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Réveil FM International

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samedi 29 août 2015

PS: As de la communication, Manuel Valls en "Superstar" à La Rochelle !

Manuel Valls, Premier ministre et chef de la majorité à La Rochelle. Photo Réveil FM International

Manuel Valls, Premier ministre et chef de la majorité à La Rochelle. Photo Réveil FM International

Manuel Valls, Premier ministre et chef de la majorité à La Rochelle. Photo Réveil FM International

Manuel Valls, Premier ministre, Jean-François Fountaine, Maire de la Rochelle entourés par des vacanciers. Photo Réveil FM International

Manuel Valls est très fort en communication. Son omniprésence plane sur l'université d'été du PS à la Rochelle. Vers 12h, le chef du gouvernement a réussi à vider la salle de presse. Les journalistes, caméramens, perchistes-preneurs de sons, photographes...telle une traînée de poudre tous se sont rendus au port de la Rochelle pour l'arrivée de Manuel Valls. Alors qu'officiellement le Premier ministre n'intervient que demain dimanche 30 août 2015 dans la salle de la plénière, il y a un tellement engouement, en bon français on dirait qu'il attire toute la lumière.

Le Premier ministre est revenu à La Rochelle vendredi soir après un premier passage jeudi, ce samedi il s'est rendu dans la matinée à bord de l'Hermione, réplique du trois-mâts qui emporta Lafayette en Amérique.

La grand-messe annuelle des socialistes qui s'est ouverte vendredi à La Rochelle est pimentée par la sortie d'Emmanuel Macron sur les 35 heures. La clarification, plutôt cinglante, ne s'est pas faite attendre: "Pas de remise en cause des 35 heures", a assuré Manuel Valls, le Premier ministre. Un recadrage qui permet au chef du gouvernement d'arriver en position de force à l'université d'été du parti.

Tout en rendant hommage à son ministre de l'Economie, Emmanuel Macron " Talentueux, qui travaille bien" et dont la loi est "Utile", le Premier ministre l'a recadré suite à la tempête suscitée par sa déclaration sur le temps de travail. "Quand on gouverne, chaque mot, chaque attitude, chaque phrase, chaque acte sont importants, nous avons une responsabilité que d'autres n'ont pas", a clamé Manuel Valls, le Premier ministre.

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RDC: Visite de Madame Kyung-wha Kang, la Sous-Secrétaire générale des Nations Unies aux affaires humanitaires et Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence !

Diplomate sud-coréen, Madame Kyung-wha Kang a été nommée par le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki- moon, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnatrice adjointe des secours d'urgence au Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires ( OCHA) en Mars 2013.

Du lundi 31 août au vendredi 4 septembre 2015, Madame Kyung-wha Kang, la Sous-Secrétaire générale des Nations Unies aux affaires humanitaires et Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence (OCHA) sera en visite de cinq jours en République démocratique du Congo. Elle sera dans le Nord, Sud Kivu et terminera sa tournée à Kinshasa, la capitale congolaise.

La présence de groupes armés dans les provinces de l’est de la République Démocratique du Congo (RDC) a depuis des années exacerbé les besoins humanitaires et de protection pour des centaines des milliers de personnes.

Dans cette région, des milliers d’enfants, de femmes et d’hommes continuent à fuir l’insécurité régnante alors que l’arrivée de réfugiés de pays voisins et l’insécurité alimentaires génèrent des besoins additionnels. L’accès à ces personnes vulnérables et la mobilisation des ressources pour leur venir en aide restent des défis majeurs pour la communauté humanitaire.

La visite de la Sous-Secrétaire générale Kang vise à attirer l’attention sur la persistance des besoins humanitaires, à aider à mobiliser des ressources supplémentaires et à renforcer la collaboration entre la communauté humanitaire et les autorités congolaises.

A Kinshasa, Goma et Bukavu, Mme Kang rencontrera les autorités congolaises, les responsables du système des Nations Unies et ceux des organisations humanitaires. Elle se rendra également dans le site de personnes déplacées de Mugunga au Nord-Kivu, visitera l’hôpital Panzi et le site de Lusenda au Sud-Kivu pour constater la situation humanitaire et la réponse en cours.

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vendredi 28 août 2015

Paris-Semaine des ambassadeurs: Allocution de Manuel Valls, Premier ministre

Manuel Valls, Premier ministre accueilli par Laurent Fabius, le ministre des Affaires Etrangères. Photo Réveil FM International

Depuis toujours, à Réveil FM International nous n'avons l'habitude de saucissonner les textes et discours. Pour les internautes c'est une aubaine. Nous vous proposons le discours du Premier ministre Manuel devant les ambassadeurs de France à Paris.

Monsieur le ministre des Affaires étrangères et du Développement international,

cher Laurent Fabius,

Mesdames, messieurs les ministres,

Mesdames, messieurs les parlementaires,

Mesdames, messieurs les ambassadeurs,

Mesdames, messieurs,

Je suis heureux de vous retrouver et de m’adresser à vous pour cette « semaine » des ambassadeurs. Il y a encore peu, on parlait d’une conférence … Comme quoi, il faut savoir être ambitieux !

Le Président de la République s’est adressé à vous, hier matin. Il a tracé les orientations de notre diplomatie et détaillé les initiatives que prend la France dans un monde en pleine ébullition fait d’instabilités, de menaces, mais aussi – vous le savez aussi bien que moi – de tant d’opportunités.

Tout au long de l’été, au Proche-Orient, en Méditerranée, en Ukraine, de nouveaux drames, de nouvelles tensions, de nouvelles sources d’inquiétude pour notre sécurité nous ont – vous ont – mobilisés.

Les accidents industriels, les problèmes de sécheresse, les inondations, ont quant à eux rappelé à l’attention de tous, de manière toujours plus aiguë, l’urgence environnementale et donc l’impératif de réussir la conférence Paris Climat 2015 en fin d’année.

Enfin, l’instabilité financière, notamment en Asie, la volatilité des marchés et des bourses ont souligné, une fois de plus, l’interdépendance de nos économies.

Représenter la France à l’étranger, faire entendre sa voix, défendre ses intérêts, promouvoir nos entreprises, nos savoir-faire : telle est votre mission. J’en connais l’exigence pour avoir rencontré beaucoup d’entre vous dans vos pays respectifs. J’en sais aussi toute l’utilité. Nous avons besoin d’une diplomatie forte, capable d’intervenir, de peser. Une diplomatie qui affirme notre ouverture sur le monde au moment où les populismes avancent leurs mauvaises solutions, veulent fermer les frontières, nous barricader, organiser le grand repli sur nous-mêmes.

Une diplomatie forte au service d’une France forte : voilà en quelques mots le message que je veux vous délivrer, aujourd’hui.

Laurent Fabius et Anne Hidalgo, la Maire de Paris. Photo Réveil FM International

Laurent Fabius et Anne Hidalgo, la Maire de Paris. Photo Réveil FM International

1. Une France forte face à la menace terroriste mondiale

Et la France se doit d’être forte, d’abord, face à la menace terroriste mondiale, au djihadisme radical. Cet ennemi protéiforme, intérieur et extérieur, aux modes opératoires qui évoluent sans cesse – les évènements dans le Thalys, il y a quelques jours, l’ont encore montré – nous impose la plus grande vigilance, la plus grande fermeté et la plus grande mobilisation.

Il faut surtout savoir nommer les choses pour ce qu’elles sont : nous sommes en guerre contre un totalitarisme nouveau, mais tout aussi sanguinaire. Un totalitarisme qui veut abattre la civilisation, ici, en Europe, en Afrique, dans le monde arabomusulman, pour y substituer la tyrannie.

Combattre cette menace terroriste prendra du temps. Ce sera un combat de longue haleine. Nous devons à nos concitoyens un langage de vérité. Mais nous ne sommes pas désarmés, ni démunis.

Notre force, c’est d’abord la République. Une République déterminée à se donner tous les moyens, dans le respect du droit – c’est l’arme et l’honneur des démocraties – pour lutter de manière implacable, ici, en France, mais aussi au Sahel, au Moyen-Orient, où nos armées sont déployées.

Après les attentats de janvier, le gouvernement a pris les décisions qui s’imposaient. Nous avons renforcé les effectifs et les moyens de nos services de renseignement. Nous avons fait adopter, il y a quelques semaines, une loi très importante sur le renseignement qui donne un cadre légal à nos services et leur confère les moyens juridiques pour traquer plus efficacement les terroristes. Je vous demande d’aller expliquer auprès de vos interlocuteurs les mesures prises par la France dans son combat contre le terrorisme.

Mais, nous ne pouvons lutter seuls. La coopération internationale contre le terrorisme est plus que jamais une nécessité. Elle est même une condition de notre efficacité.

Il nous faut aussi suivre de près les initiatives prises en matière de lutte contre la radicalisation. Notre priorité absolue, c’est bien sûr d’interpeller les individus qui pourraient passer à l’acte. C’est aussi de détecter suffisamment tôt ceux qui – notamment par le biais de l’Internet, des réseaux sociaux – sont sur le point de basculer dans le djihadisme. Nombre de nos partenaires ont mis en place des projets impliquant les familles, les acteurs sociaux, les collectivités locales, qui pourraient inspirer ce que nous mettons nous-mêmes en place en France. Je vous demande d’être particulièrement attentifs aux initiatives prises dans vos pays respectifs et d’en informer vos autorités.

Lutter contre le terrorisme, c’est aussi protéger nos intérêts à l’étranger. Parce qu’ils sont menacés ; parce que vous-mêmes pouvez être menacés. Je tiens à vous le dire : jamais nous ne transigerons avec la sécurité des Français de l’étranger et avec la protection des représentants de l’État et de nos ambassades. Laurent Fabius en a fait, à juste titre, une priorité pour le budget du Ministère des Affaires étrangères. À chaque fois qu’il sera nécessaire, les moyens affectés à la sécurité de l’État à l’étranger seront adaptés.

Les ambassadeurs de France au salon Stéphane Hessel. Photo Réveil FM International

Les ambassadeurs de France au salon Stéphane Hessel. Photo Réveil FM International

Les ambassadeurs de France au salon Stéphane Hessel. Photo Réveil FM International

2. Une France forte en Europe

Une France forte, c’est ensuite une France qui pèse en Europe. L’Europe est confrontée à des défis considérables. Il y a, bien sûr – et c’est l’urgence – le défi migratoire avec ses tragédies quotidiennes. Il y a aussi le défi de la croissance et de l’emploi. Il y a, enfin, cette contestation croissante d’un projet européen qui ne parle plus au cœur des peuples, qui ne parle plus aux jeunes générations.

Chacun de ces défis est en lui-même immense. Leur conjonction fait peser sur les dirigeants européens une responsabilité historique. Alors, bien sûr, on pourra dire que l’Europe a toujours fait face, depuis ses débuts, à des défis. Et qu’il n’y a là au fond rien de très nouveau … Après tout, n’était-ce pas un défi d’avoir ce rêve fou dans les années 50 d’installer durablement la paix sur un continent ravagé par les guerres ? Un défi de vouloir concilier histoire et géographie à travers l’élargissement ? Un défi de se lancer dans la monnaie unique ?

Les défis ont toujours été là. Certes. Mais aujourd’hui il y a quelque chose de plus. Quelque chose de plus grave : le projet européen ne s’impose plus avec évidence. Nous devons pleinement mesurer cette situation. Et il appartient à la France, pays fondateur, de réaffirmer cette aspiration qu’est la construction européenne. Bien sûr, pas toute seule ! Avec les autres ! A commencer par l’Allemagne ! Mais je suis frappé de constater dans tous les échanges que j’ai avec des responsables européens que la parole de notre pays sur l’Europe est irremplaçable. Ceci nous honore. Ceci, surtout, nous oblige.

L’Europe doit résister à la tentation qui existe toujours d’affronter les difficultés dans le repli sur ses intérêts nationaux, dans la remise en cause de ce qui a été si patiemment construit par les générations de dirigeants visionnaires. L’ambition, ce doit être d’aller plus loin. De tirer la leçon des crises à répétition que nous vivons. Car, quand je vois que les négociations du 3ème programme d’assistance financière à la Grèce se sont bien déroulées au mois d’août ; que, désormais, elle a la possibilité d’ouvrir une nouvelle page de son histoire avec de nouveaux moyens financiers et économiques, je ne peux m’empêcher de penser que nous avons eu mille fois raison.

Mille fois raison de mettre toute la force politique de notre pays pour maintenir la Grèce dans la zone euro. Quelque chose de fondamental s’est joué au mois de juillet !

Aller plus loin pour l’Europe, c’est d’abord mettre au cœur de nos politiques la croissance, l’investissement et l’emploi. C’est le prérequis. Le plan Juncker, pour lequel la France s’est beaucoup impliquée, se met en place. Les premiers financements sont disponibles. Les premiers projets, y compris en France, commencent à se réaliser, par exemple dans le domaine de la production d’énergies renouvelables ou pour soutenir les PME innovantes. Mais ce n’est qu’une première étape. Les besoins d’investissement en Europe sont considérables et, comme nous l’avons voulu, ce sujet est désormais inscrit au cœur de la stratégie économique de l’Union européenne, à côté des réformes structurelles et du redressement nécessaire des comptes publics.

L’Europe doit aussi préparer l’avenir, investir massivement dans des capacités de recherche, dans le capital humain, dans les nouvelles technologies si elle ne veut pas se laisser distancer par les grands blocs américains et asiatiques.

Aller plus loin pour l’Europe, c’est préparer la prochaine étape, celle de l’intégration croissante de la zone euro pour la rendre plus efficace et surtout plus légitime. Il faut – enfin ! – doter l’euro d’un gouvernement économique. Il faut que la zone euro bâtisse une véritable politique de convergence économique, financière, fiscale et sociale. Comme l’a annoncé le Président de la République, la France formulera, dans les prochaines semaines, des propositions concrètes sur tous ces sujets.

Enfin, aller plus loin pour l’Europe, c’est ne jamais hésiter à encourager les solutions européennes, partout où elles sont nécessaires. L’Europe n’est pas la solution à tous nos maux. Elle ne peut pas tout et les Etats doivent pleinement assumer leurs responsabilités dans la conduite des politiques publiques. Mais, à l’inverse, ne pas s’engager pleinement au plan européen et ne faire les choses qu’à moitié, au motif que politiquement ce serait sensible ou que les opinions publiques ne comprendraient pas, ce n’est pas non plus la solution. La timidité ne paie jamais au plan européen. Seule l’audace permet d’avancer.

C’est pourquoi, il est indispensable de combler les lacunes qui finissent par se retourner contre le projet européen lui-même. Je ne prendrai qu’un exemple, celui des migrations. C’est ensemble, avec un esprit de solidarité, mais aussi de responsabilité, que nous devons avancer. Il faut notamment créer un système de gardes-frontières européen. Un système qui, disons-le, est essentiel à la survie et à la crédibilité de l’espace Schengen. Et dans ce même esprit, il faut que l’Union européenne se dote d’une politique de l’asile pleinement conforme aux valeurs que l’Europe porte aux yeux du monde.

C’est ainsi, en continuant à faire progresser la construction européenne, que l’Europe pourra affirmer sa position de grande puissance commerciale, industrielle, culturelle. Ceci demande de l’énergie, de la conviction, de la détermination. Et vous êtes en première ligne pour cela.

Manuel Valls, lePremier ministre prononçant son discours devant les ambassadeurs de France. Photo Réveil FM International

Manuel Valls, lePremier ministre prononçant son discours devant les ambassadeurs de France. Photo Réveil FM International

3. Une France forte qui se réforme

Une France forte, c’est aussi une France qui continue de se réformer pour amplifier la croissance, créer davantage d’emplois et préparer l’avenir ; une France qui se réforme et retrouve confiance en elle-même.

L’an dernier, ici même, je vous avais présenté l’agenda des réformes. Des réformes qui se poursuivent avec constance, sans dévier du chemin tracé. Et qui produisent de premiers résultats.

D’abord, en matière de croissance. Elle a été de 0,7 % au premier semestre, et sera donc au moins à 1 % pour l’année 2015. L’an prochain, nous devrions atteindre les 1,5%. C’est encourageant, mais c’est encore insuffisant pour faire baisser le chômage. Nous devons donc persévérer. Je l’ai dit : changer maintenant de ligne de conduite, ce serait tout perdre.

Nous obtenons également des résultats en matière de déficit budgétaire : il était de 5,1 % en 2011, il a été de 4% en 2014. Et nous poursuivrons nos efforts pour ramener notre déficit sous la barre de 3 % d’ici 2017.

Nos objectifs de redressement de nos comptes publics seront tenus ! Pas parce qu’on nous le demanderait, à Bruxelles ou à Berlin. Mais tout simplement parce que c’est indispensable pour le pays. La dette, le déficit, la dérive des comptes publics, c’est la spirale du déclin ; c’est le déclassement assuré. Jusqu’au bout nous respecterons la parole de la France : restaurer nos comptes pour retrouver enfin notre souveraineté budgétaire et financière.

Nous obtenons enfin des résultats en matière de compétitivité de nos entreprises. Grâce au CICE, au Pacte de responsabilité et de solidarité, le coût du travail dans l’industrie est désormais moins élevé en France qu’en Allemagne. N’hésitons pas à le dire ! Les marges des entreprises se redressent. Les entreprises étrangères font quant à elles de nouveau confiance à la France, avec une augmentation de 8 % des investissements étrangers.

L’image de la France change. Elle s’améliore. Il y avait encore très récemment un sport à la mode : le « French bashing ». Or, je le constate à l’occasion de mes déplacements en Europe - une quinzaine depuis ma nomination comme chef du gouvernement, nombre d’entre eux effectués avec Harlem Désir -, la France n’est plus décriée comme elle avait pu l’être. Les regards se tournent à nouveau vers elle. Mais, je reste lucide. Il y a encore beaucoup à faire pour redonner tout son souffle à notre économie. Il faut aller plus loin, intensifier nos réformes.

A la rentrée, nous allons donc ouvrir plusieurs grands chantiers.

D’abord, le projet de loi de finances pour 2016. Il permettra de poursuivre notre trajectoire en termes d’économies budgétaires, de poursuivre, également, les allègements de charges pour les entreprises ; de réduire encore l’impôt des ménages, et ce, pour la troisième année consécutive.

Nous allons aussi présenter, cet automne, un projet de loi sur l’économie numérique. Dans ce domaine, nous devons saisir toutes les opportunités, stimuler la création d’activités, car c’est là un formidable relais de croissance. La France doit être à la pointe de l’innovation européenne et mondiale. Elle a tous les atouts, tous les talents pour cela.

Notre économie présente encore trop de blocages, trop de complexités, trop d’obstacles à l’esprit d’initiative. D’ici début 2016, le ministre de l’Economie présentera donc de nouvelles mesures pour compléter la loi « croissance et activités » promulguée au début du mois. Certaines de ses dispositions sont d’ores et déjà entrées en vigueur. Je pense en particulier à l’ouverture des commerces le dimanche dans les zones touristiques. C’est une grande avancée pour laquelle Laurent Fabius s’est fortement mobilisé.

Réformer, c’est aussi continuer notre action en matière de marché du travail. Il faut plus de souplesse, moins de complexité. Ce qui ne veut pas dire moins de droits pour les salariés. Il faut aussi donner plus de place à l’accord collectif. La loi fixe le cadre, mais nous laisserons plus de latitude aux entreprises et à leurs salariés pour décider de leur politique de formation, d’apprentissage, d’organisation du temps de travail. C’est notre devoir de tout tenter pour enrayer ce fléau du chômage qui abîme notre pacte social. Sortons des caricatures, des faux débats ! Soyons au contraire audacieux, parce que la situation du pays l’exige, parce que notre jeunesse nous le réclame. Nous agissons enfin pour soutenir, encourager, développer notre industrie, notre agriculture, qui exportent des produits français – et donc un peu de l’image de la France – partout dans le monde.

Je veux vous parler ce soir de notre agriculture et de notre élevage. Nous avons un devoir : prendre des mesures fortes pour aider les éleveurs à s’adapter à l’évolution de la demande, à une concurrence qui s’est exacerbée ; les aider à rebâtir une filière française qui soit à nouveau conquérante sur les marchés d’exportation. J’ai ainsi présenté, en juillet, un plan de soutien à l’élevage français. Mathias Fekl a la responsabilité d’en animer le volet export.

Là encore, nous avons besoin de tout votre concours. Je vous demande de mobiliser vos équipes, en particulier sur trois dossiers prioritaires.

En premier lieu : obtenir la levée des embargos sur les importations de viande bovine française dans les pays où ils existent encore en dépit du classement de la France en « risque négligeable » au regard de l’Esb.

Ensuite : être en contact régulier avec les filières professionnelles françaises pour les alerter sur toutes les opportunités d’exportation.

Enfin et bien sûr, promouvoir inlassablement l’excellence des produits français dans toutes les manifestations que vous organisez.

Il y va de l’avenir et de la renaissance d’une filière qui compte beaucoup sur vous. Soutenir notre industrie, c’est promouvoir nos filières d’excellence, nos filières d’avenir, et notamment le nucléaire. Nous réorganisons le paysage de notre industrie nucléaire, pour rendre l’équipe de France du nucléaire plus forte, plus soudée, plus cohérente. Pour mieux préparer, aussi, le rééquilibrage de notre mix énergétique dans lequel le nucléaire conservera toute son importance : 50 % à terme. Pour mieux exporter enfin nos technologies et nos savoir-faire en matière de sûreté, alors que le monde se tournera immanquablement de plus en plus vers l’énergie nucléaire.

Et notre industrie d’armement, voilà encore une belle filière d’excellence française !

Soyons fiers de nos succès récents, ceux bien sûr avant tout de nos industriels, de nos ingénieurs, mais aussi, et ne boudons pas notre plaisir, de notre diplomatie, parce que l’Etat sait se mobiliser sans faille en soutien de notre industrie.

Nous agissons donc, pour que les entreprises françaises exportent … mais aussi pour que les entreprises étrangères viennent s’installer en France. En effet, dans un monde globalisé, une économie forte, c’est une économie qui mise sur l’attractivité.

Beaucoup a été fait au cours de ces derniers mois, grâce à votre mobilisation sous la conduite de Laurent Fabius, particulièrement conscient de cet enjeu. Les investisseurs bénéficient depuis le début de l’année d’un point d’entrée unique – Business France – pour les accompagner dans leur projet d’implantation. Et pour plus de cohérence, à partir de 1er janvier 2016, les activités publiques de la SOPEXA, l’opérateur de promotion de la filière agro-alimentaire française, seront transférées à Business France.

Une campagne mondiale – Creative France – sera également diffusée à l’automne pour montrer aux investisseurs internationaux tous les atouts de la France. Je vous livre d’ailleurs un scoop : je la lancerai moi-même au Japon, début octobre. Et je compte sur votre mobilisation pour assurer le succès de cette opération ambitieuse de promotion de la France !

Laurent Fabius et Anne Hidalgo, la Maire de Paris. Photo Réveil FM International

Laurent Fabius et Anne Hidalgo, la Maire de Paris. Photo Réveil FM International

4. Une France forte qui prépare l’avenir

Enfin, une France forte, c’est une France qui prépare l’avenir. Je pense, bien sûr, à la conférence Paris Climat 2015. Le Président de la République a longuement évoqué ce sujet avec vous et il vous a donné ses instructions pour préparer ce grand rendez-vous. C’est l’affaire de la Nation tout entière et chacun doit y prendre sa place : l’Etat et le gouvernement bien sûr, totalement mobilisés sous le pilotage de Laurent Fabius et de Ségolène Royal, mais aussi la société civile, les collectivités territoriales, les entreprises. Réussir la COP, c’est coaliser derrière notre ambition 195 pays. C’est aussi savoir aider les pays du Sud à financer leur transition énergétique. Coopération et développement : tels sont les deux autres grands défis de la COP. Et je sais l’énergie qui anime Annick Girardin.

Préparer l’avenir, c’est aussi savoir donner une ambition collective à notre pays. Notamment en accueillant des grands événements de portée mondiale. L’an prochain, la France accueillera l’Euro 2016. Et nous portons avec le mouvement sportif la candidature de Paris pour les Jeux Olympiques de 2024. La France est également sur les rangs pour accueillir l’exposition universelle de 2025. Ce sont trois grandes échéances, trois occasions de démontrer tout le savoir-faire français.

Je sais que vous avez consacré une table ronde à nos candidatures pour les JO et pour l’exposition universelle avec le Président Lapasset et Pascal Lamy. Je vous demande de vous impliquer personnellement dans la promotion de nos candidatures, car elles ne l’emporteront qu’avec le concours de l’ensemble de notre réseau diplomatique, qu’en réunissant tout ce que notre pays comporte de professionnalisme et d’excellence.

Plus généralement, nous devons faire rayonner partout notre langue, notre culture, nos médias. Notre influence dans le monde, c’est aussi – je dirais presque surtout – là qu’elle se joue.

Faire rayonner notre langue, notre culture … c’est bien sûr nous appuyer sur vous, sur notre réseau diplomatique ! Il est aujourd’hui l’un des meilleurs au monde, et nous voulons qu’il le reste. C’est l’ambition du plan « Quai d’Orsay, ministère du 21ème siècle », qui est au cœur de vos échanges de cette semaine. Il place votre administration à l’avant-garde des services publics en termes d’innovation et de qualité. Il vous place aussi, là où vous exercez vos fonctions, à la tête d’une « équipe de France » soudée, solidaire, combative. Tous les services de l’Etat et tous les opérateurs publics sont en effet désormais placés sous votre autorité. J’ai demandé à votre ministre de présenter ce plan en Conseil des ministres début septembre et je veillerai à ce que les moyens nécessaires à sa mise en œuvre soient garantis.

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jeudi 27 août 2015

Paris-Semaine des Ambassadeurs: François Zimeray "Les droits de l'homme me manquent" !

Paris 26 août 2015, François Zimeray au Ministère des Affaires étrangères. Photo Réveil FM International

François Zimeray est l'ambassadeur de France au Danemark. Souvenons-nous que l’ambassadeur de la France au Danemark, François Zimeray était l’invité d’honneur du centre culturel Krudttonden pour « soutenir la liberté d’expression » quand s’était produit l’attentat à Copenhague. François Zimeray et l’auteur des caricatures de Mahomet, Lars Vilks, se trouvaient à l’intérieur du bâtiment lors de la fusillade. Un civil était mort lors de l’attaque. Trois policiers avaient été touchés. A plus d’un mois après les attentats contre Charlie Hebdo à Paris. Pour les médias mais surtout les congolais de la République démocratique du Congo, il demeure ambassadeur français des droits de l'homme. Nous l'avons revu au Ministère des Affaires Etrangères à la Semaine des Ambassadeurs à Paris.


RDC ce n'est pas "Tolérance Zéro", mais... par afriqueredaction

« J’ai vu à Goma une prison de 140 places où survivaient, dans des conditions d’hygiène et de promiscuité épouvantables, 1 046 détenus » qui « n’avaient à manger qu’un gobelet de haricots une fois par jour la semaine, et rien le samedi et le dimanche ». « J’ai vu le sort de femmes victimes de violences sexuelles et l’absence totale de leur prise en charge par des institutions autres que relevant de la communauté internationale ». « Il y a eu des moments extrêmement forts qui me donnent le sentiment d’une situation de naufrage s’agissant des droits de l’homme en RDC».

Sa déclaration demeure mémorable. " RDC ce n'est pas "Tolérance Zéro", mais "Gouvernance Zéro" les choses horribles vues lors de son voyage en République démocratique du Congo du 12 au 18 décembre 2010 avaient froisser sa conscience d'homme et d'humaniste. Son franc parler avait décoiffé. Le régime tortionnaire de Kinshasa qui aime se faire caresser dans le sens de poil dont les ventripotents se caressent plus facilement le ventre que de trouver des solutions aux congolais n'avait pas accepté la vérité qu'il avait pris pour un affront. Les apparatchicks Vuvuzélateurs Joséphistes avaient acheté des thuriféraires, "coupagistes" des médias à la solde du régime d'alias Joseph Kabila avec pour ordre de tirer à boulets rouges et lancer des boules puantes sur François Zimeray, l'ambassadeur Français des droits de l'homme...

Depuis la déclaration de François Zimeray, cinq ans après, les feux sont toujours au rouge en République démocratique du Congo. 16 journalistes assassinés sans arrestation des assassins, le procès Floribert Chebeya et Fidèle Bazana continue de patiner, la FIDH se bat pour qu'un vrai procès ait lieu au Sénégal, la découverte du charnier de Maluku avec 450 corps enterrés nuitamment n'interpelle même pas la conscience de ceux qui dirigent par défi en toute illégitimité, illégalité et impunité. Couvrez moi ce charnier de Maluku que je ne saurais voir ! A se poser la question si la vie humaine a encore de valeur au Congo avec le régime d'alias Joseph Kabila ?

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Paris-Semaine des Ambassadeurs: Luc Hallade ex-ambassadeur de France en RDC, son "discours-Testament" du 14 juillet 2015 avait fait polémique

Luc Hallade ex-ambassadeur de France en RDC. Photo Réveil FM International

Pour le régime d'alias Joseph Kabila à Kinshasa, les ambassadeurs accrédités en République démocratique du Congo sont des "moutons", ils ne doivent rien dire sur les emprisonnements politiques, des violences graves dans le contexte pré-électoral, des arrestations arbitraires et inopportunes des paisibles citoyens, les atteintes flagrantes et massives de droits de l'homme...Etre ambassadeur d'après les autorités congolaises, c'est parler avec des oignons dans la bouche, en diplomatie on dirait parler avec circonspection. Au Congo-Kinshasa, c'est circulez Monsieur l'ambassadeur il n'y a rien à voir en RDC. Luc Hallade que nous avons croisé à la semaine des ambassadeurs au Ministère des Affaires Etrangères, avait ses fonctions comme ambassadeur de France en RDC en juillet 2011. Mais il avait déjà séjourné à Kinshasa de 2003 à 2007 en tant que premier conseiller à l’ambassade de France. Âgé de 58 ans, Luc Hallade vient de quitter la RDC et il est nommé ambassadeur délégué à la coopération régionale dans la zone océan Indien. Son dernier discours à la Résidence de France avait moussé les relations diplomatiques franco-rdciennes. Pourtant la petite phrase de son discours sur l'alternance politique en RDC n'avait pas à réveiller un chat qui dort: "L’élite politique semble continuer à penser que la politique de ce grand pays se joue, se fait et se défait, dans un cercle et un périmètre restreints, comme si au sein du vaste Congo, la République de la Gombe devait décider du sort et du destin du peuple congolais tout entier. Il faut savoir quitter le pouvoir comme il faut savoir quitter ses fonctions, aussi intéressantes et prestigieuses soient-elles" ! Des Vuvuzélateurs, mangeristes du régime étaient montés au créneau pour dénoncer l'ingérence et avaient clamé les 55 ans d'indépendance de la RDC contre des propos colonialistes, archaïques et passéistes. Lorsqu'un pays est "Indépendant" comme la RDC a-t-il besoin que les pays étrangers financent ses élections ? N'est-ce pas le rôle premier d'un Etat de protéger ses citoyens et des étrangers qui y vivent, la RDC se conforme-t-elle à ce principe ? Est-il normal que les apparatchiks du régime vivent avec ostentation en millionnaires du dimanche pendant que la majorité des congolais croupissent dans une noire misère ?

Luc Hallade ex-ambassadeur de France en RDC. Photo Réveil FM International

Discours pour la célébration du 14 Juillet 2015

Son Eminence le Cardinal Laurent Monsengwo,

Monsieur le Président du Sénat,

Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères, Mesdames et Messieurs les Ministres,

Monsieur le Gouverneur de la ville-province de Kinshasa, non découpée,

Honorables députés et sénateurs,

Messieurs les Officiers Généraux,

Messieurs les Hauts Magistrats

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de missions diplomatiques,

Mesdames, Messieurs,

Chers amis,

Chers compatriotes,

Ce 14 Juillet est un peu particulier pour moi et ma famille. Vous voudrez donc bien me pardonner ce protocole un peu raccourci. C’est probablement la dernière fois que je m’adresse à vous en tant qu’ambassadeur de France en RDC. Je vais en effet, d’ici quelques semaines, quitter mes fonctions et ce beau pays, dans lequel j’aurai passé, au total, 8 ans de ma vie et de ma carrière professionnelle, et qui m’aura beaucoup apporté. Comme l’a dit dans d’autres circonstances un personnage qui a marqué la vie politique du Congo : « Comprenez mon émotion ».

J’aurai connu, d’abord comme 1er Conseiller, puis comme Ambassadeur de France, une période particulièrement dense et riche de l’histoire de la RDC : celle de la transition, du 1+4 et du CIAT ; le référendum sur la Constitution en 2005, les élections de 2006, celles de 2011 et les multiples événements et soubresauts qui ont marqué, entre 2003 et 2015, la vie politique, économique et sociale du Grand Congo, à l’histoire aussi agitée que le Fleuve qui vous fait face ce soir. Quel bilan en tirer ? Le Congo est-il, comme le dit son hymne qui vient d’être chanté, « plus beau qu’avant » ?

Oui, bien sûr. Le Congo est en paix, avec ses voisins et à l’intérieur de ses frontières, à quelques régions près malheureusement. Il lui a fallu pour cela surmonter bien des obstacles. Il a pu aussi compter sur l’indéfectible soutien de la Communauté internationale, illustré notamment par l’action stabilisatrice de la MONUSCO, qui a succédé à la MONUC. Depuis plus de 15 ans, avec leurs défauts et leurs insuffisances, mais aussi avec les grandes qualités, la valeur et la bravoure de leurs contingents, la MONUC, puis la MONUSCO, ont contribué au rétablissement et à la préservation de la paix en RDC, à la protection de ses populations civiles, à la réforme de son armée, à la défense et à la promotion des Droits de l’Homme, à l’organisation des élections.

La Communauté internationale y a consacré plus de 20 milliards de dollars, une somme énorme, à la mesure des défis et des enjeux de cet immense pays, au cœur d’une Afrique encore trop souvent soumise à la violence, aux guerres et à l’instabilité, voire au terrorisme. Mais elle a surtout accompagné, jour après jour, année après année, la reconstruction de l’Etat Congolais, indispensable au rétablissement de l’autorité publique et de sa crédibilité aux yeux des autres nations, mais aussi de sa population.

Beaucoup de chemin a été accompli, et beaucoup reste à parcourir. Les mois qui viennent seront déterminants pour, soit consolider la paix et approfondir la réconciliation entre les fils et les filles du Congo, soit au contraire retourner en arrière et défaire ce qui a pu être fait depuis 13 ans, depuis les accords de Sun City qui ont mis fin à la guerre qui a déchiré le Congo et provoqué la mort de millions de Congolais.

La paix est une condition nécessaire du développement. Mais ce n’est pas une condition suffisante. Il faut aussi une réconciliation sincère, une mobilisation générale de toutes les forces vives de la nation et des politiques publiques appropriées. Il faut surtout cultiver le sens de l’intérêt général pour mieux combattre ou au moins harmoniser les intérêts particuliers.

Ceci implique de la hauteur de vue, une vision claire et déterminée de ce que l’on veut construire ou reconstruire, et aussi d’être à l’écoute de la population, de ses attentes, de ses espoirs et de ses frustrations.

C’est à ces qualités que l’on reconnaît les hommes d’Etat, ceux qui laissent dans l’histoire de leur pays voire de l’humanité le souvenir de bâtisseurs de paix, d’espoir et de développement, a contrario de ceux qui défendent des intérêts égoïstes ou des visions de court terme.

Un paradoxe m’aura particulièrement marqué durant ces 8 années passées au Congo. La population congolaise, qui a beaucoup souffert et continue à beaucoup souffrir, a fait preuve d’une capacité de résilience remarquable. Beaucoup d’autres nations, confrontées aux mêmes épreuves, se seraient effondrées.

Pourtant le Congo est toujours là, et les Congolais debout, comme un peuple fier qui croit à son destin. Mais dans le même temps, l’élite politique, majorité comme opposition, semble continuer à penser que la politique de ce grand pays se joue, se fait et se défait dans un cercle et un périmètre restreints, comme si, au sein du vaste Congo, la République de la Gombe devait décider du sort et du destin du peuple congolais tout entier, à son propre profit.

De ce point de vue, une décentralisation bien pensée et bien construite, dénuée d’arrière pensées et de calculs politiques, pourra contribuer à élargir le cercle de cette élite, qui a trop longtemps confisqué le pouvoir à son profit.

De ce point de vue aussi, l’alternance politique, quelle que soit la forme qu’elle prendra, pourvu qu’elle soit démocratique, est ou sera une bonne chose. Il faut savoir quitter le pouvoir, comme il faut savoir quitter ses fonctions, aussi intéressantes et prestigieuses soient elles.

Il y a tellement de choses à faire dans ce beau pays ! Tellement de ressources et de richesses à mettre en valeur, que la politique ne peut et ne doit pas être un métier ou une fin en soi. Il faut un certain courage pour cela. « De l’audace, encore de l’audace »…

Permettez-moi ce soir, pour clore ce chapitre politique, de souhaiter pour le Congo que ses responsables, quels qu’ils soient, sachent faire preuve de courage et d’audace pour conduire le pays sur la voie de l’apaisement et de la réconciliation. « Nul n’est prophète en son pays » dit la maxime. Mais certains ont plus que d’autres la responsabilité et le devoir moral de montrer la voie.

Puisque ce discours est en forme de bilan, permettez-moi aussi de me féliciter devant vous de la place éminente que mon pays a joué et continue de jouer pour accompagner la RDC dans sa stabilisation et sa reconstruction.

Je n’en suis bien sûr ni le seul responsable, ni même le seul comptable, loin de là. A cet égard, je voudrais devant vous rendre un hommage appuyé et adresser des remerciements mérités à toutes celles et tous ceux qui m’ont accompagné et soutenu pendant les années de mon mandat.

A tout seigneur tout honneur. Je commencerai par remercier mon épouse, et à travers elle mes enfants, nos enfants. Sans une famille solide et unie, sans l’affection des miens, notamment dans les moments difficiles ou délicats qui ne manquent pas, jamais je n’aurais pu exercer mes fonctions avec dévouement, constance et droiture. J’ai toujours été sincère dans mon engagement pour ce pays et loyal vis-à-vis du mien. Mais cette sincérité et cette loyauté s’enracinent dans celles que j’ai toujours eues à l’égard de mon épouse, de ma famille. Je la et les remercie, du fond du cœur, de m’avoir fait confiance et de m’avoir toujours soutenu, dans les joies comme dans les peines, dans les succès comme dans les échecs.

Je remercie aussi mes collaborateurs, français et congolais. On dit souvent qu’on a les chefs qu’on mérite. Je ne sais pas si la réciproque est vraie. Mais si j’en crois mon expérience, alors je dois avoir beaucoup de mérite pour avoir eu des collaborateurs et collaboratrices qui ont travaillé avec dévouement, engagement et loyauté à mes côtés. Sans eux, rien de ce que j’ai pu accomplir n’aurait été possible.

Merci donc à vous toutes et à vous tous. Je ne vous oublierai pas. Et, pour celles et ceux qui restent au Congo, je vous demande de continuer à défendre, aux côtés de mon successeur, les mêmes valeurs de solidarité, entre vous et avec nos amis congolais. J’ai souvent parlé de l’« équipe France ». C’est à mes yeux plus qu’un concept. C’est une réalité vivante, qui se construit jour après jour. Continuez à promouvoir cet esprit d’équipe, sans lequel rien n’est possible et sans lequel tous les efforts individuels restent vains. Ce n’est qu’ensemble que l’on réussit de grandes choses.

« Last but not least » comme disent nos amis anglo-saxons, je voudrais remercier toutes les Congolaises et tous les Congolais, petits et grands, qui m’ont fait la joie et l’honneur de leur amitié et de leur confiance durant toutes ces années.

Votre pays est attachant. Vous êtes attachants. Sinon, je n’aurais pas demandé à y revenir comme ambassadeur, 4 ans après l’avoir quitté comme 1er Conseiller. Ce sont votre amitié et votre confiance qui m’ont donné la force et le courage d’accomplir, du mieux que je l’ai pu, ma mission dans ce pays. Je vous en sais gré et me souviendrai longtemps de vous, de vos joies et de vos peines partagées, des échanges toujours francs et constructifs que nous avons pu avoir, de l’aide et de la compréhension que vous m’avez apportées.

Enfin, à mes compatriotes, à ceux qui vivent ici comme à ceux qui sont de passage, je voudrais dire la fierté qui est la mienne de les avoir représentés, assistés, défendus parfois dans ce pays certes accueillant mais pas toujours facile, où l’Etat de droit reste encore trop souvent un concept flou.

Soyez fiers vous aussi de ce que vous accomplissez ici, pour vous-mêmes, vos familles, vos sociétés ou organisations, mais aussi pour l’image et l’influence de la France.

S’il n’y a qu’un seul ambassadeur en titre, il y a autant de représentants de la France qu’il y a de Français en RDC. N’oubliez donc jamais que vous aussi, dans vos sphères d’activité respectives, vous représentez la France.

Notre pays a lui aussi connu une histoire agitée. Nous avons fêté cette année le 70ème anniversaire de la fin d’une guerre qui a bien failli le voir disparaître, n’eût été l’audace et la clairvoyance de certains et le courage voire le sacrifice de beaucoup. Souvenons-nous, même si nous ne les avons pas connues, de ces heures sombres. Souvenons-nous aussi que ce n’est que rassemblés que les Français ont pu reconstruire la France. Et s’il est un conseil que nous pouvons, modestement, donner à nos amis congolais, c’est bien celui là : la nécessité du rassemblement de son peuple pour assurer la grandeur d’un pays. En 1945, comme l’a dit le Général de Gaulle de Paris à la Libération, la France s’est remise debout. Puissent les Congolais faire de même en 2015 et dans les années à venir.

Un bon discours étant un discours bref –sauf à Cuba sous Fidel Castro et dans quelques autres contrées ou à des époques révolues- j’arrêterai là mon propos, pour vous laisser profiter de l’excellent buffet préparé comme chaque année par Noël Camilieri et toute l’équipe du Caf’Conc.

Accordez-moi cependant encore quelques instants d’attention pour remercier tous les « sponsors » -mais je préfère parler de partenaires et d’amis- qui ont bien voulu contribuer à l’organisation de cette soirée, dont j’espère que vous garderez comme moi le souvenir d’une soirée réussie et conviviale. Après tout, le 14 Juillet se veut aussi la Fête de la Fraternité :

- Le Club Français des Affaires et son Président, David Guarnieri, - AGS, AGB, Air France, Bank of Africa, BIVAC, Bolloré Africa Logistics, BRACONGO, le Caf’Conc, CFAO, le CMK, Congo Paint, Delmas, Distritec, Gras Savoye, KPMG, Nestlé, Orange, la Pâtisserie Nouvelle, PERENCO, PERNOD RICARD, Pullman Grand Hôtel, Rayon Vert, SERVAIR, SMS, SODEICO, TENKE FUNGURUME MINING, TOTAL.

Qu’ils trouvent tous ici l’expression de mes sincères remerciements. Merci aussi à toute l’équipe de la Résidence et de l’Ambassade de France qui, comme chaque année, n’a pas ménagé sa peine pour faire de cette soirée un événement auquel, je le sais, chacun de vous a toujours à cœur de participer et d’être présent.

Une petite précision enfin sur le programme des festivités de ce soir :

Vous allez assister dans quelques instants à un défilé de mode, à l’occasion duquel une jeune créatrice congolaise que nous avons voulu, mon épouse et moi-même, mettre en lumière :

Mme Fanny MANDINA, présentera ses créations, que portent déjà certaines femmes ce soir, dont la beauté est ainsi mise en valeur. Elles se reconnaîtront.

Je remercie la Sté VLISCO et sa directrice générale Mme Monique GIESKES, d’avoir bien voulu lui apporter leur soutien pour l’organisation de ce défilé.

Après quoi, pendant que vous goûterez aux charcuteries et fromages français apprêtés par Noël et son équipe, l’animation musicale sera assurée par 4 groupes congolais : Deux « abonnés » de cette réception : la Chorale Mgr Luc Gillon et l’orchestre Afrojazz, et deux « nouveautés » sur la scène congolaise, ou du moins celle de la Résidence : - Le groupe « Deuxième Bureau » de Rémi Bernier, à la batterie, Evan Mac Millan à la guitare et Anders Mantius à la basse. Ces trois musiciens, qui vous joueront des standards du rock, prouvent qu’on peut, malgré de lourdes occupations professionnelles, s’adonner à la musique à ses moments perdus.

J’imagine que dans leur cas, elle leur permet de se détendre et ils en ont fait leur 2ème bureau, ce qui ma foi en vaut bien d’autres…

- Et enfin un groupe de toujours jeunes musiciens qui sont les héritiers et dépositaires de la rumba congolaise authentique, les « Bakolo Miziki », qui vous feront danser au son des standards de la musique d’ici, qui a inspiré tant d’artistes contemporains. Je les remercie tous d’avoir accepté de venir animer cette soirée, pendant laquelle il vous sera loisible, entre deux verres de vin ou de champagne, d’éliminer vos kilos superflus sur la piste de danse ou plutôt l’herbe des jardins de la Résidence, qui s’en remettra. Bonne soirée à tous et à toutes, et place au défilé de mode, dont je ne doute pas qu’il retiendra mieux votre attention que mon discours, décidément trop long.

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lundi 24 août 2015

Attaque du Thalys. Légion d'honneur: François Hollande "Vous vous êtes comportés en militaires et en hommes responsables"

Sur le perron de l'Elysée, le Président François Hollande et les trois héros décorés

8 mois après l'attentat de la rédaction de Charlie Hebdo à Paris où journalistes et caricaturistes ont été décimés et l'hypermarché casher de Vincennes, la fusillade manquée de Thalys Amsterdam-Paris vendredi dernier aurait pu être un carnage. Le terroriste Ayoub El Khazzani avait tenté d'ouvrir le feu avec une kalachnikov à bord du train, depuis son arrestation il continue de nier son acte terroriste, pour ce dernier avec la kalachnikov trouvé dans un parc près de la gare du midi à Bruxelles, comme dans un western le cow-boy Ayoub El Khazzani espérer détrousser les passagers du Thalys. Sauf qu'avec plus de 540 passagers, un Thalys n'est pas une diligence. On ne monte jamais dans un Thalys comme dans un "Fula Fula", les contrôleurs sont toujours postés devant l'entrée de chaque voiture. S'il a acheté son billet et avait des armes, ce que son acte était délibéré.

Après avoir rendu un hommage dans un discours, le Président François Hollande a décoré les trois américains Spencer Stone, 23 ans, Alek Skarlatos, 22 ans - deux soldats en vacances - et leur ami Anthony Sadler, 23 ans, devenus des héros planétaires, et le Britannique Chris Norman, 62 ans, ont été faits chevaliers de la Légion d'honneur par le chef de l'Etat.

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samedi 22 août 2015

Attaque du Thalys : Manuel Valls, Bernard Cazeneuve et Alain Vidalies confirment la pleine mobilisation de l’Etat pour assurer la sécurité de tous

Manuel VALLS, Premier ministre

COMMUNIQUE DE PRESSE

Manuel Valls, Premier ministre, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, et Alain Vidalies, Secrétaire d’Etat chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, confirment la pleine mobilisation de l’Etat pour assurer la sécurité de tous dans les transports en commun

Manuel Valls, Premier ministre, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, et Alain Vidalies, Secrétaire d’Etat chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, se sont entretenus aujourd’hui avec les principaux opérateurs de transports collectifs sur les mesures de vigilance en vigueur.

Face au haut niveau de menaces qui continue de peser sur le pays, le Gouvernement rappelle la pleine mobilisation des services de l’Etat pour assurer la sécurité de tous en tous points du territoire, notamment dans les transports en commun.

Le plan Vigipirate actuellement en vigueur, relevé au niveau maximum en Île-de-France depuis le 7 janvier 2015 sur décision du Premier Ministre, se traduit dans les transports par des patrouilles fréquentes dans les gares et aérogares, par la multiplication des contrôles d’identité, l’inspection visuelle des bagages et par la diffusion de messages de vigilance.

Le ministre de l’Intérieur a rappelé à tous les préfets les principes de vigilance et de surveillance des gares et de leurs abords sur l’ensemble du territoire national. Ces instructions valent pour l’ensemble des transports : aérogares, stations de métro et de RER, tramways, dans le cadre de la posture Vigipirate en vigueur.

Le Gouvernement rappelle que cette vigilance et cette surveillance sont assurées par 7 000 militaires mobilisés dans le cadre de l’opération Sentinelle, par l’ensemble des forces de l’ordre, ainsi que par les services de sécurité de la SNCF et de la RATP, également armés, composés respectivement de 3 000 et 1 250 agents. Ces moyens humains sont appuyés par un dispositif complet de vidéosurveillance.

Au total, 30 000 policiers, gendarmes et militaires sont affectés à la protection de 5 000 lieux sensibles sur l'ensemble du territoire, dont les gares et aéroports.

Manuel VALLS, Premier ministre, s’est entretenu aujourd’hui avec Guillaume PEPY, Président du Directoire de la SNCF, pour un point sur les dispositifs de sécurisation mis en œuvre sur le territoire. L’ensemble des agents du groupe ferroviaire sont pleinement mobilisés pour assurer la sûreté de tous les voyageurs. La sécurité dans les transports repose aussi sur la vigilance des citoyens. La SNCF renforcera ainsi le nombre et la visibilité des messages de vigilance dans les gares.

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Vidéos. La campagne "Congo désir" supplante celle de "Kabila désir" qui fait flop !

Nous ne nous battons pas pour des individus , nous nous battons pour que la République démocratique du Congo puisse nous substituer. Pour que le Congo de Kimpa Vita, Simon Kimbangu, M'Siri, Ngongo Lutete, Patrice Emery Lumumba puisse nous demeurer il faut que la génération actuelle et les suivantes se battent contre la balkanisation, pour la bonne gouvernance, pour la démocratie, le respect des droits humains...Que le Grand Congo puisse retrouver sa place dans le concert des nations.

"Congo désir" est mouvement populaire et citoyen

Pour un coup de maître, c'est une grande réussite. Freddy Kita le Secrétaire Général de Démocratie Chrétienne, parti cher à Eugène Diomi Ndongala a lancé depuis Paris-La Défense, la campagne "Congo désir" qui doit mener les congolais à s'approprier leur destin commun. Comme un feu de brousse "Congo désir" est entrain de gagner du terrain sur le territoire de la RDC, au sein de la diaspora congolaise mais aussi dans les médias internationaux. Une conférence de presse est prévue mi-septembre à Paris.

Profito-situationniste, le Dinosaure Mobutiste qui est devenu Mammouth Joséphiste, Tryphon Kin Mulumba ex-rebelle du RCD-Goma, en bon Apparatchik du régime de Kinshasa, avait lancé il y a plusieurs mois à Bruxelles "Kabila désir". Le manque d'adhésion à sa campagne "Kabila désir" qui n'a pour membres que Kin Key, sa femme, ses enfants et membres de sa famille, les élections étant une boussole, pour mieux soutirer de l'argent à alias Joseph Kabila, le mangeriste Tryphon kin Key Mulumba est sorti du bois. Il est venu à Paris et Bruxelles, il a vanté les mérites de son président alias Joseph Kabila. Le meilleurs d'après lui entre les quatre. Alors que sans comparaison aucune, Joseph Kasa-Vubu étant le premier président à l'indépendance est un mérite en soi. Le Picsous de Masimanimba Tryphon Kin Key est un amoureux de l'argent, un corrompu. Hier il léchait les bottes de Mobutu Sese Seko, aujourd'hui avec le même logiciel il chante les louanges d'alias Joseph Kabila.

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Rome-Naples: Le nez de l'airbus A320 d'Alitalia détruit par une tempête de grêlons. L'avion d'occasion d'Alitialia peint aux couleurs de "Congo Airways" est-il fiable ?

Congo Airways son avion d'occasion d'Alitalia pose problème

Il ne suffit pas de repeindre aux couleurs nationales de la République démocratique du Congo un avion d’occasion d'Alitalia de 8 ans acheté à 25 millions de dollars américains pour que la nouvelle compagnie aérienne "Congo Airways" soit viable. Il ne suffit pas de baptiser le nom du héros national "Patrice Lumumba" qu'un avion d’occasion avec une capacité de 165 à 175 places, poussif puisse voler normalement. Fin juillet dernier, les autorités congolaises: apparatchicks, courtisans, gritots et troubadours du régime de Kinshasa, en grande pompe, s'étaient pointés à l'aéroport international de N'djili pour accueil le cercueil volant "Fula Fula" qu'Alitalia a oublié d'enlever son logo sur les fauteuils de la cabine de "Congo Airways". Si les Djaleoïstes avaient pris la peine de lire l'article italien de El Corriere Della Sera, ils ne dormiraient plus sur leurs oreilles avec leur avion d'occasion:

Airbus A320 de la compagnie Alitalia

"Le nez de l'avion a été détruit par des grains de glace gros comme des balles de tennis", a indiqué le commandant du vol AZ2016. Peu de temps après son décollage de Rome pour relier Milan (Italie), mercredi 19 août 2015, à 8 heures du matin, un Airbus A320 de la compagnie Alitalia a en effet traversé une tempête de grêle qui a sérieusement abîmé l'avant de l'appareil et contraint les pilotes à demander un atterrissage d'urgence. Quelques minutes après le décollage de l'aéroport Fiumicino à Rome, le vol AZ2016 est entré dans un nuage de grêle qui a détruit l'un des pare-brises du cockpit et le nez de l'avion, rapporte El Corriere Della Sera (en italien). Lors d'une scène impressionnante, de gros grêlons ont bruyamment frappé les vitres de l'appareil, cachant toute visibilité pour les pilotes. Les pilotes se sont alors dirigés vers le sud et ont atterri en urgence à l'aéroport de Naples, à l'opposé de leur destination, mais où les conditions météo étaient meilleures. Aucun des 111 passagers n'a été blessé. Une vingtaine d'entre eux a rejoint Milan en bus tandis que d'autres ont rebroussé chemin et sont rentrés à Rome.

Airbus A320 de la compagnie Delta Airlines

Un incident similaire aux Etats-Unis

Ce n'est pas la première fois qu'un tel accident a lieu. Le 7 août 2015, un Airbus A320 de la compagnie Delta Airlines, parti de Boston pour Salt Lake City aux Etats-Unis, a atterri en urgence à Denver après avoir subi une énorme tempête de grêlons. Une heure après son décollage, l'appareil a été pris dans un violent orage : pendant une dizaine de minutes, d'énormes grêlons ont martelé le pare-brise et la foudre a frappé l'avion à deux reprises. Les pilotes ont envoyé un message de détresse à la tour de contrôle : "Nous avons de gros problèmes, le pare-brise est sérieusement endommagé." Ils finissent par atterrir à Denver, "sans rien voir", la carlingue et les fenêtres de la cabine de pilotage couvertes d'impacts, le nez de l'appareil complètement détruit. L'analyse a montré que l'ordinateur à bord capable de détecter les orages était en panne.

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vendredi 21 août 2015

ONU: L'acteur oscarisé et Envoyé pour la paix Forest Whitaker s'exprimera devant les dirigeants des parlements du monde entier à New York

L'acteur américain Forest Whitaker dans le rôle d'un tyran: Idi Amin Dada

L'acteur Forest Whitaker a marqué notre esprit dans plusieurs des films dont "Majordome" mais surtout dans "Le Dernier Roi d'Écosse" (The Last King of Scotland) est un film britannique de Kevin Macdonald, sorti en 2006. Dernier roi d'Écosse est l'un des titres que se donnait le général Idi Amin Dada, dictateur à la tête de l'Ouganda de 1971 à 1979. C'est aussi celui du film de Kevin Macdonald, adapté du roman de Giles Foden. L'histoire d'une confrontation entre Idi Amin Dada (Forest Whitaker) et un personnage imaginaire, Nicholas Garrigan (James McAvoy).

L'acteur américain Forest Whitaker dans le rôle d'un tyran: Idi Amin Dada

Ce jeune médecin écossais est venu en Ouganda pour soigner la population. Par le plus grand des hasards sa route croise celle d'Idi Amin Dada qui s'intéresse à la culture écossaise. Séduit par la personnalité de Carrigan, le chef d'État l'engage comme médecin personnel. Fasciné par son charisme, Carrigan devient le confident puis le complice involontaire du diable en personne...

L'acteur américain Forest Whitaker dans le rôle d'un tyran: Idi Amin Dada

Dans la peau d'Idi Amin Dada, l'acteur américain Forest Whitaker est magistral. Son jeu reflète toute l'ambiguïté et la complexité du tyran. Mégalomane, paranoïaque et sanguinaire, il passe du rire à la colère, du charme enfantin à la folie meurtrière. Une interprétation sans faute récompensée en 2007 par un oscar. Peu avant de recevoir sa récompense, l'acteur confiait au Figaro combien il s'était documenté pour le rôle, « non pour imiter mais pour faire tout entrer en moi, comme des ingrédients qui se mélangent dans un contenant, je voulais le faire vivre sans le juger ».

Les préparatifs battent leur plein à l'approche de la Conférence mondiale des Présidents de parlement qui se déroulera au Siège de l'ONU à New York du 31 août au 2 septembre. La Conférence portera au premier chef sur la façon de mettre la démocratie au service de la paix et du développement durable pour construire un monde tel que le veut le peuple. Elle s'inscrit dans une série de réunions de haut niveau qui précédera le Sommet des Nations Unies de septembre et l'adoption des prochains Objectifs de développement durable.

Outre le rôle des parlements dans la mise en œuvre des ODD, les Présidents de parlement débattront aussi des défis et des opportunités rencontrés par les parlements dans leur fonction de contrôle de l'action du gouvernement, et de la poursuite des efforts pour placer l'égalité hommes-femmes au centre du travail parlementaire. Plus de 130 Présidents de parlement ont déjà confirmé leur présence à cette manifestation à laquelle assisteront aussi des centaines d'autres participants. L'inscription des Présidents et de leur délégation est possible jusqu'au 21 août.

La séance d'ouverture se déroulera en présence du Président de l'UIP, du Secrétaire général de l'ONU et du Président de l'Assemblée générale des Nations Unies et comprendra une allocution d'ouverture de M. Forest Whitaker, artiste, humaniste et Envoyé spécial de l'UNESCO pour la paix et la réconciliation. La Conférence, organisée par l'UIP tous les cinq ans, constitue un forum exceptionnel de dialogue et de coopération entre parlements au plus haut niveau.

Le 31 août, l'artiste et militant des droits sociaux Forest Whitaker appellera les dirigeants des parlements du monde entier à se mobiliser pour la paix et la prospérité, et à faire preuve de leadership politique lors d'une conférence mondiale qui se tiendra au Siège des Nations Unies, à New York.

Fondateur et président de la Whitaker Peace and Development Initiative et Envoyé spécial de l'UNESCO pour la paix et la réconciliation, Forest Whitaker prononcera l'allocution principale à l'ouverture de la quatrième Conférence mondiale des Présidents de parlement, à laquelle il participera aux côtés du Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et du Président de l'UIP, Saber Chowdhury.

Sommet mondial des dirigeants des parlements nationaux, la Conférence portera principalement sur les trois dossiers phares du moment : la démocratie, la paix et le développement. Ses résultats viendront nourrir les discussions du Sommet des Nations Unies sur le développement durable, lors duquel seront adoptés les nouveaux objectifs de développement (ODD), au mois de septembre.

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ONU: L'acteur oscarisé et Envoyé pour la paix Forest Whitaker s'exprimera devant les dirigeants des parlements du monde entier à New York

L'acteur américain Forest Whitaker dans le rôle d'un tyran: Idi Amin Dada

L'acteur Forest Whitaker a marqué notre esprit dans plusieurs des films dont "Majordome" mais surtout dans "Le Dernier Roi d'Écosse" (The Last King of Scotland) est un film britannique de Kevin Macdonald, sorti en 2006. Dernier roi d'Écosse est l'un des titres que se donnait le général Idi Amin Dada, dictateur à la tête de l'Ouganda de 1971 à 1979. C'est aussi celui du film de Kevin Macdonald, adapté du roman de Giles Foden. L'histoire d'une confrontation entre Idi Amin Dada (Forest Whitaker) et un personnage imaginaire, Nicholas Garrigan (James McAvoy).

L'acteur américain Forest Whitaker dans le rôle d'un tyran: Idi Amin Dada

Ce jeune médecin écossais est venu en Ouganda pour soigner la population. Par le plus grand des hasards sa route croise celle d'Idi Amin Dada qui s'intéresse à la culture écossaise. Séduit par la personnalité de Carrigan, le chef d'État l'engage comme médecin personnel. Fasciné par son charisme, Carrigan devient le confident puis le complice involontaire du diable en personne...

L'acteur américain Forest Whitaker dans le rôle d'un tyran: Idi Amin Dada

Dans la peau d'Idi Amin Dada, l'acteur américain Forest Whitaker est magistral. Son jeu reflète toute l'ambiguïté et la complexité du tyran. Mégalomane, paranoïaque et sanguinaire, il passe du rire à la colère, du charme enfantin à la folie meurtrière. Une interprétation sans faute récompensée en 2007 par un oscar. Peu avant de recevoir sa récompense, l'acteur confiait au Figaro combien il s'était documenté pour le rôle, « non pour imiter mais pour faire tout entrer en moi, comme des ingrédients qui se mélangent dans un contenant, je voulais le faire vivre sans le juger ».

Les préparatifs battent leur plein à l'approche de la Conférence mondiale des Présidents de parlement qui se déroulera au Siège de l'ONU à New York du 31 août au 2 septembre. La Conférence portera au premier chef sur la façon de mettre la démocratie au service de la paix et du développement durable pour construire un monde tel que le veut le peuple. Elle s'inscrit dans une série de réunions de haut niveau qui précédera le Sommet des Nations Unies de septembre et l'adoption des prochains Objectifs de développement durable.

Outre le rôle des parlements dans la mise en œuvre des ODD, les Présidents de parlement débattront aussi des défis et des opportunités rencontrés par les parlements dans leur fonction de contrôle de l'action du gouvernement, et de la poursuite des efforts pour placer l'égalité hommes-femmes au centre du travail parlementaire. Plus de 130 Présidents de parlement ont déjà confirmé leur présence à cette manifestation à laquelle assisteront aussi des centaines d'autres participants. L'inscription des Présidents et de leur délégation est possible jusqu'au 21 août.

La séance d'ouverture se déroulera en présence du Président de l'UIP, du Secrétaire général de l'ONU et du Président de l'Assemblée générale des Nations Unies et comprendra une allocution d'ouverture de M. Forest Whitaker, artiste, humaniste et Envoyé spécial de l'UNESCO pour la paix et la réconciliation. La Conférence, organisée par l'UIP tous les cinq ans, constitue un forum exceptionnel de dialogue et de coopération entre parlements au plus haut niveau.

Le 31 août, l'artiste et militant des droits sociaux Forest Whitaker appellera les dirigeants des parlements du monde entier à se mobiliser pour la paix et la prospérité, et à faire preuve de leadership politique lors d'une conférence mondiale qui se tiendra au Siège des Nations Unies, à New York.

Fondateur et président de la Whitaker Peace and Development Initiative et Envoyé spécial de l'UNESCO pour la paix et la réconciliation, Forest Whitaker prononcera l'allocution principale à l'ouverture de la quatrième Conférence mondiale des Présidents de parlement, à laquelle il participera aux côtés du Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et du Président de l'UIP, Saber Chowdhury.

Sommet mondial des dirigeants des parlements nationaux, la Conférence portera principalement sur les trois dossiers phares du moment : la démocratie, la paix et le développement. Ses résultats viendront nourrir les discussions du Sommet des Nations Unies sur le développement durable, lors duquel seront adoptés les nouveaux objectifs de développement (ODD), au mois de septembre.

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jeudi 20 août 2015

COP21: Alias Joseph Kabila réclame 21,622 milliards de dollars américains aux pays pollueurs. Après les 25 milliards spoliés planqués dans les îles Vierges britanniques, direction les îles Caïmans !

COP21-CMP11 appelée aussi « Paris 2015 » aura lieu du 30 novembre au 11 décembre 2015.

Le régime de Kinshasa compte venir les mains vides au COP21 à Paris en décembre prochain et rentrer avec un chèque de 21,622 milliards de dollars américains. Le régime d'alias Joseph Kabila veut faire payer les pays pollueurs. Les applaudisseurs Pprdiens du Parti-Etat ont bien "boutiquer" l'affaire. Sauf qu'alias Joseph Kabila qui est arrivé au Congo sans un clou, en 14 ans de règne usurpateur a planqué 25 milliards dans les îles vierges britanniques. Le Kadogo est plus riche que le dictateur Mobutu avec ses 32 ans. Rien ne nous dit que les 21, 622 milliards de dollars américains réclamés aux pays pollueurs ne finiront pas dans les îles caïmans. Avec des slogans bidon: 5 chantiers et révolution de la modernité comme si la modernité en elle-même n'est pas révolutionnaire, les congolais en bavent et ils n'en peuvent plus. Le régime de Kinshasa a chosifié, clochardisé les congolais. Malgré ses ressources naturelles : cuivre, cobalt, étain, manganèse, diamant, or, coltan, le fleuve Congo constitue la colonne vertébrale du pays...Ce paradis à cause des dirigeants véreux, imposteurs corrompus est devenu un enfer pour ses propres enfants. Les congolais de la République démocratique du Congo vivent avec 1 dollar par jour, sans eau ni l'électricité. Cette dernière est devenue une denrée tellement rare que le délestage est généralisée, sauf pour les apparatchiks, Mobutistes et Joséphistes courtisans, des sénateurs et députés godillots.

Joseph Kabila doit partir

Il faudrait plutôt concocter des projets qui protègent l'environnement en République démocratique du Congo. Pourquoi la RDC ne valorise-t-elle pas le soleil qui brille 365 jours par an sur son territoire ? Au lieu de réclamer de l'argent aux pays pollueurs pourquoi ne pas proposer des projets aux panneaux solaires qui permettront aux congolais d'avoir accès à l'électricité. Si les congolais font des feux de brousse pour transformer des arbres en braises, c'est par manque de l’électricité. Ne pas comprendre cela même si on est primairien, cela relève de mauvaise foi.

En lisant les journaux kinois, nous avons retenu ceci: "Entre 2021 et 2030, la RDC s’engage à s’adapter et atténuer les effets des changements climatiques. Concrètement, des mesures sont ou seront prises pour renforcer le stock carbone, en réduisant la déforestation et la dégradation des forêts. Pour mettre totalement son imposant massif forestier à contribution dans la lutte contre les changements climatiques, la RDC réclame 21,622 milliards de dollars américains de la part des pays pollueurs, selon le principe du pollueur payeur. En fait, le Ministre de l’Environnement et Développement durable, Bienvenu Liyota Ndjoli veut que la Conférence de Paris soutienne la vision de la Révolution de la Modernité de Kabila. Bienvenu Liyota, Ministre de l’Environnement et Développement Durable, a animé, ce mardi 18 août, une conférence de presse pour fixer l’opinion sur la contribution de la RDC à la lutte contre les effets des changements climatiques. Cela, en prévision du Sommet mondial de Paris sur les changements climatiques. En effet, la RDC entend mettre dans la balance, ses forêts, deuxième poumon vert au monde après l’Amazonie. Le problème n’est pas d’hypothéquer ou de vendre les forêts congolaises. Il n’en sera jamais question, a-t-on rassuré. En d’autres termes, le Gouvernement de la République se propose de prendre des mesures d’atténuation concernant les trois plus importants secteurs, à savoir, l’agriculture, les forêts et l’énergie. Une offre soumise à des conditions. Le pays doit accéder aux fonds suffisants et à l’appui technique nécessaire. Ces fonds, les experts rd-congolais les évaluent à 21,622 milliards de dollars américains dont 12,54 milliards pour la mise en œuvre des initiatives d’atténuation annoncées et 9,08 milliards destinés aux mesures d’adaptation. Pour la RDC, la contribution à l’effort international de lutte contre les changements climatiques doit permettre au pays d’atteindre des objectifs de croissance verte et de développement durable. Dans le domaine de l’agriculture, des initiatives portent sur la sédentarisation agricole, le développement de l’agriculture intensive et de l’agroindustriel. Dans le secteur de l’énergie, les mesures portent sur l’hydro-électrification, l’amélioration de la filière bois-énergie. Toutes ces mesures sont contenues dans le Programme d’Action National d’Adaptation. Bienvenu Liyota a affirmé, par ailleurs, que la RDC a déposé ses propositions, le samedi 15 août dernier, au Secrétariat de la Convention Cadre des Nations Unies pour le Changement Climatique. Sur les 187 pays Membres de la Conférence des Nations Unies sur les Changements Climatiques (COP 21), 59 Etats se sont déjà exécutés. Et, en Afrique, la RDC est le 6ème pays à le faire. (...) Les échanges à Paris, comme on le voit, seront par moment tendus. Car, il ne sera pas facile d’amener les pollueurs à s’assumer, en finançant les victimes de leurs actes. Cette fois-ci, un accord doit être trouvé. L’Afrique a fait bloc pour ne pas se faire rouler. La région Afrique va tenir deux réunions préparatoires au Maroc, avant le Sommet de Paris. L’objectif est d’arrondir les angles pour parler d’une seule voix. C’est très important dans la mesure où ‘‘Fonds verts Climat’’ avait prévu une dotation de l’ordre de 100 milliards de dollars en faveur des pays pauvres. Seulement 10 milliards de dollars ont été déboursés à ce jour. En réalité, les 21 milliards de dollars que réclame le Gouvernement de la RDC en contrepartie des sacrifices à endurer par le pays, ne représentent pas grand-chose. Ce n’est pas l’équivalent des forêts congolaises..

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mercredi 19 août 2015

Chine: L'ONU appelle à une plus grande transparence dans l'explosion tragique Tianjin

GENÈVE (19 Août 2015) - Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l'homme et des substances et des déchets dangereux, Baskut Tuncak, a appelé aujourd'hui le gouvernement de la Chine et les entreprises concernées à assurer une transparence totale dans l'enquête sur la catastrophe chimique à Tianjin, incluant à la fois Causes et effets de l'explosion.

Gigantesque explosion à Tianjin en Chine

"Les autorités chinoises ont également devrait évaluer les lois de savoir si la Chine pour les substances dangereuses et les droits des déchets humains sont conformes aux normes internationales, y compris le droit à l'information", a déclaré M. Tuncak, qui présentera un rapport spécial sur la droit à l'information dans le contexte des substances dangereuses pour le Conseil de droits de l'homme des Nations Unies le 16 Septembre.

Le Rapporteur spécial a noté que, en vertu des droits internationaux des normes humaines, l'État a une obligation de générer, d'évaluer, de mise à jour et diffuser des informations sur les substances dangereuses, et Les entreprises ont une responsabilité de respecter les droits humains, y compris des informations Communiquer efficacement.

"Cette catastrophe chimique Sert encore un autre exemple tragique de la nécessité de l'information sur les substances dangereuses de protéger, respecter et réaliser droits de l'homme», a déclaré l'expert.

"Le manque d'information en cas de besoin, des informations qui auraient pu atténuer ou peut-être même empêché cette catastrophe-est vraiment tragique ", at-il souligné." En outre, les restrictions signalées sur l'accès public à l'information et la liberté de la presse à la suite de la santé et la sécurité sont profondément troublant, particulièrement dans la mesure où elle risque d'accroître le nombre de victimes de cette catastrophe.

"M. Tuncak a souligné que" des informations sur les substances dangereuses doivent être disponibles et accessibles afin de protéger et de respecter les droits à la vie, de la santé, une participation significative et un public de recours effectif , ainsi que des libertés d'expression et de la presse.

Après les images apocalyptiques des explosions de Tianjin, les autorités chinoises n'ont livré que très peu de détails et la censure balayait l'internet local, un manque de transparence illustrant la manière typique dont Pékin verrouille l'information et supervise la propagande à chaque désastre.

Barrières de flammes, voitures calcinées, conteneurs éventrés et décombres de bâtiments encore fumants : le paysage de désolation d'après les explosions survenues mercredi dans une zone portuaire à 140 km de Pékin a choqué l'opinion publique chinoise. Et très rapidement suscité de vives interrogations sur les risques d'émanations toxiques.

Pourtant, face aux inquiétudes et aux questions légitimes sur les causes du désastre, les réponses apportées par les autorités au gré de communications au compte-gouttes apparaissent bien maigres.

"Ils ont sans doute été dépassés", commente Nicholas Dynon, professeur de l'université de Macquarie de Sydney et expert des médias chinois. Grâce aux réseaux sociaux, "les nouvelles et les images ont été diffusées avant que (le gouvernement) ait pu contenir quoique ce soit", a-t-il déclaré à l'AFP.

Le Parti communiste chinois (PCC) a toutefois vite repris la main en dictant aux médias d'Etat la ligne officielle... qui ne varie pas d'une catastrophe à l'autre.

Lors du tremblement de terre historique au Sichuan en 2008, du déraillement d'un train à Wenzhou en 2011, d'une explosion dans une usine de pièces automobiles l'an dernier, ou d'un naufrage sur le fleuve Yangtsé en juin, on a assisté aux mêmes procédés de propagande-dissimulation.

"Ils ont recours à des procédures connues de longue date", explique Willy Lam, spécialiste de politique chinoise à l'Université de Hong Kong. Dans le cas de Tianjin, "il y a un manque patent de transparence. Ils ne veulent pas publier toutes les informations à la fois, et cherchent surtout à calmer le public. L'ampleur réelle du désastre n'a pas été dévoilée pour l'instant", souligne-t-il.

En août 2014, après une explosion dans une usine de pièces automobiles à Kunshan, près de Shanghai, les autorités avaient d'abord annoncé quelque 70 victimes. Ce n'est que fin décembre, cinq mois plus tard, qu'un bilan définitif de 146 morts a été publié.

Les médias officiels chinois font aussi la part belle aux histoires positives, se concentrant sur les efforts des secours... à l'image du pompier disparu dans le brasier de Tianjin et retrouvé vivant vendredi dernier matin.

Mais les autorités n'ont donné d'informations détaillées ni sur la cause des explosions ni sur les produits chimiques les ayant provoquées, ni surtout sur leurs effets potentiels pour la santé des riverains et l'environnement.

Après sa présentation lors d'une conférence de presse jeudi, le directeur du bureau de la protection de l'environnement de Tianjin semblait mal préparé à répondre aux questions des journalistes. Il a jeté des regards incertains aux autres responsables présents... avant que la retransmission de la conférence à la télévision soit stoppée nette.

Tout en appelant à la transparence, le quotidien officiel Global Times a surtout recommandé la patience tant que se poursuivent les opérations de secours.

De façon symptomatique, une base de données sur les entreprises basées à Tianjin est devenue inaccessible sur internet juste après les explosions. Et une vaste censure balayait les réseaux sociaux. Selon un logiciel mis en place par des chercheurs de l'université de Hong Kong, les messages avec le mot clef "responsabilité" (celle des autorités) étaient notamment effacés par les censeurs.

"J'espère que le gouvernement livrera la vérité au public", écrivait un internaute. "A quoi bon faire des conférences de presse si vous ne savez même pas que des stocks de substances dangereuses doivent être entreposés loin des lieux d'habitation?", s'insurgeait un autre. Un troisième s'interrogeait sur un bilan jugé très limité étant donné la puissance des déflagrations. Tous leurs messages ont disparu peu avoir été mis en ligne.

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Paris-La-Défense: Freddy Kita lance la campagne "Congo Désir" pour barrer la route aux Vuvuzélateurs anti-constitutionnels

Paris-la Défense, mardi 18 août 2015, Freddy Kita, Secrétaire Général de Démocratie Chrétienne, a lancé la campagne "Congo Désir". Photo Réveil FM International

"Démocratie Chrétienne lance officiellement dès aujourd'hui la campagne "Congo Désir" sur toute l'étendue du territoire de la République démocratique du Congo, au sein de sa diaspora très engagée, auprès des amis du Congo et sans oublier ceux là qui ont choisis la RDC comme leur deuxième patrie. Congo Désir n'est pas un parti politique de plus mais plutôt un mouvement citoyen, populaire qui doit fédérer toutes les sensibilités qui doivent barrer la route aux anti-constitutionnels qui veulent continuer à diriger par défi en violant impunément la Constitution"."Congo Désir est à lui seul tout un programme !

Gorgés de suffisance et d'arrogance, les Vuvuzélateurs et perroquets du régime de Kinshasa ont pris en otage le peuple congolais. Face aux Kulunas cravatés et costumés, des girouettes politiques et inconscients de la République prêts à vendre père, mère, femme et enfants pour se retrouver au pouvoir. Face à des pseudo-intellectuels corrompus jusqu'à la moelle épinière qui ont majestueusement échoué dans leur mission d'éveil de conscience, "Congo Désir" est un leitmotiv.

face aux aplaventristes, mangeurs à tous les râteliers et rampeurs pour ramasser des miettes sous la table d'alias Joseph Kabila,"Congo Désir" se veut mouvement citoyen qui encourage la démocratie participative.

Face aux Djaleloïstes non honteux qui écument la policaillerie congolaise, qui se caressent le ventre au lieu de réfléchir avec le cerveau pour trouver des solutions aux problèmes politico-socio-économiques, "Congo Désir" est le fer de lance pour un sursaut citoyen afin de permettre aux congolais de s'approprier leur destin commun.

Voici la déclaration de Freddy Kita pour le lancement de la campagne "Congo Désir":

Mesdames, mesdemoiselles et messieurs,

Mes très chers compatriotes,

Mesdames et messieurs de la presse,

La crise politique, sécuritaire, économique et sociale en République Démocratique du Congo ne fait que s’aggraver et cela constitue une menace aussi bien pour la population congolaise que pour les autres peuples d’ Afrique. Au Congo-Kinshasa, l’actuel président sortant, M. Joseph Kabila, multiplie les stratégies du chaos afin de se maintenir au pouvoir au delà de son deuxième mandat, alors qu'il s’était déjà prévalu d’un mandat « de fait », de 2001 à 2006 et de deux « mandats électifs » contestés. Les stratégies ourdies par ses laboratoires diaboliques visent ce qu’on appelle à Kinshasa le « glissement » qui en réalité devrait être défini, plus correctement, comme la tentative d’un coup d’état permanent visant à se pérenniser à la tête de l’état congolais, confisquant le pouvoir qui appartient au peuple souverain.

L’impasse politique actuelle est caractérisée par l’absence d'un véritable processus électoral, l’absence de dialogue politique ainsi que la répression politique dont la manifestation la plus évidente est la présence de nombreux prisonniers politiques et d’opinion dont la faute consiste à réclamer plus de liberté, plus de démocratie et le respect de la Constitution en vigueur.

En République Démocratique du Congo, toute voix dissidente fait l’objet de menaces et intimidations ; la presse est censurée et les médias publics sont au service exclusif de la majorité factice et fantoche au pouvoir. En ce moment, en RDC, une politique-spectacle est mise en place pour essayer de convaincre surtout la communauté internationale qu’au Congo-Kinshasa on est en train d’organiser des élections alors qu’un véritable et cohérent processus électoral est complètement absent, le calendrier électoral élaboré par l’actuelle commission électorale dite « indépendante » , CENI en sigle, est déjà caduc et dépassé alors que les ressources financières budgétisées depuis 2012 pour les élections – plus de 700 millions de dollars – ont été détournés et la majorité au pouvoir ose se prévaloir de ses propres turpitudes pour soutenir qu’il n’y a pas d’argent pour les élections et justifier ainsi le dépassement de la durée du mandat de M. Kabila, et l'absence prolongée du président de la CENI n'inquiète elle pas la majorité au pouvoir?

Certaines voix se sont levées pour qu’un dialogue politique se tienne afin qu’on puisse tenir les élections les plus importantes dans le respect du délais constitutionnel; mais après avoir compris que la majorité de l’opposition et des forces vives de la nation s’opposent à toute idée de prolongation du mandat de l’actuel « président » sortant, celui-ci hésite et il est en train de plonger le pays dans une impasse politique caractérisée par l’absence aussi bien de dialogue politique que d’élections.

A Cette impasse politique, qui constitue une menace pour la paix en RDC, s’ajoute un climat d'insécurité tendu, caractérisé par la présence de groupes armés qui massacrent à l’arme blanche la population de l’Est de la RDC, alors qu’à l’Ouest et dans la ville province de Kinshasa, la violence policière avec la découverte de fosses communes de plus de 426 corps inhumées la nuit par des militaires, à la périphérie de Kinshasa, à Maluku et à Kimwenza sont les résultats de la répression militaire des manifestations de masse contre le changement de la Constitution de Janvier 2015.

Le peuple congolais ne pourra accepter plus longtemps cette situation de tentative de coup d’Etat permanent qui passe, entre autre, par :

1. un démembrement de certaines provinces, sans préparation financière ni logistique, qui risque de constituer un obstacle insurmontable pour la tenue des élections provinciales et locales, donne enfin raison à tous ceux qui crient à la non balkanisation de la RDC.

2. le détournement des fonds pour les élections, alors que la communauté internationale n’est pas disposée à financer des élections dont le calendrier est irréaliste et contraire aux priorités du pays, comme la subordination de l’élection présidentielle à des élections locales qui ne se sont jamais tenue depuis 14 ans que M Kabila est au pouvoir;

3. l’exclusion de millions d’électeurs en droit de vote et majeurs d’âges mais qui n’auront pas le droit de voter en violation de l’art. 5 de la Constitution;

4. le manque de transparence et l'inclusivité du Fichier électoral, le seul au monde dont le nombre d’électeurs diminue en 5 ans, plutôt que d'augmenter, dans un pays comme le Congo-Kinshasa avec une démographie galopante. 5. Les entraves à la fiabilisation du Fichier Électoral, dont l’Organisation Mondial de la Francophonie en est témoin.

Et quand on se demande quel est le bilan de M. Kabila qui veut à tout prix s’accrocher au pouvoir, un seul constat saute à nos yeux :

la RDC demeure le pays le plus pauvre au monde par revenu pro-capita, selon les statistiques du FMI de 2015, avec un revenu par habitant de peu supérieur à 300 dollars par an.

Mr.Kabila n’a pas corrigé le paradoxe du pays le plus riche au monde en ressources naturelles mais qui a le taux de concentration de pauvreté le plus élevé au monde; bien au contraire, sous sa gouvernance la fracture sociale entre le détenteurs du pouvoir extrêmement riches et les masses toujours plus démunies, n’a fait qu’accroître. Alors que les ténors du régime Kabiliste vantent une croissance macro-économique à deux chiffres, les analystes sérieux parlent plutôt de fuites de capitaux qui avoisinent les 4 milliards de dollars par an, alors que le budget national ne dépasse pas les 9 milliards de dollars.

En d’autres termes, le triste célèbre « économie de comptoir » qui se caractérise par une totale absence de production interne de biens et des services, est présentée comme une croissance économique alors que les capitaux accumulés par les protégés du pouvoir aux îles Vierges ou bien aux îles Caïmans n’apportent rien au peuple congolais.

Un Congo Démocratique sans alternance politique continuera à être un Congo instable, ravagé par l’insécurité intérieure et extérieure, où des milliers des victimes risquent de s’ajouter aux 9 millions de morts qui ont endeuillés la RDC depuis 1996.

Le peuple congolais ne mérite pas cela.

L’Afrique ne peut changer sans un nouveau Congo.

Voilà pourquoi la Démocratie Chrétienne congolaise soutient l’alternance politique ainsi que la fin du cycle de prise et conservation du pouvoir par les seigneurs de guerre.

Un nouveau cycle politique en RDC et en Afrique requiert le respect de limite de mandat constitutionnel et l’arrêt des stratégies de coup d’état permanent visant à instaurer le chaos par le blocage du processus électoral ainsi que le maintien au pouvoir « de ipso facto » des actuels présidents :

nous citons le cas du Rwanda, du Burundi et d’autres pays qui font face à ce même problème.

En ce qui concerne la RDC, la multiplication des subterfuges pour établir une présidence à vie nous fait penser que les pressions diplomatiques ne sont pas suffisantes pour faire reculer les plans néfastes conjugués pour pérenniser le pouvoir de M. Kabila.

Craignant la capacité de mobilisation de l’opposition progressiste, M. Kabila maintient en prison des leaders politiques de calibre dont l’opposant Eugène Diomi Ndongala, Président de la Démocratie Chrétienne, initiateur et porte de la majorité présidentielle populaire, des défenseurs des droits de l’homme comme Christopher Ngoy et tant d’autres, car il craint la réaction de la population et la capacité de mobilisation des leaders dissidents.

Au Rwanda, M. Kagame fait la même chose en maintenant en prison M.me Victorine Ingabire ; M. Nkurunziza, au Burundi, embastille ceux qui se sont opposés et s’opposent à sa parodie d’élection.

En RDC, une crise politique de grande envergure s’annonce face à l’apathie scélérate de ceux qui, ayant échoué à modifier la Constitution, veulent désormais se maintenir « de ipso facto » au pouvoir, sans élections.

Le moment est venu, pour la communauté nationale et internationale, de se saisir de cette situation explosive, sanctionnant ceux qui s’opposent à l’alternance politique à la tête des pays africains, car les présidences à vie ne sont rien de moins que des dictatures caractérisées par la gabegie financière et la corruption, la violation aussi bien des droits de l’homme que des droits civils et politiques des citoyens africains.

En effet, même si beaucoup de pays africains sont signataires du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques, peu de citoyens africains en connaissent le contenu. Même si le combat pour la défense des droits de l’homme est nécessaire aujourd’hui en Afrique, le moment est venu de revendiquer aussi celui pour le respect des droits civils et politique des peuples africains.

A cet effet, le Président de la Démocratie Chrétienne, Eugène Diomi Ndongala, prisonnier politique personnel de M. Kabila, à été obligé de saisir le Comité international des Droits de l’Homme de Genève justement pour porter plainte contre le régime Kabila pour violation des dispositions du « Pacte International Relatif aux Droits Civils et politiques » et nous sommes certains que cette procédure aboutira à sa libération et la condamnation de ce régime liberticide.

Mais l’implication de la communauté internationale ne suffit pas, à elle-seule, à contrer les ambitions démesurées des « Présidents » souvent issus de rebellions armées et qui essayent de conserver le pouvoir par tous les moyens, si les populations africaines ne leurs font pas barrage, comme le courageux peuple du Burkina Faso nous à appris, mettant ainsi un terme à la tentative de coup d’Etat constitutionnelle de M. Blaise Compaoré.

En RDC, le peuple congolais est déjà descendu dans la rue et il a dû affronter, les mains nues, les chars de combat et les kalachnikovs des forces armées congolaises. La particularité de la situation en RDC est caractérisée par le constat que les stratégies de « glissement » inconstitutionnel du mandat présidentiel se multiplient et se combinent, au risque d’embraser le pays avec effets dévastateurs pour son unité et sa cohésion nationale qui est très déjà fragile.

La Démocratie Chrétienne demande au peuple congolais de défendre son droit à un futur meilleur conformément à notre hymne national "débout congolais" et à l’art. 64 de la Constitution, qui l’autorise à s’opposer à quiconque complote pour conserver le pouvoir par la force, et aux autres peuples d’Afrique de s’approprier de ses droits civils et politiques.

Raison pour laquelle Démocratie Chrétienne lance officiellement dès aujourd'hui la campagne "Congo Désir" sur toute l'étendue du territoire de la RDC, au sein de sa diaspora très engagée, auprès des amis du Congo et sans oublier ceux là qui ont choisis la RDC comme leur deuxième patrie.

Congo Désir n'est pas un parti politique de plus mais plutôt un mouvement citoyen, populaire qui doit fédérer toutes les sensibilités qui doivent barrer la route aux anti-constitutionnels qui veulent continuer à diriger par défi en violant impunément la Constitution.

Avec ses 450 tribus, la RDC appartient à tous les Congolais ; enfants, jeunes et personnes âgées. La RDC va très mal. les Congolais doivent se prendre en charge. Le sursaut face aux soubresauts, c'est Congo Désir.

La RDC qui a connu plusieurs dictatures n'a plus besoin d'un homme fort providentiel qui se croit au dessus de la Constitution et des lois qui régissent le pays et prend en otage tout un peuple. Le Congo a besoin des institutions fortes ancrées dans la bonne gouvernance, la démocratie, le respect des droits humains et des droits civils et politiques. C’est pourquoi, les congolais doivent se mobiliser pour défendre le processus de démocratisation menacé par ceux qui veulent instaurer au Congo-Kinshasa une monarchie à vie. C’est aussi cela la motivation qui a poussé la Démocratie Chrétienne à lancer la campagne citoyenne appelé « Congo Désir« , car nous aimons les Congo dans son ensemble et nous nous refusons d’idolâtrer des individus.

La Démocratie Chrétienne veut aussi attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur le fait que l’Afrique Centrale est en train d'accroître ses dépenses militaires et la menace de nouveaux conflits pèse aussi bien sur les populations civiles que les états qui entourent la RDC, en ce moment si délicat où l’alternance et l’alternative politiques sont combattues par certains dirigeants africains prêts à sacrifier la paix et la stabilité de leurs pays sur l’autel de la confiscation personnelle du pouvoir d’état

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lundi 17 août 2015

CPI: Sidiki Kaba, Président de l'Assemblée des États Parties a rencontré Madame Zuma, la Présidente de la Commission de l'Union africaine à Addis-Abeba !

65 ans, Sidiki Kaba est un avocat de renom qui eut à défendre Alassane Ouattara, Idrissa Seck ou encore les victimes de Hissène Habré, infatigable défenseur des droits de l’homme connu sur tout le continent et même au-delà, il a présidé la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme entre 2001 et 2007. Sidiki Kaba, le président de l’Assemblée des Etats parties à la CPI, est le Garde des Sceaux, ministre de la Justice sénégalais.

Addis-Abeba, Sidiki Kaba reçu par Madame Dlamini Zuma, Présidente de la commission de l'Union africaine

Le 13 août 2015, S.E. M. Sidiki Kaba, Président de l'Assemblée des États Parties au Statut de Rome («l'Assemblée») de la Cour pénale internationale («la Cour»), s’est rendu à Addis Ababa (Ethiopie) pour rencontrer S.E. Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, Présidente de la Commission de l'Union africaine. Lors de leurs échanges, le Président de l’Assemblée lui a présenté les axes prioritaires de son mandat et souligné le besoin d’insuffler une nouvelle dynamique aux relations entre l’Afrique et la Cour. Il a également insisté sur la nécessité de renforcer les capacités judiciaires des Etats pour prévenir la perpétration et assurer la répression des crimes les plus graves relevant de la compétence du Statut de Rome.

Le Président Sidiki Kaba a également rencontré le Bureau du Comité des représentants permanents auprès de l’Union africaine (COREP) et les Présidents des groupes régionaux africains, en présence de Mme Djenna Djarra, Secrétaire exécutif de la Commission. Lors de cette réunion, le Président de l’Assemblée a salué les efforts déployés par l'Union africaine pour lutter contre l’impunité.

En outre, le Président Kaba s’est également entretenu avec M. Haile Menkerios, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies auprès l’Union africaine, avec qu’il a eu des discussions fructueuses sur les efforts consentis par les Nations Unies pour consolider la paix en Afrique. À cet égard, il a réitéré que la justice est un vecteur essentiel pour assurer la paix durable et briser les cycles de violence qui se nourrissent de l'impunité.

Le Président Kaba a également rencontré la Délégation de l'Union Européenne et les représentants des Etats membres de l'Union européenne à Addis-Abeba, ainsi que les représentants du Groupe de l'Amérique Latine et des Caraïbes accrédités en Ethiopie. Au cours de ces réunions, il les a exhorté à continuer de soutenir la Cour.

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RDC: Le cercueil volant "Fula Fula" de la nouvelle compagnie aérienne Congo Airways déjà sur liste noire de l'Union européenne

Le cercueil volant de Congo Airways acheté à Alitalia

Depuis 2007, 65 crashes ont tué au moins 210 passagers et membres d’équipage en République démocratique du Congo. Plus riche que le Maréchal Mobutu avec ses 32 ans de dictature féroce, alias Joseph Kabila planque plus de 25 milliards de dollars américains dans les îles vierges britanniques. Le Kadogo qui est arrivé au Congo avec des bottes de jardinier et un kalachnikov en bandoulière est devenu en 14 ans de règne d'imposture, d'usurpation et défi plus riche que riche.

Le cercueil volant de Congo Airways acheté à Alitalia

Le cercueil volant de Congo Airways acheté à Alitalia

L'ironie du sort est que la République démocratique du Congo a acheté deux Airbus A320 d'occasion auprès du transporteur italien Alitalia pour la compagnie aérienne nationale Congo Airways. Le montant de la transaction est estimé à 50 millions de dollars. Des clopinettes pour deux vieux coucous qui valent déjà à la République démocratique du Congo l'interdiction de survol d l'espace aérien européen. Deux cercueils volants "Fula Fula".

Crashes à répétition

Les accidents d’avion se produisent régulièrement en République démocratique du Congo. A quoi acheter des avions d'occasion qui risquent de se crasher et ternir encore une fois l'image du pays. Un rappel peut nous aider:

Un avion-cargo s’est écrasé dimanche 28 décembre sur la montagne de Kafinda, à 25 kilomètres de la cité d’Uvira (Sud-Kivu). Cet appareil de marque Antonov 4 ASS a percuté la montagne avant de prendre feu. Des sources militaires avancent un bilan provisoire de 6 morts, tous membres de l’équipage. Les causes de l’accident ne sont pas encore connues ni le nombre de passagers qui étaient à bord de l’appareil. L’accident s’est produit vers 3 heures du matin, quelques minutes seulement après le décollage de l’appareil de l’aéroport de Bujumbura au Burundi. Les autorités territoriales d’Uvira affirment que l’avion provenait d’Entebbe en Ouganda et se rendait à destination de Pointe noire, au Congo Brazzaville. Il avait fait une escale à l’aéroport de Bujumbura pour se ravitailler. C’est en survolant Uvira que l’appareil aurait percuté le sommet de la montagne Kafinda avant d’aller terminer sa course dans la forêt. Selon les habitants du village de Kataka, proche du lieu du drame, on pouvait encore observer de la fumée se dégager de l’épave de l’avion dimanche dans la soirée. D’autres témoins, notamment des pêcheurs qui se trouvaient la même nuit sur le lac Tanganyika, affirment avoir aperçu l’avion en détresse vers 1 heure du matin. Selon eux, l’engin volait à très basse altitude avant la catastrophe. L’administrateur du territoire d’Uvira, Samuel Lunganga Lenga, indique qu’il est difficile pour l’instant de déterminer l’identité de 6 membres de l’équipage décédés dans le drame.

Le président de l’Assemblée nationale, le ministre des Affaires étrangères, certains députés nationaux ainsi que d’autres personnalités congolaises ont échappé mardi 2 décembre 2014 à un crash. L’avion du gouvernement congolais qui les ramenait de Dakar où ils ont participé au XVe sommet de la Francophonie a connu un déséquilibre alors qu’il était en plein vol. Un communiqué lu au cours de la plénière de l’Assemblée nationale indique que ce déséquilibre a été causé par la « déflagration » d’un hublot. Le pilote aurait alors décidé de ramener l’appareil à Dakar pour éviter une catastrophe. Prenant la parole dans le cadre d’une motion d’information à la suite de cet incident, Jean-Claude Vuemba avait demandé que le ministre de Transports soit entendu par les députés nationaux à ce sujet. « Admettons que c’était n’importe quel aéronef d’une autre société. Est-ce qu’on aurait pu se taire ? C’est pour cela que nous nous sommes dits qu’il doit y avoir une invitation du ministre. Vous vous rendez compte que l’hublot a été déchiqueté. Ils étaient déjà en vol. N’eût été la maîtrise de ce pilote, je crois hélas qu’on aurait pu franchir un cap de détresse grave », avait affirmé Jean-Claude Vuemba. Le député avait dit attendre du ministre qu’il lise le rapport que ses services lui auront donné. Mais il avait également affirmé avoir des questions à poser au sujet de l’avion. « Cet aéronef est un aéronef du gouvernement. Où est-ce qu’il a été acheté ? Est-ce que le contrôle technique continue ? On ne peut pas commencer à mettre les autorités de la RDC dans des avions peu sûrs », avait-t-il déclaré.

Mis en service début décembre 2014, un des deux drones d'observation de la Mission de l'ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco) s'est écrasé mercredi lors de son atterrissage à l'aéroport de Goma. L'accident n'a pas fait de victime. "Nous avons enregistré l’accident d’un aéronef sans pilote […] de retour de mission, a annoncé, le 15 janvier, le colonel Prosper Basse, porte-parole militaire de la Monusco lors d’une conférence de presse à Kinshasa, heureusement, il n’y a pas eu de blessé ni de mort". "Nous sommes en train de mener des enquêtes pour savoir quelle est la cause technique à l’origine de cet accident", avait-t-il ajouté. Selon une source au sein de la Monusco, "l’accident a eu lieu vers 11 heures à l’atterrissage à l’aéroport de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu". Il s’agirait d’un problème technique a priori. "L’appareil a été complètement détruit", avait commenté un officier de la force aérienne congolaise à l’aéroport de Goma. La Monusco est la première force de l’ONU à utiliser des drones. Ceux-ci avaient été lancés en fanfare début décembre. Le chef des opérations de maintien de la paix des Nations unies avait alors déclaré que ces appareils étaient un outil incomparable pour pouvoir s’attaquer aux nombreux groupes armés actifs dans les régions du Nord et du Sud-Kivu et que les Casques bleus ont pour mission de neutraliser. À terme, la Monusco doit être dotée de cinq drones d’observation fabriqués par Selex ES, filiale du groupe italien d’aéronautique et de défense Finmeccanica.

Octobre 2012 : un avion de la Cetraca aviation service (CAS) rate son atterrissage à l’aérodrome de Ruenda dans la ville de Butembo au Nord-Kivu. Le pilote réussit à immobiliser l’appareil, un LT 410, au bout de la piste. Quinze passagers et trois membres d’équipage sont sains et saufs.

Février 2012 : un avion s’écrase au bout de la piste de l’aéroport de Kavumu (Bukavu) dans l’est de la RDC. Six personnes sont tuées dans l’accident dont Augustin Katumba Mwanke, l’un des conseillers le plus influents du président Kabila.

Janvier 2012 : un Antonov 28 de la compagnie Tracep Congo fait un crash à10 km à vol d’oiseau de Namoya dans la province du Maniema. Six mois plus tôt, un autre appareil appartenant à la même compagnie s’était crashé dans le parc national de Kahuzi Biega. Tous les membres d’équipage avaient péri.

Juillet 2011 : un Boeing 727 de la compagnie Hewa Bora s’écrase à Kisangani dans la Province-Orientale, au Nord-Est de la RDC. Soixante quatorze morts sont enregistrés. Les premiers éléments de l’enquête privilégient deux pistes, celles d’une erreur de guidage et de surcharge de l’appareil. La compagnie a été fermée depuis cet accident, les autorités ayant retiré son permis d’exploitation. Fly Congo, une autre compagnie aérienne, est né des cendres de Hewa Bora début 2012. Avant de fusionner avec CAA, fin 2012, pour créer Fly CAA.

Août 2010 : un Let-410 de la compagnie privée Filair appartenant à un homme d’affaires belge s’écrase dans un quartier résidentiel de la ville de Bandundu dans l’ouest de la RDC. L’appareil aurait connu une panne sèche, selon les techniciens d’aviation contactés sur le lieu du drame. Le propriétaire de l’appareil périt dans cet accident.

Avril 2010 : un Antonov de la Monusco, la Mission des Nations unies en RDC, rate son atterrissage à l’aéroport de N’djili à Kinshasa et tue 31 personnes. Un passager a survécu à cette catastrophe aérienne consécutive au mauvais temps. Ce fut le premier crash d’un avion de la Monusco, dont la flotte est réputée pour sa sécurité, depuis 11 ans.

Novembre 2009 : un avion de la CAA qui transporte 117 passagers dont le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, atterrit en catastrophe au bout de la piste de l’aéroport de Goma et termine sa course dans la lave asséchée du volcan Nyiragongo. Aucun mort. 20 blessés enregistrés.

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vendredi 14 août 2015

Vampiro-Mobutistes: Dominique Sakombi "Buka Lokuta" était le créateur des dieux, Tryphon Kin Key Mulumba un fayot aplaventriste, un mangeriste opportuniste

Le ventripotent opportuniste Tryphon Kin Key Mulumba "Asila Soni"

L'esprit des vampires Mobutistes plane toujours, il est ancré dans le régime usurpateur de Kinshasa. Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta" avait réussi à faire croire aux Zaïrois que nous étions que Mobutu était un demi-dieu en le faisant apparaître sur les nuages. Cela a durant 32 ans de dictature mobutienne. Le ventripotent Kin Key Mulumba fait encore très fort. En l'écoutant sur TV5 Monde, nous pouvions fermer les yeux et remplacer le nom d'alias Joseph Kabila par celui de Mobutu, c'était pareil. Ventripotent, mangeriste et opportuniste Tryphon Kin Key Mulumba fait partie des "Bakalaka Ba Sundola Mayele Pe Ba Zanga Soni". Tout flatteur vit au dépend de celui qui l'écoute. Alias "Joseph Kabila ne s'appartient pas (...) Nous devons faire l'économie de la contestation électorale..."Avec le corrompu Tryphon Kin Key Mulumba, c'est toujours du réchauffé ! Ce type de langage le ressortissant de Masimanimba dans le Bandundu l'avait tenu vers la fin du règne du Maréchal Mobutu. Tryphon Kin Key, le dernier ministre de l'information de Mobutu lorsqu'il avait détalé en 1997 en traversant le fleuve congo à pieds, il avait même oublié de dire au revoir au Maréchal. Aujourd'hui, l'aplaventriste opportuniste récidive avec alias Joseph Kabila. Ignore-t-il que les mêmes causes produisent les mêmes effets?

Si Tryphon Kin Key Mulumba "Asila Soni" a créé "Kabila Désir" pour soutirer de l'argent à celui qui règne par défi sur le trône de la République démocratique du Congo, a-t-il eu l'outrecuidance de poser la question aux Congolais sur le glissement du régime d'alias Joseph Kabila ? Comment Kin Key Mulumba ne peut-il pas comprendre que dans un pays l'alternance politique est essentielle ? N'est-ce pas dangereux dans un pays de se prendre pour le seul indispensable ? Qui a dit au vampire mobutiste que le peuple congolais veut qu'alias Joseph Kabila puisse rempiler après ses deux mandats chaotiques en 2016 ? Tryphon Kin Key Mulumba continue-t-il à fumer la moquette pour sortir des niaiseries pareilles ? Alias Joseph Kabila doit respecter la Constitution ! Il doit partir et dégager. Le Congo ne lui appartient pas ni à son fayot d'opportuniste: Kin Key Mulumba.

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ONU: La Suisse épinglé par le Comité contre la torture

Drapeau suisse

1. Le Comité contre la torture a examiné le septième rapport périodique de la Suisse (CAT/C/CHE/7), à ses 1336e et 1339e séances, les 3 et 4 août 2015 (voir CAT/C/SR.1336 et 1339), et a adopté les observations finales ci-après à sa 1352e séance, le 13 août 2015.

A. Introduction

2. Le Comité sait gré à l’État partie d’avoir accepté la procédure facultative pour l’établissement des rapports car elle permet de mieux cibler le dialogue entre l’État partie et le Comité.

3. Le Comité se félicite du dialogue franc et constructif qu’il a eu avec la délégation de l’État partie, et remercie celle-ci pour les réponses détaillées apportées aux questions posées et aux préoccupations exprimées par les membres du Comité.

B. Aspects positifs

4. Le Comité constate avec satisfaction que l’État partie a ratifié la Convention relative aux droits des personnes handicapées, en 2014.

5. Le Comité accueille avec satisfaction les mesures législatives mises en place par l’État partie de façon à donner effet à la Convention, notamment: a) L’adoption en 2010 d’une loi fédérale sur la coordination entre la procédure d’asile et la procédure d’extradition;

b) L’adoption du Code de procédure pénale suisse, entré en vigueur en 2011, qui notamment consacre « l’avocat de la première heure »;

c) L’adoption en 2011 d’une norme pénale contre la mutilation d’organes génitaux féminins.

6. Le Comité salue également les autres efforts que déploie l’État partie pour donner effet à la Convention, notamment:

a) L’adoption, en 2012, d’un Plan d’action national contre la traite des êtres humains (2012-2014) et l’organisation en 2013 de la première campagne nationale de sensibilisation à la traite;

b) L’adoption, en 2013, d’un programme national de lutte contre les mariages forcés (2013-2018);

c) L’adoption, en 2013, d’une convention entre la Cour de justice, le Tribunal pénal et le Ministère public, régulant les mesures de substitution à la détention.

C. Principaux sujets de préoccupation et recommandations

Définition et incrimination de la torture

7. Le Comité reste préoccupé par la position de l’Etat partie qui ne considère pas nécessaire l’introduction de la torture comme crime spécifique de droit commun, malgré la recommandation du Comité réitérée dans ses observations finales précédentes (CAT/C/CR/34/CHE, paras. 4(b) et 5(a) et CAT/C/CHE/CO/6, par. 5).

Bien que des comportements pouvant être qualifiés d’actes de torture sont sanctionnés par différent articles du Code pénal, le Comité est d’avis que l’absence de criminalisation de la torture comme infraction pénale spécifique, recouvrant l’ensemble des éléments de la définition de l’article premier de la Convention, crée un vide juridique ouvrant la voie à l’impunité (art. 1 et 4).

Le Comité réitère la recommandation qu’il avait faite à l’Etat partie d’ériger la torture en infraction pénale, en des termes pleinement conformes à l’article premier de la Convention, et de faire en sorte que les peines applicables pour des actes de torture soient à la mesure de la gravité de ce crime. Le Comité attire l’attention de l’État partie sur son Observation générale no 2 (2007), relative à l’application de l’article 2 par les États parties, dans laquelle il souligne qu’une définition de la torture la distinguant des autres infractions, a un effet préventif (CAT/C/GC/2, par. 11).

Garanties juridiques fondamentales

8. Toute en saluant l’introduction de « l’avocat de la première heure » (par. 5 b) ci-dessus), le Comité note que ce droit ne s’applique que dès le début de « l’arrestation provisoire » en matière d’enquête pour des crimes ou délits.

Le Comité demeure préoccupé par l’absence du droit à l’assistance d’un avocat dans le cadre de la procédure « d’appréhension ».

Dans la pratique, des cas ont été signalés dans lesquels des personnes privées de liberté n’ont pas pu prévenir un proche de leur situation, être examinées par un médecin ou être informées de leurs droits dès le début de la privation de liberté (art. 2). Le Comité recommande à l’État partie d’adopter des mesures efficaces pour garantir que toute personne privée de liberté dispose, dans la pratique et dès le début de la privation de liberté, de toutes les garanties juridiques fondamentales, à savoir, le droit d’avoir accès à un avocat, celui de prévenir ses proches ou d’autres personnes de son choix, et celui de pouvoir bénéficier d’un examen médical indépendant par un médecin de son choix.

Institution nationale des droits de l’homme et mécanisme national de prévention

9. Le Comité prend note avec satisfaction des informations fournies par la délégation confirmant que l’Etat partie prendra une décision finale sur la création d’une institution permanente de défense des droits de l’homme à la fin de l’année 2015.

A cet égard, le Comité rappelle l’importance d’établir le plus vite possible une institution nationale pleinement conforme aux Principes de Paris (résolution 48/134 de l’Assemblée générale, en date du 20 décembre de 1993, annexe) pour renforcer l’exécution des obligations émanant de la Convention par les différents cantons. Le Comité prend note également des informations concernant le manque de ressources financières suffisantes allouées à la Commission Nationale de Prévention de la Torture (CNPT), établie comme mécanisme national de prévention en vertu du Protocole facultatif se rapportant à la Convention (art. 2).

Le Comité recommande à l’État partie d’accélérer la procédure de mise en place d’une véritable institution nationale de défense des droits de l’homme dotée d’un mandat conforme aux Principes de Paris et de fournir à cette institution les ressources humaines et financières nécessaires. L’Etat partie devrait aussi fournir les ressources nécessaires à la CNPT pour lui permettre de s’acquitter efficacement du mandat de mécanisme national de prévention.

Violences policières

10. Le Comité s’inquiète d’informations reçues indiquant que les affaires présumés d’usage abusif de la contrainte et de comportements racistes des services de la police et de l’immigration ne sont pas systématiquement portées à la connaissance des autorités, même en présence de constats médicaux faisant état de lésions. Il note aussi avec préoccupation des rapports indiquant l’absence d’enquêtes efficaces et rapides, comme l’a constaté la Cour européenne des droits de l’homme dans l’affaire Dembele c. Suisse (2013).

A cet égard, le Comité regrette que l’Etat partie n’ait pas encore créé une instance indépendante permettant d’enquêter sur les cas individuels, malgré la recommandation du Comité réitérée dans ses observations finales précédentes (CAT/C/CR/34/CHE, paras. 4(g), CAT/C/CHE/CO/6, par. 9).

Le Comité regrette aussi l’insuffisance de données statistiques fournies par l’État partie à niveau national concernant les allégations de violences ou des mauvais traitements commis par des agents des forces de l’ordre.

En ce qui concerne les données présentées relatives aux cantons de Genève, Vaud et Zurich, il relève avec préoccupation qu’un grand nombre d’affaires ont été classées sans suite et que dans les quelques cas qui ont abouti à des sanctions, celles-ci n’étaient que d’ordre disciplinaire (art. 2, 12, 13, 16). Le Comité exhorte l’Etat partie à:

a) Créer un mécanisme indépendant habilité à recevoir toutes les plaintes relatives à des violences ou à des mauvais traitements de la part de membres des forces de l’ordre et à enquêter de manière diligente, efficace et impartiale sur ces plaintes;

b) Veiller à ce que les rapports médicaux qui constatent des lésions dénotant des mauvais traitements soient envoyés sans délai à ce mécanisme indépendant chargé d’un examen approfondi;

c) Poursuivre les personnes soupçonnées d’avoir infligé des tortures ou des mauvais traitements et, lorsqu’elles sont reconnues coupables, veiller à ce qu’elles soient condamnées à des peines à la mesure de la gravité de leurs actes; d) Faire en sorte que les victimes bénéficient de mécanismes de recours efficaces et d’une réparation.

Violences à l’égard des femmes

11. Le Comité salue les mesures de sensibilisation et autres mesures législatives (voir par. 5 c)) prises par l’Etat partie au sujet de la violence à l’égard des femmes. Néanmoins, le Comité demeure préoccupé par le nombre élevé de poursuites liées à la violence domestique qui sont classées (70%), en raison en partie de leur suspension par l’autorité compétente avec l’accord tacite de la victime.

Le Comité salue, à cet égard, l’avis favorable du Conseil de l’Etat à la proposition de modifier la législation afin d’introduire l’audition obligatoire de la victime avant de pouvoir classer l’affaire. Le Comité note également avec préoccupation qu’en cas de condamnation pour violences domestiques, les peines encourues sont légères (art. 2).

Le Comité recommande à l’Etat partie de:

a) Modifier la législation afin d’assurer que, dans les cas susceptibles de suspension potestative conformément à l’article 55a du Code pénal, la victime soit consultée et donne son accord explicite, libre et éclairé avant de pouvoir suspendre la procédure;

b) Veiller, dans tous les autres cas de violence envers les femmes, à ce qu’ils fassent l’objet de poursuites d’office, efficaces et impartiales, et que les auteurs soient poursuivis et punis conformément à la gravité de leurs actes;

c) Continuer de sensibiliser et former le corps judiciaire et les membres des forces de l’ordre au sujet de toutes les violences à l’égard des femmes et de leur poursuite d’office;

d) Continuer de mener des campagnes de sensibilisation du public, en particulier des jeunes, visant à combattre la violence familiale et les stéréotypes sexistes.

12. Tout en saluant la modification en juillet 2013 de l’article 50 de la loi sur les étrangers, le Comité se déclare préoccupé par des informations selon lesquelles le seuil « d’intensité » de la violence subie requis et l’exigence en matière de preuves restent trop élevés, ne permettant pas aux personnes étrangères victimes de violences conjugales de se séparer de leur conjoint violent sans pour autant perdre leur permis de séjour (art. 2, 13, 14 et 16).

Le Comité exhorte l’État partie à appliquer la protection de l’article 50 de la loi sur les étrangers aux personnes étrangères qui ont été reconnues comme victimes de violences conjugales au sens de la Loi fédérale sur l’aide aux victimes d’infractions, en excluant toute appréciation requérant un seuil trop élevé d’intensité de violence pour pouvoir bénéficier de cette protection.

Non-refoulement

13. Le Comité prend acte des informations données par l’État partie indiquant qu’une évaluation des risques de violation du principe de non-refoulement est effectuée dans chaque cas. Toutefois, le Comité s’inquiète des rapports indiquant que cette évaluation ne tient pas suffisamment compte les informations au sujet de la situation dans le pays d’origine.

A cet égard, le Comité note avec préoccupation les allégations de tortures subies par deux Tamouls renvoyés de force au Sri Lanka, et prend acte de l’engagement de l’Etat partie de ramener les personnes concernées en Suisse et de cesser les renvois vers ce pays. Enfin, le Comité exprime sa préoccupation quant aux rapports faisant état des extraditions faites sur la seule base des assurances diplomatiques fournies par les pays d’origine assurances qui, d’après les informations reçues, ne semblent pas avoir été respectées dans certains cas (art. 3)

L’État partie ne devrait en aucune circonstance expulser, renvoyer ou extrader une personne vers un État où il y a des motifs sérieux de croire qu’elle risque d’être soumise à la torture. Le Comité rappelle sa position selon laquelle les États parties ne peuvent en aucun cas recourir aux assurances diplomatiques comme garanties contre la torture ou les mauvais traitements lorsqu’il y a des motifs sérieux de croire qu’une personne risque d’être soumise à la torture si elle retourne dans son pays. L’État partie devrait examiner minutieusement, sur le fond, chaque cas particulier, y compris la situation générale en matière de torture dans le pays de retour. Il devrait mettre en œuvre des dispositifs efficaces de suivi en cas de refoulement et assurer la protection, le retour et la réparation aux personnes renvoyées, dans les cas de tortures et mauvais traitements subis suites à des décisions de renvoi ou extradition, conformément à l’article 14 de la Convention.

14. Le Comité relève avec préoccupation que les recours contre les décisions d’expulsion n’ont pas d’effet suspensif et que le renvoi peut être immédiatement exécutoire conformément à l’article 64d et 68, paragraphe 4, de la Loi fédérale sur les étrangers. Le Comité regrette aussi que la procédure accélérée de refus d’entrée sur le territoire à l’aéroport (art. 65) n’ait toujours pas été modifiée afin de garantir l’effet suspensif du recours et de permettre une évaluation approfondie sur les risques de violation du principe de non-refoulement (art. 3).

Le Comité, compte tenu de ses précédentes observations finales (CAT/C/CHE/CO/6, para. 13-14), exhorte à l’Etat partie à modifier sa législation afin d’offrir aux migrants sans papiers un recours juridictionnel effectif avec effet suspensif automatique contre les décisions de renvoi émises conformément aux articles 64, 64d, 65 et 68 de la loi sur les étrangers. L’Etat devrait aussi veiller à ce que la procédure accélérée de l’article 65 de la loi sur les étrangers fasse l’objet d’un examen individuel approfondi sur les risques de violation du principe de non-refoulement.

15. Tout en prenant note avec satisfaction du projet de modification de la loi sur l’asile ainsi que l’assistance judiciaire gratuite accordée aux requérants d’asile dans certaines procédures de recours, le Comité constate que, jusqu’à présent, l’assistance juridique gratuite n’a encore été accordée ni dans la procédure de première instance, ni dans les procédures de recours Dublin, de réexamen, de révision ou de demandes multiples (art.3). Le Comité exhorte l’Etat partie à veiller à ce que la procédure de révision de la Loi sur l’asile en cours garantisse aux requérants d’asile un accès gratuite à un avocat qualifié et indépendant pendant toutes les procédures de première instance et de recours ordinaires et extraordinaires.

Rapatriements forcés

16. Le Comité salue le contrôle effectué depuis juillet 2012 par la CNPT lors de rapatriements forcés par voie aérienne, mais note que sa présence n’est pas prévue dans les renvois forcés par bateau.

Le Comité salue aussi l’accompagnement médical des renvois ainsi que la cessation de l’usage des médicaments avec effets sédatifs comme méthode de contrainte. Cependant, le Comité demeure préoccupé par le fait que l’enquête sur le cas de Joseph Ndukaku Chiakwa, décédé lors d’une tentative de renvoi en 2010, soit toujours en cours, après avoir été classée en 2012 et puis ré-ouverte en 2013 suite au recours de ces proches (art. 12, 14, 16)

Le Comité engage l’État partie à continuer à garantir la présence d’observateurs de la CNPT lors de toutes les mesures d’éloignement par contrainte d’étrangers, y compris sur les vols FRONTEX et les renvois par bateau. Le Comité encourage l’État partie à veiller à ce que l'administration non consensuelle de médicaments n’ait pas lieu dans le contexte des rapatriements et à ce que l’usage de la contrainte pendant le transfert soit toujours justifié dans le respect du principe de proportionnalité. Le Comité exhorte l’Etat partie à accélérer la procédure concernant le décès de Joseph Ndukaku Chiakwa.

Détention administrative des migrants sans papiers

17. Tout en notant que seulement 2% des cas de détention administrative de migrants concerne des mineurs, le Comité demeure préoccupé par le fait que la durée maximale de la détention administrative des enfants âgés de 15 à 18 ans reste de 12 mois.

Le Comité note aussi avec préoccupation les informations faisant état des mises en détention systématiques des migrants sans papiers dans certains cantons, surtout ceux qui font l’objet d’une décision Dublin. En ce qui concerne les conditions de détention, le Comité salue la planification des nouveaux établissements adaptés, mais note que, jusqu’à présent, des migrants en détention administrative sont parfois hébergés dans des établissements de détention préventive et sont de fait soumis au même régime carcéral que les prévenus (arts. 11 et 16).

L’État partie devrait mettre en place et appliquer des mesures alternatives à la détention administrative, n’utiliser la détention qu’en dernier recours, surtout en ce qui concerne les enfants non accompagnés et, lorsque la détention est nécessaire et proportionnée, pour une période aussi courte que possible. L’Etat devrait poursuivre ses efforts afin de prévoir des structures spécialisées dans tous les cantons pour accueillir de migrants placées en détention administrative, avec un régime adapté à sa finalité.

Mineurs non-accompagnés demandeurs d’asile

18. Le Comité partage les préoccupations exprimées par le Comité des droits de l’enfant concernant les conditions d’accueil des mineurs demandeurs d’asile, parfois hébergés dans des bunkers militaires (CRC/C/CHE/CO/2-4, par. 69 f)). Il est préoccupé aussi par l’absence de « personnes de confiance » et de conseillers juridiques lors des auditions des mineurs non-accompagnés pendant la procédure d’asile. Enfin, le Comité note avec préoccupation que 44 procédures d’asile concernant des mineurs non-accompagnés ont été closes en 2014 en raison de la disparition de ces mineurs hébergés dans des centres d’accueil (art. 3, 12, 16)

Le Comité invite l’Etat partie à:

a) garantir que les conditions d’accueil des mineurs demandeurs d’asile soient adaptées à leur condition de mineurs;

b) honorer son engagement de garantir la présence de « personnes de confiance » et de conseillers juridiques dans toutes les auditions de mineurs non-accompagnés;

c) enquêter de manière approfondie sur les disparitions de mineurs non accompagnés hébergés dans des centres d’accueil et rechercher et identifier ces enfants, qui ont pu être victimes de traite.

Conditions de détention

19. Le Comité est préoccupé par la surpopulation à la prison de Champ-Dollon, qui a conduit le Tribunal Fédéral en 2014 à confirmer que les conditions de détention dans cette prison pouvaient s’apparenter à un traitement dégradant.

Le Comité note également avec préoccupation que les tensions ethniques entre prisonniers dans cette prison ont abouti à trois journées de rixes en février 2014, générant des blessures sur 26 prisonniers et 8 gardiens. En ce qui concerne la détention avant jugement, le Comité prend acte de l’engagement de l’Etat partie d’appliquer un régime pénitencier moins restrictif aux prévenus.

Cependant, il demeure préoccupé par le fait que la séparation stricte entre femmes et hommes n’est pas encore garantie à Champ-Dollon, ainsi qu’entre mineurs et adultes dans la plupart des prisons régionales, où les enfants ne bénéficient pas d’une prise en charge adéquate. Quand à l’accès aux soins des détenus, tout en prenant note du prochain rapport d’experts de Santé Prison Suisse, le Comité exhorte l’Etat partie à trouver une solution à l’accès inéquitable à la santé dans les différents cantons, notamment des personnes souffrant de troubles psychiques. Il partage, à cet égard, le constat de la CNPT sur l’isolement cellulaire de personnes souffrant de handicap mental sans possibilité de suivi thérapeutique en quartiers de haute sécurité. Enfin, le Comité prend note avec préoccupation que, selon l’appréciation du Tribunal Fédéral de juillet 2014, les conditions matérielles de la détention policière dans le canton de Vaud s’apparentent à un traitement dégradant au vu de la durée excessive du séjour (art. 11, 16).

Le Comité recommande à l’État partie de poursuivre ses efforts pour améliorer d’urgence les conditions de détention conformément aux recommandations de la CNPT et, notamment:

a) S’employer de manière plus soutenue à réduire la surpopulation carcérale à Champ-Dollon, en particulier par un recours accru à des peines alternatives à la prison, comme le travail d’utilité publique, conformément aux Règles minima des Nations Unies pour l’élaboration de mesures non privatives de liberté (Règles de Tokyo) et des Règles des Nations Unies concernant le traitement des détenues et l’imposition de mesures non privatives de liberté aux délinquantes (Règles de Bangkok);

b) Honorer l’engagement d’adapter le régime des prévenus à leur statut de personnes non condamnées;

c) Mettre en place les mesures nécessaires pour garantir la séparation stricte et une prise en charge adéquate entre adultes et mineurs, ainsi qu’entre hommes et femmes;

d) Améliorer les conditions matérielles de détention dans les postes de police vaudois et assurer le respect absolu de la durée maximale de détention policière;

e) Mener des enquêtes approfondies et impartiales sur tous les actes de violence commis dans les établissements pénitentiaires et poursuivre les efforts déployés à Champ-Dollon en matière de prévention de la violence;

f) Veiller à ce que le régime d’isolement cellulaire en quartier de haute sécurité ne soit jamais appliqué aux personnes souffrant de handicap psychosocial; g) Veiller à ce qu’une prise en charge thérapeutique dans des établissements adaptés soit assurée dans tous les cantons.

Personnes intersexuées

20. Le Comité salue la décision du Conseil Fédéral de se prononcer à la fin de 2015 sur les recommandations que la Commission nationale d’éthique pour la médecine humaine avait faites au sujet des interventions chirurgicales non nécessaires et parfois irréversibles pratiquées sur des personnes intersexuées (ayant des variations de l’anatomie sexuelle) sans le consentement effectif et éclairé des personnes concernées. Cependant le Comité note avec préoccupation que ces interventions, qui entraîneraient des souffrances physiques et psychologiques, n’ont encore donné lieu à aucune enquête, sanction ou réparation (art. 2, 12, 14 et 16).

Le Comité recommande à l’État partie, eu égard à la prochaine décision du Conseil Fédéral:

a) de prendre les mesures législatives, administratives et autres mesures nécessaires pour garantir le respect de l'intégrité physique et l'autonomie des personnes intersexuées et que nul ne soit soumis durant l’enfance à des traitements médicaux ou chirurgicaux visant à déterminer le sexe d’un enfant qui ne présentent aucun caractère d’urgence médicale, ainsi que l’a recommandé la Commission nationale d’éthique pour la médecine humaine et le Comité des droits de l’enfant (CRC/C/CHE/CO/2-4, par. 43 b));

b) d’assurer des services de conseil et un accompagnement psychosocial gratuit pour les personnes concernées et leurs parents et de les informer sur la possibilité de rapporter toute décision sur des traitements non nécessaire jusqu’à que la personne concernée puisse se prononcer par elle-même;

c) d’enquêter sur les cas de traitements médicaux ou chirurgicaux que des personnes intersexuées auraient subis sans avoir donné leur consentement effectif et d’adopter des mesures législatives afin d’accorder réparation à toutes les victimes, y compris une indemnisation adéquate.

Formation

21. Tout en prenant note des renseignements fournis sur les programmes de formation destinés à la police et au personnel pénitencier, le Comité regrette de n’avoir reçu que peu d’informations sur la formation dispensée à d’autres agents de l’État en contact avec des 8 personnes privées de liberté. Il note aussi avec préoccupation que le Manuel pour enquêter efficacement sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (Protocole d’Istanbul) n’est pas intégré dans la formation. Enfin, le Comité s’inquiète de ce qu’il n’existe pas de méthodologie spécifique pour évaluer l’efficacité des programmes de formation à destination des forces de l’ordre et personnel pénitencier au sujet de l’interdiction absolue de la torture et des mauvais traitements (art. 10).

L’État partie devrait renforcer l’action qu’il mène pour fournir des programmes de formation sur les obligations qui lui incombent en vertu de la Convention à l’intention de tous les agents concernés, ainsi qu’ une formation systématique et pratique au Protocole d’Istanbul. Il devrait aussi mettre au point des méthodologies spécifiques concernant l’évaluation des programmes de formation sur l’interdiction absolue de la torture et des mauvais traitements qui sont dispensés aux forces de l’ordre et personnel pénitencier.

Procédure de suivi

22. Le Comité demande à l’État partie de présenter, d’ici le 14 août 2016, des renseignements sur la suite donnée à ses recommandations figurant au paragraphe 10, sur les violences policières, en particulier au point b), sur la nécessite d’envoyer les rapports médicaux qui constatent des lésions dénotant des mauvais traitements au mécanisme indépendant chargé de leur examen; au paragraphe 13, sur le principe de non-refoulement, au paragraphe 18, sur les mineurs non-accompagnés requérants d’asile, et au paragraphe 19, sur les conditions de détention, en particulier au point e), sur la nécessité de mener des enquêtes sur tous les actes de violence commis dans les établissements pénitenciers.

Autres questions

23. Le Comité invite l’État partie à envisager d’accélérer le processus de ratification des principaux instruments des Nations Unies relatifs aux droits de l’homme auxquels il n’est pas encore partie, à savoir:

a) La Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées;

b) La Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille;

c) Le Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels;

d) Le Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques;

e) Le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant établissant une procédure de présentation de communications;

f) Le Protocole facultatif se rapportant à la Convention relative aux droits des personnes handicapées.

24. L’État partie est invité à diffuser largement le rapport soumis au Comité ainsi que les présentes observations finales, dans les langues voulues, par le biais des sites web officiels, des médias et des organisations non gouvernementales. 25. Le Comité invite l’État partie à présenter son prochain rapport périodique, qui sera le huitième, le 14 août 2019 au plus tard.

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jeudi 13 août 2015

RDC : le Parti socialiste français avait haussé le ton, Bienvenu Matumo de Lucha a été libéré par l'ANR-la Gestapo d'alias Joseph Kabila !

Les signaux sur les atteintes aux droits de l'homme sont tous au rouge. Il ne fait pas bon d'être un activiste des droits humains en République démocratique du Congo. Bienvenu Matumo, du Mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) a fini par être libéré après sa détention arbitraire à l'ANR-la Gestapo d'alias Joseph Kabila. se disait très préoccupée par la disparition de Bienvenu Matumo. A Paris, le Parti Socialiste à travers un communiqué de presse co-signés par Maurice Braud, secrétaire national à l'International, à l'Immigration et au Co-développement, et Rita Maalouf, secrétaire nationale à l'Humanitaire et aux Droits de l'homme, se disait très préoccupé par la disparition de Bienvenu Matumo.

Enfin, Bienvenu Matumo de Lucha libéré par l'ANR-La Gestapo d'alias Joseph Kabila

En République démocratique du Congo, il ne faut pas se lasser de soutenir et de protéger les lanceurs d'alertes, les activistes des droits humains et les journalistes. Alors qu'alias Joseph Kabila tient à tout prix à briguer un troisième mandat, sans résultats probants avec les 14 ans d'usurpation à la tête de la République démocratique du Congo qui n'est démocratique du nom, les activistes des droits humains sont la viseur du régime de Kinshasa. Les assassins de Floribert Chebeya, l’icône des droits humains en RDC n'ont jamais été ni appréhendés encore moins inquiétés. Que dire de Pascal Kabengulu, Didace Namujimbo...16 journalistes ont été assassinés ! Ci-joint le communiqué de presse du PS.

Depuis samedi, les proches de Bienvenu Matumo, militant pacifiste et non-partisan du mouvement de la Lutte pour le changement (Lucha), sont sans nouvelles de lui et craignent pour sa vie.

Le Parti socialiste partage leur vive inquiétude. Très actif et reconnu par plusieurs mouvements des sociétés civiles africaines luttant pacifiquement pour la bonne gouvernance et l'alternance démocratique, Bienvenu Matumo est devenu une cible des forces de sécurité congolaises.

Le Parti socialiste se joint à l'appel lancé aujourd'hui à Kinshasa par le Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l'homme pour que cessent les arrestations extrajudiciaires des membres de la société civile et des médias ainsi que des acteurs politiques. Ces pratiques indiquent, parmi d'autres, que le président Joseph Kabila continue de préparer un environnement politique en faveur de sa réélection inconstitutionnelle en novembre 2016 pour un troisième mandat présidentiel.

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mardi 11 août 2015

Belgique: Acariâtre, caractérielle et asociale, pourquoi Daisy Van Boxstael, la fille d'un des officiers condamnés dans l'assassinat de M'zée Laurent Désiré Kabila est-elle raciste ?

Le procès M'zée Laurent Désiré Kabila a été bâclé à Kinshasa ! En Belgique, le racisme maladif d'une fille de l'un des comploteurs est inquiétant. Photo Réveil FM International, archives

En France on dirait qu'il s'agit d'une histoire belge mieux c'est plutôt une histoire belgo-congolaise. Le génocidaire Léopold II qui a coupé des mains de congolais pour se faire du pognon du caoutchouc a laissé des traces. Que de la politicaillerie de Louis Michel "Big Loulou" dans ses errances et immiscions dans la politique mafieuse congolaise. Que dire de George Forrest le vice-roi du Katanga qui s'est taillé à plus de 75 ans, un empire qui pèse très lourd en République démocratique du Congo: Mines dans le Katanga, génie civile, cimenterie, rachat de la banque BCDC sur le Boulevard du 30 juin à Kinshasa...Notre attention est attirée par le racisme belgo-congolaise. C'est navrant voire dégoûtant. Les africains qui ont épousé les Belges sont souvent victimes de racisme. Certains s'en sortent mieux que d'autres.

Sans généraliser, Le racisme qu'affiche les enfants issue de l'union mixte belgo-congolaise est inquiétante. A 24 Daisy Van Boxstael parait vielle tellement le racisme anti-congolais mine son esprit dérangé. Daisy Van Boxstael n'a jamais connu son père congolais. Après ses études dans l'Académie militaire belge, refusant le racisme l'officier est rentré en République démocratique du Congo. Avec l'assassinat de M'zée Laurent-Désiré Kabila au palais de marbre le 16 janvier 2001, l'officier a été apprehendé parmi les comploteurs, emprisonné à la prison de Makala, il est parmi ceux qui sont partis sans livrer tous les secrets du complot.

Des remords et blessures profondes enfouis, le fait de se sentir abandonnée par un père qu'elle n'a pas connu font naître en Daisy Van Boxstael une agressivité inouïe. Insolente, irrespectueuse, impolie, sans manière, la fille devient presqu'une une mythomane. Mal dans sa peau avec un QI qui laisse à désirer, alors qu'elle est une quarteron et qu'elle a le sang d'un noir qui coule dans ses veines, Daisy Van Boxstael devrait comme d'autres l'ont fait avant elle prendre conscience de la richesse de sa double culture: congolaise par son défunt père et belge par sa mère. C'est le rejet de cette réalité sociale qui la rend acariâtre, problématique et asociale. Elle est extrêmement désagréable, le fait de n'avoir pas connu son père ne doit en aucun cas justifier son racisme béat. Comme d'autres l'ont fait, Daisy Van Boxstael doit faire un travail en elle. S'accepter en tant que quarteron, tirer partie de sa double culture. S'en prendre à tout congolais et congolaise qu'elle croise n'est pas une solution. Ils sont nombreux des "quarteron" nés d'un père congolais et d'une mère belge, heureusement tous n'ont pas sombré dans un racisme anti-congolais primaire.

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lundi 10 août 2015

Souvenirs: Pékin, Manuel Valls et Li Keqiang à la cérémonie de clôture des célébrations du cinquantenaire des relations diplomatiques sino-françaises

30 janvier 2015, lors de sa visite officielle en Chine, le Premier ministre Manuel Valls avait dévoilé la statue du général de Gaulle par le sculpteur français Jean Cardot au Musée national de Chine. Photo Réveil FM International

30 janvier 2015, lors de sa visite officielle en Chine, le Premier ministre Manuel Valls avait dévoilé la statue du général de Gaulle par le sculpteur français Jean Cardot au Musée national de Chine. Photo Réveil FM International

D'après le rapport de la Themed Entertainment Association, le Musée national de Chine (MNC) est le troisième musée le plus visité au monde. La statue en bronze du général de Gaulle installée dans ledit musée est une réplique de celle sur les Champs-Élysées représentant le général en train de descendre l'avenue lors de la Libération de Paris.

Manuel Valls, le Premier ministre Français à Pékin. Photo Réveil FM International

Li Keqiang, le Premier ministre Chinois à Pékin. Photo Réveil FM International

Manuel Valls et Li Keqiang au Musée National de Chine à Pékin. Photo Réveil FM International

Manuel Valls et Li Keqiang au Musée National de Chine à Pékin. Photo Réveil FM International

Manuel Valls et Li Keqiang au Musée National de Chine à Pékin. Photo Réveil FM International

Depuis l'ouverture du Musée national de Chine, plus de 170 expositions thématiques y ont été installées, lesquelles ont attiré 24 millions de Chinois et étrangers. Le nombre de visiteurs pour l'année 2014 a atteint 7,6 millions, dont 300 000 visiteurs étrangers.

La création du Musée national de Chine s'est faite en plusieurs étapes. L'ancêtre de l'actuel musée fut construit en 1912 sur une idée de Cai Yuanpei, il y a donc 103 ans. L'écrivain Lu Xun en avait choisi l'emplacement : dans le Guozijian (Académie nationale), la plus haute institution d'études de la Chine antique. En 1925, l'édifice fut relocalisé à l'intérieur de la Cité interdite. » Le musée s'est surtout développé après la réforme et l'ouverture, effectuant non seulement des améliorations au niveau de ses infrastructures, mais aussi un enrichissement de ses collections. « Aujourd'hui, le musée compte 48 salles avec deux grandes expositions générales ("La Chine antique" et "Les Voies du redressement"), ainsi qu'une dizaine d'expositions spécifiques (sur les bronzes antiques, la porcelaine...). En tout, les collections regroupent plus de 1,2 million d'objets pour chaque période historique de la Chine, de la préhistoire à l'époque contemporaine »

Li Keqiang le Premier ministre chinois salue chaleureusement le cinéaste et réalisateur français Jean-Jacques Annaud. Photo Réveil FM International

Li Keqiang le Premier ministre chinois salue chaleureusement le cinéaste et réalisateur français Jean-Jacques Annaud. Photo Réveil FM International

Dans la soirée du 30 janvier 2015, le Premier ministre chinois Li Keqiang et son homologue français Manuel Valls ont assisté ensemble, au Musée national de Chine, à la cérémonie de clôture des célébrations du cinquantenaire des relations diplomatiques sino-françaises et y ont prononcé chacun une allocution.

Dans son allocution, le Premier Ministre Li Kiqiang a indiqué que la Chine et la France sont deux grands pays dotés d'une histoire ancienne et d'une civilisation splendide. Rappelant l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays il y a 50 ans, événement qui a ouvert la voie à une nouvelle ère des relations entre la Chine et la France, il a indiqué que le développement des relations sino-françaises durant ces 50 années faisait figure d'exemple pour les échanges entre différents pays.

Au cours de l'année passée, a-t-il poursuivi, la coopération entre les deux pays dans les domaines politique, économique, culturel et des affaires internationales a donné d'abondants résultats, et plus de 800 activités de commémoration aussi originales que magnifiques ont été organisées en Chine et en France, permettant d'approfondir la connaissance mutuelle et l'amitié entre les deux peuples et de consolider ainsi la base populaire de l'amitié sino-française.

Selon le Premier Ministre Li Keqiang, seuls les échanges à cœurs ouverts permettent une amitié pérenne. Dans le nouveau contexte, a-t-il dit, la Chine entend travailler avec la France pour envisager et traiter leurs relations bilatérales avec une vision stratégique et de long terme, s'attacher au respect mutuel, au traitement d'égal à égal, à l'inclusion, à l'inspiration réciproque et à la coopération gagnant-gagnant, accroître la confiance stratégique mutuelle, et approfondir les échanges humains et culturels. Il a appelé la Chine et la France, deux grandes civilisations, à adopter une vision globale plus large et un esprit innovant pour écrire ensemble de nouveaux chapitres dans les annales de l'amitié sino-française et apporter de nouvelles contributions au développement durable de la civilisation humaine ainsi qu'à la préservation de la paix mondiale et de la tranquillité régionale.

Bloqués dans les embouteillages à Pékin, les journalistes ont dû emprunter le métro pékinois. Photo Réveil FM International

Bloqués dans les embouteillages à Pékin, les journalistes ont dû emprunter le métro pékinois. Photo Réveil FM International

Le Premier ministre Manuel Valls a, dans son allocution, fait savoir que les relations franco-chinoises se développaient dans d'heureuses conditions, marquées notamment par la dynamique des échanges humains. Rappelant le riche programme de célébrations au cours de la grande année du cinquantenaire, il a fait savoir que de nombreuses premières avaient été réalisées et que l'amitié profonde entre les peuples des deux pays avait été mise en exergue. Mentionnant d'énormes potentialités de la coopération franco-chinoise, il a exprimé la grande confiance de la France dans l'avenir de ses relations avec la Chine.

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dimanche 9 août 2015

Souvenirs: Si l'aéroport de Lajes dans les îles d'Açores m'était conté !

Fin juin 2015 pour la visite officielle du Premier ministre Manuel Valls en Colombie, l'avion pour les journalistes après plusieurs heures de vol depuis Roissy-Charles de Gaulle a atterri à l'aéroport de Lajes dans les îles d'Açores. C'est ma découverte des îles d'Açores.

L'avion de la République française dans les îles d'Açores. Photo Réveil FM International

Freddy Mulongo dans l'avion de la République française. Photo Réveil FM International

Des journalistes quittent l'aéroport de Lajes dans les ïles d'Açores pour la Colombie. Photo Réveil FM International

La base fut créée en 1941 durant la Seconde Guerre mondiale. Les Açores étaient sous la menace d'une invasion par les Forces alliées ou l'Allemagne nazie, violant la neutralité portugaise. Pour dissuader toute tentative d'occupation des Açores, le gouvernement portugais y envoya des troupes et créa des bases dotées d'une aviation militaire (Gloster Gladiator) en divers endroits de l'archipel.

En 1943 le gouvernement britannique, allié au Portugal par un traité, sollicita auprès de celui-ci l'utilisation de la base de Lajes par la Royal Air Force, ce qu'il accepta. Avant la fin de la Seconde Guerre mondiale la base fut également utilisée par l'USAF qui ne l'a jamais quittée depuis. Après la Seconde Guerre mondiale la base a surtout servi comme base d'appui pour les opérations de reconnaissance et de sauvetage, la reconnaissance météorologique et le transport aérien militaire. La base a une importance hautement stratégique pour l'armée de l'air des États-Unis (USAF) car elle est située au centre de l'océan Atlantique et sert de point d'appui vers l'Europe et le Moyen-Orient.

Le drapeau des îles d'Açores

En janvier 2015, plus de 600 militaires américains aidés par 900 employés civils locaux stationnent sur le site, on annonce à cette date une baisse à 165 militaires et 400 employés civils dans les années qui viennent.

Les Açores ("autours" en portugais, oiseau figurant sur le drapeau) sont un groupe d’îles portugaises qui se trouvent dans l'océan Atlantique nord, à environ 1 500 km à l’ouest de Lisbonne et du nord-ouest du Maroc, et à 3 900 km de la côte est de l’Amérique du Nord.

Les Açores font partie des régions ultrapériphériques de l’Union européenne. Elles sont une région autonome du Portugal. Elles font partie de la plaque eurasienne, à l'exception des deux îles du groupe occidental, Flores et Corvo, qui se trouvent sur la plaque nord-américaine. L'archipel fait partie de la Macaronésie.

Les systèmes de positionnement situent les Açores en plein Atlantique Nord, dispersées le long d’une bande de près de 600 km d’extension de Santa Maria à Corvo, et entre 37° et 40° de latitude nord et 25° et 31° de longitude ouest. 246 772 personnes (données de 2011) résident sur ce territoire insulaire de 2 325 km2, qui se trouve à une distance de 1 815 km du continent européen (Portugal) et 2 625 km du continent nord-américain (Canada). Les neuf îles de l’archipel des Açores sont toutes d’origine volcanique. Elles constituent ainsi la frontière occidentale de l’Europe, dans l’île de Flores.

Les îles de l’archipel ont été divisées en trois groupes géographiques : le groupe oriental, composé de Santa Maria et São Miguel, le groupe central, qui comprend les îles Terceira, Graciosa, São Jorge, Pico et Faial, et le groupe occidental constitué par les îles Corvo et Flores. Les Açores, avec les archipels de Madère, des Canaries et du Cap-Vert, constituent la région biogéographique de la Macaronésie, désignation qui signifie « îles fortunées », pour qui y habite, et pour qui les visite.

La base aérienne de Lajes ou base aérienne No. 4 (code AITA : TER • code OACI : LPLA) est une base de l'armée de l'air portugaise, utilisée également par l'US Air Force et l'OTAN, située à Praia da Vitória sur la partie nord-est de l'île de Terceira dans l'archipel des Açores (Portugal).

Elle mesure environ 10 km² et est située à environ 3 680 km à l'est de New York et 1 600 km à l'ouest de Lisbonne, ce qui en fait une base stratégique pour les capacités militaires de l'OTAN, entre l'Amérique du Nord et l'Europe, dans l'Atlantique Nord. Lajes est utilisé chaque année par 15 000 aéronefs dont des chasseurs des États-Unis et de vingt autres pays alliés. La base sert de base de transit pour beaucoup d'avions de l'US Air Force tels que les avions gros porteurs de l'Air Expeditionary Forces filled. Lajes accueille aussi des bombardiers B-52 et B-1 lors de leurs missions transcontinentales. Lajes sert aussi pour beaucoup d'exercices de l'OTAN, comme l'exercice biennal Northern Viking.

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mardi 4 août 2015

ONU-Genève: Le Comité contre la torture examine le rapport de la Suisse

Contre la torture !

Le Comité contre la torture a examiné, hier matin et cet après-midi, le rapport présenté par la Suisse sur les mesures prises par le pays pour mettre en œuvre les dispositions de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Le rapport a été présenté par M. Bernardo Stadelmann, Vice-Directeur de l'Office fédéral de la justice, dépendant du Département fédéral de justice et police. Le chef de la délégation suisse a souligné l'engagement sans relâche de la Suisse dans la lutte contre la torture et les mauvais traitements au niveau international, comme en témoigne notamment son rôle moteur dans l'élaboration de l'Ensemble de règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus.

Sur le plan national, le Centre suisse de compétence pour les droits humains s'est montré très actif depuis sa création en 2011, étant à l'origine de nombreuses publications sur des domaines couverts par la Convention, notamment un état des lieux complet des mécanismes créés par la Confédération et les cantons pour permettre de dénoncer des mauvais traitements de la part de la police. S'agissant du renvoi d'étrangers criminels, M. Stadelmann a précisé que le juge peut renoncer à une expulsion si cette mesure met l'étranger dans une situation personnelle grave et si les intérêts publics ne l'emportent pas sur les intérêts de l'étranger.

La délégation suisse était également composée de plusieurs chefs de service et experts du Département fédéral (ministère) de justice et police, de deux représentants du Département fédéral des affaires étrangères ainsi que du chef de la police du canton de Genève, Mme Monica Bonfanti. Elle a répondu aux questions et observations des experts du Comité s'agissant en particulier des conditions de la détention administrative des demandeurs d'asile et de leur renvoi vers des États tiers; des mesures prises pour améliorer les conditions de détention dans les prisons, notamment la réduction de la surpopulation carcérale; de l'indépendance et de l'efficacité des enquêtes menées sur les allégations de violences policières; et de l'intention de la Suisse d'intégrer à son code pénal une définition de la torture conforme à celle donnée par la Convention.

Le rapporteur du Comité pour l'examen du rapport de la Suisse, M. Abdoulaye Gaye, a mis en garde contre l'utilisation par la police fédérale suisse de méthodes d'interrogation ayant recours à des pressions psychologiques, estimant que ce type d'actes pourrait être assimilé, au titre de l'article 1er de la Convention, à des tortures mentales.

Le rapporteur a suggéré par ailleurs que la Suisse se dote rapidement d'une commission nationale des droits de l'homme conforme aux principes de Paris, ainsi que d'une autorité indépendante qui serait chargée d'enquêter sur les allégations de violences policières.

La corapporteuse, Mme Sapana Pradhan-Malla, a fait état de rapports concordants selon lesquels les conditions de détention sont insatisfaisantes dans plusieurs établissements, notamment dans la prison genevoise de Champ-Dollon, qui est surpeuplée. L'experte a aussi relevé des lacunes dans la prise en charge des personnes détenues souffrant de troubles psychiatriques.

Le Comité a ainsi achevé l'examen des rapports des trois pays – Slovaquie, Iraq et Suisse – qui figuraient à l'ordre du jour de la présente session. Il adoptera, dans le cadre de séances privées, des observations finales sur les rapports de chacun de ces pays, qu'il rendra publiques à la fin de la session, le vendredi 14 août.

À sa prochaine séance publique, le mercredi 12 août à 15 heures, le Comité se penchera sur la suite donnée par les États parties aux observations finales et recommandations que leur a adressées le Comité. Il se penchera en outre sur le suivi de la question des représailles exercées contre des personnes qui coopèrent avec le Comité.

Présentation du rapport

Le Comité est saisi du rapport initial de la Suisse (CAT/C/CHE/7), qui comporte notamment des réponses à la liste de points à traiter que lui a adressée le Comité avant la rédaction du rapport (CAT/C/CHE/Q/7).

M. BERNARDO STADELMANN, Vice-Directeur de l'Office fédéral de la justice, Département fédéral de justice et police, a affirmé d'emblée que la Suisse ne tolérait aucun acte de torture ou de maltraitance.

S'agissant des faits nouveaux intervenus depuis la soumission du précédent rapport de la Suisse, en mai 2014, le chef de la délégation a notamment expliqué qu'au plan international, la Suisse participait activement à l'élaboration du manuel de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime sur l'usage de la violence par la police et les agents de sécurité.

Elle s'est aussi engagée dans la révision de l'Ensemble de règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus («règles Mandela»), adoptée en mai 2015. Le rôle moteur de la Suisse dans l'élaboration de ces documents démontre sa volonté de s'engager sans relâche pour la lutte contre la torture et les mauvais traitements au niveau international, a fait valoir M. Stadelmann.

Sur le plan national, M. Stadelmann a indiqué que le Centre suisse de compétence pour les droits humains s'est montré très actif depuis sa création en 2011. Il a été à l'origine de nombreuses publications sur des domaines couverts par la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, notamment un Manuel de droit suisse des migrations (décembre 2014) destiné aux praticiens; ou encore une étude intitulée La protection juridique contre les abus de la part de la police (juin 2014), qui est un état des lieux complet des mécanismes créés par la Confédération et les cantons pour permettre aux personnes de dénoncer des mauvais traitements dont elles auraient été victimes de la part de la police.

Ces documents sont disponibles gratuitement en allemand et en français, ce qui leur assure une large diffusion auprès des milieux intéressés, a souligné le chef de la délégation.

Le Centre suisse de compétence pour les droits humains ayant largement fait ses preuves, le Conseil fédéral a décidé de prolonger ses activités par une décision du 1er juillet 2015. L'exécutif a aussi chargé l'administration d'élaborer des modèles d'institution nationale de droits humains en Suisse et se prononcera sur ces modèles à la fin de l'année. M. Stadelmann a précisé que le Centre suisse de compétence poursuivrait ses activités jusqu'à la création d'une telle institution ou pour cinq ans au maximum.

S'agissant du renvoi d'étrangers criminels, le Parlement a décidé que l'expulsion automatique ne concernerait que les personnes coupables de crimes, et ce pour une durée de 5 à 15 ans. Le Parlement a cependant prévu, dans une loi adoptée le 20 mars dernier, une disposition permettant au juge de renoncer à une expulsion si cette mesure met l'étranger dans une situation personnelle grave et si les intérêts publics ne l'emportent pas sur les intérêts de l'étranger. Cette marge de manœuvre laissée au juge permet dès lors de confirmer qu'il lui appartiendra de se prononcer, dans chaque cas concret, sur l'articulation entre le droit national et international. Le Tribunal fédéral a, à ce propos, réaffirmé le principe de primauté du droit international dans une décision concernant le renvoi d'un criminel étranger, a indiqué M. Stadelmann.

En matière d'asile, le Conseil fédéral a adopté un message visant à accélérer les procédures de modification de la loi et faire en sorte que la majorité d'entre elles aboutissent à une décision exécutoire. Parallèlement, pour garantir une procédure équitable, le projet de modification octroie aux requérants le droit de se faire conseiller et représenter gratuitement, a souligné le chef de la délégation suisse. Il a précisé que la défense des intérêts des mineurs non accompagnés était assurée aussi longtemps que dure la procédure dans un centre de la Confédération ou à l'aéroport, par un représentant légal agissant en qualité de personne de confiance.

S'agissant de la question du refoulement de demandeurs d'asile, la délégation a notamment expliqué que la Suisse avait obtenu de l'Italie les garanties nécessaires dans chaque cas où une famille devrait être renvoyée dans ce pays. Dans le cas de la famille afghane dont la plainte avait été à l'origine d'un arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme, la Suisse avait déjà recueilli ces garanties en 2014: la famille est retournée en Italie où elle vit désormais dans un logement adapté aux enfants, a conclu M. Stadelmann.

Examen du rapport

Questions et observations des membres du Comité

M. ABDOULAYE GAYE, rapporteur du Comité pour l'examen du rapport de la Suisse, a fait état d'une divergence entre la Suisse et le Comité au sujet de l'adoption, dans le code pénal de ce pays, d'une définition de la torture qui corresponde à celle de l'article premier de la Convention et qui soit accompagnée de peines adaptées à la gravité des crimes commis. L'absence d'une telle référence préoccupe le Comité: le risque est l'application hasardeuse des principes par une interprétation dépendant de la seule autorité compétente.

Cette lacune empêche d'autre part la Suisse de tenir compte de la torture mentale, qui est un aspect important du problème: plusieurs témoignages de ressortissants kurdes, yéménites ou égyptiens parvenus au Comité font état d'un recours par la police fédérale à des méthodes d'interrogation mettant en jeu des pressions mentales.

Ce type d'actes pourrait être assimilé, au titre de l'article premier de la Convention, à des tortures mentales, un point de vue partagé par des organisations suisses de lutte contre la torture.

Le rapporteur a par ailleurs suggéré que la Suisse se dote sans délai d'une commission nationale des droits de l'homme, indépendante et conforme aux principes de Paris. Il a d'autre part souligné que l'impunité des auteurs d'actes de torture ne peut que favoriser de tels actes.

Or, l'examen des statistiques oblige à mettre en cause l'efficacité du système suisse destiné à décourager les actes susceptibles de constituer des actes de torture. Par exemple, cinq plaintes pour mauvais traitements ou abus d'autorité ont été déposées dans le canton de Vaud en 2013, mais aucun chiffre n'est disponible pour les années précédentes; à Genève, 21 plaintes ont été déposées contre la police pour usage excessif de la force, mais aucune n'a donné lieu à une condamnation.

La Cour européenne des droits de l'homme a condamné la Suisse en 2013 pour défaut d'enquête et traitement inhumain et dégradant, a noté M. Gaye.

Le rapporteur a, à ce propos, rappelé les recommandations antérieures du Comité portant sur la création d'une autorité indépendante qui serait chargée d'enquêter sur les allégations contre la police.

S'agissant de la violence contre les femmes, l'expert a voulu savoir pourquoi la loi suisse ne prévoyait pas de poursuites d'office pour coups et blessures volontaires ou ayant entraîné des lésions corporelles importantes. Le rapporteur a constaté avec satisfaction que les femmes migrantes victimes de violence de la part de leur conjoint suisse peuvent bénéficier, en vertu de la loi, de mesures de protection. Mais les conditions de preuve à réunir pour bénéficier concrètement des dispositions de cette loi semblent excessivement dures, a estimé M. Gaye.

Le rapporteur s'est ensuite interrogé sur la brièveté des délais de recours contre une décision de refus d'entrée en Suisse prononcée aux frontières, et sur la raison pour laquelle ces recours n'ont pas d'effet suspensif.

M. Gaye a voulu savoir quelle était la limite imposée à la prolongation de la détention administrative des étrangers. Il a noté que la société civile dénonce souvent la détention systématique de migrants par certains cantons.

Un examen de la loi suisse montre qu'il existe un nombre très important de motifs de détention administrative de migrants, au point de donner le sentiment général qu'il n'y a pas de différence, dans le régime carcéral, entre cette forme de détention et la prison.

Or, on ne peut traiter de la même manière un migrant en infraction de la loi sur les étrangers et une personne condamnée au pénal, a souligné M. Gaye. Des questions se posent aussi sur le régime particulièrement strict des centres d'enregistrement et de traitement des demandeurs d'asile. Dans certains cas, ce régime se rapproche de la semi-liberté, a relevé l'expert. Les requérants d'asile devraient bénéficier d'un conseil juridique dès le début de la procédure les concernant, plutôt qu'au seul stade des recours, a souligné le rapporteur.

Enfin, M. Gaye a été frappé par la croyance exprimée dans le rapport selon laquelle les «assurances diplomatiques» pourraient constituer des garanties suffisantes contre des actes de torture sur des personnes extradées par la Suisse.

M. Gaye a relevé que de nombreuses critiques portent sur les méthodes d'investigation des dossiers et sur l'évaluation des situations dans les pays de destination. Les critiques se fondent sur des erreurs commises dans le renvoi de personnes vers Sri Lanka, où deux personnes ont été torturées après leur expulsion de Suisse. L'une d'entre elles a par la suite été autorisée à revenir en Suisse, un revirement qui montre bien qu'il existe un problème d'évaluation, a estimé M. Gaye.

MME SAPANA PRADHAN-MALLA, corapporteuse pour l'examen du rapport de la Suisse, a pris acte des efforts du pays dans le domaine de la formation des policiers et des gardiens de prison, demandant à la délégation de préciser si cette formation s'étendait aux avocats et aux procureurs, notamment.

Mme Pradhan-Malla a souligné que, selon des organisations non gouvernementales, le Manuel pour enquêter efficacement sur la torture et autres peines ou traitement cruels, inhumains ou dégradants (Protocole d'Istanbul) était largement inconnu en Suisse.

Des rapports concordants indiquent que les conditions de détention sont insatisfaisantes dans plusieurs établissements, notamment dans la prison genevoise de Champ-Dollon. L'experte a demandé des précisions statistiques sur l'application de peines de substitution aux étrangers.

La corapporteuse a souligné que, selon des organisations non gouvernementales, le mécanisme de plainte contre les abus policiers n'était pas suffisamment indépendant. Mme Pradhan-Malla a aussi relevé des lacunes dans la prise en charge des personnes détenues souffrant de troubles psychiatriques.

Elle a d'autre part demandé à la délégation de dire si la Suisse avait adopté une stratégie globale de lutte contre la traite des êtres humains, prévoyant notamment des mesures de protection des victimes et de sensibilisation de la police; et si la police procédait à un recensement des violences à caractère raciste.

Selon les organisations non gouvernementales suisses, les mineurs non accompagnés qui demandent l'asile en Suisse sont insuffisamment protégés et pris en charge par les autorités, a observé la corapporteuse.

Elle a noté par ailleurs que les châtiments corporels ne sont pas explicitement interdits par la loi suisse. S'agissant de pratiques préjudiciables qui préoccupent également d'autres organes conventionnels, Mme Pradhan-Malla s'est dite inquiète de certaines opérations chirurgicales superflues pratiquées sur des enfants intersexués.

Elle a, enfin, voulu savoir si les diplomates en poste à Genève peuvent être traduits en justice s'ils commettent des actes de torture ou des traitements inhumains ou dégradants.

Dans leurs questions et observations, d'autres membres du Comité ont voulu savoir comment la Suisse détectait ceux des mineurs migrants non accompagnés qui risquaient d'être victimes de la traite.

S'agissant de l'asile, une experte a voulu savoir si la Suisse accordait un traitement particulier aux Érythréens requérants d'asile, étant donné leur importance numérique prépondérante.

La délégation a été priée de préciser la nature des garanties juridiques exigées par la Suisse avant de renvoyer un étranger dans un pays tiers; et de dire quelles suites avaient été données aux différentes plaintes associées au renvoi de plus de 38 000 personnes sous contrainte depuis l'aéroport de Zurich entre 2009 et 2013.

Une experte a demandé à la délégation de préciser si la police suisse recevait une formation suffisante aux exigences légales dans le traitement des personnes détenues ou en contact avec la loi.

Elle a noté que certains policiers avaient été amenés à intervenir de nuit et de manière masquée dans des centres pour requérants d'asile, une méthode que l'experte a estimée plus que troublante. L'experte a jugé grave, ou même criminelle, la pratique consistant à faire des injections calmantes à des personnes en instance d'expulsion. Elle a insisté sur la nécessité de préserver la dignité humaine en toute circonstance.

Un autre expert s'est interrogé sur les moyens financiers accordés au mécanisme suisse de prévention de la torture et sur la rapidité et l'efficacité des enquêtes menées au sujet des accusations pour violences policières.

L'expert a voulu savoir si la Suisse prévoyait de créer un mécanisme indépendant d'examen de ces accusations. Un autre expert a souligné les nombreux retards qui émaillent les enquêtes sur les violences policières. Il a rapporté que plusieurs organisations non gouvernementales suggèrent que la Suisse crée une base de données recensant toutes les violences policières commises dans le pays.

Un expert a constaté que les conditions de détention varient en fonction des établissements. Le risque existe que les soins de santé ne soient pas toujours de qualité optimale, une situation imputable en partie au fait que les directives en la matière soient lacunaires. Le même expert a noté que si l'action du Conseil d'experts pour les questions de santé dans l'exécution des peines était certes louable, elle était néanmoins insuffisante dans la mesure où cet organe n'a pas de pouvoir décisionnaire.

Une experte s'est félicitée du rapport exemplaire de la Suisse et des contributions très importantes de ce pays à la protection contre la torture et les mauvais traitements. L'experte a voulu savoir si l'action du Centre suisse de compétence pour les droits humains avait déjà fait l'objet d'une évaluation indépendante et si la Suisse avait adopté des mécanismes pour garantir que les plaintes pour mauvais traitements contre des femmes aboutissent effectivement.

Le Président du Comité, s'est demandé pourquoi la Suisse n'envisageait toujours pas adopter une définition de la torture qui couvre de manière univoque les faits relevant objectivement de ce crime – même si on ne peut pas parler de tendance systématique dans ce domaine en Suisse.

Le Président a demandé à la Suisse de fournir des statistiques sur le nombre de plaintes pour mauvais traitements ou recours excessif à la force de la part de la police et sur les décisions rendues par la justice à ce propos, en particulier les sanctions prises.

Le Comité n'entend pas mettre en cause le principe de l'action policière, a précisé M. Grossman, seulement en corriger les abus.

Dans le cadre de questions complémentaires après les premières réponses de la délégation, le rapporteur a pris acte de la position de la Suisse s'agissant de la définition de la torture et de l'incrimination pénale de cet acte.

M. Gaye a constaté, par ailleurs, que l'initiative populaire sur le renvoi des criminels étrangers s'était déjà concrétisée par un durcissement de la jurisprudence. Certes, le juge est indépendant pour apprécier telle ou telle situation et le risque de torture. Mais on constate une tendance inquiétante bien réelle, a noté M. Gaye.

Le rapporteur a par ailleurs relevé que les réponses de la délégation ne faisaient état d'aucune condamnation d'un policier pour des faits de violence. Or, la Cour européenne des droits de l'homme a effectivement condamné la Suisse pour de tels faits et pour défaut d'enquête. La question reste donc posée de l'efficacité des enquêtes sur les violences policières.

Revenant sur les questions relatives à l'asile, M. Gaye s'est interrogé sur les raisons de la forte baisse du taux d'acceptation des demandes d'asile entre 2010 et les années suivantes. Il a aussi demandé des précisions sur la surveillance des rapatriements forcés par voie maritime, une piste que la Suisse semble vouloir poursuivre.

La corapporteuse s'est pour sa part interrogée sur la méthode suivie par la Suisse pour coordonner l'action des différents niveaux de pouvoir dans la mise en œuvre de la Convention, après avoir constaté que la délégation était surtout composée de membres du pouvoir exécutif.

Mme Pradhan-Malla a observé, d'autre part, que les autorités suisses restreignent la délivrance de permis de séjour si elles soupçonnent un mariage frauduleux.

Mais n'existe-t-il pas d'autres moyens de lutter contre les mariages blancs, qui ne remettent pas en cause la protection qu'il faut accorder aux victimes de la violence domestique, s'est interrogée l'experte.

Mme Pradhan-Malla a souligné que, du point de vue du Comité, les peines de prison à vie risquent d'aggraver l'état de santé de condamnés qui souffrent déjà de problèmes psychiatriques.

Une experte a relevé que d'autres organes conventionnels ont fait état explicitement de «violences» ou de «brutalités» commises par des policiers en Suisse, et non pas seulement d'actes inappropriés: la question se pose du contrôle véritablement indépendant de l'action policière.

L'experte a souligné aussi que des membres de la société civile suisse ont condamné les conditions de détention et d'expulsion forcée des migrants en Suisse et depuis la Suisse. Certes, la Suisse témoigne d'une évolution positive dans ce domaine, mais des données statistiques devraient étayer les réponses du pays, a demandé l'experte.

Un autre expert a constaté que le code civil suisse, s'il incrimine les actes de torture, ne définit nulle part en quoi elle consiste précisément. Il a suggéré que la Suisse adopte une position plus nette à ce sujet et rejoigne, en adoptant une définition conforme à la Convention, le groupe des États à l'avant-garde de la lutte contre la torture. Le Président a précisé que le Statut de Rome de la Cour pénale internationale, ratifié par la Suisse, utilise et définit la torture: par quel biais juridique interne la Suisse pourrait-elle poursuivre des actes de torture relevant de la Cour pénale internationale?

Un autre expert a recommandé à la Suisse d'organiser, au plan fédéral, un système complet de prise en charge des problèmes de santé rencontrés spécifiquement par les personnes détenues.

Le Président du Comité a aussi demandé à la délégation de dire au Comité si la Suisse rencontrait, du fait de sa structure fédérale, des difficultés particulières pour recueillir des statistiques. Il s'est dit d'autre part soulagé d'apprendre que les autorités suisses poursuivent d'office les auteurs de violences domestiques.

M. Grossman a enfin demandé à la Suisse de dire comment elle pondérait les exigences de la lutte contre la traite des êtres humains et ses prérogatives d'État souverain en matière de séjour des étrangers.

Réponses de la délégation

Répondant aux observations du Comité s'agissant de la définition de la torture, la délégation a souligné que la torture est explicitement réprimée dans le code pénal, qui prévoit cinq ans de détention au moins.

Tous les comportements visés par l'article 1 de la Convention sont réprimés par la loi suisse, de même que les abus d'autorité. Les complices et les instigateurs d'actes de torture sont également punissables. La création d'une norme pénale réprimant expressément la torture semble donc superflue.

Dans le cadre de la procédure pénale, la loi garantit l'accès à un avocat dès la première heure de l'arrestation et, dans le cas d'un étranger, le contact avec un représentant consulaire.

La loi suisse garantit en outre à toute personne arrêtée le droit de consulter un médecin de son choix. Le code de procédure pénale interdit expressément certaines méthodes d'administration de la preuve, notamment la menace et tout moyen de limiter le libre arbitre de la personne. Les preuves récoltées de cette manière ne sont en aucun cas exploitables devant les tribunaux. Tout prévenu peut faire vérifier la régularité de la procédure le concernant en déposant une plainte auprès du juge.

Répondant à des questions et observations complémentaires des membres du Comité, la délégation a précisé que la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants – y compris la définition de la torture qui y figure – était applicable directement dans l'ordre juridique interne suisse. Le code pénal suisse définit la torture à son article 264 (f), dans le contexte restreint des crimes contre l'humanité.

Depuis 2004, les actes associés à la violence domestique sont poursuivis d'office: voie de fait, menace, contrainte, viol, contrainte sexuelle ou encore lésions corporelles graves. Une procédure pour mauvais traitement peut être classée avec l'accord tacite de la victime. Cette disposition a fait l'objet de critiques au Parlement. Une proposition de loi vise à obliger le ministère public à auditionner la victime avant de pouvoir classer une plainte.

La délégation a précisé que les autorités qui poursuivent des auteurs de violence conjugale doivent, pour évaluer la gravité des actes, se fonder sur la jurisprudence. Un tribunal peut ainsi estimer que des violences conjugales – bien réelles – n'atteignent pas un degré de gravité suffisant pour octroyer un permis de séjour à la victime.

En juin 2012, le Conseil fédéral a adopté un important rapport dont les principales constatations sont que les parents ne peuvent plus recourir librement au châtiment corporel. Les autorités ont cependant considéré qu'un changement durable dans ce domaine devrait passer par un accompagnement des familles plutôt que par l'application du code pénal. En l'état, les sanctions pour violence sur des enfants peuvent comprendre le retrait de l'autorité parentale.

S'agissant de l'intersexualité, la Commission nationale d'éthique a été chargée de faire un rapport sur l'attitude à adopter face aux variations du développement sexuel. La Commission a dressé une liste de recommandations médicales et éthiques sont le Conseil fédéral s'est saisi: l'exécutif décidera d'ici à la fin de l'année des mesures à prendre.

La jurisprudence consacrant la primauté du droit international sur le droit suisse est bien établie, a assuré la délégation.

La peine de prison à vie est exceptionnelle, réservée aux crimes les plus graves. Cette décision peut être contestée jusque devant la Cour européenne des droits de l'homme. Une libération conditionnelle peut être envisagée après 15 ans de détention.

S'agissant des conditions de détention, la délégation a relevé que l'égalité du traitement médical est garantie dans les prisons. Certes, il n'existe pas de système national de prise en charge sanitaire.

Mais l'ensemble des mesures existantes conduit à une prise en charge médicale équivalente et professionnelle, a assuré la délégation. Le suivi psychiatrique des détenus est parfois difficile, compte tenu de la dangerosité de certains patients. Cependant, dans chaque cas individuel, tout est fait pour améliorer la santé individuelle des personnes concernées.

Plusieurs cantons envisagent par ailleurs de construire des établissements réservés à la détention administrative.

Toutefois, s'agissant de ce type de détention, les autorités doivent tenir compte des intérêts de nombreux intervenants, y compris les cantons, et des impératifs de protection auxquels les ministères publics sont soumis, a noté la délégation.

Mme Monica Bonfanti, chef de la police genevoise, a précisé que les plaintes contre la police sont déposées devant le ministère public, organe judiciaire indépendant de l'exécutif. Le ministère public peut décider de classer la plainte, décision qui peut être soumise à recours.

S'il donne suite, le ministère public peut confier l'affaire à la chambre pénale qui convoquera toutes les parties en cause. Toutes les décisions prises sur la plainte peuvent faire l'objet de recours. Les justiciables peuvent bénéficier d'une aide juridique. Les plaintes pénales déposées à Genève contre la police sont traitées directement par le procureur général. Les enquêtes sont confiées à l'inspection générale des services, qui n'est pas subordonnée à la police.

Mais d'autres mesures sont prévues pour garantir un comportement professionnel des policiers, a indiqué Mme Bonfanti. D'abord, la police impose des exigences de moralité sévères à ceux qui postulent pour entrer dans ses rangs.

Les candidats suivent un enseignement poussé en éthique et déontologie policières. Les policiers, de même que les magistrats, suivent ensuite des formations continues qui détermineront leur évolution professionnelle. En 2014, 75 plaintes ont été déposées contre des policiers genevois, dont 22 cas concernaient des abus de contrainte. Vingt-neuf sanctions disciplinaires ont été prononcées – un chiffre à rapporter aux 450 000 appels reçus et aux 82 000 interventions effectuées, a précisé le chef de la police genevoise. Ce corps s'est doté, en 2007, d'un commissariat à la déontologie.

Le problème des violences policières n'est plus tabou pour l'institution, a assuré Mme Bonfanti. Il importe dans ce contexte que chaque commandant de police s'engage sans équivoque dans ce domaine. Les commandants de police étudient la possibilité de poser des caméras embarquées, de manière à identifier objectivement les faits litigieux.

Répondant à des questions complémentaires au sujet des violences policières, le chef de la police genevoise a assuré qu'il était faux de dire qu'aucun policier n'est jamais condamné pour des faits de violence. Les procédures dirigées contre la police aboutissent bel et bien dans certains cas, a assuré Mme Bonfanti, ajoutant que ces procédures donnent lieu parfois à des licenciements.

Elle a précisé que les commandants de police n'attendent pas le résultat des plaintes pour lutter contre les violences policières. À l'heure actuelle, les autorités fédérales ne veulent pas instituer de tribunaux spécialisés dans le traitement des policiers, ce qui explique que les plaintes soient traitées de la manière décrite.

Un autre membre de la délégation a tenu à préciser que la Cour européenne des droits de l'homme n'avait pas condamné la Suisse pour défaut d'enquête dans un cas de violence policière, mais pour la méthode d'enquête employée.

La Suisse s'inscrit dans le courant de pensée qui entend faire de la prostitution une activité réglementée au plan administratif, dont les acteurs sont protégés par les dispositions de la Constitution relatives à la liberté économique.

L'évaluation des demandes d'asile commence par une évaluation de la situation personnelle du requérant. En cas d'évaluation négative, les autorités évaluent la possibilité de renvoyer la personne dans son pays d'origine, après une évaluation de la situation dans ce pays. La Suisse procède, à ce propos, à des échanges d'information extensifs avec les pays de l'Union européenne et avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux réfugiés.

En 2013, deux requérants d'asile déboutés par la Suisse ont en effet été arrêtés à leur retour à Sri Lanka, a confirmé la délégation. Les autorités suisses ont immédiatement interrompu les renvois vers ce pays et procédé à une révision complète de la pratique à cet égard. De fait, pratiquement tous les requérants sri lankais peuvent actuellement rester en Suisse, vu la situation des droits de l'homme dans leur pays.

Les autorités italiennes fournissent à la Suisse des garanties individuelles s'agissant du renvoi de familles de requérants d'asile. Mais il n'appartient pas à la Suisse de se prononcer sur la pertinence de ces garanties, qui sont données par un État souverain, a souligné la délégation. Les requérants en provenance de l'Érythrée peuvent obtenir un statut de réfugié s'ils ont fui le service militaire dans ce pays. L'importante diaspora érythréenne déjà installée en Suisse explique le grand nombre de requérants en provenance de ce pays.

Les migrants mineurs non accompagnés sont entendus à deux reprises, une première fois de manière sommaire et une nouvelle fois de manière plus approfondie.

Depuis le 1er juillet dernier, le règlement européen en la matière est entré en vigueur; des personnes de confiance doivent désormais assister à tous ces entretiens. La délégation a indiqué que 85% des mineurs concernés sont théoriquement âgés de 15 à 18 ans. Mais les autorités savent qu'une majorité des cas ne concerne pas réellement des mineurs. La disparition de requérants pendant une procédure est un phénomène connu, qui a plusieurs raisons, notamment le regroupement familial dans un autre pays ou la volonté de se soustraire à un transfert au titre des règlements de Dublin.

La délégation a précisé que les centres de traitement des requérants d'asile ne sont pas des établissements de détention. Les règlements n'ont d'autre objectif que de garantir la qualité de vie et la sécurité dans ces centres. Leurs pensionnaires doivent respecter des heures de sortie; ils peuvent quitter les lieux dès lors qu'ils renoncent à déposer une demande d'asile.

La durée maximale de la détention administrative des adultes - 18 mois - est conforme aux directives européennes, mais rarement appliquée dans toute son étendue, et plus rarement encore aux mineurs.

Les conditions de la détention administrative peuvent varier d'un canton à l'autre, a admis la délégation, relevant que certains petits cantons ne disposent pas d'établissements différenciés. La Confédération peut octroyer des subventions aux cantons pour qu'ils garantissent des conditions distinctes aux personnes soumises à une détention administrative.

S'agissant du rapatriement des personnes expulsées par «vol spécial», la Confédération fait appel aux services d'une société privée, a confirmé la délégation. Dans ce contexte, le médecin qui accompagne la personne expulsée peut seul décider de l'opportunité de lui administrer des médicaments (calmants), un acte qui doit toujours être justifié par des raisons de santé. En principe également, l'expulsion se fait sans immobilisation forcée.

Il n'est cependant pas possible de renoncer d'emblée aux liens, a constaté la délégation, ce qui irait contre l'objectif qui est le renvoi sécurisé de personnes pouvant présenter un danger pour elles ou pour autrui.

La délégation a par la suite précisé que les mineurs soumis à une procédure d'expulsion forcée ne peuvent être menottés que dans des cas très exceptionnels. La délégation a indiqué que la loi suisse ne prévoit de contrôle des renvois que dans le cas d'expulsion par vol spécial.

La Suisse participe déjà aux «vols Frontex» et se conforme aux dispositions régissant ces vols de rapatriement, notamment la présence de médecins et d'observateurs.

La Suisse a procédé à un rapatriement par voie maritime dans le cadre d'un projet pilote mené avec le pays de destination; l'accompagnement médical était garanti.

S'agissant du décès accidentel de deux personnes lors de leur rapatriement, la délégation a précisé que la Suisse avait, dans un cas, octroyé un montant de 50 000 francs à titre de geste humanitaire, sans préjudice d'une indemnisation ordonnée par un tribunal civil ou pénal; et, dans l'autre cas, pris en charge les frais de rapatriement du corps au Nigéria, pour un montant de 13 000 francs suisses.

S'agissant de la lutte contre la traite des êtres humains, les tribunaux suisses prononcent chaque année entre 10 et 15 condamnations, auxquelles s'ajoutent de 15 à 20 condamnations pour encouragement à la prostitution. La répression de ce crime dépend dans une grande mesure de la capacité des autorités à obtenir le témoignage des victimes, lequel est loin d'être acquis, a souligné la délégation.

La Suisse dispose aussi d'un cadre législatif très strict contre la traite à des fins de transplantation d'organes, un problème auquel le pays ne semble pas confronté, a déclaré la délégation.

Le Centre suisse de compétence en matière de droits humains a été évalué sous l'égide d'un comité de conduite chargé de tirer un bilan impartial, qui servirait de fondement à la création d'une institution permanente.

Le comité était composé de représentants du Gouvernement fédéral et de la société civile, notamment. Selon les résultats de cette évaluation, la qualité des travaux du Centre a été jugée bonne à très bonne. Mais le Centre n'a pu remplir toutes les tâches prévues, en particulier parce qu'il ne peut agir entièrement de sa propre initiative. Mais le plus grand problème est le manque d'indépendance formelle du Centre. Sur cette base, le Conseil fédéral a reconduit le projet pilote pour cinq ans au maximum. D'ici à la fin 2015, il décidera de l'opportunité de créer une institution permanente, et sous quelle forme.

Les autorités fédérales veillent à l'application sur l'ensemble du territoire suisse de l'application des obligations de la Suisse au titre des instruments internationaux. Les départements compétents se chargent de coordonner auprès des cantons la collecte des informations nécessaires à la rédaction des rapports qui seront présentés aux organes conventionnels.

L'Office fédéral de la statistique gère la collecte systématique des données avec les cantons; d'autres recensements sont organisés ponctuellement en fonction des besoins. La Suisse rencontre dans ce domaine les mêmes difficultés que d'autres États s'agissant en particulier de la cohérence des données. Les cantons établissent leurs propres statistiques sur les violences policières, qu'il est aisé de compiler à des fins d'analyse.

Après trois ans de mariage, a expliqué la délégation en réponse à d'autres questions, l'autorisation de séjour du conjoint étranger est prolongée automatiquement.

L'administration de la santé – y compris en milieu carcéral – relève de la compétence des cantons et non de l'exécutif fédéral, a confirmé la délégation. Mais la Confédération a l'intention d'édicter des directives dans ce domaine, sans qu'il soit encore possible de dire à quelle échéance.

La délégation a indiqué qu'elle fournirait par écrit des réponses aux questions du Comité au sujet de la lutte contre la traite des êtres humains.

Conclusion

M. STADELMANN, a réaffirmé la tolérance zéro de son gouvernement contre tout acte de torture ou de maltraitance. La Suisse est consciente des défis pointés par les membres du Comité. Elle a créé une Commission nationale de prévention de la torture, une structure permanente capable de détecter les lacunes dans l'application de la Convention.

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RDC. Diplomatie en lambeaux: Alias Joseph Kabila nomme des ambassadeurs, en bon "Incapacitaire" il plébiscite Cuba et ignore Genève international !

Genève, palais des Nations, 30 mars 2001, face aux journalistes qui voulaient tout savoir sur ses origines, parcours et son parachutage à la tête du Congo, alias Joseph Kabila a botté en touche en répondant en anglais alors que la RDC est un pays francophone. Photo Réveil FM International, archives

Voilà 14 ans déjà qu'alias Joseph Kabila catapulté à la tête de la République démocratique du Congo par la mafia internationale pour mieux piller ses ressources. 14 ans de diplomatie de pacotille: L'incapacitaire de Kingakati, qui règne par défi sans légitimité et en toute illégalité, apprend son métier de président de la République par des tâtonnements, sans vision claire. Même entouré des Dinosaures Mobutistes en tentant de faire du Mobutu sans Mobutu, alias Joseph Kabila a tout échoué. Une bonne diplomatie agence plusieurs critères pour plus d'efficacité. En ce qui concerne la République démocratique du Congo, nous devons sans hésiter:

1. Avoir une ambassade dans les 5 pays qui siègent au Conseil de sécurité des Nations Unies: Les Etats-Unis, la Chine, la France, la Fédération de la Russie et le Royaume-Uni. La nomination de François Balumwene comme ambassadeur de la RDC aux Etats-Unis d’Amérique et celle de Matungulu Luman pour la Fédération de la Russie sont tardifs.

2. Pour ses liens historiques avec la Belgique, la RDC ne doit pas avoir un ambassadeur mais plutôt deux ambassadeurs dont l'un doit s'occuper uniquement de la Commission de l'Union Européenne. La nomination alambiquée par alias Joseph Kabila de Dominique Kilufia Kafua, comme ambassadeur de la RDC auprès du Royaume de Belgique, du Grand-Duché de Luxembourg, du Royaume des Pays-Bas et de la Commission de l’Union Européenne, est une rigolade. A moins qu'en RDC, on soit encore susceptible avec des titres ronflants et pompeux. On ne peut pas être ambassadeur de trois pays distincts et être efficace.

3. Pathétique ! Alias Joseph Kabila a choisi de nommer un ambassadeur à Cuba plutôt que la Suisse ! Les Nations Unies ont un contingent de plus de 20.000 soldats en République démocratique du Congo. Genève est le centre névralgique du Conseil des droits de l'homme. La majorité des institutions onusiennes ont leur siège à Genève: Organisation Mondiale de la Santé (OMS),Conférences des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA),Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), Haut Commissariat pour les réfugiés et apatrides, Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), Bureau de service d'appui aux projets des Nations Unies (UNOPS), Centre du Commerce International (CCI), Commission d'indemnisation des Nations Unies (CINU), Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) , Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme (HCDH),Programme alimentaire mondial (PAM), Programme des Nations Unies pour les établissements humains (UN-HABITAT), Institut de Recherche des Nations Unies pour le Développement Social (UNRISD)...Cela fait plus de douze ans que la RDC n'a pas un Ambassadeur accrédité en Suisse. Cela sans arrange des petits magouilleurs pour la vente des passeports et la sésame du visa de la RDC, cela n'arrange pas le Congo en tant que pays. Ignorer Genève international, c'est faire de la politicaillerie. Avoir un ambassadeur auprès de l'ONU à Genève, c'est montrer à la face du monde la volonté du Congo d'améliorer son image sur les atteintes flagrantes des droits humains, notamment avec les viols des femmes utilisés comme arme de guerre, des arrestations arbitraires et sauvages, l'enrôlement des enfants soldats, les emprisonnements politiques, les massacres et tueries de populations civiles....Alias Joseph Kabila et ses apparatchiks ont peur de Genève. Ce dernier est le miroir qui les renvoient leurs images de tortionnaires, criminels sans foi ni loi.

Les Etats-Unis et Cuba ont renoué leurs relations diplomatiques après 50 ans d'embrouille. Que le régime de Kinshasa n'espère même pas que Cuba viendra à son secours en cas de glissement de mandat d'alias Joseph Kabila qui voudrait à tout prix briguer un troisième mandat présidentiel après 14 ans de gouvernance calamiteuse.

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ONU-Genève: Le Japon a fait une déclaration à l'occasion du 70ème anniversaire des bombardements atomiques de 1945

Première bombe atomique sur le Japon

La Conférence du désarmement a repris ce matin ses travaux, entamant la troisième et dernière partie de sa session de 2015, qui se termine le 18 septembre. Le Japon est intervenu à l'occasion des commémorations des bombardements atomiques sur Hiroshima et Nagasaki en 1945. Le Président, l'ambassadeur Henk Cor Van Der Kwast des Pays-Bas, ainsi que le Pakistan, sont intervenus au sujet du calendrier des activités pour la session de 2015.

Le Japon a rappelé que ce mois d'août marquait le soixante-dixième anniversaire des bombardements atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août respectivement. Pour le Japon, il ne suffit pas de rendre hommage aux victimes: il faut prier pour la paix et réaffirmer la nécessité de tout faire pour libérer le monde des armes nucléaires. Étant donné son histoire, le Japon estime avoir pour mission de dire ce qu'il s'est réellement passé en août 1945 et de faire connaître, aux prochaines générations, les conséquences humanitaires catastrophiques des armes nucléaires. Le Japon mène à cet effet deux programmes d'éducation au désarmement et à la non-prolifération axés sur la jeunesse et, dans ce contexte, une vingtaine d'adolescents – dont plusieurs lycéens de Hiroshima et Nagasaki – rendront visite à la Conférence du désarmement le 18 août prochain; le Japon organisera, le même jour, une projection et un débat sur le désarmement au Palais des Nations. Depuis 1983, 835 jeunes diplomates et fonctionnaires de divers pays ont rendu visite à Hiroshima et Nagasaki dans le cadre de ce programme. Le Japon est convaincu que cette expérience a ouvert les yeux des jeunes concernés et qu'elle les encouragera à œuvrer pour le désarmement nucléaire au sein de leurs gouvernements.

En conclusion, le Japon a demandé aux membres de la Conférence, unique forum multilatéral pour les négociations sur le désarmement, de faire preuve de souplesse pour remplir rapidement leur mandat.

S'agissant de l'organisation des travaux, le Président de la Conférence a rappelé l'adoption, le 5 juin dernier, d'une décision sur un calendrier des activités pour la session de 2015, qui concerne l'organisation d'une série de réunions informelles ouvertes à tous, qui porteront sur les questions de fond inscrites à l'ordre du jour. Le Président a annoncé que la Conférence tiendrait ces prochains jours des débats informels sur quatre thèmes: le désarmement nucléaire; la négociation d'un traité d'interdiction de la production de matières fissiles pour la fabrication d'armes et autres dispositifs explosifs nucléaires, y compris les recommandations du Groupe d'experts gouvernementaux sur les aspects susceptibles de contribuer à l'élaboration d'un tel traité; les assurances de sécurité négative; et la prévention de la course aux armements dans l'espace extra-atmosphérique.

S'agissant de la réunion informelle prévue le 6 août au sujet d'un traité d'interdiction de la production de matières fissiles, le Pakistan a rappelé qu'il n'était pas disposé à discuter du rapport du Groupe d'experts gouvernementaux, estimant que ce document ne pouvait servir de base à la négociation d'un futur traité d'interdiction de la production de matières fissiles.

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lundi 3 août 2015

Le HCR aide des réfugiés congolais à rentrer chez eux par avion depuis la République centrafricaine

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés a lancé aujourd’hui un pont aérien pour rapatrier plus de 600 réfugiés vers la République démocratique du Congo (RDC) six ans après leur fuite vers la République centrafricaine (RCA) pour échapper aux attaques des rebelles de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA).

Un premier groupe de 39 réfugiés congolais a embarqué à bord d’un avion Dash-8 à Zemio, au sud-est de la RCA, à destination d’Ango situé dans une zone isolée de la province orientale, au nord de la RDC. Au cours des trois prochaines semaines, le HCR prévoit de rapatrier 628 réfugiés au total moyennant 12 vols, dont celui de lundi. Ces chiffres pourraient changer.

Tous les rapatriés avaient affirmé qu’ils souhaitaient quitter Zemio et rentrer dans leur pays, dans la région d’Ango, en raison de la situation sécuritaire instable en République centrafricaine.

Le HCR a coopéré avec les gouvernements de RCA et de RDC pour faciliter le rapatriement librement consenti vers Ango. La LRA y est toujours présente mais les gouvernements estiment que la situation est suffisamment stable pour permettre le retour. Les réfugiés ont été pleinement informés de la situation sécuritaire dans les zones de retour avant de prendre leur décision finale de rentrer.

Quelque 5 000 Congolais ont fui les attaques et les atrocités commises par la LRA entre 2008 et 2009 dans les zones frontalières d’Ango et d’Obo et ont trouvé refuge en RCA. Ce groupe rebelle ougandais tant redouté dévalisait les villageois, pillait les biens, mettait le feu aux maisons, enlevait les habitants, violait les femmes et les jeunes filles et employait les jeunes comme enfants soldats et esclaves sexuels.

La plupart a trouvé refuge à Zemio, un camp géré par le HCR qui héberge aujourd’hui 3 499 réfugiés, dont les 628 qui rentreront dans leur pays dans le cadre du programme de rapatriement par avion. Depuis le déclenchement de la récente vague d’instabilité en RCA en 2012, au moins 2 800 réfugiés congolais sont rentrés chez eux depuis Zemio et d’autres régions de RCA.

Dans le même temps, le HCR recherche des solutions durables pour ceux qui choisissent de ne pas rentrer en RDC. La pénurie de financements pourrait affecter le niveau d’aide à Zemio, situé dans une région instable et difficile d’accès.

Le manque de routes rend le rapatriement par voie terrestre impossible tandis que la piste d’atterrissage a été réhabilitée et étendue à Ango. A leur arrivée, les rapatriés recevront 60 dollars E.-U. chacun pour couvrir le coût du voyage vers leurs villages en empruntant des pistes à moto, vélo ou pied. Le HCR octroie également une allocation de rapatriement de 150 dollars E.-U. par adulte et de 100 dollars E.-U. par enfant. Le Programme alimentaire mondial distribuera des coupons alimentaires.

Les réfugiés rentreront dans une zone où la LRA, affaiblie, a lancé des attaques sporadiques ces derniers mois. Le dernier incident signalé remonte au 16 juillet. Mais le gouvernement à Kinshasa a évalué la situation sécuritaire et donné son feu vert à l’opération de retour.

La LRA est apparue en Ouganda en 1986, a établi sa première base au Soudan en 1993 et s’est déployée en RDC en 2005, avant de se déplacer plus au nord vers la République centrafricaine en 2009. Chassés par les forces armées ougandaises, les rebelles de la LRA qui subsistent se sont retirés dans la forêt au sud-est de la RCA. La LRA continue de causer des ravages et de semer la terreur dans la région.

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dimanche 2 août 2015

Vidéo. Photos. Freddy Kita, chevalier de la Paix à Assise en Italie

Assise en Italie, Freddy Kita élevé au rang de "Chevalier de la paix". Photo Réveil FM Internatonal

Pourquoi être fier de l'élévation de Freddy Kita comme "Chevalier de la Paix" en présence des personnalités politiques, des industriels, des hommes et femmes d'affaires... ? La seule et unique raison est que n'est pas "Chevalier de la paix" qui veut. Ce prix ne s'achète pas, il n'est pas monnayable ! Il n'existe pas des rabatteurs lobbyistes pour ce prix. C'est une reconnaissance pour des valeurs et convictions que l'on défend. En République démocratique où tout se vend et s'achète, on a vu après les élections frauduleuses Louis Michel 2006, Apollinaire Malu Malu être décoré de Doctora Honoris Causa à l'université de Liège en Belgique où professe le fameux Bob Kazadi Kabamba alors que le défroqué venait de salir le nom Dieu en participant, cautionnant le tripatouillage et le hold-up électoral pour faire élire alias Joseph Kabila, sans assises, candidat de la mafia internationale pour mieux piller les ressources de la RDC.

Quant à son frère siamois Modeste Mutinga Mutuishayi, fourbe, roublard, grand requin et profito-situationniste, après avoir muselé les journalistes, bâillonné les opposants et les médias mais surtout pour avoir priver les 65 millions de Congolais d'un débat démocratique inscrit dans la Constitution de la Transition, entre Jean-Pierre Bemba et alias Joseph Kabila, la Belgique néo-coloniale va l’élever au rang de commandeur de l’Ordre de la Couronne par Sa Majesté le roi Albert II de Belgique. C'est comme si les Etats-Unis décerné un prix à Al Capone ! Et pourtant, la même Belgique colonialiste n'a jamais eu le courage de décorer ni Kimpa Vita, Simon Kimbangu, Ngongo Lutete, le roi M'Siri et Patrice Emery Lumumba qui se sont battus pour le Kongo et contre les colonialistes de tout poil.

L'élévation de Freddy Kita au rang de "Chevalier de la paix" doit réjouir plus d'un et elle prouve à dessein que dans ce bas monde, il n'y a pas que des véreux corrompus soutenus par des lobbyistes mafieux qui prospèrent. Dans la vie, on n'est pas contraint d'être corrompu,mangeur à tous les râtelier, profito-situationniste, patenté criminel... pour espérer atteindre ses objectifs.

La reconnaissance vient souvent de loin pour ses convictions et valeurs humaines. Freddy Kita n'a jamais pris les armes contre le peuple congolais. Démocratie Chrétienne doit être fier de son Secrétaire Général qui s'investit en temps pour faire avancer la cause d'Eugène Diomi Ndongala, président de DC et prisonnier politique personnel d'alias Joseph Kabila qui croupit arbitrairement à la prison de Makala.

En Italie, Assise a été le siège de plusieurs rencontres inter-religieuses, connues sous le nom de rencontres d'Assise, en 1986, 1993, 2002, et 2011. Assise est surtout célèbre pour son apogée médiéval et pour être le lieu de naissance et de mort de Francesco Bernardone, plus connu sous le nom de François d'Assise, un des plus grands saints de l'Église catholique romaine. Pour son patrimoine exceptionnel, la ville est classée sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Assise (en italien Assisi) est une ville italienne d'environ 28 100 habitants, située dans la province de Pérouse (Perugia) en Ombrie (Umbria).

La belle et sinueuse route pour atteindre Assise

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Gers. Vidéo. Manuel Valls dans un collège de Jazz à Marciac

Manuel Valls dans un collège de jazz à Marciac dans le Gers. Photo Réveil FM International

Le Premier ministre a tenu à saluer l'originalité et surtout la qualité du projet culturel lancé à Marciac dans le sillage du festival. L'atelier d'initiation à la musique de jazz a vu le jour en 1993.

Trois morceaux joués dans l'auditorium, c'est bien le combo de la classe de 3e qui a mérité l'écoute du Premier Ministre et de la secrétaire d'Etat à l'économie numérique Axelle Lemaire. «Bravo à tous pour ce magnifique concert et tous mes encouragements pour la suite de vos études», leur a lancé Manuel Valls.

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samedi 1 août 2015

Gers-Castelnavet. Vidéo. Manuel Valls répond aux journalistes après sa rencontre avec une vingtaine d' agriculteurs

Castelnavet dans le Gers, Manuel Valls répondant aux journalistes après sa rencontre avec les agriculteurs. Photo Réveil FM International

Il n'y a pas de pays sans paysans, les agriculteurs sont dans la détresse et ils manifestent leur colère. Dans le Gers, à Castelnavet, une vingtaine d'agriculteurs ont pu rencontrer le Premier ministre. Fait exceptionnel Manuel Valls a rencontré les agriculteurs sans Stéphane Le Foll le ministre de l'agriculture. "Il ne nous écoute pas, Le Foll on n'en veut pas" a martelé Emeline Lafon, la présidente des jeunes agriculteurs du Gers. Manuel Valls a écouté et tenté de calmer la tempête des agriculteurs. Il a reconnu l'absence de son ministre de l'agriculture présent en Corse, face aux critiques exprimées en vers Stéphane Le Foll, Manuel Valls a assuré que ce dernier "a la confiance du président de la République et la sienne, rappelant notamment que celui-ci s’était « beaucoup mobilisé au niveau européen ". " C’est à ce niveau-là que les grandes décisions doivent être prises », a-t-il dit. Les agriculteurs du Gers ont été satisfaits de l'entretien avec le Premier ministre mais demeurent mobilisés.

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Photos. Eloge de la ruralité et déambulation de Manuel Valls à Berdoues dans le Gers

Berdoues enfin connecté au haut débit numérique. Photo Réveil FM International

Berdoues, petit village de 487 habitants est devenu une heure durant la capitale de la ruralité en marche, visité par le chef du gouvernement Manuel Valls, Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat chargée du numérique, Martin Malvy, Carole Delga, de nombreux conseillers départementaux et élus locaux très attentifs, ceux-là même qui sont en prise quotidienne avec la réalité trop souvent méconnue par la haute administration, relevait Philippe Martin, président du conseil départemental. Lors de sa visite dans le Gers, le Premier ministre a adressé, dans un discours prononcé à Berdoues, un message appuyé aux élus ruraux. " La décentralisation n’est pas qu’une démarche administrative, c’est une vision de la République qui fait confiance aux territoires et qui reconnaît les spécificités locales », a-t-il déclaré, avant d’expliquer la méthode qui a conduit à l’adoption par les deux assemblées de la loi Notre.

"Nous avons agi sur trois plans. Tout d’abord la réforme de nos institutions avec pour objectif de clarifier et de simplifier. Ensuite le financement commun des projets afin de construire l’avenir. C’est ce que nous avons fait au travers des contrats de plan Etat régions (25 milliards d’euros d’investissement vont être mobilisés). Enfin, troisième plan, la mise en place de politiques spécifiques s’adressant aux territoires les plus vulnérables, et notamment les territoires ruraux." " La loi dite Notre portée par Marylise Lebranchu et André Vallini est aujourd’hui une réalité. Elle a inquiété. Mais il y a un an, au Sénat, parce que je suis un homme de parole, j’avais tendu la main au président Gérard Larcher, et nous nous sommes donnés les moyens qu’il puisse la saisir. Le dialogue approfondi a permis l’adoption du texte par-delà les clivages partisans. Et le fait qu’il y ait eu un accord en commission mixte paritaire, c’est-à-dire entre l’Assemblée et le Sénat, que la loi ait été votée par l’Assemblée et par le Sénat, deux majorités politiques différentes rend plus fort la mise en œuvre de cette loi. D’une certaine manière, gauche et droite, Assemblée nationale et Sénat, en sont désormais responsables. »

« La commune, ce creuset de la citoyenneté restera la pivot de la vie publique. Gage de proximité, elle est une institution incontournable même si, comme toutes les collectivités territoriales, elle doit répondre à des contraintes nouvelles, tout en prenant part au redressement de nos comptes publics », dit-il. Un milliard d’euros vont être débloqués dans la prochaine loi de finance en faveur de l’investissement public local. « Je souhaite en particulier qu’un effort soit engagé pour soutenir les projets innovants dans le domaine du numérique, dans le domaine de l’écologie, et pour soutenir d’abord les projets des communes rurales », précise Manuel Valls.

A propos de la mission qu’il a confiée à la députée du Puy-de-Dôme Christine Pirès-Beaune pour préparer la réforme de la dotation globale de fonctionnement (DGF), le Premier ministre se veut rassurant: « Les propositions de Mme Pirès-Beaune viennent d’être rendues publiques et je souhaite que nous puissions y travailler avec vous, en analysant ensemble les conséquences pour vos budgets. Il s’agit pour moi de corriger les inégalités et non de ponctionner aveuglément les budgets locaux. Mais quels que soient nos engagements, l’effort d’assainissement de nos comptes publics est un impératif », dit-il. Concernant l’intercommunalité, Manuel Valls plaide pour « des périmètres cohérents, respectueux des identités de chacun, permettant d’avoir plus de moyens pour se développer. Respectueuses de la géographie des territoires, les intercommunalités doivent être des échelons de proximité solides, capables de réaliser des investissements structurants, de bâtir des équipements d’envergure qui servent à la fois l’économie locale et nationale et répondent aux besoins quotidiens de nos concitoyens. » Avec les communes, échelon de la démocratie quotidienne, les communes nouvelles au sein d’intercommunalités élargies, les départements garants de la solidarité individuelle et collective, les grandes régions locomotives de la réussite économique de tout le territoire, cette nouvelle France des territoires se bâtit, et je pense que notre pays est en ordre de marche », poursuit le Premier ministre.

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