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Réveil FM International

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

jeudi 31 juillet 2014

Au secours ! Evariste Boshab, le multirécidiviste XXL tripatouilleur de la Constitution revient !

Il y a quelques jours voulant donner sa démission, comme un écolier Evariste Boshab a été cueilli avec des baffes par l'incapacitaire de Kingakati. En bon fossoyeur de la République, Evariste Boshab après des baffes qui l'ont sans doute secoué, revient pour proposer le énième tripatouillage de la Constitution pour garder alias Joseph Kabila au pouvoir après 13 ans d’impéritie, d'illégitimité, de tricherie et fraude mais surtout d'imposture avec 17 milliards planqués dans les îles vierges britanniques. Evariste Boshab est de ceux de Franco Lwambo Makiadi chantait : "Bakalaka Ba Sundola Mayele" ! Evariste Boshab est un inconscient de la République, multirécidiviste !

Evariste Boshab, mangeriste ventripotent, opportuniste et situationniste sans scrupule.

Nous revenons sur ce que Réveil FM International avait publié le mercredi 31 juillet 2013 sous le titre: "Tripatouillage Constitutionnelle: Evariste Boshab-Bob Kazadi Kabamba, les Dupond-Dupont congolo-belges, faussaires et fossoyeurs du Congo

Ténébreux, ombrageux, embrouilleurs, adeptes de l'adage:"science sans conscience n'est que ruine de l'âme", Evariste Boshab et Bob Kabamba Kazadi sont les Dupond-Dupont congolo-belges, fossoyeurs patentés de la République démocratique du Congo. Chaperonner par Louis Michel "Big Loulou" leur grand parrain, Evariste Boshab et Bob Kabamba Kazadi sont deux pseudos intellectuels, deux chiens de garde dressés par des néocoloniaux et néocolonialistes pour mieux casser la République démocratique du Congo, l'empêcher de décoller et servir au mieux leurs intérêts: pillages organisés des ressources !

Un Grand Congo violé, fragile, très faible, caporalisé, divisé, incapable de se défendre, ni de défendre ses citoyens les poussant à l'exil est du pain bénit pour des belges néocoloniaux et néocolonialistes, qui sont conscients que la Belgique ne pèse pas sans le Congo même faisant partie de l'union européenne.

Bob Kabamba Kazadi, le garçon de course de Louis Michel, Muana ya Bitinda de Louis Michel "Big Loulou".

Opportunistes, situationnistes, transpirant la corruption, aimant la vie facile et du lucre, Evariste Boshab et Bob Kabamba Kazadi sont des vrais ennemis du Congo !

C'est Louis Michel "Big Loulou" qui a placé ce faux opposant anti-mobutiste, Evariste Boshab politicailleur ventripotent auprès de Joseph Kabila comme son Directeur de cabinet durant la transition 1+4=0, pour mieux manipuler le petit Kadogo et influer sur les décisions. Evariste Boshab est un ancien étudiant de la fameuse université de Liège qui est financée par le MR, le parti de Louis Michel. Quant à Bob Kabamba Kazadi, réputé pour ses fourberies et roublardises, il est plus connu comme le garçon de course de "Big Loulou", le Muana Bitinda de Louis Michel. Son évolution à l'université de Liège il le doit au piston de Louis Michel.

Evariste Boshab et Bob Kabamba Kazadi sont franc-maçons, ils sont les seuls deux congolo-belges que Louis Michel a coopté à l'équipe belge qui a rédigé la Constitution de Liège aux allures monarchiques imposée aux Congolais pour maintenir Joseph Kabila à la tête du Grand Congo. Constitution de Liège adoptée a la va-vite par des députés godillots lors de la transition contre espèces sonnantes et trébuchantes et les jeeps X-Trail. C'est Olivier Kamitatu, un autre faussaire et fossoyeur de la République, alors président de l'Assemblée National de transition contribua à la forfaiture de l'adoption de la Constitution de Liège.

Le Congo a raté l'occasion de devenir une vraie démocratie dans la région de l'Afrique centrale avec les élections Louis Michel 2006, en imposant Joseph Kabila à la tête de la République démocratique du Congo par un premier hold-up électoral.

N'ayons pas de mémoire courte pour l'histoire de notre pays ! L'incapacitaire du Palais de la Nation et fermier de Kingakati sans consulter le Parlement congolais donna son aval en catimini à l'opération armée conjointe rwando-congolaise au Nord-Kivu contre les FDLR (Front de Libération du Rwanda) entre le 20 janvier et le 27 février 2009. Cette opération secrète du nom de code Umoja Wetu négociée par Congolais Joseph Kabila et Paul Kagamé, le Nazi de Mille Collines, tous deux issus de l'armée patriotique Rwandaise, le groupe rebelle tutsi qui envahit le Rwanda de 1990 à 1994 à partir de l'Ouganda, souleva un tollé de protestations.

Vital Kamerhe qui était au perchoir de l'Assemblée nationale déclara publiquement son opposition et critiqua le fait qu’une entrée au Congo de l’ex-armée ennemie n’ait pas été discutée au Parlement. Des Joséphistes mangeristes et mangercrates crièrent à la déloyauté de Kamerhe à l'égard de Jo Ka. Acculé, Vital Kamerhe démissionna le 26 mars 2009. Qui l'a-t-il remplacé à la présidence de l'Assemblée nationale ? Evariste Boshab !

Ce dernier qui n'a jamais été une lumière, le pseudo professeur n'hésita pas à corrompre les députés et sénateurs de la Majorité Présidentielle pour tripatouiller la Constitution de Liège. Afin d'éviter à l'aphone de la République, un débat démocratique entre les deux candidats arrivés en lice au premier tour-déjà Modeste Mutinga Mutuishayi, fourbe, roublard et grand requin alors président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM), étouffoir des libertés s'était fait corrompre et avait annulé ce débat démocratique inscrit dans la Constitution de la Transition. Modeste Mutinga Mutuishayi a été récompensé, il est le Rapporteur au Sénat pour le compte de Joseph Kabila.

Pour les scrutins du 28 novembre 2011, Evariste Boshab et des parlementaires godillots corrompus de la Majorité Présidentielle vont tripatouiller la Constitution de Liège réduisant les deux tours à un tour alors que la RDC a plus de 70 millions d'habitants, soit 32 millions d'électeurs. Dans le viseur de cette décision, sans doute Etienne Tshisekedi, le plus populaire d'acteurs politiques à l'époque. Evariste Boshab obtint de Joseph Kabila qu'il sera son nouveau Premier ministre, promesse que Jo ka ne tiendra jamais ! C'est Matata Pognon qui sera nommé ! Devenu l'ombre de lui même après l'accident mortel de son loubard de fils Yan Boshab en état d’ébriété au volant de la jeep officielle causant la mort de 5 congolais. Le professeur et Président national Boshab ne trouva mieux que d'extirper son fils à la justice congolaise en l'envoyant à Liège en Belgique !

Depuis qu'il a quitté le perchoir de l'Assemblé nationale, Boshab cherche à rebondir. Il vient de publier un livre de 440 pages intitulé « Entre la révision constitutionnelle et l’inanition de la nation » sorti des éditions Larcier en Belgique, baptisé à l’Hôtel du Fleuve, loin des milieux universitaires de Kinshasa, en date du 19 juin 2013. Le mot « inanition » évoque la mort ou le dépérissement.

Evariste Boshab menace et prédit que la Nation mourrait certainement par « inanition » si on ne révisait pas la Constitution et plus précisément si le président ne recevait pas un troisième mandat par « révision totale » de la Constitution ! Il oublie ce qui pourrait aussi se produire au cas où le peuple recourait à l’article 64 qui l’oblige à faire échec à tout celui qui prend le pouvoir et l’exerce en violation de la Constitution.

En bon capitaine d’une équipe qui gagne souvent « hors-jeu », Evariste Boshab tire son coup franc indirect ou un corner dans la surface de réparation pour créer le cafouillage et permettre aux corrompus parlementaires de sa majorité de marquer le but fatidique qui serait une révision constitutionnelle.

cet article 220 interdit toute révision touchant à la forme républicaine de l’Etat, au principe du suffrage universel, à la forme représentative du gouvernement, au nombre et à la durée des mandats présidentiels, à l’indépendance du pouvoir judiciaire, au pluralisme politique et individuel. L’article 220 interdit également toute révision constitutionnelle ayant pour objet ou pour effet de réduire les droits et libertés de la personne ou les prérogatives des provinces et des entités territoriales décentralisées.

Un journal kinois titre:"Evariste Boshab à la base d’une opération « 100.000 USD par député pour un 3ème mandat ».

ça spécule (...) dans tous les sens sur une mise de 100.000 dollars à mettre sur la tête de chaque député de la majorité, 50.000 à verser avant et le solde, si seulement l’opération aboutit à un succès. Les fonds proviendraient d’une mine déjà identifiée à “brader” dans la province cuprifère du Katanga, déjà mise sous coupe réglée.

La Constitution ne se tripatouille pas tous les quatre matins ! Voir que des pseudos intellectuels avec de titres ronflants de "professeurs" se jouent des populations, trahissent leurs nations en justifiant l'injustifiable, quelle honte ! Evariste Boshab et Bob Kazadi Kabamba, les Dupond-Dupont congolo-belges, deux personnages ténébreux qui contribuent à la non instauration de la démocratie en République démocratique du Congo. Ils sont sans foi ni loi et se croient tout permis.

Sauf que le Congo ne leur appartient pas, ce n'est pas leur ligablo, tripatouiller pour la énième fois pour permettre à Joseph Kabila de continuer à diriger par défi sans aucune légitimité et en toute illégalité est scandaleux.

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Si Gaspard Lonsi Koko s'était trompé à propos du "Mangeodrome National'' d'alias Joseph Kabila ?

Gaspard Lonsi Koko, quel est le bilan de sa participation au "Mangeodrome national" d'alias Joseph Kabila ?

Ils sont nombreux des Congolais de l'étranger qui étaient candidats à la participation à la fameuse "Concertation National" d'alias Joseph Kabila en octobre 2013. Plusieurs mois après aucune résolution n'a été prise par l'incapacitaire de Kingakati sans doute occupé aux coqs, poules, boutures de manioc...et jeux Nintendo plutôt qu'aux vrais problèmes du Congo qu'il dirige par défi, sans légitimité et en toute illégalité. Nous revenons sur le couac que Réveil FM International avait eu avec Gaspard Lonsi Koko qui est peut-être brillant mais son action politique est en zig zag. Dans un article d'Afrikarabia, du jeudi 4 juillet 2013, dont le titre était: "RDC : La diaspora oubliée du dialogue national" Gaspard Lonsi Koko réclamait à cor et à cri la participation de la diaspora au "Mangeodrome National". Lorsqu'on prétend être un humaniste engagé qui prône l'inclusion de tous les Congolais, on ne se fourvoie pas en jouant au repli identitaire. Après avoir trompeté partout qu'il était le candidat du changement aux élections frauduleuses de 2011, Gaspart Hubert Lonsi koko n'a trouvé mieux que d'abandonner sa candidature présidentielle en rétrogradant sa candidature à la députation en présentant à Madimba, coin ancestral dans le Bas-Congo. Il a d'ailleurs brillamment échoué. Qui ne nous dit pas qu'il a été élu et que le régime l'a recalé ?

Notre commentaire sur l'article de notre confrère Christophe Rigaud d'Afrikarabia a été sans équivoque, il demeure d'actualité. Nos mises en garde à Gaspard Lonsi Koko se sont révélées exactes :

Bonjour,

De quelle diaspora parle Gaspard Lonsi Konko ? La DCFD est-elle représentative ne fut-ce qu'en France ? A-t-elle combien des membres ? Si Lonsi Koko veut aller au dialogue Inter-congolais de Joseph Kabila qu'il y aille en son nom propre et non parler de la diaspora comme s'il a un groupe de congolais derrière qui soutient sa démarche.

Il est allé au Congo d'abord pour être candidat présidentiel en 2011 puis lui même a changé pour la députation dans sa province d'origine le Bas-Congo. Et pourtant c'est le même régime avec lequel il espère participer au dialogue intercongolais qui a massacré les membres de Bundu dia kongo.

Gaspard Lonsi Koko a-t-il n'est fut ce que dénoncer cette tuerie à grande échelle ? Non.

C'est légitime d'avoir une ambition personnelle comme l'a Lonsi Koko mais delà à faire croire qu'il est soutenu par des congolais, c'est chimérique. Tous ceux qui veulent aller au dialogue intercongolais de Jo Ka, ils le font pour eux mêmes. Joseph Kabila n'a aucune légitimité. Il est usurpateur et imposteur. Il n'a jamais gagné aucune élection en RDC. Aidé par des congolais tripatouilleurs et la mafia internationale, il dirige le Congo par défi.

Je n'ai rien contre Lonsi Koko, il réfléchit en opposant mais lui qui va souvent à Kinshasa peut-il nous dire s'il y a vraiment une opposition politique à Joseph Kabila ? Les vrais opposants sont emprisonnés: Eugène Diomi Ndongala, Jacques Chalupa, le Pasteur Kutino, Gabriel Mokia vient d'être relâché...Et le président élu Etienne Tshisekedi est en résidence surveillée.

Pourquoi Lonsi Koko voudrait-il que la diaspora soit invitée au dialogue pour cautionner les décisions déjà arrêtées par Joseph Kabila, alors qu'il est tout le temps au Congo ? Qu'il y aille comme il en a l'habitude et qu'il parle en son nom personnelle.

L'opposition congolaise aujourd'hui rassemble tous les mangeurs à tous les râteliers de la République. Ces fameux opposants qui ne voient même pas la misère de notre peuple mais pensent d'abord à leur ventre, moi je m'en méfie.

Il y a un manque criant de constance dans le chef de ceux qui claironnent qu'ils sont dans l'opposition. Fort heureusement pour les Congo, il y a des Résistants-Patriotes-Combattants !

Merci

Gaspard Lonsi Koko et les autres étaient libres de préconiser la participation au "Mangeodrome National". L'avenir a-t-il donné raison aux troubadours politiques, aux mangecrates en herbe et politiventres en devenir ? Non ! A Paris, Gaspard Lonsi Koko est rentré la queue entre les pattes feignant de se faire oublier et gommer ses turpitudes ! Il est devenu aphone, nous lui donnons l'occasion de nous dire le bilan de sa participation à la "Concertation nationale" boutiquée. Le régime d'alias Joseph Kabila est tricheur, fraudeur sans oublier les assassinats. Légitimer un tel régime en cautionnant sa participation est un non-sens, pour un individu comme Gaspard Lonsi Koko qui a le verbe haut et clame qu'il est humaniste. Depuis la fameuse "Concertation Nationale", on ne voit rien venir. Un pays se gouverne-t-il avec un incapacitaire dont l'impéritie est connue de tous ?

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mercredi 30 juillet 2014

Paris: Invasion de rats sur les pelouses du Louvre !

Paris abrite 100 000 pigeons (1 pigeon pour 23 habitants), 2274 880 êtres humains et 6 000 000 de rongeurs (2,6 rongeurs pour 1 habitant). En théorie un couple de rats peut engendrer 250 000 descendants en 3 ans. Londres a ses écureuils de St James's Park. Paris a désormais ses rats du jardin des Tuileries. Depuis quelque temps, ces rongeurs pas vraiment mignons gambadent sur les pelouses du Carrousel, près du palais du Louvre. Etait-ce bien la peine qu'Eurodisney débourse 150 millions d'euros pour sa nouvelle attraction "Ratatouille" ? Le sosie de Rémy, le rat héros du dessin animé, se produit déjà au jardin des Tuileries !


Les rats envahissent la pelouse des Tuileries par lemondefr

Lieu prisé pour les pique-niques, les pelouses du jardin du Carrousel, près du musée du Louvre, sont envahies en cette période estivale par les touristes... et les rats ! Le photographe de l'agence Sipa Xavier Francolon a réalisé la semaine dernière une dizaine de clichés montrant les rongeurs gambadant sur le gazon, en pleine journée. Interrogé par Le Point, il raconte que ces nuisibles enhardis investissent la pelouse sans susciter de réaction particulière :

« Des types dorment sur la pelouse, alors que des rats se poursuivent juste à côté, les enfants les approchent comme si c'étaient des pigeons, ceux qui pique-niquent engloutissent leur repas comme si de rien n'était. »

Travaux et restes de nourriture

« C'est assez habituel de croiser des rats dans Paris la nuit, poursuit le photographe, qui dit en avoir observé une trentaine en deux jours près du Louvre. Ce qui est surprenant ici, c'est de les voir sortir en plein jour et s'approcher sans aucune timidité des gens qui pique-niquent. »

Les restes de nourriture et les travaux dans le quartier peuvent expliquer l'importante présence de rats, précise une spécialiste au Figaro, attirés par les miettes des sandwiches. Ils sont peut-être également plus nombreux près du Louvre, fuyant les stations de métro ou les Halles, actuellement en rénovation.

Le musée du Louvre a indiqué agir « tout au long de l'année de manière soutenue et ciblée pour limiter » la prolifération des rats.

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Francis Lalanne, de la Sorbonne au Top 50

Avant de connaître la gloire, ils ont galéré et touché à tout. Comme beaucoup de chanteurs, Francis Lalanne a commencé dans la rue et le métro.

Francis Lalanne en 1982. Francis Lalanne entouré de ses deux frères, René (à gauche) et Jean-Félix, en 1987. Musique, théâtre, Francis Lalanne est un artiste à multiples facettes qui a commencé à chanter dans le métro avant de connaître une ascension fulgurante.

« Mes débuts, c'est tout un roman », confie Francis Lalanne par téléphone depuis l'Australie, où il se trouve « pour raisons professionnelles ». Le point de départ de ce roman, Lalanne le situe lors d'une conversation qu'il a eue avec son père à l'âge de 19 ans, en 1977, alors qu'il était inscrit en fac de lettres à la Sorbonne. « Un jour, mon père a été hospitalisé pour un problème cardiaque, raconte-t-il. Quand je suis allé le voir, il m'a dit qu'il était triste parce que je ne chantais plus... Il pensait que je m'étais inscrit à la fac pour faire plaisir à ma mère et à lui, mais que cela me rendait malheureux. »

Le père de Lalanne (qui était fonctionnaire aux Nations unies) se trompe. « J'étais à la Sorbonne parce que j'en avais envie, jure Francis. Après mon bac mention très bien, je voulais devenir professeur de lettres. » Mais, ébranlé par le chagrin de son papa, le fils lui promet de sortir un disque. Le jeune Marseillais chante depuis l'âge de 13 ans. Avec ses deux jeunes frères, René (qui deviendra le réalisateur René Manzor) et Jean-Félix, il a créé un groupe, baptisé Bibi Folk, qui se produit bénévolement dans les écoles, les restaurants et la rue. « J'écrivais des textes mystiques et des choses qui ressemblaient à des chansons françaises du XVIe siècle. C'étaient des mélodies traditionnelles comme Sur le pont d'Avignon et des paroles à l'ancienne. »

Francis Lalanne et Freddy Mulongo à Paris. Photo Réveil FM international, archives

Freddy Mulongo, Francis Lalanne et Wedia lors d'une conférence de presse "Urgence pour le Darfour" à Paris. Photo Réveil FM International, archives

Arrivé à Paris en 1978, à 18 ans, Francis continue de chanter, mais tout seul. « J'allais dans les asiles et les prisons. Et je faisais la manche dans le métro et dans les restaurants. » Le jeune homme tape à la porte de toutes les maisons de disques pour essayer de se vendre, mais il essuie refus sur refus. Après la promesse faite à son père, son frère René le convainc de refaire le tour des labels. « Il m'a dit : Il y a plusieurs étages dans les maisons de disques. Change d'étage. Peut-être que rien que pour emm... celui qui t'a dit non, quelqu'un d'autre te dira oui. » La stratégie fonctionne : la première maison de disques recontactée est la bonne. Lalanne signe et enregistre son album, en 1979.

Mais celui-ci reste dans un tiroir. « Le label ne voulait pas sortir mon disque, explique Lalanne. Ils trouvaient que c'était de la m... » L'artiste aux cheveux longs ne se décourage pas. « Je suis allé dérober un exemplaire dans les locaux de la maison de disques, puis je suis rentré frauduleusement à France Inter et je l'ai déposé dans le bureau de Jean-Louis Foulquier (NDLR : animateur à France Inter et ancien patron des Francofolies). Le lendemain, quand Foulquier est entré, il a glissé dessus. Alors il a écouté le disque, l'a passé à la radio et a reçu tellement de messages d'auditeurs qu'il a passé un appel à l'antenne en disant : François Lalanne, montre-toi ! »

Peu après, sa maison de disques publie son album. « J'ai reçu le grand prix des Disquaires de France. Six mois plus tard, j'étais disque d'or. Un an plus tard, disque de diamant. » Avant de partir en tournée, le chanteur passe à la Sorbonne voir ses résultats. « J'ai dit à mes copains On se voit en septembre... Et je les ai revus sept ans plus tard, dans l'émission Avis de recherche qui m'était consacrée ! » Pendant l'année qui suit la sortie de « Rentre chez toi », Francis Lalanne part pour une tournée de 385 dates. « Je faisais jusqu'à quatre concerts par week-end. On venait me chercher en moto pour que j'aille d'une salle à l'autre », se souvient le chanteur. « Tout est allé très vite. A 20 ans, je vivais de mon art et j'en vivais très bien. » Mais Francis n'a pas la folie des grandeurs : « Je n'ai jamais eu de gros besoins, j'ai toujours été un vagabond. Pour moi, c'est une question de liberté. » La jeune star déménage tous les trois mois, mais n'occupe que des studios ou des deux-pièces : « Du moment que j'avais une douche et un endroit où dormir, ça me suffisait. Les trois quarts de ma vie, je les ai vécus à l'hôtel. » Lalanne achète un appartement à ses parents, une maison à son frère, et investit dans la carrière de René et Jean-Félix.

Il produit tous les films du premier (dont « le Passage », avec Alain Delon) et tous les disques du deuxième. « J'ai été leur producteur, leur coach, leur mentor. Ça a été beaucoup de boulot », souligne Francis. Huit ans après, en 1987, Lalanne connaîtra à nouveau un succès fulgurant avec « On se retrouvera » (la chanson principale du « Passage »), qui lui permet de squatter la première place du Top 50. Il décide alors de revenir à ses premières amours : la comédie. Lui qui avait reçu le premier prix au conservatoire d'art dramatique de Marseille remonte sur les planches pour jouer Dom Juan.

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mardi 29 juillet 2014

Les assassinés du 22 juillet 2014 à Kinshasa: Faut-il ressusciter Floribert Chebeya ? Où est la société civile congolaise ?

Floribert Chebeya à la Bastille. Photo Réveil FM International, archives

Le silence assourdissant de la société civile congolaise face au massacre perpétré par le régime de Kinshasa qui dirige par défi sur des jeunes congolais sans défense, le mardi 22 juillet 2014, au camp Tshatshi est ahurissant. Et lorsque dans un pays, les vivants commencent à se référer beaucoup plus à ceux qui sont déjà morts que de leurs contemporains, ce qui a un malaise. Quatre ans déjà depuis que le régime sanguinaire et tortionnaire de Kinshasa a assassiné Floribert Chebeya, l'icone des droits humains en République démocratique du Congo. Si Floribert Chebeya était vivant pouvait-il se permettre de se taire face à ce massacre ? Depuis son odieux assassinat, on ne sait plus si la société civile existe encore au Congo-Kinshasa ? La seule voix audible vient de Bruxelles, Paul Sampu Mukulu, le Secrétaire Général de la Fidh.

Quatre ans, que la société civile est inaudible presqu'aphone face aux vrais enjeux du Congo. D'ailleurs, il faut distinguer deux sociétés civiles en RDC: celle d'en bas, proche de nos populations, qui accompagne nos compatriotes dans les coins et recoins de la République. Celle d'en haut est constituée des situationnistes, opportunistes, fossoyeurs, politicards, des mangeurs à plusieurs râteliers...Ils sont à la mangeoire du régime avec des mammouths joséphistes. Des corrompus, fourbes et roublards comme le défroqué abbé Malu Malu et le caïd, réquin Modeste Mutinga Mutuishayi ne se sont-ils pas clamés de la société civile avant que l'on découvre qu'ils travaillent contre espèces sonnantes et trébuchantes pour alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati ! Pourquoi le silence de la société civile congolaise face au massacre d'une dizaine des jeunes sans défenses le mardi 22 juillet dernier au camp Tshatshi à Kinshasa ? Pourquoi ce silence lorsque le régime assassine, au lieu d'arrêter et laisser à la justice faire son travail ?

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lundi 28 juillet 2014

États-Unis : La surveillance est préjudiciable au journalisme, à la loi et à la démocratie

États-Unis : La surveillance est préjudiciable au journalisme, à la loi et à la démocratie L’espionnage pratiqué par le gouvernement porte atteinte à la liberté des médias et au droit de recours à un avocat.

(Washington, le 28 juillet 2014) – La surveillance pratiquée à grande échelle par les États-Unis entrave gravement le travail des journalistes et des avocats, ont déclaré Human Rights Watch et l’Union américaine pour les libertés civiles (American Civil Liberties Union, ACLU) dans un rapport conjoint publié aujourd’hui. Cette surveillance porte atteinte à la liberté des médias et au droit de recours à un avocat, ainsi qu’à la capacité du peuple américain à exiger des comptes de son gouvernement, affirment les groupes.

Le rapport de 120 pages, intitulé « With Liberty to Monitor All: How Large-Scale US Surveillance is Harming Journalism, Law, and American Democracy » (« Avec la liberté de surveiller tout le monde: Comment la surveillance américaine à grande échelle porte atteinte au journalisme, à la loi et à la démocratie américaine ») est basé sur des entretiens approfondis avec de nombreux journalistes, avocats et hauts fonctionnaires du gouvernement américain. Le rapport décrit comment les journalistes et les avocats qui travaillent sur la sécurité nationale, face aux révélations sur l’ampleur de la surveillance gouvernementale des communications et autres opérations électroniques, prennent des mesures complexes ou modifient leurs pratiques afin de sécuriser leurs communications, sources et autres informations confidentielles. Le rapport constate que la surveillance pratiquée par le gouvernement et ses pratiques secrètes portent atteinte à la liberté de la presse, au droit du public aux informations, et au droit de recours à un avocat, qui sont des droits essentiels à une démocratie saine.

« Le travail des journalistes et des avocats est fondamental pour notre démocratie », a déclaré l’auteur du rapport Alex Sinha, titulaire d’une bourse Aryeh Neier chez Human Rights Watch et l’ACLU. « Quand leur travail souffre, nous souffrons tous. »

Effets de la surveillance sur le travail des journalistes

Le rapport est tiré d’entrevues avec quelque 50 journalistes qui couvrent les renseignements généraux, la sécurité nationale et l’application de la loi pour divers medias dont le quotidien New York Times, l’agence Associated Press (AP), la chaîne de télévision ABC, et la station National Public Radio (NPR).

Les États-Unis se présentent depuis longtemps comme un acteur mondial de premier plan dans le domaine de la liberté des médias. Cependant, les journalistes rencontrés pour cette enquête estiment que la surveillance entrave leur capacité à rendre compte d'affaires d'un grand intérêt public.

La surveillance a amplifié les inquiétudes actuelles des journalistes et de leurs sources concernant la répression de l’administration face aux fuites. La répression comprend de nouvelles restrictions concernant la communication entre les autorités du renseignement et les médias, une augmentation des poursuites liées aux fuites, et le Programme des menaces internes (Insider Threat Program) qui exige des autorités fédérales de rendre compte de tout comportement « suspect » qui trahirait une intention de divulguer certaines informations.

Les journalistes rencontrés pendant la préparation du rapport ont déclaré que la surveillance intimide les sources, en les rendant plus hésitantes à aborder des dossiers d’intérêt public, même ceux qui ne sont pas confidentiels. Les sources craignent de perdre leur habilitation de sécurité, d’être licenciées ou – dans le pire des cas – de devenir l’objet d’une enquête criminelle.

“Les gens ont de plus en plus peur d’aborder n’importe quel sujet », a observé un lauréat du Prix Pulitzer, « y compris les sujets non-confidentiels qui relèvent de l’intérêt public légitime ».

De nombreux journalistes ont précisé qu’ils adoptent des pratiques élaborées dans un environnement d’une grande incertitude afin de protéger les preuves de leur interaction avec leurs sources. Ces pratiques vont de l’utilisation de l’encodage et des ordinateurs sécurisés avec la mesure « air-gap » (qui permet un isolement complet de tout réseau non-sécurisé, y compris de l’Internet), jusqu’à la communication avec leurs sources via des téléphones jetables à la carte prépayée ou l’abandon de toute communication électronique. Ces nouvelles techniques fastidieuses ralentissent le travail des journalistes dans leurs relations avec des sources de plus en plus craintives, ce qui a pour conséquence que moins d’informations parviennent au public.

« Cette situation a un effet immédiat sur la capacité du public à obtenir des informations importantes concernant les activités du gouvernement, et sur la capacité des médias à servir d’instance de contrôle de celui-ci », ont conclu Human Rights Watch et l’ACLU.

Les journalistes ont exprimé leur crainte d’être considérés comme suspects parce qu’ils font leur travail au lieu d’être considérés comme un moyen de contrôle essentiel du gouvernement et de ses partenaires en permettant un débat démocratique sain. Un journaliste de renom a résumé ce que beaucoup semblent ressentir : « Je ne veux pas que le gouvernement me pousse à me comporter comme un espion. Je ne suis pas un espion. Je suis un journaliste. »

Effets de la surveillance sur le travail des avocats

Pour les avocats, la surveillance à grande échelle a créé des inquiétudes sur leur capacité à s’acquitter de leur responsabilité professionnelle de préservation de la confidentialité des informations liées à leurs clients. S’ils n’y parviennent pas, ils pourraient faire l’objet de procédure disciplinaire via leurs organisations professionnelles ou même de poursuites judiciaires.

Les avocats ont également besoin d’un échange libre d’informations avec leurs clients afin de construire une relation de confiance et de développer leur stratégie juridique. Les préoccupations concernant la surveillance gouvernementale rendent plus difficile aux avocats – et particulièrement, mais pas uniquement, aux avocats de la défense – la construction d’une relation de confiance avec leurs clients ou la protection de leurs stratégies juridiques. Les deux problèmes minent la capacité des avocats à représenter leurs clients d’une manière efficace.

De la même manière que les journalistes, les avocats ressentent une pression pour adopter des stratégies permettant d’éviter des traces électroniques qui pourraient être surveillées. Certains utilisent les téléphones à carte prépayée, d’autres recherchent des technologies conçues pour assurer la sécurité, et d’autres encore ont indiqué qu’ils multipliaient les déplacements pour rencontrer leurs interlocuteurs. Comme les journalistes, certains se sentent frustrés, et même offensés par cette situation. « Il est hors de question que je commence à me comporter comme un trafiquant de drogues afin de protéger la confidentialité de mon client, » a déclaré un avocat.

« Le résultat de cette anxiété à l’égard de la confidentialité est une érosion du droit de recours à un avocat, droit qui constitue le pilier de la justice procédurale protégeant les droits humains et conforme à la Constitution des États-Unis », ont commenté Human Rights Watch et l’ACLU.

Les États-Unis ont le devoir de protéger la sécurité nationale et ils peuvent exercer une surveillance à cette fin au titre des standards des droits humains, mais uniquement dans la mesure où la surveillance est légale, nécessaire, et proportionnée, et dans la mesure où elle est le moyen le moins intrusif pour protéger contre les menaces réelles contre la sécurité nationale. De nombreux programmes de surveillance existants sont excessifs ou trop vagues et menacent la liberté d’expression, le droit de recours à un avocat, et la capacité du public à exiger du gouvernement de rendre des comptes. Les programmes qui permettent de surveiller les personnes qui ne sont pas les ressortissants des États-Unis offrent encore moins de protection. Les États-Unis devraient réformer ces programmes de surveillance afin de garantir qu’ils sont ciblés et légitimes, qu’ils augmentent la transparence en matière de sécurité nationale et de surveillance, et prendre des mesures afin de mieux protéger les lanceurs d’alerte et les médias, selon Human Rights Watch et l’ACLU.

« Les États-Unis se présentent comme le modèle de liberté et de démocratie, mais leurs propres programmes de surveillance menacent les valeurs qu’ils prétendent incarner », a conclu Alex Sinha. « Les États-Unis devraient enfin admettre que leurs programmes de surveillance massifs portent atteinte à de nombreux droits d’une importance cruciale. »

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Crash du vol d'Air Algérie: Les drapeaux en berne pour trois jours, les boîtes noires en route pour la France

Les drapeaux sont mis en berne à partir de lundi et pour trois jours en France sur tous les bâtiments publics en signe de deuil national après le crash de l'avion d'Air Algérie au Mali.

En témoignage du deuil de la Nation après le crash de l'avion d'Air Algérie, les drapeaux sont mis en berne à partir de lundi et pour trois jours en France sur tous les bâtiments publics.

Les drapeaux sont mis en berne en témoignage du deuil de la Nation, le crash de l'avion jeudi a fait 118 morts, dont 54 Français.

Les deux boîtes noires de l'avion d'Air Algérie qui s'est écrasé au Mali ont été transférées dimanche à Bamako et sont en route pour la France, où s'est tenue lundi matin à l'Elysée une réunion de suivi.

Outre le président François Hollande, Manuel Valls (Premier ministre), Laurent Fabius (Affaires étrangères), Bernard Cazeneuve (Intérieur), Christiane Taubira (Justice), Frédéric Cuvillier (Transports) et Fleur Pellerin (Français de l'étranger) participaient à cette réunion qui s'est ouverte à 9h.

"Il s'agit de revenir sur la rencontre avec les familles et les proches des victimes organisée samedi au ministère des Affaires étrangères et de faire un nouveau point sur le déploiement des équipes et la situation sur les lieux du crash", a-t-on précisé dans l'entourage de François Hollande.

Aucune déclaration n'était toutefois prévue à l'issue de cette réunion alors que Laurent Fabius et Frédéric Cuvillier devraient tenir une conférence de presse lundi après-midi au quai d'Orsay. Drapeaux en berne

La France, dont 54 ressortissants ont péri dans le crash (sur un total de 118 victimes), met à partir de lundi et pour trois jours ses drapeaux en berne sur tous les édifices publics en signe de deuil.

Il ne s'agit pas à proprement parler d'un "deuil national", qui doit être décidé en Conseil des ministres et entraîne parfois la fermeture des services publics et des écoles. La dernière fois qu'une journée de deuil national a été décidée en France remonte à 2001, au moment des attentats du 11 septembre.

La première boîte noire avait été récupérée vendredi par l'armée française sur le site du crash dans la zone de Gossi, à environ 100 km de Gao, la plus grande ville du nord malien. La seconde l'avait été samedi par des experts de la mission de l'ONU au Mali (Minusma).

Toutes deux avaient été acheminées à Gao, où est basé un centre de gestion des opérations concernant le crash. Elles ont été emmenées dimanche à Bamako par une délégation conduite sur place par le ministre malien des Transports Mamadou Hachim Koumaré et son homologue algérien Amar Ghoul, a indiqué le ministre malien de l'Information et de la Communication, Mahamadou Camara.

"Elles vont être remises aux autorités françaises" associées à l'enquête sur l'accident, une mission confiée à un responsable de la gendarmerie malienne qui devait quitter Bamako dimanche soir pour la France, a ajouté Mahamadou Camara.

Enquête préliminaire pour "homicides involontaires"

L'avion d'Air Algérie, un McDonnell Douglas MD-83 loué auprès de la société espagnole SwiftAir, était parti de Ouagadougou pour Alger dans la nuit du 23 au 24 juillet. Il s'est écrasé 50 minutes après le décollage.

Aucune des 118 personnes à bord -112 passagers (outre les 54 Français, 23 Burkinabés, huit Libanais, six Algériens et des ressortissants d'autres pays) et les six membres, espagnols, de l'équipage- n'a survécu.

En France, le parquet de Paris a ouvert jeudi une enquête préliminaire pour "homicides involontaires". Dimanche, le gouvernement malien a assuré que le Mali avait fait de même après l'annonce de la découverte des débris de l'avion.

Devant les familles des victimes, François Hollande a annoncé samedi que les corps de tous les passagers seraient "ramenés en France". Par ailleurs, les proches qui le souhaitent seront accompagnés, "le moment venu", sur le site de la catastrophe où une stèle sera érigée "pour que nul n'oublie que, dans cet endroit, sur ce site, ont disparu 118 personnes".

Samedi, le Burkina Faso avait annoncé l'ouverture par le procureur de Ouagadougou d'une enquête judiciaire pour rechercher les causes de la catastrophe.

"La coopération internationale est à l'œuvre pour que nous sachions ce qu'il est advenu de l'appareil (...). Ce qui doit être fait, le sera en partenariat entre nos différents pays: l'Algérie, la France, le Burkina Faso et le Mali", a assuré le président malien Ibrahim Boubacar Keïta.

Dépêchés par Paris, une vingtaine de gendarmes et de policiers ainsi qu'une équipe Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) français sont depuis samedi dans le nord du Mali.

Les visites se multiplient sur le site de l'accident

Les investigations -consistant à "recueillir le maximum d'informations" sur l'avion et l'accident sur le terrain mais aussi à collecter diverses données, qui seront ensuite analysées- pourraient durer "plusieurs semaines, voire plusieurs mois" d'après Rémi Jouty, chef du BEA.

Selon lui, il est actuellement "trop tôt pour faire la moindre hypothèse" sur la cause de l'accident, alors que plusieurs spécialistes ont évoqué les mauvaises conditions météorologiques.

Depuis vendredi, les visites se sont multipliées sur le site de l'accident, sécurisé par les forces maliennes, celles de la Minusma et des militaires français déployés depuis un an et demi au Mali dans le cadre d'une opération de lutte contre des groupes jihadistes.

En plus des autorités burkinabées, maliennes, françaises, des proches de familles de victimes s'y sont rendus en hélicoptères au départ de Ouagadougou: après un premier petit groupe d'un Burkinabé, d'un Libanais et d'un Français samedi, des Libanais y ont été acheminés dimanche.

Des journalistes burkinabés et de la presse internationale ont aussi été conduits sur place à partir de Ouagadougou. Dans la capitale burkinabée, des proches de victimes de diverses nationalités ont indiqué leur espoir de connaître la vérité sur le crash, mais surtout de récupérer des corps ou restes de corps.

Mais, selon le chef d'état-major particulier du président burkinabé, le général Gilbert Diendiéré, la récupération des dépouilles mortelles serait extrêmement difficile, voire quasiment impossible, l'avion s'étant désintégré en s'écrasant, avec des débris éparpillés sur une grande étendue. "Je ne pense pas qu'on puisse reconstituer les corps (...), ils ont été éparpillés, dispersés. Je ne suis pas sûr qu'on puisse (en) retrouver certains", a-t-il prévenu samedi.

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dimanche 27 juillet 2014

Tour de France : une petite histoire de la pause-pipi

N'allez pas croire que la pause-pipi, c'est dix cyclistes qui s'arrêtent sur le bord de la route. C'est beaucoup plus que ça.

Trois coureurs du Tour de France en pleine pause-pipi, lors de l'étape Troyes-Nancy, le 7 juillet 2005.

Scène habituelle de début d'étape. Une échappée a pris quelques minutes d'avance, le peloton a encore 150 km pour mener la chasse. Le maillot jaune se retourne. Le peloton comprend le signal... et les coureurs qui en ont envie s'arrêtent sur le bord de la route pour se soulager. Pas d'autre solution quand on passe cinq à six heures par jour sur un vélo - sans compter la petite heure protocolaire en début d'étape et les éventuelles interviews une fois la ligne d'arrivée franchie. La pause-pipi fait partie intégrante du métier de cycliste... et de l'histoire du cyclisme. Voici son histoire.

"Je me suis déjà fait pisser dessus"

L'article 12.1.040.29 du règlement de l'Union cycliste internationale est formel. Tout coureur repéré par les commissaires en train d'uriner devant des spectateurs écope d'une amende de 100 francs suisses (environ 80 euros). C'est - de loin - l'amende la plus répandue dans le peloton. Trouver des endroits déserts sur le bord de la route du Tour de France - 12 millions de spectateurs - relève de la gageure. Un commissaire de course justifiait sur RFI l'amende infligée au coureur français John Gadret en 2011 : "Il s'est arrêté dans le jardin d'une maison. Or, il y avait des gens à l'intérieur. Il faut chercher un lieu plus discret. Il faut qu'il comprenne qu'il faut travailler l'image du cyclisme en général."

Lorsque le peloton est lancé à vive allure, deux options : attendre jusqu'à l'arrivée. Ou se soulager sans descendre de vélo. "Ça demande un peu d’entraînement, mais c’est faisable", explique le Belge Philippe Gilbert à la RTBF. Quand vous voyez trois coureurs qui se tiennent par l'épaule, les deux qui ne pédalent pas sont en train d'uriner. En général, les incontinents évitent le milieu du peloton. En général. "Je me suis déjà fait pisser dessus, c'est sûr, sourit le coureur australien Michael Rogers, interrogé par la télévision australienne (en anglais). Ce n'est pas intentionnel, mais ça arrive. Un petit coup sur le casque de l'intéressé résout le problème."

Attaquer pendant la pause-pipi, à vos risques et périls

Le code d'honneur - non écrit - du peloton stipule qu'on n'attaque pas pendant une pause-pipi. "Parfois, le maillot jaune en abuse, rappelle Sean Yates, directeur sportif de l'équipe Discovery Channel, dans le New York Times (en anglais) en 2007. Il peut commander plusieurs arrêts alors que son équipe est en difficulté." Comme tout code d'honneur non-écrit, il n'est pas toujours respecté. Jacky Durand, baroudeur emblématique du peloton dans les années 1990-2000, se confesse dans le journal suisse Le Gruyère : "C’est le moment que je choisissais pour partir." Ce qui lui a valu un contentieux avec Laurent Jalabert, maillot jaune au début de Tour de France 2000, qui l'a perdu sur une pause-pipi au timing malheureux : "Je remonte sur le vélo mais, le temps de prendre en main la poursuite, les échappées ont creusé l'écart, raconte-t-il dans France Soir. Comme personne ne veut nous donner un coup de main, Manolo Saiz, mon directeur sportif, décide de les laisser filer. J'ai perdu le maillot jaune sur un coup en traître. Ça m'a donné les boules."

Ce genre de coup pendable peut valoir à l'intéressé une rancune tenace de la part de ses pairs. "Si le peloton ne veut pas que tu gagnes, tu ne gagneras jamais", rappelait le coureur américain Frankie Andreu dans le Los Angeles Times (en anglais). Le cas le plus célèbre de vengeance du peloton remonte au Tour de France 1978. Le coureur Dante Coccolo brise le tabou en attaquant pendant une pause-pipi massive sur l'étape Bordeaux-Biarritz. "Il faisait ça tout le temps, il trouvait ça amusant, se souvient l'ancien coureur Paul Sherwen, cité par Fortune (en anglais). Mais quand vous attaquez pendant que vingt ou trente gars urinent, vous vous faites vingt ou trente ennemis." Quand arrive le tour de Coccolo de stopper pour un besoin naturel, deux coureurs qui s'étaient laissés décrocher du peloton empoignent son vélo, l'emportent sur plus d'un kilomètre, et le jettent dans un champ, le plus loin possible. Coccolo termine avant-dernier du Tour, et ne participa plus jamais à la Grande Boucle.

"Si je ne m'arrête pas pisser, je ne prends pas le maillot jaune"

Le coureur luxembourgeois Charly Gaul lors d'une étape de montagne du Tour d'Italie, le 4 juin 1957.

Le Tour d'Italie 1957 est entré dans la légende à cause d'une pause-pipi. Le leader du classement général, le Luxembourgeois Charly Gaul s'arrête sur le bas-côté lors de la montée du Monte Bondone. Aussitôt, Raphaël Géminiani tape sur les fesses de son leader, le Français Louison Bobet, l'enjoignant à passer à l'attaque. Gaul ne reviendra jamais, perd le Giro et gagne le sobriquet de "Chéri-Pipi", inventé par les Français. Le soir, il lâche à Bobet : "Je suis un ancien boucher, tu l'as peut-être oublié. Je vais vous ouvrir le ventre." Il se venge en se mettant au service de l'Italien Nocentini - qui n'hésitait pas à se faire pousser par les spectateurs dans les cols, sous le regard bienveillant des commissaires de course... italiens. Bobet termine second du classement général, à 19 malheureuses secondes du leader Nocentini. Conclusion d'un journaliste français : "Le Giro s'est joué sur une poussette et sur une pissette."

Les plus belles épopées se jouent parfois à un rien. Prenez Vincent Barteau, maillot jaune surprise du Tour 1984 : "C'était mon premier Tour de France, j'étais dans le peloton avec Greg LeMond, on s'est arrêtés tous les deux à un moment pour un besoin naturel, raconte-t-il au Monde. Ça a attaqué au même moment. Ça ne m'a pas plu, je suis remonté en tête du peloton, j'ai rattrapé le mec qui avait attaqué au moment où on pissait, j'ai fini avec dix-sept minutes d'avance et j'ai pris le maillot jaune. En fait, ce jour-là, si je ne m'arrête pas pisser, je reste en centième position, je ne prends jamais le maillot !" Il le garde douze jours.

"Passe-moi ta casquette !" "Pour quoi faire ?"

Reste le cas - délicat - de la grosse commission. Le coureur français Arnaud Démare a trouvé la parade en utilisant les toilettes d'un camping-car de supporters, samedi 19 juillet, entre Grenoble et Risoul. Mais bien souvent, c'est le système D qui prédomine, avec du papier journal ou des lingettes pour bébé - un truc du coureur américain Christian Vandevelde - dans le meilleur des cas. Le sprinter australien Robbie McEwen raconte au site australien The Roar (en anglais) : "Je n'avais pas de papier. J'ai donc utilisé ma casquette, que j'ai balancée ensuite."

Les leaders, eux, sont contraints de ne pas quitter leur selle, ni leur cuissard souillé. La pire anecdote est racontée dans le livre Slaying the Badger (en anglais), consacré au Tour de France 1986. Sur une étape de plaine, Greg LeMond s'est laissé décrocher en fin de peloton, entouré par ses équipiers. LeMond, victime d'une diarrhée causée par une pêche croquée avant le départ, ordonne à un de ses équipiers : "Passe-moi ta casquette." La réponse - "Pour quoi faire ?" - est superflue. La casquette de l'équipier n'y suffit pas. "Ça coulait sur ses jambes", se rappelle un de ses équipiers, Paul Kimmage, dans son livre Rough Ride. "L'odeur était épouvantable. Moi, j'aurais abandonné, mais lui pouvait gagner le Tour de France. Je suppose que c'est ça qui fait la différence."

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samedi 26 juillet 2014

Crash du vol d'Air Algérie : les familles des victimes qui le voudront seront "accompagnées" au Mali

François Hollande a rencontré les familles des 54 victimes françaises de la catastrophe aérienne.

Samedi 26 juillet 2014, à 15h, arrivée de François Hollande, Président de la République au Quai d'Orsay. Photos Réveil FM International

François Hollande assure les familles des victimes du crash du vol d'Air Algérie de son soutien. Le président de la République annonce, samedi 26 juillet, que toutes celles qui le voudront seront "accompagnées", "le moment venu", sur le site de la catastrophe, au Mali.

"Ces familles ne demandent rien d'autre que d'être soutenues, informées, a expliqué le chef de l'Etat à l'issue de sa réunion avec les proches des 54 victimes françaises au Quai d'Orsay à Paris. C'est important que la nation se rassemble lorsqu'il y a des drames."

"Tous les corps" rapatriés en France

Au total, 118 personnes ont péri dans le crash de l'appareil, parti de Ouagadougou, selon le bilan définitif du quai d'Orsay. François Hollande a annoncé que "tous les corps seront ramenés en France", à l'issue du "travail de regroupement des corps et d'identification". Les autorités ont envoyé sur place 20 gendarmes et policiers français, ainsi qu'une équipe du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA).

Le président de la République a également précise qu'une stèle sera érigée sur le site "pour que nul n'oublie que, dans cet endroit, sur ce site, ont disparu 118 personnes".

Deux enquêtes

Les circonstances exactes du crash de l'appareil affrété par Air Algérie ne sont pas encore déterminées. "Des faisceaux d'indices laissent penser que les conditions météorologies ont été déterminantes, mais je n'ai voulu écarter aucune hypothèse", explique Français Hollande, qui salue la découverte des deux boîtes noires de l'avion.

En plus de "l'enquête administrative, technique", "une information judiciaire sera ouverte, des plaintes seront déposées, c'est la procédure normale dans ce type de catastrophe", a précise le président de la République. François Hollande a assuré qu'une "coopération judiciaire internationale" sera mise en oeuvre "pour tout connaître des raisons de ce drame".

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"Des sorciers-Bandoki Basili Té": Convention des Congolais de Suisse ou Convention des Congolais du Lac Léman ?

Sebastien Mutomb Mujing, le fameux chargé d'Affaires de l'ambassade de la RDC en Suisse s'est empressé d'envoyer des compatriotes: Ma Mado Ntumba, Ma Evelyne Milolo, Chick Munduki Osonga et Jean-Claude Kalala au Tribunal Pénal Fédéral de Bellinzona, pour avoir réclamé la vérité des urnes en décembre 2011 à l'ambassade de la RDC à Berne. Photo Réveil FM International

Des Mobutistes nostalgiques et leurs affidés, des politicailleurs du dimanche, mangecrates et politiventres sont à l'oeuvre le long du lac Léman en Suisse. Des joséphistes en quête de nominations, pour maquiller leurs turpitudes, des Mobutistes-Joséphistes, dont la majorité ont un membre de famille qui travaille et soutien le régime d'usurpation anti-peuple de Kinshasa, ont décidé avec l'appui de Sébastien Mutomb Mujing, le fameux chargé d'Affaires de l'ambassade de la RDC, de mettre en place une Convention des Congolais de Suisse. Des Congolais collaborationnistes décidés à mettre à genoux le noble combat des Congolais Résistants-Patriotes-Combattants en Suisse. Pour ceux qui connaissent la Suisse avec ses 26 cantons, on est étonné que ceux qui mettent en place la Convention des Congolais de Suisse sont résidents de Genève, Lausanne, Fribourg. Les Congolais de Berne , Grisons, Zurich, Lucerne, Schaffhouse, Saint-Gall, Bâle-Ville, Bâle-campagne, Obwald, Soleure, Zoug, Tessin...sont ignorés dans cette macabre démarche. En se faisant ami-ami avec Sébastien Mutomb Mujing, les "Conventionnistes" veulent-il faire table rase sur les marches de protestation et lobbying des Résistants-Patriotes-Combattants de Suisse ? Les "Conventionnistes" ignorent-ils que Sébastien Mutomb Mujing a traduit en justice les Congolais qui avaient manifesté dans l'enceinte de la maison commune, c'est-à-dire l'ambassade de la RDC à Berne en 2011? Les Congolais qui ne réclamaient que la vérité des urnes ! En septembre 2013, Réveil FM International était présent au Tribunal Pénal Fédéral de Bellinzonna où Jean-Claude Kalala Mwayilka, Chick Munduki Osonga, Ma Evelyne Milolo, Ma Mado Ntumba avaient comparu devant les juges. Diable mais où étaient donc les "Conventionnistes" de Suisse pour accompagner des compatriotes injustement accusés par un psychopathe, marionnettiste aujourd'hui de la Convention des Congolais de Suisse ? Pour s'attirer de la bienveillance du régime d'usurpation, d'imposture qui use et abuse du terrorisme d'Etat, "Des sorciers-Bandoki" sont prêts à tout !

Jean-Claude Kalala Muayika. Photo Réveil FM International

Chick Munduki Osonga, "Kongo Telema". Photo Réveil FM International

Pour justifier leurs arguments alambiqués, les "Conventionnistes" vont jusqu'à évoquer la neutralité de la Suisse, alors même que celle-ci est la plus militarisée pour mieux se défendre. Le melting-pot politique que propose les "Conventionnistes" est inacceptable. On ne peut pas évoquer la division dans la communauté congolaise de Suisse pour confectionner une "Convention" sans bases démocratiques, le respect des droits humains, la justice juste pour les victimes, que les tortionnaires, assassins, usurpateurs répondent de leurs bévues.

AChille Ibula lors d'une marche congolaise à Zurich. Photo Réveil FM International

Félix Mbayi Kalombo, Taty Tshisuaka Kabeya et Justin Tshiswa Bantou. Photo Réveil FM International

Pas trop convaincant la mise au point des "Conventionnistes" contre la campagne de diffamation et de boycott déclenchée en Suisse par des vaillants Résistants-Patriotes-Combattants en Suisse.

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Cher-e-s Compatriotes,

Chers Membres de notre Communauté,

Cher-e-s Ami-e-s,

Depuis plus de trois ans, certains d’entre nous, ne pouvant continuer à se contenter du triste constat maintes et maintes fois fait d’avoir affaire à une communauté diasporique congolaise désorganisée, désorientée et enfermée dans le « chacun pour soi », ont courageusement choisi de remettre l’ouvrage sur le métier. Ainsi naissait-il, dans l’esprit d’abord, avant tout début de concrétisation matérielle, le projet de rassembler les Congolais de la diaspora suisse, à travers la mise sur pied d’une convention, ouverte à tous sans exclusive, pour en faire une force qui compte et sur laquelle on peut compter face aux enjeux majeurs de notre vie ici et ceux liés au destin de notre pays, le Congo-Kinshasa.

Tirant les leçons du passé, nous avons placé notre démarche sous le signe de l’ouverture et cherché à surplomber tous les clivages qu’ils soient associatifs, politiques, générationnels, régionaux, linguistiques, etc.

Rêver de rassembler et d’unir ici tous les Congolais quels qu’ils soient, au-delà de tous leurs clivages et divisions, dans un projet d’intérêt général comme communauté diasporique, n’est pas une idée neuve et les initiateurs de la Convention des Congolais de Suisse n’en réclament pas le monopole. Ceux qui vivent depuis longtemps en Suisse en savent quelque chose. Leur mérite consiste à avoir porté le flambeau de manière active depuis plus d’une année pour permettre à ce projet d’atteindre sa vitesse de croisière. Aujourd’hui, après avoir parcouru plusieurs étapes dans le processus organisationnel, nous sommes parvenus à fixer la tenue de la Convention des Congolais de Suisse aux dates du 12, 13, et 14 décembre prochain. Nous ne sommes pas au bout de nos efforts, loin s’en faut, il y a encore beaucoup à faire pour garantir le succès de cette entreprise. Tous les compatriotes sont les bienvenus dans le partage des efforts encore à entreprendre pour la réussite que nous escomptons.

Voulant tirer les leçons du passé, nous avons placé notre démarche sous le signe de l’ouverture. Nous avons estimé que cette orientation philosophique, en cherchant à surplomber entre Congolais les clivages de tous ordres (associatif, politique, générationnel, régional, linguistique, ethnique, tribal, socioprofessionnel, etc.), était celle qui peut assurer à notre démarche une pleine efficacité et un succès, parce qu’elle est censée ne faire l’économie, dans l’unité, d’aucun apport capable de renforcer nos atouts communautaires afin que notre diaspora occupe en Suisse la place qui lui revient vu son importance.

Cette philosophie, au départ, a été validée par tous les initiateurs du projet. Et c’est forts de cette validation qu’ils ont dû entamer ensemble une démarche d’élargissement de la base, en s’adressant entre autres à quelques composantes des combattants en Suisse. Ensemble nous nous sommes produits à Fribourg, le 18 janvier 2014, pour porter notre projet sur les fonts baptismaux, avec un relatif succès. C’est au lendemain de notre prestation de Fribourg que des dissensions, se nourrissant de moult amalgames, ont émergé au sein de la Constituante mise en place en vue d réaliser le projet. La plupart des membres n’ont pas voulu ouvertement assumer les responsabilités financières relatives à l’organisation de l’événement de Fribourg. Plus subtils, d’autres se sont subitement réfugiés dans des considérations terminologiques pour mieux dissimuler leur dérobade face à l’ardoise de Fribourg. Nous aimerions profiter de cette occasion pour faire une clarification et une mise au point, et ensuite lancer un appel.

Tout en étant constamment ouverts au dialogue, nous restons convaincus du bien-fondé de la ligne éditoriale de l’ouverture fixée à notre projet, pour tenter de rassembler tous les Congolais qui le souhaitent au-delà de ce qui les divisent et qui les a toujours divisés, et paralysé leur action commune, en vue de constituer ensemble une grande force d’action au profit de nous-mêmes et de notre pays. Mais prêcher l’ouverture ne signifie en aucun cas vendre son âme. Toutefois, ici, le mot doit être entendu dans un sens positif plutôt que négatif. Que l’opinion soit rassurée : l’ouverture de notre démarche est soumise à un discernement à même de nous permettre de distinguer le bon grain de l’ivraie ; l’ouverture que nous prônons obéit à une prudence et à des précautions toujours prêtes à la débarrasser de toutes les scories pouvant compromettre le projet lui-même. En tout cas nous y veillons, car c’est la moindre des choses. Notre ouverture n’est pas une ouverture naïve, comme une vue de l’esprit ; elle est déjà et avant tout une ouverture tamisée par l’expérience, instruite par nos échecs passés, confortée par les espoirs que nous nourrissons. Cette ouverture, qui s’exprime à travers notre souplesse dans la considération de l’épineuse question de la nationalité (nous voulons rassembler non seulement ceux qui détiennent le passeport congolais mais encore tous ceux qui se réclament d’origine congolaise) et dans le traitement des opinions politiques, cette ouverture, disions-nous, qui n’est pas béate, connaît le Rubicon à ne pas franchir, car nous veillons continuellement au grain. Nous n’inviterons pas aux assises de la Convention quelqu’un comme Lambert Mende, ou Jean-Pierre Kambila, encore moins Joseph Kabila lui-même !

La division affaiblit, l’union fait la force. Nous n’obligeons personne qui ne partage notre vision de nous suivre ; corrélativement, personne n’a le droit de nous empêcher de réfléchir, de concevoir et d’agir. A part notre peuple institutionnellement réuni, qui d’autre serait le dépositaire de la légitimité du patriotisme congolais ici ou ailleurs ?

Certes la lecture de la situation politique, économique, sociale et sécuritaire de notre pays incite-t-elle l’opinion, au regard de sa complexité, à un positionnement varié, que l’on peut comprendre. Et, en démocrates, nous sommes respectueux des opinions politiques des autres, surtout de la personne de ceux qui les émettent, y compris quand nous jugeons ces opinions non défendables. Au-delà des supporters du régime, les uns sont dans le schéma d’analyse d’un pays occupé par des étrangers et qu’il faut à tout prix libérer, les autres dans celui d’une opposition classique à un pouvoir usurpé qui ne fonctionne pas dans l’intérêt majeur du peuple congolais. Mais les uns et les autres sont-ils condamnés à ne jamais s’entendre pour avancer ? Après tout, tout chemin ne mène-t-il pas à Rome, comme l’on dit ? Quant à nous, jusqu’à preuve du contraire, nous nous considérons comme membres de la société civile congolaise. Nous ne faisons pas de la politique active. Nous ne sommes pas un parti politique, ni une plate-forme de partis. Mais comme citoyens congolais vivant en Suisse, ou comme Suisses d’origine congolaise, nous sommes dans une démarche patriotique d’organisation de notre diaspora, de manière, à terme, à constituer un lobbying puissant en faveur du Congo, profitant de la proximité des institutions internationales où souvent des décisions concernant notre pays sont prises, sans que nous soyons capables d’agir sur le processus décisionnel pour nous les rendre favorables. Nous nous faisons un devoir impérieux d’agir avec tous ceux qui partagent cette vision au-delà de leurs étiquettes, qu’ils soient anciens mobutistes ou anciens kabilistes repentis, qu’ils soient membres de l’opposition ou de la société civile, qu’ils aiment ou non la politique, qu’ils œuvrent ou non dans les mouvements associatifs, peu importe. Vivant ici en Suisse, sommes-nous à jamais condamnés à ne pas nous entendre sur des objectifs communs précis, au nom de notre communauté de destin et de l’amour du Congo ? Voilà la question qui devrait nous préoccuper. La division affaiblit, l’union fait la force. Nous n’obligeons personne qui ne partage notre vision de nous suivre ; corrélativement, personne n’a le droit de nous empêcher de réfléchir, de concevoir et d’agir. A part notre peuple institutionnellement réuni, qui d’autre serait le dépositaire de la légitimité du patriotisme congolais ici ou ailleurs ?

Décidément, le plus grand ennemi du Congo n’est-il pas d’abord le Congolais lui-même avec sa propension à la diabolisation et son corrélat : les divisions !

Au sein de notre cellule constituante, deux de nos membres issus des rangs des combattants, que nous avions approchés et responsabilisés auparavant, conformément à notre vision, pour s’occuper de la communication, sensibilisation et mobilisation, et qui ont cheminé pendant un temps avec nous dans la préparation du projet, sont vite allés en besogne, en portant contre nous, depuis notre divergence concernant la vision du projet, de graves et fausses accusations, qui se ramènent à un simple procès d’intention. En ce qui nous concerne, cherchant à tout prix à éviter une polémique que nous considérions alors comme sans objet, nous avons tergiversé avant de répondre, d’autant plus que ce n’était pas la première fois que ces accusations étaient portées contre nous par les mêmes. A y réfléchir de près, après coup, c’était peut-être une erreur de notre part d’avoir laissé passer trop de temps ; nous aurions dû répondre du tic au tac pour vite y couper court afin d’éviter le discrédit.

Première accusation. « Nous serions des kabilistes obnubilés par le pouvoir ! » Pour ceux qui nous critiquent, l’ouverture prônée dans notre projet serait synonyme du kabilisme ! Sans vouloir polémiquer avec eux, et prenant l’opinion à témoin, nous leur laissons la responsabilité d’apporter le moindre début de preuve que nous roulons pour le régime en place au Congo. Nous sommes les seuls garants et dépositaires de l’orientation philosophique d’ouverture que nous avons voulu donner à notre démarche et nul ne peut nous obliger à nous en départir. Nous avons la conscience tranquille et ne sommes pas achetables à coup de millions ou de milliards kabilistes ! Notre peuple, qui a perdu 8 millions d’âmes à cause de l’incurie et de la complicité du pouvoir que nous décrions tous, mérite mieux que de vaines querelles ; eh ! bien, que l’on ne compte pas un seul instant sur nous pour le trahir. Face à l’ampleur de la souffrance de notre peuple, personne dans notre communauté, fût-il important, ne peut prétendre détenir le monopole de la compassion. Evitons la diversion.

Au demeurant, nous avons compris que l’équation ouverture=kabilisme, établie par nos détracteurs, était en réalité un prétexte habilement trouvé pour ne pas s’acquitter de leur quote-part exigible pour payer la lourde facture engendrée par notre prestation de Fribourg. Qu’à cela ne tienne, cette facture a été payée pour finir grâce aux sacrifices de quelques-uns ! Cette fuite en avant de nos détracteurs était aussi un prétexte pour empêcher que l’on leur demande des comptes concernant leurs responsabilités dans la constituante. Quand nous étions ensemble, leur engagement et leur bilan dans le travail abattu sont restés proches de zéro. Voilà la réalité. Aucune cotisation payée, travail pas fait, seulement des anathèmes, des accusations, des insultes pour tout compte, dans l’intention délibérée de salir l’honneur des autres collègues… Finalement, comme dit la maxime, « celui qui veut noyer son chien l’accusera toujours de rage. » Ce que les Chinois, à leur manière, expriment par le proverbe : « Lorsque la pierre tombe sur l’œuf, pauvre œuf ; lorsque l’œuf tombe sur la pierre, pauvre œuf ! ». Décidément, le plus grand ennemi du Congo n’est-il pas d’abord le Congolais lui-même avec sa propension à la diabolisation et son corrélat : les divisions !

Qui, en fait, dans notre communauté, est dépositaire de légitimité pour se sentir autorisé, lui et lui seul, à décréter des brevets de légitimité patriotique aux autres Congolais ? Personne, absolument personne !

Pour revenir au fond du problème, qui, en fait, dans notre communauté, est dépositaire de légitimité pour se sentir autorisé, lui et lui seul, à décréter des brevets de légitimité patriotique aux autres Congolais ? Personne, absolument personne. Nous sommes tous seulement comptables, devant l’opinion, de notre comportement et des actes que nous posons au sein de la communauté, seul juge. L’on peut bien comprendre, sur un plan psychosociologique, que les membres de la diaspora congolaise, dont la personnalité de base a été façonnée par la culture politique dictatoriale de mauvais régimes successifs que nous avons tous connus, soient dans le doute, à cause de multiples trahisons dont ils sont constamment l’objet. Car après tout, comme l’on dit, un chat échaudé craint l’eau froide. Mais de là à porter indûment des accusations infondées à l’endroit des collègues, à jeter l’opprobre sur les gens, il y a un pas qu’il faut bien se garder de franchir n’importe comment. Dans le contexte de vie actuel de notre communauté, plombée par le négativisme, si certaines personnes que nous approchons, d’elles-mêmes se montrent un peu trop prudentes ou méfiantes à l’égard d’une initiative dont elles déclarent volontiers ne pas encore être en mesure de maitriser les tenants et les aboutissants, ce qui reste après tout leur droit le plus absolu, cela paraît normal et nous sommes prêts à le comprendre. Car nous pensons que c’est à nous, initiateurs du projet, de continuer à aller vers elles pour les convaincre d’y adhérer. Mais, dans le cas contraire, quand les gens sont contraints à subir et à se mettre sous l’influence d’une campagne de diabolisation menée par quelques-uns d’entre nous, ce qui commence à être le cas maintenant, cela semble regrettable et strictement condamnable.

Deuxième accusation. « Nous serions des collabos de la macabre entreprise kabiliste de démolissement de notre pays ! » Depuis l’avènement du nazisme en Occident, le mot « collabo », diminutif familier de « collaborateur », désignait ainsi, historiquement, tout suppôt du nazisme ; il désigne aujourd’hui, par extension, tout celui qui est complice d’une œuvre de destruction, à large échelle, du bien commun ; tout celui qui est de mèche avec un pouvoir illégitime dont le but avoué ou non est tel, c’est-à-dire mettre en danger l’existence d’une communauté, d’un groupe humain. Il n’échappe donc à personne que ce vocable, depuis, est très connoté, péjorativement parlant, surtout quand il est employé en matière de tout ce qui touche de près ou de loin à la chose publique. Mais figurez-vous que nos détracteurs, mécontents et incapables de contribuer à régler différemment notre différend, s’en tiennent à la solution de facilité, qui consiste à se servir de ce mot odieux contre nous, à en faire usage pour nous qualifier, dans le but simplement de porter atteinte à notre honneur, à notre réputation. Nous nous demandons vraiment si, en leur âme et conscience, en ayant recours à ce terme, ils en ont suffisamment de discernement et ont bien pris toute la mesure de l’insulte. Emettons une hypothèse : de deux choses l’une, ou bien au mieux, la langue leur a fourché, comme l’on dit, et dépassé leur pensée, ce qui leur laisse toute la latitude de s’excuser, ou bien au pire, ils sont méchants et persistent et signent dans l’usage de leur insulte immonde. C’est à eux de se positionner. Quant à nous, dans le meilleur des cas, nous sommes prêts à accepter leurs excuses ; dans le pire des cas, nous sommes aussi mentalement préparés à les considérer comme ils mériteraient de l’être, sachant qu’après tout, comme diraient les Anciens, il n’y a rien de nouveau sous le soleil des hommes, car la vie n’est qu’une redite éternelle.

Troisième accusation. « Nous serions des traîtres à la patrie, pas radicalement acquis à la cause du changement au Congo ! » Nous ne sommes pas bien placés, susurrent nos dénigreurs, pas dignes d’organiser un espace de réflexion et de concertation entre Congolais, parce que « nous ne serions pas, comme eux, radicalement acquis au changement. » De là tout serait permis contre nous : nous serions des traîtres, de mauvais Congolais, d’ignobles compatriotes, et deviner tous le autres qualificatifs de mauvais goût possibles et imaginables… Mais qui d’entre nous, à moins d’être fou, serait hostile au changement chez nous, dans notre pays (changement à entendre au sens de propulsion de notre société vers de meilleures conditions de vie) ? Quel est ce Congolais qui ne rêve pas d’appartenir à un pays émergent dans la solidarité, l’Etat de droit et le développement, où il fait bon vivre ? Qui peut être fier de partager le destin d’un pays qui a d’immenses atouts, comme le nôtre, mais qui se retrouve toujours le dernier de la classe de tous les indices internationaux du développement humain ?

Nous savons et saurons toujours gré au mouvement des combattants d’avoir contribué tant soit peu à sensibiliser l’opinion nationale et internationale sur la crise de légitimité institutionnelle que connaît notre pays (résultats électoraux trichés, Constitution pas respectée, décideurs politiques illégitimes, etc.), n’en déplaise aux thuriféraires du régime en place. Cela, l’histoire le retiendra. Mais la grande erreur de certains combattants qui nous critiquent, consiste à s’imaginer que notre action est destinée à faire de l’ombre au rayonnement de leur mouvement. Nous affirmons ici haut et fort que nous ne sommes pas leurs ennemis. Nous invitons nos accusateurs à se ressaisir, à sortir de leur radicalisme pour comprendre le bien-fondé de la pluralité de stratégies quand l’on affronte une adversité si complexe. L’efficacité d’une flèche lancée dépend moins de l’énergie de celui qui la lance que de la précision de son objectif ; la noblesse et l’efficacité de tout combat juste ne réside pas dans son monolithisme, mais dans sa capacité à construire des ponts entre tous les protagonistes. Eu égard au défi à relever dans l’intérêt de notre communauté, il importe plutôt de préciser qu’il existe, en réalité, entre les autres et nous, non un débat qu’il faut entretenir mais un problème qu’il convient de résoudre, celui de la tolérance et de la compréhension mutuelle.

Inspirés par la culture politique helvétique de concordance – caractérisée par l'intégration autant que faire se peut de toutes les forces politiques vives en présence, le rejet des conflits et la recherche de solutions concertées aux problèmes -, nous voulons avancer ensemble avec tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté.

Nous mettons en garde nos détracteurs contre leur campagne de diabolisation ; nous leur tendons la main pour une réconciliation, s’ils le souhaitent, et leur demandons de cesser, sans délai, d’œuvrer à l’intoxication des esprits et au sabotage du travail pour lequel tant d’efforts et de sacrifices ont déjà été consentis, comme ils l’ont publiquement annoncé et commencé à le faire. Dans le cas contraire, nous nous réservons le droit d’user de tous les moyens légaux qui nous permettent de nous défendre. Notre porte pour un dialogue avec eux, ainsi que nous l’avons toujours souhaité – ils le savent bien –, reste ouverte malgré tout. S’ils le veulent, en début décembre prochain, ils seront les bienvenus aux assises de la Convention des Congolais de Suisse, car, nous, contrairement à eux, nous ne tenons pas à exclure ou à diaboliser les Congolais. Nous voulons rester maîtres de notre agenda, forts de notre conviction que, ce qui importe pour nous, c’est l’intérêt de notre communauté diasporique et de notre pays. Et, gagnés à la cause de la quête d’un nouvel avenir pour le peuple congolais et inspirés par la culture politique helvétique de concordance – caractérisée par l'intégration autant que faire se peut de toutes les forces politiques vives en présence, le rejet des conflits et la recherche de solutions concertées aux problèmes -, nous voulons avancer ensemble avec tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté.

Nous invitons notre public à ne pas se faire avoir, à ne pas se laisser entraîner dans une campagne de diffamation haineuse et mensongère. Nous en appelons à son esprit critique, nous faisons confiance à son sens de discernement. Nous l’invitons à ne pas avoir peur, à s’engager avec nous pour la réussite totale de la Convention en y prenant une part active. Nous en profitons pour réitérer ici, encore une fois, notre appel à contribution pour tous ceux et toutes celles qui ont une expertise à proposer. Une fois le moment venu, lors de la tenue de la Convention, si besoin était, en raison de la menace reçue, des dispositions sécuritaires draconiennes seraient prises, conformément à la loi, pour la sérénité des travaux dont l’issue, à coup sûr, sera attendue avec espoir et impatience par notre communauté. « Veritas libera bit vos », « la vérité vous rendra libres », disent les Ecritures. Merci de votre lecture et de votre compréhension !

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vendredi 25 juillet 2014

Le palais de la Moncloa (Palacio de La Moncloa) à Madrid

Freddy Mulongo au Palais de la Moncloa. Photo Réveil FM International

Au Palais de la Moncloa, les journalistes n'ont pas une accréditation permanente, ils s'accréditent tous les jours. Notre carte de presse et numéro de passeport étaient transmis par Matignon et l'Ambassade de France à Madrid. Pour nous faire flipper davantage la consoeur de l'AFP raconte que l'un des grands photographes ayant gagné plusieurs prix photo à Madrid s'est vu retirer son accréditation, il avait fait des photos pour Greenpeace ! Tant qu'on n'est pas encore à l'intérieur rien n'est acquis. Il faut dire que la salle de presse est la plus moderne, des équipements numériques mis à la disposition des journalistes. Nos confrères veinards ont les équipements qu'il faut. Plusieurs salles utra-moderne climatisées, pour se rafraîchir: Une fontaine d'eau fraîche à volonté, les boissons sucrés Cola Cola, Orangina à 0,70 euro...

Freddy Mulongo au palais de la Moncloa. Photo Réveil FM International

Le palais de La Moncloa (Palacio de La Moncloa) est une résidence située à Madrid, capitale de l'Espagne. Il s'agit de la résidence officielle du président du gouvernement depuis 1977. Le bâtiment est entouré d'un complexe gouvernemental qui compte des édifices plus récents tels que la première vice-présidence du gouvernement ou le ministère de la présidence.

Des journalistes au Palais de la Moncloa. Photos Réveil FM International

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jeudi 24 juillet 2014

Photos. Le Premier ministre Manuel Valls était en visite officielle à Madrid !

Après avoir rencontré le mardi le roi d'Espagne Felipe VI, le Premier ministre français a rencontré mercredi 23 juillet 2014, Mariano Rajoy à la Moncloa, puis Pedro Sánchez, le nouveau secrétaire du PSOE, à la Résidence de France. Premier retour officiel au pays natal, en tant que Premier ministre, pour l'homme fort du gouvernement français.

En attendant le Premier ministre Manuel Valls au Palais à la Moncloa. Photos Réveil FM International

La journée madrilène de Manuel Valls a commencé en fin d'après-midi. Le premier rendez-vous dans la capitale espagnole était, en effet, fixé à 18h50 à la Moncloa (résidence du Président du gouvernement espagnol) avec Mariano Rajoy. Au cours de cette rencontre, les deux chefs du gouvernement ont échangé, selon l'agence de presse EFE a propos des différents accords économiques qui unissent les deux pays. La situation de l'Union Européenne a également été abordée. Enfin, les deux hommes ont parlé de politique internationale. L'escalade de violence dans la bande de Gaza et l'attaque, en Ukraine de l'avion de la Malasyan Airlines étaient en effet au programme des discussions.

Manuel Valls et Mariano Rajoy à la Moncloa. Photos Réveil FM International

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Kinshasa: Les assassinés du 22 juillet 2014 du Camp Colonel Tshatshi, tous des jeunes sans armes !

Silence, le régime de Kinshasa assassine impunément. Tous les six mois alias Joseph Kabila et sa bande fomentent des faux coup d'Etat pour mieux asseoir leur "terrorisme d'Etat". Pourquoi comme d'habitude Kinshasa n'a-t-il pas arrêté ceux qu'ils présentent comme des assaillants sans armes à feu ? Mais il a préféré les massacrer ! On voit très bien qu'ils sont jeunes et aucun indice militaire a été retrouvé sur leurs cadavres ! C'est la jeunesse congolaise que l'on assassine ! Régime tortionnaire et assassin, le régime des Brontosaures, Dinosaures et Mammouths Joséphistes, sans légitimité, ne respecte pas la vie.

Pour une dizaine des pseudos assaillants, on met le pays ses dessous-dessus. Pire, une forte contradiction s'étale sur la place publique entre les propos de l’invétéré fumeur de chanvre André Kimbuta Yongo, le fameux gouverneur de la ville de Kinshasa qui dit que les assaillants ont attaqué le camp Tshatshi de 09h00 à 10h00 et le Vuvuzélateur national Lambert Mende Omalanga qui carbure et biberonne au Johnnie Walker qui déclare que l'attaque s'est produit à 14h00 au camp militaire colonel Tshatshi, qui dit vrai ?

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Conflit israélo-palestinien : les morts depuis septembre 2000

Éloquent tableau comparatif réalisé par nos confrères du "Le Monde".

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Manifestation pour Gaza à Paris : « Nous sommes tous des enfants de Gaza »

Sur la place Denfert-Rochereau ce mercredi 23 juillet, les sonos crachent leurs slogans, quitte à se chevaucher et les rendre inintelligibles, les drapeaux des organisations politiques présentes flottent et les militants brandissent leurs pancartes de soutien à Gaza ou de condamnation de la politique israélienne.

Il est 18 h 20 quand le cortège démarre, un peu en avance. A l'appel du Collectif pour une paix durable entre Palestiniens et Israéliens, composé d'une cinquantaine d'organisations, partis politiques et syndicats, près de 14 500 personnes selon la police (25 000 selon les organisateurs), ont défilé en soutien à la population de Gaza.

Autorisée par la préfecture, contrairement à celle qui s'est déroulée à Barbès le 19 juillet, la manifestation doit relier Denfert-Rochereau aux Invalides. La forte densité de la présence policière sur les côtés du cortège renseigne sur la sensibilité de cette manifestation.

« Personne ne dit rien »

Pour le moment ce n'est pas ce qui préoccupe Lakhdar, qui regrette de ne pas avoir pu acheter d'écharpe ou de tee-shirt aux couleurs palestiniennes. Il ne trouve pas de vendeur pour le moment. Certains ont tout prévu, à l'instar de ce jeune homme qui transporte un cabas et vend des tee-shirts pro-Palestine pour 15 euros, dont les « bénéfices sont reversés à Gaza » promet-il.

Dans la chaleur étouffante, Lakdhar essaie alors de faire un selfie avec, en arrière-plan, une large bannière palestinienne tenue par une quinzaine de militants. Cette photo réalisée à bout de bras avec son téléphone il la postera sur les réseaux sociaux pour montrer qu'il était là.

Les manifestants pro-Gaza demandent à "Israël d'arrêter ce massacre"

Dans le cortège de la manifestation pro-Gaza à Paris, des manifestants déplorent l'inaction des Etats membres de l'ONU tels que la France, les Etats-Unis ou l'Angleterre, face à la situation des Palestiniens à Gaza, jugée "inadmissible et inhumaine".

IL « hait le Hamas »

Ce cheminot de 40 ans est remonté : il a assisté aux trois manifestations de soutien à Gaza depuis le début de l'offensive israélienne et compte prendre part à toutes les suivantes. En 2001 et 2002 lors de la seconde Intifada, il avait déjà défilé. Pour lui, c'est un devoir car, explique-t-il, « les Palestiniens ne peuvent pas se défendre. On laisse bombarder des hôpitaux ou des mosquées. ».

« L'armée israélienne extermine un peuple et personne ne dit rien ! »

Julien, 32 ans lui est venu pour la même raison. Le soutien à la population de Gaza, particulièrement les enfants. Le jeune homme se dit « sensible à toutes les causes humanitaires ». Pour appuyer ses dires il montre ses chaussettes « Free Tibet ». De son propre aveu il « hait le Hamas » mais soutient le peuple gazaouite. Il ne pense pas manifester de nouveau en revanche.

Juste à côté de lui retentit l'un des slogans qui rencontre le plus de succès durant la manifestation : « Israël assassin, Hollande complice ». Plusieurs personnes tiennent des pancartes exprimant leur défiance à l'égard du gouvernement. L'une d'elles clame « Jaurès, reviens ils sont devenus fous ».

« Des sanctions économiques contre Israël »

Nadja Boudda, la quarantaine, commerciale, dont c'est la première manifestation, le dit tout de go : « J'ai voté pour Hollande en 2012, il ne comptera pas sur moi en 2017 ». Plusieurs manifestants rencontrés expriment leur déception face à la position française officielle. Bertrand Pericey, responsable fédéral du PS est de ceux-là :

« Il faut prendre des sanctions économiques contre Israël. Le chant d'amour à Néthanyahou ça suffit. Pendant l'apartheid, le PS était du côté des opprimés ».

Nabil, 39 ans, informaticien, déplore lui aussi le soutien de la France à la politique israélienne : « Je suis embêté d'être représenté par François Hollande. Le pays des droits de l'homme c'est fini ! La France dit être amie avec Israël. Un ami, quand il fait n'importe quoi tu le corriges ! On pourrait au moins mettre en place des sanctions commerciales ! »

Il tient à préciser que son engagement pro-palestinien n'est pas conditionné par sa religion ni sa nationalité. Il s'agit simplement dit-il de défendre une cause humanitaire.

« Je défends les Palestiniens comme je me suis engagé pour le Tibet ou la Birmanie. »

A l'arrière, séparés du reste du cortège, environ 2 000 membres du collectif Cheikh Yassine, pro-Hamas et indésirables pour les organisateurs de la manifestation, haranguent la foule au micro avec toujours ce même slogan « Israël assassin, Hollande complice ». L'un des membres encourage les gens à venir à la prochaine manifestation : « Il faut que tout le monde soit là samedi pour leur montrer que la France est mobilisée contre le sionisme ».

Plus loin, une dizaine de juifs ultra orthodoxes, critiquant violemment Israël, sont tout au bout du cortège, acclamés par les manifestants.

Dispersion dans le calme

Peu avant 20 heures, alors que le cortège approche des Invalides, le lieu de dispersion, une quarantaine de jeunes se met à rebrousser chemin et se dirige vers une rue adjacente. Les CRS bougent au même moment. Des manifestants interpellent ces jeunes les appelant à ne pas déraper. Les forces de l'ordre tirent un pétard pour dissuader les manifestants de jeter un quelconque projectile. La foule craint un scénario similaire à celui de la manifestation de Barbès qui a dégénéré.

D'un coup les jeunes reviennent dans le cortège et se mettent à chanter « Nous sommes tous des enfants de Gaza ». Tout le monde respire. En réalité, ces jeunes ont cru à la présence de la LDJ, la Ligue de défense juive, qui serait venue en découdre. Juste à côté d'eux Fouad, 31 ans continue de les calmer, effaré à l'idée qu'« une minorité puisse nous poser problème alors que tout s'est bien déroulé ».

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Manifestation pro-Palestine: un succès pour les organisateurs, malgré quelques dérapages isolés

CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN - Entre 15 et 25.000 personnes défilant dans le calme, peu ou pas d'interpellations ni de casse... La manifestation de soutien au peuple palestinien de ce mercredi 23 juillet à Paris a fait mentir ceux qui réclamaient son interdiction par crainte de voir réapparaître les violents débordements de ce week-end.

Toute la journée, une partie de l'UMP s'était indignée que la préfecture de police de Paris ait donné son feu vert à ce défilé qui a rallié les Invalides depuis la place Denfert-Rochereau. "La fermeté ne peut pas être à géométrie variable. Je ne comprend pas la non-interdiction de la manifestation d'aujourd'hui", s'était inquiété dans la matinée le secrétaire général intérimaire du premier parti d'opposition, Luc Chatel.

A l'Assemblée nationale, même le premier ministre Manuel Valls avait affiché sa prudence en critiquant les élus qui avaient bravé l'interdiction d'aller manifester samedi dernier. Et François Hollande lui-même avait prévenu qu'il était de "la responsabilité de l'Etat, du gouvernement et du président de la République de faire respecter l'ordre républicain, de refuser les slogans qui expriment la haine."

Mais la très grande majorité des milliers de manifestants souhaitait clairement éviter les dérapages. Hormis quelques provocateurs isolés, le visage souvent masqué par un keffieh, quelques rares drapeaux islamistes et des caricatures antisémites, les participants ont exprimé leur colère ou leur solidarité avec calme.

Tandis que de nombreuses personnes arboraient les couleurs de la Palestine, on a vu des manifestants rappeler à l'ordre un groupe de jeunes qui criaient "Allah akbar" ainsi que des accrochages rapidement circonscrits par le service d'ordre. Outre les gros bras de la CGT et du PCF, un important dispositif policier sécurisait le défilé. Quelques cailloux et de pétards ont visé les forces de l'ordre en fin de manifestation.

Les organisateurs ont obtenu que la foule s'assoit sur l'esplanade des Invalides et observe une minute de silence en mémoire des enfants "martyrs" de Palestine. "Nous voulons donner la preuve que nous sommes des gens responsables", a rappelé Taoufiq Tahami, président de l'Association France Palestine Solidarité et coorganisateur de la manifestation.

"Israël assassin, Hollande démission"

Au final, le gouvernement n'aura pas eu à regretter d'avoir autorisé la manifestation de ce jour. Et la poignée d'élus qui faisaient partie du cortège qui s'est ébranlé à partir de 18h30 ont pu afficher leur soulagement que le rassemblement ne tourne pas à l'émeute.

"Nous avons démontré qu'un rassemblement ample et pacifique était possible", a salué le patron du Parti communiste, Pierre Laurent présent sur place comme son allié Jean-Luc Mélenchon. En tête de cortège défilaient également les écologistes Esther Benbassa et Pascal Durand.

33 députés socialistes, dont Pascal Cherki et Yann Galut, avaient également fait savoir qu'ils marcheraient ce mercredi pour la Palestine. Il leur a fallu pour cela endurer les slogans parfois très critiques à l'égard de François Hollande, dont la position était jugée unanimement pro-israélienne. "Israël assassin, Hollande démission", "Hollande assassin", a-t-on pu entendre et lire ici ou là.

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Vols vers Israël suspendus: une "grande victoire", selon le Hamas

INTERNATIONAL - Le Hamas a qualifié mercredi de "grande victoire" la suspension de vols internationaux depuis et vers Israël par crainte de tirs de roquettes palestiniennes.

Le Hamas se réjouit de la suspension des vols vers Israël

"La fermeture de l'espace aérien israélien est une grande victoire pour la résistance, et le couronnement de l'échec d'Israël", a déclaré le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri, dans un communiqué.

Une roquette tirée depuis la bande de Gaza s'est écrasée mardi près de l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, provoquant la suspension des vols des principales compagnies américaines et européennes depuis et vers Israël, pour la première fois depuis la guerre du Golfe (1990-91).

Suspensions prolongées

La suspension était toujours maintenue mercredi, 16e jour de l'offensive israélienne lancée pour mettre fin aux tirs de roquettes et détruire le réseau de tunnels du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza.

L'Agence fédérale de l'aviation américaine (FAA) a de son côté prolongé de 24 heures l'interdiction faite aux compagnies aériennes américaines de voler vers Tel Aviv, en raison d'une "situation potentiellement dangereuse" en Israël et dans la bande de Gaza.

L'Agence fédérale de l'aviation américaine (FAA) a levé son interdiction faite aux compagnies aériennes de voler vers Israël, mais a mis en garde contre "la situation très instable" localement.

"La FAA a levé ses restrictions sur les vols américains vers et depuis l'aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv en annulant une directive aux équipages qu'elle avait renouvelée plus tôt aujourd'hui", selon un communiqué de l'Agence publié mercredi soir. Depuis le début de l'opération le 8 juillet, quelque 2 120 roquettes ont été tirées sur l'Etat hébreu, dont 1752 ont atteint le territoire israélien, et 433 ont été interceptées par le système anti-missile Iron Dome, selon l'armée.

L'offensive israélienne a fait plus de 670 victimes palestiniennes, en majorité des civils selon l'ONU.

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mardi 22 juillet 2014

La webradio dominicaine "Notamusical.fr" honorée au Sénat !

Alexander Bellance, initiateur et créateur du webradio " Notamusical.fr", Aisha Syed Castro, la violoniste, Jean-Pierre Bel, Président du Sénat et Madame Rosa Margarita Hernández Caamaño de Grullón, ambassadrice de la République Dominicaine en France

Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années, dit-on. Grâce à un travail acharné, "Notamusical.fr" est une grande webradio qui n'a que trois ans. Les dominicains de France se reconnaissent dans cette webradio. Tenez, le journal de France 2 sur la fête de la musique du 21 juin dernier s'était ouvert avec des parisiens dansant la salsa dominicaine à la place de la République. C'est "Notamusical.fr" la première webradio dominicaine en France qui y faisait de l'animation. Alexander Bellance, initiateur et créateur de cette webradio qui est dédiée à la promotion des valeurs de la culture musicale dominicaine et des principes de la relation franco-dominicaine, via Internet et les réseaux sociaux, a eu le bonheur de recevoir de Jean-Pierre Bel, le président du Sénat la Médaille d'honneur dominicaine lors d'une cérémonie qui s'est déroulée au siège de la "Mission dominicaine", réalisée dans le cadre de la Semaine de l'Amérique Latine et des Caraïbes. Cette cérémonie a été présidée par M. Jean-Pierre Bel, Président du Sénat français; Alain Rouquié, Président de la chambre français d'Amérique Latine, et l'Ambassadeur Dominicain, Mme Rosa Hernandez Grullon. La cérémonie s'est déroulée en présence de l'ambassadrice de la République Dominicaine en France, Madame Rosa Margarita Hernández Caamaño de Grullón.

Alexander Bellance au Sénat

Alexander Bellance est un jeune qui a été accompagné par le GCP lors de la phase d'émergence et qui a également suivi les enseignements du DUCA, promotion 2013. La "Notamusical.fr" se spécialise dans la musique dominicaine, et elle fait de la différence. Revenons donc sur la fête de la musique à Paris.

La place de la République était le lieu idéale pour tous ceux qui aiment se trémousser et apprécient la musique 100% latina. Une foule compacte composée des jeunes, femmes et hommes, grâce à une bonne communication sur les réseaux sociaux s'étaient donnés rdv à la place de la République. De la bonne musique et de la danse en plus...

21 juin, fête de la musique, Freddy Mulongo entouré des jeunes dominicaines à la place de la République

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Vol MH17: les boîtes noires remises à la Malaisie, cessez-le-feu autour du site du crash

INTERNATIONAL - Menacés de décomposition dans la chaleur de l'été ukrainien, les corps des victimes du crash du vol MH17 ont quitté la zone de la catastrophe et étaient attendus mardi à Kharkiv, sous contrôle loyaliste, alors que les pressions sur Moscou ne cessaient de monter. Parallèlement, les pro-russes ont remis à une délégation malaisienne les deux boîtes noires de l'appareil et annoncé un cessez-le-feu autour du site du crash.

Boites noires Malaisie

Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne devraient examiner à Bruxelles de nouvelles sanctions, mais sans aller au-delà du durcissement déjà prévu lors du sommet européen du 16 juillet, selon des sources diplomatiques. Pour l'adoption de sanctions économiques de grande ampleur dites "phase 3", il faut l'unanimité des 28 Etats membres et la convocation d'un nouveau sommet européen.

Le train réfrigéré a finalement quitté la gare de Torez, en zone rebelle, avec les corps de 282 des 298 passagers et membres de l'équipage, en majorité néerlandais, tués quatre jours plus tôt lors de la chute du Boeing malaisien vendredi.

Lundi soir, il se trouvait à Donetsk, d'où il devait repartir pour Kharkiv, ville sous contrôle des loyalistes, avec une délégation malaisienne. Les rebelles pro-russes ont remis à cette dernière dans la nuit à Donetsk les deux boîtes noires de l'avion de ligne.

Des boîtes noires intactes

Ils ont en même temps annoncé un cessez-le-feu dans un rayon de 10 km autour du site du crash du vol Amsterdam-Kuala Lumpur de Malaysia Airlines pour faciliter l'enquête sur sa chute, due, selon les Etats-Unis, à un missile tiré depuis leur zone.

"Nous avons décidé de remettre les boîtes noires aux mains des experts malaisiens", a déclaré le "Premier ministre" de la "République populaire de Donetsk" (DNR) autoproclamée, Alexandre Borodaï, devant quelque 150 journalistes assistant à l'événement à une heure du matin au siège des autorités rebelles.

Un expert malaisien a remercié ces dernières. "Nous n'avons pas retrouvé les boîtes noires du vol MH370 (disparu au-dessus de l'Océan Indien en mars, ndlr) et donc nous sommes contents de pouvoir récupérer celles-ci", a-t-il dit. "Je vois que les boîtes noires sont intactes et avec seulement des altérations mineures", a-t-il ajouté.

A Kharkiv, les corps seront examinés avant de repartir par avion pour Amsterdam. Ils seront remis aux Pays-Bas, tandis que la Malaisie récupère les boîtes noires, a expliqué le Premier ministre malaisien Najib Razak, selon lequel les enquêteurs internationaux auront "un accès sécurisé" à la zone de la catastrophe.

De Kharkiv, les restes humains seront transportés jusqu'à Amsterdam par un C130 néerlandais dans lequel se trouvera aussi l'équipe malaisienne. Ils y seront identifiés, puis remis à leurs familles via les services de leurs pays d'origine.

La Russie prête à fournir une "aide complète" pour l'enquête

De son côté, la Russie s'est dite mardi prête à fournir une aide "complète" à l'enquête sur le crash. "La Russie est prête à fournir une aide complète (à l'enquête), y compris en mobilisant les spécialistes appropriés", indique le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. "Nous croyons qu'une telle catastrophe doit être élucidée avec la participation active de l'Organisation de l'aviation civile internationale", qui dépend de l'ONU, ajoute le ministère.

L'Est de l'Ukraine est déchiré depuis plus de trois mois par un conflit armé entre les séparatistes pro-russes et les loyalistes, qui accusent Moscou de soutenir les rebelles. Ces derniers sont soupçonnés par Kiev et les Occidentaux d'avoir abattu l'avion de ligne malaisien avec des missiles fournis par la Russie.

Les pressions internationales se sont encore accrues sur Moscou, considéré comme le protecteur des rebelles. Le Premier ministre britannique David Cameron a appelé l'UE à adopter des sanctions économiques d'envergure contre la Russie et à cesser toute vente d'armes à ce pays, pointant du doigt celles de la France.

Il est "temps (pour l'UE) de commencer à entrer dans la phase 3 des sanctions, donc par exemple je ne pense pas que de futures ventes d'armes de la part de n'importe quel pays d'Europe devraient se poursuivre", a-t-il dit devant la chambre des Communes, la chambre basse du parlement.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté lundi une résolution demandant aux séparatistes pro-russes de permettre un accès libre et sécurisé au site du crash, de protéger "l'intégrité" du site et de cesser les hostilités dans cette zone.

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Rétro. "Election Louis Michel 2006": Élu président Jean-Pierre Bemba avait accepté 50 millions de $, un hélicoptère de 7 places pour renoncer à son élection !

Devenu peintre-potier à la prison de la CPI à la Haye, l'emprisonnement de Jean-Pierre Bemba plait à plusieurs personnes. Arrêté en mai 2008 en Belgique en vertu d'un mandat de la CPI, il encourt cinq chefs d'inculpation pour crimes contre l'humanité et cinq autres pour crimes de guerre commis en Centrafrique en 2002 et 2003. Et son Mouvement de Libération du Congo (MLC), plus qu'une coquille vide, il est inexistant, réduit à un parti alimentaire du régime d'alias Joseph Kabila. Les François Mwamba Tshiyimbi, Antoine Ghonda Mangalibi, Olivier Kamitatu Etsou, Adam Bombole...tous des traites à la nation dont la traîtrise est XXXL. Des mbembistes devenus des mammouths joséphistes, à la mangeoire! En 2006, Jean Pierre Bemba avait gagné haut la main, les élections Louis Michel 2006 malgré la proclamation alambiquée du défroqué abbé Malu Malu. Jean-Pierre Bemba s'est toujours comporté en business man mais pas vraiment en acteur politique conséquent. Dans le gouvernement de 1+4=0 de l'après dialogue intercongolais de Sun-City, Jean-Pierre Bemba est le seul qui faisait peur à alias Joseph Kabila, pourquoi ? Contrairement aux autres seigneurs de guerre, Jean-Pierre Bemba est le seul qui détenait une milice 100% congolaise. Ses "fourmis" étaient craints. A Réveil FM International, nous savons que le temps peut être un handicap mais aussi un allier. Il faut laisser le temps au temps. Avec nos fins limiers, nous avons voulu comprendre cette phrase de Jean-Pierre Bemba: "J'ai accepté l’inacceptable".

C'est la cupidité qui a perdu Jean-Pierre Bemba. En tant que vice-président de la République, chargé de l'Economie et Finances, Jean-Pierre Bemba comme les trois autres vice-présidents et le président de transition percevait 100 mille $ par mois de 2002 à 2006. Jean-Pierre Bemba était au courant de sa victoire à l'élection présidentielle Louis Michel 2006. Les ambassadeurs du Comité international d’accompagnement de la transition (CIAT) vont le convaincre d'avoir perdu l'élection présidentielle. Créé en application de l'annexe IV de l'accord global et inclusif de Prétoria de 2002, le CIAT était composé des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie), de l'Afrique du Sud, de l'Angola, de la Belgique, du Canada, du Gabon, de la Zambie, de l'Union africaine, de l'Union européenne et de la Mission de l'ONU en RDC (MONUC). En échange Jean-Pierre Bemba a perçu 50 millions de $ versés sur ses comptes du Portugal, Brésil et d'Afrique du Sud. C'est Jean -Pierre Bemba lui -même qui avait fournit les trois numéros de compte. Un hélicoptère 7 places lui a été promis. Autres promesses alléchantes: qu'il serait le chef de l'opposition républicaine et percevrait un salaire de ministre. Il serait intouchable au régime d'alias Joseph Kabila et siégerait au Sénat. Une source nous rassure que Jean-Pierre Bemba n'a jamais su que le " new deal" allait se bruiter. C'est lorsque ses "Fourmis" ont été mis au parfum et qu'ils ont interpellé "Igwe" pour se défiler, faire un volte-face, Jean-Pierre Bemba s'est exclamé: "J'ai accepté l'inacceptable".

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lundi 21 juillet 2014

Effet papillon: Plus de 500 morts à Gaza, violents affrontements autour d'une synagogue de Sarcelles à l'issue de rassemblements interdits !

Manifestation calme qui a dégénéré après... à Sarcelles.

MANIFESTATION - Voitures incendiées, mobilier urbain saccagé, insultes et tensions... Des violences ont succédé dimanche 20 juillet dans l'après-midi à Sarcelles (Val-d'Oise) aux rassemblements simultanés et interdits de sympathisants pro-palestiniens et pro-israéliens. Selon Le Figaro, une synagogue a été la cible d'objets incendiaires.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve s'est rendu sur place lundi matin, pour y dénoncer des "actes graves, intolérables" et des "violences antisémites". "Quand on s'approche d'une synagogue, qu'on brûle une épicerie parce qu'elle est tenue par un Juif, on commet un acte antisémite. Les choses doivent être qualifiées", a-t-il déploré devant la presse. "Ce n'est pas l'interdiction de la manifestation qui fait la violence, c'est la violence qui fait l’interdiction de la manifestation", a-t-il souligné devant la synagogue de Sarcelles, répétant "assumer" son choix de l'interdire.

De son côté, Roger Cukierman, le président du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF), s'est alarmé lundi sur France Info: "On est en train d'importer le djihad contre les juifs de France. C'est la république qui est visée. On importe la guerre de Gaza en France. Ces centaines de jeunes doivent être mis hors d'état de nuire".

"Je suis prêt à soutenir le gouvernement s'il est présent en permanence, s'il est efficace, a assuré de son côté Xavier Bertrand (UMP) lundi sur RTL. Je me reconnais dans les propos tenus par Manuel Valls, d'une extrême fermeté, sur ce nouvel antisémitisme, sur cette façon dont nous devons surveiller sur les réseaux sociaux, la façon dont ces groupuscules qui s'en prennent à la France s'organisent pour agir", a poursuivi le député-maire de Saint-Quentin.

Pour la ministre de la Santé Marisol Touraine, sur i-Télé lundi, "il y a un risque d'antisémitisme fort dans notre pays".

Invité sur France 2 lundi, le frontiste Florian Philippot a lui estimé que ces débordements sont dûs à "l'immigration massive" en France.

Les faits de dimanche

Entourés d'un dispositif policier important, plusieurs manifestants pro-palestiniens avaient pris dimanche la parole près de la gare RER de Garges-Sarcelles pour dénoncer l'interdiction de manifester, mais avaient incité au calme, disant vouloir "éviter la casse".

C'est lors de la dispersion du rassemblement qu'une partie des jeunes manifestants se sont engouffrés dans la ville, vers des positions de CRS, renversant des poubelles et allumant pétards et fumigènes. Près de la mairie, au moins deux voitures ont été incendiées et plusieurs autres véhicules ont eu leurs vitres cassées. Une cabine téléphonique a été détruite et des poubelles incendiées.

Des dizaines de jeunes, aux visages masqués pour certains, ont cassé la vitrine d'une boutique de téléphonie et lancé des pierres en direction des policiers qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Selon Le Figaro, "certaines personnes" seraient par ailleurs parvenues à envahir le commissariat de Garges-lès-Gonesse. La police a depuis sécurisé le périmètre, indique le quotidien sur son site internet.

Tandis que des commerces étaient pillés, des policiers ont tiré des balles en caoutchouc en direction des casseurs, a constaté une journaliste de l'AFP. Des pilleurs ont ensuite saccagé un magasin de pompes funèbres, détruisant sa vitrine, dans une rue perpendiculaire à l'avenue Paul-Valéry, épicentre des violences en marge de la manifestation.

Un peu plus loin, des casseurs ont attaqué une pharmacie, qui a pris feu. Des jeunes filles ont saisi à l'intérieur du lait pour bébé. "On va chercher la caisse!" a lancé un casseur, la voix couverte par le bruit d'un hélicoptère de la police, qui tournoyait au-dessus de la ville, et par l'alarme d'une pizzéria dont la devanture avait été brisée.

Plus loin, l'accès à la synagogue de Sarcelles avait été entièrement bouclé, des cars de CRS barrant l'avenue. Devant son entrée, une trentaine de jeunes pro-israéliens y étaient armés de matraques et barres de fer, l'un d'entre eux agitant un drapeau israélien. Quelques dizaines de manifestants ont crié "Israël assassin!" près du barrage policier sur l'avenue, des dizaines d'autres leur ont répondu "Palestine on t'encule" de l'autre côté.

Initialement, un défilé pro-palestinien ainsi qu'un rassemblement pro-israélien organisé par la Ligue de défense juive (LDJ) avaient été prévus au même endroit, la gare RER, et à la même heure, incitant la mairie et la préfecture à interdire les deux. Sarcelles, parfois surnommée "la petite Jérusalem", compte une importante communauté juive séfarade.

Plusieurs journalistes ont été pris à partie par les manifestants. Un caméraman de télévision a été dépouillé de son matériel et un photographe de l'AFP a été agressé et légèrement blessé.

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dimanche 20 juillet 2014

72è anniversaire de la Rafle du Vel d'Hiv: Manuel Valls condamne les "débordements inacceptables" à Paris

20 juillet 2014, Manuel Valls lors de son discours au Vel d'Hiv

Alors qu'il commémorait les 72 ans de la rafle du Vel d'Hiv, dimanche à Paris, Manuel Valls a condamné les "débordements inacceptables" de la veille lors de la manifestation non autorisée, en soutien aux Palestiniens.

Manuel Valls, Premier ministre au Vél d'Hiv. Photos Réveil FM International

Lors de son discours pour commémorer les 72 ans de la rafle du Vel d'Hiv, Manuel Valls est revenu sur les affrontements entre manifestants pro-palestiniens et les forces de l'ordre, samedi à Paris. Pour le Premier ministre "les débordements inacceptables" de samedi "justifie d'autant plus le choix qui a été fait avec courage par le ministre de l'Intérieur d'interdire une manifestation". "La France ne laissera pas les esprits provocateurs alimenter je ne sais quel conflit entre les communautés", a-t-il insisté. Lors de ce discours, il a rappelé que "la lutte contre l'antisémitisme n'est pas seulement le combat des Juifs", mais celui de "chacun d'entre nous, de toute une nation." Alors que plusieurs partis ont accusé le gouvernement d'attiser les tensions en interdisant le rassemblement de samedi – le Nouveau parti anticapitaliste, entre autres avait maintenu l'appel à la mobilisation - , le chef du gouvernement en a appelé "à la responsabilité collective, celle de tous les responsables politiques mais aussi de tous nos compatriotes".

"La France répondra avec la plus grande force, la plus grande intransigeance" Très applaudi à la fin de son intervention, Manuel Valls a qualifié les heurts de dimanche dernier en marge d'une manifestation pro-palestinienne autorisée, au cours de laquelle des manifestants avaient essayé de pénétrer dans deux synagogues situées rue des Tournelles et rue de la Roquette, de "faits d'une extrême gravité.

Elisabeth Guigou, Sénatrice. Photo Réveil FM International

Nicole Bricq, ex ministre. Photo Réveil FM International

Jacques Toubon , Défenseur des droits. Photo Réveil FM International

Des "morts aux Juifs" ont été entendus ce jour-là, "une fois de plus. Une fois de trop!", a déploré Manuel Valls. "On s'en est pris à nouveau à des synagogues" alors que "nos synagogues, comme nos églises, nos temples, nos mosquées ce sont notre patrimoine commun, ce sont des parties indivisibles de la France, protégées par notre idéal de laïcité", a-t-il insisté.

Et Manuel Valls de conclure, "parce qu'elle se souvient, la France répondra avec la plus grande force, la plus grande intransigeance. En tout lieu. Et toujours."

Des "actes intolérables" dénonce Cazeneuve

Dans la foulée, Bernard Cazeneuve a lui aussi justifié une nouvelle fois l'interdiction de la manifestation de samedi. "Ce qui a occasionné les débordements d'hier, c'est l'irresponsabilité de ceux qui ne tenant pas compte du contexte" et "ont bravé cette interdiction" de manifester, a insisté le patron de la place Beauvau, rappelant les violences du 13 juillet dans la capitale. "A partir du moment où des manifestations sont l'occasion d'actes de violences et de propos haineux, cela signifie que ces manifestations peuvent être l'occasion d'affrontements, de déploiements de haine et de violences qui n'ont pas vocation à ronger la République de l'intérieur", a-t-il martelé en marge des commémorations du Vel d'Hiv.

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Sénat: Céline André, première femme à accéder au poste de huissier !

Les Huissiers du Sénat se tiennent à la disposition des Sénateurs pour l'accueil de leurs visiteurs et l'acheminement des messages. En séance, ils sont à la disposition du Président et, lors des scrutins, ils recueillent les bulletins de vote des Sénateurs sous le contrôle des Secrétaires du Sénat.

La chaîne et l'épée, symboles des fonctions d'huissier

Jean-Pierre Bel, Président du Sénat et Céline André

Pour la première fois, une femme devient huissier du Sénat. Céline André, 34 ans, a reçu la chaîne et l'épée des mains de Jean-Pierre Bel, le mercredi 4 juin dernier. Pour la première fois, une femme, Céline André, est devenue mercredi huissier du Sénat, le président de la Haute Assemblée Jean-Pierre Bel (PS) lui ayant remis la chaîne et l’épée, symboles de ses nouvelles fonctions, à l’occasion d’une cérémonie dans l’hémicycle. Céline André, 34 ans, avait réussi le concours interne pour intégrer le corps des huissiers de la séance. Après avoir travaillé dans la gendarmerie nationale, elle était entrée au Sénat le 1er septembre 2009.

"Par le passé, j'ai travaillé durant sept années au sein de la gendarmerie et plus particulièrement dans le corps de la garde républicaine. Mon intérêt pour le service des huissiers de la séance et du protocole vient pour partie de cette expérience. Alors que j'étais en poste au ministère des Affaires Etrangères, ma fonction m'amenait à venir fréquemment au Sénat et à échanger avec certains agents. C'est alors que j'ai décidé de me présenter au concours d'agent du Sénat.

En 2009, j'ai eu la joie et la surprise d'être reçue à ce concours. Une femme était major de ce concours, Mme Emmanuelle Mourgue.

Le recrutement des huissiers se fait en interne et les postulants sont soumis à un concours probatoire ouvert aux cadres des fonctionnaires en tenue (agents, jardiniers, surveillants, etc.).

En 2013, sachant que je répondais aux conditions nécessaires pour me présenter au concours d'huissier (à savoir une ancienneté d'au moins 4 ans dans les cadres du Sénat et une taille minimum), j'ai décidé de tenter ma chance et je me suis inscrite auprès du service des ressources humaines et de la formation. Pour prétendre à ce poste, tous les candidats ont dû se préparer aux différentes épreuves (test de reconnaissance physionomique, test d'écoute, etc). Nous sommes deux lauréats. Mon collègue Stéphane Ranouil a été reçu premier de cet examen probatoire et, de nouveau, je suis très surprise et heureuse d'être reçue seconde (et dernière!). Je viens tout juste d'intégrer mon poste, depuis le 1er juin 2014.

Il me faut dire que l'accueil de ma haute hiérarchie, de mes responsables et de mes nouveaux collègues a été très chaleureux. Je ne vous cacherai pas combien j'ai été émue lorsque le président du Sénat m'a fait l'honneur de me remettre mon épée et ma chaîne, signes distinctifs de ma nouvelle fonction. Je me sens épaulée et cela me met en confiance dans l'apprentissage de ce nouveau métier.

Je ne ressens pas une impression particulière, ni nouvelle, concernant la féminisation des cadres car j'évolue depuis le début de ma carrière au Sénat dans un environnement mixte. Cependant, je vois bien, à travers tous les messages de félicitations de mes collègues, que ce premier poste de femme huissier ne laisse pas indifférent et je tiens à remercier toutes celles et ceux qui m'ont prodigué leurs encouragements. Le cadre des agents a intégré une première femme en 1987. Après cette date, tous les services ont été féminisés. Depuis le 1er janvier 2014, le cadre des surveillants du Palais a lui aussi intégré pour la première fois une femme, Mme Alicia Bleunven. Elle était même major de son concours.

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samedi 19 juillet 2014

La conférence mondiale sur le sida frappée par le crash en Ukraine

Une centaine des passagers du vol Malaysia Airlines – chercheurs, médecins, militants – se rendaient à cette conférence, à Melbourne, selon la presse australienne.

Une centaine des 283 passagers de l’avion malaisien qui s’est écrasé jeudi en Ukraine étaient en route pour la conférence mondiale sur le sida qui démarre ce week-end à Melbourne, avançaient vendredi les médias australiens. Chercheurs, praticiens et militants, tous spécialisés dans le domaine du sida, représentaient un bon tiers des passagers du vol MH17, rapportent les quotidiens The Australian et le Sydney Morning Herald, dont les informations ne pouvaient pas être confirmées dans l’immédiat.

Le Boeing 777 transportait 298 personnes (dont 15 membres d’équipage). Il effectuait la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur, où une partie des passagers devaient ensuite embarquer dans un vol pour Melbourne. Selon le Sydney Morning Herald, des participants à une réunion d’avant conférence, à Sydney, ont été informés qu’une centaine de leurs collègues étaient à bord de l’avion, abattu jeudi au-dessus de l’Ukraine par un missile selon des responsables américains.

La présidente de la Société internationale sur le sida, la Française Françoise Barré-Sinoussi, a indiqué ne pas pouvoir confirmer que 108 participants à la conférence internationale sur le sida étaient à bord. La conférence ne sera pas annulée, a ajouté la présidente. «Nous avons décidé de continuer, nous pensons à eux et nous savons que c’est ce qu’ils aimeraient que nous fassions.»

«Mes pensées et mes prières vont aux familles de ceux qui ont disparu tragiquement à bord du vol MH17. Beaucoup de passagers étaient en route pour la conférence AIDS2014 ici à Melbourne», a écrit sur son compte Twitter Michel Sidibe, directeur d’Onusida, le programme qui coordonne l’action des agence de l’Onu pour lutter contre la pandémie.

Le chercheur néerlandais Joep Lange, ancien président de la Société internationale sur le sida, faisait vraisemblablement partie des passagers. «Plusieurs chercheurs, militants et responsables étaient à bord du vol de Malaysian Airlines en route pour Melbourne», a réagi le professeur et activiste américain Gregg Gonsalves, lui aussi sur Twitter, citant le nom de Lange parmi les victimes.

La Société internationale sur le sida, qui organise la conférence internationale sur cette maladie, a confirmé dans un communiqué que «plusieurs de nos collègues et amis» étaient en route pour Melbourne à bord de l’appareil, mais n’a pas donné de chiffre. Cette conférence internationale se tient tous les deux ans et sa 20e édition ouvre dimanche à Melbourne.

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vendredi 18 juillet 2014

WikiStrike: L'avion de Poutine quasi identique au MH17 est passé au même endroit 37 minutes avant

Et si Poutine avait été visé ? L'assassiner au-dessus d'une région pro-russe en plein conflit, une aubaine et un rêve d'occidentaux...

L'avion de Poutine quasi identique au MH17 est passé au même endroit 37 minutes avant

Le vol MH17 de Malaysian Airlines suivait une trajectoire quasi identique à celle du jet du président russe Vladimir Poutine peu de temps avant le crash qui a fait 295 victimes, selon des sources citées par l'agence de presse Interfax.

« Je peux dire que l'avion de Poutine et le Boeing de la Malaysian Airlines se sont croisés au même point et au même échelon, à proximité de Varsovie, sur un échelon de 330-m, à une altitude de 10 000 mètres. Le jet présidentiel se trouvait à cet endroit à 16h21 heure de Moscou, et l'avion de la Malaysian Airlines à 15h44 heure de Moscou », a déclaré une source à l'agence de presse sous condition d'anonymat.

« Les contours des deux avions sont similaires, les dimensions linéaires sont également très similaires ; quant à la couleur, à forte distance, ils sont quasi identiques », a ajouté la source.

Le vol MH17, qui a décollé d'Amsterdam à destination de Kuala Lumpur et qui transportait 295 passagers, s'est écrasé en Ukraine.

Le vol commercial devait pénétrer dans l'espace aérien russe à 17h20 heure locale, mais ne l'a jamais fait, a déclaré une source de l'industrie d'aviation russe citée par Reuters.

L'avion s'est écrasé à 60 km de la frontière ; il avait un signal d'urgence, selon une source citée par ITAR-TASS.

Poutine passe 37 minutes, mais le MH17 a 15 minutes de retard, donc celui aurait dû se trouver devant à seulement 22 minutes.

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Crash en Ukraine : qui sont les passagers du vol MH17 ?

Le Boeing 777, qui s'est écrasé à l'est du pays jeudi, transportait 298 personnes, dont 15 membres d'équipage.

On commence à en savoir un peu plus sur l'identité des passagers du vol MH17, qui s'est écrasé en Ukraine, jeudi 17 juillet. Même si pour 20 d'entre eux, les identifications sont toujours en cours. Selon la compagnie Malaysia Airlines (en anglais), sur l'ensemble des passagers, 189 étaient Hollandais, 44 Malaysiens, dont les 15 membres de l'équipage, 27 Australiens, 12 Indonésiens, 9 Anglais, 4 Allemands, 4 Belges, 3 Philippins, 1 Canadien et 1 Néo-Zélandais. La nationalité de quatre passagers reste inconnu.

Par ailleurs, une centaine de personnes étaient en route pour la conférence mondiale sur le sida, qui démarre ce week-end à Melbourne (Australie). Le Boeing 777 effectuait la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur, où une partie des passagers devaient ensuite embarquer dans un vol pour Melbourne.

D'éminents chercheurs sur le sida

Buzzfeed (en anglais) signale que, parmi eux, se trouvait Joep Lange, un chercheur éminent sur le sida, ainsi que Glenn Raymond Thomas, un porte-parole du département halte à la tuberculose de l'OMS. Sur Twitter, des collègues leur ont rapidement rendu hommage.

"Joep Lange était un des principaux chercheurs et cliniciens sur le sida. Il était un militant dans l'âme. Parti trop tôt aujourd'hui sur vol de la Malaysia Airlines. Repose en paix".

"Triste d'apprendre que mon ami et collègue de l'@OMS qui se rendait à la @conférence_sur_le_sida de Melbourne se trouvait sur le vol #MH17. RIP #Glenn Thomas"

Selon le Huffingtonpost, la docteur Rachel Baggaley a, pour sa part, déclaré à Vox (en anglais), à propos de Glenn Raymond Thomas : "Je suis dévastée. C'était un collègue très proche avec qui je travaillais quotidiennement. Il venait tout juste de célébrer son anniversaire et avait prévu plein d'activités pour souligner l'événement."

La présidente de la Société internationale sur le sida, la Française Francoise Barré-Sinoussi, a indiqué que la conférence ne sera pas annulée : "Nous avons décidé de continuer, nous pensons à eux et nous savons que c'est ce qu'ils aimeraient que nous fassions."

The Guardian (en anglais) évoque, lui, la disparition de Pim de Kuijer, un ancien membre du Parlement européen. "Pim croyait à la bonne entente entre les pays, à un état de droit et à l'égalité pour tous, et il se battait pour ces idéaux à travers son travail et ses activités politiques. Je souhaite que nous lui rendions hommage en redoublant d'ardeur pour parvenir à vivre dans un monde en paix", a déclaré un de ses collègues et amis.

Des familles australiennes

Vingt-sept Australiens figurent parmi la liste des victimes. The Sidney Morning Herald (en anglais) évoque un couple, qui venait de se marier et qui effectuait un voyage de noces en Europe. Un grand-père et son petit-fils revenaient aussi du Vieux continent tout comme plusieurs familles avec des enfants. Une sœur travaillant dans une école se trouvait aussi parmi les passagers. "C'était une personne passionnée et aimée de tous" a déclaré au journal australien une étudiante.

Des enfants

Outre ceux des familles australiennes, il y aurait 85 enfants présents dans le vol MH17, selon François Beaudonnet, le correspondant de France 2 à Amsterdam.

Une famille déjà victime du vol MH370

Le sort s'acharne sur leur famille. Kaylene Mann avait déjà perdu son frère Rod et sa belle-soeur Mary, disparus dans le vol MH370 de la Malaysia Airlines en mars. Cette Australienne a appris vendredi que sa belle-fille Maree était à bord du vol MH17 de la même compagnie, rapporte Associated Press (en anglais).

D'après les témoignages recueillis par l'agence, Maree et son mari Albert, originaires de Melbourne, revenait de quatre semaines en Europe. La famille ne tient pas grief à Malaysia Airlines pour ce nouveau crash : "Personne ne pouvait prévoir que l'avion allait être abattu, ils n'y peuvent rien", répond un des membres.

Un steward dont la femme a échappé au drame du vol MH370

Sanjid Singh, steward de la Malaysia Airlines et membre d'équipage, fait partie des victimes, relaie l'Express, qui cite The Malaysianinsider (en anglais). L'homme n'était pas censé prendre l'avion. Il a changé à Kuala Lumpur (Malaisie) avec un autre membre de l'équipage. Mais l'histoire est plus dramatique encore. "Sa femme, hôtesse chez Malaysia Airlines, a échappé à la mort", explique le quotidien. Elle a laissé "sa place sur le vol MH370 à une collègue qui souhaitait aller à Pékin (Chine). Ce même vol de la Malaysia Airlines a disparu au large du Viêtnam avec 239 personnes à son bord", détaille l'Express.

Deux supporters du club de Newcastle

Parmi les neufs anglais figurent deux supporters du club de football de Newcastle : John Alder et Liam Sweeney. Le club a salué leur mémoire dans un communiqué (en anglais) : "la perte de John et Liam est une nouvelle vraiment dévastatrice", a déclaré Lee Charnley, l'un des cadres du club. Les deux hommes se rendaient en Nouvelle-Zélande pour suivre la tournée d'été de leur club.

Des Français ?

L'incertitude persiste, vendredi 18 juillet, après les errances du gouvernement français. Le ministre des Transports Frédéric Cuvillier n'était pas en mesure d'infirmer ou de confirmer la présence de Français à bord du vol MH17, rapporte RTL.

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Accrédités de Kingakati-Château Rouge-Barbès: "La guerre de tous contre tous" ?

Invisibles, sans adresse fixe connue, ils sont des fantômas ! Les accrédités de Kingakati-Château Rouge-Barbès sont des situationnistes, obscurantistes et zombies du net qui tapissent l'internet pour défendre le régime odieux, glouton en assassinat, sanguinaire, anti-peuple et autocratique d'alias Joseph Kabila. A Paris, c'est à visage découvert que Freddy Mulongo-Réveil FM International et Roger Bongos-Afrique Rédaction que nous nous exprimons librement bravant la terreur qui sévit actuellement au Congo-démocratique dans le chef des journalistes congolais dont la majorité est transformé en thuriféraires et coupagistes du régime.

Février 2011, Freddy Mulongo-Réveil FM International et Roger Bongos-Afrique Rédaction au Centre d'Accueil de la Presse Étrangère (Cape), le lendemain de l'agression de Roger Bongos par les barbouzes de Myra Ndjoku. Photos Réveil FM International, archives

Depuis 1999 sur la bande FM 105.4 Mhz à Kinshasa et depuis mars 2007 sur le net notre ligne éditoriale est la même: "Défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse". Il est bizarre de constater que ceux à qui nous avions librement donné la parole pour qu'ils s'expriment sur ce principe inaliénable de la "Liberté d'expression" aient le toupet et culot de nous dire que nous n'avions pas le droit d'interviewé Vital Kamerhe, président de l'UNC. Peut-être ont-ils cru que c'est pour leurs beaux yeux, leur intelligence, qu'on les avaient donné la libre parole dans nos médias, pas d'autres. Même un expulsé de Sarkozy, incapable d'acheter un café à 1,20 euro à quelqu'un s'est mis à supputer que nous avions reçu des millions pour faire l'interview. Pauvre type ! Le plus déconcertant est que ceux qui connaissent notre passion, notre dévouement pour notre métier, notre conscience professionnelle et probité ont pu garder silence. Des vrais lâches. "C'est par lâcheté qu'on perd ses amis, et pour les avoir perdus, on devient encore plus lâche" déclarait Jean Rostand. La presse a la mémoire, les journalistes ne sont pas des amnésiques.

Roger Bongos à Bercy. Photo Réveil FM International

Roger Bongos lors de l'exposition "Femmes Résistances" au Sénat. Photo Réveil FM International

Pour rappel: Le jour où notre confrère et frère Roger Bongos a été lâchement agressé par les barbouzes de Myra Ndjoku à la gare. Le premier média a réagir et à manifester sa solidarité fut Réveil FM International avant que Reporters Sans Frontières ne s'en mêle. Dans un article du mercredi 23 février 2011 intitulé: Face aux Kabileries et barbouzeries contre des journalistes Congolais, défendre la liberté d'expression, la liberté de presse ! Nous écrivions: A Paris, ville des lumières et capitale du pays des droits de l'homme, le dimanche 13 février 2011, notre confrère Roger Bongos a été sauvagement agressé à la Gare du Nord lors de la venue en catimini de Olive Lembe Disita Kabila, first lady du Congo dit "démocratique". Le Thalys était arrivé vers 14h45, Roger Bongos avec son réflexe journalistique, caméra aux bras s'était mis à filmer, les barbouzes qui accompagnaient Olive Lembe Disita Kabila, plus les "Tontons Macoutes" de Myra Ndjoku, ont plaqué Roger Bongos par terre, essayant de le traîner sur les rails, lui broyant les doigts pour qu'il relâche sa caméra. Dans cette agression gratuite en plein période d'opération "Vigipirate", notre confrère à protéger sa tête pour ne pas tomber dans le quai mais aussi la caméra. Roger Bongos a pu s'en sortir parce qu'il est un colosse, un vrai malabar, s'il était chétif sans doute qu'il y restait. C'est un "Gaulois" qui est venu à rescousse de notre confrère menaçant "Les barbouzes et Tontons Macoutes" avec cette phrase: "ça suffit maintenant, vous n'êtes pas dans une République bananière. Le journaliste a droit de faire son travail". Roger Bongos est le troisième journaliste de la République démocratique du Congo a être agressé gratuitement par les sbires du régime dictatorial totalitaire de Kinshasa. Les Kabileries riment avec barbouzeries.. Cette vidéo est un testament incontestable de l'engagement de notre confrère Roger Bongos.


OLIVE KABILA A LA GARE DU NORD VENUE EN CATIMINI par afriqueredaction

Sans ambages, nous avions mené une guerre médiatique au fameux ambassadeur plénipotentiaire Myra Ndjoku qui se comportait en barbouze à Paris. Il est décédé sans avoir réussi à accomplir sa mission de déstabilisation de la résistance congolaise en France.

Samedi 28 février 2012, Freddy Mulongo et Manuel Valls, Premier ministre à l'époque Directeur chargé de communication lors de la campagne de François Hollande, au Zénith de Limoges. Photo Réveil FM International, archives

Embrouilleurs, les accrédité de Kingakati-Château Rouge-Barbès sont des joséphistes turiféraires du régime de Kinshasa, ils sont des infiltrés dans la diaspora congolaise "Tokokundola bango nyonso". Les accrédité de Kingakati-Château Rouge-Barbès vivent sous l'eau "Na se ya mayi" dans les eaux profondes. Ils vivent cacher et ne sortent des eaux non pour prendre un bol d'air, de l'oxygène, non pour respirer l'air frais mais pour faire diversion, invente des allégations, fabrique des ragots, rumeurs et surtout torpiller le travail qui est fait par les Congolais dans la résistance.

Aéroport de Roissy Charles de Gaulle, Freddy Mulongo avant le voyage officiel du Premier ministre au Canada. Photos Réveil FM International, archives

La France est une grande nation, cinquième puissance mondiale, elle a beaucoup d'atouts. En France, on compte plus de 36 000 journalistes parmi eux une poignée des Congolais connus et reconnus. Nous ne sommes très nombreux à travailler avec les institutions françaises, mais ceux qui sont accrédités font du bon travail, leur indépendance d'esprit et professionnalisme sont reconnus. Il est vraiment aberrant que l'expulsé de Nicolas Sarkozy, ses fanatiques veuillent "moutonner" les journalistes de la diaspora congolaise. Alors que la liberté d'expression est fondamentale au pays de Voltaire, des écervelés croient qu'ils peuvent piétiner le droit des journalistes d'exercer librement leur métier sans retour de la manivelle ? Pourquoi un journaliste congolais n'a pas le droit d'interviewer qui il veut ? Qui a donc érigé cette censure au sein de la communauté congolaise ? Ceux qui se font appeler pompeusement "Excellence", sans ricaner, alors qu'ils n'ont aucun pouvoir et s'autorisent à vilipender les journalistes congolais qui font "En toute liberté" leur travail, que ne feront-ils pas si par malheur ils arrivaient au pouvoir ? Les journalistes seront muselés, bâillonnés voire assassinés comme avec le régime actuel de Kinshasa que nous dénonçons et déplorons. Pas question de se laisser faire, ni de se laisser piétiner par ceux là mêmes qui par leur autocratisme et gestion alambiquée du Congo ont contribué à la descente aux enfers du pays de Simon Kimbangu, et depuis des lustres qu'ils parlent de la libération, une vraie arlésienne qu'on ne voit rien venir !

Freddy Mulongo dans l'avion de la République française. Photo Réveil FM International, archives

Hélène Hug, journaliste politique de France 2 et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International, archives

Freddy Mulongo et l'équipage de l'avion de la République française. Photo Réveil FM International,archives

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jeudi 17 juillet 2014

"Allô, c'est Jean-Claude Muyambo, je suis à Kikwit" ! Fieffé menteur le fameux "Ami des animaux-440ha" se cache à Lubumbashi !

Le pot aux roses vient d'être découvert ! L'épouse du cabotin Jean-Claude Muyambo est juge présidente au parquet de Lubumbashi. C'est cette complicité qui explique la spoliation à grand échelle de celui qui s'est autoproclamé avocat et n'a jamais gagné aucun procès. C'est "Jojo" qui fait disparaître des plaintes et documents contre son spoliateur de mari au parquet. Une vraie mafia: Jean-Claude Muyambo spolie, "Jojo" la protège !

Jean-Claude Muyambo "Joe Dalton"

Depuis le décès le 12 juin dernier de Papa Paul Mujinga Kalala pour kidnapping, maltraitance et emprisonnement à la prison de Kassapa par le cabotin-spoliateur Jean-Claude Muyambo, papa Paul Mujinga Kalala qui repose désormais au cimetière de Kasungami côté commune Katuba à Lubumbashi, laissant dans la détresse, une veuve Mama Jeanne Kalume Kasongo et treize enfants. Papa Paul Mujinga Kalala n'était pas propriétaire mais gardien de la parcelle de Mama Théthé spoliée par Jean-Claude Muyambo. Coup de théâtre pour se soustraire des convocations de la justice, en bon fieffé menteur, Jean-Claude Muyambo se cache dans son "Muyambo Park" 440 ha mais répond au téléphone qu'il est à "Kikwit" dans la province du Bandundu. Et lorsqu'on se rabat sur les téléphones de ses avocats: Maître Akim: 00243813238370 et Michel: 00243818084292, c'est la même chanson. Un spoliateur est comme pyromane, il est pagailleur par nature, il fout la pagaille. Jean-Claude Muyambo dans sa spoliation effrénée à Lubumbashi a déjà un mort dans sa conscience.

Jean-Claude Muyambo "Joe Dalton"

Il se croit tout permis à Lubumbashi dans le Katanga. Fieffé menteur, Jean-Claude Muyambo, spoliateur

Signalons que le 4 février 2014, Papa Paul Mujinga Kalala n'était pas kidnappé seul. Il y a aussi Papa Gaby Kynugu Mukalay victime du kidnapping de Jean-Claude Muyambo. C'est sous la torture qu'on a arraché la signature à Papa Gaby Kyungu Mukalay afin que Jean-Claude Muyambo en devienne propriétaire. D'ailleurs à la mort de Papa Paul Mujinga Kalala à la prison de Kasapa, pour faire diversion Papa Gaby Kyungu Mukalay a été déplacé de la cellule 11 à celle du N°1. C'est "Jojo" la juge présidente et épouse de Jean-Claude Muyambo a fait des pressions sur le directeur de la prison de Kasapa, Monsieur Justin Kasuku.

Madame Claude Kabange Mulongo Lukomba, la "Jeanne d'Arc" de la dynastie Mulongo

C'est une femme qui fait peur à Jean-Claude Muyambo. Le terroriste est terrorisé, il vit caché à Lubumbashi mais répond à son téléphone qu'il est à Kikwit.

De manière décomplexée, avec beaucoup de détermination mais surtout en s'inspirant de son père David Mulongo Wakumu Nwa na Leza Diwi dia Ntambo, premier intellectuel, évolué à l'époque coloniale et administrateur de territoire à Malemba-Nkulu dans le Nord Katanga, que Madame Claude Kabange Mulongo Lukomba tient tête à l'un des mafieux de la province: Jean-Claude Muyambo. Homme de paix qui n'a jamais cherché noise à personne, pasteur méthodiste, David Mulongo Wa Kumwa Na Leza Diwi Dia Ntambo aura été toute sa vie un homme pacifique.

Madame Claude Kabange Mulongo Lukomba, est la fille cadette du pasteur. Comme toutes les filles cadettes, elle a été aimée, choyée et gâtée par ses parents. Elle n'a jamais manqué de rien. Peut-elle être impressionnée par un arriviste, opportuniste et situationniste comme le fameux cabotin Jean-Claude Muyambo ? Non.

Elle a organisé un collectif des victimes de Jean-Claude Muyambo, elle a porté plainte en bonne et due forme, avec des victimes, elle a mobilisé les Ong des droits de l'homme, elle vient avec les victimes d'écrire une lettre ouverte à Jean-Claude Muyambo ! A Paris et Bruxelles, ses avocats peaufinent les dossiers.

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Le Front Civil de Résistance Populaire, deux ans déjà !

Paul Kahumbu Ntumba, membre du Directoire du Front Civil de Résistance Populaire. Photo Réveil FM International, archives

Pour mieux agir il faut se structurer. Les "Lions" de la résistance qui ont combattu le régime du dictateur Mobutu qui l'ont mis KO et qui savent que le régime actuel d'usurpation qui règne par défi actuel des Mammouths joséphistes n'est qu'n régime de la grenouille qui veut être aussi grosse que le bœuf ! Le Directoire du Front Civil de Résistance Populaire a célébré ses deux ans d'existence à Lausanne, le 30 juin dernier, dans la sérénité: "une veillé d'arme, sans tambours ni trompettes pour constater le chemin parcouru". Comme on dit:"Bakendaka bokila na batu ya Makelele té", "On ne va jamais à la chasse avec des bruiteurs". A l'issue de leur réunion à huis clos Paul Kahumbu membre du Directoire a fait la déclaration suivante au nom du Front Civil de Résistance Populaire:

Avant de se rendre à Lausanne pour la veillée d'arme du Front Civil de Résistance Populaire, Jean-Kalama Ilunga, membre du Directoire avait répondu à nos questions au Centre George Pompidou Beaubourg à Paris. L'ancien conseil culturel de M'zée Laurent Désiré Kabila demeure égal à lui-même. Il n'a pas changé d'un seul iota ses convictions à l'égard du régime qui sévit à Kinshasa. Pour s'en convaincre il s'appui sur l'histoire que lui a connu, à la quelle il a participé: "Le Maréchal Mobutu était tout puissant, accueilli en grande pompe dans les capitales occidentales, craint par d'autres chefs d'Etat mais il a été renversé, sa fuite demeure historique...Le régime actuel qui a assassiné et trahi les idéaux de M'zée Laurent Désiré Kabila ne vaut rien, il est trop léger et ne pèse même pas sur l'échiquier national et international. Il se maintient par défi et terreur".

Jean-Kalama Ilunga. Photo Réveil FM International

Réveil FM International avait couvert la première veillée d'arme à Lausanne. Rétrospective:

Veillée d'armes avec Simon Kimbangu et Patrice Lumumba à Lausanne

Par Freddy Mulongo, jeudi 7 juillet 2011 Radio Réveil FM International

Des Congolais de la Suisse ont organisé le 2 juillet 2011 de 15h-22h30 au Pôle Sud à Lausanne, une veillée d'armes de réarmement moral avec deux figures de prou de la résistance congolaise, deux personnalités importantes du Congo: Simon Kimbangu et Patrice Emery Lumumba dont les discours et les actes pour la libération du Congo ont été passées au peigne fin, pour briser les chaînes de l'esclavage actuelles des apparatchiks josephistes, prédateurs de richesses du Congo. Le maître d'oeuvre de cette veillée d'arme pacifique: Paul Kahumbu Ntumba. L'ancien président de l'Udps Suisse, entré depuis en résistance contre l'occupation du Congo n'est allé par quatre chemins: "Nous ne sommes pas pour faire des jérémiades sur notre pays, le constat est connu. Nous sommes là pour réflechir, pourquoi nous nous sommes laissés faire ? Comment avons-nous accepter que des marchands du temple puissent entrer dans notre maison commune ? Et comment faire pour bouter dehors de notre pays des prédateurs vampirisants assoiffés de sang de congolais et de surcroît pillards de nos richesses ?" Les orateurs ont été à la hauteur: M'zée Pierre Yambuya, l'honoraire Directeur Général de la DGM a rappelé son passé de maquisards avec des vieux résistants depuis 1960 au lendemain de notre "indépendance". Il a signifié que la résistance congolaise doit se donner des vrais objectifs et des moyens pour des actions concrètes. Le Dr. Fweley Diangituka est allé dans le même sens, interpellant de vive voix les Congolais sur leur passivité face aux dérives dictatoriales du pouvoir de Kinshasa.

Patrice Emery Lumumba, l’un des pères de l’indépendance de la République Démocratique du Congo fut assassiné et inhumé dans une même fosse commune avec ses amis Mpolo et Okito à Shilatembo au Katanga. Photo Réveil FM International, archives

Les Congolais sont chosifiés, paupérisés à volonté par une bande de mafieux qui ont été chassés mais qui sont revenu avec les méthodes et les mêmes erreurs. C'est la même classe politique constitué des mammouths et dinosaures saupoudré de quelques Kadogos, Nitendoïstes, arrivistes, parvenus et opportunistes qui règne au Congo. Ni Tata Simon Kimbangu, ni Patrice Emery Lumumba n'ont pris des armes pour gagner les coloniaux. Leur force mental, convictions politiques libératrices et incorruptibilité étaient déterminants face aux forces maléfiques des coloniaux dont la tactique était simple : diviser pour mieux régner par la corruption. Si Tata Simon Kimbangu était corruptible, il n'aurait pas été le plus long prisonnier de la terre africaine, 30 ans de prison alors que Nelson Mandela n'en a fait que 27. Si Patrice Emery Lumumba n'aimait pas le Congo, n'avait pas une vision unitaire de ce pays, était corruptible comme d'autres congolais qui l'ont trahi, il serait resté longtemps au pouvoir. Dans le premier gouvernement de Mobutu, après son coup d'Etat de novembre 1965, on retrouvait les mêmes pseudo-lumumbistes qui l'avaient trahi. Le tout-puissant Mobutu Sese Seko n'a jamais pensé qu'il quitterait le pouvoir par la petite porte en fuyant le Congo. Devenu dictateur et autoproclamé Maréchal, l'ogre de Kawele qui avait un palais à Savigny, n'y mettait plus les pieds tellement des Congolais de la Suisse s'étaient dressés comme un seul homme face à sa dictature. Même la Suisse oú il avait un palais s'était permis de lui refuser le visa. L'homme qui avait pillè le Congo, dont la toque de léopard équivalait à la dette extérieur de la République démocratique du Congo ex-Zaïre, est mort au Maroc dans un anonymat complet, enterré par 14 personnes. Joseph Kabila avec sa dictature totalitaire et sa mains mise sur toutes les institutions du Congo, est sur les traces de Mobtu Sese Seko. Les fronts de Congolais de la Suisse sont dressés contre la dictature de Jo Ka et ses Joséphistes-Mobutistes qui ont fait du Congo, un Non-Etat.

Samedi 2 juillet 2011, Freddy Mulongo et Paul Kahumbu Ntumba, architecte de la veillée d'armes, au Pôle Sud à Lausanne. Photo Réveil FM International, archives

En France, Henri Queuille, homme politique français, plusieurs fois ministre sous la Troisième République, qui fut trois fois président du Conseil sous la Quatrième République, est connu non seulement en raison de sa longue carrière politique, en particulier sous la IVe République, et mais surtout des citations lapidaires qu'il a pu faire sur l'exercice du pouvoir, Henri Queuille (« le petit père Queuille », comme on le surnommait) a fini par devenir le symbole de l'inefficacité et du discrédit de la IVe République, empêtrée dans le régime des partis et, plus généralement, d'une certaine conception de la politique placée sous le sceau de l'impuissance fataliste et cynique. Ses jugements politiques devinrent des vérités ! "La politique, ce n'est pas de résoudre les problèmes, c'est de faire taire ceux qui les posent"

En République démocratique du Congo on fait taire des Congolais par des assassinats, arrestations arbitraires, viols, tortures, empoisonnements...en toute impunité. Des troubadours dont la macabreuse vision est la balkanisation du Congo arrivent avec Kalachnikov à la main, pillent, violent, tuent, emprisonnent de paisibles citoyens parce qu'ils se sont emparés du pouvoir. Ils esclavagent et colonisent à leur gré. Puisque Mobutu Sese seko a fait 32 ans au pouvoir, les Kuluneurs de la République estiment qu'ils doivent en faire autant. Ils tripatouillent à la Constitution à leur guise, ils achètent les consciences de quelque séditieux et ambitieux avec de miettes du pillage de l'économie congolaise. Les nouveaux millionnaires du dimanche ne lésinent sur aucun moyen. Ils se pavanent en étalant leur richesse acquise en un temps record. Et pourtant, le Congolais vit aujourd'hui avec moins de 1$ par jour, 90% de Congolais sont chômeurs, 5 millions d'enfants sont analphabètes, les shegués ou enfants de la rue sont dans toutes les grandes villes du pays...

En hypothéquant les richesses congolaises, avec des contrats léonins Chinois, les Kuluneurs en cravate de la République espéraient enter-louper les congolais en silence. Il s'avère que des chinois font de clones de beignets (Mikaté) concurrençant de mamans congolaises dans leur petit gagne pain. Les deux fontaines délestées en eau de la place de la gare centrale à Kinshasa signifie-t-il le développement du Congo ? Le Congo est plus que par terre, dans un bas fond, seul une réappropriation des idéaux de Simon Kimbangu et Patrice Emery Lumumba par des Congolais peut permettre un sursaut.

Paul Kahumbu Ntumba, Dr.Fweley Diangituka et tous les Résistants-Patriotes-Combattants de la Suisse nous interpellent mais en indiquant de pistes pour la refondation et la renaissance du Grand Congo: Kongo dia Ntotila.

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mercredi 16 juillet 2014

Le Club Med sera-t-il italien ou franco-chinois ?

La marque mythique de vacances "tout compris" fait l'objet de deux projets de reprises. Un franco-chinois avec l'appui de l'actuelle direction, l'autre italien.

Vendredi 26 juin 2009, Henri Giscard d’Estaing pdg du Club Med et Freddy Mulongo au cours d'un petit-déjeuner de presse au restaurant Galvacher rue de Ternes dans le 17e Arrondissement. Photo Réveil FM International, archives

Qui pour reprendre le Club Med ? La marque mythique créée après guerre par Gilbert Trigano, et devenue le symbole du farniente pour la génération des baby-boomers, est au cœur d’une bataille financière. Depuis mardi, l’homme d’affaire Andrea Bonomi a semé la panique parmi son équipe dirigeante en lançant une OPA si belle qu’elle en devient aussi étonnante qu’un conte de fées : avec lui, ce n’est plus le soleil et les nanas qui tombent à gogo, ce sont les millions d’euros. Bonomi promet de relancer avec maestria une société qui accumule les déboires depuis quinze ans.

Pour le président du club depuis 2002, Henri Giscard d’Estaing – le fils de VGE- c’est une véritable douche froide. Il s’apprêtait à boucler sa propre OPA sur le Club, après un an et demi de déboires juridiques. Il a le soutien du fonds d’investissement français Ardian et surtout du chinois Fossun : Ardian et Fossun devaient se partager le capital – 46% chacun- et vendre les 8% restant aux dirigeants du club, dont bien sûr Henri Giscard d’Estaing. L’objectif des managers et des Chinois était simple : développer le Club Med en Asie, et surtout en Chine, où une nouvelle classe moyenne encore peu habituée à prendre des vacances et à partir librement visiter le monde, serait parfaitement adaptée au concept du "tout compris" et à la semaine passée sous cloche, avec animations et divertissements sur place.

Une clientèle européenne plus rare

Ce développement serait enfin l’occasion pour le Club de gagner de nouveaux clients, après avoir perdu au fil des ans une bonne partie de sa clientèle européenne. Ces dernières années, la stratégie Giscard fut de parier sur la montée en gamme. Il est parti du constat que sa formule de base était imitée par de nombreux hôtels, pour bien moins cher. Il a donc décidé de fermer peu à peu les "3 tridents" pour ouvrir à la place des "5 tridents", investissant un milliard en 10 ans sur la mutation. Une transformation que les professionnels ont jugée positive, que la bourse a appréciée, mais qui se heurte à la crise économique du sud de l’Europe, principale cliente des clubs : les "5 tridents" c’est bien, mais c’est très cher. Et les perspectives de développement restent du coup faibles… Ce qui oblige le Club à partir draguer les nouveaux riches chinois.

C’est ainsi que Henri a inauguré sa première station de ski en Chine en 2010, et dans la foulée, il s’est lié avec le groupe Fossun, qui lui a ouvert les clés de ce marché : c’est Fossun qui trouve les terrains, négocie avec l’état, et investit sur place. Et comme les Chinois sont déjà les premiers clients des Clubs en Indonésie, ou aux Maldives, il s’est dit qu’il pouvait aller encore plus loin : devenir copropriétaire du club, avec le soutien des équipes actuelles.

Un projet d'OPA contrarié

Ce premier projet d’OPA a été présenté en… mai 2012, il y a donc plus d’un an. Il n’a pas suscité un immense intérêt médiatique, tant il paraissait joué d’avance, et soutenu par le président du Club. Mais des actionnaires minoritaires ont aussitôt porté plainte, jugeant bien trop basse l’offre du tandem Fossun-Ardian, à 17,5 euros par action. Ils ont bloqué la machine pendant plus de 9 mois : ce n’est que le 29 avril que la justice a autorisé définitivement l’OPA, au cours décidé par les principaux actionnaires… sans aucun doute bien trop pingres. Cela va leur coûter cher.

Car entre temps, la partie s’est compliquée : un homme d’affaire italien a commencé à grignoter le capital. Andrea Bonomi est à sa façon un esthète : il collectionne les belles marques abandonnées, comme Ducati ou Aston Martin, ou en difficultés, comme le parc de loisir espagnol PortAventura. Il les achète pas cher, il investit, il relance et revend plus cher. Ça ne marche pas à tous les coups : il n’a pas brillé sur la reprise de Banco popolare de Milano, sombre affaire financière, qui lui a valu une grosse enquête de la banque d’Italie sur les conditions opaques de sa prise de pouvoir, et qui n’a pas donné de bénéfices pour ses amis. Sa réputation en a pris un petit coup dans la Péninsule.

Bonomi en duo avec Sol Kerzner

Depuis la fin de cet hiver, Bonomi a décidé de faire un coup sur le Club Med : il a fait le calcul que le prix proposé par les amis de Giscard était trop faible. Il a donc accumulé 10% du capital, et il a annoncé cette semaine qu’il rachetait tout le reste pour 21 euros l’action, soit 22% de plus que les franco-chinois. Un chèque global de 790 millions. "C’est un prix très élevé, fait pour décourager une contre-offre ou une réaction de notre part", analyse-t-on dans le camp Giscard, atterré.

Car Bonomi se conduit comme le Père Noël : il rachète plus cher et ensuite, il promet d’investir plus. Il lancera les projets chinois que promettait Giscard, et en plus, il ouvrira de nouveaux clubs en Europe et même en France, pourtant déjà surcouverte. Il est épaulé par un nom magique du milieu hôtelier : le magnat sud-africain Sol Kerzner : ce vieux grand Manitou de l’hôtellerie a créé la chaine de luxe One et only, ou l’immense complexe Atlantis de Dubaï. Il connait bien le métier…

Les actionnaires parient sur Bonomi

Bref, l’équipe Giscard promettait de rester sage. L’équipe Bonomi promet de développer la marque à tout va, pour justifier son prix de rachat très élevé. C’est cela qui consterne Giscard, car il pense que dans le passé, lui ou ses prédécesseurs Gilbert et Serge Trigano, puis Philippe Bourguignon, ont déjà tout tenté pour sauver le Club. Ils ont fait des simples hôtels, des villas, des espèces de campings pour jeunes, des clubs musicaux, des restos, des vêtements, de l’huile bronzante, des gymnases… Ils ont tout fait et n’ont jamais réussi à développer la marque, qui reste scotchée à son image de club tout compris (et désormais hors de prix).

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Espionnage : Barack Obama téléphone à Angela Merkel pour la rassurer

Le torchon brûle entre Berlin et Washington. Alors que les autorités allemandes ont, dans un geste rarissime, demandé le départ du chef des services secrets américains de leur territoire, Barack Obama a décroché son téléphone pour discuter avec Angela Merkel, mardi 15 juillet.

« Le président et la chancelière (...) ont échangé leurs points de vue sur la coopération entre services de renseignement américains et allemands et le président a dit qu'il maintiendrait un contact étroit sur la façon d'améliorer la coopération », indique la Maison Blanche dans un communiqué, sans plus de détails.

« Nous ne vivons plus à l'époque de la guerre froide »

Quelques jours plus tôt, l'interpellation en Allemagne de deux personnes soupçonnées d'avoir espionné pour le compte de Washington avait jeté un nouveau froid entre les Etats-Unis et l'Allemagne. En représailles, Berlin a pris la spectaculaire décision d'expulser le patron du renseignement américain en Allemagne.

Après ces événements, Angela Merkel avait expliqué à quel point Berlin et Washington étaient totalement en désaccord sur la façon d'envisager le rôle des services de renseignement, et appelé les Américains à changer de comportement en matière d'espionnage.

« J'espère naturellement que quelque chose va changer. Nous ne vivons plus à l'époque de la guerre froide où chacun s'est probablement méfié de chacun. » Pour tenter d'apaiser les tensions, le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, avait fait un premier pas dimanche à Vienne lors d'une conférence de presse avec son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier, jugeant que les deux alliés restaient « de bons amis ».

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mardi 15 juillet 2014

Taubira comparée à un singe : 9 mois de prison pour une ex-candidate FN

Anne-Sophie Leclere avait assumé un photomontage diffusé sur son compte Facebook, sur lequel la garde des Sceaux est assimilée à un singe.

Anne-Sophie Leclere, ex-candidate FN dans les Ardennes.

Anne-Sophie Leclère, ex-tête de liste FN aux municipales à Rethel (Ardennes), a été condamnée mardi 15 juillet par le tribunal de Cayenne à neuf mois de prison ferme et 5 ans d'inéligibilité pour avoir comparé la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, à un singe.

Le tribunal, saisi d'une plainte du mouvement guyanais Walwari, est allé au-delà des réquisitions du parquet en prononçant cette peine, assortie d'une amende de 50.000 euros. Il a également condamné le Front national à 30.000 euros d'amende.

Anne-Sophie Leclère avait été exclue du FN en décembre 2013. "A la limite, je préfère la voir [Christian Taubira, NDLR] dans un arbre après les branches que la voir au gouvernement comme ça", avait lancé la candidate du FN dans le reportage de France 2. Cette commerçante de 33 ans, au FN depuis 2012, avait aussi assumé un photomontage diffusé sur son compte Facebook sur lequel la garde des Sceaux est assimilée à un singe. Sa sortie avait provoqué un tollé politique.


Une candidate FN compare Taubira à un singe par LeNouvelObservateur Une candidate FN compare Taubira à un singe par LeNouvelObservateur

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Lettre ouverte de Reporters sans frontières au président de la République française

Christophe Deloire, Secrétaire général de Reporters sans frontières

A l’occasion du voyage en Côte d’Ivoire et au Tchad du président de la République française, Reporters sans frontières publie une lettre ouverte à François Hollande lui demandant d’aborder, lors de ses échanges avec ses homologues africains, l’affaire Guy-André Kieffer en Côte d’Ivoire ainsi que les violations du droit à l’information et les emprisonnements de journalistes au Tchad.

Paris, le 15 juillet 2014

Monsieur le Président,

A l’occasion de votre prochain déplacement en Côte d’Ivoire, au Niger et au Tchad, Reporters sans frontières, organisation de défense de la liberté de l’information, souhaite que vous abordiez avec vos homologues les questions de la liberté de la presse et de la lutte contre l’impunité des crimes commis contre les journalistes.

L’absence d’élucidation de la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer à Abidjan en 2004 continue de préoccuper Reporters sans frontières, partie civile dans la procédure judiciaire en France. Reçu en mai dernier par le président de la République, Alassane Ouattara, le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, avait évoqué l’impasse dans laquelle se trouve l’enquête tant à Paris qu’à Abidjan. Il avait alors demandé l’audition de témoins, qui n’ont pas encore été entendus ou pourraient, pour ceux qui l’ont déjà été, s’exprimer plus librement dix années plus tard, dans un contexte politique modifié. Le 3 juillet, par la voix de son ministre de la Justice, Gnénéma Coulibaly, la Côte d’Ivoire s’est engagée à rouvrir les auditions et assuré que « la procédure Kieffer ira à son terme ». Alors que la France s’engage à soutenir la justice et la réconciliation en Côté d’Ivoire, Reporters sans frontières espère que des signes forts pourront être donnés avec notamment la mise en place d’une commission d’enquête spéciale ou d’une cellule commune d’instruction avec les juges français et ivoiriens qui permettrait une avancée plus rapide du dossier.

Christophe Deloire, Secrétaire général de Reporters sans frontières

Reporters sans frontières connaît les intérêts stratégiques qui lient la France et le Tchad, tout particulièrement depuis les interventions au Mali et en Centrafrique. Pour l’organisation, ces préoccupations sécuritaires ne doivent toutefois pas faire oublier les chantiers à mettre en œuvre afin d’établir durablement la démocratie dans le pays. Le gouvernement du Tchad continue de violer les droits de l’homme au quotidien, notamment ceux des journalistes. Au cours de l’année écoulée, cinq journalistes ont été emprisonnés. Ceux qui ont été remis en liberté sont toujours sous le coup de condamnations avec sursis qui les empêchent de travailler librement. Reporters sans frontières a essayé à plusieurs reprises de se rendre sur place pour dialoguer avec les autorités, mais continue de se heurter au silence de l’ambassade du Tchad à Paris, qui ne donne pas suite à ses demandes de visas. Reporters sans frontières demande que les questions de la liberté des journalistes et de la capacité de l’organisation à se rendre dans le pays soient abordées lors de vos discussions avec le président Idriss Déby Itno. Il est crucial que la coopération militaire et sécuritaire entre les deux pays n’incite pas la France à fermer les yeux sur des actions répressives des libertés fondamentales dont la liberté d’information.

Je vous remercie de l’attention que vous porterez à cette demande et vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération.

Christophe Deloire, Secrétaire général de Reporters sans frontières

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Grandiose feu d'artifice du 14 juillet 2014 depuis la tour Eiffel

Le spectacle pyrotechnique tiré depuis la Tour Eiffel aura nécessité pas moins de six mois de préparation.

Feu d'artifice du 14 juillet 2014 à Paris

C'est le metteur en scène Christophe Berthonneau, du Groupe F, qui était chargé de réaliser le spectacle pyrotechnique qui célébrait le centenaire du début de la Première guerre mondiale. Le feu d'artifice a rendu hommage aux soldats morts et avait pour thème "Guerre et Paix".

Feu d'artifice du 14 juillet 2014 à Paris

Le spectacle, d'une duré de 35 minutes, aura nécessité pas moins de six mois de préparation, mobilisé une cinquantaine de personnes pour un coût de 500.000 euros. L’œuvre pyrotechnique, mais aussi musicale, aura réuni quelques 500.000 spectateurs.

Pour les malchanceux qui ont raté le spectacle, "Réveil FM International" vous propose de revoir le feu d'artifice du 14 juillet :
Feu d'artifice du 14 Juillet au Champ de Mars

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Photos 14 juillet à Paris. Sans Commentaires !

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La Fête nationale du 14 juillet avec le meilleur du Web

14 juillet les Champs-Elysées

FÊTE NATIONALE - Le défilé du 14 juillet a marqué lundi à Paris la première grande étape des célébrations du centenaire de la Première Guerre mondiale. Étaient présents les représentants de près de 80 nations impliquées dans le conflit. "Sur les Champs-Elysées, la moitié des Nations du monde est représentée", a affirmé le président François Hollande dans un message diffusé à l'occasion de la fête nationale.

De nombreux pays invités fournirent des combattants, d'autres, comme la Chine, des travailleurs, pendant les quatre ans du conflit. Nombre d'entre eux étaient alors intégrés aux grands empires coloniaux, dont la Grande Guerre a amorcé le démantèlement. Malgré un début de polémique, l'Algérie ainsi que le Vietnam seront représentés. L'occasion de rendre hommage aux quelque 430.000 soldats venus de l'ensemble des colonies françaises, d'Afrique et d'Asie, pour combattre en Europe.

Un peloton de militaires français, dans la tenue bleu horizon des soldats de 1914, a accompagné les délégations étrangères. Et le Choeur de l'armée française a entonné des chants de "poilus", avant le défilé militaire qui s'est élancé vers 10h30. Les célébrations sur les Champs-Elysées se sont achevées par un lâcher de colombes. Les Parisiens avaient ensuite l'occasion de prolonger la journée autour notamment d'un "bivouac des Poilus" reconstitué dans le jardin des Tuileries. D'autres cérémonies ont lieu un peu partout en France à l'occasion de cette Fête nationale.

Les cérémonies de la Fête nationale avec le meilleur du Web:

14 juillet 13h58

C'est l'une des principales annonces du chef de l'Etat. François Hollande a annoncé que l'Etat s'efforcerait de réduire les impôts de "plusieurs centaines de milliers de Français" l'an prochain, en plus des baisses prévues dès 2014.

"On fera en sorte qu'il y ait plusieurs centaines de milliers de Français qui payent moins d'impôts", a déclaré François Hollande, interrogé sur le nombre de contribuables supplémentaires concernés en plus du geste fiscal consenti cette année pour plus de 3 millions de ménages modestes.

14 juillet 13h54

Hollande reste muet sur sa vie privée. Le chef de l'Etat donnera des informations quand il en aura, mais ce n'est pas le cas à ce jour.

14 juillet 13h53

Une primaire PS? "Peu m'importe" Sur une primaire PS, "peu m'importe" dit Hollande. "Ma seule priorité, c'est que notre pays soit fort" affirme le président, qui reprend au passage sa célèbre anaphore: "Moi, président de la République".

14 juillet 13h46

Sur la mise en examen de Sarkozy, Hollande refuse de commenter au nom de l'indépendance de la justice. Ceux qui accusent la justice d'être instrumentalisée "ne comprennent rien" affirme-t-il.

14 juillet 13h43

Hollande rappelle qu'il est favorable au droit de vote des étrangers aux élections locales mais veut "un consensus" sur la question. Il aurait besoin d'une réforme constitutionnelle et donc des 3/5e du Congrès, ce qui n'est pas du tout acquis pour le moment.

14 juillet 13h37

"Israël peut se défendre s'il est attaqué" mais "doit avoir de la retenue". Hollande appelle à un cessez-le-feu à Gaza. "Il n'y aura aucune tolérance" face à l'antisémitisme en France assure aussi le président, qui réaffirme la position française pour un Etat palestinien.

14 juillet 13h34

François Hollande le répète. "La reprise, elle est là, ne la gâchons pas par des politiques d'austérité" lance le président qui affirme travailler sur le plan européen avec Renzi pour favoriser la croissance.

14 juillet 13h29

Hollande assure qu'il est en phase avec son Premier ministre sur le plan politique. "Il n'y a rien qui peut nous séparer" sur le plan politique, assure Hollande en parlant de Valls 14 juillet 13h20

"Diminuer les impôts", "baisser le coût du travail", François Hollande réaffirme ses objectifs dans son interview du 14 juillet.

14 juillet 11h59

Une cérémonie de clôture en hommage à la paix. Comme prévu, des jeunes des 80 nations invitées ont rendu hommage à la paix avec une chorégraphie et un lâcher de colombes qui laisse certains perplexes.

14 juillet 11h41

Comme le note Francetvinfo, les chars Leclerc n'avaient pas défilé sur les Champs-Elysées depuis 2011. Les voici de retour.

14 juillet 11h23

Les pompiers aussi défilent sur les Champs-Elysées.

14 juillet 10h43

C'est parti pour le défilé aérien de la patrouille de France.

14 juillet 10h36

L'Algérie a bien participé à la parade des emblèmes mais le Vietnam s'est abstenu.

14 juillet 09h44

Le collectif "Hollande démission" bien décidé à perturber le 14 juillet. Sur les Champs-Elysées, ils se sont fait entendre dès ce matin avec des sifflets adressés à François Hollande alors qu'il passait en revue les troupes. Cet après-midi, ils manifesteront au Mur de la paix. Le collectif "Hollande démission" veut profiter du 14 juillet pour affirmer son opposition à François Hollande et au gouvernement.

Sur Twitter, ces opposants situés à droite, voire à l'extrême-droite de l'échiquier politique se mobilisent et publient des images avant le défilé. Le compte Huons nos ministres est également très actif.

14 juillet 09h25

Les Poilus à l'honneur des célébrations du 14 juillet.

Centenaire de la Première guerre mondiale oblige, un hommage particulier sera rendu aux Poilus, avec des soldats habillés de leurs uniformes bleu ciel pour l'occasion:

14 juillet 09h06

Pas de chefs d'Etat étrangers dans la tribune officielle. Pour représenter les 80 nations invitées, ce sont des ministres de la Défense ou des diplomates qui ont été invités.

14 juillet 08h54

La Légion étrangère n'a pas le monopole des costumes étonnants. Avec leurs barbes, leurs haches et leurs tabliers, les sapeurs de la Légion étrangère ne passe pas inaperçu. Dans ce registre, les militaires grecs, en costume traditionnel, s'en sortent eux aussi plutôt bien:

14 juillet 08h44

A paris, les cérémonies s'ouvriront à 10h20 par une parade des emblèmes en présence de près de 80 pays, avant le traditionnel défilé aérien (10h35) puis la marche des troupes (10h45).

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Fête du 14 juillet: Christiane Taubira (ré)explique pourquoi elle n'a pas chanté La Marseillaise

Christiane Taubira, ministre de la justice et garde des sceaux

FÊTE NATIONALE - Présente aux cérémonies du 14 juillet à Paris, la garde des Sceaux, Christiane Taubira, n'a une nouvelle fois pas chanté La Marseillaise. Au micro de France Télévisions, la ministre a réexpliqué pourquoi elle ne l'a pas fait.

"Je ne chanterai jamais La Marseillaise lorsqu'il y a une chanteuse lyrique ou un chanteur lyrique. Je ne chanterai jamais La Marseillaise lorsque c'est un grand moment de recueillement", a martelé Christiane Taubira.

"S'ils veulent faire un feuilleton, ils le feront, continue-t-elle. Je chante La Marseillaise, je l'ai chantée dans de nombreuses circonstances. Je l'ai chanté encore hier soir (dimanche) au ministère de la Défense. Je la chanterai chaque fois que la circonstance justifie que je la chante et je la chante en respectant ce chant. Parce que je ne perds pas de vue, je ne perds jamais la mémoire de ce qu'a représenté le sacrifice considérable, colossal, pour celles et ceux qui sont partis pour défendre la paix, pour défendre la liberté."

"J'ai trop de respect pour ça, dit-elle sur France Télévisions. Par conséquent je n'instrumentalise pas ce chant. Je sais lorsqu'il faut se recueillir, je sais lorsqu'on peut le chanter presque en braillant dans des meetings, dans des réunions publiques, dans des moments de fête, mais lorsqu'il y a une voix lyrique qui s'élève, je ne mêle pas la mienne."

Le précédent du 11 mai

Le 11 mai, lors de la commémoration de l'esclavage, la ministre de la Défense n'avait pas entonné La Marseillaise, pour la même raison. L'UMP et l'extrême droite avaient alors attisé la polémique.

Face au tollé provoqué, Christiane Taubira avait ensuite publié ce message sur Facebook pour se justifier:

Christiane Taubira Government Official · 80,091 Likes · May 11 ·

Tribune : Halte au rapt !

Ils se sont lassés. Assez vite, ma foi. J’allais presque dire dommage, les ayant connus plus durablement hargneux. Le crime ? Je n’ai pas chanté la Marseillaise ce 10 mai place du général Catroux, belle figure républicaine et résistante, lors de la cérémonie en hommage au général Dumas, glorieux héros méconnu. Pour leur pleine information, et désolée pour ceux qui voudraient me soumettre à la gégène, j’avoue n’avoir pas chanté le même jour, le même après-midi lors de la cérémonie officielle au jardin du Luxembourg.

Luxembourg. Quand, à la note exacte, au-dessus de l’orchestre, la voix de la soliste se détache…j’écoute. Et j’écoute jusqu’au bout. A la fin, ayant salué l’orchestre de la tête, je félicite la cantatrice, qui glisse dans la conversation être d’origine haïtienne mais n’avoir jamais vécu à Haïti.

Place Catroux. Quand, dans le premier silence de l’orchestre, monte la voix, masculine cette fois, bravant le crachin, j’écoute. Est-ce la technique est-ce l’acoustique, la voix, par moments, tressaille. J’en parle avec quelqu’un qui me dit que d’où il était, il n’entendait que par à-coups, ‘c’est sûrement la sono, madame’.

Lorsque, en fin de réunion publique, emportés par une ferveur désordonnée, nous entamons la Marseillaise, chacun y va de son lot de dissonances et le chant le plus maltraité de France retentit, revigoré par ces centaines, ces milliers de voix qui disent, plus encore que le souvenir enflammé des grandes heures du passé, l’exaltation du moment vécu ensemble là, conjurant les difficultés, l’inquiétude, la peur, criant confiance en l’avenir. J’y vais alors gaillardement de ma part de fausses notes.

Sinon, j’écoute. Le timbre, la tonalité, la première note et là où elle mènera le chant.

Déjà, pour le bicentenaire de la Révolution, lorsque, sur la place de la Concorde, place de réconciliation après la Terreur, après les tambours, puis les instruments à vent, puis les cuivres et la flûte traversière, un silence, et s’élève la voix sublime et fougueuse de la soprano Jessye Norman entonnant le sixième couplet, Amour sacré de la patrie… Liberté liberté chérie… c’est soudain le courage, la force, la puissance, et tout d’un coup l’ardeur et la vaillance de ceux qui allèrent au combat en tutoyant la mort, qui envahissent l’espace et l’esprit. J’écoute.

Il arrive que le chœur de foule, à contretemps des choristes, s’il trouve son tempo et sa tessiture, basse contre voix ténor, aigüe contre voix alto, dégage une harmonie singulière. Le résultat est rare.

Mais certaines circonstances appellent davantage au recueillement… qu’au karaoké d’estrade.

Ainsi de ce 8 mai quand la chorale militaire entonne la Marseillaise, puis le chant des Partisans, deux chants suprêmes, souverains, témoins d’époques d’extrême violence, le Chant de guerre pour l’armée du Rhin et le Chant de ralliement des Résistants. Des deux la chorale fait une œuvre d’art…qu’elle achève dans ce murmure poignant des partisans, ouvriers et paysans. J’écoute. Solennellement. Demain c’est la journée de l’Europe. Quel chemin parcouru ! Mais quels périls encore !

Jessye Norman avançait superbement drapée dans une robe bleue blanche et rouge. Car le drapeau aux trois couleurs fut, à sa naissance, l’emblème de la révolte contre l’oppression et l’inégalité, la bannière d’espoir pour une société meilleure, puis devint l’étendard de la devise, la fraternité magnifiant la liberté et l’égalité.

Halte donc au rapt ! Sur l’hymne, le drapeau, la Nation, la République. Halte au holdup sur l’Histoire par celles-là et ceux-là qui se vautrent dans leur confort de classe, prêchent l’exclusion et le repli, et qui, par ces intimidations et ces traques, affichent des pratiques de miliciens.

Ils jouent, en ricanant, la même partition sur l’Europe. Les voilà champions des désespérés. Repus de rente électorale, ils moissonnent sans effort la fureur de ceux que l’économie malmène, qui ne croient plus en eux-mêmes, ne savent plus de quelle grandeur ils furent capables et, désorientés par ces sirènes, se perdent dans le ressentiment et la mésestime de soi.

On dirait la défaite des Lumières. Mais comme pour la défaite de Platon, ce n’est qu’une illusion d’optique. Ni l’exhibitionnisme pseudo-patriotique, ni le tapage de ceux qui se prennent pour les régisseurs de nos émotions, ni même cette florissante industrie de prestidigitation électorale n’ont pouvoir de raturer l’Histoire de ce pays, les conquêtes de la raison, l’empire de la volonté, l’intelligence des situations. Et le sursaut viendra. Des veines palpitantes de ce pays, de sa matière grise, de son énergie, de son génie. Et de nos combats.

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lundi 14 juillet 2014

Hollande : «La reprise, elle est là, mais elle est trop fragile»

François Hollande, président de la République

Apaiser et redonner espoir aux Français. En cette année de commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale, François Hollande s'est attaché, durant sa traditionnelle interview du 14 juillet, à retracer «le fil du quinquennat», comme l'avait confié peu avant son entourage. Pendant 30 minutes, il s'est efforcé de mettre en perspective la ligne réformiste qu'il entend incarner depuis le lancement de son «pacte de responsabilité» il y a six mois.

Aucune annonce n'a été formulée, pas même sur de nouvelles baisses d'impôts 2015.

13h50. La France aura-t-elle bientôt une Première Dame ? No comment. «J'ai une règle, la vie privée doit être la vie privée. Donc je fais en sorte de la mettre en oeuvre, cette règle. Et lorsque j'aurai des informations à vous communiquer, je le ferai. Mais je n'en ai aucune.»

13h47. Des erreurs ? «On en commet toujours». François Hollande évoque alors sa promesse non tenue : inverser la courbe du chômage. «Ce n'est pas venu», reconnaît-il. «C'était un objectif qui a permis de mobiliser tout le monde.»

13h46. Le lapsus de Hollande. Le président de la République commet un lapsus en évoquant la mise en examen de Nicolas Sarkozy: «Chacun doit être certain qu'il est prisonnier... est présumé innocent avant d'être condamné.»

13h45. Affaire Sarkozy : Hollande assure ne jamais être intervenu. «Je ne l'ai non seulement pas fait mais je ne peux même pas y avoir songé», promet-il.

13h39. Hollande n'enterre pas la réforme du droit de vote des étrangers. Pour toutes les réformes de société, le président de la République renvoie «en 2016.»

13h36. Israël-Gaza. «Aucune tolérance par rapport à tel ou tel débordement.» Interrogé sur le conflit israélo-palestinien, François Hollande ne «veut pas qu'il y ait des conséquences en France. Il ne peut pas y avoir de dérives et de débordements, d'intrusion ou de volonté d'intrusion dans des lieux de culte, que ce soient des synagogues comme cela s'est passé hier (dimanche), mais je dirai la même chose pour des mosquées, des églises, des temples.»

13h33. «Nous ne sommes ni pro-palestinien, ni pro-israélien.» « On est pour la paix», répond le président de la République, interrogé sur la position de la France par rapport au conflit israélo-palestinien.« Le rôle de la France, c'est de chercher toutes les médiations. La situation au Proche-Orient peut être explosive.»

13h30. Hollande évasif sur de nouvelles baisses d'impôts en 2015. Interrogé sur de nouvelles baisses d'impôts en 2015, après celles de 2014 pour trois millions de contribuables, le président de la République assure qu'«on fera en sorte que plusieurs milliers de Français paient moins d'impôts, mais je ne veux pas promettre ce qu'il n'est pas possible de tenir.»

13h26. Hollande loue les qualités de Valls. «Il met de l'efficacité, de l'organisation et de la rapidité», assure le président de la République, qui réfute tout différend politique avec son Premier ministre. «S'il y avait le moindre différend, il n'y aurait aucune possibilité d'agir. On ne peut pas mettre je ne sais quelle feuille, même de papier à cigarette, qui est très fin (entre les deux têtes de l'exécutif )et rien ne peut nous séparer sur cet objectif-là (les réformes) et sur les moyens.»

13h24. «Jusqu'à la fin de mon mandat, pas une minute ne sera perdue pour la réforme», déclare Hollande, après rappelé que «depuis deux ans, j'ai posé les bases, fait le pacte de responsabilité.»

13h22. Apprentissage: une rencontre à la rentrée pour «lever tous les obstacles.» François Hollande annonce qu'il présidera à la rentrée une réunion. «on va tous s'y mettre. Objectif: 500.000 apprentis d'ici 2017».

13h20. «Les entreprises doivent faire ceux à quoi elles se sont engagées.» Interrogés sur le pacte de responsabilité qui permet aux entreprises de voir leurs cotisations baisser, François Hollande estime qu'elle doivent donner maintenant les contreparties en termes d'emplois. «Il y a des discussions dans les branches, dans les grandes entreprises, pour aller dans le sens de la création d'emplois.»

13h18. Hollande aux entreprises: «à vous de montrer votre confiance». «Je vous mets sur la table avec une garantie, les parlementaires viennent de voter les textes, ce qui va se produire du côté de l'Etat pendant trois ans: soutien aux entreprises, baisses d'impôts pour les ménages, économies budgétaire. Tout est connu, tout est posé sur la table et rien ne sera modifié, alors les entreprises je leur dis, maintenant c'est à vous aussi de marquer votre confiance, déclare-t-il.

13h16. «La reprise, elle est là, mais elle est trop fragile, trop hésitante.» François Hollande refuse de dire qu'il s'est trompé quand il avait annoncé l'an dernier, à pareille époque, que la reprise était «là».

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«Prisonnier» au lieu de «présumé» innocent : le lapsus de Hollande sur Sarkozy

Interrogé lors de son interview du 14 juillet sur la mise en examen de Nicolas Sarkozy, le chef de l'Etat a dit: «Chacun doit être certain qu'il est prisonnier... est présumé innocent avant d'être condamné».

Certains sont présumés innocents, d'autres «prisonniers» innocents... François Hollande a commis un joli lapsus lors de son intervention télévisée du 14 juillet. Interrogé sur la mise en examen de son prédécesseur Nicolas Sarkozy pour corruption, trafic d'influence et recel de violation du secret professionnel, il a déclaré : «Chacun doit être certain qu'il est prisonnier.

Sans doute le chef de l'Etat aurait-il mieux fait d'en rester à ce qu'il avait dit en préambule de sa réponse sur le sort judiciaire de Nicolas Sarkozy. «Je ne vais pas faire de commentaires. Pourquoi ? Parce que je suis le président de la République. »

François Hollande a en outre réitéré son attachement à la présomption d'innocence, assurant que «cela vaut pour tout le monde, du citoyen le plus modeste à celui qui a exercé la responsabilité la plus élevée».

«Il y la justice, en l'occurrence il y a des affaires, mais laissons la justice faire son travail. Et surtout, et surtout ne la soupçonnons jamais. Et si l'on est mécontent d'un juge, cela peut arriver comme tout justiciable, et bien il y a des procédures.

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Un défilé du 14 Juillet très politique

Commémoration. Ils ont été aujourd'hui 4 000 hommes venus de 80 pays pour célébrer la fête nationale française.

Paix et unité. Le défilé du 14 Juillet à Paris a été placé aujourd'hui sous une double symbolique. Paix, car la cérémonie qui donnera le coup d'envoi des célébrations du centenaire de la Première Guerre mondiale réunira pour la première fois quelque 80 nations impliquées dans un camp ou dans l'autre lors du conflit qui ouvrit le XX e siècle.

Le dernier vol du Mirage F1 Le dernier vol du Mirage F1 Sondage : Hollande toujours à la peine Sondage : Hollande toujours à la peine EN DIRECT. Défilé du 14 juillet : François Hollande arrive sur les Champs EN DIRECT. Défilé du 14 juillet : François Hollande arrive sur les Champs EN DIRECT. 14 juillet : suivez l'intervention télévisée de François Hollande EN DIRECT. 14 juillet : suivez l'intervention télévisée de François Hollande «Prisonnier» au lieu de «présumé» innocent : le lapsus de Hollande sur Sarkozy «Prisonnier» au lieu de «présumé» innocent : le lapsus de Hollande sur Sarkozy « Sur les Champs-Elysées, la moitié des nations du monde est représentée », a écrit le président François Hollande dans un message diffusé à l'approche de la Fête nationale. Les célébrations s'achèveront d'ailleurs par un lâcher de colombes, symbole universel de paix dans un monde qui brûle pourtant un peu partout.

L'unité sera également proclamée, celle de tous les Français. Un rituel qui remonte à la III e République et que les présidents de la V e n'ont pas hésité à récupérer politiquement. Tout au moins le temps d'une journée. François Hollande, dont la cote de popularité reste basse, ne manquera pas de convoquer cette valeur de consensus national. Lui qui doit faire face à une fronde au sein de ses propres troupes. Et à l'heure où les armées du pays en viennent à douter d'elles-mêmes et de la confiance des citoyens. Rarement, alors qu'une nouvelle guerre se dessine entre Jérusalem et Gaza, un 14 juillet a été aussi peu porteur d'espoir. Raison de plus pour tenter d'y croire.

Les emblèmes de l'Algérie

Une première historique. A l'occasion des cérémonies du 14 Juillet, l'Algérie sera présente sur les Champs-Elysées. Pour commémorer le centenaire de la Guerre 1914-1918 et honorer la mémoire des combattants des 80 pays concernés, la France a invité tous les belligérants à participer. Leur présence sera symbolique avec, lors de l'ouverture du défilé, une « garde au drapeau », avec 3 militaires (1 porteur encadré par 2 soldats) des nations concernées. L'Algérie a ainsi été conviée. Cette présence a provoqué un début de polémique, à Paris comme à Alger, mais l'Algérie prendra part à cette « parade des emblèmes » face à la tribune présidentielle, dressée place de la Concorde, à Paris. Façon de rendre hommage aux 173 000 Algériens engagés au cours de la Grande Guerre pour défendre la France.

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Paris : Valls et Hidalgo dénoncent les violences contre les synagogues

PARIS, dimanche après-midi. En marge des manifestations de soutien au peuple palestinien et contre les bombardements sur Gaza par Israël, des incidents ont éclaté aux abords de deux synagogues.

Des incidents sont survenus dimanche soir au moment de la dispersion d’une manifestation en soutien aux Palestiniens et à la population de Gaza touchée par des raids israéliens qui a rassemblé des milliers de personnes à Paris, entre Barbès et la place de la Bastille.

Plusieurs milliers de personnes en soutien aux Palestiniens Les événements de dimanche à Gaza et en Israël Les événements de dimanche à Gaza et en Israël Plusieurs personnes ont essayé de pénétrer dans deux synagogues situées rue des Tournelles (IVe) et rue de la Roquette (XIe). Six policiers qui les ont empêchés d'aller au-delà de barricades ont été blessés, comme deux membres de la communauté juive qui, eux aussi, s'interposaient.

Neuf personnes ont été interpellées, selon la préfecture. D'après Sacha Reingewirtz, le président de l’UEJF (Union des étudiants juifs de France), qui se trouvait rue de la Roquette ce dimanche soir : «Alors qu'une trentaine de personnes se trouvaient devant la synagogue de la rue de la Roquette, 100 à 200 personnes ont chargé et essayé de rentrer». «Des altercations et des jets de projectiles» s'en sont suivis.

«C'est absolument scandaleux que des personnes prétextent du conflit pour s'attaquer à des juifs et appeler à tuer des juifs. On a plusieurs témoignages qui nous rapportent que des cris Mort aux Juifs ont été lancés. Il faut qu'on arrête de tout confondre et de s'en prendre à des Juifs français pour la situation au Proche-Orient qui n'a rien à voir avec eux», poursuit-il, en déclarant que l'UEJF lance «un appel à l'apaisement».

Des actes «inadmissibles» aux yeux de Valls

La maire socialiste de Paris Anne Hidalgo a souligné «le professionnalisme des forces de l'ordre», tout en condamnant «fermement ces actions qui ont visé des lieux de culte» et en appelant «au calme face aux tensions constatées depuis plusieurs jours au Proche-Orient».

Dans un communiqué, le Premier ministre a également «condamné avec la plus grande fermeté les violences qui ont eu lieu en fin d’après-midi aux abords des (NDLR : deux) synagogues». «De tels actes qui visent des lieux de culte sont inadmissibles. Ils sont d’une extrême gravité et trouveront toujours face à eux une réponse déterminée de la part des pouvoirs publics», poursuit Manuel Valls, qui «tient à rappeler avec force que la France ne tolérera jamais que l’on essaie par la violence des mots ou des actes d’importer sur son sol le conflit israélo-palestinien».

Sur son site, SOS Racisme juge «inadmissible» «l'attaque antisémite avec des blessés à la clé» de la rue de La Roquette. «Le soutien aux Palestiniens ne peut être la haine des Juifs. Aider cette zone en conflit, c'est exporter la paix et non importer la haine», écrit l'association. Elle pointe également« la responsabilité des organisateurs des manifestations en soutien aux populations de Gaza» qui voient là un «prétexte à des propos et actes antisémites».

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L'alliance Apareco-Udps-Arp, deux ans après ? Un concerto pour pipeaux !

C'est la guerre des chiffonniers, la guerre des ego surdimensionnés. On a le sentiment que les Congolais sont pris en otage entre partisans de l'Apareco et ceux de l'Udps. C'est de l'enfumage. C'est une vraie diversion, alors que le vrai combat est ailleurs, la libération de la République démocratique du Congo du régime des Brontosaures, Dinosaures et Mammouths qui ont pris en otage toutes les institutions républicaines et le départ sans condition d'alias Joseph Kabila et sa bande. Au lieu de cela, c'est les injures entre les équatoriens et kasaiens qui fusent sur le net. La tribalité est à son comble. Les tribalo-ethniques s'adonnent à cœur joie. Les Ngbandistes et tshisekedistes s'extirpent en direct. Le combat des coqs n'intéresse personne. Seule la libération du Congo compte. Le Congo d'abord, la lutte des leaderships n'est ni crucial ni important.

Les haineux et xénophobes bavent leur haine. Les Congolais ont-ils vraiment besoin des turpitudes d'Honoré Ngbanda ou de Felix Tshisekedi ? L'Udps est un parti politique d'opposition tandis que l'Apareco se réclame de la résistance, les deux n'ont pas la même vison politique sur le Congo, pourquoi étaler sur la place publique les divergences ? La femme de Félix Tshisekedi qui n'assume aucune fonction officielle en République démocratique du Congo, l'Apareco la présente comme Rwandaise. Si l'opposition au Congo-Kinshasa est très faible, car si elle existait vraiment le vol d'élection de novembre 2011, la résidence surveillée du président élu Etienne Tshisekedi n'allait pas avoir lieu, l'arrestation et l'emprisonnement arbitraire d'Eugène Diomi Ndongala, président de Démocratie Chrétienne ne pouvait pas se faire. Il y a une sorte de complaisance et complicité entre le régime d'alias Joseph Kabila et les soi-disant opposants congolais. Dans la résistance congolaise, Honoré Ngbanda a certes ses partisans et ses radios patriotiques sur lequel lui seul et ses affidés s'y expriment, mais il ne peut dire qu'il est le seul qui fait de la résistance. Les Résistants-Patriotes-Combattants ne se réclament d'un chef ! Aucun leader congolais connu ou autoproclamé ne peut dire qu'il rassemble derrière son nom tous les Résistants-Patriotes-Combattants, cela n'existe pas.

Et pourtant, l'Apareco et l'Udps sont signataires du traité de Nice à l'insu du peuple congolais. Dindon de la farce, le peuple congolais n'a jamais été consulté pour le fameux traité de Nice. L'Apareco et L'Udps sont compagnons et signataires du "Matebagate".

Le jeudi 14 juin 2012 à Paris à l'Hotel Warwick-Champs Elysées, une conférence de presse conjointe de l'Udps-Apareco-Arp a bel et bien eu lieu. Comment ceux qui avaient pris à témoins les journalistes et congolais peuvent se vouer aux gémonies aujourd'hui, à peine deux ans après ? Nous revenons sur l'alliance entre l'Udps, l'Apareco et l'Arp !


Conférence de presse commune UDPS-APARECO-ARP... par ChristopheRigaud

Déclaration commune Udps-Apareco-Arp Voici-ci dessous la Déclaration commune lue par le représentant de l'Udps Monsieur Edo Olito Maloudji, (remplaçant Mr Félix Tshisekedi empeché), ce jeudi 14 juin 2012 à Paris à l'Hotel Warwick-Champs Elysées, lors de la conférence de presse conjointe de l'Udps, Apareco et Arp - Elle a été signée par les représentants de ces 3 partis.

Nous, mouvements politiques et membres des forces vives, civiles et militaires, de la Résistance au processus d’occupation et de balkanisation de la République démocratique du Congo, réunis au sein de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), l’Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (APARECO) et l’Armée de Résistance Populaire (A.R.P.), résolument engagés dans la lutte contre le pouvoir dictatorial d’occupation et sanguinaire de Kinshasa, défendant le respect de l’intangibilité des frontières et la souveraineté du peuple congolais, combattant contre les multiples violations des droits de l’Homme commises en République Démocratique du Congo, avons analysé et examiné les conséquences politiques et sécuritaires négatives découlant des élections présidentielles et législatives du 28 novembre 2011 en République Démocratique du Congo en particulier, et de l’occupation du pays par des forces étrangères en général :

I. Des élections présidentielles et législatives organisées le 28 novembre 2011 en République démocratique du Congo :

Considérant unanimement que ces élections ont été entachées de fraudes massives et de multiples violations des principes démocratiques élémentaires, orchestrées et planifiées par «Joseph Kabila» et son gouvernement, en sa faveur et au détriment des autres candidats dont particulièrement Monsieur Etienne Tshisekedi , Président de l’UDPS ;

Attendu que ces violations ont été constatées par la Communauté internationale et des organismes indépendants à travers notamment le Centre Carter, la Mission des Observateurs de l’Union Européenne , de l’Union Africaine, de la SADEC, du Bureau conjoint des Nations-Unies, ainsi que par le peuple congolais à travers notamment l’Eglise catholique, sans oublier les observateurs des différents partis politiques de l’opposition ayant pris part à ce scrutin ;

Après examen de tous ces faits, nous considérons que le peuple congolais dans son ensemble a été victime d’un hold-up électoral de la part de «Joseph Kabila» qui a détourné et confisqué illégalement et arbitrairement la volonté du peuple congolais, souverain primaire.

En conséquence :

1. Nous lançons un appel patriotique et solennel au peuple congolais de se mobiliser pour la défense de ses inaliénables droits fondamentaux bafoués et violés par «Joseph Kabila» et ses accolytes;

2. Nous demandons au peuple congolais de faire usage de l’article 64 de la constitution en vigueur qui lui confère le droit de recourir à tous les moyens lorsque ses droits fondamentaux sont violés;

3. Nous invitons tous les Congolais, où qu’ils se trouvent, à poursuivre le combat, à exercer leur droit à la légitime défense, en vue de mettre un terme définitif au régime fantoche et prédateur de l’imposteur « Joseph Kabila», pour redonner sa dignité au peuple congolais ;

II. De l’insécurité et de l’instabilité qui perdure dans les provinces martyrs du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema et Province orientale depuis 1996 à jusqu’à ce jour.

Attendu que depuis des années, plusieurs rapports de l’ONU et des ONG dont ceux très récents de l’ONG Human Rights Watch (HRW) et des experts de l’ONU, reconnaissent péremptoirement que les principales milices et «rébellions» qui sèment la mort, la désolation et participent activement au pillage des provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema et Province orientale sont créées, organisées, soutenues et manipulées par certains pays voisins de la RDC avec la complicité des plus hautes autorités politiques et militaires de la République Démocratique du Congo;

Attendu qu’aujourd’hui, il n’y a plus de doute sur les intentions malveillantes de certains pays voisins sur la nature de leurs opérations de déstabilisation de la partie orientale de la RDC, visant l’accomplissement d’un projet secret de balkanisation et d’annexion de cette partie du territoire nationale;

Considérant que l’extermination massive et planifiée de notre population porte désormais les germes d’un véritable génocide et s’ajoute à la volonté évidente de mise à mort de l’Etat congolais ;

1. Nous réitérons toute notre solidarité aux populations meurtries de l’Est de la RDC et à toutes les forces qui combattent l’occupation dans cette partie de la République;

2. Nous nous engageons à user de tous les moyens pour sauver la nation congolaise en conjuguant nos efforts communs et en transcendant nos divergences;

3. Nous invitons par conséquent tous les congolais sans distinction d’appartenance politique, philosophique ou idéologique à nous rejoindre sans délais pour faire face efficacement au danger qui menace aujourd’hui notre destin commun et le devenir de la République démocratique du Congo.

4. Nous les appelons à l’unité et à la solidarité nationale, à bannir la peur et le doute, à surmonter leurs divergences internes pour affronter toutes les puissances obscures qui œuvrent pour la mise à mort de l’Etat congolais.

5.Nous demandons à tous les amis de la République Démocratique du Congo, ainsi qu’à la communauté internationale de cesser toute compromission avec la dictature en place et à apporter un soutien sincère au peuple congolais en désavouant et en sanctionnant les Etats et les réseaux maffieux qui participent aux violations massives des droits de l’Homme en RDC à travers leur soutien complice aux différents groupes armés qui sèment la désolation dans l’Est de la RDC.

III. Du Sommet de la Francophonie prévu en RDC du 12 au 14 octobre 2012

Aux vues des principes défendues par l’Organisation Internationale de la Francophonie nous attendons de celle-ci :

1. Une reconnaissance claire et publique de rupture de la démocratie en République dite démocratique du Congo et une condamnation ferme et non équivoque de la situation de privation de liberté de mouvement imposée à Monsieur Etienne Tshisekedi, véritable vainqueur du dernier scrutin électoral présidentiel organisé le 28 novembre 2011 en RDC.

2. L’annulation ou la délocalisation du XIVè Sommet de la Francophonie prévu en RDC du 12 au 14 octobre 2012 en guise de désapprobation des violations massives des droits de l’Homme en République Démocratique du Congo. Le cas du Sommet de la Baule en France en 1994 faisant jurisprudence en matière de délocalisation.

3. A défaut, au cas où l’OIF déciderait de maintenir la tenue de ce Sommet en République démocratique du Congo, en dépit des violations des droits du peuple congolais par «Joseph Kabila», et du refus justifié du peuple meurtri et souverain de la RDC, nous appellerons alors toutes les forces vives de la RDC à se mobiliser pour empêcher par tous les moyens le déroulement paisible des travaux de ce sommet à Kinshasa.

Ainsi nous, UDPS, APARECO et ARP, au regard de l’ensemble de la situation préoccupante qui prévaut en République Démocratique du Congo, avons-nous décidé de conjuguer à partir de ce jour nos efforts et moyens en vue d’aboutir à l’objectif commun de libération de notre pays de l’occupation étrangère, de rétablissement de la souveraineté du peuple congolais et d’instauration d’une véritable démocratie en République démocratique du Congo.

Que Dieu bénisse la République démocratique du Congo

Fait à Paris, le 14 Juin 2012

Pour l’UDPS, Félix TSHISEKEDI Secrétaire national chargé des relations extérieures au sein de l’UDPS

Pour l’APARECO, Candide OKEKE Directrice de cabinet du Président National de l’APARECO

Pour l’ARP, FANFAN LONGA FUAMBA Secrétaire Général de l’ARP

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dimanche 13 juillet 2014

Afas 2014: Les droits humains et l'éducation à la citoyenneté à l'honneur à Nanterre

Activiste très engagée pour les droits humains Madame Bintu Mulongo est connue et reconnue pour son engagement. Cela fait plus de vingt ans que la présidente de l'Afas est active dans le plaidoyer et la création des ponts entre la diaspora africaine et les "gauloises". Chaque année au mois de juin, la Mairie de Nanterre dans les Hauts-des-Seine met à la disposition de l'Afas, la nouvelle Maison de chemin de l'île pour ses activités. Cette année, les 28 et 29 juin derniers, la plateforme a réalisé le lancement du "Club Echelle", accès au droit et l'éducation à la citoyenneté.

Reportage photos d'Elie Mulongo, Olivier Chazy et Danièle Taulin Hommell

Espoir Bulangalire Majagira et Madame Bintu Mulongo

Olivier Chazy de l'Association "Karibu" et Madame Bintu Mulongo

Mesdames Gertrude Njo et Bintu Mulongo

Madame Nasrine Barghy Keivan

Madame Ayan Ismail

Madame Iris Nguyên

Elie Mulongo, réalisateur

Madame Jacqueline

Madame Mimi Mumpusa

Madame Odile Wanuke

Madame Modestine Castanou

Madame Rebecca Kavulu

Buffet de solidarité Afas

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Mahmoud Abbas demande à l'ONU de placer la "Palestine sous protection internationale"

Cet appel à l'aide du président de l'Autorité palestinienne intervient au 6e jour de l'opération israélienne "Bordure protectrice" dans la bande de Gaza.

De la fumée s'échappe de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, après un raid israélien, lancé le 12 juillet 2014.

Mahmoud Abbas appelle à l'aide. Le président de l'Autorité palestinienne a demandé dimanche 13 juillet à l'ONU de placer la Palestine "sous protection internationale" après six jours de bombardements entre Israël et le Hamas. Le bilan est de 166 morts et près de 1000 blessés dans la bande de Gaza.

Voici ce qu'il faut savoir de la situation sur place, à suivre ici en direct :

Première incursion terrestre. Un commando de la marine israélienne a attaqué dans la matinée un site de lancement de roquettes de longue portée, dans le nord de la bande de Gaza. Il s'agit du premier affrontement au sol signalé en six jours d'offensive israélienne. Quatre militaires israéliens ont été blessés.

Le bilan s'alourdit. Au moins trois Palestiniens, dont un adolescent de 14 ans, ont été tués dimanche. Un quatrième, touché par une frappe plus ancienne, a succombé à ses blessures. Depuis le début de l'opération "Bordure protectrice", le bilan est de 166 morts et près de 1 000 blessés côté palestinien. Côté israélien, les tirs de roquettes du Hamas ont fait des dizaines de blessés, dont deux graves.

Menaces de raids massifs. L'armée appelle désormais les Gazaouis à évacuer "immédiatement" leur maison en prévision de bombardements massifs dans ce secteur à partir de 12 heures locales (11 heures en France). L'aviation israélienne devait disperser des tracts au-dessus du nord de l'enclave palestinienne pour passer le message.

La France demande de "la mesure". Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a réagi à la poursuite de l'offensive israélienne pour riposter aux tirs de roquettes par le Hamas. Paris demande à Israël de "faire preuve de mesure dans sa riposte", a-t-il indiqué. "A Gaza comme en Israël, la priorité absolue, c'est le cessez-le-feu", a déclaré pour sa part le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

17h34 : Mahmoud Abbas a adressé une lettre à Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies, afin de "placer officiellement l'Etat de Palestine sous le régime de protection internationale de l'ONU", a précisé l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) dans un communiqué. Dans ce texte, l'Autorité palestinienne s'est dite "déterminée à prendre des mesures concrètes pour faire face à la situation horrible à Gaza".

17h26 : Le concert du chanteur folk canadien Neil Young prévu jeudi à Tel-Aviv a été annulé pour des raisons évidentes de sécurité. "Cela est dû aux attaques de roquettes des derniers jours et aux craintes pour la sécurité du public lors d'un événement de masse", écrivent les organisateurs du concert sur leur page Facebook (en hébreux).

17h18 : Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, demande à l'ONU de placer la "Palestine sous protection internationale".

16h32 : Des manifestations sous le feu des roquettes. Hier au soir, des opposants aux frappes aériennes sur Gaza ont défilé dans les rues de Tel Aviv (Israël), sous les huées des partisans du gouvernement Netanyahou.

L’événement, ponctué échauffourée, a été brièvement interrompu par les sirènes d'alarmes, activées à l'approche de roquettes tirées depuis la bande de Gaza. Celles-ci ont été interceptées par le Dôme de fer, le système anti-missile de l'armée israélienne.

16h26 : #PROCHE_ORIENT Comment vivent les populations concernées par cette guerre ? A quel prix, une paix est-elle négociable ? Charles Enderlin, le correspondant de France Télévisions à Jérusalem, analyse pour francetv info les derniers événements survenus dans la bande de Gaza et en Israël.

15h50 : Deux roquettes lancées de Gaza ont été détruites au-dessus de Tel-Aviv, indique l'armée israélienne.

15h49 : @Emyr #PROCHE_ORIENT De nombreux rassemblements ont été organisés hier dans plusieurs villes de France, dont Marseille, Lille , Lyon et Bordeaux. Aujourd'hui, la nouvelle manifestation lilloise a rassemblé entre 2 300 et 6 000 personnes, selon la police et les organisateurs. Nos confrères de France 3 Nord-Pas-de-Calais.

15h44 : Important rassemblement ce matin dans le quartier de Wazemmes à Lille scandant la solidarité avec le peuple palestinien. Est ce la même chose ailleurs en province?

15h27 : A Gaza, les nuits passent et les frappes aériennes s'intensifient. Trois Palestiniens, dont un adolescent, ont été tués aujourd'hui, portant à 166 le nombre de morts dans l'enclave palestinienne en six jours d'offensive. Les quartiers du nord du territoire se vident de leurs habitants, qui craignent d'être les prochaines victimes collatérales, et se réfugient dans des locaux de l'ONU.

14h54 : Hier, la maison du chef de la police du Hamas a été visé par un raid aérien. Aujourd'hui, les journalistes sur place ne savent pas si ce dernier figure parmi les victimes, mais relèvent que cette attaque a tué au moins 17 personnes. Selon l'un d'eux, cinq corps sont encore sous les décombres.

13h16 : Il y aura de nouvelles opérations au sol. Selon la chaîne américaine ABC, l'armée israélienne indique qu'elle prévoit par ailleurs une intervention plus importante si le bouclier anti-roquettes, Dôme de fer, échoue.

12h25 : "A Gaza comme en Israël, la priorité absolue c'est le cessez-le-feu."

#PROCHE_ORIENT Avant une réunion avec les chefs de la diplomatie des principales puissances à Vienne, où se tiennent des négociations sur le nucléaire iranien, Laurent Fabius est brièvement revenu sur la situation au proche-orient.

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La garde des Sceaux Christiane Taubira : jamais sans son vélo ?

Christiane Taubira, ministre de la justice et garde des sceaux

Le service de sécurité de la garde des Sceaux l’encourage vivement à renoncer à son vélo pour se déplacer dans un véhicule plus sécurisé. Mais celle-ci ferait de la résistance…

Chrisitiane Taubira ne semble pas prête à ranger sa bicyclette à la remise. En effet, la ministre de la Justice aime effectuer ses courts déplacements parisiens en vélo même si cela déplaît à son service de sécurité. Ce dernier estime que les risques d’accidents ou d’attaques sont ainsi multipliés. Aussi, ne cesse-t-il de lui demander de bien vouloir renoncer à son deux-roues à pédales et à se laisser conduire dans une voiture sécurisée, rapporte L’Express. Non, lui rétorque à chaque fois la garde des Sceaux. Hors de question pour elle de renoncer à ces petits moments de liberté où, son casque vissé sur la tête et son panier bien attaché au guidon, elle s’élance dans les rues de la capitale.

Christiane Taubira, ministre de la justice et garde des sceaux Des "micro-incidents" quasi quotidiens

Et alors que ses six gardes du corps veillent à chaque fois sur elle en l’entourant, eux aussi montés sur des vélos, ces derniers enregistrent néanmoins des "micro-incidents" quasiment tous les jours, raconte l’hebdomadaire. "Tous les jours ou presque, il y a de micro-incidents", a également confié au magazine un membre de la famille de Christiane Taubira, mettant notamment en cause "quelques irréductibles militants anti-mariage gay". Et L’Express d’ajouter que la ministre qui a largement soutenu la réforme portant sur le mariage pour tous a récemment "failli être renversée par un cycliste malveillant".

Christiane Taubira, ministre de la justice et garde des sceaux Elle a "l’habitude de faire des kilomètres à vélo" en Guyane

Sur le plateau de Canal+, il y a quelques jours, garde des Sceaux avait confié qu'elle avait parfois des "coups de blues", que sa Guyane natale lui manquait et que là-bas, elle avait "l’habitude de faire des kilomètres à vélo". Mais alors qu’elle prévoit d’y retourner pendant les deux semaines de congés que Manuel Valls a autorisées à ses ministres en août, sans doute trouvera-t-elle le temps de s’adonner à ce loisir pour recharger ses batteries d’ici la rentrée.

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samedi 12 juillet 2014

Jaurès contemporain 1914-2014

Exposition Jean-Jaurès au Panthéon. Photos Réveil FM International

Née d’une association entre le Centre des monuments nationaux et la Fondation Jean-Jaurès, l’exposition Jaurès contemporain emmène le visiteur de l’époque de la mort de Jean Jaurès à "l’année Jaurès", cent ans plus tard. Sous le commissariat de Vincent Duclert, cette rétrospective montre un Jaurès toujours vivant, dans le lieu même où il repose. Assassiné le 31 juillet 1914 et transféré au Panthéon le 23 novembre 1924, elle s’inscrit dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre. Le parcours se décline en quinze sections qui amènent le visiteur à comprendre la pensée de Jaurès, sa place dans l’histoire et la perpétuité de ses idées. Présentée du 26 juin au 11 novembre 2014, elle orchestre les temps, les images et les textes dans un parcours à travers un siècle de mémoire et propose une bibliothèque idéale qui rend hommage à l’homme de culture et de savoir : une grande table circulaire permet ainsi de s’asseoir dans le Panthéon et de voyager dans les livres, pour retrouver Jaurès.

Comment organise-t-on une exposition sur Jean Jaurès ? Incarnation de la méritocratie à la française, député à 25 ans, brillant orateur, fondateur du socialisme moderne, historien passionné par la Révolution française, cette icône de la République a inscrit sa stature dans la mémoire commune. Pour célébrer le centenaire de sa mort, les Archives nationales (AN) ont fait appel à un solide conseil scientifique : Magali Lacousse, conservateur aux AN, les historiens Romain Ducoulombier, spécialiste des gauches en France, et Gilles Candar, auteur avec Vincent Duclert, d'une biographie qui vient de paraître chez Fayard (Jean Jaurès, 688 p., 27 euros). Leur volonté a été de « dégager Jaurès de sa légende ». « Nous n'avons pas voulu le confiner à un rôle de surhomme, il fut également critiqué, caricaturé et insulté », explique Magali Lacousse.

Exposition Jean-Jaurès au Panthéon. Photos Réveil FM International

Avant d'être cette figure de la démocratie, consensuelle, « panthéonisée », Jaurès s'est retrouvé au cœur de nombreuses polémiques. De la question sociale à l’affaire Dreyfus, du socialisme à la séparation de l’Eglise et de l’Etat, de l’internationalisme à la guerre, il rencontra sur son chemin de nombreux adversaires. Vilipendé par la droite, notamment pour ses opinions pacifistes, il fut accusé de faire le jeu de l'Allemagne, ce qui lui valut le surnom de « Herr Jaurès ». L’exposition des « unes » des journaux de gauche et de droite de l’époque permet de montrer les différents traitements dont il fit l’objet. Les dessins de caricature — Jaurès dansant avec une Prussienne coiffée d’un casque à pointe — publiées notamment dans L’Illustration viennent contrebalancer les tableaux et les croquis où il est représenté en tribun. « L’impact démonstratif de l'iconographie est l’un des principes forts de cette exposition », affirme Magali Lacousse.

Exposition Jean-Jaurès au Panthéon. Photos Réveil FM International

Le choc de l'assassinat

Un souci d'équilibre que l'on retrouve tout au long de l'exposition. La volonté d'établir des distinctions est également manifeste. Chantre du pacifisme, Jaurès fut également l'auteur d'une proposition de loi sur « l'Armée nouvelle » (1910). « Dans les années qui ont précédé l'éclatement du premier conflit mondial, il a toujours expliqué que son combat pour la paix n'était pas un refus de la guerre en général. Ce qu'il rejetait, c'était les guerres de conquêtes et d'oppression, mais cela ne l'empêchait pas d'accepter les guerres défensives, menées par les démocraties pour résister aux Etats autoritaires et militaristes », rappelle Vincent Duclert dans le Hors-Série Le Monde consacré à Jaurès.

Exposition Jean-Jaurès au Panthéon. Photos Réveil FM International

Les commissaires se sont également efforcés de représenter les sentiments ambivalents d’une époque tourmentée. Les archives exposées montrent que les rivaux d’hier cessent de s’opposer au lendemain de la mort de Jean Jaurès, le 31 juillet 1914, trois jours avant le début de la guerre. Celui qui essaya jusqu'au bout d'empêcher la guerre fut assassiné par Raoul Villain, un jeune nationaliste à la personnalité fragile. La une de L’Humanité dont Jaurès fut le fondateur évoque sa mort tragique, tandis que L’Echo de Paris sous la plume de Maurice Barrès, figure de proue du nationalisme français, lui rend hommage. L’heure est déjà à l’« Union sacrée ». L’assassinat plonge les Français dans l'effroi. Le 4 août, 300 000 personnes assistent à ses funérailles. Le jour même, l'Allemagne envahit la Belgique et le Luxembourg.

Ce choc marque le basculement d'une époque à une autre. Un choc mis en scène dès le sas d’entrée de l’exposition. Le visiteur est plongé dans les dernières heures de la vie de Jean Jaurès. Les vêtements qu’il portait le soir de sa mort sont exposés derrière une vitrine. La table où il dînait rue du Croissant est quant elle dissimulée derrière un écran de projection où des images d’époque défilent. Entre deux séquences, la silhouette d'un bras armé surgit. Les coups de feu retentissent. Soudain, les images cessent. On aperçoit alors la table sur laquelle Jaurès s’effondra. Le parti pris de placer virtuellement le visiteur, non pas à l'intérieur du restaurant où était attablé Jaurès, mais derrière le rideau qui séparait la salle de la rue, soit à quelques pas de l’assassin, se défend. Il permet de ne pas limiter l’occupation de l’espace de cette pièce initiale à la scène du crime, mais d’ouvrir sur le contexte inquiétant de la déclaration de guerre de l’Allemagne et de la mobilisation. Une mise en scène qui demande un effort d’attention accrue de la part du visiteur.

Des archives inédites

L’exposition retrace ensuite le parcours de Jaurès de ses premiers combats politiques pour la défense des grévistes de la verrerie de Carmaux (1895) à ses grands discours sur la loi de séparation des Eglises et de l'Etat (1905), contre le protectorat au Maroc (1912), contre la guerre (1912), en passant par la défense du capitaine Dreyfus (1898-1906). Ce déroulé chronologique gagne en efficacité grâce à l'apport d'archives souvent inédites. « Nous avons favorisé les prêts extérieurs, en sollicitant une quarantaine d'institutions : les services d'archives mais également les musées, les bibliothèques et les collections privées », précise Magali Lacousse. L'Humanité a ainsi mis à disposition le manuscrit de son premier éditorial, intitulé « Notre but », signé par Jaurès. Un peu plus loin, un rapport de police nous apprend qu'il avait pensé à d'autres titres de journal : « La Lumière » et « XXe siècle ». Un exemplaire de son Histoire socialiste de 1789 à 1900 publié en 1901 est également exposé. Le visiteur découvre que Jaurès avait aussi écrit sur Bonaparte. Dans le cadre de cette histoire de France écrite d'un point de vue socialiste, celui-ci confia à l'un de ses camarades la tâche d'écrire un chapitre sur Napoléon. A la suite d'un désistement, Jaurès finira par écrire ce manuscrit qui sera publié en 1921. « Jaurès était un vrai historien, insiste Magali Lacousse. Pour son Histoire socialiste de la Révolution française, il est venu consulter les archives. Nous avons son dossier de lecteur. »

L'humanité du personnage occupe bien sûr une place centrale dans l'exposition. Jaurès aimait les gens. Proche du peuple, il était ouvert sur le monde : l'exposition s'arrête sur son voyage en Amérique du Sud, où il fit la rencontre des socialistes brésiliens, uruguayens et argentins (1911), et sur le dîner gargantuesque qu'il offrit à son camarade allemand Schneidemann, après l'élection d'une centaine de députés socialistes outre-Rhin. Difficile d'échapper au sentimentalisme au moment de clore cette exposition. La dernière pièce ressemble à une chapelle.

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Villain, l'homme qui tua Jean Jaurès

Centenaire. Le 31juillet 1914, le leader socialiste s'effondre dans un café. Son assassin: un nationaliste qui avait tout raté jusque-là.

Pour Raoul Villain, tuer Jaurès, qui s’oppose à l’allongement du service militaire à la veille de la guerre, revient à sauver la France.

Que fait ce jeune homme en costume sombre juché sur la pointe des pieds devant l'une des fenêtres du Café du Croissant ? Madame Bertre, qui rejoint son mari Maurice et ses camarades de « l'Humanité » dans cet estaminet proche des Grands Boulevards, n'a que le temps de se poser la question. Le rideau s'écarte, un poing jaillit, deux coups de feu claquent. A l'intérieur, Jean Jaurès, atteint à la tête, s'affale dans les bras de son voisin. Dans l'édition du jour du quotidien qu'il a fondé, dans un article intitulé « Sang-froid nécessaire », le leader socialiste en appelait à « l'intelligence du peuple » pour « écarter de la race humaine l'horreur de la guerre ». Dans le café, des cris d'effroi retentissent. « Ils ont tué Jaurès ! » Sur le trottoir, l'homme à la moustache blonde jette son arme et s'enfuit. Ce 31 juillet 1914, à 21 h 40, alors que l'Europe est « au bord du gouffre », Raoul Villain, Rémois de 28 ans et étudiant nationaliste, vient d'assassiner le célèbre tribun pacifiste.

Face au juge Joseph Drioux, le meurtrier, vite interpellé, revendique son geste : « C'est qu'il était juste de donner sa vie pour la punition d'un traître. » Dans l'esprit perturbé de ce garçon, que des médecins diagnostiqueront comme « un débile mental » au caractère « indécis », cela revient à dire : « J'ai tué Jaurès pour sauver la France. » Depuis 1913, l'idée l'obsède : le député du Tarn, opposant à la loi des trois ans allongeant le service militaire, jouerait le jeu de l'Allemagne ennemie. Pis, il entend faire échec à une guerre que l'opinion juge inévitable. Pour le jeune patriote, Jaurès devient l'homme à abattre.

Des lettres, Raoul Villain en a écrit beaucoup. L'époque le veut, certes, mais ces missives à l'écriture hachée, dont nombre figurent dans l'ouvrage de Dominique Paganelli*, traduisent une pathétique « volonté d'exister ». Car à l'aube de sa trentaine, Villain le dilettante, qui se prétend lettré, a tout raté. Second fils d'une mère internée comme aliénée et d'un père greffier au tribunal de Reims, il a rêvé des colonies et tenté l'ingénierie agricole. La période exaltée où ce fervent croyant adhère au mouvement catholique du Sillon, bientôt dissous par le pape, s'achève par une dépression. A Paris, où il vivote, Villain s'isole. Sa vanité, la violence que dissimule un calme apparent, l'ont éloigné du réel et de tous. « J'ai agi seul », revendique-t-il face au juge.

Jaurès est tué trois jours avant que débute la boucherie de la Grande Guerre. Le début des hostilités éclipse l'émotion suscitée par sa mort. C'est devant son cercueil, le 4 août 1914, lors des obsèques officielles, que le secrétaire général du syndicat CGT Léon Jouhaux crie à son tour « la haine de l'Allemand ». Plus personne ne s'oppose à « l'union sacrée » voulue ce même jour par le président Poincaré. Dans sa cellule, loin du front et des champs de bataille, Raoul Villain se sent délaissé. Il s'occupe à édifier des pyramides avec des croûtes de pain. Il délaisse les courriers de ses avocats. Il lui faudra attendre quatre ans et la fin de l'interminable conflit pour son procès.

« Il a tué Jaurès », Dominique Paganelli, Editions la Table ronde, mai 2011, 16 EUR.

Un acquittement politique

l n'a fallu qu'une demi-heure aux douze jurés de la cour d'assises de la Seine ce 29 mars 1919 pour trancher. Leur « vilain verdict », comme le qualifie l'organe « la Justice », crée le malaise : après six jours d'audience, Raoul Villain, qui encourait la peine capitale pour l'assassinat de Jean Jaurès, est acquitté. Sous couvert d'anonymat, l'un des jurés livre la clé de cette décision quelques jours plus tard dans un autre journal : lui et ses pairs auraient adhéré à la thèse, brillamment plaidée par la défense, du « crime passionnel » commis par un « fou qui a succombé à une minute d'égarement ». « Acquittement, amnistie, réconciliation », avaient martelé les avocats Henri Géraud et Alexandre Zévaès en appelant à « faire renaître la fleur de la douceur sur les cimetières attristés et sur les décombres ».

Villain s'installe à Ibiza

Face à une partie civile embourbée dans l'évocation de la mémoire de la victime et dans un contexte de fervent patriotisme, le verdict s'avère avant tout politique, décrypte Dominique Paganelli, dont le livre enquête sur ce procès. Ces jurés, trop âgés pour avoir combattu, écrivent à leur façon leur contribution à l'histoire, analyse le chroniqueur judiciaire : « Ils veulent marquer leur rejet de la politique socialiste d'avant-guerre [...]. Ils n'ont pas jugé le crime, ils ont apprécié le geste. » Libre, Raoul Villain retourne à l'errance. En 1932, grâce à un héritage, il s'installe sur l'île espagnole d'Ibiza, où les habitants le connaissent comme M. Alex. Bientôt, la guerre civile éclate.

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Global Média Forum 2014: Plus de 2000 journalistes, blogeurs, twitteurs... une réussite sans couacs !

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Freddy Mulongo au Global Média Forum à Bonn. Photo Réveil FM International

Dans l'ancienne capitale de la République Fédérale d'Allemagne, la 7ème édition du Global Media Forum à Bonn avait pour thème:" Les effets de la démocratisation de l'information sur les médias en débat". ''De l'information à la participation - Quels enjeux pour les médias ?'', les effets de la démocratisation de l'information sur les médias, la formation de l'opinion et la gouvernance. ''Quels sont les risques de l'ouverture du monde numérique?''.

Freddy Mulongo au Global Média Forum à Bonn. Photos Réveil FM International

Cette rencontre internationale a regroupé quelque 2000 participants venus de plus de 130 pays pour discuter entre autres de la régulation de l'information, de la censure et de la liberté d'expression. Les journalistes, blogeurs, twitteurs participants à cette 7ème édition 2014 ont tenté de répondre aux questions sus évoquées à travers une quarantaine d'ateliers et de conférences organisés pour la circonstance.

Freddy Mulongo à Bonn. Photos Réveil FM International

A l'heure où internet est devenu un instrument de participation sociale, ce forum a également eu à débattre des effets de la démocratisation de l'information sur les médias, de la formation de l'opinion et de la gouvernance.

Fondation Konrad Adenauer: Il y a 10 ans, 13 journalistes congolais dont Freddy Mulongo étaient formés à l’éthique dans le processus de démocratisation

Voici ce que la presse avait écrit le jeudi 26 août 2004

Prenant la mesure de l’organisation des élections à l’issue de la période de transition, le gouvernement allemand s’est voulu proche de la population congolaise. C’est ainsi qu’à travers la Fondation Konrad Adenauer, une institution de droit public, il a jugé utile de recycler les journalistes congolais au moyen d’un stage de formation à Bonn, ancienne capitale de la République fédérale d’Allemagne

L’avenir de la République démocratique du Congo (RDC) préoccupe la communauté internationale, particulièrement l’Union européenne qui s’est investie pour la relance du processus démocratique interrompu par les différentes guerres qui se sont succédé depuis 1996. Les négociations politiques intercongolaises, laborieusement menées, ont abouti, après cinq ans, à la mise en place des institutions de la transition.

La période de transition poursuit entre autres objectifs l’organisation des élections libres, démocratiques et transparentes l’année prochaine (2005). La finalité étant de résoudre cette question de légitimité, supposée être à la base de toutes les crises politiques que connaît le pays depuis son accession à l’indépendance en 1960. D’où la nécessité de l’implication active de toutes les forces vives, notamment les médias, aux fins de l’aboutissement heureux du processus en cours.

Grand pourvoyeur de l’aide et autres financements de l’Union européenne et des institutions financières internationales, la République allemande n’a jamais rompu sa coopération avec notre pays. Pendant cette période cruciale de l’histoire de la RDC, l’Allemagne s’est montrée toujours présente, intervenant sous diverses formes.

Une thématique appropriée

Prenant la mesure de l’organisation des élections à l’issue de la période de transition, le gouvernement allemand s’est voulu proche de la population congolaise. C’est ainsi qu’à travers la Fondation Konrad Adenauer, une institution de droit public, il a jugé utile de recycler les journalistes congolais au moyen d’un stage de formation à Bonn, ancienne capitale de la République fédérale d’Allemagne (RFA). Thème général retenu : éthique journalistique dans le processus démocratique. Avec des sous-thèmes aussi variés qu’intéressants, entre autres le rôle des médias en RDC, la déontologie et l’éthique du journaliste, les recherches du journaliste et la bonne utilisation des sources, les souhaits/attentes des lecteurs, des auditeurs et des téléspectateurs, le journalisme en temps de paix et des conflits, la réconciliation nationale à travers les médias Ils ont été au total treize (13), représentant aussi bien la presse audiovisuelle qu’écrite. Willy Kabwe Lumbala (Le Potentiel), Frank Baku Fuita (La Référence Plus), Faustin Fwasa Tombisa (Rtnc 1), François Lomba Tenda (Rtnc 2), Nicole Sesep Mapuka (Rtnc1), Freddy Mulongo Mulunda Mukena (Réveil FM-Arco), Alain Claude Djate Yodi (Raga), John Ngombwa Tshipamba (Antenne A), Zaina Kasonga Kumbu (Antenne A), Martin Sebujangwe Mazembe (Radio Okapi), Clément Nzau Tsobo (Top Congo), Mamina Masengo Kasongo (Tropicana Tv) Rose Masala Ndarabu (Tkm).

La formation s’est déroulée au sein de l’académie de la Deutsche Welle (La Voix de l’Allemagne) à Bonn. L’objectif du stage , selon les formateurs, était de permettre aux apprenants de comprendre le rôle qui est le leur dans une société démocratique, en l’occurrence, la RD-Congo qui se trouve en plein processus de démocratisation. Il s’est agi , en fait, de l’amélioration du travail journalistique par le perfectionnement en matière de l’utilisation de nouveaux médias, de nouvelles technologies de l’information et des techniques de présentation. Ceux-ci sont partis du constat selon lequel, les représentants de la presse n’ont pas toujours une idée suffisamment claire de leur rôle pour y répondre avec responsabilité.

En effet, pour M. Winfried Weck et Mme Gerda Meuer, responsables de l’Académie de la Deutsche Welle, les médias congolais jouent un rôle crucial pour le développement et la construction d’une société démocratique en RDC. Cela dans la mesure où les élections générales sont prévues en 2005. Le déroulement et l’issue de ces échéances seront largement déterminés par l’influence de la couverture médiatique sur l’opinion publique et par l’existence des médias pouvant agir en toute liberté et en indépendance.

C’est dans ce contexte que le respect des droits de la personne, le traitement responsable de l’information et l’intégrité du journaliste sont mis en exergue.

Expérience intéressante et enrichissante

Il sied de noter que c’est la première fois que la Fondation Konrad Adenauer et la Deutsche Welle se mettent ensemble pour la formation d’un groupe de journalistes venus d’un seul pays d’Afrique. Le stage dont a bénéficié les journalistes congolais a contribué à pallier les déficits existants au niveau de l’application de nouveaux instruments d’information et de communication. Cela s’est effectué par l’échange d’expériences avec les journalistes allemands. Près de douze maîtres de conférence ou professeurs de stage se sont répartis les différentes tâches liées au programme établi à l’avance. Il s’agit Patrick H. Leusch, chef de projet et chargé des projets francophones à la Deutsche Welle, de Martin Durm de la Swr (une maison de radio et télévision au Sud-Ouest de l’Allemagne), de Patrice Cuvier, animateur de stages de perfectionnement à la Deutsche Welle, de Mme Beate Weides, directrice de programmes au studio régional de la Wdr et animatrice de stages de perfectionnement à la Deutsche Welle, de Frantz Thébaud, directeur de la rédaction française de la Dw de Reinhold Meyer, chef de département des programmes Afrique/ Proche Orient de la Dw, de Mme Mélanie Djédjé, directrice du Ded au Burkina Faso et initiatrice du programme Iba-Eh, de M. Hans Paukens, directeur de l’académie radiophonique à Dortmund et de M. Stech, directeur de la section économique du journal General anzeiger de Bonn.

Ont été également associés à la formation MM. Winfried Weck, Walter Bajohr et Dr Holger Dix, respectivement chefs des départements ’’Projets en Allemagne’’,’’communication et médias’’ et responsable Afrique/Proche Orient de la Fondation Konrad Adenauer.

Les cours se sont déroulés en plusieurs phases. Des exposés théoriques, suivis des travaux pratiques ; des visites guidées des studios et rédactions des télévisions, radios et journaux allemands. Des contacts très intéressants et enrichissants qui ont permis aux journalistes congolais de découvrir les réalités des médias allemands : leur fonctionnement, leur matériel et l’organisation des services.

Au bout des treize jours , les apprenants ont dit leur satisfaction d’avoir acquis un plus dans l’exercice de leur pratique quotidienne d’un métier qui n’est pas toujours facile à exercer dans un pays en voie de développement et engagé de plain pied dans le processus de démocratisation. Ce plus s’est axé surtout sur la collecte, le traitement et la diffusion des informations en période électorale. Responsabilité, équilibre et éthique ont été recommandés aux médias afin d’accompagner efficacement le processus en cours au pays.

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Un hollandiste clame: « Montebourg, c'est 36.15 j'existe »

En présentant sa feuille de route à Bercy, Montebourg a singé le discours du candidat Hollande sur la finance au Bourget.

Arnaud Montebourg a-t-il été trop loin ? En prenant ses distances avec François Hollande jeudi, il a un brin irrité les amis du chef de l'Etat, qui relativisent toutefois cette petite provocation.

En présentant sa feuille de route à Bercy, le ministre de l'Economie, avec le verbe haut qu'on lui connaît, avait éreinté une politique de réduction des déficits trop rigide. Mais il avait surtout singé le discours du candidat Hollande sur la finance au Bourget (Seine-Saint-Denis), avec cette tirade prononcée avec une délectation évidente : « Je n'aurai qu'un adversaire, le conformisme politique et intellectuel. Le conformisme, il n'a pas besoin de présenter sa candidature. Il ne présente pas de programme, mais il gouverne. » Manière de poser les jalons d'une possible candidature pour l'Elysée...

« C'est 36.15 j'existe ! » ironise un hollandais, qui minimise les menaces récurrentes de Montebourg de claquer la porte du gouvernement. Chiche, défie un visiteur régulier du président : « Il ne peut pas, on l'accuserait de quitter le bateau, de trahir, de jouer perso. Il n'a pas de troupes à l'extérieur. Il se retrouverait avec les gauchos... » « Il ne peut pas s'en empêcher. Montebourg, c'est le scorpion qui traverse la rivière sur le dos de la grenouille et qui la tue. S'il veut jouer l'échec, il ira à son propre échec ! » tacle un autre fidèle du président.

Manuel Valls, lui, ménage son allié, avec qui il a noué un pacte de non-agression. « Son discours n'était pas en incohérence avec la politique du gouvernement », dit-on à Matignon, où l'on assure n'avoir « rien découvert » des propos du ministre. « On me demande de cheffer, donc je cheffe. Mais je veux que les ministres jouent pleinement leur rôle. C'est le cas pour Arnaud Montebourg, Ségolène Royal ou encore Benoît Hamon », confiait Manuel Valls dans le Gard le week-end dernier.

A l'Elysée aussi, on tempère. « Montebourg a son style, sa personnalité, son mode d'expression. C'est très bien comme ça. Ce n'est pas vraiment une surprise. » De fait, lors de son interview du 14 juillet lundi, Hollande ne devrait pas en rajouter sur le thème « je décide, il exécute », comme Jacques Chirac en son temps face aux provocations de Nicolas Sarkozy.

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Les Français ne veulent plus de l'UMP

Droite. Scandales financiers en cascade, climat délétère: selon le sondage BVA pour i>télé et notre journal, les Français, lassés du spectacle, souhaitent remplacer l'UMP par un nouveau parti à droite.

Aux yeux des Français, cette semaine a sans doute été celle de trop pour l'UMP ! Après les révélations à propos de la dette abyssale du parti (74,5 M€), puis la succession de « boules puantes » sur le train de vie de certains ténors, leur verdict est sans appel : ils sont 48 % (une majorité relative) à souhaiter que l'UMP soit dissoute et remplacée par un autre parti, selon notre sondage exclusif BVA pour i>télé, « le Parisien » et « Aujourd'hui en France ». Seuls 38 % estiment qu'elle peut encore tenir, à condition d'être rénovée en profondeur. Il y a quinze jours, notre précédente enquête donnait une tendance inverse : 41 % favorables à une dissolution, contre 48 % pour la rénovation.

Descente aux enfers

« En deux semaines, on a connu une escalade dans l'horreur. Les gens voient bien que l'UMP est désormais constituée de personnes qui n'arrivent plus à vivre ensemble », déplore un ancien ministre. « A ce stade, je me demande encore ce que je fais là », s'interroge Nadine Morano, « écœurée » par tous les déballages, comme les 8 500 € de rémunération de Geoffroy Didier, les factures de portables de Rachida Dati ou les déplacements en Falcon et en hélicoptère de François Fillon. Cette semaine, dans nos colonnes, Christian Estrosi a affirmé que le parti était « déjà mort ». Preuve que cet avis de tempête est plus que sérieux : 32 % des sympathisants de l'UMP souhaitent une dissolution du parti. Il y a quinze jours, ils étaient deux fois moins... Dans cette longue descente aux enfers, tout le monde en prend pour son grade. Alors que les déboires financiers sont en grande partie liés aux dépassements de la campagne présidentielle de 2012, Sarkozy est plutôt épargné. Selon 71 % des Français interrogés, l'ensemble des cadres de l'UMP porte en effet « la responsabilité des dettes de l'UMP », contre 27 % pour l'ancien chef de l'Etat. « Cela s'explique sans doute par un sentiment de tous pourris ou, en tout cas, de tous responsables », précise Céline Bracq, de BVA.

« Ce qui est en cause aujourd'hui, c'est l'existence d'une famille politique qui a été affaiblie par des comportements et des valeurs qu'elle défend », a résumé jeudi Fillon, lui-même soupçonné d'avoir contribué à ces fameuses fuites.

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vendredi 11 juillet 2014

Berlin: Merkel chasse l'espion américain

Angela Merkel aurait pu faire un tel affront à l'Iran ou à la Corée du Nord. Mais pas aux Etats-Unis ! Pourtant, elle l'a fait : « Une expulsion de première classe », titrait hier le grand site d'informations Spiegel Online. L'objet du scandale ? Berlin, l'allié le plus fiable de Washington en Europe, a exigé le départ du chef des services d'espionnage américain sur son territoire, accusé. .. d'espionner l'Allemagne. « Au temps de la guerre froide, j'aurais pu comprendre une défiance entre nous », a déclaré Angela Merkel. Mais, aujourd'hui, « l'espionnage entre alliés n'est qu'un gaspillage d'énergie », a déploré la chancelière.

La nouvelle a fait tellement de bruit que la chancellerie a dû corriger le tir hier midi en expliquant qu'elle avait seulement « conseillé » au chef de la CIA en Allemagne de quitter le territoire. Même poliment formulée, cette expulsion est un tremblement de terre diplomatique. Mais c'est la conséquence logique d'une absence de réactions des Américains après les affaires d'espionnage des institutions allemandes.

Berlin réclame des excuses

On savait que le téléphone portable de la chancelière et ceux des députés avaient été écoutés par les renseignements américains. On savait aussi que l'ambassade américaine à Berlin était un nid d'espions, avec un centre d'écoutes installé directement sur le toit. Ce n'était pas tout. Les Allemands ont appris cette semaine que les Américains infiltrent aussi vraisemblablement les ministères, les services du renseignement (BND) et l'armée (Bundeswehr). Un Allemand travaillant au BND est actuellement en détention provisoire pour avoir vendu des documents à la CIA contre la somme de 25 000 €.

Les Américains font preuve d'une « bêtise à pleurer », a lâché hier Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances, après la nouvelle. « Cela n'amuse franchement pas la chancelière », a-t-il ajouté. Berlin réclame depuis des mois des explications et surtout des excuses de Washington. Elles ne sont jamais venues (sauf au sujet du téléphone de Merkel). « Maintenant, ça suffit ! », a lancé le chef de l'Etat allemand, Joachim Gauck, autorité morale du pays.

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La droite sarkozyste:"Et maintenant, tous contre Juppé" !

Les boules puantes se multiplient ces derniers jours autour du maire de Bordeaux.

En coulisses, Alain Juppé est devenu l'homme à abattre, surtout chez les sarkozystes. Et, dernièrement, un sondage est venu rappeler à quel point il faisait désormais figure d'épouvantail à l'UMP : pour la première fois dans le baromètre CSA pour « les Echos », le maire de Bordeaux devance en effet l'ancien président de la République parmi les sympathisants de droite qui, pour 75 % d'entre eux, ont une « bonne image de lui ».

« Juppé, ça commence à devenir une affaire sérieuse », admet sans détours un visiteur régulier de la rue de Miromesnil (VIII e), qui a décidé de « prendre le taureau par les cornes ». Alors qu'au même moment, chez les fillonistes, on n'en pense pas moins : « De semaine en semaine, Alain grignote du terrain sur tous ses rivaux potentiels à la primaire de 2016. A ce rythme-là, on va finir par ne plus avoir la moindre chance... » Car l'intéressé ne fait plus mystère de ses ambitions élyséennes, au point d'utiliser parfois certaines formules pour titiller ses adversaires : « Il vaut mieux un sexa en forme plutôt qu'un quinqua amorti », a-t-il par exemple lâché le 25 juin sur BFMTV, en référence à Sarkozy.

Alors, ces derniers jours, les boules puantes se multiplient autour de celui que Jacques Chirac qualifiait en son temps de « meilleur d'entre nous ». Allusions, l'air de ne pas y toucher, à son âge - il aura 71 ans en 2017 -, son état de santé (notamment après son court séjour au Val-de-Grâce à la mi-mai), et plus globalement à son comportement au sein de la direction provisoire.

Le « syndrome du bon élève », selon son entourage

« Il n'y a qu'à le voir dans les réunions, avec cette morgue et cette impression qu'il est toujours là pour donner des leçons aux autres. C'est insupportable », soulève un ministre de la bande des « quadras », pour qui Juppé « n'a absolument pas changé ». Une référence à celui qui, du temps où il a occupé Matignon entre 1995-1997, avait fini par atteindre des sommets d'impopularité avec son plan sur les retraites et la Sécurité sociale. En public, certains se lâchent aussi. Comme Henri Guaino, dimanche dernier sur Europe 1, « fatigué des leçons de morale » de Juppé : « Je croyais que les épreuves de la vie l'avaient enfin débarrassé de cette épouvantable arrogance, de cet épouvantable mépris dont il accable depuis toujours tous ceux qui sont en désaccord avec lui », a enfoncé l'ancienne plume de Nicolas Sarkozy. Objectif : démystifier le Juppé « droit dans ses bottes qui n'agirait qu'au nom de l'intérêt général, décrypte un cadre du parti, alors que tout le monde sait très bien qu'il a une autre idée derrière la tête : l'Elysée ».

Autant d'attaques que l'entourage du maire de Bordeaux balaie d'un revers de la main. « Il est victime du syndrome du bon élève. Il n'a jamais sacrifié le travail à la communication », explique-t-on, sans renier ses ambitions du moment : « Il a envie d'être président de la République. Ça fait quarante-cinq ans qu'on lui dit qu'il est présidentiable. Il est temps pour lui d'y aller, d'autant qu'il voit bien qu'il est populaire. »

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"Boules puantes": L'UMP jusqu'au bout de la haine !

Opposition. Le concours de vacheries, phrases assassines et autres fuites visant à ternir l'image d'un rival bat son plein entre les ténors du parti.

« Il y a des jours, je me demande encore ce que je fais dans ce parti. Tout ce déballage, ce jeu de massacre, ça me dégoûte », se lamente Nadine Morano en découvrant les nouvelles du jour : les 10 000 € de factures téléphoniques de Rachida Dati, pris en charge par l'UMP ; la charge de cette dernière contre François Fillon et ses « méthodes de voyous » ; les révélations de Mediapart sur Nadia Copé rémunérée à l'Assemblée en tant que collaboratrice de son mari ; ou encore celles du « Lab d'Europe 1 », hier soir, sur les factures de 14 000 € payées en 2006 et 2007 par le parti pour des déplacements en hélicoptère et en Falcon de François Fillon. Un « crime signé Copé », accuse-t-on dans l'entourage de l'ex-Premier ministre. Bref, une journée assez banale en ce moment à l'UMP, plus que jamais en proie aux règlements de comptes déballés en place publique.

Rassuré depuis mardi soir sur sa situation financière, et les fameuses conclusions du cabinet d'audit, le premier parti d'opposition est en effet loin d'être sorti de la crise : « Ce n'est pas ses finances qui plomberont l'UMP. C'est son incapacité à se rassembler autour d'objectifs communs », résume assez bien Alain Juppé. Car depuis des semaines, le concours des petites phrases assassines bat son plein entre les ténors. Et le départ forcé de Copé n'a pas apaisé les rancoeurs internes, il les a, au contraire, amplifiées avec la perspective du prochain congrès qui désignera à l'automne le nouveau président.

Au petit jeu des fuites organisées dans la presse, tout le monde se renvoie forcément la balle. « Le clan Fillon est derrière tout ça. Il a un intérêt objectif à faire plonger l'UMP pour empêcher le retour de Sarkozy », accuse-t-on rue de Vaugirard, en affirmant que l'ancien Premier ministre « profite du départ de Copé pour aller fouiner dans les dossiers gênants ». Ce que le principal intéressé nie en bloc. « Mais, mardi soir, il n'a pas dit un mot en bureau politique. Pour moi, c'est un silence coupable », attaque un copéiste. Et dans le camp Sarkozy, ça n'est guère mieux : « Sa tête de Turc du moment, c'est Xavier Bertrand, reconnaît un visiteur régulier de l'ancien chef de l'Etat. L'histoire des vacances à Center Parcs (NDLR : que l'UMP lui aurait payées, ce que Bertrand dément) est d'ailleurs venue d'un cadre historique du parti, totalement affidé à Nicolas Sarkozy. »

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Affaire 15 milliards: Le Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga, le petit soldat d'alias Joseph Kabila fait de l'enfumage

Vuvuzélateur hier, aujourd'hui et "Ad vitam æternam" ! Intrépide, enfumeur patenté, le Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga est un récidiviste notoire. Lorsque le 4 janvier 2012, Réveil FM International, le premier média dans la diaspora congolaise titrait: "Joseph Kabila a déjà 15 milliards $ Us en dix ans, alors que la fortune du Maréchal Mobutu était estimé à 5 milliards après 32 ans de dictature" ! (http://reveil-fm.com/index.php/2012/01/04/2060-joseph-kabila-a-15-milliards-us-en-dix-ans-alors-que-la-fortune-du-marechal-mobutu-etait-estimait-a-5-milliards-apres-32-ans-de-dictature), il fallu attendre deux ans, pour que le site américain Forbes publie la même information, pour que le régime de Kinshasa se mettre en branle. Et pourtant, c'est un site suisse alémanique NZZOnline 21. Dezember 2011, Neue Zürcher Zeitung qui avait diffusé en premier l'info. En 13 ans d'imposture alias Joseph Kabila a amassé beaucoup plus que les 15 milliards révélés fin 2011, début 2012. Les réponses alambiquées du Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga qui va jusqu'à affirmer qu'alias Joseph Kabila n'a même pas de compte bancaire. Rien d’étonnant pour celui qui est arrivé au Congo avec bottes de jardinier, kalachnikov en bandoulière, sans un rond dans ses poches...Secret de polichinelle, en treize ans d'imposture, Joseph Kabila a amassé 15 milliards dans les îles vierges britanniques.

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mardi 8 juillet 2014

François Mbuku, la "Force tranquille" au sein de la diaspora congolaise

François Mbuku Kasa

En France, l'expression "Force tranquille" fait allusion au slogan de la campagne électorale de François Mitterrand en 1981 pour l'élection présidentielle. La "Force tranquille" s'emploie pour qualifier une personne dont la puissance, la détermination, l'énergie, etc. s'expriment sans violence, de façon sereine et paisible. C'est le cas de François Mbuku qui contrairement à certains compatriotes qui font beaucoup des bruits pour rien au sein de la diaspora congolaise, lui travaille pour le Congo avec beaucoup d'humilité et conviction. Si Karl Barth, le plus grand théologien-dogmaticien du XXè siècle disait qu'un bon pasteur devait avoir sa Bible à la main gauche et le journal à celle de droite, François Mbuku a sa Bible, la tablette et l'Ipad ! Le jour qu'il a décidé d'entrer en politique pour défendre le Congo, il s'est donné les moyens. Homme de foi, mais très engagé en politique, il sait du fond de lui que l'humilité précède la gloire. Son carnet d'adresse fait pâlir quelques troubadours qui n'hésitent pas à lui mettre les peaux de bananes ou à vouloir torpiller son élan. François Mbuku est serein et blindé, il ne se laisse pas si facilement à battre. Sans étaler son arbre généalogique Kongo, il y a quelques jours, François Mbuku a été reçu à la rue Solférino au siège du parti Socialiste. On ne connait pas la teneur de l'échange qui a eu lieu, mais l'ambiance a été cordiale puisque le Congolais a été raccompagné jusqu'au perron.

Pour la chasse, comme en politique, on n'a pas besoin des bruits tintamarresques pour se rassurer que l'on travaille. Défendre le Congo s'est pouvoir parler du régime d'occupation, d'imposture et d'usurpation qui règne au Congo-Kinshasa, aux personnes et institutions susceptibles d'écouter un autre son de cloche.

Alors qu'il était Secrétaire national à l’Europe et à l’international, Jean-Christophe Cambadélis, actuel Secrétaire Général du Parti Socialiste s'était fendu d'un billet au titre mémorable:

" RDC : acharnement du pouvoir sur un opposant politique"

Jean-Christophe Cambadélis, Secrétaire national à l’Europe et à l’international

L’opposant congolais Eugène Diomi Ndongala, dirigeant du parti Démocratie chrétienne et allié de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, subit depuis plus d’un an des actes de harcèlement et des mesures de détention arbitraires orchestrés par le pouvoir en place à Kinshasa.

En octobre 2012, quelques jours avant le Sommet de la francophonie à Kinshasa, le Parti socialiste avait exprimé son soulagement suite à la libération de l’opposant "Diomi", alors détenu plusieurs mois dans un lieu secret.

Le Parti socialiste suit avec attention les nouvelles vicissitudes judiciaires imposées à l’opposant congolais, soumis à une justice clairement partiale. Il a appris avec inquiétude la tentative, par des militaires, de transférer hier l’opposant vers un lieu de détention inconnu. Le Parti socialiste reste vigilant sur le sort de cet opposant.

Au lieu de mesures d’oppression, le Parti socialiste attend plutôt du pouvoir congolais que soit organisé enfin un dialogue politique inclusif et sincère afin de remédier aux carences patentes de la démocratie en République démocratique du Congo.

Jean-Christophe Cambadélis, Secrétaire national à l’Europe et à l’international

http://www.parti-socialiste.fr/communiques/rdc-acharnement-du-pouvoir-sur-un-opposant-politique

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Bonn: Le Patriote Dominique Kabongo, une conscience politique aiguisée

Dominique Kabongo, acteur politique et patriote congolais de Toronto. Photos Réveil FM International

Il n'a jamais brandit son passeport congolais sur le net, pourtant Dominique Kabongo est un vrai patriote qui vibre en toute simplicité pour le Congo. Lors du Forum International pour "la liberté de la presse, pour les droits de l'homme et contre l'impunité" au Press club de Paris en mars dernier, Dominique Kabongo est le premier acteur politique congolais a être arrivé dans la salle, pourtant il réside à Toronto au Canada ! Le comble est qu'il s'est mis à aider dans l'organisation pour l'événement organisé par Réveil FM International et Afrique Rédaction soit une réussite. A la fin du forum à lors tout le monde était partis, Dominique Kabongo était toujours là, pour nous encourager, manifester sa solidarité pour le travail qu'Afrique Rédaction et Réveil FM international avaient abattu pour la réussite du forum.

Dominique Kabongo aime les journalistes mais ne souhaite pas s'immiscer de leur travail. Il est acteur politique pas journaliste, il garde bien cette distance. A Bonn en Allemagne, Dominique Kabongo à participer aux travaux du Global Média Forum. Dans cette vidéo il livre sa pensée sur ce qu'il pense des futures hypothétiques élections de 2016.

Dominique Kabongo au Global Média Forum à Bonn. Photos Réveil FM International

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Taubira répond à Sarkozy: "La justice fait son travail"

Christiane Taubira, la ministre de la Justice, était lundi matin l'invitée de Jean-Jacques Bourdin en direct sur BFMTV et sur RMC.

Invitée lundi matin sur BFMTV et sur RMC, Christiane Taubira, la garde des Sceaux, réagit pour la première fois aux attaques de Nicolas Sarkozy contre l'appareil judiciaire, l'ancien président visant explicitement l'exécutif.

La réponse aux attaques de Sarkozy

Interrogée d'abord sur la mise en examen de Nicolas Sarkozy et les attaques de l'ancien chef de l'Etat contre l'appareil judiciaire, Christiane Taubira a souhaité rappeler que "tout justiciable a des voies de recours, il est possible de contester une décision. A ce stade, M. Sarkozy a la possibilité de saisir la chambre de l'instruction".

Nicolas Sarkozy a-t-il été humilié? "Il est aisé d'imaginer qu'une garde à vue est désagréable [mais] si les juges ont des raisons de considérer que la garde à vue est nécessaire, ils le font quel que soit le justiciable, et dans le respect du droit".

Quant aux critiques très vives formulées par Nicolas Sarkozy, la ministre de la Justice estime qu'"il porte une appréciation subjective. Si le droit n'a pas été respecté, il y a des voies de recours (...). M. Sarkozy, y compris lorsqu'il était président, a tenu des propos sur l'institution judiciaire et d'ailleurs sur d'autres institutions: il a critiqué aussi sans précaution les corps intermédiaires (...).

Ce lundi matin dans le Figaro, Claude Guéant, proche de Nicolas Sarkozy, affirme que la volonté d'abattre l'ancien président serait devenue "une obsession d'Etat". "Je ne vois pas quelle crédibilité on peut accorder à un tel propos. Ce sont des excès. La justice fait sont travail, nous sommes dans un Etat de droit! Je veux bien toutes les critiques, tous les débordements, mais la réalité c'est que nous sommes dans un Etat de droit. Les juges appliquent la loi".

Christiane Taubira conclut: "Il est dangereux de mettre en cause systématiquement les institutions, car ça les fragilise, et elles finissent par être dangereuses, y compris pour les puissants".

"Le fonctionnement de la justice a changé"

Nicolas Sarkozy a accusé Christiane Taubira d'avoir menti à propos de l'affaire des écoutes réalisées sur ses communications en septembre 2013, la question étant de savoir à quel moment précis la ministre de la Justice en a été informée. "Le fonctionnement de la justice a changé", répond la garde des Sceaux. "Sous l'ancien quiquennat il y avait des instructions individuelles dans les procédures pénales, des démembrements de procédures, des déplacements de magistrats, des mises en cause de magistrats. Sous la responsabilité de François Hollande, les juges travaillent, au point qu'ils mettent sur écoute un ancien président de la République en septembre 2013, et qu'ils n'en informent la garde des Sceaux qu'en mars 2014".

Quand Henri Guaino demande l'interdiction du syndicalisme dans la magistrature, Christiane Taubira rappelle qu'"il y a une histoire du syndicalisme dans la justice, je ne le remets absolument pas en question".

Christiane Taubira a-t-elle pensé à démissionner? "Je ne vois pas pourquoi on me harcèle avec ça. Si je veux démissionner, je parle au président de la République et pas à vous monsieur Bourdin, et puis je démissionne! Ce n'est pas une maladie chronique!"

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Nicolas Sarkozy sous le coup d’une nouvelle enquête judiciaire

Nicolas Sarkozy, lors intervention 20 heures jeudi dernier, rattrapé affaires entourant financement campagne 2012.

L’UMP aurait réglé des pénalités infligées à Nicolas Sarkozy à la suite de l’invalidation de ses comptes de campagne. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire.

Nicolas Sarkozy est visé par une nouvelle enquête judiciaire. Le parquet de Paris a ouvert, mercredi dernier, une enquête préliminaire concernant un possible « abus de confiance » au préjudice de l’UMP. Nicolas Sarkozy aurait laissé le parti régler des pénalités qui lui avaient été infligées dans le cadre de l’invalidation des comptes de sa campagne présidentielle de 2012.

L’alerte a été lancée par les commissaires aux comptes de l’UMP le premier du mois, jour où Nicolas Sarkozy était mis en garde à vue pour une affaire distincte de « corruption active ». Les pénalités « s’adressent au candidat lui-même, qui est responsable de son compte », a indiqué à l’AFP le président de la Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques (CNCCFP), François Logerot, et ne doivent par conséquent en aucun cas être payées par le parti.

La Commission nationale des comptes avait ordonné en décembre 2012 la restitution au Trésor public par Nicolas Sarkozy de l’avance forfaitaire de 153.000 euros, dont il avait bénéficié pour mener sa campagne, et le versement du dépassement du plafond des dépenses de campagne autorisé qui s’était élevé à plus de 300.000 euros, la limite étant fixée à 22,5 millions d’euros. Le Conseil constitutionnel avait confirmé cette décision en juillet 2013, invalidant ainsi les comptes de campagne du candidat. La suite est connue. Privé du remboursement des 10,6 millions d’euros de frais par l’Etat, Nicolas Sarkozy avait récolté des fonds auprès des militants UMP par le biais d’une collecte rebaptisée le « Sarkothon ».

Avance forfaitaire

C’est sur la restitution de l’avance forfaitaire que porterait l’abus de confiance, François Logerot estimant à 37.000 euros le montant pris en charge par l’UMP. Il s’agit de la troisième enquête relative aux comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, après l’enquête pour « détournement de fonds publics » ouverte à la fin 2013 sur le financement d’un meeting de campagne tenu à Toulon, et l’affaire Bygmalion concernant un éventuel système de double facturation des dépenses de campagne.

Concernant cette dernière affaire, l’audit des comptes de l’UMP devrait être dévoilé ce mardi. Dépourvus de pouvoir de police judiciaire lors de leur contrôle des dépenses de campagne, la Commission nationale des comptes et le Conseil constitutionnel n’avaient pas la compétence pour trancher sur l’existence d’éventuelles fausses factures.

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Avis de tempête pour Nadia Copé:"24000 euros d'avion pour la femme de Jean-François Copé

Jean-François et Nadia Copé

L’audit des comptes de l’UMP met Jean-François Copé dans une situation inconfortable. Sa femme Nadia est directement visée pour avoir bénéficié de 24 000 euros de billets d’avion. L’entourage de l’ancien patron de l’UMP la défend en évoquant le rôle de représentation de Nadia Copé.

Véritable tremblement de terre pour l’UMP, l’affaire Bygmalion continue de déstabiliser le parti de droite par des répliques successives. Soumise à un audit pour y voir clair dans les comptes, le mouvement vit au rythme des révélations et des règlements de compte. Dernière victime en date, Nadia Copé.

La femme de Jean-François Copé aurait selon le JDD bénéficié de 24 000 euros de billets d’avion l’an dernier. Une somme qui fait tache dans les comptes de l’UMP à l’heure où toutes les dépenses excessives voire inutiles sont pointées. Dans l’entourage de l’ancien patron de l’UMP, on «assume» ces dépenses en évoquant le rôle de représentation de Nadia Copé. «Mme Copé se déplaçait dans des visites officielles, en application de la doctrine mise en place par les prédécesseurs» explique-t-on à l’AFP.

Le Figaro fait savoir que selon des proches, Jean-François Copé n’a «jamais caché qu'il était régulièrement accompagnée par Nadia». Le journal rappelle une ancienne interview dans laquelle il expliquait: «Nadia est très présente dans ma vie politique. Certains cloisonnent vies professionnelle et privée, c'est mon cas. Mais je suis très heureux qu'elle me suive. Elle est devenue militante. Elle me soutient. Pendant la campagne de la présidence de l'UMP, j'ai fait 110 meetings. Elle en a suivi facilement 80…».

Nadia Copé n’est pas la seule victime des attaques du JDD. Xavier Bertrand est également dans l’oeil du cyclone puisque l’ancien secrétaire général du parti est accusé d’avoir célébré un réveillon du nouvel an à Center Parcs en famille, aux frais de l’UMP. Il a depuis démenti sur Twitter.

L’audit des comptes du parti sera remis aujourd’hui à Luc Chatel, nouveau secrétaire général, et sera présenté demain au bureau politique. Décidé par le trio de dirigeant intérimaires Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon, il est censé faire la lumières sur les finance dont la dette pourrait s’élever à 80 millions d’euros.

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lundi 7 juillet 2014

Bataille pour la CPI à Malabo: Alias Joseph Kabila veut "accréditer son juge" à La Haye en décembre 2014

Qui a dit qu'alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati a la bonne foi de quitter le pouvoir usurpé qui va à son terme en 2016, après des années calamiteuses et cahoteuses à la tête du Congo ? Pour preuve, bien qu'absent au 23ème Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA qui s'est tenu du 26 au 27 juin à Malabo, d'après plusieurs sources concordantes, le putatif ministre des Affaires étrangères d'alias Joseph Kabila a eu des mots très durs à l'adresse de la délégation béninoise à l'issue d'une réunion à huis clos extrêmement tendue. En effet, au mois de décembre prochain, les Etats signataires du Statut de Rome procéderont à l'élection des six nouveaux juges de la Cour pénale internationale (CPI). Les candidats doivent se déclarer avant le 20 juillet. A Malabo, en marge du sommet de l'Union africaine (UA), Raymond Tshibanda le Mammouth-Apparatchik d'alias Joseph Kabila a échoué dans son travail de lobbying. Après avoir inféodée, embrigadée, encartée, chosifiée et caporalisée la justice en République démocratique du Congo, le régime dictatoriale de Kinshasa souhaite présenter son candidat juge à la CPI et espérait le soutien de la Commission de l'UA. Las, "au dernier moment", le Bénin s'est déclaré intéressé aussi par le poste sans que l'UA réagisse. D'où la colère de Tshibanda à l'égard de la délégation béninoise.

Rayomond Tshibanda

La République démocratique du Congo est un Etat failli ! Et, les Etats faillis produisent de l'aliénation à grande échelle. Corruption démentielle et paralysie étatique ont fini par convaincre leurs pseudo-élites que la Justice siège en Occident et nulle part ailleurs. Il y a désormais deux Afriques: celle des élites dont la corruption condamne leur pays à devoir rendre l'indépendance et les Autres..

Pourquoi alias Joseph Kabila et ses Mammouths ventripotents tiennent tant à avoir leur "juge accrédité" à la CPI, alors qu'ils doivent partir en 2016 ? Pour quoi cette volonté d'avoir une main mise à la Cour pénale internationale ? Il faut dire qu'alias Joseph Kabila jusqu'aujourd'hui épargné des poursuites, a salué les poursuites engagées contre plusieurs chefs de milices de l'est de la RD Congo, qui ont commis de nombreuses exactions contre des civils. Son régime a remis quatre suspects au tribunal, dont Thomas Lubanga Dyilo (condamné) et Mathieu Ngudjolo Chui (acquitté). Un autre suspect rwandais, le criminel Bosco Ntaganda, s'est rendu, craignant apparemment pour sa vie. Les accusations de la CPI avaient contribué à l'affaiblir, le rendant même gênant pour le mouvement qu'il dirigeait et ses alliés rwandais. Sans oublier l'ancien vice-président de la République Jean-Pierre Bemba, Congolais, qui est devenu peintre à La Haye, emprisonné dans l'affaire centrafricaine.

Ceux qui croient aux élections en 2016 ou qui veulent y aller en tant que candidats doivent se raviser, ils risquent de pleurer comme en 2006 lors des élections Louis Michel, en novembre 2011 avec les fraudes massives orchestrées par Daniel Ngoyi Mulunda. Le défroqué abbé Malu Malu, tricheur et fraudeur patenté étant revenu à la Commission Électorale Nationale Indépendante, le décor de tripatouillage électorale est déjà plantée.

La CPI croule sous les feux de plusieurs critiques, delà à accepter d'être instrumentalisée par un régime qui foule aux pieds les droits de l'homme, qui emprisonne à tour de bras les acteurs politiques, journalistes et activistes des droits de l'homme est une alliance à ne pas faire. Cela fait 4 ans que les Congolais attendent que les commanditaires de l'assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana soient appréhendés et jugés. Toujours rien !

Le Député national et «bras droit financier» d'alias «Joseph Kabila», Augustin Katumba Mwanke, 48 ans, «surnommé AK47» par ses détracteurs, est mort dimanche 12 février 2012 dans le crash d’un jet G4 (Golfstream) à Bukavu. Plusieurs autres passagers se trouvaient à bord de l’aéronef . A savoir notamment : Matata Ponyo Mapon (grièvement blessé), Marcellin Cishambo Ruhoya (grièvement blessé aux jambes), Antoine Ghonda Mangalibi (grièvement blessé au dos), respectivement ministre des Finances, gouverneur de la province du Sud Kivu et ambassadeur itinérant de «Joseph Kabila». Seul Augustin Katumba Mwanké est décédé. Depuis silence radio à Kingakati. Comment un régime qui n'a jamais rendu public ses enquêtes judiciaires peut se permettre d'avoir son "juge accrédité" à la CPI ?

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Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga, le caillou dans la chaussure Congo !

En République démocratique du Congo, nous avons connu Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta", le Goebbels de Mobutu, traverseur de rue , par sa femme il rejoint l'équipe de M'zée. C'est lui qui fit faire des grandes pancartes de l'effigie de M'zée Laurent-Désiré Kabila sur le boulevard du 30 juin avec ce mot "L'homme qu'il fallait". Aucun communicateur n'a pu remarqué qu'il conjuguait dans le passé le règne de M'zée. Prédateur de la liberté de la presse qui alla jusqu'à "congoliser" en 2000, les médias privés, Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta" paraît un enfant choeur à côté du Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga.

Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga

Fieffé menteur, le Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga fait sourire toute la République démocratique du Congo à chaque fois qu'il apparaît sur la RTNC pour débiter ses mensonges éhontées et inqualifiables sur la situation du pays. Le porte-parole du gouvernement d'alias Joseph Kabila est à lui tout seul le Premier, ministre, ministre de la défense, ministre de la police, ministre de la justice...Risée de tout le monde y compris dans son propre camp des apparatchicks et mammouths joséphistes, le Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga a réponse à tout ! Il bibéronne et carbure au Jonnie Walker pour mieux jouer à l'amnésique mais l'histoire est têtue de redondance.

Cherchez l'intru sur cette photo ! A l'époque il avait encore des cheveux, pas semi-chauve comme maintenant !

Le Viuvuzélateur Lambert Mende Omalanga a toujours été un mangeur à tous les râteliers. Le défunt dictateur Mobutu Sese Seko en sait quelque chose dans l'outre tombe où il demeure. Pour tromper tout le monde, le Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga a toujours clamé son "Lumumbisme" puisque Patrice Lumumba était Tétela comme lui. Quelles belles fourberies ? Un "Lumumbisme" qui travaille pour le régime dictatorial d'occupation, d'imposture et d'usurpation ? Au fait c'est quoi le "Lumumbisme" dont se réclame le troubadour de Lodja devenu le Goebbels d'alias Joseph kabila ?

En 1994, la "Marche contre le gouvernement Kengo, troisième voie" sur le boulevard du 30 juin à Kinshasa. On reconnaît sur cette photo (de gauche à droite): Bampende Lukengo, Prof. Loka ne kongo, Christian Badibangi, Prof. VIII Mulongo, Eddy Mukuna (+), Me. Tunda, le Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga au téléphone, Tshibuabua Ashila Pasi, Roger Kizanga (+), Me. Ngoy Mukanku et Théophile Bemba Fundu. Photo Réveil FM International, archives

Dommage que le Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga ait choisi pour le besoin de pauvre ventre de trahir le Congo, de travailler contre contre le pays et idéaux de patrice Eméry Lumumba dont il se réclame abusivement. Mais l'histoire est toujours têtue. Rien d'étonnant qu'après le régime honni d'alias Joseph Kabila, le Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga puisse déclarer un jour: "Je fragilisais le régime de l'intérieur" pour sauver sa pauvre tête .

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Bonn: Le buste de Konrad Adenauer, le premier chancelier fédéral de la République fédérale d’Allemagne !

Homme politique allemand chrétien-démocrate, Konrad Hermann Joseph Adenauer est né le 5 janvier 1876 à Cologne, issu de la grande bourgeoisie catholique. Il est mort le 19 avril 1967 à Rhöndorf. De 1949 à 1963, premier chancelier fédéral de la République fédérale d’Allemagne, auteur de son redressement et de son ancrage atlantiste et européen, il peut être aussi considéré comme le « père » de l'Allemagne contemporaine. Konrad Adenauer est également considéré comme l'un des Pères de l'Europe et l'un des promoteurs avec le général de Gaulle de la réconciliation franco-allemande.

Le buste du Chancelier Konrad Adenauer à Bonn. Photo Réveil FM International

Sous la République de Weimar de 1931 à 1933, il est vice-président de la Société Coloniale Allemande (Deutsche Kolonial­gesellschaft) pour la défense de la pensée coloniale. En 1933, démis par Goering de toutes ses fonctions, en raison de son hostilité affichée au nazisme (il refusait par exemple d'arborer le drapeau nazi à côté du drapeau allemand), il est emprisonné brièvement après la nuit des Longs Couteaux, en 1934, puis entre juillet et novembre 1944 après l'attentat contre Hitler du 20 juillet 1944.

Après la guerre, l'administration militaire américaine lui confie à nouveau le poste de maire de Cologne, mais les Britanniques le congédient peu après, ne le considérant pas à la hauteur. Il est très actif dans le parti CDU nouvellement créé et en devient vite le chef : en 1946 il est élu président de la CDU dans la zone britannique, et de 1950 à 1966 pour la RFA (République fédérale allemande).

Le buste du Chancelier Konrad Adenauer à Bonn. Photo Réveil FM International

Le 1er septembre 1948, le Conseil parlementaire (chargé de la rédaction d'une constitution) le choisit pour président. Avec une voix d'avance, il est élu chancelier le 15 septembre 1949, poste qu'il occupe jusqu'en 1963. Par trois fois, en 1953, 1957 et 1961 il remporte les élections législatives avec la CDU/CSU, toujours à une distance notable du SPD. En 1957 il obtient même la majorité absolue.

Il a marqué la politique de son époque au point que l'on parle d'une « ère Adenauer » (en rapport aussi à sa longévité au pouvoir). Ses actions portent essentiellement sur le regain de la souveraineté allemande et le rétablissement de la confiance des Alliés envers l'ancien ennemi, passant ainsi par l'intégration de la RFA dans le bloc de l'Ouest. Ce dernier point entraîne un vif combat avec l'opposition.

Si cette politique aggrave en effet le fossé séparant les deux Allemagnes, Adenauer la considérait comme indispensable : seule une Allemagne forte face à l'Union soviétique pouvait mener à une réunification. L'Allemagne de l'Ouest (RFA) est membre-fondateur de la CECA en 1951, puis de la CEE en 1957 lors de la signature du traité de Rome. Elle entre au Conseil de l'Europe en 1951 et à l'OTAN en 1955.

Après sa nomination en tant que premier chancelier fédéral, Konrad Adenauer fit pression pour que Bonn devienne la capitale « provisoire » de la nouvelle République fédérale d'Allemagne.

Dès 1949, Adenauer sent l'Allemagne de l'Ouest prête à une coopération dans le domaine de la défense dans un cadre européen. Cette coopération démarre lors de la guerre de Corée et des discussions internationales qu'elle entraîne (CED en 1952, dissoute en 1954). Il demande en échange la souveraineté de la RFA (accords de Paris).

Adenauer est l'objet d'un attentat manqué le 27 mars 1952, organisé par des anciens membres de l'Irgoun s'opposant au rapprochement entre le nouvel État d'Israël et la République fédérale d'Allemagne.

Diplomatiquement, Adenauer recrée des liens avec le nouvel État d'Israël et se réconcilie avec la France. Le traité de l'Élysée, signé le 22 janvier 1963, annonce une coopération avec la France dans tous les domaines. Lors de sa visite à Moscou en 1955, Adenauer obtient la libération des 10 000 prisonniers de guerre allemands restants et accepte les liens diplomatiques proposés par l'URSS. En 1958, il participe avec le maire de Berlin-Ouest, Willy Brandt, aux protestations contre « l'ultimatum de Khrouchtchev ». Pourtant, il ne peut que subir l'édification du mur de Berlin en 1961.

Lorsqu'elle voit le jour en 1949, la République fédérale d'Allemagne est un État sans armée. La guerre est à peine terminée et nombre de politiciens et de militaires sont réticents à remettre un uniforme aux Allemands. Cette réticence est perceptible en RFA même, et parmi les partis chrétiens-démocrates et socialistes de la majorité, les plans de réarmement de Konrad Adenauer ne font pas l'unanimité.

Pour le chancelier, la volonté de son pays de se défendre aux côtés d'autres nations occidentales contre une attaque venue de l'Est n'est rien de plus que l'expression du droit d'exister de la République, qui avait pour voisins directs deux États satellites du bloc soviétique : la Tchécoslovaquie et la République démocratique allemande. Avec ses 50 millions d'habitants, soit près du triple de la RDA, la RFA figure en outre à la première place du classement démographique européen. L'idée du réarmement connaît de nombreuses étapes.

Il faut attendre que le parlement français rejette le plan Pleven (en) en août 1954, pour qu'Adenauer et ses collaborateurs disposent de la liberté de manœuvre nécessaire. Le 5 mai 1955, la RFA adhère officiellement à l'OTAN et en novembre de la même année, la Bundeswehr est constituée. Au début, elle ne compte que des volontaires, parmi lesquels de nombreux vétérans de la Wehrmacht, enrôlés dans la BGS et qu'une promotion et un salaire à l'avenant ont achevé de convaincre.

Bien que les candidats aient subi un examen approfondi sur leur attitude pendant la guerre et de leur attachement à la démocratie, on reproche à Adenauer d'avoir mis des fidèles du régime nazi à la tête des forces armées ouest-allemandes. Le chancelier répond aux critiques que l'OTAN n'a pas demandé des généraux de dix-huit ans.

C'est ainsi que la Bundeswehr devient, en termes numériques, la composante la plus importante des forces armées de l'OTAN en Europe et que l'Allemagne de l'Ouest déploie, devant le rideau de fer, davantage de soldats que les États-Unis et le Royaume-Uni réunis.

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Photos. Global Média Forum de la "Deutshe Welle" unique au monde !

Peter Limbourg, le Directeur Général de la Deutsche Welle.

Nulle part ailleurs dans le monde. L'Allemagne fait des choses sans trop le crier sur le toit. Pas des couacs dans le programme réglé comme du papier à musique. Pas de retard, tout ce qui a été programmé a été réalisé et respecté. Du 30 juin au 2 juillet 2014 à Bonn. Le Global Média Forum est organisé par la Deutsche Welle avec le concours du ministère fédéral des Affaires étrangères. Il est considéré comme l’une des plus grandes conférences mondiales dédiées aux médias. La 14è édition de cette année, plus de 2 000 journaliste, blogueurs, twitteurs y ont participé. C'est l'ancienne salle des séances du Bundestag qui a servi de cadre pour les plénières. Tout se passe en anglais, cela ne nous a pas empêché de poser nos questions aux intervenants en français. D'ailleurs pour son mot de clôture du Global Média Forum en remerciant les invités, intervenants et partenaires, Peter Limbourg, le Directeur Général de la Deutsche Welle l'a prononcé en allemand.

Freddy Mulongo posant sa question en français

Freddy Mulongo est son appareil photo au Presse Club de Bonn

Freddy Mulongo avec une consoeur allemande qui est jumelle

Freddy Mulongo avec une consoeur italienne

Impossible de vous commenter toutes les photos, mais à travers celles-ci nous permettons de découvrir ce qui s'est passé à Bonn du 30 juin au 2 juillet 2014 au Global Média Forum.

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dimanche 6 juillet 2014

Frank-Walter Steinmeier, le ministre fédéral des Affaires étrangères au Global Média Forum de la Deutsche Welle à Bonn !

Qui est donc Frank-Walter Steinmeier, le ministre fédéral des Affaires étrangères qui a prononcé un discours tonitruant et très applaudi au Global Média Forum de la Deutsche Welle à Bonn ? Frank-Walter Steinmeier est né le 5 janvier 1956 à Detmold, homme politique allemand, il est membre du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD).

Frank-Walter Steinmeier, le ministre fédéral des Affaires étrangères au Global Média Forum de la Deutsche Welle à Bonn

Il entre à la chancellerie régionale de Basse-Saxe en 1991, et devient assez rapidement un proche collaborateur du ministre-président de l'époque, Gerhard Schröder. Lorsque celui-ci est désigné chancelier fédéral en 1998, il le suit à Berlin en tant que délégué du gouvernement fédéral aux services de renseignements. En 1999, il prend la succession de Bodo Hombach à la tête de la chancellerie fédérale, une fonction qu'il occupera jusqu'au départ de Schröder, en 2005. Durant ces six années, il participe à la conception et à la mise en œuvre de politiques libérales contestées, plus connues sous le nom d'Agenda 2010, gagnant une réputation de travailleur pragmatique.

Frank-Walter Steinmeier, le ministre fédéral des Affaires étrangères au Global Média Forum de la Deutsche Welle à Bonn

À la suite de la formation d'une grande coalition entre la CDU/CSU et le SPD sous la direction d'Angela Merkel, il est nommé ministre fédéral des Affaires étrangères en 2005, et récupère en 2007 les fonctions de vice-chancelier, se profilant comme le nouvel interlocuteur privilégié de Merkel. Désigné en 2008 candidat à la chancellerie pour les élections fédérales de 2009, il est sévèrement battu par la chancelière, tandis que le SPD obtient le pire score de son histoire. Il est ensuite porté à la présidence du groupe parlementaire social-démocrate, devenant ainsi chef de l'opposition à la nouvelle coalition noire-jaune. Reconduit après les élections fédérales de 2013, il est choisi deux mois plus tard pour redevenir chef de la diplomatie, à nouveau dans le cadre d'une grande coalition.

Frank-Walter Steinmeier, le ministre fédéral des Affaires étrangères au Global Média Forum de la Deutshe Welle à Bonn

Chaleureux dans sa voix, dans son discours devant le Forum mondial des Médias, Frank-Walter Steinmeier le ministre fédéral des Affaires étrangères a décrit les interactions entre l’information en ligne, les médias sociaux et la politique étrangère. Le chef de la diplomatie allemande a dit qu’il aurait aimé présenter à cette salle-ancien hémicycle du Parlement de la République Fédérale d'Allemagne avant la réunification- pleine de journalistes, blogueurs, twitteurs et experts des médias sociaux, une « nouvelle éclatante », mais qu’il n’était malheureusement pas en mesure de le faire ce jour‑là. Au début de son discours, il a exposé aux participants du Forum comment il avait négocié la veille pendant des heures avec l’Ukraine, la Russie et la France afin de parvenir à un accord commun dans la crise ukrainienne. « Je suis déçu que cela n’ait pas abouti », a‑t‑il reconnu.

Le nombre de clics, un handicap concurrentiel pour la politique étrangère ?

Dans le domaine de l’information en ligne, la politique et les médias subissent de plus en plus la pression du nombre de clics, que génèrent avant tout les images spectaculaires. De l’avis de M. Steinmeier, cela représente un handicap concurrentiel pour la politique étrangère. En effet, ces images font naître certaines attentes chez la population, à savoir que les atrocités sous leurs yeux disparaissent le plus rapidement possible, ce qui souligne dans la foulée la lenteur de la recherche de compromis, une recherche pénible qui dure pendant des nuits.

M. Steinmeier a également évoqué la tendance des médias en ligne à raccourcir et polariser. Dans les commentaires qu’il reçoit sur Facebook, il fait souvent face, comme il dit, à une avalanche de critiques de tous les côtés dans le contexte de la crise ukrainienne, les uns l’accusant de « faiseur de guerre », les autres de « copain des Russes ». Néanmoins, il reconnaît « apprécier et utiliser abondamment » l’échange avec les citoyens et lire les commentaires sur son site.

Règles et normes sur la Toile

Pour que l’Internet reste un bien mondial, la politique étrangère doit jouer un rôle crucial : un réseau qui se développe à ce rythme effréné a besoin en effet de règles et de normes. Et le ministre d’ajouter : C’est la raison pour laquelle l’idée d’un Internet libre, ouvert et sûr est l’une des missions premières de la « gouvernance mondiale » au XXIe siècle. En soumettant ensemble à l’Assemblée générale des Nations Unies une résolution sur le droit à la vie privée à l’ère numérique, l’Allemagne et le Brésil ont permis de faire un premier pas dans cette direction.

« Dimension culturelle constitutionnelle » du numérique

M. Steinmeier a poursuivi en disant avoir donné, pas plus tard que la semaine dernière, le coup d’envoi du cyberdialogue transatlantique en compagnie de John Podesta, auquel le président américain Barack Obama a confié le soin de s’occuper du thème « Big Data ». L’objectif de ce dialogue est de « mener un débat constructif sur ce qui se cache derrière le cri d’indignation face aux agissements de la NSA : à savoir la question délicate du juste équilibre entre liberté, vie privée et sécurité à l’ère numérique », a‑t‑il déclaré.

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Face aux pressions de l'armée et des islamistes, Bassem Youssem, l'humoriste télé le plus populaire d'Egypte, a eu une idée géniale: tirer sa révérence !

Les Congolais de France connaissent l'émission "Le Petit journal" de Yann Barthès sur Canal plus. "Le Petit journal" est devenu populaire dans la diaspora congolaise depuis qu'il a révélé au monde, ce qu'on voulait nous cacher avec images à l'appui, lors du fameux XVI Sommet de la Francophonie à Kinshasa, en octobre 2012, alors qu'alias Joseph Kabila venait frauduleusement d'être élu et tenait au Sommet pour se légitimer. Son usurpation et imposture ne sont jamais passés chez les Congolais de l'étranger. Et lors de son séjour à Kinshasa, le président François Hollande n'a pas été tendre avec Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati en mal de légitimité. Les Kinois n'ont plus, qui étaient tenus à l'écart du Sommet, avec en prime un délestage généralisée lors du discours de François Hollande à la tribune du Sommet !

À la rentrée, Yann Barthès veut faire du "Petit Journal" un vrai journal télévisé. (Capture d'écran Canal Plus)

"Le Petit Journal" est un programme qui mélange les genres et qui, au fur et à mesure de son évolution, s’est de plus en plus dirigé vers l’information sérieuse, l’enquête et l’actualité internationale.La force de l’émission réside dans le ton employé et sur la façon de présenter les choses. Le ton est caustique et l’humour satirique, l’objectif étant à la fois de montrer des choses que l’on ne voit pas habituellement, et de faire rire. L’idéologie sous-jacente du "Petit Journal" et de dévoiler ce qu’on nous cache, qu’il s’agisse de politique, médias ou people.

Bassem Youssef au Global Média Forum de la "Deutshe Welle" à Bonn

Au pays des Pharaons, on ne badine pas avec la liberté d'expression. En Egypte, Bassem Youssef, le "Yann barthès" égyptien, renonce à son émission à cause de la censure et refuse l'exil. Bassem Youssef était au Global Média Forum de la Deutshe Welle à Bonn, c'est là qu'il a annoncé l'arrêt de l'émission. Il ne fait pas bon se prendre pour le Yann Barthès égyptien. Surtout si le Time vous considère comme l’une des 100 personnes les plus influentes du monde. A la tête d’ El-Bernameg, une émission satirique diffusée sur MBC-Egypt, la chaîne financée par les Saoudiens, Bassem Youssef a fini par jeter l’éponge, "fatigué de lutter, fatigué de la pression, fatigué d’être inquiet pour [sa] sécurité et celle des personnes autour de [lui]".

Bassem Youssef très sollicité au Global Média Forum de la Deutshe Welle à Bonn

Pour ce chirurgien de 40 ans, qui continuait à exercer et n’a pas hésité à donner de sa personne pendant les événements de la place Tahrir, une bonne partie de l’Égypte était à passer à la moulinette de la satire, notamment certaines de ses cibles privilégiées : l’islam et les salafistes ; Mohamed el-Baradei, le très drôle directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique ; Mohamed Morsi, le chef des Frères musulmans, président de la République (30 juin 2012-3 juillet 2013), et, bien sûr, son successeur Abdel Fattah Al-Sissi, deux comiques dans leur genre qui supportent moyennement qu’on les interrompe au moment de leur spectacle…

Reçu le 26 avril sur le plateau de Yann Barthès, Bassem Youssef est l’homme qui faisait hurler de rire les Egyptiens avec El-Bernameg, une sorte de Petit Journal au pays des pharaons. Celui que Yann Barthès qualifie de chroniqueur "le plus drôle, le plus libre et le plus engagé" rencontre dans son pays et au-delà des frontières un succès considérable qui lui a valu des convocations au commissariat pour "appel à l’athéisme et à l’homosexualité" ou "insulte envers le Pakistan".

Mais ce qui fascine chez ce Jon Stewart du pays des pharaons, fils de la bourgeoisie cairote qui a commencé en bricolant des vidéos postées sur YouTube, c’est la fabuleuse classe avec laquelle il a démissionné.

Là où beaucoup auraient fait appel au peuple contre la liberté d’expression bafouée, à l’incroyable brutalité du pouvoir, Bassem Youssef a préféré prendre tout son monde par surprise en concluant son émission du lundi 2 juin 2014 de cette façon : "L’ambiance n’est plus propice à des spectacles d’humour. (…) L’annulation de mon show est un message encore plus fort que n’importe quel autre message qui pourrait être dit dans l’émission."

Puis l’homme se lève, regard d’acier et large sourire, impeccable dans son costume sombre rehaussé d’une cravate rouge à pois blancs et, entouré de son équipe qui lève le pouce, brandit une pancarte en arabe et en anglais où il est inscrit : "The end." Une manière de signifier au pouvoir en place : "Maintenant, débrouillez-vous avec le vide politique que je laisse et les 30 millions de téléspectateurs qui me suivaient." La classe ultime.

“L'arrêt de notre émission est une victoire”, a déclaré Bassem Youssef hier 2 juin lors de sa conférence de presse. Il était attendu pour expliquer les tenants et aboutissants de l'arrêt définitif de son émission satirique El-Bernameg qui, depuis bientôt trois ans, n'avait épargné ni les Frères musulmans ni le nouveau pouvoir militaire du maréchal Abdel Fattah Al-Sissi.

“Cela constitue un message tout ce qu'il y a de plus clair”, a-t-il expliqué. Sous-entendu : il illustre le climat politique qui règne en Egypte. Refusant obstinément de désigner clairement les responsabilités, il a simplement expliqué qu'il était “fatigué d'être sous pression” et “fatigué d'avoir peur”.

Il a également écarté l'idée de se limiter à une diffusion sur Youtube. Entre autres parce que “les mêmes pressions qui s'exercent aujourd'hui seraient exercées demain sur tous ceux qui contribueraient à la production”. A la surprise générale toutefois, il a refusé de faire porter le chapeau à la chaîne MBC qui le diffusait jusqu'alors : “MBC n'est pas à blâmer. Elle a fait ce qu'elle pouvait, mais les pressions étaient trop fortes.”

Il n'empêche, nombreux sont ceux qui accusent non seulement la chaîne, mais à travers elle l'Arabie Saoudite. Car MBC est détenue par des capitaux saoudiens : “Selon un journaliste saoudien, c'est le roi saoudien en personne qui a décidé l'arrêt de l'émission”, souligne l'éditorialiste militant Waël Abbas sur Huna Sotak. “Les pétrodollars ont déjà racheté notre patrimoine cinématographique et les droits d'auteurs de nos classiques de la chanson. L'émission de Bassem Youssef était populaire, mais la rue égyptienne n'a plus son mot à dire, car nous vivons désormais sous tutelle saoudienne.”

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samedi 5 juillet 2014

Global Média Forum "Deutsche Welle": Le site «Ianoukovitch Leaks» a reçu le prix Reporters sans Frontières à Bonn en Allemagne !

En Ukraine, des journalistes Ukrainiens façon WikiLeaks ont mis en ligne un site dédié: "IanoukovytchLeaks". " IanoukovitchLeaks " ou les documents de la villa de l'ex-président ukrainien ! Le site "IanoukovitchLeaks" présente le travail d'un groupe de journalistes ukrainiens qui ont travaillé pour sauver les documents que l'ancien Président ukrainien Viktor Ianoukovych et ses partisans ont jetés dans une piscine de la résidence présidentielle en s'enfuyant du pays après la révolution Maidan. "IanoukovychLeaks a pour but de numériser et cataloguer les documents de la corruption du régime et les rendre disponibles pour le public. A Bonn, au Global Média Forum organisé par la Deutsche Welle, le site "IanoukovitchLeaks" a été recomposé le prix Reporters sans frontières pour son activisme.

Ce sont des milliers de documents, certains à moitié brûlés, d'autres baignés dans une eau boueuse, qu'une équipe de journalistes ukrainiens a collectés, classés et analysés. Des dossiers retrouvés dans la très luxueuse propriété du président déchu Viktor Ianoukovitch, et que son équipe n'avait pas eu le temps de détruire avant sa fuite, dans la nuit du 21 au 22 février.

Si les dossiers les plus compromettants semblent bel et bien avoir disparu, les journalistes ukrainiens assurent avoir mis la main sur des données embarrassantes, notamment des détails de factures astronomiques, des listes de journalistes à surveiller et plusieurs éléments semblant attester que le président vivait au-dessus de ses moyens.

Les visiteurs découvrent la très luxueuse résidence de Viktor Ianoukovitch près de Kiev, samedi 22 février.

Samedi 22 février, alors que des Ukrainiens médusés envahissent la luxueuse villa de Mezhyhirya laissée à l'abandon, des journalistes s'empressent de rassembler et de protéger tous les documents retrouvés, pour éviter qu'ils ne soient pillés ou dispersés par la foule. Certaines feuilles déchirées doivent être recollées, des plongeurs sont sollicités pour récupérer au fond du lac ce qui avait été jeté à l'eau, et le sauna d'une des propriétés du président déchu est utilisé pour faire sécher les feuilles, comme le rapporte un journaliste de la BBC.

Plusieurs médias ukrainiens – notamment Ukrainska Pravda, le Kyiv Post, ou encore la Web TV Hromadske – décident de collaborer et plutôt que de s'empresser à sortir des infos individuellement, mettent la priorité sur la conservation de ces archives. Contact est pris avec Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), une organisation spécialisée dans le journalisme de données et l'investigation, sise à Sarajevo (Bosnie), qui fournit une assistance technique et financière pour scanner et conserver les documents sur une plateforme Web, YanukovychLeaks.org, accessible depuis mardi 22 février. Au total, une vingtaine de journalistes de douze médias se sont rassemblés dans une des résidences de Mezhyhirya, dans cet espace clos que les Ukrainiens ont longtemps fantasmé et au sein duquel ils n'avaient jamais pu pénétrer, pour exploiter et analyser les données.

Parmi les dossiers exhumés figurent notamment des données que les services du président déchu collectaient sur des journalistes d'investigation ukrainiens. Une liste de plaques d'immatriculation a notamment été trouvée, associée au nom de Tetiana Chornovol, une reportrice violemment attaquée fin décembre par des hommes cagoulés alors qu'elle circulait à la périphérie de Kiev. Cette journaliste s'était notamment illustrée en dévoilant, photographies de leurs résidences à l'appui, le fastueux train de vie des gouvernants ukrainiens. Sa sauvage agression, qui lui avait laissé le visage défiguré, avait ému les manifestants de Maïdan. Plusieurs autres journalistes, des députés des partis d'opposition ainsi que des activistes des Femen ont également vu leur nom apparaître dans les documents de Viktor Ianoukovitch.

30 millions d'euros pour des chandeliers en or

Le complexe de Mezhiriyeh où résidait Viktor Ianoukovitch, devenu lieu de promenade pour les Ukrainiens. En fouillant les archives de Mezhyhirya, les reporters ont également collecté un grand nombre de factures colossales : 30 millions d'euros par exemple pour des chandeliers en or, 1,6 million d'euros pour la décoration d'un salon de thé, 7 300 euros pour des plaques de noms d'animaux dans le zoo personnel du président déchu... L'un des reçus indique même un paiement de 8,7 millions d'euros en cash. Ces dépenses étonnent les observateurs car le salaire de Viktor Ianoukovitch en tant que président était de 73 000 euros par an.

Les documents mettent par ailleurs en évidence le rôle joué par des sociétés écran dans des transferts d'argent vers des comptes de Viktor Ianoukovitch et certains reçus indiquent explicitement que des pots-de-vin ont été versés. Pour les journalistes qui les exploitent, ces archives montrent que le « système Ianoukovitch » avait son poumon dans ce complexe de Mezhyhirya. Mercredi, près de 800 documents avaient été scannés et mis en ligne ; d'autres doivent encore venir, l'équipe de journalistes assurant avoir mis la main sur plus de 20 000 documents. L'histoire des « IanoukovychLeaks » reste encore à écrire : l'espoir de l'équipe enquêtant sur ces dossiers est d'obtenir des preuves irréfutables de la corruption du président déchu, qui permettraient de le traduire devant la justice.

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Congolité: Des politicards-politicailleurs brandissent leurs passeports et arbres généalogiques sur le net !

Le mobutisme, c'est un faux nationalisme exacerbé qui n'a profité qu'à un clan, aux ventripotents. Ce faux patriotisme n'a encouragé que ceux qui spolient, pillent, volent, trichent, s'enrichissent au détriment du peuple. Il est plus que de retour dans l'esprit de certains compatriotes. Brandir son passeport sur net devient synonyme d'être un bon congolais. Foutaises ! A Réveil FM International nous sommes très attaché à la République, pas à une tribu, une ethnie, une province. Nous réfutons la personnification du pouvoir. Et toute dictature avérée ou sournoise sera combattue avec la dernière énergie. Ceux qui veulent clivés les Congolais, en stigmatisant et en montant les uns contre les autres, sans voir la poutre qui est dans leurs yeux, nous aurons toujours à travers la gorge et sur le dos. Un faux patriotisme est entrain d'être distillé. Le mal du Congo, c'est d'abord les Congolais eux-mêmes. Ceux qui ont l'opportunité d'occuper les fonctions décisionnelles comment se sont-ils comporter à l'égard de leurs compatriotes ? Ce sont les actes qui déterminent un individu pas uniquement un papier administratif.

Si le dictateur Mobutu Sese Seko avait servi et aimait son pays, il n'allait pas laisser le Congo dans l'état que nous connaissons !

Le Congo d'abord, les individus après ! Nous sommes de cœur avec ceux qui luttent pour que la République démocratique du Congo arrache son destin entre les mains des mafieux, prédateurs, qu'elle devienne vraiment démocratique en respectant tous les traités et conventions signés sur les droits de l'homme, que ses ressources nourrissent tous ses fils et filles pas uniquement des apparatchiks, arrivistes, situationnistes, opportunistes, mangéristes et ventripotents, qu'elle recouvre son indépendance et intégrité territoriale, qu'elle contribue à la paix en jouant un rôle de premier plan dans la sous-région de l'Afrique centrale, que son économie soit florissante, que le franc congolais soit une monnaie pour tous et mettre fin à la dollarisation actuelle, qu'il n'y ait plus des enfants soldats sur son sol,que les journalistes et activistes des droits de l'homme fassent leur travail sans musellement, bâillonnement et sans être inquiétés, qu' il n'y ait plus des prisonniers politiques, que l'école primaire soit gratuite pour tous les Congolais, que les Congolais aient un SMIC, que les médias n'appartiennent plus aux acteurs politiques du régime ni de l'opposition, ni caporalisés encore moins entre les mains des "coupagistes" patentés, qu'elle protège, intègre les étrangers qui ont choisi la République Démocratique du Congo comme seconde patrie...Ces ambitions sont partagées par la majorité de nos compatriotes.

Sauf que depuis qu'alias Joseph Kabila a été catapulté à la tête du Congo, l'incapacitaire de Kingakati a montré ses limités. Son imposture, sa haute trahison, ses fraudes et tricheries, sa corruption généralisée des institutions républicaines prises en otage font du Congo un non-état par excellence. Cela appelle à la vigilance tous azimuts. Au pays de "Chance eloko pamba" tout le monde aspire à devenir "Président de la République" y compris ceux qui sont incapables d'écrire sans faute leur nom et prénom. C'est du délire ! Nous sommes 70 millions de congolais donc 70 millions de "Président de la République" ?

Une chose est certaine, on ne fait pas de la politique avec des incantations, diversions, ragots et rumeurs. Le populisme est l'autre pan de la démagogie. Il faut caresser le peuple dans le sens du poil pour mieux l'étouffer après. La haute politique se fait avec stratégies, convictions démocratiques et valeurs républicaines. Il ne faut surtout pas prendre tous les Congolais pour les idiots. Brandir son passeport ou son arbre généalogique sur le net, ne fait pas de vous automatiquement un "Congolais". Un vrai Congolais est un "Muana kolo lopango afutelaka té" ! Il aime son pays, est prêt à le servir mais pas en distillant de la haine, Comme l'a si bien écrit l'écrivain Nigérian Wolé Sonyka, prix Nobel de l'écriture: "Le tigre ne proclame pas sa tigritude… il bondit sur sa proie et la dévore" ! Un léopard qui croise une antilope ne lui explique pas qu'il est léopard à cause de sa peau tachetée, la manière seulement qu'il va bondir, l'antilope va comprendre à qui il a à faire.

Il y a une vraie confusion dans la tête de certains entre nationalité et citoyenneté. Qui savait que le défenseur de l'équipe nationale belge, Anthony Vanden Borre, né le 24 octobre 1987 (26 ans) à Likasi est un congolais de cœur ? Il a fallu qu'il se casse la jambe pour que le monde entier découvre que son protège tibia recouvre le drapeau de l'ex-Zaïre, actuelle République démocratique du Congo.

Il est urgent de se ressaisir et de ne pas tomber si facilement dans la xénophobie, la haine des autres. Le vrai problème du Congolais est le Congolais lui-même avant de pouvoir envoyer aux gémonies, les étrangers envahisseurs.

1. Comment comprendre tous les intellectuels, universitaires et diplômés au Congo puissent courber l’échine devant un imposteur, illégitime et illégal: alias Joseph Kabila ? A quoi sert-il un individu d'être allé à l'école et de comporter pire qu'un nullard du coin ?

2. Après avoir brillamment échoué à l’élection présidentielle de 2011 avec 4%, Léonbitch Kengo wa Dondo, le célèbre édente de la Gare du Nord, a retrouvé le perchoir du Sénat comme si de rien n'était. L'élection ne signifie-t-elle pas remettre le compteur à zéro ? Qui a protesté et dénoncé ? Le même sénat illégitime continue à siéger et les sénateurs-godillots continuent à percevoir des émoluments.

3. L'ADN du mobutisme avec ses tares est perceptible chez ceux qui brandissent leurs passeports sur le net. Ils n'ont pas changé et ne changeront jamais. Qui dirige aujourd'hui le Congo en complicité avec alias Joseph Kabila ? N'est-ce pas tous les Brontosaures, Dinosaures, Mammouths Mobutistes qui se sont joséphisés et sont devenus plus Joséphistes qu'alias Joseph Kabila lui-même. Qui dénonce les Mokolo wa Pombo, Mabi Mulumba, Alexis Tambwe Mwamba, Modeste Mutinga Mutuishayi, Antoine Ghonda Mangalibi, Christophe Lutundula, Olivier Kamitatu, Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga...des mangeurs à tous les râteliers. Les réponses de François Mwamba Tshiyimbi à Malabo (Guinée-Equatoriale) lors de l'interview de notre confrère Roger Bongos, ne sont-elles pas ahurissantes de la part d'un corrompu-girouette qui tourne au gré de vent ?


François Mwamba à Malabo, Kabila modifiera-t-il... par afriqueredaction

4. Roger Lumbala est entré en France avec un passeport ougandais pour demander l'asile à l'Ofpra. Ce passeport ougandais fait-il de Roger Lumbala moins congolais ? Honoré Ngbanda qui a pu voyager avec d'autres passeports congolais pour raison des services. A-t-il acquis toutes les nationalités qui figuraient dans ses passeports ?

5. Les policiers congolais qui gardent les magasins des libanais et Indo-pakistanais les font-ils par eux -mêmes ? N'est-ce pas sous la dictature mobutienne qu'on a accordé une nationalité générale aux soit-disant "Banyamulenge" ? "Mulenge" étant une colline peut-elle engendrer ?

6. Azarias Ruberwa a un bataillon des militaires rwandais chez lui à la Gombé. Qui en parle ? Les Bizama Karawetu, Deogras Nyamungabo et autres rwandais sont dans nos institutions. Qui les a introduits ? Qui est responsable de leur introduction dans les institutions congolaises ? Pourquoi aucun congolais n'a protesté ?

7. Les mêmes Congolais qui brandissent leurs passeports aujourd'hui où étaient-ils lorsqu'en République démocratique du Congo, au Katanga, Kyungu wa ku Mwanza aujourd'hui Président du parlement provincial , a fait chassé les Kasaïens ? Ils étaient avec le régime de Mobutu, ils ont soutenu ce pogrom sans broncher. Il faut arrêter l'hypocrisie.

Un homme politique qui veut servir sa nation fait des propositions concrètes sur la bonne marche du pays. Brandir son passeport, qu'on peut acheter dans une administration africaine, est une bévue.

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L'Allemagne adopte la double nationalité

Le Bundestag, chambre basse du parlement allemand, a corrigé sa loi de 2000 afin que les enfants d'immigrés puissent obtenir deux passeports.

Angela Merkel, la Chancelière allemande

Plus besoins de choisir entre la citoyenneté allemande et celle de son pays d'origine. L'Allemagne vient d'adopter une nouvelle loi qui permet à tous les Allemands d'origine étrangère d'obtenir la double nationalité. Jusqu'à présent, un jeune né de parents immigrés devait, à 23 ans, choisir entre garder son passeport d'origine ou l'échanger pour un allemand. Il peut désormais obtenir deux passeports, s'il a vécu huit ans dans le pays, ou y a étudié au moins six ans. La loi Allemande sur la nationalité, modifiée en 2000, ne reconnaissait la double citoyenneté que dans des cas exceptionnels, tels que ceux ouverts par l'adoption, ou ceux concernant les ressortissants des pays de l'Union européenne et de la Suisse. Ce changement concerne surtout les 3 millions d'immigrés turcs qui vivent en Allemagne. «C'est une immigration subie: ils n'ont pas eu le choix,» explique Catherine Verdier, psychologue et psychothérapeute. «C'est pour des raisons politiques et économiques qu'ils ont fui leur pays. Cette nouvelle loi va leur permettre de s'intégrer pleinement au système, tout en gardant leurs origines et leur identité culturelle».

«Un train de retard»

L'opinion des Allemands sur cette nouvelle loi est encore partagée. Pour certains, il faut choisir: être allemand ou étranger. Le maire des quartiers à forte immigration de Neuköln à Berlin, Heinz Buschkowsky, estime qu'avoir la double nationalité n'a pas seulement pour objectif de «faciliter les voyages», mais permet aussi de choisir les meilleurs systèmes de santé, de sécurité sociale et de droits à la retraite. Il a également déclaré au tabloïd Bild que l'autorisation de la double nationalité «encourage la criminalité».

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Réforme territoriale au Sénat: Les écologistes déplorent une occasion manquée

Le Sénat a adopté dans la nuit le projet de loi relatif à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral. Le Groupe écologiste a voté contre ce texte profondément modifié par le Sénat, qui a supprimé le projet de nouvelle carte et le report des élections.

Nous regrettons profondément qu'une majorité de circonstance ait tout fait pour bloquer cette réforme importante. À l'automne, nous serons très mobilisés pour son adoption. Elle est nécessaire pour l'efficacité et la lisibilité des collectivités territoriales, elle prévoit le renforcement du couple intercommunalités-régions, avec pour la première fois des schémas prescriptifs de développement économique et d'aménagement du territoire, outils que les écologistes, profondément régionalistes, ont toujours défendus.

Sur la méthode, Ronan Dantec, Sénateur de Loire-Atlantique et chef de file pour le Groupe écologiste, avait déploré une « incohérence » à se prononcer d'abord sur une carte et ensuite seulement sur des compétences. Il a par ailleurs considéré comme une « erreur » la publication d'une « carte qui n'illustre guère de manière incontestable cette recherche d'un nouvel équilibre territorial, fondé à la fois sur les potentiels économiques, universitaires et urbains, et les traditions de coopération, les solidarités culturelles et historiques ».

Et « le refus d'entrer dans une logique autre que la fusion des régions a fragilisé l'édifice. » De ce point de vue, Ronan Dantec a défendu le « droit d'option » des départements pour rééquilibrer certaines fusions.

Nous avons donc sur ce point soutenu les amendements du rapporteur simplifiant le processus de redécoupages régionaux (fusions de régions, droit d'option des départements...) en supprimant les verrous référendaires en cas de votes concordants entre les collectivités, ou le droit de veto de la région « quittée » pour un changement de région par un département, une souplesse défendue par le Groupe écologiste.

Sur le fond, Ronan Dantec a salué l'initiative de la réforme : « C'est la première fois que l'on se trouve face à un texte aussi clair sur l'organisation institutionnelle de la France, fondée sur un couple socle intercommunalités et régions. » Le Vice-président de la commission spéciale a défendu, hélas sans succès, une série d'amendements visant à constituer un volet démocratique au sein du projet de loi : instauration d'un suffrage universel direct à la proportionnelle dans les intercommunalités, “parlementarisation” des Assemblées régionales, distinguant exécutif et législatif, évolution du rôle des CESER ou encore renforcement du droit de pétition local.

Les écologistes ont rappelé leur projet institutionnel durant la séance : un véritable « Acte III de la Décentralisation », basé sur une méthode fondée sur un véritable débat dans les territoires, car la France ne connaîtra aucun renouveau démocratique sans l'alliance de la démocratie représentative et de la démocratie participative.

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vendredi 4 juillet 2014

Les intox des sarkozystes sur la juge Claire Thépaut

Haro sur Claire Thépaut. L'une des deux juges chargées du dossier des écoutes, qui a valu à Nicolas Sarkozy une mise en examen à la suite de sa garde à vue, est dans le collimateur des fidèles de l'ex-chef de l'Etat, qui n'ont de cesse de dénoncer une « cabale » et un « acharnement des juges » contre Nicolas Sarkozy, avec des arguments parfois douteux. Florilège :

1. Non, elle n'est pas ex-patronne du syndicat de la magistrature

FAUX

Plusieurs médias ont diffusé cette information, reprise en boucle depuis, notamment par les défenseurs de M. Sarkozy, qui ne manquent jamais de rappeler la fameuse affaire du « mur des cons ». Mais personne n'avait, semble-t-il, vérifié.

Or, c'est totalement faux. Contacté par Le Monde.fr, le Syndicat de la magistrature indique que Mme Thépaut n'a jamais été ni présidente ni membre du bureau. On peut retrouver des traces de son engagement syndical au travers de quelques pétitions, mais rien n'indique un passé de militante antisarkozyste.

Quant à son appartenance à un syndicat, doit-on rappeler qu'elle est totalement légale, et constitue même une des libertés constitutionnelles ?

2. Non, elle n'a pas publié de tribune contre Sarkozy

FAUX

Seconde accusation, entendue dans la bouche de nombreux sarkozystes : Mme Thépaut aurait publié sur le site Mediapart une tribune « à charge » contre Nicolas Sarkozy. Là encore, c'est tout simplement faux.

Mme Thépaut a en réalité répondu à des questions lors d'un reportage du site d'information au tribunal de Bobigny, où elle travaillait. Le reportage est lisible ici en intégralité.

Et voici l'intégralité des propos de Mme Thepaut dans le reportage, qualifiés de violemment hostiles à Nicolas Sarkozy par les sarkozystes. On a vu critiques plus directes et plus acerbes.

Les juges dans l\'affaire Sarkozy sont-ils impartiales ? Suite à la mise en examen de Nicolas Sarkozy, ces proches dénoncent un acharnement. Ils remettent en cause l\'impartialité d\'une des juges, Claire Thépaut, qui s\'en était pris à l\'ancien chef d\'Etat dans une tribune de Mediapart en 2012.

Ce qui est certain, c'est que nous aspirons tous à retrouver du calme, de la sérénité et de la confiance (...) Puisque la Seine-Saint-Denis est devenue le symbole de la délinquance urbaine, raison de plus pour que l'on nous accorde du respect et des moyens. Etre taxés de juges rouges quand on ne fait qu'appliquer les textes de loi, ce n'est pas normal, lance la magistrate. Certains ont voulu nous opposer aux policiers, alors qu'ils sont performants et qu'ils travaillent dans des conditions difficiles. Eh bien il faut maintenant que la justice retrouve son rang face au ministère de l'intérieur, et que la séparation des pouvoirs soit enfin respectée. (...) Je ressens une certaine défiance du parquet vis-à-vis des juges d'instruction, à qui l'on confie de moins en moins de dossiers ces dernières années, même dans les affaires criminelles » (...) « Nous étions 16 juges d'instruction en 2007, et nous ne sommes plus que 12 aujourd'hui. Même les policiers s'en plaignent : il serait plus simple pour eux d'avoir le juge d'instruction comme seul interlocuteur, avec un cadre procédural simple, celui de la commission rogatoire, plutôt que d'avoir affaire à plusieurs magistrats du parquet. »

Plus généralement, quelques journalistes, notamment Jean-Jérôme Bertolus, d'i-Télé, ont affirmé qu'elle était une « ennemie personnelle » de Nicolas Sarkozy, sans l'appuyer sur un quelconque fait.

3. Non, elle n'a pas écrit ce texte qui circule

INTOX

Amalgame, quand tu nous tiens... Une version tronquée d'un texte attribué à Claire Thépaut circule sur les réseaux. Or il n'est pas d'elle. Voici ce faux :

Faux texte attribué à Claire Thepaut, qui émane en réalité du syndicat de la magistrature. Faux texte attribué à Claire Thepaut, qui émane en réalité du syndicat de la magistrature. | Capture Il s'agit d'une lettre ouverte publiée par le Syndicat de la magistrature, à l'intention de Nicolas Sarkozy, et donc signée de son secrétaire général, Mathieu Bonduelle. Voici la version originale.

4. Oui, un juge a le droit d'être syndiqué

HORS SUJET

Les sarkozystes n'hésitent pas à parler de « conflit d'intérêts » concernant une magistrate membre d'un syndicat. Ce qui semble pour le moins incongru : comme l'immense majorité des fonctionnaires, les juges ont le droit de se syndiquer. Si les magistrats de l'ordre judiciaire ne sont pas soumis à la loi du 13 juillet 1983, qui définit la liberté syndicale des fonctionnaires, leur statut est régi par l'ordonnance du 22 décembre 1958. Or, celle-ci, dans son article 27-1, mentionne non seulement l'existence de « syndicats et organisations professionnels représentatifs de magistrats », mais leur confie en outre un droit de regard sur les nominations au Conseil supérieur de la magistrature.

A part les militaires, n'importe quel fonctionnaire a le droit d'appartenir à un syndicat, et on ne peut le lui reprocher. Et heureusement, car à ce compte, que dire des syndicats de policiers ou d'inspecteurs des impôts ?

Comme le rappelle Franck Johannès, spécialiste justice du Monde, parmi les ténors de l'UMP, on trouve des magistrats, anciens ou encore actifs, comme Georges Fenech ou Jean-Paul Garraud, qui ont eux-mêmes fondé des syndicats de juges... de droite.

5. Non, elle n'a pas bénéficié de promotions suspectes MONTÉ EN ÉPINGLE

Autre accusation, venue cette fois de Nadine Morano : « Après sa tribune sur Mediapart contre Sarkozy, la juge Claire Thépaut a bénéficié d'une promotion : impartiale ? », s'interroge l'ancienne ministre sur Twitter, avec photo à l'appui d'une liste de juges « promus » fin 2012, dont Mme Thépaut.

Mais là encore, on est, sinon dans le faux, du moins dans l'exagération la plus complète : d'une part, on l'a vu, il n'y a pas eu de « tribune ». Ensuite, Mme Morano s'est gardée de fournir l'intégralité du décret dont elle produit des extraits.

Et pour cause : il suffit de le lire pour constater qu'il contient... Des centaines de noms. Il s'agit en réalité d'une série de nominations et de mutations de magistrats, dont Mme Thépaut, parmi des centaines d'autres. En outre, précisons que ce genre de nomination est soumis à l'avis conforme du Conseil supérieur de la magistrature.

Faire de ces nominations une promotion suspecte est donc quelque peu hâtif.

6. Non, la juge Thépaut ne travaille pas seule

AMNÉSIE

De manière plus générale, les défenseurs de M. Sarkozy et les tenants du complot des juges oublient systématiquement de rappeler quelques points de droit :

– Claire Thépaut n'est pas seule chargée de ce dossier, elle travaille avec la juge Patricia Simon ;

– elle n'a pas ordonné les écoutes téléphoniques, puisqu'il s'agit d'une autre affaire et d'autres magistrats instructeurs. Ce sont les juges qui travaillaient sur le supposé financement libyen de l'élection de 2007 qui ont ordonné ces écoutes. Et c'est par ces écoutes qu'a été révélé un trafic d'influence présumé, confié, donc, aux juges Thépaut et Simon.

7. Non, les juges ne sont pas tous « rouges » et antisarkozystes

LIEU COMMUN

Autre affirmation générique et péremptoire : le fameux laxisme des juges, qui se doublerait d'une volonté de nuire à Nicolas Sarkozy.

On peut rappeler que le Syndicat de la magistrature (SM), si souvent mis en cause, est en réalité minoritaire. C'est l'Union syndicale des magistrats (USM), qu'on classe plutôt à droite, qui est majoritaire. En 2010, le SM avait obtenu 32,1 % des suffrages, contre 58,9 % pour l'USM et 9 % pour FO-Magistrats.

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Justice: Claire Thépaut, la juge qui a mis en examen Nicolas Sarkozy, est estimée pour son travail d'impartialité

Claire Thépaut, la juge qui a inculpé Nicolas Sarkozy

Si la discrétion les caractérise, voici Patricia Simon et Claire Thépaut - les deux juges d'instruction qui viennent de mettre Nicolas Sarkozy en examen - dans la lumière.

Deux femmes qui, à 47 et 42 ans, possèdent déjà une certaine expérience. Dans le monde judiciaire, Claire Thépaut, la plus jeune des deux magistrates du pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, jouit d'une excellente réputation.

« Vous ne trouverez pas beaucoup de monde pour en dire du mal », avertit un avocat pénaliste dont les clients sont plutôt à droite. « C'est une très bonne magistrate, abonde un célèbre avocat d'affaires. Sa qualité principale, c'est qu'elle s'efforce toujours de faire du droit. Elle a une réelle capacité de réflexion et d'analyse et veille à l'équilibre du débat judiciaire. »

Patricia Simon, qualifiée de rigide

Après avoir fait une partie de sa carrière à Bobigny (Seine-saint-Denis) avec un passage en tant que juge d'application des peines à Nanterre (Hauts-de-Seine), Claire Thépaut semble faire l'unanimité. « Outre son talent, elle est courtoise et souriante. Elle est facile d'accès et tient parole », vante un pénaliste pourtant pas tendre avec bon nombre de magistrats instructeurs.

Les commentaires sont moins élogieux à l'endroit de Patricia Simon, dont la carrière de juge d'instruction a débuté à Nanterre en 2003. C'est à ce poste qu'elle s'est familiarisée avec l'investigation financière, d'abord avec des dossiers d'escroqueries ordinaires, puis en instruisant des affaires plus retentissantes tels les marchés truqués dans les collèges des Hauts-de-Seine. A Nanterre, Patricia Simon « n'a pas laissé un souvenir impérissable », tacle un ex-collègue, se remémorant quelques lenteurs et divergence de vues sur des dossiers. Du côté des avocats, la rigidité de Patricia Simon revient comme un leitmotiv. « Elle est sérieuse, mais extrêmement rigide, et oublie souvent d'instruire à décharge », selon un pénaliste des Hauts-de-Seine. « Le problème, c'est qu'elle ne démord pas de son idée initiale », s'agace un de ses confrères, tandis qu'un autre qui a récemment assisté un de ses clients face à elle lui reproche d'être agressive et brutale. « Comme si elle avait une revanche à prendre. » « Comme si elle s'était donné une mission », ajoute un autre.

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Justice: Quand Jean-Louis Debré fait la leçon à Nicolas Sarkozy

Le président du Conseil constitutionnel n'a pas apprécié les déclarations de l'ancien chef d'Etat sur l'institution judiciaire et le travail des magistrats.

Jean-Louis Debré, Président du Conseil Constitutionnel

Jean-Louis Debré est en colère. Le président du Conseil constitutionnel conteste vivement, vendredi 4 juillet, la façon dont Nicolas Sarkozy a décrit l'action de l'institution en ce qui concerne ses comptes de campagne, lors de son interview sur TF1. Les inimitiés entre les deux hommes sont connues : des figures de l'UMP n'avaient d'ailleurs pas hésité à voir dans l'invalidation de ces comptes de campagne en 2013, une décision politique. Sur Europe 1, dans l'émission "Mediapolis", qui doit être diffusée samedi, et dont Le Lab d'Europe 1 publie des extraits vendredi, Jean-Louis Debré estime également que "s'en prendre aux juges" porte atteinte à un des "fondements" de la République.

Sur le travail du Conseil constitutionnel

Ce qu'a dit Nicolas Sarkozy : "Il n’y a jamais eu le moindre système de double facturation [lors de la présidentielle de 2013]. Que les 17 millions qu’on prétend dépendre de ma campagne qui auraient été cachés, c’est une folie. Personne, jamais, ne peut imaginer que les enquêteurs du Conseil constitutionnel ou de la commission des comptes de campagne soient passés au travers."

Ce que répond Jean-Louis Debré : Le président du Conseil constitutionnel s'insurge de la description que fait Nicolas Sarkozy du travail de son institution, dans le but de dissiper les soupçons. "Nous n'avons pas des enquêteurs, rétorque-t-il. Nous n'avons pas de pouvoir de police judiciaire, nous ne pouvons pas faire des perquisitions, des saisies ! (...) Ne présentons pas le Conseil comme il n'est pas." Du coup, selon lui, le travail du Conseil constitutionnel ne peut, en aucun cas, prouver qu'il n'y avait pas d'irrégularités majeures dans les comptes de campagne du candidat de l'UMP.

"On laisse entendre que nous aurions vérifié l'ensemble des comptes de la campagne de l'ancien président de la République. Non ! Ce n'est pas exact !", martèle Jean-Louis Debré. Le Conseil Constitutionnel avait été saisi par Nicolas Sarkozy lui-même, qui contestait la décision de la Commission nationale des comptes de campagne (CNCC) de ne pas lui accorder le remboursement forfaitaire de ses comptes, pour dépassement du plafond des dépenses autorisées. "Nous n'avons examiné que les griefs de M. Sarkozy, nous n'avons pas examiné tout le compte. Et nous avons simplement dit que les griefs qu'il évoquait pour contester la décision de la CNCC étaient inopérants."

Sur l'impartialité des magistrats

Ce qu'a dit Nicolas Sarkozy : "J’ai estimé que la situation était suffisamment grave pour que je dise aux Français ce qu’il en était de l’instrumentalisation politique d’une partie de la justice aujourd’hui. (...) Il est tout à fait invraisemblable qu’il se soit trouvé des magistrats pour nommer, pour s’occuper d’une affaire où mon nom est cité, un magistrat appartenant au Syndicat de la magistrature quand on connait son engagement."

Ce que répond Jean-Louis Debré : L'ancien magistrat estime que "quand des responsables politiques commencent, à droite ou à gauche, à s'en prendre aux juges, c'est un des fondements du vivre ensemble, de la République, qui est atteint." Il insiste : "On peut contester ce qui vous est reproché, on ne conteste pas les fondements de la justice, parce qu'à ce moment-là, on conteste la République." Pour Jean-Louis Debré, cette posture est classique : "Vous trouvez toujours cette tentation, à droite et à gauche, de ne pas discuter les faits qui vous sont reprochés mais d'attaquer les personnes."

Et il ne digère pas la remise en cause d'une magistrate en raison de son appartenance à un syndicat. "Le législateur a admis la liberté syndicale dans la magistrature. (...) Je connais bien les magistrats, j'ai été magistrat, vous pouvez avoir vos opinions et essayer de rechercher la meilleure justice possible. Tout le monde n'est pas militant de tout, à droite comme à gauche" assure-t-il, rappelant à l'ancien chef de l'Etat qu'"il y a des procédures", autres que d'interpeller l'opinion publique, si l'on veut contester une décision de justice.

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Réforme territoriale : la nouvelle carte des régions rejetée par le Sénat

Les sénateurs UMP, PRG et PCF ont voté un amendement qui supprime le premier article du projet du gouvernement.

Ça ne passe pas. Le Sénat a rejeté la nouvelle carte des régions dessinée par le gouvernement, vendredi 4 juillet. Il a voté un amendement de suppression de l'article 1 du projet de réforme territoriale. "Les sénateurs UMP, PRG et PCF ont supprimé la nouvelle carte de 14 régions proposée par le gouvernement, dans le cadre de l’examen du texte sur la réforme territoriale", écrit le site Public Sénat. L'amendement a été voté par 177 sénateurs alors que 153 ont voté contre. Toutefois, cet article sera réintroduit lorsqu'il arrivera devant l'Assemblée nationale, courant juillet.

Jean-Pierre Bel, Président du Sénat, prend acte avec regret du rejet par le Sénat de l’article 1er du projet de loi relatif à la carte des régions, intervenu en dépit des assouplissements proposés par le Gouvernement.

Ce vote prive la Haute Assemblée, représentant constitutionnel des collectivités territoriales, de la possibilité d’apporter sa contribution à ce débat essentiel pour l’avenir de notre pays.

Jean-Pierre Bel réaffirme son souhait que notre organisation territoriale puisse être modernisée sur le triple fondement de régions plus vastes disposant des moyens juridiques et financiers pour agir, de départements dotés d’une nouvelle gouvernance et garants de la solidarité et d’intercommunalités plus fortes et plus cohérentes.

Les élus du Palais du Luxembourg doivent encore examiner la partie du texte reportant à décembre 2015 les élections cantonales et régionales prévues en mars. Les sénateurs le feront à l'issue du match de Coupe du monde France-Allemagne, le président de la Haute Assemblée, Jean-Pierre Bel (PS), ayant décidé une suspension de séance.

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Fondation Abbé Pierre: Les exclus s’expriment au Sénat pour parler de leurs galères

Jean-Pierre Bel, président du Sénat

PRÉCARITÉ - A l’occasion du 60e anniversaire de l’appel de 54 de l’Abbé Pierre, une centaine de personnes mal logées ou sans domicile fixe sont allées ce jeudi exprimer leurs revendications au Sénat…

Ils ont connu la rue, l’exclusion, la pauvreté et la peur du contrôle de police pour certains, en situation irrégulière. Ce jeudi, soixante ans après l’appel lancé en 1954 par l’abbé Pierre, une centaine de résidents des Pensions de famille ou habitués des Boutiques Solidarité (lieux d’accueil de jour) de la Fondation Abbé Pierre, ont témoigné de leurs conditions de vie précaires. Une première pour eux, qui n’avaient jamais pénétré l’enceinte du palais du Luxembourg. Mais passé l’émerveillement des ors de la République, le débat, animé par le délégué général de la fondation, Patrick Doutreligne, a pu commencer.

Les problèmes du logement, du 115 et de l’accès aux droits

L’événement, une première au Sénat, a pour but de donner la parole à celles et ceux qui ne sont pas écoutés. L’occasion pour les sénateurs d’entendre leurs revendications et de faire part de leurs projets. La matinée durant, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, Français ou non, ont pris la parole pour témoigner de leur quotidien d’exclus et de leurs difficultés à trouver un hébergement ou un logement ou pour faire valoir leurs droits.

Trouver un hébergement, le calvaire des parents

Si obtenir une place dans une structure d’accueil est difficile en temps normal, pour les parents c’est un cauchemar. «J’ai deux enfants en bas âge, raconte Sonia, jeune maman divorcée et sans emploi. Lorsque j’ai demandé un hébergement, on m’a dit qu’il n’y avait de place que pour moi et un seul de mes enfants, que je devais me séparer de l’un d’eux. Mais c’est impossible!»

«J’ai dû me séparer de mon fils aîné», témoigne une autre maman hébergée dans un centre d’accueil pour femmes. «Parce qu’il est majeur, il ne peut pas rester au centre avec moi et se retrouve dans la rue». Une situation «inhumaine», qui révolte Annie David, sénatrice (PCF) de l’Isère.

Les galères du quotidien

Démunies et sans logement, difficiles pour les personnes précaires d’assurer les démarches du quotidien. Ainsi, se soigner est un parcours du combattant. «Même quand on a la CMU (couverture maladie universelle), certains médecins refusent de nous soigner, témoigne un sans-logis. On a l’impression des sous-patients, sans parler des soins dentaires qui sont trop chers».

«Il y a un vrai problème concernant le prix les soins dentaires et oculaires, avec des risques pour la santé, lance un élu dans la salle. Comment trouver un travail si on a la bouche pleine de trous?», poursuit-il.

Trouver un travail, c’est le Graal pour de nombreux mal logés. «Mais si on n’a pas de logement, on n’a pas d’adresse, et là, les employeurs ne veulent pas de vous», assure Kevin, jeune homme à la rue depuis trois ans.

Relancer le logement et la solidarité

Le problème le plus grave, «c’est la crise du logement», déclare Claude Dilain, sénateur (PS) de Seine-Saint-Denis. «Il y a une pénurie de logements. Les municipalités préfèrent payer des amendes plutôt que d’en construire. C’était même l’un des arguments électoraux de candidats frontistes, qui promettaient de ne pas loger les pauvres près des électeurs», assure l’élu.

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Face à Sarkozy, le gouvernement choisit le silence! Le chien aboie la justice passe, repasse et demeure le pillier de la démocratie !

François Hollande en compagnie de la ministre de la Justice, Christiane Taubira, à la sortie d'un Conseil des ministres au Palais de l'Élysée, en avril 2014

Le chef de l'État se retranche derrière l'« indépendance de la justice », tandis que la garde des Sceaux raille «la méthode de diversion assez éculée» de l'ancien président.

Silence radio, ou presque. Après la mise en examen de Nicolas Sarkozy, mardi, pour corruption active et sa contre-attaque sur TF1 et Europe 1, le lendemain à 20 heures, François Hollande s'est réfugié derrière la formule convenue du respect de la «présomption d'innocence» et de l'«indépendance de la justice». Un principe que le président de la République a rappelé à ses ministres mercredi, lors du Conseil. Pour le reste, l'Élysée ne fait «aucun commentaire». «C'est une affaire qui concerne la justice», évacue-t-on. Même tonalité à Matignon, où Manuel Valls a tout de même donné le sentiment d'en rajouter en assurant: «Les faits sont graves.» Mais après un petit départ de polémique sur ses propos, le premier ministre s'est efforcé de temporiser en revenant à la ligne édictée par l'Élysée. «J'en appelle à la sérénité: que chacun respecte ces deux principes fondamentaux, l'indépendance de la justice et le respect de la présomption d'innocence», a-t-il ainsi corrigé.

«Laisser Sarkozy mouliner tout seul»

Ce faisant, l'exécutif adopte la même stratégie que lorsque Nicolas Sarkozy avait été entendu par le juge Gentil dans l'affaire Bettencourt, dans laquelle il avait finalement obtenu un non-lieu: laisser l'ancien président de la République «boxer dans le vide» sur le terrain politique, comme l'explique un socialiste. «L'exécutif joue bien le coup. Ils ont raison de laisser Sarkozy mouliner tout seul. Ce serait une erreur, presque une faute, que d'entrer dans une polémique avec lui», juge un député socialiste. Pour l'heure, la plupart des socialistes préfèrent laisser la droite gérer elle-même la question de Nicolas Sarkozy. Sans compter que répondre aux accusations de l'ancien chef de l'État ne manquerait pas d'y apporter du crédit.

Or, sur ce terrain, Nicolas Sarkozy a nommément mis en cause François Hollande en dénonçant d'abord «une instrumentalisation politique d'une partie de la justice» puis en affirmant qu'«il y a des choses qui sont en train d'être organisées. Les Français doivent les connaître et, en leur conscience et en toute liberté, doivent juger de ce qu'il en est». En clair, il n'y aurait d'autres responsables à ses ennuis judiciaires que François Hollande en personne, assisté de Manuel Valls, Christiane Taubira et Michel Sapin, dont Nicolas Sarkozy a cité chacun des noms lors de son intervention radiotélévisée.

«Une piètre ligne de défense»

Dans une interview à paraître aujourd'hui dans les quotidiens régionaux du groupe Ebra, la ministre de la Justice décide tout de même de riposter. «Des griefs sont énoncés et M. Sarkozy a droit à la présomption d'innocence comme tout justiciable», déclare la garde des Sceaux. «Autant je m'interdis de commenter une affaire en cours, autant je respecte la présomption d'innocence. Je ne porterai donc pas d'appréciation sur la culpabilité éventuelle de M. Sarkozy», insiste la ministre, qui ajoute toutefois: «Je constate simplement que tout justiciable n'a pas le loisir de venir à la télévision pour expliquer comment il a été ‘maltraité'. Je pense, d'un point de vue politique, que c'est une piètre ligne de défense et, en même temps, une méthode de diversion assez éculée.»

«Ce n'est pas parce qu'on est cerné par les affaires et dont la dernière, excusez du peu, porte quand même sur une corruption, que l'on peut se permettre comme cela de tenter de détourner l'attention de l'opinion sur la politique, le complot ou que sais-je encore?», a pour sa part répliqué le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis. Proche de Hollande, le ministre de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a résumé ce que l'on pense à l'Élysée de l'intervention de Nicolas Sarkozy: «Il a, dans une stratégie bien connue, joué la contre-attaque ou l'attaque: dans une position défensive, j'attaque. J'attaque et je porte des accusations de manière assez générale.» Pour l'heure, François Hollande ne s'inquiète donc pas, mais garde tout de même un œil attentif sur son ancien rival.

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Juppé: Sarkozy a fait une "mise en scène très théâtrale" mais il ne faut pas "vilipender" la justice

Alain Juppé maire de Bordeaux et membre du triumvirat à la tête de l'UMP

Alain Juppé a estimé jeudi que la mise en examen de Nicolas Sarkozy avait donné lieu à une "mise en scène très théâtrale", espérant qu'il pourrait faire valoir son bon droit, estimant cependant qu'il ne fallait pas "vilipender" l'institution judiciaire.

"Nicolas Sarkozy a donné les raisons qui lui font affirmer qu'il est dans son bon droit et je souhaite de tout coeur qu'il puisse faire prévaloir ce bon droit tout au long de l'instruction qui commence maintenant", a-t-il dit à des journalistes Gradignan en Gironde.

"Il y a eu une mise en scène très théâtrale de cette mise en examen. On aurait sans doute pu procéder autrement. Cela dit, vilipender une institution de la République, à savoir l'institution judiciaire, comme le font certains responsables politiques, ne me paraît pas de bonne méthode", a déclaré Alain Juppé, membre du triumvirat à la tête de l'UMP et maire de Bordeaux.

"Quand on est mis en examen, je sais de quoi je parle, on est présumé innocent", a-t-il dit sans vouloir se prononcer sur la possibilité pour l'ancien chef de l'Etat de briguer la présidence de l'UMP. "On verra quelles sont les candidatures qui se déclareront", a-t-il ajouté.

Pour le porte parole du PS, Sarkozy est dans une "stratégie bien connue" de la "contre-attaque"

Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, a évoqué jeudi la "stratégie bien connue" de la "contre-attaque" déployée par Nicolas Sarkozy, qui s'est livré à un violent réquisitoire contre l'exécutif et la justice après sa mise en examen.

"Il a, dans une stratégie bien connue, joué la contre-attaque ou l'attaque: dans une position défensive, j'attaque. J'attaque et je porte des accusations de manière assez générale. Je peux comprendre qu'après une garde à vue, il y ait quelque chose qui touche l'individu et la personne de Nicolas Sarkozy mais au delà, il y a des sujets sur la table qui sont les raisons pour lesquelles il a été convoqué", a commenté M. Le Foll jeudi sur Europe 1.

"Il y a une procédure judiciaire, elle doit aller au bout pour que les choses soient claires. Il est arrivé, et (M. Sarkozy) l'a rappelé, comme dans l'affaire Bettencourt, qu'à la fin de la procédure, il y ait eu un non-lieu", a souligné le porte-parole du gouvernement.

"Présomption d'innocence et indépendance de la justice, ce sont les deux principes rappelés par le président de la République", a de nouveau déclaré M. Le Foll.

"Je considère que la justice est indépendante, qu'il n'y a plus d'intervention.Certains ont du mal à l'imaginer et pour des raisons que je ne veux pas ici commenter mais c'est le cas."

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mercredi 2 juillet 2014

Mis en examen, Nicolas Sarkozy contre attaque !

L'ancien chef de l'Etat est poursuivi pour corruption active, trafic d'influence actif et recel de violation du secret professionnel.

Nicolas Sarkozy quitte le parquet financier après avoir été mis en examen, notamment pour corruption active, le 2 juillet 2014, à Paris.

L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy a été mis en examen dans la nuit du mardi 1er au mercredi 2 juillet pour corruption active, trafic d'influence actif et recel de violation du secret professionnel, a annoncé le parquet national financier.

• Nicolas Sarkozy a été mis en examen après avoir passé quinze heures en garde à vue à la PJ de Nanterre. La justice le soupçonne, via son avocat, d'avoir cherché à obtenir des informations couvertes par le secret de l'instruction, dans une décision attendue de la Cour de cassation dans l'affaire Bettencourt. En échange de ces informations aurait été promise au magistrat Gilbert Azibert une intervention pour lui obtenir un poste de prestige à Monaco.

• Au vu des chefs d'accusation retenus à son encontre, l'ex-président s'expose à des peines allant jusqu'à dix ans de prison, et 150 000 euros d'amende. Le code pénal prévoit des peines complémentaires, comme l'interdiction des droits civiques. Son avocat, Thierry Herzog, et le haut magistrat Gilbert Azibert ont également été mis en examen, pour trafic d'influence et violation du secret de l'instruction.

• "La situation et les faits sont graves", a réagi le Premier ministre, Manuel Valls, mercredi matin sur BFMTV, ajoutant que "les juges sont indépendants", et qu'"il faut les laisser faire leur travail".

Après sa garde à vue, Nicolas Sarkozy se dit «profondément choqué» et dénonce «une instrumentalisation politique de la justice». Après sa garde à vue, Nicolas Sarkozy se dit «profondément choqué» et dénonce «une instrumentalisation politique de la justice». | (Europe1.)

Nicolas Sarkozy lance sa contre-offensive. Mis en examen dans la nuit de mardi à mercredi pour violation du secret de l'instruction, corruption et trafic d'influence actifs, l'ancien chef de l'Etat a décidé sans attendre de sortir de son silence médiatique au moment où son retour politique est dans tous les esprits.

CHRONOLOGIE INTERACTIVE.

Sarkozy et l'affaire de «trafic d'influence» Sarkozy en garde à vue : ses soutiens dénoncent un «acharnement» Sarkozy en garde à vue : ses soutiens dénoncent un «acharnement» Malgré ses ennuis judiciaires, le plan de Sarkozy pour conquérir l'UMP Malgré ses ennuis judiciaires, le plan de Sarkozy pour conquérir l'UMP Affaire des écoutes : êtes-vous choqué que Nicolas Sarkozy soit mis en examen ? Affaire des écoutes : êtes-vous choqué que Nicolas Sarkozy soit mis en examen ? Sarkozy devrait prendre la parole aujourd'hui Sarkozy devrait prendre la parole aujourd'hui Sarkozy mis en examen : ses proches mettent en cause l'impartialité des juges Sarkozy mis en examen : ses proches mettent en cause l'impartialité des juges Sarkozy mis en examen : Copé dénonce l'hypocrisie de certains UMP Sarkozy mis en examen : Copé dénonce l'hypocrisie de certains UMP Sarkozy : «Il y a eu une volonté de m'humilier» Sarkozy : «Il y a eu une volonté de m'humilier»

Ce mercredi à 20 heures, Europe 1 et TF1 a diffusé une interview enregistrée de l'ancien locataire de l'Elysée, la première depuis sa défaite de 2012. Nicolas Sarkozy se dit «profondément choqué» et dénonce «une instrumentalisation politique de la justice». Selon lui, il y a eu «une volonté de m'humilier» avec la garde à vue.

A défaut d'un franc soutien politique, les quelques voix qui se sont fait entendre à droite expriment leur «amitié» pour l'ancien chef de l'Etat. Plus virulents, ses proches ciblent les juges, dont ils mettent en cause «l'impartialité». Du côté de la majorité, François Hollande et Manuel Valls sont montés au créneau pour récuser tout soupçon de complot venu de la gauche.

Dans le cadre d'une enquête pour trafic d'influence présumé, les juges d'instruction cherchent à établir si Nicolas Sarkozy a essayé d'obtenir des informations couvertes par le secret auprès de Gilbert Azibert, sur une décision de justice le concernant, en échange de la promesse d'une intervention pour un poste de prestige à Monaco.

22h45. Sarkozy est «disqualifié politiquement», assure Philippot (FN). L'interview de Sarkozy ce mercredi soir, c'est «la complainte de ses propres souffrances», estime sur BFM TV Florian Philippot. «Il aurait mieux fait de s'expliquer sur le fonds.» L'ex-chef de l'Etat «est encore plus disqualifié politiquement. Les Français ont depuis longtemps tourné la page du sarkozysme», poursuit-il.

22h35. Sondage exclusif : 63% des Français ne croient pas à l'acharnement judiciaire contre Sarkozy. Nicolas Sarkozy est traité comme n'importe quel justiciable et n'a pas de traitement de défaveur pour deux Français sur trois, selon un sondage BVA-Opinion à pour le «Le Parisien» - «Aujourd'hui en France». 63%, soit 15% par rapport à mars, ont le sentiment qu'il n'y a pas d'acharnement judiciaire à l'encontre de l'ancien président de la République.

22h33. Sarkozy : «On a toujours intérêt à dire la vérité.» «On a toujours intérêt à dire la vérité. Regardez où en sont ceux qui ont menti», lance Nicolas Sarkozy à la sortie de son restaurant.

22h30. Sarkozy sort très applaudi du restaurant. C'est sous les cris de ses soutiens que Nicolas Sarkozy est sorti ce mercredi soir après un dîner en famille dans un restaurant du XVIe arrondissement où il a ses habitudes. L'ex-chef de l'Etat a pris le temps de serrer des mains sur la terrasse à son arrivée puis a pris des photos avec les militants à son départ.

21h53. Le Roux (PS) : «Les intimidations ou les ambitions politiques ne peuvent se substituer à la Justice.» «C'est devant la justice que se traitera cette affaire et les confusions, intimidations ou ambitions politiques ne peuvent se substituer à celle-ci. Les Français ont tourné la page d'un système qu'il a mis en place et qui a sans cesse confondu les affaires de l'Etat avec ses intérêts et ceux de son clan (...) communiqué

21h50. Le Roux (PS) : «Sarkozy dresse l'opinion contre les juges». Selon le président des députés PS à l'Assemblée, «Monsieur Sarkozy manque à tous les principes de responsabilité quand il cherche à dresser l'opinion contre ses juges. Non, Monsieur Sarkozy n'est pas la victime d'un complot politique ou d'un acharnement judiciaire, il est un justiciable mis en examen qui doit répondre d'accusations extrêmement graves de corruption et de trafic d'influence», affirme Bruno Le Roux.

21h35. Pécresse (UMP) rappelle la présomption d'innocence . «Attachée à l'indépendance de la justice, je souhaite que la présomption d'innocence s'applique à Nicolas Sarkozy comme à tous les Français», tweete Valérie Pécresse.

21h30. Estrosi (UMP) estime que Sarkozy «a livré sa vérité». «Au terme d'une épreuve violente dans des conditions inacceptables, Nicolas Sarkozy a livré sa vérité aux Français... » commente le député UMP Christian Estrosi, proche de l'ex-Président.

21h20. Sarkozy prend un bain de foule avant de dîner en ville. «Bravo, bravo», entend-t-on autour de Nicolas Sarkozy en train de prendre un bain de foule dans le XVIe arrondissement de Paris, avant de manger dans un restaurant.

20h50. Sarkozy «en plein délire paranoïaque», selon Galut (PS). «Sarkozy en plein délire paranoïaque... accusant à tout va pour mieux se défausser.... C'est indigne d'un ancien Président de la République», estime sur Twitter le député du Cher et cofondateur de la Gauche Forte (PS) Yann Galut.

20h45. Le syndicat de la magistrature réagit vivement à l'interview de Sarkozy. Directement visé par l'ex-président de la République, le Syndicat de la magistrature accuse Sarkozy de «jeter le discrédit» sur les juges, «sur ceux dont la profession est de rechercher la manifestation de la vérité». «Un juge, même syndiqué, n'en est pas moins impartial». L'organisation regrette que Nicolas Sarkozy fasse «l'amalgame entre la critique par un syndicat, personne morale, d'une politique menée et l'action d'un magistrat directeur d'enquête, dans le cadre de ses fonctions».

20h43. Sarkozy «ne renonce jamais», selon Hortefeux (UMP). «Je connais Nicolas Sarkozy depuis 40 ans. Et je sais une chose : c'est qu'il ne renonce jamais», estime Brice Hortefeux.

VIDEO. Hortefeux dénonce «un acharnement incessant, indigne» contre Sarkozy.


Brice Hortefeux: "Un acharnement incessant... par BFMTV

20h42. Mélenchon (PG) à l'attention des journalistes... «Prière de ne pas m'appeler à propos de Sarkozy. Je ne suis ni juge, ni policier. Je ne sais rien», tweete Jean-Luc Mélenchon.

20h41. Que veut dire Bachelot ? «Les juges viennent de ressusciter Nicolas Sarkozy ! On peut se demander si c'est vraiment ce qu'ils cherchaient...» estime sur Twitter son ancienne ministre, Roselyne Bachelot.

20h40. Dupont-Aignan (DLR) reproche à Sarkozy d'«instrumentaliser les affaires» lui aussi. «Nicolas Sarkozy instrumentalise les affaires pour revenir sur scène. Il n'a pas changé !» tweete le député de l'Essonne et président de Debout la République. Et d'ajouter: «Sarkozy fait du Berlusconi!»

20h37. «Sarkozy prend en otage l'UMP», lance Dupont-Aignan. Le président du parti Debout la République live-tweet quasiment l'interview de Nicolas Sarkozy et commente: «Nicolas Sarkozy prend en otage l'UMP. Bon courage aux militants et élus de ce parti !!!» Et d'insister: «Pourquoi crier au complot si l'ancien président est si sur de lui. Curieuse réaction de Nicolas Sarkozy!»

20h26. Sarkozy décidera à la fin de l'été s'il se représente. Nicolas Sarkozy va-t-il se présenter à la présidence de l'UMP? «La question de savoir si on renonce ne se pose pas pour moi. Pourquoi? Parce que vis-à-vis de son pays, on a des devoirs. On n'a pas des droits. (...) Je connais l'inquiétude des Français. J'aurais à décider à la fin du mois d'août, au début du moins de septembre. (...) La question se pose. (...) J'aime passionnément mon pays et je ne suis pas un homme qui se décourage devant les vilénies et les manipulations politiques».

20h25. «Méthodes indignes» des juges. «Lorsqu'on emploie des méthodes indignes, c'est plus humiliant pour celui qui emploie ces méthodes que pour celui qui en subit les conséquences», tacle encore l'ex-chef de l'Etat.

20h24. L'argent n'a «certainement pas» été détourné de sa campagne. Sur les comptes de campagne, l'argent n'a «certainement pas» été détourné. «Le seul candidat, avec 19 millions d'électeurs, qui ne fut remboursé de rien... Ma campagne sera-t-elle à nouveau rééxaminée? Elle ne l'a pas été assez? (...) Si la justice avérait que la société Bygmalion a prélevé de l'argent à l'UMP, les dirigeants de l'UMP seraient alors en droit de déposer plainte. Il ne s'agit pas de ma campagne. Il n'y a jamais eu le moindre système de double facturation (...) Ce serait une folie.»

20h23. «Je n'ai rien à me reprocher», résume Sarkozy. «Je n'ai rien à me reprocher. Rien. Ni là, ni dans d'autres affaires. Jamais aucun responsable politique n'a été autant examinés par magistrats et policiers. (...) Je prends les Français à témoin, parce que quand on a rien à se reprocher (...) on n'a pas peur de s'expliquer.»

20h22. Sarkozy se félicite de «millions» de soutiens. «Je suis seul avec le soutien de millions de gens, qui sont scandalisés de ce qui s'est passé. Que puis-je faire, à part prendre les Français à témoin.»

20h21. Sarkozy admet qu'Azibert a demandé une faveur, via Me Herzog. Sur le fond du dossier, le juge «Azibert était candidat à un poste à Monaco, il ne l'a pas eu. Mon avocat, Thierry Herzog, m'a demandé si je pouvais faire quelque chose. Je n'ai pas fait cette démarche.» Ainsi, «Où est le trafic d'influence? Où est la corruption?» interroge-t-il. «C'est scandaleux (...) Ces motifs ont été retenus dans le seul souci de m'humilier.»

20h20. Une «minorité militante» chez les juges. «Envers et contre tout, je crois dans l'honnêteté et l'impartialité des magistrats dans notre pays. Ne confondons pas une minorité militante avec la majorité des magistrats. (...) Je ne demande aucun droit particulier, je ne veux aucun avantage»

20h19. Valls et Taubira ont menti, selon Sarkozy. «Il y a une instrumentalisation de la justice. Les choses sont claires. Mme Taubira, garde des Sceaux, a été convaincue de mensonge lorsqu'elle a dit qu'elle n'avait pas eu connaissance des écoutes. M. Valls a menti.» Et d'ajouter: «Quant à M. Hollande, ses collaborateurs se sont livrés à une exploitation éhontée de mes archives».

20h18. Une référence à son retour en politique ? «Est-il normal qu'on poursuive les écoutes sur un ancien chef de l'Etat qui pourrait avoir demain des responsabilités d'opposition?» interroge Nicolas Sarkozy.

20h17. Des faits «absurdes», assure Sarkozy. «J'ai été mis sur écoute (...) pour des faits absurdes», lance l'ex-Président sur TF1 et Europe 1. Et d'ironiser : «Qu'est-ce qu'on espérait ? Que de là où il est, Kadhafi me téléphona?»

20h16. Sarkozy met en cause l'impartialité des juges. «La revanche, lorsqu'on est magistrat, c'est la violation d'un principe du droit fondamental. (...) Tout justiciable a le droit à un juge impartial. Qui aimerait avoir en face de lui un magistrat dont l'obsession politique est de détruire la personne (dont il a la charge) ?»

20h15. Sarkozy : «Les chefs d'accusations sont grotesques». «Les juges d'instructions m'ont signifié, sans même me poser une question, trois motifs de mise en examen. (...) Les chefs d'accusations sont grotesques.»

20h14. «Cahuzac n'a pas fait une seconde de garde à vue», tacle Sarkozy. «Est-il normal d'être traité comme ça?» interroge-t-il encore. «Je ne suis pas un justiciable au-dessus des lois, mais je ne suis pas décidé à accepter d'être en-dessous de la loi.»

20h12. Sarkozy conteste le choix de la garde à vue. «Est-il normal que je sois écouté dans mes conversations les plus intimes depuis septembre de l'année dernière?», interroge l'ex-chef de l'Etat. «Est-il normal que je sois placé en garde à vue pendant 15 heures? (...) Ne pouvait-on pas me convoquer pour que je sois entendu par les juges?»

20h11. Sarkozy : «Jamais je n'ai trahi leur confiance». «Il y a des choses qui sont en train d'être organisées. Les Français doivent les connaître. (...) Tout est fait pour donner de moi une image qui n'est pas conforme à la vérité. (...) Je veux dire à ceux qui nous regardent que jamais je n'ai trahi leur confiance.»

20h10. L'intégralité de l'interview de Sarkozy commence.

20h05. Sarkozy rasé de près... Déjà dans les extraits de l'interview, on remarque que Nicolas Sarkozy apparaît rasé de près. Depuis sa défaite le 6 mai 2012, l'ancien président arborait régulièrement une barbe de trois jours. Il avait par ailleurs lancé que le jour où il se raserait ainsi serait signe de son retour en politique.

20 heures. Morano (UMP) parle de «scandale d'Etat». «Nous sommes clairement dans un scandale d'Etat», estime sur Twitter Nadine Morano.

19 heures. «Si j'ai commis des fautes, j'assumerais». «Et si j'ai commis des fautes, j'en assumerais toutes les conséquences. Je ne suis pas un homme qui fuit ses responsabilités», ajoute l'ex-chef de l'Etat.

18h45. Sarkozy se dit «profondément choqué» après sa garde à vue. «Il était venu le temps pour moi de m'expliquer, de prendre la parole. Et la nuit dernière qui m'a été réservée m'a convaincu de la nécessité de le faire ici et maintenant», affirme-t-il. «Je suis profondément choqué de ce qui s'est passé. Je ne demande aucun privilège.

18h40. Sarkozy affirme que «jamais» il n'a «commis un acte contraire aux principes républicains ou à l'Etat de droit». «Tout est fait pour donner de moi une image qui n'est pas conforme à la vérité» ajoute-t-il. «Je veux dire à ceux qui nous écoute ou à ceux qui nous regarde que je n'ai jamais trahi leur confiance. Que jamais je n'ai commis un acte contraire aux principes républicains ou à l'Etat de droit.»

18h35. Nicolas Sarkozy dénonce «une instrumentalisation politique de la justice». «La situation était suffisamment grave pour que je dise aux Français ce qu'il en était de l'instrumentalisation politique d'une partie de la justice aujourd'hui. Dans notre pays, qui est le pays des droits de l'homme, et de l'Etat de droit, il y a des choses qui sont en train d'être organisées. Les Français doivent les connaître. En leur conscience et en toute liberté, ils doivent juger de ce qu'il en est.»

18h30. Europe 1 diffuse les premiers mots de Nicolas Sarkozy. La radio dévoile un premier extrait de l'interview de l'ancien chef de l'Etat. Le ton est grave. 18h05. Sur Twitter, Europe 1 publie une photo de l'interview enregistrée de Nicolas Sarkozy.

17h00. «Ca devient invivable! Il est temps que l'on sorte de cela» s'impatiente un autre député UMP. «S'il arrive à justifier que l'enquête judiciaire a été faite à charge et qu'il a suffisamment d'éléments permettant de justifier qu'il n'est pas l'auteur d'infractions, tout est possible pour Nicolas Sarkozy» estime le député UMP Pierre Morel-A-L'huissier. «Mais si on doit vivre, déjà avec les difficultés financières du parti, la crise politique qui existe et la guerre des ego à l'UMP, jusqu'en 2016-2017 avec des histoires judiciaires rattachés notamment à Nicolas Sarkozy, ça devient invivable! Il est temps que l'on sorte de cela.»

16h45. Philippe Gosselin (UMP) s'attend à des «annonces très politiques» de la part de Sarkozy. «Il n'est pas exclu que Nicolas Sarkozy fasse des annonces très politiques, au delà de la défense qu'il va tenter d'assurer, peut-être un resserrement du calendrier» déclare le député UMP de la Manche. Selon Philippe Gosselin, «soit les militants, les adhérents, serrent les rangs autour de Nicolas Sarkozy». Soit «au contraire, ils s'en éloignent».

16h35. Bruno Leroux (PS) réfute toute «concordance des temps entre politique et justice». «On ne s'extrait pas de ce type de mise en examen, pour des motifs d'une gravité exceptionnelle, dont corruption active et trafic d'influence, par une fuite en avant politique» réagit le président du groupe PS à l'Assemblée devant l'Association des journalistes parlementaires. «Franchement l'empêchement de Nicolas Sarkozy semble plus venir de son camp que d'ailleurs» ajoute-t-il. Face aux attaques de la droite, il l'assure : «le fonctionnement de la justice n'est aucunement entravé depuis deux ans et il n'y a aucune concordance des temps entre politique et justice.»

16h22. Luc Chatel appelle à la «retenue» pour que la justice agisse «sereinement». Même «amitié» témoignée par le secrétaire général intérimaire de l'UMP à Nicolas Sarkozy dans un communiqué qui appelle à «beaucoup de retenue» face au «spectacle médiatique de la justice» qui «fragilise la justice elle-même.» Luc Chatel exprime également «un sentiment de malaise». «Quand on est face à un magistrat qui a pris très officiellement des positions politiques contre l'ancien chef de l'Etat, se réjouissant en 2012 de sa défaite : est-il le mieux placé aujourd'hui, pour juger en toute impartialité Nicolas Sarkozy ?» interroge-t-il.

15h00. Eric Ciotti rappelle lui aussi le principe de «la présomption d'innocence». Ce principe «doit valoir pour tous les justiciables, y compris pour Nicolas Sarkozy» écrit sur son compte Twitter, le député UMP des Alpes-Martimes.

14h20. Copé soutient Sarkozy et critique ceux qui ne veulent pas son retour. Le président démissionnaire de l'UMP sort de sa diète médiatique. Sur son compte Twitter, tout en exprimant son «soutien» à Nicolas Sarkozy, il tacle au passage ceux qui, dans son camp, font «tout» pour empêcher le retour de l'ex-chef de l'Etat. «Si certains déclarent d'un côté leur amitié à Nicolas, tandis qu'ils continuent de l'autre à tout faire pour empêcher son retour, mes proches et moi-même lui réaffirmons notre soutien dans cette épreuve comme dans les étapes à venir pour notre famille politique» écrit le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne).

13h55. Nadine Morano appelle au dessaisissement de la juge d'instruction Claire Thépaut. «C'est une juge engagée, pas une juge impartiale», qui «devrait être dessaisie de cette affaire», lance Nadine Morano depuis le Parlement européen à Strasbourg. L'eurodéputée vise la juge d'instruction Claire Thépaut, laquelle a «écrit une tribune à charge contre Nicolas Sarkozy sur Mediapart en 2012». «Ensuite, elle a bénéficié d'une nomination par décret, le 20 juillet 2012, donc je me pose des questions sur l'impartialité dans cette affaire, je pense qu'elle est partiale», ajoute-t-elle. «Pas de tribune, mais juste son témoignage dans un reportage», a réfuté Edwy Plenel, le patron de Mediapart, sur Twitter, alors que Nadine Morano avait plus tôt formulé la même accusation sur le réseau social.

13h50. «Une bonne nouvelle pour l'égalité», clame EELV. «On ne peut que se réjouir d’un traitement judiciaire égalitaire. Nicolas Sarkozy, par sa pratique présidentielle et sa campagne menée sur le terrain des idées du Front National, porte une lourde responsabilité en ayant beaucoup contribué à l’idée que peuvent se faire nombre de nos concitoyens que le pouvoir s’exerce pour l’intérêt de quelques-uns plutôt qu’en vue de l’intérêt général», écrit Julien Bayou, porte-parole d'Europe-Ecologie Les Verts, dans un communiqué intitulé «Nicolas Sarkozy devant la justice, une bonne nouvelle pour l'égalité».

13h35. Sarkozy serait «déterminé, calme mais consterné», selon des proches cités par un journaliste de France 2.

13h25. Le Syndicat de la magistrature dénonce des «attaques infondées». Alors que Claire Thépaut, l'une des deux juges qui instruisent le dossier, est critiquée par la droite pour ses liens avec le Syndicat de la magistrature (SM), orienté plutôt à gauche, le syndicat répond à ces attaques jugées «infondées». «La question n'est pas celle de l'appartenance à un syndicat. La question, c'est celle de l'impartialité dans l'exercice juridictionnel et dans la conduite de l'instruction», selon le secrétaire général du SM, Eric Bocciarelli. «Un juge d'instruction, son travail, c'est, dans une affaire, de rechercher la manifestation de la vérité. Il n'y a rien de personnel là-dedans.» Et de dénoncer : «Le plus simple, le plus facile c'est de s'en prendre aux juges. On ne peut qu'appeler l'ensemble de la classe politique à la modération et à laisser la justice travailler en toute sérénité».

13h15. «Il est urgent que la lumière soit faite» affirme Fillon. Dans un bref billet publié sur son blog, l'ancien Premier ministre, qui compte se présenter à la primaire UMP de 2016, réagit pour la première fois à la mise en examen de l'ancien chef de l'Etat. «Mis en examen Nicolas Sarkozy est présumé innocent» écrit François Fillon. «Il est urgent que la lumière soit faite pour l’homme qui traverse une épreuve douloureuse comme pour le pays qui s’enfonce dans la crise de confiance» ajoute-t-il. Et de conclure, qu'en tant q'«ancien Président de la République, il a droit au respect.»

12h50. Sarkozy prendra la parole ce soir au 20 Heures de TF1 et sur Europe 1. Selon nos informations, Nicolas Sarkozy s'exprimera dès ce lundi au journal de 20 Heures de TF1 pour réagir à sa mise en examen dans la nuit pour «corruption active» notamment, dans le cadre d'une enquête pour trafic d'influence présumé. Son intervention, enregistrée, sera également diffusée sur Europe 1. Il répondra aux questions de Gilles Bouleau et de Jean-Pierre Elkabbach. C'est la première fois qu'il s'exprimera à la télévision depuis sa défaite à la présidentielle de 2012.

12h35. Hollande rappelle deux principes : l'«indépendance de la justice» et la «présomption d'innocence». A la fin du conseil des ministres «a rappelé que depuis le début du quinquennat», les «deux règles, les deux grands principes» sur lesquels s'appuyait son action étaient «l'indépendance de la justice et (...) la présomption d'innocence» déclare Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement à l'issue du Conseil. «Personne n'a d'autres informations que celles dont tout le monde dispose aujourd'hui» et qui «ne préjugent en rien des décisions qui pourraient être prises derrière par la justice» ajoute-t-il.

12h20. Nicolas Sarkozy devrait s'exprimer dans la journée. Selon nos informations, Nicolas Sarkozy devrait s'exprimer dès aujourd'hui, probablement dans une intervention télévisée. L'ancien président, arrivé peu avant midi à ses bureaux du 77 rue de Miromesnil, devait caler les détails de cette riposte avec sa garde rapprochée.

12h05. La juge d'instruction Claire Thépaut dément avoir été au bureau national du Syndicat de la magistrature. Accusée d'impartialité par plusieurs proches de Nicolas Sarkozy, l'un des deux juges chargés d'instruire l'affaire qui vise l'ancien président, interrogé par FranceTV Info, dément avoir eu des responsabilités au sein du syndicat de magistrats réputé à gauche.

11h50. Patrick Devedjian (UMP) : le dossier «ne tient pas la route». «D'après ce que j'ai lu dans les journaux, ce qu'il y aurait dans le dossier ne me paraît pas pouvoir prospérer et aboutir à un jugement», explique Patrick Devedjian, député UMP des Hauts-de-Seine, des propos rapportés par BFMTV.

11h35. Sarkozy acclamé. Selon I-télé, des sympathisants de Nicolas Sarkozy ont acclamé l'ancien président, au moment où sa voiture quittait son domicile, situé dans XVIe arrondissement de Paris.

11h20. Le bâtonnier de Paris compare la mise en examen de Nicolas Sarkozy à la condamnation à mort de De Gaulle sous Vichy. «Dans l’histoire de notre République, je n’imagine pas qu’on ait le souvenir d’une garde à vue d’un ancien président. Si, on en a un qui été condamné à mort, c’est le général de Gaulle, par la collaboration. Mais depuis, on a cette garde à vue de Nicolas Sarkozy qui me choque», déclare Pierre-Olivier Sur, sur I-télé. Il dénonce à nouveau l'écoute d'une conversation privée qu'il a eue avec Thierry Herzog.

11h08. La belle-mère de Nicolas Sarkozy prend sa défense. Dans une interview au quotidien italien «La Stampa», Marisa Bruni Tedeschi estime que «le vrai scandale est ce coup de théâtre, la modalité et le moment choisi pour porter ces accusations contre Nicolas». «Etrangement cette enquête sort maintenant (...). C'est le moment choisi qui exprime un désir de vendetta, sans compter que nous sommes tous prêts à mettre notre main au feu sur sa rigueur morale. Nous, qui sommes les plus proches de lui, nous sommes scandalisés», ajoute la belle-mère de l'ancien président. «C'est juste le moment pour lui couper les jambes à jamais. Il était évident que sa carrière politique ne se serait pas arrêtée là (...). L'initiative de la justice arrive précisément au moment où l'on créait les conditions de son retour à la tête de l'UMP», dit-elle.

10h50. Nora Berra (UMP) à propos de Nicolas Sarkozy : «Ça ne fait que renforcer sa détermination.»

10h40. Surfant sur le débat sur l'euthanasie, le maire du VIe arrondissement de Paris réclame «d'urgence une loi contre l'acharnement judiciaire» sur Twitter.

10h45. Nadine Morano (UMP) insinue qu'un des juges chargés d'instruire l'affaire, Claire Thépaut, a obtenu une promotion en récompense d'une tribune anti-Sarkozy.

10h15. A Puteaux (Hauts-de-Seine), l'opposant Christophe Grébert (Modem) porte l'affaire sur la scène locale, sur Twitter. 9h55. Thierry Mariani (UMP) met en cause l'impartialité d'un des deux juges chargés d'instruire l'affaire, Claire Thépaut.

9h50. «Les juges sont allés trop loin», estime le bâtonnier du barreau de Paris. Pierre-Olivier Sur, le bâtonnier du barreau de Paris, affirme sur France Info qu'une écoute entre Thierry Herzog et lui-même n'aurait jamais dû être retranscrite. «Il ne s'agit pas d’écoutes concernant la première partie du dossier (l’éventuelle violation du secret de l’instruction). L’écoute téléphonique est postérieure, elle est placée sur le poste de Thierry Herzog, après qu'il a été perquisitionné», explique-t-il. Cette conversation «relève du secret professionnel», selon Pierre-Olivier Sur qui dénonce un «scandale absolu» et des juges qui «sont allés trop loin». Mardi soir, Paul-Albert Iweins, avocat de Thierry Herzog, disait avoir découvert des écoutes entre l'avocat de Nicolas Sarkozy et son bâtonnier.

9h25. L'engagement d'un juge d'instruction à gauche est un «faux débat», selon le président de l'USM. A Christian Estrosi qui met en doute l'impartialité d'un juge d'instruction, Christophe Régnard, le président de l'Union syndicale des magistrats (USM) oppose une réponse ferme : «Tout cela c’est du faux débat. Les magistrats peuvent être syndiqués c’est un droit que certains utilisent. S'il y a une suspicion de partialité dans cette affaire, il y a des procédures de demande de récusation et je ne vois pas très bien l'intérêt de jeter du discrédit. Soit il y a des procédures en cours, soit il n'y en a pas et je pense que certains feraient mieux de se taire.» La légalité d'une écoute entre Thierry Herzog et le bâtonnier fait également débat, mercredi matin. «La question est de savoir si cela vise les conversations d’un avocat qui est lui-même en train de commettre ou pas des infractions», juge Christophe Régnard sur France Info.

9h15. Pour se défendre, Nicolas Sarkozy est assisté de l'avocat Pierre Haik, rapportent plusieurs médias. L'ancien président n'avait pas fait appel à un avocat durant sa garde à vue, qui a débuté mardi matin pour s'achever dans la nuit. Quant à Thierry Herzog, également mis en examen, il n'a pas interdiction de rencontrer Nicolas Sarkozy, «il doit demeurer son avocat dans tous les dossiers en cours», exception faite de celui-ci, rappelle un journaliste de RTL sur Twitter.

9 heures. Aucun élément retenu contre le haut magistrat Patrick Sassoust. Placé en garde à vue avec trois autres personnes, dont Nicolas Sarkozy, dans l'enquête sur un présumé trafic d'influence, Patrick Sassoust, avocat général à la chambre criminelle de la Cour de cassation, n'a pas été présenté aux juges à l'issue de sa garde à vue qui a débuté lundi, confirme mercredi son avocat Me Nicolas Rothé de Barruel.

8h46. Une mise en examen «absurde» pour le député UMP Thierry Mariani.

8h40. «Les juges sont indépendants», martèle Manuel Valls. En tant que Premier ministre, «je dois m'en tenir au rappel des principes», déclare prudemment Manuel Valls sur BFMTV : «l'indépendance de la justice, qui doit accomplir son travail sereinement», le fait que «personne n'est au-dessus des lois» et la «présomption d'innocence qui vaut pour tout le monde». Interrogé sur le soutien présumé de Claire Thépaut, une des juges d'instruction ayant mis en examen Nicolas Sarkozy, à François Hollande en 2012, Manuel Valls affirme que «les juges ont le droit de s'engager, c'est vrai sur le plan politique et sur le plan syndical». «Rentrer dans ce débat, c'est faire croire qu'il y a un complot politique, ce n'est pas acceptable», «dans les moments de crise de confiance, si nous-même mettons en cause ceux qui font la justice, nous n'en sortirons pas», explique le Premier ministre. «Laissons les juges qui sont indépendants», martèle-t-il. «Aller au-delà des ces commentaires, ce serait rentrer sur le fond du débat et sortir de mon rôle», souligne-t-il.

8h39. Nouveau message de soutien de l'UMP Valérie Debord sur Twitter.

8h35. Laurent Baumel (PS) rassuré. «J'ai le sentiment qu'il y a suffisamment d'éléments pour justifier une mise en examen. C'est rassurant de se dire qu'on vit dans un état de droit», répond le socialiste Laurent Baumel à Christian Estrosi sur France Info. Il parle de «relative désacralisation» de la fonction présidentielle.

8h30. L'avocat de Thierry Herzog dénonce une «écoute scandaleuse» entre son client et le bâtonnier. Interrogé sur Europe 1, Paul-Albert Iweins dévoile une partie de la ligne de défense de son client Thierry Herzog : «Sur le plan juridique, sur le plan de la procédure, je n'y reviens pas : l'illégalité des écoutes». Et une «écoute scandaleuse» en particulier : «On est allé jusqu'à écouter et transcrire la conversation entre Me Herzog et son bâtonnier après les faits et sa mise en cause publique. Le bâtonnier, qui est le confident nécessaire de l'avocat, auquel l'avocat doit se confier : on l'écoute et on le transcrit ! C'est une première mondiale ! Je n'ai pas d'exemple au monde d'une chose semblable, et après on va essayer d'opposer ces propos à Me Herzog. Je dénonce l'ensemble des écoutes et celle-là encore plus, qui me parait proprement inimaginable.»

8h25. Christian Estrosi (UMP) met «en cause l'impartialité d'un des juges». «Etait-il nécessaire de passer une nuit à la police ?», s'interroge Christian Estrosi sur France Info. «Il y a des hommes politiques qui ont un traitement de faveur, d'autres qui ne l'ont pas», fulmine le maire de Nice, en référence à l'affaire Cahuzac, pendant laquelle le principal intéressé n'avait pas été placé en garde à vue. «Je mets en cause l'impartialité d'un des juges, qui est engagé - qui a nourri des haines contre le président», accuse Christian Estrosi. «C'est une image qui est déplorable et qui ne grandit pas la France», déclare-t-il.

8h20. Yann Galut (PS) : «ça ne me réjouit pas». «La gauche n'a rien à voir dans cette affaire», affirme le député PS du Cher Yann Galut, sur Sud Radio. «Dire que les juges sont à gauche, c'est une absurdité totale». «Il y a deux sensibilités chez les juges, (…) la majorité sont proches d'un syndicat de centre-droit» (l'Union syndicale des magistrats, ndlr), poursuit le membre de la commission des finances. «Non, ça ne me réjouit pas. Quand on affaiblit trop le camp adverse», ça bénéficie à Marine Le Pen qui va jouer sur le «tous pourris», se désole le fondateur de la Gauche forte, qui rappelle que Nicolas Sarkozy bénéficie de la présomption d'innocence et que «la mise en examen peut être contestée devant la cour d'appel».

8h15. François Bayrou (MoDem) : «La loi est la même pour tous.» Très prudent au micro de Radio Classique, François Bayrou estime que Nicolas Sarkozy est un citoyen comme les autres. Le président du MoDem déclare que «personne ne peut croire que la justice est aux ordres de qui que ce soit, ni de l'opposition, ni de la majorité». «La loi est la même pour tous», insiste-t-il. «L'idée selon laquelle la fin justifie les moyens est devenue mon ennemie personnelle», ajoute-t-il. Interrogé pour savoir si Nicolas Sarkozy peut encore prétendre à la présidence de l'UMP, il répond que «c'est l'affaire de l'UMP». En tout cas, ajoute-t-il, «je ne crois pas que c'est un décès politique».

8h09. Nadine Morano (UMP) met en doute l'impartialité des juges chargés du dossier Sarkozy.

8h05. Florian Philippot (FN) : «Les faits sont graves» Invité de BFMTV, l'eurodéputé FN estime que «la justice doit aller jusqu'au bout» et qu'il faut «qu'on en finisse avec ce mythe du retour possible de Nicolas Sarkozy». Selon le vice-président du FN, l'ancien président devrait lui-même annoncer qu'il ne reviendra pas «à un moment où les Français attendent beaucoup plus d'exemplarité et attendent un renouvellement profond des pratiques au pouvoir».

8 heures. Gilbert Collard (FN) : «Quand un adversaire est à terre, je ne me réjouis pas». «Nicolas Sarkozy traîne derrière lui des affaires, comme le putois la mauvaise odeur», «il est définitivement discrédité par les affaires» mais «je reste juriste, on n'arrivera pas à me faire oublier les principes. Est-ce que la garde à vue était justifiée ? Cahuzac, il a été mis en garde à vue? Non». «Il faut arrêter d'utiliser de manière coercitive à impact médiatique des instruments du droit». «Il y a une nécessite de sérénité judiciaire et là, on n'y est pas», déplore-t-il. «Le véhicule qui a raccompagné Nicolas Sarkozy chez lui était un véhicule des pompes funèbres, parce que là, il est véritablement atteint», lance le député.

7h58. Hervé Morin (UDI) ne croit pas au complot. «Le complot, tout ça, je n'y crois pas», affirme le député UDI sur RFI. Mais «qu'il y ait, en même temps, des magistrats qui essaient d'avoir un peu plus d'acharnement à l'égard de l'ancien président de la République, ce n'est pas impossible», tant «leurs relations n'étaient pas apaisées». «Désormais, le voleur de poules ou l'ancien président de la République peuvent faire l'objet d'une procédure judiciaire», constate-t-il. «Il n'y a aucun contrôle judiciaire à

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Mise en examen de Nicolas Sarkozy : 5 questions pour comprendre

Nicolas Sarkozy à la sortie de son domicile, mercredi 2 juillet.

A l'issue de sa garde à vue – une première pour un ancien président –, Nicolas Sarkozy a été mis en examen. L'ex-chef de l'Etat s'exprimera, mercredi à 20 heures, sur TF1 et Europe 1, sa première interview depuis qu'il a quitté ses fonctions. Cette nouvelle qui a ébranlé le monde politique et qui suscite de nombreuses questions. Nos réponses à celles qui nous ont été le plus fréquemment posées.

1. C'est quoi une mise en examen ?

2. De quoi est accusé Nicolas Sarkozy ?

3. Est-ce une première historique ?

4. Pourquoi un placement en garde à vue et pas une simple audition ?

5. Claire Thépaut est-elle une antisarkozyste notoire ?

1. Qu'est-ce qu'une mise en examen ?

C’est la deuxième phase de procédure pénale, celle qui suit l’information judiciaire. Depuis le 26 février, les enquêteurs rassemblent toutes les pièces possibles sur l’affaire pour que le tribunal puisse juger en connaissance de cause.

La mise en examen, c’est donc la décision prise par les juges d’instruction, chargés des enquêtes judiciaires, d’investiguer sur quelqu’un. Pour qu’une personne soit mise en examen, des indices graves ou concordants existent et rendent vraisemblable sa participation à un crime ou à un délit. Ce qui n’est pas le cas pour une information judiciaire.

L’article 80-1 du code de procédure pénale précise ainsi que le juge d’instruction « ne peut procéder à cette mise en examen qu’après avoir préalablement entendu les observations de la personne ». Dans l’affaire des écoutes de Sarkozy, deux juges d’instruction suivent le dossier : Patricia Simon et Claire Thépaut.

2. De quoi est accusé Nicolas Sarkozy ?

Trois chefs d’accusation ont été retenus contre Nicolas Sarkozy pour sa mise en examen :

Le trafic d'influence

Réglementé par l'article 433-2 du code pénal, ce délit est passible de cinq ans d'emprisonnement et d'une amende de 500 000 euros. Il consiste à :

« Solliciter ou d'agréer, à tout moment, directement ou indirectement, des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconques, pour lui-même ou pour autrui, pour abuser ou avoir abusé de son influence réelle ou supposée en vue de faire obtenir d'une autorité ou d'une administration publique des distinctions, des emplois, des marchés ou toute autre décision favorable. »

La corruption active

Le délit de « corruption active » est défini par l'article 433-1 du code pénal, et peut être puni d’une peine de dix ans de prison et de 150 000 euros d’amende. Stade supérieur du trafic d'influence, la corruption active vise à proposer « des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconques » à une personne publique, « pour elle-même ou pour autrui », dans le but qu'elle « accomplisse ou s'abstienne d'accomplir un acte de sa fonction », ou qu’elle « abuse de son influence réélle ou supposée en vue de faire obtenir d'une autorité ou d'une administration publique des distinctions, des emplois, des marchés ou toute autre décision favorable ».

Le recel de violation du secret professionnel

Le recel est « le fait de dissimuler, de détenir ou de transmettre une chose » qui « provient d'un crime ou d'un délit ». En l’occurrence, Nicolas Sarkozy est accusé d’avoir reçu des informations le concernant provenant du dossier confidentiel de la Cour de cassation. Et donc, d’avoir profité de la violation du secret de l’instruction, qui aurait été orchestrée par le magistrat Gilbert Azibert, également mis en examen. Le code pénal fait la distinction entre le recel simple et le recel commis de façon habituelle ou organisée. Le recel simple est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende, le recel commis de façon habituelle de dix ans d’emprisonnement et de 750 000 euros d’amende.

3. Est-ce une première historique ?

Non, Nicolas Sarkozy n’est pas le premier ancien président à se retrouver dans cette situation. Lui-même avait déjà été mis en examen en avril 2013 pour « abus de faiblesse » dans l’affaire Bettencourt, avant de bénéficier d'un non-lieu à l'automne 2013.

Avant lui, son prédécesseur Jacques Chirac avait été mis en examen à deux reprises dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, en 2007 et en 2009, avant d’être condamné à deux ans de prison avec sursis pour « détournement de fonds publics », « abus de confiance » et « prise illégale d'intérêt ».

Sa garde à vue, initiée mardi 1er juillet, était en revanche une première historique pour un président français.

4. Pourquoi un placement en garde à vue et pas une simple audition ?

La garde à vue ne dépend pas de la gravité des faits. Aussi est-il inepte de comparer celle de M. Sarkozy et d’autres affaires politiques où il n’y a pas eu de recours à cette mesure. La garde à vue est une forme de convocation judiciaire particulière, qui implique une privation de liberté, dans le but de garder le suspect à disposition des enquêteurs et de l’empêcher de communiquer, modifier des preuves ou de fuir.

La garde à vue n’est possible que si « il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner [que le suspect] a commis ou tenté de commettre un crime ou un délit puni d'une peine d'emprisonnement ». Son régime a été modifié en 2011. La garde à vue n’est désormais possible que si elle constitue la seule option des enquêteurs pour :

Permettre l'exécution des investigations impliquant la présence ou la participation de la personne

Garantir la présentation de la personne devant le procureur de la République afin que ce magistrat puisse apprécier la suite à donner à l'enquête

Empêcher que la personne ne modifie les preuves ou indices matériels

Empêcher que la personne ne fasse pression sur les témoins ou les victimes ainsi que sur leur famille ou leurs proches

Empêcher que la personne ne se concerte avec d'autres personnes susceptibles d'être ses coauteurs ou complices

Garantir la mise en œuvre des mesures destinées à faire cesser le crime ou le délit

La garde à vue est cependant tout sauf rare. Selon les chiffres officiels, hors délit routier, 286 337 personnes ont été mises en garde à vue en 2013.

5. La juge Claire Thépaut est-elle une antisarkozyste notoire ?

Il faut commencer par rappeler que Claire Thépaut n’est pas la seule juge qui instruit ce dossier. Elle travaille en tandem avec une autre juge, Patricia Simon. En outre, elles ont récupéré le dossier des écoutes, mais ne les ont pas ordonnées : celles-ci sont le fait de deux autres magistrats, Serge Tournaire et René Grouman. Mme Thepaut est sous le feu des critiques, car ancienne membre du syndicat de la magistrature (SM, classé à gauche, minoritaire). Elle ne l’a en revanche jamais présidé comme on a pu le lire, ni fait partie du bureau national, confirme le syndicat au Monde.fr.

Le SM a vivement critiqué Nicolas Sarkozy pendant son quinquennat. Le 2 mai 2012, dans une lettre ouverte à l’ancien président de la république, Mathieu Bonduelle, ancien président du syndicat, écrivait :

« Qui plus que vous – et vos partisans à votre initiative ou avec votre assentiment – aura davantage (sous la Ve République du moins) violé la séparation des pouvoirs, dégradé la loi, travesti la réalité judiciaire, dénigréle travail des professionnels de la justice, tenu pour quantité négligeable les droits et attentes légitimes de tous ceux qu’on appelle abstraitement “les justiciables”. »

Autre critique : elle aurait publié une « tribune » se réjouissant de la défaite de Nicolas Sarkozy. Là encore, c’est faux : il s’agissait d’un simple reportage de Mediapart, le 8 mai 2012, dans lequel elle est interrogée sur les conséquences de la victoire de François Hollande sur l’administration de la justice, Claire Thépaut, alors juge d’instruction à Bobigny, répondait : « Ce qui est certain, c'est que nous aspirons tous à retrouver du calme, de la sérénité et de la confiance. »

Un magistrat qui l’a cotoyée explique au Monde.fr : « Je ne la vois pas mettre en examen Nicolas Sarkozy pour le plaisir. Il en va de sa réputation. A Bobigny, comme à Paris, c'est une professionnelle respectée. »

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Sarkozy mis en examen pour "corruption active"

Nicolas Sarkozy, l'ancien chef de l'Etat français a été mis en examen dans la nuit de mardi à mercredi pour corruption active, trafic d'influence actif et recel de violation du secret professionnel.

L'ancien chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, a été mis en examen dans la nuit. Avant de recevoir l'ex-président, les juges d'instruction avaient mis en examen dans la soirée son avocat historique, Me Thierry Herzog, et le haut magistrat Gilbert Azibert. Après environ quinze heures de garde à vue dans les locaux de l'office anticorruption à Nanterre — une première pour un ancien chef de l'Etat —, il a été conduit au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris pour y être présenté aux juges.

Ceux-là l'ont mis en examen pour recel de violation du secret professionnel, corruption et trafic d'influence actifs, a précisé le parquet dans un communiqué à l'Agence France-Presse.

Il n'est pas soumis à un contrôle judiciaire. La corruption et le trafic d'influence sont des délits passibles de peines pouvant aller jusqu'à dix ans de prison.

Ces développements judiciaires interviennent au moment où les rumeurs sur sa volonté de prendre à l'automne la tête de l'UMP se font de plus en plus précises. Si quelques sarkozystes avaient dénoncé dans la journée son placement en garde à vue, aucun ténor de droite n'est monté au créneau pour le défendre. Les juges d'instruction cherchent à établir si l'ex-chef de l'Etat (2007-2012) a essayé d'obtenir des informations couvertes par le secret auprès de M. Azibert sur une décision de justice le concernant, en échange de la promesse d'une intervention pour un poste de prestige à Monaco.

La Cour de cassation devait alors se prononcer sur la saisie dans l'affaire Bettencourt des agendas de Nicolas Sarkozy, susceptibles d'intéresser les juges enquêtant sur d'autres dossiers.

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