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Réveil FM International

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

mardi 30 septembre 2014

Ânerie indécente: Léonbitch Kengo, Nzanga Mobutu et Modeste Mutinga Mutuishayi sont-ils devenus des opposants à alias Joseph Kabila ?

Ba Ndoki ya République démocratique du Congo: Antoine Gizenga faux nationaliste, alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati et Joseph Nzanga Mobutu, un nullard au carré

Ânerie indécente, les Congolais souffrent-ils tous de l'amnésie collective ? Un peuple sans mémoire est perdu à jamais ! Lorsque historiens et les journalistes ne jouent plus leurs rôles, c'est la catastrophe. Les congolais ont la mémoire courte? On voit aujourd’hui les mêmes faux-opposants sous le règne de Mobutu revêtir les mêmes parures de transvestis sous alias Joseph Kabila. Comment des mangéristes à tous les râteliers, des mangecrates patentés, des girouettes politicailleurs sans vergogne et apparatchiks d'un régime tortionnaire, illégitime et d'usurpation, peuvent-ils se réveiller un beau matin après avoir contribué à renforcer la dictature totalitaire qui sévit en République démocratique du Congo, clamés et trompetés qu'ils sont opposants et personne ne dis rien ? Léonbitch Kengo wa Dondo, le célèbre "Edenté de la Gare du Nord", le "Grand Lézard", "L'opposant Chauve-souris" est-il un vraiment un opposant au régime d'alias Joseph Kabila ? Où bien, c'est parce qu'il sait qu'il ne sera jamais nommé Premier ministre, poste qu'il a convoité à l'issue des Concertations nationales du Palais du peuple ? Fourbe, roublard, grand requin, Modeste Mutinga Mutuishayi, l'homme qui a privé les Congolais d'un débat démocratique entre alias Joseph Kabila-Jean-Pierre Bemba lors de l'élection Louis Michel 2006, est-il devenu un opposant ? N'est-ce pas alias Joseph Kabila qui a fait de Modeste Mutinga Mutuishayi ce qui l'a sorti de Ngaba où il était habitué à boire le "Mayi ya mobulu". N'est-ce pas alias Joseph Kabila qui avait fait de lui Président de la fameuse "Haute Autorité des Médias", puis sans transition l'a fait nommer "Rapporteur au Sénat" ? Nzanga Mobutu, inconstant et nullard est-il devenu un opposant au régime d'alias Joseph Kabila ?

Léonbitch Kengo wa Dondo, le célèbre édénté de la gare du Nord, surnommé le "Grand Lézard" est-il un opposant ?

Politicailleur chauve-souris, Léonbitch Kengo wa Dondo, le célèbre édenté de la Gare du Nord, est aussi surnommé le "Grand Lézard"

Aucun Congolais n'est à mesure de définir la personnalité de Léonbitch Kengo wa Dondo. On ne connait pas réellement sa couleur politique ni pour qui il roule. Dans la mémoire collective Léonbitch Kengo wa Dondo demeurera un politicailleur impopulaire qui n'a jamais été élu, ni gagné une petite élection mais qui occupera les hautes fonctions au Congo. Comment un homme aussi impopulaire de Léonbitch kengo wa Dongo, qui n'avait pas un parti politique ni une majorité au Sénat a-t-il pu être élu Président de la Chambre basse en République démocratique du Congo ? Paul Kagamé, l'Hitler africain avec ses lobbyistes tutsi rwandais avaient tout fait pour faire élire Léonbitch Kengo wa Dondo au détriment de Léonard Shé Okitundu qui pourtant avait la majorité. She Okitundu est au garage-poli, au Sénat, dont on connait comment la carte à été jouée pour l’écarter en faveur de Léonbitch Kengo. "Le triomphe-surprise de Léonbitch Kengo wa Dondo au Sénat en 2007 est aussi le début de lune de miel entre alias Joseph Kabila et Kengo kengo avec Augustin Katumba Mwanké "dieu le père", Antoine Ghonda Mangalibi. Pour mieux comprendre le rôle assigné à Léonbitch Kengo wa Dondo en faveur d'alias Joseph Kabila, il faut remonter aux tractations qui ont conduit à son retour en République démocratique du Congo. Pour la petite histoire, le retour de Léonbitch Kengo wa Dondo en République démocratique du Congo fut facilité par l’ancien et défunt conseiller spécial d'alias Joseph Kabila en matière de sécurité, feu Samba Kaputo. Ce dossier concernait également le retour de Seti Yale. Pour rassurer Léonbitch Kengo wa Dondo, une délégation conduite par feu Augustin Katumba Mwanke "dieu le père" et Antoine Ghonda Mangalibi, l’ambassadeur itinérant d'alias Joseph Kabila, qui furent le déplacement à Bruxelles pour négocier discrètement avec les deux intéressés. Une initiative qui avait également la bénédiction de Paul Kagamé et des autorités rwandaises qui soutenaient alias Joseph Kabila et espéraient jouer sur la fibre ethnique Tutsi des origines maternelles de Léonbitch Kengo wa Dondo pour s’en servir comme un berger et parrain politique d'alias Joseph Kabila en République démocratique du Congo en attirant à cette cause plusieurs mobutistes fauchés en quelques années d’exil. Dans les clauses de son retour, il était stipulé noir sur blanc que Samba Kaputo se servirait discrètement de la plate-forme présidentielle "l’ex-Alliance de la Majorité Présidentielle" et des mobutistes pour soutenir la candidature de Léonbitch Kengo à la présidence du Sénat. C’est ce qui fut fait au moment venu au détriment de l’infortuné She Okitundu et plusieurs cadres désabusés du PPRD. qui, dans un triomphalisme exubérant, jubilaient avant d’avoir abattu la peau du léopard Kengo. Une leçon du real politik made in Kigali !" Léonbitch Keng wa Dondo est un allié d'alias Joseph Kabila.

Pour comprendre davantage pourquoi Léonbitch Kengo wa Dondo demeure un allié stratégique d'alias Joseph Kabila, malgré les apparences fallacieuses:

1. Léonbitch Kengo wa Dondo a parrainé la modification constitutionnelle qui a permis à alias Joseph Kabila Kabila d’être réélu en faveur d’un scrutin à tour unique. Après avoir tripatouillé la Constitution pour ramener l'élection présidentielle à un tour, Léonbitch Kengo wa Dondo, président du Sénat, a été candidat à l'élection présidentielle de novembre 2011. Léonbitch Kengo a été candidat-taupe du régime des joséphistes pour diviser l’opposition et réduire l’impact d'Etienne Tshisekedi à l’ouest de la République. Face au découpage des circonscriptions électorales opéré par le ministre de l’Intérieur et décentralisation Adolphe Lumanu et le pasteur Ngoyi Mulunda dans un stratagème visant favoriser la réélection de Joseph Kabila tout en lui facilitant une majorité parlementaire confortable au parlement. Election frauduleuse que l'incapacitaire de Kingakati a été proclamé vainqueur. L'impopulaire politicailleur n'aurait obtenu que 4%. Léonbitch Kengo wa Dondo a été le premier à féliciter alias Joseph kabila pour sa fameuse réélection. Après avoir été battu électoralement, Léonbitch Kengo wa Dondo, le "Grand Lézard" a retrouvé son fauteuil de perchoir comme président du Sénat comme si de rien n'était. Fort heureusement tous les congolais ne sont pas dupes. Sur Réveil FM International, Paul Kahumbu du Front Civil de Résistance Populaire avait vivement réagi lors de la rencontre Léonbitch Kengo et Etienne Tshisekedi à Bruxelles, avant l'élection présidentielle de novembre 2011.

2. Lorsqu'on sait la manière dont la Majorité Présidentielle (MP)-Parti-Etat a pesé de tout son poids pour gagner toutes les batailles électorales, notamment les provinciales dans les fiefs où mathématiquement et rationnellement elle était perdante : Kinshasa (2007) et Equateur (2007 et 2013) des provinces acquises au MLC. Si pour les provinciales, le régime d'alias Joseph Kabila est prêt à tout, ce n’est pas au poste ultra stratégique de la présidence du Sénat, deuxième personnalité constitutionnelle de l’Etat devant suppléer au chef de l’Etat en cas de la vacance présidentielle, que le régime tortionnaire avec ses soutiens rwandais va laisser à un véritable opposant ou un digne patriote congolais occuper ce poste. La dynamique de maillage des institutions de la République démocratique du Congo par des agents à la solde du régime monoethnique rwandais n'est pas une vue d'esprit.

3. Le tandem alias Joseph Kabila-Léonbitch Kengo voulue par la nébuleuse communauté internationale. La stratégie de débauchage du triple ancien Premier ministre de Mobutu, Léonbitch Kengo wa Dondo par des Mammouths joséphistes, allait dans le sens du soutien de la communauté internationale, notamment la Belgique, au tandem Kabila-Kengo est que le triple ancien Premier ministre de Mobutu, qui a été inculpé à Bruxelles pour blanchiment d’argent en juin 2003, n’a plus été poursuivi par la justice belge. Pourtant, «La Libre Belgique» du 25 juin 2003 a rapporté que « Le juge d’instruction Michel Claise a décidé d’inculper M. Kengo Wa Dondo pour blanchiment d’argent », pour une affaire qui était en relation avec des « faits de corruption ».

Léonbitch Kengo wa Dondo n'a qu'à aller se rhabiller, la République n'a jamais eu besoin de lui.

2. Nzanga Mobutu, un nullard qui serait mieux de compter l'argent dans une banque que de se retrouver dans l'arène politique.

Nzanga Mobutu, un nullard autoproclamé opposant

A l'ombre d'un grand chène, rien ne pousse, dit-on. D'après certaines indiscrétions à Kinshasa, en Conseil des ministres, Nzanga Mobutu passait son temps à envoyer des SMS ! Dépensier, amateur de grands vins et de bonne chère il cherchait à vivre comme son père ! De son père Mobutu, dictateur et autocrate, François Nzanga n'a ni la face, enore moins l'étoffe. Son pater était d'un autre acabit: Un meneur d'hommes. A l'ombre d'un grand chène, rien ne pousse, dit-on. Qu'est-ce-qu'on pouvait attendre de François Nzanga Mobutu? Rien. Du reste, après ses études, lorsqu'il est entré dans la vie professionnelle, le monde bancaire, ce sont toujours les autres qui élaboraient et réfléchissaient pour lui. Il n'avait qu'à apposer la signature. Avec Nzanga, "Pauvre maréchal Mobutu, il n'a pas enfanté de léopard". "Tel père n'est pas nécessairement tel fils". Sa présence dans ce gouvernement n’aura pas laissé des traces indélébiles dans l’histoire politique du pays si ce n’est celle d’avoir été une potiche pour flatter l’ego d’une frange très minoritaire de la population. Il a déjà trahi la mémoire de son défunt père en travaillant avec le pouvoir de l’imposture. Le traître a beau servir son nouveau maître, il n’entrera jamais dans la confidence de ce dernier. Sa naïveté le fait maintenant mordre le doigt après avoir subi l’avanie de la révocation que son ancien maître venait de lui infliger le jour même de son retour à Kinshasa.

Son deal avec alias Joseph kabila a bien fonctionné. D'abord Nzanga Mobutu perçoit chaque mois 7000 dollars d'indemnités de son père. Les biens immobiliers de la République spolié par le vieux Maréchal Mobutu devait normalement revenir au pays pas aux héritiers Mobutu. Ce dernier était arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 1965, il n'avait pas un clou dans ses proches. Revenons à l'épisode du Villa de Mobutu à Savigny. La Confédération Suisse a épuisé la dernière possibilité encore ouverte de maintenir les avoirs bloqués. En l’état, le blocage des avoirs de Mobutu s’achèvera le 30 avril 2009, mettant fin à un feuilleton de 12 ans. Les avoirs en Suisse, 6,6 millions d’euros, de l’ex-chef d’Etat zaïrois Mobutu Sese Seko - bloqués depuis 1997 - reviendront finalement aux héritiers. On se rappelle qu’il y a quelques mois, une ONG dénommée "Coalition Fonds Mobutu gelés en Suisse (CFMS)" organisait un sit-in à Kinshasa, devant le ca-binet du vice-Premier minis-tre congolais François -Joseph Nzanga Mobutu, fils de l’ex-président Mobutu. La manifestation visait à exiger du gouvernement de la RDC la nomination d’un plénipoten-tiaire en vue de récupérer les fonds détournés par l’ex-dictateur avant le 15 décembre 2008. "L’objec-tif de cette manifestation était de sensibiliser les autorités congolaises pour le rapatriement des fonds de l’ancien Président Mobutu gelés en Suisse, à travers la nomination d’un plénipotenti-aire, comme cela avait été exigé par l’ancienne prési-dente de la Confédération Helvétique, Mme Micheline Calmy Ray" expliquait alors l’un des membre de l’association.


Paul Kahumbu s'exprime devant le palais de... par reveil-fm


Paul kahumbu parle de Savigny par reveil-fm


Savigny visite chez le boucher de Mobutu par reveil-fm

Notons que le blocage des avoirs de Mobutu placés en Suisse par ses proches remonte à 1997, année durant laquelle la République démocratique du Congo (RDC) avait présenté une demande d’entraide judiciaire à plusieurs Etats, dont la Suisse. Faute d’éléments probants apportés par la RDC, l’Office fédéral de la justice a dû clore la procédure en décembre 2003. Le Conseil fédéral a alors ordonné le 15 décembre 2003 le blocage des avoirs. Ce blocage a été renouvelé plusieurs fois pour permettre de trouver une solution avec les différents acteurs impliqués. Le produit de la vente de la villa que Mobutu possédait à Savigny (canton de Vaud) fait partie des avoirs qui seront remis à la famille. En octobre 2001, cette villa avait été vendue aux enchères pour 3,1 millions de francs suisses (2,6 millions d’euros). Le Président Mobutu est décédé en septembre 1997 en exil au Maroc. Si aujourd’hui notre pays est dirigé par alias Joseph Kabila, il est une grande partie de Congolais eux-mêmes. Des personnages comme Nzanga Mobutu, Léonbitch Kengo wa Dondo, Edouard Mokolo wa Pombo, Antoine Gizenga, Lambert Mende Omalanga, le Vuvuzélateur ...ont courbé l'échine devant alias Joseph Kabila. Nzanga Mobutu à cause de l'argent avait préféré alias Joseph Kabila au président du MLC. Aujourd’hui, le dos au mur, il se voit déjà candidat à la succession de son maître. Après avoir vendu le pays aux mains des étrangers, le fils de Bobi essaie de se démarquer des autres traîtres pour prouver sa bonne volonté de faire sortir le Congo du gouffre. Non, c’est trop facile, le peuple congolais a beaucoup souffert de l’égoïsme et de la trahison de ses fils et filles qui ont accepté de travailler et de propager les fausses mérites d'alias Joseph Kabila en acceptant les miettes que cet assassin rwandais jette par terre. Le Congo est humilié à cause de ces opportunistes. Il est temps que le peuple trouve une lueur d’espoir en soutenant un candidat crédible, honnête et intelligent au sommet de notre beau et grand pays. Le temps de tous ces charognards est révolu. Nous disons NON à tous les traîtres. Le peuple ne vous fait pas confiance. Allez vous faire voir ailleurs et non pas au Congo !

Lorsque la nouvelle fut connue, peu de temps avant le second tour de l'élection présidentielle de 2006 en RDC, elle fut reçue comme une mauvaise plaisanterie par les uns et comme un véritable cataclysme par les autres. François-Joseph Nzanga Mobutu, fils du maréchal Mobutu Sese Seko, signant un accord politique avec Joseph Kabila, fils du tombeur de son père ! Le candidat de l'Union des démocrates mobutistes (Udemo), dont c'étaient les premiers pas en politique, était arrivé en quatrième position au premier tour. Ne voulant soutenir son beau-frère et néanmoins ennemi intime Jean-Pierre Bemba, il ne lui restait plus que l'union avec le président sortant.

Le grand public l'avait découvert en 1997, aux côtés de son père malade. Il avait 27 ans et faisait office de conseiller en communication du maréchal. Quand ce dernier est renversé, en mai 1997, il l'accompagne dans son exil au Maroc. Il revient au pays une première fois, en 2001, pour rencontrer Joseph Kabila et parler des conditions de rapatriement du corps de son père - un dossier toujours en souffrance. Puis en 2004, pour récupérer quelques biens familiaux détenus par certains dignitaires du nouveau régime... et sonder le terrain pour une carrière politique. On connaît la suite. Après la présidentielle de 2006, le ministre d'État à l'Agriculture dans le premier gouvernement devient un an plus tard vice-Premier ministre avant de prendre le portefeuille de l'Emploi, du Travail et de la Prévoyance sociale. En mars 2011, coup de théâtre : Kabila le révoque pour... absentéisme !

Caïd, fourbe, roublard, grand requin, Modeste Mutinga Mutuishayi est un prédateur et mangeur à tous les râteliers

Opportuniste jusque dans sa calvitie, corrompu jusqu'à la moelle épinière, Modeste Mutinga Mutuishayi est l'oeuvre d'alias Joseph Kabila. Pauvre type, dribbleur patenté, c'est l'incapacitaire de kingakati qui a fait de lui ce qu'il est aujourd'hui. Nommé par alias Joseph Kabila à la présidence de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM), Modeste Mutinga Mutuishayi s'est révélé être un loup contre les chiens de garde: les journalistes. Autocrate, prédateur de la liberté de la presse, Modeste Mutinga Mutuishayi a excellé par le musellement des journalistes, des médias et des opposants politiques. Pire le chauve de Ngaba, habitué aux "Mayi ya Mabulu" a eu l'outrecuidance d'annuler le débat démocratique inscrit dans la Constitution de la transition qui devait opposer alias Joseph Kabila à Jean-Pierre Bemba, lors de l'élection Louis Michel 2006. Il n'a jamais été élu au Kasaï Occidental. Pour le récompenser c'est alias Joseph Kabila qui l'a fait nommer "Rapporteur au Sénat". Inconscient de la République, il joue à l'équilibriste. Modeste Mutinga Mutuishayi attaque alias Joseph Kabila dans son journal qui tire à 2000 exemplaires, pendant qu'il est à la mangeoire. Modeste Mutinga Mutuishayi est l'un des apparatchiks du régime totalitaire qui sévit en République démocratique du Congo. Mammouth joséphiste, il est l'homme d'alias Joseph Kabila. Pourquoi veut-il tromper sa propre conscience et les congolais qu'il est opposant ? L'histoire retiendra que pour sortir de sa misère, Modeste Mutinga Mutuishayi s'est fait corrompre par alias Joseph Kabila pour soutenir un régime tortionnaire et priver les congolais de la démocratie. Modeste Mutinga Muituishayi est aussi dangereux que les Léonbitch Kengo, Antoine Gizenga...qui pour un petit confort personnel ont privé les Congolais de la démocratie en les abrutissant.

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lundi 29 septembre 2014

Collègue, ami et frère de Léonbitch Kengo wa Dongo, Jean Damascene Ntawukuliriyayo, le président du Sénat rwandais a démissionné !

Le 30 juin 2010, alias Joseph Kabila n'avait pas hésité d'inviter son mentor Paul Kagamé, l'Hitler africain, un génocidaire pour souiller le cinquantenaire de l'indépendance du Congo. Génocidaire des Congolais, l'ogre de Kigali avec ses mains ensanglantées, s'était permis d'arriver en retard. Mieux Paul Kagamé avait fait retardé le défilé congolais de deux heures. Jean Damascène Ntawukuriryayo, le président du Sénat rwandais, 53 ans, en fonction depuis 2011, a démissionné le 17 septembre dernier, après que ses collègues soutenus par la main noire de Paul Kagamé, ont lancé une pétition mettant en cause sa gestion et des blocages administratifs.

Jean Damascene Ntawukuliriyayo, Léonbitch Kengo wa Dondo, le célèbre édenté de la Gare du Nord, Paul Kagamé, l'ogre de Kigali et Léonard She Okitundu, le Mutakalisé de Londres !

Alors que comme dans un terrain conquis la soldatesque rwandaise pille, viole, tue, assassine, massacre des Congolais à l'Est de la République, pour mieux humilier le peuple congolais, Léonbitch Kengo wa Dongo et son bureau des Sénateurs godillots ventripotents, avaient reçu en grande pompe, son frère, ami et collègue Jean Damascene Ntawukuliriyayo au Palais du peuple à Kinshasa.

Kinshasa, Palais du peuple, octobre 2013, Jean Damascene Ntawukuliriyayo, le président du Sénat rwandais reçu en grande pompe par le bureau du sénat congolais: Lola Kisanga, Modeste Mutinga Mutuishayi, fourbe, roublard et grand requin, Edouard Mokolo, Jean Damascene Ntawukuliriyayo, Léonbitch Kengo wa Dongo, l'édenté de la Gare du Nord... alors même que c'est le Rwanda qui arme ses miliciens tutsi pour agresser le Congo (Rapport Mapping ONU)

Le sénat de la République démocratique du Congo est gravement illégitime. Les sénateurs ont été élus pour 5 ans c'est à dire de 2006 à fin du gouvernement "1+4=0" jusqu'au 28 novembre 2011 date des élections présidentielles et législatives. La deuxième raison est la plus simple: Léonbitch Kengo en tant que Président du Sénat a été candidat à l'élection de novembre 2011, où il a reçu une raclée. "Monsieur 4%" n'avait plus le droit de retrouver le perchoir du Sénat. Or l'invraisemblable s'est produit dans cette république bananière. Le célèbre édenté de la gare du Nord a retrouvé son perchoir du Sénat comme si de rien n'était. Aucun journaliste coupagiste, aucun média entarté Pprd n'a soulevé l'inconstitutionnalité de l'acte posé Léonbitch Kengo.

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dimanche 28 septembre 2014

Rue des Poissonniers (Paris XVIIIe): Gigantesque attroupement, des africaines scandent "Valérie, Valérie" ! Madame Trierweiler a des fanatiques !

En Afrique, l'état de santé comme la sexualité des dirigeants du continent sont, pour l'essentiel, des sujets tabous, et qui s'y frotte s'y pique. Sous nos tropiques, on n'emmerde pas le chef d'Etat- autocrate-dictateur-tortionnaire et sanguinaire avec des "histoires de fesses". Des chefs d'Etat qui s'amourachent des femmes de leurs ministres et collaborateurs, il y en a légion. Le dictateur-autocrate a droit de vie ou de mort sur ses compatriotes, a fortiori, le droit de "s'octroyer" les femmes qu'il veut et n'a de compte à rendre à personne même pas à sa conscience. Que les "Mamans de Château-Rouge" dont la majorité proviennent des familles polygames puissent prendre Valérie Trierweiler comme héros, cela prouve à dessein que les mentalités ont évolué. En bien ou mal ? Une africaine peut-il écrire dans son bouquin que son mari est un mauvais coup au propre et figuré comme l'a fait Valérie Trierweiler ?

Hier, Valérie Trierweiler faisant une apparition dans un quartier populaire de Paris, elle a déclenché une quasi-émeute. Elle a dû être escortée par des policiers pour quitter le quartier.

« Une émeute. » C'est ainsi qu'une brocanteuse qui avait dressé son étal rue Dejean, en plein coeur du quartier populaire de la Goutte-d'Or, dans le XVIII e arrondissement de Paris, résume le passage aussi inattendu que mouvementé de Valérie Trierweiler, hier après-midi. L'ex-première dame s'est aventurée avec une amie africaine vers 15 heures dans les ruelles tortueuses qui bordent le boulevard Barbès, incognito ou presque, espérait-elle peut-être. Mais elle y a évidemment été reconnue, elle qui vient de se voir ultramédiatisée par la polémique et le succès de librairie qui ont accompagné la sortie de son livre « Merci pour ce moment », dans lequel elle règle ses comptes avec François Hollande.

A Barbès, en quelques instants, son apparition a provoqué un gigantesque attroupement, et quelques mouvements de foule, notamment parmi les vendeurs à la sauvette qui sont légion dans le quartier. Encerclée, oppressée par la foule, qui lui demandait, brandissant une impressionnante haie de portables, des selfies en sa compagnie, Valérie Trierweiler aurait paniqué. « Un policier en civil qui était dans le coin m'a alors entraînée dans un magasin de tissus, a raconté hier soir Valérie Trierweiler. A l'extérieur, les gens scandaient : Valérie, Valérie !. Le policier m'a dit : Vous ne pouvez plus sortir sans être piétinée. Il a donc appelé des renforts et les policiers m'ont déposée à une station de taxi non loin », raconte-t-elle.

« On n'a pas compris tout de suite qu'il s'agissait d'elle, sourit un serveur de café. Je voyais juste ses cheveux ! Et j'entendais des cris sans vraiment distinguer ce qui se disait. Un brouhaha incessant, assourdissant. Mais ici, le bouche-à- oreille va très vite, donc on a rapidement su que c'était Valérie Trierweiler. Ce que j'ai perçu n'était pas méchant... Elle est connue, c'est tout. Alors les gens veulent la voir de près. Mais ce n'est peut-être pas le bon quartier pour elle ! Dans le coin, les gens vont au contact », conclut le barman.

« J'ai immédiatement tweetté cette histoire, s'amuse une riveraine de la rue Dejean. Le plus insolite, c'est qu'en se promenant dans les rues comme une parfaite inconnue, elle donne l'impression de ne pas réaliser que toute la France parle d'elle, connaît son visage... Déjà quand elle était à l'Elysée... Mais alors maintenant, avec son brûlot ! »

La principale intéressée aussi y est allée de son tweet. Mais pour dédramatiser sa petite mésaventure. Panique ? Pas du tout, explique-t-elle en 140 caractères : « Merci pour l'accueil très très chaleureux à Barbès. Ni panique ni commissariat, mais Manioc et bananes plantains. Et beaucoup de selfies », dit son tweet envoyé hier soir à 20 h 33, une fois ses esprits retrouvés. L'ex-première dame, reconvertie en auteur sulfureuse à succès, veillera sans doute désormais à calibrer ses apparitions publiques...

Hollande et Valérie ne se parlent plus

Elle aurait aimé, pour l'instant, se faire discrète dans les médias. Après le phénoménal succès d'édition de son livre choc « Merci pour ce moment » (442 000 exemplaires vendus en seize jours), Valérie Trierweiler a adopté la stratégie du silence. A quoi bon, il est vrai, se répandre sur les plateaux de télé ou dans les pages des magazines quand son livre marche tout seul et que son prolongement à l'étranger (avec des traductions en cours aux Etats-Unis notamment) s'annonce sous les meilleurs auspices ? La journaliste de « Paris Match » ne juge pas non plus utile de commenter un sondage - le nôtre - dont elle n'apprécie guère le principe et en dénonçait par avance la brutalité, puisque, objecte-t-elle, elle n'est pas une femme politique. Façon pour l'ex-première dame d'oublier qu'elle s'est elle-même délibérément placée au centre de l'arène publique en révélant sous un jour aveuglant la vie intime d'un président de la République encore en exercice ?

Son brûlot, en tout cas, a provoqué des réactions à la mesure de son audace. Bernard-Henri Lévy a affublé Trierweiler du méchant surnom de Messaline de Prisunic, tandis que le metteur en scène Jean-Michel Ribes - ami de Hollande - allait jusqu'à la comparer à Hitler, qui a « lui aussi vendu beaucoup de livres »... On comprend que, dans la période présente, la blonde angevine ne cherche pas à s'exposer plus que nécessaire. Et la quasi-émeute provoquée hier par son apparition dans le populaire quartier de Barbès, dans le XVIII e arrondissement de Paris, ne pourra que conforter ce désir...

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France: le Sénat devrait rebasculer à droite

Le passage du Sénat à droite à mi-mandat de François Hollande serait un mauvais signal politique, surtout au moment où Nicolas Sarkozy se lance pour la présidentielle de 2017. Au total, sur 348 sénateurs, 178 sénateurs dans la moitié des départements seront renouvelés par un collège de 87.500 grands électeurs. A noter que le vote est obligatoire. Un 179ème siège est mis en jeu, celui du centriste Jean Arthuis (Mayenne), qui a démissionné après avoir été élu au Parlement européen.

Un sénateur FN pourrait faire son entrée au Palais du Luxembourg à l'issue de l'élection de dimanche, une première. Le Sénat devrait rebasculer à droite dimanche, lors du renouvellement de la moitié des sièges de la Haute assemblée, ce qui constituerait le troisième revers électoral de la gauche cette année, après les municipales et les européennes. C'est en effet le résultat des municipales qui est déterminant pour ces élections: les sénateurs sont élus au suffrage indirect par un collège de grands électeurs représentant à 95% les communes. "Les municipales sont le premier tour des sénatoriales", dit-on à la Haute Assemblée.

De la même manière, un sénateur Front national pourrait faire pour la première fois son entrée au Palais du Luxembourg, après les succès du parti d'extrême droite en mars, en particulier dans le sud-est. "Un probable, deux possibles", pronostique le vice-président du parti Florian Philippot.

Toutefois, les conséquences d'un Sénat d'opposition pour le gouvernement seraient minimes. En cas de désaccord entre les deux chambres sur un texte législatif, c'est toujours l'Assemblée qui a le dernier mot. Les choses seraient simplement rendues plus compliquées avec un Sénat de droite qui utiliserait toutes les ficelles procédurières pour retarder l'adoption des textes auxquels il serait hostile.

Sénateur UMP des Yvelines, Gérard Larcher est candidat à la présidence du Sénat, fonction qu'il a déjà occupé de 2008 à 2011.

Gérard Larcher et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International, archives

Roger Bongos-Afrique Rédaction et Gérard Larcher. Photo Réveil FM international

Le sénateur Jean-Pierre Chevenement et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International, archives

"Elus refroidis"

Six mois après la raclée des municipales, "le climat s'est empiré", juge un poids-lourd socialiste au Sénat. "Outre la situation nationale, les élus sont refroidis par la réforme territoriale, celle des rythmes scolaires, ou la baisse des ressources financières des collectivités". Les affaires Trierweiler et Thévenoud, dont l'épouse était la plus proche collaboratrice du président du Sénat sortant Jean-Pierre Bel (PS), ont encore plombé l'ambiance.

La gauche avait remporté les sénatoriales pour la première en septembre 2011, une victoire qualifiée d'"historique" avant celle de François Hollande à la présidentielle huit mois plus tard.

Avec 177 sénateurs, la gauche - PS, RDSE (à majorité PRG), communistes et écologistes - était devenue majoritaire, la majorité absolue étant de 175 sièges. Elle avait ensuite élu au plateau, la présidence du Sénat, Jean-Pierre Bel, aux dépens de Gérard Larcher, le président UMP sortant. La droite de son côté détient 168 sénateurs, plusieurs sièges étant vacants. Il lui faut donc gagner sept sièges pour remporter la majorité.

Cette année sont renouvelés les sénateurs des départements compris, par ordre alphabétique, entre l'Ain et l'Indre, puis du Bas-Rhin à l'Yonne, hors ceux de l'Ile-de-France, ainsi que ceux de Guyane, de Polynésie française, de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin, des Iles Wallis et Futuna, et un en Mayenne.

Les sénateurs sont élus au scrutin majoritaire à deux tours dans les départements qui ont un ou deux sénateurs (59 sénateurs en tout), proportionnel ailleurs (119). Outre Jean Arthuis, plusieurs personnalités tirent leur révérence du Palais du Luxembourg: l'ancien président du Sénat Christian Poncelet, élu des Vosges, qui met fin à une carrière parlementaire commencée en 1962, l'ancien ministre de François Mitterrand, Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC et représentant du Territoire de Belfort, ou l'ancien maire de Rennes Edmond Hervé.

En revanche, l'ancien ministre de Jacques Chirac François Baroin, candidat dans l'Aube, est assuré d'y faire son entrée pour la première fois Jean-Pierre Bel a annoncé de son côté qu'il renonçait à la vie politique. Outre Gérard Larcher, l'ancien Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin, le président du groupe PS Didier Guillaume, le sénateur UMP Philippe Marini et la centriste Nathalie Goulet briguent pour le moment sa succession. L'élection du président du Sénat aura lieu le 1er octobre, premier acte du mandat des nouveaux sénateurs.

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samedi 27 septembre 2014

Sondage. Simone Veil élue personnalité âgée préférée des Français

Avec des sondages bidons et tarabiscotés, y a-t-il une agence de sondage indépendante au Congo-démocratique ? Aucune. A voir tous ces politicalleurs qui ne peuvent pas s'exprimer sans citer leur "Raïs", alias Joseph Kabila incapacitaire de Kingakati, il y a danger. Des pseudos intellectuels qui se fourvoient en "Vuvuzélateurs" pour un sans diplôme, même pas u certificat primaire. Peut-on vraiment faire un sondage des politiventres en République démocratique du Congo, sans retrouver des Dinosaures Mobutistes qui ont muté en Mammouths joséphistes ? Tous des mangeurs à tous les râteliers, des corrompus jusqu'à la moelle épinière, des "Bakalaka ba Sundola Mayele Simone", des aplaventristes prêts à vendre père, mère, filles pour se retrouver dans les allés du pouvoir.

Simone Veil avec Freddy Mulongo à la résidence de l'ambassadeur d'Allemagne à Paris, a été élue - du haut de ses 87 ans - personnalité âgée préférée des Français. Photo Réveil FM International, archives

Selon un sondage sur les personnalités âgées préférées des Français, l'ancienne ministre Simone Veil, 87 ans, est en tête, suivie de Michel Galabru et Jean-Paul Belmondo.

« Avec 13 % des voix, Simone Veil, emblématique et inoubliable ministre de la Santé et des Affaires sociales, arrive en tête du classement. Michel Galabru et Jean-Paul Belmondo complètent le podium avec 9% des voix chacun », ont indiqué Les Petits frères des pauvres, instigateurs de ce sondage BVA, commandé à l'occasion de la Journée internationale des personnes âgées, le 1er octobre.

Aznavour, Johnny, Bardot ...

Le chanteur Charles Aznavour, 90 ans, décroche la 4e place, devant l'écrivain Jean d'Ormesson, 89 ans, l'acteur Jean Rochefort, 84 ans, et la chanteuse Line Renaud, 86 ans.Johnny Hallyday, 71 ans, l'éternel « idole des jeunes », est cité en 8e position parmi les personnalités âgées préférées des Français, suivi de Bernadette Chirac, 81 ans, Brigitte Bardot, 80 ans, Eddy Mitchell, 72 ans, Bernard Pivot, 79 ans, Alain Delon, 78 ans, Jeanne Moreau, 86 ans, et l'ancien entraîneur de football Guy Roux, 75 ans.

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jeudi 25 septembre 2014

14ème édition de la Conférence des Villes : « La République des Territoires »

La 14ème édition de la Conférence des Villes, organisée par l’Association des Maires de Grandes Villes de France (AMGVF) présidée par Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, aura lieu le 24 septembre 2014 à l’Hôtel de Ville de Paris.

Rendez-vous des acteurs de l’urbain, la Conférence des Villes constitue un temps fort de l’actualité politique au cours duquel les principaux responsables politiques locaux et les grands acteurs du monde économique engagés aux côtés des collectivités locales débattent des évolutions urbaines de notre pays.

Alors que de profondes transformations institutionnelles sont à l’œuvre, la 14e édition aura pour thème « La République des Territoires ». Pour la première fois depuis les dernières élections municipales, les élus urbains débattront publiquement de la réforme territoriale, de l’articulation des métropoles avec les nouvelles régions, de la redistribution des compétences locales, et, plus globalement, de l’organisation des espaces métropolitains dont l’interdépendance entre urbain et rural. Ils aborderont également la question de la maîtrise territoriale de l’énergie et de l’économie circulaire. Ils reviendront, enfin, sur la baisse historique des dotations de 28 milliards d’euros d’ici 2017 en pointant les conséquences sur l’investissement local et le niveau de services offerts à leurs concitoyens.

L’avenir de notre pays se joue dans les territoires

Jean-Luc Moudenc, président de l’AMGVF, maire de Toulouse, président de Toulouse Métropole. Photo Réveil FM International

Jean-Luc MoudencArmer la France pour mieux faire face aux chocs de la mondialisation et affirmer sa capacité à s’inscrire en tête des pays développés implique une transformation en profondeur de son organisation territoriale.

Une première étape a été franchie lors de la création des métropoles et la reconnaissance du fait urbain. La décision a été prise de faire de la métropole un moteur de croissance et de compétitivité territoriale capable de faire jeu égal avec ses homologues européennes.

Mais les conséquences de la crise et les économies historiquement drastiques que les collectivités locales vont devoir réaliser commandent d’aller plus vite et plus loin.

Une seconde étape, introduite par deux projets de loi, est en cours d’examen. C’est dans ce cadre que sera définie l’articulation des nouvelles compétences entre régions et métropoles, mais également les responsabilités économiques et sociales des autres composantes des systèmes métropolitains, qu’il s’agisse des villes moyennes ou petites et plus fondamentalement de l’urbain et du rural. Ce débat sera au cœur de la 14e Conférence des Villes intitulée “La République des territoires”, premier rendez-vous des élus locaux après le renouvellement des équipes municipales et de la gouvernance de l’Association des Maires de Grandes Villes de France.

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Prophète Joseph Mukungubila-CENCO message similaire: "Protégeons notre Nation, la République démocratique du Congo"

Après la CENCO, le prophète Joseph Mukungubila est premier homme d'Eglise à hausser le ton qu'il ne faut pas tripatouiller la Constitution. Alias Joseph Kabila, incapacitaire de Kingakati et imposteur devant l’Éternel a tellement peur du prophète Joseph Paul Mukungubila qu'au Katanga, il a corrompu des chefs coutumiers pour désavouer un fils du pays. Le fermier de Kingakati est allé jusqu'à monter des pygmées dans le Katanga pour désavouer celui qui les a toujours soutenu pendant les moments de disette: le prophète Joseph Mukungubila. Entre un "mukuyakuya", sans identité fixe, usurpateur, tricheur, fraudeur et imposteur et un patriote de surcroît digne fils de pays, les populations Katangaises ne sont pas dupes. Le prophète Joseph Paul Mukungubila vient de sortir de son silence à travers son appui et encouragement à la lettre des évêques catholiques contre le tripatouillage de la Constitution.

Suite à la lettre adressée par la CENCO aux fidèles catholiques et au peuple congolais le 14 Septembre 2014 depuis Rome, nous, membres du bureau de Joseph Mukungubila, témoignons de notre réjouissance et partageons pleinement les préoccupations des évêques catholiques en faveur de notre peuple. Nous nous associons à la prière qu’ils ont fait monter au “Seigneur (..) pour qu’il bénisse notre Peuple, qu’il lui montre un visage bienveillant et plein de grâce et qu’il lui accorde la paix !”.

Dans cette lettre, les évêques catholiques affirment avoir partagé avec le pape François “les joies et les espoirs, les peines et les souffrances du peuple congolais”. En réponse, le pape les a exhortés “à apporter [leur] contribution pour l’avenir heureux de notre nation”. En vertu de ce message du pape, nous les appelons à militer et à peser de tout leur poids, afin que soit mis en place un dialogue entre les différents fils et filles du Congo, de toutes tendances confondues, sans exclusion. Ce dialogue devra trouver une solution définitive au problème congolais et restaurer la paix dont notre peuple est privé depuis au moins 20 ans avec un bilan, selon les estimations, compris entre 6 et 10 millions de morts à cause des guerres et des massacres successifs.

Les évêques catholiques du Congo affirment que modifier l’article 220 de la constitution “serait faire marche en arrière sur le chemin de la construction de notre démocratie et compromettre gravement l’avenir harmonieux de la Nation. Après toutes les guerres et tribulations connues en RD Congo, [ils sont] persuadés que les citoyens et les hommes politiques qui aiment vraiment ce pays autant que [eux] tous, éviteront d’engager la Nation dans une voie sans issue”. En d’autres mots, ils mettent la stabilisation du pays et l’équilibre des pouvoirs au centre de leurs préoccupations. Partant de ce constat, nous voulons rappeler que les échéances électorales précédentes, sensées garantir la paix et la stabilité, ont donné lieu à de graves crises; des accusations de fraudes massives avec effusion de sang notamment lors des affrontements armés dans la capitale congolaise, entre les troupes de Bemba et celles d’alias Kabila en 2006, puis lors des massacres de manifestants pacifiques majoritairement pro-Tshisekedi en novembre 2011.

L’analyse et le diagnostic de ces crises “électorales” n’ayant pas été faits, nous craignons que dans l’état actuel des choses, la simple non-modification de l’article 220 ne suffise pas. En effet, la RD Congo traverse une crise institutionnelle profonde et sans précédent. Le pays est dans une insécurité totale due notamment à plusieurs dizaines de milices congolaises et étrangères qui continuent à sévir sur le territoire, les frontières étant poreuses et violées constamment. La justice non indépendante et fortement politisée n’est plus un recours pour une population , victime en outre d’une misère généralisée. Plusieurs acteurs politiques, dont la contribution à l’avancée du pays est nécessaire, sont aujourd’hui emprisonnés ou en exil. Il est donc impérieux, avant d’aller aux élections, de passer par un dialogue entre Congolais, pour trouver une solution définitive à ces crises. Nous exigeons préalablement la libération de tous les prisonniers politiques tels que Diomi Ndongala, Bruno Kabangu, Bertrand Ewanga, tous les disciples et partisans de Joseph Mukungubila et d’autres; puis le retour des exilés politiques, avec des garanties pour leur sécurité et leurs libertés de mouvement et d’expression. La RD Congo n’est pas actuellement une démocratie. Sans le règlement de cette crise institutionnelle profonde, il y a tout lieu de craindre que 2016 conduise à un nouveau bain de sang.

Les évêques catholiques demandent également “à tous les curés et catéchistes de lire à l’intention des fidèles, [leur]message « Protégeons notre Nation »” . Une fois encore, nous nous réjouissons de la mise à contribution des structures et des réseaux catholiques pour le bien du peuple et la survie de la nation. L’appel ainsi lancé par l’église catholique du Congo aux “nombreux fils et filles de notre peuple (..) pour protéger la Nation” ne peut être ignoré et nous nous y associons. La référence au martyr de Clémentine Anuarite Nengapeta dont c’est l’année du cinquantenaire, nous renvoie au martyr du peuple congolais dont le sang n’a cessé d’être versé dès l’indépendance, et plus encore à partir de l’invasion rwandaise que nous vivons depuis 1996. Nous demandons à tous les acteurs politiques, civils, militaires et à tout le peuple, ceux qui aiment réellement la patrie, le Congo, de répondre favorablement à notre adresse et à celle des évêques.

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mercredi 24 septembre 2014

Discours de François Hollande à la 69ème session de l'Assemblée de l'ONU

François Hollande à l'ONU

Madame la Présidente,

Mesdames et Messieurs les Chefs de délégations,

Vous comprendrez qu’aujourd’hui je m’exprime devant vous avec une émotion particulière, puisque l’un de mes compatriotes vient d’être lâchement assassiné en Algérie par un groupe terroriste lié à « Daech ». Il s’appelait Hervé Gourdel, c’était un homme plein d’enthousiasme qui aimait la montagne et qui pensait pouvoir se livrer à sa passion en allant dans le Djudjura, en Algérie. Il a été capturé et il a été décapité. Voilà ce que le terrorisme fait. Il ne le fait pas qu’à la France. Il y a encore quelques jours, c’étaient les Américains, Anglais, qui étaient touchés par la même barbarie.

Ces groupes, et ce groupe-là, « Daech », ne frappe pas simplement ceux qui ne pensent pas comme lui. Ils frappent des musulmans, ils frappent des populations civiles, ils frappent des minorités. Ils violent, ils tuent. Voilà pourquoi, le combat que la communauté internationale doit mener contre le terrorisme ne connait pas de frontières. Et c’est le même drapeau qui doit être porté, celui des Nations Unies, celui des valeurs pour lesquelles cette organisation a été fondée : la dignité humaine, la liberté, le regard que nous devons avoir sur le monde de demain, un monde de justice.

La France est pleinement engagée dans ce combat-là. Elle l'a été en Afrique quand elle a été appelée au Mali ; elle a été rejointe heureusement par beaucoup de pays africains, européens, maintenant les Nations Unies. La France est engagée chaque fois qu'il y a un risque. Mais aujourd'hui, c'est en Irak et en Syrie que cette menace existe. Elle ne concerne pas que cette région, puisque le groupe « Daech » a décidé non seulement de conquérir des territoires, imaginant fonder un Etat. Mais ce groupe menace l'ensemble du monde, en provoquant des attentats, en organisant des enlèvements, en recrutant des combattants venus de tout le monde pour les former, pour leur montrer la barbarie dont ce groupe est capable afin qu'ils le reproduisent, ce sinistre mouvement du terrorisme dans nos propres pays.

C'est parce que cette menace existe non seulement pour la région mais pour le monde que la France a entendu répondre à l'appel des autorités irakiennes pour que nous puissions leur prodiguer d'abord une aide militaire à travers la fourniture d'armes, c'était au mois d'août dernier, mais aussi à travers un appui maintenant aérien pour éviter que le groupe « Daech » continue, puisse continuer, sa progression.

Nous voulons l'affaiblir. Nous voulons le réduire, mais nous savons aussi que tant qu’il n’y aura pas un règlement de la crise syrienne tous nos efforts risquent d’être réduits, d’où l’enjeu non pas simplement de faire qu’il y ait une action contre le groupe « Daech » mais aussi une solution politique. Nous nous soutenons, la France, l’opposition syrienne, l’opposition démocratique. Nous la considérons comme la seule représentante légitime du peuple syrien. Et là-dessus, nous ne transigeons pas et nous ne faisons aucun compromis parce qu’il y aurait menace. Le régime de Bachar Al-Assad mérite tout autant d’être condamné car il est complice de ce qui s’est produit en Syrie depuis trois ans, 200 000 morts et combien de personnes déplacées.

François Hollande à l'ONU

Mesdames et Messieurs,

La France vit une épreuve à travers la mort, l’assassinat d’un de nos compatriotes, mais la France ne cède jamais devant le chantage, devant la pression, devant les actes barbares. Au contraire, la France sait qu’elle est attendue, la France sait qu’elle porte des valeurs, la France sait qu’elle a un rôle à jouer et elle n’y renoncera jamais et la lutte contre le terrorisme va être poursuivie, amplifiée autant qu’il sera nécessaire, dans le respect du droit, dans le respect aussi de ce qu’est la souveraineté des Etats car nous ne nous trompons pas lorsque nous agissons, nous le faisons toujours dans le respect des principes des Nations Unies. Je voulais vous parler aussi d’autres régions du monde qui connaissent également des menaces pour notre propre sécurité. Je voulais parler de l’épidémie Ebola, parce que je sais combien elle touche nos amis africains. Mais là encore, regardons au-delà même de ceux qui sont touchés.

Qui peut imaginer que l’épidémie restera confinée dans quelques pays si nous n’intervenons pas ? Là aussi, la menace est globale. Là encore, la réponse doit être globale. Et donc la France, l’Europe, le monde doivent apporter aux pays qui sont touchés par cette épidémie, à la fois les soins nécessaires, la protection indispensable, l’aide économique qui est attendue. Parce que là aussi, s’il y a la moindre faiblesse, le moindre manquement à la solidarité, ce seront tous nos pays qui seront touchés.

Mesdames et Messieurs, J’étais venu aussi devant vous pour vous parler de ce qui se passe en Europe, à côté de l’Europe, de ce qui s’est produit en Ukraine, avec des manquements là aussi à des principes du droit international. Mais l’enjeu aujourd’hui, même en Europe, c’est la paix et de faire en sorte que le cessez-le-feu qui est intervenu puisse se transformer en un règlement durable de ce conflit. Aucun continent n’est épargné, par aucune menace. Tout est fragile, tout est précaire, tout est vulnérable. A nous d’avoir la même conscience des risques, des dangers, des périls qu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. A nous de penser qu’il n’y a pas simplement à faire un devoir de mémoire mais un devoir d’avenir. A savoir quel monde nous voulons.

Le monde que nous voulons, et c’est le dernier point que je veux ici évoquer, doit être celui d’un changement climatique. Parce que le désordre actuel, là aussi, menace non seulement notre génération mais bien sûr celle qui nous suivra, menace notre propre sécurité, car il y a aujourd’hui plus de déplacés à cause du dérèglement climatique qu’à cause des guerres qui sont pourtant, hélas, tellement intenses, tellement meurtrières sur notre planète.

La France a pris là aussi ses responsabilités. Elle a décidé d’organiser la conférence sur le climat en décembre 2015. Je me félicite qu’ici même, grâce au Secrétaire général BAN Ki- moon, il y ait eu ce sommet qui a permis de mobiliser les consciences, les Etats, les institutions financières, les entreprises, la société civile, de nombreuses manifestations ont eu lieu. Parce que nous devons réussir la conférence de Paris, non pas parce que c’est à Paris mais parce que c’est le rendez-vous qu’a le monde avec lui-même. Il y a des instants, des périodes dans l’histoire où nous pouvons décider, décider non pas simplement pour nous- mêmes, mais décider pour l’humanité. Ce moment-là est venu. A Paris, nous devons tout faire pour qu’il puisse y avoir un accord global, un accord qui puisse être contraignant, qui puisse être différencié selon les niveaux de développement, qu’il puisse y avoir ce fonds vert auquel la France a consacré un milliard de dollars pour les prochaines années. Je souhaite que d’autres pays nous suivent parce que nous avons besoin de ce fonds vert pour permettre à des pays qui n’ont pas le niveau de développement de pouvoir assurer leur croissance et en même temps la transition énergétique.

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Leonardo DiCaprio, acteur américain et ambassadeur de l'ONU : «Protéger le climat est que question de survie»

Très impliqué dans les problèmes touchant l'environnement, Leonardo DiCaprio a été invité au sommet sur le climat des Nations Unis. Il a profité de cette occasion pour publier une photo de lui en compagnie de Ban Ki-Moon, secrétaire général de l'ONU.

Leonardo DiCaprio, acteur américain, ambassadeur de la paix pour l'ONU et Ban Ki moon, le Secrétaire Général des Nations Unies.

L'acteur américain de 39 ans écrit en légende: «Aujourd’hui, j’ai le privilège de parler au sommet de l’ONU sur le climat, où on attend des dirigeants du monde qu’ils annoncent de vraies mesures pour lutter contre le réchauffement climatique. Merci secrétaire général Ban Ki-Moon.» Ce dernier apparaît à droite de l’acteur sur le cliché.

Ban Ki-Moon a reçu le renfort de la star hollywoodienne Leonardo DiCaprio, qui lui a succédé à la tribune pour affirmer que «l'air pur et un climat vivable font partie des droits de l'homme inaliénables» et qu'investir dans les énergies renouvelables «est une bonne politique économique».

«Je gagne ma vie en faisant semblant mais...»

Costume-cravate sombre et queue-de-cheval, l'acteur de Titanic, qui vient d'être nommé par l'ONU Messager de la paix pour le climat, a exhorté chefs d'Etat et de gouvernement à «répondre au plus grand défi de l'humanité avec courage et honnêteté». «Je gagne ma vie en faisant semblant mais vous ne pouvez pas vous le permettre», leur a-t-il lancé. Les Nations Unies ont diffusé en vidéo la déclaration de DiCaprio sur YouTube. Pas impressionné Leonardo.

Les dirigeants du monde entier ont été appelés à prendre leurs responsabilités face au réchauffement climatique qui menace la planète, lors d'un sommet historique mardi à l'ONU. Ban Ki-moon a reçu le renfort de la star hollywoodienne Leonardo DiCaprio, qui lui a succédé à la tribune pour affirmer que «l'air pur et un climat vivable font partie des droits de l'homme inaliénables» et qu'investir dans les énergies renouvelables «est une bonne politique économique».

«Je vous demande de faire preuve de leadership», a lancé le secrétaire général des Nations unies, à plus de 120 dirigeants mondiaux réunis au siège de l'ONU à New York. «Nous ne sommes pas là pour parler, nous sommes là pour écrire l'Histoire».

«Le changement climatique menace la paix chèrement acquise, la prospérité et les chances de réussite de milliards de personnes», a-t-il souligné à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU. A la fin du siècle, a-t-il ajouté, «nous ne devons pas émettre plus de carbone que notre planète ne peut en absorber».

Il a notamment appelé les gouvernements à abonder de 100 milliards de dollars par an le Fonds vert pour le climat, créé à la Conférence de Copenhague en 2009 mais qui manque cruellement de moyens.

La France a annoncé dans la foulée qu'elle contribuerait à hauteur d'un milliard de dollars à ce Fonds vert. Seule l'Allemagne avait jusqu'à présent mis la main au portefeuille de manière significative, posant elle aussi sur la table un milliard de dollars.

Le discours de Leonardo DiCaprio

Je me présente à vous non comme un expert, mais comme un citoyen inquiet, comme l'une des 300 000 personnes qui ont marché dans les rues de New York dimanche et des centaines de milliers dans le monde qui veulent régler notre crise du climat.

Comme acteur, je joue des personnages fictifs qui règlent des problèmes fictifs. Je crois que l'humanité regarde les changements de climat, de la même manière, comme si c'était une fiction. Mais chaque semaine, nous constatons de nouvelles et indéniables catastrophes climatiques, qui prouvent que le réchauffement s'accélère. Les pluies, les inondations et la montée des océans s'intensifient. La fonte des glaces n'a jamais été aussi forte, devançant de plusieurs dizaines d'années les prévisions scientifiques.

Les scientifiques, les gouvernements et l'armée le savent. Le chef du commandement de la marine américaine a récemment déclaré : «Le réchauffement climatique est la plus grande menace pour la sécurité mondiale. Plus qu'aucun autre, ce sommet peut devenir historique en prenant des décisions capitales, sinon vous serez stigmatisés par l'Histoire. Ce n'est pas une question d'opter pour des ampoules à basse consommation ou des voitures hybrides. Les Etats et les industries doivent enfin prendre les bonnes décisions à grande échelle.

Il faut taxer les émissions de carbone, supprimer les subventions aux compagnies gazières et pétrolières, éradiquer les libertés que les pollueurs se sont arrogées au nom de l'économie de marché. Ils ne méritent pas nos impôts.

La bonne nouvelle est que les économies renouvelables sont bénéfiques pour l'environnement et l'économie. Un air propre et un climat vivable sont des droits inaliénables.

Résoudre ce problème n'est pas une question de politique, mais de survie.

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mardi 23 septembre 2014

Berlin, Manuel Valls devant les industriels allemands: « Je ne demanderai jamais à l'Allemagne de résoudre les problèmes de la France » !

Réveil FM international publie l'intégralité du discours de Manuel Valls au BDI (Bundesverband der Deutschen Industrie) qui a été fort acclamé au Berlin Congress Centrum (BCC).

Berlin, mardi 23 septembre 2014, Manuel Valls lors de son discours devant les industriels allemands. Photo Réveil FM International

« Je ne demanderai jamais à l'Allemagne de résoudre les problèmes de la France », a déclaré Manuel Vall, mardi 23 septembre, au second jour de sa visite officielle dans la capitale allemande. Le premier ministre français a cependant affirmé que l'Europe aurait « besoin de l'Allemagne » pour faire repartir l'économie.

« Je sais que cette idée n'est pas encore pleinement partagée, mais je constate qu'elle fait son chemin et que les choses ont commencé à bouger », a-t-il poursuivi dans son discours devant un parterre d'industriels allemands, à l'occasion du congrès annuel de la puissante fédération des industriels allemands (BDI).

En marge de ce discours, quelques heures plus tôt, le président de la BDI s'est voulu explicite « L'Allemagne n'est pas responsable des problèmes de la France et l'Allemagne n'a pas vocation à les résoudre », a affirmé Ulrich Grillo, avant sa rencontre avec le premier ministre français, Manuel Valls.

« Malgré toute notre compréhension pour la situation politique intérieure » de la France, « je dis [cela] et je le redirai clairement tout à l'heure » au chef du gouvernement français, a déclaré lors d'une conférence de presse Ulrich Grillo. La BDI tient mardi dans la capitale allemande son congrès annuel, à l'occasion duquel Manuel Valls prononcera un discours, au second jour de sa première visite officielle en Allemagne. Le premier ministre français est venu outre-Rhin présenter le programme de réformes de son gouvernement et plaider pour la confiance et le soutien du partenaire allemand. « Je suis impatient d'entendre ses explications », a expliqué M. Grillo.

Le pacte de stabilité, cœur du "conflit"

Malgré ses mises en garde, M. Grillo a qualifié d'« ambitieux » les projets français en matière d'économie. « Maintenant, aux paroles qui vont dans la bonne direction, doivent succéder les actes qui vont dans la bonne direction », a-t-il ajouté.

Ces propos font écho aux déclarations d'Angela Merkel. Lundi, la chancelière allemande a souhaité « bonne chance » à Manuel Valls et a vanté le programme « impressionnant » de réformes prévu par le gouvernement français. Mme Merkel a par contre douché tout espoir d'investissements publics en faveur de la conjoncture en Europe.

Le directeur général de la fédération des industriels allemands, Markus Kerber, a par ailleurs jugé que les difficultés de la France – notamment à tenir son budget – ne posaient pas tant un problème dans ses rapports avec l'Allemagne que vis-à-vis des pays européens soumis au régime sévère d'un programme d'aide ces dernières années.

« Les pays soumis à un programme le suivent, s'en tiennent aux objectifs », et peuvent s'irriter de voir la France violer les règles du pacte de stabilité, comme elle le fera encore jusqu'à 2017, a-t-il dit, mentionnant explicitement la Grèce, dont le premier ministre, Antonis Samaras, doit être reçu par Mme Merkel à la chancellerie mardi en milieu de journée. « C'est là qu'il y a un conflit, où l'Allemagne ne peut jouer qu'un rôle d'arbitre, au mieux. »

Discours de Manuel VALLS, Premier ministre, devant le BDI (Bundesverband der Deutschen Industrie), Berlin – mardi 23 septembre 2014

Monsieur le Président,

Mesdames, messieurs les chefs d’entreprises,

Mesdames et messieurs

Merci pour votre accueil et pour cette occasion qui m’est donnée de vous rencontrer, ici, en Allemagne. Le BDI, je le sais, travaille régulièrement avec la France, avec son homologue, le MEDEF, devant lequel je me suis exprimé, il y a quelques semaines ...

Cette présence devant le MEDEF a fait l’objet, en France, de très nombreux commentaires ... car pour certains, habitués à la caricature, aux clichés, un Premier ministre de gauche n’a pas à s’adresser au syndicat des chefs d’entreprise ... Je pense, au contraire, que c’est mon rôle, ma responsabilité de rencontrer les forces vives, toutes les forces vives qui font avancer un pays. Et donc de rencontrer ses entrepreneurs.

Ma présence a également été commentée parce que, lors de mon allocution, j’ai fait une déclaration dont l’écho a dû parvenir ... jusqu’en Allemagne.

Oui, j’aime l’entreprise ! Ich mag die Unternehmen !

Et j’assume ces mots. Ils ne varient pas en fonction de l’auditoire : que ce soient des chefs d’entreprise, des parlementaires, ou bien ma famille politique. J’aime les entreprises, car ce sont elles qui, par l’innovation, par la prise de risque, grâce à l’implication de leurs salariés, créent des richesses, de la valeur, des emplois. Elles contribuent au progrès économique sans lequel il n’y a pas de progrès social.

Les entreprises, on ne le dit pas assez, ce ne sont pas que des dirigeants ou des actionnaires. Ce sont des salariés – ouvriers, techniciens, ingénieurs, cadres – qui partagent un même projet. Qui mettent en commun leur énergie, leurs compétences, leurs talents.

J’ai dit à vos homologues français ma confiance dans l’entreprise. J’ai dit, aussi, ma conviction : c’est avec les entreprises que nous gagnerons, en France, en Allemagne et en Europe, la bataille de la croissance et de l’emploi.

Vous le savez probablement, on parle beaucoup en France, de l’Allemagne. On en vante les réussites. Et notamment celles de son industrie.

On loue les réformes qu’elle a su mettre en œuvre au début des années 2000. Cette époque où votre pays était désigné, par certains, comme « l’homme malade de l’Europe ». Gerhard SCHROEDER a alors su faire des réformes courageuses pour créer un cadre favorable à l’emploi. Beaucoup considèrent d’ailleurs ce volontarisme comme une source d’inspiration pour la France.

Je sais, aussi, que, ces temps-ci, on parle beaucoup, en Allemagne, de la France. J’écoute attentivement les déclarations. Je lis votre presse. Je sais qu’il y a chez vous cette expression qui dit que la France « refuse de se réformer ». Et aussi cette idée, qu’à son tour, la France serait malade.

Je regarde mon pays avec lucidité. J’en connais les blocages, les conservatismes. Mais, si l’Allemagne a su faire des réformes avec succès, pourquoi la France ne pourrait-elle pas aussi réussir ? Bien sûr, il faut du temps. Mais quand la volonté existe, quand les orientations sont claires, quand l’ensemble du pays est mobilisé, alors il n’y a pas de raison pour que les choses n’avancent pas.

Oui, la France avance. Elle se met en mouvement. Et je veux saisir cette occasion qui m’est donnée pour en faire devant vous la démonstration.

Si je suis pour deux jours en Allemagne, c’est pour échanger avec la Chancelière Angela MERKEL et un certain nombre de dirigeants politiques. C’est pour mieux comprendre la société allemande, et l’image qu’elle a de la France.

C’est aussi pour visiter des entreprises. Hier, à Hambourg, le site d’Airbus par exemple.

Mais si je suis en Allemagne, c’est aussi pour réaffirmer la force du couple franco-allemand. Pour redire tout ce que nous devons, tout ce que nous pouvons faire, ensemble, afin de relancer un projet européen dont les peuples se détournent et qui est menacé par la montée des populismes.

I. La France mène des réformes

Pour cela, il faut que l’Allemagne et que la France soient fortes.

Or, l’économie française, notamment au regard de l’économie allemande, marque le pas. Cette situation réclame que nous, Français, agissions, avec détermination. C’est le sens des réformes voulues par le Président de la République.

Nous agissons, tout d’abord, en matière de comptes publics. Depuis 40 ans, la France n’a pas voté un seul budget à l’équilibre. Et donc, depuis quatre décennies, sa dette augmente de manière continue. Cette spirale de l’endettement n’est plus tenable.

La cause de ces déficits budgétaires, c’est en particulier cette préférence « très française » pour la dépense publique. La France a, dans ce domaine, un résultat peu enviable : 57% du PIB.

C’est pour cela qu’un cap a été fixé : 50 milliards d’euros d’économies d’ici à 2017. 21 milliards d’euros dès 2015. La loi des finances qui sera adoptée par le Conseil des ministres dans huit jours les détaillera. Elles sont nécessaires, notamment pour alléger la pression fiscale qui pèse sur les entreprises et qui décourage l’innovation, la prise de risques.

50 milliards d’économies en trois ans : un tel effort n’a jamais mis en œuvre en France ! Mais nous tiendrons cet engagement grâce notamment à une réforme ambitieuse de l’Etat et de nos collectivités territoriales. Dans ce domaine, nous avons mené, en quelques mois, une réforme sans cesse repoussée depuis des années : celle des régions. Un premier vote en juillet dernier a validé le passage de 22 régions à 13.

Nous faisons des économies. Toutefois, l’absence de croissance économique en France et dans la zone euro et le faible niveau de l’inflation nous obligent à adapter notre rythme de réduction des déficits. L’adapter, et non pas y renoncer. Je vais y revenir dans un instant.

La seconde direction dans laquelle nous agissons, c’est la restauration de la compétitivité des entreprises. Car elle ne cesse de se dégrader depuis plus de 10 ans.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le déficit de notre balance commerciale s’établit à 3 points de PIB ; depuis les années 2000, notre part dans les échanges mondiaux a chuté pour atteindre 3% seulement aujourd’hui. Il s’agit bien d’un décrochage de l’industrie française dans la compétition mondiale.

Nos handicaps, nous les avons identifiés, notamment un coût du travail trop élevé. Et nous les avons pris à bras le corps. Pour autant, il ne s’agit pas de répliquer les réformes que vous avez entreprises, ici, au cours des années 2000.

Une forte modération salariale n’est ni possible, ni souhaitable. L’Allemagne des années 2000 et la France d’aujourd’hui sont en effet différentes sur plusieurs points : d’abord, le mode de négociation salariale, ensuite la faiblesse de l’inflation – qui rend l’ajustement des salaires difficile –, ou bien encore les prix très élevés de l’immobilier en France – ce qui grève le pouvoir d’achat des ménages. Enfin, la demande extérieure qui est faible – alors qu’elle était dynamique dans les années 2000 – et ne peut donc pas prendre le relais de notre demande intérieure.

C’est pourquoi, nous avons notre propre programme de réformes, adapté à la situation française. Il prévoit une baisse sans précédent de 40 milliards d’euros dans les prélèvements sur les entreprises d’ici à 2017, dont une grande partie dès 2015. Baisse de l’impôt sur les sociétés. Baisse des charges sociales. Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi. Ce sera l’équivalent de 10 points de cotisations sociales de moins pour nombre d’entreprises. Cette baisse permettra de restaurer les marges, de permettre aux entreprises d’investir, d’innover, de repartir à la conquête de marchés. Et aussi bien sûr d’embaucher.

Je me permets à ce stade une remarque : il y a plus de 50 milliards d’euros d’investissements allemands en France. La France est également le plus grand client des entreprises allemandes – plus de 17% des importations en France viennent de votre pays. Agir pour les entreprises et la croissance en France, c’est donc aussi agir dans l’intérêt de l’Allemagne.

La compétitivité de nos entreprises passe également par la simplification de leur environnement réglementaire. Il y a, aujourd’hui, en France, trop de contraintes, trop de normes. Un prochain projet de loi – projet de loi « croissance » – que prépare en ce moment le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, aura pour but de simplifier les formalités, les procédures, d’alléger certaines réglementations, mais aussi d’accroître la concurrence.

Nous continuons également – comme nous l’avons fait ces deux dernières années – d’améliorer l’efficacité de notre marché du travail.

J’entends les critiques adressées à la France sur son marché du travail, sa rigidité. Là aussi, la France avance. A sa manière, c’est-à-dire dans le cadre du dialogue social qui lui est propre. On cite d’ailleurs, souvent, en exemple, en France, le dialogue social allemand. J’ai rencontré, hier, le Président du DGB, Reiner HOFMANN. Il m’a remis son projet de plan Marshall pour l’Europe. Et je crois, en effet, qu’il y a dans votre culture de la discussion sociale matière à inspiration pour nous.

Mais je le répète, nous avançons ! Je donnerai deux exemples : la mise en place d’une flexibilité « à l’allemande » votée en 2013, permettant, sur une durée limitée, une modification de la durée de travail et du salaire, ou bien encore la discussion que nous venons d’engager sur les seuils d’emplois (5, 10, 50 salariés...) à partir desquels le chef d’entreprise a de nouvelles obligations.

Une des forces du modèle allemand, c’est l’apprentissage. Vous avez su l’utiliser pour faciliter l’accès à l’emploi des jeunes les moins qualifiés. C’est, là aussi, un exemple à suivre. L’apprentissage est d’ailleurs une des grandes priorités arrêtées par le Président de la République. Et je crois que sur ces aspects nous pouvons avancer ensemble en mettant au point des formations alternées permettant à nos jeunes de se former dans un autre pays. Je propose de confier à l’office franco-allemand de la jeunesse le soin de porter ce beau projet, en liaison bien évidemment avec le MEDEF, le BDI, le DGB et les partenaires sociaux français.

Les réformes que nous menons portent également sur la politique industrielle.

Nous favorisons l’innovation au travers de pôles de compétitivité qui rassemblent, sur un même site, des entreprises de toutes tailles, des laboratoires de recherche, des centres de formation. Nous structurons des filières d’avenir grâce à 34 plans qui ont pour vocation de créer la « nouvelle France industrielle ». Ils portent sur les secteurs des transports, des textiles, de la chimie, du numérique, de la transition énergétique. Enfin, nous mettons en place des dispositifs de soutien à l’innovation. Le crédit impôt recherche est ainsi le dispositif fiscal le plus avantageux en Europe en matière de recherche et développement.

II. La France a des atouts

Mesdames et messieurs,

Vous le voyez, la France se réforme. Et elle a des atouts à faire valoir. La France est la cinquième économie mondiale, la deuxième en Europe derrière la vôtre. Notre démographie est dynamique. Notre jeunesse est une chance pour notre croissance future ; il nous faut l’accompagner, la former aux défis de l’économie de demain.

La France peut également compter sur une excellence académique dans de nombreux domaines et en particulier en mathématiques, en physique et en informatique. Les ingénieurs français sont nombreux, bien formés, moins coûteux et moins enclins à changer rapidement d’entreprise que dans la Silicone Valley. Forte de la qualité de son système de formation, la productivité horaire en France est la quatrième de l’Union européenne derrière les trois pays du Benelux.

La France est également un pays à la qualité de vie reconnue. Reconnue par les visiteurs ponctuels - nous sommes la première destination touristique mondiale. Reconnue aussi par les travailleurs expatriés dans notre pays. C’est un paramètre important pour les entreprises qui décident de s’implanter en France. L’attractivité de notre pays est une priorité. C’est sans doute un élément qui permet à Paris d’être la première ville d’Europe pour l’accueil des sièges d’entreprises. Paris est aussi la première place financière de la zone euro, et sa région, l’Île-de-France, le premier bassin d’emploi en Europe pour ce qui est des technologies de l’information et de la communication Plus globalement, la France est également en pointe pour les réseaux : elle est au quatrième rang de l’OCDE pour l’équipement en haut débit (les Etats-Unis sont seizièmes). Nous sommes en train de déployer massivement la fibre optique pour passer au très haut débit.

Je pourrais également parler de nos infrastructures de transport (trains à grande vitesse, premier réseau routier européen), d’électricité (avec le tarif le plus bas d’Europe), de nos services publics, de notre système de santé, ....

Enfin, vous avez des PME dynamiques ; nous avons des grandes entreprises fortes et innovantes. 31 entreprises françaises sont parmi les 500 premières mondiales.

Bien sûr, nous avons également des handicaps, réels, mais ils sont parfois caricaturés. Ainsi, l’image que nous ne réformons pas notre marché du travail, que nous protégeons excessivement nos salariés est fausse. Je vous l’ai déjà dit, mais l’OCDE l’affirme également : la protection de l’emploi est plus élevée en Allemagne qu’en France. Et on parle beaucoup des 35 heures, mais dans les faits, comme vous le savez surement, toutes les flexibilités qui ont été introduites et qui permettent de travailler plus s’il y a accord dans l’entreprise font que la durée effective du travail est bien supérieure à ces 35 heures fixées par la loi. Au total, la durée moyenne du travail en France est plus élevée qu’en Allemagne.

Je pourrais continuer longtemps à vous vanter les qualités de mon pays ... Mais la plupart d’entre vous les connaissent déjà car vous avez des clients ou des fournisseurs français.

III. La force du couple Franco-allemand pour relancer l’Europe

Nos économies sont effectivement profondément liées l’une à l’autre : le premier fournisseur de la France, c’est l’Allemagne. Le premier pays d’exportation de la France, c’est aussi l’Allemagne !

Nos économies sont donc profondément interdépendantes. Et finalement l’un des principaux atouts de la France, c’est sa proximité et son amitié avec l’Allemagne.

Les exemples de coopération entre nos deux pays sont nombreux : Airbus, bien sûr, qui a montré que l’Europe, unie, peut devenir leader mondial dans un secteur stratégique, à très haute valeur ajoutée ; et également, dans un domaine bien différent, la chaîne Arte. Je sais les remarques qui ont accompagné sa création, il y a 22 ans. Mais Arte contribue, chaque jour, et efficacement, à consolider les liens culturels entre nos deux pays.

Cette interdépendance entre nos deux pays est une force. Mais elle est aussi un défi permanent, car pour qu’un partenariat soit fructueux, il faut que les intérêts des deux parties soient bien pris en compte.

Je vous ai dit la détermination de la France à maîtriser la dépense publique et à mener les réformes nécessaires. Ces choix, la France les fait pour elle. Souverainement. Pas parce qu’ils lui auraient été Cependant, pour réduire les déficits, il faut des recettes, et donc de la croissance et plus d’inflation. Elles font défaut aujourd’hui. Par conséquent, il est indispensable que le rythme de l’ajustement des déficits soit compatible avec l’état de l’économie réelle. Et c’est la nature des échanges que j’ai eus, hier, avec la Chancelière.

Ce que je lui ai dit également, c’est que nous avons besoin de l’Allemagne pour favoriser une évolution de la donne économique dans la zone euro. Je sais que cette idée n’est pas encore pleinement partagée. Mais je constate qu’elle fait son chemin et que les choses ont commencé à bouger.

La Banque Centrale Européenne fait sa part de travail. Mais l’Europe continue de souffrir d’un manque de demande adressée à ses entreprises. Ce qui nécessite – Mario DRAGHI lui-même l’a dit – une meilleure coordination de nos politiques budgétaires, une dynamique de salaire plus forte dans votre pays – la mise en place d’un salaire minimum devrait y contribuer – et une relance de l’investissement. C’est le but du plan européen de 300 milliards annoncé par Jean-Claude JUNCKER. Il doit dès lors être concrétisé. Et nous avons commencé à y travailler.

Je sais que vous avez un débat en Allemagne sur cette question de la relance de l’investissement. Votre organisation s’est prononcée pour un plan massif dans les infrastructures, dans le secteur de l’énergie en particulier. Moi je crois simplement que, quand on a des besoins avérés, et quand la situation budgétaire autorise des dépenses, alors, il faut savoir investir !

Ces derniers jours, nos deux ministres des Finances, Wolfgang SCHÄUBLE et Michel SAPIN, se sont d’ailleurs mis d’accord sur une approche commune quant à la mobilisation de l’investissement privé. Nous présenterons ensemble nos propositions à nos partenaires européens. Voilà encore un exemple concret de ce que nous pouvons faire conjointement pour faire avancer l’Europe.

Oui, l’Europe a besoin de l’Allemagne et de la France. Nos deux nations ont une responsabilité particulière ne serait-ce parce qu’elles représentent environ la moitié de la population de la zone euro, et la moitié de son PIB.

Moi, monsieur le Président, je ne demande pas à l’Allemagne de résoudre les problèmes de la France. Mais nous devons ensemble, résoudre les problèmes et les défis de l’Europe.

Notre responsabilité est particulière. Elle est même plus que cela. Elle est historique. Car l’amitié entre nos deux pays a toujours été un moteur de la construction européenne. Chaque fois que l’Europe a fait des progrès décisifs, c’est parce que nos deux pays ont su parler d’une même voix.

Et dans le monde actuel, qui connaît de nombreuses menaces, de nombreuses déstabilisations, nous avons besoin d’une Europe forte, capable de peser sur la scène internationale. Et une Europe forte, c’est d’abord une Europe qui retrouve la croissance économique et les marges de manœuvre qui lui J’espère, à l’issue de cette allocution, vous avoir persuadés que la France avance. Qu’elle mène les Mon gouvernement agit. C’est le mandat très clair qu’il a reçu de l’Assemblée nationale, le 16 septembre dernier, lors du vote de confiance. Bien sûr, réformer est une tâche de longue haleine.

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Affaire des écoutes de Sarkozy: un rapport de police fuite et accrédite la thèse du trafic d'influence

JUSTICE - Un nouveau rebondissement dans l'affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy. A peine revenu au premier plan politique et médiatique, l'ancien président est mis en cause dans un rapport de synthèse de la police judiciaire qui a fuité lundi 22 septembre dans la presse. Un rapport qui pourrait embarrasser le néo-candidat à la présidence de l'UMP, et que se sont procurés Libération, France 3 et France Inter.

Mis en examen début juillet pour corruption active, trafic d'influence actif et recel de violation du secret professionnel, Nicolas Sarkozy est soupçonné d'avoir essayé d'obtenir des informations couvertes par le secret auprès du haut magistrat Gilbert Azibert sur une décision de justice le concernant, en échange de la promesse d'une intervention pour un poste de prestige.

Des conversations "claires sur leurs intentions"

Selon ce rapport basé sur les écoutes judiciaires de l'ancien chef de l'Etat, de son avocat Thierry Herzog et de Gilbert Azibert, les conclusions de l'enquête ne feraient guère de doutes. Datées du 2 juillet, elles sont signées par la chef de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) Christine Dufau note Libération (qui publie par ailleurs un verbatim de ces écoutes):

"Les conversations enregistrées entre Thierry Herzog, Nicolas Sarkozy et Gilbert Azibert sont claires sur leurs intentions, et leurs propos ne suscitent pas d’interrogation quant à leur volonté et leurs attentes : Gilbert Azibert est sollicité pour obtenir des informations et démarcher des conseillers à la Cour de cassation. En contrepartie, Nicolas Sarkozy accepte de l’aider à obtenir un poste à Monaco. Ces faits sont constitutifs du trafic d’influence, qui rappelons-le, prévoit l’influence réelle ou supposée" La définition du trafic d'influence est très proche de celle de la corruption. Il s'agit en quelque sorte d'une version indirecte du même délit, qui met en oeuvre le fait d'utiliser son influence (réseau, position politique, copinage, lien familial, pouvoir financier, lien de subordination...).

Comme le résume le site Asnierois.org, "le trafic d'influence a une finalité différente de la corruption" dans le sens où le "trafiquant" se présente "comme un intermédiaire entre le bénéficiaire potentiel et le destinataire de cet abus". Cité par Le Nouvel Observateur, l'avocat Me Gosset prend un exemple assez parlant: "rémunérer quelqu'un qui a un gros carnet d'adresses et peut s'en servir".

Dans l'Article 433-2 du Code pénal, le trafic d'influence est décrit en ces termes:

"Le fait, par quiconque, de solliciter ou d'agréer, à tout moment, directement ou indirectement, des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconques, pour lui-même ou pour autrui, pour abuser ou avoir abusé de son influence réelle ou supposée en vue de faire obtenir d'une autorité ou d'une administration publique des distinctions, des emplois, des marchés ou toute autre décision favorable".

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A Berlin, Valls répond à Sarkozy : « Jamais je ne dirai que j'ai honte de mon pays »

Berlin, lundi 22 septembre 2014, le Premier ministre Manuel Valls et la Chancelière Angela Merkel lors de la conférence de presse

Interrogé en marge d'une conférence de presse commune avec la chancelière allemande Angela Merkel à Berlin, le premier ministre Manuel Valls a quant à lui réagi avec hauteur à une déclaration de Nicolas Sarkozy, qui disait avoir « honte » pour la France lorsqu'il observait sa politique actuelle vis-à-vis de l'Allemagne, et ses difficultés à réduire le déficit budgétaire.

« Jamais, jamais, évidemment comme chef de gouvernement mais hier comme dirigeant de l'opposition, je ne dirai à mes compatriotes que j'ai honte de mon pays ».

« Ça me fait toujours un peu de peine, j'ai un peu honte, pour vous dire la vérité, quand on demande au meilleur de la classe d'apprendre moins bien ses leçons pour que ceux qui sont derrière aient de meilleures notes », avait déclaré dimanche M. Sarkozy.

C'est un retour qui « s'impose » pour les uns. Une « soif de revanche » pour les autres. Le retour de Nicolas Sarkozy et sa prestation dimanche soir au « 20 heures » de France 2 ont concentré l'attention des personnalités politiques.

L'eurodéputée Rachida Dati a jugé lundi que le retour de Nicolas Sarkozy « s'impose » vu l'état de l'UMP, parti qui « n'a pas de ligne politique », déplore-t-elle. Mais Mme Dati a davantage tenu à réagir au choix de Frédéric Péchenard comme directeur de campagne de Nicolas Sarkozy. « Nicolas Sarkozy le sait et monsieur Péchenard le sait aussi : je trouve que c'est un mauvais choix, maintenant c'est son choix. Ils sont amis, dont acte », a déclaré sur France Info celle qui se dit « très à l'aise », M. Sarkozy lui ayant « proposé de faire partie de son organisation et de son équipe », explique-t-elle.

« Il ne m'a pas surpris », sa « démarche est crédible » et son « diagnostic assez juste : la France est désespérée parce que le pouvoir est très mauvais », a déclaré sur France Inter Jean-Pierre Raffarin, coprésident de l'UMP. Le travail de M. Sarkozy, « c'est de la mobilisation et très franchement hier soir, il a montré une certaine énergie pour ce faire et ce dont les gens ont envie aujourd'hui, c'est de cette force au service de la crédibilité de l'alternance », a insisté M. Raffarin.

« Je me battrai contre une stratégie du clivage », a-t-il cependant insisté, plaidant pour des primaires « très ouvertes ». « Il faut le rassemblement. J'espère qu'il entendra cela », a-t-il dit.

La présidente du Front national, Marine Le Pen, estime que Nicolas Sarkozy « n'a pas changé, et tant mieux ». Elle a ensuite précisé, sur RMC et BFMTV, qu'elle n'aime pas « son immodestie, son insincérité » et « ses techniques de communication » qu'elle juge « aujourd'hui rejetées par les Français » « Ils ne veulent plus de cela. »

En visite dans un lycée professionnel dans la banlieue de Tours (Indre-et-Loire), la ministre de l'éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem a pour sa part déclaré que Nicolas Sarkozy « n'[avait] pas changé, même s'il a cherché à le paraître pendant les premières minutes » de son interview. Mme Vallaud-Belkacem a ensuite lancé : « J'ai entendu que la création de 60 000 postes d'enseignants était inutile... J'espère que ce message sera entendu par les parents, les enseignants... »

Le patron du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, voit pour sa part dans ce retour de Nicolas Sarkozy une « revanche » : « Il revient la rancune au cœur et la revanche à l'esprit, a-t-il déclaré lundi 22 septembre sur RTL. Son programme c'est lui, son bilan c'est l'autre. Il a été candidat à la présidence de l'UMP pendant quarante-huit heures et il est déjà dans la présidentielle. »

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lundi 22 septembre 2014

Vidéo. L'intégralité de la conférence de presse Valls-Merkel à Berlin

Nulle part à ailleurs, en exclusivité la conférence de presse Valls-Merkel à Berlin. A Réveil FM International, nous refusons le style "saucissonnage" qui oblige certains confrères à choisir une phrase, l'enlever de son contexte pour le mettre en exergue. C'est comme si vous y étiez. Il est de notre mission de vous donner l'information. Le professionnalisme dans le journalisme ne veut pas dire le formatage des esprits encore le conformisme.

La chancelière allemande Angela Merkel a qualifié lundi 22 septembre d'"impressionnant" le programme de réformes du Premier ministre français Manuel Valls, qui a pour sa part promis que le pays allait les mener à bien.

"Je veux dire aux Allemands, les réformes nous allons les faire", a martelé Manuel Valls, pour sa première visite officielle à Berlin, lors d'une conférence de presse commune avec Angela Merkel. Le chef du gouvernement français a présenté lundi à la chancelière les projets de réformes de son gouvernement et a plaidé pour que la première économie européenne investisse davantage afin de relancer l'économie.

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A Berlin, Angela Merkel salue les « efforts très ambitieux » du gouvernement Valls

Berlin, le 22 septembre 2014, le Premier ministre Manuel Valls et la Chancelière Angela Merkel lors de la conférence de presse. Photo Réveil FM international

Le premier ministre Manuel Valls a débuté, lundi 22 septembre à Berlin, une visite officielle qui s'annonçait particulièrement délicate. Devant la chancelière Angela Merkel, il a tenté de convaincre l'Allemagne de la solidité de sa politique économique et a plaidé pour que la première économie européenne investisse pour relancer l'économie de la région. Lors d'une conférence de presse faisant suite à leur rencontre, Mme Merkel a concédé à Manuel Valls un programme de réformes « impressionnant » : « Selon ce que j'en sais [elles] touche[nt] à des domaines importants qui finalement vont décider de la compétitivité. » Elle a aussi salué les « efforts très ambitieux » prévus en France dans les prochaines années, au premier rang desquels ceux visant à relever la compétitivité des entreprises.

La France n'est cependant pas en odeur de sainteté auprès d'une chancellerie qui s'érige en chantre de la rigueur budgétaire. Le gouvernement français a, en effet, dû avertir du lourd dérapage de son déficit en 2014, qui devrait atteindre 4,4 % du PIB au lieu des 3,7 % initialement prévus, contraignant l'exécutif à repousser à 2017 son retour sous la barre européenne des 3 %. Un retour en arrière qui avait valu à Paris les critiques indirectes de Berlin à la mi-septembre.

L'Allemagne ne veut pas augmenter ses investissements

Berlin, le 22 septembre 2014, le Premier ministre Manuel Valls et la Chancelière Angela Merkel lors de la conférence de presse. Photo Réveil FM international

Angela Merkel, qui a largement construit sa popularité sur son intransigeance en matière de régulation budgétaire, est restée ferme vis-à-vis de la France. « Nous devons tous respecter les limites budgétaires », a-t-elle affirmé.

M. Valls, qui avait déclaré au cours du week-end qu'il « [fallait] une réorientation parce que la zone euro décroche en termes de croissance et d'inflation », a réaffirmé son intention de mener à bien son programme de réformes.

En revanche, Mme Merkel a de nouveau opposé une fin de non-recevoir aux appels de Paris et de Rome à plus d'investissement public. « L'Allemagne a montré qu'on pouvait à la fois consolider ses finances et créer de la croissance », a-t-elle affirmé, précisant qu'il existait « beaucoup de possibilités de créer de la croissance sans argent supplémentaire ».

Hambourg puis Berlin

Berlin, le 22 septembre 2014, arrivée de la Chancelière Angela Merkel et du Premier ministre Manuel Valls dans la salle de la conférence de presse. Photo Réveil FM international

Manuel Valls doit maintenant s'envoler pour Hambourg où, après la visite d'une usine Airbus, il doit rencontrer le ministre de l'économie Sigmar Gabriel, leader d'un SPD qui gouverne avec les conservateurs de la chancelière mais semble plus clément à l'égard de la France.

Mardi matin, Manuel Valls sera de retour à Berlin, accompagné de son nouveau ministre de l'économie, Emmanuel Macron. Il doit rencontrer le patron de la puissante confédération syndicale DGB, Reiner Hoffmann, puis tentera de faire passer son message auprès des patrons de l'industrie allemande (BDI) qui, hasard du calendrier, tiennent leur conférence annuelle.

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Sarkoretour du 20h de France 2: En grattant le nouveau Sarkozy, on retrouve l'ancien !

Sarko II, le retour sur France 2 !

Invité de Laurent Delahousse, l'ancien président de la République s'est expliqué sur son retour en politique. "Non seulement j'ai envie, mais je n'ai pas le choix", a-t-il déclaré. C'était sa première prise de parole depuis l'annonce de sa candidature à la présidence de l'UMP. L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy était l'invité du journal de 20 heures sur France 2, dimanche 21 septembre. Il a répondu aux questions de Laurent Delahousse sur son retour en politique. "Non seulement j'ai envie, mais je n'ai pas le choix", s'est-il justifié.

POLITIQUE - "L'âge apporte peut-être un peu moins d'énergie mais plus de sagesse". Après sa tribune postée vendredi sur les réseaux sociaux, Nicolas Sarkozy a inauguré son retour à la vie politique ce dimanche 21 septembre par une interview de 45 minutes sur France2. Un exercice de style (plus que de fond) au cours duquel l'ancien président a tenté de montrer un nouveau visage plus apaisé et plus rassembleur.

Oublié le Nicolas Sarkozy bling bling, adepte des coups de menton et chantre de la rupture? "Je suis venu pour créer les conditions d'une alternative crédible qui rassemble les Français bien au-delà des clivages habituels, droite, gauche, centre, écologistes, libéraux, qui n'ont plus aucun sens", a-t-il martelé tout en assurant revenir autant par "envie" que par "devoir".

Le visage adouci (du moins au début de l'entretien) et rasé de près, battant sa coulpe avec humilité, l'ancien chef de l'Etat s'est efforcé de convaincre les Français qu'il avait tiré les leçons de ses erreurs passées. "Si j'ai perdu [en 2012], c'était ma responsabilité", a-t-il reconnu d'emblée, refusant de faire le procès "caricatural" de son rival François Hollande. "Ce qui intéresse les Français ce n'est pas que Monsieur Hollande et moi on se chamaille", a-t-il esquivé à propos de son successeur.

Nicolas Sarkozy a même trouvé le temps d'adresser un mot agréable à l'adresse de ses deux principaux rivaux à droite, Alain Juppé et François Fillon, auxquels il a demandé leur soutien une fois élu à la présidence de l'UMP. En deux ans et demi, assure-t-il, "on apprend qu'au fond on peut dire la même chose mais de façon à ne pas radicaliser les gens".

Chassez le naturel...

Voilà pour les cinq premières minutes de cet entretien. Mais chassez le naturel et voilà qu'il revient au galop. Il n'aura pas fallu gratter longtemps sous le vernis avant de retrouver le Nicolas Sarkozy pugnace, parfois agressif et cassant. Pinaillant sur la formulation des questions et jouant de l'esquive, lui qui s'était promis de ne pas s'en prendre à son successeur à l'Elysée s'est rapidement mis à distribuer les cartons rouges.

"Il est son propre procureur"... "Monsieur Hollande pense le plus grand mal de moi, je ne pense rien de lui"... Moi, "je n'ai pas menti" en 2012. En revanche "que reste-t-il de la longue série d'anaphores, vous savez, 'moi président'? Une longue litanie de mensonges", a-t-il contre-attaqué en référence au débat de l'entre-deux tours de la présidentielle.

Lui qui voulait éviter la caricature n'en a pas moins réduit le ministre des Finances, Emmanuel Macron, à son ancien métier de "banquier", lui imputant (à dessein mais à tort) d'avoir qualifié des ouvrières d'"analphabètes" (le ministre avait dit "illettrées" avant de s'excuser).

Même ligne offensive quand il lui a fallu se justifier sur les affaires judiciaires qui lui pendent au nez. "Qui me rendra mon honneur?", a-t-il tempêté en évoquant les affaires Karachi et Bettencourt, accusant à demi mots les juges de servir "certains desseins?"

S'il n'a rien perdu de son tempérament fougueux, le Nicolas Sarkozy 2014 détonne décidément par sa prudence, voire parfois même sa langue de bois sur certains sujets délicats. Lui qui nous avait habitué à une franchise électrisante, nourrissant la passion de ses partisans et la haine des anti-sarkozystes, a fait ce qu'il a pu pour ne pas aborder les sujets qui fâchent.

Comme dans sa tribune, il a soigneusement esquivé la question de son bilan, proposant même à son interlocuteur sur le ton de l'humour d'y consacrer "une émission spéciale".

Il a également botté en touche sur la question du maintien des primaires ouvertes, aujourd"hui inscrites dans les statuts de l'UMP et que défendent bec et ongles François Fillon et Alain Juppé. "Je n'ai pas besoin de rassurer Alain Juppé", a-t-il ironisé, sans dire si oui ou non il se soumettrait à cet exercice de sélection démocratique.

C'est par un même tour de passe-passe qu'il a esquivé la question qui lui était posée sur le mariage pour tous. Accusant François Hollande d'avoir dressé les familles contre les couples homosexuels, il s'est refusé à dévoiler s'il abrogerait le texte une fois de retour au pouvoir.

Trépanation ou lobotomie? Le Dr Sarkozy est de retour

Plus étonnant, et c'est là la principale marque de ce "Sarko nouveau", les téléspectateurs n'auront pas manqué de relever l'absence totale de propositions nouvelles et concrètes. Certes, Nicolas Sarkozy se propose de refonder de fond en comble sa famille politique, aujourd'hui au bord de la faillite, mais sans jamais expliquer comment. "Vous allez voir, nous allons créer un enthousiasme", a-t-il tout simplement promis, sans rien dévoiler de sa stratégie ni de l'orientation qu'il entend donner à cette "première formation politique du XXIe siècle".

Pour en finir avec la crise qui assomme le pays et avec la difficulté de réformer, l'ancien président n'a avancé aucune idée neuve si ce n'est deux propositions empruntées à son programme de 2012: le recours au référendum et une sortie plus ou moins immédiate de l'espace Schengen. Voilà qui n'est pas la meilleure manière de laisser entendre que l'ère de la droitisation buissonienne est révolue, même si Nicolas Sarkozy a clairement coupé les ponts avec son ancien conseiller, coupable de l'avoir enregistré à son insue.

Pour le renfouement de l'UMP et le programme capable de remettre la France sur pieds, il faudra donc repasser. Ses rivaux ne s'y sont pas trompés. Un peu plus tôt dans la journée, François Fillon affirmait "ne pas avoir le culte des sauveurs" mais celui "des idées". De son côté, Alain Juppé a mis en ligne sur son blog les grandes lignes de son programme présidentiel. Au moment même où Nicolas Sarkozy s'exprimait au 20h.

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dimanche 21 septembre 2014

Souvenir: Berlin, première destination de notre voyage officiel d'un journaliste congolais accrédité à Matignon

Berlin, 15 novembre 2012, Freddy Mulongo à la Chancellerie fédérale à Berlin. Photo Réveil FM International, archives

45 journalistes accrédités à Matignon avaient accompagné le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à Berlin du 14 au 16 novembre 2012 lors de son premier voyage officiel hors du territoire français. C'est l'Allemagne, la rencontre avec la Chancelière Angela Merkel qui a été au centre de cette visite. Berlin est redevenue la capitale de l'Allemagne le 3 octobre 1990. Il a cependant fallu un vote tendu et très serré au Bundestag, le 20 juin 1991, pour que la décision soit prise de transférer effectivement les institutions de Bonn à Berlin. Le transfert du gouvernement et du chancelier à Berlin a eu lieu en 1999.

Freddy Mulongo à la porte de Brandebourg à Berlin. Photo Réveil FM International, archives

Berlin est une ville mondiale culturelle et artistique de premier plan. La ville abrite 166 musées, 142 bibliothèques et 60 théâtres. En 2012, Berlin a accueilli plus de 10,8 millions de visiteurs.

Située dans le nord-est du pays, elle forme un land (État fédéré) à part entière et compte environ 3,5 millions d'habitants. Ses habitants s'appellent les Berlinois. Berlin est la deuxième ville, la cinquième agglomération et la cinquième zone urbaine élargie (après la région allemande de la Ruhr) la plus peuplée de l'Union européenne.

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Conseil des droits de l'homme: Examen périodique universel (EPU) de la Norvège, de l'Albanie et de la République démocratique du Congo

Le Conseil des droits de l'homme a adopté, le 17 septembre, les documents finals résultant de l'Examen périodique universel s'agissant de la Norvège, de l'Albanie et de la République démocratique du Congo.

La présidence a indiqué que, sur la base des informations fournies, la Norvège a accepté 150 recommandations sur 203 et pris note de 53; l'Albanie en a accepté 161 sur 165, en a accepté partiellement 3 et pris note d'une recommandation; la République démocratique du Congo a accepté 190 recommandations sur 229 et pris note de 39. Le «document final» sur l'examen de chacun de ces pays est constitué du rapport du Groupe de travail chargé de l'Examen périodique universel ainsi que des informations complémentaires fournies par l'État concerné.

Suite à une brève présentation de la Norvège, qui a déclaré que l'Examen périodique universel avait contribué à renforcer le dialogue entre la société civile et son gouvernement, les délégations suivantes sont intervenues sur le document final concernant ce pays: Roumanie, Sierra Leone, Soudan, Togo, Venezuela, Viet Nam, Algérie, Angola, Botswana, Bulgarie, Côte d'Ivoire, Association lesbienne et gay internationale - Europe, World network of users and survivors of psychiatry, Union internationale humaniste et laïque, Alliance internationale d'aide à l'enfance (au nom également de Vision Mondiale International), Action Canada pour la population et le développement, Verein Südwind Entwicklungspolitik.

L'Albanie a pour sa part déclaré que depuis qu'elle a engagé un processus interne en vue de se rapprocher de l'Union européenne, elle a commencé à mettre en œuvre les cinq priorités relatives aux droits de l'homme définie par elle, notamment la lutte contre les discriminations, les violences domestiques, la réforme de la justice ou encore la protection des femmes, des enfant et des minorités, en particulier les Roms. Le Médiateur de l'Albanie est également intervenu, suivi des délégations suivantes: Algérie, Angola, Bulgarie, China, Conseil de l'Europe, Koweït, Maroc, Nigeria, Roumanie, Sierra Leone, ex-République yougoslave de Macédoine, Venezuela, Viet Nam, Association lesbienne et gay internationale - Europe, Associazione Comunità Papa Giovanni XXIII, Alliance internationale d'aide à l'enfance (au nom également de Vision Mondiale International), Amnesty International, Verein Südwind Entwicklungspolitik.

La Ministre de la justice et des droits de l'homme de la République démocratique du Congo a notamment expliqué que la recommandation relative à la poursuite en justice des auteurs des crimes relevant du droit international ne peut être acceptée en l'état car le pays n'a pas abrogé la peine de mort. Le pays a toutefois mis en œuvre des initiatives concrètes pour la réalisation des droits de l'homme, notamment une stratégie de mise en œuvre de l'ensemble des recommandations qui lui sont adressées, un Plan d'action des forces armées afin de lutter contre les violences sexuelles et un autre plan pour lutter contre le recrutement et l'utilisation d'enfants, ainsi que contre d'autres violations graves des droits de l'enfant par les forces armées et les services de sécurité. Les délégations suivantes sont intervenues au cours du débat sur la République démocratique du Congo: Angola, Botswana, Tchad, Chine, République du Congo, Côte d'Ivoire, Togo, Cuba, Djibouti, Égypte, Éthiopie, Gabon, États-Unis, Mali, Istituto Internazionale Maria Ausiliatrice delle Salesiane di Don Bosco (au nom également de Volontariat international femmes éducation et développement) World Evangelical Alliance, International Lesbian and Gay Association, Bureau international catholique de l'enfance, Franciscain international, Amnesty International, Action Canada pour la population et le développement, United Nations Watch, Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté, Norvegian Refugee Council (au nom également de Refugees International).

Lors de la séance de la mi-journée, le Conseil tiendra une réunion-débat sur le rôle de la prévention dans la promotion et la protection des droits de l'homme. Dans l'après-midi, il adoptera les documents finals résultant de l'Examen périodique universel s'agissant de la Côte d'Ivoire, le Portugal et le Bhoutan.

Examen périodique universel: Norvège

Le Conseil est saisi du rapport sur l'examen périodique de la Norvège (A/HRC/27/3 et - à paraître en français - Add.1), qui s'est déroulé le 28 avril 2014. Les trois rapporteurs chargés de faciliter cet examen étaient le Congo, l'Indonésie et le Royaume-Uni.

Présentation

La Norvège a déclaré que l'Examen périodique universel (EPU) avait contribué à renforcer le dialogue entre la société civile et le Gouvernement. La Norvège a reçu 203 recommandations dans le cadre de l'examen et en a accepté 150.

Débat

La Roumanie a constaté que la Norvège était tout à fait disposée à défendre les normes internationales les plus strictes en matière de droits de l'homme. Le Viet Nam a salué le sérieux de la Norvège quant aux informations sur le suivi des recommandations, se félicitant du nombre important de recommandations acceptées, y compris les deux qui lui ont été adressées par le Viet Nam. L'Angola a salué l'engagement de la Norvège en faveur de la promotion et de la protection des droits de l'homme, notamment son étroite coopération avec les mécanismes des droits de l'homme et les progrès accomplis en matière d'égalité entre les femmes et les hommes. L'Angola remercie la Norvège de son assistance technique dans le cadre de la formation aux droits de l'homme.

La Sierra Leone s'est félicitée du fait que la Norvège ait accepté sa recommandation. Comme la Sierra Leone, la Bulgarie s'est notamment félicitée de l'intention de la Norvège de créer une institution nationale des droits de l'homme dès 2015. Le Togo s'est réjoui du fait que la Norvège ait accepté sa recommandation en faveur de la lutte contre le profilage racial. Le Soudan s'est félicité de l'acceptation de nombreuses recommandations par la Norvège. L'Algérie a noté avec satisfaction l'acceptation de 177 recommandations sur 203, y compris les deux recommandations formulées par la délégation algérienne relatives à la lutte contre toutes les formes de discrimination – dont l'islamophobie – et à la réalisation des droits de l'enfant.

Le Botswana a félicité le Gouvernement norvégien pour les mesures prises en faveur de l'égalité et contre les discriminations ethniques, en particulier. Il s'est félicité que la Norvège ait accepté ses deux recommandations, en particulier celle relative aux droits de l'enfant. Pour sa part, la Côte d'Ivoire a encouragé le Gouvernement norvégien dans ses efforts visant à assurer l'égalité et la jouissance des droits de l'homme pour tous les citoyens sur son territoire. Elle l'encourage aussi à poursuivre sa bonne coopération avec les mécanismes internationaux de promotion et la protection des droits de l'homme.

La République islamique d'Iran a toutefois fait part de sa préoccupation face à la discrimination à l'égard des migrants en Norvège. Elle a invité la Norvège à lutter contre les problèmes de xénophobie et d'islamophobie. Le Venezuela a espéré que les intentions norvégiennes se traduiraient en mesures concrètes s'agissant de l'intensification des efforts pour combattre la stigmatisation et la discrimination persistantes contre les minorités ethniques, en particulier envers les Roms et les migrants.

S'agissant des organisations non gouvernementales, Action Canada pour la population et le développement a demandé au Gouvernement de la Norvège d'élargir la définition juridique du viol, pour y conclure toutes les activités sexuelles non consenties. Le Gouvernement devrait également former les travailleurs de santé et les fonctionnaires de police à la prise en charge des victimes de violences sexuelles. La Verein Südwind Entwicklungspolitik a, elle aussi, recommandé au gouvernement norvégien d'améliorer le traitement réservé aux victimes à la violence sexuelle.

L'Alliance internationale d'aide à l'enfance, au nom également de Vision Mondiale International, s'est dite préoccupée par le fait que la Norvège n'a toujours pas expliqué sa position au sujet des recommandations qui lui ont été faites concernant la protection de l'enfance contre la violence et les abus sexuels.

L' Association lesbienne et gay internationale – Europe (ILGA-Europe) a appelé la Norvège à allouer les ressources nécessaires pour la formation des administrateurs et des fournisseurs de services en matière d'orientation sexuelle et d'identité de genre. L'ILGA exhorte la Norvège à élaborer un nouveau plan national dans ce domaine. Le World Network of Users and Survivors of Psychiatry a regretté que la Norvège ne prévoie pas d'amender les dispositions de la loi relatives à l'incarcération de malades mentaux et à l'obligation de suivre un traitement médical. L'Union internationale humaniste et laïque a dit sa préoccupation suite aux amendements apportés en 2012 à la Constitution, qui stipulent que le chef de l'État doit appartenir à une église et affirment l'ancrage chrétien de l'État.

Conclusion

La Norvège a assuré prendre très au sérieux le processus d'Examen périodique universel. Son gouvernement s'efforcera de répondre à toutes les questions posées par les délégations.

Examen périodique universel: Albanie

Le Conseil est saisi du rapport sur l'examen périodique de l'Albanie (A/HRC/27/4 et Add.1), qui s'est déroulé le 28 avril 2014. Les trois rapporteurs chargés de faciliter cet examen étaient l'Autriche, le Kenya et le Monténégro.

Présentation

L'Albanie a déclaré que la plupart des recommandations formulées lors de l'Examen périodique universel sont déjà mises en œuvre. Sur les 165 recommandations reçues, 142 sont acceptées, deux partiellement acceptées et une prise en note. Depuis que l'Albanie a engagé un processus interne en vue de se rapprocher de l'Union européenne, elle a commencé à mettre en œuvre les priorités relatives aux droits de l'homme de l'Union européenne: lutte contre les discriminations, élimination des violences domestiques, réforme de la justice, protection des femmes, de l'enfant et des minorités, en particulier les Roms. Plusieurs plans et stratégies ont été adoptés à ces fins, ainsi que des invitations lancées à plusieurs procédures spéciales.

L'Albanie présentera très bientôt son rapport initial au Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes. Elle a également mis un place un groupe de travail chargé d'évaluer la possibilité de ratifier les amendements de Kampala au Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Le code pénal a été amendé de manière à ne plus sanctionner les victimes de trafic d'êtres humains et à criminaliser les auteurs de discriminations basées sur le genre ou l'orientation sexuelle. Ces amendements font, en outre, de la violence domestique, de la violence sexuelle, du mariage forcé et du harcèlement sexuel et psychologique des crimes à part entière et des circonstances aggravantes qui font peser des sanctions plus lourdes sur leurs auteurs. Le nouveau code pénal de 2013 reconnait, de plus, la disparition forcée comme un crime à part entière et circonstance aggravante lorsqu'elle touche des femmes et des enfants. L'adoption d'une loi sur la protection des enfants a abouti à l'élaboration de normes minimales pour la supervision de la mise en œuvre des droits de l'enfant. L'Albanie a aussi pris des mesures en faveur des enfants vivant dans la rue, a adapté son régime de justice des mineurs, s'efforce d'améliorer la situation des Roms et combat le trafic d'êtres humains et les pratiques traditionnelles néfastes. L'Albanie est candidate au Conseil pour la période 2015-2017.

Débat

L'Algérie a salué l'acceptation des recommandations relatives au renforcement du rôle et des ressources des institutions chargées des droits de l'homme ainsi que de la poursuite des efforts visant la lutte contre la violence à l'égard des femmes et des enfants. L'Angola s'est félicité de l'adoption par l'Albanie d'une politique nationale de droits de l'homme en vue d'harmoniser sa législation avec les instruments internationaux, estimant que la mise en œuvre des recommandations acceptées renforcera l'amélioration de l'accès aux services de santé et à l'éducation, ainsi que la lutte contre la violence domestique et la promotion de l'égalité de genre.

La Bulgarie s'est félicitée de l'adoption d'amendements au code pénal pour lutter contre la traite des êtres humains, ainsi que de l'adoption d'une stratégie nationale sur l'égalité de genre et contre la violence intrafamiliale. La Chine s'est félicitée de l'adoption de mesures sur l'égalité de genre et les droits des enfants, ainsi que de son engagement pour la lutte contre la traite des êtres humains. Le Koweït a salué les efforts systématiques de l'Albanie pour améliorer sa coopération avec les mécanismes de promotion et de défense des droits de l'homme, en particulier les modifications de son cadre législatif. Le Maroc a félicité l'Albanie pour son acceptation des trois recommandations qu'il avait formulées, en particulier l'amélioration des droits des enfants, des femmes, des handicapés et des minorités.

Le Venezuela s'est félicité de l'engagement de l'Albanie à atteindre les objectifs de l'Examen périodique universel et de ses efforts pour lutter contre la violence sexiste et conjugale. Le Viet Nam s'est félicité du grand nombre de recommandations acceptées par l'Albanie, y compris les deux qu'il avaient présentées pour améliorer le cadre institutionnel défendant les droits de l'homme et pour allouer des ressources à un plan de lutte contre les inégalités dans le travail, l'éducation et la santé, en particulier pour les femmes, les enfants, les migrants et les personnes âgées. L'ex-République yougoslave de Macédoine s'est félicitée que l'Albanie ait accepté la majorité des recommandations, en particulier celle qui concerne la nouvelle législation sur la division administrative et territoriale visant à prendre en compte les recommandations du Conseil de l'Europe.

Le Conseil de l'Europe, qui n'a pas eu la possibilité de participer au Groupe de travail, a fait part de son intérêt pour trois domaines prioritaires : l'administration de la justice (notamment le traitement des prisonniers) ; la discrimination des minorités et l'exclusion sociale des Roms ; la corruption, le blanchiment, le crime organisé. Le Nigéria s'est félicité de l'adoption de plans d'action sur l'égalité de genre, la réduction de la violence sexiste et familiale, en faveur des enfants et contre la traite d'êtres humains, de même que de la modification de son cadre législatif pour lutter contre la discrimination ou la corruption.

La Roumanie a fait part de son espoir que l'Albanie, qui a rejeté une partie de sa deuxième recommandation, mette en œuvre la résolution du Conseil de l'Europe visant aussi l'élimination de toute source de discrimination. La Sierra Leone s'est félicitée que sa recommandation sur le renforcement de la lutte contre le travail forcé des enfants et la traite des enfants ait été acceptée et a encouragé l'Albanie à réexaminer sa recommandation d'allouer davantage de ressources au défenseur des droits.

Le Médiateur de l'Albanie a reconnu qu'en dépit d'améliorations la consolidation de l'état de droit représentait toujours un défi pour son pays. Il a estimé que l'effort devait porter notamment sur le renforcement du système de protection sociale afin de prévenir l'exploitation du travail des enfants, ainsi que sur la nécessité d'une loi sur les minorités. «La législation en vigueur offre une égalité formelle mais elle ne garantit pas l'égalité substantielle pour la minorité rom» a-t-il déclaré, ajoutant qu'en ce qui concerne la vendetta, la solution adéquate consisterait en une approche proactive consistant à s'attaquer aux causes de ce phénomène et non à ses conséquences. Concernant les persécutés du régime communiste, un certain nombre de questions n'ont toujours pas reçu de réponses, notamment en matière de compensations, d'ouverture des archives et de recherche des disparus.

S'agissant des organisations non gouvernementales, la Verein Südwind Entwicklungspolitik s'est félicitée que l'Albanie n'ait rejeté aucune recommandation. L'association lesbienne et gay internationale - Europe (ILGA) s'est félicitée des mesures prises pour lutter contre la discrimination envers les minorités sexuelles et a exhorté les autorités à porter leur attention sur la mise en œuvre de ces textes, tout en les engageant à mettre en place des services concrets en matière d'emploi, de logement et d'accès à l'éducation. L'Associazione Comunità Papa Giovanni XXIII s'est félicitée du fait que l'Albanie ait pris des mesures pour combattre la pratique traditionnelle de la vendetta pour régler les différends entre familles et a recommandé à l'Albanie de soutenir les processus de réconciliation entrepris entre les familles concernées. L'Alliance internationale d'aide à l'enfance, au nom également de Vision Mondiale International, a commenté les recommandations au sujet de l'éducation inclusive et la protection contre la violence, se félicitant de l'élaboration du Plan national d'action en faveur des enfants des rues. Amnesty International s'est félicitée de l'engagement de l'Albanie à harmoniser sa législation avec la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. Amnesty International a par ailleurs déploré de l'impunité persistante face aux abus de la police et invité le gouvernement à s'assurer avec célérité que la famille de Remzi Hoxha, disparu en 1995 alors qu'il était aux mains des services de sécurité, soit informée de son sort.

Conclusion

L'Albanie a assuré que la mise en œuvre des recommandations qui lui ont été adressées est considérée par le Gouvernement comme un défi qu'il lui faut relever et il est engagé à coopérer avec tous ses partenaires, y compris les institutions et programmes des Nations Unies.

Examen périodique universel: République démocratique du Congo

Le Conseil est saisi du rapport sur l'examen périodique de la République démocratique du Congo (A/HRC/27/5), qui s'est déroulé le 29 avril 2014. Les trois rapporteurs chargés de faciliter cet examen étaient l'Algérie, les États-Unis d'Amérique et le Koweït.

Présentation

Mme Wivine Mumba Matipa, Ministre de la justice et des droits de l'homme de la République démocratique du Congo, a indiqué que, sur «plus de 200 recommandations» reçues, son pays en avait accepté 190, 38 étant «notées», une dernière devant recevoir une réponse avant la fin de la session. Celle-ci, soumise par la Belgique, concerne la nécessaire traduction en justice de personnes soupçonnées d'avoir commis des crimes relevant du droit international, dans le cadre de procès équitables ne pouvant pas se conclure par l'imposition de la peine de mort. Si l'initiative de la Belgique «s'inscrit dans la droite ligne de la politique pénale» congolaise, elle est toutefois «en désaccord avec la vision de la République démocratique du Congo» s'agissant de l'impossibilité de prononcer la peine capitale, a déclaré la Ministre. Mme Mumba Matipa a expliqué que «pareil engagement ne pouvait être souscrit dès lors qu'à ce jour la République démocratique du Congo n'a pas abrogé la peine de mort». Bien que celle-ci ne soit plus appliquée du fait d'un moratoire en vigueur depuis plus de dix ans, elle n'en continue pas moins d'être applicable et prononcée par les tribunaux.

Quant aux réalisations, des initiatives concrètes ont été prises par le gouvernement congolais, a déclaré Mme Mumba Matipa. Elles concernent, d'une part, l'organisation générale de la stratégie de mise en œuvre de l'ensemble des recommandations issues du cycle en cours et, d'autre part, la réalisation d'actions qui s'inscrivent dans la mise en œuvre de quelques-unes de celles-ci. Un plan de mise en œuvre de ces recommandations est en cours de préparation par le Ministère de la justice. Mme Mumba Matipa a mentionné le Plan d'action des forces armées adopté le 29 août dernier afin de lutter contre les violences sexuelles, notant qu'il s'agissait d' «une première dans les stratégies de lutte contre ce fléau dans le monde». La Ministre a assuré que, malgré l'absence de statistiques fiables, de telles violences étaient «sensiblement en baisse» depuis la fin de la guerre dans l'est de la République démocratique du Congo et la mise en déroute de la «force négative» M23, ce qui, pour Mme Mumba Matipa, démontre le «lien indéniable» existant entre ces deux phénomènes. La Ministre a précisé par ailleurs que le Plan d'action des forces armées était articulé autour de quatre axes : prévention, répression, communication, suivi et évaluation. Elle s'est dite convaincue que la mise en œuvre de ce plan «permettrait de réduire sensiblement l'implication des hommes en uniforme dans la commission des actes de violences sexuelles et basées sur le genre».

Par ailleurs, le Gouvernement congolais poursuit «sans désemparer» l'exécution du Plan d'action pour la lutte contre le recrutement et l'utilisation d'enfants ainsi que les autres violations graves des droits de l'enfant par les forces armées et les services de sécurité, qui a été adopté il y a deux ans. La Ministre a indiqué qu'à ce jour, 5609 mineurs avaient pu être extraits de groupes armés, contre 2894 en 2013.

Mme Mumba Matipa a reconnu que la Commission nationale des droits de l'homme n'était «malheureusement pas encore opérationnelle», situation qu'elle a attribuée à une absence de consensus au sein des organisations de la société civile. Par ailleurs, la République démocratique du Congo a entrepris de remédier au retard de présentation de quatre rapports aux organes de traités de l'ONU. L'un d'entre eux – le quatrième rapport périodique sur la mise en œuvre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques - a été élaboré et doit être transmis incessamment. En conclusion, la Ministre s'est engagée à ce que son pays fasse les efforts nécessaires à la mise en œuvre des recommandations de l'Examen périodique universel.

Débat

L'Angola a salué les efforts déployés par la République démocratique du Congo pour parvenir à une paix effective et durable, facteur indispensable pour la mise en œuvre de toutes les recommandations acceptées. La Côte d'Ivoire a encouragé le gouvernement de la République démocratique du Congo dans ses efforts visant le renforcement des mécanismes et instruments juridiques de protection et promotion des droits de l'homme et la communauté internationale à poursuivre sa coopération avec cet État. Le Togo a salué les progrès réalisés par la République démocratique du Congo dans l'adoption de politiques et stratégies en vue de l'amélioration des conditions de vie des populations affectées par les nombreuses années de conflit mais a regretté que la recommandation sur l'abolition de la peine de mort ait été refusée. Le Tchad s'est félicité des efforts entrepris par la République démocratique du Congo en faveur de la promotion et protection des droits de l'homme et l'a remerciée d'avoir accepté la recommandation qu'il a formulée.

L'Éthiopie a noté que le renforcement des organes législatifs contribuera significativement à la promotion et à la protection des droits de l'homme en République démocratique du Congo, s'est félicitée de son acceptation de la recommandation de renforcer les mesures visant à assurer une éducation primaire gratuite et a appelé le système onusien à soutenir les efforts du gouvernement de la République démocratique du Congo. Cuba s'est félicitée de la mise en œuvre par le République démocratique du Congo des recommandations du premier cycle de l'Examen périodique universel malgré la situation difficile qu'affronte ce pays et l'a encouragée à poursuivre ses efforts pour améliorer les systèmes de santé publique et d'éducation, afin de réduire la pauvreté et de favoriser le développement économique et social du pays.

Le Botswana a félicité la République démocratique du Congo pour les mesures prises afin de restaurer la paix et la sécurité, essentielles à la promotion et protection des droits de l'homme, ainsi que pour les progrès réalisés contre la violence sexuelle dans l'Est du pays. La Chine a salué son engagement en faveur de la paix et de la sécurité, essentielles pour promouvoir les droits de l'homme et mieux protéger les droits des femmes et des enfants, et a invité la communauté internationale à aider le pays à mettre en œuvre les recommandations. La République du Congo a salué la République démocratique du Congo pour ses progrès réalisés grâce à l'adoption de textes législatifs afin de protéger les groupes vulnérables et prévenir la violence à l'égard des femmes et des enfants.

L'Égypte a félicité la République démocratique du Congo pour avoir accepté ses recommandations afin de poursuivre ses efforts pour adopter un code de sécurité sociale, pour éliminer l'exploitation sexuelle des enfants, pour combattre la mortalité maternelle et infantile et accroître l'accès aux soins des femmes et des fillettes, pour envisager d'adopter des dispositions juridiques afin que l'éducation primaire soit gratuite pour tous les enfants. Le Gabon a reconnu les efforts entrepris par le pays en vue de promouvoir et de protéger les droits de l'homme et lui a recommandé de continuer à prendre des mesures en faveur de la lutte contre les violences sexuelles. Le Mali s'est réjoui en particulier de l'acceptation par la République démocratique du Congo de plusieurs recommandations sur la lutte contre les violences faites aux femmes, y voyant un moyen de renforcer les mesures déjà prises dans le cadre de l'exécution du Plan d'action de 2009, qui prévoit aussi la lutte contre l'impunité et la réforme du système de sécurité.

Djibouti a félicité la République démocratique du Congo pour ses efforts en matière de promotion des droits de l'homme et l'a encouragée à poursuivre les réformes en cours dans le secteur de la justice et de la sécurité. Les États-Unis se sont félicités des mesures engagées en faveur de la paix et de la sécurité, de l'acceptation des recommandations en faveur de mesures contre l'impunité, la détention arbitraire et les crimes familiaux, ainsi que pour la défense de la liberté d'expression.

S'agissant des organisations non-gouvernementales, l'Istituto Internazionale Maria Ausiliatrice delle Salesiane di Don Bosco, au nom également de Volontariat international femmes éducation et développement, s'est félicité de l'acceptation de la totalité des recommandations relatives aux enfants. Mais le gouvernement doit faire plus pour lutter contre les violences et autres discriminations dont ils sont victimes. World Evangelical Alliance a estimé que rien ne peut justifier le nombre de viol d'enfants. Pour l'ONG, le Gouvernement doit surtout lutter contre la corruption endémique qui touche ce pays: «Le gouvernement sert le peuple, il ne se sert pas».

Le Bureau international catholique de l'enfance a pour sa part souligné les nombreux efforts faits par le pays en faveur des droits des enfants. Mais il peut mieux faire en ce qui concerne la justice des mineurs. Il faut qu'il se penche aussi sur le travail des enfants, en particulier dans l'industrie minière comme le lui demande l'Australie, a dit Franciscain international. L'ONG a également demandé au Gouvernement de renforcer le contrôle de cette industrie, qui est une source majeure des conflits dans le pays. Cette prise de contrôle inclut la restauration de l'autorité de l'État et la traçabilité des minerais. L'activité minière a en effet des effets catastrophique sur les droits de l'homme. Il est donc préférable que la République démocratique du Congo sursoie à tout autre projets miniers tant que ces questions ne sont pas réglés, a ajouté la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté.

Amnesty International a déploré que le Parlement ait rejeté toute ratification du traité de Rome. Action Canada pour la population et le développement a demandé la dépénalisation de l'avortement en conformité avec la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples. L'ONG a également demandé que le Gouvernement renonce au projet de criminalisation des actes sexuels homosexuelles.

United Nations Watch s'est déclaré préoccupé par l'ampleur de la violence sexuelle dans ce pays, et par les violences à l'égard des journalistes et des défenseurs des droits de l'homme. Norvegian Refugee Council, au nom également de Refugees International, a chiffré à plus de deux millions le nombre de personnes devenues réfugiées ces deux dernières années en République démocratique du Congo. Près de 600 000 d'entre elles vivent dans des conditions déplorables, a dit l'ONG. L'International Lesbian and Gay Association a dénoncé les violences dont est victime la minorité homosexuelle en République démocratique du Congo, victimes de torture, jugement arbitraires et discrimination sur le droit à la santé.

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Le Conseil des droits de l’homme se penche sur les questions relatives aux droits des peuples autochtones

GENÈVE, 17 septembre 2014 — Le Conseil des droits de l'homme a examiné, cet après-midi, les questions relatives aux droits des peuples autochtones. Il a d'abord entendu Mme Victoria Tauli-Corpuz, nouvelle Rapporteuse spéciale sur les droits des peuples autochtones, et M. Albert Deterville, Président du Mécanisme d'experts sur les droits des peuples autochtones, qui ont présenté leurs rapports. Le Conseil a ensuite tenu son débat annuel sur les droits des peuples autochtones, consacré plus particulièrement à la promotion et de la protection de ces droits dans le cadre des initiatives de réduction des risques de catastrophe. Le Vice-Ministre de la justice du Paraguay a donné une allocution en cours de séance.

La nouvelle Rapporteuse spéciale sur les droits des peuples autochtones a souligné que son mandat sera placé sous le signe de la défense des intérêts et des droits des peuples autochtones. Mme Tauli-Corpuz a relevé en particulier qu'il faut donner aux États les moyens de donner véritablement effet aux droits des peuples autochtones, dans contexte où certains États estiment encore qu'il n'est pas nécessaire de les consulter. Le Canada, le Panama et le Pérou ont fait des déclarations à titre de pays concernés par des missions dans ces pays effectuées par M. James Anaya, prédécesseur de Mme Tauli-Corpuz. Au cours de l'année écoulée, le Mécanisme d'experts sur les droits des peuples autochtones s'est pour sa part penché sur l'accès à la justice et sur la promotion et la protection des droits des peuples autochtones dans la réduction des risques de catastrophes naturelles. Le Mécanisme d'expert appelle, notamment, à la participation des peuples autochtones aux initiatives en faveur de la réduction des risques de catastrophe, et propose des mesures que ces populations pourraient prendre elles-mêmes en matière de prévention de ce type de risques, a déclaré M. Deterville.

Dans le débat avec les deux experts, les délégations* ont recommandé, en particulier, que les peuples autochtones soient associés très tôt à l'élaboration des cadres de protection nationaux les concernant et qu'ils soient sensibilisés aux systèmes d'alerte précoce concernant les changements climatiques. Plusieurs délégations ont souligné que les peuples autochtones sont des partenaires clés pour gérer les ressources naturelles et culturelles des États. Il a été relevé encore que les États doivent aussi protéger les peuples autochtones des abus de certaines entreprises privées.

Le débat annuel sur les droits des peuples autochtones a été présenté par Mme Flavia Pansieri, Haut-Commissaire adjointe aux droits de l'homme. Elle a observé que les peuples autochtones souffrent de manière disproportionnée des conséquences des catastrophes naturelles, en fonction des capacités de résilience des communautés. La Haut-Commissaire adjointe a recommandé que les mesures prises pour réduire les risques de catastrophe tiennent dûment compte des besoins des peuples autochtones.

Animé par Mme Victoria Tauli-Corpuz, Rapporteuse spéciale sur les droit des peuples autochtones, le débat a compté avec la participation des experts suivants: Mme Margareta Wahlström, Représentante spéciale du Secrétaire-général pour la réduction des risques de catastrophe; M. Albert Deterville, Président-Rapporteur du Mécanisme d'experts sur les droits des peuples autochtones; Mme Aissatou Oumarou Ibrahim, de l'Association des femmes autochtones du Tchad; M. Giovanni Reyes, de la Coalition nationale des peuples autochtones des Philippines; et M. Alejandro Maldonado, Secrétaire exécutif du Bureau de la Coordination nationale de la réduction des catastrophes du Guatemala.

Les délégations** participant au débat annuel ont souligné que les peuples autochtones disposent, de par leur proximité avec le milieu naturel, de connaissances très importantes en matière de gestion saine de l'environnement et ont recommandé que les États tirent parti de ces connaissances pour renforcer la résilience des communautés face aux catastrophes. Des intervenants ont également insisté sur l'importance d'assurer la participation des peuples autochtones à la prise des décisions qui les concernent; ce faisant, on favorisera tant la résilience face aux catastrophes que la qualité des initiatives de réduction du risque de catastrophe. Il a également été relevé qu'il serait possible de réduire de manière très importante l'incidence négative de l'industrie minière sur les droits fondamentaux des peuples autochtones en tenant compte, très tôt dans la préparation des projet industriels, des besoins et connaissances de ces peuples.

M. Ever Martínez, Vice-Ministre de la justice du Paraguay, a pour sa part fait le point sur la mise en œuvre, à mi-parcours, des 124 recommandations acceptées par son pays dans le cadre du premier cycle de l'Examen périodique universel, en 2011. La grande priorité du Paraguay concerne la réduction de la pauvreté, qui fait l'objet un programme national orienté en faveur des secteurs les plus fragiles de la population dans le but d'améliorer les revenus des familles pauvres et leur accès aux services sociaux. M. Martínez a présenté plusieurs mécanismes nationaux destinés à garantir le respect des droits de l'homme au Paraguay.

En fin de séance, la Fédération de Russie a exercé le droit de réponse concernant une déclaration faite précédemment par l'Ukraine.

Rapporteuse spéciale sur les droits des peuples autochtones; Mécanisme d'experts sur les droits des peuples autochtones

Présentation des rapports

MME VICTORIA TAULI-CORPUZ, Rapporteuse spéciale sur les droits des peuples autochtones, qui présente son premier rapport en tant que titulaire de ce mandat, a déclaré que 2015 était une année historique pour les peuples autochtones. Cette année marque en effet le début des négociations pour le programme de développement pour l'après-2015 et pour le cadre des Nations Unies sur la Convention sur les changements climatiques. Par ailleurs, la première Conférence mondiale sur les peuples autochtones se tient les 22 et 23 septembre prochain à l'Assemblée générale, a-t-elle aussi indiqué. C'est dans ce contexte qu'elle a assuré que son mandat sera placé sous le signe de la défense des intérêts et droits des peuples autochtones. Pour elle, le programme de développement pour l'après-2015 devra se pencher sur les moyens d'accroître la participation des peuples autochtones dans les mécanismes concernés, comme il est explicité à l'article 3 de la Déclaration des Nations Unies sur les peuples autochtones.

Pour la Rapporteuse spéciale, il y a un double niveau de mise en œuvre de ces droits. D'abord au niveau national et ensuite au niveau international; la difficulté réside dans la définition même du concept de peuples autochtones. Pour résoudre cette difficulté, il faut une approche souple qui prenne en compte les attributs historiques et les circonstances présentes qui distinguent ces peuples des autres groupes ethniques. Le second défi est la capacité des États d'opérationnaliser les droits des peuples autochtones. Pour certains, les peuples autochtones représentent une entrave au développement et, de ce fait, ne jugent pas nécessaire de les consulter. Le troisième défi est l'absence de mécanisme de réconciliation et de réparation pour les préjudices subis par le passé par les peuples autochtones. Cela est d'autant plus difficile que, très souvent, les disparités socio-économiques dont ils sont victimes sont confondues avec celles du reste de la population, en dépit de leurs spécificités.

La nouvelle Rapporteuse spéciale a ensuite présenté des rapports sur les missions effectuées par son prédécesseur, M. James Anaya, au Panama, au Canada et au Pérou. Elle a indiqué que le cadre législatif de Panama fournit une bonne base pour renforcer les droits des peuples autochtones. Cependant, M. Anaya avait remarqué que ces fondations sont fragiles et précaires, d'autant que le pays connaît des problèmes pour la mise en œuvre de ces lois, en particulier au regard de la terre, du droit à la santé, ou à l'autonomie et à la participation. Le Canada a également pris de nombreuses initiatives, sans pour autant réduire le fossé entre les aborigènes et les autres membres de la population. Cette situation a entrainé une perte de confiance entre le gouvernement et les représentants des peuples autochtones, a-t-il observé. Le Pérou, qui prend des mesures pour répondre aux conséquences négatives liées à l'industrie extractive doit cependant s'assurer que cette activité peut se poursuivre tout en respectant les droits des peuples autochtones, conclu le rapport.

Le Conseil est saisi du rapport annuel sur les droits des peuples autochtones (A/HRC/27/52) ainsi que de rapports sur les missions effectuées par le Rapporteur spécial au Panama (Add.1) au Canada (Add.2) et au Pérou (Add.3). Un autre rapport de M. Anaya porte sur des cas spécifiques d'allégations examinées par le Rapporteur spécial (Add.4 en anglais).

M. ALBERT DETERVILLE, Président du Mécanisme d'experts sur les droits des peuples autochtones, a déclaré que son instance avait entrepris de se pencher sur trois dossiers lors de l'année écoulée: l'accès à la justice dans le cadre d'une étude de suivi, puis sur la promotion et la protection des droits des peuples autochtones dans la réduction des risques de catastrophes naturelles et enfin sur l'élaboration d'une version actualisée des réponses reçues au questionnaire envoyé aux États. Ces documents ont été finalisés lors de la septième session du Mécanisme qui s'est tenue en juillet dernier à Genève et qui sont présentés aujourd'hui au Conseil dans leur version définitive.

S'agissant du premier point, l'étude relève que bien que les systèmes juridiques autochtones pouvaient jouer un rôle essentiel en facilitant l'accès à la justice des peuples autochtones, leur degré de reconnaissance varie grandement d'une région ou d'un pays à l'autre. L'étude formule des recommandations en faveur de la reconnaissance du droit des autochtones à maintenir et développer leurs propres systèmes juridiques.

En ce qui concerne la réduction des risques de catastrophe, le Mécanisme a réfléchi aux effets accrus de celles-ci sur les autochtones. Il appelle à la participation pleine et effective des peuples autochtones, recommandant aux États de s'assurer de leur contribution dans le développement et la mise en œuvre d'initiatives en faveur de la réduction des risques. Il propose aussi des mesures que ces populations pourraient prendre elles-mêmes pour que leurs communautés agissent en faveur de la prévention des risques.

S'agissant enfin du questionnaire, le Mécanisme entendait avoir l'avis des États et des peuples autochtones sur des questions telles que l'autodétermination et l'autonomie, la participation à la prise de décision, la culture et la langue, la non-discrimination et l'égalité, la terre, les territoires et les ressources et enfin les traités et autres arrangements avec les États. M. Deterville a indiqué que 53 pays membres de l'ONU, ainsi que quelque 150 organisations autochtones et de la société civile, avaient participé à la septième session du Mécanisme.

Par ailleurs, le Mécanisme a veillé à renforcer sa coopération avec la Rapporteuse spéciale sur les droits des peuples autochtones. En outre, en tant que l'un des trois organes de l'ONU en charge des questions autochtones, il a participé activement à la préparation de la Conférence mondiale de la semaine prochaine à New York. En conclusion, le Président du Mécanisme s'est félicité du fait que le Conseil se montre soucieux des droits des peuples autochtones. Il l'a appelé à lui fournir les ressources financières nécessaires pour faciliter ses activités intersessions.

Le Conseil est saisi du rapport du Mécanisme d'experts sur les droits des peuples autochtones sur les travaux de sa session de juillet 2014 (A/HRC/27/64). Le Mécanisme présente en outre une étude sur l'accès à la justice dans la promotion et la protection des droits des peuples autochtones: justice réparatrice, systèmes judiciaires autochtones et accès à la justice des femmes, des enfants et des jeunes ainsi que des personnes handicapées autochtones (A/HRC/27/65). Le Mécanisme d'experts présente également une synthèse des réponses aux questions envoyés aux États et aux organisations non gouvernementales (A/HRC/27/67).

Une autre étude du Mécanisme d'experts est consacrée aux droits des peuples autochtones dans le cadre de la prévention et de l'atténuation des risques de catastrophes (A/HRC/27/66).

Débat thématique sur la promotion et la protection des droits des peuples autochtones dans le cadre des initiatives de réduction des risques de catastrophe.

Déclarations liminaires

MME FLAVIA PANSIERI, Haut-Commissaire adjointe aux droits de l'homme a déclaré que ces dernières années, on a vu à quel point les catastrophes naturelles peuvent affecter les peuples autochtones, citant les inondations survenues dans l'État d'Odisha en Inde, dans le bassin de l'Amazone et au Manibota au Canada ou encore dans les régions des Philippines frappées par le typhon Haiyan. C'est dans ce contexte que la récente étude du Mécanisme d'experts sur les droits des peuples autochtones est appréciable, car il met l'accent sur les capacités de ces peuples autochtones et la valeur ajoutée de leur contribution.

La Haut-Commissaire adjointe a ensuite observé que les conséquences des catastrophes naturelles sont très souvent disproportionnées pour les peuples autochtones, en particulier pour les femmes et les enfants, et varient en fonction des capacités de résilience des communautés. Par conséquent, les mesures prises pour réduire les risques de catastrophe doivent prendre en compte les peuples autochtones eux-mêmes et donc des femmes et enfants autochtones. La Conférence mondiale sur les peuples autochtones qui se tient la semaine prochaine à l'Assemblée générale offre une opportunité unique pour la mise en œuvre concrète de la Déclaration des Nations Unies sur les peuples autochtones. De son côté, le Conseil doit continuer à se saisir des questions qui concernent ces populations, a conclu Mme Pansieri. En tant qu'animatrice de ce débat, la Rapporteuse spéciale, Mme TAULI-CORPUZ, a déclaré que les objectifs sont au nombre de trois: relever les risques auxquels sont confrontés les peuples autochtones, identifier les défis et examiner les mesures juridiques et stratégique visant à renforcer la participation des peuples autochtones dans le cadre des mesures de réductions des risques de catastrophe naturelle. Alors que ces peuples sont les plus vulnérables aux catastrophes naturelles, le débat de ce jour permettra de partager des vues constructives.

Exposés des panélistes

MME MARGARETA WAHLSTRÖM, Représentante spéciale du Secrétaire-général pour la réduction des risques de catastrophe, a présenté le Cadre d'action de Hyogo pour la réduction des risques de catastrophe, adopté voici bientôt dix ans, et la manière dont il concerne les peuples autochtones. Le Cadre d'action de Hyogo, qui a pour objet de renforcer la résilience des populations face aux catastrophes, est d'une importance particulière pour les peuples autochtones étant donné leur vulnérabilité face aux catastrophes naturelles. La dégradation de l'environnement du fait de l'intensification de l'exploitation des ressources naturelles impose l'adoption de mesures plus déterminées encore en faveur du développement durable.

C'est dans cette optique que le Cadre d'action de Hyogo sera actualisé et optimisé lors d'une conférence qui se tiendra en 2015, qui sera l'occasion de réfléchir aussi à la manière dont les peuples autochtones qui vivent dans les régions les plus exposées peuvent contribuer à leur protection face aux dangers environnementaux. La démarche portera notamment sur la prévention et sur l'adoption de modèles efficaces de gestion des risques, ainsi que sur une triple approche de sensibilisation, d'éducation et de participation. Il importe que les gouvernements, le secteur privé et les experts dans la gestion des risques s'engagent concrètement en faveur de cette approche tout en tenant compte des contributions potentielles et effectives des peuples autochtones, a insisté Mme Wahlström.

M. ALBERT DETERVILLE, Président-Rapporteur du Mécanisme d'experts sur les droits des peuples autochtones, a observé que la réduction du risque de catastrophe doit être considérée comme un droit de l'homme dans la mesure où les catastrophes compromettent la jouissance de tout un ensemble de droits fondamentaux: droit au logement, à l'eau potable, à la vie, par exemple. Si Plusieurs dispositions de la Déclaration des Nations Unies sur les peuples autochtones mentionnent indirectement la réduction du risque de catastrophe, sous l'angle en particulier du droit à l'autodétermination et de la préparation aux situations de catastrophe. De même, les organes conventionnels des Nations Unies reconnaissent le lien intrinsèque entre l'environnement et la réalisation de nombreux droits fondamentaux. La réduction du risque de catastrophe peut ainsi contribuer de manière importante à la promotion et la protection des droits de l'homme.

M. Deterville a également résumé les nombreux facteurs qui expliquent la vulnérabilité des peuples autochtones aux catastrophes. Le premier d'entre eux est la relation étroite que ces peuples entretiennent avec leur environnement naturel, qui les rend très sensibles à toute dégradation ou pollution naturelle. Les autres facteurs importants sont le changement climatique, la fragilité économique et les risque sanitaire.

MME AISSATOU OUMAROU IBRAHIM, Association de femmes autochtones du Tchad, a déclaré que l'écosystème tchadien est impacté par les changements climatiques, entraînant pour les populations une adaptation à ces changements. Ainsi, les quelques 250 000 Mbororos, un peuple de pasteurs nomades ou semi-nomades vivant notamment au Tchad, ont des défis majeurs à relever, notamment en termes de déplacement et d'accès à l'eau. Leur mode de vie est également impacté par les changements climatiques, les obligeant à aller beaucoup plus loin que leurs lieux de résidence habituelle ou à se sédentariser. Cette situation entraîne des conflits avec les autres communautés locales. La question est donc de savoir comment aider ces populations.

M. GIOVANNI REYES, Coalition nationale des peuples autochtones des Philippines, a indiqué que les Philippines subissent environ 19 ouragans par an, sont le dernier, Haiyan, a fait des milliers de morts et causé des destructions massives de maisons et autres bâtiments. M. Reyes a également souligné que l'extraction minière et la déforestation que connaissent les Philippines sont à l'origine d'une destruction majeure de l'écosystème, mais aussi des systèmes de gouvernance traditionnelle. Elles détruisent les territoires ancestraux et donc les capacités de résilience des peuples autochtones. C'est pour cela que les politiques d'atténuation des risques de catastrophes naturelles doit tenir compte des préoccupations des peuples autochtones.

M. ALEJANDRO MALDONADO, Secrétaire exécutif du Bureau de la Coordination nationale de la réduction des catastrophes du Guatemala, a déclaré que, vu le déséquilibre dans la nature induit par l'action des êtres humains, la communauté internationale doit prendre les mesures nécessaires pour garantir les droits fondamentaux des peuples autochtones et assurer leur résilience face aux risques de catastrophe. Cette attitude préventive est très nouvelle pour le Guatemala. Elle implique une forte participation des peuples autochtones concernés, en particulier des femmes autochtones. La planification des programmes de développement doit tenir compte des impératifs de la gestion des risques. Les États doivent adopter des mesures spéciales pour assurer le développement économique et social des peuples autochtones, avec leur participation et dans l'objectif général de réduire la pauvreté.

Débat

De nombreux pays ont expliqué les actions qu'ils mènent pour mieux protéger les populations autochtones des catastrophes naturelles. Au nom de la Communauté des États de l'Amérique latine et des Caraïbes, le Costa Rica a plaidé pour la participation des peuples autochtones dans les démarches d'estimation et de réduction des risques ainsi que dans la création de communautés résilientes. Pour le Mexique, les stratégies de réduction du risque de catastrophe doivent engager la coopération technique de nombreux experts et intervenants, tout en tenant compte des besoins et points de vue des peuples autochtones. Le Mexique a ainsi créé, en 2012, des ateliers de sensibilisation destinés aux peuples autochtones. La construction d'un réseau d'abris s'est accompagnée d'un volet complet de formation aux principes de la protection civile.

La Bolivie s'est dotée d'un arsenal juridique pour la prévention des risques de catastrophe et la gestion des effets du changement climatique, en tenant pleinement compte des besoins et expériences de peuples autochtones. Elle considère que la réduction des catastrophes doit être un objectif commun à toutes les institutions d'État. Les Philippines adoptent une approche volontariste de la réduction des risques de catastrophe. Elles appliquent des mesures de prévention avant les catastrophes ainsi que des dispositifs de rétablissement après les désastres. L'action publique est coordonnée par un mécanisme interservices efficace, tirant parti des expériences des communautés concernées. Le Congo a observé que ses peuples autochtones sont très exposés aux risques de catastrophe naturelle, étant donné leur mode de vie. C'est pourquoi le Gouvernement congolais s'efforce de régir de manière rigoureuse le développement économique national, basé notamment sur l'exploitation forestière, et la protection des droits des peuples autochtones: les lois et règlements prévoient, notamment, des mécanismes destinés à recueillir l'avis des peuples autochtones concernés.

Le Canada a dit collaborer, avec les peuples autochtones, à l'élaboration de mesures de prévention et d'accès aux moyens d'urgence. La plateforme de réduction des risques de catastrophe rassemble les parties concernées par l'élaboration de stratégies de résilience. Le Canada plaide pour une approche concertée et participative. Les États-Unis estiment que la réduction des risques est essentielle pour la protection des droits des peuples autochtones. Les États-Unis collaborent dans ce domaine avec les 566 tribus reconnues au niveau fédéral. Ainsi, le «comité d'opérations tribales de la région de San Francisco» se réunit périodiquement pour évaluer l'état de préparation des peuples autochtones concernés. Des fonds fédéraux sont attribués directement aux tribus confrontées à des catastrophes naturelles.

Le Gouvernement de la Fédération de Russie a approuvé un plan de protection en situation d'urgence et a introduit un «passeport pour la sécurité» élaboré à différents niveaux territoriaux. La Russie a tenu compte des caractéristiques ethnoculturelles des peuples autochtones et a créé, sur cette base, des réserves économiques destinées à mieux protéger les peuples autochtones. L'Australie a conçu et appliqué une «stratégie nationale de gestion d'urgence pour les peuples autochtones» exploitant les connaissances des Aborigènes et des indigènes du détroit de Torres. La stratégie promeut un partenariat entre les peuples autochtones, les organisations locales et les institutions gouvernementales. Le Brésil a indiqué avoir lancé, il y a deux ans, une initiative de réduction des risques de catastrophe à laquelle des représentants de 126 peuples autochtones de tout le pays ont participé. Plus de 40 comités régionaux surveillent l'application de ces plans d'action. Le Brésil est prêt à partager son expérience avec d'autres pays.

En ce qui concerne spécifiquement le prochain Cadre d'action de Hyogo, l'Union européenne estime qu'il devra cibler l'autonomisation des peuples les plus vulnérables, en particulier par le biais du renforcement des mécanismes de protection sociale et de l'action des femmes. L'Union européenne participe à l'élaboration de mécanismes d'alerte précoce.

Le Danemark a jugé important que le document final qui sera adopté au terme de la Conférence mondiale des Nations Unies sur les peuples autochtones, qui se tient les 22 et 23 septembre 2014 à New York, fasse l'objet d'un suivi rigoureux. Le Danemark plaide pour l'identification des défis liés l'application effective des droits des peuples autochtones. El Salvador a souligné que le changement climatique avait de graves incidences sur le développement: il exige une réaction internationale coordonnée, efficace et tenant compte des capacités réelles des États concernés. L'action doit porter en particulier sur la prévention des catastrophes. L'Estonie a observé qu'il serait possible de réduire de manière très importante l'incidence négative de l'industrie minière sur les droits fondamentaux des peuples autochtones en tenant compte, très tôt dans la préparation des projet industriels, des besoins et connaissances de ces peuples. L'Allemagne oriente sa coopération pour le développement sur la collaboration avec les peuples autochtones, compte tenu de leurs connaissances très importantes en matière de gestion saine de l'environnement et donc de renforcement de la résilience face aux catastrophes.

La Finlande a relevé un élément clé en matière de prévention: la participation des peuples autochtones à la prise des décisions qui les touchent et notamment la participation des femmes autochtones, qui disposent de savoirs particuliers favorisant leur résilience aux catastrophes. Le Maroc a souligné l'importance qui doit être accordée à la promotion des savoirs des peuples autochtones dans la réduction des risques de catastrophes et estimé que les initiatives dans ce domaine ne peuvent avoir une incidence sur eux que s'ils y participent de manière effective. L'Irlande a souligné que les peuples autochtones entretiennent un rapport très étroit avec leur environnement, ce qui est à la fois «une bénédiction et un fardeau» Les peuples autochtones ne participent pas pleinement aux initiatives de réduction de risques: l'Irlande convient que les stratégies dans ce domaine doivent être élaborées avec leur participation active.

Parmi les organisations non gouvernementales, le Conseil indien d'Amérique du Sud (CISA) a souligné que les peuples autochtones devraient pouvoir contrôler leur droit au développement, y compris sous l'angle du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et de la maîtrise économique de leurs ressources. De Tchernobyl à Fukushima, les catastrophes nucléaires ont eu, et ont toujours, des répercussions très négatives sur les peuples autochtones. Le CISA regrette que rien ne soit vraiment fait pour aider ces peuples à échapper à ces effets. L'Association internationale des écoles de service social a regretté que les mécanismes des Nations Unies consacrés aux peoples autochtones fonctionnent sur la base de préjugés colonialistes. L'organisation estime que les objectifs affichés de la prochaine Conférence mondiale des Nations Unies sur les peuples autochtones reflètent les intérêts des États et non les préoccupations des populations concernées. Il faut espérer que les droits des peuples autochtones seront vraiment défendus pendant la conférence.

Lawyers' Rights Watch Canada a jugé essentielle la participation des peuples autochtones à l'élaboration des plans destinés à limiter leur vulnérabilité aux catastrophes, comme cela se pratique au Brésil, au Canada, en Colombie et en Thaïlande. L'organisation demande au Conseil d'accorder une attention particulière aux défenseurs des droits des peuples autochtones. Le Mouvement international contre toutes les formes de discrimination, au nom également de National Coalition Against Racial Discrimination, a indiqué que les inondations et les glissements de terrain ont fait de nombreuses victimes au Népal, en particulier parmi les peuples autochtones, même si aucune donnée officielle n'en atteste. L'organisation a donc regretté que le plan népalais de gestion des risques de catastrophe ne fasse aucune référence aux peuples autochtones. Le gouvernement du Népal a été prié de prendre les dispositions nécessaires pour protéger les peuples autochtones des effets des catastrophes naturelles. L'Asia Indigenous Peoples Pact a dénoncé les violations des droits de l'homme que subit le peuple Naga, en Inde, depuis sept décennies, et ce malgré la signature d'accords politiques.

Réponses et conclusions des panélistes

M. REYES a demandé aux États de prendre toutes les mesures nécessaires pour faire en sorte que les communautés autochtones soient mises à l'abri des conséquences des catastrophes. Le représentant de la Coalition nationale des peuples autochtones des Philippines a décrit des modalités de participation des peuples autochtones à la réduction des risques de catastrophe. M. Reyes a souligné que la participation était essentielle dans une perspective de droits de l'homme car elle est ancrée en tant que droit fondamental dans les instruments internationaux. C'est aussi une condition préalable à une vie autodéterminée dans la dignité. Dans les sites où intervient son organisation, aux Philippines, celle-ci œuvre à la cartographie communautaire.

M. Reyes a déclaré qu'une politique qui exclut les valeurs les peuples autochtones ne peut être efficace. Il faut au contraire intégrer cette perspective, notamment au niveau mondial.

MME WAHLSTRÖM a insisté sur le fait qu'il faut s'abstenir de prendre des décisions au nom des peuples autochtones sans s'assurer, au préalable, de leur participation. Elle a regretté le manque de données sur le sort à court terme des rescapés des catastrophes naturelles. Ce serait là un sujet d'étude utile. Elle a mis en garde contre la confiance excessive dans la technologie, qui ne constitue pas la solution à tous les problèmes.

En conclusion, la Représentante spéciale du Secrétaire-général pour la réduction des risques de catastrophe a déclaré que le programme de développement pour l'après-2015 doit aussi se pencher sur les moyens d'accroître la participation des peuples autochtones dans les processus qui les concernent.

M. DETERVILLE a noté qu'il est nécessaire de prendre en compte les facteurs historiques qui expliquent la vulnérabilité des peuples autochtones aux risques environnementaux. Il a rappelé à cet égard que, 520 ans après avoir été dépossédés de leurs terres, les peuples autochtones des Amériques vivent toujours dans une situation difficile. Les États doivent prendre conscience du fait que leurs lois et chartes fondamentales peuvent entraîner des violations des droits fondamentaux des peuples autochtones. Le Président-Rapporteur du Mécanisme d'experts a par la suite souligné qu'une participation effective des populations autochtones était nécessaire au développement de stratégies de diminution des risques. Le droit à l'autodétermination des peuples autochtones doit être respecté s'agissant de l'exploitation de leurs ressources naturelles, pour laquelle le consentement éclairé des communautés concernées doit être obtenu. Le Mécanisme d'experts doit accorder une attention particulière aux savoirs des peuples autochtones et favorisera leur partage avec les États et les institutions concernées. Les organisations internationales peuvent jouer un rôle dans la concertation entre les peuples autochtones et les États.

Il faut continuer d'inclure des perspectives relatives aux peuples autochtones dans le programme de développement pour l'après-2015, a également conclu M. Deterville. Il faudra dans ce cadre insister sur les politiques de réduction des risques de catastrophes naturelles.

M. MALDONADO a souligné que l'intégration des droits des peuples autochtones au thème de la réduction des risques de catastrophes doit se faire aux niveaux local, national et international. Il a par ailleurs présenté les mesures prises par le Guatemala pour harmoniser les connaissances des peuples autochtones en matière de réduction des risques de catastrophe. Il a dressé la liste de toutes les institutions locales œuvrant à cette tâche. Des enseignements peuvent être tirés en ce qui concerne les objectifs à atteindre et les défis à relever. M. Maldonado a souligné l'extrême importance de travailler directement avec les peuples autochtones.

En conclusion, le Secrétaire exécutif du Bureau de la Coordination nationale de la réduction des catastrophes du Guatemala a insisté sur la nécessité de faire participer les femmes autochtones autant que les hommes dans les processus de décisions.

MME IBRAHIM a souligné l'importance des connaissances des peuples autochtones pour prévoir et réduire les catastrophes: leur capacité de prévision est parfois meilleure que celle des météorologues, a-t-elle constaté. Elle a par la suite attiré l'attention sur un essai de «cartographie participative» en trois dimensions dans la localité de Baibokoum (Tchad). Ce type de technique cartographique, basée sur les savoirs tant modernes que traditionnels, permet de répertorier les connaissances et savoirs autochtones, d'inventorier la faune et la flore, de gérer les ressources naturelles, de prévenir les conflits et les risques de catastrophe.

La représentante de l'Association de femmes autochtones du Tchad a souligné en conclusion l'importance pour les peuples autochtones que leur existence et leurs droits soient reconnus par les gouvernements.

Pour Mme TAULI-CORPUZ, la discussion montre clairement que les peuples autochtones sont vulnérables aux catastrophes, qu'elles soient d'origine humaine ou naturelle. Les peuples autochtones doivent donc apprendre à tirer parti de leurs savoirs traditionnels et renforcer leur gouvernance pour se préparer aux catastrophes, comme ils l'ont fait dans son pays, les Philippines. Malheureusement, les peuples autochtones sont souvent exclus de l'élaboration des plans de prévention et de réduction de catastrophes. La prochaine Conférence mondiale sur la réduction des risques de catastrophe devrait établir formellement le lien entre les droits de l'homme et la réduction des risques de catastrophe, a espéré Mme Tauli-Corpuz. La Rapporteuse spéciale a souligné que la communauté internationale devra adopter de nouvelles approches pour surmonter les difficultés liées au changement climatique.

Allocution du Vice-Ministre de la justice du Paraguay

M. EVER MARTÍNEZ, Vice-Ministre de la justice du Paraguay, a fait le point sur la mise en œuvre à mi-parcours des recommandations reçues par son pays dans le cadre du premier cycle de l'Examen périodique universel. M. Martínez a rappelé que son pays avait accepté les 124 recommandations qui lui avaient été adressées en 2011. Ce rapport intérimaire s'inscrit dans les engagements volontaires assumés par le Paraguay en vue de sa candidature au Conseil des droits de l'homme, une première dans son histoire. Sa grande priorité nationale concerne la réduction de la pauvreté, qui fait l'objet d'un programme national baptisé «Sembrando Oportunidades» (semer les opportunités). Orienté sur les secteurs les plus fragiles de la population, le programme vise à accroître les revenus des familles pauvres et à améliorer leur accès aux services sociaux.

L'État garantit d'autre part le respect des droits fondamentaux, tels que le droit à la vie, à l'intégrité et à la liberté. Une attention particulière est portée sur l'accès à la justice, la sécurité citoyenne et la réforme pénitentiaire. M. Martínez a mentionné la création du Mécanisme national de prévention de la torture et l'adoption d'un Plan stratégique en faveur de la réforme du système pénitentiaire, entre autres mesures importantes adoptées pour garantir le respect des droits de l'homme. Le Vice-Ministre a aussi souligné les progrès accomplis dans la lutte contre la traite des personnes avec l'entrée en vigueur d'une loi spécifique en 2012 et l'adoption d'une politique nationale de prévention (2010-2019).

L'enfance et l'adolescence font l'objet de toute l'attention des autorités, comme en témoigne en particulier le renforcement du système national de protection des droits de l'enfant, qui vise à mieux coordonner l'action des instances concernées. S'agissant de l'égalité entre les sexes, le vice-ministre a annoncé que le Secrétariat d'État aux questions féminines avait été élevé au rang de ministère en 2012. Le troisième «Plan national de l'égalité des chances entre les hommes et les femmes» couvre la période 2008-2017. Les droits des personnes handicapées ont été renforcés avec la création d'un Secrétariat d'État spécifique. Le Paraguay a, enfin, créé un site Web consacré au suivi des recommandations qui lui sont faites au niveau international.

Examen de rapports sur les droits des peuples autochtones

Les présentations des rapports de la Rapporteuse spéciale sur les droits des peuples autochtones et du Mécanisme d'experts figurent au début du présent communiqué.

Pays concernés par le rapport du Rapporteur spécial sur les droits des peuples autochtones.

En tant que pays concerné par le rapport du Rapporteur spécial sur les droits des peuples autochtones, le Canada, qui reconnaît les difficultés auxquelles font face les autochtones, a assuré que son pays œuvrait à améliorer la vie des autochtones et avait pris des mesures pour garantir la confiance. Le Canada a ainsi été le premier pays à inclure dans sa Constitution les droits des peuples autochtones et a engagé un processus de réconciliation au travers d'une commission vérité et réconciliation dont le mandat a été étendu jusqu'au 30 juin 2015 pour lui permettre de poursuivre son travail. Le Gouvernement canadien a en outre investi près de 100 millions de dollars canadiens dans le logement convenable en faveur des populations du Nunavut, et 214 millions supplémentaires pour les jeunes, entre autres initiatives.

La Commission des droits de l'homme du Canada a reconnu que des mesures positives avaient en effet été prises par le Gouvernement canadien en faveur des autochtones, mais que de nombreuses difficultés persistaient. Il faut par exemple que le Gouvernement fasse davantage pour garantir l'accès à la justice et pour lutter contre les discriminations, notamment la violence subie majoritairement par les femmes autochtones.

Le Panama a également assuré le Conseil des efforts entrepris par ses autorités pour protéger les droits des peuples autochtones, dont le système des comarcas, qui octroie une protection particulière en ce qui concerne la terre et la participation. Ainsi 28,6% du territoire du Panama est concerné par ce système. Le Gouvernement a également adopté une loi sur le développement global des peuples autochtones, qui représentent 12,3% de la population totale du pays. Enfin, ces peuples ont bénéficié d'une extension des droits civils, politiques, économiques et sociaux.

Le Pérou a déclaré que la question des peuples autochtones est une préoccupation majeure pour les autorités du pays. C'est pour cela qu'elles ont mis en place un bureau chargé de la question et un fonds social orienté vers le développement des peuples autochtones. Par ailleurs, les peuples autochtones du Pérou n'ont pas rejeté par principe les activités minières, mais ils ont demandé que leur avis soit pris en compte, ce qui a été fait notamment par les entreprises elles-mêmes. Ces dernières ont adopté des mesures pertinentes en faveur des peuples autochtones, dont des indemnisations pour les torts causés. Elles ont également soutenu des programmes sociaux, à travers des associations locales. Jusqu'en avril 2013, ces associations avaient reçu 116 millions de dollars pour leurs projets.

Débat interactif

Plusieurs délégations ont souligné l'importance de la participation des peuples autochtones aux décisions qui les concernent. Le Costa Rica, au nom de la Communauté des États d'Amérique latine et des Caraïbes (CELAC) a précisé que l'Amérique latine est une région pluriethnique. Selon la Déclaration des Nations Unies sur les peuples autochtones, ces peuples ont des droits pour leur développement en tant que peuple. La CELAC reconnaît que les peuples autochtones jouent un rôle important dans le développement économique, social et environnemental des sociétés. Elle se félicite du rapport sur l'accès à la justice par les peuples autochtones et manifeste son désir de coopération avec la Rapporteuse spéciale et le Mécanisme d'experts. Pour la Sierra Leone, chaque pays doit élaborer son propre cadre de protection des peuples autochtones, qui doivent être associés dès le début à l'élaboration des plans stratégiques, recevoir une éducation appropriée et être sensibilisés aux systèmes d'alerte rapide aux changements climatiques. Les États doivent aussi protéger les peuples autochtones des abus de certaines entreprises privées.

Plusieurs pays ont manifesté leur intérêt pour la première Conférence mondiale sur les peuples autochtones, qui aura lieu la semaine prochaine à New York. Le Danemark, au nom des pays nordiques, a d'abord salué Mme Tauli-Corpuz, première Rapporteuse spéciale sur les droits des peuples autochtones. Les pays nordiques attendent la prochaine Conférence mondiale sur les peuples autochtones de New York et demandent aux experts comment les peuples autochtones pourraient optimiser leur participation aux activités des Nations Unies. L'Union européenne encourage tous les efforts destinés à atteindre les objectifs de la Déclaration des Nations Unies sur les peuples autochtones de façon à garantir les droits de tous ces peuples. Le Mexique pense qu'il est utile que le Conseil accorde une grande importance à la situation des femmes et des enfants autochtones. Concernant la prochaine Conférence mondiale, le Mexique est d'avis qu'elle sera l'occasion pour les Nations Unies de s'engager davantage dans cette voie importante le Mécanisme d'experts devrait, quant à lui, proposer des mesures de soutien à l'action des États en matière de protection des droits des peuples autochtones.

Les États-Unis soulignent que leur loi permet de poursuivre les crimes contre les peuples autochtones et ainsi que les auteurs de violence contre les femmes autochtones. Les États-Unis consultent les chefs tribaux sur les mesures de gestion des risques de catastrophe. Ils demandent quelles mesures concrètes adopter pour réaliser les objectifs de la Déclaration des Nations Unies sur les peuples autochtones. La Fédération de Russie, faisant une évaluation positive du rapport de Mme Tauli-Corpuz, souligne que les peuples autochtones doivent pouvoir accéder à la justice. Les peuples autochtones en Russie disposent de droits et d'un statut particuliers, leur permettant de conserver leurs coutumes, y compris au plan judiciaire.

La nouvelle Constitution de l'État plurinational de Bolivie protège les droits des peuples autochtones. La Bolivie est préoccupée par le fait que certains pays rechignent à reconnaître les droits des peuples autochtones ou leurs spécificités. La Bolivie encourage les États qui ne l'ont pas fait à ratifier la convention n°169 de l'Organisation internationale du travail, relative aux peuples indigènes et tribaux. La République bolivarienne du Venezuela juge indispensable de garantir sans discrimination les droits des peuples autochtones et de surmonter les obstacles qui affectent la réalisation de ces droits. La Constitution vénézuélienne consacre les droits de l'homme des peuples autochtones. Le Venezuela réitère son engagement à participer à l'élaboration d'un instrument universel dans ce domaine.

Pour la Nouvelle-Zélande, la première conférence mondiale sur les peuples autochtones de New York constituera un pas important dans la protection des droits de ces peuples, même si le chemin est encore bien long. En Nouvelle-Zélande, le traité de Waitangi représente un partenariat unique entre le peuple maori et le Gouvernement, reconnaissant les droits du peuple autochtone et soldant un contentieux historique. L'Australie a dit avoir contribué à l'étude du Rapporteur spécial consacrée à l'accès à la justice par les Aborigènes. L'Australie a adopté un plan stratégique pour les peuples aborigènes, qui sont des partenaires clés pour gérer les ressources naturelles et culturelles du pays.

L'Ukraine a abordé la situation des Tatars de Crimée et des autres Ukrainiens qui souffrent de l'agression russe et de l'annexion de la Crimée. Les droits des Tatars ne sont plus respectés leurs chefs démocratiquement élus sont interdits de séjour dans la péninsule. Il semblerait que l'objectif de ce harcèlement est de forcer les autochtones à quitter leur région d'origine. L'Ukraine demande que le Rapporteur spécial et le Mécanisme d'experts portent une attention particulière à cette question et empêchent d'autres déportations forcées.

Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a dit avoir mis au point un nouveau plan stratégique (2014-2017) pour les enfants les plus désavantagés, concernant également les enfants des peuples autochtones. L'UNICEF travaillera avec la Rapporteuse spéciale et d'autres mécanismes des Nations Unies pour améliorer l'application de la Convention relative aux droits de l'enfant.

Le Comité international de coordination des institutions nationales des droits de l'homme a jugé pertinentes les recommandations du comité d'experts et appelé les États à les adopter. Pour le représentant, la prochaine Conférence mondiale est l'occasion idoine pour que les États réaffirment leurs engagements.

S'agissant des organisations non gouvernementales, le Minorities Rights Group International a souligné que, très souvent, les États rechignent à appliquer les droits des peuples autochtones, comme c'est le cas au Belize et au Kenya; le problème n'est pas l'absence de lois, mais leur mise en œuvre.

Franciscain international a observé que, partout dans le monde, c'est le modèle prédateur minier qui empêche la jouissance des droits de l'homme par les peuples autochtones. Il faut donc que la Rapporteuse spéciale se penche tout au long de son mandat sur un instrument uniquement contraignant pour que les entreprises respectent les droits de l'homme. Ainsi, au Pakistan, le gouvernement ne fait rien pour protéger les populations des conséquences des extractions minières, notamment dans le Jammu-et-Cachemire, a dit le Conseil mondial de l'environnement et des ressources. Le Pakistan n'admet pas que tant que les peuples autochtones restent propriétaires de leurs terres et des ressources dont elles regorgent, elles ont le droit de décider de leur extraction, a ajouté l'Institut international de la paix. L'exploitation des ressources minière ne profite de toute façon qu'aux intérêts étrangers et non aux peuples autochtones, a pour sa part déclaré VIVAT international, au nom également de Franciscain international, accusant le gouvernement de la Malaisie de piétiner les droits des Papous autochtones.

Pour le droit à se nourrir – FIAN a alerté le Conseil sur la situation des minorités au Brésil s'est demandé comment faire en sorte et s'assurer que ce pays applique les recommandations du Rapporteur spécial. Le Mouvement international contre toutes les formes de discrimination, au nom également de National Coalition Against Racial Discrimination, a déclaré qu'au Népal, les peuples autochtones restent surreprésentés dans les prisons, notamment en raison de la criminalisation de leurs pratiques culturelles. Ainsi, tuer une vache entraîne une peine de de douze ans de prison.

Lawyers Righst Watch Canada, au nom également de Indigenous World Association, s'est dit en accord avec les observations du Rapporteur spécial concernant le Canada, un des pays les plus riches du monde. Ce pays n'a même pas consulté les peuples autochtones, ni tenu compte de leur avis dans le cadre de la Conférence mondiale sur les peuples autochtones qui se tient la semaine prochaine à New York. Le Conseil indien d'Amérique du Sud ne participera pas en tout cas à cette conférence, qui n'est autre qu'une réunion de haut niveau de l'Assemblée générale. On parle des droits des peuples autochtones tout en les bafouant, a constaté l'organisation, pour laquelle il faut mettre en place un instrument juridiquement contraignant pour la défense des droits des peuples autochtones.

Conclusions des titulaires de mandats sur les droits des populations autochtones

MME VICTORIA TAULI-CORPUZ, Rapporteuse spéciale sur les droits des peuples autochtones, a constaté qu'il sera difficile de favoriser l'autonomisation des peuples autochtones et leur contribution au développement de leurs pays si un grand nombre d'entre eux restent exclus. Il est important que ces populations puissent aussi faire leur part dans les plans de développement nationaux. La question d'une meilleure participation des peuples autochtones sera posée à la Conférence mondiale. Quant aux accords juridiquement contraignants pour les sociétés transnationales que demandent certains gouvernements, Mme Tauli-Corpuz a indiqué qu'elle examinerait la question au cours de son mandat.

M. ALBERT DETERVILLE, Président du Mécanisme d'experts sur les droits des peuples autochtones, a émis l'espoir que les études menées par le Mécanisme d'experts contribueraient à alimenter la réflexion et à prendre des mesures concrètes par les États. Le Mécanisme espère que la prochaine Conférence mondiale permettra de progresser dans la réalisation des droits des peuples autochtones. M. Deterville a noté que le projet de déclaration finale confirme le rôle du Mécanisme. En conclusion, il a salué l'appel du Chili en faveur d'une plus grande présence des peuples autochtones au Forum des Nations Unies et au sein du Mécanisme. En réponse à un commentaire de l'Estonie, il a indiqué qu'il allait représenter le Mécanisme d'experts, en qualité de Président-Rapporteur, à la Conférence mondiale sur les peuples autochtones, ajoutant que plusieurs de ses membres pourront également y participer. La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones offre une feuille de route et il est essentiel que les peuples autochtones soient perçus comme partenaires sur un pied d'égalité. Le Président a par ailleurs confirmé qu'il envisageait un séminaire sur les questions commerciales pour le Mécanisme.

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samedi 20 septembre 2014

Sarko II "Nicolas Bismuth", le retour !

Le Sarko Circus s'est remis en branle, à la reconquête de la France. Pour autant, l'ancien président n'a pas changé. Qu'importe, ses partisans sont déjà en ordre de marche pour repartir au combat en vue de la présidentielle de 2017. Avec pour seule stratégie : l'antihollandisme. Marianne !

« J’ai pris le temps de la réflexion. J’aime trop la France et mes compatriotes pour les voir condamnés à choisir entre le spectacle désespérant d’aujourd’hui et la perspective d’un isolement sans issue. »

Sans surprise, Nicolas Sarkozy briguera la présidence de l’UMP, pour se lancer vers la présidentielle de 2017. Mais ce come-back le remet au centre du jeu face à la gauche, au FN et aux rivaux de son camp.

Le nom UMP n’apparaît jamais dans sa déclaration de 708 mots : « Je suis candidat à la présidence de ma famille politique », écrit Nicolas Sarkozy – qui n’emploie pas non plus le mot « droite ». Le retour dans l’arène de l’ex-président, à trois mois de ses 60 ans, commence pourtant par la reconquête de ce parti qu’il a déjà dirigé (2004-2008). En attendant celle de l’Élysée : s’il est élu fin novembre, il changera le nom, mais aussi l’équipe, et sans doute la base politique de ce qu’il présente comme « un nouveau et vaste rassemblement, sans aucun esprit partisan dépassant les clivages traditionnels ».

Un retour attendu

Cette candidature dévoilée hier sur Facebook et Twitter, les agoras de ce siècle, est dénuée de tout effet de surprise. Nicolas Sarkozy, qui utilise 19 fois la première personne du singulier et s’adresse « à la France et aux Français », justifie de façon très classique ce retour à la vie politique quittée « sans amertume et sans regret », assure-t-il : « J’ai vu monter comme une marée inexorable le désarroi, le rejet, la colère à l’endroit du pouvoir, de la majorité et plus largement de la politique… ». Il évoque aussi le « délitement de l’opposition », « la voix secondaire et l’abaissement de la France », « le spectacle désespérant d’aujourd’hui et la perspective d’un isolement sans issue ».

En substance : Hollande échoue, la droite n’est pas audible, le pays décline et sans moi le FN peut gagner.

Une nouvelle équipe

Autour de la table, hier, dans ses bureaux où le texte a été réécrit, une équipe rajeunie : Laurent Wauquiez, Gérald Darmanin, Nathalie Kosciusko-Morizet, deux grognards – Christian Estrosi et Brice Hortefeux (François Baroin était excusé) – et le « technicien », l’ex-policier Frédéric Péchenard. Mais Nicolas Sarkozy a « retourné » d’autres figures de l’UMP (Raffarin, Woerth). Il a vu Jean-Louis Borloo, des cadres de l’UDI, des interlocuteurs hors partis… et il n’a pas renoncé à l’ouverture, chez quelques déçus de gauche les moins à gauche : « Les clivages traditionnels ne correspondent plus à la moindre réalité », écrit-il.

Compétition à droite

Sa popularité auprès des militants et le manque de notoriété de ses deux rivaux l’installent en grand favori de l’élection interne à l’UMP. Mais l’adversité au parti est réelle, avec François Fillon, mais surtout Alain Juppé, qui le met en garde sur la primaire : « Je veillerai à ce que la primaire ouverte figure dans les engagements ».

Car l’ancien président de la République n’est pas le leader de droite le plus populaire ni dans l’opinion, ni dans l’électorat de droite et du centre – qui préfère Alain Juppé (à 65 % selon le baromètre CSA). Le maire de Bordeaux est soutenu par une majorité des centristes, à commencer par François Bayrou. La personnalité de Nicolas Sarkozy reste clivante. Et le terrain du renouveau est labouré par Bruno Le Maire.

« Pour deux Français sur trois, Nicolas Sarkozy n’a pas changé », constate Gaël Slimane, directeur de l’institut Odoxa sur la foi d’un sondage réalisé cette semaine. Nicolas Sarkozy mouillera donc la chemise sur le terrain dès la semaine prochaine avec un premier meeting dans le Nord.

La gauche et le FN ont leur cible

Son retour tombe à pic pour le gouvernement : « Lui seul peut ressouder la gauche », raille un proche de… Fillon. Manuel Valls l’avait érigé en opposant n° 1 mardi, François Hollande l’a rabaissé au rang de chef de parti jeudi… Et hier, pour le secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, il est « comptable du passé et du passif, de l’état pitoyable dans lequel il a laissé les comptes et la situation économique du pays ».

« Nous le confronterons à ses promesses non tenues et à son bilan.il incarne la trahison et la désespérance » cingle le n° 2 du FN, Florian Philippot. Revoilà donc Nicolas Sarkozy au centre du jeu… en tant que punching-ball idéal.

Les juges dans la course

Les principaux obstacles à sa reconquête sont néanmoins judiciaires, la liste des enquêtes dans lesquelles son nom apparaît étant longue : accusation de financement libyen de la campagne de 2007, affaire Bygmalion sur les comptes de 2012, corruption présumée de magistrat dans l’arbitrage Tapie, sondages de l’Élysée… Les juges auront aussi leur mot à dire.

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vendredi 19 septembre 2014

Photos. Benigno Aquino, le président philippin a été reçu par Manuel Valls à Matignon !

Benigno Aquino, le président philippin à son arrivée à l'aéroport d'Orly

Le président philippin, Benigno Aquino, était arrivé à Paris le 17 septembre. "A voir comment Aquino a été reçu, il n'est pas un invité ordinaire”, se félicite le quotidien de Manille. Le président philippin a été accueilli à la fois par le président François Hollande et par le premier ministre Manuel Valls, explique le journal, qui relève même la longueur imposante du tapis rouge – 80 mètres – déroulé pour Aquino à l'aéroport d'Orly. La déclaration de François Hollande devant son homologe philipin montre, pour le journal, un "ferme soutien de la part de la France" dans les efforts entrepris par les Philippines pour arriver à une résolution pacifique sur la dispute territoriale avec la Chine". (Manille et Pékin se disputent la souveraineté autour de quelques atolls situés aux larges des côtes philippines en mer de Chine méridionale.)

Manuel Valls, le Premier ministre à Matignon. Photo Réveil FM international

"Alors que François Hollande attache une importance particulière à la visite d'Aquino", la déclaration commune prononcée par les deux chefs d'Etat "adopte pratiquement" le plan en trois parties proposé par les Philippines pour résoudre le conflit, se réjouit le journal.

Le Philippine Daily Inquirer rappelle enfin que cette visite marque le 25e anniversaire de la mère de Benigno, l'ancienne présidente, Cory Aquino, qui avait été reçue à Paris à l'occasion des célébrations du bicentenaire de la Révolution française, en juillet 1989. Trois ans après son accession à la présidence du pays, Cory Aquino faisait figure d'icône de la démocratie, rappelle le quotidien. Elle avait été nommée à la suite d'un soulèvement populaire qui avait renversé le président Ferdinand Marcos au terme de deux décennies de pouvoir.

Photos. Benigno Aquino, le président philippin a été reçu par Manuel Valls à Matignon !

Benigno Aquino : « Les Philippines ont de réels besoins d’infrastructures »

En venant à Paris, qu’attendez-vous des autorités françaises ?

J’ai un sentiment particulier envers la France. Lorsque ma mère, Cory Aquino, est arrivée au pouvoir en 1986, la France a rapidement reconnu ce gouvernement et a fait en sorte qu’on aboutisse à une situation normalisée. Aujourd’hui, nous sommes très heureux de pouvoir échanger à Paris des informations sur la situation internationale, notamment dans les zones de conflit et, bien sûr, en mer de Chine méridionale, où nous sommes concernés au premier chef. Nous sommes très attachés à ce dialogue pacifique pour résoudre les crises dans le respect des règles internationales. J’ai évoqué avec le président Hollande la situation au Mali et en Centrafrique. Je crois à une coopération politique internationale approfondie.

Votre visite comporte un important volet économique. Quels points mettez-vous en avant avec les hommes d’affaires français ?

Je vais vous raconter une anecdote. Lors de mon entretien avec le Premier ministre, nous avons eu des stylos qui étaient exactement les mêmes que ceux que j’utilisais lorsque j’étais étudiant. Nous étions donc en présence d’un produit basique, qui n’a pas changé en plusieurs décennies. Mais en même temps, nous avons parlé de haute technologie, d’Airbus. Notre commerce avec la France doit reposer sur des stylos aussi bien que sur des produits à fort contenu technologique. Cela dit, nous avons de réels besoins d’infrastructures, et les entreprises françaises peuvent parfaitement nous aider. La population est fortement concentrée dans la capitale. Nous perdons chaque jour en production l’équivalent de 2,4 milliards de pesos [42 millions d’euros, NDLR] à cause des embouteillages, des conséquences de la pollution, etc. Notre réseau ferré est trop lent. Mais nous avons aussi besoin d’expertise dans l’eau. A un moment où nous accueillons trois millions de touristes, puis 10 millions d’ici 2016, nous ne pouvons admettre les pénuries d’eau. De la même manière, nous devons mieux interconnecter les îles de l’archipel entre elles et nous avons besoin dans ce cas de compétences dans l’aérien et la couverture radar. Nous avons en projet 8 aéroports à moderniser ou à construire. Selon la loi, les investissements étrangers ne peuvent dépasser 40 % du capital. Lorsque nous avons privatisé le secteur de l’énergie, c’est le chinois State Grid qui a pris 40 % de l’ensemble.

Les agences de notation ont récemment relevé la note des Philippines. Comment faire pour maintenir à moyen terme le taux de croissance actuel ?

Comme nous devons moderniser les transports, nous devons, de la même manière, améliorer notre système scolaire et éducatif. Aujourd’hui trop d’enfants ne sont pas scolarisés par manque de moyens de transport. Les marges de progression sont importantes, car, dans certains secteurs, les demandes d’emploi sont supérieures au nombre de candidats disponibles.

Le président chinois vient de parler d’une « Route de la soie maritime chinoise ». Est-ce un concept que vous partagez ?

Nous privilégions la liberté de navigation. Malgré cela, il y a de quoi se poser des questions. La Chine a déjà mis en place de façon unilatérale un espace aérien qu’elle contrôle et qui s’étend au-dessus des îles qu’elle dispute au Japon. Les dirigeants chinois veulent reproduire le même schéma avec cette zone maritime par où transitent 40 % du commerce mondial. C’est une estimation. Mais comment serait-il possible qu’une entité décide pour tout le monde ? Quant au différend territorial qui nous oppose, il est frappant de voir, lorsqu’on regarde une carte, à quel point la zone que nous nous disputons est proche de nos côtes et éloignée des leurs. Le récif de Scarborough , par exemple, se situe à une centaine de kilomètres de notre territoire et à 300, peut-être 400 du leur. Pour quelle raison devrions- nous demander la permission pour croiser dans ces eaux ? Le dossier est entre les mains d’une juridiction de l’ONU.

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jeudi 18 septembre 2014

Verbatim: François Hollande face à la presse

A l'international, concernant le continent africain, le Chef de l’État, François Hollande s'est exprimé contre le terrorisme des Djihadistes, sur l’épidémie ravageur "Ebola". On aurait souhaité qu'il s'exprime aussi sur l'Afrique des tripatouilleurs constitutionnels, l'Afrique des atteintes des droits de l'homme...Pas un mot sur la Francophonie, alors que le 15è Sommet se tiendra en novembre prochain à Dakar et il faudra élire le successeur d'Abdou Diouf !

• François Hollande tenait le jeudi 18 septembre 2014 à l’Elysée la quatrième conférence de presse depuis le début de son quinquennat.

• Le président de la République, dont la cote de popularité est au plus bas, a balayé le terrain économique comme celui du quotidien des Français.

INTRODUCTION

«Le monde affronte une crise particulièrement grave, ou plutôt des crises qui se conjugent, se renforcent les unes les autres. L'Europe est une nouvelle fois devant des choix cruciaux. La France s'interroge dans un climat de défiance lourd sur son avenir. C'est à ces questions que je veux répondre aujourd'hui (...) en livrant la conception que j'ai de mon devoir.»

La conférence de presse de Hollande en 4 minutes.

1. QUESTIONS INTERNATIONALES ET SÉCURITÉ INTÉRIEURE

Etat islamique, risque terroriste en France et situation en Syrie et en Irak

«Mon premier devoir c'est d'assurer la sécurité de la France. Or le monde est menacé gravement par un terrorisme qui a changé de dimension. Un terrorisme qui n'a jamais disposé d'autant de moyens financiers, militaires, humains. Un terrorisme qui ne prétend plus contester les Etats mais prendre leur place. Qui s'en prend à la population la plus fragile, quelle que soit sa religion. Ce sont ces groupes que nous avons combattus victorieusement au Mali. C'est en Irak et en Syrie que le danger est le plus grand. Le groupe Daesh a prospéré dans le chaos syrien, disons-le aussi, parce que la communauté internationale est restée inerte. Le terrorisme occupe de larges parties du territoire et maintenant en Irak, massacre toutes celles et ceux qui lui résistent, chasse les minorités notamment chrétienne, décapite des journalistes, crucifie ses opposants, enlève des femmes. (...) Les réfugiés se comptent par millions, je n'oublie pas qu'il y a 200 000 victimes du conflit syrien, et beaucoup d'autres qui cherchent à fuir comme ils peuvent et qui essaient de traverser la mer Méditerranée au péril de leur vie.

Ce groupe Daesh attire des combattants du monde entier. Près de 1 000 Français ont rejoint ce groupe en Syrie ou en Irak, des jeunes endoctrinés, embrigadés, souvent mineurs, qui risquent leur vie – 36 sont morts – et qui peuvent revenir avec les pires projets dans la tête (...) Chacun a en tête ce qui s'est passé au Musée juif de Bruxelles.

La France a donc pris ses responsabilités en août (...) Ce matin, j'ai réuni le Conseil de Défense et j'ai décidé de répondre à la demande des autorités irakiennes pour accorder le soutien aérien. Notre but est de contribuer à la paix et à la sécurité en Irak en affaiblissant les terroristes. (...) Je le dis aussi nettement que j'affirme la nécessité de ce soutien : nous n'irons pas au-delà, il n'y aura pas de troupes au sol et nous n'interviendrons qu'en Irak.

Le Parlement sera informé dès les premiers avions engagés. Le Premier ministre réunira les assemblées dès la semaine prochaine. Voilà la décision que j'ai prise. Elle est fondée sur l'enjeu de notre propre sécurité. Elle suppose que nous puissions lutter ici en France contre le terrorisme. Tout au long de ces dernières heures, le Premier ministre a fait adopter le projet de loi pour lutter contre les filières terroristes et faire en sorte que les jeunes ne puissent pas être enbrigadés sur des lieux de combat.»

Les otages français

«La France ne paye pas de rançon. La France ne pratique pas non plus d’échanges de prisonniers. (...) Ca ne veut pas dire que des pays ne le fassent pas. C’est arrivé que des pays, pour nous aider, le fassent, je le concède»

Le virus Ebola

«Le monde fait face à un autre fléau, qui peut se révéler désastreux. Là aussi la France doit prendre ses responsabilités. Par solidarité (...) mais aussi pour notre propre sécurité sanitaire. La solidarité c'est souvent la meilleure façon d'assurer sa propre sécurité. L'OMS fait bien son travail, MSF remplit une tâche remarquable. Une soignante française vient d'être touchée par la maladie, elle est en voie de rapatriement, elle sera hospitalisée dans les meilleurs conditions à Paris. Je veux saluer ceux qui prennent ces risques.

Là encore il faut une mobilisation internationale. L'Europe a dégagé 140 millions d'euros. (...) La France va également agir. Non seulement par une aide financière à la Guinée, l'un des pays les plus concernés (...) et je viens donc de décider d'installer dans les jours qui viennent un hôpital militaire (...) là où se situe le foyer de l'épidémie.»

Ukraine, Russie et Mistral

«Pour les Mistral, qui devaient être livrés à la fin du mois d’octobre, j’ai dit que dans les circonstances actuelles, ce n’était pas possible, mais si le cessez-le-feu est respecté, si le processus de règlement est achevé, alors ils pourront être livrés et le contrat exécuté, mais nous n’en sommes pas là»

2. L'EUROPE ET L'ÉCONOMIE

L'Ecosse et l'idée européenne

«Si le projet européen se dilue, la voie est ouverte, et on la voit empruntée, aux égoïsmes, aux populismes, aux séparatismes (...) Qui peut dire ce que sera le résultat du référendum en Ecosse ? [Un référendum] qui peut décider de l’avenir du Royaume-Uni, mais aussi de celui de l’Europe. (...) Une conjugaison de forces centrifuges (...) ont fini par perdre ce qu’était l’enjeu européen pour d’abord se replier dans le cadre national, puis ensuite dans le cadre régional. Se faire plus petit, pour soi-disant être plus fort, le contraire même de ce qu’a été l’idée européenne (...) Après un demi-siècle de construction de l’Europe, nous rentrons, en tout cas c’est un danger, dans un processus de déconstruction, pas simplement de l’Union mais des États eux-mêmes»

Zone euro et faible croissance

«Je place depuis deux ans l'enjeu de la réorientation de l'Europe pour que le retour nécessaire aux équilibres budgétaires s'adosse à une politique de croissance et d'emploi. Nous commencons à être entendus (...) La BCE a déjà pris des intiatives : baisse de l'euro qui est revenu à une parité plus convenable, qui a permis de gagner de la compétitivité, et puis un financement supplémentaire donné à l'économie. Le nouveau président de la Commission européenne a présenté un plan d'investissement de 300 milliards d'euros, ça peut être un point possitif pour la demande.

Le sommet de la zone euro, en octobre, permettra à la France de faire entendre sa position : l'Europe ne peut vivre durablement une croissance ralentie quand il a tant de chômage. (...) Il ne s'agit de pas revenir sur les règles qui ont été fixées, et que nous avons acceptées, pour réduire les déficits (...) La France ne dit pas "parce que nous sommes un grand pays nous devons nous exonérer de notre discipline". (...) La France, elle va faire 50 milliards d’économie et ce n’est pas si facile. La France elle ne fera pas davantage car ce serait mettre en cause la croissance. La France ne va pas lever d’impôt supplémentaire pour ne pas désespérer les Français.

Le danger, c’est l’enlisement des économies européennes dans la stagnation, c’est-à-dire un scénario de fin de croissance, l’austérité budgétaire se conjuguant avec un niveau élevé de l’euro et la faible inflation s’ajoutant à la faible croissance.»

Le couple franco-allemand

«Nos amis allemands ont raison de nous rappeler de faire des réformes, nous en avons faites. Qu’on ne nous demande pas de faire en 5 ans ce que nos amis allemands ont réalisé en plus de 10 ans dans un environnement plus favorable et sans contrainte de déficit. (...) donc nous devons être plus compétitifs (...) savoir engager un véritable dialogue social, changer un certain nombre de règles. L’Europe elle a besoin de la France parce que nous sommes la deuxième économie de l’Europe. Nous avons un haut niveau de productivité, une démographie dynamique. Alors la France elle compte.

(...) La France est prête à de nouvelles initiatives (...) pour aller plus loin avec l’Allemagne dans des politiques intégrées, comme la transition énergétique, le numérique et les infrastructures. Nous sommes prêts à dire que nous sommes favorables à une Europe à plusieurs vitesses où le couple franco-allemand doit être le moteur de cette intégration»

Industrie et écologie

«Nous allons changer la façon de faire de l’industrie, du bâtiment. Dans un an, nous accueillons la conférence sur le climat et c’est l’occasion pour la France de réussir ce que d’autres n’ont pas réussi, un accord.»

Moody’s

«Je ne sais pas ce que fera l’agence Moody’s. (...) Jamais, jamais l’Etat n’a emprunté à des taux aussi bas. (...) Ce n’est pas l’agence de notation qui m’inquiète.»

Le déficit

«Est-ce que nous allons pouvoir faire prévaloir notre point de vue ? Cela va être la négociation [pour défendre au niveau européen un nouveau délais pour la France du retour au seuil de 3% du PIB du déficit public, ndlr]. Je ne pense pas qu’une économie comme la France, mais c’est vrai pour d’autres, puisse faire à la fois le rétablissement de sa compétitivité et le rétablissement de ses comptes publics. [Cet argument est] ce à quoi l’Allemagne est le plus sensible»

3. LA FISCALITÉ

Les impôts

«C'est extrêmement rare d'avoir des manifestations de contribuables qui viennent féliciter le gouvernement pour des baisses d'impôts. Mais on l'a fait en 2014. (...) Pour les personnes retraitées qui jusque là n'avaient pas à déclarer les suppléments familiaux, ils ont eu à la faire. Tous ceux qui étaient en heures supplémentaires ont eu à le faire. (...) Il va y avoir la suppression de la première tranche qui sera au bénéfice de 9 millions de contribuables. Mais il n'y aura pas d'augmentation de l'impôt sur le revenu sur les autres catégories. Il y a déjà eu des mesures qui ont été prises, une tranche à 45%, pour ceux qui gagnent plus de 100 000 euros par an. Mais il ne s'agit pas de prendre aux uns, car je crois que ceux-là ont déjà contribué, pour rendre aux autres.»

La TVA

«Est-ce qu'il va y avoir une augmentation de la TVA ? Non (...) Là nous avons fait le choix de ne pas augmenter la TVA.»

4. LA JEUNESSE

Numérique et éducation

«Le numérique va être généralisé. Le plan numérique va être mis en oeuvre en 2016 dès le collège. C'est une chance pour avoir un contenu éducatif, une chance pour l'économie pour avoir ses emplois qui soient préparés dès l'école. Mais (...) il y a aussi ce que nous devons faire pour les dérocheurs. (...) Il y a aussi ce que nous devons faire pour l'apprentissage, pour apprendre un métier, pas d'hier, mais des métiers de demain.»

Service civique

«Le service militaire a été supprimé, il ne sera pas rétabli [rires]. Mais le service civique doit être élargi. Faire en sorte qu'il y ait plus de missions, plus de jeunes qui puissent y trouver leur accomplissement. Que ça donne des droits par exemple pour passer son permis de conduire.»

5. LA CONFIANCE

Le temps des réformes... et des résultats

«J’avais prévenu : deux ans et demi de redressement, deux ans et demi pour redistribuer. Reportez-vous à un très bon discours, celui du Bourget. (...) J’ai conscience que notre société est devenue défiante à l’égard de tous les pouvoirs, à l’égard même de l’avenir. (...) Minée par le chômage, l’incertitude, le doute, les inégalités, le sentiment d’abandon, de relégation des territoires. C’est l’avenir de la République qui est en cause quand il y a ce sentiment où l’appartenance n’est plus commune, on se réfugie dans l’isolement (...) ou dans le communautarisme.

C’est pourquoi je veux que notre politique mette l’égalité, la justice, l’exemplarité au cœur de son action. C’est ce que j’appelle le courage dans les réformes. (...) Les résultats, ils tardent à venir, je le sais, je le vois. Ils viendront, ils viendront si nous nous mobilisons tous. Le gouvernement doit faire tout ce qu’il peut, et je fais à ma place tout ce que je dois. J’ai conscience que cette ligne que j’ai tracée, que le cap que j’ai montré, nous permettra d’avoir des résultats, j’espère avant 2017. (...) Je demande que l’on fasse ce jugement à la fin du mien».

Thomas Thévenoud et la transparence

«[Thomas Thévenoud] n’est pas digne de rester député (...) Il n’y a pas davantage d’élus indélicats que par le passé, il y en a toujours eu, hélas ! Mais il y a aujourd’hui davantage de procédures qui permettent de les découvrir et donc de les sanctionner (...) Quand un député ne paye pas ses impôts, quand un ministre a un compte à l'étranger, quand d'autres parlementaires ont des ennuis avec la justice, pour des faits personnels, ce sont des blessures qui sont faites à la démocratie. [Ce que j'ai décidé] après l'affaire Cahuzac, c'est de créer une Haute autorité pour la transparence, qui a parfaitement fonctionné pour [le cas] Thévenoud. (...) Moi je comprends la colère, la défiance (...) Nous ne pouvons tolérer ça et parce que c'est inacceptable, nous ne pouvons tolérer le moindre soupçon».

Les frondeurs

«Rien n’empêche de poursuivre le débat, de l’enrichir, d’améliorer ce qui est proposé, mais dans le cadre qui est fixé, dans la ligne qui est tracée (...) Je ne vais pas considérer que ceux qui n’ont pas voté la confiance, qui se sont abstenus, sont pour toujours mis en dehors de notre champ de dialogue, à condition je l’ai dit qu’ils participent».

Une dissolution ?

«La majorité de l’Assemblée nationale a donné sa confiance au gouvernement. Il n’y était pas contraint. S’il n’y avait pas eu la confiance, alors le peuple aurait été appelé à renouveler l’Assemblée nationale».

Les mauvais sondages

«Il n'est écrit nulle part dans la Constitution que ce sont les sondages qui décident du droit d'exercer ou pas. Ce qui fait ma légitimité c'est le mandat que j'ai reçu du peuple, 5 ans, et la majorité. Les institutions sont faites pour ça : non pas pour protéger une personne mais permettre de prendre des décisions. Aussi longtemps que j'aurai cette responsabilité qui m'a été confiée, je m'attacherai à servir le pays.»

Une candidature en 2017 ?

«Je suis président, pas candidat, je serai président jusqu’au bout, je n’ai pas d’autre objectif, d’autre priorité, d’autre devoir que de faire tout, tout pour mon pays. Donc, l’idée de ma candidature n’est pas présente. (...) Je ferai ce mandat pleinement, complètement sans me préoccuper même de ma popularité qui est dans l’état que vous connaissez, parce que ce n’est pas mon objectif (...) J’agis, mon sort personnel n’est pas mon objectif. Mon seul objectif, c’est le mandat que j’ai reçu, c’est la France (...) L’idée, ce n’est pas de me prolonger, ce n’est pas de m’abriter [en faisant allusion à la pluie, ndlr]».

6. LA VIE POLITIQUE FRANÇAISE

Le retour de Nicolas Sarkozy

«Il ne m’appartient pas comme président de la République de commenter les éventuelles déclarations de candidature à la direction d’un parti, et notamment du premier parti d’opposition. Si je veux ajouter, et dois je le faire, une phrase, je dirais simplement que ceux qui ont gouverné le pays hier et avant hier ont parfaitement le droit de prétendre le diriger demain et après demain. C’est la démocratie.»

La montée de l'extrême-droite

«Oui, nous avons une responsabilité [dans la montée de l'extrême-droite] parce que nous ne répondons pas suffisamment aux angoisses, aux inquiétudes de ceux qui vivent dans des quartiers populaires, au vivre-ensemble menacé.

«Oui, nous sommes responsables de cette perte de sens, de repères, [des Français qui se sentent dépossédés de] leur destin, qui craignent l’immigration, qui ne supportent plus ceux qui pensent différemment. [A ces électeurs du Front national qui] ne se considèrent pas d’extrême droite, [il] faut dire la vérité : c’est quoi la solution ? Sortir de la zone euro ? Mettre des barbelés aux frontières ? Chasser ceux [étrangers, ndlr] qui travaillent ? (...) Je préfère une colère à un silence parce qu’une colère c’est encore un contact qui se fait, un silence c’est quand il n’y a plus d’espoir.

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Conférence de presse semestrielle: A la recherche des derniers soutiens de Hollande !

François Hollande s'y prépare depuis des jours. Cet après-midi, le président donnera sa quatrième conférence de presse depuis son accession à l'Elysée. Majorité affaiblie, résultats économiques très mauvais, affaire Thévenoud et scandale du livre de Valérie Trierweiler... jamais le climat n'a été aussi lourd pour Hollande. Le chef de l'Etat est au pied du mur. Selon le dernier baromètre Ipsos, Hollande ne compte plus que 13 % d'opinions favorables. Qui sont ses derniers soutiens chez les Français ? Nos confrères du Le Parisien sont allés à leur rencontre, à Noisy-le-Sec, symbole de ces villes de Seine-Saint-Denis qui, en mai 2012, ont massivement choisi Hollande (38 % au premier tour et 66,5 % au second), et où les déçus se ramassent désormais à la pelle.

Sur le marché : « Les dégâts ont été faits avant son arrivée »

« Il faut arrêter de tout lui mettre sur le dos, François Hollande n'est pas un surhomme ! » A l'entrée du marché de Noisy-le-Sec, Gorica, la petite quarantaine, attend l'ouverture de la boutique où elle travaille. Cette vendeuse fait partie des rares qui ne jettent pas la pierre au chef de l'Etat. Entre les parfums made in France et les bracelets à 1 €, les allées sont bondées en ce mercredi matin. « Il faut être honnête et reconnaître que beaucoup de dégâts ont été faits avant son arrivée, insiste Gorica, qui a voté Hollande et qui n'exclut pas de le refaire. Sur le chômage, Chirac et Sarkozy n'ont pas fait mieux. »

Mais, pour un soutien, combien de critiques... Cette retraitée ne prend même pas la peine de s'arrêter : « Hollande, dégage ! 700 € de plus sur ma feuille d'impôts, merci ! » Plus loin, Danielle tire son chariot en soupirant : « J'ai voté pour lui, mais j'ai calculé, leur annonce sur les petites retraites, ça va me faire 26 centimes de plus par jour, ce n'est pas pensable », râle-t-elle. Encore un geste que les Français ne voient pas ? « C'est le problème avec Hollande », reconnaît Mounir, 37 ans, qui a voté pour lui en 2012 pour « se débarrasser » de Sarkozy. « Il fait des choses, mais ça ne se voit pas. Il y met du sien. Oui, je suis prêt à revoter, mais qu'il nous redonne de la fierté ! »

Dans le quartier de la mairie : « Sa méthode est juste »

Joseph, 60 ans, qui sort pourtant du centre des impôts en bas des barres HLM, a le sourire. « Hollande met tout le monde à contribution, sa méthode est juste », approuve ce licencié économique, qui accepte même de payer plus d'impôt sur ses indemnités. Au nom, dit-il, de « l'effort collectif ». Revoter Hollande s'il se représente ? Pas d'emballement, mais une porte ouverte. « Il faut d'abord que la courbe du chômage s'inverse », pointe-t-il.

Valérie sort elle aussi des impôts. Déconfite. « Vous avez vu à l'intérieur ? C'est triste de voir des personnes âgées demander des étalements et qui n'arrivent même plus à se nourrir », se désespère cette chômeuse de 43 ans. « Hollande, on s'attendait à ce qu'il soit plus social et moins à l'écoute du patronat... Là, on ne comprend pas », souffle-t-elle. Quelques rues plus loin, dans son pavillon où il a garé sa BMW, Tonino, petit chef d'entreprise, n'a pas l'impression d'être entendu par le président. « Hollande, c'est mauvais pour l'économie. Avant, j'avais quelques chantiers, plus maintenant », grogne-t-il.

A la sortie de l'école : « Il y a eu des embauches »

L'Education nationale est la priorité affichée par Hollande depuis le début de son quinquennat. Soilihi s'en félicite. Main dans la main avec son jeune fils, cette agente hospitalière le ramène de l'école. « Le président a tenu sa promesse d'embauches et cela se ressent », assure-t-elle. « Les rythmes scolaires, c'est mieux pour nous organiser dans notre famille », poursuit-elle avant d'avouer être. .. une militante PS. « Tout le monde se plaît à être négatif, il y en a marre ! Il faut quand même lui laisser les trois ans qui restent avant de juger », plaide Soilihi, convaincue que les résultats de la politique de Hollande « vont bientôt arriver ».

Du temps et de la patience, c'est ce que réclament invariablement les soutiens du chef de l'Etat. Dans le petit parc de jeux en face, Jacqueline ne veut pas non plus participer au concert des critiques. « Il y a quand même des choses intéressantes qui ont été faites, lâche-t-elle. Des promesses tenues, comme le mariage pour tous. » Cette maman reconnaît qu'autour d'elle les déçus sont nombreux et qu'elle et son mari ont bien du mal à convaincre. Mais pas de chance pour Hollande : si son conjoint vote, elle ne peut pas, car elle est... belge.

Devant Pôle emploi : « Le déballage de Trierweiler fait pitié »

« Hollande terminé », « plus jamais »... Sur la route du Pôle emploi de Noisy, difficile de trouver ne serait-ce que de la retenue. « Tout augmente ! » s'insurge Jean-Louis, à la retraite depuis deux mois et qui prie le ciel pour que sa voiture ne tombe pas en panne. Mais entre les doutes pointe un peu d'espoir. Electricien de formation, Luis, 22 ans, vient de faire des photocopies avant d'aller déposer des CV. « Avec Hollande, tout peut encore arriver », croit-il. Même le meilleur. « Les emplois d'avenir, ça évite que certains jeunes restent à ne rien faire », juge-t-il.

Jean, retraité, ne veut, lui, pas plus entendre parler de Hollande que de la droite. « Tous les mêmes », balance celui qui se dit prêt à tenter Marine Le Pen. « Aller faire la guerre contre l'Etat islamique, c'est peut-être bien, soupire-t-il. Mais est-ce que la France en a les moyens quand, dans le même temps, elle me réduit ma retraite ? » S'occuper davantage des plus fragiles, Maria, électrice de gauche depuis ses 18 ans, le conseille aussi. « J'ai les boules d'aller acheter ma viande au rayon soldes de la boucherie », confie cet agent administratif. « Mais c'est trop facile de le critiquer », peste-t-elle en se bouchant le nez sur « les affaires personnelles ».

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Paul Sampu Mukulu: "Paul Mwilambwe, témoin clé de l'assassinat de Floribert Chebeya, ne sera pas extradé du Sénégal"

Paris, 27 mars 2014, au Press Club, Paul Sampu Mukulu, le Secrétaire Général de la Fidh lors du Forum sur la liberté de la presse, pour les droits de l'homme et contre l'impunité. Photo Réveil FM International

A chaque fois que Réveil FM International évoque avec Paul Sampu Mukulu, le Secrétaire Général de la Fidh, l'odieux assassinat en 2010 de Floribert Chebeya, l'îcone des droits de l'homme en RDC, c'est toujours avec une voix enrouée qu'il nous répond:"Nous avons vraiment perdu avec l'assassinat de Floribert" et de se ressaisir immédiatement pour clamer: "Nous irons jusqu'au bout pour que les assassins de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana répondent devant la justice de leurs actes". Et Paul Sampu Mukulu ne lâche rien ! Infatigable voyageur, au sommet Afrique-Etats-Unis du mois d'août dernier, il y était. Si la société civile congolaise a perdu avec l'assassinat de Floribert Chebeya, elle peut se consoler d'avoir Paul Sampu Mukulu qui est éminemment politique. N'est-pas Secrétaire d'une Ong internationale, qui veut !

Le verdict du vendredi 29 août au soir dernier, l'a sorti de ses gongs. En effet, la Cour suprême de justice, inféodée au régime d'alias Joseph Kabila, s'est déclarée "incompétente pour statuer sur le recours en inconstitutionnalité déposé par les parties civiles dans le procès Chebeya". Nourrie aux mamelles du régime des mammouths joséphistes, la non indépendante Cour suprême de justice de Kinshasa, se déclarant incompétente, évite de sanctionner les irrégularités de procédure dans ce procès qui s’éternise depuis le 2 juin 2010.

Politisée à outrance, la Cour suprême de justice dont tous les magistrats ont été nommés par alias Joseph Kabila et sont encartés Majorité Présidentielle-PPRD-Parti-Etat, estime qu’elle n’est pas compétente pour statuer sur les irrégularités listées par les parties civiles. Il n’y a pas eu violation de la Constitution. Des irrégularités pourtant nombreuses, selon les avocats de l’accusation, comme la non notification de décisions de justice pour les trois condamnés qui sont en fuite.

Si à Kinshasa, la reprise du procès Chebeya est programmée en janvier 2015, d'ici là le temps pour le régime des fraudeurs-tricheurs de tripatouiller la Constitution pour maintenir par la force alias Joseph Kabila à la tête du Congo pour un troisième mandat inconstitutionnel, il est de bon ton de rappeler que le procès Floribert Chebeya et Fidèle Bazana traîne en longueur. Démarré en 2011, il a été suspendu par le régime durant plus d’un an, les Congolais attendent toujours de connaitre le verdict en appel.

Manœuvrier, le régime de Kinshasa au lieu d'extrader John Numbi pour être entendu par la justice sénégalaise qui le réclame à corps et à cri, afin que la vérité puisse éclater au grand jour, Kinshasa voudrait plutôt que le Sénégal extrade le policier Paul Mwilambwé qui a témoigné contre John Numbi, ce dernier qui avait reçu l'ordre de la haute hiérarchie pour assassiner Floribert Chebeya.

La justice sénégalaise qui a refusé l'extradition au Tchad de l'ancien président Tchadien Hissein Habré, va-t-elle céder aux pressions de Kinshasa pour extrader Paul Mwilambwé, témoin clé de l'assassinat de Floribert Chebeya ?

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mercredi 17 septembre 2014

Sarkozy: Le fantôme de Kadhafi le poursuit, nouvelle accusation pour le financement de sa campagne présidentielle de 2007

Le fantôme de Kadhafi hante le retour politique de Nicolas Sarkozy. Mouammar El Kadhafi, le président Libyen assassiné a-t-il financé la campagne présidentielle de 2007 de Sarkozy ? C'est ce qu'affirme Ahmed Kadhaf al-Dam. Pas n'importe qui le cousin du défunt guide de la Jamahiriya.

Ahmed Kadhaf al-Damm, le cousin de Mouammar Kadhafi, en mars 2013.

C'est une nouvelle dont Nicolas Sarkozy se serait bien passé à quelques jours de son grand retour en politique. Dans un entretien accordé à l'hebdomadaire L'Express, Ahmed Kadhaf al-Dam, ancien dignitaire du régime Libyen et cousin de Mouammar Kadhafi, affirme que la Libye a bien financé la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

«Le colonel Kadhafi m'a dit : «Nous devons aider Nicolas Sarkozy à devenir président.» Il était prêt à engager tous les moyens pour qu'il soit élu en 2007», affirme Ahmed Kadhaf al-Dam qui parle de «dizaines de millions d'euros» versés. L'ancien dignitaire libyen n'apporte toutefois aucune preuve formelle de ce soutien financier. Ses déclarations viennent en revanche s'ajouter aux nombreux témoignages, plus ou moins précis, évoquant un financement de la campagne électorale de l'ancien président de la République française par la Libye.

«Un témoignage fantaisiste» pour l'entourage de Nicolas Sarkozy

Toujours selon L'Express, l'entourage de Nicolas Sarkozy, sollicité en juillet dernier, n'accorde «aucune crédibilité» aux accusations de financement par la Libye de la campagne de 2007. «Il s'agit, une fois de plus, d'un témoignage fantaisiste» expliquent les proches de l'ancien chef de l'Etat qui a toujours contesté avoir bénéficié de cette entrée d'argent.

«L'affaire Libyenne» est née de la publication par Mediapart au printemps 2012 de deux documents laissant supposer un versement de 50 millions d'euros du régime de Mouammar Kadhafi pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Un an plus tôt, le fils du colonel libyen, Saïf al-Islam Kadhafi, avait déjà accusé le président de la République d'avoir accepté de l'argent Libyen pour sa campagne. «C'est nous qui avons financé sa campagne, et nous en avons la preuve», avait-il expliqué sur la chaîne Euronews.

En 2012, Ziad Takieddine affirmait détenir «des preuves»

Le président de la République a déposé plainte contre Mediapart en avril 2012 pour «faux» et «usage de faux», «recel de faux» et «publication de fausses nouvelles.» La plainte vise le directeur de la publication de Mediapart Edwy Plenel ainsi que les deux journalistes qui ont signé l'article Fabrice Arfi et Karl Laske.

En décembre 2012, c'est l'homme d'affaires Ziad Takieddine qui affirmait au juge Renaud Van Ruymbeke détenir des «preuves» du financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par le régime de Mouammar Kadhafi entre décembre 2006 et janvier 2007. Selon lui, c'est le directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, qui aurait transmis au directeur des services de renseignement libyens «les indications nécessaires au virement».

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Manuel Valls face aux députés à l'Assemblée nationale

Mardi 16 septembre 2014, Manuel Valls, le Premier ministre s'est adressé à l' Assemblée nationale aux députés pour présenter les grandes lignes de sa politique et demander leur confiance. Voici les points forts de son discours.

Manuel Valls à l'occasion de son discours de politique générale, mardi 16 septembre 2014, à l'Assemblée, à Paris.

Pour la deuxième fois en cinq mois, le Premier ministre a présenté, mardi 16 septembre, les grandes lignes de sa politique devant l’Assemblée nationale, "un choix exigeant" qui n’avait rien d’obligatoire. En difficulté après une rentrée cauchemardesque et contesté au sein même de sa majorité, Manuel Valls a prononcé un discours bien différent du précédent (celui d'avril) devant un hémicycle plein à craquer.

Voici ce qu’il faut retenir de ce deuxième grand oral.

Le style

Il y a cinq mois, le Premier ministre avait convoqué les mânes de son lointain prédécesseur Pierre Mendès-France (chef du gouvernement en 1954 et 1955) pour justifier sa politique. Il avait aussi adressé un hommage appuyé à celui à qui il succédait, Jean-Marc Ayrault. Rien de tel cette fois-ci : le Premier ministre n'a cité aucune référence personnelle, se contentant de quelques mentions du président de la République. Tendu, Manuel Valls a commis quelques fautes de langage inhabituelles. Les "prévisions" du gouvernement sont devenues "provisions", "votre confiance" s'est transformée en "votre action". Il a également buté sur des mots, comme "délocalisable".

Le Premier ministre a également affiché sa volonté de ne rien lâcher. Face au climat politique et économique, "quelle attitude faut-il adopter ? La fébrilité ? Le virage ? Le zigzag ? Le renoncement ?", a-t-il feint de s'interroger. "Non ! Gouverner, c’est résister. Gouverner, c’est tenir. Gouverner, c’est réformer. Gouverner, c’est dire la vérité. Gouverner, c’est aller chercher la confiance surtout quand c’est difficile", a-t-il martelé.

Le ton

Dès le début de son discours, le Premier ministre a versé dans le catastrophisme, peignant un tableau très sombre du monde. "Le contexte international est rempli de menaces. Les tensions avec la Russie ramènent l'Europe aux heures de la guerre froide", a déclaré Manuel Valls, avant de mentionner pêle-mêle "la guerre à Gaza", "les ravages d'Ebola" et la Méditerranée, "un cimetière pour des milliers de migrants".

Il s'est ensuite offert un long développement sur la "menace terroriste", "dont l'ampleur et l'évolution sont inédites". "Au moment où je vous parle, 930 Français ou résidants sur notre territoire, sont impliqués dans le terrorisme en Syrie et en Irak", a-t-il rappelé. "La France est pleinement mobilisée pour répondre à ce défi de sécurité, certainement le plus grand de ce début de XXIe siècle", a-t-il assuré.

A la fin de son discours, Manuel Valls a évoqué la situation de la France, là encore en termes graves. "La société est dure, souvent violente (...), le racisme, l'antisémitisme, l'intolérance, les actes anti-musulmans, anti-chrétiens, l'homophobie gagnent du terrain", a-t-il énuméré. Un constat déjà dressé il y a quelques jours devant les militants socialistes rassemblés à La Rochelle (Charente-Maritime).

La phrase

François Hollande s'était distingué avec l'anaphore "moi, président de la République". Son Premier ministre s'est offert une épiphore sur le thème de "nous ne faisons pas de l'austérité", un couplet déjà joué à La Rochelle devant la grogne des militants socialistes.

"Quand nous créons 60 000 postes dans l'Education nationale, près de 5 000 dans la justice, la police et la gendarmerie, nous ne faisons pas de l'austérité", a-t-il déclaré, avant d'égrener la préservation du budget de la culture, l'augmentation du RSA de 10%, les emplois d'avenir, la garantie jeune, l'augmentation de l'allocation de rentrée scolaire et autres mesures marquées à gauche.

Auparavant, Manuel Valls avait également déclaré : "Oui, nous réformons, et nous allons continuer à le faire. Mais (...) réformer, ce n'est pas casser notre modèle social. Réformer, c'est affirmer des priorités en refusant l'austérité", a-t-il expliqué.

Les annonces

Cette deuxième déclaration de politique générale est aussi pauvre en annonces que la première était riche en nouvelles mesures. Voici les trois mesures à retenir de ce discours : Le minimum vieillesse est porté à 800 euros. Comme attendu, le Premier ministre a fait un geste en direction des petites retraites : le minimum vieillesse est porté de 792 euros par mois à 800 euros. Cette annonce n'en est pas tout fait une : dès le mois de mars, la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, avait annoncé cette revalorisation.

Une "prime exceptionnelle" pour les retraites inférieures à 1 200 euros mensuels. Aucun montant n'a été précisé, mais le Premier ministre a annoncé un coup de pouce pour les petites retraites.

Les élections cantonales en mars 2015, les régionales à la fin de l'année. Manuel Valls a confirmé le calendrier électoral qui avait déjà fuité ces derniers jours. "Les élections départementales sont maintenues en mars 2015 (...), les élections régionales, avec la nouvelle carte, auront bien lieu fin 2015", a-t-il déclaré.

En fait, le Premier ministre a surtout énuméré ce que son gouvernement ne ferait pas : pas question de toucher aux 35 heures, de baisser le smic, les salaires dans la fonction publique ou de supprimer le CDI.

Les gestes aux frondeurs

Confronté à l'érosion de sa majorité, minée par les frondeurs qui dénoncent sa politique économique, le Premier ministre a fait une série de gestes pour apaiser leur colère. "Je veux dire à la majorité que ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous distingue", a-t-il promis.

"Réorienter l'Europe est vital." Lorsqu'il a évoqué l'Union européenne, Manuel Valls a tenu des propos pas si éloignés du discours de Frangy-en-Bresse, qui avait valu à Arnaud Montebourg d'être congédié du gouvernement. "Le rythme de réduction du déficit doit être aussi adapté en Europe", a estimé le Premier ministre, réclamant, entre les lignes, du temps pour atteindre les 3% fixés par les traités européens.

"La France décide elle seule de ce qu'elle doit faire", a ensuite lancé le Premier ministre en direction de Bruxelles et de l'Allemagne, qui réclament de concert davantage d'efforts budgétaires de la part de la France. Puis, il s'est directement adressé à la chancelière Angela Merkel : "Notre message [euro trop fort, relance de l'investissement dans l'UE] doit être entendu. L'Allemagne doit assumer ses responsabilités", a-t-il martelé.

L'avertissement au Medef. Après avoir rappelé l'importance de soutenir les entreprises, le Premier ministre s'en est pris à la principale organisation patronale, auteure de propositions polémiques sur l'économie française. "Le pacte de responsabilité, ce n'est pas un moyen d'augmenter les dividendes", a-t-il déclaré. "Personne – et je le dis clairement au patronat – ne doit prendre le risque d’affaiblir, par je ne sais quelle provocation, par je ne sais quelle surenchère, l’indispensable dialogue social qui est la marque de ce quinquennat", a-t-il lancé.

L'ode au modèle social. Enfin, le Premier ministre s'est livré à une véritable déclaration d'amour au modèle français. "Ce modèle auquel je suis attaché, auquel les Français sont attachés, et qui est même une part de notre identité, l’héritage de deux siècles de conquêtes sociales. Ce modèle, il faut l’adapter, le réinventer, mais il n’a pas vécu, il n’est pas dépassé. Il est au cœur de notre pacte républicain", a-t-il assuré.

L'avertissement à la droite

A la fin de son discours, Manuel Valls a donné le coup d'envoi de la campagne présidentielle 2017. Il a d'abord fustigé le débat sur la démission de François Hollande ou la dissolution de l'Assemblée : "Appeler à la démission du chef de l'Etat, c'est mettre en cause nos institutions, c'est vouloir affaiblir la France", a-t-il accusé.

Il s'en est ensuite pris à la proposition de réaliser 150 milliards d'économies formulée par l'ancien Premier ministre François Fillon, candidat à la primaire à droite de 2016. "Tout est possible… Mais il faut dire la vérité aux Français et leur expliquer à quel prix et pour quels sacrifices ! Combien de suppressions de postes dans l'Education nationale ? Dans les hôpitaux ?" a-t-il lancé.

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mardi 16 septembre 2014

Le gouvernement d'alias Joseph kabila, le même publié sur le site rwandais Impamo.org en janvier 2014?

C'est depuis janvier 2014 qu'alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati rase les murs, il est incapable de mettre en place un gouvernement tant promis. Or le 6 janvier 2014, Impamo.org, le site rwandais extrémiste pro-tutsi avait publié la liste du nouveau gouvernement de la République démocratique du Congo avant la publication officielle par l'Etat congolais, avant de se rétracter, se mettre hors service pendant plusieurs jours et revenir en ligne après. Vraie ou fausse liste? Mais une question demeure, peut-on encore parler de la souveraineté de la République démocratique du Congo ? Pourquoi ce sont les rwandais qui doivent connaitre la composition de notre gouvernement avant les congolais eux-même ? N'est-ce pas la haute trahison de plus d'alias Joseph Kabila !

Alias Joseph Kabila et son mentor Paul Kagame, l'Hitler africain

Le PPRD-Parti-Etat signifie-t-il "Petit à Petit le Rwanda Dirige le Congo" ? Voici la liste du gouvernement congolais publié le 6 janvier 2014 par le site rwandais pro-tutsi " impamo.org" avant de tout effacer. Aux Congolais d'être vigilants, si les personnes sur cette fameuse apparaissent d'une manière ou d'une autre dans le nouveau gouvernement, on saura qui dirige réellement le Congo.

1. Vice-Premier Ministre Charges des Questions Economiques, Financières et Lutte contre la Corruption : MUKOKO SAMBA

2. Vice-Premier Ministre et Ministre de la Défense Nationale : AZARIAS RUBERWA

3. Vice-Premier Ministre et Ministre des Postes, téléphones et NTIC : Lambert MENDE OMALANGA

4. Affaires Etrangères : Leonard SHE OKITUNDU

5. Intérieur, Décentralisation et Affaires Costumières : BEYA François

6. Sécurité Nationale : MUYEJ MANGEZ MANS Richard

7. Coopération Internationale : KAMANDA WA KAMANDA Gérard

8. Justice et Garde des Sceaux : Evariste BOSHAB MABUDJ

9. Droits Humains : Marie Madeleine KALALA

10. Plan : Célestin MVUNABADI

11. Finances : Jean Claude MASANGU MULONGO

12. Economie Nationale : KIAKWAMA KIA KIZIKI Gilbert

13. Medias, Communication et Porte-Parole du Gouv : KIKAYA BIN KARUBI

14. Budget : Laure Marie KAWANDA KAYENA

15. Commerce Extérieur : LISANGA BONGANGA

16. Hydrocarbures : Modeste BAHATI LUKWEBO

17. Transports et Voies des Communications : Fridolin KASWESHI

18. Energie : Georges BUSE FALAY

19. Mines : TSHIBANDA TUNGA MULONGO

20. Travail et Prévoyance Sociale : KABWELULU Martin

21. Petites et Moyennes Entreprises : MWANGU FWAMBA Maker

22. Environnement et Conservation de la Nature : KAMITATU Olivier

23. Gestion Forestière et Eaux : PEMBE BOKANGA DIDACE

24. Industrie: VAMWITI Jean Chrysostome

25. Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel : ENDUNDO BONONGE Jose

26. Relations avec le Parlement : MULUMBA KINKIEY Triphon

27. Travaux Publics et Infrastructures : Jose MAKILA

28. Genre, Famille et Enfant : Geneviève INAGOSI

29. Sante Publique : MASHAKO MAMBA

30. Portefeuille : Mme PENGE SANGANYOYI Jacqueline

31. Enseignement Supérieur et Universitaire : Prof BONGONGO Michel

32. Initiation à la Nouvelle Citoyenneté : BOMANZA Jean Baptiste

33. Urbanisme et Habitat : Mme KALANGA CATHY

34. Industrie : MENA Gaspard

35. Agriculture, Pêche et Elevage : Robert MBUINGA

36. Tourisme : KABWELULU Martin

37. Affaires Sociales : MUMBA MATIPA Wivine

38. Égalité des Chances et Protection des Droits des Handicapées : PINDU-di-LUSANGA Patrick

39. Congolais de l’étranger et Diaspora : Serge WELO

40. Francophonie : ATUNDU LIONGO ANDRE ALAIN

41. Sports, Jeunesse et Loisirs : NEMOYATO Jean Paul

42. Culture et Arts : BANZA MUKALAY

43. Développent Rural : Denis TABIANA

VICES MINISTRES

1. Affaires Etrangères : KAMBINGA Germain

2. Coopération Internationale : TUNDA YA KASENDE Célestin

3. Justice et Garde des Sceaux : Me PATHY LENDO FUMU WA MALENDA

4. Finances : Prof. KABUYA KALALA

5. Budget : Mme KIALA MAGUY

6. Défense Nationale : LUHULU LUNGE Raphael

7. Plan : Jonas TSHOMBELA

8. Hydrocarbures: MAKIASHI WILLY

9. Communication et Medias : KISOMBE Yves

10. Enseignement Supérieur et Universitaire : Maguy RWAKABUBA

11. Transports : FUMUNZANZA GIMWANGA

12. Enseignement Professionnel et Technique : Mme SOKI FUANI EYENGA

13. Affaires coutumière et décentralisation : DIFIMA

14. Genre, Famille et Enfant : Gertrude KITEMBO

15. Agriculture ,Pêche et Elevage : SHULUNGU RUNIKA Roger

16. Solidarité Nationale et Action Humanitaire : MOLEKA WIVINE

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lundi 15 septembre 2014

Kingakati Buzz: Fernando Kutino sabler du champagne avec Francis Kalombo, apparatchik du régime tortionnaire !

C'est la photo qui tue: le pasteur Fernando Kutino et Francis Kalombo sablant le champagne à la prison de Makala !Dans quel état, le régime d'alias Joseph Kabila a-t-il rendu le pasteur Fernando Kutino à la liberté ? La grâce présidentielle qui intervient huit ans après une arrestation et un emprisonnement inopportun. Le pasteur Fernando Kutino est paralysé du bras gauche, qui ne fonctionne plus. Malade, alias Joseph l'incapacitaire de Kingakati avait volontairement refusé que l'homme de Dieu aille se faire soigner. L'initiateur du mouvement "Sauvons le Congo" sort Makala, en homme brisé ?

A la prison de Makala, le pasteur Fernando Kutino contraint de sabrer du champagne avec Francis Kalombo, le garçon de course d'alias Joseph Kabila. Nous espèrons qu'il ne s'agit du syndrome de Stockholm désigne un phénomène psychologique où des otages partageant longtemps la vie de leurs geôliers développent une empathie, voire une sympathie, ou une contagion émotionnelle avec ces derniers. Dans le cas présent Fernando Kutino risque de considérer ses bourreaux tortionnaires comme ses sauveurs.

Si le pasteur Fernando Kutino est réellement libre que le régime des joséphistes le laisse prendre l'avion, quitter Kinshasa pour un "check-up", un vrai bilan sanitaire dans un pays de son choix. Comment un régime assassin peut se réveiller un matin et gracier une personne qu'il avait préalablement condamné pour 20 ans ? Il y a anguille sous roche !

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dimanche 14 septembre 2014

Sadio Bee, créateur du "Mix-tissage-couleurs vives" et styliste sans frontières à Paris

La journaliste Amina et Sadio Bee. Photo Réveil FM International

Né de père Guinéen et de mère Sénégalaise. Sadio Bee, créateur et styliste pionnier de la fusion afro-occidentale. C'est à Dakar que Sadio passe son enfance et que son identité africaine se construit. Très attaché à ses racines, Sadio se faufile dans un créneau stylistique qui lui permet à la fois de célébrer son amour pour ses origines mais aussi de s'adapter à des modèles plus modernes à travers ses créations. C'est ce qu'il appelle le mixtissages. Mixtissages, ce sont des matières africaines traditionnelles (wax, basin, bogolan) mariées à des coupes occidentales modernes et adaptées à une vie urbaine. Ainsi Sadio réussit à actualiser le tissu africain à chaque saison. C'est un style qui convient bien à tous ceux et celles qui souhaitent s'habiller avec originalité.

L’atelier de Sadio Beer se trouve Place Sainte Marthe, Paris 10ème. Métro Belleville ou Colonel Fabien Ligne 2, Métro Goncourt Ligne 11.

Sadio Bee est l'un des stylistes africains incontournables à Paris. Ils ne sont pas nombreux, à compter sur le bout des doigts. D'ailleurs il est quelqu'un qu' on ne le présente plus. Le très talentueux Sadio Bee, d'origine sénégalaise et immergé dans la mode par son père, s'est fait une place dans la mode à force de travail et de persévérance. Les superbes créations de l'inventeur du mix-tissage -couleurs vives/tissus utilisés en Afrique, coupes modernes et accessoires ethniques- en enchanteront plus d'une. Sadio Bee tient une boutique de mode à Paris mais travaille la majorité de son temps dans son atelier de création.

Photos. Hommage à Sadio Beer, des journalistes et agents de communication, mannequins durant trois heures

Petit à petit, Sadio Bee fait son nid. Un créateur de mode africains qui désigne des collections d'inspiration africaine pour les femmes modernes du monde entier. Entre travail en atelier, défilés et magasins, le styliste Sadio Bee fait la mode et la fierté du continent.

L’aventure créative de Sadio Bee ne connait pas de frontières. Il tient à garder un lien fort avec son pays d’origine et à son échelle, et aspire à contribuer au développement du continent africain.

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samedi 13 septembre 2014

Le col Saint-Gothard relie le canton du Tessin au canton d’Uri

A Réveil FM International, le journalisme rime avec le reportage sur terrain. Palper d'autres réalités, découvrir les coins et recoins des endroits que nous nous ignorions pour les mettre à la disposition de nos lecteurs, internautes et auditeurs, tel est notre leitmotiv. La descente sur le versant sud du col du Gothard par la route pavée de la Tremola, qui plonge en lacets serrés vers Airolo, est vertigineuse et impressionnante. C'est le plus long monument routier de la Suisse.

Freddy Mulongo, col Saint-Gothard dans le Tessin. Photo Réveil FM International

Même les Romains évitaient l'imposant massif du Gothard. L'essor du col n'a commencé que vers 1200 avec l'ouverture d'un passage dans les gorges de Schöllenen entre Göschenen et Andermatt. Aujourd'hui, le Gothard est la plus importante liaison nord-sud.

Le célèbre tunnel ferroviaire du Gothard a été inauguré en 1882, et avec lui la ligne de la Compagnie de chemin de fer du Saint-Gothard. Le tunnel routier a été réalisé près de 100 ans plus tard. Pourtant, en traversant le tunnel, on manque l'essentiel: la sensation d'avoir vraiment franchi ce passage mythique. On devrait emprunter au moins une fois la route qui traverse les gorges de Schöllenen et la vallée aride d'Urseren pour arriver au col. Le trajet peut être effectué à pied, dans un car postal nostalgique ou une diligence à cinq chevaux, comme au 19e siècle, à l'époque de la célèbre diligence postale du Gothard.

La descente sur le versant sud du col du Gothard par la route pavée de la Tremola, qui plonge en lacets serrés vers Airolo, est vertigineuse et impressionnante. C'est le plus long monument routier de Suisse.

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ONU: La couche d'ozone en bonne voie de se rétablir !

Geir Braathen, scientifique spécialiste de la météorologique à l'Organisation Mondiale Métérologique à l'ONU-Genève. Photo Réveil FM International

Conférence de presse de Geir Braathen à l'ONU-Genève. Photo Réveil FM International

L'action internationale engagée contre les émissions de substances nocives a été prouvée efficace. La reconstitution de la couche d'ozone d'ici à quelques décennies est en bonne voie, grâce à l’action internationale engagée contre les substances appauvrissant l'ozone, selon un rapport de l'ONU publié mercredi. Mais certains substituts utilisés sont de puissants gaz à effet de serre. Selon l'évaluation réalisée par près de 300 scientifiques, la couche d'ozone, relativement stable depuis 2000, devrait revenir à son niveau de 1980 avant le milieu du siècle aux latitudes moyennes et dans l'Arctique.

Interdiction des substances nocives efficace

Dans l'Antarctique, le trou d'ozone continue de se former chaque année au printemps. Il est prévu qu'il continue d'en être ainsi pendant la majeure partie du siècle, étant donné que les substances appauvrissant l'ozone perdurent dans l'atmosphère, même si les émissions ont cessé. "Ce sont de bonnes nouvelles", a réagi Stefan Reimann, du Laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche, l'un des principaux auteurs de l'étude. "Cela montre que l'interdiction de substances nocives pour la couche d'ozone est efficace", a-t-il déclaré. En 1987, à Montréal, les États alarmés par la destruction de la couche d’ozone par les molécules de chlore et de brome émises principalement par les systèmes de froid, décidaient de l’interdiction des chlorofluorocarbures (CFC).

"Ces efforts sont payants"

Équipant les réfrigérateurs depuis les années 1930, ces CFC ont été compliqués à éliminer totalement et il a fallu de nombreuses étapes pour en interdire la fabrication, puis l’utilisation, d’abord dans les pays développés puis dans les pays en voie de développement. "Ces efforts sont payants" affirme donc aujourd’hui la communauté scientifique qui mesure les teneurs en chlore dans la haute atmosphère et évalue tous les ans l’importance du trou de la couche d’ozone au-dessus des pôles.

"DÉCIDEURS". Leur rapport remis "aux décideurs" (c’est-à-dire aux dirigeants des 195 États membres de l’ONU), assure que "les actions menées dans le cadre du protocole de Montréal ont permis de diminuer l’abondance des substances qui appauvrissent l’ozone dans la stratosphère, rendant possible un retour de la couche d’ozone vers ses niveaux de référence de 1980".

L’élimination des CFC a eu un effet bénéfique dans la lutte contre le réchauffement climatique. En 2012, les niveaux de chlore et de brome ont baissé d’environ 10 à 15% par rapport au maximum atteint à la fin du siècle dernier. Ce résultat est dû à part égale à la diminution des émissions des CFC et de deux autres substances, le bromure de méthyle (un puissant insecticide) et le méthylchloroforme (un solvant industriel).

DIOXYDE DE CARBONE. Après avoir diminué de 2,5% par an en moyenne jusque dans les années 1990, l’épaisseur de la couche d’ozone s’est stabilisée depuis 2000 et une légère tendance à l’accroissement a été enregistrée ces quatre dernières années. Cette augmentation du contenu d’ozone stratosphérique est attribuée à part égale à l’interdiction des substances et à l’augmentation de la concentration du dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère.

Car couche d’ozone et réchauffement climatique sont deux sujets différents qui ont cependant des liens communs en chimie atmosphérique. La hausse des concentrations en CO2, en oxyde nitreux (N2O) et en méthane (CH4) qui produisent le réchauffement climatique, a des effets contradictoires sur l’ozone. OPTIMISME. Plus de CO2 et de CH4 tend à augmenter les teneurs en ozone tandis que le N2O l’appauvrit. Par ailleurs, l’élimination des CFC, qui sont aussi des gaz à effet de serre, a eu des conséquences heureuses dans la lutte contre le réchauffement climatique. Cette action a permis d’éliminer l’équivalent de 10 milliards de tonnes de CO2 par an. Et ce bien que les HFC, substituts des CFC, soient eux aussi des gaz à effet de serre. Les chercheurs se veulent donc optimistes.

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vendredi 12 septembre 2014

Contre l'Etat Islamique: François Hollande promet plus d'aide militaire à l'Irak

Le président français a rencontré son homologue irakien Fouad Massoum pour annoncer le soutien de la France dans la lutte contre les djihadistes.

Le président français est le premier politicien à faire une visite d'Etat en Irak depuis l'offensive de l'Etat Islamique le 9 juin 2014.

Le président français François Hollande a promis vendredi 12 septembre à Bagdad d'aider «encore davantage militairement» l'Irak, en plein efforts internationaux pour tenter de défaire les djihadistes de l’État islamique (EI) responsables d'atrocités dans ce pays et en Syrie.

Dans le même temps, le secrétaire d'Etat John Kerry poursuivait sa mission à Ankara après avoir obtenu de dix pays arabes leur engagement, y compris éventuellement militaire, à lutter contre ce groupe extrémiste sunnite, dans le cadre d'une coalition internationale dirigée par les Etats-Unis. Samedi, il sera au Caire.

Première visite de l'internationale

M. Hollande, qui a rencontré le président Fouad Massoum et le Premier ministre Haïdar al-Abadi, est le premier chef d'Etat étranger à se rendre à Bagdad depuis le début le 9 juin de l'offensive de l'EI qui a pris de larges pans de territoires en Irak après avoir fait de même en Syrie voisine depuis 2013.

«Je suis venu ici à Bagdad pour dire la disponibilité de la France pour aider encore davantage militairement l'Irak», a dit M. Hollande, après avoir exprimé le «soutien» de la France au gouvernement irakien qui «a pu rassembler l'ensemble des composantes du peuple irakien».

Alors que M. Abadi a insisté sur l'importance du soutien aérien pour l'aider face aux djihadistes , le président français a dit avoir «entendu (sa) demande» et travailler «avec nos alliés sur un certain nombre d'hypothèses».

Le «menace globale» de l'EI

La France fournit depuis août des armes aux forces kurdes qui luttent contre l'EI dans le nord de l'Irak. Elle s'était dite prête à utiliser ses bombardiers en Irak «si nécessaire» dans le cadre de la stratégie définie mercredi par le président américain Barack Obama pour «détruire» ce groupe.

La «menace globale (représentée par l'EI) appelle une réponse globale», a souligné M. Hollande, en précisant que la conférence internationale sur l'Irak prévue lundi à Paris avait pour objectif de coordonner les «actions» «contre ce groupe terroriste».

Selon l'agence américaine du renseignement (CIA), l'EI compte «entre 20'000 et 31'500» combattants en Syrie et en Irak, dont une partie sont recrutés à l'étranger.

M. Hollande devait ensuite se rendre à Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan (nord), pour livrer de l'aide humanitaire et visiter un camp de déplacés.

La France revient sur le devant de la scène

Des centaines de milliers d'Irakiens, en grande majorité des minorités chrétienne et yazidie, avaient pris la fuite devant la progression des djihadistes accusés de crimes contre l'Humanité par l'ONU.

Onze ans après avoir refusé de suivre Washington et Londres dans l'invasion de l'Irak, la France tente de revenir sur le devant de la scène dans ce pays avec lequel elle a entretenu des liens historiques forts mais ambigus sous le régime de Saddam Hussein renversé en 2003.

Dans le cadre de sa stratégie, M. Obama a précisé mercredi qu'il étendrait la campagne aérienne contre l'EI en Irak qui s'est avérée déterminante dans la reprise par l'armée de positions djihadistes , et qu'il était prêt à lancer des frappes en Syrie.

Il a aussi annoncé son intention de renforcer l'armée irakienne et d'accroître l'aide militaire aux rebelles syriens qui combattent tant le régime de Bachar al-Assad que l'EI.

Un tournant pour Barack Obama

Les Etats-Unis entendent également renforcer leurs bases dans le Golfe et accroître «les vols de surveillance», selon un responsable. Le Pentagone va commencer à baser une partie de ses avions à Erbil.

Au total, 1600 militaires américains seront déployés en Irak pour apporter un appui aux forces irakiennes en termes d'équipements, de formation et de renseignements. L'objectif est «d'affaiblir, et, à terme, détruire l'EI», a dit le président américain.

L'engagement militaire américain contre l'EI est un tournant pour M. Obama, élu sur sa volonté de tourner la page d'une décennie de guerres en Irak et en Afghanistan. Mais il a été acculé à agir face aux atrocités commises par l'EI qui a décapité deux journalistes américains enlevés en Syrie, outre ses multiples exactions dans les régions sous son contrôle -exécutions, viols, persécutions.

La Turquie refuse de participer

En Europe, l'Allemagne a annoncé l'interdiction des activités de soutien ou de promotion de l'EI sur son territoire, après avoir exclu de participer à des frappes en Syrie, alors que le Premier ministre britannique David Cameron a dit ne «rien» exclure.

La Turquie a, elle, refusé de participer aux opérations armées, se concentrant sur l'humanitaire.

En Syrie, le régime, appuyé par la Russie, a mis en garde contre le lancement de frappes sur son territoire sans son accord, estimant qu'il aurait dû être associé aux efforts internationaux contre l'EI.

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A toute vapeur sur le chemin de fer de la Furka !

Un machiniste bénévole de l'Association Ligne sommitale de la Furka.

Un chef de gare bénévole de l'Association Ligne sommitale de la Furka.

La ligne de la Furka a failli être démolie. En effet, avec la construction du tunnel de base de la Furka en 1982, elle n'avait plus d'utilité. C'est grâce à une initiative privée qu'elle a pu être conservée. Elle est considérée comme la plus belle ligne ferroviaire de Suisse. Construite en 1925, la ligne sommitale de la Furka longe l'impressionnant glacier du Rhône. De juin à octobre, d'anciennes locomotives à vapeur tirant des wagons originaux partent de Realp, dans le canton d'Uri. Elles empruntent des tronçons à crémaillère, traversent de longs tunnels et des ponts amovibles pour atteindre la gare de Furka, située à 2160 mètres d'altitude. Le train redescend ensuite du côté valaisan en longeant le glacier du Rhône, qui a donné le nom de Glacier Express à la ligne ferroviaire d'origine.

L'entretien et l'exploitation du train a vapeur sont assurés par une association de soutien dont les quelque 7000 membres travaillent à titre bénévole.

De vrais amateurs de trains à vapeur rénovent du vieux matériel ferroviaire pour rétablir une liaison en direction du col de la Furka. Cet ancien parcours avait été abandonné lors de l'ouverture du tunnel de base entre Oberwald dans le canton du Valais et Réalp dans le canton d'Uri. Du charbon, de l'eau et de la fumée, voilà de retour à l'âge d'or du chemin de fer avec la vitesse et le confort (ou l'inconfort!) d'autrefois.

La compagnie du chemin de fer Brigue-Furka-Oberalp jusqu'à Disentis (BFD) dans les Grisons fut fondée en 1910. Les travaux débutèrent en 1911 et le tronçon Brigue-Gletsch fut ouvert en 1915. Mais faute d'argent, les travaux furent arrêtés en 1916 et la société mise en faillite en 1923. Une nouvelle compagnie (FO) fut créée à Brigue et en 1925, elle rachètera les infrastructures et le matériel roulant. Dès 1926 des trains vapeurs Brigue – Disentis purent circuler. En 1930, la nouvelle ligne entre Brigue et Viège a permis de lancer le Glacier Express. L'électrification date de 1939-1942. De 1973 à 1982, la compagnie construisit le tunnel de base de 15,4 km au départ d'Oberwald, ce qui permit l'exploitation de la ligne en toute l'année. L'ancien tracé d'altitude, désaffecté, fut repris en 1987 par une société la DFB (Dampfbahn Furka-Berstrecke).

Freddy Mulongo dans le train à vapeur de la Furka.

Le col de la Furka, situé à côté du glacier du Rhône où ce dernier prend sa source, établit la liaison entre le Haut-Valais et le canton d’Uri, plus précisément Andermatt. Ce col est parcouru par une ligne de chemin de fer à voie étroite et à crémaillère. En 1982, après bien des difficultés techniques et politiques, un tunnel ferroviaire "de base" long de 17 km est mis en exploitation, permettant de relier le Valais à Uri et aux Grisons pendant toute l’année - ce qui n'avait été possible, durant presque 56 ans, que pendant la saison estivale, vu les conditions climatiques. La ligne sommitale, qui franchit le col par un tunnel "de faîte" à 2165m, est en effet recouverte jusqu’à 10 mètres de neige en hiver. Avec la création du tunnel de base, l’ancienne ligne du col a été abandonnée. Dès ce moment un groupe de passionnés décidèrent de réhabiliter ce parcours pour l’exploiter comme chemin de fer touristique. En 1992, un premier tronçon est ouvert et, en 2000, un train à vapeur franchit à nouveau le col depuis Realp et redescend jusqu’à Gletsch. En été 2010 enfin, après quatre années de travaux, la dernière section est réouverte : ainsi les 18 km de la ligne sont à nouveau exploités.

L'ALSF (Association Ligne sommitale de la Furka) a pour but de maintenir cette ligne en exploitation. Chaque année des centaines de bénévoles donnent de leur temps, non seulement pour l’entretien de la ligne, des installations et de tout le matériel roulant, mais également pour son exploitation. L'ALSF est subdivisée en sections. La section Romandie est l'une d'entre elles.

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ONU: 31 autres cas de maladie Ebola en RDC, l'OMS contredit le fayot ministre joséphiste Felix Kabangé Numbi !

A quoi joue le fayot ministre joséphiste Félix Kabangé Numbi avec des annonces rassurantes sur l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo ? Felix Kabange Numbi doit quitter son bureau climatisé de Kinshasa et se rendre illico presto dans la Province de l'Equateur où sévit la maladie d'Ebola. Faire du "Mendepinocchio" avec des communiqués et conférences de presse alambiqués depuis Kinshasa ne suffisent plus. Un ministre de santé n'est pas un Vuvuzélateur mais un homme de terrain, de proximité. Dans un pays où la situation sanitaire est en lambeaux, il faut une stratégie de terrain.

Felix Kabange Numbi, ministre de la santé d'alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati

Face à la résurgence de l’épidémie d' Ebola en République démocratique du Congo, il n'y a pas soixante solutions: Il faut dépister ceux qui viennent de l'extérieur et qui pourraient avoir été atteints, expliquer les risques et fournir les recommandations d'usage partout dans le pays, disposer de tout l'équipement médical adéquat en cas de détection d'un cas; circonscrire les éventuelles zones affectées, etc.

Ce matin, lors de la conférence de presse à l'OMS à Genève, nous avons appris ceci concernant la consternante situation épidémiologique de la République démocratique du Congo sur le virus Ebola:

Entre 2 et 9 Septembre 2014, il ya eu 31 autres cas de maladie à virus Ebola (EVD) rapporté dans la République démocratique du Congo (RDC), l'augmentation du nombre cumulé de cas à 62 (14 confirmés, 26 probables et 22 possibles ). Au total, 35 décès ont été rapportés (9 confirmée et 26 probables). Aucun décès n'a été signalé parmi les cas suspects. Neuf travailleurs de la santé ont été diagnostiqués avec EVD, dont 7 décès. Tous les cas ont été localisés dans le comté de Jeera. Les villages touchés sont Watsi Kengo, Lokolia, Boende, et Boende Muke. Actuellement, 9 cas ont été hospitalisés: 4 à Lokolia; 2 dans Watsikengo; 2 à Boende; et 1 à Boende Moke. Un total de 386 contacts ont été répertoriés et 239 contacts ont été suivis. Tous les cas et les contacts sont liés à l'affaire initiale de l'index rapportés à l'Organisation mondiale de la Santé le 26 Août 2014.

Les activités d'intervention

Lors d'une réunion régionale entre le Ministère de la Santé de la RDC et de la Southern African Development Community sur la gestion et la prévention de la transmission EVD, les mesures suivantes ont été recommandées: standardisation des interventions pour la prévention de EVD et le renforcement du contrôle sanitaire aux frontières sans entraver international trafic.

Sous la direction du gouvernement, la communauté internationale apporte un fort soutien logistique et l'envoi d'experts, de l'équipement, de la nourriture, et moyens de transport sur ​​le terrain.

Une équipe de spécialistes nationaux et internationaux ont été déployés pour travailler avec les équipes d'intervention locales. Les patients sont traités dans des unités d'isolement temporaires Watsi Kengo, Lokolia, Boende, et Boende Muke. Un laboratoire mobile de l'Institut national de recherche biomédicale (INRB) a été installé dans Lokolia et est actuellement fonctionnelle. Deux épidémiologistes de laboratoire des US Centers for Disease Control and Prevention sont arrivés en RDC pour soutenir l'équipe de terrain de INRB.

Dans la lutte contre l’épidémie d'Ebola, le doute n'est pas permis ! Durant ces dernières semaines, marquées par une psychose grandissante, la barre de 2000 morts a été franchie sur le continent et on constate une explosion de nouveaux cas. Et encore, selon certains spécialistes, la majorité d'entre eux ne seraient pas recensés. Les projections sont donc pessimistes.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) table désormais sur une épidémie qui se propagerait pendant encore six à neuf mois et pourrait toucher jusqu'à 20 000 personnes. Si elle continue de progresser au rythme actuel, le seuil des 100 000 cas sera atteint d'ici à décembre, estime de son côté Christian Althaus, épidémiologiste à l'université de Berne (Suisse) cité par le Magazine Science.

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jeudi 11 septembre 2014

Solar Impulse 2 visité par des journalistes étrangers à Payerne en Suisse !

Le Département Fédéral des Affaires Etrangères DFAE avec Présence Suisse ont organisé pour les journalistes étrangers une visite de Solar Impulse 2 à Payerne.

Le pilote Bertrand Piccard et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

Plus performant et plus grand que son prédécesseur, Solar Impulse 2 a été conçu pour effectuer en 2015 le premier vol solaire autour du monde.

Pour ce faire, l'aéronef devra pouvoir voler sans carburant avec un seul pilote à bord pendant cinq jours et cinq nuits pour traverser les océans d’un continent à l’autre.

Bertrand Piccard et André Borschberg, deux pilote du nouvel avion solaire monoplace, baptisé Solar Impulse 2. Photos Réveil FM international

Plus large qu'un Boeing 747

Le monoplace solaire possède une envergure de 72 mètres, soit plus qu'un Boeing 747, pour un poids de 2300 kg. Ces dimensions lui permettent d’avoir des performances aérodynamiques et un rendement énergétique supérieurs à tout ce qui s’est fait jusqu’ici. Il est par ailleurs équipé d’un cockpit non pressurisé de 3,8 m3 dont chaque détail a été pensé pour permettre au pilote d’y vivre une semaine.

Ses performances aérodynamiques et son rendement énergétiques sont nettement supérieurs, d'après l'équipe de Solar Impulse. Sans carburant L'avion de Bertrand Piccard et André Borschberg est recouvert de plus de 17'200 cellules solaires. Son cockpit de 3,8 m3 a été pensé pour permettre au pilote d'y vivre une semaine. La cabine n'est toutefois ni pressurisée, ni chauffée. Pour réussir le tour du monde, Solar Impulse 2 devra pouvoir voler sans carburant avec un seul pilote à bord à la fois jusqu'à cinq jours et cinq nuits d'affilée pour traverser les océans. Le premier avion solaire a connu son baptême de l'air en juin 2009. Une année plus tard, il réussissait un vol sans escale de 26 heures.

La tentative du premier tour du monde en avion solaire devrait débuter en mars 2015 depuis la région du Golfe Persique. Solar Impulse traversera successivement la Mer d’Arabie, l’Inde, la Birmanie, la Chine, l’Océan Pacifique, les Etats-Unis, l’Océan Atlantique, l’Europe du Sud ou l’Afrique du Nord, pour boucler la boucle en rejoignant son point de départ. Des escales se feront tous les quelques jours pour changer de pilote. Des événements destinés aux gouvernements, aux écoles et universités seront organisés.

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Didier Burkhalter, président de la Confédération Suisse aux journalistes étrangers: "La Suisse de cœur et de la la raison n'a pas la vocation de devenir le 29ème Etat de l'Union Européenne"

Emilia Nazarenko, présidente de l'APES et Didier Burkhalter, président de la Confédération Suisse.

Didier Didier Burkhalter, le président de la Confédération Suisse et président en exercice de l'OSCE était présent à la conférence et déjeuner de presse organisé par l'Association de la presse étrangère en Suisse (APES), le lundi 8 septembre au Palais des nations à Genève. Interrogé sur le cessez-le-feu signé en Ukraine, le président de la Confédération a déclaré: "Un cessez-le-feu en Ukraine ne suffit pas. Je ne suis pas optimiste, depuis le début. Mon impression personnelle n'a pas changé. Le cessez-le-feu peut fonctionner, si tous les acteurs lui donnent une chance d'être une percée. Nous avons besoin d'un dialogue national entre les principaux acteurs en Ukraine et il est important aussi que le dialogue entre les deux présidents russe et ukrainien continue. Nous sommes prêts à aider, si nécessaire en accueillant une réunion sous un format ou un autre". Didier Burkhalter a souligné l'importance du dialogue avec la Russie pour la définition d'une "architecture de la sécurité en Europe."

Reportage photos de Pierre-Michel Virot. Conférence et déjeuner de presse avec Diidier Burkhalter au Palais des Nations

Freddy Mulongo-Réveil FM international

Emilia Nazarenko, présidente de l'APES

Des journalistes étrangers accrédités aux Nations Unies et en Suisse

Freddy Mulongo et Alain Jourdan de Tribune de Genève.

A droite, l’Ambassadeur Alexandre Fasel, Représentant permanent de la Suisse auprès de l’Office des Nations Unies (ONUG) et des autres organisations internationales à Genève.

Toast à l'honneur de Didier Burkhalter

Martin Gordon, le doyen des journalistes au Palais des nations

Renske Heddema et Freddy Mulongo

Robert Evans de l'agence Reuters

Federico Sommaruga de Suisse Tourisme

Paola Ceresetti, Porte-parole, Département fédéral des affaires étrangères DFAE, Mission permanente de la Suisse auprès de l'ONUG

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Tripatouillage constitutionnel: Denis Sassou Nguesso aurait amené ses chefs coutumiers au Sommet Amérique-Afrique !

L’ogre de Brazzaville, l'homme des coup d'Etat permanents, Denis Sassou Nguesso est félin. Le dictateur sanguinaire, féroce et corrompu Denis Sassou-Nguesso entend rester aux commandes du Congo-Brazzaville jusqu’à sa mort. Il veut modifier sa Constitution actuelle qui, bien que taillée sur mesure, ne lui accorde que deux mandats et impose une limite d’âge à 70 ans. L' orchestrateur des refoulements infra-humains des Kinois à Brazzaville, avec des atteintes massives aux droits de l'homme, est un haut calculateur. En effet, le dictateur du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, était arrivé le mercredi 30 juillet 2014 à Washington avant tous les chefs d'Etat africains alors que le sommet Amérique -Afrique se tenait du 4 au 6 août 2014. Avec une délégation de 40 personnes dont plusieurs chefs coutumiers (Teke, Bangala, Kongo, Loango). Objectif convaincre l'administration américaine que tous les chefs coutumiers sont avec lui et ils sont d'accord pour le tripatouillage de la Constitution afin qu'il puisse gouverner éternellement le Congo-Brazzaville. Face au marketing politique du tripatouillage de la Constitution pour demeurer éternellement au pouvoir, le Département d'Etat n'a pas accordé un seul iota aux élucubrations alambiquées du dictateur de Mpila. Denis Sassou Nguesso n'a pas convaincu les Américains qu'il doit rester après 2016.

Mercredi 31 juillet 2014, arrivée de l'ogre de Brazzaville, Denis Sassou Nguesso à la base militaire Andrews

Des médias mensonges et coupagistes ont volontairement ignoré de diffuser cette information de première ordre. Comme d'autres dictateurs-prédateurs, Denis Sassou-Nguesso caresse également le rêve d’une dynastie dictatoriale au Congo-Brazzaville, que son fils puisse lui succéder à son trône.

Le couple Obama et le dictateur Denis Sassou Nguesso à Washington

Depuis bien longtemps en effet, toutes les personnes bien avisées savent que Sassou a déjà chargé Laurent Tengo de mener la réflexion sur cette question. Cet ancien Secrétaire général de la présidence sous Pascal Lissouba, devenu député, nommé par le pouvoir en lieu et place de Mavoungou Zinga Mabio, et conseiller de Sassou en charge du département juridique, administratif et de la réforme de l’Etat, a reçu la mission de travailler sur cette éventualité en étroite collaboration avec l’incontournable Aimé Emmanuel Yoka, l’oncle et le plus grand intellectuel de la famille comme il aime s’en vanter lui-même. Proche de Roland Bouiti Viaudo (actuel maire de Pointe-Noire, proche de Mama Anto), Laurent Tengo (appelé le traître des traîtres, tout comme Claudine Munari, son ancienne collègue et ex-directrice de cabinet et égérie de Pascal Lissouba, est donc ce grand commis du pouvoir de Mpila qui a été chargé de réfléchir sur ce projet fou de la modification de la Constitution qui permettra à Sassou de garder son fauteuil doré au-delà de 2016 au nez et à la barbe du peuple congolais.

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Ebola : des pilotes d'Air France refusent de voler vers les pays touchés

Des hôtesses et stewards d'Air France avaient déjà choisi, en août, de ne pas embarquer dans des avions à destination de pays africains touchés par le virus Ebola. Depuis, des pilotes ont rejoint le mouvement. Un avis de « danger grave et imminent » en ce qui concerne la Guinée, la Sierra Leone et le Nigeria « a été déposé » au comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), a affirmé mercredi 10 septembre François Hamant, du syndicat Alter. Il précise que les syndicats de pilotes « ont obtenu l'engagement de la direction que tout navigant, qu'il soit pilote, hôtesse ou steward, ne désirant pas réaliser ce vol puisse le faire sans subir de conséquence de quelque nature que ce soit, financière ou disciplinaire ».


Ebola : Air France et Brussels Airlines... par lemondefr

CONTRÔLE DE LA TEMPÉRATURE À L'AÉROPORT

Julien Duboz, porte-parole du Syndicat des pilotes d'Air France (SPAF), confirme des défections de pilotes, mais n'en connaît pas le nombre ou le pourcentage. « Le planning est fait bien assez tôt » pour que le pilote puisse avertir Air France, estime-t-il. Selon un porte-parole de la compagnie, les défections de pilotes sont « rares », « il y en a extrêmement peu ».

Les navigants qui vont vers ces destinations « reviennent convaincus de la nécessité de pouvoir voler en sécurité sanitaire quand ils voient les mesures qui ont été mises en place », a déclaré M. Duboz. La principale mesure est « le contrôle de la température à l'aéroport », parce que « la durée d'incubation du virus est très rapide », précise le porte-parole.

PAS UN SEUL PASSAGER OU SALARIÉ TOUCHÉ

« Là où sévissent les foyers d'Ebola, on n'a pas le temps d'arriver à l'aéroport que l'on a déjà de la fièvre. Les personnes qui embarquent et qui n'ont pas de fièvre, on est sûr à 100 %, selon les épidémiologistes et les spécialistes de la maladie, qu'ils n'ont pas été contaminés par le virus », assure-t-il.

Selon lui, « quand on est contaminé, la montée de fièvre se fait dans les heures qui suivent, (…) et c'est pour cela que la prise de température est un indicateur extrêmement fiable ». « Il n'y a pas un seul salarié d'Air France — local ou navigant — et pas un seul de nos passagers, qu'il soit d'origine africaine ou européenne, à avoir été contaminé par Ebola », résume le porte-parole.


Ebola : Air France et Brussels Airlines... par lemondefr

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mercredi 10 septembre 2014

Gérard Riffard, un curé poursuivi pour avoir hébergé des demandeurs d'asile !

Gérard Riffard, curé à la retraite de l'église Sainte-Claire à Saint-Etienne (Loire), est accusé d'héberger des demandeurs d'asile dans la salle paroissiale. Le parquet a requis contre lui une amende de 12 000 euros. Son jugement aura lieu le 10 septembre. Le prêtre s'insurge de la réaction des autorités et trouve légitime devant tant de misère.

Le Tribunal de police de Saint-Etienne a relaxé un prêtre de Saint-Etienne à la retraite accusé d'enfreindre un arrêté municipal en hébergeant des sans logis dans une église de la ville.


Un curé poursuivi pour avoir hébergé des demandeurs d'asile par leparisien

Relaxe pour le curé de Saint-Etienne qui hébergeait des sans papiers Le Tribunal de police de Saint-Etienne a relaxé un prêtre de Saint-Etienne à la retraite accusé d'enfreindre un arrêté municipal en hébergeant des sans logis dans une église de la ville. Le Tribunal de police de Saint-Etienne a relaxé un prêtre de Saint-Etienne à la retraite accusé d'enfreindre un arrêté municipal en hébergeant des sans logis dans une église de la ville.

Le père Gérard Riffard peut être soulagé. Accusé d'enfreindre un arrêté municipal en hébergeant des demandeurs d'asile, dans une église de la ville, ce prêtre à la retraite a été relaxé mercredi par le Tribunal de police de Saint-Etienne (Loire).

La justice a estimé que le droit à l'hébergement d'urgence relève de la «liberté fondamentale». Il était reproché au père Riffard, 70 ans, de mettre à la disposition de ces sans papiers en attente d'un hébergement, un local paroissial de l'Eglise Sainte-Claire, dans le quartier de Montreynaud de Saint-Etienne, classé en Zone de sécurité prioritaire.

Après avoir rejeté les nullités soulevées par la défense de l'ecclésiastique, le juge Henry Helfre a retenu les «motifs de nécessité invoqués, qui peuvent justifier son attitude par la sauvegarde d'un intérêt supérieur». Il s'est appuyé sur le Code de l'action sociale et des familles et sur une décision du Conseil d'Etat de février 2012 ayant «érigé le droit à l'hébergement d'urgence au rang d'une liberté fondamentale».

«Il est paradoxal que l'Etat poursuive aujourd'hui le père Riffard pour avoir fait ce qu'il aurait dû faire lui-même», écrit le magistrat.

Si la puissance publique n'a pas les moyens de satisfaire la demande d'hébergement d'un sans-abri, elle doit déléguer ce devoir à toute autre personne morale ou physique en capacité de l'accueillir, a encore fait valoir le magistrat.

Le juge a également cité une directive européenne de janvier 2013 qui permet «d'assouplir les normes de sécurité» pour ce type d'accueil.

Dénonçant «l'appel d'air en faveur des filières d'immigration clandestine créées par cette situation», le représentant du parquet, André Merle, avait requis une condamnation correspondant à 239 fois une amende 50 euros, pour ne pas avoir respecté un arrêté municipal de février 2013 ordonnant l'arrêt de l'hébergement dans ce bâtiment qui ne respecte pas toutes les normes de sécurité pour l'accueil du public.

Le jugement a été accueilli mercredi par les applaudissements d'une vingtaine de supporteurs du septuagénaire. Ce dernier a estimé qu'il était «important qu'il y ait eu un débat de fond sur la question, pas uniquement sur les aspects juridiques» du non-respect d'un arrêté municipal. «Le tribunal a reconnu que l'Etat devait prendre ses responsabilités», a-t-il déclaré. Soutenu par sa hiérarchie, il a indiqué que la salle paroissiale qui jouxte l'Eglise Sainte-Claire, accueille une «population majoritairement d'origine maghrébine» et «compte à ce jour 50 adultes et 14 enfants scolarisés. Certains restent 15 jours, d'autres y sont depuis un an et demi».

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«Sans-dents»: «C’est un mensonge qui me blesse», confie François Hollande

François Hollande et Valérie Trierweiler

POLITIQUE - «Cette attaque sur les pauvres, les démunis, je l’ai vécue comme un coup porté à ma vie tout entière», souligne le chef de l’Etat dans «Le Nouvel Observateur»…

François Hollande meurtri par l’attaque de Valérie Trierweiler. Dans son livre, son ex-compagne affirme que le président français «n’aime pas les pauvres. Lui, l’homme de gauche, dit en privé: "les sans-dents", très fier de son trait d’humour.»

Après avoir réagi lors d’une conférence de presse au sommet de l’Otan la semaine passée, François Hollande revient sur la formule dans le Nouvel Observateur à paraître jeudi.

«Cette attaque sur les pauvres, les démunis, je l’ai vécue comme un coup porté à ma vie tout entière. […] Dans toutes mes fonctions, dans tous mes mandats, je n’ai pensé qu’à aider, qu’à représenter ceux qui souffrent. Je n’ai jamais été du côté des puissants, même si je ne suis pas leur ennemi, mais je sais d’où je viens». Visage fermé, comme le décrit l’Obs, il ajoute: «Oui, j’ai rencontré des gens dans les pires difficultés, usés par la vie. Ils avaient du mal à soigner leurs dents. C’est le signe de la pire misère. Ces gens, je les ai côtoyés, aidés, soutenus.»

«Le milieu d’où je tiens mes racines»

Pour sa «défense», le chef de l’Etat avance l’origine modeste de ses grands-parents. «Mon grand-père maternel, petit tailleur d’origine savoyarde, vivait avec sa famille dans un modeste deux-pièces à Paris. Mon grand-père paternel, lui, était instituteur, issu d’une famille de paysans pauvres du nord de la France. Et vous croyez que je pourrais mépriser le milieu d’où je tiens mes racines, ma raison de vivre?»

«Ce que je vis en ce moment n’est pas agréable, mais que voulez-vous? Que j’aille pleurer sur mon sort devant les Français, que je pleurniche? […] Je veux rester dans l’authenticité de ce que je suis. Je n’ai jamais triché, jamais cherché à faire croire que j’étais quelqu’un d’autre que ce que je suis. […] Mais je ne veux pas qu’on puisse dire ou écrire que je me moque de la douleur sociale, car c’est un mensonge qui me blesse.»

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A la Rochelle, les Congolais ont-ils toujours le cœur à gauche ? Ils étaient nombreux et présents à l'université du parti socialiste !

Jean-Christophe Cambadélis, Premier Secrétaire du Parti Socialiste à la Rochelle. Photo Réveil FM international


Discours de clôture de Jean-Christophe... par PartiSocialiste

Rarissime, la présence des Congolais au Front National, nous n'en connaissons pas encore. Il est vrai qu'il y a quelques temps des écervelés égarés en mal de sensation s'étaient approchés de Marine Le Pen pour parler de la République démocratique du Congo. Ignorants de thèses néo-faschistes du Front National, leur tentative s'était dissoute toute seule, comme le sel dans l'eau. Depuis ils se sont ressaisis et sont devenus plus lucides. Si par hasard et mégarde, il y avait des Congolais frontistes, c'est sûr qu'ils raseraient les murs comme alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati et ses apparatchiks Joséphistes qui se cachent et se déguisent en séjours hypothétiques à Paris. Le patriotisme n'est pas la xénophobie, le racisme ni la crispation identitaire...Et la résistance contre un régime d'usurpation et occupation, ne veut en aucun cas dire tomber dans les mêmes travers de stigmatisation des autres comme auteurs de notre propre égarement. On retrouve des Congolais dans les grands partis républicains de France. La majorité de Congolais se retrouvent dans les partis de gauche: PS, Front de Gauche, Europe Ecologie. Ils étaient nombreux à l'université d'été du Parti Socialiste à la Rochelle du 29 au 31 août 2014. C'est le président François Mitterrand qui avait introduit la remise de la carte de résident de 10 ans pour les étrangers. Les africains ont toujours été proches de la gauche. Beaucoup avait trinqué à la victoire de François Hollande, surtout pour le droit de vote des étrangers aux élections municipales, vieille revendication endossée par le Parti Socialiste depuis 1981 mais jamais mise en œuvre, figurait au programme de François Hollande, dont c'était la proposition numéro 50. Mais dès l'élection passée, c'est l'un des premiers engagements sur lesquels il a marqué un recul clair. En septembre 2012, 77 députés avaient signé un appel en faveur de cette loi. Pourtant, rien n'est si évident. Il y a en effet un problème de taille. Pour adopter ce texte, qui modifie la Constitution, il faut non pas la majorité simple à l'Assemblée, mais la majorité des trois cinquièmes des députés et sénateurs réunis en Congrès. Une majorité que la gauche ne peut obtenir seule. Il est donc nécessaire de trouver des alliances. A mi-mandat, avec un sondage cauchemardesque pour François Hollande et un livre vengeur de Valérie Trierweiler ex-Première Dame contre le Président de la République, on peut dire le vote des immigrés est plié, sauf un miracle ! Sous les trombes et l'avalanche de catastrophes et d'avanies qui ne cessent de s'abattre sur lui, François Hollande, endure mais ne rompt pas. Les Congolais étaient nombreux à l'université d'été du Parti Socialiste à la Rochelle.

Des Congolais à l'université d'été du Parti Socialiste à la Rochelle. Photos Réveil FM International

Si Freddy Kita, le Secrétaire Général de Démocratie Chrétienne (DC) a fait un terrible lobbying pour Eugène Diomi Ndongala, le président de DC et prisonnier politique personnel d'alias Joseph Kabila, c'est à la Rochelle qu'Armand Mavinga Tshafunenga a sonné le tocsin et annoncé de manière tonitruante sa candidature pour l'élection présidentielle de 2016. Etienne Lopalo, président de 3RA est demeuré égal à lui-même, constant dans sa volonté de mobiliser les congolais à s'investir pour leur retraite.

Armand Mavinga Tsafunenga, candidat président de la République pour 2016. Photo Réveil FM International

Etienne Lopalo, président de 3RA. Photo Réveil FM International

Le confrère Mbamba Toko à la Rochelle. Photo Réveil FM international

La Rochelle : mais où étaient passés les éléphants du PS ?

Heureusement que la nouvelle coqueluche du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem (Education nationale) était là... Pour son premier discours de clôture à La Rochelle, Manuel Valls s'est exprimé dimanche 31 août 2014 dans une salle manquant singulièrement de poids lourds.

Fini le temps où les éléphants du PS donnaient à la rentrée des socialistes des allures de Festival de Cannes. Arrivés tôt samedi matin, les quelques fantassins de Valls ont vite squatté le premier rang : les députés Carlos Da Silva et Christophe Borgel. Au second, trois secrétaires d'Etat (Pascale Boistard, Jean-Marie Le Guen, Myriam El Khomri). Mais hormis Christiane Taubira et Marisol Touraine, et l'inconnu du Nord, Patrick Kanner, les ministres ne sont pas là.

Roger Bongos dans la salle de la plénière du Parti Socialiste à la Rochelle. Phtos Réveil FM International

Ni le numéro deux du gouvernement, pourtant grand habitué des lieux, Laurent Fabius. Ceux qui boudent, ceux qui décompressent Ni la numéro trois, Ségolène Royal, qui prépare la transition écologique pour l'outre-mer « avec l'accord de Manuel Valls », précise-t-elle. Ni même les ministres proches de François Hollande, comme Michel Sapin ou François Rebsamen... « Eux, c'est normal parce qu'ils ont compris que celui qui a été viré par Valls dimanche dernier, ce n'est ni Montebourg ni Hamon mais bien François Hollande », raille Malik Lounes, un vieux routier du PS.

Certes, certains ministres sont au travail mais, du temps de Lionel Jospin (lui aussi absent cette année), il fallait une bonne excuse pour rater La Rochelle. Et puis il y a aussi ceux qui boudent : la bande des trois virés (Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Aurélie Filippetti) ont soigneusement évité hier l'espace Encan. Tout comme l'ex-premier secrétaire Henri Emmanuelli, passé dans le camp des frondeurs.

D'autres ont carrément largué les amarres, comme l'ancien ministre de l'Education Vincent Peillon. « Il est toujours en phase de décompression », confie son entourage. Bertrand Delanoë, lui, autre fidèle du rendez-vous rochelais, prépare ses valises pour céder de nouveau à la tentation de Bizerte (Tunisie). Quant à Martine Aubry, c'est la grande absente de ces derniers jours, même si la maire de Lille est « connectée » à l'université d'été. « Elle suit de près », reconnaît l'un de ses fidèles, le député Olivier Dussopt. Elle n'a pas manqué d'envoyer à Manuel Valls sa « carte postale » : un communiqué précisant que Lille appliquerait l'encadrement des loyers que ne veut pas généraliser le Premier ministre... Des absents plus nombreux que les présents, le signe tout de même d'une famille pas vraiment « à l'unisson ».

Photos. Ambiance bon enfant Freddy Mulongo-Réveil FM international et Roger Bongos-Afrique Rédaction direction la Rochelle

Roger Bongos-Afrique Rédaction. Photo Réveil FM international

Freddy Mulongo-Réveil FM international

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mardi 9 septembre 2014

Les députés PS frondeurs vers une "abstention collective"

Un de leurs chefs de file, Christian Paul, l'a annoncé mardi lors d'une conférence de presse à quelques heures de la rentrée parlementaire.

Le PS frondeur, Christian Paul, le dimanche 31 août 2014, à la gare de Montparnasse au retour de l'université d'été du PS à la Rochelle (Charente-Maritime). Photo Réveil FM International

Le scrutin promet d'être serré. Les députés PS frondeurs se dirigent vers une "abstention collective" lors du vote de confiance du gouvernement Valls II, prévu mardi 16 septembre à l'Assemblée. Un de leurs chefs de file, Christian Paul, l'a annoncé, mardi 9 septembre, lors d'une conférence de presse organisée à quelques heures de la rentrée parlementaire.

Face à cette menace, le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a appelé ces élus à "la responsabilité politique". Le patron du PS a agité une double menace : "Le retour de Monsieur Sarkozy, qui va être sur une ligne d'une rare violence sur le plan économique, et le Front national, qui rôde à deux pas du pouvoir." Une déclaration réalisée avant la réunion du groupe socialiste à l'Assemblée, et à laquelle assiste aussi le Premier ministre Manuel Valls.

Plus tôt dans la matinée, Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, s'était pourtant montré sur France 2 "assez serein" sur l'issue du vote demandé par le Premier ministre à l'Assemblée nationale, "malgré toutes les difficultés de la majorité parlementaire". Une allusion notamment au débarquement du secrétaire d'Etat Thomas Thévenoud pour cause de manquement fiscal, neuf jours après sa nomination lors d'un remaniement surprise.

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lundi 8 septembre 2014

Château d'If à Marseille: La forteresse qui devint la prison d'Etat pour les protestants, galériens ou républicains !

Le Château d’If Lors d’une visite à Marseille en 1516, François Ier mesure l’importance stratégique du site et ordonne qu’on y dresse une forteresse. Très vite, la forteresse change de fonction et devient prison. A partir du XVIIe siècle, les protestants sont jetés en masse dans les cachots. Aux prisonniers de marque cependant, la forteresse offre des conditions de vie tout à fait décentes. Le prisonnier le plus célèbre est sans doute José Custodio Faria qu’Alexandre Dumas rend immortel avec le Comte de Monte-Cristo. On peut encore voir le trou creusé dans le mur d’une des cellules par Edmond Dantès. Après avoir accueilli les insurgés de 1848 et les communards de 1871, la forteresse perdra sa vocation carcérale et sera ouverte au public en 1890. Dans le château d’If, véritable prison, certains huguenots restent captifs de nombreuses années. Les galériens protestants refusant avec constance de se convertir sont jetés dans les cachots.

Croix huguenote sur la plaque commémorative des 3500 protestants condamnés aux galères. Photo Réveil FM International

Le château d'If est une fortification française édifiée sur les ordres du roi François Ier, entre 1527 et 1529 sur un îlot de l'archipel du Frioul, proche des îles de Ratonneau et Pomègues au centre de la rade de Marseille. C'est une construction carrée de trois étages mesurant 28 mètres sur chaque côté, flanquée de trois tours, percées de larges embrasures. Le reste de l'île, dont la dimension est seulement 3 hectares, est fortement défendu ; de hauts remparts avec des plates-formes à canon surmontent les falaises.

Freddy Mulongo au Château d'IF. Photos Réveil FM International

Il a essentiellement servi de prison pendant ses 400 ans d'utilisation officielle. Rendu célèbre par le roman d'Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo, il est l'un des sites les plus visités de la ville de Marseille (90 000 visiteurs par an). Il a été classé monument historique le 7 juillet 1926.

Alexandre Dumas au Château d'IF pour son roman "Le Comte de Monte-Cristo". Photos Réveil FM International

Le château implanté sur l'îlot de l'archipel du Frioul est constitué de quatre îles. L'ensemble atteint 200 hectares, situé environ à 4 km au large de Marseille. L'îlot d'If se trouve à l'est des deux îles principales, l'île de Pomègues et celle de Ratonneau. Il est le plus proche de la ville. La quatrième est le petit îlot de Tiboulen du Frioul (côte ouest).

Freddy Mulongo au dessus de la tour du Château d'IF. Photo Réveil FM International

Ces îles, du fait de leur position stratégique en rade de Marseille, en ont constitué depuis longtemps les défenses avancées sur la mer. Sur chaque éminence était édifié un fort militaire, et batteries, tranchées, postes d'observations parsèment l'ensemble de l'archipel. Dès Henri IV, un fort très important couronnait l'île Ratonneau, actuellement totalement enfoui sous les reconstructions successives. Puis ce fut l'île d'If qui fut fortifiée au XVIe siècle.

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La Tunisie joue la "start-up" pour attirer les investisseurs

Le président tunisien Moncef Marzouki (g) et le Premier ministre français Manuel Valls, le 8 septembre 2014 à Tunis

Le Premier ministre français Manuel Valls fait une déclaration à l'ouverture d'une réunion d'investisseurs, le 8 septembre 2014 à Tunis

voir le zoom : Le Premier ministre français Manuel Valls fait une déclaration à l'ouverture d'une réunion d'investisseurs, le 8 septembre 2014 à Tunis La Tunisie s'est présentée lundi en "start-up" de la démocratie en appelant les investisseurs internationaux, réunis à Tunis, à reprendre "confiance" en ce pays dont l'économie souffre depuis la révolution de 2011. "Investir en Tunisie, dans cette start-up, c’est investir dans la démocratie, consolider la paix et la sécurité", a affirmé le chef du gouvernement tunisien Mehdi Jomaa en s'exprimant devant les représentants d'une trentaine de pays, d'une vingtaine d'institutions internationales et de dizaines d'entreprises privées.

"Oui, l’économie tunisienne est une start-up (...). Je vous invite à y investir, à lui faire confiance", a renchéri le Premier ministre français Manuel Valls, co-organisateur de la conférence. "A l’heure où le chaos menace la Libye, où la barbarie sévit en Irak et en Syrie, la Tunisie a besoin de tout notre soutien pour continuer à avancer sur le chemin de la démocratie", a-t-il ajouté.

Aux investisseurs, la Tunisie avait prévu de présenter 22 grands projets d'un coût total d'environ 12 milliards de dinars (plus de 5 milliards d'euros). Parmi eux figurent la réalisation d'un port en eau profonde à Enfidha, au sud de Tunis, et la construction d'un barrage dans le nord-ouest du pays.

Les possibilités d'investissements dans plusieurs secteurs, dont l'industrie, l'énergie, le transport et le tourisme ont également été mis sur la table pour le secteur privé.

"Aujourd'hui la Tunisie se présente avec vous avec une vision économique claire, des choix stratégiques, des secteurs porteurs et des projets structurants", a assuré M. Jomaa. Au-delà du financement de projets, le principal objectif de la conférence reste en effet de rétablir la confiance des investisseurs et bailleurs de fonds, qui réclament un programme de réformes économiques structurelles. "Nous avons oublié l’économie durant ces trois dernières années, mais l’économie ne nous a pas oubliés", a dit M. Jomaa. Car l'instabilité, le chômage, les crises politiques et les mouvements sociaux ont nourri l'anémie économique.

Promesse de réformes

La Tunisie n'a ainsi enregistré que 2,1% de croissance au premier semestre, un niveau inférieur à celui de 2013 et insuffisant pour résorber le chômage, d'autant que les caisses de l'Etat sont vides. M. Jomaa a affirmé sa détermination à accélérer les réformes, notamment dans les domaines fiscal, financier et des aides de l'Etat, "particulièrement dans le secteur énergétique". Il a aussi promis un "redressement des entreprises publiques et la lutte contre l'économie informelle".

"Ce sont les réformes économiques et sociales qui permettront de répondre aux attentes de la population tunisienne", a insisté aussi M. Valls.

Le chef du gouvernement marocain, Abdelilah Benkirane, a pressé les pays et institutions présents à investir en Tunisie.

"Je me demande qu’attend le monde pour vous soutenir comme il se doit? Les gens disent que le capital est lâche, il est temps que le capital soit courageux", a-t-il lancé. "Toute réussite pour la Tunisie est un échec pour le terrorisme", a-t-il ajouté. Les autorités tunisiennes vantent régulièrement, malgré les soubresauts qu'a connus le pays depuis la révolution de 2011, la "réussite" de la transition politique. Elles mettent en avant l'adoption d'une Constitution consensuelle et le "dialogue national" qui a permis à une classe politique très divisée de s'entendre sur une sortie de crise après, notamment, l'assassinat d'opposants en 2013 et des attaques contre les forces de sécurité.

Depuis la démission en janvier du cabinet mené par les islamistes d'Ennahda, un gouvernement de technocrates tient les rênes du pays. Des élections législatives et présidentielle sont prévues respectivement les 26 octobre et 23 novembre pour doter la Tunisie d'institutions pérennes.

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Arrivée de Manuel Valls à Tunis pour la conférence «Investir en Tunisie»

Le Premier ministre Français Manuel Valls est arrivé, dimanche soir, à Tunis, pour participer à la conférence «Investir en Tunisie-Start-up Democracy», le 8 septembre 2014, à Gammarth.

A son arrivée à l'aéroport de Tunis-Carthage, le Premier ministre français a été accueilli par le chef du gouvernement provisoire, Mehdi Jomaâ, le ministre des Affaires étrangères, Mongi Hamdi, le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et des TICs, Taoufik Jelassi, la ministre du Commerce et de l'Artisanat, Najla Harrouche et l'ambassadeur de France à Tunis, François Gouyette. Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius était arrivé dans l’après-midi à la tête d’une délégation d’hommes d’affaires français. Au cours de cette conférence, la Tunisie va présenter 20 projets structurants d'investissement dans plusieurs secteurs, à l'instar des nouvelles technologies, des énergies renouvelables, de l'industrie, du tourisme et du commerce.

Le Premier ministre français Manuel Valls, à son arrivée à Tunis, ce dimanche soir, le 7 septembre 2014.

Mehdi Jomaa accueille Manuel Valls à l'aéroport de Tunis-Carthage. Participent à cette conférence, des représentants d'organisations et institutions économiques et financières régionales et internationales, à l'instar de la Banque Mondiale (BM), du FMI, et de la Banque Européenne d'Investissement (BEI), ainsi que nombre d'investisseurs de plusieurs pays du monde.

Le premier ministre français est arrivé à Tunis aujourd’hui dimanche soir pour une visite de deux jours. Il est accompagné du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius et du secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l’étranger, Matthias Felk.

Le Premier ministre français Manuel Valls est arrivé dimanche soir à Tunis, son premier voyage hors Union européenne, où il a prononcé un bref discours devant la communauté des Français de Tunisie réaffirmant la nécessite de "réformer".

Arrivé tout droit de Bologne en Italie où il avait rejoint le chef du gouvernement italien Matteo Renzi à la "Festa de l'Unita" pour afficher "l'unité" de la gauche européenne, Manuel Valls est à Tunis pour ouvrir lundi avec le Premier ministre tunisien Mehdi Jomaa, la Conférence internationale "Investir pour la Tunisie, start up democracy" organisée en lien étroit entre la Tunisie et la France.

"Nous avons un grand pays, par sa diplomatie, ses armées, qui pèse dans le monde, qui rayonne (...) la France joue son rôle de grande puissance", a déclaré Manuel Valls devant la communauté française de Tunis.

"Il faut réformer, il faut être lucide sur nos problèmes, sur cette crise économique, cette crise sociale, cette crise de confiance", a tempéré Manuel Valls. "Comme chef de gouvernement je continuerai cette politique de réforme, de redressement du pays parce que comme patriote je crois profondément dans les atouts, dans les forces de la France", a-t-il dit.

Manuel Valls a rencontré le président de la République, Moncef Marzouki lundi dans la matinée et le président de l’Assemblée nationale constituante Moustapha Ben Jaafar en début d'après-midi.

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Manuel Valls et Martine Aubry: partie de ping-pong par médias interposés !

Martine Aubry a appelé lundi Manuel Valls à ne "pas se crisper". "Je le dis à Manuel, très simplement: faut pas se crisper. Pourquoi d'ailleurs se crisper? Il faut simplement discuter", a notamment affirmé la maire de Lille. Dimanche, elle avait déclaré qu'elle allait faire des propositions pour infléchir la position économique du gouvernement.

Les échanges s'accélèrent. Par médias interposés, le chef du gouvernement et Martine Aubry jouent une animée partie de ping-pong depuis plusieurs jours. Ce lundi, la maire de Lille a distribué les piques depuis un point presse improvisé dans sa mairie. Après une intervention sur Europe 1 ce dimanche, en direction de Manuel Valls, et la réponse du premier ministre, Martine Aubry a rencontré les journalistes ce lundi midi, se disant «étonnée que Manuel Valls réponde à (ses) interrogations». Le débat porte d'abord sur la politique économique et la situation de la France face à laquelle l'ancienne ministre se dit «préoccupée». Forte de son expérience, elle veut faire des «propositions écrites» lors des Etats généraux du Parti socialiste, et souligne qu'elle a été «la seule» à avoir «rétabli les comptes de la Sécurité sociale». «Il faut trouver le bon équilibrage, répète Martine Aubry, réduire la dette et les déficits mais sans casser la croissance.»

Si Martine Aubry répond point par point aux chiffres avancés par Manuel Valls sur le nombre d'enseignants ou de policiers à Lille, elle souligne cependant qu'elle n'est «pas là pour faire un jeu de ping-pong, un débat à distance» avec le premier ministre. Face à ceux qui la prendraient pour une frondeuse, elle se défend: «Je dis à Manuel Valls qu'il ne faut pas se crisper, mais discuter. Je me suis tue pendant deux ans, et mon seul objectif est que le Président et le gouvernement réussissent. Je ne suis pas là pour gêner mais pour être utile.»

«Martine Aubry a bénéficié d'enseignants en plus, de policiers en plus à Lille. C'est ça l'austérité? Manuel Valls.

La veille, à la fête de l'Unita, la gauche italienne, à Bologne, Manuel Valls avait répondu à des propos de Martine Aubry tenus quelques heures auparavant à l'antenne d'Europe 1. La maire de Lille avait assuré qu'elle allait faire des propositions pour infléchir la politique économique «dans les semaines qui viennent». «Il faut faire des réformes mais nous ne faisons pas d'austérité», a rétorqué le premier ministre. «Martine Aubry, comme chacun le sait parfaitement, a bénéficié d'enseignants en plus, de policiers en plus à Lille. C'est ça l'austérité? C'est quoi un infléchissement?», a-t-il lancé.

Avant l'été, lors du débat sur la réforme territoriale, la maire de Lille avait également fait part à la presse de son mécontentement. «Avec plus de méthode, on aurait eu moins de problèmes», avait-elle critiqué, suscitant déjà un réponse étonnée de Manuel Valls, qui avait jugé les propos de la maire de Lille «disproportionnés».

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Ebola : réunion d'urgence de l'Union africaine

Le conseil exécutif de l'Union africaine (UA) tient lundi 8 septembre une réunion d'urgence à Addis-Abeba pour discuter d'une stratégie commune face à la propagation d'Ebola.

A l'ordre du jour figure notamment la question de l'utilité des mesures de suspensions de vols et de fermetures des frontières à l'encontre des pays les plus touchés par le virus.

En Sierra Leone, où le bilan frôle les 500 morts, les autorités ont annoncé le confinement de la population à domicile, du 19 au 21 septembre. L'objectif de cette mesure critiquée est de détecter plus facilement les cas de fièvre hémorragique.

Mobilisation internationale

Par ailleurs, dimanche, le président américain, Barack Obama, a annoncé dans une interview que les Etats-Unis enverraient des moyens militaires dans les Etats les plus affectés – Guinée, Sierra Leone et Liberia –, dont des unités de mise en quarantaine.

Malgré « des progrès significatifs » dans la lutte contre la maladie, M. Obama estime que ces pays manquent encore d'infrastructures sanitaires et de personnels de santé formés à ce genre de situation. Il a souligné l'urgence d'une action immédiate, estimant que le virus pourrait à terme se propager à d'autres régions du monde. L'engagement américain marque une nouvelle étape dans la mobilisation internationale contre la pire épidémie d'Ebola de l'histoire.

La Commission européenne s'est engagée vendredi à débloquer 140 millions d'euros, qui permettront de renforcer l'offre de services publics et de soutenir directement les systèmes de soins dans les pays les plus affectés. D'autres institutions, comme la Banque mondiale et l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ont annoncé cet été des financements d'urgence.

Le nombre de personnes touchées par l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola continue d'augmenter. Le dernier bilan de l'épidémie d'Ebola établi le mercredi 3 septembre par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) indique plus de 1900 morts. Il ne tient compte que des cas confirmés dans les trois pays les plus touchés : la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia.

Espoir de vaccin

Aucun vaccin n'existe pour l'heure contre Ebola, mais l'OMS a décidé vendredi d'utiliser immédiatement des traitements expérimentaux. Lueur d'espoir, selon une étude publiée dimanche, l'injection d'un sérum créé à partir d'un virus du rhume des chimpanzés, s'est révélé efficace pendant dix mois, grâce à un rappel.

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dimanche 7 septembre 2014

La basilique Notre-Dame-de-la-Garde véritable palladium de la ville de Marseille !

La France est riche dans son patrimoine architecturale, gastronomique, culturelle...et Marseille aussi. Véritable palladium de la ville de Marseille, Notre-Dame de la Garde est depuis le Moyen Âge considérée comme la gardienne des marins et des pêcheurs. Notre-Dame-de-la-Garde, souvent surnommée « la Bonne Mère », est une des basiliques mineures de l'Église catholique romaine. Elle est située à Marseille, à cheval sur les quartiers du Roucas Blanc et de Vauban, sur un piton calcaire de 149 mètres d'altitude surélevé de 13 mètres grâce aux murs et soubassements d'un ancien fort. La colline Notre-Dame-de-la-Garde constitue un site classé depuis 1917.

Freddy Mulongo sur l'esplanade de la basilique Notre-Dame-de-la Garde. Photos Réveil FM International

Construite par l'architecte Henri Espérandieu dans le style romano-byzantin et consacrée le 5 juin 1864, elle remplace une chapelle du même nom édifiée en 1214 et reconstruite au XVe siècle. Bâtie sur les bases d'un fort du XVIe siècle construit par François Ier en 1536 pour résister au siège de Charles Quint, la basilique comporte deux parties : une église basse, ou crypte, creusée dans le roc et de style roman, et au-dessus une église haute de style romano-byzantin décorée de mosaïques. Au sommet d'un clocher carré de 41 mètres de haut surmonté lui-même d'une sorte de tour de 12,5 mètres qui lui sert de piédestal, se dresse une statue monumentale de 11,2 mètres de la Vierge à l'Enfant réalisée en cuivre doré à la feuille.

La pierre utilisée pour la construction, notamment celle de couleur verte en provenance des environs de Florence, s’étant révélée sensible à la corrosion atmosphérique, il a été nécessaire d’entreprendre de 2001 à 2008 une longue et minutieuse restauration qui a également porté sur la rénovation des mosaïques, endommagées à la Libération par les impacts de balles et noircies au fil du temps par la fumée des cierges.

Photos. Circuit panoramique Notre Dame de la Garde

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Marseille, une ville fascinante vue par Freddy Mulongo

Chaque année, nous prenons la peine de découvrir une ville ou un village français. Au lieu de découvrir Saint-Tropez en souvenir de "Louis de Funès, Michel Galabru... des gendarmettes et des monstrueux embouteillages, notre cœur a penché pour Marseille, le soleil et la convivialité de ses habitants. Marseille est une commune du sud-est de la France, chef-lieu du département des Bouches-du-Rhône et de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Depuis 2000, Marseille fait partie de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole, qui regroupe 1 039 739 habitants. Par sa population, Marseille constitue la deuxième commune de France, avec 850 636 habitants, et la troisième agglomération avec 1,56 millions d'habitants en 2011. Son aire urbaine, de 1,72 millions d'habitants, est également la troisième de France.

Direction Marseille dans le sud de la France. Photos Réveil FM International

Plus ancienne ville de France, fondée vers 600 av. J.-C. par des marins grecs originaires de Phocée, Marseille est depuis l'Antiquité un important port de commerce. Elle connait un essor commercial considérable au cours du xixe siècle. Profitant de l'expansion de l'Empire colonial français, elle devient alors une ville industrielle florissante et le premier port français vers les colonies. Elle reste aujourd'hui encore le premier port français, le deuxième port méditerranéen et le quatrième port européen.

Mairie de Marseille. Photo Réveil FM International

Freddy Mulongo devant la mairie de Marseille. Photo Réveil FM International

Le vieux port de Marseille. Photo Réveil FM International

Freddy Mulongo au vieux port de Marseille. Photo Réveil FM International

Souffrant de difficultés économiques à partir des années 1960 à la suite des processus de décolonisation et de désindustrialisation, ainsi que d'une mauvaise image liée à son grand banditisme, la ville connait néanmoins un renouveau urbain, économique et culturel depuis la fin des années 1990. Elle fait aujourd'hui l'objet du projet Euro-méditerranée, l'une des plus grandes opérations urbaines d'Europe, accueille le siège du Conseil mondial de l'eau et fut désignée Capitale européenne de la culture en 2013. L'ouverture de Marseille sur la mer Méditerranée en fait depuis ses origines une ville cosmopolite d'échanges culturels et économiques avec l'Europe du Sud, le Proche-Orient, l'Afrique du Nord et l'Asie. Elle est d'ailleurs parfois considérée comme la « Porte de l'Orient ». Sa population, construite sur des vagues d'immigrations successives venues principalement du bassin méditerranéen depuis la moitié du XIXe siècle, reste aujourd'hui fortement marquée par le multiculturalisme.

Photos. Le vieux port de Marseille

Le vieux port de Marseille. Photos Réveil FM International

Ville portuaire, Marseille a de tout temps été une ville tournée vers la mer et le port a joué et joue encore un rôle de premier plan dans l'économie de la ville.

Au XIXe siècle, la ville est à une situation clef pour les échanges entre la France et ses colonies : elle est au carrefour des routes commerciales qui relient l'Europe à l'Afrique, au Moyen-Orient mais aussi à l'Asie à partir de l'ouverture du canal de Suez en 1869. Le trafic portuaire explose alors, passant de 600 000 tonneaux exportés en 1820 à plus de 7 millions en 1900. L'extension des activités portuaires, jusqu'alors concentrées dans l'actuel Vieux-Port, est alors nécessaire pour faire face à ce flux grandissant de marchandise : durant le Second Empire, de nouveaux bassins agrémentés de quais sont créés à la Joliette, au Lazaret ou à Arenc.

Le port est de nouveau agrandi au XXe siècle, mais vers l'ouest, à l'extérieur de la ville. En 2013, le Grand port maritime de Marseille, qui s'étend de Marseille à Fos-sur-Mer, traite 85 millions de tonnes de marchandises, principalement des hygrocarbures (60 % des trafics). Il s'agit ainsi du premier port français, du deuxième en Méditerranée121 et du cinquième en Europe. La croissance du trafic de conteneurs depuis 1990 a été très faible comparativement aux principaux concurrents méditerranéens, la part de marché du port de Marseille passant de 18,6 % en 1989 à 5,5 % en 2006 même si depuis 2012 le trafic est en forte augmentation (+15% de 2011 à 2013) grâce notamment à la mise en service de nouveaux terminaux.

Marseille est par ailleurs le premier port de croisière de France : en 2013, plus d'un million de croisiéristes ont visités la ville, dont le port de croisière est devenu en 2013 le sixième plus important en Méditerranée.

Marseille est aussi parmi les trois premiers complexes de plaisance d'Europe et compte quatre ports de plaisance importants : Le Vieux-Port (3 200 places à quai avec 6 mètres de tirant d'eau)

La Pointe Rouge (1 200 places à quai avec un tirant d'eau de 4 à 6 mètres)

Le Frioul (650 places à quai dont 150 anneaux réservés aux plaisanciers de passage)

L'Estaque (1 500 places dont 145 pour la plaisance).

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François et Sylvie Mbuku, un couple engagé pour l'amour et la libération du Grand Congo !

Le grand problème des anciens politicards qui arrive au combat pour la lutte de la libération du Congo-démocratique de l'usurpation et imposture, est qu'ils ont l'ADN rouillé de leur ancien parti politique et gardent des séquelles comportementales du parti monolithique où l'autocrate autoproclamé "Excellence Président Fondateur" dirige tout, décide de tout, diligente tout et n'arrive même pas à organiser un congrès de son parti-où il sera présent-pour la bonne marche du parti. A Réveil FM International, nous apprécions à juste titre l'engagement de François Mbuku Kasa, ‎président du Rassemblement des Forces Vives pour le Peuple Congolais. Il est toujours accompagné de Ma Sylvie Mbuku, son épouse. C'est un couple qui est engagé pour l'amour et la libération du Congo-démocratique. Contrairement aux politicailleurs récupérateurs qui se défilent et qui ont le culot de déclarer qu'ils se cachent pour des raisons sécuritaires, comme si les Congolais qui ont fait des marches et conférences pour le Congo, eux n'ont pas besoin de sécurité, le coupe Mbuku participe aux marches et conférences sans chercher des prétextes. C'est le Congo qui prime pas des individus !

Ma Sylvie et François Mbuku

L'engagement du couple Mbuku va de paire avec leur foi en Dieu. L'engagement de François Mbuku pour le Congo n'est ni cynique encore moins machiavélique. Pour les crimes qui se passent au Congo, les atteintes incommensurables des droits de l'homme: François et Sylvie Mbuku ont décidé de ne plus se taire. Ils parlent à temps et contre temps du Congo, sur ce qui s'y passe. L'engagement politique est d'abord personnel. C'est encore mieux lorsque l'épouse, la famille s'impliquent. Pour cela il faut un engagement clair. Pas comme celle on vit au Congo, où la maîtresse souvent la caissière ou la secrétaire particulière se clame elle aussi la "Fondatrice du parti". Et les enfants sans charisme s'autoproclament successeurs d'office du parti. Oh mon Dieu !

La République démocratique du Congo a besoin des acteurs politiques qui ont la patience des agriculteurs. Qui sont conscients qu'on plante aujourd'hui pour récolter demain. Nous barrerons la route, aux acteurs politiques cueilleurs et maraudeurs. Qui ne savent que cueillir les fruits des autres. Ceux qui ne savent que torpiller les actions des autres puisqu'ils ne se retrouvent pas, seront à leur tour torpiller. Nous voulons des hommes et femmes intègres qui n'ont pas le sang sur les mains. Qui n'ont jamais fait exécuter, emprisonner ou arrêter des Congolais. Qui sacrifient leurs temps et moyens pour la libération du Congo. Qui aiment le Congo et les Congolais, sont déterminés à les servir. Les fomenteurs des ragots et rumeurs pour subsister n'ont qu'à aller se rhabiller !

Press Club à Paris, le 27 mars 2014, Martin Sali, Coordonnateur de RCK et François Mbuku lors du Forum sur la liberté de la presse, le respect des droits de l'homme et contre l'impunité

Press Club à Paris, le 27 mars 2014, organisé par Réveil FM International et Afrique Rédaction, le Forum sur la liberté de la presse, le respect des droits de l'homme et contre l'impunité a été un succès.

La force tranquille dans le combat est de savoir se maîtriser. Viser son objectif et ne pas s'y éloigner. Seule la compassion pour notre peuple est le véritable carburant d'un engagement politique vrai.

François Mbuku et son épouse ne font pas beaucoup de bruits pour leur engagement politique ni sur ce qu'ils font pour défendre le Congo. La virginité de leur casier judiciaire dans la lutte pour un Congo Nouveau est un gage important. On ne vient pas au combat parce qu'on a échoué ailleurs, parce qu'on a servi un régime dictatorial. On vient au combat parce qu'on a des convictions et valeurs démocratiques qu'on veut promouvoir pour le Congo d'aujourd'hui et demain.

La République Démocratique du Congo se trouve dans une situation de crise de légitimité au motif que les élections démocratiques, libres et transparentes n’ont jamais été organisées. Cette situation a conduit à l’auto-proclamation des dirigeants politiques dans notre pays avec comme conséquence la privation au peuple de son droit de se choisir ses dirigeants.

Les conséquences de cet état des choses, a été mieux rendu dans notre hymne national ( Débout congolais), hymne dans lequel nous chantons "…dressons nos fronts longtemps courbés et pour de bon prenons le plus bel élan…" l’heure a sonné pour amener les jeunes à redresser leurs fronts courbés à refuser le tripatouillage de la Constitution pour un troisième mandat à l'incapacitaire de Kingakati. Si jamais il y avait des élections en 2016, les Congolais doivent voter pour des personnes crédibles et soucieuses de la satisfaction des besoins de la patrie et de faire de notre pays, la locomotive du développement et de la paix pour les pays de l’Afrique Centrale.

Les Congolais n'ont pas à chercher toujours des hypothétiques "sauveurs du peuple". Les Congolais doivent prendre en main leur destin. Et de se méfier des pêcheurs des voix dont on ignore le passé, car leurs discours démagogiques cachent très souvent une nature égocentrique et une compétence douteuse. Les Congolais ne doivent plus de nouveau se faire avoir par ceux-là mêmes qui ont contribué en tant que prédateurs à détruire l’économie du pays, se sont enrichis sur leur dos et leur ont ravalés au rang de sous – hommes. Comme dit un autre proverbe tiré de la sagesse de nos ancêtres, "on ne met la main qu’une seule fois dans la besace de l’idiot".

Les Congolais doivent s'abstenir surtout de donner des voix aux corrupteurs de tous genres spécialistes de la politique des dons. Ces dons sont financés essentiellement avec l’argent volé à l’Etat et donc aux Congolais eux-mêmes. La soudaine générosité qui ne se manifeste qu’à l’approche des échéances électorales est suspecte. En acceptant leurs dons, votre comportement n’est en rien différent de celui d’Esaü qui vendit et perdit son droit d’aînesse au profit de son jeune frère Jacob juste pour un plat de lentille.

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Bercy: Le chauffeur du nouveau Ministre de l'Economie "Emmanuel Macron" privé de permis de conduire

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron quitte le Palais de l'Elysée le 1er septembre 2014.

Une infraction au Code de la route agite les rangs du service des chauffeurs du nouveau ministre de l'Economie, Emmanuel Macron. Un des membres du service des chauffeurs de Bercy, en charge de véhiculer le ministre lors de ces déplacements, s'est vu retirer, en début de semaine, son permis après un sévère excès de vitesse...

Ce dernier avait été appelé à la rescousse, mardi matin - alors qu'Emmanuel Macron effectuait sa première visite ministérielle dans la Manche -, pour pallier l'indisponibilité d'un de ses collègues qui venait d'avoir un accident.

Il a été contrôlé à plus de 200 km/h sur l'autoroute alors qu'il roulait en direction de Saint-Lô... Le conducteur zélé est donc reparti à pied, tandis que le ministre a regagné la capitale dans une voiture de la préfecture...

Ses collègues réclament l'intervention du ministre

Mais « l'affaire » s'est quelque peu envenimée lorsque les collègues du chauffeur pris par la patrouille ont appris sa mésaventure. Selon nos informations, plusieurs d'entre eux seraient montés au créneau afin de demander une intervention du ministre pour mettre un terme à la procédure de suspension de permis. Et la réponse n'a pas tardé : refus catégorique ! « Ce chauffeur est un justiciable comme un autre et les consignes sont extrêmement claires : le Code la route doit être respecté, rappelle-t-on dans l'entourage d'Emmanuel Macron. En revanche, il ne s'agit pas d'accabler cette personne qui n'a fait, finalement, qu'obéir aux ordres. Par ailleurs, son emploi est garanti et il bénéficiera de la protection fonctionnelle pour pouvoir avoir les services d'un avocat si nécessaire. »

Et cet excès de vitesse a révélé « deux dysfonctionnements », selon la même source. « Avant que ce chauffeur ne puisse partir de Paris, il a fallu attendre quarante minutes, précise-t-on dans l'entourage du ministre. Et avec ce retard, personne n'a pris conscience qu'il ne pouvait donc pas arriver à l'heure à Saint-Lô tout en respectant les limitations de vitesse... »

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Hollande répond à Trierweiler : «La fonction présidentielle doit être respectée»

Le président François Hollande lors du sommet de l'Otan à Newport en Grande-Bretagne, le 5 septembre 2014


Hollande: "Je suis au service des plus pauvres... par BFMTV

Assiégé par une rentrée cauchemardesque, François Hollande a réagi à la publication du livre de son ex-compagne Valérie Trierweiler lors de la conférence de presse donnée en marge du sommet de l'Otan à Newport (Grande-Bretagne).

Le chef de l'Etat a affirmé vendredi être «au service des plus pauvres», ce qui est sa «raison d'être», et que «la fonction présidentielle doit être respectée».

«Je n'accepterai jamais que puisse être mis en cause ce qui est l'engagement de toute ma vie, de tout ce qui a fondé ma vie politique, mes engagements, mes responsabilités, mes mandats que j'ai exercés», a-t-il déclaré avec des accents de sincérité dans la voix, pour répondre au mépris social dont l'accuse son ex-compagne.

Interrogé sur la publication de «Merci pour ce moment», dans lequel Valérie Trierweiler affirme que le président parle des pauvres comme des «sans-dents», François Hollande a été très ferme. «Je ne laisserai pas mettre en cause la conception de mon action au service des Français, et notamment de la relation humaine que j'ai avec les plus fragiles, les plus modestes, les plus humbles, les plus pauvres, parce que je suis à leur service et parce que c'est ma raison d'être, tout simplement ma raison d'être», a-t-il asséné.

Avant de s'exprimer sur ce livre, François Hollande avait souligné être «au Conseil de l'Otan, là où se décident la paix, la guerre, la sécurité de l'Europe, de la France, et ce sont les seuls sujets qui depuis 48 heures (l)'ont mobilisé pour la France». Il a toutefois tenu à répondre «car il y a des questions de principe qui sont en cause».


Les curieux se ruent sur le livre de Valérie... par leparisien

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samedi 6 septembre 2014

Faux crash de Bukavu du 12 février 2012: Où est passé la tête d'Augustin Katumba Mwanke "dieu le père" ?

Faux crash de Bukavu, pourquoi le corps d'Augustin Katumbi Mwanke était sans tête ?

Alors que partout ailleurs, lorsqu'il y a crash les enquêteurs recherchent la boîte noire de l'avion et les enquêtes se font et les résultats sont publiés. Pour le Boeing de Malaysia Airlines assurant la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur qui avait explosé en vol le 17 juillet 2014, vraisemblablement abattu par un missile pendant son survol de l'est de l'Ukraine, un premier rapport sur les circonstances de la chute du Boeing du vol MH17 en Ukraine à la mi-juillet sera publié mardi prochain, a indiqué le bureau d'enquête néerlandais pour la sécurité, chargé de l'enquête internationale.

En effet, ce rapport, intérimaire, «présentera des informations factuelles basées sur les sources disponibles aux enquêteurs», a indiqué le Bureau d'enquête néerlandais pour la sécurité (OVV) dans un communiqué.

Le vol AH5017 d'Air Algérie, qui reliait Ouagadougou à Alger, s'était écrasé le 24 juillet 2014 dans le nord du Mali moins d'une heure après son décollage. Au total, 116 personnes, dont 54 Français, sont décédées dans le crash. L'avion avait été loué auprès de la société espagnole SwiftAir. Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), chargé de l'enquête technique, a réceptionné le 28 juillet dernier les deux enregistreurs de vol du MD-83 accidenté. La boîte noire, enregistrant les paramètres du vol, a pu être lue et ses données sont depuis en cours d'analyse. En revanche, les enquêteurs français avaient pu récupérer les conversations du cockpit contenues dans la seconde boîte noire qui a été endommagée. Les enquêtes continuent !

Augustin katumba Mwanke le seul congolais à avoir eu droit à deux cercueils différents: Kinshasa et Lubumbashi

Or plus de 2 ans et 7 mois après le faux crash de l'avion de la compagnie Katanga Express, du dimanche 12 février 2012 de Bukavu à l'aéroport de Kavumu, rien encore rien et toujours rien ! Aucune enquête publiée par ceux qui ont le devoir et l'obligation d'informer le public. Des fieffés menteurs, vuvuzélateurs impénitents et Djaleloïstes du régime de Kinshasa, nous ont tous menti. D'ailleurs chez le mensonge fait partie de leur ADN, ils mentent comme ils respirent ! La boîte noire du Gulfstream GIV est toujours à Kigali au Rwanda chez Paul Kagamé. Pourquoi la République démocratique du Congo ne l'a jamais réclamé. Le faux crash s'est produit à Bukavu et non à Kigali.

On sait aujourd'hui qu'Augustin Katumba Mwambe "dieu le père" qui était beaucoup plus un Mazarin qu'un Richelieu auprès d'alias Joseph Kabila l'incapacitaire de Kingakati, n'est pas mort dans le crash comme l'a annoncé le régime de Kinshasa. Le corps de l'homme qui murmurait dans l'oreille d'alias Joseph Kabila, "AK 47" l'autre surnom d'Augustin Katumba Mwanke, a été déposé dans l'avion sans tête ! C'est un corps mutilé sans tête qui a été dans le Gulfstream GIV à destination de l'aéroport de Kavumu à Bukavu. D'ailleurs, c'est dans une bâche que le corps sans tête d'Augustin Katumba Mwanke était arrivé à Kinshasa. Où est donc passé la tête d'Augustin Katumba Mwanke ? Pourquoi avoir coupé sa tête ? Celle-ci devrait-elle servir à des séances ésotérico*mystico-cabalistiques et mystiques au Palais de la nation ou à Kingakati? Franco Lwambo Makiadi n'avait-il pas chanté : "Moto akosala yo mabe se moninga bosekaka na ye...". Le lundi 13 février 2012, lorsque alias Joseph Kabila s'est présenté sous une pluie battante pour rendre un dernier hommage à celui qui l'avait fabriqué, son grand stratège, l'incapacitaire de Kingakati n'est pas resté plus de 10 minutes, au quartier « GB » où a été exposé le corps. Pire, il a ordonné à ses sbires de perquisitionner la résidence de dieu le père où tous les documents ont été emportés. Personne dans sa famille aujourd'hui n'est en mesure de dire qu'il avait vu le corps d'Augustin Katumba Mwanke. Ni sa femme,ni ses enfants et membres de sa famille proche.

Mascarade, alias Joseph Kabila rend un hommage de quelques minutes à Augustin Katumba Mwanke qui l'a accompagné depuis sa prise de pouvoir en 2001, mais aussi initié dans l'occultisme Prima Curia.

Puissant mais discret Augustin Katumba Mwanke n'était pas un enfant de chœur ! Détesté par les uns, haït par les autres, cet as de l'influence qui était connecté sur son ordinateur 24h sur 24 a su tisser sa toile depuis les bureaux du palais. Mines, énergie, pétrole, gestion des entreprises publiques... « Tout passait par lui ».

D'ailleurs en 2002, "dieu le père" Augustin Katumba Mwanke est cité dans un rapport des Nations unies sur le pillage des ressources du pays. Les auteurs du texte le placent sur la liste des personnes contre lesquelles était recommandée une « interdiction de déplacement, le gel des avoirs personnels et une interdiction d'accéder au système bancaire ».

Augustin Katumba Mwanke est l'homme du contrat léonin avec des privés chinois. Pour encourager un pays au développement rien ne vaut un contrat d'Etat à Etat. "dieu le père" s'était taillé une sacrée réputation dans les chancelleries occidentales, qui l'ont vu également derrière le deal géant « mines contre infrastructures », signé avec les Chinois en 2007 et portant initialement sur 9 milliards de dollars, avant d'être ramené à 6 milliards. Un vrai contrat léonin qui a bradé la souveraineté du Congo sur ses richesses.

Éminence grise, conseiller officieux d'alias Joseph Kabila, Augustin Katumba Mwanke malgré sa petite taille était craint. Député, il n'a jamais pris la parole publiquement. Augustin Katumba Mwanke était un véritable orfèvre des combinaisons politiques et artisan des montages financiers opaques ! Ce qui arrangeait l'incapacitaire de Kingakati. L'histoire nous dira un jour, si les 17 milliards de dollars américains d'alias Joseph Kabila planqués dans les îles vierges britanniques, Augustin Katamba Mwanke n'y était pas pour quelque chose.

En mourant tragiquement, avec une tête coupée dont le corps mutilé a simplement placé dans l'avion pour faire diversion Augustin Katumba Mwanke est passé de l'ombre à la lumière. Des zones d'ombre subsistent encore aujourd'hui face au faux crash de Bukavu:

Le régime de Kinshasa a parlé de la mort de deux pilotes américains. Chose bizarre, aucun communiqué du Département d'Etat ne réclame une enquête sur les deux pilotes. Or la tradition américaine est claire et constante. Les Etats-Unis accompagnent, suivent, secourent ses ressortissants y compris hors de son territoire. Les deux pseudos pilotes américains étaient-ils des mercenaires ?

L'attitude des apparatchiks joséphistes rescapés du crash laissent à désirer: Matata Ponyo ministre des Finances a été nommé quelques jours après le crash Premier ministre ! Plus de 50 millions de dollars américains étaient dans l'avion de la compagnie Katanga Express, pour quoi faire ?

Antoine Ghonda Mangalibi, l'homme de la diplomatie souterraine et de la négoce des matières premières pour Jo Ka, plus commerçant que politique continue allègrement sa sale besogne.

Dimanche, 12 février 2012, Antoine Ghonda avec une petite égratignure couvert par un sparadrap tout blanc non immaculé.

Le plus folklorique est Marcellin Cishambo, le relais du Palais dans le Sud-Kivu, sa province d'origine, dont il est le gouverneur, après avoir été un très influent conseiller d'alias Joseph Kabila. Le rescapé du crash est sorti de l'avion avec son chapeau, saluant tout le monde, faisant des signes de victoire...

Alias Joseph Kabila et Marcelin Chisambo, l'un des rescapés du crash de Bukavu. Ce dernier parle normalement et il a même l'outrecuidance d'avoir un chapeau sur la tête ! pour quelqu'un victime d'un crash, il faut le faire ? Photo Réveil FM International, archives

Et Jean Bertrand Bisengimana, le fameux homme d'affairesqu'est-il devenu ? sont hors danger.

12 février 2012, l'avion crashé à l'aéroport de Kavumu à Bukavu avec ses ailes et réacteurs !

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vendredi 5 septembre 2014

Valls II: Thomas Thévenoud remplacé par Mathias Fekl

POLITIQUE - Dix jours après le remaniement, petit ajustement dans l'équipe Valls II. L'Elysée a annoncé jeudi 4 septembre le remplacement de Thomas Thévenoud par Mathias Fekl au secrétariat d'Etat chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l'étranger.

Nommé le 26 août, l'ancien député de Saône-et-Loire, proche d'Arnaud Montebourg, a présenté sa démission "pour des raisons personnelles".

Selon Matignon, la démission de Thomas Thévenoud, qui ne sera donc resté ministre que neuf jours, est la conséquence d'une "situation découverte après sa nomination". Une source gouvernementale évoque "des problèmes de conformité avec les impôts", sans plus de détail pour le moment.

Le principal intéressé s'est ensuite justifié auprès de l'AFP: il a admis avoir "des retards de déclaration et de paiement" au fisc. "Les retards de déclaration et de paiement que j'avais à l'égard de l'administration fiscale sont, à ce jour, intégralement régularisés avec l'ensemble des pénalités qui s'y référent, conformément à la loi", a-t-il déclaré.

"Je n'ai jamais fait l'objet d'aucune poursuite judiciaire ou fiscale. Mon patrimoine ainsi que l'ensemble de mes comptes sont connus par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique qui n'a d'ailleurs soulevé aucune remarque particulière à cet égard", a assuré Thomas Thévenoud. Selon iTélé, cela faisait trois ans qu'il n'aurait pas rempli de déclarations d'impôts. Mediapart affirme pour sa part que le fisc avait même lancé une procédure "d'imposition d'office", ce qui n'est fait qu'après plusieurs rappels.

Il est facile d'imaginer que c'est la perspective de publier dans quelques jours sa déclaration de patrimoine qui a conduit à cette décision. Cette publication est l'une des conséquences de l'affaire Cahuzac, scandale qui avait débouché sur une commission d'enquête dont Thomas Thévenoud a été membre.

L'ancien porte-parole des députés socialistes était également l'auteur du récent rapport sur les relations entre taxis et VTC. Quelques temps auparavant, c'est une rapport sur la baisse de la TVA dans la restauration qu'il avait rendu.

Son successeur est né en Allemagne

Son successeur, Mathias Fekl était, jusqu'ici, député du Lot-et-Garonne. Agé de 36 ans, ce jeune député a un parcours sans faute qui l'a vu passer des bancs de Normale-Sup à ceux de Sciences-Po jusqu'à l'Ena. Ancien conseiller du président du Sénat Jean-Pierre Bel, il s'est implanté politiquement à Marmande où il est devenu adjoint au maire et conseiller régional d'Aquitaine.

Mathias Fekl

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jeudi 4 septembre 2014

Vol Air Algérie : il avait cambriolé les victimes du crash

Région de Gossi (Mali), le 26 juillet. La famille Gineste-Lejeune a péri dans le crash du vol Air Algérie. Leur maison, en France, a été cambriolée peu après par un voisin.

A croire son avocat, Florian a pris conscience du caractère odieux de ses actes. Ce jeune homme de 19 ans a, en effet, profité du décès de toute une famille, tuée fin juillet dans le crash du vol d'Air Algérie au Mali, pour aller cambrioler leur domicile à Sainte-Feyre (Creuse), le tout une heure après le drame. L'intéressé, qui vit dans la même commune que les victimes et est actuellement sans emploi, est jugé cet après-midi devant le tribunal correctionnel de Guéret.

Le 25 juillet, vers 10 h 30, Florian reçoit un appel de sa mère qui l'informe de la disparition tragique de la famille Gineste-Lejeune, installée à Sainte-Feyre. Bertrand Gineste, pharmacien à Guéret, sa femme Véronique Lejeune, leurs jumeaux âgés de 19 ans et leur fils de 13 ans se trouvaient à bord du vol AH 5017 qui s'est écrasé dans la région de Gossi au Mali, faisant 118 morts dont 54 Français. Moins d'une heure après cet appel, Florian s'introduit par effraction dans le domicile des victimes qu'il a côtoyées dans le passé, et dérobe trois ordinateurs ainsi que des accessoires informatiques. En début d'après-midi, il récidive mais, surpris par un voisin, il se débarrasse dans un fossé du quatrième ordinateur qu'il vient de voler.

Confondu notamment par les plaques d'immatriculation de son deux-roues, le jeune homme est interpellé. Florian finira par avouer les faits, qu'il n'aurait pas commis de façon impulsive puisqu'il aurait pris soin de mettre des habits pour cacher ses tatouages... Ce cambriolage totalement indécent vaut à ce jeune homme, sans antécédent judiciaire, de se retrouver devant le tribunal correctionnel.

« Il exprime beaucoup de regrets et un repentir sincère par rapport aux actes qui lui sont reprochés. Il a parfaitement conscience de la souffrance psychologique qu'il a pu provoquer chez les proches des victimes », confiait hier son avocat, Me François Mazure, se refusant à entrer dans les détails des faits.

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Sécurité aérienne: Des boîtes noires enfin plus fiables ?

Sécurité aérienne. De nouvelles mesures sont préconisées pour améliorer la localisation des boîtes noires des avions de ligne en cas de catastrophe aérienne, et donc retrouver plus vite les épaves.

Recife (Brésil), le 14juin 2009. La dérive de l’avion AF 447 est ramenée à terre. Les boîtes noires seront trouvées deux ans plus tard.

Fini les avions de ligne qui disparaissent sans laisser de traces ? Cinq ans après le crash de l'avion d'Air France, AF 447, qui devait relier Rio à Paris et qui a fait 228 victimes, l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) va enfin pleinement tirer les conséquences de ce drame. Fin septembre, cette institution onusienne chargée d'édicter les normes internationales du transport aérien va lancer le processus qui permettra d'appliquer à l'ensemble des avions les recommandations émises en 2011 par le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA). Un pas de géant.

Après le crash de l'AF 447 le 31 mai 2009, dont l'épave et les boîtes noires n'ont été retrouvées au fond de l'Atlantique, à 3 900 m de profondeur, que deux ans après l'accident, le BEA avait préconisé plusieurs évolutions technologiques pour repérer un avion après un crash et récupérer plus facilement les boîtes noires. Les plus importantes préconisent de passer de trente jours à quatre-vingt-dix jours la durée d'émission des balises utilisées pour retrouver les boîtes noires, et d'équiper les avions d'une autre balise sous-marine capable d'émettre sur une plus longue distance. Enfin, l'organisme avait suggéré que les paramètres de l'avion (vitesse, altitude, position de l'appareil, cap...) soient transmis en temps réel lorsqu'il navigue à une altitude critique. Parallèlement, le BEA proposait l'installation d'une boîte noire éjectable.

Si les deux premières recommandations seront appliquées et généralisées au plus tard le 1 er janvier 2018, les deux dernières nécessiteront plus de temps, après 2020. Dans le meilleur des cas, celles-ci ne seront appliquées que onze ans après le drame de l'AF 447. Une éternité quand on sait que, depuis, le vol MH 370 de la Malaysia Airlines, parti le 8 mars de Kuala Lumpur vers Pékin a lui aussi disparu avec 239 personnes à son bord.

Des délais qui interrogent

« Même si notre recommandation sur la transmission de données de vol avait été prise en compte avant cet accident, ça n'aurait probablement rien changé, estime Philippe Plantin de Hugues, conseiller aux affaires européennes et OACI pour le BEA. Le système ACARS, qui aujourd'hui sert à envoyer au sol des informations sur la maintenance de l'avion, pourrait être utilisé pour envoyer des informations avant un crash. Or, sur le MH 370, ce système a été désactivé en plein vol. Un scénario que nous n'avions pas envisagé mais que l'on pourra peut-être corriger lors des choix proposés à l'OACI fin septembre. »

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Livre de Trierweiler: Des « révélations » à un demi-million d'euros !

Valérie Trierweiler

Un tirage exceptionnel de 200 000 exemplaires qui sera suivi d'autres si ce récit choc de 320 pages s'arrache : « Merci pour ce moment » est incontestablement le coup d'édition de la rentrée. Pour les détracteurs de l'ex-première dame -- ils sont nombreux ces dernières heures -, il s'agit certes d'une vengeance après l'humiliation publique de la rupture. Mais aussi d'une histoire de gros sous. Selon nos informations, Valérie Trierweiler pourrait en effet empocher plus d'un demi-million d'euros grâce au contrat avantageux qu'elle a signé pour ce témoignage choc qui sème la consternation à l'Elysée. « François Hollande est catastrophé », admet un proche.

Il faut dire que le chef de l'Etat ne sort pas à son avantage de cette plongée impudique dans l'intimité du couple. « Il s'est présenté comme l'homme qui n'aime pas les riches. En réalité, le président n'aime pas les pauvres. Lui, l'homme de gauche, dit en privé : Les sans-dents, très fier de son trait d'humour », écrit par exemple son ex-compagne, qui assure s'être sentie « illégitime » tout au long de son bref passage à l'Elysée.

Le couple devait se marier fin 2012 à Tulle.

Ainsi, après la mort de Nelson Mandela, Valérie Trierweiler souhaite accompagner le chef de l'Etat à la cérémonie d'hommage organisée en sa mémoire. « Je ne vois pas ce que tu viendrais y faire », lui aurait-il lancé avant de se laisser fléchir. Un autre jour, Hollande interroge sa compagne avant un dîner officiel : « Ça te prend beaucoup de temps pour être aussi belle ? - Oui, un peu. - En même temps, on ne te demande rien d'autre. » L'éphémère first lady assure qu'en prononçant ses mots, le président ne sourit pas : « Il est froid. Je suis son faire-valoir, mais je ne dois rien valoir. »

Le couple devait se marier fin 2012, à Tulle, assure Trierweiler. C'est François Hollande qui lui en aurait fait la proposition, avant de changer brusquement d'avis. « Il s'est rétracté un mois avant avec des mots d'une cruauté inouïe. Julie Gayet était déjà dans sa vie, mais je ne le savais pas. »

Bien sûr, le lecteur devra sans doute faire la part des choses. Et se demander si toutes les anecdotes contenues dans cet ouvrage sulfureux sont authentiques. « Hollande ne se défendra jamais et elle le sait. Il ne donnera pas sa version car il est trop pudique pour cela. Ce qu'elle fait à cet homme avec lequel elle a partagé dix ans de sa vie est dégueulasse. Elle abaisse la fonction », râle une amie du couple.

Politiquement, Trierweiler décrit un président plus anxieux qu'il n'y paraît. « A chaque nouveau sondage, je le vois se décomposer. Il a besoin d'un coupable qui explique son décrochage. Cela ne peut être lui, c'est donc les autres et moi. Je deviens un paratonnerre. » Sans doute consciente des dégâts, l'ex-première dame a regretté, hier sur RTL, que seuls les extraits à charge de son livre soient mis en lumière.

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Livre de Trierweiler : Hollande «catastrophé» mais condamné à faire face

«Merci pour ce moment», le livre en forme de règlement de comptes de Valérie Trierweiler, arrive ce jeudi en librairie. Effet dévastateur garanti...

Valérie Trierweiler et François Hollande.

Après les seaux d'eau de l'île de Sein, les seaux de purin... « Il aura tout eu », se lamente un proche de François Hollande, sous le choc du récit corrosif de Valérie Trierweiler. Bien sûr, le président se doutait que son ex-compagne pouvait se venger en prenant la plume.

Elle l'en avait menacé après leur rupture, qu'elle avait jugée si peu élégante. Pourtant, il n'a pas vu le coup venir. C'est mardi, comme tout le monde, qu'il a appris la nouvelle quand une journaliste a tweeté l'information, à 10 h 4, alors qu'il visitait un collège de Seine-Saint-Denis. Dans l'après-midi, selon un proche, Hollande s'est procuré un exemplaire de « Paris Match », découvrant, effaré, les extraits du livre. A une amie commune, il a envoyé ce SMS qui dit tout : « Je suis catastrophé. »

Tous ceux qui l'ont croisé en ce mardi maudit ont vu un homme écoeuré, sonné, qui avait le poids du monde sur les épaules. La croissance en panne, les crises internationales, la majorité qui se délite, et maintenant ça... Lui qui tient tant à sa liberté se sent passé au scanner. Cet été, il s'était indigné des photos peu flatteuses de lui à la plage dans la presse people, y voyant une atteinte à la fonction présidentielle. Un ministre de passage mardi à l'Elysée a même été prié de prendre des pincettes : « Il va sans doute être un peu irritable. » « Il était un peu KO », avoue un hollandais.

Mais dès hier, le président était, selon le même, remonté sur son cheval. Condamné à affronter la tempête. « Il est solide le bonhomme ! » vante un ministre. Ses proches, pourtant, craignent qu'il ne se ferme plus encore, lui qui avait déjà le cuir si épais. Fini les blagues et la jovialité. A l'Elysée, c'est « no comment », pour ne pas alimenter le tollé. Tout juste sait-on que le président ne portera pas plainte. Mais en privé, certains vomissent « l'ingrate » Trierweiler, dont le fils Léonard dormait encore parfois à l'Elysée. Une faveur consentie par Hollande à son ex-compagne après leur séparation. « Ce qu'elle fait, c'est obscène, indécent, irresponsable alors qu'il est encore en fonction. Ça va forcément l'écorner. En plus, elle joue les femmes outragées alors qu'elle faisait son mari cocu avec François ! » crucifie un hollandais.

Au-delà des secrets d'alcôve, c'est la petite phrase sur les « pauvres », que Hollande aurait qualifiés, selon Trierweiler, de « sans-dents » dans un trait de (mauvais) humour, qui alarme ses amis. Ils ne reconnaissent pas « leur » François dans ce portrait cynique et froid. D'aucuns lui cherchent des excuses : « On fait tous des blagues un peu douteuses devant nos potes ! Ça ne veut pas dire qu'on le pense. »

Certains s'avouent toutefois choqués, blessés par cette petite phrase : « C'est dévastateur. S'il a dit ça, il est fou. Il faut respecter les gens, surtout quand tu es élu de Corrèze. » Cette saillie sur les « sans-dents », comme une gifle aux Français les plus modestes, aura-t-elle l'effet ravageur dans l'opinion du « casse-toi alors, pauvre con » de Nicolas Sarkozy ? Dans les sondages, où le président bat des records d'impopularité, une chose résistait encore, malgré tout : son côté sympathique et proche des gens.

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Valérie Trierweiler, la vengeance d'une "ex-première dame" blessée

POLEMIQUE - Cet extrait a éclipsé presque tous les autres. Depuis que les bonnes feuilles du livre de Valérie Trierweiler ont été publiées dans Paris Match et quelques passages dans Le Monde, toute l'attention est focalisée sur une phrase que François Hollande aurait dite lors d'un repas familial.

"Il s'est présenté comme l'homme qui n'aime pas les riches. En réalité, le président n'aime pas les pauvres. Lui, l'homme de gauche, dit en privé: 'les sans-dents' très fier de son trait d'humour", peut-on lire dans le livre. Les internautes ont embrayé à vitesse grand V à tel point que l'expression a figuré toute l'après-midi parmi les expressions les plus utilisées sur Twitter.

Valérie Trierweiler semble regretter cet emballement autour de ces quelques mots. C'est du moins ce qu'elle laisse entendre à RTL qui a pu la joindre ce mercredi: "D'autres passages décrivent aussi toute l'admiration que j'ai pour lui", aurait-elle déclaré à la journaliste de RTL qui s'est entretenue avec elle.

Élysée.Le secret avait été bien gardé sur le livre que publie aujourd'hui l'ex-compagne de François Hollande, «Merci pour ce moment». A l'Elysée, on craint des révélations...

Dans son livre, Valérie Trierweiler raconte « dans le moindre détail » sa relation avec François Hollande jusqu’au printemps dernier, selon l’une des rares personnes qui a lu les épreuves de ce manuscrit dont « Paris Match » publie les bonnes feuilles.

La série de mauvaises nouvelles continue pour François Hollande. Déjà au plus bas dans les sondages, le chef de l'Etat va sans doute devoir affronter, à partir d'aujourd'hui, une mini-tempête médiatique avec la sortie surprise dans « Paris Match » des bonnes feuilles du livre choc de son ex-compagne, Valérie Trierweiler. « Le président n'a rien vu venir, assure un de ses proches. Il a appris la nouvelle hier matin, comme tout le monde. Il ne sait pas ce qu'il y a dedans. Il est un peu atterré. » Et pour cause : l'ancienne première dame a écrit son récit croustillant en quelques semaines, dans le plus grand secret. « Personne n'était au courant, personne », assure Valérie Trierweiler.

Comme dans les romans d'espionnage, l'éditeur (les Arènes) a mis en page le manuscrit à l'aide d'une équipe réduite, sans en informer les salariés de l'entreprise. Même scénario à « Paris Match », un magazine habitué aux scoops et à la discrétion qui les entoure. Histoire d'éviter de possibles fuites, l'ouvrage a même été imprimé... en Allemagne. Les camions ne franchiront la frontière qu'aujourd'hui pour que les rayons soient remplis demain matin à la première heure.

Mais que trouve-t-on donc de si explosif dans ce témoignage de 320 pages rédigé à la première personne dans un style fiévreux ? « C'est l'histoire du couple Hollande-Trierweiler depuis dix ans, raconte une des rares personnes qui a pu lire les épreuves. Leur rencontre, la séparation avec Ségolène Royal. Puis leur vie à l'Elysée, leur rupture ainsi que leurs relations après son départ car ils ont continué à se voir. Tout est raconté dans le moindre détail. C'est dévastateur pour l'image de François Hollande. Il s'agit de la revanche d'une femme blessée, humiliée. C'est un document choc. »

Jusqu'au printemps dernier, François Hollande et Valérie Trierweiler se parlaient encore. « Au printemps, il y a eu de la friture sur la ligne. Valérie, qui en caressait l'espoir, a définitivement compris qu'elle ne reviendrait jamais. Elle pensait que Julie Gayet était hors jeu, ce qui n'a jamais été le cas. Elle s'est vengée, tout simplement », raconte, éberluée, une amie du couple. Le livre, intitulé « Merci pour ce moment », a été tiré à 200 000 exemplaires, dont 120 000 seront directement mis en place dans les librairies et les grandes surfaces. L'ex-première dame aurait touché environ 100 000 € d'avance. Au départ, pourtant, elle envisageait d'écrire un livre sur son aventure à la présidence sans révéler de secrets d'alcôve. Elle a apparemment changé d'avis.

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mardi 2 septembre 2014

Suisse-Veyey: 17 mai 1978, le cadavre volé de Charlie Chaplin "Charlot" était retrouvé par la police dans un champ de maïs !

En 1952, « Charlot », alias Charlie Chaplin, (1889-1977) s’établit à Vevey. Aujourd’hui, une statue à son effigie se trouve au bord du lac et un musée consacré à sa vie et à son œuvre est en cours d’élaboration.

Munis de pioches et d’un détecteur de mines, ils sont une dizaine à arpenter le champ cette nuit-là. Eclairés par la lune, les hommes frappent le sol humide de la plaine du Rhône avec leurs outils. Soudain, un bruit sourd, des grattements et un hurlement triomphal : « On l’a trouvé ! » Lui, c’est Charlie Chaplin "Charlot", acteur le plus célèbre au monde, auteur de 90 films et vagabond éternel. Son cadavre en décomposition repose dans un cercueil plein d’eau, enterré de guingois sous la terre de Noville, au bout du lac. Bien loin du paisible cimetière de Corsier-sur-Vevey où il avait été inhumé quelques semaines plus tôt, le 27 décembre 1977, deux jours après sa mort au Manoir de Ban.

Freddy Mulongo et la statue de « Charlot » à Vevey. Photo Réveil FM international, archives

Au paradis des comédiens, Charlie Chaplin est aux anges. Il rit tellement fort qu'il en étouffe. De l'air ! De l'air ! Jamais, de son vivant, il n'aurait pu imaginer une telle scène : des juges, des flics et deux types menottés qui défoncent un champ de maïs à la recherche de son cercueil. Les deux crétins arrêtés dans la matinée ne retrouvent pas l'endroit où ils l'ont enterré dix semaines plus tôt après avoir dérobé son cercueil dans le cimetière de Corsier-sur-Vevey. C'est unique : ils voulaient extorquer une rançon à sa veuve, Oona !

Quand les agents font venir des détecteurs de métaux, les larmes ruissellent sur la figure de Chaplin. Ça y est, enfin, le cercueil est découvert. Fini de rigoler. Après avoir pris la clé des champs durant deux mois et demi, Charlie Chaplin va devoir réintégrer le caveau familial.

Cette triste perspective le rend plus joyeux qu'un hassid le jour du Grand Pardon... Pour apprécier tout le sel de cette incroyable épopée funèbre, il faut remonter au 27 décembre 1977, jour de l'inhumation de Charlie Chaplin.

Les télévisions du monde entier diffusent les images de la cérémonie. À Lausanne, elles tombent sous les yeux d'un réfugié polonais de 24 ans nommé Roman Wardas. Quelques jours plus tard, le même lit dans le journal qu'un truand italien a kidnappé le corps d'un défunt pour faire chanter la famille. Y'a des mecs qui ont un de ces culots ! Soudain, son sourire se fige. Et s'il faisait la même chose avec le cadavre de Charlot ? Il pourrait en retirer suffisamment de fric pour acheter un garage.

Il en parle aussitôt à un autre réfugié, bulgare, sans le sou. Gantscho Ganey est aussi baraqué que lui est maigrichon. Il ressemble au gros flic des films de Charlot, avec le même pois chiche dans le crâne. Le Bulgare commence par ne rien piger. Enlever un cadavre ? Mais c'est complètement idiot ! Un otage, on menace de le tuer, mais un mort ? Finalement, le jeune Polonais parvient à convaincre son ami qu'il possède un scénario imparable pour ramasser un bon paquet.


Charlie Chaplin - discours dans "Le Dictateur... par crazypelikaan

Émotion planétaire

Les deux branquignols mettent leur plan à exécution dans la nuit du 1er au 2 mars 1978. À bord d'un vieux break, ils se rendent au cimetière de Corsier-sur-Vevey. C'est tranquille, il n'y a pas âme qui vive. Les tombes sont entourées d'un mur bas facilement franchissable. Ils garent leur véhicule à proximité, dans une longue allée bordée de cyprès. Ils repoussent sans difficulté la petite pierre tombale et se mettent à creuser. Après deux heures d'efforts, ils parviennent à sortir la bière et à la jeter à l'arrière du break. Réveillé en sursaut, Charlot se réjouit : enfin du monde. Il commençait à s'emmerder ferme là-dessous.

L'avantage d'enlever un cadavre, c'est qu'il n'y a nul besoin de le surveiller ou de le nourrir. Wardas décide de l'enterrer dans un champ en bordure du lac de Genève, près du village de Noville. C'est un coin qu'il connaît bien pour venir souvent y pêcher. Les deux hommes creusent un trou, puis prennent quelques photos pour accompagner leur demande de rançon. Comprenant qu'il n'a fait que changer de tombe, Chaplin a un coup de blues : il espérait tellement se marrer avec ces deux zigotos, et le voilà qui se retrouve à nouveau sous terre, à deux kilomètres à peine de son manoir. Au moins, en tendant l'oreille, il entend presque Oona et les enfants. C'est déjà ça. Il l'aime tellement, son épouse ! Une déesse de douceur à qui il voue un véritable culte, l'oonanisme...


Charlie Chaplin - Boxing from City Lights par fortunexx

Une fois débarrassés du cadavre, les deux complices retournent en ville. Wardas préfère faire le mort durant quelques jours et laisser retomber l'émotion de la découverte du viol de la tombe. Car le monde entier s'interroge. Quels sont les auteurs d'une telle ignominie ? Charlot a-t-il été enlevé par un groupe d'admirateurs fanatiques pour être inhumé dans son comté natal en Angleterre ? Ou alors par des chrétiens intégristes horrifiés de la présence d'un juif dans un cimetière ? D'autres encore sont persuadés qu'il a été enlevé par une organisation d'extrême gauche. Les scénarios les plus fous sont évoqués à la plus grande joie de Charlot.

Souricière

Quelques jours après l'enlèvement, Wardas téléphone à la veuve de Charlot pour réclamer 600 000 francs suisses. C'est un prix d'ami pour une immense star. Oona l'envoie sur les roses. Le ravisseur rappelle à plusieurs reprises, envoie des photos du cercueil. Désormais, c'est Géraldine, la fille du comédien, qui leur répond, car lady Chaplin est trop traumatisée par l'affaire. Wardas commence à négocier, il baisse la somme réclamée, jusqu'à 150 000 francs suisses. Rien n'y fait. Il finit par se demander si ces salauds veulent récupérer le corps de leur mari et père. Du coup, il menace Géraldine de tuer ses frères et sœurs. La police enregistre les conversations. Apparemment, le kidnappeur passe ses coups de fil depuis une cabine téléphonique à Lausanne.


Charlie Chaplin: Il Vagabondo par cine1_freemovie

Pour débloquer la situation, la police demande à la famille de faire semblant d'accepter. Wardas respire. Avant de raccrocher, il dit à Géraldine qu'il rappellera le 16 mai à 9 h 30 du matin pour fixer le lieu de la remise de la rançon. C'était l'erreur fatale à ne pas commettre, car les forces de l'ordre suisses n'ont plus qu'à tendre une souricière. Quand Wardas passe son coup de fil, 240 cabines téléphoniques de Lausanne sont placées sous surveillance policière. L'origine de son appel est identifiée, il s'agit justement d'une des cabines surveillées. Il est aussitôt interpellé. Très vite, il dénonce son complice, qui est arrêté à son tour.

Dalle de béton

Les autorités décident d'attendre la nuit pour déterrer le cercueil afin de ne pas ameuter les curieux. Mais dans le noir, les deux Pieds nickelés sont incapables de localiser la tombe de fortune. Il faut donc utiliser des détecteurs de métaux. Le cercueil est ouvert pour vérifier l'identité de l'occupant. Le juge d'instruction reconnaît bien Charlot qui esquisse une grimace de dépit. Son escapade est terminée. Le fils aîné de sir Chaplin, Eugène, partage cette tristesse : "Le corps se trouvait dans un endroit réellement magnifique. Un champ de maïs. Au point, je l'avoue, que nous n'étions pas loin de regretter qu'on l'ait retrouvé, tant il était bien là-bas."


The Kid (1921) - Charlie Chaplin par Charlie_Chaplin_Movies

Six jours plus tard, Charlot est inhumé une deuxième fois dans le même cimetière de Corsier-sur-Vevey, lors d'une cérémonie intime. Une dalle de béton de deux mètres d'épaisseur est coulée sur la tombe pour éviter un nouveau rapt. Cette fois, Charlot ne pourra plus s'échapper. Quelques mois plus tard, Wardas est condamné à 4 ans et demi de prison et Ganey à seulement 18 mois.

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Contrôle des chômeurs : la gauche tire à boulets rouges sur François Rebsamen, ministre du travail !

Les propos du ministre du Travail, qui demande davantage de contrôles sur les demandeurs d'emploi, ont provoqué la colère de nombreux responsables politiques et syndicaux.

Le 28 août 2014 à La Rochelle (Charente-Maritime) le ministre du Travail François Rebsamen à l'université d'été du Parti Socialiste.

Le changement de ton de François Rebsamen vis-à-vis des chômeurs a provoqué une onde de choc dans son camp. En demandant, sur le plateau de i-Télé, mardi 2 septembre, à Pôle emploi de "renforcer les contrôles" pour vérifier que les chômeurs "cherchent bien un emploi", le ministre du Travail s'est attiré les foudres de nombreux dirigeants de gauche ainsi que de leaders syndicaux. Florilège des mots doux réservés au ministre parti en guerre contre les "fraudeurs".

Chez les dirigeants de gauche

Alors que le gouvernement Valls 2 est devenu une cible pour la gauche de la gauche, il n'a pas fallu longtemps à ses responsables pour dégainer leurs réactions. A peine le ministre du Travail vient-il de terminer son interview sur i-Télé qu'Emmanuelle Cosse, secrétaire générale d'Europe Ecologie-Les Verts, s'en prend sur Twitter à sa déclaration fracassante sur le contrôle des chômeurs.

Même type de réaction chez d'autres responsables politiques de gauche, outrés par la sortie du ministre du Travail. "Il faudrait contrôler l'activité réelle de monsieur Rebsamen François, recruté en avril dernier pour s'occuper de l'emploi" rétorque Olivier Dartigolles, le porte-parole du PCF, dans un communiqué. "Il est temps d'en finir avec la culpabilisation des chômeurs et avec le mythe d'un chômage volontaire, s'indigne de son côté le Parti de gauche. Les Français veulent un travail et un salaire digne. C'est le gouvernement, dans sa soumission aux actionnaires et à leurs injonctions, qui les en empêche."

Pas plus de clémence chez le député chevènementiste Christian Hutin, vice-président du MRC, qui estime qu'"agiter le mythe du chômage de complaisance est une stratégie dangereuse qui ne peut aboutir qu'à jeter nos concitoyens les uns contre les autres." Dans son propre parti, François Rebsamen est malmené. Le socialiste Gérard Filoche, ancien inspecteur du travail et syndicaliste CGT, estime, sur Les Echos.fr, que "ça n'a rien de républicain, ça n'a rien de social (...) et c'est scandaleux."

Chez les syndicats

Dernièrement, ils sont apparus divisés pour commenter la politique gouvernementale. Mais la sortie de François Rebsamen a été condamnée d'une même voix par les responsables syndicaux marqués à gauche. Chez Force ouvrière, Stéphane Lardy, secrétaire de FO chargé de l'emploi, se dit "abasourdi" : "Je ne comprends pas du tout l'intervention du ministre, sauf à dire que malheureusement libéralisme économique va de pair avec autoritarisme social.

Eric Aubin, membre de la direction de la CGT chargé de l'emploi, regrette que le gouvernement reprenne des arguments "déjà entendus" sous la présidence Sarkozy et favorise, selon lui, les aides aux employeurs au risque de mettre "gravement en danger notre protection sociale".

Enfin, Laurent Berger, leader de la CFDT, habituellement modéré vis-à-vis du gouvernement, est "atterré" : "Ma pensée va aux gens que je connais, jeunes et moins jeunes, qui cherchent du boulot désespérément et attendent des responsables politiques et du patronat des solutions en termes d'emploi et se voient stigmatisés."

Chez les ministres

Le Premier ministre et le président de la République ont fait de la solidarité gouvernementale une condition sine qua non chez leurs ministres fraîchement nommés. C'était donc un premier test de loyauté pour Emmanuel Macron, le nouveau ministre de l'Economie, qui n'a pas hésité à soutenir son collègue du Travail. Un exercice politique relayé par i-Télé : "Je ne vais pas commenter ce qui ne relève pas de ma compétence ministérielle, (...) mais il est normal que François Rebsamen demande qu'il y ait des pratiques de contrôle, je crois que c'est ce que veulent tous les Français."

Thierry Mandon, secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat, a montré moins d'entrain à appuyer François Rebsamen, estimant que le contrôle des chômeurs "n'est pas la solution au problème du chômage". Il a toutefois concédé que "s'il y a des fraudeurs ici ou là, dans cette matière comme dans d'autres, il faut les sanctionner, mais je pense qu'il faut surtout se concentrer sur les réponses pour développer l'emploi."

Dans l'entourage de François Hollande, la gêne est perceptible, selon une journaliste qui accompagnait le président en déplacement en Seine-Saint-Denis pour la rentrée scolaire.

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Madrid, le Palais de Arenzana abrite l'Ambassade de France !

Construit en 1879 et autrefois résidence des ambassadeurs de France en Espagne, le Palais de Arenzana abrite désormais notamment la Chancellerie diplomatique de l’Ambassade de France en Espagne.

Le Palais de Arenzana. Photo Réveil FM International

Situé à deux pas du parc du Retiro, de l’avenue de la Castellana et de la Puerta de Alcala, ce bâtiment à la situation privilégiée est l’œuvre de l’architecte de l’Académie des Beaux Arts de San Fernando, Don Francisco de Cubas y González, admirateur de Viollet-le-Duc. Il le conçoit comme un hôtel particulier à la française avec un demi-sous-sol, un étage de réception et deux étages d’habitation. Un bâtiment de style néoclassique orné de figures du panthéon classique et de ferronneries hispaniques. L’impressionnante galerie de portraits d’ambassadeurs témoigne du rôle prestigieux de l’Espagne dans la diplomatie française.

Des journalistes devant le Palais de Arenzana. Photo Réveil FM International

Acquis par l’Etat au comte de Fuentenueva de Arenzana, il fait partie des monuments classés par la ville de Madrid comme ayant un intérêt artistique et historique, notamment pour son style proche de celui du palais du marquis de Salamanca. Sont installés entre ses murs différents services de l’ambassade comme le Secrétariat général, les services de l’Attaché de Défense, de Santé et des Affaires Sociales, de Sécurité Intérieure, de Presse et de Communication ainsi que les services diplomatiques.

L'institut Français de Madrid. Photo Réveil FM international

L’Institut français est l’opérateur de l’action culturelle extérieure de la France. Il a été créé par la loi du 27 juillet 2010 relative à l’action extérieure de l’État et par son décret d’application du 30 décembre 2010.

Placé sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, il est chargé, dans le cadre de la politique et des orientations arrêtées par l’État, de porter une ambition renouvelée pour la diplomatie d’influence. Il doit contribuer au rayonnement de la France à l’étranger dans un dialogue renforcé avec les cultures étrangères et répondre à la demande de France dans une démarche d’écoute, de partenariat et d’ouverture. Présidé par Xavier Darcos, l’Institut français se substitue à l’association Culturesfrance sous la forme d’un EPIC (établissement public à caractère industriel et commercial).

Aux activités développées par Culturesfrance en matière d’échanges artistiques et d’accueil en France des cultures étrangères, s’ajoutent de nouvelles missions transférées par le ministère des Affaires étrangères comme la promotion de la langue française, des savoirs et des idées mais aussi la formation des agents du réseau culturel français. L’Institut français revendique la liberté d’expression et la diversité dans un contexte de mondialisation, tout en affirmant sa compétence et son expertise en matière de promotion de la culture française dans le monde. Il est un outil d’influence et de coopération, et un pôle d’expertise et de conseil.

En outre, l’Institut français est au cœur des enjeux actuels du numérique. Internet et les réseaux sociaux ayant bouleversé la diffusion de la culture, l’Institut français entend s’approprier ces technologies et en faire un vecteur de l’influence française.

En travaillant en étroite relation avec le réseau culturel français à l’étranger, constitué des instituts français et des alliances françaises, l’Institut français veille à répondre aux besoins exprimés par les postes diplomatiques, tout en favorisant les initiatives qui permettent une plus grande mutualisation des projets et des économies d’échelle. Localement, son action est mise en œuvre sous l’autorité des Ambassadeurs.

Freddy Mulongo au Palais de la Moncloa. Photo Réveil FM International

Freddy Mulongo au Palais de la Moncloa. Photo Réveil FM International

Capitale de l'Espagne, Madrid est la ville la plus vaste et la plus peuplée du pays. Elle abrite le siège de l'Organisation mondiale du tourisme. La ville a une population de 3 207 247 habitants (les Madrilènes), comprise dans une région urbaine de 6 495 551 habitants en 2013.

Madrid. Photo Réveil FM International

La ville de Madrid jouit d'un climat méditerranéen continental. On retrouve donc à Madrid des hivers relativement modérés, avec des gels fréquents et de la neige occasionnelle avec des températures pouvant descendre à -4 °C et des étés très chauds avec en juillet et août des températures presque tous les jours supérieures à 30 °C.

Madrid. Photo Réveil FM International

La température moyenne à Madrid est de 14 °C, avec un maximum enregistré au parc du Retiro de 40,6 °C 10 août 2012 et un minimum de -10,1 °C (16 janvier 1945).

La ville de Madrid est sèche. Comme une grande partie de l'Espagne, elle reçoit peu de précipitations, entre 400 et 500 mm par an et en moyenne 49 jours de pluie par an. Les mois les plus pluvieux sont novembre et décembre avec 56 mm de hauteur de pluie. Août est le mois le plus sec avec seulement 10 mm de hauteur de pluie.

Madrid. Photo Réveil FM International

Madrid. Photo Réveil FM International

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A la Rochelle, Freddy Kita amplifie la voix d'Eugène Diomi Ndongala prisonnier politique personnel d'alias Joseph Kabila !

Freddy Kita est le Secrétaire Général de Démocratie Chrétienne, parti d'Eugène Diomi Ndongala qui croupit à la prison de Makala, à Kinshasa en République démocratique du Congo. Ce dernier est le prisonnier personnel de celui qui trône par usurpation et défi à la tête de la République démocratique démocratique du Congo, le pseudo "Joseph Kabila". Invité à l'université d'été du parti socialiste du 28 au 31 août 2014, parti au pouvoir actuellement en France, avec sa simplicité débonnaire Freddy Kita est un acteur politique et lobbyiste hors pair. La voix d'Eugène Diomi Ndongala, président de démocratie chrétienne a été entendue à La Rochelle.

Jean-Christophe Cambadélis, Premier Secrétaire du Parti Socialiste et Freddy kita, Secrétaire Général de Démocratie Chrétienne (RDC) à la Rochelle. Photo Réveil FM International

Le mal d'Eugène Diomi Ndongala est d'avoir eu le courage de dénoncer le hold-up électoral d'alias Joseph Kabila et sa bande des mammouths joséphistes fraudeurs et mafieux, élu député national d'avoir refusé d'aller siéger au Palais du peuple avec des sénateurs et députés godillots applaudisseurs d'un Kadogo qui est arrivé à Kinshasa avec des bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière, qui par un tour de passe-passe a pris le pouvoir et a déjà planqué plus de 17 milliards de dollars américains dans les îles vierges britanniques. Face au terrorisme d'Etat instauré par alias Joseph Kabila pour contrôler le Congo, Eugène Diomi Ndongala est un vrai frondeur ! Radical, le jour de son énième arrestation par le régime d'usurpation et imposture, il voulait mettre en place la plateforme dénommée "Majorité Présidentielle Populaire (MPP) qui considère Etienne Tshisekedi comme le "véritable vainqueur" du scrutin du 28 novembre 2011.

Freddy Kita, Secrétaire Général de Démocratie Chrétienne (RDC) à la Rochelle. Photos Réveil FM International

Infatigable, partout, Freddy Kita dénonce la machination politique dont serait victime son président. Trois ans après le scrutin présidentiel, il se refuse toujours à reconnaître la réélection usurpée d'alias Joseph Kabila. Eugène Diomi Ndongala est en prison pour avoir semble-t-il violé deux filles mineures. Lorsqu'on sait de quoi sont capables les agents de l'Agence Nationale des Renseignements (ANR), la Gestapo d'alias Joseph Kabila, on ne peut pas s'étonner. La justice congolaise n'a jamais présenté les deux filles mineures à la barre. Elles sont des arlésiennes qu'on ne voit jamais.

Par contre tous les Kulunas au col blanc qui essaiment le PPRD-MP-Parti-Etat des vrais criminels sont protégés, ils se la coulent douce avec 4X4 neuves, villas, billets verts... Des mafieux ventripotents ont pris en otage les institutions de la République pour satisfaire leurs bas instincts.

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lundi 1 septembre 2014

A la Rochelle, Manuel Valls fait pleurer Najat Vallaud-Belkacem

Paris-Montparnasse, dimanche 31 août 2014, il est 17h49 lorsque le Tgv venant de La Rochelle entre en gare. A son bord plusieurs personnalités politiques qui ont participé à l'université d'été du parti Socialiste. Parmi eux:

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'éducation nationale. Photo Réveil FM international

Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale. Photo Réveil FM International

Freddy Kita, Secrétaire générale de Démocratie Chrétienne (RDC). Photo Réveil FM International

Christian Paul, député de la Nièvre, fait partie de ces députés socialistes «frondeurs». Photo Réveil FM international

À l'occasion de son discours de clôture lors de l'université d'été du Parti socialiste à La Rochelle, le Premier ministre Manuel Valls a rendu un vibrant hommage à Najat Vallaud-Belkacem.


Manuel Valls : "Applaudissez Najat Vallaud... par 6MEDIAS

Déjà sous le feu des critiques, Najat Vallaud-Belkacem peut compter sur le soutien de Manuel Valls. Le Premier Ministre a rendu un bel hommage à ministre de l’Education nationale, qui a pleuré.

A peine nommée à la tête du ministère de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem a déjà essuyé de vives critiques, notamment à cause de sa thèse sur la théorie du genre. Mais Manuel Valls ne l’entend pas de cette oreille et est récemment monté au créneau pour prendre la défense de celle ayant connu une ascension politique fulgurante. Durant son discours clôturant l’université d’été du Parti socialiste, le Premier Ministre a rendu un hommage vibrant à celle qui remplace Benoît Hamon. Et les mots qu’il a soigneusement choisis ont ému Najat Vallaud-Belkacem aux larmes, la destinataire lâchant un ”merci” du bout des lèvres.

Voici les propos de Manuel Valls : ”J’ai entendu bien sûr, et c’est normal, de nombreuses réactions et commentaires sur le ministre qui venait d’être nommé. Des commentaires, avant même qu’il n’ait eu le temps de faire ses preuves. Mais, j’aurais aimé qu’à l’unisson, beaucoup l’ont fait il y a encore un instant, nous félicitions davantage que la République sache reconnaître les compétences, le travail et l’engagement. Notamment, je le dis à quelques personnes isolés en confiant pour la première fois à une femme depuis deux siècles, elle si jeune, Najat Vallaud-Belkacem, cette lourde mission d’être à la tête du ministère de l’Education nationale. Et chers amis, applaudissez cette ministre parce qu’elle est l’un des visages, non seulement du Gouvernement, non seulement de la République, mais elle est un visage. Et comme tous les autres ministres de ce gouvernement, ces ministres sont au service de la France.”

Au final, dans la tourmente, Najat Vallaud-Belkacem n’en demandait pas tant et le soutien de Manuel Valls apparaît comme un réconfort solide alors qu’elle devra s’attaquer à des dossiers difficiles.

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A La Rochelle, Christiane Taubira "l'icône invirable" chez les frondeurs !

La famille socialiste va-t-elle résister à l'éclatement ? L'université de La Rochelle a été le théâtre de tous les défis lancés à Valls, visé pour son tournant social-libéral. Le Premier ministre y tient aujourd'hui son grand discours.

La Rochelle (Charente-Maritime), la garde des Sceaux était l’invitée surprise des frondeurs du PS.

Jamais un discours de clôture de l'université du PS n'a été aussi attendu. Manuel Valls, au terme d'une folle semaine, devrait s'employer à calmer les esprits au sein d'un parti entré en éruption volcanique. Surtout après une journée comme hier où son autorité a clairement et à plusieurs reprises été remise en cause.

Première salve avec Christiane Taubira. Hier samedi matin, dans un amphi chauffé à blanc et bourré à craquer de la fac de lettres toute proche, la ministre de la Justice est l'invitée surprise... des frondeurs. Ceux-là même qui mettent en cause dans un manifeste la politique du Premier ministre. Certes, Taubira, assise dans les premiers rangs et qui avait confirmé aux organisateurs (sous le sceau du secret) sa visite, ne prend pas la parole. Mais elle dit à sa sortie, au milieu d'une nuée de caméras : « Nous avons laissé les Français se démoraliser. Nous devons refaire place à la politique. La politique c'est débattre, et j'en assume les conséquences. »

Une icône invirable

Un pied de nez à Valls, quelques jours seulement après que le Premier ministre a tapé sur la table en virant les ministres contestataires -- et amis de Taubira -- Montebourg et Hamon. A l'université d'été, où l'affrontement était jusque-là plutôt larvé, c'est la sidération. « Je ne pensais pas qu'on en arriverait là », soupire une militante. D'autres ricanent ouvertement : « C'est quand même un gros bras d'honneur à Manuel Valls », se marre un député.

« Trop forte, Taubira ! Valls 3 ? » tweete le député Yann Galut. Les amis du Premier ministre cachent mal leur malaise mais reconnaissent que l'icône de la gauche est invirable. « C'est une star », admet avec une pointe d'ironie le député Christophe Caresche. Lieutenant de Valls, Luc Carvounas le reconnaît : « Si on met de l'huile sur le feu, tout pète. »

Présent depuis la veille à La Rochelle, l'ex-ministre de l'Economie Arnaud Montebourg se taille, lui aussi, un franc succès quand il intervient devant les militants en égratignant la politique de Matignon : « La France choisit des remèdes qui aggravent son mal », lance-t-il en citant le Prix Nobel d'économie Paul Krugman. Même Claude Bartolone, le président de l'Assemblée, assaisonne Valls : « Compte tenu de la situation, je n'aurais pas été au Medef et j'aurais réservé mon premier discours à l'université d'été du PS. »

Mais la fête ne serait pas complète sans la saillie de Martine Aubry. Sortant de son silence, la maire de Lille n'hésite pas à prendre à contre-pied le Premier ministre. La veille, celui-ci avait abandonné l'encadrement généralisé des loyers. Aubry demande qu'au contraire, sa ville, comme la capitale, « en bénéficie dans le respect de l'engagement de François Hollande ».

Une mise au point très politique. « A l'heure où Valls fait du social-libéralisme et revient sur les engagements de la campagne présidentielle, Martine s'affirme comme la gardienne du temple et des valeurs de gauche », glisse un de ses proches. Aubry ne compte pas en rester là. Son réseau d'amis prépare une lettre qui sera envoyée régulièrement aux sympathisants. Et l'ex-première secrétaire a prévu de s'exprimer publiquement, peut-être à la mi-septembre, au moment de la fête de la fédération PS du Nord à Lomme.

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Jacques Attali, son rapport pour sauver la "Francophonie et Francophilie"

L’économiste Jacques Attali et ancien conseiller spécial de François Mitterrand a recommandé, dans un rapport intitulé: "La francophonie et la Francophilie, moteurs de croissance durable" consacré à «la dimension économique de la francophonie» remis le 26 août 2014 au président français François Hollande, la création d’une union économique francophone.

Le mardi 26 août 2014, Quai d'Orsay, Jacques Attali à la conférence de Presse. Photos Réveil FM International

Les journalistes africains étant tous en vacances et ayant brillé par l'absentéisme inouï, seuls Roger Bongos-Afrique Rédaction et Freddy Mulongo-Réveil FM International ont participé à la conférence de presse de Jacques Attali.

«L’objectif ultime, c’est de créer une union francophone qui donnera à la France un levier d’influence et aux pays francophones un moyen d’agir ensemble tout à fait considérable. Imaginez une union francophone aussi intégrée que l’Union européenne, ça devient un acteur politique et économique important dans le monde», a déclaré Jacques Attali.

Le président de Planet finance, un organisme de conseil et de microcrédit, a fait, dans son rapport, 53 propositions en vue d’exploiter l’énorme potentiel économique de la francophonie. Le groupe de travail présente 53 propositions regroupées autour de 7 axes : augmenter l’offre d’enseignement du et en français, en France et partout dans le monde ; renforcer et étendre l’aire culturelle francophone ; cibler 7 secteurs clés liés à la francophonie, pour maximiser la croissance de la France et des autres pays francophones (tourisme, technologies numériques, santé, recherche et développement, secteur financier, infrastructures, secteur minier) ; jouer sur la capacité d’attraction de l’identité française pour mieux exporter les produits français et conquérir de nouveaux francophiles ; favoriser la mobilité et structurer les réseaux des influenceurs francophones et francophiles ; créer une union juridique et normative francophone à travers la mise en place d’un guichet douanier pour les francophones dans les aéroports des pays francophones volontaires ; se donner comme projet de créer à terme une Union économique francophone aussi intégrée que l’Union européenne.

Il s’agit, entre autres, de développer l'enseignement du français via la création d'un groupe privé d'écoles françaises, d’attirer les populations qui ne parlent pas français en jouant sur la capacité d’attraction de la musique et du cinéma français, d’organiser une offre de cours en ligne francophone interactifs et diplômants et d’encourager la croissance de secteurs clefs comme le tourisme, le numérique, la santé ou l'électricité.

«La Francophonie, c’est 200 millions de personnes, si l’on ne développe et on ne maintien pas l’enseignement du français un peu partout dans les pays francophones ce nombre peut décroître, mais contre si on est capable de maintenir l’enseignement en français dans les écoles primaires et secondaires et avec toutes les réformes que nous avons proposées, ce nombre peut passer à 750 millions en 2050, et apporter en France et au reste du monde francophone une croissance considérable», a détaillé Jacques Attali.

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Photos et Vidéo. François Hollande, l'ouverture de la rencontre des Ambassadeurs à l'Elysée

Dans un contexte international tendu, François Hollande a donné des précisions aux ambassadeurs français, réunis le jeudi 28 août 2014 à l'Elysée sur les grandes lignes de sa diplomatie. Les ambassadeurs français se réunissent chaque année à l'Élysée avec le Président de la République. Depuis sa première édition en 1993, cette conférence est devenue un rendez-vous incontournable pour la diplomatie française. Freddy Mulongo de Réveil FM International a été le seul journaliste africain accrédité à l'Elysée pour l'ouverture de la rencontre des ambassadeurs.

Palais de l'Elysée, jeudi 28 août 2014, le président François Hollande lors de son discours devant les ambassadeurs. Photos Réveil FM International

Photos. Arrivée des ambassadeurs à l'Elysée.

Freddy Mulongo à l'Elysée. Photos Réveil FM International

Des journalistes accrédités en plein travail à l'Elysée. Photo Réveil FM International

Photos. Les ambassadeurs à l'Elysée.

Discours d'ouverture de la Conférence des Ambassadeurs

Palais de l’Elysée – Jeudi 28 août 2014

Monsieur le Président du Sénat,

Monsieur le ministre des Affaires étrangères, cher Laurent FABIUS,

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Mesdames et Messieurs les ambassadeurs,

Nous nous retrouvons pour cette Conférence qui est devenue un rendez-vous incontournable, un rite, mais qui se situe, aujourd’hui, dans un contexte particulièrement lourd.

Au cœur du Moyen-Orient, une organisation barbare tente de prendre la dimension d’un Etat pour y imposer un califat. Rien que cela.

A l’Est de l’Europe, un conflit qui a déjà fait plus de 2 000 morts, met en cause les principes sur lesquels notre sécurité collective était fondée depuis la fin de la guerre froide.

A l’Ouest de l’Afrique, un fléau sanitaire s’ajoute au spectre terroriste et accable des pays qui, jusque-là, étaient regardés comme les plus dynamiques du monde sur le plan économique.

Ces crises qui peuvent paraître disparates, ne peuvent plus être regardées comme spécifiques ou régionales : elles sont globales et internationales. Elles ne nous sont pas extérieures, elles nous concernent directement. Ce n’est pas parce qu’elles sont loin qu’elles n’ont pas de ramifications, ici même. Elles nous concernent donc tous presque personnellement.

Quand un avion civil est abattu dans le ciel ukrainien, quand des combattants de la haine sont formés pour mener leurs tâches criminelles jusqu’ici dans nos pays, et quand des journalistes sont enlevés et assassinés dans des conditions effroyables, nous sommes tous concernés.

La France est consciente de l’extrême gravité de ces menaces.

Face à elles, elle ne peut pas rester indifférente ou spectatrice. Ce ne serait pas conforme à son histoire, encore moins à notre statut de membre permanent du Conseil de sécurité. Ce ne serait pas compatible avec notre intérêt bien compris et avec notre vocation de grand pays porteur de valeurs. Tel est le sens de notre politique extérieure : agir pour la paix et la sécurité du monde. Tel est le travail inlassable de notre diplomatie, sous la conduite de Laurent FABIUS, dont je salue une nouvelle fois l’action.

La France est en mouvement. Sur tous les fronts.

D’abord au Moyen-Orient.

Ici même, l’an dernier, j’exprimais ma conviction qu’une intervention internationale était nécessaire en Syrie. A la suite de l’utilisation par le régime des armes chimiques, il s’agissait d’empêcher de nouveaux massacres. Je vous disais que l’inaction faisait le jeu des extrémistes. Hélas, la démonstration est faite et elle est implacable !

Je regrette que la mobilisation internationale pour régler la situation en Syrie ait fait à ce point défaut, notamment au Conseil de sécurité. Nous en mesurons aujourd’hui toutes les conséquences : le régime de Bachar El ASSAD poursuit, sans aucune retenue, sa politique de répression ; les réfugiés se massent, chaque jour plus nombreux, dans les pays voisins ; et les groupes terroristes gagnent de nouvelles positions. Voilà le résultat.

Mais le danger n’a pas simplement grandi, ce qui serait déjà un péril. Il est devenu immense. Le conflit a débordé en Irak, un pays – pour des raisons sur lesquelles je ne reviendrai pas – qui était déjà soumis aux divisions, aux conflits inter-religieux et à l’instabilité. L’Etat islamique, en tout cas qui se prétend comme tel, s’est engouffré dans la brèche, parce que le terrorisme se nourrit toujours du chaos.

Ce groupe a conquis de larges parties du territoire irakien, en plus de ce qu’il avait déjà quasiment en possession en Syrie. Il menace aussi bien Bagdad que le Kurdistan irakien. Il s’en prend aux minorités, les chrétiens d’Irak, les Yazidis et d’autres aussi. La France a donc décidé de prendre ses responsabilités. Elle a fourni une aide pour venir en aide aux populations réfugiées, notamment au Kurdistan d’Irak. Elle a également livré des armes aux forces engagées en première ligne contre l’Etat islamique. Depuis, et tant mieux, d’autres pays européens nous ont rejoints, mais nous ne pouvons pas en rester là. Notre soutien doit être amplifié pour préserver l’unité de l’Irak et permettre que chaque communauté vive en paix.

C’est pourquoi j’ai lancé une initiative. Elle vise à améliorer la coordination (quand je dis « l’améliorer », c’est l’organiser) de l’action internationale contre l’Etat islamique, sur les plans humanitaire, sécuritaire mais aussi militaire. C’est le sens de la conférence internationale que la France propose de réunir ici même, à Paris, dès lors que le gouvernement irakien aura été constitué.

Car pour vaincre l’Etat islamique, pour vaincre le terrorisme, la première condition, c’est que les Irakiens eux-mêmes se rassemblent.

Pour vaincre l’Etat islamique, pour vaincre le terrorisme, il faut aussi que la communauté internationale prenne la dimension du danger et organise une mobilisation à cette hauteur, dans le respect du droit international.

Pour vaincre l’Etat islamique, chaque pays doit également s’engager à lutter contre les filières djihadistes, les filières du terrorisme international et prévenir les départs de jeunes fanatiques sur les zones de combat. Le Conseil de sécurité en sera saisi le 25 septembre prochain. Quant à la France, elle n’a pas attendu puisque nous mettons d’ores et déjà en œuvre un plan anti djihadistes. Il a été adopté en Conseil des ministres au mois de mai.

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