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dimanche 9 novembre 2014

Journaliste en danger-JED: Des balles dans la jambe, le Journaliste Philemon Gira de la RTNC-Goma est amputé

Philémon Gira de la RNTC-Goma, amputé de sa jambe gauche !

Alias Joseph Kabila a osé à la tribune des Nations unies de parler de la paix en République démocratique du Congo, sans doute pour tromper la communauté internationale comme à l'accoutumée. Celui que la mafia internationale a catapulté à la tête du Congo, pour mieux piller ses ressources et ses habitants, est un imposteur. Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati est un pompier-pyromane. Il n'a pas besoin de la paix en RDC, il contribue à sa destruction. Si le Congo était en paix, il n'y aurait pas des tueries à Béni! Si le Congo était en paix Philémon Gari de la RTNC-Goma aurait-il reçu des balles à sa jambe gauche, dépouillé de son sac de reportage et enfin amputé ? Le Congo mérite mieux qu'alias Joseph Kabila !

Journaliste en danger (JED) exprime sa grande compassion à l’endroit de Philémon Gira, journaliste à la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), chaîne provinciale de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu (Est de la RDC), qui vient d’être amputé d’une jambe à la suite d’une attaque armée subie quelques jours auparavant.

JED demande aux autorités congolaises, et à toutes les personnes de bonne volonté de pouvoir apporter leur appui moral ou matériel à ce professionnel des médias désormais placé dans l’incapacité de pouvoir exercer sa profession, ainsi qu’à sa famille. Selon les informations parvenues à JED, Philémon Gira a été amputé de sa jambe gauche, lundi 3 novembre 2014, par ses médecins au centre hospitalier CBCA/BETHFAIDA-NDOSO où il est encore interné depuis l’attaque armée dont il a été victime. Les médecins ont expliqué à ses proches que telle était la solution ultime pour sauver la vie du journaliste.

Pour rappel, Philémon Gira, reporter-cameraman à la RTNC/Goma, a été grièvement blessé par trois balles tirées à bout portant, samedi 25 octobre 2014, non loin de son domicile, par un groupe d’hommes armés qui l’avaient pris en filature depuis sa rédaction. Ses assaillants lui ont juste ravi son sac contenant sa caméra et des cassettes des enregistrements, avant de s’enfuir en le laissant pour mort. Le journaliste atteint à la jambe et saignant abondamment a été secouru par des passants qui l’ont conduit dans un Centre hospitalier.

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Obernovac: "Je n'oublierai jamais ce moment avec vous" clame Manuel Valls aux habitants Serbes

En Serbie au mois de mai dernier, suite aux inondations catastrophiques les pires depuis 120 ans au moins, 20.000 personnes ont été évacuées, notamment dans la ville d'Obernovac, à 40 km de Belgrade.

Manuel Valls et Aleksandar Vucic entourés des enfants à la mairie d'Obernovac

Depuis les marches de la petite mairie d'Obrenovac, une localité au sud-ouest de Belgrade dévastée par les inondations de mai dernier, le Premier ministre n'a boudé visiblement pas son plaisir devant cette foule de plusieurs centaines de personnes venues le saluer pour l'aide française aux sinistrés.

Enfants en costumes traditionnels, petits drapeaux serbes et français - "aux mêmes couleurs rouge-blanc-bleu", remarque Manuel Valls -, et agités par dizaines, le Premier ministre, accompagné de son homologue serbe Aleksandar Vucic, se fraie difficilement un chemin vers son véhicule.

Il est venu se rendre compte des travaux de construction de sept demeures réalisés par la France pour reloger des familles sans toit depuis les inondations du printemps.

L'aide française sur Obrenovac s'élève à quelque 300.000 euros, a-t-on indiqué de source officielle en rappelant que la conférence des donateurs à la Serbie, réunie à l'initiative de Paris, a permis de dégager près d'un milliard en dons et prêts bonifiés.

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samedi 8 novembre 2014

Amitié Franco-Serbe: Manuel Valls et Aleksandar Vucic au monument d’hommage à la France du parc Kalemegdan

La chorale de l’école française qui a interprété le célèbre chant serbe « le bateau français appareille » (« Kreće se lađa francuska »). Photo Réveil FM International

Deux gerbes de fleurs pour l'hommage à la France. Photo Réveil FM International

Foule immense composée des jeunes et vieux, hommes et femmes, filles et garçons pour honorer la France. Des Serbes avec des drapelets français et Serbes à Belgrade dans la citadelle Kalemegdan, ce mastodonte de monument sobrement légendé "à la France". Un siècle après le déclenchement dans les Balkans de la Première guerre mondiale, Manuel Valls et Aleksandar VucicU se sont rendus ensemble au monument d’hommage à la France du parc Kalemegdan de Belgrade pour une cérémonie en souvenir de la fraternité d’armes qui a forgé la solide amitié qui unit la France et la Serbie.

Une grande figure féminine symbole de la liberté, est emportée dans un mouvement héroïque, qui rappelle aux Yougoslaves les sacrifices et l'oeuvre de leur grande protectrice, la France. Photo Réveil FM International

Le monument de reconnaissance à la France, qui se trouve au cœur du parc de Kalemegdan, a été inauguré le 11 novembre 1930 à l'occasion du 12è anniversaire de l'armistice de la Grande Guerre. le monument est signé par le plus célèbre sculpteur yougoslave de l'époque, Ivan Mestrovi.

Deux bas reliefs placés sur les flancs latéraux du socle incarnent le rôle militaire et éducatif de la France vis-à-vis du Royaume: l'un représente la fraternité d'armes de tirailleurs français et serbes et l'autre la France en mère des sciences, éducatrice de la jeunesse yougoslave. Les mentions suivantes sont portées sur les deux autres côtés: à l'avant, en français "A la France ! MCMXXX", à l'arrière, en serbo-croate cyrillique: "Aimons la France comme elle nous a aimés, 1914-1918".

Manuel Valls prononçant son discours au parc de Kalemegdan. Photo Réveil FM International

Photos Réveil FM International, sans commentaires !

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vendredi 7 novembre 2014

Vidéo. Manuel Valls accueilli par son homologue serbe Aleksandar Vucic à Belgrade

Jeudi 6 novembre 2014, Manuel Valls Premier ministre accueilli par son homologue serbe Aleksandar Vucic au Palais Serbe à Belgrade. Photo Réveil FM International

Hymnes nationaux et honneurs militaires, manuel Valls et Aleksandar Vucic passent les troupes en revue. Photo Réveil FM International

Le Premier ministre français, s'est entretenu avec son homologue Aleksandar Vucic, ex-ultranationaliste converti à l'Europe en tête au Palais Serbe.

Manuel Valls et Aleksandar Vucic au Palais Serbe. Photo Réveil FM International

Manuel Valls et Aleksandar Vucic au Palais Serbe. Photo Réveil FM International

Manuel Valls et Aleksandar Vucic au Palais Serbe. Photo Réveil FM International

Manuel Valls et Aleksandar Vucic au Palais Serbe. Photo Réveil FM International

La Serbie a une "vocation européenne" a déclaré Manuel Valls. Le Premier ministre s'est rendu en Serbie pour encourager la "vocation européenne" de ce pays de 10 millions d'habitants engagé dans un long processus d'adhésion à l'Union. Il s'agit du premier voyage en Serbie d'un dirigeant français de haut rang depuis la visite du président Jacques Chirac en 2001. Officiellement candidate à l'entrée dans l'Union européenne depuis fin 2009, la Serbie a émis le souhait d'en devenir le 29e membre à l'horizon 2020. "Oui, la Serbie à une vocation européenne, son avenir se conçoit dans une relation avec l'UE".

La salle de presse au Palais Serbe était plein des journalistes. Malgré le barrage de langue, l'ambiance était cordiale. Sans badge d'accréditation on ne pouvait pas accéder au Palais Serbe.

Freddy Mulongo au Palais Serbe à Belgrade. Photo Réveil FM International

Le badge d'accréditation de Freddy Mulongo

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jeudi 6 novembre 2014

Belgrade: Arrivée de Manuel Valls au Palais Serbe ! La Serbie entrera-t-elle à l'Union européenne ?

Arrivée du Premier ministre manuel Valls à Belgrade. Photo Réveil FM International

Le Premier ministre, Manuel Valls, est arrivé jeudi 6 novembre 2014, après-midi à Belgrade pour une visite officielle axée sur le renforcement des liens économiques bilatéraux et les perspectives européennes de la Serbie.

"La France est disposée à tout faire pour aider la Serbie sur la voie de l'adhésion à l'Union européenne. Et cela fait plusieurs années qu'elle s'y emploie", a souligné à ce propos Manuel Valls dans une interview au quotidien serbe Politika publiée jeudi.

"Nous voulons que la Serbie, dès lors qu'elle fait des efforts, puisse sans attendre en voir les résultats. Nous soutiendrons activement l'ouverture d'un chapitre (de négociations) avec la Serbie en 2014, qui pourrait être le chapitre sur le contrôle financier", a poursuivi le Premier ministre.

"Vous le savez néanmoins, a-t-il relevé toutefois: aucun État membre ne décide seul et la décision devra être prise, au sein de l'Union, à l'unanimité. Nous travaillerons à obtenir ce consensus".

"Plusieurs États membres attachent une importance particulière au rythme de la normalisation des relations avec le Kosovo. Dans ce domaine, la Serbie a beaucoup fait et la France en est pleinement consciente", a également souligné Manuel Valls.

"La Serbie peut et doit continuer d'avancer" dans son dialogue avec le Kosovo et "elle aidera ainsi à convaincre ceux des États membres de l'Union qui doivent encore l'être" sur la volonté européenne de Belgrade. "Je suis optimiste", a-t-il conclu.

Le Kosovo a proclamé en 2008 son indépendance de la Serbie que Belgrade refuse de reconnaître. Néanmoins, sous la houlette de l'UE, Belgrade et Pristina ont conclu en avril 2013 un accord "historique" sur la normalisation de leurs relations.

Manuel Valls doit signer plusieurs accords économiques bilatéraux pendant sa visite qui se prolongera jusqu'à vendredi. Parmi ces accords, figure notamment un protocole d'accord entre les gouvernements français et serbe, ainsi qu'avec les autorités de Belgrade sur la construction du métro de la capitale serbe, a-t-on indiqué de source officielle serbe.

Un autre protocole d'accord entre le gouvernement serbe, l'aéroport Nikola Tesla de Belgrade et Vinci est relatif au développement d'aéroports internationaux en Serbie, a-t-on ajouté de même source.

Manuel Valls aura des entretiens avec son homologue serbe, Aleksandar Vucic, et vendredi, avec le président Tomislav Nikolic.

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Bordeaux: Maître Lucile Hugon, avocate et experte en droits des étrangers en France

Bordeaux, Me Lucile Hugon, experte en droits des étrangers en France. Photo Réveil FM International

Perdu de vue à Paris, depuis sept ans, la rédaction de Réveil FM International était à la recherche de la brillante Lucile Hugon rencontrée à l'ACAT. Les retrouvailles avec Me Lucile Hugon se sont faits à Bordeaux. En effet, si l'avocate Hugon experte en droits des étrangers en France, Lucile demeure une activiste des droits humains. Après avoir travaillé à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), puis à l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT), Lucile Hugon est revenue à Bordeaux avec une envie "plaider à la barre" pour les étrangers. Elle a son cabinet sur la rue de Belleville, non loin du palais de justice à Bordeaux.

Bordeaux, Me Lucile Hugon, experte en droits des étrangers en France. Photo Réveil FM International Etre demandeur d'asile en France est un parcours de combattant ! Fort heureusement, il y a des humanistes qui accompagnent les migrants. Et la France, qui n'a pas vocation de recevoir la vocation du monde, malgré quelques failles demeure la patrie des droits de l'homme. De plus en plus, des politiciens tirent souvent à hue et à sur l'immigration pour mieux bafouer le droit d'asile. Certains partis politiques focalisent leur programme politique sur l'immigration. Ils fustigent, ostracisent, criminalisent impunément les étrangers. Il faut tout de même savoir que la plupart des Etats de l'union européenne rivalisent d'ingéniosité pour tenter de se débarrasser des migrants, qu'aucune frontière ne parvient à arrêter. A Calais par exemple, où plus de 2000 Erythréens, Soudanais, Ethiopiens, Syriens rêvent d'Angleterre, la France n'est pas en reste. Sans beaucoup de succès, il est vrai, les autorités administratives utilisent toutes les ficelles pour tenter de refiler les importuns aux voisins. Première recette: être aussi peu accueillant que possible. "La règle est de maltraiter les migrants pour les dissuader de venir et les inciter à partir. Il faut donc des centres d'accueil pourris; au mieux, pas de centre du tout. Rien à manger, ou si peu. La rétention, à l'occasion.

Bordeaux, Me Lucile Hugon, experte en droits des étrangers en France. Photo Réveil FM International

Mais l'objectif numéro 1 est l'expulsion. Le traité européen dit "Dublin 2" permet à un pays de renvoyer un migrant vers le pays de l'Union européenne où son passage a été constaté. Le fichier Eurodac est censé enregistrer l'identité, souvent incertaine, et surtout les empreintes digitales des migrants. Si par exemple, la police française chope à Calais un exilé qui a été fiché en Grèce, par exemple, la France a le droit de le renvoyer en Grèce, sans autre forme de procès. Du coup, la police grecque , comme toutes celles d'Europe, ne fait pas de zèle pour prendre les empreintes et les enregistrer dans Eurodac. Et les policiers français en font autant: chacun inscrit le moins possible, pour ne pas voir revenir un expulsé. Les réfugiés savent que, même si leurs empreintes sont relevées, elles ne sont pas toutes enregistrées dans le fichier. Et, pour plus de sûreté certains migrants se brûlent les doigts afin de ne plus avoir d'empreintes.

Bordeaux, Me Lucile Hugon, experte en droits des étrangers en France. Photo Réveil FM International

Autre astuce, de plus en plus utilisée: faire mine de prendre au séreieux les faux documents roumains ou bulgares qui permettent de voyager librement dans toute l'Union. A Malte, par exemple, le trafic de ces faux papiers est florissant, et les autorités locales s'en acommodent volontiers. L'Europe, pourtant, voulait organiser un partage équitable de l'accueil de la misère du monde. Mais les chiffres disent tout le contraire. Selon les statistiques fournies par Eurostat, entre juin 2013 et juin 2014, la France a rejeté 83% des demandeurs d'asile sur lesquelles elle s'est prononcée. Contre 74 % pour l'Allemagne, 62 % pour l'Angleterre, 47 % pour la Suède, et même 36 % pour l'Italie.

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mercredi 5 novembre 2014

Logé au «Giscardium», à Yamoussoukro, en Côte-d'Ivoire, Blaise Compaoré est un dictateur et traître à l'Afrique, affublé par ses mentors du pompeux titre de "Grand négociateur"

Personne n'est à mesure de citer de mémoire les noms de ses ministres ! Où sont passés ses marabouts et féticheurs ? Blaise Compaoré, le putschiste devenu président, 63 ans, a régné sans partage sur le pays depuis son putsch en 1987. Le costume de président qu'il avait enfilé et bien boutonné durant 27 ans était trop grand pour lui. Arrivée au pouvoir par un putsch, Blaise Compaoré aurait voulu faire tripatouiller la Constitution pour se maintenir éternellement au pouvoir. Il a été chassé par la rue. Dans la vie il faut savoir quitter le pouvoir avant que celui ne vous quitte. Depuis vingt ans Blaise Compaoré a montré sa vraie face sans qu'il reçoive des remontrances de ses mentors: Son amitié désintéressée pour le boucher du Liberia Charles Taylor; son soutien armé en 2002, à la tentative de coup d’Etat en Côte d'Ivoire; sa protection pour les trafics d'or, de diamants et de cocaïne. Le Burkina Faso y a joué un rôle de plaque tournante mentionnée dans des rapports de l'ONU. Sa complicité voire son ambiguïté vis-à-vis des mouvements djihadistes. Le conseiller spécial de Blaise Compaoré, le Mauritanien Chafi, fait l'objet d'un mandat d'arrêt international pour "appui logistique et financier à des groupes terroristes du Sahel"

Depuis sa fuite le 31 octobre 2014, Blaise Compaoré le putschiste-président déchu vit son exil au «Giscardium», à Yamoussoukro, en Côte-d'Ivoire, résidence semi-officielle pour dignitaires invités. Contrairement à ce que nous vous annoncions, le cortège d'une trentaine de 4X4 qui a quitté Ouagadougou le vendredi dernier n'était qu'un convoi en guise de leurre ? En effet, le 31 octobre dernier, le convoi de véhicules officiels a été aperçu, en direction de Pô, dans le sud du pays, à la frontière avec le Ghana. Loin, très loin de Yamoussoukro…. Rien qu’entre Ouagadougou et Yamoussoukro, il y a près de 1000 kilomètres. Dans ces conditions, le convoi repéré sur les routes était sans doute un leurre.

Selon une source française proche du dossier, c’est en réalité en avion que Blaise Compaoré a gagné la Côte-d’Ivoire. Le plus dur fut sans doute de le convoyer sans encombre du palais présidentiel à l’aéroport de «Ouaga». Et c’est peut-être à ce moment que la France a joué un rôle aussi discret qu’efficace. Lundi, François Hollande a ainsi déclaré de manière sibylline : «Il y a eu des attaques, il y a eu des réponses.» La France dispose de forces spéciales à Ouagadougou, dont le nombre varierait entre 200 et 300 hommes. Dans le même temps, le président français a insisté sur le fait que l’ancienne puissance coloniale n’avait pas procédé elle-même à l’exfiltration de Blaise Compaoré. Autrement dit, elle a peut-être veillé à éviter qu’il lui arrive malheur, mais il n’aurait pas pris d’avion ou d’hélicoptère frappé de la cocarde tricolore. «Comme chacun sait, la Françafrique c’est fini!», ironisait ce mardi matin un responsable français au fait du dossier.

C’est une statue qui vacille, peut-être le premier signe de l’agonie d’un dinosaure diront ses détracteurs. Mais, même si la situation restait jeudi soir très confuse au Burkina Faso, rares sont ceux qui auraient pu imaginer que Blaise Compaoré perdrait si vite le contrôle de la rue au «pays des hommes intègres», où il a régné sans partage depuis vingt-sept ans. Réputé rusé, secret, l’inamovible président de cet Etat enclavé d’Afrique de l’Ouest a su se maintenir au pouvoir par un mélange d’autoritarisme et d’ouverture prudente, éliminant les adversaires ou les prétendants qui pouvaient lui faire ombrage et s’imposant sur la scène régionale comme un médiateur incontournable.

Mais à 63 ans, «Blaise», comme on l’appelle en Afrique, a visiblement joué le coup de poker de trop en tentant une fois de plus de se maintenir au pouvoir par une réforme constitutionnelle pour briguer un cinquième mandat. En 2005, il s’était représenté malgré la limitation à deux mandats qu’il avait alors déjà accomplis, en arguant que la loi adoptée en 2000 ne pouvait être rétroactive. Il sera alors réélu avec des scores soviétiques (plus de 80% des voix) en 2005, puis en 2010.

Shakespearien. Pour 2015, le scénario n’a pas fonctionné. Moins à cause de la ténacité d’une opposition divisée que du ras-le-bol d’une jeunesse qui est déjà descendue massivement dans la rue en 2011 et 2013 pour dénoncer le maintien au pouvoir de cet ancien officier au visage impassible. Le destin de Compaoré pourrait s’achever dans un chaos qui ne manquerait pas d’avoir des répercussions sur la région tout entière, tant l’homme et sa diplomatie avaient réussi à s’imposer dans la gestion des crises régionales, notamment en Côte-d’Ivoire, mais aussi au Mali, où pourtant il a finalement été écarté au profit de l’Algérie.

Mais personne n’oublie que cette longue carrière au sommet de l’Etat burkinabé avait commencé dans le sang par un véritable drame shakespearien. Le 15 octobre 1987, ce fameux «jeudi noir», Compaoré prend le pouvoir par la force. Il renverse et assassine son frère d’armes et meilleur ami, le très populaire Thomas Sankara, qui depuis quatre ans expérimentait dans l’ancienne Haute-Volta française le rêve utopique d’une république progressiste teintée de marxisme.

Fantômes. Cette trahison originelle ne sera jamais apurée. D’autant qu’il y a d’autres fantômes. Comme le journaliste Norbert Zongo, assassiné lui aussi en 1998 alors qu’il enquêtait sur la mort d’un chauffeur de la présidence, dans laquelle était impliqué François, le frère de Blaise. Reste qu’en renversant le régime marxiste et panafricaniste de Thomas Sankara Blaise Compaoré avait rejoint le petit club des présidents africains alliés aux Occidentaux. Au nom de la stabilité régionale, on fermera souvent les yeux sur la gestion parfois musclée de l’ordre intérieur, comme sur les trafics divers auquel se livrait le régime burkinabé avec des amis aussi peu recommandables que le chef de guerre puis président libérien Charles Taylor ou encore le dictateur libyen Muammar al-Kadhafi.

Depuis quelques années, plusieurs ONG avaient pourtant tiré le signal d’alarme sur les risques de dérapage au cas où Compaoré voudrait une fois de plus se maintenir au pouvoir en 2015. Des mutineries, vite réprimées, au sein de l’armée avaient suggéré que la révolte dépassait désormais une jeunesse marginalisée et sans avenir, qui n’a connu que Compaoré. Lequel s’est visiblement laissé aveugler par son rêve d’éternité, comme un monarque retranché dans sa tour d’ivoire.

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mardi 4 novembre 2014

Dordogne: Argentat, inoubliable et attachante commune !

Argentat en Dordogne, Les maisons de pêcheurs à bolets sont caractéristiques, couvertes de toits de lauzes. Photo Réveil FM International

La commune d'Argentat est située au sud du département de la Corrèze sur les rebords du plateau du Limousin dans la vallée de la Dordogne. Elle s'est implantée dans la cuvette qu'ont creusée la Dordogne et ses affluents : le Doustre, la Maronne et la Souvigne principalement. Argentat compte 3125 habitants et s'étend sur 2 241 hectares. Chef lieu de canton, Argentat est un centre administratif important dont le rayon d'action couvre de nombreuses communes.rgentat est installée dans la première grande plaine alluviale que forme la Dordogne, au débouché de gorges profondes et peu propices à une implantation humaine d'envergure. Installée au carrefour d'une route et d'un fleuve-la Dordogne-Argentat se développe au gré des différents échanges commerciaux dont elle peut profiter. La cité demeure un pays chargé d'histoire dont les principaux monuments, évoquent son évolution dans un cadre pittoresque et attachant.Argentat est une charmante ville de Corrèze blottie entre les contreforts du massif Central, du Lot et la Vallée de la Dordogne, à 54 km de Brive-la-Gaillarde et d'Aurillac et 28 km de Tulle. Argentat est un village au charme intact qui séduira tous les amoureux des sports de plein air : avec un des plus beaux parcours de pêche de France et ses nombreux plans d’eaux, Argentat est une destination très prisée des amateurs de pêche et de canoë-kayak. Les randonneurs et les inconditionnels de VTT ne sont pas en reste avec 80 sentiers de grande randonnées et de VTT. Avec son passé médiéval, ses traditions et son terroir, Argentat ravira tous ceux en quête d’authenticité et de plaisirs simples.

Reportage Photos, Réveil FM International

Le quai Lestourgie sur la Dordogne. Photo Réveil FM International

Le quai Lestourgie sur la Dordogne. Photo Réveil FM International

Le quai Lestourgie sur la Dordogne. Photo Réveil FM International

La Dordogne à Argentat. Photo Réveil FM international

Pont de la République sur la Dordogne. Photo Réveil FM International

Argentat en Dordogne, Les maisons de pêcheurs à bolets sont caractéristiques, couvertes de toits de lauzes. Photo Réveil FM International

Argentat en Dordogne. Photo Réveil FM International

Le quai maçonné Lestourgie- du nom du maire qui l'a fait aménager, en 1844, succède à la berge du port Saulou. Les maisons de pêcheurs à bolets sont caractéristiques, couvertes de toits de lauzes.

Un courpet (bateau traditionnel à fond plat) reconstitué rappelle les riches heures de la batellerie de Haute-Dordogne, lorsque les gabariers partaient pour un voyage uniquement descendant vers Bergerac ou Libourne.

De là, le franchissement du fleuve s'effectue par le pont de la République, érigé en 1892, qui remplaça au même endroit un pont suspendu à péage, le pont Marie, appelé ainsi en l'honneur de la fille du comte de Noailles qui finança l'opération.

Depuis le pont, la vue sur les rives de la Dordogne est formidable : les maisons aux balcons de la rive gauche, avec les lucarnes, donnant à pic sur la rivière en amont du pont et les maisons nobles situées en aval contribuent à caractériser la cité.

La cité d'Argentat se situe aux confins de trois régions, le Limousin, l'Auvergne et le Quercy, sur la Dordogne après que celle-ci ait traversé des gorges profondes de façon impétueuse.

De cette situation géographique découle l'intérêt de la ville : passage de la Dordogne d'une part, et port de trafic fluvial important vers Bergerac et Libourne.

Dès l'époque gauloise, un village perché sur une hauteur voisine, le Puy-du-Tour contrôle le gué d'une voie protohistorique reliant l'Armorique à la Méditerranée. Puis s'établit dans la plaine la villa gallo-romaine du Longour, domaine tourné vers la culture, proche de la Dordogne.

Aux temps mérovingiens, un atelier monétaire fonctionne et facilite les échanges commerciaux.

Sous les Carolingiens, Argentat est le siège d'une vicairie, circonscription territoriale où sous l'autorité du comte, un vicaire administre la justice.

Dès le Xè siècle, Argentat est connu comme prieuré et cure en ville murée. La ville dépend d'un seigneur religieux, le prieur de Carennac et d'un seigneur laïc, le vicomte de Turenne. Avare de ses droits la vicomté ne concède aucune charte de libertés et la communauté locale doit se contenter, jusqu'en 1615, de syndics paroissiaux pour la gérer. Toutefois, les Turenne concédèrent à la ville dès 1263, un marché important le jour de la Saint-André, qui passe pour être la foire la plus ancienne du Bas-Limousin. Argentat prit parti pour les Huguenots, ce qui induit une situation des plus troubles pendant un demi-siècle.

Au XVII° siècle, avec la Contre-Réforme et l'établissement successif des Récollets et des Clarisses vers 1633, des Ursulines en 1637, les luttes s'apaisent peu à peu. A l'annexion de la vicomté à la Couronne (1738), Argentat devint siège d'une subdélégation de l'intendance de Limoges.

La ville a connu un essor économique important aux XVIIIè et XIXè siècles grâce à la batellerie qui a permis l'acheminement de richesses (essentiellement du bois sous forme de merrain-douves de chêne pour la tonnellerie et de carassonne-échalas de vigne) vers le Bas-Pays.

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La cité des insectes à Nedde en Haute-Vienne !

Le Criquet géant animé (pédagogique) venu tout droit du Palais de la Découverte de Paris. Photo Réveil FM International

Souvent on croit que seuls les enfants ont droit de s'émerveiller, c'est faux. Il n'y a pas d'âge pour s'émouvoir, aiguiser ses yeux aux images réelles qui se présentent devant soi. Dans la vie, il arrive parfois qu'on redevient un enfant malgré son âge. Et la réminiscence aidant on redécouvre ce qu'on avait appris enfant à l'école mais cette fois-ci avec l'intelligence et la curiosité d'un adulte. Le regard et l'approche changent lorsqu'on apprend que tout ce qui existe, vit a son importance pour l'environnement et la biodiversité. Créée en 1994 à Nedde dans le Limousin, c'est depuis 2006 que Jim et Régine Elliott gèrent la Cité des Insectes qui propose une découverte du monde des petites bêtes à six pattes grâce à différentes approches. La Cité des insectes est un véritable centre de découverte entomologique (science consacrée à l'étude des insectes). Régine Elliott qui nous a fait la visite, nous a émerveillé. La collection entomologique regroupe quelques 10 000 spécimens d'insectes, des Coléoptères, carabes, papillons, libellules, phasmes... La collection (constituée en partie dans les années 70 par Didier Mazeau, entomologiste limousin et développée depuis 1994 par Mike Evans et reprise en 2006 par Jim & Régine Elliott). Ces insectes proviennent du Limousin pour la plupart, mais certains spécimens sont originaires de contrées lointaines tel que l'Afrique, l'Amérique et l'Asie. Régine Elliott a tenu à ce que l' exploration du milieu d'évolution des insectes ait un rapport à l'homme et à leur environnement.

Régine Elliott, propriétaire et gérante de la Cité des insectes. Photo Réveil FM International

Au bord de la marre ! Photo Réveil FM International

La marre où les moustiques vivent librement sans être inquiétés. Disons que la mare et la grande fourmilière sont des étapes importantes dans ce parcours en plein air de découverte des insectes. Photo Réveil FM International

Au fil de l'eau ! Photo Réveil FM International

Le joli papillon accroché dans la salle de conférence et projection. Photo Réveil FM International

Régine Elliott, toute heureuse dans le Cabinet de Curiosités (XVIIIème siècle) qui présente une collection éparse de naturel et d'artificiel. Photo Réveil FM International

Des vrais et des faux, sans explications ni science ! Photo Réveil FM International

Avec le XIXième siècle nous avons vu naître l'ordre dans l'agencement des musées. Les scientifiques travaillent sur la classification des spécimens, et le prestige des musées passe par la quantité...

Même les abeilles ont leur importance pour la biodiversité !

Alimentation et pièces buccales des insectes. Photo Réveil FM International

La collection de pesticides qui révèle une guerre à domicile entre l'être humain et l'insecte qui dure depuis des siècles. Photo Réveil FM International

Boutique qui vend des objets ayant trait aux insectes et autres animaux. Photo Réveil FM International

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Lapalissade: Au "Pays de La Palisse"!

Le château de la Palice, vue à partir du pont sur la rivière Berbe. Photo Réveil FM International

La langue française a ses nuances. Appelée vérité de La Palice, la lapalissade, ou truisme, est une affirmation ridicule énonçant une évidence perceptible immédiatement. La tautologie désigne également une proposition toujours vraie, mais sans que ce soit nécessairement perceptible immédiatement et sans la connotation péjorative attachée au terme lapalissade. Le mot lapalissade vient du nom de Jacques II de Chabannes, seigneur de La Palice, maréchal de François Ier, mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’a été l’auteur d’aucune lapalissade.

Les soldats de La Palice pour illustrer le courage qu’a eu ce maréchal lors du siège de Pavie (1525) où il trouva la mort lui écrivirent une chanson, dans laquelle se trouvait la strophe suivante :

Hélas, La Palice est mort,

Est mort devant Pavie ;

Hélas, s’il n’était pas mort,

Il ferait encore envie

Son épitaphe elle-même aurait repris ces vers :

"Ci-gît le Seigneur de La Palice

S’il n’était mort il ferait encore envie".

La Palice, une vue merveilleuse. Photo Réveil FM International

Sur la RN 7 entre Moulins et Roanne, château du XIIème et XVIème siècles, avec une imposante façade renaissance italienne édifiée par Monsieur de La Palice. Chapelle gothique abritant les tombeaux des Chabannes. Entièrement meublé, propriété privée, ouverte au public, habitée par la famille de Chabannes depuis 1430.

Bâtie entre le XIème et le XIIIème siècle, la partie féodale du château fût acquise par Jacques Ier de Chabannes en 1430. Son petit-fils, Jacques II, Maréchal de France fit construire au début du XVIème siècle l'aile Renaissance en briques roses qui allie la sobriété à l'élégance. Elle remplaçait ainsi la muraille qui reliait le château fort à la chapelle de style gothique, bâtie elle-même vers 1470. Cette chapelle devait par la suite servir de tombeau aux membres de la famille Chabannes. Les salons entièrement meublés abritent de nombreux souvenirs historiques. Les plafonds à caissons rehaussés d'or et de couleurs sont particulièrement remarquables. Le parc (ouvert aux visiteurs) incite à une reposante flânerie sous ses arbres centenaires.

Toujours habité par la même famille depuis 1430, le château est entièrement meublé et présente de très nombreux souvenirs historiques. On remarque tout particulièrement les tapisseries des Preux du XVè siècle, le salon doré et la chapelle édifiée dans le plus pur style gothique flamboyant renferme les tombeaux des Chabannes avec les gisants du XVè.

Le château a été classé monument historique par liste en 1862, déclassé semble t'il en 1888. En 1928 le château la chapelle et les remparts ont été inscrits puis classés le 17 août 1933. Le 29 octobre 1999 ils sont classés à nouveau ainsi que l'enceinte, les sols et les écuries alors que la porterie d' entrée et les jardins étaient inscrits depuis le 28 juillet 1998.

Situé entre les plaines de la Sologne bourbonnaise et les hautes terres de la montagne bourbonnaise, "le Pays de La Palisse est doté d'un environnement naturel de qualité: bocage préservé et verdoyant, relief varié avec de nombreux ruisseaux et rivières...

La Berbe, large de 80 km, traverse le pays de La Palisse du sud au nord et draine de nombreux cours d'eau (Berberan, Andan, Petite Tèche...). Le Pays de La Palisse dispose d'un patrimoine historique et culturel particulièrement riche.

La Pub de l'entrée du château La Palice. Photo Réveil FM International

La Pâtisserie "A la tentation" à la Palisse. Photo Réveil FM international

Jacques II de Chabannes dit Jacques de La Palice (ou de La Palisse), né en 1470 à Lapalisse dans le Bourbonnais et mort le 24 février 1525 à Pavie en Italie, était un noble et militaire français, seigneur de La Palice, de Pacy, de Chauverothe, de Bort-le-Comte et de Héron, ainsi que maréchal de France. Il servit sous trois rois de France (Charles VIII, Louis XII et François Ier) et participa à toutes les guerres d'Italie de son temps.

Les salons entièrement meublés abritent de nombreux souvenirs historiques. Les plafonds à caissons rehaussés d'or et de couleurs sont particulièrement remarquables. Le parc (ouvert aux visiteurs) incite à une reposante flânerie sous ses arbres centenaires. Illuminations, bar-restaurant.

Toujours habité par la même famille depuis 1430, le château est entièrement meublé et présente de très nombreux souvenirs historiques. On remarque tout particulièrement les tapisseries des Preux du XVè siècle, le salon doré et la chapelle édifiée dans le plus pur style gothique flamboyant renferme les tombeaux des Chabannes avec les gisants du XVè.

Bâtie entre le xie siècle et le xiiie siècle, la partie féodale du château fut acquise par Jacques Ier de Chabannes de La Palice en 1430. Son petit-fils, Jacques II, maréchal de France, fit construire au début du xvie siècle l'aile renaissance en briques roses qui allie la sobriété à l'élégance. Elle remplaçait ainsi la muraille qui reliait le château fort à la chapelle de style gothique, bâtie elle-même en 1461.

Le logis primitif trois des tours et les courtines datent de vers le xiiie siècle tout comme les remparts complétés au XIVe siècle. La chapelle de style gothique a été construite en 1461 puis le logis Renaissance à parements de briques fin XVe début XVIe siècle.

Les salons entièrement meublés abritent de nombreux souvenirs historiques. Les plafonds sont à caissons rehaussés d'or et de couleurs. Les communs et les anciennes écuries sont éloignées du château.

Le parc inscrit au pré inventaire des jardins remarquable et inscrit monument historique le 28 juillet 1998 comporte une conciergerie, une allée, des étangs, un jardin et un pont de jardin en brique. On y trouve les anciennes écuries et le manège. Le tout date du début du XVIIe siècle ( daté de 1613) puis a été redessiné par le paysagiste Paul de Lavenne, Comte de Choulot au début du XIXe siècle.

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Strasbourg: L'horloge astronomique

Si vous êtes en vacances ou de passage à Strasbourg, n'hésitez pas de visiter l'horloge astronomique, une merveille mondiale. L'Horloge astronomique de la Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, dont le buffet richement décoré date du XVIe siècle, est classée monument historique depuis le 15 avril 1987. L’horloge comporte bien d’autres renseignements intéressants, mais ce qui attire le plus les touristes, ce sont les automates. Ceux-ci se mettent en mouvement aux quarts d'heures, aux heures et à midi -par rapport à l'heure de l'horloge qui est quasiment le temps moyen de Strasbourg.

L'horloge astronomique. Photo Réveil FM International

Un détail du comput ecclésiastique. Photo Réveil FM International

Équations solaires et lunaires. Photo Réveil FM International

Le temps apparent. Photo Réveil FM International

Un ange sonne sur une cloche tandis que le second retourne un sablier et que quatre personnages, représentant les âges de la vie (de l’enfant au vieillard) défilent devant la Mort.

Au dernier étage, ce sont les douze Apôtres qui passent devant le Christ. L’horloge indique bien plus que l’heure officielle puis qu’elle permet aussi de connaître le temps moyen 3, le jour 4, le mois, l’année, le signe du zodiaque, la phase lunaire et la position de plusieurs planètes. L’ensemble des automates se met en fonction à 12 heures 30, quand pour l'horloge il est midi.

La première horloge

Une première horloge avait été construite entre 1352 et 1354 dite des Trois Rois, mais elle a dû cesser de fonctionner au début du XVIe siècle.

La deuxième horloge de Dasypodius

En deux phases, entre 1547 et 1574, une seconde horloge a été construite par les mathématiciens Christian Herlin et Conrad Dasypodius, les frères horlogers Habrecht et le peintre Tobias Stimmer. Cette horloge était une horloge astronomique planétaire et indiquait donc le déplacement des planètes sur un astrolabe. Un calendrier perpétuel indiquait les fêtes mobiles sur une durée de 100 ans. Enfin, les éclipses à venir étaient peintes sur des panneaux.

L’horloge de Dasypodius cessa de fonctionner peu avant la Révolution française et resta dans cet état jusqu’en 1838. Transformation de l'Horloge par Schwilgué

De 1838 à 1843, l’horloge fut transformée par Jean-Baptiste Schwilgué (1776-1856), un Alsacien autodidacte qui après avoir été apprenti horloger, devint professeur de mathématiques, vérificateur des poids et mesures, et enfin entrepreneur. Schwilgué avait souhaité réparer l’horloge dès son plus jeune âge et cela resta une force directrice toute sa vie.

Les fonctions de l'horloge

La nouvelle horloge consiste en gros en de nouveaux mécanismes placés dans le buffet de la seconde horloge, datant du XVIe siècle. Tous les cadrans sont aussi nouveaux, mais l’horloge est dans son ensemble conservatrice, dans le sens où les fonctions de l’horloge de Schwilgué diffèrent peu de celles de l’ancienne horloge, sauf pour ce qui est du défilé des Apôtres qui n’existait pas auparavant. Pour le reste, il y a toujours un équivalent.

Le comput ecclésiastique

Un détail du comput ecclésiastique: L’horloge de Schwilgué fait la même chose que l’horloge de Dasypodius, mais différemment, voire mieux : alors que l’ancienne horloge indiquait les fêtes mobiles par avance sur une période de 100 ans, la nouvelle horloge détermine les fêtes mobiles de l’année à venir à la fin de chaque année.

Moyennant un remontage et un entretien régulier, on peut considérer ce mécanisme — le comput ecclésiastique — comme un calendrier perpétuel. La règle pascale est assez simple à énoncer et la définition de la date de Pâques a été adoptée au concile de Nicée, en 325. Selon ce concile, Pâques tombe « le dimanche qui suit le quatorzième jour de la Lune qui tombe le 21 mars ou immédiatement après ».

Toutefois, les choses sont devenues plus compliquées lors de l’introduction du calendrier grégorien en 1582, lequel calendrier a modifié les dates des pleines lunes pascales et leurs règles de calcul. Dans l’état actuel de nos connaissances, Schwilgué a été le premier à avoir traduit mécaniquement le calcul de Pâques grégorien sous forme mécanique, et ce dès 1821 avec un prototype conçu en 1816. C’est ce même mécanisme qui figure, en plus grand, en bas à gauche de l’horloge actuelle.

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Espagnac, ville fleurie en Corrèze

Les habitants de la commune de Espagnac se nomment les Espagnacois et les Espagnacoises. La commune Espagnac -19150- fait partie du département Corrèze dans la région Limousin. Elle s'étend sur 2363 hectares a une altitude de 550 mètres. Située à 18 kms de Tulle, dans le canton de La Roche Canillac, la commune d'Espagnac, fait partie du département de la Corrèze. Elle comptait 354 habitants au dernier recensement de 2005. Etirée d'est en ouest, avec une superficie 23,63 km2, la commune se rassemble autour de son église restaurée et illuminée.

Paul Luce, ex-maire de la commune d'Espagnac. Photo Réveil FM International

Madame Claude Theys et Paul Luce. Photo Réveil FM International

Le samedi 21 août dernier, il y a eu remise de prix de la maison la mieux fleurie de la commune d'Espagnac. Tous les participants ont reçu un prix (un panier des produits locaux) et le lauréat un diplôme d'honneur. Une grande fête, avec repas et boissons, a eu lieu sur la grande place du village. Élu pour la première fois en 1995, réélu en mars 2001, puis en 2008, Paul Luce a été maire de la commune d'Espagnac jusqu'en 2014. A voir la ville, à parler avec les habitants d'Espagnac on comprend vite que plusieurs réalisations ont émaillées cette commune depuis que Paul Luce et son équipe dirige cette petite mairie de France. Parmi les réalisations dans ce bourg, on peut citer la maison des services, les logements adaptés pour les personnes âgées ou handicapées, la restauration de l'Eglise, la construction d'une salle polyvalente moderne... Autres réalisations l'assainissement collectif de l'ensemble du bourg ainsi que le plan d'aménagement du bourg, la construction d'un petit lotissement pavillionnaire. En projet 4 nouveaux logements adaptés aux personnes âgées ou handicapées, un chantier international des jeunes porté par l'association Spaniaco dont l'objet est la recherche de l'étude du passé Espagniac pour la restauration d'un four à pain datant du XVIIIe

En résumé, Espagnac est une belle commune de France où il fait bon vivre.

Une maison fleurie à l'entrée de la commune d'Espagnac. Photo Réveil FM International

Exposition des peintures...Photo Réveil FM International

A la mairie d'Espagnac. Photo Réveil FM International

Tableau d'un enfant penseur. Photo Réveil FM International

Place de la marie avant. Photo Réveil FM International

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Place de la mairie aujourd'hui. Photo Réveil FM International

Le bourguignon, mets corrézien. Photo Réveil FM International

L'horloge de l'Eglise illuminée. Photo Réveil FM International

L'auberge Le Tacot, le seul bar-restaurant du village. Photo Réveil FM International

Les Espagnacois et les Espagnacoises dansent. Photo Réveil FM International

La présence des jeunes signe de la renaissance du village. Photo Réveil FM International

L'accordéoniste entrain d'animer le village. Photo Réveil FM International

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dimanche 2 novembre 2014

Vidéos. Voyage officiel de Manuel Valls à Delft et La Haye en Hollande

La Haye, vendredi 31 octobre 2014, Manuel Valls et son homologue Néerlandais Mark Rutt lors de la conférence de presse

Le Premier ministre, Manuel Valls, a souligné vendredi dernier à La Haye la "détermination absolue" du gouvernement français "à conduire (les) réformes", lançant, en présence du Premier ministre Mark Rutte, et en néerlandais, que "la France n'est pas l'homme malade de l'Europe". A chacun de ses déplacements internationaux, Manuel Valls joue le jeu de la séduction. Avec une carte, celle de parler dans la langue du pays qu’il visite. Aux Pays-Bas, le 31 octobre, le Premier ministre a ainsi défendu la France en bafouillant quelques mots de néerlandais. "Dans chaque capitale maintenant, je prononce une phrase dans la langue du pays", a-t-il confié depuis La Haye "Frankrijk is niet de zieke man van Europa". Ce n’est pas la première fois que Manuel Valls s’exprime dans l’idiome du pays qu’il visite. Le 6 octobre, devant des hommes d’affaires et banquiers de la City, à Londres, il avait lâché, provoquant les "frondeurs" du PS en répétant dans la langue de Shakespeare ce qu'il avait dit devant le patronat français : My government is pro-business ! Fin septembre, à Berlin, il l'avait déclaré dans la langue de Goethe cette fois. "Ich mag die Unternehmen", avait-il déclaré devant le patronat allemand.

Manuel Valls a tenté vendredi dernier de rassurer le patronat et le gouvernement néerlandais sur sa politique économique, notamment budgétaire, jugée laxiste il y a tout juste quinze jours par le ministre des Finances Jeroen Dijsselbloem.

"Je connais les interrogations, voire les critiques (...) qui peuvent être les vôtres sur la situation de la France", a commencé le Premier ministre devant le patronat néerlandais.

"La France a-t-elle vraiment la volonté de se réformer? Ne cherche-t-elle pas à échapper à ses responsabilités budgétaires? Mon gouvernement tourne le dos à toute solution de facilité."

"Mon gouvernement est pro-business pour dire les choses directement", a-t-il résumé, déclinant une fois de plus son "J'aime l'entreprise" lancé en août lors de l'université d'été du Medef et repris ensuite dans d'autres pays.

Après Milan, Madrid, Berlin et Londres, le Premier ministre français a tenté aux Pays-Bas de tordre le coup aux "clichés et caricatures" dépeignant une France incapable de se réformer en déroulant les trois priorités de son gouvernement.

"La France n'est pas l'homme malade de l'Europe", a-t-il déclaré plus tard en néerlandais en conférence de presse.

Renforcement de la compétitivité des entreprises avec les baisses de charges du pacte de responsabilité, réduction des dépenses publiques avec son plan de 50 milliards d'économies et réformes structurelles avec la loi sur la croissance préparée par le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, Manuel Valls a fait le tour des grands chantiers de son gouvernement.

Il a aussi essayé de répondre au ressentiment envers la France, exacerbé par la grève des pilotes d' Air France il y a un mois. Le mouvement a été très sévèrement jugé aux Pays-Bas, inquiet de voir l'avenir de KLM, rachetée en 2004 par le groupe français, mis en péril par des employés français.

"Nous n'avons pas cédé", a dit Manuel Valls. "C'est la première fois que les pilotes ne gagnent pas une grève."

Le déplacement de Manuel Valls n'a cependant pas évité toute tension, notamment sur question des déficits français.

"Ce sont les français qui décident"

Début octobre à Washington, le ministre néerlandais des Finances, qui est également président de l'Eurogroupe, déclarait à Reuters que la France était "loin de l'objectif" concernant son déficit budgétaire et qu'elle se devait de mettre en oeuvre des réformes structurelles plus ambitieuses.

"Ce n'est pas à lui de le dire. Il est président de l’Eurogroupe et n'est pas en charge du budget de la France", a déclaré le Premier ministre français dans un entretien accordé au journal libéral le quotidien néerlandais NRC Handelsblad.

"La France est membre de la zone euro, donc elle doit respecter les règles. Mais le Parlement français est souverain, ce sont les Français qui décident", a-t-il ajouté.

Les deux hommes se sont vus en tête à tête dans la soirée et dans une atmosphère plutôt détendue, selon la délégation française. Face à la presse, le chef du gouvernement néerlandais n'a pas désavoué son ministre mais s'est montré conciliant.

"Je dois dire qu'au cours de la dernière période la France a montré sa détermination quant aux réformes et également à réduire le déficit", a dit Mark Rutte, rappelant qu'il revenait à la Commission européenne de se prononcer.

Or ce déplacement de Manuel Valls à La Haye intervenait après une victoire politique sur la scène européenne avec la validation temporaire par Bruxelles du budget 2015 en dépit d'une prévision de déficit de 4,3% du Produit intérieur brut, bien au-delà des 3% prévus par les traités.

De nombreux pays européens y voient un traitement de faveur accordé à la France pour réduire "en douceur" son déficit.

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Blaise Compaoré, l'assassin de Thomas Sankara et Norbert Zongo à Yamoussoukro ! Et alias Joseph Kabila avec ses 12 millions de morts: Floribert Chebeya, Fidèle Bazana, Mbuza Mabe, Mamadou Ndala...

Archives-le 18 janvier 2013, Blaise Compaoré, accueilli à l'aéroport d'Abidjan. Compaoré, qui n'a jamais négocié avec son peuple, est affublé par des médias formatés du titre de "Grand négociateur"

Arrogant et suffisant, Blaise Compaoré se voulait le porte-étendard des tripatouilleurs constitutionnels en Afrique. La question que tout le monde se pose: si Laurent Gbagbo était encore Président de la Côte d'Ivoire, Blaise Compaoré allait-il se réfugier en Côte d'Ivoire ? L'élection présidentielle en Côte d'Ivoire c'est en 2015, si Ouattara n'est pas réelu que deviendrait Blaise Compaoré ? Le putschiste déchu sous la pression de la rue au Burkina-Faso, Blaise Compaoré, l'assassin de Thomas Sankara et du journaliste Norbert Zongo est sorti de son pays qu'il a dirigé de main de fer durant 27 ans sans partage, est sorti de son pays avec ses oligarques, dans un long cortège d'une trentaine de 4X4 pour Yamoussokro en Côte d'Ivoire. Il n'a pas osé prendre aller à l'aéroport pour prendre l'avion. Blaise Compaoré a été installé dans une résidence d’Etat pour les hôtes étrangers. « Les services de l’hôtel Président de Yamoussoukro lui ont servi le dîner hier (vendredi) et le petit déjeuner ce matin (samedi) ». Grande bâtisse surmontée d’un dôme doré, la « villa des hôtes » jouxte le palais de l’ancien président ivoirien Félix Houphouët Boigny. La villa est surnommée aussi « Giscardium » pour avoir accueilli comme premier invité l’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing, lors de sa première visite officielle dans les années 1970.

Si Blaise Compaoré a pu s'en fuir du Burkina Faso par route pour joindre la Côte d'Ivoire qu'en sera-t-il pour alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati, ses Mammouths Joséphistes et Dinosaures Mobutistes alliés ? Atundu Liongo, un dinosaure Mobutiste qui s'est mué en mammouths Josephiste patenté serait encore bloqué à Ouagadougou au Burkina Faso. En effet, Atundu Liongo et quelques joséphistes sont allés au Burkina Faso pour voir et constater comment Blaise Compaoré avec ses députés allaient tripatouiller la Constitution pour permettre au putschiste de Ouagadougou, après deux septennats et deux quinquennats de se cramponner au pouvoir. La révolution ne vient pas avec des sons de trompettes, voilà comment Atundu Liongo et les courtisans envoyés d'alias Joseph kabila, après avoir passés quelques nuits sous des lits, chercheraient à quitter le Burkina Faso par route pour rejoindre Kinshasa.

Le problème de la République démocratique du Congo, c'est alias Joseph Kabila, un imposteur, usurpateur qui trône abusivement à la tête de la RDC! Alias Joseph Kabila a ses complices, ce sont des vieux racailles ventripotents. Avec lui , ils ont pris en otage les institutions de la République, non pour servir le peuple mais plutôt un individu. Parlementaires godillots nommés, ils sont des applaudisseurs, Djaleloïstes, mangercrates, corrompus jusqu'à la moelle épinière, fourbes, roublards, requins: Evariste Boshab, Lambert Mende Omalanga, Modeste Mutinga Mutuishayi, Aubin Minaku, Léonbitch Kengo, Olivier Kamitatu, Antoine Ghonda Mangalibi, Edouard Mokolo , Louis Koyagialo, Charles Muando Nsimba, Gabriel Kyungu wa ku Mwanza... Ce sont des Congolais qui ont appuyé et soutenu le régime de l'imposteur alias Joseph Kabila qui n'a jamais gagné aucune élection en République démocratique du Congo. Les élections Louis Michel "Big Loulou" 2006 ont été taillées sur mesure pour celui qui était arrivé au Congo avec ses bottes de jardinier et sa kalachnikov en bandoulière en 1996. La fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) à sa tête un requin corrompu, Modeste Mutinga Mutuishayi va lui éviter un débat démocratique inscrit dans la Constitution de Transition. Le fourbe, roublard se fera récompensé par une nomination comme Rapporteur au Sénat.

La vraie racaille au Congo-Kinshasa, ce sont des vieux politicards-politicailleurs qui n'ont pour seul objectif que remplir leurs tubes digestives. Ils ont été Mobutistes avec Mobutu Sese Seko et sont devenus des Joséphistes avec alias Joseph Kabila. Sans idéaux, ni convictions et valeurs démocratiques, seul compte le ventre ! Pour se consoler de leur turpitudes, ils se font appeler "Excellence" alors qu'ils n'excellent qu'en médiocrité et corruption. En novembre 2011, pour mieux casser Etienne Tshisekedi qui est le grand vainqueur de l’élection présidentielle, pour quelques poignées de dollars américains, alors que la monnaie locale est le Franc congolais, les applaudisseurs godillots , ont tripatouillé la Constitution. Avec 70 millions d'habitants, l'élection présidentielle a été à un tour...Et alias Joseph Kabila proclamé vainqueur avec 35%, quelle légitimité ?

Incorrigibles cette racaille des politicailleurs veut récidiver en tripatouillant l'art 220 qui limite à deux mandats celui qui est élu président de la République. Pour eux, l'Etat-Nation dont chaque citoyen a des droits et devoirs ne compte pas. Si alias Joseph Kabila traversait à pied le fleuve congo pour se réfugier chez l'ogre du Congo-Brazzaville, seront-ils avec lui ? Au Burkina Faso, pays des hommes intègres, ce sont des jeunes qui n'ont rien à perdre qui ont renversé la table et le régime autocratique du putschiste Blaise Compaoré. Et en République démocratique du Congo ? Des écervelés qui clament pour protéger leur pitance que le Burkina Faso n'est pas la RDC n'ont rien compris. A l'heure d'internet, téléphones portables, chaines infos en continu, comment peuvent-ils réflechir ainsi ? Aujourd'hui, à l'heure de la géolocalisation, tout s'est sait dans les secondes qui suivent.

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samedi 1 novembre 2014

Off de Manuel Valls aux journalistes: "Je ne zigzague pas avec mes convictions... Ma loyauté à François Hollande est sans faille et je ne polémique pas avec des individus"

Manuel Valls et son homologue Néerlandais Mark Rutt lors de la conférence de presse

C'est un exercice qu'il n'affectionne pas: le Off avec les journalistes. Mais à Delft en Hollande, Manuel Valls s'est prêté au jeu. De prime à bord, le Premier ministre a dit ne pas regretter son long interview publié dans le "Nouvel Observateur" qui a fait un remous au PS. En effet, Le Premier ministre a vilipendé la gauche "idéologique, qui s'attache à un passé révolu et nostalgique". Il a proposé également de réunir "les forces progressistes" sous une fédération ou un parti commun. "Je ne zigzag pas avec mes convictions" clame Manuel Valls. "Ma loyauté à François Hollande est sans faille, mon rôle est de l'aider à réussir" ! "Je ne peux pas passer mon temps à commenter des rumeurs"

Manuel Valls et son homologue Néerlandais Mark Rutt lors de la conférence de presse

Il faut dire depuis un certain temps, il y a mutinerie dans les rangs, tirs dans les pattes, voire dans le dos, de missiles et pilonnage au canon...les troupes flingues à-tout-va en direction de François Hollande et de Manuel Valls, le chef du gouvernement. La mort de Rémi Fraisse, un jeune étudiant de 21 ans, tué lors de la manifestation contre le barrage de Tarn, a donné l'occasion à Cécile Duflot, ex-ministre écolo de canonner qu'il s'agissait "d'une tâche indélébile sur l'action du gouvernement".

Manuel Valls et son homologue Néerlandais Mark Rutt lors de la conférence de presse.

Hollande et Valls, les deux tenants de l'exécutif font face, depuis plusieurs semaines, au sein des troupes socialistes ou dans les rangs de ceux qui sont censés être leurs alliés, à des francs-tireurs qui ne pèsent pas plus le poids de leurs mots que celui de leurs responsabilités. Qui oublient que leur parti est au pouvoir ou qu'ils ont appartenu au gouvernement contre lequel, ils emploient des armes de destruction massive. Après Martine Aubry, qui a sorti l'artillerie lourde, Benoit Hamon a expliqué que Hollande et Valls, par leur action économique "menacent la République". Et les frondeurs s'étaient abstenus sur le vote du budget de la sécurité sociale à l'Assemblée nationale. "En tant que Premier ministre, je ne polémique pas avec des individus" répond Valls en Off aux journalistes.

Faut-il changer le nom du Parti socialiste? "Pourquoi pas", répondait-il au "Nouvel Observateur", mais "ce changement ne peut être que l'aboutissement d'un processus". Une idée qu'il évoquait dès 2009, alors député socialiste de l'Essonne, assurant que " le mot socialisme est sans doute dépassé [et] renvoie à des conceptions du XIXe siècle". Dans cet entretien, il préconise une gauche "pragmatique, réformiste et républicaine", mais "qui garde un idéal: l'émancipation de chacun". La goutte de trop ? En tout cas à Delft, Manuel Valls a calmé le jeu et voit François Hollande candidat en 2017.

MISE AU POINT - Alors que la presse fait état de tensions entre lui et François Hollande, le Premier ministre a calmé le jeu le vendredi 31 octobre 2014 dans les médias néerlandais, allant même jusqu'à assurer que le chef de l'État a "une vocation naturelle" à être candidat en 2017.

Alors que la presse fait état de tensions entre les deux hommes, le Premier ministre a affiché son soutien envers le président de la République.

Aux rumeurs de mésentente entre lui et François Hollande, Manuel Valls a préféré jouer la carte de la loyauté, et de l'humour. Jouant sur son déplacement aux Pays-Bas ce vendredi en lâchant "Nous sommes tous hollandais d'une certaine manière aujourd'hui", le Premier ministre a plus sérieusement affiché son soutien envers le chef de l'État en conférence de presse.

"François Hollande a une vocation naturelle" à briguer un second mandat en 2017

"C'est ma tâche de l'aider à réussir afin que la France en 2017 soit dans un meilleur état qu'en 2012", a-t-il ainsi précisé, affirmant être loyal "vis-avis du président de la République, mais vis-à-vis tout simplement des Français." Concernant les tensions supposées entre lui et François Hollande, il estime que celles-ci "sont des analyses basées sur des rumeurs".

Peu avant cette déclaration de soutien, Manuel Valls avait déjà fait preuve de loyauté dans un entretien donné au quotidien néerlandais NRC Handelsblad. Selon lui, François Hollande aurait ainsi une "vocation naturelle" à être candidat en 2017. Un projet pour lequel il compte également le soutenir : "On ne parle pas de ça entre nous mais tout doit être fait pour qu'il soit en situation de se représenter."

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Blaise Compaoré, l'assassin de Thomas Sankara et du journaliste Norbert Zongo, s'est réfugié en Côte d'Ivoire

Mémorial Norbert Zongo, journaliste assassiné par le régime de Blaise Compaoré

Il est aberrant de constater que les médias mensonges formatées mettent en exergue le talent de médiateur de celui que la rue de Ouagadougou a chassé du pouvoir le jeudi 30 octobre 2014: Blaise Compaoré. Les médias omettent volontairement que Blaise Compaoré est un putschiste patenté qui est arrivé au pouvoir en assassinant son frère d'armes, Thomas Sankara. Pire notre confrère Norbert Zongo, ancien directeur de publication de l’hebdomadaire L'Indépendant est mort assassiné le 13 décembre 1998. Après avoir commencé une enquête sur la mort mystérieuse de David Ouedraogo, le chauffeur de François Compaoré, le frère du putschiste burkinabè Blaise Compaoré, Norbert Zongo est assassiné, avec les trois personnes qui l'accompagnaient (Blaise Ilboudo, Ablassé Nikiéma et Ernest Zongo): ils ont été retrouvés morts et calcinés dans leur véhicule à une centaine de kilomètres au sud de Ouagadougou, sur la route de Sapouy.

Compaoré et ses proches sont arrivés hier en Côte d'Ivoire, pays d'origine de son épouse Chantal Compaoré.

Où se trouve précisément le président démissionnaire du Burkina Faso? S'il est bien arrivé en Côte d'Ivoire, le doute plane sur son lieu de refuge.

La fuite est terminée pour Blaise Compaoré. Le putchiste déchu du Burkina Faso est arrivé en Côte d’Ivoire, pays limitrophe. Alassane Ouattara, le président ivoirien a confirmé dans un communiqué la présence de Blaise Compaoré, de sa famille et de ses proches en Côte d'Ivoire. Reste à savoir où exactement. Deux versions s’opposent.

Une source sécuritaire et plusieurs témoins l’ont aperçu samedi matin à Yamoussoukro dans l’hôtel Président, une résidence d’Etat pour les invités étrangers.

D’autres sources militaires ivoiriennes parlent d’une arrivée de Blaise Compaoré et de ses proches, à 350 kilomètres de là, à Assinie, une station balnéaire proche d’Abidjan, la capitale économique du pays.

Selon Radio France Internationale, son épouse, Chantal Compaoré, se trouverait également depuis plusieurs jours en Côte d'Ivoire, où elle est née. Elle a passé ce matin un appel assurant être à Yamoussoukro.

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