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Réveil FM International

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

mardi 31 mars 2015

Google: Des hackers ont piraté le compte gmail de Freddy Mulongo

Cela n'arrive pas que chez les autres. Les hackers sont là, et ils font des dégâts. Cela fait fait quatre jours que le compte: freddy.mulongo@gmail.com est bloqué. Tous les messages qui parviennent avec cette adresse sont nulles et ne nous engagent en rien. Nous ne sommes pas à Ouagadougou ou dans les Maldives, nous ne sommes pas dans le besoin. Fort heureusement des amis nous aiment et veillent! Alors que je participais sereinement au briefing des Nations Unies à Genève, mon tel n'a pas cessé de sonner m'alertant du piratage de mon adresse: freddy.mulongo@gmail.com! Heureusement, par prudence nous ne mettons jamais tous nos œufs dans un seul panier . Vous pouvez nous écrire sereinement à ce mail: freddy.mulongo@reveil-fm.com

Genève, mardi 31 mars 2015, Freddy Mulongo dans la salle de presse I au Palais des Nations. Photo Réveil FM International

Genève, mardi 31 mars 2015, le briefing des journalistes à l'ONU dans la salle de presse III au Palais des Nations. Photo Réveil FM International

Genève, mardi 31 mars 2015, le briefing des journalistes à l'ONU dans la salle de presse III au Palais des Nations. Photo Réveil FM International

Genève, mardi 31 mars 2015, le briefing des journalistes à l'ONU dans la salle de presse III au Palais des Nations. Photo Réveil FM International

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lundi 30 mars 2015

Zurich: Messe d'action de grâce pour les jeunes congolais assassinés les 19, 20 et 21 janvier dernier à Kinshasa

Zurich, des congolais à la sortie de la messe d'action de grâce

Après avoir reçu Martin Fayulu, acteur politique de terrain pour mieux s'enquérir de la situation de la République démocratique du Congo, après les tueries de Kinshasa orchestrées par le régime, les congolais de Zurich ont organisé le samedi 21 mars 2015, une messe d'action de grâce à la paroisse francophone, en mémoire de la cinquantaine de jeunes congolais assassinés par le régime tortionnaire de Kinshasa, pour la simple raison qu'ils réfutaient le énième tripatouillage constitutionnelle afin de permettre alias Joseph Kabila de briguer un troisième mandat présidentiel de cinq ans. 14 ans déjà, depuis que l'imposteur a usurpé le trône du Congo et dirige par défi avec sa bande des mafieux, la RDC est un enfer sur la terre des hommes, le Congo est une calamité avec l'incapacitaire de Kingakati. Après avoir envoyé ses mercenaires pour massacrer des jeunes congolais revendicatifs, pas un mot de ce gouvernement tortionnaire, pas des messages de condoléances aux familles éplorées, pas de drapeau en berne pour dire que ce sont des Congolais qui sont morts pas des animaux. Le comble est qu'on a vu à la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), Evariste Boshab, le ministre de l'Intérieur d'alias Joseph Kabila se pavaner auprès des commerçants chinois leur rassurant le soutien du gouvernement illégitime et mafieux. Pire, pendant deux mois, Thomas Luhaka, politicailleur-mangercrate et ancien lieutenant de Jean-Pierre Bemba du MLC, qui a tourné sa casaque pour aller à la mangeoire des Joséphistes, a coupé l'internet aux Congolais, dans ce pays qui a pour appellation "démocratique".

Les Congolais de Zurich sont très actifs. Ils ont un parlement sur lequel flotte le drapeau congolais où chaque compatriote s'y exprime librement, ils organisent des manifestations pour le Congo, souvent avec les autres communautés des indignés de Zurich...Jean-Claude Kalala Muayika et ses membres de l'ACOZ (Association Congolaise de Zurich)sont engagés pour l'instauration de la démocratie et l'Etat de droit en République démocratique du Congo. L'information en notre possession, les Congolais de Zurich sont les seuls en Europe d'avoir organisé une messe d'action de grâce pour les jeunes congolais tués par des balles des mercenaires engagés par alias Joseph Kabila.

Le prêtre Didier Boillat, curé de la paroisse francophone de Zurich et responsable des Dominicains en Suisse

Achille Ibula, Bruno, Jean Claude Kalala et Bienvenu Silulundi

Zurich, une communauté congolaise unie

A Zurich, la communauté congolaise continue de s'interroger pourquoi la visite de Martin Fayulu dont Nas 4TV de Lausanne a eu l'exclusivité des images n'est toujours mis à la disposition de la diaspora congolaise ? S'agit-elle d'une insidieuse censure ou d'un problème technique qui empêche à Nas 4 TV la diffusion de la visite de Martin Fayulu ? Censurer Martin Fayulu, c'est ipso facto jouer le jeu du régime d'occupation qui sévit à Kinshasa et qui ne souhaite pas que les informations alternatives soient diffusées, alors que le régime a pris les médias en otage, en commençant par les médias publiques qui sont transformés en médias étatiques: la voix de son maître. La liberté d'expression est le thermomètre de la démocratie dans un pays. Lausanne, c'est en Suisse qui est un pays démocratique. On peut ou ne pas aimer Martin Fayulu qui est un acteur politique de terrain, lorsqu'on réclame l'exclusivité d'un événement c'est pour le mettre à la disposition de tous les publics. C'est comparable à un travail de pool dans le jargon journaliste. Un média filme et distribue à tous les médias les images prises. En attendant que Nas 4 TV diffuse les images de Martin Fayulu qui traînent dans ses tiroirs et armoires, Réveil FM International met à votre disposition quelques photos prises ce jour-là. A Réveil FM International, nous sommes très ancrés sur les principes de la liberté d'expression. Museler Martin Fayulu équivaut à couper l'internet aux Congolais ! C'est de la rétention de l'information !

Zurich, 3 mars 2015, Jean-Claude Kalala et Martin Fayulu lors de la minute de silence pour les assassinés de Kinshasa

3 mars 2015, Martin Fayulu avec des congolais de Zurich

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dimanche 29 mars 2015

Paris III et IV arrondissements: Giuseppe Belvedere, l'infatigable ami des pigeons de Beaubourg !

Paris-Beaubourg, Giuseppe Belvedere et ses amis pigeons. Photo Réveil FM International

Il est 16h hier samedi 28 mars 2015, lorsque Guiseppe Belvedere apparaît avec ses deux caddies à la place Beaubourg, tout de suite il a été envahi par ses amis: les pigeons ! Le parvis s'est métamorphosé en un tapis d'oiseaux survoltés. Ce monsieur est devenu une institution du quartier et surtout, Paris sans pigeons n'est plus Paris!» Depuis dix ans, Guiseppe Belvedere fait trois tournées par jour pour que les pigeons, eux aussi, aient une chance de manger. A Beaubourg, il est appliqué à insérer à même le bec une boulette de brioche «meilleure que le pain blanc».

Paris-Beaubourg, Giuseppe Belvedere et ses amis pigeons. Photo Réveil FM International

Depuis des années, ce marginal déguenillé soigne et nourrit des dizaines et des dizaines d'oiseaux sur le parvis du Centre Pompidou. Une attention qui amuse les touristes mais exaspère riverains et élus.

Giuseppe Belvedere vit dans sa voiture. Stationnée dans le quartier de Beaubourg, la vieille Mercedes est son seul toit. Auparavant, cet ancien chef comptable de 70 ans occupait un logement social. Mais en 2011, la mairie de Paris a estimé qu'il ne l'utilisait pas comme « un bon père de famille », et l'a expulsé. Un motif pour le moins surprenant...

Giuseppe Belvedere et ses amis pigeons. Photo Réveil FM International

Paris-Beaubourg, des pigeons amis de Giuseppe Belvedere. Photo Réveil FM International

Paris-Beaubourg, des pigeons amis de Giuseppe Belvedere. Photo Réveil FM International

Mais les raisons officieuses de cette expulsion auraient plus vraisemblablement un lien avec son amour des animaux. En effet, Giuseppe nourrissait et soignait depuis des années les oiseaux les plus détestés de la capitale : les pigeons. Un passe-temps à priori très mal accepté par les habitants de son quartier, qui n'ont pas hésité à manifester leur hostilité envers le vieil homme et ses pratiques.

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Rétro: Valls, les autres photos de la Pologne

Le 12 mars dernier, le Premier ministre Manuel Valls avait visité le siège d’Orange Polska, et y avait rencontré quelques patrons de start-up.

La voiture officielle du Premier ministre français à Varsovie. Photo Réveil FM International

Manuel Valls à la sortie du siège d’Orange Polska. Photo Réveil FM International

Manuel Valls à la sortie du siège d’Orange Polska. Photo Réveil FM International

Manuel Valls à la sortie du siège d’Orange Polska. Photo Réveil FM International

Manuel Valls à la sortie du siège d’Orange Polska. Photo Réveil FM International

Le 11 mars dernier, après la visite du Centre européen de Solidarnosc, le cortège du Premier ministre Valls s'ébranle jusqu'à l'aéroport militaire d Gdansk:

Le Falcon du Premier ministre Manuel Valls a l'aéroport militaire de Gdansk. Photo Réveil FM International

Le Falcon du Premier ministre Manuel Valls a l'aéroport militaire de Gdansk. Photo Réveil FM International

Le Falcon du Premier ministre Manuel Valls a l'aéroport militaire de Gdansk. Photo Réveil FM International

Le Falcon du Premier ministre Manuel Valls a l'aéroport militaire de Gdansk. Photo Réveil FM International

Le Falcon du Premier ministre Manuel Valls a l'aéroport militaire de Gdansk. Photo Réveil FM International

Le Falcon du Premier ministre Manuel Valls a l'aéroport militaire de Gdansk. Photo Réveil FM International

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vendredi 27 mars 2015

Souvenirs: Valls-Piechocinski au Forum économique franco-polonaise à Varsovie

Le jeudi 12 mars dernier, Manuel Valls avait invité à un petit-déjeuner des chefs d’entreprises françaises implantées en Pologne, puis il avait animé avec M. Janusz Piechociński, vice-Premier ministre et ministre de l’économie, un Forum économique au Palais Prymasowski.

Manuel Valls au forum franco-polonaise à Varsovie. Photo Réveil FM International

Au forum économique franco-polonaise M. Valls a rencontré M. Piechocinski, Vice Premier ministre polonais au cours d’un forum économique, l’occasion d’évoquer deux domaines stratégiques pour lesquels la France souhaite s’allier à la Pologne afin de "mettre en commun nos savoir-faire" : l’énergie et la défense. Dans la perspective de la Conférence de Paris sur le climat à la fin de l’année 2015, le Premier Ministre a rappelé combien la transition énergétique, question difficile pour un pays en plein développement, est aujourd’hui une nécessité qu’il faut envisager comme un investissement durable et non comme une contrainte, mentionnant les technologies nucléaires comme "projet d’avenir".

Janusz Piechociński, vice-Premier ministre et ministre de l’économie. Photo Réveil FM International

Manuel Valls au forum franco-polonaise à Varsovie. Photo Réveil FM International

Pour le secteur de la défense, M. Valls souhaite un "rapprochement stratégique de nos deux pays" selon une démarche de partenariat. Le ministre a félicité l’attractivité du marché polonais sur lequel les entreprises françaises sont très présentes et génèrent chaque année un chiffre d’affaire de 30 milliards d’euros. A l’inverse, il a déploré la faible implantation des firmes polonaises en France : moins de 300 millions d’euros générés annuellement par une cinquantaine de sociétés. Interrogé sur les menaces que représente en Europe l’agression russe à l’est de l’Ukraine, le Premier ministre se dit confiant : l’Union européenne depuis sa création a toujours été un espace de paix, de sécurité et une puissance économique indiscutables, appelant du moins à la vigilance car "la paix n’est pas acquise une fois pour toute".

Manuel Valls et Janusz Piechociński au forum franco-polonaise à Varsovie. Photo Réveil FM International

Manuel Valls et Janusz Piechociński au forum franco-polonaise à Varsovie. Photo Réveil FM International

Il insiste sur le fait que le projet européen doit retrouver de l’élan et mieux répondre aux attentes des sociétés dans le domaine de la croissance économique, de l’emploi et de la solidarité, pour le préserver du populisme. Concernant les relations franco-russes, M. Valls souhaite "sortir d’une logique de guerre", ne cherchant donc pas à couper les relations diplomatiques avec la Russie. Néanmoins, la vente des Mistrals est toujours suspendue tant que la situation à l’est de l’Ukraine n’est pas stabilisée et les conditions des accords de Minsk respectées.

Le forum franco-polonaise à Varsovie. Photo Réveil FM International

Le forum franco-polonaise à Varsovie. Photo Réveil FM International Le forum s’est terminé par la signature d’accords de coopération en matière de défense et de recherches nucléaires. Le Premier ministre s’est ensuite entretenu avec Mme Kopacz, rencontre à l’issue de laquelle a été signé un mémoire d’entente entre le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) et ses contreparties polonaises : le NCBJ (Centre National de Recherche Nucléaire), l’IChTJ (Institut de Chimie Nucléaire et de Technologie) et le CLOR (Laboratoire Central de Protection Radiologique). Cet accord réaffirme le soutien du CEA à la création d’un centre d’excellence polonais dans le domaine du nucléaire de fission et souligne l’importance d’une action commune en faveur d’un soutien européen à ce projet. Pour terminer sa visite diplomatique, M. Valls a rencontré le Président Komorowski au Palais présidentiel du Belvédère.

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Souvenirs: Manuel Valls et la communauté française à Varsovie

Varsovie 11 mars 2015, le pupitre de Matignon à l'ambassade de France. Photo Réveil FM International

11 mars 2015, une réception a été organisée à l’Ambassade de France de Varsovie, le Premier ministre Manuel Valls s’était adressé à la communauté française expatriée, rappelant le dynamisme de cette dernière, notamment visible au travers des 1.000 entreprises implantées sur le territoire polonais. Manuel Valls avait également évoqué les attentats du 11 janvier à Paris et remercié les compatriotes français pour leur soutien manifesté depuis la Pologne en réaction à la barbarie.

Varsovie, 11 mars 2015, Manuel Valls s'exprimant à la communauté française. Photo Réveil FM International

Pierre Buhler, ambassadeur de France en Pologne, Manuel Valls, Premier ministre et Harlem Désir, , Secrétaire d'État aux Affaires européennes. Photo Réveil FM International

Manuel Valls et Harlem Désir chantant la Marseillaise. Photo Réveil FM International

La communauté française à Varsovie. Photo Réveil FM International

La communauté française à Varsovie. Photo Réveil FM International

Selfie avec Manuel Valls. Photo Réveil FM International

Selfie avec Manuel Valls. Photo Réveil FM International

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jeudi 26 mars 2015

Paris-Bercy: Hakima El Haite "De nombreux pays du Sud ne seront pas prêts pour la COP 21" !

Paris-Bercy, le ministère de l’Économie et des Finances. Photo Réveil FM International

Paris-Bercy, le Centre de conférences Pierre Mendès France. Photo Réveil FM International

Alors que se profile la 21e conférence Climat à Paris en décembre 2015, destinée à apporter un accord universel sur la problématique du climat, les bailleurs internationaux reconnaissent la nécessité d’accompagner les pays en développement et émergents dans la prise en compte de l’enjeu climatique dans leurs politiques publiques. Expertise France, agence française d’assistance technique internationale et dernier-né des opérateurs de l’action extérieure de la France, prend en charge la Facilité Climat confiée par l’Agence France Développement (AFD) pour aider les pays en développement à formuler leurs besoins et contributions en vue de la COP 21. Le 24 mars 2015, Expertise France organisait à Paris-Bercy, salle Pierre Mendes France, un colloque "Coopérer pour répondre au défi climatique".

Paris-Bercy, le Centre de conférences Pierre Mendès France. Photo Réveil FM International

Paris-Bercy, les participants au Centre de conférences Pierre Mendès France. Photo Réveil FM International Présente à cette manifestation et interrogée par econostrum.info, Hakima El Haite, ministre déléguée auprès du ministre marocain de l’Énergie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, chargée de l’Environnement, demeure pessimiste sur l'état de préparation des pays du sud à la COP 21. Le Maroc abritera la COP 22 en 2016.

Hakima El Haite, ministre marocaine chargée de l'Environnement. Photo Réveil FM International

L’Afrique et les pays du sud de la Méditerranée sont-ils prêts pour la 21e conférence Climat qui se tiendra à Paris en décembre 2015 (COP 21) ?

Hakima El Haite : C’est la première fois que les pays africains participent aux négociations sur le climat. Lors des précédentes conférences, seuls les pays industrialisés responsables des émissions de gaz à effet de serre (GES) devaient apporter une contribution et s’engager au niveau de leurs émissions et au niveau financier. Mais le dernier rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a alarmé le monde. On considère aujourd’hui que non seulement les pays industrialisés doivent diminuer leur taux d’émission de 80%, mais aussi que les pays peu émetteurs doivent diminuer de 20% leurs émissions. Sans cela, nous ne réussirons pas à maintenir la hausse de la température moyenne du globe en dessous de 2°C.

Il ne s'agit plus d'un clivage entre pays industrialisés et non industrialisés, cela devient un enjeu de préservation de l’espèce humaine et de la biodiversité. Les enjeux sont tels que les négociations ont pris un autre tournant. Tout le monde doit contribuer et aller vers un nouveau modèle de développement sobre en carbone. C’est une trajectoire que le Maroc a empruntée voici plusieurs années déjà, car nous avons été confrontés à des sécheresses récurrentes, à des problèmes d’eau dès les années 60.

Les pays africains, peu émetteurs, doivent aller vers des technologies sobres en carbone. Ils en sont conscients. Mais c’est bien beau de dessiner des modèles smart et sobre en carbone, encore faut-il avoir les capacités de les implanter, de les mettre en œuvre, de les pérenniser. Or, nous n’avons pas cette capacité en Afrique. De nombreux pays africains ne seront pas prêts à remettre leurs contributions (à la réduction des émissions de gaz à effet de serre au titre de l’accord de 2015) en juin. J’espère qu’une grande partie le sera en octobre. Mais il va falloir un transfert de technologies, une assistance technique des pays industrialisés pour aider les pays émergents et en développement à y voir plus clair, à mettre en place leur politique climat. Il faut aider les pays du Sud à avoir de la visibilité sur le plan institutionnel, juridique, au niveau de la gouvernance et sur le plan stratégique.

Hakima El Haite, ministre marocaine chargée de l'Environnement. Photo Réveil FM International

Les panélistes du premier table ronde "Le climat: un enjeu de coopération transverse aux politiques publiques"

Les panélistes du premier table ronde "Le climat: un enjeu de coopération transverse aux politiques publiques"

Coopération Nord-Sud ou Sud-Sud : quelles sont les politiques mises en œuvre par le Maroc pour intégrer l’enjeu climatique ?

Hakima El Haite : Grâce à la coopération avec nos partenaires du Nord, notamment la France, l’Espagne et l’Allemagne, nous avons pu développer une certaine expertise. Sachant que le Maroc a initié des politiques sectorielles durables dès les années 2000, comme le Plan Maroc Vert, la politique de l’Eau, la politique Energétique. Nous n’avons pas attendu que l’on nous demande des contributions. Le Maroc a inscrit sa vision du développement durable dans la Constitution, dans la législation nationale, au niveau réglementaire. Nous avons lancé et réglementé des filières durables, notamment dans le secteur de la biomasse et des déchets, une filière des huiles usagées.

Aujourd’hui, nous avons capitalisé une expérience que nous déclinons désormais en Afrique dans le cadre de notre politique de coopération Sud-Sud. Nous croyons dans le développement de partenariats triangulaires, entre pays industrialisés et pays africains qui détiennent un savoir-faire local. Concrètement, le Maroc a créé un Centre de compétences climatiques, qui commence à assister certains pays africains, notamment le Burundi et le Cameroun. Nous sommes également présents en Côte d’Ivoire sur un biotope tout à fait exceptionnel, en train de répliquer l’expérience de l’aménagement de la lagune de Marchica. Le Maroc intervient aussi dans la gestion des déchets et l’assainissement liquide au Sénégal et en Mauritanie. Nous avons signé une convention sur l’environnement avec l’Egypte.

Paris-Bercy, le ministère de l’Économie et des Finances. Photo Réveil FM International

Il existe des besoins dans les pays du Sud qui ne sont pas forcément des besoins européens. Dans le domaine agricole par exemple, nous avons déposé, auprès de l’Union pour la Méditerranée (UpM), un projet pour le financement du pompage solaire. Ce projet de pompage solaire agricole devrait concerner près d’un million d’agriculteurs marocains, disposant d’exploitations de très petite taille, inférieures à cinq hectares. Si nous considérons ce projet à l’échelle nationale, cela représente l’équivalent d’une station solaire de 500 mégawatts, comme celle de Ouarzazate. C’est énorme. L’intégration de l’informel au niveau des filières de déchets répond aussi à un besoin des pays du Sud. Nous l’avons au Maroc. C’est quelque chose qui n’existe pas en France.

Il existe une logique de coopération propre aux pays du pourtour méditerranéen ?

Hakima El Haite : Absolument. J’étais d’ailleurs à Barcelone ces derniers jours pour m’entretenir avec le secrétaire général de l’UpM, Fathallah Sijilmassi. Nous souhaitons aller vers une politique plus globale, plus intégrée, pour mieux représenter le pourtour méditerranéen. Car, à la différence du groupe africain ou du Groupe des 77, l’UpM est la seule institution qui comprend les pays du Nord et du Sud. C’est la seule plateforme de débat et de concertation hétérogène. Cela faciliterait les négociations.

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mercredi 25 mars 2015

L'Harmattan-Livres: L'Afrique est-elle démocratisable ? Constitution, sécurité et bonne gouvernance

Martin Kuengienda: L'Afrique est-elle démocratisable ? Constitution, sécurité et bonne gouvernance

L'Afrique n'a pas besoin des hommes forts mais plutôt des institutions fortes pour promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance. Aujourd'hui, c'est la modification des constitutions qui ravage l'Afrique avec deux tendances distinctes : la conservation coûte que coûte du pouvoir ou la démocratisation. Le respect des institutions et la bonne gouvernance doivent contribuer à l'amélioration des conditions de vie, des cadres sociaux et économiques et de la lutte contre la pauvreté.

La Cour pénale internationale à l'épreuve de la répression en Afrique de Issaka Dangnossi

Quelles analyses peut-on faire de la fréquence des interventions de la CPI en Afrique ? Pourquoi tous les suspects sont-ils des ressortissants du continent africain, même si cet état de fait repose sur des bases juridiques conformes au droit international. La politique du bureau du procureur de la CPI est-elle dictée par les rapports de force politico-militaires qui se présentent sur le terrain ? Quelles alternatives s'offrent à la CPI et aux Etats africains ? Le châtiment judiciaire est-il la seule voie de lutte contre l'impunité ?

Le discours de La Baule 20 juin 1990 de Issoufou Konaté

Lors de la 16e Conférence au sommet des chefs d'État de France et d'Afrique de La Baule le 20 juin 1990, François Mitterrand a demandé aux chefs d'État africains d'instaurer la démocratie comme système de gouvernance. En bons élèves, ils ne se sont pas posé la question de savoir si la pression pour aller à la démocratie n'était pas une thérapie de plus. L'auteur appelle donc ici à repenser les différentes "thérapies" jusque-là connues et imposées de l'extérieur, n'ayant pas porté de vrais fruits.

Le pagne africain et sa symbolique de Dieudonné Mukundila Kembo

Ce livre explore la manière dont le signe de la femme est utilisé dans les illustrations des pagnes africains. Il montre le caractère sexué du pagne en relation avec les fonctions sociales de la femme, lesquelles contribuent à la structuration de la société. L'objet n'est pas seulement artistique, il est culturel et social et se trouve à la fondation des croyances, des institutions, des structures sociales. Il cesse d'être uniquement un vêtement et devient un lieu de savoir et de culture, un reflet de la société africaine.

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Kingakati: Kyungu wa Ku Mwanza à André Kimbuta: "Au Katanga, on ne vend pas ni ne fume du chanvre" !

Notre compatriote Jean-Luc Kienge, nous livre une information croustillante des Apparatchiks et Mammouths Joséphistes qui se sont empoignés à Kingakati. Il est quand même navrant et désopilant que les uns et les autres se traitent de traîtres alors qu'ils le sont tous à l'égard du peuple congolais et de la République démocratique du Congo. Une classe politique des situationnistes, opportunistes, courtisans, ventripotents et mangercrates qui puent la corruption. Des hommes sans convictions, sans dignité, qui adorent et courbent l'échine devant sans appris qu'ils appellent "Raïs", "autorité morale" un imposeur qui fait tout pour demeurer sur le trône du Congo malgré ses calamités.

Alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati. Photo Réveil FM International, archives

Pagaille, coup de poing, insultes et fiasco à la réunion de la MP à Kingakati. Une source proche de la présidence vient de nous informer que la réunion qui a eu lieu à Kingakati a tournée au vinaigre, à peine commencée.

Sport favori des habitués de Kingakati: fraude électorale, 2006, 2011...

Elle nous informe aussi que les gouverneurs Marcelin Cishambo et André Kimbuta ont commencé à insulter les présidents des partis politiques de la Majorité Présidentielle en les traitant de tout, entre autres traîtres, ingrats etc…

Ceci s’est aggravé au point ou plusieurs se sont même donnés des coups de poing. Nous y reviendrons avec plus de détails mais, notre source nous a aussi informée que la réunion s’est terminée en queue de poisson.

Notre source nous signalé que le grand absent remarquable de cette réunion était Moise Katumbi, gouverneur du Katanga. Il est temps que Joseph Kabila dissoudre sa « Majorité Présidentielle » et crée une nouvelle.

Voici la chronologie des insultes de la réunion du 22 mars 2015 à Kingakati chez Kabila:

Kimbuta s’adresse à Kyungu : « Toi et Moise Katumbi, vous êtes des traîtres ».

Kyungu insulte Kimbuta : « Mavi ya mama yako. »

Et il continue en disant: « Au Katanga, on ne vend pas et on ne fume pas du chanvre ».

Kimbuta à Kyungu : » Si tu commences à m’insulter, alors moi, je quitte la réunion » Il s’en va mais il est pourchassé par Kyungu qui continue à l’insulter.

Les autres calment Kyungu et le ramènent à sa table.

Le député Shadai (celui qui dit être un homme influent de la famille présidentielle et cousin de « maman Sifa ») dit à Kyungu: « Vous êtes des traîtres, vous les Katangais » Kyungu dit à Shadai : « Qui a tué Mulele? Qui a tué Katumba Mwanke? ».

Mwando Simba tape le poig sur la table au risque de la casser et dit : « Vous les gens qui entourez Kabila maintenant (Maniema), vous commencez a exagérer… ».

Kyungu exige à Shadai, après l’intervention de Mwando Simba, de retirer ses paroles.

Shadai s’excuse en disant à Kyungu : « Je sais combien le Katanga te tient à coeur, je retire mes paroles ».

Kyungu à Shadai en swahili : « Mantsho iriona birima ayezi kushutuka mabonde (Traduction : Les yeux qui ont vu les montagnes ne peut être impressionnés par les vallées).

En vérité, je vous le dis, ce que vous avez amassé et vu chez Joseph Kabila n’est rien comparé à ce que moi, j'ai vu et amassé chez Mobutu Sese Seko. Joseph Kabila, c’est RIEN comparé à Mobutu. Mobutu, c’est 50 fois PLUS que Kabila. Si pour vous, Kingakati est le paradis, je vous informe que ce n’est rien comparé aux maisons de Mobutu ».

Sur ce, Cishambo se fache et dit à Kyungu : « Vous risquez la mort ».

Kyungu dit : « Je m’en fou et je n’ai peur de rien, de personne ni de la prison car j’ai tout connu ».

Aubin Minaku essaie de calmer la situation. Kyungu se calme et s’assied.

Et, quelques instants après, Muyej prend la parole et s’adresse à Kyungu : « Toi et Moise, vous avez détruit la stratégie du chef (Kabila) sur la loi électorale. Notre stratégie était le glissement mais vous avez tout gâché. »

Mwando récupère la situation en disant : « C’était donc votre stratégie? pour nour créer des problèmes avec le peuple ? ».

Aubin Minaku intervient et refuse de reconnaitre la phrase de Muyej et dit : « Le chef (Kabila) ne veut plus jamais entendre parler de cette loi électorale ou du glissement parceque ça peut pécipiter son départ, au risque d’être tué si ils continuaient avec ce discours de glissement ».

Muyej à Kyungu : « Je suis pour le découpage du Katanga » !

Kyungu à Muyej : « Vous pouvez couper le Katanga même 50 fois ou 1000 fois mais, après la fin de votre régime, le premier décret présidentiel qui sera signé par le nouveau président du Congo sera la réunification du Katanga ».

Lumanu veut intervenir dans le sujet entre Kyungu et Muyej. Kyungu lui répond : « De quoi te mêles-tu? » !

Et c’est à ce moment que Felix Kabange veut intervenir dans le débat sur le découpage du Katanga avec un penchant vers Muyej, Kyungu le regarde et lui dit : « Toi, tu viens de quel coin? »

Kyungu se fache et s’en va. Felix Kanbange le poursuit et s’excuse de l’avoir froissé et dit qu’il y était obligé pour des raisons politiques, d’appuyer Muyej mais, qu’intérieurement, il est contre le découpage.

Cishambo prend la parole et commence à insulter Kyungu et traite les politiciens du Katanga, ceux qui ont rédigés la fameuse lettre et les autres ministres présents, de traitrise.

Finalement, Mwando se lève d’un air menaçant et dit à Cishambo : « Vous commencez à exagérer! ».

Il a fallu l’intervention de plusieurs personnes pour les calmer vu que les coups de poing s’annonçaient au rendez-vous car la tension était montée et il (Mwando) a décidé aussi de partir.

A noter que pendant toutes ces insultes et bagarres entre les membres de la MP, Joseph Kabila était déjà parti.

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Pourquoi la Suisse va restituer 380 millions du dictateur Sani Abacha au Nigéria, pourquoi l'argent volé de Mobutu (ex-Zaïre) a été donné à Nzanga Mobutu ?

Dictateur et pillard, personne n'a jamais su la vraie fortune de Mobutu Sese Seko en Suisse et ailleurs

Apôtre de "Yiba Ndabo tika Ndabo", celui qui dirigea la République démocratique du Congo, ex-Zaïre de 1965 à 1997 fut vilipendé pour sa mégalomanie, le chaos sécuritaire des dix dernières années, la corruption, l’asphyxie économique, la police politique, les disparitions, l’agonie d’un pays saigné à blanc..Deal des mafieux ! Pourquoi la Suisse va resituer 380 millions du dictateur Sani Abacha au Nigeria, pourquoi l'argent de la République démocratique du Congo (ex-Zaïre) volé par le dictateur Mobutu Sese Seko, a été remis à François-Joseph Nzanga Mobutu ? Dire que la République démocratique du Congo tend la main à la communauté internationale pour organiser ses élections. Pourquoi la fortune de Mobutu n'est jamais allée dans une cagnotte électorale ? En Suisse, les autorités helvétiques sont taiseuses, Réveil FM International et Afrique Continent, nous nous sommes rabattu aux avocats pour avoir une réponse à une question qui a taraudé notre esprit depuis l'annonce en grande pompe de cette information de restitution au pays de Goodluck Jonathan.

La Suisse va restituer 380 millions du dictateur Sani Abacha au Nigéria

L'un des avocats qui a requis l’anonymat, nous a éclairé. Une fois la fortune d'un dictateur bloquée en Suisse, la justice étant lente. Les démarches judiciaires peuvent prendre plusieurs années. La fortune cachée en Suisse par Mobutu Sese Seko, maréchal déchu de l'ex-Zaïre, s’élevait à 5 millions de francs suisses, selon la Commission fédérale des banques suisses (CFB). La CFB dit avoir enquêté auprès de 406 banques helvétiques suite à la décision prise le 17 mai 1997 par le Conseil fédéral suisse de bloquer les avoirs du maréchal. Pour la restitution, la Suisse pose toujours la question au pays lésé pour savoir à qui irait la fortune trouvée: au pays ou à la famille du dictateur. En ce qui concerne la fortune de Mobutu, c'est Joseph Kabila qui a demandé à la Suisse de restituer la fortune de Mobutu au fils du dictateur qui était membre de son gouvernement: Nzanga Mobutu". Voilà comment nous découvrons le deal entre alias Joseph Kabila et François-Joseph Nzanga Mobutu. Imposteur et usurpateur, alias Joseph Kabila pour légitimer son régime de prédation a eu besoin de François-Joseph Nzanga Mobutu comme d'Antoine Gizenga et des collabos congolais ramasseurs des miettes de la table de Kanambe Hippolyte, ces derniers avaient apporté son soutien à alias Joseph Kabila lors de l'élection présidentielle "Louis Michel" de 2006. Fauché comme un zaïrois, François-Joseph Nzanga Mobutu avait besoin d'alias Joseph kabila pour se refaire une santé financière. Quant à alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati en bon imposteur et usurpateur, le soutien d'un Mobutu, même s'il est fils d'un second lit, était du pain béni. Le peuple congolais spolié, n'avait qu'à aller se voir...Au premier tour de cette élection, par miracle François-Joseph Nzanga Mobutu avait remporté 4,77 % des voix avec son parti, l'Union des démocrates mobutistes (Udemo), ce qui lui avait valu un poste au gouvernement: vice-Premier ministre et ministre du Travail.

Kinshasa en 2008, alias Joseph Kabila et son ministre de travail: François-Joseph Nzanga Mobutu

En 2008, lorsque alias Joseph Kabila avait décidé que la fortune de Mobutu en Suisse soit restitué à François-Joseph Nzanga Mobutu, des voix discordantes ne s'étaient pas laissées entendre. Le directeur de la Division Afrique à la Conférence des Nations unies pour le Commerce et le développement (CNUCED), Habib Ouane, avait jugé regrettable la décision de la justice helvétique de restituer à la famille de l’ancien président congolais, Mobutu Sese Seko, des biens estimés à près de 5 millions d’euros. "C'est un mauvais signal pour le combat en faveur de la bonne gouvernance économique en Afrique", avait-t-il dit, lors de la présentation à la presse d’un rapport intitulé "L’Etat et la gouvernance du développement". Après plusieurs années de procédure, la plus haute juridiction suisse avait ordonné la restitution des biens de l’ancien président congolais à sa famille, au motif que l’enrichissement et le détournement étaient "prescrits". "Ces biens déposés dans les institutions financières suisses devaient, de toute évidence, revenir à l’Etat congolais", avait martelé M. Ouane, pour qui cela ne devrait souffrir d'aucune discussion.

Cimetière chrétien de Rabat, le dictateur Mobutu avait vécu dans l'opulence mais à sa mort, il était enterré dans l’anonymat devant moins de dix personnes

De son vivant, il se racontait mille et une choses sur la fortune du Maréchal Mobutu Sese Seko, président de l’ex-Zaïre pendant 32 ans. A sa chute en mai 1997, celui que le monde entier décrivait comme un multimilliardaire, en raison des comptes bancaires dont il disposait dans pratiquement toutes les banques occidentales et principalement suisses, était mort comme un paria, au Maroc. Ouverts souvent sous des prête-noms, ses comptes bancaires étaient introuvables. L’un des rares comptes saisi en Suisse à la demande de nouvelles autorités congolaises et restitué plus tard à ses héritiers, affichait à peine trois millions de dollars américains.

Qu’est devenue la prétendue fortune de Mobutu planquée dans des paradis fiscaux ? Nul n’en a connaissance. L’on a plutôt assisté, durant les premières années de sa déchéance comme Chef de l’Etat et de sa mort, au feuilleton des ventes aux enchères de ses châteaux aux quatre coins de l’Europe. Bref, l’homme qui avait clochardisé ses compatriotes pendant 32 ans, en faisant main basse sur les revenus du cuivre, du cobalt, du diamant, de l’or, du pétrole, du bois, des impôts, de la douane ainsi que sur les fonds de la coopération bi et multilatérale, et qui pensait avoir « dribblé » tous ceux qui seraient tentés de l’inquiéter pour son enrichissement illicite, était en fait le grand dindon de la farce. Car, le grand gagnant dans l’affaire, c’est le cartel des vautours rôdant autour des comptes secrets, dont la disparition de l’ordonnateur principal a fermé la porte à toute volonté d’héritage ou de poursuites judiciaires.

Moïse Tshombe, tout puissant chef de l’Etat sécessionniste du Katanga, avait connu le même revers dans les années ’60. Crédité d’une fortune colossale après son départ en exil, au lendemain de l’arrivée au pouvoir du général Joseph-Désiré Mobutu, il allait perdre toute emprise sur elle après le détournement de son avion vers Alger, son arrestation et sa mise en prison pour une détention à durée indéterminée, qui allait prendre fin avec sa mort en captivité, en 1967. Personne n’a jamais réussi à déverrouiller le puzzle de ses comptes bancaires en Espagne et au Portugal. Combien d’argent ce dirigeant et la République ont-ils perdu ? Tshombe est parti avec ses secrets bancaires dans sa tombe.

Quant au trio Gizenga-Gbenye-Soumialot, qui était à la tête de la République Populaire du Congo en 1964, avec pour capitale Kisangani, l’on avait appris du patriarche Gizenga, qui s’était exprimé à la Conférence Nationale Souveraine (1991-1992), qu’une importante quantité d’or était consignée à la banque centrale du Soudan. Comme condition au rapatriement de cette fortune, les trois « signataires » du document de dépôt auraient instruit les autorités ougandaises d’attendre le retour de l’Etat de droit et d’un gouvernement crédible dans l’ex-Zaïre.

Soumialot et Gbenye ne sont plus de ce monde. L’or du peuple congolais se trouve-t-il encore au frais, à la banque centrale, ou a-t-il pris une destination inconnue avec l’éclatement de ce pays en deux Républiques ? Dans tous les cas, ces exemples montrent combien ceux qui ont géré ce pays dans le passé et ceux d’aujourd’hui sont floués par leurs « parrains » occidentaux, qui leur font croire qu’il est possible de vivre peinard après la perte de l’imperium, en s’appuyant sur des millions ou milliards de dollars inconnus du commun de leurs concitoyens.

L’histoire ancienne et récente renseigne que l’argent volé et prétendument mis à l’abri, ne profite jamais aux affameurs de la multitude.

Quelque 14 ans après le départ du président zaïrois, rien ne subsiste de ses grandes réalisations. Rongés par le climat, dévastés par les pillages, envahis par la brousse, les infrastructures et les palais pharaoniques du Guide suprême ne présentent plus qu’un squelette dépouillé de tout son faste au visiteur.

« Mobutu voleur ! A bas le pilleur ! »

En 1997, la rébellion de l’ancien lumumbiste Laurent Désiré Kabila, après d’infructueuses négociations sous l’égide de Nelson Mandela, prend le pouvoir. Le peuple, affamé par trente-deux ans de règne autocrate et de gestion prédatrice, crie vengeance, brûlant l’effigie du maréchal en scandant « Mobutu voleur ! A bas le pilleur ! » dans les rues de Kinshasa.

Comme chaque fois que son autorité vacille dans la capitale, Mobutu vient se réfugier à Gbadolite. Il tente de trouver du réconfort auprès des villageois qui bénéficient de ses largesses pour leur fidélité. Le « roi léopard », malade, arpente les salles de sa tanière de Gbadolite « pour laisser faire le peuple ». C’est en tout cas ce qu’il affirme devant la caméra de Thierry Michel, dans le documentaire « Mobutu, roi du Zaïre ». Acculé, il finit par fuir le pays pendant que certains de ses ministres sont lynchés. Le même jour, les pillages des palais commencent, à Kinshasa, la capitale, et à Gbadolite.

Rien de ce qui pouvait être emporté n’a résisté aux pillages. Mobilier de bois précieux, tapisseries et tableaux ont été transportés par les soldats de l’Alliance de forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) de Kabila et des armées ougandaises et rwandaises qui le soutenaient. Dallages et installations électriques ont été arrachés par le peuple pour être revendus.

Dans la chambre à coucher, ouverte sur une vaste terrasse et une piscine aux multiples bassins, on distingue encore l’emplacement de la couche royale : une croix profonde taillée dans le marbre d’où un lit télécommandé s’élevait afin que le président jouisse de la vue.

Le palais Bambu, surnommé « Versailles de la jungle »

Sur une colline voisine se dresse le palais chinois, sans doute le plus insolite au milieu de cette brousse africaine : un ensemble de pagodes chinoises aux poutres ornées d’estampes, avec leurs jardins de nénuphars et leurs fontaines. Mobutu, esthète et amateur d’art, incontestablement marqué par ses visites en Chine, avait fait construire cette demeure et celle du site présidentiel de Nsele près de Kinshasa, quasi identique, à l’aide d’ouvriers chinois.

Mais l’édifice le plus extravagant reste le palais officiel du maréchal président. Au milieu de 700 hectares de plantation luxuriante, le palais Bambu vaudra à Gbadolite le surnom de « Versailles de la jungle ». Les bâtiments aux vertigineuses hauteurs de plafond portent encore l’ossature sans pampilles de lustres monumentaux.

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lundi 23 mars 2015

1er tour des élections départementales 2015: Allocution de Manuel Valls, Premier ministre

Manuel Valls, Premier ministre lors de son allocution télévisée le 22 mars 2015

Les Français viennent de s’exprimer pour ce premier tour des élections départementales. Les résultats définitifs ne seront connus que tard dans la soirée.

Aujourd’hui, un électeur sur deux est allé voter … C’est plus que prévu. Et je m’en réjouis. Mais trop de Français ont encore fait le choix de ne pas se rendre aux urnes. Et notre premier défi est toujours là : mobiliser les électeurs, leur redonner confiance. Ce soir, les formations républicaines ont tenu leur place.

Ce soir, l’extrême droite, même si elle est trop haute, n’est pas la première formation politique de France. Je m’en félicite, parce que je me suis personnellement engagé. Quand on mobilise la société, ça marche !

Je note aussi, avec modestie et lucidité, que les candidats de la majorité ont réalisé des scores honorables.

Et le total des voix de gauche atteint ce soir l’équivalent de celles de la droite. Rien n’est donc joué. Dimanche prochain, les Français sont appelés à voter pour le second tour. Je veux donc appeler à la mobilisation et au rassemblement. C’est cela qui fera la différence.

Trop dispersée au premier tour, la gauche doit désormais se rassembler autour du candidat de gauche présent au second tour pour garder à gauche le plus grand nombre de cantons et de départements.

Par ailleurs, avec constance et détermination, j’appelle également tous les républicains à faire barrage à l’extrême droite au second tour.

Tous les républicains, je dis bien tous les républicains, font face, ce soir, à leurs responsabilités. J’appelle chacun à adopter une position claire et à faire voter pour le candidat républicain – de gauche ou de droite – quand il fait face seul au Front national.

Ces élections départementales sont importantes. Localement, car elles déterminent les politiques qui touchent directement à la vie quotidienne des habitants : les collèges de nos enfants, nos routes, la solidarité envers nos aînés, les personnes handicapées, celles et ceux pour qui la vie est la plus dure, la cohésion entre nos territoires urbains et ruraux, grâce aux équipements publics, au développement du très haut débit.

Ce sont tous ces choix très concrets qui sont devant nous. Et la gauche porte cette vision ambitieuse de développement, de justice sociale dans nos territoires. Ces élections sont importantes aussi pour notre pays.

Il faut poursuivre, sans relâche, notre action pour retrouver la croissance, créer des emplois, assurer la sécurité des Français dans la lutte contre le terrorisme et contre la délinquance, défendre notre modèle de solidarité, promouvoir la laïcité, corriger les injustices, redonner de l’espoir à notre jeunesse, ou encore préparer la transition énergétique.

Notre pays doit continuer à avancer, à se réformer. Voilà ce qui motive, plus que jamais, mon engagement et celui de mon gouvernement au service du pays.

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Deux frères: Rodly et Stephen Mulongo, des graines de champion en natation à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe

Natation, Rodly Mulongo, un champion dans l'âme en Guadeloupe. Photo Réveil FM International

Il est impressionnant le nombre de trophée remporter par Stephen Mulongo en natation qui orne sa chambre. Il n'a que 10 ans mais il est champion chez les poussins dans son Cercle Nautique Baie Mahaut (CNBM). Rodly et Stephen Mulongo, les deux frères sont passionnés de la natation, alors les parents jouent le jeu, les accompagnent et les soutiennent. Chaque mardi, ils se lèvent très tôt pour amener leurs rejetons qui débutent à 5h du matin la natation à la piscine intercommunale Dugazon- Abymes- Gosier et Pointe-à-Pitre avant d'aller à l'école. Et tous les jours, sauf samedi, dimanche et jours fériés s'ils ne sont pas en compétition: à 17 heures, Rodly et Stephen sont à l'entrainement de natation. Le dimanche 23 février dernier, les nageuses et nageurs de la Guadeloupe et de Besançon participaient à une Étape de la Coupe de France 5 Km en Eau-Libre 2015, au Gosier.

L'eau de la mer est salé, 5 km en mer, ce n'est pas facile. C'est Léo Vannier de Besançon qui a remporté la première étape de la Coupe de France. Léo Vannier pratique la natation (demi-fond) à l’Alliance Natation Besançon. Après avoir été double Vice-Champion de France de demi-fond en 2014, il espère participer aux championnats d’Europe junior et aux Jeux Européens en 2015.

5 Km en mer, battre les spécialistes locaux, il fallait le faire et ce n'est absolument pas une victoire « exotique » ! Rodly Mulongo 14 ans, a été parmi les 10 premiers sur la centaine des nageurs. Lorsque l'animateur a annoncé son nom, il a surgit comme un extra-terrestre de l'eau. Il n'a que 15 ans mais le corps d'un vrai nageur professionnel.

Cercle Nautique Baie Mahault, l'équipe de Rodly Mulongo. Photo Réveil FM International

Léo vannier de Besançon qui a remporté l'Étape de la Coupe de France 5 Km en Eau-Libre 2015, au Gosier. Photo Réveil FM International

Léo Vannier a le réflexe d'un champion nageur, souriez vous êtes photographié ! Photo Réveil FM International

Pour nager dans une piscine est différent de nager à l'eau libre en mer. Il faut maîtriser plusieurs paramètres. Car il y a des courants sur la mer, il faut respecter les lieux de passage indiqués par des bouées, l'eau est salé, la température d'eau varie d'un endroit à un autre...sur 5 Km. Le Comité Régional de natation de Guadeloupe a été choisi par la Fédération Française de natation pour l’organisation d’une étape de la Coupe de France. La Ville du Gosier a assumé ses responsabilités dans l'organisation.

Rodly Mulongo surgit de l'eau. Photo Réveil FM International

Rodly Mulongo, 5 Km en eau-libre à Gosier. Photo Réveil FM International

Rodly Mulongo, 5 Km en eau-libre à Gosier. Photo Réveil FM International

Rodly Mulongo, 5 Km en eau-libre à Gosier. Photo Réveil FM International

Rodly Mulongo, 5 Km en eau-libre à Gosier. Photo Réveil FM International

Rodly Mulongo, 5 Km en eau-libre à Gosier. Photo Réveil FM International

Rodly Mulongo, 5 Km en eau-libre à Gosier. Photo Réveil FM International

Rodly Mulongo, 5 Km en eau-libre à Gosier. Photo Réveil FM International

Rodly Mulongo, 5 Km en eau-libre à Gosier. Photo Réveil FM International

Rodly Mulongo, 5 Km en eau-libre à Gosier. Photo Réveil FM International

Rodly Mulongo, 5 Km en eau-libre à Gosier. Photo Réveil FM International

Rodly Mulongo, 5 Km en eau-libre à Gosier. Photo Réveil FM International

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samedi 21 mars 2015

Facebook: Le bidonnage de la photo d'un Congolais brûlé à Durban en Afrique du Sud par César Ngadi !

Trois policiers sud-africains viennent en aide à une victime de violences négrophobes, le 18 mai 2008 à Reiger Park. Photo Réveil FM International, archives

Le journalisme a ses règles y compris pour des chroniqueurs musicaux coupagistes qui vont à Kinshasa pour encenser le régime tortionnaire qui tue, assassine, emprisonne, pille et vole ! Etre chroniqueur de musique en île de France ne signifie en aucun se défaire des règles. Heureusement que les résistants-patriotes-combattants ont mis une fatwa contre des concerts dégradants et des musiciens griots djaleloïstes, mangeurs à tous les râteliers: ils chantent les louanges de l'imposteur alias Joseph Kabila et veulent que les Congolais de la diaspora les habillent , les couvrent des cadeaux... La fatwa anti-concerts en Europe et dans le monde ne sera levé qu'à la Libération de la RDC de ses imposteurs, fraudeurs, tricheurs, criminels...Ceux qui veulent se trémousser n'ont qu'à aller à Kingakati !

César Ngadi est sans doute un chroniqueur musical polémiste. Mais la polémique a ses fins. César Ngadi a publié sur les réseaux sociaux la photo d'un homme entrain de brûler, photo que Réveil FM International avait déjà publié le 30 mai 2008 dans un article intitulé "La négrophobie sudafricaine" et il voudrait faire croire aux gens que c'est le Congolais qui a été brûlé à Durban en Afrique du Sud. C'est de la hâblerie, du trucage, en un mot du bidonnage journaliste. On peut faire du buzz avec du vrai, en relatant la vérité. Mais vouloir faire du sensationnel avec du faux, c'est trop fort ! Cette photo est fausse, elle ne date pas d'aujourd'hui. Et lorsqu'on poste le commentaire sur la page Facebook du chroniqueur musical César Ngadi pour l'alerter, il commet l'impaire en effaçant le commentaire sans se remettre en cause. Il y a une volonté manifeste de prendre les congolais pour des abrutis.

Voici ce qu'il écrit sur son mur, en l'illustrant avec la photo de Réveil FM International datant de 2008: "UN CONGOLAIS A ÉTÉ BRÛLÉ VIF PAR LES ZOULOUS ET A PERDU SA VIE EN AFRIQUE DU SUD. JE ME POSE TOUT SIMPLEMENT LA QUESTION AUX PERSONNES QUI SE DISENT COMBATTANTS : BOSALI NINI PONA YANGO ? PONA NINI BOKEYI KO SE VENGER TE ? SOKI EZALAKI BA MUSICIENS PONA CONCERT, BOFONGOLI BA MBANGA NA BINO PONA KOSALA VIDEO ! SIK'OYO PONA BINO EZA NORMAL QUE BATUMBA CONGOLAIS PE AKUFA KAKA BOYE EN PLUS NA MBOKA MOPAYA ? MERCI PETIT NA NGAI IVY APONGA QUI ETAIT L'UN DES PREMIERS A ATTIRE L'ATTENTION DES CONGOLAIS A CE SUJET ! BOFANDA NA BINO, BOZA BA COMBANDULE ! INGETAAAAAA"

Voici l'article dont la photo a été publiée: La " Négrophobie " Sud-africaine ! publié le 30 mai 2008 sur Réveil FM International

L'Afrique du Sud d'aujourd'hui rappelle le Far West de la fin du XIX siècle:c'est une terre d'une formidable dynamisme où tout est possible et où la criminalité est aussi brutale qu'omniprésente. L'Afrique du Sud affiche l'un des taux d'assassinats les plus élevés du monde pour un pays qui n'est pas en guerre. Les attaques négrophobes, contre les autres africains:Zimbabwéens, Mozambicains, Malawites, Somaliens, Congolais et Nigérians, qui ont débuté le 11 mai dernier dans le bidonville d'Alexandra à Johannesburg et se sont propagées à d'autres townships du pays, qui ont fait plus de 50 morts, des centaines de blessés et au moins 25.000 déplacés, ne sont pas fortuites. Le fait que 40% de la population noire soit sans emploi, explique-t-il tout ? La police a procédé à plus de 500 arrestations. Même si les incidents sont désormais moins nombreux, grâce à un impressionnant déploiement de la police et de l'armée, les déplacés continuent d'affluer dans des camps de fortune, souvent proches des commissariats. Des milliers doivent dormir dehors, par des températures proches de zéro la nuit. L'armée a été déployée dans la banlieue de Johannesburg, pour la première fois depuis 1994 et la chute de l'apartheid. Ce qui rappelle l'époque où l'ancien régime de la minorité blanche avait recours aux militaires pour réprimer les émeutes des noirs contre sa politique raciste. Les violences en cours risquent de peser lourd sur la préparation de la Coupe du monde de football, l'Afrique du Sud ayant été désignée pour organiser l'événement en 2010.

Trois policiers sud-africains viennent en aide à une victime de violences négrophobes, le 18 mai 2008 à Reiger Park. Photo Réveil FM International, archives

Au moins cinquante noirs ont été assassinés en ce mois de mai dans les townships des alentours de Johannesbourg, par des gens qui, encore récemment, étaient eux-mêmes victimes de l'apartheid, le plus impitoyable système d'exploitation raciale délibérée du XIXe siècle.

L'une des victimes de la flambée de violences en Afrique du Sud. Photo Réveil FM International

Dans certains cas, les victimes ont été brûlées vives, d'autres ont été égorgées voire lapidées.

Comment expliquer cette explosion perverse de " négrophobie ?"

Quand des ressortissants de pays africains situés plus au nord envisagent d'émigrer vers le sud, ils partent pour les mêmes raisons que d'autres vont en Europe ou que les Mexicains, les Cubains et les Salvadoriens se rendent aux Etats-Unis. L'Afrique du Sud est la superpuissance du continent, Johannesbourg la ville la plus prospère de toute l'Afrique. Pour l'immense majorité des noirs sud-africains, la réalité économique n'a rien de beau. Car sous l'apartheid, il fallait veiller à ce que les Noirs ne soient pas à même de concurrencer les Blancs pour les meilleurs postes. Les gouvernements successifs de l'apartheid ont appris aux Noirs à être " des coupeurs de bois et des porteurs d'eau ". Le Zimbabwéen ou le Nigérian moyen a de grandes chance d'avoir bénéficié d'une meilleure éducation qu'un Sud-africain. Aujoud'hui, les noirs Sud-Africains ne peuvent même pas concurrencer les Noirs étrangers pour les emplois modestes.

La cause profonde de la violence en Afrique du Sud n’a presque pas changé depuis l’époque de l’apartheid. Selon le Centre for the Study of Violence and Reconciliation (CSVR) de Johannesburg, aujourd’hui comme dans les années 80, le taux élevé de criminalité avec violence s’explique par l’exclusion économique et sociale.

Ce qui a changé, c’est la conjoncture. À l’époque de l’apartheid, la population voyait une forme de protestation politique dans tout acte contribuant à rendre un township ingouvernable — un acte qui serait maintenant jugé criminel. « Si l’apartheid criminalisait toute forme de manifestation politique, la lutte pour la libération politisait les actes criminels », explique Graeme Simpson, directeur général du CSVR.

Afin d’élaborer des stratégies pour renverser la situation, le CSVR a analysé les causes, l’importance et les caractéristiques de la violence en Afrique du Sud à mesure que le pays se démocratisait.

Les 30 membres de l’équipe de recherche ont examiné les caractéristiques et l’importance de la violence en Afrique du Sud pendant la période de transition entre l’apartheid et la démocratie. Ils se sont intéressés à six champs d’étude : la violence dictée par la vengeance et l’autodéfense, les ex-combattants, les étrangers (immigrants), les foyers et leurs résidents, les forces de sécurité publique, et les militants pour la démocratie et leur famille. La Violence and Transition Series en est le résultat. Ces rapports distincts quoique connexes traitent de la violence au cours de la période allant de 1980 à 2000.

Criminalité, vérité et réconciliation

Selon Simpson, le passage de l’Afrique du Sud à la démocratie pluripartite a fait naître dans les esprits l’idée qu’il existe deux sortes d’actes criminels : ceux qui sont politiques et ceux dont la nature est purement criminelle. Cette idée, dit-il, la Truth and Reconciliation Commission (TRC) sud-africaine l’a consacrée en définissant la violence politique en fonction de la situation des différents partis ou mouvements politiques. La TRC avait été chargée par le gouvernement Mandela d’enquêter au milieu des années 90 sur les atrocités commises à l’époque de l’apartheid et de trouver des coupables. Elle a amnistié les personnes passées aux aveux complets capables de prouver que leurs actes avaient servi une quelconque cause politique. Ce qu’on l’on souhaitait, c’était apaiser les esprits et prévenir de nouveaux cycles de querelles raciales et ethniques.

La TRC, poursuit Wilson, a sanctionné une « forme privilégiée de violence » en accordant parfois l’immunité à des personnes qui, malgré leur intention criminelle, pouvaient établir un lien entre leur acte, par exemple un meurtre, et une organisation politique. Les personnes ayant demandé à être entendues par la Commission étaient en majorité des criminels reconnus et incarcérés.

Sur ce mur tagué par les négrophobes, on peut lire la liste des pays africains suivants:

MOZAMBIQUE

NAMIBIA

NIGERIA

SENEGAL

SOMALIA

SWAZILAND

TANZANIA

RWANDA

UGANDA

ZAMBIA

ZIMBABWE

Une crise nationale !

Les stratégies de lutte contre la criminalité avec violence ne tiennent pas compte de la complexité de la situation sociale, estime Simpson. « Les gens s’imaginent qu’il suffit de s’entendre sur le plan politique, de démocratiser les structures gouvernementales et d’adopter un programme de développement pour redresser la situation de la violence dans la société sud-africaine. »

Dans ce pays où la répartition de la richesse est une des plus inégales au monde — les centres commerciaux rutilants y côtoient les townships insalubres —, l’enjeu de la lutte contre l’apartheid était tout autant l’accès équitable aux ressources économiques que l’accès au pouvoir politique.

Or, même dans la nouvelle Afrique du Sud pluriraciale, peu de chances s’offrent aux jeunes sur les plans social et économique. Le ministre sud-africain du Travail a récemment qualifié la situation du chômage chez les jeunes de crise nationale, la proportion de jeunes diplômés incapables de se trouver un emploi atteignant les 60 %.

Être pauvre dans un pays riche donne envie d’avoir une vie aisée — ou, pour certains, de se tourner vers le crime.

Le prestige et les privilèges

Aux yeux d’un nombre peu important quoique non négligeable de jeunes exclus, l’attrait du crime tient aussi à d’autres facteurs. En Afrique du Sud, le criminel professionnel se trouve plongé dans une culture particulière — un réseau aux multiples ramifications qui possède ses propres symboles et son propre langage. Les jeunes hommes qui décident de vivre dans la criminalité disent qu’ils « s’en vont prendre leur service ». Leur façon de s’exprimer montre que le crime est considéré comme un moyen d’acquérir prestige et privilèges. D’un certain point de vue, l’appartenance à un gang est l’expression de la débrouillardise des jeunes, un genre de réaction à l’exclusion sociale.

« Le milieu du crime possède sa propre hiérarchie, explique Tjovito, un jeune interviewé par le CSVR. Vous grimpez les échelons un à un jusqu’à ce que vous fassiez des affaires qui rapportent vraiment gros. Une fois parvenu au sommet, vous inspirez le respect, un peu comme si vous transigiez à la bourse de Johannesburg. »

« Pour cerner les caractéristiques de la violence en Afrique du Sud, il importe de bien connaître l’exclusion », juge Simpson.

Le CSVR a donc entrepris d’intervenir sur différents plans en créant par exemple un bureau d’aide aux réfugiés, des projets sur les rapports raciaux, la violence et la réconciliation, des groupes de soutien thérapeutique aux ex-combattants, des programmes de prévention de la violence dans les écoles, et des projets d’initiatives jeunesse. La recherche sur les ex-combattants a permis d’élaborer un projet pilote en facilitant notamment la prise en compte des besoins de soutien psycho-social dans la stratégie de démobilisation. À cet égard, Sasha Gear, auteur du rapport de recherche, a présenté des exposés au comité de la démobilisation, et le Military Veterans Advisory Board a sollicité ses avis. Étant donné que le « problème » des anciens combattants commence à peine à retenir l’attention, il est un peu tôt pour prédire quels seront les résultats de ces interventions, précise Simpson.

À partir de la recherche sur l’autodéfense, le CSVR a également proposé au Gauteng Department of Safety and Liaison de faire un examen approfondi de la situation locale de la violence des justiciers.

« Cette recherche indispensable a aidé le CSVR à élaborer des stratégies générales de consolidation d’une paix durable et de réconciliation dans le cadre aussi bien de nos projets pilotes d’action locale que de nos interventions d’orientation et d’éducation du public, ajoute Simpson. Nous avons beaucoup appris au sujet des constantes et des variantes de l’évolution de la violence dans les démocraties embryonnaires ou les sociétés qui viennent de connaître une guerre civile intense. Ces leçons, nous les avons intégrées dans la façon bien à nous dont nous abordons la prévention de la violence et la consolidation de la paix. »

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vendredi 20 mars 2015

ONU-Genève: Christiane Taubira invitée au Conseil des droits de l'homme pour débattre de la discrimination raciale

Genève, 20 mars 2015, Christiane Taubira, Garde des Sceaux au Palais des Nations-ONU

La Ministre française de la justice a participé au débat qui a pour thème: «Tirer les enseignements des tragédies du passé pour combattre la discrimination raciale aujourd'hui»

Le Conseil des droits de l'homme a tenu cet après-midi, dans le cadre de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale qui sera célébrée demain, samedi 21 mars, un débat sur l'état de la discrimination raciale dans le monde. La réunion avait pour thème: «Tirer les enseignements des tragédies du passé pour combattre la discrimination raciale aujourd'hui», alors que cette année marque le début de la Décennie internationale des peuples d'ascendance africaine (2015-2024).

La réunion a été ouverte par le Président du Conseil, M. Joachim Rücker, qui a notamment rappelé que 2015 marquait également le 70ème anniversaire de la fin de la Deuxième guerre mondiale, un conflit dont l'Allemagne nazie est à l'origine. M. Rücker tire de ce passé le sens des termes «plus jamais ça». Mais il reste encore un long chemin à parcourir pour parvenir à un monde libéré du racisme et de la discrimination raciale. Mme Jane Connors, Directrice de la Division de la recherche et du droit au développement au Haut-Commissariat aux droits de l'homme, a ajouté qu'il fallait se souvenir que se la discrimination raciale coïncide souvent avec d'autres formes de discrimination, celle envers les femmes et les filles en particulier.

Sont ensuite intervenus les panélistes suivants: Mme Christiane Taubira, Ministre française de la justice; M. Doudou Diène, Président du Conseil de l'Alliance internationale des sites de conscience; Mme Johanna Kool-Blokland, Directrice des archives de Zélande (Pays-Bas); et M. Ali Moussa Iyé, Chef de la Section du dialogue interculturel, Division des politiques culturelles et du dialogue interculturel à l'UNESCO.

Mme Taubira a déclaré que l'enjeu principal de l'élimination de la discrimination raciale et de toutes les autres formes de discrimination «est tout simplement celui de l'altérité, celui de la capacité à accepter l'autre, à voir en l'autre un pur trésor et à vouloir faire largesse de tous les autres». C'est le déni d'humanité qui est à la source même des grandes tragédies humaines. C'est pourquoi il faut proclamer l'égalité: c'est une exigence éthique, c'est aussi une exigence politique. La communauté internationale a tiré les enseignements de son histoire, en particulier en créant les organisations internationales que nous connaissons aujourd'hui et il s'agit de renouer avec l'esprit et les valeurs universelles.

M. Diène a notamment dénoncé une instrumentalisation politique du racisme, avec des partis politiques qui bâtissent leur fonds de commerce sur le racisme et prennent démocratiquement le pouvoir par l'insulte et l'incitation à la haine. Il faut une mutation passant par le renforcement des instruments juridiques de lutte contre le racisme, notamment la mise en œuvre de la Déclaration et du Programme d'action de Durban.

Mme Kool-Blokland a attiré l'attention sur le travail en cours par les Archives de Zélande pour archive une partie de l'histoire de l'esclavage et a invité les établissements scolaires et les institutions de par le monde à avoir recours à ces archives, disponibles en ligne. M. Moussa Iyé a pour sa part attiré l'attention sur les programmes mis en œuvre par l'UNESCO, notamment pour lutter contre les théories raciales, ainsi que sur sa participation. L'UNESCO a également participé à la rédaction d'une histoire générale de l'Afrique. Le lancement de la Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine offre une occasion de réfléchir sur les nouvelles actions à mener pour répondre à l'évolution actuelle des discours racistes et des pratiques de discrimination, a souligné M. Moussa Iyé.

Au cours du débat 1 qui a suivi, un grand nombre de délégations ont plaidé pour la mise en œuvre de la Déclaration et du Programme d'action de Durban. La Décennie internationale pour les personnes d'ascendance africaine offre une occasion pour tous de le faire, notamment en mettant en place un forum pour les personnes d'ascendance africaine, qui servirait de mécanisme permanent consultatif, comme le stipule le programme d'action de la Décennie. Des délégations 1 se sont également inquiétées de la persistance des discours de haine sur l'Internet, mais également du climat négationniste persistant en ce qui concerne l'histoire des minorités, de la traite transatlantique et de l'esclavage. Plusieurs délégations ont prôné à cet égard un renforcement de l'enseignement des droits de l'homme et de l'histoire, ainsi que la promotion des valeurs de dialogue et de diversité culturelle.

En fin de séance, le Président a présenté ses condoléances et celles des membres du Conseil au peuple et au Gouvernement du Yémen après les attentats perpétrés aujourd'hui contre deux mosquées.

Débat sur l'état de la discrimination raciale dans le monde

Déclarations liminaires

M. JOACHIM RÜCKER, Président du Conseil des droits de l'homme, a déclaré que le thème du débat - tirer les enseignements des tragédies du passé pour combattre la discrimination raciale aujourd'hui - venait à point nommé alors que 2015 coïncide avec le début de la Décennie internationale pour les peuples d'ascendance africaine, les 70 ans des Nations Unies et le 70ème anniversaire de la fin de la Deuxième guerre mondiale, un conflit dont l'Allemagne nazie est à l'origine et au cours duquel des crimes inédits ont été commis. «Je dis ceci, car le sens de responsabilité, le sens du ''plus jamais ça'', que je tire de notre passé est l'une de mes motivations les fortes pour moi personnellement d'être présent aujourd'hui, ainsi que mon pays», a dit M. Rücker.

Le Président du Conseil a reconnu qu'il restait encore un long chemin à parcourir pour parvenir à un monde libéré du racisme et de la discrimination raciale. «Apprendre de nos tragédies passées communes pour combattre la discrimination raciale aujourd'hui est difficile et douloureux mais c'est nécessaire», a-t-il fait observer. Pour M. Rücker, ce qui a conduit à ces tragédies – les idées fausses, les malentendus, les idéologies pathologiques de la hiérarchisation ethnique, la discrimination et souvent l'absence d'empathie sociale – est aussi à l'origine des tragédies d'aujourd'hui. Nous ne devons pas fermer les yeux et nous demander ce que les autres peuvent faire; il faut plutôt que chacun de nous contribue chaque jour à notre objectif commun d'un monde libéré du racisme et de la discrimination raciale.

MME JANE CONNORS, Directrice de la Division de la recherche et du droit au développement au Haut-Commissariat aux droits de l'homme, a rappelé que l'on célébrait cette année le cinquantenaire de l'adoption de la Convention pour l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, à une époque où l'apartheid sud-africain faisait encore partie du paysage géopolitique. À la même époque, le mouvement des droits civiques aux États-Unis abattait le racisme institutionnalisé. Depuis, le premier Président noir de ce pays a été élu, ce qui était impensable lorsque la Convention a été rédigée. Les mécanismes des droits de l'homme de l'ONU – en particulier le Comité sur l'élimination de la discrimination raciale - ont permis de faire progresser le combat contre le racisme.

Pourtant, malgré ces efforts, la discrimination en fonction de la race et la xénophobie persistent partout dans le monde. On doit se souvenir que la discrimination raciale coïncide souvent avec d'autres formes de discrimination, celle envers les femmes et les filles en particulier, a rappelé Mme Connors. En référence au thème du débat, elle a constaté que l'on ne saurait trop exagérer l'importance de revisiter l'histoire pour se rappeler des tragédies du passé. Elle a souligné à cet égard le rôle important de l'éducation, qui est d'ailleurs mentionnée dans la Déclaration et le Programme d'action de Durban.

Exposés des panélistes

MME CHRISTIANE TAUBIRA, Ministre de la justice de la France, après avoir cité des vers du poème «Les pur-sang» d'Aimé Césaire, a estimé que l'enjeu principal de l'élimination de la discrimination raciale et de toutes les autres formes de discrimination «est tout simplement celui de l'altérité, celui de la capacité à accepter l'autre, à voir en l'autre un pur trésor et à vouloir faire largesse de tous les autres». La question de l'altérité est au cœur de ce déni d'humanité qui conduit à la discrimination raciale, à toutes les exclusions, à toutes les discriminations ou rejet des autres. C'est bien ce déni d'humanité qui est à la source même des grandes tragédies humaines, qu'il s'agisse des génocides du XXe siècle, de la traite et de l'esclavage ou de l'esclavage qui frappe individuellement. L'histoire nous enseigne que les sciences sociales, la philosophie, les sciences, l'économie, la géographie, toutes matières qui instruisent les hommes, toutes ont contribué à fournir des éléments pour discriminer, pour conduire à voir dans la différence une infériorité. Il faut comprendre ce que ces différentes tragédies ont en commun: ce déni de l'humanité de l'autre. C'est pourquoi il faut proclamer l'égalité, une égalité ontologique. C'est une exigence éthique: nous sommes tous égaux, quelles que soient nos apparences, nos singularités, le lieu où nous vivons, nos langues, nos cultures, nos croyances. C'est aussi une exigence politique qui suppose de proclamer une égalité sociale a dit Mme Taubira, car les discriminations sont souvent fondées sur des systèmes de domination et que c'est pour servir des intérêts de pouvoir que des prétextes sont mis en avant pour exclure.

Mme Taubira a souligné que la communauté internationale a tiré les enseignements de son histoire, en particulier dans le cadre des organisations internationales qui sont apparues après la première guerre mondiale. Mme Taubira a également déclaré que, partout dans le monde, on retrouve des corpus proclamant l'égalité et des valeurs qui protègent les plus faibles, que ce soit la Magna carta, la Charte du Mandingue ou le Code de Hammurabi. Il s'agit donc de renouer avec cet esprit et ces valeurs universelles, a-t-elle dit. Mme Taubira a aussi observé qu'en dépit de ces acquis, la communauté internationale restait confrontée à la contestation de cet idéal. Il est donc nécessaire qu'elle y réponde, y compris en s'ouvrant à la société civile. En ce qui la concerne, la France s'est donné les moyens d'agir. Elle a inscrit dans sa Constitution l'égalité devant la loi à tous les citoyens quelle que soit son origine, sa religion. Elle sanctionne aussi les discours racistes, antisémites, xénophobes et discriminatoires, considérés comme circonstances aggravantes.

M. DOUDOU DIÈNE, Président du Conseil de l'Alliance internationale des sites de conscience, a déclaré que le signal d'alerte est au rouge sur toutes les formes de racisme, de discrimination raciale et de xénophobie. L'actualité la plus objective, confirmée par des études menées dans différents pays et régions, révèlent, selon lui, deux tendances lourdes: d'une part, la prégnance, la résurgence et la vitalité des formes traditionnelles de discrimination –systèmes de castes, racisme de couleur, notamment visant les noirs, les asiatiques, les peuples autochtones, les Arabes, les Rom, l'antisémitisme et l'islamophobie et, d'autre part, l'apparition de nouvelles figures de la discrimination comme le Non-national, le Réfugié et l'Immigré. Pour M. Diène, la violence raciste, xénophobe, physique, verbale et sociale constitue l'expression d'une crispation identitaire et culturelle. Délégitimé de longue date par la science, le racisme n'avance plus masqué par le discours civilisationnel. Mais M. Diène a constaté une instrumentalisation politique du racisme, avec des partis politiques qui bâtissent leur fonds de commerce sur ce racisme et prennent démocratiquement le pouvoir par l'insulte et l'incitation à la haine. Cette violence atteint des degrés physiques, avec la résurgence du génocide, comme au Rwanda, ou dans l'attentat commis en Norvège en 2011 à Oslo et sur l'île d'Utoya. Que signifie cette résurgence, cette parole qui se lâche avec des partis politiques qui banalisent la haine?

Pour M. Diène, la lecture pessimiste veut qu'il soit impossible de lutter contre le racisme, réalité inéluctable, tandis que la lecture optimiste, qu'il propose, consiste à résoudre les questions des migrations et d'autres phénomènes positifs en dernière analyse. Il a montré du doigt une crise identitaire profonde des cultures nationales, bousculées par de nouvelles identités plurielles. «Nous sommes en train d'assister à un accouchement identitaire et tout accouchement est douloureux», a-t-il affirmé. La question de l'ethnie a été disqualifiée par la science et récupérée par les idéologues, qui n'ont plus rien à proposer. La violence provient des résistances identitaires. Certains ont élaboré le concept de l'antagonisme entre les civilisations et les cultures, entre l'Islam et l'Occident. M. Diène a appelé à analyser cette mutation en vue du renforcement des instruments juridiques de lutte contre le racisme, en mettant en œuvre le document de la Conférence de Durban sur l'élimination du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l'intolérance qui y est associée, ainsi que le document de la Conférence d'examen. Il a aussi insisté sur la nécessité de revisiter la mémoire de l'esclavage, de l'Holocauste, du génocide et de toutes les manifestations de racisme. L'Afrique du Sud raciste était éduquée, tout comme l'Allemagne nazie, a-t-il fait remarquer, en exhortant à la transmission des valeurs consacrées dans l'éducation à la connaissance et au respect d'autrui. Il a enfin suggéré la promotion des interactions entre toutes les communautés et de combattre, par la loi, toutes les expressions et manifestations sociales, économiques et culturelles du racisme.

MME JOHANNA KOOL-BLOKLAND, Directrice des archives de Zélande (Pays-Bas), a rappelé qu'environ 12 millions d'esclaves africains ont été vendus en moins de trois siècles. Mme Kool-Blokland a fait remarquer que cette réalité est méconnue ou relève d'un lointain concept pour beaucoup de personnes. Cependant, pour un nombre incalculable d'autres individus, l'héritage de l'esclavage transatlantique fait partie intégrante de leur identité culturelle. Les Archives de la Zélande ont utilisé le matériel dont elles disposent pour faire parler le passé, de manière à encourager la compréhension mutuelle de cet héritage commun. Ce travail d'archivage a été effectué dans les villes de Middelburg et Veere par 40 employés et autant de bénévoles; les documents imprimés et les archives numériques sont accessibles au public pour mener des recherches et exercer son droit démocratique à obtenir des informations juridiques et des preuves. La panéliste a notamment souligné que les Africains étaient vendus aux propriétaires de plantations et étaient destinés à une vie d'esclavage. Ce commerce a duré du XVIe au XIXe siècle. Une des compagnies impliquées, la MCC, a vendu environ 30 000 esclaves au cours du XVIIIe siècle. L'UNESCO a reconnu la valeur unique des archives de la MCC en les inscrivant sur le Registre de la mémoire du monde, suite à quoi, les Archives de la Zélande ont commencé leur numérisation en 2012. Le site internet et le blog des archives a pour but avoué de former les étudiants à l'importance de l'interprétation et de l'utilisation de documents d'archives en se servant des nouveaux médias. Et de poser la question de savoir comment se servir des sources d'information et ce que peut-on y apprendre. Ainsi, le blog a été consulté plus de 200 000 fois et le thème du commerce transatlantique des esclaves est désormais inscrit dans le programme scolaire des Pays-Bas.

Mme Kool-Bokland a invité les établissements scolaires et les institutions de par le monde à utiliser le blog et le site en ligne. En conclusion, elle a indiqué qu'il y a 252 ans, sur les 326 Africains achetés par le capitaine Jan Menkenveld, 33 hommes, femmes, garçons et filles sont décédés durant le voyage. Après le voyage, 296 esclaves ont été vendus; l'un d'entre eux fut ensuite le chef de file du soulèvement de la colonie néerlandaise de Berbice. Il s'appelait Atta et symbolise les premières données sur l'organisation des esclaves africains en vue de lutter pour leur liberté.

M. ALI MOUSSA IYÉ, Chef de la Section du dialogue interculturel, Division des politiques culturelles et du dialogue interculturel, UNESCO, a axé son exposé sur les conséquences de deux tragédies de l'Histoire qui sont fondatrices du monde moderne et qui ont affecté de manière particulière les personnes d'ascendance africaine, à savoir l'esclavage et la colonisation. De par cette histoire, les Africains et les personnes d'ascendance sont les survivants d'un triple déni: déni de leur humanité, de leur histoire, de leur citoyenneté. «Ainsi, plus que toute autre communauté humaine, les populations d'ascendance africaine ont été et continuent d'être victimes de la stigmatisation la plus primaire mais en même temps la plus efficace et durable qui soit: celle basée sur l'apparence physique et sur le taux de mélanine qui détermine la couleur de la peau», a expliqué M. Moussa Iyé. Les préjugés s'appuient sur deux croyances: celle selon laquelle l'Afrique n'a contribué en rien au progrès général de l'humanité et celle selon laquelle l'état de pauvreté dans lequel se trouvent nombre d'Africains serait le résultat ou la preuve de leur manque de capacités. La conjugaison de ces deux préjugés a ouvert la voie à deux types de racisme: le racisme biologique basé sur la théorie de l'inégalité des races et le racisme culturel qui met l'accent sur l'inégalité des cultures et des civilisations. Les discours qui les accompagnent conduisent à des régressions lourdes de menaces en terme de respect des droits humains et du vivre ensemble. Des solutions impensables il y a encore quelques décennies sont ouvertement suggérées aujourd'hui par certains pour défendre ce qu'ils appellent la préférence nationale, raciale et sociale, a constaté M. Moussa Iyé.

C'est contre ces idéologies de la hiérarchie que l'UNESCO a lancé plusieurs grands programmes, notamment un programme scientifique contre les théories raciales pour démontrer scientifiquement l'inanité de la notion même de race. En outre, l'UNESCO a effectué tout un travail sur l'Histoire, contribuant à la rédaction d'une Histoire générale de l'Afrique. Une méthodologie «pionnière» a aidé à identifier et exploiter les archives orales des peuples africains et afro-descendants en les recoupant avec les différentes sources écrites sur l'Afrique - archives en langues africaines et en alphabet arabe, archives européennes, chinoises, turques et indiennes. Une action de préservation de ces archives est aussi réalisée. Le lancement de la Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine offre une occasion de réfléchir sur les nouvelles actions à mener pour répondre à cette évolution des discours racistes et des pratiques de discrimination, a estimé M. Moussa Iyé. En conclusion, il a fait part du souhait de l'UNESCO de définir avec le Haut-Commissariat aux droits de l'homme un programme conjoint d'activités auquel pourraient se joindre d'autres partenaires durant les dix années à venir.

Débat

L'Algérie, au nom du Groupe africain, a constaté que l'esclavage, la traite des esclaves, et en particulier la traite négrière transatlantique, tous fondés sur la théorie de la suprématie blanche, ont fait subir au continent africain des souffrances inouïes dont les effets cumulatifs se font encore sentir et ont constitué une caractéristique endémique du colonialisme. Le Groupe africain déplore le négationnisme persistant de l'esclavage, du commerce des esclaves et de la traite transatlantique, qui restent à ce jour les pires formes de racisme et de discrimination raciale. Les descendants d'esclaves africains, ceux qui sont aujourd'hui les personnes d'ascendance africaine dans la diaspora, continuent à subir les pires formes de racisme dans les pays où ils sont citoyens et c'est précisément pour cette raison qu'a été organisée en 2001 la Conférence mondiale sur l'élimination du racisme. Pour le Groupe africain, les concepts d'esclavage et de traite ont eu des conséquences dans la perpétuation de la pauvreté et du sous-développement, la marginalisation, l'exclusion sociale, les disparités économiques, l'instabilité et l'insécurité. Au cœur de ces facettes singulières de l'histoire se trouve le pillage de l'ensemble du continent africain et le vol de ses ressources vitales et de son patrimoine.

L'Équateur, au nom du Communauté des États d'Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), a renvoyé à la Déclaration et au Programme d'action de Durban, soulignant que l'esclavage et la traite transatlantique constituent les crimes les plus graves contre l'humanité. La CELAC appuie l'érection d'un Monument permanent et mémoire des victimes dans un lieu bien en vue au Siège des Nations Unies et insiste sur la nécessité d'éduquer les générations futures et présentes sur ces atrocités pour qu'elles ne se reproduisent jamais. La CELAC se félicité du lancement, le 1er janvier 2015, de la Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine.

L'Union européenne a rappelé l'anniversaire du massacre de Sharpeville commis il y a 55 ans en Afrique du Sud. À l'occasion de la présente Journée internationale, elle a invité à agir résolument pour combattre le racisme, la discrimination raciale et l'intolérance qui y est associée. L'Union européenne souhaite une mobilisation soutenue de la société civile. Dans les États de l'Union européenne, la Charte sur les droits fondamentaux interdit la discrimination ethnique et raciale, et une large gamme d'instruments législatifs ont été créés afin de prévenir et de lutter contre le racisme. Le Portugal s'est dit préoccupé par la persistance des manifestations de racisme et exhorté à un échange de pratiques optimales. Les politiques de migration ont été restructurées au Portugal et érigent en crime l'incitation à la haine.

Le Gabon a s'est également étonné que de tels discours et comportements soient tolérés et que la couleur de peau pose toujours problème et soit source de discrimination, y compris dans les pays qui se posent en donneur de leçons. Le Ghana a appelé tous les Gouvernements à garantir le respect de la dignité et des droits de tous les peuples indépendamment de leur origine et de leur contexte religieux et culturel. L'Égypte s'est dite encouragée par le consensus sur la nécessité de lutter contre les discriminations raciales. Mais les événements de Fergusson ont montré que des combats restent à mener. Le profilage racial en Irlande ou les autres discriminations en Norvège, au Monténégro, en Suède ou en Allemagne sont également des sources de préoccupation.

La Fédération de Russie a estimé que les idéologies suprématistes et de supériorité raciale sont les raisons profondes de l'aggravation des manifestations de racisme. L'humanité semblait vaccinée contre les effets du nazisme, mais à l'évidence, des relents de cette idéologie subsistent. La Chine a remarqué une montée des manifestations de racisme en Occident et dans d'autres régions du monde et a appelé à une tolérance zéro à cet égard.

Tirer les leçons des tragédies de l'histoire est une condition préalable indispensable pour combattre avec succès la discrimination raciale aujourd'hui, a souligné la Suède qui a énuméré un certain nombre de mesures prises par elle, mentionnant notamment son «Forum de l'histoire vivante», instance publique travaillant sur la tolérance, la démocratie et les droits de l'homme. Djibouti a souligné que les leçons de l'histoire étaient «utiles pour informer, au sens étymologique du terme, les efforts de lutte de la communauté internationale contre la discrimination raciale». Il a demandé aux panélistes ce que l'on pouvait répondre aux historiens et à ceux qui sont d'avis que la promotion mémorielle menace ou distend la cohésion sociale. Il a aussi voulu savoir comment les panélistes estiment que l'on puisse lutter contre la prolifération de programmes politiques basés sur le racisme. La Sierra Leone a indiqué qu'elle s'intéressait d'autant plus à l'histoire de l'esclavage que l'île de Bunce était l'un des havres du commerce négrier. Elle a souligné l'importance de préserver ce site historique auquel contribuent déjà des organisations sierra-léonaises, américaines et britanniques. Même si beaucoup de chemin a été fait depuis l'esclavage et l'apartheid, il ne faut pas baisser la garde, notamment dans le contexte de la résurgence de discours raciste sur l'Internet, a estimé la Thaïlande. Les États doivent donc lutter contre ces phénomènes et promouvoir l'enseignement de l'histoire.

Bahreïn a pour sa part souligné que l'éducation est le meilleur moyen de lutter contre les discriminations.

Le Maroc a affirmé que la Déclaration de Durban et son Programme d'action gagneraient à être enseignés dans les classes et sur les bancs de l'Université car la promotion de la tolérance dans les sociétés est une valeur cardinale, de plus en plus contestée par les tenants des idéologies extrémistes. Pour faire face aux manifestations modernes de stigmatisation et d'intolérance, le Plan d'action de Rabat constitue un outil important de mobilisation des sociétés. La Brésil s'est prononcé en faveur de la mise en place d'un forum pour les personnes d'ascendance africaine, qui servirait de mécanisme permanent consultatif, comme le stipule le programme d'action de la Décennie internationale pour les personnes d'ascendance africaine. Cuba a souligné que l'application du Programme d'action de Durban est un passage obligé si le monde désire réellement s'acquitter de la dette contractée envers les Africains et les victimes de la traite transatlantique. Dans ce contexte, il faut supprimer les causes du racisme et de la discrimination. Le Venezuela a plaidé en faveur du respect des droits des peuples autochtones et des personnes d'ascendance africaine et condamné les incidents survenus à Ferguson, aux États-Unis. Il a exhorté à l'application immédiate des textes issus de Durban et de sa conférence d'examen.

L'Afrique du Sud a dit convenir avec Mme Taubira de l'importance de l'éducation et l'enseignement pour l'émancipation individuelle. Comme le mentionne la Déclaration et le Programme d'action de Durban, l'Afrique du Sud est fermement convaincue que l'éducation à tous les niveaux et à tous les âges, y compris au sein de la famille, l'éducation aux droits de l'homme en particulier, est fondamentale pour promouvoir des changements d'attitude et de comportement basés sur le racisme et pour promouvoir la tolérance et le respect de la diversité dans la société. La Namibie a exprimé l'espoir que la Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine permettrait de lutter contre la discrimination raciale par l'éducation. La Slovénie, qui a mis en avant ses programmes en faveur de l'amélioration de la situation des Rom, a souligné l'importance de l'éducation aux droits de l'homme. Les Pays-Bas ont souligné que la participation au débat des Archives zélandaises découlait de la visite du Groupe de travail d'experts des personnes d'ascendance africaine aux Pays-Bas l'été dernier. Ils sont fermement convaincus que l'éducation est un moyen constructif et puissant de lutte contre la discrimination.

Le Chili, qui a indiqué s'être doté de lois antiracistes, a donné l'exemple des mesures prises lorsque des chants ou des slogans racistes sont entonnés dans des matches de football. Ainsi, plusieurs parties ont été interrompues, l'idée étant à la fois d'éduquer le public par la collaboration entre l'État et les autorités du football professionnel. La Grèce a indiqué que la lutte contre le racisme était absolument prioritaire pour le nouveau gouvernement d'Athènes. Le Costa Rica a indiqué que le Président costaricain, qui a lui-même des racines africaines, avait nommé un Commissaire à la présidence pour l'ascendance africaine il y a quelques semaines. En outre, un comité interinstitutionnel a été créé pour le lancement de la Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine.

L'Allemagne a dit sa conviction qu'une protection forte du droit à la liberté d'expression était essentielle. Seule un débat ouvert et sincère permet de répondre aux préoccupations des gens. La République islamique d'Iran a constaté qu'indépendamment de considérables efforts, on assistait à la prévalence d'insultes contre les personnes d'ascendance asiatique ou africaine motivées par le racisme ou l'affiliation religieuse. Elle a appelé à avoir une utilisation responsable de la liberté d'expression.

La Lettonie a demandé aux panélistes quel rôle pourraient avoir les nouvelles technologies à la fois en termes de nouveaux risques mais aussi en tant qu'instruments utiles pour sensibiliser le grand public.

Parmi les organisations non gouvernementales, le Mouvement international de la jeunesse et des étudiants pour les Nations Unies s'est déclaré préoccupée par les tentatives de nier ou de minimaliser les crimes commis pendant cinq siècles durant l'esclavage et la colonisation. La France, premier pays à avoir reconnu l'esclavage comme un crime contre l'humanité peut-elle aider les autres à avancer sur ce terrain, a demandé le représentant. Le Mouvement international contre toutes les formes de discrimination s'est également inquiété de cette tendance à nier l'Histoire et les faits historiques. Cela contribue à la propagation du racisme et de la discrimination. Les États devraient coopérer avec la société civile, a proposé le représentant, observant que l'histoire des Sinti et Rom en Europe est minimisée, de même que celle de la population coréenne au Japon. En Iraq, ce sont les minorités chrétienne et assyrienne qui sont discriminées, a dit AUA Americas Chapter Inc.

Le Conseil indien d'Amérique du Sud, qui a évoqué le cas de la colonisation blanche des terres de l'Alaska, a déploré l'immobilisme prévalant aux Nations Unies et s'est interrogé sur les résultats concrets d'un tel débat. Il a émis le vœu que la réunion d'aujourd'hui permettre au minimum de formuler quelques recommandations. L'US Human Rights Network Inc. a évoqué les affaires de meurtres de personnes de couleur aux mains de la police dans plusieurs incidents aux États-Unis, accusés de traiter différemment les Afro-américains et les Latino-américains, que ce soit en matière d'éducation, de soins de santé ou encore dans le système judiciaire et pénal.

Le Congrès juif mondial a fait part de sa déception envers le rapport du Haut-Commissaire qui devrait, selon lui, dresser une liste des bonnes et mauvaises pratiques des États. United Nations Watch a évoqué l'attaque meurtrière d'une école juive de Toulouse en France en 2012, un acte d'agression parmi d'autres. Il s'est interrogé pour quelles raisons le Conseil ne s'était pas encore penché sur la multiplication des attaques antisémites.

Conclusions

Pour Mme TAUBIRA, il reste encore beaucoup de choses à comprendre de la réalité du monde et des conditions que vivent les gens. Les personnes d'ascendance africaine n'ont pas seulement été victimes de la traite et de l'esclavage; elles avaient des langues, des cultures avant la traite et l'esclavage. Ce sont ces choses qu'il faut redécouvrir. La Ministre française de la justice a cité le poète Antonio Machado espagnol «caminante, no hay camino, se hace camino al andar» - le chemin se fait en marchant.

M. DIÈNE a conclu que nous sommes à un carrefour important et appelé à procéder à une lecture approfondie des raisons de la discrimination et de la question du multiculturalisme.

MME KOOL-BLOKLAND a indiqué que l'éducation et la mémoire sont des moyens idoines pour briser le silence et la méconnaissance de la période de l'esclavage. Le prix de liberté d'Eleanor Roosevelt décerné tous les deux ans et d'autres mesures éducatives sont également des moyens de favoriser la tolérance et le vivre ensemble.

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ONU-Genève: "J'ai été confrontée au racisme" déclare Christiane Taubira aux jeunes jeunes âgés de 12 à 15 ans, Français, Suisses et Allemands

Genève, le 20 mars 2015, Christiane Taubira, la garde des sceaux au Palais des Nations-ONU

La ministre de la Justice Christiane Taubira a affirmé vendredi, en marge d'une visite au Conseil des droits de l'homme à l'ONU-Genève, que les actes ou propos racistes à son encontre étaient devenus une véritable «ritournelle» depuis qu'elle était ministre.

Rencontre de Christiane Taubira avec des collégiens à Genève au Palais des Nations pour parler racisme et discriminations

«J'ai été confrontée au racisme»

Christiane Taubira s'exprimait devant des jeunes âgés de 12 à 15 ans, Français, Suisses et Allemands, avant de prononcer un discours devant le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à l'occasion de la journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale.

«Après le baccalauréat, je suis venue faire mes études à Paris et là j'ai été confrontée au racisme, notamment dans le métro», a expliqué la ministre à une jeune fille qui lui demandait si elle avait souffert d'actes ou de propos racistes. «Je n'en ai pas vraiment souffert, je trouvais cela tellement idiot», a-t-elle ajouté.

«Il ne faut pas laisser passer»

«Depuis que je suis ministre c'est une rengaine, une ritournelle, sur les réseaux sociaux, à la radio, la télévision, dans la rue», a-t-elle poursuivi. Christiane Taubira a également souligné qu'«il n'y a rien de plus imbécile» que le racisme.

«Il ne faut pas laisser passer. Moi ça va (...), mais je sais que le racisme peut être terrible. Pour les adultes c'est très dur, pour les enfants et les adolescents cela peut être dévastateur», a-t-elle dit.

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Yémen: Attaques sanglantes contre des mosquées à Sanaa

De nouveaux attentats ont fait au moins 77 morts dans plusieurs mosquées au Yémen.

Le Yémen endeuillé par de nouveaux attentats

Le bilan des victimes ne cesse d'augmenter à Sanaa, après des attentats perpétrés ce vendredi matin 20 mars contre plusieurs mosquées.

Au moins 77 personnes ont été tuées et 121 blessées dans un triple attentat-suicide, ont rapporté des sources médicales. Ces dernières ont revu leurs chiffres à la hausse. Un précédent bilan faisait état de 55 morts.

Il s'agit de l'un des attentats les plus sanglants à frapper la capitale du Yémen, pays déstabilisé par une grave crise interminable attisée par les Houthis et les djihadistes sunnites d'Al-Qaïda, deux groupes hostiles au pouvoir du président Abd Rabbo Mansour Hadi.

Si ces nouveaux attentats à Sanaa n'ont pas été revendiqués dans l'immédiat, la technique de l'attaque suicide rappelle le mode opératoire du réseau Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), ennemi juré des Houthis et implanté dans le sud et le sud-est du pays.

En fin de matinée, une première bombe a explosé à la mosquée Badr, dans le sud de Sanaa, suivie d'une autre à l'entrée de ce même lieu de culte au moment où les fidèles prenaient la fuite, selon des témoins. Le troisième attentat a visé une mosquée du nord de la capitale. Les Houthis prient dans ces mosquées.

La télévision Al-Massira, contrôlée par les Houthis, a affirmé que les hôpitaux de la capitale réclamaient en urgence des dons de sang. Sur les lieux, des corps déchiquetés et ensanglantés étaient transportés sur des brancards. Des traces de sangs étaient visibles sur le sol jonché de débris.

Attaques sanglantes

Les attaques sont les plus sanglantes depuis la prise du pouvoir de Sanaa par les Houthis début février. Le dernier attentat particulièrement sanglant dans la capitale remonte au 7 janvier (40 morts) et avait visé l'académie de police de Sanaa.

Depuis l'insurrection populaire de 2011, dans le sillage du Printemps arabe, qui a poussé au départ le président Ali Abdallah Saleh, le pouvoir central a été marginalisé par les Houthis et Aqpa qui ont accru leur influence, tout en se livrant une guerre sans merci.

Preuve de l'affaiblissement du pouvoir, M. Hadi, le président internationalement reconnu, a dû s'installer à Aden, principale ville du sud, après avoir fui en février Sanaa où il était assigné à résidence par la milice chiite.

Mais même là, il ne semblait guère en sécurité puisque son palais présidentiel a été visé jeudi par un raid aérien, selon une source de sécurité. M. Hadi a été évacué vers un «lieu sûr», mais il n'a pas quitté le pays«, a déclaré une source de la présidence.

Échec d'une tentative de putsch

Des affrontements avaient éclaté avant ce raid à Aden entre les unités d'un général rebelle, Abdel Hafez al-Sakkaf, et des membres des «comités populaires» (supplétifs de l'armée) fidèles à M. Hadi, faisant 11 morts, selon des sources de sécurité. Les troupes fidèles au président ont réussi à reprendre le contrôle d'Aden.

Dans un communiqué, le président a fait état de "l'échec d'une tentative d'un putsch» et appelé les forces armées à »refuser toutes les directives de Sanaa".

Le général Hafez, dont les liens sont avérés avec les Houthis et l'ex-président Saleh, a fui Aden après les combats pour se rendre à Sanaa mais son convoi est tombé dans la nuit dans une embuscade, selon un responsable militaire. «Il a échappé à une tentative d'assassinat mais son garde du corps a été mortellement touché par les balles alors que trois autres sont morts lorsque leur véhicule s'est retourné», a-t-il ajouté, sans préciser où se trouvait actuellement le général rebelle.

Le général Sakkaf, qui refuse un ordre de limogeage de M. Hadi, est à la tête d'une unité des forces spéciales comptant 1.000 à 2.000 hommes, lourdement armés.

Barrages routiers

La situation était calme vendredi à Aden où les forces loyales au président Hadi ont renforcé leur contrôle, en multipliant les barrages routiers, selon des correspondants de l'AFP.

Le mouvement Ansaruallah, autre nom pour les Houthis, qui est soupçonné d'avoir le soutien de l'Iran, a déferlé en septembre 2014 à Sanaa puis étendu son influence vers l'ouest et le centre du Yémen.

S'il a rencontré peu de résistance de la part des forces gouvernementales, il en est tout autre avec Aqpa qui a revendiqué depuis septembre de nombreux attentats contre les Houthis. Aqpa est considéré comme la branche la plus dangereuse d'Al-Qaïda.

Les espoirs suscités par l'ouverture d'un dialogue destiné à sortir le Yémen de la crise, parrainé par l'ONU, sont quasiment morts et les observateurs évoquent un sérieux risque de guerre civile.

Menacé, le président Abd Rabbo Mansour Hadi du Yémen a été évacué

Menaces. Le président du Yémen Abd Rabbo Mansour Hadi a été évacué jeudi vers un lieu sûr après le survol à deux reprises par un avion de combat de son palais à Aden (sud), où il s'est réfugié en février.

«Le président Hadi a été évacué vers un lieu sûr, mais il n'a pas quitté le pays», a déclaré cette source, alors qu'un appareil venait de survoler pour la deuxième fois le palais présidentiel.

Les vols à l'aéroport international ont été suspendus à la suite d'affrontements qui ont fait au moins onze morts et 54 blessés. Par ailleurs, le général rebelle Abdel Hafedh al-Sakkaf a fui Aden.

L'intensité des combats a conduit à l'annulation des vols programmés jeudi matin à l'aéroport d'Aden. Le trafic aérien n'avait pas repris en fin de journée, selon une source aéroportuaire.

Les affrontements pour le contrôle de l'aéroport ont éclaté dans la nuit, opposant les unités du général Sakkaf à des membres des «comités populaires» (supplétifs de l'armée), qui défendent le président Hadi.

Après d'âpres combats, les unités rebelles ont finalement été forcées de battre en retraite, selon une source militaire. Des tirs ont visé la tour de contrôle de l'aéroport, selon des témoins.

Chars et blindés

Sept membres des forces spéciales ont été tués et 23 ont été blessés. De leur côté, les «comités populaires» ont déploré quatre morts et 31 blessés dans leurs rangs.

Des troupes de l'armée, conduites par le ministre de la Défense, le général Mahmoud al-Soubeihi, et soutenues par des chars et des blindés, avaient été dépêchées sur place pour épauler les «comités populaires». Les hommes de Sakkaf ont ensuite été contraints de se retirer vers leur campement, près de l'aéroport.

Raid sur le palais présidentiel

En fin d'après-midi, les forces loyalistes sont entrées dans ce campement dont «elles ont repris le contrôle». Deux autres bases des troupes du général rebelle à Aden sont aussi tombées aux mains des partisans de M. Hadi, ont indiqué des sources de sécurité.

Dans la foulée, un avion de combat a effectué un raid contre le complexe du palais présidentiel, où se trouvait M. Hadi, mais sans le toucher. La DCA est intervenue pour repousser l'appareil, selon des sources de sécurité.

«En lieu sûr»

«Le président Hadi a été évacué vers un lieu sûr, mais il n'a pas quitté le pays», a ensuite déclaré une source de la présidence. Le gouverneur d'Aden a confirmé l'évacuation du président et indiqué que le général Sakkaf, affaibli, avait dû quitter Aden sans préciser sa destination.

Le général rebelle refuse un ordre de limogeage du président Hadi. Il est allié aux Houthis qui se sont emparés du pouvoir début février dans la capitale Sanaa.

Incidents nocturnes

Les routes menant à l'aéroport restaient fermées à la circulation par les forces loyales au président Hadi qui ont multiplé les barrages de contrôle dans divers quartiers d'Aden, selon des sources de sécurité et des témoins. Des incidents nocturnes ont aussi été signalés ailleurs dans Aden.

Un membre des forces spéciales a été tué et quatre blessés dans un affrontement avec des éléments des «comités populaires», qui ont déploré trois blessés, près d'un complexe de l'administration locale dans le centre-ville, selon un bilan de sources sécuritaires.

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La Tunisie a commémoré son 59e anniversaire de l'indépendance dans le deuil

Douloureux anniversaire. Deux jours après l'attentat de Tunis, le président Béji Caïd Essebsi doit de nouveau s'adresser à la nation à l'occasion du 59e anniversaire de l'indépendance.

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi

La Tunisie commémorait ce vendredi 20 mars son indépendance dans le deuil deux jours après l'attentat sanglant contre des touristes au Musée du Bardo à Tunis. Ses auteurs, membres du groupe djihadiste Etat islamique (EI), se sont entraînés en Libye voisine, ont estimé les autorités.

Le président Béji Caïd Essebsi doit de nouveau s'adresser à la nation à l'occasion du 59e anniversaire de l'indépendance, après avoir promis une lutte «sans pitié contre le terrorisme» et assuré que le système démocratique était «bien ancré» dans son pays. Des marches «contre le terrorisme» étaient en outre prévues dans la journée à Tunis et à Djerba (sud).

La presse tunisienne se montrait pleine de défi ce vendredi 20 mars. «La Tunisie vaincra», titrait ainsi le quotidien La Presse en une, tandis qu'Assabah proclamait: «La Deuxième République l'emportera».

Revendiquée par l'EI, l'attaque est sans précédent depuis la révolution de janvier 2001 qui chassa du pouvoir le dictateur Zine el-Abidine Ben Ali. Elle a coûté la vie mercredi à 20 touristes étrangers de différentes nationalités, ainsi qu'à un policier tunisien.

Les deux assaillants se sont formés au maniement des armes en Libye, selon le secrétaire d'Etat tunisien aux affaires sécuritaires Rafik Chelly. Il s'agit de «deux éléments extrémistes salafistes takfiris. Ils ont quitté clandestinement le pays en décembre dernier pour la Libye et y ont pu se former aux armes» avant de regagner la Tunisie, a-t-il dit à la chaîne privée AlHiwar Ettounsi.

Cellules dormantes

Le terme «takfiri» signifie littéralement «celui qui lance des anathèmes» contre les personnes ne partageant pas ses croyances, mais est en général utilisé pour désigner les groupes djihadistes ou islamistes radicaux sunnites.

Ces nouvelles informations viennent appuyer les craintes de nombreux observateurs pour qui le chaos en Libye, qui partage une longue frontière poreuse avec la Tunisie, est une menace grandissante pour la sécurité de ce pays et du Maghreb en général.

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Nucléaire iranien:La mort de la mère du président Hassan Rohani stoppe les négociations à Lausanne

Nucléaire iranien. La délégation iranienne qui participe aux pourparlers de Lausanne sur le programme nucléaire de Téhéran a quitté précipitamment la Suisse ce vendredi.

Le président iranien Hassan Rohani en deuil

Les négociations entre les Iraniens et les Américains ont été interrompues par la mort de la mère du président iranien.

Les discussions reprendront la semaine prochaine, a déclaré un responsable iranien.

Il a expliqué cette pause par l'annonce dans la matinée du décès de la mère du président iranien Hassan Rohani, qui était âgée de 90 ans. «Nous partons aujourd'hui, mais nous reprendrons les discussions la semaine prochaine», a-t-il déclaré à l'agence Reuters.

Plus tôt dans la journée, alors que la présence samedi à Lausanne des ministres des affaires étrangères français, allemand et britannique semblait dans un premier temps se confirmer, une certaine incertitude a ensuite plané, le ministre allemand Frank-Walter Steinmeier faisant savoir qu'il n'avait pas encore pris de décision.

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Il va en prison pour un graffiti sur le roi thaïlandais

Un homme jugé et condamné à 18 mois de prison pour un graffiti sur le roi Bhumibol Adulyadej dans les toilettes d'un centre commercial.

Le roi Bhumibol Adulyadej a 87 ans, il est le roi de la Thaïlande

Pour avoir griffonné un graffiti évoquant le roi dans les toilettes d'un centre commercial en Thaïlande, un homme de 67 ans a été condamné ce vendredi 20 mars à 18 mois de prison par un tribunal militaire.

Lors de la courte audience, l'une des trois juges a rapidement lu les messages laissés sur le mur par ce vendeur de pin's, a constaté une journaliste de l'AFP. Ces messages ne peuvent pas être retransmis par les médias, sous peine de poursuites.

La plupart de ces écrits critiquaient le chef de la junte, le général Prayut Chan-O-Cha, qui a pris le pouvoir dans un coup d'Etat en mai dernier. Mais une phrase faisait référence au roi Bhumibol Adulyadej.

Peine réduite

La juge a expliqué que ces commentaires étaient «faux» et qu'ils «rabaissaient la valeur du roi». Mais comme l'homme a plaidé coupable, sa peine a été réduite de moitié. Arrivé pied nus et menotté à l'audience, dans une tenue de prisonnier rose pâle, Ophas Chansuksei, interrogé par la juge, a reconnu les faits.

Les traits tirés, l'homme aux cheveux blancs et clairsemés est resté impassible à l'énoncé du verdict tandis qu'à quelques mètres de lui sa femme parvenait difficilement à contenir ses larmes.

Après sa condamnation, attendant son transfèrement à la prison, Ophas s'est dit soulagé que sa peine ait été réduite. Tout comme sa femme. Mais cette dernière a avoué être «déprimée et surtout inquiète quant à ses conditions de vie en prison».

«Nous vivons avec notre fille de 25 ans et c'est la première fois que nous sommes séparés depuis des années», a-t-elle confié à l'AFP.

Cheval de bataille

L'autocensure concernant la loi de lèse-majesté en Thaïlande, l'une des plus sévères au monde, est très forte, y compris parmi les médias étrangers. Selon l'article 112 du code pénal thaïlandais, toute personne offensant le roi, la reine, son héritier ou le régent est passible de jusqu'à 15 ans d'emprisonnement.

Depuis leur prise de pouvoir par un coup d'Etat en mai 2014, les militaires ont fait de la lutte contre le crime de lèse-majesté leur cheval de bataille, dans un contexte de grande incertitude liée à la succession du roi Bhumibol Adulyadej, 87 ans.

Les poursuites et condamnations pour lèse-majesté sont en constante augmentation depuis le coup d'Etat.

La législation est utilisée dans une vaste affaire lancée contre une dizaine de membres de la famille de l'ex-femme du prince héritier, la princesse Srirasmi.

Succession incertaine

Vendredi, trois nouveaux membres de sa famille, dont deux de ses frères, ont été mis en examen pour lèse-majesté et extorsion de fonds.

A l'origine de la série d'affaires menées contre l'ex-belle-famille du prince, un autre de ses membres, ancien haut-responsable policier, Pongpat Chayapun, a vu sa peine récemment portée à 31 ans de prison.

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L'équipe de «Charlie» divisée au sujet de l'argent reçu

Onze employés de l'hebdomadaire satirique réclament à leur direction un statut d'«actionnaires salariés à parts égales».

En tout, Charlie Hebdo pourrait recueillir jusqu'à 30 millions d'euros

Onze salariés de Charlie Hebdo réclament à leur direction un statut d'«actionnaires salariés à parts égales», a-t-on appris hier jeudi 19 mars auprès de collaborateurs du journal satirique français, qui a recueilli près de 30 millions d'euros depuis l'attentat meurtrier l'ayant frappé début janvier.

«Laurent Léger (journaliste de Charlie Hebdo, ndlr) a annoncé mercredi en conférence de rédaction avoir créé un collectif pour ouvrir des négociations sur une répartition égalitaire du capital», a indiqué à l'AFP un des avocats du journal, représentant de la direction, qui n'a pas souhaité être nommé.

Dans un e-mail dont l'AFP a obtenu une copie, Laurent Léger précise que ce collectif réunit onze collaborateurs, dont lui-même, le médecin urgentiste Patrick Pelloux et le dessinateur Luz. Ce collectif a engagé deux avocats.

«Tout cet argent fait plus de mal que de bien»

Charlie Hebdo est détenu actuellement à 40% par les parents de son ex-directeur de la rédaction Charb, ayants droit de leur fils tué dans l'attaque du 7 janvier, 40% par le dessinateur Riss, nouveau directeur de la publication, blessé à l'épaule lors de l'attaque, et 20% par Eric Portheault, directeur général.

«La direction l'a appris mercredi. Nous prenons acte des souhaits des salariés d'être associés à la vie du journal. Mais nous sommes très loin de la réflexion sur l'actionnariat», a commenté l'avocat du journal, expliquant que les dirigeants étaient «navrés» de cette initiative.

«Riss est encore à l'hôpital, les parts de Charb sont gelées par (sa) succession. Tout cet argent fait plus de mal que de bien. Cela fait penser à ces enterrements où on se bat déjà en revenant du cimetière pour les bijoux de la grand-mère», a-t-il regretté.

«L'argent ne nous intéresse pas»

«Pour le moment, on n'est pas associé aux choix. Il n'y a rien contre la direction actuelle, aucun conflit avec qui que ce soit, mais par rapport à ce qui s'est passé les salariés veulent être davantage acteurs de l'entreprise», a déclaré pour sa part Patrick Pelloux, joint par l'AFP. «A partir du moment où une entreprise est décimée, vous vous sentez complétement liés à elle. Il ne s'agit pas de se partager le gâteau. L'argent ne nous intéresse pas», assure-t-il.

Juste avant l'attentat djihadiste qui a tué douze personnes de son équipe, le journal, au bord de la faillite, ne se vendait qu'à 30'000 exemplaires. Il a depuis vu affluer les dons, les abonnements et vendu à plus de 7 millions d'exemplaires son «numéro des survivants», sorti le 14 janvier.

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Aéroport de Genève-Cointrin: Le pirate de l'air éthiopien écope de 19 ans de prison

Le copilote qui avait détourné un avion à l'aéroport de Genève a été reconnu coupable de piraterie aérienne. En février 2014, un avion de la compagnie Ethiopian Airlines, qui assurait la liaison Addis-Abeba-Rome, avait été détourné sur Genève-Cointrin où il s'était posé en toute sécurité. Le pirate de l'air avait été arrêté, tous les passagers étaient sains et saufs.

La Suisse refuse d'extrader le pirate de l'air. Il purgera sa peine en Suisse

Un pilote d'Ethiopian Airlines qui avait dérouté en février 2014 son appareil sur Genève a été condamné par contumace à 19 ans et six mois de prison par un tribunal éthiopien. Le coupable souhaitait demander l'asile politique en Suisse.

Le 17 février 2014, le copilote sur le vol Ethiopian reliant Addis Abeba à Rome, avait profité de l'absence du commandant de bord, parti aux toilettes, pour s'enfermer dans le cockpit et prendre le contrôle de l'appareil, avec 202 personnes à bord, et le diriger vers Genève.

La Suisse avait annoncé en mai avoir rejeté une demande d'extradition du pilote formulée par l'Ethiopie et indiqué qu'il serait jugé pour ces faits en Suisse, où il risque 20 ans de prison.

«L'accusé a commis un crime grave (...) la peine encourue est de 21 ans de prison. Néanmoins, au vu du passé de l'accusé et du fait que son casier judiciaire soit vierge, nous avons décidé de le condamner à 19 ans et six mois de prison», a déclaré vendredi à Addis Abeba le juge Yosef Kiros en prononçant la peine.

Le pilote avait été déclaré lundi coupable de «détournement d'avion par abus des responsabilités qui lui étaient confiées». La Cour avait en revanche abandonné l'accusation de mise en danger de la sûreté du vol, personne n'ayant été blessé. La Cour a précisé que la peine commencerait «au premier jour de l'arrestation de l'accusé».

«Menacé» dans son pays

Après avoir pris le contrôle de l'appareil de la compagnie nationale éthiopienne, le copilote, qui n'était pas armé, avait lui-même déclenché le dispositif d'alerte au détournement sur le transpondeur de l'avion.

Des chasseurs italiens puis français avaient alors escorté l'avion jusqu'à son atterrissage à Genève. Une fois l'appareil immobilisé sur le tarmac, le copilote était descendu du cockpit à l'aide d'une corde et s'était immédiatement rendu à la police suisse. Il avait expliqué se sentir «menacé» dans son pays.

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jeudi 19 mars 2015

Sani Abacha, le fameux dictateur aux lunettes noires "La Suisse va restituer 380 millions de dollars au Nigeria" !

La justice suisse a annoncé ce 17 mars la restitution au Nigeria de 380 millions de dollars confisqués à la famille Abacha, mettant fin à une procédure lancée en 1999.

Le défunt dictateur nigérian, Sani Abacha

En Suisse, l'affaire Abacha, qui a occupé pendant des années les tribunaux, connaît son épilogue. Le Ministère public de Genève a annoncé, le mardi 17 mars, la restitution au Nigeria des 380 millions de dollars qui avaient été confisqués à la famille de Sani Abacha, qui a dirigé le pays ouest-africain entre 1993 et 1998. La procédure, engagée par Abuja en 1999, est désormais classée.

Le défunt dictateur nigérian, Sani Abacha

Ces décisions font suite à un accord global conclu par les autorités nigériannes, qui se sont battues pour récupérer l'argent pillé par le clan Abacha, durant la dictature du général. L'argent détourné avait été placé sur des comptes à l'étranger. Les 380 millions de dollars avaient été saisis en 2006 au Luxembourg, sur ordre de la justice genevoise.

Leur confiscation et leur rapatriement à Genève avaient été décidés dans le cadre d’un accord conclu en juillet 2014, entre le Nigeria et la famille Abacha. L’accord prévoyait l’allocation des avoirs confisqués au Nigeria et l’abandon par les autorités nigériannes des charges contre Abba Abacha, le fils de Sani Abacha.

Au total, ce sont 2,2 milliards de dollars que l’ancien dictateur aurait détournés. Entre 2005 et 2009, le Nigeria est parvenu à récupérer 808 millions de dollars, rétrocédés par les banques suisses. En juin 2014, le Liechtenstein a, à son tour, accepté de restituer au pays environ 167 millions d’euros détournés par Sani Abacha. Enfin, en août 2014, la justice américaine a obtenu le droit de saisir plus de 480 millions de dollars, cachés sur des comptes bancaires en Europe par les proches de l'ancien dictateur.

Le président Sani Abacha qui a dirigé le Nigeria de 1993 à 1998 aura marqué son pays et toute l’Afrique de l’ouest par sa tyrannie et son pouvoir hégémonique. Dès son accession au pouvoir, il a fait substituer les institutions démocratiques par un gouvernement militaire et beaucoup de fonctionnaires civils par des militaires.

Son gouvernement était un savant dosage de militaires - pour la plupart des généraux - et d’officiers supérieurs de la police. Ce professionnel des coups d’Etat et compagnon de longue date de son prédécesseur au pouvoir Ibrahim Babangida était un obsédé du contrôle des institutions de l’Etat et des citoyens. Jamais les fameux services de renseignement nigérians dénommés « SSS » (State Security Services) n’auront été aussi actifs que sous son règne.

Sani Abacha a fait de la presse, son ennemi public numéro 1. Le patron de Tell Magazine, Onome Osifo-Whiskey en sait quelque chose. Lui qui était obligé de changer de planque continuellement pour fuir les hommes de Sani Abacha et qui a effectué plusieurs séjours en prison.

Le respect des droits de l’homme n’a jamais été la tasse de thé du «big brother». Abacha a laissé mourir en prison, Moshood Abiola, le vainqueur de la présidentielle de 1993 à la suite de l’annulation de laquelle il a pris le pouvoir. Abacha a aussi jeté en prison l’ex-président et général Olusegun Obasanjo qui, selon des sources dignes de foi, n’a eu la vie sauve que grâce à l’intervention de plusieurs chefs d’Etat africains dont le président Mathieu Kérékou du Bénin.

En 1995, le dictateur aux lunettes noires a fait pendre l’écrivain Ken Saro Wiwa et ses compagnons militants Ogoni des droits de l’homme. Serge Félix N’Piénikoua, journaliste béninois, raconte à quel point Sani Abacha était paranoïaque:

«Lors d’un sommet de la Cedeao à Cotonou, les services de sécurité de Sani Abacha qui transportaient de gros bagages contenant des armes avaient refusé tout contrôle à l’aéroport de Cotonou. Ils ne se gênaient d’ailleurs pas pour bousculer la garde rapprochée du président Mathieu Kérékou dans le but d’assurer la sécurité de leur président. Et pendant le sommet qui se tenait dans la salle de conférence de l’hôtel Plm Alédjo à Cotonou, le ministre de l’Intérieur de l’époque, Théophile N’Dah, avait imprudemment appuyé sur un interrupteur qui avait coupé la lumière et plongé toute la salle dans l’obscurité. Le temps de le rallumer l’électricité, quelle n’avait pas été la surprise de tous les participants de constater quand la lumière fut remise que la garde rapprochée de Sani Abacha braquait déjà de gros engins de mort sur toute l’assistance, des armes qu’on avait jamais vues».

Ennemi juré des Etats-Unis d’Amérique, beaucoup pensent que la mort de Sani Abacha est à mettre sur le compte de services de renseignements de pays occidentaux qui auraient infiltré ses services: une femme l’aurait empoisonné la veille d’un sommet de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Alors que ses services de sécurité étaient déjà en place et qu’on l’attendait à Ouagadougou, l’annonce de sa mort le 8 juin 1998 avait, en effet, surpris plus d’un. Officiellement, il s’est agi d’une crise cardiaque mais selon le célèbre magazine nigérian Newswatch, il s’agirait plutôt d’un excès de Viagra trafiqué alors que le dictateur était en plein ébat avec des prostituées libanaises. Mais pour son épouse, «son mari a été tué par ses meilleurs amis».

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Solar Impulse 2 a bouclé sa troisième étape autour du monde à Varanasi

L'avion solaire de Bertrand Piccard et André Borschberg poursuit sans encombres son périple autour du monde. Mercredi, il s'est posé à Varanasi, en Inde, bouclant ainsi la 3e de ses 12 étapes.

Solar Impulse II

Solar Impulse a terminé la troisième étape de son tour du monde. L'avion solaire s'est posé mercredi soir à Varanasi, dans le nord de l'Inde, après plus de quatorze heures de vol et un millier de kilomètres, selon les images diffusées sur sa chaîne YouTube.

L'appareil piloté par le Vaudois André Borschberg avait décollé mercredi à 07h18 locales (02h48 heure en Suisse) d'Ahmedabad au nord-ouest de l'Inde. Après un arrêt de neuf heures dans la ville sainte indienne, il repartira jeudi matin en direction de Mandalay, en Birmanie, avant de continuer sa course vers la Chine.

Solar Impulse 2 visité par des journalistes étrangers à Payerne en Suisse !

Le Département Fédéral des Affaires Etrangères DFAE avec Présence Suisse ont organisé pour les journalistes étrangers une visite de Solar Impulse 2 à Payerne, c'était en septembre 2014.

Le Badge de Freddy Mulongo. Photo Réveil FM international

Le pilote Bertrand Piccard et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

Plus performant et plus grand que son prédécesseur, Solar Impulse 2 a été conçu pour effectuer en 2015 le premier vol solaire autour du monde.

Pour ce faire, l'aéronef devra pouvoir voler sans carburant avec un seul pilote à bord pendant cinq jours et cinq nuits pour traverser les océans d’un continent à l’autre.

Bertrand Piccard et André Borschberg, deux pilote du nouvel avion solaire monoplace, baptisé Solar Impulse 2. Photos Réveil FM international

Bertrand Piccard et André Borschberg, deux pilote du nouvel avion solaire monoplace, baptisé Solar Impulse 2. Photos Réveil FM international

Plus large qu'un Boeing 747

Le monoplace solaire possède une envergure de 72 mètres, soit plus qu'un Boeing 747, pour un poids de 2300 kg. Ces dimensions lui permettent d’avoir des performances aérodynamiques et un rendement énergétique supérieurs à tout ce qui s’est fait jusqu’ici. Il est par ailleurs équipé d’un cockpit non pressurisé de 3,8 m3 dont chaque détail a été pensé pour permettre au pilote d’y vivre une semaine.

Le pilote Bertrand Piccard de Solar Impulse 2. Photo Réveil FM International

Le pilote André Borschberg de Solar Impulse 2. Photo Réveil FM International

Ses performances aérodynamiques et son rendement énergétiques sont nettement supérieurs, d'après l'équipe de Solar Impulse. Sans carburant L'avion de Bertrand Piccard et André Borschberg est recouvert de plus de 17'200 cellules solaires. Son cockpit de 3,8 m3 a été pensé pour permettre au pilote d'y vivre une semaine. La cabine n'est toutefois ni pressurisée, ni chauffée. Pour réussir le tour du monde, Solar Impulse 2 devra pouvoir voler sans carburant avec un seul pilote à bord à la fois jusqu'à cinq jours et cinq nuits d'affilée pour traverser les océans. Le premier avion solaire a connu son baptême de l'air en juin 2009. Une année plus tard, il réussissait un vol sans escale de 26 heures.

Solar Impulse 2. Photo Réveil FM International

Le pilote Bertrand Piccard et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

Solar Impulse 2. Photo Réveil FM International

Solar Impulse 2. Photo Réveil FM International

Photo de famille de deux pilotes Bertrand Piccard et André Borschberg avec les journalistes de la presse étrangère. Photo Réveil FM International

La tentative du premier tour du monde en avion solaire devrait débuter en mars 2015 depuis la région du Golfe Persique. Solar Impulse traversera successivement la Mer d’Arabie, l’Inde, la Birmanie, la Chine, l’Océan Pacifique, les Etats-Unis, l’Océan Atlantique, l’Europe du Sud ou l’Afrique du Nord, pour boucler la boucle en rejoignant son point de départ. Des escales se feront tous les quelques jours pour changer de pilote. Des événements destinés aux gouvernements, aux écoles et universités seront organisés.

Le siège de Solar Impulse à Payerne. Photo Réveil FM International

Arrivée des journalistes au siège de Solar Impulse à Payerne. Photo Réveil FM International

Arrivée des journalistes au siège de Solar Impulse à Payerne. Photo Réveil FM International

Le bus des journalistes. Photo Réveil FM International

Le bus des journalistes. Photo Réveil FM International

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mercredi 18 mars 2015

Genève: Face aux journalistes, Madame Mme Yanghee, Rapporteur spécial de l'ONU sur la situation des droits de l'homme au Myanmar (Birmanie) vide son sac !

Genève, Palais des Nations, Madame Yanghee Lee face aux journalistes. Photo Réveil FM International

Madame Yanghee Lee (République de Corée) a été nommé Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme au Myanmar par le Conseil des droits de l'ONU en 2014. Madame Lee a été membre et président du Comité des Nations Unies sur les droits de l'enfant (2003 -2011). Elle est actuellement professeur à l'Université Sungkyunwan, Séoul, et siège au Comité consultatif de la Commission nationale des droits de Corée. Madame Lee est le président fondateur de Centre international droits de l'enfant, et sert en tant que vice-président du Conseil consultatif national de l'Unification.

Le clergé bouddhiste est traditionnellement révéré en Birmanie. En 2007, les moines étaient les fers de lance d'un mouvement de protestation démocratique, appelé Révolution Safran, et ils ont été frappés par une répression sanglante par l'ancienne junte. Mais le pays, qui est sorti en 2011 de décennies de dictature militaire, connait depuis quelques années une recrudescence des tensions religieuses. Les tensions entre bouddhistes et musulmans sont vives en Birmanie, notamment en Etat Rakhine, où la minorité musulmane rohingya est considérée par l'ONU comme l'une des plus persécutées au monde.

Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme au Myanmar, Yanghee Lee, a appelé les autorités du pays de traiter rapidement les défis actuels dans le processus de réforme démocratique "avant qu'elles ne sapent le succès obtenu jusqu'à présent."

Genève, Palais des Nations, Madame Yanghee Lee face aux journalistes. Photo Réveil FM International

"Je ai été très troublé par les rapports le 10 mars sur le fait que la force excessive et disproportionnée avait été utilisée contre des étudiants et d'autres civils et que 127 personnes ont été arrêtés", a déclaré Mme Lee lors de la présentation de son premier rapport au Conseil des droits de l'homme. Tout en se félicitant de la libération de certains détenus, elle a appelé à "la libération immédiate de tous les autres".

Mettre l'accent sur ​​les questions clés entourant l'espace démocratique, l'expert a attiré l'attention à la pression faite sur les défenseurs et journalistes des droits humains, y compris des rapports de surveillance régulière, ainsi que les poursuites en vertu de diffamation, les intrusions et les lois nationales de sécurité, qui ont un "effet paralysant sévère sur les activités de la société civile ".

Genève, Palais des Nations, Madame Yanghee Lee face aux journalistes. Photo Réveil FM International

"Une presse libre et indépendante a un rôle vital à jouer dans toute société démocratique", dit-elle en saluant les efforts du gouvernement pour réformer la gouvernance des médias. "Cependant, je crains que les journalistes soient toujours interrogés et arrêtés, et que 10 journalistes ont été emprisonnés en 2014. Cela doit s' arrêter si le Myanmar veut créer un espace démocratique".

Tout en notant que le développement économique était perceptible dans le pays, l'expert indépendant a exhorté le gouvernement à veiller à ce que "d'autres ne soient pas laissés pour compte» et a appelé à "une approche fondée sur les droits humains aux programmes de développement".

Genève, Palais des Nations, Madame Yanghee Lee face aux journalistes. Photo Réveil FM International

Le Rapporteur spécial a exprimé sa préoccupation à propos de l'inquiétante recrudescence de combats dans la région Kokang, où plus de 100 civils auraient trouvé la mort et des dizaines de milliers ont été déplacées. "Même pendant l'état d'urgence, le gouvernement a l'obligation de respecter strictement les droits humains fondamentaux," a souligné qu'elle.

Mme Lee a averti que la discrimination contre les minorités ethniques et religieuses est un autre facteur alimentant le conflit et a exprimé son inquiétude sur le paquet de quatre projets de loi actuellement devant le Parlement qui risque de tension croissante. «Lors de ma dernière visite en Janvier 2015, je ai assisté à la gravité de la situation est restée dans l'Etat Rakhine. Les conditions dans les camps de déplacés musulmans sont épouvantables et je ai reçu des témoignages déchirants de Rohingyas me disant qu'ils n'avaient que deux options: rester et mourir ou partir en bateau ", dit-elle.

L'expert a également mis en garde contre toute disposition dans le Plan d'action de Rakhine qui classerait Rohingyas comme des «étrangers illégaux» et de les soumettre à une éventuelle internement prolongé dans des camps ou l'éloignement du territoire. "L'expiration à la fin de Mars 2015 les cartes blanches temporaires détenus par de nombreux Rohingyas comme documents d'identité soulève plus d'incertitudes et augmente leur vulnérabilité plus loin," at-elle souligné. Le Rapporteur spécial a fait un appel pour les efforts collectifs pour trouver "des moyens efficaces pour améliorer les droits de l'homme de tous dans l'Etat Rakhine."

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Myanmar (Birmanie): Un Néo-Zélandais condamné pour insulte à Bouddha

Phillip Blackwood est escorté par des officiers de la police birmane

Un gérant de bar néo-zélandais et ses deux collègues birmans ont été condamnés mardi au Myanmar à deux ans et demi de prison pour insulte à la religion après avoir présenté une image de Bouddha avec des écouteurs sur les oreilles, afin de promouvoir leur établissement.

Ce jugement intervient alors que le nationalisme bouddhiste est en plein essor depuis l'ouverture du pays à la démocratie et à la liberté d'expression en 2011, après un demi-siècle de régime militaire.

Le gérant, Phil Blackwood, et ses collègues ont plaidé non coupables. Leur condamnation est assortie de travaux forcés.

« Les autorités cherchent manifestement à faire un exemple mais cela ne fait que nuire à l'image du Myanmar et du bouddhisme. »

Lors de son procès, Phil Blackwood a expliqué qu'il n'avait pas voulu offenser la religion bouddhiste en postant sur les réseaux sociaux une image de Bouddha afin de promouvoir une soirée.

Il a souligné qu'il avait retiré l'image et qu'il s'était excusé en voyant que sa publicité était devenue virale sur internet et provoquait des réactions outragées.

« Ces hommes ont fait acte de repentance pour ce qu'ils disent être une erreur alors que pendant ce temps-là, des extrémistes comme Wirathu incitent à la violence au nom du bouddhisme et attaquent publiquement un haut responsable des Nations unies avec des remarques vraiment injurieuses », a poursuivi Matt Smith.

Wirathu, un moine nationaliste bouddhiste, a traité de « prostituée » l'envoyée spéciale de l'ONU sur les droits de l'homme au Myanmar qu'il accusait de biais en faveur de la minorité musulmane.

Les musulmans, qui représentent environ 5 % de la population birmane, forte de 53 millions d'habitants au total, sont la cible principale du nationalisme bouddhiste.

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Genève: Contre le racisme, une exposition photographique des albinos de la RDC à l'ONU

Semaine contre le racisme, parmi d'autres expos, une exposition photo des albinos de la République démocratique du Congo est à l'ONU, au Palais de la Nation à Genève, pour dix jours, du 16 au 26 mars 2015. Une superbe exposition «Blanc ébène» de la photographe «sociale» Patricia Willocq. En République démocratique du Congo, nous n'avons pas une tribu Banyamulenge! Mulenge est une colline à l'Est du Congo qui ne peut en aucun cas "Engendrer". L'invention des Banyamulenge au Congo, est vue d'esprit des mafieux prédateurs pour justifier le pillage des ressources de la RDC. Et pourtant dans toutes nos tribus, on trouve des congolais qui sont albinos. Parfois stigmatisés par la société, les Ndundus (albinos en lingala) congolais sont bien mieux lotis que leurs congénères tanzaniens ou burundais, mutilés et tués par les sorciers pour la concoction de gris-gris. En Afrique, les albinos sont souvent victimes des superstitions et mis à l’index de la société.Les mutilations et les meurtres, encouragés par les marabouts et autres pasteurs véreux, se multiplient car les albinos sont soi-disant porteurs de pouvoirs magiques.

Genève, Palais des Nations, exposition Blanc Ebène. Photo Réveil FM International

C’est un témoignage d’espoir, de courage, de succès et d’amour pour rendre aux personnes albinos la dignité qu’ils méritent. L'exposition montre une image positive et différente du Congo, qui se veut tolérant dans cette terrible question de l’albinisme en Afrique. L'albinisme est une maladie génétique incurable, rare, due à une anomalie héréditaire touchant un pigment : la mélanine. Elle se caractérise par une absence de mélanine partielle ou totale. Il en résulte une dépigmentation des cheveux, poils, ongles, des yeux et de la peau. Un enfant albinos est fréquemment sujet à une acuité visuelle de mauvaise qualité et une susceptibilité aux cancers et affections de la peau due à une fragilité à l'exposition solaire.

Genève, Palais de la Nation, lundi 16 mars 2015, l'inauguration de l'exposition Blanc Ebène. Photo Réveil FM International

Genève, Palais de la Nation, lundi 16 mars 2015, l'inauguration de l'exposition Blanc Ebène. Photo Réveil FM International

«Blanc Ebène» a reçu une mention d’honneur au concours photos UNICEF «Photo of the year award» et a été exposé en rue, à Kinshasa, grâce à la délégation Wallonie-Bruxelles. Patricia Willocq est devenue photographe amateur un peu par hasard.Née à Kinshasa (Congo RDC) où elle a grandi, Patricia Willocq parcourt aujourd’hui le monde (Irlande, Belgique, Emirats Arabes, Chili, etc.) pour assouvir sa passion surgie dans la foulée de deux publications dans le magazine chilien Geografica en 2005. Aujourd’hui, la photographe fait partie des contributeurs principaux de Corbis Images U.S.

Marie 92 ans. Photo Réveil FM International

David et keren. Photo Réveil FM International

Gysèlene et Patricia sa fille (10 jours). Photo Réveil FM International

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Genève: Le Conseil des droits de l'homme a examiné la situation des droits de l'homme en Syrie

Mardi 17 mars 2015, les membres de la commission d'enquête internationale indépendante sur la République arabe syrienne: Karen Koning Abuzayd (Rapporteur), Carla Del Ponte (Suisse), Paulo Pinheiro (Président, Brésil), Vitit Muntarbhorn (Thailande), lors de la conférence de presse au Palais de la Nation à Genève. Photo Réveil FM International

Le Conseil des droits de l'homme a examiné matin 17 mars 2015 le dernier rapport de la commission d'enquête internationale indépendante sur la République arabe syrienne, qui répertorie les violations du droit humanitaire entre septembre 2011 et janvier 2015 et décrit la grave situation humaine et humanitaire de la population syrienne.

Présentant le rapport de la commission, également composée de Karen Koning AbuZayd, Carla del Ponte et Vitit Muntarbhorn, son président, M. Paulo Sérgio Pinheiro, a notamment indiqué que les commissaires n'avaient pu se rendre sur le territoire syrien et avaient fondé leur travail sur des entretiens avec les victimes et les témoins oculaires. Il a souligné que «l'armement et le financement des belligérants, renforcé par l'afflux de combattants étrangers, alimente l'illusion qu'une victoire militaire est possible». M. Pinheiro a souligné que les civils avaient toujours été les premières victimes de la violence, depuis les premières manifestations pacifiques il y a tout juste quatre ans, qui ont dégénéré en une guerre civile qui entre dans sa cinquième année et n'épargne aucune composante de la société syrienne.

Les femmes, les enfants, les hommes, les jeunes garçons, les vieillards, les handicapés sont considérés comme des cibles légitimes par les forces gouvernementales, les groupes armés antigouvernementaux et les organisations extrémistes et terroristes. Face à la culture d'impunité qui prévaut dans le pays, la commission juge absolument nécessaire la mise en œuvre effective d'une stratégie coordonnée d'imputabilité, et elle continue de plaider pour que le Conseil de sécurité renvoie le cas syrien à la Cour pénale internationale, voire à un tribunal ad hoc.

La République arabe syrienne a déclaré que les informations contenues dans le rapport étaient fondées sur des «descriptions unilatérales et partielles» de personnes hostiles à la Syrie. Elle a aussi reproché à la commission de ne pas tenir compte des informations fournies par son gouvernement. La Syrie a aussi rejeté catégoriquement les allégations d'utilisation de chlore par le Gouvernement, alors qu'il a été utilisé par les groupes armés.

À l'instar du Président du Conseil des droits de l'homme, M. Joachim Rücker, pour qui la situation décrite dans le rapport «fait froid au dos», les délégations1 ayant pris part au débat ont attiré l'attention sur les souffrances indescriptibles de la population civile, ont appelé à l'accès de l'aide humanitaire, demandé que soit interrompu le flux de combattants étrangers, souhaité que cesse la course à l'armement en Syrie, le financement des groupes armés et l'utilisation d'armes comme les bombes à barils, entre autres. Devant le caractère insupportable et l'intensité croissante des violences et abus perpétrés par toutes les parties au conflit en Syrie, des intervenants ont demandé que les responsables des crimes commis en Syrie soient jugés.

Le Conseil a tenu tiendra son débat général sur les situations relatives aux droits de l'homme qui requièrent son attention.

Situation des droits de l'homme en Syrie

Présentation du rapport

M. PAULO SÉRGIO PINHEIRO, Président de la commission d'enquête internationale indépendante sur la République arabe syrienne, a constaté que les civils avaient toujours été les premières victimes de la violence depuis les premières manifestations pacifiques il y a tout juste quatre ans et qui ont dégénéré en une guerre civile qui entre dans sa cinquième année. Les femmes, les enfants, les hommes, les jeunes garçons, les vieillards, les handicapés sont considérés comme des cibles légitimes par les forces gouvernementales, les groupes armés antigouvernementaux et les organisations extrémistes et terroristes. Le symbole du Croissant-Rouge a cessé de constituer un bouclier protecteur, a constaté M. Pinheiro. La base sociale du pays a été systématiquement prise pour cible: les avocats, les journalistes et les défenseurs des droits de l'homme sont fréquemment enlevés et réduits au silence. Un nombre alarmant de cas de violences sexuelles continuent d'être commis, le Président de la commission énumérant certaines des atrocités commises par les belligérants.

M. Pinheiro, qui a aussi décrit l'extrême brutalité des conditions de détention dans les prisons gouvernementales, a déclaré que de nombreux innocents, hommes, femmes, enfants y étaient torturés. Laissés sans soins, ils succombent souvent à leurs blessures. Il a aussi mentionné le recours à des moyens militaires classiques ou improvisés – les barils d'explosifs largués du ciel figurant parmi les moyens les plus sinistres utilisés par l'aviation gouvernementale - qui ont fait des dizaines de milliers de victimes civiles.

Le Président de la commission d'enquête a déclaré que, si la communauté internationale reconnaît qu'il ne saurait y avoir de solution militaire au conflit, l'armement et le financement des belligérants, renforcés par l'afflux de combattants étrangers, «alimente l'illusion qu'une victoire militaire est possible». Une culture de l'impunité s'est développée, les auteurs des violations du droit international ne craignant manifestement pas de devoir rendre compte de leurs actes, a-t-il relevé. Une stratégie coordonnée d'imputabilité et la volonté de la mettre effectivement en œuvre est absolument nécessaire, a martelé M. Pinheiro qui a dit interpréter le mandat de la commission comme celui de protéger les victimes du conflit: «Notre but a toujours été de défendre et de soutenir une réparation effective pour les victimes». La commission continue de plaider pour que le Conseil de sécurité renvoie le cas syrien à la Cour pénale internationale ou à un tribunal ad hoc.

M. Pinheiro a souligné qu'il était capital de tarir le flot des armes et de tenir pour responsables les groupes armés, les forces militaires et de sécurité pour les violations massives des droits de l'homme qui sont commises. M. Pinheiro a indiqué que les troubles avaient éclaté il y a maintenant 1400 jours en Syrie et que des violations continuent d'être commises contre les civils et les combattants blessés, par toutes les parties avec peu de considération pour le droit ou la dignité humaine. Il a aussi indiqué que près de quatre millions de Syriens étaient réfugiés, pour la plupart dans les pays voisins. D'autres ne peuvent quitter le pays et restent coincés à la frontière tandis que d'autres, ayant fui la guerre, se noient en Méditerranée, même si, dans le même temps, les agences de l'ONU et les organisations non gouvernementales réalisent un travail remarquable.

La commission soutient les efforts de l'Envoyé spécial du Secrétaire général pour la Syrie, M. Staffan de Mistura, qui tente de relancer un processus politique. D'autres tentatives, telles que les initiatives de Moscou et du Caire, qui visent à mettre les parties autour d'une table, méritent aussi d'être soutenues et qu'on leur donne du temps pour se mettre en place. Pour le Président de la commission, «il est temps de trouver des solutions aux obstacles qui sont demeurés constants alors que le bilan des victimes n'a cessé de grimper». Le Conseil des droits de l'homme doit exiger de la communauté internationale qu'elle s'unisse autour de l'urgence d'une solution diplomatique susceptible de mettre un terme à la violence et de traduire en justice les auteurs de violations des droits de l'homme, a conclu Pinheiro.

Le Conseil est également saisi du rapport écrit de la commission d'enquête sur la situation des droits de l'homme en République arabe syrienne (A/HRC/28/69, à paraître en français), daté du 5 février 2015.

Pays concerné

La République arabe syrienne a noté que le Président de la commission a dépassé son temps de parole, ajoutant que le rapport défiait toute crédibilité et, à l'instar du rapport précédent, était fondé sur des «descriptions unilatérales et partielles» de personnes hostiles à la Syrie et dont les motivations sont bien connues. Le rapport passe sous silence les souffrances inouïes du peuple syrien et n'a pas pris en compte les informations fournies par le Gouvernement. Ceci n'est pas étonnant puisque l'agenda de la commission est entièrement soumis à la volonté des États qui parrainent le terrorisme et «assassinent le peuple syrien». En outre, l'approche partisane et sélective de la commission continue d'accuser le gouvernement tout en fermant les yeux devant les crimes des groupes terroristes tels que le front Al Nosra, et le qualifie de groupe armé, ce qui ne correspond pas à la définition du Conseil de sécurité. En outre, le rapport se réfère à Daech en tant que groupe armé d'opposition sans aucune base légale.

S'agissant des recommandations formulées par les membres de la commission d'enquête, le rapport reste silencieux quant à la responsabilité d'États tels que le Qatar, l'Arabie saoudite et la Turquie dans le parrainage du terrorisme, a poursuivi la Syrie. D'autre part, le Gouvernement syrien est accusé de cibler les civils, «ce qui est totalement faux». La Syrie rejette catégoriquement les allégations d'utilisation du gaz de chlore par le Gouvernement, alors que les enquêtes confirment que celui-ci a été en fait utilisé par les groupes armés. En conclusion, la Syrie conteste la neutralité et la crédibilité de la commission d'enquête et rejette totalement le contenu du rapport dans son ensemble.

Débat

Le conflit en Syrie est caractérisé par un manque total de respect des droits de l'homme et du droit international, ont observé les Maldives, condamnant ces violations, quels qu'en soient les auteurs. C'est pour cette raison que le pays appuie les recommandations de la commission d'enquête, notamment la nécessité de référer la situation à la Cour pénale internationale et de garantir un accès humanitaire sans entraves.

Le Danemark, au nom des pays nordiques, a condamné les violations systématiques de droits de l'homme par toutes les parties, y compris les groupes armés. Il a également souligné que l'arrivée de combattants étrangers était une menace à la paix et à la sécurité internationales; la communauté internationale doit prendre des mesures pour faire cesser les mouvements de combattants étrangers.

Toutes les parties doivent mettre un terme aux actes contre les populations civiles et au climat d'impunité qui prévaut, a dit l'Union européenne, pour qui toutes les parties doivent être tenues responsables de leurs actes, ajoutant que le Conseil de sécurité devait assumer ses responsabilités et en référer à la Cour pénale internationale. Les pays peuvent invoquer la compétence universelle pour se saisir de la question, ont souligné pour leur part les Pays Bas. Mettre fin à l'impunité des auteurs est en effet un moyen de mettre un terme à cette crise, estime la Nouvelle Zélande.

Le Qatar, au nom du Conseil de coopération du Golfe, a déploré l'entrée du conflit entre dans sa cinquième année, avec un gouvernement «tyrannique» qui continue de violer les droits de l'homme de son propre peuple. Mais le groupe souhaite renforcer les efforts pour trouver une issue à cette crise, y compris par la mise en œuvre de la résolution 2165 du Conseil de sécurité sur l'acheminement de l'aide humanitaire en Syrie. Le Qatar a attiré l'attention sur la conférence sur assistance humanitaire au peuple syrien qui se tiendra le 31 mars au Koweït. Pour le Bahreïn, l'unité politique et l'intégrité territoriale de la Syrie sont prioritaires; cela passe par la mise en œuvre des accords de Genève. En outre, la crise humanitaire exige la tenue de la troisième conférence sur la situation humanitaire qui se tiendra au Koweït. L'Arabie saoudite, qui a estimé que le «régime Assad» avait perdu toute légitimité, a dénoncé l'usage du gaz de chlore par les forces gouvernementales. Quant aux extrémistes, ils se réclament de l'islam mais n'ont rien de commun avec la religion; leurs actions équivalent à celles du «régime syrien».

La communauté internationale doit en effet se pencher sur cette situation humanitaire dramatique, qui touche notamment des enfants et des mineurs dont certains sont devenus apatrides aujourd'hui, a souligné le Saint-Siège; la moitié de la population a fui la Syrie et aujourd'hui la situation humanitaire est dramatique. Il faut que le Gouvernement et toutes les autres parties permettent un accès humanitaire sans entrave, a dit Portugal, et que la communauté internationale renforce son aide, a ajouté la Tunisie.

La Suisse a souligné que le respect du droit international humanitaire et la lutte contre l'impunité constituaient des conditions essentielles pour l'établissement d'une paix durable. «La Suisse encourage ce Conseil à accorder une place primordiale à la Cour pénale internationale dans les efforts visant à mettre fin à l'impunité en Syrie et elle réitère son appel pour que le Conseil de sécurité déferre la situation à la CPI. Le Liechtenstein, qui a estimé que la préférence devrait être donnée à la Cour pénale internationale, a demandé aux membres de la commission s'ils envisageaient des innovations dans leur méthode de travail, telles que par exemple la réalisation d'auditions publiques.

Les États-Unis ont condamné les atrocités commises par toutes les parties, rappelant que c'était la répression brutale des forces démocratiques et les atrocités contre les civils commises par le «régime Assad» qui permettaient à des groupes terroristes tels que l'EIIL de prospérer. Les États-Unis appellent à la libération immédiate des défenseurs des droits de l'homme dont Mazen Darwish, le directeur du Centre syrien des médias et pour la liberté d'expression, et Razan Zaitouneh, membre fondateur du Centre de documentation des violations. Les États-Unis demeurent favorables à une solution politique durable en Syrie s'inspirant des principes du Communiqué de Genève susceptible de mener à un gouvernement représentatif inclusif. Pour l'Allemagne, aucune raison politique ou sécuritaire ne peut justifier la torture ou la détention arbitraire. Toutes les personnes emprisonnées pour avoir défendu leurs droits fondamentaux doivent être libérés, notamment Mazen Darwish et ses collègues, ainsi que l'avocat Khalil Maatouq.

L'Irlande a également indiqué soutenir une solution politique fondée sur les principes du Communiqué de Genève de 2012. Elle a précisé avoir fourni une assistance humanitaire de 31 millions d'euros depuis 2011 et participera à la réunion des donateurs à la fin du mois.

Le Royaume Uni a estimé que l'ampleur des abus commis par le «régime Assad» était aussi choquante qu'épouvantable. Il est tout autant choqué par les abus épouvantables commis par l'autoproclamé «État islamique». La position du Royaume Uni n'a pas changé envers Assad, le pays continuera d'œuvrer en faveur d'une transition politique en Syrie en réunissant les modérés de toute tendance, afin de représenter tous les Syriens et de mener le combat contre l'EIIL en Syrie. La solution ne peut être que politique, a également dit l'Estonie, plaidant pour une «approche par étapes». La Lettonie, qui a estimé qu'il était plus clair que jamais qu'il n'y avait pas de solution militaire au conflit, a souligné l'urgence de parvenir à un règlement politique qui respecte les droits et les aspirations du peuple syrien. Aucune solution militaire ne résoudra cette crise, a renchérit l'Italie, il faut au contraire appuyer les efforts diplomatiques pour trouver un accord réaliste. Une solution politique basée sur le Communiqué de Genève est la solution, a dit le Japon a, appelant toutes la parties au dialogue, rejoint en cela par la Grèce.

La Thaïlande a condamné, dans les termes les plus fermes, la violence systémique perpétrée par toutes les parties au conflit, jugeant extrêmement grave la situation à l'intérieur de la Syrie. La Thaïlande a invité tous les États à redoubler d'efforts pour alléger les souffrances des civils. Une solution militaire n'étant pas envisageable et la Thaïlande encourage toutes les parties à un rapprochement. La République de Corée a jugé extrêmement dévastatrice l'absence de respect des normes du droit international. Elle a aussi indiqué fournir une assistance financière aux réfugiés les plus affectés de la région.

La Turquie a souligné que le conflit syrien constituait une menace pour toute la région et que Daech représentait une grave menace. S'interrogeant sur l'origine de ce groupe, la Turquie a souligné qu'il fallait soigneusement examiner les causes profondes du conflit. Soulignant l'aide apportée par la Turquie à la population syrienne, elle a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités à tous les égards dans cette crise. La Jordanie a fait part de son inquiétude face à une situation mettant en cause l'unité de la Syrie. Les répercussions humanitaires sont très lourdes, a-t-elle rappelé, en appelant au respect de l'intégrité territoriale de son voisin. Le Maroc a estimé que ce nouveau rapport met l'accent sur la poursuite des violations graves des droits de l'homme avec plus de 220 000 morts depuis le début des hostilités, il y a quatre ans.

La responsabilité de cette tragédie est partagée par une série d'acteurs nationaux et internationaux. Il faut que les besoins humanitaires de la population civile soient satisfaits sans entrave. Pour le Maroc, l'issue de la crise doit passer par le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Syrie; elle requiert la mise en place des conditions appropriés pour une transition politique conformément la feuille de route de Genève.

La Chine a également souligné que la paix et la stabilité étaient les conditions préalables au respect des droits de la population, rappelant qu'elle avait proposé un plan en cinq points. Un processus de transition doit être lancé, tout en organisant des actions humanitaires d'urgence. La Chine appuie les efforts de M. De Mistura. La République populaire démocratique de Corée a observé que le «deux poids deux mesures» persiste au sein du Conseil en matière de droits de l'homme. La politisation et la sélectivité ne résoudront pas la crise en Syrie.

La France a salué le travail d'enquête effectué de manière précise et impartiale par la commission en dépit de l'entrave à l'accès au territoire syrien. Ce travail est essentiel pour la justice dans le futur, pour les victimes et pour les témoignages. Le tableau des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité et des violations massives des droits de l'homme est accablant; la torture se banalise, y compris contre les enfants, la famine est utilisée comme arme de guerre, des bombardements chimiques sont utilisés contre les civils et visent notamment certaines communautés sunnites, les violences sexuelles se multiplient.

La France compte porter secours aux victimes des atrocités de Daech. Les crimes du régime syrien et ceux de Daech sont «les deux faces d'une même terreur», a déclaré la France. Elle a insisté sur la nécessité de lutter contre l'impunité, ce en quoi le rôle de la commission d'enquête est crucial. La France mettra tout en œuvre pour permettre l'avènement d'une véritable transition politique fondée sur le Communiqué de Genève, seule à même de rétablir la stabilité en Syrie. Cette transition devra préserver les structures de l'État, mais elle ne peut en aucun cas inclure Bachar El Assad, à l'origine du conflit. La France réaffirme son soutien aux forces d'opposition démocratique incarnées par la coalition nationale syrienne, qui se battent pour une Syrie pluraliste et respectueuse des droits de l'homme. Enfin, la France s'est étonnée que la commission ait renoncé à publier les noms des personnes impliquées dans certains crimes.

La Fédération de Russie a rappelé le rapport préparé l'année dernière sur le phénomène du jihadisme, soulignant que les agissements de l' 'État islamique d'Iraq et du Levant (EIIL) sont totalement démesurés, et mis en garde contre un «effet boomerang». La Fédération de Russie a dénoncé la fourniture d'armes aux groupes terroristes. Elle estime en outre qu'il n'existe pas d'alternative à une solution politique, attirant l'attention sur l'organisation de consultations à Moscou sur la future plate-forme intersyrienne et se félicitant que le Gouvernement soit disposé à une cessation des combats à Alep.

Cuba a regretté que le flou et la manipulation des informations émanant de l'intérieur du territoire syrien. Certaines puissances, pour des raisons politiques, ont encouragé, entraîné, armé et financé des groupes armés, et une fois que ceux-ci sont devenus incontrôlables, ces mêmes puissances font semblant de les combattre. Cuba s'est opposée à l'utilisation et à la manipulation du Conseil des droits de l'homme, encourageant une démarche reposant sur les sanctions.

Une solution politique sans exclusive permettant l'accès de la commission d'enquête a été préconisé par le Chili, qui a abondé dans le sens de la commission au sujet de la lutte contre l'impunité et une véritable reddition de compte. La Slovaquie, qui a estimé que le mandat de la commission impliquait un accès complet et sans entraves au pays, a déploré que celle-ci n'ait toujours pas reçu le feu vert des autorités syriennes. La Belgique a également exigé un accès immédiat et sans entrave au territoire syrien. Le nombre d'acteurs armés, étatiques et non étatiques se sont multipliés. Le Conseil doit déférer la situation en Syrie devant la Cour pénale internationale. La Belgique invite les parties au conflit à s'abstenir d'entraver l'accès humanitaire.

La destruction de biens culturels et les attaques contre des civils et les minorités religieuses sont des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité a dit la Pologne. La délégation soutient donc les recommandations du rapport et appelle toutes les parties à les mettre en œuvre. Toutes les tentatives de médiation ont échoué à ce jour et les autres solutions politiques sont vagues, a observé la délégation de l'Albanie, assurant toutefois que sa délégation restait en faveur d'une issue politique à explorer. Dans ce processus, quel serait le rôle des femmes, a demandé le Canada.

Du point de vue du Botswana, l'inaction du Conseil de sécurité encourage l'impunité. Les membres devraient s'entendre, renvoyer la situation à la Cour pénale internationale ou à un tribunal ad hoc et, surtout, mettre en œuvre les résolutions 2139 et 2165 sur l'assistance humanitaire. Le sort fait aux enfants dans cette crise, notamment le recrutement dans les forces armées gouvernementales ou dans les groupes armés et le ciblage des écoles et hôpitaux est un sujet de préoccupation pour le Luxembourg. Dans ce contexte, comment la communauté internationale peut-elle aider les enfants syriens.

L'Égypte a condamné fermement les violences, soulignant que la solution politique demeurait la seule issue. Elle appuie les conclusions de la réunion de Genève.

2. Le Soudan a appelé toutes les parties à mettre un terme au conflit et a demandé à la communauté internationale de n'épargner aucun effort en favorisant le dialogue et la réconciliation entre toutes les parties, afin que les Syriens puissent réaliser leurs aspirations démocratiques. Le Soudan a indiqué avoir ouvert ses portes aux réfugiés de Syrie. La Malaisie demeure convaincue que la paix en Syrie ne peut être rétablie uniquement au travers d'une solution politique. La communauté internationale doit agir de concert pour mettre immédiatement un terme à la crise de façon pacifique et raisonné, au travers du dialogue et de la négociation.

La République islamique d'Iran a indiqué avoir alerté à diverses reprises sur le fait que les attentats terroristes commis par des groupes armés terroristes aux côtés de l'extrémisme ne visaient pas seulement un pays mais une région toute entière. Daech ignore les frontières et constitue une menace qui nécessite de la communauté internationale qu'elle mette effectivement en œuvre son engagement à combattre le terrorisme, en respectant l'unité nationale, la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale de la Syrie dans ses frontières reconnues internationalement. L'Iran appelle à la tenue d'un dialogue entre les parties respectant les choix du peuple syrien.

L'Iraq a souligné qu'il n'y avait pas de limites à la puissance destructrice des groupes extrémistes, cela sur une échelle sans précédent. Il a constaté l'échec de la communauté internationale à préserver une aire de culture et de civilisation où les ethnies et les religions ont cohabité depuis des siècles. C'est aux Syriens de résoudre le conflit, et l'Iraq appuie les efforts de Staffan de Mistura à cet égard.

Israël a constaté que la crise syrienne constituait une menace majeure à la paix, à la stabilité et à la prospérité non seulement de la région mais du reste du monde. On ne saurait rester sourd et muet face aux atrocités commises par toutes les parties au conflit. Israël a appelé à prendre conscience des réalités géopolitiques. C'est la seule façon de sauver la région de tragédies futures. Plusieurs autres délégations, à l'instar de celle de la Roumanie, ont dit apporter leur appui à la mission de bons offices de M. Staffan de Mistura.

L'Algérie a estimé que le rapport de la commission était «déséquilibré, puisqu'il fait porter au seul gouvernement la principale responsabilité des violations des droits de l'homme». Elle a rappelé que les titulaires de mandats investis par le Conseil se devaient de s'acquitter de leur mission et de lui en rendre compte sans engager ce dernier sur les options au sujet desquelles la communauté internationale peine à favoriser une solution consensuelle.

Le Conseil devrait se prémunir contre la reproduction d'analyses et de pistes à explorer sans tenir compte des récentes évolutions et des appréciations encourageantes qui favorisent une solution politique inclusive, laquelle intégrerait aussi bien le Gouvernement syrien que l'opposition dite démocratique et exclurait tous ceux qui recourent à la violence comme moyen d'expression politique.

Constatant pour sa part ce qu'il considère comme une poursuite de la campagne de presse des médias occidentaux contre la Syrie, le Venezuela a réitéré son appel à tous les États à promouvoir des solutions pacifiques au travers du dialogue et de la négociation, conformément à la Charte des Nations Unies. Selon lui, le Conseil ne peut continuer à faire preuve de complicité pour que se répète le même format impérial d'agression militaire appliqué en Libye, en Iraq, en Afghanistan et dans d'autres pays du monde. Le Venezuela rejette l'adoption de quelque mesure unilatérale et d'ingérence que ce soit envers la Syrie. Le Bélarus a estimé que les résolutions par pays n'allaient pas dans le bon sens dans la mesure où elles sont contraires aux principes de souveraineté nationale, d'intégrité territoriale et de non-ingérence. L'Équateur a rappelé avoir clairement mis en garde par le passé que les pays tiers devaient s'abstenir de s'impliquer dans un domaine qui est du strict intérêt et de la responsabilité du peuple syrien, le seul acteur légitime qui soit appelé à solutionner son conflit interne.

L'Australie a estimé qu'il ne pouvait y avoir impunité et que les responsables devaient être traduits en justice. L'Australie, qui est fière de figurer parmi les 65 coauteurs d'un projet de résolution du Conseil de sécurité renvoyant le cas syrien à la CPI, a été profondément déçue par le fait qu'il ait été bloqué par un veto. Le Mexique a estimé que les États avaient la responsabilité de mettre un terme aux atrocités de masse et de faire en sorte que soient punis ceux qui les ont ordonnées ou exécutées, ainsi que ceux qui n'y ont pas mis un terme lorsque cela était possible. L'Espagne a déclaré que le risque était grand de s'accoutumer à la barbarie. Elle estime que pour éviter l'impunité, il est essentiel que la commission continue de documenter les violations et abus commis. Elle est convaincue de la nécessité de déférer le cas syrien à la CPI.

À l'instar de plusieurs autres délégations, le Koweït a appuyé la reconduction du mandat de la commission. Condamnant toutes les violations systématiques du droit international humanitaire, il a rappelé qu'il organiserait, le 31 mars prochain, la troisième conférence internationale humanitaire en faveur du peuple syrien. Les Émirats arabes unis ont condamné fermement l'absence d'efforts du régime syrien pour trouver une solution à la crise. Ils ont salué l'accueil par le Koweït de la troisième conférence des donateurs ce mois-ci.

Parmi les organisations non gouvernementales, Syriac Universal Alliance a signalé que le Vice-Président américain, Joe Biden, avait admis que les États-Unis et leurs alliés avaient versé des milliards de dollars aux organisations terroristes et à leurs membres alors que la population civile a désespérément besoin d'eau, de nourriture, de médicaments et d'abris. L'Alliance a toutefois applaudi l'annonce récente faite par le Secrétaire d'État, John Kerry, sur la nécessité de négocier directement avec le Gouvernement syrien. Elle a attiré l'attention du Conseil sur le nettoyage ethnique et le génocide du peuple araméen, soulignant les agressions récentes contre une trentaine de villages chrétiens vulnérables dans le nord-est de la Syrie. Il a aussi signalé que l'évêque d'Alep est porté disparu depuis deux ans.

Presse Emblème Campagne a rappelé que la Syrie était le lieu le plus dangereux au monde pour les journalistes, rappelant que trois journalistes avaient été décapités par l'«État islamique d'Iraq et du Levant» (EIIL). Il faut que les noms des personnes qui commettent de telles horreurs soient inclus sur la liste des individus qui devront répondre de leurs actes devant la justice.

L'Institut d'études de Caire pour les droits de l'homme, au nom également de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), a constaté que, quatre ans après le début des hostilités, la Syrie connaît un conflit généralisé avec l'utilisation de bombes à barils et d'autres armes illégales. L'ONG a fustigé les exécutions publiques, les déplacements forcés et une série d'atrocités qui terrorisent la population civile, qui subit aussi des enlèvements. Elle a invité la commission d'enquête à adopter une approche plus centrée sur les victimes et le Conseil à déférer la situation des droits de l'homme en Syrie devant la Cour pénale internationale.

Amnesty International a indiqué qu'une exposition de photographies à New York vient rappeler les horreurs de la tragédie actuelle syrienne, avec les exécutions sommaires d'otages par Daech. L'organisation a appelé à trouver une solution d'urgence et plaidé en faveur de la protection des défenseurs des droits de l'homme, des journalistes et des travailleurs humanitaires. Elle a aussi demandé un accès sans entrave aux membres de la commission d'enquête.

Que peut encore faire le Conseil des droits de l'homme pour empêcher les violations et atrocités en Syrie, s'est demandé Human Rights Watch. L'organisation a exhorté à la mise en œuvre rapide des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, à l'envoi de lettres pour exiger la traduction en justice au plus haut niveau de l'armée, dans le cadre d'audiences publiques. Lors de la présente session, le Conseil pourrait adopter une résolution pour la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité sur la Syrie.

L'Union des juristes arabes a abondé dans le même sens, avant de dénoncer les agissements des groupes armés comme le front Al Nosra et Daech, et prié, par ailleurs, la commission de veiller à être impartiale et objective, sans intervenir dans les affaires intérieures de la Syrie.

CIVICUS: Alliance mondiale pour la participation des citoyens a déploré l'absence totale des militants des droits de l'homme et les journalistes, ciblés par toutes les parties. L'ONG a lancé un appel pour la libération de plusieurs journalistes. CIVICUS a appuyé les appels en faveur de la publication des noms des personnes ayant commis des crimes ainsi que la création d'un tribunal ad hoc.

Le Congrès juif mondial a également recommandé d'identifier tous les acteurs, étatiques et non-étatiques, auteurs d'exactions contre la population civile, notamment contre des groupes religieux comme les chrétiens et les assyriens. Les minorités cherchent refuge dans les pays voisins et les organisations non gouvernementales tentent de leur venir en aide.

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mardi 17 mars 2015

Poutine refait surface : "On s'ennuierait sans les rumeurs”

Vladimir Poutine, le 16 mars 2015 à Saint-Pétersbourg

Après sa mystérieuse disparition de dix jours, Poutine était attendu ce lundi aux côtés de son homologue kirghiz à Saint-Pétersbourg. Il s'est bien présenté au rendez-vous, mettant fin à bon nombre de rumeurs.

Le quotidien Moskovski Komsomolets présente ce 16 mars comme "le jour de la première apparition publique de Vladimir Poutine après une période d'absence des médias, et celui d'un nouvel épisode d'activité des forces armées russes aux frontières". Selon le titre, le président a commencé cette journée en donnant des instructions spéciales au ministère de la Défense. Un contrôle surprise de la préparation au combat de la Flotte du nord, certaines unités des forces aéroportées et du district militaire de l'Ouest devait en effet être mis en oeuvre ce matin à 8h, et concernerait 38 000 soldats, 3 360 engins militaires, 41 navires, 15 sous-marins, 110 avions et hélicoptères, a précisé le ministre de la Défense Sergueï Choïgou.

Et, comme prévu, Vladimir Poutine a bien refait surface. Il a effectivement rencontré, à la mi-journée, à Saint-Pétersbourg, le président du Kirghizstan, Almazbek Atambaev. Objectif de la rencontre : discuter des relations bilatérales et de la question de l'intégration du Kirghizistan à l'Union économique eurasiatique. Lorsque ce dernier a fait allusion aux rumeurs sur la santé des présidents, Vladimir Poutine a glissé : "On s'ennuierait sans les rumeurs", rapporte le site Gazeta.ru.

Naissance, complot, maladie, conversion...

Moskovski Komsomolets rappelle dans un édito que Vladimir Poutine avait disparu des médias depuis le 5 mars. Sa rencontre à Astana le 12 mars avec les présidents kazakh, Noursoultan Nazerbaev, et biélorusse, Alexandre Loukachenko, avait été reportée. Les rumeurs les plus folles ont alors couru sur cette absence soudaine et inhabituelle : le président est malade, il s'est fait opérer, il s'est converti à l'islam, il est parti en Suisse assister à la naissance de son enfant, il est victime d'un complot au sein du Kremlin...

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lundi 16 mars 2015

Affaire "Y EN A MARRE": Macky Sall tape le poing sur la table contre alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati !

Macky Sall le président élu sénégalais est titillé par l'imposteur de Kinshasa

Président par ruse et effraction, alias Joseph Kabila l'incapacitaire de Kingakati, est un dictateur ! Photo Réveil FM International, archives

Trop, c'est trop ! Les Gestapistes de l'ANR ont encore frappé avec les arrestations arbitraires à Kinshasa des activistes de la société civile. Habitués à bastonner, arrêter, emprisonner des journalistes et activistes des droits de l'homme congolais comme bon leur semble, et qui n'ont qu'un seul modèle que celui de la dictature mobutienne, les Gestapistes sont entrain d'amener alias Joseph kabila à sa perte comme jadis ils avaient fait avec Mobutu Sese Seko. Et alias Joseph Kabila n'est pas du reste. Cela la troisième fois, que l'incapacitaire de Kingakati titille le président Sénégalais Macky Sall. L' imposteur de Kinshasa placé à la tête du Congo par la mafia internationale s'évertue à tacler Macky Sall, un légitime qui a gagne l'élection au pays Teranga.

Les arrestations à Masina de Fadel Barro, Aliou Sané, Malal Talla (Mouvement Y en a marre) ainsi que Ouedraogo Sibiri, (de Balai Citoyen) ne sont pas anodines. Alias Joseph Kabila est fâché contre les activistes de droits de l'homme. Floribert Chebeya et Fidèle Bazana ont été assassinés au poste de police de Kin-Mazières. A Réveil FM International, nous avons recensé les trois fois qu'alias Joseph Kabila titille le président sénégalais élu Macky Sall:

1. Au XIVème Sommet de la Francophonie tenu à Dakar, c'est la République démocratique du Congo qui devait passer le flambeau de la Francophonie au Sénégal. L'imposteur de Kinshasa qui dirige par défi, ayant écouté le discours du président français François Hollande qui déconseillaient les Dinosaures, Mammouths et autres Brontosaures politiques de ne pas céder aux sirènes de la présidence à vie mais de croire à l'alternance politique en Afrique...Quelques jours auparavant Blaise Campaoré du Burkina Fano venait de se faire éjecter par la rue. C'est par la petite porte que celui qui a dirigé de main de fer le Burkina Faso sortait par la petite porte. Très courroucé par le discours de François Hollande, alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati prenait ses cliques et claques, sans crier garde ni prévenir, il retournait à Kinshasa. Et lors de la conférence de presse de l'élection de Michaëlle jean au poste de Secrétaire Général de l'OIF, le Kadogo était déjà dans l'avion prêt à atterrir à N'djili.

2. Le procès du policier Paul Mwilambwé témoin de l'assassinat de Floribert Chebeya se déroule à Dakar au Sénégal. Kinshasa fait tout pour brouiller les pistes. Freddy Mulumba Kabwayi, du journal Le Potentiel et le thuriféraire du régime d'alias Joseph Kabila, lors des Assises de l'UPF à Dakar avant le Sommet de la Francophonie, est venu avec une délégation de 12 personnes dont 5 "Ngulu" ont disparu dans la nature. Ces barbouzes de la présidence sont venus en lieu et place des journalistes. Les 7 autres n'étaient que de la fratrie de Freddy Mulumba: cousine, tante, oncle, neveu...sans stylos, ni microphones, ni caméras, des journalistes bizarres ! Il y a plus de trois mois André Kimbuta, le gouverneur de la ville de Kinshasa est allé avec plusieurs mallettes d'argent afin de surdouer voire corrompre les juges sénégalais dans le procès Paul Mwilambwé dans lequel la justice sénégalaise réclame la comparution de John Numbi, l'homme de main d'alias Joseph Kabila et assassin de Floribert Chebeya. André Kimbuta a reçu une fin de non recevoir et rentrer bredouille à Kinshasa.

3. Les arrestations arbitraires de membres du collectif "Y'EN A MARRE" à Kinshasa, n'est qu'un camouflet. Alias Joseph Kabila et sa bande espèrent faire pression voire du chantage sur la justice sénégalaise pour la non extradition de John Numbi. Alias Joseph Kabila, un psychopathe amnésique a simplement oublié que c'est grâce à Abdou Diouf , l'ancien Secrétaire Général de l'OIF qui a violé la Charte de la Francophonie qui exige la bonne gouvernance, le respect des droits humains, la liberté d'expression... que le XIII ème Sommet de la Francophonie s'était tenue à Kinshasa en novembre 2012 alors qu'alias Joseph Kabila venait de frauder les élections.

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Vidéos. Photos. Conférence de presse Manuel Valls-Ewa Kopacz à la Chancellerie de Varsovie

Manuel Valls accueilli par son homologue Ewa Kopacz à la Chancellerie à Varsovie. Photo Réveil FM International

Manuel Valls et Ewa Kopacz dans la salle pour la conférence de presse. Photo Réveil FM International

La Première ministre polonaise Ewa Kopacz et son homologue français Manuel Valls se sont rencontrés jeudi 12 mars dernier à Varsovie pour discuter des relations bilatérales ainsi que des problèmes économiques de l'UE.

Arrivée de Manuel Valls et sa délégation à la Chancellerie de Varsovie. Photo Réveil FM International

Arrivée de Manuel Valls et sa délégation à la Chancellerie de Varsovie. Photo Réveil FM International

Arrivée de Manuel Valls et sa délégation à la Chancellerie de Varsovie. Photo Réveil FM International

"Tout le monde" doit participer à la désescalade en Ukraine, a déclaré M. Valls à l'issue de son entretien avec son homologue polonaise Ewa Kopacz, avant de demander que les accords de Minsk 2 "soient véritablement appliqués". Il répondait à une question portant à la fois sur les derniers exercices militaires russes et les livraisons de matériel militaire américain en Ukraine. Son hôte a pointé du doigt la Russie, tout en évoquant des progrès dans le retrait des forces adverses. "La Russie n'est pas la partie qui réalise de manière évidente et précise les accords de Minsk", a-t-elle dit, mais "le retrait des troupes, qui fait partie des accords de Minsk se poursuit systématiquement".

La France "a l'impression d'être un peu seule" en Europe dans ses efforts militaires contre le terrorisme hors de ses frontières, a regretté Manuel Valls, appelant de nouveau à prendre en compte l'impact de l'effort de défense français sur les déficits publics de Paris. Plus réservée sur l'armée européenne, Mme Kopacz a observé que l'Otan "reste le principal garant de la sécurité de la Pologne", et que ce projet "nécessiterait des efforts de financement supplémentaires des pays membres". "Serait-ce une structure parallèle à l'Otan ou elle fonctionnerait dans les structures de l'Otan '", s'est-elle demandé. La conflit ukrainien, premier sujet de préoccupation des Polonais a été évoqué même lors d'une rencontre économique franco-polonaise, lorsqu'un participant a demandé à M. Valls s'il était d'accord pour dire qu'il y a dans le conflit ukrainien "un agresseur et une victime" et donc que la "coopération avec l'agresseur doit être exclue". "Nous sommes pleinement conscients des inquiétudes de la Pologne et des voisins de la Russie" au sujet de l'Ukraine, a répondu le Premier ministre.

Les journalistes dans la salle de presse. Photo Réveil FM International

La salle de conférence. Photo Réveil FM International

La salle de conférence. Photo Réveil FM International

Sur le plan économique, Manuel Valls a assuré que les contrats que la France espère remporter en Pologne donneraient naissance à de véritables "partenariats" industriels, notamment dans le domaine des armements. Dans le domaine énergétique, les entreprises françaises "sont prêtes à vous accompagner (...), je pense en particulier aux technologies nucléaires", a souligné Manuel Valls devant des hommes d'affaires. Au-delà, le Premier ministre français a défendu un "accord ambitieux" lors de la conférence Paris Climat fin 2015, "car il y a urgence face aux dérèglements climatiques qui menacent - je pèse mes mots - la pérennité même de l'humanité". La Pologne, soucieuse de préserver ses centrales électriques au charbon fortement émettrices de CO2, freine souvent les projets européens de forte baisse des émissions sur le Vieux continent.

Manuel Valls et Ewa Kopacz à l'issue de la conférence de presse. Photo Réveil FM International

Mme Kopacz a qualifié les relations entre la Pologne et la France de "stratégiques" et a attiré l'attention sur la récente augmentation des investissements et du commerce, y compris les exportations polonaises vers la France. M. Valls a souligné de son côté que "la Pologne et la France avaient besoin l'une de l'autre" et s'est félicité de relations bilatérales "extraordinaires". Pendant la visite de M. Valls, des accords de coopération ont été signés entre l'Agence spatiale polonaise et le Centre national français d'études spatiales. Un autre important accord de coopération a également été signé entre le Centre national polonais pour la recherche nucléaire et la Commission française à l'énergie atomique et aux énergies alternatives.

Des journalistes quittent la Chancellerie de Varsovie. Photo Réveil FM International

La chancellerie de Varsovie. Photo Réveil FM International

La chancellerie de Varsovie. Photo Réveil FM International

La chancellerie de Varsovie. Photo Réveil FM International

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samedi 14 mars 2015

Pologne: Manuel Valls a visité le centre européen de Solidarnosc à Gdansk ... sans son icône Lech Walesa !

Manuel Valls a visité le centre européen de Solidarnosc à Gdansk sans Lech Walesa, 71 ans car né le 29 septembre 1943 à Popowo, l'icône de Solidarnosc a été victime d'une fracture de jambe.

Manuel Valls se recueille devant le mémorial aux ouvriers du chantier naval tombés en 1970 à Gdansk. Photo Réveil FM International

Le gerbe de fleurs déposé par le Premier ministre Manuel Valls. Photo Réveil FM International

Le leader de Solidarité, le syndicat qui a ébranlé le monde communiste dans les années 80, puis qui a présidé la Pologne de 1990 à 1995, Lech Walesa, l’électricien moustachu des chantiers navals de Gdansk qui dans les années 80 dirigea un syndicat de 10 millions de membres, n'a pas pu être à Gdansk pour rencontrer le Premier ministre Manuel Valls. En effet, Lech Walesa, l'homme du peuple sans qui rien n'aurait été possible. Sans lui, sans le soulèvement des ouvriers des chantiers navals de Gdansk, sans leur entente étroite et inédite avec les intellectuels dissidents de Varsovie et de Cracovie, le mur de Berlin ne serait sûrement pas tombé et avec lui le bloc soviétique.

Le centre européen de Solidarnosc à Gdansk. Photo Réveil FM International

Une affiche de Lech Walesa à Gdansk. Photo Réveil FM international

Une affiche des syndicalistes de Solidarnosc. Photo Réveil FM International

Une affiche des syndicalistes de Solidarnosc. Photo Réveil FM International

La banderole de Solidarnosc sur la grille d'entrée. Photo Réveil FM International

La banderole de Solidarnosc sur la grille d'entrée. Photo Réveil FM International

L'effigie du pape Jean-Paul II. Photo Réveil FM International

Le drapeau du Vatican. Photo Réveil FM International

Le Premier ministre français Manuel Valls a fait l'éloge mercredi à Gdansk des valeurs de "liberté" du syndicat Solidarnosc, pour les défendre face à "la montée du populisme", autrement dit de l'extrême droite. En visite pour deux jours en Pologne, M. Valls a saisi l'occasion de son passage au Centre européen de Solidarnosc pour reprendre les thèmes de l'offensive qu'il mène en France contre le Front National (FN) dans la campagne pour les élections départementales des 22 et 29 mars. Sans citer nommément le FN, il a affirmé que les valeurs de liberté portées par le syndicat de Lech Walesa étaient "aujourd'hui mises en cause. Par le terrorisme bien sûr qui s'attaque à la liberté, mais aussi par la montée du populisme et de l'extrême droite partout en Europe".

Interrogé sur le fait que les ouvriers se tournent justement vers les extrêmes dans leur vote, le Premier ministre a estimé que "ceux qui pensent trouver leur salut dans le vote de l'extrême droite doivent savoir qu'elle ruinera les petits, les ouvriers, les salariés, les épargnants, les paysans".

Une affiche de Solidarnosc. Photo Réveil FM International

Monument aux ouvriers du chantier naval tombés en 1970. Photo Réveil FM International

Auparavant, M. Valls avait loué la "relation exceptionnelle" entre son pays et la Pologne, et rendu hommage au rôle joué par le syndicat Solidarnosc dans le mouvement vers la liberté "pour une grande partie de l'Europe". "Nous avons (avec la Pologne) une relation exceptionnelle sur le plan économique, politique, dans le domaine de la défense mais il y a aussi une relation humaine, et je voulais symboliquement venir ici pour parler de l'avenir mais aussi pour rappeler le rôle de cette ville dans le mouvement extraordinaire vers la liberté, pas seulement pour la Pologne mais également pour une grande partie de l'Europe", a-t-il dit à l'issue d'une promenade dans le centre historique de Gdansk.

Manuel Valls a visité le centre européen de Solidarnosc. Photo Réveil FM International

Manuel Valls a visité le centre européen de Solidarnosc. Photo Réveil FM International

Manuel Valls a visité le centre européen de Solidarnosc. Photo Réveil FM International

Manuel Valls a visité le centre européen de Solidarnosc. Photo Réveil FM International

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vendredi 13 mars 2015

Vidéos. Photos. Arrivée de Manuel Valls à la Mairie de Gdansk en Pologne

Une affiche de Gdansk. Photo Réveil FM International

C'est le huitième déplacement européen du Premier Ministre Manuel Valls en un an. Arrivant en Pologne par Gdańsk, il s’est entretenu avec les autorités de la Région: Ryszard Swilski, le vice-maréchal et Michał Owczarczak, le vice-voïvode et Paweł Adamowicz le maire de la ville. Hommage à Solidarnosc, négociation de contrats et Ukraine au menu du déplacement de deux jours du Premier Ministre en Pologne. Manuel Valls à Gdansk a tenu par civilité rencontrer le maire de la ville portuaire et a effectué une déambulation dans le centre historique.

Manuel Valls en quittant la Mairie de Gdansk. Photo Réveil FM International

Manuel Valls en quittant la Mairie de Gdansk. Photo Réveil FM International

Manuel Valls en quittant la Mairie de Gdansk. Photo Réveil FM International

Gdańsk est considérée comme la deuxième ville de Pologne (après Cracovie), pour l'importance de son patrimoine historique et culturel. La ville a plusieurs beaux bâtiments et monuments de style gothique, Renaissance, maniériste et baroque. L'architecture de Gdańsk est le résultat de l'héritage laissé par les nombreuses cultures qui, au cours des siècles, se sont installées dans cette ville: allemande, polonaise, écossaise, et néerlandaise (mennonites). Cette diversité a contribué à laisser à la ville une forte empreinte architecturale, encore très visible de nos jours et qui distingue Gdańsk de toutes les autres villes polonaises. Gdansk abrite également certains des plus beaux exemples de l'architecture gothique Baltique, comme la Basilique de Sainte-Marie, ou du maniérisme néerlandais, exprimé quant à lui à travers le Porte d'Or, un résultat dû à la présence dans la ville de quelques-uns des artistes et architectes les plus célèbres de ce dernier courant. Bien qu'une reconstruction minutieuse ait laissé de vastes ensembles d'architecture contemporaine, Gdańsk reste aujourd'hui l'un des exemples les plus importants du flamand en Europe centrale et orientale. Sa richesse et ses monuments historiques étant mondialement reconnus, il a été récemment proposé d'inclure la ville historique de Gdańsk sur la liste des sites du patrimoine mondial de l'UNESCO.

La Mairie de Gdansk. Photo Réveil FM International

La Mairie de Gdansk. Photo Réveil FM International

La Mairie de Gdansk. Photo Réveil FM International

L'horloge de la Mairie de Gdansk. Photo Réveil FM International

La coquette maison d'or. Photo Réveil FM International

La coquette maison d'or. Photo Réveil FM International

La coquette maison d'or. Photo Réveil FM International

La coquette maison d'or. Photo Réveil FM International

La porte verte de Gdansk. Photo Réveil FM International

La porte verte de Gdansk. Photo Réveil FM International

La porte verte de Gdansk. Photo Réveil FM International

Cour d'Artus. Photo Réveil FM International

Cour d'Artus. Photo Réveil FM International

Cour d'Artus. Photo Réveil FM International

Cour d'Artus. Photo Réveil FM International

Cour d'Artus. Photo Réveil FM International

Cour d'Artus. Photo Réveil FM International

Cour d'Artus. Photo Réveil FM International

La promenade de Manuel Valls dans la ville de Gdansk. Photo Réveil FM International

La promenade de Manuel Valls dans la ville de Gdansk. Photo Réveil FM International

La promenade de Manuel Valls dans la ville de Gdansk. Photo Réveil FM International

La promenade de Manuel Valls dans la ville de Gdansk. Photo Réveil FM International

La promenade de Manuel Valls dans la ville de Gdansk. Photo Réveil FM International

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De la base aérienne 107 Villacoublay à Gdansk en Pologne, les journalistes dans une casa !

Freddy Mulongo à la base aérienne 107 Villacoublay. Photo Réveil FM International

La base aérienne 107 Villacoublay « Sous-Lieutenant René Dorme » de l'Armée de l'air française est située au sud-ouest de Paris à proximité de Vélizy-Villacoublay dans les Yvelines. La base abrite aujourd'hui deux escadrons volants : l'escadron de transport 60 (ET 60) qui a notamment pour mission d'assurer le transport du Président de la République et des autorités gouvernementales sur 1 Airbus A330-200, 2 Falcon 7X, 2 Falcon 900, 2 Falcon 2000, 6 TBM 700 et 3 Super Puma ; À noter que la piste étant trop courte pour l'avion présidentiel A330, celui-ci est basé sur la base aérienne 105 Evreux-Fauville. l'escadron d'hélicoptères 3/67 Parisis sur AS 555 Fennec. Elle abrite également d'autres unités opérationnelles : l'escadrille aéro sanitaire (EAS) 6/560 « Étampes » chargée des évacuations sanitaires et l'escadron de soutien technique aéronautique (ESTA).

Freddy Mulongo et Monsieur Edouard. Photo Réveil FM International

Le Airbus Military CN-235, anciennement dénommé CASA CN-235, est un avion tactique de transports légers et logistique biturbopropulseur, à cabine pressurisée, capable d’opérer sur des pistes courtes et non revêtues (ADAC). Il est également conçu pour offrir d'excellentes caractéristiques de vol à basse altitude (100 m) et de vitesse jusqu'à 220 kts (400 km/h), pour des missions tactiques. La version MPA sert d'avion de patrouille maritime grâce à un radar de recherche.

Photos. Reportage de Réveil FM International

Le bus de journalistes prend la direction de Villacoublay. Photo Réveil FM International

Le bus de journalistes prend la direction de Villacoublay. Photo Réveil FM International

Le bus de journalistes prend la direction de Villacoublay. Photo Réveil FM International

La base aérienne 107 Villacoublay. Photo Réveil FM International

Les journalistes dans la Casa. Photo Réveil FM International

Gdansk vue du ciel depuis la Casa. Photo Réveil FM International

Gdansk vue du ciel depuis la Casa. Photo Réveil FM International

Gdansk vue du ciel depuis la Casa. Photo Réveil FM International

Gdansk vue du ciel depuis la Casa. Photo Réveil FM International

Gdansk vue du ciel depuis la Casa. Photo Réveil FM International

Gdansk vue du ciel depuis la Casa. Photo Réveil FM International

Gdansk vue du ciel depuis la Casa. Photo Réveil FM International

Gdansk vue du ciel depuis la Casa. Photo Réveil FM International

Atterrissage à l'aéroport Lech Walesa de Gdansk. Photo Réveil FM International

Atterrissage à l'aéroport Lech Walesa de Gdansk. Photo Réveil FM International

Atterrissage à l'aéroport Lech Walesa de Gdansk. Photo Réveil FM International

Atterrissage à l'aéroport Lech Walesa de Gdansk. Photo Réveil FM International

Atterrissage à l'aéroport Lech Walesa de Gdansk. Photo Réveil FM International

Atterrissage à l'aéroport Lech Walesa de Gdansk. Photo Réveil FM International

Atterrissage à l'aéroport Lech Walesa de Gdansk. Photo Réveil FM International

Des journalistes quittent la casa. Photo Réveil FM International

Des journalistes quittent la casa. Photo Réveil FM International

Des journalistes quittent la casa. Photo Réveil FM International

Des journalistes quittent la casa. Photo Réveil FM International

Des journalistes quittent la casa. Photo Réveil FM International

Des journalistes quittent la casa. Photo Réveil FM International

Des journalistes quittent la casa. Photo Réveil FM International

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10 Questions à Rolain Mena, le Secrétaire Général de Lisanga

Rolain Mena, le Secrétaire Général de LISANGA

Alors que les Dinosaures Mobutistes et Mammouths Joséphistes qui accompagnent la dictature féroce en République démocratique du Congo vont jusqu'à tricher avec leurs cheveux en usant et abusant des colorants, Rolain Mena qui fait partie de la jeune et alternative génération de la classe politique congolaise, lui ne triche pas avec ses cheveux. Présent aux manifestations, marches, sit-in à Paris pour parler de la RDC, Rolain Mena est aussi très actif sur les réseaux sociaux. Le Secrétaire Général de LISANGA a répondu à nos questions avec une volubilité impressionnante sauf pour notre sixième question où Rolain Mena très prudent a enfilé et bien boutonné le costume d'acteur politique refusant d' insulter l'avenir. Rolain Mena demeure l'homme du 12 septembre 2011 pour avoir affronté six ministres rwandais lors d'une conférence de presse au Centre d'Accueil de la Presse Étrangère (CAPE).

1. Réveil FM International: Cher Rolain Mena, pouvez-vous nous préciser la différence que vous faites entre la résistance congolaise et l'opposition de manière générale, plus particulièrement en République démocratique du Congo ?

Rolain Mena: Notre pays, la République Démocratique du Congo, est sous l’emprise néfaste de forces négatives qui se cachent au sein de la communauté internationale et qui endeuillent nos populations depuis de trop longues années ! Aujourd’hui, grâce au travail de mobilisation, d’information et de sensibilisation qui a été abattu par la diaspora en général et tout particulièrement par les combattants et les résistants, que je salue patriotiquement au passage, les congolais sont conscients de la déliquescence généralisée dans laquelle se trouve la Nation ! Aussi certaines structures, dont LISANGA que j’ai l’honneur de présider en tant que secrétaire général, se sont organisées en conséquence afin d’y mettre un terme ! Nous refusons de faire partie des institutions telles qu’elles existent aujourd’hui ! Nous les rejetons en bloc et en l’état, car nous estimons qu’il est inapproprié d’exercer une opposition démocratique face à des criminels notoires et parce que nous sommes conscients que les dites institutions nous ont été imposées dans le but de servir des agendas cachés et des intérêts autres que ceux des congolais ! C’est ainsi qu’après avoir dénoncés les faits avérés, nous proposons de vivre la politique autrement que tout ce que nous avons connus jusqu’à présent ! Succinctement, c’est en cela que la résistance responsable congolaise se différencie de l’opposition opportuniste en RDC !

2. Réveil FM International: Aphone, instrumentalisée, achetée et récupérée par le régime d'alias Joseph Kabila, il nous semble que l'opposition congolaise ressuscite de sa mort programmée car les événements de janvier dernier montrent qu'elle existe quand même ! Peut-il y avoir de jonction entre la résistance et l'opposition ?

Rolain Mena: Quand vous parlez d’opposition, j’entends par là, l’opposition dite institutionnelle car la « résistance responsable » que prône LISANGA, fait partie de l’opposition non institutionnelle ! Ceci dit, je pense qu’il faut féliciter ceux de nos compatriotes qui ont manifesté un très grand courage en répondant à l’appel de manifester lancé par les leaders de l’opposition institutionnelle, contre la modification de la constitution au profit de monsieur « Joseph Kabila », qui veut se maintenir vaille que vaille au pouvoir alors que la constitution qu’il a violé allègrement à maintes reprises sous les yeux de ses opposants, le lui interdit catégoriquement ! La « jonction » entre l’opposition et la résistance se limite là ! En effet, ce n’est pas d’aujourd’hui seulement que les congolais tombent sous les balles des nervis de celui qui trône au sommet des institutions dans laquelle l’opposition a fait le choix d’évoluer contrairement à la résistance qui s’en tient complètement à l’écart, les dénonce et œuvre pour l’avènement d’une autre manière de faire la politique, dans laquelle la souveraineté, les droits et les devoirs du souverain primaire seront totalement respectés ! Nous remarquons que l’opposition, qui a échoué sous tous les angles dans ses choix hasardeux, s’approprie maintenant le discours de la résistance, et nous disons que c’est très bien ! Nous lui proposons d’aller encore plus loin en s’alignant derrière cette résistance et à accompagner la véritable dynamique qui se met en place au niveau de la diaspora, si elle est réellement soucieuse de l’essor du Congo et du bien-être du peuple congolais. Ce dont je doute complètement tant cette opposition fait beaucoup de bruit le jour à Kinshasa et va ensuite encaisser ses émoluments la nuit à Kingakati ! Vous savez, la nuit, au moment où les choses sérieuses se passent en Afrique, dixit le président Denis Sassou Nguesso ! Les congolais ne sont plus dupes et disent que la véritable opposition à celui qui se fait appeler « Joseph Kabila » et l’ensemble du système qu’il incarne, se trouve au sein de la diaspora ! LISANGA, via la résistance responsable qu’elle prône, invite cette diaspora patriote, toutes tendances confondues, à prendre ses responsabilités et à s’assumer car compétente, elle n’est le marchepied de personne ! Concernant les événements de janvier dernier comme vous dites, personnellement et cela n’engage que moi, je soupçonne un agenda caché, concocté dans la pénombre et sur un coin de table dans lequel une partie des congolais a été envoyé à la boucherie face à des criminels sanguinaires sans foi ni loi, afin que l’on se serve comme prévu et convenu du sang versé dans le but d’assouvir des ambitions égocentriques ! Au niveau de LISANGA, nous travaillons sur ce dossier afin d’éclairer la lanterne du peuple congolais souverain et extirper au grand jour les anguilles qui sont sous la roche ! Les apprentis sorciers apprendront à leurs dépends qu’au-dessus de tous les plans macabres des hommes, il y a celui dominant de DIEU ! J’ai dit !

Rolain Mena, le Secrétaire Général de LISANGA

3. Réveil FM International: Vous êtes le Secrétaire Général de LISANGA. Ce dernier est-il un rassemblement, un groupement, un mouvement ou un parti politique ?

Rolain Mena: LISANGA qui est persuadé qu’aucune structure, aussi outillée soit-elle, ne peut à elle seule remporter la bataille contre les fossoyeurs du Congo sans le concours et/ou l’apport d’autres mouvements, est une organisation politique qui prône l’union dans la diversité ! Mais attention, tout celui qui n’a pas au centre de ses préoccupations, l’essor du Congo et le bien- être du peuple congolais d’abord et avant tout, ne peut en aucun cas faire partie de LISANGA dont la légitimité et la vocation sont de promouvoir et d’avoir en son sein, les dirigeants du Congo de demain ! D’ailleurs, pour fin mars 2015, LISANGA organise encore un rassemblement des politiciens congolais de la diaspora ! Avançons désormais ensemble et vivons la politique autrement que tout ce que nous avons connu de désastreux jusqu'à présent ! Redessinons la politique nationale congolaise valablement, au sein d'un leadership d'équipes animé d'ambitions légitimes collectives ! Il est temps que la jeunesse, la nouvelle classe politique et les nouvelles élites de la diaspora viennent franchement au-devant de la scène, prennent leurs responsabilités et s'assument pleinement pour faire comprendre à tous les apprentis sorciers que nous ne raisonnons pas toutes et tous selon l'épaisseur des billets verts ! Les invitations sont lancées dans la diaspora et nous avancerons, forts de nos soutiens tant politiques que financiers et médiatiques, avec ceux qui veulent réellement avancer !

4. Réveil FM International: On ne peut pas parler de Rolain Mena sans ignorer son apport dans l'APARECO. Son ADN vous colle un peu à la peau. Mais après avoir travaillé d'arrache-pied avec Honoré Ngbanda, ce dernier vous a remercié en monnaie de singe. "Obima na APARECO bredouille" dit-on ! Vous et le pasteur Faustin Shungu, ancien Secrétaire Général de l'APARECO, vous avez été virés comme des malpropres par un communiqué sans que vous ayez eu le temps de vous expliquer et d'être entendu. La dictature règne-t-elle au sein de l'APARECO ?

Rolain Mena: Il y a belle lurette, pour les raisons bien connues de sa « haute hiérarchie », que j’ai tourné définitivement et sans réserve la page de l’APARECO dont je reconnais malgré tout la pertinence, la force et la véracité du propos ainsi que la vision pour le Congo de demain ! J’en suis totalement imprégné comme je le dit toujours et très franchement, pour l’heure - soyons intellectuellement honnêtes - je ne vois pas d’autre discours plus satisfaisant que celui de l’APARECO en ce qui concerne le traitement efficace du dossier catastrophique congolais ! Pour autant, il y a une énorme différence entre la théorie et la pratique ! Dire c’est une chose, être capable de faire ce que l’on dit, c’est bien autre chose ! Malgré des compétences avérées et notoires, auxquelles je rends nettement ici hommage car nous avons travaillé durement ensemble pendant presque 10 ans, il existe au sein de cette structure dont le chef tient à briller seul sans éclairer ses sujets, qu’il s’évertue plus à fanatiser au lieu de se servir de son expérience pour contribuer à en faire des élites éclairées et les projeter ensuite dans le microcosme politique congolais, un dogme indéracinable basé sur le culte incontournable de la personnalité, qui relie l’APARECO à une période dramatique encore bien présente dans notre mémoire collective et qui est ubiquitaire dans l’esprit de quelques meneurs de ce mouvement ! Ou du moins, de ce qu’il en reste ! Il suffit d’aller sur leur site, d’écouter leur radio et de lire certains échanges conflictuels sur Internet et les réseaux sociaux pour en être persuadé ! Quel gâchis ! C’est regrettable, vraiment dommage et je suis très loin de m’en réjouir car de très bonnes choses pour le pays et pour le peuple congolais auraient pu être réalisées si l’APARECO était restée sur sa ligne de conduite native, celle qui m’avait intimement convaincue d’y évoluer, et avait ensuite joint le geste, l’action, les actes à la parole ! Ceci dit, ainsi va la vie et seul m’intéressent aujourd’hui les atouts et les idéaux de LISANGA qui veut passer à présent du cadre de concertations entre les différentes structures de la diaspora qui partagent sa vision, à celui d’un véritable consortium de ralliement de toutes les forces qui veulent redessiner valablement et concrètement les pourtours de la politique nationale congolaise !

5. Réveil FM International: Comment faire pour que l'image de LISANGA ne puisse pas souffrir de votre passé dans l'APARECO. L'esprit de Nganda est-il encore sur vous ?

Rolain Mena: LISANGA doit s’imposer ! Non pas en étant hautain, insolent, méprisant, dédaigneux, suffisant et condescendant, comme le sont certaines structures de la place, mais par la qualité du travail qu’il est capable d’abattre grâce à la valeur du casting par lequel passe toute personne qui veut rejoindre notre organisation ! Il est temps de rendre ses lettres de noblesse à la fonction politique, qui a été désacralisée à cause de nos antivaleurs suicidaires depuis des décennies ! Voilà le seul et unique esprit qui est sur moi et que je trouve Divin !

Rolain Mena, le Secrétaire Général de LISANGA

6. Réveil FM International: Les Belges disent qu'ils sont prêts à financer les élections de 2016 en République démocratique du Congo. Or les élections Louis Michel de 2006 sans débat démocratique inscrite dans la Constitution de transition qui ont placé et maintenu alias Joseph kabila sur le trône du Congo, les belges y sont pour quelque chose. En 2011, l'élection présidentielle a été réduite à un tour, malgré des fraudes et tricheries, alias Joseph Kabila a été encore une fois proclamé vainqueur. Les Belges n'ont jamais rien dit. Peut-on croire aux élections en RDC ? Peut-on croire aux Belges qui s'immiscent dans les affaires congolaises mais sont incapables de résoudre les problèmes chez eux ?

Rolain Mena: Monsieur Freddy Mulongo, vous êtes journaliste parfaitement conscient de la déliquescence généralisée dans laquelle se trouve notre pays et rien que le fait que vous posiez cette question, devrait suffire aux personnes auxquelles vous faites allusion pour qu’ils se rendent réellement compte que les congolais ne sont plus dupes ! J’espère vraiment que toutes ces têtes pensantes vous lisent et si ce n’est pas le cas, nous ferons de telle sorte que cela le soit !

7. Réveil FM International: Tout le monde parle des élections comme si c'est une panacée. La diaspora congolaise n'a jamais voté et les candidats de la diaspora ne sont pas éligibles n'est-ce pas une aberration quand on sait le poids de la diaspora congolaise dans l'économie de la RDC ?

Rolain Mena: En effet, vous faites bien de rappeler que la diaspora congolaise participe à envoyer des millions en RDC ! Aussi, je vous rétorque mot pour mot ce que je vous avais déjà dit dans le passé : Les élections made in le soi-disant «Joseph Kabila» et sa bande, ne nous intéressent pas ! Ce que nous voulons mettre en place, c’est un processus sérieux et digne d’intérêt qui nous emmènera vers des élections crédibles et respectueuses de la vérité des urnes ! Ce n’est pas parce que nous voulons légitimement libérer le Congo de nos envahisseurs méchants et de nos anti-valeurs suicidaires, voire mettre fin aux crimes barbares perpétrés contre les Congolais que nous - qui faisons partie de la nouvelle élite - devons coûte que coûte devenir des prostitués politiques et adopter ainsi les mêmes méthodes stupides que le conglomérat d’aventuriers qui a actuellement l’effectivité du pouvoir et qui cède, grâce à des contrats léonins scandaleux et infâmes, des pans entier de nos terres aux plus offrants. Bien au contraire, nous devons persévérer dans la mobilisation, la conscientisation, la sensibilisation et l’information de nos populations tout en convaincant, à l’extérieur, les grands décideurs de ce monde sur le fait qu’il n’est nullement besoin de massacrer notre Peuple et de promouvoir des corrompus dans la région des grands lacs pour bénéficier des richesses du sol et du sous-sol Congolais sur le court, le moyen, le long et le très long terme. C’est avec nos arguments qu’ils nous respecteront et nous considéreront comme des interlocuteurs valables et non des irresponsables corrompus prêts à vendre leur pays à vils prix ! Les Congolais sont – et ils l’ont constamment démontré tout au long de leur histoire, un peuple hospitalier et pacifique. De ce fait, il suffit de coopérer avec son élite patriotique, responsable et compétente et ainsi mettre en place un partenariat « win-win », basé sur un troc profitable à tous. Nous avons fortement besoin de la science et de la technologie des occidentaux pour exploiter valablement nos richesses naturelles et mettre en place des infrastructures solides qui permettront aux Congolais de s’auto-administrer rentablement au bénéfice du Congo en particulier et des intérêts de ses partenaires historiques en général ! Voilà la démarche que je préconise dans LISANGA et dans laquelle j’évolue dorénavant : « Désormais convaincre, encore et toujours, jusqu’à la victoire finale qui pointe le bout de son nez à l’horizon ! »

8. Réveil FM International: Le 28 février 2015, LISANGA avait organisé une conférence débat à l’IUT de Bobigny, et une autre est à venir pour le 29 mars de cette même année. Vous semblez mettre le turbo ! Pourquoi ?

Rolain Mena: Nous le répétons encore et sans ambages, nous misons sur la jeunesse, la nouvelle classe politique et les nouvelles élites, toutes catégories et toutes tendances confondues ! La diaspora est parfaitement compétente, légitime et outillée pour diriger le Congo de demain ! Forts de ses soutiens, LISANGA invite cette jeunesse, cette nouvelle classe politique ainsi que toutes ces nouvelles élites compétentes, outillées, patriotes, matures et honnêtes de la diaspora à converger les unes vers les autres, à capitaliser le travail abattu depuis de longues années et à constituer une force suffisamment convaincante afin de faire entendre leur voix dans le but de redessiner valablement l'ensemble de la politique nationale congolaise qui vogue actuellement et depuis des décennies, dans les caniveaux ! C'est ce que le peuple souverain ainsi que les grands décideurs démocrates de ce monde, attendent de nous ! C’est dans ce sens que nous donnons de nouveau rendez-vous aux congolais, pour ce faire, ce samedi 29 mars 2015 prochain à l'Institut Universitaire Technique (IUT) de Bobigny de 13h30 à 17h ! Le président Fanfan Longa a parfaitement résumé, au travers de son propos lu devant l'assemblée le samedi 28 février dernier, lors de la conférence débat initiée par LISANGA et ses partenaires, dont l'Alliance Des Forces Congolaises, AFC en sigle, la pensée et les idéaux qui nous animent toutes et tous pour l'avènement d'un Congo nouveau et prospère, débarrassé de ses démons, au propre comme au figuré, dans lequel il fera bon vivre pour tout le monde ! Si c’est cela que vous appelez mettre le turbo, alors nous sommes d’accord !

Rolain Mena, le Secrétaire Général de LISANGA

9. Réveil FM International: Personne ne dénonce les 100 mille dollars de caution demandés par la CENI de Malu Malu aux candidats présidents de la République. N'est pas une autre aberration qui prouve à la place du monde, qu'on ne devient pas Président de la RDC pour ses idées, convictions et son programme. Il faut être un apparatchik, un dinosaure Mobutiste ou Mammouth joséphiste pour accéder à la fonction de servir...Quels sont d'après vous les critères qui peuvent être imposables à tous, sans discrimination, pour être candidat président de la République ?

Rolain Mena: Dans votre question, vous faites bien de dénoncer ce qui doit l’être ! Les élections en RDC et dans le passé, dans l’ex Zaïre, ont toujours été de la mascarade, de l’enfumage et du foutage de gueule du peuple congolais ! Pour LISANGA, effectivement, le plus important ce ne sont pas les élections en elles-mêmes, mais les conditions, les infrastructures, les processus, les cheminements, les consignes qui vont être appliquées et imposées à tous afin de parvenir à des élections dignes de ce nom ! Pour cela, nous comptons sur toutes les nouvelles élites, qu’elles soient politiques, intellectuelles, religieuses, philosophiques, scientifiques, financières, économiques, militaires ou médiatiques ! Toutes et tous doivent relever les manches pour que les choses bougent, changent et évoluent dans la bonne direction ! Sans oublier ceux de nos partenaires qui partagent les mêmes idéaux de paix et de démocratie que nous ! C’est le sens du grand chantier entamé par LISANGA et ses partenaires ! Pour être candidat président de la République, si nous commencions d’abord par respecter totalement la constitution, toute la constitution et rien que la constitution, nous aurons fait un grand pas en avant !

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mardi 10 mars 2015

Photos. Manuel Valls et Marisol Touraine au Centre de santé de la Gange-aux-Belles à Paris

Comme à l'accoutumée le Premier ministre Manuel Valls était en avance de 5 minutes par rapport au programme. Il devait arrivé à 10h15 mais son cortège est arrivé à 10h07, au centre médical de la Gange-aux-belle, accompagné de Marisol Touraine.

Paris, mardi 10 février 2015,le Premier ministre, Manuel Valls était au centre de santé de la Gange aux belles. Photo Réveil FM International

Manuel Valls, Premier ministre, et Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, étaient ce mardi 10 mars 2015 dans une Maison de santé pluridisciplinaire (MSP) du 10ème arrondissement de Paris pour échanger avec les professionnels de santé qui travaillent dans cette structure sur leurs conditions d’exercice, l’évolution de leur métier et les enjeux de la loi de santé, qui sera examinée à partir de la semaine suivante au Parlement. regroupe depuis plusieurs années des spécialistes et des médecins généralistes pour répondre aux besoins des habitants. Un échange avec les médecins, le personnel soignant et administratif, que je remercie pour leur disponibilité, a permis de mettre en lumière les mesures attendues. Ont notamment été abordés les points suivants : généralisation du tiers payant, simplification administrative, accessibilité des établissements, suivi médical des citoyens, collaboration entre les différents services de santé. Les médecins participants se sont également fait l’écho des enjeux quotidiens tels que le suivi des grossesses, l’accompagnement à domicile, ou la gestion de la perte d’autonomie.

Photos. Reportage de Réveil FM International

Arrivée de Manuel Valls au Centre médial de la Gange-aux-Belles. Photo Réveil FM International

Arrivée de Manuel Valls au Centre médial de la Gange-aux-Belles. Photo Réveil FM International

Arrivée de Manuel Valls au Centre médial de la Gange-aux-Belles. Photo Réveil FM International

Arrivée de Manuel Valls au Centre médial de la Gange-aux-Belles. Photo Réveil FM International

Arrivée de Manuel Valls au Centre médial de la Gange-aux-Belles. Photo Réveil FM International

Arrivée de Manuel Valls au Centre médial de la Gange-aux-Belles. Photo Réveil FM International

Arrivée de Manuel Valls au Centre médial de la Gange-aux-Belles. Photo Réveil FM International

Arrivée de Manuel Valls au Centre médial de la Gange-aux-Belles. Photo Réveil FM International

Arrivée de Manuel Valls au Centre médial de la Gange-aux-Belles. Photo Réveil FM International

Argentine : 8 Français tués dans un crash d'hélicoptères "Toute la France est en deuil" clame Manuel Valls aux journalistes à Paris. Photo Réveil FM International

Argentine : 8 Français tués dans un crash d'hélicoptères "Toute la France est en deuil" clame Manuel Valls aux journalistes à Paris. Photo Réveil FM International

Le centre médical de la Grange-aux-belles. Photo Réveil FM International

Le centre médical de la Grange-aux-belles. Photo Réveil FM International

Le centre médical de la Grange-aux-belles. Photo Réveil FM International

Manuel Valls et Marisol Touraine en réunion avec des médecins. Photo Réveil FM International

Le cortège de Manuel Valls se prépare en position départ. Photo Réveil FM International

Le cortège de Manuel Valls se prépare en position départ. Photo Réveil FM International

Le cortège de Manuel Valls se prépare en position départ. Photo Réveil FM International

Le cortège de Manuel Valls se prépare en position départ. Photo Réveil FM International

Le cortège de Manuel Valls se prépare en position départ. Photo Réveil FM International

Le pupitre de Matignon mardi 10 mars 2015. Photo Réveil FM International

L'officier d'ordonnance du Premier ministre prépare son discours. Photo Réveil FM International

L'officier d'ordonnance du Premier ministre veille sur le discours de Manuel Valls. Photo Réveil FM International

Le premier ministre Manuel Valls lors de la conférence de presse. Photo Réveil FM International

Le premier ministre Manuel Valls lors de la conférence de presse. Photo Réveil FM International

Manuel Valls et Marisol Touraine. Photo Réveil FM International

Marisol Touraine. Photo Réveil FM International

Marisol Touraine répondant aux journalistes. Photo Réveil FM International

Manuel Valls et Marisol Touraine à l'issue de la conférence de presse. Photo Réveil FM International

Manuel Valls et Marisol Touraine à l'issue de la conférence de presse. Photo Réveil FM International

Manuel Valls s'en va. Photo Réveil FM International

Manuel Valls s'arrête avant de monter dans sa voiture. Photo Réveil FM International

Manuel Valls va à la rencontre de la population. Photo Réveil FM International

Manuel Valls monte dans voiture. Photo Réveil FM International

La voiture du PM est sécurisée. Photo Réveil FM International

Le cortège s'ébranle. Photo Réveil FM International

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Argentine : 8 Français tués dans un crash d'hélicoptères "Toute la France est en deuil" assure Manuel Valls à Paris

Manuel Valls a exprimé mardi 10 mars 2015 sa "peine immense" après le crash mortel en Argentine dans lequel ont péri dix personnes dont huit Français, assurant que "toute la France est en deuil".

Paris, mardi 10 mars 2015, Manuel Valls, le Premier ministre réagissant sur le drame aux journalistes, à son arrivée au centre médical la grange aux belles. Photo Réveil FM International

"Argentine: peine immense devant ce drame. C'est toute la France qui est en deuil ce matin. Soutien aux familles des victimes", écrit le Premier ministre sur son compte Twitter.

François Hollande a de son côté fait part de sa "stupeur" et de son "émotion" après cet accident d'hélicoptère en Argentine lors d'un tournage d'une émission de télé-réalité. Dix personnes sont mortes dont huit Français, parmi lesquels la navigatrice Florence Arthaud, la nageuse Camille Muffat et le boxeur Alexis Vastine. Les deux pilotes sont également décédés.

"Immense tristesse après la mort de nos 8 compatriotes. Florence Arthaud, Camille Muffat et Alexis Vastine ont tant fait briller la France", a ajouté le chef de l'Etat mardi matin sur son compte Twitter.

Dix personnes, dont huit Français, on trouvé la mort dans le crash de deux hélicoptères lundi en Argentine. Parmi les victimes : la navigatrice Florence Arthaud, la nageuse Camille Muffat, et le boxeur Alexis Vastine.

Le tournage de l'émission de télé-réalité "Dropped" de la chaîne française "TF1" a tourné lundi 9 mars au drame : huit Français, dont la navigatrice Florence Arthaud et la nageuse Camille Muffat, sont morts en Argentine quand deux hélicoptères affrétés par la production sont entrés en collision.

"Un accident entre deux hélicoptères dans la Quebrada del Yeso a provoqué la mort de dix personnes (...). Elles faisaient partie de la production de 'Dropped'", ont annoncé les autorités de la province de La Rioja. Les deux pilotes argentins ont également trouvé la mort dans cet accident.

Les autorités locales ont indiqué que Florence Arthaud, 57 ans, Camille Muffat, 25 ans, et le boxeur Alexis Vastine, 28 ans, faisaient partie des victimes. Les cinq autres personnes de l'équipe de "Dropped" qui ont péri ont été identifiées par les autorités argentines comme "Laurent Sbasnik, Lucie Mei-Dalby, Volodia Guinard, Brice Guilbert, Edouard Gilles".

"Apparemment, les deux hélicoptères se sont heurtés en plein tournage. Il n'y a pas de survivant. On ne sait pas à quoi est due la collision, les conditions climatiques étaient bonnes", a résumé un porte-parole de la province. Les deux hélicoptères venaient de décoller d'un terrain de football à Villa Castelli quand ils se sont heurtés. Les policiers et une juge étaient sur place lundi soir pour déterminer les causes de l'accident.

Après l'accident en plein vol survenu vers 17h00, les deux hélicoptères gisaient au sol, en flammes, selon les premières images diffusées. "Nous sommes en train d'effectuer des relevés de police scientifique avant de retirer les corps. Les corps vont être transportés à Villa Union, à 37 km de Villa Castelli", a expliqué le chef de la police de La Rioja.

Le tournage de "Dropped" avait débuté fin février à Ushuaia, sur la pointe sud du continent américain. L'émission, prévue pour être diffusée l'été prochain en France, devait rassembler huit sportifs lâchés en pleine nature, selon son présentateur Louis Bodin. Le nageur Alain Bernard, la cycliste Jeannie Longo, le footballeur Sylvain Wiltord, la snowboardeuse Anne-Flore Marxer et le patineur Philippe Candeloro faisaient également partie des sportifs engagés dans cette aventure. Florence Arthaud était l'une des plus grandes navigatrices au monde et avait marqué les esprits en s'imposant dans un monde d'hommes. Surnommée "la petite fiancée de l'Atlantique", elle a notamment remporté la Route du rhum en 1990, la plus prestigieuse des courses transatlantiques en solitaire entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre.

Camille Muffat s'était illustrée lors des jeux Olympiques de Londres en 2012, en remportant trois médailles dont l'or sur 400 mètres nage libre. Alexis Vastine, dans la catégorie des super-légers, a été médaille de bronze aux jeux Olympiques de Pékin en 2008.

Le groupe TF1 a fait part de son "immense tristesse", déclarant que le PDG "Nonce Paolini et toutes les équipes de TF1 s'associent en ces terribles moments à la douleur des familles et des proches". La société de production ALP a indiqué que le drame était survenu au début du tournage de la deuxième émission de "Dropped", un tournage qui a démarré depuis "une grosse semaine". Le tournage a été interrompu et toutes les équipes vont être rapatriées vers la France, a ajouté la société. "Toutes les équipes d'ALP sont effondrées et s'associent à la profonde douleur des familles et des proches".

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lundi 9 mars 2015

RDC-Elections 2016: Si alias Joseph Kabila posait l'acte de Zachée en restituant les 25 milliards US volés et planqués dans les îles vierges Britanniques ?

Hippolyte Kanambe alias Joseph Kabila

Petit président sans envergure, psychopathe, aphone de la République, alias Joseph Kabila, l'usurpateur qui trône par défi depuis 14 ans, joue au Mobutu Light: après lui le chaos. Regardez-déjà comment le découpage territorial du Congo se fait 9 ans après. Est-ce que le Congo a besoin d'avoir 26 provinces actuellement alors qu'avec les 11, il n'y parvient même pas ? Face à un chétif psychopathe, un arriviste parvenu, on a droit à s'attendre à tout. Il est aberrant de voir la République démocratique du Congo continuer à tendre la main à la Communauté internationale pour organiser des élections frauduleuses. Les tricheries de l'élection présidentielle de novembre 2011 sont aussi alambiquées que celles de l'élection Louis Michel 2006. Et c'est toujours alias Joseph Kabila qui est proclamé vainqueur. Le comble est qu'élection avec alias Joseph Kabila est égal à rien d'autre qu'une mascarade pire une parodie électorale ! Alors que les élections dans un pays font partie des symboles de la souveraineté nationale. Un pays souverain ne demande jamais à un autre de lui organiser ses élections. Mais alias Joseph Kabila, l'imposteur et incapacitaire de Kingakati tend la main à la communauté internationale alors même le Kadogo a plus de 25 milliards Us planqués dans les îles vierges Britanniques.

L'équation est simple si alias Joseph Kabila posait l'acte de Zachée en restituant les 25 milliards US, ses 400 voleurs constitués des dinosaures Mobutistes et Mammouths Joséphistes feront pareil. La République démocratique du Congo n'a pas un problème de trésorerie. Il n'y a pas de raison que la Communauté internationale puisse financer les élections en République démocratique du Congo. Que vaut 1 milliard de dollars que recherchent la Ceni du défroqué tricheur Malu Malu alors qu'alias Joseph Kabila qui est arrivé au Congo sans un clou avec seulement des bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière, sans imperméable pour se protéger contre la pluie, a 25 milliards volés ! Que dire de ses 400 voleurs, des Mammouths Joséphistes ? Chaque électeur coûtera 12 $ d'après la fameuse Ceni instrument de la triche pour 11 scrutins mais les congolais qui ont 18 ans aujourd'hui ne peuvent pas voter par manque des moyens.

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dimanche 8 mars 2015

Bientôt, le Mémorial ACTe de l’esclavage ouvrira ses portes à Pointe-à-pitre en Guadeloupe

Le Mémorial ACTe de l’esclavage à Pointe-à-pitre en Guadeloupe. Photo Réveil FM International

Pas un musée, le Mémorial ACTe sera inauguré par le président de la République François Hollande le 27 mai 2015. le Mémorial ACTe qui va devenir le monument phare de Pointe à Pitre et de toute la Guadeloupe. Sur les quais de l’ancien quartier mal famé de Darbousier, cet élégant bâtiment qui se présente coiffé de racines d’argent représentant les millions d’âmes disparues accrochée à une boite noire, se veut un « centre d’interprétation, d’expression et de recherche témoignant de la traite des esclaves ».

Le Mémorial ACTe de l’esclavage à Pointe-à-pitre en Guadeloupe. Photo Réveil FM International

Autant dire que le sujet est délicat, pour ne pas dire brûlant, surtout si l’on se souvient des polémiques suscitées par un Dieudonné déplorant que cette tache noire de notre histoire soit souvent occultée. Ce qui ne justifie pas évidement, d’insulter d’autres tragédies. Il est prévu qu’il ouvre le 6 juillet au public. Il sera inauguré le 27 mai, Jour de la commémoration annuelle de l’esclavage en 1848. Ce sera le Mucem des Antilles. A Marseille, le musée veut fédérer les cultures de la Méditerranée, à Pointe-à Pitre c’est toute la Caraïbe qui est conviée à se souvenir de l’esclavage. Ce petit paradis du tourisme qu’est devenue la Guadeloupe, ne veut pas oublier l’enfer qu’y ont vécu ses aïeux.

Le port de Pointe-à-pitre. Photo Réveil FM International

Le port de Pointe-à-pitre. Photo Réveil FM International

La Guadeloupe et les Antilles en général étaient un carrefour du commerce triangulaire(entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique) qui consistait notamment à fournir des esclaves africains aux planteurs blancs. « Notre ADN est constituée de cette histoire-là » poursuit Medhi Keita. Le film de Steeve Mac Queen récemment diffusé sur le petit écran (12 Years a Slave) montre la cruauté inimaginable qui prévalaient, il n’y pas si longtemps, non loin de la Guadeloupe, au sud des Etats-Unis. Sur l’île même, un cimetière découvert au Moule, voici quelques années, prouve que les esclaves mourraient le plus souvent avant trente ans. Des coups, de l’arthrose et de la tuberculose. Ce n’est qu’en 1848 que l’esclavage fut aboli grâce à l’Alsacien Victor Schoelcher qui fut, ne l’oublions pas, député de la Guadeloupe, et auquel un petit musée rend hommage à deux pas de là. Ce n’est pas vieux.

Le Mémorial a déjà acquis environ 500 pièces : témoignages, objets de la vie quotidienne, oeuvres d’art du monde entier, consacrés à l’esclavage;… Conçu par le cabinet d’architectes guadeloupéen BMC sur le site d’une ancienne sucrerie. Il va coûter 60 millions d’euros, dont 30 apportés par l’Etat, 13 par la région, et 17 par l’Europe.

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Aéroport Guadeloupe - Pôle Caraïbes plus opérationnel et pratique que l'aéroport international de N'djili ?

A travers ces photos exclusives et exceptionnelles de l'atterrissage d'un Airbus d'Air France sur la piste de l'aéroport de Pointe-à-pitre en Guadeloupe dont la piste mesure 3 500 m dépassé de loin par celle de l'aéroport de N'djili à Kinshasa en République démocratique du Congo qui fut longtemps premier au monde avec ses 4 700 m par manque d'entretien et de modernisation des équipements aéronautiques est de loin moins sûr que l'aéroport de la Guadeloupe.

Atterrissage d'un avion Airbus d'Air France à Pointe-à-Pitre. Photo Réveil FM International

Atterrissage d'un avion Airbus d'Air France à Pointe-à-Pitre. Photo Réveil FM International

Atterrissage d'un avion Airbus d'Air France à Pointe-à-Pitre. Photo Réveil FM International

L'aéroport est la vitrine d'un pays. C'est la porte d'entrée et de sortie d'un pays. Un aéroport est l'ensemble des bâtiments et des installations qui servent au traitement des passagers ou du fret aérien situés sur un aérodrome. Le bâtiment principal est, généralement, l'aérogare par où transitent les passagers (ou le fret) entre les moyens de transport au sol et les avions. Les pistes d'un aéroport sont construites en dur ; en général le revêtement est en bitume ou composé de plaques de béton. Elles sont bordées de balises lumineuses pour être facilement repérables de nuit, ou lorsque les conditions météorologiques sont mauvaises (pluie, brouillard), et pour une aide visuelle à l'atterrissage (PAPI).

Atterrissage d'un avion Airbus d'Air France à Pointe-à-Pitre. Photo Réveil FM International

Atterrissage d'un avion Airbus d'Air France à Pointe-à-Pitre. Photo Réveil FM International

Atterrissage d'un avion Airbus d'Air France à Pointe-à-Pitre. Photo Réveil FM International

De plus, l'installation comprend un système de balises radio pour les appareils de repérage automatique intégrés notamment dans les avions de ligne (ILS). La plupart des pistes servent à la fois à l'atterrissage et au décollage. Ceci suppose une organisation et une synchronisation sans faille des mouvements d'avions. Lorsque l'aéroport accueille un trafic important, il est courant de construire les pistes par groupe de deux pistes parallèles, afin de séparer les mouvements de décollage et les mouvements d'atterrissage. On peut ainsi avoir des pistes accueillant chacune un mouvement par minute et demie, parfois un peu plus en tenant compte de la période pour dissiper la plus grande partie de la turbulence de sillage. Les pistes sont normalement orientées dans le sens des vents dominants, de manière à faire profiter les avions des courants aériens, qui vont faciliter le décollage et améliorer le freinage lors de l'atterrissage, les avions se présentant toujours face au vent. Les plus grands aéroports et ceux pour lesquels il n'y a pas de vent dominant marqué ou pour lesquels il y a deux grands types de vents dominants peuvent avoir plusieurs pistes ou groupes de pistes, chacun orienté d'une manière différente. Lorsqu'il y a deux axes, ils peuvent être perpendiculaires si aucune orientation de vent dominant n'est marquée, de manière à toujours trouver une orientation favorable à peu près face au vent. Si deux grands types de vents dominants sont identifiés, les orientations des pistes vont marquer l'angle entre ces orientations de vents dominants.

Atterrissage d'un avion Airbus d'Air France à Pointe-à-Pitre. Photo Réveil FM International

Atterrissage d'un avion Airbus d'Air France à Pointe-à-Pitre. Photo Réveil FM International

Atterrissage d'un avion Airbus d'Air France à Pointe-à-Pitre. Photo Réveil FM International

Exceptionnellement, on peut trouver des aéroports où trois orientations de pistes coexistent, avec un angle de 60 degrés entre elles. Dans le cas où l'aéroport comporte plusieurs pistes ou groupes de pistes, les pistes d'une orientation donnée croisent souvent les autres pistes, afin de réduire l'emprise globale de l'ensemble. Ceci ne pose pas de problème particulier, puisqu'une seule orientation de piste est utilisée et signalée à un moment donné. Les pistes sont identifiées par un nombre de deux chiffres indiquant leur orientation magnétique en dizaine de degrés lors du mouvement de l'aéronef. Pour cela, on divise par dix l'orientation de la piste exprimée en degrés et on arrondit le résultat à l'unité la plus proche (par exemple : une piste orientée à 124 ° porte le numéro 12). Si l'aéroport a des pistes parallèles, celles-ci sont distinguées par les lettres L (pour Left, gauche) et R (pour Right, droite). Exemple : piste 12L. Le nord magnétique variant lentement au fil des années, ces numéros peuvent évoluer. Chaque avion respecte le processus de décollage ou d'atterrissage (CTOL)

Atterrissage d'un avion Airbus d'Air France à Pointe-à-Pitre. Photo Réveil FM International

Atterrissage d'un avion Airbus d'Air France à Pointe-à-Pitre. Photo Réveil FM International

C’est en 1945 que fut prise la décision de créer un aérodrome principal à Pointe-à-Pitre pour rompre l’isolement de la Guadeloupe. En effet, jusqu’à lors les liaisons aériennes étaient effectuées par des hydravions qui se posaient dans la Darse.

Après le choix du site du Raizet, les travaux débutèrent en 1948, et c’est en mai 1950 que la piste bétonnée de 1600 m fut mise en service avec une aérogare provisoire en bois d’une surface de 200 m². Le trafic aérien allait passer de « la Darse » au « Raizet ».

L’inauguration de l’aéroport de Pointe-à-Pitre eut lieu en mai 1953. L’aérogare en béton dessinée par l’architecte Gérard-Michel CORBIN avait alors une superficie de 1126 m².

En 1958, l’aérogare fut l’objet d’un premier agrandissement qui portera sa superficie à 3 700 m².

En 1960, la CCI obtenait la gestion commerciale de l’aéroport avant de se voir attribuer en 1964 une Autorisation d’Occupation Temporaire pour son exploitation commerciale et le 17 octobre 1966, la Concession pour l’aménagement et l’exploitation. Le « temps de la naissance » était révolu et le Raizet pouvait entrer dans son « âge d’or »…

La croissance du trafic et surtout l’arrivée du B747 allaient entraîner une quasi reconstruction de l’aérogare, dont la superficie allait passer à 17 000 m² en janvier 1972, date de son inauguration par Pierre Mesmer, puis à 19 000 m² en 1984.

En 1989, la décision de basculer les installations au nord de la piste fut prise et les travaux débutèrent en juin 1993 pour s’achever en février 1996, date de la mise en service de la nouvelle aérogare Nord, d’une superficie de 25 000 m² réparties sur trois niveaux avec 5 passerelles télescopiques. Ce fut la fin de l’ « âge d’or du Raizet » et l’avènement de « Guadeloupe Pôle Caraïbes ».

En 1999, quasiment 10 ans après le cap du million de passagers annuels (1988), celui des 2 millions fut franchi.

Les infrastructures n’ont depuis cessé d’être adaptées à l’évolution du trafic ou des normes techniques, et l’illustration de cette mise à niveau permanente, a été l’accueil le 14 janvier 2006 de l’airbus A380, le plus gros avion commercial au monde.

L'aéroport international de Kinshasa

Inaugurées en 1953, les infrastructures ont été successivement utilisées comme Plate-forme de correspondance de la compagnie aérienne belge Sabena (période coloniale) et des compagnies Air Congo et Air Zaïre. La piste principale de Ndjili, longue de 4 700 m, a longtemps été la plus longue du monde, au point que les plus grands appareils terminent leur atterrissage et décollent à mi-piste. Le processus de centralisation politique et administrative mis en œuvre par le régime du président Mobutu, fit de cet aéroport la principale porte d'entrée et de sortie du pays et ce, en dépit du fait que des sites aéroportuaires comme ceux de Kisangani et de Lubumbashi bénéficient de capacités d'accueil international (longueur des pistes pour les gros porteurs).

L'aéroport international de Kinshasa en mode imaginaire

Sous-financé depuis de nombreuses années par les pouvoirs publics, l'opérateur aéroportuaire kinois est dans l'incapacité de mettre en œuvre et de faire respecter toutes les normes internationales en matière de sécurité. Datant de plus d'un demi siècle, les infrastructures ont bénéficié de si peu de rénovations ou d'améliorations qu'elles sont régulièrement visées par des mesures d'exclusion de la part des autorités de l'OACI (entretien de la piste d'atterrissage, services des pompiers, sécurité des bagages, mesure contre le risque d'attentats terroristes). Sa rénovation, qui devait être effectuée par les Chinois à la suite d'un accord de 2007, a finalement été confiée à Aéroports de Paris, les Chinois se contentant de refaire la piste.

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Course au pouvoir : Martin Fayulu "Je me bats pour que la RDC soit un Etat de droit! Je ne suis pas un polémiste!"

Patriote, Martin Fayulu un acteur politique proche de la population congolaise. Photo Réveil FM International

Martin Fayulu est un politicien du peuple, n'en déplaisent aux Blablateurs-troubadours-daltoniens ! Patriote il 'a démontré à plusieurs reprises qu'il se bat pour la communauté congolaise en général. Que les tribalo-ethniques qui se vautrent "Na Se Ya Mayi avec des Ngubu" ou se cachent "Likolo Ya Ba Nzete comme des sauterelles" cessent avec cette campagne de dénigrement gratuite face à Martin Fayulu un homme qui aime le Congo, travaille pour le changement. Ces loups affamés qui sortent du bois pour fustiger Matin Fayulu, ce sont les mêmes qui ont clamé depuis des lustres qu'ils avaient une 5è, 6è...12è colonnes à Kinshasa. Mais lorsque les mercenaires engagés par alias Joseph Kabila ont massacré à balles réelles des congolais sans défense, on n' a vu aucune colonne invisible devenir visible pour protéger et défendre les congolais. Des blablateurs-troubadours qui amusent la galerie qui voient des complots partout et sont capables d'en créer pour assouvir leur soif de nuire aux autres. Depuis qu'un imposteur a été catapulté à la tête de la République démocratique du Congo, avec des pseudos universitaires devenus des courtisans-mangéristes, tout le monde pense qu'on peut devenir Président de la République, puisque l'incapacitaire de Kingakati trône sans légitimité et en toute illégalité. L'imposture du Kadogo fait des dégâts dans l'imaginaire du congolais. Le pays n'est pas un ligablo, mais chaque citoyen doit avoir sa place...les 14 ans d'alias Joseph Kabila sont une parenthèse qui vont se renfermer rapidement, avec un bilan calamiteux.

L'après alias Joseph Kabila se décide déjà: La République démocratique du Congo doit mériter son appellation. Elle doit être un Etat de droit, qui ne foule plus aux pieds les droits fondamentaux de ses citoyens. La République démocratique du Congo doit protéger ses citoyens et son territoire. Les gouvernants doivent être élus et non pas des fraudeurs, tricheurs patentés comme actuellement. Elus, les gouvernants doivent pouvoir rendre de compte de leur gestion de la chose publique. Nous n'avons plus besoin un président broussard, inculte, sans éducation, habitué à l'école buissonnière dont le seul mérite est d'être arrivé au Congo à l'âge d'un déporté avec ses bottes de jardiniers et sa kalachnikov en bandoulière. Le prochain président de la RDC doit avoir de la culture administrative, économique, juridique et historique à l’opposé d'alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati qui n’a pas été capable de présenter un seul titre de l’école primaire. Le régime d'alias Joseph Kabila instrumentalise la justice, la police, la gendarmerie, le service des renseignements qui sont pris en otage pour son service. Les arrestations arbitraires, les assassinats sont monnaies courantes

Patriote, Martin Fayulu un acteur politique proche de la population congolaise. Photo Réveil FM International

Nous n'avons pas le droit de décourager l'élan engagé par certains de ceux qui croient réellement que la République démocratique du Congo doit recouvrer son statut de la gachette de l'Afrique, u grand pays placé au coeur du continent, avec d'innombrables ressources. Nous connaissons maintenant le modus operandi de ceux qui sans mandat aurait voulu vendre l'île de Mateba aux Illuminati pour se retrouver au pouvoir: A chaque fois que quelque chose pour le Congo se fait sans eux, ils usent et abusent de l'invective avec leurs radios patriotiques.

Etre résistant-patriote-combattant ne vut en aucun cas dire que l'on est aveugle. Martin Fayulu et d'autres font du bon travail sur terrain pour la libération du Congo. Effectivement , la vigilance est de mise. D'ailleurs dans l'interview qu'il a accordé à Réveil FM International, Martin Fayulu reconnait que les Congolais de la diaspora l'ont mis en garde contre une alliance avec des occupants prédateurs. Les événements de janvier dernier, prouvent à dessein que le peuple se lève. Lorsqu'il tombe, le réveil d'un éléphant est tardif mais très dévastateur. Notre peuple se réveil, c'est un grand signe que plus rien ne sera comme avant. Ceux qui s'attaquent à Martin Fayulu doivent montrer pattes blanches comme lui. Des dinosaures Mobutistes affameurs du peuple qui sont devenus des Mammouths Joséphistes dans le régime d'alias Joseph Kabila et qui ont pris toutes les institutions républicaines en otage n'ont rien à nous dire. Le Congo doit recouvrer sa véritable place avec ses dignes filles et fils. Les prédateurs, pillards, corrompus, mangéristes et ventripotents n'ont qu'aller se faire voir ailleurs !

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samedi 7 mars 2015

Felix Eboué, premier résistant outre-marin, le seul noir qui repose au panthéon !

Buste de Felix Eboué sur la Place de la Victoire à Pointe-à-pitre. Photo Réveil FM International

Occupée par l’Allemagne nazie, administrée par le régime de Vichy, la France connaît l’une des pages les plus sombres de son histoire. Pourtant, un homme exilé à Londres prend la parole, sur les ondes de la BBC, et appelle les Français à ne pas cesser le combat. Par son célébrissime appel, le Général de Gaulle fonde la Résistance. L’Histoire française a coutume de retenir Albert Camus, Jean Moulin, Stéphane Hessel ou encore Guy Môquet comme les figures tutélaires de la Résistance. Or, c’est omettre un homme sans qui la France n’aurait pu triompher de la barbarie nazie : Félix Eboué. Adolphe Sylvestre Félix Éboué (né le 26 décembre 1884 à Cayenne en Guyane et mort le 17 mai 1944 au Caire en Égypte) est un administrateur colonial, résistant durant la Deuxième Guerre mondiale et homme politique français. Petit-fils d'esclave, Félix Éboué devient administrateur colonial après une formation juridique. Il est nommé gouverneur de la Guadeloupe par le gouvernement du Front populaire. C'est le premier Noir dans cette fonction.

Buste de Felix Eboué (dos) sur la Place de la Victoire à Pointe-à-pitre. Photo Réveil FM International

Les hommages à son endroit sont nombreux, de Cayenne à Paris, d’Antananarivo à Fort Lamy, de Bangui à Brazzaville. Ainsi, on trouve des rues, des plaques commémoratives, des places et des statues à l’effigie de Félix Eboué, un stade et des lycées.

La place Félix-Éboué, anciennement place Daumesnil, est située dans le 12e arrondissement de Paris. Elle forme un carrefour avec l’avenue Daumesnil, le boulevard de Reuilly, la rue de Reuilly, la rue Claude-Decaen et la rue Lamblardie.

Le général de Gaulle accueilli par Félix Eboué, gouverneur général de l'Afrique Equatoriale Française (AEF) sur l'aérodrome de Brazzaville, septembre 1940

Félix Éboué est nommé secrétaire général en Martinique, de juillet 1933 à janvier 1934 pour remplacer le gouverneur titulaire parti en congé pour deux ans.

Après un passage au Soudan français, il est élevé au rang de gouverneur et nommé en Guadeloupe en 1936. C'est le premier noir à accéder à un grade aussi élevé. En Guadeloupe, il met en pratique son esprit de conciliation dans un contexte social troublé. À l'occasion de la remise solennelle des prix le 1er juillet 1937 au lycée Carnot de Pointe-à-Pitre, il adresse à la jeunesse d'Outre-Mer son célèbre discours « Jouer le jeu » dont voici quelques extraits :

« Jouer le jeu, c'est être désintéressé Jouer le jeu, c'est piétiner les préjugés, tous les préjugés et apprendre à baser l'échelle des valeurs sur les critères de l'esprit. Jouer le jeu, c'est mépriser les intrigues et les cabales, ne jamais abdiquer, malgré les clameurs ou menaces, c'est poursuivre la route droite qu'on s'est tracée. Jouer le jeu, c'est savoir tirer son chapeau devant les authentiques valeurs qui s'imposent et faire un pied-de-nez aux pédants et aux attardés. Jouer le jeu, c'est aimer les hommes, tous les hommes et se dire qu'ils sont tous bâtis sur une commune mesure humaine qui est faite de qualités et de défauts. Jouer le jeu, c'est mériter notre libération et signifier la sainteté, la pureté de notre esprit... »

Felix Eboué

"Le lion qui est debout et qui dit non", dira Senghor (son gendre) à propos du premier résistant de la France d'outre-mer, le Guyanais Félix Éboué. Lorsque le général de Gaulle lance l'appel du 18 Juin, cet administrateur colonial, petit-fils d'esclaves né en 1884, occupe depuis deux ans la fonction de gouverneur du Tchad. Accueillant tel un ultime recours "ce cri d'espérance lancé pendant que les pires malheurs s'abattaient sur la France", il prend le parti de la France libre contre le régime de Vichy et prépare en secret le ralliement du Tchad et du reste de l'Afrique-Équatoriale française (AEF).

Dès le 26 août 1940, le gouverneur insoumis annonce officiellement l'appartenance du Tchad à la France libre, provoquant un effet domino : entre le 26 et le 28 août, le Cameroun, le Congo-Brazzaville et l'Oubangui-Chari (l'actuelle République centrafricaine) annoncent à leur tour leur ralliement. Le 15 octobre suivant, Félix Éboué reçoit de Gaulle à Fort-Lamy. Ce dernier le nomme au Conseil de défense de l'empire et en fait, un mois plus tard, le gouverneur de l'AEF. La France libre dispose désormais d'un territoire, donc d'une légitimité. Elle pourra bientôt compter sur une armée.

Désormais basé à Brazzaville, devenue capitale de la France libre, Éboué - qui sera condamné à mort par Vichy - prend une part prépondérante dans la constitution d'une force militaire de 40 000 hommes, tout en accélérant la production de guerre. La capitale congolaise devient le pivot à partir duquel s'organisera la libération du territoire métropolitain. C'est de là que partiront les premières forces armées de la France libre, et c'est grâce aux routes qu'Éboué a fait construire que la colonne Leclerc pourra gagner l'Afrique du Nord via le Tibesti.

À bout de forces, ce résistant de la première heure, profondément humaniste et dont les quatre enfants ont combattu dans les Forces françaises libres, meurt d'une congestion cérébrale en mai 1944, quelques jours avant le débarquement de Normandie. De Gaulle dira alors de "ce grand Français africain", dont les restes reposent au Panthéon depuis 1949, qu'il "est entré dans le génie même de la France".

Le panthéon, est le temple de l’immortalité, le saint des saints lieux où reposent les grands et bels esprits de France. Ils sont homme politiques, philosophes, écrivains, architectes, physiciens, médecins… du beau monde auquel la nation tricolore demeure éternellement reconnaissante. Le fait est que dans ce haut-lieu, il y a un noir, un seul : Adolphe Sylvestre Félix Eboué, résistant noir, ancien gouverneur de l’Afrique Équatoriale Française et député colonial.

Compagnon de la libération, Félix Eboué est décris par le général De Gaulle comme « un de ces noirs ardemment français ». pas étonnant, il a été le premier résistant outre-marin, mais aussi le premier homme de couleur à accéder à la fonction de gouverneur à l’époque coloniale. Le 20 Mai 1949, il devenait le premier noir inhumé au panthéon, le temple de l’immortalité aux côtés des grands hommes de France, à l’instar de Léon Gambetta, jean jacques Rousseau, Voltaire, jacques Germain Soufflot, Jean Moulin, André Malraux, René Cassin, Jean Monnet, Pierre Curie, Marie Curie, Victor Hugo, Alexandre Dumas, Emile Zola, Louis Braille, jean Jaurès, Victor Schœlcher. Félix Eboué a été inhumé en compagnie de Victor Schœlcher, l’auteur de l’abolition de l’esclavage des noirs.

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Paris : Des journalistes allemands qui allaient faire voler un drone interpellés

Quatre journalistes allemands ont été interpellés vendredi vers 18h30 parc de la Villette à Paris. Ils s’apprêtaient à faire voler un drone pour les besoins visiblement d'un reportage.

Après un passage au commissariat du 19ème arrondissement de Paris, les quatre reporters de la Bayerischer Rundfunk, la radio-télévision bavaroise, ont finalement été remis en liberté.

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vendredi 6 mars 2015

Tournée des adieux: Concert divin des "Prêtres chanteurs" aux Abymes !

Le père Jean-Michel Bardet, père Charles Troesch et l'ex-séminariste Dinh Nguyen Nguyen. Photo Réveil FM International

Le père Jean-Michel Bardet, père Charles Troesch et l'ex-séminariste Dinh Nguyen Nguyen. Photo Réveil FM International

Chanter, c'est toujours prier deux fois. Mais parce que leur vocation n'est pas de faire carrière dans la chanson, Les Prêtres chanteurs ont fait leurs adieux avec "Amen", leur troisième album de musique sacrée et de variété française. Cinq ans déjà, depuis que le projet initié par Monseigneur Di Falco Léandri a vu le jour. C'est au stade des Abymes en Guadeloupe, le samedi 28 février dernier, que le père Jean-Michel Bardet, père Charles Troesch et l'ex-séminariste Dinh Nguyen Nguyen ont fait un concert divin des adieux.

Le père Jean-Michel Bardet, père Charles Troesch et l'ex-séminariste Dinh Nguyen Nguyen. Photo Réveil FM International

Le père Jean-Michel Bardet, père Charles Troesch et l'ex-séminariste Dinh Nguyen Nguyen. Photo Réveil FM International

Concert en plein carême

Face à 4 000 fans, les Prêtres chanteurs ont illuminé de leur voix mélodieuses, pleines de vie, de sagesse et de spiritualité, le stade René-Serge Nabajoth des Abymes. Un beau concert qui colle bien au carême. Plus de deux heures de show d'une exceptionnelle beauté et à l'acoustique sans faille qui ont captivé les milliers de spectateurs. D'emblée, alors que fusent les applaudissements d'avant acte, l'évêque du diocèse de Gap et d'Embrun, Mgr Jean-Michel Di Falco Léandri, initiateur du groupe, maître de cérémonie en la circonstance, enflamme le public. Incollable sur la rhétorique voire les répliques fort à propos, Mgr Di Falco qui manie le verbe avec l'élégance du missionnaire, va paraphraser les bienfaits de la « danse du lit du couple ».

Monseigneur Di Falco a parlé des centaines des milliers lettres reçues. Photo Réveil FM International

Monseigneur Di Falco a aussi parlé des chrétiens grincheux qui réfutent que les prêtres fassent du business en chantant dans des salles mythiques mais païennes. Photo Réveil FM International

Monseigneur Di Falco a enfin parlé des chrétiens coincés qui passent à la télévision en lieu et place de l'Eglise. Photo Réveil FM International

« Le Christ est présent chez tous les êtres humains » , prêche Mgr Di Falco. Et poursuit : « Nous sommes tous pétris de la même manière. » Pour ce qui nous concerne : « Nous avons aussi pour mission de porter la croix. »

On reconnait au premier rang l'évêque de Guadeloupe Mgr Riocreux (extrême gauche) et Victorin Lurel, président de la région de Guadeloupe et ancien ministre. Photo Réveil FM International

Le père Charles Troesch. Photo Réveil FM International

L'ex-séminariste Dinh Nguyen Nguyen. Photo Réveil FM International

Le père Jean-Michel Bardet, père Charles Troesch et l'ex-séminariste Dinh Nguyen Nguyen. Photo Réveil FM International

Puis, les artistes entrent scène et entonnent leur plus grand succès, du premier album Spiritus Dèi au second Gloria et au troisième Amen. Quand les chanteurs interprètent, les tubes de Céline Dion, S'il suffisait d'aimer, Puisque tu pars de Jean-Jacques Goldman, L'indifférence de Gilbert Bécaud, Les justes d'Yves Duteil, et Les trois cloches d'Édith Piaf, le public, sans se faire prier, reprend en coeur les refrains. Malgré tout, c'est l'extrait de la comédie musicale Les Dix commandements, L'envie d'aimer qui donne le plus de frissons et d'émotions à la limite d'une transe collective dans le public.

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Genève: Zeid Ra’ad Al Hussein, le Haut Commissaire des droits de l'homme appelle les Etats à aller au-delà des déclarations d'intention pour la journée de la femme

Zeid Ra’ad Al Hussein, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme

Genève– Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme Zeid Ra’ad Al Hussein a mis en exergue aujourd’hui la « nécessité urgente de participation des femmes dans toutes les discussions sur les réponses stratégiques à apporter à la violence extrémiste, aux discriminations et aux manques de toutes sortes ».

« Cette année marque le 20ème anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing. Les Etats peuvent saisir cette opportunité pour aller au-delà des déclarations d’intention, vers l’égalité des sexes – en défiant réellement et en démantelant les structures et les dynamiques de pouvoir qui perpétuent les discrimination contre les femmes », a déclaré le Haut-Commissaire.

« Partout dans le monde, davantage peut être fait pour garantir et soutenir les droits des femmes, leur accès à l’emploi, à la santé et leur capacité à prendre le contrôle sur les décisions qui affectent chaque dimension de leur existence. »

Zeid Ra’ad Al Hussein a rendu hommage aux défenseuses de droits de l’homme partout dans le monde, louant le courage dont elles font preuve face à des obstacles considérables.

« Le véritable changement ne se produit que si les femmes et les hommes luttent pour ces droits et les défenseuses de droits de l’homme sont à la pointe de ce combat », a déclaré le Haut-Commissaire.

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jeudi 5 mars 2015

Corée du Sud: L'ambassadeur américain Mark Lippert blessé au couteau par un nationaliste coréen

L'ambassadeur américain en Corée du Sud Mark Lippert blessé au couteau par un nationaliste coréen

INTERNATIONAL - L'ambassadeur américain en Corée du Sud, Mark Lippert, a été blessé par arme blanche jeudi 5 mars à Séoul par un militant nationaliste opposé à l'alliance militaire entre son pays et les Etats-Unis.

Le président Barack Obama a appelé l'ambassadeur pour lui souhaiter un "prompt rétablissement", a indiqué Bernadette Meehan, porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC), tandis que le département d'Etat a "condamné avec force" un "acte de violence".

L'ambassadeur américain en Corée du Sud Mark Lippert blessé au couteau par un nationaliste coréen

L'assaillant, armé selon la police d'un couteau de cuisine d'environ 25 centimètres, a attaqué Mark Lippert alors qu'il participait à une réunion autour d'un petit-déjeuner à l'Institut culturel Sejong, dans le centre de Séoul.

"Cet homme a brusquement surgi du public au moment où le petit-déjeuner commençait. Des gens ont tenté de l'arrêter mais tout s'est passé très vite. L'ambassadeur a été blessé au visage et conduit à l'hôpital", a témoigné Kim Young-man, un porte-parole du Conseil coréen pour la réconciliation et la coopération qui organisait l'événement.

Déjà condamné pour avoir lancé une pierre sur l'ambassadeur du Japon

La chaîne d'information YTN, citant des sources policières et des témoins, avait précédemment indiqué que Mark Lippert avait été attaqué par un homme armé d'une lame de rasoir. La police a identifié le suspect comme étant Kim Ki-Jong, un homme de 55 ans déjà condamné pour avoir lancé une pierre sur l'ambassadeur du Japon à Séoul en 2010.

Il "a été placé en garde à vue et nous essayons de comprendre le mobile de l'attaque", a indiqué le chef de la police locale chargé de l'enquête, Yoon Myung-Soon. Des images vidéo, prises aussitôt après l'attaque, montraient l'ambassadeur emmené précipitamment hors de l'immeuble, une main posée sur sa joue droite ensanglantée, l'autre main portant la trace apparente d'une blessure et également maculée de sang.

La présidente sud-coréenne a dénoncé une attaque visant l'alliance militaire entre la Corée du Sud et les Etats-Unis. "Ces faits sont intolérables car il ne s'agit pas seulement d'une agression physique contre l'ambassadeur Lippert mais (d'une attaque) contre l'alliance entre la Corée du Sud et les Etats-Unis", a déclaré Park Geun-Hye dans un communiqué.

Park a elle-même été victime d'une attaque à l'arme blanche en 2006 au cours d'une campagne électorale. Son agresseur a été condamné à 10 ans de prison pour tentative de meurtre.

Mouvement nationaliste

L'ambassade des Etats-Unis en Corée du Sud coopère avec les autorités de police locales, a précisé le département d'Etat, confirmant que l'ambassadeur avait été "agressé jeudi matin à Séoul (mercredi soir à Washington, Ndlr) pendant qu'il donnait un discours".

Mark Lippert, 42 ans, a été installé dans une voiture de police et transporté à l'hôpital. Sa vie n'est "pas en danger", selon la diplomatie américaine. Les membres des services de sécurité et des policiers se sont précipités sur l'assaillant, qui portait des vêtements coréens traditionnels et a lancé, selon les médias, un slogan contre la guerre quand il s'est attaqué au diplomate.

L'homme dirige un mouvement nationaliste organisant régulièrement des manifestations contre les prétentions territoriales du Japon sur un groupe d'îles contrôlées par la Corée du Sud. Il tient un blog dans lequel il exprimait cette semaine son opposition aux manœuvres militaires entre la Corée du Sud et les Etats-Unis qui viennent de démarrer, estimant qu'elles rendent impossibles la reprise du dialogue inter-coréen.

Ces exercices à grande échelle menés chaque année par la Corée du Sud et son allié américain suscitent invariablement des réactions violentes de la Corée du Nord. Près de 30.000 soldats américains sont stationnés en permanence en Corée du Sud et les Etats-Unis assureraient le commandement opérationnel en cas de conflit armé avec la Corée du Nord.

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Vidéo. Manuel Valls recadre sèchement Gérald Darmanin, le député UMP qui s'attaque à Christiane Taubira la garde des sceaux !

A regarder son visage, Gérald Darmanin ne s’attendait pas à une réaction aussi dure de Manuel Valls, après sa phrase sur Christiane Taubira qu’il a qualifiée de « tract ambulant pour le FN ».Le député UMP du Nord avait qualifié la Garde des sceaux de "tract ambulant pour le FN".

Manuel Valls recadre sèchement Gérald Darmanin, le député UMP qui s'attaque à Christiane Taubira la garde des sceaux !

"Je vous le dis, les yeux dans les yeux, ce n’est ni la jeunesse, ni la campagne électorale, ni le combat politique qui doivent vous permettre de tenir de tels propos et nous ne le permettrons jamais !" Mardi, lors de la séance des questions au gouvernement, Manuel Valls a recadré énergiquement Gérald Darmanin, le député UMP du Nord qui a qualifié la Garde des sceaux Christiane Taubira de "tract ambulant pour le FN". A la fin de sa prise de parole, la majorité s’est levée pour applaudir le Premier ministre, tandis que l’opposition a bruyamment exprimé son mécontentement.


QAG : Manuel Valls recadre Gérald Darmanin... par LCP

Très remonté, Manuel Valls n’a pas mâché ses mots ce mardi à l'Assemblée nationale lors des questions d'actualité au gouvernement : « ce n'est ni la jeunesse, ni la campagne électorale, ni le combat politique qui doivent vous permettre de tenir de tels propos et nous ne le permettrons jamais », a-t-il lâché contre le député UMP Gérald Darmanin. Et Manuel Valls d’enfoncer le clou : « chaque fois que les républicains de gauche ont eu à choisir, jamais nous n'avons tenu les propos que vous avez tenus », a asséné Manuel Valls, en référence au deuxième tour de l'élection présidentielle en 2002. Gérald Darmanin a montré un visage effrayé pendant la remontrance qu'il a reçue de Manuel Valls.


Christiane Taubira : "Je n'ai pas de pitié à... par LCP

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mardi 3 mars 2015

Le sénateur PS Claude Dilain, inlassable défenseur des banlieues, est mort

Le sénateur PS Claude Dilain, inlassable défenseur des banlieues, est mort

Le sénateur socialiste de Seine-Saint-Denis Claude Dilain est mort mardi matin à l'âge de 66 ans, Clichy-sous-bois perdant son ancien maire, en place lors des émeutes de 2005, défenseur inlassable des banlieues populaires.

M. Dilain, père de cinq enfants, est mort "des suites d'un accident cardio-vasculaire" dans un hôpital parisien, a précisé Olivier Klein, qui lui avait succédé à la mairie de Clichy-sous-Bois.

Un "hommage républicain" doit lui être rendu dans les jours qui viennent dans cette commune de Seine-Saint-Denis, a ajouté l'édile.

De nombreux hommes politiques ont rendu hommage à M. Dilain, jusqu'au sommet de l'État, François Hollande saluant dans un communiqué son "combat exemplaire pour les droits des habitants des quartiers".

Dans un communiqué distinct, le Premier ministre Manuel Valls rend hommage à un "élu exemplaire, qui aura marqué sa ville de Clichy-sous-Bois, la Seine-Saint-Denis et la République. Défenseur acharné des territoires urbains en difficulté, il a œuvré, en tant que maire, pour améliorer le quotidien des habitants en mettant notamment son énergie au service du renouvellement des quartiers. Homme de dialogue, élu de terrain, médecin, proche des gens, il connaissait parfaitement les difficultés de sa ville, et il avait la force et le courage des hommes de convictions.

Ces mêmes convictions et un courage que les Français ont découverts au moment des émeutes de 2005, après le drame que sa ville avait connu. Ces mêmes convictions qu’il faisait entendre au Sénat depuis son élection en 2011. Il y laissera le souvenir d’un parlementaire dont le travail et la connaissance des sujets forçaient l’admiration.

Claude Dilain était respecté de tous. C’était un homme d’une qualité humaine exceptionnelle". Manuel Valls, qui perd un ami, adresse à sa famille et à ses proches ses sincères condoléances.

Pédiatre dans cette banlieue pauvre du nord-est de Paris de 1978 à 2013, Claude Dilain se décrivait comme un porte-voix des habitants des quartiers populaires, rôle qu'il a définitivement endossé lors des émeutes urbaines en 2005.

La mort par électrocution de deux adolescents à Clichy-sous-Bois, dans un transformateur où ils s'étaient réfugiés après une course-poursuite avec des policiers, avait été le déclencheur de plusieurs semaines d'émeutes dans les banlieues.

Hasard du calendrier, le procès des deux policiers poursuivis pour ces faits, doit se tenir du 16 au 20 mars devant le tribunal correctionnel de Rennes où il a été dépaysé.

A l'époque, les médias du monde entier avaient porté leur attention sur Clichy-sous-Bois, devenu le symbole des maux de la banlieue, et M. Dilain était apparu en première ligne.

Il n'avait depuis jamais cessé d'interpeller les pouvoirs publics sur la détresse des quartiers populaires, oubliés des politiques publiques.

En 2010, dans une tribune au Monde, Claude Dilain relatait une visite organisée pour une délégation de parlementaires dans sa ville, confrontés ainsi à la misère à seulement 15 km de Paris.

L'occasion de dire sa "honte d'être le représentant impuissant de la République française", et de faire passer un message qu'il jugeait "essentiel" : que "la politique de la ville, si elle n'est pas défendue au plus haut de l'État (...) ne peut résoudre les problèmes des banlieues les plus difficiles".

Homme de terrain, ayant grandi à la cité des Francs-Moisins à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), M. Dilain avait fait son entrée au Sénat en 2011, où il était membre de la commission des affaires sociales.

Il avait continué d'y pourfendre les inégalités territoriales, s'illustrant notamment dans la lutte contre les copropriétés dégradées. A la chambre haute, M. Dilain avait été l'un des rapporteurs de la loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové (Alur).

Il avait aussi été à l'initiative en 2012 d'un appel contre le cumul des mandats électifs, ayant lui-même démissionné de son mandat de maire en arrivant au Sénat.

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Genève: Trois poids lourds de la diplomatie: Sergei Lavrov-10h50, Javad Zarif-11h10 et John Kerry-11h30 se sont exprimés à la tribune de l'ONU

L’Iran joue les médiateurs et se place à la table des grands. Négociations en Suisse: Sergueï Lavrov, Javad Zarif et John Kerry sont à Genève et Montreux pour négocier sur les dossiers chauds. Téhéran a de bonnes cartes en main.

Lundi 2 mars 2015, Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères russe, et Javad Zarif, ministre iranien des Affaires étrangères, se sont salués dans les couloirs du Palais de Nations à Genève, avant l’ouverture hier matin de la session du Conseil des droits de l’homme

Le large sourire de Javad Zarif à son arrivée lundi à l’ONU en dit long sur ce qui est en train de se jouer en coulisses. Si l’accord sur le nucléaire iranien fait encore l’objet de négociations qui vont se prolonger à Montreux à partir d’aujourd’hui, le retour de l’Iran à la table des grands est déjà entériné. Le ministre iranien des Affaires étrangères s’est exprimé lundi matin devant le Conseil des droits de l’homme, après Sergueï Lavrov et avant John Kerry. Il faut y voir bien plus qu’un symbole.

Juste une petite pique

L’Iran a su se glisser entre la Russie et les Etats-Unis. Et il a la prétention, aujourd’hui, de pouvoir apporter de la stabilité au Moyen-Orient. L’argument est sans doute, d’ailleurs, en train de peser de manière décisive dans les négociations en cours sur le nucléaire. Même l’allié et partenaire historique qu’est Israël est prié de ne pas saboter le processus en cours. Lors d’une conférence de presse, John Kerry a exhorté le premier ministre israélien Benyamin Nentanyahou, qui doit s’exprimer aujourd’hui devant le Congrès, à ne pas faire de révélations «sélectives» qui pourraient donner un coup de frein aux négociations.

S’agissant de la lutte contre le terrorisme, le chef de la diplomatie iranienne n’a cependant pas boudé son plaisir de pouvoir faire la leçon aux Occidentaux. Javad Zarid a rappelé que «les combattants rejoignant les organisations qui commettent les crimes de masse, telles que Daech en Irak et en Syrie, sont souvent nés en Europe». Une petite pique glissée au cours d’une intervention mesurée. L’Iran ne manie plus la provocation. Il s’emploie même à envoyer de petits signaux: «Le racisme et l’antisémitisme sont, à juste titre, condamnés et même pénalisés», glisse au détour d’une phrase le chef de la diplomatie iranienne.

Les temps ont changé. Il y a quelques années, Téhéran invitait la crème des révisionnistes à participer à un colloque très controversé sur la Shoah. Aujourd’hui, l’Iran se pose en rempart contre les groupes terroristes, «lesquels attaquent nos valeurs fondamentales au nom d’idéologies obscures», a souligné Didier Burkhalter avant de lancer, au nom de la Suisse, un appel à l’unité pour faire face aux défis planétaires du moment.

Climat de désescalade Les négociations pour un accord définitif sur le nucléaire arrivant à un tournant, l’Iran privilégie donc désormais la recherche de consensus jusqu’au sein du Conseil des droits de l’homme. Cette aspiration à retrouver une certaine forme d’équilibre et de paix dans les relations internationales a irradié tous les participants présents hier.

Les entretiens entre Sergueï Lavrov et John Kerry sur l’Ukraine s’annonçaient tendus, il n’en a rien été. Chacun a défendu ses positions, mais en se gardant de jeter de l’huile sur le feu. Au contraire. Le secrétaire d’Etat américain s’est dit «plein d’espoirs». L’heure lui semblant à la désescalade. «Il y a des progrès notables. Le cessez-le-feu s’applique, des armes lourdes sont retirées», a constaté de son côté le chef de la diplomatie russe. Lundi, la partie se jouait clairement à trois. Avant de s’exprimer devant le Conseil des droits de l’homme, Sergueï Lavrov a fait une longue intervention devant la Conférence du désarmement. Il s’est posé en farouche partisan d’un accord sur le programme nucléaire civil iranien. En tant que membre du groupe 5+1, la Russie est engagée dans le processus de négociation.

Ni la publication d’un nouveau rapport de l’ONU sur l’Ukraine ni les accusations portées à l’encontre de la Russie par Serguiv Kyslytsya, vice-ministre des Affaires étrangères de l’Ukraine, n’ont réussi à faire monter la tension. Alors que John Kerry regagnait Montreux pour y retrouver Javad Zarif, Sergueï Lavrov improvisait une conférence de presse. Le chef de la diplomatie russe a rappelé l’importance qu’il accorde au processus de Minsk. Avant de constater que le chef d’Etat-major général des Forces armées ukrainiennes démentait, lui-même, la présence d’unités militaires russes en Ukraine telle qu’évoquée dans le dernier rapport de l’ONU.

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lundi 2 mars 2015

Genève: Intervention de John Kerry au Conseil des droits de l'homme

Genève, lundi 2 mars 2015, John Kerry lors de son allocution au Conseil des droits de l'homme

Let me start by thanking the Council’s president, Joachim Rucker, for convening this session. And I particularly appreciate the opportunity to be here at such an extraordinarily important time not only for the future of this body, but for human rights around the globe. President Obama believes deeply in the mission of the Human Rights Council, and he recognizes the importance of engagement – U.S. engagement; other engagement – and leadership within the organization. He made the decision to re-engage shortly after he became President because he knew it is vital for the United States and for allies to have a seat at the table as the HRC sets its priorities and implements its agenda. The moral standard that summons us all here and unites us in common action does not belong to any one nation or continent. The fundamental struggle for dignity has been a driving force in all human history worldwide, and what drives us are a set of universal values and aspirations. We in America know well that even in our own journey, there is still more work to be done. We also know that it is because of the courage and commitment of citizens in each generation that the United States has come closer and still works to always live up to its founding ideals. Our journey has not been without great difficulty or, at times, contradiction. But I think we can fairly say that we have dared to discuss these challenges openly and hold ourselves accountable, including through our free press and unyielding commitment to protecting freedom of expression. And even as we acknowledge the challenges of our history and those that we continue to face today, I can say, I think safely, I don’t know any other country that has worked harder to promote human rights than the United States of America. And we are proud of that. President Obama and I support the HRC for a simple reason: We believe in its mission and its possibilities. We know that at best this council can be a valuable means for reminding every nation of its commitments and obligations and holding countries accountable when they fail to meet international standards. It can help countries to respond successfully to respond to domestic human rights challenges, as we’ve seen firsthand in Cote d’Ivoire and elsewhere, and advance global norms like LGBT rights. It provides a means for self-evaluation on the part of individual nations, including through the universal periodic review process. And we have seen this type of self-examination and engagement with the international community actually produce real process on the ground. And, of course, the HRC can play a critical role in shaping the global response to situations where human rights violations have reached levels that stagger the imagination and shock the conscience. And sadly, that is the case in far too many countries today. In parts of the Middle East and Africa, violent extremists have made it clear that not only do they have zero regard for human rights, they have zero regard for human life, period. We’ve seen groups like Daesh burn human beings alive, barbarically behead prisoners, sell girls into slavery, and execute widely and indiscriminately. And recently, the UN reported the horrifying ways that Daesh treats even its most vulnerable captives: crucifying children, burying children alive, hand-picking mentally challenged children to serve as suicide bombers and kill even more innocent people. Almost every week brings new examples of just how far the evil of these groups reaches. But we also know that the best antidote to violent (inaudible) – best ally is civil society, that activists, journalists, community organizers, critical thinkers, all of whom reject extreme ideologies while showing people a way to express hopes and grievances peacefully. So it is especially troubling that so many people in so many places are facing grotesque restrictions on their freedoms and rights from their own governments, including in some cases their right to life. In Syria, those who escape the horrific attacks of extremist thugs do so only to face a brutal dictator who gasses his own people, starves them as a weapon of war, and continues to barrage them with barrel bombs that fall on their schools, their hospitals, their mosques, their children and women indiscriminately. Anyone who has seen the images will never forget them – in the images of the Caesar photos, maimed bodies, people with their eyes gouged out, emaciated prisoners. It defies anybody’s sense of humanity. In North Korea, tens of thousands of people live as virtual slaves in 2015. There is no freedom of expression, worship, or political dissent. Kim Jong Un executes those who disagree with him, purging his country of anyone he knows or imagines to be disloyal. For decades, the government has subjugated its citizens, starving them, torturing them, incarcerating them, or worse. Hundreds of thousands have lost their lives. And then there’s the crisis in Ukraine, and here I urge the council: Look at the facts. Do not allow yourselves to be misled. In Crimea and in the separatist-controlled areas of eastern Ukraine, men, women, and children are being killed. They’re being tortured, they’re being raped and sexually assaulted, detained arbitrarily, abducted for ransom, forced into labor, prosecuted and persecuted because of who they are and where they worship. And that is what is happening, and it’s up to the HRC to shed light on it and to help to hold accountable those who violate those human rights. The bottom line is that too many people in too many places are facing unbearable realities. We cannot accept that – we, all of us collectively – and we do not accept that. And this council, working with governments across the globe, can help to create a future that is much brighter than the present or the past. I believe it is fair to say that we are already making historic progress, gains. And I’m proud to say that since 2009, the United States has been privileged to join with many of you and work hard in order to achieve those gains. Consider the unprecedented resolutions this council has passed to respond to threats facing civil society, to better protect the human rights of LGBT persons, to promote freedom of religion and freedom of expression, including through resolution 16/18. Consider the indispensable role the HRC has played in encouraging leaders to live up to their promises and commitments in countries such as Burma and Sri Lanka, where there are opportunities for real change. Consider the mountain of evidence we’ve compiled detailing horrific human rights abuses by government forces and terrorists in Syria. The wheels of justice may not turn as rapidly as all of us would wish, but the foundation for establishing justice is being prepared. Consider how the Commission of Inquiry created by this council changed the conversation regarding the DPRK’s appalling record on human rights. As a result of the COI’s conclusions, the Security Council put the DPRK on its agenda, a clear condemnation of what is happening in the country and an important acknowledgment of the link between human rights and international security and peace. And consider the great work of the special rapporteur on human rights in Iran, which spotlighted violations there. Make no mistake, these are all significant accomplishments. The more the international community understands about specific human rights violations, the greater the pressure will be on bad actors to change course. And eventually – not always overnight, but eventually – that pressure often translates into the kind of change that saves lives and expands freedom. My government believes that together we can continue to make progress and help this body fulfill its mandate to make the world a better and safer place. But for that to happen, we have to get serious about addressing roadblocks to our own progress. And the most obvious roadblock, I have to say to you, is self-inflicted. I’m talking, of course, about HRC’s deeply concerning record on Israel. No one in this room can deny that there is an unbalanced focus on one democratic country. No other nation has an entire agenda item set aside to deal with it. Year after year, there are five or six separate resolutions on Israel. This year, there was a resolution sponsored by President Assad concerning the Golan. How, I ask, is that a sensible priority at the very moment when refugees from Syria are flooding into the Golan to escape Assad’s murderous rule and receive treatment from Israeli physicians in Israeli hospitals? It must be said that the HRC’s obsession with Israel actually risks undermining the credibility of the entire organization. It has the potential to limit the good that we have to do. No one should doubt for a second that the United States will measure these things, I hope, fairly and dispassionately, but we will oppose any effort by any group or participant in the UN system to arbitrarily and regularly delegitimize or isolate Israel, not just in the HRC but wherever it occurs. When it comes to human rights, no country on earth should be free from scrutiny, but neither should any country be subject to unfair or unfounded bias. My friends, the United States absolutely remains deeply committed to this important mission, and we certainly intend to remain deeply involved in the HRC, which is why we are running for reelection. When the stakes are as high as they are today – and believe me, they could not be higher – when people in every corner of the globe are denied the rights that they deserve, the HRC must live up to the standards upon which it was created. Together, we have to be the voice for those who are silenced by their leaders. We have to be a ray of light for those who spend their days locked away without cause, many times in anonymity, in dark and dank cells somewhere in the world. We have to be the source of hope for those who fear that their suffering may never end or never even be recognized. This is the kind of organization – this council – that the world desperately needs. But it needs us, all of us, to dare greatly and to live up to the highest standards. And this is the kind of organization that, when it does that, can help all of our nations live up to the ideals that we share. Thank you. (Applause.)

SECRETARY KERRY: Well, good afternoon, everybody, and thank you. And I apologize for keeping you waiting for a few minutes.

A little while ago, as I think you know, I had the opportunity to address the UN Human Rights Council here in Geneva. And since the United States made the decision to re-engage on the council, we have worked hard to try to drive a number of significant steps to be able to bring new levels of international attention to some of the world’s most egregious human rights violations, and also to focus on some of the worst abusers – particularly, obviously, we have focused on North Korea and Syria.

We’ve also worked hard to try to create new mechanisms that explore and address serious human rights infringements on the freedom of assembly, expression, and religion, and the rights of LGBT people. And as many of you know, just the other day, I had the privilege of making the appointment for Randy Berry as the first special envoy for global LGBT rights for the State Department.

Because of the important progress that we have seen over the course of the past five years, the United States very much continues to believe in the potential of the Human Rights Council, and we’re dedicated to try to work for its success. At the same time, however, as I mentioned earlier, we recognize that there are places where it needs to improve, and most notably, as I cited earlier, has been the excessive bias, in our judgment, on one country, on Israel. So we wanted to make it clear today that we think that that is an impediment that stands in the way of the progress that should be achieved here when we look at the wide array of the world’s ills and the many challenges that we need to speak out on with respect to human rights.

I made it clear that the United States will oppose any effort by any group or any participant to abuse the UN system in order to delegitimize or isolate Israel. And we think it’s important that for the right – for the council to be able to achieve the breadth of goals that it is faced with – the breadth of the – to address the breadth of the challenges that it currently faces, it really needs to break out of an older mold and begin to put the time and energy and major focus on some of those most egregious situations. And that is really what has happened within the Council over the course of the last five years, particularly if you look at the commission of inquiry work that has been done with respect to the DPRK and other work it has done.

I also met this morning with Foreign Minister Lavrov. And we spent a fair amount of time discussing Syria, Ukraine, ISIS, and Iran. I reiterated the urgency of Russia’s leaders and the separatists that they back implementing the full measure of the commitments under the Minsk agreements and to implement them everywhere, including in Debaltseve, outside Mariupol, and in other key strategic areas. And I underscored this morning that if that does not happen, if there continue to be these broad swaths of noncompliance, or there continues to be a cherry-picking as to where heavy equipment will be moved back from without knowing where it’s been moved to, or if the OSCE is not able to adequately be able to gain the access necessary, then there would be inevitably further consequences that will place added strain on Russia’s already troubled economy. Now, obviously, Ukraine is just one of the issues, as I mentioned, that we focused on. And it’s only one of the issues, frankly, on which the United States and Russia together are focused.

This morning, Foreign Minister Lavrov and I also spoke at some length about Syria. The situation in Syria actually grows worse, if that’s possible for people to imagine. Almost three-quarters of the entire country is now displaced people – half of them refugees in mostly Jordan, Lebanon, and Turkey, but many of them displaced within the country and unable to move because of ISIL, Daesh, al-Nusrah, the regime, or some other extremist group.

So we spoke at length about steps that might be able to be taken in order to try to see if there is a potential of common ground. And we agreed that there is no military solution; we agreed there is a need for a political solution; and we agreed on the need of those countries who have been supporting people in this endeavor, in this conflict, to be able to search yet again to see whether or not there is a path either to Geneva 1 or to some hybrid or some means of ending the violence. And one of the things that drives that interest, that common interest, is the reality of Daesh, the reality of what is happening to Syria as a result of the presence of Daesh there and its use of Syria as a base for spreading its evil to other places.

We also talked about the Iran nuclear negotiations, where we are, together with the other P5+1 members – where we are all focused simultaneously on the need to elicit from Iran answers to questions about their nuclear program – not just answers for today, but answers that are capable of lasting well into the future in order to be able to provide people with a confidence that the program is, indeed, a peaceful nuclear program.

We continue to believe, all the members of the P5+1, that the best way to deal with the questions surrounding this nuclear program is to find a comprehensive deal, but not a deal that comes at any cost, not a deal just for the purpose of a deal; a deal that meets the test of providing the answers and the guarantees that are needed in order to know that the four pathways to a nuclear bomb have been closed off. And that is the task. And we hope it is possible to get there, but there is no guarantee.

Sanctions alone are not going to provide that solution. What needs to happen is that Iran needs to provide a verifiable set of commitments that its program is in fact peaceful. And that average people and experts alike looking at that verifiable set of commitments have confidence that they are sustainable, that they are real, and that they will provide the answers and guarantees well into the future.

Any deal must close every potential pathway that Iran has towards fissile material, whether it’s uranium, plutonium, or a covert path. The fact is only a good, comprehensive deal in the end can actually check off all of those boxes.

Now, I want to be clear about two things. Right now, no deal exists, no partial deal exists. And unless Iran is able to make the difficult decisions that will be required, there won’t be a deal. Nothing is agreed until everything is agreed. That is the standard by which this negotiation is taking place, and anyone who tells you otherwise is simply misinformed.

Now, we are concerned by reports that suggest selective details of the ongoing negotiations will be discussed publicly in the coming days. I want to say clearly that doing so would make it more difficult to reach the goal that Israel and others say they share in order to get a good deal. Israel’s security is absolutely at the forefront of all of our minds, but frankly, so is the security of all the other countries in the region, so is our security in the United States. And we are very clear that as we negotiate with Iran, if we are able to reach the kind of deal that we’re hoping for, then it would have to be considered in its entirety and measured against alternatives.

Second – I cannot emphasize this enough. I have said this from the first moment that I become engaged in this negotiating process, President Obama has said this repeatedly: We will not accept a bad deal. We have said no deal is better than a bad deal, because a bad deal could actually make things less secure and more dangerous. Any deal that we would possibly agree to would make the international community, and especially Israel, safer than it is today. That’s our standard. So our team is working very hard to close remaining gaps, to reach a deal that ensures Iran’s nuclear program is exclusively and verifiably peaceful, and we have made some progress, but we still have a long way to go and the clock is ticking.

That’s why I will leave here momentarily to head to Montreux to meet with Foreign Minister Zarif and continue the negotiations. And in the days and weeks ahead, we’re going to answer a very simple question. We’re going to find out whether or not Iran is willing to make the hard choices that are necessary to get where we need to be. I’m happy to take a few of your questions.

MS. PSAKI: Michael Gordon, New York Times. Right over here.

QUESTION: Sir, Minister Lavrov asserted in his address that the ceasefire in Ukraine was being consolidated, but you made clear that Russia cannot expect to consolidate its gains in Debaltseve and avoid economic sanctions. Did Minister Lavrov offer you any assurances that Russia would arrange for the separatists to pull back from Debaltseve? And how long is the Obama Administration prepared to wait before imposing those additional sanctions you’ve been talking about? And did he have any response to your assertion to Congress last week that Russians have lied to your face?

And lastly, you’re meeting shortly with Foreign Minister Zarif on the Iran issues. You told Congress last week that you hoped to know soon, “whether or not Iran is willing to put together an acceptable and verifiable plan.” What do you need to hear from Mr. Zarif today, and what do you need to get done over the next three days to stay on track for the framework accord? Thank you.

SECRETARY KERRY: Well, Michael, first of all regarding Russia, it’s clear from the conversations that I’ve had with President Poroshenko as well as with Foreign Minister Lavrov, and the conversations that we’ve had in Washington in the aftermath of the Minsk negotiations, that there was not a clarity with respect to Debaltseve, which we obviously saw play out in the drama of the soldiers who were left there and who were fighting and who eventually fought their way out, with many being killed. What is critical here is that the maps that were agreed to show several different areas of drawback on both sides from the line of contact and according to the size of the weapon, the gauge of a particular weapon, they have to pull back different amounts.

Right now, the OSCE has complained to us, at least, that they have not been granted full access to be able to make those judgments, and particularly the end zones as to where items that have been withdrawn have actually been placed, whether they’ve been placed there or not.

So there’s been a kind of cherry picking, a piecemeal selectivity to the application of the Minsk agreements. And as we all know, shooting, shelling has still been going on and people have still been killed over the course of these last days. So there is not yet a full ceasefire, and it’s extremely difficult for the full measure of the Minsk agreement, which includes a political component, to begin to be implemented until you actually have the full measure of security that comes with OSCE monitoring and an actual ceasefire. So our hope is that in the next hours, certainly not more than days, this will be fully implemented. I might add, a convoy that came through from Russia passed across the border into the eastern part of Ukraine without being properly inspected also.

So these are the issues I raised with the foreign minister. He assured me that they are intent on seeing to it that the accord – that the agreements are, in fact, implemented. He said he would get back to me with respect to a number of the issues that I raised. And our hope is, indeed, that this will prove to be a road to further de-escalation rather than a road to disappointment, potential deception, and further violence. But that’s going to have to play out, obviously, over the course of the next few days. So I’m very hopeful that it will, in fact, be the start of a change which would be an improvement for everybody.

With respect to Iran, I really just articulated – I just said it – France doesn’t have to answer questions here, Germany doesn’t have to answer questions here, Great Britain doesn’t have to, China doesn’t, Russia doesn’t, the United States doesn’t. We’re not the ones who have been pursuing a program outside of international norms. Iran has posed the questions over the course of time sufficient to invite United Nations sanctions, United Nations Security Council resolution, and IAEA outstanding questions. Iran needs to answer those questions and Iran needs to give confidence to the world that its many articulations of a peaceful program can have the confidence of verification. Every arms agreement in history has been subject to verification to clear levels of access and knowledge and insight, transparency, that allow people to be able to measure that program.

And one of the reasons I make it clear to people that we’re not going to accept a bad deal is because we know that whatever agreement is reached here doesn’t suddenly get stuffed in a drawer and put away and disappear to be implemented; it is going to be scrutinized by people all over the world – leaders of countries, scientists, nuclear experts, every NGO involved in nonproliferation – not to mention, obviously, all the countries in the region most affected by the choices we are making, and all of the members of the United States Congress House and Senate.

This is going to be highly judged and we’re aware of that, and frankly, we would be either – well, I’m not going to – we just – we’re not about to jump into something that we don’t believe can get the job done. Now, there may be disagreements; if somebody believes that any kind of program is wrong, then we have a fundamental disagreement. And clearly, sanctions are not going to eliminate just any kind of program. You can’t bomb knowledge into oblivion unless you kill everybody. You can’t bomb it away. People have a knowledge here. The question is: Can you provide an adequate level of the management of intrusive inspections; structured, tough requirements; limitations; all the insights necessary to be able to know to a certainty that the program is, in fact, peaceful?

That’s what the IAEA was set up to be there for, that’s what the NPT is, that’s what the additional protocol – the NPT is. There are all kinds of tested components of this. This isn’t happening at first blush. This has been in effect for a long time with a lot of countries, and there are ways to be able to make certain that a program is peaceful and the test – what we’re looking for in the next days, Michael, is adequate satisfaction that this program is, in fact, going to be complying with its own promises, that it is a purely peaceful nuclear program.

MS. PSAKI: Frédéric Koller from Le Temps.

QUESTION: Yes, thank you. You just said on Iran that sanctions cannot eliminate problems. And I would like to know – with the Ukrainian situation, it seems the conflict in Ukraine becomes more and more conflict between Russia and Western countries – Russia and United States. And I would like to know how to deal with these problems, knowing that United States threatens now Russia with more sanctions if the Minsk agreement is not implemented. And a few years ago, you were here in the – at the hotel – Intercontinental Hotel, and you started – well, it was Hillary Clinton at the time who started with this reset policy with Russia. What went wrong with Russia? And how to deal now with Russia? Comprehensive agreement somehow is needed between Russia and United States, I guess to deal with -

SECRETARY KERRY: How what? I’m sorry. I missed the last part. How to?

QUESTION: How to deal with Russia. We understand that Russia needs something more to build a new confidence with the United States and Western countries. When we hear Mr. Lavrov this morning at the Human Rights Council, he has very strong statement against United States and its values – it’s kind of clash of values. How to deal with today’s Russia?

SECRETARY KERRY: Well, it may be a clash of realities. I don’t see it as a clash of values. It seems to me that on sanctions, there’s a real distinction between sanctions that are calculated to have an impact on a nuclear program which is one set of choices for a particular country, and sanctions which are broadly adopted by many nations because of a violation of a norm of international law and which particularly have an impact on the – particularly have an impact on Russia’s choices at this particular moment, given a lot of other variables like oil prices, other exigencies that Russia faces.

So sanctions have obviously had a significant impact on Russia, and you try to use them in order to make a point about the choices that are available. And in the case of Russia, the ruble has gone down 50 percent, there’s been about $151 billion of capital flight, the bonds of Russia are now judged to be junk bonds, and the economic predictions are that Russia will be going into recession this year. So it’s obviously had a profound impact, but not sufficient that President Putin has decided that he isn’t going to pursue his particular strategy. It may change at some point in the future, but those are the things you have to weigh in deciding what alternative policies you may pursue or what alternative choices may be available.

I suspect that President Putin, as the months go on, is going to have to really weigh those things. And we’ve tried to make it clear to him and particularly to the Russian people we’re not doing this to hurt the people of Russia, we’re not doing this to make life difficult for all Russians. We’re doing this to try to affect the choices that their leaders are making in order to uphold the norms of international law. We’re here in a UN facility, and the United Nations is critical to the upholding of international standards of behavior. And the world has worked hard since World War II to try to adhere to a set of global norms of behavior, particularly with respect to respect for territorial integrity.

One of the cries that came out of the World War II experience was we can’t allow nations to make land grabs running over the territorial integrity of external borders, as we saw in the period leading up to and then during World War II. So we’ve really ingrained in international behavior this notion of the value of international borders and of upholding the sovereignty and integrity of nation states. That sovereignty and integrity has been violated over the course of the last months, and that’s the purpose of the sanctions that we put in place.

But our hope is, obviously, that we can get back to a better place of cooperation with Russia. I personally – I think President Putin misinterprets a great deal of what the United States has been doing and has tried to do. We are not involved in multiple color revolutions, as he asserts, nor are we involved in a particularly personal way here. We are trying to uphold the international law with respect to the sovereignty and integrity of another nation. And others have joined us. The fact is that Europe has the same sense of commitment to this. And our hope is that we can persuade President Putin and Russia that we’re prepared to cooperate with them as soon as they are genuinely prepared to uphold the agreements that they signed and to live by these international standards.

We have happily been able to find cooperation continue on other issues. Russia has been helpful in the context of the P5+1 talks. Russia was extremely engaged and essential in our success in getting chemical weapons out of Syria in the arrangement that we reached right here in Geneva. And we were able to work together to do that. Russia is sitting with us even now, as I discussed with you, and talking about ways we might – might, I underscore – be able to try to make some progress with respect to Syria and with respect to Daesh.

So even in the midst of this major disagreement over Ukraine, we are still finding ways to cooperate together, and I hope that if we can work through Ukraine, we will get back to a place where we are finding more to be able to cooperate on and less to disagree on. And I’m not going to get into resets or non-resets, but I think that sometimes events get in the way of the best-laid policies. But both countries have indicated, I think, a maturity with respect to the willingness to try to find ways to cooperate notwithstanding this fundamental disagreement over Ukraine.

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Genève : Duel américano-russe à la tribune du Conseil des droits de l’homme ! Kerry et Lavrov se penchent sur l'Ukraine au Palais de la Nation !

Chaude journée diplomatique ce lundi 2 mars 2015 au Palais de la Nation à Genève. Le secrétaire d’Etat Américain John Kerry s’est exprimé pour la première fois devant le Conseil des droits de l’homme.

Genève, Lundi 2 mars 2015, Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères salue John Kerry, sans trop le regarder

Genève : Duel américano-russe à la tribune du Conseil des droits de l’homme ! Kerry et Lavrov se penchent sur l'Ukraine au Palais de la Nation !

De gauche à droite : John Kerry, Secrétaire d’État des États-Unis et Sergueï Lavrov, Ministre des affaires étrangères de la Russie. Photo : ONU- V. Martin

Au moment où une relative accalmie commence à s’installer dans l’Est de l’Ukraine, le Secrétaire d’État américain John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov se sont rencontrés, ce lundi à Genève, pour des discussions sur lesquelles rien n’a immédiatement filtré. Mais le Chef de la diplomatie américaine et russe sont intervenus devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, avec comme sujet de préoccupation : l'Ukraine.

Pour sa toute première intervention devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, le Secrétaire d’État américain s'est préoccupé de la situation en Ukraine. John Kerry a ainsi invité le Conseil à examiner les faits, non sans rappeler que dans les zones contrôlées par les séparatistes notamment en Crimée et dans l'Est du pays, des habitants sont tués, persécutés et torturés. Des femmes sont aussi violées, des hommes et des enfants sont arrêtés arbitrairement ou enlevés pour obtenir une rançon. Pour Kerry, il revient donc au Conseil des droits de l'homme de faire la lumière, de demander des comptes et de faire tout son possible pour arrêter ces exactions.

Mais du côté de Moscou, on préfère insister sur le cessez-le-feu conclu le 15 février dernier. Trêve qui est globalement respectée, selon Sergueï Lavrov. Le ministre russe des affaires étrangères, a estimé que « des progrès tangibles ont été accomplis. Le cessez-le-feu a été consolidé par le retrait des armes lourdes. Mais selon Moscou, « ceux qui veulent saboter un règlement pacifique par des livraisons d’armes porteront une lourde responsabilité ».

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John Kerry, le secrétaire d'Etat Américain à Genève "Petits progrès sur le nucléaire iranien"

Lundi 2 mars 2015, Palais de la Nation à Genève, John Kerry lors de la conférence de presse

Des progrès ont été réalisés, mais il y a encore un long chemin à parcourir pour conclure un accord sur le nucléaire avec l'Iran, a affirmé lundi à Genève le secrétaire d'Etat John Kerry. Le temps est compté et l'Iran doit prendre "les décisions difficiles" pour éliminer avec certitude tout recours à l'arme nucléaire, a déclaré le responsable américain. "Nous avons fait des progrès, mais il y a encore un long chemin. L'heure tourne. Rien ne sera conclu avant que tout soit réglé", a déclaré le secrétaire d'Etat américain, lors d'une conférence de presse au Palais des Nations, avant de se rendre à Montreux (VD) pour entamer des discussions avec le ministre iranien Mohammad Javad Zarif. John Kerry a affirmé qu'il était préoccupé par des fuites sur un possible accord, "qui rendrait plus difficile d'arriver à cet accord". "Actuellement, il n'y a pas d'accord", a-t-il dit.

Genève, Palais de la Nation, arrivée du ministre iranien Mohammad Javad Zarif pour participer au Conseil des droits de l'homme

Pas garanti

"Il est possible d'arriver à un accord, mais ce n'est pas garanti", a affirmé John Kerry. Il a indiqué que son équipe travaille dur pour surmonter les dernières divergences. Le chef de la diplomatie américaine a averti que l'Iran doit donner des assurances que l'option nucléaire soit définitivement exclue à long terme. "L'Iran doit fournir un ensemble vérifiable d'engagements", a-t-il insisté. "La question est de savoir si l'Iran va ou non faire les choix difficiles nécessaires pour y parvenir", a-t-il précisé.

Genève, Palais de la Nation, arrivée de John Kerry,dans la salle du Conseil des droits de l'homme

Pas de mauvais accord

John Kerry a affirmé que la sécurité d'Israël est au premier rang des priorités des efforts américains, au même titre que celle des Etats-Unis et des autres pays de la région. "Le président Obama n'acceptera pas un mauvais accord. L'absence de tout accord est préférable", a ajouté M. Kerry. Le responsable américain est parti à Montreux pour des entretiens avec le ministre iranien.

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Tout chemin mène en Chine: Le Prince William à Pékin !

Le prince William en discussion avec le président chinois Xi Jinping

Le prince William a rencontré lundi à Pékin le président chinois Xi Jinping. Il lui a remis une invitation à se rendre en visite au Royaume-Uni, au premier jour d'un voyage destiné à réchauffer les relations sino-britanniques.

Il s'agit de la première visite d'un membre éminent de la famille royale britannique en Chine, depuis un séjour de la reine Elizabeth II et de son époux, le prince Philip, en 1986. "J'avais envie depuis bien des années de venir ici", a déclaré lundi le prince William, deuxième dans l'ordre de succession au trône après son père Charles. Buckingham Palace avait dès la mi-février lancé une offensive de charme à l'égard de la Chine. Une vidéo avait été diffusée, montrant William s'efforçant de prononcer en mandarin ses vœux pour le Nouvel An lunaire.

Arpentant lundi les vastes cours pavées de la Cité interdite, fastueuse résidence des empereurs des dynasties Ming et Qing, il s'est cependant voulu modeste sur ses compétences linguistiques."Ni hao! C'est tout ce que je sais vraiment dire", a lancé le prince aux journalistes.

Sanctuaire d'éléphants

Voyageant sans son épouse Kate, enceinte de leur deuxième enfant, le prince de 32 ans est arrivé dimanche soir à Pékin après quatre jours de déplacement au Japon. Il a dit se réjouir du reste de son voyage, à Shanghai, puis dans un sanctuaire d'éléphants au Yunnan (sud-ouest) où il prononcera un discours sur la défense des espèces protégées, cause qui lui tient à coeur.

La Chine, sous le feu des critiques pour son rôle majeur dans la contrebande internationale d'ivoire, a pris les devants dans ce dossier. Elle a annoncé jeudi dernier une interdiction d'un an des importations d'ivoire ouvragé, une mesure jugée "symbolique" mais encourageante par les ONG.

Le président chinois Xi Jinping a réservé un accueil chaleureux au prince William. "La famille royale britannique exerce une grande influence, pas seulement au Royaume-Uni mais dans le monde entier", a souligné lundi le président Xi.

Le prince William lui a remis une grande enveloppe, contenant une invitation officielle d'Elizabeth II à se rendre au Royaume-Uni. La visite du chef d'Etat chinois dans le pays avait déjà été annoncée en janvier à la Chambre des communes par Hugo Swire, sous-secrétaire d'Etat au ministère des Affaires étrangères.

La reine délègue ses voyages

La visite de William apparaît aussi comme une tentative de resserrer les relations sino-britanniques, après des tensions palpables à la suite des importantes manifestations pro-démocratiques à Hong Kong, ancienne colonie britannique.

Tandis que plusieurs dizaines de milliers de militants démocrates manifestaient dans Hong Kong pour réclamer le droit d'élire librement leurs futurs représentants, le Foreign Office avait rappelé fin septembre l'attachement de la Grande-Bretagne au respect des droits et libertés fondamentales de la population de l'ex-colonie en vertu de la formule "un pays, deux systèmes".

Mi-octobre, la BBC, le groupe audiovisuel public britannique, avait annoncé que son site internet avait été bloqué par la censure chinoise. Quelques semaines plus tard, les autorités chinoises interdisaient à une mission parlementaire britannique de se rendre à Hong Kong.

Le duc de Cambridge représente sa grand-mère, Elizabeth II, qui à 88 ans délègue de plus en plus ses voyages à l'étranger. Son père, le prince Charles, n'a jamais visité la Chine continentale. Proche du dalaï-lama, Charles avait qualifié un jour les leaders chinois d'"épouvantables personnages de cire" dans un de ses carnets dont les médias s'étaient fait l'écho.

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dimanche 1 mars 2015

Reporters sans frontières attaque la collecte de données par l'État

Tout comme la Quadrature du Net et la Fédération FDN, RSF a déposé un recours devant le Conseil d'État pour invalider le décret d'application de la loi de programmation militaire, qui organise la collecte de données privées par l'administration sans vérification préalable du juge judiciaire.

Paris, le Conseil d'Etat

L'ONG Reporters Sans Frontières (RSF) passe à l'attaque. Après la Quadrature du Net et la fédération FDN, c'est au tour de l'organisme de défense de la liberté de la presse de s'attaquer au décret d'application de la loi de programmation militaire (LPM), qui autorise l'administration à collecter des données personnelles sur les internautes sans le moindre contrôle du juge judiciaire.

Déposé devant le Conseil d'État, le recours de Reporters Sans Frontières vise à obtenir l'annulation du décret d'application, qui organise la mise en œuvre de la LPM et, plus spécifiquement, son article 20. Celui-ci porte sur l'accès administratif aux données de connexion provenant des fournisseurs d'accès à Internet, des opérateurs téléphoniques et des hébergeurs.

En effet, les mesures prises par le gouvernement et validées par le parlement permettent à nombre d'agents du ministère de l'intérieur, de l'unité de coordination de la lutte antiterroriste, de la gendarmerie nationale, de la préfecture et du ministère de la défense et des services fiscaux de Bercy d'obtenir des données personnelles sur des internautes sans contrôle judiciaire.

"Cet article porte gravement atteinte aux droits fondamentaux des citoyens et en particulier à la vie privée, à la liberté d’information et aux secrets des sources", commente RSF, qui relève trois motifs d'inquiétude : "l'absence de contrôle du juge tout au long de la procédure de mise sous surveillance, des objectifs justifiant la surveillance trop larges et un spectre des données recueillies trop étendu".

Soulignant l'incompatibilité du décret d'application avec le droit français mais aussi avec les grands textes européens sur les droits fondamentaux, RSF souligne "une atteinte disproportionnée au secret des sources journalistiques" et l'absence de garanties pourtant requises par l’article 8 de la Charte des droits fondamentaux sur la protection des données à caractère personnel.

RSF rappelle d'ailleurs qu'en avril 2014, la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE) a jugé que la directive sur la conservation des données était disproportionnée, et qu'elle violait les droits fondamentaux des internautes.

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Quand Valéry Giscard d'Estaing parle de sa mort avec François Hollande

Selon "L'Express", l'ancien président a demandé au chef de l'État qu'il n'y ait "aucune cérémonie officielle, aucun hommage d'État" au moment de son décès.

"Il pourrait advenir que je meure pendant votre mandat", a lancé Giscard d'Estaing à François Hollande.

Valéry Giscard d'Estaing s'entretient régulièrement avec ses successeurs et est régulièrement consulté. Selon L'Express, au lendemain de l'élection de François Hollande en 2012, Valéry Giscard d'Estaing a reçu le président et abordé avec lui l'éventualité qu'il meure au cours de son mandat.

Leur entrevue a été l'occasion d'aborder un sujet délicat. "Il pourrait advenir que je meure pendant votre mandat", a lancé Giscard d'Estaing. L'ancien chef de file du centre droit a ensuite précisé : "Je ne veux aucune cérémonie officielle, aucun hommage de l'État." En retour, François Hollande a assuré à son interlocuteur qu'il serait fait selon sa volonté. Sans manquer d'ajouter que la République ne pourrait toutefois pas rester indifférente aux grands services que Valéry Giscard d'Estaing a rendus en assumant ses plus hautes fonctions.

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