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jeudi 30 octobre 2014

Le Burkina Faso s'enflamme: Trois morts parmi les manifestants

Le Burkina Faso s'enflamme. A Ouagadougou, la capitale, des centaines de manifestants sont entrés de force dans l'Assemblée nationale et ont incendié le bâtiment, jeudi 30 octobre.

L'Assemblée nationale vandalisée au Burkina faso

Des coups de feu ont été entendus et au moins trois personne ont été tuées. La télévision nationale a cessé d'émettre après avoir été prise d'assaut par des protestataires. Faisons le point sur cette soudaine poussée de violence des Burkinabés, hostiles au maintien au pouvoir de leur président Blaise Compaoré.

Blaise Compaoré l'assassin de Thomas Sankara, le roue tourne aussi pour lui.

Qu'est-ce qui a déclenché cette crise ?

Le président burkinabé Blaise Compaoré est au pouvoir depuis son coup d'Etat de 1987. Mais son mandat expire en 2015. Et après deux septennats (1992-2005) puis deux quinquennats (2005-2015), la Constitution ne lui permet pas de briguer un nouveau mandat. Son gouvernement souhaite donc la modifier en révisant l'article 37 afin de porter de deux à trois le nombre maximum de quinquennats présidentiels. L'exécutif a donc convoqué un vote de l'Assemblée nationale, jeudi.

"Ça fait au moins cinq ans" que dure ce débat sur cette loi fondamentale, observait samedi le chef de l'Etat burkinabé, dans une interview à la BBC. Depuis de longs mois, majorité et opposition s'empoignent régulièrement sur ce sujet. Les opposants à Blaise Compaoré dénoncent un "coup d'Etat constitutionnel". A l'approche du scrutin, ils ont appelé à manifester dans tout le pays.

Mardi, des centaines de milliers de Burkinabés sont descendus dans les rues de la capitale. Un million, selon l'opposition. Cette manifestation, d'une ampleur historique, s'est conclue par des affrontements. Pendant plusieurs heures, des centaines de manifestants armés de pierres et de barres de fer ont affronté les forces de l'ordre, qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes.

L'opposition a également appelé à plusieurs reprises le peuple à "marcher sur l'Assemblée", jeudi, afin d'empêcher le vote. Un appel visiblement entendu.

Des milliers de personnes protestent contre la réforme de la Constitution, qui permettrait au président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis un coup d'Etat en 1987, de briguer un nouveau mandat à la fin 2015. Depuis le début de la semaine, Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, est en ébullition. Des milliers de manifestants protestent contre la réforme de la Constitution qui permettrait au Président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis un coup d'Etat en 1987, de briguer un nouveau mandat à la fin 2015. Le texte devait être voté à l'Assemblée nationale, jeudi 30 octobre, mais les protestataires ont envahi le bâtiment.

• Les forces de sécurité, qui tirent à balles réelles, ont fait au moins trois morts parmi les manifestants, selon les services d'urgence cités par Reuters. Les manifestants, qui tentent de marcher sur le palais présidentiel, sont bloqués par les soldats de la garde présidentielle. Le président Blaise Compaoré aurait quitté le bâtiment, annonce le site d'information Burkina24 sur Twitter.

• Sous la pression des manifestants, le gouvernement du Burkina Faso annule le vote de la réforme de la Constitution, a annoncé le porte-parole de l'exécutif.

• Plus d'un millier de manifestants ont pénétré de force dans l'Assemblée nationale et l'ont, en partie, saccagée. Selon des témoins, le bâtiment serait en flammes. Après l'Assemblée, les manifestants ont pris d'assaut la télévision publique. Selon un témoin sur place, la télévision a cessé d'émettre.

15h35 : Le régime de Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans, tremble à nouveau. La tension est vive dans les rues de Ouagadougou (Burkina Faso), où des manifestants contestent un projet de réforme constitutionnelle.

15h02 : Nous ne cautionnons pas la prise du pouvoir par la force. Nous voulons juste le respect de la démocratie. #Burkina #Faso #bf226 #lwili

15h01 : Nous nous opposons totalement à un coup d'Etat au #Burkina #Faso. Notre doit rester démocratique. #lwili #bf226

15h01 : Le chef de l'opposition, Zéphirin Diabré, indique sur son compte Twitter qu'il est opposé à un coup d'Etat. "Nous ne cautionnons pas la prise du pouvoir par la force."

14h58 : Les forces de sécurité ont tiré à balles réelles sur les manifestants. L'AFP recense un mort alors que des services d'urgence cités par l'agence Reuters en comptent trois.

14h42 : Après les manifestations de ce matin, Washington fait part de sa "vive inquiétude". De son côté, Paris appelle au calme et demande "à toutes les parties de faire preuve de retenue".

14h37 : Une vidéo de France 24 montre les manifestations qui ont agité ce matin la capitale du pays, Ouagadougou.

14h30 : Il est 14h30, rappelons les principaux titres :

• Le gouvernement lâche du lest et abandonne la modification de la Constitution, mais cela ne calme pas les manifestants. Pourquoi le pays est-il en train de s'embraser ? Explications.

14h16 : La France appelle au calme et demande "à toutes les parties de faire preuve de retenue".

13h50 : François Compaoré, frère du président Blaise Compaoré, a été arrêté à l'aéroport, selon les informations de RFI. Pendant ce temps, les combats se poursuivent devant le palais présidentiel, à Ouagadougou, la capitale.

13h40 : Le Burkina Faso s'enflamme. Ce matin, des centaines de manifestants ont saccagé l'Assemblée nationale. Le gouvernement a fini par céder à l'une de leurs revendications en abandonnant un projet de loi modifiant la Constitution. Pourquoi le pays est-il en train de s'embraser ? Explications de notre journaliste Benoît Zagdoun.

13h36 : Le gouvernement a abandonné la modification de la Constitution, mais la situation continue de dégénérer. "Désormais, tout est possible", résume à la mi-journée, auprès de l'agence Reuters, un diplomate occidental en poste à Ouagadougou.

13h38 : Le gouvernement lâche du lest et abandonne la modification de la Constitution, mais cela ne calme pas les manifestants. A Bobo Dioulasso, la 2e ville du pays, la mairie et le siège du parti présidentiel ont été incendiés.

13h03 : Bénéwendé Sankara, un des leaders de l'opposition, estime que le président du Burkina Faso doit "tirer les conséquences" de l'assaut contre l'Assemblée, à Ouagadougou. Selon lui, "le peuple a montré qu'il est un peuple volontaire et intègre".

13h06 : Les manifestations de ce matin à Ouagadougou, la capitale du pays, ont fait au moins un mort, selon un journaliste de l'AFP.

12h48 : Il est midi, on fait le point sur l'actualité.

Situation confuse à Ouagadougou. Plus d'un millier de manifestants ont pénétré de force dans l'Assemblée nationale et l'ont, en partie, saccagée ce matin. Ils dénoncent un projet de loi visant à autoriser le président Blaise Compaoré à briguer un nouveau mandat. Le gouvernement annonce ce midi qu'il abandonne cette modification de la Constitution.

11h59 : Le porte-parole du gouvernement officialise l'annulation du projet de loi portant sur la révision de la Constitution du Burkina Faso, annonce RFI. La majorité présidentielle souhaitait une modification de l’article 37, afin d’ouvrir la voie à une nouvelle candidature du président Blaise Compaoré après 2015, contre l’avis de l’opposition.

11h44 : Les manifestants prennent d'assaut la télévision nationale.

11h27 : Selon Reuters, la télévision publique a cessé d'émettre, après avoir été prise d'assaut par les manifestants.

11h24 : #Burkina : les députés ont été exfiltrés. Selon l'un d'entre eux, les "militaires laissent faire les manifestants"... #lwili

11h24 : Les choses semblent s'accélérer à Ouagadougou. L'armée serait en train de lâcher Blaise Compaoré, selon des témoignages de députés exfiltrés de l'Assemblée nationale.

11h08 : L'Assemblée Nationale du Burkina Faso en feu. #burkina #ouaga

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Burkina Faso : Révison constitutionnelle forcée de Blaise Compaoré, "Ça passe ou ça casse" !

Ce jeudi, le Burkina Faso vit une des journées les plus importantes de son histoire. Le projet de loi devant permettre la modification de la constitution doit passer aujourd’hui devant les députés.

Après la démonstration de force de ce mardi 28 octobre, les Burkinabè sont surs d’une chose, ce jeudi « ça passe ou ça casse ». Ce n’est pas l’homme de la rue qui le dit, mais le chef de file de l’opposition Zéphirin Diabré, qui appelle à manifester aujourd’hui afin de dire une nouvelle fois non à la modification de la constitution. Une modification de l’article 37 qui devrait permettre au président sortant Blaise Compaoré de briguer sa propre succession alors qu’en principe son règne de 27 ans doit prendre fin l’an prochain. La fronde populaire a pris de l’ampleur ces dernières semaines, culminant cette semaine avec la manifestation de mardi qui aura réuni au bas mot un million de personnes dans les rues de Ouagadougou.

L’Assemblée Nationale doit donc se prononcer ce jeudi sur le texte que le gouvernement lui a soumis la semaine dernière. Si la majorité des trois-quarts des votes n’est pas atteinte, le référendum aura lieu. Mais au regard des récents bouleversements de l’échiquier politique burkinabé, on peut parier que le référendum soit jeté aux oubliettes, privant du coup les burkinabé de leur droit à s’exprimer. « Inacceptable !» pour les anti-« article 37 » qui battent le pavé depuis des jours. Et pourtant avec le ralliement il y a quelques jours de l’Alliance pour la démocratie et la fédération / Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA), qui compte dix-huit députés, le vote favorable ne fait aucun doute. Pour l’analyste politique Abdoul Karim Sangho, « les carottes sont presque cuites pour l’opposition politique avec ce ralliement officiel. La CFR, l’autre groupe parlementaire de la majorité, n’ayant jamais marqué son opposition au projet de loi ». Ces dernières semaines, la majorité présidentielle s’est vue confortée du soutien de 99 députés, largement plus que nécessaire pour faire passer la réforme. Et on apprend que les députés favorables au vote ont été internés dans un hôtel proche de l’hémicycle, pour éviter qu’ils ne soient empêchés d’y accéder par la foule qui promet d’en faire le siège.

Le printemps burkinabè

« Blaise Compaoré a précipité sa chute » affirmait ce mardi un manifestant à Ouagadougou. C’est bien le sentiment qu’ont les observateurs de la situation dans le pays. Car, si l’objectif premier des manifestations est bien de faire barrage à cette modification de la constitution sans référendum, une manœuvre elle-même anticonstitutionnelle en soi, aujourd’hui, nombreux sont ceux qui veulent voir « Blaise » partir une bonne fois pour toutes. Sur la route de Bobo Dioulasso, deuxième grande ville du pays, une statue géante du président a ainsi été déboulonnée, rappelant fort les images d’un certain printemps, il y a quelques années en Tunisie.

Pour les leaders de l’opposition, il faut tout simplement annuler la réforme constitutionnelle. Ils soupçonnent en effet, le pouvoir de « soudoyer certains députés afin qu’ils votent en faveur du projet de loi ». Et même si la loi ne passait pas, le référendum qui sera alors organisé ne répondra pas aux normes de transparence et de crédibilité. Mais le printemps burkinabè se veut, pour l’instant, non violent. Manifestations et sit-in, grève du zèle et barrages sur les principaux axes, tous les recours possibles seront exploités et même les plus inhabituels, comme cette « grève du zèle » qui consiste à travailler avec assiduité pour que le pays ne soit pas bloqué. Une campagne permanente de « désobéissance civile » s’ouvre ainsi avec encore une journée de protestation prévue ce jeudi.

Pour Ablassé Ouédraogo, député de l’opposition à l'Assemblée nationale, président du parti Le Faso autrement, cette campagne « peut durer des semaines, elle peut durer des mois». Pour Zéphirin Diabré, les choses sont claires. « Notre lutte est entrée en phase finale. Maintenant, ça passe ou ça casse, la patrie ou la mort. Le changement est maintenant ou jamais » a-il affirmé il y a quelques jours.

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Burkina Faso: Au pays des hommes intègres, Blaise Compaoré, ancien puschiste et assassin de Thomas Sankara, est contesté !

A part Blaise Compaoré qui tente de jouer avec le feu au Burkina Faso. Au moins quatre autres chefs d'Etat africains préparent ou envisagent des révisions similaires pour se maintenir au pouvoir, au Congo-Brazzaville, au Burundi, en République démocratique du Congo et au Bénin.

Ce changement permettrait à Blaise Compaoré, arrivé aux affaires par un putsch et qui devait achever en 2015 son dernier mandat, après deux septennats (1992-2005) et deux quinquennats (2005-2015), de concourir à nouveau à la présidentielle.

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans le calme mercredi à Ouagadougou contre un projet de révision constitutionnelle permettant le maintien au pouvoir du président Blaise Compaoré, un texte très controversé qui doit être examiné jeudi par l'Assemblée.

L'Assemblée nationale devrait examiner jeudi 30 octobre un projet de loi gouvernemental visant à modifier la loi fondamentale pour faire passer de deux à trois le nombre maximum de quinquennats présidentiels

Après 27 ans de règne, rop c'est trop pour les Burkinabés. Dans les rues de Ouagadougou, des milliers d'entre eux ont exprimé mardi et mercredi 29 octobre leur refus de voir leur président Blaise Compaoré prolonger un règne déjà long de vingt-sept années, le faisant figurer en sixième position des présidents africains en terme de longévité.

L'ancien militaire putschiste de 63 ans entend briguer un cinquième mandat en novembre 2015 et, pour parvenir à ses fins, modifier l'article 37 de la Constitution, qui l'en empêche. L'opposition craint qu'une modification de la loi fondamentale permette à M. Compaoré de s'accrocher au pouvoir, et d'accomplir jusqu'à trois mandats supplémentaires, soit quinze ans de plus à la tête du pays.

Putch et amendements de la Constitution

Ce projet de « coup d'Etat constitutionnel », tel qu'il est dénoncé par l'opposition, Blaise Compaoré a longtemps tardé à le dévoiler. Fidèle à sa réputation d'homme secret, le leader burkinabé ne s'est jamais montré empressé de prendre sa retraite, se posant en garant de la stabilité de ce pays sahélien.

Né le 3 février 1951 à Ouagadougou, appartenant à l'ethnie mossi, la plus importante du pays, Blaise Compaoré accède à la plus haute marche du pouvoir à 36 ans, après un coup d'Etat qui lui permet d'éliminer ses opposants. Au cours de ce putsch est également tué son frère d'armes et ami d'enfance, le capitaine Thomas Sankara, père de la « révolution démocratique et populaire ». Un héritage que Blaise Compaoré se charge vite de reléguer au second plan, affichant sa volonté de tourner la page des années Sankara.

Il rétablit le multipartisme en 1991, ce qui ne l'empêche pas de modifier l'article 37 de la Constitution six ans plus tard, pour pouvoir participer aux élections. Mais « l'affaire Zongo », du nom d'un journaliste retrouvé mort alors qu'il enquêtait sur un meurtre impliquant le frère du président, provoque une grave crise politique peu après sa réélection en 1998.

En 2000, l'article 37 de la Constitution est à nouveau amendé : le septennat devient quinquennat, renouvelable une fois. Mais le Conseil constitutionnel autorise la candidature de Blaise Compaoré en 2005, au nom de la non-rétroactivité d'une révision de la Loi fondamentale.

Médiateur de crises

Si ce nouveau projet de réforme constitutionnelle a été critiqué par Paris, qui a appelé le chef de l'Etat burkinabé à se conformer à la charte de l'Union africaine sur la démocratie et la bonne gouvernance, M. Compaoré jouit d'une solide réputation à l'étranger. Et ce malgré des trafics d'armes et de diamants avec les insurrections angolaise et sierra-léonaise épinglés par l'ONU ou ses liens avec les dictateurs libyen Mouammar Kadhafi et libérien Charles Taylor.

En effet, Blaise Compaoré est un partenaire majeur de la diplomatie internationale en Afrique. Il fait actuellement office de médiateur au Mali, où l'ex-puissance coloniale française est engagée dans une intervention militaire compliquée.

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mercredi 29 octobre 2014

Coucou, revoilà Jacques Chirac !

Paris, le 28 octobre 2014, Jacques Chirac a fait une apparition dans une galerie d'art

Week-end culture pour l'ancien président de la République. Samedi, Jacques Chirac, 82 ans le 29 novembre, était de passage à la galerie Christian Deydier, dans le 6e arrondissement de Paris, afin de rendre visite à son ami, grand collectionneur d'art. Accompagné de sa femme Bernadette et d'une poignée de fidèles, Jacques Chirac signait ainsi sa première apparition publique depuis plusieurs semaines.

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Je vois la vie en Vosges III

Les Vosgiens ont partagé avec nous le bonheur authentique d'une cuisine qui nous a laissé dans la bouche un parfum de terroir issu d'une cuisine traditionnelle riche et généreuse, inventive et surprenante, prenant son inspiration dans cette nature omniprésente.

La gastronomie vosgienne regorge de plats succulents souvent à base de pomme de terre et de lard fumé. Certaines spécialités sont éminemment célèbres : les andouilles du Val d'Ajol, les rapés de pomme de terre, la truite au bleu, les kneffes, sans oublier les inévitables patés lorrains et tarte aux myrtilles.

Geneviève Burnel et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

Geneviève Burnel, Freddy Mulongo et Anne-Marie Burnel. C'est depuis 90 ans que L'hôtel-Restaurant Burnel existe, les deux sœurs font partie de la troisième génération Burnel. Photo Réveil FM International

Au pays de Jeanne d'Arc, Rouvres en Xaintois a gardé le charme des villages lorrains. Trois étoiles brillent au cœur de ce petit village vosgien de quelque 300 habitants : celles de cette excellente adresse qu’est le Burnel ! Ici règnent confort, sérénité et harmonie… L'Hôtel*** Burnel - Restaurant est situé au 22, rue Jeanne-d’Arc - à Rouvres-en-Xaintois (88500), est à 8 km de Mirecourt, la cité des violons et des luthiers, à moins d'une demi- heure de Vittel et Contrexéville, d'une heure de Nancy et d'Epinal, une douce et grande maison, au cœur d'un joli village de la plaine des Vosges.

A l'Hôtel Burnel, chacune des 22 chambres, calmes et spacieuses, a une ambiance personnalisée. Dans un cadre raffiné, le restaurant propose une cuisine inventive dont les spécialités de poissons frais et gibiers en saison...Quatre générations de passion cultivent l'art du bien vivre et du bien recevoir.

Deux grandes tables pour les journalistes de la presse étrangère. Photo Réveil FM International

Les journalistes prennent toujours le temps de discuter y compris pendant le repas. Photo Réveil FM International

L'amitié, la convivialité dans le respect des convictions et valeurs de chaque journaliste. Photo Réveil FM International

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Je vois la vie en Vosges II

L’abbatiale Saint-Pierre est l’église de Remiremont. Photo Réveil FM

Dans les Vosges, en plus d'être très belle, l'abbatiale de Remiremont est parée d'un remarquable cloché à bulbe du 18ème siècle et possède une impressionnante crypte à voutes d'arêtes du 11ème siècle. L’abbatiale Saint-Pierre est l’église de Remiremont, protégée avec sa crypte au titre de la loi du 31 décembre 1913 sur les monuments historiques. Elle est en majeure partie gothique même si la façade et le clocher ont été rebâtis au XVIIIe siècle. À l’intérieur, de belles décorations de faux marbre du XVIIe siècle décorent le chœur orné d’un retable monumental, spécialement conçu pour l’exposition des châsses de reliques. À droite du chœur, se trouve la statue de Notre-Dame-du-Trésor datant du XIe siècle. Au-dessous du chœur, une crypte composée de trois pièces date du XIe siècle. Dans la première pièce se trouvent différents tombeaux. Dans la deuxième, les voûtes d’arêtes reposent sur des colonnes monolithes. Dans la troisième enfin, fermée au public, on a retrouvé des peintures murales. L’église a été récemment rénovée ainsi que son orgue.

Remiremont, l’abbatiale Saint-Pierre. Photo Réveil FM International

Vue de l'intérieur de l'abbatiale Saint-Pierre. Photo Réveil FM International

Le Grand Orgue de l'église abbatiale. Photo Réveil FM International

Vue en plongée depuis le perchoir. Photo Réveil FM International

Accolé à l’église, l’ancien palais abbatial, de style classique, édifié par l’abbesse Anne Charlotte de Lorraine, fille du duc Léopold Ier, présente une belle façade. Photo Réveil FM International

Aujourd’hui, ce palais abrite le tribunal de Remiremont avec également l’hôtel de ville de la commune. Photo Réveil FM International

L’ancienne horloge de l’abbatiale a été installée en 1855 par Jean-Baptiste Schwilgué, l’auteur de la troisième horloge astronomique de la cathédrale de Strasbourg. Elle a été motorisée vers 1950, puis remplacée. Vers 1989 elle a été restaurée par l’entreprise Sonorest de Colmar, mais pas dans son état d’origine (le rouage de mouvement n’a pas été reconstitué et l’horloge est présentée au musée Charles-de-Bruyère avec ses différentes parties déconnectées, du fait de l’utilisation de trois cloches de verre distinctes). Il s’agit vraisemblablement de la dernière grande horloge de Schwilgué.

L’ensemble des façades et toitures, sol de la cour, sol du jardin et sol du passage jusqu’aux murs de l’église ont été inscrits sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 31 mai 1965.

Il subsiste encore quelques maisons de chanoinesses des XVIIe et XVIIIe siècles dans le quartier de l’église et du palais.

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Je vois la vie en Vosges I

Dans le Grand Est de la France, le département des Vosges appartient au midi de la région Lorraine. Il y jouxte la Meurthe-et-Moselle et la Meuse. Le département emprunte son nom au massif montagneux qu'il partage à l'est avec l'Alsace, départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, et au sud avec la région Franche-Comté, représentée par le Territoire-de-Belfort et la Haute-Saône. Le département de la Haute-Marne, relevant de la région Champagne-Ardenne, borde les Vosges à l'ouest. La collectivité territoriale, habitée par les Vosgiennes et les Vosgiens, se signale par le numéro 88. Depuis la fondation du département en 1790, Épinal est son chef-lieu et abrite sa préfecture.

Domrémy-la-Pucelle

La statue de Jeanne d'Arc est partout dans la région. Photo Réveil FM International

Depuis la Gare de Nancy, il neige abondamment. Nous prenons le car pour Domrémy-la-Pucelle. Photo Réveil FM International

Certains confrères ont toujours leur appareil photo prêtent à prendre des photos. Photo Réveil FM International

Belle cathédrale à Domrémy-la-Pucelle. Photo Réveil FM International

Aux confins de la Lorraine et de la Champagne, le petit village de Domrémy a vu naître au début du XVe siècle une des héroïnes les plus populaires de l’histoire de France, à laquelle son nom reste à jamais attaché, puisque le commune a obtenu, en l’honneur de Jeanne d’Arc, le droit de s’appeler Domrémy-la-Pucelle.

Visiter Domrémy, c’est un voyage sur les pas de Jeanne d’Arc, sur les lieux de son enfance, et une plongée passionnante dans l’imaginaire et la mémoire du Moyen-âge.

La Maison natale de Jeanne d’Arc, identifiée comme telle dès le XVIe siècle, fait l’objet d’une importante dévotion et de véritables pèlerinages depuis plus de cinq siècles. Lieu de l’enfance et de la vocation de Jeanne, elle apporte un éclairage unique sur le mystère de son existence et permet à ses admirateurs d’approcher la réalité de sa vie quotidienne.

Isabelle Chave, directrice des Archives Départementales des Vosges était notre guide. Photo Réveil FM International

Passionnée et passionnante les explications et les réponses qu'Isabelle Chave donne aux journalistes. Photo Réveil FM International

Des journalistes attentifs. Photo Réveil FM International

Composée de quatre pièces couvertes par une toiture à un pan, la maison correspond à l’architecture civile du XVe siècle, et au niveau de vie d’une famille de laboureurs aisés. Son emplacement, à proximité immédiate de l’église, a permis de confirmer son identification comme la maison du père de Jeanne, d’après la description qu’elle en avait fait au procès. Le nom des différentes pièces a été établi par la tradition, dans le but de restituer un témoignage sensible de la vie de Jeanne d’Arc et de s’approcher de son intimité quotidienne.Acquise par le Conseil général en 1818, la Maison natale de Jeanne d’Arc fait l’objet d’une grande campagne de réhabilitation et de restauration dans son état original en 1819-1820 : elle est dégagée de toutes constructions parasites et complètement isolée du tissu bâti, au centre d’un jardin arboré, orné par un monument commémoratif néoclassique.

La Maison de Jeanne d’Arc n’est pas un musée et n’accueille pas de collections ou de mobilier : elle se présente, volontairement, comme un vestige historique et un lieu de recueillement.

1412

Naissance de Jeanne à Domrémy.

La maison de naissance de Jeanne d'Arc. Photo Réveil FM International

Les journalistes très curieux posent des questions au guide. Photo Réveil FM International

Prisent des photos par les journalistes. Photo Réveil FM International

La maison de Jeanne d'Arc est très sobre! Photo Réveil FM International

Repères pour Jeanne d'Arc

1425

Premier appel des « voix » de Saint Michel, Sainte Catherine et Sainte Marguerite.

1428

En mai, Jeanne se rend à Vaucouleurs pour rencontrer Robert de Baudricourt. Elle demande à être envoyée en France auprès du Dauphin Charles pour lui transmettre un message divin et l’aider à sauver la ville d’Orléans, assiégée par les anglais.

1429

En février, après plusieurs entrevues, Baudricourt autorise Jeanne à rejoindre le Dauphin à Chinon. A Chinon, le Dauphin lui confie une armée qui lève le siège d’Orléans le 8 mai. Jeanne libère ensuite les villes de la vallée de la Loire et de Champagne pour ouvrir la route vers Reims. Le 17 juillet, le Dauphin est sacré Roi de France à Reims.

1430

Le 23 mai, les troupes bourguignonnes capturent Jeanne à Compiègne. Pendant plusieurs mois, elle demeure enfermée au château de Beaurevoir. En décembre, elle est remise aux mains des anglais contre rançon et conduite à Rouen.

1431

Jeanne est jugée pour sorcellerie dans un procès d’inquisition instruit et conduit par l’évêque de Beauvais, Pierre Cauchon.

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Vosges: Le bois, vitrine de l'économie vosgienne !

Le département des VOSGES se trouve en Lorraine, dans le quart Nord-Est de la France. La forêt vosgienne est la plus importante de Lorraine, elle place le département au 2è rang des départements français. Avec 282.000 hectares de forêt soit 48% de sa superficie, le département des Vosges se place dans le peloton de tête des départements français pour sa surface boisée, et aussi pour la production des bois exploités et réputés pour leur qualité.

Daillot: pour les enfants et ceux qui les aident à grandir.

Cloisonnée pour les moussaillons. Photo Réveil FM International

Lancée en couple par Monique et Jacques Daillot en 1975, cette petite entreprise communautaire de 38 salariés, a ses bâtiments industriels adossés à une ferme du XVIIIème siècle qui s'intègre parfaitement dans le paysage. En 2002, lorsque le de pousser les murs s'est fait sentir, le choix d'un bâtiment à ossature bois s'est imposé" déclare-t-il en nous accueillant. Implantée à Ban-de-Laveline au cœur du parc naturel des ballons des Vosges, Daillot est engagé depuis sa création dans la philosophie du développement durable, Daillot travaille à concilier vision humaniste du travail et de la préservation de l'environnement, et performance économique.

Ce projet d'entreprise se traduit concrètement par une recherche constante de meilleures conditions de travail, par un budget formation élevé qui permet l'évolution des qualifications, par l'utilisation de produits sans composants toxiques et par le recyclage en interne de la plupart de nos déchets. Depuis trois ans, Daillot se chauffe intégralement avec tous ses déchets bois.

Daillot SA a reçu plusieurs distinctions économiques et sociales qui confortent ses efforts, en particulier l'écotrophée du Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges. La qualité de nos produits, la part importante de la main de l'homme dans nos fabrications, l'utilisation prioritaire du bois local.

Fabricant de mobilier d’aménagement pour les lieux d’accueil petite enfance, Daillot conçoit et fabrique son mobilier dans une petite entreprise situé au cœur des Vosges dans le respect de l’environnement. La société inscrit toutes ses actions dans une démarche de développement durable. Elle est la 1ère PME a avoir été évalué dans ce domaine et a obtenue la note A*++ (équivalente à 15,27 sur 20).

Les produits Daillot sont 100% éco conçus et recyclables. Ils sont certifiés NF Mobilier Education et NF Crèche et permettent d’aménager une crèche depuis l’accueil jusqu’au repos en passant par l’activité, l’éveil sensoriel, la découverte et tous ceci pour proposer aux enfants de découvrir et développer toute la richesse de leurs ressources corporelles : ramper, regarder, grimper, toucher, glisser, écouter, communiquer… la préservation de l'environnement, nous ont permis d'obtenir la marque nationale «Produit du Parc».

Installée dans les Vosges, Daillot est une entreprise spécialisée dans la conception, fabrication et commercialisation de mobilier destiné à l’aménagement des lieux d’accueil collectif pour la petite enfance. Afin de se démarquer de la concurrence, Daillot a développé une forte démarche développement durable.

Daillot propose 1200 références de matériel destiné au couchage, à la motricité, la gymnastique,… de la petite enfance dans les crèches et les écoles. Deux gammes, l’une en bois laqué, Coloria, et l’autre en bois massif verni, Natura.

Tous les produits Daillot sont certifiés NF Education et NF Crèche. La démarche développement durable mise en place par l’entreprise aboutit à du mobilier éco-conçu, à un zéro déchets industriels et à une forte mobilisation pour la formation du personnel.

Le dirigeant de Daillot, Nicolas Mailly est allé encore plus loin en créant, en 2006, une seconde société, Ecofia, où une technique qu’il a développée est utilisée pour la finition du bois, afin d’éviter les rejets polluants dans l’air. Une poudre est propulsée sur le bois qui est ensuite passé dans un four. Résultat, les émissions de COV (Composés organiques volatiles) sont supprimées.

Ainsi les enfants respirent dans leur école un air de meilleure qualité. Cette technique a été labellisée par le Pôle de Compétitivité Fibres du Grand Est et le Ministère du Développement Durable lui a décerné son coup de cœur en 2006.

Merrain International-Tonnellerie de France

Jean-Marc Pernigotto, le Directeur Général de Merrain International -Tonnellerie de France, explique la qualité de bois qu'il faut pour de bons tonneaux de vins. Implanté en France, dans les Vosges, Merrain International est premier dans la région. Lors de la brouille entre la France et les États-Unis sur la guerre en Irak. La société de Tonnellerie de France n'a pas souffert car les Américains sont dans son capital et le partenariat dure depuis une dizaine d'année.

Son site à Monthureux sur Saone est très moderne, le bois est coupé, scié, raboté par des machines au laser. La sécurité est primordiale dans ce site: les caméras sont partout, une étang artificiel prêt à servir aux pompiers en cas d'incendie..Une fois sur palettes, les bois sont placé dehors au soleil. Plus le bois noirci plus il est bon. Chaque travailleur à un oreillette à la dimension de son oreille pour protéger contre les bruits.

OSSABOIS N°1 dans les bois

Créé en 1981 par Pascal Chazal. Originaire de Noirétable, dans le Haut Forez, Pascal Chazal est d’emblée marqué par les valeurs écologiques que lui inspire son environnement forestier.

C’est au cours d’un voyage en Scandinavie-la Finlande- qu’il prend conscience des atouts du bois pour la réalisation de maisons confortables, esthétiques et respectueuses de l’environnement.

Il créé alors OSSABOIS. Il n’aura ensuite de cesse de développer de nouvelles idées pour passer d’une approche artisanale de la construction à une dimension plus pragmatique en termes d’organisation et de réalisation. C’est ainsi qu’il décide d’industrialiser la construction afin de parvenir à garantir la qualité, le coût et les délais à ses clients particuliers.

L’engouement pour le matériau bois le conduira rapidement à s’ouvrir à de nouveaux marchés et à développer un second site de production pour satisfaire l’ensemble des attentes.

Aujourd'hui Ossabois a un chiffre d'affaires de 50 millions d'euros, après avoir connu bien des difficultés et être passé à côté du dépôt de bilan au début des années 1990.

Leader sur son marché, Ossabois est installé dans une ancienne usine SEB au coeur des Vosges. D'ailleurs 80% de ses travailleurs sont des femmes, des anciennes employées de SEB que Ossabois ambitionne de doubler son chiffre d'affaires en cinq ans. Dommage qu'Ossabois occupe un site en tôle galvanisée alors qu'elle est fabrique de maisons en bois.

Une travailleuse entrain d'appliquer l'enduit STO sur un mur vertical en atelier. Photo Réveil FM International

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mardi 28 octobre 2014

Château de Bazoches: Vauban, le vagabond de Louis XIV mais pas un courtisan !

Jean de La Fontaine, le mal aimé de Versailles, le fabuliste n’a que peu d’indulgence pour la société de son époque. Remarquablement précis dans ses observations, ironique et malicieux à la fois, l’homme aborde les défauts, les manies de ses contemporains à travers la mise en scène d’un bestiaire varié et exotique. Du rat avare au singe hypocrite, du lion orgueilleux au renard rusé, de l’âne soumis à l’ours violent, La Fontaine expose à son lecteur sans rien en dissimuler les comportements risibles, et souvent ridicules, des hommes du XVII° siècle. La Fontaine critique les courtisans par l'évocation des animaux. Il dépeint le comportement mimétique des courtisans.

Sébastien Le Prestre de Vauban

Pourquoi une telle popularité trois siècles après sa mort ? Parce que la mémoire collective retient que c'est lui qui a donné ses frontières à la France et les a défendues : un Vauban infaillible, preneur de villes, grand bâtisseur de sentinelles de pierre.

Mais Vauban n'a pas été seulement ce génial 'fortificateur' : ses 'vagabondages' à travers le pays lui ont montré le royaume réel, où les démunis étaient légion. Dans ce qu'il a appelé ses 'oisivetés', Vauban imagine des solutions aux maux dont souffre la France de Louis XIV.

Il raisonne sur tous le sujets, invente la statistique, propose l'impôt révolutionnaire de la dîme royale.

'Ingénieur militaire responsable des fortifications' à l'âge de 22 ans, Sébastien Le Prestre de Vauban perfectionne la défense des villes et dirige lui-même de nombreux sièges dont celui de Lille en 1667, celui de Maastricht en 1673 et celui de Philippsburg en 1688. C'est la victoire de Maastricht qui pousse le roi à lui offrir une forte dotation (qui lui permet d'acheter le château de Bazoches en 1675) et à le nommer 'commissaire des fortifications' en 1678.

Château Bazoches à notre arrivée. Photo Réveil FM International

La salle de stratégie où Vauban et son équipe rédigeait ses rapports pour Louis XIV. Photo Réveil FM international

Des journalistes de la presse étrangère à la fin de la visite du Château de Bazoches

Suite à un désaccord avec le roi, il perd sa grâce et meurt à Paris le 30 mars 1707 d'une inflammation des poumons. Son corps repose dans l'église de Bazoches-du-Morvan et son cœur est conservé à l'Hôtel des Invalides de Paris. Au total, Vauban a créé ou élargi plus de 160 forteresses et donné son nom à un type d'architecture.

Vauban dirige alors l'édification des nombreuses citadelles et les défenses de nombreuses villes. Grâce à ce système défensif appliqué au "Pré carré", les Flandres resteront la meilleure protection de la France sur sa frontière du Nord. Vauban sera ensuite nommé en Janvier 1678 "Commissaire Général des Fortifications du Royaume.".

Le fameux dicton se répand dans tous le Royaume :

"Ville assiégée par Vauban, ville prise.

Ville fortifiée par Vauban, ville imprenable."

Vauban parcourra tout le Royaume édifiant de nouveau ouvrages ou remaniant des ouvrages existant sur toutes les frontières françaises. L’ingénieur militaire de Louis XIV met sa vie au service de la France pour accomplir une œuvre majeure sur l’ensemble du territoire. Aujourd’hui, les historiens voient en lui un premier humaniste porteur d’idées nouvelles, conscient des réalités sociales et économiques de son temps. On en retrouve la trace dans ses écrits et mémoires rédigés à la fin de sa vie dans son château de Bazoches.

Vauban a voulu faire de la France un pré carré, selon son expression, protégé par une ceinture de citadelles. Il a conçu ou amélioré une centaine de places fortes. L'ingénieur n'avait pas l'ambition de construire des forteresses inexpugnables, car la stratégie consistait alors à gagner du temps en obligeant l'assaillant à immobiliser des effectifs dix fois supérieurs à ceux de l'assiégé. Il dota la France d'un glacis qui la rendit inviolée durant tout le règne de Louis XIV — à l'exception de la citadelle de Lille qui fut prise une fois — jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, où les forteresses furent démodées par les progrès de l'artillerie. Douze ouvrages de Vauban, regroupés au sein du Réseau des sites majeurs de Vauban ont été classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO le 7 juillet 2008

Vauban est apprécié à son époque et jugé depuis comme un homme lucide, franc et sans détours, refusant la représentation et le paraître, telles qu’ils se pratiquaient à la cour de Louis XIV.

Il préférait au contraire parler le langage de la vérité :

« […] je préfère la vérité, quoi que mal polie, à une lâche complaisance qui ne serait bonne qu’à vous tromper, si vous en étiez capable, et à me déshonorer. Je suis sur les lieux ; je vois les choses avec appréciation, et c’est mon métier que de les connaître ; je sais mon devoir, aux règles duquel je m’attache inviolablement, mais encore plus que j’ai l’honneur d’être votre créature, que je vous dois tout ce que je suis, et que je n’espère que par vous […] Trouvez donc bon, s’il vous plaît, qu’avec le respect que je vous dois, je vous dise librement mes sentiments dans cette matière. Vous savez mieux que moi qu’il n’y a que les gens qui en usent de la sorte qui soient capables de servir un maître comme il faut. »

Lettre à Louvois, le 23 novembre 1668

* Il fut un précurseur des Encyclopédistes par sa façon d'aborder les problèmes concrets, ainsi le budget d'une famille paysanne, par exemple, ou sa description géographique de l'élection de Vézelay de janvier 1696 dans laquelle il propose de lever un vingtième, sans exemption, et qui se différencie en un impôt sur le biens-fonds et sur le bétail, sur les revenus des arts et métiers, sur les maisons des villes et des bourgs ;[réf. nécessaire]

* Il est aussi dans le grand mouvement de penseurs précurseurs des physiocrates (il lit Boisguilbert ; à la même époque, écrivent Melon, Cantillon) par son intérêt pour l'agronomie et l'économie (il insiste notamment sur la circulation de la monnaie et l’idée du circuit économique dont il est un des précurseurs). Il prône les valeurs qui seront défendues au XVIIIe siècle par Quesnay, et il encourage les nobles à quitter la cour pour le service des armes mais aussi la mise en valeur de leurs domaines dans un mémoire intitulé Idée d’une excellente noblesse et des moyens de la distinguer par les Générations.

* Il fut encore un précurseur de Montesquieu par sa conception d'un État chargé avant tout d'assumer la protection de tous et leur bien-être : il veut lutter contre la misère, la corruption, l’incompétence, le mépris du service public.

Dans tous les cas, Vauban apparaît comme un réformateur hardi dont les idées se situaient à contre-courant de ce que la majorité de ses contemporains pensait. Son contact avec le Roi lui permettait de soumettre directement ses idées, comme le Projet de Dime royale, qui fut bien reçu. Louis XIV lui rendait bien cette franchise, cette liberté de parole et de jugement, en lui accordant une confiance absolue en matière de défense du royaume, comme en témoigne cette lettre dans laquelle il lui confie la défense de Brest, visé par les Anglais en 1694 :

« Je m’en remets à vous, de placer les troupes où vous le jugerez à propos, soit pour empêcher la descente, soit que les ennemis fassent le siège de la place. L’emploi que je vous donne est un des plus considérables par rapport au bien de mon service et de mon royaume, c’est pourquoi je ne doute point que vous ne voyiez avec plaisir que je vous y destine et ne m’y donniez des marques de votre zèle et de votre capacité comme vous m’en faites en toutes rencontres »

Vauban et la révocation de l'édit de Nantes, 16 octobre 1685

« La conversion des protestants est affaire de la providence et non du pouvoir royal » Sébastien Le Prestre de Vauban

Pourquoi Louis XIV en est-il arrivé à révoquer l’Edit de Nantes ?

L’apparition du Protestantisme, bouscule l’ordre établi et les idées reçues, son acceptation ne pouvait se faire du jour au lendemain.

Il faudra plus de deux siècles pour que la religion protestante soit reconnue officiellement dans le pays. Seuls quelques rares esprits comme Vauban avaient pris la défense de la population protestante du royaume, au XVIIe siècle.

Remontons le temps de trois siècles pour essayer de connaître et de comprendre l’évolution des esprits, qui par un long cheminement politico-religieux, entraînera Louis XIV à prendre cette grande décision avec toutes les conséquences qui en découleront. Vers le milieu du XIVe siècle, naît en Italie un nouveau mouvement qui va bouleverser le monde de l’époque ; ce sera une véritable vague de fond :

La Renaissance: La découverte de l’imprimerie par Gutenberg au XVe siècle favorise la diffusion des idées nouvelles dans : la littérature, l’architecture, les arts, les sciences, et dans les esprits. C’est une rupture avec le médiéval, un conflit ouvert entre les traditions gothiques et l’italianisme.

La Renaissance, en développant l’esprit critique, engendre le nationalisme, qui sera l’une des causes de la Réforme. Trouvant de nombreux adeptes, elle aura pour résultat un très profond bouleversement de la Société.

Des catholiques

* Les catholiques, qui forment l’immense majorité des sujets de Louis XIV, ne se sont jamais résolus à accepter l’existence de deux religions en France. Pour eux la liberté de conscience est une faiblesse et une impiété; elle est intolérable. Ils ont d’ailleurs applaudi à la Révocation comme Bossuet, Fénelon, La Bruyère, La Fontaine , Madame de Sévigné. Très peu , comme Vauban et Saint-Simon la critiquèrent.

Des protestants

- Ils sont environ 750 000. Leur nombre a diminué depuis 1598 essentiellement pour des raisons démographiques.

- Ils ont perdu leurs privilèges politiques depuis la paix d’Alès en 1629.

- Ils sont attachés à leur particularisme religieux dans lequel la famille joue un rôle essentiel dans la transmission de la foi.

- La pratique est vivace et les institutions protestantes ont bien fonctionné jusqu’en 1659.

A partir de 1679, un processus méthodique d’étouffement se met en place :

* suppression des assemblées locales et du synode national.

* réexamen des droits des temples amenant la destruction d’un temple sur deux. A partir de 1683, il fallut réserver, dans les temples, une place pour des catholiques venus écouter le pasteur pour favoriser la délation.

* exclusion des offices dont l’acquisition est essentielle dans le processus d’ascension sociale des familles protestantes, puis des professions libérales ( avocats, médecins, apothicaires , imprimeurs et libraires personnages-clés pour la diffusion de la Bible ).

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Ebola : Lettre ouverte aux chefs d'Etat africains

Farida Bemba Nabourema, une Citoyenne Togolaise désabusée écrit sa lettre ouverte aux présidents africains concernant le virus Ebola. Je suis très déçue par votre indifférence et énervée qu’à ce jour, la majeure partie des efforts fournis par le monde pour contenir le virus Ebola soit étrangère au continent africain.

Chers chefs d’Etats africains,

Je viens par cette lettre ouverte solliciter votre attention sur un problème qui mine l’existence de notre peuple. Il est question du virus Ebola que vous savez avoir détruit des milliers de vie en Afrique de l’ouest depuis plus d’un semestre. Les dernières données de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) indiquent que plus de 4500 personnes ont déjà succombé à ce virus qui se propage à une vitesse vertigineuse et plus de 9000 personnes sont présentement infectées.

Le plus effrayant est que l’Oms estime que d’ici la fin de l’année, le virus pourrait infecter en moyenne 10 000 personnes par semaine. Avec un taux de décès de près de 70%, ceci sous-entend que d’ici la fin de l’année, si rien n’est fait, près de 7000 africains décéderaient par semaine.

Jamais dans notre histoire nous n’avons été touchés par une épidémie de cette ampleur. Certes, le paludisme, le Vih/sida et la faim n’ont pas été tendres avec nous mais au moins dans ces cas, la contamination n’est pas aussi rapide que dans celui d’Ebola ; chose qui rend ce virus plus dangereux que tous les autres auxquels nous avons eu à faire face.

Si je vous écris cette lettre, messieurs les dirigeants, c’est parce que je suis écœurée, attristée et inquiétée par votre indifférence devant une situation aussi grave. Selon l’Onu, il faut un milliard de dollars pour contenir et éradiquer la fièvre d’Ebola dans les pays affectés, à savoir en Guinée, au Liberia et en Sierra Léone. A ce jour, nous avons les Usa et l’Union européenne qui disent avoir investi près de 250 millions de dollars dans ce combat. La Chine a, quant à elle, fourni des équipements médicaux d’une valeur de 5 millions de dollars. Le Japon a contribué pour 22 millions de dollars et Cuba a envoyé plus d’une centaine de professionnels de la santé dans les pays touchés. La Banque africaine de développement compte débloquer ensemble avec la Banque mondiale 400 millions de dollars dans ce même sens.

Mais, chers messieurs les dirigeants africains, le seul effort que vous avez officiellement fait de votre part pour contenir l’épidémie d’Ebola est d’isoler vos frères et sœurs de la Guinée, du Nigeria, du Liberia et de la Sierra Léone. Quand ce n’est pas le Kenya qui interdit les vols en provenance du Liberia, c’est le Ghana qui le fait avec le Nigeria ou c’est la Cote d’Ivoire et le Sénégal qui ferment leurs frontières voisines aux pays victimes de la fièvre d’Ebola ou encore le Maroc qui se retire de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) par peu d’Ebola.

Certes, ce sont des mesures préventives pour protéger vos peuples et je ne peux qu’encourager des efforts dans ce sens. Toutefois, laissez-moi vous dire que quand la maison de votre voisin brûle, il ne suffit pas de fermer vos portes et fenêtres pour empêcher aux flammes de consumer votre propre maison. Vos actions qui ne sont accompagnées d’aucun soutien à vos voisins se présentent comme suit : « Que ces gens ne viennent pas nous contaminer ici ; laissez le mourir entre eux ».

Je suis très déçue par votre indifférence et énervée qu’à ce jour, la majeure partie des efforts fournis par le monde pour contenir ce virus soit étrangère au continent africain. Je ne refuse pas que nous sommes presque tous démunis, mais je sais aussi en tant qu’Africaine que la solidarité existe dans notre culture et que dans nos communautés, quand un drame se produit, chacun participe à sa manière. Du plus riche au moins nantis, du plus grand au plus petit et du plus diplômé au moins lettré. Mais là, je me rends compte que vous dirigeants africains contemporains n’incarnez point cette culture et êtes tout le contraire de ceux qui ont lutté pour les indépendances de ces pays que vous prétendez diriger aujourd’hui. Au temps de Kwame N’Nkrumah, Sylvanus Olympio, Julius Nyerere, Modibo Keita, Abdel Nasser, Sékou Toure, Habib Bourguiba, Jomo Kenyatta, la Guinée n’eut pas de soucis à se faire quand la France a choisi de la dépouiller après son indépendance car les pays frères l’ont soutenu avec des ressources humaines, financières et matérielles. Mandela a su compter sur nombre de ces dirigeants pour combattre l’Apartheid en Afrique du Sud. Le Zimbabwe a aussi bénéficié du soutien des voisins et amis pour chasser les « Rhodésiens » et se libérer du joug de la Grande Bretagne ; les exemples sont légion.

Vous, la nouvelle génération de dirigeants africains êtes un véritable déshonneur pour vos prédécesseurs. Tellement vous êtes nonchalants, laxistes et passifs devant la souffrance de votre peuple et la douleur de vos voisins que je me demande si vous êtes vraiment des Africains. Vous faites partie des dirigeants les plus riches de la planète quand nous, vos peuples, sommes les populations les plus misérables au monde. Jamais il ne vous vient à l’esprit de penser à nous autonomiser et à œuvrer pour notre émancipation. Tout ce qui vous importe est comment piller nos ressources ensemble avec vos maitres de la métropole et quémander de l’aide à un soit disant développement qu’on ne voit jamais comme des mendiants. Aucun d’entre vous n’est capable de débloquer un petit million de dollars pour soutenir la Guinée, le Liberia et la Sierra Léone mais je suis persuadée que si Barack Obama vous invite à Washington pour un Sommet Us-Afrique Ebola, vous trouverez les fonds pour y aller ensemble avec une centaine de valets aux frais des contribuable pour vous amuser dans les hôtels les plus chers des Usa. Vous êtes les seuls dirigeants au monde capables de dépenser 1000 dollars pour aller quémander 10 dollars aux institutions internationales car vous êtes, semble-t-il, vaccinés contre le bon sens, la dignité et la honte.

Messieurs les dirigeants africains, je refuse de dire que j’ai honte d’être Africaine parce que mon continent est infesté par des leaders irresponsables de votre acabit. Je refuse de perdre espoir et de penser que vous demeurerez éternellement au pouvoir ou ne changerez pas. Je refuse de vous laisser détruire d’avantage la vie de votre peuple en ignorant votre indifférence face au virus Ebola. Je sais que bon nombre d’entre vous êtes sans cœur, mais vous avez une cervelle qui fonctionne parfaitement bien car ne peuvent être sottes des personnes qui détournent impunément des milliards de fonds publics. Alors je vous invite à demander à votre cervelle d’arrêter pendant quelques jours de penser à comment voler l’argent du peuple et de réfléchir sur quoi faire pour éradiquer le virus Ebola.

Sachez pour votre gouverne que personne n’a une immunité contre ce virus et que vos proches et vous pouvez aussi contracter ce virus. Je ne souhaite pas voir l’Afrique transformée en cette Europe du Moyen âge dont la moitié de la population fut décimée par la peste. Comme le roi d’Europe, vous aussi risquez de périr si ce virus n’est pas éradiqué. Et ne pensez surtout pas que de la manière dont vous allez en Europe, en Amérique ou en Asie pour vous soigner quand vous souffrez d’une carie dentaire, d’une indigestion ou d’une impotence sexuelle, vos hôtes vous recevrons quand il s’agira d’Ebola. C’est en Afrique que vous mourrez et personne ne vous offrira un cercueil en or serti de diamant dont vous amoureux de l’extravagance rêvez. C’est au four crématoire que vous finirez et personne ne vous pleurera parce qu’Ebola a aboli les funérailles pompeuses.

Sur une note moins sarcastique, je vous invite à faire preuve de solidarité et de bon sens pour une fois. Assistez la Guinée, le Liberia et la Sierra Léone qui sont des pays frères. Ne le faites pas pour nous, peuples africains parce que nous savons que nos intérêts sont les derniers de vos soucis. Faites-le pour vous-même afin d’avoir la chance de vivre longtemps pour continuer à piller éternellement nos ressources comme vous savez si bien le faire parce qu’en Afrique, aussi pénible qu’elle soit la vie, personne ne souhaite mourir.

Le blog de Farida Bemba Nabourema a 5 ans!

Le Blog de Farida Bemba Nabourema a 5 ans!

5 ans déjà que ce blog a vu le jour. Comme il passe vite le temps. Je me rappelle comme si c’était hier de mon tout premier article titré « L’Heure de la lutte a sonné ». A 19 ans, au soir de mon adolescence, avait monté en moi ce ras-le-bol contre l’injustice et l’impunité dans mon pays le Togo. Je souhaitais vivement qu’en 2010, Faure Gnassingbé qui a marché sur le cadavre de plus de 1000 togolais pour s’accaparer du fauteuil présidentiel 5 ans plus tôt quitte à jamais le pouvoir afin que mon cher pays recouvre sa liberté.

La création de mon blog fut le point de départ de mes prises de position virulentes sur le net. Pour bon nombre d’internautes togolais c’était nouveau de voir une fille si jeune s’acharner autant contre un régime réputé sauvage. On me prêta toutes formes d’intentions, on me soupçonna de toutes sortes de crimes et on m’accusa de dérives de tout genre. Cependant, plus de coups je recevais, plus grande était ma détermination et plus satisfaite était mon ego. Pour moi c’était une fierté d’être l’ennemi de ceux qui se complaisent dans l’injustice. Je ne me réduirai pas en victime car la guerrière que je suis a très peu jouée la défense : oui j’ai attaqué. Les oppresseurs, les attentistes, les fatalistes, les pessimistes tous ont goûté à l’amertume de ma plume. Et des amis je m’en faisais autant que des ennemis car s’il y a une chose que même ceux qui me détestent reconnaissent, c’est mon courage. Je ne saurai être modeste vis-à-vis de cette vertu que je me reconnais et que j’aurais souhaité voir en plus de mes compatriotes. Ce courage m’a conduit à cofonder le mouvement « Faure Must Go » et à en porter son étendard aussi loin que possible. Ce courage m’a poussé à destituer Faure Gnassingbé comme président de la République du Togo et depuis 2011, ce monsieur n’est à mes yeux que le commun des délinquants.

D’aucuns se demandent pourquoi tant de haine ? Oui la haine est ce qu’eux décèlent dans ma colère parce que leur interprétation de l’amour est masochiste. « Farida pourquoi détestes-tu autant le régime » est une question que l’on m’a trop posé et bien qu’elle soit devenue un refrain, elle me choque toujours autant car «pourquoi ne devrais-je pas détester un régime qui torture, humilie, appauvrit et déshumanise mon peuple ? Suis-je sotte ou déjantée pour tolérer des personnes qui se plaisent à détruire la vie des autres ?

Au bout de ces 5 dernières années, je suis devenue malgré moi une personne publique. La célébrité ne m’a jamais intéressée et ma froideur vis-à-vis de ceux qui essayent de se rapprocher de moi est justifiée par le faite que je sois de nature solitaire et calme. Oui Farida calme. J’aime être seule, dans mon coin et les mondanités ne me fascinent guère. Mais avec mon engagement contre le régime sanguinaire le plus vieux du continent africain, j’ai appris à m’ouvrir un tout petit peu car j’ai compris que toute seule je ne pourrai jamais changer le Togo et encore moins l’Afrique.

Vous mes lecteurs faites partie de ces personnes sur qui je compte pour changer les choses. Et quand je partage mes analyses, mes découvertes et coups de gueule avec vous, c’est justement dans le but de faire appel à votre soutien. Votre soutien pour la cause du Togo, de l’Afrique et de tous les peuples en détresse.

Il y a 5 ans, le blog de Farida Bemba Nabourema est né et j’espère que dans 5 ans autres années, sur ce blog nous célébrerons la victoire des peuples africains sur les forces dominatrices.

A tous ceux que j’aurais blessés par mes écrits, si mes excuses peuvent guérir vos plaies, sachez que vous souffrirez éternellement parce que je ne retire rien de ce que j’ai pu avoir écrit qui vous aurait blessé. Au contraire, je le réitère car mes convictions n’ont pas changé d’un iota depuis 5 ans. Ma plume n’est pas plus saumâtre que l’égoïsme de ceux qui vous dirigent. Souffrez donc que je vous dise ce que vous n’aimez pas entendre.

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Montluçon, porte d'entrée de l'Auvergne, est une ville médiévale dans l'Allier

Les chevaliers se préparent avant d'entrer dans l'arène. Photo Réveil FM International

Chaque année, la ville de Montluçon vit à l'heure médiévale des Ducs de Bourbon avec son festival. Trois jours de fête dans une cité entièrement redécorée aux couleurs d'antan. Pas besoin d'artifice pour la machine à remonter le temps. Le coeur de la Cité médiévale montluçonnaise avec ses pavés, ses rues étroites et ses maisons de caractère, a conservé tous ses charmes hérités du XIIe. Le festival médiéval des ducs de Bourbon de Montluçon, sous-préfecture de l’Allier, a quitté le XXIème siècle pour se retrouver en plein cœur du Moyen Age. Pour de raisons sécuritaires, il n'y a pas eu de bottes de foin dans les rues, les verres plastiques pour tout le monde...Le sécurité de citoyens prime nous a confié Monsieur Daniel Duglery, le Maire UMP de Monluçon.

Monsieur Daniel Duglery, le Maire UMP de Montluçon. Photo Réveil FM International

Une Montluçoise en habit de l'époque. Photo Réveil FM International

L'armure du chevalier pèse pas moins de 45 kg sur lui et coûte très cher ! Photo Réveil FM International

Un chevalier devant son stand à armures. Photo Réveil FM International

Flâner en costumes d’époque au beau milieu de troubadours, ménestrels et autres cracheurs de feu...

Fête médiévale attirant un nombre grandissant de visiteurs, ce festival est parvenu à se faire une place de choix parmi les événements culturels en Allier.

Tous les deux ans, Montluçon offre un voyage dans le temps pendant trois jours. Cracheurs de feu, jongleurs et ménestrels vous entraînent dans leurs déambulations en ville. Les visiteurs sont invités à revêtir des costumes d’époque pour flâner dans la cité médiévale, entre les boutiques d’artisanat, les spectacles de fauconnerie, les tournois de chevaliers jusqu’au traditionnel banquet animé par les concerts de musiques ancestrales sur fond de gaïtas, de flûtes et de tambours…

Les tournois de chevaliers

Apparu à la fin du XI° siècle, le tournoi est d'abord une véritable bataille, au cours de laquelle s'affrontent deux troupes de chevaliers. Les règles sont peu précises et la mêlée est souvent violente.

Cette forme de combat, primitive et brutale, se codifie peu à peu : dans la joute, deux chevaliers sont lancés au grand galop de chaque côté d'une palissade. Ils tentent mutuellement de se renverser à l'aide d'une longue lance de frêne. Si les deux concurrents tombent, ils poursuivent le combat avec des armes émoussées. Les vainqueurs prennent les armes, les chevaux de leurs adversaires et reçoivent de nombreux prix.

Pour préparer les joutes, mesurer leur habileté, les chevaliers s'entraînent à la quintaine. C'est un simple mannequin de bois pivotant sur un pieu. Il porte d'un côté un écu et de l'autre côté un lourd gourdin. Les chevaliers doivent essayer - ils bénéficient de cinq tentatives - de le renverser d'un coup de lance.

Malheur à qui ne réussit pas! La quintaine bien graissée effectue alors un demi-tour et le maladroit est rudement frappé. On s'entraîne également à l'escrime, au bâton ou à l'épée. Dans un champ, les chevaliers pratiquent le béhourd, consistant à s'élancer l'un contre l'autre avec une lance pour tenter de désarçonner l'adversaire.

Les chevaliers se préparent avant d'entrer dans l'arène. Photo Réveil FM International

Les chevaliers sont des concurrents loyaux. Photo Réveil FM International

Les chevaliers sont d'abord de cascadeurs et des acteurs. Photo Réveil FM International

Le public acquis à la joute ! Photo Réveil FM international

Le public très attentif est chauffé à blanc par un animateur. Photo Réveil FM International

Montluçon, ville clé, porte d’entrée de l’Auvergne, a su tout en gardant son prestigieux passé de l’époque des Bourbons, prendre le tournant de la révolution industrielle avant d’entrer délibérément dans le nouveau siècle.

Du haut de l’esplanade du château des ducs de Bourbon, le voyageur peut contempler l’ensemble de la ville. Il y verra lovée dans les boucles du Cher, la vieille ville pleine de trésors anciens. Autour de celle-ci s’est développée une ville moderne ; plus au loin, témoignage de la révolution industrielle, il apercevra « Ville Gozet », la ville nouvelle.

Montluçon a gardé précieusement les souvenirs de son passé tout en s’adaptant aux changements du monde contemporain. Elle a gardé son identité de cité médiévale où l’on peut découvrir en flânant une quinzaine d’édifices classés ou inscrits au patrimoine des monuments historiques.

Le château des ducs de Bourbon construit en 1370 qui surplombe la ville abrite aujourd'hui le musée des Musiques Populaires. Montluçon a également conservé de remarquables témoignages du mécénat des ducs de Bourbon dans ses églises.

Elle mérite à ce titre son label de « ville d’Art ». Le quartier Saint-Pierre, ses maisons à pans de bois, son église, édifice roman du XIIe siècle, ou la remarquable Maison des Douze Apôtres, nous transportent quelques siècles en arrière.

Au XIXe siècle, la révolution industrielle transforma la cité : sa population décupla et la nouvelle « Ville-Gozet » surgit.

Le visiteur n’oubliera pas non plus d’aller contempler le château de la Louvière, pastiche du Petit Trianon de Versailles, qui accueille des expositions temporaires. Les amateurs d’art ne manqueront pas d’aller visiter les oeuvres architecturales art déco de Pierre Diot, et le Fonds d'art moderne qui accueille les plus grands artistes contemporains dans l’une des plus belles salles d'Auvergne.

Les festivités ne sont pas oubliées ; deux grands évènements viennent témoigner parmi d’autres de la joie de vivre à Montluçon : le carnaval du Bœuf-Villé au printemps et le festival médiéval une année sur deux. Tout un programme en perspective !

Deux jours et demi de réjouissances et de franche ripaille rythme le coeur de la cité. De nombreuses troupes de France plongent les visiteurs au Moyen Age, dans l'univers magique et mystérieux des chevaliers et vassaux, damoiselles et damoiseaux, ménestrels et troubadours. Animaux en tout genre, bouffons, jongleurs, cracheurs de feu, danseurs et autres magiciens, échoppes artisanales, banquet et bal médiéval...

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Château Bourbon de Busset, chef d'oeuvre architectural

Madame Brédent, la Comtesse de Bourbon au Château de Busset. Photo Réveil FM International

Chef-d'œuvre architectural qui associe l'époque médiévale et la Renaissance. Forteresse et demeure familiale, le Château de Busset est un éloquent témoignage des plus hautes heures de l'histoire de France. Du XVe au XXe siècle, le château était propriété de la branche non-régnante des descendants direct de Saint Louis. Le Château de Busset est un château fort situé sur la commune de Busset dans le département de l’Allier en France.

Baraka ? La Comtesse de Bourbon qui habite encore le Château de Busset a accepté de nous rencontrer et a parlé avec nous durant une demi-heure. Monsieur Freddy Mulongo n'oublie pas de m' envoyer les photos, je les attendrais. En écrivant cet article, nous pensons à cette femme courageuse, sympathique, vive et très ouverte.

Armoiries modernes : d'azur aux trois fleurs de lys d'or et à la bande de gueules

Au temps des Croisades...

Les origines du Château de Busset résonnent du fracas des armes des Templiers, chevaliers religieux et militaires, qui menaient combat pour défendre les pèlerins en Terre Sainte. L'histoire veut en effet qu'il fût édifié dès la fin du XIII siècle sur l'emplacement d'une commanderie à une époque où Renaud de Vichy est grand maître de l'Ordre du Temple. Les fresques qui ornent l'oratoire de la tour sud-est, vraisemblablement de la fin du XIVe siècle, accréditent qu'une forte spiritualité habitait cette maison.

Forteresse médiévale...

La Tour d’Orion est Couverte d'un toit octogonal qui tiendrait son nom de la constellation que de son sommet les chevaliers du Temple se plaisaient à observer. Photo Réveil FM international

Le bâtiment, qui domine la vallée de l'Allier, était une œuvre de son temps; une demeure féodale faite pour repousser les attaques, défendre sa souveraineté et s'abriter. En témoignent encore l'enceinte dont le côté le plus long présente de face, les murs rectilignes protégés par des douves, le gros donjon couronné de mâchicoulis et de créneaux, la très élégante mais très imposante Tour d'Orion.

Aux sources de la famille de France...

Quatorze générations de Bourbon Busset se sont succédées sans interruption dans cette demeure à compter du 1er janvier 1498. En 1530, Philippe de Bourbon Busset épouse Louise Borgia, fille du célèbre César Borgia. Avec elle, c'est un peu de la Renaissance italienne qui vient adoucir les contours du château. Elle fait notamment aménager au rez-de-chaussée du corps d'habitation, un promenoir aux arcades en plein cintre qui reprend le rythme architectural des cloîtres; au premier étage de l'aile est une galerie dont les fresques ont été redécouvertes.

Du château fort ...Photo Réveil FM International

A la demeure d'agrément...Photo Réveil FM International

Le cousin de Navarre...

L'influence des Bourbon Busset sur l'histoire est notable, et si Henri IV vint séjourner au château en 1589, c'est qu'il tenait en haute estime cette famille qui fût la seule à laisser son nom à une province : le Bourbonnais. D'ailleurs, Claude de Bourbon Busset, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, est élevé - par lettres de 1586 - au rang de comte.

Après la Révolution...

Les faits d'armes sont fréquents dans cette grande famille et nombreux furent les Bourbon Busset à porter haut les titres militaires, y compris après la Révolution Française qui fût une douloureuse période.

Les plaies refermées, le château connut au XIXe siècle les restaurations et de nombreux aménagements intérieurs, tels que les boiseries en "plis de serviette" de la galerie Saint-Louis ou le Grand Salon, cohabitent harmonieusement avec la monumentale cheminée médiévale.

Le château de Busset a été édifié à la fin du xiiie siècle par les Sires de Vichy. La « grosse tour » qui dut être le donjon de l'époque médiévale, s'appelle encore la Tour Henri IV en souvenir de la visite du Vert Galant à son cousin César de Bourbon Busset en 1599.

Quatorze générations de Bourbon-Busset se sont succédé sans interruption dans cette demeure depuis ce 1er janvier 1498, date du contrat de mariage de Marguerite de Tourzel d'Allègre qui apportait les terres de Busset à Pierre de Bourbon, chambellan de Louis XII, descendant de Robert de Clermont, le sixième fils de Saint Louis.

Le site a été inscrit le 31 juillet 1945 puis le 25 novembre 1981 le rez-de-chaussée du corps de logis principal, la galerie du deuxième étage desservant le second corps de logis et l'ancien oratoire dans la tour de la prison ont été classés Monument historique puis les douves, le pont-levis, le châtelet d'entrée, l'aile du XVIIIe siècle, la chapelle, les jardins ont été inscrits le 11 juin 1990 et les bâtiments de ferme donnant sur la place du château le 15 septembre 1993.

Le château est entouré de douves et l'accès se fait par le châtelet d'entrée et le pont-levis. La tour Henri IV est l'ancien donjon . Le logis un édifice à plan en L qui est une exceptionnelle maison à chemises c'est-à-dire présente sur trois faces, des murs extérieurs doublés d'un second mur de même épaisseur séparés par un couloir de circulation sur lequel ouvrent les deux chambres que comporte l'édifice à chaque étage. L'édifice qui a conservé ses fenêtres à meneaux est flanqué à un angle par la tour d'escalier. Le mur de la galerie a été orné au xvie siècle, de fresques illustrant l'œuvre poétique de Henri Baude.

Il s'y ajoute les communs, avec la remarquable galerie des cuisines ajourée d'arcades en plein cintre qui dessert les pièces de service au sud-est de la cour. La cuisine elle aussi n'a pas été modifiée et a conservé ses cheminées et ses voûtes. Il s'y ajoute aussi la porterie, la tour de Riom du XVe siècle, remarquable par son hourd de bois et ses bardeaux de châtaignier en parfait état de conservation et la tour de la prison qui a conservé au dernier étage un ancien oratoire voûté en coupole, décoré de peintures murales.

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lundi 27 octobre 2014

Entre mer et Cévennes, Uzès, premier duché de France

Entre mer et Cévennes, Uzès, premier duché de France, est une ville d'art et d'histoire qui a séduit Racine et André Gide sans oublier les touristes sous le charme. Uzès est une commune française, située dans le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés Uzétiens. Uzès est qualifiée de premier duché de France, ce titre n’étant lié au duché qu'en raison de l'ordre de préséance dans la hiérarchie de la noblesse, attribuée au duc d'Uzès en 1632 par Louis XIII, alors roi de France. Le titre était lié à l'homme et non à ses terres. Elle est la ville principale de l'Uzège.

L'hôtel de ville d'Uzès du XVIIIe siècle, restauré au XIXe siècle. Photo Réveil FM International

Uzès est classée ville d'art et d'histoire. Son centre est particulièrement bien conservé, offrant aux visiteurs de superbes façades des XVIe et XVIIIe siècles et de nombreux hôtels particuliers (pour une cité aussi modeste prés de 40 bâtiments sont inscrits ou classés au titre des Monuments historiques !). Les rues piétonnes étroites et pavées ramènent à l'époque médiévale, Renaissance et jusqu'au XVIIIe siècle.

Sa place aux Herbes, ombragée de platanes, entourée de maisons à arcades, et au milieu de laquelle trône une grande fontaine en fonte ouvragée du milieu du XIXe siècle, est le théâtre d'un marché hebdomadaire du samedi très apprécié, où se mêlent les parfums des herbes aromatiques de Provence et du Languedoc.

Le duché, blason de la famille ducale. Photo Réveil FM International

Le Duché : Il s'agit d'un ensemble architectural composite remarquable par la variété de ses styles et des époques de sa construction. On pénètre dans la grande cour par un porche à fronton encadré de deux colonnes en granit. Dans la ligne de mire, on aperçoit directement une grande porte d'époque Louis XIII elle-même encadrée de colonnes en granit surmontées d'une balustrade. L'ensemble des bâtiments est dominé, au sud, par une puissante tour médiévale du xie siècle, ancien donjon, dite tour Bermonde dont le couronnement a été refait au XIXe siècle (terrasse et échauguettes avaient étaient rasées à la Révolution).

On accède à sa terrasse qui culmine à environ 40 mètres, d'où l'on jouit d'un superbe panorama à 360° sur la cité, au moyen d'un escalier en colimaçon de 135 marches. Le contraste entre ce donjon massif et la façade principale est fort lorsque l'on pénètre dans la cour. Le décor de cette grande façade est d'un raffinement Renaissance extrême avec étagement des trois ordres architecturaux que sont le dorique, l'ionique puis le corinthien. Des sculptures et trophées complètent le décor.

Sans en être absolument certain, le nom de Philibert Delorme a souvent été associé à cette réalisation pouvant être située vers 1550 (dans la région, seule la façade du château Nogaret de Marssillargues dans l'Hérault peut accepter la comparaison).

La chapelle en gothique flamboyant du XVe siècle qui lui est accolée au nord fut restaurée au XIXe siècle. Sa haute toiture couverte de tuiles vernissées à la bourguignonne au milieu du XIXe siècle présente, côté nord, le motif du blason de la famille des Crussol. Le premier étage de cette chapelle qui comporte trois niveaux est un oratoire toujours consacré à la riche décoration néogothique en trompe l'œil. Sa voûte, sur croisée d'ogives, possède liernes et tiercerons.

Uzès se situe dans un triangle formé par les villes d'Alès, 32 km au nord-ouest, Avignon, 40 km à l'est, et Nîmes, la ville la plus proche à 25 km au sud. Elle se situe également à environ 25 km de Bagnols-sur-Cèze que l'on rejoint par le beau "pays de l'Uzège et à 40 km de la ville médiévale de Sommières au sud ouest. La ville édifiée sur un promontoire est bordée de vignes, d'oliviers et de garrigue.

La place aux herbes à Uzès. Photo Réveil FM International

Arrosée par l'Alzon, elle surplombe la petite vallée fraîche de l'Eure d'où jaillit la source du même nom. C'est d'ici que provenait l'eau alimentant la ville de Nîmes à l'époque romaine. Cette eau était acheminée via un aqueduc de 50 km dont la partie la plus visible est le pont du Gard.

La cathédrale Saint-Théodorit et la tour Fenestrelle. Photo Réveil FM International

Le monument le plus symbolique de la ville, après le Duché et le château des ducs d'Uzès, est la tour Fenestrelle haute de 42 mètres et qui date en partie du xiie siècle. Sa partie haute fut reconstruite à l'identique au XVIIe siècle après les guerres de religion. Il s'agit d'un clocher de type circulaire unique en France qui rappelle l'architecture lombarde italienne. De style roman, il est dégagé de la cathédrale Saint-Théodorit. Cette tour évoque quelque peu la tour de Pise. Ses nombreuses ouvertures lui donnèrent d'ailleurs son nom. Elle est chapeautée par une toiture conique de tuiles vernissées vertes et jaunes du plus belle effet. La cathédrale Saint-Théodorit. Saccagée au cours des guerres de religion, elle fut rebâtie au milieu du xviie siècle. À l'intérieur, remarquer les remarquables galeries en fer forgé qui courent tout le long du premier niveau ainsi que les exceptionnelles orgues XVIIe à volets décorés (les seuls encore d'origine en France) d'époque Louis XIV. La hauteur des voûtes de la nef est de 18 mètres. La façade extérieure est un placage un peu lourd de la fin du xixe siècle. Au sud, sur la petite esplanade plantée de marronniers, outre le joli panorama sur les garrigues environnantes, présence du fameux petit pavillon Racine surmonté d'un dôme.

L'église Saint-Étienne. Photo Réveil FM International

L'église Saint-Étienne, construite de 1763 à 1775 sur l'emplacement d'une ancienne église détruite pendant les guerres de religion. Seul demeure de l'ancien édifice le puissant clocher carré dont la terrasse est surmontée d'une tourelle abritant un campanile en fer forgé qui comporte un timbre hémisphérique faisant office de cloche des heures. Son style général est baroque tardif (ou jésuite). Il a un plan en croix grecque avec une belle façade curviligne décorée d'urnes d'où jaillissent des flammes. L'intérieur est très lumineux et possède une gracieuse coupole. Cette église a été restaurée en 2011.

Le temple protestant. Pendant les guerres de religion, le temple et dix églises furent détruits. Au XVIe siècle, Uzès était la 5e ville protestante du royaume. Au XVIIe siècle, la cathédrale était relevée de ses ruines et accueillait de nouveaux convertis. Les réformés quant à eux, vivaient leur foi dans la clandestinité au risque d'être emprisonnés ou envoyés aux galères. En 1791, ils acquièrent l'ancien couvent des Cordeliers, qui avait été construit dans la seconde moitié du XVIIe siècle et qui donne sur l'actuelle esplanade à l'ouest de la ceinture des boulevards.

À l'écart des voies de communication, la gare d'Uzès distante d'environ 1,5 km de la ville (ce qui n'a pas aidé à son développement), en contrebas de la colline vers l'ouest et inaugurée en 1880, est fermée ; cependant la ville est bien desservie par plusieurs lignes d'autocars à destination de Nîmes via le pont Saint-Nicolas, Alès et Avignon via le pont du Gard et Remoulins.

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dimanche 26 octobre 2014

Jade, la fauconnière au château Bermond à Sommières

Jade avec Aria, son hibou Grand Duc. Le hibou se distingue de la chouette par la simple présence d'aigrettes sur la tête. Les aigrettes sont des touffes de plumes qui, dans le cas du hibou, donnent l'impression d'oreilles ou de cornes. Photo Réveil FM International

Jade travaille en famille avec son époux et sa fille. Ils sont intermittents du spectacle et font partie des "Dragonniers du temps". Cet été, ils ont occupé "La tour Carrée" dite aussi Bermond, une des tours rescapée de l'ancien château-fort, haute de 25 mètres, édifice fortifié , propriété de la commune de Sommières, dans le Gard. Après des explications de Jade sur l'art de la fauconnerie, nous sommes repartis avec des connaissances que nous n'avions pas en arrivant. La fauconnerie est l'art de prendre un gibier sauvage, poil ou plume, sur son propre territoire, sans armes, avec la seul aide d'un ou plusieurs oiseaux de proies spécialement affaîtés (dressés) pour ce faire. Elle se pratique indifféremment à pied ou à cheval, avec ou sans chien. Pourquoi est-ce un art ? Parce qu'il n'y a que trois manières de capter à son profit l'agressivité naturelle, la vitesse et la puissance de choc d'animaux aussi sauvages et nerveux que peuvent l'être certains rapaces. La chasse au vol: Il existe deux types de chasse au vol, le haut vol, qui se pratique uniquement avec des faucons sur du gibier à plumes et le bas vol où l'on utilise des rapaces comme l'autour, l'épervier, la buse de Harris, là on ne parle plus de fauconnerie mais d'autourserie et aiglier pour les plus expérimentés, utilisant l'aigle (sur du lièvre, renard, chevreuil, loup...). Le bas vol se pratique aussi bien sur du gibier à plumes (canard, faisan..) que du gibier à poil (lapin, lièvre, renard...).

Un public intergénérationnel. Photo Réveil FM International

Pratiquée depuis plus de 4000 ans, la fauconnerie, ou chasse au faucon, est un art qui consiste à élever et dresser des rapaces pour la chasse ou la capture de proies. Cet art ancien, déjà décrit par Marco Polo, est pratiqué aujourd’hui par plus de 50 pays, dont les associations de fauconnerie ont contribué au renouveau et sont des interlocuteurs fiables pour collaborer à l’élaboration des conventions et réglementations internationales protégeant les espèces d’oiseaux de proie utilisés pour la chasse au vol.

Jade calme et rassure son hibou duc. Photo Réveil FM International

Jade sourit pour dompter sa peur du rapace. Photo Réveil FM International

Sourire pour se décontracter mais le hibou est un rapace ! Photo Réveil FM International

La fauconnerie, pratique très ancienne en Orient et Extrême-Orient, serait originaire des plateaux d'Asie Centrale et les Mongols, Kazakhs et Kirghizes, chasseurs nomades, furent sûrement les premiers à dresser des oiseaux de proies, très nombreux dans ces régions. On sait qu’il y a 3000 ans la chasse au vol se pratiquait déjà en Chine et dans les pays d'Orient, mais aussi en Inde et en Perse.

L’Expansion: Au VII° siècle la fauconnerie est introduite dans les régions d’Europe conquises par les grandes invasions, puis atteint l’Angleterre au ix° siècle. Ce n’est qu'au Moyen Age que le faucon, en France, est apprivoisé pour chasser et que la fauconnerie, en Europe, se développe dans tous les pays. Au XIII° siècle apparaissent les premiers traités de fauconnerie. Le premier, et le plus célèbre, est le « De arte venandi cum avibus », écrit entre 1244 et 1250 par Frédéric II de Hohenstaufen (Empereur du Saint-empire), qui détaille entre autre la capture et le dressage des oiseaux de proie, le second est le « De Falconibus » du religieux Albert le Grand (1200 ?-1280).

L’Age d’Or: La chasse au faucon connaît son apogée sous le règne de Louis XIII, et la fauconnerie française est la première dans le monde, mais, en Europe, ce type de chasse reste la distraction des rois et un sport réservé à la noblesse.

Le Déclin: Peu à peu, avec le développement des armes à feu, la fauconnerie va passer de mode. De plus, Louis XIV, Louis XV et Louis XVI pratiquent plutôt la chasse à courre (vénerie) que la chasse au vol (volerie). Après la Révolution, la Convention va supprimer les charges royales de la fauconnerie ainsi que sa pratique et fait figurer les rapaces sur la liste des animaux dits « nuisibles ».

La Renaissance: Mais dans la plupart des cours européennes non touchées par la Révolution Française, quelques maîtres fauconniers perpétuent cet art que des aristocrates amateurs et anciens émigrés vont transmettre. En France, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le renouveau de la fauconnerie est dû à la fondation de l'Association Nationale des Fauconniers et Autoursiers Français, qui obtient la légalisation de la chasse au vol en 1954 et vulgarise les techniques de ce mode de chasse.

Le gant de Jade, la fauconnière est en nubuck. Photo Réveil FM International

Le sacoche que Jade a autour de rein s'appelle "Gibecière. Photo Réveil FM International

Pour ses rapaces, Jade a aussi des blocs ou perches conçus sur une base (pieds) inoxydable, des chaperons son en cuir, un leurre en cuir, imitation volatile ou lapin, et un sifflet d'appel pour rapaces. Photo Réveil FM International

Les Associations: Dés le XIXe siècle, en Angleterre, des gardiens de la tradition se regroupent en associations (tel le Old Hawking Club of Great Britain) et assurent la survie de la fauconnerie en la sortant de son isolement, en formant des adeptes passionnés, en créant des règles de conduite et d'éthique pour la pratique de la fauconnerie, et en œuvrant pour la protection des rapaces persécutés pour cause d’injuste mauvaise réputation. Aujourd’hui, la fauconnerie française est active et performante, mais n'est pas une exception : des associations de fauconnerie existent dans les pays d'Europe, d’Asie, d’Amérique et d’Afrique. A Abu Dhabi, l’Emirates Falconers’ Club (club des fauconniers des Emirats Arabes Unis) œuvre pour regrouper les fauconniers des emirats, sponsorise les festivals internationaux de la fauconnerie (pour encourager sa préservation) et oeuvre à la reconnaissance de la fauconnerie par l’UNESCO et son inscription au patrimoine culturel mondial.

Aslan, le mari de Jade, la fauconnière. Photo Réveil FM International

Aslan en tenue du Moyen-âge. Photo Réveil FM International

Les Réglementations: Pour l'avenir de la fauconnerie et la lutte contre la fraude et le commerce illicite de faucons, les associations de chasse au vol sont des interlocuteurs crédibles vis-à-vis des administrations nationales. Comme dans tous les pays, en France, la fauconnerie est strictement réglementée et toutes les espèces de rapaces utilisés à la chasse au vol sont désormais protégées par la convention de Washington. Les réglementations nationales varient assez peu d'un pays à l'autre car elles sont le plus souvent stipulées par des conventions ou des règlements internationaux comme la Convention de Washington (CITES) ou la Convention de Berne.

Initiation au tir-à-l'arc de Freddy Mulongo par la fille de Jade. Photo Réveil FM International

Freddy Mulongo à Sommières, dans le Gard. Photo Réveil FM International

CITES & WWF: La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, connue par son sigle « CITES » a été signée à Washington le 3 mars 1973 (d’où le fait qu’elle soit connue aussi sous le nom de « Convention de Washington »). La Convention de Berne est un instrument juridique international contraignant dans le domaine de la conservation de la nature. Elle protège l'ensemble du patrimoine naturel du continent européen et s'étend à certains États africains.

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Des Cigalois, Cigaloises sont les habitants de Saint-Hippolyte-du-Fort dans le Gard !

Saint-Hippolyte-du-Fort sur la carte de France.

Les habitants de Saint-Hippolyte-du-Fort ne s'appellent pas, comme on pourrait s'y attendre, les St-Hippolytains... non, ce sont des cigalois et des cigaloises...Adossé au contrefort des Cévennes, bercé par le chant des cigales, Saint-Hippolyte-du-Fort (30170) est une petite ville du Gard bien abritée située sur le versant sud au pied des Cévennes. Elle se trouve à 50 km de Nîmes comme de Montpellier, 12 km à l'est de Ganges. La commune se situe sur la faille cévenole qui délimite les Cévennes de la zone des garrigues. Au delà de l'abrupt pic du midi encore calcaire, elle est dominée par la masse imposante de la Montagne-de-la-Fage constituée de schistes et de granites, offrant un contraste végétal (hêtres, sapins et châtaigniers) en seulement quelques kilomètres en direction de Saint-Roman-de-Codières ou bien de Lasalle par le col du Rédarès. Le fleuve Vidourle traverse la ville au débouché des Cévennes pour se perdre, un temps, dans le massif calcaire karstique très perméable du plateau de Pompignan et Conqueyrac avant de resurgir du côté de Sauve.

Saint-Hippolyte-du-Fort avec ses vignes, ses vins aux milles saveurs, ses montagnes au nom comme : « le rocher de la Dame ».

Saint-Hippolyte-de-Fort dans le sud de la France.

Les habitants de Saint-Hippolyte-du-Fort ne s'appellent pas, comme on pourrait s'y attendre, les St-Hippolytains... non, ce sont des cigalois et des cigaloises.

La bourgade fut très prospère du XVIIIe siècle au XIXe siècle grâce à l'industrie de la soie (elle abritait même une école militaire et une institution pour sourds et muets qui persiste de nos jours). On y trouve aussi un très grand temple protestant (certainement un des plus grands de France, à comparer avec celui d'Anduze) édifié dans le style néoclassique, avec colonnade en façade, au début du XIXe siècle, ce temple a la particularité de posséder un grand orgue de facture allemande et deux clochers. Il est jouxté, à l'arrière immédiat, par l'ancien fort construit à la fin du XVIIe siècle pour « surveiller » les protestants comme à Alès, Nîmes ou Montpellier. En principe le fort ne se visite pas. Saint-Hippolyte possède également 13 fontaines anciennes, des cadrans solaires et quelques façades des XVIIet et XVIIIe siècles avec portes et balcons ouvragés. L'ancien viaduc de chemin de fer est doté d'arcades de pierres lancées de manière courbe par dessus le Vidourle juste à côté des remparts du XVIIe siècle, la porte de Cros et la tour Saint Jean.

Les habitants de Saint-Hippolyte du fort se nomment depuis des siècles Cigalois. Une ancienne légende affirmant que les Sauvains, moqueurs leur avaient proposés de leur acheter des cigales qui chantent mais que des femelles. Les Cigalois en ont ramassé tant et plus et elles ont toutes été refusées par les Sauvains rigolards car il n'y a que les mâles qui chantent.

La vieille ville, construite au pieds du Castellas offre ses ruelles étroites, ses allées ombragées... Saint-Hippolyte-du-Fort, porte des Cévennes, fut longtemps riche de ses industries, tanneries, soieries, draperies et fabriques de galoches. Arrivant par la fameuse route des Ruthènes qui relie Nîmes à Rodez, c’est avec une grande émotion que le voyageur découvre à la sortie de Sauve, le magnifique cirque des contreforts des Cévennes où se niche Saint-Hippolyte-du-Fort. Lieu magique, carrefour entre le pays des châtaigniers et la vigne, la montagne et la garrigue où l’homme s’est installé dès le néolithique et qu’il n’a jamais quitté. Plusieurs fois envahie au cours des siècles jusqu’au Moyen Age (Volces, Romains, Wisigoths, Sarrasins), la ville résiste et devient une cité importante tant par ses échanges commerciaux entre le haut et le bas Languedoc que par sa richesse artisanale.

Baignée par les eaux du Vidourle – fleuve côtier capricieux - la ville aux treize fontaines voit s’épanouir des filatures, des tanneries, des draperies. La résistance de la population majoritairement protestante calviniste dès le XVIème siècle, qui n’accepte pas la révocation de l’Édit de Nantes (1685), amène la construction du Fort Vauban pour enfermer les insoumis.

Le charme et la convivialité de cette Porte des Cévennes ont de tout temps été liés à ses marchés. Aujourd’hui le mélange des cultures et des racines dans un pays qui n’a pas oublié les siennes est une ouverture vers l’avenir. Proche des grandes cités mais convaincue d’avoir un rôle à jouer Saint-Hippolyte-du-Fort accueille des entreprises et voit des particuliers y créer la leur. Grâce au Haut Débit le travail à domicile se développe. Avec le Pays Aigoual Cévennes et à la Communauté de Communes Cévennes Garrigue des projets culturels ambitieux sont en marche.

Le temple protestant de l'Eglise Réformée de France à Saint-Hippolyte-du-Fort. Photo Réveil FM International

Le temple protestant est un édifice impressionnant par ses dimensions, un des plus grands de France avec celui d'Anduze (difficile de départager les deux sur ce point), colonnade en façade avec portique et deux tours-clochers inhabituelles pour ce type d'édifice. L'intérieur est entouré de galeries sur colonnes et la vaste nef couverte d'une voute en berceau. Il possède un grand orgue d'esthétique allemande construit en 1853 par Beaucourt & Voegeli.

La mairie de Saint-Hippolyte-du-Fort. photo Réveil FM International

Le voyageur qui arrive de Nîmes ou du Vigan, découvre le magnifique cirque des contreforts des Cévennes où se niche Saint-Hippolyte-du-Fort : lieu magique, porte des Cévennes, carrefour entre le pays des châtaigniers et celui de la vigne... C'est un chef-lieu de canton de 3465 habitants avec tous commerces. L'activité économique du canton rural repose sur l'artisanat et sur l'agriculture. Le fameux vin du Salavès est toujours agréable à faire déguster. Le visiteur peut faire une visite au Musée de la Soie et flâner dans les rues de St Hippolyte du Fort à la recherche des cadrans solaires ou de l'une des treize fontaines. Il est impossible de parler de Saint-Hippolyte-du-Fort sans évoquer ses casernes qui rappellent à nombreux français l'Ecole des Enfants de Troupe. Ancienne ville fortifiée, il reste la Tour de guet "Saint-Jean" et quelques remparts. Les treize fontaines : Cet ensemble de fontaines, construites entre 1623 et 1776, exceptionnelles par leur nombre, apporte un charme particulier à la cité : l'eau coule partout... Elles sont à la base de l'essor de la ville au XIXème siècle. Certaines, embellies de fleurs et éclairées la nuit, font l'objet d'une promenade dans le village au cours de laquelle on pourra aussi admirer les demeures anciennes, des fenêtres à meneaux et différents cadrans solaires. Les cadrans solaires : Saint-Hippolyte-du-Fort possède la plus importante collection de cadrans solaires contemporains du Languedoc. Ces cadrans sont disposés le long d'une promenade qu'il est préférable de parcourir en fin de matinée. (On peut Compter 23 cadrans).

Cadran solaire sur une maison particulière rue Roger Broussoux. A l'heure de la précision, du rendement, de la vitesse, le cadran solaire permet un retour aux valeurs anciennes. Au détour d'un chemin, il enchante le promeneur. Photo Réveil FM International

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La Bambouzeraie d'Anduze, un exotique paradis végétal !

Anduze et la rivière le Gardon. Photo Réveil FM International

La Bambouseraie d'Anduze, située au pied des Cévennes dans le Gard, est un lieu unique en Europe. Nous avons été agréablement reçu par Madame Muriel Nègre, présidente de La Bambouseraie d'Anduze. Enclave exotique et ombragée au cœur des Cévennes, la bambouseraie de Prafrance à Anduze (Gard) mérite à elle seule le déplacement. Elle offre au visiteur sur une surface de 12 hectares un véritable paradis végétal. La forêt compte 240 espèces de bambous qui se parent de toutes les nuances du vert et du jaune. Ce parc est sillonné par de nombreux sentiers et par 5 kilomètres de canaux qui, alimentés par un petit barrage édifié sur le Gardon, ajoutent leur murmure rafraîchissant au charme des lieux. Ici tout est de bambou, des tuyaux d'irrigation jusqu'à la clôture autour du bassin où ondoient les reflets diaprés des carpes du Japon.

C'est haut et beau...Photo Réveil FM International

Le Phyllostachys Edulis, avec ses chaumes de 20 à 25 mètres de hauteur à maturité, ce géant du sud-est de la Chine a trouvé à Prafrance une nouvelle patrie qui lui convient parfaitement. Photo Réveil FM International

Il grimpe, il grimpe...le Bambou. Photo Réveil FM International

Le Phyllostachys sulphurea. Photo Réveil FM International

Le Phyllostachys Sulphurea a de superbes chaumes jeunes peints d'une à plusieurs stries vertes à chaque entrenoeud. Photo Réveil FM International

Au fil de la promenade, les curieux découvrent les innombrables usages du précieux bois. Il fournit, du sol au plafond, l'unique matériau de la maison laotienne sur pilotis qu'on peut voir sur place ou de la demeure hmong, en forme de carapace de tortue, capable de résister aux pires intempéries. La tige qui plie et ne rompt pas est employée en Asie pour les échafaudages, car sa résistance mécanique est comparable à celle de l'acier. Le bambou sert aussi à produire les objets usuels les plus divers : chapeaux, paniers, boîtes, flûtes, vêtements en vente dans la boutique. Comme le savent les amateurs de cuisine asiatique, certaines variétés sont comestibles. Enfin des artistes contemporains ont fait la preuve dans le parc de ses qualités esthétiques, comme en témoigne notamment le vaste dôme à ciel ouvert édifié par le sculpteur Tieri Lancereau-Monthubert.

Le Phyllostachys Edulis. Photo Réveil FM International

C'est incontestablement l'un des bambous ornementaux les plus beaux, mais il est de culture relativement délicate. Photo Réveil FM International

Le Phyllostachys Reticulata est un des bambous les plus présents dans le parc. Les conditions optimales de sol et de climat lui permettent d'atteindre sa plus grande hauteur (20 m). Ses chaumes robustes et flexibles à la fois l'ont fait adopter dans la construction (échafaudages) et, éclatés en lamelles, servent à la fabrication d'objets domestiques. Photo Réveil FM International

Le Phyllostachys Nigra a des tiges vertes qui virent au noir d'ébène au bout d'un ou deux ans. C'est le bambou le plus populaire. Photo Réveil FM International

On s'en doute, ces bambous ne sont pas autochtones, ils ont été importés en 1856 par Eugène Mazel, grand voyageur et marchand d'épices, issu d'une famille protestante cévenole. Il avait remarqué les propriétés favorables du sol constitué d'alluvions fertiles et du microclimat tropical du vallon. Le bambou n'est d'ailleurs pas le seul occupant des lieux, le fondateur lui avait adjoint d'autres espèces : séquoias, palmiers de Chine, érables du Japon, magnolias...ices, issu d'une famille protestante cévenole. Il avait remarqué les propriétés favorables du sol constitué d'alluvions fertiles et du microclimat tropical du vallon. Le bambou n'est d'ailleurs pas le seul occupant des lieux, le fondateur lui avait adjoint d'autres espèces : séquoias, palmiers de Chine, érables du Japon, magnolias...

Jardin bouddhiste

Le jardin japonais. Photo Réveil FM International

Le jardin bouddhiste. Photo Réveil FM International

Le village laotien à la bambouseraie. Photo Réveil FM International

Une maison en bambou. Photo Réveil FM International

Une autre maison en bambou. Photo Réveil FM international

Eugène Mazel a fait faillite en 1890 après la maladie qui a mis fin à l'élevage du ver à soie dans la région. Le domaine fut vendu aux enchères.

1902-Gaston Nègre, passionné de plantes, acquiert le domaine de Prafrance: Entouré de responsables du jardin botanique de Montpellier et d'un ancien jardinier d'Eugène Mazel, il reprend une à une les collections et multiplie les espèces d'arbres et d'arbustes tout en créant une pépinière commerciale pouvant ainsi pallier le coût d'entretien de la propriété.

1922-Les conséquences de la première guerre mondiale contraignent Gaston Nègre à mettre en fermage une partie de la propriété.

1945-A la fin du bail fermier, Maurice l'un des fils de gaston Nègre, reçoit Prafrance en héritage et reprend en charge l'ensemble du domaine avec sa femme. Attentif aux collections, il a le souci de les pérenniser et de développer une entreprise prospère d'un point de vue économique. Ingénieur agronome, il fait également des expérimentations sur de nouvelles cultures. tout en continuant à exploiter les chaumes de bambous, il développe d'autres productions, fruitières et légumières.

1953-Avant-gardiste, il ouvre le parc au public, moyennant un droit d'entrée, et continue de faire admirer les collections botaniques, en cherchant à valoriser ce remarquable ensemble paysager. Le 7è Art est séduit par Prafrance ! Des réalisateurs viennent tourner des films.

1953-"Le salaire de la peur"

1955-"les héros sont fatigués"

1956-Un gel exceptionnel en france et en Europe frappe durement les plantations et les pépinières. Seuls les bambous résistent, à l'exception de quelques-uns, plus fragiles.

1958-On recense déjà près de 20 000 visiteurs. L'inondation du Gardon et les orages de grèle et de pluie dévastent le domaine. sans se décourager, Maurice Nègre essaie de surmonter ces épreuves avec courage et pugnacité.

1960-Il meurt dans un accident de voiture. Son épouse Janine Nègre, poursuit sa tâche et, en 1977, lègue le domaine à sa fille Muriel, qui avec son mari ingénieur horticole, en assure le développement.

2004-Anné charnière: Muriel Nègre dirige et préside désormais seule la Bambouseraie. Soucieuse d'assurer une large diffusion des savoirs scientifiques, elle fait de Prafrance un lieu de rencontres. Muriel Nègre développe les atouts touristiques, les collections, la pépinière et met fin à l’exploitation agricole. Depuis 2004, elle est seule à la tête des 34 hectares, dont 15 pour le Parc.

2006-Les 150 ans de la Bambouseraie en témoignent.

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samedi 25 octobre 2014

Abidjan: Discours de Claude Bartolone, Président de l’Assemblée Nationale de France

Abidjan le 24 Octobre 2014. Claude Bartolone, président de l`assemblée nationale française reçu par Guillaume Soro, président de l'assemblée assemblée nationale ivoirienne

Discours de Claude Bartolone, Président de l’Assemblée Nationale de France

Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,

Cher Guillaume SORO,

Mesdames et Messieurs, Honorables députés,

Chers collègues,

Je mesure l’immense honneur que vous me faites, en m’invitant à m’exprimer devant votre Assemblée. J’en suis extrêmement touché, ému, et je vous en remercie, sincèrement et chaleureusement.

Monsieur le Président, je vous remercie pour les aimables paroles que vous avez eues à mon égard. Vous l’avez dit. Ma visite ici à Abidjan est une « première ».

Je dois vous le confier : je m’en étonne, tant ce déplacement m’est apparu comme une évidence, et, dans le même temps, je m’en réjouis – qui ne serait pas honoré d’être le premier Président de l’Assemblée nationale française à prendre la parole dans votre hémicycle et, à travers vous, chers collègues, de pouvoir m’adresser à la nation ivoirienne ?

Trois mois après le Président de la République, M. François Hollande, en visite à Abidjan à l’invitation de Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, je viens, à mon tour, à votre invitation, vous exprimer le respect et l’estime, l’amitié indéfectible, et la solidarité du peuple français pour le peuple ivoirien. Mme Patricia Adam, présidente de la Commission de la Défense, M. Pascal Terrasse, Président du groupe d’amitié France-Côte d’Ivoire et M. Alain Marsaud, député des Français de l’étranger, m’accompagnent et sont tout aussi heureux que moi de participer à cette visite historique.

Notre proximité, et la singularité des liens qui unissent les Français et les Ivoiriens, sont d’abord le fruit de l’histoire.

Permettez-moi, Monsieur le Président, de revenir quelques minutes sur ce passé conjoint, à la fois douloureux et riche, dense, sur cette histoire qui nous a construits, et nous a légué une langue, des populations, et des cultures en partage.

Je veux rendre un premier hommage à tous les Ivoiriens qui se sont dressés, sur le champ de bataille, pour la France, et pour défendre les valeurs universelles que sont la liberté et l’égalité.

Le peuple français et la Représentation nationale leur sont redevables et pour toujours reconnaissants. Nous n’oublierons pas, nous n’oublierons jamais, que de jeunes soldats ivoiriens, trop nombreux, trop souvent engagés malgré eux, à deux reprises au cours du XXème siècle, ont sacrifié leur vie pour notre pays. Et nous devons particulièrement nous le rappeler en cette année 2014, où nous commémorons le centenaire de la Première guerre mondiale, mais aussi le 70ème anniversaire du débarquement de Provence, commémorations auxquelles le Président de la République, Monsieur Alassane Ouattara, a participé le 15 août dernier.

Je pense également aux Ivoiriens qui se sont investis dans le champ politique français. Une voix d’ici, de Côte d’Ivoire, une voix puissante, s’est levée, dès la sortie de la dernière guerre, dans notre hémicycle. Elle a inspiré, aux députés de métropole, la nécessité de sortir totalement de l’injustice et de l’inégalité entre les peuples.

Cette voix, qui est devenue mondialement connue, vous l’aurez compris, est celle de feu Félix Houphouët-Boigny.

Félix Houphouët-Boigny a consacré sa vie, certes, à votre pays, à votre nation, à la consolidation de votre Etat, mais il a aussi beaucoup donné au nôtre. Son souvenir habite encore le Palais Bourbon.

Désormais, son nom est à jamais gravé dans notre histoire constitutionnelle, puisqu’il figure, en tant que membre du Gouvernement, parmi les signataires de la Constitution qui régit, toujours, le fonctionnement de la République française.

Alors que plus d’un demi-siècle nous sépare des indépendances, nos relations n’ont jamais cessé. Elles ont connu, comme toutes les amitiés intenses, des incompréhensions, des maladresses, et des moments de rejets parfois violents.

Mais les liens humains, culturels, économiques que nous avons tissés ont toujours été plus forts. Aujourd’hui, plus de 100.000 ressortissants ivoiriens en France et plus de 15.000 ressortissants français en Côte d’Ivoire – c’est la communauté française la plus nombreuse de la région – donnent vie à la relation bilatérale. Parmi eux, l’on compte de nombreux franco-ivoiriens, qui lui donnent corps également.

Si la France et la Côte d’Ivoire ont pu, au fil du temps, nouer de nouvelles alliances, instaurer et renforcer des actions de coopération dans leur voisinage immédiat, puis se tourner vers d’autres continents, ma conviction intime est que ces orientations, nouvelles, légitimes, ne doivent pas détourner nos deux pays l’un de l’autre.

Nous avons passé du temps à nous connaître, nous avons souffert, mais cela nous a rendu plus forts, et nous avons, désormais, une langue et des populations en commun. Nous avons donc, aujourd’hui, le devoir de mettre cette proximité au service de nouveaux projets, au profit d’un rapprochement accru, et d’une unité renforcée sur le plan international. C’est ainsi que je vois notre relation : solide dans ses fondations, elle peut se projeter, confiante et sereine, dans l’avenir.

Car c’est aussi ce message que je suis venu délivrer : ma foi en l’avenir. En l’avenir de la Côte d’Ivoire, en l’avenir de la France. En l’avenir de l’Afrique, en celui de l’Europe. Et en ce que nous allons encore pouvoir bâtir ensemble.

Aujourd’hui, en m’exprimant devant vous, Monsieur le Président, Honorables Députés, j’ai conscience que ma visite intervient trois ans après une crise post-électorale meurtrière, moins de dix ans après une guerre civile tragique et après plusieurs années d’une instabilité dont le peuple ivoirien n’a que trop souffert.

Or, je le sais – et je le vois – la Côte d’Ivoire se redresse, déjà !

Vous portez, Mesdames et Messieurs les députés, chers collègues, les espoirs et les aspirations du peuple ivoirien. A travers vous, c’est donc à toute la population ivoirienne que je souhaite dire mon optimisme.

Votre pays, le peuple que vous représentez, forcent mon admiration.

Je suis admiratif de la capacité des Ivoiriens à se relever, à réunir leurs forces, à rechercher la cohésion. A rappeler au monde entier que la Côte d’Ivoire est un immense pays, riche de la diversité de ses ressources et de celle de ses femmes et de ses hommes. Á peine trois ans après cette crise, un vent puissant souffle de nouveau, il souffle l’espérance, l’espoir de vous rendre la place qui est la vôtre en Afrique : celle d’un modèle, d’une référence, d’une avant-garde, sur un continent qui lui-même porte l’avenir du monde.

Alors que la reprise économique mondiale reste fragile et incertaine, et que ce sont des regards inquiets qui se tournent vers la zone euro, les résultats économiques de l’Afrique, au contraire, nous confirment la résilience du continent, face à une crise grave, parmi les plus graves que le monde ait connues au cours du dernier siècle.

Au dynamisme de la croissance des pays africains, il faut ajouter leur vitalité démographique, leurs immenses ressources naturelles. Ce potentiel économique, encore insuffisamment exploité, peut faire espérer de multiples bienfaits, à la condition d’une égale répartition des richesses et à celle d’un développement harmonieux du territoire.

La France, vous le savez, veut amener l’Europe à s’investir davantage en Afrique, à s’y impliquer, à s’ouvrir toujours davantage vers le Sud. Je suis un fils de la Méditerranée, un enfant de Sicile, de Malte et de Tunis, et je rêve que nous cessions de voir cet espace comme une frontière culturelle, économique, et humaine infranchissable entre nos deux continents.

Je suis par ailleurs persuadé que la Côte d’Ivoire peut stimuler l’essor de l’Afrique et servir de modèle. Je le dis d’autant plus assurément qu’elle l’a déjà fait.

Je fais référence, vous vous en doutez, au « miracle ivoirien », à cet exemple de développement économique et de stabilité, de cohésion, qui a constitué, dans la seconde moitié du vingtième siècle, une fierté pour la région et le continent.

Et j’en suis convaincu : nous assistons, depuis deux ans, au retour des conditions qui ont fait ce miracle. Le « miracle ivoirien » se rappelle à nous.

Il nous dit que rien n’a changé. Que la foi des hommes est toujours là, que leur courage, leur détermination, leur force de travail, demeurent. Vous avez traversé la guerre civile, connu le conflit et la division, versé du sang et des larmes, mais vous avancez, d’un pas décidé, vers l’unité et la réconciliation. Avec la sagesse de vos traditions, le dynamisme de votre jeunesse, et avec courage, vous avez déjà surmonté d’immenses obstacles, et ce sera, j’en suis persuadé, comme toujours, pour vous imposer avec éclat.

Les crises les plus fortes sont derrière vous, je le crois, nous le croyons en France.

Beaucoup de choses ont été entreprises, depuis trois ans. Sur le plan économique, le constat est sans ambiguïté, avec un taux de croissance de plus de 8%. C’est le reflet d’une paix retrouvée mais aussi le résultat de politiques permettant d’augmenter l’investissement public, de mobiliser l’investissement extérieur, et de réformer l’économie. De la même manière, je veux saluer les progrès réalisés en matière de désarmement et de réinsertion, un chantier délicat après tant d’années de crises. Dans ce domaine aussi, vous êtes un modèle, que d’autres nations observent attentivement.

Ensuite, je le vois, les choses avancent sur le plan politique.

La réconciliation, comme toujours, exige du temps et des efforts, l’équilibre à trouver entre pardon et sanction est délicat. Mais je sais qu’au fond, la volonté de dialoguer est là, de part et d’autre, et c’est l’essentiel. C’est ce qui fait et fera la force de votre pays.

Pour citer, justement, Félix Houphouët-Boigny, « le dialogue est l’arme des forts et non des faibles (…) Dans la recherche de la paix, de la vraie paix, de la paix juste et durable, on ne doit pas hésiter, un seul instant, à recourir, avec obstination au dialogue. ».

Ce dialogue existe, il avance. Je forme donc le vœu qu’à ma prochaine visite, l’ensemble des forces politiques ivoiriennes puissent être représentées à l’Assemblée nationale, pour que le Parlement fasse vivre le débat démocratique, qu’il soit, définitivement, « le cœur battant de la démocratie ».

Evidemment, des incertitudes persistent. Evidemment, des efforts doivent encore être déployés. Mais quel pays pourrait se prévaloir de n’avoir aucun progrès à réaliser ? Il faut laisser le temps aux réformes. Nous autres, responsables politiques, devons rendre des comptes à des populations d’autant plus impatientes qu’elles sont parfois, trop souvent, dans la souffrance. Nous devons leur montrer le cap, notre volonté, notre détermination à perfectionner toujours notre action.

Je vous le dis donc, non pas en donneur de leçon, mais en observateur engagé, en ami aussi, et en homologue surtout : tout est toujours perfectible. C’est justement ce qui fait la beauté de notre engagement politique et lui donne tout son sens.

Monsieur le Président, Cher Guillaume,

Mesdames et Messieurs les Députés,

Chers collègues,

Nos Assemblées sont les lieux où vivent et s’épanouissent nos démocraties, où elles se grandissent, où elles se consolident. Elles sont les lieux où toutes les forces et les voix de la nation peuvent être représentées, doivent débattre, pour se confronter ou pour s’unir.

Notre responsabilité d’élu national est grande, notre position est exigeante.

Le premier devoir qui nous incombe, c’est de lutter, sans relâche, pour l’indépendance de nos Parlements. Nous devons faire respecter leurs prérogatives à des gouvernements trop souvent tentés de nous rendre passifs, de nous transformer en chambres d’enregistrement résignées. C’est un combat de tous les instants, auquel je sais que vous vous livrez, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés, avec énergie.

Vous avez eu à cœur de rappeler au Gouvernement, à de multiples reprises, que le fait de disposer d’une majorité au Parlement ne garantissait pas d’obtenir systématiquement son soutien. Je vous en félicite. Je le répète d’ailleurs en France, chaque fois que j’en ai l’occasion : il y a le temps du débat, celui du compromis, puis seulement le temps de l’unité. Cette règle, je ne cesse de la rappeler dans mon propre pays.

Le second devoir, c’est celui de l’exemplarité. Il en va de notre crédibilité, de la crédibilité de la classe politique dans son ensemble. Il en va du lien de confiance qui doit relier nos peuples à leurs représentants et donc de la stabilité de la vie politique.

Exemplarité dans le respect des lois et des institutions, exemplarité dans l’usage des deniers publics. J’ai consacré les deux premières années de mon mandat à la Présidence de l’Assemblée nationale française à y renforcer les règles de déontologie, et je m’impose de rester attentif aux mesures prises ailleurs, et dont nous pourrions, encore, nous inspirer.

Le troisième devoir, selon moi, est justement cette nécessité absolue de nouer, avec les autres Parlements de par le monde, des relations de coopération suffisamment denses pour nous rendre plus forts collectivement. C’est indispensable, selon moi, dans un monde qui se globalise, et où les accords entre gouvernements se multiplient.

Ces accords, qui engagent, sur le long terme, les législations, les finances de l’Etat et ses modes de fonctionnement, nous les ratifions, certes. Mais je souhaite que nous puissions mener, directement entre parlementaires, en toute franchise, en amont comme en aval, des discussions approfondies sur les sujets d’intérêt commun.

C’est pour moi le sens de la diplomatie parlementaire. Je veux nouer ce dialogue avec mes partenaires européens, tant nos législations sont désormais liées, mais je veux aussi le nouer avec les Parlements des autres pays frères et amis, au premier rang desquels figure votre Assemblée.

Aujourd’hui, en signant un Protocole d’Accord qui liera durablement nos Assemblées, nous rappelons notre volonté de renforcer notre coopération qui, même si elle n’avait jamais été formalisée, est ancienne et déjà importante – votre Assemblée est, Chers collègues ivoiriens, le premier partenaire de l’Assemblée nationale française en Afrique.

Mais au-delà de cette coopération technique, indispensable au renforcement de nos institutions, je souhaite que la signature de ce Protocole insuffle davantage de dialogue, davantage d’écoute réciproque.

Car Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés, si je m’exprime devant votre Assemblée – et c’est un immense honneur que vous me faites – je viens, aussi et surtout, pour écouter, apprendre, et comprendre.

Je viens m’interroger, avec votre aide, sur l’action de la France et son image, sur la façon dont elle peut au mieux vous accompagner, sans préjuger ce dont nous pouvons encore chacun tirer de la relation exceptionnelle qui nous lie.

Je me permets, pour illustrer l’état d’esprit dans lequel je me trouve, de citer l’un de vos plus illustres hommes de lettres, Jean-Marie Adiaffi, qui, dans l’un de ses ouvrages, La carte d’identité, écrivait les mots suivants : « … il faut avoir l’humilité d’écouter la voix des autres et, plutôt que d’en comparer le timbre et la mélodie avec la nôtre, il faut l’entendre par ce qu’elle dit… ».

C’est le sens que je veux – c’est le sens que nous voulons – donner à notre visite.

Le « partenariat » entre nos deux pays est réel. Mais ce terme est froid, il est terne, il ne reflète ni l’émotion que je ressens aujourd’hui, en m’exprimant devant vous, ni la richesse de l’histoire que nous avons en commun. Il n’évoque ni les déchirures que nous avons connues, ni l’intimité à laquelle nous sommes parvenus.

Je veux donc plutôt écouter votre voix comme la voix d’un ami, d’un frère à qui je n’aurais pas eu l’occasion de parler depuis de trop nombreuses années. Je suis venu à votre rencontre pour vous entendre m’éclairer sur la situation dans votre beau pays.

Je veux aussi vous écouter me parler de la France, et de la France et de la Côte d’Ivoire réunies.

Je ne veux rien comparer, je ne veux rien préjuger, je veux d’abord vous parler.

Lors des échanges que nous aurons au cours des prochaines heures, et dans tous les domaines qui caractérisent la relation franco-ivoirienne, je vous invite donc, avec force et énergie, à me parler avec la même franchise et le même effort de compréhension.

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Concaneau: Perle d'océan atlantique !

Concarneau en Bretagne

Ville côtière et ancienne place forte de Bretagne, les charmes de Concarneau se dévoilent tout au long de votre séjour. Concarneau, c’est à la fois une Ville d’art et d’histoire, un important port de pêche et une station balnéaire. Cœur de ville ceint de fortifications, la Ville Close invite à la découverte du passé et à la flânerie dans ses rues commerçantes. Concarneau unit, d’une intimité particulière, la mer, les plages et la campagne… Cité balnéaire, ville portuaire, haut lieu historique et culturel, Concarneau conjugue avec talent l’art d’apprendre et de surprendre. Ses pittoresques sentiers de randonnées nous enivrent de leurs senteurs d’iode et d’ajoncs en fleurs mélangées. Concarneau est toujours le théâtre de multiples initiations.Une ville miracle ou une ville mirage. Auguste Dupouy vantait la magnificence orientale, byzantine, vénitienne… de Concarneau. Doux pays entre l’Odet et l’Aven dont les vallons verdoyants mènent à la Mer. Le paysage, avec sa végétation à demi exotique, par sa variété, sa souplesse et ses couleurs est baigné de poésie. Concarneau est devenue une station estivale très prisée avec ses rues arborées et ses nombreuses terrasses accueillantes et ensoleillées, ses animations réputées et sa grande diversité de loisirs. Concarneau nous fait connaître, en permanence, l’ambiance d’une merveilleuse station estivale pleine de couleurs et de soleil, de rires sur ses belles plages de sable fin et d’une foule dense en ville close et sur la corniche.

Blason de la ville de Concarneau (Finistère) dessiné par Bruno; Haches de Brieg en File.


Découvrir Concarneau par concarneau_mairie

Concarneau est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Troisième commune du Finistère par sa population, chef-lieu d'un canton et d'une communauté d'agglomération, Concarneau est une ville située sur la côte cornouaillaise. La ville s'est constituée au Moyen Âge à partir de la "Ville close" située dans l'estuaire du Moros. Cet abri naturel a permis le développement du septième port de pêche français en tonnage débarqué et d'importants chantiers navals. Sa situation sur le littoral et son patrimoine historique en font aujourd'hui une destination touristique bretonne de premier plan.

Concarneau, la ville bleue ! Photo Réveil FM International

Concarneau, ville fortifiée ! Photo Réveil FM International

Deux musiciens animent à proximité de la grande porte. Photo Réveil FM International

Des Journalistes devant la grande porte de la ville close. Photo Réveil FM International

De part et d’autre de la vieille ville, s’étendent les ports de pêche et de plaisance situés au centre de la cité où de larges avenues privilégient le spectacle maritime. La corniche, lieu de promenade, mène aux criques et plages de sable fin qui incitent à la détente et aux activités nautiques, à l’abri d’une des plus belles baies de Bretagne.

Difficile de résister à ce joyau qu’est la ville-close, enchâssée dans ses fortifications au cœur de Concarneau et d’une des plus belles baies de Bretagne. Pourtant, en vous évadant de ses chemins de ronde et de ses ruelles, d’autres charmes se dévoilent, dans son port de pêche ou sur ses plages.

La ville bleueVille d’art et d’histoire, Concarneau délivre plusieurs versions du spectacle maritime, toutes aussi plaisantes les unes que les autres. Son passé côtier et de place forte se rencontre dans ses épais remparts du 14e siècle, complétés par Vauban au 17e siècle. Son intense vie portuaire est écrite par plus de 200 bateaux de pêche qui animent les quais et la criée. Les plages de sable fin et le port de plaisance sont des lieux privilégiés pour les activités nautiques et balnéaires.

A l'abri du temps, vous voici prévenu ; la ville-close est l'un des sites les plus visités de Bretagne. En été, mieux vaut choisir le matin pour l'aborder. Sur un îlot de 350 m de long et 100 m de large, elle se signale par un convivial beffroi et un cadran solaire. Deux petits ponts vous ouvrent les portes des murailles. Artère principale, la rue Vauban est bordée de charmantes maisons aux enseignes en accord avec la cité. Sur les côtés, des ruelles pavées s’échappent jusqu’à des ouvertures donnant sur le port de pêche. Au passage, ne ratez pas la belle fontaine, place Saint-Guénolé.

En face des remparts, des chalutiers se reposent. Une pause bien méritée, qu’ils pratiquent la pêche hauturière ou côtière. En flânant sur les quais, vous aurez peut-être la chance d’assister à la débarque des poissons après 22h. A moins d’être matinal et d’assister au tonique réveil de la criée dès 6h30. De truculentes rencontres sont garanties dans ce port qui est le 1er port thonier d’Europe et le 3e de France pour le poisson frais. Prolongeant le travail des pêcheurs, quelques conserveries perpétuent un savoureux savoir-faire.

Les journalistes entrent dans la rue marchande de la ville close. Photo Réveil FM International

Freddy Mulongo et Amandine Ascensio, journaliste à Usine Nouvelle. Photo Réveil FM International

La rue pietonne et marchande de la ville close. Photo Réveil FM International

Fontaine publique en fonte de la ville close. Photo Réveil FM International

Joli restaurant avec un toit en ardoise et les fenêtres en bleu. Photo Réveil FM International

Vue partielle du port de Concarneau. Photo Réveil FM International

Bateaux de plaisance. Photo Réveil FM International

Église Saint-Guénolé. Photo Réveil FM International

Bac de Concarneau "Le Gouverneur". Photo Réveil FM International

Prenez le Bac. Photo Réveil FM International

Passage du Bac. Photo Réveil FM

Freddy Mulongo, Marielle, Anne Marie et Gustavo Sanchez, journaliste cubain dans le bac "Le Gouverneur". Photo Réveil FM International

Amandine Ascensio et Victoria Klugina, journaliste à Russie.net. Photo Réveil FM International

Dès la Préhistoire, une population de pêcheurs occupe l’îlot rocheux, village qui jusqu’au Xe siècle n’est défendu que par des fossés surmontés de palissades…

Au XIVe siècle, la ville est fortifiée et devient 4e place forte de Bretagne ; en 1373, après trente années d’occupation anglaise, Duguesclin rend la ville au Duché de Bretagne. En 1451, les murailles sont reconstruites et en 1491, le mariage d’Anne de Bretagne avec le roi de France fait de Concarneau une place royale.

Depuis, l’aspect extérieur des fortifications est pratiquement le même, mis à part la porte du Passage, élargie en 1785 et le beffroi, construit au début du XXe siècle. Jusqu’à la Révolution, Concarneau comptait, en plus de la garnison, une population de pêcheurs qui armaient quelques dizaines de chaloupes. Elle commerçait un peu de vin et de blé. Le poisson était pressé, séché et envoyé par charrettes aux villes de l’intérieur.

En 1795, on compte 300 embarcations, mais cette relative aisance est stoppée par les guerres de l’Empire et le blocus des côtes.

Il faut attendre 1851 et l’apparition des premières conserveries pour que le niveau de vie s’élève à nouveau.

En 1900, on compte trente usines employant 2 000 ouvrières sur une population de 7 000 âmes. En 1905, la disparition des grands bancs de sardines plonge la flottille de 800 chaloupes dans un grand désarroi. L’œuvre des Filets Bleus est créée à cette époque pour venir en aide aux familles de pêcheurs les plus démunies, par un groupe d’écrivains et de peintres installés à Concarneau. Ceux-ci sont à l’origine du groupe artistique de la ville qui s’est développé autour du quartier de la Croix. Après la première guerre mondiale, les petits bateaux cèdent la place aux pinasses pontées et le moteur supplante peu à peu la voile. On pratique alors la pêche au chalut toute l’année et, en 1925, on décide l’aménagement de l’arrière-port. Pendant l’occupation allemande, de gros chalutiers repliés de Boulogne et Lorient marquent le début d’une génération de bateaux de haute mer.

Sous la Révolution française, en 1795, la flottille de pêche concarnoise compte 300 chaloupes. Concarneau commerce ainsi du vin, du blé et surtout du poisson, envoyé par charrette aux monastères et aux villes de l'intérieur du pays. Cette relative aisance est stoppée par les guerres de l'Empire et le blocus des côtes.

Avec la révolution industrielle, la ville se transforme. Des maisons bourgeoises sont édifiées le long des quais hors de la ville close. Cette dernière devient, en cette période, un quartier populaire abritant matelots et sardinières. La Station biologique de Concarneau est fondée par Victor Coste en 1859. Il s'agit de la plus ancienne station marine du monde.

À partir de 1851, les premières conserveries apparaissent. Elles sont spécialisées dans la sardine et le thon. Elles feront la fortune de quelques négociants et permettront une élévation du niveau de vie de la population. En 1900, la ville compte 30 usines employant 2 000 ouvrières sur une population de 7 000 habitants. En 1905, la disparition des grands bancs de sardines plonge Concarneau dans la misère.

De 1870 à 1950, Concarneau accueille nombre de peintres. Grâce à leur pétition, les remparts de la ville close sont sauvés de la vente et classés Monument Historique en 1899.

Après la Première Guerre mondiale, les petits bateaux de pêche cèdent la place aux pinasses montées. Le moteur supplante peu à peu la voile. La pêche au chalut se pratique alors toute l'année. En 1925, l'arrière-port est aménagé.

Les années 1920 sont aussi marquées par les salons de l'Union Artistique des Amis de Concarneau qui sont un temps fort des saisons estivales.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la Bretagne fait partie de la zone occupée dès l'armistice du 22 juin 1940, et ce jusqu'en août 1944.

En 1945, le 19 septembre, la commune de Beuzec Conq, qui compte 4 155 habitants, est rattachée à celle de Concarneau16. En 1959, la commune de Lanriec, qui compte 3 079 habitants, est également rattachée.

Les années 1973-1978 sont marquées par une nouvelle crise de la pêche avec l'épuisement des fonds marins et la concurrence des autres pays communautaires.

Retour à Paris par Quimpers-Cornouaille. Photo Réveil FM International

Arrivée à Paris-Orly. Photo Réveil FM International

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vendredi 24 octobre 2014

Manosque dans les Alpes-de-Haute-Provence !

Manosque sur une carte de la France

A une heure d'Aix ou Marseille, Manosque, ville de 23 000 habitants, la plus grande du département des Alpes de Haute Provence, dans le périmètre du Parc Naturel Régional du Luberon, entourée de plaines et de collines, bénéficie d'une situation géographique stratégique. Culminant à 380 mètres d'altitude, son climat méditerranéen que beaucoup nous envient, baigne la ville de soleil presque toute l'année. Dans une atmosphère douce et provençale, la visite de la vieille ville, en forme de poire, permet au visiteur d'apprécier son riche patrimoine architectural, pour ne citer que les portes Saunerie, Soubeyran, Guilhempierre, les églises Saint Sauveur et Notre Dame de Romigier, le Couvent de la Présentation, la Fondation Carzou...

Manosque est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ses habitants sont appelés les Manosquins. Manosque est la ville la plus peuplée des Alpes-de-Haute-Provence.

Blasonnement : « Écartelé d’azur et de gueules à quatre mains appaumées d’argent. » La ville a pour devise : « Omnia in manu Dei sunt » (« Tout est dans la main de Dieu »).

Située au sud-ouest du département des Alpes-de-Haute-Provence, Manosque est une ville bâtie sur un contrefort des collines du Luberon oriental, au-dessus de la plaine alluviale de la Durance, entourée au nord (mont d’Or) et à l’ouest (colline de Toutes-Aures) de collines dont certaines dépassent 700 mètres d’altitude. Plusieurs axes de communication majeurs sont à proximité : autoroute A51, route départementale 4096 (ancienne nationale 96), ligne de Lyon-Perrache à Marseille-Saint-Charles (via Grenoble) de chemin de fer.

Photo Réveil FM international. La Porte de la Saunerie !

Au Moyen Age, quatre portes situées aux quatre points cardinaux permettaient l'accès à la ville. La porte Sud dite de la Saunerie ("porte du sel), fut construite à la fin du XIV è siècle. Sous la porte, est représenté le blason de la ville. Les quatre mains symbolisent l'unité du territoire manosquin et du rassemblement de ses habitants.

La Porte de la Sauniere. Photo Réveil FM International

La Porte de la Sauniere. Photo Réveil FM International

La porte sud dite de la Saunerie "Porte du sel". Photo Réveil FM International

La ville se situe à environ 20 km de Forcalquier et Oraison et à environ 55 km de Digne-les-Bains et Sisteron. Les villes importantes les plus proches sont Avignon (à l’ouest), Aix-en-Provence et Marseille (au sud). Le centre-ville est à environ 380 mètres d’altitude, la gare SNCF et la zone d’activités attenante à environ 330 mètres.

On peut accéder à la ville par Sainte-Tulle (au sud) et Volx (au nord-est) par la route départementale 4096, Pierrevert (au sud-ouest), par la route départementale, Montfuron (au sud-ouest) par la route départementale 907, Dauphin (au nord) par la route départementale 5 et Valensole (au sud-est) par la route départementale 9071.

La Porte du Soubeyran

Située au nord de l'enceinte médiévale. La Porte du Soubeyran (XVIIIè siècle) est la plus haute de la ville. Elle commandait l'entrée de la ville au Moyen Age. Le clocher de l'horloge, et le campanile à la forme de poire, qui la surmontent ont été rajoutés au XIXè siècle.

La Porte du Soubeyran. Photo Réveil FM International

Place Marcel Pagnol. Photo Réveil FM International

Des jeunes sur la place Marcel Pagnol. Photo Réveil FM International

Cette place, qui porte le nom de l'écrivain célèbre né à Aubagne, constituait autrefois l'ensemble de l'hôpital Sainte Barbe avec les jardins. En 1662, Louis XIV ordonne la création des "charités" qui avaient pour but de recueillir les mendiants et les enfants abandonnés.

La Place des marchands. Photo Réveil FM International

Le cou de cette statue de femme sans nom a été récollée, après avoir été récupérée dans le jardin d'un député. Photo Réveil FM

Le territoire se situe au nord-ouest de la faille de la Durance, au sein du plateau de Manosque-Forcalquier. La commune fait partie du périmètre de la réserve naturelle géologique du Luberon, en raison de la proximité de sites fossilifères exceptionnels.

Manosque est soumise à un climat méditerranéen dit d’intérieur. Les hivers sont plus froids qu’en basse Provence, avec des gelées fréquentes (moyenne mensuelle de 4,6 °C en janvier). Les étés sont très chauds avec une sécheresse habituelle en juillet et août (température moyenne de 22 °C). La température moyenne annuelle est de 12,6 °C. Les étés sont aussi chauds qu’en Basse-Provence (très souvent plus de 35-40°C ) mais l’amplitude thermique annuelle et diurne est importante (15 °C à 20 °C de différence entre été et hiver). Dans ces régions abritées, les hivers sont souvent plus secs que les intersaisons. La moyenne annuelle des précipitations est de 736 mm et la ville reçoit environ entre 2 800-3 000 heures d’ensoleillement par an.

L'hôtel de ville de Manosque. Photo Réveil FM

Cet hôtel particulier de style Renaissance dit "à la génoise" fut acquis en 1770 par la commune pour remplacer l'ancienne "maison de ville" qui se trouvait accolée à l'église St Sauveur et où siègaient les conculs depuis 1397. Il appartient à Monsieur de Pochet, avocat au Parlement d'Aix en Provence.

La place de l'hôtel de ville. Photo Réveil FM International

Le Cigaloun sur la place de l'hôtel de ville. Photo Réveil FM International

L'église Notre Dame de Romignier. Photo Réveil FM International

L'église Notre Dame de Romignier. Photo Réveil FM International

La Ville de Manosque a connu deux épisodes sismiques remarquables dans le passé, l’un le 13 décembre 15092 et l’autre le 14 août 17083. Ces deux événements ont provoqué des dégâts importants aux constructions avec une intensité de 8 sur l’échelle MSK à Manosque. La commune est très régulièrement soumise à des arrêtés de catastrophe naturelle, pour des inondations et coulées de boue (quatre fois depuis 1987), des mouvements de terrain dus à la sécheresse (dix fois depuis 1989), et pour des glissements de terrain en 19946. En 2010, la conduite alimentant en naphta les stocks de Géosel (voir article) a cédé, occasionnant une fuite de 200 m³.

L'église Saint Sauveur. Photo Réveil FM International

En dehors des légendes, on sait peu de choses sur la ville avant l’époque romaine. Sous l’Empire romain, la ville est un marché régional. Parmi les découvertes archéologiques, le site des Passaïres (atelier de potier fabricant des amphores vinaires) permet d'établir que la zone de Manosque était, grâce à la proximité de la voie domitienne, fortement intégrée à l'empire romain et fortement pénétrée de ses modes de vie.

La Tour du Mont d'Or est une ancienne tour de guet au Sud-Est de l'ancien château de Manosque. Photo Réveil FM International

Le Mont d’Or est un ancien castrum (espace habité sur les hauteurs avec des bastides, des terres agricoles, des églises, des moulins…) explicitement mentionné dans la seconde Charte des Privilèges concédés par Guillaume IV de Forcalquier (1207). La tour d’une hauteur de 17m représente les vestiges de l’ancien donjon, elle est exposée à tous les vents d’où son nom. « Mont d’Or » qui s’écrivait autrefois « Mont d’Aure » (du provençal auro qui signifie « vent »). Elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis 9 mars 1927.

Le Palais de Justice de Manosque. Photo Réveil FM International

La place François Mitterrand. Photo Réveil FM International

Le centre Jean Giono. Photo Réveil FM International

Hôtel particulier de la fin du XVIIIè siècle. Il a appartenu à Monsieur de RAFFIN, Consul sous la Révolution Française. Il accueille aujourd'hui le Centre Jean Giono, musée consacré à l'écrivain mosquin (1895-1970).

Fondation Carzou. Photo Réveil FM International

Ancien couvent de la Présentation, le bâtiment est aujourd'hui le siège de la Fondation Carzou. En 1984, la ville commande à Jean Carzou une fresque retraçant l'Apocalypse selon l'apôtre Jean.

Monument aux Martyrs de la Résistance à Manosque. Photo Réveil FM International

En 1509, un tremblement de terre secoue la ville.

Lors du passage de François Ier en 1516, la fille du consul, chargée de présenter les clés de la ville au roi, lui fait un compliment. Les regards admiratifs du prince s’arrêtent sur elle, alarment sa pudeur. Pour faire disparaître la fraîcheur de son teint et les charmes que la nature lui a prodigués, elle expose son visage à des vapeurs de soufre. Le roi, fort ému, comble de faveurs et de libéralités la jeune fille et sa famille. C’est depuis lors que Manosque a pris le surnom de « la Pudique ».

En 1521, la peste qui sévit en Basse-Provence pousse le Parlement d’Aix à s’installer à Manosque, avant de se replier encore plus à l’intérieur des terres à Sisteron.

La Réforme connaît un certain succès à Manosque, et une partie des habitants se convertissent. Malgré les guerres de religion, une communauté protestante se maintient au XVIIe siècle autour de son temple, grâce à l’édit de Nantes (1598). Entretemps, les guerres de religion n’épargnent pas la ville : en 1561, Notre-Dame-de-la-Consolation et la chapelle de Toutes-Aures sont saccagées (statues brisées, tableaux déchirés, etc.). Les huguenots de Manosque sont autorisés à bâtir un temple, mais à l’écart de la ville32. En 1592, le marquis d’Oraison profite de la mort du capitaine Baratte, gouverneur de la ville, pour s’en emparer.

L’édit de Fontainebleau (1688) est fatale à la communauté protestante de la ville, qui disparaît, ses membres émigrant ou étant convertis de force. Lors d’un procès de cette époque, les Manosquins ont la réputation de faire des faux témoignages. Ils remplacent saint Sébastien, saint patron de la ville, par saint Pancrace, saint de la « bonne foi ».

Une foire s’y tenait au XVIIIe siècle et un bureau de la poste royale installé à la fin de l’Ancien Régime attestent du rayonnement du bourg. À cette époque, la vieille ville s’agrandit vers l’est pour prendre ses dimensions actuelles. La ville est fortement touchée par les différentes épidémies qui ravagent la Provence (celles de la peste de 1720 et du choléra de 1834 évoquée par Jean Giono qui place une partie de l’action de son roman Le Hussard sur le toit) en raison de sa situation (ville de passage).

Avant la Révolution française, Manosque, comme toutes les villes de cette époque, est soumise à des révoltes épisodiques mais violentes. Ainsi, en 1707, la ville s’agite à propos d’un petit berger des environs qui aurait été enrôlé de force par des sergents recruteurs. Les consuls de la ville interviennent, sans obtenir la renonciation des sergents, mais dans la confusion provoquée par la foule, le berger s’enfuit. Mais la concordance de vues entre la municipalité et le peuple est rare. Dans les années 1760, les membres de la municipalité sont même attaqués lorsqu’ils distribuent les billets de logement (destinés à procurer un logement d’office aux soldats d’un régiment de passage), le peuple jugeant que certains ont bénéficié d’exemptions indues.

Le piquet décidé par le conseil municipal pour percevoir les droits d’octroi sur les biens entrant en ville provoque une forte contestation, et en mars 1760, le peuple se réunit en assemblée extraordinaire pour délibérer contre cette taxation.

La pénurie de grains a touché toute la France en 1788, et lors de l’hiver 1789, elle se renouvelle, encore une fois aggravée par les accapareurs qui stockent le grain pour spéculer. Le 14 mars 1789, l’évêque de Sisteron est lapidé car il est soupçonné d’accaparement par la foule.

Au début de la Révolution française, Manosque est une des villes les plus touchées par la fièvre révolutionnaire. La société des Amis de la Constitution est créée fin 1791. Le 28 septembre 1792, le club doit payer une forte amende au club de Marseille, car son représentant Isoard a été attaqué à Manosque, et les clubistes marseillais menaçaient d’opérer une descente en armes sur Manosque. Épurée, elle devient ensuite les Antipolitiques. En 1792-1793, la section est contrôlée par les fédéralistes. En relations avec la section de Marseille, elle diffuse les idées des Girondins, jusqu’à leur proscription le 31 mai 1793 et l’écrasement de l’insurrection fédéraliste en juillet.

Robespierre le Jeune, en mission auprès de l’armée d’Italie, est attaqué par des réactionnaires venus de Provence le 12 août 1793. Chassé de la ville, il se réfugie à Forcalquier, et revient en force le 23 août, s’appuyant sur les républicains manosquins, pour chasser la réaction. Il en profite pour rétablir la société populaire, qui est à nouveau épurée le 5 frimaire an III par le représentant en mission Gauthier.

Le château de l’ordre de Malte, déclaré bien national, est vendu aux enchères, puis démoli, créant une vaste place en ville.

Lors du coup d’État du 2 décembre 1851, le maire Joseph Buisson prend la tête de la résistance provençale et installe un gouvernement provisoire de la République à Digne.

En 1884, la commune est touchée par une épidémie de choléra, qui cause 12 morts du 23 au 31 août.

Durant la Seconde Guerre mondiale, un atelier détaché du camp des Milles est implanté à Manosque. De l’autre côté, les couples Rose et Paul Astier et Alphonsine et David Chauvin, sauvent des Juifs de la déportation, et ont été pour cette raison distingués comme Justes parmi les Nations. Sophie Dol, sa fille Jeanne Regnier et sa cousine Alix Raybaud, sont distinguées de la même manière.

Néanmoins, 10 juifs sont arrêtés à Manosque et déportés.

Pour préparer le débarquement de Provence, deux équipes Jedburgh sont parachutées les 8 et 9 août afin d’agir sur les arrières allemands, et notamment sur les voies de communication. Disposant du soutien de 3 000 FFI, elles prennent le contrôle de la RN 96 qui permet de remonter la vallée de la Durance de Manosque à Veynes. Au cours des opérations suivant le débarquement, les forces alliées franchissent très tôt les premières défenses allemandes, et se lancent dans de rapides offensives de débordement, afin de couper les voies de retraite à la Wehrmacht. Une colonne, partie le 17 août de Vidauban, franchit la Durance le 20 août au sud de Mirabeau. Le 143e régiment d’infanterie US forme une colonne qui remonte la vallée de la Durance toute la journée du 20 août et libère les villes et village sur son passage, dont Manosque.

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Le château de Vauvenargues où repose Picasso n'est plus visitable !

Volets fermés, le château de Picasso n'est plus visitable. Photo Réveil FM International

Vauvenargues est à 14 km au nord-est d'Aix en Provence par la Départementale 10. Situé à la frontière des départements du Var et des Bouches du Rhône, Vauvenargues étend son vaste territoire au pied de la face Nord du massif de la Sainte Victoire.

La vallée qui entoure le village est de toute beauté, elle demeure intacte et accueillante. De très belles promenades sont à faire sur les sentiers de grande randonnée qui traversent Vauvenargues. Cependant, en raison des risques d'incendies, les abords de la Sainte Victoire sont protégés au mois de Juillet et Août.

Vauvenargues, le 5 février 2010, Freddy Mulongo et le château de Pablo Picasso (en arrière plan). Photo Réveil FM international

A l'extérieur du village, niché dans la verdure, le château de Vauvenargues semble surveiller l'entrée de la vallée. Flanqué de deux tours rondes du XIV° et entouré d'une enceinte du XVI°, son histoire mouvementée remonte aux Comtes de Provence.

On sait qu'en 1257 le château appartenait aux archevêques d' Aix , en 1722 Louis XV l'offrit pour bons et loyaux services rendus pendant la peste de 1720 à un certain Joseph de Clapiers....et c'est en 1958 que le château devint la propriété du célébrissime peintre Pablo Picasso qui, selon ses voeux en fit sa demeure éternelle.

Le château de Vauvenargues où le peintre Pablo Picasso et son épouse Jacqueline vécurent entre 1959 et 1965 a ouvert ses portes au public en 2009, à l’initiative de Catherine Hutin, fille de Jacqueline et actuelle propriétaire. Ce château, construit au XVIIème siècle, fut acheté par Picasso en septembre 1958. C’est là, au pied de l’escalier principal, sur la terrasse que reposent Pablo et Jacqueline Picasso depuis leur décès en 1973 et 1986. Leur tombeau est surmonté d’une statue en bronze, la femme au vase, dont l’original, exécuté en 1933, avait été exposé à l’entrée du pavillon espagnol de l’exposition internationale de Paris en 1937, là où fut dévoilé l’un des plus célèbres tableaux du maître espagnol: Guernica.

Les pièces les plus significatives de la vie de Pablo et de Jacqueline Picasso : la salle à manger, la chambre à coucher, la salle de bain où Picasso peignit à même le mur, au dessus de la baignoire, une figure de faune et l’atelier où il réalisa quelques uns de ses chefs-d'œuvre.

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Tombeau de Marie-Madeleine à Saint Maximin- Sainte Baume dans le Var !

La Basilique Sainte-Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Photo Réveil FM International

Depuis deux mille ans, Marie Madeleine intrigue, passionne, fascine le monde. Saint Maximin la Sainte Baume est une commune française, située dans le département du Var et la région PACA (Provence Alpes Côte d'Azur). Saint Maximin la Sainte Baume compte 6235 Saint-Maximinoises et 6170 Saint-Maximinois, soit un total de 12405 habitants. Villa-Latta, petite bourgade gallo-romaine, qui après la mort de saint Maximin prit son nom, doit sa célébrité depuis le XIIIe siècle à la découverte des tombeaux de saint Maximin et de sainte Marie-Madeleine. Saint-Maximin-la-Sainte-Baume occupe le fond d'un ancien lac. L'altitude de la commune varie de 264 m au bord de l'Argens qui prend sa source dans la commune voisine de Seillons, à 773 m au sommet du Baou Rouge à l'est de la ville. Saint-Maximin-la-Sainte-Baume a connu une forte démographie depuis 1968, elle est passée de 3180 à 12 402 habitants 31 ans plus tard en 1999.

Saint-Maximin, le troisième tombeau de la chrétienté. Photo Réveil FM International

Saint-Maximin-la-Sainte-Baume possède quelques monuments remarquables comme la Basilique Marie Madeleine commencée à la fin du XIIIe siècle, la construction va durer 3 siècles et au début du XVIe siècle la construction est arrêtée ainsi le portail principal est absent et le clocher n'a jamais été construit.

La Basilique Sainte-Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Photo Réveil FM International

La Basilique Sainte-Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Photo Réveil FM International

La Basilique Sainte-Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Photo Réveil FM International

Selon la tradition, Marie-Madeleine, après avoir passé de longues années de pénitence dans la grotte de la Sainte-Baume, aurait été ensevelie dans la crypte de saint Maximin. Baume est l’équivalent provençal de « grotte ». Les reliques, cachées le 6 décembre 710 dans la crainte des Sarrasins qui dévastaient la région, sont découvertes en 1279 par Charles d’Anjou qui, sur l’emplacement de la crypte, bâtit une basilique et à côté un couvent. Il y installe les dominicains comme gardiens du tombeau.

Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine.

À la Révolution, les dominicains sont chassés, mais la basilique et le couvent ont la bonne fortune d’abriter Lucien Bonaparte, frère cadet de Napoléon. Il se marie, en 1794, avec la fille de son aubergiste. Remuant, bon orateur, Lucien, dit Brutus, est devenu président du club jacobin local. Il établit un dépôt de vivres dans la basilique et sauve les grandes orgues en y faisant jouer La Marseillaise.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795. Elle a pris pendant un temps le nom de Marathon en honneur de Marat. Le 9 décembre 1279, sur l'initiative du futur roi Charles II, est entreprise l'excavation d'un mausolée familial romain contenant quatre sarcophages en marbre que l'on attribue à sainte Marie Madeleine, saint Maximin et saint Sidoine. Cette découverte constitue à ce jour la plus ancienne entreprise de fouille archéologique en Provence.

La Basilique

L'entrée de la Basilique. Photo Réveil FM International

L'intérieur de la Basilique. Photo Réveil FM International

L'intérieur de la Basilique 2. Photo Réveil FM International

En 1295 Charles II d'Anjou décide de faire construire sur les lieux mêmes de la découverte du tombeau, une basilique et un couvent ; il confie l'établissement des plans de l'ensemble de la construction au « Magister Petrus Gallicus, protomagister operum curiæ » : ce serait donc Pierre d'Agincourt, mais il n'est pas certain qu'il ait effectivement réalisé le début de la construction.

Après quelques années d'arrêt, la reprise des travaux avec l'architecte du palais des comtes de Provence, Jean Baudici, s'effectue avec une grande ampleur à partir de 1305. Ce renouveau a été possible grâce à la nomination à la tête du couvent de Saint-Maximin de Jean Gobi qui en sera le prieur de 1304 à 1328.

En 1320 le chevet et la dernière travée sont terminés. Les quatre travées suivantes sont réalisées de 1330 à 1345.

L'entrée de la crypte se situe alors en dehors de l'église. En 1404 Jean II Le Meingre dit Boucicaut, maréchal de France, décide pour couvrir la crypte de faire édifier la partie nord de la quatrième travée ; la crypte est alors nivelée à hauteur du sol de la nouvelle basilique. Les travaux reprennent sous Louis XII en 1508 avec la nomination d'un nouveau prieur, Jean Damiani qui exercera le plus long prieurat du couvent durant trente cinq ans de 1508 à 1543. Les travaux de la quatrième travée sont repris et terminés en 1513 sous la direction de l'architecte Hugues Caillat. Les trois premières travées sont achevées en 1532 après quelques interruptions dues notamment à la peste. Les architectes seront Pierre Garcin et son père Jean Garcin.

1295-1316 (abside et chœur) : construite sur l’emplacement d’une vieille église mérovingienne, sur les plans de Pierre d’Angicourt, architecte des rois de Naples (dont le Château-Neuf à Naples), comtes de Provence, les travaux furent entrepris et interrompus pendant près d’un siècle.

1508-1532 : les travaux furent portés en l’état où ils se trouvent aujourd’hui. À l’extérieur, l’aspect trapu de la basilique est dû à l’absence de clocher, à sa façade inachevée, aux contreforts massifs qui soutiennent, en s’élevant très haut, les murs de la nef. Il n’y a ni déambulatoire ni transept.

L’intérieur comprend une nef, un chœur et deux bas-côtés aux lignes sobres et pures. C’est le plus important exemple de style gothique en Provence. L'édifice comprend une nef de neuf travées munie de collatéraux de huit travées auxquelles correspondent des chapelles latérales placées entre les contreforts.

L'abside est polygonale ainsi que les deux chapelles flanquant la dernière travée de la nef. Cette église ne comporte ni transept ni déambulatoire et possède trois étages de voûtes ; la nef 28,7 m, les collatéraux 17,5 m et les chapelles latérales 10,25 m.

Cet étagement des voûtes se rencontre dans quelques-unes de nos plus vastes cathédrales notamment celle de Bourges à laquelle elle ressemble beaucoup par suite de l'absence de transept. C’est le plus important exemple de style gothique en Provence.

Selon la tradition, Marie-Madeleine (ou Marie de Béthanie) sœur de Marthe et de Lazare fuyant les persécutions d'Hérode, aurait trouvé refuge en Provence en compagnie de son frère et de sa sœur. Après avoir débarqué aux Saintes-Maries-de-la-Mer, elle aurait occupé pendant trente ans une grotte du massif de la Sainte-Baume pendant qu'elle évangélisait la Provence. À sa mort, elle aurait été ensevelie à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Devenu célèbre son tombeau qui se serait trouvé dans la crypte actuelle de la basilique, sera gardé par des moines cassianites (disciples de saint Cassien) venus de l'abbaye de Saint-Victor à Marseille. Au VIIIe siècle les invasions sarrasines obligent les religieux à combler la crypte qui abritait le tombeau afin de mettre à l'abri les précieuses reliques. Le culte de la sainte reste cependant vivace.

Le souvenir de cette sépulture ne s'étant pas perdu, le prince de Salerne, Charles II, fils du comte de Provence Charles Ier fait entreprendre en 1279 des recherches pour retrouver les reliques de sainte Marie-Madeleine à laquelle il voue une grande dévotion. Ces recherches aboutissent à la découverte d'une tombe paléochrétienne, la crypte actuelle, contenant des ossements qui auraient appartenu à la sainte. Charles II, comme il l'affirmait lui-même, aurait agi par « inspiration divine ».

Philippe de Cabassolle parle, dans son Libellus hystorialis, de céleste inspiration. Charles II devenu comte de Provence et roi de Naples, se rend en avril 1295 auprès du pape Boniface VIII apportant avec lui les procès-verbaux rédigés par les évêques de Provence authentifiant sa découverte. Il obtient du pape des bulles qui accordent des indulgences aux visiteurs et certifient l'authenticité des reliques.

Cette confirmation était d'autant plus précieuse que la Basilique de Vézelay affirmait posséder le corps de Marie-Madeleine. Le pape décide également de confier la garde de Saint Maximin et de la Sainte-Baume aux frères prêcheurs de saint Dominique au lieu et place des moines bénédictins de l'abbaye de Saint-Victor.

Des fouilles réalisées en 1993 au sud immédiat de la basilique ont mis à jour un complexe religieux datant du début du VIe siècle composé d'une église à laquelle était accolé un baptistère dont les dimensions, 11 m. de côté environ, sont voisines de celles des baptistères de Cimiez, Fréjus ou Riez. Le mausolée correspondant à la crypte actuelle se serait donc élevé à la périphérie de cet habitat à une date antérieure d'un siècle seulement8.

Cela contredit donc l'hypothèse faite avant la réalisation de ces fouilles selon laquelle ce caveau aurait été réalisé par une riche famille qui aurait choisi de reposer sur les terres qu'elle possédait à la campagne. Vers l'an mil cette église primitive est reconstruite et agrandie au détriment du baptistère ; restaurée vers 1200, elle devait être encore en place lors de la découverte des reliques présumées de Marie-Madeleine.

Le Couvent-Royal

Le couvent Royal devenu l'hôtel. Photo Réveil FM International

Le couvent Royal devenu l'hôtel 2. Photo Réveil FM International

L'office de tourisme au rez de chaussée, les étages de l'hôtel le Couvent Royal. Photo Réveil FM International

Le Couvent Royal, commencé au XIIIe siècle, en même temps que la basilique à laquelle il s'adosse, fut achevé au XVe siècle. Administré par les Dominicains, il est aujourd'hui converti en hôtel. Le cloître, d'une grande pureté de lignes, compte 32 travées. Autour des galeries se répartissent une ancienne chapelle aux belles voûtes surbaissées et l'ancien réfectoire des religieux. La salle capitulaire, qui s'ouvre par une porte flanquée de deux fenêtres, présente une belle voûte gothique sur de fines colonnettes aux chapiteaux ornés de feuillage et prenant appui sur des culs-de-lampe placés très bas.

L'hôtel de ville

L'hôtel de ville de Saint Maximin-Sainte Baume. Photo Réveil FM International

L'éffigie de Charles II d'Anjou orne l'échaffaudage de l'hôtel de Saint Maximin-Sainte Baume. Photo Réveil FM International

Les travaux de la construction de l'hôtel de ville ont débuté en 1750. Les plans ont été dessinés par Jean-Baptiste Franque, architecte de la cour de France en remplacement d'un édifice vétuste.

Vendu comme bien national à la Révolution française, l'immeuble fut acheté pour pouvoir installer la mairie.

La basilique de Sainte Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, achevée en 1532 est le plus important édifice religieux de style gothique bâti en Provence.

Elle est inscrite sur la liste des monuments historiques de 1840.

Entre Pays d'Aix et massif de la Sainte Baume, Saint-Maximin, ancienne ville gallo-romaine, vibre chaque année lors des fêtes de Marie-Madeleine et de la foire médiévale de la quinzaine.

La ville a vraiment pris son essor au 13e siècle, lorsque Charles II d'Anjou, fils de Béatrix de Provence et de Charles Ier d'Anjou (frère de Louis IX), décida de renforcer sa position en Provence. Quoi de mieux qu'une célébrité pour y parvenir ? On dit que Marie Madeleine aurait passé de longues années de pénitence dans la grotte de la Sainte-Baume... le comte fait rechercher et trouver en 1279 les reliques de la Sainte, cachées en 716 par crainte des Sarrazins. Sur l'emplacement de la crypte, il fait bâtir une basilique et un couvent dominicain. Saint-Maximin prospère, d'autant plus que Charles II voulant accroître la population exempte d'impôts tous ceux qui viennent s’y établir. De nombreuses familles s'installent, y compris les juifs persécutés par Philippe le Bel.

La basilique de Saint-Maximin est le plus vaste édifice gothique provençal, classé aux Monuments Historiques. Les travaux commencent en 1295 sur l’emplacement d’une vieille église mérovingienne. Charles II fait les choses en grand : l’édifice doit pouvoir accueillir de nombreux pèlerins. Sa construction dure trois siècles, ralentie par les difficultés financières du comté de Provence au 14e s, réactivée au 15e siècle grâce à la générosité de Louis XI. Au fil des siècles, le style évolue, moins provençal, davantage français, les fenêtres s’ornent de fleur de lys. En 1532, le gros œuvre est terminé, mais les guerres et d’épidémies stoppent de nouveau le chantier. La nef principale reste inachevée, fermée par une haute muraille aveugle, et le portail et le clocher ne seront jamais été édifiés.

Pourtant, ce puissant vaisseau a belle allure, tout en verticalité avec sa grande nef et ses seize chapelles. Comme beaucoup d’églises provençales, pas de transept ni de déambulatoire. Des artistes provençaux inspirés par l’Italie ont achevé sa décoration en 1684. Les 94 stalles illustrant la règle des Dominicains (vie intellectuelle, prédication, mortification et oraison) sont un chef d’œuvre de la sculpture sur bois provençal de la fin du 17e siècle.

Dans la crypte, le sarcophage de Marie-Madeleine en marbre, daté des années 360, sert d’autel. Il est accompagné des sarcophages de saints (Maximin, Marcelle et Suzanne). A découvrir aussi, le retable de la Passion, chef d’œuvre de la Renaissance d’Antoine Ronzen, dit le Vénitien, sur lequel on aperçoit la plus ancienne vue connue du Palais des Papes d’Avignon. L’orgue, construit en 1772 fut sauvé à la Révolution par Lucien Bonaparte, marié à la fille de l’aubergiste local, qui y fit jouer la Marseillaise : c'est l’un des deux derniers orgues français qui permette d’écouter les sonorités telles qu’elles étaient perçues au 18e siècle.

Après des restaurations qui ont fait sans doute plus de mal que de bien, la commune a décidé d’engager des travaux pour protéger l’édifice des intempéries et préserver les ensembles mobiliers. Le Crédit Agricole a apporté son soutien afin que la basilique prenne toute sa place dans la vie culturelle et touristique de la ville.

La vieille ville (se situant au cœur de Saint-Maximin), a abrité durant le Moyen Âge une forte communauté juive, qui avait de grandes richesses artistiques. La vieille ville contient le Couvent Royal, Les Arcades, l'Hôtel Dieu, et la basilique.

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Calvisson et ses moulins dans le Gard !

Vue générale de Calvisson à partir du roc de Gachone. Photo Réveil FM International

Situé au cœur de la Vaunage, Calvisson, petit village, vous accueille du haut de ses trois moulins qui ont vu passer bien d'autres visiteurs. Dominant cette plaine de la Vaunage, terre de vignobles, ces moulins bien qu'amputés de leurs ailes qui tournaient majestueusement au gré du Mistral, semblent encore protéger ce village et tous ses habitants. Calvisson est une commune du Gard située à 17 km au sud-ouest de Nîmes, 10 km à l'ouest de Sommières et à 38 km au nord-est de Montpellier. Sa situation géographique privilégiée favorise depuis 30 ans une véritable explosion démographique. Les communes de Souvignargues, Aujargues, Congénies, Aigues-Vives, Vergèze, Boissières, Nages-et-solorgues, Saint-Dionisy et Saint-Côme-et-Maruéjols, sont limitrophes de la commune de Calvisson. Ses habitants s'appellent les Calvissonnais et Calvissonnaises. Calvisson est traversé par un affluent du Rhôny, l'Escattes.

Photos Réveil FM International. Le roc de Gachone, un lieu où on l'on voit loin !

Le plan que l'on trouve lorsqu'on est au dessus du moulin municipal. Photo Réveil FM International

Le premier moulin en vue. Photo Réveil FM International

Tournez, moulins ! Photo Réveil FM International

Le «signal» de Cassini. Photo Réveil FM International

Gachone et ses moulins. Photo Réveil FM International

Colline surplombant à l'ouest le village et la butte de l'ancien château de Nogaret (alt. 167 mètres) portant, à l'origine quatre moulins des XVIIe et XVIIIe siècles, dont l'un, le plus à l'est, fut détruit lors d'une tempête en 1839. Le moulin du sommet, aujourd'hui de forme pointue, servit à la fin du XVIIIe siècle à Cassini lors de l'élaboration de sa fameuse carte du Languedoc (d'où la dénomination de « signal de Cassini » donnée aussi à cette colline). Avec l'intensification, tout au long du XIXe siècle, de la viticulture, puis l'arrivée du chemin de fer en Vaunage ; la culture céréalière marque sévèrement le pas et les moulins sont alors abandonnés. Celui de Cassini, justement, abrite le tombeau de deux amis aveugles depuis les années 1880. À cet effet il fut surmonté d'une haute coupole en forme d'obus qui donne à ce moulin sa silhouette si particulière.

Le moulin municipal

À la fin du XIXe et au début du XXe siècle le site bénéficie de premiers aménagements « touristiques », sous l'impulsion du docteur Gédéon Farel. Le belvédère de "Miremer" est ainsi édifié en 1903, des semis de pins d'Alep et de cyprès opérés et l'on installe en 1911, grâce au concours du Touring-Club de France, face au golfe d'Aigues-Mortes, une table d'orientation en lave émaillée provenant de Riom sur les dessins de docteur Farel. Cette table ne sera déplacée sur la terrasse du moulin municipal qu'après restauration et même reconstruction d'une partie de ce dernier, quelques années plus tard. Une cérémonie fut alors organisée le 11 novembre 1928 et une plaque de bronze, posée sur le mur du moulin pour commémorer le souvenir du docteur Farel. Depuis le sommet, par temps clair, très vaste et saisissant panorama. Au nord-est vue sur le mont Ventoux et la chaîne des Alpes, plus à l'est la montagne du Luberon et la basse vallée du Rhône, la Sainte-Victoire précédée des Alpilles et du plateau des Costières au sud-est. Au sud et au sud-ouest la vue s'étend sur le golfe d'Aigues-Mortes et plus largement sur tout le golfe du Lion. Possibilité d'apercevoir le cap de Creus et la chaîne des Albères par temps particulièrement dégagé, notamment les soirs de février et de mars, tout comme le mont Canigou à l'ouest, sentinelle avancée des Pyrénées.

Le pic Saint-Loup vu de Calvisson

Plus près, superbe vue sur le pic Saint-Loup et la montagne de l'Hortus semblant ici lui répondre...tout comme sur l'ensemble des Cévennes depuis le massif de l'Aigoual au nord-ouest au mont Lozère, plus au nord. C'est également au nord, en direction de la moyenne vallée du Rhône que l'on peut apercevoir la silhouette du mont Bouquet semblable à celle d'une dernière vague avant la plaine... Un panorama à 360° tout à fait exceptionnel compte tenu de la hauteur très modeste de la colline.

Calvisson et son histoire

Le site est occupé depuis le Chalcolithique; présence des sépultures de Canta-Perdrix classées aux Monuments historiques depuis 1913. D'après le Pasteur Exbrayat, une famille romaine Calvicius serait à l'origine de la fondation de Calvicionis.

En 790, Calvisson est signalée comme capitale de la Vaunage dans un vieux parchemin de l'Abbaye Notre-Dame de Nîmes. C'est sous la domination des comtes de Toulouse qu'une appellation spécifique pour Calvisson apparaît pour la première fois (In terminium de Calvitione 1060).

1078, Calvisson a un puissant château qui appartient aux vicomtes de Nîmes, les Bernard Aton. Dressé sur la colline, il est surmonté de deux tours de 18 et 22 mètres. La grande salle a 26 mètres de long et de nombreuses dépendances. L’ensemble couvre 2000 m². Il apparaît comme ayant une grande importance dès cette époque. C’est un château-fort commandant toute la région… Le vicomte de Nîmes cède le château à un seigneur cévenol, Bernard d'Agulhon, jusque vers 1125, puis le lui reprend.

En 1179 le château revient à Ermessinde, fille de Bernard Aton V.

En 1203, il est habité par Hugues de Laudun, chanoine de de l'Evéché de Nîmes et prieur de Calvisson.

1229: C’est la fin de la domination des comtes de Toulouse. La Vaunage entre dans la couronne. On peut y voir les châteaux de Calvisson, Clarensac, Caveirac (?), Langlade et Boissières.

1264: La maison de Posquières-Uzès cède tous ses droits sur la châtellenie de Calvisson, moyennant 20 livres tournois par an.

1303: Philippe le Bel, roi de France a des démêlés avec le Pape Boniface VIII , ce dernier ayant lancé une excommunication à son encontre. Le roi décide que le pape doit être mis en jugement devant un concile général qui se tiendra à Lyon. Il envoie Guillaume de Nogaret avec 800 hommes pour l’arrêter en Italie. Il s’empare sans difficulté, en septembre 1303, de la petite ville d’Agnani, où le pape s’est réfugié . Une tradition affirme que Guillaume de Nogaret a frappé le Pape de son gantelet de fer. Le pape, âgé de 86 ans, meurt d’émotion un mois plus tard.

1304: Un acte royal de Philippe le Bel donne, entre autre, la seigneurie de Calvisson et le Pays de Vaunage à Guillaume de Nogaret en signe de reconnaissance. Il lui donne la basse et haute justice sur Calvisson (cette dernière permettant de condamner à mort). Un gibet va se dresser au pied du château au lieu dit " Ro di mort ", (chemin de la potence ?). Guillaume de Nogaret est donc le premier seigneur de Calvisson dont la propriété ne sera plus contestée. A sa mort, en 1313, la terre de Calvisson passe à son neveu Raimond de Nogaret. En ce début du XIVème siècle, Calvisson et ses hameaux comptent 397 feux. C’est un village important puisqu’ y siège une viguerie . Il avait acquis, très tôt, une certaine autonomie communale puisqu’en 1318, nous apprenons l’existence de Consuls administrateurs de la cité. En février 1310, Guillaume de Nogaret échange sa maison de Montpellier contre "la grange" de Livières. A la mort de Guillaume la baronnie de Calvisson passe à son neveu Raymond.

1354: Raymond II de Nogaret se marie avec Blonde de Grignan. le contrat est signé à Livières le 09 juillet.

1318: Le Seigneur d'Uzès, qui possède encore la basse justice sur Congénies, marque son hostilité envers Raymond de Nogaret, qui possède la moyenne et haute justice, en faisant enlever, par la force des armes, deux des consuls de Calvisson : Jean Coiran et Guillaume Montredon, à la cabane de Bédilhan. Plainte est portée par les habitants de Calvisson, auprès de la Cour Royale de Nîmes.

1373: Le recensement de la Sénéchaussée, après une terrible épidémie de peste, fait état lamentable de notre région. Calvisson est tombé à 86 feux ! Il faudra un siècle pour combler cette hécatombe. C’est à cette époque que Raimond de Nogaret institue une donation de Calvisson à Raimond d’Apchier qui meurt en 1413. Sa fille, blanche, se marie avec Raimond de Murat. Ils auront une fille unique Marguerite.

1440: Louis Louet, Lieutenant-Sénéchal de Beaucaire, épouse Marguerite Murat.

1449: Il devient Baron de Calvisson (lettre du roi Charles VIII). Leur descendance donnera les barons puis les marquis de Calvisson qui joueront un certain rôle dans la noblesse du Languedoc et les Etats Généraux de la Province.

1486: L’église Saint-Saturnin est réparée. Calvisson possède ses murs et son château. Trois portes donnent accès dans la ville : l’une située près du pont, c’est la plus importante et la plus monumentale ; la deuxième se situe à Flourans (Florent) et laisse le quartier de Palanquine (Palauquine) en dehors des murs ; enfin la troisième est située à l’Herboux à l’entrée de la rue Pradonne. Dans cette enceinte réduite s’entassent 1500 à 2000 habitants sans aucune notion d’hygiène !

1517: C’est le début de la Réforme. Des luttes sanglantes et fratricides vont assombrir, pendant près de trois siècles, l’histoire de la Vaunage et de Calvisson.

1535: Nouvelle épidémie de peste.

1561: Calvisson est devenu , au fil des ans, un foyer du protestantisme. Les quatre cinquièmes de la population ont embrassé la nouvelle doctrine. Nous sommes en pleines guerres de religion. Notre cité est en effervescence, le sang est répandu dans toute la région.

1569: Après être tombé tour à tour dans les mains des protestants puis des catholiques, le château fort est repris par les protestants.

1573: Le maréchal de Damville, ayant fait sommation aux habitants de rendre leur ville à l’obéissance du Roi, et à la tête de 3000 arquebusiers et canons attaque d’abord le château. Le 22 janvier, la population se rend. Le maréchal livre alors le village au pillage de ses soldats. En moins de trois jours, Calvisson, qui était le village le plus riche de tout le bas Languedoc est converti en un lieu d’indigence, de misère et de désolation. Après un siège de deux mois, toute la ville est prise le 09 avril.

1582: Les eaux de la source de Fontanille (route de St Etienne d'Escattes) sont amenées, par un canal, jusqu'à la Planette et au Griffon du Milieu.

1586: La peste fait une nouvelle apparition. Les rues infestées sont barrées, les portes de la ville sont fermées à tous les gens du « dehors ».

1588: Le premier plan cadastral de Calvisson est dressé par Jean Sartigues.

1598: Par l’Edit de Nantes, Henri IV assure la paix religieuse dans son royaume. C’est à cette époque qu’est décidée la construction d’un lieu de culte protestant près d’un moulin à huile (rue Baratier). C'est sans doute la maison du pont (voir plaque en page "flânant dans le village").

1610: L’assassinat de Henri IV met fin à une courte période de réconciliation et de joie.

1621: La situation devient confuse le curé Concorde de Calvisson est chassé du village à coups de pierres…

1623: L’église Saint-Saturnin est en ruines. Quel dommage ! C’était un édifice imposant, avec six chapelles et un beau clocher.

1629: Le 12 mai, le Duc de Rohan, généralissime des troupes protestantes s’empare du château et fait barricader la ville, mais le maréchal d’Estrées, qui commande les troupes royales, le fait poursuivre et l’oblige à se réfugier à Nîmes. Rohan envoie le Marquis d’Aubais avec 200 hommes secourir Calvisson. Le combat est meurtrier, il dure avec acharnement de deux heures de l’après-midi jusqu’à la nuit. Les protestants capitulent. Ils obtiennent la liberté de se retirer dans les Cévennes. En Juillet Louis XIII et Richelieu signent l’Edit de Grâce. Le baron de Calvisson est chargé par le roi de proclamer la paix à Nîmes et en Vaunage.

1630: A nouveau la peste infeste la région. Les convalescents sortant de l’hôpital sont relégués, pour 40 jours, quartier Palanquine qui, par son exposition au nord en dehors des murs, joue le rôle de sanatorium. Calvisson est épuisé par toutes ces luttes, par le perpétuel séjour des hommes en guerre et par le épidémies…

1641: Recrudescence de la peste. Les gens vont vivre dans des huttes, dressées dans les champs, pour permettre la désinfection du village.

1644: Le Baron Jean-Louis Louet, quatrième du nom, est à l’apogée de sa puissance, la terre de Calvisson est érigée en marquisat par Louis XIV .

1648: Les fidèles se plaignant de l’exiguïté du temple et du bruit fait dans le moulin à huile, les consuls font l’acquisition d’une maison qui se situait sur l’emplacement du temple actuel et font construire un temple ouvert aux fidèles en 1656.

1659: Le marquis manque d’argent mais non de prétentions ! Ce n’est peut-être pas une légende qu’il ait déclaré, à Versailles, que de son château de Calvisson, il apercevait « Cinsens, ville ou village », le roi soleil comprenant « cinq cents villes ou villages », et effrayé par tant de puissance aurait interdit la reconstruction du château…Le vieux castel était en ruines et le marquis n’avait pas les moyens de le rénover ! Les pierres servaient depuis longtemps de carrière où les gens venaient puiser. Le Marquis meurt en 1667.

1685: Le 18 octobre, révocation de l’Edit de Nantes par Louis XIV. Cette révocation rouvre l’ère des persécutions, des incendies, des pillages et des meurtres en Vaunage…Plusieurs familles huguenotes partent. Le nouveau temple est rasé ! Au fur et à mesure que la répression se fait plus rigoureuse, la résistance devient plus violente. Nous en sommes aux dragonnades, emprisonnements, galères, massacres d’assemblées surprises pendant l’exercice du culte…C’est la guerre des Camisards.

1691: Une lettre du premier consul fait état du départ de 104 personnes vers l’étranger, représentant 64 familles. En ce tout début du XVIIIème siècle c’est partout le deuil, la misère et des ruines. Les huguenots sont déportés, aux galères, en prison. C’est la famine et la désolation…

1696: La cloche du Grand Temple de Nîmes est vendu à la municipalité de Calvisson .

1703: Des troupes de camisards descendent des Cévennes avec à leur tête Jean Cavalier. Le 12 septembre, première bataille de Nages. Le colonel de Firmacon, commandant la garnison royale de Calvisson forte de 350 hommes attaque Cavalier à Nages. Il dispose de 150 fantassins et 30 dragons. Cavalier avec 800 hommes et 200 chevaux, supérieur en nombre, les repousse en une demi-heure. Le 13 novembre, deuxième bataille de Nages. Les camisards investissent Nages et s’attaquent à l’infanterie royale qui est soutenue par les dragons de la garnison de Calvisson à qui ils infligent une défaite.

1704: Le 17 avril, troisième bataille de Nages. Cavalier campe au moulin de Langlade. Il vient attaquer les troupes du Maréchal de Montrevel et les met en déroute. Montrevel reçoit du renfort dans la plaine. Un engagement meurtrier eut lieu entre Boissière et Bizac, au lieu dit " Champ de Bataille ". Cavalier battu doit se retirer. Cette bataille a été un véritable désastre, Cavalier a perdu un tiers de ses effectifs (400 hommes) et réussi finalement à passer le Rhony (voir la passerelle en page "Balades en Vaunage"). Cavalier accepte la suspension des armes. Le Maréchal de Villars arrivé à Nîmes propose la paix. Pendant les tractations Cavalier et ses hommes habitent Calvisson (du 19 au 27 mai). La décision du Roi arrive, elle est négative : pas de liberté de culte. Cavalier annonce sa soumission. Cela a pour résultat d’amoindrir les forces des Camisards, mais la pacification ne se fait pas. Les luttes deviennent moins vives, mais restent longtemps encore sanglantes.

1714: Un nommé Valz de Calvisson, construit un moulin à blé, sur l'emplacement du château de Guillaume de Nogaret.

1743: Agrandissement de la Maison Consulaire (actuelle Mairie).

1774: Mort de Louis XV (date mentionnée sur un des moulins du Roc de Gachone...!!!).

1787: Le 17 novembre, Louis XVI signe l’Edit de Tolérance accordant aux protestants de nombreux droits qui leur étaient refusés jusque-là et tolérant leur culte. Cette date mémorable met fin à 3 siècles de luttes fratricides souvent sanglantes, dans notre village et notre région. Cette même année, le Roc de Gachone est utilisé par Cassini de Thury pour effectuer des mesures géodésiques. Le moulin pointu, encore debout aujourd’hui, est appelé " Signal de Cassini ".

1789: Nous voici parvenus à la grande tourmente révolutionnaire qui emporte clergé, monarchie absolue et noblesse. Le dernier marquis de Calvisson fut Joseph de Louet de Murat de Nogaret. L’enthousiasme est grand à la nouvelle de la convocation des états généraux. Et lorsque la nouvelle de la prise de la Bataille parvient à Calvisson, c’est une grande fête ; on allume des feux de joie dans tous les quartiers du village. Notre village, qui compte 2431 habitants (641 feux), est prospère avec ses clairettes et muscats réputés. On récolte blé, avoine, fourrage. L’olivier donne une huile supérieure. Le mûrier permet l’élevage rémunérateur du ver à soie. Il y a des fabriques de cristal (vert de gris), des distilleries d’eau-de-vie avec de hautes cheminées. Chaque maison possède son métier à bas.

1790: Le 17 février, Calvisson devient chef-lieu de canton. Ce canton comprend les paroisses de Calvisson, Cinsens, Saint-Etienne-d’Escattes, Maruéjols, Saint-Cômes, Clarensac, Langlade, Saint-Dionisy, Nages, Boissières et Congénies. Ce canton fut supprimé en 1802 et fit place au canton de Saint-Mamert. Depuis cette date le conseil municipal réclama en vain, à maintes reprises, son rétablissement.

1792: La fièvre révolutionnaire s’empare des populations de notre région. Les château d’Aubais, Junas, Clarensac…sont incendiés par des troupes de paysans, brûlant les parchemins féodaux, détruisant des armoiries seigneuriales, se livrant à toutes les dépradations…Les châteaux d’Aujargues et Boissières échappent, par miracle, à la destruction !

1810: Un décret de Napoléon 1er met à la disposition des protestants l’église vacante à condition « de faire construire à leurs frais un édifice convenable, pour servir au culte du petit nombre de catholiques ».

1816: L’église Saint-Saturnin est restaurée.

1821: Le nouveau temple est inauguré. Il a été construit à l’emplacement de l’ancien.

1848: On édifie le nouvel Hôtel de Ville à l'emplacement de la Maison Consulaire. La cloche est déplacée depuis l'immeuble du Grand Four.

1859: Le cimetière, qui se trouvait à l’emplacement de l’actuelle place Méjean est transféré à La Clausade (son emplacement actuel).Un mur sépare la grande parcelle protestante et la petite parcelle réservée aux catholiques. Au début du XXème siècle ce mur sera démoli. En fin de XIX ème siècle, le phylloxera ravage le vignoble. Bon nombre d’agriculteurs quittent notre région. Certains reviendront quelques années plus tard lorsqu’on trouvera le remède : greffage sur plants américains. Ce remède a été trouvé par Gustave Foëx (1844-1906), qui se consacra à l'enseignement de l'agriculture, devint Directeur de l'École nationale d'agriculture de Montpellier en 1884, puis, en 1901, inspecteur général de la viticulture et de la sériciculture à Montélimar. Il s'est attaché à la reconstitution du vignoble français dans le midi, après sa destruction par le phylloxéra. Un monument commémoratif, de Gustave Foëx se trouve à Montpellier. (son arrière petite fille France vit aujourd'hui à Calvisson).

1907: La mévente des vins amène la révolte des viticulteurs : meetings, bagarres, barrages. A l’automne de cette année, une des plus pluvieuses de l’histoire de notre région, Calvisson connaît de terribles inondations.

1911: Au Roc de Gachone, grâce au docteur Farel, on inaugure l’abri " Mire-Mer " et une superbe table d’orientation posée sur un socle en pierres et ciment. De très nombreux visiteurs viennent admirer le point de vue et respirer le bon air ! Un livre d’or recueille les signatures.

1913: Calvisson compte 2004 habitants (1807 dans l’agglomération, 127 à Cinsens, 40 à Bizac et 33 dans les divers mas). Le village est prospère : truffes 1200 kg, lavande 800 quintaux distillés à Bizac, vin 80.000 hectos, troupeaux à laine 1400 têtes. Il y a une douzaine de maisons d’expédition de vin en tonneaux, plusieurs fabricants de futailles, deux distilleries ambulantes d’alcool, une fabrique de caramels. Calvisson produit des raisins de tables (chasselas, clairette, œillade), du blé (350 hl), de l’avoine (550 hl), du fourrage 150 tonnes (consommées sur place par un bétail aratoire composé de 300 chevaux, mulets…). On récolte annuellement 300 tonnes d’olives (les presses des trois moulins sortant tous les ans 150 hl d’huile). En outre une quinzaine d’éleveurs de vers à soie vendent 500 kg de cocons.

1914: Une nouvelle fois c’est la guerre avec son cortège de misère et de deuils. Elle dure 4 longues années ! 92 noms sont inscrits sur le monument aux morts . Quelle hécatombe !

1928: Le 11 novembre, le moulin Est du Roc de Gachone, est réparé. Il reçoit la table d’orientation et une plaque à la mémoire du Docteur Farel décédé trois ans plus tôt.

1939: Nouvelle guerre avec l’Allemagne. Les noms de 9 jeunes calvissonnais s’inscriront sur le monument aux morts, 45 sont prisonniers. Le rationnement alimentaire est terrible (250 g de pain par jour, 75 g de viande par semaine, 15 kg de pommes de terre par an ! Les gens maigrissent, 43 chevaux (sur 160) meurent de faim, d’autres, incapables de tenir sur leurs pattes sont « suspendus ». De nombreux propriétaires arrachent des vignes pour y mettre du fourrage ou des céréales. Une section d’assaut hitlérienne SS cantonne à Calvisson. La Kommandatur occupe la maison Rabinel (à côté du café des sports).

1944: Le 2 mars à Nîmes, les nazis pendent 15 personnes dont un jeune calvissonnais réfractaire. Le 27 juin, Nîmes est bombardée par les Alliés (400 morts dont une calvissonnaise). Le 20 août, la gare de Calvisson, où stationnent 50 wagons vides est bombardée par des avions. Deux bombes tombent, personne n’est blessé…le lendemain ça recommence. La brigade de gendarmerie de Calvisson est envoyée en renfort à Nîmes avec son chef Chiffe. On lui donne ordre de fusiller un jeune maquisard. Les gendarmes refusent. Ils sont mis en prison et envoyés à Marseille pour être jugés. Heureusement libérés, ils rejoignent Calvisson fêtés par la population. C’est enfin la libération qui, à Calvisson, se passe calmement.

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jeudi 23 octobre 2014

Média Pamphlétaire ou Média Roquet: Le tribalo-ethnique Constantin Bafwa Mubengay Lwakale démasqué, dézingué et cabossé !

Coterie tribalo-ethnique: En 1991, Bafwa Mubengay Lwakale, profitant de sa position de président de l'Association des étudiants Zaïrois de Fribourg (AZAF) invite son neveu Philémon Mukendi. Dans le programme des Conventionnistes de Lac Léman, c'est le même Philémon Mukendi qui est invité pour intervenir le vendredi 12 décembre 2014.

A 60 ans, l'ethno-tribaliste Constantin Bafwa Mubengay est demeuré un fossoyeur, cascadeur, jongleur, situationniste et mangeur à tous les râtelier qu'il a toujours été. Il affectionne des coups bas et il adore demeurer dans l'ombre tout en tirant les ficelles. Bafwa Mubengay, l'homme qui agit dans l'ombre, a oublié que la République n'est pas un "Ligablo" mais un pays. Le Congo est le seul bien en commun qu'ont tous les Congolais. Si un de nous excelle, nous devons tous applaudir mais si par contre certains veulent nous amener dans leurs magouilles contre la Nation, nous devons dire: Non ! On ne peut pas être dans une pirogue en pleine rivière et voir un des nôtres sortir sa perceuse pour trouer la pirogue, demeurer tranquille. Les fossoyeurs, fourbes, roublards, dribbleurs patentés et inconscients de la République doivent répondre de leurs actes.

Bafwa Mubengay, un ethno-tribaliste sans vergogne

Et pourtant, à 60 ans, on doit pouvoir être une référence dans sa communauté, on devrait surtout commencer à regarder dans le rétroviseur pour partager aux jeunes générations, les valeurs et convictions, pour aimer et défendre le Congo, en oubliant d'aiguiller aux jeunes les écueils et pièges à éviter. La République démocratique du Congo n'est pas un pays normal. Si les Congolais eux-mêmes ne font un effort, ce pays qui est un géant aux pieds d'argile, qui attire tous les vautours, charognards et prédateurs du monde entier va les échapper. Le Congo est soin intensif, la mère-patrie est dans un coma avancé. La République a besoin de tous ses fils et filles à son chevet.

La Convention des Congolais de Suisse initiée par Bafwa Mulengay n'est qu'une mascarade. Une Convention des ethno-tribalistes est maquillée en Convention des Congolais de Suisse, cela est une escroquerie intellectuelle.

Coterie tribale. En 1991, Bafwa Mulungay écrit à son frère Modeste Mutinga Mutuishayi pour la demande d'abonnement pour sa feuille de choux. Acheté et corrompu par alias Joseph Kabila qui le sort de sa misère de Ngaba, Modeste Mutinga Mutuishayi, Président de la fameuse Haute Autorité des Médias (2002-2007), muselle des journalistes, bâillonne des médias et opposants. Profitant de sa position d'organe de régulation devenue organe de répression, se faisant juge et partie s'octroie Radio 7 et Télé 7. Modeste Mutinga Mutuishayi est récompensé par alias Joseph Kabila, qui le fait nommer Rapporteur au Sénat. Pourtant dans le programme élaboré par Bafwa Mubengay, ce dernier invite le directeur de Radio 7 et Télé 7 pour parler chez les Conventionnistes du Lac Léman, le samedi 13 décembre 2014. Comme si de rien n'était. De qui se moque-t-on ?

En Faire de la provocation gratuite et fortuite, empêcher Réveil FM International de faire son travail en posant des questions sur ce qui se trame dans la communauté congolaise de Suisse, c'est accepter l'intranquillité. C'est le choix qu'a fait le tribalo-ethnique Bafwa Mubengay dont les fourberies et accointances avec l'ambassade de la RDC à Berne et les autorités illégitimes de Kinshasa ne datent pas d'aujourd'hui. A 60 ans, Bafwa Mubengay garde encore son vieux ordinateur des années 90 avec un logiciel extrêmement rouillé, il ne se rend même pas le monde a évolué, que Mobutu Sese Seko a été chassé du pouvoir en 1997, que les élections Louis Michel de 2006 ont placé à la tête du Congo un imposteur et incapacitaire, que les fausses rebellions sont orchestrées par celui qui trône abusivement sur le Congo, que l’allégeance d'alias Joseph Kabila auprès des voisins agresseurs: Ougando-Burundo-Rwandais n'est plus à démonter, qu'Etienne Tshisekedi est le vrai vainqueur de l'élection de novembre 2011, sa victoire a été volée et confisquée, que la paupérisation des Congolais devient insupportable, que le énième tripatouillage de la Constitution pour maintenir alias Joseph Kabila coûte que coûte au pouvoir est en marche, nos populations chosifiées, affamées, clochardisées veulent autre chose que le régime tortionnaire actuel...

Marionnettiste patenté, Bafwa Mubengay aime tirer les ficelles. Il a concocté son programme tout seul et veut le faire avaliser à la Communauté. Il n'a invité que ses frères, cousins, neveux, nièces...Il a le culot de l'appeler "Convention des congolais de Suisse". A l'heure où la République démocratique du Congo se meurt et que les congolais originaires de toutes les 11 provinces doivent s'unir pour faire face aux enjeux du non Etat de droit, de la balkanisation, de l'illégitimité d'un régime qui dirige par défi, des assassinats programmés, arrestations arbitraires, diverses humiliations...Bafwa Mubengay a fait le choix de la coterie tribalo-ethnique. Le changement est une démarche légitime. On ne peut pas être un pays avec autant des ressources demeurer l'un des pays les plus pauvres au monde. Le congolais vit avec 0,1 dollar par jour !

Notre question tatillonne sur le programme initial et le mot de l'ambassadeur du Congo. De quel ambassadeur s'agissait-il ? La RDC n'a pas d'ambassadeur en Suisse. Le Congo-Brazzaville venait d'expulser 45 000 Kinois-Congolais, donc pas besoin leur ambassadeur. Depuis le mot de l'ambassadeur a disparu du nouveau programme.

Les accointances avec le régime ne date pas d’aujourd’hui. Tenez pour preuve:

Bafwa Mubengay devrait réfléchir mille fois avant de s'entreprendre avec ses affidés tribalo-ethniques à un média qui ne fait que son travail.

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mercredi 22 octobre 2014

Fusillade à Ottawa: Ode à M'zée Djamba Yohé, l'Encrier de l'Atlantique du Nord !

La tour de la paix de l'édifice central du parlement, à Ottawa. Photo Réveil FM International

Que ressent-on lorsqu'on connait un endroit et que l'on apprend par les médias qu'un acte de barbarie s'y est commis avec mort d'homme ? Comment ne pas vivre une réminiscence de tout ce que l'on a pu voir, écouté et même les rencontres fortuites ? Au moment où les chaines infos passent en boucle l'attaque du parlement canadien à Ottawa, et que la police canadienne ordonne aux Ottaviens de rester cloîtrer chez eux, comment ne pas penser aux compatriotes Congolais qui vivent à Ottawa ? Et parmi eux, un érudit, une mémoire vivante: M'zée Djamba Yohé, l'Encrier de l'Atlantique Nord, qui nous informe matin, midi et soir. Jamais un Congolais n'a autant écrit comme lui! Rétro sur notre passage à Ottawa. Alors Premier ministre, Jean-Marc Ayrault avait effectué le mercredi 13 mars 2013 à Ottawa la première étape d'une visite officielle au Canada. Réveil FM international était accrédité pour ce voyage officiel. Jean-Marc Ayrault avait été accueilli avec pompe par le Premier ministre canadien, Stephen Harper ! Honneurs militaires, hymnes nationaux et 9 coups de canon pour Jean-Marc Ayrault sur la colline du parlement ! Ce mercredi 22 octobre peu après 10 heures-16 heures en France- dans l'enceinte du Parlement canadien d'Ottawa, une vingtaine de coups de feu ont été tirés. M'zée Djamba Yohé, malgré l'hiver rugueux, était venu nous voir à l'hôtel Fairmont Château Laurie à Ottawa et nous avions passé plusieurs heures ensemble. ?

Mercredi 13 mars 2013, Jean-Marc Ayrault passe en revue la Garde de Cérémonie. Photo Réveil FM International, archives

Jean-Marc Ayrault et le Premier ministre canadien Stephen Harper en causerie. Photo Réveil FM International, archives

La Colline du Parlement, en anglais Parliament Hill, est l'endroit où est situé le Parlement du Canada, à Ottawa...En 1855, la ville est renommée Ottawa et accède, en 1857 au statut de capitale de la Province du Canada. La construction des édifices parlementaires autour d'une vaste esplanade (un immeuble pour le corps législatif au nord et deux édifices administratifs à l'est et à l'ouest) débute dès 1859 sur la colline, qui devient alors la Colline du Parlement.

Le choix d'un édifice à l'architecture néogothique, plutôt qu'un style inspiré du néoclassicisme alors en vogue aux États-Unis, est un symbole des liens qui unissent toujours le Canada à la Grande-Bretagne, où le palais de Westminster vient d'être reconstruit dans ce style.

M'zée Djamba Yohé à l'hôtel Fairmont Château Laurie à Ottawa. Photo Réveil FM International

Ils prennent des pseudos car ils ont peur de se montrer. Contrairement aux bigorneaux et autres fantomas qui tapissent l'internet pour défendre la dictature totalitaire qui sévit en République démocratique du Congo, un régime usurpateur et d'occupation, M'zée Djamba Yohé, l'Encrier de l'Atlantique Nord existe, il est bel et bien vivant, sa plume navigue à contre courant de défenseurs de l'imposture au Congo. Son combat pour un Congo libre et libéré est connu de tous et il ne s'en cache pas. Payés par le pouvoir de Kinshasa, certains écrivaillons, Vuvuzélateurs et thuriféraires essayent de s'attaquer abusivement à l'Encrier de l'Atlantique Nord, sans doute pour le décourager. Ce n'est pas avec la bouche de l'Encrier de l'Atlantique Nord que les Joséphistes patentés arriveront à manger leur piment ! Chaque attaque tarabiscotée est toujours repoussée avec vaillance ! M'zée Djamba Yohé est un grand frère à qui nous avons beaucoup d'estime et du respect. Malgré l'utra-sécurité de l'hôtel l'hôtel Fairmont Château Laurie à Ottawa, l'Encrier de l'Atlantique Nord est venu me rendre visite, pas seul avec son comité d’accueil et nous avions passé 3h de bonheur ! Lorsque nous nous sommes séparés, il faisait tellement froid que je n'ai pas pu sortir dehors !

Florilège des Photos M'zée Djamba Yohé-Freddy Mulongo

L'Encrier de l'Atlantique Nord, M'zée Djamba Yohé. Photo Réveil FM International

M'zée Djamba Yohé et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

Une vareuse rouge du hockey canadien. Photo Réveil FM International

M'zée Djamba Yohé et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

M'zée Djamba Yohé et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

L'Encrier de l'Atlantique Nord s'était placé derrière le piano et là j'avais eu droit à la musique classique de Beethoven, Schubert, Vilvaldi, Chopin et même du Mozart. Mais aussi quelques chansons congolaises.

M'zée Djamba Yohé au piano. Photo Réveil FM International

La surprise était de taille. Pendant que nous nous entretenions dans l'un des salons de l'hôtel, un comité d'accueil des canadiens m’attendait de l'autre.

M'zée Djamba Yohé et Freddy Mulongo devant la statue de Wilfrid Laurier. Photo Réveil FM international

Djamba Yohé, Freddy Mulongo et des jeune canadiens. Photo Réveil FM International

Mzée Djamba Yohé, Freddy Mulongo et des jeunes canadiennes. Photo Réveil FM International

L'accueil à Ottawa a été chaleureux. Photo Réveil FM International

Le grand au revoir de M'zée Djamba Yohé avant son départ. Photo Réveil FM International

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mardi 21 octobre 2014

CPI: Jean-Pierre Bemba demeure en prison, liberté provisoire pour Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido

Aujourd’hui, le 21 octobre 2014, le juge Cuno Tarfusser, juge unique de la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale (CPI), a réexaminé de sa propre initiative la détention des suspects dans l’affaire Le Procureur contre Jean-Pierre Bemba, Aimé Kilolo et autres. Il a ordonné la mise en liberté provisoire d’Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido.

Me Aimé kilolo Musamba, avocat principal de jean-Pierre bemba. Photo Réveil FM international

La Chambre a conclu que, étant donné que le caractère raisonnable de la durée de la détention devait être évalué au regard, entre autres, des peines statutaires applicables aux atteintes en cause dans la présente procédure, la libération était nécessaire pour éviter que la durée de la détention provisoire devienne disproportionnée. Dans cette affaire, en cas de condamnation, la Cour peut imposer une peine d’emprisonnement ne pouvant excéder cinq années, ou une amende, ou les deux.

Me Jean-Jacques Mangenda Kabongo, membre de l’équipe de la Défense de Jean-Pierre Bemba, chargé de la gestion des dossiers de l’affaire

Fidèle Babala Wandu, député congolais et Secrétaire général adjoint du MLC

Narcisse Arido, témoin cité à comparaître par la Défense

Les quatre suspects, Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido, seront libérés respectivement en Belgique, en République démocratique du Congo, au Royaume-Uni, et en France. Ils devront toutefois comparaître devant la Cour si elle le demande.

La décision de la Chambre préliminaire II sera mise en œuvre dès que le Greffe de la CPI aura accompli les mesures nécessaires. Le Bureau du Procureur a également le droit d’interjeter appel contre cette décision et demander un effet suspensif pour cet appel.

Jean-Pierre Bemba, le cinquième suspect dans cette affaire, restera en détention dans le cadre des procédures en cours dans une autre affaire devant la Cour : Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo.

Contexte: A la CPI, le maintien en détention est l’exception et non la règle. Les Chambres réexaminent périodiquement leurs décisions de maintien en détention du suspect et peuvent le faire à tout moment. La Chambre peut alors modifier sa décision concernant la détention.

Le 20 novembre 2013, le juge Cuno Tarfusser, en qualité de juge unique de la Chambre préliminaire II, a délivré un mandat d’arrêt à l’encontre de Jean-Pierre Bemba Gombo, son Conseil principal Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo (membre de l’équipe de la Défense de M. Bemba, chargé de la gestion des dossiers de l’affaire), Fidèle Babala Wandu (membre du Parlement congolais, Secrétaire général adjoint du Mouvement pour la Libération du Congo), et Narcisse Arido (témoin cité à comparaître par la Défense), pour des atteintes présumées à l’administration de la justice dans le contexte de l’affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo.

Aimé Kilolo Musamba et Fidèle Babala Wandu ont été transférés au quartier pénitentiaire de la CPI le 25 novembre 2013, après leurs arrestations. La première comparution d’Aimé Kilolo Musamba et de Fidèle Babala Wandu a eu lieu le 27 novembre 2013. Jean-Pierre Bemba Gombo a également comparu avec eux. Après son arrestation, Jean-Jacques Mangenda Kabongo a été transféré au quartier pénitentiaire de la Cour le 4 décembre 2013, et il a comparu pour la première fois devant la Cour le 5 décembre 2013. Narcisse Arido a été transféré au quartier pénitentiaire de la Cour le 18 mars 2014 et a comparu pour la première fois devant la Cour le 20 mars 2014.

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Jean Kalama-Ilunga: "Seul le Mzéeïsme équivaut au Kabilisme. Le Joséphisme est une invention frélatée de l'histoire" !

Jean-Kalama Ilunga. Photo Réveil FM International

Contrairement aux acteurs politiques congolais de l'étranger qui fuient les micros et caméras, Jean-Kalama Ilunga se prête volontier au jeu des questions-réponses. Ancien conseiller culturel de M'zée Laurent-Désiré Kabila, Jean Kalama-Ilunga est membre très influent du Directoire du Front Civil de Résistance Populaire. Intellectuel polyvalent Expert en Prospective stratégique, Jean Kalama-Ilunga est un intellectuel polyvalent. Il est acteur politique, homme de culture et analyste politique. Sa fierté, avoir été un des disciples de Mzée Laurent Désiré Kabila. Jean -Kalama Ilunga détonne par les valeurs et convictions démocratiques qu'il défend sans ambages. Nous revenons à cette interview qu'il nous avait accordé, publiée le 16 mars 2009 sur Réveil FM international, ses réponses à questions n'ont pas pris des rides !

1. Réveil FM International: Que pensez-vous de ce qui ceux qui disent que seul le Mzéïsme équivaut au Kabilisme, le joséphisme n'a rien avoir avec kabilisme. Le joséphisme est-il réactionnaire et fausseté ?

Jean Kalama-Ilunga: Merci de m'offrir cette occasion pour éclairer l’opinion sur la méprise, la confusion et l’amalgame autour du nom prestigieux de Mzée Laurent Désiré Kabila, le soldat du peuple et propriétaire unique du nom « Kabila ».

Après ce petit préambule et à la question posée, aujourd’hui, le Kabilisme n’a de sens voire de signification qu’au travers le combat, l’idéal patriotique, les idées et l’action politique de Mzée Laurent Désiré Kabila.

Le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple fut le principe fondamental qui balisait la démarche politique de celui-ci qui s’y appuyait effectivement pour forger et mettre en place les outils politiques susceptibles de conduire au développement.

Pour cela, il avait entrepris un travail colossal par la mobilisation et la conscientisation du peuple congolais à la base afin qu’il apprenne à se prendre en charge pour la défense de ses intérêts.

L’idéal patriotique exprimé par Mzée Laurent Désiré Kabila au travers les actes posés est incomplet sans le Lumumbisme et sans évoquer la mise en application du Lumumbisme au travers la lutte menée par Pierre Mulele contre l’impérialisme et le néocolonialisme. Mzée Laurent Désiré Kabila était lumumbiste avant tout et avait continué cette lutte après l’assassinat de Pierre Mulele par Mobutu.

De ce point de vue, le kabilisme est indissociable du lumumbisme et, c’est pour cela qu’on ne peut se prévaloir du kabilisme sans être lumumbiste! Le lumumbisme est une idée pour un Congo libre, souverain et uni.

Le Kabilisme est la mise en application du lumumbisme par une ambition pour le Congo souverain et uni, un état d’esprit pour protéger et défendre les intérêts du Congo et ne jamais le trahir! On ne devient donc pas kabiliste, comme on veut.

Quant au ’’josephisme’’ comme vous dites, je ne sais pas ce que c’est ! Mais en y réfléchissant tout de même, la vacuité idéologique et la politique politicienne qui tient lieu de politique autour de Joseph ’’Kabila’’ a contribué et contribue chaque jour à agrandir le fossé qui le sépare du peuple congolais.

Ainsi donc, le groupe d’individus qui pataugent dans cet imbroglio autour de lui, n’est pas différent de celui que notre Mzee avait qualifié de ’’conglomérat d’aventuriers’’! En désespoir de cause, ne pouvant pas se situer autrement politiquement et, le vrai kabilisme étant lourd à assumer pour ces derniers, ils se sont octroyés une fausse identité idéologique à savoir ’"Kabiliste" de Joseph’’ d’abord, ensuite ’’kabiliste-josephiste’’.

Pris en flagrant délit de supercherie pour utilisation abusive du nom de Mzée Laurent Désiré Kabila, ces individus ont furtivement emprunté une bifurcation en se dotant d’une doctrine dit ’’joséphisme’’.

En fait, ils ont bien raison d’avoir fait ce choix qui clarifie l’échiquier politique d’autant plus que Joseph ’’Kabila’’ lui-même n’est pas Kabiliste.

Au demeurant, certains pourront arguer qu’il est ’’fils’’ à Mzée.

Mais il s’agit ici d’idéologie politique de Mzée Laurent Désiré Kabila dit le kabilisme tel que je l’ai définie précédemment et à partir de laquelle il est situé aux antipodes.

17 mai 1998, Palais du Peuple de Kinshasa, une année après la prise de pouvoir de l'Afdl. On reconnait sur cette photo: Mzée Laurent Désire Kabila, président de la République à la tribune, entouré de ses proches collaborateurs Raphaêl Ghenda, Victor Mpoyo et Jean Kalama-Ilunga (extrême droite).

Par ailleurs, sa position par rapport à Mzée s’est clarifié lorsque non seulement Joseph "Kabila’" s’en était pris violemment aux compagnons de Mzée en les privant de tout moyen pour les neutraliser en vue de les éloigner des rouages du pouvoir (il suffit de s’interroger sur ce que sont donc devenus les Wazee Victor Mpoyo, Séverin Kabue, Sikatenda, Yerodia, Madoadoa, Mwilambue, Mufu,Kakudji, Tutumuetu, Kifua, Mwati, Freddy Mulongo le vieux, Mulelwa… ainsi que mes camarades Kabilistes Faustin Munene, Raphaël Nghenda,Tshamala wa Kamwanya, Pierre Yambuya, Mulemba, Ngangweshe, Lambert Kaboy, Kikukama, Mutomb Tshibal,Celestin Luangy, Mukulubundu, Babi Mbayi, Sondji, Tshapa, Bitakwira, José Kajangwa, Eddy Angulu,Séraphin Mulimilwa,Henry Kazanga … la liste n’est pas exhaustive,) mais vous constaterez que, dans sa volonté d’effacer l’œuvre de Mzée, Joseph n’a jamais évoqué le nom de Mzée Laurent Désiré Kabila ni fait référence au travail qu’il avait accompli

En effet, depuis qu’il avait accédé au pouvoir Joseph "Kabila" s’était investi à éradiquer les outils structurels de mobilisation du peuple pour le développement mis en place par Mzée notamment les comités de pouvoir populaire CPP, le Service National etc.

Soit dit en passant, qui sont donc les adeptes du joséphisme dits Josephistes?

Tous les Al Capone du système Mobutu, des experts en tripatouillage financier et bradage du patrimoine national, des traîtres, des quêteurs invétérés de poste, des cireurs de bottes sans foi ni loi, des combinards,… il suffit de les observer, il n’y a pas de Kabilistes autour de Joseph.

2. Réveil FM International: Quels sont les vrais héritages du kabilisme-muzéïsme ?

Jean Kalama-Ilunga: Si vous me permettez, je préfère reformuler cette question autrement afin d’éviter la confusion et simplifier la compréhension de cette manière:« Quels sont les vrais héritages politiques transmis par Mzée Laurent Désiré Kabila? ».

Avant d’aborder le vif de cette question, vous savez peut-être aussi bien que moi, que le monde change très vite en tout point de vue et que, si nous ne nous mobilisons pas aujourd’hui, pour changer avec le monde afin de nous adapter aux normes de son évolution rapide, le monde changera sans nous, et très sûrement contre nous.

Ce que nous vivons en République Démocratique du Congo est effectivement la conséquence logique du refus de changement avec le monde.

Est-ce la fin? Non, parce qu’en dépit du fait que les forces d’inertie au pouvoir en République Démocratique du Congo abuse du pouvoir d’Etat pour faire n’importe quoi, piller, trahir, brimer…, pour faire face, heureusement, les forces du changement sont là pour rappeler à l’ordre et pour les empêcher de tirer notre pays définitivement vers le bas.

Les héritages politiques de Mzée Laurent Désiré Kabila s’inscrivent au travers les actions menées aujourd’hui par les forces de changement qui s’opposent de manière diverse à l’hypothèque de notre pays soumis à l’incapacité, l’irresponsabilité, la carence de vision, la myopie des tenants actuels du pouvoir en République Démocratique du Congo qui travaillent contre les intérêts du peuple congolais.

Ne jamais trahir le Congo : la conscience patriotique prônée par Mzée Laurent Désiré Kabila se concrétise par la résistance tous azimuts de nos concitoyens qui expriment chaque jour en République Démocratique du Congo et à travers le monde leur désaccord pour faire échec au plan de démembrement de notre pays avec la complicité du pouvoir par des manifestations publiques qui mobilisent de plus en plus les opinions internationales face au complot international contre la République Démocratique du Congo.

L’organisation à la base en vue de l’auto-prise en charge pour la défense des intérêts du peuple chère à Mzée est la perspective par laquelle notre pays peut espérer mobiliser les congolais pour l’appropriation du processus de développement et d’être maître de leur destinée.

En peu de temps qu’il était resté au pouvoir, Mzée Laurent Désiré Kabila avait transmis aux congolais des valeurs qualitatives indiscutables et indestructibles qui sont, aujourd’hui, la nourriture roborative de la résistance populaire qui se définit, se réqualifie et se propage chaque jour qui passe jusqu’à la victoire finale qui se traduira par l’éviction du pouvoir des traitres et marionnettes et par l’entrée en service des vrais patriotes au service du développement du Congo

La cause en faveur du peuple congolais que nous défendons, est une cause juste.

Pour cela, je suis fort et fier d’avoir été un des disciples de Mzée Laurent Désiré Kabila.

3. Réveil FM: Depuis son retour au Rwanda, Laurent Nkunda brandit sa nationalité rwandaise pour échapper à la justice internationale pour ses crimes au Congo. Comment analysez-vous la gestion de l'agression du CNDP présentée comme un conflit congolo-congolais ? Que valent les résolutions de Naïrobi 1,2,3 ...?

Jean Kalama-Ilunga: Dans la lettre ouverte que j’ai adressée personnellement à ce criminel Rwandais Nkundabatware, le 01 janvier 2009 que vous pouvez d’ailleurs lire à partir de ce lien www.ucdp-info.com/nkundabatware_lettre.htm , je tenais à lui annoncer que « game is over » une expression anglaise pour dire que le jeu est terminé pour lui.

J’ai démontré à son attention comment et pourquoi il était bien Rwandais de la caste tutsi et non congolais.

J 'avais attiré son attention pour qu’il sache qu’il n’était qu’un petit couteau qui allait bientôt être mis hors jeu du dispositif de la crise délibérée de Grands Lacs.

Quelques jours après, effectivement, le piège s’est fermé sur lui ! il était hors jeu.

Sa pseudo-arrestation au Rwanda ne que supercherie, il vit tranquillement dans son pays en attendant le jour où Kagame décidera de le faire disparaître discrètement à jamais en tant que témoin gênant.

Que Nkundabatware brandisse aujourd’hui sa vraie nationalité rwandaise pour échapper à la CPI, c’était prévisible et je considère cela comme une réaction tout à fait normale de sa part pour sauver sa tête.

De toutes les façons, Kagame ne le livrera pas à la ’’justice’’ congolaise, il préfère le voir mort et enterré à 2 mètres sous terre au Rwanda plutôt qu’ailleurs où il risquera d’ouvrir la boîte de pandore qui mettra au grand jour son implication directe et sa responsabilité pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide en République Démocratique du Congo.

Supposons que Kagame soit contraint de l’extrader à Kinshasa. Rien ne se fera non plus parce que, en tant que complice de Kagame, Joseph "Kabila" non seulement, il a fragilisé délibérément les FARDC, mais surtout, il a déjà verrouillé la justice militaire en plaçant comme auditeur général le tutsi rwandais Bivegete, un ancien du Rcd-Kagame.

Assurés de l’impunité institutionnalisée, tous les criminels tutsi rwandais en République Démocratique du Congo peuvent narguer, sans crainte, leurs victimes congolaises après avoir reçu en prime les postes de pouvoir dans l’armée ou d’autres institutions.

Au regard de toutes les parodies imposées aux congolais, lorsqu’on annonce avec tapage médiatique la condamnation à la peine capitale du criminel congolais Mutanga Kyungu Gédéon par un soit-disant tribunal militaire de Kipushi, n’est-ce pas une façon de narguer le peuple congolais?

A titre d’exemple, comment imaginer et justifier que le révérend pasteur Kutino Fernando qui n’avait tué personne, croupit encore en prison ou le compatriote Gabriel Mokia et tant d’autres innocents sont injustement emprisonnés pour des motifs farfelus de politique politicienne, le criminel ruandais Bosco Ntangada, sous mandat d’arrêt international pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité est libre et il a même reçu comme prime le commandement de la traque des hutu pour un nouveau génocide sous l’étiquette des FARDC ?

Quant à la gestion de l’agression du CNDP, c’est tout simplement un ballet des dupes.

L’objectif de cette arnaque Nkundabatware-CNDP était d’installer et crédibiliser l’alibi qui devait masquer l’agression rwandaise à l’Est comme étant une crise congolo-congolaise avec la complicité avérée du président Joseph " Kabila’" assujetti au pouvoir criminel rwandais conformément au plan de partition de la République démocratique du Congo.

4. Réveil FM: Joseph Kabila Kabange, président de la république démocratique du Congo, a-t-il eu raison de faire entrer 8000 soldats rwandais sur le sol congolais sans au préalable avoir informé les parlements: Assemblée nationale, Sénat et Assemblée provinciale du Nord-Kivu ?

Jean Kalama-Ilunga: La superposition des zones d’ombres incitent à formuler plusieurs interrogations pour ne fut-ce que comprendre et faire comprendre à nos compatriotes que ce qui se passe dans notre pays est inacceptable et qu’il faut rester vigilant et surtout ne pas baisser la garde.

Comment expliquer qu’en 14 jours, on puisse prétendre pacifier le Nord Kivu en se jetant les fleurs de la victoire sur une cible à savoir, le FDLR, qui n’est pas celle qui avait semé la mort et la désolation pendant 5 ans ,le terroriste criminel rwandais Nkundabatware et ses combattants rwandais baptisés CNDP ?

Qui étaient les soldats congolais ayant formé la coalition avec l’armée rwandaise pour traquer le FDLR ?

La réponse est claire : les combattants rwandais de Nkundabatware CNDP n’ont pas bougé et ils occupent toujours leurs positions depuis la prétendue fin des hostilités après la pseudo-arrestation de Nkundabatware au Ruanda, chez lui.

La manœuvre ’’d’intégration rapide’’ de ces derniers dans les forces armées de la République Démocratique du Congo a consisté réellement à couvrir l’infiltration insidieuse les rwandais de Nkunda en les habillant en tenue des FARDC. Et du jour au lendemain, ces pantouflards rwandais tutsi criminels de guerre sont devenus congolais.

Dans un article info UCDP publié en 2007, nous avions alerté l’opinion en montrant que le criminel Rwandais Nkundabatware était là pour servir de tête de pont pour une nouvelle agression rwandaise www.ucdp-info.com/presses_kunda2.htm.

En tout état de cause, l’incursion de l’armée rwandaise en République démocratique du Congo du 20 janvier 2009 autorisée par Joseph ’’Kabila’’ a permis la jonction avec cette tête de pont donnant ainsi l’occasion à plus de 12000 soldats rwandais de s’installer et de se vêtir en tenue militaire des Forces armées de la République Démocratique du Congo.

La traque contre les combattants du FDLR et de la LRA a servi de prétexte fallacieux monté de toutes pièces pour détourner l’attention du peuple congolais

La République Démocratique du Congo est notre bien collectif.

A ce titre, chaque congolais ou congolaise a le devoir sacré de se faire violence afin de le protéger par tous les moyens.

L’acte unilatéral de haute trahison avérée posé par le Président Joseph "Kabila" en faisant entrer sur notre territoire congolais 3 brigades de l’armée rwandaise, théoriquement évaluées à prés de 12000 soldats sur décision et arrangement personnel, est inacceptable, même si sur la forme, on veut faire croire à l’opinion par les manipulation médiatique que c’était la condition sine qua non pour la ’’paix’’.

Une ’’paix bidouillée’’ qui consacre la victoire de la trahison, de l’impunité, de la corruption, du crime.

Plus de 6 millions de congolais morts dans les conditions inhumaines attendent que justice leur soit rendue, en attendant, malheureusement, les barrières sont dressées pour les en priver délibérément.

Paradoxalement, la parodie en guise de ’’paix’’ dont Joseph ’’Kabila’’ se targue, n’est qu’une supercherie qui a consisté à faciliter l’occupation et le contrôle de cette partie de la République Démocratique du Congo par les bourreaux rwandais.

Je connais la valeur de la vraie paix et de son contenu pour qu’elle soit durable.

Dans notre quête pour une paix durable, mes amis politiques et moi avons des exigences qui se résument en ces termes : « Une paix durable est indissociable de la justice ! ».

Je connais les affres de la guerre pour avoir vécu la guerre durant mon enfance ainsi que l’horreur qu’engendre l’utilisation d’armes de guerre contre d’autres êtres humains pour en parler avec pertinence parce que j’avais été soldat et officier dans l’armée.

Pour ces motifs, je suis devenu un militant zélé en quête permanente des solutions pour la paix durable! je soutiendrai toujours tout programme relatif à la recherche de la paix mais cette paix qui, pour être durable, est indissociable de la justice pour les victimes comme condition sine qua non.

Sans justice, les pseudo-solutions rocambolesques pour la ’’paix’’ s’inscrivent comme d’exécrables mensonges à l’usage des congolais considérés comme des nigauds.

C’était ainsi qu’ils nous avaient mis plein la figure un chapelet de ’’conférences de paix’’ pour nous aveugler afin d’installer des criminels en tant que germes de conflits futurs dans les rouages du pouvoir: Accord de Lusaka, dialogue inter-congolais, Accord global et inclusif, Amani, Naïrobi...!

En dépit du ton remonté et parfois agressif qui est l’expression de ma révolte et ma colère contre l’injustice, je suis et je reste respectueux de la loi et de la légalité institutionnelle ou autre! Je veux donc que dans mon pays, personne ne puisse se considérer comme légalement au dessus de la loi, même s’il est président de la République.

Pour cela, je m’insurge contre tout acte de déni de la justice et de la démocratie en tant que système efficace et juste qui nous permet d’organiser la manière de vivre ensemble en société ainsi que les actes susceptibles de déstabiliser les institutions pour les intérêts de pouvoir d’un individu.

En tout état de cause, lorsque le président de la république Joseph ’’Kabila’’ impose la démission du bureau de la chambre basse de l’assemblée nationale dans l’unique but incongru d’écarter son président Vital Kamerhe (qui n’est pas ma tasse de thé politique) parce qu’il a osé exprimé haut son désaccord face à l’acte de haute trahison évoquée précédemment, acte qualifié d’ailleurs d’anticonstitutionnel à raison! Voire.

Lorsque, par des menaces, des intimidations, et de la corruption active sur les députés élus au suffrage universel direct et signataires de la pétition appelant à la légalité en vue d’entendre et de statuer sur les tenants et les aboutissants de l’entrée d’une armée étrangère sur notre territoire national sans consulter les autres institutions, Joseph ’’Kabila’’ a montré tout simplement qu’il est au dessus de la loi, qu’il est intouchable et que la République Démocratique du Congo est sa propriété privée.

Cet acte illicite réalisé dans l’opacité totale est non seulement une illustration de la dérive dictatoriale de la part de Joseph ’’Kabila’’ mais aussi, l’expression du mépris total des institutions de la République Démocratique du Congo, pire, c’est une insulte grave aux braves soldats congolais et aux FARDC qu’il a contribué à fragiliser structurellement au profit des intérêts du pouvoir rwandais! Notre armée est devenue une poubelle pour la racaille criminelle rwandaise issue de l’invasion-agression de ce petit pays au service de la prédation internationale! Quoiqu’il fasse aujourd’hui pour occulter le fait qu’il a toujours été caporalisé par le pouvoir rwandais et que son adduction à trahir le peuple congolais au profit du pouvoir rwandais est avérée et justifiée par des faits tangibles, Joseph ’’Kabila’’ commet une faute politique et stratégique grave qui va le pousser à la porte de sortie du pouvoir en République Démocratique du Congo d’autant plus que personne n’est irremplaçable en commençant par lui-même!

Pour les parrains du complot international contre la République Démocratique du Congo, concernant Joseph "Kabila", très bientôt : the game’s to be over!

5. Réveil FM: Tony Blair est un conseiller de Paul Kagamé or ce dernier se comporte en Hitler africain avec sa volonté de coloniser la République Démocratique du Congo. Peut-on dire que la Grande-Bretagne cautionne l'invasion-agression, la prédation de la soldatesque rwandaise au Congo, le pillage des ressources de ce dernier ?

Jean Kalama-Ilunga: Si, un jour, un européen doit d’être traduit devant la cour pénale internationale pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide en République Démocratique du Congo, le Conseil de Sécurité des Nations Unies, pour être crédible, devra d’abord établir un mandat d’arrêt international contre Monsieur Tony Blair, l’ancien premier ministre britannique, aujourd’hui, conseiller spécial du dictateur criminel rwandais Paul Kagame. Sans oublier, bien entendu, ses complices notamment le belge Monsieur Louis Michel, commissaire européen au développement et à l’aide humanitaire, qui n’a jamais loupé une seule occasion pour jouer un rôle dans le complot de déstabilisation de la République Démocratique du Congo.

Assistant de Tony Blair pour la mise en œuvre des scénarii machiavéliques et cyniques qui avaient provoqué la tragédie humaine en République Démocratique du Congo, Louis Michel s’érige en donneur de leçon de la ’’démocratie’’ et de la ’’paix’’ pour jeter un voile d’ignorance sur le fond de la crise en République Démocratique du Congo pour laquelle il porte une part de responsabilité.

Certes, on a braqué les projecteurs de l’actualité sur les exactions criminelles dans le monde.

On a condamné les génocides et les crimes contre l’humanité à travers le monde, Darfour et autres ou si un ou deux blancs sont assassinés quelque part, on en fait un événement planétaire.

Pourtant, plus de 6 millions de congolais victimes des massacres inhumains sont privés volontairement de justice sous l’indifférence cynique de la communauté internationale et la complicité active du pouvoir congolais.

Une opacité entretenue empêche le déclenchement d’une procédure judiciaire pour rendre justice aux millions des victimes congolais.

En mettant en cause à la cour pénale internationale Paul Kagame et Yoweri Museveni pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité en République Démocratique du Congo, le commanditaire Tony Blair et ses complices devront y être poursuivis pour les mêmes causes et ils le savent.

Nous ne devons pas continuer à nous voiler la face parce que la tragédie humaine en République démocratique du Congo a une source qui s’appelle Tony Blair, l’ancien premier ministre britannique qui, trônant au sommet du pouvoir en Grande Bretagne, avait utilisé abusivement les structures de l’Etat britannique pour piloter, couvrir, équiper le terrorisme d’Etat réalisé sous forme d’agression par le Rwanda du dictateur Paul Kagame, l’Ouganda du dictateur Museveni et du Burundi contre la République Démocratique du Congo.

Sous un prétexte fallacieux prétendant installer la ’’démocratie’’ après l’éviction du pouvoir du résistant Mzée Laurent Désiré Kabila contre qui ils avaient lancé une vaste campagne de diabolisation en achetant les lignes éditoriales des médias d’informations en vue de tromper l’opinion internationale par l’intoxication médiatique pour pouvoir l’assassiner sans incidences majeures.

D’ailleurs Louis Michel qui savait, était le premier à savourer publiquement son plaisir par la disparition de Mzée. 3 millions de victimes congolais étaient massacrés sauvagement par la soldatesque rwando-ougandaise sous l’indifférence délibérée des nations Unies instrumentalisées au travers des personnages fabriqués de toutes pièces tel Ketumile Masire, William Swing…et,le Conseil de sécurité, sous pression et influence de Tony Blair et ses complices, avait attendu 2ans pour reconnaître ce conflit qui opposait la coalition Rwanda-Ouganda-Burundi contre notre pays la République Démocratique du Congo comme étant un acte d’agression.

La finalité étant d’avoir l’accès facile pour faire main basse sur les matières premières qui regorgent en République Démocratique du Congo, l’objectif premier consistait et consiste toujours à démembrer la République Démocratique du Congo en une multitude de petits pays faciles à caporaliser.

Ce projet était aussi soutenu par les USA avec l’ancien président Bill Clinton. Mais un peu moins sous l’ex-président Georges W.Bush.

Après avoir quitté son poste de 1er ministre du gouvernement britannique, curieusement, Tony Blair est devenu conseiller spécial du dictateur sanguinaire rwandais Paul Kagame. Cette situation suscite de nombreuses interrogations. En fait, la réponse qui semble plausible est que Tony Blair, faute d’avoir la main mise totale sur les moyens d’Etat britannique pour téléguider sa campagne macabre en République Démocratique du Congo en vue de protéger ses complices Paul Kagame et Yoweri Museveni de l’étau de la justice qui se resserre sur eux pour les mettre en cause pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide, a choisi de rester près de ses agents que sont Kagame et Museveni pour les protéger contre la justice par voie du lobbying.

A la lumière de ce qui précède, les congolais d’abord et l’opinion en général doivent comprendre que tout le cinéma sur les ’’coalitions’’ des FARDC avec les armées ruando-ougandaise pour traquer la LRA et le FDLR est une fuite en avant, une illustration d’un vent de panique! Ces actions militaristes sont une tentative pour détourner et occulter le vrai problème : en République Démocratique du Congo, la justice n’a pas encore été rendue pour plus de 6 millions de congolais.

Tony Blair est pris à son propre piège, il espérait pouvoir entraîner dans son projet macabre en République Démocratique du Congo le Président des USA, Monsieur Barack Obama, à qui je rends d’ailleurs hommage pour sa clairvoyance sur le drame humain vécu par les congolais.

Tony Blair a compris, en janvier, qu’avec les USA plus rien ne sera comme avant, d’où la précipitation pour distraire l’opinion avec des programmes de ’’paix’’ rocambolesques.

Ainsi donc pour les criminels Kagame et Museveni très bientôt the game’s over.

Je veux juste dire qu’un ami m’a interpellé pour savoir pourquoi je m’en prends si durement à Monsieur Tony Blair.

Je lui ai dit que Monsieur Tony Blair sait pertinemment que c’est lui le sommet de la tragédie humaine dans mon pays.

Il y a 9 ans, je lui avais écrit très clairement pour le lui dire, pour lui signifier sa responsabilité sur ce qui se passait en République Démocratique du Congo, il m’avait répondu 2 jours après pour me dire que son ministre des affaires étrangères de l’époque Jack Strauw se rendra dans la zone pour calmer le jeu.

2 semaines après les ministres des affaires étrangères britanniques Jack Strauw et français Hubert Vedrine s’étaient rendus à Kinshasa, Entebbe et Kigali. Que Dieu protège et Bénisse mon pays la République Démocratique du Congo.

6. Réveil FM: Bosco Ntangana est intégré dans les Fardc alors qu'il est dans le collimateur de la Cour pénale Internationale (CPI). Dans sa dernière conférence de presse à Kinshasa, Joseph Kabila a déclaré qu'il faut privilégier la paix à la justice. L'éloge de l'impunité qui a élu domicile au Congo-Kinshasa ne risque-t-il pas de jouer un mauvais au régime joséphiste ?

Jean Kalama-Ilunga: Avec Joseph ''Kabila'' caporalisé par le pouvoir rwandais, notre armée est devenue une poubelle, exutoire pour la racaille criminelle rwandaise de la caste tutsi qui s'installent en République Démocratique du Congo où l'impunité est institutionnalisée.

Lorsqu'un président de la République se fait chantre de l'apologie de l'injustice parce qu'il n'a pas compris que la paix est indissociable de la justice pour que cette paix soit durable, je déduis qu'il n'est pas à sa place parce que son rôle premier est d'être garant de cette justice garante elle-même de la paix et de la démocratie.

C'est la justice qui est l’élément indispensable d’équilibre entre le donner et le recevoir et qui est la force de protection du bien contre le mal.

La soit disante intégration du criminel rwandais Bosco Ntangada et les combattants rwandais de Nkundabatware confirme non seulement la dépendance de Joseph "Kabila" au pouvoir rwandais de la caste tutsi, mais aussi la consécration de l’injustice et de l’impunité.

En effet, James Kabarebe est le véritable maître du jeu militaire pour la République Démocratique du Congo.

Aucune nomination ni décision stratégique de notre armée ne peut se réaliser sans l'avis de Kabarebe.

Nous avions posés les questions pour éclairer les congolais et congolaises sur la mutation suspecte, en 2004 du général Mbunza Mabe qui était sur le point d’en finir avec le criminel rwandais Nkundabatware, ou la confirmation du général Amisi dit Tango fort comme chef d'Etat force terrestre en dépit de sa trahison à Mushake..., Aucune réponse!

Vous avez raison, le régime joséphiste se fissure de partout pour plusieurs raisons : d’abord, pour avoir scié la branche kabiliste sur laquelle il était assis, ensuite, il s’est lié les services des gens douteux ayant de compte à rendre au peuple congolais et pour qui l’impunité institutionnalisée par Joseph est une aubaine, aussi, il a trahi le peuple congolais en faveur du pouvoir rwandais.

7. Réveil FM International: La roue tourne, les minutes s'égrainent, petit à petit les élus des élections de Louis Michel tendent vers la fin de leur mandat avec un bilan qu'on peut déjà imager. Pour ne pas retomber dans le travers des élections Louis Michel de 2006, quels sont les préalables pour les élections futures que nous souhaitons tous: libres, démocratiques et transparentes en République Démocratique du Congo ?

Jean Kalama-Ilunga: Les chamailleries politiciennes en cours dans les institutions de la République Démocratique du Congo sont génératrices d’une crise politique structurelle profonde et prévisible. La responsabilité de cette crise à venir qui va servir de prétexte pour reporter la tenue des élections générales prochaines en 2011, est à mettre au crédit du chef de l’Etat Joseph ’’Kabila’’.

Effectivement, pour des intérêts strictement personnels de pouvoir, le président de la République s’est pris à organiser lui-même la déstabilisation systématique de l’Assemblée nationale en ordonnant à certains membres du bureau du parlement de démissionner. Il y a des soupçons de corruption active sur les membres démissionnaires qui auraient reçus chacun une somme de 100.000 dollars us.

Les élections de Louis Michel de décembre 2006, comme vous dites, étaient, en fait, l’objectif correcteur d’un immense consensus frauduleux monté par des pyromanes transformés en pompiers.

Déjà incapable d’organiser les élections municipales, comment voulez–vous qu’en 2011, ce pouvoir qui ne présente aucun soupçon de volonté politique pour le renouvellement des acteurs politiques en fin mandat, multiplie les manœuvres dilatoires pour complexifier l’échiquier politique et confisquer le pouvoir, même par la force après 2011.

Le peuple congolais doit se mettre en vigilance permanente pour ne plus se faire avoir !

Jean Kalama-Ilunga:" je suis fier d'avoir été un des disciples de Mzée Laurent Désiré Kabila".

8. Réveil FM: A voir cette volonté de résistance de l'Union de Congolais pour la Défense de la Patrie et du Peuple (UCDP), peut-on dire les idées de Mzée Laurent Désiré kabila ne sont pas mortes ?

Jean Kalama-Ilunga: Ceux nombreux qui viennent rejoindre l’Union de Congolais pour la Défense de la Patrie et du Peuple UCDP, force politique de rappel à l’ordre et de proposition, sont stimulés par les idées et les valeurs que nous défendons et qui sont justes pour donner une réponse corroborant l’objet de la politique qui est strictement d’apporter le bien-être à nos concitoyens.

Je peux vous rassurer qu’avec l’UCDP, les idées politiques de Mzée Laurent Désiré Kabila restent vivantes! En peu de temps, ces idées avaient fait ses preuves en opérant une transformation radicale sur la République Démocratique du Congo et la société congolaise.

L’UCDP dispose, en effet d’un projet de société et d’un programme politique volontariste qui répond essentiellement aux aspirations du peuple congolais souverain.

Nous sommes prêts aujourd’hui et en mesure de proposer au peuple congolais l’alternative politique à tous les niveaux.

L’UCDP est une organisation politique ouverte à tous ceux ou celles qui partagent les idées et les valeurs que nous défendons ! Nous les encourageons à nous rejoindre.

9. Réveil FM International: Le Congo est plus que par terre. Avec d'un côté une minorité de millionnaires du dimanche (députés et sénateurs avec des salaires mirobolants) et une majorité du peuple paupérisé. Quels sont les axes prioritaires pour éviter à notre pays, "un géant aux pieds d'argile" de continuer sa descente aux enfers ?

Jean Kalama-Ilunga: L’impunité institutionnalisée en République Démocratique du Congo est productrice d’effets multiplicateurs néfastes préjudiciables à la mobilisation nationale des congolais pour tout projet commun de développement.

Le fossé social qui sépare, d’une part, les nantis constitués en majorité de gens du pouvoir politique pour qui, d’ailleurs, la politique reste l’occasion, le tremplin par excellence d’ascension sociale comme fin quel qu’en soit le moyen, et d’autre part, le peuple paupérisé, dépourvu d’espoir et des moyens politiques de se prendre en charge pour défendre ses intérêts en subissant l’étalage des richesses illicites d’une bande de ploutocrates et en rongeant son frein en attendant l’occasion d’en découdre, est une réalité qui, malheureusement n’aura pas de réponse tant que Joseph ’’Kabila’’ trônera en potentat à la tête de l’Etat congolais sans vision réelle, sans disposer d’un véritable leadership indispensable pour tout dirigeant à ce niveau.

D’ailleurs, les fameux cinq chantiers comme programme politique sont devenus un simple slogan vidé de son contenu même de sa signification , malgré les effets d’annonce incitatifs en désespoir de cause.

10. Réveil FM International: On retrouve des Congolais brillants dans plusieurs institutions internationales à travers le monde. Qu'est-ce qui fait le Congo ne marche pas. Est-ce que notre problème est celui d'élites ? Ou plutôt d'environnement et de volonté politique ?

Jean Kalama-Ilunga: Si, en dépit de la dissémination de l’élite congolaise à travers le monde et même de son foisonnement en République démocratique du Congo, rien ne semble marcher, à mon avis, ce n’est ni un problème de l’élite elle-même ni de l’environnement encore moins de volonté politique, mais un problème fondamental de culture.

En fait, la réponse est logée dans les caractéristiques de la culture lesquelles fondent toute marche vers le progrès.

Il y a quelques années, lors d’une réflexion approfondie sur la Culture à Kinshasa, nous avions adopté pour définition de la culture comme étant la tension intérieure de l’être humain ou de la communauté vers le haut.

Par ’’tension intérieure’’, il faut entendre force intérieure de l’être humain et ’’vers le haut’’ signifie vers le mieux, vers l’excellence, vers plus de force, plus de dignité, plus de valeur spécifiquement humaine.

La tension intérieure vers le haut se manifeste par la somme d’excellence et les valeurs accueillies et vécues par l’être humain ou la communauté!

La République Démocratique du Congo a effectivement besoin de son élite pour son développement, mais une élite libérée des contraintes qui l’empêchent de s’épanouir intérieurement pour pouvoir agir efficacement sur les conditions de vie et l’environnement.

Le développement étant l’ensemble des réalisations concrètes opérées sur la voie du mieux-être étant donné que les conditions qui le fondent sont dans les caractéristiques de la culture, nous avions conclu que plus la culture se déploie, plus le développement s’accroit.

Malheureusement, l’élite congolaise est engluée dans la diplômosclérose au travers de laquelle le mimétisme béat tient lieu de fond culturel! Et si rien ne marche en République Démocratique du Congo, il faut chercher la cause dans le fait que la culture n’est pas encore saisie dans sa véritable signification c'est-à-dire comme le fondement incontournable de toute forme de développement.

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Fabuleuses et magnifiques, les gorges d'Ardèche !

Les gorges de l'Ardèche sont un site touristique ardéchois.Les gorges, qui forment un véritable canyon d'une trentaine de kilomètres creusé dans le plateau calcaire entre le pont d'Arc (Vallon-Pont-d'Arc) et Saint-Martin-d'Ardèche, peuvent être suivies en voiture du côté nord par une route panoramique à travers la garrigue. Sur leur cours inférieur, elles forment la frontière entre les départements de l'Ardèche et du Gard. De nombreux belvédères dont les noms sont liés aux différents sites ont été aménagés sur l'itinéraire, depuis le Serre de Tiourre embrassant la vue sur les Cévennes vers Alès à l'entrée des gorges jusqu'au Ranc Pointu avant le panorama sur Aiguèze, Saint-Martin-d'Ardèche et, au loin, la plaine du Rhône et le mont Ventoux.

Une vue des gorges d'Ardèche. Photo Réveil FM International

Vue partielle des gorges d'Ardèche. Photo Réveil FM international

Les gorges de l'Ardèche hébergent la rivière Ardèche, elles se visitent par la route, sinueuse mais agréable. Bien évidemment, vous pouvez faire la descente des Gorges de l’Ardèche, en Canoë, en Kayak, en Barque (qu'à la descente) ou encore en randonnée pédestre.

La rivière a formé plusieurs méandres, plus ou moins ouverts, dans le plateau (bloc urgonien d'environ huit cents mètres d'épaisseur : "plateau de Gras" au nord, "Bois de Ronze" au sud). Et le plus surprenant est celui du pont d'Arc. Phénomène unique, le cours d'eau a ici recoupé son méandre en perçant la roche et en laissant une arche de calcaire de 60 mètres de haut sous laquelle la rivière continue à s'écouler.

Les gorges de l'Ardèche et leurs plateaux attirent chaque année de nombreux visiteurs avides de découverte, d'évasion, et d'activités de pleine nature. Il s'agit d'un des sites les plus visités du département de l'Ardèche et des environs. Les touristes pratiquent la spéléologie, l'escalade, la descente des gorges en canoë, en kayak ou en barque, la randonnée pédestre, le saut en élastique, etc.

Vue de loin du pont de Saint-Martin d'Ardèche. Photo Réveil FM International

Le pont de Saint-Martin d'Ardèche. Photo Réveil FM International

Un pont de pierre reliant Saint-Martin à Aiguèze, bâti en 1895, ayant été emporté par une crue en 1900, un pont suspendu a été ouvert à la circulation en 1905 - et inauguré officiellement... en juillet 2005.

Le pont Saint-Martin d'Ardèche. Photo Réveil FM International

Le pont Saint-Martin d'Ardèche. Photo Réveil FM International

Le pont Saint-Martin d'Ardèche. Photo Réveil FM International

Entre Vallon Pont d'Arc et Saint Martin d'Ardèche, défilé vertigineux, sauvage et impressionnant s'étirant sur 35 km de long, les Gorges de l'Ardèche ont été classées réserve naturelle en 1980, grâce à une évolution géologique débuté il y a 110 millions d'années.

Dans le calcaire des roches, la rivière Ardèche a creusé cavernes, grottes, avens et canyons comme le cirque de la Madeleine ainsi que le Pont d'Arc une superbe arche de 66 mètres d'ouverture classé en 1982.

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L'imprénable Château de Foix en Ariège-Pyrenées

Le château de Foix trône sur la ville. Photo Réveil FM International

Foix est une commune française, ancienne capitale du Comté de Foix, elle est aujourd'hui la préfecture du département de l'Ariège situé en région Midi-Pyrénées. Au recensement de 2009, la ville comptabilisait 9 861 habitants. Elle n'est que la deuxième ville de son département derrière Pamiers qui est l'une de ses deux sous-préfectures.

Foix sur la carte de France

Ses habitants sont appelés les Fuxéens. La forteresse joue un rôle prépondérant dans l'histoire militaire médiévale. Assiégé par Simon de Montfort, il fut occupé entre autres par Gaston Phébus, et le Comte de Tréville, Capitaine des Mousquetaires. Petit carrefour touristique, Foix se situe ainsi à 83 km au sud de Toulouse, sur la route nationale 20 entre Pamiers et la Principauté d'Andorre et sur la route départementale 117 entre Perpignan et Saint-Girons. La ville est directement reliée à Toulouse par voie express (jusqu'à Pamiers) puis par autoroute (autoroute A 66). De plus la ville se situe sur la ligne du Transpyrénéen oriental, qui relie Toulouse à la Cerdagne par la vallée de l'Ariège et le Col de Puymorens.

Distances kilométriques : Foix-Pamiers : 20 km / Foix-Saint-Girons : 43 km / Foix-Toulouse : 83 km / Foix-Carcassonne : 82 km / Foix-Andorre-la-Vieille : 100 km / Foix-Montpellier : 224 km / Foix-Barcelone : 247 km / Foix-Bordeaux : 314 km / Foix-Bayonne : 294 km / Foix-Paris : 744 km / Foix-Lyon : 518 km Foix est situé dans une zone de climat montagnard. Les étés sont chauds, les automnes pluvieux, les hivers froids et neigeux, et les printemps doux et orageux.

Dessin du Chateau de Foix

Du haut de son rocher impressionnant, il domine la ville, contrôle l’accès vers la haute vallée de l’Ariège, surveille le bas pays, se protège derrière des murailles imprenables.

L’emplacement du château a été stratégiquement bien choisi car comme la centaine de châteaux forts de l’Ariège (la plupart sont en ruines de nos jours), il date d’une époque de grande insécurité, de brigandage, de rivalité de territoire et en plus il devait commander le passage de la chaine des Pyrénées pour lutter contre les invasions.

Au Moyen-Age, le château passait pour imprenable : « El castels es tant fortz qu’el mezis se defent » (le château est si fort qu’il se défend par lui-même) dit la chanson.

Le château de Foix abrita de puissants comtes qui furent l'âme de la résistance occitane pendant la croisade contre les Albigeois et leur comté devient le refuge privilégié des cathares persécutés. Photos de notre visite au château de Foix.

Les grottes du Roc de Foix au confluent de l’Ariège et de l’Arget, sur lequel est construit le château était déjà habité à la préhistoire, une forteresse s’y élève à l’époque mérovingienne mais le château que nous admirons a été construit autour de l’an mil.

Il est le berceau de la célèbre famille comtale qui plus tard s’étendra à la vicomté du Béarn, puis au royaume de Navarre et même au trône de France en la personne d’Henri IV.

Les Romains sont les premiers à bâtir un fort sur la colline rocheuse où se trouve aujourd'hui le château et qui surplombe l'actuelle ville.

La fondation, en 849, de l'abbaye Saint-Volusien permet le développement d'une vie urbaine du Xe siècle au XIIe siècle. La ville connaît son apogée au XIVe siècle.

Le château, dont les premières bases datent du X e siècle,est une solide place forte qui résiste aux assauts répétés de Simon IV de Montfort entre 1211 et 1217, lors de la croisade des Albigeois ce qui ne l'empêche pas de mettre à feu et à sang le reste du comté. En 1272, le comte de Foix refuse de reconnaître la souveraineté du roi de France, Philippe le Hardi prend en personne la direction d'une expédition contre la ville, le comte capitule.

En 1290, réunion du Béarn et du comté de Foix, la ville est pratiquement abandonnée par les comtes. Gaston Phoebus est le dernier a avoir vécu au château qui, au XVIe siècle perd son caractère militaire. Le château est ensuite transformé en prison jusqu'en 1864.

En 1536 commencent les première prêches réformées à Foix, et en 1579, l'église de Montgauzy est détruite par les réformés. Le même sort est réservé à l'abbaye et à son église en 1581. L'année suivante, Foix est reprise par les catholiques, et en 1589 le comte de Foix, Henri de Navarre, est couronné roi de France et devient Henri IV.

En tant que capitale comtale, la ville jouit d'un certain prestige et est choisie comme chef-lieu du département de l'Ariège en 1790.

La Mairie de Foix. Photo Réveil FM International

La statue de la femme enceinte dans le giratoire de Foix. Photo Réveil FM International

Le château de Foix est un château fort qui domine la ville de Foix. Lieu de tourisme important, il est renommé dans toute l’Ariège comme haut-lieu cathare. Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840.

Le Chateau de Foix. Réveil FM International

Le château aux alentours de l’an Mille

Le château est mentionné pour la première fois dans une charte au début du XIe siècle : il a probablement été construit à la fin du siècle précédent. En 1002, il figure dans le testament de Roger Ier Trencavel, comte de Carcassonne qui lègue la forteresse à son fils cadet Bernard. Mais on peut aussi émettre l’hypothèse, aujourd’hui difficilement vérifiable, qu’il a pris la suite d’un bâtiment défensif différent et plus ancien.

Ce premier château féodal était classiquement constitué d’une unique tour dont on retrouve les bases dans celles de l’Arget et qui était construite à l’endroit naturellement le plus élevé de l’éperon rocheux. Une enceinte protégeait le haut du rocher, mur suivant précautionneusement le bord des falaises et qui ne faisait guère que les rehausser. Ce monument permit aux comtes d’asseoir leur autorité et de consolider leur implantation dans la région.

En effet, la famille seigneuriale régnant sur le pays s’était installée à cet endroit qui permettait de commander les accès à la haute vallée de l’Ariège, de surveiller de ce point stratégique le bas pays tout en se protégeant derrière des murailles imprenables.

En 1034, le château devient chef-lieu du comté de Foix et joue un rôle déterminant dans l’histoire militaire médiévale. Durant les deux siècles suivants, le château abrite des comtes aux personnalités brillantes qui furent l’âme de la résistance occitane pendant la croisade contre les Albigeois et leur comté devint le refuge privilégié des cathares persécutés.

De pierres et de bois : le château fort jusqu’au XIVe siècle

À partir du premier donjon, on perfectionna le bâtiment. Le premier sceau comtal connu, celui de Raimond Roger (1188-1223), comte de Foix au début du XIIIe siècle, comporte sur une de ses faces un dessin très symbolique du château de Foix. Il comportait une deuxième tour carré (actuelle tour du milieu) et un grand bâtiment qui reliait ces deux tours. Ce bâtiment semble avoir possédé au moins deux étages et fut certainement très différent de ce qui subsiste aujourd’hui. Il pourrait avoir servi de salle seigneuriale : lieu de réception et centre décisionnel du comté. La tour carré est nommée dans les actes médiévaux "tour neuve", ce qui prouve sa construction après celle de l’Arget.

Deux actes du XIIIe siècle nous renseignent sommairement sur le nombre d’enceinte et l’occupation des abords du château et des terrasses en contrebas des tours. Les comtes de Foix possédaient une maison située dans la montée (près de l’actuel tribunal de Foix) qui s’effectuait sensiblement suivant le même chemin qu’aujourd'hui. On accédait au château par deux portes. Le château était protégé par deux enceintes et comptait également dans ses murs une chapelle et plusieurs citernes. Notons qu’au XIIIe siècle, les deux tours du château n’avaient pas de toitures. À cette époque, le château formait une résidence spacieuse pour le comte, sa famille, ses proches et ses hommes de guerre. Les fenêtres sont élargies, les sols carrelés de terres cuites ornées de motifs.

À cette époque, le château dut subir les attaques des croisés lors de la croisade contre les Albigeois (1208-1249). En 1211, le chef des croisés Simon de Montfort met le siège devant Toulouse mais ne parvient pas à prendre la ville. Il décide donc de ravager le comté de Foix voisin et allié de la maison Toulousaine. Mais les croisés ne pénètrent que peu dans le comté de Foix. Ils installent leur quartier d’hiver à Pamiers et opèrent quelques razzias jusqu'à Foix. Mais le château lui même ne fut pas inquiété par ses opérations de faible envergure qui touchèrent surtout les faubourgs de Foix.

Le comté de Foix fut relativement épargné par la croisade dont l’issue fut fatale pour les comtes de Toulouse. Le traité de Meaux-Paris en 1229 amputa le comté de Foix sur sa frange Est, en isolant une seigneurie de Mirepoix et en occupant des positions éparses. En 1241, Roger IV devint comte de Foix à la mort de son père. Sentant que la situation devenait défavorable, il refusa pour la première fois depuis le début de la croisade son soutien militaire au comte de Toulouse, en 1242, précipitant ainsi l'échec de sa dernière révolte. Roger IV se tint éloigné de l'affaire de Montségur.

Le château de la fin du Moyen Âge : de Roger Bernard III à Gaston Fébus

La fin du Moyen Âge fut un temps d’aménagements importants et encore visibles. On entoura la tour de l’Arget d’une chemise probablement à l’époque du conflit entre Roger Bernard III et les rois de France et d’Aragon. On perfectionna la tour du milieu, voûtant les plafonds peut être au début du XIVe siècle comme semble le suggérer le sceau d’Eléonore de Comminges, femme de Gaston II (1315-1342), comte de Foix et mère de Gaston Fébus, placé sur la clé de voûte du premier étage. On ajouta aussi une barbacane et des châtelets sur l’accès donnant sur l’extérieur de la ville, du côté de la route de St-Girons. Le premier châtelet commandait deux échauguettes surveillant la montée. Le châtelet supérieur renforçait une barbacane et la défense des lices, première plateforme intérieure du château. Ces nouvelles constructions alliaient la pierre calcaire du rocher et la brique qui réapparaît au XIVe siècle dans les constructions militaires de la région. Les deux donjons furent dotés d'un crénelage.

Mais surtout, on construisit une troisième et dernière tour durant la première moitié du XVe siècle. Cette tour ronde fut d'emblée conçue comme un bâtiment voué à la résidence plus qu'à la défense : porte au rez-de-chaussée alors que les tours militaires ne connaissent aucune ouverture avant le premier étage, fenêtres largement ouvertes, cheminées et conduits indépendants sur quatre étages, latrines avec conduit d'évacuation, plafonds voûtés. La tour ronde fut un travail d’architecture complexe et coûteux qui fut entrepris sous le règne de Gaston Fébus.

Ce dernier, comte de Foix très puissant de 1343 à 1391 gagna à Launac en 1362 une importante bataille contre la maison rivale d’Armagnac qui lui disputait son héritage de Béarn. Beaucoup de grands seigneurs du Sud-Ouest furent fait prisonnier par les Fuxéens au cours de la bataille et Fébus les fit enfermer au château de Foix en attendant que leurs familles et leurs proches puissent acquitter les rançons qui permettraient de les libérer. Ainsi les comtes d'Armagnac et de Comminges, les seigneurs d’Albret, Jean de la Barte, les seigneurs de Pardalha furent enfermés quelques mois dans les prisons du château de Foix avant d’être transférés vers Pamiers puis vers Mazères pour assouplir leur détention. C’est sans doute avec l’argent des rançons que Fébus réalisa de nombreux travaux et aménagements dans les châteaux qu’il possédait dont celui de Foix.

La tour ronde mesure 32 mètres de haut et ses murs atteignent 4 mètres d'épaisseur. Pour être plus facilement aménagées, les salles sont de plan hexagonal et s’affranchissent de la forme ronde de l’extérieur de la tour. Pour en faire un bâtiment somptueux, on utilisa même des pierres taillées dans une carrière de grès a quelques kilomètres de Foix alors qu’il était plutôt d’usage dans la région de tailler directement les rochers où étaient bâtis les châteaux. Le grès peut être ouvragé beaucoup plus finement que le calcaire du rocher de Foix, il peut même être scié très régulièrement. Pourtant malgré ses aménagements, les comtes de Foix devenus vicomtes de Béarn, de Marsan et de Gavardan et qui vivent à Orthez, délaissent de plus en plus le château lorsqu'ils viennent séjourner dans le pays de Foix, au profit du château de Mazères et du palais des gouverneurs (l'actuel tribunal) situé en contrebas.

Le château-caserne : garnisons et gouverneurs du XVe au XVIIIe siècle

À cette époque le château de Foix n’est pas abandonné pour autant ce qui protégea le bâtiment de la possibilité de s’en servir comme carrière par les habitants de la ville et donc le protégea de la ruine.

Au milieu du XVe siècle, la tour ronde ou une partie de celle-ci servait de dépot pour les archives comtales. Le château fut très vite transformé en caserne et livré à lui-même, ce qui accéléra sa dégradation. En 1570, il y avait huit hommes en garnison dans le château, ce qui peu paraître faible mais aisément compréhensible en l’absence de conflits. Seule la chapelle fut entretenue de façon régulière. Les abords du rocher déjà embroussaillés servaient aux habitants pour faire paître les troupeaux et étendre leurs draps. Le château avait alors piètre allure.

À partir de 1479, le comte de Foix devient roi de Navarre et le dernier d’entre eux, devenu Henri IV, roi de France en 1607, annexe ses terres pyrénéennes à la France. Siège du gouverneur du Pays de Foix depuis le XVe siècle, le château continue à assurer la défense du Pays, notamment pendant les guerres de religion.

Après l'ordre de rasement de Richelieu (1632-1638), le château faillit être démoli mais la décision ne fut jamais appliquée. À cette époque, nombre de châteaux furent rasés car il était trop coûteux de les garder et ces bâtiments pouvaient se révéler dangereux si on ne les contrôlaient pas. C’est ce qui va arriver à un dizaine de châteaux dans la vallée de l’Ariège (dont ceux de Pamiers et de Mazéres).

En 1635 commença, dans le cadre de la guerre de Trente Ans, une guerre contre l’Espagne qui aboutit en 1659 au Traité des Pyrénées et on retrouva une utilité au château de Foix proche de la frontière tout en oubliant l'ordre de démolition. L’ouvrage fortifié demeura ainsi une garnison jusqu’à ce qu’au milieu du XVIIe siècle on commence à y installer plus ou moins régulièrement des prisonniers.

De la prison au Musée départemental

En réalité, le château avait déjà servit de prison au Moyen Âge car les comtes de Foix étaient justiciers. Mais un espace réduit était à cette époque dévolu à cette fonction. À partir du XVIIIe siècle et surtout au début du XIXe siècle, le château et ses tours furent entièrement transformés en prison. À la Révolution, lors de la création du département de l’Ariège, ce pénitencier devint départemental. La prison rassembla alors des personnes qui étaient accusées ou prévenues, en attente de jugement et celles qui étaient condamnées à de courtes peines. L’origine des prisonniers est très disparate : mendiants, bandits de grands chemins, hommes emprisonnés pour délits forestiers.

La fonction de prison conduisit à de nombreuses modifications architecturales du château. Des grilles furent posées sur les ouvertures, des portes de cellules solides furent installées avec des serrures efficaces. On construisit de nouveaux bâtiments sur les terrasses Est pour y abriter l’administration pénitentiaire. Les prisonniers gravèrent des graffitis sur les murs de leurs cellules et on peut encore les observer dans les différentes salles de la tour ronde qui servait de cachots. Les conditions de détentions étaient effroyables. De plus la prison souffrit chroniquement d’une surpopulation et du manque d'espace. Au début du XIXe siècle, les détenus étaient une petite centaine, leur nombre atteint presque 200 en 1859 et le faible nombre de salle ne permettait pas de les séparer selon les crimes et délits commis comme la loi l’imposait. On finit donc par construire une prison moderne dans la ville de Foix et l'on déplaça les prisonniers, créant en 1864 et pour une courte durée un dépôt de mendicité sur le site.

La fin du XIXe siècle connut en Europe un regain d’intérêt pour le Moyen Âge et le patrimoine historique. Le château fut alors classé Monument Historique et restauré sous la direction de Paul Boeswillwald ancien collaborateur de Viollet-le-Duc lors de la restauration de la cité de Carcassonne. Les restaurateurs tentèrent de revenir au monument médiéval ou plutôt à la conception qu’ils en avaient. Le château qui s’offre à nos yeux aujourd’hui est le fruit de cette restauration.

Musée départemental de l’Ariège

Depuis 1930, le château abrite les collections du musée départemental de l’Ariège. Préhistoire, archéologie gallo-romaine et médiévale témoignent de l’histoire de l’Ariège depuis les temps les plus anciens. Actuellement, le musée redéploie les collections autour de l’histoire du site du château s’attachant à restituer la vie à Foix au temps des comtes.

En quittant Foix, on peut apercevoir encore le château qui trône. Photo Réveil FM International

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Saint-Lizier perchée sur une colline escarpée des Pyrénées !

Ses 1 457 habitants sont appelés les Licérois. Saint-Lizier est une commune française, située dans le département de l'Ariège et la région Midi-Pyrénées. Ancienne cité gallo-romaine, Evêché du VIe s. jusqu'à la Révolution, Saint-Lizier posséde de nombreux monuments d'époque romane, témoins de ce passé prestigieux. La Cité est classée parmi les plus beaux villages de France. Elle fait partie également des Grands Sites de Midi-Pyrénées dans le cadre de la "collection Ariège". Situé au pied des Pyrénées, le village est un magnifique belvédère sur les montagnes du Couserans propices à de nombreuses balades et randonnées. Perchée sur une colline escarpée des Pyrénées, la cathédrale Saint-Lizier, inscrite au patrimoine mondial de l’humanité tout comme quatre autres monuments du villages dans le cadre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, a fait la renommée de la petite commune ariégeoise.

L'ancienne cathédrale de Saint-Lizier. Photo Réveil FM International

A l’intérieur de l’enceinte romaine, les ruelles en galets bordées de demeures du XVIIe S ajoutent au charme de la balade.Saint-Lizier est peut-être la ville du département de l'Ariège la plus chargée d'histoire, avec un patrimoine riche.

Saint-Lizier et ses panneaux. Photo Réveil FM International

L'ancienne cathédrale de Saint-Lizier est classée patrimoine mondiale de l'Unesco. Photo Réveil FM International

Pancarte de l'entrée de la cathédrale. Photo Réveil FM International

Les gallets de l'entrée de la cathédrale de Saint-Lizier. Photo Réveil FM International

L'intérieur de l'ancienne cathédrale. Photo Réveil FM International

L'intérieur de l'ancienne cathédrale. Photo Réveil FM International

Ayant déjà un Évêque (Saint Valère) durant le ve siècle, Saint-Lizier est le plus ancien siège épiscopal de l'actuel département de l'Ariège. La commune est nommée ainsi en l'honneur de Glycérius canonisé sous le nom de Saint Lizier, évêque qui participa au Concile d'Agde au vie siècle. L’ancienne cité gallo-romaine des Consoranni devient donc le siège d’un important Évêché à partir du vie siècle. Mais son renouveau, elle le connaît à l’époque romane : deux cathédrales sont alors construites. La véritable, Notre-Dame de la Sède, aujourd’hui dans l’enceinte du Palais des Évêques, et l’église paroissiale du bourg d’en bas, avec son cloître, plus ancienne d’ailleurs, appelée aussi "Cathédrale" (Cathédrale de Saint Lizier) qui abrite son trésor avec la crosse de Saint Lizier du XII°, le buste reliquaire de Saint Lizier. Ce buste, en argent doré ciselé est attribué à Antoine Favier, orfèvre à Toulouse, qui l'aurait réalisé en 1531. Depuis 1998, ces différents monuments sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco au titre des chemins de Saint-Jacques de Compostelle (voie du Pièmont Pyrénéen).

La ville de Saint-Lizier se situe à environ 460 m d'altitude, sur une colline de la rive droite du Salat. Elle se situe en "Pays Couserans" dont elle a été la capitale religieuse.

Saint Lizier comprit, dès le haut Moyen Âge, deux quartiers : en haut, la cité, ceinte de murs gallo-romains; tout autour jusqu'au Salat, le bourg, division conservée jusqu'à nos jours. Face au palais des évêques, Saint-Lizier est dominée par la colline du Marsan et sa chapelle.

Saint Lizier, ville épiscopale et politique, est, à coup sûr, l’une des communes de l’Ariège les plus chargées d’histoire et de patrimoine s’y rattachant.

La Mairie de Saint-Lizier. Photo Réveil FM International

Rue Petite Place des Hommes. Photo Réveil FM International

Rue de l'horloge. Photo Réveil FM International

Palais des Evêques fléché. Photo Réveil FM International

Certains historiens pensent que la ville de Saint Lizier a été fondée en 72 av. J.C. par Pompée de retour d’Espagne. D’autres disent que la Cité a été construite dans l’enceinte d’un Oppidum romain du IIIème siècle avant J.C. Cependant, il semble établi que vers 120 avant J.C., les Consorani peuplent le secteur (d’où le nom de Couserans).

Le Couserans demeura soumis à l’autorité romaine jusqu’au commencement du cinquième siècle, et Saint Lizier a conservé les plus importants vestiges de fortifications gallo-romaines de la région, aux côtés de Saint Bertrand de Comminges

Les historiens sont d’accord pour reconnaître saint-Valère (ou saint Valier) comme premier évêque du Couserans, au cours du Véme siècle. Son successeur fut Glycerius ou Lycerius, qui prit part au concile d’Agde, en 506, où le siège épiscopal est mentionné pour la première fois : c’est donc, le plus ancien siège épiscopal de l’actuelle Ariège. Au moins 77 évêques se sont succédés à Saint Lizier jusqu’à la Révolution (avec une vacance du siège de 1574 à 1581)

Les sarrasins, chassés par Charles Martel auraient, dans leur fuite, brûlé St Lizier en 736, puis, encore en 793…

« Le Couserans, érigé en comté par Charlemagne, appartint à ses évêques, concurremment avec le comte de Comminges. »

La ville de Saint Lizier est avant tout l’épopée de ses évêques qui en feront l’histoire et apporteront le patrimoine que l’on connaît aujourd’hui. XIéme : début de la construction de la cathédrale ND de la Séde et église st Lizier. Sa cathédrale est consacrée en 1117 par Raimond de Durban, évêque de Barbastro, et par Jourdain, évêque du Couserans

Vers 1120, Bernard 1er, comte de Comminges, s’empare de St Lizier, la brûle et emprisonne son évêque, Pierre 1er, avant de la rendre vers 1150. S’ensuit, plus tard, une lutte pour posséder les deux quartiers de la ville par les comtes de Comminges et la seigneurie de Montégut… jusqu’à ce qu’une sentence confirme la souveraineté de l’évêque sur la ville épiscopale : le comte de Comminges devant rendre hommage à l’évêque (jusqu’en 1540, date de la réunion du Comminges et du Couserans à la couronne).

A ce sujet, C. Bourret dans son livre « Les Pyrénées centrales du IXéme au XIXéme siècle » (P. 50) écrit : « L’église romaine dût affronter les convoitises et les ambitions des puissants féodaux pyrénéens. Une « guerre de cent ans » opposa de 1130 à 1230 les comtes de Comminges et les évêques de Couserans pour la cité épiscopale de Saint-Lizier.

Vers 1130, le comte Bernard 1er s’empara de la ville, la pilla, la livra aux flammes, en faisant l’évêque prisonnier. Ces destructions permirent l’essor du bourg voisin et rival, Saint-Girons, favorisé par le comte. Après un répit, le conflit se ralluma en 1177.

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Le Palais des Évêques de Saint-Lizier

Sur la route de St Jacques de Compostelle, le Palais des Évêques domine la cité médiévale de St-Lizier. Vers la fin du Vème siècle, l’Evêché du Couserans reprend les structures d’organisation romaines. Le premier Evêque présumé, Valérius, donna son nom au mont Valier. Mais c’est le deuxième Evêque, Licérius ou Glycérius, qui donna son nom à la cité. L’Evêque du Couserans s’installe à Saint-Lizier, participant au développement de la cité avec des périodes plus ou moins prospères, jusqu’à la Révolution. L’Evêché est supprimé sous le Concordat en 1801. Le Palais des Evêques devient alors propriété du Conseil Général et connaît différentes affectations (prison, dépôt de mendicité). .

Le parking qui jouxte l'entrée de la Résidence du domaine Palais des Evêques. Photo Réveil FM International

Le Palais des Evêques devenu depuis un musée départemental. Photo Réveil FM International

Transformé en maison départementale de santé à partir de 1838, il connaît différentes transformations. L’hôpital resta en ces lieux jusqu’en 1969, date à laquelle, pour le besoin de nouvelles thérapies et de locaux adaptés aux soins modernes, il fut transféré sur l’autre rive du Salat dans de nouveaux bâtiments. Ainsi, par ses nombreux vestiges, ce site a l’extraordinaire qualité de proposer une découverte à travers les âges : la période antique grâce à son rempart, le Moyen-Age jusqu’au XVIIIe siècle, à travers la Cathédrale Notre Dame de la Sède et le palais épiscopal qui fut la résidence des évêques, les périodes moderne et contemporaine grâce à l’histoire de l’hôpital psychiatrique.

Au Moyen-âge, les chantiers de construction des lieux de cultes permirent l'édification d'une part de la cathédrale Notre Dame de la Sède avec le chapitre des Chanoines, et d'autre part, l'église de St Lizier, à mi-chemin de la ville haute et du faubourg industrieux de la ville basse.

Cette église conserve de belles fresques datant de l'époque romane ainsi qu'un cloître attenant au sud-ouest. L'urbanisation s'effectua entre le palais et l'église puis s'étendit sur les pentes est, en faubourg, jusqu'au bord du Salat, rivière au cours torrentiel non navigable mais utilisée pour les moulins.

L'opulence de la ville vint d'abord de l'évêché constitué de deux chapitres unifiés au départ puis, très vite en concurrence jusqu'au XVIIème siècle. Les campagnes d'extension, d'embellissement et de reconstruction du site du Palais sont à rechercher en mettant en relation l'histoire de la ville, de l'évêché et de l'église d'en bas.

Le palais participait à la vie de la cité qui s'embellît de maisons de Chanoines dont les ouvertures des façades rythment le parcours. Jusqu'à la Révolution, l'activité de l'Evêché et de son domaine agricole propre dynamise le village. En 1566, la fondation de l'hôtel Dieu par l'évêque Hector d'Ossun conforta Saint-Lizier dans sa mission spirituelle et sociale. C'est dans ce bâtiment qu'est conservée la pharmacie datant du XVIIIème siècle

Le musée du Palais des Evêques. Photo Réveil FM International

La maquette du musée restaurée. Photo Réveil FM International

Objets gallo-romain. Photo Réveil FM International

Sculpture gallo-romaine. Photo Réveil FM international

Sculpture datant de l'époque gallo-romaine. Photo Réveil FM International

Une tombe de l'époque gallo-romaine. Photo Réveil FM International

Les diverses clés de l'époque. Photo Réveil FM International

L'histoire de la France placardée sur le mur de la clôture

Charlemagne, roi des Francs est sacré Empereur à la Basilique Saint Pierre de Rome par le pape Léon III à la Noël 800. Photo Réveil FM International

Hugues Capet sacré roi des Francs le 3 juillet 987. Photo Réveil FM International

Vue du dôme de l'ancienne cathédrale. Photo Réveil FM International

Depuis la cour intérieure la vue de la cathédrale. Photo Réveil FM International

1096 agrandissement de la cathégrale de Saint-Lizier. Photo Réveil FM International

La croisade des Albigeois (1208-1249) (ou croisade contre les Albigeois) est une croisade proclamée par l'Église catholique contre l'hérésie, principalement le catharisme et dans une faible mesure le valdéisme. Dès le XIIe siècle, les textes de l'époque parlent d'hérésie albigeoise sans que cette région soit plus cathare que ses voisines. Photo Réveil FM International

Au Moyen Âge, Montségur et sa région, passeront successivement de la domination des comtes de Toulouse, à celle des vicomtes de Carcassonne, et enfin celle des comtes de Foix. Trois forteresses se succèderont au sommet de la montagne (appelée aussi pog ou pech) qui surplombe le village actuel. De la première forteresse, on ne sait peu de choses si ce n'est qu'elle était en ruines aux alentours de 1204. La suivante fut celle de la période cathare. Le village appelé "Castrum" était à cette époque au sommet de la montagne, dans la forteresse. En juillet 1241, un premier siège eut lieu, mais la forteresse ne fut pas prise. Après un siège de 10 mois en 1244, le village fut détruit. Photo Réveil FM International

L'asile aux fous transformé en salle d'exposition. Photo Réveil FM International

1598 Henri IV signe l'Edit de Nantes qui accorde la liberté religieuse aux protestants. Photo Réveil FM International

1689, achevement de la galérie de s glaces à Versailles. Photo Réveil FM International

1715, mort de Louis XIV. Photo Réveil FM International

Vue de Saint-Lizier à partir du Belvedère. Photo Réveil FM International

Vue rapprochée de la ville de Saint-Lizier. Phto Réveil FM International

1751, publication de l'Encyclopédie de Diderot. Photo Réveil FM International

1889, exposition universelle à Paris, construction de la tour Eiffel. Photo Réveil FM International

1944, débarquement en Normamdie, la libération de la France par des alliés. Photo Réveil FM International

1969, Neil Armstrong marche sur la lune. Photo Réveil FM International

1989, chute de mur de Berlin. Photo Réveil FM International

2011, réouverture du Palais des Evêque au public. Photo Réveil FM International

Le site du Palais des Evêques comprend un vaste parc dans lequel prennent place différents témoignages architecturaux du passé :

Le rempart Joyau archéologique de la cité des Consoranni, dont il constitue le vestige architectural le plus important, le rempart de Saint-Lizier est conservé sur la quasi-totalité de son tracé à l'exception d'un tronçon au Nord, en mauvais état et qui tomba lors d'un tremblement de terre en 1852. Il date de la fin de l’Antiquité et se poursuit dans la cité.

Le belvédère reste un des rares témoins de l’asile d’aliénés. La vision du paysage était partie intégrante du dispositif de soins donné aux malades, avant la découverte des neuroleptiques vers 1952. Aider, soulager, mais aussi surveiller et reléguer ceux susceptibles de ne pouvoir participer ou perturber la vie sociale fut la mission du site du Palais des Evêques jusqu'en 1969.

Le bâtiment des femmes Construit à la fin du XIXème siècle, le bâtiment des femmes intégra dans son agencement l'ancien Château de Biros. De nouveaux bâtiments trouvèrent place au fur et à mesure du développement de cet hôpital, accueillant un nombre de malades de plus en plus important provenant souvent de la région parisienne et de Toulouse, en raison du moindre coût des journées. La salle capitulaire Lieu de réunion des chanoines du chapitre de la cathédrale Notre Dame de la Sède, la salle capitulaire fut intégrée au XIXe siècle à une construction destinée à abriter des cellules pour les malades agités, pensionnaires de la maison départementale de Santé.

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lundi 20 octobre 2014

RDC: A l'ONU-Genève, le Haut-Commissaire aux droits de l'homme condamne l'expulsion du principal responsable des droits de l'homme

Scott Campbell, le directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme, persona non grata en République démocratique du Congo

Avec le régime d'alias Joseph Kabila, la liberté d'expression est inexistante pour les Congolais y compris pour les agents des Nations-Unies accrédité en RDC. Seule la voix d'alias Joseph Kabila, ses apparatchiks, thuriféraires et mammouths joséphistes comptent. La dictature outrancière du régime a menacé et expulsé Scott Campbell. Vingt quatre heures après la publication du rapport du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme(BCNUDH) mettant en cause le comportement des éléments de la Police Nationale Congolaise lors de l’opération Likofi contre les jeunes désœuvrés communément appelés » Kuluna » à Kinshasa, le gouvernement de la RDC par l’entremise de son ministre de l’Intérieur a pris une décision déclarant persona non grata le Directeur pays du BCNUDH, Scott Campbell. Ce dernier a quitté Kinshasa le vendredi soir. La France avait réagi le vendredi matin. Elle avait dit regretter la décision des autorités congolaises qui risque, selon le quai d’Orsay, de porter atteinte à la crédibilité des efforts entrepris pour améliorer la situation des droits de l’homme dans le pays. Nous publions le communiqué de presse du Haut-Commissaire aux droits de l'homme, qui est parvenu à la Rédaction de Réveil FM International , il y a quelques minutes.

GENÈVE (Publié tel que reçu) – Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme des Nations Unies, Zeid Ra'ad Al Hussein, a déclaré dimanche qu'il regrettait et condamnait la décision du gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) d'expulser représentant dans le pays et les actes d'intimidation dont sont victimes d'autres employés des droits humains en RDC.

«Non seulement a-t-on demandé à Scott Campbell, mon très expérimenté et respecté représentant en RDC, de partir, mais, ces derniers jours, deux autres membres du personnel travaillant dans son équipe ont été sérieusement menacés. C'est inacceptable ", a déclaré Zeid.

La décision de déclarer Scott Campbell, le directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme, persona non grata a été initialement rendue publique par le ministère de l'Intérieur jeudi, au lendemain de la publication d'un rapport de l'ONU* détaillant de graves violations des droits de l'homme par les forces de sécurité congolaises dont le ministère est responsable. La décision a été officiellement confirmée par le ministère des Affaires étrangères vendredi, en dépit des efforts déployés par Martin Kobler, le chef de la mission de l'ONU en RDC (MONUSCO), afin de convaincre le gouvernement de reconsidérer sa décision.

Le rapport, basé sur les enquêtes menées par le Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme, documente la mort d'au moins neuf civils et la disparition forcée d'au moins 32 autres par des agents de la Police nationale congolaise. Il a été partagé avec les ministres de l'Intérieur et de la Justice et Droits de l'Homme le 18 Août. Les commentaires du ministre de l'Intérieur ont été annexés à la version publiée du rapport.

"Le rapport a été publié conjointement par la MONUSCO et mon bureau", a déclaré Zeid. "Je me joins entièrement à M. Kobler afin de supporter ses conclusions et recommandations. Le rapport décrit un ensemble de violations très graves, y compris des exécutions sommaires et extrajudiciaires et des disparitions forcées, commises contre des civils par les forces de sécurité congolaises. Le gouvernement de la RDC devrait enquêter sur ses conclusions profondément troublantes et poursuivre les auteurs présumés en justice plutôt que de chercher à punir le chef de l'équipe qui a fait les recherches et produit le rapport ".

«Au cours des dernières années, le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l'homme en RDC, sous la direction de M. Campbell, a été à l'avant-garde de la lutte pour promouvoir et protéger les droits de l'homme et combattre l'impunité», a déclaré le Haut-Commissaire. "Le fait que le travail du Bureau, mandaté par le Conseil de sécurité, a conduit à ces actes de représailles est un développement très inquiétant."

Le Haut-Commissaire a exhorté le gouvernement de la RDC à reconsidérer sa décision au sujet de M. Campbell, à enquêter sur les menaces et intimidations continues contre les autres membres du personnel des droits de l'homme des Nations Unies, et à traduire en justice les responsables. « Au travers de ces actes de représailles, les autorités congolaises risquent de mettre en péril des années d'efforts du personnel des droits de l'homme de l’ONU et de certains secteurs des autorités congolaises pour aider les victimes de violations des droits de l'homme et renforcer l'état de droit», a déclaré Zeid.

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RDC: Les droits de l'homme foulés aux pieds par le régime d'alias Joseph Kabila. Le Rapport de l'ONU accablant sur l'opération "Likofi"

Que peut-on attendre des loubards impayés, drogués, instrumentalisés en habits de la police, à qui on a pris d'alléguer que les Citoyens sont des ennemis ? Bavures et exactions ! Photos Réveil FM International, archives

Doit-on s'offusquer aujourd'hui de l'expulsion de Scott Campbell, chef du bureau de l’ONU pour les droits de l’homme en RDC, à cause de son rapport sur la fameuse opération "Likofi" ? Ce rapport accable encore une fois la police congolaise aux ordres d'alias Joseph Kabila, accusée d'exactions lors d'une opération coup de poing pour traquer les délinquants de Kinshasa entre novembre 2013 et février 2014. Si Scott Campbell ne travaillait pas pour les Nations unies et qu'il avait le malheur d'être congolais, c'est dans un cercueil qu'on l'aurait retrouvé. Qui a oublié que Floribert Chebeya, l'icône des droits de l'homme en RDC, avait recueilli suffisamment d'éléments prouvant l'implication du bataillon Simba, alors dirigé par le général Numbi, dans les massacres de 2007 et 2008 au Bas-Congo de plus de 300 personnes, principalement des adeptes du mouvement politico-religieux Bundu Dia Kongo, tuées par la même police de l'opération "Likofi". Pour légitimer un régime sanguinaire et tortionnaire, Albert II, à l'époque Roi des Belges a accepté de participer aux festivités du cinquantenaire de l’indépendance au 30 juin 2010, sans piper un mot aux imposteurs de Kinshasa, qui venaient d'assassiner deux hommes, quelques jours auparavant, au poste de police: Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, deux activistes de l'ONG la "Voix des Sans Voix". Le régime de Kinshasa d'alias Joseph Kabila est pire que le Daech que la communauté internationale combat en Irak. Alias Joseph Kabila soutenu par la mafia internationale jouit d'une impunité innommables. Combien des rapports sur les atteintes massives aux droits de l'homme en République démocratique du Congo ? L'illégitime "président" de la République démocratique du Congo nargue le monde entier, tue, assassine, zigouille, expulse qui il veut. Sans foi ni loi, alias Joseph Kabila, malgré ses treize ans de calamités à la tête du Congo, veut tripatouiller la Constitution pour un troisième mandat en 2016, qui peut lui en empêcher ? Personne !

Voici le rapport de Scott Campbell, chef du bureau des droits de l'homme, expulsé de Kinshasa, qui a éclaboussé le régime d'alias Joseph Kabila. Selon ce rapport, au moins neuf personnes ont été exécutées par balles et trente-deux personnes sont toujours portées disparues. Pour Kinshasa, c'en est trop. Le ministre congolais de l’Intérieur, Richard Muyej, a demandé jeudi 16 octobre le départ du chef du bureau de l’ONU pour les droits de l’homme en RDC, Scott Campbell qui a quitté Kinshasa.

I. Résumé

1. Ce rapport du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH)1 porte sur les violations graves des droits de l’homme, à savoir des exécutions sommaires et extrajudiciaires et des disparitions forcées, commises à l’encontre de civils par des agents de la Police nationale congolaise (PNC) dans le cadre de l’opération « Likofi ». Cette opération avait pour but de lutter contre la délinquance à Kinshasa et a été menée entre le 15 novembre 2013 et le 15 février 2014.

1 Le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH), établi en février 2008, est composé de la Division des droits de l’homme de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et du Bureau du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme en République démocratique du Congo (HCDH-RDC).

2 Voir la liste détaillée des cas en annexe de ce rapport.

3 Voir Communiqué de presse, 27 novembre 2013, « RDC : l’UNICEF et la MONUSCO s’inquiètent des rapports sur la disparition et l’assassinat de jeunes et d’enfants à Kinshasa ».

4. La liste détaillée des cas d’exécutions sommaires et extrajudiciaires et de disparitions forcées a été transmise par le BCNUDH au Ministre de la Justice et Droits humains par lettre envoyée le 2 juin 2014.

5. « Likofi » signifie « Coup de poing » en langue Lingala.

6. Voir l’article « Éradication du phénomène « Kuluna » : aller jusqu’au bout », publié par le journal « Le Potentiel » le 23 novembre 2013. Voir aussi l’article publié par Jeune Afrique, « RDC : opération coup de poing contre les « kulunas » de Kinshasa », 29 novembre 2013, disponible sur le site : http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20131129120258/.

2. A l’issue de plusieurs enquêtes conduites depuis la mi-novembre 2013 et sur la base d’informations corroborées au cours desdites enquêtes, le BCNUDH est en mesure de confirmer que l’opération « Likofi » a fait au moins 41 victimes de sexe masculin. Parmi elles, neuf ont fait l’objet d’exécutions sommaires, et 32 de disparitions forcées. Ces violations auraient été commises par des agents de la PNC2. Ayant été informé de nombreuses allégations de violations des droits de l’homme qu’il n’a pas été en mesure de confirmer, le BCNUDH estime que le nombre total de victimes pourrait être beaucoup plus élevé. Les chiffres présentés dans ce rapport ne comprennent donc que les cas recensés et vérifiés par le BCNUDH dans certaines communes de la ville de Kinshasa.

3. Les Nations Unies ont exprimé publiquement3 leurs préoccupations concernant ces graves allégations de violations des droits de l’homme et ont partagé les informations à leur disposition avec les autorités congolaises4.

4. Le rapport formule des recommandations visant notamment à diligenter des enquêtes indépendantes et impartiales et, si les éléments constitutifs des crimes sont réunis, à traduire les auteurs présumés en justice.

II. Introduction

5. Le 15 novembre 2013, le Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières a annoncé publiquement le lancement de l’opération « Likofi »5 visant à éradiquer la délinquance dans la ville de Kinshasa. Selon plusieurs articles publiés dans les médias6, cette opération a fait suite à une décision du Conseil supérieur de défense lors de réunions qui se sont tenues à Kinshasa et à Lubumbashi les 26 octobre et 6 novembre 2013.

6. Cette opération a été menée par des agents de la PNC sous un commandement alterné de 15 jours entre l’Inspecteur provincial de la police de Kinshasa, le Général Célestin Kanyama Tshishiku, et le Commandant de la Légion nationale d’intervention (LENI), le Général Seguin Ngoy Sengelwa.

Elle aurait été organisée en différentes phases. L’opération « Likofi I », lancée le 15 novembre 2013, aurait visé à traquer les « kulunas »7, tandis que l’opération « Likofi II », qui aurait pris le relais du 15 décembre 2013 au 15 février 2014, aurait eu pour objectif, en plus de la traque des « kulunas », de poursuivre les bandits opérant en tenue policière ou militaire. En outre, le 25 février 2014, lors d’un point de presse à Kinshasa, le Ministre de l’Intérieur a annoncé une opération « Likofi plus »8, mais le BCNUDH n’a pu confirmer si cette opération a été effectivement lancée.

7 Le terme « kuluna » désigne un criminel ou un groupe de criminels à l’origine de divers actes criminels graves (notamment des meurtres et des viols), souvent commis à l’arme blanche.

8. L’opération « Likofi plus » aurait eu pour but, outre sa mission principale de traque des « kulunas », de lutter contre de nouvelles formes de banditisme que connaît la ville de Kinshasa, tels que les braquages d’institutions financières ou bancaires.

9. Il s’agissait d’informations sur l’identité de présumés « kulunas » et sur des actes criminels qu’ils auraient déjà commis. Certains auraient été répertoriés sur un fichier de criminels qui aurait permis aux agents de la police de traquer lesdits bandits.

10. Il s’agirait de personnes qui auraient été arrêtées sans raison valable.

11. Voir la liste des cas en annexe de ce rapport.

12. Les enquêtes se sont déroulées conformément aux méthodes de collecte et de vérification d’informations relatives aux violations des droits de l’homme propres au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.

13. L’équipe du BCNUDH s’est vu refuser à plusieurs reprises l’accès à la morgue de l’Hôpital général de référence de Kinshasa (HGRK) gardée par des contingents militaires et policiers. De plus, le BCNUDH a reçu une information selon laquelle une injonction aurait été donnée par le gouvernorat, qui administre la morgue de l’HGRK, pour restreindre l’accès des observateurs et/ou activistes des droits de l’homme à la morgue.

7. Selon des sources policières concordantes, l’opération « Likofi » aurait été menée sur la base d’informations9 fournies par des agents de la police en charge des renseignements et par des indicateurs en ce qui concerne l’identité de présumés « kulunas ». Ces indicateurs ont parfois accompagné les agents de police pour procéder aux arrestations. Dans certains cas, l’opération aurait donné lieu à de véritables rafles, sans identification préalable des personnes arrêtées10. Les informations à la disposition du BCNUDH sur les cas qui ont pu être vérifiés n’indiquent pas que les victimes étaient armées, ou représentaient une menace ou un danger lors de leur interpellation. Le BCNUDH a également reçu des allégations faisant état, durant l’opération « Likofi », de disparitions de personnes détenues dans des centres de détention de Kinshasa alors même qu’elles avaient été arrêtées bien avant le début de l’opération.

III. Méthodologie et difficultés rencontrées

8. Le BCNUDH a entrepris plusieurs enquêtes sur des allégations de violations des droits de l’homme dès le début de l’opération « Likofi ». Dans ce contexte, les officiers des droits de l’homme du BCNUDH se sont entretenus avec plus de 70 victimes et témoins de violations des droits de l’homme, ainsi qu’avec des employés de centres de santé et d’hôpitaux, des responsables de la police et des représentants de la société civile, dans le but de recueillir le plus d’informations possible sur les allégations de violations des droits de l’homme dont ils avaient été informés.

9. Seuls les cas confirmés11 et corroborés par plusieurs sources, selon la méthodologie du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme12, ont été inclus dans ce rapport. Le nombre de violations pourrait être beaucoup plus élevé dans la mesure où les officiers du BCNUDH n’ont pas été en mesure de vérifier plusieurs allégations en raison de diverses difficultés, notamment d’accès à certains sites13 et de la réticence de plusieurs proches de victimes et témoins à donner des informations par crainte de représailles.

IV. Cadre légal

10. Les exécutions sommaires et extrajudiciaires14 et les disparitions forcées15 auxquelles ce rapport fait référence sont constitutives de violations des droits humains, notamment les droits à la vie, à l’intégrité physique et à la liberté et à la sécurité de la personne. L’ensemble de ces droits sont garantis et protégés par divers instruments internationaux et régionaux, tels que la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH)16, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP)17 et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP)18. Bien que la RDC n’a pas ratifié la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, les droits violés par les disparitions forcées sont garantis par les instruments juridiques internationaux visés plus haut et, à ce titre, l’Etat de la RDC a l’obligation de les respecter et de les protéger. En outre, des recommandations ont été émises par le Comité des droits de l’homme et le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires visant notamment à la ratification par la RDC de la Convention, à l’adoption de mesures préventives contre les disparitions forcées et à la sanction de tels actes19.

14. Selon les travaux du Rapporteur spécial des Nations Unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, les cas d’exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires recouvrent tous les actes et omissions des agents de l’Etat qui constituent une violation du droit généralement reconnu à la vie énoncé dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

15. La Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées a été adoptée le 20 décembre 2006 par l’Assemblée générale des Nations unies et est entrée en vigueur le 23 décembre 2010. Selon l’article 2, « on entend par « disparition forcée » l’arrestation, la détention, l’enlèvement ou toute autre forme de privation de liberté par des agents de l’État ou par des personnes ou des groupes de personnes qui agissent avec l’autorisation, l’appui ou l’acquiescement de l’État, suivi du déni de la reconnaissance de la privation de liberté ou de la dissimulation du sort réservé à la personne disparue ou du lieu où elle se trouve, la soustrayant à la protection de la loi ».

16. L’article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) dispose que « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne » et l’article 5 prévoit que : « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ».

17. Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), auquel a accédé la République du Zaïre en 1976, garantit notamment le droit à la vie (art.6), le droit à l’intégrité physique et l’interdiction de la torture et des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (art.7) et le droit à la liberté et sécurité de la personne (art.9).

18. La Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), adoptée le 2 juin 1987 à Nairobi et ratifiée par la République du Zaïre en 1987, prévoit le droit au respect de la vie et à l’intégrité physique et morale de la personne (art.4), nul ne pouvant être arbitrairement privé de ce droit. La Charte prévoit également l’interdiction des peines et traitements cruels, inhumains ou dégradants (art.5), ainsi que le droit de tout individu à la liberté et à la sécurité de sa personne (art.6).

19. Voir Observations finales du Comité des droits de l’homme, République démocratique du Congo, 26 avril 2006, CCPR/C/COD/CO/3, para.15 et Rapport de mission du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires en RDC, A/HRC/19/58/Add.3, 20 Janvier 2012, para.100(b).

20. Selon l’article 7 (1) du Statut de Rome, « on entend par crime contre l’humanité l’un quelconque des actes ci-après lorsqu’il est commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque ».

11. Les violations des droits de l’homme documentées dans le présent rapport, notamment les exécutions sommaires et extrajudiciaires et les disparitions forcées peuvent, de par leur type et leur nature, constituer des crimes contre l’humanité au sens de l’article 7 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI), qui a été intégré dans le droit interne de la RDC20. En outre, certaines des violations des droits de l’homme exposées dans ce rapport peuvent être assimilées à des crimes selon le droit pénal congolais, notamment le meurtre, qui constitue un crime passible d’une peine d’emprisonnement.

12. La Constitution de la RDC du 18 février 2006 garantit également le respect de ces droits. Plus spécifiquement, l’article 16 de la Constitution dispose notamment que : « La personne humaine est sacrée. L’Etat a l’obligation de la respecter et de la protéger. Toute personne a droit à la vie, à l’intégrité physique ainsi qu’au développement de sa personnalité dans le respect de la loi, de l’ordre public, du droit d’autrui et des bonnes mœurs. Nul ne peut être tenu en esclavage ni dans une condition analogue. Nul ne peut être soumis à un traitement cruel, inhumain ou dégradant. Nul ne peut être astreint à un travail forcé ». Les articles 17 et 18 de la Constitution ont trait au respect de la liberté individuelle et des droits de la personne arrêtée et détenue. Les personnes ne peuvent en effet être arrêtées que conformément aux procédures établies par la Constitution et les Codes pénal et de procédure pénale. Cela implique que les individus concernés doivent être informés des raisons de leur arrestation, doivent pouvoir entrer immédiatement en contact avec leur famille ou conseil juridique et être traduits dans les plus courts délais devant un juge.

13. Les missions de la PNC sont définies par la Loi organique nº11/013 du 11 août 2011 portant organisation et fonctionnement de la PNC21. Par ailleurs, les dispositions de la Loi organique nº11/013 prévoient que la police ne peut avoir recours à la force qu’en cas de nécessité absolue et uniquement pour atteindre un objectif légitime, et qu’en tout état de cause, l’usage de la force doit respecter les principes de proportionnalité et de progressivité22. En outre, le recours à la force et l’utilisation d’armes à feu par les responsables de l’application des lois sont également encadrés par les Principes de base sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les responsables de l’application des lois, adoptés par le 8ième Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et le traitement des délinquants23. En effet, il y a lieu de citer le rapport du Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires de 200624, qui précise les bases et le contenu des normes de droit international en matière d’utilisation par la police de la force létale. En plus des Principes de base mentionnés, il cite le Code de conduite pour les responsables de l’application des lois25. Dans ce rapport de 2006, le Rapporteur spécial explique que les normes de droit international en la matière font référence au caractère proportionnel et nécessaire de l’usage de la force.

21 En vertu des dispositions de cette Loi, l’article 9 dispose que « les agents de police ne peuvent faire usage d’armes à feu que sur réquisition préalable de l’autorité légalement responsable du maintien de l’ordre ». L’article 10 de cette même Loi prévoit que « La police nationale vérifie systématiquement la légalité des opérations qu’elle se propose de mener ».

22. Articles 8 et 9 de la Loi organique nº11/013 portant organisation et fonctionnement de la PNC.

23. Le principe 5 des dispositions générales prévoit que, lorsque l’usage légitime de la force ou l’utilisation des armes à feu est inévitable, « les responsables de l’application des lois s’efforceront de ne causer que le minimum de dommages et d’atteintes à l’intégrité physique et de respecter et de préserver la vie humaine ». Selon le principe 7, « Les gouvernements feront en sorte que l’usage arbitraire ou abusif de la force ou des armes à feu par les responsables de l’application des lois soit puni comme une infraction pénale, en application de la législation nationale ». En vertu des dispositions spéciales, le principe 9 dispose que « les responsables de l’application des lois ne doivent pas faire usage d’armes à feu contre des personnes, sauf en cas de légitime défense ou pour défendre des tiers contre une menace imminente de mort ou de blessure grave, ou pour prévenir une infraction particulièrement grave mettant sérieusement en danger des vies humaines ».

24. 61ème Session de l’Assemblée générale, A/61/311, para. 33-45.

25. Voir Résolution 34/169 de l’Assemblée générale du 17 décembre 1979.

26. Les résumés des cas documentés par le BCNUDH sont repris en annexe de ce rapport.

V. Violations des droits de l’homme commises dans le cadre de l’opération « Likofi »

14. Le BCNUDH a été informé de nombreuses allégations d’exécutions sommaires et extrajudiciaires et de disparitions forcées qui auraient été commises dans le cadre de l’opération « Likofi », et est en mesure de confirmer les violations suivantes26:

- Exécutions sommaires et extrajudiciaires

15. Les enquêtes menées par le BCNUDH ont permis de confirmer des exécutions sommaires et extrajudiciaires à l’encontre d’au moins neuf hommes, dont un mineur, dans plusieurs communes de la ville de Kinshasa, à savoir Bumbu, Selembao, Limete, Ngiri-Ngiri, Ngaliema, Lingwala et Kalamu, entre les 19 et 27 novembre 2013. Au vu des cas documentés par le BCNUDH27, les exécutions sommaires et extrajudiciaires ont été commises par armes à feu. Il ressort de ces cas, que les victimes ont reçu au moins une balle dans le dos et/ou dans l’entrejambe et/ou à l’abdomen et/ou dans la tête. L’âge des victimes serait compris entre 17 et 30 ans. Parmi ces vicitmes, le BCNUDH a pu identifier des petits commerçants, un pêcheur, un jeune diplômé, un joueur de football, un menuisier et un travailleur dans une cabine téléphonique.

27. Voir la liste des cas d’exécutions sommaires et extrajudiciaires en annexe du présent rapport.

28. L’équipe du BCNUDH s’est vu refuser à plusieurs reprises l’accès à la morgue de l’Hôpital général de référence de Kinshasa (HGRK) gardée par des contingents militaires et policiers. De plus, le BCNUDH a reçu une information selon laquelle une injonction aurait été donnée par le gouvernorat, qui administre la morgue de l’HGRK, pour restreindre l’accès des observateurs et/ou activistes des droits de l’homme à la morgue.

29. Bien que l’opération « Likofi » ait officiellement pris fin le 15 février 2014, le BCNUDH a continué d’enregistrer des cas similaires de disparitions forcées après cette date.

30. Voir la liste détaillée des cas des disparitions forcées en annexe du présent rapport.

16. Les officiers des droits de l’homme du BCNUDH ont constaté un modus operandi récurrent en ce qui concerne les exécutions sommaires et extrajudiciaires qu’ils ont pu documenter. Elles auraient été commises par des agents de la PNC, portant des cagoules, certains munis d’armes à feu, et se déplaçant à bord de véhicules de type jeep sans plaque d’immatriculation. La majorité des victimes auraient été tuées dans leur quartier, parfois à la sortie de leur domicile.

17. Il est à noter que plusieurs hommes ont été tués après avoir été arrêtés par des policiers dans le cadre de l’opération « Likofi ». A titre d’exemple, dans un cas documenté par le BCNUDH, le 24 novembre 2013, dans la commune de Bumbu, un homme a été arrêté et détenu par des agents de la PNC dans un cachot du commissariat de ladite commune avant d’en être extrait et d’être tué par balle par des policiers. Le 19 novembre 2013, un homme a été arrêté par des agents de police dans la commune de Limete, puis conduit dans la commune de Barumbu par ces mêmes agents où il a été tué par balle.

18. Les corps des victimes ont été, pour la plupart, récupérés par des agents de la police des commissariats de leur lieu d’habitation, tôt le matin, pour être emportés ensuite à bord d’un véhicule à la morgue de l’Hôpital général de référence de Kinshasa (HGRK). Selon certaines sources crédibles, plusieurs dizaines de corps auraient été entreposées à la morgue. Le BCNUDH a tenté à plusieurs reprises de s’y rendre, mais a eu des difficultés à accéder à la morgue28.

- Disparitions forcées

19. Depuis le lancement de l’opération « Likofi », le BCNUDH a documenté les cas de 32 victimes de disparitions forcées, dont trois mineurs. Ces violations auraient été perpétrées par des agents de la PNC entre le 18 novembre 2013 et le 25 février 201429, dans les communes de Kisenso, Mont-Ngafula, Limete, Lingwala, Ngaba, Kalamu, Makala, Masina, et Lemba. Au vu des informations recueillies par le BCNUDH30, il y aurait eu parmi les victimes des étudiants ou élèves, des journaliers de certaines entreprises et des vendeurs en tout genre. L’âge des victimes serait compris entre 16 et 44 ans.

20. Le modus operandi est globalement le même pour tous les cas et est semblable à celui observé pour les cas d’exécutions sommaires et extrajudiciaires enregistrés par le BCNUDH. La plupart des victimes auraient été interpellées à leur domicile, tard dans la soirée ou durant la nuit, par des agents de la PNC portant des cagoules, munis d’armes à feu et se déplaçant à bord de véhicule de type jeep sans plaque d’immatriculation. Les victimes auraient été pour la plupart menottées et ligotées avant d’être embarquées de force à bord de ces mêmes véhicules. Selon les informations recueillies par le BCNUDH, certaines victimes auraient d’abord été conduites et détenues dans des cachots situés dans des commissariats ou sous-commissariats de la PNC avant d’en être extraites et de disparaître.

21. Il est à noter que, dans certains cas, selon les témoignages recueillis, les agents de la police auraient été accompagnés d’indicateurs pour les aider à identifier les victimes. Le BCNUDH a pu confirmer deux cas, datant du 11 février 2014, dans la commune de Lemba, où les agents de la PNC seraient arrivés à la maison des victimes en compagnie d’un indicateur. Dans la plupart des autres cas, les victimes semblent avoir été interpellées de manière indiscriminée sans procédure d’identification préalable.

22. Dans tous les cas documentés par le BCNUDH, les familles et proches des victimes ont effectué des recherches auprès des autorités, notamment policières, pour tenter de localiser leurs proches dont ils étaient sans nouvelles et se sont rendus dans plusieurs lieux de détention de la ville de Kinshasa à cette fin, mais leurs recherches n’ont pas abouti à leur localisation.

VI. Identification des auteurs présumés

23. Selon l’ensemble des informations recueillies par le BCNUDH, les violations des droits de l’homme répertoriées dans le présent rapport auraient été commises par des agents de la PNC31, notamment des unités spécialisées de la Légion nationale d’intervention (LENI)32 et du Groupe mobile d’intervention (GMI)33, qui se trouvaient sous le commandement alterné tous les 15 jours du Général Célestin Kanyama Tshishiku, Inspecteur provincial de la police de Kinshasa34et ex-Commandant de l’Etat-major de police du district de Lukunga35, et du Général Seguin Ngoy Sengelwa, Commandant de la LENI.

31. L’opération « Likofi » aurait été menée par environ 280 hommes, dont 60 hommes par district de police (commissariat) et 40 hommes des services de renseignements de la Police.

32. La Légion nationale d’intervention (LENI) est une réserve générale d’intervention de la police nationale et intervient en renfort des commissariats provinciaux lors d’émeutes ou de toutes autres opérations de police (art. 20 du Décret n°13/017 du 6 juin 2013 déterminant l’organisation et le fonctionnement du Commissariat général de la Police nationale congolaise). Elle a une compétence territoriale nationale.

33. Le Groupe mobile d’intervention (GMI) intervient dans les mêmes circonstances que la LENI, mais a une compétence territoriale limitée.

34. L’Inspection provinciale de la police de Kinshasa (IPKin) est basée au camp militaire Lufungula dans la commune de Lingwala.

35. Le district de Lukunga comprend les communes de Barumbu, Gombe, Kinshasa, Kintambo, Lingwala et Ngaliema.

36. Il s’agit de colonels, de commandants et de capitaines.

24. Des sources concordantes ont fait part de l’implication d’un haut-gradé de la police de Kinshasa, et de plusieurs officiers de police36 dans les exécutions sommaires et extrajudiciaires et les disparitions forcées qui auraient été commises durant l’opération « Likofi ». Selon ces mêmes sources, il s’agirait d’officiers de plusieurs unités de la PNC, notamment du Groupe mobile d’intervention de Kinshasa Ouest (GMI Kin-Ouest), du Groupe mobile d’intervention de Kinshasa Est (GMI Kin-Est), d’un commissariat de police à Kingabwa et de la LENI, qui auraient agi sur ordre de ce haut-gradé.

25. Ces personnes auraient été impliquées à différents niveaux de l’opération dans plusieurs cas, notamment durant la phase II37, qui, selon des sources crédibles, se serait déroulée comme suit : des agents de la PNC désignés pour exécuter l’opération auraient eu pour tâche d’arrêter les présumés « kulunas » pour les amener au commissariat ou sous-commissariat le plus proche. Des agents « exécuteurs » auraient ensuite fait rapport au haut-gradé de la police sus-mentionné, qui rentrait en contact avec des officiers de police pour que leurs hommes viennent récupérer les personnes arrêtées et les conduisent à des heures tardives au GMI-Est, situé à l’échangeur de la commune de Limete. Arrivées sur ces lieux, les victimes seraient restées sous le contrôle d’un officier supérieur du GMI jusqu’à ce que des policiers se chargent de leur exécution, sur ordre du haut-gradé sus-mentionné, en mettant de la musique à un volume très élevé. La plupart des exécutions auraient été commises par balles, étranglement ou pendaison. Selon des sources crédibles, le haut-gradé aurait été présent durant certaines exécutions. Aussitôt après, un officier supérieur de la police se chargeait de récupérer les corps pour les déposer à la morgue de l’HGRK, où un agent en charge des « kulunas » les recevait et les entreposait. Les corps auraient été ensuite transportés dans un camion remorque sur la route du Bandundu et jetés dans le fleuve ou enterrés dans des fosses communes.

37 Opération « Likofi II ».

38 Voir notamment le communiqué de presse du 27 novembre 2013, « RDC : l’UNICEF et la MONUSCO s’inquiètent des rapports sur la disparition et l’assassinat de jeunes et d’enfants à Kinshasa ».

39. Propos extraits du discours du Ministre de l’Intérieur, Décentralisation et Affaires Coutumières lors d’un point de presse tenu le 25 février 2014 à l’Hôtel Sultani à Kinshasa.

VII. Réponses apportées par les autorités congolaises, la MONUSCO et d’autres acteurs des Nations Unies

7.1. Les autorités congolaises

26. Malgré les nombreuses violations de droits de l’homme dénoncées par les Nations Unies lors de la première phase de l’opération « Likofi »38, la deuxième phase, « Likofi II » a été lancée le 15 décembre 2013. Dans une lettre datée du 7 janvier 2014 à la MONUSCO et l’UNICEF, le Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières indiquait que « S’agissant des allégations relatives aux exécutions extrajudiciaires, voire aux autres abus ou d’éventuelles bavures policières, les magistrats des parquets civils et militaires, chargés d’encadrer l’Opération Likofi, sont suffisamment actifs dans la recherche des agents de police, membres ou non de l’Opération Likofi, impliqués dans la perpétration d’actes criminels, au cours ou en dehors de l’exercice de leurs fonctions ». Il ajoutait en outre qu’ « il va de soi, qu’au vu de la gravité des allégations alimentées par la rumeur, nous avons tous l’obligation d’aider la justice en nous abstenant de nous prévaloir de nos prérogatives, notamment à travers des affirmations péremptoires sur des faits qualifiés d’exécutions extrajudiciaires, alors même que les instances judiciaires compétentes sont censées travailler en toute indépendance, tant à l’égard des institutions nationales que de celles internationales. »

27. Dans un point de presse tenu le 25 février 2014 à Kinshasa, le Ministre de l’Intérieur a également reconnu que l’opération « Likofi » ne s’était pas déroulée sans accrocs et a indiqué que des criminels s’étaient parfois présentés sous le label de l’opération pour commettre des forfaits, dont des meurtres. Il a également précisé que des enquêtes étaient en cours pour démanteler ces réseaux de malfaiteurs qui, selon lui, ont cherché à jeter le discrédit sur l’opération « Likofi »39.

28. Le BCNUDH a assuré le suivi des cas décrits dans ce rapport auprès de plusieurs autorités, notamment policières et judiciaires, tant au niveau national que local40. Le BCNUDH a pris note des déclarations écrites et orales du Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières quant aux démarches qui auraient été entreprises par des magistrats des parquets civil et militaire dans le cadre de la recherche des auteurs présumés de ces actes. A ce jour, et selon les informations que le BCNUDH a pu recueillir, un seul jugement aurait été rendu pour des crimes commis dans le cadre de l’opération « Likofi ». Ainsi, le 24 juin 2014, le Tribunal militaire de garnison de N’djili a condamné un commissaire principal de police du commissariat du marché de la Liberté, commune de Masina, à 10 ans de servitude pénale principale pour enlèvement, arrestation arbitraire et faux en écriture. Deux autres commissaires principaux de police ont été acquittés dans cette affaire41.

40. Il s’agit notamment du Ministre de la Justice et Droits humains, du Commissaire général de la Police, de l’Auditorat militaire supérieur de Matete et de l’Auditorat militaire général.

41. Voir cas n°17 en annexe du présent rapport.

42. A la date de la rédaction de ce rapport, le BCNUDH avait enregistré au moins sept plaintes déposées par des familles des victimes de l’opération « Likofi ».

43. Décision nº020/PNC/CG/COMDT/2014 du 15 août 2014 portant mise en place d’une commission d’enquête relative à l’opération Likofi et Décision nº022/PNC/CG/COMDT/2014 du 26 août 2014 modifiant et complétant la décision nº020/PNC/CG/COMDT/2014 du 15 août 2014 portant mise en place d’une commission d’enquête relative à l’opération Likofi.

29. Des plaintes ont été pourtant déposées par plusieurs familles de victimes auprès d’auditorats militaires, mais sont restées, pour la plupart, à ce jour sans suite42. En outre, plusieurs familles des victimes n’auraient pas déposé plainte par crainte de représailles. Le BCNUDH a également été informé qu’un auditeur militaire, qui avait engagé des poursuites pénales à l’encontre de deux agents de la PNC accusés de l’assassinat d’un présumé « kuluna », avait fait l’objet de pressions de la part des supérieurs hiérarchiques de ces deux agents et reçu une injonction de sa propre hiérarchie afin qu’il cesse d’instruire les poursuites initiées.

30. Par ailleurs, le BCNUDH accueille favorablement la décision prise, le 15 août 2014, par le Commissaire général de la PNC de mettre en place une commission d’enquête ayant pour mission d’enquêter et de relever toutes les exactions qui auraient été commises dans le cadre de l’opération « Likofi »43.

7.2. La MONUSCO et d’autres acteurs des Nations Unies

31. Des représentants de la MONUSCO et du BCNUDH ont mené plusieurs actions de plaidoyer auprès des autorités, notamment judiciaires, afin que cessent les violations des droits de l’homme dans le cadre de l’opération « Likofi », et que les auteurs de toute violation soient traduits en justice.

32. Par ailleurs, le 27 novembre 2013, la MONUSCO et l’UNICEF ont émis un communiqué de presse sur les allégations relatives à la disparition et à l’assassinat de jeunes hommes et d’enfants dans certaines communes de la ville de Kinshasa. Ce communiqué a appelé les autorités congolaises à prendre des mesures immédiates pour mettre fin à ces actes, et a exhorté les autorités judiciaires à diligenter des enquêtes afin que les responsables soient traduits en justice conformément au Code pénal.

33. Le 20 décembre 2013, la MONUSCO et l’UNICEF ont adressé une lettre au Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières pour exprimer leurs vives. préoccupations quant aux allégations d’exécutions sommaires et extrajudiciaires de civils, dont des enfants, présumés être des « kulunas » et/ou des « shégués »44 , qui auraient été commises par des agents de la PNC dans le cadre de l’opération « Likofi ».

44. Le terme « Shégué » désigne les enfants/adolescents des rues dans plusieurs grandes villes de la RDC, notamment à Kinshasa.

45. La lettre a été délivrée à la Ministre de la Justice et Droits humains le 4 juin 2014.

46. Voir cas n°17 en annexe du présent rapport.

47. Voir paragraphes 10, 12 et 13 du présent rapport.

34. Le 2 juin 2014, une description de chacun des cas documentés par le BCNUDH à cette date a été transmise à la Ministre de la Justice et Droits humains afin que les autorités mènent des enquêtes sur ces cas et que les auteurs répondent de leurs actes. En outre, le BCNUDH a demandé des précisions quant aux actions qui auraient pu être entreprises par les autorités compétentes en ce qui concerne d’éventuelles arrestations ou poursuites intentées à l’encontre d’auteurs présumés de ces actes45. Dans une lettre datée du 5 septembre 2014 reprise en annexe du présent rapport, le Ministre de l’Intérieur a accusé réception de la lettre adressée par le BCNUDH, le 2 juin 2014, à la Ministre de la Justice et Droits humains.

VIII. Conclusions et recommandations

35. A l’issue de ses enquêtes, le BCNUDH est en mesure de confirmer qu’entre le 18 novembre 2013 et le 25 février 2014, à Kinshasa, au moins neuf hommes, dont un mineur, ont été victimes d’exécutions sommaires et extrajudiciaires, et au moins 32 hommes, dont trois mineurs, ont été victimes de disparitions forcées, commises par des agents de la PNC dans le cadre de l’opération « Likofi ». Le nombre de victimes de l’opération « Likofi » pourrait être beaucoup plus élevé dans la mesure où le BCNUDH n’a pas été en mesure de confirmer un nombre important d’allégations, dont il avait été informé, en raison de divers obstacles décrits dans ce rapport.

36. Le BCNUDH a assuré le suivi des cas de violations des droits de l’homme décrits dans ce rapport avec plusieurs autorités, notamment policières et judiciaires et au niveau national et local. Le Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières s’est exprimé sur le rôle actif joué par les magistrats dans la recherche des auteurs présumés de ces actes. A l’exception d’un jugement, rendu le 24 juin 2014, condamnant un commissaire principal de police à 10 ans de servitude pénale principale pour enlèvement, arrestation et faux en écriture dans le cadre de l’opération « Likofi »46, le BCNUDH n’a eu connaissance, à ce jour, d’aucune mesure qui aurait été prise par les autorités compétentes, dans la plupart des cas, pour traduire en justice les auteurs de ces violations.

37. Des membres de la PNC, à plusieurs niveaux de la chaîne de commandement, ont ainsi enfreint les instruments juridiques internationaux relatifs au respect du droit à la vie, du droit à l’intégrité physique et du droit à la liberté et à la sécurité de la personne, et ont notamment violé les articles 16, 17 et 18 de la Constitution congolaise. Ils n’ont en outre pas respecté les Principes de base sur le recours à la force et l’utilisation d’armes à feu47. Etant donné le type et la nature de ces violations, et le contexte dans lequel elles ont été commises, elles peuvent constituer des crimes internationaux ainsi que des crimes selon le Code pénal congolais.

38. De ce fait, le BCNUDH recommande:

A. Aux autorités congolaises:

- De mener des enquêtes promptes, indépendantes, crédibles et impartiales sur les violations des droits de l’homme commises dans le cadre de l’opération « Likofi » et, dans l’hypothèse où les éléments constitutifs des crimes sont réunis, de traduire en justice tous les auteurs présumés de ces violations, quel que soit leur rang;

- De ne pas recourir à l’usage excessif de la force lors des opérations de maintien de l’ordre et de respecter les Principes de base sur le recours à la force et l’utilisation d’armes à feu par les responsables de l’application des lois, tels qu’adoptés par les Nations Unies, notamment en s’assurant que les règles internes de la police reflètent ces principes;

- De s’assurer que des procédures disciplinaires et judiciaires soient mises en place en cas de manquement aux règles sur l’usage de la force et l’utilisation d’armes à feu;

- De donner libre accès aux magistrats des parquets, ainsi qu’aux officiers des droits de l’homme du BCNUDH, à tous les lieux de détention de la ville de Kinshasa, notamment aux cachots de police du district de Lukunga (Camp Lufungula), considérés comme le point central de l’opération « Likofi », ainsi qu’aux différents centres de santé et hôpitaux de la ville, dont la morgue de l’Hôpital général de référence;

- De ratifier, dans les meilleurs délais, la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.

B. A la Communauté internationale:

- D’exhorter les autorités congolaises à poursuivre et à traduire en justice les responsables présumés des violations décrites dans ce rapport;

- De demander aux autorités congolaises de prendre des mesures préventives afin que ces violations ne se répètent plus;

- De continuer à appuyer les autorités congolaises aux fins de veiller au fonctionnement démocratique, responsable et transparent des institutions étatiques de la RDC, y compris des membres des forces de l’ordre;

- De s’assurer que tout appui aux forces de sécurité de la RDC soit octroyé par le système des Nations Unies conformément à la Politique de diligence voulue en matière des droits de l’homme et par d’autres partenaires uniquement à des unités qui n’ont pas des antécédents en termes de graves violations des droits de l’homme;

- De rester engagée aux côtés des autorités congolaises, y compris de la PNC, dans l’accomplissement de formations et de réformes du secteur de la sécurité et de la réorganisation des forces armées, et pour la mise en oeuvre d’un mécanisme de vérification systématique des antécédents des membres de la PNC.

IX. ANNEXES :

9.1.Liste des cas documentés par le BCNUDH

- Cas d’éxécutions sommaires et extrajudiciaires

1. Le 19 novembre 2013, vers 2h30 du matin, un petit commerçant de 30 ans résidant dans la commune de Selembao aurait été tué à trois mètres de son habitation. Des personnes en uniforme de la PNC portant des cagoules seraient venues le chercher à son domicile et l’auraient abattu de deux balles dans le dos. Son corps aurait été récupéré vers 10 heures du matin par une jeep de la police communale et conduit à la morgue de l’Hôpital général de référence de Kinshasa (HGRK).

2. Le 19 novembre 2013, un pêcheur de 23 ans résidant dans la commune de Limete et l’un de ses amis auraient été arrêtés par des agents de la PNC en tenue civile avant d’être conduits dans une jeep où se trouvaient d’autres agents armés et en uniforme de la PNC, dont certains portaient des cagoules. Ils auraient été conduits dans la commune de Barumbu où les agents leur auraient tiré dessus. L’une des victimes serait morte sur le champ, tandis que le pêcheur de 23 ans, atteint par balles au niveau des cuisses et laissé pour mort, aurait réussi à partir de la morgue où il aurait été acheminé. Il aurait regagné le domicile familial où il aurait succombé aux suites de ses blessures trois jours plus tard.

3. Le 20 novembre 2013, un petit commerçant de 23 ans, et son ami (non identifié), résidant dans la commune de Limete, auraient été tués sur la place Wenze ya Mbila dans le quartier Kingabwa. Vers deux heures du matin, ils auraient été arrêtés avec un troisième homme par un groupe d’hommes armés en tenue de la PNC à bord d’une jeep du commissariat Waya Waya. Vers six heures du matin, les parents de la victime de 23 ans auraient été alertés par les habitants du quartier que les corps de leur fils et de son ami avaient été retrouvés sur la place Wenze ya Mbila, non loin du sous-commissariat Leza. Une jeep de la police du commissariat Waya Waya aurait par la suite emporté les corps.

4. Le 20 novembre 2013, vers 20 heures, un homme de 25 ans, diplômé de l’Institut supérieur de techniques appliquées (ISTA), résidant dans la commune de Bumbu, aurait été tué non loin du sous-commissariat Assossa-Birmanie/Révolution. Il aurait d’abord été arrêté par une vingtaine de policiers venus à bord de trois pick-ups, qui lui auraient ligoté les bras et l’auraient abattu d’une balle dans le dos. Un pick-up de la police territoriale se serait rendue sur les lieux vers sept heures le lendemain matin pour récupérer le corps, mais celui-ci aurait entretemps été amené à la morgue de Kasangulu par sa famille.

5. Le 20 novembre 2013, vers 21 heures, un homme de 23 ans, résidant dans la commune de Ngaliema, aurait été abattu à bout portant de deux balles tirées par des policiers. Alors qu’il se rendait à son domicile, l’homme aurait croisé une patrouille de police qui se dirigeait droit sur lui. Il se serait réfugié au sous-commissariat de la PNC au camp Luka, dans la commune de Ngaliema, où il aurait été récupéré de force par les agents de la police en patrouille. Il aurait supplié qu’on l’identifie au préalable en martelant qu’il n’était pas un kuluna. Après l’avoir fait monter de force dans une jeep, les agents de la PNC lui auraient demandé de descendre de la voiture avant de l’abattre de deux balles dans le dos. Vers quatre heures du matin, une jeep de la police aurait récupéré le corps pour l’emmener vers une destination inconnue.

6. Le 23 novembre 2013, un joueur de football de 18 ans, résidant dans la commune de Kalamu, aurait été abattu de trois balles dans le dos par un groupe de policiers. Vers 21 heures, il aurait été arrêté par un groupe de policiers armés et cagoulés près de son habitation alors qu’il nettoyait des véhicules. Les policiers l’auraient embarqué dans l’un des deux pick-ups qui les transportaient, et auraient sillonné pendant deux heures le quartier avant de l’abattre de trois balles dans le dos près de l’endroit où il avait été arrêté. Le jour suivant, aux environs de sept heures du matin, une jeep de la police, avec à son bord un capitaine du sous-commissariat Mabanga (quartier Yolo sud), serait passée ramasser le corps et l’aurait conduit à la morgue de l’HGRK.

7. Le 24 novembre 2013, vers trois heures du matin, un menuisier de 27 ans, résidant dans la commune de Bumbu, aurait été tué par des agents de la PNC. L’homme aurait été interpellé dans une chambre d’hôtel et conduit au cachot de la commune de Bumbu. Extrait du cachot quelque temps après, il aurait reçu une balle dans l’épaule et une autre au niveau de l’entrejambe. Agonisant, il aurait été acheminé à l’hôpital militaire du camp Kokolo où il serait décédé. Vers 11 heures du matin, une jeep de la police communale aurait récupéré le corps pour l’amener à la morgue de l’HGRK.

8. Le 24 novembre 2013, vers 5h30 du matin, un petit commerçant de 23 ans, résidant dans la commune de Ngiri-Ngiri, aurait été tué. Une vingtaine de personnes en uniforme de la PNC, dont certaines portant des cagoules, l’auraient interpellé après avoir sérieusement brutalisé les membres de sa famille. Ils l’auraient ensuite ligoté et traîné par terre avant de lui tirer deux balles dans le dos après lui avoir demandé de courir. Son corps aurait été récupéré par la police communale vers sept heures du matin et amené à la morgue de l’HGRK.

9. Le 27 novembre 2013, vers trois heures du matin, un jeune homme de 17 ans, résidant dans la commune de Bumbu et travailleur dans une cabine téléphonique, aurait été tué à cinq mètres de son lieu d’habitation. Des agents en uniforme de la PNC, dont certains cagoulés, l’auraient sorti de sa maison et l’auraient conduit à quelques mètres avant de l’abattre d’une balle dans le dos. Vers sept heures du matin, une jeep de la police communale serait venue ramasser le corps pour l’acheminer à la morgue de l’HGRK.

- Cas de disparitions forcées

1. Le 18 novembre 2013, vers deux heures du matin, quatre hommes auraient été arrêtés par sept à huit agents de la PNC dans la commune de Kisenso. Ces derniers auraient brutalement réveillé la bailleresse de l’endroit où ces hommes se trouvaient et lui auraient demandé qu’elle fasse sortir tous les locataires de sa parcelle. Trois locataires, âgés de 20, 22 et 27 ans, ainsi que le petit-fils de la bailleresse, auraient été interpellés par les agents de la PNC en opération. Ils auraient alors été conduits au commissariat de Kisenso. L’un d’entre eux aurait été libéré après avoir payé une somme de 50.000 francs congolais. Les trois autres auraient été extraites du cachot dans la nuit du 19 au 20 novembre 2013 vers une destination inconnue.

2. Le 21 novembre 2013, aux environs de 20 heures, un élève dans un institut, âgé de 23 ans, aurait été arrêté par un groupe de policiers dans la commune de Mont-Ngafula, alors qu’il se trouvait dans une boutique du quartier pour y faire quelques achats. Un groupe d’hommes armés en uniforme de la PNC, que commandait un commissaire adjoint au surnom de « La flamme », l’auraient appréhendé sans présentation de documents, l’auraient embarqué dans une jeep et acheminé vers une destination inconnue. L’homme resterait introuvable à ce jour, malgré les recherches effectuées par ses proches et le BCNUDH dans plusieurs lieux de détention de la ville de Kinshasa.

3. Le 25 novembre 2013, vers 23 heures, plusieurs éléments de la police à bord de quatre pickups auraient procédé à l’interpellation de six hommes dans la commune de Limete. Ces derniers auraient été conduits au cachot du district de Mont-Amba où les policiers leur auraient demandé de l’argent en échange de leur libération. Deux d’entre eux auraient pu, par l’entremise de leur famille, donner la somme exigée et auraient ainsi été libérés. Les quatre autres auraient été extraits du cachot et emmenés vers une destination inconnue.

4. Le 30 novembre 2013, vers 9h30, un homme de 24 ans, résidant dans la commune de Lingwala, aurait été arrêté par un groupe de policiers venus à bord de deux jeeps jusqu’à sa maison où il s’était caché. Les policiers auraient chassé tous les occupants de la maison et auraient tiré sur l’homme caché dans le plafond, l’auraient menotté, puis jeté dans un véhicule. La famille de la victime aurait été informée de sa mort, mais le corps n’a pas été retrouvé.

5. Le 18 décembre 2013, vers 2h45 du matin, un homme de 22 ans aurait été interpellé dans sa maison familiale, dans la commune de Ngaba, par un groupe de policiers cagoulés arrivés en jeep, dont un capitaine répondant au nom de « Ange » du district de Mont-Amba. L’homme aurait été emmené vers une destination inconnue et resterait introuvable.

6. Le 18 décembre 2013, un élève dans un institut à Kinshasa âgé de 22 ans, aurait été arrêté dans sa maison familiale, dans la commune de Ngaba, par un groupe de policiers cagoulés arrivés en jeep, dont un capitaine répondant au nom de « Ange » du district de Mont-Amba. Les policiers auraient menacé les autres occupants de la maison. L’homme resterait introuvable à ce jour, malgré des recherches effectuées par ses proches dans plusieurs lieux de détention de la ville de Kinshasa.

7. Le 18 décembre 2013, un homme de 24 ans, étudiant à l’Institut national de préparation professionnelle (INPP) et travailleur dans une entreprise de fabrication d’aluminium, aurait été arrêté, dans la commune de Ngaba, par un groupe de policiers cagoulés arrivés en jeep, dont un capitaine répondant au nom de « Ange » de la police du district de Mont-Amba. Les policiers auraient menacé les occupants de la maison avant d’arrêter et d’emmener avec eux l’homme, ainsi que plusieurs biens. L’homme resterait introuvable à ce jour, malgré des recherches effectuées par des proches dans plusieurs lieux de détention de la ville de Kinshasa. Une plainte aurait été déposée contre le capitaine « Ange » à l’auditorat militaire de garnison de Matete.

8. Le 24 décembre 2013, aux environs de trois heures du matin, un étudiant de 23 ans aurait été interpellé à son domicile, dans la commune de Kalamu, par un groupe de sept policiers en uniforme de la PNC, dont une femme, tous armés et portant des cagoules. Après avoir été extraite de la maison, la victime aurait été ligotée et emmenée vers une destination inconnue.

9. Le 1er janvier 2014, vers 17 heures, dans la commune de Ngaba, un vendeur de 27 ans, accompagné d’une amie, se serait rendu dans un débit de boisson où il aurait été impliqué dans une bagarre. L’homme aurait été saisi et conduit au commissariat de Ngaba par d’autres hommes impliqués dans la bagarre. Selon le chef de poste, l’homme et les autres détenus auraient été transférés au parquet de grande instance de Matete. Le vendeur resterait introuvable à ce jour, malgré des recherches effectuées par ses proches dans plusieurs lieux de détention de la ville de Kinshasa.

10. Le 31 janvier 2014, vers deux heures du matin, dans la commune de Ngaba, un homme de 30 ans, vendeur au marché de Ngaba, aurait été arrêté dans la maison de son ami par des agents de police. Ces agents seraient venus chercher son ami et, en son absence, auraient arrêté l’homme pour le conduire vers une destination inconnue. Il resterait introuvable à ce jour, malgré les recherches effectuées par ses proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

11. Le 6 février 2014, vers deux heures du matin, un homme de 39 ans, agent de parking, aurait été interpellé à son domicile, dans la commune de Ngaba, par un groupe de policiers cagoulés arrivés à bord de quatre jeeps. Ils auraient menacé les occupants de la maison avant d’arrêter et d’emmener l’homme avec eux. L’homme resterait introuvable à ce jour, malgré les recherches effectuées par ses proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

12. Le 6 février 2014, vers deux heures du matin, un homme de 31 ans, agent journalier à l’Office national des transports (ONATRA), aurait été arrêté dans la commune de Ngaba par des agents de la PNC après qu’ils eurent encerclé la parcelle où il résidait. Suite à un bref interrogatoire de chaque occupant de la maison, les policiers auraient saisi l’homme, l’auraient menotté, puis l’auraient embarqué dans une jeep tout en le piétinant. Selon plusieurs sources, l’opération aurait été dirigée par le Major Kasongo alias Longange. L’homme resterait introuvable à ce jour, malgré les recherches effectuées par ses proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

13. Le 6 février 2014, vers deux heures du matin, un homme de 30 ans, étudiant à l’INPP, et son neveu du même âge, journalier dans une crèmerie à Limete, auraient été arrêtés à leur résidence, dans la commune de Ngaba, par des agents de police cagoulés. Depuis ce jour, ils seraient introuvables, malgré les recherches effectuées par des proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

14. Le 6 février 2014, un électricien de 28 ans, aurait été arrêté par plusieurs agents de police cagoulés qui auraient investi son habitation dans la commune de Ngaba. Il aurait ensuite conduit vers une destination inconnue et il demeure introuvable, malgré les recherches effectuées par ses proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

15. Le 8 février 2014, six hommes auraient été arrêtés par des agents de police dans la commune de Limete. Vers trois heures du matin, une vingtaine de policiers, armés et cagoulés, se seraient introduits dans une maison et auraient interpellé quatre hommes. Ils auraient menotté ces derniers après s’être emparé de certains de leurs effets personnels. L’un des hommes aurait été libéré quelques minutes après, mais les policiers auraient embarqué les autres hommes à bord de trois jeeps. Le même groupe de policiers se serait ensuite rendu à l’avenue Elengesa, quartier Mososo, commune de Limete, où ils auraient arrêté deux hommes, dont un âgé de 23 ans. Selon certaines sources, l’un des hommes arrêtés aurait été vu à la télévision, parmi un groupe de présumés « kulunas », lors d’une présentation à la presse du camp Lufungula par le Général Kanyama, commandant du Commissariat provincial de la ville de Kinshasa, le 10 février 2014. L’opération aurait été dirigée par le Major Kasongo alias Longange. Les hommes resteraient, à ce jour, introuvables, malgré les recherches effectuées par leurs proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

16. Le 9 février 2014, un mineur de 16 ans, élève dans un institut à Makala, aurait été arrêté par des policiers dans la commune de Makala après avoir eu une altercation, sous l’effet de l’alcool, avec un autre jeune homme. Alors que ce dernier fuyait, il aurait crié « kuluna ». Au même moment, des agents de la police armés et cagoulés qui passaient en jeep auraient saisi le mineur et, l’auraient menotté et embarqué dans l’une des jeeps. Le mineur resterait introuvable à ce jour, malgré les différentes recherches effectuées par les proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

17. Le 9 février 2014, un chauffeur de 23 ans, résidant dans la commune de Kimbanseke, aurait été extrait du sous-commissariat du marché de la liberté, dans la commune de Masina, pour être emmené vers une destination inconnue. Il aurait été arrêté après s’être présenté à des policiers de la circulation routière au motif qu’il aurait provoqué, le 7 février 2014, un accident de la circulation qui aurait entraîné mort d’homme. Après avoir été extrait du cachot, le jeune homme aurait été emmené en jeep vers une destination inconnue. Il resterait introuvable à ce jour, malgré les recherches menées par ses proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa. La famille aurait saisi l’auditorat de garnison militaire de Ndjili qui aurait appréhendé le chef d’antenne et le commandant du sous-commissariat. Le 24 juin 2014, le Tribunal militaire de garnison de N’djili a condamné un commissaire principal de police du commissariat du marché de la Liberté à 10 ans de servitude pénale principale pour enlèvement, arrestation arbitraire et faux en écriture. Deux autres commissaires principaux de police ont été acquittés. Un dossier aurait été ouvert à l’auditorat général contre le Major Kasongo et la hiérarchie militaire.

18. Le 9 février 2014, vers une heure du matin, un chauffeur de 44 ans, qui se serait disputé avec un passant non loin de son lieu d’habitation alors qu’il revenait de son travail, aurait été interpellé par des policiers dans la commune de Ngaba. Il aurait été conduit au GMI Kin-Est à l’échangeur de Limete. Depuis lors, en dépit des recherches entreprises par ses proches au GMI Kin-Est et dans d’autres lieux de détention de la ville de Kinshasa, il resterait introuvable.

19. Le 11 février 2014, vers trois heures du matin, un vendeur de 20 ans aurait été arrêté à son domicile, dans la commune de Lemba, par un groupe d’hommes armés en tenue de la PNC, et portant des cagoules, accompagnés d’un indicateur. Il aurait été conduit vers une destination inconnue. Toutes les recherches effectuées dans différents lieux de détention pour le retrouver seraient demeurées vaines.

20. Le 11 février 2014, un footballeur de 19 ans, aurait été interpellé dans la commune de Lemba par des policiers portant des cagoules et accompagnés d’un indicateur qui aurait été un ami de la victime. Il aurait été menotté et conduit vers une destination inconnue. Il resterait introuvable à ce jour, malgré les recherches menées par ses proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

21. Le 25 février 2014, dans la commune de Lemba, un vendeur, de 17 ans, aurait été arrêté à son domicile par des agents de police armés et cagoulés. Les policiers l’auraient ligoté et conduit vers une destination inconnue. Il resterait introuvable à ce jour, malgré les recherches effectuées par ses proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

22. Le 25 février 2014, vers trois heures du matin, un mineur de 16 ans, élève dans un centre scolaire, aurait été arrêté par des agents de police armés et cagoulés, venus le chercher à son domicile dans la commune de Lemba. Après l’avoir ligoté, ils l’auraient conduit vers un sous-commissariat de un sous-commissariat de quartier. Il resterait introuvable à ce jour, malgré les recherches effectuées dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

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dimanche 19 octobre 2014

Vidéos. 16 et 17 octobre, deux jours de Manuel Valls et Stéphane Le Foll en Savoie !

Arrivée de Manuel Valls et Stéphane Le Foll au gîte rural Le Moulin.

Jeudi 16 octobre 2014 à 20h: Arrivée de Manuel Valls , Premier ministre et Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture, porte-parole du gouvernement au gîte rural Le Moulin. «C'est discret comme accueil!», s'est amusé le Premier ministre en arrivant au gîte Le Moulin de la petite commune de La Compôte (Savoie, 240 habitants) à la vue des journalistes, des spots d'éclairage des télévision et des journalistes, venus nombreux au milieu de ces prairies isolées de montagne.

Accueil du Premier ministre, Manuel Valls et du Ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll par les éleveurs.

Manuel Valls et Stéphane Le Foll ont dîné avec des agriculteurs pour se montrer proche des Français «de façon plus chaleureuse». Jadis le Président Giscard D'Estaing s'invitait à la table des Français.

Au menu du dîner avec une dizaine d'agriculteurs, la spécialité locale, la «matouille», de la tome des Bauges fondue avec des pommes de terre, et de la charcuterie, arrosée de vins de Savoie.

Jean-Paul Jonckheere est le propriétaire du gîte Le Moulin à La Compôte répond aux journalistes.

Vendredi 17 octobre

8h15, arrivée de Manuel Valls et Stéphane Le Foll chez Cédric Labouret éleveur, à la Motte-en-Bauges.

Le Cortège quitte la ferme de Cédric Labouret, à la première intersection les motards font du nettoyage du cortège, deux voitures blanches de nos confrères sont priées de quitter le cortège. Plus loin, le Premier ministre voulant s'entretenir seul à seul avec son ministre de l'agriculture, les deux bus des journalistes sont priés de précéder.

10h30: Arrivée de Valls et Le Foll au Lycée Agricole Domaine Reinach

12h00: Arrivée du Premier ministre au siège de LTF Lyon-Turin ferroviaire.

Manuel Valls en compagnie de Louis Besson et Hubert du Mesnil, président de LTF

13H00: Arrivée de Manuel Valls en compagnie de Laurent Wauquiez, nouveau président de l'ANEM et du maire de Chambéry, Michel Dantin

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jeudi 16 octobre 2014

Les Conventionnistes du Lac Léman: Bafwa Mubengay, dinosaure ringard, grognard et piteux marionnettiste tireur des ficelles !

Ringard et grognard Bafwa Mubengay n'est qu'un dinosaure

Comme son frère de tribu Modeste Mutinga Mutuishayi, roublard, fourbe, dribbleur patenté, grand requin et prédateur de la liberté de la presse qui a muselé la presse congolaise et qui a privé 60 millions de Congolais d'un débat démocratique inscrit dans la Constitution pour se faire nommer Rapporteur au Sénat par alias Joseph Kabila, voilà qu'un dinosaure ringard et grognard Bafwa Mubengay croit pouvoir nous titiller. Dans un e-mail intercepté envoyé à ses frères tribalo-éthiques i Bafwa Mulengay, un individu sans épaisseur, un mangeur à tous les râtelier réduit notre travail et qualifie Réveil FM International de "Média pamphlétaire". Ce tribalo-éthique se trompe, Réveil FM International est un "Média indépendant, libre et citoyen mais surtout un "Média Roquet" qui sait mordre les mollets".

Le rôle d'un journaliste est de poser des questions. Que cela plaise ou non. D'informer mais aussi d'alerter les citoyens sur ce qui se passe ou se trame pour que chacun en toute conscience ayant été informé puisse agir en toute responsabilité. A l'heure où tous les Congolais scandent que le régime de Kinshasa est un régime d'occupation, d'usurpation, illégitime ...avec 8 millions des morts et le viol des femmes usé comme arme de guerre. La seule Convention des Congolais de l'Etranger ne peut être qu'une "Convention sur la résistance congolaise", pas autre chose. Voilà que Bafwa Mubengay, un "Marionnettiste patente et tireur de ficelles hors pair" veut organiser une Convention des Congolais en Suisse, le comble est qu'il se cache et ne dit pas clairement c'est lui en complicité avec l'ambassade de la République démocratique du Congo qui est derrière les Conventionnistes du Lac Léman. C'est là la malhonnêteté.

Trois questions à Bafwa Mubengay.

1. La Fédération des Congolais de l'Etranger (FCE), belle initiative qui a fondu comme neige sous le soleil. Bafwa Mubengay a toujours clamé qu'il est parmi les initiateurs de la Fédération des Congolais de l'Etranger, n'a-t-il pas de compte à rendre à la communauté congolaise flouée ? Lorsque les animateurs sont allés faire allégeance au régime d'imposture de Kinshasa, comme tous les ventripotents, pour chercher des postes politiques, les Congolais n'ont-ils droit à aucune explication ? Circulez il n'ya rien à voir. Lorsque Tshiyembe Mwayila (FCE) plonge et coule dans la mangeoire joséphiste et devient un thuriféraire du régime, les Congolais de l'Etranger n'ont toujours pas droit de parler ?

2. Pourquoi les Conventionnistes du Lac Léman ont voulu inviter l'ambassadeur de la République démocratique du Congo en Suisse ? Alors même que la Suisse n'a pas depuis des lustres un ambassadeur, n'est-ce pas se foutre des Congolais. Cette invitation ne traduit-elle illico presto des accointances avec le régime de Kinshasa qui pille, assassine et viole ? Poser des questions, c'est sans doute poser un acte de crime de lese majesté pour le dinosaure Kanangais Bafwa Mulengay.

3. La République démocratique du Congo pour se reconstruire à besoin de tous ses fils et filles, originaires de toutes les provinces pour faire bloc. Car dit-on l'union fait la force. Un pays se construit ou se reconstruit avec tous ses enfants sans exclusion or les Conventionnistes du Lac Léman sont en majorité originaires de deux Kasaï (Occidental et Oriental). Ils se sont auto-cooptés entre eux. Il faut sans doute parler le Tshiluba pour être un Conventionniste ! On ne peut pas boutiquer la "Convention" avec les "Bana Betu" en soupoudrant avec quelques affidés d'autres provinces. Ce n'est pas construire le Congo mais contribuer à sa destruction.

Voici le programme des Conventionnistes du Lac Léman

CONVENTION DES CONGOLAIS DE SUISSE

Charmey, du 12 au 14 décembre 2014 Programme officiel transitoire des assises

VENDREDI 12 décembre 2014 17h00 – 18h00 Accueil des participants

18h00 – 18h45 Souper et pause digestive

18h45 – 22h00 PREMIÈRE SÉANCE - M. Kerwin Mayizo / Modérateur

- M. Emma Tuzolana / Rapporteur

18h45 – 18h50 Mot de bienvenue et présentation du programme de la Convention M. Ferdinand Ilunga, Maître de cérémonies et 1er Vice-président du Comité de pilotage de la Convention

18h50 - 19h00 Mot d'accueil

M. Patrice Borcard, Préfet du district de la Gruyère

19h00 – 19h10 Quelles stratégies pour réussir une organisation fonctionnelle de la diaspora en vue de participer au développement économique et social des migrants, de leur pays d'origine et de la société accueillante ?

- M. Laurent De Boeck, chef de mission de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) en RDC

19h10 – 19h20 Quels objectifs de partenariat avec la diaspora congolaise considérée comme acteur du développement ?

- M. Thomas Rüegg, délégué de la Direction du développement et de la coopération (DDC-Suisse à Berne)

19h20 – 19h30 Quelle diaspora pour s’insérer dans des plans stratégiques de développement de la RDC ?

- Mme Petra Lantz, Directrice au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), à Genève

19h30 – 19h40 Quelle diaspora pour s’insérer dans des plans stratégiques de paix, de démocratie et d’état de droit ?

- M. Christophe Guilhou, Directeur à l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF)

19h40 – 19h50 Quelle diaspora pour s’insérer dans des plans stratégiques de reconstruction et de développement ?

- M. Eustache Ouayoro, Directeur pays de la Banque mondiale (BM) en RDC

19h50 – 20h30 Conférence d’ouverture :

« La diaspora congolaise face à ses défis : son organisation fonctionnelle, son intégration locale et la reconstruction du Congo » (regards croisés)

- Mme Anne Lugon-Moulin, Cheffe de la Division Afrique sub-saharienne et Francophonie, Département Fédéral des Affaires Etrangères (DFAE) /Confédération helvétique

- M. Bruno Mavungu Puati, Secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS)

20h30 – 21h00 Questions aux conférenciers et débat

21h00 – 21h45 Table ronde et débat avec l’auditoire

« Comment structurer la diaspora congolaise pour qu'elle participe au défi de la paix, du relèvement et du développement de la RDC à la hauteur de son potentiel et pour que ce développement profite à tous ses citoyens ? »

Panélistes :

Mme Priya Gajraj, Directrice Pays au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), à Kinshasa

Mme Sylvie Heuschmann, représentante de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM-Suisse)

M. Thomas Rüegg, délégué de la Direction du développement et de la coopération (DDC-Suisse à Berne)

M. Laurent De Boeck, chef de mission de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) en RDC

M. Lazare Ki-Zerbo, responsable de programme à l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF)

M. Eustache Ouayoro, Directeur pays de la Banque mondiale (BM) en RDC

21h245 – 22h00 Pause-café

22h00 – 23h45 DEUXIÈME SÉANCE

Abbé Constantin Panu-Mbendele /Modérateur

M. Jacques Lukumuena Kabengele /Rapporteur

22h00 – 22h40 Conférence institutionnelle et stratégique :

« Bilan et perspectives d’avenir de l’engagement patriotique des Congolais de l’étranger ? Et le cas de la diaspora congolaise de Suisse ? » (regards croisés)

- Prof. Eddie Tambwe Kitenge bin Kitoko, Directeur chargé de Recherches aux éditions de l'Harmattan

- Prof. Philémon Mukendi, ancien Ministre de la Culture et des arts de la République démocratique du Congo (RDC)

22h40 – 23h30 Débat

23h30 – 23h45 Mise à jour et rééquilibrage des listes d’inscription aux travaux en ateliers

23h45 Fin de la journée

SAMEDI 13 décembre 2014

07h00 – 08h30 Petit-déjeuner

08h30 – 10h10 TROISIÈME SÉANCE

Pasteur Simon Pierre Tshitungu /Modérateur

M. Dieudonné Tshidiapa /Rapporteur

08h30 – 08h35 Présentation du programme de la journée

M. Ferdinand Ilunga, Maître de cérémonies et 1er Vice-président du Comité de pilotage de la Convention

08h35 – 08h45 Discours-cadre de la Convention

Mme Séverine Tshimini Mbuyi, Présidente du Comité de pilotage

08h45 – 08h55 Mot de circonstance

Abbé Léonard Kinkupu Santedi, Secrétaire général de la Conférence Épiscopale du Congo (CENCO)

08h55 – 09h40 Conférence sociale

« Face aux problèmes récurrents d’intégration (administratifs, emploi, place de la jeunesse, indigence du 3e âge, etc.), comment recréer, organiser et renforcer aussi bien réseautage, solidarité intergénérationnelle que partenariats bilatéraux entre le Congo et les autres pays ? » (regards croisés)

- Mme Gisèle Mandaila Malamba, ancienne députée bruxelloise et Ministre de familles et personne handicapée

- Prof. Jean de Dieu Moleka Liambi, ancien Ambassadeur de la RDC à Paris

09h40 – 10h30 Débat

10h30 – 10h45 Pause-café

10h45 – 12h20 QUATRIÈME SÉANCE

Prof. Jeff Lusamba Kashama / Modérateur

M. Timothée Ngoy-Tita / Rapporteur

10h45 – 11h30 Conférence économique :

«Tant au niveau des donateurs que des bénéficiaires, comment rentabiliser au mieux les transferts de fonds des Congolais de l’étranger vers le Congo afin que les dividendes en reviennent plutôt aux Congolais et contribuent à l’essor économique du pays ? » (regards croisés)

- M. Faustin Mukela Luanga, Counsellor, Senior Economist at World Trade Organization - M. Albert CIRIMWAMI Malekera, à compléter

11h30 – 12h20 Débat

12h20 – 13h45 Dîner et repos digestif

13h45 – 15h20 CINQUIÈME SÉANCE M. Anicet Mobé/ Modérateur

M. Mark Tumba Ciomba /Rapporteur

13h45 – 14h30 Conférence politique :

« En plus de la reconquête de leurs droits civiques, quelle place, quel rôle, quelle stratégie, quelle implication et quel apport des Congolais de l’étranger dans la démocratisation du Congo et dans les échéances électorales de 2016 ? » (regards croisés)

- M. Patrick Mbeko, politologue, géopolitologue, écrivain et analyste des questions géopolitiques et stratégiques

- M. Freddy Mulumba Kabuayi, journaliste, ADG du groupe de presse Media 7 (Le Potentiel, Radio 7 et Télé 7)

14h30 – 15h20 Débat

15h20 – 15h30 Pause-café

15h30 – 17h30 SIXIÈME SÉANCE

Abbé Noël Mpati Ne Nzita / Modérateur

M. Mulumba Kanku /Rapporteur

15h30 – 16h20 Conférence culturelle :

« Vie diasporique et préservation de l’identité culturelle : comment vivre, communiquer, protéger, transmettre et faire rayonner nos valeurs, nos traditions, notre culture ? » (regards croisés)

- Prof. Camille Kuyu, Recteur de l'Institut Universitaire André Ryckmans

- Mgr. Oscar Bimwenyi-Kweshi, ancien Secrétaire général de la Conférence Episcopale nationale du Congo (CENCO)

16h20 – 17h30 Débat

17h30 – 19h30 Pause, programme libre et souper à 19h00

19h30 – 22h00 Travaux en ateliers

Atelier institutionnel et stratégique :

suivi de la Convention, rapports avec les institutions, lobbying, etc.

M. Bertin Mampaka /Animateur

M. Bafwa Mubengay Lwakale /Rapporteur

Atelier politique : citoyenneté, [multi]nationalité, droits civiques des Congolais de l’étranger, mobilisation électorale, etc.

Prof. Nicole Ntumba Bwatshia /Animatrice

M. Johnson Lungenyi Belangenyi /Rapporteur

Atelier économique :

rentabilisation des transferts de fonds et contribution à la reconstruction économique, etc. M. Delly Kazadi /Animateur

M. Degaule Kuseki Muipatayi /Rapporteur

Atelier social :

réseautage, union, cohésion et solidarité intergénérationnelles et intercommunautaires, etc.

- Philomène Mukendi /Animatrice

- M. Andy Kalusivikako /Rapporteur

Atelier culturel :

communication, presse, promotion et rayonnement culturels etc.

M. Sylvain Kalamba Nsapu /Animateur

M. Jrichard Baka /Rapporteur

22h00 – 23h00 Rédaction des recommandations par chaque rapporteur d’atelier pour la plénière

23h00 – 00h00 Soirée récréative

Evocations patriotiques, sketches d'inspiration patriotique, discothèque etc.

00h00 Fin de la journée

DIMANCHE 14 décembre 2014

07h00 – 08h00 Petit-déjeuner

08h00 – 11h05 SEPTIÈME SÉANCE

Prof. Nicole Ntumba Bwatshia /Modératrice

M. Willy Lokasa /Rapporteur

08h00 – 08h05 Présentation du programme de la journée M. Ferdinand Ilunga, Maître de cérémonies et 1er Vice-président du Comité de pilotage de la Convention

08h05 – 08h25 Compte rendu de l’Atelier culturel M. Jrichard Baka /Rapporteur de l’Atelier

08h25 – 08h55 Débat et adoption des recommandations de l’Atelier culturel

08h55 – 09h15 Compte rendu de l’Atelier social

M. Andy Kalusivikako /Rapporteur de l’Atelier

09h15 – 09h55 Débat et adoption des recommandations de l’Atelier social

09h55 – 10h15 Compte rendu de l’Atelier économique

M. Degaule Kuseki Muipatayi /Rapporteur de l’Atelier

10h15 – 10h45 Débat et adoption des recommandations de l’Atelier économique

10h45 – 11h00 Pause-café

11h00 – 12h45 HUITIÈME SÉANCE

Prof. Robert Wazi Nandefo /Modérateur

M. Karl Kanza Tshibangu /Rapporteur

11h00 – 11h20 Compte rendu de l’Atelier politique

M. Johnson Lungenyi Belangenyi /Rapporteur de l’Atelier

11h20 – 11h50 Débat et adoption des recommandations de l’Atelier politique

11h50 – 12h10 Compte rendu de l’Atelier institutionnel et stratégique M. Bafwa Mubengay Lwakale /Rapporteur de l’Atelier

12h10 – 12h40 Débat et adoption des recommandations de l’Atelier stratégique

12h40 – 13h45 Dîner et repos digestif

13h45 – 16h00 NEUVIÈME SÉANCE

Prof. Léon Mantangila Musadila / Modérateur

M. Richard Mukendi Ngandu /Rapporteur

13h45 – 14h00 Présentation de la structure de suivi de la Convention des Congolais de Suisse

14h00 – 14h20 Election des membres du Comité de la structure de suivi de la Convention

14h20 – 14h40 Présentation de la Déclaration de Charmey ? A désigner ? /rédacteur de la Déclaration finale

14h40 – 15h00 Débat et adoption de la Déclaration de Charmey

15h00 – 15h20 Présentation du rapport général de la Convention

M. François Kamba, Rapporteur général de la Convention des Congolais de Suisse

15h20 – 15h40 Débat et adoption du rapport général de la Convention des Congolais de Suisse

15h40 – 15h50 Discours de remerciement, d’engagement et perspectives ? A élire ? / Président élu du Comité de la structure de suivi de la Convention

15h50 - 16h00 Mot d'adieu

M. Beat Vonlanthen, Président du Gouvernement fribourgeois (Conseil d'Etat)

16h00 – 16h10 Discours de remerciement et de clôture de la Convention des Congolais de Suisse

Abbé Jean-Pierre Ndianyama, 2ème Vice-président du Comité de pilotage de la Convention des Congolais de Suisse

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mardi 14 octobre 2014

Affaire Chebeya: A Dakar, Paul Mwilambwe témoin clé échappe à l'assassinat de la part des sbires d'alias Joseph Kabila !

Si Paul Kagamé l'ogre de Kigali fait assassiner en toute impunité ses opposants en Afrique du Sud, que dire de son sous-préfet alias Joseph Kabila catapulté à la tête de la République démocratique du Congo par la mafia internationale pour mieux piller ses richesses ? Qui a oublié la mort subite du sergent-major Arsène Ndabu Ndongala, chauffeur du feu colonel Mamadou Ndala le jeudi 2 octobre 2014 à l'hôpital de Beni après une crise ? Pourtant le mercredi 1 octobre, il avait comparu fort, il avait demandé à la Cour de Beni de comparaître debout et avait parlé durant quatre heures. Est-c que c'est le même sort que les sbires d'alias Joseph Kabila voudrait appliquer à Paul Mwilambwe avant le début du procès qui se tiendra illico presto après le sommet de la Francophonie.

Paul Mwilambwe, témoin clé de l'assassinat et crime d'Etat de Floribert Chebeya l'icône des droits de l'homme en RDC, vient d'échapper de justesse à l'assassinat par les sbires d'alias Joseph Kabila à Dakar

D'après nos fins limiers présent à Dakar, le régime d'imposture d'alias Joseph Kabila, pour avoir organisé le XIVème Sommet de la Francophonie à Kinshasa, a passé le flambeau à Dakar pour le XVème Sommet de la Francophonie. Le régime de Kinshasa et le gouvernement légitime de Macky Sall doivent travailler ensemble. Depuis que le régime Kinshasa a su que Paul Mwilambwe est au pays Cheik Anta Diop, profitant de l'organisation du Sommet de Francophonie a depuis plusieurs mois déjà largué sur le sol de Léopold Sédar Senghor des sbires avec un seul objectif: assassiner Paul Mwilambwe avant le procès Chebeya. L'opération de l'assassinat est coordonné depuis Kinshasa par le général-major Timothée Mukutu Kiyana, premier avocat général près de l’auditorat général. Le fameux Mukutu Kiyana est un tortionnaire connu de tous.

Général Mukutu Kiyana, le fameux magistrat militaire, tortionnaire et bourreau bien connu de tous.

Hier lundi 13 octobre 2014, aux environs de 9H30 alors qu'il faisait ses courses dans un petit marché de la cité de Dakar, un homme aux lunettes des hiboux avec les oreillettes aborde Paul Mwilambwe. Au Sénégal, les salutations ont une très grande importance. S’adresser à quelqu’un sans l’avoir préalablement salué est une véritable offense dans ce pays. Le Rwandais sbire d'alias Joseph Kabila s'adressant à Paul Mwilambwe, au lieu de prononcer "Nangadef" qui veut dire "Comment ça va ?". Dans une lallation rwandophone a dit: "Mangadef" ! Paul Mwilambwe, policier congolais a tout de suite saisi que l'intéressé qui le saluait n'était pas Sénégalais. 100 m plus loin il a croisé un second hiboux, lunettes fumées et oreillettes, deuxième bourde l'a appelé "Monsieur Mwilambo" au lieu de "Monsieur Mwilambwe". Paul a pris ses jambes à son cou, se faufilant parmi les passants, en regardant en arrière tout en fuyant a remarqué que sentant que leur cible les échappait, les sbires se sont engouffrés dans une voiture dans laquelle ils étaient à quatre. Connaissant un peu le quartier, il a pu semer les sbires d'alias Joseph Kabila. Depuis hier, Paul Mwilambwe est entré en clandestinité. Personne à Dakar ne connait sa vraie identité de Paul Mwilambwe.

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Les "Cadeaux du Président": Musée Jacques Chirac à Sarran en Corrèze !

Situé entre les villes d'Égletons et de Corrèze, au sud-est du massif des Monédières, Sarran comporte deux vallées principales : celles de la Corrèze et de la Montane. La commune de 300 habitants s'étend sur 2 600 ha avec un taux de boisement de 50 % et une altitude de 500 à 800 mètres. Son point culminant est le Puy de Sarran (819 mètres). Le musée du président Jacques Chirac a ouvert ses portes le 17 décembre 2000. Il se fonde sur la collection de cadeaux que le chef de l'Etat français a reçus dans l'exercice de ses fonctions et qu'il a offerts au conseil général de la Corrèze. Le musée du président Jacques Chirac est un musée consacré à l'histoire de notre temps, en s'appuyant sur ses collections, mais aussi en les replaçant dans un contexte plus large par le biais des expositions temporaires. Celles-ci permettent un développement et une mise en valeur des thématiques générales du musée que sont la fonction de président de la République, les déplacements présidentiels, la diplomatie et le protocole dans les relations internationales...

Freddy Mulongo et Madame Michèle Périssère, conservatrice en chef du musée du président Jacques Chirac. Photo Réveil FM International, archives

Un chef d'Etat reçoit de nombreux cadeaux dans l'exercice de ses fonctions: des objets protocolaires et rares,provenant du monde entier, offerts à l'occasion de rencontres avec d'autres chefs d'Etat ou de gouvernement, mais aussi par des élus, des représentants de corps constitués. Ouvert il y a 10 ans, la fréquentation du musée Jacques Chirac a décliné d’année en année. La chambre régionale des comptes du Limousin vient » d’épingler » cet établissement. 200 000 euros de recettes contre 1,7 million de dépenses. Hum,hum…

5000 objets dont 2000 livres : des bibelots, vases et autres œuvres d’art… le musée Jacques Chirac possède tous les cadeaux offerts au président lors de ses déplacements en France ou à l’étranger. Un rapport, établi depuis Octobre 2010, révèle que ce musée coûte à chaque contribuable du Limousin, la « modique » somme de 30 euros par visiteur !

La fréquentation du musée a baissé constamment de l'ouverture en 2001 à 2006, année où elle s'est élevée à 28.500 personnes, avant de remonter à 46.953 entrées en 2009 et 62.000 en 2010, soit 185 visiteurs par jour d'ouverture cette année, grâce à des expositions temporaires.

Construit pour 7,1 millions d'euros de fonds publics, le musée a été agrandi entre 2004 et 2006 pour plus de 9,5 millions d'euros, un coût très supérieur aux prévisions initiales. Il a employé jusqu'à 13 personnes, effectif ramené par la nouvelle majorité socialiste régionale à 10 en 2009. La masse salariale est supérieure à 400.000 euros par an et le coût de la maintenance du bâtiment s'élève à 488.000 euros par an.

Le restaurant du site a déjà coûté depuis son ouverture 270.000 euros aux contribuables, précise la chambre des comptes régionale, puisque la convention déléguant à une société privée sa gestion prévoyait une prise en charge des pertes à hauteur de 80% au départ, et à 45% après cinq ans en 2008. Une nouvelle convention signée pour la période 2008-2013 prévoit que les fonds publics seront toujours mobilisés jusqu'à un euro par convive.

Photos Réveil FM International. Voici un aperçu de quelques objets qu'on retrouve au musée Jacques Chirac

L’ensemble architectural est constitué de plusieurs bâtiments. D’abord, le bâtiment initial composé de deux blocs reliés : c’est l’espace des expositions, qui se prolonge en sous-sol sous une esplanade. Ensuite, un autre bâtiment aux volumes semblables est réservé à l’administration. Enfin, un petit bâtiment à étages abrite la bibliothèque du musée. Il s'agit d'un site moderne, bien inséré dans son environnement : l’ensemble architectural (en longueur et en sous-sol) reste assez discret, inscrit dans un espace paysager, respectant les volumes et les matériaux traditionnels de la région. Le visiteur accède au musée par une vaste esplanade depuis laquelle on peut admirer une vue globale du parc. Ce premier contact inscrit la structure dans la campagne corrézienne, ici quelque peu idéalisée. La collection permanente La collection permanente (environ 200 objets) occupe un tiers de la surface totale des zones d’exposition. Un grand mur permet de situer sur une mappemonde les visites d’État effectuées par Jacques Chirac depuis 1995, ainsi que les chefs d'État qu'il a reçus pendant la même période.

L’aire d’exposition consacrée à l’Afrique se compose d’objets cultuels, religieux ou symboliques essentiellement issus d’Afrique noire (tels que des masques de cérémonie, des petites sculptures, des meubles d’apparat). La zone Amérique rassemble les rares pièces anciennes du musée (objets précolombiens) et des pièces contemporaines, voire triviales (santiags de cow-boy). L’aire de l’Océanie présente des objets divers (huile sur toile, objets tribaux). L’espace consacré à l’Asie présente de nombreux objets issus des traditions et de l’art de vivre asiatiques (la calligraphie, la cérémonie du thé, le sumo). Enfin, la visite se termine par la zone Moyen-Orient où sont exposées antiquités et pièces de joaillerie. La réserve ouverte au public La réserve ouverte au public est une particularité intéressante du musée puis qu’elle est en accès libre, chose assez rare. Elle est également vaste (500 m2) et bien pourvue (environ 2 000 objets). "À la manière d’une galerie d’étude", les objets sont regroupés par typologie de conservation (types de matériaux, taille des objets) et par ensembles thématiques (dans le sens de la visite ; mobilier et grand format, médailles, histoire naturelle, métal, bois tissus cuir, plastique, formats plats, verre et cristal, céramique, bijoux et objets précieux, textiles et cuir, objets de bureau, clés de ville et de pays, livres et arts graphiques, tapis).

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OCDE: Achille Mbembe et Lionel Zinsou, deux brillatissimes intellectuels chantres de l'afro-optimisme

Paris, 8 octobre 2014, Forum nouveau monde de l'OCDE, Achille Mbembe l'un des brillants panélistes sur l'Afrique. Photo Réveil FM International

Le professeur Achille Mbembe répondant aux questions de Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

Au Forum nouveau monde de l'OCDE tenu à Paris du 7 au 8 octobre dernier, l'arriviste-pistonnée et postiche Magatte Wade, la soldate de Paul Kagamé, a brillé par un discours hystérique, biscornu, étrange, sans tête ni queue sur le continent. A part sa propagande pour l'ogre de Kigali et son régime sans opposants, un pays pilleur des ressources de la République démocratique du Congo, on a du mal se souvenir de l'intervention "OVNI" de Magatte Wade, la crypto-Sénégalaise dans le panel sur l'Afrique. Fort heureusement, l'Afrique a ses dignes fils et filles dont la notoriété est connu de tous.

Paris, 8 octobre 2014, Forum nouveau monde de l'OCDE, Lionel Zinsou, l'incontournable intellectuel chantre de l'afro-optimisme. Photo Réveil FM International

Lionel Zinsou et Roger Bongos. Photo Réveil FM InternationalLionel Zinsou et Roger Bongos. Photo Réveil FM International

C'est le cas d'Achille Mbembe, spécialiste de l'histoire de l'Afrique du sud d'origine camerounaise, mais aussi de Lionel Zinsou, Normalien, diplômé de Sciences Po et de la LSE, ancien Professeur à l’ENS et à l’ENA notamment, Lionel Zinsou dirige depuis 2009 PAI Partners, le plus important fond d’investissement français. Ce franco-béninois, ancien Conseiller du Premier Ministre Laurent Fabius, est un financier hors pair qui a aussi été Associé Gérant de la banque d’affaires Rothschild. Particulièrement engagé pour l’émergence économique de l’Afrique, Lionel Zinsou est le chantre de l’afro-optimisme.

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La Roque-sur-Cèze, un village de France haut perché

Au nord du département du Gard, La Roque-sur-Cèze s’est construit sur un piton rocheux en surplomb de la Cèze qu’enjambe un vieux pont à douze arches. Dominé par les vestiges d’un ancien château et sa chapelle romane, le village aux calades pentues et maisons de pierres blondes à génoises offre une vue imprenable sur les cascades du Sautadet, un site naturel exceptionnel qui ajoute à l’attractivité du lieu. Avec seulement 201 habitants, la Roque-sur-Cèze est magnifique et agréable pour tous ceux qui sont à la recherche de la sérénité, du réarmement moral et du silence.

Petit village provençal, perché sur un piton rocheux, situé au nord du département du Gard, dans la vallée de "la cèze". Le village est dominé par le château et la chapelle(XIeme siècle), les ruelles sont pavées, toutes les maisons sont en pierre. L'architecture du village avec ses maisons agglutinées autour de ses fortifications correspondait à une société basée sur la solidarité.

La Roque-sur-Cèze. Photo Réveil FM International

Vue magnifique de Roque-sur-Cèze. Photo Réveil FM International

La Roque-sur-Cèze. Photo Réveil FM International

Photos Réveil FM International. Les Cascades du Sautadet.

Site exceptionnel mais dangereux. Les marmites de géants: cavités cylindriques creusées dans le lit rocheux de la rivière par le mouvement en tourbillons des galets.

Le Pont Charles Martel est classé monument historique. Il a été construit à l'époque médiévale, le pont enjambe la rivière Cèze de ses onze arches. Photo Réveil FM International

La Roque sur Cèze fut construite sur un piton rocheux afin d'assurer sa sécurité. La partie la plus ancienne se trouve entre le château et les tours de fortifications.

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lundi 13 octobre 2014

Photos. Hommage aux anges gardiens de la route, motards de la loi: Valenciennes-Lille 51,50 Km

Les motards de la loi symbolisent celle-ci, l'appliquent et la font respecter sur la route. Sur leurs motos de la police, ils sont des vrais professionnels. Plusieurs internautes ont apprécié le reportage photo de la rencontre Valls-Aubry à Lille. Sans les motards de la loi, pas des photos, sons et images de la poignée de main Valls-Aubry à Lille. Nous tenons à leur rendre hommage. A Valenciennes, le cortège du Premier ministre s'étant ébranlé pour Lille. Le bus des journalistes n'a pu suivre toute de suite car il fallait attendre deux confrères. Les anges gardiens de la route nous ont escorté, empêchant certains chauffeurs malins de se placer derrière eux ...devant le bus presse.

En France, chaque année, 260 motards, véritables anges gardiens de la route, parcourent près de deux millions de kilomètres, mettant tout en oeuvre pour éviter les accidents mortels dans la capitale. Ils verbalisent pour excès de vitesse près de 300 chauffards par an. Certains automobilistes hors-la-loi, repérés à plus de 200 kilomètres à l'heure, n'hésitent pas à s'enfuir pour ne pas être arrêtés. Conduite sans casque, scooters volés, non respect des feux rouges : au volant ou sur des deux-roues, certains se croient au-dessus des lois, avec parfois des conséquences dramatiques. Les motards à Paris ne font pas que de la répression : ils ouvrent aussi très souvent la route à des ambulances.

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dimanche 12 octobre 2014

A Valenciennes, Manuel Valls a rendu un hommage appuyé à Jean-Louis Borloo "véritable ingénieur de l'action publique"

Valenciennes, jeudi 9 octobre 2014, Manuel Valls lors de son allocution dans la salle de fête de l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU). Photo Réveil FM International

Valenciennes, jeudi 9 octobre 2014, Manuel Valls lors de son allocution dans la salle de fête de l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU). Photo Réveil FM International

Valenciennes, jeudi 9 octobre 2014, Manuel Valls lors de son allocution dans la salle de fête de l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU). Photo Réveil FM International

En déplacement dans la sous-préfecture du Nord, dont Jean-Louis Borloo a été maire, le Premier ministre a salué un "véritable ingénieur de l'action publique". Manuel Valls a rendu jeudi 9 octobre à Valenciennes un hommage appuyé à l'ancien ministre UDI Jean-Louis Borloo pour son action en matière de rénovation urbaine. Il a également profité des dix ans de l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) pour tirer un bilan de la politique de la ville. En déplacement dans la sous-préfecture du Nord, dont M. Borloo a longtemps été maire et député, le Premier ministre a salué un « véritable ingénieur de l’action publique ». « Rien, dans cette belle aventure, n’aurait été possible sans l’acharnement d’un homme. Un homme déterminé, convaincu, obnubilé même par l’efficacité de l’Etat. Un homme profondément engagé dans la lutte contre les inégalités et qui, dès sa nomination comme ministre chargé de la ville, en 2002, a arpenté la France, et notamment ses quartiers en difficultés », a dit Manuel Valls à la tribune en parlant de l’ancien ministre Jean-Louis Borloo.

Photos Réveil FM International. Arrivée de Manuel Valls, Premier ministre à Valencienne

Quant à l’idée d’union ou de coalition nationale sur certains sujets, qui a les faveurs de plusieurs élus centristes, « j’aime bien cette idée », a lâché Manuel Valls, mais « sur des projets » et donc pas sur un gouvernement gauche-droite, s’est-il empressé de préciser. Ségrégation sociale et ethnique persistante - Saluant le bilan de la politique de la Ville (150.000 logements construits, 25 quartiers requalifiés et 490 quartiers rénovés, 45 milliards d’euros d’investissement), le Premier ministre a également confirmé l’enveloppe de 5 milliards d’euros du deuxième plan national de renouvellement urbain (PNRU2) destiné à 200 quartiers. « Parce que j’en suis l’élu, et parce que je suis Premier ministre, je veux dire à quel point les quartiers populaires sont une chance pour notre pays », a-t-il dit.

Photos Réveil FM International Valls-Borloo avec des Valenciens

Mais Manuel Valls a aussi exprimé des réserves sur la politique de la Ville, en soulignant que « les processus de ségrégation sociale et ethnique sont toujours à l’oeuvre » et que « les conditions de vie de près de 7 millions d’habitants des quartiers populaires ne se sont pas améliorées concrètement » sur fond de chômage élevé.

Photos Réveil FM International Manuel Valls-Jean-Louis Borloo face à la presse

Manuel Valls

Jean-Louis Borloo

Accumulation des difficultés - « Les difficultés s’y accumulent: difficultés scolaires, décrochage, problèmes de santé et d’accès aux soins, ou encore maîtrise de la langue », a-t-il souligné. « Pour dire les choses simplement: le terrain que nous avons gagné sur l’urbain avec l’ANRU, nous l’avons sans doute parfois perdu sur l’action humaine, en ne luttant pas assez efficacement contre les inégalités sociales et économiques », a-t-il déploré. Lors de son discours de politique générale, le Premier ministre Manuel Valls avait déjà reconnu que la République n’avait pas tenu toutes ses promesses dans les quartiers populaires au point de faire référence à certaines thèses du géographe Christophe Guilluy sur les « oubliés » de la France périphérique : « Des familles sont obligées d’aller vivre toujours plus loin des centres villes, des citoyens se sentent abandonnés. Et si certains font le choix du repli, c’est aussi parce que la République n’a pas su tenir ses promesses, parce que 30 ans de politique d’intégration en faisant le choix de se diriger vers des populations en fonction de leurs origines ont fait fausse routes. »

Photos Réveil FM International. Départ de Manuel Valls de Valenciennes pour Lille

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Le pessimiste patriotique: Un mal pernicieux parmi les combattants ?

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas. Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique. Photo Réveil FM International

Quand on lit ou lorsqu’on entend certaines déclarations de nos compatriotes, on a le sentiment que le Congo est un enfer et que beaucoup de ses habitants sont des monstres. En disant cela, je ne veux pas du tout relativiser le mal et le chaos auxquels ce pays est confronté, ni exonérer les comportements coupables, la cruauté et les crimes dont nous connaissons les premiers coupables en RDC. Loin de là. Naturellement. Cela fait près de quarante ans que, pour ceux et celles de ma génération, nous dénonçons cette situation et la combattons sans relâche. Je voudrais cependant m’exprimer sur un phénomène important que l’on observe parmi la génération la plus prometteuse, pourtant, dans l’actuelle mobilisation pour un autre avenir au Congo. Elle semble plus menacée par un pessimisme pernicieux en son propre sein, que par les actions de ceux qu’elle combat. De quoi s’agit-il ?

Vous avez des étrangers de toutes origines, impliqués dans le pillage du Congo, qui vous disent que cela ne va pas si mal que ça dans ce pays. Les kabilistes et leurs alliés à la mangeoire pensent même que nous sommes largement sur la bonne voie, à cause d’eux, évidemment. Un discours de propagande, aussi cynique que vil. La caricature de ce discours et son incarnation vivante c’est Lambert Mende, le tshaku de cette république, son griot officiel. Je pense en particulier au rapport qu’il a présenté dernièrement aux Américains, lors de la table ronde, organisée par ces derniers, entre le pouvoir kabiliste et les membres de l’opposition, à la marge du fameux sommet de Washington, initié par Barack Obama. Un discours volontairement trompeur, une manipulation verbale dont il a le secret. Pour lui et pour ses amis, tout est en bonne voie : le Congo se relève et...vous allez voir ce que vous allez voir.

Tel est le discours optimiste extrêmement anesthésiant, dont les musiciens congolais distillent des bonnes doses au peuple, au sein d’une large coalition hétéroclite des grands alimentaires du pays. Parmi ceux-ci : les musiciens « chrétiens », les « bishops » et les « prophètes » de mabonza, ces impitoyables bourreaux des consciences. Ils sont tous sur le même front. Celui du contrôle du marché de l’optimisme illusoire nécessaire à la débrouillardise collective. La propension de nos compatriotes à se laisser berner est à la fois désarmante, franchement démobilisatrice. Les pieds bien au chaud dans un appartement à Londres ou à Bruxelles, les « il n’y a qu’à... » ne savent rien d’autre que se scandaliser : pourquoi ce peuple ne se soulève-t-il pas ? Ils se scandalisent de ce que les autres ne font pas, mais qu’ils se gardent bien de faire eux-mêmes... Le régime peut ainsi s’éterniser par une désillusion généralisée.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas. Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique. Photo Réveil FM International

Le pessimiste patriotique

Le pessimisme patriotique n’est pas l’inverse de cette situation et du discours rassurant de ceux qui gouvernent actuellement le Congo. Il ne consiste pas à simplement contredire ce qu’affirment les kabilistes, à dénoncer leurs mensonges et leur irresponsabilité devant l’état réel du pays. La désillusion patriotique est un phénomène qui frappe d’abord par son impact au sein même des forces de changement, face à l’inacceptable qui est en place. Cette désillusion est décelable aussi bien parmi l’opposition classique qu’à l’intérieur des nouvelles générations, pourtant bien consciente des périls que court la nation. Je pense aux « combattants/combattantes » au pays comme, notamment, à ceux qui sont l’étranger et que je côtoie.

Malgré ma longue expérience avec les ambiguïtés et autres faiblesses en ces milieux de lutte, je reste quelquefois impressionné par la virulence des insultes, des dénonciations, des calomnies, les paroles et les actes de haine que les « combattants/combattantes » se lancent à la figure les uns les autres ! La charge de détestation ressemble à s’y méprendre à l’amertume vengeresse que l’on nourrit à l’égard des extrémistes tutsi et d’autres ennemis du Congo. On y va sans retenue, très « méchants-méchants » et d’abord contre les frères et les camarades dans la cause. C’est à croire qu’il y a plus de « collabos » parmi nous qu’à l’intérieur du régime. On s’accuse réciproquement de traître, etc. Cette rage d’autodestruction étant vécue et assumée avec une totale désinvolture morale. C’est clairement une forme de pulsion suicidaire politiquement aveugle. Ramener cette manière de voir les choses uniquement à une simple « guerre des égos », n’est-ce pas minimiser le phénomène ?

Comment expliquer cette conduite collective aussi effroyable que nocive ? N’y- a-t-il pas là un signe d’une profonde déception, cette sorte d’abîme de méfiance, qui se creuse inexorablement et place chacun/ne devant l’impasse et l’impuissance et qui neutralise la capacité d’initiatives collectives ? On ne voit spontanément que la faute et les erreurs des autres. Mais malgré tout chacun/ne sait que l’autre est loin d’être dupe, qu’il pense de moi ce que je pense de lui... Redoutable jeu pervers, qui détruit la confiance !

Et c’est de cette manière que l’on s’isole, en croyant se protéger. Le combat politique devient quelque chose qui ressemble à une secte ou à la logique sectaire. Le venin du pessimisme patriotique se pare des fiertés particulières dont on est très conscient, de mérites personnels que l’on revendique, de références régionalistes, voire d’un certain tribalisme hérité du mobutisme. La séduction de la désillusion est d’autant plus redoutable qu’elle est toujours insensible, perçue généralement comme un désir légitime d’une organisation pure, honnête, efficace ; en somme le rêve d’un groupement ou d’un mouvement parfait et performant.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas. Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique. Photo Réveil FM International

Diaboliser les autres

Il y a une manière de diaboliser les autres qui n’est en réalité que le miroir de notre propre handicap, le syndrome d’un pessimisme que l’on a vis-à-vis du Congo, un pessimisme secret, inavouable, tout au fond de soi-même. Cela parce que l’on croit spontanément que l’on pense juste, qu’on n’est entouré que des tarés et des traîtres ! Mais cela aussi simplement parce que l’on a honte de sa propre autocritique. Car dans l’interaction, toute analyse juste des choses, des actes des autres et de soi-même demande un courage que l’on ne soupçonne pas.

Un mot encore sur cette demande de perfection et l’amour du « zéro erreur » en politique. C’est le même phénomène que celui de celles et ceux qui cherchent une « Eglise des purs », qui passent d’une chapelle à l’autre à l’autre, en quête d’une Eglise modèle. Moi qui suis pasteur, je peux vous dire que le jour où vous en trouverez une, quittez-la tout de suite, car elle ne va pas tarder de vous décevoir...en devenant « impure » à son tour.

Quelle solution préconiser face à tout cela ? Le courage.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas. Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique. Photo Réveil FM International

Il faut faire avec...

Il faut faire avec. Il faut trouver le moyen de transformer les défauts des autres en atouts. Tous les médicaments que nous prenons, chacun/ne le sait, ont des effets indésirables ; et pourtant, ces substances savamment dosées ou associées à d’autres, donnent des résultats positifs. Tel est menteur ou manipulateur ? Il faut le valoriser, le placer là où ses tendances pourraient paradoxalement aider le combat. Tel autre est plutôt traître ou délateur ? Utilisez-le pour une communication stratégique ciblée, pour vous protéger de l’intox des autres. Tel est quant à lui mondain ou flatteur... Faites-en un diplomate. Celui-ci est une grande gueule... ? Son verbe facile peut motiver et galvaniser les indécis. Voici un robuste nerveux, qui ne demande qu’à cogner... ! Vous pouvez en avoir besoin pour le service d’ordre, c’est juste un exemple.

Bien évidemment cela n’est pas à appliquer comme une recette magique. Il faut inventer des solutions, persévérer dans la créativité organisationnelle, refuser d’être défaitiste, chercher toujours à être astucieux et pugnace. En restant constamment sur le qui-vive, prudent comme un serpent, l’œil rivé sur les vrais objectifs du combat.

On a tendance à se laisser impressionner par les résultats des autres, par leur réussite. Et en ce moment la combativité des jeunes et de l’opposition burkinabaise nous interpelle, de même que les « Y’en a marre » dakarois face à Wade, voici trois ans. Cette admiration des autres peut aller très loin, comme s’ils étaient des génies, supérieurs et meilleurs que nous. C’est faux, complètement faux ! En réalité, quand nous citons les autres en exemple, nous nous arrangeons pour occulter tout ce qu’ils ont dû endurer, tout ce qu’ils ont surmonté. Nous croyons naïvement que c’était facile pour eux ; au fond, c’est pour nous persuader que notre tâche à nous est presque surhumaine.

Nous apprécions ouvertement les autres, en nous sous-estimant nous-mêmes. Secrètement ou sans en avoir conscience, nous avons pris l’habitude de nous déconsidérer nous-mêmes un peu trop facilement. C’est de cette manière que s’installe une mentalité de méfiance, toujours surdimensionnée, que j’appelle le « pessimisme patriotique ». Charles Onana avait noté que certains congolais ont tendance à croire que Kagame et les siens sont plus « intelligents » que tous les congolais! L’autoflagellation et la dépréciation de soi trop courantes parmi nous ne nous interpellent même plus ! Ou bien alors, c’est l’autre extrême, à savoir la mégalomanie : on ne supporte pas que son analyse de la situation soit relativisée ou rejetée par les autres. De même pour les initiatives et actions à mener : tout devient du narcissisme intouchable. Une attitude capable de tout paralyser, dans une logique de c’est à prendre ou à laisser...Dans un cas comme dans l’autre, on trouve le même défaut de discernement. Comme si au bout du compte, il y avait un désir inconscient de l’échec permettant de lancer aux autres, avec plaisir, « je vous l’avais bien dit... ». C’est ainsi que le pessimisme nourrît l’immobilisme, l’attentisme, voire la lâcheté.

Contrairement à ce que l’on croit, lorsque l’on pèse les risques et les difficultés en politique, ce n’est pas simplement par prudence avant d’agir, mais stratégiquement par la nécessité même d’agir, puisque l’on doit agir. A cet égard, l’exemple de Madiba (Nelson Mandela) reste éloquent. La rapidité de l’intelligence et la fermeté du courage déterminent un dynamisme politique de portée historique.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas. Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique. Photo Réveil FM International

La politique se fait avec des hommes réels

L’essentiel est de comprendre, d’accepter, que la politique se fait avec des hommes réels, devant des enjeux réels, et non avec des êtres de rêve, dans une lutte imaginaire.

Nous aimerions que le changement se produise de lui-même comme par une baguette magique, sans effort durable... Et puisque les choses tardent, la frustration prend une dimension insidieuse, mais que chacun/ne s’efforce de dissimuler. Quelqu’un disait : même les animaux vont bientôt violer les femmes congolaises et humilier notre dignité... ! C’est ce sentiment de dégoût qui génère le doute, puis la désillusion ; comme si les choses pouvaient changer d’elles-mêmes. L’indifférence et le découragement précèdent une forme d’irresponsabilité sous la conviction affichée du tout ou rien. La passion pour le Congo produit alors une attitude intraitable proche de l’angélisme « politique », si je puis dire. La grande passion pour la libération du pays tourne ainsi en une aversion sévère envers le reste des congolais. La défiance et le doute vis-à-vis des autres congolais deviennent la règle, d’une conduite nationale d’impuissance et de désillusion.

Le pessimisme patriotique n’est pas une fatalité. A condition de bien mesurer la gravité des maux qui nous minent et des dangers qui nous menacent !

Si nos contradictions internes ne sont pas dépassées et reconverties en avantages pour la lutte, ce ne sont pas le régime de Kanambe et ses alliés régionaux et internationaux qui nous détruiront, mais cette culture diabolique de méfiance et d’auto-détestation, qui gagne peu à peu les jeunes générations.

Sortir de la grande nuit

La confiance, le courage, l’intelligence, la détermination et toutes les autres vertus peuvent être de dons, des capacités innées. Quand ce n’est pas le cas, il faut chercher à être « initié », informé sur la profondeur du mal et sur les possibilités de le surmonter. Pour y arriver, il n’y a pas plusieurs chemins, il faut apprendre à bien s’informer. Il est grand temps de réinitialiser les énergies propres de cette lutte ; il est grand temps que « le combat intelligent » cesse d’être une incantation burlesque. Il est grand temps de passer à un niveau supérieur de l’audace. Cela exige une formidable confiance en soi et dans les autres. C’est la seule façon de tordre le coup au pessimisme patriotique ambiant. Il n’y a visiblement plus aucun autre chemin. Celui qui reste devant nous conduit aux efforts immenses et aux terribles sacrifices.

Vous croyez que les Ecoles de guerre, les MBI (Master Business Institut), les Instituts de relations internationales, de communication, etc., qui fabriquent l’élite occidentale, le font-ils pour quelles raisons ? N’est-ce pas pour tirer avantage des peuples endormis ? Ceux qui sont plus préoccupés par la mort ou la survie, que par la vie qui toujours exige un sens radical de liberté.

Il faut sortir de la grande nuit pour sauver le Congo.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique

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A Valenciennes, le très populaire Jean-Louis Borloo dans son fief attire une forêt de micros et caméras

Valenciennes, 9 octobre 2014, Jean-Louis Borloo dans une forêt de micros et caméras. Photo Réveil FM International

Valenciennes, 9 octobre 2014, Jean-Louis Borloo dans une forêt de micros et caméras. Photo Réveil FM International

Valenciennes, 9 octobre 2014, Jean-Louis Borloo dans une forêt de micros et caméras. Photo Réveil FM International

Jean-Louis Borloo a été le jeudi 9 octobre 2014 au matin à Valenciennes avec Manuel Valls, le Premier ministre. Le président honoraire de l'UDI et ancien ministre de l'écologie de Sarkozy est très populaire à Valenciennes , son fief. Jean-Louis Borloo attire micros et caméras.

« Les 46 milliards engagés depuis dix ans ont été créateurs de richesse. C’est la preuve que l’action publique peut servir à quelque chose ». Dix ans après, l’ancien ministre mesure le chemin parcouru par cette agence qu’il a portée et dont pas grand monde ne voulait. « À l’époque, on n’entrait plus dans certains quartiers. Il fallait les déghettoïser. Repeindre une cage d’escalier, ça coûte une fortune et ça ne sert à rien. Il faut bien comprendre que la grue, c’est la première main tendue de la République vers ces quartiers ». En dix ans, 150 000 démolitions ont été réalisées et 600 000 personnes ont été déplacées et relogées. Les grandes barres ont laissé place à des petites unités et à des jardins ouvriers. « Il y a des mamans qui ont le sourire et des poussettes. Certes on n’a pas tout résolu, mais aujourd’hui 87 % des publics concernés sont satisfaits et 65 % des gens recommandent leur quartier à des proches », dit Jean-Louis Borloo.

Six mois après son retrait de la vie politique, Jean-Louis Borloo, avocat puis ministre dans ses deux premières vies, s’investit désormais entièrement dans un projet de fondation pour l’énergie en Afrique, assurant mordicus ne plus vouloir tâter de politique.

Fin janvier, des ennuis de santé, une septicémie, ont pourtant bien failli le laisser sur le carreau. S’en sont suivis plusieurs mois de grande fatigue. Si bien qu’en avril dernier, il abandonne tous ses mandats et ses fonctions: exit l’Assemblée, exit la direction de l’UDI et celle du Parti radical.

Reprenant des forces, il part au début de l’été à la rescousse du club de foot de Valenciennes, qui frôle alors le dépôt de bilan. «Mon sang n’a fait qu’un tour!», raconte-t-il à l’AFP, quand on l’a mis au courant de la situation. Il s’active en coulisses, fait chauffer son téléphone et finit par sauver un club qu’il avait déjà sorti d’affaire... il y a plus de 25 ans!

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samedi 11 octobre 2014

Francophonie: La postiche-pistonnée Magatte Wade, la vendeuse du bissap devenue millionnaire a-t-elle toutes ses neurones ?

On se souvient comme hier de la visite de Paul Kagamé, l'ogre de Kigali , les 11 et 12 septembre 2011 sous Nicolas Sarkozy. Une visite qui avait fait grincer les dents. La première visite en France du dirigeant rwandais depuis le génocide de 1994 avait suscité des remous dans la classe politique française et chez les militaires. Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères avait prétexté d'un voyage pour ne pas serrer la main du dictateur de Kigali. Pour mieux insulter la France, Paul Kagamé sur le perron de l'Elysée s'était exprimé en kinyarwanda désorientant tous les journalistes accrédités qui devraient chercher l'interprétation. Alors l'Hitler africain qui pille les ressources de la République démocratique du Congo parle couramment français.

Magatte Wade, la soldate pro-Kagamé qui a nargué les Congolais et Français. Photo Réveil FM International

Postiche, pistonnée par des lobbyistes pilleurs de l'Afrique, Magatte Wade fait pitié à entendre avec ses réflexions sans tête ni queue. Cette femme a étudié en France puis elle est allée vendre ses bissap aux Etats-Unis. Aujourd'hui, elle pèse 3 millions de dollars. A coup des publi-reportages, Magatte Wade est encensée dans les mêmes magazines thuriféraires des dictateurs africains. Magatte Wade a simplement oublié qu'elle est une femme. Et que les 8 millions de morts congolais pèsent sur la conscience de Paul Kagamé son mentor. Des femmes congolaises violées par la soldatesque rwandaise n'ont pas demandé à vivre ça. Narguer les Congolais de la République démocratique du Congo en profitant de la tribune de l'OCDE pour vanter les mérites d'un Paul Kagamé, autocrate-dictateur et receleur des ressources de la RDC, c'est jouer à la provocation. Le Rwanda possède-t-il du coltan dans son sous-sol ? Comment peut-il être le premier vendeur de ce minerais ? Pire, Magatte Wade a oublié qu'après Kinshasa, le 15è Sommet de la Francophonie se tiendra du 28 au 30 novembre 2014, à Dakar au Sénégal, son pays d'origine. Femme d’affaires de 38 ans, fondatrice d’Adina World Beat Beverages qui commercialise le thé, le café et des jus à base de recettes sénégalaise aux Etats Unis. Magatte Wade est devenue millionnaire en vendant du bissap au pays de l'oncle Sam. C'est comme ceux qui prétendent qu'ils sont devenus riches en vendant du piment dans les capitales africaines. Il faut être naïf pour croire à ce conte de fée.

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Une blague de mauvais goût: "J'ai Ebola!" ! La blague qui ne passe pas dans un avion

Un petit malin sur un vol de Philadelphie à Punta Cana, en République dominicaine, a éternué et crié: "J'ai Ebola!". A l'atterrissage, une équipe médicale en tenue spéciale l'a embarqué pour l'examiner, les autres passagers ont pu sortir de l'avion après deux heures. Le passager en question n'avait pas de fièvre, et n'avait pas été en Afrique récemment selon son passeport.

Un passager américain d'un vol Philadelphie-Punta Cana a cru bon de faire une blague après avoir éternué. "J'ai Ebola!", a-t-il crié d'après le site dominicain acento. Selon Fox News Latino, il aurait plutôt crié "Je suis allé en Afrique!".

Quoi qu'il en soit, la blague est très mal passée. A l'atterrissage, la chef de cabine prévient les passagers qu'une équipe médicalisée spécialement équipée va venir voir ce qu'il en est, comme l'a filmé un des passagers:

"J'ai besoin que tout le monde se rasseye", explique la chef de cabine. "Je pense que l'homme qui a dit ça est un idiot, et je le dis clairement. Si vous m'entendez, peu importe. Des gens vont venir, on a tous vu les informations donc on sait qu'ils ont l'air d'être dans des espèces de bulles (...). Laissez-les faire leur travail, je vous tiendrai au courant."

On voit alors des gens rentrer en combinaison intégrale bleue et se diriger vers le fond de l'avion. Après discussion, ils escortent l'homme hors de l'avion, ce dernier s'exclamant: "Je ne viens pas d'Afrique" alors qu'une passagère le hue.

L'avion a été bloqué sur le tarmac pendant deux heures le temps des vérifications nécessaires, précise Fox News Latino.

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vendredi 10 octobre 2014

Photos. Manuel Valls-Martine Aubry à Lille !

Lille, jeudi 9 octobre 2014, Martine Aubry, maire de la ville et Manuel Valls, Premier ministre. Photo Réveil FM International

Martine Aubry et Manuel Valls à Lille. Photo Réveil FM International

Manuel Valls, le Premier ministre et Martine Aubry, l'ancienne première secrétaire du PS et Maire de Lille, deux personnalités et voix opposées du parti socialiste ont des déjeuné ensemble le jeudi 9 octobre 2014 dans le centre ville à Lille. Aucun journaliste, ni photographe a pu accéder à la salle pour immortaliser cet instant, une fois les portes du restaurant Meert fermées. Ce déjeuner Valls-Aubry est apparu comme l'événement politique fort de ce week-end. C'est un buzz ! Les mauvaises langues avaient prétendu que Martine Aubry qui est considérée comme la voix différente au sein du PS, était tellement occupée qu'elle ne recevrait pas le Premier ministre. C'est faux. Martine Aubry a reçu Manuel Valls à Lille. Nombreux points de discorde entre les deux personnalités, en politique il n'y a pas de rivalités éternelles.

Comme les députes Ps "Frondeurs", Martine Aubry est très critique sur la ligne gouvernementale, notamment sur l'encadrement des loyers ou la réforme territoriale, la maire de Lille s'oppose farouchement à la fusion du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie. Mais pour Manuel Valls, il n'y avait pas de quoi polémiquer: «Le fait que nous nous voyons n'est pas un événement, ça doit être naturel et normal.»

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jeudi 9 octobre 2014

OCDE-Forum nouveau monde: Magatte Wade, une crypto-Sénégalaise porte-t-elle Paul Kagamé l'autocrate de Kigali dans son soutient gorge ?

Magatte Wade, la soldate pro-Kagamé a profité de la tribune OCDE pour diffuser le message de son autocrate de mentor. Photo Réveil FM International

La session plénière du mercredi 8 octobre 2014 avait attiré notre attention "L'Afrique:L'avenir se construit maintenant" avec des éminentes personnalités comme panélistes: Moncef Cheik-Rouhou, professeur d'Economie et député à l'Assemblée constituante de la République de Tunisie, Achille Mbembe, Professeur d'histoire et de science politique à l'université du Witwatersand, brillantisime Lionel Zinsou qui respire et transpire l'optimisme pour le continent africain. Magatte Wade, Fondatrice et Présidente directeur-général de Tiossan, une empoisonneuse ! Suffisante, arrogante cette femme qui n'a du Sénégal que la couleur de sa peau, en voulant créer le buzz s'est ridiculisée elle même. Alors que tous les panélistes s'exprimaient en français, nous sommes en France. Magatte Wade a imposé aux participants de rechercher les écouteurs car elle a parlé en anglais, c'est son droit le plus élémentaire. C'est sa réflexion tarabiscotée, alambiquée qui a rebuté plus d'un dans la salle. Thuriféraire de Paul Kagamé, l'ogre de Kigali, Magatte Wade s'est transformée en militante Pro-Rwanda.

Magatte Wade est un point ? Formatée par ceux qui soutiennent des atrocités, guerres en Afrique. Elle a le toupet de vendre Kigali comme vitrine de la réussite africaine. Dans la vie courante, que fait-on d'un receleur ? Et lorsqu'un pays est receleur, on le vante ? Photo Réveil FM International

Vantant le génocidaire du pays de mille colline, pays sans opposants, pays receleur et pilleur des ressources de la République démocratique du Congo...Hystérique sur le bord, Magatte Wade a même déclaré que les rues de Kigali sont plus propres que celles de Paris. Connait-elle au moins le budget de la ville de Paris pour l'entretien de ses rues ? Sait-elle que Paris n'attend pas la pluie pour laver ses rue ? Payée sans doute par les lobbyistes pro-kagamé, Magatte Wade en Kagamiste embrigadée a profité de la tribune de l'OCDE pour débiter son fiol. Magatte Wade sait-elle que le rapport Mapping des Nations-Unies met en exergue le pillage des richesses de la République démocratique du Congo par le Rwanda. Qui dirige ce pays, n'est-ce pas Paul Kagamé, l'Hitler africain ? Honte donc à Magatte Wade, la soldate de l'autocrate de Kigali ! Magatte Wade rappelle sans aucun doute la camerounaise Axelle Kabou qui vit planquée en Bretagne. En 1991, elle avait écrit un brûlot polémique sur le continent: "Et si l'Afrique refusait le développement ?". Axelle Kabou a disparu de la circulation. Elle vit cacher ! On ne peut pas continuer à jouer avec un continent comme ça, en débitant des énormités. Magatte Wade a été repris par le professeur Lionel Zinsou. Voulant se défiler, elle a été récupérée ! Suivons l'interview que notre confrère Roger Bongos a eu avec elle.

Avec des taux de croissance exceptionnels ces derniers années, l'Afrique apparaît aujourd'hui comme le nouveau continent émergent. Ses taux de croissance fascinent et font rêver mais son organisation politique inquiète, tout autant que la pauvreté et la précarité d'une large partie de sa population. La croissance suffira-telle à surmonter tant de difficultés accumulées ? Les réalités africaines sont complexes et si l'Afrique décolle, les populations en profitent-elles vraiment ? Entre les grandes compagnies mondiales, les entrepreneurs africains africains et les populations elles-mêmes, qui sont les premiers gagnants ? C'est probablement une Afrique à plusieurs vitesses qui se dessine: qui en sont les champions et quels sont les moteurs de leur réussite ? L'Afrique a deux atouts majeurs: la créativité de sa jeunesse et l'émergence de classes moyennes avides de consommation et de nouveaux standards de vie. Comment transformer ces atouts en facteurs de croissance stable et durable, dans une Afrique nouvelle qui pourrait enfin traiter d'égal à égal avec les autres continents?

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mardi 7 octobre 2014

Angers, la tapisserie de l'Apocalypse de l'Apôtre Jean

Château d'Angers, la tapisserie de l'Apocalypse de l'apôtre Jean mesure 103 mètres de long sur environ 4,5 mètres de haut. Photo Réveil FM International

Il faut être très fort mentalement pour visiter et suivre toutes les explications du guide sur la tapisserie de l'Apocalyse de l'Apôtre Jean à Angers ! La visite avait duré 1h20 et à deux reprises le guide m'avait interrogé si je voulais continuer, ma réponse fut oui, mais j'ai eu du mal parfois à écouter les explications de certains tableaux. Je suis sorti de ce musée ruminant à l'intérieur de moi le cantique des cantiques: "Vanité de vanité, tout est vanité !" Moi qui ne suis pas calviniste, fallait-il que je crois à la prédestination calvinienne ? Et la grâce de Dieu pour tous les hommes dans tout cela ? J'ai apprécié à sa juste valeur, les textes majeurs de la Bible : l'Apocalypse de l'apôtre Jean avec, en regard, la reproduction intégrale de la fameuse tapisserie d'Angers, ce chef-d'oeuvre de l'art médiéval que fit tisser, par des mains angéliques, Hennequin de Bruges afin de donner chair et couleurs aux paroles prophétiques de l'apôtre.

Dernier fleuron du Nouveau Testament, l'Apocalypse a été écrite à la fin du premier siècle alors que l'apôtre Jean, condamné à l'exil par l'empereur Domitien, se trouvait à Patmos, une île de la mer Egée. C'est là qu'il fut visité par la grâce et qu'il tira de ses visions ce texte à la fois poétique et messianique, qui est une sorte d'allégorie sacrée : ponctué de scènes spectaculaires - toutes sortes de fléaux et de déluges, en particulier -, son récit s'adresse à une humanité souffrante, égarée, soumise aux puissances du Mal et à la folie meurtrière, afin de lui transmettre un message d'espérance et de plénitude en annonçant sa renaissance spirituelle sous la protection du Christ ressuscité.

A l'époque de saint Jean, le mot "apocalypse" n'était pas synonyme de "chaos" mais au contraire de "révélation", et c'est bien de cela qu'il s'agit dans les multiples versets de l'évangéliste : même s'ils sont hantés par les ténèbres, c'est vers la lumière céleste qu'ils se tournent peu à peu, parce qu'ils sont une quête prophétique du bonheur.

Et malgré ses excès et sa fureur, malgré sa complexité symbolique - "sous chaque mot se cachent plusieurs sens", l'Apocalypse ne tarda pas à être diffusée à travers toute l'Asie Mineure, pour devenir un des textes canoniques de la chrétienté. Il a inspiré Dürer, Blake, Hugo, Lurçat ou Claudel et, bien avant eux, au XIVe siècle, Hennequin de Bruges-un travail titanesque, une pure merveille - les soixante-huit tableaux exposés au château d'Angers, et restitués dans leurs couleurs d'origine.

La tenture de l'Apocalypse (ou tapisserie de l'Apocalypse, ou encore Apocalypse d'Angers) est une représentation de l'Apocalypse de Jean réalisée à la fin du XIVe siècle. L'ensemble, initialement composé de sept pièces, dont six sont conservées, est exposé à Angers, dans le musée de la Tapisserie de l'Apocalypse situé dans une très longue galerie du château d'Angers.

La tapisserie de l'Apocalypse s'inspire de manuscrits à miniatures illustrant le texte de l'Apocalypse de Jean, d'après des cartons de Hennequin de Bruges, peintre attitré du roi de France Charles V. C'est le plus important ensemble de tapisseries médiévales existant au monde.

Cette monumentale tenture à usage princier, utilisée pour des occasions solennelles, fut commandée entre 1373 et 1377 au marchand lissier Nicolas Bataille pour le duc Louis Ier d'Anjou. Elle fut vraisemblablement fabriquée à Paris, par Robert Poisson, dans les ateliers de Nicolas Bataille d'après les cartons de Hennequin de Bruges (connu également sous le nom de Jean de Bruges). On date son achèvement aux alentours de 1382. Elle fut donnée par le roi René à la cathédrale d'Angers au XVe siècle.

Pour la chaîne et la trame, c'est la laine qui fut employée. Laine aux couleurs vives, teinte à l'aide de colorants végétaux, comme la gaude pour la gamme des jaunes, la garance pour les rouges et le pastel pour les bleus. Cette tapisserie est réversible : le revers est identique à l'avers, ce qui témoigne de la virtuosité des tisseurs.

L'œuvre marque un tournant dans l'art de la tapisserie, puisqu'après cette Apocalypse une importante production de tentures historiées, religieuses ou profanes, est attestée en Europe.

À la fin du XVIIIe siècle et au début XIXe siècle, la tenture subit d'importants dommages ; elle est en effet utilisée pour servir de couvertures, de protection pour les arbres en hiver... L'œuvre actuellement visible est amputée : sur les 140 mètres de sa longueur d'origine, seuls une centaine sont aujourd'hui visibles. Donnée par le roi René (dernier duc d'Anjou) au chapitre de la cathédrale Saint-Maurice, elle faisait partie du trésor de celle-ci. Lorsqu'elle n'était pas présentée dans la nef, elle était conservée dans des coffres, roulée sur elle même. C'est donc la dernière partie de la tapisserie qui a le plus souffert : Les ensembles 5 et 6. Heureusement elle sera mise à l'abri puis restaurée, notamment grâce à l'aide du chanoine Joubert vers 1843 et 1870.

De 1954 à 1956, on construit pour l'accueillir une galerie au château d'Angers. Cette galerie a été modifiée en 1998, car elle présentait de larges baies vitrées qui laissaient pénétrer la lumière du soleil et celle de la lune, ce qui dégrada énormément les couleurs. Aujourd'hui la tenture est conservée dans un lieu sombre, à une température constante, pour mieux la protéger.

Les thèmes de la tapisserie, sur les sept pièces d'origine, six nous sont parvenues. Cet ensemble, présenté au château d'Angers dans un espace muséographique prévu à cet effet, mesure 103 mètres de long sur environ 4,5 mètres de haut. Les 6 pièces comportent, pour les deux qui sont complètes, 14 tableaux où alternent des fonds rouges et des fonds bleus et répartis sur deux niveaux. En tête de chaque pièce, un personnage sous un baldaquin introduit le spectateur à la lecture allégorique des visions que Jean aurait reçues à la fin du Ier siècle. En plus d'une illustration du texte de saint Jean, la tapisserie contient des informations (parfois des clins d'œil) sur la vie politique et sociale du XIVe siècle.

En italique les pièces disparues ou dont on ne conserve qu'un fragment.

Première pièce (cette partie est incomplète).

Un grand Personnage sous un baldaquin.

En haut :

L'apôtre Jean à Patmos.

Les sept Églises. Elles sont représentées matériellement par 7 églises et spirituellement par 7 anges. A gauche du tableau, l'apôtre Jean porte la main gauche à sa bouche : il annonce la Révélation contenue dans le livre qu'il porte dans sa main droite.

Le Christ au glaive. Lors de cette théophanie, un être semblable à un "fils d'homme", révèle à l'apôtre Jean, prosterné à ses pieds, le mystère des 7 candélabres qui symbolisent les 7 églises d'Asie illuminées par les 7 dons du Saint-Esprit ; et celui des 7 étoiles rouges qu'il tient dans la paume de sa main droite représentant les anges des 7 églises. Dans sa bouche, tenue à l'horizontale, une épée à double fil (le glaive de la Parole) symbolise quant à elle la puissance du Verbe divin. Dieu en majesté. C'est la seconde Vision de Dieu en Majesté. Elle met en scène les quatre « vivants » ou les quatre animaux du tétramorphe qui entourent le trône de Dieu et que voit saint Jean au début de l’Apocalypse, vision qui fait écho à celle d'Ezéchiel dans l'Ancien Testament. La divinité qui se tient dans une mandorle cantonnée du lion, du taureau, de l'homme et de l'aigle est entourée des 24 vieillards, six à chaque angle du tableau.

Les Vieillards se prosternent (ou l'Adoration des vingt-quatre Vieillards). Au centre du tableau, le Seigneur, dans la mandorle et assis sur un arc-en-ciel, est auréolé du nimbe crucifère. Il tient en main le livre ouvert.

La tapisserie ne suit pas en cela le texte de l'Apocalypse : " Je vis ensuite dans la main droite de celui qui était assis sur le trône, un livre écrit dedans et dehors" (V,1). De part et d'autre, les vingt-quatre Vieillards viennent se prosterner et déposent à ses pieds leurs couronnes d'or. Pour les théologiens du Moyen Âge, ces 24 vieillards correspondaient soit aux 24 livres de l'Ancien testament, soit aux 12 prophètes et aux 12 apôtres (l'Ancienne et la Nouvelle Loi.)

Les larmes de l'apôtre Jean. Jean est représenté au centre de la tapisserie, et non en marge comme à l'habitude. À sa droite l'ange déployant une banderole, à sa gauche le vieillard qui, faisant le geste d'entraîner Jean, tient dans sa main gauche un gant, sans doute celui qu'il a ôté pour le toucher. (Ce genre de détail anecdotique étant à rechercher dans les miniatures à l'origine de la tenture et non dans l'inspiration personnelle de ses auteurs) Ce tableau illustre le verset 2 :

« Et je vis un ange fort, qui criait à haute voix : "Qui est digne d'ouvrir le livre et d'en lever les sceaux ?" Et nul ne pouvait, ni dans le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre ; ouvrir le livre ni le regarder. Je fondais en larmes de ce que personne ne s'était trouvé digne d'ouvrir le livre ni de le regarder. Mais l'un des vieillards me dit : "Ne pleure point ; voici le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, qui a obtenu par sa victoire le pouvoir d'ouvrir le livre et d'en lever les sept sceaux. »

L'Agneau égorgé.

« Je regardais : et je vis au milieu du trône et des quatre animaux, et au milieu des vieillards, un Agneau debout comme égorgé, ayant sept cornes et sept yeux, qui sont les sept Esprits de Dieu envoyés par toute la terre. »

On remarque en bas :

L'Agneau ouvre le livre.

Premier sceau : le vainqueur au cheval blanc.

Deuxième sceau : le cheval roux et la guerre.

Troisième sceau : le cheval noir et la famine.

Quatrième sceau : le cheval livide et la mort.

Cinquième sceau : les âmes des martyres.

Sixième sceau : le tremblement de terre.

Deuxième pièce: Quatrième trompette, l'Aigle de malheur (incomplète)

Quatrième trompette, l'Aigle de malheur. Photo Réveil FM International

Personnage disparu.

En haut

Les quatre vents, dont il ne reste qu'un fragment.

La foule des élus.

Septième sceau : les sept trompettes.

L'Ange à l'encensoir.

L'Ange vide son encensoir.

Première trompette : la grêle et le feu ; dont il ne reste qu'un fragment.

Deuxième trompette : le naufrage.

En bas

Troisième trompette : l'Absinthe.

Quatrième trompette : l'Aigle de malheur.

Verset 8,13 "Alors je regardai, et j'entendis la voix d'un aigle qui volait au milieu de l'air et disait à haute voix : « Malheur, malheur, malheur aux habitants de la terre, à cause des autres voix des autres anges qui doivent donner de la trompette. » Le triple malheur qu'apporte l'aigle est rendu, sur la tenture, par la ville détruite et les mots de malheur (en latin "Ve, Ve, Ve") tissés sur le phylactère que l'oiseau, de très grande taille, tient dans ses pattes et son bec. (C'est le seul phylactère de la tenture qui porte une inscription.)

Cinquième trompette : les sauterelles.

Sixième trompette : les Anges de l'Euphrate.

Les myriades de cavaliers.

L'Ange au Livre.

L'apôtre Jean mange le Livre.

Troisième pièce: La Bête de la mer (1 grand personnage et 14 tableaux)

La Bête de la mer. Photo Réveil FM International

Un grand Personnage sous un baldaquin.

En haut :

La mesure du Temple.

les deux Témoins.

La mort des deux Témoins.

Joie des hommes devant les Témoins morts.

Les Témoins ressuscitent.

Septième trompette : l'annonce de la victoire.

La Femme revêtue du soleil.

En bas :

Saint Michel combat le Dragon.

La Femme reçoit des ailes.

Le Dragon poursuit la Femme.

Le Dragon combat le serviteur de Dieu.

La Bête de la mer.

« (13:1) Alors je vis surgir de la mer une Bête ayant sept têtes et dix cornes, sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des titres blasphématoires. (2) La Bête que je vis ressemblait à une panthère, avec les pattes comme celles d’un ours et la gueule comme une gueule de lion ; et le Dragon lui transmit sa puissance et son trône et un pouvoir immense. »

Jean de Bruges a représenté le sceptre royal portant une fleur de lys pour signifier clairement la transmission du pouvoir.

L'adoration du Dragon.

L'adoration de la Bête.

Quatrième pièce (1 grand personnage et 14 tableaux.)

Un grand Personnage sous un baldaquin.

En haut :

Nouvelle adoration de la Bête.

La Bête de la terre fait tomber le feu du ciel.

L'adoration de l'image de la Bête.

Le chiffre de la Bête.

L'agneau sur la montagne de Sion.

Le chant du cantique nouveau.

Un ange annonce une bonne nouvelle.

En bas :

Un deuxième ange annonce la chute de Babylone.

Un troisième ange et l'Agneau.

Le sommeil des Justes.

La maison des Élus.

La cuve déborde.

La vendange des réprouvés.

Les sept dernières plaies et les harpes de Dieu.

Cinquième pièce: La chute de Babylone (incomplète)

La chute de Babylone. Photo Réveil FM International

Grand Personnage

En haut :

Les anges reçoivent leurs coupes.

La première coupe versée est sur la terre.

La deuxième coupe sur les eaux.

La quatrième coupe versée sur le soleil (un fragment).

Les cinquième et sixième coupes versées sur le trône et sur l'Euphrate.

Les grenouillles.

La septième coupe est versée dans l'air.

En bas :

La grande Prostituée sur les eaux.

La Prostituée sur la Bête.

La chute de Babylone envahie par les démons.

L'Ange jette une meule dans la mer.

La Prostituée condamnée.

Les noces de l'Agneau.

l'apôtre Jean et l'Ange (important fragment).

Sixième pièce, La nouvelle Jérusalem (incomplète)

La nouvelle Jérusalem. Photo Réveil-FM

Personnage disparu.

En haut

Le verbe de Dieu et la Cuve de l'ardente colère de Dieu.

Les oiseaux dévorent les impies.

le Verbe de Dieu charge les Bêtes.

Les Bêtes sont jetées dans l'Étang de feu.

Le Dragon est enchaîné pour mille ans.(fragment)

Les Juges.

Satan assiège la Ville.

En bas:

Le Diable est jeté dans l'Étang de feu.

Le Jugement dernier.

La Jérusalem nouvelle.

La mesure de la Jérusalem nouvelle.

Le fleuve coulant du trône de Dieu.

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OCDE-Forum nouveau monde : Les écarts de niveau de vie se creusent dans de nombreux pays économiquement avancés

Paris, 7 octobre 2014, Forum nouveau monde de l'OCDE. Photos Réveil FM International

Paris - Les écarts de niveau de vie se creusent dans de nombreux pays économiquement avancés, au sein desquels les régions les plus pauvres ont du mal à rattraper les autres, selon une étude rendue publique cette semaine par l'OCDE.

La moitié des 34 pays membres de l'OCDE voient, depuis la crise de 2008, les écarts de revenus augmenter entre leur région la plus performante et leur région la moins bien classée, indique la même source, précisant que ses perspectives régionales 2014 montrent que, dans 10 pays de l'Organisation, une région unique a concentré plus de 40 pc de l'augmentation nationale du chômage enregistrée depuis le début de la crise.

Paris, 7 octobre 2014, Forum nouveau monde de l'OCDE. Photos Réveil FM International

Certaines des inégalités de revenus les plus marquées s'observent au sein des grandes villes, explique l'OCDE qui recommande une meilleure gestion des zones urbaines concentrant les deux tiers de la population, afin d'accroître la prospérité et réduire les inégalités. "Une bonne gestion des villes peut permettre d'améliorer l'efficience et la productivité sur le territoire et dans les zones environnantes en réduisant la durée des trajets domicile-travail, en rendant les rues plus sûres, en limitant la pollution atmosphérique et en améliorant l'accès aux services publics", ajoute le document.

Par ailleurs, un autre rapport de l'OCDE intitulé "Comment va la vie dans votre région ?" révèle l'existence de fortes divergences dans le bien-être général entre les 362 régions de la zone OCDE, à partir d'une analyse portant aussi bien sur la qualité de l'air et l'espérance de vie que le revenu par habitant, l'emploi et l'accès à Internet. Selon ce rapport, c'est en Espagne et en Italie que les disparités régionales en termes de chômage sont les plus fortes, et aux Pays-Bas qu'elles sont les plus faibles.

Freddy Mulongo à l'OCDE. Photos Réveil FM International

Roger Bongos à l'OCDE. Photos Réveil FM International

La même source relève que l'Italie enregistre les écarts régionaux les plus marqués au niveau du chômage des jeunes, alors qu'en Autriche, les écarts régionaux en termes de revenus des ménages sont les plus faibles.

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Etre journaliste Congolais en France, passionné de l'international, c'est refuser avec la dernière énergie la "Ghettoïsation de Château-Rouge" !

Nous ne remercierons jamais assez les Congolais de l'étranger qui encouragent, soutiennent voire félicitent Réveil FM International pour le travail abattu. Lorsque je me suis mis à la découverte des radios libres en France, au Brurkina Faso et Mali, la République démocratique du Congo était encore le Zaïre sous la dictature féroce de Mobutu Sese Seko. Durant quatre ans, il fallait beaucoup apprendre et exercer ce métier de radioteur. Lorsque de mon propre gré j'ai décidé de rentrer définitivement en 1999 dans mon pays d'origine, le Congo, pour y implanter Réveil FM, la première radio associative et communautaire de Kinshasa, il n'y avait même pas cinq radios libres en RDC. En mars 2007, lorsque je fus contraint de quitter la terre de mes ancêtres, il y avait plus de 272 radios associatives et communautaires en République démocratique du Congo.

Freddy Mulongo initiateur de Réveil FM projet conçu à Paris en 1995 qui se concrétisa en 1999 à Kinshasa et fonctionnant jusqu'en 2007.

Ceux qui volontairement veulent ignorer notre ligne éditoriale, reprochent à Réveil FM International de ne pas avoir la tête sur le guidon pour les informations exclusivement et uniquement congolo-congolaises, mais d'écrire sur la France, les autres pays du monde. Il faut parler Congo, penser Congo, et après ? Il est parfois dommage et regrettable que quelques zombies, clowns, écervelés, qui mangent, boivent et se trémoussent Congo, des habitués de Château-Rouge-Barbès sans aucune volonté d'intégration dans le pays d'accueil, foncent sur les brèches et se transforment en donneurs de leçons. Il y a une volonté de ghettoïsation des journalistes d'origine congolaise, que nous réfutons. Réveil FM International n'est pas au service d'une personne, ni d'une institution mais au service des idées, valeurs et convictions démocratiques. Les mêmes qui nous interpellent de trop parler de la France ne prennent jamais la peine de savoir à quelle heure nous nous couchons d'habitude? Si nous sommes bien portant comment nous faisons ? Comment tenons- nous pour exercer notre métier avec les moyens qui sont les nôtres sans se lasser ?

Emilia Nazarenko, journaliste Ukrainienne, Présidente de l'APES et Freddy Mulongo à Genève.

Nous vivons en France, pardieu ! C'est normal que nous intéressons sur ce qui s'y passe. Nous écrivons beaucoup sur la République démocratique du Congo. Mais vouloir atrophier notre vision du journalisme, en nous enfermant dans une buzobérie journalistico-congolaise est une grave erreur. Il arrive souvent que des sbires de l'ANR, la Gesptapo d'alias Joseph Kabila s’époumonent à créer de faux comptes yahoo. com pour nous envoyer des spams. Le temps c'est l'argent, mais lorsque vous passez votre temps à supprimer des messages indésirables, c'est souvent du temps perdu. Notre leitmotiv est simple: La voix du Congo ne peut être entendue si elle se situe dans le monde. Jouer au nombrilisme dans un monde mondialisé est une perte du temps. C'est parce que Réveil FM International parle des événements mondiaux, que lorsqu'il parle du Congo, sa voix est entendue, lue, analysée...Ne pas comprendre cela, c'est être ringard dans sa perception de l'évolution du monde.

Aux Congolais de la diaspora, qu’est-ce qu’être journaliste ?

Légalement, c’est celui qui a une carte de journaliste professionnel. En pratique, c’est celui qui, titulaire de cette carte professionnelle, travaille dans une publication (quotidien, hebdomadaire, périodique), à la radio, à la télévision, ou, depuis une petite décennie, sur internet. Il écrit, dessine, photographie, filme ; est rédacteur, reporter, pigiste, présentateur, secrétaire de rédaction… Cependant la pratique n’est pas tout.

Etre journaliste, exercer le métier de journaliste, c’est être un intermédiaire, un passeur entre un événement (qui peut être un fait ou une idée) et un public (lecteur, auditeur, téléspectateur, internaute).

Tout fait, ou toute idée, n’est pas destiné à devenir un événement ! Il appartient donc au journaliste de discerner le fait, ou l’idée, qui deviendra événement. Etant entendu que ce discernement est aussi, pour une bonne part, fonction du public auquel le journaliste s’adresse.

L’information naît de cet accord contractuel entre événement, journaliste et public. Ce qui veut dire que le journaliste doit avoir comme première exigence un double respect : respect de l’événement et respect du public.

Comment naît l’événement ? Certains faits s’imposent comme événements à un très large public en raison de leur portée, de leur résonance. On les retrouve dans les grands médias. Beaucoup d’autres ne sont de portée ni internationale, ni nationale, ni même régionale. Ils ne sont perçus comme événements que par un public restreint, au niveau local.

Cela veut dire qu’un fait ne devient un événement pour un public qu’en fonction de sa proximité avec ce public. La proximité comprise au sens large (culturelle, idéologique, économique, politique, sportive, géographique…).

Ici apparaît, pour les publications spécialisées, mais aussi pour la presse généraliste, la notion de cible, Quel public est prioritairement recherché ? Quel public adhère spontanément à la publication ? C’est en fonction de la double réponse apportée que l’on parlera de ligne éditoriale. Celle-ci établit une sorte de connivence événement-journaliste-public. Quand la proximité s’estompe, quand la cible devient floue, quand la ligne éditoriale se dilue, cette connivence s’affadit jusqu'à disparaître.

Le métier de journaliste demande à prendre en compte une autre forme de proximité, celle liée à la lisibilité de la publication. Lisibilité technique : un caractère trop petit écarte des lecteurs atteints d’un début de presbytie ; des phrases, des paragraphes, des articles trop longs essoufflent le lecteur. Lisibilité socioculturelle : un vocabulaire trop recherché, trop spécialisé, trop technique, trop scientifique peut être rapidement dissuasif.

Capacité de jugement pour percevoir et accueillir l’événement, attitude d’humilité pour s’adresser à son public fondent le professionnalisme. Le journaliste doit donc avoir deux préoccupations majeures, en quelque sorte deux obsessions.

La première est liée à sa relation à l’événement. Il doit être un chercheur de vérité(s). Exigence difficile, car d’une part qu’est-ce que la vérité ? (Déjà Pilate s’interrogeait et interrogeait le Nazaréen.) Et d’autre part le journaliste ne sera jamais détenteur de la vérité, seulement au mieux d’une part de vérité.

La seconde est liée à sa relation avec le public. Il doit être un éveilleur d’intelligence et de conscience. Surtout pas un directeur de consciences.

Chercheur de vérité, comme le juge d’instruction (l’enquête appartient aux deux professions). Éveilleur de conscience, comme l’enseignant (l’un et l’autre n’étant pas seulement de simples transmetteurs de connaissances).

Dans l’exercice de son métier, le journaliste de la presse écrite et audiovisuelle est confronté à un autre défi, celui de sa relation au temps.

Le temps ? La presse n’est pas seulement l’outil de l’imprimeur. C’est aussi le travail dans l’urgence. Le délai entre la survenance d’un événement et sa prise en compte par le journaliste est de plus en plus court. Ce qui met à l’épreuve la résistance émotionnelle, la qualité de jugement et la disponibilité du journaliste. Et par là même sa crédibilité : La saisie et le traitement d’un événement dans l’urgence accroît les risques d’inexactitude, d’approximation, voire d’erreur.

Le journaliste exerce un métier de service. "Service à un public" comme esquissé, et également "service public" par sa participation à la vie sociale et démocratique.

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lundi 6 octobre 2014

Coup de massue politique: Freddy Kita, SG de la Démocratie Chrétienne clame "Nous irons jusqu'au bout avec la plainte du Président Eugène Diomi Ndongala contre la République démocratique du Congo "

Député national élu Eugène Diomi Ndongala, président de Démocratie Chrétienne, avec l’assistance de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj), a déposé fin septembre dernier une plainte contre la RDC auprès du Comité des droits de l’Homme des Nations unies à Genève.

Freddy Kita, le Secrétaire Général de Démocratie Chrétienne, parti cher à Eugène Diomi Ndongala, prisonnier politique personnel d'alias Joseph Kabila. Photo Réveil FM International

Si les partis alimentaires, digestifs et mangéristes alliés au régime des Dinosaures Mobutistes et Mammouths Joséphistes à Kinshasa n'ont aucune stratégie politique, la Démocratie Chrétienne (DC), parti d'Eugène Diomi Ndongala vient de prouver à l'opinion nationale et internationale, qu'il est plein des stratèges. "Kibota" ! Coup de massue politique face au régime tortionnaire et sanguinaire de Kinshasa. Les poiticards-politicailleurs-ventripotents-godillots habitués à se gratter le ventre, se curer les dents et à se pavaner et se cancaner dans leurs grosses 4X4, au lieu de s'occuper du bien être de la population congolaise n'ont rien vu venir ! Quant à l'ANR, la Gestapo d'alias Joseph Kabila qui a la mauvaise habitude d'emprisonner abusivement les acteurs politiques de l'opposition pour mieux les faire taire, elle a été bien dribbler. Depuis treize ans qu'alias Joseph Kabila trône par défi en République démocratique du Congo, son régime sanguinaire a excellé dans les atteintes massives et le non respect des droits de l'homme. Les illégitimes autorités congolaises s'assoient sur les droits de l'homme. En effet, depuis fin septembre dernier, Monsieur Eugène Diomi Ndongala, député élu qui a renoncé à ses émoluments et refuser de sièger à l'Assemblée nationale acquis à alias Joseph Kabila, est arbitrairement emprisonné par un coup fourré monté de toute pièce par l'ANR, la Gestapo d'alias Joseph Kabila, elle vient encore une fois de le prouver les renseignements au Congo-Kinshasa n'ont qu'un seul objectif: traquer ceux qui empêchent alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati de dormir sur ses deux oreilles, pas plus. Or les renseignements, c'est l'Etat, ses institutions, des infrastructures, tous les citoyens et territoire que l'on protège pas uniquement un autocrate sanguinaire.

Freddy Kita, le Secrétaire Général de Démocratie Chrétienne, parti cher à Eugène Diomi Ndongala, prisonnier politique personnel d'alias Joseph Kabila. Photo Réveil FM International

Freddy Kita, le Secrétaire Général de Démocratie Chrétienne (DC) a pris son bâton de pèlerin, il parcourt le monde pour dénoncer l'arrestation abusive et arbitraire dont est victime son président Eugène Diomi Ndongala. La stratégie d'agir à l'intérieur de la République démocratique du Congo par le canal des avocats et que la deuxième personnalité du parti soit à l'extérieure de la RDC pour agir en porte-voix, commence à porter ses fruits. En Occident, Eugène Diomi Ndongala est de plus en plus considéré comme le prisonnier politique personnel d'alias Joseph Kabila. Le régime de Kinshasa avec ses fraudes électorales, habitué aux hold-up électoraux mais aussi au tripatouillage constitutionnel pour maintenir par défi en toute illégitimité, doit maintenant compter avec la plainte d'Eugène Diomi Ndongala aux Nations unies à Genève. Pour Freddy Kita "Nous irons jusqu'au bout avec la plainte du Président Eugène Diomi Ndongala contre la République démocratique du Congo". Eugène Diomi Ndongala considère qu’au niveau de la République démocratique du Congo, tout a été fait pour l'empêcher de bénéficier de la justice a saisi le Comité des droits de l’Homme des Nations unies. Le prisonnier politique personnel d'alias Joseph Kabila reproche au régime d'usurpation la violation des droits fondamentaux lui garantis par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques que la RDC a déjà ratifié.

Eugène Diomi Ndongala est le fils de Gaston Diomi Ndongala Midietu, un acteur politique et pionnier de l'indépendance de la République démocratique du Congo obtenue le 30 juin 1960.

Gaston Diomi Ndongala Midietu (Mbokamosika)

Abotami na 08 août 1922 na Léopoldville. Atangi na Institut Saint Joseph na Léopoldville mpe sima akeyi na petit séminaire ya Kolo mpe sima akeyi ko continuer mpe kosilisa secondaire na Ecole ya agriculture na Kisantu.

Akoti na Ecole ya Assistance Médicale Indigènes ya Léopoldville na 1943. Neti ezalaki période ya grande guerre, azalaki na Force publique na campagne ya Birmanie na deux ans ya stage alekisaki na kati ya Force publique.

Na 1946, azui diplôme na ye ya Assistant médical.

Na 1947, azui mosala na Baningville (Bandundu, ville)

Na 1952, azui carte ya mérite civique.

Na 1952, azui mutation na Mushie.

Na 1953, azongi na Léopoldville.

Kobanda 1954 tee na 1958, abandi kokoma na ba journaux La Voix du Congolais na La Croix du Congolais.

Na juin 1956, azali kati na baye bakomi Manifeste de la Conscience Africaine.

Kati na 1955 tee na 1957, azali membre ya conseil ya Cité indigène, membre ya Comité ya Fonds Reine Elisabeth pour l’Assistance Médicale aux Indigènes au Congo belge (FO.RE.MI.)

1955 tee na 1960, Président ya Mutualité Chrétienne.

Na 1956 tee na 1957, membre ya Comité ya admission ya bana batu moindo na ba écoles ya mindele

Na 1957 tee na 1959, Président ya Triennat, membre ya Conseil de ville ya Léopoldville, membre ya Conseil ya province ya Léopoldville.

Na janvier 1958 tee na juin 1960, alongi na ba élections communale ya 1958 mpe akomi Bourgoumestre ya Ngiri-Ngiri.

Na août 1958, azali kati na batu zomi na motoba ba signer mémorandum des seize Membre ya bureau provisoire ya M.N.C. na création na yango.

Na décembre 1958, azali na Conférence ya Rassemblement des Peuples Africain, na Accra.

Na 12 janvier 1959, mundele alongoli ye Bourgoumestre ya Ngiri Ngiri mpe akangami suite na ba événements ya 04 janvier 1959 (martyrs de l’indépendance) Na janvier 1960, azongeli ebonga na ye ya Bourgoumestre. Sima mikolo, keyi na Conférence ya Rassemblement des Peuples Africain, na Tunis.

Aponami na ba élections ya mai 1960, Conseiller provincial ya Léopoldville na liste ya Alliance des Ba Kongo (A.BA.KO).

Na 3 Juin 1960, Vice-président ya Gouvernement ya Léopoldville.

Na 11 juin 1960 tee na 29 juin 1960, Président ya province ya Léopoldville.

Na 1963, akomi Commissaire général extraordinaire mpo na provincette ya Sankuru.

Na octobre 1965, aponami Sénateur national.

Na 1967 tee na 1972, Président ya Compagnie Maritime Congolaise (C.M.C.). awa nde ba bateaux minene etekemaka mingi : na 1967, « Charlesville » ; na 1968, «Elisabethville» ; 1973, « Albertville » na « Léopoldville » oyo eyaki kokoma « P.E. Lumumba ».

Na 1970 tee na 1975, Président ya Conseil d’administration ya Compagnie Générale de Produits Chimiques et Pharmaceutiques du Congo (CO.PHA.CO).

Na novembre 1970, aponami Député national ya circonscription ya Funa, na Kinshasa.

Wuta 1974 tee na 1979, Président ya Conseil d’administration ya Tuileries et Briqueteries de Kinshasa (BRI.KIN) ; Président ya Conseil d’administration ya Siemens-Zaïre.

Na 1974, na faveur ya Zaïrianisation, akomi Délégué général ya Société Papadimitrious, Administrateur na compagnie Jules Van Lancker (J.V.L.), Président ya Conseil d’administration ya La Zaïroise de Gestion et de Réalisation Immobilières (ZAI.REAL.), Administrateur Directeur général ya Société Diomi-Import, Gestionnaire principal ya ba Etablissements Diogas.

Na novembre 1975, aponami Commissaire du peuple ya circonscription ya Funa, na Kinshasa.

Na octobre 1977, aponami lisusu Commissaire du peuple ya circonscription ya Funa, na Kinshasa.

N.B. ba élections législatives esalemaki na 1977 suite na discours présidentiel ya juillet 1977, oyo esakolaki démocratisation ya M.P.R., une décentralisation ya pouvoir mpe na création ya poste ya Premier Commissaire d’Etat (Premier Ministre), coordonnateur ya action ya gouvernement. Na cadre oyo nde, ba élections générales esalemaki.

Na 1982, aponami lisusu Commissaire du peuple ya circonscription ya Funa, na Kinshasa.

Azali mpe Président ya groupe national ya Union des parlementaires africains, membre ya Rotary Club international; groupe l'Association des Cadres et Dirigeants Catholiques des Entreprises au Congo, Union Internationale des Associations Patronales Catholiques, Section Zaire (CADICEC-UNIAPAC / Zaïre), membre ya Ordre ya Rose-Croix.

Na ba distinctions honorifiques : Chevalier ya Ordre de la Couronne belge, Commandeur ya Ordre national ya Léopard na médaille de mérite agricole ya Zaïre.

Diomi Ndongala awe na mokolo mua 16 octobre 1985, na Kinshasa.

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Vidéo. Michel Sapin et ses homologues africains ministres des Finances de la Zone franc -Bercy 3 octobre 2014

Le ministre des Finances Michel Sapin a vanté vendredi dernier les mérites de l'euro dans les transactions de la France avec les pays africains, le plus souvent libellées en dollars quand il s'agit de matières premières. Photo Réveil FM International

Après le dernier G20 Finances (à Cairns les 20 et 21 septembre) et en amont des assemblées annuelles de la Banque Mondiale et du FMI (à Washington du 9 au 11 octobre), Michel Sapin et ses homologues de la Zone franc ont échangé au cours de la réunion du 3 octobre 2014 sur les principaux enjeux économiques et monétaires mondiaux et bilatéraux. Au cœur des discussions : la mobilisation des acteurs économiques, publics et privés, Français et Africains, au service de la croissance ; le financement de la lutte contre le changement climatique ; l’amélioration des systèmes d’informations financières des États africains, enjeu important en termes de maîtrise sécurisée de la collecte de leurs recettes et de l’évolution de leurs dépenses. Les ministres, gouverneurs et présidents des institutions régionales ont accepté l’invitation des autorités maliennes à tenir la prochaine réunion des ministres des Finances de la Zone franc à Bamako le 10 avril 2015.

40 ans d'histoire de la Zone franc

La Zone franc est ancienne. Sa création remonte à la fin des années trente, à la veille de la Seconde guerre mondiale. L’expression « Zone franc » apparaît pour la première fois à cette occasion.

1939 : Les décrets du 28 août, et des 1er et 9 septembre 1939 instituent un strict contrôle des changes entre la France et ses colonies d’une part, et le reste du monde d’autre part, pour se protéger des déséquilibres structurels en économie de guerre. L’expression « Zone franc » apparaît pour la première fois à cette occasion.

1945 : Le 26 décembre 1945 sont créés le franc CFA, qui signifie alors « franc des colonies françaises d’Afrique » et le franc CFP (« franc des colonies françaises du Pacifique »). Un franc CFA vaut alors 1,7 franc français.

1948 : La valeur du franc CFA est portée à 2 francs français.

1958 : Le franc CFA devient le « franc de la Communauté Française d’Afrique ». Après les indépendances, il deviendra le « franc de la Communauté Financière d’Afrique » en Afrique de l’Ouest et le « franc de la Coopération Financière en Afrique centrale ».

1959 : La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) est créée, et se substitue à l’Institut d’émission de l’Afrique occidentale française et du Togo. De la même manière, l’Institut d’émission de l’Afrique équatoriale et du Cameroun fait place à la Banque centrale des Etats de l’Afrique équatoriale et du Cameroun (BCEAEC).

La Zone franc et le processus de décolonisation

L’accession des anciennes colonies françaises à l’indépendance est rapidement suivie de la signature d’accords bilatéraux de coopération monétaire entre la France et ses anciennes colonies. Celles-ci demeurent néanmoins libres d’émettre leur propre monnaie, et de quitter ainsi la Zone franc, tout en maintenant une coopération monétaire avec la France.

1960 : La Guinée se retire de la Zone franc. Le nouveau franc français entre en circulation : 1 FRF = 50 FCFA.

1962 : Les États d’Afrique de l’Ouest appartenant à la Zone franc créent une union monétaire : l’Union monétaire des États de l’Afrique de l’Ouest (UMOA) qui regroupe alors la Côte d’Ivoire, le Dahomey (actuel Bénin), la Haute-Volta (actuel Burkina Faso), la Mauritanie, le Niger et le Sénégal. Le Mali quitte temporairement la Zone franc en choisissant d’émettre sa propre monnaie.

La même année, le 12 mai 1962, la France et les États de l’UMOA signent des accords de coopération monétaire, dits « accords de Matignon » qui se substituent ainsi aux accords bilatéraux.

1965 : Les ministres des finances de la Zone franc se réunissent pour la première fois à Paris en mars 1965. Cette rencontre sera par la suite institutionnalisée à un rythme semestriel.

L'architecture de la Zone franc

Les accords de coopération monétaire des années 1970

La signature des trois accords de coopération monétaire de la Zone franc dans les années 1970 permet de prendre en compte les évolutions qui ont vu le jour depuis les indépendances et l’aspiration des États africains de la Zone franc à accroître leurs responsabilités dans le domaine économique et financier.

1972 : La Convention de coopération monétaire entre les États de l’Afrique centrale est signée le 22 novembre 1972. Elle deviendra la Convention régissant l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC) en 1996 et sera modifiée en 2008. À l’instar des pays d’Afrique de l’Ouest, les États d’Afrique centrale appartenant à la Zone franc s’engagent dans la constitution d’une union monétaire.

La France et les États de l’Afrique centrale appartenant à la Zone franc signent une convention de coopération monétaire (Convention entre les États membres de la Banque des États de l’Afrique centrale et la République française) le 23 novembre 1972. Cette convention n’a jamais été modifiée.

1973 : Le Traité constituant l’Union monétaire ouest-africaine est signé le 14 novembre 1973.

L’accord de coopération monétaire entre la République française et les Républiques membres de l’Union monétaire ouest-africaine, l’un des trois accords de la Zone franc demeurés inchangés à ce jour, est signé le 4 décembre 1973.

La Mauritanie choisit de ne pas signer le traité de l’UMOA et, partant, l’accord de coopération monétaire avec la France. Elle quitte ainsi la Zone franc. Madagascar choisit d’émettre sa propre monnaie, et ne compte plus parmi les pays de la Zone franc.

Les États de l’Union monétaire ouest-africaine créent la Banque ouest-africaine de développement (BOAD).

1975 : La Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) est créée.

1977 : Le siège de la Banque des États de l’Afrique centrale est transféré de Paris à Yaoundé au Cameroun.

1978 : Le siège de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest est transféré de Paris à Dakar au Sénégal.

1979 : La signature de l’Accord de coopération monétaire entre la République française et la République fédérale islamique des Comores, entérinant l’appartenance de l’Union des Comores à la Zone franc, intervient le 23 novembre 1979. La parité entre le franc français (FRF) et le franc comorien (KMF) est fixée à 1 FRF = 50 KMF.

1981 : Une réunion des hauts fonctionnaires des ministères des Finances, des banques centrales et des principales institutions de la Zone franc est instituée pour préparer la réunion des ministres des Finances de la Zone franc.

1984 : Le Mali rejoint la Zone franc.

1985 : La Zone franc est élargie à la Guinée équatoriale.

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dimanche 5 octobre 2014

Saumur, une ville bluffante dans la Maine et Loire !

Pour mieux découvrir la beauté et quintessence de certaines villes de France, il n'y a pas de miracle que d'y aller sur terrain. Lorsqu'on a la chance d'avoir des amis qui habitent dans le coin, on est plus que gâté. Pour un journaliste Congolais vivant en France, Paris est stressant. Le voyage en province, une vraie source de réarmement moral. A notre humble avis, l'équation est simple: Paris est la capitale de la République mais il n'est pas la France. Il y a trois ans, nous avions visité Saumur, une ville bluffante, très riche par son patrimoine. Cette ville est resté dans notre cœur, tellement le séjours y a été plus qu'agréable. Nous vous présentons Saumur d'après un texte anonyme paru en 1902.

Le château de Saumur surplombe majestueusement la Loire. Photo Réveil FM International, archives

Le charme et la quiétude de la vieille France semblent particulièrement condensés dans la riche vallée où la Loire traîne paresseusement ses ondes moirées, au long des rivages plantés de peupliers et d’aulnes. Entre toutes les villes coquettes qui se mirent dans ces flots calmes, il n’en existe guère de plus attrayante et de plus originale que Saumur. Les longues perspectives de ses quais et de ses ponts, la fierté féodale de sa citadelle massive, ses antiques clochers haussant leurs aiguilles au-dessus des jolis édifices modernes, les toits élevés et les tourelles de sa vieille Maison-de-Ville, les silhouettes fantasques des moulins à vent couronnant le coteau qui sillonne les faubourgs et sert de piédestal au château fort, les îles et les grèves éparses sur le large fleuve endormi forment un véritable tableau aux lignes harmonieusement groupées et aux détails pittoresques.

L'entrée de la ville de Saumur. Photo Réveil FM International

La mairie de Saumur. Photo Réveil FM International

Saumur doit plaire aux goûts les plus divers et séduire aussi bien l’archéologue que le commerçant, le touriste mondain que l’artiste, par l’intérêt qu’offre son passé ; les vestiges remarquables qu’y ont laissés, d’âge en âge, les siècles écoulés ; la gracieuse beauté de ses sites ; ses curieuses et florissantes industries, et la gaieté élégante que jette dans ses rues le va-et-vient des uniformes, des fraîches toilettes et des luxueux équipages. Tout ce pays opulent, aux vignobles renommés et aux fertiles prairies, est animé de la vitalité la plus joyeuse et la plus active.

Et ainsi en était-il sans doute déjà aux temps écoulés dont on retrouve les traces si nombreuses dans cette contrée qui fut un centre important d’agglomération primitive. La population dut y être extrêmement dense, resserrée dans ces curieux coteaux de tuf criblés d’excavations que des troglodytes utilisent encore comme habitations, en dépit des effondrements qui s’y produisent quelquefois. C’est là que, durant ce Moyen Age qui fut une époque si troublée pour le Saumurois, le peuple cherchait un refuge pendant les pillages des Northmans, les querelles des comtes de Blois et d’Anjou, les agitations de la guerre de Cent Ans...

La coquette salle du Conseil Municipal à Saumur. Photo Réveil FM International

Le passé s’impose constamment à l’esprit dans cette campagne semée de vestiges romains ou gaulois, et où se dresse, à la porte même de Saumur, un des plus beaux dolmens connus, la fameuse allée couverte de Bagneux. Un collège de druides exista à Nantilly ; un temple païen s’éleva sur la colline des Ardilliers. Puis, à leur tour, les siècles de foi érigèrent, au voisinage du grand fleuve, les sanctuaires les plus vénérés, les abbayes les plus somptueuses.

On trouve ainsi, en partant du confluent de la Vienne pour descendre la Loire, Candes et son charmant et rare château de style Plantagenet, Fontevrault, l’opulent monastère qui fut un temps l’asile préféré des filles de sang royal ; et au-delà de Saumur, les restes de l’abbaye de Saint-Florent, d’où sortit Suger, et la merveille de l’Anjou, l’église de Cunaud dont la nef est un chef-d’œuvre de perspective grandiose et qui, par sa splendeur de cathédrale, atteste l’importance du prieuré d’antan.

La salle de fête de la mairie de Saumur. Photo Réveil FM international

La salle de fête de la mairie de Saumur. Photo Réveil FM international

En même temps, la noblesse élevait des châteaux formidables, tels que Trèves et ce Montsoreau dont les ruines sombres parlent encore d’une époque violente et farouche, et des cas - tels plus intimes et plus modestes, comme cette gentilhommière de Dampierre qui vit l’agonie de la malheureuse reine d’Angleterre, l’indomptable Marguerite d’Anjou.

Et dans la ville même, que de monuments remarquables, annales de pierre évoquant les temps abolis et les figures disparues ! C’est l’antique église-mère de Notre-Dame-de-Nantilly, qui resta la seule paroisse jusqu’à la Révolution, si curieuse avec son clocher roman, sa large nef à cinq travées voûtées en berceau, ses hautes colonnes capricieusement décorées de dragons, de chimères et de feuillages ! Notre-Dame-de-Nantilly où Louis XI, pour témoigner de sa dévotion particulière à la Vierge, se fit construire un oratoire, charmant réduit à baie ogivale soutenue par une colonnette, éclairé par des fenêtres à meneaux flamboyants, délicatement ouvragés.

C’est encore la cathédrale, Saint-Pierre, bien digne d’attention, elle aussi, avec sa porte romane, son architecture intérieure de style Plantagenet et de style roman de transition, et surtout les admirables tapisseries du XVIe siècle, où sont dépeintes la Vie de saint Pierre et celle de saint Florent. Et la chapelle Saint-Jean qui existait déjà, dit-on, sous Charlemagne. Et le château fort, bâti sur le coteau oriental, vers les dernières années du XVe siècle, qui rappelle tant d’assauts subis, tant de vicissitudes éprouvées pendant les troubles des dissensions civiles, guerres de religion, querelles de la Fronde, luttes des royalistes et des bleus. La prise de Saumur fut, en effet, un des premiers succès vendéens. Ce fut dans cette ville que l’armée des insurgés s’organisa définitivement et élut le paysan Cathelineau pour généralissime. Le château fut affecté en 1810, par décret impérial, à l’usage de prison d’État. Et la Restauration y retrouva détenus, malgré l’acquittement prononcé à l’unanimité par le Conseil, la plupart des inculpés de l’affaire Mallet.

C’est la basilique de Notre-Dame-des-Ardilliers, centre renommé de pèlerinages, à l’érection de laquelle Louis XIV voulut contribuer, et qui dresse sa coupole dans un site ravissant, au pied du coteau où s’étagent les terrasses de magnifiques jardins. C’est enfin, en revenant vers le centre de la cité, tout près du théâtre que beaucoup de chefs-lieux envieraient, l’Hôtel-de-Ville, sorte de maison-forte aux tourelles d’angle en encorbellement, un bijou de l’architecture civile de la fin du XVe siècle.

Et, au hasard de la promenade dans les ruelles pressées autour de la cathédrale ou du château, dans les pittoresques faubourgs de Fenet ou de la Visitation, que d’amusantes et suggestives découvertes : pignons bardés d’ardoises, ou décorés de croisillons de bois aux naïves sculptures, balcons ventrus, fenêtres à meneaux, boutiques basses et cintrées au seuil desquelles les chapelletières établissaient des ateliers en plein vent, et jacassaient, médisaient, ou raillaient les passants, tout en tenaillant activement les chaînons pour y fixer les grains d’ivoire ou de bois. Cette industrie saumuroise de la confection des chapelets remonte à la fin du XVIe siècle.

Par ci, par là, entre des maisons plus récentes, la surprise d’une tour ou d’un pan de mur fruste, derniers débris des anciens remparts, ou d’un vieux logis Renaissance, approprié aux exigences commerciales ou industrielles. Dans le quartier de la Visitation, on trouve ainsi une façade délicieuse, trouée d’une porte, d’une fenêtre et d’une niche, ornées de ciselures exquisement ouvragées. Le populaire nomme cette habitation le Logis de la bonne reine Cécile. Sous cette appellation corrompue, on doit reconnaître la dame Jeanne de Laval, seconde femme de René, duchesse d’Anjou et reine de Sicile.

La proximité des grandes abbayes de Fontevrault et de Saint-Florent attirait des visiteurs considérables qui s’éprenaient d’affection pour ce pays souriant et le comblaient de leurs faveurs. A l’imitation de Henri II Plantagenet qui choisissait le cadre charmant de la jolie ville pour « grandes festes tenir », Louis IX vint célébrer à Saumur l’investiture de son frère Alphonse qui fut sacré chevalier dans les Grandes Halles. Le roi René y donna les réjouissances de l’Emprise de la Joyeuse Garde avec tout l’éclat et la pompe qui lui étaient coutumiers. Duguesclin, Charles VII, Yolande d’Aragon, Louis XI, Henri IV qui institua la ville place de guerre et lui donna l’illustre Duplessis-Mornay pour gouverneur ; Louis XIII, Marie de Médicis, Anne d’Autriche, Mazarin et Louis XIV traversèrent Saumur ou y séjournèrent.

En 1777, l’empereur Joseph, d’Autriche, passa la revue des carabiniers sur la prairie du Breuil où s’exerçaient les cavaliers de l’École d’application. En 1788, ce fut aux ambassadeurs de Tippo-Sahib qu’on offrit un grand gala. Le passage de Napoléon, en 1810, fut salué par des acclamations exaltées, et quatre ans plus tard, le duc d’Angoulême ne fut pas fêté avec moins d’enthousiasme que ne l’avait été l’empereur, dans ce pays de gaie hospitalité, ami de la joie.

Mais une date chère entre toutes au cœur saumurois doit être celle de 1828. En cette année, la duchesse de Berry honora la ville de sa gracieuse présence, et les fringants cavaliers de l’École lui donnèrent le divertissement galant et guerrier d’un carrousel à la mode d’autrefois. Cette fête équestre réussit pleinement. Et chaque année, la solennité en fut renouvelée, à la grande jubilation des habitants du pays. De tous les points de la contrée, on accourt au Carrousel, et en considérant la foule immense et variée qui se presse devant les grilles, bien avant l’heure de l’ouverture, on peut se convaincre que ce spectacle d’élégance martiale constitue réellement une réjouissance populaire.

Les vins mousseux de Saumur propagèrent d’excellente façon la réputation de la jolie ville. Cette industrie, introduite en Anjou par M. Ackermann vers 1820, ne tarda pas à acquérir une prospérité surprenante. Elle trouvait un milieu éminemment propice dans cette région de vignobles, dont les collines de tuffeau, creusées depuis tant de siècles pour les besoins de la construction, offraient des caves merveilleuses, de températures variées et d’immense étendue.

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Heureux comme un troglo !

Moulain Cartier à Doué-La-Fontaine. Photo Réveil FM International

Atypique et mystérieux, le troglodytisme est un patrimoine identitaire de la région, qui a largement contribué au classement du Val de Loire au titre du patrimoine mondial par l’UNESCO. Loin d’être une relique du passé, c’est un patrimoine vivant, en perpétuelle évolution.Ces drôles de maisons sous la terre font des adeptes et créent des métiers. Il n'en faut pas plus pour qu'on dise : heureux comme un troglo. Avant qu'ils ne reviennent au goût du jour on disait : troglo crado, troglo noiraud. Avec la vague des « pro-troglos », on dira : troglo paradiso. Ou même « troglhotel » avec piscine à l'abri des regards et chambre d'hôtes. Ces drôles de maisons sous la terre font des adeptes et créent des métiers. Il n'en faut pas plus pour qu'on dise : heureux comme un troglo.

A deux pas de la Loire, à mi-chemin entre Angers et Saumur, à Doué-La-Fontaine, des sites troglodytiques.

Moulin Cartier très connu à Doué-La-Fontaine. Photo Réveil-FM International

Les troglos , c'est un étrange monde souterrain. Oubliez châteaux et églises ! Quittez routes et chemins et descendez sous terre pour voir fermes, champignonnières, et élevages de verres à soie. Au pays des châteaux, l'envers vaut l'endroit et l'Anjou troglodyte offre des kilomètres de galeries souterraines, creusées pour extraire le tuffe nécessaire à la construction des châteaux de la Loire. Aujourd'hui on y trouve hôtels, gîtes et restaurants…Le monde des troglodytes est un monde formidable et impressionnant nous transportant vers des kilomètres de souterrains, de galeries, de passages secrets, cachés, de chemins sinueux, obscurs, et silencieux. Cette région cavernicole comporte des habitations isolées, des hameaux et des villages entièrement creusés dans le calcaire.

Doué-La-Fontaine, rue des Perrières. Photo Réveil-FM International

Le centre de vacances souterrain. Hébergement de groupe en Troglodytes, 9 chambres et 59 couchages. Photo Réveil-FM International

Chambre de 4 à 8 lits, salle de restauration de 80 couverts, cuisine équipée indépendante, amphithéâtre de 60 places avec matériel audiovisuel, accès Internet, jardin et parc privé, parking privé. Photo Réveil FM International

Tout y est dans ce centre de vacances souterrain. Photo Réveil FM International


Bienvenue chez les "Troglos" ! (Indre-et-Loire) par tvtours

Des personnages de Dysneland en miniature dans un troglo. Photo Réveil FM International

Travail passionnant d'un passionné. Photo Réveil FM International

La solidarité pour que la passion continue ! Photo Réveil FM International

Travail passionnant d'un passionné. Photo Réveil FM International

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samedi 4 octobre 2014

Sarkozy - Juppé: Un duel plus serré et tendu !

UMP. Pour la vraie bataille, celle des primaires à droite en vue de la présidentielle, l'ancien président a affaire à forte partie avec l'ex-Premier ministre de Chirac.

Entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, le match est plus que jamais lancé pour 2017 ! Si l'enjeu du moment reste bien évidemment la campagne interne pour la présidence de l'UMP (où Sarkozy affronte Bruno Le Maire et Hervé Mariton), le retour aux affaires de l'ancien chef de l'Etat a pourtant bel et bien cristallisé les ambitions dans la perspective de la présidentielle. Au point qu'on a vu, ces derniers jours, les principaux protagonistes présenter leur projet pour la France en cas d'alternance.

Fillon ne décolle pas

Mais comme le révèle notre sondage exclusif Odoxa pour l'émission « CQFD » d'i>télé et notre journal, l'ancien locataire de l'Elysée et le maire de Bordeaux écrasent désormais toute la concurrence, « tant auprès des Français en général que de l'UMP en particulier », fait valoir Gaël Sliman, président d'Odoxa, tout en relevant qu'ils ne disposent pas des mêmes atouts.

Auprès des Français, c'est Juppé le grand favori pour représenter l'UMP à l'élection présidentielle, avec 43 % d'avis favorables, loin devant Nicolas Sarkozy qui ne recueille que 28 %. Puis viennent Bruno Le Maire (11 %), François Fillon (10 %) et Xavier Bertrand (6 %). Auprès des sympathisants de droite en revanche, ceux qui auront à choisir lors de la primaire de 2016, Nicolas Sarkozy confirme son statut d'archifavori (51 %), contre 30 % pour Juppé. A noter que dans cette catégorie, François Fillon, qui ne ménage pourtant pas sa peine depuis plusieurs mois en travaillant sur les propositions de fond et en structurant son courant Force républicaine, est désormais relégué au cinquième rang avec un petit 4 %, derrière Xavier Bertrand (5 %) et Bruno Le Maire (9 %).

Autant dire qu'entre Juppé et Sarkozy, tout reste ouvert. Même si le maire de Bordeaux grignote peu à peu son retard (il était à 18 % contre 62 % pour Sarkozy auprès des sympathisants UMP dans un sondage Ifop publié en juillet, gagnant ainsi une dizaine de points en trois mois), « cette évolution est lente et semble se faire davantage au détriment de Fillon, en chute libre, que de Sarkozy qui reste stable », précise Gaël Sliman. Dans le duel d'image, l'ancien président de la République est jugé également plus charismatique que Juppé auprès du peuple de droite (67 % contre 30) et surtout plus rassembleur (60 % contre 37 %).

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Jacques Chirac soutient Alain Juppé : 40 ans de complicité en images

La politique, c'est d'abord les convictions et valeurs. Mais aussi les alliances mais surtout les amitiés qui se font parfois se défont. Malade, l'ancien président de la République Jacques Chirac est sorti de son silence pour soutenir ouvertement sans ambiguïtés, l'ambition d'Alain Juppé de se présenter aux primaires de l'UMP et se présenter en 2017.

POLITIQUE - Bernadette est pour Nicolas Sarkozy. Jacques Chirac, lui, a pris fait et cause pour Alain Juppé. Derrière ce soutien apporté mercredi soir, certains ont vu la manœuvre politique de Claude Chirac, la fille de l'ancien Président. Cette décision, qui a pu surprendre par le timing, n'a cependant rien d'étonnante tant les deux hommes ont deux parcours indissociables. "C'est la décision du coeur", a d'ailleurs expliqué Claude Chirac au Monde. Pendant trente ans, le maire de Bordeaux a toujours évolué dans le sillage de Jacques Chirac. Il fut tour à tour son conseiller (au gouvernement), son adjoint (à la mairie de Paris), son ministre (en 1986 et 1995) et son successeur (à la tête du RPR). Alain Juppé est aussi celui qui a lourdement payé pour le maire de Paris dans l'affaire des emplois fictifs. Pour l'occasion, Le HuffPost suivi par Réveil FM International se replongent dans les archives photo de la vie politique. Des premiers pas du duo en 1976 à ce soutien 38 ans plus tard, retour sur le roman Chirac-Juppé.

Jacques Chirac a apporté son soutien à Alain Juppé en vue de la présidentielle de 2017. "Une décision du coeur", a commenté Claude Chirac, la fille de l'ancien président qui veille sur le duo depuis très longtemps. Récit d'une amitié politique longue de 40 ans.

Tout commence en 1976

L'histoire politique et d'amitié entre Jacques Chirac et Alain Juppé débute en 1976 quand le premier est ministre de la Coopération (ici avec le président malien). A cette époque Alain Juppé n'est qu'un homme de l'ombre, chargé de mission puis conseiller technique du ministre

Au RPR dès la création du parti

Quand Jacques Chirac fonde le RPR en 1976, Alain Juppé y adhère aussitôt. Un an plus tard, il est nommé délégué national aux études et tente de se faire élire député dans les Landes. Mais la campagne (durant laquelle est prise cette photo en octobre 1977) est un échec et se conclut par une défaite.

Directeur adjoint de campagne en 1981

Pour sa première candidature à l'Elysée, Jacques Chriac fait appel à Alain Juppé qui le nomme directeur adjoint de sa campagne. Mais celle-ci se termine par un cuisant échec, puisqu'il termine en troisième position.

Un duo inséparable à Paris

Élu maire de Paris en 1975, Jacques Chirac fait rapidement appel à Alain Juppé pour l'épauler dans la capitale. En même temps qu'il intègre les structures nationales du RPR, il s'impose comme le principal conseiller de l'édile de la capitale, directeur des affaires financières puis adjoint en charge des finances, comme sur cette photo de 1982.

Juppé s'implante dans le XVIe arrondissement

Dès 1983, Alain Juppé s'implante dans le XVIIIe arrondissement de la capitale lors des élections municipales puis trois ans après lors des élections législatives.

Juppé est porte-parole du gouvernement Chirac

Quand François Mitterrand fait de Jacques Chirac le premier ministre de sa première cohabitation, le maire de Paris nomme Alain Juppé au ministère du Budget (délégué sous l'autorité d'Edouard Balladur). Il est également porte-parole du gouvernement.

Porte-parole du candidat Chirac

Sept ans après la première présidentielle, Alain Juppé est à nouveau dans l'équipe de campagne de Jacques Chirac en 1988. Secrétaire général du comité de soutien, il est surtout porte-parole du candidat.

Juppé, numéro 2 du RPR

Dans la foulée de la présidentielle, Alain Juppé poursuit son ascension au RPR. Alors que Jacques Chirac en reste président, il devient secrétaire général du mouvement en 1989.

En campagne pour le oui à Maastricht

A la tête du RPR, Alain Juppé et Jacques font campagne ensemble pour le oui au référendum de Maastricht en 1992 alors qu'une partie de leur famille politique (derrière Philippe Séguin) sont pour le non.

Juppé ministre sans Chirac

Alors que la droite remporte les législatives de 1993, Jacques Chirac ne souhaite pas revenir à Matignon, laissant sa place à Edouard Balladur. Mais la nomination d'Alain Juppé (veste verte au premier rang à gauche) au ministère des Affaires étrangères lui permet de ne pas être totalement absent du gouvernement.

"Celui qui est probablement le meilleur d'entre nous"

C'est en campagne pour la présidentielle de 1995 que Jacques Chirac, s'adressant aux militants RPR, aura cette phrase désormais célèbre pour présenter Alain Juppé: "celui qui est probablement le meilleur d'entre nous".

Un premier ministre "droit dans ses bottes"

C'est naturellement que l'accession de Jacques Chirac à l'Elysée au printemps 1995 propulse son dauphin à Matignon. "Je suis droit dans mes bottes, je crois en la France", lance Alain Juppé alors que sa popularité faiblit dès les premiers mois à Matignon. La chute de son gouvernement intervient deux ans plus tard avec la dissolution de 1997.

Juppé dans les pas de Chaban

Premier ministre, Alain Juppé fait son retour en Aquitaine à l'occasion des municipales de juin 1995. Sa liste gagne dès le premier tour, lui permettant de succéder à Jacques Chaban-Delmas. Il cumule aussi avec la fonction de président du RPR qu'il a récupérée de Jacques Chirac après l'entrée en campagne de ce dernier fin 1994.

Premier couac judiciaire

Le tandem Chirac-Juppé finit par être rattrapé par la justice en 1999. Le président alors intouchable, seul son ancien collaborateur à la mairie de Paris est mis en examen pour "abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt" dans l'affaire dite des emplois fictifs de la mairie de Paris.

Le duo, du RPR à l'UMP

Après la présidentielle de 2002, Alain Juppé devient le premier président de l'UMP, nouveau parti fondé par Jacques Chirac quelques mois plus tôt. Lors du congrès fondateur à l'automne, le président de la République est représenté par sa femme Bernadette qui soutient désormais Nicolas Sarkozy contre... Alain Juppé.

Juppé, le coup d'arrêt

Condamné en première instance au printemps 2004, Alain Juppé l'est à nouveau en appel au mois de décembre de la même année. Il écope de 14 mois de prison avec sursis et un an inéligibilité dans l'affaire des emplois fictifs. Beaucoup estiment alors qu'il est condamné pour Jacques Chirac, celui-ci bénéficiant d'une immunité présidentielle. Le maire de Bordeaux est contraint à la démission et s'exile alors pendant deux ans au Canada.

Après Chirac, Juppé ministre de Sarkozy

Alain Juppé fait son retour à la politique en 2006 et redevient maire de Bordeaux. L'année suivante, il fait campagne pour Nicolas Sarkozy qui le nomme numéro 2 de son gouvernement. Mais défait aux législatives de 2007, il quitte son poste de ministre. Il ne revient au gouvernement qu'en novembre 2010, à la Défense puis aux Affaires étrangères.

Chirac condamné à son tour

Quatre ans après son départ de l'Elysée et sept ans après Alain Juppé, Jacques Chirac est condamné fin 2011 à son tour dans l'affaire des emplois fictifs.

Chirac soutien Juppé pour 2017

Un peu plus d'un mois après la déclaration de candidature d'Alain Juppé pour la primaire à droite en vue de 2017, Jacques Chirac sort de son silence. Le 1er octobre 2014, dans le Figaro, il annonce soutenir le maire de Bordeaux face à Nicolas Sarkozy, pourtant soutenu par Bernadette Chirac.

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vendredi 3 octobre 2014

Sénat:L'élection de Gérard Larcher comme président, un camouflet pour les Sarkozystes !

Gérard Larcher, président élu du sénat

POLITIQUE - Ce n'est pas parce que Nicolas Sarkozy fait l'unanimité chez ses sympathisants qu'il est forcément accueilli à bras ouverts par les parlementaires UMP. En moins de trois jours, l'ancien président vient d'encaisser deux camouflets au Sénat où les élus du groupe UMP ont désigné coup sur coup deux fillonistes aux postes les plus stratégiques de la Haute assemblée.

Ce jeudi 2 octobre, c'est le sénateur Bruno Retailleau qui a très largement remporté la présidence du groupe face au très sarkozyste Roger Karoutchi à qui la fonction semblait promise. Soutien de François Fillon face à Jean-François Copé en 2012, le président du conseil général de Vendée a obtenu 79 voix dès le premier tour, contre 39 pour le sénateur des Hauts-de-Seine, pourtant ancien ministre des Relations avec le Parlement sous le précédent quinquennat. Le troisième challenger, Gérard Longuet, également soutien de François Fillon, n'en a lui récolté que 25.

Cette élection survient au surlendemain de la très large victoire d'un autre soutien de François Fillon à la présidence du Sénat. Le sénateur des Yvelines Gérard Larcher a été plébiscité par le groupe pour occuper cette prestigieuse fonction face à un Jean-Pierre Raffarin visiblement affaibli par son soutien trop bruyant à Nicolas Sarkozy. Une "amicale sarkozyste" bientôt créée au Sénat

Officiellement, personne à l'UMP n'assume l'influence négative de Nicolas Sarkozy sur les choix des sénateurs. "Est-ce qu'être sarkozyste fait perdre au Sénat"? a-t-on demandé à Bruno Retailleau après sa victoire. "Ce n'est pas ce que j'ai senti", a-t-il répondu diplomatiquement, assurant avoir surtout su jouer "la carte du renouvellement et des territoires". Son élection "est le résultat d'une alchimie entre les territoires, entre Paris et la province, entre les présidents de conseils généraux et les maires", a également tenté de dédramatiser Jean-Pierre Raffarin.

De fait, Bruno Retailleau a pu bénéficier de son image d'élu de la ruralité face à un Roger Karoutchi représentant des Hauts-de-Seine. Mais à en croire une autre figure éminente du Sénat interrogée avant le scrutin, le président du groupe se devait d'être compatible avec le futur président de l'UMP, ce qui semblait promettre le poste à un proche de Nicolas Sarkozy.

Visiblement, les parlementaires UMP ont préféré confier les rènes du Palais du Luxembourg à des personnalités indépendantes qui ne s'abimeront pas dans une nouvelle guerre des chefs. "Tous ceux qui essaieront de faire pression sur le Sénat se briseront les dents", avait prévenu la veille François Fillon. "Ce n'est pas tant son côté sarkozyste qui plombait Karoutchi que son image de porte-flingue", explique un membre de l'entourage de Bruno Retailleau.

Dans la foulée, un proche de Roger Karoutchi confirmait sur Twitter la création dès la semaine prochaine d'une "amicale sarkozyste" au Sénat. Comme quoi le retour de l'ancien président n'a rien d'une promenade de santé à la Haute assemblée.

Sarkozy également minoritaire à l'Assemblée?

Cette déconvenue intervient alors que Nicolas Sarkozy est loin d'avoir fait le plein de soutiens à l'Assemblée nationale dans sa course à la présidence de l'UMP. Pour se qualifier en vue du scrutin du 29 novembre, les candidats devaient réunir au moins 13 parrainages de parlementaires.

Or, selon un décompte fait par RTL, moins de la moitié des parlementaires UMP soutiendraient l'ancien chef de l'État. Bruno Le Maire se prévaut du soutien de 46 parlementaires. L'entourage d'Hervé Mariton a lui confirmé au HuffPost qu'il avait "31 parrainages de parlementaires à jour de cotisation".

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Carole Agito Amela, sa beauté une arme de destruction massive contre les agents de la Sonas !

Carole Agito Amela, Adg ai de la Société Nationale d'Assurances (Sonas) est-elle une "goujate" ?

Sa beauté est une arme de destruction massive, Carole Agita Amela ne sache pas ses accointances amoureuses avec des imposteurs qui dirigent le Congo par défi. Carole Agita Amela sème la terreur à la Sonas. Il n'est donc pas étonnant de voir tous les journalistes et médias "coupagistes" de Kinshasa encensés la "Belle intérimaire" qui trône à la Sonas pour ses actions d'indemnisation des victimes, alors que les agents de la Sonas sont impayés depuis 29 mois. De la pure propagande communicative. En République démocratique, les mafieux , détourneurs de fonds publics, bandits de grand chemin, ploutocrates patentés sont encensés dans les médias parce qu'ils paient la communication et le publi-reportage. Avec 29 mois de non paiement, les agents de la Sonas ne sont-ils les premières victimes à sauver ?

Dans un monde mondialisé, c'est le monopole de la Sonas qui va le tuer. Trop de monopole tue le monopole, dit-on. La Sonas est la seule compagnie d'assurances sur le territoire de la République démocratique du Congo depuis 1967. Dotée de la personnalité juridique, la Sonas jouit du monopole de toutes les opérations d’assurances en République Démocratique du Congo. Elle assure seule toutes les branches d'assurance du pays. Depuis avril 2014, les agents ont décréter la grève afin qu'ils puissent bénéficier de leurs droits. Puisque Carole Agito Amela a la tête, le cœur et les pieds de la haute hiérarchie d'après ce qu'elle clame elle même, elle a envoyé les agents grévistes en enfer. Arrestations arbitraire, corruption pour diviser les grévistes, licenciements abusifs, affectations punitives dans les recoins perdus de la République...

Si c'était un homme qui avait agit de la sorte avec des agents d'une société publique allait-il dormir sur ses deux oreilles ? Mais puisque c'est une femme, une rose avec beaucoup d'épines "Carole Agito Amela", elle peut tout se permettre parce qu'elle est couverte par la haute hiérarchie ?

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mercredi 1 octobre 2014

La France, 16e au classement des "pays où il fait bon être vieux"

Alias Joseph kabila a beau trompeté à la tribune des Nations unies que la République démocratique du Congo est un pays en paix, pays dont il usurpe l'identité et la légitimité, le Congo est nulle part "Aucun radar" n'identifie ce grand pays au cœur de l'Afrique. Il faut dire que depuis cet imposteur trône à la tête de la République démocratique du Congo, le congolais vit avec moins de 1 dollar par jour, il est devenu analphabète et illettré, se soigne à l'indigène...La RDC n'est pas un pays où on fait des vieux os, avec d’interminables guerres et rébellions fomentées, créées et voulues pour mieux piller ses richesses. Pour vivre vieux au Congo, il faut fermer sa gueule, être un apparatchik, mangériste et accompagnateur d'un régime tortionnaire ! Selon une étude publiée mercredi, la Norvège est le pays où il est le plus agréable de vivre lorsqu'on est âgé.

Des touristes sur le port de Cassis (Var).

Si vous êtes à la retraite, partez vivre en Norvège. C'est du moins la conclusion de l'étude Global Age Watch 2014 (en anglais), publiée mercredi 1er octobre, qui place la Norvège en première place du classement des pays "où il fait bon être vieux". Ce classement compare 96 pays, selon le bien-être économique et social des personnes âgées.

Derrière la Norvège arrivent la Suède, la Suisse, le Canada et l'Allemagne. Les Etats-Unis se classent 9e. La France, elle, figure seulement en 16e position. Tout en bas : la Tanzanie (92e), le Malawi (93e), la Cisjordanie et Gaza (94e), le Mozambique (95e) et l'Afghanistan (96e).

La France, deuxième pour la sécurité des revenus

Ce classement est établi à partir de l'évaluation de quatre catégories de données : la sécurité des revenus, l'état de santé, les capacités (emploi et formation des seniors) et l'environnement favorable (sécurité, liberté, transports publics, liens sociaux...).

En termes de santé, c'est le Japon qui prend la première place tandis que la Suisse a le meilleur environnement. La France se classe deuxième pour la sécurité des revenus, et septième pour la santé des personnes âgées, mais n'est que 37e au niveau des capacités fournies. Le Royaume-Uni arrive en 11e position, porté par un environnement favorable (3e), mais à la traîne en matière de santé (27e). Parmi les mauvais élèves classés dans le dernier quart, on trouve la Turquie (77e), la Serbie (78e), le Venezuela (76e) ou encore l'Afrique du Sud (80e).

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L'UMP Gérard Larcher élu président du Sénat

Désigné mardi par le groupe UMP, majoritaire à l'issue des élections sénatoriales, le sénateur des Yvelines était assuré d'être élu, mercredi après-midi.

Le nouveau président du Sénat, Gérard Larcher, le 30 septembre 2014 à Paris.

Sans surprise, le sénateur UMP Gérard Larcher a été élu à la présidence de la haute assemblée avec 194 voix, mercredi 1er octobre, retrouvant une fonction qu'il avait déjà exercée de 2008 à 2011. Il a battu au deuxième tour le socialiste Didier Guillaume (124) et la communiste Eliane Assassi (18), seule femme candidate. Mardi, les sénateurs UMP, majoritaires à l'issue des élections sénatoriales, avaient préféré sa candidature à celle de Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, et de Philippe Marini, sénateur de l'Oise. Gérard Larcher, 65 ans, retrouve ainsi la présidence d'une institution qu'il connaît sur le bout des doigts, puisqu'il y a fait son entrée en tant qu'élu des Yvelines dès 1986. Gérard Larcher succède au socialiste Jean-Pierre Bel.

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Marine Le Pen privée de permis de conduire

VITESSE – La présidente du Front national a perdu ses 12 points, assure le Canard enchaîné. Et elle devrait toujours 3.000 euros à ses avocats qu’elle a engagés pour récupérer son permis de conduire.

Marine Le Pen n'a plus de points sur son permis.Marine Le Pen n'a plus de points sur son permis. Marine Le Pen va devoir repasser son permis de conduire. Ou faire plus souvent appel à un chauffeur. A en croire Le Canard enchaîné, à paraître ce mercredi 1er octobre, la présidente du Front national en aurait été privé. La cause ? Plusieurs PV pour excès de vitesse qui ont mené la fille de Jean-Marie Le Pen à voir les 12 points de son papier rose disparaître progressivement jusqu'au dernier, en 2012, date le palmipède, après un ultime feu rouge grillé. Pour l'anecdote, cet été, début août, Marine le Pen était partie en guerre contre les radars automatiques, qu’elle veut supprimer car elle y voit un "impôt déguisé". Marine Le Pen doit 3.000 euros à ses avocats

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Son permis annulé, Marine Le Pen a décidé de contester cette annulation. Fin 2012, elle pousse ainsi la porte du cabinet d’avocats parisiens Dufour & associés, spécialisé dans le droit automobile et le contentieux du permis à points, qui engage des procédures contre l’Etat.

Sauf que. La présidente du Front national aurait fait des siennes, toujours selon le Canard enchaîné, qui rapporte qu’elle n’aurait pas réglé la note d’honoraires – environ 3.000 euros – envoyée par les avocats. Raison invoquée : celui qui s’occupait de son dossier a quitté le cabinet.

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