiques combinés de la République démocratique du Congo avaient été examiné par le Comité lors de sa cinquante-cinquième session, en juillet 2013. Dans ses observations et recommandations, le Comité a exprimé ses graves préoccupations sur le niveau alarmant et sur la nature des atrocités et violences d'ordre sexuel commis contre les femmes, les viols de masse, ainsi que l'esclavage sexuel utilisés comme arme de guerre par les Forces armées nationales comme par les groupes armés dans l'est du pays. Il a aussi exprimé sa forte préoccupation face à l'échec des autorités à faire de la protection des civils une priorité.

Mme Patten a ensuite rappelé une longue série de recommandations présentées par le Comité. Ainsi, le Comité a suggéré d'assurer des formations axées sur les questions de genre assorties de l'adoption de codes de conduite pour la police et l'armée. Il a demandé de faire de la lutte contre l'impunité dans les zones de conflit une priorité, et que soit facilité l'accès à la justice pour les femmes concernées, ce qui implique en particulier que les tribunaux militaires disposent de moyens suffisants. Le Comité a aussi averti de l'absolue nécessité d'assurer la protection des victimes et des témoins contre toutes représailles lorsqu'ils tentent d'obtenir justice. Il a aussi souligné la nécessité de créer des mécanismes de filtrage permettant d'exclure des forces de sécurité toute personne s'étant livrée à des violences sexuelles. Il a demandé que les victimes aient accès à des soins et que soit prévu le versement d'indemnités. Le Comité a aussi appelé à la mise en œuvre du plan national d'action pour l'application de la résolution 1325 du Conseil de sécurité. Le Comité a par ailleurs demandé au Gouvernement de Kinshasa de mieux réguler le commerce des armes de petit calibre et d'en contrôler la circulation, y compris en adhérant au Traité sur le commerce des armes. Le Comité a également appelé de ses vœux l'inclusion et la représentation des femmes dans les pourparlers de paix. En outre, les femmes devraient être représentées dans les commissions provinciales de sécurité. Enfin, le Comité fait un certain nombre de recommandations afin de faciliter l'accès des victimes à la justice.

MME JULIENNE LUSENGE, Présidente du Conseil d'administration de l'ONG «Solidarité féminine pour la paix et le développement intégral» (SOFEPADI), a déploré que les violences sexuelles persistent en République démocratique du Congo, alors même que la communauté internationale en parle depuis des années et que la société civile se mobilise pour lutter contre ce fléau. La société civile assiste les victimes en matière de soins, de justice et d'accompagnement psycho-social. Les victimes reçoivent des soins, mais les structures de prise en charge ne sont pas à la disposition de toutes les victimes. Le territoire de la République démocratique du Congo est très vaste et des structures de prise en charge doivent être créées dans toutes les provinces. De même, les juridictions sont éloignées et les routes sont tenues par les groupes armés. Il est nécessaire de sécuriser l'environnement des femmes, a plaidé Mme Lusenge, pour qui la violence sexuelle est devenue une arme de guerre destinée à humilier, intimider et imposer un pouvoir, ainsi que pour faire partir les populations de leurs champs et de leurs maisons en vue de les occuper. La société civile diffuse des messages de sensibilisation à l'intention des chefs coutumiers et des jeunes. Les agents chargés de l'application de la loi sont informés sur les dispositions de la loi réprimant les violences sexuelles. Comme les survivantes sont généralement pauvres et n'ont pas les ressources pour payer les frais de justice, il faut veiller à rapprocher la justice des victimes et à la rendre gratuite. En outre, des magistrats suffisamment payés doivent être déployés dans les régions les plus reculées.

En matière de prévention, Mme Lusenge a noté que la société civile participe à la mobilisation de la population et au déplacement des tribunaux mobiles dans les villages. Lorsque des condamnations sont prononcées et que la population constate que les agresseurs qui paraissaient si puissants lors de la commission des crimes se font tout petits devant les juges, alors les victimes recouvrent leur dignité. Il faut donc soutenir les efforts des communautés locales en faveur de la justice, et notamment les groupes de femmes qui connaissent ce problème et ses solutions. L'armée nationale doit également être formée aux droits de l'homme et aux questions de genre, à l'instar des jeunes et des enfants. Elle a conclu en estimant qu'il fallait désormais concrétiser en actes les engagements pris par la communauté internationale.

Débat interactif

L'Éthiopie, au nom du Groupe africain, s'est félicitée des progrès enregistrés en République démocratique du Congo pour réaliser la paix et réduire et prévenir les violences sexuelles. Le Groupe africain reste cependant préoccupé par l'instabilité récurrente dans les provinces orientales du pays et par les souffrances infligées aux populations. L'Union européenne s'est déclarée consternée par les violences sexuelles qui frappent les provinces orientales et d'autres. C'est pourquoi, sur les 620 millions d'euros alloués par l'Union européenne à ce pays, 20 millions sont consacrés à la lutte contre ce phénomène.

Les niveaux effarants atteints par ce phénomène sont alarmants, a également estimé la République tchèque, pour laquelle il faut améliorer l'accès des victimes à la justice, les protéger et surtout accroître le nombre de femmes juges. L'utilisation du viol comme arme de guerre exige que la communauté internationale se saisisse de la question, a plaidé le Monténégro; il faut en outre favoriser l'accès à la justice et la formation des juges et policiers. Tous les pays doivent en effet aider à la lutte contre les violences sexuelles, ont déclaré les États-Unis; c'est pourquoi l'accord-cadre signé dans la région des Grands Lacs doit être rapidement mis en œuvre pour que ce phénomène soit combattu. L'Irlande, qui a accordé 30 millions d'euros à la République démocratique du Congo depuis 2009, a pour sa part plaidé pour une mise en œuvre de la résolution 1325 du Conseil de sécurité sur les femmes, la paix et la sécurité.

Pour la France, qui a octroyé plus de deux millions d'euros aux ONG intervenant sur place, les violences sexuelles ne constituent pas une forme de violence comme les autres; lorsqu'une femme est violée, c'est toute la communauté qui est touchée et c'est bien cela que cherchent les criminels. C'est pour cela que le Gouvernement doit lutter pleinement contre l'impunité, notamment au sein des forces de sécurité, et transposer dans sa législation nationale le Statut de Rome de la Cour pénale internationale, à laquelle le pays est partie. À côté de la répression, la prévention sous toutes ses formes est essentielle pour réduire les violences sexuelles, a ajouté l'Allemagne, qui a apporté une assistance pour la formation des forces de police congolaises. À cet égard, les Pays-Bas ont également fait part de leur disposition à collaborer avec le gouvernement de Kinshasa, la société civile et la MONUSCO dans leur combat pour éradiquer cette forme de violence.

La stratégie nationale du Gouvernement congolais est un premier pas en ce sens, même si des défis persistent encore, s'est réjoui la Belgique, pour qui il est en outre important que les mécanismes nationaux s'approprient l'assistance internationale. L'Angola encourage le gouvernement de Kinshasa à mettre en œuvre le plan national d'action signé en 2012 en vue de de prévenir et de mettre fin au recrutement et à l'utilisation d'enfants ainsi qu'aux violences sexuelles commises contre les enfants. Il réitère l'engagement de son gouvernement à appliquer une politique de tolérance zéro à l'encontre des personnes reconnues coupables d'actes de violence sexuelle. Le Portugal s'est félicité des mesures positives prises par la République démocratique du Congo, en particulier la création de la Commission nationale des droits de l'homme et l'adoption de plans nationaux d'action. Il juge de la plus grande importance de créer un fond d'indemnisation propre et fonctionnel pour les victimes de violences sexuelles. Le Royaume-Uni, qui s'est dit impressionné par les mesures prises par les autorités congolaises, a affirmé le soutien de son gouvernement au bureau à la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit dirigé. La délégation britannique a demandé aux conférenciers comment pourraient être partagées les meilleures pratiques en matière de lutte contre l'impunité et de poursuites judiciaires.

La communauté internationale doit poursuivre ses efforts pour combattre ce phénomène, a ajouté le Canada qui, depuis 2006, a aidé plus de 86 000 victimes de violence sexuelles à avoir accès à la justice. Ce type de programme d'aide spécifique est en effet à soutenir, a poursuivi le Brésil, qui a apporté en 2010 une contribution d'un million de dollars au Haut-Commissariat pour son appui à un programme dont ont pu bénéficier 110 femmes congolaises.

L'Espagne a rappelé la nécessité de mettre en place les mécanismes permettant de porter plainte. Elle a aussi souligné la nécessité des mesures de réparations suffisantes pour les victimes et demandé à la République démocratique du Congo si elle avait mis en place le fonds qui soit consacré, comme les autorités de Kinshasa l'avaient annoncé en 2009. Le Mexique a constaté que la grande majorité des survivants ne bénéficiaient pas de réparations en justice et demandé en quoi l'expérience de la République démocratique du Congo pouvait permettre d'identifier des facteurs de risques afin que cela puisse être exploitable comme alerte précoce pour prévenir et répondre de manière efficace à la violence sexuelle dans les conflits armés. Alors que la Norvège a souligné l'importance de lutter contre l'impunité, les droits des femmes étant essentiels au sein de la société, la Lituanie s'est inquiétée du manque de financement pour les tribunaux militaires, et de l'insuffisance générale de moyens pour faire face à la situation. Elle a demandé comment les organisations internationales et régionales pouvaient apporter leur aide. Quels programmes en particulier pourraient contribuer à lutter contre la stigmatisation des femmes victimes de violences?

L'Australie reste alarmée par l'ampleur de la violence sexuelle. Constatant toutefois une amélioration de la sécurité, elle estime que le rôle de la MONUSCO est essentiel, notamment pour lutter contre l'impunité. Que faire pour lutter contre la culture de la violence à l'encontre des femmes en République démocratique du Congo, a-t-elle demandé aux panélistes. La Suisse a souligné que les violences sexuelles contre les femmes et les défenseuses des droits de l'homme sont tues dans nombre de contextes sociaux et culturels; ces militantes sont, en raison de leur sexe, davantage exposées à des risques spécifiques comme les viols et autres formes de violences sexuelles ou de harcèlement. La Suisse a aussi attiré l'attention sur le tabou que représentent les violences sexuelles contre les hommes. L'Ordre souverain de Malte a aussi souligné qu'il ne fallait pas oublier les hommes, qui sont également victimes des violences sexuelles mais le taisent. C'est pour cela que la société civile doit être aidée en tant qu'acteurs de terrain. Le Comité international de la Croix-rouge a annoncé avoir établi des partenariats avec plusieurs organisations locales qui gèrent une quarantaine de «maisons d'écoute» dans les deux Kivu. Ces maisons proposent des soins psychosociaux associés à d'autres services, tels que l'orientation vers des infrastructures médicales et une assistance économique. Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a indiqué avoir identifié l'an dernier plus de 12 000 survivants de violences sexuelles basées sur le genre, dont près de 4000 enfants, ce qui a permis de leur prodiguer des soins, dans les 72 heures ayant suivi l'agression, pour la majorité de ces victimes. Toutefois, l'un des défis rencontrés est la diminution des fonds consacrés à ces efforts depuis la fin 2012.

Pour les organisations non gouvernementales, la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme a estimé que le phénomène de violence sexuelle en République démocratique du Congo trouve ses origines dans le génocide rwandais, dont les effets se font toujours ressentir 20 ans plus tard. Pour cette ONG, il faudrait s'attaquer aux causes profondes de ce phénomène et surtout envisager la création d'un tribunal spécial, avec une composante congolaise et internationale. Elle a jugé déplorable que cette question ne soit pas abordée au sein de ce Conseil. L'Alliance mondiale des unions chrétiennes de jeunes filles (au nom également de Femmes Afrique Solidarité et de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté), a rappelé que la violence sexuelle est utilisée dans l'Est de la République démocratique du Congo par toutes les forces armées confondues, banalisant ce phénomène et faisant des femmes des victimes et non plus des acteurs de la paix. Pour Médecins sans frontières, qui a apporté des soins à 37 000 victimes de violences sexuelles depuis 2007, le rôle des médecins est de répondre aux besoins de victimes et non de récolter des preuves. Il faudrait donc réfléchir à des mécanismes de collecte de ces preuves. Action Canada pour la population et le développement a rappelé que si la République démocratique du Congo avait accepté 28 recommandations portant sur la lutte contre les violences sexuelles lors de son examen périodique par le Conseil, de nombreuses difficultés demeurent. Elle appelle le pays et tous les États en conflit et en post-conflit à fournir une offre globale de soins physiques, mentaux et gynécologiques aux victimes.

Le Comité international pour le respect et l'application de la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples (CIRAC) a déclaré que tous les rapports publiés depuis cinq ans sur les violences sexuelles en RDC étaient unanimes à reconnaître que la cause et l'enjeu principal de la crise congolaise demeuraient le contrôle des ressources minières et la balkanisation de ce pays. Selon lui, les assassinats de Patrice Lumumba, de Laurent-Désiré Kabila, voire de Dag Hammarskjöld, s'expliquent par l'attrait des richesses du pays. Aujourd'hui, «les principaux groupes armés pro-rwandais et pro-ougandais qui sèment la terreur et la mort à l'est du Congo sont bien connus et opèrent au grand jour». L'ONG a dénoncé les offres d'amnistie et d'intégration des rebelles dans l'armée. Action internationale pour la paix et le développement dans la région des Grands Lacs a dénoncé le fait que l'Accord-cadre signé en février 2013 à Addis Abeba par les différents acteurs de la crise congolaise mais sans le moindre débat interne dans le pays. «En se focalisant uniquement sur les problèmes sécuritaires de la seule RDC, sans expliciter la responsabilité pourtant avérée du Rwanda et de l'Ouganda dans la déstabilisation de ce pays, l'Accord-cadre d'Addis Abeba ne fait que déplacer le problème sans le résoudre de manière durable. Cette approche dangereuse ne pourra jamais ouvrir la voie à une justice encore moins à une réparation véritable pour les millions de victimes congolaises». L'ONG estime que cette situation s'explique par l'affaiblissement de l'État congolais dont la diplomatie incohérente «hésite toujours à dénoncer clairement et vigoureusement» les pays agresseurs.

Conclusions

MME MUMBA MATIPA a déclaré qu'une réforme du secteur de la justice avait démarré en 2009 avec le soutien de l'Union européenne. La Ministre de la justice et des droits de l'homme de la République démocratique du Congo a expliqué que ce programme était notamment fondé sur l'accès à la justice, à savoir le rapprochement des juridictions et des justiciables. Une centaine de tribunaux de paix font défaut à l'heure actuelle et, à cet égard, les fonds manquent cruellement. Les partenaires de la République démocratique du Congo sont invités à participer au financement ce programme. Par ailleurs, il faut former les intervenants et l'expertise de la communauté internationale est nécessaire pour ce faire. La mise en place du fonds d'indemnisation des victimes de violence sexuelle est en cours depuis 2009, mais l'État estime qu'il doit gérer ce fonds avec l'aide des partenaires, car les indemnisations ne sont possibles que lorsque l'État est condamné conjointement avec les auteurs de crimes. Par ailleurs, les amnistiés restent redevables des réparations auxquelles ils sont assujettis. Sur un autre plan, la ministre a rappelé l'augmentation récente du nombre de magistrats suite à un engagement massif. En outre, les victimes sont protégées par l'unité de la police spéciale chargée de la protection des femmes et des enfants, en particulier lorsqu'elles se rendent aux tribunaux. Les informations sur les violences sexuelles sont confidentielles, afin d'assurer la dignité et la sécurité des victimes. Les magistrats saisis doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer le respect de la dignité et de la vie privée des victimes et témoins qui participent aux procédures. Des modules d'éducation civique et aux droits de l'homme sont intégrés aux programmes éducatifs, a encore dit la ministre. Elle a enfin précisé que les discussions menées à Kampala ont abouti à une déclaration et non à un accord, avant de souligner que la loi d'amnistie exclut les faits de violence sexuelle et sexiste.

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lundi 7 avril 2014

Génocide un fonds de commerce du Génocidaire Paul Kagamé: Le Rwanda retire à l'ambassadeur de France son accréditation aux commémorations du génocide

Le diplomate devait remplacer Christiane Taubira, qui a annulé son déplacement après que le président rwandais Paul Kagame a accusé la France d'avoir participé aux exactions de 1994.

Michel Flesch, ambassadeur de France au Rwanda personna non grata aux cérémonies du génocide

Ecoutez, Charles Onana, journaliste d'investigation qui parle du Génocide au Rwanda.

La tension monte encore d'un cran dans les relations entre Kigali et Paris. Les autorités rwandaises ont retiré à l'ambassadeur de France au Rwanda son accréditation aux cérémonies de commémoration des 20 ans du génocide, annonce le diplomate, lundi 7 avril.

Michel Flesch affirme avoir été informé dimanche en fin de soirée qu'il ne pourrait pas être présent au stade Amahoro, le plus grand de la capitale, où doivent être lancées les cérémonies officielles lundi matin. "A la question de savoir si je pouvais me rendre dans l'après-midi au mémorial [du génocide], pour y déposer une gerbe, il m'a été répondu non", précise le diplomate.

Les accusations du président rwandais

Ce dernier devait remplacer Christiane Taubira. La garde des Sceaux devait initialement conduire la délégation française, mais son déplacement a été annulé par le ministère des Affaires étrangères français après que le président rwandais a accusé la France d'avoir participé aux exactions de 1994.

Dans une interview parue dimanche dans Jeune Afrique, Paul Kagame dénonce le "rôle direct" de Paris "dans la préparation politique du génocide", et "la participation de [la France] à son exécution même". Des déclarations "en contradiction avec le processus de dialogue et de réconciliation engagé depuis plusieurs années", a répliqué le Quai d'Orsay.

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dimanche 6 avril 2014

25ème session du Conseil des droits de l’homme ONU-Genève: Winine Mumba Matipa au panel sur les violences sexuelles en République démocratique du Congo

Le 25 mars 2014 s'est tenu dans la salle du Conseil des droits de l'homme à Genève, un panel sur les les violences sexuelles en République démocratique du Congo. Nous commençons avec le discours de Wivine Mumba Matipa, ministre de la justice de la République démocratique du Congo, puis suivrons les autres intervenants.

Wivine Mumba Matipa, ministre de la justice de la RDC

Pas trop convaincante car comme l'incapacitaire de Kingakati qui dirige par défi le Congo-démocratique qui n'ose pas citer les pays agresseurs de la République démocratique du Congo,Wivine Mumba Matipa ne profite pas de la tribune du Conseil des droits de l'homme pour dire la vérité vraie. Wivine Mumba Matipa a usé et abusé de circonlocution diplomatique, pendant ce temps les viols continuent à l'Est de la République démocratique du Congo.

A Réveil FM International, nous sommes fortement préoccupés comme d'autres par les graves violations de droits de l’homme, notamment les violences sexuelles contre les femmes – et aussi contre les hommes (les femmes de brousse), ce qui est davantage un tabou – à l’est de la République démocratique du Congo.

Les différents conflits armés et la faiblesse des institutions étatiques congolaises, particulièrement du système judiciaire et des forces de sécurité, jouent un rôle déstabilisateur.

Le nombre de cas de violences sexuelles et de viols massifs sont une source d’inquiétude majeure, d’autant que la corruption et l’impunité systématiques forment un contexte qui favorise ces violations.

Les violences sexuelles contre les femmes et contre les défenseuses des droits de l’homme demeurent un tabou dans beaucoup de contextes sociaux et culturels.

Les défenseuses des droits de l’homme sont, en raison de leur sexe, davantage exposées à des risques spécifiques comme les viols et autres formes de violences sexuelles ou harcèlement. Lorsqu’elles remettent en cause les normes religieuses et sociales, elles sont menacées physiquement et verbalement. Leur protection est essentielle pour garantir le respect des droits et libertés pour lesquels elles se battent.

- Que peut faire la communauté internationale, et notamment le Conseil des droits de l'homme, pour que tous les acteurs qui s’engagent pour les victimes de violences sexuelles ne fassent l’objet ni de harcèlements ni d’une répression pouvant aller jusqu’à la mort ?

- Quelles mesures prendre pour améliorer l’accès à la justice pour les femmes, les hommes et les défenseuses des droits de l’homme qui sont victimes de violences sexuelles et pour éliminer l’impunité des crimes commis à leur encontre ?

- Quel est pour finir l’impact concret des millions de dollars investis dans la lutte contre la violence sexuelle en République démocratique du Congo ?

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Génocide rwandais : la France annule sa participation aux commémorations du 20e anniversaire

François Hollande et Paul Kagame à Bruxelles le 2 avril 2014

4 La France a décidé d'annuler sa participation aux commémorations du 20e anniversaire du génocide rwandais, après les déclarations du président Paul Kagame l'accusant d'avoir participé aux massacres, a annoncé samedi 5 avril le ministère des Affaires étrangères.

"La France est surprise par les récentes accusations portées à son encontre par le président du Rwanda" qui "sont en contradiction avec le processus de dialogue et de réconciliation engagé depuis plusieurs années entre nos deux pays", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay Romain Nadal.

"Dans ces conditions, Mme (Christiane) Taubira, Garde des Sceaux, ministre de la Justice ne se rendra pas ce lundi à Kigali", a-t-il ajouté, alors que Christiane Taubira avait été choisie par le président François Hollande pour représenter la France aux cérémonies. "La France regrette de ne pouvoir prendre part aux commémorations du 20e anniversaire du génocide, car elle tient à s'incliner devant la mémoire des victimes et à s'associer au deuil des familles et du peuple rwandais", a ajouté le porte-parole.

La Belgique aussi visée par les accusations

Dans une interview à paraître dimanche dans l'hebdomadaire Jeune Afrique, le président rwandais Paul Kagame accuse une nouvelle fois la France de "participation" à l'"exécution" du génocide de 1994, qui a fait 800.000 morts, principalement tutsi.

Evoquant la question des responsabilités, Paul Kagame dénonce le "rôle direct de la Belgique et de la France dans la préparation politique du génocide et la participation de cette dernière à son exécution même". Il accuse les soldats français de l'opération militaro-humanitaire Turquoise, déployée en juin 1994 sous mandat de l'ONU dans le sud du pays, d'avoir été "complices certes" mais aussi "acteurs" des massacres.

Ces accusations ont été maintes fois démenties par Paris. Dans une première réaction, la présidence française avait jugé samedi que les nouvelles déclarations de Paul Kagame n'allaient "pas dans le sens de l'apaisement".

Juppé appelle à défendre l'honneur de la France

Alain Juppé, ancien ministre des Affaires étrangères à l'époque du génocide auRwanda en 1994, a appelé samedi François Hollande "à défendre l'honneur de la France", face à ce qu'il qualifie d'''inacceptable mise en cause de la France".

"Il serait aujourd'hui intolérable que nous soyons désignés comme les principaux coupables. J'appelle le Président de la République et le gouvernement français à défendre sans ambiguïté l'honneur de la France, l'honneur de son Armée, l'honneur de ses diplomates", a écrit Alain Juppé dans un article publié samedi soir sur son blog. L'ex-chef de la diplomatie dit comprendre la "realpolitik", et la "prudence de ligne diplomatique" que suit la France avec le Rwanda. Mais cela ne doit pas se faire, estime-t-il, "au prix de la falsification de l'histoire qui ne cesse de se propager à l'encontre de la France, de ses dirigeants politiques, de ses diplomates et de son Armée".

"Il est rigoureusement faux que la France ait aidé en quelque manière les auteurs du génocide à préparer leur forfait", écrit Alain Juppé, rappelant qu'au contraire, Paris "a tout fait pour pousser à la réconciliation des deux camps", Hutu et Tutsi, avant la prise de fonction en mars 1993 du gouvernement Balladur où il servait, comme après.

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samedi 5 avril 2014

Cent députés PS en colère réclament un « contrat de majorité »

Dans ce courrier « inédit », selon l'un de ses initiateurs (ici le député PS Jean-Marc Germain), les parlementaires souhaitent que l'Assemblée soit davantage entendue et prônent une « réorientation » de l'Europe ainsi qu'un « choc de demande ».

Ils considèrent que plus rien ne doit jamais être comme avant. Selon nos informations, près de cent députés socialistes – soit un tiers du groupe à l'Assemblée nationale – ont signé une lettre, que Le Monde et BFM TV se sont procurés, réclamant un « contrat de majorité » avec le nouveau gouvernement. La liste définitive des signataires devrait être connue ce week-end, avant le discours de politique générale de Manuel Valls et le vote de confiance à son gouvernement, mardi 8 avril.

Préparé depuis le début de la semaine à l'initiative de plusieurs sensibilités socialistes, ce courrier est « une démarche inédite qui répond à une situation politique sans précédent à gauche », explique au Monde le député de la Nièvre Christian Paul, un de ses initiateurs. La déroute du PS aux municipales est, selon M. Paul, « une des plus graves défaites de mi-mandat de la gauche au pouvoir », pire encore que les municipales de 1983 ou les législatives de 1993.

Ces derniers mois, plusieurs de ces députés avaient tenté d'alerter l'exécutif d'un rejet de sa politique par la population et d'un possible vote sanction aux municipales. En vain. « Quand on expliquait à l'Elysée ou au gouvernement que les Français ne comprenaient pas nos réformes, on nous répondait qu'il fallait simplement mieux les expliquer », s'agace un signataire. Face à une telle déroute, ces élus estiment désormais que « le temps du Parlement est venu ».

Contrat de majorité.pdf

« ON VEUT TRAVAILLER MAIN DANS LA MAIN »

Ces cent députés en colère appartiennent à plusieurs satellites de la planète socialiste : on y retrouve notamment des membres des « reconstructeurs », sensibilité composée de fabiusiens et d'anciens strauss-kahniens, des proches de Martine Aubry, de Benoît Hamon ou d'Arnaud Montebourg, ainsi que l'aile gauche traditionnelle du PS.

Tous exigent que l'Assemblée soit désormais pleinement associée à l'action du gouvernement et posent « les conditions de la confiance ». « Ce n'est plus le gouvernement décide et le Parlement exécute. C'est le Parlement qui doit pleinement voter la loi. On veut travailler main dans la main », a expliqué le député (Hauts-de-Seine) signataire Jean-Marc Germain, vendredi 4 avril sur France Info.

Ce coup de force ne va pas trop loin pour autant. « Cette lettre n'est ni une rébellion, ni une dissidence, mais l'expression de ce qu'attendent de nous les Français », précise M. Paul. Pas question, par exemple, de refuser la confiance au gouvernement ce mardi. D'autant que le premier ministre Manuel Valls a affirmé, dès sa prise de fonction, vouloir un « véritable contrat avec les parlementaires de la majorité ». « Ne pas voter la confiance serait comme nous autodissoudre », explique un signataire. En revanche, l'examen des prochains textes, à commencer par le projet de loi de finances, devra prendre en compte les aspirations des députés. « Si le gouvernement rejette systématiquement nos amendements comme cela a été trop souvent le cas ces deux dernières années, il manquera plusieurs voix le jour du vote », prévient un parlementaire.

« RÉORIENTER » L'EUROPE

Parmi les conditions de ce « contrat de majorité », figure la « réorientation » de l'Europe par « un plan de relance contre la déflation » et « une révision des trajectoires budgétaires insoutenables et ennemies de la croissance et de l'emploi ». Les députés considèrent que la trajectoire budgétaire européenne n'est pas « tabou » et qu'« il y a urgence à [la] rediscuter ». Selon eux, l'Union européenne doit procéder à des « investissements massifs » dans « les énergies renouvelables, les transports, le numérique, la construction de logements, la recherche » qui sont le seul « échappatoire au déclin ».

Ils demandent également de « concentrer les moyens publics sur la création réelle d'emplois ». A cet égard, le pacte de responsabilité et ses contreparties « les plus coûteuses et sans condition » doivent se voir « substituer un pacte national d'investissement négocié jusqu'au niveau des entreprises » et non plus des seules branches.

Autre exigence : la mise en place d'une politique de demande en faveur du pouvoir d'achat. La politique de l'offre enclenchée au début de l'année par le chef de l'Etat ne suffit pas, estiment les signataires. Il faut l'accompagner d'une « réforme fiscale » en faveur des bas salaires et des retraites les plus modestes, incluant une CSG progressive.

Enfin, ce contrat veut « amplifier » plusieurs « engagements de 2012 », comme la régulation des activités financières et bancaires qu'il faut « muscler », la transition écologique à « rendre populaire » et la « transformation de l'Etat et des collectivités locales » qui doit se traduire par des « économies efficaces » et non par des « régressions sociales ».

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Génocidaire au Congo Paul Kagamé a fait du génocide rwandais son fonds de commerce: Du Génocide rwandais au millions de morts du Congo, manipulations et responsabilités occidentales !

On nous bassine matin, midi et soir sur le génocide rwandais et les 12 millions de congolais tués par la soldatesque rwandaise ? Les prétendus rwandais victimes sont devenus des bourreaux d'un peuple voisin pacifique: le peuple congolais. Qui a levé son petit doigt ou élever la voix pour dénoncer ? Tous ceux qui tentent de dire la vérité sont marginalisés. Paul Kagamé, le Nazi africain, le "Kapita" des pillards Anglo-Saxons, a tué plus qu'Adolphe Hitler en seconde guerre mondiale. Mais c'est lui que les médias occidentaux encensent pour l'unique raison grâce au Génocidaire de Kigali, les occidentaux peuvent piller en toute impunité les ressources de la République démocratique du Congo. Avec quels moyens, Paul Kagamé a reconstruit le Rwanda ? Si ce n'est par le pillage organisé des ressources de la République démocratique du Congo.

Pillard et receleur des ressources de la République démocratique du Congo, le sanguinaire Paul Kagamé a fait du génocide rwandais son fonds de commerce !

Comment reconnait-on la crâne d'un tutsi à celle d'un hutu ? Peux-on dire que dans l'étalage de ces crânes pour émotionner les occidentaux, il n'y a aucune crâne d'un hutu ?

« Pour les dirigeants de Bruxelles, les millions de morts du Congo ont nécessairement moins d’importance que les « 800.000 » victimes tutsi du Rwanda. Ces victimes congolaises ont d’autant moins d’importance que leurs bourreaux sont précisément des rebelles tutsi du Rwanda. C’est ce parti pris obscène qui choque aussi les Congolais. Une victime quelle que soit son origine ethnique, son appartenance religieuse ou sa couleur mérite d’être considérée et respectée. Ce n’est pas le cas actuellement dans les Grands Lacs. Les victimes congolaises et hutu ne sont pas traitées à égalité avec les victimes tutsi, et ce, depuis bientôt vingt ans. Cela est inacceptable, pervers et dangereux pour l’avenir et pour l’histoire. Le comportement des dirigeants européens et celui des organisations internationales est, dans cette tragédie, contraire aux principes d’équité, d’impartialité et d’égalité de traitement ». - Charles Onana.

L’UE MISE EN CAUSE DANS UNE PERSPECTIVE GLOBALE

Peu de journalistes, encore moins d’historiens ont analysé le génocide rwandais dans la perspective géopolitique globale de la déstabilisation de la région des Grands Lacs et de sa recolonisation rampante.

Mettre en rapport le génocide rwandais – élément déclencheur qui a permis l’arrivée au pouvoir de Kagame -, la crise du Congo, le régime Kabila, la crise de la région des grand lacs, et le régime Kagame qui en est l’acteur majeur, avec ses complicités dans l’UE et en Occident : c’est ce que fait le livre de Charles Onana, journaliste d’investigation franco-camerounais. Dont nous partageons les analyses.

« Je ne comprenais pas pourquoi l’Europe, qui prône la défense des droits humains et de la démocratie, s’accommode tant du trucage des élections au Rwanda et en RDC et de la violation des droits de la personne dans ces deux pays, dit-il. Je m’étonnais aussi du silence persistant en Europe sur le harcèlement des militants des droits humains et leur assassinat tant au Rwanda qu’en RDC. J’ai donc décidé d’enquêter dans « l’arrière-cuisine » de la diplomatie européenne ».

A partir des notes internes du Conseil de l’Europe, des rapports restreints de la Commission Européenne et des confidences de diplomates et de hauts fonctionnaires européens, Charles Onana dans son livre EUROPE, CRIMES ET CENSURE AU CONGO (Editions Duboiris)

(1) apporte de nombreuses preuves sur la bienveillance des institutions européennes à l’égard du régime de Paul Kagame dans ses actions criminelles en RDCongo.

Dans ce livre riche en révélations et documents inédits, on découvre notamment :

· Comment Joseph Kabila a été imposé à la tête de la République Démocratique du Congo (RDC) en 2006 par George Bush et de Jacques Chirac au moyen d’élections truquées et financées par l’Union Européenne (UE) ;

· que la condition exigée à Joseph Kabila pour rester au pouvoir était qu’il se taise sur les incursions rwandaises à l’Est de la RDC et sur les atrocités commises par les hommes de Kagame ;

· que malgré la multiplication des rapports internes attestant clairement de la présence des soldats rwandais à l’Est de la RDC, l’UE nie officiellement l’invasion du Congo par le Rwanda et censure tout discours mettant en cause Paul Kagame et ses hommes ;

· que l’Union Européenne a dépensé plusieurs millions d’ euros pour bâtir une armée congolaise avec des truands, des violeurs et des criminels contre l’Humanité, malgré les inquiétudes de certains hauts fonctionnaires sur ce « brassage » périlleux.

Au terme de cette enquête délicate et dérangeante, qui nous mène des bureaux feutrés de Bruxelles, où l’on étouffe surtout les scrupules, aux dangereuses forêts de l’Est du Congo peuplées de réfugiés, de tortionnaires, d’enfants-soldats et de chercheurs de coltan, en passant par les salles de réunion de l’ONU, on mesure à quel point l’écart est grand entre les valeurs proclamées par l’Union Européenne et la réalité de ses interventions sur le terrain. Un tableau terrifiant qui met à mal le prestige des institutions européennes, qui pose questions sur l’idéologie de l’UE et qui peut légitimement inquiéter le contribuable européen quant au bien-fondé et aux véritables objectifs de la diplomatie de Bruxelles en Afrique et au Congo.

« L’UNION EUROPÉENNE CENSURE L’IMPLICATION DU RWANDA DANS LA CRISE CONGOLAISE »

Lors d’une interview exclusive accordée à JamboNews à Bruxelles (2), Charles Onana, avait répondu aux questions autour de son livre consacré à la RDC et au Rwanda. Il a notamment évoqué le rôle du Rwanda dans la crise congolaise ainsi que le silence de l’Union européenne au vu de tous les épisodes tragiques observés en République démocratique du Congo depuis le début des hostilités en 1996.

Charles Onana part d’une constatation simple selon laquelle l’Union européenne parle moins de l’implication du Rwanda dans les conflits armés qui secouent le Congo. Tout récemment, suite aux rapports des experts de l’ONU accusant le Rwanda de soutenir des rebellions en RDC, Charles Onana dit avoir constaté que le discours de l’Union européenne ménageait beaucoup Kigali et l’épargnait d’une interpellation directe sur son rôle dans la déstabilisation de la RDC. « C’est la raison pour laquelle j’ai enquêté sur les processus de décision au sein de l’Union européenne. Qui influence qui et dans quel but ? » a t-il notamment déclaré.

Dans le cadre de ses investigations, Charles Onana confie avoir obtenu plusieurs documents tenus secrets des institutions européennes, documents parfois issus des rapports des envoyés spéciaux de l’Union européenne dans la région des Grands Lacs. Sans doute des pièces à conviction. « En effet, ces documents n’étaient pas destinés à être rendu public. En ayant ces documents, j’ai pu reconstituer les pièces manquantes du puzzle. En outre, les témoignages des diplomates m’ont aidé », a indiqué Charles Onana. Ce dernier a également révélé l’échange qui a eu lieu en 2003 entre le président de la RDC Joseph Kabila et Javier Solana, Haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune de l’Union européenne.

Selon Charles Onana, Joseph Kabila avait écrit à Javier Solana pour mettre en place une police intégrée en vue d’assurer la sécurité du processus électoral en RDC. Onana déplore que cette initiative ne fût guère pour l’intérêt de la population congolaise. Décriant par ailleurs la passivité et l’incompétence de Joseph Kabila, Charles Onana a affirmé que le président congolais est une émanation de l’AFDL et du Rwanda.

KAGAME, OMBRE ET LUMIÈRE

Côté lumière, le président Kagame est largement crédité de la spectaculaire transformation du pays depuis 20 ans avec une incontestable réussite économique et la forte éradication de la corruption. Dévasté et traumatisé lorsque les rebelles du FPR prirent le pouvoir en 1994, mettant fin à un génocide qui venait de faire environ 800.000 morts essentiellement dans la minorité tutsi, le Rwanda a enregistré ces dernières années la croissance la plus forte d'Afrique de l'Est.

Mais détracteurs du régime et observateurs dénoncent un monopartisme de fait - bien que onze partis soient enregistrés officiellement - et l'absence de liberté d'expression.

Côté ombre, les critiques visent la démocratie de façade, mais aussi et surtout la politique extérieure du régime Kagame et ses interventions chez ses voisins. Et particulièrement le rôle du Rwanda dans la crise congolaise.

Ainsi Charles Onana met en cause à la fois l’interventionnisme déstabilisateur du Rwanda dans la région des Grands Lacs et singulièrement au Congo (RDC), mais aussi son rôle comme agent des multinationales …

« LE RWANDA DE KAGAME EST DEVENU L’AVOCAT DE LA RECOLONISATION DE L’AFRIQUE »

Charles Onana n’a pas non plus eu des mots tendres envers le régime de Paul Kagame. « Kagame mène une guerre économique au Congo. Aujourd’hui, on a la démonstration de cette assertion. Depuis longtemps, les gens avaient sous-estimé le rôle du Rwanda comme un sous-traitant des multinationales. Le Rwanda de Kagame est devenu l’avocat de la recolonisation de l’Afrique », déclare Charles Onana.

Charles Onana soutient que le Rwanda a des agents et des lobbies très actifs au sein des institutions européennes parmi lesquels, le non moins influent Louis Michel – leader libéral belge, ancien ministre et commissaire européen -, initiateur du groupe « les amis du Rwanda » au sein du parlement européen, pour vous dire le travail abattu en coulisses.

Dans une autre interview au journaliste Robert KONGO (3), Onana revient sur « Le rôle de Louis Michel, ancien ministre et commissaire européen », « majeur dans cette action de lobbying. Ces dernières années, ses prises de position aussi bien au sénat belge qu’au sein de la commission européenne ont été déterminantes. Par exemple, il s’est opposé à la proposition d’un diplomate allemand qui demandait l’adoption de sanctions économiques contre le Rwanda après la publication des rapports de l’ONU prouvant l’implication des troupes rwandaises dans le pillage et la déstabilisation de la RDC. Louis Michel a considéré qu’envisager des sanctions contre le Rwanda serait contre productif. Pour lui, « Kagame est un visionnaire » et son pays serait un « pôle de stabilité » dans les Grands Lacs. Louis Michel a ouvertement pris fait et cause pour le régime dictatorial de Kagame et s’échine à le défendre coûte que coûte au sein des institutions de Bruxelles ». « Les compte-rendus du sénat belge sont à ce sujet édifiant, rappelle Onana. On y découvre un Louis Michel agissant et parlant non pas comme un ministre belge mais plutôt comme « un militant rwandais » plaidant la cause de son « visionnaire » de Kigali. Il a même osé créer une association des amis du Rwanda au lendemain de la publication du rapport mapping de l’ONU en 2010. Il était partout, courant et transpirant pour un utopique « dialogue entre Kinshasa et Kigali ». L’impartialité de cet ancien commissaire européen n’a jamais été de mise dans la crise des Grands Lacs. »

POURQUOI CE RÔLE HONTEUX DE L’UE DANS LA REGION DES GRANDS LACS ?

Sans toutefois entrer en profondeur sur la notion de stabilité, Onana justifie le soutien indéfectible de l’Union Européenne au Rwanda par la garantie qu’il offre sur la stabilité de leurs intérêts dans cette région. Raison pour laquelle selon lui, l’UE continue de se voiler la face sur la situation dans la région des Grands-Lacs. Malgré les violations des droits de l’Homme au Rwanda, l’Union européenne continue toujours à apporter son soutien à ce régime dictatorial. Eu égard à ce qui précède, l’UE ne respecte donc pas ses propres principes, a conclu Charles Onana.

Onana donne l’exemple de la participation de l’UE dans la répression et le truquage des élections au Congo : « le chef de la diplomatie européenne (Javier Solana) et Joseph Kabila ont eu plusieurs échanges téléphoniques et épistolaires. Le président congolais lui a adressé une requête le 20 octobre 2003, dans laquelle il demandait la création d’une unité de police intégrée chargée d’assurer la sécurité des institutions de la transition en RDC. Ce dispositif sera effectivement mis en place, appuyé et supervisé par EUPOL (la Mission Européenne de Police).

Il aura pour objectif d’assurer la sécurité des bureaux de vote, la protection des urnes et celle des membres de la commission électorale indépendante. En réalité, l’unité de police intégrée a servi à empêcher toute contestation des Congolais à la suite d’un scrutin qui devait donner Joseph Kabila gagnant.

Celui-ci était, en effet, déjà soutenu et désigné par les Etats-Unis avant le scrutin. La demande de protection du processus électoral va également s’étendre au plan militaire. C’est ainsi qu’en 2006, Solana écrit à Kabila pour le rassurer de la possibilité d’un déploiement d’une force de l’Union Européenne en RDC dans le cadre des élections. Joseph Kabila répond immédiatement dans une lettre du 19 mai 2006 par laquelle il le remercie de cette initiative. Le chef de l’Etat congolais a donc pu ainsi bénéficier du soutien des Etats-Unis, des Nations Unies et de l’Union Européenne pour accéder au pouvoir. »

Des thèses dérangeantes donc sur un dossier soigneusement occulté à Bruxelles et New-York. Qui rejoint les préoccupations d’EODE sur le double langage des institutions européennes.

Luc MICHEL & Karel HUYBRECHTS

(1) Charles Onana, EUROPE, CRIMES ET CENSURE AU CONGO, Editions Duboiris, Collection : Secrets d'Etat, 2012.

(2) Propos recueillis par Mathy Mati et Charis Basoko sur http://www.jambonews.net/actualites/20121205-charles-onana-lunion-europeenne-censure-limplication-du-rwanda-dans-la-crise-congolaise/

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vendredi 4 avril 2014

Fièvre Ebola en Guinée, les cas suspects se multiplient chez ses voisins

Vue de gants et bottes utilisés par le personnel médical d'un centre de victimes du virus Ebola, à Guekedou, en Guinée, le 1er avril 2014

La Guinée poursuit sa lutte contre la progression d’une épidémie de fièvre hémorragique en partie due au virus Ebola, qui s’étend hors de ses frontières, avec de nouveaux cas suspects signalés jeudi au Liberia et, pour la première fois, au Mali.

Ces développements marquent une évolution inquiétante dans cette flambée affectant pour la première fois l’Afrique de l’Ouest. En Afrique centrale, le virus Ebola, découvert en 1976 en République démocratique du Congo (ex-Zaïre), a fait quelque 1.200 morts lors des épidémies les plus graves.

La Guinée est en proie à une épidémie de fièvre hémorragique virale qui y a tué 86 personnes sur 137 cas enregistrés depuis janvier, essentiellement dans le Sud, selon le dernier bilan du gouvernement guinéen donné dans la nuit de jeudi à vendredi.

45 de ces cas ont été confirmés comme étant dus à Ebola, virus hautement contagieux et souvent mortel contre lequel il n’existe ni vaccin ni traitement. Mais «on note des guérisons, confirmées par des analyses, de deux personnes atteintes d’Ebola à Conakry. Ces personnes pourront quitter l’hôpital (...) où elles étaient en isolement», a précisé le gouvernement.

Une maigre lueur d’espoir alors que l’ONG Médecins sans frontières (MSF), très active sur le terrain en Guinée, parle d'«épidémie sans précédent», expliquant que la dissémination du nombre de cas sur le territoire complique «énormément la tâche» des acteurs de la lutte contre la propagation.

Plusieurs cas suspects, dont certains mortels, avaient déjà été signalés ces derniers jours au Liberia et en Sierra Leone, tous en lien avec une contamination ayant pour origine la Guinée voisine. Les tests au virus Ebola ont été positifs pour deux cas au Liberia, et négatifs pour les cas en Sierra Leone.

Mais jeudi, le ministère libérien de la Santé a annoncé la découverte dans une zone forestière proche de Tapeta, dans la région de Nimba (est), d’un nouveau cas suspect qui, contrairement aux précédents, n’est pas lié à la Guinée.

Il s’agit d’un chasseur qui était en forêt lorsqu’il s’est senti malade, et est décédé une demi-heure après son admission à l’hôpital, a déclaré à l’AFP Bernice Dahn, chef du service médical du Liberia et responsable au ministère de la Santé. «Il n’avait jamais eu aucune interaction avec une personne soupçonnée d’être porteuse du virus» Ebola et «n’est jamais allé en Guinée, c’est un cas isolé», a assuré Mme Dahn.

Selon le dernier bilan officiel, jusqu’à jeudi, 14 cas de fièvre hémorragique, dont sept décès - y compris le chasseur - ont été signalés au Liberia. A l’exception du chasseur, tous avaient eu des contacts directs ou indirects avec des patients contaminés ayant été en Guinée et s’étant ensuite rendus dans la région de Lofa (nord).

- Premiers cas suspects au Mali -

Jeudi soir, le Mali a annoncé avoir décelé sur son sol trois cas de fièvre hémorragique virale, qui ont été placés en isolement en attendant les résultats de tests au virus d’Ebola.

«Sur les trois cas suspects, des prélèvements biologiques ont été effectués. Les échantillons prélevés ont été envoyés pour analyse au laboratoire de référence du CDC d’Atlanta, aux Etats-Unis. En attendant les résultats de ces analyses, les sujets ont été placés dans une unité d’isolement où ils reçoivent des soins appropriés. A l’heure actuelle, leur état de santé s’améliore», a affirmé le gouvernement de Bamako, sans précision sur l’origine de la contamination.

«Un site d’isolement pour la prise en charge a été installé dans la périphérie de la ville de Bamako et d’autres sont en cours d’installation dans d’autres localités», a-t-il ajouté, en invitant notamment à «éviter les déplacements non nécessaires vers les zones d’épidémie».

Le virus Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus des sujets infectés, qu’il s’agisse d’hommes ou d’animaux, vivants ou morts.

Jeudi soir également, la Gambie a annoncé avoir placé en isolation deux personnes en provenance de Macenta (sud de la Guinée) en raisons de doutes sur leur santé, qui ont finalement été levés: leurs prélèvements analysés par un laboratoire de référence à Dakar n’ont pas indiqué de présence d’Ebola.

A titre préventif, le Sénégal a fermé ses frontières terrestres avec la Guinée, tandis que l’Arabie Saoudite a décidé de suspendre l’octroi de visas pour le pèlerinage musulman à La Mecque aux fidèles en provenance de Guinée et du Liberia.

Le Maroc a renforcé son dispositif de contrôle sanitaire aux frontières, en particulier à l’aéroport de Casablanca, important hub d’Afrique. La France a annoncé avoir accru sa vigilance en précisant qu’il n’y avait cependant pas de «nécessité de restriction» des voyages dans les pays où des cas suspects ont été signalés.

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jeudi 3 avril 2014

Ecoutes : les appels suspects de Nicolas Sarkozy au patron de la DCRI

Coup de théâtre dans l'affaire des écoutes judiciaires de l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy. Selon les informations du Monde, les juges d'instruction Serge Tournaire et René Grouman ont interrogé en qualité de témoin, vendredi 28 mars, le patron du contre-espionnage français, Patrick Calvar. Ce haut fonctionnaire leur a confirmé que M. Sarkozy lui avait téléphoné, à deux reprises, en juin 2013 et janvier 2014, pour se renseigner sur l'enquête liée à l'éventuel financement libyen de sa campagne présidentielle, en 2007.

Patrick Calvar a été nommé en mai 2012 à la tête de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) où il a remplacé Bernard Squarcini, jugé trop sarkozyste. Il a été questionné par les magistrats sur le contenu de plusieurs conversations téléphoniques troublantes tenues avec Nicolas Sarkozy ainsi qu'avec Michel Gaudin, directeur du cabinet de l'ex-chef de l'Etat depuis sa défaite, en 2012. Il apparaît donc que M. Sarkozy lui-même a tenté de vérifier directement auprès de M. Calvar si la DCRI enquêtait sur les soupçons de financements occultes de sa propre campagne présidentielle victorieuse, en 2007, par le régime de Mouammar Kadhafi.

Au cours de l'une des conversations captées par les enquêteurs, l'ancien président s'est notamment montré préoccupé par une éventuelle audition, par le contre-espionnage, de Moftah Missouri, qui fut longtemps l'interprète personnel du « Guide » de la révolution libyenne. Le témoignage de cet homme est susceptible d'embarrasser M. Sarkozy.

ATRICK CALVAR N'AURAIT RIEN RÉVÉLÉ

Patrick Calvar, dirigeant de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI)à Paris, en juin 2013. Interrogé au cours de l'émission « Complément d'enquête », diffusée sur France 2 le 20 juin 2013, M. Missouri avait déclaré : « Kadhafi m'a dit à moi verbalement que la Libye avait versé une vingtaine de millions de dollars. Normalement chez nous, à la présidence, quand on donne de l'argent à quelqu'un, il n'y a pas un transfert bancaire, il n'y a pas de chèque, c'est de l'argent liquide dans des mallettes. » L'interprète avait également validé une note, dont l'authenticité est contestée : publiée par Mediapart le 28 avril 2012, elle évoquait cette fois un financement occulte de 50 millions de dollars.

Apparemment embarrassé par les appels de MM. Sarkozy et Gaudin, dont il a confirmé l'existence devant les juges Tournaire et Grouman, M. Calvar n'a, semble-t-il, pas révélé d'informations aux deux hommes. Prié par les magistrats de préciser si la DCRI avait bien mené des investigations sur « l'affaire libyenne », Patrick Calvar leur a opposé le « secret défense ». Sollicité par Le Monde, M. Calvar n'a pas souhaité s'exprimer.

Les juges Tournaire paraissent de plus en plus convaincus que M. Sarkozy et ses proches disposent d'informateurs bien placés au sein de l'appareil d'Etat. Une conversation captée entre M. Gaudin et M. Sarkozy, après qu'ils aient cherché en vain à se renseigner auprès de M. Calvar, conforte ce soupçon : le premier y rassure le second, en évoquant d'autres sources potentielles d'informations…

Michel Gaudin – qui n'a pas donné suite à nos sollicitations, pas plus que M. Sarkozy –, a conservé d'importants relais au sein de la police. Nommé directeur général de la police nationale en 2002 par M. Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, il a été nommé en 2007 préfet de police de Paris, poste qu'il avait dû quitter en mai 2012.

Les magistrats ne traquent pas les sources de M. Sarkozy que dans l'institution policière : ils avaient déjà, dans le cadre de leur enquête, communiqué au parquet financier le contenu d'écoutes impliquant le haut magistrat Gilbert Azibert et l'avocat de M. Sarkozy, Me Thierry Herzog, déclenchant l'ouverture d'une information judiciaire pour « trafic d'influence » et « violation du secret de l'instruction ».

« NOUS NOUS CONNAISSONS, NOUS NOUS VOYONS »

Les juges Patricia Simon et Claire Thépaut, saisies de cette instruction, tentent de crédibiliser un soupçon : M. Sarkozy aurait tenté, par l'intermédiaire de M. Azibert, premier avocat général à la Cour de cassation, d'influer sur le cours de l'affaire Bettencourt entre janvier et février, alors que le dossier était examiné par la juridiction suprême. Plusieurs conseillers de la Cour de cassation ont déjà défilé dans le cabinet des juges. M. Azibert a regagné son domicile bordelais, après avoir été hospitalisé, notamment pour des problèmes psychologiques.

Au tribunal de grande instance de Bordeaux, l'affaire fait grand bruit. Nombre de magistrats s'interrogent sur l'existence d'un éventuel réseau d'informateurs proches de l'ancien président au sein même de la juridiction, où l'affaire Bettencourt a été instruite de novembre 2010 à octobre 2013.

Les liens de proximité entre l'actuel procureur général, André Ride, et Gilbert Azibert, qui occupa le même poste de 2005 à 2008, sont soulignés. « Nous nous connaissons, nous nous voyons, mais M. Azibert n'a jamais cherché à me parler du fond de l'affaire Bettencourt. Et nos réquisitions ont toujours validé l'instruction menée par les juges », se défend M. Ride, questionné par Le Monde. En mai 2013, c'est pourtant ce même André Ride qui avait contraint le parquet de Bordeaux à requérir un non-lieu en faveur d'Eric Woerth, dans le volet « trafic d'influence » de l'affaire Bettencourt, contre l'avis de la substitut chargée de régler le dossier. Cette initiative avait choqué de nombreux magistrats bordelais.

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J-22: Mangeuse dans la casserole, Tshala Muana espère-t-elle toujours "Mutuashiser" le Zénith de Paris ?

Le petit copain de Tshala Muana, Claude Kashala qui se définit comme un "Joséphiste de l'aile pure et dure" a le toupet d'initier une pétition pour tripatouiller la Constitution afin de permettre à l'incapacitaire de kingakati de briguer un troisième hold-up constitutionnel. Quant à Tshala Muana, la mangeuse dans la casserole et danseuse de Tantine Abeti Masikini ment au peuple congolais par médias coupagistes interposés qu'elle va jouer au Zénith à Paris. Mais quel Zénith ? Et quel Paris ? Sans doute le Zénith de Kingakati où elle est une trémousseuse habituée. En grande propagandiste Joséphiste, Tshala Muana voudrait profiter de la scène de Zénith pour annoncer le troisième mandat de Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati. Son petit copain bat campagne pour la révision constitutionnelle et elle fait campagne sur scène. Djalelo est une chanson katangaise pour le chef que le dictateur Mobutu s'était approprié, la chanson fut travestie pour honorer un sanguinaire. Quant à la danse traditionnelle mutuashi très prisée dans les deux Kasaï, avec Tshala Muana le "Mutuashi" a été dévalué ! Dans le mutuashi traditionnel il n'y avait pas la cuisse à exposer ou le bas ventre à exhiber !

Propagandiste hors pair, Tshala Muana ose parler de la démocratie au Congo avec son Raïs !

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Fièvre Ebola en Guinée: peur sur Guéckédou

Guéckédou (Guinée) (AFP) - Le centre-ville grouille de monde, l'administration, les écoles et les commerces sont ouverts. Mais derrière l'apparence d'un quotidien normal, les habitants de Guéckédou, une des villes les plus touchées par l'épidémie d'Ebola dans le sud de la Guinée, ont peur.

Dans cette grosse agglomération de quelque 200.000 personnes, "tout le monde a peur. (...) C'est comme si chacun attendait son tour", confie Koin Barry, employé administratif dans une station-service rencontré sur son lieu de travail.

Avec Macenta (sud) et la capitale Conakry, Guéckédou est une des villes où les autorités guinéennes et des organisations internationales luttent contre l'épidémie de fièvre hémorragique, qui a fait 84 morts en Guinée sur 134 cas enregistrés depuis janvier, selon un nouveau bilan communiqué mercredi soir par le ministère de la Santé.

35 des cas de fièvre ont été confirmés en laboratoire comme étant dus à l'Ebola, a précisé le ministère. Ce virus hautement contagieux est mortel neuf fois sur dix. Il n'existe ni vaccin, ni traitement, et selon les spécialistes, l'isolement des malades confirmés et des cas suspects est l'unique moyen de casser la chaîne de transmission.

Mariam Sandounou, 14 ans, raconte qu'après l'annonce de l'apparition de la maladie, sa mère lui a interdit de se rendre dans son école primaire publique Patrice Lumumba, qui compte un millier d'élèves, pour éviter d'être contaminée.

Pendant qu'elle est restée à la maison, poursuit-elle, deux de ses amies, qui n'étaient pas de son école, sont décédées de fièvre hémorragique.

"J'ai dit à ma mère: +Même si je ne vais pas à l'école, je vais mourir ici à la maison si Dieu le veut+. Elle m'a dit de reprendre les cours, sous la pression aussi de mon papa, fonctionnaire à Conakry", indique-t-elle.

Le centre-ville est animé, les commerces, les écoles et l'administration fonctionnent à Guéckédou. Mais un fait détonne: un ballet incessant de véhicules estampillés Médecins sans frontières (MSF), une des organisations les plus actives sur le terrain dans le combat contre l'épidémie.

- 3,3 millions d'euros nécessaires contre l'Ebola -

MSF a monté des structures de prise en charge pour l'isolement des malades, dont un centre installé dans la cour de la Direction préfectorale de la Santé de Guéckédou. Des dizaines de personnes, Guinéens et étrangers, y travaillent, et ceux qui doivent entrer en contact avec les cas suspects et confirmés d'Ebola portent des combinaisons totalement hermétiques, avec gants, lunettes, masques et bottes.

L'ONG mène aussi des actions de sensibilisation et recherche d'autres cas.

Lors d'une séance de sensibilisation mardi, un laborantin a estimé que les bruyantes évacuations de malades vers le centre d'isolement ajoutaient le malaise à la peur au sein de la population.

Il faudrait "arrêter d'utiliser la sirène de l'ambulance" lors des transfert, "cela met mal à l'aise la population qui ne comprend pas que MSF garde au secret sans visites les malades jusqu'à leur mort", a-t-il expliqué.

L'ONG avait appelé lundi à une "mobilisation contre une épidémie d'Ebola sans précédent", en expliquant que la dissémination du nombre de cas sur le territoire compliquait "énormément la tâche" pour enrayer sa propagation.

Selon le ministère guinéen de la Santé, les besoins pour le "plan de réponse à l'épidémie d'Ebola" sont estimés à un peu plus de 4,5 millions de dollars (près de 3,3 millions d'euros).

Au-delà de la Guinée, deux cas d'Ebola ont été confirmés au Liberia voisin. Des cas suspects ont été rapportés en Sierra Leone, autre pays limitrophe, mais ils ont été testés négatifs au virus Ebola, d'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le porte-parole de l'OMS, Gregory Härtl, a tempéré les déclarations de MSF sur l'épidémie sans précédent.

"Nous devons faire très attention à la façon dont nous caractérisons une flambée avec des cas sporadiques", a déclaré mardi à Genève M. Härtl, indiquant qu'en termes de bilans, de précédentes épidémies ont été plus graves que celle en Guinée, qui "est encore relativement faible".

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MSF renforce sa réponse face à l’épidémie d’Ebola en Guinée

MSF a lancé une intervention d'urgence et continue de renforcer ses équipes pour répondre à l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola en Guinée. À ce jour, les autorités sanitaires guinéennes ont signalé 134 cas suspects et 84 décès. 52 membres du personnel international travaillent aux côtés du personnel guinéen et en coopération avec le ministère de la Santé. Les équipes interviennent à Conakry, ainsi que dans les villes de Guékédou et de Macenta, dans l'est du pays. A l’heure actuelle, 19 patients sont isolés et soignés dans les unités d’isolement de MSF dans ces trois lieux d’intervention. Les équipes sont composées de médecins, d’infirmières, d’épidémiologistes, d’experts en eau et assainissement, ainsi que d’agents de promotion de la santé et de psychologues.

« Nos efforts visent à contenir l’épidémie, en détectant et en isolant les malades du reste de la population», explique Anja Wolz, coordinatrice d'urgence de MSF à Conakry. « Bien qu'il n'y ait pas de traitement pour cette maladie, on peut réduire la mortalité très élevée en s'attaquant aux symptômes. Ceci comprend l'administration d'une perfusion aux patients qui arrivent déshydratés parce qu’ils ont la diarrhée. Nous nous assurons également qu'ils ne souffrent pas d’une autre maladie, comme le paludisme ou une infection bactérienne telle la typhoïde ».

Alors que le taux de létalité de la souche Zaïre du virus Ebola peut atteindre jusqu'à 90 % (selon l'OMS), il varie en fonction de l'évolution de chaque épidémie. « Nous avons appris à travers nos expériences passées que nous pouvons donner de 10 à 15 % plus de chances de survie à des patients à travers avec un bon soutien médical. Mais s’ils restent à la maison, le taux de létalité atteint généralement jusqu'à 90% », explique Michel Van Herp, épidémiologiste de MSF à l’est de la Guinée.

Dans la capitale Conakry, MSF a mis en place une unité d'isolement dans l’enceinte de l'hôpital de Donka, qui a une capacité de 20 lits. Huit patients y sont actuellement pris en charge. Une formation a été organisée pour le personnel de l'hôpital Donka sur la maladie, les symptômes, les mesures d'hygiène à mettre en place, et sur ​​la manière de réaliser le triage efficace des patients. Une autre formation sera bientôt organisée pour les bénévoles de la Croix-Rouge afin d'améliorer la gestion des enterrements et la désinfection des maisons des personnes touchées. L'équipe de MSF compte également envoyer des agents communautaires pour enquêter sur les alertes de cas potentiels dans la ville.

A Guéckédou and Macenta, 11 patients sont actuellement pris en charge dans les deux unités d’isolement de MSF. Outre l’isolement et les soins aux patients, une activité importante consiste à investiguer les alertes faisant état de potentiels nouveaux cas. Ainsi, les équipes de MSF se rendent dans les villages afin de référer les cas suspects vers les unités d’isolement. Lorsqu’un malade est référé, sa maison est ensuite désinfectée. Il faut également faire le suivi des « contacts », c’est-à-dire les personnes qui ont été en contact avec les malades. Les équipes MSF informent les communautés sur la maladie, sur les mesures à prendre pour se protéger et prévenir la propagation du virus. Des messages de promotion de la santé sont diffusés, invitant la population à respecter les règles d’hygiène de base. En effet, le simple fait de bien se laver les mains peut réduire le risque de transmission de manière significative. MSF s’assure également que la gestion des corps et l’enterrement des personnes décédées se déroulent selon des procédures strictes. Enfin, des psychologues apportent leur soutien aux familles des victimes ainsi qu’au personnel de santé local.

A ce jour, deux laboratoires sont arrivés dans le pays : l’un à Conakry en provenance de l’Institut Pasteur de Dakar, au Sénégal ; l’autre à Guéckédou appartenant au Bernhard-Nocht Institute of Tropical Medicine de Hambourg, en Allemagne. Ces laboratoires permettent un dépistage rapide des patients dits suspects.

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Affaire Benguigui : ouverture d'une enquête préliminaire

Yamina Benguigui dans la tourmente. Photo Réveil FM International

Affaire Benguigui : la Haute autorité saisit le parquet, l'intéressée dément toute "fraude". Le parquet de Paris a ouvert mercredi une enquête préliminaire sur les déclarations de patrimoine faites par l'ancienne ministre de la Francophonie Yamina Benguigui.

Une enquête préliminaire sur les déclarations de patrimoine faites par l'ancienne ministre de la Francophonie Yamina Benguigui a été ouverte ce mercredi. Cette enquête fait suite au "doute sérieux quant à l'exhaustivité, l'exactitude et la sincérité" exprimé le 31 mars par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique qui avait porté ses interrogations à la connaissance du procureur de la République de Paris, François Molins.

Selon le communiqué du parquet, les doutes de la Haute Autorité portaient sur les "déclarations de situation patrimoniale et d'intérêt de Mme Yamina Benguigui, reçues les 19 juillet 2012, 11 avril 2013 et 29 janvier 2014 et des omissions et évaluations mensongères qu'elle a constatées et qui sont susceptibles de constituer des infractions pénales au sens des dispositions" des lois sur la transparence de la vie politique de 2011 et 2013. En conséquence, "le parquet de Paris a décidé ce jour d'ouvrir une enquête préliminaire confiée à l'Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF)" de la police judiciaire, selon le communiqué.

Benguigui nie tout "enrichissement personnel"

Yamina Benguigui a réfuté toute "fraude de quelque nature que ce soit" ou tout "enrichissement personnel". La maire de Paris Anne Hidalgo lui a toutefois demandé de démissionner du Conseil de Paris. La Haute Autorité reproche à l'ex-ministre d'avoir omis de déclarer qu'elle était depuis 2005 copropriétaire d'une société anonyme de droit belge, G2. Cette holding est actionnaire à 99% de sa société de production Bandits productions. Elle aurait même dû déclarer ces parts dès 2008 quand elle est devenue adjointe à la mairie de Paris, mais cela n'était pas un délit à l'époque, a-t-on expliqué à la Haute Autorité.

L'ex-ministre de la Francophonie a vendu ses parts en janvier 2014 pour 430.000 euros, mais elle avait indiqué dans un communiqué "n'avoir perçu aucun produit de cette cession compte tenu de l'insuffisance de trésorerie de la société G2". Selon la nouvelle loi sur la transparence de la vie politique, adoptée en octobre 2013, ces "manquements", s'ils étaient avérés, sont susceptibles d'être punis de trois ans de prison, 45.000 euros d'amende et dix ans d'inéligibilité.

La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a été créée en 2013 à la suite de fausses déclarations de l'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac, affirmant qu'il n'avait pas de compte bancaire caché à l'étranger. Cette affaire avait été à l'origine du premier scandale du quinquennat de François Hollande et avait conduit à la démission de ce ministre, pourfendeur à son poste des fraudes fiscales et qui a finalement admis avoir possédé un compte à l'étranger.

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Justice inféodée: Eugène Diomi Ndongala condamné à 10 ans par l'incapacitaire de Kingakati alias Joseph Kabila !

Comment peut-on continuer à voir les nôtres tombés, arrêtés arbitrairement, emprisonnés par un régime d'usurpation et d'imposture, acquiescer sans broncher ? Comment peut-on accepter qu'un tricheur et fraudeur impénitent soutenu par la mafia international, catapulté à la tête du Congo en complicité avec des Mammouths joséphistes ventripotents et des Dinosaures Mobutistes rénovés, faire sa petite loi, à qui donc la faute ? Comment peut-on accepter cette condamnation injuste d'Eugène Diomi Ndongala, président de Démocratie Chrétienne demeurer silencieux, sans aucune réprobation populaire, tétanisé par le Kadogo fait Roi au kongo ? Quel pays est devenu la République démocratique du Congo avec tous ces ventripotents et aplaventristes sans moral, sans idéaux pour le pays, seul compte leur ventre gonflé et insatiable ? A Réveil FM International, nous sommes estomaqués par non-réaction populaire de la condamnation de l'acteur politique Eugène Diomi Ndongala à 10 ans de prison, dans un pays où le délestage est de mise et où la justice travaille la nuit ! La justice nuitarde, corrompue, vendue à la solde de l'incapacitaire de Kingakati est désolante. Alias Joseph Kabila malgré son régime de terreur sait au moins que tous les congolais n'ont pas encore courbé l'échine devant sa pathétique personne. Son pseudo règne abusif est une parenthèse de l'histoire va se fermer rapidement. Mais où sont donc les Congolais patriotes et épris de justice pour dénoncer cette cabale du régime contre Eugène Diomi Ndongala ?

Eugène Diomi Ndongala, président de Démocratie Chrétienne, un homme debout !

Le crime d'Eugène Diomi Ndongala est d'avoir réfuté les fraudes massives de novembre 2011 qui ont sanctifié le second hold-up électoral d'alias Joseph Kabila. Mieux, bien qu'élu comme député de refuser d'aller siéger au Parlement godillot des applaudisseurs au Palais du peuple de Kinshasa. De boycotter ses émoluments parlementaires. De toujours reconnaître Etienne Tshisekedi wa Mulumba comme le président élu. De tout faire y compris de vouloir organiser une Majorité Présidentielle Populaire issue de l'élection du 28 novembre 2011. Le voilà qui est accusé d'avoir violé deux mineurs que l'on voit jamais. Alors que le Grand violeur de la Constitution, lui trône abusivement sur le trône de la République démocratique du Congo.

Réveil FM International diffuse cette interview de Freddy Nkita, le Secrétaire Général de Démocratie Chrétienne. L'interview a été réalisée à Paris, deux jours avant la condamnation d'Eugène Diomi Ndongala à 10 ans de prison par la Cour suprême de justice nuitamment.

Freddy Nkita, Secrétaire Général de Démocratie Chrétienne. Photo Réveil FM International

Freddy Nkita, Secrétaire Général de Démocratie Chrétienne. Photo Réveil FM International

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VIDEO. Pour Valls, il n'y a pas de "rupture", mais une "continuité" avec Ayrault

Le nouveau Premier ministre était l'invité de TF1 mercredi soir, au soir de la nomination de son équipe.

Le Premier ministre, Manuel Valls, a assuré mercredi 2 avril que son gouvernement, nommé dans la matinée, ne représentait "pas une rupture, pas une révolution" avec celui de Jean-Marc Ayrault. "Il ne s'agit pas d'une alternance. Dans bien des domaines, nous allons nous situer dans la continuité du travail engagé par Jean-Marc Ayrault", a-t-il dit sur TF1, alors qu'on lui faisait remarquer que son équipe n'avait pas été fondamentalement changée par rapport à celle de l'ancien Premier ministre.

"Il est normal de trouver des hommes, des femmes d'expérience, parfois aux mêmes responsabilités, parfois à d'autres", a ajouté Manuel Valls. Le chef du gouvernement a cité les entrées de Ségolène Royal et François Rebsamen, "femme et homme de très grande expérience qui seront, je crois, très utiles à ce gouvernement". Il a aussi jugé que "l'entraîneur" d'une équipe était "important (...) pour permettre de mieux jouer de manière collective".

Les membres du gouvernement, "tous hollandais"

Le Premier ministre a aussi déclaré que les membres du gouvernement, à commencer par lui, étaient "tous des hollandais", répondant à une question sur la manière dont les ministres avaient été choisis. "Encore une fois, c'est le président de la République qui fixe le cap. Il l'a fait lundi [en décidant d'un remaniement]. C'est lui qui a reçu la légitimité des Français en étant élu président de la République. Il m'a confié cette responsabilité", a ajouté l'ancien député-maire d'Evry (Essonne).

"Réduire les déficits, il n'y a pas d'autre choix, c'est une question de crédibilité pour la France. Notre dette, nous devons la maîtriser, sinon nous perdons notre souveraineté nationale", a aussi estimé Manuel Valls. Il a précisé qu'il fallait, "en même temps", "préserver ces services publics qui sont indispensables à la solidarité, à la cohésion de notre pays".

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Burkina Faso: "Carences" dans le traitement de l’affaire Zongo

Reporters sans frontière salue l’arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) rendu le vendredi 28 mars 2014 qui relève les manquements de la justice burkinabaise dans le traitement de l’affaire Norbert Zongo.

Journaliste et directeur de l’hebdomadaire L’Indépendant, Norbert Zongo avait été retrouvé mort, avec trois autres personnes, carbonisés dans leur véhicule, le 13 décembre 1998. Au moment de son assassinat, le journaliste enquêtait sur la mort suspecte en prison de David Ouédraogo, chauffeur de François Compaoré, conseiller à la présidence et frère du chef de l’Etat.

"Plus de 15 ans après l’assassinat du journaliste Norbert Zongo, et près de huit années après que la justice burkinabaise ait baissé les bras et déclaré un non lieu, cet arrêt est un signe fort adressé aux autorités burkinabaises. Nous espérons que le gouvernement du président Compaoré saisira cette occasion pour rouvrir la procédure et apporter une résolution satisfaisante au déni de justice dont souffrent depuis trop longtemps la famille et les proches de Norbert Zongo", a déclaré Cléa Kahn-Sriber, responsable du bureau Afrique de Reporters sans frontières.

"Plus largement, cet arrêt, permet de mettre en lumière la nécessité de combattre l’impunité des crimes commis contre les journalistes sur le continent, non seulement pour les proches des victimes, mais, comme l’a fait remarquer la Cour, pour éviter qu’un climat de peur ne s’installe au sein des médias".

L’arrêt de la CADHP condamne, entre autre, le manque de diligence des autorités du Burkina Faso dans le traitement de l’affaire ; notamment la lenteur de la procédure qui a duré près de huit ans, l’audition tardive des parties civiles, et l’abandon des recherches d’un coupable par la justice burkinabaise à l’issue du non lieu de 2006 en faveur du principal accusé. La Cour a donné trente jours aux deux parties pour soumettre leurs arguments avant de se prononcer sur d’éventuelles réparations.

Reporters sans frontières avait participé à la Commission d’enquête indépendante instaurée le 18 décembre 1998 par le gouvernement burkinabé en réponse aux pressantes demandes de l’opinion publique. Son rapport, rendu public le 7 mai 1999, concluait à la mort de Norbert Zongo dans un "guet-apens" et disait qu’il fallait chercher les mobiles de ce meurtre "du côté des enquêtes menées depuis des années par le journaliste et notamment sur ses récentes investigations concernant la mort de David Ouedraogo, le chauffeur de François Compaoré".

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mercredi 2 avril 2014

France: Composition du Gouvernement Valls !

Sur proposition du Premier ministre, Le Président de la République a nommé:

La nomination de Manuel Valls ne s’est pas accompagnée de bouleversements majeurs au sein de l’exécutif. Le nouveau gouvernement, qui a été annoncé ce mercredi matin 2 avril, est certes resserré et demeure paritaire. Mais sur les seize ministres nommés, deux seulement font leur entrée au gouvernement. Ségolène Royal, n°3 du gouvernement, prend la tête d’un grand ministère de l’écologie et de l’énergie. François Rebsamen prend le portefeuille de l’emploi, du travail et du dialogue social.

1. Laurent FABIUS, ministre des Affaires étrangères et du Développement international

2. Ségolène ROYAL, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie

3. Benoit HAMON, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

4. Christiane TAUBIRA, Garde des Sceaux, ministre de la Justice

5. Michel SAPIN, ministre des Finances et des Comptes publics

6. Arnaud MONTEBOURG, ministre de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique

7. Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales

8. François REBSAMEN, ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social

9. Jean-Yves LE DRIAN, ministre de la Défense

10. Bernard CAZENEUVE, ministre de l’Intérieur

11. Najat VALLAUD-BELKACEM, ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports

12. Marylise LEBRANCHU, ministre de la Décentralisation, de la Réforme de l’Etat et de la Fonction publique

13. Aurélie FILIPPETTI, ministre de la Culture et de la Communication

14. Stéphane LE FOLL, ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Forêt. Porte-Parole du Gouvernement

15. Sylvia PINEL, ministre du Logement et de l’Egalité des territoires

16. George PAU-LANGEVIN, ministre des Outre-mer

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Gouvernement Valls: les clés du casting d'un exécutif "de combat"

REMANIEMENT - Manuel Valls installé à Matignon, place à la constitution de son équipe ministérielle. Lors de son allocution de lundi soir, François Hollande avait déjà fixé les contours de ce à quoi devra ressembler ce "gouvernement de combat". Maîtres mots: "resserré, cohérent et soudé". En clair, pas plus 15 à 20 ministres de plein exercice, dotés de portefeuilles amples et en phase avec l'agenda de l'exécutif. Le tout avec des personnalités compétentes, représentatives de la majorité et capables de travailler les unes avec les autres.

Plus facile à dire qu'à faire. D'autant que d'autres critères peuvent entrer en ligne de compte dans la constitution d'un gouvernement: le souci d'afficher une équipe paritaire (comme l'a confirmé l'équipe du nouveau premier ministre), exemplaire sur le plan de la morale politique, ou encore celui de faire une place à d'éventuels ministres d'ouverture.

Depuis sa nomination, Manuel Valls enchaîne donc les consultations. Et avant de rendre sa copie définitive ce mercredi, voici quelques critères dont il devra forcément tenir compte.

LES INDÉBOULONNABLES

Par leur discipline, leur autorité et/ou leur compétence, ils ont fait leurs preuves sous le gouvernement Ayrault. Leur non-reconduction serait un coup de théâtre, à moins d'une incompatibilité politique ou personnelle.

Laurent Fabius, le vieux sage: L'ancien premier ministre travaille main dans la main avec François Hollande au ministère des Affaires étrangères. Alors qu'il faisait partie de la short-list des premiers ministrables, Laurent Fabius a toujours rappelé qu'il souhaitait poursuivre sa mission au Quai d'Orsay.

Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Guerre: Proche de François Hollande, le populaire ministre de la Défense a géré sans anicroche deux conflits extérieurs au Mali et en Centrafrique. Il a lui aussi indiqué qu'il souhaiterait voir son bail prolongé.

LES POLITIQUES

Attaqué sur son image de "sarkozyste de gauche", Manuel Valls va devoir faire une place aux sensibilités politiques du PS comme à ses partenaires de la majorité.

Arnaud Montebourg, le ministre du Made in France: Allié de Manuel Valls et encore auréolé de son statut de troisième homme de la primaire, l'actuel ministre du Redressement productif garde des soutiens importants au PS. Il pourrait soit changer d'attribution, soit bénéficier d'un portefeuille élargi.

Benoît Hamon, la caution aile gauche: Actuellement en charge de l'économie sociale et solidaire, Benoît Hamon, ancien chef de file de l'aile gauche du PS, pourrait se voir offrir un portefeuille élargi.

Pompili, Voynet, de Rugy... La surprise écolo: Depuis le départ de Cécile Duflot et de Pascal Canfin, on ignore encore si les écologistes voudront envoyer un des leurs au gouvernement. Manuel Valls fait tout pour: il serait même prêt à offrir un superministère de l'Environnement.

LES RENFORTS

De par leurs fonctions, actuelles ou anciennes, ces figures de la gauche pourraient faire leur entrée au gouvernement. Objectif: apporter leur expérience et leur aura à un exécutif à la dérive.

Ségolène Royal, l'ex-candidate: Forte de son image au PS et de son statut d'ex-candidate à l'élection présidentielle de 2007, l'ancienne compagne de François Hollande fait figure de favorite pour entrer au gouvernement, peut-être à la tête d'un grand ministère de l'Education.

Claude Bartolone, le patron des députés: L'actuel président de l'Assemblée nationale, qui avait Matignon dans le collimateur, pourrait vendre chèrement son influence auprès des députés de la majorité.

Bertrand Delanoë, l'ancien maire de Paris: Très populaire, ce proche de Lionel Jospin, qui vient à peine de rendre les clés de la mairie de Paris, ferait un candidat idéal pour un ministère régalien. Problème: il n'a jamais été ministre. Surtout, comme Martine Aubry, il répète à qui veut l'entendre qu'il ne veut pas entrer au gouvernement.

Elisabeth Guigou, l'ex-jospiniste: L'ancienne ministre de la Justice de Lionel Jospin pourrait faire valoir son expertise dans le gouvernement Valls. Récemment, celle-ci semblait d'avantage intéressée par un poste à la Commission européenne.

LES COPAINS D'AVANT

Fidèles du président de la République, ces figures du hollandisme pourraient trouver leur place dans un gouvernement resserré afin de servir de relais au chef de l'Etat. Peut-être aussi pour canaliser les ambitions du tout nouveau premier ministre.

Michel Sapin, l'ex Monsieur Chômage: Malgré un bilan plus que mitigé sur le front de l'emploi, cet ami de longue date de François Hollande, ancien titulaire de Bercy, pourrait rempiler sous le gouvernement Valls.

François Rebsamen, le patron des sénateurs: Président du groupe PS au Sénat et réélu maire de Dijon, le nom de ce hollandais historique circulait déjà en 2012 pour le ministère de l'Intérieur. Principal défaut: son opposition irréductible à la fin du cumul des mandats.

Stéphane Le Foll, le bras droit: L'ancien dircab de François Hollande à Solférino n'a pas démérité au ministère de l'Agriculture et pourrait du coup figurer au casting de l'administration Valls.

André Vallini, le prétendant à la Justice: Autre figure du hollandisme, le sénateur de l'Isère André Vallini a longtemps espéré obtenir le ministère de la Justice avant de devoir s'incliner devant Christiane Taubira.

LES SYMBOLES

Il incarnent leur époque, leur génération ou une réforme emblématique de la gauche. Pour cette raison, ils pourraient trouver leur place dans le gouvernement Valls.

Christiane Taubira, l'icône du mariage pour tous. Donnée partante du ministère de la Justice, Christiane Taubira bénéficie d'une aura exceptionnelle à gauche depuis son combat pour imposer le mariage pour tous. Mais ses relations avec Manuel Valls n'ont pas toujours été au beau fixe.

Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole: Jeune figure montante de la gauche, celle qui fut longtemps proche de Ségolène Royal n'a pas démérité au ministère des Droits des femmes ni au porte-parolat du gouvernement qui lui a offert une belle exposition médiatique.

Fleur Pellerin, Madame numérique: Plus discrète, la ministre en charge du Numérique et de l'Innovation a habilement tissé sa toile et n'a commis aucun impair.

LES EXPERTS

Tant pis s'ils ne sont pas incontournables dans le jeu politique partisan. Ici, ce sont les compétences qui comptent.

Jean-Jacques Urvoas, le choix de Valls: Le premier ministre verrait bien ce proche lui succéder au ministère de l'Intérieur. Député du Finistère, président de la Commission des Lois, Jean-Jacques Urvoas est un des socialistes les plus en pointe sur les questions de police-justice.

Louis Gallois, le patron de gauche: Grand patron marqué à gauche passé par la SNCF et EADS, ce défenseur du pacte de compétitivité pourrait à la fois rassurer Bruxelles et Bercy. Mais il ne dispose que de peu d'appuis politiques et renforcerait l'ancrage libéral de Manuel Valls critiqué par l'aile gauche du PS.

Anne Lauvergeon, l'argument atomique: Proche de François Hollande, l'ancienne dirigeante de Areva rassurerait également le monde des affaires avec un portefeuille à Bercy. Mais ses positions sur le gaz de schiste suffiraient à elles seules à pousser les écologistes dans l'opposition.

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mardi 1 avril 2014

Nantes: Jean-Marc Ayrault acclamé par ses partisans à la gare !

20h19 : "Merci Jean-Marc", le prénom de l'ex-Premier ministre Jean-Marc Ayrault a été scandé par ses sympathisants à son arrivée à la gare de Nantes (Loire-Atlantique). L'ex-chef du gouvernement va se reposer avec son épouse dans sa ville dont il a été maire durant de nombreuses années.

20h18 : Le bureau exécutif d'Europe Ecologie-Les Verts a donc refusé de participer au gouvernement de Manuel Valls à l'issue d'une journée de discussions, selon des sources parlementaires citées par Reuters. Cette décision a été prise contre l'avis d'une majorité de parlementaires du parti écologiste.

Si un élu acceptait malgré tout d'accepter un ministère, il serait exclu du parti, toujours selon ces sources. Un communiqué d'Emmanuelle Cosse, secrétaire générale du parti, doit être publié dans les minutes qui viennent, précise RTL.

Passation de pouvoir à Matignon. Jean-Marc Ayrault laisse la place à son successeur, Manuel Valls, mardi 1er avril à Matignon. Le nouveau Premier ministre est chargé de former un gouvernement déjà boycotté par les ministres écologistes du Logement et du Développement, Cécile Duflot et Pascal Canfin.

• Les écologistes refusent de participer au gouvernement de Manuel Valls, à l'issue d'une journée de discussions. Cette décision a été prise contre l'avis d'une majorité de parlementaires du parti écologiste. Si un élu acceptait malgré tout d'accepter un ministère, il serait exclu du parti.

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RD Congo : La justice ne peut plus attendre d'après Human Rights Watch

Il faut promulguer deux lois qui faciliteraient la tenue de procès pour crimes internationaux graves.

(Kinshasa, le 1er avril 2014) – La République démocratique du Congo devrait adopter un avant-projet de loi relatif à la création de Chambres spécialisées mixtes chargées de juger les responsables d’atteintes graves aux droits humains, ont déclaré 146 organisations congolaises et internationales de défense des droits humains dans une déclaration conjointe publiée aujourd’hui. Au cours de la session parlementaire en cours, le parlement congolais devrait également voter une proposition de loi visant à incorporer le Statut de la Cour pénale internationale (CPI) en droit congolais. La session parlementaire a débuté le 15 mars dernier.

Le Président Joseph Kabila et son gouvernement se sont récemment engagés à renforcer la capacité du pays à s’attaquer à l’impunité pour les atrocités perpétrées à l’encontre des civils. Les Chambres spécialisées mixtes qui sont proposées au sein du système judiciaire national se concentreraient sur les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le crime de génocide, et elles bénéficieraient au départ de la présence de personnel non congolais jouissant d’une expertise dans ce domaine. La loi de mise en œuvre du Statut de la CPI introduirait dans le droit congolais les définitions de ces crimes en accord avec le Statut de la cour, et réglementerait la coopération avec celle-ci.

« La mise en place de Chambres spécialisées mixtes et l’adoption de la loi de mise en œuvre du Statut de la CPI renforceraient la capacité des tribunaux nationaux à finalement traduire en justice les responsables des indicibles atrocités commises en République démocratique du Congo », a souligné Justine Masika Bihamba, présidente de Synergie des Femmes, un réseau d’organisations congolaises de défense des droits de la femme opérant dans l’est du pays. « Les autorités congolaises devraient transposer leurs discours en actes immédiatement et adopter des mesures concrètes favorisant la justice. »

La grande majorité des responsables de massacres, de viols, d’actes de torture, de recrutement forcé d’enfants soldats et d’incendie de maisons perpétrés en RD Congo au cours des deux dernières décennies, en particulier dans l’est du pays, demeurent impunis. Cela fait plusieurs années que les deux projets de loi sont à l’examen, mais des avancées concrètes ont été enregistrées au cours des derniers mois, faisant de leur adoption au cours de la présente session parlementaire un objectif réalisable. Ces avancées sont notamment la révision par le gouvernement de l’avant-projet sur les Chambres spécialisées mixtes, ainsi que l’adoption en décembre 2013, par une commission de l’Assemblée nationale, de la loi de mise en œuvre du Statut de la CPI.

« Les cycles répétés de violence et l’impunité qui accablent la RD Congo ont infligé d’effroyables souffrances au peuple congolais », a noté Ida Sawyer, chercheuse senior sur la RD Congo à Human Rights Watch. « Il faut de toute urgence créer un nouveau mécanisme au sein du système judiciaire national pour garantir que les responsables des pires crimes soient enfin traduits en justice – et pour envoyer un avertissement aux autres chefs de guerre et commandants de l’armée, leur faisant comprendre que les crimes graves ne resteront pas impunis. »

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Kolwezi: Justin Nkulu autoproclamé président du Katanga devant la justice !

Autoproclamé président du Katanga le 12 juillet 2013 à 7 heures à la radio Ya Lisano de Kolwezi, Justin Nkulu demande à être libéré pour commencer son programme présidentiel. Devant la justice, il récuse la compétence de la cour qui le juge par rapport à l'article 206 du code pénal livre II enfreint. Il court la peine de mort, son avocat plaide l'amnistie qu'il rejette également parce que le tribunal est congolais et non Katangais. La souffrance de son peuple est sa seule motivation, il veut le bien-être de tous. L'affaire est en délibéré, le verdict sera connu dans quinze jours.

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RDC: Forum pour la liberté de la presse, un Observatoire contre l’impunité au Press Club de France à Paris !

Roger Bongos, l'homme orchestre !

Roger Bongos d'Afrique Rédaction est un homme entier. Qui s'y frotte s'y pique ! Lorsqu'il apprécie il le dit et lorsqu'il n'est pas content il tempête surtout avec son clavier ! Mais il ne lâche jamais le morceau. Jamais il abandonne le bateau pour se sauver comme le capitaine italien du Concordia ! Roger Bongos est très courageux, il est aussi un baroudeur et téméraire. Myra Ndjoku le barbouze fait Ambassadeur plénipotentiaire à Paris par alias Joseph Kabila pour raser la résistance congolaise en France en sait quelque chose dans l'au-delà où il séjourne. A partir du moment où l'ancien directeur de l'ANR-la Gestapo joséphiste avait commencer à faire fouetter des congolais qui se rendaient au 32 cours Albert Ier pour des démarches administratifs, Myra Ndjoku était dans le collimateur des Résistants-Patriotes-Combattants. Lorsqu'il a commencé à s'n prendre aux journalistes congolais de France s' en était trop! On a encore en mémoire l'histoire d'un jeune confrère dénommé Gali Mukania résidant en province qui avec sa caméra voulait filmer la foule sous la pluie devant l’ambassade de la RDC à Paris pour témoigner de la mauvaise qualité de l’accueil du public. Il n’avait même pas le temps de faire son boulot, car il a été traîner au sein de l’ambassade comme un voyou par les Tontons Macoutes. Tabassé et humilié devant l’assistance. Gali Mukania a été séquestré pendant plus de 8 heures. Comme des sangsues, Myra Ndjoku nous avait sur son dos ! Lui qui se croyait un grand barbouze avait perdu les pédales. Il nous voyait partout, Myra Ndjoku qui avait la mauvaise habitude de fliquer les gens se sentait lui même fliquer. N'ayant atteint aucun des objectifs qu'alias Joseph Kabila lui avait assigné. Myra Ndjoku a fini par tomber malade, ni ses marabouts de Barbès encore moins ses fétiches kuba ont réussi à le sauver. Lorsque Roger Bongos m'a dit oui pour le Forum, je savais qu'on allait y arriver. Nous sommes les seuls à avoir organisé une conférence de presse pour Martin Fayulu, le député opposant et remplir la salle avec plus de cent vingt personnes en 48h. Pour le Forum nous avions travaillé d'arrache pied pour sa réussite. Pour l'Observatoire contre l'impunité, ceux qui croient qu'ils peuvent continuer à assassiner les journalistes, professionnels des médias et activistes des droits de l'homme en RDC et continuer à dormir tranquillement sur leurs deux oreilles se trompent !

Freddy Mulongo entrain de prendre des notes. Photos Réveil FM International

Après appel à candidature, un collège d'avocats activistes en droits humains sera mise en place pour l'Observatoire contre l'impunité. Et le Conseil exécutif veillera à sa bonne marche. Les décisions se prendront toujours de manière collégiale. Ni instrumentalisation ni partialité tels sont le leitmotiv. Mais la traque des commanditaires assassins des journalistes, professionnels des médias et activistes des droits de l'homme sera sans repli !

La joie affichée de Patricia Eketebi résume le succès du Forum sur la liberté de la presse, pour les droits de l'homme et contre l'impunité. Photo Réveil FM International

Rolain Mena. Photos Réveil FM International

Le jeudi 27 mars 2014, au Press Club de France à Paris, une centaine de personnes ont participé au Forum International sur la liberté de la presse, pour les droits de l'homme et contre l'impunité. Pour une première à Paris, c'en est une ! Le succès de l'organisation du Forum est du à la qualité des intervenants et participants. La parole a été libérée au Press Club de France où chacun a pu s'exprimer librement. Même s'ils sont illégitimes, les autorités congolaises doivent mener une politique de lutte contre l’impunité plus engagée et cohérente afin de juger les auteurs des crimes contre les journalistes, professionnels des médias et activistes des droits de l'homme. Au delà de l'aspect pédagogique de l'Observatoire contre l'impunité, les actions judiciaires ne manqueront pas. Le régime de Kinshasa est garant de l'impunité qui règne actuellement en République démocratique du Congo où les Seigneurs de guerre, les prédateurs, pillards, bandits de grand chemin sont récompensés avec des responsabilités. Et les paisibles citoyens sont écrasés, méprisés. Seule, la justice juste colonne vertébrale et rempart contre toutes les dérives, est salutaire dans une démocratie. Si le Congo veut s'approprier son appellation de République démocratique, l'Observation contre l'impunité a sa véritable place. Malheur à ceux qui pensent qu'ils peuvent continuer à sévir impunément sans rendre des comptes ni à ceux qui sont enivrés par le pouvoir et se croient sortis de la cuisse de Jupiter.

La célèbre avocate mauritanienne et activiste des droits de l’Homme Fatimata Mbaye a fait un bref état des lieux de la presse dans son pays. Elle fustige le fait que « chaque tribu à sa télévision ou sa revue », ce qui remet en question « l’unité nationale ». Elle a rappelé que les blogueurs sont également la cible de persécutions, « notamment au Maghreb » où certains d’entre eux sont « tués » pour avoir publier, par exemple, des articles blasphématoires. Fatimata Mbaye, qui n’a pas sa langue dans sa poche, a pointé du doigt la presse politique qui ne dénonce jamais les dérives des politiciens. Ces journalistes qui, affirme-t-elle, se taisent en échange « d’enveloppes ».

L'historien Anicet Mobe a battu en brèche l'idée selon laquelle les élections frauduleuses Louis Michel 2006 mis en musique par le défroqué Abbé Malu-Malu étaient les premières élections libres, démocratiques et transparentes en République démocratique du Congo, reprisent en boucle par des médias occidentaux. Photos Réveil FM international

Omer Kande. Photos Réveil FM International

Jean-Claude Kalala de l'ACOZ-Zurich. Photos Réveil FM international

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