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jeudi 29 mai 2014

Jean-François Copé : la chute d'un ambitieux

Jean-François Copé le 5 mars à Strasbourg.


La chute de Jean-François Copé en 3 minutes par lemondefr

Enquête. Le 5 mai, Jean-François Copé a eu 50 ans, un bel âge en politique, celui où l'on sait si un destin devient possible ou s'il vaut mieux renoncer aux plus hautes ambitions. Cette décennie qui s'ouvrait, le président de l'UMP était convaincu qu'elle serait la sienne, malgré son effroyable cote de popularité et la détestation qu'il suscitait dans son propre camp. Sûr de lui, de la supériorité de son talent et de son sens tactique, il soulignait à l'envi qu'il avait dix ans de moins que Nicolas Sarkozy et François Fillon et que les quadras n'étaient pas encore prêts à le concurrencer pour la conquête de l'Elysée.

« J'ai construit les fondations, il ne me reste plus qu'à bâtir la maison et à m'occuper, le jour venu, de la décoration », confiait-il au Monde il y a quelques semaines avec cet aplomb dont il ne s'est jamais départi, y compris dans les moments les plus difficiles. Les murs de sa maison rêvée se sont effondrés, mardi 27 mai, dans une coulée de boue nauséabonde et destructrice pour l'ensemble de son camp.

C'est un homme à terre qui a dû renoncer à un poste durement acquis, celui de la présidence de l'UMP, assassiné par les siens dans un huis clos d'une brutalité inouïe comme seules peuvent en produire les familles. Un homme politique brisé par un scandale politico-financier majeur, dont la justice décidera s'il a été malhonnête ou simplement inconséquent. « Il s'est flingué tout seul, il a creusé sa propre tombe », lâchait à la sortie un ancien ministre, visiblement éprouvé par le lynchage auquel il venait pourtant de participer lors du bureau politique de l'UMP. « Il y a six mois, je l'avais alerté sur la nécessité de la transparence et de l'exemplarité, c'est dommage qu'il ne l'ait pas entendu », faisait mine de regretter Laurent Wauquiez, un autre de ses adversaires. Il ne veut pas en dire plus.

« UN JOUR, JE SERAI PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ! »

Les meurtres laissent toujours des traces, même sur ceux qui les commettent avec préméditation, même en politique ou le sang-froid et le chacun pour soi sont la règle et où la pitié n'a guère de place. Mardi, après avoir obtenu la tête de leur ennemi juré, les opposants au maire de Meaux (Seine-et-Marne) ne souhaitaient plus parler de « Jean-François », ce compagnon de route depuis vingt ans, dans un mouvement où le tutoiement est de rigueur et les amitiés aussi fortes qu'éphémères, comme embarrassés par une mise à mort qui rejaillira d'une façon ou d'une autre sur chacun d'entre eux. « Ça ne sert plus à rien de l'enfoncer, il a démissionné, tournons la page », résumait ainsi une ancienne ministre encore incommodée par l'odeur du sang. Une page qui se tourne ? Pas sûr, l'on n'est jamais vraiment mort en politique. Une chute dans le vide, certainement, pour un homme qui pensait avoir le cuir solide. Lorsqu'il s'est engagé dans les rangs gaullistes il y a trente ans, Jean-François Copé avait tout pour réussir : de brillantes études (Sciences Po, ENA), une famille aimante et protectrice qui a toujours cru en son destin, une ambition hors normes. Ses anciens camarades du lycée Victor-Duruy, à Paris, se souviennent encore de ses proclamations – à l'âge où la plupart ne pensaient qu'aux filles ou aux soirées dans les beaux quartiers : « Un jour, vous verrez, je serai président de la République ! » Une obsession qui ne l'a jamais quitté.

C'est auprès de Jacques Chirac qu'il s'engage au début des années 1990, le soutenant en 1995 contre Edouard Balladur, ce qui rendra, d'emblée, ses relations avec Nicolas Sarkozy empreintes de méfiance réciproque. Mis en selle par Guy Drut, il devient député la même année et maire de Meaux, où il sera réélu confortablement mandat après mandat. Sa carrière politique décolle en 2002 avec la réélection de Jacques Chirac. Il devient alors porte-parole du gouvernement, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, puis ministre délégué à l'intérieur avant de décrocher le budget.

METTRE LA MAIN SUR L'UMP

Après cinq ans de gouvernement, il pense que son heure est venue de gravir une marche de plus, de s'imposer en futur présidentiable et n'hésite pas à le faire savoir. C'est compter sans la défiance de Nicolas Sarkozy à son égard, qui refuse de le nommer au gouvernement après sa victoire de 2007. Jean-François Copé ne se démonte pas et se bunkérise au groupe parlementaire dont il prend la tête. Puisqu'on ne veut pas de lui par la grande porte, il entrera par la fenêtre.

C'est au Palais-Bourbon qu'il se crée des réseaux, organise sa garde rapprochée et qu'il active son microparti, Génération France, aidé par ses deux fidèles lieutenants. Bastien Millot, d'abord, qu'il a repéré à Sciences Po en 1995 et qui, après avoir travaillé dix ans pour lui, vole de ses propres ailes et deviendra le patron de la désormais célèbre agence Bygmalion. Bastien Millot, le spin doctor, le complice, l'ami, celui à qui il prête son appartement personnel quand, en 2005, il est épinglé pour occuper un logement de fonction beaucoup plus grand que la norme autorisée.

Jérôme Lavrilleux, enfin, son directeur de cabinet et exécuteur des basses œuvres, organisateur des meetings de Nicolas Sarkozy pendant la campagne, au titre de l'UMP, qui a reconnu, lundi, un « dérapage » dans la gestion des finances du parti.

Les deux hommes lui conseillent de refuser d'entrer au gouvernement pour mettre la main sur l'UMP après le départ du secrétaire général, Xavier Bertrand, en 2010. Dans sa logique de conquête du pouvoir, Jean-François Copé estime essentiel de contrôler le parti. Après la défaite de Nicolas Sarkozy en mai 2012, il affiche clairement ses intentions : s'installer à la présidence de l'UMP. A n'importe quel prix. Opposé au premier ministre sortant, François Fillon, il se lance dans une campagne droitière, dans la lignée de celle du président sortant, évoquant notamment les pains au chocolat prétendument arrachés à des enfants par des musulmans pendant le ramadan.

« RAPPORT LACUNAIRE À LA MORALE »

Donné perdant par les observateurs et les sondeurs, il arrive au coude-à-coude avec son rival. C'est inespéré pour lui et il refuse de laisser passer sa chance. Le 18 novembre au soir, il commet un coup de force en proclamant sa victoire à la tête de l'UMP, que son adversaire revendique également. Il est convaincu d'avoir emporté un point décisif. Cette élection controversée sera, en fait, pour lui, le début d'un long cauchemar qui finira par la mise à mort de ce mardi 27 mai.

Pour l'opinion publique, il apparaît comme le tricheur et dégringole dans les sondages, y compris auprès des électeurs UMP. Son parti est balkanisé. Sous le couvert de la réconciliation, fillonistes et copéistes continuent de se mener une guerre sourde et délétère. Le patron honni se referme sur son clan et sur une posture agressive, multipliant les attaques contre le pouvoir socialiste, créant des polémiques dont il ressort ridiculisé comme dans le livre pour enfants Tous à poil !. « Il ne manque pas de talent, mais il a le don pour se foutre les gens à dos », soupire alors l'ancien ministre Eric Woerth. « Son obsession est de gérer son clan, sa logique de pouvoir est une logique de réseau », constate Laurent Wauquiez. « J'ai toujours assumé mes amitiés », répond Jean-François Copé. Il pense alors encore qu'il peut remonter la pente, reconquérir le coeur des électeurs. N'est-il pas fait pour les plus hautes fonctions ?

Mais ses ennemis ne désarment pas et pointent, sous le couvert de l'anonymat son « rapport lacunaire à la morale ». « Il a une relation problématique à l'argent », murmure-t-on dans les couloirs de l'UMP. En ligne de mire, ses relations amicales avec Ziad Takieddine, le sulfureux intermédiaire mis en examen dans l'affaire de Karachi, qui lui offrit une Rolex et des vacances à Venise, à Beyrouth ou au cap d'Antibes où il fut photographié à ses côtés dans une piscine devenue trop célèbre.

« UN BOXEUR SONNÉ ET AGRESSIF »

D'autres rappellent son entrée en 2007 dans le cabinet d'avocats Gide Loyrette Nouel (un mi-temps à 20 000 euros par mois) qu'il quittera en 2010 après avoir été suspecté de conflit d'intérêts. L'affaire Bygmalion révélée par le Point en février, enfin, que Jean-François Copé balayera d'un revers de main – « Le coup d'un patron de presse aigri et haineux. Je ne me suis jamais occupé de tout ça, je n'ai jamais signé un chèque » – avant de changer plusieurs fois de ligne de défense.

Lorsque l'on évoquait son rapport à l'argent, le député de Seine-et-Marne levait les yeux au ciel d'un air navré : « Vous n'allez pas me parler de ça ? C'est une obsession de journalistes. » Il ajoutait : « Je suis quelqu'un de profondément droit, d'honnête. »

Lundi soir, alors que les révélations sur les fausses factures de l'agence de son ami et plus proche conseiller s'accumulaient, il jurait encore à ses interlocuteurs que jamais il ne démissionnerait. « Je ne vais pas leur faire ce plaisir », ajoutait-il désignant les « revanchards » ou les « jaloux », ces fillonistes en embuscade depuis dix-huit mois.

Mardi matin, en arrivant à l'Assemblée nationale, il a, une énième fois, tenté d'en découdre jurant de sa « bonne foi » et de son « intégrité ». Rien n'y a fait, même ses soutiens, comme le président des députés UMP à l'Assemblée nationale, Christian Jacob, n'ont pas volé à son secours. Ses adversaires, comme François Fillon et Nathalie Kosciusko-Morizet, n'ont plus eu qu'à sonner la charge. « Barre-toi ! », lui jette alors au visage le député de Savoie, Dominique Dord.

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L'UMP tourne la page Copé

Lâché par les ténors du parti, le maire de Meaux a dû démissionner. Une direction collégiale, avec Juppé, Raffarin et Fillon, le remplacera à la mi-juin.

Paris, Mardi. Jean-François Copé quitte son domicile pour se rendre à la réunion du bureau politique de l’UMP où il annoncera sa démission.

La pression était devenue trop forte pour Jean-François Copé, surtout après les révélations de Jérôme Lavrilleux, son directeur de cabinet, sur de fausses factures pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. A contrecoeur, Copé a dû démissionner hier matin de la présidence de l'UMP à laquelle il s'accrochait tant. Cette démission sera effective le 15 juin et une direction collégiale, composée d'Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon, assurera l'intérim. Pour Fillon, c'est une revanche qui met un terme au psychodrame de l'élection ratée à la présidence du parti fin 2012.

La scène qui s'est jouée hier dans le huis clos du bureau politique témoigne de cette violence si caractéristique du monde politique, notamment à droite. Mais à gauche, on s'est néanmoins gardé de pavoiser, surtout après le calamiteux score des européennes (13,9 %).

Une page se tourne, indéniablement, pour l'UMP. Mais le départ de Copé ne règle pas tout pour autant. D'abord, le parti est très endetté et les affaires judiciaires vont continuer à peser au cours des prochains mois. Et si l'UMP a réussi les municipales, le parti doit aujourd'hui renouer avec ses électeurs, voire avec une partie de ses adhérents, qui se disent écoeurés. Alors que le FN est arrivé en tête aux européennes, l'UMP devra aussi clarifier sa ligne politique. Certains, comme Juppé, souhaitent un retour des centristes pour reconstituer une UMP telle qu'elle avait été créée en 2002, après le 21 avril. D'autres estiment que l'UMP doit au contraire affirmer ses valeurs de droite pour contrer le FN. Un débat que devra trancher le congrès prévu en octobre, en plus de la question du successeur de Copé à la tête du parti.

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Manifestations anti- FN : rassemblements à Paris et dans une vingtaine de villes

Sur la photo : une manifestation à Bruxelles contre Marine Le Pen mercredi soir.

ILLUSTRATION. Suite aux résultats des européennes dimanche soir, notamment en France avec la performance du FN, une vingtaine de manifestations doivent être organisées ce jeudi jeudi 29 mai, dans plusieurs villes de France. Sur la photo : une manifestation à Bruxelles contre Marine Le Pen mercredi soir.

Suite aux résultats des européennes dimanche soir, notamment en France avec la performance du FN, une vingtaine de manifestations doivent être organisées ce jeudi jeudi 29 mai, dans plusieurs villes de France. Une douzaine d'organisations ont en effet appelé mardi à manifester contre l'extrême droite «sur les valeurs d'égalité, de liberté et de solidarité».

Entre 400 et 700 jeunes manifestent contre le FN à Brest. Cet appel est lancé par l'Unef, la Fidl, l'UNL, Osez le Féminisme, la Maison des Potes, les Jeunes Socialistes, les Jeunes Communistes, les Jeunes du Parti de Gauche, les Jeunes de la Gauche Unitaire, les Jeunes Ecologistes et les Jeunes Radicaux de Gauche. Dans un communiqué commun, ces organisations estiment que «les résultats des élections européennes sont un véritable cataclysme politique dans notre pays» qui «ne correspond pas à nos valeurs, celles du mouvement social».

A Paris, un rassemblement baptisé «Tous unis contre le FN» est ainsi prévu heures places de la Bastille. Pour l'instant, on y attend 1900 participants. Une «marche citoyenne contre le FN» est par ailleurs organisée à Marseille à 11heures. Lyon, Toulouse et Nancy doivent également se joindre au mouvement.

À Strasbourg, les participants se réuniront aussi place Kléber à 14 heures, pour partir à 14h15 vers le Parlement Européen. Le parti d’extrême-droite de Marine Le Pen enverra 24 eurodéputés au Parlement de Strasbourg, contre trois lors de la précédente mandature. Les manifestants se rassembleront pour dénoncer les « idées racistes, xénophobes et anti-européennes du Front National ». Le mouvement de protestation se veut pacifique et un sit-in sera organisé devant le parlement européen.

Le parti d’extrême-droite est sorti en tête des élections européennes de dimanche en récoltant 24,94% des suffrages en France, ce qui fait dire à certains analystes que « le 29 mai est pire que le 21 avril 2002».

Déjà des manifestations à Lille et Bruxelles mercredi soir. Entre 450 personnes selon la police et 500 selon les organisateurs, majoritairement des jeunes, ont manifesté mercredi en fin d'après-midi dans le centre-ville de Lille contre le Front national. Dans le rassemblement, convoqué à 18 heures, place de la République par les Jeunes communistes du Nord, étaient également présents des membres du NPA, du Front de gauche, des Jeunes socialistes, du collectif des sans-papiers et des syndicats lycéen, l'Unil, et étudiant, l'Unef.

Le cortège est parti vers 18h45 en direction de la rue de Béthune, artère commerçante de Lille, derrière une banderole de soutien aux sans-papiers et une autre avec l'inscription «Les jeunes en lutte contre le racisme». «Quand le gouvernement ne respecte pas ses engagements, les gens se détournent de lui et s'abstiennent massivement. Certains, perdus, vont dans les bras du Front national,» lance Quentin Le Matt, porte-parole des Jeunes communistes du Nord.

La Belgique n'est pas en reste, à la suite de l'annonce de la conférence de presse des partis d'extrême droite sous la direction de Marine Le Pen, mercredi à 16h30, au Parlement européen, les Jeunes Organisés et Combatifs (JOC), ont publié lundi soir sur Facebook, avec le soutien de plusieurs autres organisations de jeunesse, un appel au rassemblement selon le site rtbf.be.

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Elections européennes: Des personnalités s'engagent contre le Front national

Des personnalités françaises ont décidé de s'engager contre la montée du Front National. Parmi elles, le chanteur Benjamin Biolay, l'écrivain Alexandre Jardin ou le philosophe Bernard-Henri Lévy.

«Le vol noir», de Benjamin Biolay.

Benjamin Biolay vient de dévoiler une chanson anti-Fn en réaction aux résultats du parti de Marine Le Pen aux Européennes.

«A vous, chers disparus, ô ce soir, si vous aviez vu/Ce vieux pays des Lumières choir et tomber sur le cul/Comme une tête couronnée sous les quolibets crus/Quand le ciel tombe sur la tête, on est toujours pied nu». C'est dans un style bien à lui que Benjamin Biolay vient décrire une nouvelle chanson contre le FN. L'artiste français, très engagé, a mis en ligne ce titre en réaction à la percée du Front National aux européennes, «Le vol noir».

En guise de refrain, il reprend la musique et le premier vers du «Chant des partisans», l'hymne de la Résistance française : «Ami, entends-tu le vol noir du corbeau sur la plaine». Plus loin, il s'adresse aux «pathologiques menteurs professionnels», leur lançant : «Vous ignorez tout de la matière que vous remuez/Mais quand ça éclabousse, non, nul n'est épargné».

«Morceau inédit post-soirée électorale», indique simplement le chanteur dans un tweet publié mardi soir, ajoutant le lien vers le chanson sur son compte SoundCloud.

Dans un nouveau tweet mercredi matin, le musicien, qui s'était engagé auprès de François Hollande lors de la campagne présidentielle, a ajouté : «Vous faites des tweets, moi des chansons; Chacun s'exprime. c'est beau #VivelaFrance». Avant d'ajouter avec humour quelques minutes après... «Manque plus qu'un message de l'association des amis des corbeaux...»

La chanson anti-FN de Benjamin Biolay, écrite en réaction aux résultats des élections européennes, n'est pas du goût de tous. Nouvelle polémique ?

Benjamin Biolay a écrit une chanson dimanche soir en réaction à la victoire du FN aux élections européennes du 25 mai. Composée dans la soirée, la chanson "Le Vol noir" s'adresse "autant aux électeurs qu'aux abstentionnistes" écrit le chanteur sur son compte twitter. C'est d'ailleurs sur le réseau social qu'il a partagé son titre, en écoute libre. La chanson reprend le Chant des partisans et la Marseillaise dans une langueur mélancolique, pour dénoncer l'état du "pays des lumières" et l'"indignité" des résultats du scrutin. "Quand le ciel tombe sur la tête on est toujours pieds nus" dit-il. Et dans un message aux électeurs du FN : "Vous ignorez tout de la matière que vous remuez. Mais quand ça éclabousse, personne n'est épargné".

Les réactions sur Twitter sont nombreuses. Les messages de félicitations se mêlent à des posts attaquant avec virulence le chanteur. Avec aussi souvent beaucoup d'humour, certains se moquent de la prise de position extrêmement grave de l'artiste parisien associé à la culture bobo face au vote des électeurs FN. D'autres se montrent plus sévères au sujet de son côté "donneur de leçons" et s'indignent clairement face à "l'arrogance" de Benjamin Biolay.

Sursaut civique

L'écrivain Alexandre Jardin a lancé, lui, mercredi à Paris, en présence de l'ancien Premier ministre UMP (droite) Alain Juppé et de la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo, une opération baptisée «Aux actes citoyens !», un appel au sursaut civique adressé aux maires après les élections européennes.

«Je déteste la fatalité et dimanche la fatalité a eu un chiffre», a déclaré Alexandre Jardin en évoquant le score historique du Front National aux élections européennes.

«Dans cet appel aux maires de France, on se tourne vers les derniers qui ont du crédit», a-t-il ajouté en disant refuser «de vivre dans une époque nulle».

Cette opération est destinée à nouer des partenariats entre les élus de terrain qui agissent, toutes couleurs politiques confondues, et la société civile, a expliqué le romancier.

Union nationale

L'écrivain Bernard-Henri Lévy avait lancé dès lundi un appel «pour un gouvernement d'union nationale» rassemblant des personnalités de droite ou de gauche, pour faire face à «l'extrême droite triomphante».

Certains lycéens et étudiants se mobilisent aussi : ils étaient entre 400 et 700 à manifester mercredi contre le Front national à Brest (ouest), selon la police et les organisateurs. «La jeunesse emmerde le Front national», scandaient ces jeunes, reprenant un slogan des années 1980.

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mercredi 28 mai 2014

Affaire Iyongo ya Lisomba: La veuve du défunt attaché militaire de l'ambassade de la RDC est devenue une sans domicile fixe à Paris

La République démocratique du Congo aime-t-elle ses fils et filles ? Pourquoi la République méprise-t-elle tant ses propres enfants ? Avons-nous vraiment des autorités dignes en RDC? Impayé depuis 19 ans, le colonel Iyongo ya Lisomba attaché militaire de l'ambassade de la République démocratique du Congo a quitté la terre des hommes, 2 ans déjà, paix à son âme. Durant toute sa vie le Colonel Iyongo ya Lisomba n'a eu qu'un seul employeur l'armée nationale congolaise, cela a duré 55 ans. Il est mort à Paris comme s'il n'avait pas servi la République !

Le défunt colonel Iyongo ya Lisomba attaché militaire de l'ambassade de la République démocratique du Congo à Paris. Photo Réveil FM International, archives

L'arrivée de Christian Ileka à l'ambassade de la RDC à Paris aurait pu apaiser les choses. Non. Ileka clame à qui veut l'entendre qu'ambassadeur à New York il n'a jamais été payé. Il doit vendre l'appartement où résidait la veuve et les enfants du Colonel Iyongo ya Lisomba pour se payer. Alors que le Colonel Iyongo ya Lisomba est décédé suite à une crise dû au non paiement de son salaire, voila que Christian Ileka pour s'approprier de l'appartement relance le dossier pour expulsion de la veuve Lycie Kaniki Iyongo et ses enfants. Pourtant d'après certaines indiscrétions qui nous sont parvenues, le Premier ministre Matata Ponyo et même Tunda wa Kasende, le Vice-ministre des Affaire étrangères auraient demandé à Christian Ileka d’asseoir sa volonté d'expulser la famille Iyongo. Mais comme Christian Ileka est ami-ami avec Raymond Tshibanda, ministre des Affaires étrangères, Coopération internationale et Francophonie, les deux sont pro-kigali et humilier les Congolais à la face du monde, ne pose aucun problème. C'est ce mercredi 28 mai 2014 que les huissiers devraient être présents pour l'expulsion. Car l'appartement est scellé et la famille Iyongo est dehors, SDF. Le gouvernement français ne peut pas leur venir aide car ils sont entrés sur le territoire français en tant que diplomate. Un drame de plus, poussée par une République irresponsable, une famille de plus qui va gonfler le rang des Résistants-Patriotes-Combattants contre les imposteurs.

L'appartement de la Résidence Antony Châtenay, 49 rue de châtenay (7e étage) appartient à la République Démocratique du Congo. Photo Réveil FM International, archives

De triste mémoire, le fameux ambassadeur Myra Njoku avait mené la vie dure au Colonel Iyongo ya Lisomba. Il avait la mauvaise habitude de crier tout haut "Maintenant c'est notre tour, plus des Équatoriens". Comme si tous les Équatoriens étaient des fanatiques de la dictature mobutienne, comme si tous les Équatoriens avaient bénéficié du régime Mobutu.

Le jeudi 24 juin 2010, au tribunal de Grande Instance d'Antony dans le département de hauts-de-Seine (92), des congolais étaient allés assister le colonel Iyongo ya Lisomba et son épouse assignés en justice par Myra Ndjoku, ambassadeur de la République démocratique du Congo. Sans retenu ni scrupule, un ambassadeur congolais assigné un diplomate militaire congolais devant la justice française-hors du pays. Une affaire interne qui avait contribué à écorner encore plus l'image ternie de la RDC à l'extérieur. Deux diplomates d'un même pays peuvent-ils s'assigner en justice dans un pays d'accueil ? C'était là la grande question ! Nommé attaché militaire naval et de l'air à l'ambassade de la RDC à Paris, le colonel Iyongo ya Lisomba avait pris ses fonctions le 9 septembre 1991. Diplomate militaire sa fonction est aussi attaché au ministère de la Défense nationale qui lui concède le logement de fonction, lui et sa famille s'y installent.

6 juillet 2012, la messe mortuaire du Colonel Iyongo ya Lisomba à l'Eglise catholique Saint-Jean Porte Latine à Antony

6 juillet 2012, le corps du Colonel Iyongo ya Lisomba est enterré au cimetière d'Antony.

La Résidence Antony Châtenay, 49 rue de châtenay (7e étage) appartient à la République Démocratique du Congo, acquis par acte du 8 décembre 1995, homologué par le tribunal de Grande Instance de Nanterre le 20 février 1996, publié à la conservation des hypothèques de Nanterre le 3 mai 1996. La RDC est propriétaire dans un ensemble immobilier cadastré RN°25 (pièces n°1 et 2).

Myra Djoku qui avait promis de faire mordre la poussière au colonel Iyombo dit à qui veut l'entendre que le colonel Iyombo a été rappelé depuis le 22 janvier 2008 par les autorités congolaises. La fin de sa mission lui a été notifiée par la lettre N) MDNAC/AB/D 139/2008 du 22 janvier 2008 et confirmée par message MSG N° 130/CH/035 0309/010/ 2008 du 21 février 2008.

La carte d'agent diplomatique du colonel Iyongo et celle de son épouse avaient été restituées au Ministère des Affaires étrangères. Depuis une mise en demeure du 15 mars 2010 avait été lancée contre le colonel Iyongo et son épouse par Me Michel Langa, l'avocat de la RDC pour qu'ils quittent l'appartement. L'ambassade de la RDC réclamait 8000 euros au couple pour arriérés de loyer depuis le 20 avril 2010. Or L'Etat congolais doit encore au colonel Iyongo ya Lisomba plus d'un million six cent mille euros au titre d'arriérés de salaires.

Signalons que les appartements d'Antony sont la propriété privée de l'Etat congolais attribués au Ministère de la Défense Nationale pour loger les attachés militaires.

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Média Collabo, Kongotimes "Rwandatimes" une escroquerie médiatique de mauvais goût !

Média collabo, Kongotimes "Rwandatimes" est bidon, une escroquerie médiatique de mauvais goût ! Planqué en Irlande, Kongotimes "Rwandatimes" est l'oeuvre de Kigali pour désinformer sur les vrais ambitions du Rwanda sur la République démocratique du Congo. Kongotimes "Rwandatimes" est un média mensonge, d'infiltration de plus. Désinformer, désinformer, il en reste toujours quelque chose ! Qui ignore que le Rwanda de Paul Kagamé est un pays agresseur de la République démocratique du Congo pour mieux piller ses ressources ? Qui ne sait pas que le viol des femmes, fillettes, bébés et même des hommes "femmes de brousse" qui s'est généralisé dans le Nord et Sud Kivu est l'oeuvre de la soldatesque rwandaise ? Paul Kagamé, l'Hitler africain, le guérillero devenu dictateur sanguinaire des Mille collines, dont alias Joseph Kabila placé à Kinshasa n'est qu'un Proconsul, dans sa folie meurtrière considère que le Congo est Rwandais.

Avec 12 millions de morts Congolais dans sa conscience et caboche, Paul Kagamé ingénie des stratagèmes. Au lieu de Rwandatimes, Kongotimes est plus vendeur voire accrocheur pour des naïfs congolais. Fort heureusement, tous les Congolais ne sont pas des niais. Ce n'est pas parce qu'un individu usurpe le nom d'un congolais qu'il le devient. Que les Rwandais autoproclamés Congolais écrivent sur la RDC en travestissant l'histoire, en bidonnant les informations...pour mieux torpiller la résistance congolaise. Kongotimes "Rwandatimes" soutient Joseph kabila et des Mammouths Joséphistes. Mais delà à se spécialiser dans des canulars d'information, c'est navrant !

Tenez, c'est Kongotimes "Rwandatimes" qui avait ressuscité André-Philippe Futa, 5 mois après son décès dans une chambre d'hôtel parisien d'une crise cardiaque le 1er octobre 2009, pour une interview bidon sur la composition du nouveau gouvernement d'Adolphe Muzito I. Qu'un mort qu'on fait passer pour encore vivant donne ses impressions sur un gouvernement qui venait d'être nommé, n'est pas canularesque ? Cela n'a pas choqué Kongotimes "Rwandatimes" média des fantômas !

La cible de Kongotimes "Rwandatimes" "Joseph Mukungubila, instigateur des attaques terroristes du 30 décembre 2013" d'après média mensonge alors même que le prophète Joseph Mukungubila n'a jamais pris une arme ni tué personne. Alors qu'il a été abusivement interpellé le 15 mai dernier à 6 heures du matin à son domicile, situé dans la banlieue de Johannesburg (Afrique du Sud), puis relâché.

Kongotimes "Rwandatimes" s'interroge: Qui a payé la caution ? Dans les élucubrations mensongères, "Média Mensonge" renchérit:" Un câble diplomatique sud-africain révèle que le gouvernement congolais, paniqué par l’arrestation de l’instigateur des attaques des sites stratégiques, a versé une somme colossale d’ 1 million de dollars pour la libration du cousin de Joseph Kabila a été remis en liberté provisoire par le tribunal de Johannesburg". Depuis quand le prophète Joseph Mukungubila est cousin d'alias Joseph Kabila ? Alors que d'après plusieurs sources crédibles pour sa caution le prophète Joseph Mukungubila " a payé une caution de 5 000 rands (environ 500 dollars)" !

Violences en RDC - La FIDH dénonce des violations des droits humains perpétrées par les forces congolaises

"Des militaires des FARDC de la 6e région militaire, des policiers et des membres de la Garde républicaine ont perpétré de graves violations des droits humains dans le cadre de la répression, le 30 décembre 2013, des adeptes de la secte du Ministère de la Restauration à partir de l'Afrique Noire (MRAN) de Jospeh Mukungbila", ont dénoncé jeudi la Ligue des Electeurs et la Fédération internationale des Ligues des Droits de l'Homme (FIDH), lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

Le lundi 30 décembre 2013, les forces de défense et de sécurité congolaises ont violemment réprimé des attaques commises par des adeptes de la secte du MRAN à des endroits stratégiques de la RDC, dont Kinshasa et Lubumbashi. Des preneurs d'otages sur le site de la télévision publique RTNC s'étaient ainsi clairement réclamés du pasteur Mukungubila Mutombo, qui fut candidat à la présidentielle de 2006 remportée par M. Kabila.

Le bilan officiel de ces événements a fait état de 103 morts, dont 8 éléments de l'armée, 9 blessés et 187 personnes arrêtées. "Mais selon les témoignages recueillis et les enquêtes menées, le bilan serait bien plus lourd, atteignant quelque 250 morts", précise le secrétaire général de la FIDH, Paul Nsapu.

"La plupart des adeptes de la secte, qualifiés de terroristes, ont été exécutés sommairement, alors même que certains n'étaient munis que de bâtons, d'autres blessés et des dizaines d'autres sont aujourd'hui détenus après avoir été sévèrement torturés et battus. Plusieurs dizaines sont toujours portés disparus", poursuit-il.

Le rapport souligne que les raisons du déclenchement de la violence d'Etat contre les adeptes du MRAN restent floues. Ces derniers s'étaient mobilisés sur l'ensemble du territoire pour revendiquer la libération des fidèles de leur secte emprisonnés et manifester leur colère à cet égard. "La version officielle d'attaques contre l'Etat a permis aux autorités de justifier la sanglante répression et les graves violations des droits humains perpétrées par les forces de défense et de sécurité congolaises à l'encontre des partisans de Joseph Mukungbila", ajoute la FIDH. La présidente de l'association des victimes du 30 décembre 2013 dénonce par ailleurs la véritable chasse à l'homme à laquelle se livrent encore les forces de sécurité congolaises à l'encontre des proches de Jospeh Mukungbila. "Cette traque donne lieu à des abus et de la violence: arrestations, disparitions forcées, perquisitions, ... Les répressions continuent", déplore-t-elle. "Il est important que nous obtenions justice et réparation".

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mardi 27 mai 2014

Stockholm, la Ville la plus Verte au Monde par Freddy Mulongo !

Depuis 1960, la capitale suédoise a transformé 40 % de son territoire en « zone naturelle ».

Capitale verte de l'Europe en 2010, Stockholm offre à 95 % de ses habitants un espace boisé à moins de 300 mètres de leur domicile. Au moins deux fois par semaine, à l'heure du déjeuner, Jenny Sigurs chausse ses baskets et part s'oxygéner en plein cœur de Stockholm, la capitale de la Suède.

« C'est merveilleux de courir dans un tel cadre en centre-ville : je suis en pleine nature, le long de l'eau, je profite des fleurs, des oiseaux... Et puis, je ne suis pas seule, il y a les promeneurs, les cyclistes, et les autres joggeurs, sans oublier les pêcheurs », détaille en souriant cette attachée de presse de 41 ans, Stockholmoise depuis une quinzaine d'années.

Entre son cadre bucolique, ses lacs et les mouettes qui survolent la ville, Stockholm a tout pour faire rêver les amoureux de la nature. Plus de 10 % de son territoire est recouvert d'eau et 40 %, déclaré « zone naturelle ».

Les meilleurs coins de pêche : entre le Parlement et le siège du gouvernement

« Tout le monde s'accorde à dire que Stockholm est une ville verte, se réjouit la secrétaire générale de la mairie, Irene Svenonius. C'est le résultat de nombreuses années de travail. »

En 2010, la ville a été la première à obtenir le titre de Capitale verte de l'Europe. Cette distinction couronnait des mesures efficaces pour réduire la pollution sonore, un système innovant de gestion des ordures et un plan d'urbanisme qui permet à 95 % de sa population de vivre à moins de 300 mètres d'un espace vert.

Dans une agglomération bien équipée en transports en commun, seuls 28 % des habitants se considèrent dépendants de la voiture, selon un sondage de l'institut Demoskop publié en mars dernier.

Stockholm revient de loin. Dans les années 1960, la pollution interdisait la pêche en ville et rendait infréquentables les nombreuses plages.

La mairie a alors décidé de changer la capitale et les mentalités. Irène Svenonius poursuit : « Nous avons abandonné le charbon et sommes passés au chauffage urbain. Nous avons aussi multiplié les initiatives pour le nettoyage de l'eau, les canalisations et le traitement des eaux usées », soulignant que les Stockholmois sont devenus particulièrement attentifs à l'environnement.

Aujourd'hui, été comme hiver, les passants s'émerveillent des prises des pêcheurs entre le Parlement et le siège du gouvernement. Depuis plus de vingt ans, Stockholm se veut un modèle de ville écologique.

Ainsi, elle a commencé la construction du quartier d'Hammarby Sjöstad au milieu des années 1990, avec l'objectif d'en faire un exemple de constructions respectueuses de l'environnement.

Et s'en est inspirée pour la création de Norra Djurgårdsstaden, un nouvel écoquartier qui grandit dans le nord de la ville, sur une ancienne zone industrielle.

« A Norra Djurgårdsstaden, on prend ce qui fonctionne à Hammarby, on le développe et on l'améliore, explique le responsable environnement du projet, Nils Göransson. Les immeubles, à basse consommation, sont construits dans des matériaux écologiques. L'énergie est produite sur place à hauteur de 30 %. »

Un quartier où l'énergie vient du vent, de l'eau et du soleil

Ce nouvel écoquartier, qui utilise de plus en plus de sources d'énergie renouvelables – vent, eau, soleil pendant les quelques mois d'été –, devrait cesser de brûler de l'énergie fossile (pétrole, gaz naturel, charbon) en 2030.

Les premiers habitants ont emménagé en octobre dernier. Ils profitent d'être au cœur d'un espace vert, la zone étant située dans l'Ekoparken, et à proximité de la mer.

Quelques-uns cultivent des légumes dans des caisses, un succédané réussi de jardin ouvrier dans un quartier d'habitat collectif.

« C'est une idée vraiment sympa. Dans ma petite boîte, j'ai des fèves, du persil, de la salade », se réjouit Cathrin Trostek Whilhelmsson, 48 ans, en brandissant quelques feuilles de salade.

« Stockholm est agréable, reconnaît Karin Bradley, professeur associé d'urbanisme à l'Ecole polytechnique. La ville a une structure très aérée. Le problème, c'est que la mairie se concentre sur quelques quartiers et ne met pas en place les mêmes actions pour l'ensemble de la cité. Les écoquartiers sont des enclaves pour les nantis. »

La politique de la ville ne prévoit aucun logement social, à peine quelques résidences étudiantes. Il reste donc encore des efforts à fournir pour que Stockholm devienne une capitale verte pour tous…

Les cinq lieux à ne pas manquer

La vieille ville

Avec ses ruelles, ses maisons médiévales et ses façades très colorées, le vieux quartier de Gamla Stan regorge de charmes : rues pavées sinueuses, petites places avec de jolis cafés, églises gothiques, antiquaires et restaurants étoilés…

Le palais royal surplombe l'endroit majestueusement. Essayez de ne pas manquer la relève de la garde, à 12 h 15 du lundi au samedi en été.

Ekoparken, parc naturel gigantesque de 2 700 hectares

Rassemblant les parcs royaux de Djurgården, Haga et Ulriksdal, Ekoparken traverse le centre-ville et recouvre une bonne partie de la capitale.

Il est l'un des endroits préférés des Stockholmois et des touristes de passages. Il héberge par ailleurs Skansen, le premier écomusée du monde, qui a ouvert ses portes en 1891.

On peut y découvrir les habitations suédoises typiques, les métiers anciens et les animaux nordiques. Il offre en outre une vue magnifique sur la ville.

Un musée consacré à un navire

Unique en son genre, le Vasamuseet est dédié au Vasa, le seul vaisseau du XVIIe siècle au monde à avoir été conservé.

Ce trois-mâts, fleuron de la flotte suédoise, sombra dès son voyage inaugural en 1628, juste après son départ. Retrouvé à la fin des années 1950, il a été renfloué puis exposé dans le musée en 1990.

L'archipel de Stockholm

Avec près de 35 000 îles, îlots et récifs répartis sur 1 700 km2, l'archipel de Stockholm, en grande partie classé réserve naturelle, est le plus grand du pays.

L'été, il faut compter sur le bouche-à-oreille pour découvrir les petites criques bucoliques où piquer une tête.

Les halles couvertes d'Östermalm

Inaugurées en 1888, les Östermalms Saluhall, l'un des plus beaux bâtiments de la ville, témoignent de l'intérêt porté aux produits frais et à la gastronomie dans la capitale.

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Les populistes à l'assaut de l'Europe

Marine Le Pen (FN, France), Geert Wilders (PVV , Pays-Bas), Nigel Farage (Ukip, Royaume-Uni), Beppe Grillo (M5S, Italie) – dessin de Steve Bell (Royaume-Uni), pour Courrier international

Si l’on en croit les sondages, les élections au Parlement européen, du 22 au 25 mai, pourraient se traduire par une vague populiste. Ces partis souvent issus de l’extrême droite, résolument anti-UE, ont aussi une touche de modernité qui manque aux formations classiques. De l’ascension de Marine Le Pen en France à celle des nationalistes britanniques de l’Ukip en passant par la Hongrie, le seul pays du continent qui ait un gouvernement populiste, l’Union européenne voit avec inquiétude la montée de partis qui ont comme objectif ultime de la démanteler. La carte politique de l’Union européenne est-elle sur le point d’être redessinée ?

Le repli national Les partis populistes de droite sont les grands vainqueurs de ces élections. Pourquoi un tel succès ?

Pour la première fois de l’histoire de l’Union européenne, les populistes de droite semblent partis pour constituer une part notable des députés européens – jusqu’à un tiers, selon certains. Le fait est qu’ils sont désormais présents dans presque tous les Etats de l’UE.

Leurs partis veulent limiter l’immigration, en particulier celle des réfugiés, des demandeurs d’asile et des musulmans, nourrissent de sérieuses réserves envers les professionnels de la politique et leurs institutions, et s’opposent aux alliances politiques dont les effets s’étendent au-delà du pays – ce qui ne les empêche pas de voir dans l’UE un bon moyen de faire passer leur programme.

On qualifie souvent d’incohérence leur participation aux élections européennes, mais c’est un tort. En effet, la plupart des responsables et des élus européens sont patriotes : s’ils tentent leur chance au niveau européen, c’est parce qu’ils sont convaincus que les ressources de l’UE leur permettront de servir au mieux les intérêts de leur pays.

“Le peuple” : une fiction. Un samedi matin de printemps, un petit groupe de manifestants se rassemble devant la statue de Tito Speri dans la vieille ville de Brescia, dans le nord de l’Italie. Au printemps 1849, ce nationaliste italien s’était soulevé contre l’armée autrichienne pendant dix jours avec une poignée de francs-tireurs et il avait fallu au maréchal Radetzky tout un corps d’armée pour les battre.

La douzaine de manifestants de Brescia Patria qui brandissent des drapeaux bleu et blanc sous l’œil vigilant d’autant de policiers n’ont du nationalisme qu’une conception très limitée : ils ne demandent certes pas l’indépendance de leur ville natale mais celle de la Vénétie (même si Brescia se trouve en Lombardie), parce que cette région abrite l’histoire de la république de Venise, à laquelle leur ville a appartenu.

“Chi paga commanda !” scande le meneur – celui qui paie commande. Il veut dire par là que Brescia et la région versent bien plus à l’Etat italien qu’elles n’en reçoivent. Brescia Patria a beau n’être qu’un groupuscule séparatiste à l’imagination fertile, il a des liens évidents avec la Ligue du Nord, le parti populiste du nord de l’Italie qui existe depuis la fin des années 1980, et les Forconi [les fourches] – le mouvement des paysans, des routiers et des petits entrepreneurs.

Or la Ligue du Nord compte des maires dans nombre de villes du Nord et c’est le parti le plus ancien du Parlement italien. Brescia Patria n’a donc rien d’anodin. De ce côté-là de l’échiquier politique – les Vrais Finlandais, qui ont fait leur entrée au Parlement avec 20 % des voix ; le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni, qui souhaite sortir de l’UE ; le Parti de la liberté autrichien, qui scande “Notre argent aux nôtres !” ; le Parti pour la liberté néerlandais –, on est uni par une même idée, qui vaut pour tous les peuples d’Europe : on est mieux entre soi, quand on a affaire à ses semblables, au moins dans la vie de tous les jours.

On a déjà tenté un nombre incalculable de fois de justifier l’absurdité historique que représente cette conception du mot “peuple”, mais, même s’il est évident que tout “nous” national est une fiction dépourvue de base ethnique, linguistique, sociale et économique, certains s’y accrochent inlassablement avec tous les moyens que la société et l’Etat mettent à leur disposition. Si l’on voulait vraiment lutter contre le populisme de droite, il faudrait commencer par le nationalisme. Quand un peuple est-il “entre soi” ?

Les Vrais Finlandais souhaitent priver la population suédoise de sa langue. Le Vlaams Belang veut être “maître” chez lui et diviser la Belgique. Les nationalistes conservateurs du Fidesz, au pouvoir, permettent aux extrémistes de droite du Jobbik (Mouvement pour une meilleure Hongrie) d’identifier la vraie Hongrie et de manifester escortés par leur propre “gendarmerie” pour clamer haut et fort que les Juifs, les Roms et les homosexuels n’en font pas partie. Si l’on veut parvenir au “vrai” peuple, on doit faire un tri et séparer les bons des méchants. C’est notamment pour cette raison que le nationalisme radical se transforme vite en séparatisme. On peut même pousser les choses jusqu’à considérer une ville relativement petite comme Brescia comme une patrie.

Or il est impossible de définir ce qui entre dans le cadre du “vrai” peuple. Il faut donc décider qui a le droit d’en faire partie, quitte à recourir à des critères arbitraires. Les mouvements populistes affichent un dégoût de la démocratie, un rejet des processus complexes de l’égalité, un refus des compromis qui leur semblent aller contre leurs intérêts, des minorités, du droit d’asile ou même des étrangers pauvres. Comment ce dégoût est-il apparu ? Peut-être parce qu’avec la supranationalité il fallait un nouveau régionalisme pour compenser. Et très certainement parce que les citoyens d’un Etat démocratique attendent de celui-ci qu’il serve leurs intérêts.

Et, quand ce n’est pas le cas, ou pas assez, ils recherchent un parasite à qui en fait porter la responsabilité. La Hongrie s’est payé des infrastructures modernes en s’endettant dans l’espoir d’attirer les investisseurs, mais ceux-ci se sont révélés exigeants et difficiles. Si la situation financière calamiteuse, la corruption endémique et le nationalisme latent favorisent le populisme de droite, c’est toujours par le biais des mêmes arguments : ils nous ont tous menti, ils nous ont volés – surtout l’ancien gouvernement –, ils ont vendu le pays – surtout aux étrangers.

Le moyen que préconise le Fidesz pour rétablir la situation, et qui rencontre un grand succès auprès des électeurs, c’est la purification nationale : il faut nettoyer l’Etat et la société de tous les éléments qui n’ont pas pour priorité le bien de la nation. Il lui arrive même de s’en prendre aux investisseurs étrangers, à la grande horreur de l’UE et du Fonds monétaire international.

Un personnel jeune. Quand Jimmie Akesson, président des Démocrates suédois, s’est exprimé pour la première fois lors de la semaine politique d’Almedalen, un forum qui se déroule chaque été sur l’île de Gotland et où tous les chefs de parti suédois exposent leur programme de l’année, il a lancé sous les acclamations de ses partisans : “Nous sommes pour l’Etat social et contre l’immigration.”

Le coût de celle-ci dépasse de loin son utilité, a-t-il ajouté. Bien entendu, les progressistes et la gauche lui ont répliqué que l’immigration rapportait plus qu’elle ne coûtait. Il est évident que cette polémique ne débouchera jamais sur rien, ma is elle explique les difficultés que connaissent les partis traditionnels face aux populistes de droite.

La dose de nationalisme susceptible de servir les intérêts nationaux est un élément qui différencie les camps politiques, qu’il est toutefois possible de contourner en pratique : quand un populiste de droite est expérimenté, on ne peut que rarement prouver qu’il est ouvertement raciste, du moins en Europe de l’Ouest. En revanche, le nationalisme est partout considéré comme une vertu. “Nous sommes le réveil français”, promettait le Front national, les populistes de droite français, avant les élections municipales de mars.

Le parti a conquis toute une série de mairies, en particulier dans le Sud, en Lorraine et dans l’extrême nord du pays, des régions qui n’ont jamais été industrialisées ou qui sont restées au stade industriel. Et dans ce contexte il faut désormais prendre cette promesse de “réveil” bien plus au sérieux qu’auparavant. Car elle ne signifie pas seulement nationalisme et repli sur soi, mais aussi modernité. Ce n’est pas un hasard si partout en Europe les partis populistes de droite disposent d’un personnel relativement jeune et maîtrisent à la perfection les nouveaux moyens de communication.

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Européennes 2014 “La défaite historique d'un système politique”

Une "révolte contre les élites", une volonté de "changer ou mourir" : tel est le message de la population européenne qui s'est exprimée dans les urnes le 25 mai, estime la presse des pays de l'Union.

A l’issue du scrutin européen qui s'est déroulé du 22 au 25 mai dans les 28 pays de l'Union européenne, et pour 751 sièges, le Parti populaire européen (PPE, centre droite), crédité de 214 sièges (-60 sièges par rapport à 2009), est en tête, et en droit de revendiquer la désignation de son candidat Jean-Claude Juncker comme président de la Commission.

Le Parti socialiste européen, deuxième, devrait obtenir 189 sièges, et présente, pour sa part, l'Allemand Martin Schulz à ce poste. En troisième position, avec une prévision de 66 sièges (-18 sièges), les libéraux démocrates (Alde) proposent également un candidat, Guy Verhofstadt. En quatrième position, les écologistes (Verts ALE) peuvent compter sur 52 sièges, suivis des Conservateurs et réformistes (ECR, 46 sièges) et de la Gauche unitaire européenne (GUE/NGL) qui devrait en avoir 42 (+7 sièges). En ce qui concerne les forces d’extrême droite, qui ne formeront pas forcément un groupe, le Front national français obtiendrait à lui seul 24 sièges et le Ukip anglais 23.

ROYAUME UNI

“C'est la première fois en plus de cent ans qu'un parti autre que celui des conservateurs ou des travaillistes remporte un scrutin à l'échelle du pays”, s'inquiète The Spectator. Cet autre parti c'est l'Ukip, le Parti qui milite pour la souveraineté du Royaume-Uni, et qui est arrivé en tête des Européennes avec 27,5 % des voix, suivi par les travaillistes (25 %) et les conservateurs (près de 24 %).

Dans sa chronique, James Forsyth explique la victoire de l'Ukip par le seul fait qu'il a placé le thème de l'immigration au centre de ses messages. “L'immigration est son unique argument de vente, car il souhaite que le Royaume-Uni quitte l'UE. Il affirme qu'il arrêtera l'immigration de citoyens européens vers la Grande-Bretagne, ce qu'aucun autre parti ne peut faire, car cette promesse est incompatible avec une Grande-Bretagne qui reste un Etat membre de l'UE.”

Les Britanniques différents des Européens du continent ? Les élections montrent que ce n'est plus le cas, selon Martin Kettle dans le Guardian : “La Grande-Bretagne aime bien penser qu'elle ne chante pas la même chanson politique que les autres Européens. En votant contre l'Europe, les Britanniques ne se sont jamais montrés aussi en phase avec la moyenne européenne. C'est une révolte de l'électorat européen contre l'UE, et les électeurs britanniques en font tout simplement partie.”

Comment l'élite politique réagira-t-elle aux résultats des élections ? Dans sa chronique du Daily Telegraph, le maire de Londres, Boris Johnson, pense que “l'eurocratie essaiera de les ignorer. Elle va tenter de les balayer. Des hommes comme Jean-Claude Juncker feront leur apparition dans les médias internationaux pour dénoncer l'appel de l'électorat européen au changement. Or ils ont tort, tort, tort, le message du peuple adressé à l'euro-nomenclatura est simple : changer ou mourir*!".

ESPAGNE

L'Europe, qui émerge de la crise a sorti le 25 mai un vieux diable du placard avec l'avance fulgurante des radicaux dans de nombreux pays, commente El País.

Alors qu'en 2009, 80 % des électeurs espagnols avaient choisi l'un ou l'autre parmi les conservateurs (PP, Parti populaire) ou les socialistes (PSOE), les deux formations n'ont comptabilisé que 50 % des voix le 25 mai. Le reste des électeurs s'est tourné vers la gauche et le centre et, surtout, vers Podemos, le parti fondé au cours des derniers mois et qui défend l'idée que l'indignation sert de socle au changement politique. “Ces résultats augurent un panorama plus ouvert qui sera peut-être le prélude du prochain rendez-vous national, et représente une sérieuse punition pour les partis du gouvernement”, analyse le quotidien El País.

ITALIE

“Ce n'est pas le 'vote de protestation' annoncé par les sondeurs, et peut-être pas non plus le 'choc salutaire' évoqué par l'ancien président de la Commission européenne, Romano Prodi. C'est quelque chose de plus”, écrit Aldo Cazzullo dans le Corriere della Sera. “On se rappellera des élections de 2014 comme de la défaite historique d'un système politique. L'éclipse des partis traditionnels. Le rejet de l'establishment européen. Au moment où les citoyens sont appelés pour la première fois à désigner le président de la Commission de Bruxelles, ils choisissent au contraire avec des pourcentages inédits des mouvements qui rejettent l'Europe et soutiennent le retour aux monnaies et aux souverainetés nationales.

L'Europe a donné la mauvaise réponse à la crise. Le monde entier a réagi à l'effondrement industriel et financier avec une politique d'expansion et d'investissements ; seule l'Europe, emmenée par l'Allemagne, a suivi la politique des coupes budgétaires et de la rigueur, appauvrissant tous les pays sauf l'Allemagne. Le vote confirme une tendance diffuse bien au-delà du continent : la révolte contre les élites, contre les institutions, contre les formes traditionnelles de représentation. Et l'Europe est perçue comme le fondement et le garant de ces élites contre lesquelles on se rebelle.

ALLEMAGNE

En Allemagne, Handelsblatt voit dans ce scrutin du 25 mai "l'élection de la souffrance", qui conduit à "une Europe en bémol". Certes, les Allemands se sont rendus aux urnes avec plus de zèle qu'en 2009 : le taux de participation a gagné 5 points, pour atteindre 48 %. Certes, ils ont prouvé une nouvelle fois qu'ils sont des électeurs très fidèles : les chrétiens-démocrates de la chancelière arrivent en tête, et la percée du parti anti-euro se limite à 7 % des voix.

Mais il reste que la nation la plus peuplée d'Europe ne sort gagnante de ces élections, bien au contraire, estime le quotidien économique : "C'est l'Europe et l'économie allemande qui sont les perdants. Car aujourd'hui, Bruxelles est menacé de paralysie et des débats sans fin. Les grands partis mettront un certain temps pour digérer le résultat, alors que l'économie allemande a besoin d'une Europe capable d'agir. "

HONGRIE

Avec 14,7 % des voix, le parti d'extrême-droite néonazi Jobbik arrive en seconde position politique hongroise, après Fidesz, le parti du Premier ministre Viktor Orban, qui a obtenu la majorité des voix (51,1 %). Le quotidien progouvernemental Magyar Nemzet, salue la victoire du Fidesz et constate que son score “est le plus élevé au sein du PPE [le groupe Parti populaire européen]”.

De son côté, l'éditorialiste du quotidien d'opposition Népszabadság, constate avec amertume qu'au bout de 25 ans, le Parti socialiste “a perdu son hégémonie” avec 10,9 % des voix. L'éditorialiste du site de HVG, centre gauche, estime que les Hongrois n'ont pas voulu envoyer un message à Bruxelles. “Être membre de l'UE leur convient parfaitement. C'est une relation commerciale, dont les Hongrois tirent profit en travaillant et en faisant des études à l'étranger.” Au lieu de cela, les électeurs ont envoyé un message à l'élite politique hongroise : “Cette élection était surtout révélatrice pour la gauche, que les électeurs ont voulu sanctionner.”

GRÈCE

A Athènes, Eleftherotypia (centre gauche) titre sur le caractère inédit des résultats de ce scrutin. “Pour la première fois, un parti de gauche est élu première force politique du pays. Cette évolution est la preuve historique d'un renversement politique”, analyse le quotidien. “La désapprobation des électeurs exprimée à l'égard des partis de la coalition au gouvernement, Nouvelle Démocratie [les conservateurs] et PASOK [les socialistes], souligne fortement l'échec de leur politique. Or leurs dirigeants ne semblent pas le réaliser.” Le journal n'oublie pas “le point noir de ce scrutin, la troisième place pour le parti néo-nazi Aube dorée, sur fond de progression des eurosceptiques et des partis d'extrême droite dans toute l'Europe”.

POLOGNE

Sans surprise, le match se joue entre la Plateforme civique, parti libéral au pouvoir, et Droit et justice, parti conservateur, principale formation d'opposition. En revanche, le score du Congrès de la nouvelle droite “anti-système” de Korwin-Mikke, arrivée troisième avec 7 %, a de quoi étonner, même si on est loin de celui de Marine Le Pen en France. Pour l'hebdomadaire Newsweek Polska, ce sont surtout les jeunes de moins de 25 ans qui ont voté pour Korwin-Mikke. Le score de celui qui passe pour un clown sur la scène politique polonaise révèle l'infantilisme de son électorat, juge le journal, qui rappelle également la forte abstention : près de 80 %.

PAYS-BAS

Aux Pays-Bas, le parti populiste eurosceptique du PVV a fait un score beaucoup moins élevé que prévu. Il finit en troisième position avec 13,2 % des voix, derrière les démocrates pro-européens du D66 (15,6 %) et les chrétiens-démocrates (15 %). En revanche, le résultat est une défaite pour les partis de la coalition au pouvoir, les travaillistes (9,4 %) et les conservateurs-libéraux (11,9 %).

Le maigre score du PVV s'explique en partie par son alliance, peu appréciée par les Néerlandais, avec le Front national français, et le récent dérapage de son dirigeant, Geert Wilders, sur les Marocains aux Pays-Bas, qui a poussé de nombreux adhérents à quitter le parti. Mais que disent les résultats sur la société néerlandaise ? Dans De Volskrant, Martin Sommer constate que l'Europe est seulement aimée par les citoyens qui gagnent bien leur vie : “La nouvelle ligne de front se situe entre les diplômés et les personnes peu qualifiées.”

DANEMARK

Suite à la victoire des populistes de droite du Parti du peuple (qui a remporté plus de 26 % des voix et devient, pour la première fois, le plus grand parti danois), la presse du royaume juge que le résultat est un échec total pour les sociaux-démocrates (19,1 %), et surtout pour le Parti libéral (16,7 %). Elle estime que les vieux partis ont tous échoué, et les incite à prendre ce parti au sérieux une fois pour toutes.

Le quotidien conservateur Berlingske craint qu'il n'y ait pas de limite au succès du Parti du peuple : “Il n'est pas complètement impossible que le Parti du peuple arrive également en tête lors des prochaines législatives.” Pour le tabloïd Ekstra Bladet, les vieux partis sont eux-mêmes responsables de leur défaite. Au lieu d'écouter les électeurs, ils ont “craché sur Morten Messerschmidt”, le député européen du Parti populiste. Pour le quotidien social-libéral Politiken, les partis pro-européens auraient dû plaider ouvertement en faveur de l'UE au lieu de s'approprier le langage anti-immigration des populistes : “C'est un échec quand les hommes politiques qui croient au projet européen n'osent pas l'assumer par peur de perdre des voix”, enrage le quotidien.

BULGARIE

Vote sans grande surprise en Bulgarie : le Parti socialiste (PSB), au pouvoir, se voit sanctionné par les urnes au profit du GERB (centre droit) de l'ancien Premier ministre Boïko Borissov. Ce dernier enverra ainsi 6 députés au Parlement européen, contre 4 pour le PSB et le DPS, le parti représentant la minorité turque. Ce résultat annonce des élections anticipées en Bulgarie, pronostique le quotidien populaire Troud, rappelant que le pays est, depuis un an, dirigé par un gouvernement très contesté dans la rue.

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lundi 26 mai 2014

Européennes : «La gauche au bord d'un KO historique», selon Julien Dray

Conseiller régional PS d'Ile-de-France, proche de Hollande, Julien Dray prône une synthèse entre tous les courants de gauche.

Vous êtes surpris par le résultat du scrutin ?

JULIEN DRAY. Malheureusement non. Mais ce qui se passe est d'une gravité extrême. La France, ce soir, est un pays où le premier parti est l'extrême droite. Et où la gauche est au bord d'un KO historique. C'est un jugement sans appel.

Après les municipales, c'est un nouveau revers pour Hollande ?

C'est la condamnation explicite des politiques d'austérité et de régulations budgétaires drastiques. Si la gauche n'est pas capable de le comprendre et de prendre la tête de la bataille pour une autre politique, d'autres vont se substituer à elle et emmener les peuples européens vers d'autres destins funestes.

Le PS a-t-il fait une bonne campagne ?

Lorsque le PS s'est rangé derrière la candidature de Martin Schulz, j'avais émis des doutes avec l'aile gauche du PS sur la pertinence du message politique qui en sortait. Nous avions raison, mais j'aurais préféré avoir tort. Il va falloir que les socialistes se parlent et se comprennent. Et qu'on arrête les fausses synthèses et les petits arrangements.

Qu'est-ce que vous appelez les fausses synthèses ?

C'est quand on ne tire pas les leçons des précédents scrutins alors que ceux-ci montrent qu'il y a d'autres choix politiques et budgétaires. C'est l'application de la règle des 3 % de déficit qui conduit à ces situations. Comme le fait de ne pas redonner le pouvoir démocratique aux peuples pour peser face à la finance et aux banques. La France doit reprendre l'initiative et exiger que l'Europe tire les conclusions de ce scrutin.

Des socialistes estiment que Hollande est le premier responsable...

Il ne s'agit pas de faire le procès de tel ou tel. Mais il faut que François Hollande prenne en considération ce qui se passe. Il ne peut pas se rétracter sur un bloc politique de plus en plus étroit. Il doit tendre la main à toutes les forces de gauche, rouge, rose et verte. La leçon de ce scrutin est qu'à gauche personne ne peut s'en sortir seul. Nous gagnerons tous ensemble ou nous perdrons.

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Jean-Marie Le Pen : « Rien ne pourra nous arrêter »


Européennes : le Front national jubile par leparisien

Nanterre (Hauts-de-Seine), hier. Au siège du FN, Marine Le Pen ne cache pas sa joie devant les rares militants invités et la presse, parmi lesquels de nombreux représentants de titres étrangers.

Il a vendu la mèche avant même l'annonce officielle des résultats : « Si j'en crois mes informations, c'est un tremblement de terre ! » lâche le président d'honneur du Front national en arrivant peu avant 19 heures au Carré, nom donné au siège du parti à Nanterre (Hauts-de-Seine). Impression confirmée une heure plus tard à l'annonce des premiers résultats : avec 25% des voix et entre 21 et 25 eurodéputés à Strasbourg, le FN quadruple son score de 2009. Surtout, il termine largement en tête devant l'UMP et le PS. Une première dans un scrutin national.

Entonnant « la Marseillaise », les rares militants invités à cette soirée électorale - où 250 journalistes avaient été accrédités, dont une bonne partie de presse étrangère - ne boudent pas leur plaisir. Tout comme les candidats présents. « Cela dépasse largement nos espérances », reconnaît le chef de file de la région Centre, Bernard Monot.

Cap sur la présidentielle

Marie-Christine Arnautu, numéro 2 sur la liste de Jean-Marie Le Pen dans le Sud-Est, réclame, avant même l'allocution officielle de sa présidente, la dissolution de l'Assemblée nationale. Le patriarche, lui, pronostique déjà la suite : « Nous allons marcher de victoire en victoire, jusqu'à la présidentielle de 2017. Rien ne pourra nous arrêter », fanfaronne-t-il.

Deux étages plus haut, c'est dans son bureau, avec un cercle restreint de collaborateurs, que Marine Le Pen savoure la performance. « C'est un résultat historique dans une élection éminemment politique, aussi politique que la présidentielle », affirme-t-elle, tranquillement assise en dégustant du champagne. « Ils (NDLR : UMP et PS) ont tellement lié l'avenir de la France à celui de l'Europe dans ce scrutin qu'ils ne peuvent pas dire aujourd'hui que ces européennes ne sont pas une élection politique », enfonce Le Pen.

Puis elle se moque de Manuel Valls, qui n'aurait « rien compris » quand il réclame une « Europe plus forte et plus solidaire ». « Son propos est tout droit sorti d'une autre planète », s'emporte-t-elle, encore plus agacée quand on lui dit que ses espoirs de dissolution resteront sûrement vains : « Les Français viennent de leur dire non de la manière la plus explicite qui soit. Comment vont-ils expliquer à l'étranger qu'un mouvement qui fait 25 % n'a que deux représentants sur 577 à l'Assemblée nationale ? Ce soir, les Français ont imposé la tripolarisation de la vie politique. S'il ne dissout pas, alors les futures élections seront encore pires pour eux... »

Demain et mercredi, Marine Le Pen se rendra à Bruxelles pour rencontrer ses homologues eurosceptiques dans la perspective de constituer un groupe politique : au moins 25 députés de sept nationalités. « Tous nos alliés potentiels auront des représentants. Nous n'aurons aucune difficulté à constituer ce groupe », conclut-elle, quelques minutes avant de partir en direction d'une célèbre discothèque du VIIIe arrondissement de Paris... à quelques encablures de l'Elysée.

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France: Le FN bouscule tout

Pour la deuxième fois en deux mois, le parti de Marine LePen crée la sensation, s'imposant cette fois largement devant une UMP divisée et un PS aux abois.

« Choc », « Séisme » : Manuel Valls a trouvé les mots justes. Pour la première fois dans l'histoire de la V e République, l'extrême droite arrive en tête d'une élection. Pour la deuxième fois en deux mois, la gauche au pouvoir est laminée par des Français toujours en colère. Qu'ils votent FN ou qu'ils s'abstiennent massivement (malgré un léger sursaut).

Hollande à nouveau sanctionné. Le chef de l'Etat est le grand perdant d'une soirée qui n'est pas sans rappeler celle du 21 avril 2002, qui vit Le Pen père se qualifier au second tour de la présidentielle aux dépens du socialiste Lionel Jospin. Ni le remaniement ni la nomination à Matignon d'un Valls censé redonner un cap et jouer les remparts anti-FN n'auront suffi à relancer son quinquennat. Presqu'à mi-mandat, et alors que le chômage sévit plus que jamais, voilà le président en panne sèche et la gauche en perdition.

Le FN chamboule tout. Le PS est largué, mais pour l'UMP aussi le revers est cinglant. Le pire scénario pour la droite républicaine vient de se réaliser : se faire doubler - nettement - par l'extrême droite. L'UMP, le PS et les autres partis de gouvernement se retrouvent ramenés à une même impuissance par le discours imprécateur de Marine Le Pen. Depuis qu'elle a pris les rênes du FN début 2011, sa formule, mélange de dédiabolisation et de feu à volonté sur les institutions - partis, gouvernement, Europe - fait mouche dans un pays prompt à faire valser ses dirigeants à chaque scrutin. Voilà pourquoi la patronne du FN réclame une dissolution de l'Assemblée.

Le rejet de l'Europe. C'est aussi une institution jugée trop complexe, techno, éloignée des citoyens qui a été ciblée hier. D'ailleurs, les eurosceptiques ont réalisé de bons scores au Royaume-Uni, au Danemark, en Italie... Mais c'est la France qui envoie le plus de députés antieuropéens à Strasbourg. Cette Europe est souvent jugée comme une menace pour le modèle social de la France, voire pour son identité même. Constat amer : la construction européenne ne mobilise plus du tout les citoyens. C'est au contraire la défiance qu'elle suscite, et pas seulement dans l'Hexagone. Si le FN réussit un tel score, c'est qu'il a été le seul à faire campagne sur le rejet de l'Europe, de sa monnaie unique et de ses « frontières passoires ».

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Elections européennes: François Hollande ne changera pas de ligne de conduite

François Hollande a affirmé que la «ligne de conduite» confiée à Manuel Valls «ne pouvait pas dévier en fonction des circonstances», au lendemain du scrutin européen qui a vu la victoire du Front national.

François Hollande lors de son allocution télévisée.

«Il faut de la constance, de la ténacité, du courage. Mais aussi la rapidité dans la mise en oeuvre. Parce que les Français ne peuvent pas attendre», a ajouté le chef de l'Etat, lors d'une allocution télévisée.

«L'Europe, elle est devenue illisible, j'en suis conscient, lointaine, et pour tout dire incompréhensible, même pour les Etats», a poursuivi François Hollande dans une adresse à la télévision. «Ca ne peut plus durer, l'Europe doit être simple, claire, pour être efficace là où elle est attendue, et se retirer là où elle n'est pas nécessaire».

L'Union européenne «a réussi depuis deux ans à surmonter la crise de la zone euro - elle était proche de l'éclatement -, mais à quel prix: celui d'une austérité qui a fini par décourager les peuples», a déclaré le président français.«Aussi demain, pas plus tard que demain, au Conseil européen, je réaffirmerai que la priorité, c'est la croissance, c'est l'emploi, c'est l'investissement», a-t-il poursuivi.

«Je suis européen»

Pour M. Hollande, «l'Europe ne peut pas avancer sans la France, mais l'avenir de la France, il est en Europe». «Je suis européen», a-t-il dit. «Mon devoir, c'est de réformer la France et de réorienter l'Europe».

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Européennes: Manuel Valls refuse de démissionner mais promet des baisses d'impôts

Manuel Valls, le Premier ministre !


Manuel Valls : "Je ne changerai pas de feuille... par rtl-fr

POLITIQUE - Dès le soir des élections européennes, l'Elysée avait donné le ton: "des leçons doivent être tirées" du scrutin qui a vu six Français sur dix bouder les urnes et un électeur sur quatre choisir de voter pour le Front national. Invité ce lundi 26 mai sur RTL, Manuel Valls a précisé quelle sera la nature de ces enseignements: pas de démission mais plus de baisses d'impôts.

"Il faut de nouvelles baisses d'impôts, notamment de l'impôt sur le revenu parce que cette fiscalité pèse lourdement sur les couches populaires et sur les classes moyennes", a en effet déclaré le premier ministre. Une réponse similaire à celle qui avait suivi la déroute des élections municipales.

Après le scrutin de mars dernier, Manuel Valls avait annoncé dans un premier temps un geste fiscal destiné à faire sortir 650.000 ménages de l'impôt sur le revenu. Depuis, ce chiffre a grimpé et ce sont 1,8 million de ménages qui seront finalement exemptés dès cette année 2014. Une réunion de crise était prévue ce lundi à 8h30 à l'Elysée pour faire le point sur les "séisme électoral" des élections européennes.

A demi-mots, l'ancien député-maire d'Evry a reconnu que ni la majorité ni son gouvernement n'étaient parvenus à combler le fossé qui les séparent désormais de leur électorat. "Il y a eu l'abstention massive, une nouvelle fois, des électeurs socialistes" et "c'est ça qui est évidemment préoccupant car, tant que nous n'avons pas réussi à les convaincre que nous sommes sur la voie du redressement, ils continueront à émettre des doutes", a-t-il concédé.

Mais alors que le Front national, auréolé de sa victoire aux européennes, l'appelle à la démission et réclame la dissolution de l'Assemblée nationale, Manuel Valls a réclamé "du temps" ce lundi pour faire ses preuves. "Un mandat a été confié au président de la République pour 5 ans", a-t-il répondu, écartant de fait toute dissolution de l'Assemblée nationale. Que faire? "Descendre de la voiture, arrêter, provoquer une dissolution et faire en sorte que l'extrême droite s'empare des rênes du pays ?", a-t-il encore insisté.

"Il y a une feuille de route qui a été tracée, et moi je ne veux pas changer cette feuille de route", a-t-il ajouté, précisant qu'il "fa(llait) que le quinquennat aille à son terme". "Nous n'allons pas rajouter à la crise d'identité, la crise morale que la France traverse, en plus, le désordre par des élections, par un pays qui serait ingouvernable", a tranché le premier ministre.

Pas de concession à l'aile gauche du PS

Cette réponse est également un "non" appuyé aux députés de l'aile gauche du PS qui, dès dimanche soir, réclamaient une inflexion de la politique gouvernementale.

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Résultats européennes - Le FN s'autoproclame "premier parti de France". L'est-il vraiment?

EUROPÉENNES 2014 - L'expression a jailli dès la publication des premiers résultats. "C'est la première fois dans l'histoire de la Ve République que le Front national est le premier parti de France", a triomphé le vice-président du FN Florian Philippot tandis que les estimations donnaient sa formation politique en tête dans la quasi-totalité des circonscriptions européennes.

Même euphorie du côté de son fondateur, Jean-Marie Le Pen, qui a salué "un véritable tremblement de terre" politique avant d'estimer à son tour que la formation d'extrême droite est désormais "de loin le premier parti de France".

Un triomphe que le Front national avait visiblement anticipé. En témoignent les affiches disposées derrière Marine Le Pen lorsque celle-ci a pris la parole peu avant 21 heures. Au-dessus du buste d'une Marianne, ces quelques mots: "Front national, premier parti de France".

Même à l'UMP, certains, par facilité de langage, ont semblé à leur tour accréditer cette idée. "L'UMP, l'UDI et le Modem ça fait 30 (pour cent), et si nous sommes capables de recréer des conditions d'unité entre nos formations politiques, le premier parti de France ce n'est plus le Front national", a ainsi réagi le maire de Bordeaux Alain Juppé.

Le FN vainqueur incontestable mais...

Dans les faits, le Front national peut effectivement savourer une victoire historique ce dimanche 25 mai. Pour la première fois depuis sa naissance dans les années 70, le parti d'extrême droite se classe en tête dans un scrutin national, comme le lui prédisaient les sondages.

Crédité d'un score proche de 25% (les résultats officiels ne seront connus qu'après 23h), le FN peut se targuer d'être arrivé en tête dans plusieurs circonscriptions, dont celle du Nord-Ouest, où Marine Le Pen atteint le record de 32,6%. Egalement en tête: Florian Philippot dans l'Est (29,2%) et Jean-Marie Le Pen dans le Sud-Est (28,9%). L'Ouest et l'Ile-de-France sont en définitive les seules circonscriptions métropolitaines qui lui échappent.

Le FN peut donc se targuer d'être le vainqueur incontestable de ces élections européennes mais pas au point de revendiquer la première place politique toutes élections confondues. Simple rappel des faits: si le Front national enverra le plus grand nombre d'eurodéputés français au Parlement de Strasbourg et s'il peut espérer y fonder un groupe politique, il y sera en revanche nettement minoritaire. Selon les dernières tendances, c'est le Parti populaire européen, auquel est affiliée l'UMP, qui devrait être majoritaire, suivi par le Parti socialiste européen.

L'extrême droite européenne progresse (presque) partout

"La seule chose qui puisse venir en travers de cette victoire, c'est la non-constitution d'un groupe à Strasbourg. Autant il n'y a pas de souci pour la clause des 25 députés, autant la clause des 7 pays membres risque d'être difficile à remplir", prédit le politologue Jean-Yves Camus, spécialiste de l'extrême droite.

L'abstention, qui frappe tout particulièrement les partis de gouvernement lors des scrutins dits intermédiaires, doit également relativiser l'ampleur du succès du FN. Près de 56% des Français ne se sont pas déplacés aux urnes ce dimanche 25 mai.

L'élection européenne n'engage pas les suivantes

Sur bien d'autres critères, le Front national reste d'ailleurs très largement devancé par les formidables machines de guerre électorales que constituent l'UMP et le Parti socialiste. Leur nombre d'élus, d'adhérents et leur maillage territorial, très nettement supérieurs à ceux du Front national, permettent à ces deux partis de gouvernement de présenter des candidats (et donc de les faire élire) dans la quasi-totalité des scrutins français.

En témoignent les résultats des dernières élections municipales qui, tout en marquant une nette progression du Front national, ont surtout bénéficié à l'UMP de Jean-François Copé, le Parti socialiste demeurant, malgré sa déroute, le deuxième parti de France en nombre d'élus locaux.

Rappelons également qu'il n'y a que très rarement de corrélation entre un succès aux élections européennes et lors des rendez-vous électoraux qui suivent. En 2009, l'UMP était arrivée très largement en tête, grâce notamment à son alliance avec le centre-droit. Ce qui n'a pas empêché la défaite de Nicolas Sarkozy lors de l'élection présidentielle de 2012.

A l'inverse, le Parti socialiste avait (déjà) subi une cuisante défaite aux européennes de 2009. Ce qui ne l'avait pas empêché de remporter très largement les régionales de l'année suivante puis l'élection présidentielle de 2012.

Un tripartisme nouveau dans la Ve République

Si le Front national ne peut donc légitimement revendiquer le statut de "premier parti de France", il peut toutefois se satisfaire d'avoir imposé une certaine forme de tripartisme dans la Ve République. C'est ce constat qui autorise Marine Le Pen a réclamer des élections législatives anticipées auprès du président de la République.

François Hollande doit "prendre les dispositions qui s'imposent pour que l'Assemblée devienne nationale", a-t-elle déclaré aux journalistes. Une dissolution demeure néanmoins un scénario très hypothétique qui n'entraînerait d'ailleurs pas forcément une victoire du Front national.

Bien aidé par un scrutin proportionnel à un seul tour, le FN aurait en revanche bien plus de difficulté à l'emporter dans le cadre d'un scrutin nominal majoritaire à deux tours. Dans cette configuration, les alliances sont en effet cruciales. Or le parti de Marine Le Pen n'a toujours pas trouvé de partenaire de poids dans la classe politique française.

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Colloque au Sénat: Femmes résistantes, mardi 27 mai 2014 !

15h : Ouverture par M. Jean-Pierre BEL, président du Sénat.

Propos introductifs de Mme Brigitte GONTHIER-MAURIN, présidente de la délégation aux droits des femmes.

PREMIÈRE TABLE RONDE : PLACE ET RÔLE DES FEMMES DANS LA RÉSISTANCE

Présidence : M. Jacques VISTEL, président de la Fondation de la Résistance. Mme Claire ANDRIEU, professeure des universités à Sciences po : « la Résistance a-t-elle un genre ? »

Mme Danielle TARTAKOWSKY, présidente de l’Université de Vincennes – Saint Denis : « Un cas particulier : les manifestations de ménagères organisées par le PCF ».

Mme Catherine LACOUR-ASTOL, Docteure en histoire : « La Résistance féminine dans le Nord : exemplarité, singularité ».

DEUXIÈME TABLE RONDE : BIOGRAPHIES ET TÉMOIGNAGES

Présidence : M. Guy KRIVOPISSKO, conservateur du Musée national de la Résistance de Champigny sur Marne

Témoignage de Mme Colette PÉRIÈS-MARTINEZ, ancien agent de liaison de l’Armée secrète de Haute-Savoie puis du Maquis des Glières

Témoignage de Mme Colette LACROIX, ancienne du mouvement Forces unies de la jeunesse, du Réseau Pimento et des Maquis de l’Ain

Mme Corinne BOUCHOUX, docteure en histoire, sénatrice du Maine-et-Loire (groupe écologiste) : « Rose Valland, la Résistance au musée»

Mme Claudine LEPAGE, sénatrice des Français établis hors de France (groupe socialiste) : « Sophie Scholl, une résistante allemande »

Mme Corinna VON LIST, docteure en histoire, chercheure associée à l’Institut historique allemand de Paris : « Cécile Pearl Witherington, une agente franco-britannique au SOE »

La Résistance des femmes au risque de la déportation :

Témoignage de Mme Marie-José CHOMBART DE LAUWE, présidente de la Fondation pour la mémoire de la Déportation

Témoignage de Mme Jacqueline FLEURY, présidente honoraire de l’Association nationale des déportées et internées de la Résistance (ANADIR)

DIALOGUE AVEC LA SALLE

TROISIÈME TABLE RONDE :

LA VIE APRÈS LA RÉSISTANCE - L'ENGAGEMENT AU SERVICE DE LA CITÉ

Présidence : Mme Rose-Marie ANTOINE, directrice générale de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC)

Mme Christine BARD, professeure d’histoire contemporaine à l’Université d’Angers : « Des oubliées de l’histoire ? »

Des résistantes en politique :

Mme Sabrina TRICAUD, docteure en histoire, chercheure associée à Sciences po : « Des sénatrices issues de la Résistance : portrait de groupe »

Présentation, par des sénateurs et sénatrices de la délégation aux droits des femmes, de l’action au Sénat de sénatrices issues de la Résistance :

Mme Hélène ÉDELINE, présentée par Mme Laurence COHEN (groupe communiste républicain et citoyen, Val-de-Marne) :

Mme Françoise SELIGMANN, présentée par Mme Christiane DEMONTÈS (vice-présidente du Sénat, groupe socialiste, Rhône) :

Mme Nicole de HAUTECLOCQUE, présentée par M. Alain GOURNAC (groupe UMP, Yvelines)

Mme Brigitte GROS, présentée par Mme Françoise LABORDE (groupe du Rassemblement démocratique et social européen, Haute-Garonne) :

Mme Joëlle GARIAUD-MAYLAM, sénatrice des Français établis hors de France (groupe UMP) : « Mme Marthe SIMARD, première femme dans une assemblée parlementaire française »

Deux témoignages d’engagements associatifs :

Mme Marie-José CHOMBARD DE LAUWE : « Toute une vie de Résistance »

Mme Jacqueline FLEURY : « Faire vivre la mémoire de la Résistance et de la déportation »

DIALOGUE AVEC LA SALLE

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dimanche 25 mai 2014

Pour le Président du Sénat, Jean-Pierre Bel, les résultats du vote aux élections européennes sont un véritable traumatisme

M. Jean-Pierre Bel, Président du Sénat, considère les résultats plaçant le Front national en tête du scrutin comme un véritable traumatisme.

Jean-Pierre Bel, Président du Sénat

La France va donner une large place aux élus du Front national pour la représenter au Parlement européen. C'est le signal renouvelé d'une grave crise de confiance et c'est pourquoi, avec gravité, Jean-Pierre Bel appelle l’ensemble des responsables politiques et républicains à unir leurs forces pour mieux expliquer aux Français que l'Union européenne, à condition qu'elle change d'orientation, peut constituer un vecteur de réussite pour combattre le chômage ainsi qu'un espace permettant de lutter contre les inégalités entre les citoyens.

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Européennes : nouvelle débâcle pour le PS, à 14,2 % selon notre sondage

Selon le sondage Harris Interactive pour Le Parisien et M6, le PS arrive troisième avec 14,2% des suffrages. Selon le sondage Harris Interactive pour Le Parisien et M6, le PS arrive troisième avec 14,2% des suffrages.

Après la gifle reçue fin mars aux municipales, le Parti socialiste en reçoit une sur l'autre joue aux européennes. Selon le sondage d'Harris Interactive pour le Parisien-aujourd'hui en France et M6, le PS n'obtient que 14,2% des voix, troisième derrière le FN et l'UMP.

La tendance ne fait donc pas mentir les sondages pendant la campagne qui plaçaient le PS en troisième position derrière l'UMP et le FN. Mais l'ampleur de la défaite est pire que prévu. Si le chiffre de 14,2% se confirme, les socialistes enregistreraient leur plus mauvais résultat aux élections européennes (14,5% en 1994).

Le big bang opéré à la tête du gouvernement et du parti n'a donc pas eu d'effet. Manuel Valls, qui a remplacé Jean-Marc Ayrault à Matignon deux jours après le deuxième tour des municipales, avait pourtant mouillé sa chemise dans la campagne. Alors que son prédécesseur avait pris soin de ne pas participer à celle des municipales, le Premier ministre a multiplié les meetings. Pas suffisant pour mobiliser les électeurs de gauche qui ont déjà fait payer à Hollande sa politique d'austérité dans les urnes en mars.

Les cadeaux fiscaux n'ont rien changé

Les récents cadeaux fiscaux n'ont pas non plus changé la donne. Bien qu'il se soit défendu de toute visée électoraliste, à dix jours du scrutin, le Premier ministre avait promis qu'un 1,8 million de ménages seraient exonérés d'impôts dés cette année.

Quant à Jean-Christophe Cambadélis, qui a remplacé au poste de premier secrétaire du PS Harlem Désir -évincé parce que jugé en partie responsable de la défaite historique aux élections municipales-, sa tâche s'annonce ardue. Avec un tel résultat, le redressement du parti s'annonce très difficile.

TABLEAU. Le programme du PS

INSTITUTIONS Conserver l'actuelle «fédération d'Etats-nations» en renforçant chacune des institutions (parlement, commission, conseils).

ÉLARGISSEMENT «Consolider avant de s'élargir». Organiser le «troisième cercle» des Etats du «pourtour méditerranéen» avec des partenariats privilégiés.

ECONOMIE Davantage de marge de manœuvre pour les investissements via les budgets nationaux. Exiger de la BCE une politique monétaire plus favorable à l'emploi et à la croissance. Coordination des politiques économiques et fiscales. «Pare-feux efficaces» pour les activités bancaires.

TRAITE UE-USA

Pas de ratification s'il met «en cause les intérêts économiques, stratégiques et le modèle social de la France et de l'Europe».

SOCIAL

Traité social européen «complétant et équilibrant» l'Union économique et monétaire. Création d'un Smic européen. Augmentation du fonds social européen.

ENERGIE/ENVIRONNEMENT

Développement des énergies renouvelables, interconnexion continentale des réseaux énergétiques.

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Pourquoi... le drapeau européen a-t-il douze étoiles ?

Bruxelles (Bruxelles), 29 mai 1986. Le drapeau, né en 1955, est devenu l’étendard officiel de l’ensemble des institutions européennes le 1er janvier 1986. Il est hissé ici devant, entre autres, Jacques Delors (deuxième plan, deuxième en partant de la gauche). (Union européenne.)

C'est un drapeau orné d'un cercle de douze étoiles d'or sur fond bleu azur qui est né en 1955. On le doit au Conseil de l'Europe, organisme créé en 1949 -- avant la naissance de l'Union européenne -et veillant, entre autres missions, à défendre les droits de l'homme. C'est lui qui a élevé l'étoffe au rang d'emblème. Une bannière devenue trois décennies plus tard, le 1 er janvier 1986, l'étendard officiel de l'ensemble des institutions européennes.

Freddy Mulongo devant la Commission européenne à Bruxelles. Photo Réveil FM international

La Commission européenne à Bruxelles. Photo Réveil FM International

Aujourd'hui, il flotte souvent sur le fronton des bâtiments publics hexagonaux, des mairies par exemple, au côté de son grand-frère tricolore. « Les étoiles symbolisent les idéaux d'unité, de solidarité et d'harmonie entre les peuples d'Europe », explique-t-on au bureau d'information pour la France du Parlement européen. Mais pourquoi en avoir choisi douze ?

Symbole de perfection, de plénitude

Contrairement à une idée reçue, ce n'est pas en référence aux douze Etats membres de la Communauté européenne en 1986, puisque l'adoption du drapeau est bien antérieure à cette date. Il ne s'agit pas non plus d'un clin d'oeil au nombre d'adhérents du Conseil de l'Europe qui, au moment d'opter pour cet étendard, comptait quatorze pays adhérents. Après d'interminables débats, des désaccords entre la France et l'Allemagne, c'est finalement le nombre douze qui a été sélectionné parce qu'il est symbole de perfection, de plénitude, de mouvement dans la stabilité. Il y a ainsi douze mois dans l'année, douze heures dans la journée et autant dans la nuit, douze signes du zodiaque, douze apôtres, douze travaux d'Hercule, douze divinités olympiennes...

La réalisation de la bannière est revenue au peintre strasbourgeois Arsène Heitz (1908-1989), agent au Conseil de l'Europe. Ce catholique affirma s'être inspiré de la vision de saint Jean dans l'Apocalypse d'une « femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds et sur sa tête une couronne de douze étoiles ». Une auréole de la Vierge qui se retrouve au sommet d'un vitrail central de la cathédrale de Strasbourg, une création du célèbre maître-verrier Max Ingrand offerte par le Conseil de l'Europe, en remplacement d'une oeuvre détruite par les bombardements en 1944.

Outre le drapeau, l'Europe s'est dotée d'un hymne, un arrangement d'environ deux minutes du quatrième et dernier mouvement de la « 9 e Symphonie » de l'Allemand Ludwig van Beethoven composée en 1823. Un morceau qui met en notes l'« Ode à la joie », poème écrit en 1785 par son compatriote Friedrich von Schiller, et dont les vers expriment un idéal de fraternité. Comme pour l'étendard constellé d'étoiles, c'est le Conseil de l'Europe qui, en 1972, a fait de ce thème musical son hymne... sans paroles !

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Européennes: Les enjeux du scrutin en France

Partis. Deux mois après la déroute aux municipales, la gauche craint une nouvelle sanction aujourd'hui pour les européennes. A droite, le FN de Marine Le Pen espère bien créer la sensation en arrivant en tête du vote.

Comme tout le laisse deviner, les élections européennes, aujourd'hui, risquent de se solder par une abstention record, peut-être encore plus forte que les 59,37 % enregistrés en 2009. Autre enjeu, on saura ce soir si le scrutin confirme le verdict des municipales, il y a deux mois, qui avaient vu un exécutif laminé par la droite, et une extrême droite conquérante.

Le FN se hissera-t-il en tête ?

Jusqu'au bout Marine Le Pen aura fait campagne contre son principal adversaire aux européennes : l'abstention. Créditée de 23 % dans notre sondage (avec LCP) Harris Interactive publié vendredi, devant l'UMP (21 %) et le PS (16 %), la présidente du FN sait malgré tout qu'une faible participation pourrait mettre en péril cette première place tant convoitée. « Un bulletin qui n'est pas dans l'urne, c'est une demi-voix pour l'UMP et une demi-voix pour le PS », confie-t-elle. Pendant sa campagne, elle aura en tout cas réussi à imposer ses thèmes dans le débat, dont l'immigration, surfant sur l'euroscepticisme grimpant dans le pays.

Son objectif est clair : faire élire entre 15 et 20 eurodéputés frontistes, contre trois actuellement, et former un groupe au Parlement, en rassemblant 25 députés issus de sept nationalités, dont le PVV néerlandais, le PFO autrichien, et les Démocrates suédois (SD) avec qui elle s'est déjà entendue. Et après ? « On va bloquer cette Europe libérale qui ne cesse d'agir contre l'intérêt du peuple français », martèle Marine le Pen. En réalité, sa capacité à peser restera limitée. Sur le plan national en revanche, une première place serait bien un tournant majeur dans notre paysage politique. « Nous serons le premier parti de France », assure-t-elle. Jean-Marie Le Pen y croit déjà : « Elle devra se mettre en situation de devoir probablement diriger le pays dans trois ans. »

L'UMP paiera-t-il les affaires ?

« Si on est en tête, on sauve momentanément les meubles et on pourra au moins s'appuyer sur ce bon résultat pour dire que l'UMP reste le premier parti de France. Par contre, si le FN passe devant, on est foutus. Des têtes devront tomber, il va y avoir du sang sur les murs », prédit un parlementaire UMP. Deux mois après la vague bleue des municipales, qui semblait annoncer un ciel dégagé pour le premier parti d'opposition, l'heure est à l'orage, même à la tempête. La faute au dossier Bygmalion, cette société de communication dirigée par des proches de Jean-François Copé. Les révélations sur des surfacturations supposées et de possibles conventions fictives organisées pendant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy ont mis au jour un système opaque autour des comptes du parti.

Contesté depuis son élection à la tête du parti en décembre 2012 face à François Fillon, au plus bas dans les sondages, Copé apparaît plus que jamais comme un chef de parti isolé. Mardi, devant les membres statutaires du bureau politique, il devrait rendre des comptes et joue clairement sa place de leader. Cette crise qui n'en finit pas, alimentée par des luttes de pouvoirs internes en vue de la présidentielle de 2017, pourrait achever de lasser, voire dégoûter les sympathisants qui risquent de bouder les urnes. D'autant qu'à droite, cette campagne a illustré de façon criante les divergences de fond sur le rôle de l'Europe, entre fédéralistes et souverainistes.

Une deuxième claque pour le PS ?

Après la déroute des municipales, les socialistes ne se font pas d'illusions. « On serait les premiers surpris si on faisait un bon score », souffle un député. « Même si certains Français nous disent que cela va mieux avec le nouveau gouvernement, c'est trop tôt pour que cela se traduise par une embellie électorale », complète un autre élu. « On est entrés dans cette campagne en difficulté », reconnaît Christophe Borgel, chargé des élections au PS. « Ça peut se terminer à 19 %, comme à 14 % », lâche-t-il. En 2009, alors qu'il était dans l'opposition mais mal en point après le terrible congrès de Reims, le PS avait fait 16,48 %, en deuxième position derrière l'UMP. Ce soir, il risque de terminer troisième. Les socialistes espèrent au moins ne pas être quatrièmes dans certaines circonscriptions. Et croisent les doigts pour ne pas descendre sous le score calamiteux de Michel Rocard en 1994 (14,5 %). « Ce qui compte pour nous, c'est que l'on ait nos 13-14 sièges », rectifie le premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis.

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Spoliateur, prédateur et phallocrate Jean Claude Muyambo Kyassa se voit déjà Président de la République démocratique du Congo en 2016 !

Jean-Claude Muyambo, autoproclamé futur président de la RDC en 2016!

Confusionniste, situationniste, piètre avocat de pacotille qui n'a jamais gagné un grand procès, Jean-Claude Muyambo qui a lamentablement échoué à la députation de novembre 2011, comme par magie il se voit déjà Président de la République démocratique du Congo en 2016. Malgré ses retentissantes casseroles, Il le clame tout haut à qui veut l'entendre "Jean-Claude Muyambo est le futur Président de la République démocratique du Congo". Pour être "Président", il faut être élu par la majorité de Congolais. Jean-Claude Muyambo en est-il capable ? Il faut dire que le Congo est une République bananière où n'importe qui peut trôner à sa tête. Branquignol, gueulard hors paire, le petit-fils d'un colon néerlandais pillard de la riche province du Katanga pratique le gangstérisme pour arriver à ses ambitions présidentielles. Jean-Claude Muyambo spolie les démunis Katangais de leur terre. Comme son colon de grand-père, Jean-Claude Muyambo aime dominer. Il veut qu'on le respecte au doigt et à l’œil. Il domine, menace et intimide avec son arme, il fait enlever le cas échéant pour mieux soumettre à sa volonté.

Son "Muyambo Park" est un refuge de ses miliciens surarmés. Comme dans un western, il suffit qu'il claque ses doigts pour que sa milice telle une muette s'en prenne à la victime ciblée. Phallocrate, Jean-Claude Muyambo s'en prend aux femmes sans défense. Madame Claude Mulongo Lukomba a failli être le énième victime du gangster Muyambo qui se croit tout permis et que rien n'arrête. Il veut la spolier de son terrain au quartier Joli City à Lubumbashi. Sauf qu'il est tombé sur une "Dame de fer" ! Madame Claude Mulongo Lukomba, la "Jeanne d'Arc" de la dynastie Mulongo ne se laisse jamais marcher sur les pieds. Surtout pas pas par un gangster, arriviste et parvenu comme Jean-Claude Muyambo Kyassa.

Comme en République démocratique démocratique du Congo, chaque politicailleur à son journal, sa radio et télévision, le pluralisme médiatique est frelaté. Jean-Claude Muyambo a diffusé sur sa chaîne "Jua TV", la photo de Madame Claude Mulongo Lukomba l'insultant pour mieux l'intimider, et sa radio "Jua FM" a diffusé des contre-vérités pour salir l'honneur d'une brave femme qui refuse la spoliation de son précieux bien, son lopin de terre acheté à la sueur de son front depuis 2000. En République démocratique du Congo, ce n'est pas le droit qui prime mais de l'influence ! Jean-Claude Muyambo a ses miliciens extrêmement armés, lui a un revolver (sans aucune autorisation) qu'il se promène avec, il a ses médias donc il peut se permettre tout ce qu'il veut, surtout qu'il se voit déjà Président de la République en 2016. Il a un boulevard devant lui. Sauf qu'il est mal tombé, Madame Claude Mulongo Lukomba est vraie guerrière, si Jean-Claude Muyambo veut une guerre de 100 ans, il l'aura !

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samedi 24 mai 2014

La France embarrassée par les combats au Nord-Mali

Guerre. Selon Paris, la reprise des hostilités entre Bamako et les Touaregs est en grande partie due aux dirigeants maliens.

Kidal (Mali), samedi. Un militaire malien à l’arrière d’un camion après des combats entre l’armée malienne et des rebelles touaregs.

Au Mali, un conflit peut en cacher un autre. Alors que la France pensait avoir fait le plus difficile en chassant les jihadistes, voilà que le vieux conflit entre le pouvoir central de Bamako et les groupes touaregs (dont le MNLA, Mouvement national de libération de l'Azawad) qui dominent le nord du pays a brutalement resurgi.

Sans le crier sur les toits, pour ne froisser personne, Paris attribue la reprise des hostilités aux dirigeants maliens qui ont cru possible de partir à l'assaut de Kidal, fief des Touaregs, avec une armée loin d'être opérationnelle. « Résultat, ils se sont fait ratatiner et ont dû battre en retraite piteusement après quelques heures de combats et plusieurs dizaines de morts », observe une source militaire française. Dans la foulée, les Touaregs ont pris le contrôle de la localité de Menaka, à l'est de Gao. Bref, ils sont désormais en position de force, alors que les diplomates internationaux pressent le gouvernement malien de reprendre le dialogue.

Renforts à Gao et à Kidal

A Paris, l'irritation domine. « Le problème touareg existe depuis toujours. C'est une population qui réclame des moyens supplémentaires et une vraie autonomie. La solution ne sera pas militaire, mais politique », tranche un diplomate. A l'inverse, certains responsables maliens qui considèrent la région de Kidal comme faisant partie intégrante du territoire, reprochent à la France sa neutralité. « Pas question d'intervenir contre les Touaregs » confirme-t-on à Paris. En attendant, la France a dû réaménager ses plans. Alors que l'armée devait transférer son état-major du Mali au Tchad et rédéployer son dispositif plus au nord pour mieux contrôler la zone sahélienne, où les groupes jihadistes se trouvent toujours, l'opération a été provisoirement suspendue. Une centaine de militaires et des hélicoptères ont été envoyés en renfort à Gao et à Kidal.

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L'Union européenne en dix questions

Alors que les sondages annoncent un taux d'abstention record pour ces élections européennes, voilà quelques points essentiels à connaître - ou à réviser - avant de se rendre aux urnes demain.

Parlement européen, Strasbourg (Bas-Rhin). Quatre jours par mois, les eurodéputés tiennent une session plénière en Alsace.

L’EUROPE DANS TOUS SES ÉTATS

1. L'Union européenne (UE) regroupe-t-elle l'ensemble de l'Europe ? Non. Certains pays européens ne figurent pas dans l'Union. C'est le cas de la Suisse, mais aussi de la Norvège (qui a refusé à deux reprises par référendum de rejoindre l'UE), de l'Islande et du Liechtenstein. Ces pays sont membres de l'Association européenne de libre-échange et sont liés à l'UE par de nombreux accords. D'autres Etats européens, comme le Monténégro, la Serbie ou l'Albanie, ne sont pas dans l'Union.

2. L'espace Schengen dépasse-t-il les frontières de l'UE ? Oui. L'espace Schengen, qui instaure une libre circulation des personnes entre les Etats signataires et associés (suppression des contrôles aux frontières intérieures), compte 26 membres dont 22 pays de l'UE et quatre qui n'en font pas partie (Islande, Norvège, Suisse et Liechtenstein.)

3. Les 28 Etats membres votent-ils tous demain ? Non. On se déplace aux urnes ce dimanche dans 21 pays dont la France. Il y en a donc 7 qui se démarquent, respectant ainsi des traditions électorales locales. Avant-hier, les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont tiré les premiers. Hier, c'est l'Irlande qui s'est exprimée. Aujourd'hui, c'est au tour de la Lettonie, de la Slovaquie et de Malte. La République tchèque, elle, ouvre ses bureaux de vote sur deux demi-journées, hier de 14 heures à 22 heures et aujourd'hui de 8 heures à 14 heures.

4. Les 388 millions d'électeurs européens peuvent-ils voter dès 18 ans ? Oui, à l'exception de l'Autriche, qui, depuis une réforme votée en 2007, a abaissé l'âge du droit de vote à 16 ans. Pour être candidat, par contre, le jeune Autrichien doit patienter jusqu'à ses 18 ans. Un âge minimal qui grimpe à 21 ans en Belgique, Estonie, Grèce, Irlande, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Slovaquie et au Royaume-Uni, à 23 ans en Roumanie et à 25 ans en Italie et à Chypre.

LES INSTITUTIONS

5. Le siège du Parlement européen se trouve-t-il à Strasbourg ou à Bruxelles ? Sur le papier, la capitale alsacienne est le siège officiel du Parlement européen. Chaque mois, les eurodéputés se retrouvent donc à Strasbourg pour une session plénière de quatre jours. Mais en réalité, ils travaillent le plus souvent à Bruxelles, au sein des vingt commissions parlementaires ou à l'occasion de mini-sessions. Ce double siège de facto, au coût budgétaire (des dizaines de millions d'euros) et environnemental (des milliers de tonnes de CO2) conséquent, est critiqué par de nombreux députés européens « anti-Strasbourg » plaidant pour un regroupement de toutes les activités dans la métropole belge.

6. Combien de langues parle-t-on au Parlement européen ? Pas moins de 24 langues officielles (dont l'irlandais et le maltais). Les députés ont le droit de s'exprimer, d'écouter les débats et de lire les documents parlementaires dans celle de leur choix ! Tout citoyen européen doit aussi pouvoir être informé dans sa langue de la législation et du travail de cette institution. Résultat : il faut 700 employés pour traduire, par écrit, plus de 100 000 pages tous les mois.

7. Combien gagne un eurodéputé ? Depuis 2009, les eurodéputés des 28 Etats membres perçoivent la même rémunération, même si le coût de la vie en France par exemple n'est pas du tout le même qu'en Bulgarie, pays le plus pauvre de l'Union. Tout parlementaire a droit à un salaire net de 6 200 € par mois et à une indemnité mensuelle de frais (location de bureaux, factures de téléphone, achat d'ordinateur...) de 4 300 €. Il peut également recruter des assistants parlementaires dans la limite d'un budget qui se chiffrait à 21 209 € par mois en 2013.

SCRUTIN MODE D'EMPLOI

8. Y aura-t-il un second tour ? Non, donc il faut aller voter demain. Dans toute l'Union, le scrutin est à un tour selon le principe de la représentation proportionnelle.

9. En France, le vote blanc est-il reconnu ? Oui. Une loi, votée en février qui s'applique pour la première fois au scrutin de demain, offre au vote blanc une reconnaissance officielle. Jusqu'à présent, le bulletin sans nom et l'enveloppe vide était classés dans la même catégorie que le bulletin nul, c'est-à-dire raturé, déchiré ou annoté. Désormais, les bulletins blancs seront décomptés séparément des nuls. Mais ils ne seront pas pris en compte dans les suffrages exprimés. Le changement est avant tout symbolique.

10. Toutes les listes auront-elles des bulletins dans les bureaux de vote ? Non. A la charge des candidats, l'impression des bulletins de vote ne peut être remboursée par l'Etat que si la liste a obtenu au moins 3 % des suffrages exprimés. Pour la grande majorité des petits candidats, ce seuil est impossible à atteindre. Le nombre de bulletins qu'ils ont fait imprimer est donc à l'image de leur budget : très limité ! Voilà pourquoi dans certains bureaux de vote, des listes ne seront pas représentées sur les tables.

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vendredi 23 mai 2014

Paul Kahumbu prédit la chute du régime d'imposture d'alias Joseph Kabila !

Membre du Directoire du Front Civil de Résistance Populaire "FCRP" Paul Kahumbu prédit la chute du régime d'imposture d'alias Joseph Kabila. Le Lausannois ne décolère pas et appelle sans ambages à la coalition les forces de la Résistance Patriotique pour mieux préparer l'après alias Kabila en République démocratique du Congo. L'union fait la force dit-on. L'unité doit se vivre dans le respect de la diversité des personnes, opinions...La visite officielle d'alias Joseph Kabila qui n'avait d'officiel que le nom est déjà un bon signe. Si la France a sorti son armada sécuritaire pour protéger alias Joseph Kabila, ce que l'affaire est grave: 300 policiers en civil, 14 fourgons de CRS pour maîtriser les Résistants-Patriotes-Combattants qui voulaient en découdre avec l'incapacitaire de Kingakati.

Paul Kahumbu à Lausanne. Photo Réveil FM International, archives

Une féroce détermination surtout qu'une énième rébellion vient de naître à Lubero, à environ 250 km de la ville de Goma, dans la province du Nord-Kivu. Force pour la protection du peuple Hutu “FPPH", se bat pour la protection des Hutu et pour avoir une province autonome qui sera gérée par les financiers de cette rébellion, et qui devra comprendre les territoires de Rutshuru, Masisi, Nyiragongo, Walikale ainsi que la ville de Goma comme chef-lieu.

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Alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati et Président illégitime qui trône par défi au Congo n'a rien obtenu de l'Elysée à Paris !

Le tapis est à disposition comme François Hollande d'un Président élu !

A Réveil FM International, nous rigolons et nous nous plions en quatre de la jubilation des joséphistes suite à la visite d'alias Joseph Kabila à l'Elysée. Un écervelé vantard, sans envergure, accrédite de Château-Rouge-Barbès, a même jubilé sur le fait que nous n'étions pas à l'Elysée, débitant des mensonges pour se donner bonne conscience. La grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf, on connait la suite dans Les fables de Jean de la Fontaine... ! Revenons donc aux choses sérieuses. Échec et Mat pour alias Joseph Kabila à l'Elysée. Sans tapis rouge, sans conférence de presse avec François Hollande, sans clairon, tambours ni trompettes, sortie par la petite porte..."Dérouler le tapis rouge devant quelqu’un", c’est faire de son passage une vraie cérémonie. La couleur rouge représente donc la solennité de l’événement. Cela signifie également que la personne qu’on accueille est un invité prestigieux, ou du moins qu’on lui accorde de l’importance. Reçu à l'Elysée par son homologue français François Hollande, alias Joseph Kabila, a été reçu le mercredi 21, durant cinquante minutes, pas une minute de plus. L'imposteur qui dirige par défi la République démocratique du Congo a parlé économie, Centrafrique mais pas de la présidentielle congolaise de 2016. Un sujet qui fâche. Tripatouillage constitutionnelle ou non, il doit partir ! La France pourra-t-elle contredire l'administration américaine ?

François Hollane sur le tapis rouge à l'Elysée

Le président Xi Jinping reçu à l'Elysée par François Hollande au pied de sa voiture officielle, directement sur tapis rouge

En diplomatie, lorsqu'un chef d'Etat de préférence élu et non un usurpateur, veut se rendre dans un pays, l'ambassadeur du pays hôte, le précède dans son pays pour mieux l'accueillir. Pourquoi donc alias Joseph Kabila s'est-il embarqué sur le même vol que l'ambassadeur français accrédité en République démocratique du Congo ? Luc Hallade, ambassadeur de la France en RDC était-il l'otage de l'incapacitaire de Kingakati ?

Un atterrissage dans le noir n'étant pas prévu dans les manuels de l'aviation civile. Un avion de ligne de la compagnie française Air France a évité de justesse un crash à son atterrissage dimanche 18 mai dernier à l’aéroport international de N’Djili à Kinshasa.

En cause, une coupure d’électricité qui a plongé tout l’aéroport dans le noir, obligeant le pilote à amorcer un re-décollage en urgence. Cet incident, pour nombreux experts du secteur, montre que la RVA a failli à sa mission de gestionnaire des aéroports de la République démocratique du Congo.

 N'eût été la grande expérience et la dextérité du pilote, un crash se serait vite produit à l'aéroport international de N’Djili à Kinshasa.

Expérimenté, celui-ci a eu le réflexe de remettre les gaz permettant à l'aéronef de reprendre les airs.

La peur au ventre alias Joseph Kabila aurait donc pris en otage l'ambassadeur Luc Hallade pour l'accompagner à Paris.

300 policiers en civil, 14 fourgons de CRS pour contenir les Résistants-Patriotes-Combattants prêts en découvre avec Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati...Cela coûte cher à l'Etat français dans ce temps de crise, la sécurisation d'un imposteur, usurpateur que le peuple ne reconnait pas, est toujours une épine au pied pour n'importe quel pays qui le reçoit .

Anne Greco, Avocate !

Les CRS à la place Général de Gaulle, Métro Champs-Elysée-Clemenceau

Certes le communiqué de l'Elysée est très lapidaire de la rencontre Hollande -alias Kabila, mais ce dernier évitant et fuyant les journalistes s'est engouffré dans un aéronef pour retourner à Kingakati.

Rusé comme un léopard, le Maréchal-dictateur Mobutu Sese Seko avait l'habitude de se jouer de la troïka:Etats-Unis-France et Belgique, l'un contre les autres ou les autres contre l'un. Mais alias Joseph Kabila en piètre Mobutu light en a t-il les capacités ?

Alias Joseph Kabila et ses apparatchiks de son odieux voudraient s'accrocher au pouvoir en tripatouillant pour le énième fois la Constitution.

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Photos. Stockholm Forum Mondial de Migration et Développement !

La 7e conférence du Forum Mondial Migration et Développement "FMMD", qui s'était tenue à Stockholm en Suède a connu la participation de plus de 450 délégués de 140 pays. Le FMMD est une manifestation informelle organisée par des gouvernements visant à faire participer les représentants des États à un dialogue suivi afin de valoriser l’incidence de la migration et du développement. Les Journées de la société civile sont un forum parallèle destiné aux participants de la société civile. Au même moment, la manifestation alternative organisée par des citoyens, intitulée « Action mondiale des peuples pour la migration, le développement et les droits humains » (PGA), rassemble des communautés, des travailleurs et des acteurs de la société civile pour dialoguer et échanger.

Les hôtesses étaient reconnaissables. Photos Réveil FM International

Les délégués de 140 pays pendant l'une des pauses café. Photos Réveil FM international

Freddy Mulongo dans la grande salle du Forum Mondial Migration et Développement à Stockholm. Photo Réveil FM International

Ursula Ahlen, responsable de communication au Ministère des Affaires étrangères. Photo Réveil FM International

Ursula Ahlen, responsable de communication au Ministère des Affaires étrangères. Photo Réveil FM International

Freddy Mulongo dans la grande salle du Forum Mondial Migration et Développement à Stockholm. Photo Réveil FM International

Arrivée des officiels à la tribune. Photo Réveil FM International

Arrivée des officiels à la tribune. Photo Réveil FM International

Tobias Billström, Ministre des migrations et de la politique d'asile, depuis octobre 2006. Photo Réveil FM International

Hillevi Maria Engström, la ministre de la Coopération. Photo Réveil FM international

Hillevi Maria Engström, la ministre de la Coopération. Photo Réveil FM international

Princesse Victoria de la Suède. Photo Réveil FM International

Princesse Victoria de la Suède. Photo Réveil FM International

Michèle Levoy, PICUM – la Plate-forme pour la Coopération Internationale sur les Sans-papiers – est une organisation non gouvernementale (ONG) qui vise à promouvoir le respect des droits humains à l’égard des sans-papiers en Europe. Photo Réveil FM International

Michèle Levoy. Photo Réveil FM International

Vue partielle des 450 délégués. Photo Réveil FM International

Vue partielle des 450 délégués. Photo Réveil FM International

Omar Hilale, ambassadeur et représentant permanent du Maroc auprès de l'ONU à Genève. Photo Réveil FM international

Omar Hilale, ambassadeur et représentant permanent du Maroc auprès de l'ONU à Genève. Photo Réveil FM international

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jeudi 22 mai 2014

C'est quoi "Etre journaliste, international et résistant congolais" ?

Réveil FM International est accrédité à l'ONU-Genève siège du Conseil des droits humains. L'un des principes fondamentaux des droits de l'homme: le respect de la liberté d'expression et de la presse. Dans la communauté congolaise, il ya une buzobérie outrancière avec démesure qui ne dit pas son nom! Pour avoir interviewé Vital Kamerhe le 5 mai dernier, des loups sont sortis du bois pour vilipender Roger Bongos-Afrique Rédaction et Freddy Mulongo, Réveil FM International. Monsieur Honoré Ngbanda, le Président de l'Apareco qu'on ne voit jamais, qui n'accorde aucune interview et qui ne s'exprime que sur ses radios patriotiques, ne récuse même pas d'être appelé "Excellence Honoré Ngbanda" comme les font les fayots-thuriféraires sur la RTNC et tous les médias à la botte du régime d'imposture, est allé trop loin en disant même que l'argent circule dans la diaspora, insinuant par là que Roger Bongos et Freddy Mulongo avions reçu des millions pour interviewer Vital Kamerhe. Notre interview avec VK est un véritable coup de pied dans la fourmilière, les uns et les autres sont contraints de se positionner. Un réveil du sommeil soporifique de bébé est entrain de s'opérer. On n'est pas candidat pour 2016 mais on voudrait empêcher ceux qui se proclament d'y aller, quelle vision de la démocratie ? Chose bizarre, un certain Roger Musandji, (membre du Pprd-Parti-Etat dans la diaspora congolaise?) fait l'interview des apparatchiks joséphistes en séjours à Paris accompagnant Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati: Le Vuvuzélateur Lambert Mende , le Goebbels de Joseph Kabila, Francis Kalombo, le garçon de course de Jo Ka, Jean-Marie Kasamba, le bonimenteur invertébré du régime...Personne n'a levé son petit doigt ni sa voix pour vitupérer. Pourquoi les deux poids et deux mesures ? C'est quoi donc être journaliste dans la communauté congolaise ?

Roger Bongos-Afrique Rédaction et Freddy Mulongo-Réveil FM International

Être journaliste, c'est être un homme ou une femme libre, passionné (e) qui a des convictions et valeurs. C'est surtout de ne jamais signer un pacte avec le diable, ni ses sirènes au risque qu'il (s) vienne(nt) un jour ou l’autre chercher son dû.

Être journaliste, c’est braver 1000 dangers au quotidien dont un régime impopulaire, illégitime avec ses tentacules, ses agents corrompus qui sont prêts à tout pour sauver le pouvoir aux abois qui vacille sur ses frêles appuis acculé de toute part.

Être journaliste, c’est dénoncer les agissements honteux de nos politicailleurs godillots promptes à sacrifier la Mère-patrie sur l’autel de la ventripotence et de leur égoïsme.

Être journaliste, c’est braver le sommeil et le repos et sortir aux aurores en quête de l' information, passer plusieurs heures au téléphone à ses propres frais. C’est supporter les intempéries et les saisons, les sarcasmes et les quolibets des uns et des autres avec le même flegme.

Être journaliste, c’est cette aptitude et cette habitude à s’entêter et à tenir tête aux hautes sphères de l’Etat et à sortir le peuple des abysses de l’ignorance et de la désinformation au risque de se retrouver battu ou derrière les barreaux d’une prison au meilleur des cas ou simplement mort.

Être journaliste, c’est croiser le fer avec tous ceux qui ont une parcelle de pouvoir à défendre et qui vous regardent avec morgue et respect mêlés !

Être journaliste, c’est savoir supporter le regard des gens qui te détaille comme un extraterrestre tout droit sorti de Mars. Des regards loin d’imaginer que tu vis et respires comme eux et qu’au delà de ton travail tu est un être doué d’émotions.

Être journaliste, c’est forcer le respect par la plume et non la kalachnikov, par la langue et non l’épée au point d’instiller à ceux qui suivent ton évolution la culture du mérite et de l’effort.

Être journaliste, c’est abdiquer à tout repos, toute vie de famille pour un éphémère satisfaction qui use tes sens, ton corps et ton âme et toi tu y restes accroché et scotché comme un condamné à mort attendant qu’un miracle se produise quelques minutes avant l’exécution de la sentence.

Être journaliste, c’est planer dans le airs de son propre subconscient en quête de ce petit plus qui toujours saura marquer la différence.

Être journaliste, c’est avoir un carnet d’adresses fourni au lieu de poche garni et c’est devoir sans cesse se remettre en cause dans un monde où se côtoient l'ingratitude, l'appât du gain facile, la médisance, la calomnie....

Être journaliste, c’est savoir tourner ces méninges pour avoir en période de choux gras ou de vache maigre quelque chose à exposer pour assouvir l’appétit de celui qui vous lit , vous écoute ou vous regarde.

Être journaliste, c’est être un homme sacrifice qui voit pour les milliers de personnes et parlent pour elles en bon maître de la parole et qui après et comme plus souvent s’éteint dans l’ingratitude de tous .....

Être journaliste, c’est parfois être adulé ou haï pour de bon parce que les jugements ne te sont jamais cléments et te frappent plus sévèrement que tous les autres parce que de toi on attend des actes aseptisés et pures comme nulle part au monde, sous perpétuelle pression.

Être journaliste, c’est prendre des coups et les rendre avec la même énergie avec toujours plus de punch mais c’est aussi savoir traiter les uns et les autres avec le respect qu’il mérite tout en les obligeant à se détourner du mauvais chemin qu’ ils ont emprunté.

Être journaliste, c’est viser le haut !

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mercredi 21 mai 2014

Alias Joseph Kabila à l'Elysée: Pas de conférence de presse avec François Hollande, ni intervention dans les médias publics français !

Les Joséphistes crient trop vite à la victoire et jubilent qu'alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati ait été reçu à l'Elysée, ils peuvent toujours aller se rhabiller! Il y a des signes qui ne trompent en diplomatie. Pourquoi alias Joseph Kabila n'a pas eu droit à une conférence de presse avec François Hollande face aux journalistes nationaux et étrangers ? C'est la conférence de presse entre deux présidents (celui qui reçoit et l'hôte) qui confirme, l'amitié entre les deux pays sans omettre les divergences. Une visite à l'Elysée sans conférence de presse après, n'a aucun impact médiatique, donc un flop ! Pourquoi aucun média officiel français ne parle de la visite de l'imposteur de Kinshasa à Paris ? Pourquoi le drapeau congolais ne flotte pas sur les bâtiments publiques, pourquoi le drapeau congolais n'a pas orné pas des bus et lampadaires parisiens signes d'une visite officielle ? Alias Joseph Kabila est arrivé et il parti de l'Elysée comme si de rien n'était. Seuls les coupagistes et thuriféraires de son régime de sang, pillage, enrichissement illicite

Le Premier ministre Erna Solberg et François Hollande lors de la conférence de presse au palais de l'Elysée le 3 février 2014.

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, à gauche, et le président français François Hollande, lors d'une conférence de presse conjointe à l'Elysée à Paris, le 9 octobre 2012.

Le président allemand Joachim Gauck en conférence de presse avec François Hollande à l'Elysée

Joseph kabila, l'incapacitaire de Kingakati peut-il tenir dix minutes en conférence de presse avec des journalistes de la presse étrangère sans complaisance ?

La France a sorti des grands moyens pour ne gâcher la visite d'un imposteur à Paris: Quatorze fourgons de CRS, plus de cent cinquante policiers en civile...

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Hommage à Justin Bomboko: L'ambassadeur honoraire Albert-Oscar Bolela interpelle Colette Braeckman

Autoproclamée journaliste Belge experte de la République démocratique du Congo, Colette Braeckman est une fossoyeuse de l'histoire du Congo. Elle est habitué à écrire des faussetés pour mieux travestir l'histoire. La Madone du journal le "Soir" qui vit aux frais du régime d'imposture de Kinshasa et Kigali n'est pas à son premier forfait. La satanée du "Soir" n'écrit jamais sur les crimes odieux de son ancêtre Léopold II sur le Congo, ni du pillage de son pays la Belgique au Congo...Donneuse des leçons, impérialiste et néo-esclavagiste, Colette Braeckman, l'octogénaire qui refuse d'aller en retraite, est un cas d'école que l'élite congolaise par sa vigilance doit surveiller comme le lait sur le feu. Après avoir débité sa énième mensonge Colette Breackman vient d'être épinglée par l'ambassadeur honoraire Albert-Oscar Bolela dont voici la lettre ouverte.

Colette Braeckman, l'autoproclamée experte du Congo

Lettre ouverte à Madame Colette Braeckman

Bruxelles le 25 avril 2014

Chère Madame, C’est avec plaisir que nous avons lu votre article concernant le décès de Monsieur Justin-Marie Bomboko, Baobab d’Anamongo.

Tout en vous félicitant, nous nous permettons, cependant, de relever quelques passages qui ne reflètent pas la véracité des événements. Nous avons jugé bon que notre lettre soit publiée au journal "Le Soir". Mais jusqu’à présent, c’est le silence complet.

1. Vous écrivez que Monsieur J-M. Bomboko a fait ses études post-secondaires à Bamanya. Or à l’époque, il n’y avait pas d’école normale moyenne pour la formation des régents. Il n’y avait qu’une école normale primaire pour la formation des enseignants des écoles primaires.

2. A Kisantu, Monsieur J-M. Bomboko est arrivé au moment où l’université catholique de Louvain avait confié aux Pères Jésuites la création d’un Centre universitaire, c’était Lovanium-Kisantu. Monsieur J-M. Bomboko, après deux années préparatoires s’inscrivit à la section qui devait former des Administrateurs des territoires. Les Jésuites n’ont pas voulu suivre les programmes des études données à l’Université coloniale d’Anvers. Ils ont voulu innover. Les études données à cette section étaient en quelque sorte un amalgame des cours de droit, d’économie, de philosophie, d’ethnologie, de sociologie, de quelques notions d’agriculture tropicale, de santé publique et dé génie rurale. Les autorités coloniales n’ont pas donné leur imprimatur aux Jésuites.

3. Monsieur J-M. Bomboko, comme ses condisciples, à la fin de leurs études n’ont pas reçu leurs diplômes. On leur a donné seulement des attestations confirmant qu’ils avaient fait des études supérieures. On ne savait pas s’ils étaient juristes ou économistes ou sociologues ou ethnologues. Ces anciens du Centre universitaire congolais furent engagés par l’Etat colonial comme des simples commis d’administration. C’était pour eux, une humiliation. Parce qu’ils étaient commandés par des Européens n’ayant pas le même niveau d’études qu’eux. C’est pourquoi Monsieur J-M. Bomboko chercha le moyen de venir étudier en Europe.

4. Vous dites que ce sont les missionnaires qui ont donné une bourse d’études à Monsieur J-M. Bomboko pour venir étudier à l’Université Libre de Bruxelles, ce n’est pas vrai. Comment peut-on comprendre que les Jésuites pouvaient faire inscrire un de leurs enfants chéris à l’Université Libre de Bruxelles qui était à l’époque le foyer des anticléricaux dont la matrice scientifique était le libre examen? C’est Monsieur le ministre Buisseret qui donna une bourse d’études à Monsieur J-M. Bomboko, suite à leurs divers entretiens. D’abord au Congo à Coquilhatville (Mbandaka) et ensuite à Bruxelles lors de son voyage d’étude. Ce voyage d’étude a été organisé par ministère des Colonies au profit des chefs coutumiers et des Évolues du Congo belge, du Rwanda et du Burundi.

5. Vous mentionnez que Monsieur J-M. Bomboko était le premier congolais sorti des Universités belges. Nous ne pensons pas que cela soit vrai. A notre connaissance, c’est le cher frère Clément Marie Zuza de la Congrégation des Frères des Ecoles chrétiennes, récipiendaire de son doctorat en sciences pédagogiques de l’Université catholique de Louvain en 1946. Il fut suivi par monsieur Thomas Kanza, licencié en sciences pédagogiques de l’Université catholique de Louvain en 1956. Ensuite par Messieurs Paul Mushiete, licencié en sciences politiques et sociales et Mario Cardoso, licencié en sciences pédagogiques, tous les deux de l’Université catholique de Louvain en 1958. Monsieur J-M. Bomboko n’a obtenu sa licence en sciences politiques et diplomatiques qu’en 1959 de l’Université Libre de Bruxelles.

6. Vous écrivez que Monsieur J-M. Bomboko a assisté à la Table Ronde Economique. Ce n’est pas exact, car l’intéressé a plutôt assisté à la table Ronde Politique. Il fut membre de la Commission politique qui rédigea la Loi fondamentale du Congo indépendant.

7. Concernant les affaires obscures de Messieurs Lumumba et Mulele, s’il est vrai que Monsieur J-M. Bomboko et Monsieur Albert Delvaux ont contresigné l’ordonnance révoquant Monsieur P. Lumumba, ils ne sont pas responsables de l’assassinat de Monsieur P. Lumumba. Mais, les mauvaises langues racontent que la dite ordonnance a été prise après la révocation radiodiffusée de Monsieur P. Lumumba. Quant à l’affaire de Monsieur P. Mulele, Monsieur J-M. Bomboko a eu l’aval du gouvernement congolais de l’époque pour négocier à Brazzaville l’extradition de Monsieur P. Mulele. A l’arrivée à Kinshasa de celui-ci, il fut hébergé à la résidence officielle de Monsieur J-M. Bomboko à la commune de la Gombe. Le Président de la République, Monsieur J-D. Mobutu était en déplacement à l’étranger. Voilà que quelques jours après, des hommes en kaki sont venus chercher Monsieur P. Mulele pour le conduire au camp militaire Kokolo et vous connaissez la suite. Voilà, chère Madame Braeckman, nous, contemporain de Monsieur J-M. Bomboko, avons suivi tous ces événements relatés ci-dessus. Les faits historiques sont les faits historiques.

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Joseph kabila, l'incapacitaire de Kingakati à l'Elysée !

COMMUNIQUÉ DE L'Elysée

Le Président de la République s’est entretenu le 21 mai 2014, au Palais de l’Elysée, avec le Président de la République Démocratique du Congo, M. Joseph Kabila Kabange.

A cours de cet entretien, la situation politique et sécuritaire dans la région des Grands Lacs a été évoquée. Le Chef de l’Etat a rappelé, comme il l’avait fait à Kinshasa en octobre 2012, son attachement à l’intangibilité des frontières de la RDC. Il s’est réjoui des progrès obtenus dans la lutte contre les groupes armés qui sévissent dans l’Est de la RDC. Les deux Présidents ont réaffirmé leur mobilisation pour la République centrafricaine, où des contingents des deux pays sont déployés. Ils ont également marqué leur volonté que l’opération de maintien de la paix des Nations Unies, qui sera déployée à partir du 15 septembre, dispose d’un mandat solide et soit articulée autour de la mission africaine aujourd’hui présente.

Au plan bilatéral, les deux Chefs d’Etat ont insisté sur la nécessité de développer et de diversifier les échanges économiques et humains entre les deux pays, dans des secteurs tels que les transports, les infrastructures ou encore la gestion durable des ressources naturelles.

Ils se sont réjouis des relations de coopération entre les deux pays, notamment dans les secteurs de l’éducation primaire, de la formation professionnelle, de l’accès à l’eau et de la gouvernance financière du pays.

Enfin, le Chef de l’Etat a rappelé l’attachement de la France à la protection des libertés politiques, à la lutte contre les violences sexuelles, à la stabilité des institutions et à la défense des droits humains en RDC, conformément aux différentes résolutions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

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Stockholm: Ban Ki-moon «La migration facteur de développement» a déclaré le Secrétaire Général de l'ONU

Accrédité aux Nations Unies, Réveil-FM International est le seul média de la diaspora congolaise qui a été accrédité par le gouvernement suédois, pays organisateur du 7è Forum Mondial sur la Migration et le Développement "FMMD" qui a eu lieu à Stockholm du 14 au 16 mai 2014. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a rappelé que plus d'une personne sur trente dans le monde est un migrant et que la migration est un phénomène qui touche tous les pays. «Libérer le potentiel de la migration pour un développement inclusif». Ban Ki-moon appelle à la ratification des traités internationaux liés à la migration et à la lutte contre le trafic des migrants.

Princesse Victoria de la Suède et Ban Ki-moon, Secrétaire Général de l'ONU. Photo Réveil FM International

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a appelé, mercredi après-midi à Stockholm, tous les Etats à ratifier et mettre en œuvre les traités internationaux liés à la migration ainsi que les instruments internationaux pour lutter contre le trafic et la traite des migrants.

«Nous pouvons faire plus pour renforcer les politiques nationales et régionales destinées à lutter contre les criminels et protéger les victimes», a souligné Ban à l'ouverture de la 7e Conférence du Forum mondial sur la migration et le développement (FMMD), en exprimant sa préoccupation concernant la situation dans la Méditerranée, où un grand nombre de migrants ont perdu la vie lors de traversées organisées par des passeurs peu scrupuleux.

Ban Ki-moon, Secrétaire Général de l'ONU. Photo Réveil FM International

Le chef de l'Onu a rappelé que plus d'une personne sur trente dans le monde est un migrant et que la migration est un phénomène qui touche tous les pays sans exception. «J'ai vu des petits villages dans des pays en développement qui se vident de ses jeunes gens qui partent à la recherche de meilleures opportunités. J'ai vu des villes en pleine croissance où des gratte-ciels sont construits par le dur labeur des migrants et des Etats développés dont l'économie est en partie alimentée par les contributions des migrants», a affirmé Ban Ki moon.

«Ensemble, nous avons travaillé pour saisir les opportunités qu'apporte la migration, pour reconnaître ses avantages et trouver des réponses aux risques qui y sont liés», a-t-il ajouté en saluant la déclaration historique adoptée à l'issue d'un dialogue de haut-niveau de l'Assemblée générale sur la migration et le développement l'année dernière qui reconnait clairement l'importance de la question de la migration.

Ban Ki-moon, Secrétaire Général de l'ONU. Photo Réveil FM International

Ban Ki-moon a souligné que le monde a tout à gagner de la migration si celle-ci est convenablement gérée, mais aussi beaucoup à perdre si elle ne l'est pas. C'est pour cela que Ban a exhorté les pays du monde à établir des voies régulières, sûres et ordonnées pour la migration, qui sont respectueuses des droits des migrants, quel que soit leur statut.

Le chef de l'Onu a rappelé qu'il a proposé un plan pour la migration, qui appelle notamment à la protection des droits de l'Homme, la lutte contre les exploitations, l'assistance aux migrants qui se trouvent bloqués, la sensibilisation du public, la collecte de données fiables et le renforcement des partenariats. Pour cela, a indiqué Ban, il est nécessaire d'assurer la protection des droits des migrants et de lutter contre la discrimination, de garantir les droits des travailleurs migrants et d'assurer la protection des enfants.

Le secrétaire général des Nations unies a, en outre appelé à renforcer les partenariats dans le domaine de la migration à tous les niveaux, y compris dans le cadre du Groupe Mondial pour la migration, qui est composé des agences onusiennes et de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), et qui travaille avec l'ensemble des acteurs, dont la société civile.

«Nous entamons une période importante, une nouvelle phase pour la migration. Au cours des mois à venir, les Etats membres de l'Onu achèveront leur rapport sur les objectifs du développement durable. Vos voix peuvent aider ceux qui préparent le cadre de développement pour l'après-2015 à prendre en compte le rôle important des migrants pour le progrès économique, social et environnemental», a indiqué Ban Ki-Moon.

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Stockholm: William Lacy Swing- Koko "Souing" et Freddy Mulongo au 7è Forum Mondial de Migration et développement de l'ONU

« Koko » (grand-père) Souing, c'est bien sûr William Lacy Swing, 80 ans a été le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en République démocratique du Congo. Depuis le 18 juin 2008, l'ambassadeur William Lacy Swing est le directeur général de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) à Genève. Que ce soit à Genève ou ailleurs, lorsque nous nous croisons, nous parlons Avec lui "Lingala". La silhouette so british de cet Américain racé, sec, plutôt démocrate, diplomate jusqu'au bout des ongles, à Kinshasa constamment entouré de gardes du corps est, il est vrai, familière aux Congolais. William Lancey Swing a été à Stockholm pour le 7è Forum Mondial de Migration et développement de l'ONU.

William Lancey Swing "Koko Souing". Photo Réveil FM International

En 2006, avant les élections "Louis Michel", dans les night-clubs de Kinshasa, le clip "Koko Souing" a fait un carton. Réalisé par Mira Mikanza qui vient de nous quitter, étudiant de l'École des beaux-arts, à l'époque, « Peace and love in RDC » met en scène un imitateur au visage peint en blanc, perruque immaculée et moustache sel, qui déclare sur un rythme de rumba avec un fort accent US : « Quand Koko Souing entre en jeu, personne ne doit tirer. »

William Lancey Swing "Koko Souing" et Freddy Mulongo à Stockholm. Photo Réveil FM International

Les apparitions télévisées du patron de la Monuc étaient aussi fréquentes que ses interventions publiques, toujours très pédagogiques. À la tête de la plus importante des opérations de paix de l'ONU (18 000 hommes, un budget de 1 milliard de dollars par an), William Swing était l'un des acteurs majeurs du redressement congolais. À son crédit : l'organisation, en 2006. À son débit, si l'on peut dire - car lui-même prend ces critiques pour preuve de son impartialité -, les attaques croisées dont il a fait régulièrement l'objet de la part du pouvoir et de l'opposition, le premier lui reprochant de favoriser ses adversaires, et vice versa.

Dans Kinshasa, la capitale congolaise, où toute fréquentation en dehors des heures de bureau est immédiatement interprétée comme un signe de connivence, William Swing s'était obligé à mener une vie quasi monacale. Il logeait dans une suite du Grand Hôtel, qu'il quittait le matin à 7 h 30 et regagne le soir à 22 heures, il jouait le samedi au tennis et assistait le dimanche au culte protestant.

Son épouse, Chinoise de Malaisie, était restée à Miami, et ses deux enfants (dont l'un est établi en Afrique du Sud) étaient depuis longtemps autonomes.

Quand il en avait le temps, le représentant spécial de l'ONU apprenait le lingala en cours particulier, histoire de compléter sa collection de langues - outre l'anglais, il parle le français, l'allemand, l'afrikaans et le créole de Haïti -, histoire surtout de mieux s'immerger dans la culture d'un pays qui le passionne et pour l'avenir duquel il affiche un incurable optimisme. « Un collègue m'a dit un jour que je ne voyais que le côté plein de la bouteille, sourit-il, c'est possible. Mais je préfère comparer le Congo à une pellicule. Si vous vous arrêtez sur une image, vous ne pouvez qu'être découragé. Mais si vous regardez l'ensemble du film, alors tout change… »

William Lacy Swing est né le 11 septembre 1934 à Lexington, en Caroline du Nord. Après des études à l'université de Yale, il entre au département d'État et reçoit sa première affectation de diplomate en 1963. Direction l'Afrique du Sud. Vice-consul à Port Elizabeth, en pleine période d'apartheid triomphant, il fréquente les intellectuels noirs et les libéraux blancs comme le journaliste Donald Woods. Il assiste, aux premières loges, à l'arrestation, au procès et à la condamnation de Nelson Mandela - il sera présent aussi, vingt-cinq ans plus tard, cette fois en tant qu'ambassadeur, pour la libération d'un homme qui déjà le fascine. Après un séjour de quatre ans à Hambourg, comme consul, puis au département d'État à Washington, Swing regagne l'Afrique en 1974. On lui propose Nouakchott ou Bangui, il choisit Bangui, au hasard. Il débarque sur les rives de l'Oubangui, où il est numéro deux de l'ambassade US, « en état de choc ». L'empire ubuesque de Bokassa s'offre à lui. Il y restera deux ans, rencontrant à maintes reprises un autocrate « autiste, mégalomane et incontrôlable ». De retour à Washington, William Swing gère le dossier Afrique centrale et rend visite à ce titre à Mobutu qui le reçoit à Kisangani en compagnie de Donald Mc Henry. « Mobutu était un homme affable et accueillant pourvu qu'on ne lui parle pas des droits de l'homme, se souvient-il, dès que vous franchissiez la ligne rouge, un autre personnage apparaissait : autoritaire, susceptible, cassant. »

Première leçon de Congo

… C'est dans l'autre Congo, celui de Brazzaville, que Swing reçoit, en 1979, sa première affectation au titre d'ambassadeur. Il y fait par la même occasion connaissance avec les coups d'État. Agréé par le président Yombi Opango, il est accrédité par son successeur, Denis Sassou Nguesso. En 1981, le voici à Monrovia, au Liberia, où il s'initie à la guerre civile. Samuel Doe s'empare du pouvoir et fait fusiller, sur la plage, les dignitaires du régime déchu. Swing proteste. Il partira en termes exécrables avec le sergent devenu dictateur. Nouveau séjour au ministère, à Washington, et nouvelle nomination - bien plus prestigieuse celle-là : ambassadeur en Afrique du Sud. William Swing atterrit à Pretoria en août 1989, en pleine « campagne de défiance » menée par Desmond Tutu. Il présente ses lettres de créance à Frederik De Klerk, et le 11 février 1990, particulièrement ému, il est au cœur de la petite foule qui accueille Nelson Mandela à la sortie de la prison de Pollsmoor. Quatre mois après, William Swing accompagne Mandela à la Maison Blanche pour une rencontre avec George Bush père - il fera de même, un peu plus tard, avec De Klerk. « Mandela, c'est l'une des deux ou trois rencontres majeures de ma vie, confie-t-il, c'est un personnage incroyable de sérénité et de sagesse, il a une capacité hors norme de traiter avec l'adversaire, de lui pardonner. Le voir embrasser ses gardiens après vingt-sept années de détention était une scène bouleversante. En outre, c'est quelqu'un de très logique, de très organisé et de très fier. »

Après une courte parenthèse à Abuja, au Nigeria, en 1993, William Swing se voit confier un dossier particulièrement brûlant : Haïti. C'est lui qui, après avoir présenté ses lettres de créances au père Aristide à l'ambassade de Haïti à Washington, gère l'intervention de l'armée américaine sur l'île. Il y restera, comme ambassadeur, pendant cinq ans, s'élevant avec de plus en plus de vigueur contre les excès et les dérapages de l'ecclésiastique devenu chef d'État. Août 1998 : nouvelle affectation. En RD Congo déjà, auprès de Laurent-Désiré Kabila. Avec ce personnage à la fois fantasque, intraitable et profondément nationaliste, ses relations ont été, avoue-t-il, « très difficiles ». Très vite, Swing doit se contenter du minimum : faire passer les messages. Il est en vacances en Malaisie avec son épouse Yuen lorsqu'il apprend, le 16 janvier 2001, l'assassinat du Mzée Laurent-Désiré Kabila. Retour précipité à Kinshasa et « prise en main » immédiate d'alias Joseph Kabila, qu'il emmène à Washington pour un « National Prayer Breakfast » qui permettra au nouveau président de s'arrêter en chemin à Paris et à Bruxelles. Pas de doute : Swing sait se rendre utile. En août sonne l'heure de la retraite. Adieu Congo ? Oui, mais pour peu de temps.

Car à peine avait-il quitté le département d'État que William Lacy Swing est recruté par… l'ONU. Kofi Annan, qui est de ses amis, lui propose le poste de représentant spécial pour le Sahara occidental. Pendant deux ans, gentleman Swing promènera de Rabat à Alger, en passant par Laayoune, Tindouf et Nouakchott, sa frêle silhouette de négociateur obstiné. Cette fois pourtant, son volontarisme sera inutile. Pour qualifier l'affaire du Sahara, Swing a une petite phrase, empruntée au titre d'un livre de Chester Crocker : « Intractable Issues » (« Problèmes insolubles »).

Le 5 juillet 2003, celui qui deviendra bientôt « Koko Souing » débarque à nouveau à Kinshasa. Jusqu'à quand ? « Je ne suis pas du genre à partir sans éteindre la lumière derrière moi, c'est-à-dire sans avoir fini le job », expliquait-il dans son bureau de la Monuc, camp retranché en plein cœur de Kinshasa. "La mission de l'ONU au Congo restera en place jusqu'à ce que les milices soient démantelées. Elle restera tant que les Congolais n'auront pas l'armée et la police républicaines qu'ils méritent. Comme vous le savez, c'est toute une culture politique qu'il convient de changer". Pas si optimiste que cela, M. Swing ? « Si. Car cette culture est en train de changer chaque jour. Pour moi, le réveil du Congo, c'est un peu comme la fin de l'apartheid en Afrique du Sud : un moment historique et irréversible. ».

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lundi 19 mai 2014

Entre ciel et terre: Genève-Zurich-Stockholm

La chapelle Arlanda Airport à Stockholm. Photo Réveil FM International

La chapelle Arlanda Airport à Stockholm. Photo Réveil FM International

Réveil FM International a été accrédité par le gouvernement suédois, organisateur du 7 ème Forum Mondial sur la Migration et le développement de l'ONU qui a eu lieu à Stockholm du 14 au 16 mai 2014. Avec l'internet, on n'est plus obligé comme à l'époque, d'arriver plusieurs heures en avance dans les aéroports, aujourd'hui, il suffit d'un clic tout est joué: enregistrement, choix de la place dans l'avion, choix du menu pour les végétariens... Moi, j'aime souvent arriver quelques heures en avance, l'expérience sécuritaire, où l'on doit enlever sa ceinture, ses chaussures, sa montre, son manteau, sa veste...pousse à arriver un peu avant à l'aéroport. J'aime prendre le temps, me retrouver dans la chapelle de l'aéroport pour le recueillement en silence. A l’aéroport de Roissy-CDG, les aumôneries chrétiennes, juives et musulmanes disposent de trois centres spirituels en zone publique et un plus succinct en zone réservée, avec, à chaque endroit, un bureau d’accueil. Les tenants des trois grandes religions monothéistes peuvent y prier selon leur tradition en toute tranquillité. Des pasteurs, prêtres, rabbins et imams nommés par les organismes nationaux représentatifs de chaque culte sont présents plus ou moins régulièrement sur la plateforme. Chacun peut faire appel à eux en cas de besoin. A l'aéroport de Genève le lieu de recueillement est situé en zone transit, près des salons des compagnies aériennes (mezzanine): On y prie en silence. C'est vraiment à l'aéroport Arlanda de Stockholm, le samedi 17 mai 2014 que j'ai passé plus de temps...J'étais seul avec mon Dieu !

La chapelle Arlanda Airport à Stockholm. Photo Réveil FM International

La chapelle Arlanda Airport à Stockholm. Photo Réveil FM International

La chapelle Arlanda Airport à Stockholm. Photo Réveil FM international

Aéroport de Genève. Photo Réveil FM International

Aéroport de Genève. Photo Réveil FM International

Aéroport de Genève. Photo Réveil FM International

Aéroport de Genève. Photo Réveil FM International

Aéroport de Genève. Photo Réveil FM International

Aéroport de Genève. Photo Réveil FM International

Aéroport de Genève. Photo Réveil FM International

Transit aéroport de Zurich. Photo Réveil FM International

Transit aéroport de Zurich. Photo Réveil FM International

Arrivée à Arlanda Airport à Stockholm. Photo Réveil FM International

Arrivée à Arlanda Airport à Stockholm. Photo Réveil FM International

Arrivée à Arlanda Airport à Stockholm. Photo Réveil FM International

Arrivée à Arlanda Airport à Stockholm. Photo Réveil FM International

Arrivée à Arlanda Airport à Stockholm. Photo Réveil FM International

Arrivée à Arlanda Airport à Stockholm. Photo Réveil FM International

Arrivée à Arlanda Airport à Stockholm. Photo Réveil FM International

Arrivée à Arlanda Airport à Stockholm. Photo Réveil FM International

Accueil des délégués, invités et accrédités à Arlanda Airport à Stockholm. Photo Réveil FM International

Accueil des délégués, invités et accrédités à Arlanda Airport à Stockholm. Photo Réveil FM International

Arrivée à Arlanda Airport à Stockholm. Photo Réveil FM International

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Jérôme Kerviel a été interpellé à Menton devant les caméras

JUSTICE – Il était minuit pile quand l'ex-trader de la Société Générale a été approché par deux policiers en civil à Menton. Jérôme Kerviel, de retour d'Italie et attendu en France pour y purger une peine de prison, a été interpellé dimanche, peu après avoir franchi la frontière.

Jérôme Kerviel n'a opposé aucune résistance, comme il l'avait annoncé dimanche soir peu avant de retrouver la France. Les deux policiers en civil l'ont emmené très rapidement en voiture.

Regardez les images de interpellation :


Jérôme Kerviel interpellé par la police - 19/05 par BFMTV

Juste avant de rentrer en France, Jérôme Kerviel avait annoncé son intention de se présenter au premier policier qu'il rencontrerait. "Je vais me présenter au premier policier que je trouve", a-t-il dit. "Aujourd'hui je n'ai pas perdu, j'ai passé une magnifique journée auprès des miens, aujourd'hui je suis heureux, je suis libre, je me rends à la police et à la justice".

"Je n'ai jamais été en fuite, j'ai toujours assumé ma responsabilité", avait-il dit en quittant son hôtel de Vintimille, souriant, sac au dos et tenue de randonneur, avant de faire un bref passage par une église puis de s'attabler longuement à une pizzeria avec une dizaine de proches. Peu avant 21h30, à la tombée de la nuit, le groupe avait pris la route, direction la frontière à Menton, à 12 km.

L'interpellation s'est déroulée très vite, laissant dans un premier temps les soutiens de Jérôme Kerviel désemparés, certains en pleurs. "C'est violent", a commenté, très ému, le père Patrice Gourrier, compagnon de route de Kerviel, après cette opération éclair, avant d'annoncer "un sit-in silencieux devant le commissariat de Menton", où Kerviel devait passer sa première nuit en détention, avant son transfèrement en prison. Le père Gourrier a récupéré la veste rouge avec laquelle l'ex-trader marche depuis plusieurs semaines, il va terminer la marche de Kerviel jusqu'à Paris.

Richard Amalvy, membre actif du comité de soutien à l'ancien banquier, a déploré une "arrestation extrêmement surprenante qui ne nous a pas laissé le temps de dire au revoir à Jérôme".

Écoutez le père Gourrier :

Il devait regagner la France dès samedi. Mais, à 100 m de la frontière, accueilli par une centaine de partisans acclamant leur nouveau porte-drapeau en lutte contre le monde de la finance, il avait finalement annoncé devant une forêt de caméras son intention de rester en Italie tant que le président François Hollande n'assurerait pas une "immunité" en faveur de témoins dans son dossier.

L'Elysée avait simplement répondu que si Jérôme Kerviel sollicitait une grâce présidentielle, sa demande serait examinée "selon la procédure habituelle".

Dimanche matin encore, il campait sur sa décision de rester en Italie, attendant toujours une réponse de l'Elysée, dénonçant des "dysfonctionnements judiciaires" dans le traitement de son affaire, sa défense demandant à rencontrer le chef de l’État.

Interrogé par l'AFP, l'entourage du président a répondu qu'"aucune rencontre n'(était) à l'ordre du jour". Pour l’Élysée, le chef de l’État est "le garant constitutionnel de l'indépendance de l'autorité judiciaire" et est "attaché au respect des décisions rendues par les juridictions françaises". Selon une source gouvernementale, l'exécutif n'avait pas l'intention de "tomber dans le piège évident tendu par Kerviel et son avocat".

Dimanche soir, le ministre des Finances Michel Sapin a même affirmé que Kerviel était "un escroc" qui a été "condamné" et devait "purger sa peine". Jean-Luc Mélenchon a au contraire exprimé le soutien du Front de gauche "parce qu'il est innocent", regrettant que la Société Générale ait "refusé toute expertise indépendante".

Conseillé par une douzaine de stratèges de son comité de soutien, avec son avocat Me David Koubbi en chef d'orchestre, Jérôme Kerviel aura maintenu pendant deux jours le suspense face aux caméras qui lui ont offert une tribune inespérée. La Société Générale a dénoncé depuis samedi un "tapage médiatique", "semé de mensonges".

L'ex-banquier avait entamé sa longue marche depuis Rome le 5 mars après une rencontre avec le pape François en février. J'étais face à un homme détruit", raconte Mgr Jean-Michel di Falco, à propos de sa rencontre à Rome avec Kerviel. L'évêque, devenu président de son comité de soutien, a célébré samedi une messe en son honneur à Vintimille.

Jérôme Kerviel a été définitivement condamné à cinq ans de prison dont trois ferme pour avoir provoqué des pertes colossales de 4,9 milliards d'euros pour son ancienne banque. Le trader avait dissimulé ses prises de risques avec des produits financiers dérivés, en introduisant de fausses données dans un système automatisé. Jugé seul responsable de la perte subie par sa banque, il a déjà purgé 41 jours en détention provisoire début 2008. Il a également été condamné à rembourser les pertes, mais la Cour de cassation a invalidé en mars cette obligation, tout en maintenant sa peine de prison. Une "victoire" qui a donné des ailes à l'ex-trader.

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dimanche 18 mai 2014

Kongotimes "Média de Joseph Kabila et des joséphistes" récidive sa compagne de haine contre le prophète Joseph Mukungubila et les Katangais !

Le prophète Joseph Mukungubila

Qui est derrière Kongotimes ? Pourquoi cette haine affichée contre les Katangais ? Planqué en Irlande, pays qui revendique son identité celtique même s'il demeure partie constitutive du Royaume-Uni, on aurait cru que Kongotimes allait s'inspirer et intégrer l'esprit résistant des Irlandais. Eh bien non ! Sans Rédacteur en chef, sans adresse fixe, Kongotimes est tenu par des non-congolais qui s’immiscent dans les affaires congolo-congolais avec un seul objectif battre en brêche l'unité nationale congolaise. Avec une ligne éditoriale tarabiscotée et alambiquée, reprenant des articles des médias coupagistes de Kinshasa, pour mieux affaiblir la résistance congolaise à l'extérieur, Kongotimes roule pour Joseph Kabila ! Média des joséphistes, Kongotimes récidiviste en continuant sa campagne de dénigrement contre le prophète Mukungubila et des Katangais. Déjà à la Saint sylvestre 2013, alors qu'une centaine de jeunes congolais sans défense étaient massacrés, sans sommation, et que la communauté congolaise interloquée dont certains n'ont même pas fêté les fêtes de fin d'année et du nouvel an 2014, Kongotimes titrait: "Coup d'état à Kinshasa : Les Katangais veulent libérer la RDC" ! Comme si tous ces jeunes tués abusivement étaient Katangais et pour Kongotimes être un Katangais est une tare! La stigmatisation des Katangais par ce média des joséphistes est ahurissante. Et pourtant ce ne sont pas que les Katangais qui soutiennent le régime d'imposture de Joseph Kabila. Auprès de l'incapacitaire de Kingakati n'y a -t-il pas des Bandundois, Équatoriens, Bas-Kongolais, Kasaïens, Kivutiens, Maniemiens...N'est-ce pas que tous les ventripotents, aplaventristes qui sont à la mangeoire de Joseph Kabila les sont d'abord pur mêmes, engagent-ils automatiquement leurs communautés ? Pourquoi tant de haine contre les Katangais ? Interpellé le 15 mai à 6 heures du matin à son domicile, situé dans la banlieue de Johannesburg (Afrique du Sud), le pasteur Joseph Mukungubila, accusé par le régime d'usurpation de Kinshasa d'avoir fomenté les attaques du 30 décembre dans la capitale congolaise et dans deux autres villes du pays, a été remis en liberté provisoire par le tribunal de Johannesburg. "Il a payé une caution de 5 000 rands (environ 500 dollars)", selon une source proche du dossier en Afrique du Sud. Voilà que le site mensonger "Kongotimes" écrit que le gouvernment congolais a versé une somme colossale d’ 1 million de dollars pour la libration du cousin de Joseph Kabila !

Voici l'article mensonger du fameux "Kongotimes".

Un cousin de «Joseph KABILA», arrêté puis relâché en Afrique du Sud

Qui a payé la caution du Prophète Mukungubila, Munkulunkulu Mutumbo, neveu du feu Mzée Laurent Unité Des Valeursiré Kabila ? Que s'est-il passé le matin du 15 mai en Afrique du Sud ? Arrêté à 5h par l’Interpol accompagné de la police sudafricaine, Joseph Mukungubila, instigateur des attaques terroristes du 30 décembre 2013, a été relâché le soir. Qui a payé la caution ?

Un câble diplomatique sud-africain révèle que le gouvernement congolais, paniqué par l’arrestation de l’instigateur des attaques des sites stratégiques, a versé une somme colossale d’ 1 million de dollars pour la libration du cousin de Joseph Kabila. Par ailleurs, notre source nous signale que la NSA américaine ainsi que le service de renseignement de Pretoria ont obtenu auprès de Mukungubila, des délicieuses informations sur la mafia Kabiliènne : « l’attaque du 30 décembre a été planifié par le Ministère de l’Intérieur, Richard Muyeg et le commissaire Général de la Police, Charles Bisengimana ont été longuement cités. Mukungubila a expliqué le système de la maffia, les mascarades d’attaques du 30 décembre étaient destinées à neutraliser certains officiers militaires soupçonnés de comploter contre pouvoir ; justifier les arrestations dans le rang de l’opposition.

Dans ce système, le gouvernement joue à la fois, le rôle de BOSS, de FLIC, et de JUGE. Il donne la manne, enquête et il juge. Les responsables sont libérés envoyés en Afrique du Sud, Brazzaville, Rwanda ou la Suède. Et les innocents envoyés en prison. Le fonctionnement est triangulaire, explique le cousin de Joseph Kabila. En haut, il y a le gouvernement qui me remet l’argent, le seigneur distribue ensuite à ses fidèles combattants. Ces derniers, manipulés, font le travail indirectement pour le gouvernement.

Pour rappel, le 30 décembre 2013, munis des simples bâtons, les hommes du prophète Mukungubila avaient neutralisé la garde républicaine à la RTNC, ils ont pris en otage des journalistes. Toujours à l’aide de leurs bâtons, ils ont attaqué l’aéroport de Ndili et l’Etat Major FARDC. Il faut être un idiot pour avaler tout ça. Quelques minutes après l’attaque, Lambert Mende expliquait à la RTNC2 que tout était rentré dans l’ordre, les assaillants ont été tués, il donne un chiffre de 117 assaillants abattus. Curieusement aucun couvre feu n’a été décrété, l’incident était clos par la très célèbre phrase : « une enquête est en cours ».

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Les six candidats à la présidence de la Commission européenne

Qui remplacera José Manuel Barroso, en poste depuis dix ans, à la présidence de la Commission européenne après les élections du 25 mai ? Pour la première fois, le vote des Européens devrait déterminer qui occupera ce poste central des institutions européennes. Ainsi avec le Traité de Lisbonne, au moment du vote, les électeurs choisiront donc, non seulement un parti, mais aussi son représentant pour ce poste central des institutions européennes. Retrouvez les six candidats en lice (dont un tandem pour les Verts) qui ont été désignés par les cinq principaux partis du Parlement.

Alexis Tsipras, Parti de la gauche européenne (PGE). Ingénieur athénien de 40 ans, il s'est fait connaître lors des élections législatives anticipées de mai 2012 en Grèce. Son parti, Syriza est devenu alors la première force de gauche du pays. Il milite contre les mesures d’austérité imposées à la Grèce et souhaite une position européenne solidaire face à la crise de la dette.

Guy Verhofstadt, chef de file des Démocrates-libéraux (ADLE). L'ancien Premier ministre belge de 61 ans prône une Europe fédérale. Surnommé «Baby Thatcher» au début de sa carrière pour son jeune âge – il dirige le parti libéral flamand à 29 ans –, il a ensuite adopté une vision plus sociale. Il a initié le débat sur la création d'euro-obligations pour résoudre la crise de la dette souveraine.

José Bové, 60 ans, figure du mouvement altermondialiste français, il est chef de file des Verts européens avec l'Allemande Franziska Keller.

L'Allemande Franziska Keller, chef de file des Verts européens avec José Bové. Tous les deux mènent la campagne 2014 pour les Verts européens. Lors des élections primaires organisées en ligne, la jeune eurodéputée avait recueilli 11 791 voix, la plaçant juste devant son homologue José Bové (11 726 voix).

Jean-Claude Juncker Parti populaire européen (PPE). L'ancien Premier ministre luxembourgeois de 59 ans est un des piliers de l'UE : artisan du traité de Maastricht. Pilier du Parti chrétien social classé à droite, il n'a jamais caché sa défiance vis-à-vis du libéralisme.

Martin Schulz, Parti des socialistes européens (PSE). L'actuel président du Parlement européen de 58 ans manie comme Jean-Claude Juncker le français, l'anglais et sa langue maternelle, l'allemand. Convaincu que «l'austérité, seule, ne mène à rien du tout», il tient à ce que «tout ce qui se décide en Europe soit légitimé par une décision parlementaire».

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Algérie: Bouteflika veut limiter à deux les mandats de ses successeurs

Réélu «confortablement», avec 81% selon les résultats officiels, le 17 avril dernier, le président algérien Abdelaziz Bouteflika s'est engagé à mener à bien ses projets durant son quatrième mandat.

Âgé de 77 ans, très affaibli par la maladie au point de n'avoir jamais fait campagne durant ce scrutin, Bouteflika a annoncé samedi sa volonté, après quinze ans à la tête du pays, de doter l'Algérie d'une nouvelle Constitution, pour laquelle il associerait l'opposition et la société civile.

Abdelaziz Bouteflika entend, aujourd'hui, limiter à deux le nombre de mandats présidentiels de ses successeurs. Et ce alors même que les opposants à son quatrième mandat qui manifestaient pacifiquement dans les rues algériennes avant l'élection ont été malmenés par les forces de l'ordre.

L'opposition décline les consultations

Plusieurs formations politiques de l'opposition ont signifié leur refus de participer à ces consultations, rappelant que la limite des deux mandats consécutifs avait été supprimée par les soutiens de Bouteflika en 2009 pour permettre lui permettre de briguer un troisième mandat consécutif. Puis un quatrième...

Autre changement important, la nouvelle Constitution devrait renforcer les pouvoirs du Premier ministre. Ce dernier pourra alors «signer des décrets exécutifs par délégation du président de la République». Une révision qui tombe à pic en raison de la mauvaise santé du chef de l'État que l'opposition estime «incapable» de gérer les affaires du pays. Lors de sa prestation de serment, le 28 avril, le président algérien était arrivé en fauteuil roulant. Il avait ensuite parlé d'une voix faible et son allocution avait été abrégée.

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Nigeria : le sommet de Paris déclare la guerre à Boko Haram

Les cinq chefs d'Etat africains réunis samedi autour de François Hollande pour le sommet sur la situation au Nigeria.

Cinq chefs d’Etat africains réunis samedi à Paris autour du président français François Hollande ont adopté un plan d’action régional pour lutter contre le groupe islamiste armé nigérian Boko Haram, devenu «une menace majeure» en Afrique.

«Nous sommes ici pour déclarer la guerre à Boko Haram», a résumé lors d’une conférence de presse conjointe le président camerounais Paul Biya.

Le plan adopté par le sommet prévoit «la coordination du renseignement, l’échange d’informations, le pilotage central des moyens, la surveillance des frontières, une présence militaire autour du lac Tchad et une capacité d’intervention en cas de danger», a détaillé François Hollande.

«Il n’est pas besoin pour la France de déployer des unités militaires, elles sont présentes dans la région», a-t-il ajouté.

Son homologue nigérian Goodluck Jonathan, critiqué pour sa lenteur à réagir après les exactions de Boko Haram, s’est déclaré «pleinement engagé» pour retrouver les quelque 200 jeunes filles enlevées il y a plus d’un mois par les islamistes.

«Nous sommes pleinement engagés pour retrouver les filles où qu’elles soient», a-t-il assuré.

Le président tchadien Idriss Deby a souligné «la détermination à faire face aux terroristes qui gangrènent la région». «Ces terroristes ont déjà fait du mal dans la sous-région, les laisser continuer, c’est prendre le risque de laisser l’ensemble de la sous-région, de l’Afrique dans le désordre», a-t-il dit.

«Nous sommes décidés à mutualiser nos efforts, nos ressources (...) au plan régional et international», a renchéri de son côté le président du Bénin, Thomas Boni Yayi. «L’intolérance religieuse n’a plus sa place» en Afrique, a-t-il martelé.

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, s’est félicité enfin que le sommet de Paris ait permis de discuter du long terme et «du développement économique et social de la zone».

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Boko Haram: Paris a accueillie un sommet africain pour contrer le groupe terroriste nigérian

Le sommet a réuni à l'Elysée les chefs d'Etat du Nigeria, du Cameroun, du Niger, du Tchad et du Bénin, ainsi que des représentants des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de l'Union européenne. Il vise à établir une stratégie régionale contre Boko Haram, secte islamiste nigériane apparue en 2002 et qui menace de plus en plus les voisins du géant anglophone d'Afrique de l'Ouest.

Pendant le sommet, François Hollande a appelé les participants au sommet à mettre en œuvre un "plan global" contre le groupe islamiste Boko Haram. "Boko Haram est devenu une menace majeure pour l'ensemble de l'Afrique de l'Ouest et maintenant pour l'Afrique centrale", a souligné le président français, affirmant que "ses liens avec Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) et d'autres organisations terroristes ont été établis".

"Un plan global doit être mis en œuvre visant à échanger les informations, à coordonner les actions, à contrôler les frontières et à agir de façon appropriée", a insisté Hollande. "Boko Haram a une stratégie anti-civilisationnelle de déstabilisation du Nigeria mais aussi de destruction des principes fondamentaux de la dignité humaine", a poursuivi le président de la République.

Mouvement d'indignation mondiale

L'enlèvement massif le 14 avril dernier de plus de 200 lycéennes à Chibok, dans le nord-est du Nigeria, et les vidéos terrifiantes du chef de la secte, Abubakar Shekau, menaçant de marier de force les jeunes femmes ou d'en faire des esclaves ont suscité un mouvement d'indignation mondiale (notamment avec la campagne #BringBackOurGirls) et braqué les projecteurs sur une violence jusqu'alors peu médiatisée. Violence d'un groupe islamiste armé dont les attaques sanglantes ont fait des milliers de morts, mais aussi violence de l'armée nigériane et incurie gouvernementale, pointées du doigt par les plus proches alliés du Nigeria, Américains en tête.

Washington, qui a classé en novembre 2013 Boko Haram sur la liste des "organisations terroristes étrangères", et qui a mobilisé hommes et équipements pour aider à retrouver les lycéennes, a fustigé jeudi "la lenteur tragique et inacceptable" de la réponse du gouvernement nigérian face à la crise. De fait, le président Goodluck Jonathan ne s'est ému du sort des jeunes filles que plus de 15 jours après leur enlèvement. Et la veille de sa venue à Paris, s'exposant à de nouvelles critiques internationales, il a annulé une visite annoncée à Chibok, la localité de l'Etat de Borno (nord-est) où s'est produit l'enlèvement.

Paris, qui de son côté n'a pas formulé publiquement de critiques à l'encontre de son nouvel allié anglophone, une des puissances économiques du continent, va tenter avec ce sommet de coordonner la lutte au niveau régional. Les diplomates soulignent l'"excellence" des relations entre Paris et Abuja depuis l'arrivée du président François Hollande, très investi sur le continent africain.

Contre-terrorisme au niveau régional

S'il n'est pas question d'une intervention militaire occidentale contre Boko Haram, répète l'Elysée, la France, qui intervient militairement au Mali et en Centrafrique, dispose de troupes au Tchad et au Niger et a eu plusieurs ressortissants pris en otages dans la région, se prévaut d'une réelle expertise pour impulser cette lutte. La France a des Rafale à N'Djamena qui peuvent effectuer des missions de reconnaissance et deux drones au Niger, rappelle une source militaire.

Ce sommet intervient alors que Paris est en train de réorganiser son dispositif militaire en Afrique, "pour une conception régionale du contre-terrorisme", selon le ministre de la Défense Jean-Yves le Drian, qui devrait détailler prochainement le dispositif mobilisant 3.000 soldats français dans la bande sahélo-saharienne.

Début d'une coopération Nigéria-Cameroun?

Au plan régional, Paris attend que les pays concernés élaborent un plan avec des mesures communes, comme le partage de renseignements, et un soutien des partenaires occidentaux à ce plan, explique une source diplomatique. Le début d'une coopération entre le Nigeria et le Cameroun, l'un des pays les plus menacés par Boko haram, est à cet égard très attendu. Les deux voisins, longtemps brouillés au sujet d'un différend territorial, ont amorcé une timide normalisation de leurs relations.

Avec le Niger, où de violents combats ont opposé début mai l'armée à des éléments de Boko Haram, la coopération existe déjà, relève-t-on, mais est limitée par la faiblesse des moyens de ce pays pauvre. La Commission du bassin du lac Tchad, une petite organisation régionale, pourrait être aussi relancée. Autre piste qui pourrait être abordée, l'implication du Conseil de sécurité de l'Onu et l'éventuelle application de sanctions contre le groupe islamiste.

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Affaire Zaïr Kédadouche : le Quai d'Orsay n'est pas raciste, il est riche de sa diversité

Le diplomate Zaïr Kédadouche, a envoyé sa lettre de démission à François Hollande. Le motif : le racisme dont il a été victime au ministère des Affaires étrangères. Ces accusations sont-elles fondées ? Quels sont les conséquences pour le Quai d'Orsay ? Des agents du ministère réagissent aux attaques de l'ancien diplomate.

Zaïr Kédadouche a démissionné de son poste au ministère des Affaires étrangères.

Profondément choqués, indignés, blessés. Nous sommes des agents du ministère des Affaires étrangères depuis peu ou depuis de nombreuses années et ce sont les premiers sentiments que nous avons ressentis après avoir lu et entendu les allégations de M. Kédadouche.

Mais si nous ne pouvons exclure à des comportements individuels racistes susceptibles de se produire partout et qui restent une exception, nous avons la conviction intime que le Quai d’Orsay est l’une des administrations les plus ouvertes et les plus tournées vers l’universalité.

Le Quai d'Orsay est riche d'une grande diversité

Les noms et les profils les plus originaux côtoient des noms et des profils beaucoup plus classiques.

La diversité des parcours et des expériences renforce une approche faite de compréhension et de tolérance. Cette diversité, et nous en sommes témoins, n’a cessé de croître au fil des années, reflétant, et parfois devançant, l’évolution de la société.

Si on n’aime pas la diversité, on ne choisit pas le Quai d’Orsay.

M. Kédadouche a-t-il étayé ses accusations de manière crédible auprès des instances compétentes au sein du ministère ? Nous ne le croyons pas : si racisme il y avait eu, nous ne doutons pas que des sanctions auraient été prises car cette administration tire toute sa force de la diversité et de la cohésion de ses agents qui doivent maîtriser les langues étrangères les plus variées et vivre bien souvent dans des pays très éloignés.

Notre image est salie

Ces accusations sans fondement salissent notre image et notre honneur et nous le déplorons.

Certes, les choses ne sont pas parfaites et pour les impatients, la diversité des profils doit être renforcée mais cette question dépasse très largement le ministère des Affaires étrangères.

Elle s’inscrit dans le débat récurrent sur la capacité de notre pays à offrir les mêmes perspectives à l’ensemble de sa population. Elle n’est en aucun cas liée au prétendu racisme d’un ministère qui a, au contraire, le souci de valoriser la diversité des parcours, des talents et des compétences.

M. Kédadouche n'a pas souffert de racisme

Il reste qu’au sein de l’administration, la règle générale pour occuper un emploi implique de passer un concours. Cela nous semble demeurer la meilleure des protections contre l’arbitraire et le racisme. Pour le Quai d’Orsay, ces concours sont bien souvent difficiles car ils requièrent des qualités et compétences spécifiques.

Il faut notamment maîtriser les langues étrangères, connaitre les autres civilisations et avoir une appétence pour l’international.

Il faut ensuite faire ses preuves tout au long d’une carrière passée en grande partie à l’étranger dans des pays aux conditions de vie parfois difficiles, avant de pouvoir, pour certains d’entre nous, représenter la France aux plus hautes fonctions, celle de consul général ou d’ambassadeur.

M. Kédadouche, a eu la chance rare d’accéder à ces postes après un parcours professionnel différent. Après une carrière de sportif et à l’Éducation nationale notamment, il a, dès son entrée au ministère en 2008, occupé immédiatement les postes les plus prestigieux : consul général, puis ambassadeur…

Curieuse manière pour notre ministère de manifester son "racisme le plus abject" dont l’accuse M. Kédadouche.

Les signataires :

ABED Majdi, sous-directeur de la communication;

ALEXIS Tudor, conseiller à l'ambassade de France à Rabat ;

BATTEFORT Yann, chargé de mission au protocole ;

BAUMGARTH Stéphane, numéro deux de l’Ambassade de France à Jakarta ;

BEN KRAIEM Inès, conseillère de presse à l'ambassade de France au Caire ;

BODONYI Claire, conseillère au cabinet du ministre des Affaires étrangères et du développement international ;

BOIKO Didier, chef du bureau du budget ;

BOZZI Marie-Laure, chef de section consulaire à l’ambassade de France à Sarajevo ;

BROCHET Olivier, numéro deux à l’ambassade de France à Addis Abeba ;

BUCHWALTER Bertrand, Chargé de mission au centre d'analyse, de prévision et de stratégie ;

CASABONNE-MASONNAVE Jean-François, consul général de France à Toronto ;

CAUSSE-TISSIER Florence, chef de la mission des conventions et de l'entraide judiciaire ;

CORM-KAMMOUN Catherine, conseillère à l'ambassade de France à Ankara ;

CURMI Brigitte, chargée de mission au centre d'analyse, de prévision et de stratégie ;

CVACH David, adjoint au chef du centre d'analyse, de prévision et de stratégie ;

DA SILVA Olivier, délégué des affaires générales à Nantes;

DHARMADHIKARI Jay, conseiller à la représentation permanente de la France auprès de l'Union européenne à Bruxelles ;

DIEBOLT Alexandre, conseiller de presse à l’ambassade de France à Rabat ;

DONA PEREZ Sonia, chargée de mission à la direction d’Afrique du nord et du Moyen-Orient ;

FANTON Nadia, rédactrice à la sous-direction d’Afrique occidentale ;

FEUILLET Catherine, sous-directrice de la direction de la déconcentration ;

FORGERON Loan, ambassadeur désigné auprès du Sultanat de Brunei ;

GHONEIM Jean-Paul, numéro deux à l'Ambassade de France à Manama ;

GRENET Salina, conseillère à l'Ambassade de France à Rome ;

GRIFFON Mikaël, chef de pôle à la Sous-Direction du contrôle des armements et de l'OSCE ;

HAGUENAUER Laurence, directrice adjointe à la direction des Français de l’étranger ;

HAJLAOUI Nabil, conseiller à l'ambassade de France à Alger ;

JACQUIN Samuel, conseiller à l'ambassade de France à Abou Dabi ; LACHAUSSEE Patrick, Inspecteur à l’inspection générale des affaires ; LAPEYRE DE CABANES Xavier, ambassadeur de France à Sofia ; LY-BATALLAN Emmanuel, directeur adjoint de la direction des entreprises et de l'économie internationale ;

MIHRAJE El Mostafa, numéro deux à l'ambassade de France à Amman ;

MIRAILLET Michel, ambassadeur de France à Abou Dabi ;

NGUYEN BINH Eva, conseillère de coopération et d'action à l'Ambassade de France à Hanoi ;

OLLAGNIER Guillaume, chargé de mission au Secrétariat général du Ministère des Affaires étrangères ;

POUILLE Ludovic, numéro deux de l’Ambassade de France à Rabat ; REIGNEAUD Christian, chef de la mission de gestion administrative et financière à la direction des Français de l’étranger ;

REYMOND François-Xavier, numéro deux de l’ambassade de France à Kuala-Lumpur ;

RISPOLI Luciano, conseiller à l'ambassade de France à Bagdad ;

SAFA Jean-Marie, numéro deux de l’ambassade de France à Doha ;

TABTAB Lydia, rédactrice à la sous-direction du contrôle des armements et de l'OSCE ;

TANG Minh-di, numéro deux à la représentation permanente à la conférence du désarmement à Genève ;

TRAPP Raphaël, conseiller à l’Ambassade de France à Rabat ;

VANBAELINGHEM Marjorie, chef de pôle à la mission du soutien aux entreprises ;

VOSGIEN Daniel, sous-directeur des droits de l'homme et des affaires humanitaires.

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samedi 17 mai 2014

Du Boko Haram à Lubumbashi: Jean-Claude Muyambo Kyassa menace et agresse avec son arme... Madame Claude Kabange Mulongo Lukomba!

Alors que le monde entier se mobilise et manifeste le soutien aux 200 jeunes filles enlevées par Boko Haram, et les cinq chefs d'Etat africains, réunis samedi 17 mai à Paris autour du président français François Hollande, ont adopté un plan d'action régional pour lutter contre le groupe islamiste armé nigérian Boko Haram, devenu « une menace majeure » en Afrique et qui a une stratégie anti-civilisationnelle, à Lubumbashi au Katanga, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, c'est Jean-Claude Muyambo qui défraie la chronique. On sait à présent que l’éphémère et ancien ministre des Affaires sociales, action humanitaire et solidarité nationale du gouvernement Gizenga II (son passage à ce ministère n'a laissé aucune trace) a une milice d'une centaine des jeunes désœuvrés à Lubumbashi. Entouré de ses miliciens armés des machettes, paires de ciseaux, pelles et pistolets, Jean-Claude Muyambo Kyassa a encouragé, menacé et agressé Madame Claude Kabange Mulongo Lubumbo, le mardi 13 mai dernier à 16h30 au N°32-34 de l'avenue Nguz Karl I Bond, quartier joli City à Lubumbashi.

Madame Claude Kabange Mulongo Lukomba, universitaire.

Jean-Claude Muyambo Kyassa, le Joe Dalton du Katanga !

Le seul mérite de Jean-Claude Muyambo Kyassa est d'avoir combattu son frère , devenu son ennemi juré, Moïse Katumbi, le gouverneur du Katanga. Et Jean-Claude Muyambo Kyassa joue de cette victimisation voulue et entretenue de cette lutte fratricide afin de trouver compassion auprès des Katangais. A 48 ans, comment Jean-Claude Muyambo qui s'autoproclame militant des droits de l'homme, peut s'autoriser à menacer et agresser Madame Claude Kabange Mulongo Lukomba pour sa parcelle qu'il veut spolier ? Spoliateur patenté à tour de bras, Jean-Claude Muyambo Kyassa a la mauvaise réputation de spolier les plus démunis à Lubumbashi, c'est comme ça qu'il s'est enrichi et fait de lui un propriétaire terrien.

Est-il normal de bousculer, menacer, agresser une femme sans défense ? Heureusement Madame Claude Kabange Mulongo Lukomba était habillée en jeans et boubou, sinon si elle était en pagne, cela serait un scandale. Jean-Claude Muyomba avec sa chemise verte, pantalon kaki et képi blanc vociférant contre une femme qui lui tient tête et refuse de se faire spolier. Habitué de s'occuper de son parc animalier qu'il a ouvert en 2009 près de la capitale katangaise, le Muyambo Park, Jean-Claude Muyambo Kyassa a cru peut-être que Madame Claude Kabange Mulongo Lukomba est un animal qu'il peut disposer à son gré, il s'est gravement trompé de cible.

Madame Claude Kabange Mulongo Lukomba est une dame de fer, la "Jeanne d'Arc" de la dynastie Mulongo n'est pas n'importe qui. Brave et dynamique, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds, c'est connu de tous.

Si Jean-Claude Muyambo Kyassa a fait son droit à l'Université de Lubumbashi, Madame Claude kabange Mulongo épouse de l'ingénieur Lukomba a étudié à l'Université de Kinshasa. Petit-fils d'un ingénieur néerlandais, Jean-Claude Muyambo Kyassa doit savoir que Madame Claude Kabange Mulongo Lukomba est la fille cadette de David Mulongo Wakumunwa na Leza Diwi Dia Ntambo, administrateur de territoire à l'époque coloniale, pasteur Méthodiste et polyglotte. Madame Claude Mulongo Kabange Lukomba ne peut en aucun cas être complexée devant Jean-Claude Muyombo Kyassa, un spoliateur, devenu millionnaire du dimanche qui clame tout haut qu'il est le le prochain Président, dans quelle République ? Pas la République démocratique du Congo, nous ne voulons plus des politicailleurs-ventripotents sans moral ni éthique. Toucher, humilier une femme, c'est insulter la matrice mère de la République. Si vraiment Jean-Claude Muyambo Kyassa pensait qu'il pouvait devenir Président de la République, il vient d’hypothéquer son avenir politique. Il est dès à présent dans l’œil du cyclone, il payera très cher son acte d'agression envers Madame Claude Kabange Mulongo Lukomba. Et si quelque chose de fâcheux arriver à cette brave mère de famille, Jean-Claude Muyambo Kyassa portera toutes les responsabilités.

Jouer au Boko Haram au Katanga, singer Joe Dalton dans les Aventures de Lucky Luke pour menacer et agresser une femme pour son lopin de terre qu'elle a mis en valeur en construisant une maison que Jean-Claude Muyambo Kyassa vient de faire démolir est une bassesse d'esprit. Si Jean-Claude Muyambo Kyassa avait étudier le droit, il aurait su que la propriété revient au premier acheteur ! Lancer des bombes lacrymogènes dans le quartier pour terroriser les paisibles citoyens, installer des drapeaux de son parti comme l'a fait Jean-Claude Muyambo Kyassa dans la parcelle de Madame Claude Kabange Mulongo Lukomba sont des infractions punissables par la loi. Il ne faut pas faire le droit pour le savoir.

Pour avoir brillamment échoué dans sa candidature à la députation en 2011, Jean-Claude Muyambo Kyassa pense-t-il que Madame Claude Kabange Mulongo Lukomba est son punching ball ?

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mardi 13 mai 2014

Un ambassadeur claque la porte, contre "le racisme abject" du Quai d'Orsay

Zaïr Kédadouche a démissionné début avril, rapporte France Info, mardi 13 mai, car il se dit victime de discrimination au sein du Quai d'Orsay.

L'ancien ambassadeur de France en Andorre Zair Kedadouche et le prédident François Hollande, le 22 février au palais de l'Elysée, à Paris.

"Le racisme le plus abject, je l'ai rencontré au quai d'Orsay." Depuis le 1er avril, Zaïr Kédadouche n'est plus ambassadeur de France en Andorre. Il a claqué la porte, dans un courrier publié par France Info, mardi 13 mai.

Il accuse le Quai d'Orsay de "comportements racistes"

Pour étayer ses accusations, Zaïr Kédadouche explique que le Quai d'Orsay a changé sa première affectation à Anvers à cause de son nom à consonance arabe, dit-il, pour ne pas froisser l'extrême droite flamande et la communauté juive locale.

Il regrette aussi que personne n'ait dénonce les commentaires anonymes sur Internet dont il était victime. Il a finalement porté plainte, dit-il, pour "comportements racistes et discriminations sociales de l'administration du Quai." Contacté par France Info, le ministère des Affaires étrangères n'a pas réagi à ces accusations.

Un précédent courrier dénonçait déjà ces discriminations

Ce n'est pas la première fois que Zaïr Kédadouche fait part de ses critiques envers le ministère. En août 2013, déjà, il dénonçait les "discriminations feutrées subies dans les palais dorés du Quai d'Orsay", dans un courrier diffusé par Le Point.

En mai 2012, François Hollande avait nommé 32 ambassadeurs et parmi ceux-là, Zaïr Kedadouche était justement le seul issu de l'immigration, selon une étude publiée début avril par le Conseil représentatif des associations noires (Cran) et Banlieues citoyennes, qui regrettaient le manque de diversité au sein du corps diplomatique.

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lundi 12 mai 2014

Un chauffeur de taxi japonais piégeait ses clientes pour les faire uriner dans sa voiture

Un chauffeur de taxi japonais piégeait ses clientes pour les faire uriner dans sa voiture Le chauffeur offrait à ses passagères des gâteaux apéritifs bourrés de diurétiques. Il a été arrêté.

La police japonaise a arrêté, jeudi 8 mai 2014, un taxi qui offrait à ses clientes des gâteaux mêlés à des diurétiques. Pour le plaisir de les voir uriner.

"Ça m'excitait de voir des femmes qui ne pouvaient plus se retenir", s'est expliqué le chauffeur aux enquêteurs. La police japonaise a annoncé, jeudi 8 mai, avoir arrêté un chauffeur de taxi qui offrait à ses passagères des gâteaux apéritifs bourrés de diurétiques rien que pour le plaisir de les voir uriner dans sa voiture.

Selon un responsable des forces de l'ordre, la police a saisi chez lui une cinquantaine d'enregistrements de femmes en train de se soulager dans son taxi, des vidéos qu'il a réalisées avec une petite caméra de sécurité. Le chauffeur, dont l'identité n'a pas été révélée, a expliqué qu'il achetait les diurétiques sur internet et ensuite les mélangeait avec des biscuits salés.

L'une des passagères piégées fin octobre dernier à Osaka, dans l'ouest du Japon, s'est plainte, indiquant que le chauffeur lui avait proposé une course à moitié prix et en plus offert quelques gâteaux apéritifs. Ce dernier a ensuite refusé de s'arrêter quand la passagère lui a demandé d'aller aux toilettes mais, par souci de propreté, lui a tendu une alaise absorbante.

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Affaire 3 tonnes d'or de la RDC en Suisse: Joseph Kabila a envoyé son homme de main pour négocier avec la société Argor-Heraeus accusée d'avoir blanchi de l'or pillé en 2004 et 2005 !

"Quand le sage montre la lune, l'idiot regarde le doigt". Rarement l'adage chinois m'aura paru si lumineusement vrai qu'aujourd'hui. Lorsqu'un journaliste fait de l'investigation, dissèque et livre l'information au public c'est pour que ce dernier s'en saisisse et en face bon usage. Car sans accès à l'information, un peuple ne peut pas cultiver un esprit critique. Dans une folie tintamarresque, des écervelés qui ignorent la quintessence du journalisme "informer, toujours informer et encore informer" s'autorisent de nous apprendre notre métier. Culottés, ils osent même nous dire que n'avons pas le droit d'interviewer Vital Kamerhe, le président de l'UNC. Fort heureusement, les sages congolais dans la communauté ont regardé l'émission, écouté les réponses de VK et ont pris des notes. Pour mieux défendre le Congo, il faut maîtriser tous les enjeux. A Réveil FM International, nous sommes au service de la vérité, notre indépendance n'est pas à vendre ni à acheter. Nous aimons et servons la République démocratique du Congo du mieux que nous pouvons. Réveil FM International a une ligne éditoriale claire, nous ne sommes au service d'un individu ou d'un groupe d'individus, ni d'une puissance d'argent. Pendant ce temps, la magouille continue, le Congo est spolié par ceux-là mêmes qui sont censés le défendre et protéger.

La justice pour un individu est différente à celle applicable aux Etats. La République démocratique du Congo est un Etat, pas un individu. Elle n'est même pas à confondre avec alias Joseph Kabila qui trône par défi à sa tête. Si l'Etat congolais a été spolié, c'est la République qui se donne les moyens pour rentrer dans ses droits. Il y a deux semaines alias Joseph Kabila a envoyé en Suisse, son homme de main comme chef de délégation était Pascal Nyembo Muyumba DGA et Coordinateur nationale de lutte contre la fraude minière. Il n'était accompagné que de Mathieu Yamba Lapfa Lambang, président honoraire du système de certification de Kimberley. Pourquoi le Procureur de la République n'a-t-il pas fait partie de la délégation ? Ni quelques parlementaires membres de différentes commissions qui touchent à la bonne gouvernance ? Pascal Nyembo Muyumba et Mathieu Yamba Lapfa Lambang sont allé chez Maître Canonica, ancien bâtonnier de l'ordre des avocats à Genève et à Berne, ils sont allés voir le Procureur fédéral car la RDC veut se porter partie civile dans l'affaire dénoncée par TRIAL. Les 3 tonnes d'or retrouvés en Suisse appartiennent à la République démocratique du Congo et non à des individus, pourquoi le Procureur de la République n'a-t-il pas été associé à la démarche de se porter partie civile ? Cela fait treize ans que Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati ne s'est même donné la peine de nommer un ambassadeur en Suisse. Qui ne nous dit pas que la Société Argor-Heraeus ne cherchera pas à négocier sa condamnation? Quel congolais est-il à mesure de nous rassurer que l'argent de la condamnation irait dans la caisse de l'Etat congolais, pas dans les comptes d'alias Joseph Kabila qui a déjà plus de 25 milliards de $ dans les îles vierges britanniques ? Ni dans les larges poches des commissionnaires joséphistes ?

Pascal Nyembo Muyumba, homme de main d'alias Joseph Kabila

Fort de ses appuis, Pascal Nyembo Muyumba ignore superbement son ministre de Mines. Pascal Nyembo Muyumba est très proche de Joseph Kabila dont il a assuré la sécurité quand il est devenu président en 2001. Lorsque alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de kingakati , était chef d'état-major des armées en 1999 et 2000, Pascal Nyembo Muyumba qui travaille pour les services spéciaux a été son homme de main. En plus Pascal Nyembo Muyumba a des affinités avec Mama Sifa, car ils sont de la même communauté "Bangu Bangu", de la Province du Maniema.

Pascal Nyembo MuyumbaIL dispute fortement le leadership d'Alexis Mikandji Penge à la tête du Centre d'expertise et de certification des substances minérales précieuses (CEEC). Tout oppose les deux hommes, l'un appartient au Palu et l'autre est membre du tout-puissant PPRD-Parti-Etat. Pour autant, Alexis Mikandji Penge et Pascal Nyembo Muyumba se sont faits épingler tous les deux le 17 avril 2012 par l'intersyndicale du CEEC pour "gestion prédatrice" du comité de direction: achat dispendieux d'un immeuble de 5 millions de dollars à Gombé, envolée de la dette interne, mauvaise affectation des ressources financières, explosion des frais des mandataires, etc.

Ces syndicalistes réclamaient un audit de l'inspection générale des finances et la mise à pied du comité de direction. Comme dans toute république bananière, ce sont les syndicalistes qui ont été suspendus le 19 avril 2012.

L'entreprise Argor-Heraeus est soupçonnée de blanchiment en raison du raffinage d'or pillé de la République démocratique du Congo en 2004 et 2005. Elle «refuse fermement ces accusations». L'enquête menée par l'association suisse contre l'impunité Trial a permis de rassembler des preuves, a affirmé lors d'une conférence de presse à Genève l'avocat en charge de l'affaire Bénédict De Moerloose. Argor-Heraeus aurait raffiné entre 2004 et 2005 près de trois tonnes d'or pillé en République démocratique du Congo (RDC) par un groupe armé le Front nationaliste intégrationniste (FNI).

«Contrairement à ce que l'entreprise affirme, elle savait que l'or raffiné était d'origine criminelle», a déclaré l'avocat. Le directeur de Trial Philip Grant a affirmé qu'«il est intolérable que les matières premières pillées continuent d'alimenter les guerres en toute impunité».

Trial demande aux autorités suisses d'ouvrir une enquête, d'établir si une infraction a bel et bien été commise par la société et si, tel est le cas, de la sanctionner pour violation de l'article 305 bis du code pénal suisse. Basée à Mendrisio (TI), Argor-Heraeus est l'une des cinq plus grandes raffineries d'or de la planète.

Par l'intermédiaire de l'Ouganda

Accusé d'avoir commis des massacres, le FNI actif dès 2002 dans l'Ituri (nord-est de la RDC) a exploité la concession aurifère appelée «Concession 40» pour financer ses opérations et acheter des armes. Une part importante de cet or a été vendue en Ouganda à la société Uganda commecial impex (UCI), qui la revendait à la société Hussar, basée à Jersey (GB). Cette dernière avait chargé Argor-Heraeus de raffiner l'or entre juillet 2004 et juin 2005. La société suisse a résilié son contrat avec l'entreprise Hussar le 3 juin 2005. En février 2006, le groupe d'experts mis sur pied par le Conseil de sécurité de l'ONU pour contrôler l'application de l'embargo sur les armes visant la RDC avait déjà accusé Argor-Heraeus d'être impliquée dans un trafic illégal d'or. L'entreprise tessinoise avait échappé au comité de sanctions de l'ONU, car la Suisse n'avait appliqué les sanctions visant la RDC que le 23 juin 2005.

Des preuves

Pour Kathi Lynn Austin, ancienne membre du groupe d'experts de l'ONU sur la RDC, actuellement responsable de l'ONG Conflict Awareness Project, «tout le monde sait que l'Ouganda ne produit pratiquement pas d'or et Argor ne pouvait donc ignorer que l'or venait de RDC».

Les preuves recueillies par l'ancienne experte de l'ONU et Trial reposent sur des documents comptables d'Hussar correspondant aux achats d'or entre mai 2003 et avril 2005, des permis d'importation et d'exportation de l'or indiquant son lieu d'origine (la RDC) et divers autres déclarations et documents.

Nouvelle campagne

«Nous enquêtons sur d'autres entreprises et notre travail ne s'arrête pas avec cette affaire», a affirmé Philip Grant. «Tant que l'impunité demeure, les pratiques illégales continuent, car les profits sont énormes», a-t-il expliqué. L'entreprise Metalor à Neuchâtel est aussi dans le collimateur, mais les preuves ne sont pas suffisantes.

«Il est temps que cela change», a ajouté le responsable de Trial, en annonçant le lancement d'une nouvelle campagne «Stop Pillage» avec le Conflict Awareness Project et l'Open Society Justice Initiative. Cette campagne vise à sensibiliser l'opinion publique à la question du pillage des matières premières, à ses liens avec les conflits armés et à la responsabilité de tous les acteurs de cette chaîne, y compris en Suisse.

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dimanche 11 mai 2014

La politique en Suisse et la politique de la Suisse II !

La Chancelière Corina Casanova. Photo Réveil FM International

Démocratie directe

La démocratie directe permet au peuple d'exercer directement son pouvoir politique, par opposition à la démocratie représentative. La démocratie suisse les combine toutes deux, sous une forme dite « semi-directe » : les citoyens élisent leurs représentants aux différents conseils (communes, cantons et Confédération), mais peuvent se prononcer également sur l'approbation de textes législatifs ou constitutionnels décidés par ces conseils (par le biais du référendum), ou proposer des modifications constitutionnelles ou légales par le biais de l'initiative populaire. Ces consultations populaires sont organisées en général quatre fois par an au niveau fédéral, toujours pendant le week-end.

Les premières formes de démocratie directe en Suisse sont relevées dès le XVe siècle dans les villes de Berne, Lucerne, Soleure et Zurich, où sont organisés des Volksanfragen, réunions de citoyens devant approuver certains décisions politiques importantes. L'exemple le plus typique de démocratie directe suisse se retrouve sous la forme de la Landsgemeinde, où les citoyens se réunissent périodiquement sur la place du village pour procéder aux votes à main levée ; cette tradition subsiste encore dans les deux cantons d'Appenzell Rhodes-Intérieures et de Glaris, ainsi que, au niveau communal, dans quelques cercles grisons et districts schwytzois.

Le degré de satisfaction de la population suisse face à ce système politique, qui permet aux citoyens de faire contrepoids et office de pression à l'égard de l'exécutif et des partis politiques, a toujours été élevé et avoisine les 80 %13. Toutefois il entraîne une certaine lenteur des réformes politiques, due en particulier à la « menace référendaire » que peut brandir toute organisation en désaccord avec une proposition de loi ; selon une théorie avancée en 1970 par le professeur Leonard Neidhart, cette menace aurait conduit à mettre en place progressivement, avant toute proposition, des consultations réunissant l'ensemble des organisations concernées qui aboutissent à des compromis difficilement modifiables par le Parlement, transformant ainsi de fait la démocratie directe en « démocratie de négociation ».

Système de concordance

Le système gouvernemental suisse est basé sur le « système de concordance », ou « démocratie proportionnelle », qui caractérise le style politique national au travers de la composition proportionnelle des organes de l'État, de l'intégration des forces politiques, du rejet des conflits et de la recherche de solutions négociées aux problèmes.

Les politologues l'attribuent généralement à l'impact du référendum et de l'initiative populaire, du bicamérisme intégral, du fédéralisme et du système électoral qui contraignent les acteurs politiques à coopérer avec le maximum de forces politiques pour minimiser le risque d'échec de leurs projets devant le peuple. Certains y ajoutent également les différences culturelles qui poussent à assurer une représentation la plus large possible des minorités. L'homogénéité gouvernementale est tout de même assurée par le mode d'élection des conseillers fédéraux, qui ne peuvent s'appuyer sur les voix de leur seul parti et doivent donc s'en distancer pour espérer rassembler des majorités sur leurs projets, et par la position minoritaire du Parti socialiste.

En l'absence d'un véritable programme politique commun, des « lignes directrices » en tiennent lieu pour la période d'une législature.

Système de milice

La politique suisse est caractérisée par un « système de milice » qui s'inscrit dans une longue tradition, non seulement dans le domaine de la défense (l'armée suisse étant une armée de milice) mais aussi dans le domaine politique. C'est ainsi que l'on parle de « Parlement de milice » pour désigner l'Assemblée fédérale, et on retrouve le même fonctionnement au niveau communal dans la plupart des cantons.

Le système de milice est une « 'prise en charge bénévole, extra-professionnelle et honorifique d'une charge ou d'une fonction publique, peu ou pas dédommagée » ; ainsi, la majorité des députés exercent « une activité professionnelle parallèlement à leur mandat parlementaire »20 pour lequel ils ne perçoivent pas de salaire, mais une indemnité de présence d'approximativement 100 000 francs suisses par an pour un Conseiller national qui dispose également d'un accès gratuit aux transports publics.

Ce système, déjà présent dans l'ancienne confédération suisse, loué par Machiavel et inscrit dans la Constitution de la République helvétique, est périodiquement remis en question, en particulier en ce qui concerne l'armée, avec notamment la création du Groupe pour une Suisse sans armée et les initiatives pour une Suisse sans armée. En termes d'avantages, les arguments cités en faveur du système de milice sont l'absence de forme de « caste politique », le lien direct avec la population et des politiciens aux horizons professionnels divers, ainsi que le faible coût d'un tel système qui ne représente qu'environ 0,2 % des dépenses de la Confédération, ce qui en fait l'un des systèmes parlementaires les moins chers au sein de l'OCDE.

En termes de désavantages, certains citent l'absentéisme, tant il est difficile d'associer vie politique et vie professionnelle, mais aussi la difficulté croissante due aux dossiers qui deviennent de plus en plus techniques et complexes. On constate d'ailleurs dans certaines communes un manque d'intérêt des citoyens pour participer à la politique communale.

Autorités fédérales

La Constitution suisse définit trois grandes autorités au niveau fédéral : l’Assemblée fédérale (pouvoir législatif), le Conseil fédéral (pouvoir exécutif) et les tribunaux fédéraux (pouvoir judiciaire). En théorie, l'Assemblée fédérale est l'autorité prépondérante : non seulement elle élit les membres du Conseil fédéral et du Tribunal fédéral, mais elle est également chargée du contrôle de ces instances. Cependant, les faibles moyens de l'Assemblée (formée de miliciens accompagnés par un nombre restreint de personnel de soutien) par rapport au Conseil fédéral donnent en pratique un poids plus important à ce dernier.

Pouvoir législatif

Le pouvoir législatif est exercé par l'Assemblée fédérale (parlement), qui est l'autorité suprême de la Suisse (sous réserve des droits du peuple et des cantons). En plus de la législation, sa fonction la plus importante, l'Assemblée est chargée d'élire les membres du Conseil fédéral (mais sans possibilité de les démettre), le chancelier de la Confédération, les juges au Tribunal fédéral et, en cas de guerre ou de crise grave, le général commandant des armées. Elle remplit aussi une fonction de contrôle de l'administration et de la justice fédérale.

L'Assemblée fédérale est formée de deux chambres : le Conseil national, formé des représentants du peuple (200 députés), et le Conseil des États, formé des représentants des cantons (46 députés). Les deux chambres possédant les mêmes compétences, on qualifie le système suisse de « bicaméralisme parfait ». Les deux conseils siègent séparément la plupart du temps, et toute décision requiert l'accord des deux chambres. Pour certaines décisions, telles que les élections, elles siègent simultanément, ce qui arrive en général quatre fois par année. Chaque conseil doit élire pour un an parmi ses membres un président ainsi qu'un premier et un second vice-président. Contrairement aux pays voisins, être un parlementaire en Suisse n'est pas considéré comme un métier ou une activité professionnelle. Les députés exercent donc leur mandat parallèlement à leur activité professionnelle et ne reçoivent pas un salaire mais une indemnité.

Chaque conseil institue un certain nombre de commissions parlementaires, chacune chargée des sujets liés à un ou plusieurs thèmes. Les groupes parlementaires (formés de représentants d'un ou plusieurs partis politiques, un minimum de cinq élus étant requis pour créer un groupe) y sont représentés de façon proportionnelle aux nombres de sièges qu'ils détiennent. Jusqu'en 1991, les commissions étaient créées de façon ad hoc, et on pouvait en compter plus de 200 au sein d'un conseil. Depuis cette date, une douzaine de commissions permanentes ont été créées, et on estime que les parlementaires y passent environ trois quarts de leur temps. Les commissions sont entre autres chargées du premier examen de chaque projet de loi présenté aux conseils, et elles occupent une place importante, puisque dans plus de 90 % des cas, les chambres suivent l'avis de leur commission. Contrairement aux séances des conseils, celles des commissions ne sont pas ouvertes au public. En cas d'événements d'une grande portée sur lesquels il est nécessaire de faire la lumière, l'Assemblée fédérale peut constituer une commission d'enquête parlementaire, qui dispose de moyens d'enquêtes étendus au sein des autres organes fédéraux.

Afin d'assurer l'indépendance des membres de l'Assemblée fédérale, plusieurs catégories de personnes ne peuvent en faire partie, parmi lesquels les juges des tribunaux fédéraux, les commandants de l'armée ou les fonctionnaires fédéraux. De plus, les deux chambres ont édité, le 17 février 2006, une communication sur les « Incompatibilités entre le mandat de conseiller national ou de conseiller aux États et d’autres mandats ou fonctions », dans laquelle ces catégories sont encore précisées, tenant en particulier compte des éventuels conflits de loyauté ou d’intérêts pouvant survenir entre la fonction de membre de l'Assemblée et « l’exercice d’un quelconque autre mandat ou fonction », ce qui ne va pas sans causer de nombreux problèmes d'interprétation. Jusqu'à l'entrée en vigueur de la constitution de 1999, les ecclésiastiques étaient dans l'impossibilité légale de se faire élire au Conseil national.

Conseil national

Le Conseil national représente le peuple. Il est composé de 200 conseillers nationaux (députés) élus au suffrage proportionnel tous les 4 ans. Chaque canton constitue une circonscription électorale qui élit au moins 1 député même si sa population est inférieure à la moyenne nationale d’habitants pour un siège, qui est actuellement de 36 000 habitants (Zurich a 34 sièges, Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures, Glaris, Nidwald et Obwald en ont 1 chacun).

Le Conseil national a subi peu de modification au cours de l'histoire. Lors de sa création, en 1848, le nombre de sièges total était de 111 soit 1 siège pour 20 000 habitants. Ce nombre n'était pas fixe et évolua proportionnellement à la croissance de la population suisse jusqu'en 1962 où l'on établit le nombre de sièges définitif à 200. La durée du mandat, d'abord fixée à 3 ans, passa à 4 ans en 1931.

Jusqu'en 1919, les membres du Conseil national sont élus au système majoritaire. En 1900, une première initiative populaire demandant l'introduction du système proportionnel est soumise à la sanction de la « double majorité » : elle est rejetée par le peuple (59,1 %) comme par les cantons ; en 1910, une deuxième initiative est acceptée par les cantons, mais refusée par le peuple (52,5 %)chancellerie 4. Finalement, en 1918 une troisième initiative sur le même sujet est acceptée à la fois par le peuple (66,8 %) et par les cantons. Le système proportionnel est appliqué pour la première fois lors des élections fédérales de 1919, provoquant la perte de 45 des 105 sièges détenus antérieurement par le parti radical.

Les élections fédérales d'octobre 2011 ont été marquées par une perte de terrain de deux partis jusque là en constante progression, l'Union démocratique du centre et les Verts (-4 sièges, 54 au total pour l'UDC, -8 par rapport aux élections de 2007 en comptant les parlementaires entre temps passés au PBD ; et -5 sièges, 15 au total pour les Verts).

Le PLR (-5 sièges) et le PDC (-3 sièges) reculent également. Les pertes des partis traditionnels sont en grande partie dues à la percée de deux jeunes partis de centre-droit, le Parti Vert'libéral (12 sièges, +9), et le Parti bourgeois démocratique (9 sièges, +4). Le Parti socialiste suisse regagne également du terrain malgré un score général moins bon qu'en 2007 (+5 sièges).

Pour la législature 2011-2015, la composition du Conseil national est la suivante:

Répartition des sièges par parti du conseil national pour la législature 2011-2015

Partis Sigles Groupe- Tendances politiques- Sièges CN

Union démocratique du centre UDC V conservateur/libéral/souverainiste 54 (-4)1

Parti socialiste PSS S social-démocrate 46 (+5)

Parti libéral-radical PLR RL libéral/radical 30 (-5)

Parti démocrate-chrétien PDC CE démocrate chrétien/centre-droit 28 (-3)

Parti écologiste PES G écologiste 15 (-5)

Parti Vert'libéral PVL GL écologiste/social-libéral 12 (+9)

Parti bourgeois démocratique PBD BD libéral/conservateur 9 (+4)

Parti évangélique PEV CE chrétien/centre-gauche 2 (=)

Ligue des Tessinois Lega V régionaliste/populiste 2 (+1)

Parti chrétien-social PCS CE christianisme social/centre-gauche 1 (=)

Mouvement citoyens romand MCR-MCG régionaliste/populiste 1 (+1)

La Gauche - (Parti du Travail) LG extrême gauche - (-1)

Union démocratique fédérale UDF chrétien/conservateur - (-1)

Divers droite DVD conservateur - (=)

Le Conseil des États

Le Conseil des États (à ne pas confondre avec le « Conseil d’État », qui est souvent le nom de l'exécutif dans les cantons suisses) représente les cantons. Il compte 46 conseillers aux États répartis à raison d’un siège pour chacun des 6 cantons d'Obwald, Nidwald, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Appenzell Rhodes-Extérieures et Appenzell Rhodes-Intérieures (appelés demi-cantons dans la constitution de 1874, aujourd’hui remplacée par celle de 1999 qui n'utilise plus ce terme) et de deux sièges pour chacun des 20 autres cantons. Le mode de désignation des conseillers est déterminé par la législation de chaque canton. Le nombre de sièges n'a changé qu'une fois au cours du temps, lors de la création en 1979 du Canton du Jura, qui a nécessité l'ajout de deux sièges.

Actuellement, tous les cantons ont instauré l’élection par le peuple et au suffrage majoritaire, à l’exception du Jura qui a adopté le suffrage proportionnel. L'utilisation prépondérante du suffrage majoritaire a pour conséquence une composition relativement stable, et généralement plus conservatrice que celle du Conseil national, avec une majorité répartie entre le Parti radical et le Parti démocrate-chrétien. Lors des élections fédérales de 2011, les sièges de la droite modérée sont redistribués, avec la perte de sièges pour le Parti démocrate-chrétien (-2), le Parti libéral-radical (-1), récupérés par les Verts Libéraux (+1), le PBD (+1) et un indépendant. L'UDC perd deux sièges au profit du Parti socialiste.

Processus législatif

L'impulsion pour un nouveau projet législatif peut venir de différents acteurs. Le plus souvent, c'est le Conseil fédéral qui propose une loi à l'Assemblée fédérale. Celle-ci peut également demander au Conseil, par le biais d'une motion ou d'un postulat, de faire une telle proposition, ou proposer directement un projet de loi. Le peuple lui-même peut, via le droit d'initiative, pousser le parlement à légiférer. Finalement, les cantons disposent eux aussi d'un droit d'initiative.

En général, une fois l'impulsion donnée, l'administration fédérale prépare un avant-projet de loi (ou de modification de la constitution), qui peut ensuite être soumis à différents fonctionnaires de l'administration ou experts extérieurs. Une commission d'experts comprenant des représentants de différents groupes d'intérêts, partis politiques et autorités publiques établit alors un projet de loi qui fera l'objet d'une procédure de consultation organisée par le Conseil fédéral. Au cours de celle-ci, prévue par la Constitution et encadrée par la loi, les partis politiques, les cantons et les milieux intéressés sont invités à soumettre leurs commentaires sur le projet. L'administration fédérale rédige ensuite le projet de loi qui sera soumis à l'Assemblée fédérale par le Conseil fédéral, accompagné de son « message » qui détaille les motivations du projet, la procédure suivie et commente le texte proposé.

Les présidents des deux chambres s'accordent tout d'abord sur le choix de celle qui traitera le projet en premier lieu. Le projet est alors transmis à la commission compétente de cette chambre prioritaire, pour examen et élaboration d’une recommandation de décision pour le plénum (l'ensemble des parlementaires de la chambre concernée). Celui-ci décidera d'abord de l'entrée en matière sur le projet, puis, si elle est acceptée, discutera du texte article par article en le modifiant si nécessaire, avant de voter sur l'ensemble du projet. S'il est accepté, le projet passera ensuite à l'autre chambre, qui peut l'accepter ou l'amender. Dans ce dernier cas, il fera la « navette » entre les deux chambres, jusqu'à ce que toutes deux acceptent le même texte (ce qui arrive dans 90 % des cas après que chaque chambre ait traité le projet deux fois). Dans le cas contraire, une procédure de conciliation est mise en place avec des représentants de chaque chambre pour arriver à un compromis ; si cette procédure n'aboutit pas, le projet est abandonné.

Si les deux chambres acceptent le projet, celui-ci est publié et la période référendaire de 100 jours commence. Si elle n'aboutit pas à un référendum, ou si celui-ci échoue en votation, la loi entre en vigueur.

Pouvoir exécutif

Le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil fédéral, formé de sept membres, élus ou réélus par l'Assemblée fédérale — le même jour mais l'un après l'autre— pour un mandat de quatre ans renouvelable. Traditionnellement, un conseiller fédéral est réélu jusqu'à sa démission et les cas de non réélections sont extrêmement rares (quatre entre 1848 et 2007, sur un total de 110 conseillers fédéraux). La loi ne prévoit aucune procédure pour destituer un conseiller ou dissoudre le Conseil avant l'échéance.

Chacun des membres du Conseil est responsable de l'un des sept départements de l'administration fédérale, mais le Conseil lui-même fonctionne selon le principe de la collégialité. Le plus possible, les décisions sont prises par consensus. À défaut, un vote a lieu parmi les 7 conseillers fédéraux, et ceux qui se sont opposés à une mesure finalement adoptée par le collège doivent tout de même la défendre au nom de celui-ci ; ce principe a connu quelques distorsions ces dernières années, notamment lors de campagnes précédant des votations.

Le président de la Confédération est élu au sein du Conseil par l'Assemblée fédérale, pour un anloi 22. C'est un primus inter pares avec un simple rôle de représentation et dont l'élection se fait traditionnellement par tournus d'ancienneté entre les membres.

Avec la Chancellerie fédérale, état-major du Conseil fédéral dirigé par Corina Casanova, les départements fédéraux forment l’administration fédérale. Au 1er janvier 2013, les départements étaient répartis de la manière suivante :

le département fédéral des affaires étrangères (DFAE) présidé par Didier Burkhalter ;

le département fédéral de l’intérieur (DI) présidé par Alain Berset ;

le département fédéral de justice et police (DFJP) présidé par Simonetta Sommaruga ;

le département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) présidé par Ueli Maurer, également président de la Confédération en 2013 ;

le département fédéral des finances (DFF) présidé par Eveline Widmer-Schlumpf ;

le département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR) présidé par Johann Schneider-Ammann ;

le département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) présidé par Doris Leuthard.

La loi ne fixe que peu de critères sur la représentativité des membres du Conseil. Jusqu'en 1999, un canton ne pouvait y avoir qu'un seul représentant mais, devant la difficulté d'application de cette règle, elle fut modifiée pour une formule plus générale indiquant que les différentes régions et communautés linguistiques devaient être équitablement représentées. Au-delà de ce critère légal, toute une série de règles non écrites entrent en jeu au moment d'élire un nouveau conseiller fédéral, la prise en compte des parti, langue et canton d'origine des candidats en même temps que de la parité homme-femme rendant certaines fois difficile le choix d'un candidat idéal.

La règle informelle la plus importante est la « formule magique », introduite le 17 décembre 1959, qui fixe la répartition des sièges en fonction de la force des partis à l'Assemblée fédérale. Entre 1959 et 2003, les sièges étaient répartis entre deux socialistes, deux radicaux, deux démocrates-chrétiens et un démocrate du centre. À la suite de la progression de l'Union démocratique du centre (UDC) dans les années 1990, l'Assemblée fédérale décida en décembre 2003 de ne pas réélire la conseillère fédérale démocrate-chrétienne Ruth Metzler-Arnold, évincée au profit du candidat de l’UDC Christoph Blocher. En décembre 2007, celui-ci ne fut pas non plus réélu, mais remplacé par la grisonne Eveline Widmer-Schlumpf, membre du même parti. Celui-ci demanda alors à sa section grisonne l'exclusion de la nouvelle conseillère fédérale, provoquant la création d'un nouveau parti, le Parti bourgeois démocratique, ainsi présent au Conseil fédéral malgré sa faible représentation à l'Assemblée fédérale.

Pouvoir judiciaire

Chaque canton possède son propre système judiciaire dont les tribunaux statuent, en règle générale, dans tous les domaines. Depuis 2011, la procédure tant civile que pénale a été unifiée à la suite d'un processus lancé au début des années 200032. La plus importante des exceptions réside en la compétence, sous réserve d’exception, des autorités judiciaires administratives fédérales sur les contentieux générés par l’administration fédérale. Toutefois, il est souvent possible de saisir d’un recours le Tribunal fédéral (TF) qui est l’autorité judiciaire suprême de la Confédération. En de rares occasions le Conseil fédéral ou, plus rarement encore, l’Assemblée fédérale peuvent être saisis d’un recours.

Le Tribunal fédéral, dont le siège est à Lausanne, comporte diverses subdivisions, dont l'une est largement autonome : la Cour des assurances sociales, communément appelée Tribunal fédéral des assurances (TFA), dont le siège est à Lucerne. Le Tribunal fédéral et le TFA statuent en dernière instance nationale.

La Confédération a également instauré un tribunal compétent pour juger en première instance certaines accusations pénales : c'est le Tribunal pénal fédéral (TPF), qui siège à Bellinzone. Il appartient à la Confédération de connaître, de surveiller les autorités fédérales d’instruction (Ministère public de la Confédération et juges d’instruction fédéraux) et de connaître les recours contre un nombre restreint de décisions cantonales.

Depuis le 1er janvier 2007, le Tribunal administratif fédéral (TAF), dont le siège est à Saint-Gall, est entré en fonction dans des locaux provisoires situés dans le canton de Berne. Créé comme le TPF dans le but de décharger le Tribunal fédéral, il statue en première instance sur les recours dirigés contre les décisions de l’administration fédérale, ce qui a entraîné la suppression de nombreuses et diverses commissions de recours qui statuaient en première instance.

Les juges fédéraux sont élus par l’Assemblée fédérale en tenant compte de la diversité linguistique du pays. Leur mandat, renouvelable, est de 6 ans. En principe, tout citoyen du pays peut devenir juge fédéral, sans condition de formation juridique. Mais en pratique, on favorise les personnes ayant une connaissance du droit et l’on veille à une représentation des principales forces politiques.

Partis politiques suisses

Les partis politiques sont extrêmement nombreux en Suisse, provoquant une fragmentation importante du paysage politique, mais tous n'ont pas la même importance. Les quatre partis principaux, présents dans la plupart des cantons, sont ceux qui ont un représentant au Conseil fédéral : parfois nommés « partis gouvernementaux », ce sont le Parti socialiste, le Parti démocrate-chrétien, le Parti libéral-radical (créé par la fusion, au 1er janvier 2009, du Parti radical-démocratique et du Parti libéral) et l’Union démocratique du centre qui représentent, à eux quatre, environ 80 % des électeurs. Ils ne sont toutefois pas les seuls partis représentés au Conseil national : le plus important des partis non-gouvernementaux, le Parti écologiste, y compte 20 députés.

Certains partis ne sont présents qu'à l'échelle cantonale. Ainsi, avant sa fusion avec le Parti radical-démocratique, le Parti libéral suisse, premier parti au Grand Conseil du Canton de Genève, également présent dans les cantons de Vaud et de Neuchâtel, n'avait qu'une place restreinte à l'Assemblée fédérale. D'autres occupent soudainement la scène politique à la suite d'un succès électoral, certains d'entre eux disparaissant après quelques législatures. Ainsi, en 1985, un Parti des automobilistes est créé en réaction à la vague politique écologiste d'alors ; comptant jusqu'à 8 députés au Conseil national, il deviendra ensuite le Parti suisse de la liberté, proche des idées de l'UDC. À Genève, le parti d'extrême-droite Vigilance devient la deuxième force du canton en 1985, avant de disparaître totalement en 1993. En 2005, le Mouvement citoyens genevois obtient à sa première participation 9 sièges au Grand Conseil, puis devient le troisième parti du canton aux élections de 2009.

La Suisse se présente comme une « démocratie de concordance », expression qui rejoint le terme de « consociationalisme » employé par le politologue Arend Lijphart pour décrire le système politique du pays : au lieu de ne prendre de décision que selon le principe de la majorité, celui-ci favorise le consensus et la recherche de solutions « à l'amiable » entre les grands partis politiques. Ainsi l'opposition n'a pas en Suisse d'existence significative, n'étant constituée que de partis politiques de taille négligeable. Ce système est toutefois rendu responsable de l'immobilisme de la politique et de la faiblesse idéologique des partis suisses, avec pour conséquences la naissance de mouvements politiques temporaires, spécialement créés lors de votations sur un sujet donné, et des dissidences dans les grands partis eux-mêmes.

En lien avec le système fédéraliste, les partis suisses sont constitués tout d'abord de leurs sections cantonales, indépendantes, qui se réunissent ensuite au niveau fédéral. Une personnalité politique est membre du parti de son canton et non d'un parti national. Pour cette raison, quand Eveline Widmer-Schlumpf a accepté son élection au Conseil fédéral en 2007 contre l'avis de sa formation, l'UDC, celle-ci ne pouvait l'exclure parce que la section grisonne, dont elle était membre, s'y opposait. Pour arriver à ses fins, le parti a dû exclure la section entière.

Si la constitution fédérale reconnaît le rôle des partis politiques depuis sa révision en 1999, leur activité n'est pas encadrée par la loi ; il n'y a par exemple pas, contrairement à d'autres pays, de règles sur leur financement.

Droits civiques

Une particularité de la démocratie suisse est que le peuple (tout citoyen suisse majeur et capable de discernement) garde en permanence un contrôle sur ses élus et peut intervenir directement dans la prise de décision. En effet la Suisse est une démocratie que l’on peut qualifier de semi-directe, dans le sens où elle rassemble des éléments de démocratie représentative (élection des membres des parlements ainsi que des exécutifs cantonaux) et de démocratie directe. Le corps électoral dispose de deux instruments qui lui permettent d’agir sur un acte décidé par l’État : il s’agit du référendum, qui peut être facultatif ou obligatoire, et de l’initiative populaire, qui est le droit pour une fraction du corps électoral de déclencher une procédure permettant l’adoption, la révision ou l’abrogation d’une disposition constitutionnelle.

Ces possibilités sont fréquemment utilisées, ce qui fait de la Suisse un pays où l’on vote très souvent (en moyenne 4 à 5 fois par an), avec généralement plusieurs objets soumis en même temps. Depuis 1848, le peuple suisse a voté sur 537 objets fédéraux (initiatives et référendums) ; le plus grand nombre de sujets soumis au vote le même jour est de 9 (18 mai 2003). En cas d’adhésion à l’Union européenne, ce système devrait être réformé pour garantir une transposition des directives dans les délais. De plus, les initiatives incompatibles avec le droit européen devraient être invalidées, dans la mesure où le droit communautaire prime sur le droit national. La crainte d’une perte de souveraineté est d’ailleurs l’un des arguments des opposants à cette adhésion.

Un instrument supplémentaire, l'initiative « législative » ou « générale »loi 30, a été ajouté à la constitution en 2003. En permettant à 100 000 citoyens de demander à l’Assemblée fédérale de légiférer sur un sujet donné, il visait à éviter d’ancrer dans la constitution des points qui devraient plutôt figurer dans une loi. En 2008, l'Assemblée fédérale a décidé de supprimer ce droit, trop compliqué à mettre en application ; cette suppression a été approuvée par le peuple et les cantons à la suite du référendum obligatoire du 27 septembre 2009.

Initiative populaire fédérale

Également nommée « initiative formulée », l'initiative populaire permet aux citoyens suisses de rédiger un texte créant ou modifiant un article constitutionnel. Pour le faire aboutir, ils doivent, dans un délai de 18 mois à compter de la publication officielle de leur initiative par la Chancellerie fédérale, récolter 100 000 signatures (soit environ 2,1 % du corps électoral)13 en vue de le proposer en votation. S'ils y parviennent, la proposition est soumise au peuple et doit obtenir la double majorité, à savoir celle des votants et celle des cantons (pour tenir compte des petits cantons).

Dans la constitution de 1848, seule une révision totale de la constitution pouvait être proposée par une initiative ; ce n'est qu'en 1891 que la possibilité d'une révision partielle fut introduite. Sur les 169 initiatives soumises au vote entre 1891 et octobre 2009, seules 16 ont été acceptées. Ce taux d'échec de plus de 90 % est dû en partie au fait que les initiatives sont souvent utilisées par des forces d'opposition, et donc généralement combattues par le gouvernement au moment de la votation ; en particulier, les forces d'opposition de gauche ont beaucoup utilisé cet outil dans le but d'étendre l'État social en Suisse, tandis que l'opposition d'extrême-droite a lancé une série d'initiatives xénophobes.

Parmi les dernières acceptées, on peut noter l'initiative pour un moratoire sur la construction de nouvelles centrales nucléaires (acceptée le 23 septembre 1990 par 54,5 % des votants), l'initiative pour l'adhésion de la Suisse à l'ONU (acceptée le 3 mars 2002 par 54,6 % des votants ; fait rare, elle était soutenue par le gouvernement), l'introduction d'un jour de fête nationale férié le 1er août (le 26 septembre 1993, 83,8 %), l'initiative pour l'internement à vie des délinquants sexuels (8 février 2004, 56,2 %) et l'initiative pour l'imprescriptibilité des actes de pornographie enfantine (30 novembre 2008, 51,9 %).

Cependant, l'influence des initiatives sur la politique fédérale est beaucoup plus importante que leur faible taux de succès ne le laisse entendre, car elles ont souvent des effets indirects ; en particulier, l'Assemblée fédérale peut décider d'intégrer tout ou partie du texte d'une initiative dans celui d'une loi. Ainsi, entre 1945 et 1978, si une seule initiative a été acceptée sur 39 soumises au vote, on estime qu'un tiers d'entre elles ont remporté de cette façon au moins un succès partiel. Les initiatives contribuent également à modifier l'opinion publique, ou à attirer son attention sur les sujets traités ; si cette influence est difficile à mesurer, elle n'est probablement pas négligeable. Ainsi, si l'initiative « pour une Suisse sans armée et pour une politique globale de paix » du Groupe pour une Suisse sans armée a été refusée le 26 novembre 1989, l'ampleur inattendue du soutien (36,6 % d'avis favorables) a contribué à faire bouger les esprits, poussant le parlement à réformer l'armée. De la même façon, si à l'exception de celle du 29 novembre 2009 contre la construction de minarets, aucune des initiatives xénophobes de l'extrême-droite n'a été acceptée, elles ont eu une influence importante sur l'opinion publique et sur la politique d'immigration du gouvernement.

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La politique en Suisse et la politique de la Suisse I !

La composition du Conseil fédéral en 2014, de gauche à droite : Johann Schneider-Ammann, Eveline Widmer-Schlumpf, Simonetta Sommaruga (vice-présidente), Didier Burkhalter (président de la Confédération), Doris Leuthard, Ueli Maurer, Alain Berset et Corina Casanova (chancelière de la Confédération)

La politique en Suisse est celle d'un État fédéral comportant trois niveaux politiques : la Confédération, les cantons et les communes. Les 26 États fédérés cèdent une partie de leur souveraineté à l'État fédéral. État démocratique, il se caractérise par une démocratie semi-directe, l’importance des droits civiques, politiques et fondamentaux ainsi que la neutralité en politique extérieure. La politique interne respecte la séparation des pouvoirs. Elle répond à la nécessité de recherche de consensus liée aux diversités régionales et linguistiques, par une représentation équilibrée au sein des institutions.

Dans un pays où cohabitent de multiples communautés linguistiques et religieuses, le système politique est l'un des rares dénominateurs culturels communs de la Suissekriesi. Celui-ci est stable, les institutions politiques suisses datant de 1848 (à l'exception du référendum populaire).

Principes

La Suisse s'est formée au cours du temps à partir de réseaux d'alliances, de pactes, qui avaient d'abord un but de défense commune et de sécurité intérieure. Ces accords englobèrent de plus en plus de cantons suisses et de plus en plus de domaines au cours du temps. Selon le principe de l'« un pour tous, tous pour un » qui est la devise traditionnelle suisse (sans statut officiel), les cantons commencèrent à traiter ensemble leurs accords avec de grandes nations européennes (par exemple avec la France en 1444, sur le maintien de relations amicales, ou avec le Saint-Siège au début du XVIe siècle).

Cependant, les différents cantons présents étaient totalement souverains et il n'existait pas d'organe supra-étatique. L'adoption d'un système fédéral en 1848 (le pays ayant été une confédération puis, après son invasion militaire et le temps d'une tentative imposée par la France, une république unitaire fondée sur le modèle jacobin) marqua la naissance de la Suisse moderne.

Le Conseil Fédéral, pouvoir exécutif, était alors formé exclusivement (et ce jusqu'en 1892) de membres issus du courant radical, qui apportèrent non seulement des changements profonds mais aussi la base de la politique suisse actuelle. Leurs idées reposaient sur deux piliers qui au premier abord semblent contradictoires : un système politique libéral, favorisant les libertés aussi bien individuelles qu'économiques, et un système de solidarité visant l'intégration de tous les citoyens, issus de tous les courants politiques et sociaux, au sein de la communauté. Ces deux principes constituent toujours une base importante de la Suisse et un facteur de stabilité et de cohésion intérieure.

Neutralité perpétuelle de la Suisse

La neutralité permanente de la Suisse est une composante importante de sa politique extérieure et possède le soutien, sur la période de 1993 à 2008, d'entre 80 % et 90 % de ses habitants.

Si la neutralité suisse a acquis un certain statut « mythique », elle n'est pourtant pas un principe éthique absolu, mais un moyen considéré comme le meilleur pour atteindre les buts que sont l’indépendance et la sécurité du pays. Si ces buts sont explicitement mentionnés dans les différentes Constitutions suisses depuis 1848, loi 1, ce n'est pas le cas de la neutralité, qui n'est mentionnée qu'indirectement, dans les tâches et compétences de l'Assemblée fédérale, loi 2. En pratique, la politique de neutralité de la Suisse n'est pas fixée de façon explicite, et elle a souvent évolué au fil du temps en fonction des contraintes de la politique internationale.

Cependant, trois caractéristiques peuvent être retenues ; la neutralité suisse est :

perpétuelle, en ce sens qu'elle ne commence ni ne s'éteint en temps de guerre ;

librement choisie, puisque son existence est nommée dans la Constitution fédérale de la Suisse ;

armée, puisque la Suisse dispose d'une armée de défense.

La Suisse n'a pas été neutre dès sa fondation : le territoire correspondant à la Suisse centrale appartenait à la famille des Habsbourg et l'indépendance de la confédération a dû être conquise de haute lutte, par exemple lors de la bataille de Morgarten.

Jusqu'au XVIe siècle, les différents cantons ont été partie prenante de nombreux conflits, tels que la guerre de Bourgogne, où les victoires des Suisses se sont soldées par l'effondrement de l'État bourguignon, et les guerres d'Italie, où leur défaite à Marignan a marqué la fin de la politique d'expansion du pays.

Celui-ci évolue vers la neutralité au XVIIe siècle, avec une première déclaration officielle de la Diète fédérale en 1674.

La guerre de Trente Ans, qui ravage l'Europe centrale, a un grand écho en Suisse, où diverses formes du christianisme coexistent. Mais tout en exportant vers les belligérants armes et mercenaires, le pays se maintient à l'écart des opérations militaires. Entraîné dans les remaniements territoriaux qui accompagnent la Révolution française puis le Premier Empire, il doit renoncer à cette position en 1798, à la suite de l'intervention de l'armée française. C'est après la défaite de celle-ci à Leipzig en 1813 que la Suisse proclame sa neutralité, qui est reconnue du point de vue du droit international public par le Congrès de Vienne, en 1815.

Les 26 cantons suisses

Fédéralisme

Le fédéralisme désigne une séparation verticale des pouvoirs. Le but recherché étant d'éviter la concentration du pouvoir dans une instance, ce qui permet une modération de la puissance étatique ainsi que l’allègement des devoirs de l'État fédéral.

En Suisse, il s'agit avant tout de désigner l'indépendance des cantons vis-à-vis de la Confédération.

Les principes de subsidiarité et de proportionnalité

Le pouvoir de l'État fédéral suisse est limité par les principes de subsidiarité (principe ancré dans la Constitution fédérale, article 5a) et de proportionnalité.

Le principe de subsidiarité signifie qu'une instance étatique d'un niveau donné ne doit intervenir que lorsque les autorités situées hiérarchiquement en dessous ne sont pas en mesure d'agir pour l'objet concerné.

Le principe de proportionnalité, quant à lui, pose trois conditions quant aux mesures utilisées par l'État pour atteindre un but donné :

la convenance : le moyen doit convenir à la nature du but ;

la nécessité : le moyen utilisé doit être nécessaire, c'est-à-dire qu'il doit être le plus clément possible ;

l'acceptabilité : la gravité du moyen utilisé doit être adaptée au but poursuivi.

Caractéristiques du fédéralisme suisse

Le fédéralisme suisse repose sur trois niveaux :

la Confédération ;

les cantons ;

les communes.

Relation entre la Confédération et les cantons

La totalité des devoirs et compétences de la Confédération sont énumérés dans la Constitution fédérale, contrairement aux devoirs et compétences des cantons. Ainsi les cantons sont compétents pour toutes les tâches qui ne sont pas explicitement attribuées à la Confédération.

Cette clause générale au bénéfice des cantons se retrouve dans l'article 3 : « Les cantons [...] exercent tous les droits qui ne sont pas délégués à la Confédération » et garantit une attribution complète des compétences.

La Suisse est formée de 26 cantons ; ceux-ci sont souverains dans tous les domaines qui ne sont pas limités par la Constitution fédérale. En particulier, ils sont autonomes constitutionnellement, chacun ayant sa propre constitution, et sont libres de leur propre organisation, aussi bien du point de vue législatif, judiciaire et fiscal qu’administratif ;

toutefois, il leur est interdit d’adopter une forme de constitution qui ne correspondrait pas aux règles de la démocratie, à savoir qu’elle doit être acceptée par le peuple et qu’il doit exister une possibilité de la modifier si le corps électoral du canton le demande.

Un certain nombre de domaines sont ainsi gérés uniquement au niveau cantonal, comme l’éducation (sauf les universités fédérales), les hôpitaux (sauf les hôpitaux communaux et privés), la construction et l’entretien de la majorité des routes (sauf les autoroutes et autres routes nationales) et la police (contrairement à l’armée), ou encore le contrôle de la fiscalité directe. Chaque canton possède son propre parlement (appelé dans la plupart des cantons francophones Grand Conseil) et gouvernement (appelé dans la plupart des cantons francophones Conseil d’État) et ses propres tribunaux.

Certains cantons ou régions sont regroupés dans des espaces (Espace Mittelland, Espace BEJUNE, etc.) qui leur permettent de défendre des intérêts communs, notamment économiques ; ces espaces ne sont pas des entités politiques en tant que telles. Les cantons peuvent également conclure entre eux des conventions intercantonales prévoyant la création d'organisations et d'institutions communes.

Les cantons sont eux-mêmes subdivisés en communes, dont l'autonomie est principalement déterminée par les différentes constitutions cantonales. Toutefois il est possible de dégager trois autonomies générales limitées :

responsabilité pour les affaires locales, dans le cadre du droit fédéral et cantonal ;

législation et autorité propres, dans le cadre de leurs habilitations ;

publication de décrets dans des domaines précis, tant que :

le droit cantonal ne prévoit pas de norme légale précise dans ce domaine,

le domaine tombe complètement ou du moins en partie dans la juridiction communale,

le canton laisse une considérable liberté de décision à la commune.

Les activités des communes restent toutefois surveillées par les cantons qui ont à leur disposition plusieurs mesures telles que :

l'examen de l'accomplissement des tâches communales ;

la coordination entre les communes ;

l'examen de l'utilité des mesures communales.

Les communes peuvent par ailleurs contester un empiétement sur leur autonomie par une plainte au Tribunal fédéral (Art 189, 1.a de la Constitution fédérale).

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Berne: Des journalistes de la presse étrangère visitent l'Assemblée fédérale

Avant le 11 septembre 2001, certains suisses allaient au Palais du Parlement avec leurs chiens. Pour lutter contre le terrorisme les mesures de sécurité sont drastiques, il faut montrer pattes blanches. Le Palais du Parlement, plus connu sous le nom de « Palais fédéral », a été construit de 1894 à 1902 sur la base des plans de l’architecte Hans Wilhelm Auer et a été inauguré le 1er avril 1902 par l’Assemblée fédérale. Le Palais du Parlement est, en quelque sorte, la clef de voûte entre l’aile ouest du Palais fédéral (construite entre 1852 et 1857) et l’aile est (1888-1892). Il constitue la réalisation la plus remarquable de cet ensemble architectural de style historiciste. De par ses matériaux de construction, notamment la molasse, le Palais fédéral représente la Suisse toute entière.

L'Assemblée fédérale (ou parlement) (en allemand Bundesversammlung, en italien Assemblea federale et en romanche Assamblea federala) est le pouvoir législatif et l'autorité suprême de la Suisse (sous réserve des droits du peuple et des cantons).

Elle regroupe deux Chambres d'importance égale :

le Conseil national, qui représente le peuple (200 députés, répartis proportionnellement à la population des cantons).

le Conseil des États, qui représente les cantons (46 députés, c'est-à-dire 2 par canton et 1 pour les anciens demi-cantons, quelle que soit leur population).

Les deux Conseils siègent séparément la plupart du temps, et toute décision requiert l'accord des deux Chambres. Pour certaines décisions, telles que l'élection du Conseil fédéral, du Chancelier de la Confédération, des juges au Tribunal fédéral ou du Général en cas de guerre ou de crise grave, elles siègent simultanément. Les deux chambres se réunissent en général quatre fois par année.

Le dôme du Palais fédéral avec les armoiries des cantons (celles du canton du Jura sont en dehors de la photo). Photo Réveil FM International

Freddy Mulongo au Palais fédéral à Berne. Photo Réveil FM International

Le parlement est le pouvoir législatif et l'autorité suprême de la Suisse depuis 1874 sous réserve des droits du peuple et des cantons.

Le parlement est l'assemblée qui assure la représentation du peuple dans les états démocratiques. Généralement il représente les citoyens mais peut tout aussi bien représenter les territoires.

Au début de sa création le parlement compte avec 111 sièges, il évolue constamment par rapport au nombre de la population suisse où l'on défini un nombre définitif : 200 sièges Il est une sorte de démocratie où tout le monde a son mot à dire et qui peut avoir plusieurs fonctions, par exemple deux qui sont les suivantes :

Faire et défaire les lois

Contrôler les actions du gouvernement du pays.

Il est composé de deux chambres:

- Conseil national (Parlement) Il y a 200 conseillers qui sont élus tous les 4 ans et qui sont les représentants du peuple. Le nombre de représentants dépend de la taille du canton comme par exemple : Zurich (34 élus) et Uri (2 élus).

- Conseil des États

Il se compose de 46 conseillers qui sont aussi élus tous les 4 ans et qui sont les représentants du canton. Contrairement au conseil fédérale, le conseil des états ne peut avoir que 2 représentants par canton et 1 par demi-canton.

Il existe aussi deux formes de parlement:

Les parlements monocaméraux ce qui veut dire qu'il est constitué d'une seule chambre.

les parlements bicaméraux, qui sont constitués de deux chambres : la Chambre haute et la Chambre basse.

La chambre dite « basse » est un suffrage universel direct (les candidats sont élus directement par les électeurs)selon un mode de scrutin variable selon les États. L'élection des membres de la chambre haute peut varier selon les pays, pour certains ce sont les citoyens qui les élisent, pour d'autres ce sont des grands électeurs.

Les fonctions du parlement sont les suivantes:

Il vote les lois des droits du peuple et des cantons.

Révise la constitutions ( c'est à dire que s'il y a des modifications à faire c'est elle qui s'en charge).

Établi un budget général chaque année.

Approuve les dépenses de l'état en juin

Surveille fortement l'administration et la justice fédérale

Garantit la constitution et le territoire de chaque canton

Approuve les traités avec les pays étrangers

Fixe le traitement des fonctionnaires

Les services du Parlement comprennent :

le secrétariat général de l'Assemblée fédérale

les secrétariats des commissions de gestion et des finances

le service des commissions

le service de documentation

un secrétariat à l'usage de chaque groupe parlementaire

Les décisions prises par le Parlement sont préparées au sein de commissions permanentes ou spéciales

Commission des finances

Commission de gestion

commission de pétition et d'examen des constitutions cantonales

commission des affaires étrangères

commission de la science et de la recherche

commission de la sécurité sociale

commission de la santé publique et de l'environnement

commission des affaires militaires

commission économique

commission des transports et du trafic

commission de l'énergie

Freddy Mulongo au Palais fédéral à Berne. Photo Réveil FM International

Freddy Mulongo au Palais fédéral à Berne. Photo Réveil FM International

Avant la création de l'État fédéral de 1848, le seul organe central de l'État était la Diète fédérale. À la suite de la guerre du Sonderbund en 1847, celle-ci se charge d'élaborer une Constitution fédérale.

L'organisation du pouvoir législatif vit alors s'affronter différentes opinions, en particulier en rapport avec la représentation des divers cantons : les radicaux, majoritaires dans les plus grands cantons, poussent pour un système où la représentation est purement proportionnelle à la population de chaque canton ; les petits cantons, de leur côté, craignent d'être minorisés.

Finalement, après de longs débats, un compromis est trouvé en adoptant le modèle américain du bicamérisme : le parlement sera composé de deux chambres au pouvoir égal, et l'accord des deux sera requis pour prendre une décision. Le Conseil national, qui représente le peuple, sera composé de représentants provenant de chaque canton, leur répartition étant proportionnelle à la population des cantons, tandis que le Conseil des États, qui représente les cantons, sera composé du même nombre de représentants de chaque canton, à l'image de la Diète. Selon la Constitution de 1848, l'Assemblée fédérale est "l'autorité suprême de la Confédération".

La Diète accepte le projet de constitution en juin 1848, puis, le 12 septembre, suite au vote des différents cantons, constate que la Constitution a été approuvée et prononce sa propre dissolution le 22 septembre, comme prévu par les dispositions transitoires du texte approuvé. Pendant le mois d'octobre 1848, des élections sont organisées dans les cantons afin d'élire les députés. Après quelques escarmouches, en particulier dans le canton de Fribourg, les résultats sont proclamés et confirment la victoire des radicaux qui emportent plus de trois-quarts des sièges du Conseil national et 30 des 44 sièges du Conseil des États. Le 16 novembre 1848, le Parlement élit le premier Conseil fédéral.

En 1874, à la suite de la révision de la Constitution et l'introduction de droits populaires étendus, l'Assemblée fédérale devient "l'autorité suprême de la Confédération sous réserve des droits du peuple et des cantons".

L'organisation des deux conseils a peu changé avec le temps. Lors de la création du Conseil national, le nombre de sièges total était de 111. Ce nombre n'était pas fixe et évolua proportionnellement à la croissance de la population suisse jusqu'en 1962 où l'on établit le nombre de sièges définitif à 200 ; la durée du mandat, quant à elle, est passée de 3 ans à l'origine à 4 ans en 1931. Le mode d'élection, originellement selon le système majoritaire, passe au système proportionnel en 19184. Le Conseil des États, quant à lui, n'est modifié qu'en 1979, par l'ajout de deux nouveaux sièges pour le Canton du Jura qui vient d'être créé.

Présidence de l'Assemblée fédérale

La Présidence de l'Assemblée fédérale est exercée par le ou la Président(e) du Conseil national appelé par conséquent « le premier citoyen » du pays.

Ruedi Lustenberger, Président du Conseil national. Photo Réveil FM International

Ruedi Lustenberger, Président du Conseil national dialoguant avec Emilia Nazarenko, présidente de l'APES. Photo Réveil FM International

Ruedi Lustenberger, Président du Conseil national saluant Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

Le Conseil national est la chambre basse du parlement et compte 200 députés (conseillers nationaux), représentant le peuple. L'élection des conseillers nationaux a lieu tous les quatre ans selon la méthode du scrutin proportionnel, de manière uniforme dans tous les cantons. Chaque canton constitue une circonscription électorale qui élit au moins un Conseiller National au prorata de sa population, même si sa population est inférieure à la moyenne nationale d'habitants pour un siège (qui était de 38 000 à fin 2007). Ainsi, Zurich a 34 sièges, Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures, Glaris, Nidwald et Obwald en ont 1 chacun.

Conseil des États

Le conseil des États, représentant les cantons, compte 46 députés (conseillers aux Etats), soit 2 par canton et 1 pour les anciens demi-cantons, indépendamment de leur population. Chaque canton est libre de décider des règles concernant l'élection des conseillers aux États; les élections ont lieu au scrutin majoritaire, sauf dans le canton du Jura où c'est le système proportionnel qui est utilisé.

Fonctionnement

Les projets de nouvelles lois, ou les propositions de modifications de lois existantes, sont généralement proposées par le Conseil fédéral, et préparées par le département de l'administration fédérale concerné. Les projets sont tout d'abord étudiés au sein des différentes commissions parlementaires compétentes (des sous-groupes du parlement dans lesquels sont représentés les partis fédéraux proportionnellement à leur force), puis sont attribués par les présidents des deux chambres à l'un des conseils, où il sera étudié en session plénière.

Les parlementaires décident tout d'abord d'entrer en matière ou non sur le texte ; dans le deuxième cas, le projet est renvoyé au Conseil fédéral. Les deux conseils étudient ensuite le texte, le modifient si nécessaire et approuvent la version finale. En l'absence de différends, la loi est acceptée, sinon, une procédure d'élimination des divergences tente de résoudre les conflits.

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Des policiers chinois patrouilleront à Paris cet été

Ils devront effectuer "des rondes sur les sites touristiques" pour rassurer et renseigner des touristes chinois souvent attaqués par les pickpockets.

La police parisienne va avoir des renforts cet été. Le ministère de l'Intérieur a annoncé, mardi 6 mai, que des "patrouilleurs chinois" vont épauler les policiers de la capitale française. Cette décision fait partie du "plan annuel pour la sécurité des touristes", d'après Rue89.

Selon la version française du Quotidien du peuple chinois, l'équipe sera composée de "huit à dix policiers chinois pouvant parler français". Ils "ne seront pas armés et n'auront pas de pouvoirs d'exécution de la loi en France".

Un geste pour rassurer les touristes chinois, cibles privilégiées des pickpockets

Concrètement, ils devront effectuer "des rondes sur les sites touristiques". Ils auront une mission de secours et de renseignements auprès des touristes chinois toujours plus nombreux à Paris. Des voyageurs qui sont les cibles privilégiés de vols car "réputés pour avoir d'importantes sommes en liquide sur eux", selon Le Figaro.

Le 20 mars 2013, un groupe de 23 touristes chinois a été détroussé peu après son arrivée à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Leurs passeports, billets d'avions et argent liquide ont été volés et le responsable du groupe blessé au visage. L'agression a fait beaucoup de bruit en Chine, et l'Association chinoise du tourisme s'est dite "préoccupée par la question de la sécurité des touristes chinois en France".

La venue de policiers chinois à Paris est bien accueillie par les professionnels du tourisme. Cela "pourra avoir une force de dissuasion mais aussi faciliter le contact avec les touristes. Ils pourront également aider les victimes à porter plainte. Même si on ne peut pas mettre un policier derrière chaque touriste, leur présence va apporter un sentiment de sécurité", a déclaré au Figaro Jean-François Zhou, directeur général d'Ansel Travel, une agence de voyage spécialisée dans l'accueil de la clientèle chinoise.

Cinq techniques des pickpockets pour voler les touristes

En période de vacances, les vols sont plus nombreux. Pour s'en prémunir, il est toujours bon d'être au fait des parades utilisés par les pickpockets.

Portefeuilles bien remplis, appareils photos haut de gamme et joujous high-tech sont de sortie : bienvenue aux touristes en vacances à Paris. Pour les pickpockets, c’est le jackpot. Les vols de touristes ont pris tellement d’ampleur qu’en juin 2013, la préfecture de police de Paris a mis en place des mesures pour renforcer la sécurité des visiteurs. Un guide pratique a même été réalisé pour signaler aux touristes les imprudences à éviter. Mais quoi de mieux pour échapper aux voleurs que savoir à quoi s’attendre ? Francetv info a dressé la liste des cinq techniques les plus employées par les pickpockets à Paris.

1. La plus classique : le collé-serré dans la foule

"J'ai senti quelqu'un qui me collait un peu dans le RER, alors je me suis dégagée, pensant juste que le monsieur était en manque d'affection. Et quelques minutes plus tard, je me suis rendue compte que mon téléphone n'était plus là." Cette technique, racontée par une Parisienne, est la plus connue mais aussi la plus répandue. Vous êtes dans une foule, tout le monde se pousse et vous ne remarquez pas la main qui se glisse discrètement dans votre sac ou votre poche.

Sa variante est le collé-serré au portique. Moins connue, mais plus difficile à détecter, cette technique est rapportée sur le site Tripadvisor (en anglais). Le voleur vous fait les poches juste au moment où vous poussez la barrière du métro. Une fois de l’autre côté, bon courage pour rattraper le pickpocket qui lui s’est bien gardé de franchir le portique.

Comment s’en protéger ? Bien fermer son sac, éviter de mettre des choses dans ses poches et fuir les gens trop collants.

2. La plus rageante : le coup du signal sonore

Toujours dans le métro. Au moment où le signal sonore annonçant la fermeture des portes retentit, le pickpocket passe à l’action. Il vous vole puis ressort vite de la rame. Le temps que vous réalisiez, les portes se sont déjà fermées et le train démarre. Le voleur, resté sur le quai, vous regarde partir avec satisfaction.

Comment s’en protéger ? Eviter de se mettre trop près des portes dans le métro, surtout en période d’affluence. Ne pas poser son sac par terre.

3. La plus déclinée : détourner votre attention

Votre ennemi n’attend qu’une chose, que vous arrêtiez de penser, ne serait-ce que trente secondes, à vos affaires. Pour ce faire, les techniques sont multiples. La plus spectaculaire consiste à simuler une bagarre ou à crier "Au voleur !" Un complice profite alors de votre distraction pour vous faire les poches.

Une autre technique, plus cynique, consiste à abuser de votre gentillesse. Par exemple, une personne fait tomber quelque chose, et pendant que vous la lui ramassez gentiment, une autre vous prend vos affaires. On peut aussi profiter de votre bonté en vous demandant de situer une rue sur un plan ou de signer une pétition.

Comment s’en protéger ? Quand vous êtes sollicité, commencez par vérifier que vos affaires sont près de vous.

4. La plus sale : le coup de la tache

Boisson, glace, ketchup… Peu importent les ingrédients, la recette est toujours la même. Elle demande toutefois un peu d’habileté. Après avoir taché malencontreusement votre tenue, le pickpocket (il s’agit souvent d’une femme quand la victime est un homme, et inversement, selon le site anglophone The Local), s’empresse de vouloir réparer les dégâts. Tandis qu'elle prétend vous nettoyer, un complice en profite pour vous délester de ce qui traîne dans vos poches.

Comment s’en protéger ? Quand on vous tache, refusez le contact et vérifiez que vous n'êtes pas approché par une seconde personne.

5. La plus spectaculaire : les faux policiers

Les touristes asiatiques, habitués à transporter beaucoup d'argent liquide sur eux, sont la cible prioritaire de cette parade. Des prétendus policiers en civil (bien souvent, le déguisement se résume à une fausse carte ou un bandeau "sécurité" sur l’épaule), les interpellent dans la rue avec un discours qui ressemble à ceci : "Bonjour, excusez-nous de vous déranger, mais vous venez de sortir d'un magasin qui a l'habitude de rendre la monnaie avec de faux billets. Est-ce qu'on peut voir votre argent ?" Le touriste sort alors sa liasse, et dans un tour de passe-passe très rapide, le pickpocket lui substitue la moitié de son argent sans qu’il s’en aperçoive.

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samedi 10 mai 2014

Pierrot Itela, un faux gréviste de la faim mangeur au Mac Donald joue à l'apprenti sorcier !

« Ce sont les tonneaux vides qui font le plus de bruit. » dit-on. Qui connaissait Pierrot Itela avant les articles de Réveil FM International ? A-t-il déjà pensé dans sa tête le temps que cela représente pour nous d'écrire un article? De prendre en même temps des photos qui vont illustrer l'article ? Dans l'accompagnement des Résistants-Patriotes-Combattants, nous ne perdons ni notre temps encore moins notre argent. Nous avons des convictions et idéaux. Sans aucun doute Pierrot Itela est un écervelé, un garçon sans éducation ni culture. Il veut au Star dans le combat alors qu'il n'est qu'une punaise. Etre bête et idiot à la fois, c'est un comble. Que vaut un nullard comme Pierrot Itela ? En décembre 2012, quatre Congolais non originaires de la province du Nord-Kivu entamaient la grève de la faim en plein hiver dans le parc du Sacré-Cœur à Montmartre à Paris pour la recherche de la paix à la cessation des massacres et viols à l’Est de la RDC. Il s'agit de : Pierrot Itela, Nicole Mutolo Zita Dia Nza, Angélique Kabongo et Hervé Kashama. Ils avaient tenté en vain de s'installer devant l'Assemblée nationale française. Ils y avaient été délogés. Que ne fut pas notre étonnement d'apprendre que Pierrot Itela se nourrissait au Mac Donald alors qu'il prétendait être en grève de la faim.

Le combat pour la libération du Congo, nous avons besoin des "Nvulunzi". Pourtant, en août 2013, le même Pierrot Itela faisait partie des neuf moineaux "Nvunzi" qui espéraient aller à Kinshasa pour les 500 $ par jour promis aux concertateurs. Les candidats au mangeodrome n'auront que 42 $ par jour. Aujourd'hui, le même Pierrot Itela en bon ignare a le toupet d'écrire sur son mur que Réveil FM International avait organisé une conférence de presse à Matata Ponyo , le Premier ministre d'alias Joseph Kabila. Nous mettons au défi Pierrot Itela de prouver ses affirmations. Affirmer sans preuves, est une calomnie. Mes avocats vont judiciairement s'occuper de cette accusation gratuite et infondée. Lorsqu'on a rien à dire on se tait ! Ce n'est ni à l'écervelé Pierrot Itela ni à ses affidés qui nous apprendrons à faire notre travail de journaliste.

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Pourquoi Vital Kamerhe, le président de l'UNC fait-il peur ? Interview de Freddy Mulongo et Roger Bongos

Mieux à qui Vital Kamerhe fait-il peur ? Jamais un homme cristallise au tant des clivages voire des polémiques sur sa personne. Vital Kamerhe (VK) est un animal politique ! Diabolisé à outrance par ses ex amis josephistes mangercrates, homme à abattre, VK rebondit toujours lorsqu'on l'enterre un peu trop vite. Les congolais sont clivés entre les pro-Kamerhe et les anti-Kamerhe. De passage à Paris, le président de l'UNC s'est exprimé sur France 24, RFI, Réveil FM International et Afrique Rédaction. C'est un homme extrêmement simple qui est arrivé au Club Press de France à Paris pour l'émission "Les yeux dans les yeux": un ensemble bleu jeans, sans garde corps, rien d'ostentatoire. Pourtant, malgré les tracas judiciaires, restrictions de déplacement, déboires, expulsion locative... En février dernier, Vital Kamerhe a demontré à la face du monde qu'il est plus populaire qu'alias Joseph Kabila. Plus de 300 mille à Goma, beaucoup plus à Bukavu, aucun acteur congolais n'avait depuis , qui se présente comme le principal adversaire de Kabila en 2016. Vital Kamerhe a démontré avec sa caravane de la paix dans le Nord et Sud Kivu qu'il est plus populaire qu'alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati. On lui prête une nationalité congolaise douteuse, Vital Kamerhe répond qu'il est Congolais.

Âgé de 55 ans, Vital Kamerhe est le président ancien président de l' «Union pour la Nation Congolaise» (UNC) créé en décembre 2010. Photo Réveil FM international

Contraint de quitter le perchoir de l’Assemblée nationale en mars 2009, la veille de la visite de Nicolas Sarkozy à Kinshasa, pour avoir protesté de n'avoir pas été tenu au courant au déploiement de la soldatesque rwandaise avec femmes, enfants, louches,bibelots, casseroles, vaches, matelas...dans le Nord Kivu en République démocratique du Congo.Président de l' Association des radios Communautaires du Congo (Arco) de 1999 à 2007, nous avons connu plusieurs Ministres de l'information: Didier Mumengi, Dominique Sakombi Inongo, Kikaya Bin Karubi, Vital Kamerhe, Toussaint Tshilombo Send. Tous ce sont révélés des prédateurs de la liberté de la presse sauf Vital Kamerhé qui n'a jamais fermé un seul média. Quant au fourbe, roublard et grand requin Modeste Mutinga Mutuishayi à la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM), il a muselé des journalistes, bâillonné des médias et des opposants. Corrompu, Modeste Mutinga Mutuishayi a privé un débat démocratique aux 60 millions des congolais qui devait opposer "Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba" les deux candidats en lice lors de l'élection Louis Michel 2006. Modeste Mutinga Mutuishayi a été récompensé comme Rapporteur au Sénat par Joseph Kabila.

Vital Kamerhe et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

Vital Kamerhe et Roger Bongos. Photo Réveil FM International

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jeudi 8 mai 2014

Berne: La chancelière Corina Casanova explique aux journalistes " Les droits politiques dans le système suisse de démocratie directe"

C'est la troisième visite des journalistes de l'Association de la Presse Étrangère en Suisse et au Liechtenstein auprès de la Chancelière fédérale Corina Casanova à Berne.

La Chancelière fédérale Corina Casanova et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

Le système système politique politique suisse est complexe. En voici les principales composantes:

• Un Parlement de milice, avec un système bicaméral (le Conseil national ou "Chambre du peuple" et le Conseil des Etats, appelé aussi "Chambre haute", représentant les cantons).

• Sept conseillers fédéraux issus de cinq partis gouvernementaux.

• Le fédéralisme, avec nos 26 cantons, les quelque 2400 communes, nos quatre langues représentant différentes cultures.

• Et puis la démocratie directe, avec les instruments politiques que sont les initiatives et les référendums, parmi nos droits populaires.

• Ceci dans le contexte de notre neutralité, d‘une économie principalement orientée vers l‘exportation, avec une monnaie forte et la voie bilatérale que nous avons choisie pour nos relations avec l'Europe, puisque nous ne sommes pas membres de l‘Union européenne.

La somme et la conjugaison conjugaison de tous ces éléments éléments font de la démocratie directe helvétique un système politique unique au monde.

Ce système se base sur de multiples et intenses possibilités d‘interventions de tous les acteurs qui jouent un rôle important au sein du pays (cantons, communes, partis politiques, milieux de l‘économie, syndicats, etc….)

Quelques caractéristiques typiques du système suisse…:

Le fédéralisme

La Suisse moderne, avec la structure fédéraliste à trois niveaux qui la caractérise, (Confédération-cantons-communes) voit le jour avec l’entrée en vigueur de la Constitution fédérale de 1848.

Comme vous le savez, la Confédération est composée aujourd‘hui de 26 Etats-membres souverains: les cantons.

Chaque canton a sa propre Constitution, ses propres lois, son propre parlement, ainsi que ses tribunaux (mais certains domaines - comme p. ex. la Défense nationale - sont du ressort de la Confédération).

D‘autres domaines, comme l‘éducation ou la santé, restent du ressort des cantons.

Dans le domaine des droits populaires également, les cantons et les communes disposent d‘une large autonomie.

C‘est pourquoi il existe certaines différences, d‘un canton à l‘autre, dans la manière dont la démocratie directe est appliquée (par exemple, dans certains cantons, on vote toujours à "main levée", dans le cadre des fameuses "Landsgemeinde“).

Le système parlementaire parlementaire à deux Chambres Chambres (ou bicaméral bicaméral)

Le Parlement suisse est constitué de deux Chambres aux droits identiques, le Conseil national et le Conseil des Etats. Ensemble, ces deux Chambres forment l‘Assemblée fédérale - qui est l‘organe électeur du Conseil fédéral.

Le Conseil national est la Chambre du peuple. Il se compose de 200 parlementaires élus selon le système proportionnel – en fonction de la force des partis. Chaque canton, selon sa dimension, dispose d‘un ou plusieurs représentants au National.

En 2015, comme tous les quatre ans, le Conseil national sera renouvelé renouvelé.. Cette élection élection est organisée organisée par la Chancellerie Chancellerie fédérale.

Le Conseil des Etats est la Chambre des cantons, avec 46 sièges. Chaque canton délègue deux représentants. Les anciens demi-cantons disposent chacun d‘un membre (Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures, Bâle-Ville et Bâle Campagne, Nidwald et Obwald).

Nadja Obreschkow, Chef de projet partiel "Vote électronique", Chancellerie Fédérale et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

Freddy Mulongo et Emilia Nazarenko, journaliste Ukrainienne et présidente de l'APES. Photo Réveil FM International

Au Conseil des Etats également, le fédéralisme s‘exprime pleinement. Le principe de la collégialité au Conseil fédéral

En Suisse, le gouvernement est appelé « Conseil fédéral ».

Expression qui souligne déjà l’égalité entre ses membres. Le président n’est élu que pour une année, selon un système de rotation, lié à l’ancienneté au sein du Collège.

Le Conseil fédéral est l’autorité directoriale suprême de la Confédération. A ce titre, il est en premier lieu responsable de l’activité gouvernementale.

Les conseillers fédéraux se réunissent en règle générale une fois par semaine et traitent en moyenne quelque 2000 à 2500 objets par an (modifications de lois, d’ordonnances, messages au Parlement, réponses à des interventions parlementaires, etc).

Le Conseil fédéral décide en tant que collège Chaque conseiller Le Conseil fédéral décide en tant que collège. Chaque conseiller fédéral dispose d’une voix.

En tant que chancelière de la Confédération, je participe aux séances avec « voix consultative ». C’est-à-dire que j’ai le droit de faire des propositions, mais que je ne vote pas.

Le principe de la collégialité au Conseil fédéral

La culture suisse du consensus découle de la conviction selon laquelle les décisions ne sont durables que si elles sont soutenues non seulement par la majorité, mais aussi par les minorités: les décisions importantes sont en général prises de façon consensuelle.

La collégialité implique aussi que chaque conseiller fédéral soutienne les décisions prises par le Collège.

En clair, cela signifie que chaque membre du Conseil fédéral a bien sûr le droit d’avoir sa propre opinion sur un dossier et de la défendre.

Mais une fois que le Collège a pris une décision, chaque membre du gouvernement se doit de la porter et de la soutenir vis-à-vis de l’extérieur (en public et dans les médias). Même s’il doit, pour cela, être en contradiction avec l’avis de son propre parti politique!

Par ailleurs, les différentes régions linguistiques sont intégrées au sein du gouvernement.

Les sept membres du Conseil fédéral sont membres de cinq formations politiques

- les partis dits « gouvernementaux »

- et proviennent des cantons alémaniques et latins .

Instruments de la démocratie directe

Aucun autre pays ne dispose d‘un système de droits politiques aussi étendu que la Suisse.

Les décisions populaires peuvent concerner les devoirs les plus élémentaires de l‘Etat.

La prochaine votation populaire aura lieu tout prochainement, le 18 mai. L' un des enjeux majeurs majeurs de ce scrutin scrutin sera le fonds d‘acquisition en faveur d‘un nouvel avion de combat. Autre objet qui fait débat: l‘initiative sur les salaires minimums.

Les votations populaires sont déclenchées par les instruments de la démocratie directe, à savoir:

• L‘initiative populaire: tous les citoyens peuvent proposer une modification de la Constitution, s‘ils parviennent à collecter 100‘000 signatures valables.

• Le référendum facultatif: les électeurs peuvent demander une votation populaire à l‘encontre d‘une loi votée par le Parlement, s‘ils parviennent à réunir 50‘000 signatures.

• Le référendum obligatoire: chaque changement de notre Constitution, voulu par le Parlement, nécessite une votation populaire.

De même, toute adhésion de la Suisse à une organisation internationale (telle que l‘ONU ou l‘UE) doit être soumise au peuple.

Démocratie directe: la planification

Cela semble peut-être étrange, mais il est possible de "planifier“ la démocratie directe. Sur ce folio, vous voyez un extrait du "calendrier perpétuel des votations", qui est géré par la Chancellerie fédérale. Les dates des votations sont déjà fixées jusqu‘en l‘an… 2030!

Comme les dates des votations sont calculées selon des critères de calendrier conformes aux dispositions légales, elles sont planifiables des années à l‘avance. La loi sur les droits politiques (art. 10) prévoit par exemple que le Conseil fédéral fixe au moins 4 mois à l‘avance les objets d‘une votation. Tout ceci permet d élever ‘élever le niveau de transparence transparence et de prévoyance du système politique.

La planification à long terme des votations fédérales est très précieuse pour les cantons et les communes.

Pourquoi? Parce que ce "calendrier perpétuel" leur permet de prévoir également, aux mêmes dates, les élections ou votations portant sur des thèmes cantonaux ou communaux.

Démocratie directe: le record helvétique

Ce graphique vous montre à quel point le peuple suisse a la possibilité de participer activement aux processus de décisions politiques.

En Suisse, le peuple a toujours le dernier mot! Dans tous les sens du terme! L‘exemple le plus récent est celui de la votation du 9 février dernier.

La carte montre le nombre de référendums qui ont eu lieu sur les cinq continents, aux niveaux nationaux, depuis la Révolution française de 1789.

Plus d‘un tiers de ces référendums, au plan mondial, ont eu lieu en Suisse! Suisse! C est ‘ un record universel universel.

Démocratie directe: quelques chiffres

Voici quelques chiffres à propos des initiatives populaires:

• Depuis l‘introduction du droit d‘initiative populaire, en 1891, 309 initiatives ont abouti (c‘est-à-dire qu‘elles ont obtenu plus de 100‘000 signatures valables).

• Quatre-vingt treize (93) initiatives ont été retirées par les comités qui les avaient lancées, avant qu‘elles fassent l‘objet d‘une votation.

• Dix-huit initiatives populaires sont traitées en ce moment par le Conseil fédéral (6) et par le Parlement (12).

• Et pour 11 autres initiatives, la collecte des signatures est en cours.

Jusqu‘à ce jour, 189 initiatives populaires ont été soumises en votation.

Parmi elles, 168 ont été rejetées et 21 ont été acceptées.

Depuis les années 1980, on observe néanmoins une certaine augmentation du nombre d‘initiatives qui ont été acceptées en votation populaire (14 au cours des 30 dernières années).

Rôle du Conseil fédéral: le devoir d‘information

Avant de conclure, j‘aimerais insister sur l‘une des plus importantes fonctions du Conseil fédéral, en rapport avec la démocratie.

Il s‘agit du devoir d‘informer les citoyennes et citoyens de ce pays.

Le Conseil fédéral informe de manière active les personnes en mesure de voter. Il s‘agit d‘une obligation réglée dans la loi sur les droits politiques politiques (art. 10), qui dit:

1. Le Conseil fédéral informe les électeurs de manière suivie sur les objets soumis à la votation fédérale.

2. Il respecte les principes de l'exhaustivité, de l'objectivité, de la transparence et de la proportionnalité.

3. Il expose les principaux avis exprimés lors de la procédure parlementaire.

4. Il ne défend pas de recommandation de vote différente de celle formulée par Il ne défend pas de recommandation de vote différente de celle formulée par l'Assemblée fédérale.

Le Conseil fédéral a donc le devoir d‘informer. Mais il ne conduit pas de campagne politique au sens propre. La nuance est de taille (il ne fait pas de publicité, de spots télévisés, etc). Avant chaque votation sont publiées les "Explications du Conseil fédéral“. Cette brochure est tirée à 5,2 millions d‘exemplaires, ce qui fait en quelque sorte un "best seller“. Elle contient les arguments du Parlement et du gouvernement, ainsi que ceux des comités qui défendent une initiative ou s‘opposent à une loi.

Rôle du Conseil fédéral : informer et savoir accepter

Le travail d‘information du Conseil fédéral porte en général ses fruits . Pas toujours, c‘est vrai, mais souvent .

Un bilan des votations populaires depuis 2008 en atteste: dans la plupart des cas, le peuple suisse a suivi les recommandations du Parlement et du Conseil fédéral.

Mais pour un quart des thèmes soumis en votation, le peuple en a décidé autrement. Difficile de dire si ces verdicts populaires signifient des désaveux du gouvernement et du Parlement. C‘est possible.

Mais les Mais les décisions décisions populaires populaires obéissent obéissent aussi à des critères critères émotionnels. Et les "défaites" – entre guillemets – appartiennent aussi à la vie politique.

Cela fait aussi partie d‘une démocratie directe vivante - et pleinement vécue de savoir accepter et tirer parti des défaites pleinement vécue - de savoir accepter et tirer parti des défaites.

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Premières cérémonies du 8 mai pour le couple Hollande-Valls

François Hollande et Manuel Valls lors des cérémonies du 69e anniversaire de la victoire du 8 mai 1945.

Le chef de l'Etat devant la tombe du soldat inconnu. Le chef de l'Etat a célébré jeudi matin le 69e anniversaire de la victoire du 8 mai 1945. Une matinée de commémoration endeuillée par l'annonce de la mort d'un huitième soldat français de l'opération Serval au Mali.

Après avoir déposé une gerbe devant la statue du général de Gaulle, le chef de l'Etat a remonté l'avenue des Champs-Elysées, quasi-déserte. Il était entouré par la grande escorte mixte (cavaliers et motards) de la Garde républicaine, jusqu'à l'Arc de Triomphe. Ensuite, il a passé en revue les troupes et ravivé la flamme du Soldat inconnu.

Le chef du gouvernement, Manuel Valls, ainsi que plusieurs ministres, parmi lesquels Jean-Yves Le Drian (Défense) et Kader Arif (Anciens combattants) étaient présents place de l'Etoile, sous une pluie fine. L'ex-Premier ministre Jean-Marc Ayrault était également là.

Le chef de l'Etat devant la tombe du soldat inconnu.

François Hollande ravive la flamme du Soldat inconnu.

Poignée de main entre François Hollande et son ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault qui a retrouvé les bancs de l'Assemblée en début de semaine.

Le chef de l'Etat remonte les Champs-Elysées, entouré par la grande escorte mixte (cavaliers et motards) de la Garde républicaine, jusqu'à l'Arc de Triomphe.

Excepté ce petit groupe de personnes triées sur le volet, les Champs-Elysées étaient quasiment vides en ce 8 mai.

François Hollande s'entretient avec le petit fils du général de Gaulle.

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Un soldat français de la Légion étrangère est mort cette nuit au Mali

Il a été victime d'un engin explosif "improvisé", selon Jean-Yves Le Drian, minsitre de la Défense. Un soldat français de la Légion étrangère a été tué en opération au nord du Mali dans la nuit du mercredi 7 au jeudi 8 mai, annonce l'Elysée. Il a été victime d'un engin explosif "improvisé", selon Jean-Yves Le Drian, minsitre de la Défense. Le soldat était un sous-officier du 2ème régiment étranger de parachutistes de Calvi, précise l'Elysée.

"En ce jour de commémoration de la victoire du 8 mai 1945, il renouvelle sa totale confiance aux forces françaises engagées aux côtés des Maliens et des forces des Nations-Unies pour continuer à lutter contre les groupes armés terroristes qui tentent de soumettre les populations à leur idéologie destructrice en les privant de leur droit à la sécurité et au développement", ajoute la présidence de la République.

La mort de ce sous-officier du 2e régiment étranger de parachutistes de Calvi porte à huit le nombre de pertes françaises au Mali depuis le début des opérations.

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Sexe relié à un coq: Le sud-africain Steven Cohen reconnu coupable d'exhibition sexuelle à Paris

Steven Cohen, accompagné de son avocate, à son arrivée au tribunal le 5 mai 2014 à Paris

L’artiste sud-africain Steven Cohen a été déclaré coupable lundi dernier d’exhibition sexuelle pour avoir dansé le sexe enrubanné relié à un coq lors d’une performance, mais a été dispensé de peine par le tribunal correctionnel de Paris.

Le 10 septembre 2013 au matin, à une heure de faible affluence, l’artiste de 51 ans était apparu en bustier et string blanc, gants rouges, des plumes au bout des doigts, sur le parvis du Trocadéro à Paris. Couronné d’une coiffe réalisée avec un faisan empaillé, il avait alors entamé une chorégraphie avec le gallinacé, relié à son sexe enrubanné, dont le bout était apparent.

Le tribunal a jugé que l’infraction était constituée, mais compte tenu notamment de la démarche artistique de Steven Cohen, du fait qu’aucune plainte n’ait été déposée et que l’artiste ne s’est «à aucun moment livré à des actes sexuels», a expliqué le président, le tribunal a estimé qu’il ne convenait pas de prononcer de sanction pénale à son encontre.

Le procureur avait requis une «peine d’avertissement», suggérant une amende de 1.000 euros.

«Je crois que la victime, c’est l’art», a réagi après le délibéré Steven Cohen. C’est la première fois que l’artiste à l’allure frêle de 51 ans, qui a quelque 150 performances à son actif partout dans le monde, était poursuivi.

Son oeuvre a été interrompue par son arrestation, a-t-il déploré.

Il a fait part de sa frustration, car «être déclaré coupable sans être condamné revient à dire "nous avons raison mais nous ne vous ferons rien", ce qui pour moi est une double injustice».

«Je ne crois pas que le système judiciaire ait agi correctement. Ce qui m’intéresse, ce ne sont pas les conséquences, ce sont les principes», a-t-il ajouté.

- Choc du public ou de l’institution judiciaire?-

«Il a l’impression qu’il y a un gros malentendu avec la justice», «qu’il n’a pas choqué les gens, mais qu’il choque l’institution judiciaire», a estimé son avocate, Me Agnès Tricoire, soulignant que «le public du Trocadéro a très bien réagi», s’était approché pour prendre des photos, des vidéos.

Pour l’avocate, la décision, qui souligne que le trouble à l’ordre public existe mais a été bref et sans plainte, est «contradictoire».

Le tribunal avait «tous les éléments» pour prononcer une «relaxe pure et simple», selon l’avocate, qui juge «toujours délicat que quelqu’un fasse les frais de l’exemple pour tous». «Pour lui les principes sont très importants», a-t-elle ajouté, réfléchissant avec son client à l’opportunité de faire appel, «il y a une injustice évidente».

«Ce que j’ai fait, c’est de l’art», mais «ça n’a rien à voir avec la sexualité», avait expliqué l’artiste à l’audience le 24 mars. «Si vous me condamnez, c’est dommage pour la France».

Il avait assuré avec un fort accent anglais que «c’était pas le pénis le +focus+». «L’attraction était sur le costume», qui évoquait les cabarets parisiens. L’idée du spectacle était «de faire quelque chose de léger, en même temps sérieux», avait expliqué Steven Cohen, sobrement vêtu de noir.

«Le fait d’avoir le mouvement dans l’espace est politisé en Afrique du Sud», et cette performance traduisait l’expression de son identité, «mâle, blanc, homosexuel, juif». Tout cela n’avait «rien à voir avec le sexe», mais était lié à «l’identité du genre».

Son avocate, Me Agnès Tricoire, s’était attachée à démontrer que son client n’avait rien imposé à quiconque, car dans cet espace vaste et ouvert, «les gens qui n’ont pas envie de regarder s’éloignent», «les spectateurs sont tous volontaires».

Le seul moment où le coq a été «malmené», a déclaré lundi l’avocate, c’est quand la police a arrêté Steven Cohen.

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Lubemtisation-Mwetisation: Affaire Expulsés de Denis Sassou Nguesso, à Paris Christian Ileka Atoki l'ambassadeur de la RDC saute par la fenêtre pour sauver sa peau !

Avec plus de 60000 expulsés RD Congolais de Brazzaville dans des conditions inhumaines:tortures, viols, vols, bavures... par Denis Sassou Nguesso "l'orgre de Mpila", une sainte colère couve dans la communauté congolaise à Paris. Les autorités illégitimes de Kinshasa ont choisi le profil bas: Ils sont aphones ! Après avoir manifesté, il y a quelques jours devant l'ambassade de la République du Congo, les Résistants-Patriotes-Combattants qui se réclament "Gendarmes du peuple Congolais" sont allés au 32 Cour Albert II dans le VIII arrondissement de Paris, à l'ambassade de la République démocratique du Congo, pour dire leur mécontentement dans la gestion du dossier des expulsés RD Congolais par le Dracula de Mpila. A cause des morts de Brazzaville, le drapeau congolais doit être en berne ! Avant même qu'ils arrivent, Christian Ileka Atoli l'ambassadeur plénipotentiaire d'alias Joseph Kabila aurait sauté par la fenêtre et sauvé sa peau. Une fois dans son bureau au premier étage, le drapeau congolais a été enlevé de son mât, les effigies d'alias Joseph Kabila déchirées en petit morceau de papiers...Les Tontons macoutes de l'ambassade n'ont pu rien faire.

Christian Ileka Atoli en fuite !

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lundi 5 mai 2014

Kinshasa: "Les yeux dans les yeux", John Kerry (JK) dit à alias Joseph Kabila (JK) "Non à la énième tripatouillage constitutionnelle pour se maintenir" !

"Les yeux dans yeux": John Kerry dit à alias Joseph Kabila: "Tu dois partir !"

Une page "Clinton" s'est tournée aujourd'hui en République démocratique du Congo avec la visite de John Kerry , le secrétaire d'Etat américain à Kinshasa. En effet, c'est les yeux dans les yeux que l'homme fort de la diplomatie américaine a dit clairement à l'incapacitaire de Kingakati, tricheur, fraudeur, usurpateur et imposteur qui dirige le Congo par défi de "ne pas tripatouiller la Constitution pour un troisième mandat" !

RDC : Washington exhorte Joseph Kabila à abandonner le pouvoir en 2016

Les Etats-Unis ont exhorté dimanche le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, à quitter le pouvoir fin 2016 comme le prévoit la Constitution congolaise, et ont annoncé une aide supplémentaire pour soutenir l'organisation des élections à venir dans le pays.

M. Kabila "a clairement en tête le fait que les Etats-Unis d'Amérique sont intimement convaincus [...] que le processus constitutionnel doit être respecté", a déclaré le secrétaire d'Etat américain John Kerry après avoir rencontré le président congolais à Kinshasa.

"Je n'ai aucun doute sur le fait que l'héritage du président Kabila sera défini par les progrès qu'il a fait, en particulier l'année dernière, en vue de la résolution de la question sécuritaire dans l'Est du pays, et sur le plan économique", a dit le chef de la diplomatie américaine, faisant référence à la victoire de l'armée congolaise sur les rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23) fin 2013, et à la stabilisation de l'économie nationale, notamment grâce à une maîtrise de l'inflation.

M. Kabila "est un homme jeune qui dispose encore d'un temps considérable pour apporter sa contribution à son pays", a-t-il estimé.L'envoyé spécial américain pour la région des Grands Lacs, Russell Feingold, a été encore plus explicite. "Nous ne voulons pas" que M. Kabila change la Constitution ou fasse un troisième mandat, a-t-il dit en réponse à une question de la presse.

"Pas besoin d'hommes forts, mais d'institutions fortes"

"L'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts, mais d'institutions fortes", a-t-il ajouté. Agé de 42 ans, Joseph Kabila est arrivé au pouvoir en 2001 par voie successorale après l'assassinat de son père, Laurent-Désiré Kabila, qui avait déposé par les armes le dictateur Mobutu Sese Seko en 1997. Elu chef de l'Etat en 2006 à l'occasion des premières élections libres du Congo indépendant, M. Kabila s'est maintenu à la présidence pour cinq années de plus en 2011 à l'issue d'un scrutin contesté par l'opposition et la communauté internationale.

La Constitution de la RDC interdit au président d'exercer plus de deux mandats d'affilée, mais nombre d'opposants soupçonnent le clan présidentiel de vouloir modifier la loi fondamentale pour permettre à M. Kabila de se maintenir au pouvoir. Plusieurs diplomates et spécialistes du Congo estiment néanmoins que M. Kabila n'a pas encore arrêté son choix sur la conduite à tenir en 2016, et que, à défaut de se représenter, il envisage la possibilité de lâcher les rênes du pouvoir en ayant obtenu de solides garanties sur son avenir.

A propos de la présidentielle et des législatives de 2011, M. Feingold a reconnu que "la communauté internationale ne s'était pas engagée suffisamment tôt comme elle aurait dû" et qu'il ne fallait pas répéter cette erreur en vue de 2016. En signe de l'"engagement" des Etats-Unis, M. Kerry a annoncé le déblocage immédiat de "30 millions de dollars de financement supplémentaires destinés à soutenir des élections transparentes et crédibles de même que des programmes de reconstruction dans l'Est du Congo".

"Il va sans dire, évidemment, que les échéances et le processus (électoral) doivent être fixés et parfaitement définis, et le plus tôt sera le mieux", a précisé M. Kerry, qui a eu une rencontre, au cours de sa visite avec des responsables de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Chargée d'organiser les élections, celle-ci a pour l'instant publié une feuille de route fixant les grandes lignes de la tenue des divers scrutins devant conduire à la présidentielle de 2016. Mais aucune date n'a été arrêtée précisément, et les modalités mêmes de certaines élections font l'objet d'âpres débats politiques.

"La force militaire seule n'apportera pas la stabilité en RDC"

M. Kerry, qui était arrivé samedi à Kinshasa en provenance d'Addis Abeba, est arrivé dimanche en début d'après-midi à Luanda, dernière étape de sa première tournée africaine depuis son arrivée à la tête du département d'Etat en février 2013. A Kinshasa, il a également exhorté les autorités à poursuivre la pacification dans l'Est du Congo, où sévissent encore plusieurs dizaines de groupes armés. "La force militaire seule n'apportera pas la stabilité en RDC", a-t-il néanmoins déclaré, insistant entre autres sur la nécessité de réussir le processus de démobilisation et réinsertion des rebelles ayant déposé les armes.

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dimanche 4 mai 2014

Francophonie: Henri Lopès l'éternel candidat à l'OIF mal parti pour succéder à Abdou Diouf, la faute à Denis Sassou Nguesso !

Denis Sassou Nguesso, président de la République ou "Kuluna en cravate" ?

En refoulant plus de 4000 RD Congolais de Brazzaville dans des conditions inhumaines accompagnées de viols, vols, tortures, brimades, bavures policières, violences inextricables...Denis Sassou Nguesso fin rusé est entrain de scier l'arbre sur lequel il voudrait s'asseoir. En effet, l'intention manifeste de Denis Sassou Nguesso qui veut faire un OPA sur l'Organisation International de la Francophonie (OIF) en exportant sa dictature totalitaire mais surtout en y plaçant son homme de main et protéger Henri Lopès ambassadeur du Congo-Brazzaville à Paris, comme successeur d’Abdou Diouf à la tête de l'Organisation. Au delà du fait que la République démocratique du Congo est le plus grand pays francophone, la charte de l'OIF attache l'organisation au respect des droits de l'homme. Denis Sassou Nguesso le "Dracula de Mpila" n'a jamais rien respecté, il a toujours foulé aux pieds les droits de l'homme. Ni Jacques Chirac, ni Nicolas Sarkozy n'ont jamais voulu soutenir la candidature d'Henry Lopès à l'OIF. C'est qui explique la longévité d'Abdou Diouf à la tête de l'Organisation. François Hollande va-t-il déroger à la règle ?

Déjà en 2002, Henri Lopès s'était présenté contre Abdou Diouf pour le poste de secrétaire général de l'OIF (Organisation internationale de la Francophonie). Henri Lopès, son adversaire, postulait depuis le sommet de Hanoï et avait bénéficié pendant longtemps du soutien de nombreux chefs d’Etat africains.

L’entrée d’Abdou Diouf dans la course avait bouleversé le déroulement prévu des opérations. L’ancien président du Sénégal était passé du statut de candidat officieux à celui de favori obligé. Une montée en puissance qui lui avait permis, au final, d’obtenir le poste.

Mais pour Henri Lopès, la désignation du successeur de l’Egyptien Boutros Boutros-Ghali ne s’est pas faite dans des conditions satisfaisantes. «J’ai été contraint à me retirer.» En direct sur Radio France Internationale, il avait donc annoncé qu’il n’était plus candidat au poste de secrétaire général de la francophonie. Avec beaucoup d’amertume dans la voix, il avait même précisé qu’il n’avait «plus le cœur de se présenter à la tête d’une organisation dont l’élection du secrétaire général se fait dans l’opacité… Il avait été convenu que l’Afrique choisirait son candidat. Aujourd’hui, on a choisi pour l’Afrique».

Henri Lopès est l'éternel candidat au secrétariat général de l'OIF a des bonnes qualités. Mais Denis Sassou Nguesso est son épine de pied. Comment un écrivain francophone et francophile qui prône la liberté peut se mettre au service d'un féroce dictateur, sans broncher sur ses dérives encore moins démissionner ?

Né en 1937 à Kinshasa de père belge et de mère africaine, Henri Lopes a mené de front une carrière d’homme politique (il fut Premier ministre du Congo-Brazzaville de 1973 à 1975), de haut fonctionnaire international (à l’Unesco), de diplomate (il est l’actuel ambassadeur du Congo à Paris) et une carrière d’écrivain. Ses romans, au style simple teinté d’humour, ont été couronnés de nombreux prix littéraires. Après Tribaliques (1971) et Le Pleurer-rire (1982) plus directement engagés, il a poursuivi dans une veine plus intimiste (Le Chercheur d’Afriques (1990), Sur l’autre rive (1992) et Le Lys et le flamboyant (1997) ; son dernier roman, Dossier classé (2002), est l’histoire des retrouvailles impossibles entre un homme et son histoire. Il a également publié un essai en 2003 intitulé Ma grand-mère bantoue et mes ancêtres les Gaulois.

Nous vous proposons le discours d'Henri Lopes sur la francophonie devant l'Université d'Etat de Louisiane (Etats-Unis) en avril 2009

Le 24 avril 2009, à Bâton-Rouge, aux Etats-Unis, Henri Lopes, ambassadeur et écrivain a reçu des mains du Chancelier de l'Université d'Etat de Louisiane, aux Etats-Unis, le Prix Louisiane 2009. Devant un parterre de hauts responsables, d'universitaires et d'étudiants il a prononcé un discours sur la francophonie qui mérite de passer à la postérité.

Nous en publions ici le texte intégral.

« Farouche républicain, Miguel de Unamuno était réticent à accepter la médaille de Grand Croix dans l'ordre de la culture que voulait lui décerner le roi d'Espagne, Alphonse XIII. Le jour de la cérémonie le roi fut surpris par les premiers mots du célèbre philosophe et homme de lettres : "Majesté, je vous remercie de cette distinction que je mérite... - Quelle franchise ! s'exclama le roi. Habituellement, ceux que je décore commencent par dire qu'ils ne méritent pas cet honneur. - Eux aussi, sont sincères, reprit Unamuno".

Je ne sais pas si je mérite le Prix que vous me décernez mais soyez assuré que je ferai de mon mieux pour m'en montrer digne.

Merci de m'avoir offert l'occasion de venir à Bâton Rouge, au cœur du pays cajun où la toponymie et le parler des habitants indiquent un destin original et fascinant de la langue française.

C'est dans les années 1940 que j'entendis parler pour la première fois de la Louisiane. J'étais à l'école primaire, à Brazzaville. L'aveuglement colonial niait l'existence de notre histoire. Celle qu'on nous enseignait était conçue pour les enfants de ce qu'on appelait "la Métropole". A l'époque, l'histoire était pour moi une discipline rébarbative. Je trouvais vain de surcharger ma mémoire de dates et de récits de batailles. Il ne m'est rien resté de la guerre de Sept ans et de ses conséquences et j'ai longtemps été dans l'incapacité de préciser où se situait la Louisiane.

Adolescent, dans la France de l'après-guerre qui découvrait le jazz, je m'intéressais, comme le narrateur de mon Chercheur d'Afriques, à cette musique jouée par des gens qui me ressemblaient, dans des rythmes où je retrouvais ceux de mon village. J'appréciais particulièrement un certain Kid Ory, joueur de trombone à coulisse, né à Woodland Plantation, près de La Place, ici en Louisiane. Muskrat Ramble est son morceau le plus célèbre. C'est au rythme de deux airs de son répertoire que j'ai appris à danser ce que nous appelions le be-bop. Dans l'un des morceaux, Kid Ory fredonnait "Eh ! là-bas, eh ! là-bas..."

Le second, Creole song, évoquait une Madame Pedro, "tout plein content". La voix de Kid Ory m'enchantait. Je tapais dans mes mains pour l'accompagner. Pour la première fois, des paroles du jazz m'étaient compréhensibles. Kid Ory chantait dans un français qui ressemblait au créole des Antilles dont je possédais quelques notions en raison d'une autre musique. Celle des airs de biguines sur lesquelles mes parents se trémoussaient. Je reconnaissais les mots sans être sûr de bien saisir le sens.

Avant-hier, tout au long de mon voyage de Paris à Atlanta, puis d'Atlanta à Bâton Rouge, les chansons de Kid Ory me remontaient à la gorge. Dès que la partie studieuse de mon voyage sera terminée, j'espère que l'un de vous m'indiquera le lieu où je pourrai me procurer un CD du célèbre tromboniste.

Je crois comprendre que vous souhaitez que je vous parle de mes ouvrages et de la francophonie. A moins d'avoir des talents de camelot et un ego prononcé, il n'est pas facile de parler de ses livres. Allons donc pour la francophonie.

Pas la francophonie institutionnelle. Google et Wikipedia vous en apprendront sur elle, plus et mieux que moi. Permettez-moi toutefois de vous vous livrer une confidence.

J'ai ambitionné, il y a sept ans, de devenir le Secrétaire général de l'Organisation Internationale de la Francophonie (l'OIF). Nous étions deux candidats. L'autre était M. Abdou Diouf, ancien Président de la République du Sénégal. Un homme compétent, avec une vaste expérience politique, une grande culture, et une remarquable élégance d'esprit. Un ami du temps de nos études à Paris. J'ai eu de la chance ; c'est lui qui fut choisi. Car si j'avais été le malheureux élu, il m'aurait fallu renoncer à l'écriture.

Plus sérieusement, qu'est-ce que la francophonie ? Qu'est-ce qu'un francophone ? Qui est francophone ? La formule "écrivain francophone" (francographe ?) a-t-elle un sens ? Recouvre-t-elle une réalité ? Laquelle ? Autant de questions dont les réponses semblent couler de source mais diffèrent au gré des interlocuteurs. Je me contenterai de répondre aux plus faciles.

Je vis ma francophonie comme je vis ma taille, la forme de mes cheveux ; comme je vis mon métissage : des attributs qui me rendent ni plus beau, ni plus laid, ni plus puissant, ni plus faible, ni plus intelligent, ni plus bête que les autres. Mon patrimoine biologique et anthropomorphique constitue l'une de mes identités ; je l'assume. La francophonie en constitue une autre : un élément de mon patrimoine culturel. "Un trésor est caché dedans".

Ma francophonie est frappée du sceau de mon identité personnelle : celle d'un enfant des deux rives du fleuve Congo, qui a vécu le plus clair de sa vie hors de sa terre natale. Une manière d'Ulysse dont le souvenir d'Ithaque est chevillé à la mémoire et au cœur ; est planté dans la chair. Le jour où mes parents m'ont accompagné dans un internat de France, j'ai fondu en larmes. J'ai pensé que j'allais entamer une vie de bagne en pays étranger. Nous étions peu de lycéens de couleur alors et je craignais de devenir la tête de turc de mes condisciples blancs.

Très vite, je suis devenu leur camarade, le demi-centre et l'attaquant de l'équipe de football du lycée. Non, je n'ai pas eu de mal à me faire mon nid au-delà des mers. Hors de chez moi, j'ai fait connaissance avec des êtres qui ressemblaient à mes sœurs, à mes frères, à mes parents ; avec des hommes agréables, intelligents, généreux, passionnants dont quelques-uns m'ont accueilli dans leur foyer.

Sans doute ai-je rencontré des sots, des esprits mesquins et bornés mais dans la même proportion que celle qui existait au pays. C'est hors d'Afrique que ma génération a appris la liberté, a conçu l'Indépendance de nos pays.

C'est hors d'Afrique que je me suis construit mes identités de Congolais et d'Africain.

Hors d'Afrique, j'ai découvert l'Afrique.

On ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve. Au retour, le hameau natal ne ressemblait plus à celui dont nous avions emporté l'image dans notre mémoire et la fumée qui montait de nos "pauvres maisons" n'avait plus tout à fait la même odeur que celle que nous avions conservé dans nos narines. "Plein d'usage et de raison", les yeux dessillés, je me suis trouvé "en étrange pays dans mon pays lui-même". Mon Congo - je veux dire celui de la rive droite, capitale Brazzaville - m'apparaissait soudain comme un pays aux mille paradoxes.

Ce choc est sans doute à l'origine de mon premier ouvrage, Tribaliques. Une critique des comportements et des mœurs de chez nous mais exercée de l'intérieur avec affection. Un recueil de nouvelles où je mets en relief les travers de certains membres de notre société après les Indépendances. Le bourgeois gentilhomme pousse aussi sous les tropiques. Ma critique de nos sociétés n'était ni une trahison, ni un rejet du pays. Qui aime bien, critique bien. Nos sociétés ne sont pas incurables. Il faut dire les maladies de notre société afin de les soigner.

De la taille de l'Allemagne, ou de l'Espagne, (ou si vous préférez d'une superficie qui se situe entre celles du Montana et du Nouveau-Mexique) mon Congo ne pèse que trois millions d'habitants. Trois millions d'habitants : moins que d'innombrables villages de l'Inde ou de la Chine. Si vous préférez encore, la population de Chicago. Le Congolais n'en nourrit aucun complexe. Lorsqu'il chante, "biguine" la rumba, écrit ou monte à la tribune, il évolue comme s'il appartenait à la plus grande puissance de la planète.

Au Montana, au Nouveau-Mexique et à Chicago, les habitants s'expriment dans une seule langue, l'anglais-américain. Les trois millions de Congolais ne s'expriment pas en congolais mais dans 42 langues différentes. Le seul moyen pour dialoguer, ou conférer, entre nous, est d'utiliser le français.

C'est en français que des millions d'Africains apprennent à lire, écrire et compter. C'est en français que nous formons nos raisonnements, que nous façonnons nos goûts, que nous nous insultons et nous aimons. Nos pièces d'état civil, nos lois, nos décrets et nos arrêtés sont rédigés en français. C'est en français que nous chantons nos hymnes nationaux. N'est-ce pas renoncer à notre identité, capituler, perdre ou vendre notre âme ?

En s'appropriant les langues européennes, les Amériques se sont forgés des âmes originales, ont donné naissance à des littératures florissantes, qui ne sont des copies ni des âmes ni des littératures de l'Angleterre, de l'Espagne ou du Portugal.

Ne me demandez pas si nous parlons français ou si nous parlons en français ? Nous faisons les deux. Peut-être bien qu'à force de parler en français, il nous arrive de parler français. Pas le français de du Bellay, ni celui de Marcel Proust, d'Aragon, de Jean d'Ormesson ou de Modiano, mais un français qu'on pourrait nommer le français de Poto-Poto, de Bacongo et de Matongué, avec des résurgences du lingala ou d'une autre de nos 42 langues.

Naguère, cette créolisation du français nous valait des rappels à l'ordre et des coups de règle sur les doigts. Dans nos devoirs, nos maîtres faisaient la chasse à nos solécismes et à nos barbarismes. Aujourd'hui, on les recherche, on les savoure, on en redemande. Un Congolais qui se pique d'écrire comme Flaubert, n'intéresse ni les éditeurs ni la critique littéraire de la rive gauche parisienne.

Lorsque, il y a près d'une dizaine d'années, je me rendais au salon du livre de la ville de Cognac, le hasard me plaça dans le même compartiment que l'animateur d'une émission littéraire télévisée et fort convoitée des écrivains. Lorsqu'un auteur y était invité, la vente de ses livres grimpait au "hit parade". "Ainsi donc, me dit-il, vous êtes un écrivain africain." Je bredouillai quelque chose. "Ravi de faire votre connaissance, poursuivit-il avec délicatesse, la littérature africaine se limite pour moi à un seul auteur." Il avait oublié son nom, mais se souvenait qu'il pliait la langue et la syntaxe françaises au rythme et au génie d'une grande langue africaine dont il était désolé d'avoir aussi oublié le nom.

"Le lingala ? osais-je".

Il n'avait jamais entendu parler du lingala. Je citais d'autres langues : le swahili, le ouolof, le malinké. "Le malinké ! reprit-il en claquant des doigts, je crois que c'est ça. - Kourouma ? m'aventurais-je, Ahmadou Kourouma ? - Voilà ! Ahmadou Kourouma".

Il loua celui qui n'avait pas encore obtenu le Prix Renaudot.

J'ai souscris à son éloge en signalant toutefois que mon admiration pour l'écrivain ivoirien tenait à d'autres raisons. "Car, bien qu'Africain, indiquai-je, je ne comprends pas le malinké. Je serais donc bien en peine d'apprécier sa "malinkisation" du français."

Ainsi, aux yeux de certains éditeurs et critiques de la rive gauche parisienne, le manuscrit d'un Congolais qui ne "lingalise" pas le français, qui n'oralise pas son texte, manque d'authenticité, n'est pas digne d'intérêt. Nul n'aura la grossièreté de lui dire qu'il fait de la littérature de "nègre mal blanchi", mais beaucoup le pensent.

De leur côté, certains écrivains clament qu'ils ont infusé un sang nouveau à une littérature qui s'étiolait. N'est-ce pas là une affirmation présomptueuse ? N'est-ce pas faire fi de Céline, de Pérec, de Saint-John Perse ? N'est-ce pas méconnaître la vie littéraire française contemporaine.

Sans doute faut-il encourager les audaces langagières et de style. L'écrivain n'est pas le gardien de la langue, il en est l'inventeur.

Mais ne doit-on pas user de ces audaces avec mesure ? A trop les répéter, ne risque-t-on pas de sombrer dans le procédé ; de dériver dans une autre forme d'exotisme ? Pourquoi diable ! un écrivain africain devrait-il se contraindre à écrire africain ? Pourquoi, devrait-il à tout prix mettre une dose d'oralité dans son récit ? L'écrivain africain doit procéder comme tous les écrivains du monde. Utiliser le style le plus efficace pour camper ses personnages, rendre son récit plaisant, pour exprimer les sentiments qu'il veut faire éprouver.

L'écrivain n'est ni un érudit ni un universitaire. C'est un artisan ; un artiste dont le pouls bat au rythme de puissances dont il n'a pas conscience. Un individu qui s'évertue à jeter de la lumière sur l'impalpable, en faisant le pari qu'il est une partie de vous, un autre vous. Un être d'intuition. Pas une brute poussée par un instinct aveugle. L'intuition créatrice est une forme d'éblouissement, une série de fulgurances, ou s'exprime une sensibilité passée à l'étamine de la culture et du métier. L'écrivain est un enfant malicieux doué d'un grand sens de l'humour pour aborder les sujets les plus graves. Voyez Olivier Stern, voyez Diderot, voyez Cervantès, .... L'esprit de sérieux ennuie. A condition de ne pas ressembler à ces écrivains dont Chamfort disait que le sourire dévoilait une bouche édentée.

L'écrivain n'est ni rêveur, ni distrait, ni étourdi. C'est un être concentré sur une idée, une sensation, une perception. Un visionnaire apparemment marginal, un individu qui accède à une réalité que masquent les trépidations et le "divertissement", au sens pascalien du terme, et qui ponce et reponce son objet avec la délicatesse, la précision et la patience des miniaturistes. Le bon livre, comme toute œuvre d'art, est exigence. Elle doit s'apprécier en prenant du recul, comme examinée à la loupe.

Il y a deux ans, le journal Le Monde publiait un Manifeste pour une "littérature monde" en français. Ce texte, signé par 44 écrivains annonçait, en des termes sans appel la "fin de la francophonie. Et (la) naissance d'une littérature-monde en français". "Personne, poursuivaient les signataires du pamphlet, ne parle le francophone, ni n'écrit en francophone... La francophonie est de la lumière d'étoile morte ". Et pour enfoncer le clou, les signataires proclamaient que "l'idée de francophonie se donne... comme le dernier avatar du colonialisme".

Oui, ma francophonie est un héritage de la colonisation. Elle ne procède pas d'un choix personnel, elle est née dans la violence, la douleur et l'oppression.

On connaît les vers de Léon Laleau, poète haïtien du mouvement de la négritude:

"... sentez-vous cette souffrance et ce désespoir à nul autre égal D'apprivoiser avec des mots de France, Ce cœur qui m'est venu du Sénégal ?"

C'est vrai, je n'ai pas choisi d'écrire en français. Cette langue a été imposée à mes ancêtres, à mon père et à ma mère. J'en ai hérité dans des conditions plus douces.

Ma francophonie est différente de celle de Ionesco, de Milan Kundera, de Cioran, d'Agota Kristof ou d'Andrei Makine qui, pour des raisons diverses, ont décidé d'écrire en français.

Dois-je en nourrir un ressentiment éternel ?

Tchicaya U' Tamsi a dit un jour : "Le Français m'a colonisé; je colonise le français".

Dans Dialogue avec les masses, un texte de mon recueil Ma grand-mère bantoue et mes ancêtres les Gaulois, j'ai relaté comment, jeune responsable de l'éducation dans mon pays, j'avais voulu remplacer l'enseignement en français par l'enseignement en langues nationales et comment, les parents d'élèves et les adultes des cours d'alphabétisation m'avaient conduit à abandonner mon projet. Au Congo, le français a atteint un point de non retour. Une conclusion qui ne vaut sans doute pas pour tous les pays africains. Chaque pays, a son identité propre, son idiosyncrasie.

Sans doute personne "ne parle(t-il) le francophone, ni n'écrit(t-il) en francophone...".

Personne n'a prétendu le faire.

Mais la francophonie m'offre une ressource. Le droit de puiser dans le trésor des langues françaises de l'histoire et de la planète et de m'approprier les expressions qui conviennent à mon récit et à mes personnages ; le droit de mettre dans la bouche d'un personnage congolais telle locution qui appartient plutôt au français de Treichville (le français de Moussa), au français créolisé, voire à la langue de Rabelais.

Quand le personnage d'un de mes romans, saisissant une télécommande, se met à "pitonner", il ne s'exprime pas en français de Poto-Poto, mais en français du Québec ; il parle le francophone. Quand un autre de mes personnages fait allusion aux "en haut de en haut", annonce qu'il va faire "avion par terre", ou "demande la route", il ne parle pas le français de Poto-Poto, mais celui de Moussa de Treichville ; il parle le francophone. Quand un autre de mes personnages, s'écrie "si Dieu le veut, chère", ou émaille son propos de "tout bonnement", il ne parle pas le français de Poto-Poto, mais celui des Antilles ; il parle francophone.

L'argument d'autorité selon lequel la francophonie serait "le dernier avatar du colonialisme", ne mérite même pas de réplique. Pourquoi ne pas nous reprocher aussi d'écrire en français, la langue du colonisateur ?

J'ai vécu les heures les plus sombres du colonialisme et j'en ai subi l'humiliation. J'ai combattu le colonialisme. Je n'ai sur ce chapitre de leçon à recevoir de personne.

Mais ne polémiquons pas.

En décochant des flèches à la francophonie, les signataires du Manifeste sur "La littérature monde", se sont trompé de cible, nous ont fait une mauvaise guerre. Ils ont raisonné comme si la francophonie constituait un mouvement, ou une école littéraire. Or, il n'existe pas de manifeste d'écrivains francophones. Aucun écrivain francophone ne s'est aventuré à une telle entreprise. Dans la solitude de son atelier, chacun de nous se sent libre de son inspiration, de son style, de ses références.

Allez savoir si certains - voire chacun - d'entre nous, sans le savoir, ne feraient pas de la fameuse "littérature monde" ? ...

Nous essayons d'exercer, chacun sans regarder par dessus l'épaule du voisin, notre métier du mieux que nous pouvons, sans chercher à nous ranger sous quelque bannière que ce soit.

Ecrire est un acte d'amour. Il ne se fait ni sur commande, ni pour répondre à des injonctions. Comme l'amour il ne s'accomplit bien que dans la solitude, à l'abri des regards. Comme dit un proverbe de mon pays "Aujourd'hui, tu sculptes le tam-tam dans la solitude, demain il fera danser le pays".

C'est la planète entière que nous voulons faire danser. Le meilleur n'est-il donc pas d'être soi-même, avec tout ce que la formule comporte de clair et d'ambiguë ?

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samedi 3 mai 2014

Bousculade mortelle dans le RER B : le congolais resquilleur et suspect s'est rendu à la police !

ILLUSTRATION. Le fraudeur du RER B qui a accidentellement tué une dame âgée en la bousculant, mercredi, avant de s'enfuir, s'est rendu dans la nuit de vendredi à samedi, selon une information de BFMTV.

Le fraudeur du RER B qui a accidentellement tué une dame âgée en la bousculant, mercredi, avant de s'enfuir, s'est rendu dans la soirée de vendredi, selon une information de BFMTV. Le jeune homme, âgé de 26 ans, s'est présenté vers 22h50 au commissariat du XIIe arrondissement de Paris et a immédiatement été placé en garde à vue dans le XVIIIe.

Selon RTL, l'homme âgé de 26 ans et d'origine congolaise était accompagné de son avocate, qui lui aurait conseillé de se rendre. Selon les premiers éléments de l'enquête, il n'aurait pas bousculé volontairement la victime et aurait tenté de la rattraper avant de prendre la fuite.


Bousculade mortelle du RER B: un homme s'est... par BFMTV

L'accident s'est déroulé mercredi, vers 9 h 20. Micheline L., 74 ans, s'apprêtait à monter dans une rame du RER B à la station Cité-Universitaire, dans le XIVe arrondissement, lorsqu'elle a été bousculé par un jeune fraudeur. Déséquilibrée par l'inconnu qui venait d'enjamber les tripodes, cette résidente du quartier a lourdement chuté contre la rame, qui circulait vers le nord de Paris.

La tête de la retraitée a d'abord heurté le marchepied. Sous le choc, elle a ensuite été éjectée sur le quai, où elle a chuté lourdement sur le dos. Un usager du RER qui se trouvait dans la rame s'est aussitôt porté à son secours avant l'arrivée des pompiers et du Samu.

Très grièvement blessée, Micheline a fait un arrêt cardiaque avant d'être évacuée, en urgence absolue, vers l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière dans le XIIIe arrondissement parisien. La septuagénaire, souffrant de très importantes blessures à la tête et au dos, a succombé à un deuxième arrêt cardiaque, quelques instants après son admission à l'hôpital.

L'enquête a été confiée à la sous-direction régionale des transports parisiens.

«Je suis choquée, c'est une dame souriante, calme, c'est inimaginable», lâchait au micro de RTL peu après le drame, Samir, fleuriste au pied de l'immeuble où résidait la vieille dame. Il est la dernière personne à l'avoir vu s'engouffrer dans la bouche du RER avant l'accident. Les voisins la décrivent comme une personne frêle mais souriante, que l'on voyait se balader dans les allées du parc Montsouris avec sa fille et son petit fils. «Cela me fait beaucoup de peine, je n'en reviens toujours pas, je suis choquée», s'émeut une voisine.

Le Parisien

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Le 3 mai journée de la liberté de la presse: Combattre le "Coupage", Ebola de la morale, corruption encouragée par les thuriféraires à la mangeoire du régime!

Le 27 mars dernier, au Press Club de France, Réveil FM International-Freddy Mulongo et Afrique Rédaction-Roger Bongos avions organisé le premier Forum International sur la liberté de la presse, pour les droits de l'homme et contre l'impunité. Si la mise en place d'un observatoire sur la liberté de la presse est l' objectif que nous nous sommes fixés, nous avions pas hésité au cours du forum de parler des journalistes assassinés (seize en République démocratique du Congo), des intimidations, arrestations arbitraires et inopportunes, ainsi que des médias coupagistes, thuriféraires du régime.

En ce 3 mai, journée mondiale de la liberté de presse, souvenons-nous des principes simples: un bon journaliste est d'abord un homme de terrain, un reporter. Reporter, quelle formule, quelle passion ! Quand on utilise le mot «métier», c’est par pudeur. Il vaut mieux parler de vocation. Car aller vivre un événement pour ensuite le rapporter (to report – en anglais – d’où vient le mot reporter) exige une forte dose d’audace, le goût de la vérité, autant que l’attraction du danger, et la certitude que c’est grâce à ce travail que le citoyen moyen peut comprendre la réalité de notre époque, et d’un siècle, ni meilleur, ni pire que les précédents. C’est toujours la même histoire : le spectacle continu de l’absurdité des hommes, l’injustice, la peur, la faim, la mort.

Un confrère a déclaré:"Je n'aime pas l'idée de célébrer quelque chose qu'on n'a pas. Les journalistes indépendants ne peuvent pas travailler librement dans le pays. Ils sont harcelés, suivis, visés. Ils ont beaucoup de problèmes de sécurité. Si vous vous montrez critiques, vous êtes considérés comme un ennemi de l'Etat".

La journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée tous les ans depuis 1993, le 3 mai est l’occasion de se remémorer ce droit fondamental, toujours pas acquis dans de nombreux pays y compris en République démocratique du Congo et de rendre hommage aux journalistes décédés en exerçant leur profession. Encore aujourd’hui de nombreux textes sont censurés et des journalistes torturés, harcelés, enlevés. Il est donc nécessaire de sensibiliser les citoyens, les différents organismes privés et publics mais aussi les Etats du monde entier.

Il faut la célébrer cette journée mondiale de la liberté de la presse. Prendre des engagements fermes pour mieux faire notre métier avec passion. Le "Coupage", cette corruption qui gangrène la profession est un fléau à éradiquer. Un journaliste qui va couvrir un événement et qui attend qu'on le paye est une perversion.

Un "coupagiste" est celui qui n'écrit rien dans son journal, ne diffuse rien dans son média tant qu'il n'a pas été payé. Au Congo-Kinshasa, les coupagistes sont dans la même situation que les médecins qui ont signé le serment d'Hypocrate mais refusent de soigner et porter secours aux malades tant qu'ils ne sont pas payés.

Conséquence du "Coupagisme" dans le métier. Les médias congolais encensent des cancres, ignares, médiocres et incapacitaires pour la simple bonne raison que ces derniers ont des moyens et ils payent.

Et les vrais problèmes sociétaux sont relégués au calandre grecque...dans pays où malgré ses potentialités humaines et ressources minières, les groupes électrogènes suppléent le délestage d'électricité, les surpresseurs celle d'eau courante et les véhicules 4x4 celle de routes décentes, cette situation aberrante est acceptée comme une fatalité. Les autres, autant dire l'immense majorité des citoyens, sont condamnés aux écoles bondées, aux maîtres évanescents et aux mouroirs des services d'urgence.

Le fléau de la corruption touche les secteurs essentiels pour l'avenir et le développement de la République démocratique du Congo que sont la santé et l'éducation. Le manque de contrôles, d'inspections et de sanctions a favorisé le laxisme et la vénalité d'enseignants et de médecins qui monnayent soins et diplômes, médicaments et cours dans la plus parfaite inconscience.

Les congolais (moins de 20% sur les 70 millions) qui en ont les moyens ont développé des stratégies de contournement en ayant recours, pour leurs enfants, aux enseignements privés et, pour leur santé, aux achats de médicaments revendus par les personnels des hôpitaux.

Quel est ce média à Kinshasa qui dénonce le fait que les deux sociétés brassicoles: Unibra et Bracongo envahissent les chaines de télévision avec des messages publicitaires qui incitent à l'alcoolisme...des messages et chansons publicitaires vantant les boissons alcooliques qui durent parfois 17 minutes par heure. Quelle société congolaise voulons-nous ?

Certains crieront ah c'est parce que vous êtes à Paris en France. Nous avons exercé durant 8 ans à Kinshasa en République démocratique du Congo sans céder à cette perversion du métier. Et à Paris, nous continuons à exercer notre métier, comme journaliste indépendant.

Peut-on parler d'un pluralisme médiatique dans un pays où chaque politicailleur ventripotent a son journal, sa station de radio et chaîne de télévision ? Les organes de presse appartiennent aux acteurs politiques, proches du régime ou des opérateurs économiques qui défendent leurs intérêts. Mais le fait que les journalistes congolais soient sous-payés, est-ce que c'est une raison de perdre toute dignité pour devenir un aplaventriste du régime ? Le "Coupage" est devenu un supplément de salaire mensuel.

Des journalistes coupagistes ne cessent de réclamer "Le transport"Coupage", une enveloppe d'argent que remettent les ministères et les entreprises, systématiquement, après chaque conférence de presse.

Tous les journalistes coupagistes disent la même chose : ils sont obligés d'acceptés cette enveloppe, parce qu'ils sont sous-payés. Le "Coupage" est faite pour influencer les articles, les émissions radios et télévision mais ce que les "Coupagistes" oublient en réalité leur liberté d'expression s'arrête où commence les intérêts.

La liberté d'expression ne doit est soumise aux « caprices » des politicailleurs, arrivistes et parvenus qui contribuent par la désinformation pour mieux asseoir la dictature totalitaire qui sévit en République démocratique du Congo.

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Justice : SAS, embrouilles à Paname !

L’auteur des romans à succès SAS, Gérard de Villiers, a-t-il été spolié un mois avant sa mort ? Une enquête est en cours, à Paris.

Christine, l’épouse de Gérard de Villiers, ici le 9 avril à son domicile des Yvelines, souhaite s’assurer que personne n’a profité de la faiblesse de son défunt mari.

Ce scénario-là est très éloigné des milieux dans lesquels a évolué, quarante-huit ans durant, SAS, Son Altesse Sérénissime le prince Malko Linge, l’agent secret créé par Gérard de Villiers.

Pas d’espionne venue du froid ni de terroristes sortis des sables de Libye. Plutôt une intrigue à la Simenon, menée par les policiers de la Brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA), à Paris.

Leur enquête fait suite à deux plaintes contre X pour vols, abus de faiblesse, violation de domicile et falsification de chèques déposées par la dernière épouse de l’auteur à succès, Christine de Villiers.

Il modifie son testament à l’hôpital

« Les décisions qui ont été prises par Gérard de Villiers dans les jours précédant son décès paraissent incohérentes, eu égard à son état de santé et à la faiblesse particulière dans laquelle il se trouvait », peut-on lire dans l’une des plaintes.

« Christine de Villiers veut s’assurer que des personnes de l’entourage de son époux n’ont pas profité de la fragilité de celui-ci lors de ses derniers jours », explique Me Frédéric Landon, l’un des deux avocats de Christine de Villiers.

Ils se sont rencontrés le 6 février 1986, lorsque Christine, alors journaliste au magazine L’Express, interviewe l’écrivain.

Ils s’installent ensemble l’année suivante, avant de se marier, quatre ans plus tard, sous le régime de la communauté des biens réduite aux acquêts (sous lequel seuls les biens acquis par les époux pendant le mariage et les revenus sont communs).

Christine, fille d’un général de l’armée de l’air, devient la quatrième épouse de Gérard de Villiers ; lui, son troisième mari. Elle quitte la presse pour travailler à ses côtés. « Il était très caractériel et difficile à vivre, confie-t-elle. Quand on a un mari qui court derrière tout ce qui bouge, c’est plus facile de vivre chacun chez soi. Mais il n’a jamais voulu divorcer, même lorsque je le lui ai demandé en 2004. »

Un troisième testament

Menant une vie conjugale atypique, mais acceptée par chacun, les deux époux ne vivaient plus sous le même toit depuis 2003.

Restée proche de son mari, Christine de Villiers se demande ce qui s’est vraiment passé, le 28 septembre 2013, quand, un mois avant sa mort, il a rédigé depuis son lit d’hôpital ses dernières volontés. Cinq paragraphes d’une écriture fébrile, une signature maladroite.

Il nomme alors son propre avocat, Me Eric Morain, exécuteur testamentaire, confie le droit moral de son œuvre littéraire à sa fille Marion, née de son deuxième mariage – elle seule peut décider de poursuivre la série des SAS avec un nouvel auteur – et mandate un commissaire-priseur parisien, Pierre Cornette de Saint-Cyr, pour organiser une vente aux enchères autour de SAS.

Gérard de Villiers et les mannequins des couvertures de ses livres en 2005. – Jacques Graf / Divergences

C’est le troisième testament du roi du roman d’espionnage français, et il modifie le précédent, daté de 2000, qui donnait à son épouse le droit moral attaché à son œuvre.

« Nous ne connaissons pas les conditions dans lesquelles le testament a été reçu par les notaires, prévient Me Jean-Philippe Hugot, l’un des deux avocats de la veuve. Ce que nous savons, c’est que Gérard de Villiers n’a pas pu se déplacer à l’étude. »

Le 31 octobre 2013, l’écrivain décède des suites de son cancer du pancréas à la clinique Bizet, dans le très chic 16e arrondissement de Paris. Il avait 83 ans.

Non seulement la vente autour de SAS n’a pas eu lieu, bloquée à la demande des deux avocats de Christine de Villiers, mais le parquet de Paris a aussi ouvert une enquête préliminaire après les plaintes de sa veuve et plusieurs protagonistes du dossier ont été entendus ces dernières semaines par les policiers.

S’apprêtant à contester le testament devant les tribunaux, Christine de Villiers accuse l’entourage de son mari d’avoir fait main basse sur des objets à la valeur tant marchande que sentimentale.

Comme les bijoux qu’il a tenu à porter jusqu’à la fin de sa vie : sa chevalière, son alliance gravée et sa montre – une Audemars Piguet en or brossé, qu’elle lui avait offerte pour ses 60 ans, un modèle qui n’est plus commercialisé.

Selon Olga Vecchione, première femme du romancier et mère de leur fils, Michel, la chevalière a été donnée à l’un des petits-fils de Gérard.

Dans ses dernières volontés, rédigées sur son lit d’hôpital un mois avant sa mort, Gérard de Villiers fait de Me Eric Morain son exécuteur testamentaire. Six mois après sa mort, la succession du père de SAS prend des allures de guerre. Ses comptes bancaires sont vides, ou presque.

L’avance de 80 000 dollars (58 000 euros) versée en juin par l’éditeur américain Random House a été dilapidée.

Des sociétés de gestion immobilière se sont également rappelées au bon souvenir de ses héritiers pour des loyers impayés – l’écrivain s’était porté caution pour celle que la presse people a présentée comme sa dernière compagne, Sylvie Elias Marshall. Contactée, cette dernière a refusé d’évoquer l’affaire en cours…

Des disparitions étranges

Que s’est-il passé durant l’hospitalisation de Gérard de Villiers ? Une chose est certaine : l’écrivain n’a jamais remis les pieds dans l’appartement qu’il louait avenue Foch, à Paris.

L’enquête devra déterminer si, comme l’affirme son épouse, des objets de valeur y ont été volés, dont une statue de l’artiste contemporain Philippe Hiquily : une femme nue avec une kalachnikov entre les cuisses, estimée à 200 000 euros au moins. Une œuvre difficile à cacher dans un sac à main : elle mesure 1,80 mètre.

« Ce que l’on sait, c’est que plusieurs statues, dont celle de Hiquily, étaient dans l’appartement début septembre », martèle Me Hugot, l’un des deux défenseurs de Christine de Villiers.

Les serrures de l’appartement ont été changées à la fin du mois de septembre, sans qu’elle en soit avertie. La facture d’un serrurier, d’un montant de 620,60 euros, a été adressée à Gérard de Villiers début octobre.

« Pourquoi a-t-on changé les serrures ? Il n’y a aucune justification ! » tempête Me Hugot. Me Eric Morain se refuse à tout commentaire : « Ma position d’exécuteur testamentaire m’oblige à une neutralité absolue. »

L’inventaire dressé en?octobre?2013 pour préparer la vente aux enchères voulue par l’écrivain mentionne la copie du Jardin des délices, de Jérôme Bosch. En revanche, les 2 500?grands crus de la cave et la statue de l’artiste Philippe Hiquily n’y figurent pas…

Sur l’inventaire dressé le 11 octobre par le commissaire-priseur Cornette de Saint-Cyr en vue de la vente aux enchères voulue par Gérard de Villiers, figurent, outre la documentation se rapportant aux 200 épisodes des aventures de SAS, une copie du Jardin des délices, le triptyque du peintre néerlandais Jérôme Bosch réalisée à la demande de l’écrivain par le premier copiste du musée du Prado, à Madrid, des meubles, des armes accrochées aux murs de son bureau, des livres érotiques, un piano droit.

Aucune trace en revanche de la statue de Hiquily, du vin ou des bijoux.

Christine de Villiers, qui partage son temps entre Saint-Tropez et la région parisienne, assure que, entre fin septembre et début octobre, un certain nombre d’objets et de bibelots ont disparu : montres de luxe, boutons de manchette, statuettes…

A l’entendre, même les cravates de son mari – près de 200, toutes de la maison Hermès – ont été emportées.

La cave à vin a été vidée. Selon un témoin, les quelque 2 500 bouteilles ont été déménagées en plusieurs heures.

Ces grands crus, envoyés à Gérard de Villiers par des exploitants, ravis d’être cités dans les aventures de SAS, lui avaient valu un redressement fiscal en 2005. Il avait alors dû vendre aux enchères, en 2006, son précédent appartement, également situé avenue Foch.

Le 29 novembre, un mois après la mort de son mari, Christine fait dresser par huissier un état de l’appartement vidé.

Sa mort annoncée sur Twitter

Gérard de Villiers, ici à Saint-Tropez en 2012 avec Sylvie Elias Marshall, présentée par la presse people comme sa dernière compagne. – BestimageMadame de Villiers ne décolère pas. « Elle estime avoir été tenue à distance lors de l’hospitalisation de son mari », relève son avocat, Me Hugot.

Les époux correspondaient néanmoins par mail, le romancier ayant conservé son téléphone portable à la clinique.

Elle a appris le décès de Gérard par sa propre fille, fâchée d’être informée par la presse de la mort de son beau-père. L’annonce officielle a été faite le 1er novembre, un peu avant 11 heures, par Me Morain sur le réseau social Twitter : « SAS le prince Malko Linge est orphelin : l’écrivain Gérard de Villiers est décédé hier à Paris à 83 ans des suites d’une longue maladie. »

« Mon mari ne connaissait ni Facebook ni Twitter. Je n’imagine pas qu’il ait pu demander que les gens soient informés par un simple tweet », peste-t-elle. A l’enterrement, le 7 novembre à l’église de Saint-Honoré-d’Eylau, à Paris, se sont côtoyés politiques, anciens ministres, grands flics, magistrats, anciennes épouses, ex-maîtresses…

Christine de Villiers n’y était pas, refusant de cautionner une cérémonie à laquelle elle n’avait pas été associée.

La succession est au point mort. Ce qui inquiète Olga Vecchione, la première épouse de l’écrivain.

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vendredi 2 mai 2014

Fichage éthnique : le bailleur HLM Logirep condamné à 20 000 euros d'amende

Palais de justice de Nanterre. Frederic Tieboyou, avec son avocat Eric Nasjsztat, a attaque le bailleur social Logirep pour discrimination raciale.

C'est un des plus gros bailleurs sociaux d'Ile-de-France. La société Logirep a été condamnée ce vendredi à 20 000 d'amende par le tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine) pour avoir établi un «fichage ethnique» de ses locataires. Elle a, en revanche, été partiellement relaxée des faits de discrimination raciale, pour lesquels elle était poursuivie après avoir refusé de délivrer en 2005 un appartement à un homme d'origine ivoirienne au motif qu'il était noir.

Une justification enregistrée par Frédéric Tieboyou, agent RATP alors âgé de 29 ans, qui a servi de socle à la très longue procédure engagée. Pour sa part, Logirep a toujours contesté «avec la plus grande fermeté» les faits reprochés. Selon la société HLM, le rejet de la candidature du jeune homme s'est fait sur d'autres critères, comme la motivation de sa demande.

Dans le détail, le tribunal a condamné le bailleur social à verser 10 000 euros de dommages et intérêts aux deux associations parties civiles dans cette affaire, SOS Racisme et La Maison des Potes. Une amende de 50 000 euros avait été requise par le parquet.

Discriminations : les Français veulent des sanctions Selon un sondage que nous dévoilons, 61 % des interrogés souhaitent durcir l'arsenal juridique pour mieux lutter contre de telles exclusions, notamment en matière de logement et d'emploi.

« Ce que les Français attendent, ce sont des procureurs qui cessent de classer les affaires et des juges qui frappent réellement au porte-monnaie les auteurs des délits », analyse Samuel Thomas, porte-parole de Pote à pote.

De plus en plus de Français de couleur ou aux noms à consonance étrangère se plaignent d'attitudes méprisantes, de remarques blessantes, de difficultés à accéder à un logement social ou privé... Comment lutter efficacement contre ces pratiques ? Si l'on en croit un sondage réalisé pour l'association de lutte contre les discriminations Pote à pote que notre journal dévoile ce matin, les Français estiment qu'il n'y a pas trente-six solutions : utiliser la manière forte ! A 56 %, ils approuvent, le testing, cette méthode qui consiste à piéger publiquement un employeur, une entreprise et à le faire savoir urbi et orbi.

Un bailleur jugé aujourd'hui pour « fichage ethnique » Ils réclament aussi et d'abord des sanctions judiciaires plus sévères. Ainsi, 61 % d'entre eux jugent que « durcir l'arsenal juridique » serait la méthode la plus efficace. Et ce qu'ils soient de droite (53 %) comme de gauche (83 %) révèle cette enquête Harris Interactive* menée auprès de 1 445 personnes âgées d'au moins 18 ans.

Scepticisme sur l'efficacité d'un CV anonyme

« Ces dernières années, les gouvernements successifs ont privilégié une politique de médiation. Mais, ce que les Français attendent, ce sont des procureurs qui cessent de classer les affaires et des juges qui frappent réellement au porte-monnaie les auteurs des délits », analyse Samuel Thomas, porte-parole de Pote à pote. On en est loin. Un seul exemple : début 2009, un office public HLM, celui de Saint-Etienne (Loire), a été reconnu coupable de discrimination raciale et de fichage ethnique.

Pourtant, cet organisme n'a écopé que de 20 000 € d'amende... avec sursis. « Le tribunal, à l'époque, a estimé que si la méthode était bien délictueuse, l'objectif de mixité sociale avancé par ce bailleur était tout aussi recevable. Lors de ce procès, finalement, une seule locataire sur 1 000 plaignants s'est vu allouer 300 € de dommages-intérêts.

Décourageant !

A chaque fois, la justice ménage la chèvre et le chou et se retranche derrière l'absence réelle d'intention de nuire ou le défaut de preuves irréfutables, sauf que celles-ci sont souvent impossibles à produire » peste Samuel Thomas...

Comment alors rectifier le tir ? Pour mettre davantage la pression sur les entreprises, bailleurs sociaux ou particuliers indélicats, les Français sont partants pour qu'on élargisse l'action de groupe (« class action » en anglais) : jusqu'à présent réservée aux litiges en matière de consommation, 56 % jugent que les procès collectifs seraient un moyen « efficace », pour mieux combattre les discriminations. Une mauvaise publicité, un bon raffut médiatique, rien de tel pour décourager les mauvaises pratiques ! En revanche, ils sont extrêmement sceptiques quant à l'efficacité d'anonymiser les demandes de CV ou de logements sociaux.

Pour une personne sur deux, c'est simple, quand un bailleur ou un employeur ne veut pas d'un candidat, il y arrivera toujours.

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POURQUOI... le parlement européen est à Strasbourg et Bruxelles ?

Seulement 12 sessions plénières de quatre jours se déroulent chaque année à Strasbourg (à gauche). Le reste du temps, les eurodéputés se retrouvent à Bruxelles, au sein des vingt commissions parlementaires.

LE PARLEMENT EUROPÉEN a officiellement son siège à Strasbourg, dans le bâtiment Louise-Weiss. Mais seulement 12 sessions plénières de quatre jours s'y déroulent chaque année. Le reste du temps, les eurodéputés se retroussent les manches à 440 km de la cité alsacienne, à l'Espace Léopold à Bruxelles, au sein des vingt commissions parlementaires ou à l'occasion de mini-sessions.

Et comme deux lieux de travail ne suffisent pas, il en existe un troisième basé à Luxembourg qui rassemble le secrétariat général ainsi que les services administratifs et de traduction ! « Cela donne au grand public l'image d'une institution difficilement compréhensible », résume le spécialiste des questions européennes, Bastien Nivet, chercheur associé à l'Iris (Institut des relations internationales et stratégiques). Mais alors comment expliquer cette étonnante dispersion des sites ? « C'est le résultat de l'évolution de la construction européenne », résume-t-il.

Strasbourg, symbole de réconciliation franco-allemande

Petit cours d'histoire : c'est à Strasbourg, ville frontière qui avait valeur de symbole de réconciliation franco-allemande au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, qu'est née la première institution du Vieux Continent : le conseil de l'Europe.

A partir de 1952, cet organisme chargé de promouvoir les Droits de l'homme va partager ses locaux avec l'assemblée de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA). En 1965, cette même CECA fusionne avec la CEE, la Communauté économique européenne.

Au coeur de la nouvelle structure figurent une commission et un conseil siégeant à Bruxelles ainsi qu'une assemblée, le Parlement européen (qui ne sera élu au suffrage universel direct qu'en 1979) prenant ses quartiers sur les bords du Rhin.

Strasbourg, Parlement Européen, Freddy Mulongo à l'hémicycle qui possède une capacité de 750 places. 737 parlementaires y sont accueilli pour les sessions mensuelles. Photo Réveil FM international, archives

Freddy Mulongo et Gay Tischbirek, une amie américaine, dans l'une de 7 salles appartenant au groupe parlementaire. Photo Réveil FM International, archives

Un double siège très coûteux

L'activité institutionnelle s'intensifiant au fil des années à Bruxelles, le Parlement s'est alors progressivement installé dans la capitale belge, pour être au plus près de la Commission et du Conseil, histoire de ne pas être « déconnecté » des organes de décision. Parallèlement, ses pouvoirs à lui se sont accrus, l'impliquant davantage dans les initiatives des autres institutions, surtout le Conseil, ce qui l'a incité encore à un rapprochement géographique.

Au final, ce double siège de facto a un coût budgétaire (des dizaines de millions d'euros) et environnemental (des milliers de tonnes de CO2) lié aux fréquentes transhumances des eurodéputés. De nombreux parlementaires « anti-Strasbourg » plaident pour un regroupement de toutes les activités dans la capitale belge. L'automne dernier, une majorité d'eurodéputés a approuvé un texte proclamant que leur institution « serait plus efficace » si elle occupait « un seul lieu ».

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Européennes : Marine Le Pen veut mobiliser pour «mettre à bas l'UE»

Place de l'opéra (Paris IXe), ce jeudi. Devant ses partisans réunis pour le traditionnel défilé frontiste du 1er mai, la présidente du FN, Marine Le Pen, a engagé ses troupes à «aller voter» le 25 mai.

Elle qui veut arriver «en tête» le 25 mai, a mis le paquet ce jeudi. Place de l'Opéra à Paris, devant 5300 personnes selon la police, 20 000 selon le FN, Marine Le Pen a fait du traditionnel discours frontiste du 1er mai un véritable meeting électoral.

Fustigeant François Hollande, «petit gouverneur de la province France», «petit sous-préfet européen», Manuel Valls, «ce joker», mais aussi l'UMP, «ce parti qui a mis la nation à genoux», la présidente du Front national a montré les muscles pour convaincre les Français -«ce peuple de lions quand ils ne sont pas gouvernés par des ânes»- de lui apporter leur voix le 25 mai prochain.

«Ne me décevez pas!»

«Ceux qui n'iront pas voter le 25 mai laisseront aux partisans de l'Union européenne la possibilité de continuer leur oeuvre funeste», a-t-elle mis en garde. «Qui ne dit mot consent. Et c'est ce qu'ils espèrent les François Hollande, les Manuel Valls, les Jean-François Copé...», a enchaîné la patronne du FN. «Ils espèrent que les mécontents resteront chez eux. Vous n'allez pas leur faire ce cadeau, quand même!» Et de lancer : «Ne me décevez pas!»

Déroulant la (longue) liste de ses griefs contre l'Europe, qui fait des Français «un peuple enfant», fait «ramper» les ministres, «prescrit l'austérité», permet que l'«on entre dans le pays comme dans un moulin», elle a appelé à «mettre à bas l'Union européenne». «Le 25 mai mettez fin à ce système qui vous méprise», «tournez le dos au déshonneur de la capitulation», a-t-elle engagé.

«On est chez nous!»

Mettant en garde contre une dilution de l'identité nationale -«rien ne distingue plus un Français d'un Allemand ou d'un Roumain»- l'eurodéputée a galvanisé ses troupes en lançant : «Eh bien non, la France n'a pas vocation à ne plus être française. La France doit demeurer la France et son peuple demeurer français!» «On est chez nous! On est chez nous!» a aussitôt entonné la foule.

Pour motiver un peu plus les électeurs, Marine Le Pen a également donné une portée nationale au scrutin. Surfant sur l'impopularité de l'exécutif, elle a assuré qu'en cas du victoire du FN aux européennes, «la seule solution pour le gouvernement français sera de revenir devant le peuple, la seule solution sera la dissolution de l'Assemblée nationale».

« Ne me décevez pas ! »

Paris (IXe), hier. Marine Le Pen a été accueillie par les vivats des militants.

Pendant que son père glorifie Jeanne d'Arc au micro, Marine Le Pen se concentre derrière la tribune. Jusqu'au moment où retentit une musique de péplum. Il est temps pour la présidente du Front national de monter sur scène, de lever les bras sous les vivats.

Et d'envoyer, à l'abri d'un parapluie, et quarante-cinq minutes durant, ses salves aux accents très frontistes. François Hollande est ainsi décrit comme un « petit gouverneur de la province France », un « petit sous-préfet européen ». Mais l'eurodéputée, candidate à sa réélection le 25 mai dans le Nord-Ouest, focalise surtout ses attaques contre l'Union européenne, qu'elle rêve de « mettre à bas ».

« Nous devons demander des permissions pour tout, comme si nous étions un peuple enfant », fustige-t-elle. Elle s'élève aussi contre les « vagues massives d'immigration en provenance de pays issus d'autres civilisations », regrettant qu'on « entre dans le pays comme dans un moulin ». Elle exhorte ses partisans à placer son parti en tête des suffrages.

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Métro Chatelet: De la musique classique pour les "exclus de la contemplation de l'art musical" !

Instants d'émotion à la station de métro Châtelet dans le 1er arrondissement de Paris. A Chatelet, en descendant de la ligne 1 venant de Vincennes vers la défense, une fois franchit les escaliers pour faire la correspondance avec la ligne 4 Montrouge-Porte de Clingnacourt, il y a souvent un groupe de musiciens qui joue du violon et du violoncelle. Je m’arrête à chaque fois pour les écouter. Prélude Paris offre "la clé du paradis émotionnel de la musique classique." Basée dans le 18e arrondissement de Paris, Prélude de Paris joue régulièrement à la station de métro Châtelet des oeuvres de Vivaldi, Bach, Mozart, des oeuvres classiques, romantiques avec Falla, Khatchatourian, Lecuona, Albeniz, Brahms, Dvorak, Monti, Briten, Bizet, Albinoni, et Haendel.

Son succès : des musiciens de 30 nationalités différentes, réunis autour de la musique. Crée en 1997, l'association doit sa première grande apparition médiatique à Issey Miyake Europe en 1989 pour un défilé concert.

L'Orchestre Prélude de Paris est la continuation légitime, de par son but et son projet, de l'Orchestre Métropolitain de Paris. Il entend diffuser la musique classique auprès d'un public composite, représentatif de toutes les couches de la société. Son but principal est de faire apprécier la musique au mélomane, la présenter au néophyte et de tirer l'indifférent de sa léthargie esthétique. Prélude, début, ouverture, le moment magique où la musique commence son invisible investissement de l'espace, la porte qui s'ouvre soudainement laissant transparaître la lumière de l'univers musical, baignant au passage celui à qui il était interdit jusqu'alors de soupçonner même son existence. Le Prélude de Paris se propose, donc, d'initier tout un public exclu de la contemplation de l'art musical, d'offrir la clé du paradis émotionnel de la musique classique.

Voici quelques titres, dont certains extraits musicaux, donnant une idée du caractère et de l'étendue de notre répertoire : A. Vivaldi Les quatre saisons, Estro Armonico ; J. S. Bach Aria (suite n° 3) Concerto en ré mineur pour 2 violons, Concerto en la mineur pour violon, Concerto en mi majeur pour piano, Concerto en ré mineur pour piano, G. F. Haendel Sarabande; J. Pachelbel Canon T. Albinoni, Adagio B. Marcello, Concerto en ut mineur W. A. Mozart, Petite Musique de Nuit ,Divertimenti pour cordes Adagio et fugue G. Bizet Fantaisie sur Carmen I., Albeniz Asturias M. de Falla Danse du feu , E. Lecuona Malagueña , A. Dvorák Danses slaves op. 46 n° 8 et op. 72 n° 10; J. Brahms Danses hongroises , V. Monti Czardas ,A. Khatchatourian, Danse du sabre ;B. Briten Sarabande

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jeudi 1 mai 2014

Droits de l'homme: La Corée du Nord fait la sourde oreille à l'ONU

La Corée du Nord a défendu jeudi à Genève son bilan en matière de droits de l'homme.

Le Conseil des Droits de l'Homme, à Genève

Lors de l'examen de son rapport à l'ONU, l'ambassadeur de la Corée du Nord auprès de l'Organisation So Se Pyong a déclaré que «son pays est fier des progrès réalisés depuis quatre ans». Il a fait la sourde oreille aux demandes des pays occidentaux.

A la tête d'une délégation de 12 personnes, l'ambassadeur nord-coréen à l'ONU a présenté son rapport devant le Conseil des droits de l'homme, le premier depuis quatre ans dans le cadre de l'examen périodique universel (EPU), en insistant sur les efforts du régime dans le développement économique.

«Nous continuerons à œuvrer de manière responsable pour un niveau élevé de réalisation des droits de l'homme», a déclaré l'ambassadeur. Il a en même temps dénoncé «des pressions politiques persistantes et des menaces militaires», ainsi que l'aggravation des sanctions économiques qui «menacent le droit à l'existence» de la Corée du Nord» et sont «une pierre d'achoppement pour le développement du pays».

L'ambassadeur nord-coréen a indiqué prendre au sérieux les recommandations de l'EPU. Malgré des «forces qui maintiennent une attitude de confrontation», il a expliqué avoir décidé d'y participer parce que cet examen «traite de manière égale et impartiale tous les pays».

Crimes contre l'humanité

Plus de 80 pays étaient inscrits pour faire des recommandations à la Corée du Nord. Le représentant de la Grande-Bretagne a rappelé les «témoignages incontestables» établis en février par la commission d'enquête sur l'existence de crimes contre l'humanité et l'absence totale de libertés en Corée du Nord.

Le président de la commission Michael Kirby avait comparé le 17 mars les crimes commis en Corée du Nord à ceux perpétrés par le nazisme, sous le régime de l'apartheid en Afrique du Sud ou des Khmers rouges au Cambodge.

Le représentant britannique a demandé à Pyongyang d'établir un calendrier concret pour adhérer à la Convention de l'ONU contre la torture et de donner accès au rapporteur spécial de l'ONU. A son tour, le délégué des Etats-Unis a dénoncé les «violations systématiques, généralisées et flagrantes» établies par la commission d'enquête.

Il a demandé la libération de tous les prisonniers politiques. Le Canada a demandé la fermeture de tous les camps de prisonniers et la Belgique l'accès du CICR aux centres de détention.

Sans écho

La délégation de Corée du Nord a fait la sourde oreille. La demande faite par de nombreux pays de donner accès au rapporteur spécial de l'ONU est restée sans écho.

La Chine a salué les progrès réalisés en Corée du Nord, notamment dans les domaines de l'éducation, des droits des femmes et des handicapés. Son représentant a souhaité que la communauté internationale mène «un dialogue constructif» avec Pyongyang.

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Seigneur de guerre, Roger Lumbala demandeur d'asile en France !

Depuis août 2012, Fortunat Kasongo croupit à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Son crime? Avoir passé sur ses antennes Roger Lumbala. Promoteur de la Radio Télévision Autonome du Sud Kasaï (RTAS), une station communautaire émettant à Miabi, situé à 30 kms de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï Oriental au Centre de la République Démocratique du Congo, Fortunat Kasongo été arrêté, mardi 14 août 2012 vers 16 heures locales, à Tshilundu, une localité du territoire de Miabi, par un groupe d’éléments des FARDC et de la police. Le lendemain, mercredi 15 août 2012, Fortunat Kasongo a été embarqué dans une jeep et conduit, manu militari à Mbuji- Mayi où il a été détenu dans un endroit tenu secret. En route vers Mbuji-Mayi, les agents de l’ordre ont procédé au pillage des installations de RTAS et emporté certains matériels, notamment le mixeur et l’émetteur de la radio, saccage de la rédaction avant de contraindre Fortunat Kasongo à signer un document reconnaissant avoir publié une information portant atteinte à Joseph Kabila. Alors que Fortunat Kasongo n'avait donné la parole qu' Roger Lumbala. Depuis l'arrestation de notre confrère, pas un mot de compassion de Roger Lumbala à l'égard de Fortunat Kasongo ni un message de réconfort à son épouse et ses enfants.

Habitué à la langue de bois, adepte des propos teintés d'un nationalisme de façade, Roger Lumbala est un criminel et seigneur de guerre bien connu. Ses accointances avec l'Ouganda et le Rwanda, deux pays agresseurs de la République démocratique du Congo sont connu de tous. D'ailleurs, on se souvient encore comme si cela était hier, Roger Lumbala est le leader du RCD/N (Rassemblement Congolais pour la Démocratie - Nationale). En janvier 2003, son groupe rebelle a été accusé de crimes de guerre, et notamment d'actes de cannibalisme. En Avril 2003,lors du 1+4=0, Roger Lumbala devient Ministre du Commerce extérieur dans le gouvernement de transition après le dialogue inter-congolais, jusqu'en janvier 2005, lorsqu'il est déposé de ses fonctions pour malversations financières, culotté il se fera remplacé par sa femme au Ministère du Commerce Extérieur !

Que Roger Lumbala ait des problèmes avec alias Joseph Kabila, là n'est pas notre problème. Mais qu'il embrigade des jeunes pour les amener à la mort, pendant que lui se cache là est un problème. Général d'opérette, criminel de guerre, le problème de Roger Lumbala est d'avoir enrôlé les enfants soldats, d'avoir fait tué les enfants des autres...Les Congolais ne lui ont jamais demandé d'aller au Rwanda ni en Ouganda, deux pays agresseurs de la RDC qui sèment la mort parmi les congolais. Que Roger Lumbala un criminel bien connu demande l'asile en France, rien n'est moins sûr que les autorités françaises lui accorderont le statut de réfugié politique.

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RDC: "Les Congolais refoulés de Denis Sassou Nguesso doivent rejoindre la résistance" dixit Paul Kahumbu

Après 22 ans de résidence à Brazzaville, une RD Congolaise expulsée avec sa carte consulaire.

A l'heure où on parle de plus en plus de l'unité africaine, on aurait pensé que les Congolais de la rive gauche et ceux de la rive droite du fleuve Congo, les Kinois et Brazzavillois allaient vivre dans la paix, fraternité et solidarité...puisque un seul peuple contraint de vivre ensemble car un pays ne change pas de frontières tous les quatre matins. Mais voilà que par ambition politicienne, le dictateur Denis Sassou Nguesso instrumentalise sa Gestapo pour expulser dans des conditions infra-inhumaines 4000 RD Congolais de Brazzaville. Pour Paul Kahumbu du Front Civil de Résistance Populaire, les expulsés de Denis Sassou Nguesso doivent illico presto rejoindre la résistance congolaise.

A Kinshasa, les jeunes kinois n'ont pas hésité de brûler le drapeau du Congo-Brazzaville. Comment expliquer que les Kinois et les Brazzavillois qui ont toujours vécu ensemble se regardent aujourd'hui en chiens de faïence ?

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Paris: Jour de colère des Rd Congolais contre le dictateur Denis Sassou Nguesso le "Dracula de Mpila" !

Avec sa cape, Denis Sassou Nguesso le "Dracula de Mpila" n'est pas rassasié, il est toujours à la recherche de sang des Rd Congolais.

Faux jeton, arracheur des dents avec son régime tortionnaire, depuis que Denis Sassou Nguesso, le "dictateur tchoko" et "Dracula de Mpila" en manque du sang a décidé de s'en prendre aux RD Congolais avec des expulsions inhumaines s'accompagnant des barbaries, maltraitances, bavures, tortures, viols, vols pour mieux asseoir son régime tortionnaire à l'autre côté de la rive du fleuve Congo. Denis Sassou Nguesso a embrasé la forêt, reste à savoir s'il va parvenir à éteindre ce feu. A Kinshasa, des jeunes gens n'ont pas hésité à brûler le drapeau du Congo-Brazzaville devant l'ambassade sise sur le boulevard du 30 juin. A Paris, le 30 avril 2014 était le jour de colère à proximité de l'ambassade de la République du Congo contre Denis Sassou Nguesso, le dictateur sanguinaire du Congo-Brazzaville et son complice alias Joseph Kabila qui dirige par défi la République démocratique du Congo.

Martin Sali de RCK

Le guerrier insoumis Patchely Mikobi, vaillant résistant-patriote-combattant !

Avec un criminel de guerre comme Denis Sassou Nguesso, le dictateur de Sassouville que peut on espérer ? Celui la qui n'a jamais hésité de tirer au canon -finance par Elf Total- sur ses propres compatriotes, soutenus par ses Ninjas n'a aucun respect pour la vie ni de ses compatriotes encore moins d'autres citoyen ? Nul ne s'oppose à la lutte contre la criminalité, mais celle-ci ne peut en aucun cas justifier le viol, la rapine et l'expulsion massive des ressortissants d'un pays frère. Faut-il attendre la prolifération des foyers criminogènes pour lutter contre l'insécurité ?

Le colonel Odon Mbo !

Alain Ndongisila

Ma Anne Elongo

Un drame humain, c'est ainsi qu'on peut qualifier la vague d'expulsions de ressortissants de République démocratique du Congo par le dictateur Denis Sassou Nguesso.

D'après le gouvernorat de Kinshasa, près de 40.000 RD Congolais ont été expulsées vers Kinshasa. Un chiffre affolant quand on sait que dans un pays comme la France où les expulsions sont décriées, 27.000 personnes ont été expulsées en 2013, donc sur une année.

Le Congo-Brazzaville, havre de paix travesti par les RD Congolais ? Au début des années 70, précisément en 1972, le Congo-Brazzaville avait déjà connu le phénomène similaire au "Kuluna" avec les Anzimba et ceux-là n'étaient pourtant pas originaires de la rive-gauche du fleuve Congo, actuelle République démocratique du Congo. A force de stigmatiser une communauté, on finit par ouvrir les brèches d'une tragédie.

Un haut gradé de la Gestapo de Denis Sassou Nguesso a osé affirmer sur Télé-Congo, que la criminalité est absente de mœurs des Brazzavillois, ça donne envie de hurler.

Est-ce des « Zaïrois » qui ont fracassé la mâchoire du Commandant Marien Ngouabi à l'aide d'un marteau ?

L'exécution du cardinal Emile Biayenda serait-elle aussi l’œuvre des « Zaïrois » ?

Le Congo-Brazzaville est loin d'être un monastère, il compte parmi ses citoyens, une poignée de barbares aussi redoutables que les Kuluna. Faudrait-il rappeler que ce pays a connu trois guerres en 5 ans, dont les acteurs étaient tous autochtones. Si on pouvait ressusciter les morts, de nombreux officiers supérieurs perdraient les galons et la voix.

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