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Réveil FM International

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

samedi 28 juin 2014

Institut du Monde Arabe (IMA-Paris) Manuel Valls a visité l'exposition «Hajj, le pèlerinage à La Mecque» qui se tient jusqu'au 10 août.

Début du ramadan le 28 ou 29 juin pour les musulmans de France. A l'issue d'une visite de l'exposition «Hajj, le pèlerinage à La Mecque» présentée à l'Institut du monde arabe (IMA) à Paris, le Premier ministre Manuel Valls a déclaré jeudi soir qu'il revenait «aux musulmans eux-mêmes d'agir, de refuser les intégrismes, les radicalismes», tout en soulignant que «dans ce combat, la République sera toujours à leurs côtés».

«Au-delà des musulmans de France, c'est toute une nation qui reconnaît, ici, la grandeur, la finesse et la diversité de l'islam», a estimé Manuel Valls, devant des responsables des cultes chrétiens, musulman et juif. «C'est toute une nation qui dit aussi que l'islam a toute sa place en France, parce que l'islam est une religion de tolérance, de respect, une religion de lumière et d'avenir, à mille lieues de ceux qui en détournent et en salissent le message», a-t-il poursuivi.

Manuel Valls, Premier ministre à l'Institut du Monde Arabe à Paris. Photos Réveil FM International

Pour le Premier ministre, «c'est aux musulmans eux-mêmes d'agir, de refuser les intégrismes, les radicalismes qui utilisent la religion pour diffuser la haine et la terreur. Et dans ce combat - et je veux saluer le très beau texte publié par le Conseil français du culte musulman (la «convention citoyenne des musulmans de France», Ndlr), la République sera toujours à leurs côtés».

Jack Lang, Président de l'Institut du Monde Arabe à Paris. Photos Réveil FM International

La laïcité, «c'est un principe de respect»

«C'est un combat que nous voulons mener, ici en France et dans le monde, avec les musulmans, qui sont, je veux le rappeler, les premières victimes du terrorisme dans le monde», a dit le Premier ministre un peu plus tard devant la presse. Il a également précisé dans son discours que, «comme chaque année», il aurait l'occasion de «venir à la rencontre» des musulmans lors de repas de rupture du jeûne du mois sacré de ramadan, qui débutera samedi ou dimanche en France.

«Et je leur adresserai un message de confiance. Un message qui souligne combien la France est une terre de liberté qui respecte les croyances de chacun, et qui considère que le fait que l'islam est la deuxième religion de France est une chance pour la France», a souligné le Premier ministre.

Manuel Valls a également tenu à rappeler «à quel point la laïcité - contrairement à cette idée fausse que l'on entend souvent - n'est pas la négation du fait religieux». «Au contraire, c'est un principe de respect et d'ouverture à l'autre, qu'il croit ou qu'il ne croit pas», a souligné le chef du gouvernement, en disant son souhait d'«une République et d'une France apaisées».

Les musulmans, la deuxième communauté religieuse en France, sont « une chance pour le pays », a également déclaré le Premier ministre, qui s’associera au ramadan : « J’aurai l’occasion de venir à leur rencontre lors de repas de rupture du jeûne. Et je leur adresserai un message de confiance. »

Manuel Valls a défendu le respect et le dialogue : « Dans la fonction d’un responsable public, la question des symboles - de l’union, de la laïcité, du dialogue entre religions -, c’est la France aussi. C’est au cœur de mes fonctions et de ma mission. » Une mission au service de la laïcité dont Manuel Valls est un fervent défenseur.

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vendredi 27 juin 2014

Panthéon: Hommage de Manuel Valls à Jean Jaurès "Grand tribun pacifiste qui 100 ans après demeure contemporain et éternel" !

Panthéon, Manuel Valls, premier ministre lors de son discours après l'inauguration de l'exposition sur Jean Jaurès. Photos Réveil FM International

Le 25 juin a lieu dans le cadre grandiose du Panthéon l’inauguration d’une passionnante exposition consacrée à Jean-Jaurès, figure majeure du socialisme, qui continue à inspirer au-delà des divisions partisanes. Dans un peu plus d’un mois, cela fera cent ans que ce pacifiste et dreyfusard, qui a tant œuvré pour contrer la marche à la guerre, a été assassiné par un membre de l’extrême droite, a expliqué l’historien Vincent Duclert, commissaire de l’exposition, qui en a fait les honneurs notamment à Manuel Valls.

Valls exhorte les socialistes à être "unis dans l'exercice du pouvoir". Pour l'inauguration d'une exposition sur Jaurès au Panthéon, le Premier ministre a livré un vibrant appel pour "tous les socialistes".

Il lance un vibrant appel aux socialistes. A l'occasion de l'inauguration de l'exposition "Jaurès contemporain 1914-2014", au Panthéon, le Premier ministre a exhorté les socialistes à "l'unité dans l'exercice du pouvoir". "La synthèse jauressienne, c'est l'ambition de maintenir l'unité sans pour autant renoncer à agir. L'unité et l'unité dans l'exercice du pouvoir. Voilà un message que je veux adresser modestement mais avec beaucoup de conviction à tous les socialistes aujourd'hui", a déclaré Manuel Valls, à l'intention évidente des parlementaires socialistes qui se rebiffent à l'Assemblée nationale à l'idée d'adopter le budget rectificatif.

"Chaque fois que, dans son histoire, le Parti Socialiste s'est présenté divisé devant les Français, il en a lourdement payé le prix", a-t-il rappelé.

Dans la lignée de Jaurès

Jean Jaurès aurait "sans doute, au nom même de la responsabilité, parce qu'il voulait le rassemblement des socialistes", voté en faveur du Pacte de responsabilité, avait même risqué auparavant, un peu amusé, le Premier ministre, en réponse à la question d'une journaliste. "Il aurait été aux côtés de ceux, avait-il ajouté plus sérieusement, qui veulent gouverner et qui veulent que la gauche gouverne dans la durée".

"Chacun peut avoir "son" Jaurès, a appuyé Manuel Valls dans son discours. Et permettez-moi de ne pas me ranger aux côtés de ceux qui voudraient qu'après lui, le socialisme ait perdu de sa force, parce qu'il se serait compromis dans l'exercice du pouvoir". "Jaurès, a-t-il poursuivi, fut même le premier à gauche peut-être, à théoriser la réforme, à la souhaiter, à la revendiquer".

"A ce pays et à cette gauche tourmentés par la nostalgie révolutionnaire et par la radicalité, il a su montrer avec panache que l'exercice du pouvoir était un honneur, un devoir et aussi un dépassement", a ajouté le Premier ministre avec d'évidentes connotations contemporaines.

Dépasser les postures

Il a d'ailleurs appelé à "un dépassement des postures, des dogmes qui enferment dans l'inaction et interdisent de confronter l'idéal au réel". "La gauche gouverne avec François Hollande. Elle agit avec courage, détermination. Pour changer la société, pour la rendre plus juste, pour redresser notre pays", a ajouté le Premier ministre.

Avant de plaider encore en direction des socialistes: "Soyons fiers de ce que nous accomplissons derrière le président de la République. Et soyons conscients de la tâche difficile qu'il assume".

Reportage photos Réveil FM International

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Réveil FM International à la Sénatrice Isabel Allende:"Allez-vous fleurir les tombes de Danielle et François Mitterrand ?"

Paris, jardin de la résidence du Président du Sénat, Jean-Pierre Bel et Madame Isabel Allende, présidente du Sénat Chilien. Photo Réveil FM International

Nous sommes au jardin de la résidence du sénat, face aux journalistes accrédités Jean-Pierre bel, le président du Sénat et son homologue, invitée d'honneur Madame Isabel Allende, la fille cadette de Salvador Allende et actuelle présidente du Sénat chilien. Nous avons été émerveillé de découvrir le Chili lors du voyage officielle qu'avait effectué l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, le 25 janvier 2013 lors du Sommet CELAC-UE à Santiago. Le premier geste hautement symbolique de Jean-Marc Ayrault fut d'aller fleurir la tombe du président Salvador Allende. Le coup d'État du 11 septembre 1973 mené par Augusto Pinochet met fin à son mandat par la force, renverse le gouvernement et instaure une dictature militaire. Allende se suicide dans le palais de la Moneda, sous les bombes putschistes. En posant cette question à la présidente du Sénat chilien, nous avions le souci de voir si la réciprocité était de mise entre le Chili et la France.

Madame Isabel Allende a répondu à notre question en rappelant la solidarité du peuple français et de la France au peuple chilien en soulignant le lien très étroit avec la famille Mitterrand.

Pour un néophyte notre question à Madame Isabel Allende peut paraître anodine. En France, plusieurs communes ont une rue Salvador Allende. Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, née le 7 mars 1959 à Paris, est la fille du sociologue Alain Touraine, spécialiste des mouvements sociaux et d'une mère chilienne.

L’ambassade d’un pays dans un Etat étranger a pour fonction première la représentation de l’Etat invité, c’est donc une façade qui doit être reluisante. Elle dépend du Ministère des Affaires Etrangères qui y nomme ses représentants. En contrepartie de la représentation et de la faculté de tisser des liens économiques, politiques et culturels avec un Etat tiers, l’ambassade se doit de respecter la souveraineté du pays dans lequel elle se trouve, ce qui pose bien entendu problème dans le cas d’un coup d’Etat militaire de Pinochet et de l’instauration d’une Junte gouvernementale : quelle en est la légitimité ? Comment devrait réagir l’ambassade française ? Fallait-il rester neutre et s’adapter au nouveau gouvernement putschiste ? Fallait-il obéir aux directives de l’Elysée et du Quai d’Orsay ?

La position officielle reste souvent la neutralité. Laisser-faire, attendre, obéir. Le gouvernement de Pompidou avait adopté en 1973 une position passive, d’autant plus que les Américains tiraient plus ou moins les ficelles du jeu politique au Chili, la CIA avait favorisé la prise de pouvoir d’Augusto Pinochet. Seule directive officielle du gouvernement français : faire son possible pour les Chiliens ayant un lien avec la France (famille, amis) en priorité. Règle d’or en matière de relation internationale : le terrain de l’ambassade fait partie du territoire français, en conséquence une fois la barrière franchie, un Chilien se retrouve sous la protection des autorités françaises et devient donc intouchable par les militaires. Au total, l’ambassade de France au Chili accueillera environ 400 réfugiés chiliens.

La famille Allende est demeurée très liée à la gauche française. Le président François Mitterrand, surtout son épouse Danielle Mitterrand furent tous les deux des défenseurs d'une Chili démocratique.

Photos et vidéos souvenirs de Chili janvier 2013

Isabel Allende, présidente du Sénat chilien, est revenue sur les 100 jours de Michelle Bachelet.

Isabel Allende, fille de Salvador Allende et présidente du Sénat chilien depuis le mois de mars dernier, a été invitée par Jean-Pierre Bel, son homologue français, à passer quelques jours en France. A l’occasion de cette visite, elle a répondu succinctement sur le bilan des 100 premiers jours de la présidente chilienne, Michelle Bachelet.

La nouvelle locataire de La Moneda (siège de la présidence) avait annoncé, lors de sa campagne fin 2013, une série de 56 mesures qu’elle réaliserait lors de ces trois premiers mois.

« D’abord, notons que, fait rare au XXIème siècle, Madame Bachelet est la première femme présidente du Chili mais elle est aussi la seule à effectuer un second mandat. Ces cent jours de gouvernement ont été intenses et ont permis d’envoyer au Parlement plusieurs projets de loi sources de réformes extrêmement profondes.

Les changements structurels que Michelle Bachelet a engagés visent aussi bien à changer l’image de notre société que la signification même de cette société : nous essayons de promouvoir la justice sociale, de combattre les énormes inégalités et de réussir à promouvoir un pays plus inclusif.

Ces réformes incluent celle de l’éducation qui doit être gratuite et de qualité et qui, aujourd’hui, n’existe pas au Chili, sauf dans les écoles municipales.

Ces réformes incluent également celle de la fiscalité qui doit permettre de générer des recettes, 3% du PIB, c’est-à-dire 800 milliards de dollars, pour financer, notamment, la gratuité de l’éducation.

Nous travaillons enfin à élaborer une nouvelle Constitution. Nous faisons des propositions en ce sens pour l’année prochaine, pour changer une Constitution qui prend sa source dans la période de la dictature. Nous voulons une nouvelle Constitution dont la source et la légitimité soient pleinement démocratiques, une Constitution porteuse d’une conception différente de la société dans laquelle l’Etat joue un rôle actif et pas seulement subsidiaire, comme l’affirme la Constitution actuelle.

En outre, une série de mesures visent à améliorer la qualité des services. Il s’agit avant tout de la santé qui est considérablement déficitaire. Nous voulons apporter des solutions aux personnes âgées qui doivent prendre leur retraite et toucher des pensions, car, en réalité, notre système ne leur permet pas d’avoir une retraite suffisante. Beaucoup d’autres thèmes sont ciblés par ces mesures. Nous avons, par exemple, un code du travail hérité de la dictature qui doit être réformé.

Ce sont donc des changements profonds que notre présidente a proposés durant ces trois mois. Dans le bilan qui a été établi, le gouvernement estime qu’il a réalisé plus de 90% des promesses faites pendant la campagne. Cela comprend aussi bien les annonces que le dépôt de textes de loi devant le Congrès. Et comme je l’ai dit, je crois que jamais nous n’avons connu une période législative aussi intense.

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jeudi 26 juin 2014

Europe: Les Etats d'âme de Matteo Renzi surnommé "Le Rottamatore"-"Le démolisseur" !

Le Premier ministre italien Matteo Renzi

DÉCRYPTAGE - Le jeune président du Conseil italien possède de nombreux atouts pour montrer la voie à la gauche européenne…

Le nouvel homme fort d’Italie peut-il devenir le leader de la gauche européenne? Après seulement quatre mois à la tête du Conseil italien, une période auréolée de son succès aussi monumental qu’inattendu aux élections européennes du 25 mai, Matteo Renzi apparaît comme la nouvelle égérie de la gauche européenne.

«Certes, il a fait presque 41 % des voix, a mis un coup d’arrêt au mouvement Cinq Etoiles de Beppe Grillo, et a largement battu Silvio Berlusconi. Mais ce résultat spectaculaire aux élections européennes n’est pas la seule raison de l’engouement dont il est l’objet», analyse Marc Lazar, directeur du centre d’histoire de Sciences Po, qui souligne qu’«un certain nombre de personnes pensent qu’il pourrait être un espoir pour la gauche européenne, qu’il peut montrer la voie».

Donner une âme à l’Europe

Pour ce spécialiste de la politique italienne, «c’est aussi ce qu’il dit et la façon dont il le dit», qui pourrait faire du président du Conseil le leader de la gauche européenne. Que dit cet homme, jeune -il a 39 ans-, brillant orateur, à l’aise aussi bien à la télévision, à la tribune que sur les réseaux sociaux? Qu’il faut changer, non seulement l’Italie mais aussi l’UE. Il a déjà entamé les réformes en Italie (électorales, constitutionnelles, du code du travail, de l’administration ou encore de la justice, mais aussi des mesures pour les plus bas revenus, la taxation de certaines transactions financières…), même si très peu ont déjà abouti, et qu’on ignore comment il va les financer, rappelle Marc Lazar.

Mais Matteo Renzi, surnommé le «Rottamatore» («le démolisseur»), compte utiliser le semestre de présidence tournante de l’UE européenne de son pays pour «changer l’Europe et ses politiques économiques». «Si nous voulons sauver l’Europe, nous devons la changer. (…) Aujourd’hui, les vrais amoureux de l’Europe savent qu’elle ne fonctionne plus telle qu’elle est», a-t-il expliqué dans un entretien au Monde et à plusieurs journaux européens après les élections du 25 mai. Avant de lancer: «Si l’Europe m’explique dans le détail comment on doit pêcher l’espadon mais qu’elle ne me dit rien sur la manière de sauver un immigrant qui se noie, cela veut dire que quelque chose ne va pas. Je travaille pour donner une âme à l’Europe et j’espère que le PSE est conscient de ce problème.»

«L'Europe aujourd'hui, c'est de l'ennui»

Sa vision d’une UE avec un supplément d’âme, le chef du gouvernement italien l’a réitérée mardi devant les députés nationaux: pour permettre la relance de l’UE, «il ne suffit pas d’avoir une monnaie, un président ou une source de financement en commun. Soit nous acceptons un destin et des valeurs en commun, soit nous perdons le rôle de l’Europe face à elle-même.» «L’Europe aujourd’hui, c’est de l’ennui (…) Elle est submergée de chiffres et privée d’une âme», a-t-il ajouté.

«Il a un côté fougueux, presque populiste, mais les autres dirigeants européens vont vite lui rappeler qu’il est à la tête d’un pays très affaibli (chômage en hausse, croissance toujours en recul), et qui n’est pas vraiment pris au sérieux par les autres membres de l’UE», juge Marc Lazar. Pourtant, Matteo Renzi a une carte à jouer selon le chercheur.

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mercredi 25 juin 2014

25 photos Sénat. Le président Jean-Pierre Bel a reçu Isabel Allende, la présidente du Sénat Chilien !

Cadette de Salvador Allende, la sénatrice socialiste chilienne Isabel Allende, fille du président Salvador Allende renversé en 1973 par un coup d'État, a été choisie par ses pairs pour présider le Sénat chilien. Elle devient la première femme à occuper cette fonction. Elle est en visite officielle à Paris. Après une matinée passée au Sénat et dans le jardin du Luxembourg, les présidents des deux chambres hautes ont déposé une gerbe place Salvador Allende, en présence de la Maire de Paris, Mme Anne Hidalgo. Puis se sont entretenus avec Jean-Christophe Cambadelis, premier secrétaire du parti socialiste. Mme Isabel Allende Bussi a ensuite été reçue par M. François Hollande, Président de la République.

Le Président du Sénat Jean-Pierre Bel a reçu Mme Isabel Allende Bussi, Présidente du Sénat de la République du Chili, pour une journée de rencontres. Accrédité au Sénat, la rédaction de Réveil FM International était au rendez-vous.

Discours de M. Jean-Pierre Bel, Président du Sénat à l’occasion de la venue de Mme Isabel Allende, Présidente du Sénat chilien

Mardi 24 juin 2014 - 13 h 15 (Salons de Boffrand)

Madame la Présidente, chère Isabel Allende,

Madame la 1ère Vice-présidente du Sénat, chère Bariza Khiari,

Mesdames, messieurs les élu(e)s, cher(e)s collègues,

Mesdames, messieurs, cher(e)s ami(e)s,

Chère Isabel Allende, vous ne pouvez imaginer le bonheur que vous m’avez procuré en acceptant mon invitation malgré les charges immenses qui sont aujourd’hui les vôtres. Madame la Présidente, vous incarnez bien sûr le Chili d’aujourd’hui qui fait face à de grands défis pour ancrer votre pays dans la modernité et le respect de sa culture et son histoire.

Votre visite s’inscrit dans le prolongement d’une longue tradition d’amitié entre nos deux pays.

Vous incarnez aussi, chère Isabel Allende, le long combat des femmes pour accéder à des fonctions de responsabilités politiques, conduit avec héroïsme sous la dictature ; vous avez montré le chemin, avec Michelle Bachelet, en occupant, bien sûr, les plus hautes fonctions de votre République et en vous battant aussi pour de nouveaux droits, dans de nombreux domaines, pour l’égalité entre l’homme et la femme.

Nous avons tous beaucoup d’admiration pour le courage qui est le vôtre, ce courage dont vous avez fait toujours preuve depuis votre jeunesse, dans l’entourage de votre père, aux côtés de votre mère, pendant les longues années noires du dictateur Pinochet. Nous avons de l’admiration aussi pour la part que vous avez prise dans le processus de construction de la démocratie dans votre pays.

Ce qui s’est passé au Chili dans les années 70 a eu un écho considérable à l’échelle de la planète.

L’évocation de cette période, de cette mémoire, n’est jamais facile et ne doit pas nous empêcher d’appréhender l’avenir. Mais elle est nécessaire pour mieux comprendre le présent.

L’Histoire de votre pays est marquée par une blessure éternelle. Celle d’une dictature sanguinaire qui a bafoué la dignité de vos compatriotes, les a soumis, les a humiliés.

Le peuple chilien voulait construire une voie pacifique et démocratique vers le socialisme mais, pour ce faire, il aura contrarié des intérêts économiques et financiers qui n’ont pas de patrie.

Il l’a payé au prix fort. Président 18 ans il a été bâillonné, assassiné, torturé. Ici, à nos portes, nous étions dans la solidarité au peuple espagnol en butte à un autre dictateur, Francisco Franco.

Mais le 11 septembre 1973, je me souviens.

Je me souviens de mes 20 ans et de cette nuit terrible où nous avons appris : « ils ont bombardé la Moneda et le Président est mort… »

Alors, dans toutes les villes, dans tous les pays nous sommes sortis pour marcher dans les rues : « … Allende, Allende… el pueblo unido jamas sera vencido… ! ». C’est la conscience du monde qui assistait, impuissante, à la mise au pas de la démocratie chilienne… toute une génération qui se mobilisait pour créer sa solidarité. Ce sont des souvenirs, c’est le passé ; mais le passé ne passe pas car il vibre et bouge encore.

En novembre 1970, c’était Claude Estier, qui fut Président du Groupe Socialiste au Sénat et auquel j’ai succédé, qui s’était rendu au Chili pour assister à l’investiture de Salvador Allende et pour rencontrer les leaders de la gauche chilienne.

Le Président Allende avait alors invité François Mitterrand qui viendra un an plus tard, avec Claude Estier et Gaston Deferre, rencontrer celui qu’il décrit comme l’homme « qui incarne la Révolution dans la légalité ».

Cette rencontre fut essentielle pour le devenir du Parti socialiste français luimême.

On connaît la suite.

Il y a plus de 40 ans maintenant, des milliers de vos compatriotes chiliens sont venus durant les années sombres en exil, en Europe, beaucoup ici, en France.

Beaucoup ne reconnaissaient plus leur pays, ne savaient plus ce qu’il s’y passait.

Le Chili était devenu une terre éclatée, des îles à la dérive qui ne pouvaient se rencontrer.

L’histoire nous a montré aussi, comme le dit si bien le poète Pablo Neruda qu’ils pourraient couper toutes les fleurs (…) ils n’empêcheraient pas le printemps. Ils n’ont pas empêché le printemps malgré votre exil et votre périple car vous étiez, vous et votre famille, les ambassadrices remarquables de la démocratie chilienne.

Votre histoire personnelle et politique représente le symbole de la lumière de la démocratie au Chili. Parler d’Allende, de votre famille, ne peut être banalisé par les consciences car votre combat, votre parcours, votre vie, votre engagement, vos efforts et votre dignité sont plus forts que la violence, la brutalité du totalitarisme. Mme la Présidente, on vous qualifie de symbole dans votre pays mais aussi dans l’histoire de l’humanité. 48 ans après votre père, le Président Salvador Allende, vous devenez la première femme Présidente du Sénat.

Aux côtés de Michelle Bachelet, Présidente de la République du Chili, et à qui vous avez remis l’écharpe présidentielle aux couleurs nationales, bleu, blanc, rouge à Valparaiso le 11 mars dernier, vous incarnez la fierté de tout un peuple qui résonne plusieurs décennies après la mort de vos pères respectifs.

Cette photo a fait le tour du monde.

A travers vous, c’est le visage de l’Amérique Latine qui change et celui du Chili aussi. Vous êtes le symbole d’un continent résolument tourné vers son futur et son développement.

Aussi, je voudrais saluer votre engagement dans toutes vos fonctions de parlementaire, à la Chambre des députés et au Sénat qui incarnent cette nouvelle voie démocratique au Chili. Je voudrais également témoigner de mon admiration pour ce combat que vous avez mené sans jamais l’abandonner, pour ce long chemin que vous avez parcouru pour imposer le devoir de mémoire et le devoir de justice.

Votre présence au Palais du Luxembourg nous honore et nous touche beaucoup.

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Paris: Hommage à Salvador Allende 24 juin !

Jean-Pierre Bel, le président (PS) du Sénat, et Anne Hidalgo, la maire (PS) de Paris, ont rendu hommage hier après-midi à l'ancien président chilien Salvador Allende. En présence de sa fille cadette, Isabel Allende, élue en mars à la tête du Sénat chilien, ils déposeront une gerbe dans le VII e arrondissement, près de la place qui porte le nom de l'ancien chef d'Etat, renversé par le coup d'Etat d'Augusto Pinochet en 1973. Après le retour de la démocratie au Chili, sa fille a été élue députée, puis présidente de la chambre des députés.

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mardi 24 juin 2014

Marine Le Pen échoue à former un groupe au Parlement européen

Deux femmes devant l'affiche de campagne de Marine Le Pen, Denain, mai 2014.

Au moins 25 députés issus de sept pays différents sont requis pour former un groupe parlementaire.

La présidente du Front national Marine Le Pen n’a pas réussi à rassembler assez de partis eurosceptiques pour former un groupe au parlement européen, a assuré lundi soir son allié néerlandais Geert Wilders. «Nous n’avons malheureusement pas réussi à former une fraction au parlement européen avec six autres partis», a déclaré Geert Wilders, cité par l’agence de presse néerlandaise ANP. Les partis avaient jusqu’à lundi pour s’enregistrer en tant que groupe parlementaire suite aux élections européennes de fin mai ayant vu une nette progression des eurosceptiques. Geert Wilders et Marine Le Pen avaient conclu un accord avant les élections en vue de «détruire de l’intérieur» l’Union européenne.

Au moins 25 députés (sur un total de 751) issus de sept pays différents sont requis pour former un groupe parlementaire, ce qui permet de bénéficier d’une plus grande visibilité ainsi que de subventions. Or, si le nombre de députés n’est pas un problème, les partis eurosceptiques ont du mal à concilier des points de vue parfois antagonistes. Il manque deux pays à la présidente du Front national, dont le parti a terminé en tête des européennes en France, pour que le compte soit bon. Elle espérait convaincre d’autres partis à rejoindre le FN, le PVV de Geert Wilders, le Parti de la liberté autrichien (FPÖ), la Ligue du Nord italienne et le Vlaams Belang flamand (Belgique).

Geert Wilders, connu pour ses positions anti-islam, a indiqué que la collaboration entre ces cinq partis «sera poursuivie (...) avec pour but de pouvoir former une fraction avant la fin de l’année avec de nouveaux partenaires». Une association avec le parti polonais Congrès de la Nouvelle droite (KNP), dont les positions homophobes dérangent notamment Geert Wilders, avait été envisagée, mais finalement abandonnée.

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lundi 23 juin 2014

Croisières Paris Canal Saint Martin, l’histoire des quartiers du "Paris des parisiens", racontée au fil de l’eau !

Paris est une très belle ville. Le Paris bruyant, pollué ou tout le monde se croise incognito n'est pas tout Paris. Il faut parfois se comporte en tourisme pour mieux l'apprivoiser et découvrir la ville lumière. Une promenade romantique et insolite de 2 H30 environ, l’histoire des quartiers du "Paris des parisiens", racontée au fil de l’eau. La découverte instructive de ce canal aux eaux tranquilles, bordé d’arbres centenaires, enjambé par d’élégantes passerelles... Sous la mystérieuse voûte de la Bastille, l’œuvre-spectacle de l’artiste Japonais Kéiichi Tahara "Echos de lumière " vous fait vivre des instants magiques. Vous passez 4 bouillonnantes doubles écluses, 2 ponts tournants, vous revivez "l’atmosphère" de l’Hôtel du Nord créée par Marcel Carné, Arletty et Louis Jouvet... Le plaisir des promeneurs le long des berges animées par de jolies boutiques et des bistrots au charme rétro.

Les parisiens (eh oui !) étaient tous installés au bord du canal, la nappe à carreaux étalée par terre, les sandwichs et autres saucissons et vin pour un pique-nique/air-frais regardant les bateaux passés dont le nôtre et nous faisant toujours un grand signe de la main pour partager ces moments si intenses et si typiques de la capitale...

Sans parler des pauses aux écluses où ceux "d'en haut" vous observent alors que vous levez les yeux vers eux en vous demandant ce qui va vous arriver dans l'eau moussante... mais ce n'est rien qu'un palier de plus à monter dans le canal...

Au départ du Parc de la Villette (Cité des Sciences, la Géode, Cité de la musique, les Jardins à thème), nous avions traversé le Bassin de la Villette, ancien port de commerce aujourd’hui réaménagé pour mettre en valeur la Rotonde de la Villette et avions glissé sous l’étonnant pont levant de Crimée.

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Katompisé à Paris, Bernard Mwamba Katompa "Le faux millionnaire" dans les bras des impérialo-néocoloniaux qui ont catapulté alias Joseph Kabila sur le trône du Congo !

Bernard Mwamba Katompa le "Faux millionnaire" est-il un naïf ? Mal conseillé par "Les accrédités de Château Rouge-Barbès" qui l'ont fourgué des gros malabars comme "gardes du corps", lui ont fait louer une Berline pour impressionner les Congolais de France... Depuis qu'il a été "Katompisé" à Paris en avril dernier, Bernard Mwamba Katompa un arriviste-parvenu est sorti de sa bulle. Il s'affiche de plus en plus avec des vampires et prédateurs de la mafia internationale, ceux-là même qui ont catapulté alias Joseph Kabila à la tête du Congo, qui le maintiennent par défi contre la volonté du peuple congolais. Il y a chez Bernard Mwamba Katompa, un peu du Jean-Pierre Bemba Gombo. Lorsque ce dernier a quitté Kinshasa avec sa famille, abandonnant ses militaires "Fourmis" pour Faro au Portugal. Jean-Pierre Bemba Gombo a oublié qu'il avait accepté l'inacceptable, il est allé à Bruxelles pour rencontrer Louis Michel "Big loulou" , l'un des impérialo-néocoloniaux Léopoldiens qui a contribué à mettre le Congo à genou. Deux jours plus tard, alors que Jean-Pierre Bemba Gombo s'était confié à cœur ouvert sur ses intentions de retourner au Congo, un mandat d'arrêt international était lancé par Louis Moreno et des militaires belges avaient déjà assiégé la résidence de Jean-Pierre Bemba et l'ont acheminé à La Haye ! Pourquoi Bernard Mwamba Katompa croit-il que ceux qui soutiennent alias Joseph Kabila vont le soutenir lui ? Que compte-t-il vendre de plus, car le Congo est déjà vendu ? La lutte des Résistants-Patriotes-Combattants Congolais, au delà de la libération du Congo entre les mains des prédateurs, permettre aux Congolais de prendre leur destin en main. A Réveil FM International, nous nous constituons un agenda précis du "Faux millionnaires" Bernard Mwamba Katompa, publiable le moment voulu. Nous pourrions lui dire qui a-t-il rencontré en France, Belgique, Afrique du Sud, aux Etats-Unis... Bernard Mwamba Katompa est de race d'alias Joseph Kabila, il veut aussi être catapulté par la mafia internationale pour faire main basse sur les richesses du Congo.

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dimanche 22 juin 2014

Jack Lang: "La fête de la musique est devenue un événement mondial" !

Le jour de la Fête de la musique, l'ex- ministre de la Culture Jack Lang revient sur cette manifestation dont il est l'un des artisans-clés. Pour mémoire, il a créé cette festivité en 1981. Depuis, la fête de la musique est devenue un événement mondial. De Shanghai à Los Angeles, de New York à Berlin, la musique est célébrée sous le nom de la Fête de la musique avec le même logo.

Jack Lang

Parfois, une petite idée, née sur les bords de la Seine, peut faire le tour du monde. La fête de la musique est aujourd'hui célébrée dans une centaine de pays. New-York en est à sa 8e édition, et en Europe, la plupart des pays en célèbrent le 20e anniversaire. Les populations se sont réellement approprié l'événement et cela me touche énormément.

Je ne sais pas si je dois être fier, mais c'est une grande joie d'avoir créé ce que l'on peut considérer comme le plus grand festival de musique du monde, qui plus est gratuit! Aujourd'hui, 32 ans après sa création, je garde un souvenir impérissable de cette première fête de la musique. J'étais alors tout jeune ministre de la Culture. J'avais pour mission, à la demande du président, de métamorphoser la vie culturelle française.

En juin 1982, le moment était venu. Il s'agissait d'une idée neuve et nous ignorions si les musiciens, amateurs ou professionnels répondraient positivement à notre appel. Certains nous l'avaient fait savoir, mais nous voulions marquer le coup et nous avions demandé à toutes les petites ou grosses organisations de participer.

Je dois avouer qu'en ce 21 juin 1982, quelques heures avant le début officiel de la fête de la musique, j'avais un peu le trac... Peut être le plus grand trac de ma vie.

"Et si les rues étaient vides?", "Si les places étaient sans musiciens?" Cela aurait été une terrible claque, une grande déception.

Mais ce ne fut pas le cas. Les gens sont sortis de chez eux, peu à peu, et ont investi les places, les parcs, la rue. Même si l'on ne peut qualifier cette première édition de triomphe absolu, ce fut en tout cas très honorable.

Je me souviens par exemple avec émotion de la prestation de Jacques Higelin. Il a participé à cette toute première fête de la musique. Un sacré personnage. il avait loué un camion sur lequel il avait hissé un orchestre, et il se baladait ainsi dans la ville, entraînant une foule de partisans, d'amateurs, ce fut l'un des moments phares de cette fête de la musique.

Aujourd'hui, je peux dire, non sans une certaine émotion, que la fête est inscrite dans les cœurs et dans les têtes. Lorsqu' on évoque le "21 juin", les gens pensent à l'été mais surtout à la fête de la musique. C'est devenu une sorte de célébration physique, un rituel annuel et son esprit initial demeure. Il s'agit d'un grand moment de créativité, chaque année, de nouvelles structures émergent, c'est impressionnant. Mais cette année, il y a une ombre au tableau. J'adresse une pensée particulière aux intermittents du spectacle. J'ai de l'espoir pour eux. Je suis à la fois combatif et confiant.

Combatif, car l'adoption de ce nouveau statut précariserait et appauvrirait de nombreux musiciens, artistes et techniciens et mettrait en péril notre vie culturelle, sans compter l'animation des nombreux festivals qui font la richesse culturelle et économique de beaucoup de villes. Confiant, car je ne peux imaginer qu'on ne trouve pas de solutions... Manuel Valls est un homme de culture, tout comme François Rebsamen. Aurélie Filippetti est une personne de grande qualité, et nous partageons le même sentiment à ce propos. Il faut qu'une solution soit trouvée, dans les prochains jours, les prochaines heures.

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Affaire Me Aimé Kilolo: Le silence inquiétant des lobotomisés "Censeurs, museleurs, bâillonneurs et tribalo-ethniques" !

Cour pénale internationale (CPI), La Haye, lundi 22 novembre 2010, Maîtres Aimé Kilolo et Liriss Kwebe lors de la conférence de presse. Photo Réveil FM International

Jean-Pierre Bemba, le président du MLC devenu artiste peintre au quartier pénitentiaire de la CPI à Scheveningue, près de La Haye, n'a pas la "Baraka" car poursuivi par un œil indien. Ses deux brillants avocats Congolais ont été mis hors d'état de le défendre, sans qu'un remous se fasse dans la communauté congolaise de l'étranger ni que des "Censeurs, museleurs, bâillonneurs et tribalo-ethniques" de tous poils montent au créneau pour dénoncer ce qui se passe. Résident à Kinshasa, le très brillant Me Liriss Kwebe est décédé en février 2012 on ne sait toujours pas de quoi. Personne n'a pipé un mot, il a été enterré comme si de rien n'était. Quant à Me Aimé Kilolo, belge d'origine congolaise, sans aucune résistance, il a été arrêté à l'aéroport de Zaventem à Bruxelles le 24 novembre 2013 puis transférer à la CPI. Pourquoi Me Aimé Kilolo n'a pas bénéficié de la solidarité de la Communauté congolaise ? Dans une démocratie peut-on mettre sur écoute un avocat sans enfreindre sa liberté de la défense ?

Me Aimé Kilolo Musamba. Photo Réveil FM International

Le MLC, une bande des vautours qui se repaissent sur la bête tant qu'il y a encore quelque chose à prendre, par machiavélisme des ambitieux, farceurs font métier de politicailler. Pourquoi ne lit-on pas des messages de soutien à Me Aimé Kilolo Musamba ? Lorsqu'il s'agit de défendre les Brontosaures, Dinosaures et Mammouths qui depuis 54 ans ont contribué à mettre le Congo à genou, des écervelés sortent des eaux profondes "Na se ya mayi" remontent à la surface pour inoculer leur venin de haine, propager des ragots et rumeurs. Ce qui tue la résistance congolaise, c'est le tribalo-ethnicisme.

En mars 2014, Au lendemain des révélations de Mediapart, l'avocat de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog, qui réfutait les accusations de trafic d'influence, avait annoncé aux médias qu'il allait porter plainte pour violation du secret de l'instruction. Pourquoi Me Aimé Kilolo n'a-t-il pas bénéficier du même respect des procédures pour la défense ?

Des enquêtes visant exclusivement des ressortissants du continent, une politique du deux poids deux mesures : les accusations fusent contre la CPI, qui voit sa légitimité mise en doute. Remplit-elle correctement sa mission ?

C'est l'histoire d'une cour de justice installée en Europe mais qui ne traite que de l'Afrique, financée par des puissances occidentales qui ne sont autres que les oppresseurs coloniaux d'hier et qui se consacre à juger ces délinquants de luxe que sont les dirigeants africains, alors que les citoyens ordinaires doivent se contenter de leurs propres tribunaux, jugés précaires et éminemment corruptibles. Ainsi peut se résumer le procès intenté à la Cour pénale internationale (CPI) par l'Union africaine, mais aussi par nombre de juristes et d'intellectuels sur le continent. Une chose est sûre : jeter le bébé avec l'eau du bain et prôner un retrait massif des États africains de la CPI serait une incontestable régression, tant que cette solution conviendra à des chefs d'État dont l'unique objectif est d'organiser leur propre impunité. Mais Fatou Bensouda, qui a hérité d'une institution largement modelée par l'ego de son prédécesseur, Luis Moreno-Ocampo, serait bien inspirée de penser à réformer les modes d'intervention d'une cour pénale qui pour l'instant n'a d'internationale que le nom. Il est vrai qu'ici comme ailleurs qui paie commande. Or la grande majorité des 34 pays africains membres de la Cour n'a jamais mis un seul dollar pour financer cette lourde machine (Quatre pays assurent à eux seuls près de 50 % du financement de la CPI : le Japon, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France). Tant que perdurera cette situation, l'épée de Damoclès qu'est la CPI restera suspendue au-dessus d'un seul continent : l'Afrique.

Dans un communiqué daté du mercredi 14 mai 2014, Guylain Mafuta Laman, avocat au barreau de Bruxelles et membre de l’équipe de défense de son confrère Aimé Kilolo-Musamba - conseil du sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo, arrêté le 24 novembre 2013 à Bruxelles et transféré à la Cour pénale internationale à La Haye –, faisait savoir que son client accusait le procureur près la Cour pénale internationale ainsi que les membres de son office d’abuser de leurs fonctions pour « intimider » les avocats de la défense. Pour Me Mafuta, son confrère Aimé Kilolo-Musamba, en sa qualité de conseil de Jean-Pierre Bemba, avait obtenu des informations établissant que 22 témoins à charge appelés à la barre par le procureur avaient reçu des «sommes d’argent» et de «nombreux avantages». Pour lui, l’accusation a précipité l’interpellation de Kilolo pour étouffer dans l’œuf les révélations que celui-ci comptait faire au cours d’une prochaine audience. Dans son communiqué, l’avocat Mafuta reprochait par ailleurs au procureur une certaine discrimination raciale en ciblant «uniquement les avocats de race noire au sein de l’équipe de défense de Jean-Pierre Bemba».

vendredi 26 novembre 2010 sur Réveil FM International, nous écrivions:"Dire que la justice doit être équitable et impartiale, ne veut en aucun cas dire l'égalité des moyens. Et à la Cour Pénale Internationale (CPI): le greffe, le bureau du procureur et le bureau des victimes sont les trois organes- à part entière-qui bénéficient des moyens énormes. La défense est l'enfant pauvre de la CPI. Et c'est sans beaucoup de moyens financiers que les avocats de Jean Pierre Bemba défendent leur client à la Cour Pénale Internationale. Quelque soit l'issue qu'aura le procès République Centrafricaine contre Jean Pierre Bemba, les Congolais peuvent être fiers de deux de leurs fils. Maîtres Liriss Kwebe et Aimé Kilolo sont Congolais. Liriss Kwebe est originaire de la province du Bandundu, tandis que Aimé Kilolo de la province du Katanga. Me Kwebe est inscrit au barreau de Kinshasa, tandis que Kilolo au barreau de Bruxelles. Dès qu'ils quittent leurs toges noires et sortent de la Cour, ils sont acclamés, chouchoutés par la Communauté congolaise venue à La Haye pour l'ouverture du procès de la RCA contre Jean Pierre Bemba. Pour la diaspora, Maîtres Liriss Kwebe et Aimé Kilolo sont des petits "David" qui se battent contre le grand "Goliath".Maître Liriss Kwebe et Aimé Kilolo apparaissent à la Cour Pénale internationale (CPI) comme deux avocats décomplexés.Contre le procureur Luis Moreno Ocampo et son bureau, Maîtres Liriss Kwebe et Aimé Kilolo se battent avec l'expertise de leurs forts arguments. Ils expliquent, déficellent, décortiquent, réfutent les propos de l'équipe du procureur Luis Moreno Ocampo, composée de 25 personnes".

Où sont donc les Résistants-Patriotes-Combattants qui clament qu'ils se battent pour un Congo libre ? Me Aimé Kilolo n'est-il pas fils du Grand Congo ? Qu'un katangais puisse défendre un Ngwandi n'est-ce pas le symbole même de l'unité nationale congolaise ? Pourquoi ceux qui pondent à longueur des journées des réflexions souvent alambiquées n'arrivent-ils pas à écrire ni se prononcer ? Les congolais sont-ils tous devenus "Calculateurs" ?

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Assises du tourisme: Laurent Fabius veut accueillir 100 millions de de touristes étrangers en France

27 rue Convention, le Ministère des Affaires étrangères. Photos Réveil FM International

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius fixe comme objectif à la France d'accueillir 100 millions de touristes étrangers. La France se fixe comme « prochain objectif » d'accueillir 100 millions de touristes étrangers, contre 83 millions en 2012, a annoncé jeudi le ministre des Affaires étrangères et du Développement international, Laurent Fabius. « Le tourisme est la première industrie au monde, représentant 12 % du PIB mondial et plus de deux cents millions d'emplois », et pour la France, « je pense que nous pouvons nous fixer un objectif à la fois simple et mobilisateur : nous devons avoir pour ambition d'être le premier (tourisme) au monde », a déclaré Laurent Fabius, en conclusion des Assises du tourisme.

19 juin 2014, Laurent Fabius , Ministre des Affaires étrangères. Photos Réveil FM International

Dans son discours de clôture des Assises du tourisme, le ministre des Affaires étrangères, a fixé comme "prochain objectif" d'accueillir 100 millions de touristes étrangers en France, en détaillant une première série de 30 actions à mener. Jamais un ministre ne s’était montré à ce point engagé en faveur du secteur touristique et de la destination France. Ce jeudi matin, Laurent Fabius, le patron du quai d’Orsay, a apparemment fait mouche auprès des professionnels du secteur rassemblés pour la clôture des Assises du tourisme, qui voient dans cette implication gouvernementale un premier motif de satisfaction à l’issue de plus de six mois de discussions. Cet engagement manifeste du ministre débouche-t-elle pour autant sur un plan d’actions solide ? Laurent Fabius a fixé comme "prochain objectif" pour la France d'accueillir 100 millions de touristes étrangers, sans donner d’échéance, et a détaillé, à l’appui de cette ambition, une première série de 30 mesures.

15 M€ pour "cinq pôles d'excellence"

Il a notamment annoncé la mise en place de "cinq pôles d'excellence", pour "accroître la visibilité et la lisibilité" de l'offre et pour que les acteurs du tourisme se mobilisent "autour de priorités partagées". Ce pôles seront la gastronomie et l'oenotourisme, le sport et la montagne, l'écotourisme, les savoir-faire (comme l'artisanat et le luxe) et le tourisme urbain. Leur financement sera assuré à hauteur de 15 millions d'euros par le Programme investissement avenir, a indiqué Laurent Fabius, en précisant que la décision entrerait en vigueur avant la fin de l'année.

Dans le domaine de l’accueil, le ministre a détaillé plusieurs actions portant notamment sur les transports, principalement dans l’accès à Paris : travaux de rénovation de la Gare du Nord, construction de la ligne CDG-Express à partir de 2017, augmentation de la fréquence des trains directs entre Paris et Roissy sur le RER B, mise en place d’un forfait de taxi unique et d’une voie dédiée sur l’autoroute A1 pour le trajet entre l’aéroport et la capitale au 1er janvier 2015.

Des visas en 48h en Afrique du sud, en Inde et dans les pays du Golfe

Concernant l’accès au territoire français, Laurent Fabius a annoncé que la délivrance de visas de court séjour en 48 heures serait élargie "dans les 12 mois qui viennent" à plusieurs pays du Golfe, à l'Afrique du Sud et à l'Inde, "sans que cela n'affecte, bien sûr, la qualité des contrôles effectués". Cette mesure en place depuis fin janvier auprès des Chinois est selon lui "une réussite spectaculaire", avec une progression du nombre de visas délivrés à cette clientèle "de 30 à 250%".

Par ailleurs, il ne sera bientôt plus nécessaire de présenter une réservation d'hôtel pour les demandes de visas individuels de court séjour, a indiqué le ministre. Et pour favoriser le tourisme vers les départements et collectivités d'outre-mer, des dispenses de visas vont être instaurées pour certaines clientèles.

Roger Bongos-Afrique Rédaction

Freddy Mulongo-Réveil FM International

Wifi gratuit dans les lieux très touristiques

Pour encourager la consommation des touristes dans les commerces, le ministre a réaffirmé sa volonté de voir certains magasins ouverts le dimanche. Dans la capitale, le gouvernement souhaite ainsi que certaines zones comme le boulevard Haussmann, de même que les principales gares, puissent être classées "zone touristique d’affluence exceptionnelle" afin d’y permettre le travail dominical.

Dans le domaine des technologies, Laurent Fabius promet un plan de déploiement du wifi gratuit dans les lieux très touristiques, avec des incitations gouvernementales notamment auprès des hôtels. Une rubrique "Tourisme en France" sera par ailleurs créée avant fin 2014 sur le site Internet du quai d’Orsay et sur celui des ambassades, des consulats et, si elles l’acceptent, des alliances culturelles.

Le ministre souhaite également le lancement d’un concours pour la mise en ligne, d’ici le 1er janvier 2015, de 5 à 10 applications mobiles offrant des services pratiques aux visiteurs étrangers, comme de la traduction automatique, des informations sur les équipements et prestations accessibles, etc.

Vers un futur Plan Tourisme pour 2020 Plusieurs autres mesures détaillées ce jeudi matin concernent également la sécurité des touristes (renforcement des effectifs policiers à Paris), la formation (mise en place à la rentrée 2015 d’un nouveau bac technologique hôtellerie-restauration), la simplification des normes applicables aux professionnels ou encore l’accès aux vacances pour tous (avec notamment un fonds de 75 millions d’euros pour aider à la rénovation du patrimoine du tourisme social, et la mise en ligne par l’Agence nationale des chèques vacances d’un portail internet référençant des offres de vacances à prix réduit).

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vendredi 20 juin 2014

Le Courrier des Balkans parle de l'intervention de Freddy Mulongo, Journaliste congolais sur "La liberté de la presse et la paix en RDC" à Faculté Catholique de Médecine à Sarajevo !

Invité comme orateur par la société civile française pour parler de liberté de la presse en République démocratique du Congo, notre intervention a eu lieu à la Faculté catholique de Médecine à Sarajevo. Et sur la centaine d'activités de Peace Event 2014, des médias ont retenu notre intervention dont le Courrier des Balkans du 9 juin qui a titré "Sarajevo Peace Event : la solidarité comme anticorps" et l'Osservatoro Balkanie Caucaso l'a traduit en italien: Sarajevo Peace Event: la solidarietà come anticorpo.

Freddy Mulongo à la Faculté catholique de Médecine à Sarajevo. Photos Réveil FM International

La majorité des Congolais de l'étranger, des Résistants-Patriotes-Combattants Congolais connaissent, dénoncent et réfutent la balkanisation de la République démocratique du Congo dont les autorités actuelles par leur haute trahison y contribuent allègrement. A Kinshasa, un apparatchik du régime tortionnaire de Joseph Kabila, alors qu'il est à la mangeoire, roule pour le régime, contribue à asseoir la dictature totalitaire qui sévit au Congo, en bon roublard et fourbe Modeste Mutinga Mutuishayi, le grand requin et sénateur de Joseph Kabila fait publier une barre à son journal Le Potentiel:"Non à la balkanisation du Congo". Une fourberie de plus, sans doute pour tenter d'alléger sa conscience extrêmement chargée et roublarde. On est nourrit par le régime et on joue de la comédie en se proclamant indépendant. Mais les Congolais ne sont pas tous des idiots !

Freddy Mulongo à la Faculté catholique de Médecine à Sarajevo. Photos Réveil FM International

La balkanisation est le morcellement politique d'un pays en petites unités autonomes. Le terme de balkanisation, notion politique dérivée du toponyme Balkans, est utilisé pour la première fois par un Allemand, Walther Rathenau, en septembre 1918, dans une interview publiée par le New York Times, sans pour autant renvoyer explicitement aux réalités du sud-est de l’Europe (i-e : les Balkans). Le mot balkanisation sert à décrire le phénomène de partition de la Yougoslavie, suite à la mort de Tito, en un grand nombre de Républiques indépendantes dont la Bosnie-Herzégovine, avec Sarajevo comme capitale.

Freddy Mulongo à la Faculté catholique de Médecine à Sarajevo. Photos Réveil FM International

La liberté d'expression en République démocratique du Congo est nulle, inexistant voire caduque. La Berlusconisation des médias en République démocratique du Congo est un drame: chaque sénateur, ministre, député a son journal, sa radio et sa télévision. Cela ne choque personne. Le pluralisme médiatique est frelaté et la pluralité d'opinions castrée. impayés, la majorité des journalistes sont des "Coupagistes" ! Il faut payer pour qu'une information soit publiée. Comme les politicailleurs et incapacitaires adorent être encensés, les coupagistes se transforment en thuriféraires. Conséquence du "Coupagisme" dans les médias congolais, comme ce sont des cancres, arrivistes, situationnistes qui ont des moyens, c'est eux qu'on encense. Pas des citoyens intègres paupérisés et miséreux. Certains journalistes sont des conseillers de communication de certains ministres, tout en présentant les éditions du journal télévisé. Inadmissible dans d'autres pays mais acceptable et pas choquant à Kinshasa, où chacun se bat pour faire bouillir la marmite le soir.

Les publicités des boissons alcooliques et les danses remplissent les grilles de télévisions du paysage audiovisuel congolais.

La République démocratique du Congo a raté un grand rendez-vous avec son histoire. C'est pendant la transition 1+4=0 de 2002-2006 qu'il fallait mettre les bases de l'installation de la démocratie. Les cinq commissions d'appui à la démocratie ont brillamment échoué. Sur base de l'Accord Global et Inclusif signé à Pretoria le 17 décembre 2002 à l'issue du dialogue Intercongolais, la Constitution de la Transition instituait en son article 154, cinq institutions d'appui à la démocratie que sont :

1· La Commission électorale indépendante. Nullarde et aphone, elle n'a jamais fonctionné. Alors même qu'elle était la plus importante. Puisque le Congo venait de sortir de la première guerre mondiale africaine sur son sol, rien de plus normal de réconcilier le peuple. La Transition a été perçue par la majorité des congolais comme une blanchisserie pour les seigneurs de guerre, barbouzes et autres qui ont semé la mort auprès des paisibles citoyens et ont été récompensés avec des postes importants.

2· L'Observatoire nationale des droits de l'Homme: En effet, malgré la ratification par la République démocratique du Congo de nombreux instruments internationaux, et l’existence d’institutions de promotion et de protection des droits humains, les droits de nombreux Congolais sont quotidiennement bafoués ou violés. Au lieu d'être du côté des victimes pour une justice réparatrice, le Bâtonnier Michel Innocent Mpinga Tshibasu, président de l'ONDH et son équipe s'étaient mis à défendre et protéger alias Joseph Kabila. Bizarre, bizarre alors même que Michel Innocent Mpinga Tshibasua fut président de la société civile du Kasaï-Oriental. A trop se rapprocher du pouvoir, Michel Innocent Mpinga Tshibasua s'était grillé les ailes.

3. La commission d'éthique et lutte contre la corruption: La corruption endémique n'a jamais mieux fonctionné que sous la Transition. Au lieu de traquer les corrompus qui avaient pris en otage les institutions républicaines, les gué-guerres intestines entre les membres de cette commission fait qu'elle est passée à côté de ses missions.

4. La Commission Électorale Indépendante: placée sous la présidence d'un abbé défroqué , fraudeur et tricheur, Appolinaire Malu Malu qui fut agent à la présidence de la République d'alias Joseph Kabila n'a fait qu'amplifier ses accointances avec l'incapacitaire de Kingakati. Malu Malu a fait voter des morts imaginaires à l'Est de la République et a fait gagner son poulain par tricherie et fraude massives. Alias Joseph Kabila n'a jamais gagné les élections Louis Michel de 2006, et pourtant c'est lui qui a été proclamé vainqueur.

5· La haute autorité des médias: La fameuse étouffoir des libertés. Modeste Mutinga Mutuishayi dans sa fourberie légendaire et sa roublardise connue de tous, va jouer au matador contre les journalistes, opposants et médias. Prédateur de la liberté de presse, autocrate et museleur patenté Modeste Mutinga Mutuishayi va transformer la Haute Autorité des Médias organe de régulation des médias en instance de répression tous azimuts. Le Zarko national en bâillonnant les autres médias s'est octroyé Radio 7 et Télé 7 tout en assumant la fonction du président de la HAM. Sans gêne et roulant pour alias Joseph Kabila, contre espèces sonnantes et trébuchantes, Modeste Mutinga Mutuishayi a annulé le débat inscrit dans la Constitution de la Transition, privant 60 millions de Congolais d'un débat démocratique. Eh hop! Il a été nommé Rapporteur au Sénat pour le compte de Joseph Kabila.

Toutes les institutions avaient pour missions respectives de consolider l'unité nationale grâce à une véritable réconciliation entre congolais; de promouvoir et protéger les droits de l'Homme et de favoriser la pratique des valeurs morales et républicaines; de garantir la neutralité et l'impartialité dans l'organisation d'élections libres ; d'assurer la neutralité des médias...Les animateurs corrompus ont été placés à la tête de ces institutions pour que rien ne puisse marcher.

En République démocratique du Congo, nous tourons au rond point puisque nous n'avions pas saisi l'opportunité de la Transition pour mieux asseoir la démocratie. Pour prendre notre destin en main, il nous faut réinventer de nouveaux chemins alternatives et démocratiques. La paix n'est pas nécessairement pas l'absence de la guerre. La paix se construit, elle est plus qu'un état d'esprit, elle résulte de l'éducation.

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jeudi 19 juin 2014

Jacques Chirac citoyen d'honneur de Sarajevo ! 84 Casques bleus français sont morts en Bosnie

Le Président Jacques Chirac est citoyen d’honneur de Sarajevo.

Le conseil municipal de Sarajevo, à l’unanimité moins une voix, avait décidé de décerner à M. Jacques Chirac le titre de citoyen d’honneur de la ville. Cette distinction honorifique a été remise, le 2 février 2011 à Paris, à l’ancien Président de la République par le Maire de Sarajevo, le Dr Alja Behmen en présence de l’ambassadeur de Bosnie-Herzégovine à Paris.

Pour justifier sa décision le communiqué du conseil municipal de Sarajevo précisait que Chirac avait énormément contribué à mettre fin à la guerre et à l’établissement de la paix en Bosnie-Herzégovine.

Le Président Jacques Chirac est le deuxième français à être honoré de cette distinction depuis la fin de la guerre. Au printemps dernier, M. Francis Bueb, directeur du Centre André Malraux de Sarajevo avait reçu la même distinction pour son engagement en faveur de Sarajevo et de la Bosnie.

A Sarajevo, 84 soldats français sont morts en ex-Yougoslavie, engagés dans les casques bleus ou autres forces d'interposition.

En effet, dans les guerres yougoslaves qui ont fait près de 100.000 morts civils et militaires, les Casques bleus et autres observateurs internationaux ont aussi payé un prix lourd. La France en tête. Souvent par faute de courage politique et avec un mandat étriqué. Imposer la paix sans tirer ou répliquer face à des enragés qui jouaient avec leurs adversaires à la roulette slave était impossible à tenir.

Ambassade de France à Sarajevo. Photo Réveil FM International

"On tire ou on se tire"

Il y a quelques années Lors de son passage à Sarajevo en juin 2010, pour le Sommet UE-Balkans, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, avait tenu à déposer une gerbe devant la stèle placée à proximité de l'ambassade de France et qui commémore ces soldats morts pour la paix. Un certain moment d'émotion au moment de la minute de silence (plusieurs militaires français engagés étaient là) et une sorte d'engagement personnel pour celui qui fut de 1989 à 1995, le "conseiller diplo" de Jacques Chirac à la Mairie de Paris.

La stèle en hommage aux Casques bleus français morts pour la Bosnie près de l'Ambassade de France. Photo Réveil FM International

Quand il se rappelle cette époque, Lellouche en frémit encore « J'étais vert. Et j'en suis encore malade de voir ce qui se passait à l'époque : les sacs de riz des uns, les envolées lyriques des BHL et autres. Alors que nos types se faisaient proprement tirer comme des lapins. J'ai été un de ceux à conseiller à Chirac: "on tire, ou on se tire". »

Quand Jacques Chirac arrive au pouvoir, en mai 1995, il rompt avec la politique mitterandienne d'équilibre et décide de rendre coup pour coup. « Le temps de l’impuissance est fini » déclare-t-il. Il obtient l'accord des Britanniques « En quelques semaines, avec l'appui de John Major, c'était réglé » se rappelle Pierre Lellouche. Et effectivement, quelques semaines plus tard, les Casques bleus français passent à l'action, sans le feu vert du commandement onusien.

C'était, juste, il y a 19 ans maintenant... Le 27 mai 1995, l'histoire bascule dans les Balkans. Les hommes du 3e Rima, engagés dans la FORPRONU, viennent de se faire prendre en otages 12 des leurs qui gardaient le pont de Vrbanja (Verbania) à Sarajevo. Ce ne sont que quelques uns des 300 casques bleus pris en otages par les Serbes en réaction des premiers bombardements d'ampleur de l'ONU. Mais c'est trop pour les Français.

Le général français Gobilliard qui commande le secteur de Sarajevo des casques bleus décide de répliquer, sans attendre une quelconque autorisation du QG de la FORPRONU et même de Paris, il lance une section du 3e Rima « Les Forbans » à l’assaut. Les « marines » ont 2 tués et 17 blessés. Mais les Serbes acceptent l’échange "otages contre prisonniers". Cette victoire tactique constitue un des tournants de la guerre...

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mercredi 18 juin 2014

Sarajevo: La ville s’est reconstruite à tour de bras, mais les habitants ne peuvent pas se libérer de la guerre !

La fontaine construite en mémoire des 643 enfants tués pendant le siège fait, elle aussi, polémique. Photo Réveil FM International

Le monument commémore exclusivement la mémoire des enfants bosniaques dont chaque nom est inscrit sur ces cylindres installés à côté de la fontaine. Il ignore les victimes serbes de la guerre.

Le Siège de Sarajevo fut un véritable descente aux enfers. Jusqu’où faut-il effacer les traces de l’horreur passée ? Sarajevo s’est reconstruite à tour de bras pour tourner la page de « l’enfer médiéval », comme les procureurs du Tribunal pénal pour l’ex-Yougoslavie ont qualifié le siège de la ville par les forces extrémistes serbes.

La fontaine construite en mémoire des 643 enfants tués pendant le siège fait, elle aussi, polémique.

Pendant les quarante-quatre mois de siège de la ville par les forces extrémistes serbes,pour assurer leur survie, les Bosniaques savaient courir comme personne pour échapper aux snippers et aux pluies de grenades. Ils avaient perfectionné la confection de réchauds à partir de faitouts ou de chariots avec des caisses pour porter l’eau ou le bois.

Ils s’étaient transformés en paysans des villes avec leurs lopins de cultures vivrières sur les balcons ou dans les pièces exposées aux tirs. Dans son journal Bienvenue en enfer, paru en 1996, Ozren Kebo avait décrit de manière clinique et ironique ce quotidien de la survie.

Sarajevo, l'éternel flamme. Photo Réveil FM international

Les cimetières sont là, envahissants

Il racontait ainsi tout ce qu’il était possible de faire avec cinq litres d’eau rapportés après des heures de queue : d’abord se « bouteiller », c’est-à-dire se doucher à la bouteille en récupérant chaque goutte d’eau dans une baignoire pour enfants ; puis utiliser cette même eau pour laver son linge, avant de la jeter dans les toilettes pour évacuer la puanteur des excréments.

Comment revivre après cela ? « Bien sûr, la vie doit continuer. La ville se rétablit, mais les habitants ne peuvent pas se libérer de la guerre. Ils ont été psychiquement anéantis. Aucun travail de réconciliation n’a été entrepris », se désole Ozren Kebo.

Et les cimetières sont là, envahissants. Telles des coulées de lave dévalant les flancs de colline, ils ont englouti les terrains de foot et en partie pétrifié la ville sous des milliers de petites croix blanches avec toujours ces mêmes années de décès, de 1992 à 1996.

« Les meurtriers ont été ethnicisés »

Sarajevo va pourtant frénétiquement de l’avant. La ville resplendit. Mais elle s’est reconstruite en plaçant une chape sur sa mémoire, comme pour mieux chasser de l’esprit cet « enfer médiéval », selon l’expression des procureurs du Tribunal pénal pour l’ex-Yougoslavie.

Seules trois plaques murales ont été érigées sur les lieux des massacres des 27 mai 1992, 5 février 1994 et 8 août 1995, qui tuèrent respectivement 26, 67 et 43 personnes en plein cœur de Sarajevo, et un monument est dédié aux enfants assassinés.

Mais les premières stigmatisent maladroitement les auteurs « criminels serbes », quand le second ne déplore que la mort des enfants bosniaques, ignorant les autres. « Les meurtriers ont été ethnicisés, il eût mieux valu par exemple parler des soldats de l’armée serbe de Bosnie », suggère l’historien Nicolas Moll.

Déchiquetée par les obus

Dans Sarajevo déchiquetée par les obus, deux ruines de l’été 1992 surgissaient, terriblement emblématiques : la bibliothèque, volontairement pilonnée pour faire disparaître 1,5 million de volumes, et la tour d’Oslobodjenje (« Libération »), le quotidien créé en 1943 par les partisans qui luttaient contre l’occupant nazi.

« L’immeuble de vingt étages a brûlé comme un bûcher, pendant quarante-huit heures », rappelle Ozren Kebo. Cinq journalistes sont tués pendant la guerre, 25 sont blessés. Le journal continua malgré tout à paraître depuis les caves du bâtiment.

Nulle trace aujourd’hui de ce double anéantissement. La bibliothèque parade avec sa façade rutilante comme si de rien n’était. La tour d’Oslobodjenje a, elle, été tout simplement rasée pour laisser place à une autre de verre et de béton.

« C’est une erreur d'effacer les traces du passé »

« Mais où est le symbole de la guerre ? » interroge le colonel Jovan Divjak, qui eut la charge de défendre la ville contre l’agression des nationalistes serbes. « On aurait dû garder la tour détruite », regrette-t-il.

« C’est une erreur d’effacer les traces du passé », déplore également Nihad Kresevljakovic, directeur du théâtre de guerre de Sarajevo, auteur du documentaire Vous souvenez-vous de Sarajevo ? et organisateur du « Memory Module », la rencontre annuelle de l’art et de la mémoire au sein du festival de théâtre de la ville.

Les « roses de Sarajevo » elles aussi disparaissent peu à peu. « On ne connaîtra jamais véritablement leur genèse », déplore Andrew Lawler, archéologue anglais basé à Sarajevo, auteur d’une étude sur les enjeux légaux et techniques de la conservation des « roses ».

Des roses rouge sang, en mémoire de la guerre

Les obus, en explosant sur le bitume de la ville, ont créé des cratères aux nombreux éclats, qui évoquent les pétales d’une fleur. Au sortir de la guerre en 1996, des habitants remplirent ces impacts d’une résine rouge, jalonnant les trottoirs et la chaussée de ces roses rouge sang, en mémoire de la guerre.

L’architecte renommé Nedzad Kurto revendiqua la paternité de l’initiative, sans que cela puisse être attesté avant son décès, en 2011. « Cent roses auraient été réalisées dans la ville, uniquement là où un obus a provoqué la mort d’au moins trois personnes », rapporte Andrew Lawler, tout en soulignant le caractère fragile des informations. Difficile, par exemple, de savoir précisément quel impact fut meurtrier, alors que ces centaines d’obus s’abattaient chaque jour.

Ces œuvres si singulières au carrefour de l’art et de la guerre bénéficient théoriquement d’un plan de préservation depuis 2008. Car plusieurs ont disparu au gré de la reconstruction de la ville et de la réfection de la voirie.

Un pays politiquement paralysé

Des particuliers ont profité de ces travaux pour en récupérer. Quant aux autres, elles s’estompent et s’abîment sous l’effet du piétinement et de la pluie. « Les roses sont contestées », reconnaît Andrew Lawler. Y compris en haut lieu.

S’arrêtant juste devant la présidence de la Fédération de Bosnie-Herzégovine – l’une des deux entités du pays – l’archéologue montre une bouche d’égout construite à l’emplacement même d’une rose.

« Il est très probable qu’une consigne a été donnée pour la détruire », suppute-t-il. Pour nombre de Sarajeviens, il s’agit d’un bien joli nom pour une si douloureuse cicatrice. C’est peut-être l’inaction dans un pays politiquement paralysé qui tranchera la question de leur non-préservation.

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La cathédrale de Sarajevo et le pape Jean-Paul II

Située en plein cœur de la ville de Sarajevo, la cathédrale de Sarajevo est le symbole du culte religieux des catholiques. Elle a été d'une importance stratégique dans le processus de réconciliation lors de la venue du Pape Jean-Paul II à Sarajevo en 1997. Le jour de sa mort, des drapeaux ont été dressés montrant que la communauté catholique de Bosnie-Herzégovine est en deuil, ainsi que le respect des autres communautés face à ce personnage religieux, ainsi que l'avancée du processus de réconciliation dans la ville de Sarajevo.

7 juin 2014, Freddy Mulongo devant la statue de Jean Paul II à Sarajevo. Photo Réveil FM international

Pour honorer les efforts du pape Jean Paul II, les citoyens de Sarajevo de toutes confessions - bosniaques musulmans, Croates catholiques et Serbes orthodoxes - se souviennent toujours avec émotion de la visite du pape Jean-Paul II, qui était parmi les premiers à reconnaître le nouvel Etat de Bosnie après avoir proclamé son indépendance en 1992 dans l'ex-Yougoslavie.

Jean-Paul II devant la cathédrale de Sarajevo. Photo Réveil FM International

Jean-Paul II avait visité la capitale bosniaque ravagé par la guerre en avril 1997 en ignorant éperdument les menaces apparentes d'assassinat, bien que les mines anti-personnelles ont été découvertes sur sa route vers Sarajevo à travers le territoire dominé par les nationalistes serbes qui avaient assiégé la capitale dans la guerre.

"Pendant la guerre, les messages du pape Jean-Paul II ... ont été ressenties comme des messages d'espoir dans l'ensemble de la Bosnie, et en particulier à Sarajevo"

Jean-Paul II devant la cathédrale de Sarajevo. Photo Réveil FM International

Sur un tremplin de trois mètres (10 pieds) de hauteur, la statue du pape Jean-Paul II est placée en face de la cathédrale catholique central de Jésus Coeur est coulé dans un alliage à base d'aluminium et montre le pape debout avec la tête baissée dans la réflexion.

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Hypothétique élection 2016: Retour à la "Mutingasation des médias" en République démocratique du Congo !

Paris, mardi 4 mars 2014, Roger Bongos-Afrique Rédaction, Cléan Kahn-Sriber, Responsable du Bureau Afrique-RSF et Freddy Mulongo-Réveil FM International au siège de Reporters Sans Frontières

Reporters sans frontières (RSF) vient de tirer la sonnette d'alarme qu'en période électorale, les médias congolais interdits d’émissions politiques. A 29 mois des hypothétiques élections de 2016, les machines se mettent en marche pour faire élire frauduleusement Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati. Les treize ans déjà passé sur le trône usurpé du Congo ne suffisent pas..."Congolais fungola miso" ! Bis repetita, la République démocratique du Congo retourne douze ans en arrière, lors des élections Louis Michel de 2006. La "Mutingasation des médias " est bel et bien en marche. Fossoyeur de la République, Modeste Mutinga Mutuishayi, fourbe, roublard, grand requin et mangeur de tous les râteliers, le corrompu président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) est la cheville ouvrière d'une prédation de la liberté d'expression qui a marqué les esprits. Autocrate et prédateur de la liberté de presse, Modeste Mutinga Mutuishayi est celui qui a tout mis en oeuvre pour museler les journalistes et bâillonner les médias de 2002 à 2006. Les émissions politiques étaient interdites par le pitbull enragé de la HAM.

Prédateur de la liberté de presse, Modeste Mutinga Mutuishayi, fourbe, roublard et grand requin

Calquant sur "L'Ivoirité", la "Congolité" est née, sortie de nulle part pour intimider voire museler les journalistes. "La Congolité" est l'arme de destruction massive qu'a usé et abusé Modeste Mutinga Mutuishayi pour mieux bâillonner les médias en République démocratique du Congo. Aucun journaliste congolais n'avait le droit de questionner sur les parcours et traçabilités des candidats de peur d'être suspendu pour xénophobie. Conséquence, un incapacitaire a été catapulté à la tête du Congo, par la complicité des ventripotents-mangéristes qui avaient le souci de se retrouver à la mangeoire. Au fait "La Congolité" était mis en exergue pour ne pas gêner Joseph Kabila, le candidat de Louis Michel "Big Loulou" et la Communauté internationale.

Réveil FM est le seul média qui a pu dénoncer à Kinshasa, les fourberies et roublardises de Modeste Mutinga Mutuishayi. Non seulement, le chauve autocrate pitbull de la HAM s'est offert Radio 7 et Télé 7 en présidant la fameuse Haute Autorité des Médias, corrompu jusqu'à la moelle épinière, contre espèces sonnantes et trébuchantes, Modeste Mutinga Mutuishayi a annulé le débat démocratique inscrit dans la Constitution de la Transition, privant pour ainsi dire 60 millions de Congolais d'un débat décisif entre Jean-Pierre Bemba et Joseph Kabila. Aujourd'hui, il continue de se pavaner au Sénat comme Rapporteur pour le compte de Joseph Kabila qu'il a toujours servi et qu'il l'a sorti de la pauvreté dans laquelle il pataugeait avant d'être nommé président de la Haute Autorité des Médias. Sans gêne, Modeste Mutinga Mutuishayi pour magnifier sa pseudo toute puissance signait ses édito dans le Potentiel " Sénateur Mutinga", la Berlusconisation des médias n'a jamais gêné l'ancien gendarme de Mobutu et ex résident de Ngaba.

Que Reporters sans frontières tire déjà la sonnette d'alarme aujourd'hui, cela doit nous rentre tous vigilants. Les élections Louis Michel 2006 étaient boutiquées sans débat, celles de 2011 ramenées à un tour alors que nous sommes plus de 70 millions, accepter de ne pas faire des émissions politiques pour faire revoter Joseph Kabila pour un troisième mandat alors que la Constitution limite à deux mandats présidentiels, c'est une aberration.

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mardi 17 juin 2014

RSF tire la sonnette d'alarme ! "RDC: En période électorale, les médias congolais interdits d’émissions politiques" !

Christophe Deloire, Directeur général de Reporters sans Frontières

Entre menaces et interdiction d’aborder des sujets politiques, les journalistes congolais peinent à travailler. La liberté de la presse est ainsi de plus en plus remise en question alors même que le pays est plongé dans un climat électoral tendu.

Les journalistes comptent parmi les premières victimes des tensions politiques que connaît le pays depuis que le gouvernement a annoncé une modification de la Constitution avant l’élection présidentielle de 2016. Certains ont du entrer en clandestinité pour leur sécurité. Des menaces venant d’hommes armés ont été proférées à l’égard des journalistes, tantôt pour avoir diffusé des interviews compromettantes, tantôt pour avoir dénoncé un détournement de fonds. Des médias communautaires et confessionnels de Likasi ont également subi une censure .

Le 12 juin, le chef de service urbain de la communication et des médias, Monsieur Mulongo wa Kabikuyu, a annoncé qu’il interdisait aux médias communautaires et confessionnels d’organiser des émissions politiques alors même que la région connaît des élections locales. Ces mesures restrictives s’inscrivent dans un contexte très tendu. En effet, la récente annonce de réforme constitutionnelle fait craindre à l’opposition que le président Jospeh Kabila cherche à briguer un nouveau mandat, ce qui lui est, pour l’heure, interdit.

« Nous demandons aux autorités de garantir la liberté d’expression et d’assurer la sécurité des journalistes afin de leur permettre d’apporter leur contribution au débat démocratique » déclare Virginie Dangles, adjointe de la directrice de la Recherche à Reporters sans frontières. « Enfin, nous appelons les autorités de Likasi à lever l’interdiction décidée le 12 juin d’organiser des émissions à caractère politique ».

Menaces en série

Outre cette récente interdiction, les cas d’atteinte à la liberté d’expression se sont multipliés ces derniers jours. Le 6 juin 2014, l’association Journaliste en danger révélait que deux journalistes de la région de Kiriba, David Munyaga et Bienvenu Malega de Radio Ondes FM avaient reçu des visites suspectes à leurs domiciles. Le 31 mai et le 1er juin, des hommes armés soupçonnés d’être des éléments de l’armée burundaise ont menacés leurs familles. Depuis, les deux journalistes vivent en clandestinité par peur d’être inquiétés.

Le 10 juin, l’adjudant Dido Bilali, un gradé congolais, aurait proféré des menaces de mort à l’égard de journalistes de Radio Liberté émettant à Basoko. La radio avait diffusé le 5 juin une série d’interviews relatant des exactions commises par le militaire en question. Joint par téléphone par Reporters sans frontière, le général Jean-Claude Kifwa, a néanmoins démenti les informations diffusées par Radio Liberté affirmant « tout ceci est faux, archi-faux ».

Enfin, le 11 juin, Reporters sans frontières a appris qu’un journaliste de Bandundu-ville avait reçu plusieurs menaces d’arrestations de la part d’individus de l’Agence nationale de renseignements. Selon l’Observatoire de la liberté de la presse en Afrique, Jean Kamisendu, gouverneur de la province de Bandundu, aurait ordonné l’arrestation du journaliste après que celui-ci l’a accusé du détournement de 11 millions de francs congolais dans une émission diffusée le 30 mai 2014 sur RTVS1.

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Bygmalion: Jérôme Lavrilleux, rouage de la campagne Sarkozy, en garde à vue

Jérôme Lavrilleux, le 22 novembre 2012 à Paris

Rouage essentiel de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, Jérôme Lavrilleux, qui a promis d'assumer ses responsabilités mais ne compte pas porter seul le chapeau, a été placé en garde à vue mardi dans l'affaire Bygmalion.

Sa garde à vue a été menée par les enquêteurs de l'Office anti-corruption (Oclciff) de la police judiciaire dans le cadre d'une enquête préliminaire du parquet de Paris, a dit à l'AFP une source judiciaire.

Longtemps homme de l'ombre de Jean-François Copé, dont il était le directeur de cabinet à l'UMP, Jérôme Lavrilleux était aussi directeur adjoint de la campagne présidentielle de 2012 de Nicolas Sarkozy, désormais au coeur d'une enquête explosive du parquet de Paris.

Gorge serrée et larmes aux yeux, il avait reconnu le 26 mai, en direct sur le plateau de BFM TV, que la campagne avait donné lieu à "un dérapage sur le nombre" de meetings et qu'un système occulte avait été mis en place pour éviter de dépasser le plafond autorisé des frais de campagne, soit environ 22,5 millions d'euros.

Ce système consistait pour la filiale de Bygmalion, Event and Cie, à facturer indûment à l'UMP des dépenses qui auraient dû entrer dans le compte de campagne de Nicolas Sarkozy, pour 10 à 11 millions d'euros, selon l'avocat de Bygmalion, Me Patrick Maisonneuve et Jérôme Lavrilleux.

"Un chiffre hors taxe", a précisé mardi à l'AFP une source proche du dossier, qui ajoute qu'officiellement, la campagne de Nicolas Sarkozy a payé à Bygmalion environ 4,3 millions d'euros, alors que les dépenses réelles s'élevaient, comme l'a révélé Mediapart mardi, à 21,2 millions d'euros (taxes comprises).

L'audition de Jérôme Lavrilleux était attendue et elle pourrait s'avérer utile aux enquêteurs qui cherchent à savoir qui était au courant d'un tel système au sein de l'équipe de campagne, à l'UMP, voire à l'Elysée.

- Les dénégations de Lambert et Cesari -

Selon une source proche du dossier, les policiers disposent déjà d'une clé USB qui révèle la double comptabilité pratiquée par Bygmalion sur les 44 meetings où la société est intervenue. Toujours selon cette source, le patron d'Event and Cie, Franck Attal, a confirmé aux enquêteurs le système mis en place.

Premier protagoniste à s'être confessé publiquement, Jérôme Lavrilleux a affirmé lundi à l'AFP qu'il comptait assumer ses responsabilités, mais qu'il attendait que chacun fasse de même. Sont visés notamment le directeur général de l'UMP Eric Cesari, et le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, Guillaume Lambert, par ailleurs chef de cabinet à l'Elysée en 2012. Le premier, qui vient d'être écarté par la nouvelle direction du parti, est considéré depuis des années comme un relais de Nicolas Sarkozy au sein du parti.

Ces deux protagonistes réfutent fermement avoir été au courant d'un système de fausse facturation. Le 27 mai, Guillaume Lambert, avait affirmé, par la voix de son avocat, qu'il était "totalement étranger aux dispositions mises en place entre Bygmalion et l'UMP".

Pourtant, selon Jérôme Lavrilleux, les deux protagonistes étaient bien présents dans le bureau d'Eric Cesari à l'UMP, avec Franck Attal, lors de la prise de décision, entre fin mai et début juin, quelques semaines après la défaite de Nicolas Sarkozy.

Il affirme avoir été informé de la décision dans la foulée, mais assure qu'il n'en a parlé ni à Nicolas Sarkozy, ni au patron de l'UMP, Jean-François Copé. Jérôme Lavrilleux dément aussi avec force que la société Bygmalion, fondée par deux proches de M. Copé, ait pu servir à constituer un "trésor de guerre" pour le député-maire de Meaux.

Elu député européen à la veille de l'explosion de l'affaire, Jérôme Lavrilleux compte aller au bout de son mandat européen, bien que des voix à l'UMP se soient élevées pour lui demander de démissionner. Mais en privé, il ne se fait aucune illusion sur son avenir politique.

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Biens mal acquis: la plainte du Sénégal contre Karim Wade classée sans suite

Durant une cérémonie le 19 janvier 2011 à Dakar, le président sénégalais Abdoulaye Wade (d) ajustant un ruban sur la veste de son fils, Karim Wade

La plainte pour détournement de fonds publics déposée en France en décembre 2012 par l'Etat sénégalais contre Karim Wade, fils de l'ancien président Abdoulaye Wade, a été classée sans suite par le parquet financier, ont déclaré mardi ses avocats français.

Karim Wade sera jugé au Sénégal à partir du 31 juillet pour enrichissement illicite devant une cour spéciale réactivée par le président Macky Sall après son élection en mars 2012, la CREI (Cour de répression de l'enrichissement illicite).

Mais l'Etat sénégalais avait aussi déposé plainte auprès de la justice française, estimant qu'une partie de l'argent en cause pouvait avoir été investie en France. Cette plainte visait notamment les qualifications de recel de détournement de fonds publics, recel d'abus de biens sociaux et corruption.

Pour Pierre-Olivier Sur, avocat de Karim Wade, ce classement sans suite par la justice française pour infraction insuffisamment caractérisée vaut "preuve négative" devant la juridiction sénégalaise, la CREI, où la charge de la preuve pèse sur la défense.

La plainte était "fantaisiste" et mentionnait des biens immobiliers dont il a été établi qu'ils n'appartenaient pas au fils de l'ancien président, a estimé pour sa part un autre de ses avocats, Jean-René Farthouat.

L'avis de classement sans suite de cette plainte, qui avait donné lieu à l'ouverture d'une enquête préliminaire, a été transmis le 11 juin, selon la copie transmise par les conseils de M. Wade.

Le montant de l'enrichissement illicite retenu par la justice sénégalaise atteint 117 milliards de francs CFA (178 millions d'euros). Selon les avocats, près de la moitié correspond à un compte à Singapour dont il est prouvé qu'il n'appartient pas à M. Wade, actuellement détenu au Sénégal.

Pour eux, son patrimoine n'atteint qu'environ deux millions d'euros, dont l'essentiel provient des revenus perçus quand il était trader, avant de devenir conseiller puis ministre d'Abdoulaye Wade.

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dimanche 15 juin 2014

Sarajevo: Ville martyre, ville à découvrir "Vingt ans après la guerre"

Plongée dans le chaos de la guerre il y a vingt ans, la Bosnie-Herzégovine s'apprête à disputer la première Coupe du monde de sa jeune histoire. Voyage à la source de cette ébouriffante aventure. Pendant que les chefs d’Etat se retrouvaient en Normandie, un forum social de la paix se tenait à Sarajevo.

C'était le 6 avril 1992. La Bosnie-Herzégovine, qui avait voté son indépendance le 1er mars de la même année, devenait l'objet d'une guerre qui allait devenir la plus meurtrière qu'ait connu l'Europe depuis le dernier conflit mondial. C'est l'éclatement de la Yougoslavie, pays formé de plusieurs communautés, qui sert de toile de fond à ce drame. Les Serbes de Bosnie refusent l'indépendance du nouveau pays. Ce sont eux qui entament le siège de la capitale, Sarajevo, avec l'appui de l'armée yougoslave. La ville sera ravagée par les bombardements, terrorisée par les tireurs embusqués au quotidien pendant plus de trois ans. Ailleurs dans le pays, massacres et épuration ethnique se multiplient, jusqu'au paroxysme de Srebrenica, à l'été 1995. Dans cette enclave bosniaque, les forces des Serbes de Bosnie, commandées par Ratko Mladic, tuent 7000 à 8000 personnes. Le conflit prend fin avec les accords de Dayton, en décembre 1995. La justice internationale a traqué depuis les responsables des massacres. En 2011, Ratko Mladic a été arrêté. Et le dernier fugitif a été capturé en juillet dernier.

Un siècle après le déclenchement du premier conflit mondial, l’Europe s’apprête à célébrer la paix et la démocratie à Sarajevo. Tout un symbole : c’est à Sarajevo que s’est déroulé l’attentat qui a entraîné l’Europe dans la boucherie, mais c’est aussi la ville qui, il y a à peine vingt ans, connaissait l’un des sièges les plus longs de l’histoire des guerres européennes : 1330 jours sous le feu de l’artillerie et des snipers de la droite nationaliste serbe. Une ville et un pays – la Bosnie-Herzégovine – qui, derrière les beaux discours, demeurent marginalisés par l’Union européenne. A côté des coûteuses commémorations officielles, associations altermondialistes et mouvements sociaux bosniaques y organisent un « Peace Event » du 6 au 9 juin.

Fin juin 2014, à Sarajevo, sont organisées à grand frais diverses manifestations culturelles, sportives, académiques, pour « commémorer » l’attentat qui, il y a cent ans, coûtant la vie à l’héritier du trône austro-hongrois, a déclenché l’engrenage menant à la première guerre mondiale. Quelques semaines après les inondations catastrophiques qui ont affecté le nord de la Bosnie et les régions voisines de Croatie et de Serbie, il n’est pas sûr que les populations durement éprouvées apprécient ces dépenses de plus de deux millions d’euros engagées par l’Union Européenne, et plus particulièrement la France et l’Allemagne, pour des manifestations essentiellement importées, et sans implication des sociétés civiles locales.

Une « Après-guerre » qui n’en finit pas

Les « commémorations » veulent célébrer, cent ans après le premier conflit mondial, la coopération économique et culturelle, la paix et la démocratie en Europe. Vu de Bosnie ces notions sont fort relatives… Sarajevo a connu il y a deux décennies un siège de plus de 1330 jours. Le pays est encore dans l’après-guerre, psychologiquement, politiquement et même matériellement : plus de 120 000 mines anti-personnelles sont encore disséminées sur le territoire. Combien d’entre elles viennent d’être entraînées par les inondations et les glissements de terrain, loin des champs de mines plus ou moins sécurisés ? Victime de 1992 à 1995 du dernier conflit sanglant en Europe (150 000 morts, la moitié de la population déplacée), la Bosnie Herzégovine est marginalisée, comme un « quartier sensible » à la périphérie de l’Union. Le système politique qui divise le pays en « entités ethniques » agrémentées d’une coûteuse « tutelle » européenne, est directement le fruit de la guerre et des accords de Dayton qui, en 1995, ont mis fin aux combats.

Cette marginalisation, que depuis vingt ans l’aide européenne n’a pas résorbée, bien au contraire, cette mal-gouvernance entretenue par le système post Dayton, expliquent que la population de Bosnie Herzégovine subit tout particulièrement les effets d’une dépression économique profonde qui affecte toute la région. Le pays est appauvri – même si certains se sont beaucoup enrichis –, le chômage frappe particulièrement la jeunesse, la corruption atteint des niveaux inconnus dans les périodes précédentes.

Une révolte partie de la cité ouvrière de Tuzla

C’est ce qui explique l’explosion de révolte à la fin de l’hiver 2014. Partie de Tuzla, la cité ouvrière du nord, elle a touché la plupart des villes du pays, où se sont mis en place des « plénums des citoyennes et citoyens », assemblées discutant de la situation du pays, élaborant des revendications sociales et économiques, recherchant des voies d’avenir. Les « autorités » – les petits potentats locaux – et les « « tutelles » – le haut-commissaire européen et les diverses instances – ont attendu que l’orage passe, pour continuer à « gérer » un statu quo qui les arrange. Après la vague d’effervescence printanière, le « mouvement des plénums » est aujourd’hui moins actif…

Puis, après l’orage politique, sont venues les pluies torrentielles et les inondations dans le nord de la Bosnie, et des régions voisines en Croatie et en Serbie. Cela fait quelques années déjà que les épisodes météorologiques de ce type se multiplient en Europe Centrale, effet sans doute du changement climatique. Les conséquences sont dramatiques : arrêt de l’activité économique, destruction des infrastructures, des dizaines de milliers de logements dévastés ou détruits.

Forum social de la paix à Sarajevo De ce genre de catastrophe naturelle, les conséquences sont largement le résultat des politiques des hommes, l’incurie dramatique des gouvernants ayant facilité les constructions dans des zones inondables, oublié les précautions ancestrales et les nouveaux aménagements nécessaires, ignoré toute préoccupation écologique, méprisé les avertissements, détruit les filets sociaux, négligé l’organisation de la sécurité civile. Une incurie partagée par les pouvoirs locaux et les bailleurs de l’aide européenne. Par contre la mobilisation solidaire des populations des zones sinistrées, et de toute la région post-yougoslave, est exemplaire !

C’est dans ce contexte que des milliers de personnes de Bosnie-Herzégovine, de la région des Balkans occidentaux, d’Europe et du monde vont se réunir à Sarajevo du 6 au 9 juin pour « l ’Evènement de paix » (Peace Event). Cette rencontre, est construite avec les acteurs locaux et grâce aux moyens de la mobilisation militante. Deux décennies après la dernière guerre en Europe, alors que les armes se font à nouveau entendre du coté de l’Ukraine, alors que la guerre fait rage dans plusieurs pays, que la sécurité humaine est en question dans de nombreuses sociétés. Il s’agit d’une rencontre sur le modèle des forums sociaux mondiaux, d’échanges sur les questions de paix et de sécurité, les conflits passés et présents, l’insécurité pour les personnes et des sociétés, les luttes pour une vie décente.

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samedi 14 juin 2014

Suspendu par la Fifa, Franz Backenbauer n'ira plus au Brésil !

L’ex-sélectionneur de l’équipe d’Allemagne et président d’honneur du Bayern Munich, Franz Beckenbauer, a décidé de renoncer à se rendre au Brésil pour le Mondial, après la décision de la Fifa de le suspendre. «La Coupe du monde est exclue pour moi, je pars du principe que je ne suis plus le bienvenu pour la Fifa», explique-t-il au quotidien Bild.

Beckenbauer, invité de toutes les précédentes Coupes du monde et président du comité d’organisation de celle de 2006 en Allemagne, voulait se rendre au Brésil à partir des demi-finales mais la Fifa a décidé vendredi de le suspendre pour 90 jours à la demande de l’enquêteur chargé des soupçons de corruption autour de l’attribution des Mondiaux 2018 en Russie et 2022 au Qatar, en attendant une décision sur le fond. La Fédération internationale ne mentionne pas dans son communiqué cette enquête menée par Michael J. Garcia, l’ancien procureur fédéral de New York, mais c’est à la demande de ce dernier que Beckenbauer a été suspendu, pour manque de coopération.

«L’infraction potentielle serait liée au défaut de coopération de la part de Franz Beckenbauer dans le cadre d’une instruction de la Commission d’éthique», a expliqué la Fifa, sans mentionner explicitement le sujet de cette instruction.

183.076

C'est le nombre de tweets générés en une minute par le premier des cinq buts des Pays-Bas vendredi soir face à l’Espagne: une tête plongeante de Robin Van Persie, a généré à lui seul un pic de plus de 183.000 tweets en une minute, a indiqué Twitter à l’AFP. Puis, le but de Stefan de Vrij (3-1 à la 64e minute) a déclenché 181.726 et le second d’Arjen Robben, celui du 5-1 à la 80e, 125.800, toujours en une minute.

La lourde défaite de l’Espagne, championne du monde en titre, a suscité un total de plus de 8,3 millions de tweets dans le monde lors de la retransmission du match. La veille, le match d’ouverture opposant Brésil à la Croatie avait vu, à lui seul, 12,2 millions de tweets échangés.

LE CHILI A PEINÉ CONTRE L’AUSTRALIE

Le Chili a souffert pour battre l’Australie sur un score flatteur de 3 à 1 et s’emparer de la deuxième place d’un groupe B sous le choc. Le match Espagne-Chili au Maracana de Rio mercredi vaudra très cher pour les deux équipes. Le Chili a en tout cas reçu un sérieux avertissement à Cuiaba, face à des Aussies moins doués techniquement mais au moral, à la discipline et à la condition physique exemplaires. Cahill, qui avait réduit le score de la tête à la 35e minute (2-1), a été tout près d’égaliser, encore de la tête, à la 70e. C’est passé à un cheveu… Il a fallu un troisième but de Beauséjour dans les arrêts de jeu pour libérer les fans chiliens.

Arturo Vidal était bien sur la pelouse au coup d’envoi, en dépit de sa récente opération à un genou. Le joueur à la crête, peu en vue, a été sorti à l’heure de jeu. Sans doute pour le préserver en vue du match contre l’Espagne. Le tatoué ne l’a pas compris comme ça, furieux d’être remplacé. Si les yeux étaient braqués sur le milieu de la Juventus, c’est un joueur de Barcelone, Alexis Sanchez, qui a vampirisé la première période, dominée par les Chiliens (68% de possession de balle).

Sanchez s’est d’abord illustré en renard des surfaces pour ouvrir le score (1-0, 12e). Puis a livré un bijou de ballon à Valdivia (2-0, 14e).

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À Oradour-sur-Glane: Manuel Valls, un discours émouvant et juste !

Mardi 10 juin 2014, à Oradour-sur-Glane, le Premier ministre Manuel Valls a déambulé dans la rue principale de l'ancien village, entre les ruines des maisons détruites.

Manuel Valls, le Premier ministre, qui participait mardi 10 juin 2014 à la commémoration des 70 ans du massacre, s'en est pris à Jean-Marie Le Pen, le fondateur du Front National (FN) sans le citer.

Manuel Valls a commémoré mardi un des plus tristes épisodes de juin 1944, celui du massacre d'Oradour-sur-Glane, qui fit 642 victimes civiles. C'est à 15 heures, l'heure à laquelle avait débuté cette tragédie soixante-dix ans plus tôt, que le premier ministre est entré dans cette bourgade martyre devenue un lieu d'histoire. Au côté de Robert Hébras, un de cinq rescapés du massacre, il a déambulé dans la rue principale de l'ancien village, entre les ruines des maisons détruites où de toutes petites pancartes sont là pour rappeler qu'il y avait ici un bureau de poste, là un garagiste, plus loin une école primaire. Qu'il y avait une vie et des vies à Oradour-sur-Glane.

Valls s'est dirigé vers ce qu'il reste de l'ancienne église Saint-Martin avant d'entrer dans ce bâtiment sans toit où furent mitraillés puis brûlés, par les SS, les femmes et les enfants du village. «La première fois que je suis venu, j'étais gamin. C'était avec mes parents», a-t-il confié à Robert Hébras. Manuel Valls y est revenu «il y a un peu plus de 10 ans» avec ses «collègues parlementaires». Ce lieu le renvoie à l'histoire de l'Espagne, le pays où il est né. Là bas aussi, il y a un village martyr qui a été conservé à l'identique.

Un discours émouvant et juste

Sur l'esplanade du mémorial, toute proche du champ de foire où furent rassemblés les habitants du village, le premier ministre a prononcé un discours émouvant et juste. Il a parlé d'Oradour comme d'«une tristesse éternelle», «du dernier regard qui fut pour le frère, le cousin, l'ami, le voisin», de «ces enfants tenant la main de leur mère», de cette gangrène qui «avait alors prospéré dans la moiteur infâme d'une idéologie de haine». «Ici, a martelé Valls, les murs crient. Ils crient dans le silence. Mais, charge à nous aussi de dépasser ce silence. De parler. De trouver les mots pour dire l'horreur.»

Bien sûr, le premier ministre ne veut pas que «l'oubli commence son travail». Mais, à ses yeux, il y a «pire» que l'oubli. «Les révisionnistes, les nostalgiques de la collaboration, les petits agitateurs vénéneux de la mémoire», a-t-il énuméré visant, dans ce dernier qualificatif, le président d'honneur du Front national Jean-Marie Le Pen et ses propos récents sur «la fournée» concernant Patrick Bruel et les artistes opposés au FN.

«Avec leurs mots perfides, ils veulent faire mal à la France, raviver ses plaies», a-t-il dénoncé. Le premier ministre est également revenu sur les tragiques événements de Bruxelles. «Les idéologies de mort n'ont pas disparu», a-t-il prévenu en parlant des individus parfois très jeunes «poussés» à s'enrôler, «à prendre les armes, à frapper au hasard, à tuer». Il a ajouté: «Les fanatismes, les radicalismes ont toujours leur chef, leur doctrine qui appellent à semer la terreur, à n'avoir aucune considération pour la vie humaine ou les populations civiles».

Robert Hédras a écouté le premier ministre. Peu après le discours, il confiait: «Dans la vie, il y a ça. J'y pense. Il m'arrive d'avoir des flash. Mais, il y a aussi autre chose, mon autre vie: ma famille, ma femme, mes enfants et mes petits-enfants» Le rescapé d'Oradour ajoute: «Je n'aurais pas pu rester enfermé pendant soixante-dix ans dans ce cocon, dans cette bulle».

A Oradour-sur-Glane, Valls met en garde contre "les idéologies de mort"

Devant quelques centaines de personnes venues se recueillir, Manuel Valls a prononcé un discours empli d'allusions au djihadisme: "Oradour, c'est aussi une mise en garde. Pour combattre, et ne jamais laisser prospérer, les idéologies de mort. Nous le savons bien, nous le voyons trop : elles n'ont pas disparu. Elles sont là. Elles rôdent. Elles embrigadent."

Sur fond de poussée de l'extrême droite en Europe et de polémique sur la "fournée" de Jean-Marie Le Pen, le Premier ministre a également mis en garde contre les "petits agitateurs vénéneux de la mémoire", les "nostalgiques de la collaboration". "Avec leurs mots perfides, il veulent faire mal à la France, raviver ses plaies", a-t-il déclaré. "Mais quand on aime la France, on ne salit pas ce pour quoi tant de Français ont donné leur vie. Quand on aime la France, on ne calomnie pas son Histoire".

Visite avec un survivant

Au cours de cette journée de commémoration, le Premier ministre a visité l'ancien village jamais repeuplé -un nouveau a été construit un peu plus loin- et s'est recueilli dans l'église incendiée, où plus de 450 femmes et enfants furent brûlés vifs par les Waffen SS de la division Das Reich, le 10 juin 1944. 642 personnes ont été tuées et six ont réussi à échapper au massacre.

Seuls deux survivants, Marcel Darthout et Robert Hébras, sont encore en vie. Ce dernier, encore vaillant à 88 ans, a guidé le Premier ministre dans les petites rues d'Oradour.

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Le Conseil de sécurité de l'ONU soutient un projet de résolution russe sur l'Ukraine

La Voix de la Russie | Le projet de résolution sur l'Ukraine présenté par la Russie a reçu « un certain soutien », a raconté aux journalistes l'ambassadeur de Russie à l'ONU Vitali Tchourkine.

La Russie a demandé aux parties impliquées dans le conflit en Ukraine de s'abstenir d'entreprendre des actions de nature à menacer la vie et la sécurité de la population civile. Le projet de résolution appelle également à oeuvrer conformément au plan prévu par l'OSCE. Une rencontre au niveau des experts de l'ONU aura lieu aujourd'hui, a dit le diplomate.

Le projet russe de résolution concernant la situation en Ukraine vise à mettre un terme à la violence. C’est ce qu’a déclaré Vitali Tchourkine, représentant permanent de la Russie auprès des Nations Unies, avant la réunion du Conseil de sécurité. Le diplomate a reconnu que jusqu’à présent tous les efforts menés en faveur d’une désescalade étaient restés vains. « L’adoption de cette résolution marquerait le soutien du Conseil de sécurité des Nations Unies, ce qui capital pour nous dans la mesure où la situation s’est aggravée », a déclaré Tchourkine. Le représentant permanent a également précisé que la résolution serait présentée après l’examen de la situation en Irak lors de la séance matinale du Conseil de sécurité.

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Lubumbashi: Grand Zoo "Muyambo Park" Paul Mujinga Kalala décédé pour kidnapping, maltraitance et emprisonnement à la prison de Kassapa par le cabotin-spoliateur Jean-Claude Muyambo !

"Terroriste Lushois" Jean-Claude Muyambo vient de faire tuer "Paul Mujinga Kalala" à la prison de Kassapa

Le cabotin-spoliateur Jean-Claude Muyambo fait encore parler de lui. Le petit-fils d'un colon néerlandais est poursuivi par le signe indien. Grand "Spoliateur" devant l’Éternel, Jean-Claude Muyambo se targue d'être un propriétaire terrien à Lubumbashi. Les 440 ha de son "Grand Zoo" " Muyambo Park" ne lui suffisent lus, il continue à spolier les Lushois avec un objectif réel mais caché des néophytes, transformer la ville de Lubumbashi en un zoo en chassant tous ses habitants. Reste à savoir si en Hollande pays de ses ancêtres, Jean-Claude Muyambo peut être propriétaire de 440 ha ? La première victime du spoliateur Jean-Claude Muyambo s'appelle Paul Mujinga Kalala

Né en 1952 à Lubumbashi, il était marié et père de treize enfants. Pour l'intimider, le cabotin Jean-Claude Muyambo l'avait fait kidnappé par ses sbires et miliciens le 4 février 2014 au petit matin. Le terroriste Lushois, Jean-Claude Muyambo a poussé l'outrecuidance très loin jusqu'à le faire emprisonner à la prison de Kassapa. Le mercredi 11 juin 2014, Paul Mujinga Kalala la nuit suite à la maltraitance en prison. Les bruits couraient dans tout Lubumbashi qu'il allait sortir. Les loubards-Kuluna au service de Jean-Claude Muyambo ont volé le corps de la prison pour l'amener à la morgue de Katuba. Les Loubards-Kuluna de Jean-Claude Muyambo ont usé et abusé des menaces contre Messieurs Justin Kasuku, le directeur de la prison de Kassapa, ainsi que du greffier kitwa. D'ailleurs, c'est encore sous les menaces que Papa Banza, le croque-mort de la maternité de Katuba a été réquisitionné de force et sous menaces pour chercher le corps de Paul Mujinga Kalala.

Voilà ce qui arrive lorsqu'on abuse la loi de la force pour spolier les autochtones de leur terre. Personne en Hollande n'a 440 ha à lui tout seul, même pas la reine Beatrix Wilhelmina Armgard d’Orange-Nassau des Pays-Bas qui après 33 ans de règne, a abdiqué le 30 avril 2013 en faveur de son fils aîné, le prince Willem-Alexander, prince d’Orange. Comme Jean-Claude Muyambo peut continuer à se comporter à Lubumbashi dans le Katanga comme son colon de grand-père ?

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vendredi 13 juin 2014

Défenseur des droits: Jacques Toubon fait grincer des dents à gauche

Jacques Toubon est pressenti pour devenir Défenseur des droits.

Un jour, une grogne. Il ne se passe désormais pas vingt-quatre heures sans que des députés socialistes trouvent un motif de colère contre François Hollande. Depuis mercredi soir, c'est la proposition du président de nommer Jacques Toubon, l'ancien ministre de Jacques Chirac, Défenseur des droits qui fait bondir certains. Ce poste est vacant depuis le décès de Dominique Baudis en avril, et la nomination doit être validée par la commission des Lois du Parlement.

Le parcours de Jacques Toubon, 72 ans, irrite à gauche. Deux députés PS, Yann Galut et Alexis Bachelay, ont carrément écrit une tribune pour demander le rejet de cette proposition. Ils soulignent notamment que Toubon aurait voté contre l'abolition de la peine de mort. Or l'ancien député RPR a été l'un des rares de son groupe à voter pour l'article abolissant la peine capitale, « par conviction intime ». En revanche, il n'a pas approuvé « le texte d'ensemble », souhaitant que celui-ci contienne une peine de substitution. Ces députés expliquent également qu'il s'est prononcé contre la dépénalisation de l'homosexualité.

« Recyclage d'un retraité multicarte »

D'autres « anti-Toubon » rappellent son passage au ministère de la Justice en 1995 et sa décision d'envoyer un hélicoptère dans l'Himalaya pour aller chercher le procureur Laurent Davenas, afin de tenter d'empêcher des poursuites contre les époux Tiberi.

« Comment peut-on choisir pour ce poste un garde des Sceaux aussi peu respectueux de l'indépendance de la justice ? C'est stupéfiant », s'agace la députée de Paris, Sandrine Mazetier.

Membre de la commission des Lois, elle votera contre, tout comme Sébastien Denaja (Hérault). L'écologiste Sergio Coronado regrette, lui, qu'on propose quelqu'un « de plus de 70 ans ».

La sénatrice centriste Nathalie Goulet dénonce le « recyclage » d'un « retraité multicarte ».

« C'est sain de donner à l'opposition ce poste, souligne au contraire le socialiste Erwan Binet. Je reproche à Jacques Toubon ses positions des années 1980, mais il a pu évoluer. » Celui qui a été le rapporteur de la loi sur le mariage pour tous attend que le « Toubon de 2014 » se prononce sur les questions des droits des homosexuels et sur les discriminations. « Il faut remettre un peu de sérénité dans tout ça, préconise le président de la commission des Lois, Jean-Jacques Urvoas. Nous allons envoyer un questionnaire à Jacques Toubon, je publierai ses réponses avant son audition, pas avant début juillet. »

L'ancien ministre chiraquien verrait dans ce poste « une sorte de consécration ». « Sa nomination fait peu de doute, car pour l'en empêcher il faudrait que 3/5 des parlementaires de la commission des Lois votent contre », certifie un élu. Mais, prévoit-il, « il y aura beaucoup de défections à gauche ».

Hier soir, l'avocat Jean-Pierre Mignard, pourtant proche de François Hollande, a lui aussi dénoncé cette proposition : « On reste interdit [...]. Le président de la République doit proposer d'autres noms. »

Il ne veut pas en parler mais enfin quand même un peu… «Je ne m’exprimerai sur le Défenseur des droits que le jour où je le serai vraiment, où le Parlement se sera prononcé et où le président de la République l’aura entériné en Conseil des ministres», a déclaré à l’AFP Jacques Toubon jeudi après-midi, alors que l’Elysée annonçait mercredi soir qu’il est le candidat de François Hollande pour ce poste.

Mais, a fait valoir Jacques Toubon, cette nomination «serait pour moi une sorte de consécration de ce que j’ai fait pendant quarante ans à travers toutes mes fonctions et les mandats que j’ai pu occuper, aux plans local et national, qui m’ont amené en permanence à me battre sur les valeurs, en tant que gaulliste».

Une défense technique

Mais cette candidature passe assez mal à gauche, où on lui reproche, entre autres, ses votes contre la dépénalisation de l’homosexualité et contre l’abolition de la peine de mort.

Jacques Toubon s’est défendu auprès de l’AFP. Il a expliqué qu’il n’avait pas «voté le texte d’ensemble» sur l’abolition de la peine de mort faute d’avoir eu gain de cause sur une proposition de l’opposition sur une peine capitale de substitution.

Quant à l’autre dossier, il explique: «Dans mon souvenir, la dépénalisation de l’homosexualité devait se trouver dans un ensemble de réformes du Code pénal, dans le livre sur les personnes.» Et d’ajouter: «J’ai sûrement voté la dépénalisation de l’homosexualité et en même temps je pense que nous avons dû tous ensemble députés RPR voter contre l’ensemble de la réforme du Code pénal de Badinter, la partie qui est sortie en 1984», a-t-il dit.

Boutih appelle la gauche à sortir du «sectarisme»

Et de conclure: avec «quarante ans de vie politique», «on peut toujours trouver à un moment un vote ou une parole que l’on peut mettre en exergue». «Comme on dit, quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. Pour la peine de mort, les choses sont claires et pour les autres aussi», a-t-il poursuivi.

Ce proche de Jacques Chirac a toutefois trouvé un allié à gauche en la personne du député PS Malek Boutih. «Ses qualités intellectuelles, son investissement sur les questions d’immigration lui ont permis d’évoluer sur ce sujet comme sur d’autres», écrit-il dans un communiqué.

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Mort de Jean-François Probst, chiraquien et commentateur acerbe !

Décès d'une figure de la chiraquie, dotée d'un humour féroce, ce fin connaisseur de la droite française jamais avare de vacheries contre ses adversaires, s'amusait à brosser des portraits au vitriol de ses amis. Jean-François Probst, 65 ans, est décédé ce matin des suites d’un infarctus. C’est une figure de la Chiraquie et du RPR qui s’est éteinte.

Jean-François Probst, 65 ans, est décédé ce matin des suites d’un infarctus. Il avait commencé sa carrière en 1974 au cabinet de Jacques Chirac à Matignon, avant de le suivre dans ses différentes fonctions, notamment à la mairie de Paris. Ce fils d’un père banquier chez Lazard, avait également collaboré avec Charles Pasqua, Michèle Aliot-Marie et Alain Juppé dans les années 90.

Grande gueule de la politique, ce passionné de l’Afrique a toujours usé de la liberté de ton : «Je fais un bras d’honneur à tous ceux qui courent après les honneurs et les hochets de la République». Il avait été exclu du RPR à la fin de l’année 2000 pour avoir soutenu la dissidence de Jean Tibéri à la mairie de Paris.

Depuis, il s’était progressivement retiré de la vie politique, tout en gardant son affection pour Jacques Chirac : «Il aime les gens, la bouffe, les femmes, tous ce que j’aime», disait-il de lui.

Dans un ouvrage paru en 2002 "Chirac et dépendances", il a raconté 25 années au côté de l'ancien patron de la droite, pour lequel il éprouvait une grande admiration mêlée d'une certaine déception de ne pas avoir été davantage considéré.

En Jacques Chirac, Jean-François Probst voyait un gaffeur, un homme "pudique voire secret", dont "le caractère amoral et guilleret fait qu'il n'est pas humiliable". Mais il le jugeait coupable d'avoir laissé tomber Jean Tiberi et trop écouté "ce jobastre" de Dominique de Villepin. Pour M. Probst, Jacques Chirac "aura été un peu le Johnny Halliday tel qu'on l'aime de la politique française. On a tous en nous quelque chose de Johnny ou de Chirac".

Mai 2009, Jean François Probst et Freddy Mulongo au siège de la Francophonie à Paris. Photo Réveil FM International, archive

Cruel, il qualifiait son épouse Bernadette Chirac de "mère supérieure de l'Elysée", Marie-France Garaud de "Mata-Hari de la politique", Jérôme Monod de "parpaillot" à "l'humour grinçant et aux propos austères". Il était particulièrement sévère envers "cette demi-sotte de (Michèle) Alliot-Marie" à qui il en voulait de ne pas l'avoir gardé à ses côtés après avoir œuvré à la faire élire présidente du RPR.

Très hostile à Nicolas Sarkozy, il avait démenti publiquement l'avocat Robert Bourgi, qui avait assuré que la distribution d'argent noir de la Françarique avait pris fin avec l'arrivée de ce dernier à la présidence. "Bourgi s'est dépensé sans compter pour Sarkozy auprès de nombreux chefs d'Etats africains lors de la présidentielle de 2007", avait-il accusé, évoquant notamment un "deal" avec le président gabonais Omar Bongo.

Il avait appelé à voter pour François Bayrou en 2012. Ce dernier, qui l'avait vu il y a une dizaine de jours, a salué quelqu'un de "très original et très créatif avec une vaste expérience politique" et qui avait "beaucoup de distance et d'ironie à l'égard du monde politique". Il s'est dit "très triste" de cette disparition soudaine. Dominique Tiberi, fils de Jean Tiberi et maire-adjoint du Ve arrondissement de Paris, a réagi sur Twitter.

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jeudi 12 juin 2014

Sénat: "Iran, deux poids deux mesures" selon Philippe Marini, président de la commission des finances !

Le Sénateur Philippe Marini, président de la Commission des finances. Photo Réveil FM International

Les Iraniens sont écrasés sous les sanctions internationales. L'Iran, pays machiavélique qui veux détruire ses plus fidèles ennemis. L'Iran, axe du mal ? On y boit du Coca-Cola produit américain ! Un petit-déjeuner de presse du sénateur Philippe Marini, président de la commission des finances du Sénat et sa délégation qui a été en Iran avec la crème des journalistes nationaux et étrangers. La délégation était composée de six sénateurs, 3 de la majorité, 3 de l'opposition : Philippe Marini, Sénateur de l'Oise ( Picardie), Président de la commission des finances, membre du groupe UMP. Michèle André, Sénatrice du Puy-de-Dôme (Auvergne) Première Vice- Président de la commission des finances, membre du groupe PS et apparentés, Aymeri de Montequiou, Sénateur du Gers ( Midi-Pyrénées), Vice Président de la commission des finances, membre de la commission des affaires européennes, membre de la délégation sénatoriale à la prospective, membre du groupe UDI- UC. Par ailleurs président du groupe d'amitié France-Iran. Reportage de Roger Bongos- Afrique Rédaction et Freddy Mulongo-Réveil-FM International accrédités au Sénat.

La France "bonne élève" voire "zélée" dans l'application des sanctions contre l'Iran est en train de se faire prendre de vitesse sur ce marché prometteur par les Etats-Unis, l'Allemagne et l'Italie, s'inquiètent politiques et spécialistes.

"La France est la grande perdante des sanctions prises contre l'Iran", estime le président de la commission des Finances du Sénat, Philippe Marini, qui a dirigé une mission dans ce pays, au moment où la levée partielle des sanctions internationales attise les appétits des entreprises occidentales. Le niveau des échanges bilatéraux est passé de 4 milliards d'euros en 2004 à 500 millions l'an dernier et les sanctions "endommagent certainement plus les pays européens et la France, qui est particulièrement bonne élève à cet égard, que les Etats-Unis", insiste M. Marini.

En pleins démêlés de la banque BNP-Paribas avec la justice américaine pour avoir réalisé des transactions avec des pays sous embargo, comme l'Iran et le Soudan, le principal blocage pour l'activité de sociétés françaises en Iran est celui des flux financiers et bancaires. "Aucune banque française n'accepte d'accompagner nos entreprises dans leurs projets en relation avec l'Iran", a fait remarquer M. Marini en rendant compte du déplacement de six sénateurs, trois de la majorité, trois de l'opposition, en Iran en avril.

"L'extraterritorialité du droit américain peut conduire dans certains cas à paralyser nos initiatives, ce que l'on pourrait comprendre si c'est l'ordre public international qui s'applique mais ce que l'on comprend moins, si dans le même temps les entreprises américaines déploient leur potentiel commercial et leurs implantations pour l'avenir", s'insurge-t-il. Une extraterritorialité pourtant "contraire à un règlement européen de 1996", renchérit son collègue Aymeric de Montesquiou, dans une allusion au règlement du Conseil de l'Union européenne du 22 novembre 1996 "portant protection contre les effets de l'application extraterritoriale d'une législation adoptée par un pays tiers".

"Deux poids, deux mesures"

Et de citer l'exemple de l'automobile où Peugeot, présent en Iran depuis les années 1990, a quitté son deuxième marché en volume au printemps 2012 après l'annonce de nouvelles sanctions occidentales contre Téhéran en raison de son programme nucléaire controversé.

Quant à Renault, il a annoncé pour l'an dernier un bénéfice net pratiquement divisé par trois à 586 millions d'euros. Une chute liée à des facteurs exceptionnels: il a dû passer une provision de 514 millions d'euros en raison du gel de ses activités en Iran depuis l'été dernier.

Dans le même temps le constructeur américain "GM voit ce marché ouvert aujourd'hui", lance M. de Montesquiou.

"Il y a une confusion regrettable chez les dirigeants français: on se sent obligé de se tirer une balle dans le pied en étant plus royaliste que le roi et cela ne date pas de la présidence Hollande", commente Michel Makinsky, spécialiste de l'Iran, qui participé en février à une importante délégation du Medef en Iran, laquelle avait suscité des réactions américaines.

"Nous avons été plus que zélés", lance M. Makinsky. Il se souvient en 2009 de "déclarations répétitives de dirigeants de l'époque sommant les entreprises de ne pas faire d'affaires avec l'Iran".

En revanche "en Allemagne il y a un double discours: ils disent qu'il faut être ferme mais en pratique ils soutiennent à bout de bras leurs entreprises", affirme-t-il. L'Allemagne fait par ailleurs usage en Iran de ses banques régionales non exposée aux Etats-Unis. La délégation a "vu fonctionner des équipements récents, postérieurs à 2009 ou 2010, qui sont des chaînes de production automatisées, des machines-outils fournies par l'Allemagne et par l'Italie", a rapporté M. Marini, y voyant une situation de "deux poids, deux mesures".

"Il n'y a pas de partage d'un gâteau qui n'existe pas encore puisque l'Iran est toujours sous un régime de sanctions de la communauté internationale", affirme une source diplomatique française. "On ne peut pas brader le régime de non prolifération pour des ambitions économiques et des appétits commerciaux: la France a été vigilante de ce point de vue", ajoute-t-elle.

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mercredi 11 juin 2014

Oradour-sur-gagne, le Makobola congolais ?

Le mardi 10 juin 2014, en couvrant pour Réveil FM International le déplacement du Premier ministre Manuel valls à Oradour-sur-Glane, j'ai vu le village martyr et ce qu'un être humain épris d'une idéologie fasciste est capable de faire. J'ai été très ému et les larmes ont coulé de mes yeux. Le nom d'Oradour-sur-Glane reste attaché au massacre de sa population par la division SS Das Reich le 10 juin 1944. La petite cité est aujourd'hui divisée en deux entités, dont le centre de la mémoire constitue en quelque sorte le trait d'union : l'ancien village, conservé à l'état de ruine, qui témoigne des souffrances infligées aux hommes, femmes et enfants de cette petite bourgade, et le nouveau village, reconstruit quelques centaines de mètres plus loin.

A Makabola dans le Sud-Kivu, des civils ont été tués de manière délibérée et arbitraire, torturés, violés ou contraints à fuir leur foyer. Les Congolais doivent se souvenir de Makobola. Les Congolais ne doivent pas oublier Makabola. Doit-on pardonner sans la justice ? La justice est la colonne vertébrale d'un état de droit ! Qu'Alexis Tambwe Mwamba, Arthur Zaïdi Ngoma et d'autres congolais qui ont minimisé le massacre de Makobola sachent que l'histoire peut les rattraper.

10 juin, Freddy Mulongo, au Village martyr à Oradour-sur-Glane

Des groupes locaux de défense des droits humains avaient établi des listes recensant plus de 800 victimes présumées du massacre de Makobola. "Dans la nuit du 29 au 30 et 31 décembre 1998, plusieurs centaines de familles et autres personnes y compris les femmes, les enfants et les vieillards, ont été massacrés par les troupes rebelles du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD) à Bangwe, Katuta et Kashekezi, trois localités qui forment le village de Makobola II dans la zone de Fizi à quelques 15 km au Sud d'Uvira. Certaines victimes, toutes congolaises, sont déjà connues, dont : Ndama-Rusangira, diacre catholique de la Diaconie de Makobola ; Godesenge plus un secouriste de la Croix-Rouge avec son épouse et ses cinq enfants ; Kinyamagoya, pasteur de l'Eglise Protestante à Makabola avec ses sept enfants ; Elanga Mushunguto, Chef d’équipe de la Croix-Rouge à Makobola avec son épouse et ses quatre enfants ; Malaki-Kitungano, secouriste de la Croix-Rouge à Makobola ; la famille Leta Magumu (onze personnes) ; la famille Nabigoberera (dix-huit personnes) ; M. Stongwa ; M. Maneno avec ses sept enfants ; M. Byaku Bongya avec son épouse et ses enfants ; Mme Malata avec ses deux enfants ; Mzee Bili Onyuma avec ses quatre enfants et quatorze petits-fils et trois belles-filles ". Combien sont-ils morts ? Au moment où cette ONG recevait ce message, "le secteur était fermé et interdit à toute circulation, même à l’administrateur civil nouvellement nommé par le mouvement rebelle. Le massacre a été commis par les combattants Banyamulenge dirigés par un commandant d'origine rwandaise, très connu à Uvira sous le sobriquet de Shetani (le diable en français).

Entre le 15 et le 20 octobre 1999, des soudards appartenant au Rassemblement "congolais" pour la démocratie (RCD-Goma), ont tué en public au moins 12 femmes, à Mwenga, dans la province du Sud-Kivu. Ces femmes étaient accusées de pratiquer la sorcellerie et de soutenir ainsi un groupe d’opposition armé appelé Maï maï (Eau eau), qui luttait contre le RCD. Certaines des femmes ont été enterrées vivantes après avoir subi d’atroces tortures, dont le viol. Parmi les victimes se trouvaient Everine Bitondo Lumini, Christine Safi et Musombwa Mbilizi.

Après avoir en un premier temps nié les faits, le RCD-Goma avait affirmé que ces femmes avaient été lynchées par des civils. Le RCD-Goma avait arrêté un commandant militaire de la région au motif qu’il n’avait rien fait pour prévenir les lynchages. Ce commandant figurait, semble-t-il, parmi les quelques dizaines de détenus qui s'étaient évadés de la prison centrale de Bukavu le 5 février 2000. À la connaissance d’Amnesty International, il n’avait été procédé à aucune autre enquête ni aucune autre poursuite dans cette affaire.

L’année 1999 avait débuté par l’un des plus importants massacres commis par le RCD-Goma et ses alliés rwandais et burundais à Makobola, dans le Sud-Kivu. Tout avait commencé le 30 décembre 1998, à la suite d’un affrontement armé ayant opposé le RCD-Goma et ses alliés à des combattants Maï Maï, et qui s’était prolongé pendant trois jours. Après le départ des Maï Maï, le RCD-Goma ainsi que les forces rwandaises et burundaises s’étaient pris à la population locale, tirant sur toute personne qu’ils apercevaient. Certains civils avaient été conduits dans des maisons et brûlés vifs. Parmi les victimes se trouvaient Amisi Wenia, un travailleur local de la Croix-Rouge, et son épouse, Nakamusenge Wenia, qui était décédée à l’hôpital d’Uvira des suites de brûlures : elle s’était réfugiée dans une maison à laquelle le RCD-Goma et ses alliés avaient mis le feu.

Conglomérat des seigneurs et criminels de guerre tous azimuts, le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD) est un mouvement criminel contre la République démocratique du Congo. Certains congolais ont donné une caution à ce mouvement criminel pour se retrouver à la mangeoire. Tuer, assassiner, piller, violer, n'a jamais posé problème aux seigneurs de guerre qui avec la Transition 1+4=0 ont été blanchis de leurs crimes en occupant des postes importants de la République.

RCD — Kisangani

En mai 1999, le président du RCD, Wamba dia Wamba(1), mis en minorité dans son parti décide de former son propre mouvement. Il s’installe à Kisangani et crée le RCD-Kisangani (on parle dès lors du RCD-Kisangani et du RCD-Goma, dirigé par Émile Ilunga Kalambo.

RCD — Mouvement de Libération (RCD-ML)

En août 1999, après la victoire de l’Armée Populaire Rwandaise contre les troupes ougandaises à Kisangani provoque le départ du président du RCD-Kisangani, Wamba dia Wamba, à Kampala (Ouganda) où il crée le RCD-Mouvement de Libération (RCD-ML) également connu sous l’appellation RCD­Kisangani/Mouvement de Libération (RCD-K/ML). Son quartier-général était située à Bunia (RDC), dans la Province Orientale, à l’Est du lac Albert. Le RCD-ML formait une aile militaire, Armée du Peuple Congolais (APC), et recrutait alors des combattants dans les ethnies Nande et Hema, qui étaient formés dans les camps de Nyaleke à Beni et de Rwampara à Bunia.

L’APC était composée de bataillons de 500-700 hommes, dont les commandants étaient subordonnés directement à Wamba, simultanément Commissaire à la Défense et Président du mouvement. Parmi ceux-ci, le bataillon Usalama était déployé dans le secteur de Bunia. Au début 2000, avec le pouvoir croissant acquis par les dirigeants locaux du mouvement, Wamba créait une Unité de Protection Présidentielle (UPP), dont les membres étaient triés sur le volet et provienaient de l’ex-armée zaïroise et de déserteurs des Forces Armées Congolaises (FAC) du Président Kabila. Environ 2% des membres de l’UPP provenaient du Bas-Congo, région d’origine de Wamba.

Le mouvement s'était désagrègée et les défections étaient nombreuses. En juillet 2000, des Hema et Tutsis, membres militaires du RCD-ML, rejoignaient les milices Hema dans la brousse. Le mouvement s'était décomposée et donnait naissance au RCD-National, tandis que le reste du RCD-ML se regroupait au Nord de Goma et déplacait son quartier-général à Beni.

Le RCD-ML tentait de fusionner, en janvier 2001, avec le Mouvement de Libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba pour former le Front de Libération du Congo (FLC), soutenu par l’Ouganda.

En 2003, le RCD-ML était dirigé par Mbusa Nyamwisi. Sa zone opérationnelle s’étendait sur les territoires de Beni et de Lubero avec son épicentre dans la ville de Butembo (au nord-est du Lac Edouard, Nord-Kivu).

RCD-Goma

Le 28 octobre 2000, Kalambo démissionnait et était remplacé à la tête du RCD-Goma par Adolphe Onosumba Yemba (ancien responsable du département des Relations extérieures du RCD) qui devenait président du RCD et chef suprême de ses forces armées. Le président du RCD présidait le Conseil Supérieur de l’Armée (CSA), créé le 3 novembre 2000.

L’Armée Nationale Congolaise-RCD (ANC-RCD) constituait le bras armé du RCD-­Goma. Ses effectifs étaient estimés à 17 000 — 20 000 soudards issus de l’Alliance des Forces Démocratiques de Libération (AFDL), des Forces Armées Congolaises (FAC) et de Rwandais dont les unités étaient stationnées au Kivu en 1998. Elle a toujours été soutenue le Rwanda, pays agresseur de la République démocratique du Congo.

Le CSA avait autorité sur l’état-major général de l’ANC-RCD, qui était dirigé par le commandant Sylvain Buki, avec pour adjoints le commandant Malik Kijege, responsable des opérations et le commandant Gabriel Amisi (alias Tango Fort), responsable de la logistique.

Ce changement avait donné l’occasion d’une restructuration du mouvement avec notamment la création d’un secrétariat général, dirigé par Azarias Ruberwa Manywa. Le RCD s'était doté de chefs de départements en majorité des Rwandais "pseudo-Congolais", parmi lesquels Bizima Karaha (Administration et sécurité du territoire), Moïse Nyarugabo (Justice, droits de l’homme et règlement des conflits), Joseph Mudumbi (Relations extérieures et coopération), Emmanuel Kamanzi (travaux publics et aménagement du territoire), le Commandant Jean-Pierre Ondekane (Forces Armées) et Kin-kiey Mulumba (Communication et Culture).

A la fin novembre 2002, le RCD-Goma avait nommé 9 généraux, 28 colonels et 48 lieutenants-colonels, en vue de la formation d’une armée congolaise unifiée qui regrouperait les forces armées gouvernementales et rebelles. Etaient promus au rang de général de division le président du RCD, Adolphe Onusumba, le chef d’état-major de l’ANC-RCD, Sylvain Buki, et l’ancien chef du Haut Commandement Militaire du RCD, Jean-Pierre Ondekane. Malik Kijege et Gabriel Amisi étaient nommés généraux de brigade.

Depuis 2003, le RCD-Goma est présidé par Azarias Ruberwa. Il est soutenu par le Rwanda, son pays d'origine.

RCD–Congo

Faction du RCD-Goma apparue en juin 2002, dirigée par Kin-kiey Mulumba.

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Dans les ruines d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), Manuel Valls s'en est pris aux négationnistes, révisionnistes, divisionnistes et racistes

Le soixante-dixième aniversaire du Débarquement, c’est aussi le soixante-dixième anniversaire du massacre d’Oradour-sur-Glane, ce village du Limousin exterminé par une unité SS qui remontait vers le front de Normandie le 10 juin 1944. Alors que le Premier ministre Manuel Valls sera présent aux célébrations, le village se bat pour que vive la mémoire du massacre.

Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), le 10 juin 2014. Le Premier ministre Manuel Valls s'en est pris aux révisionnistes lors de la commémoration du massacre. Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), le 10 juin 2014. Le Premier ministre Manuel Valls s'en est pris aux révisionnistes lors de la commémoration du massacre.

Le devoir de mémoire s'est accompagné d'un rappel à l'ordre. Manuel Valls, venu commémorer le 70e anniversaire du massacre d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), s'en est pris mardi «aux idéologies de mort» qui «rôdent» encore, dénonçant le terrorisme et les «petits agitateurs de la mémoire» de l'extrême droite révisionniste, quelques jours après un dérapage du président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen.

«Oradour, c'est aussi une mise en garde.

Pour combattre et ne jamais laisser prospérer les idéologies de mort», a lancé le Premier ministre lors de son discours de commémoration dans le village martyr du Limousin, où 642 civils ont été massacrés le 10 juin 1944 par des troupes nazies.

«Nous le savons bien, nous le voyons trop : elles n'ont pas disparu. Elles sont là. Elles rôdent. Elles embrigadent. Elles poussent des individus, parfois très jeunes, à s'enrôler, à prendre les armes, à frapper au hasard, à tuer», a déclaré Manuel Valls devant quelques centaines de personnes venues se recueillir.

«Les fanatismes, les radicalismes ont toujours leur chef, leur doctrine qui appellent à semer la terreur, à n'avoir aucune considération pour la vie humaine ou les populations civiles», a-t-il fait valoir, appelant à «ne rien céder» et à «la vigilance absolue face au retour de la barbarie».

«Les fanatismes, les radicalismes ont toujours leur chef, leur doctrine qui appellent à semer la terreur, à n'avoir aucune considération pour la vie humaine ou les populations civiles», a-t-il fait valoir, appelant à «ne rien céder» et à «la vigilance absolue face au retour de la barbarie».

Le Premier ministre s'en est également pris «aux petits agitateurs vénéneux de la mémoire», «aux nostalgiques de la Collaboration» avec leurs «mots perfides», sur fond de percée de l'extrême droite en Europe et de polémique sur une phrase de Jean-Marie Le Pen à propos d'une «fournée» visant le chanteur Patrick Bruel, de confession juive.

«II y a pire : les révisionnistes, les nostalgiques de la Collaboration, les petits agitateurs vénéneux de la mémoire. Avec leurs mots perfides, il veulent faire mal à la France, raviver ses plaies», a déclaré Manuel Valls. «Mais quand on aime la France, on ne salit pas ce pour quoi tant de Français ont donné leur vie. Quand on aime la France, on ne calomnie pas son histoire», a encore lancé le Premier ministre.

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mardi 10 juin 2014

Expulsion : un préfet condamné à dédommager une famille géorgienne

Tribunal administratif de Melun, ce lundi. Le couple de Géorgiens et leurs deux filles âgées de 7 et 12 ans ne retourneront pas au CRA du Mesnil-Amelot. Ils ne seront pas expulsés. La famille était soutenue par une membre de RESF et trois institutrices et de la sœur de l’une d’elles, venues exprès de Meurthe-et-Moselle. Un dessin fait par la classe de Tata, une des filles.

Des enfants peuvent-ils se retrouver près de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, au centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) avec leurs parents, en attendant que la justice statue sur leur sort et leur possible retour vers leur pays d’origine ? Selon la circulaire du 6 juillet 2012 signée de Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, il n’en est plus question, sauf conditions précises (non-respect de l’assignation à résidence de la famille, fuite d’un des membres de la famille ou refus d’embarquement).

Faute de l’avoir respectée, un arrêté du préfet de Meurthe-et-Moselle a été retoqué lundi par le tribunal administratif de Melun (Seine-et-Marne). Emmenés en Seine-et-Marne sous escorte policière, un couple de Géorgiens et leurs deux filles âgées de 7 et 12 ans ont pu quitter libres le tribunal. Le préfet est par ailleurs condamné à verser 1 000 € à chacun des deux parents.

« C’est la première fois depuis cette circulaire du 6 juillet 2012 que votre tribunal juge la légalité du placement au CRA d’une famille accompagnée de ses deux enfants », insiste à l’audience Me Vinay, l’avocat de cette famille arrivée en France en janvier 2011, le père garde frontière étant victime de persécutions. Installés en Meurthe-et-Moselle, à Mont-Saint-Martin près de Longwy, ils montrent des critères objectifs d’intégration : les filles scolarisées depuis trois ans parlent bien le français, la mère a décroché un Diplôme d’études en langue française (Delf) niveau A1 et le couple présente aussi un certificat de compétence de citoyen de sécurité civile (ex attestation de formation aux premiers secours). Le père cherche un emploi dans la sécurité civile, la mère plutôt des travaux à domicile.

Sur le site Internet de la commune, la municipalité de Mont-Saint-Martin soutient officiellement cette famille. Un comité de parents d’élèves aussi via les réseaux sociaux. Lundi matin, trois institutrices du groupe scolaire Jules Ferry et la sœur de l’une d’elles ont fait près de 340 km depuis la Meurthe-et-Moselle pour être au tribunal. A leurs côtés, Malika Chemmah, représentante de RESF : « On dénonce l’enfermement des enfants, une pratique inhumaine, alors qu’elles sont scolarisées ici depuis trois ans. La cadette a pratiquement fait toute sa scolarité en France », insiste-t-elle.

Que s’est-il passé ? Le 6 juin avant 6 heures du matin, la famille a été interpellée par une quinzaine de policiers avant d’être emmenée à Metz, puis au Mesnil-Amelot. Cette arrestation a ému les enseignants et les élèves. « Le 6 juin, les enfants de l’école Jules Ferry partaient en excursion à Nancy. A 8 heures, ne voyant pas arriver la plus jeune des Géorgiennes, l’institutrice a téléphoné à la mère de la petite. Cette dernière a répondu en larmes dans le fourgon de police ! », raconte l’avocat à la barre. Dès le 7 juin, la famille a demandé l’annulation de cet arrêté du préfet de Meurthe-et-Moselle et déposé une nouvelle demande d’asile.

« Cet arrêté est fondé sur le non-respect des mesures d’éloignement demandées à cette famille. Or, elle fait l’objet d’une assignation à résidence du 1 er avril au 15 mai. Puis plus rien ! L’Administration aurait pu la prolonger à 90 jours », s’insurge Me Vinay. « Le Préfet dit aussi qu’ils ne manifestent pas la volonté de quitter le territoire. Or matériellement, cela leur est impossible. Ils vivent dans un foyer Adoma avec les aides du Secours catholique, de la Croix-Rouge et des Restos du Cœur », ajoute-t-il. Selon lui, « Au CRA, une proche de la famille a voulu faire prendre l’air aux petites. Elle a essuyé un refus catégorique. Or, juridiquement, les enfants ne sont pas destinataires d’une décision restreignant leur liberté. En fait, le Préfet dit qu’il y a trop de demandeurs d’asile et que les places qu’ils occupent au foyer Adoma doivent être réattribuées. C’est une méthode surprenante de la part d’un représentant de l’Etat ! », ironise Me Vinay.

Pas de quoi convaincre la partie adverse : « Le préfet n’est pas un gros lourdingue ! Il n’a pas d’autre choix », rélique Me Battaille qui cite les deux refus de l’Ofpra et du Cnada face aux demandes d’asile de la famille, les deux refus du tribunal administratif et de la Cour d’appel administrative… « On vous tire la grosse ficelle du traitement inhumain et dégradant au CRA. Or, on les a mis dans une zone d’accueil pour les familles où ils peuvent être ensemble », assure-t-elle avant d’évoquer « les haut-parleurs un peu bruyants… ». Selon elle, « les enfants n’ont pas été placés en rétention, ils ont suivi les parents. On n’a pas laissé un tiers les emmener prendre l’air car c’est une question de responsabilité ».

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Nucléaire: Iraniens et Américains se rencontrent à Genève dans la discrétion

L'entrée de l'hôtel Président Wilson à Genève où se déroulent les discussions sur le nucléaire iranien le 9 juin 2014

Représentants américains et iraniens se sont retrouvés lundi après midi à Genève pour deux jours de discussions sur le programme nucléaire de Téhéran, une réunion jugée "nécessaire" par les Américains et un dialogue qualifié de "constructif" par les Iraniens.

Ces discussions sont nécessaires car les progrès accomplis en la matière se sont avérés "insuffisants" au cours de précédentes réunions, a estimé le département d'Etat lundi.

Les Etats-Unis souhaitent "voir un peu de réalisme" insufflé à ces pourparlers, a ajouté Marie Harf, une porte-parole de la diplomatie américaine. Les discussions entre les délégations iranienne et américaine ont été "constructives", a déclaré Abbas Araghchi, l'un des principaux négociateurs iraniens, cité par l'agence de presse Isna.

"Le dialogue avec les Etats-Unis s'est déroulé dans un climat positif et a été constructif", a-t-il dit à l'issue de quelques cinq heures de discussions avec les Etats-Unis. Il s'agit de la première rencontre officielle entre représentants américains et iraniens hors des séances des négociations avec le groupe 5+1 (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) sur le dossier nucléaire. Des rencontrent officieuses avaient cependant eu lieu à Oman en 2013.

La discrétion est de mise et le lieu de la rencontre n'a pas été dévoilé.

"Beaucoup d'efforts sont nécessaires pour rapprocher les points de vue"', avait prévenu M. Araghchi avant la réunion, soulignant l'attente de son pays d'avoir des discussions directes et séparées avec les Américains. Il a exprimé l'espoir d'avancer malgré dix ans de crise sur le programme nucléaire iranien et 35 ans de rupture des relations diplomatiques suite à la prise de l'ambassade américaine de Téhéran.

Les discussions ont eu lieu en présence de la représentante européenne, Mme Helga Schmid, adjointe de la diplomate en chef de l'UE Catherine Ashton. L'accord intérimaire de six mois conclu entre l'Iran et les grandes puissances arrive à son terme le 20 juillet. Il devrait en principe déboucher sur un accord permanent si les parties parviennent à s'entendre dans les négociations qu'ils mènent à Vienne et dont une nouvelle session est prévue du 16 au 20 juin.

La levée des sanctions, point clef

Après la réunion de Genève, une rencontre avec les représentants russe se tiendra à Rome mercredi et jeudi.

L'Iran aura également, mercredi, des discussions avec la France, a annoncé lundi soir à Alger le ministres français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

"A l'issue de ces discussions (franco-iraniennes), il y aura aussi des discussions entre les Iraniens et les Russes, il y en aura peut-être d'autres. En tout cas, les trois que je connaisse sont les Américains, les Russes et les Français", a dit M. Fabius avant de quitter Alger, où il a effectué une visite de deux jours.

C'est la première fois que Téhéran mène des discussions bilatérales officielles hors des séances des négociations avec le groupe 5+1. Des négociations secrètes s'étaient cependant déjà tenues pendant de longs mois à Oman entre Téhéran et Washington en 2013, avec William Burns, un expert du Moyen Orient, dans l'espoir de relancer les discussions officielles.

En janvier dernier, un accord préliminaire est entré en vigueur sur une levée très partielle des sanctions, en échange de la limitation de l'enrichissement d'uranium. L'accord, valable 6 mois le temps d'élaborer un texte définitif, se termine en principe le 20 juillet. Il peut cependant être prolongé à nouveau de 6 mois, comme l'a rappelé lundi M. Araghchi.

Pour l'Iran les sanctions internationales qui pèsent tant sur son économie sont avant tout le résultat des mesures prises par les Etats-Unis, et non par les 5+1, et ils espèrent maintenant avancer par des discussions bilatérales.

Depuis le 20 janvier, plusieurs séries de discussions ont été menées entre l'Iran et les grandes puissances pour mettre fin à dix ans de crise sur la question nucléaire, mais la dernière séance, en mai à Vienne, s'est achevée sans résultat.

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lundi 9 juin 2014

Agression et spoliation de Madame Claude Kabange Mulongo Lukomba par le nabot Jean-Claude Muyambo, ce dernier risque une interpellation dans l'espace Schengen !

Madame Claude Mulongo Lukomba, la Jeanne d'Arc de la dynastie Mulongo

Jean-Claude Muyambo Kyassa, "Joe Dalton" qui terrorise tout Lubumbashi

"Zachée Lushois", politicailleur sans vergogne, Jean-Claude Muyambo Kyassa applique la loi de la force pour mieux spolier les Katangais démunis. Agressée et spoliée, Madame Claude Kabange Mulongo Lukomba, la "Jeanne d'Arc" de la dynastie Mulongo qui n'est pas du tout impressionner par un parvenu arriviste devenu "millionnaire du dimanche" veut lui rétorquer par "la force de la loi". Comme Jean-Claude Muyambo Kyassa, terrorise tout le monde à Lubumbashi avec ses miliciens-soudards-Kuluna, en bon corrupteur croit qu'il peut corrompre tout le monde à Lubumbashi dans le Katanga, "le terroriste Lushois" Jean-Claude Muyambo Kyassa s'est lamentablement trompé d'adresse. A Paris, les avocats s’attellent, potassent, peaufinent et ficellent le dossier d'agression et spoliation de Madame Claude Mulongo Kabange Lukomba par le nabot Jean Claude Muyambo Kyassa. Une plainte en bonne et due forme est en voie d'être déposée dans plusieurs capitales européennes contre Jean-Claude Muyambo Kyassa qui risque d'être interpellé si par mégarde il foulait ses pieds dans les 28 pays de l'espace Schengen. Son grand père, colon néerlandais qui a pillé le Katanga a encore dans la famille en Hollande. Jean-Claude Muyambo Kyassa a besoin de temps à autre d'aller visiter les tombes de ses ancêtres coloniaux. Avec ou sans tabouret, qu'il monte sur un sycomore comme Zachée voulant voir Jésus ou qu'il en descende, il répondra de son agression et spoliation, et Jean-Claude Muyambo ne sera jamais Président de la République démocratique du Congo en 2016 ni plus tard !

Madame Claude Mulongo Lukomba, la Jeanne d'Arc de la dynastie Mulongo

Jean-Claude Muyambo Kyassa, "Joe Dalton" qui terrorise tout Lubumbashi

Un nabot, c'est toujours un individu de petite taille, sournois, lâche, perfide, poltron et surtout méchant ! Spoliateur et écervelé, Jean-Claude Muyambo se croit tout permis parce qu'un jour il a jeté dans la boue la réputation de son frère ennemi Moïse Katumbi, gouverneur du Katanga. Conflictuel, arrogant, inculte, mal élevé et sans éducation, depuis son bras de fer avec Moïse Katumbi le nabot Jean-Claude Muyambo se croit pousser les ailes. A Lubumbashi dans le Katanga, il fait sa petite loi ! Il est un intouchable ! Le 12 mai dernier, sur l'avenue Nguz Karl I bond, au quartier Joli City à Lubumbashi, il s'est autorisé d'agresser Madame Claude Mulongo Lukomba avec son arme, à détruit sa maison, emporter des tolles en y implantant les drapeaux de son parti politique en perte de vitesse...Pire, en présence de Jean-Claude Muyambo Kyassa, ses miliciens soudards-"kuluna", qui jouent le rôle de ses sbires ont cru bon d'attaquer, frapper et humilier une femme sans défense pour la traumatiser afin de leur laisser sa parcelle acquise depuis 2000.

A force de fréquenter les dromadaires de Somalie, girafes de Namibie, zèbres et gnous de Tanzanie, hyènes importés de Chine dans son « Muyambo Park » sur 400 ha, à 15 km du centre de la capitale cuprifère, Jean-Claude Muyambo "l'ami des bêtes" voudrait transformer Lubumbashi en Zoo. Les 400 ha acquissent frauduleusement à la manière d'un petit fils d'un colon pillard ne lui suffisent sans doute pas. Il veut encore plus de terre et par tous les moyens. Pour Jean-Claude Muyambo, il faut que Lubumbashi devienne un grand zoo où circulent librement ses zèbres, dromadaires, hyènes mais pas de Lushois. Qu'il mette bien ça dans sa petite caboche si les Lushois doivent tous être expropriés pour son funeste projet d'une capitale devenue un zoo, une seule Lushoise n' acceptera pas d'être illégalement exproprié, c'est Madame Claude Mulongo Lukomba, la Jeanne d'Arc de la dynastie Mulongo !

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dimanche 8 juin 2014

Photos sans commentaires. 70e anniversaire du Débarquement en France

Regardez bien les photos du 70 e anniversaire du Débarquement en France. Placez sur chaque photo un commentaire. N'hésitez pas de regarder à plusieurs reprises les photos de Poutine, le président russe que nous vous proposons. La photo parle car elle révèle les émotions. Après cette semaine diplomatique particulièrement chargée pour François Hollande, le président de la République s'est montré pleinement satisfait de ses capacités de conciliateur, notamment concernant le conflit ukrainien, mais aussi les tensions entre Barack Obama et Vladimir Poutine.

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Conflit avec les intermittents du spectacle : Matignon nomme un médiateur

A l'approche des festivals de l'été, Matignon cherche à apaiser les intermittents, qui ont déjà causé l'annulation de plusieurs spectacles à Montpellier.

Un manifestant tient une pancarte, le 13 mars 2014, lors d'un rassemblement d'intermittents du spectacle, à Paris.

A l'approche des festivals de l'été, Matignon cherche à apaiser les intermittents. Le gouvernement a annoncé, samedi 7 juin, la nomination d'un médiateur chargé d'une "mission de propositions" dans le dossier des intermittents du spectacle, qui protestent contre une réforme de leur mode d'indemnisation chômage.

Le député PS d'Indre-et-Loire Jean-Patrick Gilles devra conduire un "dialogue avec l'ensemble des parties concernées", dont les intermittents qui ont déposé un préavis de grève pour le mois de juin, et remettre ses propositions au gouvernement "sous 15 jours", selon Matignon. L'élu a été rapporteur, l'an dernier, de la mission parlementaire sur les conditions d'emploi dans les métiers artistiques.

Une réforme qui ne passe pas

Les intermittents, soutenus par le monde du spectacle, ont multiplié les actions, ces dernières semaines, pour obtenir du gouvernement qu'il ne signe pas la convention chômage qui réforme leur régime. Ainsi, une trentaine d'intermittents du spectacle occupaient samedi, en début de soirée, l'Opéra Bastille, à Paris, où devait se dérouler une représentation de "La Traviata".

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Les ethno-tribalistes effarouchés de la plainte contre Roger Lumbala, un Seigneur de guerre à l'Ofpra !

La liberté d'expression est fondamentale dans un pays. Réveil FM a fonctionné à Kinshasa avant de retourner à Paris en France. Malgré plusieurs tentatives farfelues, Réveil FM a toujours résisté et le régime de Kinshasa n' a jamais réussi ni à nous museler ni à nous bâillonner. Fourbe, roublard et grand requin, Modeste Mutinga Mutuishayi, le fameux Président de la Haute Autorité des Médias (HAM) avait tout tenté et son échec a été cuisant, il s'en est bien mordu les doigts. C'est Réveil FM qui avait révélé à l'opinion nationale et internationale que Modeste Mutinga Mutuishayi, le corrompu jusqu'à la moelle épinière, travaillait pour Joseph Kabila déjà en 2004. L'ancien résident de la Commune de Ngaba avec ses consommation de "Mayi ya Mabulu" avait pris la mauvaise habitude de museler les journalistes, de bâillonner les opposants et médias alors même que la HAM était une Institution d'appui à la démocratie pour la Transition (2002-2006). Au lieu de réguler les médias, le ventripotent-mangeriste Modeste Mutinga Mutuishayi avait instauré la terreur contre les journalistes, opposants et médias. Les événements nous ont donné raisons devenu baron et apparatchik du régime, le grand Mammouth siège au Sénat comme Rapporteur pour le compte de Joseph Kabila. Un Sénat godillot et illégitime qui continue de siéger.

Certains congolais de l'étranger ont la mémoire courte, ils l'étalent en public. Ce sont des compatriotes qui ont porté plainte contre Roger Lumbala à l'Office Français de protection des Réfugiés et Apatrides (Ofpra) pour sa demande d'asile. Ils en ont le droit. Réveil FM International a livré l'information. Que les ethno-tribalistes, partisans de Roger Lumbala s'effarouchent c'est normal. Mais delà à penser qu'ils peuvent museler Réveil FM International, ils se trompent d'adresse. Nous sommes libres et indépendants. Nous ne sommes à la solde de personne ! Comme du lait au feu nous veillons à notre indépendance, qui n'est ni marchandable ni négociable. Réveil FM International n'est pas là pour faire plaisir aux Congolais ! Nous livrons l'information.

Certains ethno-tribalistes croient comme fer, puisque Roger Lumbala est leur frère de tribu et ethnie, leur leader tribalo-ethnique, nous n'avons pas le droit de livrer une information le concernant. La plainte contre lui à l'Ofpra les humilient. Il ne fallait pas donner cette information aux congolais car Roger Lumbala est le futur Président de la RDC. Ils se trompent de média et d'époque ! Puisque Réveil FM International a eu à livrer cette information, nous poursuivrons jusqu'au bout de l'affaire.

Il faut rassurer aux tribalo-etniques que la France est un état de droit. Si la requête introduit à l'Ofpra sur Roger Lumbala sur l'enrôlement des enfant soldats en Ituri en tant que Seigneur de guerre n'est pas valable, il aura son statut de réfugié. Lorsque Roger Lumbala avait traité les Congolais de l'étranger, des pauvres qui font de petits boulots pour survivre en Europe et que lui avec ses butins de guerre, il pouvait les payer tous. On n'avait pas entendu de l'indignation des tribalo-ethniques comme aujourd'hui. Ce sont les mêmes pauvres congolais qui ont porté plainte contre lui, à la justice française de trancher.

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vendredi 6 juin 2014

Vingt-six chefs d’Etat et de gouvernement ont célébré le Débarquement

A Ouistreham (Calvados), François Hollande, entouré de vingt-cinq chefs d’Etat et de gouvernement, a célébré les 70 ans du 6 juin 1944. « Le courage dans la Paix est tout aussi essentiel et nécessaire », a tenu à préciser le chef de l’Etat devant les présidents Poutine et Obama.

Après une matinée commencée à Caen, par un hommage aux victimes civiles et aux résistants, puis à Colleville-sur-mer, lors d’une cérémonie franco-américaine en présence de Barack Obama au cimetière américain, la journée de ce vendredi a connu son apothéose par la grande cérémonie internationale sur la grande plage ensoleillée de Ouistreham. « Ils avaient 20 ans, le plus bel âge de la vie. Ils avaient froid, ils avaient peur. Ils ont avancé au risque de leur vie, oui avancé toujours, pour nous libérer, nous libérer enfin », a souligné François Hollande, dans son hommage aux combattants du jour J.

8.000 invités

Face à lui, lors de son discours, 8.000 invités dont de nombreux vétérans. Ces derniers, bardés de médailles, épaulés par de jeunes enfants et personnels de santé, ont été très applaudis. « Merci d’avoir été là ce 6 juin 1944, merci d’être toujours là ce 6 juin 2014 et vous serez toujours là ici présents, par votre esprit, sur ces plages du Débarquement. La reconnaissance de la République française ne s’éteindra jamais », a ajouté le chef de l’Etat.

L’hommage aux vétérans n’a pas été le seul thème abordé par le président de la République. Les allusions aux conflits d’aujourd’hui n’ont pas manqué. « Cette liberté est encore trop menacée. Ce ne sont plus les Alliés qui défendent cette noble cause. Ce sont les Nations Unies qui ont la responsabilité de la paix. Encore faut-il qu’elles soient à la hauteur », a poursuivi François Hollande.

« Le courage dans la Paix est tout aussi essentiel et nécessaire »

La situation internationale était dans tous les esprits. « Nous avons encore à faire notre devoir pour préserver l’héritage de ce qui nous a été laissé, pour défendre partout les droits de l’homme et des femmes. Ce qui nous attend est plus qu’un devoir, c’est une obligation. Le courage dans la Paix est tout aussi essentiel et nécessaire », Les vingt cinq chefs d’Etat et de gouvernement, dont la reine Elizabeth II, ont écouté puis applaudi les mots de François Hollande. Sous une des grandes tentes dressées sur le sable, et sur le même rang, Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie, Petro Porochenko, président d’Ukraine, mais aussi Barack Obama, président des Etats-Unis, n’ont pas eu se croiser, simplement à coexister. Tous trois étaient, bien sûr, scrutés par les caméras et les appareils photos du monde entier.

Seule une image de la télévision a fait, l’espace d’un instant, croire à une rencontre. Elle a montré les deux visages des présidents russe et américain, côte à côte. Dans la foule, la situation, pour le moins cocasse, a fait réagir. Sourire du président Obama, léger rictus, un peu agacé du président Poutine.

Enfin, un spectacle retraçant l’histoire de la deuxième guerre mondiale a, une nouvelle fois, mis à l’honneur les vétérans. Il a conclu la cérémonie internationale. Il restait à François Hollande à saluer ses homologues avant de quitter Ouistreham pour une cérémonie franco-polonaise à Urville-Langannerie (au sud de Caen) et de rejoindre Paris pour un dîner à l’Elysée, en l’honneur de la Reine d’Angleterre.

François Hollande demande le classement des plages du 6 juin à l’Unesco

Le classement des plages du Débarquement à l’Unesco a franchi, aujourd’hui, une nouvelle étape. C’est sur une des cinq plages du Jour J, celle dénommée « Sword » sur la commune de Ouistreham (Calvados), que François Hollande a, lors de son discours célébrant le 70e anniversaire du 6 juin, choisi de faire connaître le choix de la France. « Je souhaite qu’elles soient inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco pour les préserver à tout jamais et accueillir toutes les générations pour comprendre là ou le sort de l’humanité s’est joué un certain 6 juin 1944 », a lancé le chef de l’Etat.

Le dossier est une demande forte de la région Basse-Normandie. « Le 6 juin 1944 est devenu une date clé de l’histoire du monde. Notre demande est légitime car ces lieux et paysages ont marqué l’histoire universelle », souligne Laurent Beauvais, président de la région.

Depuis avril dernier, par décision du ministère de la Culture, ces plages sont officiellement inscrites sur la liste indicative française. Il revenait au gouvernement de choisir, parmi les 37 dossiers de la liste, ceux qu’il présentera au Comité du patrimoine mondial de l’Unesco. Les mots choisis du chef de l’Etat font désormais du dossier bas-normand une priorité.

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Un Seigneur de guerre à l'Ofpra, Roger Lumbala poursuivi par les Résistants-Patriotes-Combattants de la plate forme "Tout Puissant Kongo"

Le Seigneur de guerre Roger Lumbala

Les Congolais n'ont pas besoin des imposteurs assassins ni des seigneurs de guerre ensanglantés comme Roger Lumbala pour diriger la République démocratique du Congo. Mais des hommes et femmes qui ont à coeur que la RDC retrouve sa vraie place dans le concert des nations, en intégrant la démocratie, la bonne gouvernance mais surtout respectant les droits humains. Accusé de crimes contre l'humanité en 2003, Roger Lumbala continue de se cancaner comme si de rien n'était. Il jouit de l'impunité. Celui qui s'enorgueilli d'être ami-ami avec Youweri Museveni Kanguta et circule avec un passeport diplomatique Ougandais a demande l'asile politique en France. Son dossier a été déposé comme sujet congolais à l'Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA). Hier les Résistants-Patriotes-Combattants de Tout Puissant Kongo (TPK), une plate forme qui regroupe quelques associations de la résistance congolaise dont "Congo Elongo", "Front Bantou", "RPCF" et autres, a déposé plainte contre le Seigneur de guerre Roger Lumbala pour son enrôlement des enfants soldats et ses crimes en République démocratique du Congo.

Reste à savoir si Roger Lumbala échappera à ses crimes pour obtenir le statut de Réfugié politique en France. On ne tue pas d'abord des innocents pour chercher à prendre le pouvoir après. L'Ofpra ne pourra pas se prononcer sans avoir tenu des accusations des compatriotes congolais face à celui qui n'est devenu ougandais que pour bénéficier d'un passeport diplomatique et jouir de l' immunité contre ses crimes.

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Débarquement: Visage souriant, la reine Elizabeth II à Paris !

François Hollande et la reine Elizabeth II

François Hollande et la reine Elizabeth II

La reine Elizabeth II et François Hollande

Ceux de Congolais qui ignorent ce qu'est une visite officielle dans un pays ami, partenaire, supputent, corroborent, inventent...Le protocole sort les grands plats au sens large du terme pour un chef d'Etat ami. Ce n'est pas de la rigolade! Contrairement à la visite officielle le 21 mai dernier de Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati qui a été reçu en catimini à l'Elysée, sans tambours ni trompettes, sans conférence de presse, ni déjeuner à tête à tête avec son homologue français...Les tintamarres des accrédités de Château Rouge-Barbès pour enjoliver le bref séjour d'alias Joseph Kabila et ses Mammouths-Apparatchiks joséphistes n'ont rien changé à la vérité historique du fameux séjour! 300 policiers en civil et 14 fourgons de CRS pour contenir les Résistants-Patriotes-Combattants congolais prêts à en découvre avec celui qui trône par défi au Congo. La France a accueilli royalement la souveraine, reine d'Angleterre avec amitié et respect.

Hommage de la reine Elizabeth II au soldat inconnu

Le cortège de la garde républicaine s'ébranle direction l'Elysée

La reine Elizabeth II et son mari reçu à l'Elysée par François Hollande

Un accueil royal Gare du Nord. Un bouquet de fleurs à la main, le visage souriant, Elizabeth II est arrivée jeudi après-midi à bord d'un train Eurostar pour sa cinquième visite d'Etat en France où elle est l'invitée d'honneur des célébrations du 6 Juin. Vêtue d'un tailleur crème, coiffée d'un chapeau de la même couleur et portant des gants noirs, la reine d'Angleterre, accompagnée de son mari, le prince Philip ont été accueillis par près de 300 admirateurs venus attendre le couple royal à leur arrivée gare du Nord.

Changement de tenue. La reine s'est ensuite engouffrée dans une Bentley noire. De la Gare du Nord, elle a rejoint la résidence de l'ambassadeur du Royaume-Uni en France, engouffrée dans une Bentley noire. Elizabeth II en profité pour changer de tenue. Un peu avant 17 heures, la souveraine est réapparue en tailleur rose. Direction cette fois les Champs-Elysées où François Hollande l'attendait pour une cérémonie.

Hommage au soldat inconnu. Sous l'Arc de Triomphe, Elizabeth II et François Hollande se sont recueillis sur la tombe du soldat inconnu.

Le président français et la reine d'Angleterre ont ensuite descendu en limousine l'avenue des Champs-Elysées, escortés par 146 cavaliers de la garde républicaine pour rejoindre le palais présidentiel. Des Union Jack flottent dans les arbres.

Tasse de thé et cadeau. Un tête à tête s'ensuit à l'Elysée autour d'une tasse de thé, ainsi qu'un échange de cadeaux. François Hollande offre à la reine un coffret sur mesure des ateliers Hermès, comprenant six planches de photographies originales des principaux voyages de la reine en France.

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jeudi 5 juin 2014

Voyage en Eurostar pour Elizabeth II, accueillie comme une star à Paris

Elizabeth II, 88 ans, entame ce jeudi 5 juin trois jours de visite à Paris, à l'occasion de son cinquième voyage en France.

La reine du Royaume-Uni, Elizabeth II, a débarqué d'un train Eurostar, jeudi 5 juin, à la gare du Nord à Paris, accompagnée de son époux, le prince Philip, pour sa 5e visite d'Etat en France. Elle est l'invitée d'honneur des célébrations du 70e anniversaire du Débarquement. Cette commémoration aura lieu, notamment, sur la plage d'Ouistreham (Calvados), vendredi 6 juin.

La souveraine a été acclamée par une foule de quelque 300 personnes à la gare du Nord, à Paris. Elle doit participer aux commémorations des 70 ans du Débarquement.

Elizabeth II avait dévoilé quelques heures auparavant, à la gare londonienne de Saint-Pancras (Royaume-Uni), une plaque commémorative célébrant les 20 ans du tunnel sous la Manche, avant de prendre place dans un wagon. Vêtue d'une robe crème, d'une veste blanche à liséré noir et coiffée d'un chapeau, la reine a été accueillie par une foule de quelque 300 personnes, dans la gare parisienne, avant de s'engouffrer dans une Bentley noire.

A passager exceptionnel, moyens exceptionnels

C'est donc en train que sa majesté arrive à Paris. La reine a traversé la Manche à bord d'un train à grande vitesse pour la cinquième fois depuis le lancement du tunnel sous la Manche, en 1994. Elizabeth II était attendue à 15 h 17, précise. Une arrivée minutée à la seconde près par Eurostar, qui n'a pas lésiné sur les moyens pour l'occasion. Outre la mise aux couleurs de la gare du Nord, un wagon entier a été réservé pour transporter la reine et son époux le Duc d'Edimbourg. Et fait plus extraordinaire: d'après nos informations, tout un TGV à vide a dû ouvrir la marche du train de la reine, en éclaireur.

Une fois à quai, Elizabeth II et son mari ont été accueillis par l'ambassadeur de Grande Bretagne, sir Peter Ricketts. Puis de la gare du Nord, le cortège royal a rejoint la place de l'Etoile, sous l'escorte de la garde républicaine. La reine était en effet attendue au pied de l'Arc de Triomphe à 17h00, où elle a dû prendre part à une cérémonie avant de descendre l'avenue des Champs Elysées jusqu'au Palais de l'Elysée, où la reine s'est entretenue avec François Hollande. Le soir, le couple royal a été invité à une garden-party à l'ambassade de Grande Bretagne. Vendredi 6 juin, au soir, de retour des plages du débarquement, Elizabeth II participera à un dîner d'Etat organisé en son honneur, à 20h30, par François Hollande, au Palais de l'Elysée.

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mercredi 4 juin 2014

Les Syriens ont élu leur président dans une ambiance surréaliste

Le scrutin présidentiel controversé en Syrie a été clos mardi à minuit, heure locale. Les résultats seront annoncés jeudi. Le président sortant Bachar al-Assad devrait être réélu sans surprise pour sept nouvelles années.

3 juin 2014, le chef de l'Etat syrien Bachar al-Assad a voté mardi avec son épouse Asma dans le quartier de Malki (centre de Damas) pour le scrutin présidentiel, a rapporté la télévision d'Etat. Il est assuré de l'emporter.

A Damas, l'ambiance était surréelle: des rues quasi désertes, quelques passants seulement s'aventurant sur les places et artères principales. Mais devant les bureaux de vote se déroulaient des files d'attente, avec chants et danses à la gloire de M. Assad. Le tout sur fonds d'explosions, du bruit d'obus tombés sur la capitale et d'intenses survols de l'armée de l'air.

La haute commission juridique a décidé de prolonger l'élection de cinq heures «en raison de l'afflux massif des électeurs». Le scrutin a clos à minuit (22h00 en Suisse) et le dépouillement des voix a commencé immédiatement. Les résultats seront annoncés jeudi, selon une source proche du régime.

Depuis l'ouverture des bureaux de vote à 07h00 locales, les télévisions d'Etat ont montré une majorité d'électeurs cochant devant les caméras la case sous la photographie de M. Assad avant de déposer leur bulletin dans l'urne.

Imperturbable et décontracté, le président syrien a voté le matin dans un bureau du centre de la capitale, en compagnie de son épouse Asma. A 48 ans, celui qui a succédé à son père Hafez brigue un troisième septennat.

Bachar al-Assad affronte deux concurrents - c'est une première - Hassan al Nouri, ancien membre du gouvernement, et le parlementaire Maher Hajjar. Mais les deux sont peu connus et considérés comme faire-valoir. Il y a sept ans, M. Assad était seul candidat et avait recueilli 97,6% des voix.

Tous les jours des morts

Mais parallèlement aux démonstrations partisanes, certains semblaient indécis. «Je ne sais pas si je vais voter. Les gens ne comprennent plus rien, tous les jours, il y a 100 à 200 morts», a affirmé Bachir, un épicier de 70 ans.

Dans la ville de Homs (centre), sous contrôle du régime depuis début mai, les services de sécurité sont déployés en force et les voitures fouillées minutieusement. Plus au nord, à Alep, l'affluence a été importante dans les secteurs prorégime, selon la télévision.

En quête de stabilité

Ce scrutin est considéré comme une «farce» par l'opposition et ses alliés, en Syrie comme à l'étranger. Les insurgés dénoncent une «élection de sang» et les Etats-Unis une «imposture». L'OTAN a assuré que les résultats ne seront «pas reconnus».

L'opposition juge qu'aucun scrutin digne de ce nom ne peut avoir lieu dans un pays dont des régions entières échappent aux autorités et qui compte des millions de déplacés. Selon le géographe français spécialiste de la Syrie, Fabrice Balanche, le pouvoir contrôle 40% du territoire.

Mais beaucoup de Syriens sont en quête de stabilité, après les 160'000 morts tombés dans les affrontements entre partisans et adversaires de M. Assad. Pour les minorités alaouite, chrétienne et druze, le chef de l'Etat représente un rempart contre le radicalisme sunnite d'une partie des insurgés. M. Assad est lui-même alaouite, une branche de l'islam chiite.

Participation significative

Du côté des groupes rebelles armés, le Front islamique s'est engagé à ne pas viser les bureaux de vote «parce que nous avons décidé de ne pas impliquer les civils dans ce conflit». Le front a appelé les autres groupes rebelles à faire de même.

Des obus de mortiers se sont quand même abattus mardi sur des quartiers résidentiels de Damas, apparemment sans faire de victime, ont raconté des habitants de la capitale.

Le ministre des Affaires étrangères, Walid al Moualem, est allé voter drapé du drapeau syrien. Il a rejeté les critiques étrangères: «Personne ne pourra imposer sa volonté au peuple syrien. Aujourd'hui s'ouvre le chemin d'une solution politique.»

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Petit dej' au Quai d'Orsay: "Réchauffement climatique" Laurent Fabius a eu rendez-vous avec les présentateurs météo

POLITIQUE - Les rendez-vous de Laurent Fabius sont parfois inattendus. Le ministère des Affaires étrangères a en effet envoyé un communiqué lundi 2 juin indiquant que Laurent Fabius recevait ce mardi lors d'un petit-déjeuner de travail... les présentateurs météo ! Roger Bongos-Afrique Rédaction et Freddy Mulongo-Réveil FM international étaient présents.

Mardi 3 juin, au Quai d'Orsay, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et européennes. Photo Réveil FM International

Parmi les invités figuraient:

Catherine Laborde. Photo Réveil FM International

Évelyne Dhéliat (TFI). Photo Réveil FM international

Anaïs Baydemir (droite). Photo Réveil FM international

Laurent Romejko. Photo Réveil FM International

Nathalie Rihouet. Photo Réveil FM International

Fanny Agostini. Photo Réveil FM International

Laurence Roustandjee. Photo Réveil FM International

Le rapport entre ces présentateurs et le ministère des Affaires étrangères? Le climat. C'est en effet le Quai d'Orsay qui prépare la conférence des Nations unies sur les changements climatiques en décembre 2015 à Paris. Une conférence très importante explique le ministère contacté puisque l'objectif est de trouver un accord contraignant entre les pays après la fin du protocole de Kyoto. Laurent Fabius a donc souhaité rencontrer tous ces animateurs "afin d’explorer les différentes manières qui pourraient être mises en œuvre pour sensibiliser le grand public aux enjeux climatiques". Il fallait y penser.

Mardi 3 juin, Roger Bongos au Quai d'orsay. photo Réveil FM international

Mardi 3 juin, Freddy Mulongo au Quai d'Orsay. Photo Réveil FM International

Laurent fabius quitte le Quai d'Orsay. Photos Réveil FM international

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lundi 2 juin 2014

Racisme à l'encontre de Taubira: "Pendant plus de trois mois on m'a traitée de guenon"

Christiane Taubira, la Garde des sceaux à Matignon à bicyclette.

POLITIQUE - La semaine de Christiane Taubira s'annonce chargée. L'Assemblée nationale entame mardi 3 juin l'examen de sa réforme pénale controversée qui créé une peine de probation jugée plus efficace que l'enfermement pour lutter contre la récidive.


Taubira : «Pendant plus de trois mois on m'a... par leparisien

Taxé de laxiste par la droite qui n'a de cesse de s'attaquer à la garde des Sceaux, ce projet de loi qui ambitionnait de repenser le sens et la finalité de la peine en privilégiant la réinsertion a perdu un peu de sa portée lors les arbitrages gouvernementaux mais marque néanmoins une rupture avec l'orientation des dernières années. Il devrait déchaîner les passions dans l'hémicycle, à droite mais aussi au sein du groupe socialiste où l'on voudrait aller au delà d'un compromis considéré trop tiède.

"Moi je suis en capacité d'encaisser"

C'est à l'occasion de cette actualité que la garde des Sceaux a répondu aux questions de cinq lecteurs du Parisien. Et comme on peut l'entendre dans la vidéo ci-dessus, la question du racisme dont elle a été la cible ces derniers mois a été largement évoquée.

"J'ai quatre enfants et deux petits-enfants qui entendent que leur mère et leur grand-mère est une guenon. Moi je suis en capacité d'encaisser mais pour mes proches, c'est difficile", a-t-elle déploré en estimant que ceux qui la traitent de guenon "prétendent [l']exclure de la famille humaine".

"Je me ramasse à la figure depuis plus de trois mois...d'abord depuis plus de deux ans des trucs limites! Les responsables politiques sont très subtils, ils arrivent à la ligne de la loi, qu'ils ne franchissent pas mais ils mettent une ambiance... Et puis il y en a d'autres qui franchissent", a-t-elle poursuivi avant d'ajouter: "En plus de ces deux ans, je me ramasse pendant plus de trois mois des "guenon" à la figure".

"Je n'ai déposé aucune plainte, aucune", a-t-elle rappelé en soulignant que certains lui ont reproché de trop en faire. Interpellée sur le fait qu'elle avait tout de même écrit un livre à ce sujet, elle a répondu: "J'ai écrit un livre, bien après. Après des commandes de cinq éditeurs au moins, auxquels j'ai dit non. Et puis à Noël j'ai commencé à écrire".

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Bygmalion: la police a découvert un "véritable système de double facturation"

L'UMP dans la tourmente avec l'affaire Bygmalion...

Les perquisitions menées en début de semaine ont permis aux policiers de mettre la main sur des factures de Bygmalion et de sa filiale Event & Cie. Le système était simple: "une facture officielle et une facture pour l'UMP", résume un cadre au JDD.

Les policiers ont mis la main sur des factures litigieuses confirmant la double comptabilité de la société Bygmalion et de sa filiale Event & Cie, lors d'une perquisition menée dans la nuit de lundi à mardi, d'après le Journal du Dimanche. Un cadre de Bygmalion confirme par ailleurs à l'hebdomadaire ce "système" de "double facturation liée à l'élection présidentielle de 2012": établir "une facture officielle et une facture pour l'UMP", voilà quelle était la consigne.

Ces documents montrent que le coût réel des meetings de campagne de Nicolas Sarkozy a été de 19 millions d'euros. Le montant total autorisé pour l'ensemble de la campagne est de 22,5 millions d'euros. Aussi une partie de cette facture a-t-elle été imputée à l'UMP, via des factures fictives, selon ce cadre de Bygmalion. Comme l'avocat de la société à l'origine de révélations en début de semaine, il évalue à 11 millions d'euros le dépassement des comptes de campagne ainsi couvert.

"L'UMP a très vraisemblablement réglé des factures qu'elle n'aurait pas dû honorer", a reconnu Jean-François Copé mercredi, en annonçant son retrait de la présidence de l'UMP. Il faisait ainsi allusion aux déclarations de Jérôme Lavrilleux, bras droit du patron de l'UMP et ex-directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, selon lesquelles certaines factures de Bygmalion présentées à l'UMP correspondaient en réalité à "des dépenses faites pour la campagne" du chef de l'Etat sortant.

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Sénat: "Femmes résistantes", tout ce qui a été dit !

A travers cette vidéo de nos confrères de LCP, le colloque sur les femmes résistantes au Sénat, le mardi 12 mai dernier.

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Sénat: Dévoilement d'une plaque "femmes résistantes"

Cérémonie du dévoilement d'une plaque "femmes résistantes" au Sénat.

Le mardi 27 mai 2014 fut la journée de commémoration nationale de la résistance, votée au Parlement à l’initiative du sénateur socialiste de Haute- Garonne Jean-Jacques Mirassou, le Sénat a commémoré l’apport des femmes à la résistance durant la 2nde guerre mondiale en honorant la mémoire des sénatrices résistantes.

Monsieur Kader Arif , Secrétaire d’Etat aux anciens combattants et Monsieur Jean -Pierre Bel, Président du Sénat ont rappelé la contribution de ces femmes qui n’avaient « pas le droit de vote mais une conscience politique » et qui surent, après la guerre défendre les valeurs de la République et de l’humanisme qui les animaient.

Un colloque s’est ensuite tenu au Sénat, à l’initiative de la délégation sénatoriale aux droits des femmes.

Mardi 27 mai 2014 - Cérémonie de dépôt d'une plaque à la mémoire des femmes résistantes dans le cadre du colloque "Femmes résistantes" organisé au Sénat.


[Événement] Première Journée nationale de la... par Senat

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Le roi d'Espagne abdique: Felipe succède à Juan Carlos

ESPAGNE - Le premier ministre espagnol Mariano Rajoy a annoncé ce lundi 2 juin l'abdication du roi d'Espagne Juan Carlos à l'âge de 76 ans. Son fils, le prince Felipe, lui succédera au trône d'Espagne.

Longtemps très populaire en raison de son rôle dans la transition démocratique, Juan Carlos a pâti de l'enquête pour corruption pesant sur sa fille, l'infante Cristina, et son époux Iñaki Urdangarin, soupçonnés du détournement de 6 millions d'euros de fonds publics. L'image personnelle du roi a également été sérieusement écornée par sa participation à un safari au Botswana en avril 2012. Un voyage onéreux qui avait choqué en pleine crise économique en Espagne.

"Sa majesté le Roi Juan Carlos vient de me faire part de sa décision d'abdiquer", a sobrement annoncé le chef du gouvernement Mariano Rajoy tout en saluant "le défenseur infatigable de nos intérêts". Le premier ministre a indiqué qu'il souhaitait que le Parlement espagnol confirme l'avènement du prince des Asturies Felipe. Ce dernier est marié à l'ancienne journaliste vedette Letizia Ortiz Rocasolano.

De son côté, le compte Twitter officiel de la royauté a publié un communiqué du souverain confirmant sa volonté d'abdiquer.

Mariano Rajoy a convoqué "un conseil des ministres extraordinaire" pour ce mardi. Pour ce processus d'abdication, il sera "nécessaire d'approuver une loi organique", a-t-il rappelé alors que Juan Carlos doit prendre publiquement la parole dans la journée.

Une fin de règne marquée par les scandales

Les médias espagnols spéculaient depuis longtemps sur une éventuelle abdication de Juan Carlos. En janvier dernier, un sondage Sigma Dos publié par le journal El Mundo annonçait que 62 % des personnes interrogées pensaient que le souverain devrait renoncer au trône après trente-huit ans de règne. Ils étaient 44,7 % un an auparavant. A l'époque, Juan Carlos avait exclu de se retirer.

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dimanche 1 juin 2014

Commission européenne: Jean-Marc Ayrault à Bruxelles pour remplacer Michel Barnier ?

Si Jean-Marc Ayrault, ancien Premier ministre, redevenu député, reste prudent sur le poste de commissaire européen, ses proches l’avouent : « Il tourne un peu en rond à l’Assemblée. »

Depuis quelques jours, le nom de Jean-Marc Ayrault circule pour le poste de commissaire européen français à Bruxelles. Il s'est ajouté à ceux de Pierre Moscovici, Elisabeth Guigou et Pervenche Berès pour remplacer Michel Barnier, l'actuel commissaire européen envoyé par la France dont le mandat s'achèvera le 1er novembre, date limite pour l'entrée en fonction du nouvel exécutif européen.

« Il est exact que l'on parle d'Ayrault, notamment en raison de son meeting remarqué à Nantes avec Martin Schulz pendant la campagne européenne », confie Berès, proche de Laurent Fabius, qui vient d'être réélue après avoir mené la liste socialiste en Ile-de-France. Le 11 mai, l'ancien Premier ministre, qui faisait son grand retour politique depuis sa sortie du gouvernement, avait prononcé des mots forts à la tribune : « Il y a urgence à sortir des aveuglements de l'actuelle Commission [...] L'austérité n'a jamais fait un avenir. » Ayrault avait aussi exhorté Bruxelles à « construire une nouvelle stratégie contre le chômage de masse ».

Jean-Marc Ayrault et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM international, archives

Hollande tranchera

Revenu à l'Assemblée nationale comme simple député, le vieux complice de François Hollande se montre prudent lorsqu'on l'interroge sur le poste de commissaire européen : « Je me suis de tout temps intéressé à l'Europe et au dialogue franco-allemand, mais je n'ai pas déposé de candidature. » Une réponse qui fait sourire une de ses amies : « Le connaissant, cela veut dire qu'il en a envie. Il tourne un peu en rond à l'Assemblée, ce qui est normal après tout ce qu'il y a vécu. » « Je crois que ses collaborateurs trouvent que ce serait une bonne idée », indique un député.

Personne, parmi les postulants à Bruxelles, n'a déposé au sens strict sa candidature. Et pour cause : le choix de celui qui ira occuper le poste de commissaire européen réservé à la France relève du président de la République. Hollande a encore du temps pour se décider : le Conseil européen doit d'abord se mettre d'accord pour proposer un nom à la présidence de la Commission avant que les députés européens n'élisent officiellement le successeur de José Manuel Barroso. Toute l'attention se concentre donc sur ce dernier poste, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker ne faisant pas l'unanimité au sein de la droite européenne.

En France, si Pierre Moscovici apparaissait en position de favori pour le poste de commissaire à Bruxelles depuis qu'il a dû abandonner le ministère de l'Economie, il voit maintenant grandir la concurrence. L'ancienne ministre Elisabeth Guigou, qui a été reçue récemment à l'Elysée, s'est entendu dire par Hollande que « rien n'est exclu ». Pervenche Berès compte, elle, faire valoir sa « capacité de négociatrice » et sa connaissance des dossiers européens. Nul doute que l'entrée en lice de Jean-Marc Ayrault va ouvrir encore plus le jeu.

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Finlande: Esthétisme chargé d'âme, la chapelle du silence en plein Helsinki !

Helsinki est la capitale et la plus grande ville de la Finlande avec 602 200 habitants dans la commune et 1 344 757 dans le Grand Helsinki. La ville a la plus forte population immigrée de tout le pays. Il y a plus de 130 nationalités résidant dans la ville d'Helsinki. Elle s'étale sur une presqu'île entourée d'un grand nombre d'îles et est fortement caractérisée par la présence de l'eau. Helsinki est un port marchand ouvert sur le golfe de Finlande.

La chapelle du silence à Helsinki. Photo Réveil FM International

Cette image n’est pas une église mais une chapelle. Elle est placé tout prés le plus grand centre commercial de Helsinki. Selon les spécialistes de la foi elle est un havre de paix au milieu de la vie quotidienne. Selon les spécialistes d’architecture la forme, un bol, et le matériel de construction, bois, est unique et réunit le design contemporain finlandais avec l'artisanat traditionnel.

La chapelle a reçu beaucoup d'attention et notamment reçu le prix international d'architecture 2010.Photos Réveil FM International

Une vision hors du commun attend le piéton qui marche d’un pas pressé dans les rues animées du centre ville d’Helsinki : la Chapel of Silence, une structure circulaire et tout en bois installée rue Simonkatu, à l’intérieur de laquelle règne un calme invitant à la contemplation. Gérée conjointement par la communauté des paroisses d’Helsinki et la Direction des Affaires sociales de la ville, la Chapel of Silence a été un élément particulièrement remarquable de la programmation de l’année World Design Capital 2012. La chapelle est ouverte au public tous les jours du matin au soir. Sept représentants de l’Eglise et quatre travailleurs sociaux se tiennent à la disposition de tout visiteur du lieu, prêts à lui consacrer du temps et à se mettre à l’écoute de la demande spirituelle ou autre qui pourra être la sienne.

Helsinki, la capitale de la Finlande. Photos Réveil FM International<

La charpente de la Chapel of Silence est apparue courant 2011. En 2008, le cabinet d’architectes K2S remporta un concours public lancé par la Direction de l’Urbanisme de la Ville d’Helsinki pour l’édification d’une chapelle dans le quartier de Kamppi, le début des travaux étant programmé pour 2011. « Nous avons conçu ce bâtiment en partant de l’idée du calme », précise Mikko Summanen, l’architecte responsable du projet. « Nous souhaitions faire en sorte que le monde extérieur n’interfère pas avec la chapelle, afin que les visiteurs puissent se concentrer sur l’essentiel. L’atmosphère du lieu est un élément important, de même que sa forme et les matériaux utilisés, sapin et aulne noir essentiellement.

A cela s’ajoute la lumière particulière qui baigne cet espace, le tout contribuant à une ambiance évocatrice du sacré. » Les concepteurs de la chapelle ont souhaité que l’esthétique de l’endroit invite le visiteur à s’ouvrir à une expérience religieuse et spirituelle : « J’ai l’espoir que la chapelle conduira le public à appréhender l’idée du Beau ainsi qu’à ressentir de bonnes ondes », nous déclare le pasteur Tarja Jalli, chargée de l’animation de la Chapel of Silence. « Par ailleurs, je veux espérer que ceux qui viendront voir ce lieu prendront conscience de l’importance de préserver et de développer la beauté de la vie. » La structure en bois de la chapelle détone au milieu des éléments architecturaux en pierre et autres surfaces vitrées et métalliques qui constituent les façades de l’hôtel et du centre commercial voisin : « L’architecture extérieure de la chapelle a été délibérément conçue pour contraster fortement avec les immeubles environnants », commente Summanen. « Il lui faut afficher une identité spécifique forte pour s’imposer au milieu d’un paysage urbain aussi vaste que celui-ci, où l’espace est presque entièrement occupé par des commerces. C’est pourquoi il fallait que la forme et les matériaux présents dans le bâtiment communiquent un certain nombre de valeurs. » L’activité de la chapelle n’en est pas pour autant en contradiction avec l’animation de l’espace qui l’entoure : « La chapelle est partie intégrante du vaste quartier de Kamppi », précise le pasteur Jalli.

Helsinki, la capitale de la Finlande. Photos Réveil FM International

En outre, l’édifice crée du lien « en venant compléter l’ensemble des relations qui se tissent par ailleurs entre les riverains et les usagers des services disponibles sur le site. » Autrement dit, si la Chapel of Silence favorise un sentiment de mieux-être ou de paix chez le visiteur, elle aura contribué à enrichir l’ambiance générale du quartier. Un lieu fait pour rappeler les valeurs essentielles.

Un sentiment de paix prédomine au cœur du sanctuaire. Les églises sont des lieux d’apaisement où il nous semble naturel d’entrer en communion avec l’essence même de notre vie : indépendamment de nos éventuelles convictions religieuses, il peut arriver à un moment ou un autre à chacun d’entre nous de souhaiter se ressourcer en faisant silence, ne serait-ce que par hygiène de l’esprit ou au nom de notre équilibre émotionnel, d’où l’importance d’entrer dans des parenthèses au milieu de la bousculade du quotidien.

La Chapel of Silence offre un sanctuaire propice à l’écoute de notre pulsation profonde, voire simplement à la contemplation de la beauté de l’architecture intérieure du lieu, dont les bancs peuvent accueillir jusqu’à 70 visiteurs. « Nous avons essayé de créer une ambiance à la fois intime et propice au recueillement », nous dit encore Summanen.

« Cela dit, chaque visiteur percevra l’espace et ce qui se dégage de la chapelle de façon strictement individuelle. » Depuis que la Chapel of Silence à commencé à s’élever sur la place Narinkkatori, son extraordinaire silhouette en bois n’a de cesse d’attirer l’attention des milliers de passants qui circulent quotidiennement dans le voisinage de l’édifice. Parmi eux, nombreux sont ceux qui ont tendance à voir dans cette chapelle un lieu harmonieusement conçu pour apporter à chacun une forme de mieux-être profond.

Helsinki, la capitale de la Finlande. Photos Réveil FM International

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Affaire Mukungubila: La FIDH confond et contredit le média mensonge Kongotimes "Rwandatimes"!

Un être humain n'est pas un chien qu'on abat comme une bête de somme. Avant le massacre à Kinshasa le 31 décembre 2013, il y a eu carnage à la résidence du pasteur Joseph Mukungubila à Lubumbashi le 29 décembre 2013. Mais puisque Kongotimes "Rwandatimes" est téléguidée par Kigali, au profit du régime d'imposture et d'occupation qui règne par défi à la tête du Congo, pour Média mensonge des Joséphistes, les 250 fidèles de l'Eglise de Mukungubila victimes sans défense étaient des terroristes et le pasteur l'instigateur d'un coup d'Etat.

Ces photos insoutenables que nous publions démontrent le carnage des fidèles du prophète Mukungubila dans sa résidence de Lubumbashi.

L'une de 7 bennes avec les cadavres de fidèles de Mukungubila

Qui sont des terroristes? Les massacreurs en uniforme qui protègent le régime ou les fidèles de Mukungubila sans défense ?

Une boucherie des congolais abusivement appelés terroristes par le régime tortionnaire

La garde républicaine d'alias Joseph Kabila en opération

Que Kongotimes "Rwandatimes" arrête de nous mener en bateau avec des articles ampoulés pour victimiser davantage des victimes massacrées par la soldatesque d'un régime aux abois.

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Vidéo.Sénat:"Femmes Résistantes" Roger Bongos-Afrique Rédaction et Freddy Mulongo-Réveil FM International

Jean-Pierre Bel, Président du Sénat et Brigitte Gonthier Morin, sénatrice des Hauts de seine. Photo Réveil FM International

De l'émotion dans la salle Clemenceau pleine au Sénat: émotion chez les intervenantes mais aussi du côté des participants.

Très facile de clamer tout haut que la résistance congolaise s'inspire de celle de la France et des Français qui ont résisté contre Hitler et le nazisme et pas choquant de briller par l’absentéisme lorsque le Sénat a organisé la "Journée nationale de la Résistance le mardi 27 mai". Pas un seul congolais n'a pris la peine de rendre au Sénat, pourtant le colloque était public, il fallait simplement s’inscrire.

Mardi 27 mai au Sénat, Roger Bongos-Afrique Rédaction. Photo Réveil FM International

Les embrouilleurs-aquatiques Mobutistes savent jouer à la diversion. Ils sont sortis sous l'eau pour crier au loup contre l'interview que Roger Bongos-Afrique Rédaction et Freddy Mulongo-Réveil FM International ont accordé à Vital Kamerhe mais l'objectif inavoué était de laisser un champ libre à Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati pour sa visite à Paris le 21 mai dernier.

D'ailleurs lorsque les accrédités de Château Rouge-Barbès ont fait des interviews du Vuvuzélateur Lambert Mende, Françis Kalombo, le garçon de course d'alias Joseph Kabila, Jean-Marie Kasamba le Bonimenteur qui chez les Résistants-Patriotes-Combattants a levé son petit doigt pour vitupérer ? Les agitateurs-aquatiques étaient tellement dans les eaux profondes qu'ils ont manqués de bobonnes d'oxygène et de pales pour remonter à la surface.

"Charlotte Delbo Expo" Elisabetta Ruffini, Roger Bongos et Claude Alice Peyrotte. Photo Réveil FM International

Roger Bongos et Claude Alice Peyrotte. Photo Réveil FM International

Pour n'avoir jamais été interpellé vigoureusement sur leur magouille de vendre en catimini l'île Mateba, les Mobutistes-aquatiques se croient toujours tout permis. D'ailleurs leurs odieuses rebuffades sur la vente de l'île Mateba n'ont jamais convaincu personne.

Les amphibiens-aquatiques habitués aux mensonges éhontées, rumeurs, ragots continuent d'appliquer ce qui marchent mieux chez eux: faire diversion, détourner l'attention sur les vrais problèmes et attirer l'attention ailleurs. Après l'île Mateba que comptent-ils encore vendre aux yeux et à la barbe des congolais pour accéder au trône ?

Organisé par la sénatrice des hauts de Seine Brigitte Gonthier Maurin-invitée d'honneur au Press Club lors du Forum International sur la liberté de la presse, pour les droits de l'homme et contre l'impunité-le colloque Femmes Résistantes a connu des prestigieux intervenants:

Jacques Vitel, Président de la Fondation de la Résistance et joue un rôle actif dans la transmission de l'histoire et de la mémoire de la Résistance. Son père Alban Vitel, compagnon de la Libération, était actif dans la Résistance dans la région lyonnaise.

Claire Andrieu est professeure des universités en histoire contemporaine à l'IEP de Paris-Sciences Po. Elle est spécialiste d'histoire politique et sociale du XXème siècle et plus particulièrement des années de guerre (1939-1945) et de Libération (1944-46), ainsi que des débuts de la Vème République. Sur la Résistance, elle a notamment publié le programme commun de la Résistance.

Danielle Tartakowsky, est professeure d'histoire contemporaine et spécialiste des mouvements sociaux en France. Elle travaille en particulier sur les manifestations et mobilisations collectives de 1934-1936 et en 1968. D'abord enseignante dans le secondaire dans les années 1970, elle devient maître de conférence à l'Université Paris I en 1984, poste qu'elle occupe jusqu'en 1997. Elle est aujourd'hui présidente de l'Université Paris VIII-Vincennes Saint Denis.

Catherine Lacour-Astol, professeure agrégée d'histoire au Lycée Pasteur (Lille) est docteure en histoire contemporaine. En 2010, elle a soutenu une thèse de doctorat à l'Institut d'études politiques de Paris intitulée La Résistance féminine: répression et reconnaissance (1940-fin des années 1950). L'exemple du Nord.

Guy Krivopissko historien spécialiste de la Résistance et notamment de la presse clandestine. Il est depuis 1985 le conservateur du Musée de la Résistance nationale qui regroupe plusieurs sites en France, dont le Musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne.

Filles de Paul Pérès, préfet, Colette Péries-Martinez et sa sœur Louise, dès le début de la guerre, suivent la formation d'aide médico-sociale de la Croix Rouge. Elles appartiennent à un groupe qui fait parvenir des faux papiers ou des colis à des prisonniers en Allemagne.

Fin 1942, les deux sœurs s'engagent dans l'équipe féminine d'agents de liaison mise en place par Antoinete Reille, sous la tutelle du commandant Valette d'Osia, chef départemental de l'Armée Secrète (AS), fonction qu'il assurera jusqu'à son arrestation en 1943.

Colette Périès a notamment pour missions de faire passer des messages, de transporter de l'argent venant de Suisse ou de Lyon, nécessaire à la Résistance, ou encore de venir en aide à des fugitifs. Les deux sœurs et leurs camarades effectuent ainsi des missions de renseignement.

Leur moyen de transport privilégié est la bicyclette, ce qui permet notamment d'éviter les contrôles, très fréquents dans les gares et les trains. Ces contrôles sont particulièrement dangereux car les jeunes filles mènent souvent leurs actions sous leur véritable identité: en cas d'arrestation, toute leur famille se trouverait menacée. Colette et sa sœur sont donc habituées à parcourir chaque jour de grandes distances à vélo, parfois plus d'une centaine de kilomètres.

Colette Périès, comme sa sœur Louise, est décorée de la médaille de la Résistance. Elles ont reçu ensemble la Croix de Guerre avec citation commune, dont voici un passage: "Mesdemoiselles Périès, agents de liaisons intelligentes, courageuses, ont su avec un total mépris du danger, assurer tantôt ensemble, tantôt en se relayant, un service de plus en plus difficile, tant dans la clandestinité qu'au cours des opérations de Libération".

Un salon de la préfecture de haute-Savoie porte le nom des deux sœurs résistantes depuis le 4 mai 2013. La préfecture a rendu hommage à "deux femmes exemplaires et, à travers elles, de toutes celles, trop méconnues, qui après s'être engagées dans la Résistance avec courage et abnégations sont rentrées dans l'ombre avec humilité une fois la liberté reconquise"

Colette Lacroix, en 1940, son père est prisonnier de guerre. Élève au Lycée Quinet de Bourg-en-Bresse, elle entre en contact avec Raymond Sordet, lui-même élève au lycée Lalande. Avec d'autres camarades, ils forment un groupe dès la fin de 1940; ils sont en lien avec "l'intelligence service et lui font parvenir des renseignements.

En avril 1941, tous sont dénoncés et arrêtés Colette Lacroix, probablement du fait de son jeune âge, est rapidement libérée. Le groupe est dissout mais elle souhaite poursuivre son activité dans la Résistance et prend contact avec Paul Pioda, pionnier de la Résistance qui rejoint le mouvement "Libération-Sud". A ses côtés, elle distribue des tracts et vend des photos du Général de Gaulle. Elle quête également au profit des maquisards. En 1944, alors que le débarquement allié est annoncé en Provence, elle est chargée de surveiller Klaus Barbie.

Corinne Bouchoux est sénatrice écologiste de Maine-et-Loire depuis septembre 2011. Elle siège à la commission de la culture, de l'éducation et de la communication, à la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et femmes et à la commission pour le contrôle de l'application des lois. En octobre 2013, elle a été co-auteure avec le sénateur Jean-Claude Lenoir d'un rapport intitulé: L’indemnisation des victimes des essais nucléaires français: une loi qui n'a pas encore atteint ses objectifs.

Claudine Lepage

a été élue sénatrice représentant les français de l'étranger en septembre 2008. Membre du groupe socialiste, elle siège à la commission des affaires culturelles, où elle est rapporteuse pour avis des crédits de l'audiovisuel extérieur, et à la délégation aux droits des femmes; elle préside le groupe interparlementaire d'amitié France-Canada au Sénat et est présidente déléguée pour le Togo du groupe interparlementaire d'amitié France-Afrique de l'ouest.

Claudine Lepage est l'auteure de la proposition de la loi visant à indemniser les personnes victimes de prises d'otages, adoptée par le Sénat le 9 octobre 2013.

Corinna von List a fait des études d'histoire, de français et de relations internationales à la freie Universität Berlin et à l'université Lyon III (Jean Moulin). Sa thèse de doctorat a porté sur le thème suivant: "La Résistance au féminin-service de liaison-aide à l'évasion-presse clandestine". Ce travail a été récompensé en 2006, à Paris, par le prix du Comité Guillaume Fichet-Octave Simon. Aujourd'hui, Corinna von List est chercheure indépendante pour la Fondation de la Résistance et l'Institut historique allemand de Paris.

Marie-José Chombart de Lauwe est étudiante en médecine à Rennes au début de la guerre. Sur l’île de Bréhat, ses parents fondent un petit groupe de renseignement "la bande à Sidonie", intégré début 1941 au réseau "31 Georges France", spécialisé lui aussi dans les évasions. En mars 1942, les responsables du réseau sont arrêtés à Rennes; dénoncés par un agent double, Marie-José, ses parents et quatorze amis sont arrêtés par la Gestapo. Elle a alors 19 ans. En mars 1945, elle est évacuée à Mauthausen, puis libérée par la Croix rouge le 24 avril 1945. Elle a 22 ans quand elle regagne la France. Après la guerre, elle reprend ses études et passe un doctorat d'Etat en psychologie infantile. En 1983, elle publie Complots contre la démocratie, les multiples visages du fascisme aux éditions de la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes. Marie-José Chombart de Lauwe est Commandeur de la Légion d'honneur, titulaire de la Croix de Guerre, de la Médaille de la Résistance, officier du Mérite national et Chevalier des Arts et lettres.

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