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Réveil FM International

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

mercredi 31 décembre 2014

Vœux de François Hollande aux Français pour 2015

François Hollande, président de la République

Dans une allocution de 9 minutes, le président de la République a présenté ses vœux aux Français. Un président offensif et dynamique. "2015 doit être une année d'audace, d'action et de solidarité. Mon message, c'est celui de la confiance en nous." "Nous devons entraîner le monde pour adopter une déclaration pour le droit de l'humanité à préserver la planète." : "Je fais de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme une grande cause nationale." "Nous devons aussi être capables de nous réunir sur des sujets de société plus intimes. Je souhaite qu'en 2015, le Parlement adopte une loi consensuelle sur la fin de vie." "Je veux que la France soit le premier pays d'Europe en matière d'utilisation de nouvelles technologies." "C'est un message de confiance et de volonté que je vous adresse ce soir. Mais je veux en finir avec le dénigrement et le découragement." "Nous avons toutes les conditions réunies pour avoir confiance en nous, mais à une condition : avancer."

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mardi 30 décembre 2014

Paul Nsapu Mukulu, l'homme de l'année 2014, prix Réveil FM International et Afrique Rédaction

Paul Nsapu Mukulu, Secrétaire Général FIDH, section Afrique. Photo Afrique Rédaction-Réveil FM International

Freddy Mulongo comme Roger Bongos sommes des journalistes engagés. Une première à Paris, c'est Réveil FM International et Afrique Rédaction qui avions organisé le premier Forum International sur "La liberté de la presse, le respect des droits de l'homme et contre l'impunité" Aucun journaliste africain ni aucun média de la diaspora africain n'y avaient pensé avant. Réveil FM International comme Afrique Rédaction sommes des médias citoyens, alternatifs et non marchands. Le prix de l'homme de l'année à Paul Nsapu Mukulu, Secrétaire Général de de la FIDH et président de la ligue des électeurs de République démocratique du Congo, n'a pas été marchandé. D'ailleurs ni Réveil FM International ni Afrique Rédaction sommes des médias thuriféraires et fayots pour des régimes encore moins pour des individus. Ces sont les qualités de l'homme qui ont prévalu: L' attachement à la vérité historique de son pays, la République démocratique du Congo, son implication pour que la vérité étouffée éclate en plein jour, son accompagnement silencieux des familles et dossiers, victimes des atteintes des droits de l'homme...

Paul Nsapu Mukulu, Secrétaire Général FIDH, section Afrique. Photo Réveil FM International

Très discret, mais avec un carnet d'adresse fournit, Paul Nsapu Mukulu, est souvent au four et au moulin pour la République démocratique du Congo et sa diaspora. Au fil de temps, par son travail, il est devenu le référent voire le recours pour la majorité de nos compatriotes pour ce qui touchent aux droits de l'homme. Grâce à Paul Nsapu et à plusieurs de ses soutiens, le dossier Floribert Chebeya et Fidèle Bazana a fini par être confié à la justice sénégalaise. Paul Mwilambwé le policier témoin n°1 qui a assisté à la mort par étouffement de Floribert Chebeya est à Dakar au Sénégal et attend l'ouverture du procès. Son épouse et ses enfants sont sécurisés, grâce aux démarches de Paul Nsapu Mukulu. Son souhait est que toute la vérité puisse être faite sur l’assassinat de ces deux dignes fils du Congo-Kinshasa.

Paul Nsapu Mukulu, homme de l’année 2014, prix Réveil-FM-International et Afrique Rédaction

« Prix de l’excellence, du courage, de la probité et du patriotisme »

Secrétaire Général de la FIDH, Fédération Internationale de la Ligue des Droits de l’Homme, section Afrique, théologien de profession, né le 26 juin 1957 à Kananga ( Luluabourg) en République Démocratique du Congo. Il œuvre particulièrement dans son champ de travail, en ayant une spécialisation avérée sur la RDC, au regard des entorses multiples des droits de l’homme que le régime en place, foule au pied.

Grâce à ses actions, que le président François Hollande a eu la résolution d’aller en RDC (Kinshasa), en 2012 lors du Sommet de la Francophonie, pour clouer au pilori ce régime caporal qui paupérise sa population.

Paul Nsapu est un militant pour les droits humains et président de l'ONG congolaise « Ligue des électeurs ». Ayant mené des activités clandestines sous le régime du général Mobutu, il profite de l'ouverture annoncée par celui-ci le 24 avril 1990 pour co-fonder, 6 jours plus tard, cette organisation.

Cependant, la répression menée par les services de sécurité et les autorités congolaises conduit à des assassinats de défenseurs des droits humains, d'opposants politique, de journalistes, etc. Menacé de mort et arrêté à plusieurs reprises à cause de ses activités, Paul Nsapu quitte la RDC avec sa famille et s'installe en Belgique en 2006.

Encore aujourd'hui, ses interventions en faveur du respect des droits humains en RDC entraînent des sanctions à l'encontre des membres de sa famille restés au pays. En tant que président du Conseil d'administration de la Ligue des électeurs, organisation affiliée à la FIDH, il est élu secrétaire général pour la troisième fois consécutive depuis 2007 lors du 38e Congrès de la FIDH de mai 2013, qui s'est déroulé à Istanbul en Turquie.

Paul Nsapu Mukuluest un expert africain reconnu en matière électorale. Il a participé, entre autres, à des missions d’enquête en Côte d’Ivoire et au Mali pour le compte de la FIDH.

Aujourd’hui, s’active pour faire tomber les assassins de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, les activistes des droits de l’homme tués par le régime dictatorial, afin de cacher leur crime à l’encontre des membres de Bundu-dia-Congo surnommé le massacre de BDK !

Plus de 4500 vies fauchées lors de l’expédition punitive organisée en toute impunité par le Général de la police, John Numbi, qui aujourd’hui est sous le viseur de la Cour Pénale Internationale (CPI), lui et son commanditaire alias Joseph Kabila, de ces crimes odieux contre la population du Bas-Congo.

Grâce à la perspicacité de Paul Nsapu MukuluS, avec concours de la FIDH, les vrais assassins de Floribert Chebeya et Fidèle BAZANA, activistes des droits de l’homme seront identifiés et traduits devant les tribunaux compétents…

Paul Mwilambwe, le témoin clé qui d’ailleurs avait échappé à l’assassinat de la part des sbires de celui qu’on appelle Joseph Kabila, le mois de novembre dernier, est dans un lieu sûr, sous une étroite protection, en attendant, le procès retentissant qui aura lieu très prochainement à Dakar. On tremble déjà à Kinshasa à l’idée de savoir qu’un certain Paul Mwilambwe va tout mettre sur la place publique.

Condamné à mort par contumace à Kinshasa, Paul Mwilambwe se trouve depuis le mois de novembre 2013 au Sénégal. S'il se trouve être l’un des « suspects » dans l’assassinat des défenseurs des droits de l’homme Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, il est surtout un témoin clé : il met notamment en cause le général John Numbi, ancien chef de la police congolaise et la haute sphère politique de la RDC.

Il est vrai que ce dossier « affaire Chebeya » est très embarrassante, pour le Sénégal, la FIDH, avec la pression de son Secrétaire Général, Section Afrique, Paul Nsapu Mukulu, veille au grain et ne veut rien lâcher. Pas un iota…

Suite aux révélations classées secrètes, recueillies par l’activiste, Paul Nsapu Mukulu sous les sceaux du secret, me dit-on, et à la lumière de la gravité des faits allégués, La FIDH avait décidé de porter plainte à Dakar pour qu'elle soit entendue. Aujourd’hui partie civile, elle a accès au dossier qui brûle ce qui reste des neurones à alias Joseph Kabila.

Même si la justice sénégalaise freine des quatre fers, pour que ses investigations traînent en longueur, ou qu’elles ne soient pas couronnées de succès, pour des raisons diplomatiques avec des conséquences qu’on sait. Il est clair à présent, après le camouflet d'alias Joseph Kabila à Dakar, et la honte que celui ait fait montre, en quittant précipitamment le XVè Sommet de la Francophonie en catimini, courroucé après le discours de François Hollande et Macky Sall très orientés vers l'alternance politique, le respect droits de l’homme, la liberté de la presse etc… François Hollande qui était arrivé au Centre International de Dakar avec son discours dans une farde jaune, chevillé à son corps, craignant toute fuite, n' a pas cessé de marteler le « non » à la modification constitutionnelle pour se maintenir Ad vitam æternam au pouvoir.

Il rentrera à Kinshasa sans passer le flambeau du XVè Sommet de la Francophonie à son homologue du Sénégal qui accueillait cet événement d’une dimension internationale. Le Sénégal punira-t-il, ce fameux « président » de la République démocratique du Congo, pour ses affronts au pays de la Téranga (pays de l’hospitalité)... ?

Une quote-part, dans l'actif de Paul Nsapu Mukulu qui s’active en silence comme il a l’habitude de faire. Dans la discrétion, effacée, mais avec des résultats qui changent les cours de choses en République démocratique du Congo. Sa présence à Dakar au Sénégal, lors de cette rencontre de la francophonie en dit long avec son sourire communicatif…

En synergie et en concertation avec Freddy Mulongo, Rédacteur en Chef de Réveil-FM-International, Roger Bongos d’Afrique Rédaction, le Premier prix de l’excellence, de la probité, de la bravoure et contre l’impunité en Afrique, sera remis en début de cette année 2015 à Paul Nsapu Mukulu, activiste des droits de l’homme (FIDH), en main propre, médaille et diplôme, au mois de janvier prochain, lors d’une cérémonie devant la presse internationale, devant les personnalités de la société civile, politique et leaders d’opinion à Paris.

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Imposteurs abracadabrantesques: Alias Joseph Kabila est-il le seul ? Ailleurs une fois découvert, les imposteurs sont capturés, jugés et bannis !

"Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traites n'est pas victime mais complice" George Orwell. Le peuple congolais est-il vraiment complice d'alias Joseph Kabila, l'imposteur qui règne par défi au Congo-Kinshasa ? L'élite ventripotente, mangeriste et mangercrate a vendu le Congo ! Comment accepte-on qu'un incapacitaire, aphone, indécis, sans vision claire qui balbutie la langue de Molière puisse diriger le plus grand pays francophone du continent ? Nous n'avons rien avoir avec son inefficace régime d'imposture, d'occupation en RDC, nous ne reconnaissons à alias Joseph Kabila qu'un droit qu'il se livre à la justice pour son imposture, sa forfaiture et haute trahison à la nation congolaise.

alias Joseph Kabila, l'imposteur qui trône en République démocratique du Congo depuis 14 ans. Photo Réveil FM international, archives

Le pouvoir a toujours gâté les "petits" et améliore les "grands" ! Alias Joseph Kabila est un psychopathe, une caricature de chef d'Etat, un Kadogo arrivé en République démocratique du Congo avec des bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière, grâce à Louis Michel "Big Loulou" et la mafia internationale, il a été catapulté sur le trône du Congo. Rocambolesque, l'OVNI venu de nulle part a été placé à la tête de la République démocratique du Congo pour mieux piller ses richesses, humilier sa population et désorienter les Congolais pour mieux affaiblir ce pays et le balkaniser par la suite. 14 ans après son imposture, l'incapacitaire de Kingakati est aveuglé par les coups d’encensoir des thuriféraires, griots, flagorneurs, "Djaleloïstes" et autres pique-assiettes qui gravitent autour de lui. Des Dinosaures Mobutistes mués en Mammouths Joséphistes qui n'ont qu'un seul schémas, faire d'alias Joseph Kabila, ce qu'ils avaient fait avec le Maréchal-dictateur Mobutu Sese Seko.

Kinshasa, alias Joseph Kabila écoutant les injonctions de son mentor et protecteur Louis Michel "Big Loulou". Photo Réveil FM International, archives

Kinshasa, alias Joseph Kabila s'expliquant devant son mentor et protecteur Louis Michel "Big Loulou". Photo Réveil FM International, archives

Alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati est incapable d’assurer la défense du territoire national face à des milices et des bandes armées manipulées par des acteurs internes et externes. Alias Joseph Kabila et sa bande des mafieux sont incapables de donner à nos populations un minimum civilisationnel: l'eau ne coule pas dans les robinets de congolais sauf des apparatchiks, les congolais se nourrissent par intermittence, le délestage électrique est imposé aux petits peuples, les hôpitaux et centres de santé sont des mouroirs, les enfants de fonctionnaires sont chassés des écoles pour non-paiement des frais scolaires, les veuves de militaires morts au front sont délaissée, chassées de camps militaires, les diplômes congolais ne sont pas reconnus ailleurs tellement le niveau a baissé, les arrestations arbitraires et inopportunes pleuvent sur des paisibles citoyens, des activistes des droits de l'homme et journalistes sont assassinés sans procès, les frontières de l'Est de la RDC sont devenues poreuses pire c'est alias Joseph Kabila qui invite la soldatesque rwandaise pour entre au Congo pour piller, violer, assassiner, massacrer, l'ANR-la Gestapo des joséphistes s'illustrent dans les exécutions sommaires et extrajudiciaires.

Alias "Kabila dégage !", slogan fédérateur des congolais

Alias "Kabila criminel!"

"Kabila dégage" ! "Kabila dégage" !

GO! GO! GO! Kabila Must GOOOOO!

"Kabila dégage" ! "Kabila dégage" !

"Kabila dégage" ! "Kabila dégage" !

100% Zaza ! "Kabila dégage" ! "Kabila dégage" !

Ils ont volé la place de quelqu'un d'autre, ont falsifié leur identité, escroqué des gens trop crédules. Découvrez l'incroyable parcours de ces charlatans, des imposteurs les plus gonflés. Ca paraît trop gros pour être vrai, pourtant certains dissimulateurs sont parvenus à escroquer leur monde en inventant ou en volant leur identité. Voici les petites histoires qui illustrent les aventures abracadabrantes des mythomanes qui ont marqué l'histoire. Pour découvrir le parcours des imposteurs les plus gonflés.

Othon Ier : le clown se proclama roi d'Albanie

Non, l'Albanie n'a jamais été dirigée par cet homme

Acrobate et clown, l'Allemand Otto Witte (1872-1958) était aussi un mythomane de grande classe. En 1913, l'Albanie déclara son indépendance de l'Empire ottoman. Selon son récit, Witte se trouvait alors à Budapest avec un ami avaleur de sabres. Lisant la nouvelle dans le journal, il aurait remarqué que le roi pressenti du nouvel Etat, un prince allemand, lui ressemblait beaucoup. Witte raconte alors avoir envoyé un télégramme à Tirana annonçant son arrivée. Sur place, il se serait glissé dans la peau du prince. Couronné en grande pompe sous le nom d'Othon Ier, il aurait déclaré la guerre au Monténégro et constitué un harem avant de prendre la fuite. L'histoire, fausse, fait pourtant la renommée de Witte : la police berlinoise l'autorisa même à l'inscrire son titre sur ses papiers d'identité. Aujourd'hui, sa tombe à Hamboug porte toujours l'inscription "Ehem. König V. Albanien" (Ancien roi d'Albanie).

Dimitri : il s'invente une lignée et devient tsar

Le tsar ne gardera le pouvoir qu'un an

1606. La Russie est plongée dans les troubles et la famine. Un jeune homme se présente auprès des nobles et des clercs orthodoxes. Il prétend être Dimitri, le fils du tsar Ivan le Terrible (1530-1584), qu'on pensait mort depuis 1591. En réalité, l'homme s'appelle Gregori Otrepiev et personne ne sait exactement d'où il vient. Lassés par l'instabilité politique et peu regardants sur la véritable lignée de Dimitri, les boyards (nobles) lui offrent une armée et le portent au pouvoir en déposant Fédor II. Mais très vite, l'ardeur réformatrice de cet homme glabre (à l'époque, c'est rare) déplaît, tout comme son mariage avec une noble polonaise et catholique. Les moscovites envahissent le Kremlin. Dimitri/Gregori est abattu après avoir sauté par la fenêtre. Ses cendres auraient été chargées dans un canon et tirées en direction de la Pologne. Deux autres "Faux Dimitri" tenteront de lui succéder.

Binjamin Wilkomirski : il se fait passer pour un survivant de l'Holocoste

L'homme n'a jamais été interné à Auschwitz

Cinquante ans après la fin de la Seconde guerre mondiale, un nouveau témoignage de l'horreur nazie apparait dans les librairies suisses. Dans l'ouvrage "Fragments", le clarinettiste Binjamin Wilkomirski raconte son enfance : sa naissance dans une famille juive en Lettonie, sa fuite en Pologne, les bébés qui se rongent les mains de faim, les atrocités d'Auschwitz, son adoption par un couple bourgeois de Zürich. L'ouvrage est salué par la critique pour son sens du détail, sa description de la barbarie et traduit en neuf langues. Mais trois ans plus tard, une journaliste parvient à démontrer que Binjamin Wilkomirski s'appelle en réalité Bruno Grosjean. Son histoire est tragique (il a été "acheté" par une famille rurale comme cela se pratiquait en Suisse) mais n'a rien à voir avec la Shoah. L'ouvrage est retiré de la vente en 1999.

Alan Conway : un Stanley Kubrick sans barbe et sans film

Le vrai Stanley Kubrick n'était pas friand de mondanités

Après avoir réalisé Shining et Full Metal Jacket dans les années 1980, le réalisateur Stanley Kubrick se retira dans la solitude de sa propriété anglaise. Pourtant, il apparut à de nombreuses reprises dans des dîners mondains à Londres, plaisantant avec les critiques de cinéma, proposant des rôles à des actrices, disant des banalités avec un accent américain. L'homme à table ne ressemblait pas à Kubrick, mais les invités mirent cela sur le compte d'une barbe fraîchement coupée et des ravages du temps. Il ne paya jamais repas et nuits d'hôtel. En réalité, l'homme était un certain Alan Conway (1934-1998), agent de voyage pas spécialement féru de cinéma. Ses victimes n'osèrent pas porter plainte et lorsqu'il eut vent de l'histoire peu avant sa mort, le vrai Kubrick la trouva tout à fait fascinante. En 2005, la vie de Conway est retracée dans le film "Colour Me Kubrick". Et c'est John Malkovich qui se fait passer pour l’imposteur.

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Russie: Poutine, l'homme politique russe le plus apprécié pour la 10e année consécutive !

Le Président russe Vladimir Poutine

Le président russe Vladimir Poutine est arrivé pour la dixième fois consécutive en tête du Top 10 des personnalités politiques russes, un nombre record de Russes (81%) ayant voté en sa faveur cette année, annonce un sondage réalisé par le Centre russe d'étude de l'opinion publique (VTsIOM).

La cote de popularité de Vladimir Poutine s'est sensiblement accrue par rapport à 2013, lorsqu'elle n'atteignait que 66%.

Le premier ministre russe Dmitri Medvedev est arrivé deuxième (28% ), suivi du ministre de la Défense Sergueï Choïgou (26%).

La quatrième place revient au ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov (21% contre 8% en 2013). Le leader du Parti libéral-démocrate (LDPR, nationaliste) Vladimir Jirinovski est cinquième (15%).

Le sondage a été effectué du 13 au 14 décembre 2014 auprès de 1.600 personnes vivant dans 132 localités de 46 régions de Russie.

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lundi 29 décembre 2014

Le Pasteur jacques Fischer s'en est allé

Pasteur Jacques Fischer n'est plus

La Mission intérieure luthérienne était personnifiée en la personne du pasteur Jacques Fischer, un homme de communication. De l'église Luthérienne qui a fusionné avec l'Eglise Réformée de France pour devenir l'Eglise Protestante Unie, le pasteur Jacques Fischer était proche des théologiens africains et des églises africaines à Paris. Il s'était investi pour que les églises luthériennes accueillent les églises africains à Paris en région parisienne pour célébrer leurs cultes dans leur liturgie. Plus tard, Jacques Fischer avec d'autres pasteurs protestants progressistes s'investiront pour que les églises africaines, en majorité congolaises adhérent à la Fédération Protestante de France. Jacques Fischer était un ami du Zaïre, il aimait le nom Zaïre plutôt que la République démocratique du Congo. Pour soutenir l'Eglise du Christ au Zaïre, c'est Jacques Fischer qui après un séjour à Kinshasa qui a trouvé la bourse d'études, à notre regretté frère Charles Mombaya, pour ses études en musicologie à la Sorbonne. Et lorsque la délégation de l'Eglise du Christ au Zaïre conduite par l’Évêque Jean Bokeleale est venue en 1995 à invitée par la Fédération Protestante de France, Jacques Fischer était présent et avait plaidé pour le rapprochement de deux plus grandes fédérations d'églises au niveau francophone, à la runion qui eu lieu au DEFAP.

Né en 1937, Jacques Fischer aurait été victime d'un AVC. L'office avant les funérailles est prévue ce mercredi 31 décembre à 11h00 , au 22 rue des Archives, Paris 4e, métro: hôtel de ville.

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dimanche 28 décembre 2014

Noël et Saint-Sylvestre: Emmanuel Maduda avec sa bûche aux couleurs du drapeau de la RDC

Emmanuel Maduda est un pâtissier professionnel à Paris. Lorsqu'il a l'opportunité d'aller à Kinshasa, c'est pour partager sa passion avec des jeunes désœuvrés dans les quartiers populaires à Masina, N'djili Matete... Il les aident à se socialiser en les apprenant comment fabriquer des gâteaux, du pain. Il le fait bénévolement, avec son petit budget.

Emmanuel Maduda, un patriote discret

Une bûche aux couleurs du drapeau de la RDC

Une bûche aux couleurs du drapeau de la RDC

Emmanuel Maduda n'aime pas que l'on parle de lui. Nous prenons la liberté de le faire car il est compatriote au grand cœur, qui aime son pays et aide des jeunes qui sont au pays du mieux qu'il peut, sans tambours ni trompettes.

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vendredi 26 décembre 2014

Souvenirs: Berlin, la visite de Manuel Valls à la Chancellerie fédérale-Bundeskanzleramt !

Berlin, lundi 22 septembre 2014, Manuel Vall, le Premier ministre français accueilli avec honneur par la Chancelière Angela Merkel. Photo Réveil FM International

Un pays ne change pas d'adresse tous les quatre matins. Ils se sont faits deux guerres mondiales dans le passé, ils sont voisins éternels et doivent cohabiter ! La France et l'Allemagne sont deux pays voisins et locomotives de l'Union européenne. Les deux pays se jaugent dans leur performance surtout en ce qui concerne le chômage, l'Allemagne critique souvent la France de ne pas trop faire des réformes. La France fait des réformes d'abord pour elle même, pas pour satisfaire le voisin ! Si l'Allemagne est une puissance économique, la France a plus d'atouts: elle est la première destination touristique mondiale, elle est membre du Conseil de sécurité de l'ONU, elle a la meilleure démographie de l'Europe, elle a un système sociale et de sante qui fait pâlir plus d'un... La fascination pour l'Allemagne est une névrose française profonde qui vient de loin. Les élites françaises ont toujours eu de la dévotion pour le peuple allemand discipliné et obéissant.

Berlin, lundi 22 septembre 2014, Angela Merkel et Manuel Valls. Photo Réveil FM International

Berlin, lundi 22 septembre 2014, Angela Merkel et Manuel Valls. Photo Réveil FM International

Berlin, lundi 22 septembre 2014, Manuel Valls et Angela Merkel lors de conférence de presse. Photo Réveil FM International

Berlin, lundi 22 septembre 2014, Manuel Valls et Angela Merkel lors de la conférence de presse. Photo Réveil FM International

Les dirigeants de deux pays se visitent souvent. Un voyage officiel en Allemagne passe obligatoirement par Berlin. La visite à la Chancellerie est un passage obligé. Accrédité à Matignon, à deux reprises j'ai eu l'opportunité de faire le voyage officiel pour Berlin. Le lundi 22 septembre 2014, avec le Premier ministre Manuel Valls, qui a défendu la France avec opiniâtreté face à la Chancelière Angela Merkel. Son prédécesseur Jean-Marc Ayrault qui était en visite officielle le jeudi 15 novembre 2012 à Berlin avait fait pareil. Sa connaissance de la langue de Goethe avait réchauffé les relations entre les deux voisins. Jean-Marc Ayrault avait tenu à s'exprimer en français pas en allemand, langue qu'il maîtrise et avait défendu son pays. La leçon à retenir est : lorsqu'on est un dirigeant politique aux responsabilités, on défend bec et ongles son pays. On respect les autres Etats, mais on met en exergue les atouts de son pays, on travaille pour obtenir des résultats. Face à la Chancelière Angela Merkel, les Premiers ministres français: Manuel Valls comme Jean-Marc Ayrault ne se sont jamais dégonflés ! Ils ont défendu la France !

Berlin, jeudi 15 novembre 2012, Jean-Marc Ayrault reçu en grande pompe par la Chancelière Angela Merkel. Photo Réveil FM International, archives

Angela Merkel et Jean-Marc Ayrault face à la presse. Photo Réveil FM International, archives

Angela Merkel et Jean-Marc Ayrault face à la presse. Photo Réveil FM International, archives

Angela Merkel et Jean-Marc Ayrault face à la presse. Photo Réveil FM International, archives

Angela Merkel et Jean-Marc Ayrault face à la presse. Photo Réveil FM International, archives

Angela Merkel, la Chancelière allemande admire Marie Curie qui était physicienne comme elle. Elle aime tous ceux qui ont su résister à une dictature, en particulier les hommes qui ont tenté d'assassiner Hitler le 20 juillet 1944. Ou encore l'abbé Kolbe, ce prêtre polonais qui a suivi à Auschwitz les enfants dont il avait la garde. Elle s'appelle Angela Merkel. C'est la première femme dans l'histoire à gouverner l'Allemagne et, comme elle vient de l'ex-RDA, son élection au poste de chancelière a parachevé la réunification de son pays.

Née à Hambourg en 1954, mais éduquée à Templin en RDA par un père pasteur dans l'esprit du christianisme de gauche, elle connaît, de l'intérieur, le système politique de l'ex-RDA mis en place au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Après la réunification, elle est formée à la politique par Helmut Kohl qui lui confie deux portefeuilles ministériels. Véritable shooting star, elle lui succède en avril 2000 à la tête de la CDU, l'Union chrétienne démocrate pour accéder finalement, à l'automne 2005, au poste que son mentor avait occupé. Forte personnalité dotée d'une intelligence éblouissante, Angela Merkel semble prête à relever le défi de concevoir une nouvelle politique pour une Allemagne rénovée et modernisée.

Mieux comprendre l'Allemagne: Une loi fondamentale du 8 mai 1949

L’Allemagne est régie par une Loi fondamentale (Grundgesetz) adoptée le 8 mai 1949 par les représentants des onze Länder de l’Allemagne de l’Ouest. Entrée en vigueur le 23 mai 1949, elle a donné naissance à la République fédérale d’Allemagne, définie comme un État fédéral démocratique et parlementaire. Le 3 octobre 1990, les cinq Länder de RDA ont adhéré à la Loi fondamentale.

Berlin, lundi 22 septembre 2014, Freddy Mulongo à la Chancellerie. Photo Réveil FM International

Berlin, lundi 22 septembre 2014, le confrère togolais et Freddy Mulongo à la Chancellerie. Photo Réveil FM International

Berlin, lundi 22 septembre 2014, Freddy Mulongo à la Chancellerie. Photo Réveil FM International

Berlin, lundi 22 septembre 2014, Freddy Mulongo à la Chancellerie. Photo Réveil FM International

Berlin, jeudi 15 novembre 2012, Freddy Mulongo à la Chancellerie. Photo Réveil FM International

Les pouvoirs exécutif en Allemagne

Le chef de l’État est le président de la République fédérale. Il est élu pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois, par une Assemblée fédérale constituée des députés du Bundestag, la Diète fédérale, et d’un nombre égal de délégués élus par les parlements des Länder, les Landtage. Sa fonction est essentiellement représentative. À l’extérieur, il représente la République fédérale d’Allemagne, conclut les traités avec les États étrangers, accrédite et reçoit les ambassadeurs.

Toutefois, la politique étrangère reste la prérogative du gouvernement fédéral. Sur le plan national, il nomme et révoque les juges fédéraux, les fonctionnaires fédéraux ainsi que les officiers.

Il promulgue également les lois fédérales après avoir examiné leur conformité à la Constitution. Selon la Loi fondamentale, il appartient au président fédéral de proposer au Bundestag un candidat pour la fonction de chancelier fédéral.

Mais, dans les faits, ce choix est restreint, le chancelier devant être issu de la majorité parlementaire. Sur proposition du chancelier, le président nomme et révoque les ministres fédéraux.

La Chancellerie de Berlin

Le chef de l’État dispose également du droit de dissolution mais l’exercice de celui-ci est strictement encadré par la Constitution : le Bundestag ne peut être dissous, sur proposition du chancelier, que si celui-ci se voit refuser la confiance qu’il a demandée aux députés. Comme dans tout régime parlementaire, le chancelier, chef du gouvernement fédéral, est responsable devant le Bundestag qui l’élit. Cependant, soucieux de prévenir l’instabilité gouvernementale qui mina la République de Weimar, les constituants ont prévu que les députés ne peuvent retirer leur confiance au chancelier qu’en lui désignant, à la majorité absolue, un successeur. Une telle procédure, appelée vote de défiance constructif, n’a abouti qu’une seule fois depuis 1949 : en 1982, Helmut Kohl, démocrate-chrétien, a été élu ainsi pour succéder à la chancellerie au social-démocrate Helmut Schmidt.

Le pouvoir législatif allemand

Le Parlement fédéral allemand est constitué de deux Chambres, le Bundestag, ou Diète fédérale, et le Bundesrat, ou Conseil fédéral, qui ont été toutes deux élargies en 1990 pour inclure les représentants de l’ex-RDA. Le Bundestag est l’Assemblée nationale de la République fédérale d’Allemagne. Il représente directement le peuple. Il vote les lois, à la majorité simple, élit le chancelier fédéral et contrôle le gouvernement. Ses membres sont élus au suffrage universel direct pour quatre ans, par les citoyens âgés de plus de 18 ans. Ils sont désignés selon un mode de scrutin combinant scrutin uninominal et scrutin de liste.

Le Bundesrat en Allemagne

En effet, la moitié des députés est élue directement (mandats directs), à la majorité simple ou relative. L’autre moitié est élue au niveau des Länder, à la représentation proportionnelle, à partir de listes présentées par les partis politiques (mandats de listes), ceux-ci n’étant représentés que s’ils obtiennent au moins 5 p. 100 des suffrages exprimés. Si un parti a obtenu, dans les circonscriptions électorales, plus de mandats directs qu’il ne lui en revient en fonction du pourcentage de voix obtenues au scrutin de liste, il peut conserver ses « mandats excédentaires ». Dans de tels cas, le Bundestag compte plus de membres que les 656 sièges prévus légalement. Ainsi, l’Assemblée élue en 1994 comptait 672 députés, contre 669 en 1998. Le Bundesrat assure la représentation des seize Länder fédérés. Il apporte son concours à la législation et à l’administration de la Fédération. Il se compose de 69 délégués désignés par les gouvernements des Länder, chaque Land disposant, selon sa population, de trois à six représentants, qui ne peuvent s’exprimer que collectivement. Les lois fédérales (environ la moitié des textes législatifs) qui concernent de près ou de loin les intérêts essentiels des Länder (soit qu’elles aient une incidence sur leurs finances, soit qu’elles touchent à leurs compétences) requièrent l’approbation formelle du Bundesrat.

Lorsque le Bundestag et le Bundesrat ne parviennent pas à se mettre d’accord, une commission d’arbitrage est formée avec des membres des deux chambres. Pour les autres lois, le Bundesrat ne possède qu’un droit de veto, que le Bundestag peut lever par un nouveau vote.

Seul un vote à la majorité des deux tiers, dans chacune des deux Chambres, peut autoriser un amendement à la Loi fondamentale, certaines de ses dispositions ne pouvant toutefois être abrogées.

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jeudi 25 décembre 2014

Burundi: Princesse Esther Kamatari n'a pas oublié son pays d'origine !

Freddy Mulongo et la princesse Esther Kamatari. Photo Réveil FM International, archives

Esther Kamatari n’est pas seulement une Princesse de sang royal née sur les bords du Lac Tanganyika, dernière héritière d’une dynastie qui a régné sur le Burundi près de 14 siècles. Mannequin, la nouvelle Ambassadrice de la maison Guerlain sur les Champs-Elysées à Paris, depuis mars 2008, elle est élue conseillère municipale UMP à Boulogne – Billancourt dans les Hauts-de-Seine (92). A Réveil FM International, nous apprécions son courage et ses engagements humanitaires. En matière de « combats » la Princesse n’est pas du genre à baisser sa garde. Des ors des Champs Elysées aux faubourgs de Bujumbura, elle a décidé de s’impliquer pour la prochaine élection présidentielle dans son pays …son créneau : « Respecter la constitution ! »

Freddy Mulongo et la princesse Esther Kamatari. Photo Réveil FM International, archives

Esther Kamatari, née en 1951, est une princesse burundaise en exil en France, également mannequin et écrivain. Son père, le prince Ignace Kamatari, était le frère du roi Mwambutsa IV du Burundi.

L’assassinat de son père, en 1964, ainsi que la chute de la monarchie sont deux événements qui ont déterminé le cours de sa vie.

Après une carrière internationale de top model, Esther Kamatari s’est distinguée par ses engagements humanitaires en faveur de son pays, notamment envers les femmes et les orphelins1. Elle a notamment été l'initiatrice d'un démarche solidaire originale qui consistait à placer les enfants orphelins dans des familles d'accueil.

Auteur du livre Princesse des Rugo. Mon histoire, elle a été choisie par le mouvement Abahuza (« rassembler » en kirundi) pour le représenter lors des élections législatives, et communales de juillet 2005 et présidentielle d'août 2005.

Elle est conseillère municipale à Boulogne-Billancourt, chargée de la solidarité internationale. Elle parrainait, aux côtés du président Abdou Diouf, une soirée de gala au profit d’un centre multimédia pour les femmes de Rutana, au Burundi.

Le 29 avril 2012, dans une lettre adresse au gouvernement du Burundi, la Princesse Kamatari a dénoncé la récupération politique faîte par le gouvernement élu qui avait décidé en collaboration avec une équipe scientifique belge de retrouver le corps du Roi Ntare V afin d'organiser des funérailles nationales au nom de la réconciliation. Recherches qui se sont révélées infructueuses.

En mai 2012, la Princesse Kamatari a saisi avec succès la justice suisse afin de bloquer le retour des restes du Roi Mwambusta IV, retour autorisé par plusieurs membres de la famille royale. la Princesse affirme que le souverain avait demandé à ne pas revenir dans son testament dans son pays à son décès.

En mai 2012, elle s'est opposée au transfert de la dépouille de son oncle, le roi Mwambutsa IV à Bujumbura en invoquant le respect de la mémoire du roi, qui s'est opposé dans son testament à ce que sa dépouille repose au Burundi.

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Sénégal: Avec Macky Sall, Dakar est devenue la "capitale francophone" du journalisme !

Macky Sall, le Président Sénégal: "Aucun journaliste n'est en prison au Sénégal"

La République démocratique du Congo, premier pays francophone en Afrique est un mauvais élève en matière du respect des droits de l'homme, mais surtout sur la liberté de la presse et d'expression. En République démocratique du Congo, les atteintes à la liberté de la presse sont multiples et de façon inquiétante ces dernières années. Les différents rapports et alertes Le nombre d'arrestations de journalistes et fermeture des médias sont en augmentation. Seuls les coupagistes et thuriféraires du régime tirent leur épingle du jeu. Surtout que chaque sénateur, député, ministre joséphiste a son journal, sa radio et sa télévision. Aucun journal quotidien à Kinshasa ne tire à plus de 2500 exemplaires. Au King Fahd hôtel, Macky Sall, le président sénégalais déclare devant les journalistes: "Je vous mets au défi de me trouver un seul journaliste en prison au Sénégal ? D'ailleurs, nous sommes entrain de travailler pour dépénaliser les délits de la presse " ! Au Sénégal, aucun journaliste n'est en prison. Des journaux quotidiens tirent à plus de 150 mille exemplaires. Les Sénégalais achètent Leurs journaux comme ils achètent du pain chez le boulanger ou du riz chez un boutiquier du quartier.

Arrivée de Macky Sall pour la clôture du 43è Assises de l'UPF au King Fadh hôtel à Dakar. Photo Afrique Rédaction-Réveil FM International

Arrivée de Macky Sall pour la clôture du 43è Assises de l'UPF au King Fadh hôtel à Dakar. Photo Afrique Rédaction-Réveil FM International

Arrivée de Macky Sall pour la clôture du 43è Assises de l'UPF au King Fadh hôtel à Dakar. Photo Afrique Rédaction-Réveil FM International

Arrivée de Macky Sall pour la clôture du 43è Assises de l'UPF au King Fadh hôtel à Dakar. Photo Afrique Rédaction-Réveil FM International

Arrivée de Macky Sall pour la clôture du 43è Assises de l'UPF au King Fadh hôtel à Dakar. Photo Afrique Rédaction-Réveil FM International

Arrivée de Macky Sall pour la clôture du 43è Assises de l'UPF au King Fadh hôtel à Dakar. Photo Afrique Rédaction-Réveil FM International

Arrivée de Macky Sall pour la clôture du 43è Assises de l'UPF au King Fadh hôtel à Dakar. Photo Afrique Rédaction-Réveil FM International

Arrivée de Macky Sall pour la clôture du 43è Assises de l'UPF au King Fadh hôtel à Dakar. Photo Afrique Rédaction-Réveil FM International

Arrivée de Macky Sall pour la clôture du 43è Assises de l'UPF au King Fadh hôtel à Dakar. Photo Afrique Rédaction-Réveil FM International

La presse est relativement libre au Sénégal, car les Sénégalais se sentent libres dans l’âme. Il y a une multitude de publications et les journalistes peuvent traiter de tous les sujets sans inquiétude. Certes il y a eu dans le pays des plaintes contre des journalistes ou des journalistes emprisonnés mais ces dernières années ces cas sont devenus rares. Les principaux défis auxquels fait face la presse sénégalaise sont d’ordre économique. Bien qu’elle reçoive chaque année une subvention de la part du gouvernement, la presse sénégalaise souffre d’une mauvaise distribution des publicités, ce qui menace la viabilité de certains médias.

En effet, la publicité procure à la presse une part importante de ses recettes. Contrairement au Congo-Kinshasa, où les imposteurs au pouvoir dirigent par défi ignorent que la liberté de la presse contribue à la santé de la société. Car savoir, c’est pouvoir. Peu de gens peuvent gagner leur vie, tenir leur gouvernement responsable et assurer une éducation à leurs enfants en l’absence du libre échange de l’information. Les citoyens ont besoin d’avoir accès à des informations exactes, pertinentes, indépendantes et fiables. Il en va de même pour les entreprises et les marchés. Et pour les gouvernements aussi.

Dakar, la maison de la presse flambant neuf que le gouvernement sénégalais met à la disposition des journalistes. Photo Afrique Rédaction-Réveil FM International

Roger Bongos et notre frère-ami Alioune Mbengue. Photo Afrique Rédaction-Réveil FM international

Freddy Mulongo et notre frère-ami Alioune Mbengue. Photo Afrique Rédaction-Réveil FM international

Roger Bongos et Freddy Mulongo se promenant la nuit sans inquiétude. Photo Afrique-Réveil FM International

La liberté de la presse maintient les sociétés et les économies dans un état dynamique, énergique et sain. Lorsque le libre échange des nouvelles et de l’information est interrompu, les individus en pâtissent. Les sociétés en pâtissent. Les économies en pâtissent.

Un "coupagiste" est celui qui n'écrit rien dans son journal, ne diffuse rien dans son média tant qu'il n'a pas été payé. Au Congo-Kinshasa, les coupagistes sont dans la même situation que les médecins qui ont signé le serment d'Hypocrate mais refusent de soigner et porter secours aux malades tant qu'ils ne sont pas payés.

Thuriféraire, collabo, griot, mythomane, Freddy Mulumba Kabwayi avec sa feuille de choux "Le Potentiel" de 2500 exemplaires, est un coupagiste patenté du régime d'imposture d'alias Joseph Kabila !

Conséquence du "Coupagisme" dans le métier. Les médias congolais encensent des cancres, ignares, médiocres et incapacitaires pour la simple bonne raison que ces derniers ont des moyens et ils payent.

Et les vrais problèmes sociétaux sont relégués au calandre grecque...dans pays où malgré ses potentialités humaines et ressources minières, les groupes électrogènes suppléent le délestage d'électricité, les suppresseurs celle d'eau courante et les véhicules 4x4 celle de routes décentes, cette situation aberrante est acceptée comme une fatalité. Les autres, autant dire l'immense majorité des citoyens, sont condamnés aux écoles bondées, aux maîtres évanescents et aux mouroirs des services d'urgence.

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Afrique Rédaction: Le Rwanda est devenu le premier exportateur de coltan du monde ! Rapport KT Presse...

Les Congolais doivent se réveiller ! En complicité avec le gouvernement godillot d'occupation d'alias Joseph Kabila, le Rwanda pille les ressources de la République démocratique du Congo. Paul Kagamé, le Pol-Pot de Milles Collines, est un criminel, pillard et receleur du coltan de la RDC. Ci contre le rapport de KT Presse qui indique que le Rwanda est devenu par son vol du coltan rdcien, le premier explorateur du coltan qui ne trouve pas dans son sous-sol.

Criminel, tortionnaire, sanguinaire, dictateur, Paul Kagamé est un receleur du coltan congolais

KIGALI, Rwanda, 16 décembre 2014 / PRNewswire / - Le Rwanda est désormais le plus important exportateur mondial de minerai de tantale connu sous le nom du Coltan, et le gouvernement dit que c'est seulement, une petite partie de la capacité de production du pays.

En 2013, le Rwanda a exporté 2,466,025 kgs de tantale - représentant 28% du total de 8.807.232 kg de tantale produit dans le monde. Le total des revenus du coltan était 134.5M $.

Minéraux ont été exportés en dépit des effets de la loi sur la réforme et la protection des consommateurs US Dodd-Frank Wall Street (DFA) qui contrôle l'achat de minéraux provenant de la République démocratique du Congo (RDC) et de ses 11 voisins, dont le Rwanda. Le pays est soumis à la loi DFA, il a contribué seulement 23% des exportations mondiales de tantale.

Statistiques des banques ou BNR ( Banque Nationale du Rwanda), indiquent qu'en 2013, le pays a obtenu 226.2M $ de minéraux.

Evode Imena, ministre d'Etat en charge des Mines a déclaré que les objectifs du secteur minier est de 400 millions de dollars d'exportations de minéraux en 2017, avec à la clé, la création de plus de 600.000 emplois...

Pendant ce temps, en Octobre 2014, le pays avait exporté 1,931,041kgs de tantale, avec une de valeur de $ 87.4M. La banque centrale (BNR) dit avoir fait une plus-value de 178.1M $ pour la même période.

L'industrie minière a célébré la Journée internationale des mines, le 4 décembre de ce mois, dans la capitale Kigali, sous le thème «minier professionnel comme pilier de la croissance et le développement durable.»

Les recettes ont diminué principalement en raison de la chute des prix mondiaux de tantale bien que, sont attendus des volumes en augmentation d'ici la fin d'année.

Les responsables du "Rwanda Development Board (RDB)" dit KT presse, prétendent que le gouvernement dispose de 22 nouveaux projets principalement dans l'exploration qui valent $ 110,5 en engagements d'investissement depuis 2011.

Le ministre du Commerce François Kanimba KT presse dit que le gouvernement s'engage avec des banques à fournir des facilités de prêt pour les mineurs afin, de stimuler les exportations. "Les banques ont été en attente pour les mineurs artisanaux aient des contrats de concession et de chiffre d'affaires-évaluations effectuées dans les règles afin, d'accéder à des prêts," a-t-il dit.

En réponse à la législation Dodd-Frank, le Rwanda receleur et pillard du coltan congolais prétend qu'il a un programme de traçabilité des minéraux où tous les minéraux extraits, sont marqués de la mine sites jusqu'à ce qu'ils soient prêts à être exportés.

Les entreprises se approvisionnent en minerais du Rwanda sont contraints d'exporter seulement ceux qui sont sans conflit.(...) Cependant, la loi a dissuadé les acheteurs potentiels d'acheter des minéraux.

"Nous ne pouvons pas changer la présente loi, mais nous avons été en mesure d'y adhérer», a déclaré le ministre du Commerce.

Safari Eria, les opérations-directeur de Wolfram Mining Processing Ltd a déclaré, «Nous avions déjà effectués des marquages nos minéraux ... tous nos minéraux sont exportés avec des certificats d'origine pour assurer la traçabilité."

Traduit par Roger BONGOS

Criminel, tortionnaire, sanguinaire, dictateur, Paul Kagamé est un receleur du coltan congolais

Rwanda Has Become World's Largest Coltan Exporter, Reports KT Press KIGALI, Rwanda, Dec. 16, 2014 /PRNewswire-USNewswire/ -- Rwanda is now the world's single largest exporter of tantalum mineral known as coltan and the government says that is only a small portion of the country's production capacity.

In 2013, Rwanda exported 2,466,025kgs of tantalum - accounting for 28% of total 8,807,232Kg of tantalum produced globally. Total revenue from the coltan was $134.5M.

Minerals were exported despite effects of the US Dodd-Frank Wall Street Reform and Consumer Protection Act (DFA) that controls the purchase of minerals sourced from the Democratic Republic of Congo (DRC) and its 11 neighbours, including Rwanda.

Countries subjected to DFA law contributed only 23% of global tantalum exports.

Statistics from the Rwanda's central bank or BNR indicate that in 2013 the country earned $226.2M from minerals.

Evode Imena, State Minister in Charge of Mining said the mining sector targets $400M from mineral exports by 2017, creating over 600,000 jobs.

Meanwhile, by October 2014, the country had exported 1,931,041kgs of tantalum worth $87.4M. The central bank says minerals have fetched $178.1M in the same period.

The mining industry celebrated International Mining Day on December 4 in capital Kigali, under the theme 'Professional Mining as pillar of growth and sustainable development.'

The earnings have dropped largely due to the fall in global tantalum prices although volumes are expected to rise by end of year.

Officials at the Rwanda Development Board (RDB) told KT Press that government has 22 new projects mainly in exploration worth $110.5 in investment commitments since 2011.

Trade minister Francois Kanimba told KT Press that government is engaging banks to provide loan facilities for miners to boost exports. "The banks have been waiting for small-scale miners to have concession contracts and properly conducted turnover-assessments in order to access loans," he said.

In response to the Dodd-Frank legislation, Rwanda has a Minerals Traceability Program where all minerals mined there are tagged from the mine-sites until they are ready to be exported.

Companies sourcing minerals from Rwanda are forced to export only those that are conflict-free.

However, the law has dissuaded potential buyers from purchasing minerals.

"We can't change this Act, but we have been able to adhere to it," the trade minister said.

Safari Eria, the Operations-Manager of Wolfram Mining Processing Ltd said, "We had already been tagging our minerals...all our minerals are exported with certificates of origin to ensure traceability."

For Media Enquiries: Patrick Bigabo KT Press Email +250788746953 SOURCE KT Press

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mercredi 24 décembre 2014

Les Gardes du château royal de Prague

L'entrée royale. Photo Réveil FM International

Les deux combats de Géants qui encadrent l'entrée du château sont des copies de statues du XVIIIe siècle d'Ignac Platzer

La garde du château royal. Photo Réveil FM International

Les gardes du château royal. Photo Réveil FM International

Les gardes du château royal. Photo Réveil FM International

Après avoir monté la rue Zamecke Schody, les visiteurs se retrouvent sur la place du Château. Là, deux géants en plein combat accueillent les visiteurs à l'entrée de cette vaste demeure. Avant de franchir le portail, attendez la relève de la garde qui se déroule toutes les heures entre 5h et 23h. A midi, la relève se fait en fanfare et trompettes.

Le site du château est sans doute le monument historique le plus important de République tchèque. Siège du pouvoir politique et religieux depuis le IXè siècle, il est composé d'un très vaste ensemble de palais, d'églises, de cours et jardins dominant le panorama de Prague.

Voitures de collection sur la place royale. Photo Réveil FM International

Voitures de collection sur la place royale. Photo Réveil FM International

Voitures de collection sur la place royale. Photo Réveil FM International

Sur ce site surélevé, une première fortification en bois est bâtie au IXè siècle pour protéger la résidence des princes Přemyslides régnant sur le royaume du Bohême. A l’intérieur de l‘enceinte, les premiers bâtiments en pierre sont des églises construites à côté du palais encore en bois : l‘église Notre Dame (IXè siècle, aujourd’hui disparue : quelques traces archéologiques sont cependant encore visibles), l’église et le couvent Saint-Georges (Xè siècle, plusieurs fois reconstruit), la rotonde Saint-Guy (Xè siècle, à peu-près à l’emplacement du choeur de l’actuelle cathédrale). Le site est ainsi dès cette époque le centre politique et religieux de Prague et du royaume.

Le château lui-même, résidence princière, royale puis impériale fut progressivement aménagé au cours des siècles, principalement sous l’empereur Charles IV (XIVè siècle), le roi Vladislas Jagellon (fin XVè-début XVIè), l’empereur Rodolphe II Habsbourg (XVIè-début XVIIè siècle), et l’impératrice Marie-Thérèse Habsbourg (XVIIIè siècle). Après la chute de l’empire austro-hongrois en 1918, il devient naturellement le siège du nouveau président de la République tchécoslovaque. Il reste aujourd’hui la résidence officielle du président tchèque.

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RDC- Coltan du sang: Paul Kagamé le Pol-Pot de Mille Collines fait du Rwanda le premier pays explorateur du coltan minerais qui n'est pas dans son sous-sol !

Au voleur ! Au voleur ! Au voleur ! Tortionnaire, sanguinaire et dictateur, Paul Kagamé, le Pol-Pot de Mille Collines est un pillard et receleur des ressources de la République démocratique du Congo. Kongo Times-Rwanda Times, Pravda à l'idéologie nauséabonde Kagamienne, aux intérêts mafieux Kagamistes, est planqué en Irlande, financé par Paul Kagamé, il est spécialisé dans la désinformation internationale pour chanter les louanges de l'Hitler Africain qui vit à Kigali, va finir par attraper le rhume ! Il est étonnant des Rwandais tapis dans l'ombre au lieu d'écrire sur leur petit pays pillard, s'amusent à s'immiscer dans les affaires congolaises pour mieux désorientés l'opinion. Le petit rwanda aux Rwandais, la République démocratique du Congo aux Congolais !

Paul Kagamé, le Pol-Pot de Mille Collines

Depuis une quinzaine d'années, Paul Kagamé, un extrémiste tutsi, culpabilise la communauté internationale sur le génocide rwandais devenu son fond de commerce. L'ogre de Kigali en toute impunité pille les ressources de la République démocratique du Congo, sa soldatesque tue, assassine les civils congolais et viole des femmes à l'Est de la RDC, sans que personne ne s'en émeuve. Voilà que la Rwanda est devenu le premier pays producteur du coltan, un produit qui n'est pas dans sous sol. Les statistiques de la BNR (Banque Nationale du Rwanda) montrent que pour le seul Coltan, les recettes enregistrées sont de l’ordre de 134.5 millions de dollars au moment où tous les minerais exportés ont réalisé une somme de 226.2 millions de dollars.

Paul Kagamé, le Pol-Pot de Mille Collines

La RDC doit recouvrer ses droits !

Ce n'est pas avec alias Joseph Kabila à la tête du Congo qu'il faut espérer quelque chose. Ce dernier a pour mentor Paul Kagamé, l'ogre de Kigali. Ni avec le gouvernement Matata II dont la majorité des ministres sont des "Balados, Angwalima" affidés au Rwanda. D'ailleurs Alexis Ntambwe Mwamba, Dinosaure Mobutiste qui s'est mué en Mammouth-Apparatchik Joséphiste, le ministre de la justice actuel n'est-ce pas celui qui avait vendu 200 passeports biométriques au Rwanda ? Nous attendons, un gouvernement congolais de reconstruction dont les acteurs politiques auront le souci de l'intérêt général, de l'image du Congo et de la justice pour que la RDC recouvre ses droits. A la loi de la force imposée aux congolais par le receleur Paul Kagamé, le Pol-Pot de Mille Collines pour piller les ressources de la République démocratique du Congo. Il faudra lui imposer la force de la loi: Paul Kagamé et le Rwanda doivent restituer les biens, minerais pillés en RDC. S'il est vrai qu'un pays ne change pas d'adresse tous les quatre matins, la RDC devra rompre les relations diplomatiques avec le Rwanda, pays pilleur et receleur de ses ressources. On ne s’assoit pas à la même table avec un pilleur !

Le coltan, un métal précieux

TantaleLe tantale, (en partie) à cause de lui, les Congolais sont aujourd’hui plongés dans la misère et la violence sans pouvoir espérer profiter prochainement des fantastiques richesses qui sommeillent sous leurs pieds. Car le tantale est aussi le nom d’un minerai obtenu en raffinant le coltan, dont la République Démocratique du Congo (RDC) dispose de 80% des réserves connues. Très prisé par les industries de pointe occidentales, le tantale est principalement utilisé dans les condensateurs d’ordinateur et de téléphone portable. On le retrouve aussi dans les missiles, les fusées et les avions grâce à ses propriétés physiques remarquables (résistance à la chaleur et à la corrosion). Et c'est le Rwanda qui commercialise frauduleusement et en toute impunité le Coltan de la République démocratique du Congo. Les principaux acheteurs finaux de tantale vous sont d’ailleurs bien connus : Motorola, Nokia, Sony (pour sa PS3), Samsung, Bayer, NEC, … Le Rwanda voisin exporte 13% du coltan sur le marché mondial alors qu’il ne dispose pas de réserves de coltan : toutes les ventes rwandaises se font grâce à des ressources pillées en République démocratique du Congo.

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Photos. Le pont Charles à Prague !

Saint Adalbert de Prague. Photo Réveil FM International

Indissociable de l’image de Prague, le pont Charles, construit dès le XIVè siècle, fait figure de symbole de la ville. Construit à l’époque gothique, il fut par la suite orné d’une galerie unique de sculptures, véritable haie d’honneur triomphale reliant symboliquement les deux rives de la ville. Le pont Charles est un pont qui relie le vieux Prague au quartier de Malá Strana. Construit au xive siècle, il sera le seul pont sur la Vltava (la Moldau) jusqu'en 1741. Symbole de la ville, incontournable pour les touristes, il est envahi de musiciens, d'artistes divers, de bonimenteurs et de camelots. Son nom fait référence au roi Charles IV qui n'eut de cesse d'embellir Prague. Sa construction a servi à remplacer l'ancien pont Judith édifié quelques mètres en amont et emporté par la Vltava en crue en 1342.

La tour gothique et l’entrée du pont Charles dans Malá Strana, un des quartiers historiques de Prague, sur la rive gauche de la Vltava. Photo Réveil FM International

La tour gothique et l’entrée du pont Charles dans Malá Strana, un des quartiers historiques de Prague, sur la rive gauche de la Vltava. Photo Réveil FM International

Le pont Charles à Prague. Photo Réveil FM International

Le pont Charles à Prague. Photo Réveil FM International

Le pont Charles à Prague. Photo Réveil FM International

Le pont Charles à Prague. Photo Réveil FM International

Le pont Charles à Prague. Photo Réveil FM International

Le pont Charles à Prague. Photo Réveil FM International

Le pont Charles à Prague. Photo Réveil FM International

Le pont Charles à Prague. Photo Réveil FM International

Le pont Charles à Prague. Photo Réveil FM International

Le pont Charles à Prague. Photo Réveil FM International

Dès le Xè siècle, un pont en bois traversait le fleuve Vltava plus ou moins à cet emplacement, remplacé au XIIè siècle par le premier pont en pierre de la capitale, le pont Judith, dont quelques vestiges sont encore visibles de nos jours (notamment au lieu d’embarquement des croisières de Prague Venise, côté Vieille Ville). En février 1342, une violente fonte des glaces détruit le pont aux deux-tiers, et l’empereur Charles IV décide la construction d’un nouveau pont qui portera son nom, légèrement incurvé contre le courant. Ses solides piliers reposent sur des pilotis en bois de chêne. Les travaux sont en partie dirigés par le grand architecte et sculpteur de la cour impériale Petr Parléř, qui s’est également illustré à la cathédrale Saint-Guy. Malgré les inondations successives au cours de l’histoire et les rénovations partielles, c’est toujours sur ce vieux pont médiéval que vous passez d’une rive à l’autre du centre historique…

Saints Côme et Damien avec le Christ. Photo Réveil FM International

Saints Côme et Damien avec le Christ. Photo Réveil FM International

Saint Jean de Matha, saint Félix de Valois et saint Ivan. Photo Réveil FM International

Saint Guy. Photo Réveil FM International

Côté Vieille Ville, la tour gothique qui marque solennellement l’entrée du pont est ornée de magnifiques sculptures, chefs-d’œuvre de la main de Petr Parléř : on retrouve l’empereur Charles et son fils Venceslas IV ainsi que Saints Guy, Adalbert et Sigismond, patrons du royaume de Bohême. De l’autre côté, le pont est fermé par deux tours de hauteur inégale : la plus ancienne, la tour Judith, remonte à l’époque romane (XIIè siècle), la plus haute date du XVè siècle et offre un très beau panorama sur la ville. La galerie de sculptures qui orne le pont est tout aussi exceptionnelle. On sait que très tôt, un calvaire de bois ornait le pont, suivi par la figure légendaire du chevalier Bruncvík au XVIè siècle. Mais c’est surtout au tournant des XVIIè et XVIIIè siècles que le pont se peuple progressivement de sculptures religieuses sur le modèle du pont Saint-Ange de Rome, formant une extraordinaire allée triomphale reliant les deux rives de la ville, la terre et le ciel. Les meilleurs artistes de l’époque s’illustrent ici, dans un climat d’émulation et de compétition artistique particulièrement fructueux (voir les plus belles œuvres dans la galerie photo). Au XIXè siècle, d’autres œuvres plus académiques complètent l’ensemble, qui avait été en partie endommagé par les crues ou les tirs d’artillerie. Aujourd'hui, les originaux des statues ont souvent été remplacés par des copies.

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mardi 23 décembre 2014

Le roman de l’Américaine Margaret Wrinkle raconte le destin de Wash, l’esclave étalon

Après la guerre d'indépendance, Richardson, un riche terrien de Tennessee s'inquiète de voir les colons partir avec leurs esclaves noirs vers les nouveaux territoires de l'Arkansas et de la Louisiane pour se lancer dans la culture du coton. Chez lui, cela va être pénurie de main d'oeuvre. Pour son premier roman, Margaret Wrinkle, née en 1963, n'a pas craint de lever un tabou et de raconter comment certains ont choisi de faire se transformer leurs nègres en "étalons reproducteurs"

A l'île de Gorée, un esclave brisant ses chaînes

Destin. Le premier roman de l’Américaine Margaret Wrinkle raconte le destin de Wash, l'histoire d'un de ces esclaves noirs qui servaient d'étalons reproducteurs pour augmenter la main d'oeuvre. Wash est un esclave du Tennessee, transformé en étalon par son propriétaire.

Wash, l'esclave étalon

Sa force, Wash la puise dans les voix de ses ancêtres africains ; dans les souvenirs de sa mère, Mena ; dans les rituels chamaniques auxquels elle l'a initié dans son enfance ; dans les talismans qu'elle lui a légués ; et aujourd'hui, dans ces instants volés le long de la rivière, auprès de Pallas, esclave elle aussi, métisse et guérisseuse.

Sa force, c'est ce qui lui a permis de survivre. Aux humiliations de ses anciens maîtres, jaloux de sa capacité à endurer le pire sans jamais montrer sa douleur ; aux coups qui lui ont ôté un oeil ; au marquage au fer rouge, sur sa joue, de la lettre des fugitifs.

Cette force, c'est ce qui l'aide à supporter que Richardson, son maître, pour sauver la plantation d'une ruine annoncée, l'utilise désormais comme étalon reproducteur. Qu'il le loue chaque vendredi aux propriétaires voisins pour féconder leurs esclaves.

Et quand sa force vacille, Wash se raccroche à Pallas et l'écoute parler du lien qui unit maître et esclaves dans une toile d'araignée aussi fragile qu'inévitable.

Un jour, Margaret Wrinkle, née en 1963 à Birmingham, Alabama, l’année où Martin Luther King y lançait sa campagne pour les droits civiques parce que ce fief du Ku Klux Klan était considéré comme la ville la plus raciste des Etats-Unis, apprend qu’un de ses ancêtres sudistes aurait été un grand propriétaire d’esclaves – les achetant, les revendant, peut-être même élevant leur progéniture comme on élève des poules ou des chevaux, utilisant certains mâles comme étalons reproducteurs. Même si elle n’en trouve pas la preuve, elle n’a plus le choix: il faut qu’elle se coltine cet héritage. L’esclavage devient son histoire, l’écriture la seule manière de la retrouver.

Comme tant d’enfants de l’Alabama des années 60, c’est avec des Noirs payés pour s’occuper d’elle qu’elle entretenait les relations à la fois les plus intenses et les moins reconnues. A la mort de la bonne de sa famille, qui l’éleva et lui fit faire ses premiers pas dans le monde, Margaret, adulte et loin de l’Alabama, s’écroule en pleurs de manière hystérique et disproportionnée, se rendant alors compte qu’elle n’a rien compris à sa propre histoire.

Elle commence par revenir habiter à Birmingham, Alabama, pour enseigner dans l’école d’un des quartiers les plus pauvres de la ville. Cinéaste et artiste visuelle, elle réalise en 1996 un documentaire sur les liens entre les communautés noires et blanches de la ville intitulé broken\ground qui lui fait prendre conscience de la manière dont sa communauté est toujours profondément affectée par les comportements hérités de siècles d’esclavage.

Esclaves contre coton

Wash est le roman qui la réconcilie avec son passé. Wash raconte le destin de Washington, qui a vu le jour en 1796 d’une mère née Africaine tout juste achetée par Richardson, propriétaire terrien dans le Tennessee et vétéran de la guerre contre les Anglais. Prêtés par Richardson à son voisin, Wash et sa mère Mena sont maltraités. Wash s’enfuit, se révolte, se fait marquer au fer, dépérit, jusqu’à sa rencontre avec Pallas, une jeune esclave aux dons de guérisseuse qui l’aide à faire appel à ses racines africaines pour survivre. C’est alors que Richardson, criblé de dettes, traumatisé par la guerre, voyant le prix du coton chuter mais celui des esclaves monter, décide de récupérer Mena et Wash et de faire de ce dernier un étalon reproducteur, tenant le journal précis des filles des plantations de la région qu’il engrosse année après année.

Roman immense et bouleversant, Wash n’a rien du roman historique mais tout de la cosmogonie intime, donnant tour à tour une voix personnelle à Wash, Richardson, Mena et Pallas, entremêlant leurs monologues intérieurs pour tisser, à la manière d’un chorus d’anciens, une toile dense, brutale et onirique faite de leurs relations visibles et invisibles, du présent et du passé, de leurs rêves et de la réalité.

Coup de maître pour un premier roman, récompensé de plusieurs prix à sa sortie l’an dernier en Amérique, un pied dans l’histoire et l’autre dans la psyché humaine, Wash brasse avec subtilité et passion des thèmes universels au cœur de la construction de notre identité occidentale moderne. Il esquisse la naissance du puissant Sud, et particulièrement de la ville de Memphis, tout en mettant en scène la virulence des débats anti et proabolitionnistes qui mènera à la guerre civile, et l’impossibilité même pour les hommes bien intentionnés de concevoir une économie privée d’esclaves. Il s’interroge sur la transmission entre générations: celle des maîtres blancs, officielle, et celle des esclaves, officieuse, explosive. Bouleversante, la manière dont la mère de Wash lui raconte le pays de ses ancêtres dès le premier jour de sa vie lui permet de développer une forme de résilience spirituelle. Margaret Wrinkle montre comment, pour préserver leur culture d’origine, les esclaves ont donné naissance à une mystique du secret, faite de rituels, de talismans, de sons, de regards, d’odeurs toutes invisibles pour le peuple blanc dont la culture, la relation à la nature, au temps, au monde des morts est si différente des leurs.

Interdépendance

Au cœur du système de domination esclavagiste, l’exploitation sexuelle des femmes et des hommes noirs, et les mélanges de lignées sauvages qui en découlent. Son statut d’étalon donne à Wash, paradoxalement, une place jalousée par ses compagnons: il est à part, nourri, soigné, plus libre de ses mouvements que les autres. Enfin, et c’est une des belles originalités du roman, les relations d’interdépendance troubles, souterraines, paradoxales qu’entretiennent maîtres et esclaves. Fasciné par Wash, Richardson en fait peu à peu son confident, lui confiant ce qu’il ne confie pas même à ses fils ni à sa femme. Si Wash appartient à Richardson, il lui amène l’argent qui fait défaut et se venge des souffrances subies en créant une lignée d’enfants qui porteront loin son âme et ses traits. Le plus libre n’est évidemment pas toujours celui que l’on croit.

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Jacques Chancel, le célèbre journaliste, grand homme de radio et de télévision s'est éteint !

Jacques Chancel n'est plus !

La France perd un homme de télévision remarquable. La culture perd l'un de ses meilleurs serviteurs. Une référence pour des générations de journalistes.Jacques Chancel dans "Radioscopie" avait la meilleure qualité de l'interviewer : il écoutait. Il ne l'a jamais posée, mais Jacques Chancel va enfin trouver la réponse à la question qu'on lui attribue "Et Dieu dans tout ça ?".

Journaliste et écrivain, grande figure de l'audiovisuel, Jacques Chancel – de son vrai nom Joseph Crampes – est mort le 23 décembre, à Paris, à l'âge de 86 ans. Porté par une insatiable curiosité et doté d'un sens de l'écoute peu commun, il était devenu, au fil de ses deux émissions phares – « Radioscopie » sur France Inter et « Le Grand Echiquier » sur Antenne 2 –, le confident le plus célèbre de la radio et de la télévision, où il accueillit des milliers de personnalités des arts et de la politique pour des entretiens dont la somme constitue un pan de notre mémoire collective.

Jacques Chancel « coachait » encore, à 80 ans passés, les jeunes présentateurs d'i-Télé, auxquels il enseignait l'art et la manière de « savoir raconter une histoire ». La sienne avait débuté à Ayzac-Ost (Hautes-Pyrénées), où il naquit le 2 juillet 1928. Tout au moins selon ses papiers d'identité, sur lesquels il aurait obtenu, grâce à son instituteur, d'être vieilli de trois ans alors qu'il était adolescent afin de partir en Indochine. Un exil de huit années qui ne lui avait pas fait oublier sa Bigorre natale, à laquelle il resta fidèle jusqu'à la fin de sa vie.

Ses parents étaient issus de deux de ses vallées : son père, artisan escaliériste, et sa mère, qui l'a tant choyé et couvé ; « trop », jugeait-il a posteriori. Enfant, la lecture lui donna « le goût de l'errance ». Il y ajouta une envie : celle de « ne pas arriver ». « Si on achève quelque chose, c'est qu'on prétend être au bout de la course. L'achevé, c'est la mort », confiait-il en 2010 à l'écrivain Florian Zeller dans un documentaire de la collection « Empreintes » (France 5) retraçant son parcours.

Les années Indochines

Parce que l'un de ses oncles vivait en Indochine, c'est là-bas, dans un pays en guerre, que débarqua le jeune Joseph Crampes, 17 ans, au terme d'un voyage de cinquante-deux jours en bateau qui le conduisit de Sète à Saïgon. Pour travailler à Radio France Asie (et Paris Match) comme correspondant de guerre, il prit le pseudonyme de « Jacques Chancel ». Le jeune homme fit la connaissance du Tout-Saïgon, des salons mondains aux coupe-gorge, des fumeries d'opium aux cercles sportifs, cette société coloniale à la fois huppée et interlope dont il fit très tardivement la peinture dans La nuit attendra, un livre de souvenirs sur cette période paru en 2013 chez Flammarion. Pendant plusieurs années, il anima deux émissions quotidiennes, ainsi qu'un autre programme, pour lequel il recevait des vedettes de l'étranger dans un grand cinéma de Saïgon, sorte de préfiguration – bien avant l'heure – du « Grand Echiquier ». A la même époque il se lia avec ses confrères correspondants, comme le célèbre Lucien Bodard, ainsi qu'avec Pierre Schoendœrffer, alors cinéaste aux armées et qu'il ne parvint pas à dissuader de se faire parachuter sur Diên Biên Phu alors que la bataille, de même que la guerre, était déjà perdue.

Gardant pour lui la violence de ces années de conflit dans le Sud-Est asiatique, Jacques Chancel en revint, à la fin des années 1950, avec l'impression d'avoir déjà tout appris. Dans son journal qu'il tint quotidiennement depuis l'âge de 15 ans – et qu'il publia beaucoup plus tard –, il écrivait : « J'ai tout connu, tout vécu, tout souffert. Aujourd'hui, avec un peu de suffisance, je me dis que mon existence est finie : j'ai 24 ans. »

L'épisode le plus marquant de ces années indochinoises, survenu en 1952, il ne le révéla que soixante et un ans plus tard, dans La nuit attendra, ainsi intitulé parce qu'il avait cru définitivement perdre la vue. Accompagnant comme correspondant de guerre des troupes de la Légion étrangère, le jeune journaliste se trouvait avec des officiers à bord d'une Jeep qui franchissait un pont lorsque le véhicule sauta sur une mine. Grièvement blessé, il se réveilla à l'hôpital après plusieurs jours de coma. Aveugle. Il lui fallut près d'un an pour, très lentement, sortir de cette « nuit » et recouvrer la vue. Les soldats qui étaient avec lui sont tous morts. « J'ai toujours été handicapé par cette mémoire, j'avais comme une honte et je ne pouvais pas en parler, c'est pour cela que j'ai attendu si longtemps pour le faire », expliqua-t-il en 2013 lors de la parution de son livre.

« Radioscopie » ET « Le Grand échiquier »

S'il conserva sa vie durant le sentiment d'avoir été « vieux trop tôt », sa passion pour le journalisme et la radio, sa volonté farouche d'être une « courroie de transmission » étaient pourtant intactes lorsqu'il revint en métropole. Tourné vers l'action comme le lui conseillait son père – « tu seras ce que tu fais », lui disait-il –, il entame une nouvelle vie.

Après quelques années passées dans la presse écrite, notamment à Paris jour et à Télé magazine, il retrouva Radio France, où il entra grâce à Roland Dhordain. L'aventure de « Radioscopie » démarra en octobre 1968. Sur France Inter du lundi au vendredi, de 17 heures à 18 heures, Jacques Chancel recevait des invités. Des anonymes au tout début, puis, très vite, des personnalités. Un indicatif (La Grande Valse, de Georges Delerue), suivi d'un mot, « Radioscopie », prononcé d'une voix chaude, s'installent dans les foyers. En vingt ans et quelque 6 826 émissions, ce sont plusieurs générations d'auditeurs qui ont ainsi été bercées au son d'une écoute attentive, curieuse et bienveillante.

Aux côtés de Marcel Jullian, il participa à la création d'Antenne 2, en 1975. Il y poursuivit une autre aventure, télévisuelle celle-là, lancée trois ans plus tôt sur la deuxième chaîne de l'ORTF. « Le Grand Echiquier », à l'instar d'« Apostrophes », ou des « Dossiers de l'écran », allait devenir l'une des émissions phares d'Antenne 2. Trois heures d'antenne, des décors soignés et personnalisés dans le studio 15 des buttes Chaumont, des invités prestigieux (Brel, Brassens, Montand, Ferrat, Ventura, etc.) installèrent ce rendez-vous hebdomadaire jusqu'au dernier numéro du 7 décembre 1989, organisé autour du chanteur d'opéra Ruggero Raimondi.

Directeur de France 3

Connu du grand public pour sa présence sur les ondes et les antennes, Jacques Chancel affermit également son influence sur le versant institutionnel de l'audiovisuel. En 1989, il arrêta ainsi ses émissions pour devenir directeur des programmes, puis de l'antenne, de France 3. Lorsqu'il quitta France Télévisions à la fin des années 1990, après avoir effectué toute sa carrière sur le service public, ce proche de Nicolas Sarkozy était encore « rattrapé » – selon son mot – par le président de Canal+, Bertrand Méheut, qui le nomma conseiller. C'est dans ce cadre qu'il enseignait encore le métier, il y a peu, aux jeunes recrues d'i-Télé. Avec Jacques Chancel disparaît une mémoire de l'audiovisuel et de la culture dite « populaire ». « Aimer et faire aimer » – si possible au plus grand nombre – était son credo. Par tous les moyens et médias existants, radio, télévision et livres (il est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages), Jacques Chancel a toujours voulu transmettre le fruit de ses rencontres.

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Fatwa Anti-Concerts en Europe: Une année de la victoire des Résistants-Patriotes-Combattants contre le concert de JB Mpiana Tippo Tip et ses magorodos au Zénith

Samedi 22 décembre 2013, entre 5000 à 7000 Congolais avait battu les pavés de Paris contre le PPRD Musica avec JB Mpiana et ses Magorodos. Photo Réveil FM International, archives

JB Mpiana Tippo Tip, chanteur ligorodo au service d'alias Joseph Kabila

Il y a une année, par l'arrêté préfectoral N° 2013-0153, Monsieur Bernard Bouccault, préfet de Police de Paris signait l'interdiction du concert de JB Mpiana Tippo Tip au Zénit dans la ville lumière. Pour la communauté congolaise, cela fut le triomphe de la conscience sur la déchéance et l'obscénité ! Le chanteur ligorodo, collabo, JB Mpiana Tippo Tip et ses Magorodos musiciens ont sans doute versé quelques larmes d'amertume, pour l'anniversaire de l'annulation de leur fameux concert au Zénith à Paris. En effet, il y a tout juste une année et un jour que le Préfet de police de Paris avait interdit par un arrêté le concert de JB Mpiana à Paris. Et cet arrêté demeure en vigueur jusqu' à l’accalmie dans la communauté congolaise vivant en France. Cette dernière réfute avec la dernière énergie les concerts des musiciens payés par le régime d'imposture de Kinshasa, pour venir endormir les gens en Europe avec des danses obscènes de "Sima Ekoli", "Amataka Na Mpunda"...Ces collabos, dépravateurs des mœurs, n'ont qu'à rester à Kinshasa jouer pour leur Kadogo de "Raïs" et ses Apparatchiks corrompus.

Arrogant, hautain, vantard, JB Mpiana Tippo Tip soutenu par le régime dictatorial de Kinshasa avait défié les Congolais de l'Etranger. Pour le prouver qu'il n'était rien, les Congolais du monde de l'Europe, du Canada, de l'Australie, de la Chine, des Etats-Unis s'étaient donné rendez-vous à Paris pour bloquer ce fameux concert à la gloire d'alias Joseph Kabila. La salle de Zénith Paris a une capacité de 6 293 places or les anti-concert de JB Mpiana Tippo Tip étaient supérieurs au nombre de places de Zénith:7000 avaient marché à Paris sans oublier ceux qui n'attendaient que le début du concert pour se manifester. D'après nos fins limiers, pas plus de 20 billets ont été vendus. Et sur les 20 billets vendus, 15 étaient entre les mains des Résistants-Patriotes-Combattants !

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lundi 22 décembre 2014

Vidéos. Manuel Valls inaugure le tunnelier de la ligne du Métro B à Rennes, la capitale de la Bretagne

Vue aérienne des travaux du métro ligne B

Un travail sur le chemin de fer

Un travailleur dans le tunnelier

Le vendredi 19 décembre dernier, le Premier ministre Manuel Valls, casque sur la tête, a découvert le tunnelier, une mastodonte impressionnante à 20 m de profondeur. Karine Puyjarinet, employée sur le chantier choisie comme marraine du tunnelier Elaine, a dû s'y reprendre à deux fois pour fracasser la bouteille de champagne sur la machine. Le tunnelier commencera à creuser sous terre à partir du 5 janvier. La ligne b du métro doit entrer en service en 2019. Cet événement symbolique marque le coup d’envoi du plus gros chantier de travaux publics en France. Mené par un groupement d’entreprises piloté par Dodin Campenon Bernard (Vinci), ce chantier représente 14 kilomètres, dont 8 en souterrain et 15 stations pour un investissement de 1,184 milliard d’euros. Il aura fallu s’y reprendre à deux fois pour casser la bouteille de champagne, mais depuis ce vendredi 19 décembre, le tunnelier de la ligne B du métro de Rennes est officiellement baptisé. Il s’appellera Elaine, un nom choisi par 3000 Rennais. Et il aura donc pour parrain le Premier ministre Manuel Valls, mais également une marraine, Karine Puyjarinet, qui travaille sur le chantier. «La France a besoin de projets, nous ne projetons pas assez dans l’avenir» a déclaré Manuel Valls, en ajoutant que la «Bretagne est un exemple».

Sécurité renforcée pour la visite de Manuel Valls à La Courrouze. Tout le monde passe au portique de sécurité. Photo Réveil FM International

Sécurité renforcée pour la visite de Manuel Valls à La Courrouze. Tout le monde passe au portique de sécurité. Photo Réveil FM International

Sécurité renforcée pour la visite de Manuel Valls à La Courrouze. Tout le monde passe au portique de sécurité. Photo Réveil FM International

5500 emplois mobilisés

Des projets, la région n’en manque pas. Beaucoup moins médiatique que l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, la seconde ligne du métro de Rennes compte parmi les plus importants. Ce chantier représente 14 kilomètres, dont 8 en souterrain et 15 stations entre le sud-ouest de la ville, Saint-Jacques-de-la-Lande, et le nord-est, à Cesson-Sévigné. Elle doit aussi croiser la ligne A déjà existante, à la gare et place Sainte-Anne où se construit aussi le futur Centre des congrès.

Les travaux souterrains ont été attribués au groupement d’entreprises piloté par Dodin Campenon Bernard (Vinci Construction) et comprenant les entreprises GTM Ouest et Botte Fondations, toutes deux filiales de Vinci Construction France, ainsi que Spie Batignolles TPCI, Spie Fondations et Legendre Génie Civil.

Ce projet d’un coût de 1,184 milliard d’euros va mobiliser 5500 emplois. Les études et travaux de réalisation de la ligne B, sont cofinancés par l’Union européenne, l’État, la région Bretagne et le département d’Ille-et-Vilaine. Il bénéficiera d’un prêt exceptionnel par son montant de la Banque européenne d’investissement (BEI) de 300 millions d’euros.

300 mètres par mois

Ce chantier de plusieurs années est déjà bien entamé un peu partout dans la ville avec le creusement des stations, l’arrivée et le montage du tunnelier. Construit par l’entreprise allemande Herrenknecht, ce tunnelier est arrivé en pièces détachées et par camions à la fin de l’été, début d’automne à Rennes. Ses 82 mètres de long ont été assemblés début novembre à la base-vie de la Courrouze. Cet engin travaillera 24h sur 24 avec l’objectif de creuser 300 mètres par mois dans le sous-sol rennais. Le premier tour de roue du tunnelier aura lieu fin 2014, pour une livraison prévue en février 2018.

Manuel Valls, Premier ministre, Nathalie Appéré, maire de Rennes, Emmanuel Couet, président de Rennes Métropole, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense et Marylise Lebranchu, ministre de la fonction publique. Photo Réveil FM International

Manuel Valls, Premier ministre, Nathalie Appéré, maire de Rennes, Emmanuel Couet, président de Rennes Métropole, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense et Marylise Lebranchu, ministre de la fonction publique. Photo Réveil FM International

Le Premier ministre Manuel Valls à l'hôtel d'agglomération a signé le décret de création de la métropole Rennaise.

Emmanuel Couet, président de Rennes Métropole, n'a pas caché son émotion ce matin à la signature du décret de création de la métropole rennaise, qui s'appliquera dès le 1er janvier 2015. Il a rendu hommage à Edmond Hervé et Daniel Delaveau: "ils ont donné à Rennes une longueur d’avance, que nous devons garder aujourd’hui. De la création du district au passage en agglomération, (…) chaque étape a été une marche vers l’égalité," a-t-il poursuivi.

Emmanuel Couet a aussi souligné les efforts et le dialogue entre les communes, les services métropolitains et de l'Etat pendant ces "huit mois de travail intense et exigeant" pour répondre aux objectifs du statut de métropole. Il a affirmé vouloir défendre un modèle à la rennaise. "A la fusion (avec le conseil général), nous préférons une collaboration renforcée(…). Plutôt qu’une concentration dans une seule entité, des coopérations approfondies et des intégrations plus fortes." Le président de Rennes Métropole a demandé à l'État son soutien "non seulement pour Rennes, mais aussi pour toute la Bretagne". "Nous engageons, au-delà du métro, un grand nombre de chantiers décisifs pour notre territoire (…) Ils représentent près de deux milliards d’euros d’investissement, en six ans. L’enjeu est de changer d’échelle."

Le Premier ministre Manuel Valls a acquiescé. "Je crois beaucoup à l'intercommunalité. Ce regroupement est un formidable levier pour le territoire. J'aime cette capacité à se retrouver, à passer au-delà des postures. Ce sont ces instances qui font avancer concrètement notre pays. Quel bel exemple pour l'action publique." Il a engagé la métropole rennaise à être responsable et solidaire: "La démographie est l'atout de la Bretagne mais c'est votre responsabilité de veiller au respect des équilibres, d'agir pour remédier aux fractures territoriales (espaces ruraux et périurbains)."

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Congo-Brazzaville: Samson Moungoto, présumé voleur d'ordinateur, il a été torturé jusqu'à perdre l'usage de ses mains !

Deux policiers ont tellement torturé Samson Moungoto qu’il a perdu l’usage de ses mains. Il attend que justice lui soit rendue.

Hôpital de base de Makélékélé à Brazzaville.

Deux policiers ont tellement torturé Samson Moungoto qu’il a perdu l’usage de ses mains. Ils voulaient lui faire avouer une complicité de vol. Les poursuites judiciaires se font toujours attendre.

Soupçonné de complicité de vol, il est torturé

Père de quatre enfants et âgé de 42 ans, Samson Moungoto est un Congolais ordinaire. Le 29 avril 2013, il se rend pour affaire au siège d’une entreprise de téléphonie à Brazzaville. N’ayant pu rencontrer la personne qu’il souhaitait, il revient le lendemain. Des agents de sécurité l’accusent alors de complicité de vol d’un ordinateur portable. Il est conduit au commissariat de Diata où il passe une nuit en garde à vue. Le lendemain, les ennuis commencent : les policiers demandent à Samson Moungoto de se déshabiller. Il est conduit à l’arrière du commissariat, à l’abri des regards. Ses mains sont menottées. Il est mis en position accroupie, ses talons collés aux fesses et ses bras ramenés au niveau de ses chevilles. Une barre de fer est alors placée sous ses genoux, puis suspendue en l’air entre deux supports. Dans cette position douloureuse, le corps dans le vide, Samson Moungoto va subir d’atroces tortures durant plus de trois heures, notamment des coups et brûlures très graves. Constatant qu'il était en train de mourir, les policiers mettent un terme à la séance de torture et le conduisent à l’hôpital de Makélékélé où des soins intensifs lui sont administrés. Malgré les soins prodigués, Samson Moungoto perd l'usage de ses mains gravement brûlées. Le voleur est plus tard identifié par la police, mais ne sera pas poursuivi par la justice congolaise.

Des séquelles indélébiles

Samson Moungoto est blanchi de tout soupçon, mais il reste profondément marqué dans sa chair par les tortures subies et ne veut pas en rester là. Il rencontre des associations de défense des droits de l’homme congolaises. Grâce à l'Observatoire congolais des droits de l'homme (OCDH), qui lui met à disposition un avocat, Samson Moungoto dépose deux plaintes : l’une contre le colonel en charge du commissariat et l’autre contre les deux policiers qui ont commis les actes de torture. Seule cette seconde plainte est actuellement instruite, mais les policiers accusés de torture refusent de témoigner devant la justice malgré les demandes de comparution. La plainte contre l’officier de police judiciaire, qui aurait intimé l'ordre de torturer M. Moungoto, est bloquée au niveau du bureau du procureur de la République. Les autorités militaires feraient pression sur le procureur pour qu’il enterre le dossier. Samson Moungoto vit aujourd’hui du soutien de ses proches et ne reçoit aucune aide de l’État. Profondément blessé dans sa chair et sa dignité, il attend que justice lui soit rendue.

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dimanche 21 décembre 2014

"Kabwayisation": Des jeunes congolais dans l'île de Gorée !

Des jeunes congolais à l'île de Gorée à Dakar

Le Sénégal n'a pas les mêmes ressources que la République démocratique du Congo. Le Sénégal est un pays stable, pacifique et démocratique. Mais comment peut-on retrouver des compatriotes partout dans le monde y compris à l'île de Gorée au Sénégal et ne pas avoir la compassion pour notre peuple ? Un Congo qui se vide de sa population, surtout de sa jeunesse pour fuir la dictature féroce des imposteurs,faut-il rester silencieux ? Comme on dit "Soso pembe azangaka mboka té". Étonnant tout de même de rencontrer des jeunes congolais dans l'île de Gorée. Le villageois de Makala-Ngaba, Freddy Mulumba Kabwayi (Maison sans chaume), thuriféraire du régime de Kinshasa venu à Dakar avec une délégation de 12 pseudos journalistes dont "5 Ngulu" qui ont disparu dans la nature, a eu l'outrecuidance de clamer que tous les Congolais qui sont à l’extérieur sont des réfugiés économiques. Le têtard-mythomane du journal "Le Potentiel", feuille de choux qui tire à 2500 exemplaires dont 1500 invendus, a trompeté sa fausseté devant témoins. Pauvre type qui vit dans un taudis à Kinshasa, prédateur de la liberté de la presse comme son oncle Modeste Mutinga Mutuishayi, corrompu jusqu'à la moelle épinière, fourbe, roublard, dribbleur, grand requin, Freddy Mulumba Kabwayi est le propre d'une bougie allumée qui se prend pour la lumière. L'ignare du "Le Potentiel" a le toupet de trompeter qu'avec alias Joseph Kabila tout va bien au Congo. Lui qui était venu à Dakar les mains ballantes comme touriste, sans carnet de notes, stylo, caméra ni appareil photo, avait-il eu le courage d'aller à la rencontre de nos compatriotes qui vivent au Sénégal, sait-il que des jeunes congolais résident à l'île de Gorée.

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samedi 20 décembre 2014

Brest: Manuel Valls, la photo choisie de Freddy Mulongo-Réveil FM International !

C'est la photo qui a attiré notre attention. Manuel Valls entrain d'envoyer un SMS avec son téléphone portable avant de remettre son appareil téléphonique à son officier d'ordonnance. Le Premier ministre communique, il est en emphase avec son époque. Mais à qui le Premier ministre prend-t-il la peine d'envoyer un SMS en public ? Au Président de la République, François Hollande ? A son épouse ou ses enfants ? A-t-il oublié quelque chose à Matignon ? Aucun journaliste ne saura jamais rien. Sauf que l'on comprend que c'est urgent et important puisque Manuel Valls prend deux minutes !

Brest, Manuel Valls entrain de communiquer par SMS. Photo Réveil FM International

SMS, Tweets... les acteurs politiques communiquent énormément. On se souvient encore comme si c'était hier. En décembre 2007, le très catholique Nicolas Sarkozy, à l'époque Président de la République et auteur de La République, la Religion et l’Espérance, était arrivé avec un quart d'heure de retard à son rendez-vous avec le Pape à Rome. Benoît XVI lui avait visiblement pardonné ce petit péché, puisqu’il lui avait accordé 25 minutes d’entretien, 5 minutes de plus que prévu. Incorrigible, Nicolas Sarkozy, bien que placé à côté du Saint-père, avait consulté alors en catimini les SMS sur son portable ! Enfin, en catimini, toute la presse l’avait vu !

Plus discret, à Brest, Manuel Valls a pris la peine de s'isoler pour envoyer son SMS pendant que dans la salle tout le monde se congratulait, la mise en place pas tout à fait faite, la cérémonie pas encore officiellement commencée...

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Brest: Manuel face aux Journalistes à Océanopolis !

Le Premier ministre Manuel Valls joue de plus en plus collectif. Jamais, il ne monte sur l'estrade tout seul, toujours avec ses ministres qu'il cite dans ses discours. Manuel Valls ne se réveille pas chaque matin en se demandant s'il est socialiste. Manuel Valls est avant tout un pragmatique qui entend davantage l'opinion que ses faux amis ou ses vrais ennemis. Etes-vous plus confiant qu'il y a quelques mois ? Telle est la question de nos confrères de Ouest France. Oui, je suis prudent parce que je suis lucide sur la situation du pays. Il y a une crise économique, sociale, parfois morale. une crise de confiance. Mais je suis davantage confiant que je ne l'étais, il y a quelques mois, parce qu'il y avait un doute sur notre capacité à faire, y compris venu de nos propres rangs. Nous avons voté tous les textes financiers, la réforme des régions et nous voterons la loi croissance. Les français peuvent se dire dorénavant: tiens, ça bouge et ça va dans le bon sens !

Arrivée de Manuel Valls à la conférence de presse. Photo Réveil FM International

Arrivée de Manuel Valls à la conférence de presse. Photo Réveil FM International

Notre confrère de Ouest France de poursuivre: "En tout cas, pour la première fois depuis qu'il est en poste, Manuel Valls laisse transpirer un sentiment de confiance. Si les faits lui donnent raison, il va devenir redoutable pour tout le monde. Pour les frondeurs, qui l'accusent de faire fausse route. Pour l'opposition, dont une partie de l'électorat apprécie l'autorité du personnage. Pour François Hollande qui aurait quelque difficulté à défendre une nouvelle candidature".

Stéphane Le Foll, le ministère de l'agriculture et porte-parole de gouvernement, Manuel Valls, Premier ministre, Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense et Maryse Lebranchu, ministre de la fonction publique. Photo Réveil FM International

Stéphane Le Foll, le ministère de l'agriculture et porte-parole de gouvernement, Manuel Valls, Premier ministre, Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense et Maryse Lebranchu, ministre de la fonction publique. Photo Réveil FM International

Manuel Valls, Premier ministre et Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense. Photo Réveil FM International

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vendredi 19 décembre 2014

Brest en Bretagne: Pays des "Bonnets Rouges", région réputée pour ses coups de gueule !

Dans l’amphithéâtre de l'Océanopolis à Brest, devant les élus, personnalités autres notables bretons, dans un ton calme mais ferme, Manuel Valls clame: "En République, rien ne doit justifier la violence !"

Les "Bonnets Rouges", c'est la Bretagne

Faut-il coiffer le bonnet rouge qu’utilisèrent les « besogneux » bretons au 17ème siècle pour défier Louis XIV pour être un Bonnet Rouge ? Il y a un an, exploitant le désarroi engendré par les plans de licenciements et par l’austérité ambiante, un cartel de gros entrepreneurs, de notables UMP et d’Ayatollahs régionalistes dévoient contre Paris la légitime colère des salariés et des petits entrepreneurs bretons. Le mouvement des Bonnets Rouges est né !

Aéroport de Brest en Bretagne. Photo Réveil FM International

Aéroport de Brest en Bretagne. Photo Réveil FM International

Aéroport de Brest en Bretagne. Photo Réveil FM International

Aéroport de Brest en Bretagne. Photo Réveil FM International

Aéroport de Brest en Bretagne. Photo Réveil FM International

Aéroport de Brest en Bretagne. Photo Réveil FM International

Aéroport de Brest en Bretagne. Photo Réveil FM International

Une année après la poussée éruptive des Bonnets Rouges, Manuel Valls, l'ancien ministre de l'Intérieur est revenu en Bretagne comme Premier ministre dans un climat relativement pacifié. Les difficultés sont toujours là mais l'État a joué incontestablement son rôle d'accompagnement durant la crise. Bien sûr, parmi les élus, chefs d'entreprise ou syndicalistes qui se pressaient à Océanopolis, beaucoup avaient des motifs d'insatisfaction. Mais, quoi qu'on en dise, le Pacte d'avenir n'est pas insignifiant et il se situe à la charnière de deux mondes, l'ancien et le nouveau qui coexistent encore, tant dans le domaine agricole que maritime.

Océanopolis à Brest. Photo Réveil FM International

Océanopolis à Brest. Photo Réveil FM International

Océanopolis à Brest. Photo Réveil FM International

Des journalistes quittent Océanopolis. Photo Réveil FM International

Des journalistes quittent Océanopolis. Photo Réveil FM International

Des journalistes quittent Océanopolis. Photo Réveil FM International

Océanopolis à Brest. Photo Réveil FM International

Si Manuel Valls a cité Anne de Bretagne, c'est aussi pour montrer que cette région n'est forte de son indépendance que dans l'interdépendance française redessinée par la réforme territoriale. Alors que le président de la Région, Pierrick Massiot, semble s'affirmer sous l'ombre tutélaire de Jean-Yves Le Drian, le travail d'implantation des socialistes dans cette région depuis plusieurs décennies risque d'être balayé par les vents du populisme qui soufflent fort en Europe. Car, pour certains, comme le leader des bonnets rouges, Thierry Merret, l'année à venir ne s'annonce pas mieux que la précédente. Toutefois, le pire n'est jamais sûr. Parfois, il faut se risquer à positiver même dans une région réputée pour ses coups de gueule.

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A Brest, Manuel Valls a-t-il réussi à apaiser les Bretons ?

Brest, arrivée de Manuel Valls dans l’amphithéâtre de l'Océanopolis. Photo Réveil FM International

Les "Bonnets Rouges" ont-il perdu leur capacité de nuisance ? La présence des CRS leur a-t-elle dissuadée ? A Brest, le petit groupe des "Bonnets Rouges" s’est dirigé vers la permanence du Parti socialiste pour une livraison spéciale d’ œufs, de lait et de farine, lancée sur l’ entrée du local : « acte symbolique pour dénoncer la trahison des députés socialistes bretons lors du vote de la réforme territoriale, amputant toujours la Loire-Atlantique de la Bretagne » selon les auteurs. A Océanopolis dans le Finistère, Manuel Valls, le Premier ministre dans son allocution a voulu une visite apaisée en Bretagne. Un an après la signature du pacte d'avenir conçu et décidé par Jean-Marc Ayrault pour la Bretagne en plein mouvement de contestation des "bonnets rouges", Manuel Valls est en déplacement dans la région, le jeudi 18 et vendredi 19 décembre 2014, a ratifié qui a été décidé par son prédécesseur, il a annoncé des mesures pour aider la Bretagne à faire face à la crise économique. "En tout, les subventions publiques en Bretagne dépasseront 3 milliards d'euros", a annoncé Manuel Valls. Pour la période 2015-2020, l'Etat s'engage à investir un milliard d'euros dans la région, ainsi qu'un second milliard mobilisé via le contrat de projet Etat-région-un document par lequel l'Etat et la région s'engagent à financer des projets d'avenir-A cela, s'ajoutera un milliard d'euros distribué par l'Union européenne. Le but : "aider le secteur agricole et agroalimentaire afin d'investir, d'innover, de former et de vendre", a indiqué Manuel Valls. Nous publions son discours de Brest.

Brest, arrivée de Manuel Valls dans l’amphithéâtre de l'Océanopolis. Photo Réveil FM International

Brest, arrivée de Manuel Valls dans l’amphithéâtre de l'Océanopolis. Photo Réveil FM International

Brest, arrivée de Manuel Valls dans l’amphithéâtre de l'Océanopolis. Photo Réveil FM International

Brest, arrivée de Manuel Valls dans l’amphithéâtre de l'Océanopolis. Photo Réveil FM International

Brest, arrivée de Manuel Valls dans l’amphithéâtre de l'Océanopolis. Photo Réveil FM International

Brest, arrivée de Manuel Valls dans l’amphithéâtre de l'Océanopolis. Photo Réveil FM International

Brest, arrivée de Manuel Valls dans l’amphithéâtre de l'Océanopolis. Photo Réveil FM International

Le discours de Manuel Valls, Premier ministre, concernant le protocole d’accord sur le CPER Madame, messieurs les ministres (Marylise Lebranchu, Jean-Yves Le Drian et Stéphane Le Foll),

Monsieur le préfet,

Mesdames et messieurs les parlementaires,

Monsieur le maire,

Mesdames et messieurs les élus,

Mesdames, messieurs,

« Sans la Bretagne, la France ne serait pas ce qu’elle est. Mais sans la France, la Bretagne ne serait pas ce qu’elle est non plus ». Ces mots auraient pu être les miens ... Ils furent ceux ... d’Anne de Bretagne, il y a plus de 400 ans.

Ils renvoient à un contexte historique particulier ... qui fait, je le sais, toujours débat ! Mais ils disent bien la spécificité de cette belle région ; la spécificité de ce territoire fier de son histoire, de son identité, de ses atouts. Et il a raison ! La Bretagne, c’est cette magnifique part de France qui la relie à l’océan, au monde.

C’est aussi une terre qui a fourni tant de femmes et d’hommes courageux qui ont servi la France, qui ont contribué à la bâtir, à la nourrir, et à la faire rayonner. Et j’ai beaucoup de plaisir à vous retrouver. Vous retrouvez, car j’étais parmi vous, il y a moins d’un an ... J’étais venu, comme ministre de l’Intérieur, vous rencontrer et échanger, dans les terres d’Armor et d’Argoat, ici, à Brest, Quimper, Quimperlé, Morlaix, Pontivy et Rennes.

J’avais alors mesuré les conséquences des chocs économiques et sociaux qui, peut-être plus qu’ailleurs, ont déstabilisé les territoires. Plus qu’une secousse, ils furent les révélateurs d’une mutation profonde qui menace un certain modèle breton.

Il y a un an, vous m’aviez fait part de vos inquiétudes, de vos attentes. Vous m’aviez surtout dit votre ambition pour relever les défis qu’il y avait devant vous, devant nous. Nous sommes un an après le pacte d’avenir. Ce pacte était porteur de promesses. Aujourd’hui, nous pouvons dire, qu’elles sont tenues. Certes, l’heure n’est pas encore au bilan ... Les problèmes ne sont pas tous réglés ... Mais avec le Pacte d’avenir, avec le contrat de plan Etat Région 2015-2020 – dont les engagements seront signés dans un instant – nous voulons dire que l’Etat et la Région sont et seront au rendez-vous. Au rendez-vous des engagements pris en 2013.

Manuel Valls lors de discours à Océanopolis. Photo Réveil FM International

Respecter les engagements, c’est construire le socle de la confiance. Car, comme le reste du pays, c’est de confiance dont la Bretagne a besoin. Le point d’étape d’une mobilisation commune Vous l’avez rappelé, cher Pierrick Massiot, et vous aussi, monsieur le préfet, le Pacte d’avenir signé avec Jean-Marc Ayrault avait deux objectifs. Le premier était de répondre à l’urgence. Nous l’avons fait grâce au déblocage de fonds et à une mobilisation collective sans précédent.

L’Etat a mis en œuvre des moyens d’accompagnement exceptionnels. Il fallait apporter aide et soutien à nos concitoyens qui se retrouvaient dans des situations personnelles souvent difficiles, parfois dramatiques. Comme toujours, il y a les situations dont on parle, et celles que l’on voit moins : fins de contrat en intérim, non-reconduction d’un CDD, les sous-traitants qui ne relèvent pas la tête, les éleveurs qui ne s’en sortent plus. Répondre à toutes ces difficultés, de nature très diverse, c’est un travail quotidien, qui relève du cas par cas. Aussi, je veux saluer l’engagement des services de l’Etat, de ceux de la Région, du Conseil général du Finistère et des collectivités qui, avec les représentants des professionnels concernés, ont agi dans cette période difficile.

Manuel Valls lors de discours à Océanopolis. Photo Réveil FM International

Bien sûr, des filières sont encore fragilisées parce qu’elles sont exposées à une concurrence internationale très rude : l’automobile, l’agroalimentaire, la pêche. Mais des premiers signaux positifs se font sentir, notamment dans l’agroalimentaire : Doux renoue avec l’activité et les investissements, Tilly recommence à croire en un avenir, Gad à Josselin peut poursuivre son chemin ...

Ces dossiers sont suivis avec attention par Stéphane LE Foll dont je salue l’action. Il connaît bien la Bretagne. Beaucoup doit encore être fait, mais je fais confiance à la volonté des Bretons pour relever des défis que certains croyaient perdus d’avance. Je fais confiance aux Bretons pour aller de Construire l’avenir. Construire, ensemble, l’avenir. Préserver le modèle breton. C’est le second objectif du pacte signé il y a un an.

Manuel Valls lors de discours à Océanopolis. Photo Réveil FM International

Les questions agricoles sont déterminantes : 10% des emplois de la Région, 40% des emplois industriels en dépendent.

Un milliard d’euros de crédits publics sont mobilisés pour aider le secteur agricole et agro- alimentaire afin d’investir, d’innover, de former et de vendre. L’objectif est simple : réorienter l'agroalimentaire vers une industrie à plus forte valeur ajoutée.

Je sais que les aides financières du second pilier de la Pac, le Feader, doublées par rapport à la période précédente et désormais gérées par le Conseil régional, sont très attendues.

Manuel Valls lors de discours à Océanopolis. Photo Réveil FM International

Que ce soit pour l'installation, la modernisation des exploitations ou les mesures agroenvironnementales, ces besoins sont urgents. Aussi, l’Etat anticipera l’adoption des programmes de développement rural, en préfinançant les mesures du Faader, à compter du 1er janvier 2015. La raison en est simple : les délais administratifs ne doivent pas pénaliser un secteur agricole convalescent.

L’année 2014 a permis d’enclencher une dynamique collective entre l’Etat et la Bretagne. Tous les acteurs se sont impliqués. Il faut donc s’appuyer sur cette démarche, pour encore avancer, pour sortir des difficultés. Je sais que les Bretons ont l’expérience des moments difficiles, qu’ils ont su surmonter les épreuves : la grève du lait en 1972, le Joint Français à Saint-Brieuc, ou encore les réparations des dégâts des marées noires qui ont souillé le littoral ...

Manuel Valls lors de discours à Océanopolis. Photo Réveil FM International

Pour renforcer la dynamique enclenchée, j’ai voulu venir, ici, à Brest, avec Pierrick Massiot, afin de confirmer de nouveaux engagements de l’Etat dans le cadre des Contrats de plan Etat-Région.

Le Contrat de plan dessine l’avenir de la Bretagne Nés avec les lois de décentralisation, en 1982, à l’initiative de Michel Rocard – qui considérait, à juste titre, que le « contrat était toujours plus fécond que le décret » –, les Cper sont l’expression d’une intelligence collective. Ils sont la traduction concrète de la relation de confiance qui existe entre l'Etat et les collectivités locales. Ils permettent de programmer et financer de manière conjointe des projets structurants pour le territoire. Pour les six années à venir, l’Etat y consacrera 12,5 milliards d’euros. Ce montant traduit la volonté du gouvernement de donner aux collectivités les moyens d’investir et de préparer l’avenir.

Les Cper ont un véritable effet de levier pour l’investissement local. D’abord, sur l’investissement des collectivités. Aux deux milliards d’euros engagés, chaque année, au niveau national, par l’Etat, s’ajouteront des montants équivalents, financés par les Conseil régionaux, et les autres collectivités locales.

L’effet de levier agit aussi sur les financements européens. Et c’est pour cela que nous avons voulu que le calendrier des Cepr soit cohérent avec celui des fonds européens. Leur gestion est d’ailleurs désormais assurée par les régions.

D’ici 2020, le contrat de plan va mobiliser en Bretagne une enveloppe de plus d’un milliard d’euros de l’Etat et de la Région, dont 525 millions d’euros apportés par l’Etat. Parmi les priorités d’investissement, trois me paraissent essentielles car elles correspondent à des engagements du Pacte d’avenir.

La première priorité, c’est la mobilité.

Le désenclavement du territoire, les connections avec l’espace européen sont depuis longtemps une priorité pour les Bretons. La signature d’aujourd’hui, c’est une étape décisive pour laquelle s’engagent l’Etat et les collectivités !

En effet, plus de la moitié des crédits du contrat de Plan seront consacrés à cet enjeu majeur des transports. Cet enjeu, c’est tout d’abord le grand projet de la ligne à grande vitesse entre Le Mans et Rennes. Mise en service en 2017, elle permettra de gagner 40 minutes dans le trajet vers Paris.

C’est un cap important du plan Bretagne à grande vitesse (BGV), pour lequel 3,3 milliards d’euros seront investis. Ces gains de temps devront profiter à toute la Bretagne, en particulier au bout de la péninsule à Brest et Quimper et je sais que pour la suite le débat public est engagé.

C’est le sens des investissements que nous retiendrons : le traitement du nœud multimodal de la gare de Rennes ; la mise en œuvre des pôles d’échanges à Lorient, Quimper, Redon, Morlaix et Guingamp ; mais aussi l’amélioration des dessertes secondaires Carhaix – Paimpol, ou Dinan – Dol – Lamballe.

Les investissements concerneront également la mise à deux fois deux voies de la RN164. C’est un enjeu majeur pour l'accessibilité et le développement du Centre Bretagne. Je sais combien les entreprises – notamment dans le secteur agroalimentaire – l’attendent. L'Etat et le Conseil régional mobiliseront ensemble plus de 220 millions d’euros pour les travaux sur la période 2015-2020 de toutes les sections, à l’exception de celle de Mûr de Bretagne.

Les voies de communication, elles sont aussi virtuelles. En matière d’accessibilité numérique, le pacte a réaffirmé l’ambition bretonne autour du projet Bretagne Très Haut Débit (BTHD). L’engagement de l’Etat est porté à 152 millions d’euros au titre du Fonds pour la Société Numérique (FSN), garantissant ainsi la mise en œuvre du plan de financement prévisionnel.

Après la mobilité, la deuxième priorité, c’est l’enseignement supérieur et la recherche. J’ai entendu les remarques, voire les déceptions formulées par les présidents de région, mais aussi par des présidents d’Université, lorsque les premiers montants financiers ont été dévoilés en septembre dernier.

Cher Pierrick Massiot,

Vous êtes personnellement intervenu pour présenter vos projets. A la suite de ce dialogue, et de nos derniers échanges, il y a quelques jours, vous avez convaincu, et les enveloppes régionales ont donc été augmentées. Je crois que nous sommes désormais parvenus à une dotation satisfaisante pour vous accompagner et consolider l’excellence bretonne en matière d’enseignement et de recherche.

C'est ainsi 80 millions d'euros qui seront contractualisés par l’État. Parmi les différents projets, je retiens le déploiement du pôle d’excellence en cyber sécurité, cher à Jean-Yves LE Drian. Il fera de la Bretagne une région pionnière, au niveau national, mais aussi à l’échelon européen. A la clé, c’est un nouvel écosystème et plusieurs centaines de créations d’emplois à très forte valeur ajoutée.

Je n’oublie pas non plus les thématiques liées à l’agriculture et l’agronomie, la biologie et l’environnement.

Et bien sûr, les sciences et technologies de la mer, au cœur de l’identité et de l’excellence bretonnes ! L’enjeu est simple : déployer de grandes infrastructures de recherche pour l’observation maritime ; et valoriser les ressources biologiques marines, grâce à l’observation et la modélisation des changements environnementaux. Il s’agit de conforter Brest comme Campus Mondial de la Mer.

Le CPER permet ainsi de conforter la compétitivité des filières telles que l’usine agro- alimentaire du futur, la recherche et le développement pour la filière laitière, et la sécurité alimentaire. Mais aussi les TIC, la photonique ou la réalité virtuelle augmentée, elles aussi parties prenantes des 34 plans industriels nationaux.

Un dernier mot sur la recherche pour souligner que le rapprochement des établissements des régions Bretagne et Pays de la Loire sera favorisé par le soutien apporté à plusieurs projets La troisième priorité, c’est la transition écologique et énergétique.

L’enjeu, c’est bien évidemment de préserver le patrimoine et les ressources naturelles incomparables de la Bretagne. Les filières émergentes seront soutenues, notamment dans le domaine de l’économie circulaire, de l’efficacité énergétique des bâtiments, ou encore de la valorisation des ressources naturelles terrestres et marines.

La transition énergétique, c’est aussi imaginer de nouvelles méthodes pour faire avancer la recherche - développement. A ce titre, je souhaite dire l’importance que j’accorde à la dynamique engagée autour de France énergie marine, créée à Brest en mars 2012.

France énergie marine doit rester au cœur de cette dynamique, afin de valoriser au mieux les 34 millions d’euros attribués. Pour cela, elle signera une convention avec l’Agence nationale de la recherche devenant ainsi l’institut de référence, au niveau national, dans le domaine des Tout un écosystème est en train de se constituer autour de cette démarche. Il réunit des acteurs solides – comme la DCNS, dont je visiterai le site tout à l’heure – mais aussi des nouveaux entrants tels que l’entreprise SABELLA. Les avancées sont déjà là, comme à Saint-Brieuc, ou vont se produire : le port de Brest adaptera ainsi ses équipements pour le développement de la filière des énergies marines renouvelables.

Conforter l’avenir maritime de la Bretagne, c’est aussi le sens du transfert du siège social d’IFREMER de Paris à Brest. Jean-Marc Ayrault l’avait annoncé le 13 décembre 2013. Je le dis très clairement : je confirme naturellement cette décision.

Elle va être concrétisée par une convention opérationnelle de transfert entre l’Etat, IFREMER, les collectivités territoriales. L’établissement demeurera un établissement national et son contrat d’objectifs sera mis en œuvre. Il concerne en particulier les orientations scientifiques et la capacité de recherche. Le choix des personnels concernés sera respecté, dans le cadre du dialogue entre leurs représentants et la direction d’Ifremer La convention de transfert devra m’être soumise avant la fin du premier trimestre 2015.

En tout, pour les six prochaines années, les subventions publiques en Bretagne dépasseront 3 milliards d’euros. Le CPER mobilisera 1 milliard à parité entre l’Etat et la Région. S’y ajouteront pour l’Etat, hors Cper, 1 milliard d’euros. L’Union européenne s’engagera enfin à hauteur de 1 milliard. L’ampleur de cette mobilisation, c’est aussi le fruit du temps d’avance que la Bretagne – et ses responsables publics – ont su prendre à l’occasion de la crise. La Bretagne a su saisir cette opportunité pour rebondir, identifier ses fragilités mais aussi ses atouts, pour penser elle-même son avenir, en nouant un dialogue approfondi avec l’Etat. De cette crise qui a créé tant de souffrances, la Bretagne a su tirer une force incroyable.

Mais toute action a besoin d’un cadre, qui doit savoir lui aussi évoluer, s’adapter.

La réforme territoriale

Mesdames, messieurs,

En trente ans notre pays a changé, s’est transformé. Et pour lui donner tous les moyens de préparer son avenir, nous avons engagé un grand mouvement de réforme de notre organisation territoriale. Votre territoire y participe pleinement.

Brest, deviendra ainsi, au 1er janvier, une métropole. Celle-ci prolongera tout naturellement le processus d’intégration intercommunale entamé de longue date. La Bretagne est d’ailleurs exemplaire dans ce domaine : l’intercommunalité s’est nourrie de la tradition de solidarité qui existe entre les bretons.

Avec Rennes, et Brest, la Bretagne comptera donc deux métropoles, mais aussi un réseau équilibré de villes influentes, et des Conseils généraux, Cher Claudy Lebreton, jouant pleinement leur rôle de proximité.

C’est ce fameux « B 16 », mis en place, il y a dix ans, à l’initiative de Jean-Yves Le Drian. Ici, vous avez toujours su innover, expérimenter, proposer. C’est dans cette instance de gouvernance – qui réunit des élus de sensibilités diverses – que vous prenez ensemble, de manière collégiale, toutes les décisions structurantes pour l’avenir de votre région. C’est le cas pour le projet Bretagne à grande vitesse ou pour votre plan numérique très haut débit.

L’exemple breton est ainsi devenu une référence nationale.

La loi sur l’organisation des régions a été adoptée, comme vous le savez, hier par l’Assemblée Cependant, cette loi marque bien plus une étape que la fin d’une histoire. Je veux le dire clairement : elle ne doit pas décourager les initiatives visant à mieux reconnaitre les diversités de votre région, ou celles pour bâtir des modèles innovants d'action publique.

La réforme territoriale, c’est en effet une invitation à une meilleure prise en compte des spécificités des territoires qui font la France.

Ces mots, je n’en doute pas, résonnent particulièrement en Bretagne. Et j’ai souhaité que son action puisse être confortée dans quatre domaines.

 Tout d’abord, la culture. La ministre de la Culture et de la Communication, Fleur Pellerin, a signé, le 5 décembre, avec le Président du Conseil régional, une convention spécifique. Elle a créé le conseil des collectivités pour la culture en Bretagne (CCCB) et des guichets uniques pour les subventions déconcentrées dans les domaines du livre et du cinéma. Ces guichets préfigurent la délégation de gestion de l'Etat à la Région qui interviendra au premier trimestre 2015.

 Pour ce qui est de ce sujet important que sont les langues de Bretagne, la négociation d’une nouvelle convention spécifique devrait aboutir début 2015 ;

 La nouvelle convention avec l’Association des écoles Diwan vient d’être conclue avec le ministère de l’éducation nationale ;

 Enfin, la spécificité de la Bretagne en matière de gestion de l'eau sera prochainement reconnue par la loi. La région Bretagne pourra se voir confier, à sa demande, des missions d'animation et de concertation dans le domaine de la gestion et de la protection de la ressource en eau et des milieux aquatiques. Un amendement à la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République a ainsi été déposé par la sénatrice du Morbihan Odette Herviaux. Le Gouvernement soutient cette initiative qui s'inscrit pleinement dans l'objectif d'amélioration de la gouvernance de l'eau poursuivi par le Pacte pour la Bretagne.

La réussite de la réforme territoriale que porte Marylise Lebranchu avec force et courage, se jouera dans notre capacité à faire vivre les spécificités des régions ; dans notre capacité également à accompagner tous les territoires, et en particulier les plus Nombreuses sont les zones rurales, péri-urbaines où nos concitoyens doutent. Ils voient les services publics disparaître, les commerces fermer l’un après l’autre, l’emploi se faire de plus en plus rare, et les perspectives d’avenir de plus en plus incertaines. Le sentiment d’isolement, d’enclavement, d’abandon fait alors son chemin.

A cela, nous devons apporter des réponses. C’est pourquoi j’ai souhaité organiser les assises des ruralités.

Un atelier s’est d’ailleurs tenu dans les Côtes d’Armor. Je ne vais pas redire ici les 11 mesures d’urgence que nous avons prises à l’issue de ces assises. Je veux surtout insister sur une idée qui trouve tout son sens en Bretagne. Aucun territoire ne doit être privé de ses capacités de développement futur. Il faut donc adapter toutes les politiques publiques aux besoins des territoires ruraux, pour que chacun ait toutes les cartes en main. Je pense notamment au déploiement de la téléphonie mobile, à la lutte contre la désertification médicale, ou encore au développement de l’attractivité touristique.

Mesdames, messieurs,

La Bretagne l’a prouvé. Face aux difficultés, elle sait « jouer collectif ». Il n’y a pas les territoires ruraux contre les métropoles, le littoral contre le centre. Il y a une Région, qui veut s’appuyer sur ses atouts, ses habitants, son agriculture, sa pêche, son industrie, son tourisme.

Cette unité de la Bretagne, c’est votre force !

Cette Bretagne solidaire, qui réussit, qui investit, qui ose, qui innove, c’est aussi ce territoire qui exporte la « marque » Bretagne. Vous avez défini votre stratégie économique, monsieur le Président MASSIOT, par un mot breton : la « Glaz » économie. Elle regroupe le vert pour la force de la terre, le bleu pour les ressources de la mer et le gris de la matière grise bretonne... Ce n’est pas seulement un slogan, c’est la preuve que la Bretagne se réforme, qu’elle avance, qu’elle construit. Qu’elle se construit. Sans cesse.

Je n’ignore rien des difficultés des inquiétudes qui subsistent. La Bretagne sort progressivement de la crise. Mais son redémarrage doit être encouragé, pour connaitre à nouveau la prospérité. Le rôle de l’Etat, c’est d’être aux côtés des territoires qui souffrent comme de ceux qui avancent. C’est d’accompagner le développement du territoire, les initiatives, le travail et les entreprises. Le rôle de l’Etat, c’est d’assurer, partout et toujours, la cohésion et la solidarité. La solidarité que j’ai constatée à l’occasion de mes déplacements, il y a un an après Noël, quelques heures après les inondations qui ont frappées la Bretagne.

C’est donc le rôle de l’Etat, d’agir aux côtés de tous les acteurs locaux. Rien ne se fera sans eux. Rien ne se fera en Bretagne sans les Bretons, sans votre implication dans le dialogue, dans le respect, et dans le refus absolu de la violence d’où qu’elle vienne. Je connais votre attachement à l’ordre républicain.

Car la première richesse de la Bretagne, ce sont bien sûr les Bretons eux-mêmes. Ce sont ceux qui souhaitent être bretons, et qui le disent, avec plaisir, avec fierté.

Etre français, dans notre République, c’est pouvoir revendiquer des cultures multiples. Il faut toujours relire Mona OZOUF pour comprendre les appartenances, les choix et les identités. Pour comprendre qu’être à la fois bretonne, française et républicaine ne s’oppose pas. Au La force de la France vient aussi de là, de la richesse de ses cultures. Et la Bretagne y contribue, massivement ! Quand 750 000 personnes assistent au festival inter-celtique de Lorient, quand les associations font vivre la langue et cet incroyable patrimoine, on se dit que la culture bretonne a bien plus qu’un passé, elle a un grand et bel avenir. Et quand on se déplace, partout en France ou dans le monde, où qu’on aille, ce drapeau blanc et noir – ce Gwenn ha Du – flotte fièrement.

Alors je crois qu’ensemble, réunis pour l’intérêt général, forts des moyens financiers que nous engageons, nous pouvons réussir, et nous pouvons regarder l’avenir de la Bretagne avec confiance

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jeudi 18 décembre 2014

Massaman Malien de 19 ans, champion d'athlétisme, menacé d'expulsion à Evry

Décrit comme un « élève modèle » par ses professeurs du lycée Baudelaire d'Evry (Essonne), le champion junior d'Ile-de-France de saut en longueur risque d'être expulsé au Mali, loin de sa mère installée à Corbeil-Essonnes.

Corbeil, le 12 décembre. Actuellement en 1re au lycée Baudelaire d’Evry, Massaman est un bon élève. Il a une moyenne de 14, mais pas de carte de séjour. Le délai pour quitter le territoire qui lui a été accordé arrive à son terme samedi.

« Eh, Massaman, tu restes jusqu'à la fin de l'année, hein ? » Dans les couloirs du lycée Baudelaire, à Evry, le jeune homme de 19 ans répond par un sourire à ses camarades. Pourtant, depuis un mois, « je me suis arrêté de vivre », confie ce champion d'athlétisme. Des nuits sans sommeil, 3 kg en moins, la boule au ventre.

Car d'ici à samedi, cet habitant de Corbeil en situation irrégulière devra avoir quitté la France. Sinon, il sera expulsé. Mais il espère beaucoup d'un rendez-vous, ce jeudi à la préfecture d'Evry, obtenu après une manifestation de lycéens venus le soutenir, lui ainsi qu'un autre élève, Mohamed, scolarisé à Savigny-sur-Orge (Essonne).

Massaman est arrivé officiellement à Corbeil le 21 août 2012. Il vivait auparavant à Bamako, au Mali, où il est né en 1995. A la mort de son père en 1998, sa mère refusant de se remarier avec son beau-frère, comme c'est l'usage dans certaines familles, a confié ses deux enfants à la grand-mère et est partie en France, où elle a refait sa vie. Sa demande de regroupement familial est rejetée, mais ses aînés finissent par la rejoindre à Corbeil. Massaman se remet à niveau au lycée Perret d'Evry pendant un an, puis est orienté à Baudelaire.

«Ma vie, c'est le lycée et la maison»

Actuellement en 1re, il brandit une moyenne de 14. « J'ai envie de réussir, insiste-t-il. Ma vie, c'est le lycée et la maison. » Il ne veut pas laisser sa maman, qui souffre d'un pied, travailler trop longtemps. Elle est aujourd'hui engagée dans une association de solidarité, Générations Femmes. Massaman s'investit donc dans sa scolarité. « Je suis élu au conseil de la vie lycéenne et au conseil académique de la vie lycéenne », décrit-il. Il prépare également un spectacle de hip-hop pour la fin de l'année.

Quand le Malien n'est pas sur les bancs de l'école, il est sur les pistes d'athlétisme. Inscrit au club de Corbeil, il est champion junior d'Ile-de-France 2014 en saut en longueur. « J'aimerais en vivre », annonce-t-il. Mais il a été stoppé net dans sa course. Lorsqu'il a atteint sa majorité, Massaman a formulé une demande de carte de séjour d'un an. Refus. Et le 20 novembre, il recevait par courrier une obligation de quitter le territoire d'ici un mois. « Il est mentionné dedans que je n'ai pas trop d'attaches ici, que je n'ai ni femme ni enfants. Mais j'ai 19 ans ! rappelle-t-il. Je me suis investi à 120 % pour m'intégrer et réussir. Je comprends la loi, mais ça fait mal de se voir rejeté. »

« C'est la stupeur et l'incompréhension, réagit l'un de ses ex-enseignants, car il a sa famille ici et il réussit scolairement. » « C'est la première fois que je soutiens un élève comme ça, enchaîne Valérie Sagot, 48 ans, professeur de gestion vente au lycée Baudelaire. On ne peut pas accueillir tout le monde mais, honnêtement, là, ça manque d'humanité. C'est un élève modèle : il écoute, respecte les règles. Il est très bien intégré. Je crois en lui, mais s'il retourne dans son pays d'origine je m'inquiète pour son devenir. »

Lui s'inquiète surtout pour sa mère car « elle a été séparée plus de dix ans de ses enfants. Si on les éloigne encore d'elle, ça va la tuer ». Massaman n'a pas l'intention de faire sa valise. « Si je dois bouger, c'est parce qu'on m'aura expulsé », affirme-t-il. Et, les yeux baissés, de susurrer : « Je n'ai jamais été dans un tel contexte... J'ai peur de l'expulsion. Je ne préfère même pas imaginer. »

Ce que dit la loi

Depuis 2012, les jeunes majeurs doivent justifier de deux ans de présence en France, à la date de leur 18e anniversaire et d'un parcours scolaire assidu et sérieux pour prétendre à un titre de séjour.

Massaman peut répondre au second critère, mais pas au premier. Officieusement, il est arrivé en France en 2011, mais ne peut le prouver. La date de 2012 a donc été retenue, année où il a commencé un parcours scolaire. Or, à la rentrée 2012, il avait déjà 17 ans. La circulaire précise cependant que si le jeune « dispose de toute sa famille proche en France, en situation régulière » et à sa charge effective, les services de l'Etat peuvent lui donner ce titre de séjour, même s'il est arrivé en France après ses 16 ans.

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Ile de Gorée: L'émouvante maison des esclaves !

Eloi Coly, le Conservateur de la Maison des Esclaves de Gorée. Photo Réveil FM International

La Maison des esclaves a été inaugurée le 6 décembre 1990 par Madame Danielle Mitterrand et Madame Elisabeth Diouf. Photo Réveil FM International

Agé de 62 ans, Eloi Coly, le Conservateur de la Maison des Esclaves de Gorée, au Sénégal, Gestionnaire de l’île de Gorée a succédé au charismatique conservateur Boubacar Joseph Ndiaye décédé en 2009, au terme d’un compagnonnage de 24 ans. La Maison des Esclaves, Musée et Mémorial dédié à la Traite des noirs se trouve à l’île de Gorée, à 3,5km de Dakar, sur la cote Ouest Atlantique. Elle cristallise aujourd’hui toute la mémoire des traites nacrières. Du fait de sa position stratégique, propice au mouillage des navires, l’île de Gorée fut pendant longtemps au centre des rivalités entre les nations européennes qui se battaient pour son occupation : portugais, hollandais, français, anglais. Célèbre pour son histoire et son architecture particulière et ses « captiveries », Gorée est inscrite au Patrimoine Mondiale de l’UNESCO.

Réveil FM International: Quelle est la place de l’île de Gorée dans le monde ?

Eloi Coly: L’île de Gorée, avec ses captiveries ou la Maison des esclaves, fait partie intégrante de l'Histoire du monde, du fait de son histoire particulière liée à celle des grandes découvertes et, sans doute, à celle de la traite négrière, comme celle de la Colonisation. Aujourd'hui, c'est à Gorée, que célèbre le plus la réconciliation entre les peuples. Pour ces raisons, le peuple sénégalais a décidé d'offrir Gorée en partage aux autres nations du monde.

La porte de non retour ! Photo Réveil FM International

Grande cellule pour les récalcitrants. Photo Réveil FM International

Des chaines pour les esclaves. Photo Réveil FM International

Des chaines pour les esclaves. Photo Réveil FM International

Des chaines pour les esclaves. Photo Réveil FM International

Réveil FM International: Qu’est ce qui guide le choix de ceux qui viennent à Gorée.

Eloi Coly: Bien sûr ! Je disais tantôt que c'était l'Histoire du monde; tout le monde se sent alors interpellé. On a beau lu l'histoire du monde dans les livres, on l’a beau apprise dans les écoles, mais ça ne sera pas la même chose que de la vivre dans la situation dans laquelle les choses se sont déroulées. Je pense que c'est ce qui guide le choix de ceux qui viennent à Gorée.

Sans commentaires ! Réveil FM International

Roger Bongos-Afrique Rédaction en pleine interview avec Dr. Ahmed Rashid Beebeejaun, Vice-Premier ministre Mauricien. Réveil FM International

La maison des esclaves. Photo Réveil FM International

Réveil FM International: Que symbolise-t-elle la Maison des esclaves ?

Eloi Coly: La Maison des esclaves, tout comme l'île de Gorée aujourd’hui, sont le symbole de la fragilité des libertés. Les libertés sont fragiles. Donc, nous nous devons de faire en sorte de pouvoir les protéger. Personne ne doit, aujourd'hui, oublier ce qui s'est passé, parce que lorsqu’on interroge l'histoire, souvent cela évite la commission de nouveaux forfaits; des forfaits qui seraient semblables à ce que le monde aura ou aurait déjà vécu. Je pense, de ce point de vu, qu’il est important de maintenir ces lieux de mémoires, mais pas uniquement à Gorée, parce que la même chose pourrait se trouver partout ailleurs. D’ailleurs, aucune portion de l'Afrique n'avait eu à échapper aux exactions des esclavagistes, vue la durée et l'ampleur du déplacement des personnes. Tout cela, mis ensemble, nous oblige à conserver ces lieux de mémoires. Or, le lieu de mémoire n'existe que de par sa symbolique; si on lui ôte la symbolique, il deviendra un lieu quelconque. Voila pourquoi nous sommes convaincus que venir à Gorée c'est exactement comme si on allait à Cape Coast(Ghana), à ELMINA (Mecque) ou à Albreda(Gambie).

L'île de Gorée. Photo Réveil FM International

L'île de Gorée. Photo Réveil FM International

L'île de Gorée. Photo Réveil FM International

L'île de Gorée. Photo Réveil FM International

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mercredi 17 décembre 2014

Alias Joseph Kabila-Matata II: A l'aune de l'ouvrage de Freddy Mulongo "Au temps des effroyables imposteurs de la RDC"

"Au temps des effroyables imposteurs de la RDC" de Freddy Mulongo

Ubuesque et pathétique ! On se croirait dans une salle de cinéma à Bastille mais non, nous vivons la triste réalité sur la RTNC caporalisé au service d'un individu-imposteur. Faire de la communauté internationale le bouc émissaire de ses propres turpitudes, il fallait oser. Alias Joseph Kabila est-il ivre de ses 17 milliards de dollars américains planqués dans les îles vierges britanniques ? Ovni, catapulté à la tête de la République démocratique du Congo par la mafia internationale, alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati est-il soudain devenu un souverainiste, indépendantiste ? On croit rêver avec son discours à la Nation devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès au Palais du peuple le 15 décembre. Acculé de toute part de ne pas tripatouiller la Constitution pour se maintenir Ad vitam aeternam au pouvoir alors ses calamiteuses 13 ans au Congo. Il aurait été plus sage qu'il dise à la Nation congolaise, qu'il se mettait à la disposition de la justice pour son imposture, sa forfaiture et haute trahison. En déclarant qu'il n'acceptait pas "les injonctions de l'étranger" alors que ces sont les étrangers qui l'ont placé là pour mieux piller les ressources de la République démocratique du Congo, alias Joseph Kabila a pris goût au pouvoir et il n'est pas prêt à partir à la fin de son mandat en 2016. Sera-t-il battu comme Wade au Sénégal ? Va-t-il être chassé comme Blaise Compaoré au Burkina Faso ? Se prépare-t-il a être capturé par les Congolais eux-mêmes ?

"Au temps des effroyables imposteurs de la RDC" de Freddy Mulongo

N'est-ce pas une énième imposture que de déclarer:"Nous sommes les descendants de Kimpa Vita, de Simon Kimbangu, de Joseph Kasa-Vubu, d’Antoine Gizenga, de Patrice Lumumba et de Laurent Désiré Kabila. Nous sommes ce peuple tellement jaloux de son indépendance conquise de haute lutte et de liberté démocratique obtenue parfois au prix de sang", seul un congolais peut clamer une telle déclaration. Alias Joseph Kabila doit d'abord prouver qu'il est le fils de M'zée Laurent-Désiré Kabila, assassiné en 2001. Kimpa Vita n'a jamais trahi le Congo, elle s'est battue contre les explorateurs portugais. Elle a fini martyre sur un bûcher. Simon Kimbangu pour avoir prêcher la vérité sur la colonisation, les coloniaux belges l'ont enfermé jusqu'à sa mort. Il est plus long prisonnier politico-religieux du continent. Joseph Kasa-Vubu n'avait jamais pillé l'Etat congolais, il restituait le surplus de ses frais des mission. Patrice Emery Lumumba a été diabolisé par les colons belges avant d'organiser son assassinat et de lui arracher les dents gardées comme trophées en Belgique. Alias Joseph kabila ne connait pas l'histoire du Congo. Si M'zée Laurent-Désiré Kabila était vraiment son père, pourquoi le procès de son assassinat n'a jamais eu lieu ? Alias Joseph Kabila a fait entrer la soldatesque rwandaise au Congo pour massacrer les populations civiles congolaises. Alias Joseph Kabila a invité Paul Kagamé, le Pol-Pot de Mille collines pour assister au défilé du cinquantenaire de notre indépendance sur le boulevard triomphal le 30 juin 2010, indépendance acquise par nos aïeux dans la lutte et le sang, le 30 juin 1960 ! Alias Joseph Kabila est un imposteur et traître à la nation congolaise !

"Au des effroyables imposteurs de la RDC" de Freddy Mulongo

Après quatorze mois d'attente, pour continuer à distraire les congolais, l'imposteur qui trône abusivement sur le Congo nomme Matata II et ses 47 voleurs-ventripotents !

Il y aurait beaucoup à dire sur le gouvernement éléphantesque de Matata Ponyo II constitué des apparatchiks, mammouths, dinosaures, spinosaures, criminels économiques, bandits de grand chemin...Au fait on l'impression Matata II, ce sont des "Angwalima, Bouddha, Balados, des criminels qui sont nommés non pas pour servir la République mais pour qu'ils se servent de la fonction ministre pour se remplir les poches en récompenses au service rendu à l'incapacitaire de Kingakati qui dirige le Congo par défi. Partout ailleurs, les ministres sont nommés avec des critères de moralité bien précises dans un gouvernement pour servir la nation, pas par récompense pour qu'ils se remplissent les poches.

"Au des effroyables imposteurs de la RDC" de Freddy Mulongo

Dans le gouvernement Matata II, il y aurait beaucoup à dire: Nous nous limitons aujourd'hui à un sulfureux individu de ce gouvernement de conspiration contre le Congo.

1. Evariste Boshab: Nous apprenons que le fameux pseudo-professeur autoproclamé constitutionnaliste s'est agenouillé devant alias Joseph Kabila pour que l'imposteur le nomme Vice-Premier ministre intérieur et sécurité. Qu'il ait fait du tapage sur sa nomination à Kinshasa et à Mbuji-Mayi, quelle connerie. Mais comment peut-on nommer comme premier flic au Congo, un mafieux comme Evariste Boshab ? Souvenons-nous, dans la nuit du 1er au 2 janvier 2012 ! Sur le boulevard du 30 Juin, revenant d’une boite de nuit de la capitale congolaise, vers 6 heures locales du matin ce lundi 2 janvier 2012, Yann Boshab ivre mort roulant à vive allure et au delà de la vitesse limitée sur le boulevard du 30 juin, le fils d’Evariste Boshab secrétaire général du PPRD, parti politique d'alias Joseph Kabila, au volant d’une Jeep Navigator noire aux vitres fumées a perdu le contrôle de son véhicule. Ivre mort le chauffard Yann Boshab a heurté de plein fouet un taxi. Il a tué 5 personnes et a renversé 3 personnes blessées grièvement. Les corps ont été abandonnés sur le lieu de l'accident. Les militaires présents ont sécurisé le fils à papa. Aucun constat de l’accident n’a été fait. Pour empêcher toute enquête, le Navigator noir, véhicule de l’infraction, a été remorqué jusqu'ause trouve au camp Lufungula chez le Général Kanyama, populairement surnommé « esprit de mort » ! Le soir même du lundi 2 janvier 2012, Yann Boshab, le fils à papa mafieux a été soustrait de la justice congolaise. Accompagné par des militaires armés jusqu'aux dents en bas de la passerelle de l'avion de la compagnie aérienne belge SN Brussels, Yann Boshab s'est envolé pour la Belgique, laissant derrière lui huit cadavres car les trois blessés grièvement mourront par la suite.

Evariste Boshab, ministre de l'intérieur et sécurité, on croit rêver. Etre ministre de l'intérieur, c'est avoir l'obligation des résultats dans la sécurisation des biens, citoyens et territoire. Comment peut-on un seul instant avoir l'assurance qu'Evariste Boshab va sécuriser qui que ce soit ? Le premier flic dans le gouvernement Matata II, Evariste Boshab est connu pour plusieurs dossiers mafieux dont celui de 32 millions de Société Nationale d'Electricité (SNEL) payés par le Congo-Brazzaville. Président de l'Assemblée nationale, c'est Evariste Boshab qui a corrompu les députés, 25 000 $ américains à chaque godillot pour tripatouiller la Constitution, réduire de deux à un tour l'élection présidentielle de novembre 2011. Alors que la République démocratique du Congo a plus de 70 millions d'habitants, le Sénégal qui est moins peuplé vote à deux tours leur président de la République. Evariste Boshab avait reçu la promesse de son incapacitaire de raïs qu'il serait nommé Premier ministre. Ce qui n'avait pas été fait. Dans son passage à vide, il a pondu un livre "Entre révision de la constitution et l’inanition de la nation" en juin 2013, comme un appel de pied à alias Joseph Kabila qui ne rêve que du tripatouillage de la Constitution pour un troisième mandat, alors que les treize ans passés à la tête du Congo sont calamiteux. Evariste Boshab est ministre de l'intérieur d'alias Joseph Kabila pour l'aider à mieux couillonner les congolais avec les élections de 2016. Nul ne sait si vraiment alias Joseph Kabila parviendra à ses fins: tripatouiller la Constitution et se maintenir par la force.

"Au temps des effroyables imposteurs de la RDC" de Freddy Mulongo

Que le MLC de Jean-Pierre Bemba soit un parti politique des traites à la Nation, cela est connu des tous. Les Antoine Ghonda, Olivier Kamitatu, François Mwamba Tshiyimbi, Alexis Tambwe Mwamba, José Endundu...des politicailleurs mobutistes débauchés, versatiles , girouettes politiques et changeurs de casaque patentés. Des mangeristes-mangercrates insatiables. Que peut-on attendre de tels individus ? Depuis la féroce dictature mobutienne, ils sont là qu'ont-ils apporté à la République ? Rien, sinon un enrichissement personnel. Il est faux de croire que seuls des magouilleurs mobutistes sont à même d'être nommés ministres. Sans eux , pas de salut ! Ce dernier ne peut en aucun cas provenir de cette racaille politique ! Que le criminel rwandais Eugène Sérufuli soit nommé ministre de Matata Ponyo, voilà qui en dit longtemps de la mainmise de Paul Kagamé, le Pol-Pot de Mille Collines sur la RDC.

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mardi 16 décembre 2014

Palais de l'Elysée: François Hollande a inauguré le sapin de Noël sous la pluie

C’est sous la pluie, mais avec le sourire, que François Hollande, a inauguré, vendredi soir dernier, le traditionnel sapin de Noël de l’Elysée, entouré d’enfants. Après le décompte de coutume, le président français a donc appuyé sur le bouton allumant les décorations, une tâche habituellement réservée à la Première dame, mais néanmoins applaudie par les petits invités enthousiastes. Le sapin, un Nordmann de 24 ans, mesurant 11 mètres et pesant près de deux tonnes, a été transporté d’Auxerre au pied du Grand Palais en péniche, une première. Avant d’atterrir dans la cour d'honneur de l'Elysée, l’arbre avait été inspecté par une équipe de démineurs et leur chien sur le quai. Il a ensuite fallu deux jours, plus de deux kilomètres de guirlandes et quatre mille boules et autres objets pour le décorer.

François Hollande et les enfants issus de l'immigration à l'Elysée

François Hollande et les enfants issus de l'immigration à l'Elysée

François Hollande et les enfants issus de l'immigration à l'Elysée

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Ces immigrés qui font la France

François Hollande a inauguré lundi 15 décembre le Musée de l’histoire de l’immigration, issu de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration créée en 2007 à Paris et dont le conseil d’orientation est présidé par l’historien Benjamin Stora.

Ces immigrés qui ont fait la France

Le chef de l’État a prononcé un discours rendant hommage aux apports de l’immigration, au modèle d’intégration français, à l’histoire de son peuplement et à la diversité.

« La Croix » a , de son côté, donné la parole à ces immigrés qui font la France.

Boniface Kokoh, professeur à l’université de Poitiers

« Le plus dur, ça a été la température de – 5 °C un matin d’hiver… ».

À 28 ans, Boniface Kokoh, diplômé de l’ENS d’Abidjan (Côte d’Ivoire), débarque pour la première fois à Paris. On est en septembre 1986. Quand il était encore à Abidjan, des coopérants venus de Paris et Grenoble lui ont donné goût à l’électrochimie. C’est décidé, il ira étudier en France, à l’université de Poitiers (Vienne). Là, il retrouve des étudiants togolais, congolais, ivoiriens… « Plein de choses ont joué en faveur de mon intégration : la solidarité des autres étudiants africains, ma participation au club de football, ma rencontre avec une Guadeloupéenne, étudiante en anglais, qui allait devenir ma femme… Le plus dur, ça a été la température de – 5 °C un matin d’hiver… »

Brillant thésard, Boniface Kokoh développe une méthode innovante pour fabriquer un additif alimentaire. Un travail repéré par le sucrier Beghin-Say, qui lui propose un confortable contrat de recherche. L’université lui offre un poste de post-doctorant, puis de maître de conférences de chimie organique. « Très vite, j’ai pris des responsabilités au sein de l’université en devenant directeur de l’école doctorale », se souvient-il aujourd’hui, à 51 ans.

Français depuis 1990, le professeur n’a « jamais pensé partir ailleurs, même si récemment on m’a proposé un poste au Brésil ». Aujourd’hui, marié et père de deux grandes filles, il s’attache à accueillir des thésards africains dans son laboratoire. Il passera Noël à Abidjan, en famille. Avec émotion mais sans regret. « Franchement, depuis 28 ans que je vis en France, je n’ai jamais senti de racisme à mon égard. »

Xuening Geng, avocate d’affaires

« Ma vie, je l’ai faite ici »

Enfant, Xuening Geng aimait Jules Verne et ses contes fantastiques. Aussi lorsqu’en 2000, cette étudiante de 20 ans en première année d’informatique à l’université de Shanxi y découvre la possibilité d’étudier à l’étranger, elle choisit l’Hexagone pour « découvrir le pays » de son écrivain favori.

Après un an et demi dans un centre linguistique de Besançon, cette fille d’un père policier et d’une mère comptable entame des études de droit à Aix-en-Provence où elle obtient un mastère en droit des affaires. En 2010, son père lui demande de rentrer en Chine pour s’y marier. Xuening Geng refuse : « J’avais rencontré un garçon et mes diplômes français n’étaient pas reconnus là-bas, j’aurais dû tout recommencer alors que ma double connaissance, de la culture chinoise et du système juridique français, avait de la valeur », affirme la jeune femme diplômée en droit comparé franco-chinois.

Lorsqu’en 2009, le groupe chinois Weichan Power reprend les moteurs Baudoin, le cabinet juridique aixois où elle se forme en alternance gère l’opération. Sa connaissance de la culture chinoise sera déterminante. « Les investisseurs chinois en France ont besoin de professionnels sur place pour les conseiller. Or, je suis la seule juriste chinoise dans le sud », souligne Xuening Cheng, installée à Marseille.

En juillet 2013, elle a fondé son association de soutien aux affaires franco-chinoises : consultations et informations juridiques pour les commerçants, accueil de délégations d’entreprises chinoises… Chaque été, elle retourne en Chine où elle se « sent française » : « Je ne reconnais plus la ville où j’ai grandi », affirme la jeune femme, désormais « attachée » à l’Hexagone : « Ma vie, je l’ai faite ici ».

Fahim Mohammad, champion d’échecs

« Je me sens presque plus français que bangladais »

Il partage sa vie entre le collège – il est en troisième – et sa passion des échecs. Fahim Mohammad, 14 ans, vit comme n’importe quel adolescent de son âge. Fuyant le Bangladesh, il est arrivé en France à 8 ans avec son père, laissant derrière lui sa mère, une grande sœur et un petit frère.

Pendant trois ans et demi, ils ont vécu sans papiers, ballottés de foyers en hôtels dans l’attente d’obtenir l’asile. Mais Fahim est un surdoué des échecs qui, à 11 ans, devient champion de France des moins de 12 ans. Grâce à cette victoire le petit prodige, licencié au club de Créteil qui l’a pris sous son aile, devrait pouvoir participer à des compétitions internationales, mais sa situation l’en empêche. François Fillon, alors premier ministre, alerté à la radio par une auditrice, fait obtenir en 2012 à Fahim et son père une autorisation de séjour.

La délivrance, enfin. « Je n’en veux à personne mais je n’ai rien oublié, assure Fahim. Je remercie encore tous ceux qui nous ont aidés. Même si j’ai vécu des moments très durs, j’ai trouvé la sécurité dans ce pays. Je me sens parfaitement intégré et presque plus français que bangladais désormais. »

Fahim souhaite maintenant obtenir la nationalité française. Il porte déjà avec fierté les couleurs tricolores lors des tournois internationaux d’échecs. Il a raconté son parcours dans un livre, Le Roi clandestin (Éd. Les Arènes). Adulte, il aimerait travailler dans le secteur bancaire. « Je ne demande pas beaucoup, simplement vivre et travailler. Et dans les périodes difficiles, je saurai qu’il faut toujours s’accrocher. »

Sibylle Klumpp, pasteure à Avignon

« Tous les étrangers ne sont pas égaux en France »

Jamais Sibylle Klumpp, 47 ans, n’aurait imaginé venir s’installer en France. Il y a vingt ans, lorsque cette pasteure arrive d’Allemagne pour habiter à Paris, c’est d’abord pour suivre son mari, rencontré durant leurs études communes de théologie protestante. Dans la capitale française, elle entame ses études pratiques de pasteur, puis le couple déménage à Mulhouse avant de s’installer à Avignon avec ses deux enfants en 2004.

Jamais, au cours de ces vingt ans, elle n’a ressenti la moindre hostilité à son égard. Les remarques quotidiennes sur son accent ou les clichés sur les « Allemands rigides » ont fini par la faire sourire. Mais, depuis plusieurs mois, elle s’inquiète de la « banalisation des discours stigmatisant les étrangers, d’où qu’ils viennent ». Une atmosphère qu’elle ne ressentait pas il y a vingt ans. « En ce moment, être favorable au dialogue revient quasiment à tenir un discours militant. » « J’ai conscience d’être une étrangère privilégiée, reconnaît-elle. Non seulement parce que j’ai fait des études et que j’ai trouvé tout de suite du travail, mais aussi parce que je suis originaire d’Europe. Il est clair que tous les étrangers ne sont pas égaux en France. »

Il y a deux ans, frappée par la lecture d’un livre d’Amin Maalouf, Les Identités meurtrières, cette « Européenne convaincue » a finalement demandé la nationalité française, sans pour autant abandonner l’allemande. « Aujourd’hui, notre société a besoin de voir qu’il est possible de porter en soi deux identités. »

Nadia Bellaoui, présidente du « Mouvement associatif »

« La France m’a apporté des libertés »

C’est à l’âge de 16 ans que Nadia Bellaoui est arrivée à Strasbourg, après avoir grandi à Marrakech. Née d’un père marocain et d’une mère alsacienne, elle a pu, à 18 ans, choisir sa nationalité. Elle a opté pour la française, en hommage à un pays qu’elle juge émancipateur à bien des égards. « Lorsque je suis arrivée, j’ai fait du théâtre, je me suis investie dans les associations de mon campus, dans la politique. Ces libertés que le Maroc m’interdisait, la France me les a autorisées. »

Le goût de l’engagement a été décisif dans la carrière de l’actuelle présidente du « Mouvement associatif », qui représente près de 600 000 associations dans le pays. « Lorsque j’étais étudiante en droit public, on parlait de la jeunesse comme d’une ‘‘génération bof’’, un peu apathique et consumériste. En fait, son engagement n’était pas visible, car il était éclaté dans des organisations sans lien les unes avec les autres », se souvient-elle. C’est pourquoi, en 1996, elle et ses camarades fondent Animafac, aujourd’hui l’une des plus grosses organisations étudiantes. En 2006, poursuivant sur sa lancée, Nadia Bellaoui prend la tête de la Ligue de l’enseignement, puis celle du « Mouvement associatif » en 2012.

Aujourd’hui, elle se fixe pour objectif de soutenir les structures issues des quartiers populaires, où vivent de nombreux immigrés. « Souvent, nos responsables politiques ont peur qu’en développant ce type d’engagement, on fasse le lit du communautarisme, mais c’est tout le contraire. S’investir dans une association est un vecteur d’ordre : on doit se frotter à l’administration, rendre des comptes… Et pour un étranger sans droit de vote, c’est pratiquement la seule manière de participer à la citoyenneté. »

Méziane Azaïche, directeur du Cabaret Sauvage (Paris)

« J’ai compris qu’il fallait rester soi-même et saisir sa chance »

La France n’était pas son premier choix. Né en 1955 en Kabylie, Méziane Azaïche s’installe d’abord en Allemagne à la fin des années 1970. Mais l’expérience tourne court. La barrière de la langue… Ce sera Paris, la Ville lumière et ses spectacles ! Du moins c’est ce qu’il imagine, encore bercé par les récits que les villageois émigrés faisaient lorsqu’ils revenaient au pays. La réalité est plus contrastée : « Les débuts ont été très durs. J’avais l’impression de ne pas avoir la combinaison pour ouvrir le coffre. »

Jusqu’à ce jour où il assiste à la vente aux enchères d’un bistrot de son quartier, dans le 20e arrondissement. Faute d’acheteur, Méziane Azaïche l’emporte pour 33 000 francs (5 000 €) grâce au prêt d’un ami. Il a 25 ans. « J’ai compris qu’il fallait rester soi-même et saisir sa chance. » Il fait du bistrot un lieu comme il les aime, convivial et, surtout, musical ; puis crée l’association Culture, produit des musiciens dans des cafés, se lie avec les artistes.

En 1997, il fonde le Cabaret sauvage dans le parc de la Villette, qu’il dirige depuis. Il y défend une programmation éclectique, sous le signe du dialogue entre les générations et les cultures. À l’image d’une de ses créations,Barbès Café,récit en chansons de l’immigration maghrébine en France. « Je voulais parler du passé sans haine et rendre hommage aux artistes immigrés qui ont diffusé la musique d’Afrique du Nord en France. Ça riait dans la salle, ça pleurait, jeunes et moins jeunes, Français et Algériens… » À 59 ans, ce père de cinq enfants fait enfin sa demande de naturalisation, pour des raisons « pratiques » plus que symboliques. Français, il l’est depuis longtemps.

Repères : Les immigrés en France

• Selon la définition des Nations unies, considérant comme immigrée « une personne née dans un autre pays que celui où elle réside », il y avait 7,2 millions d’immigrés en France en 2010.

• La France, pays d’immigration relativement ancien, compterait par ailleurs environ 7 millions de descendants directs d’immigrés, selon l’Insee.

• 42,5 % des immigrés (2,3 millions) sont originaires d’un pays d’Afrique – 30 % en provenance du Maghreb, 13 % d’Afrique subsaharienne. Deux sur trois sont des ressortissants d’anciennes colonies françaises.

• 33,9 % sont originaires de pays de l’Union européenne. Les Italiens, Espagnols et Portugais ont peu à peu laissé la place aux Britanniques, notamment, et aux ressortissants d’Europe de l’Est.

• 23,6 % des immigrés viennent du reste du monde. La France compte notamment entre 500 000 et 600 000 immigrés chinois.

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lundi 15 décembre 2014

Face aux "peurs", Hollande vante l'apport de l'immigration à la République

Le président de la République François Hollande inaugure le Musée de l'histoire de l'immigration, aux portes de Paris, le 15 décembre 2014

Pour son premier grand discours sur l'immigration deux ans et demi après son élection, François Hollande a fustigé lundi ceux qui agitent la peur d'une "dislocation" de la France ou des accords de Schengen pour vanter au contraire l'apport des immigrés à la République.

Sept ans après son ouverture, le chef de l’État inaugurait à Paris le Musée de l'histoire de l'immigration qui, victime d'un destin mouvementé, n'avait jamais encore été officiellement inauguré.

Devant un parterre de plusieurs centaines de personnes, François Hollande a dénoncé dans un discours d'une cinquantaine de minutes un "sentiment de dépossession, entretenu avec malice sinon avec malignité". Un Français sur quatre est issu de l'immigration, a-t-il relevé, soulignant sa volonté de "rappeler aux Français d'où ils viennent, quelles sont les valeurs qu'ils portent comme citoyens français et où nous voulons aller ensemble".

François Hollande a ainsi exhorté à ne pas laisser "la place vide pour des discours qui instrumentalisent la peur de la dissolution, de la dislocation, de la disparition" entretenus par ceux "qui rêvent d'une France en petit, une France en dépit, une France en repli, bref une France qui ne serait plus la France".

"Nous devons lutter contre ces thèses au nom de la France (...), pour une France à la hauteur de son histoire et capable de porter un grand projet, un destin", a-t-il martelé.

Le chef de l’État s'est de nouveau déclaré "favorable" au droit de vote des étrangers. Mais "rien ne peut se faire sans une révision de la Constitution, ce qui suppose une majorité des 3/5e" au Parlement, a-t-il rappelé, soulignant que cela supposait "un accord entre les forces républicaines".

"A elles de prendre leurs responsabilités", a-t-il lancé.

Il s'est aussi implicitement opposé à Nicolas Sarkozy, sans prononcer son nom, jugeant qu'il fallait "défendre" le principe des accords de Schengen qui autorisent la libre circulation des citoyens au sein de l'Union européenne plutôt que de les "faire éclater".

"Faire éclater Schengen? Ce serait reculer, rétablir les frontières pays par pays", a fait valoir François Hollande, jugeant au contraire que ces accords avaient "permis à tous les pays d'Europe de s'organiser pour contrôler l'immigration".

Combat contre "les vents mauvais"

Le président s'est également élevé contre "la peur sciemment installée d'une religion, l'islam, qui, d'une façon inacceptable, est présentée par certains comme incompatible avec la République".

"Le fait nouveau, ce sont des vents mauvais qui soufflent de plus en plus, pas seulement en France, mais partout en Europe", a-t-il déploré, estimant qu'il fallait "une fois encore reprendre le combat".

Dans "la lutte contre le racisme et l'antisémitisme" érigée en "grande cause nationale", la France "ne peut tolérer qu'un citoyen soit agressé pour sa religion, sa couleur de peau, ses origines", a-t-il souligné, avertissant que "rien ne doit être passé sous silence, rien ne doit rester impuni, rien ne doit être toléré".

François Hollande, selon son entourage, savait son "discours très attendu sur un sujet hautement sensible, complexe, et important".

L'UMP Brice Hortefeux avait d'ailleurs donné le ton d'inévitables polémiques dès lundi matin, reprochant à l'exécutif socialiste d'accepter "l'augmentation du nombre d'étrangers venant chaque année dans notre pays".

"Au lieu d'inaugurer un musée de l'immigration, François Hollande devrait lutter contre l'immigration qui est un problème monumental, économique, social et culturel", a renchéri le numéro 2 du FN, Florian Philippot, sur France Inter.

Mais pour l'historien Benjamin Stora, président du Conseil d'orientation du musée et qui passe pour avoir l'oreille du président, il était "temps (...) de regarder cette histoire en face".

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François Hollande au musée de l'immigration: il s'en prend à ceux qui voient "la France en petit"

Lundi 15 décembre 2014, François Hollande inaugure le musée de l'immigration

POLITIQUE - Il s'est bien gardé de prononcer les noms de ses rivaux. Mais en filigrane, c'est bien une critique des discours de Nicolas Sarkozy et de Marine Le Pen que François Hollande a faite en inaugurant, sept ans après son ouverture, le musée national de l'histoire de l'immigration.

Le président de la République qui a vanté les mérites de l'immigration dans l'histoire de la République a aussi fustigé "les discours qui instrumentalisent la peur de la dislocation de la France". Dans son viseur, notamment, Eric Zemmour dont le livre "Le Suicide français" est devenu un best-seller. "Une France en petit, une France en dépit, une France en repli, ne serait plus la France", a-t-il lancé.

Le président s'est également élevé contre "la peur sciemment installée d'une religion, l'islam, qui, d'une façon inacceptable, est présentée par certains comme incompatible avec la République." "Le fait nouveau, ce sont des vents mauvais qui soufflent de plus en plus, pas seulement en France, mais partout en Europe", a-t-il déploré, estimant qu'il fallait "une fois encore reprendre le combat".

Hollande personnellement favorable au droit de vote des étrangers

C'est pourquoi, il n'est pas question pour lui de tirer un trait sur l'espace Schengen, "notre frontière pour l'Europe". "On voudrait faire éclater Schengen ! C'est facile (mais) ce serait reculer, rétablir les frontières pays par pays", a estimé François Hollande a estimé François Hollande en référence à son prédécesseur. Il appelle plutôt "à défendre" cet espace qui a "permis à tous les pays d'Europe de s'organiser pour contrôler l'immigration".

Pour le reste, comme l'Elysée l'avait laissé entendre, François Hollande n'a pas fait d'annonce d'envergure au cours de cette allocution. Rien de nouveau notamment sur la question du droit de vote des étrangers aux élections locales. Alors qu'une majorité de Français est désormais défavorable au projet qui existe déjà pour les Européens, le chef de l'Etat a dit qu'il était personnellement pour cette ouverture.

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Burkina Faso: Le gouvernement suspend le parti de l'ex-président Compaoré

Blaise Compaoré après 27 ans de règne sanguinaire, l'assassin de Thomas Sankara et Norbert Zongo commence à être traqué, avant sa doute sa capture !

En République démocratique du Congo, ceux qui narguent impunément le peuple doivent regarder ce qui se passe au Burkina Faso. Au Congo, il n'y aura pas de révolution pardon avec des imposteurs criminels. Le gouvernement intérimaire du Burkina Faso a annoncé lundi la suspension, pour "activité incompatible avec la loi", du parti de l'ex-président Blaise Compaoré, chassé par la rue fin octobre après 27 ans de règne.

Il s'agit d'une des mesures les plus fortes prises par les autorités de transition, qui ont affiché leur volonté de tourner la page des années Compaoré, et ont aussi annoncé la suspension d'un autre parti et d'une grande association favorables à l'ancien régime.

"Le parti dénommé Congrès pour la démocratie et le progrès est suspendu pour activité incompatible avec la loi", a annoncé Auguste Denise Barry, le ministre de l'Administration territoriale et de la sécurité, dans un arrêté communiqué à la presse.

Le CDP constituait le bras politique de l'ancien régime. Il a remporté toutes les élections depuis sa création en 1996, et disposait à lui seul de la majorité absolue à l'Assemblée nationale depuis les législatives de 2007.

Le ministère de l'Administration territoriale (l'équivalent du ministère de l'Intérieur) a également suspendu l'ADF/RDA (Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique), la troisième force politique du pays.

"Ces partis continuaient à se réunir. Ils menaient des activités qui pouvaient amener à des troubles plus graves", a justifié un cadre du ministère.

Mais la mesure, qui ne vise qu'à "éviter des troubles", est "conservatoire", a-t-il insisté. "Ce n'est pas une dissolution."

L'ADF/RDA, ancienne formation d'opposition, avait rejoint la majorité en 2005. Ce parti a été particulièrement décrié pour avoir soutenu le CDP lors du débat sur la révision de la Constitution burkinabè, qui a précipité la chute de l'ancien président.

Le CDP n'a pas réagi dans l'immédiat à la décision de suspension, mais l'ADF/RDA a dit en "prendre acte".

"On a demandé à tous les militants de suspendre toutes les activités politiques en province et à Ouagadougou", a indiqué Diao Koné, premier vice-président de l'ADF/RDA. Une telle mesure, selon la loi, ne devrait pas excéder "trois mois", a-t-il assuré.

Le ministère de l'Administration territoriale a aussi annoncé la suspension de la Fédération associative pour la paix et le progrès avec Blaise Compaoré (Fedap-BC), qui était le fer de lance du pouvoir Compaoré au sein de la société civile.

Blaise Compaoré a été renversé le 31 octobre, pour avoir voulu modifier la Loi fondamentale afin de se maintenir au pouvoir dans ce pays pauvre du Sahel, qu'il dirigeait depuis un putsch en 1987.

Le siège du CDP à Ouagadougou avait été incendié le 30 octobre durant l'insurrection populaire qui a balayé le régime. Le chef du parti, Assimi Kouanda, avait été interpellé, puis relâché.

Les autorités de transition, en place jusqu'à des élections présidentielle et législatives prévues en novembre 2015, ont multiplié les signaux pour marquer une rupture avec l'ancien régime.

Les conseils municipaux et régionaux, dans lesquels CDP et ADF/RDA étaient majoritaires, ont été dissous mi-novembre.

Dans le domaine économique, des mesures ont été prises à l'encontre du clan Compaoré, dont la gestion "patrimoniale" du Burkina Faso était vilipendée par la société civile et l'opposition d'alors.

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Gambie: Lettre ouverte à Yahya Jammeh "Justice pour Deyda Hydara"

​Christophe Deloire, Secrétaire général de Reporters sans frontières

Dix années ont passé depuis que Deyda Hydara, correspondant pour Reporters sans frontières et l’Agence France Presse, a été lâchement assassiné alors qu’il sortait des locaux The Point, journal indépendant qu’il avait cofondé. Dix années sans que ses assassins ne soient traduits en justice, ni même identifiés. Quelques jours avant sa mort, le journaliste gambien avait eu le courage de critiquer un projet de loi liberticide pour la presse que le régime du président Yahya Jammeh s’apprêtait à instaurer.

Monsieur Yahya Jammeh

Président de la République de Gambie

State House

Banjul,Gambie

Paris, 12 décembre 2014

Monsieur le Président,

A l’aube du dixième anniversaire de la mort de Deyda Hydara, éminent journaliste gambien, correspondant de Reporters sans frontières et de l’Agence France Presse, lâchement assassiné le 16 décembre 2004, je vous écris pour vous enjoindre à mettre un terme à dix longues années d’impunité.

Le 10 juin 2014, la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a déclaré la République de Gambie coupable d’avoir violé les provisions contenues dans la Charte africain des droits de l’homme et des peuples ainsi que dans le Traité révisé de la CEDEAO, deux textes auxquels la Gambie est partie.

La cour reconnaît plus avant que l’Etat gambien a manqué à ses obligations en ne menant pas d’enquête rigoureuse sur l’assassinat du journaliste Deyda Hydara. Plus encore, elle reconnaît votre gouvernement coupable d’avoir contribué aux conditions de sa mort en tolérant et en favorisant un climat d’impunité dans le pays.

Plusieurs pays de la communauté internationale se sont ensuite exprimés demandant l’application du jugement de la Cour et la mise sur pied d’une mission d’enquête des Nations Unies. Bien que la délégation gambienne a répondu favorablement en déclarant qu’une investigation des Nations Unies serait la bienvenue sur le territoire gambien, à ce jour les enquêteurs des Nations unies qui tentent de se rendre en Gambie se sont vu refouler.

"Quiconque souhaite vivre en paix et en liberté devra travailler dur, faire preuve d’une grande discipline et de tolérance envers autrui" Ceci n’est pas un parabole, monsieur le Président, c’est une de vos citations.

Nous vous demandons aujourd’hui de mettre en œuvre vos paroles et de faire preuve de discipline dans le respect de vos obligations internationales. L’enquête sur le meurtre atroce de Deyda Hydara doit être réouverte afin que l’impunité et l’arbitraire cessent d’être les modes de fonctionnement du gouvernement gambien. Justice doit être rendue aux proches de Deyda Hydara.

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