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mardi 31 octobre 2017

Universités : Le Premier ministre Edouard Philippe a dévoilé son "plan étudiants"

Edouard Philippe, Premier ministre

Le Premier ministre a présenté un plan « global » touchant à la fois la santé, l'enseignement mais aussi le pouvoir d'achat des étudiants. Un plan qui forcément a un coût : l'exécutif entend ainsi débloquer 450 millions d'euros pour accompagner la mise en place de nouveaux cursus et 500 millions d'euros sur l'ensemble du quinquennat visant à ouvrir des places et créer des postes dans les filières...Sur le papier, l'objectif est d'améliorer l'accompagnement des lycéens de terminale à l'université en misant sur l'orientation plutôt que la sélection. Admission Post Bac (APB), dont le nouveau nom n'a pas été annoncé, va connaître d'importantes modifications. Le gouvernement tente ainsi de répondre aux critiques qui ont émaillé la rentrée scolaire au mois de septembre. À en croire les syndicats étudiants et lycéens, la réforme est toutefois loin de répondre à toutes leurs questions.

Discours de M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre

Présentation du Plan Etudiants

Au Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Lundi 30 octobre 2017

Monsieur le ministre de l’éducation nationale, Madame la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation Mesdames et messieurs, Bonjour à tous et merci d’avoir répondu à notre invitation pour cette présentation de notre plan étudiant qui va nous permettre d’engager une réforme profonde du premier cycle universitaire et proposer aux étudiants un nouveau contrat pédagogique. Je voudrais, avant de vous présenter ce plan avec madame la Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et monsieur le Ministre de l’Education nationale, vous dire que notre réflexion sur ce plan a été évidemment organisée et conduite par la ministre, avec le souci d’une très large concertation de tous les acteurs de l’enseignement, ceux du supérieur mais aussi ceux du secondaire qui ont pu exprimer leurs convictions, leurs attentes, leurs interrogations lors d’une des cinquante-cinq réunions de travail organisées avant notre rendez-vous aujourd'hui ou à l’occasion d’un des cinquante rendez-vous bilatéraux que madame le Ministre a présidés ou organisés, en lien très étroit avec les services et les équipes du ministre de l’Education nationale.

Je voudrais d’ailleurs, avant de détailler le plan, saluer l’engagement et l’énergie avec lesquels madame Frédérique VIDAL s’est emparé de ce chantier. Avant d’être ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, elle était présidente d’une université dynamique et je pense que pour appréhender ce sujet, pour le saisir, au-delà parfois des présentations tranchées qui prévalent en la matière, il faut le connaître intimement, connaître ses qualités, connaître ses atouts, connaître aussi ses dysfonctionnements et l’ensemble des acteurs de ce monde de l’Enseignement supérieur qui est à la fois complexe et décisif pour l’avenir du pays.

Durant la phase de concertation, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Monsieur le ministre de l’Education nationale ont rencontré l’ensemble des acteurs. J’ai moi-même avec eux rencontré les organisations étudiantes et les représentants des présidents d’université. J’ai entendu leurs inquiétudes sur le droit d’accès à l’enseignement supérieur, sur l’orientation telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, sur la possibilité pour les étudiants de choisir la filière dans laquelle ils voulaient s’inscrire, sur le manque de places disponibles, sur les difficultés matérielles qui peuvent venir percuter un parcours universitaire ou un parcours dans l’enseignement supérieur.

J’ai aussi entendu les messages sur la paupérisation d’une partie des étudiants, sur la dégradation de leur état de santé. Derrière ces inquiétudes formulées, j’ai parfaitement conscience qu’il y a celles de millions de familles qui savent que se joue pendant le moment de l’enseignement supérieur quelque chose de décisif, pour leurs enfants et qu’ils veulent évidemment la réussite la plus large possible de ces enfants.

Il faut bien reconnaître que l’épisode que nous avons connu entre le mois de juin et le mois de septembre, lié à l’inscription dans le premier cycle de l’enseignement supérieur, à la faillite ou en tout cas aux très graves dysfonctionnements dans le fonctionnement de la plate-forme APB, a fait douter nos compatriotes sur ce qui est au cœur de la promesse républicaine, c’est-à-dire la capacité à s’élever grâce à son travail, grâce à ses études, grâce à la réussite scolaire et universitaire. C’est pourquoi le plan que nous allons présenter aujourd’hui est un plan global, qui traite du sujet de l’accès à l’enseignement supérieur dans toutes ses composantes. Parce que pour réussir, notre conviction est qu’il faut se préparer le plus tôt possible même si ça n’est pas toujours facile, mais au moins dès le lycée pour s’orienter dans la bonne filière, celle qui correspond à ses goûts et à ses qualifications.

Il faut aussi se sentir bien, se loger de manière convenable, faire face à des dépenses courantes, sans que les soucis matériels ne viennent trop perturber les études. Avant de détailler les grands axes de ce plan, je voudrais revenir quelques minutes sur un constat. Au cours des cinquante dernières années, les inscriptions dans l’enseignement supérieur ont été multipliées par huit et c’est évidemment une bonne nouvelle parce que ça veut dire que l’accès à l’enseignement supérieur en France s’est considérablement massifié, parce que ça veut dire que le niveau général de qualification dans notre pays s’accroît. A tous les égards, c’est une excellente nouvelle. Mais quand on regarde les chiffres de manière un peu plus fine, on constate que cette formidable massification est teintée d’un certain nombre de questionnements, de problématiques et de bémols. Quels sont ces bémols ?

- D’abord, un chiffre : seuls 30% des étudiants obtiennent leur licence en trois ans, ils sont 10% de plus à l’obtenir en quatre ans. Ca veut dire qu’au bout de quatre ans, il y a 60% d’échec à la fin d’une licence. Alors, les chiffres varient évidemment beaucoup selon la voie, selon la filière, selon les résultats au baccalauréat, mais une chose est certaine, les bacheliers sont très inégalement armés pour affronter le premier cycle universitaire. Ce taux d’échec, qui est parmi les plus élevés du monde, est un signe incontestable que le système ne fonctionne pas comme il le devrait. Je ne suis pas sûr, du reste, que ce chiffre soit suffisamment connu. Je ne suis pas sûr que l’importance de l’échec de « cette sélection par l’échec » au terme du premier cycle soit suffisamment appréhendée par l’ensemble des familles françaises et l’ensemble des étudiants ou des lycéens français.

- Deuxième constat : Les bacheliers technologiques et professionnels sont très largement exclus des IUT, des Sections de Techniciens Supérieurs qui sont des filières sélectives. Ce qui a une conséquence : c’est que les bacheliers issus de ces filières qui ont pour la plupart formulé le vœu de la poursuivre leur formation professionnelle sont souvent contraints entre guillemets de s’inscrire à l’université. Ils sont contraints de s’inscrire à l’université alors que l’université ne correspond pas forcément aux enseignements qu’ils ont reçus au lycée ni même à leurs goûts. On a donc un système qui, sans avoir été conçu pour cela, conduit à un choix pour l’université qui est parfois et trop souvent et notamment pour les bacheliers de ces filières un choix par défaut.

- Troisième constat : nous savons que l’accès à l’enseignement supérieur va être marqué par une massification encore plus importante dans les années qui viennent, c’est le produit d’une démographie vigoureuse. Nous savons que l’année prochaine, il y aura 40 00 étudiants supplémentaires, et que dans les cinq ans qui viennent, c’est de l’ordre de 200 000 étudiants supplémentaires qui seront inscrits ou qui voudront accéder à l’enseignement supérieur.

Autrement dit, il y a eu massification, elle va se poursuivre mais cette massification n’a pas été suffisamment synonyme de succès et je dirais même d’une certaine façon de démocratisation.

Et puis, je l’ai dit en un mot mais je voudrais y revenir il y a eu le scandale APB, le tirage au sort, ce qu’il a suscité comme angoisse, ce qu’il a révélé en absurdité et le nombre d’injustices qui en ont découlé. L’actualité de cet été en a donné des exemples d’une tristesse affligeante: - C’est le cas de Titouan qui obtient son bac avec mention très bien, 18,34 de moyenne et qui essuie trois refus pour s’inscrire en STAPS avant qu’un réexamen de son dossier ne lui permette in extremis (c’est une décision du 14 juillet).

- C’est le cas de Tancrède, bachelier de Versailles, mention assez bien, qui veut s’inscrire en sciences humaines et qui après avoir essuyé plusieurs refus décide de poursuivre ses études au Canada.

- C’est le cas de Maëlle, une bachelière de Montpellier, mention très bien au bac, qui ne parvient pas à intégrer la fac de psychologie ou de langues étrangères à Lyon.

- C’est le cas d’un autre bachelier Versailles, Antoine, série ES, mention très bien qui formule un vœu groupé auprès de 14 universités et qui ne peut pas s’inscrire en droit.

Je cite ces exemples, nous savons que malheureusement il y en a eu d’autres. Le tirage au sort et la façon dont APB fonctionne ou a fonctionné jusqu’à cette année relèvent – et pardon d’utiliser un terme rude – pour l’ensemble de ceux qui regardent le système universitaire de quelque chose qui s’apparente à un naufrage. Ce naufrage n’est pas simplement celui d’un outil technique, d’une plate-forme, qui à l’époque où elle a été constituée constituait un progrès. Ce naufrage, à mon avis, est celui d’une politique qui faute d’avoir dit la vérité, d’avoir accompagné les bacheliers, d’avoir traité les situations de manière individuelle a conçu un système sélectif, brutal, et profondément inégalitaire. C’est une politique qui s’est souvent cachée derrière de grands mots pour ne pas voir de très dures réalités.

Nous n’avons probablement pas - et quand je dis « nous », c’est l’ensemble du système depuis de longues années - collectivement pris assez conscience que l'augmentation du nombre de bacheliers devait s'accompagner d'une transformation de l'accès à l'enseignement supérieur.

On a considéré pendant trop longtemps que l'université pouvait accueillir tout le monde sans lui donner les moyens de repenser ses formations. Or permettre l'inscription, c'est bien mais permettre la réussite, c’est mieux, surtout s'agissant des étudiants.

L’enjeu aujourd'hui est donc de garantir à ceux qui le souhaitent le droit de suivre des études dans l'enseignement supérieur mais aussi surtout d'aider les futurs bacheliers à construire leur projet, à leur indiquer les efforts supplémentaires qu'ils vont devoir fournir pour accéder à une filière pour laquelle ils peuvent ne pas être suffisamment armés.

L’enjeu est aussi d'augmenter les capacités des filières en tension. L’enjeu est d'investir massivement dans nos universités car la France, la société française, les Français, les lycéens et leurs parents, les étudiants l'ensemble de notre tissu social doivent avoir confiance dans son enseignement supérieur, dans ses universités et dans l'ensemble du système d'enseignement supérieur. Relever le défi de la compétence, de la formation, de l'intelligence et je dirais même de l'épanouissement intellectuel, est véritablement un défi de société. Nous ne tiendrons notre rang, nous ne préparons notre avenir qu’en faisant ce pari de l'intelligence et de l'épanouissement intellectuel.

C’est la volonté du gouvernement et c'est l'ambition du « plan étudiants » que nous proposons aujourd'hui. Les ministres vont évoquer les points fondamentaux de ce plan, mais je voudrais avant de passer la parole à Madame VIDAL, donner un certain nombre de directions dans lesquelles nous nous inscrivons.

Le premier axe consiste à aider les lycéens à réussir leur orientation. C'est toujours difficile de faire un choix, surtout quand on est jeune et que l’on est traversé par des envies ou par une absence d'envie et qu'au fond, on a du mal à faire la part entre ce qu'on a entendu de telle ou telle formation et ce qu’on sait véritablement de ce qu'elle est, de ce qu'elle permet, de ce qu'elle exige et de ce qu'elle ouvre comme direction. On peut avoir des envies, on peut en changer. L'exercice d'orientation vers l'enseignement supérieur est un exercice difficile.

Ce choix, il faut l'accompagner, il faut permettre aux lycéens de le murir et pour ça il faut lui donner des moyens. On sait bien que – et c’est cette partie des choses que certains décrivent comme une grande injustice et qui l’est à certains égards - certains peuvent être accompagnés par leur famille ou par leur milieu au moment de faire ce choix parce que les parcours sont mieux connus, parce que les orientations et les pièges parfois de l'orientation sont mieux identifiés. Pour tous les autres, c'est souvent la solitude qui prévaut face à ce choix.

Pour réussir l'orientation, il faut deux choses : il faut des interlocuteurs et il faut des informations. Et pour avoir des interlocuteurs et des informations, il faut lier l’humain et numérique pour donner à la fois une vue panoramique des offres des universités, des offres d'enseignement supérieur qui sont accessibles, de la performance, des conditions dans lesquelles ces offres peuvent être utilisées et puis des conseils individualisés.

Le ministre de l'Education nationale vous indiquera comment les lycéens seront mieux accompagnés dès cette année, parce que l'enjeu de l’orientation est essentiel. Le deuxième défi, la deuxième direction, le deuxième axe consistent à garantir à tous les bacheliers un droit à l'accès à l'enseignement supérieur.

Je voudrais être aussi clair que possible dans les mots que j'emploie : je n'ai pas et je n'ai jamais eu peur du mot « sélection » mais ce n’est pas ce que nous proposons aux étudiants et aux lycéens français. L'objectif, ça n'est pas que l'université dise « non ». Dans la plupart des cas, elle dira « oui » et dans certains cas, elle dira « oui si ». Si quoi ? Si le candidat accepte un parcours adapté qui lui permet justement de réussir dans la filière qu'il a choisie.

Sur ce sujet, j'ai deux convictions. D’abord, je ne pense pas que laisser un lycéen s'engager dans une voie dont on sait par avance qu'elle est semée d'embûches sans l'alerter, sans lui proposer une aide, un accompagnement, serait lui rendre service. Lui rendre service c'est beaucoup plus lui dire « vous n'avez pas reçu les apprentissages nécessaires pour suivre en première année dans cette filière, donc si véritablement vous êtes motivé pour cette filière alors on va vous proposer un parcours adapté pour vous donner toutes les chances de réussir dans cette filière. » Ça pour moi, c'est la différence entre abandonner quelqu'un à son sort et lui donner les moyens de son ambition. C’est la différence entre un droit et quelque chose qui est effectif, entre un droit qui est déclaré « vous ferez ce que vous voudrez » et un droit qui est effectif, c'est « vous aurez effectivement la chance de réussir dans la filière que vous choisissez. »

La deuxième conviction, c'est qu’entre la sélection brutale et le tirage au sort, il existe une palette de solutions beaucoup plus souples, beaucoup plus humaines, beaucoup plus intelligentes aussi qui reposent sur l'engagement des enseignants, des enseignants-chercheurs et des étudiants à l'égard de ceux qui vont leur succéder, les lycéens, pour accompagner chaque personne vers la réussite.

Nous allons donc, comme je m'y étais engagé dès la déclaration de politique générale, supprimer le tirage au sort, mettre en place une nouvelle plateforme plus simple, plus rapide, plus accueillante et un processus d'accès à l'enseignement supérieur véritablement organisé pour accompagner les lycéens dans leurs choix. Madame la ministre vous en dira plus dans quelques minutes.

Enfin troisième axe, renforcer l'autonomie des étudiants. Nous le savons, les conditions matérielles sont une des clés de la réussite. Nous devons donc faire en sorte que ces difficultés matérielles - qui ne disparaîtront pas parce que nous disons que nous voulons les faire disparaître - ne constituent pas ou plus un obstacle à la réussite ou qu’elles viennent perturber trop fortement le déroulement des études.

Santé, logement, pouvoir d'achat, nous avons voulu répondre à ces défis simples, à ces défis concrets. Je l’ai dit dès ma déclaration de politique générale : nous allons mettre en place des moyens en face de nos ambitions et nous voulons effectivement simplifier la vie des étudiants.

Je voudrais prendre un seul exemple : la gestion de la Sécurité sociale et du régime étudiant. Je ne critique évidemment pas ceux qui y travaillent. Je note juste et je le note après que bien d'autres avant moi l'ont noté, plus experts, plus connaisseurs encore de ce dispositif : notre système ne marche pas bien. Les étudiants paient une cotisation de 217 euros par an. Elle leur permet de disposer d'un régime spécifique. Nous supprimerons cette cotisation et nous transférerons la couverture des étudiants au régime général dans un calendrier ordonné dont on vous dira un certain nombre d'éléments bientôt.

Cette opération permettra de dégager plus de pouvoir d'achat pour les étudiants, elle permettra aussi de garantir leur accès aux soins à des meilleurs coûts de gestion et avec un meilleur service.

Voilà, Mesdames et Messieurs, quelles sont la philosophie et les grandes lignes de ce plan. C'est un plan global qui traite de la vie étudiante dans tous ses aspects, du premier cycle de l'enseignement supérieur dans tous ses aspects. C'est un plan ambitieux car malgré une situation budgétaire que chacun connaît et qui reste marquée par le souci de respecter les engagements que nous avons pris devant les Français, nous allons investir pour construire de nouveaux locaux, pour ouvrir des places supplémentaires dans les filières en tension et pour redonner du pouvoir d'achat aux étudiants.

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lundi 30 octobre 2017

500 ans de Réformes. Le pasteur André Bokundoa, président de l'Eglise du Christ au Congo à Strasbourg

Le pasteur André Bokundoa, président de l'Eglise du Christ au Congo (ECC) à Strasbourg

Invité d'honneur par la Fédération Protestante de France, le pasteur André Bokundoa, président national de l'Eglise du Christ au Congo (ECC), la plus grande fédération protestante dans le monde, était à Strasbourg pour les 500 ans de Réformes.

Plus de 8000 personnes étaient réunies au Zénith pour le grand culte de Protestants en fête et véritable temps fort du week-end, hier dimanche matin. Le pasteur François Clavairoly, président de la Fédération Protestante de France, dans sa prédication rappelle que "la foi est avant tout confiance et appelle à la fraternité". Il dit aussi que "croire, c'est ouvrir son intelligence".

Le pasteur André Bokundoa, président de l'ECC et le pasteur François Clavairoly, président de la Fédération Protestante de France

Accueil chaleureux du président de l'ECC, André Bokundoa par le président de la Fédération Protestante de France, François Clavairoly

Pour son première voyage à l'étranger, le pasteur André Bokundoa est venu en France. Ce n'est pas rien ! La France est dans l'Union européenne. Elle est membre du Conseil de sécurité de l'ONU et la cinquième puissance économique du monde. La France n'a pas des relations ecclésiales historiques avec les églises protestantes congolaises. C'est un soutien clair au nouveau président de l'Eglise du Christ au Congo. D'ailleurs, dans l'entretien que le pasteur François Clavairoly a accordé à son confrère congolais à Strasbourg, de questions furent directes et la main très tendue.

Les pasteurs Philippe Kabongo, André Bokundoa, François Clavairoly et le professeur Honoré Muenyi Kamuinga à Strasbourg

Humble, calme, serein, le pasteur André Bokundoa préside aux aux destinées de l’Eglise du Christ au Congo, sans grand mitre, grosse crosse épiscopale ni anneau épiscopal. Après 19 ans de règne sans partage de Monseigneur Marini Bodho, le pasteur André Bokundoa a été massivement élu au deuxième tour de l’élection du président national de l’ECC, le samedi 19 août dernier, avec 247 voix, soit 57,7% face au Révérend Docteur Milenge Mwenelwata, 169 voix, soit 39,9% soutenu par Marini Bodho.

Le pasteur André Bokundoa, président de l'Eglise du Christ au Congo (ECC) et le professeur Honoré Muenyi Kamuinga à Strasbourg

Le pasteur Philippe Kabongo M'Baya, président de l’Évangile et Liberté, et le pasteur André Bokundoa, président de l'Eglise du Christ au Congo (ECC)

Philippe Kabongo M'Baya, André Bokundoa et Honoré Mwenyi Kamuinga à Strasbourg

Le pasteur André Bokundoa est élu donc légitime. Les statuts de l'ECC stipulent que le mandat du président national de l’Eglise du Christ au Congo est de six ans, indéfiniment renouvelable par le biais du synode national. Aussi, le texte souligne également la limitation de l’âge à soixante-quinze (75) ans. André Bokundoa jusque là n'est pas encore installé officiellement. Son installation devra se faire à la cathédrale du centenaire protestant à Kinshasa. Des documents ont même été soutirés dans son dossier déposé à la Primature afin de retarder l'arrêté gouvernemental de son élection... Le pasteur André Bokundoa a une démarche biblique simple, l'ECC doit revenir aux sources de la Bible et lui se considère simplement comme la sentinelle parmi d'autres de l’Évangile de Jésus-Christ au Congo. L'Eglise du Christ au Congo a besoin du soutien de grandes églises protestantes à travers le monde, mais aussi de grandes Ongs protestantes qui œuvrent dans le social pour répartir.

Le professeur Honoré Muenyi Kamuinga, André Bokundoa, président de l'ECC et Philippe Kabongo, au Zénith pour le grand culte de Protestants en Fête à Strasbourg

Le pasteur Philippe Kabongo, le professeur Honoré Muenyi Kamuinga et André Bokundoa, président de l'ECC au Zénith pour le grand culte de Protestants en Fête à Strasbourg

Il faut dire que le déviationnisme de l'Eglise du Christ au Congo a désenchanté plus d'un protestant-évangélique dans le monde. Marini Bodho, le gourou du "Raïs" a transformé l'ECC en la caisse de résonance du régime actuel qui sévit en toute impunité, l'ECC a perdu depuis des lustres sa crédibilité. Les protestants au Congo n'ont plus de parole. Alors que l'histoire du protestantisme est une histoire de la Résistance, l'ECC a courbé l'échine en devenant l’auxiliaire du pouvoir, le bras séculier de la dictature des Joséphistes...Et Marini Bodho est Sénateur de "Raïs", son conseiller spirituel et il continuait à diriger l'ECC comme si de rien n'était...

L'Église du Christ au Congo (ECC) est la plus grande fédération protestante avec ses 95 dénominations chrétiennes protestantes et évangéliques de la République démocratique du Congo. La vision d'André Bokundoa, le président de l'ECC est claire et nette de sa mission prophétique, attendue de tous les protestants-évangéliques au Congo et ceux de la diaspora.

André Bokundoa-bo-Likabe jure de consolider l’unité de l’ECC ;

- amorcer ensemble avec tous les protestants un vaste programme de développement durable ;

- favoriser l’émergence des Communautés membres avec les apports internes et externes ;

- faciliter le cadre de collaboration entre la présidence de l’ECC et les différentes communautés membres ;

- repenser la vision évangélique de l’ECC par la mise en place des programmes et projets ayant pour objectif le renforcement permanent des capacités des cadres à tous les niveaux ;

- impliquer l’ECC sur les questions liées aux droits de l’homme, à la bonne gouvernance et à la protection de l’environnement.

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Burkina Faso: 19 ans après, François Compaoré interpellé à Roissy dans l’affaire Norbert Zongo !

Le journaliste Norbert Zongo a été assassiné sous le régime Compaoré. 19 ans après ce odieux crime, 19 ans aussi que les commanditaires de sa mort couraient et circulaient tranquillement, librement et en toute impunité...le frère de l’ancien président Burkinabé est inculpé d’« incitation à assassinat » dans l’affaire du journaliste tué en 1998, alors qu’il enquêtait sur la mort de son chauffeur.

François Compaoré est sous le coup d’un mandat d’arrêt international depuis le mois de mai, poursuivi pour « incitation à assassinat » dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du journaliste d’investigation burkinabé Norbert Zongo.

Il effectuait régulièrement des allers-retours entre la Côte d’Ivoire et la France. C’est finalement à l’arrivée d’un de ces vols que François Compaoré s’est vu « notifier » son mandat d’arrêt international, dimanche 29 octobre au matin, à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.

Meurtre de Norbert Zongo, RSF appelle la France à accepter la demande d’extradition de François Campaoré

Reporters sans frontières (RSF) salue l’arrestation de François Compaoré, qui était visé par un mandat d’arrêt international dan le cadre de l’enquête de l'assassinat du journaliste Norbert Zongo au Burkina Faso, et appelle à son extradition pour permettre à la justice burkinabé de faire toute la lumière sur ce dossier.

Le frère cadet du président déchu burkinabè Blaise Compaoré est réclamé par la justice burkinabé depuis mai 2017, dans le cadre de l'enquête sur l’assassinat en 1998 du célèbre journaliste d'investigation Norbert Zongo. Poursuivi pour "incitation à assassinats", François Compaoré, 63 ans, qui réside désormais en Côte d'Ivoire, est arrivé à Paris dimanche 29 octobre. C’est à sa descente d’avion à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, qu’il s'est vu notifier son mandat d'arrêt.

“Près de 19 ans après les faits, il est plus que temps que la justice burkinabé puisse mener à bien son travail d’enquête et faire toute la vérité sur cet assassinat odieux, estime RSF. C’est pour cela que nous comptons sur la diligence de la justice et des autorités françaises pour répondre à la demande d’extradition du Burkina Faso, afin que François Compaoré réponde au plus vite aux questions de la justice de son pays. Les Burkinabé ont le droit de savoir pourquoi et qui a commandité l’exécution de Norbert Zongo. Cette affaire est une quête de vérité et de justice pas seulement pour les proches du journaliste assassiné, mais aussi plus largement pour l’ensemble de la population qui souhaite en terminer avec l’impunité de l’ère Compaoré.”

Le corps du journaliste d’investigation de l’hebdomadaire L’Indépendant avait été retrouvé criblé de balles et calciné le 13 décembre 1998 dans sa voiture à une centaine de kilomètres de Ouagadougou. Il enquêtait alors sur la mort en détention du chauffeur de François Compaoré, frère et conseiller du président aujourd’hui déchu, Blaise Compaoré.

RSF, qui a participé à la première commission d’enquête en décembre 1998, n’a eu de cesse de dénoncer les pressions politiques pour étouffer cette affaire, qui avaient mené à la prononciation d’un non-lieu en 2006. L’enquête a été rouverte en mars 2015, pendant la transition politique qui a suivi la chute du président Compaoré au pouvoir durant 27 ans.

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vendredi 27 octobre 2017

Nikki Haley à Kinshasa, aucun politicailleur dans la rue!

Le président Donald Trump et Nikki Haley à l'ONU à New-York

Lorsqu'on fait de la haute politique, il n'y a pas de différence entre le jour et la nuit. Chaque opportunité est à saisir pour passer des messages. Chaque acte politique est mûri. On doit user de tous les canaux de communication pour que le message atteigne son objectif. A se poser la question si les politicailleurs congolais sont-ils à court d'idées ? Manquent-ils de communicants ? Ont-ils des stratégies de libération du peuple congolais et de ses institutions ? Aucun congolais dans la rue ! Aucune manifestation de grande ampleur dans les rues de Kinshasa. Les politicailleurs ventriotes promettent qu'ils vont faire partir Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale le 31 décembre prochain et le 25 octobre à l'arrivée de Nikki Haley à Kinshasa, aucune manifestation de rue ! Comment ces politicailleurs pourront-ils faire sortir 2 millions de Kinois dans les rues le 31 décembre prochain alors qu'ils sont incapables de montrer au monde de quel bois ils se chauffent maintenant.

Nikki Haley est arrivée à Kinshasa le mercredi 25 octobre au soir

C'est à bord d'un avion militaire que Nikki Haley est arrivée à Kinshasa

La venue de Nikki Haley, ambassadrice des États-Unis auprès des Nations Unies et porteuse du message du président Donald Trump à la République démocratique du Congo, du pain béni pour des politiques stratèges. Tous les radars sont braqués sur le Congo. Le cortège de Nikki Haley de l'aéroport international de N'djili à la résidence américaine à la Gombe devrait mettre 8 heures, tellement les congolais amassés sur le boulevard Lumumba, lui auraient parler des atteintes massives des droits de l'homme. Les sbires, milices et mercenaires d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwalé allaient-ils tirer sur la foule comme à l'accoutumée ? Nikki Haley aurait été témoin oculaire de la manière dont un régime d'imposture traite le peuple qu'il est censé protéger. Cela fait presqu'un mois que l'agenda de Nikki Haley est diffusé dans les médias du monde pour annoncer sa venue à Kinshasa.

Les Etats-Unis ont désapprouvé l'élection de la République démocratique du Congo au Conseil des droits de l'homme à Genève. Même si pour Marie Mushobekwa, la sorcière de la République : «Tous les pays au conseil des droits de l’homme ne sont pas exemplaires», la RDC n'a pas sa place dans ce conseil, c'est comme si on confiait au pédophile Marc Dutroux la protection de l'enfance !

Nous avons affaire à des politicailleurs accompagnateurs et complices du régime d'imposture qui sévit en toute illégitimité au Congo-Kinshasa. Durant les 48 heures de sa visite au Congo, Niki Haley devrait percevoir qu'elle a à faire à une classe politique déterminée, capable de soulever le peuple pour défendre la démocratie. Au lieu de mouiller leurs chemises auprès du peuple souverain, des ventriotes mangéristes vont aller en costumes cravates pour déposer des fardes des doléances auprès de l'ambassadrice américaine.

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jeudi 26 octobre 2017

10 Questions à Roger Bongos, journaliste d'investigation dans la diaspora congolaise (suite et fin)

Danielle Mitterrand et Roger Bongos-Afrique Rédaction Archives

6. La RDC élu membre du Conseil de droits de l'homme à Genève, n'est-ce pas l'hôpital qui se moque de la charité ou l'assassin qui est juge ? Que dites-vous à ceux qui répondent que c'est la RDC qui a gagné le siège et non le régime d'Alias Joseph Kabila avec ses crimes, exactions et atteintes massives aux droits de l'homme ?

Roger Bongos: Que je sache, en quoi cette affaire « du Conseil de Droit de l’Homme » peut-elle apporter une lieur d’espoir à ce peuple meurtri ? Je pense à mon âme et conscience, que l’auréole de ce retentissement international reviendra à celui qui veut s’éterniser au pouvoir. C’est un mauvais signal pour les congolais qui attendent de la communauté internationale qu’elle tranche sur son devenir.

La salle du Conseil des droits de l'homme à Genève

Comme notre Héros national Lumumba disait, « le Congo appartient aux congolais », par conséquent, notre destin est entre nos mains. Devions agir vite afin de sauver ce qui reste à sauver. Tout le monde est contre ce peuple à cause de ses ressources.

Tant l’imposteur Kabila, ouvrira grandement la porte ouverte de la RDC aux prédateurs qui pillent nos richesses, notre combat doit se situer dans la rue avec l’application de l’article 64 de la constitution. De le chasser par la force jusqu’à ce qu’il subisse le sort subi par son homologue, Samuel Doë.

Marie-Ange Mushobekwa, la sorcière de la République, ministre des droits de l'homme ? Mon oeil ! Elle a déclaré après l'élection de la RDC: "«Tous les pays au conseil des droits de l’homme ne sont pas exemplaires».

Shé Okitundu a sillonné les couloirs, des dédales des Nations Unies avec sa délégation pour faire du lobbying afin d’avoir ce sésame à coup de millions de dollars.

Le sort de congolais a été scellé en échange des mallettes. Sindika Dokolo qui ne maîtrise pas encore avec son mouvement les arcanes du pouvoir international, son action pour d’empêcher l’élection de la RDC au Conseil de droits de l'homme à Genève, plutôt le plébiscite de « Kabila », n’est pas un échec, mais apprentissage douloureux.

Prisonniers de la prison de Makala. La RDC a enregistré 644 violations des droits de l’homme en septembre 2017, soit une augmentation de 46 % par rapport aux 441 violations documentées au mois d’août, révèle le rapport du Bureau conjoint des Nations-Unies aux droits de l’homme (BCNUDH).

Le diable réside aux Nations Unies, et son action angélique n’a pas eu l’effet escompté. Le diablotin de Kingakati, soutenu par « le grand Satan » des Nations-Unies en est sorti vainqueur, mais pas pour longtemps.

Cette décision des Nations Unies, est un signal négatif pour nous congolais et l’avenir s’assombrira dans les prochains jours où tout le monde parle encore d’une date limite pour Kabila. C’est aussi de la poudre aux yeux du Rassemblement !

Avec ses Mobutistes-Joséphistes, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale est Mobutu Bis !

7. Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale est-il un Mobutu Bis ? L'imposteur et Incapacitaire de Kingakati fait du Mobutu sans Mobutu, n'est-pas la revanche des dinosaures Mobutistes pillards et corrompus qui pourtant n'avaient pas hésité à traverser le fleuve Congo à pied en 1997 ?

Roger Bongos: Oui, celui qui porte le nom de Joseph Kabila par usurpation, a une seule chose en commun avec le feu Marechal Mobutu, « l’imposture ». L’un est arrivé au pouvoir par la haute trahison et l’assassinat, le second par la même chose, en tuant celui qui l’a pris sous sa coupe, le considérant son propre fils lorsque il n’était qu’un simple chauffeur de taxi.

Taximan à Dar es Salam en Tanzanie, l'imposteur Alias Joseph Kabila a été catapulté sur le trône du Congo par la mafia internationale pour piller ses ressources

Un proverbe chinois dit : « tu élèves un petit serpent jusqu’à ce qu’il devienne un monstre, et t’avaler après. » Mobutu a fait confiance aux étrangers, que sur ses propres frères congolais, et celui qui a usurpé l’identité de Mzée Laurent-Désiré Kabila, fait exactement pareil, a une variante près, lui n’est pas congolais. Cela peut se comprendre…

M'zée Laurent-Désiré Kabila

Les effets de la dictature féroce du mobutisme n’ont pas mis au jour, pour une seule raison, à l’époque, la télévision nationale avec tous ces dialelolistes étouffaient la souffrance de ce peuple en nous montrant ce qu’ils voulaient nous montrer.

Les hiboux faisaient dans l’arrière boutique leur sale besogne. Il a (sic) englouti des milliers de personnes, d’opposants et des récalcitrants qui s’opposaient à son régime. N’oublions pas la culture du poison avec la peau de crapaud et Lézard de l’Est de la République existait déjà, introduite par celui qui servait les intérêts du Rwanda au Zaïre, Barthélemy Bisengimana Rwema « le magnifique », qui fut le directeur de cabinet du président Mobutu Sese Seko de mai 1969 en février 1977.

Bisengimana Rwema qui favorisa l'infiltration des Tutsi Rwandais dans les Institutions républicaines sous Mobutu

A l’époque de l’Internet, tout se sait, et rien n’a changé depuis l’avènement de ce régime particulièrement barbare. Sachez que, ceux qui ont servi et tenu ce régime sont aux commandes des ces instituions et ont donné de la matière à ceux-qui veulent nous rendre apatride.

Seule qu’il faille faire sans se soucier de la réaction de la communauté internationale , c’est de nettoyer la classe politique congolais en appliquant ce que Jerry Rawlings a fait dans son pays le Ghana, lorsqu’il devenu président de la république. Il pendra sur la plage, une vingtaine de ces anciens politiciens qui ont trahi. Aujourd’hui, le pays est l’exemple même de la démocratie…

Comment un homme qu’on appelait par le FMI, monsieur 10%, l’édenté de la gare du Nord, peut-il, après avoir fui avec tous ces dinosaures de l’ancien régime, revient en force en étant patron du Sénat ? Quel enseignement moral peut-on donner à la nouvelle génération en mal de repère ?

Edouard Mokolo Wa Pombo, Apparatchick Mobutiste aujourd'hui Mammouth Joséphiste. Intelligence et stratégiel au service du mal et de la dictature!

On prend Monsieur Edouard Mokolo Wa Pombo, qui avec son second, on l’appelle à tort ou à raison « Terminator », sèmeront la désolation en RDC, et devient le puissant proche conseiller de celui qui est rentré en RDC avec des bottes de jardinier ? Les exemples sont à foison, dans cette république bananière…L’ennemi du Congo, c’est bien le congolais lui-même !

8. Chosifiés et clochardisés, les congolais sont-ils impuissant face à la tyrannie totalitaire du régime d'occupation et d'imposture qui sévit à Kinshasa ? Qu'est-ce qui peut se passer le 31 décembre prochain ?

Roger Bongos: Rien à l’horizon, ce n’est que des arrangements entre-copains, une pression pour que l’autre partie qui se sent lésée puisse avoir son morceau de gâteau.

Est-ce que, les congolais peuvent-ils faire confiance à celui qui a vendu la peau de l’Ours « le Congo » avant de l’avoir tué ? Qu’a t-il fait à Ibiza, à Monaco, à Venise, en France et à Bruxelles. N’est ce pas, il négociait ses contrats avec ceux qui devraient travailler avec lui, lorsqu’il deviendra le chef de la primature ?

Les gens se font tuer à Kinshasa, toi dans des grands hôtels à coup de champagne et cigare, tu négocies sur le dos des malheureux congolais. Peut-on faire confiance à ces ethno-tribalistes, lorsqu’on voit également son bureau politique avec ses 12 patentés tribalistes ?

Félix Tshisekedi contrairement à ce qu’il disait, qu’il serait devenu riche grâce à son travail de lobbyiste, mais en vendant aux plus offrants ce qui reste de la RDC…Il empochera au passage dans sa forfaiture, pas plus de 2 millions de $. C’est seulement la partie émergée de l’iceberg.

Parlant de son lobbying, pourquoi est-il en froid avec Moïse Katumbi qui ne supporte plus sa cupidité et l’escroquerie fait en son encontre ?

Pourquoi le S.G. Kabund qui a perdu son fils dans ce combat sale, devrait aussi payer leur différent ? Ce n’est pas cher payé de perdre son fils ? Une chose est sûre, il faut absolument éviter toute collision avec le Capo di tutti capi du « Rassemblement », il trahit toujours à la fin.

Ce que je crains, comme le père a fait, le fils reproduira la même chose. Rappelez-vous, lorsqu’il avait organisé une manifestation à Kinshasa, Kabund qui avait géré comme un chef cette manifestation, a vu son chef, filer à l’anglaise vers le Maroc, Addis-Abeba et ensuite atterrir en Belgique. D’ailleurs, j’étais le premier avoir dénoncé cela…

Ces bandits des ethno-tribalistes avaient fabriqué un tweet avec photos montées prouvant qu’il était bien à la manifestation (sic). En réponse à cet affront, j’avais re-publié le numéro de son vol, heure et destination… Silence radio de l’autre côté. Voulez-vous voir des tels énergumènes à la tête de la RDC ?

Qu’il aille faire ce qu’il sait faire, livrer des pizzas et jouer au chauffeur-livreur à Zaventem. D’ailleurs, j’ai été le premier à le démontrer. Raison pour laquelle, je suis détesté chez ces ethno-clano-tribalistes de caniveau…

9.La transition sans Kabila est-elle possible en RDC ? Quelles sont les préalables ? Que faire d'Alias Joseph Kabila et ses Mammouths Joséphistes ?

Roger Bongos: Oui, l’une des meilleures sorties de crise en RDC. Trouver quelqu’un de valable, à l’image de celui qui a vécu des terribles moments en opérant des enfants, mamans violées dans l’Est de la RDC.

Ce modèle de transition a fait ses preuves dans plusieurs pays et ils se sont trouvés avec un pays pacifié, avec un assainissement de la classe politique, à l’exemple de que je connais bien pour avoir participé à Bangui (RCA), à un Forum pour la paix et la réconciliation nationale.

L’intéressé d’ailleurs est d’accord d’après ses déclarations, de mener cette transition qui doit se faire sans Kabila qui est un obstacle à la paix en RDC.

Le gynécologue Dénis Mukwege déjà Président de la transition sans Alias Joseph Kabila ?

Le docteur Denis Mukwege pour n’est le citer disait : « Pour que des élections claires, transparentes et crédibles puissent avoir lieu, il faut que le pouvoir actuel se retire. Il faudra alors mettre en place une équipe neutre, qui sera chargée de mettre les choses en place et d’organiser les élections. Il faudra mettre en œuvre les principes qui permettront que désormais tous les partis politiques, après transition, puissent concourir à égalité des chances, défendre leur programme. »

Voilà ce qui est clair, et ces ventripotents Mammouths Joséphistes qui s’affalent et se cramponnent dans leur fauteuil princier ne veulent pas entendre parler de cette transition, où on verra leur intérêt partir en fumée…

Le président du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, Félix Tshisekedi, préconise la désignation d’un président de transition en remplacement de Joseph Kabila, sous l’égide de la CENCO.

Il veut tout bonnement torpiller le plébiscite Du Docteur Dénis Mukwege qui disait lors de sa sortie à Paris, sa rencontre avec la diaspora congolaise, en aucun il pourra travailler avec ces gens là… Et avait décliné l’offre du Rassemblement pour se joindre à eux. Une manœuvre de plus de ce petit politicien qui croit que le monde tourne autour de lui. La solution la plus simple et radicale serait de les passer tous à l’échafaud !

Etienne Tshisekedi investi Kabund, secrétaire Général de l'Udps

10. Kabund est le Secrétaire Général de l'Udps. Bref le vrai président de ce parti politique. Sa suspension est-il stratégique ? Que cache cette suspension ? Shabani, Moleka, Mavungu ont eux aussi étaient suspendus malgré les démentis. Qui veut dégommer Kabund ? Pour quels enjeux ?

Roger Bongos: L’UDPS est devenu une affaire familiale où tout fondateur historique a été écarté au profit même d’un intrus, et maman Marthe devient après la mort du vieux, l’organisatrice de ce parti ethno-tribaliste sans avenir.

Après la transition proposée pour la sortie de crise enchevêtrée en RDC, Félix et amis contestent, le plébiscite du Dr Denis Mukwege. Et le rassemblement veut absolument torpiller celui qui a devis la carte blanche de la communauté internationale.

Le désordre dans lequel UDPS traverse est le résultat de l’immaturité managériale du vieux qui n’a pas eu le courage de désigner un vrai successeur pour la pérennisation de ce parti historique qui n’appartient pas d’ailleurs à cette famille. Nous assistons à sa mort annoncée au regard de ce qui se trame en coulisses avec des peaux de bananes, de crocs en jambes et la traîtrise avérée.

Udps: l'épouse de Bruno Tshibala est la nièce de Maman Marthe Tshisekedi

Maman Marthe voyant ces désordres perdurés, fera appel à l’homme de l’église, le frère du vieux, Gérard Mulumba et Eugénie Tshika pour essayer, il y a une dizaine de jours de recoller ce qu’il reste de l’UDPS géré par le contesté Félix Tshisekedi qui fait qu’à sa tête avec une certaine arrogance et cela irrite tout le monde.

L’abbé et Eugénie Tshika devraient faire de la sorte, de réunir les six personnalités clés du parti qui se regardent en chiens de faïence pour sauver le parti. Alors, l’homme de l’église verra Monsieur Mutanda, Valentin Mubake, Bruno Tshibala, Félix etc…

Kabund a Kabund, le Secrétaire Général de l'Udps

Dans ces négociations de la dernière, d’aucuns disent que le mal est tellement profond, ledit compromis n’a aucune chance d’aboutir. Entre Valentin Mubake et Mutanda, c’est entre chien et chat. Entre Bruno Tshibala et Félix Tshisekedi, c’est la guerre, puisqu’il pris à l’autre son joujou.

Maman Marthe essaie de calmer la colère des uns et des autres puisque c’est une histoire de famille.

Maman Marthe Tshisekedi, grande instigatrice-comploteuse dans l'Udps et Maman Bobi Ladawa, l'épouse du défunt Maréchal Mobutu

Pour histoire, Bruno Tshibala a épousé la nièce propre de Maman Marthe, la pauvre femme qui ne sait plus où mettre la tête. Ce cinéma que Félix fait contre Bruno Tshibala est canalisé par la matriarche, la patronne officieuse de l’UDPS.

Comme le malheur ne vient pas tout seul, il y a l’autre courant UDPS de la diaspora particulièrement hostile à Félix Tshisekedi par rapport à ma mégestion du parti, met tout sur la place publique, veut que le Dr Dénis Mukwege soit le président de la Transition.

Le cas de Kabund. Ah pauvre Kabund, il est tout logiquement, la victime de cette traitrise, la course au positionnement de ceux qui ne veulent pas voir un autre visage émerger dans ce parti caporal, qui d’ailleurs n’est pas un exemple de la démocratie que le peuple pourrait souhaiter avoir.

D’ailleurs, le Secrétaire Général du parti, allait être viré après une commission Ad hoc, une coterie qui s’était organisée à Limeté, où tout le monde était unanime de virer celui qui commence à monter, et de prendre de l’ampleur. Il faut vite couper sa tête, sinon pour dribbler encore Félix Tshisekedi, Kabila pourra faire appel à ce jeune SG.

Félix Tshisekedi voyant le danger de la conférence de presse convoqué par Kabund afin d’éventrer le boa, comme Bruno Mavungu et Albert Moleka ont pu le faire, il fera marche en arrière, et éteindra provisoirement le feu qui consumait déjà le toit de la maison UDPS…

Ce que nous savons avec précision, il allait sortir des éléments qui prouvent que Félix Tshisekedi avait fait un deal pour aller à la mangeoire avec l’usurpateur Kabila à la date que la CENI vient de publier.

Félix Tshisekedi est cuit, tenu par ses turpitudes et ne pourra rien faire présentement, jusqu’à la nouvelle stratégie concoctée dans leur laboratoire tribal pour faire tomber le S.G. Kabund.

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mercredi 25 octobre 2017

10 Questions à Roger Bongos, journaliste d'investigation dans la diaspora congolaise !

Roger Bongos, journaliste d'investigation dans la diaspora congolaise

Courageux, baroudeur, batailleur, combatif, pugnace et culotté, Roger Bongos est le journaliste d'investigation de la diaspora congolaise qui ose ! Qui s'y frotte s'y pique ! Lorsque le média alternatif et non marchand, Afrique Rédaction s'accrédite pour un événement Roger Bongos remplit toujours son contrat en écrivant sur celui-ci. Afrique Rédaction comme Réveil FM International nous avons conceptualiser le journalisme d'engagement du seul fait que la RDC n'est pas un pays normal. Journaliste engagé, s'attaquer arbitrairement à Roger Bongos, c'est déclencher une guerre de 100 ans qui risque d'être, longue et populaire car il ne lâche rien. Myra Ndjoku, de triste mémoire, le fameux barbouze et ex-ambassadeur plénipotentiaire de la RDC en France fut convoqué à plusieurs reprises au Quai d'Orsay. Lui qui faisait fouetter des compatriotes au sein de l'ambassade au 32 Cours Albert I dans le 7è arrondissement de Paris et qui s'était juré d'éradiquer la résistance congolaise en a eu pour son compte. Pour avoir cassé la caméra de Roger Bongos à la Gare de Nord, le Barbouze-Ambassadeur a été quadrillé, secoué, malaxé, traqué à tel point sur son lit de mort il interrogeait "Nasala Ba journalistes ya Paris Nini ?". Goliath du net, avec sa plume au vitriol, Roger Bongos est un journaliste engagé contre les dictateurs, imposteurs, fourbes, roublards, requins, incapacitaires et autres enfarineurs de tout acabit, mais humain avec les victimes de toutes les injustices. Nous sommes à deux sur la quai de la gare de Limoges, après avoir visité avec d'autres confrères, l'usine des chaussures JM.Weston (un nom anglais pour un maître chausseur bien français, choisi en 1927 par le fondateur pour profiter du prestige british), la marque des chaussures des chefs d'Etat. Qui arrive vers nous, Monsieur François Hollande alors Secrétaire du Parti Socialiste, après la photo avec lui, Roger Bongos me souffle à l'oreille, c'est le prochain Président de la République. Nous rigolons tous les deux dans ce train Corail qui nous ramène à Paris. Deux ans après, François Hollande est élu Président de la République française. Lorsqu'il s'est rendu en République Centrafrique, malgré l'insécurité ambiante, avec sa caméra, Roger Bongos a pris une pirogue à traversé le fleuve et s'est retrouvé en République démocratique du Congo. Nous sommes à Dakar en 2014, pour le 13 Sommet de la Francophonie qui s'est tenu à Dammadio. La salle de presse est non climatisée, par manque des places certains confrères travaillent à même le sol. Les journalistes sont triés au volet pour la photo des chefs d'Etat. Les protocoles sénégalais compliquent l'affaire en exigeant le badge jaune qu'ils avaient octroyé à quelques uns. A mon insu, Roger Bongos arrive avec son sésame et me le donne vas-toi moi je reste dans la salle de presse. Toujours à Dakar, de bouche à l'oreille, les réfugiés Libériens vivant dans des bicoques quémandent de l'argent. Avec Roger Bongos, nous décidons d'aller chez chez épicier du coin, nous achetons un sac de riz, le plaçons dans un pousse-pousse jusque chez eux ! Le fondateur et rédacteur en chef d'Afrique Rédaction, Roger Bongos a répondu à nos 10 Questions.

Le Maréchal Mobutu Sese Seko et Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, deux dictateurs sanguinaires

1. Réveil FM International: Journaliste engagé d'investigation. Vous n'épargnez personne. Pour ceux qui ne connaissez pas votre papa avait porté sa cravate en défiant le dictateur Mobutu et sa politique d'authenticité. Etes-vous un révolté des injustices ?

Roger Bongos: Les principes journalistiques sont au demeurant universels. Ces principes sont également orientés par des drames que sa population ou les populations lointains soient-ils, vivent. Puisque au point de vue morale, ces éléments lointains me dit-on, forgent, orientent nos appréciations, bousculent par ailleurs nos habitudes et au final, marque votre travail. Contrairement à ce que la presse occidentale dit dans son insouciance ou mépris et dans des termes journalistiques : « mort-kilomètre » ou « kilomètre-compassion » … qui dit que : « généralement on est touché par ce à quoi nous pouvons nous identifier ».

Où on reste un journaliste quelconque qui commente l’actualité comme des milliers tant d’autres, comme on peut les trouver sur la planète. Où, on casse les codes, tout en restant dans la déontologie, on devient un journaliste « engagé » …Simplement, le bon sens.

Pourquoi engagé ? Cela coule de source, face à l’injustice, la révolte vous habite et on s’interroge sur l’insensibilité de cette société dépourvue des vrais repères et vraies valeurs. Loin de là, avec l’idée de se lancer dans l’angélisme…

Certains ferment les yeux sous pression de leur rédaction, bâillonnés par la peur de se faire jeter. Comme le métier du journalisme est dans d’une grande précarité, payé à coup de lance pierre, on ferme « sa gueule ». Et moi, je dis non…Raison, pour laquelle, j’avais écarté l’idée de faire carrière classique dans une rédaction et j’en eu des propositions…

En réalité que dit réellement, les principes du journalisme ? D’avoir simplement un engagement sans passion, pondéré et réfléchi de ce qu’on fait, à savoir :

- De s’abstenir, et s’astreindre tant bien que mal au respect de la vérité, même au delà des pressions financières, tentative de corruption, ce qui est monnaie courante dans le métier. La pression psychologique, et menaces physique allant jusqu’à la menace de mort… D’ailleurs, en RDC depuis que nous avons à la tête de la Nation un usurpateur « Kadogo » jeune soldat sans formation, plus de 18 journalistes ont été assassinés.

A titre d’exemple : moi et Freddy Mulongo, nous avions organisé un premier forum de la liberté de la presse au Press-Club de France à Paris, le 27 mars 2014, où on n’avait mis l’accent sur l’indépendance journalistique, le travail des journalistes en Afrique, sur l’impunité des despotes qui s’en prennent aux chevaliers de la plume.

Tout cela pour faire avancer la cause du métier qu’on affectionne. Tout journaliste peut vous le dire, lorsqu’on met le doigt dessus, c’est difficile de se défaire de ce métier et de faire autre chose. On est journaliste, jusqu’à la fin de votre vie…

- Penser à une seule chose, pourquoi on exerce ce métier, qui dans l’absolu, est un métier ingrat. Mais faisant abstraction à cela, on doit se préoccuper en priorité à l’intérêts du citoyen, par extension, si vous êtes engagé, à l’intérêt de la Nation qui vous a vue naître. Et vous portez par essence même, la responsabilité de la défense au péril de votre vie…

Roger Bongos en reportage à Bangui en République Centrafricaine

Roger Bongos en reportage à Bangui en République Centrafricaine

Qu’est ce qu’on appel, un engagement ? Une mission sacerdotale, qui rend certains réfractaires à vos publications subissant la foudre de ceux qui ne veulent pas les choses évoluer (dictature). Et, pour les autres, une aubaine, une source intarissable d’information fiable et s’abreuvent de vos écrits sans modération à l’heure où l’Internet a libéralisé cette corporation…Le quatrième pouvoir qui devient la force de chose, le premier pouvoir.

Où les informations ne sont plus confisquées, traitées de manière intéressée et surtout caporalisée dans le but d’orienter les consciences. Ce que, un magnant de la presse américaine disant avant l’avènement de la presse en ligne, il disait, je cite : « Je crée une rumeur le matin, le soir elle devient une vérité. Je peux faire quelqu’un le matin et le défaire le soir »…Fin de citation !

Roger Bongos et Freddy Mulongo à la résidence de l'Ambassadeur d'Allemagne à Paris

- Tout cela dans le respect déontologique, loin d’une manipulation des masses. En étant par définition, très pointilleux au niveau des informations que vous diffuser. Je tiens à préciser que le journalisme par essence est précis suivant les règles d’une recherche scientifique et fondamentale.

- De faire attention de n’est pas être au service d’une entité, d’un gouvernement ou des certains lobbyistes. C’est à partir de ces collisions qu’on commence à perdre son indépendance à l’égard de ceux dont on relate l’action, l’investigation, etc.

La morale de cette histoire ; il serait mieux d’exercer un autre métier que de se lancer dans cette aventure qui souvent, vous perdez les plumes et quelques fois, sa famille (femme et enfants). Si on veut être riche, comme disant mon professeur de communication, ce n’est pas le métier idéal. On meurt souvent pauvre et dans l’indifférence totale.

- Etre, dans la mesure du possible, le représentant, de ceux qui n’ont pas l’accès à la presse, aux médias institutionnels qui souvent sont influencés par les politiques, puisqu’ils tirent leur substance dans des subventions étatiques.

- Pour terminer, se doter d’une bonne conscience, et se tenir qu’à la vérité guidée par sa propre conscience. Une conscience rendue ferme par ce que vous savez faire. De par vos sources et investigations. Si vous ne publiez pas les informations capitales que vous disposez, vous ressemblez à un criminel après avoir tué quelqu’un et se promène avec une conscience chargée…

Voilà pourquoi je n’épargne personne. Je n’ai pas de scrupule à dénoncer ceux qui font le jeu d’une quelconque dictature, féroce soit-elle. Je ne prends pas beaucoup de précaution pour ma vie, et je me remets à Dieu, si je peux le dire avec conviction. Je suis inébranlable, comparativement à un Baobab, grâce à ma foi…

Freddy Mulongo et Roger Bongos au monument de la Renaissance à Dakar

La foi m’a beaucoup aidé dans toutes les actions que je mène, qui souvent sont en relation avec la morale. Je ne triche pas et je mets quiconque au défi de m’apporter un début de preuve, d’une cupidité quelconque que j’ai fait l’objet.

Tant que l’Afrique, particulièrement, le Congo sera dans les griffes d’un imposteur qui est venu de très loin, mais très loin avec ses bottes de jardinier, fauchant tous les jours la vie des personnes sans défense, puisqu’il détient l’armée, le peuple aura d’après ce que l’histoire nous enseigne, le dernier mot, grâce à ce qu’on fait comme travail de sensibilisation…Il pourra corrompre tout le monde, il y en restera quelques uns qui seront là pour le faire chuter et il chutera… « Nous, la montre et nous sommes les maîtres des horloges ».

Mobutu dans ses années de gloire était beaucoup plus puissant que cela, il a été balayé par des porteurs des bottes de jardinier (Kadogo)…

Qui eut cru ?

Le père et la maman de Roger Bongos: Mr. Joseph Simba Bongo et Madame N'zau Bwete Dia Muakila

J’ai effectivement une pensée aujourd’hui pour mon père qui fut l’un des grands opposants de la politique dictatoriale du despote Mobutu avec ses sbires qui semaient la terreur dans les 24 communes de Kinshasa, dans ses faubourgs et bourgades, en faisant également dans la nuit, disparaître leurs innocentes victimes, dans le fleuve Zaïre, non loin de Kinsuka.

Mon père s’est opposé vigoureusement à sa politique primaire et dévastatrice. Ce que je vais dire ici, ne devrait pas offusquer nos frères de l’Equateur. Il disait, je cite : « qu’ils retournent d’où ils viennent, dans leurs branches d’arbre », que de venir nous imposer leur immaturité politique et sauvagerie. Il défia effectivement ce régime despotique, à s’opposant à son recours à l’authenticité, creux, sans consistance. Il mettra la cravate et allait travailler avec, dans une défiance totale ! Un acte risqué à l’époque.

Freddy Mulongo et Roger Bongos sur la route de Saint-Louis au Sénégal

Nous, avec la peur au ventre, redoutant les représailles de ces bandits qui ont confisqué le pouvoir durant 32 ans, avec des conséquences qui nous poursuivent jusqu’aujourd’hui.

Un soir, il décide, d’ailleurs c’était la vielle de la nouvelle année 1976, il sortira de sa poche, il craquera une allumette et brûler le billet de banque portant l’effigie de ce petit dictateur.

Il sera arrêté deux heures plus tard, et passera plusieurs séjours dans les geôles de CND et CNRI, en répétant ses actes anti-régime de Mobutu. La dictature a eu raison sur lui, il mourut en 1984 à l’âge de 56 ans, laissant dix orphelins avec une épouse éplorée…

Je tiens à rappeler que mon père, Joseph Simba BONGO était l’un des premiers diplomates de l’UNESCO, après l’indépendance, en 1962 et a sillonné pratiquement toutes les capitales du monde. On avait la chance d’être au fait des transformations géopolitiques et géostratégiques de ce monde, puisque notre première télévisons nous l’avions eu en 1967. Les gens venaient en masse chez nous, grimpant au mur, pour regarder la télé.

Roger Bongos à la Résidence de France à Dakar au Sénégal

J’ai lu mon premier, venant de mon père sur l’Abbé Julio, qui me plongera dans la grande spiritualité à l’âge de 12 ans. D’ailleurs, il donnera ce prénom à jeune frère Julio Nzau Bongo.

Sa carrière s’est achevée dans le placard comme on dit ; en tant que directeur de l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique, à l’Education Nationale. Tout le long de la dictature mobutienne, il refusera de courber l’échine et de baissera pas comme on dit vulgairement son froc, afin d’avoir les faveurs du pouvoir.

Bon nombre d’étudiants, en RDC, Zaïre de l’époque, ont obtenu la bourse d’études grâce à mon père qui détenait cette clé qui ouvrait la porte le savoir. Il fut un homme extrêmement cultivé, et intègre. Je me suis juré, tant que je serai en vie et en bonne santé, je ne ferai aucun quartier à ceux qui portent en eux, les germes, où l’ADN, d’un renégat…Sa mémoire est sauvegardée et sa ligne de conduite sera Inch’Allah respectée et honorée… Je suis incorruptible !

Beaucoup ont fait les frais de ma droiture, de ma détermination, de mon intégrité morale. Pas plus tard que la semaine dernière, un « sale type » de la finance (Banque Mondiale), Noël Tshiani, avec un casier judiciaire long comme un bras, un félon fini a été englué dans ma nasse.

Que cela serve de leçon à ceux qui croient encore que je vis dans un monde de bisounours où on peut venir avec leurs gros sabots pour m‘apprendre comment peut-on fabriquer le fil à couper le beurre.

Avec l’histoire du Congo où mon nombril a trouvé sa destination, cette terre là, qui porte une partie de moi ne sera pas bafouée. je ne ferai pas des concessions à ceux qui hypothèquent l’avenir de nos enfants (plusieurs générations), tout en mettant en danger l’intégrité de l’Etat-Nation qui est, la République Démocratique du Congo.

Myra Ndjoku de triste mémoire ! Barbouze en couverture d'Ambassadeur Plénipotentiaire de la RDC en France

2. Réveil FM International: Votre portrait est l'Agence Nationale des Renseignements-ANR, la Gestapo du régime de Kinshasa. Vous ne reviendrez jamais à Kinshasa en République démocratique du Congo...

Roger Bongos: Ceux qui ont soi-disant combattu Kabila dans la diaspora et repartent tout bonnement en RDC, principalement à Kinshasa sans qu’ils aient gouté les affres de l’ANR « Agence Nationale Rwandaise », ceux-là sont des véritables suspects. Pour une simple raison. Toutes entrées dans des points stratégiques donnant accès à des grandes villes en RDC sont soumises à une stricte contrôle de la politique rwandophone de la RDC.

Si vous arrivez à passer entre les mailles de ces filets, où vous avez un compromis collaborationniste, où encore vous avez été depuis longtemps un des agents de cette oligarchie qui clochardise à outrance la population avec la cohorte de morts qui sont laissés au bord de la route depuis l’arrivée en RDC de ces petits malfrats aux visages particuliers et facilement repérable…

Myra Ndjoku, l'ombre de lui-même à Paris: "Je n'aime pas les journalistes sauf s'ils viennent me voir à l'ambassade"

Une chance pour la RDC, puisque le jour où, les congolais prendraient leur destinée en main, ceux-là seront vite repérés de par leur morphologie et ils auront un billet aller simple vers leur pays d’origine. Rappelez-vous-en, en 1998, je n’en dis pas plus.

Rappelez-vous-en, également en 2011, d’ailleurs, à cette époque tout le monde en parlait des accusations de l’ANR (Agence National des Renseignements) à notre encontre…

D’Honoré Ngbanda, de Freddy Mulongo, de Roger Bongos et Jeune Afrique comploteurs selon Digital Congo. Depuis cette date où on a été très actifs pour permettre l’élection du disparu, Etienne Tshisekedi, qui malheureusement n’a pas encore eu des honneurs de la République pour ses obsèques nationales.

C’était, le résultat de notre activisme, de notre engagement contre ces petits envahisseurs, aujourd’hui, maîtres de la destinée de la RDC. On avait fait un travail de sape colossal pour dégager ces vermines et raphias, pour qu’aujourd’hui, on nous demande de baisser les bras au profit de cette imposture. C’est un non catégorique !

Myra Ndjoku, le barbouze d'Alias à Paris était décidé à liquider les journalistes Congolais engagés de France

D’ailleurs, l’affaire de mon portrait qui figure dans les locaux de l’ANR, le tien aussi, cher Freddy Mulongo. Montre à escient comment cette police politique nous traque jusqu’à la diaspora. Pour rappel des faits : l’ancien Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la RDC en France Myra Ndjoku de triste mémoire avait pour mission d’étouffer le combat patriotique de la Diaspora, et avait mis nos têtes respectives à prix.

Les informations émanant de la sureté nationale en France, nous a informé sur ce que ce voyou, ancien de l’ANR, petit Ambassadeur avait l’intention de faire. On l’a traqué jusqu’à ce qu’il soit servi comme repas aux asticots, le vendredi 16 septembre 2011. A partir de là, celui qui porte le nom par usurpation de Joseph Kabila avait vu rouge et compris la puissance de feu de nos médias. Entre- nous soit dit, je ne veux pas avoir l’orgueil d’auteur. Qui a inventé la traque des hommes politique en matière journaliste dans la diaspora congolaise, n’est ce pas moi ?

Qui avait mis en relief, l’importance de sensibiliser les congolais dans la diaspora la voie de l’Internet et réseaux sociaux en matière politique et patriotique, alors certains congolais avec leur Site de distraction se lançaient dans des invectives, la musique, la polémique, dans l’inconscience et la dépravation, n’est ce pas moi ?

10 mars 2011, Ministère des Affaires étrangères à Kinshasa, la liste noire de l'ANR actée contre les congolais résistants en France: "Une cinquantaine de noms d’opposants à Alias Joseph Kabila apparaissaient. On y trouve des journalistes comme Roger Bongos et Freddy Mulongo, mais aussi des responsables politiques ou associatifs comme Candide Okeke, Mbo Odon, Rolain Mena, Ferdinand Lufete, Youyou Muntu-Mosi ou Gaspard-Hubert Lonsi Koko. De nombreuses personnalités inscrites sur cette liste redoutaient d’être inquiétées par les services de sécurité congolais lors de leur retour en RDC". Afrikarabia 10 juillet 2011

Combien sont-ils, ceux qui ont suivi mes messages, et beaucoup parmi eux sont devenus des leaders du combat dans la diaspora et d’autres malheureusement de pique-assiettes de la Kabilie par effet du ventre, n’est ce pas moi ?

L’histoire du Congo va s’établir d’elle même et on ne trompe pas l’histoire, elle vous reviendra sur le visage !

Le combat, journalistique que nous avons mené d’une manière continue, oui avec acharnement, n’a jamais laissé de répit à cet assassin d’Ambassadeur. Terrassé par un empoisonnement de ce que ces envahisseurs savent faire. Puisqu’il avait promis à son chef, l’imposteur de Kingakati, qu’il aura la peau de cette diaspora particulièrement de ces deux journalistes (sic).

Comme ces gens-là n’ont pas la petite mémoire congolaise, Myra Ndjoku croyant sortit de ce tourment, il finira sa mission, récompensé par l’absorption de la Ciguë. L’Internet a une longue mémoire, et les gens sauront, qui sont-ils réellement ces journalistes…

13 janvier 2011, la première liste noire de l'ANR sortie des labos contre les congolais résistants en France: "Une cinquantaine de noms d’opposants au président Joseph Kabila apparaissaient. On y trouve des journalistes comme Roger Bongos et Freddy Mulongo, mais aussi des responsables politiques ou associatifs comme Candide Okeke, Mbo Odon, Rolain Mena, Ferdinand Lufete, Youyou Muntu-Mosi ou Gaspard-Hubert Lonsi Koko. De nombreuses personnalités inscrites sur cette liste redoutaient d’être inquiétées par les services de sécurité congolais lors de leur retour en RDC". Afrikarabia 10 juillet 2011

Oui, à l’ANR, il y a deux sortes de dossiers. Le premier ; un dossier généralement appelé « dossier de communication », où on met l’identité, état civil d’un quidam qui n’est pas dans le viseur de cette police politique gestapiste, mais une personne qui a une certaine influence, pas négative mais peut inciter la population vers une contestation. D’ailleurs, ils utilisent ces « dossiers de communication » pour faire appel à ces gens-là, afin de calmer la population lorsqu’il y a une forte tension dans des grandes agglomérations…

Le second est le dossier appelé dans leur jargon, « dossier technique » où tout est marqué, répertorié minutieusement, vos actions, communications, des écoutes organisées, la liste de vos parents, vos faiblisses etc.…Tout sur vous. Et surtout, des recommandations de ce qu’on peut probablement faire de vous et sur vous. Votre signalement, vos coordonnées sont partout dans les points d’entrées au pays. C’est mon cas !

Mon retour vers la RDC, n’est pas d’actualité même si Kabila venait à quitter la RDC, sa capacité de nuisance reste intacte. S’il n’est pas mort, même à la CPI avec tous ces rwandophones à la tête de nos institutions. Des ramifications qu’il a mises en place avec l’aide de nos concitoyens, ma vie serait toujours en danger. Il faut une période de nettoyage systématique de nos institutions et une pédagogie pour espérer me voir un jour en RDC…Mais j’ai bon espoir de fouler un jour ce pays qui m’a porté et je porte dans mes entrailles…

Je le répète, ceux qui vont s’hasarder à retourner au pays, tout en ayant Kabila en RDC comme Sénateur à vie selon la constitution (un statut particulier réservé à l’ancien chef de l’Etat, comme Vital Kamerhe le magnifique proposait pour frère) où ailleurs. Ce n’est pas le billet de retour vers leur terre natale qu’ils ont acheté, mais leur billet pour le cimetière de « Entre-Ciel et Terre » nécropole de la Nsele.

3. Réveil FM International: Vous êtes le premier journaliste de la diaspora à dénoncer l'Udps du vivant de papa Etienne Tshisekedi dans son rôle d'accompagnement du régime d'imposture et d'occupation. Malgré les quolibets, menaces vous êtes resté droit dans vos mocassins. Les rencontres Udps-Gouvernement à Ibiza, Venise, Monaco étaient donc vraies ?

Roger Bongos: Comme je l’ai dit clairement plus haut, le souci de bien faire les choses et d’informer sans complaisance aucune, nous expose à des vives critiques quelques fois tendancieuses et nauséabondes.

Je reprends une maxime que mon père utilisait souvent lorsqu’il était confronté à l’inconfort de l’être humaine, là où on voit son degré de la bestialité, il disait, je cite : « Toutes ces insultes, insinuations, des vindictes injustifiées, ces méchancetés caractérisées et motivées par une finalité vénale, ne partiront que, lorsque tu prendras ta douche, et ces saletés rejoindront le caniveau, là où elles trouveront leur place ».

Je me suis forgé en utilisant cette force philosophique pour en faire une armure. Une vraie armure qui me pousse aujourd’hui, d’affronter tout le monde. Même celui qui était considéré comme leur messie, Etienne Tshisekedi. L’histoire est encore là pour nous enseigner sur des tractations que son fils a initié pour ramener la dépouille de son père vers la terre de ses ancêtres. Que faut-il dire à tout cela ? Rien…Le dégout, pas du tout, la pitié peut être…

Lorsqu’on un père quitte cette que Dieu nous a légué provisoirement (terre), mon père disait, il doit absolument laisser une seule chose à ses enfants, pas plus, une seule pour éviter toute ambiguïté…

Pourquoi une seule chose, en rétorquant sur son observation ? Pour que les dignes héritiers ne tergiversent pas sur deux propositions ou alternatives, sinon, tout cela sera une approche philosophique et se perdront dans des conjectures…

Je disais, le défunt patriarche devrait laisser à ses enfants, une seule chose: l’éducation !

J’insisterai sur ma question, pourquoi seulement l’éducation ? D’un sourire tendre, me dira : « on peut tout perdre sauf son éducation… » Et l’éducation, sera la seule chose, que les gens vont se souvenir de moi, votre père. Votre éducation… L’éducation vous ouvre toutes les portes, et vous ramène vers l’excellence et le sommet.

Il me donnera un exemple pour illustrer tout cela.

Tout le monde se souvient de la première crise boursière en 1929 aux Etats-Unis, deux années après ma naissance. Ceux qui ont donné de l’importance à l’argent (support matériel), se sont tous suicidés en se jetant du haut de leur tour. Mais ceux qui avaient l’éducation disait: « ce n’est que des aléas de la vie et c’est surmontable… ».

La famille Tshisekedi pour n’est pas trop rentrer dans des détails sémantiques, ont plombé volontairement, ou inconsciemment par le goût du lucre, ou de par leur éducation, la destinée de toute une Nation. Ils ont livré le Congo aux charognards et aux plus offrants en récupérant des miettes.

Il me semble que le défunt Etienne Tshisekedi avait une histoire d’amour avec le Congo, et aujourd’hui le Congo se trouve cocufié par l’homme qu’il a porté durant 40 années d’amour. Livré à ceux qui étaient à Ibiza, Monaco, Bruxelles, à Paris à Venise etc…pour une poignée de $. C’est pathétique !

Lorsque j’ai dénoncé cette conspiration avec force, j’ai été livré aux loups ethno-clanico-tribalistes qui ont formé un cordon puant, une meute pour m’attaquer sans relâche, par l’ordre de leur chef ventripotent, inconstant sans culture politique. Cela aussi comme je sais le faire d’après les recommandations de mon défunt père, je prenais à chaque fois, une douche pour les affronter de plus belle.

Si aujourd’hui, tout s’articule, sur ces fichus et maudits dialogues et l’imposteur de kingakati avec ses Nintendo s’est ragaillardi du haut de son trône usurpé. Qui en est le responsable ?

Ne cherchez pas la tête de turc ailleurs, il s’est trouvé à Genval, et autour de celui qui n’a pas encore trouvé peut-être par la malédiction, une sépulture !

D’après ce que notre Héros national a dit avant qu’il ne soit coupé en morceau et trempé dans l’acide : « tous ceux qui ont participé à ma mort, ne seront jamais au grand jamais acceptés et accueillis par la terre (enterrés) où mon sang a coulé… »

Mobutu, à l’étranger, Moïse Tshombe à l’étranger et Etienne Tshisekedi à l’étranger. Est ce que, c’est une simple superstition ou une coïncidence ? Allez y comprendre quelque chose.

Etienne Tshisekedi avait-il participé à la mort de Lumumba ? L’histoire du crapaud est dans nos mémoires et les traces historiques sont là…

En tout le cas, l’histoire jugera ceux qui ont utilisé leur Aura pour assombrir l’espoir de tout un peuple… « Dormez comme des bébés », et on viendra vous réveiller ! Et on se réveille avec la gueule de bois…

Un proverbe ancestral, celui-là ne vient pas de mon père, dit : « Il faut regarder, là où tu as commencé à glisser, non là où es tombé » …Le glissement de Kabila=Famille Tshisekedi et ils doivent assumer leur bourde qui coûte cher à la population aujourd’hui traumatisée et fortement paupérisée.

Ne cherchez pas ailleurs les responsables, ils tous là, sauf un qui est provisoirement enterré dans l’indifférence totale, comme un vulgaire soldat en Belgique. Je n’ai jamais voulu avoir raison de ce que beaucoup ont comparé mes investigations à une campagne contre les intouchables de l’UDPS. Ou contre une tribu. Des allégations sans fondement, puisque mon épouse est issue de cette tribu…

J’aurai aimé avoir tort, mais j’ai très rarement tort. Dans mon attitude sans complaisance, sans froid aux yeux, j’étais le premier avoir eu mon courage en main pour dénoncer ces crimes contre le Congo perpétré par une clique assoiffée de pouvoir.

Un ami journaliste dont je tais le nom disait justement avec beaucoup de sagesse : « Ces gens-là, sont solidaires même dans le mal », et nous vivons ce drame tous les jours avec leur justification sur le glissement de l’imposteur Kabila. Ce qu’ils ont fait évitant la descente aux enfers de Joseph KABILA, le 19 décembre 2016 est un crime grave contre la Nation. Ils ont livré non par Chronopost ses béquilles, par lui même Félix Tshisekedi en main propre, lors des plusieurs rencontres secrètes avec l’imposteur.

On écrira l’histoire pour la postérité et cette même histoire sera transcrite dans des manuels scolaires afin de désigner, nommément ceux qui ont livré le Congo aux envahisseurs. Je disais plus haut, le Net a de la mémoire qui nous perverse au moins pour 200 ans selon les infos sur Google. Et le journaliste a aussi de la mémoire…, c’est pourquoi il n’est pas souvent aimé !

Corneille Nangaa "Monsieur 504"

4. Réveil FM International: Corneille Nangaa, le président de la CENI pousse le glissement jusqu'en décembre 2019. Cela donne 3 ans de transition que l'Udps-Gouvernement s'étaient accordées ? Le peuple congolais est-il le dindon de la farce ?

Roger Bongos: J’avais également annoncé cette information avant tout le monde, non seulement on prévoyait un glissement de 3 ans d’après les rencontres secrètes entre la Kabilie et la famille Tshisekedi. Ce que se disait en privé, je l’avais évoqué parce que j’avais des oreilles à l’intérieur de cette organisation mafieuse.

Corneille Nangaa, l'enfarineur de la CENI

Ils se disaient quoi ? « Nous avions gagné des élections en 2011, et qu’on pas pu avoir l’effectivité du pouvoir on fera tout pour qu’on récupère ce qui nous revient de droit. Le pouvoir, l’argent, surtout de constituer un trésor de guerre afin qu’on puisse aller aux élections sur même pied d’égalité avec ceux de la Kabilie qui ont amassé une fortune colossale. Si nous ne faisons cela, on pourra dire adieu au pouvoir. »

Toutes ces tractations effrayantes contre la patrie, je l’avais dénoncé clairement et comme d’habitude, avec leur principe de diaboliser les gens, ont encore essayé, mais la vérité est têtue, les faits sont là…

Dans l’annonce de la CENI qui porte l’ADN d’une collision incontestable, entre la Kabilie et la famille Tshisekedi qui forme le fameux « Rassemblement » qui est envoie d’éclatement, dit dans une grande stupéfaction pour les uns, une certaine incompréhension pour les autres.

Cette annonce du mercredi, le 11 octobre 2017, par laquelle commission électorale, s’est donné la liberté la publier sans crainte, avait déjà des assurances du côté de « Rassemblement », puisque Kabound, le Secrétaire Général de l’UDPS avait l’intention de dire la vérité sur ce fait précis, a été étouffé comme à l'accoutumée. On a suspendu leur révocation…Mais ce secrétaire général détient un explosif qui pourra pulvérisera l’UDPS et le président du Rassemblement.

Alors qu’une présidentielle devait initialement avoir lieu fin 2017. Les gestapistes, nous balancent à la sauvette, un calendrier qui part de la fin de cette année jusqu’en 2019…qui d’ailleurs satisfait Félix et sa Bande de mafieux sans scrupule.

Monsieur Kabund qui est sur le siège éjectable en sait beaucoup. Mais comme il n’est pas de la coterie tribale, il sera relégué à Kamina d’où il vient… J’avais aussi mentionné ce cas de Kabund et personne n’avait fait attention à mes propos, lorsqu’on avait viré Mavungu, le remplacer avec quelque qui était non Kasaïen. Moi je sais pourquoi et le comment de cette nomination, puisque tout est sur mon Site « Afrique-Rédaction ».

5. Réveil FM International: A quoi est dû la médiocrité de la classe politique congolaise ? Nos politicailleurs amoureux de la mangeoire ne prennent-ils pas en otage le destin de tout un peuple ? Pourquoi les politicards ventriotes sont-ils facilement corruptibles ?

Roger Bongos: Ceux qui constitue la classe politique aujourd’hui en RDC sont pratiquement tous issus de l’école destructive fondée par le « faux Marechal » Mobutu. Un vrai Marechal sait mener ses troupes et former une vraie élite pour armée. Tout le monde doit prendre conscience que les 32 années catastrophiques du mobutisme ont été pour la Nation congolaise, une plaie purulente, et aujourd’hui, nous subissons les affres de sa politique destructive.

Politicailleurs Mabumucrates !

32 années d’une vie équivalent à une génération et demie, cela se répercute sur nos vies actuelles. La plaie à la jambe mal soignée, nous empêche présentement d’aller de l’avant…Faudra t-il couper cette jambe gangrenée, porter une jambe de bois afin pour aller vite ?

Ceux qui s’amusent à dire que l’époque de Mobutu était mieux par rapport à que ce qu’on est en train de subir, est seulement, la conséquence de son immaturité politique, faisant la promotion des anti-valeurs.

Souvenez-vous lors d’un Meeting transmis en direct dans des ondes de la radio, à la télévision, il dira après avoir écouté les refrains d’un « dialeloliste » soûlant, notre « Lambert Mende » de l’époque, Ndjoku Eyobaba, cet immoral président dira à la population « Boyiba ndambu» …Un applaudissement assourdissant acquiesçait ses propos, et le concept avait été intégré dans nos conscience et subconscience. Je me souviens encore de cette phrase, qui résonne constamment dans mon esprit comme le clocher d’une église. C’était au stade du 20 mai, dans mon quartier, côté Matongé où j’ai fait mes premières armes à Masi-Manimba N°27.

Mabumucrates en bagarre pour des postes ministériels et strapontins

Il reviendra quelques jours sur son discours immoral, après avoir constaté que le vol et la corruption étaient devenus, un sport national causant une grande érosion dans la trésorerie nationale. Il dira « je vous ai dit de n’est pas tout prendre, de voler un peu… » Et le mal était fait ! Le Zaïre de l’époque sombrait dans les abimes de l’immoralité…

Mon père furax d’attendre ces inepties cassera, je me souviens sa radio de colère. Il me dira, « La messe est dite et le ver est dans la pomme. Le Zaïre va trainer cette tare comme un boulet durant des décennies et ne survivra pas. »

Parti politique le "Ventre", chers aux Mabumucrates-Ventriotes

Les conséquences sont là, et tous ces hommes politiques qu’on voit dans la mangeoire sans conscience patriotique, où sont de la mouvance mobutienne trainant avec eux l’héritage d’une époque sombre de triste mémoire. Où encore sont les enfants de cette période infâme de notre histoire, des sacrifiés, reproduisant fidèlement ce qu’ils ont reçu comme éducation et enseignement.

Lorsque Mobutu avec son JMPR et MPR organisaient la mort de l’enseignement universitaire avec des années blanches. La répression des étudiants, le socle d’une Nation piétinée, on se retrouve aujourd’hui avec une jeunesse qui n’a aucun acquis avec des diplômes qu’on ramasse à la pelle, monnayés avec des sommes sonnantes et trébuchantes où par l’opération qu’ils appellent, tristement «la connexion », PST (points sexuellement transmissibles). Tu couches, tu as ton diplôme, et tout le monde couche… ! Résultat de course, aucune expertise acquise avec un enseignement tiré vers le bas.

Mobutu Sese Seko, dictateur sanguinaire

Je disais plus haut avec cette expression ancestrale « Il ne faut pas regarder là où tu es tombé… ».

Je suis ulcéré d’entendre ci et là que l’époque de Mobutu n’était pas le paradis, mais au moins nous vivons la paix, et il protégeait la Nation. Une insertion ou une affirmation qui n’est pas du tout exacte, à la lumière de ce qu’il a laissé comme classe politique.

Une appréciation erronée ! Pour histoire, il accordera, ce qu’aucune Nation n’a fait dans le monde, la nationalité collective zaïroise en 1972 par un décret présidentiel, que tous les rwandais vivant au Zaïre. Grâce au pion qu’il faisait confiance, son directeur de cabinet, Bisengimana qui n’était d’autre que le vice-président de la république. Cet homme a été le grand stratège du Rwanda, pire que le Pol-pot Paul Kagamé.

Il donnera des bourses d’études pour des grandes écoles exclusivement aux rwandais devenus par magie de l’insouciance du président « fondateur », zaïrois. Il utilisera le quota international pour introduire tous ces êtres vils au sommet des plusieurs institutions au nom de la république du Zaïre.

Mobutu Sese Seko, dictateur sanguinaire

Quelques décennies plus tard, cette matière grise payée par les faveurs de la RDC, deviennent la pierre angulaire de ce qui se passe en RDC. Ils tirent les ficelles, faisant du lobbying au profit du Rwanda pour morceler la RDC. Et cela vous étonne !

L’infiltration du Rwanda a commencé à cette époque, où toujours ce « vice-président » de fait, obligeait tout le monde Ngbanda « l’homme de la rivière » y compris, d’avoir une deuxième épouse rwandaise pour espérer un jour grimper hiérarchiquement…

Ces amazones n’étaient que des véritables espions pour le compte du Rwanda. Les conséquences sont là ! Ne criez pas au secours…

Cette période tristement célèbre de l’histoire de la RDC, est bien expliquée dans un article où je mettais Honoré Ngbanda sur le banc des accusés. En s’interrogeant sur qu’il a pu faire durant cette époque où il a occupé des postes stratégiques, en tant que Ministre de la défense et également, un proche conseiller de Mobutu en matière de sécurité (la sûreté nationale). Où était-il, bon sang, pour n’est pas voir tout ça ?

Ngbanda devrait fermer son « clapet », et rester sous l’eau, comme il le dit justement…

Lorsqu’un arbre n’a pas de tuteur, il faut s’attendre à que cet arbre rampe. C’est la seule métaphore que je puis faire comparativement à ce qu’est devenu ce peuple sans conscience. Il rampe devant l’imposture !

Comme je disais justement en prenant référence sur la parole de mon père ; tout se mesure par le degré de son éducation…Ne disait-il pas ; « qu’on peut tout perdre, sauf son éducation… » ?

Cette déliquescence mentale et politique est entretenue par un système bien élaboré par ceux qui nous connaissent et savent comment nous appâter avec le paraître. Ils institutionnalisent des mécanismes étudiés dans leur laboratoire sur le « moi » congolais, sur son ego surdimensionné. Le tour est fait…

On clochardise la population et on vous attire avec des miettes et on vous fait croire qu’on va vous retirer vos privilèges, et vous vendez pères et mères, in fine votre nation pour une bouchée de pain…C’est le propre de congolais, avec des pratiques héritées de mobutisme.

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dimanche 22 octobre 2017

Yoweri Museveni Kaguta sur les pas d'Idi Amin Dada "dictature, tyrannie et népotisme en Ouganda" !

Yoweri Museveni Kaguta despote Ougandais

Julien Ciakudia, le Patriarche de la résistance congolaise, qui travaille depuis des années sur les trois pays: Ouganda, Rwanda et RDC, a une formule atavique à hérisser les cheveux d'un chauve: "Dans les pays de Grands -Lacs nous avons affaire avec un grand monstre dont la tête est Yoweri Museveni en Ouganda, ses bras sont au Rwanda avec Paul Kagamé et ses pieds sont en République démocratique du Congo avec Hippolyte Kanambe Alias Joseph Kabila. Les trois Ka-Yoweri Museveni "Kaguta" en Ouganda, Paul Kagame au Rwanda et Hippolyte Kanambe alias Joseph "Kabila" en République démocratique du Congo, sont des psychopathes sanguinaires qui foutent le bordel dans les trois pays des Grands-Lacs ".

Les trois "Ka":Yoweri Museveni "Kaguta"-Ouganda, Paul "Kagamé"-Rwanda, Hippolyte Kanambe Alias Joseph "Kabila"-RDC

Yoweri Museveni "Kaguta", Paul "Kagamé" et des vaches

Yoweri Museveni "Kaguta", Hippolyte Kanambe Alias Joseph "Kabila" et des vaches

L'Ougandais Yoweri Museveni a encouragé Paul Kagamé et le FPR à prendre le pouvoir au Rwanda, faisant du génocide des tutsi, un fonds de commerce et un étendard pour instaurer la dictature au Rwanda. Paul Kagamé a crée et appuyé le RCD-Goma, un mouvement rebelle sanguinaire pour l'invasion du Zaïre, actuelle République démocratique du Congo. Paul Kagamé a orchestré l'assassinat de M'zée Laurent Désiré Kabila en République démocratique du Congo. Depuis qu'Hippolyte Kanambe Alias Joseph Kabila a été catapulté par la mafia internationale sur le trône du Congo afin de mieux piller ressources et richesses de la RDC, Paul Kagamé et Youweri Museveni Kaguta sont des pilleurs-receleurs. Le trio "Ka" est Machiavélique et impose la tyrannie comme mode de fonctionnement politique dans trois pays. Ils tuent, assassinent, massacrent, emprisonnent, appauvrissent tout celui ou celle qui essaye de dénoncer leur dictature.

Les trois "Ka": Paul "Kagamé"-Rwanda, Yoweri Museveni "Kaguta"-Ouganda, Hippolyte Kanambe Alias Joseph "Kabila"-RDC

L’Ouganda sert de base au Front patriotique rwandais de Paul Kagamé, qui prend le pouvoir à Kigali en 1994. Ensemble, les anciens compagnons d’armes lancent en 1996 une opération militaire conjointe au Zaïre, exterminant les réfugiés et anciens génocidaires hutus, renversant Mobutu et pillant sans merci les riches sous-sols congolais. Les Congolais ont-ils oubliés que c'est Yoweri Museveni qui avait armé jusqu'aux dents la rébellion du MLC de Jean-Pierre Bemba ? Pour ce qui est de Jean-Pierre Bemba, signalons qu'il avait des troupes ougandaises et la logistique militaire ougandaise pour sa fameuse rébellion dans l'Equateur. Rusé, Yoweri Museveni Kaguta lui avait collé comme coach pilleur et conseiller militaire, son Général Ougandais Kazini, qui fut mystérieusement assassiné à son retour à Kampala, Kaguta s'est emparé pour du butin du Congo voisin. Depuis que Igwe est en prison à la CPI, Museveni n'a jamais toussé ! Quel Congolais a oublié la guerre des six jours à Kisangani du lundi 5 au 10 juin 2000 ? Les affrontements meurtriers entre les armées ougandaises et rwandaises causèrent environ 1 000 morts et au moins 3 000 blessés dont la majorité dans la population civile et compta 6 600 obus tirés ! Les Soudards Ougandais et Rwandais n'ont jamais eu l'autorisation de leur parlement pour se battre hors de leurs frontières. Le contrôle des ressources minières de la RDC est à la base de toutes les agressions.

Julien Ciakudia, Patriarche de la résistance congolaise et son ami Kizza Besigye, l'opposant historique Ougandais

Yoweri Museveni, 72 ans, dirige l'Ouganda d'une main de fer depuis trente un ans et a obtenu frauduleusement un nouveau mandat. le vieux bouvier de 73 ans, au pouvoir depuis 1986, ne compte pas rendre la liberté à son troupeau. « Comment pourrais-je quitter une bananeraie que j’ai plantée et qui commence à donner des fruits ? », a-t-il déclaré au début de l’ année, avec ses éternels airs d’ acteur de théâtre . Son slogan de campagne en dit long : « Mon Pays , mon Président ». Comme si les deux ne faisaient qu’un. La moustache s’est affinée. La casquette a été troquée contre le chapeau beige à cordelette, style gentleman farmer. Le jeune loup en treillis, au corps musclé, est devenu un vieux lion un peu empâté, jouant au papy malicieux et cabotin, jamais à court d’anecdotes ou de références à ses nombreuses vaches. Mais, contrairement aux apparences, le pouvoir a durci Museveni. Depuis dix ans, les manifestations sont réprimées par une police qui n’hésite pas à enlever et à torturer les opposants trop actifs.

Yoweri Museveni Kaguta a fait arrêter son cortège pour téléphoner

Kizza Besigye, son ancien médecin du « bush », est devenu, au fil des années, son principal opposant. « Beaucoup de gens disent qu’il y a deux Museveni, celui du bush et celui au pouvoir, et que s’ils se rencontraient, ils ne se reconnaîtraient pas, sans doute même qu’ils se combattraient, confie ce candidat de l’opposition. Mais il n’y a qu’un Museveni. Le pouvoir a révélé sa vraie nature : un homme vaniteux, souhaitant tout contrôler, motivé uniquement par son propre intérêt. » Oubliés, les idéaux du maquis. « Force est de constater que Museveni est devenu tout ce qu’il a combattu quand il était jeune. Il est l’image du tyran africain que lui-même dénonçait. »

Kizza Besigye, l'opposant principal à Yoweri Museveni Kaguta

Le leader de l'opposition ougandaise, Kizza Besigye, a fixé cinq conditions à tout dialogue national sur l'avenir politique de l'Ouganda, parmi lesquelles un médiateur étranger respecté ayant la capacité d'imposer la mise en œuvre des conditions convenues. Répondant à une question lors d'une conférence de presse à Kampala pour savoir s'il accepterait des pourparlers, le quadruple challenger du président Museveni a déclaré qu'il serait ouvert à l'idée si les discussions étaient «correctement structurées» et garantissaient la mise en œuvre du résultat. "Il doit y avoir [un] processus correctement structuré et c'est pourquoi nous avons parlé de s'entendre sur un facilitateur mutuel qui entame le processus", at-il dit, laissant entendre que différents acteurs ont tenté de négocier des pourparlers. Le Forum des Aînés et les chefs religieux, et avant eux les journalistes Conrad Nkutu et Andrew Mwenda, ont, depuis le scrutin contesté de 2011, tenté séparément de faire parler le Dr Besigye et le président Museveni. Tous ont jusqu'à présent échoué. D'autres dirigeants politiques ont déjà suggéré la tenue d'une conférence nationale, réunissant des dirigeants politiques, religieux, civiques et traditionnels aux côtés de professionnels, pour discuter de questions de gouvernance manifestement polarisées, y compris la succession du président Museveni.

Leeds en Grande Bretagne, 7 octobre, Byamugyisha Moses, candidat à la présidence du Forum for Democratic Change-FDC et Julien Ciakudia, Patriarche de la résistance congolaise

Honorable Nandala Mafobi, Secrétaire Général du Forum for Democratic Change-FDC, parti cher à Kizza Besigye. Il est initiateur de la notion de défiance contre l'âge limite Du dictateur Museveni, laquelle motion a provoqué la colère de Museveni au Parlement ougandais...Des chaises et des micros qui volent, des cris..., une séance du Parlement ougandais a viré à la bagarre générale, mercredi 27 septembre dernier. Les députés y débattaient d’un point particulièrement sensible de la Constitution du pays : l’âge du président.

Actuellement seuls peuvent se présenter des candidats âgés de moins de 75 ans. Le président actuel, Yoweri Museveni, veut briguer un sixième mandat en 2021, mais il a déjà 73 ans. Il aura donc passé la limite lors du prochain scrutin. Le projet de loi émeut l’opposition, minoritaire, et la séance a dégénéré.

La diaspora ougandaise est l'une des mieux organisés de la Grande Bretagne. A Leeds, le 7 octobre dernier, la diaspora ougandaise a organisé une conférence contre la dictature de Museveni. Invité comme orateur, le Patriarche Julien Ciakudia n'est pas allé sur le dos de la cuillère pour démontrer la dictature tyrannique de Yoweri Museveni. Que les parlementaires Ougandais se battent pour tripatouiller la Constitution pour un vieillot suranné est incompréhensible pour tous ceux qui croient en la démocratie.

Julien Ciakuda est un Panafricaniste et Lobbyiste international spécialiste des questions d’actualité de l’Afrique et du Congo. A Leeds, celui que l'on surnomme le "De Gaulle de la Résistance Congolaise", en grand stratège politico-diplomatique a conseillé la diaspora ougandaise à proposer une motion au parlement britannique pour condamner la bagarre au parlement ougandais. Cette motion est en préparation et les députés britanniques l'attendent sans ambages.

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samedi 21 octobre 2017

So Mafuta:"Les églisettes abrutissent le peuple congolais qui devient amorphe" !

So Mafuta en Belgique

En République démocratique du Congo, les églisette de réveil abrutissent et rendent le peuple congolais amorphe incapable de prendre son destin en main. Un Congolais sur quatre vit au-dessous du seuil de pauvreté, jusqu’à 30 % des jeunes des grandes villes sont au chômage et les pandémies sévissent. Malgré les hérésies, les fidèles pensent qu’à travers ces discours incantatoires tenus par des assoiffés d’argent, ils peuvent trouver la guérison. Les églisettes de Réveil remportent un succès d’autant plus grand que les Églises traditionnelles, catholique romaine et protestantes, ont déçu de nombreux Congolais. Alors, les pasteurs pentecôtistes leur font miroiter miracles, guérisons et succès, séduisant des foules souvent crédules. Aux prédications succèdent les séances de guérisons. Les «pasteurs» autoproclamés se posent en animateur de la communauté, prédicateur, exorciste, et thérapeute. Or c'est là que le bât blesse. Cet emballement de l’autorité charismatique conduit à d'autres dérapages. On entend parler dans ces réunions de miracles étranges qui provoquent l'étonnement, excitent la curiosité et l'emballement des gens crédules en recherche de sensationnalisme et d'émotions à fleur de peau...La pentêcotisation de nos églisettes devient un fléau. Chaque Congolais doit se lever contre les dérives et hérésies qui enveloppent notre environnement et imprégnent nos vies. Solange Mafuta est Présidente du conseil d’administration de Vie Meilleure en Afrique asbl. Elle est activiste des droits des femmes et de leur implication dans le progrès du développement citoyen. Elle se défini comme une Nationaliste radicale, afro centrée, elle prend position contre les églisettes abrutissantes. Le Réveil précède le sommeil or le peuple congolais de se réveiller s'enfonce davantage et continue de creuser le fond du puits au lieu de remonter.

1. Réveil FM International: Dans votre vidéo publiée dans les réseaux sociaux, vous avez mis en exergue entre l'incapacité des églises au Congo à transformer la société congolaise. Les églises ont-elles échoué ?

So Mafuta: En parlant de la mission de l’église de rendre l’homme meilleur, l’église, surtout les églises de réveil, ont lamentablement échoué. Je trouve ça anormal que les congolais voient leur pays tomber en ruine et ne prennent aucune initiative directe et urgente comme le ferait tout peuple normal, genre ; cotiser pour apporter l’électricité et l’eau potable dans les quartiers comme le font les autres africains. Mais donnent les dimes sans demander où cela va alors que les asbl que sont les églises, doivent rendre des comptes. -Les rwandais ont relevé le Rwanda âpres les génocides par des cotisations, et les pasteurs les premiers ont reversé les dîmes au gouvernement pour le pays (ça peut être le gouvernent ou des ong) Ou bien ils ont réussi en continuant une mission qui a commencé a l’arrivée des missionnaires de nous aliéner, de nous monter les uns contre les autres, de nous dépouiller et de nous éloigner de nos cultures, coutumes et traditions. Nous voila devant la mondialisation, sans tête (culture) et sans pieds (coutumes et traditions), à cause du Christianisme.

2. Réveil FM International: Les églises sont-elles devenues des ligablo familiales dont la mission n'est plus de prêcher la bonne parole mais un lieu d'enrichissement pour des pasteurs qui sont les seuls à être bénis ?

So Mafuta: Certaines personnes ne reculent devant rien pour s’enrichir, jusqu'à profiter de la misère des enfants de Dieu. A l’issu de ma vidéo, Jai reçu des messages de personnes qui se sont fait dépouiller ; vente de biens comme les maisons, voitures, bijoux pour les besoins du pasteur… Combien d’amis pasteurs m’ont déjà dit: "So tu parles bien, fais une église au lieu d’être activisme". C’est dire à quel point certaines personnes manquent de scrupule !

Le pasteur monte sur ses fidèles comme sur des chevaux

3. Karl Marx parlait de la religion comme l'opium du peuple. A Kinshasa, l'église a tout pouvoir sur l' individu, la famille, le travail...Le congolais est-il devenu amorphe à cause de l'église ?

So Mafuta: Tout le monde a besoin qu’on lui dise ce qu’il a envie d’entendre, les pasteurs ont compris cela. Malgré que la crise soit mondiale, lui trouve les causes de la tienne, parce que tu un élu de Dieu, tu as un destin extraordinaire, tu as un siège d’honneur, un trône érigé pour toi mais c’est dans le noir, donc il faut prier et faire des « services spéciaux » pour toi, alors tu commences a te distraire et ca peut durer des années parce que tes liens sont solides et viennent de ta famille maternelle ou paternelle. Qui peut avancer en apprenant qu’il est entouré de sorciers, ça affaiblit tout être humain et, les guerres et la mauvaise gouvernance on t été du pain béni pour les pasteurs qui ont saisi l’occasion pour représenter la « sécurité » dans un monde qui s’écroule !!!!

Fidèle un esclave ?

4. Réveil FM International: Le Congolais est devenu amorphe a-t-il été anesthésié ?

So Mafuta: C’est normal, quand on vous dit que vous êtes né pour être roi ou reine et que votre projet est bloqué par la famille, les amis, les compagnons…vous perdez la confiance en vous et envers les autres, vous vous isolez et vous vous affaiblissez. Pendant cela, l’ennemi vous pille… Ce qu’ils répètent tous ; ne parle pas de tes projets, cache tes projets, hors quand on veut se faire vendre, il faut parler de soi.

Le pasteur se couche sur ses fidèles en état second !

5. Réveil FM International: Quoi faire pour mettre fin aux enfants sorciers et ceux de la rue ? So Mafuta: Un état plus responsable, qui pourrait fermer toute église qui sépare une famille, en se basant sur la plainte des enfants et autres témoins. Mais comme l’église aide l’état dans sa mission…..

6. Réveil FM International: Interdire les églises seraient considérées comme une atteinte à la liberté d'association alors quoi faire ?

So Mafuta: Ils peuvent se fédérer, avoir une hiérarchie, certains doivent veiller a la sécurité des pratiquants comme le font les autres religions. Faire des campagnes ; dès que vous sentez qu’on abuse de vous, parlez en a une personne hors de l’église et faire savoir a tous que Jésus n’a pas mis ses pieds dans une église mais a fait du bien autour de lui, si tu n’es pas a l’aise dans une église, sauve toi, si les enseignements ne correspondent pas a tes attentes pars en courant, ne gaspille pas ton temps, car le temps est bien plus que l’argent, c’est la vie ! Je peux te garantir que ça ne prendra pas une année….on aura les clés de plus de la moitié des églises sous les paillassons. Et les prophètes, ces voyants reconvertis, sont en train d’envahir les maisons.

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vendredi 20 octobre 2017

Matignon: 3è Séminaire Intergouvernemental Franco-Sénégalais !

Matignon. Le PM Edouard Philippe, son homologue Sénégalais Mahammed Boun Abdallah Dionne et des ministres Français et Sénégalais sur la photo de famille

Jeudi 19 octobre, il est 12h à Paris, lorsque la porte cochère d’ordre ionique s'ouvre sur la cour d’honneur en hémicycle de l'hôtel Matignon et la Renault Talisman noire avec fanion du Sénégal entre et se gare au pied du perron. Le Premier ministre Edouard Philippe accueille chaleureusement son homologue Sénégalais Mahammed Boun Abdallah Dionne qui est accompagné de quatorze ministres pour le 3ème séminaire intergouvernemental Franco-Sénégalais. Situé au numéro 57 de la rue de Varenne, dans le 7e arrondissement de Paris, l’hôtel Matignon est la résidence officielle du Premier ministre français, dans le faubourg Saint-Germain. Il est une forteresse imprenable, sous haute sécurité gardé par des policiers, gendarmes et gardes républicaines. Pour le 3è Séminaire Intergouvernemental Franco-Sénégalais, les 14 ministres Sénégalais étaient dans l'un des lieux les mieux gardés de la République française.

Le Sénégal est l’un des plus proches partenaires de la France en Afrique aux plans humains, politique et économique. Il est notamment le premier partenaire des collectivités et des régions en nombre de projets de coopération et il accueille la plus importante communauté française d’Afrique subsaharienne.

Matignon, les ministres Sénégalais participants au 3è Séminaire Intergouvernemental Franco-Sénégalais

Matignon, les ministres Sénégalais participants au 3è Séminaire Intergouvernemental Franco-Sénégalais

Matignon, les ministres Sénégalais participants au 3è Séminaire Intergouvernemental Franco-Sénégalais

Matignon, les ministres Sénégalais participants au 3è Séminaire Intergouvernemental Franco-Sénégalais

Matignon, les ministres Sénégalais participants au 3è Séminaire Intergouvernemental Franco-Sénégalais

Matignon, les ministres Sénégalais participants au 3è Séminaire Intergouvernemental Franco-Sénégalais

Le séminaire a permis d’endosser quatre feuilles de route qui serviront de guides pour les relations bilatérales dans les années à venir : la mobilité l’accélération de l’émergence du Sénégal, la mise en place de nouvelles initiatives en matière de santé, d’éducation et d’enseignement supérieur le traitement en commun des questions régionales de sécurité. Le séminaire s’inscrit pleinement dans le cadre des nouvelles relations que le Président de la République française entend nouer avec l’Afrique.

1. Mobilité et migrations

Nos échanges au plan humain, socle de la relation entre la France et le Sénégal, participent au développement et à la croissance de nos deux pays.

La France et le Sénégal s’engagent à promouvoir la mobilité légale dans les deux sens. La France améliorera les conditions de délivrance des visas aux ressortissants sénégalais, notamment en augmentant la part de visas de circulation délivrés au Sénégal et en réduisant le délai de délivrance des visas.

Nos deux pays ont affirmé leur volonté de lutter ensemble contre l’immigration irrégulière et de remédier aux causes profondes de cette dernière. Ils intensifieront le dialogue régulier et constructif initié dans le cadre de l’accord conjoint de gestion des flux migratoires conclu en 2008. La France renforcera sa coopération avec le Sénégal contre les filières d’immigration irrégulière et appuiera les efforts du gouvernement sénégalais en vue de sensibiliser davantage les populations aux risques encourus et éviter ainsi des drames humains dans le Sahara ou en Méditerranée.

La France et le Sénégal encouragent les initiatives de la diaspora sénégalaise en France en faveur du développement du Sénégal. Ils vont accroître leur soutien à ces initiatives entrepreneuriales, de création de richesses, d’opportunités économiques et d’innovation. Les échanges de jeunes seront développés dans les deux sens.

Les deux pays accentueront leurs efforts pour favoriser la mobilité étudiante. Une fois leur cursus accompli et pour renforcer la mobilité entre nos deux pays, la France s’engage à fournir à ces étudiants sénégalais un visa de circulation de longue durée.

La France et le Sénégal soulignent le rôle majeur de la diaspora dans le dynamisme de la coopération décentralisée, très étroite entre nos deux pays, avec plus d’une centaine de partenariats actifs au Sénégal.

2. Éducation et Santé

La promotion de l’accès à l’éducation, clé de voûte du développement durable, est une priorité pour nos deux pays. La France et le Sénégal ont décidé de co-parrainer la conférence de reconstitution des ressources du Partenariat mondial pour l’éducation prévue en février 2018 à Dakar, dont l’objectif est de mobiliser jusqu’à 3,1 milliards de dollars de financement pour la période 2018-2021.

En matière éducative, la priorité sera accordée à la formation des enseignants et des cadres du système éducatif, de même qu’à la promotion de la culture scientifique et du numérique dans les enseignements. Les écoles franco-sénégalaises seront appelées à devenir des écoles d’application.

Afin de répondre au défi de l’insertion professionnelle des jeunes, des programmes de coopération seront mis en place dans le domaine de l’enseignement technique et professionnel, articulés autour des besoins économiques du Sénégal.

Les deux gouvernements ont décidé de mette en place une commission mixte de pilotage stratégique sur l’enseignement supérieur, la recherche et la formation qui s’attachera, en particulier, à favoriser les formations délocalisées au Sénégal d’universités et de grandes écoles françaises et à augmenter le nombre d’étudiants français au Sénégal.

La création d’un grand campus franco-sénégalais dans la ville nouvelle de Diamniado sera étudiée.

La coopération entre les deux pays favorisera la structuration au Sénégal d’un enseignement supérieur, en lien avec les besoins du secteur économique.

La France continuera d’accompagner le système d’enseignement sénégalais pour le développement des filières agricoles et rurales en matière d’ingénierie de la formation et poursuivra son appui dans le cadre du réseau « formation agricole et rurale », animé par Montpellier SupAgro.

En matière de santé, l’accès à des soins de qualité et à des coûts accessibles, dans le cadre d’une diversification de l’offre de soins, est au cœur du soutien qu’apporte la France au Sénégal. Dans le cadre de la lutte contre les maladies infectieuses épidémiques et des efforts pour promouvoir la sécurité sanitaire, des actions coordonnées de transfert de compétences et de renforcement des capacités techniques sont mises en œuvre. De nouvelles pistes de coopération sont esquissées pour le renforcement du système de santé, l’appui à la Couverture Maladie universelle et le soutien à la formation des professionnels de santé, en partenariat avec l’école des hautes études de santé publique de Rennes.

3. Accompagner l’émergence du Sénégal

Le gouvernement sénégalais a salué le rôle des entreprises françaises dans l’économie locale et la contribution du groupe AFD au financement du Plan Sénégal émergent, contribuant déjà à hauteur de 800 millions d’euros à 45 projets. La France continuera à soutenir le développement des projets structurants et de développement durable ainsi que l’investissement dans les secteurs prioritaires du PSE.

La France intensifiera son action d’appui au secteur privé, acteur clé du développement et de l’insertion socioprofessionnelle de la jeunesse sénégalaise dans le marché du travail. Elle financera de façon accrue l’accès au crédit des PME, favorisera l’inclusion financière en accompagnant des initiatives innovantes dans les domaines de la microfinance, des start-ups, des entreprises socialement responsables et de l’entreprenariat féminin.

Les deux parties sont convenues de renforcer leur coopération sur cinq thématiques prioritaires :

◗ l’appui à l’innovation et aux start-ups,

◗ le développement urbain intégré,

◗ le développement de filières agroalimentaires structurées et de la grande distribution,

◗ l’industrie touristique et le tourisme durable,

◗ l’énergie.

Dans le cadre de son soutien à l’innovation, la France entend, particulièrement, contribuer à l’ambition du Sénégal de devenir un pôle d’enseignement supérieur et de recherche de référence en Afrique. Dans ce cadre, nos deux pays ont procédé à la signature d’un prêt garanti par BPIFrance permettant l’acquisition par le Sénégal d’un supercalculateur produit par Atos, qui sera installé dans la ville nouvelle de Diamniadio, appelée à devenir un pôle régional numérique.

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mardi 17 octobre 2017

CENI Election 15 décembre 2019: Policailleurs enrôlés collabos ou traîtres à la Nation ?

Corneille Nangaa "Monsieur Peugeot 504"

Par ironie, les Congolais ont affublé à Corneille Nangaa le qualificatif de"Monsieur Peugeot 504", pour la simple raison, malgré les nouvelles marques de Peugeot, c'est une vielle Peugeot 504 peint avec le logo de la CENI qu'il sillonne les artères de Kinshasa. Reine de la piste grâce à sa robustesse légendaire, la Peugeot 504 a été commercialisée en Europe entre 1968 et 1996. Sa production a cependant longtemps continué en Amérique du Sud et en Afrique où elle fut produite jusqu'en 2005.

En 2017, Corneille Nangaa qui veut imposer les machines électroniques pour mieux frauder à la CENI, alors même que la loi électorale est claire dans son article 237. Le mode de vote électronique ne peut être appliqué pour les élections en cours. Mais Corneille Nangaa roule dans une vielle Peugeot 504 ! On aurait pu se limiter à ça, or c'est 504 jours que Corneille Nangaa a choisi pour repousser les élections qui devraient se tenir fin décembre 2017 au 15 décembre 2019 !

Le frauduleux calendrier de Corneille Nangaa circule déjà sur le Net

Corneille Nangaa doit dégager de la CENI ! La RDC est-elle un pays maudit à cause de ses ressources et de la médiocrité de sa classe politique ? Même la société civile corrompue d'en haut fait de la politique. Corneille Nangaa, celui que Mgr. Marini Bodho, président de l'Eglise du Christ au Congo a sorti de sa mitre, pour l'imposer à la CENI, en remplacement de son oncle, Malu Malu, abbé tricheur, président de la CEI de l'élection Louis Michel 2006, qui était revenu à la CENI après Daniel Ngoy Mulunda, pasteur fraudeur, après le hold-up électoral de novembre 2011, est un illustre inconnu. Corneille Nangaa n'est qu'un mutant exécutant, ils sont deux avec Norbert Bashengezi Katintima, son vice-président qui roulent pour Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale.

Le vrai problème, ce n'est pas le fourbe Corneille Nangaa seul: Comment et pourquoi les politicards et politicailleurs, sans publication du calendrier électoral par la CENI, sont allés s'enrôler en grande pompe ? Comment des leaders politiques qui savaient que la CENI n'allaient pas organiser les élections à heure, date, mois et année prévus, ont mobilisé des militants pour les enrôlements ? Avons-nous vraiment une classe politique responsable ? Comment pousser la médiocrité jusqu'à ce point ? Notre peuple est devenu des moutons de Panurge qui suivent des inconscients de la République, des accompagnateurs du régime d'imposture, des complices de la dictature et du glissement d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ?

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samedi 14 octobre 2017

10 Questions à Jean-Pierre Mbelu Babanya, abbé, philosophe et analyste politique !

Jean-Pierre Mbelu Babanya

Le brillantissime Jean-Pierre Mbelu Babanya Kabudi avec sa bravitude habituelle, l'auteur de: "A quand le Congo ?" a répondu à nos 10 Questions. Dévorateur de livres, il est le premier a avoir mis à la disposition de la diaspora congolaise, la recension dès sa sortie du livre "Noir Canada: Pillage, corruption et criminalité en Afrique est un livre écrit par Alain Deneault avec Delphine Abadie et William Sacher aux éditions Écosociété en 2008". Sans fausse modestie, il est l'un des meilleurs d'entre nous. Avec ses connaissances livresques, Jean-Pierre Mbelu est un prêtre diocésain (abbé), un philosophe de formation et un analyste politique qui fait la fierté de l'intelligentsia congolaise. Résidant en Belgique, Jean-Pierre Mbelu est conscient que le Congo-Kinshasa d’aujourd’hui est au service de l’impérialisme et du néocolonialisme. Le Congo-Kinshasa est dans une situation dramatique. Il est un pays sous occupation ayant une classe politique indigne dans son immense majorité, et des fils et des filles ayant ont vendu leur âme pour pouvoir toucher de l'argent, négocier et blanchir leurs parrains. Sur sa page Facebook Les Amis de Jean Pierre Mbelu, on peut lire cette citation de Charles Bukowski, écrivain et poète américain, qui a produit un type de littérature provocatrice et sordide empli d'émotion et de sentiments : "Le problème avec ce monde est que les personnes intelligentes sont pleines de doutes tandis que les personnes stupides sont pleines de confiance". Jean-Pierre Mbelu Babanya Kabudi est un passionné du Congo ; il est l'un des compatriotes le plus sollicité de nos médias patriotiques. Dans nos foras, des laudateurs loufoques payés par le régime d'imposture brouillent le vrai débat sur la RDC. Cachés derrière des claviers, des fantomas qui se sont octroyés de noms congolais débitent des inepties et niaiseries pour brouiller des pistes de réflexions. Heureusement, il existe encore des congolais dont l'amour de la patrie n'est pas négociable. Éclairer leurs compatriotes est pour eux une mission sacrée

1. Réveil FM International: Les trafiquants politiques ne visent que les intérêts Ventriotes, ils ne cherchent qu'à aller à la mangeoire du régime. Les politicailleurs de l'opposition ne sont-ils pas autant responsable que les politicards de la Majorité Présidentielle ?

Jean-Pierre Mbelu Babanya: Votre question utilise des mots suggérant une bonne petite réponse. ''Les trafiquants politiques'', ''les ventriotes''et ''la mangeoire du régime'' indiquent qu'au Congo-Kinshasa ''la politique est morte'' Je parle de la politique comme art de participer à l'édification de la cité par la parole et les actions individuelles et collectives réfléchies. Elle est remplacée par ''l'affairisme''. L'argent et la kleptocratie l'ont phagocytée.

Politicailleurs, ventriotes et mangéristes au service d'Alias Joseph Kabila

A quelques exceptions près, tous politicards sont des agents du statu quo. Ils sont responsable du statu quo. J'en parle dans notre livre d'entretien avec mon ami Patrick Ifonge. Il est intitulé ''A quand le Congo ? Réflexions & propositions pour une renaissance panafricaine'' (CongoLobilelo, 2016). J'y reviendrai dans mon prochain livre (Ingeta. Dictionnaire pour une insurrection des consciences). Il y a une urgence au Congo-Kinshasa : recréer la classe politique et réinventer la politique.

Le "Ventre" de Kambinga, plateforme ventriote par excellence pour soutenir la dictature

2. Réveil FM International: Peut-on vraiment parler de la "Dynastie Kabila" en RDC, quand on sait qu'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale n'est pas le fils de Laurent-Désiré Kabila. Un taximan catapulté sur le trône du Congo et devient milliardaire après 16 ans de vols et pillages...

Jean-Pierre Mbelu Babanya: Votre question contient sa réponse. Il n'y a pas de ''Dynastie Kabila''. Le ''Cheval de Troie'' de Paul Kagame est un mercenaire manipulable par les forces exogènes. Il n'est pas sur ''un trône au Congo''. Il s'est enfermé dans une maison à Kingakati. Il a peur des Congolais(es). Il ne trône sur rien. Son ''pouvoir-os'' est sans consistance tout comme son ''petit trafic''.

Arrivée au Congo, sans un clou ! 16 ans après, les Kanambe Kazembere Twale sont des milliardaires

3. Réveil FM International: Pourquoi Alias Joseph Kabila n'arrive pas à faire une déclaration que "J'ai fait mes deux mandats présidentiels. Je ne me représente pas aux prochaines élections et je veux une publication de calendrier électoral maintenant " Au fait Alias Joseph Kabila n'est-il son propre prisonnier, le prisonnier de son entourage et ses mafieux lobbyistes ?

Jean-Pierre Mbelu Babanya: Alias Joseph Kabila n'avait pas de mandat électif. Les mascarades électorales de 2006 et de 2011 ont été des pièges-à-cons. Elles ont confirmé mensongèrement un choix fait au préalable à Sun City. Des témoins congolais encore en vie savent qu'il a été imposé à Thabo Mbeki d'imposer alias Joseph Kabila aux Congolais(es). Plusieurs compatriotes ont écrit là-dessus avant qu'un député français ne vienne enfoncer le clou au Parlement européen. Voici la vidéo :

Dans ce contexte, parler de deux mandats de Kabila est un abus de langage. Plusieurs d'entre nous ont acquis l'habitude de ne pas rompre avec le discours officiel même quand les preuves matérielles existent. Parler de deux mandats, c'est se mentir. Alias Joseph Kabila a un seul mandat, celui du mercenariat.Il va l'exercer jusqu'au moment où ses ''maîtres'' n'auront plus besoin de lui ou quand les Congolais(es), devenu(e)s une masse critique décideront de le chasser de leur pays.

4. Réveil FM International: Le drame du Kasaï est symptomatique. Après l'assassinat du chef Kamwina Nsapu et tous les crimes y compris l'assassinat de deux experts de l'ONU. Alias Joseph Kabila à Kananga a demandé aux Kasaïens de se réconcilier entre eux, n'est-ce pas cynique ? Le comble est qu'avec la guerre oubliée du Kasaï, les Kasaïens d'en haut ne pipent mot ! A la tribune de l'ONU, Joka n'a pas hésité de qualifier Kamwina Nsapu et ses partisans de "Terroristes", faut-il le croire ?

Jean-Pierre Mbelu Babanya: Alias Joseph Kabila n'a que faire avec le sens des mots. En allant à Kananga, il a fait ce que les criminels font habituellement : rentrer sue le lieu de leur crime Il voulait savoir si les kanangais vont le reconnaître comme étant le responsable de ''la milice des Bana Mura''. Il n'a rien compris à ''la dérision'' des kanangais. Les filles et les fils de mon peuple peuvent se moquer de toi en te saluant : ''Chef muoyo awu'' ! Ils tournent le dos et rigolent aux éclats. Il n'y a pas de ''guerre oubliée du kasaï''. Elle est documentée et archivé. Les filles et les fils de mon peuple ont un adage qui dit ceci : ''Diwudiadia tshiula, ke didi umena mpusu''. (Ce n'est pas le jour où tu manges le crapaud que tu n'attrapes pas la gale!) Où voyez-vous ''les kasaïens d'en haut'' ?

Le chef Kamwina Nsapu assassiné à Dibaya au Kasaï par le régime d'imposture

Les politicards du statu quo sont descendus aux enfers. La diaspora congolaise et kasaïenne, elle, n'a pas baissé les bras. Elle est au front et risque de surprendre un jour. A la tribune de l'ONU, Joka n'a pas hésité de qualifier Kamwina Nsapu et ses partisans de "Terroristes", faut-il le croire ?

En tant que membre du FPR/APR, JOKA est un criminel de guerre, un criminel économique et un criminel contre l'humanité. En bon mercenaire, il a, avec la complicité de plusieurs congolais(es), instauré un régime kléptocrate au Congo-Kinshasa. L'une des critiques acerbes adressée à ce régime par Kamwina Nsapu peut être écoutée sur Internet. Elle est une revendication de la justice redistributive, un appel à la fin de l'oppression et de la répression. Kanangais d'origine, j'avais pris soin d'écouter l'adresse de Kamwina Nsapu à ses sujets.

Nous avons, aujourd'hui, une chance exceptionnelle. Les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC), bien qu'étant une machette à double tranchant, nous permettent de conserver et les textes et les paroles de plusieurs d'entre nous.

Dans une vidéo d'une cinquantaine de minutes, ce jeune chef explicite sa pensée. Il dit ce qui l'a conduit à constituer ''un groupe de résistants''. Il souhaitait que ''matuku a miadi, tunyinganyinga, miadi ne diela dia meji bisangane kujika''.

Il souhaitait que l'oppression, la répression, la trahison interne et le manque de justice distributive prennent fin.

Le manque de respect à l'endroit des hommes et femmes de son peuple ainsi que la confiscation des richesses kasaïennes et congolaises par une minorité de 1% de compatriotes (dont certains chefs coutumiers) et d'étrangers ont été les objectifs de sa lutte. Tout en déplorant les pertes en vie humaine, l'écoute de cette vidéo et d'un autre élément sonore prouvent à suffisance que la capacité de mobilisation de Kamwina Nsapu a fait peur aux vassaux du ''conglomérat d'aventuriers'' ayant pris le Congo-Kinshasa en otage à partir de Kinshasa. Quelles sont les questions qu'il soulève ? Il y a la vassalisation des chefs des terres coutumières par ce même ''conglomérat''.

Il y a aussi les difficultés liées à l'accès au minimum vital : le sel (luepu), la lumière (kapia), l'eau (mayi), le manger (bia kudia). Et tout l'argent que produit le pays va au Rwanda, en Ouganda, en Tanzanie et au Burundi pendant que les filles et les fils du pays manque le minimum requis. Kamwina Nsapu remarque que depuis que le Congo-Kinshasa existe, les militaires, les policiers, les députés, les sénateurs et les autres politiciens n'ont pas pu répondre à ces questions basiques. D'où l'idée qu'il a eue de créer un ''Mouvement politico-coutumier'' à partir de la base pour ''effacer tout le mal'' de ses terres.

Après avoir écouté Kamwina Nsapu et vu ses adeptes résister sur terrain, je peux soutenir que la qualification de ''terroristes'' est une criminalisation de la résistance congolaise sous toutes ses formes par ''un pyromane''. Depuis le 02 août 1998, tous les mouvements de résistance contre l'occupation ougando-rwandaise au Congo-Kinshasa ont été classifiées parmi les forces négatives pour justifier le soutien ''international'' aux occupants. La criminalisation de la résistance congolaise est une trait de la stratégie du chaos et du mensonge utilisée par les proxies de la guerre raciste de prédation et de basse intensité menée contre l'identité congolaise.

Mamadou Ndala, héros national contre les criminels du M23

Voici la tombe de Mamadou Ndala au cimetière de Kintambo à Kinshasa

De là à croire que je partage les excès (et une certaine naïveté) des adeptes de Kamwina Nsapu, il y a un pas qu'il faudrait se garder de franchir. Moi, je suis pour la théorisation préalable de toutes nos actions de résistance. De ce point de vue, je crois que la mort précoce de Kamwina Nsapu a provoqué des débordements incontrôlables et une certaine chasse aux sorcières ouvrant des brèches aux tueurs tutsis opérant au cœur des milices de la kabilie. Examinant la réaction de ces milices, un rapport du Haut Commissariat aux Droits de l'Homme l'a jugée plus féroce.

Il qualifie ''la Garde dite Républicaine'' d'alias Joseph Kabila de ''milice''(http://www.jeuneafrique.com/463828/politique/rdc-la-milice-bana-mura-plus-feroce-que-les-kamuina-nsapu-dans-le-kasai-selon-lonu/). Il parle de ''la milice de Bana Mura''. Ce n'est pas ''un lapsus linguae''.

La Garde Prétorienne d'Alias Joseph Kabila: "Bana Mura", des soudards, habitués à enfiler un pantalon Jeans en dessous de leurs treillis et donc enclins à décamper au premier coup de feu, en plus d’être d’invétérés pillards et des violeurs dont l’éthique et le respect des droits humains n’est pas le point le plus fort

Ces ''Bana Mura'', par leur mode opératoire, sont une milice au service du ''Cheval de Troie'' du Rwanda, le mercenaire alias Joseph Kabila. Une preuve est donnée aux plus naïfs d'entre nous qui, souvent, parlent de l'armée congolaise et des forces de sécurité. Il n'y en a pas au Congo-Kinshasa. Il y a une association de plusieurs milices au service de la destruction de l'identité congolaise et de l'extermination des Congolais(es), toutes les tribus et ethnies confondues. Alias Joseph Kabila ne peut mentir qu'à ceux qui ne se documentent pas sur son mercenariat. Il est l'un des pires terroristes que les Grands Lacs Africains auront connu.

J'ai la chance de suivre l'actualité congolaise au quotidien et de participer, avec les miens, à la réécriture de notre histoire collective et à la remise en question du ''discours officiel''. Donc, là, je procède à la déconstruction du ''discours officielle'' du ''Cheval de Troie'' du Rwanda.

Edouard Mokolo Wa Pombo, Dinosaure Mobutiste et chef impénitent des barbouzes, il est le cerveau qui travaille pour sauver le régime d'Alias Joseph Kabila

5. Réveil FM International: La transition sans Kabila est-elle une vue de l'esprit ? Quelles sont les préalables pour sa réalisation ? Tout le monde s'accorde que les acteurs de la Transition ne pourront jamais être candidats aux élections qu'ils vont préparer...

Jean-Pierre Mbelu Babanya: Tout le monde, c'est qui ? Une transition après quoi ? Vous savez, je m'inscris en faux contre cette lecture de notre histoire collective qui consisterait à croire que le pays a connu des élections en 2006 et en 2011. Et que le mandat du ''Cheval de Troie du Rwanda'' ayant touché à sa fin depuis 2016, il est souhaitable qu'une transition soit organisée, etc. Non. Je ne lis pas notre histoire sur ce registre-là.

Je suis convaincu que depuis l'assassinat de Lumumba, le Congo-Kinshasa connaît ''un coup d'Etat permanent'' et que des Congolais(es) ayant de la voyance doivent coaliser pour un mettre fin en travaillant avec des masses populaires afin de créer des contre-pouvoirs aux ''nouveaux cercles de pouvoirs'' ayant entretenu ledit ''coup d'Etat''.

Alias Joseph Kanambe Kazembere Mtwale est déterminé à faire un troisième mandat !

La question n'est pas d'abord électorale. Non. Elle est celle de la refondation de l'Etat et de l'accession de notre pays à sa souveraineté politique, économique, culturelle, sociale, spirituelle et environnementale. Au lieu de parler de ''transition'', je préfère parler de ''rupture'' avec l'ordre néocoloniale imposée au pays depuis l'assassinat de Lumumba. Cette démarche de rupture est plus exigeante.

Au sujet de ce qui se passe dans notre pays, nous n'utilisons pas toujours les mêmes mots. Comment voulez-vous que je parle de ''transition'' là où ''la politique est morte'', là où il y a affairisme, crime, prédation, etc. Je suis du côté de ceux qui prônent ''la révolution-rupture''. Rupture avec l'ordre néocolonial et néolibéral.

6. Réveil FM International: Ne risquons-nous pas de nous retrouver le 31 décembre 2017 avec un Alias Joseph Kabila et ses apparatchiks plus forts que jamais? Au Togo, on voit un peuple qui se lève. En RDC, où sont les leaders capables de réveiller et lever le peuple ? Tous les opposants sont-ils vraiment à la mangeoire joséphiste ?

Jean-Pierre Mbelu Babanya: Alias Joseph Kabila et ses apparatchiks sont des vassaux de l'ordre néocolonial. Ils ne sont pas aussi forts que plusieurs d'entre nous le croient. Ils ont perdu le sens de la fierté et de la dignité. Ils ont perdu le fierté d'être soi. Ils savent que ''Rome ne paie pas toujours ses traîtres''. Le 31 décembre 2017 n'est pas une date fatidique pour ''les résistants congolais''. Eux savent que ce n'est pas uniquement contre Alias Joseph Kabila et à sas apparatchiks qu'ils se battent. Ils savent que ces ''acteurs apparents'' jouissent encore du soutien des ''acteurs pléniers'' tapis dans l'ombre. Ils savent qu'une bonne éducation et formation citoyenne pourraient, à moyen et à long terme conduire les masses populaires à se réapproprier notre histoire collective. Il y a une exigence à laquelle les minorités organisées en conscience , co-structurantes et organiques doivent répondre sur le temps long : créer, inventer au Congo-Kinshasa une masse critique. Une fois née, celle-ci sera capable de porter sa lutte sur le moyen et long terme. Elle pourra aller au-delà du 31 décembre 2017 dans cette lutte pour la souveraineté congolaise. Le Congo-Kinshasa n'a pas besoin d'opposants à un ordre mercenaire officialisé par ''les maîtres du monde''. Il a besoin des résistants, des révolutionnaires et des masses populaires convertis en ''démiurges'' de leur propre destinée. Cette opération de conversion ou de re-conversion prend du temps. Elle nous exige que nous ne puissions pas confondre la vitesse avec la précipitation.

7. Réveil FM International: Avec tous les crimes qui se sont commis sur notre sol, les congolais espèrent qu'il faudra réhabiliter la Commission Vérité, Réconciliation et Réparation , qu'en pensez-vous ?

Jean-Pierre Mbelu Babanya: Cette question fait partie de mes analyses éthico-politiques. Je suis d'avis que la guerre menée contre notre pays et ''le coup d'Etat permanent'' qui lui est fait obéissent à ''la stratégie du chaos et du mensonge'' Au cours de notre histoire collective, le mensonge a souvent pris l'ascenseur et la vérité, l'escalier (pour paraphraser Koffi Olomide). Au cours de cette histoire, certains documents déclassifiés et témoins vivants ont fini par apporter leur part de vérité sur la place publique. Je suis de ceux qui estiment que le reconstruction du Congo-Kinshasa devrait prendre appui sur ''une éthique reconstructive'' dans sa double dimension d'éthique de responsabilité assumant notre passé commun et d'éthique de réconciliation orientée vers l'avenir. Les élites compradores congolaises ont pactisé avec ''la stratégie du chaos et du mensonge''. Elles devraient répondre de leurs forfaits afin que le pays se reconstruise sur des bases saines ; sur des bases justes. L'impunité est une offense à l'endroit de l'identité congolaise. Elle doit être combattue. Les personnes et les familles meurtries, victimes des crimes contre l'humanité, des crimes de guerre et des crimes économiques ont besoin de pouvoir les mettre en récit, de les partager pour en être guéries. Une réparation, même symbolique, peut les aider à retrouver le goût de la vie.

Se réconcilier et dire ''plus jamais ça'' peut aider à rebâtir notre pays dans la paix et la dignité. J'en appelle donc, après la libération de notre pays des forces exogènes, de procéder, entre autres, à la mise sur pied d'une Commission Justice, Vérité et Réconciliation. Oui. La libération du pays des forces négatives d'occupation devrait être un préalable indispensable à tout autre démarche éthico-politique.

La Cenco roulée dans la farine par Alias Joseph Kabila

8. Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere et sa bande ont réussi à rouler tout le monde dans la farine y compris la CENCO. On sent que la colère commence à monter mais on ne voit encore rien. La cocotte minute-RDC ne risque-t-elle pas d'exploser un jour ?

Jean-Pierre Mbelu Babanya: Non. Le mensonge ne dure jamais beaucoup plus longtemps qu'on est parfois tenté de le croire.Alias Joseph Kabila et sa bande se sont roulés eux-mêmes dans la farine. Obéissants à ''la stratégie du chaos et du mensonge'', ils ont été incapables de tenir à certaines de leurs promesses faites sur la place publique. Quelques exemples. ''Le Président de la République m'a dit qu'en 2016, il y aura un passage civilisé de pouvoir entre un Président sortant et un Président entrant.'' ''J'ai donné ma parole d'officier''. ''La constitution est sacrée'' ; etc.

En politique comme dans la vie courante, il y a l'élément ''confiance'' dont il faut tenir compte. Elle naît et s'entretient là où il y a respect de la parole donnée et des engagements pris.Ne pas respecter la parole donnée, mentir honteusement diminue son ''capital symbolique''. Cela se paie un jour ou l'autre. Dans le cas d'Alias Joseph Kabila et sa bande, je peux soutenir qu'un croyant rouler tout le monde dans la farine, ils confirment leur option du départ : recourir au chaos et au mensonge pour occuper le Congo-Kinshasa, voler ses richesses, tuer ses fils et filles, chercher à le conduire à son implosion, etc.

Oui, la colère monte. Elle va finir par exploser. La répression et l'oppression ont des limites que ''les minorités organisées en conscience finissent par ne pas accepter. Et si, à ce moment-là, elles réussissent à coaliser avec les masses paysannes, les jeunes et les femmes politisés, elles peuvent infliger une sérieuse défaite aux mercenaires.

Le pasteur Joseph Mukungubila

28 mai 2015. Des prévenus lors du procès des adeptes du pasteur Mukungubila par le tribunal militaire de garnison de la Gombe siégeant à la prison militaire de Ndolo à Kinshasa

9. La vidéo du carnage des adeptes à Lubumbashi du Pasteur Joseph Mukungubila circule dans les réseaux sociaux. C'était le lundi 30 décembre 2013, massacre avec une cruauté obscène...Les cadavres, les presque morts, même les instruments de musique rien n'a été épargné. Le régime a profané l'Eglise...

Jean-Pierre Mbelu Babanya: Sur la guerre menée contre notre pays, il y a un livre de Pierre Péan intitulé ''Carnages. Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique''. Le carnage des adeptes du Pasteur Joseph Mukungubila est ''un morceau'' de cette guerre perpétuelle. Les de Kamwina Nsapu, de Joseph Mukungubila ou de tout autre fils du pays qui se lèvent contre les forces d'occupation subissent le même sort : le carnage impuni. Vous comprenez pourquoi, je suis de ceux qui pensent que toute action à mener chez nous doit être théorisée. Les acteurs doivent savoir, entre autres, ce qui nous est arrivé depuis les années 1960, contre qui nous luttons et réfléchir sur l'efficacité de nos méthodes, tactiques et stratégies de lutte. Ils doivent apprendre à identifier l'ennemi, ses alliés, ses vassaux et/ou ses nègres de service.

"A quand le Congo ?" de Jean-Pierre Mbelu

10. Le régime dictatorial, sanguinaire et criminel de Kinshasa avec ses casseroles retentissantes sur les violations massives des droits de l'homme, postule à présider le conseil des droits de l'homme...Ce n'est plus du cynisme, ni du toupet mais de la sorcellerie ?

Jean-Pierre Mbelu Babanya: Je vais peut-être vous surprendre. Qui orchestre ''les guerres secrètes'' à travers le monde ? Qui a tué Kadhafi ? Qui a livré Laurent Gbagbo à la CPI sans mandat d'arrêt ? Que faisait les forces de l'ONUCI en Côte d'Ivoire ? Qui a détruit l'Irak en recourant au mensonge sur sa possession des armes de destruction massive ? Qui soutient ''le terrorisme'' en Syrie ?

Il n'y aurait peut-être pas de violations massives des droits de l'homme au Congo-Kinshasa si la guerre livrée contre ce pays n'était pas ''un morceau'' des ''guerres secrètes des grandes puissances en Afrique''. Il n'y aurait peut-être pas autant de violation des droits de l'homme au Congo-Kinshasa si les droits collectifs étaient respectés par ''les grandes puissances''. Il s'agit, entre autres, du droit à l'autodétermination, de l'égalité souveraine et non-ingérence dans les affaires internes d'un Etat tiers. L'idéologisation du droit-de-l'hominisme par ''les grandes puissances'' participe de ''la stratégie du chaos et du mensonge''.

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vendredi 13 octobre 2017

Rwanda-Etat-tutsi: terrorisme Kagamesque de "Hitler" à la peau noire !

Paul Kagamé, Hilter Africain est un pillard et receleur des minérais du Kivu en République démocratique du Congo

Au Rwanda, tous les Hutu sont considérés comme des génocidaires, les Twa ont disparu, seuls les tutsi ont droit de respirer l'air et de vivre. Le Rwanda est le pays qui marginalise les 2/3 de sa population pour des raisons sécuritaires. Avec Paul Kagame, l'Etat-Tutsi est En Marche et Omniprésente. Enlever les tribus sur la carte d'identité n'aura été qu'un mensonge éhontée pour mieux asseoir l'Etat-Tutsi ! La justice est tusie, la police est tutsie, l'administration est tutsie, la sécurité est tutsie... toutes les institutions sont tutsies. Le génocide tutsi est devenu un paravent, un faire-valoir. Paul Kagamé , le dictateur rwandais a fait du Rwanda un pays pilleur et receleur des ressources de la République démocratique du Congo.

Le Rwanda se reconstruit avec les ressources de la RDC

Il étonnant que l'association Survie France qui a toujours défendu le génocide rwandais en dénonçant la Françafrique et fait de ce génocide son champ de bataille, ne puisse jamais dénoncer le génocide que le même Rwanda de Paul Kagamé commet en République démocratique du Congo et les pillages de ses ressources ! Rien que ce parti pris est discrédit de tous les lobbyistes mafieux et véreux, face aux congolais victimes du Rwanda martyr, qui est devenu Rwanda bourreau dans les pillages de ressources de la RDC. L'attitude des lobbyistes Pro-Rwanda est regrettable, comme si on se refusait de dénoncer l'exil forcé des Rohingya de la Birmanie au Bangladesh puisque Aung San Suu Kyi est prix Nobel de la Paix, prix Sakharov... Prix honoraire de la liberté (Freedom of the City of London award) et depuis un an conseillère d'État de Birmanie et porte-parole de la Présidence de la République de l'union de Birmane, qui a laissé faire l'armée dans son offensive contre la communauté Rohingya, qui a déplacé des milliers de personnes !

Au pays de Mille Colines, Paul Kagamé passe l'opposition au Moulinex !

Le Rwanda a quitté la Francophonie pour devenir un pays anglophone sous l'instigation de Paul Kagamé, mais les procès dans ce pays se font en Kinyarwanda. N'est-ce pas pour dribbler la communauté internationale? Pourquoi le procès de Diane Rwigara, l'opposante tutsie, sa soeur et sa mère s'est déroulé en Kinyarwanda ? Pourquoi le Rwanda prétendument pays démocratique fait des choses comme dans un régime dictatorial ? Rwandaise Tutsie, Diane Rwigara tient tête à Paul Kagamé, le potentat de Kigali.

Diane Rwigara, l'opposante tutsie menottée

Au Rwanda, Diane Rwigara a été 4è candidate déclarée à l’élection présidentielle. Le scrutin présidentiel ne voyait s’affronter que trois hommes: Paul Kagame du Front patriotique rwandais, Frank Habineza du Parti vert démocratique du Rwanda et de Philippe Mpayimana, un candidat indépendant. Diane Rwigara a été la seule femme à oser se présenter. Les 6,8 millions d’électeurs rwandais n’ont pas trouvé trace de Diane Rwigara sur les bulletins de vote, malgré la détermination de la jeune femme de se présenter face au président sortant. Pour la consommation extérieure, la dictature rwandaise se targue d’avoir le parlement le plus féminisé du monde, plus de 60% des membres de l’assemblée sont des femmes ! Députées godillots, elles exécutent tous les ordres du FPR, Parti-Etat.

Paul Kagamé, le dictateur rwandais qui a fait du génocide un fonds de commerce

Paul Kagamé en bon dictateur attendu la proclamation de sa victoire avant de s'occuper de la petite Diane Rwigara âgée de 35 ans, de 24 ans sa cadette. A la manière soviétique, Paul Kagame a prolongé son bail à la tête du Rwanda jusqu'en 2034 ! Le dictateur rwandais a été réélu sans réel adversaire avec un score Brejnevien de 98%. Seuls deux candidats étaient en face de lui.

Diane Rwigara l'opposante tutsie, sa soeur et sa mère arrêtées

L’opposante rwandaise tutsie Diane Rwigara, qui avait tenté de se présenter à la dernière présidentielle face au despote du pays Paul Kagame, a été inculpée avec sa mère et sa sœur pour “incitation à l’insurrection”. Les trois femmes tutsies ont été formellement inculpées après avoir subi, selon les dires de Diane Rwigara, des interrogatoires quasi quotidiens au Centre d’investigation de la police rwandaise pendant les trois premières semaines de septembre, puis d’être placées en garde à vue le 22 septembre. Diane Rwigara est par ailleurs poursuivie pour contrefaçon de documents dans le cadre de sa tentative de candidature à la présidentielle du mois d’août alors que sa mère est poursuivie pour “pratiques sectaires”. C'est quoi les pratiques sectaires au Rwanda ?

Paul Kagame est pillard et receleur des ressources de la RDC

Au Rwanda Le parti contrôle tout l’argent. Il reste entre les mains de quelques personnes. Au Rwanda, si tu veux réussir, tu n’as pas d’autre choix que de laisser le FPR prendre une partie de ton entreprise. Si tu ne les laisses pas, tu fais faillite, tu dois fuir, tu finis en prison pour des raisons bidons ou assassiné. Comme mon papa.» Assinapol Rwigara, businessman et ancien soutien financier du FPR avant le génocide est, ainsi, décédé dans un accident de voiture en février 2015. C’est la version officielle. Sa famille n’a jamais cessé, quant à elle, de crier à l’assassinat. «Mon père ne voulait pas céder les fruits de son travail, il n’avait pas envie de fuir le pays. Il ne leur a pas laissé le choix. Ils ne finissent pas se débarrasser de toi. Mon père est une personne parmi tant d’autres. Les gens n’osent pas en parler. Je me bats aujourd’hui pour les victimes du FPR et donc aussi pour mon père. Quand j’ai essayé d’aller collecter les signatures, les gens qui m’ont supportés, mes collaborateurs se faisaient harcelés, d’autres ont été arrêtés, les gens qui signaient pour nous se faisaient terrorisés», assure Diane Rwigara.

Paul Kagame est pillard et receleur des ressources de la RDC

Il est rappelé que toute personne qui ose contester l’histoire du génocide rwandais, telle qu’elle est présentée par le despote Paul Kagame et les médias dominants, fait l’objet de menace, de chantage ; il est traîné dans la boue, traité de négationniste, de révisionniste, voire d’antisémite et de génocidaire... il y a eu, dans le conflit rwandais, plus de Hutu massacrés par les hommes de Paul Kagame que de Tutsi massacrés par les Interahamwe. L'extrême vérité est que la guerre du Rwanda n’avait pas pour enjeu le Rwanda. L’enjeu de la guerre du Rwanda c’était le Zaïre de Mobutu et ses immenses gisements miniers. Américains et Britanniques devaient s’emparer militairement des régions minières du Zaïre (l’actuelle République Démocratique du Congo), en se dissimulant derrière l’armée tutsie de Paul Kagame. Une mission qui devait passer par la diabolisation des Français et l’éjection de la France de cette région que convoitaient les puissances anglo-saxonnes opérant sous couvert de Kagame.

Paul Kagame est pillard et receleur des ressources de la RDC

Les prétendus rwandais victimes sont devenus des bourreaux d'un peuple voisin pacifique: le peuple congolais. Qui a levé son petit doigt ou élever la voix pour dénoncer ? Tous ceux qui tentent de dire la vérité sont marginalisés. Paul Kagamé, le Nazi africain, le "Kapita" des pillards Anglo-Saxons, a tué plus qu'Adolphe Hitler en seconde guerre mondiale. Mais c'est lui que les médias occidentaux encensent pour l'unique raison grâce au Génocidaire de Kigali, les occidentaux peuvent piller en toute impunité les ressources de la République démocratique du Congo. Avec quels moyens, Paul Kagamé a reconstruit le Rwanda ? Si ce n'est par le pillage organisé des ressources de la République démocratique du Congo.

Dans un pays normal, par respect pour ceux qui sont morts- maladies, accidents, crimes...- on les enterrent pour qu'ils aient le repos éternel. Il y a en Afrique un respect pour les morts. Paul Kagame singe Pol Pot au Cambodge où les crânes, squelettes sont exposés...On peut faire un mémorial avec des photos de disparu ou des victimes sans étaler des squelettes de ceux qui étaient vivants et sont morts !

« Pour les dirigeants de Bruxelles, les millions de morts du Congo ont nécessairement moins d’importance que les « 800.000 » victimes tutsi du Rwanda. Ces victimes congolaises ont d’autant moins d’importance que leurs bourreaux sont précisément des rebelles tutsi du Rwanda. C’est ce parti pris obscène qui choque aussi les Congolais. Une victime quelle que soit son origine ethnique, son appartenance religieuse ou sa couleur mérite d’être considérée et respectée. Ce n’est pas le cas actuellement dans les Grands Lacs. Les victimes congolaises et hutu ne sont pas traitées à égalité avec les victimes tutsi, et ce, depuis bientôt vingt ans. Cela est inacceptable, pervers et dangereux pour l’avenir et pour l’histoire. Le comportement des dirigeants européens et celui des organisations internationales est, dans cette tragédie, contraire aux principes d’équité, d’impartialité et d’égalité de traitement ». - Charles Onana.

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jeudi 12 octobre 2017

10 Questions à Fweley Diangitukwa, professeur, chercheur et écrivain (suite et fin) !

Professeur Fweley Diangitukwa

6. Lors de la Transition 1+4=0, nous avions 5 commissions citoyennes d’appui à la démocratie: La Commission électorale indépendante devenue CENI ; l’Observatoire national des droits de l’Homme ; la Haute Autorité des Médias devenue CSAC; la commission vérité et réconciliation ; la commission d’éthique et lutte contre la corruption. Elles n’ont jamais vraiment fonctionné, ne faut-il pas les réhabiliter ?

Prof. Fweley Diangitukwa: À la place de réhabiliter ces institutions, c’est l’homme politique congolais qu’il faudrait d’abord réhabiliter en mettant au pouvoir des acteurs qui ont évolué dans un contexte autre que celui de l’univers politique congolais qui est corrompu à outrance. Lorsque quelqu’un a appris à corrompre depuis l’école primaire jusqu’à l’université, qu’est-ce qu’il peut faire si, à l’âge adulte, il devient un responsable politique ? Toutes les institutions citées dans la question ne servent à rien. La preuve réside dans le fait qu’elles n’ont justement servi à rien depuis leur installation, autrement on ne serait pas dans la situation chaotique actuelle.

Election Louis Michel 2006: Malu Malu, abbé tricheur !

La Commission électorale nationale indépendance a été dirigée par l’abbé Malu Malu qui est devenu un expert ès fraudes électorales. C’est lui qui a introduit la méthodologie électorale frauduleuse dans notre pays en s’inspirant des fraudes électorales mises en place au Tchad sous Idriss Deby. J’ai présenté toute la pédagogie suivie par l’abbé Malu Malu dans mon livre intitulé Les fraudes électorales. Comment on colonise la RDC, éditions L’Harmattan, 2007. Cet abbé était un homme intelligent mais il a mis ses capacités au service de la tyrannie pour s’enrichir rapidement et illicitement.

Election 2011: Daniel Ngoy Mulunda, pasteur fraudeur !

En 2011, le pasteur Ngoyi Mulunda a fait pire car il a amplifié les stratégies de fraudes électorales déjà en place depuis la première élection présidentielle de 2006, au point où des enfants mineurs étaient porteurs de cartes d’électeurs. J’ai décrit toutes les manigances de ce pasteur dans une conférence que j’ai tenue le 30 juin 2012 à Essen en Allemagne et que j’ai publiée sur notre blog (in https://fweley.wordpress.com/wp-admin/post.php?post=935&action=edit). Lorsque le régime actuel partira, nous supprimerons la CENI pour réduire les frais et nous confierons l’organisation des élections au ministère de l’Intérieur, car c’est dans les responsabilités de ce ministère.

L’Observatoire national des droits de l’Homme est la plus honteuse de ces 5 institutions car elle n’a rien fait, rien dénoncé et rien entrepris pour imposer le respect des droits de l’hommes dans notre pays. À la place de cet Observatoire, ce sont des experts des Nations unies qui ont régulièrement dénoncé les crimes commis sous le régime de M. Joseph Kabila. Même après la publication par l’ONU du volumineux Rapport Mapping, l’Observatoire national des droits de l’Homme n’a rien fait. Il ne pouvait rien fait, parce qu’il est soumis aux dictats du tyran au pouvoir.

Extrêmement corrompu, fourbe, roublard et grand requin, "Momo" Modeste Mutinga a fait de la fameuse Haute Autorité des Médias un "Etouffoir des libertés" !

Comme la CENI, la Haute autorité des médias devenue depuis peu la CSAC a toujours été occupée par des laudateurs, de Modeste Mutinga Mutuishayi, passant par Dominique Sakombi Inongo. Je pense qu’il est inutile de s’attarder sur les bourdes que les responsables placés à la tête de la Haute autorité des médias ont commises car elles dépassent tout entendement.

Frère Jacob Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta", fieffé menteur de triste mémoire !

Commission vérité et réconciliation n’a jamais fonctionné. Il suffit de considérer les résultats des concertations nationales jamais mises en application, ainsi que les conclusions du dialogue inclusif conduit par le Togolais Edem Kodjo et le dernier dialogue sous les auspices des évêques de la CENCO. Rien de toutes ces rencontres n’a mis la recherche de la vérité au centre des préoccupations, dans l’intention de contribuer à la réconciliation des Congolais. Dans chaque dialogue, l’État a dépensé de l’argent public plus pour enrichir les acteurs politiques que pour dire la vérité et réconcilier les Congolais. La persistance de la crise congolaise en est la preuve évidente. Quant à la Commission d’éthique et lutte contre la corruption, nous n’avons qu’à nous couvrir de honte car l’éthique n’a jamais été une référence dans notre agir collectif et la corruption règne en maîtresse dans tous les ministères et toute l’administration publique. Tout document administratif est monnayé, comme tout service.

Le Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga, le Goebbels du régime d'Alias Joseph Kabila

Le ministre de la communication, Lambert Mende Omalanga, est devenu le symbole vivant du manque d’éthique dans la vie publique congolaise. Ce ministre ment publiquement dans presque chaque phrase qui sort de sa bouche, au point de se demander comment il a été élevé. Par exemple, il dit régulièrement que le président de la République doit rester au pouvoir jusqu’à l’élection de son successeur, mais il n’évoque jamais la rigueur de l’art. 220 de la Constitution qui limite l’exercice du pouvoir par le président de la République à uniquement deux mandats ni l’article 73 qui impose l’organisation de l’élection présidentielle quatre-vingt-dix jour avant l’expiration du mandat. D’après l’esprit de la Loi fondamentale, c’est logiquement après avoir organisé l’élection présidentielle que le chef de l’État sortant reste au pouvoir jusqu’à la passation du pouvoir et l’installation de son successeur, comme nous l’avons dernièrement suivi en Angola.

Institut Mende Omalanga

Il est évident que si le chef d’État sortant n’organise pas l’élection dans le délai, il attendra longuement voire indéfiniment l’arrivée du nouvel élu. La justification de M. Lambert Mende Omalanga sur la nécessité d’attendre l’installation du président élu est le contraire de l’éthique. Le choix cynique de ne pas organiser l’élection présidentielle a été voulu par l’actuel président, sans mandat, sans légalité et sans illégitime, pour garder le pouvoir, car il a terriblement peur de son avenir immédiat à cause de nombreux crimes qu’il a commis, en commençant par son affiliation mensongère, l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila (lire mon livre Le règne du mensonge politique en RD Congo. Qui a tué L.-D. Kabila ?, éditions L’Harmattan, 2005), l’emprisonnement des innocents prétendus être les assassins de L.-D. Kabila (il a déjà été prouvé que ces condamnés n’ont été impliqués ni de près ni de loin de ce qu’ils ont été accusés), les massacres des adeptes de Bundu dia Kôngo et du pasteur Joseph Mukungubila jusqu’aux massacres dans le Kasaï.

Bureau de cité de Lodja dans le Sankuru

Pour échapper aux poursuites, il se bat comme une parturiente pour retarder son départ du pouvoir. Mais quoi qu’il fasse, l’histoire de ses crimes le rattrapera bientôt. Le subterfuge de l’éternel ministre de la communication, Lambert Mende Omalanga, est un mensonge cousu de fil blanc, comme on dit, c’est-à-dire perceptible ou visible à distance. Et c’est sur cette base que le régime actuel s’organise pour repousser le plus tard possible l’élection du nouveau président afin de ne pas procéder à la passation du pouvoir. Lambert Mende prend les Congolais pour des abrutis. En fait, ce ministre n’a aucun respect pour ses compatriotes.

La vielle église de Lodja dans le Sankuru

Le mensonge règne à tout le niveau parce que l’observation de l’éthique est absente dans les relations avec la RD Congo. Contrairement à ce que les grandes puissances nous font croire, la plupart d’entre elles entretiennent de bonnes relations d’affaires avec le régime de Joseph Kabila qui commet des crimes au Congo, car ces grandes puissances tirent des bénéfices colossaux avec leur affidé qu’elles ont-elles-mêmes placé au pouvoir en 2001. Tout en le critiquant sur la place publique, elles négocient avec lui en privé et en secret. Elles sont toutes concernées par ce comportement hypocrite. Les firmes transnationales qui ont grandement besoin des minerais stratégiques en provenance du Congo donnent des conseils à M. Kabila pour se maintenir au pouvoir en lui envoyant des conseillers en cas de besoin. Voilà pour quelle raison la sortie de crise est très douloureuse voire impossible, du moins jusqu’à ce jour. Sans aucun état d’âme, Joseph Kabila brade les ressources naturelles du Congo pour obtenir en échange son maintien au pouvoir.

La Radio Sankuru à Lodja

C’est une réalité que les Congolais négligent ou excluent dans leur analyse. Aucune grande puissance n’est vraiment prête à lâcher Kabila contre la perte de contrôle des minerais stratégiques du Congo, car elles croient que leur retrait profitera à d’autres puissances émergentes comme la Chine, la Russie, l’Inde, l’Iran, le Brésil, etc. Pour cette raison, les grandes puissances occidentales pratiquent un double langage, apparemment sincère et clair au grand jour et réaliste sinon machiavélique dans l’ombre et en privé, pour endormir le peuple congolais. C’est un comportement complexe et très ambigu. C’est dans ce sens que les hommes d’affaires occidentaux (mais aussi chinois, russes, iraniens, coréens, indiens, etc. se rendent en RD Congo pour négocier des contrats léonins malgré les crimes commis régulièrement par le régime actuel.

Le marché de Lodja dans le Sankuru

C’est aussi dans ce même sens que M. Joseph Kabila a été reçu en audience à huis clos par les hommes d’affaires américains, proches du président Donald Trump. Ce dernier n’a pas caché de dire, devant les officiels africains qu’il a reçus à dîner, je le cite : « mes amis s’enrichissent dans vos pays », alors qu’il était censé leur parler de relations diplomatiques avec son pays – les États-Unis. Tout montre clairement la complexité de la situation de notre pays à cause de la richesse que nous avons dans le sous-sol et sur le sol. La situation n’est pas différente avec la Belgique qui est le traditionnel bénéficiaire des ressources naturelles du Congo ou avec la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne.

Hôpital Général de Lodja dans le Sankuru

Tous ces pays occidentaux ont grandement peur de perdre la RD Congo au profit de l’Asie parce qu’ils ignorent superbement ce que nous pensons sur l’avenir de notre pays ni avec qui nous collaborerons demain. Je demande à toutes les grandes puissances et aux firmes transnationales de s’assurer que les autorités congolaises de demain ne trahiront pas les intérêts du Congolais ni les relations avec les traditionnels amis du Congo qui œuvrent pour le bien du Congo.

7. Réveil FM International: Quelles sont les priorités pour le développement de la RDC? Quelles sont les conditions à remplir pour devenir un pays émergent ?

Prof. Fweley Diangitukwa: Cette question est centrale et je ne saurai donner ici une réponse complète. Nous en parlerons plus sérieusement à une autre occasion quoique j’ai déjà répondu partiellement à cette question dans mon livre Stratégies pour la conquête, l’exercice et la conservation du pouvoir, éditions Monde Nouveau/Afrique Nouvelle, 2011. Je me limite ici à évoquer quelques éléments relatifs au concept d’émergence.

Des travailleurs chinois transportés sur une remorque en pleine rue de Kinshasa

Est-il nécessaire de rappeler qu’« un pays émergent, ou économie émergente, ou encore marché émergent est un pays dont le PIB par habitant est inférieur à celui des pays développés, mais qui connaît une croissance économique rapide, et dont le niveau de vie ainsi que les structures économiques et sociales converge vers ceux des pays développés avec une ouverture économique au reste du monde, des transformations structurelles et institutionnelles de grande ampleur et un fort potentiel de croissance » (in https://fr.wikipedia.org/wiki/Pays_%C3%A9mergent).

Le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine désignent les quatre principaux pays émergents. Le nom BRIC a été formé à partir de la première lettre du nom de chaque pays. Ils sont les premiers à sortir de la listes des pays du tiers-monde et qui sont susceptibles de jouer un rôle de premier plan dans l’économie mondiale dans un futur plus ou moins proche. À ces pays s’est ajoutée l’Afrique du Sud en 2011 pour former les BRICS. C’est le seul pays africain qui participe désormais aux sommets regroupant les pays émergents. En ajoutant le Mexique au premier groupe, on parle de BRICM, ou en ajoutant l’Indonésie au même premier groupe, on parle de BRICI.

Les 5 chantiers bidon avec des chinois au Congo

La RD Congo est loin de remplir les conditions d’appartenir aux pays émergents. Mais grâce aux atouts que la nature a dotés notre pays, il suffit que la RDC soit gérée par des dirigeants compétents qui ont le sens de l’État et de la droiture, il sera facile de sortir de la dépendance et d’entrer dans le concert des pays émergents. Je vous lance cette boutade : « si le peuple me confie les commandes de la RDC, j’en ferai un candidat potentiel à l’émergence en moins de dix ans », car je sais ce que je dois accomplir pour donner à notre pays la possibilité de tutoyer les grands de ce monde.

L'insalubrité dans Kinshasa, la capitale congolaise

Nous devons d’abord savoir que l’émergence tant souhaitée ne se décrète pas aussi simplement et ne saurait faire l’objet d’un quelconque marchandage, car pour entrer dans le club des pays émergents, il faut emprunter la voie du développement économique et se prêter au jeu de la concurrence économique mondiale. C’est un défi ou un challenge. Comme le dit le collègue politologue Steeve Nzegho de l’université Omar Bongo de Libreville au Gabon, « cette concurrence impose une certaine rigueur dans la gestion des finances publiques et passe par le maintien de la croissance économique, par la lutte contre le chômage, par la diversification de l’économie, par le goût du travail et de l’effort, par la substitution d’une administration nominative à une administration méritocratique, etc. ».

5 chantiers bidon, le train qui relie la Gare Central de Kinshasa à Masina, la banlieue Est

C’est tout notre pays qui doit se mettre au travail avec amour, patriotisme et abnégation en faisant du développement notre credo politique et le fondement de la République de demain. Tout le monde doit agir avec conviction dans le sens de construire une société idéale, uniquement accessible par le travail et l’engagement quotidien. Pour cela, nous devons absolument et résolument sortir de notre insatisfaction lancinante, de la vie facile, de la corruption, du détournement des deniers publics et de l’impunité.

5 chantiers bidon, embouteillage monstre à Kinshasa

Devenir un pays émergent revient à dire que les Congolais dans leur ensemble ont un travail stable qui assure à chacun le minimum vital, qu’ils accèdent aux logements décents avec eau potable et électricité sans coupure intempestive, qu’ils ont les infrastructures de base, les soins de santé primaires, les écoles de qualité avec des enseignants bien payés et bien motivés à transférer leur savoir à la jeunesse, que les dirigeants sont compétents et respectent leur mandat électif, que la démocratie est devenue une réalité, bref qu’ils ont tous réussi à réduire le taux de pauvreté. Voilà les préalables à remplir avant d’évoquer la possibilité de devenir un pays émergent. Avec les autorités actuelles et en suivant leur manière de gouverner la République, il n’y a aucune chance que la RDC devienne un pays émergent en 2050. Donc avec le pouvoir actuel, il n’y a aucune raison d’être optimiste, car les chantiers prioritaires auxquels les autorités auraient dû faire face, comme la stabilité du pays, l’alternance au pouvoir, la création des emplois décents, l’augmentation du nombre d’écoles pour répondre à la démographie galopante, l’ouverture des universités technologiques et des centres de recherche ne sont pas leur souci. Or, l’émergence de la RD Congo ne peut être réfléchie que si ces préalables sont pris en compte. Tout ce qui est dit sur l’émergence de notre pays est un vain slogan pour faire croire et endormir le peuple. Tout économiste sérieux dira la même chose.

Rescapé du crash de Kavumu, Matata Ponyo, Premier ministre honoraire s'est bâti une cité à Kindu dans le Manièma

L’ancien Premier ministre, Matata Ponyo, a passé son temps à nous parler d’une croissance économique en deux chiffres. Tout était sur papier mais rien sur le terrain. Il a suffi qu’il quitte le gouvernement pour que tout son mensonge apparaisse au grand jour. Voilà le genre de responsables que nous avons à la tête du pays, des gens qui mentent constamment et ne pensent qu’à leur ventre, à leur famille et à leur avenir personnel. Les 5 chantiers que les laudateurs du régime ont longuement prônés en trouant nos tympans sont maintenant devenus de véritables lacs en pleine ville de Kinshasa ; malgré cela, ils continuent à faire croire au peuple que leur Raïs est le dirigeant idéal pour la RD Congo. Qu’ils aillent répéter leur idiotie aux gens qui n’ont pas d’yeux.

Matata Ponyo, ancien Premier ministre, s'est une bâti une université à Kindu dans le Manièma

Un pays qui cherche réellement à s’inscrire dans la perspective de l’émergence ne peut pas mentir et sous-estimer les obstacles qui pourraient entraver la réalisation d’une telle ambition.

Le collègue et politologue Steeve Nzegho cité plus haut dit que l’émergence d’un pays passe forcément par la recherche de l’unité nationale, par la prise de conscience d’une responsabilité collective, par une nouvelle culture du travail, par un changement des mentalités rétrogrades, par l’avènement d’une culture de la méritocratie ou de la « république de la méritocratie » chère à Gambetta (homme politique français et figure centrale de la IIIème République), par le maintien d’un taux de croissance soutenu de l’économie pendant 10 ans à l’ordre de 10%, etc. Ces éléments identifiés sont des prérequis à l’émergence. Les obstacles de la responsabilité collective et économique sont des conditions préalables. Mais que faire lorsqu’un pays, comme le nôtre, a des dirigeants incompétents et foncièrement égoïstes à sa tête ? Si la RD Congo n’a même pas encore amorcé la phase du décollage économique qui est la première parmi les cinq phases dont a parlé Walt W. Rostow en 1960, comment peut-on se projeter dans le temps et croire que notre pays devient émergent en 2025 ou en 2030, comme l’affirment les laudateurs sans éthique du président actuel ? Le dire publiquement revient à se mentir soi-même en mentant simultanément au peuple. C’est un crime qui nécessite la poursuite en justice des auteurs qui le commettent.

Matata Ponyo a une fondation à son nom, la preuve

Dans la littérature économique, comme le disent Marie Coris et Alain Rallet dans leur article « Les pays émergents à la conquête des marchés mondiaux », Revue de la régulation, n° 2, (2008), seuls « les pays en développement qui constituent des pôles d’attraction des investissements (nationaux et étrangers), qui diversifient et accélèrent, durablement et harmonieusement, leur croissance économique et qui s’intègrent avec succès dans l’économie mondiale grâce à leurs capacités d’exportation» font l’objet d’étude lorsque l’on parle d« économies à marchés émergents ». Or, la RD Congo est loin de figurer sur la liste de ces pays. On ne peut parler d’émergence que si le pays en considération poursuit les bonnes politiques économiques et possède des institutions de qualité. Or, la RD Congo n’a pas des institutions stables et l’insécurité y est permanente. Dans ces conditions, il est impossible de convaincre les investisseurs de s’installer durablement chez nous et chercher à s’insérer avec succès dans le tissu économique mondial.

Les écoliers, à l'école de Matata Ponyo, mangent à midi !

Les gouvernants actuels cherchent-ils à atteindre le niveau de compétitivité et d’attractivité le plus élevé possible qui nous permet de mettre en place un environnement (administratif, financier, technologique et social) de niveau international afin de faire entrer notre pays dans le club des pays émergents ? À cette question, la réponse est NON. Alors, oublions l’émergence et battons-nous d’abord pour une alternative crédible, pour la stabilité du pays et pour un état de droit.

Eric Kimbuta, le fils du Gouverneur de Kinshasa André Kimbuta, fume des cigares cubains au Congo

Pour prétendre à l’émergence, nous devons cesser d’exporter les produits bruts et nous mettre à les transformer sur place afin de d’exporter plus de produits finis ou manufacturés de qualité et n’importer en retour que le strict nécessaire. Mais nous devons aussi observer une équité dans la distribution des revenus entre les plus riches (députés avec 12 mille dollars) et les plus pauvres (policiers avec 100 dollars).

Eric Kimbuta perçoit de son fameux père André Kimbuta, Gouverneur de Kinshasa, pour évacuer des immondices

8. Réveil FM International: La diaspora congolaise joue un rôle prépondérant dans le réveil des consciences de notre peuple. Elle est toujours debout sur la situation socio-politico-économique du pays, pourtant elle ne vote jamais et elle est déconsidérée par le régime de Kinshasa...N’y a-t-il pas un mépris à l’égard de la diaspora ?

Prof. Fweley Diangitukwa: Effectivement la diaspora congolaise joue un rôle prépondérant dans le réveil des consciences de notre peuple et elle est toujours debout sur la situation socio-politico-économique du pays parce que, contrairement à nos compatriotes restés au pays, les membres de la diaspora ont la possibilité de voir autre chose et de comparer. Certains parmi eux voyagent beaucoup dans le cadre de leur profession ou pendant les vacances. Tous ces avantages leur permettent d’avoir une longue d’avance dans la compréhension de ce qui se passe chez nous. D’autres ont étudié dans les meilleures universités du monde et savent clairement que la RDC est le pays le plus riche au monde lorsque l’on compare la variété de nos ressources naturelles. Notre pays a une position géographique, géopolitique et géostratégique exceptionnelle. Il n’y a aucune raison qui puisse expliquer la pauvreté de notre peuple à part la cupidité de nos dirigeants.

Ambassade de la RDC à Londres, l'effigie d'Alias Joseph Kabila foulée aux pieds !

Comment expliquer qu’un député qui a un salaire de 12000 dollars soit hostile sinon incapable de défendre l’amélioration de vie des électeurs qui ont fait de lui un parlementaire ? Je n’ai jamais lu une interpellation ou une motion allant dans le sens d’imposer un revenu minimum. Comment comprendre que M. Joseph Kabila, arrivé au Congo en 1997 sans rien, soit aujourd’hui milliardaire alors que ceux qui l’ont accueilli broient du noir dans un pays scandaleusement riche ? C’est impensable, inimaginable, inacceptable et révoltant.

Dinosaures Mobutistes se sont mués en Mammouths Joséphistes

Cette diaspora n’a pas le droit de vote parce que le pouvoir sait parfaitement bien qu’elle votera contre le dirigeant actuel, autrement le régime utilisera la diaspora pour gonfler le nombre de Congolais-électeurs présents au Rwanda, au Burundi, en Ouganda, en Tanzanie, en Zambie, etc. pour faire croire que le candidat du PPRD est populaire dans la diaspora. Il est clair qu’il y a un réel mépris à l’égard de la diaspora que le régime de Joseph Kabila considère comme une simple vache à lait. La question du passeport évoqué plus haut en est la preuve. À cela, on peut ajouter d’autres volets pour voir à quel point les Congolais de l’étranger sont pillés.

Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale

À titre d’exemple, j’évoque le dédouanement de véhicules aux ports de Boma et de Matadi. J’ai été trois fois à Matadi sous le régime de Mobutu et sous le régime de Kabila. C’est écœurant de voir comment les agents de la douane extorquent les Congolais. Nos ports internationaux sont les plus chers au monde parce que les gouvernants pensent que les Congolais de l’étranger sont riches. C’est qui est faux car nos compatriotes occupent, dans la plupart du temps, les emplois les moins rémunérés et abandonnés par les nationaux. Pour toutes ces raisons, la diaspora a tout à gagner à se battre pour l’arrivée au pouvoir d’autres gouvernants parmi lesquels il doit y avoir ceux qui ont habité à l’étranger dans des pays bien gouvernés, où les criminels à col blanc sont punis et où la compétition à tous les niveaux est un culte quotidien.

La revanche des Mobutistes

9. Réveil FM International: Après avoir pillé le pays avec les 32 ans de Mobutu, l’impunité des Mobutistes fait que les mêmes prédateurs et Miyibicrates écument la même la classe politique aujourd’hui ? Comment lutter contre l’impunité ?

Prof. Fweley Diangitukwa: À mon avis, il y a trois solutions radicales : procéder par (1) le renouvellement de la classe politique, (2) la dénonciation et (3) la sanction. Pour répondre valablement à votre question, je préfère rappeler le modèle de gouvernance dans la Chine ancienne où des dispositions avaient été prises pour organiser la population de la capitale et des provinces de façon à unifier les coutumes. Voici ce que dit Le Ho-Kouan-Tseu à ce sujet dans son livre intitulé Précis de domination, éditions, Paris, éditions Allia, 2008, pp. 66-68 : « Tous, parmi la population, s’emploient à se corriger les uns les autres et à s’exercer à la rectitude. Ils se contrôlent mutuellement sur leur lieu de résidence, surveillent les allées et venues de chacun. Les pères s’entretiennent entre eux de devoir et les fils de piété filiale ; les plus âgés exaltent les actes méritoires et les plus jeunes le sen du respect. Ainsi, s’influençant de la sorte du matin au soir, ils s’imprègnent les uns de l’amour paternel, les autres de la piété filiale. Les familles étant liées et les hommes solidaires jusque dans leurs déplacements et allées et venues, nul vagabond ni fripon ne peut espérer passer à travers les mailles du filet. C’est de cette façon que l’on fait fond sur la nature humaine et s’appuie sur l’ordre des choses.

Des Mobutistes, girouettes politiques au service de la dictature d'Alias Joseph Kabila

» Si le chef d’une brigade (l’ensemble des cinq familles) dont un des membres a enfreint les édits concernant la distribution des biens ou la réglementation sur les lieux de résidence s’est dispensé, sans raison valable, de le porter à la connaissance du responsable du village, il subira la même peine que le contrevenant sous le motif de ‘trouble à l’ordre public dans les familles.

Un responsable de village qui, ayant eu connaissance de cas d’insolence envers des aînés, de parents indignes, de fortes têtes qui, parce qu’ils se croient au-dessus des autres et cherchent à se singulariser, refusent d’obéir auprès du prévôt (chef de dix villages) sera traduit avec sa famille devant les tribunaux sous le chef d’inculpation de ‘trouble à l’ordre public dans les villages’. Le prévôt qui se fait tirer l’oreille pour appliquer les consignes et les instructions, ou omet de rapporter à ses supérieurs des faits dont il aurait eu connaissance, sera traduit avec sa famille devant les tribunaux sous le chef d’inculpation de ‘trouble à l’ordre public dans la commune.

L’instructeur d’un canton qui met de la mauvaise volonté à appliquer les consignes et les instructions, ou s’abstient de rapporter à ses supérieurs des faits dont il aurait eu connaissance sera traduit avec sa famille devant les tribunaux, sous le chef d’inculpation de ‘trouble à l’ordre du canton’. L’économe de préfecture qui traîne des pieds pour appliquer les consignes et les instructions, omet de rapporter à la commanderie des faits dont il aurait eu connaissance, sera accusé de masquer les brillants talent s’il s’agit d’actes méritoires, de couvrir ses administrés s’il s’agit de fautes ; traduit devant les tribunaux sous le chef d’inculpation général de ‘trouble à l’ordre public dans la préfecture’, il sera exécuté sans aucun espoir de remise de peine.

Le Grand officier de commanderie qui se fait tirer l’oreille pour appliquer les consignes et les instructions, ou omet de rapporter à ses supérieurs certains renseignements pourtant parfaitement exacts, cachant ainsi certains faits au Premier ministre, sera exécuté sans remise de peine possible, sous le chef d’inculpation de ‘troubles de l’ordre publique d’une commanderie’. Le Pilier du Royaume qui ne met pas tous ses soins dans le gouvernement en sorte que les doléances des administrés n’arrivent pas jusqu’au prince, et que les désirs du souverain ne sont pas connus de ses sujets, convaincu du crime de ‘semer le désordre dans le gouvernement’ sera exécuté, ses partisans seront éliminés et son clan exterminé. Le Grand chancelier qui ne promulgue pas les règlements saisonniers adéquats ou bien ne répartit pas judicieusement les terres en fonction de leurs qualités, causant de graves préjudices à la population, convaincu du crime de ‘semer le désordre dans l’empire’, sera condamné à l’écartèlement afin qu’il serve d’exemple. Voilà comment l’on prend soin des êtres et des choses ».

Atundu Liongo, le Mobuto-Joséphiste patenté

Ce comportement dans la Chine ancienne peut être une source de réflexion dans la réorganisation de notre nation où les crimes sont aussi courants que l’impunité, car ceux qui sont censés punir sont souvent les mêmes que ceux qui commettent des crimes, sinon les uns sont au service des autres et doivent se protéger mutuellement pour assurer la survie du régime. Dans la Chine ancienne, l’ordre régnait partout et la justice réglait tous les litiges de la Cité. Tous les membres de la Cité se sentaient concernés par la justice. Personne n’était épargné. Le Ho-Kouan-Tseu dit à la page p. 69 : « Les villages faisaient un rapport aux communes tous les cinq jours, les communes aux cantons tous les dix jours, les cantons aux préfectures tous les quinze jours, les préfectures aux commanderies tous les trente jours, les commanderies au Pilier du Royaume tous les quarante-cinq jours, le Pilier du Royaume au Fils du Ciel tous les soixante jours. Le Fils du Ciel tous les soixante-douze jours mandait des émissaires dans les commanderies stimuler ceux qui avaient obtenu des succès et punir ceux dont les résultats ne répondaient pas à ce qui était attendu. C’est de cette façon que le gouvernement se calque sur l’action du ciel et de la terre ».

Mobutu et Léonbitch Kengo au Mont-Ngaliema

Les récompenses et les châtiments étaient distribués de façon équitable à tous les habitants. Personne n’était privilégié car tout était réglé sur une base de dénonciation publique. Tout élu ou tout gouvernant qui se rendait coupable de quelque faute se voyait repéré et châtié. Les princes sans vertu étaient également châtiés. En agissant ainsi « les affaires étaient convenablement traitées et les procès tranchés de façon équitable » (p. 71). Le Ho-Kouan-Tseu dit à la page 70 : « Ceux qui savaient gouverner étaient prospères mais sans excès, ils réduisaient le pouvoir des grands sans trop les avilir […] les fonctionnaires trop durs qui ne savaient user de clémence, qui pressuraient et rudoyaient le peuple étaient immédiatement mis à pied, afin qu’ils ne pervertissent pas l’administration ni ne semassent le trouble dans le gouvernement ; par la même occasion le peuple n’avait pas à pâtir des officiers qui refusaient d’exécuter les ordres et violaient la loi. Les fonctionnaires apprenaient de la sorte à procurer des avantages au peuple au lieu de faire du profit, à faire circuler les biens, au lieu de les accaparer ».

Mobutu-Alias Joseph Kabila même objectif: enfariner le peuple

Voilà un modèle d’une société juste qui mérite d’être imité, à part l’imposition de la mise à mort des êtres ayant commis des fautes graves. À la place de leur imposer la mort, ils seront contraints à travailler pour réparer le tort qu’ils ont commis. La longueur de la peine dépendra du degré de gravité de la faute. Les prisons traditionnelles décrit par Michel Foucault dans son livre Surveiller et punir (éditions Gallimard, 1993) doivent être supprimées et remplacées par des maisons de correction dans lesquelles chaque fautif travaillera pour réparer, avec son salaire, le tort qu’il a commis. Jean-Jacques Rousseau dit dans son livre Du Contrat social, à la page 73 : « Dans un État bien gouverné il y a peu de punitions, non parce qu’on fait beaucoup de grâce, mais parce qu’il y a peu de criminels ». Il appartient au peuple de dénoncer les prédateurs et miyibicrates qui écument la même la classe politique aujourd’hui.

La paix, la justice et la démocratie commencent dans un pays lorsqu’un peuple a réussi à mettre fin à la dictature. Oui, c’est la rue qui fabrique la démocratie comme le confirme le lien suivant : https://www.legrandsoir.info/oui-c-est-la-rue-qui-fabrique-la-democratie.html

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mercredi 11 octobre 2017

ONU:Crimes, massacres, tueries...La candidature de la RDC passe mal au Conseil des droits de l'homme !

Le prince jordanien Zeid Ra'ad Zeid Al-Hussein,Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme

Le lundi 16 octobre, sauf imprévu et surprise, la République démocratique du Congo aura un délégué au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Genève. Aucun pays membre n'a le droit de Veto! La candidature de la République démocratique du Congo figure parmi les quatre pays africains-dont le Nigeria, l’Angola et le Sénégal- choisis pour occuper les quatre sièges pourvus par l’organisation pour le continent.

Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale

Avec ses crimes, tueries, assassinats, tueries, arrestations arbitraires et emprisonnements inopportuns, des prisonniers politiques qui moisissent en prison, Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, toujours pas de procès, Eddy Kapend et tous les prévenus de l'assassinat de M'zée Laurent Désiré Kabila, deux experts de l'ONU assassinés dans le Kasaï, depuis près d’une année, près de 10 mille personnes ont été arrêtées et soumises à la "torture" en marge de revendications pour la tenue des élections dans les délais,les ONG dressent en outre un tableau très sombre de la situation des droits de l’homme en RDC marquée par des conflits armés dans l’Est et des violences sanglantes ayant fait plus de 5 000 morts dans la région du Kasaï ...

le régime de Kinshasa postule au Conseil des droits de l'homme à Genève. C'est le monde à l'envers. C'est l'hôpital qui se fout de la charité, c'est l'assassin qui juge dans un tribunal. Du toupet et du culot de la part d'une dictature sanguinaire qui ne recule devant rien. L’élection de la RDC au Conseil des droits de l’homme serait un fâcheux précèdent d’autant plus que ce pays pris en otage par Alias Joseph Kabila Kanamabe Kazembere Mtwale et sa bande des criminels, n’est pas un bon élève en matière de promotion et de protection des droits de l’homme !

​​​​​​Le Conseil des droits de l'homme est un organe intergouvernemental du système des Nations Unies, composé de 47 états qui ont la responsabilité de renforcer la promotion et la protection des droits de l'homme autour du globe. “Toutes les victimes de violations des droits de l'homme devraient être en mesure de se tourner vers le Conseil des droits de l'homme comme un forum et un tremplin pour l'action.”Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, 12 mars 2007,ouverture de la 4ème session du Conseil des droits de l'homme

Une cinquantaine d'ONG internationales et locales s'élèvent contre cette candidature en mettant en cause les multiples violations des droits de l'homme mises à la charge du régime dictatorial ainsi que de ses forces d'ordre et de sécurité. Avec ses casseroles retentissantes et ses atteintes massives aux droits de l'homme, la dictature de Joseph Kabila ne présente pas un bon profil en termes de respect des droits de l'homme pour siéger dans cette prestigieuse institution.

Des jeunes du mouvement citoyen Lucha refusent la candidature de la RDC au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, dénonçant les atteintes aux droits de l'homme dans le pays.

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mardi 10 octobre 2017

10 Questions à Fweley Diangitukwa, professeur, chercheur et écrivain

Le professeur Fweley Diangitukwa

Qui a dit qu'en République démocratique du Congo il n'y a que des professeurs Mabumucrates et autres Miyibicrates autoproclamés "Professeurs" ? Véritables chiens de Pavlov qui salivent au son de la clochette, qui achètent leurs diplômes à l'université de Kisangani, comme l'a dénoncé le professeur Maïndo. Il y a beaucoup des diplômés mais peu des professeurs éclaireurs de notre peuple. Des ventriotes pseudo-professeurs ont choisi le chemin de la mangeoire pour justifier l'injustifiable: l'imposture, l'occupation et la dictature. Un Moyibicrate, ami des tubes digestives, a même déclaré sur TV5 Monde: "Un Kabila, il en vient au monde tous les 50 ans" ! Cela fait dix ans que Réveil FM International suit le parcours du professeur Fweley Diangitukwa. Son récent livre: "Comment mettre fin à une dictature solidement installée, Paris, éditions L’Harmattan, 2017" est tout un programme. Courtois, le professeur Fweley Diangitukwa vouvoie ses jeunes frères. Il est l'un des professeurs congolais qui va enseigner dans les universités souvent dans des pays en voie de développement, parfois à ses frais pour partager son savoir. Le professeur Fweley Diangitukwa est googolisé à travers ses quinzaines d'ouvrages sur la République démocratique du Congo. Nous publions la première partie de ses 10 Questions.

1. Réveil FM International: Quelle est votre analyse sur ce qui s’est passé à la 72e Assemblée Générale des Nations unies à New York ? Alias Joseph Kabila a prononcé son discours dans une salle vide, pendant que les Congolais scandent dehors « Kabila must go ». Est- ce que c’est le début de la fin ou plutôt la descente aux enfers ?

Prof. Fweley Diangitukwa: La 72e Assemblée Générale des Nations unies à New York a été un échec cuisant du régime actuel, car l’ex-président de la RD Congo a prononcé son allocution devant une salle vide. Ce mauvais présage est non seulement le début de la fin mais aussi la descente aux enfers des gouvernants actuels. C’est le résultat de l’amateurisme et du manque de respect de la Constitution. Les autorités, en particulier l’ex-président Joseph Kabila illégal et illégitime, sans mandat depuis le 20 décembre 2016, en accord avec les services de renseignement et les diplomates du ministère des Affaires étrangères ont voulu jouer au malin. Se sachant sans mandat électif, Joseph Kabila a organisé l’insécurité dans le grand Kasaï pour justifier sa présence au pouvoir et se rendre ainsi indispensable.

Après un long pourrissement de la situation, dans l’intention de se rendre crédible et fréquentable avant son allocution aux Nations unies, il s’est d’abord rendu dans le Kasaï pour, soit disant, « pacifier » les membres de Kamuina Nsapu dans leurs relations avec les forces armées congolaises. Entre-temps, il a envoyé une délégation à New York pour préparer son arrivée et vendre son image en faisant croire que : « l’actuel président du Congo est la seule autorité capable de résoudre les massacres dans le Kasaï » et « il doit rester au pouvoir pour éviter l’écroulement du Congo ». Fort de cette stratégie, M. Kabila s’est rendu à New York en perdant de vue que l’Assemblée Générale fonctionne sur la base du droit international, même si au-delà, c’est l’anarchie qui règne dans les relations internationales. La communauté internationale a publiquement manifesté son profond désaccord avec le président par défi de notre pays, il appartient maintenant au peuple congolais d’exiger le départ immédiat de cet président sans mandat, sans légalité et sans légitimité.

Aux Nations unies, à New York, les membres de l’Assemblée Générale ont vu en la personne de Joseph Kabila un président illégal et le responsable direct l’assassinat barbare de Madame Zaida Catalan et de Monsieur Michaël Sharp, tous deux enquêteurs de l’ONU envoyés en RDC pour faire la lumière sur les massacres dans le Kasaï. Pour l’Assemblée Générale, Joseph Kabila est responsable parce qu’il a refusé – par la voix de ses ministres de la Justice et des Affaires étrangères – qu’une enquête sérieuse soit menée par des experts des Nations unies. À ces deux principales raisons, il faut rappeler le Rapport Mapping très accablant pour le régime parce qu’il y est décrit les massacres qui ont été commis tout au long du régime actuel. Très attentifs à ce qui se passe en RDC, les représentants des Nations réunis à New York ont simplement séché l’allocution de M. Kabila (à cause de son illégalité et de son illégitimité depuis décembre 2016) comme des étudiants qui sèchent un cours pour protester contre un professeur qu’ils jugent incompétent.

Les images qui ont été diffusées à cette occasion ont complètement détruit l’image de notre pays. Les diplomatiques de la RD Congo, envoyés à New York pour préparer l’arrivée de leur chef, ont habillé des clochards, des chômeurs et des étudiants ouest-africains de l’effigie de Kabila parce que les Congolais ont refusé de souiller l’honneur de leur pays en portant des vareuses avec l’effigie de Kabila. C’était très honteux de constater que ceux qu’ils ont habillés en Congolais étaient incapables de prononcer un seul mot dans une des langues parlées dans notre pays De nombreux Congolais qui se sont rendus devant le siège des Nations unies scandaient leur mécontentement (« Kabila must go ») et rappelaient les crimes commis par le régime actuel. Le comble de cette humiliation publique est arrivé au moment de l’allocution de M. Kabila devant une salle vide, désertée par les diplomates. Il n’y avait que la présence d’à peine quelques officiels congolais. Notre pays ne le méritait pas mais c’était, hélas, nécessaire pour que Kabila et son équipe se rendent compte à quel point ils sont vomis par la communauté internationale. Même les diplomates africains n’ont pas été solidaires avec le président par défi de la RD Congo.

Un tel degré de boycott est une preuve irréfutable de la fin de ce régime tyrannique, sadique, satanique et responsable de plus 10 millions (certaines sources parlent de 14 millions) de morts dans notre pays. C’est horrible. Il appartient maintenant au peuple congolais de montrer la porte de sortie à ce régime illégal et illégitime. La situation que nous vivons en est une première depuis notre indépendance. Comment comprendre et explique que les universitaires qui sont autour de Kabila sont incapables de respecter la Constitution sinon de démissionner pour manifester leur désaccord ?

Corneille Nangaa, fossoyeur et agent tricheur de la CENI

2. Réveil FM International: Les machines numériques pour une hypothétique élection sans publication du calendrier électoral, est-ce que cela est possible ? Corneille Nangaa et la CENI ont-ils la confiance des Congolais ? Aurons-nous l’élection présidentielle fin 2017 ?

Prof. Fweley Diangitukwa: Je vis en Suisse depuis plus trois décennies. C’est le pays de Rousseau et de Calvin. En plus, il est le siège des Nations unies mais la Suisse qui pratique les valeurs démocratiques avec rigueur a toujours refusé de recourir au vote électronique à cause de l’incertitude qu’un tel vote entraîne. La Suisse réunit tous les atouts en matière d’infrastructures routières, de communication et de moyens informatiques (ce pays possède deux des plus prestigieuses universités polytechniques au monde (Zürich et Lausanne) mais la Suisse refuse de recourir au vote électronique. Ce type de vote est toujours à l’essai et il sera progressivement introduit à partir de 2019 (lire le contenu de ce lien : https://www.egovernment.ch/fr/umsetzung/schwerpunktplan/vote-electronique/).

« Le vote non dématérialisé est une solution éprouvée depuis des siècles, et truquer une élection, sans que ce soit le fait du pouvoir en place, est très compliqué à mettre en œuvre. Or, pour l’instant, aucune garantie suffisante ne peut être apportée pour le vote numérique. » (in https://www.geekactu.fr/2016/11/vote-electronique-dangereux/).

Que peut-on penser de la RD Congo où tous les avantages de la Suisse sont absents et où la panne d’électricité est une réalité permanente mais qui choisit de recourir au vote électronique ?

Avant de choisir le vote électronique, le régime actuel a d’abord lancé l’idée d’un scrutin indirect que nous avons détruite en avançant des arguments solides, en démontrant qu’une telle élection est organisée dans des pays fédéraux alors que le scrutin direct est indispensable dans des pays unitaires, car le chef de l’État doit absolument avoir une assise populaire sur toute l’étendue de la République pour éviter sa contestation. Il est écrit dans le livre de Guillaume BERNARD, paru aux éditions Studyrama et intitulé : Droit constitutionnel et institutions politiques, au chapitre IV intitulé « Les principaux régimes étrangers occidentaux », à la page 248 : « Des légitimités politiques en fonction de la forme de l’État. Un scrutin direct pour un État unitaire Un scrutin indirect pour un État fédéral. »

En général, le scrutin direct est lié au fonctionnement d’un État unitaire car le chef de l’État doit être élu au suffrage universel direct par l’ensemble du peuple pour créer sa majorité et obtenir la popularité que le suffrage universel direct lui confère. Le scrutin indirect est lié à la forme d’un État fédéral dans lequel il y a un Gouverneur à la tête de chaque État fédéré. Les grands électeurs des partis politiques dans chaque État élisent le chef d’État au scrutin indirect. Celui-ci représente les États fédérés dans la politique étrangère de son pays. Ce détail est capital car il détermine le reste de la réflexion sur les modes de scrutin et sur leur déroulement. En effet, il y a plus d’inconvénients dans le scrutin indirect que d’avantages pour l’élection d’un chef d’État. Lire : https://fweley.wordpress.com/wp-admin/post.php?post=1585&action=edit N’ayant pas trouvé des arguments solides à opposer aux nôtres, le régime de Kabila y a renoncé pour privilégier le vote électronique qui facilite les fraudes, car il suffit d’introduire un simple petit logiciel dans le serveur pour que le candidat préalablement choisi soit déclaré élu, non par le peuple mais par la machine. Les résultats seront présentés au peuple comme étant les résultats effectifs de leur choix. Les éléments contenus dans cette vidéo (https://www.youtube.com/watch?v=K_4r--K3biA) expliquent les raisons pour lesquelles ce type de vote n’est pas recommandable aux pays africains et surtout pas en RD Congo qui a déjà connu deux fraudes électorales en 2006 et 2011.

Monsieur Corneille Nangaa est au service du pouvoir, il n’y a aucun doute à cela. Vous voulez une preuve ? Il n’a pas convoqué le corps électoral en date du 01 octobre 2017, conformément à l’article 73 de notre Constitution qui stipule que « le scrutin pour l’élection du Président de la République est convoqué par la Commission électorale nationale indépendante, quatre-vingt-dix jours avant l’expiration du mandat du Président en exercice ». Dans ces conditions, les Congolais ne peuvent pas avoir confiance en la personne de M. Nangaa. Seuls ceux qui sont derrière le régime de M. Joseph Kabila, qui est sans mandat, les soutiennent encore par intérêt pour protéger leurs avantages mais ils savent en âme et conscience que le pays est dans une mauvaise direction, car la Constitution est régulièrement bafouée et la corruption règne en maîtresse.

Sommes-nous prêts à confier l’avenir de notre pays à une machine ? Qu’arriverait-il si, après avoir dépensé beaucoup d’argent public et demandé aux électeurs de se déplacer pour participer au vote, un virus contamine les machines informatiques le jour précédant le vote ou s’il y a une longue panne d’électricité ? Si nous sommes sérieux, nous devons trembler devant le risque d’utiliser un tel système de vote.

Nous pensons que le vote électronique est un canular qui sert à gagner du temps en retardant davantage l’organisation de l’élection présidentielle.

3. Réveil FM International: D’après vous, quelles sont les vraies raisons de l’invalidation des passeports semi-biométriques ?

Prof. Fweley Diangitukwa: Quels que soient les arguments que l’État congolais et en particulier le ministère des Affaires étrangères pourront avancer, la question du passeport biométrique relève d’une arnaque organisée. Si le passeport congolais est parmi les plus chers au monde, le Gouvernement vient d’opérer une nouvelle escroquerie en changeant le passeport semi-biométrique en passeport biométrique. Ce problème soulève une question de responsabilité. Pour émettre un document officiel, un État ou une entreprise prend toutes les précautions pour éviter des poursuites judiciaires.

Donc, si l’État congolais n’a pas pris toutes les précautions, il est fautif et il doit dédommager les bénéficiaires en remplaçant gratuitement leurs passeports actuels par de nouveaux passeports biométriques. Voilà comment devrait fonctionner notre État s’il respectait ses citoyens. Doit-on penser que le Gouvernement était malintentionné en faisant circuler des passeports ne correspondant pas aux normes internationales avec l’intention d’interdire leur utilisation après quelques années plus tard et de vendre ainsi plus facilement les passeports biométriques ?

On sait qu’aujourd’hui, tous les pays n’utilisent pas ce genre de passeport, pourquoi devient-il obligatoire à trois mois de fin du régime actuel ? « Il n’existe aucune spécification de l’OACI qui concerne le passeport semi-biométrique congolais. Le critère majeur au niveau de l’espace international, c’est la lisibilité du passeport à la machine suivant l’exigence des NTIC », a soutenu le député Juvénal Munubo de l’UNC, évoquant l’utilisation des passeports biométriques toujours en cours dans des nombreux pays comme la France.

Voilà le hic, voilà là où le bât blesse. En plus, si l’État Congolais a constaté la multiplication d’actes illégaux, criminels de contrefaçons des passeports semi-biométriques, à qui la faute lorsqu’on sait que les citoyens congolais ne fabriquent pas des documents officiels ? Pour quelle raison l’État congolais ne cherchait-il pas à arrêter d’abord ces faussaires qui sont certainement parmi les réseaux mafieux du gouvernement ? Qui est en défaut et qui organise la contrefaçon ? Le vendeur (État congolais) ou les bénéficiaires (détenteurs de passeports) ? Pourquoi le ministère des Affaires étrangères ne remonte-t-il pas la filière pour mettre la main sur le réseau criminel de contrefaçons ? Lorsqu’une voiture est vendue avec un défaut, l’usine rappelle la voiture et prend en charge le changement de la pièce en défaut. Pourquoi l’administration des Affaires étrangères n’applique-t-elle pas cette logique ?

Il faut dire que la vente de passeports est la principale source d’enrichissement du ministère des Affaires étrangères. Il n’est pas étonnant qu’on arnaque les Congolais en créant un nouveau vrai faux passeport semi biométrique pour le remplacer par un passeport biométrique, sinon pour quelle raison n’a-t-on pas fait sortir directement le passeport biométrique sans passer par le semi-biométrique ? On voit bien qu’il y a quelque chose de louche qui se résume par la recherche du lucre. Après les fausses cartes d’électeurs en circulation, voici les passeports congolais qui ne répondent pas aux normes internationales ! Mais dans quel pays sommes-nous ? En vérité, les raisons de ce nouveau passeport sont à trouver ailleurs : dans le besoin de s’enrichir car les Congolais de l’étranger sont continuellement considérés comme des vaches à lait par ceux qui sont au pouvoir. Ils sont contraints d’avoir ce document délivré uniquement par l’État. De ce fait, les escroquer devient une opération facile.

Le changement de ce passeport semi biométrique au passeport biométrique pose un problème (1) de faisabilité (certains passeports en circulation portent de visa de longue durée), (2) de durée (en combien de temps le ministère des Affaires étrangères sera-t-il capable de remplacer les passeports de tous les concernés) et (3) de coût (l’État remboursera-t-il le coût aux porteurs de passeports valides du fait qu’ils ne sont pas fautifs) ? Dans le cas contraire, qui paiera le coût de la corruption perçu par les fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères ? Autant de questions sans réponse qui renforcent la complexité de la démarche.

4. Réveil FM International: La classe politique est facilement corruptible, elle est médiocre et ventriote. Comment en sommes-nous arrivés là ? D’aucuns disent que nous n’avons que des diplômés au Congo pas d’intellectuels ?

Prof. Fweley Diangitukwa: L’histoire de la corruption dans notre pays vient de loin. Le système de quota dans l’admission des étudiants à l’université était une forme de corruption morale car il a conduit des élèves à changer leur identité avant les examens d’État en se donnant un nom à consonance ngala et plus particulièrement à consonance ngbandi afin d’avoir la chance de réussir avec un bon pourcentage, d’être facilement inscrits à l’université et bénéficier in fine de la bourse. La deuxième méthode de corruption morale fut l’organisation de l’animation politique (la danse pour le Mouvement Populaire de la Révolution – MPR). Des jeunes animatrices et animateurs étaient recrutés par le parti unique pour chanter la gloire du maréchal Mobutu. Contre cette gesticulation publique et obscène de leur corps, ils recevaient un salaire plus décent que celui des enseignants et des fonctionnaires. Résultat, beaucoup de femmes ont choisi de devenir de danseuses du MPR. La destruction de mœurs a entrainé la corruption morale parce que les Zaïrois de cette époque avaient pris l’habitude de gagner de l’argent facile sans véritablement travailler. Les enseignants, les fonctionnaires, les soldats, etc. se sont mis à agir comme les politiciens congolais agissaient en monnayant leurs services.

Une étude sociologique devient nécessaire voire urgente pour mieux comprendre la genèse de la corruption dans notre pays. Je ne parle que de la petite corruption car il existe la grande corruption pratiquée par les grandes entreprises et par les firmes transnationales qui corrompent les décideurs officiels, voire des parlementaires pour obtenir des marchés publics. C’est ce qu’on appelle la captation de l’État. il ya tout un chapitre sur la corruption dans mon livre La thèse du complot contre l’Afrique. Pourquoi l’Afrique ne se développe pas, éditions L’Harmattan, 2010, pp. 149-171.

En effet, ce n’est pas toute la classe politique qui est corruptible et médiocre car il y a dans cette classe politique des gens encore intègres et excellents. Grâce à eux, le pays tient encore debout. Mais ils sont hélas minoritaires. Beaucoup pratiquent la corruption de survie. C’est le cas par exemple d’un soldat qui a un salaire de 80 dollars et qui arrondit ce salaire en extorquant les passants ou les automobilistes. C’est aussi le cas d’une infirmière ou d’un infirmier qui monnaye ses services dans le même but d’arrondir son salaire. L’État congolais ne punit pas car il sait qu’il ne paie pas bien ses fonctionnaires. Voilà pourquoi il faut réorganiser l’économie nationale, réaliser des bénéfices considérables par la production, instaurer un salaire minimum à partir duquel il deviendra possible de punir tout individu qui se laisse corrompre (=effet). Mais dans cette démarche, il faut commencer par punir le corrupteur (=cause) avant le corrompu. En effet, la disparition de la cause entraîne ipso facto la disparition de l’effet.

Contrairement à ce qui est sous-entendu dans la question, j’affirme qu’il y a des intellectuels dans notre pays, même si leur nombre n’est pas très important. Malheureusement, nos universités forment plus de diplômés et moins d’intellectuels. J’ai étudié avec des camarades intelligents à l’école secondaire et à l’UNAZA (université nationale zaïroise). Certains compatriotes qui ont fait de brillantes études à l’étranger ont décidé de rentrer chez nous. Beaucoup d’entre eux ont sombré parce que les conditions de travail et de vie ne sont pas bonnes. Je n’aurai probablement pas publié autant de livres de recherche sur différents sujets d’intérêt national, continental et international, si je vivais en RD Congo car les bibliothèques sont pauvres voire rares ou inexistantes dans certains milieux. Pour cette raison, les livres constituent la seule marchandise que j’envoie au pays. Je ne suis pas compris par ma famille qui attend recevoir des objets de seconde main comme le font mes compatriotes qui n’ont pas la même compréhension que moi, mais je m’entête.

Dans la vie nationale, il n’y a pas de récompenses qui encouragent les intellectuels. Existe-t-il un prix congolais de l’excellence ? Non. Mais nous l’introduirons dès le départ de l’équipe actuelle. Lorsque le système de gouvernance est mauvais, la classe politique sombre. C’est classique. C’est pourquoi, nous avons l’obligation de reconnaître et de saluer les quelques rares intellectuels congolais qui se distinguent et que nous rencontrons parfois dans des colloques internationaux. L’éducation sera le premier chantier à redresser après le départ du régime actuel.

5. Réveil FM International: Que pensez-vous de la Transition sans Kabila ? Cela est-il possible ? Si oui, comment ? Quels sont les préalables ? Que faire d’alias Joseph Kabila ?

Prof. Fweley Diangitukwa: Je ne me préoccupe pas trop du sort de M. Joseph Kabila car lui-même ne s’est jamais préoccupé du sort des Congolais. Il est venu chez nous en 1997 dans le convoi de l’AFDL (un conglomérat d’aventuriers, dixit Laurent-Désiré Kabila) avec un seul objectif : s’enrichir en pillant les ressources du Congo. Pour cette raison, son sort ne m’intéresse pas. Il est le moindre de mes préoccupation. Néanmoins, il s’impose à la tête de notre pays malgré l’expiration de son mandat. À ce titre, il constitue un souci majeur pour l’avenir du Congo. Il a toujours traité les Congolais avec beaucoup de mépris, en disant publiquement qu’il n’a jamais trouvé 15 Congolais compétents (comme si lui-même était une sommité) avec lesquels il pouvait travailler pour développer le Congo mais, en même temps, il a trouvé plus de 100 Rwandais qu’il a élevés au rang de généraux pour dominer et mater les Congolais qui l’ont rendu, malgré eux, milliardaire en très peu de temps.

Au lieu d’organiser les élections dans le respect du délai, les gouvernants traînent volontairement les pieds en courant le risque de le faire dans la grande précipitation afin qu’elles leur profitent. Voilà pour quelle raison à trois mois de la date fatidique selon les Accords de la Saint Sylvestre de décembre 2016, l’enrôlement n’a pas encore pris fin dans le Kasaï, le calendrier électoral n’est toujours pas publié et aucun candidat n’est officiellement enregistré, n’est connu par les électeurs et n’a encore présenté son programme politique.

En effet, le pouvoir illégitime et illégal de Kinshasa observe les réactions des Congolais pour ajuster son comportement en fonction des scénarios déjà montées et en attente de leur mise en scène. M. Joseph Kabila et son régime cherchent à mettre à leur profit une élection précipitée soit pour pouvoir manœuvrer en vue de présenter un proche de Kabila et mettre ainsi le peuple congolais devant un fait accompli soit pour créer une anarchie qu’il contrôlera lui-même, en mettant le pays à feu et à sang, car seule la guerre lui permet de se maintenir au pouvoir et d’échapper à la CPI.

Parce que nous n’avons pas organisé l’élection présidentielle en décembre 2016 alors que le président Kabila nous a lancé un défi en disant « il ne se passera rien en décembre » et parce que les évêques de la CENCO ont très naïvement accepté de lui accorder gratuitement une année supplémentaire alors qu’il ne le méritait pas, M. Joseph Kabila reste encore le maître de l’agenda électoral, car il contrôle tous les rouages du pouvoir et il a une main ferme sur la CENI et sur Corneille Nangaa. À cause de notre faiblesse collective et de notre naïveté, joseph Kabila s’entête à ne pas publier le calendrier électoral pour ne pas s’auto-exclure des enjeux et signer ainsi son arrêt de mort politique.

Quant à la transition, elle s’impose d’office parce que les élections n’auront pas lieu en décembre de cette année. Nous sommes dans une République où il n’y a pas une seule autorité qui jouit de la légitimité populaire. Nous devons élire la classe politique à tous les niveaux, du député provincial au président de la République. C’est une tâche considérable qui sollicite notre intelligence et notre sens d’organisation et de patriotisme. Mais nous en avons les compétences en réserve. Oui, la transition est possible et elle s’impose. En mai 2016, des Congolais ont organisé un colloque à Modena en Italie, sous la conduite de l’abbé Germain Nzinga, justement avec comme thème : « la transition sans Kabila ». Des propositions ont été faites et je prépare la publication qui reprend tout ce qui a été dit à Modena.

Il est permis de reconnaître et d’admettre que la RD Congo ne s’est jamais stabilisée. Notre pays est dans une transition permanente depuis que les institutions de la République ont été déstabilisées le 24 novembre 1965 par le colonel Joseph-Désiré Mobutu et ses compagnons de la révolution. Il est maintenant question de sortir la République du coup d’État permanent. Mobutu a gouverné le pays en s’appuyant sur un parti unique, le MPR, et il a quelquefois organisé l’élection présidentielle en étant le seul candidat. Une aventure cocasse que les intellectuels de l’époque applaudissaient, sans état d’âme.

En 1997, dès sa prise de pouvoir, le nouveau président, Laurent-Désiré Kabila, a supprimé tous les partis politiques et a dirigé le pays par décrets. Une nouvelle transition sans issue a été ouverte. Le pays a évolué dans l’anarchie totale et sans institutions démocratiques jusqu’à Sun City en Afrique du Sud qui a donné lieu à un semblant d’ouverture politique. Le pouvoir a été partagé entre les anciens belligérants qui, ensemble, ont formé un Gouvernement d’union nationale (formule 1 + 4). La libéralisation de l’espace politique a donné naissance à la création des partis politiques alimentaires. C’est sous ce nouveau climat d’anarchie que le pays a organisé ses premières élections en 2006 qui ont été sévèrement critiquées par le cardinal Etsou à cause des fraudes électorales organisées par l’abbé Malu Malu, président de la Commission électorale indépendante (CEI), pour assurer la victoire du président Joseph Kabila au détriment de Jean-Pierre Bemba qui a été le favori de ces élections. L’échec dans l’organisation de ce scrutin a ouvert la porte à une nouvelle impasse politique. C’est dans cette anarchie qu’une nouvelle élection présidentielle a été organisée en 2011 par le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, président de la CENI, pour permettre la victoire du président Joseph Kabila au détriment d’Étienne Tshisekedi qui a été le favori de ces élections.

L’anarchie et la contestation du pouvoir ne se sont pas pour autant estompées. Pour tenter de calmer le peuple, le pouvoir a convoqué les concertations nationales en 2013. Comme pour la Conférence nationale « souveraine » (CNS) de 1990 à 1992, les 100 résolutions de ces dernières concertations nationales n’ont jamais été appliquées.

Une année avant l’organisation de la nouvelle élection présidentielle prévue en décembre 2016, le régime a envisagé d’organiser un dialogue national pour définir ensemble (pouvoir et opposition) les modalités de sortie de la crise ou de l’impasse. Mais plusieurs partis de l’opposition ont refusé d’y participer à cause des résolutions des Concertations nationales qui ont été suivies d’aucun effet. Voyez-vous, depuis 1965, nous passons d’une transition à l’autre sans stabiliser l’État. Il est maintenant question d’organiser un gouvernement exceptionnel de Transition qui mettra en place les institutions républicaines de la troisième République qui sera basée sur la confiance du peuple. Il faut, comme préalables, écarter les menteurs et les aventuriers du pouvoir et remettre de l’ordre dans le fonctionnement de l’État. C’est une énorme responsabilité que seuls des Hommes crédibles doués d’une intelligence exceptionnelle peuvent assumer.

Il est évident que si M. Joseph Kabila n’est pas mis hors d’état de nuire, il agira fatalement dans l’ombre pour créer le chaos car il contrôle tous les leviers de commandement des forces militaires, des services de renseignement et des régies financières que ses hommes de main dirigent pour son compte. Voilà pour quelle raison il est impérieux de défaire l’immense pouvoir qu’il détient jusqu’à ce jour en l’empêchant de mettre à jour son plan machiavélique de maintien au pouvoir, avec en perspective l’ambition de se donner une nouvelle Constitution rester au pouvoir ad vitam aeternam, comme cela s’est passé au Rwanda et au Burundi et comme cela est en voie de se passer Ouganda où les députés discutent sur la nécessité de réviser ou non la Constitution.

Il est nécessaire voire indispensable d’organiser une transition pour garantir des élections crédibles. La transition aurait pu être ce moyen pacifique qui mettrait le peuple congolais en attente d’un nouvel ordre, mais l’ex-chef de l’État actuel et son Gouvernement illégal ne se sont malheureusement pas impliqués dans cette transition à cause de leur mauvaise foi, de leur impopularité et des torts qu’ils ont causés au peuple congolais. Si elle est conduite sous la direction d’un leadership consensuel qui s’appuiera sur une gouvernance collégiale devant régir le fonctionnement des institutions, l’équipe de transition sera une structure fonctionnelle susceptible de représenter valablement la diversité politique de tous ceux qui s’inscrivent dans la logique du changement et de développement de la nation. Munie d’un cahier de charges bien définies, cette équipe concevra rapidement les grands axes politiques et stratégiques du pays qui permettront un fonctionnement harmonieux des institutions de la République après les élections.

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lundi 9 octobre 2017

RDCONGO: Appel au soulèvement populaire depuis la Suisse !

Le pasteur Roger Puati Buangi et le professeur Fweley Diangitukwa

En Suisse, pays chère mais où il fait bon de vivre, on vote tout le temps ! Les institutions fonctionnent ! Les congolais de Suisse sonnent du tocsin de l'appel au soulèvement populaire sur toute l'étendue de la République démocratique du Congo, pris en otage par des mafieux sanguinaires. Au détriment de la Constitution, un accord particulier a été tricoté entre les politicailleurs à la recherche des postes ministériels et strapontins. Depuis le 19 décembre 2016, Alias Joseph Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale et sa bande des Mammouths Joséphistes sont illégitimes et illégaux. D'ailleurs, l'incapacitaire de Kingakati n'a jamais apposé sa signature aux résolutions de l'accord de la Saint-Sylvestre donc l'accord ne l'a jamais engagé ! L'accord de la Saint-Sylvestre est privé, il est bidon car non respecté par la Majorité Présidentielle (MP) qui le foule aux pieds, il n'engage pas le peuple congolais. Le peuple n'y était pas sauf des politicailleurs ventriotes non mandatés. Ils sont patriotes et courageux le professeur Fweley Diangitukwa et le pasteur Roger Puati Buangi initiateurs de l'appel au soulèvement populaire. Politicards et pollicailleurs véreux empêchent les Congolais de rêver, ces derniers vont les empêchent de dormir.

Appel au Soulèvement Populaire sur toute l'étendue de la République

- Aux Organisations de la société civile,

- À l’Église catholique romaine,

- À l’Église du Christ au Congo,

- À l’Église de Jésus-Christ sur la Terre par le prophète Simon Kimbangu,

- Aux autres institutions religieuses,

- Au Rassemblement de l’opposition congolaise (RASSOP),

- Aux partis politiques congolais de l’opposition,

- Aux patriotes congolais de la majorité présidentielle,

- Aux Organisations de la diaspora congolaise,

- Aux penseurs libres et aux personnalités,

- Aux étudiants et élèves,

- Aux forces de l’ordre (policiers et militaires congolais),

- Aux patriotes des services de renseignement,

- Au peuple congolais dans son ensemble,

- Aux Amis du Congo.

LE 1er NOVEMBRE 2017, TOUS LES CONGOLAIS DANS LA RUE POUR METTRE FIN AU RÉGIME IGNOBLE DE M. JOSEPH KABILA. ESILI

Dans le cadre des Accords de la Saint Sylvestre, une année supplémentaire a été octroyée gracieusement au président Kabila qui n’a pas quitté le fauteuil présidentiel à la fin de son second et dernier mandat, en décembre 2016, alors que la Constitution de notre pays stipule, dans son article 73, que « le scrutin pour l’élection du Président de la République est convoqué par la Commission électorale nationale indépendante, quatre-vingt-dix jours avant l’expiration du mandat du Président en exercice ».

Nous constatons, en date du 1er octobre 2017, que les élections n’auront pas lieu en décembre 2017, car le corps électoral n’a pas été convoqué par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) conformément aux Accords de la Saint Sylvestre susmentionnés. Ce refus de respecter à la lettre les prescriptions de la Constitution était déjà arrivé à la même date en 2016.

Vu le caractère répétitif et le mépris du régime actuel qui ne se conforme pas à ses engagements ;

Vu la gravité de la situation et cet appel patriotique adressé au peuple congolais pour le changement de régime ;

Vu également la mise en danger de la sécurité intérieure, de la paix nationale et de la stabilité de nos institutions ;

Nous souvenant du sort tragique réservé aux Congolais qui ont manifesté leur mécontentement à différentes occasions et dans différents endroits de la République ;

Nous, personnalités politiques de l’opposition, libres penseurs et membres de la société civile faisant partie du peuple congolais, constatons :

Que le pouvoir actuel ne manifeste aucune considération des textes légaux de notre pays, ne mesure pas le degré de souffrance du peuple et son profond désir de changer pacifiquement le régime politique pour mettre en place de nouveaux acteurs qui œuvreront pour la stabilité et le développement de notre pays ;

Qu’après plusieurs guerres ayant occasionné de millions de morts, de nombreux déplacements de populations à l’intérieur et à l’extérieur du pays, de viols des femmes, l’enrôlement des enfants, le pillage récurrent des richesses de la RD Congo, le pouvoir actuel n’est jamais venu au secours des Congolais éplorés, des femmes violées, des compatriotes régulièrement attaqués dans les deux Kivu par des forces rwandaises, des compatriotes égorgés comme des animaux dans plusieurs cités et localités dans la province Orientale (en particulier en Ituri), des adeptes de Bundu dia Kôngo et du pasteur Mukungubila et dernièrement de nos compatriotes dans le Grand Kasaï, après l’assassinat du chef coutumier Kamuina Nsapu ;

Que des innocents ont été massacrés et enterrés dans des fosses communes, sous prétexte de « rétablir l’autorité de l’État »;

Que d’autres citoyens innocents, arrêtés arbitrairement à l’issue de différents évènements tragiques, croupissent encore dans les prisons de la République, à l’instar des prisonniers politiques Diomi Ndongala, Franck Diongo, Jean Claude Muyambo Kyassa, Norbert Luyeye , etc. qui auraient dû être relaxés depuis longtemps ;

Qu’en plus de charniers où des victimes ont été entassées comme du bétail, certains corps ont été jetés dans le fleuve Congo, des étudiants et des écoliers ont été fauchés ;

Que le bilan des massacres s’étend sur plusieurs millions de morts et concerne aussi la destruction méchante de plusieurs biens : maisons des villageois brûlées, églises et écoles brûlées, récoltes brûlées ;

Que ce régime de terreur se pérennise à la tête de l’État sans penser à l’alternance inscrite dans la Constitution ;

Qu’à cause de l’instabilité organisée sur toute l’étendue de la République, la scolarité des élèves connaît un grand retard et entraîne la démotivation du corps enseignant qui constitue pourtant le socle du développement national ;

Que jusqu’à ce jour, aucune enquête n’a été initiée et aucune justice n’a été rendue aux victimes et aux familles qui ont perdu les leurs dans les différents massacres ;

Qu’au plan international, la respectabilité de notre pays et la confiance dans nos institutions ont été sapées par l’assassinat barbare de Madame Zaida Catalan et de Monsieur Michaël Sharp, tous deux enquêteurs de l’ONU envoyés en RDC pour faire la lumière sur les massacres dans le Kasaï ;

Que les auteurs des tueries et les responsables des forces de sécurité, des services de renseignement et du gouvernement qui sont impliqués dans des cas d’arrestation arbitraire et de détention illégale, n’ont jamais été traduits devant une juridiction nationale ou internationale pour répondre de leurs crimes ;

Que la violation de la Constitution – Loi fondamentale de la République – que tous les Congolais tiennent à respecter et pour laquelle des jeunes ont payé de leur vie en janvier 2015 et en d’autres circonstances, en vue d’empêcher le glissement qu’organise Monsieur Joseph Kabila qui est sans mandat depuis le 20 décembre 2016 et qui ne jouit d’aucune légitimité et d’aucune légalité, est devenue une monnaie courante ;

Qu’il est ainsi évident que la non-convocation du corps électoral en date du 1er octobre 2017 met en danger, non seulement la cohésion nationale, l’ordre public, les vies innocentes à travers la République mais aussi l’avenir de notre pays;

De ce qui précède :

Les signataires déclarent ce qui suit :

1. Nous nous désolidarisons totalement du processus électoral en cours et dénions toute qualité à Monsieur Corneille Nangaa de poursuivre l’organisation des élections car la CENI est inféodée au PPRD et n’a pas respecté le délai constitutionnel imposé dans la Constitution et dans les Accords de la Saint Sylvestre de décembre 2016 ;

2. Nous demandons au peuple congolais (tous dans leur ville, leur district, leur territoire, leur commune et leur village) de manifester publiquement dans les rues notre ras-le-bol et notre désaccord collectif à partir du 1er novembre 2017 pour exiger la démission immédiate de M. Joseph Kabila de ses fonctions présidentielles et d’initier des actions de boycott afin de l’empêcher de mettre le pays à feu et à sang et de justifier ainsi son maintien au pouvoir : Nous ne quitterons les rues qu’après son départ du pouvoir ;

3. Nous disons qu’après avoir tout essayé et tout subi, la révolte collective sur toute l’étendue de la République reste l’unique moyen de nous débarrasser une fois pour toutes de ce régime ignoble. Il est de notoriété publique que c’est la rue qui fabrique la démocratie, comme le confirme le lien suivant :

https://www.legrandsoir.info/oui-c-est-la-rue-qui-fabrique-la-democratie.html ;

4. Nous prenons à témoin la Communauté internationale contre toute répression pouvant provenir du pouvoir illégal de Monsieur Kabila contre la population qui s’apprête à exercer un droit qui lui est reconnu par la Constitution dans son article 64 afin d’instaurer un État de droit en RD Congo ;

5. Que tous les Congolais s’associent à respecter ce mot d’ordre (y compris les forces de l’ordre : policiers et militaires) afin de garantir la paix et la sécurité de notre pays ;

6. Que tous les Congolais dénoncent publiquement et à temps tous ceux de l’opposition, du pouvoir ou de la société civile qui empêcheront l’accomplissement de cet objectif de salut public ;

7. Les signataires des présentes tiennent à la paix, à la sécurité, à l’unité nationale, à l’intégrité du territoire dans ses frontières héritées de la colonisation et à l’alternative au pouvoir ;

8. Les signataires tiennent surtout au respect de la Constitution (articles 64 et 220 entre autres) et invitent les partis politiques dans l’opposition, les Églises, les mouvements de la société civile, les libres penseurs, les étudiants, bref le peuple congolais dans son ensemble à s’approprier ce message et à exiger le départ immédiat de M. Joseph Kabila afin de l’empêcher de rempiler ou de réaliser son plan de balkanisation du Congo à son profit.

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dimanche 8 octobre 2017

10 Questions à Salomon Valaka, journaliste Online et analyste politique

Salomon Valaka, journaliste Online et analyste politique

Brillant et humble, Salomon Valaka est en "Toute simplicité", l'une des têtes pensantes de nos foras. Journaliste online, analyste, Salomon Valaka fait partie de l'intelligentsia congolaise au sein de sa diaspora. Auteur des deux ouvrages: The Last words (The Conagra-Garner Plant Associates' Life lines days prior the shutdown...et Congolese Community of Raleigh: Yesterday, Today and Beyond. 2 Tomes en Français (372 pages), en Anglais (364 pages). L'histoire des immigrants Congolais depuis l'arrivée, en 1968 d'Esaïe Mulongo jusqu'à ce jour. Il a sur son compteur plus de 300 articles. Salomon Valaka a gentiment répondu à nos 10 Questions.

1. Réveil FM International: Le débauchage politique est devenu un sport national avec le régime d'imposture d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Les débauchés et traverseurs de rue se ramassent à la pelle dans la classe politique congolaise, pourquoi les politicailleurs succombent-ils très facilement à la tentation ?

Salomon Valaka: Nous parlons ou nous évoquons ici la corruption en tant que instrument d'affaiblir les volontés humaines. Le fléau fut instauré comme institution dans le système politique congolais depuis les premières années du règne de Mobutu et donc ne commence pas avec Joseph Kabila. En bon élève inscrit dans l'école dictatoriale, Joseph Kabila suit, à la ligne et les traces de Mobutu. Non seulement il a suivi à la lettre mais le régime de Kabila a rendu ce fléau incommensurable. Qui entourent et servent le régime de Joseph Kabila ? N'est-ce pas les mêmes Mobutistes qui avaient mis par terre l'ex-Zaïre aujourd'hui la République démocratique du Congo ?

Observez, par exemple, le poste de "Premier ministre." Il est devenu un poste à vendre aux opposants les plus en vue pour mieux les faire taire mais aussi pour diviser les opposants. Ceux qui sont nommés à ce poste ne sont pas là pour servir le peuple mais pour prolonger la vie d'une présidence en état comateuse au même moment que cela permet au Premier ministre ambulant de se créer un nid financier susceptible de garantir sa vie. Tous ces personnages (Antoine Gizenga, Adolphe Mozito, Louis Koyagialo, Augustin Matata Mponyo, Samy Badibanga, et le dernier, Bruno Tshibala) sont animés d'un seul objectif: s'enrichir avant que ce la soit trop tard. Certains d'entre eux n'ont servi que quelques mois. Que peut-on accomplir en quelques mois?

Joseph Olengankoy et Bruno Tshibala, deux politicailleurs ventriotes devenus plus Joséphistes qu'Alias Joseph Kabila

La classe politique est composée, ainsi, des débauchés politiques. Apparemment bien instruits, ces débauchées ont accepté de vendre leur science et leur conscience pour des avantages:espèces sonnantes et trébuchantes, biens immobiliers, embauche et recommandation de siens dans des ministères, immunité dans les vols de biens de l'Etat... Aujourd'hui, certains intellectuels congolais, spécialement ceux qui servent dans le système kabiliste sont prêts à vendre leurs propres parents rien que pour maintenir Joseph Kabila au pouvoir et profiter de la situation catastrophique qui est devenue la misère du Congo. Ceci est la triste vérité.

Salomon Valaka, journaliste Online et analyste politique

2. Réveil FM International: Les acteurs politiques congolais n'écrivent pas leur mémoire. Le cas le plus patent est le Sphinx de Limeté est Etienne Tshisekedi, opposant sous Mobutu, sous Laurent-Désiré Kabila sans un ou plusieurs ouvrages signé (s) de son nom... Tant que les lapins n’auront pas d’historien, l’histoire sera racontée par les chasseurs n'est-ce-pas ?

Salomon Valaka: En l'an 2014 nous avions publié un article intitulé "Congo/Kinshasa: Les "Témoins de l'histoire qui ignorent la puissance de l'écriture." Voici, entre autre, le centre de notre argumentation:

" Au Congo, le spectre du "vieil homme" pèse lourdement sur les têtes des jeunes penseurs qui tentent de reconstruire l'histoire. Ils retracent les péripéties de l'histoire mouvementée du Congo, la commentant, la disséquant mais parfois la torpillant, dans le processus, commettant ainsi des erreurs monumentales ou alors suscitant d'autres questions pertinentes alors que leurs brillantes thèses étaient supposées apporter une définitive lumière sur le sujet évoqué ou le thème développé.

Etienne Tshisekedi et Mobutu Sese Seko au Cap Saint-Martin dans le sud de la France

Parmi les questions d'actualité qui nous tourmentent toujours, et ceci malgré le poids de l'histoire, est celle, entre autre, de savoir si le discours d'Emery Patrice Lumumba sur l'avenir de l'histoire politique du Congo se justifiait d'être lu en ce jour fatidique du 30 juin 1960. Les avis sont toujours partagés sur le moment choisi par Lumumba pour déclarer ce qu'il avait soutenu ce 30 juin 1960, juste après le discours du Roi Beaudouin, suivi par celui du Président Kasa-Vubu. Pour les uns, le temps fut mal choisi pour ce genre de discours, pour les autres, il fallait dénoncer les méfaits de la colonisation.

Patrice Emery Lumumba

Il y a d'autres points sombres de notre histoire: les réelles circonstances sur la mort de ce grand homme politique, Patrice E. Lumumba, la pendaison des quatre Conjurés de la Pentecôte. Pourquoi cet événement, était-il vraiment nécessaire, qu'est c'était-il passé au juste?

Nous avions reçu des réponses à toutes questions mais l'ombre de doute persiste toujours. Voilà pourquoi le témoignage de certains personnages est plus qu'important. Ils sont encore vivants mais courbés par le poids de l'âge: Mbuta Gizenga, Justin-Marie Bomboko, Dr. Tshisekedi. Le témoignage de certains autres personnages comme Kengo Wa Dongo, Maitre Kamanda wa Kamanda, Maitre Nimi Mayidika Ngimbi et tant bien d'autres, seront aussi les biens venus."

Etienne Tshisekedi et Mobutu Sese Seko au Mont-Ngaliema à Kinshasa

C'est un article inspiré par ma rencontre avec Mr. Etienne Tshisekedi lors de son passage dans notre ville le 10 octobre 2011 alors qu'il battait sa campagne pour la présidence de la RDC. Je lui avais proposé ce qui suit: "Dr. Tshisekedi, le monde a besoin de vos mémoires. Je suis prêt de m'asseoir avec vous pour ce grand œuvre pour sa publication." Il me regarda tout droit dans les yeux et me dit: "Très intéressant, Valaka. On en parlera..." Puis plus rien.

Aujourd'hui des têtes historiques comme Patrice Emery Lumumba, le Maréchal Mobutu, Etienne Tshisekedi, Kengo wa Dongo et tant bien d'autres figures politiques ci-haut citées quittent la scène politique, puis disparaissent dans les méandres les plus sombres de l'histoire sans avoir publié leurs mémoires. La conséquence est que, comme vous l'affirmer, ce sont les autres qui écrivent leur histoire. Mais comme vous dites, " Tant que les lapins n’auront pas d’historien, l’histoire sera racontée par les chasseurs." L'écriture n'est donc pas simplement un élément clé de notre culture tant il est vrai que les Congolais en particulier et les Noirs en général ne lisent pas.

M'zée Laurent-Désiré Kabila

Mais il y a aussi, une autre raison qui justifie le refus de pouvoir publier des mémoires: C'est la peur de l'auto-condamnation. En rédigeant leurs mémoires, ces figures politiques seront obligées de dévoiler certains secrets, certaines vérités sombres de leurs vies politiques; secrets et vérités dont ils seront contraints de divulguer. De là le refus. Imaginons seulement un seul instant si Mobutu aurait dévoilé son cœur en laissant des tomes sur sa pensée politique et parler de sa gestion politique du pays.

3. Réveil FM International: Les partis politiques congolais n'ont de culture politique ni programme d'accession au pouvoir, rares sont ceux qui ont des assemblées générales...Samy Bandibanga, l'affairiste et Bruno Tshibala, celui qui tâtonne, tous les deux successivement "Premier Ministre" du régime, tous les deux de l'Udps est-ce-que c'est normal ?

Salomon Valaka: Dans bien des cas, ce qui est défini comme partis politiques sont des pensées uniques et privées des individus qui les caractérisent. Une fois ces individus partis ou disparaissent pour des raisons variées, ces partis politiques cessent également leur existence. Rares sont ceux qui disposent des projets des sociétés et rares également sont ceux qui disposent des bases comme ce fut dans le temps. Aujourd'hui ces partis et leurs leaders trouvent leurs bases dans les médias sociaux qui peuvent les aider à atteindre certains coins ou une certaine masse ayant accès à l'internet. Sont-ils des candidats viables? Personne n'est sur. Peuvent-ils diriger le pays? S'ils sont incapables d'asseoir leurs partis, comment vont-ils diriger toute une nation?

Etats-Unis, 7 février 2017, Salomon Valaka et Martin Fayulu, le soldat du peuple, à Charlotte, Caroline du Nord.

L'UDPS est ce rare parti qui a survécu à toutes les intempéries politiques au Congo. En vrai parti politique, le régime en place sait que diviser l'UDPS c'est affaiblir l'opposition républicaine. De là les astuces de Kabila de vouloir toujours choisir le premier ministre dans le cercle politique de l'UDPS. L'objectif est d'affaiblir ce parti, si pas le diviser. Je serai curieux de savoir s'il existe encore un courant de collaboration entre Samy Bandibanga et l'affairiste, Bruno Tshibala, entre les deux et Félix Tshilombo qui a totalement oublié les obsèques de son père pour se consacrer à réaliser son rêve de Chef de l'Etat. Je suis aussi curieux de savoir si ce denier ne va pas par finir de devenir "Premier Ministre" de Joseph Kabila. Il n'y a qu'au Congo où de telles balivernes sont possibles.

Nous venons de le dire plus haut: le poste de "Premier Ministre" est devenu une denrée à vendre, mais aussi une poste à diviser les opposants. Aujourd'hui le premier ministre n'est pas là pour diriger ou réaliser une action gouvernementale mais plutôt un valet de celui qui dirige le Congo par défi.

4. Réveil FM International: Dans moins de trois moins, c'est la fin du glissement de l'accord de la Saint-Sylvestre. Que risque-t-on d'arriver ? Dans un pays normal, la Constitution n'est-il pas au dessus d'un accord particulier des politicailleurs sans mandat du peuple ?

Salomon Valaka: Ma lecture sur la situation politique actuelle est simple: la classe politique sous l'opposition républicaine a été totalement naïve en acceptant le dialogue à la fin du mandat constitutionnel de Kabila. Nous avions fait savoir notre position (On ne doit pas cajoler une dictature, on ne négocie pas avec un dictateur...); des analyses de fond publiées en leur temps. La présidence de la république tout comme le l'Assemblée nationale étaient devenues toutes les deux des institutions illégales en décembre 2016. Le fait d'avoir accepté le dialogue a, non seulement légalisé la fraude de celui qui, expressément, n'a pas voulu organiser les élections pour se maintenir au pouvoir, mais aussi favorisé le glissement. Demeurer au pouvoir est la stratégie de Kabila. S'y maintenir c'est ce qui justifie les crises politiques.

C'est ici que nous appuyions l'argument d'Honoré Ngbanda. Si les Congolais savent que Joseph Kabila n'est pas un Congolais pourquoi l'on devra continuer à compter sur un imposteur pour organiser les élections? Si nous sommes d'accord que le Congo vit sous la dictature, comment vouloir accepter qu'un dictateur organise les élections quand on sait qu'en Afrique, tout dictateur n'organise rarement les élections pour les perdre. Les Congolais sont embourbés sous une fausse démocratie alors que le pays vit réellement sous une dictature.

Ce qui va arriver à la fin du glissement de l'accord de la Saint-Sylvestre? Rien! Quelques jeunes vont marcher sur les rues de Kinshasa, exprimant leur mécontentement et ils seront vite anéantis par une police meurtrière. Nous aurons quelques morts. Mais les politiciens, eux, resteront docilement chez eux. Certains candidats présidentiels qui se pavanent à l'étranger (USA, Europe) seront également en toute sécurité chez eux chez eux, tout comme ceux qui sont sur place à Kinshasa. Ils pourront même faire des déclarations bien entourés de leurs quatre murs. Joseph Kabila, quant à lui, a compris le jeu: le chien aboi, la caravane passe. A moins que ceux qui ont placé Kabila au pouvoir décident que le temps pour lui de partir est arrivé. Tout cela parce que nous les Congolais ne savons pas encore que la liberté ne se donne pas sur un plateau d'argent. Il faut parfois l'arracher. Nous ne sommes pas encore arrivés à ce niveau.

5. Réveil FM International: Avec une classe politique médiocre, roublarde et fourbe, une population chosifiée et clochardisée à outrance, comment faire en sorte que la démocratie puisse s'enraciner dans notre nation ?

Salomon Valaka: : Nous sommes entrain de rédiger un essai sur la responsabilité de la classe intellectuelle sur la misère sous laquelle croupissent les peuples du Congo. Nous voulons bien démontrer que l'intelligentsia Congolaise d'où sort la classe politique est, en grande partie, responsable de la misère dans laquelle croupit le peuple. Observons Joseph Kabila...fouillons sa vie privée et ses origines. Il est démontré, noir sur blanc, que l'homme ne dispose d'aucun bagage intellectuel. Sa profession, avant d'entrer dans l'armée rwandaise futt celle d'un chauffeur de taxi bien qu'il existe bien des chauffeurs de Taxis intellectuels, spécialement en Europe et aux USA où nous avons des docteurs taximen à New York. Dans ma ville, nous avons des Zambiens qui connaissent Kabila et l'on vu à cette époque comme chauffeur de taxi en Tanzanie.

La question que l'on doit se poser est celle de savoir comment la classe politique congolaise qui est supposée être composée des intellectuels du genre Evariste Boshan, Aubin Minaku, Vital Kamerhe, Kengo wa Dongo et tant bien d'autres intellectuels, tant à la présidence qu'au parlement devra se mettre à genoux devant une telle piètre figure? Et que dire des intellectuels tant au pays que dans la diaspora qui supportent ouvertement ce régime dictatorial?

La réponse est simple: Le Congolais vénère encore la culture de "moi", celle de l'individualisme. Les intérêts privés ont la préséance devant les intérêts publics. Qui doit oublier la vidéo de Zacharie Babaswe lorsqu'il se vante qu'il est dans la politique rien que pour ses intérêts propres et que si les Congolais croient que Joseph Kabila va leur développer le pays, ils se fourrent l doigt dans l'œil...La preuve c' est ce que nous vivons.

Devant une telle classe politique égoïste , que doit-on attendre de la population où les générations entières sont sacrifiées? La situation catastrophique dans laquelle vit "une population chosifiée et clochardisée à outrance" a rempli toutes les conditions d'une désobéissance publique, d'un état de révolte ou d'une révolution populaire. Kabila va tuer certains, mais lorsque les Congolais sortiront en masse tel que cela se passe, apparemment au Togo si l'on croit les mass-médias, la police va jeter les armes pour se ranger du côté peuple. Seulement, sauf un miracle, cela ne se fera pas au Congo. Ainsi, rien ne va arriver en décembre. Or, avec une telle misère, si pas aujourd'hui, quand? La question du siècle.

6. Réveil FM International: Quelles sont d'après vous les préalables pour une transition sans Kabila ? Quel rôle pour la diaspora congolaise ? Une diaspora méprisée par le régime ...

Salomon Valaka: Si la situation des élections qui se sont passées en Angola doit nous servir de leçon et d'exemple, les préalables pour une transition sans Kabila est justement de faire en sorte que Joseph Kabila n'aie pas un pied ou une main trempée directement ou indirectement dans le processus électoral....c'est qui est presque impossible.

Le vrai préalable est de mettre en place une CENI qui ne doit pas succomber sous l'influence de Joseph Kabila. Après tout, que devrons attendre d'un président qui affirme que "je n'ai pas promis des élections en 2017...?" comme si c'est lui qui a le pouvoir de décider de la tenue des élections.

La confusion au Congo réside sur le fait que la CENI, la police, l'armée, les services secrets, la Cour constitutionnelle, le poste de premier ministre, donc le gouvernement, l'Assemblée nationale, la presse locale ...sont toutes des institutions au service d'un seul homme, le chef de l'Etat, Joseph Kabila. Commençons par libérer toutes ces institutions de toute influence néfaste kabiliste et d'anéantir l'arme stratégique de Joseph Kabila qu'est la corruption avant d'évoque "Préalables." Seulement dans les limites que nous imposent les accords de St Sylvestre, l'on ne saura y arriver. Alors nous devons recourir au précepte du Maréchal Mobutu: "Devant l'ouragan de l'histoire, un fruit, mur ou pas mur, il tombe quand même." ce qui dit que l'on ne doit pas attendre à mettre fin à l'influence, à l'emprise que Joseph Kabila maintient vis-à-vis des institutions de la république, lesquelles sont devenues caduques et ennemies du peuple. Il DOIT partir et l'on doit trouver un moyen de le faire partir.

Tout ce que la diaspora est en mesure de réaliser aujourd'hui est de continuer à conscientiser le monde extérieur, à faire pression et continuer à exprimer son mécontentement devant les institutions occidentales ; celles mêmes qui ont placé le dictateur au sommet de l'Etat en premier lieu.

Etats-Unis, Salomon Valaka et le Dr. Noël Tshiani Muadiamvita à Raleigh, en Caroline du Nord

7. Réveil FM International: 16 ans que le régime d'imposture a tout caporalisé: La Cour Constitutionnelle, les Fardc, l'ANR..mêmes des médias sont au service d'un individu Alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati, comment faire tourner la balance pour que le peuple prenne son destin en main ?

Salomon Valaka: Je crois que la réponse à cette question se trouve à la question 6. Néanmoins, je dois ajouter ce que mon fils m'as toujours dit. Ce dernier est né au Congo mais arrivé aux USA à l'âge d'un an. Il est revenu du Congo en vacances, avec sa femme et il m'a dit avoir pleuré en visite au Zoo où les Congolais s'acharnaient à monter sur le seul cheval avec un pied pourrie d'une plaie Personne, ni les gardiens, ni les visiteurs ne s'occupaient de l'animal malade. "J'ai pleuré de voir cet animal soumis à une telle corvée."

Voici ce qu'il me dit, pour répondre à votre question: "Le problème du Congo est le fait que nous avions encore dans la tête la notion du "Chef". Le pays est géré comme un village. Tout tourne au tour du chef qui a le dernier mot sur toute la vie de la république. La conséquence est que toutes les institutions sont au service du Chef. Le chef accorde les bourses, le chef fait des dons, le chef décide qui enterrer aux frais du gouvernement et qui ne pas enterrer. Le chef donne l'ordre de s'occuper de l'insalubrité. Le chef décide de nommer un tel...le chef...le chef...Cette manière de diriger anéantit touts les autres institutions qui doivent se soumettre et dont la mission devient celle de satisfaire le chef..."

Si toute institution se met au travail et tout en décentralisant ses fonctions ce sera un bon départ car en ce moment le pays sera géré non pas comme un village, mais comme un Etat avec la division nette du travail.

8. La RDC n'est-elle pas devenue la Camorra, la Mafia avec ses codes et menaces. Les ressources sont pillées, tout celui qui ose parler est assassiné ou arrêté et jeté en prison ? Avec ses frontières poreuses, le blanchissement de l'argent sale qui s'y opère, ne risque-t-elle pas de devenir un repaire des djihadistes terroristes?

Salomon Valaka: Absolument pas. Non seulement Joseph Kabila n'est dupe à ce point mais, l'homme reconnait également ses limites. Il sait et il est conscient, par exemple, des forces qui l'ont placé à la tête du pays. Il peut se donner à l'exercice de blanchir de l'argent sale...Nous en savons quelque chose: Les papiers de Panama...; mais pour Joseph Kabila de se permettre de faire du Congo un terrain fertile des djihadistes terroristes, il ne prendra jamais de telles risques. Il ne peut, non plus, se permettre de vendre publiquement l'uranium du Congo à l'Iran ou à la Corée du Nord; des actes assez téméraires qui vont signer sa mort physique dans moins de 24 heures si la CIA en possédait les preuves.

9. Réveil FM International: On parle de 12 millions de morts congolais, pillages, viols, crimes contre l'humanité, atteintes massives de droits de l'homme, assassinats de deux experts de l'ONU dans le Kasaï malgré une présence accrue des plusieurs casques bleues de la Monusco ...mais dans tout ça c'est le silence assourdissant de la fameuse communauté internationale, qu'est-ce qui explique cette indifférence ?

Salomon Valaka: Vous savez que la communauté internationale a toujours entretenu un flou artistique en ce qui concerne l'Afrique comparée aux mêmes maux dans d'autres cieux. C'est encore nous, dans notre article intitulé "WHY CONGOLESE-AMERICAN IMMIGRANTS SHOULD NOT VOTE FOR HILLARY R. CLINTON." (Pourquoi les Congolais-Américains ne devraient pas voter pour Hillary Clinton.)

"...Voici ce que nous avions observé:

"Before our eyes are two of the most tragic and unwanted photos related to the death of two children. The first, on the bottom, depicts the tragic end of a child running away, along with his parents, their home country of Syria, which was ravaged by the war. The Syrian refugee crisis arose as the Turkish government was in the midst of overhauling its immigration system to meet international standard. Becoming refugee in search of a country that can host them, the child was lost in the sea, only to come offshore somewhere around the coast of Europe. The photo became a media sensation. The life of the child and the plight of the Syrian refugees created a Medias circus to the point that news dominated western media’s outlet for a very long time. At the United Nations and almost around Westerns Foreign States Chancelleries and Embassies, the tragic end of the child moved many white people to tears, not only condemning the unjust war but calling for a solution. In social Medias (Facebook, Tweeter, Instagram…) the photo is a sensation, being copied, reposted, forwarded, shared, downloaded at will by a multitude of people.

The second photo, on the top, depict also a child who was life was ended in one of the most barbarian way. The scene took place in Eastern region of Congo in Beni where human dignity has lost its total value. As people in that region can testify, none of the villagers is protected anymore. Women, men, boys, girls, children are unwillingly facing machetes, ax, hatchets and rape as weapons of an unjust and barbarian war unfolding before them. Like in a horror movie, scenes of human life destruction are being repeated on daily basis. This is the Democratic (sic) Republic of Congo. This is the Eastern rich region of Kivu, a long coveted area by multinationals corporations because of its scandalous natural resources wealth.

So, as that white boy whose body came offshore, children of the same age are being mutilated by hundreds. Curiously, all Medias around the world have kept quiet. No one wants to see and nobody wants to talk about it. In Congo, all Medias outlet have kept silent. The president of Congo, Joseph Kabila, the governments agencies, the United Nations army sent in the region to keep peace…all have their mouth shuts, their eyes closed so much that no one knows why this situation is not reported..."

Tout ceci pour confirmer que l'Occident ne réagit que lorsque ses intérêts sont menacés. Dans le cas du Congo, Kabila tue, pourra tuer davantage. Mais aussi longtemps qu'il accompli le travail pour lequel il a été placé à la tête du pays, c'est-à-dire jouer le rôle du cheval de Troie sur les richesses du Congo, l'Occident fermera toujours les yeux car leurs intérêts ne sont pas forcement les intérêts du peuple sous la domination. La preuve est que l'on ne sait vraiment pas le rôle que joue l'ONU au Congo.

Sous son œil complaisant, on tue, on viole et on vole. On tue tellement que même ses deux experts ont subi le sort de la sauvagerie. Brusquement, l'ONU doit se réveiller et demander une enquête, simplement par ce que ses hommes sont dans le viseur de Kabila, simplement parce que les intérêts occidentaux ont été, cette fois, violés.

"Devant nos yeux e trouvent deux des photos les plus tragiques et indésirables liées à la mort de deux enfants.

Le première, en bas, représente la fin tragique d'un enfant qui s'enfuit, avec ses parents, leur pays d'origine de la Syrie; pays qui a été ravagé par la guerre. La crise des réfugiés syriens s'est produite alors que le gouvernement turc était en train de réviser son système d'immigration afin de se souscrire aux normes internationales. Devenir réfugié à la recherche d'un pays qui peut les accueillir, l'enfant a été perdu dans la mer, seulement pour venir échouer quelque part sur la côte d'Europe.

La photo était devenue une sensation médiatique. La vie de l'enfant et le sort des réfugiés syriens ont créé un cirque des Medias au point que les nouvelles ont dominé les médias occidentaux pour très longtemps. Aux Nations Unies et presque dans toutes les chancelleries et ambassades des États occidentaux, la fin tragique de l'enfant avait suscité des pleurs de l'être blanc non seulement en condamnant 'injuste guerre mais aussi réclamant une solution durable à la crise. Dans les médias sociaux (Facebook, Tweeter, Instagram ...), la photo était devenue une sensation. Elle était copiée, postée, répostée, transmise, partagée, téléchargée à volonté par une multitude de personnes.

La deuxième photo, en haut, représente aussi un enfant dont la vie s'est éteinte à travers l'un des moyens les plus barbares. La scène a eu lieu dans la région orientale du Congo à Beni où la dignité humaine a perdu sa valeur totale. Comme les gens de cette région peuvent témoigner, aucun des villageois n'est plus protégé. Les femmes, les hommes, les garçons, les filles, les enfants font face à des machettes, des haches, et des viols comme des armes d'une guerre injuste et barbare qui se déroule devant eux. Comme dans un film d'horreur, des scènes de destruction de la vie humaine se répètent quotidiennement. C'est la République démocratique du Congo. C'est la région orientale du Kivu, une zone riche longtemps convoitée par les sociétés multinationales en raison de sa richesse scandaleuse en ressources naturelles.

Ainsi, comme garçon blanc dont le corps est venu échouer sur la côte européenne, les enfants du même âge sont mutilés par des centaines. Curieusement, tous les médias du monde ont gardé un silence benoit. Personne ne voulait voir et personne ne voulait en parler. Au Congo, tous les médias ont gardé le silence. Le président du Congo, Joseph Kabila, les organismes gouvernementaux, l'armée des Nations Unies envoyé dans la région pour sécuriser la paix ... tous avaient eu la bouche fermée, les yeux fermés au point que personne ne saura pourquoi cette situation catastrophique dans le Kivu n'avait jamais été reportée ... "

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samedi 7 octobre 2017

Photos. Diane Rwigara le caillou dans la chaussure du despote Paul Kagamé !

Diane Rwigara, l'opposante Tutsie au dictateur Paul Kagamé, menottée !

Comme par un pur hasard notre site www.reveil-fm.com a été victime de piratage hier. Pour avoir osé titrer notre article: Rwanda: Diane Rwigara, la tutsie victime du régime autocrate de Paul Kagamé, l'Hitler Africain ! les hackers de Kigali ont privé les lecteurs et internautes l'article susmentionné durant plusieurs heures. Un pays ne change pas d'adresse tous les quatre matins. Le Rwanda est l'un de neuf pays voisins éternels de la République démocratique du Congo.

Diane Rigwara, l'opposante Tutsie au dictateur Paul Kagamé est menottée

Diane Rigwara, l'opposante tutsie de Paul Kagamé l'a bien compris. Elle veut au niveau interne:

-renoncer de monter les Tutsi contre les Hutu et Twa, les trois communautés qui doivent vivre ensemble de manière harmonieuse et dans la paix.

-Que les Rwandais soient libres de s'exprimer sans peur. La liberté d'expression est une denrée rare au Rwanda. D'ailleurs, dans le domaine de la liberté de la presse, le Rwanda arrive au 159e rang sur 180 dans le classement mondial de la liberté de la presse (RSF, 2017). Les arrestations arbitraires et l’assassinat d’opposants sont courants. L’opposition officielle semble factice et « d’apparence » à côté de celle exilée et traquée. De nombreuses ONG déplorent les assassinats politiques et une situation « inquiétante » des droits de l’Homme.

Du point de vue extérieur: Diane Rigwara, l'opposante tutsie souhaite un bon rapport du Rwanda avec ses voisins directs. Elle réfute les exactions de la soldatesque rwandaise en République démocratique du Congo, avec des viols, crimes et pillages. Le Rwanda de Paul Kagamé est devenu un Etat-Réceleur des ressources et minerais congolais. Le Rwanda n'a pas du coltan dans son sous-sol, il est pourtant le premier producteur du coltan. Paul Kagamé a même crée une bourse minière à Kigali.

Elle veut une bonne intégration du Rwanda dans les Grands-Lacs car le pays de Mille Collines apparaît auprès des intellectuels africanistes, comme un pays problème qui fout le bordel !

Diane Rigwara, l'opposante Tutsie au dictateur Paul Kagamé, menottée

Le Rwanda est une dictature Hitlérienne, n'en déplaise à la fameuse communauté internationale qui fait l'Autruche et regarde ailleurs. Le Rwanda de Paul Kagamé est devenu la prunelle des yeux de nombreux lobbyistes mafieux qui couvrent les méfiants du tyran de Kigali. Paul Kagamé crée, organise, attise des "Crises" pour mieux asseoir sa dictature. Il a une manie de culpabiliser le monde entier, le génocide des Tutsi est brandi à tout va. Le régime de Kigali en a fait un juteux fonds de commerce. Parler du Rwanda et les dérives dictatoriales de son régime, c'est courir le risque d'être taxé de tous les noms d'oiseaux", déclare Julien Ciakudia, le patriarche de la résistance congolaise, panafricainiste patenté et amoureux des Grands-Lacs. Il est le premier dans la diaspora congolaise à avoir pris la défense de Diana Rwigara. Pour un journaliste, parler du Rwanda, c'est s'accepter par intimidation voir son site disparaître durant des heures. Le site de Réveil FM International est témoin. Les arrestations et emprisonnements de Diane Rwigara, l'opposante tutsie, sa soeur et sa mère tutsies prouvent à dessein que les mensonges de l'Etat-Tutsi prôné par le tyran Paul Kagamé claquettent de partout ! Au pays des Mille Collines mono-ethnique tutsi, la vérité vient enfin d'éclater. Tous les tutsi ne sont pas logé à la même enseigne, tous ne sont pas derrière Paul Kagamé, l'Hitler Africain et n'approuvent pas ses manières fortes et machiavéliques.

Au pouvoir de 1994 à 2000, le Pasteur Bizimungu, d'ethnie Hutu, est le premier chef d'Etat rwandais après le génocide de 1994. Son vice-président n'est autre que Paul Kagamé qui va éjecter son président de patin et marionnette. Bizimungu sera emprisonné, à la prison de Kigali, où il devait purger une peine de réclusion de quinze ans. L'ancien président était incarcéré depuis 2004 pour association de malfaiteurs, de détournement de fonds publics et d'incitation à la désobéissance civile. Le Pasteur Bizimungu a bénéficié d'une grâce présidentielle à la veille des cérémonies du 13e anniversaire du génocide. L'ancien président hutu est décédé dans un hôpital de Californie aux Etats-Unis, de suite d'une maladie non révélée !

En 2015, Paul Kagamé a tripatouillé la Constitution, qui a été approuvée par référendum, qui lui permet de se maintenir au pouvoir jusqu’en 2034. Nous ne sommes qu'en 2017 !

Avec l'argent du pillage des ressources de la République démocratique du Congo, le Rwanda semble se reconstruire avec des immeubles neufs par ici par là. Etat-Receleur, Paul Kagamé croit que son pays se porte bien, à cause des ressources pillées au Congo. La source peut tarir du jour au lendemain, avec le changement qui doit s'opérer au Congo, avec le départ d'Hippolye Kanambe Kazembere Mtwale, pro-consul de Paul Kagamé !

Certes il y a vingt trois ans, eu lieu le génocide des Tutsi, du 7 avril 1994 jusqu'en juillet 1994 au Rwanda ! Depuis ce génocide, Paul Kagamé et ses apparatchiks en ont introduit la terreur et ont fait un pays mono-ethnique. La dictature tyrannique de Paul Kagame manie avec dextérité le bâton. Au Rwanda, le dictateur Paul Kagamé est le père de la nation rwandaise, le Rwanda n'existe que par Kagamé et pour Kagamé Il use du bâton pour battre tous ceux qui refusent de lui obéir ! Grâce à la justice aux ordres, aux militaires et policiers caporalisés, des médias instrumentalisés...Par cynisme et pour tromper la communauté internationale, le dictateur Rwandais fait interdire l’indication des termes "Tutsi-Hutu" sur les cartes d’identité. D'abord, Paul Kagame feint d'ignorer les Twa-pygmés qui sont autant Rwandais que les autres. Paul Kagamé est clivant, il y a d'abord les Tutsi, les autres Rwandais viennent après. Par sa xénophobie et son comportement de monter les Tutsi contre les autres Rwandais, Paul Kagamé exaspère les divisions ethniques.

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mercredi 4 octobre 2017

Rwanda: Diane Rigwara, la tutsie victime du régime autocrate de Paul Kagamé, Hitler africain !

Rwanda, 24 ans séparent Diane Rigware, l'opposante de Paul Kagamé, Hitler Africain

Le Rwanda, avec le dictateur, despote et autocrate Paul Kagamé, est un pays pillard et receleur des ressources de la République démocratique du Congo. Après avoir fait taire les Hutus (80 %) et les Twa (2%), l'ogre de Kigali, 59 ans, s'en prendre désormais aux tutsi, sa propre communauté. Après avoir fait du génocide des Tutsi un fond de commerce pour culpabiliser le monde entier, Paul Kagamé, l'Hitler Africain a instauré dictature féroce: Au Rwanda, pas une tête ne doit dépasser sauf celle de l'autocrate...même les tutsi victimes du génocide sont aujourd'hui victime de Paul Kagame un dictateur criminel Tutsi qui a droit de vie et de mort sur tous les Rwandais. . .

La saga Diane Rigwara continue au Rwanda. L’ancienne aspirante au fauteuil présidentiel du pays, a de nouveau été placée en détention. Pour son parti et sa famille, il ne s’agit que d’une “persécution” de la part du pouvoir depuis qu’elle a tenté de briguer la présidentielle.

Agée de 35 ans, Diane Shima Rwigara, la tutsie n’avait pas pu se présenter à l’élection, remportée avec 98,8 % des voix par Paul Kagamé. L’opposante avait été disqualifiée par la Commission électorale avant le scrutin pour avoir « falsifié des signatures ». Dans le prude Rwanda, la jeune femme avait aussi été malgré elle au cœur d’un scandale médiatique : deux jours après l’annonce de sa candidature , des photos de la jeune femme entièrement nue avaient circulé sur Internet.

Diane Rwigara est la fille d'Assinapol Rwigara, un important entrepreneur rwandais qui avait fait fortune dans l'industrie et l'immobilier. Dans les années 1990, il avait largement financé le Front Patriotique Rwandais (FPR) de Paul Kagame avant que celui-ci n'accède au pouvoir.

Au Rwanda, la chef du parti FDU, Victoire Ingabire, une Hutue, est en détention depuis 2013 pour conspiration pour former un groupe armé. Son vice-président Boniface Twagirimana et huit autres personnes croupissent en prison. Ils ont été inculpés pour tentative de création d'un groupe armé et de renversement du gouvernement. Ils risquent la perpétuité s'ils sont reconnus coupables, mais ils ont rejeté ces accusations.

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mardi 3 octobre 2017

Discours du PM Edouard PHILIPPE à la cérémonie de vœux à la communauté juive

Discours de Edouard PHILIPPE, Premier ministre à la Cérémonie de vœux à la communauté juive, Synagogue Buffault

Monsieur le Premier ministre, Madame et Monsieur les Ministres, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Mesdames et Messieurs les Parlementaires, Madame le Maire de Paris, Messieurs les Préfets, Mesdames et Messieurs les Maires et les élus parisien, Monsieur le Président, Monsieur le Grand Rabbin, Mesdames et Messieurs les Présidents des Communautés et des Institutions juives de France, Messieurs les Rabbins, Mesdames et Messieurs les Représentants des cultes, Mesdames et Messieurs,

Le président a tout dit, le Grand Rabbin a dit le reste, je vous remercie.

Alors, au fond, je voudrais, pour mes premiers mots, vous citer un des Français, un des auteurs qui m’ont le plus impressionné et qui guident très régulièrement, pas seulement mes lectures, mais ma pensée.

« La France dont certains conspireraient volontiers à m’expulser aujourd'hui, et peut-être y réussiront, demeurera, quoi qu’il arrive, la patrie dont je ne saurais déraciner mon cœur. J’y suis né, j’ai bu aux sources de sa culture, j’ai fait mien son passé, je ne respire bien que sous son ciel, et je me suis efforcé à mon tour, de la défendre de mon mieux ».

J’aime les livres, certains ont laissé en moi une trace incroyablement fugace, d’autres comme vous tous ici, vous forgent et dessinent les visions que vous vous faites, et notamment la vision de la France, de ce qu’elle a pu être, de ce qu’elle peut être, de ce qu’elle doit être. C'est le cas de « L’étrange défaite », le cas de Marc BLOCH, dont le nom, l’œuvre, le souvenir, jalonnent toute ma rapide existence.

Et en préparant ma venue ici, Marc BLOCH s’est assez naturellement rappelé à mon bon souvenir, en particulier ce passage qui figure au tout début du livre, dans le chapitre qui s’intitule « Présentation du témoin ». Si je le cite aujourd'hui, c'est qu’il résume en quelques lignes un bon millier d’années d’histoire, l’histoire d’une Nation, la France, et d’une de ses communautés juives de France. Il y a tout dans ces lignes. Il y a l’ironie désolée du citoyen trahi, cet humour triste, un peu acide, que Romain GARY qualifiait d’arme de ceux qui n’ont pas d’arme, et dans lequel il voyait la supériorité de l’homme sur ce qui lui arrivait.

Mais il n’y a pas que cela, il y a aussi le patriotisme viscéral d’un citoyen français issu d’une famille juive « d’optant », qui a choisi de s’installer en France après l’annexion de l’Alsace. Ces lumineuses intelligences qui depuis des siècles, depuis le talmudiste champenois RACHI, ont nourri le génie français.

Car la France s’est construite, la France s’est pensée avec le judaïsme. Elle s’est pensée avec PROUST, dont j’ai confié récemment que je n’étais pas un lecteur assidu, avec BENDA, avec BERGSON, avec Tristan BERNARD, avec André MAUROIS, mais aussi avec Léon BLUM, et bien sûr avec Simone VEIL, dont je salue une fois de plus la mémoire aujourd'hui.

Et enfin dans cette phrase il y a l’espoir. « L’étrange défaite », n'est pas un livre de fiel, c'est un livre d’espoir, écrit dans des circonstances tragiques, mais un livre d’espoir, espoir ô combien œcuménique de voir cette France devenue méconnaissable, défigurée, cette République affaissée, reprendre ses esprits et se redresser.

Mais si je songe à Marc BLOC aujourd'hui, c'est que son destin de héros de la première Guerre mondiale, et de martyre de la seconde, résonne aussi d’un écho particulier entre les murs de cette synagogue. Une synagogue qui a pleuré et prié pour Nissim de CAMONDO, vous l’avez cité tous les deux, lieutenant de l’Armée française, tué le 5 septembre 1917 lors d’un combat aérien quelque part au-dessus de la Lorraine.

Une synagogue qui a pleuré et prié pour sa sœur, Béatrice de CAMONDO, ses enfants Fanny et Bertrand, morts tous trois à Auschwitz. Une synagogue qui fut celle d’une famille brillante, les CAMONDO, amis des arts, amis de la culture, amis de la France, en qui elle avait placé sa confiance. Les amoureux des musées, les amoureux de la France, savent ce que nous lui devons.

Cette histoire faite de communion et de fêlures, est notre héritage commun, le vôtre bien sûr, le mien, celui de la République, celui de tous les Français. Si cet héritage est aujourd'hui solide, s’il demeure si vivant, si actif, nous le devons à la qualité des institutions cultuelles qui ont vu le jour en 1808, et à la qualité bien sûr de ses responsables, autorités religieuses et administrateurs, qui se sont succédé à leur tête et que vous représentez.

Des institutions, des responsables, qui ont toujours valorisé, favorisé, encouragé, le dialogue interreligieux auquel Monsieur le Grand Rabbin vous prenez toute votre part.

Je peux vous dire combien il est émouvant pour un Premier ministre, de savoir que dans les synagogues de France, comme dans les temples, dans les églises ou dans les mosquées, on prie pour la République.

Comme ici, on prie pour la France et pour son unité, car au fond, qu’est-ce que la laïcité, sinon cela ? La liberté. La liberté de croire ou de ne pas croire. La liberté de pratiquer un culte ou de n’en suivre aucun, dans l’unité républicaine.

Je sais bien qu’en m’adressant aux représentants du judaïsme français, je m’adresse à une communauté qui a depuis longtemps fait sien le principe talmudique : « la loi du royaume est ma loi ». Mais je sais aussi que certains croyants, de très bonne foi d’ailleurs, et sans mauvais jeu de mots, sont parfois troublés par la confusion qui règne dans le débat public, au sujet de la laïcité. Très sincèrement, je ne pense pas que cette confusion soit imputable aux pouvoirs publics ou aux gouvernements qui se sont succédé.

La République, Monsieur le Premier ministre, cher Manuel VALLS, a au contraire fait preuve, par-delà les alternances, d'une remarquable, et je dirais d'une rassurante constance en la matière. En revanche, des commentateurs, des agitateurs, des provocateurs, se méprennent plus ou moins consciemment sur la portée du principe de neutralité. Une neutralité qui n'est ni défiance, ni offense, ni encore moins indifférence. Une neutralité qui est la simple et juste reconnaissance d'une liberté pour le citoyen, la liberté de conscience, et d'une exigence pour les pouvoirs publics, celle de ne favoriser ou de ne défavoriser aucun culte.

Nous ferons respecter ce principe bien sûr, nous le ferons avec rigueur, avec vigilance, mais nous le ferons aussi avec confiance et si j'ose dire, avec discernement. Je ne vois pas par exemple ce qui empêche de faire en sorte que le calendrier des examens permette à un lycéen ou à un étudiant de vivre sa foi tout en poursuivant ses études et en passant ses examens.

Et il y aurait quelque chose de curieux à se poser aujourd'hui cette question alors que pendant si longtemps elle n'a jamais été posée. A mon avis, il existe une différence assez nette entre être neutre et l'assumer et le revendiquer, et être tracassier.

Il n'est pas non plus question de remettre en cause des pratiques cultuelles traditionnelles, comme l'abattage rituel. J’ai été, avant d'être Premier ministre, le maire d'une grande ville, dans laquelle il y avait une grande synagogue, mais elle était quand même moins grande qu’ici. Et je sais les difficultés auxquelles sont confrontés, parfois, souvent même, les élus locaux. Je ne les nie pas. Il faut, me semble-t-il, savoir se montrer extrêmement ferme, quand une revendication, quand des comportements sapent les principes mêmes de la République. Pour autant, rien n'interdit de se montrer compréhensif, quand c'est possible, et dans une certaine mesure, pour éviter les maladresses.

L'équilibre, l'équilibre entre la force d'un principe, l'exigence que l'on doit avoir dans l'application de ce principe, et le but qui est recherché. Vous avez parlé, Monsieur le Grand Rabbin de la corne de bélier, on pourrait en dire tout autant sur les principes de la République, tout autant. Les clamer, ou en décliner jour après jour les exigences, ça n'est jamais les avoir complètement à l'esprit, en tout cas ça n'implique pas qu'on les ait systématiquement et complètement à l'esprit. Il faut chercher l'équilibre entre la vigueur des principes, la force des principes et le but qui est recherché par l'observation de ces principes.

Le Président de la République l'a dit devant les représentants du protestantisme français : la laïcité n'impose pas d'exclure les religions, leur voix, leur combat de la sphère publique.

Nous sommes évidemment attentifs à ce que vous nous dites, tous, sur l'état de notre société. C'est parce que nous avons beaucoup de choses à nous dire que les gouvernements français ont pris l'habitude depuis plusieurs années, d'organiser un dialogue régulier avec les cultes. Vous me permettrez d'ailleurs de partager avec vous ma perplexité, à la lecture d'une loi votée à la fin du quinquennat précédent, non pas sur la loi telle qu'elle, sur une disposition de cette loi, sur une interprétation de cette loi. Je crois qu'il faut y voir, non pas autre chose que de la maladresse.

Ce texte, et je sais que ça n'était pas la rédaction proposée initialement par le Gouvernement de l'époque, je le dis très directement, ce texte assimile dans certains cas les cultes à des groupes d'intérêt ou à des lobbies. Si on va au bout de sa logique, cette loi impose à un rabbin, à un imam, à un pasteur ou un prêtre de s'inscrire dans le répertoire numérique des lobbies quand il veut nouer des relations avec les élus de sa commune ou avec des élus de la Nation.

Cette règle, pour le moins curieuse, suscite chez les représentants de certains cultes, réserve et incompréhension. J'ignore ce qu'il en est pour chacun d'entre vous, je veux le dire ici, elle ne me paraît pas répondre, là encore, à l'objectif qui était initialement recherché par le législateur.

Dialoguer pour s'enrichir, dialoguer pour comprendre, dialoguer pour mieux comprendre le monde qui nous entoure et la société française, mais dialoguer aussi pour nous battre, ensemble, et quand je dis ensemble c'est bien tous ensemble, toutes confessions, toutes philosophies confondues, contre cette bête immonde qu’est l’antisémitisme.

Une bête, mesdames et messieurs, qui emprunte à la fois à l’Hydre et au Phénix, c'est dire comme elle est immonde. Quand on le croit disparu, il réapparaît, encore et encore. Je ne pense pas qu'il soit utile d’en rappeler ici les causes, évidemment spécieuses, parce que lui trouver une cause, une origine, un pseudo fondement, c'est déjà lui retirer un petit peu de son abjection et de son scandale.

Il y a l'ultraviolence du terrorisme islamiste et de la barbarie, celle qui a conduit à l'enlèvement et au meurtre d'Ilan HALIMI en 2006, celle qui a arraché des enfants à leurs parents à Toulouse en mars 2012, et qui est jugée à partir d'aujourd'hui à la cour d'assises de Paris. Celle qui a terrorisé et tué des otages en janvier 2015, à l'Hyper casher de la porte de Vincennes.

Une ultraviolence qui s'est abattue dernièrement sur Madame Sarah HALIMI, un crime dont le Parquet vient de reconnaître la dimension antisémite, ou sur une famille, monsieur, de Livry-Gargan.

Il y a ce que les statistiques, la statistique, appelle pudiquement les actes antisémites, insultes verbales, dégradations de biens, d'édifices religieux, inscriptions injurieuses. Des actes honteux, lâches, immondes, toujours trop nombreux, qui comme le rappelle le rapport annuel sur l'antisémitisme en France du Service de protection de la communauté juive, ont baissé en 2016, et assez fortement, j'y vois, je le dis, la conséquence des mesures prises par mes prédécesseurs, à commencer par vous Monsieur le Premier ministre, dont chacun a salué tout à l'heure, à juste titre, la détermination totale dans ce combat.

Je pense à la protection des écoles et des synagogues, je pense aussi au financement des travaux de sécurisation, et puis bien entendu, je pense au déploiement du dispositif Sentinelle.

Je précise à cet égard que l'Etat a prévu une très forte mobilisation de policiers, de gendarmes et de militaires pour protéger les sites sensibles de la communauté juive, durant toute cette période. Nous maintiendrons également l'année prochaine, une importante aide financière pour les travaux de sécurisation. Par ailleurs, et au cas où un doute subsisterait, je veux dire combien la refonte du dispositif Sentinelle, maintiendra évidemment au plus haut niveau le caractère prioritaire des lieux de culte et communautaires.

J'en profite d'ailleurs pour rendre hommage à celles et ceux qui risquent leur vie, parfois dans le grand secret, parfois au grand jour, pour protéger la nôtre, la vôtre, celle de tous les citoyens français.

Mais le recul jamais suffisant des actes antisémites en 2016, ne doit pas faire oublier une autre réalité. Cette réalité c'est celle de la banalisation de l'antisémitisme, et de sa forme réinventée, pour reprendre les mots du Président de la République qu’est l'antisionisme.

« Le vrai danger, mon fils, se nomme indifférence. Mon père ne m'avait jamais enseigné tant de choses en si peu de mots », écrit Elie WIESEL dans « Le Testament d'un poète juif assassiné ».

Une indifférence, une banalisation contre lesquelles nous devons nous battre sans relâche, sans faiblesse, et sans retenue. Et j'ajouterai sur tous les fronts, à l'école, bien sûr, c'est-à-dire dans les consciences, sur Internet, dans les médias, dans le débat public, sur le terrain. Parce que l’on ne peut pas, et vous me permettrez, cher Manuel VALLS, de reprendre pour me les approprier, les mots que vous aviez prononcés le 13 janvier 2015 à l'Assemblée nationale : « On ne peut pas accepter qu'en France, terre d'émancipation des juifs, il y a deux siècles, mais qui fut aussi il y a 70 ans l'une des terres de son martyre, l'on puisse entendre dans nos rues, crier Mort aux juifs ». Parce que le réveil de l'antisémitisme est le symptôme d'une crise de la démocratie.

Vous le savez mieux que moi, une lutte durable contre l'antisémitisme, passe nécessairement par la prévention, par l'éducation et par la culture. C’est, Monsieur le Président, le projet du Centre européen du judaïsme à Paris, lieu de culture, lieu de mémoire qui enrichira le patrimoine commun des Parisiens et des Français, mais ce sont aussi -là c'est le Normand qui parle - les travaux engagés pour la sauvegarde de la Maison sublime. C'est important la culture, non pas simplement parce que ce serait au fond l'expression d'un credo, c'est important la culture, c'est parce que c'est la culture qui fait que nous pouvons nous parler, et d'une certaine façon c'est la culture qui fait que nous pouvons nous aimer, entre nous, tous ensemble, parce que nous partageons quelque chose. On s’aime dans une famille, parfois on s’aime peu, dans une famille, ça arrive. On s’aime dans une famille parce qu'on partage un lien familial. On s’aime dans une Nation, on s’aime dans un peuple, parce qu'on partage une culture. Et si on ne partage pas cette culture, si on ne l’apprend pas, si on ne la cultive pas, si j'ose dire, alors on ne partage rien. Et si on ne partage rien, on est un ensemble, une addition, une agrégation d'individus, mais on n'est ni un peuple ni une Nation.

C'est le travail remarquable du Mémorial de la Shoah, qui je crois a récemment décidé d'étendre son action de sensibilisation aux établissements scolaires, c'est la nouvelle impulsion qu'a donné l'Etat à une délégation interministérielle que vous connaissez bien, la DILCRAH. J’ai demandé l'été dernier à l'Inspection générale de l'administration et à l'Inspection générale de l'Education nationale, de procéder à l'évaluation du plan national pluriannuel que mes prédécesseurs avaient mis en place. Mais je peux d'ores et déjà vous dire qu'un nouveau plan de lutte contre l'antisémitisme, qui portera cette fois sur la période 2018/2020, prendra sa suite. Nous devons nous en emparer.

J'ai demandé qu'il soit conçu et rédigé en partenariat étroit avec la société civile et évidemment avec vous. Un de ses objectifs sera de combattre l'antisémitisme sur Internet, en particulier le déferlement de haine qui s’abat sur les réseaux sociaux, et qui, je dois dire, est malheureusement généralisé. Un déferlement proprement inacceptable qui ne doit pas demeurer impuni et qui ne doit pas nous décourager.

Nous ne laisserons rien passer et vous ne serez pas seuls dans ce combat car ce combat c'est évidemment celui de toute la République. Là encore, ce n'est pas qu'une formule, c’est une phrase qui veut dire ce qu'elle veut dire. Quand on s'attaque à un citoyen français en raison de ses origines ou de ses croyances, on s'attaque à la France en ce qu'elle a de plus précieux : son art de vivre, ses valeurs, son héritage, celui des Lumières, de la Révolution française, de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Et lorsqu'on insulte un citoyen français pour ces raisons, on insulte la mémoire de celles et ceux qui ont donné leur vie pour que ces valeurs triomphent.

On insulte Marc BLOCH, on insulte Nissim de CAMONDO, on insulte nos militaires, nos gendarmes, nos policiers et nous ne pouvons pas l'accepter. Nous voici donc à l'aube de l'année 5778, une année qui va coïncider du moins en partie avec la saison croisée France-Israël qui se déroulera des mois de juin à novembre 2018.

Il s'agit d'un événement important que la France n'organise qu'avec ses partenaires les plus proches. Israël est évidemment de ceux-là. Nous tenons à cette relation, nous voulons l'approfondir dans tous ses aspects économiques numériques, culturels. C'est le souhait du Président de la République qui a annoncé sa visite en Israël au printemps prochain. J'aurais moi aussi le plaisir de m’y rendre l'année prochaine.

Et si j’y vais, ce sera pour saluer les 150 000 Français qui vivent là-bas et qui sont, au fond, un lien vivant entre la France et Israël et les meilleurs ambassadeurs de notre langue et de notre culture. Pour renforcer aussi notre présence économique dans la région, en particulier dans le domaine du numérique, et bien sûr pour relayer notre espoir, notre volonté même de voir s'instaurer un jour une paix durable et respectueuse.

L’heure tourne et j'ai déjà été trop long. Si, si, je le vois bien, je le vois bien. C’est gentil, mais je vois bien. En cette période de Yom Kippour, je vais devoir vous demander pardon. Pardon de ne pas avoir su faire preuve de la même concision que Rachid dans ses commentaires. On lui doit, je crois, cette phrase : « Une goutte d'encre vaut de l'or. » Je dois reconnaître que j’ai été assez prodigue.

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lundi 2 octobre 2017

Edouard Philippe annonce un plan pluriannuel de lutte contre l'antisémitisme "cette bête immonde" !

Edouard Philippe, Premier ministre à la synagogue Bullault à Paris

Lors d'une allocution devant les représentants de la communauté juive, à la synagogue de la rue Buffault à Paris, le Premier ministre français a annoncé la mise en oeuvre à partir de 2018 d'un nouveau plan de lutte contre l'antisémitisme.

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé le soir du 2 octobre que l'Etat mettrait en oeuvre à partir de 2018 un nouveau plan pluriannuel de lutte contre l'antisémitisme, «cette bête immonde» qui, quand on la croit disparue, «réapparaît encore».

Le chef du gouvernement s'exprimait lors des vœux à la communauté juive à l'occasion du Nouvel an juif, à la synagogue de la rue Buffault à Paris, en présence notamment du ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer et de représentants des cultes.

Edouard Philippe a plaidé l'exigence de se «battre ensemble», avant d'ajouter : «Et quand je dis ensemble c'est bien tous ensemble, toutes confessions, toutes philosophies confondues, contre cette bête immonde qu'est l'antisémitisme.»

Emmanuel Macron Emmanuel Macron : «Nous ne céderons rien à l'antisionisme, forme réinventée de l'antisémitisme» «[Cette bête] emprunte à la fois à l'hydre et au phénix [...] quand on le croit disparu, il réapparaît encore et encore», a-t-il encore détaillé.

Le Premier ministre a cité, au titre des causes de cet antisémitisme, «l'ultraviolence du terrorisme islamiste», énumérant l'assassinat d'Ilan Halimi en 2006 et la tuerie dans une école juive de Toulouse en 2012, pour laquelle le frère du djihadiste Mohamed Merah, accusé de complicité, comparaît depuis le 2 octobre devant la cour d'assises spéciales de Paris.

Edouard Philippe a également rappelé l'attaque contre l'Hyper Cacher en janvier 2015, l'assassinat par défenestration de Sarah Halimi en avril dernier, puis la séquestration d'une famille en septembre à Livry-Gargan, en Seine-Saint-Denis.

Pour le chef du gouvernement, si les actes antisémites ont baissé en 2016 (-58,5%), ce recul ne devrait pas faire oublier une autre réalité, celle de la «banalisation de l'antisémitisme et de sa forme réinventée [...] qu'est l'antisionisme».

Rendant hommage à Manuel Valls - présent et très applaudi - et à son plan national de lutte contre le racisme et l'antisémitisme de 100 millions d'euros lancé au printemps 2015, Edouard Philippe a annoncé qu'un nouveau plan du même type serait mis en oeuvre pour la période 2018-2020.

«Un de ses objectifs sera de combattre l'antisémitisme sur internet, en particulier le déferlement de haine qui s'abat sur les réseaux sociaux», a-t-il précisé.

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dimanche 1 octobre 2017

Toulon: Le PM Edouard Philippe visite le Charles-de-Gaulle et le Mistral

Edouard Philippe, Premier ministre à Toulon

Discours de M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre à Toulon

Madame la ministre,

Monsieur le député européen, Arnaud DANJEAN,

Monsieur le chef d’état-major de la marine,

Amiral,

Messieurs les officiers généraux,

Officiers, officiers mariniers, quartiers maîtres et matelots,

On raconte, enfin SENEQUE raconte que l’Empereur Auguste aurait érigé un temple pour honorer le mistral, pas ce bâtiment bien sûr mais le vent si particulier, quasi mythique qui après s’être gonflé de France en la traversant du Nord Ouest à la Méditerranée « ubi vult spirat », c'est-à-dire souffle où il veut comme le clame haut et fort votre devise. Une devise qui comme beaucoup d’autres devises de l’armée française semble claquer comme un étendard qu’on hisserait à la face du monde ; un beau nom pour un beau symbole, un symbole de liberté, de célérité, de sécurité.

Ce symbole, c’est celui de ces BPC qui sont les plus grands bâtiments de combat après le « Charles de Gaulle ». Des bâtiments dont la polyvalence, la vocation interarmées, la fiabilité font la fierté de notre pays et sauvent des vies, celles de nos concitoyens, comme à Beyrouth en 2006, celles de populations étrangères comme lors des raids d’hélicoptères de combat au large des côtes libyennes en 2011, aujourd’hui même c’est le « Tonnerre », notre sister-ship qui porte assistance à nos compatriotes des Antilles durement éprouvés par les cyclones Irma et Maria.

J’ai eu l’occasion d’échanger hier par téléphone avec le président de la collectivité territoriale de Saint-Martin et je peux vous dire que ses mots, la tonalité avec laquelle il les prononce, le sentiment qu’il ressent face à vos camarades qui à bord du « Tonnerre » secourent les populations sont la meilleure des démonstrations de la reconnaissance de autorités françaises et des populations en général au travail que vous faites.

Vous êtes dans des circonstances le témoignage visible de la cohésion nationale, l’expression concrète de la solidarité indéfectible qui nous lie à nos compatriotes ultramarins.

Etre à bord du « Mistral », c’est aussi une voie plus personnelle parce que depuis 2009, la ville du Havre qui est particulièrement chère à mon cœur parraine officiellement ce bâtiment. Le Havre qui a été créé il y a exactement 500 ans et dont la vocation maritime depuis François Ier ne s’est jamais démentie.

Vous avez devant vous un Premier ministre qui n’est pas un marin mais qui est un portuaire, qui a grandi près de la mer, dont la mer a nourri l’inspiration, qui m’a fait rêver , un Premier ministre qui sait peut-être avec un peu plus de passion et – si vous me pardonnez l’expression – peut-être avec un peu plus de tripes que notre pays est une grande puissance maritime par ses ports, par ses grands champions industriels et commerciaux, par ses Zones Economiques Exclusives, les deuxièmes du monde, d’une superficie équivalente aux Etats-Unis et au Canada réunis.

Comme l’ont démontré, cinq ans de recherche à l’appui, les 260 chercheurs du projet « Océanide », je les cite, « la mer est le moteur de l’histoire, le moteur de la prédominance et du rayonnement, l’accélérateur du développement économique et politique. » Notre pays a d’immenses atouts dans ce domaine mais ces atouts, il faut sans cesse les défendre, car contrairement à la Terre, on n’habite pas la mer, on n’occupe pas la mer. Et lorsqu’on la tient, comme vous le faites, ça veut surtout dire qu’on existe en lui appartenant et certainement pas qu’elle vous appartient.

Officiers, officiers mariniers, quartiers maîtres et matelots, vous êtes collectivement la marine nationale. Dans notre vieux pays gallo-romain, la sécurité est une noble tâche et la prospérité parfois un gros mot. La vérité, c’est ce que ce sont les deux faces d’une même pièce : marine de guerre et marine marchande, sécurité des mers et prospérité, ce sont historiquement les deux piliers sur lesquels les grandes nations se sont développées.

Aujourd’hui, on dit régulièrement que 80% du commerce physique de marchandises passe par la mer, passe par les ports. Il est assez probable que tout ce que nous voyons ici, des uniformes, que vous portez, le métal avec lequel est construit ce bâtiment, les produits qui se trouvent dans ce hangar, que tout cela fait l’objet de plusieurs transports par voie maritime, de plusieurs déchargements dans un port. Bref, la richesse de notre monde globalisé, mondialisé, elle est une richesse qui utilise la mer, qui utilise les voies maritimes, ce qui veut dire que notre sécurité alimentaire, elle se joue en mer, que notre sécurité énergétique, elle se joue aux confins du golfe de Guinée ou du détroit d’Ormuz.

L’Internet qui au XXe siècle ressemble furieusement à la richesse de la fée électricité du XIXe ou du XXe, l’Internet passe à 99% par des câbles sous-marins. Ce mouvement de balancier millénaire entre défense et sécurité, entre commerce et guerre, entre guerre d’escadre et guerre de course, vous marins d’Etat en tant que soldats de la mer, vous le symbolisez mieux que quiconque, vous qui mettez en œuvre l’ensemble du spectre de nos fonctions stratégiques, de la dissuasion nucléaire à la police des pêches en passant par la projection de puissance ou de force.

Ce modèle français efficace, cohérent, qui regroupe au sein d’une même organisation des fonctions très variées allant du commandement d’opérations de guerre comme l’opération « Harmattan » en 2011 à l’action de l’Etat en mer qui est par essence interministérielle, ce modèle est un bon modèle.

Et les défis qu’il doit relever aujourd’hui sont nombreux. Je vous le disais à l’instant, la France est riche de ses espaces maritimes mais on ne les tient pas comme on posséderait un champ. Comme vous le dites souvent, Amiral, ce qui n’est pas surveillé est visité, ce qui est visité est pillé, et ce qui est pillé finit toujours par être contesté. C’est ce modèle complet que la marine nationale met en œuvre ; du porte-avions aux sous-marins nucléaires et aux missiles de croisière, vous disposez de capacités uniques dans l’Union européenne, des capacités qui font la différence.

Nous l’avons vu lors des trois derniers déploiements du « Charles de Gaulle » pour lutter contre Daesh, toujours accompagné d’au moins une frégate européenne, allemande, belge, britannique, italienne. Ce sont ces capacités qui constituent notre force d’attraction, notre capacité d’agrégation des volontés européennes de défense. Ces capacités sont connues, elles sont reconnues, elles constituent un avantage comparatif, elles constituent un talent, un talent que nous devons, que nous voulons faire fructifier.

Nos armées sont un des piliers de notre souveraineté, celle de la France et en vérité celle de l’Europe. C’est dans cet esprit que le président de la République a demandé à Florence PARLY, ministre des Armées, de conduire une revue stratégique dont les travaux sont confiés à monsieur DANJEAN. Les conclusions de cette revue stratégique, Monsieur le député, publiées dans les jours à venir orienteront une loi de programmation militaire. Cette loi doit être ambitieuse, innovante, audacieuse, à la hauteur des enjeux et des attentes des Français.

D’ores et déjà, cette ambition se traduit concrètement par une hausse du budget de la Défense, des Armées, de 1,8 milliard d’euros pour 2018. Pour 2019, cette augmentation sera de 1,7 milliard d’euros. Pour 2020, cette augmentation sera de 1,7 milliard d’euros et le mouvement se poursuivra jusqu’à la fin du quinquennat, pas du tout pour vous faire plaisir mais parce que nous en avons besoin.

Ne nous y trompons pas, le monde réarme, les défis sont nombreux ; vous êtes en haute mer aux premières loges pour le constater que ce soit des profondeurs glacées de l’Atlantique Nord avec les sous-mariniers aux eaux chaudes de la Mer du Japon, la parenthèse enchantée des dividendes de la paix s’est refermée.

Face aux rapports de forces brutes, la stratégie consiste à opposer comme nous l’avons fait tout au long de notre histoire les multiplicateurs de puissance plus ingénieux, plus forts, plus solidaires. Ces multiplicateurs de force, ce sont nos marins, nos soldats, nos pilotes, ce sont aussi nos ingénieurs, qui ont conçu ces bateaux splendides, nos industriels, qui les ont réalisés.

« Toute puissance est faible à moins que d’être unie », écrivait Jean de la FONTAINE dans « Le Vieillard et ses enfants » et croyez moi, Jean de LA FONTAINE n’est pas un écrivain pour enfants. De cette fable, je vous propose de tirer notre épopée commune.

Après cet appareillage, je dois dire très impressionnant, et avant ces quatre semaines d’exercice en mer qui vont vous occuper, je voudrais vous dire trois choses.

D’abord, soyez exigeants, exigeants avec vous-même, exigeants avec les autres.

Je voudrais aussi vous dire d’être fiers. Vous êtes, Mesdames et Messieurs, la France. Vous êtes un de ses visages, vous êtes une de ses forces. C’est une immense fierté, c’est évidemment aussi une immense responsabilité.

Et puis, je voudrais vous dire d’être confiants. Nous vivons dans un monde dangereux ; il ne va pas l’être moins dans les années qui viennent. Vous faites un métier rude ; il ne va pas l’être moins dans les années qui viennent. Mais vous êtes compétents, vous êtes entraînés, vous êtes commandés et vous êtes soutenus. Et vous devez donc être fiers, exigeants et confiants. Je peux vous dire que je resterais bien à bord avec vous plus que quelques minutes. Je resterais bien à bord avec vous plus que quelques heure mais chacun sa mission ! Et moi, je dois rentrer à terre. Alors, je vous souhaite bonne mission, bonne mer, et bon vent !

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