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mercredi 29 novembre 2017

Burkina Faso: Photos et discours d'Emmanuel Macron à Ouagadougou!

Burkina Faso. Le président Emmanuel Macron et son homologue Burkinabé Kaboré

Les jeunes étudiants de l'université Joseph Ki-zerbo à Ouagadougou ressemblent à tous les étudiants de l'Afrique francophone. Emmanuel Macron a été élu par les Français. Il est légitime mais doit d'abord répondre aux aspirations et attentes du peuple français. Croire que le président Français Emmanuel Macron peut installer l'électricité à l'université qui souffre de délestage ou construire des routes au Burkina Faso, c'est d'une naïveté déconcertante. Le Président Kaboré a-t-il quitté la salle par la honte ou s'est-il senti outragé par la réponse du président Français aux étudiants ? Le président Emmanuel Macron a prononcé lundi midi un discours à l'université de Ouagadougou, au Burkina Faso. Il s'est ensuite prêté au jeu des questions réponses "sans filtre" avec les étudiants. Voici les points forts de son intervention : Le président a reconnu les "crimes" de la colonisation ; promet de "déclassifier" tous les documents sur l'assassinat de Thomas Sankara ; compte "proposer une initiative euro-africaine" pour "frapper les organisations criminelles et les réseaux de passeurs" qui exploitent les migrants subsahariens en Libye ; s'est prononcé pour la création d'un dictionnaire de la Francophonie.

Arrivée du président Emmanuel Macron à Ouagadougou au Burkina Faso. Ouagadougou est la première étape d'une tournée africaine de trois jours qui se poursuivra en Côte d'Ivoire et au Ghana.

Allocution du Président Emmanuel Macron à l'université de Ouagadougou, Burkina Faso – Mardi 28 novembre 2017

Monsieur le Président ;

Mesdames, Messieurs les Ministres ;

Monsieur le président de l’université Ouaga I ;

Mesdames, Messieurs les Députés ;

Mesdames, Messieurs.

Je voudrais tout d’abord exprimer ma profonde reconnaissance au président KABORE et à Monsieur le président de l’université et à vous tous, mesdames, messieurs, de m’accueillir ici dans votre pays, dans votre région et dans ce lieu où votre présence et vos visages me donnent une vision pleine de promesses d’avenir et qui se construit ici. Merci, Monsieur le président, de l’accueil qui nous est réservé depuis hier soir dans votre pays, de cette journée que nous allons passer ensemble et de m’avoir permis de m’adresser à vous dans ce cadre. Je suis également reconnaissant à chacun d’entre vous d’avoir suspendu pour quelques heures la tâche la plus précieuse au monde : la construction de l’avenir que vous osez inventer selon la belle formule d’un de vos compatriotes. « Cet avenir que vous osez inventer », vous l’avez reconnue, c’est une formule de Thomas SANKARA à qui je souhaite solennellement rendre hommage.

Alors on m’a dit, ici c’est un amphithéâtre marxiste et panafricain. Donc je me suis dit : « C’est peut-être l’endroit où je dois aller pour m’exprimer. »

Parce que je ne vais pas venir vous dire que nous allons faire un grand discours pour ouvrir une nouvelle page de la relation entre la France et l’Afrique. Ou je ne suis pas venu ici vous dire quelle est la politique africaine de la France comme d’aucuns le prétendent. Parce qu’il n’y a plus de politique africaine de la France !!

Il y a une politique que nous pouvons conduire, il y a des amis, il y a des gens avec qui on est d’accord, d’autres non. Mais il y a surtout un continent que nous devons regarder en face. Alors, il n’est jamais aisé, compte tenu de notre histoire partagée pour un président français de venir parler comme cela de l’Afrique, et je n’aurais pas la prétention ici d’exprimer la complexité et la diversité d’un continent de 54 pays. D’abord parce que ça a quelque chose de terriblement arrogant d’essayer d’expliquer en quelque sorte qu’il y aurait une unité absolue, une homogénéité complète ; 54 pays, avec autant d’histoire, avec plus encore d’ethnies et de langues, avec des relations qui ne sont pas les mêmes à l’égard de la France et un passé des traumatismes bien souvent différents.

Néanmoins, si je ne veux pas m'improviser historien tout particulièrement dans l'université qui a pris le nom d'un des plus grands historiens du continent, je veux m'exprimer ici au pays des hommes intègres parce que je sais qu’on ne parle pas qu’au Burkina Faso, ni même uniquement à l'Afrique de l'Ouest, ni même uniquement en Afrique francophone ; parce que ces barrières qu'on a longtemps mises dans nos représentations, dans nos lectures politiques, dans nos analyses, ce ne sont plus les barrières de l'Afrique d'aujourd'hui, de la vôtre. Ces barrières entre une Afrique francophone ou une Afrique anglophone, entre une Afrique du Nord et une Afrique subsaharienne, entre une Afrique francophone et lusophone aussi, toutes ces barrières-là sont artificielles, elles ne viennent que plaquer en quelque sorte un passé qui doit passer, des représentations qui ont été, des constructions qui doivent évoluer.

Je parlerais donc ici devant vous de l'Afrique comme d’un continent pluriel, multiple, fort, et comme d'un continent où se joue une partie de notre avenir commun.

Je vous parlerais avec sincérité mais aussi avec une profonde amitié. Je suis comme vous d’une génération qui n'a jamais connu l'Afrique comme un continent colonisé.

Je suis d’une génération dont l'un des plus beaux souvenirs politiques est la victoire de Nelson Mandela et son combat contre l'apartheid, chassé par une solidarité panafricaine allant de l’Alger à Rabat, de Luanda à Conakry. C’est cela l'histoire de notre génération. Aussi je me refuse à toujours revenir sur les mêmes représentations d'hier. Il y a eu des combats, il y a eu des fautes et des crimes, il y a eu des grandes choses et des histoires heureuses. Mais j'ai une conviction profonde, notre responsabilité n'est pas de nous y enferrer, notre responsabilité n'est pas de rester dans ce passé et de vivre l'aventure pleine et entière de cette génération.

Je suis d’une génération de Français pour qui les crimes de la colonisation européenne sont incontestables et font partie de notre histoire. Je me reconnais dans les voix d’Albert Londres et d’André GIDE qui ont dénoncé les milliers de morts du Chemin de fer du Congo, et je n’oublie pas que ces voix alors ont été minoritaires en France comme en Europe.

Je suis aussi d’une génération qui a été impressionnée par la détermination de la jeunesse burkinabè à défendre à deux reprises et parfois au prix de sa vie les acquis de la démocratie et de l'Etat de droit. Je suis d'une génération où on ne vient pas dire à l'Afrique ce qu'elle doit faire, quelles sont les règles de l'Etat de droit mais où partout on encouragera celles et ceux qui en Afrique veulent prendre leurs responsabilités, veulent faire souffler le vent de la liberté et de l'émancipation comme vous l'avez fait ici.

Et je suis d'une génération qui observe, que partout sur le continent africain, la jeunesse africaine réclame avec impatience de participer à la construction du destin de son pays et de la mondialisation. Je suis d’une génération de Français pour qui l'Afrique n’est ni un encombrant passé, ni un voisin parmi d'autres. La France entretient avec l'Afrique un lien historique indéfectible, pétri de souffrance, de déchirements, mais aussi si souvent de fraternité et d'entraide.

L’Afrique est gravée dans la mémoire française, dans la culture, dans l'Histoire, dans l'identité de la France et c'est là une force et une fierté que je veux cultiver, que je veux porter comme un atout de la France, pour la France et pour l'Afrique dans notre rapport au monde. Je constate qu'il y a un incident technique. Je voudrais juste m'assurer qu'il n'y a pas de troubles qui vont au-delà. Tout va bien ? Que celui qui a pris les étincelles le disent au lieu de se tenir dignement. (coupure de son)

Nous sommes une génération dont les destins mêlés, qu’on le veuille ou non, parce que nous avons cette Histoire commune mais parce que nos parents, nos frères, parfois nos enfants ont fait ce choix d’enjamber les continents et les mers. Et je suis, comme vous, d’une génération convaincue que les diasporas africaines de France sont aussi au cœur de notre ouverture du monde. Et je suis aussi convaincu, comme nombre d’entre vous dans cette salle, que nous ne pouvons simplement nous regarder comme étant à des milliers et des milliers de kilomètres, mais comme étant aussi souvent de sang, d’Histoire et de destins mêlés.

J’entends souvent dire que la force de l’Afrique, c’est sa jeunesse. Quand je vois les chiffres, qu’il s’agisse du Faso comme de toute la région, il est difficile de dire le contraire. Mais permettez-moi de dire que la force de la France, surtout en Europe aujourd'hui, c’est aussi sa jeunesse. Et sa jeunesse, elle est en partie issue de cette Histoire commune. Sa jeunesse, pour partie, elle regarde aussi l’Afrique. Elle nous écoute quand nous parlons d’Afrique parce que nous lui parlons à elle-même. La jeunesse française est aussi pour partie une jeunesse sénégalaise, ivoirienne, guinéenne, burkinabé, nigérienne, malienne ; elle est aussi tout cela. Et donc lorsque je vous parle de vous, je vous parle aussi de moi.

Enfin, je suis d’une génération profondément européenne. D’une génération qui est fortement attachée à son pays mais aussi à ce qu’il peut construire avec les autres. J’en tire la conviction intime que ce n’est pas simplement un dialogue franco-africain que nous devons reconstruire ensemble, mais bien un projet entre nos deux continents, mais bien une relation nouvelle, repensée à la bonne échelle, où l’Union européenne saura parler et construire avec l’Union africaine et avec l’Afrique tout entière. C’est bien à cette échelle que les choses aujourd'hui se jouent.

C’est pour toutes ces raisons que j’ai tenu à être devant vous aujourd'hui, ici au Burkina Faso, et dans ce lieu. Un lieu où on ne peut pas tricher, un lieu qui résume les deux visages de l’Afrique : celui de ses formidables opportunités mais aussi celui de ses difficultés, des épreuves, du combat quotidien que chacun d’entre vous mène avec courage pour forger son propre destin. Je ne serai pas du côté de ceux qui voient dans l’Afrique le continent des crises et de la misère, mais je ne serai pas non plus du côté de ceux qui vantent une Afrique enchantée, une Afrique soudainement parée de toutes les vertus et érigée en modèle.

Je ne serai pas de ceux qui se voilent la face et ignorent la difficulté de votre quotidien. De ceux qui ignorent les grèves, les années blanches, les difficultés d’accéder à des manuels, à une bourse, parfois tout bonnement à une vie simple et heureuse. Je serai du côté de ceux qui portent un regard lucide. Ceux qui considèrent que l’Afrique n’est ni un continent perdu, ni un continent sauvé. Je considère que l’Afrique est tout simplement le continent central, global, incontournable car c’est ici que se télescopent tous les défis contemporains. C’est en Afrique que se jouera une partie du basculement du monde. Si nous échouons à relever ces défis ensemble, alors l’Afrique tombera dans l’obscurité, c’est possible. Elle régressera, elle reculera. Mais avec elle, l’Europe aura les mêmes difficultés, parce que s’ouvrira une longue période de migration, de misère, des routes de la nécessité et de la douleur plus encore qu’aujourd'hui.

Mais si nous parvenons à relever ensemble ces défis, si nous sommes à la hauteur de ce grand moment de bascule que nous sommes en train de vivre, alors ici se jouera une partie de la croissance du monde. Alors ici, cette jeunesse sera une jeunesse de réussite et de conquête parce qu’il y a tout à conquérir. Alors ce sera une ère de développement, de croissance et d’opportunités nouvelles pour les Africains comme pour toutes celles et ceux qui voudront à leurs côtés mener cette aventure.

Ce grand moment de bascule, c’est celui où en Afrique, nous devons justement relever tous les défis. Le terrorisme qui a frappé deux fois notre capitale mais qui chaque jour, de manière insidieuse, bouscule les équilibres et la stabilité du pays. Le changement climatique qui ravage le Sahel plus que toute autre région dans le monde, qui au lac Tchad, dans toute la bande sahélo-saharienne, bascule des populations entières, plonge dans la pauvreté la plus complète des femmes et des hommes qui vivaient de l'agriculture, de la vente du poisson ou de routes commerciales qui vivaient depuis des siècles et des siècles.

La démographie, avec 450 millions de jeunes à insérer sur le marché du travail en Afrique d'ici 2050 ; l’urbanisation puisque l'Afrique sera dans quelques années le continent des mégalopoles ; et enfin la démocratie, combat que vous avez ici mené et gagné et qui reste le combat d'une grande partie de la jeunesse africaine. Surtout, vous connaissez ce qu'aucun autre continent n'a connu, ce qu'aucune autre génération n'a connu : le cumul en même temps de tous ces défis.

Votre génération a une responsabilité immense, celle de devoir le plus rapidement possible relever ces défis tous ensemble. Vous ne pouvez pas simplement gagner le défi du changement climatique en oubliant les autres, vous ne pouvez pas simplement gagner la bataille contre le terrorisme si, dans le même temps, vous ne gagnez pas celui du développement économique et de la stabilité. C'est tout en se (coupure de son)… beaucoup d'autres ont échoué, là où beaucoup d'autres se sont dit : « Ce combat n'est pas pour nous. Nous pouvons en faire l'économie », là où beaucoup d'autres s'étaient habitués.

Si je suis venu m'adresser à vous, c'est que beaucoup de choses résident en vous. Je vous en dois quelques-unes. Vos gouvernants vous en doivent aussi beaucoup, mais c'est en vous que réside une partie de la solution. Dans votre volonté de prendre ce chemin, dans votre force de caractère et votre détermination à réussir ce temps de bascule, dans notre capacité ensemble à relever ce défi. La solution ne viendra pas de l'extérieur, mais elle ne viendra pas non plus du statu quo ou des vieilles habitudes.

Je veux être à vos côtés. Celui qui aidera l'Europe à saisir cette chance, celle d'écouter la jeunesse africaine, d'en tirer le meilleur et de mettre son potentiel au profit de l'ensemble du monde. Et cela commence en venant devant vous, à votre écoute, à l'écoute de toutes les voix. J’irai écouter la jeunesse partout où elle se trouve, partout où elle s'exprime. Cet après-midi ensemble dans une école, demain en Côte d'Ivoire puis après-demain au Ghana sur des terrains de football. J'irai partout écouter ce qui s'exprime, ce qui se dit, ce qui se veut. Mais d'autres m’aideront aussi pour entendre votre message et j’ai tenu à ce qu'ils soient présents à mes côtés aujourd'hui.

Ce sont les membres du Conseil présidentiel pour l'Afrique. Pour l’Afrique car ils seront un lien permanent avec vous comme le sont les organisations que je n’oublie pas, qui œuvrent au quotidien sur le terrain aux côtés des populations. Et présidentiel car votre voix me sera restituée sans filtre, sans intermédiaire, sans concession. C’est ce qu’ils ont commencé à faire il y a quelques jours, lorsque nous avons préparé ensemble ce déplacement.

Ce sont des jeunes femmes et de jeunes hommes qui ont accepté de prendre sur leur temps pour venir être, en quelque sorte, vos porte-voix, pour venir à la rencontre, pour venir écouter, partager leur expérience. Non pas me dire ce qu'il faudrait me dire ou ce qu'on dit à un président de la République depuis parfois bien longtemps. Non ! Me dire ce qui se dit, ce qui se ressent, ce qui se veut, ce qui est attendu, ce qui est nécessaire. C'est ce qu'ils continueront de faire en veillant au respect des engagements pris devant vous.

Parce que je suis venu pour prendre des engagements et j'en ai déjà pris. J’ai pris l'engagement d'avoir une France au rendez-vous du défi de développement. Beaucoup de ce que je viens de rappeler et de ce que je vais dans un instant détailler ne serait pas possible si la France n'était pas à la hauteur de ce défi et ne décidait pas d'être à la hauteur en termes d'aide publique au développement. Je sais que c'est très attendu. Aussi ai-je pris l'engagement, dès le début de mon mandat, d'atteindre à la fin de celui-ci les 0,55 % du revenu national brut en termes d'aide publique au développement. C’est un engagement ferme, il est exigeant.

Il est exigeant. Il supposera des efforts, nous les ferons. Parce que ces efforts, c'est la contribution française à la réussite de tout un continent, de nombreux pays, parce que c'est une part de notre réussite aussi. Et donc, dans les prochains mois, une stratégie sera détaillée, préparée par le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, qui année après année, expliquera très précisément comment nous y parviendront avec des engagements financés et avec des financements à la clef.

Mais je ne veux pour autant pas que nous nous arrêtions aux chiffres. L’aide publique au développement, nous savons parfois ce que ça peut dire, ce que cela a pu dire. Un argent qui va trop peu sur le terrain, trop peu justement aux jeunes ou ceux qui en ont le plus besoin. Et donc, cette philosophie qui a été changée il y a plusieurs années en France sous l'autorité de Jean-Michel SEVERINO dont je salue ici la présence, et qui est aujourd'hui portée à la tête de l'AFD, l'Agence Française de Développement par Rémy RIOUX, également à mes côtés, c'est cette transformation que nous avons conduite depuis plusieurs années, conduisant à avoir une politique de développement française plus proche du terrain, plus à l'écoute des besoins, travaillant de manière plus délocalisée au contact des besoins.

Nous devons passer une nouvelle étape, franchir encore un nouveau seuil. Je souhaite que nous réfléchissions dans les prochains mois avec vous peut-être à un nouveau nom, à une nouvelle philosophie, à des nouvelles modalités d'action, comme ce que nous avons su faire ensemble il y a quelques semaines au Sahel avec l'Alliance pour le Sahel. C'est-à-dire savoir avoir une aide publique au développement plus spécifique où nous nous mettons ensemble autour de la table, de manière directe, avec les étudiants, avec les ONG, avec les associations, avec les entreprises et où la France, avec ses partenaires africains, se met en situation d'agréger l’aide multilatérale, l'aide d'autres puissances européennes pour être plus efficace.

Non pas pour avoir des cathédrales que nous construisons à notre gloire, non. Pour poursuivre des projets dont les Africains ont besoin. L’Alliance pour le Sahel lancée en juillet dernier, elle associe l'Allemagne, l'Union européenne, la Banque africaine de développement, la Banque mondiale et le PNUD avec l'ensemble des membres du G5 Sahel. Et elle permet de manière beaucoup plus efficace, avec méthode, d'intervenir ainsi sur le terrain.

C'est ce changement de méthode que je proposerai à tous demain au sommet entre l'Europe et l'Afrique à Abidjan. C'est ce changement de méthode que nous avons commencé mais qui doit se poursuivre de manière indispensable, où nous devons être plus efficace, plus au contact des besoins du terrain, en désintermédiant parfois notre organisation et en ayant davantage collectivement une culture de l'évaluation.

Parfois, notre aide publique au développement ne répond pas aux besoins. Elle fait plaisir à des gouvernements français ou africains. C'est une mauvaise méthode. Elle doit être évaluée ; elle doit être évaluée. Si elle est efficace, il faut la poursuivre. Si elle ne l'est pas, il faut la réorienter vers des projets portés sur le terrain et des projets que nous accompagnerons. C'est cette nouvelle philosophie, cette nouvelle volonté qui accompagnera l'engagement ferme en termes de financement pris par la France.

Mesdames et messieurs, chers amis, les mots sont importants parce qu'ils sont le début d'un choix partagé, d'une histoire partagée, d'un imaginaire commun. C'est pourquoi la proposition avec laquelle je viens devant vous, ce n’est pas de décréter seul une nouvelle étape de notre relation, non. C'est avec humilité de vous proposer d'inventer ensemble une amitié. Nous avons tout pour y parvenir. Une histoire, des liens, des aventures familiales, des passions communes avec tout ce qu'elles emportent. Des déchirements, des volontés folles de faire et surtout une amitié pour agir. Car il s'agit bien ensemble de peser sur les grands équilibres du monde de demain.

C'est cela aujourd'hui ce que, avec vous, je suis venu faire. Proposer d'inventer une amitié pour agir. Et le ciment de l'amitié, c'est de commencer par tout se dire. C'est de ne faire l'impasse sur aucun des périls qui peuvent emporter, de manière irréversible, la stabilité de l'Afrique mais aussi avec elle de l'Europe. C’est de les identifier et chacun de prendre sa part de responsabilité. Le premier péril qui pèse sur chacune de nos consciences, c'est l'atteinte à notre dignité humaine. C'est la responsabilité de dire que les drames qui se déroulent sous nos yeux en Libye sont un crime contre l'humanité.

Elles sont le stade ultime de la tragédie que nous avons laissé prospérer sur ce que j'appelle les routes de la nécessité. Ces routes du Sahel, de la Libye, de la Méditerranée, ultimes car elles nous ramènent au pire désastre de notre histoire partagée : celui de l'esclavagisme, celui de la traite des êtres humains. C'est une histoire complexe, millénaire. Une histoire de l'Afrique avec elle-même et de l'Afrique avec l'Europe. Mais c'est un crime contre l'humanité aujourd'hui sous nos yeux. Il faut le nommer, non pas pour accuser l'autre comme je l'entends parfois. Non pas pour dire : « Le problème est ailleurs. » Non, pour agir avec force, avec vigueur.

Je proposerai demain à Abidjan, lors du sommet rassemblant l'Europe et l'Afrique, aux côtés du président OUATTARA et du président CONDE, une initiative euro-africaines pour mettre un terme à cette stratégie portée par tous ceux qui veulent notre destruction. La stratégie des terroristes, des trafiquants d'armes et d'êtres humains qui conduisent à la tragédie que nous voyons sous nos yeux. Une initiative qui doit commencer par frapper les organisations criminelles, les réseaux de passeurs qui agissent impunément depuis les centres urbains de la Corne de l'Afrique et de l'Afrique de l'Ouest jusqu'aux côtes européennes.

Je salue, à ce titre, les actions courageuses qui ont déjà été prises par les autorités nigériennes. Je proposerai également que l'Afrique et l'Europe viennent en aide aux populations prises au piège en Libye, en apportant un soutien massif à l'évacuation des personnes en danger. C'est un devoir et c'est le nôtre. D'abord, comme nous l'avons lancé le 28 août dernier à Paris, en ayant une action des pays européens et de l'Union européenne en lien étroit avec l'Union africaine dont je salue sur ce sujet l'engagement, qui consiste au Niger et au Tchad à aller envoyer des missions de l'OFPRA mais aussi de tous les équivalents européens, pour travailler en lien étroit avec le HCR afin d'identifier les femmes et les hommes qui peuvent bénéficier de la protection du droit d'asile. Nous devons, dès là-bas, les protéger et les ramener en Europe.

Nous avons commencé à envoyer les premières missions et je m'engage à ce que la France et l'Europe à ses côtés puisse être à la hauteur de ce défi. Mais dans le même temps, nous devons aussi encourager le travail de l'Organisation internationale des migrations pour travailler avec tous les Etats africains d'origine et aider au retour dans les états d'origine. Nous ne pouvons pas laisser des centaines de milliers d'Africains qui n'ont aucune chance d'obtenir le droit d'asile, qui vont passer parfois des années en Libye prendre tous les risques dans la Méditerranée, courir à ce drame. Il est donc indispensable d'œuvrer pour leur retour et d’aider à cet l'égard l'Organisation internationale des migrations.

La France a commencé à faire ce travail en lien étroit avec les autorités tchadiennes et nigériennes. Je veux ici remercier les présidents DEBY et ISSOUFOU. Mais face à l'ampleur de la tragédie qui est sous nos yeux, il faut changer d'échelle dans notre mobilisation. Alors que la Libye cherche encore la voix de sa stabilisation, nous ne pouvons laisser les autorités libyennes affronter seules ce défi. Nous avons là l'opportunité, le devoir historique de donner un sens concret au partenariat entre l'Europe et l'Afrique. La France sera au rendez-vous. Je souhaite que l'Europe tout entière le soit.

Le deuxième impératif c’est la lutte contre le terrorisme. Je le dis ici parce que nous avons ce destin tragique en comment ; nos 2 pays durant ces dernières années ont été bousculés, frappés meurtrie par le terrorisme. Nos 2 pays ont été frappés et meurtris par un terrorisme islamiste qui s'est construit dans la zone irako-syrienne, qui s'est construit aussi aujourd'hui dans la bande sahélo saharienne.

La France a été à vos côtés au rendez-vous, et je salue ici la décision courageuse prise par mon prédécesseur François HOLLANDE lorsqu'il a décidé de manière extrêmement rapide d'intervenir au Mali pour stopper l'avancée des terroristes.

C'était la bonne décision et l'armée française fait partie des rares armées européenne qui a la possibilité d'agir en si peu de temps. Nous l'avons fait parce que la France a toujours été aux côtés de l'Afrique lorsque sa stabilité, lorsque sa vie était en jeu. Comme l'Afrique a toujours été aux côtés de la France lorsqu’il en était de même pour nous ; est cela notre histoire.

Mais aujourd'hui nous continuons à être présents. Au-delà de la présence de la Minusma c'est bien la force Barkhane présente dans la bande sahélo-saharienne, qui assure la stabilité où des milliers de Françaises et de Français que je veux ici saluer et remercier risquent chaque jour leur vie pour lutter contre le terrorisme dans la région, pour protéger vos enfants, pour vous aider et pour gagner cette bataille contre le terrorisme. Je veux ici avec vous les remercier pour leur courage et avoir une pensée pour leur famille et pour les victimes. Mais vous le savez, l’ambition des jeunes soldats français de Barkhane c'est de permettre à leurs frères d’armes burkinabés, nigériens, maliens, mauritaniens, tchadiens de rejoindre leur poste et de protéger leurs populations. C’est cela ce qu'ils veulent, c'est cela ce que je veux.

C’est pour cela que nous avons d'ailleurs lancé ensemble la force G5 Sahel. Ces forces ont pour objectif de coordonner les forces armées des pays membres du G5, de pouvoir agir sur le terrain sur les zones frontalières les plus difficiles et répondre au défi comme celui que vous visez ici au Burkina Faso.

Nous devons accélérer ce travail lancé en juillet dernier. La France a apporté son soutien financier, militaire, notre coopération est exemplaire ; nous avons aussi formé, organisé un état-major maintenant intégré.

Les premières expériences ont été faites avec succès. Je veux aujourd'hui que nous puissions conduire les premières victoires des forces du G5 Sahel. Il est indispensable, dans les prochaines semaines et les prochains mois, que ces forces communes en particulier dans le fuseau qui vous concerne conduisent à terrasser ces terroristes, à mener les premières victoires, elles sont indispensables pour vos armées, pour votre population et pour ce chemin que nous menons ensemble contre le terrorisme.

C'est un fardeau que nous partageons et demain ce sont en effet des organisations régionales plus fortes et plus réactives qui ont vocation à prendre le relais. Je sais que c'est aussi la volonté profonde du président de l'Union africaine Alpha CONDE à qui je veux rendre ici hommage et qui n'a jamais ménagé sa peine sur tous les conflits africains pour rendre l'Afrique plus présente dans le règlement de ces conflits.

Mais pour que l’Union africaine soit en effet plus présente et plus crédible encore il faut ces forces régionales militaires crédibles, construites, organisées comme celles que nous sommes en train d'édifier pour le G5.

Et je veux saluer à ce titre la volonté aussi du Rwanda, du Sénégal et d’autres pays africains d’accélérer cette évolution. C'est le sens de l'histoire. C'est aussi pourquoi je soutiendrai au Conseil de sécurité des Nations Unies l'initiative de l'Union africaine visant à assurer un financement autonome et prévisible aux opérations militaires africaines.

La France poursuivra bien sûr pour accompagner ce travail, les actions de formation que nous menons pour renforcer les capacités sous-régionales.

La troisième menace qui peut miner l'Afrique ce sont les conflits politiques. Les plus optimistes diront que l'Afrique n'a jamais connu aussi peu de conflits entre Etats. Les plus réalistes - parmi lesquels je me compte – observeront que l'Afrique n'a jamais connu autant de conflits internes, autant de blocages, autant d'impasses autour de ces constitutions ou de ces élections.

Dans ce domaine je vous l’ai dit, et je ne vous donnerais pas de leçon. Le président de la République française n'a pas à expliquer dans un pays africain comment on organise la Constitution, comment on organise des élections ou la vie libre de l'opposition.

Je n’attends d’ailleurs pas cela d’un président africain pour ce qui concerne l’Europe. Mais c’est son rôle d’être aux côtés de ceux qui travaillent au quotidien, à rendre la démocratie et l’Etat de droit irréversible. Je pense à ceux qui agissent pour l'éducation, les Droits de l'homme, la justice, la liberté de la presse, je pense aux Etats qui le font et aux gouvernements et je salue l'action du président KABORE, je pense aux ONG, aux journalistes, aux universitaires, à toute cette collectivité du pluralisme démocratique, indispensable pour l'Afrique. En venant ici, au Burkina Faso, j'ai une seule certitude, que le changement, le renouveau générationnel dans un continent dont 70 % de la population a moins de 30 ans, ce n'est pas une option, c'est une loi mathématique. Et ceux qui pensent que, aujourd'hui, en Afrique, on peut avoir la même politique qu'on a parfois eue depuis des décennies et des décennies, qui voudraient retarder le cours de l'histoire, n’ont pas regardé le Burkina Faso à coup sûr, mais n’ont pas compris qu'il y avait un ferment essentiel à ce changement, leur propre jeunesse, la jeunesse africaine, qui elle est en train de tourner une page.

Alors, j'appliquerai à mes interlocuteurs la même exigence que celle que je me suis fixé à moi-même, celle de préparer l'avenir, celle de faire une place à la jeunesse, celle d'investir en elle, je serai aux côtés de ceux qui font le choix de la responsabilité et pas celui du déni, partout où j’aurai de tels partenaires, je travaillerai avec eux sans calcul. Et c’est le cas ici, cher ROCH. Et partout où cela ne sera pas le cas, la France ne se privera pas d'un lien direct avec la jeunesse, les universités, les ONG, les entrepreneurs pour avec eux construire l'avenir. Le quatrième péril, c'est l'obscurantisme, c'est l'emprise de l'extrémisme religieux sur les esprits, et là aussi, je n'aurai aucune naïveté. C'est une menace bien plus redoutable parfois que le terrorisme, car elle est massive, diffuse, quotidienne, elle s'immisce dans les écoles, dans les foyers, dans les campus, dans la vie politique. Cette menace n'a pas de frontières, ni de continent, tout simplement, parce qu'elle s'attaque à ce qu'il y a de plus intime, la foi et la religion, pour en détourner le sens, pour en transformer la transcendance en négation de l'autre.

Je n'ai, là-dessus, pas de leçon à donner, moi, qui suis le président d'un pays qui est aussi confronté à un défi de ce type à l'intérieur de mes propres frontières et dans un pays laïc, où la séparation de l'Etat et de la religion est complète, mais je veux ici parler à toutes les consciences, aux vôtres, vous pouvez être totalement athée, laïc, et le revendiquer, vous pouvez croire dans l'islam, la religion catholique, dans l'animisme ou tout autre, vous pouvez être musulman, évangéliste, ne laissez jamais la religion dans laquelle vous croyez faire ce pourquoi elle n'a jamais été faite, ne laissez jamais la religion vous convaincre que c'est une aventure de destruction de l'autre.

Ne laissez jamais, au nom de votre religion, certains faire croire qu'ils pourraient dominer, voire détruire ceux qui ne croient pas ou ne croient pas pareil, ne laissez jamais, au nom de votre religion, asservir les consciences ou les individus. Toutes les religions sont des religions construites sur un message d'amour et d'espoir, elles ont des différences, elles se sont parfois combattues, mais nous avons un devoir, celui de construire des Etats libres, séparés du religieux et d'assurer l'exercice libre des consciences et adultes, mais chaque conscience a un devoir, c’est sa part de responsabilité, c'est de ne jamais laisser sa religion détournée de sa fonction première, je vous le dis, parce que, ici, aussi, votre responsabilité est immense.

Il est temps aujourd'hui de faire barrage à l'extrémisme religieux, il ne faut lui laisser aucun espace en le combattant partout, dans les écoles, dans les universités, dans toutes les formes de citoyenneté, le combattre au quotidien, le combattre dans les discours politiques, et dans l'action. Je veux rendre ici hommage au roi du Maroc pour le rôle éminent qu'il joue, et pour les mots qu'il a su trouver pour provoquer cette prise de conscience, compte tenu du rôle éminent qui est le sien.

Mais la priorité doit être pour nous d'aller encore plus loin dans ce combat, nous devons éradiquer le financement de l'extrémisme et de ses chemins détournés de la religion, c'est le message que j'ai fait passer à nombre d'Etats, qui parfois sont intervenus pour financer, qui des fondations, qui des écoles, qui des mouvements prétendus libres pour parfois conduire au pire. L’Arabie Saoudite a rejoint ce combat, et je veux ici remercier le prince héritier d'Arabie Saoudite qui s'est très clairement exprimé sur ce sujet lorsque je l'ai vu il y a quelques semaines.

Je soutiens sa détermination à fermer toutes les fondations qui pendant plusieurs décennies ont entretenu l'extrémisme en Afrique et en Europe, c'est un mouvement courageux qui aura tout mon soutien, nous le suivons de près, je compte aussi sur le Qatar, la Turquie et l'Iran pour s'engager fermement dans ce combat ; ce sera l'enjeu de notre lutte commune dans les prochains mois. Nous ne devons plus accepter que quelque réseau que ce soit finance dans nos pays de manière directe ou détournée des fondations, des organisations qui nourrissent l'obscurantisme ou l'extrémisme.

Ce sera l'enjeu de la conférence sur la lutte contre le financement du terrorisme, que j'organiserai à Paris l'année prochaine. Mais il ne faut pas simplement fermer les écoles qui enseignent la rupture et la régression. Il faut en ouvrir d’autres qui bâtissent le socle commun de connaissances, qui nous rassemblent, nous devons bâtir une école qui libère les esprits et non qui les enferme, c'est pourquoi l'éducation sera la priorité absolue du nouveau partenariat que je vous propose.

C’est le sens de mon engagement aux côtés du président MACKY SALL pour co-parrainer la reconstitution du partenariat mondial pour l'éducation, je me rendrai en février à Dakar pour cela. Et j'aurai deux priorités, d'abord, je veux que la France s'engage massivement pour contribuer à la formation des professeurs, le ministre de l'Education nationale qui m'accompagne dans ce déplacement est tout particulièrement engagé dans ce combat, nous prendrons des engagements concrets, mais il est indispensable que la France aide tous les Etats d'Afrique qui le veulent pour réussir cette bataille contre l'obscurantisme, à former les enseignants, et à construire justement la stratégie qui permettra de former les esprits partout sur le territoire.

Ensuite, je serai aux côtés de tous les chefs d'Etat et de gouvernements africains qui feront le choix de la scolarisation obligatoire des jeunes filles. Je défendrai leur choix, et je demanderai à l'Agence française de développement de soutenir en priorité les programmes visant à la scolarisation des jeunes filles, je fixerai, à nos ambassades, l'objectif d'attribuer des bourses d'études en France en priorité à des jeunes filles. N’ayez pas peur, je n'ai pas dit qu’il n’y en aura que pour les jeunes filles, j'entendais cette mâle réaction visant à protester.

Mais je vous le dis avec la même franchise, je regarde avec inquiétude, parfois dans certains quartiers de mon propre pays, la déscolarisation des jeunes filles progresser, et je le vois dans certains pays africains, si l'Afrique veut réussir, et la France avec elle, ce grand basculement du monde, nous devons former tout le monde et éduquer tout le monde, et nous devons éduquer les jeunes filles, nous devons avoir des jeunes filles et des femmes libres, libres de choisir.

Et je vous le dis pour vous, jeunes hommes qui êtes-là, c'est bon pour vous, la société que vous, vous préparez, la société que nous allons construire, ça ne doit pas être celle d'hier, et parfois encore trop souvent celle d'aujourd'hui, ça ne doit pas être une société où ce sont les hommes qui vont dire ce qui est bon pour les femmes, qui vont leur choisir leur destin, qui vont dire : l'éducation est bonne pour moi, mais très peu pour elle. Ce n’est plus acceptable.

Il y a pas de vecteur de progrès plus puissant pour une société que l'émancipation des jeunes filles, le Soleil des indépendances, celui qu’a fait briller Ahmadou KOUROUMA, est porté par une héroïne africaine, qui incarne tous les espoirs d'un continent. Ce sera ma fierté que la France aide à faire briller le Soleil des indépendances de cette nouvelle génération de femmes africaines.

Cela m'amène à un cinquième défi, que nous ne pouvons pas éluder, c'est celui de la démographie. Y a-t-il des voix qui veulent s'exprimer ? Ne pas en parler, c'est irresponsable, dire : tout va bien, Madame la Marquise, c'est formidable, il n’y a pas de problème, on va continuer ensemble comme on a toujours fait, et on va s'apercevoir qu'il y a une démocratie extraordinairement dynamique, mais dans nombre de pays qui déjà n'ont pas la croissance pour faire vivre une génération, une démographie qui fait basculer encore de l'autre côté, c'est ne pas partager une préoccupation que nous devons avoir en commun.

70 % de jeunes, c'est ça l'Afrique, alors, oui, c'est une chance, je vous l’ai dit, j'y crois, si je n'y croyais pas, je ne serais pas là. Mais c'est surtout une immense responsabilité. Alors la démographie, ça ne se décrète pas, et là aussi, ça ne se dicte pas, aucun président ne va dire : ma démocratie doit être celle-ci ou celle-là, et a fortiori pas un président français pour l'Afrique, mais elle renvoie à des choix personnels, intimes, dans lesquels personne ne doit s'immiscer. Et c’est là le cœur du sujet.

Elle doit être un choix, en particulier pour les jeunes filles et pour les femmes, et posez-vous bien la question, partout, vous avez fait 7,8, 9 enfants par femme, est-ce qu'à chaque fois, dans chaque famille, vous êtes bien sûr que c'est le choix de cette jeune femme ? Il y a dans mon pays des familles qui ont fait ce choix, il y a en France des familles où il y a 7, 8, 9 enfants par femme, c'est leur choix, c'est très bien, je n'ai pas à en juger, je n’en parle d’ailleurs jamais. Et je n’ai pas à en juger pour une famille et une femme africaine, mais je veux être sûr que partout en Afrique, ce soit bien le choix de cette jeune fille ou de cette femme.

Je veux le choix pour une jeune fille de pouvoir, si elle le souhaite, continuer ses études, de continuer à se former, de trouver un emploi, de créer une entreprise, de pouvoir faire ce choix, elle et personne d'autre, je veux partout en Afrique qu'une jeune fille puisse avoir le choix de ne pas être mariée à 13 ans ou à 14 ans et commencer à faire des enfants, non pas parce qu'un président de la République l’aura voulu, parce que vous l'aurez voulu, parce que vous l'aurez voulu, mais nous devons avoir ce débat responsable, fort, celui de la liberté du choix, celui qui va avec la démocratie, celui qui va avec la route que vous avez choisie.

C’est une conviction profonde qui m'a poussé à faire de l'égalité femmes/hommes la grande cause de mon mandat, en France d'abord, où nous avons encore d'énormes progrès à accomplir pour assurer une égalité réelle dans notre société, et c'est une cause que je porte aussi dans mon action internationale, et que je partage avec vous, aujourd'hui, la démographie peut être une chance, mais donc, à condition que chaque jeune fille, chaque femme ait la possibilité de choisir son destin dans nos sociétés, quelles qu'elles soient.

Le défi démographique, c'est bien sûr aussi l'accès de tous à la santé, essentiel combat, dans ce domaine, la France est et restera le deuxième contributeur du Fonds mondial pour la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, je peux vous confirmer ces engagements. Et je tiens ici à rendre hommage à l'engagement du président CHIRAC qui a permis à la France de contribuer aux résultats spectaculaires dans la réduction de ces pandémies. Mais la santé, ce n'est pas seulement l'accès aux médicaments, c'est la mise en place d'un véritable système de santé, comme ont réussi à le faire des pays, comme le Rwanda, et là aussi, dans ce domaine, il faut changer de modèle, l'Afrique n'a pas besoin uniquement qu'on lui envoie des médecins ou des infirmiers étrangers, il le faut parfois, et nous continuerons à le faire, mais ces médecins existent, ils sont formés, et souvent bien formés en Afrique, je pense au Sénégal, je pense à la Tunisie.

Ce dont l’Afrique a besoin, ce sont de financements pour ouvrir des structures de soins où ces médecins pourront exercer avec les meilleures technologies, c'est de développer la télémédecine, les infrastructures indispensables, je demanderai pour cela aux fonds d'investissements privés français, aux assureurs français, de proposer aux pays africains de devenir les actionnaires privilégiés des champions africains de la Santé. Concrètement, je veux que des financements privés français servent demain à ouvrir des cliniques de qualité à Abidjan, Dakar, Ouagadougou. La France doit aussi avoir ce rôle.

Enfin sur la santé, nous nous trouverons aussi aux côtés de ceux qui combattent contre le trafic de faux médicaments, ce fléau parcourt toute l'Afrique, il touche non seulement les malades, mais bien souvent les plus pauvres, dans une injustice au carré, ce combat que la France a initié avec plusieurs autres à Cotonou, en 2009, je souhaite que nous puissions le poursuivre, l'accroître, pour éradiquer ce fléau. Enfin, la menace qui peut amplifier toutes les autres et les rendre hors de portée, c'est le changement climatique, le changement climatique n'est pas une lubie pour pays développés, ça n'est pas une préoccupation dont certains simplement devraient s'attacher à passer leur quotidien, non, le changement climatique, c'est vital, c'est ce qui peut transformer, bousculer des régions entières, dans le Pacifique, ou en Afrique, l'Afrique, des rives du lac Tchad au bassin du Congo, est tout entière en première ligne des effets du changement climatique, elle peut aussi, mes amis, être à l'avant-garde des solutions, elle peut aussi réussir là où l'Europe n'a pas toujours su apporter les bonnes réponses.

La secrétaire d'Etat m’accompagne ici, et elle mène aux côtés du ministre d'Etat ce combat, c'est pour cela que j'ai souhaité que l'Afrique soit à nos côtés lors du sommet du 12 décembre prochain à Paris. Nous aurons des projets concrets, et en particulier des projets africains, face auxquels nous mettrons des financements concrets, publics et privés, pour permettre d’avoir des résultats rapides.

Je souhaite que la France par ses entreprises et ses opérateurs soit le partenaire privilégié de l’Afrique, dans le domaine de l’adaptation aux changements climatiques. Je pense en particulier aux énergies renouvelables, c’est le sens que je donnerai en inaugurant demain, avec le président KABORE, la centrale solaire de Zagtouli. Avec ce projet, j'ai la fierté de penser que la France et d'autres pays européens pourront ainsi contribuer aux côtés du gouvernement burkinabè à changer un peu la vie, à changer le quotidien des coupures d'électricité, à rendre l'énergie plus accessible, mais aussi plus propre.

La lutte contre le réchauffement climatique doit être le terrain de l'innovation, de l'entreprenariat, d'un défi commun où nous devons réussir ensemble, où les formations doivent se multiplier, où les investissements nouveaux doivent se multiplier, ça n’est pas simplement quelque chose que vous allez avoir à subir, comme la planète entière, non, c'est un défi dans lequel nous devons ensemble réussir.

C'est pour cela que je veux que l'Afrique soit un lieu d'innovations radicales, de financement de ces innovations radicales dans la lutte contre le réchauffement climatique, et que l’Afrique prenne toute sa part, non seulement le 12 décembre prochain à Paris, mais dans le cadre du pacte mondial pour l'environnement, que la France a lancé et qui doit être porté dans le cadre de l’ONU. Je pense aussi à la ville durable, 500 millions d'urbains en plus sur le continent en 2025, personne n’a jamais relever un tel défi. Ce sera votre défi, le nôtre. Cela peut être une chance et cela peut être une catastrophe.

Pour ma part, j'ai la conviction que c'est en Afrique qui est en train d'être inventée la ville durable de demain. C’est pourquoi je ferai de la ville durable l'enjeu du prochain sommet entre l'Afrique et la France, que j'ai accueillerai en France, en 2020. Ce sera pour moi l'opportunité, non seulement de réunir les chefs d’Etat et les gouvernements, mais d’élargir cette rencontre à d’autres acteurs, comme les maires des grandes agglomérations françaises et africaines, les entreprises, la société civile, pour que, là aussi, il en ressorte des partenariats concrets, qui nous permettront de réussir ce défi de la ville durable, qui nous permettront d'inventer avec innovation ce défi de la ville africaine du 21ème siècle, c'est indispensable.

Mesdames, Messieurs, chers amis, face à ces menaces, vous le voyez, il y a une réponse, celle d'une action résolue, lucide partagée, sur chacun des défis que je viens d'évoquer, en vous présentant avec franchise, l'importance de ce qui est à faire de part et d’autre, moi, je ne vous donne pas de leçon, je vous dis quelle sera ma part, je vous dis aussi avec beaucoup de franchise, quelle sera la vôtre, les habitudes qu'il faudra parfois rompre, les faux discours dans lesquels nous nous étions parfois enfermés.

Mais il y a aussi quelque chose d'inédit, un chemin que jamais jusqu'alors nous n'avons emprunté ensemble, celui d'une émancipation en partage, celui d'un risque pris, d’un risque qui était jusque-là caché, que j'évoquais tout à l’heure en creux, celui de la jeunesse, c’est cette part de risque qui nous permettra de créer, d'oser inventer l'avenir, et de faire ensemble deux révolutions fondamentales pour le continent africain, celui de la mobilité, cette révolution profonde, qu’il nous faut repenser, et la révolution de l’innovation.

La révolution de la mobilité, c'est celle qui nous permettra de repenser nos liens, mais aussi la circulation des femmes et des hommes en Afrique, et entre l’Afrique et l’Europe. La mobilité, c’est d’abord celle des étudiants, et je sais ici vos attentes. La France est bien souvent la première destination, je veux qu’elle soit la première destination, non pas par habitude, mais par choix, par désir, pas nécessairement pour l'ensemble des études, mais pour nourrir les échanges entre nos pays, pour cela, je veux que la France vous accueille mieux, cela veut dire offre des places et des formations dans les filières qui correspondent à vos besoins, cela veut dire aussi, offrir les conditions d’une véritable circulation dans la durée. Et j’en prends devant l’engagement aujourd’hui.

Je souhaite que tous ceux qui sont diplômés en France puissent y revenir, quand ils le souhaitent et aussi souvent qu'ils le souhaitent, grâce à des visas de circulation de plus longue durée, parce qu'étudier en France, c'est une relation privilégiée qui doit se prolonger et qui ne doit pas se soumettre à une date couperet. C'est l'ensemble de cette mobilité que nous devons repenser. Je vois trop souvent des jeunes Africains qui viennent étudier ou en fait demander un visa d'étudiant pour rester en France, ça n'est pas une bonne voie, ça n'est pas une bonne méthode, et la France, dans la durée, ne peut pas les accueillir.

Et là-dessus, je serai intraitable, parce que c’est un contournement, je vois des étudiants qui veulent accéder à des formations en France, pour cela, je leur dis : nous allons mieux adapter les filières pour répondre à vos besoins. Et puis, je vois deux aberrations, une fois qu’ils ont été formés, qu’ils ont étudié en France, que nous avons investi, soit, il y a une date couperet, et ils doivent revenir, alors même qu'ils voulaient poursuivre leurs études en France. Nous devons en finir avec cela et faciliter les carrières, la fluidité et leur permettre de rester plus souplement, même si des améliorations ont été faites ces dernières années.

Mais ils ont parfois peur de revenir dans leur pays, parce qu’ils se disent : si je reviens, je ne pourrai plus revenir en France. Je perds, en quelque sorte, cet avantage d'être déjà là, et ils ne font pas bénéficier leur pays, ils ne font pas bénéficier l'Afrique de ce qu'ils ont appris, et là aussi, c'est une erreur pour tout le monde. Ce visa de circulation de longue durée, c'est celui qui permettra ces allers retours choisis, organisés c'est celui qui permettra cette mobilité de liberté plutôt que cette mobilité de nécessité, et ces chemins terribles que j'évoquais tout à l'heure.

C'est pourquoi mon projet aussi est de contribuer à renforcer la présence de nos établissements ici, en lien et en partenariat avec vous. Renforcer vos établissements et vos cursus universitaires, c'est multiplier les partenariats, les échanges, les formations croisées, les doubles diplômes, qui répondront à vos attentes, et qui nous permettront mutuellement de mieux apprendre l’un de l'autre. J'ai demandé à mes deux ministres, de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'innovation, de travailler au doublement des partenariats universitaires que nous avons avec l'Afrique.

Si l’Ecole Polytechnique lance des partenariats en Côte d'Ivoire, d'autres écoles, d'autres écoles françaises, d'autres universités peuvent aussi le faire, et je me félicite, ici, des efforts entrepris pour un rapprochement entre un établissement d'enseignement supérieur français et l’Ecole d’ingénieurs de 2iE de Ouagadougou. Ce rapprochement – et je vous réaffirme tout notre engagement derrière ce projet – ce rapprochement permettra de renforcer son statut de grande école d'ingénieurs de référence sur le continent africain, dans les domaines de l'eau, de l'énergie et de l'environnement.

J’appelle donc les universités et les écoles françaises de commerce, d’ingénieurs, de management à ne pas perdre davantage de temps et à venir à votre rencontre pour développer ces parcours croisés auxquels aspirent nos deux jeunesses.

Et ce changement profond qui consiste à revoir, à révolutionner toute notre façon de penser est indispensable. Moi je ne veux pas qu'un jeune Burkinabè dès qu'il se dit « je vais faire des études » n'ait qu'un but : aller faire des études en France ! Non. Je veux qu'il puisse mener toutes ses études au Burkina s’il le veut. Nous devons donc lancer tous ces partenariats ; nous devons multiplier les cours en ligne, les partenariats, les doubles diplômes qui permettront ici à Ouagadougou d'avoir un diplôme d'une université française parce qu'il y aura un partenariat ; et que si il veut et doit aller en France c'est pour faire une formation spécifique ou c'est parce qu'il l’a choisi, pas parce qu'il y est contraint.

Ce changement profond c'est celui que nous vous devons parce que nous vous devons l'accès au même contenu. Si la francophonie a un sens - et c'est le projet qu'elle doit porter - c'est celui de permettre à tous les étudiants francophones d'avoir accès aux mêmes supports pour mener leurs projets et leurs études. C'est pour cette raison que j'ai demandé à l'Agence universitaire de la francophonie d’être à mes côtés, je veux qu'elle devienne la porte d'entrée pour vous donner accès à tous à une bibliothèque numérique des savoirs et des formations. Nous construirons l'accès à cette bibliothèque à partir des campus numérique francophone. Je sais qu'il y en a, il y en a un ici même à l'université Joseph Ki-Zerbo. Et nous allons les renforcer en impliquant les opérateurs de téléphonie mobile et les fournisseurs d'accès pour vous apporter dans ces campus des meilleurs points de connexion pour un accès de haut débit.

Et l'objectif c'est de pouvoir accéder aux mêmes manuels, aux mêmes contenus à Lyon, à Bordeaux, à Bobo-Dioulasso où à Ouagadougou. La mobilité ce ne sont pas seulement les études c'est une circulation plus large, une circulation croisée, la circulation choisie des talents. C’est pourquoi je souhaite que la France puisse accueillir 1000 nouveaux talents africains chaque année dans le domaine de la création d'entreprises, dans la recherche, dans l'innovation dans la culture, dans le sport.

Je vous rassure : pas pour dire qu'ils doivent uniquement aller réussir en France ! Non, pour que la France accélère leur réussite, mais pour qu'ensuite ils puissent revenir, démultiplier leurs efforts, leur réussite ; et que ce passeport Talents et le visa qui va avec, qui permet cette liberté de mobilité permettent à toutes celles et ceux qui sont dans cette salle - qui veulent réussir, transformer - d’avoir accès à la plateforme de la francophonie, d’avoir accès à toutes les facilités de la réussite en France pour démultiplier et revenir tirer le continent africain.

En parallèle, je souhaite que plus de jeunes Français puissent aussi venir travailler en Afrique. Business France augmentera dès 2018 le nombre des jeunes volontaires français travaillant dans des entreprises en Afrique. Et je demanderai également à nos ambassades de recruter davantage de volontaires en privilégiant les candidats qui parlent ou ont commencé l’apprentissage d’une langue africaine.

Le point d’entrée de cette mobilité croisée ce sera ici à Ouagadougou ; La Maison de la Jeunesse que j'ai décidé de créer, un lieu accessible à tous au centre ville de votre capital qui vous sera spécifiquement consacré. Je remercie les autorités burkinabés pour leur appui dans la mise en œuvre de ce projet. Nous allons accélérer fortement dans les prochains mois les choses.

Cette maison de la jeunesse elle sera ouverte avant le 14 juillet prochain et vous pourrez l’inaugurer officiellement à cette date. Elle rassemblera Campus France, France Volontaires, les instituts de recherche, un incubateur pour les jeunes créateurs d'entreprise ; tout ce qui est à destination de la jeunesse et permettra non seulement de l'accueillir mais de réussir, d'étudier, de faire, d'entreprendre, de s'informer, de se projeter vers le reste du monde. Ce sera pour vous.

La deuxième révolution que nous pouvons conduire ensemble, cette révolution qui permettra le sursaut de la jeunesse, c'est celle de l'innovation et avec elle de l'entreprenariat. C'est la seule révolution qui peut apporter les 450 millions d'emplois dont l'Afrique aura besoin d'ici 2050.

Concrètement la France sera au rendez-vous en consacrant plus d'un milliard d'euros pour soutenir les PME africaines. Au travers de cette initiative, l'Agence française de développement, la Banque publique d'investissement - et je remercie les deux dirigeants qui m'accompagnent - mais aussi je le souhaite que les fonds d'investissement privés français seront les premiers partenaires des jeunes entreprises africaines.

Concrètement ce fonds que nous allons créer permettra avec l'Agence française de Développement et la Banque publique d'investissement de faire même peut-être plus qu'un milliard d'euros, je veux que nous puissions multiplié par 10 cet objectif en associant des fonds privés, d'autres partenaires européens, des fonds privés européens pour avoir une enveloppe qui permettra de financer les projets des entrepreneurs, des innovateurs africains.

D’abord dans le numérique, c'est le sens du programme Digital Africa qui permettra d'identifier les start-up africaines les plus prometteuses et accompagnera leur croissance ; mais aussi dans l'agriculture dont l'Afrique a profondément besoin. C'est plus que 60% de la population active, c'est le secteur dans lequel nous allons continuer et nous devons investir, et cette initiative financera des PME africaines qui accéléreront la transformation de l'agriculture africaine. Partout nous devons par cette initiative et l’aide que nous apportons accélérer ces transformations et ces transitions.

De manière générale, cette initiative s'adressera tout particulièrement -vous l'avez compris aussi – aux femmes entrepreneuses. La France sera également au rendez-vous en investissant dans les infrastructures africaines de demain. C'est le sens des efforts qui ont été menés pour financer de grands projets d'investissement comme le train urbain de Dakar, le métro d'Abidjan où celui de Casablanca. C'est aussi le sens du fonds doté de 300 millions d'euros pour le soutien à des projets d'infrastructures en Afrique qui conduira ses premiers investissements dans les toutes prochaines semaines.

C’est aussi ce que l'Union européenne et l'Union africaine en particulier avec des opérateurs comme la BAD doivent continuer à développer sur le terrain ; nous devons partout en Afrique développer les infrastructures de la croissance, les infrastructures numériques, les infrastructures de transports et les infrastructures de l'énergie. Ce combat initié pour partie par la France il y a quelques années doit maintenant connaître une nouvelle phase, non plus celle des grandes déclarations, celle de la mise en œuvre avec les grands bailleurs régionaux, avec les banques régionales pour que partout où c'est nécessaire sur le terrain ces infrastructures soient déployées. Je veux que l'Afrique soit une priorité de la diplomatie économique française que les entreprises françaises investissent davantage en Afrique, pas seulement les grands groupes que vous connaissez mais aussi les PME, les entrepreneurs et plusieurs d'entre eux accompagnent également ma délégation. Plus exactement la constitue.

Pour plusieurs raisons ; parce que je veux là aussi qu'ils changent leur propre regard sur l'Afrique mais qu’ils changent le vôtre. Je veux que le monde économique français et européen qui se déploie, qui investit en Afrique puisse le faire aussi différemment comme le font déjà certains fonds d'investissement ou certains acteurs qui ont initié ce changement de méthode il y a quelques années ; parce que le soutien de l'Etat français, indispensable et qui continuera à leurs côtés, ne sera pas accordé sans contrepartie En effet, je souhaite que les entreprises françaises soient porteuses d'un partenariat exemplaire, un partenariat exemplaire qui refuse la corruption, qui se plie aux appels d'offres, qui se plie aux règles édictées par les institutions africaines qui comme l'OADA font progresser la bonne gouvernance. Les entreprises françaises qui viendront investir en Afrique et se développer et qui auront le soutien de l’Etat français seront exemplaires car je leur demanderai aussi d'investir dans la formation professionnelle, ce sera une condition que je fixerai à nos entreprises.

Pour bénéficier du soutien de l'Etat français, elles devront s'engager dans la durée, financer des bourses, s'engager à développer des offres répondant aux besoins de formation et enfin privilégier l'emploi local. Ne vous trompez pas, et je dis à la jeunesse africaine, ne commettez pas les erreurs que nous avons ensemble commis par le passé, il n'y a pas d'Eldorado de l'investissement et de la croissance unilatérale, il n'y a pas de bon investissement d'un Etat ou d'entreprise quand ce ne sont que les intérêts de cet Etat qui sont le but.

La France, elle n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement où il n'y a aucune retombée sur la population locale ; elle n'investira plus pour que des grands groupes participent parfois à des opérations de corruption organisée ; elle n'investira plus pour que la jeunesse n’ait aucune retombée de ce qui se passe et qui s'investit ; elle n’investira plus et leurs entreprises avec pour qu'il n'y ait pas un développement de l'emploi local et des engagements pris ; mais elle sera vigilante avec vous monsieur le président, avec tous les dirigeants et la jeunesse africaine pour faire en sorte que d'autres ne répliquent pas aujourd'hui, parfois avec une forme de fascination étonnante les erreurs que nous avons commis ensemble hier et qui arrivent à de nouveaux investisseurs, avec des entreprises qui proposent des milliards mais pas un emploi pour les Africains, qui proposent des milliards avec la répétition des mêmes erreurs du passé et qui peuvent sembler être des solutions de facilité pour aujourd'hui mais en répliquant les troubles, les erreurs parfois les crimes d'hier. Cette exigence que j'aurai pour la France je veux que nous l'ayons ensemble pour les investisseurs du monde entier, pour tout le continent africain.

Et la condition de cette innovation c'est la recherche ; je souhaite que les conditions soient créées pour permettre aux chercheurs africains et européens de travailler ensemble des programmes communs. Ce qui a été fait avec succès dans le cadre de l'Union européenne avec le Conseil européen de la recherche doit pouvoir être étendu aux universités africaines.

Nous devons donner les moyens financiers de structurer des réseaux de chercheurs européens et africains. C’est un des sujets que je porterai dans le cadre du sommet d’Abidjan où je serai avec le président KABORE dès demain.

Mesdames et Messieurs, je terminerai par ce qui doit nous permettre ensemble d’écrire cette nouvelle relation d'amitié dans la durée au-delà des menaces, des craintes et de nos intérêts partagés. Aujourd'hui, nous sommes orphelins, nous sommes orphelins en quelque sorte d'un imaginaire commun, nous souffrons d'un imaginaire qui nous enferme dans nos conflits, parfois dans nos traumatismes, d’un imaginaire qui n'est plus le vôtre, n'est plus le nôtre, et je veux reconstruire cet imaginaire commun et d'avenir autour de trois remèdes. Le premier remède c’est la culture, dans ce domaine, je ne peux pas accepter qu'une large part du patrimoine culturel de plusieurs pays africains soit en France. Il y a des explications historiques à cela mais il n'y a pas de justification valable, durable et inconditionnelle, le patrimoine africain ne peut pas être uniquement dans des collections privées et des musées européens. Le patrimoine africain doit être mis en valeur à Paris mais aussi à Dakar, à Lagos, à Cotonou, ce sera une de mes priorités. Je veux que d'ici cinq ans les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique.

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lundi 27 novembre 2017

Claudy Ciar: "Les Congolais n'ont pas échoué mais nous résistons" !

Claudy Siar "Les oreilles n'ont jamais dépassé la tête". Proverbe congolais !

Claudy Ciar être animateur musical de l'émission “Couleurs Tropicales" à RFI ne fait pas de l'agité-Show Biz, un connaisseur des réalités congolaises. Etre fils d'esclave de la Guadeloupe, débauché par Nicolas Sarkozy et avoir été nommé par son gouvernement comme délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer, ne fait pas de l'individu Claudy Siar, un spécialiste de l'Afrique qui regroupe 54 pays. Il faut de l'humilité dans la vie. De même que les ultramarins ne peuvent se résumer au zouk et le boudin, l'ignorance de Claudy Siar sur les problèmes de Grands Lacs est patente ! C'est l'attitude d'un ignare qui veut se donner des ailes. L'humilité n'est pas une faiblesse. Claudy Siar a pris la grosse tête qu'il se croit tout permis y compris d'humilier, d'insulter et mépriser le peuple congolais, en toute impunité, avec un langage condescendant. Claudy Siar, lors d'un Facebook live du Monde-Afrique, a qualifié Paul Kagamé, Hitler Africain, d'homme providentiel pour le Rwanda sur sa proposition d'accueillir 30 000 migrants de la Libye. Pris à parti par des Congolais, sur des réseaux sociaux, qui lui reprochent sa vision déformée sur les problèmes de Grands Lacs, Claudy Siar dans une arrogance d'un Tintin au Congo, se fend d'une mise au point sur sa page Facebook qui laisse à désirer: Depuis deux jours, quelques personnes s'emploient à m'attaquer sur les réseaux sociaux tentant de me faire porter la responsabilité du drame congolais par une admiration supposée et un soutien à Paul Kagame (...). Beaucoup cherchent les réponses de leur malheur dans la réussite des autres et ne regardent pas les raisons de leurs échecs. Le Rwanda se relève, la RDC s'enfonce, OUI ET MILLE FOIS OUI Kagame y est pour beaucoup. Cependant, Le problème du Congo est à l'intérieur du Congo ! Sur Twitter une personne écrit que si le petit Rwanda a mis à terre le géant congolais ce n'est pas de la faute des propos de Claudy. Un autre précise que la Belgique a pillé le Congo durant des siècles, commis des crimes atroces et pourtant les congolais aiment et vivent en Belgique...

La République démocratique du Congo est sous occupation avec un régime d'imposture. La RDC est victime d'un complot international pour mieux piller ses ressources. Le Rapport Mapping de l'ONU de 2010 prouve à dessein que les ressources de la RDC sont pillées par les pays voisins: le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi. Ces trois pays ne sont que des intermédiaires. Les Congolais ne sont pas des losers comme le proclame l'ignare Claudy Siar mais des résistants indignés. Comment comprendre que la République démocratique du Congo qui possède 75 % du gisement du Coltan au monde, que le Rwanda pays voisin qui n'a pas ce minerais dans son sous-sol soit le premier producteur et exportateur du Coltan ? Paul Kagamé a poussé le cynisme trop loin en installant une Bourse du Coltan à Kigali.

Il y a trois ans, sur tweeter, je me suis accroché à Claudy Siar sur le fait que par son ignorance inouïe, il voulait résumer la culture congolaise à la musique congolaise de Papa Wemba, Koffi Olomide...a cause de la "Fatwa" Anti-Concerts que la diaspora congolaise a décidé contre des trémousseurs de Kingakati dans les prestigieuses salles parisiennes. La culture congolaise est vaste avec plus de 450 tribus: chansons, masques, danses, tableaux, architectures, constructions...dans sa petitesse d'esprit, il m'avait étonné par sa réponse alambiquée: Moi Claudy Siar je suis connu de Nicolas Sarkozy...Et toi ? Alors même que nous étions sous présidence François Hollande !

Il avait simplement oublié d'ajouter que sa prise était belle pour l’Elysée qui cherchait à ramener autour de Sarkozy l’électorat ultramarin, voire celui de la diversité. On pensait Claudy Siar de gauche et le voilà qui avait complété la liste des transfuges Besson, Kouchner, Hirsch ou Bockel en acceptant d’être nommé par Nicolas Sarkozy, à 13 mois de la présidentielle. Claudy Siar est une girouette qui tourne avec le vent. Il était jospiniste quand Jospin était au pouvoir, chiraquien et proche de Donnedieu de Vabres ensuite sous Chirac. Qui a oublié que Claudy Siar s’en était pris à son donateur Laurent Gbagbo, encore président officiellement de la Côte d’Ivoire? Il était producteur et animateur d’Africa Star !

Sept ans déjà qu'aucun artiste congolais, qui a chanté et dansé pour Alias Joseph Kabila Kanambé Kazembere Mtwalé n'a joué encore dans les grandes salles parisiennes. Et toi Claudy Siar, tu as toujours le mépris pour le peuple congolais ?

Passer sur Facebook Live du Monde-Afrique et encenser Paul Kagamé, Hitler Africain comme un président providentiel est une faute grave. Ignorer que les Hutus qui sont majoritaires, depuis le génocide de 1994, dans la nature à l'Est de la République démocratique du Congo. Ignorer que l'opposition n'existe pas sous Paul Kagamé: l’opposante rwandaise Diane Rwigara, 35 ans, qui avait tenté de se présenter à la présidentielle d’août dernier face à l’homme fort du pays, Paul Kagamé, a été inculpée avec sa mère et sa sœur d’ "incitation à l’insurrection", mardi 3 octobre 2017 ! Paul Kagame, a été plébiscité avec un score Brejnevien de 98% des votants et réélu pour un troisième mandat de sept ans à la tête d'un pays qu'il dirige d'une main de fer depuis 23 ans. Au Rwanda, la chef du parti FDU, Victoire Ingabire, une Hutue, est en détention depuis 2013 pour conspiration pour former un groupe armé. En février 2015, le journaliste Rwandais Cassien Ntamuhanga a été condamné à 25 ans de prison. Le régime de Paul Kagamé l’a reconnu coupable de "formation d’un groupe criminel", "conspiration contre le gouvernement ou le président de la République", "entente en vue de commettre un assassinat" et "complicité de terrorisme". Le Rwanda figure à la 159e place sur 180 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse 2017 réalisé chaque année par RSF.

Thuriféraire d'un régime autocratique au Rwanda, Paul Kagamé est un dictateur-sanguinaire-despote n'en déplaise à Claudy Siar, son encenseur ! L'animateur de "Couleurs Tropicales" sait-il pourquoi cette générosité du dictateur Paul Kagamé d'accueillir 30 000 migrants africains en provenance de la Libye ? Quels sont les enjeux de cette fausse générosité alors que les Hutus ses compatriotes sont dans la forêt à l'Est de la République démocratique du Congo ? Le Rwanda a-t-il de l'espace pour accueillir tous les migrants africains: 30 000 de Libye et 40 000 d'Israël ?

Le Rwanda, avec sa petite superficie de 26 338 km2 et ses 477 habitants au km2, a-t-il l'espace d'accueillir 30 000 migrants de Libye et 40 000 migrants d'Israël ?

En 2009, Nicolas Sarkozy, le président français a jeté un pavé dans la mare en proposant une restructuration de la région des Grands Lacs en faveur du Rwanda et au détriment de la République démocratique du Congo.

Lors de son message de vœux au corps diplomatique, le président français a fait un tour d’horizon général des grandes questions internationales. Abordant le chapitre de l’Afrique, et plus particulièrement de la région des Grands Lacs, Nicolas Sarkozy a tenu exactement ces propos : “Quant à la région des Grands Lacs, la violence s’est une nouvelle fois déchaînée. L’option militaire n’apportera aucune solution aux problèmes de fond qui se posent de façon récurrente depuis dix ans. Cela met en cause la place, la question de l’avenir du Rwanda, avec lequel la France a repris son dialogue, pays à la démographie dynamique et à la superficie petite. Cela pose la question de la République démocratique du Congo, pays à la superficie immense et à l’organisation étrange des richesses frontalières. Il faudra bien qu’à un moment ou un autre il y ait un dialogue qui ne soit pas simplement un dialogue conjoncturel mais un dialogue structurel : comment, dans cette région du monde, on partage l’espace, on partage les richesses et on accepte de comprendre que la géographie a ses lois, que les pays changent rarement d’adresse et qu’il faut apprendre à vivre les uns à côté des autres ?”.

Le journal Le Monde, dans son édition du 18 janvier 2009, reprend ce discours en allant en profondeur pour confirmer l’existence du plan Sarkozy comme initiative de paix qu’il compte discuter avec les autorités de Kinshasa lorsqu’il s’y rendra, au mois de mars. Il propose “l’exploitation en commun par la RDC et le Rwanda des richesses du Nord-Kivu”. Sarkozy va plus loin en proposant le “partage” de l’espace et des “richesses naturelles”. Quel espace doit-on partager ? Le Kivu ? Pourquoi ? Pourquoi seulement les richesses du Kivu ? Qu’est-ce que le Rwanda donne en échange pour partager avec la RDC ?

Si les choses traînent, c’est parce que le Rwanda brandit toujours la question sécuritaire. Or Nicolas Sarkozy ne devrait pas oublier que la République démocratique du Congo compte près de 450 ethnies qui ne se sont jamais fait la guerre . Mais depuis des décennies, le Rwanda, qui ne compte que DEUX ethnies, est toujours en guerre et a connu le génocide de 1994 – où la France est intervenue avec l’opération Turquoise –, qui a exporté la rivalité interethnique au Congo.

Ce plan Sarkozy viserait-il à dédouaner la France de son dialogue avec le Rwanda ? C’est une affaire franco-rwandaise qui ne concerne nullement la RDC. Pire, le président français qualifie d‘ "organisation étrange" les institutions et les dirigeants de la RDC. Ces propos sont pour le moins étonnants quand on sait que des "conseillers occidentaux" sont à la base de cette organisation étrange. A quoi servent alors tous ces appuis et encouragements des ambassadeurs français accrédités en RDC ? De la poudre aux yeux ? Encore un "faux pas de Sarkozy" après celui de Dakar [le discours de Dakar, en juillet 2007, avait suscité un tollé en Afrique – il parlait notamment de “l’homme africain [qui n’était pas] entré dans l’Histoire"] ? Que ce plan soit publié quatre jours avant l’entrée en fonction de Barack Obama, cela suscite des interrogations et n’est pas gratuit. La RDC considère la France comme un "Etat partenaire naturel". Depuis de Gaulle jusqu’à Chirac, en passant par Giscard d’Estaing et Mitterrand, la France a toujours été aux côtés des opprimés, et particulièrement avec la République démocratique du Congo, premier pays francophone au monde, en se distinguant par une coopération dynamique et multi-sectorielle. Si la France de Sarkozy veut "changer" le monde, il ne lui appartient pas de transformer le Kivu en Proche-Orient.

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samedi 25 novembre 2017

Migrants: L'autocrate Paul Kagamé prêt à accueillir toute la misère africaine !

Paul Kagamé recevra 5000 dollars par tête d'immigré expulsé par Israël

L'Afrique a la forme d'un revolver dont la gâchette est la République démocratique du Congo, disait Frantz Fanon. L'Afrique est un continent de 54 pays. Avec sa petite superficie de: ‎26 338 km² et ses 477 habitants au km2, la densité de population du Rwanda est l'une des plus fortes du continent. Depuis que le génocide rwandais de 1994 est usé et abusé comme un fonds de commerce par le régime autocratique de Paul Kagamé, ce dernier n'a jamais tendu la main à ses compatriotes Hutus qui sont dans la nature à l'Est de la République démocratique du Congo. Au Rwanda de Paul Kagamé, Hitler Africain, tous les Hutus sont des génocidaires. Pas de pitié donc pour les Hutus qui sont autant Rwandais que Paul Kagamé, mais le président Rwandais se montre généreux avec des migrants africains ! Y-a-t-il anguille sous roche ? La solidarité ne commence t-elle pas avec ses compatriotes? Les Hutus et Twas (pygmées) ont disparu du radar national rwandais, mais Paul Kagamé, l'autocrate-dictateur ouvre grandement les bras pour accueillir les immigrants africains d'Israël et de Libye !

Israël a voté dimanche 19 novembre dernier la prochaine fermeture de son centre de détention pour migrants. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a annoncé un accord pour expulser 40 000 migrants africains, dont 28 000 Erythréens et 8 000 Soudanais, entrés illégalement dans le pays. Les 40 000 africains seront expulsés au Rwanda et Ouganda. Notons que ces deux pays sont frontaliers de la République démocratique du Congo. Le Rwanda vient de renchérir, il est prêt à accueillir jusqu’à 30 000 migrants africains vivant dans des conditions inhumaines en Libye, où une récente vente d’esclaves noirs a suscité l’indignation dans le monde. Qu'est-ce qui se cache derrière cette profusion pour le Rwanda, petit pays avec un dictateur à sa tête, d'accueillir toute la misère africaine ? Que vont devenir 70 000 immigrants africains au Rwanda ? Ils seront formés dans les unités spéciales et deviendront des mercenaires dans la déstabilisation des pays voisins. Combien disparaîtront-ils dans la nature avec l'aval du gouvernement Rwandais ?

Yoweri Museveni et Paul Kagamé à la ferme en Ouganda

Le Rwanda et l'Ouganda, les deux pays anglophones sont montrés en exemple par les Etats-Unis, alors même que Paul Kagamé et Yoweri Museveni sont des despotes autocrates patentés qui emprisonnent des opposants et bâillonnent des journalistes et médias. Malgré les dérives totalitaires de Paul Kagamé, Africom s'est installé au Rwanda.

Le Rwanda et l'Ouganda sont deux Etats pillards et receleurs des ressources de la République démocratique du Congo. Le Rwanda pille le coltan du Congo, il a érigé une bourse du coltan alors même ce minerais ne se trouve pas dans son sous sol. Le Rwanda est régulièrement accusé de servir de plaque tournante au trafic de "minerai de sang", "minerais de conflit" qui embrase et finance les groupes armés de l’est de la République démocratique du Congo.

L’Ouganda a inauguré sa première raffinerie d’or par Yoweri Musoveni. Située près de l’aéroport d’Entebbe, l’implantation de la raffinerie a coûté 15 millions de dollars d’investissement. L'usine de raffinage " Victoria Gold Star " située sur la 5è avenue dans le quartier industriel de Kampala, peut raffiner 60 kilogrammes d'or quotidiennement, alors que le pays n' a seulement deux mines d'or à Busia et à Mubende. Il ne faut pas être sorcier pour savoir que l'or proviendrait de la République démocratique du Congo.

Toutes ces années, les démocrates états-uniens et les administrations républicaines ont fourni des armes et de l'argent aux deux états alliés: le Rwanda et l'Ouganda, et les ont protégés de toutes sanctions devant les les tribunaux internationaux. Après 23 ans de guerre et la mort de plus de douze millions de Congolais morts, les États-Unis n'ont jamais changé de tactique dans leurs efforts pour une main mise de l'Afrique centrale

Roka Rwanda Columbo Tantale Coltan, Roka Rwanda Wolfram Corp., Roka Global Resources… Entre 2006 et 2008, l’entreprise rwandaise Roka Mining a ouvert plus d’une quinzaine de filiales au Panama par l’intermédiaire du cabinet Mossack Fonseca, ce qu’ont dévoilé les Panama Papers. Celles-ci ont toutes été fermées avant 2012, mais à quoi ont-elles pu servir ?

La compagnie américaine AB Minerals, avait annoncé que la première usine de traitement de coltan en Afrique ouvrirait au Rwanda en 2017. Une nouvelle étonnante quand on sait que le Rwanda n’est pas producteur de ce minerai, mais qu’il en est néanmoins le premier exportateur mondial, grâce aux réserves de la République démocratique du Congo. Qu’en est-il de la question du Kivu dans cette affaire ?

Cette annonce avait remis sur le devant de la scène la guerre d’intérêts qui se joue actuellement au Kivu (Nord de la RDC). Il s’agit de la première usine de transformation de coltan en Afrique. Le Rwanda est le premier exportateur mondial de coltan, alors qu’il n’en produit pas.

En effet, ce minerai est exporté depuis la République démocratique du Congo. En 2013, d’après les chiffres de la Banque nationale du Rwanda (BNR), les recettes du coltan s’élevaient à 134,5 milliards de dollars, avec 2, 466,025 kg de tantale exporté soit 28% de la production mondiale. Il est l’un des principaux enjeux du conflit le plus meurtrier du XXème siècle.

La colombite-tantalite (coltan), précieux matériau qui sert à la fabrication de smartphones, micro-ondes et autres objets de technologie pointue, fait des millions de morts dans la région du Kivu, en République démocratique du Congo.

Tout comme l’Ouganda, le Rwanda participe à cette situation, avec une intensification de sa présence via l’exportation du génocide en 1994, puis, par la fabrication de factions rebelles rwando-congolaises qui veillent aux intérêts financiers des différents exploitants. Car, en deçà des gouvernements locaux, les rebelles armés et les entreprises étrangères tirent également profit de la situation.

Les Etats-Unis, partie prenante de ce conflit, consolident ainsi leur présence dans la zone via la compagnie AB Minerals.

L’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) devait fournir une réglementation dite sur « les minerais de sang » avant la fin de l’année 2013. Pourtant, aucun rapport n’a emporté l’adhésion des membres à l’unanimité, renforçant ainsi le vide juridique. Cette lacune a permis aux chefs de guerre de s’enrichir dans une impunité quasi-totale. La question de la complicité des puissances mondiales dans l’achat de minerais ensanglantés avait déjà été mise sur la table.

Le Rwanda ne produit pas le coltan. Et si aujourd’hui le Rwanda peut dire qu’il est premier exportateur de coltan, c’est parce qu’il a pendant longtemps profité d’une situation qu’il a lui-même créée. Nul n’est besoin d’expliquer aujourd’hui que le Rwanda est à la base du pillage des ressources naturelles de la République démocratique du Congo à travers différents mouvements rebelles créés de toutes pièces. Dans ces conditions, c’est tout à fait normal que même un pays qui ne produit pas puisse facilement devenir un grand exportateur.

En plus, le Rwanda bénéficie des frontières qui sont quelque peu poreuses. Ceci permet à tout vendeur ambulant d’embarquer ses minerais, afin de les vendre à meilleur prix au Rwanda. Fait qui fait échapper beaucoup d’argent tant à la province qu’au pays tout entier.

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vendredi 24 novembre 2017

Barthélemy Bisengimana Rwema "Barthos", le Gourou-infiltré Rwandais Tout-Puissant !

"Barthos Barthélemy Bisengimana Rwena, le tout-puissant directeur de cabinet de Mobutu de 1969 à 1977

Un pays ne change pas d'adresse tous les quatre matins. La République démocratique du Congo 9 pays voisins qui sont éternels. Les Mobutistes doivent la vérité au peuple congolais. Mobutu après son coup d'Etat du 24 novembre 1965, a eu besoin d'un homme "Barthos" Barthélemy Bisengimana Rwema pour asseoir son régime prédateur.

Il faut comprendre et interroger l'histoire pour mieux s'ancrer au futur. Haro aux mensonges cousues de toutes pièces pour faire porter à M'zée Laurent-Désiré Kabila, l'entrée massive des tutsi-Rwandais avec l'Afdl en République démocratique du Congo, ex-Zaïre !

"Barthos" Barthélemy Bisengimana Rwena fut le tout-puissant directeur de cabinet de Mobutu Sese Seko durant la deuxième république. On l'avait surnommé Monsieur 10% ou 30%, le pourcentage qu'il percevait comme commission pour faire aboutir une démarche. C'est "Barthos" Barthélemy Bisengimana Rwena qui a pistonné des hirondelles rwandaises au près des membres du gouvernement et de l'administration sous Mobutu. Chaque ministre devait avoir un deuxième bureau: une hirondelle rwandaise. C'est "Barthos" Barthélemy Bisengimana qui introduisit le poison Karuho obtenu à partir de la peau du caméléon ou de crapaud très connu au Rwanda et à l'Est de la république démocratique du Congo.

Barthélemy Bisengimana Rwema était né à Cyangungu, ville située au sud-ouest du Rwanda, à la pointe sud du lac Kivu, à la frontière avec la ville de Bukavu en République démocratique du Congo. Il avait étudié à l'école secondaire du cercle scolaire de Butare, il fut Lauréat scientifique en 1956. Brillant étudiant, il termina ses études d'Ingénieur civil électricien du département d'électricité de la faculté polytechnique de l'université de Lovanium à Léopoldville, actuel Kinshasa. Il a été le premier africain a être promu ingénieur civil électricien en 1961.

A l'époque être directeur du cabinet du Président de la République n'était rien d'autre qu'être son conseil juridique et coordonner la politique et l'administration. Bisengimena concevait des études, faisait la coordination technique et était en liaison avec toutes les institutions de la République. Assister le Président de la République dans l'exercice de ses fonctions, aurait permis au tutsi Rwandais de s'occuper de nominations des Président Directeurs Généraux, des Administrateurs délégués, Administrateurs Directeurs de tous les mandataires des entreprises étatiques. Tout le monde était sous ses pieds.

C'est l'ordonnance № 69-096 du 8 mai 1969, que le Président Mobutu a nommé comme Directeur de cabinet à la Présidence de la République: Barthélemy Bisengimana Rwema. Il dirigea le cabinet de Mobutu Sese Seko de mai 1969 jusqu'en février 1977. C'est Maître José Patrik Nimy Mayidika Ngimbi qui va remplacer Bisengimana Rwema comme Directeur de cabinet du Président Mobutu avec la signature de l'ordonnance nº 77-043 ya 23 février 1977.

Adrienne Ekila Liyonda nommée ministre des Affaires étrangères, Maître José Patrik Nimy Mayidika Ngimbi, Directeur de cabinet et Mobutu SeseSeko

Mafieux "Barthos" a usé et abusé de l'octroi des bourses uniquement aux Rwandais y compris pour la représentation dans les institutions internationales.

Le Tout-Puissant Directeur de cabinet de Mobutu pistonna plusieurs Rwandais dans les compagnies américaines General Motor (GM), Goodyears Tire ana Rubber, Barkley Bank, City Bank, Coca Cola Enterprises, International Business Machines Corporation (IBM).

C'est "Barthos" Barthélemy Bisengimana Rwema qui a pistonné Cyprien Rwakabuba Shinga comme membre du Comité Central, commissaire du peuple, membre du bureau politique, commissaire politique et administrateur dans plusieurs sociétés étatiques.

Qui ignore que "Barthos" était propriétaire des sociétés: Groupe Rwacico, Brasimba et Nyamilina. C'est lors de la zaïrianisation qu'il avait mis la main sur Brasimba. "Barthos" Barthélemy Bisengimana Rwema a vite compris qu'il fallait qu'il se crée un empire économique. C'est alors qu'il s'est mis à pistonner ses gars à lui qui lui devait tout.

Ngirabatware a été nommé Président-Délégué-Général de l'Office National des Postes et Télécommunication du Zaïre (O.N.P.T.Z).

Gahunga fut Administrateur-Directeur-Général de la Société d’Exploitation Pétrolière (Zaïre SEP).

Rwigamba a été Directeur- Général de la Banque de la Communauté Economique des pays des Grands Lac (C.E.P.G.L), puis il fut aussi Directeur de la Société Financière de Développement (SOFIDE). Miko Rwayitari a été Président-Directeur-Général de la téléphonie cellulaire (TELECELL).

Oscar Habarugira a été coordonnateur du Centre National des Recherches et Investigations (C.N.R.I), service de Renseignements.

Victore Ngezayo a été P.D.G. de RMA, propriétaire de l'hôtel les masques, actionnaire principal de Park hôtel et mandataire de Sakima. Tabura Sebirezi fut un homme d’affaires du secteur de transport maritime du fret et conteneurs.

Nyumbahire a été Secrétaire Général de l'Agence Africaine de Distribution de Matériel (AFRIMA, Importation Matériel Roulant, Toyota, Kawasaki, Harvester), il a été aussi Administrateur-Directeur-Général adjoint de l'Union Zaïroise des Banques (UZB) et Directeur des crédits de la Banque Centrale du Rwanda.

Oswald Ndeshyo fut commissaire d’Etat, administrateur des sociétés d’Etat, consultant de l'O.U.A et Doyen de la faculté de droit de l'UNIKIN.

Kasuku, homme de main de Rwakabuba a été P.D.G d'ACOGENOKI.

Antoine Rwakabuba a été responsable des imprimeries et librairies Volcans. Cette petite liste n'est pas exhaustive encore moins discriminatoire.

"La loi Bisengimena"

La première constitution congolaise de 1964 (dite de Luluabourg) accorde la nationalité congolaise à toute personne dont un ascendant est ou a été membre d'une tribu installée sur le territoire congolais en 1885.

Nulle part, il est question des Banyarwanda ou Banyamulenge soit antérieure à 1885, ils ne sont pas répertoriés par la colonisation belge comme une ethnie jusqu'à l'indépendance en 1960.

"Barthos" Barthélémy Bisengimana Rwema, Directeur de cabinet du président Mobutu de 1969 à 1977, va conférer de manière automatique et collective la nationalité zaïroise aux populations rwandophones installées dans le Kivu par une loi de 1972.

Cette loi compliquera les choses, mettant les populations installées sur le territoire de la RDC avant 1885 (donc congolaises de droit) et celles provenant des flux migratoires plus récents dans la même situation créant la plus grande des confusions.

Cette décision, que certains experts considèrent comme prise dans une optique électorale, va brouiller durablement la carte. La situation s'avère d'autant plus difficile vu qu'aucun enregistrement précis des flux migratoires ne pouvait, et ne peut à ce jour, prouver sans équivoque la période réelle de l'entrée en territoire congolais de ces populations.

Cette acquisition « en masse » de la nationalité congolaise, couplée avec les effets pervers de la loi foncière promulguée dans le cadre de la « zaïrianisation ».

Des hommes d'affaires, des politiques et des notables tutsis ont récupéré des terres, notamment d'anciennes plantations coloniales, redistribuées par l'Etat.

Ces acquisitions de terre ont conférer un caractère légal aux implantations foncières des paysanneries tutsies dans le Kivu, et cela en totale opposition aux usages coutumiers locaux qui gèrent la terre en régime de propriété clanique ou villageoise.

Cette situation a provoqué l'indignation des populations autochtones qui se sont estimées expropriées pour la seconde fois (la première fois par les colons belges) d'une partie de leur territoire par des tutsis qui demeurent venus d'ailleurs dans l'inconscient collectif.

Cette loi de 1972, a eu un impact politique déstabilisant, surtout dans la province du Nord Kivu, permettant en certains endroits l'acquisition d'une majorité démographique donc politique à des groupements rwandophones, modifiant ainsi les équilibres électoraux locaux.

Jouissant d'un nouveau statut politique, économique et foncier, ces populations, ont peu à peu réclamer plus d'autonomie au détriment des autorités coutumières autochtones.

Un climat de tension a perduré jusqu'à ce que en 1981, par un concours de circonstances facilité par la perte d'influence des politiciens tutsis sur le régime du président Mobutu-"Barthos" Bisengimana Rwema ayant dirigé le cabinet jusqu'en 1977-, une autre loi revienne aux dispositions de 1964 et pose durablement la problématique de la « Congolité ».

Cette loi tente de corriger les effets pervers de la loi « Bisengimana » par une application plus orthodoxe du principe d'une nationalité accordable à titre individuel par naturalisation.

Mais en versant dans l'extrême inverse, elle plonge dans « l'illégalité » et la « clandestinité » une population qui était devenue par endroit démographiquement majoritaire, notamment des localités du Nord Kivu.

Ces tergiversations politiques et administratives vont offrir un cadre institutionnel à une compétition politico-foncière déjà bien engagée et exacerber les tensions entre rwandophones et autochtones, avec pour conséquence la pérennisation des difficultés d'administration de la région du Kivu et l'apparition plus ou moins ouverte d'une xénophobie locale.

Celle-ci sera marquée par la consécration du vocable de "zaïrois à la nationalité douteuse" pour qualifier tout congolais rwandophone.

Cette incapacité à administrer le Kivu empêchera la tenue des recensements de 1986 dans cette province alors qu'ils eurent lieu partout ailleurs au Zaïre cette même année. La crise identitaire entre rwandophones et autochtones est à l'époque d'autant plus visible que les bureaux d'état civil ne cesseront d'être incendiés dans le but de détruire les documents administratifs nécessaires à tout octroi de la nationalité.

Entre 1991 et 1993, ces tensions vont resurgir de manière violente, notamment sur le fond du problème de représentation du Kivu à la Conférence Nationale Souveraine, organisée à Kinshasa pour instaurer un régime démocratique au Zaïre. Elles vont conduire à la constitution de milices de jeunes initiant attaques et meurtres dans le Kivu.

Cette situation nécessitera l'intervention de la Division Spéciale Présidentielle, corps militaire d'élites du régime du maréchal Mobutu, pour qu'un semblant d'ordre soit rétabli. Cette « pacification musclée des militaires de la Division Spéciale Présidentielle n'a fait que retarder la déflagration générale que l'onde de choc du génocide rwandais a précipitée.

Celui-ci, avec l'afflux des fugitifs encadrés par les Forces Armées Rwandaises en fuite et les cortèges des réfugiés fuyant l'avancée de l'Armée Patriotique Rwandaise (APR), a balayé comme un ouragan les tentatives de réconciliation et de résolution des conflits internes au Kivu ».

En effet, les conséquences du génocide Rwandais vont avoir un impact non négligeable, pour ne pas dire déterminant, sur la suite des événements et la régionalisation du conflit. Elles entraîneront la région dans les affres du cercle vicieux d'où elle peine toujours à sortir.

La zaïrianisation initiée par Mobutu en 1974, dans la foulée de sa politique de « recours à l'authenticité » eu pour effets de déposséder les expatriés de leurs entreprises, fermes et domaines agricoles pour les confier à des zaïrois et de créer une bourgeoisie d'affaire typiquement zaïroise.

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mercredi 22 novembre 2017

Alphonse Kangafu Vingi Gudubangana, du "Mobutisme à la Résistance" !

Alphonse Kangafu Vingi Gudubangana et Freddy Mulongo

Zurich est le bastion de la résistance congolaise. Après le méga meeting Anti-Alias Kabila et contre Glencore à Helvetiaplaz, nous nous attablés au comptoir du bar restaurant du coin avec celui que les congolais appellent affectueusement "Papa Kangafu" qui ne rate aucune manifestation sur le Congo à Zurich. Le grand Kangafu Vingi Gudubangana. Philosophe, laborieux comme un jésuite, intellectuel brillant, Alphonse Kangafu Vingi Gudubangana fut l'idéologue voire propagandiste du Mobutisme. Il a été le second directeur de l'Institut Makanda Kabobi de 1980 à 1990, après Honoré Mpinga Kasenda de 1974 à 1979. Et le Professeur Samba Kaputo fut le directeur de cabinet d’Alphonse Kangafu Vingi Kudumbagana.

Le régime d'imposture et d'occupation de Kinshasa s'est entouré des Mobutistes. Plus des mafieux dinosaures, criminels économiques que des idéologues. "Il faut travailler pour des valeurs et convictions pas pour un individu", me clame-t-il de prime à bord. Pourquoi donc ? "Dans le MPR-Parti-Etat, nous étions plusieurs à nous investir pour le Mobutisme et le 24 novembre 1990, Mobutu Sese Seko à la N'sele fait son discours précisant qu'il quitte le MPR, nous prenant au dépourvu. Or dans la Constitution, non n'était président du MPR et du Zaïre. Et lui quittait le MPR pour s'accrocher à la présidence (...) J'ai convoqué une réunion urgente avec Mpinga Kasenda et Kithima Bin Ramazani pour dénoncer Mobutu ! Les deux autres m'ont convaincu que nous n'avions pas d'armée " !

Comment est-il sorti du pays car àl'entrée de l'Afdl et ses Kadogos en 1998, la chasse aux Mobutistes était déclenchée ?"Connu je ne pouvais passer inaperçu. Un de mes secrétaires du Bas-Congo m'a accompagné dans sa province. Il fallait beaucoup marcher à pied dans des buissons, se cachant jour et nuit. Arrivée à Luozi, j'ai pu traverser le fleuve Congo pour le Congo-Brazzaville. Et à Pointe-Noire, j'ai pris un vol pour Dakar. Avec un grand regret, mon secrétaire qui m'avait beaucoup aidé et accompagné n'a pu embarquer pour le Sénégal avec moi, n'ayant pas de visa . Et depuis le Sénégal, j'ai fais des démarches pour rejoindre la Suisse avec une jambe esquintée. Grâce à la médecine, ma jambe gauche a été sauvée".

Le dictateur Mobutu Sese Seko

Le Mobutisme fut une doctrine officielle d'état et de parti au Zaïre. Le mobutisme propageait et glorifiait les opinions et les points de vue du président zaïrois, autoproclamé "Père de la nation", Mobutu Sese Seko. L'idéologie inclut les principales initiatives de Mobutu comme la Zaïrianisation.

Le Mouvement populaire de la Révolution (MPR) était le seul parti politique légal au Zaïre, état à parti unique. Mobutu a conduit le MPR et le Zaïre comme un dictateur en disant: «Dans notre tradition africaine, il n'y a jamais deux chefs ... c'est pourquoi nous Congolais, dans le désir de se conformer aux traditions de notre continent, avons décidé de regrouper toutes les énergies des citoyens de notre pays sous la bannière d'un parti national unique. »

Sous la deuxième république, ils s’appelaient Zaïrois. Les Zaïro-Congolais se rappellent particulièrement de « l’encadrement politique » dont ils avaient été l’objet durant toute la période du mobutisme triomphant. Encadrement par bourrage de crânes avec répétition des mêmes discours et bombardement d’images, à l’overdose. En pur style des régimes totalitaires. Nul ne pouvait y échapper, le monopole médiatique du pouvoir "La voix du Zaïre"-unique chaîne de télévision et unique radio nationales- n’en donnait pas la possibilité. On n’avait pas d’autre choix que de subir. Et tout le monde a subi, pendant plus de deux décennies, la liturgie du Mpr-Parti-Etat. Tous les jours, du lever jusqu’au coucher du soleil. Tout avait été – et devait être – louange. Louange de la personne du chef de l’Etat qu’il fallait mythifier, à l’excès.

Les scénarios étaient quotidiennement bien pensés par des…universitaires qui s’étaient distingués dans l’art d’embobiner leurs compatriotes. Leur carrière politique ou administrative en dépendait. On se souviendra de quelques brillants intellectuels dont les verves oratoires ont, pendant longtemps, emballé toute une génération des jeunes.

Le militantisme, appellation politique de la flagornerie, tenait lieu de premier critère de promotion professionnelle et sociale. Le discours de tout cadre du parti – tout Zaïrois en était membre dès la naissance – devait commencer et se terminer par les nom et « post-noms » du « guide ».

Il fallait lui affubler de jolis adjectifs qualificatifs et des superlatifs absolus, montrer et démontrer que tout était pensé par lui, que tout venait de son extraordinaire et lumineuse intelligence, de sa bonté, de sa singulière générosité. Il devait être pris, par le peuple, pour un être exceptionnel, ce genre d’humain que Dieu n’envoie que rarement sur la terre. Fils et don du ciel, le « grand timonier » devait en venir chaque jour.

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Congrès des Maires: Edouard Philippe fait de la pédagogie avant Emmanuel Macron !

Arrivée du PM Edouard Philipp au Congrès des Maires

Édouard Philippe a tenté d'apaiser la colère des maires de France réunis pour leur 100e congrès en leur expliquant la politique de réduction des déficits publics engagée par le gouvernement. Le premier ministre a surtout cherché à faire de la pédagogie et à tenter de rassurer les maires. Il a évoqué, un à un, les sujets qui fâchent. Edouard Philippe a laissé le soin à Emmanuel Macron de faire les principales annonces, alors que la grogne des élus locaux a marqué le début du quinquennat Macron

Discours de M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre

Congrès des Maires de France Porte de Versailles, mardi 21 novembre 2017

Mesdames et messieurs les ministres,

Monsieur le président, cher François BAROIN,

Monsieur le vice-président, cher André LAIGNEL,

Mesdames et messieurs les parlementaires,

Mesdames et messieurs les maires,

Chers élus,

Si j’étais, non pas sur cette estrade, mais, comme l’an passé, assis à votre place, peut-être ferais-je partie de ceux d’entre vous qui sont aujourd’hui inquiets. Parce que je lirais tous les jours des articles de presse ou des commentaires plus alarmants les uns que les autres. Parce que je me dirais qu’il n’y a pas de fumée sans feu et qu’il y a peut-être un loup quelque part. Peut-être même, instruit par l’expérience, aurais-je un a priori de défiance à l’égard d’un Premier ministre qui, c’est fatal, serait frappé d’amnésie dès sa nomination, et oublierait nécessairement d’où il vient, ce à quoi il croit et ce qu’il a vécu lorsqu’il exerçait le plus noble des mandats. Peut-être.

Mais peut-être aussi, compte tenu de l’importance des enjeux, aurais-je souhaité pouvoir échanger avec lui et entendre, de sa bouche, ce qu’il a à dire, pour autant qu’il le dise clairement.

Ça tombe bien. Je veux vous parler clairement. Directement, et clairement. Jeudi, le Président de la République vous exposera sa vision de la relation entre l’Etat et les collectivités territoriales, une vision moderne, responsabilisante. Aujourd’hui, je veux évoquer devant vous les sujets qui ont pu s’imposer dans le débat, depuis quelques mois, pour mieux nous tourner, ensemble, vers l’avenir.

Commençons par les sujets financiers, qui ne sont pas toujours les plus simples. Comme moi, vous vous souvenez certainement de vos premiers jours de maire. Ce sont des jours qu’on n’oublie pas. Vous venez d’être élu, et vous découvrez la situation de votre commune. Vous devez prendre les choses en main, gérer votre budget pour l’année en cours, et préparer l’année qui vient. Eh bien c’est exactement ce qui m’est arrivé au mois de mai dernier. A ceci près que ce n’était pas le budget d’une commune, mais celui de la France toute entière. Je ne vous dirais pas qu’avant d’être nommé, j’étais optimiste sur la situation de nos finances publiques, mais enfin, je ne pensais pas non plus que le mal était si profond.

Imaginez que, dans votre département, parmi les communes comparables, seules deux sur 28 voient leur budget transmis à la chambre régionale des comptes. Qu’une de ces deux communes soit la vôtre. Et en plus, imaginez qu’on vous menace de sanctions. Je suppose que vous essayeriez de redresser la situation, tout en sachant que vous n’allez pas vous faire que des amis. Vous et moi nous savons que notre mission consiste bien plus souvent à dire non qu’à dire oui.

Sous l’autorité du Président de la République, avec l’ensemble du gouvernement, nous avons cherché, je ne dis pas, les meilleures solutions, il n’y en a jamais dans ces cas-là, mais enfin, les moins mauvaises possibles, pour finir l’année. Au même titre que les autres acteurs de la dépense publique, les collectivités locales ont donc été mises à contribution. A notre arrivée et à très court terme pour 2017, nous avons donc dû prendre des décisions rigoureuses et trouver environ 4 milliards d’euros pour respecter notre objectif de déficit et passer sous la barre des 3%.

Sur ces 4 milliards d’efforts, auxquels tous les Ministères sans exception ont contribué, y compris nos Armées, nous avons dû annuler 300 millions d’euros de crédits pour les collectivités. Il s’agissait de crédits gelés, non encore engagés. Certains de vos projets ont donc pu connaître des retards, et croyez que si j’avais pu l’éviter, je l’aurais fait, car je sais le temps et l’énergie que demande chacun d’entre eux. Mais aucun d’entre eux n’est compromis.

Nous avons eu un peu plus de temps pour bâtir le budget 2018. Dans un contexte très difficile,nous avons pris en ce qui vous concerne des décisions que je crois équilibrées. Tout d’abord, à la différence de nos prédécesseurs, à la différence de ce qu’annonçaient la plupart des forces politiques pendant la campagne, nous avons pris la décision de ne pas baisser les dotations.

Nous avons maintenu le niveau de la DGF, qui avait connu une baisse constante depuis 2013. Parallèlement, nous avons choisi de pérenniser les dotations de soutien à l’investissement local qui avaient quasiment triplé sur les deux dernières années de la précédente mandature, pour amortir l’effet de la baisse de la DGF. Vous allez donc conserver cette hausse pour les 5 prochaines années. Au total, ces dotations mobiliseront 1,8 milliards d’euros, c’est-à-dire précisément le même montant qu’en 2016.

Nous avons en effet décidé de maintenir la dotation d’équilibre des territoires ruraux (DETR) au niveau exceptionnel auquel le précédent Gouvernement l’avait portée, c’est-à-dire à 1 milliard d’euros. Comme vous le savez, les catégories d’opérations prioritaires de la DETR sont définies au niveau local par une commission d’élus. Je ne crois donc pas que l’on puisse décemment considérer la DETR comme une arme de recentralisation massive.

Même chose pour la dotation exceptionnelle de soutien à l’investissement local (DSIL), créée en 2016 à hauteur de 800 M€. Elle était vouée à disparaître, mais nous avons choisi de la maintenir en 2018 à hauteur de 665 M€, au point même de l’inscrire dans le Code général des collectivités territoriales.

Parce que le président de la République a été élu sur un mandat clair de transformation, nous avons décidé, avec Gérard COLLOMB, d’orienter cette dotation autour de plusieurs politiques publiques prioritaires pour transformer nos territoires : la rénovation thermique des bâtiments publics, le développement des énergies renouvelables, le dédoublement des classes, le soutien aux projets d’investissement dans les mobilités ou la construction de logements, le développement du numérique et de la téléphonie mobile, les contrats de ruralité. Je crois que nous pourrons être d’accord pour dire que ces priorités ne sont pas uniquement celles du Gouvernement et qu’elles recoupent les vôtres.

Enfin, nous avons dû construire le cadre budgétaire du quinquennat qui s’ouvre. En matière de gestion de nos finances publiques, je vous le disais à l’instant : nous sommes en passe de devenir les derniers de la classe au niveau européen. Je pense à titre personnel que c’est grave, pour notre influence dans le monde et pour le bien de nos enfants. Je sais – et François BAROIN l’a rappelé à plusieurs reprises – que vous êtes également parfaitement conscients de la situation, et que vous comprenez qu’on ne peut laisser les choses en l’état. Et pour baisser cet endettement, nous pensons qu’il vaut mieux essayer de maîtriser le poids de la dépense publique plutôt que d’augmenter encore et toujours les impôts. Partant de là, il faut bien voir que l’Etat, les collectivités et la sécurité sociale ne sont pas trois acteurs distincts de la dépense publique, mais bien un seul compte pour l’ensemble « de la Nation France ». Parce que chacun doit assumer sa part de l’effort collectif, le Gouvernement a donc pris deux décisions :

D 'abord, nous avons décidé de fixer un objectif d’économies pour les collectivités territoriales : nous voulons limiter la hausse des dépenses locales. Nous ne demandons pas qu’elles diminuent, contrairement à ce que j’ai entendu ici où là. Nous souhaitons qu’elles augmentent à un rythme soutenable. Les fameux 13 milliards, ce ne sont pas des baisses de dépenses, c’est une moindre augmentation des dépenses de fonctionnement par rapport au tendanciel – c’est-à-dire l’évolution spontanée des dépenses. Ce n’est pas tout à fait la même chose.

Cette hausse sera encadrée par un taux fixé par la loi à +1,2% en moyenne par an sur la mandature. A l’échelle du pays, cela veut dire que les budgets des collectivités vont continuer de progresser de 2 milliards d’euros. C’est un effort très important. Il est inférieur à la part des dépenses des collectivités territoriales dans la dépense publique, précisément parce que nous avons voulu tenir compte des efforts qui ont déjà été faits. Je ne dirai jamais que c’est facile, car rien ne l’est, mais je crois, en conscience, que c’est raisonnable et réaliste. Parce que je sais que beaucoup de collectivités ont déjà fait d’importants efforts. Je l’ai moi-même vécu au Havre.

D’ailleurs, en 2015, si les dépenses de fonctionnement des communes et des intercommunalités ont augmenté d’1,4% en moyenne, en 2016 elles ont légèrement baissé (- 0,2 % soit 300 millions d’euros). C’est la preuve que ce que nous proposons est réaliste. La proposition que vous fait le Gouvernement, c’est donc de discuter d’une hausse maîtrisée. C’est quand même autre chose qu’une baisse nette. Deuxième décision, ne pas diminuer les dotations. Je vous accorde que ça aurait été plus facile. D’une certaine manière, mes prédécesseurs vous y ont habitués. C’est automatique, c’est brutal et, c’est redoutablement efficace…. Eh bien non. Notre méthode à nous, c’est le contrat. Ce contrat sera conclu avec les plus grandes collectivités qui représentent jusqu’à trois quarts de la dépense locale. Parce que nous voulons faire le pari d’une nouvelle relation entre l’Etat et les collectivités territoriales, une relation fondée sur la confiance, et plus respectueuse de vos choix de gestion locaux.

Alors, une nouvelle méthode suscite forcément des inquiétudes. C’est normal. Mais je vous rassure : nous n’avons pas conçu ce dispositif seuls dans notre coin. Pour nous aider dans cet exercice inédit pour l’Etat, nous avons missionné un groupe présidé par Alain RICHARD, ancien Ministre et sénateur du Val d’Oise et Dominique BUR, ancien préfet de région, auquel trois élus locaux ont participé : Alain LAMBERT, qui était à l’origine même de cette idée des contrats il y a quelques années avec Martin MALVY, Olivier DUSSOPT, député de l’Ardèche, et Jean-Luc WARSMANN, député des Ardennes. Vendredi dernier, la mission m’a remis ses propositions. Elles sont le fruit de nombreuses auditions, et j’en profite pour remercier toutes les associations d’élus de leurs contributions. Nous sommes maintenant dans le temps de la concertation en vue de nourrir les textes législatifs à la mi-décembre, et de disposer dès 2018 d’une base juridique pour ces contrats. Le Sénat a voté l’article qui préfigure cette contractualisation et je le sais si attaché aux libertés locales, que j’en suis rassuré sur le fait que ce que nous proposons va dans le bon sens.

Pour choisir les collectivités concernées par le contrat, nous retiendrons soit un critère démographique, recouvrant environ 320 collectivités, soit, suivant la recommandation de la mission sur les finances locales, un critère budgétaire, pour les collectivités dont les dépenses dépassent 30 millions d’euros, ce qui représente environ 600 collectivités (moins de 400 communes et moins de 200 EPCI).

Cela veut dire qu’en tout état de cause, dans votre immense majorité, vous n’êtes pas concernés par ce mécanisme contractuel. Je voudrais insister sur ce point et lever un malentendu : pour 35 500 communes, leur seule obligation sera de délibérer au moment du débat d’orientation budgétaire sur leurs objectifs en matière de dépense locale, de dépenses de fonctionnement et de réduction du besoin de financement. Parce que nous avons confiance en la capacité des maires des petites villes et des maires ruraux à gérer leur budget et à tenir cet objectif de maîtrise des dépenses.

S’agissant maintenant des 3 ou 400 collectivités concernées par ce contrat, qu’est-il prévu ? Nous réfléchissons à un dispositif où, de la même manière que vous discutez avec le préfet et ses équipes sur les contrats de ville, les contrats de ruralité, les contrats de bassin, etc., vous discuteriez avec lui de votre projet de contrat, sur la base du fameux taux de +1,2% d’augmentation dont je vous parlais, et avec des marges d’adaptation. Des marges qui pourraient par exemple prendre en compte :

- La croissance démographique du territoire, avec un mécanisme d’appui aux maires bâtisseurs ;

- La composition démographique qui impacte vos charges ;

- Les efforts accomplis, ou non, dans le passé ;

- Ou encore la situation socioéconomique du territoire, en prenant par exemple en compte l’indice de pauvreté et la proportion d’habitants de la commune en quartier politique de la ville.

Enfin, je voudrais aller au bout, parce que si je n’étais pas parfaitement clair vous pourriez, plus tard, m’en faire le reproche. Que se passera-t-il si ce contrat de modération de la dépense ne fonctionne pas, concrètement si les 1,2 % d’augmentation ne sont pas respectés, si les objectifs d’endettement ne sont pas tenus ? Alors, il faudra que nous en tirions les conséquences, et, sans doute dans le projet de loi de finances pour 2020, le temps de faire en 2019 les comptes de 2018, il faudra envisager de revenir aux « vieilles méthodes ». Proposer au Parlement une nouvelle contribution au redressement des finances publiques, dont seules seraient exonérées les collectivités qui auraient respecté leur contrat. Franchement, je souhaite que nous l’évitions. Je pense que nous pouvons l’éviter. Sinon, je ne serais pas là, devant vous, pour vous proposer ce pacte.

Vous voyez que, contrairement à ce qui a pu être dit ça et là, nous ne sommes en aucun cas dans une logique de recentralisation. Car enfin, depuis quand le contrat est-il acte centralisateur ? Le contrat a été au cœur de la décentralisation depuis ses débuts. Nous n’allons pas demander aux préfets de vous convoquer pour contrôler vos budgets ligne à ligne… Evitons les caricatures. Et parlons-nous.

J’entends dire que cela mettrait en cause l’investissement local. Là encore, soyons clairs. Notre objectif, c’est de vous aider à améliorer votre capacité d’autofinancement, et à maîtriser ainsi votre besoin de financement. Car l’investissement local est indispensable au développement économique dans les territoires. Je sais que beaucoup de collectivités sont déjà globalement bien gérées et peu endettées, mais je vous le dis : notre pays, nos enfants, ont besoin que l’on fasse collectivement encore mieux.

Voilà pour ce qui concerne le pacte financier que nous vous proposons. Je sais que certains d’entre vous nous objectent que vous n’avez pas la main sur tous les paramètres qui conditionnent l’évolution de vos dépenses. C’est une réalité. Parlons-en.

Entre les transferts de compétences, les normes qui vous sont imposées, les décisions sur le point d’indice ou les autres curseurs qui jouent sur les dépenses de personnel, vous me direz que les paramètres qui vous échappent sont nombreux. Je le sais mieux que quiconque, j’ai été à votre place et, encore une fois, je sais que c’est très étonnant, mais figurez-vous qu’être Premier ministre ne rend pas totalement amnésique… Je veux, nous voulons avec le Président, avec le ministre de l’Intérieur, avancer au cours des prochains mois, sur ces sujets avec les associations d’élus et les parlementaires. Nous avons déjà commencé à traiter certaines questions.

Sur les normes, nous avons pris des décisions que le Président de la République vous exposera jeudi.

Sur la question de la maîtrise de la masse salariale, de la même manière, regardons-les faits. Par exemple, nous avons décidé dès notre arrivée le rétablissement du jour de carence qui vous permettra d’obtenir rapidement de meilleurs résultats sur l’absentéisme.

Concernant la hausse de la CSG : nous allons la compenser intégralement à l’échelle de la fonction publique territoriale et hospitalière. [Certains affirment que la compensation n’est pas intégrale au niveau de chaque collectivité. Là encore, revenons-en aux faits. Quels sont-ils ?

- Au niveau individuel, l’Etat ne dispose pas d’un système d’information intégré avec la répartition, commune par commune, des effectifs des collectivités. Il se peut donc qu’il y ait des écarts à la marge. Aussi avons-nous demandé aux associations d’élus de nous éclairer à ce sujet. Nous attendons leur retour.

- En revanche, ce qui est certain, c’est que de manière consolidée sur la France entière, la compensation du montant de la CSG est bien intégrale grâce à des baisses de cotisations patronales d’un montant total de 530 M€.]

Enfin, je ne serais pas complet si je ne vous disais pas quelques mots de la taxe d’habitation. Le Président de la République vous en parlera plus longuement. Vous savez que nous avons fait le choix d’exonérer progressivement, sur trois ans, 80 % des contribuables assujettis à cet impôt. Cela prendra la forme d’un dégrèvement, qui préservera vos ressources et votre pouvoir de fixation des taux. Mais cela n’épuise évidemment pas le sujet de cet impôt et, plus généralement, de la fiscalité locale dont chacun connaît l’imperfection et même l’obsolescence. L’horizon de temps qu’ouvre cette réforme doit nous permettre, ensemble, éclairés par les travaux de la mission Richard-Bur et par ceux du comité des finances locales, de réfléchir avec vous à une nouvelle fiscalité locale, juste, équitable, et qui préserve le principe de libre administration des collectivités.

Voici ce que je souhaitais vous dire sur les sujets financiers, le nerf de la guerre. Mais je sais que d’autres décisions de mon Gouvernement méritent quelques précisions. Je pense notamment aux contrats aidés.

Parlons-nous franchement : à quoi ont-ils servi, depuis qu’ils existent. D’abord à faire baisser les chiffres du chômage, et, comme par hasard, surtout avant les élections. Dire cela, ce n’est pas faire de reproche à tel ou tel d’entre vous : je sais parfaitement que vous avez été encouragés à y recourir ; je sais aussi que ces contrats ont permis d’accompagner, dans vos communes, des personnes éloignées de l’emploi ; et personne ne me fera dire que les tâches qui leur ont été confiées étaient inutiles ou superflues. Mais nous connaissons aussi la réalité. La réalité, c’est que les contrats aidés ne sont pas une solution satisfaisante, ni pour résoudre le problème du chômage de masse, ni pour faire fonctionner les services publics de nos territoires : nous connaissons tous les limites des cautères posées sur des jambes de bois. Je me souviens d’ailleurs que certains candidats à l’élection présidentielle proposaient leur suppression complète ; je me souviens aussi des très vives critiques émises il y a un an par la commission des finances du Sénat, qui accusait le Gouvernement de l’époque de, je cite, « faire de la cavalerie budgétaire pour tenter de maîtriser les chiffres du chômage ». Alors, est-ce que nous pouvions continuer comme cela, faire comme si de rien n’était ?

Lorsque nous avons pris nos fonctions en mai, avec Muriel Pénicaud, nous avons découvert que le précédent gouvernement avait budgété 280 000 contrats aidés pour l’année 2017, contre 459 000 en 2016, soit une baisse de 40%. Cela faisait un bien beau budget… Le problème, c’est que deux tiers de ces contrats aidés avaient été consommés dès le premier semestre, et qu’on s’acheminait donc, non vers une baisse de 40%, mais vers une hausse de 30%... Pour faire face à l’urgence, nous avons dû remédier à cette situation, en rajoutant des contrats, environ 40 000, pour porter l’effort global à 320 000. Ensuite, nous avons défini des secteurs prioritaires :

- L’éducation nationale, en particulier l’accompagnement des élèves en situation de handicap pour lequel 50 000 contrats ont été réservés ;

- L’urgence sanitaire et sociale ;

- Les territoires ruraux ;

- Les quartiers en politique de la ville qui ont toujours bénéficié de 13% des contrats aidés ;

- L’outre-mer, avec près de 12 000 contrats au second semestre. Nous avons également décidé de donner aux préfets la souplesse de gestion nécessaire pour traiter les situations les plus sensibles au moment de la rentrée scolaire. Tout n’a pas été parfait, et j’ai bien conscience que nombre d’entre vous ont eu à gérer des cas difficiles, chacun dans vos communes. Mais nous avons pris nos responsabilités, et dans l’ensemble, nous avons pu, je crois, répondre aux urgences. Pour l’année prochaine, nous avons prévu, non pas de les supprimer totalement comme je l’ai parfois entendu, mais d’ouvrir 200 000 contrats, destinés aux secteurs prioritaires que je viens d’évoquer.

Pour le reste, les chiffres sont sans appel, et nous devons réformer une politique quand elle ne fonctionne pas : dans l’immense majorité des cas, les contrats aidés ne permettent pas de sortir durablement du chômage les personnes les moins qualifiées. Notre objectif, c’est donc de remplacer ces contrats par nature précaires par une véritable politique de la formation et de l’apprentissage au niveau national. C’est le sens du plan compétences de 15 milliards d’euros que le gouvernement a annoncé en septembre. Autre sujet sur lequel je voulais revenir avec vous : le logement.

Oui, nous voulons remettre en question une politique à 40 milliards d’euros qui n’a pas résolu le mal-logement. Oui, nous voulons mettre fin à la spirale de hausse des APL et de hausse des loyers, cette situation absurde, où d’un côté, l’Etat soutient financièrement la construction et la réhabilitation des logements sociaux, et de l’autre, verse des APL aux bénéficiaires de ces mêmes logements. Cela entretient un mouvement de hausse des loyers, et cela fait que même réglementés, les loyers du parc social sont souvent trop élevés. Ce que je suis en train de vous dire, le Mouvement HLM l’a lui-même reconnu.

Nous allons donc diminuer les APL dans les logements sociaux, mais cette baisse ne peut être supportée par les locataires, qui sont les plus fragiles d’entre nous. Nous allons donc demander aux bailleurs sociaux de baisser à proportion le montant des loyers. Mais il n’est bien sûr pas question non plus de mettre en difficulté les bailleurs. Toutes les études et analyses montrent que le secteur peut dégager d’importantes économies, et que la majorité des bailleurs sociaux sont dans une situation financière globalement saine, même si des disparités fortes existent, notamment entre les territoires.

Nous allons donc proposer un système de péréquation dynamique entre bailleurs, afin que ceux qui se retrouveraient éventuellement fragilisés puissent bénéficier de la solidarité de l’ensemble du réseau. Je tiens donc à vous rassurer : il n’est pas question de faire jouer les garanties octroyées par les collectivités locales. Il n’y aura pas d’impact pour vous. J’ajoute que ce système de péréquation devra accompagner la recomposition du tissu HLM, en recherchant un bon équilibre entre efficacité et proximité, sans laisser aucun territoire en déshérence.

L’ensemble du dispositif sera présenté dans le Projet de Loi Finances en cours de discussion. Au-delà de la réforme des APL et des loyers, le gouvernement propose aux bailleurs sociaux une réforme structurelle, ainsi qu’un ensemble de mesures qui doivent permettre d’accompagner les évolutions du modèle économique du secteur sur les 3 prochaines années. J’ai rencontré à plusieurs reprises les représentants des bailleurs sociaux et le dialogue se poursuit. Nous avons d’ores et déjà envisagé 3 pistes d’évolution:

- Tout d’abord, comme cela a été voté en première lecture à l’Assemblée, la baisse des APL se fera de façon progressive, étalée sur les 3 prochaines années ; je proposerai au Sénat, conformément à la demande des bailleurs, que cette baisse soit complétée, sur cette période de trois ans, par une hausse de la TVA.

- Deuxième piste : le renforcement des instruments financiers pour accompagner les bailleurs dans leur mutation et dans leurs projets d’investissement : la Caisse des dépôts et consignations mettra en place pas moins de 6 milliards d’euros de facilités de paiement dédiés à la construction et à la rénovation. Il s’agit d’un effort totalement inédit.

- Troisième piste : faire évoluer le modèle économique des bailleurs sociaux. Il s’agira notamment de favoriser des regroupements, de renforcer la politique de vente au bénéfice de la construction de nouveaux logements, de réformer la politique des loyers, et de faire évoluer un cadre juridique trop souvent mal adapté.

L’Etat mettra en place un vaste plan de soutien financier ; les bailleurs auront les moyens et le temps de générer, sur trois ans, des économies intelligentes ; et les locataires ne seront pas touchés : c’est cela notre réforme !

Je discute de tous ces points avec les bailleurs sociaux dans le cadre du projet de loi de finances pour 2018 et pour préparer le projet de loi Logement qui sera discuté au parlement au 1er trimestre 2018.

Enfin, nous avons d’ores et déjà prévu d’accélérer la construction de logements abordables grâce à la simplification des normes et des procédures. Les collectivités territoriales, qui ont un rôle majeur dans la construction, se verront ainsi proposer, dans le cadre de partenariats, de nouveaux outils visant à accélérer les grandes opérations d’urbanisme.

Dotations, contrats d’objectifs, contraintes budgétaires, contrats aidés, logement : voilà pour les points qui je crois, méritaient précisions. Je ne sais pas si je vous ai convaincus, mais j’espère avoir au moins rétabli la vérité des faits, afin que notre dialogue puisse se poursuivre sur la base d’informations exactes.

II. Parlons maintenant de ce que nous pouvons faire ensemble.

J’ai évoqué des sujets techniques. C’est important de le faire. Mais derrière ces mesures, il y a quelques convictions. La première, c’est qu’on n’a jamais regretté de donner de la liberté aux élus.

C’est le sens des décisions que nous avons prises, dès notre arrivée, sur les rythmes scolaires. C’était une souplesse très attendue par beaucoup de maires – la preuve, c’est que 40% d’entre vous s’en sont saisis pour revenir à une semaine de 4 jours à la rentrée scolaire. Et pour ceux qui ont décidé de préserver la semaine avec 5 matinées, nous avons maintenu le fonds de soutien aux communes pour les activités périscolaires. Dit autrement, nous n’avons rien retiré à personne. En revanche, avec Jean-Michel BLANQUER, nous avons redonné de la liberté aux maires qui la demandaient pour gérer le périscolaire.

C’est ce que nous voulons faire aussi avec la loi NOTRe. Entendons-nous bien : beaucoup d’entre vous ont exprimé, après une période de grands mouvements, parfois imposés, sur les périmètres et les compétences, un besoin de stabilité. C’est pourquoi nous ne souhaitons pas revenir sur les principes de la loi NOTRe.

Mais sur certains points, je perçois bien qu’il faut apporter de la souplesse dans la mise en œuvre. Je pense par exemple au transfert de la compétence « eau et assainissement » aux intercommunalités, obligatoire au 1er janvier 2020.

Le sujet a suscité beaucoup de débats à l’époque ; il en suscite encore. Je n’élude pas le débat. Il pose des questions importantes pour nos concitoyens, notamment sur le prix et la qualité de l’eau.

Pourquoi la loi NOTRe est-elle venue confier cette compétence aux intercommunalités ? Très simplement parce que notre réseau d’adduction d’eau, qui date pour une part non négligeable des années 70, a besoin de sérieux efforts de modernisation et donc d’investissements. Et que cela passe souvent par le partage de la charge de ces investissements.

Pour accompagner ce mouvement de réorganisation et pour relancer les investissements dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, le Gouvernement proposera un plan qui facilite le montage des opérations d’investissements en milieu rural et permettra d’utiliser des offres de financements de la Caisse des Dépôts et des agences de l’eau. Ces investissements sont nécessaires dans un contexte de changement climatique, qui va avoir des conséquences à la fois sur l’alimentation en eau potable (risque de pénurie accrus ) et sur la gestion de l’assainissement (risques liés aux ruissellements). Je souhaite aussi que les agences de l’eau vous accompagnent dans la connaissance des réseaux.

Sur la moitié du territoire français, le transfert à l’intercommunalité a d’ores et déjà été mis en œuvre, sur la base du volontariat, sans attendre l’échéance fixée par la loi. Pour ces intercommunalités, pas de changement. Mais nous avons bien conscience que, dans certaines communes, cela peut faire craindre un renchérissement du coût de l’eau, une gestion moins directe de la ressource, une perte de la connaissance du réseau. Avec Jacqueline GOURAULT, qui a mené un travail de concertation important, nous souhaitons donc faire évoluer la loi. Nous proposons, pour une période transitoire, de donner la même souplesse que celle qui a prévalu pour la mise en œuvre des plans locaux d’urbanisme intercommunaux (PLUi), en laissant la possibilité de maintenir la compétence au niveau des communes si un certain nombre de maires s’expriment clairement en ce sens.

La seconde conviction que je voudrais partager avec vous, c’est que les solutions qui fonctionnent ne sont pas celles que l’on « plaque » sur les territoires, mais celles que les territoires construisent.

C’est vrai de la réforme de la justice que nous avons engagée avec Nicole BELLOUBET. Nous avons voulu lancer cette réforme, non à Paris, mais à Nantes. C’est une façon de dire : nous partirons du terrain pour remonter les expériences et les propositions ensuite vers les ministères, et non l’inverse. Et nous avons voulu confirmer une chose : nous conserverons le maillage actuel. Cela ne veut pas dire qu’il ne faudra pas, parfois, s’organiser autrement.

Dominique RAIMBOURG et Philippe HOUILLON mènerons une mission de concertation sur ce thème. Ils conduiront cette mission autour de deux principes : le maintien du contentieux du quotidien à proximité des justiciables et la mise en place d’équipes pluridisciplinaires autour des magistrats. Ce que nous voulons faire avec cette réforme, en somme, c’est apporter la preuve que l’on peut moderniser une des plus anciennes institutions de notre pays en partant des territoires, et la réorganiser en profondeur en évitant la brutalité d’une réforme imposée de la carte judiciaire.

Autre illustration : les déserts médicaux. A l’évidence, nous avons là un sujet majeur de cohésion territoriale. C’est vrai dans les territoires ruraux, c’est vrai aussi dans les territoires urbains. Avec Agnès BUZYN, nous nous sommes lancés très tôt dans ce chantier, parce que nous en percevons l’urgence. Aucun d’entre vous ici ne me dirait le contraire.

Le diagnostic n’est pas nouveau, et différentes mesures ont été prises par les gouvernements précédents, mais cela n’a pas suffi à renverser la tendance, ni même à l’enrayer. Alors qu’allons-nous faire ? Eh bien, comme je l’ai dit à Chalus le 13 octobre, nous allons adopter une méthode simple : amplifier les mesures qui fonctionnent et lever les obstacles qui vous empêchent de mettre en place des solutions adaptées à votre territoire.

Je sais que certains d’entre vous aimeraient m’entendre dire que, puisque c’est l’Etat qui paie la formation des médecins à l’hôpital, il pourrait les forcer à s’installer là où sont les besoins ? Je ne crois pas à ce type de méthode. Elle ne correspond pas à la vision que je porte de notre société et de ses équilibres. Je crois à la liberté.

Je dirais la même chose aux médecins libéraux qu’aux maires : il vaut mieux convaincre que contraindre, il vaut mieux contractualiser que sanctionner.

Autre point d’attention, pour vous comme pour nous : le développement durable. Pour mettre en marche la transition écologique dans l’ensemble de nos territoires, dans le cadre du « Green New Deal » de Nicolas HULOT, Sébastien LECORNU prépare une nouvelle politique écologique territoriale : les contrats de transition écologique.

Avec ces contrats, l’ambition est d’accompagner les territoires dans tous les aspects de la transition écologique y compris les mutations économiques et sociales. Ils permettront de mobiliser des financements publics et privés, de faire aboutir rapidement les projets, de simplifier les procédures et de mettre en place toute l’ingénierie nécessaire. Dans un premier temps, une quinzaine de territoires vont être identifiés pour couvrir toutes les situations :

- Des métropoles, des villes moyennes et des communes rurales ;

- Des territoires en difficulté et d’autres en avance ;

- Des thématiques couvrant tout le champ de la transition écologique : la transition énergétique, la mobilité, la biodiversité, la préservation des terres agricoles, la pollution et la vulnérabilité. La philosophie des contrats sera arrêtée en décembre à l’issue de la prochaine Conférence des territoires. Les négociations avec les territoires sélectionnés commenceront début 2018 pour s’engager dès l’été dans la mise en oeuvre opérationnelle.

Par ailleurs, vous êtes nombreux à être concernés par les fameux « territoires à énergie positive pour la croissance verte » (TEPCV) de Mme Royal. Sous le précédent gouvernement, de nombreuses collectivités avaient conclu avec l’Etat une convention en ce sens. Nombre d’entre elles ont exprimé leur inquiétude et demandé la confirmation des financements annoncés, et non budgétés.

Nicolas HULOT et Sébastien LECORNU ont confirmé qu’ils s’engageaient à financer les actions prévues par ces conventions, dès lors qu’elles seraient menées à leur terme dans le respect des délais. A cet effet, 75 M€ de crédits nouveaux seront mobilisés en faveur du budget du ministère de la transition écologique et solidaire. La loi de finances rectificative pour 2017 inclura cet abondement, qui portera à 475 M€ l’enveloppe spéciale de transition énergétique et permettra de continuer à financer en 2018 les actions déjà engagées dans les territoires. Dernière illustration – il y en aurait d’autres - : la question du numérique.

Un Français sur 5 souffre aujourd’hui de la fracture numérique. C’est un défi qu’il nous faut prendre à bras-le-corps, car cette fracture-là n’est pas moins violente que les autres. C’est le défi de l’accès au très haut débit pour tous, sur lequel nous sommes engagés. Mais c’est aussi un défi pour les services publics, car nous ne pouvons pas dématérialiser les démarches sans tenir compte de ceux qui sont aujourd’hui éloignés du numérique. Avec Mounir MAHJOUBI, nous portons l’ambition de l’inclusion numérique.

Cela veut dire mieux coordonner les acteurs locaux – associations, services décentralisés, collectivités, syndicats professionnels… - qui aident et forment nos concitoyens à l’usage du numérique au quotidien. Cela veut dire pousser plus loin l’action d’entreprises du quotidien comme La Poste qui, chaque jour, est au contact des Français. Cela veut dire les médiateurs du numérique dans nos services publics, par exemple dans les maisons de services au public, dans les CAF ou dans les préfectures et sous-préfectures. Notre objectif, c’est de ne laisser aucun citoyen au bord du chemin.

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dimanche 19 novembre 2017

Zurich: Des patriotes congolais et jeunes Suisses à Helvetiaplaz, Glencore a des soucis à se faire !

Zurich, Andreas Kivuila avec son drapeau congolais

Zurich est le bastion des Congolais Anti-Kabila en Suisse. Le samedi 18 novembre, alors qu'une déferlante des africains a défilé à Paris contre l'esclavagisme des noirs en Libye, Réveil FM International a fait le choix de couvrir la marche Anti-Alias Joseph Kabila et contre le pillard Glencore en République démocratique du Congo. Les populations africaines ne sont-ils pas des esclaves des dictateurs et autocrates africains ? Lorsqu'un chef d'Etat, triche aux élections pour se maintenir, lorsqu'il tripatouille la Constitution, lorsqu'il a droit de vie et de mort sur la population n'est-ce pas que cette dernière est esclave ? L'esclavage sévit aussi en République démocratique du Congo, hormis la dictature, l'imposture et l'occupation, dans les mines à ciel ouvert, au Kasaï et à l'Est du pays pour le plus grand bonheur des multinationales et des complices esclavagistes congolais. Le foutage de gueule et la sorcellerie, c'est quand des politicailleurs ventriotes congolais "condamnent" l'esclavagisme en Libye pendant que des milliers d'enfants et adultes se font exploiter dans des mines en RDC par des multinationales qui ont accès à nos ressources grâce à ces mêmes Mabumucrates !

Zurich, le drapeau congolais sur Helvetziaplaz

Depuis la diffusion par France 2 dans l'émission Investigation du pillage des ressources de la République démocratique du Congo par le géant Suisse Glencore, ce dernier à des soucis à se faire. Les patriotes congolais qui ont organisé le méga marche Anti-Kabila à Helvetziaplaz à Zurich, on a vu débouler plus de 500 jeunes suisses pour soutenir la cause congolaise et dénoncer le capitalisme sauvage de Glencore. Il a fallu l'habilité de Jean-Claude Kalala Muayika, président du Collectif des Congolais de Suisse et la police suisse pour que la situation ne dégénère pas. Depuis plusieurs années, Jean-Claude Kalala Muayika, au nom de l'association de Bana Bandal a demandé pour la énième fois l'autorisation à la police suisse pour une manifestation Anti-Kabila. C'est cette constance dans la lutte contre l'imposture du régime de Kinshasa, que nous avons décidé de couvrir la manifestation Anti-Alias Kabila à Zurich. Avec Jean-Claude Kalala, Chick Mnduki Osonga, Bienvenu Silulundi, Serge Wagadugu, Achille Ibula, le pasteur Shambuyi, Dorcas Mandeni, Adam Kundu, Francklin, Bianco et autres patriotes...En Suisse, Zurich est le véritable bastion des congolais patriotes qui luttent constamment pour le changement au Congo.

35 km en voiture sépare la ville économique Zurich de Baar, lieu de siège du géant minier et du négoce de matières premières, Glencore. Ce dernier se retrouve au cœur d’un nouveau scandale. En république démocratique du Congo, le groupe anglo-suisse aurait versé entre 2013 et 2016 plus de 75 millions de dollars (71,2 millions d’euros) de royalties à une société opaque de l’homme d’affaires israélien Dan Gertler, un proche du président Joseph Kabila, selon une enquête de l’ONG Global Witness. Cette somme a été décaissée par la société établie à Toronto, au Canada, Katanga Mining dont l’actionnaire majoritaire se trouve être Glencore. Elle a été versée sur les comptes de Africa Horizons, une société domiciliée sur les îles Caïmans et appartenant au sulfureux Dan Gertler. Ce dernier est soupçonné par les ONG et par l’ONU d’avoir tiré profit du « pillage » des ressources minières de la RDC. La justice britannique et américaine enquête sur ses pratiques corruptives. Le problème de Glencore, ce n'est pas des patriotes congolais qui brandissent pacifiquement des pancartes pour dénoncer son pillage des ressources de la RDC, mais des jeunes suisses instruits qui se réclament de l'anti-capitalisme sauvage, dont les parents sont des bourgeois suisses, qui lisent, se renseignent et sont révoltés par des actions de Glencore au Congo. La police suisse a évité que ces jeunes suisses fassent jonction avec des congolais qui manifestaient à Helvetziaplaz.

Zurich, un jeune suisse en conversation avec Jean Claude Kalala, organisateur de la marche Anti-Kabila

Zurich, Chick Munduki Osonga-Kongo Telema et Freddy Mulongo-Réveil FM International

La situation en RDC est critique. Toutes les institutions sont illégitimes: La Présidence de la République, l'Assemblée nationale, le Sénat, le gouvernement...Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale qui depuis le 20 novembre 2016 n'a plus aucune légitimité, il s'accroche ! Son glissement ne lui ajoute aucun pouvoir ni légitimité, car l'accord de la Saint-Sylvestre, est un accord sous seing privé, il ne peut en aucun cas remplacer la Constitution. Le 31 décembre 2017, tout doit s'arrêter pour l'imposteur qui dirige par défi le Congo-démocratique. Des lobbyistes et autres mafieux battent campagne pour celui qui st arrivé avec des bottes de jardinier.

Zurich, Adam Kundu, porte étendard du drapeau congolais

La police suisse est très professionnelle. Comme dans toutes les démocraties, elle veille au grain en assurant la sécurité des citoyens et lorsqu'il y a des manifestations des manifestants. Pour une prise de conscience des organisateurs de l'aspect sécurité. En Suisse, les manifestations sont payantes. Primo, cela décourage des plaisantins. Secundo, cela responsabilise des organisateurs. Contrairement à la petite Yalala à Idjwi qui a simplement réclamé l'élection présidentielle et le départ d'Alias Joseph Kabila, elle s'est vue menottée, alors qu'elle n'a que 14 ans. Pour cause du grand nombre, le méga marche des patriotes congolais s'est transformé en méga meeting sans accrochages.

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vendredi 17 novembre 2017

Charles Onana: "Europe, Crimes et Censure au Congo", qui l'ont lu ?

Le marionnettiste Louis Michel et son pantin alias Joseph Kabila placé à la tête du Congo pour mieux piller ses ressources. Photo Réveil FM International, archives

Combien des congolais sommes-nous à avoir lu "Europe, Crimes et Censure au Congo", les documents qui accusent Editions Duboiris de Charles Onana ? Journaliste d'investigation, digne fils d'Afrique, Charles Onana et Pierre Péan, sont les deux journalistes d'investigations qui ne cessent d'écrire des ouvrages qui touchent au secret d'Etat.

Le livre de Charles Onana "Europe, Crimes et Censure au Congo" part d’une constatation simple selon laquelle l’Union européenne parle moins de l’implication du Rwanda dans les conflits armés qui secouent le Congo. suite aux rapports des experts de l’ONU accusant le Rwanda de soutenir des rebellions en RDC, Charles Onana dit avoir constaté que le discours de l’Union européenne ménageait beaucoup Kigali et l’épargnait d’une interpellation directe sur son rôle dans la déstabilisation de la RDC.

Charles Onana, journaliste d'investigation

La relation entre Louis Michel"Big Loulou" et l'intelligentsia congolaise, décomplexée, progressiste et anti-coloniale est le "Je t'aime moi non plus" de Serge Gainsbourg ! Son impulsivité caractérielle, ses prises de position néo-colonialiste et esclavagiste déjà tranchées sur l'histoire du Congo, ses impositions de vue aux Congolais, ses oukases néo-coloniales, ses intimidations paternalistes ont eu pour conséquence de dresser les Congolais contre ses appréhensions néo-colonialistes. Le marionnettiste et parrain d'alias Joseph Kabila a une conscience très chargée.

Alias Joseph Kabila l'imposteur et son mentor Louis Michel

En Afrique, partout où il foule ses pieds, Louis Michel "Big Loulou", y laisse la poisse, son mauvais œil le poursuit partout. Il n'a jamais apporté aucune solution aux problèmes africains, il ramène plutôt des problèmes. Léopoldien patenté, Louis Michel se comporte en néo-colonialiste en terres africaines. Il est plutôt un embrouilleur que autre chose pour l'Afrique.

C'est bien au sein de ce même parlement qu'une « association des amis du Rwanda » fut créée au lendemain de la publication du rapport Mapping de l'ONU en 2010 par un certain Louis Michel, ex-commissaire européen. On a encore vu le désormais omniprésent et omniscient Louis Michel « ordonner » au parlement européen qu'il était indispensable que les élections présidentielles se tiennent à la date prévue en RDC car, c'est une exigence de la communauté internationale. Ce jour-là, il n'a pas manqué de faire entendre son refrain sur les « génocidaires » qui seraient toujours à l'est de la RDC et qui préoccupent beaucoup le régime de Kigali dont il demeure l'irascible avocat.

Louis Michel et sa marionnette Alias Joseph Kabila

Il y a au moins une constante chez ce « Belgo-Congolo-Rwandais » qu'est Michel, c'est sa passion pour la très lucrative région des Grands Lacs. Louis Michel est passé maître dans l'art de manier, sans état d'âme, des opinions et des positions contradictoires dans les marécages des Grands Lacs. Hier, il ne voyait en Kabila qu'un homme formidable et remarquable, aujourd'hui, il n'aurait plus grâce à ses yeux ? Que s'est-il passé Joseph et Louis ? Pourquoi celui qui a été soutenu contre vents et marées en 2006 et en 2011 par Louis Michel serait-il devenu un paria à la veille du 19 décembre ? Hier, le parrain des élections truquées en RDC déniait aux Congolais le droit de parler d'élections libres et transparentes, aujourd'hui, il en parle pratiquement à leur place du haut de sa tribune au parlement européen.

Louis Michel et sa marionnette Alias Joseph Kabila

A plusieurs reprises, on l'a vu rejeter les preuves des experts de l'ONU sur les crimes que le Front Patriotique Rwandais commet à l'est de la RDC mais cela ne l'a pas empêché de s'afficher aux côtés du docteur Mukwege et de dire tout le bien qu'il pense de son travail envers les femmes congolaises violées et détruites par les soldats de Paul Kagame.

Louis Michel, marionnettiste d'Alias Joseph Kabila

Les contradictions de certains acteurs internes et externes de la crise de la RDC sont de plus en plus légion. Ils sont subitement devenus allergiques au régime de Kinshasa qu'ils ont si généreusement servi. Depuis peu, certains de ses amis, de ses militants et de ses thuriféraires passionnés se présentent désormais comme de farouches opposants au régime de Kinshasa et à Alias Joseph Kabila qu'ils veulent voir quitter le pouvoir. Ils n'ont jamais marché pour Floribert Chebeya, ils n'ont jamais exigé la vérité sur la mort mystérieuse d'Armand Tungulu. On ne les a jamais vus s'opposer aux massacres des Congolais par les troupes rwandaises de Paul Kagame, on ne les a jamais entendus se plaindre du pillage de leur pays par les mêmes forces rwandaises malgré les multiples rapports de l'ONU. Aujourd'hui, à quoi s'opposent-ils ?

En 2002, Alias Joseph Kabila est reçu à l'Elysée par Jacques Chirac, qui le prend sous son aile

En 2002, Alias Joseph Kabila est reçu à la Maison Blanche par George Bush, qui le prend sous son aile

Comment la France et les Etats-Unis ont installé Joseph Kabila au pouvoir en 2006 ?

Dans son livre "Europe, Crime et Censure au Congo", le journaliste d'investigation Charles Onana publie des documents internes de l'Union Européenne très accablants. Un ouvrage qui met à nu la diplomatie de la respectable institution dans les Grands Lacs depuis une décennie. On y apprend surtout que la condition pour que Joseph Kabila reste au pouvoir était qu'il se taise sur l'action de Paul Kagame et des troupes rwandaises à l'Est du pays. Pour l'auteur, on ne peut pas comprendre la tolérance et la complaisance à l'égard de la fraude massive aux élections présidentielles de 2011 en RDC si on ne connaît pas le pacte conclu entre Joseph Kabila et « la communauté internationale »lors du scrutin de 2006.

Louis Michel et sa marionnette d'Alias Joseph Kabila

1- Comment le commissaire Louis Michel va s'imposer dans le processus électoral en RDC et préparer son soutien à Joseph Kabila et à l'action de Paul Kagame en RDC

A Bruxelles, un homme veut absolument jouer les premiers rôles dans ce dossier. Il s'agit de Louis Michel, le commissaire européen. Au cours d'une réunion qui se tient dans son bureau le 4 octobre 2004 et qui va durer environ une heure et trente minutes, monsieur Michel est très nerveux et s'en prend au responsable de la direction des relations extérieures de la Commission, monsieur Thierry de Saint Maurice. Il lui reproche de conduire une politique hasardeuse, inefficace et coûteuse en RDC.

Le discours de Louis Michel est approuvé par les membres de son cabinet, le directeur général pour de développement de la Commission, Stefano Manservisi, et les divers assistants qui participent à la réunion. Le vrai problème de Louis Michel est plutôt qu'il a le sentiment de ne pas être au cœur des initiatives de l'Union Européenne relatives au processus électoral congolais. Il veut être le chef d'orchestre des élections congolaises et cette réunion est l'expression de ses frustrations ou plus exactement de ses aspirations.

Il réclame entre autre de pouvoir superviser le travail des observateurs électoraux, celui des chefs de mission, etc. Au milieu des débats, il prend la parole et annonce qu'en tant que commissaire européen, il refusera de donner des crédits à la direction des relations extérieures de l'Union Européenne s'il n'obtient pas «la responsabilité totale de l'opération »des élections au Congo. La menace est directe et brutale. En réalité, Louis Michel est à la fois proche de Joseph Kabila et de Paul Kagame.

Il ne semble pas travailler uniquement pour le compte de l'Union Européenne. Parallèlement à ses intérêts personnels au Congo, il a un net penchant en faveur de Joseph Kabila et veut aussi défendre ou protéger l'influence rwandaise au Congo. On peut, dans ces conditions, comprendre l'énergie qu'il met à critiquer et à menacer ses collègues à Bruxelles. Louis Michel décide donc de se rendre régulièrement en RDC pour suivre lui-même l'évolution du dossier électoral.

Entre le 27 et le 29 août 2005, il va s'enquérir de l'enregistrement des électeurs sur les listes électorales. Il se rend au nord du Katanga, une région riche en diamants, et au Kasaï Oriental, accompagné de l'abbé Apollinaire Malu Malu, président de la commission électorale indépendante (CEI).

Il constate certes l'ampleur des difficultés sur le terrain mais retient seulement que la distribution des cartes d'électeurs est gratuite, que les Congolais veulent absolument voter et que les leaders politiques sont disposés à aller aux élections.

A cette occasion, il rencontre presque tous les responsables des partis politiques congolais (Joseph Kabila, Jean-Pierre Bemba, Azarias Ruberwa, Anotine Guizenga et Etienne Tshisekedi). Il leur annonce que l'Union Européenne étudie la possibilité d'envoyer des observateurs au moment des élections.

Il co-préside surtout avec l'abbé Malu Malu une réunion du Comité de pilotage du projet d'appui au processus électoral. Il achève son séjour à Kinshasa par un déjeuner de travail avec les présidents du sénat et de l'assemblée nationale.

Pour lui, «le processus de transition est la seule voie possible pour le Congo ». Il n'y a pas, d'après lui, de «plan alternatif ». Mais tout le monde au sein de l'Union Européenne ne partage pas la position pour le moins tranchée, sinon partisane et très personnelle, de monsieur Louis Michel sur le dossier électoral congolais.

2- Contrairement à l'analyse de Louis Michel, une note du chef de la délégation européenne en RDC adressée à l'attention de madame Elisabeth Tison, chef d'unité à la délégation de la Commission Européenne en date du 12 octobre 2005 met en avant les problèmes relatifs au « blocage de la transition » : « Il est de plus en plus évident que les autorités congolaises usent de beaucoup de manœuvres dilatoires pour bloquer, de facto, le processus de Transition.

a) S'agissant du processus électoral, si les opérations d'enregistrement en cours illustrent la volonté de la population d'aller vers les élections, il n'en va pas de même pour les dirigeants de la Transition qui ne sont pas pressés d'examiner la loi électorale. Au 10 octobre 2005, le nombre d'électeurs enregistrés dépassait 16 millions. Ce résultat est très satisfaisant compte tenu de la situation du pays et des nombreuses vicissitudes que le processus d'enregistrement a vécues. Il ne doit cependant pas faire illusion (...).

Il semblerait surtout que les trois principaux dirigeants de la Transition congolaise ne soient pas du tout pressés d'aller affronter un scrutin dont l'issue est de plus en plus incertaine. Leurs bases politiques ne sont pas aussi sûres qu'ils le pensaient initialement lorsqu'ils se sont engagés dans le processus électoral, qu'il s'agisse du Katanga pour le président Kabila, de l'Equateur pour M. Bemba et du Sud-Kivu pour M. Ruberwa.

b) Concernant le processus de brassage et d'intégration de l'armée, il convient en outre de déplorer les retards, maintenant très importants, avec lesquels la deuxième phase est lancée (...). Si le manque de moyens logistiques est l'alibi trouvé par les militaires pour ne pas acheminer les troupes vers les centres de regroupement, cette situation traduit surtout un manque de volonté politique qui, si la tendance n'était pas inversée rapidement, risquerait de menacer le processus électoral en cours ainsi que ses résultats.

2. Face à ces manœuvres dilatoires, la Communauté internationale, dans sa grande majorité, continue de se montrer extrêmement compréhensive.

a) Ainsi la MONUC et le PNUD ont, trop rapidement épousé le point de vue du Président de la CEI de reporter la date du référendum, fixée initialement le 27 novembre, au 18 décembre 2005 (...).

b) La plupart des membres de la Communauté internationale mettent trop souvent en avant, devant les dirigeants congolais, le retard intervenu dans l'adoption de la résolution 1621 du Conseil de sécurité des Nations Unies portant notamment sur la logistique du processus électoral en République Démocratique du Congo. Si ce retard très important (3 mois) est en effet regrettable, il conviendrait surtout de dénoncer toutes les manœuvres dilatoires que les dirigeants congolais utilisent.

Ceux-ci, outre le souhait de rester plus longtemps au pouvoir avec tous les privilèges qu'il confère, semblent aujourd'hui sous-estimer l'impact des échéances du 31 décembre 2005, voire même du 30 juin 2006. Ils ont, en effet, tellement redouté l'échéance du 30 juin 2005 qui, s'étant bien déroulée, les amène à être très optimistes sur la manière dont se négocieront et le 31 décembre 2005 et le 30 juin 2006.

Ils font le calcul, non sans raison, que la Communauté internationale continuera de les soutenir quoiqu'il arrive, tout en continuant à critiquer celle-ci en lui imputant l'essentiel des retards dans le processus de transition (...).

3. (...) la Transition congolaise demeure essentiellement une phase de maintien de la paix. Or, les étapes de ce processus, lorsqu'il n'est pas possible d'obtenir le soutien et l'appropriation des dirigeants en place pour les mener à bien, doivent leur être imposées par la communauté internationale dans l'intérêt même de la population congolaise. Il me paraît à cet égard plus important aujourd'hui de nous rapprocher des vœux de l'immense majorité de la population, qui attend avec impatience d'aller aux élections, que de chercher à convaincre une classe dirigeante qui, quoi qu'elle dise, ne semble pas avoir d'autre perspective que de perpétuer le plus longtemps ses avantages d'autant plus qu'elle pense pouvoir compter sur l'apathie de la rue kinoise ainsi que sur la poursuite du soutien massif de la communauté internationale même au-delà de la Transition... »

3- A la veille de l'élection présidentielle, l'Union Européenne ne tient pas compte de l'avertissement de ses propres diplomates

Dans un rapport restreint du 5 mai 2006, le chef de la délégation européenne en RDC, monsieur Carlo de Filippi soulève d'importantes questions : «Depuis le début de la transition, la communauté internationale n'a pas su ou pas voulu s'opposer aux manœuvres dilatoires des dirigeants congolais. De ce point de vue l'installation au pouvoir, suite à Sun City, des anciens belligérants s'est révélée être une erreur tant elle a favorisé, sur fond de méfiance réciproque : et les pratiques de corruption et de mauvaise gouvernance, et les manœuvres dilatoires et leur volonté de rester au pouvoir coûte que coûte.

Si la communauté internationale, à travers le CIAT a paru, fin novembre 2005, vouloir enfin changer de ton vis-à-vis des dirigeants congolais, les choses ont malheureusement rapidement évolué suite au référendum constitutionnel du 18 décembre 2005. Alors que le risque de non respect de l'échéance du 30 juin 2006 se posait déjà, la communauté internationale, soudée en façade mais largement divisée en profondeur, a préféré agir en ordre dispersé dans la dénonciation des manœuvres dilatoires des dirigeants congolais qu'il s'agisse de la promulgation de la Constitution et de la loi électorale ou de l'intégration de l'armée et des discussions sur la gouvernance.

Les dirigeants congolais depuis janvier 2006 ne prennent d'ailleurs plus de gants pour refuser tout dialogue avec la communauté internationale : de fait les réunions avec l'espace présidentiel et celles des commissions mixtes sont devenues rarissimes et le CIAT préfère diffuser des communiqués relativement complaisants sur les problèmes de la transition congolaise.

Or depuis la promulgation de la Constitution de la IIIème République, le non respect de l'échéance du 30 juin 2006 constitue surtout un problème politique. Sur un plan juridique l'article 222 de la nouvelle Constitution permet en effet d'assurer la continuité des institutions de la transition au-delà du 30 juin 2006. Toutefois la marginalisation volontaire de l'UDPS, semble-t-il appuyée aujourd'hui par une partie de la hiérarchie catholique (Monseigneur Monsengwo), pourrait contribuer à compliquer cette nouvelle prolongation de la transition.

Dans un contexte d'extrême fragilité du processus de transition marqué entre autre par l'insécurité croissante à l'Est de la RDC, notamment en Ituri où le regain des milices cache mal les ingérences croissantes de l'Ouganda, par les atteintes répétées aux droits de l'Homme perpétrées surtout par l'armée congolaise, qu'elle soit intégrée ou pas, par la méfiance croissante des membres de l'espace présidentiel qui se présentent, presque tous, à l'élection présidentielle, la moindre déstabilisation pourrait entraîner une cascade d'événements non souhaitables et difficilement contrôlables. Par exemple, Jean-Pierre Bemba se plaint ouvertement que les troupes de Joseph Kabila, essentiellement la GSSP, n'ont pas été brassées, contrairement à la plupart de ses soldats. De plus, International Crisis Group souligne que le RCD, un des déçus probables du processus électoral en cours, pourrait être tenté de déstabiliser l'Est du pays »

4- Le diplomate fait savoir qu'il est dangereux pour une partie de « la communauté internationale »de soutenir ostensiblement Joseph Kabila

« Le nombre, sans doute trop important, des candidats qui se présentent soit aux présidentielles, soit aux législatives, devrait paradoxalement avantager Joseph Kabila.

a) C'est le seul qui se dégage vraiment de la liste des 33 candidats aux présidentielles.

Avec beaucoup d'habileté, il est en train de réussir plusieurs choses : apparaître comme un candidat ‘‘indépendant'' seul contre tous, transcendant les clivages ethniques et politiques ; sa séparation, de façade, avec le PPRD, constitue une bonne opération politique de même que les rumeurs sur son futur mariage, en juin prochain, qui sera béni par le Cardinal Etsou ; accélérer la décomposition du MLC ; donner l'impression de venir en aide au RCD sur la question de Minembwe sans pour autant s'exposer publiquement à l'impopularité qu'une telle décision entraînerait ; favoriser un grand nombre de candidatures de complaisance qui se rallieront à lui juste avant le premier tour des présidentielles afin de provoquer un grand rassemblement, soit avant le deuxième tour, si un deuxième tour est nécessaire.

De fait il existe une forte chance que Joseph Kabila soit élu au premier tour : non seulement ses partisans en sont convaincus, certains faisant même courir le bruit qu'il y aurait un risque à organiser un deuxième tour des présidentielles ; mais surtout lui-même, par son côté ‘‘force tranquille'', donne l'impression que son élection constituera une simple formalité.

En outre, l'attitude d'une partie de la communauté internationale accentue cette tendance en donnant l'impression qu'elle soutient Joseph Kabila. Ce comportement est extrêmement dangereux car l'opinion publique en RDC finit par en être convaincue ce qui risque de dénaturer un processus démocratique en offrant une fausse liberté de choix. De fait, certains acteurs bilatéraux membres du CIAT qui étaient jusqu'ici plutôt neutres par rapport au processus électoral, semblent maintenant vouloir changer d'attitude pour appartenir au ‘‘camp des vainqueurs''...

A l'opposé, l'actuel président de l'Union Africaine, Denis Sassou Nguesso, ferait tout pour compliquer la tâche de Joseph Kabila en incitant l'UDPS à participer au processus et en soutenant Jean-Pierre Bemba.

b) S'agissant des législatives, la multitude des candidatures retenues par la CEI (9632) risque, sans grands partis vraiment structurés, d'accoucher d'un Parlement atomisé, donc faible et sans doute, à la botte de Joseph Kabila ».

5- Le diplomate rappelle l'Union Européenne à son devoir de neutralité

La promesse des postes de haut niveau peut également favoriser des ralliements, Olivier Kamitatu étant de plus en plus convaincu d'être choisi par Joseph Kabila pour diriger le futur gouvernement issu des élections... Cette recomposition du paysage politique congolais ‘‘à la gabonaise'' pourrait permettre d'aboutir à un certain consensus politique après les joutes électorales. Elle risque toutefois de donner l'impression à l'électeur congolais que son vote a été détourné d'où l'appel récent de Mgr Monsengwo à une certaine transparence dans le processus électoral, ‘‘le peuple et l'opinion nationale autant qu'internationale'' ayant ‘‘le droit de savoir s'il a des candidats alimentaires qui sont de simples figurants ou prête-noms et dont la candidature ne sert qu'à induire l'électeur dans l'erreur''.

Cette approche risque également de rompre l'équilibre qui avait été voulu par les auteurs de la Constitution de la IIIème République en faisant du Parlement une simple chambre d'enregistrement, les décisions essentielles se prenant à la présidence. Devant le risque d'avoir un système démocratique dévié de ses objectifs, la communauté internationale, et surtout l'Union Européenne, doit rester très vigilante.

Tout d'abord en s'assurant que le processus électoral en cours soit au minimum crédible, c'est-à-dire en faisant tout pour que ce processus évite essentiellement de ‘‘légitimer par avance'' Joseph Kabila.

Dans ce contexte, il conviendrait pour la communauté internationale :

- de veiller au strict respect du calendrier fixé ;

- d'afficher une stricte neutralité vis-à-vis des candidats aux législatives ainsi qu'aux présidentielles. Cette attitude sera difficile à observer vis-à-vis de certains candidats appartenant à l'espace présidentiel et qui sont incontournables si on veut maintenir un minimum de dialogue avec les dirigeants de la RDC. Elle sera encore plus difficile à observer de la part des Etats qui ont déjà publiquement manifesté leur préférence au point d'induire l'opinion publique congolaise en erreur ;

- d'empêcher toute tentative de découplage entre législative et présidentielle, risque toujours possible si on finit par se rendre compte qu'il sera peut-être difficile d'organiser les élections législatives pour le 30 juillet 2006 ; l'entourage de Joseph Kabila est naturellement très favorable à ce découplage faisant même courir le bruit que si les élections n'ont pas lieu avant le 30 juin 2006, il risque d'y avoir des troubles à Kinshasa... ;

- de veiller au respect d'une certaine déontologie en exigeant en particulier l'adhésion de tous les candidats à un code de bonne conduite lorsque les différentes campagnes électorales démarreront ;

- de permettre à la Haute Autorité des Médias de jouer son rôle en matière d'égalité d'accès aux médias, de transparence et de respect absolu de la liberté d'expression ;

- de poursuivre, sans compromission, l'objectif d'inclusivité du processus par exemple en essayant de convaincre l'UDPS à participer aux élections provinciales qui serviront à la désignation des sénateurs et gouverneurs ;

- d'assumer une observation des élections qui soit performante ;

- d'accélérer l'arrivée de la force européenne qui devrait constituer une assurance contre toute tentation de dérapage, d'où qu'elle vienne »

Xavier Solana

6- Un rapport secret envoyé au cabinet de Louis Michel le 16 février 2006 à 15h16 confirme le choix de Joseph Kabila par Paris et Washington.

Il y a en réalité deux positions au sein de ce qui est qualifié de «communauté internationale ». D'une part celle représentée par la France et les Etats-Unis qui soutiennent déjà la désignation, ou plus exactement le maintien, de Joseph Kabila au pouvoir et d'autre part celle de certains membres de la Commission Européenne qui souhaitent plutôt la tenue d'un scrutin libre et incontesté.

Des négociations et des actions de lobbying se multiplient néanmoins à Bruxelles pour convaincre certains dirigeants congolais de se ranger derrière Joseph Kabila.

Ses soutiens occidentaux se mobilisent beaucoup pour le rassurer de l'appui de la «communauté internationale »c'est-à-dire essentiellement celui de la France et des Etats-Unis. Le Comité international d'accompagnement de la transition (CIAT), qui avait été mis en place pour servir de moyen de pression auprès des dirigeants congolais dans le but d'équilibrer le rapport de force politique, perd très vite de son autorité.

Les grandes puissances, qui ont déjà pris parti pour Joseph Kabila, ne souhaitent plus l'intervention du CIAT, tout au moins, dans le processus portant sur l'élection du président de la République démocratique du Congo.

Dans un rapport secret envoyé le 16 février 2006 à 15h16 au cabinet de Louis Michel par la délégation européenne à Kinshasa, il est écrit : « La France et les Etats-Unis continuent d'ailleurs d'estimer que le CIAT n'a pas pour fonction d'intervenir dans les affaires congolaises, surtout lorsqu'il s'agit de celles du chef de l'Etat ».

On lit plus loin : «Dans ce contexte, la France qui visiblement pourrait avoir convaincu l'Allemagne, estime que les experts/techniciens travaillant sur le processus électoral devraient avoir un rôle limité et laisser l'aspect politique aux diplomates et aux ambassadeurs ».

Si la volonté de placer Joseph Kabila en position de « vainqueur »des prochaines élections devient incontestable et irréversible, une question néanmoins demeure. On comprend parfaitement que les Etats-Unis continuent de soutenir Joseph Kabila et Paul Kagame au vu de leur politique dans les Grands-lacs. Mais le suivisme de la France est moins évident. Est-ce pour la France un alignement aveugle sur la position des Etats-Unis ou est-ce une erreur d'appréciation de la personnalité de Joseph Kabila et de la nature de ses liens plus ou moins serrés avec Kigali ?

Une chose est certaine, le soutien de la France à Joseph Kabila n'a jamais placé cette dernière en position de force, ni au Congo ni au Rwanda. Chaque fois qu'il en a l'occasion, le président rwandais, Paul Kagame, s'évertue à invectiver les dirigeants français ou à les tourner en ridicule.

Cet ancien maquisard à la culture sommaire et à la courtoisie limitée s'en prend pêle-mêle aux ministres et aux diplomates français sans que personne ne lui porte une réplique digne de ses amabilités.

Jusqu'à présent, la «contre-offensive »française dans les Grands Lacs est restée faible, peu ambitieuse et totalement insignifiante face à l'agressivité et à la stratégie anglo-américaine.

Le dictateur rwandais a même poussé le zèle jusqu'à bannir le français au Rwanda pour faire de l'anglais la nouvelle langue officielle du pays et à intégrer le Commonwealth, au détriment de la France qui semble plus que jamais résignée à subir les tacles de ses alliés en Afrique.

En vérité, Jacques Chirac ne voulait pas d'un affrontement avec George Bush, ni sur le Congo ni sur le Rwanda. Éprouvé par la tension avec les Etats-Unis durant la guerre irakienne, dépassé par le déploiement militaire américain - notamment la force Africom - dans son pré carré, usé par son dernier mandat et acculé par le bouillant Nicolas Sarkozy qui cherchait à tout prix à entrer à l'Elysée, le chef de l'Etat français aspirait surtout à prendre une retraite tranquille.

Il a finalement choisi d'être conciliant avec Washington, évitant un bras de fer inutile. Cette position transparaît clairement lorsque l'auteur du rapport secret souligne l'attitude de la France et des Etats-Unis : «Si le délai du 30 juin 2006 n'est pas respecté, ces pays n'hésiteront pas à faire ‘‘porter le chapeau'' aux ‘‘experts'' ainsi qu'au PNUD plutôt que d'avoir à reconnaître leur complaisance vis-à-vis des autorités congolaises et leur inertie au sein du CIAT.

Fidèle à sa stratégie, la France veut faire primer le discours politique du ‘‘tout va bien Madame la marquise'' sur la nécessité d'une pression sur les principaux dirigeants de la transition s'agissant de la réalisation dans un délai raisonnable, entre autres, des aspects techniques d'organisation des scrutins, de diffusion du matériel, de formation de personnel, du dépôt de candidatures, de leur dépouillement et des recours éventuels et occulte ainsi le temps nécessaire et incompressible de ces différentes étapes.

Aider à la bonne réalisation de ces étapes dans les délais raisonnables, c'est permettre à la transition de se terminer dans les temps et sans heurts ! Il apparaît assez clairement que Kabila dicte sa ligne de conduite et possède ainsi un pied dans l'Union Européenne et que l'ambassade des Etats-Unis influence le CIAT à travers Bill Swing. Par ailleurs, au sein du CIAT, les Etats africains sont probablement influencés par la France et les Etats-Unis, tandis que la Chine et la Russie ne s'intéressent que de loin à la politique congolaise et/ou ne souhaitent pas faire de vagues ». Le processus électoral ira finalement à son terme, conformément aux volontés affichées au sein de l'Union Européenne.

Pour s'en rendre compte, il suffit simplement de suivre ici les commentaires dithyrambiques exprimés par ses représentants officiels dès le premier tour du scrutin, qui voit Joseph Kabila arriver très largement en tête avec officiellement plus de 44% des suffrages.

Javier Solana, Haut Représentant pour la Politique Étrangère et de Sécurité Commune de l'Union Européenne (PESC), exprime le premier sa satisfaction : «Je salue la tenue dans de bonnes conditions des élections présidentielles et législatives en République Démocratique du Congo ce dimanche 30 juillet. Je félicite le peuple congolais qui s'est rendu nombreux aux urnes et qui a pu s'exprimer, d'une manière générale, dans le calme et dans la dignité, exprimant sa détermination à construire un meilleur avenir pour son pays (...). L'Union Européenne reste fermement aux côtés de la population congolaise dans ces moments historiques et témoigne, entre autres par la présence de sa mission EUFOR, de son engagement en vue de voir aboutir les élections dans un esprit de réconciliation et de consensus national ».

Louis Michel, Commissaire européen au Développement et à l'aide humanitaire, parmi les plus fervents partisans de Joseph Kabila, ne boude pas son plaisir : «Le 30 juillet 2006 les premières élections démocratiques et pluralistes depuis 40 ans se sont tenues en République Démocratique du Congo. Il s'agit de l'aboutissement concret d'un rêve qui pour les Congolais vient de très loin, une vraie opportunité de renouveau qui est maintenant à portée de main. Je voudrais sincèrement féliciter le peuple congolais qui a montré une maturité et une appétence pour la démocratie. Je suis heureux d'avoir misé, depuis 1999, sur le peuple congolais qui était fatigué de la guerre et des conflits et qui a eu la volonté d'aller vers la démocratie, un processus irréversible. (...) A présent nous exhortons la population congolaise et toutes les parties concernées à poursuivre leur participation pacifique à ce processus dans un esprit de réconciliation nationale et de respect de la démocratie et de l'Etat de Droit dans l'intérêt général du pays. La Commission européenne, premier bailleur de fonds du processus électoral, continuera d'apporter son soutien au peuple et à l'Etat congolais dans cette nouvelle phase »

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mercredi 15 novembre 2017

Robert Mugabe, faux panafricaniste, assassin de M'zée LD Kabila et un pillard de moins du Congo

Robert Mugabe, 93 ans, le vieil homme est un moine dormeur public impénitent

Très facile pour des congolais de dénoncer les sociétés multinationales étrangères qui pillent les ressources de la République démocratique du Congo. Ceci contraste avec le silence assourdissant sur des africains qui pillent également nos ressources: Paul Kagame, Hitler Africain du Rwanda qui pille le coltan, Yoweri Museveni Kaguta de l'Ouganda qui pille l'or et le pétrole, Robert Mugabe qui a pillé notre diamant, sans oublier l'Angola avec notre pétrole à Moanda et l'invasion de Kahemba.

Robert Mugabe, 93 ans, le vieil homme est un moine dormeur public impénitent

Incroyable, pas des cris de liesse des Kinois sur la chute du gérontocrate, autocrate et dictateur Robert Mugabe au Zimbabwe. Si les Zimbabwéens vivent la retenue, les congolais devraient plutôt jubiler. Silence radio de la RTNC, la thuriféraire et l'autoproclamée "La voix du peuple", qui n'est rien d'autre que la voix de l'imposteur de Kingakati, est dans la logique du régime totalitaire. Aucun acteur politique ne prend la peine de prendre la parole et d'expliquer au peuple congolais sur les accointances de deux régimes: celui de Robert Mugabe et de Alias Joseph Kabila. Politicailleurs ventriotes sans aucun doute. La déchéance de Robert Mugabe, président honoraire du Zimbabwe, est une bonne nouvelle pour toute l'Afrique qui a été la risée du monde à cause de l'arrogance, frasques et extravagances d'un vieil homme de 93 ans. Robert Mugabe, vous n'aurez pas ma compassion ni ma haine. Faux panafricaniste, Robert Mugabe aura été un Tippo Tip dans le pillage des ressources de la République démocratique du Congo.

M'zée Laurent Désiré Kabila, président de la RDC, Robert Mugabe, président du Zimbabwe et Barnabé Kikaya Bin Ramazani, ambassadeur de la RDC au Zimbabwe, derrière M'zée LD Kabila

Acte 1. Robert Mugabe était un ami à M'zée Laurent-Désiré Kabila. Ils étaient tous les deux des révolutionnaires. Lors de l'assassinat de M'zée Laurent-Désiré Kabila au palais de Marbre le 16 janvier 2001. Et le corps de M'zée LD Kabila fut emballé dans des rideaux avant de l'embarquer dans un hélicoptère venu de l'aéroport de N'djili, après le constat de décès par le Dr. Mashako Mamba, ministre de la sante. Le corps de M'zée Laurent-Désiré Kabila sera amené à l'hôpital Ngaliema. M'zée Laurent-Désiré Kabila sur ordre de Robert Mugabe, des généraux Zimbabwéens commis à la garde du défunt président ont reçu l'ordre de ramener le corps à Harare. Pourquoi donc ? Il fallait la main de M'zée Laurent-Désiré Kabila pour ouvrir le coffre-fort où se trouvait de l'argent en divers devises, des minerais à la banque Zimbabwéenne. Barnabé Kikaya Bin Ramazani, ambassadeur de la RDC au Zimbabwe en sait beaucoup des choses. Après le partage du butin du coffre-fort entre Robert Mugabe, Alias Joseph Kabila et Barnabé Kikaya Bin Ramazani, les trois seront liés. Robert Mugabe devint le mentor et protecteur de l'imposteur de Kingakati. Ce sont des soldats Zimbabwéens sont la ceinture de sécurité d'Alias Joseph Kabila. Ce sont eux qui lors des manifestations tirent à balles réelles sur des manifestants en ayant pris le soin d'enfiler la tenue des policiers. Barnabé Kikaya est devenu un apparatchik du régime d'imposture échelonnant tous les postes de confiance de l'imposteur.

Acte 2. Ayant trahi M'zée Laurent-Désiré Kabila son ami, Robert Mugabé a accepté de devenir le mentor et protecteur d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, un Ovni qui a été catapulté sur le trône du Grand Congo. Un imposteur et usurpateur, un complice Tutsi-Rwandais, à qui on n'a tout fabriquer: un nom d'emprunt Joseph Kabila en fabricant pour lui, une filiation directe en tant que fils héritier du président assassiné (alors que plusieurs enfants se réclament du président), une famille bidon, une tribu, un clan et un village pour le rendre plus Congolais. L' ancien taximan de Dar-es-Salam en Tanzanie, incompétent, ignare aura tout appris sur le tas. Lui qui était arrivé au Congo avec des bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière qui a servi dans l'armée rwandaise de Paul Kagamé, le génocidaire et Hitler Africain, s’avérera être un dictateur sanguinaire. L'appétence au goût du pouvoir du petit roitelet, un criminel hors paire. Au fait à la mort de Laurent-Désiré Kabila, Robert Mugabe du Zimbabwe, Paul Kagame du Rwanda, Yoweri Museveni de l'Ouganda, Edouardo Dos Santos de l'Angola ont compris tout ce qu'ils pouvaient obtenir dans le dépeçage de la RDC et en pillant ses ressources. Au fait, tous les neuf pays voisins de la RDC sont bénéficiaires du pillage des ressources du Grand Congo. Un Congo faible est bénéfique pour tous les voisins. dans les parents rwandais Les Congolais de la diaspora^résidant au Zimbabwe disent qu'il les avait même inviter à la Résidence pour sabrer la champagne.

Lors de la deuxième guerre du Congo, un conflit armé qui eut lieu au sein du territoire de la République démocratique du Congo, qui débuta en 1998 par l'agression Rwando-Ougando-Burundais et se termina officiellement en 2002, avec le dialogue inter-congolais avec une fin formelle le 30 juin 2003. Elle impliqua neuf pays africains dont l'Angola, la Namibie, Tchad et le Zimbabwe étaient du côté du gouvernement. Certains commentateurs ont même parlé de la «première guerre mondiale africaine ».

Acte 3. Sengamines. Sous M'zée Laurent-Désiré Kabila, la province du Kasaï Oriental était considéré comme une zone minière interdite. Il fallait une autorisation spéciale du ministère de l'intérieure pour s'y rendre. Personnellement, j'ai eu l'occasion de visiter la Sengamines à Boya à une trentaine de Kilomètres de Mbuji-Mayi. La Sengamines a été créée à partir d’une concession arrachée à la Miba pour rémunérer le Zimbabwe de son soutien militaire à la République démocratique du Congo lors de la guerre contre le Rwanda et l’ Ouganda. L’anecdote de Julien Ciakudia, patriarche de la résistance congolaise à Londres et prince des Bakwanga est intéressant.Lors de l'agression Rwando-Ougando-Burundaise, en 1998, nommé par M'zée Laurent-Désiré Kabila, il a été le représentant provincial du commissariat général de la Réinsertion de la Présidence de République pour la province du Kasaï Oriental. Cinq mois durant, Julien Ciakudia a été au front à Cabinda. C'est lui qui au nom du chef de l'Etat est allé voir le chef Mutamba Lupungu, grand chef de Basongé. Avec plus de 100 tonnes de vivres, Ciakudia et le général Mufu Vindicien ont dû réconforter les militaires tout le long de la route de Mbuji-Maji à Cabinda. Julien Ciakudia était dans sa province le Kasaï Oriental, l'aéroport de Bipemba est sur ses terres. Il a vu des cargos zimbabwéens embarqués de la terre cuite non traitée de Boya pour la Sengamines pour le Zimbabwe. Au fait Sengamines est une affaire de prédation.

Robert Mugabe n'a jamais été un panafricaniste comme il aimait s'autoproclamé, mais plutôt un pillard comme d'autres des ressources congolaises. D'ailleurs,"dès 2002, la Sengamines a été mise en cause par des experts de l’ONU chargés d’enquêter sur le pillage des ressources naturelles congolaises. Mais, à travers elle , c’est son principal actionnaire , Oryx Natural Resources , qui était directement montré du doigt. En guise d’indemnisation, les forces armées du Zimbabwe – via la société Osleg ( Operation Sovereign Legitimacy) – ont alors obtenu 49 % de la Sengamines. Le régime zimbabwéen décida alors de confier la gestion de la concession à Thamer al-Shanfari, un homme d’ affaires omanais, diplômé de l’École des mines du Colorado, rencontré lors de la visite d’une délégation du sultanat d’Oman à Harare . Shanfari crée en 1999 le holding Oryx Natural Resources. En juin 2000, ses liens avec les forces armées du Zimbabwe empêchent son introduction à la Bourse de Londres, du fait de la présence d’Osleg dans son capital . Selon le rapport de l’ONU publié en octobre 2002, Oryx, qui a hérité des parts d’Osleg dans la Sengamines, serait en réalité « une société écran » assurant le portage pour le compte des ZDF (Zimbabwe Defense Forces).

D’aucuns soupçonnent un accord de partage des bénéfices – jamais prouvé – selon lequel Oryx se serait engagé à reverser à Osleg 60 % des bénéfices issus de la concession. Des bénéfices qu’auraient perçus ensuite les véritables propriétaires d’Osleg, à savoir quatre proches de Mugabe détenant chacun 2 500 actions de l’ entreprise . Et, parmi eux , Vitalis Zvinavashe, l’ancien chef d’ état-major des ZDF, selon le quotidien sud- africain The Financial Gazette. Moins de pudeur en revanche en ce qui concerne les Forces armées congolaises (FAC). À l’ origine , celles-ci devaient toucher les bénéfices de la Comiex ( Compagnie d’ import-export ), actionnaire à hauteur de 33,8 % dans le capital de la Sengamines, explique l’ONG Global Witness . En janvier 2003, la participation de la Comiex est transférée à l’État congolais . Sous la pression du FMI, l’État se désengage à son tour en juillet 2003 de la Sengamines. Ce qui permet à Oryx d’accroître sa participation à hauteur de 80 % de la Sengamines.

Robb Scott, le directeur financier d’Oryx, reconnaît que sa société a effectivement récupéré « gracieusement » les parts d’Osleg et de la Comiex dans la Sengamines, une concession d’une valeur estimée en son temps à 2 milliards de dollars . Le directeur financier d’Oryx justifie ce tour de passe-passe financier par une décision politique de haut niveau : le Zimbabwe et le Congo auraient tous deux voulu se désengager du holding. Difficile de croire à un acte philanthropique. On aimerait tout de même savoir si les actionnaires d’Osleg ont touché de juteux bénéfices sur les diamants de la Sengamines. Ou encore si le Zimbabwe a finalement payé de sa poche l’effort de guerre consenti en faveur de Kinshasa".

4. L'assassinat de Nicolae Ceaușescu en Roumanieavait crée une psychose chez le Maréchal Mobutu Sese Seko qui se mettait à transpirer à grosses gouttes. La déchéance de Robert Mugabe au Zimbabwe doit avoir des effets sur Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale à Kingakati. Robert Mugabe était son grand protecteur. C'est Robert Mugabe qui encourageait l'imposteur-usurpateur de se maintenir par la force pour durer au pouvoir sans légitimité. Le grand mentor est capturé par l'armée, que pensez de son protégé à Kinshasa, qui nargue tout le monde mais règne par défi ? Que deviendront tous les militaires qui assirent la sécurité de l'imposteur ?

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mardi 14 novembre 2017

10 Questions à Robert Mbelo, diplomate honoraire (suite et fin) !

Robert Mbelo, diplomate honoraire

6. Réveil FM International: Quel régime politique règne en RDC ? Sommes-nous sous occupation? Comment faire pour s'en sortir ?

Robert Mbelo: Pour en sortir, je prône une diplomatie de rupture et de réappropriation. Douze points d’intérêts majeurs et de focalisation pour une nouvelle doctrine diplomatique au Congo.

1. À la base de tous les malheurs qui menacent, hier, aujourd’hui et comme demain, la destinée des Congolais et qui risquent de compromettre le destin de leur pays, se trouvent les immenses richesses géologiques contenues dans le sous-sol du Congo.

Il s’agit d’un postulat fondamental qui dicte constamment le rythme des désastres qui s’abattent sur ce pays impose la cadence des viols et des mutilations sexuelles subies par les femmes congolaises, donne la mesure et explique les raisons des pillages infligés aux ressources minières du Congo.

Pourtant, les richesses géologiques congolaises, élément déclencheur et principal facteur incitateur de la guerre d’agression dont notre pays est victime depuis septembre 1996, n’ont jamais été prises en compte depuis le 30 juin 1960 dans la définition de notre politique étrangère et la qualification de nos relations avec tous les autres États du monde.

Dans l’existence de tous les autres peuples de notre planète, les ressources minières ont toujours constitué le facteur fondamental de leur progrès social, de leur développement économique et de leur essor spirituel. Que seraient, par exemple l’Arabie saoudite, le Qatar ou le Venezuela sans leur pétrole ? Par contre, pour la République Démocratique du Congo, l’or, le cuivre, le cobalt, l’uranium, le diamant, le pétrole et désormais le coltan ont toujours formé le faisceau des causes maudites qui, depuis plus d’un siècle, ne cessent de précipiter les pires calamités sur notre pays et sur notre peuple.

Dès lors, il convient désormais de placer les ressources géologiques minières au cœur de la politique étrangère de la république démocratique du Congo. La conception de toute doctrine diplomatique, de même que l’élaboration d’un programme de politique étrangère soucieuse de rompre avec cette fatalité doivent impérativement inscrire le rôle des minerais congolais au premier rang des éléments à prendre en considération. Mais ce n’est pas tout. Il existe un second constat.

2.Depuis la fin du 15 e siècle, plus exactement au lendemain de la fameuse « découverte », en 1484, de l’embouchure du fleuve Congo par le navigateur portugais Diego Cao, toutes les tragédies ayant frappé les peuples bantous installés dans le pays dénommé aujourd’hui République Démocratique du Congo sont venues de l’extérieur.

C’est une évidence qui aurait dû inspirer la doctrine et dicter la logique des relations entre le Congo et le reste du monde depuis le 30 juin 1960. Mais force est de constater qu’il n’en a jamais été question dès lors que les concepteurs de la politique étrangère du Congo ont omis de prendre en compte cette dimension pourtant fondamentale.

Qu’il s’agisse de l’esclavage qui a sévi contre notre peuple pendant 350 ans jusqu’en 1848, de la guerre de conquête pré-coloniale ; de la colonisation, du néocolonialisme, de l’endettement, de la sécession katangaise inspirée par la Belgique, des deux conflits de Moba ou de la guerre d’agression qui décime la population congolaise depuis septembre 1996 ; les ministres congolais ayant les affaires étrangères dans leurs attributions ont oublié que tous ces malheurs sont venus ou ont été inspirés depuis l’étranger.

Les mesures à prendre en vue de la réparation d’un tel oubli seront également destinées à éviter la récurrence de telles agressions. Elles doivent constituer l’une des préoccupations majeures de la future diplomatie de notre pays. Mais, une troisième considération entre également en ligne de compte.

3. Tous les minerais quittant le territoire national congolais, lors des opérations d’exportation initiées par des firmes occidentales, subissent une plus-value dont le pourcentage peut dépasser les 500% avant même la première phase de raffinage. Dans les pays étrangers, les matières premières issues du Congo contribuent non seulement à renforcer la puissance et à augmenter l’enrichissement des autres nations, mais aussi à la création de millions d’emplois. C’est le cas notamment pour le coltan, le diamant, le cobalt, le tungstène, le wolfram, le niobium, l’uranium et le pétrole pour ne citer que ces quelques produits. Par contre, les biens manufacturés fabriqués dans les pays industriels et importés par les Congolais leur coûtent les yeux de la tête.

En d’autres termes, depuis le début du 20 e siècle jusqu’à ce jour, les ressources naturelles congolaises, en particulier minières, exportées dans le monde entier ont, en réalité, servi surtout à l’appauvrissement du Congo et de sa population ; tout en fournissant aux industries et aux pays acheteurs les matières premières pour l’amélioration de leur bien-être, pour l’accroissement de leur puissance, de leur prestige et pour le renforcement de leur pouvoir sur la scène internationale. La nouvelle doctrine diplomatique devra être définie et appliquée en intégrant étroitement ce facteur de paradoxe afin d’éliminer définitivement cette contradiction.

Mettant à profit l’invasion de la République démocratique du Congo, à partir de septembre 1996 de troupes et de milices armées à dominante ethnique tutsie venues de l’Ouganda, du Rwanda et du Burundi, plus de cent sociétés minières étrangères se livrent au pillage systématique des richesses géologiques nationales congolaises, financent directement les forces armées ennemies opérant sur le territoire congolais, agissant ainsi délibérément en complices dans l’entreprise de génocide en cours au Congo où, jusqu’à ce jour, plus de 8 millions des nôtres ont déjà péri. La liste des entreprises criminelles impliquées dans le pillage des minerais congolais est lisible en annexe de la présente. L’identification des pays d’où sont originaires leurs principaux actionnaires ; de même que les noms et la nationalité de leurs différents dirigeants doivent, en toute logique, constituer des paramètres à retenir en priorité pour élaborer toute politique étrangère.

Jusqu’à présent, cela n’a jamais été le cas. Non seulement l’ensemble de ces firmes multinationales doivent être poursuivies devant les instances de la justice internationale, mais leurs administrateurs ainsi que leurs principaux actionnaires feront l’objet d’actions publiques en vue de dénoncer leur caractère nocif et de les rendre inoffensifs.

Désormais, l’exportation des minerais congolais s’effectuera exclusivement sur base de « contrats joint-venture » restant valables jusqu’à la seconde ou la troisième phase de leur raffinage à l’étranger. C’est ainsi que l’émirat du Koweït a installé dans les pays européens achetant le pétrole koweitien un vaste réseau de stations-service à l’enseigne de Q8 où sont vendus, au détail, non seulement le pétrole raffiné de l’émirat koweitien, mais aussi les sous-produits provenant du raffinage de son brut.

Dans le même temps, l’implantation à l’étranger des postes diplomatiques congolais doit tenir compte de ce facteur. Il appartient alors aux ambassades de veiller à la protection des intérêts économiques et financiers de l’État congolais dans les pays où des sociétés sont liées avec le Congo par des agréments de joint-venture.

4. Un quatrième aspect mérite également d’être intégré dans la nouvelle vision de la politique étrangère congolaise. Pendant plus d’un demi-siècle à partir du 30 juin 1960, le Congo a pratiqué une diplomatie de générosité et d’hospitalité ainsi qu’une politique de bon voisinage envers les pays africains qui l’entourent et vis-à- vis de leurs populations respectives. Tous les avantages leur furent accordés:

offre généreuse d’asile politique, bourses d’études, priorité dans les embauches, accès à de hautes fonctions administratives et même politiques, hospitalité tous azimuts aux réfugiés hutus, tutsis, angolais, etc. Tout ceci fut entrepris dans l’espoir d’en attendre une juste réciprocité Il n’en a jamais été question puisque la RD-Congo et son Peuple sont payés aujourd’hui en retour avec la monnaie de l’ingratitude, du cynisme et de la cruauté. L’agression armée perpétrée contre notre pays par les armées rwandaise, ougandaise et burundaise, l’occupation de larges portions du territoire national congolais par ces trois pays, l’exploitation frauduleuse par l’Angola des gisements pétroliers situés au large du littoral atlantique congolais démontrent à suffisance que les gouvernants de ces États et leurs populations respectives ont perdu le sens des valeurs d’humanisme qui ont toujours fondé les relations entre différents peuples africains.

Mais, de tous les crimes commis contre le Congo et les Congolais, le plus perfide et le plus condamnable demeure l’offensive militaire déclenchée en septembre 1996 par l’AFDL, alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo, une milice armée formée par des contingents militaires des armées régulières du Rwanda, de l’Ouganda ainsi que du Burundi et directement détachée des ministères de la défense de ces trois pays.

Faussement appelées « rébellions congolaises » la milice armée dénommée AFDL et ses différentes mutations comme le RCD-Goma, le CNDP et le M23 se sont lancées à l’assaut du Congo pour y semer la mort et la désolation. Alors qu’un immense génocide visant l’anéantissement des Bantous congolais est en cours et que tous les rouages essentiels de l’État congolais se trouvent désormais entre les mains de nos ennemis tutsis rwandais, un double péril se profile désormais à l’horizon à travers les tentatives de balkanisation du Congo et de création d’un tutsiland ou foyer national tutsi.

La nécessité et l’urgence de mettre en échec les deux objectifs visés par nos ennemis doivent constituer dès le début, la priorité de toutes les priorités pour la future diplomatie congolaise. Dans le même temps, la nature et la qualité des relations diplomatiques du Congo avec tous les autres pays du monde dépendront de leur condamnation des auteurs, identifiés notamment du point ethnique, du génocide des Bantous congolais et de leur façon de qualifier les milices armées étrangères opérant sur le sol de la république démocratique du Congo.

Toute confusion de langage et toute référence à une soi-disant rébellion congolaise sera tenue comme une preuve de complicité avec nos agresseurs, une marque d’hostilité envers le Congo et une expression d’inimitié vis-à- vis du peuple congolais.

Il revient aux concepteurs de la nouvelle doctrine diplomatique du Congo d’intégrer la dimension ethnique du conflit qui ravage notre pays et notre peuple. La politique africaine des États étrangers désireux de nouer des relations avec la république démocratique sera appréciée à travers leur choix entre les Bantous d’un côté et, de l’autre, les Tutsis et les Nilotiques.

Face aux actes d’ingratitude, devant les marques de trahison envers l’amitié et la fraternité vouées par le Congo à ces pays, pendant des décennies; la politique de bon voisinage menée jusqu’ici par le ministère congolais des affaires étrangères doit être complètement reconsidérée pour être remplacée par une diplomatie de stricte réciprocité.

Paul Kagamé, génocidaire et Hitler Africain

Il en ira de même des multinationales minières, bancaires, industrielles et pétrolières ainsi que de tous les États dont le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi servent de sous-traitants dans la gestion de leurs intérêts au Congo à travers la guerre d’agression déclenchée en septembre 1996.

5. Un cinquième paramètre majeur doit aussi entrer en ligne de compte dans la conception de la future diplomatie congolaise et constituer un des axes importants dans les relations diplomatiques que le Congo établira ou non avec des pays étrangers.

Il s’agit du payement par le Congo belge, c’est-à- dire par les ressources minières de notre pays, par la sueur et le sang des mineurs congolais des énormes dettes souscrites et laissées en souffrance par le roi Léopold 2 du 26 février 1885 au 15 novembre 1908, date de la confiscation par ses créanciers de sa propriété privée dénommée État indépendant du Congo, en sigle EIC.

À la suite de cette saisie, les 2 millions 345.000 km² formant l’étendue de l’ancien domaine foncier du roi des Belges furent confiés à l’administration de la Belgique en vue du remboursement des créances royales par les ressources géologiques du Congo et la main d’œuvre des indigènes congolais.

De façon délibérément abusive, l’opération fut appelée colonisation, en vue de créer la confusion dans les esprits alors qu’il s’était agi, en réalité, d’une gigantesque entreprise destinée à l’apurement de dettes léopoldiennes par le Congo belge devenu la propriété collective des créanciers de Léopold 2, grâce aux richesses naturelles de notre pays et à l’imposition aux indigènes congolais d’un régime de travaux forcé pendant plus d’un demi-siècle.

De toute évidence, il subsiste entre la République Démocratique du Congo et les anciens créanciers de Léopold II un immense contentieux financier et moral resté intact jusqu’à ce jour alors que le contentieux belgo-congolais, si important soit-il, n’est pas de la même ampleur.

Au demeurant, il n’a pas encore reçu une solution finale un tant soit peu respectueuse des intérêts, de l’honneur et de la dignité du peuple congolais.

Paul Kagamé, génocidaire et Hitler Africain

Faisant preuve de courage et de perspicacité dans la compréhension de l’histoire du Congo, une diplomatie congolaise digne de ce nom se doit d’instruire ce double litige à la lumière de sa nouvelle lecture. La République Démocratique du Congo se doit d’exiger une reddition des comptes aux anciens créanciers de Léopold II.

Des sources historiques évaluent à 25 millions de franc-or, soit 25 milliards de dollars au cours d’aujourd’hui, le montant global des dettes souscrites par Léopold II auprès des familles royales britannique et hollandaise (Léopold II fut le double oncle de la reine Victoria d’Angleterre), de banquiers de la City à Londres, des banques de Zurich, de Hanovre et de Hambourg ; des industries d’armement dont l’Allemande Krupp et la Belge de la FN à Liège en Belgique ; mais aussi des propriétaires des bateaux installés à Rotterdam, à Amsterdam et à Anvers, sans oublier les industries de fabrication d’équipement et de matériel ferroviaire pour la construction du chemin de fer Matadi-Kinshasa.

Paul Kagamé, criminel, génocidaire et Hitler Africain

Du 15 novembre 1908, date de la fausse cession de l’EIC à la Belgique (l’opération consista, en réalité, en un acte de saisie de la propriété de Léopold II et de l’attribution de sa gestion à la Belgique avec l’accord du parlement belge) ; jusqu’à la veille de l’indépendance du Congo belge le 30 juin 196 ; notre pays, grâce à ses fabuleuses ressources minières, à la main d’œuvre et au sang des indigènes congolais assura quatre fois le remboursement des créances souscrites par l’ancien roi des Belges, soit 100 milliards de dollars au cours de la devise américaine de 1960.

Il faudra faire preuve d’un grand courage politique, d’une conscience inébranlable et d’une volonté inoxydable pour qu’à la lumière d’une lecture et d’une compréhension sans complaisance de l’histoire du Congo, une nouvelle diplomatie congolaise digne de ce nom entame l’instruction de ce double litige. La République Démocratique du Congo se doit d’exiger une reddition des comptes non seulement à la Belgique, mais surtout aux anciens créanciers publics et privés de Léopold II.

A ce colossal contentieux financier datant de plus d’un demi-siècle sera adossé le dossier de l’endettement actuel de la République Démocratique du Congo, évalué à 15 milliards de dollars, envers les mêmes anciens créanciers du deuxième souverain belge. Pour le ministre d’État chargé des affaires étrangères et de la coopération internationale, il s’agira alors de savoir qui doit à qui.

6. Un sixième élément à inclure dans le champ de vision de la nouvelle diplomatie concerne le statut du Congo, depuis 1955, en qualité que membre associé de l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord.

À la suite de la fourniture aux USA des 1.250 tonnes d’uranium qui servirent à la mise au point et à la fabrication des trois premières bombes atomiques américaines, le Congo belge entra dans l’OTAN comme membre associé avec tous les avantages et les devoirs attachés à cette qualité. Notre pays n’a jamais manqué à aucune de ses obligations vis-à- vis de l’organisation atlantique.

De son côté, l’OTAN, honora scrupuleusement ses engagements vis-à- vis du Congo belge d’abord, et de la République du Congo ensuite jusqu’en 1996.

C’est ainsi que la base militaire de Kitona à l’ouest, celle de Kamina à l’est ainsi que l’aéroport de Libenge, situé en pleine forêt équatoriale et doté d’une piste d’atterrissage capable de recevoir des gros porteurs furent construits par l’OTAN. Les statuts de cette organisation militaire obligent tous les signataires à porter aide et assistance à chacun de ses membres en cas d’agression par une puissance ou un pays étranger.

Depuis septembre 1996, la République Démocratique du Congo est victime d’une agression armée caractérisée de la part de trois pays voisins mais, loin de voler au secours de leur membre associé, les autres pays de l’OTAN font preuve de mansuétude, de complaisance, sinon de complicité envers les agresseurs.

7. Des milliers de Congolais ont été brutalement expulsés des pays européens pour avoir enfreint les lois sur le séjour dans les États signataires des accords de Schengen. D’autres pays occidentaux comme la Suisse ont recouru aux mêmes brutalités. La nouvelle doctrine diplomatique devra identifier les victimes congolaises de ces mesures et appliquer aux pays s’étant rendus coupables de ces violences contre nos concitoyens le principe de la réciprocité.

8.. Un huitième aspect, et non des moindres, à prendre en compte pour déterminer la future diplomatie congolaise est le constat que la république démocratique du Congo, avec plus d’un millier d’ethnies et de tribus, abrite sur son territoire la plus vaste biodiversité de l’espèce humaine terrestre.

À ce titre, que ce soit du point de vue génétique, culturel, linguistique ou artistique, cette variété unique doit bénéficier de la protection du reste du monde, comme le sont les sites archéologiques, les tigres du Bengale, certaines espèces de crapauds, de papillons ainsi que de nombreux monuments architecturaux inscrits au patrimoine mondial de l’humanité.

9. Un neuvième facteur doit également trouver sa place dans le nouveau paysage de la diplomatie congolaise. Depuis les guerres de conquête précoloniales menées à partir d’octobre 1876 par les armées de M. Henry Morton Stanley, pour le compte de l’EIC et de Léopold II jusqu’à ce début du 21 e siècle, aucun traité de paix, aucun armistice n’a jamais été signé entre le peuple congolais et les nations qui menèrent ces actes d’agression.

La souveraineté, les droits et les libertés des royaumes, des empires et des centaines de communautés traditionnelles des peuples bantous installé dans le bassin de l’immense cours d’eau appelé aujourd’hui fleuve Congo fut furent violés, confisqués et bafoués tandis que leurs terres faisaient l’objet d’une spoliation en règle avant d’être fusionnées pour former les 2.345.000 km² de la superficie de la république démocratique du Congo d’aujourd’hui.

Devenu l’émissaire attitré du Roi Léopold II, Henry Morton Stanley arracha à nos ancêtres militairement vaincus un millier de traités de cession de souveraineté, rédigés en langue anglaise, signés par des dirigeants indigènes ne sachant ni lire, ni écrire, ne comprenant ni ne parlant pas un seul mot de la langue de Shakespeare.

Les documents fonciers d’une valeur juridique nulle furent ensuite exhibés à la conférence internationale de Berlin du 15 novembre 1884 au 26 février 1886 pour la reconnaissance, en faveur du roi Léopold 2, des titres d’une gigantesque propriété foncière située au cœur de l’Afrique.

Dès lors, il est fondé d’en conclure que ce conflit n’a jamais pris fin, qu’il a, au cours des décennies pris diverses expressions et formes, tantôt violentes et tantôt latentes, tantôt économiques, diplomatiques, culturelles et médiatiques, mais toujours présentes.

C’est pourquoi, il est temps et urgent de demander la signature entre le Congo et toutes les nations hébergeant les anciens créanciers de Léopold d’un traité paix, d’amitié et de non-agression afin de mettre un terme définitif aux tragédies qui ont marqué l’histoire du Congo et qui endeuillent encore le présent de notre pays.

Afin de sceller définitivement cet acte, il reviendra au ministère d’État congolais chargé des affaires étrangères et de la coopération internationale d’exiger du royaume de Belgique la restitution de la totalité des originaux des traités de cession de souveraineté actuellement conservés au Musée de Tervuren.

11. Un onzième aspect appelé à figurer sur le tableau des préoccupations diplomatiques du Congo porte sur les relations bilatérales entre l’empire du Japon et la république démocratique du Congo. Les villes japonaises du Hiroshima et de Nagasaki furent détruites les 6 et 9 août 1945 à l’aide de deux bombes atomiques fabriquées avec des minerais d’uranium extraits du sous- sol congolais, plus précisément des mines de Shinkolobwe au Katanga. Qu’il s’agisse du meilleur ou du pire, l’humanité est entrée dans l’ère nucléaire, pour le plus grand malheur du peuple japonais, à cause du minerai uranifère du Congo.

12..Le douzième et dernier socle sur lequel doit s’appuyer la diplomatie congolaise concerne « la première guerre mondiale africaine » qui se déroule au Congo depuis septembre 1996. Les contingents militaires d’une cinquantaine de pays ont déjà foulé le sol congolais où y stationnent encore. Il s’agit d’abord des 28 États de l’Union européenne. L’EUFOR, forces armées de l’UE fut dépêchée au Congo en 2006 pour la sécurisation des élections ensuite; de la dizaine de pays composant les 28.000 casques bleus de la Monusco dans ce qui est désormais devenue la plus longue et la plus coûteuse de toutes les missions organisées par l’ONU depuis sa création.

Aux corps expéditionnaires de ces 38 pays, il convient d’ajouter ceux de la France dans le cadre de l’opération Artémis menée en Ituri en 2002 ; de l’Africom, la force de stabilisation de l’Afrique dépêchée par les USA et basée à Kisangani ; de l’Angola, de la Namibie, du Zimbabwe, du Tchad, du Rwanda, du Burundi, de l’Ouganda et des brigades d’interposition actuellement en cours de déploiement, composées de soldats envoyés par l’Afrique du sud, la Tanzanie et le Malawi.

L’objectif immédiat de la nouvelle diplomatie congolaise consistera à demander à tous ces États le rapatriement de leurs soldats respectifs. De façon plus générale, il portera sur le renvoi immédiat dans leur pays d’origine de la totalité de ces contingents militaires, sans exception, afin de favoriser le retour de la paix et de la sécurité au Congo, ainsi que la restauration de la souveraineté nationale de notre pays. Le même ultimatum sera adressé à toutes les milices armées étrangères présentes sur notre territoire.

Tous ces douze facteurs fondamentaux doivent dorénavant constituer les piliers destinés à recevoir le socle le futur édifice de la diplomatie congolaise. Ils constituent les douze points de focalisation qui qualifieront notre politique étrangère, justifieront les relations du Congo avec les autre pays et détermineront les actions à mener.

Pour leur mise en œuvre, les douze points énumérés et argumentés ci-dessus seront coulés sous forme de d’instructions, de notes aux ambassades et de directives données à tous les services centraux du ministère d’État chargé des affaires étrangères et de la coopération internationale.

Qu’il s’agisse des fonctionnaires œuvrant à Kinshasa ou du personnel du corps diplomatique congolais accrédité dans les pays étrangers, tous seront tenus d’assimiler parfaitement l’esprit autant que la lettre de la nouvelle doctrine diplomatique, ainsi que les modalités de sa concrétisation.

Le Congo, et donc sa diplomatie ne peuvent pas se permettre de demeurer inaudibles et invisibles sur la scène médiatique internationale, là où se déroulent les principaux enjeux pour la protection et la sauvegarde des intérêts majeurs des nations modernes.

Bruno Tshibala a-t-il toujours un problème de vue malgré son opération en France. Le PM d'Alias Joseph Kabila feint de saluer la foule alors qu'il n'y a personne !

7. Réveil FM International: Samy Badibanga, l'affairiste ex-Premier ministre comme Bruno Tshibala, l'actuel Premier ministre sont tous les deux du Kasaï mais n'ont jamais dénoncé le massacre qui se commettent dans cette contrée de la République. Pourquoi ne l'ont-ils pas fait ? Le chef Kamwina Nsapu assassiné était-il un terroriste comme l'ont qualifié les membres du gouvernement d'imposture ? Au Kasaï, la violence d'État y a semé la mort et la désolation : 5000 morts, 87 fosses communes, 600 viols, 1.300 million déplacés et réfugiés...

Robert Mbelo: Nos frères du Kasaï se sont singularisés dans leur collaborations avec les occupants et je l’ai toujours dénoncé a mainte reprises. Mais beaucoup d’entre–eux,à court d’arguments, me traite de tribaliste alors qu’ils devraient condamner ceux qui avaient donné à Alias Kabila le droit de tuer leurs propres frères et sœurs. Ils n’ont jamais condamné non plus la scène horrible et apocalyptique ou un « chef coutumier » avait incité un fils à violer publiquement sa mère, c’était le comble ! Et avec ça, ce pays a été élu à la commission des Nations-Unies aux droits de l’homme, comprenne qui pourra !…

Azarias Ruberwa, président de RCD-GOMA, mouvement rebelle et criminel devenu parti-politique

8. Réveil FM International: Azarias Ruberwa parle souvent des Tutsis-Congolais. Hier ils étaient des Banyamulenge or Mulenge dans le Kivu est une colline qui ne peut engendrer. Aujourd’hui, ils sont Tutsis-Congolais. Azarias Ruberwa et sa bande sont-ils des faussaires impénitents ? Pouvez-vous nous éclairer ?

Pour mieux répondre à votre question, une page de l’histoire s’impose :

1.- DONNÉES HISTORIQUES

Depuis trop longtemps, les Bantous congolais ont commis l'aberration de laisser à d'autres peuples le soin de proposer une grille de lecture de leur passé. Du coup, ils ont compromis, et pour longtemps, la maîtrise de leur présent et, par voie de conséquence, leur destin futur. La nationalité congolaise date d'il y a 128 ans seulement c'est-à- dire, du 26 février 1885, jour de l'octroi de la reconnaissance internationale à quelque 850 traités de cession de souveraineté exhibés à la clôture de la conférence de Berlin, devant 14 émissaires de puissances coloniales européennes (plus un envoyé spécial américain en la personne du général Stanford, ambassadeur des USA en Belgique) par le baron de Lambermont, délégué du roi Léopold II?

Mais avant le 26 février 1885, qui étions-nous ? Et cette identité a-t- elle survécu jusqu'à ce jour ? Je suis obligé de commettre l'affront de répondre à cette double question dont les réponses sont censées être connues même des cancrelats, des moustiques et de tous les insectes volants et rampants en République démocratique du Congo: avant la conférence de Berlin qui se clôtura le 26 février 1885 et qui marqua non seulement la naissance de l'EIC, État Indépendant du Congo, ancêtre de la République démocratique du Congo d'aujourd'hui mais aussi de la nationalité congolaise, nous étions les membres d'une quinzaine de royaumes, d'empires et de quelques centaines d'organisations traditionnelles installés dans le bassin de l'immense cours d'eau qui s'appelle aujourd'hui fleuve Congo, dont les sujets s'identifiaient par leur appartenance ethnique et à leurs tribus.

Après avoir confisqué les terres des Bantous congolais par la force des armes et créé l'EIC, après que les nations colonialistes européennes eurent reconnu ses titres de propriété sur un immense domaine foncier couvrant près de deux millions et demi de km², le roi Léopold II crut devoir s'endetter pour investir dans des projets qui devaient assurer sa fortune et le hisser au rang des monarques les plus riches au monde.   Mal lui en prit. Il s'endetta effectivement. Mais au bout de 23 ans, son crédit se retrouva  ébranlé, poussant dès lors ses créanciers à faire main basse sur sa propriété, l'EIC. C'est ainsi qu'ils s'appuyèrent  dessus, sur ses richesses minières et la main d’œuvre des populations indigènes  pour se faire rembourser.

Pendant ce temps, le Rwanda, le Burundi, la Namibie (Sud-ouest africain), le Togo, le Cameroun, etc. ployaient déjà sous le joug colonial allemand. En d'autres termes, les populations de ces possessions coloniales de l'Allemagne du redoutable chancelier  Bismarck étaient déjà devenues des  sujets de l'empire allemand. Pour plus de précision, soulignons  qu'en ce qui concerne particulièrement les Tutsis, les Hutus et les Twas (Pygmées) rwandais, ils sont demeurés totalement séparés des populations  indigènes du Congo belge, c'est-à-dire, des Bantous congolais durant les 57 ans de la colonisation belge du Congo.

Devenu  Congo belge, nouvelle dénomination de l'EIC à partir du 15 novembre 1908, date du vote émis par le parlement belge, notre pays ne peut en aucune façon être assimilé ou confondu avec le Rwanda et le Burundi, ni avec leurs terres, ni avec leurs populations respectives.

L'Afrique orientale allemande était une colonie allemande qui s'étendait sur les territoires actuels du Burundi, du Rwanda et de la partie continentale de la Tanzanie. Créée dans les années 1880, elle fut conquise par les armées britannique et belge pendant la Première Guerre mondiale et fragmentée à l'issue de celle-ci pour donner naissance au Ruanda-Urundi (Empire colonial belge) et au Tanganyika (Empire britannique). Il est donc établi clairement que le Rwanda et le Burundi était déjà des colonies allemande en 1880 et l’État Indépendant du Congo était devenu colonie belge en 1908 soit 28 ans avant que le Congo ne devienne belge.

Le 15 novembre 1908,  les députés belges confièrent la gestion, mais uniquement la gestion et non pas la propriété de l'EIC à la Belgique, marquant du coup le commencement de la colonisation belge du Congo. Il en fut ainsi  jusqu'à la veille de l'indépendance du Congo belge le 30 juin 1960. 

Même lorsque fut créée par la SDN, la Société des Nations, ancêtre de l'ONU, l'association appelée Congo belge et Ruanda-Urundi, -(et non pas Congo et Ruanda-Urundi belges) à partir de 1919 c'est-à- dire au lendemain de la défaite de l'Allemagne à la fin de la Première Guerre mondiale de 1914-1918,  les populations rwandaise, burundaise et congolaise conservèrent leur identité nationale et leurs appartenances ethniques respectives. Rien que ce constat démolit toute prétention collective des Tutsis à la nationalité congolaise. Ils doivent d'abord prouver à partir de quelle date et par quel procédé les membres de leur ethnie seraient devenus des Congolais en d'autres termes, posséderaient des terres quelque part, sur les 2.345.000 km² formant la superficie de la République démocratique du Congo.

Jamais, de 1919,  à partir  de la création de l'association Congo belge et Ruanda-Urundi jusqu'aux indépendances de ces trois  pays,  l'autorité coloniale belge ne prit le risque de confondre leurs territoires ni leurs ethnies. Il faut noter, au passage, que le Rwanda et l'Urundi (le Burundi d'aujourd'hui) ne furent jamais administrés comme étant des colonies belges.

Le mandat confié  à la Belgique par la SDN  sur ces deux anciennes possessions coloniales allemandes l'interdisait formellement. En d'autres termes, l'EIC devenu Congo belge fut la seule et unique possession coloniale de la Belgique dans le monde.

En passant, je me permets de vous faire remarquer le rôle unique, méconnu et pourtant extraordinaire joué par l'EIC devenu Congo belge. Il se résuma essentiellement au remboursement des énormes créances restées impayées par le roi Léopold II.

En réalité, c'est en cela que consista vraiment la colonisation belge à savoir, une gigantesque entreprise destinée à l'apurement des dettes des bailleurs de fonds de Léopold II. Le Congo belge, les indigènes congolais ainsi que les ressources minières de leurs sous-sols parvinrent à rembourser 4 fois les créances Léopoldiennes. 

Pour prouver que le Congo belge, ses terres et ses ethnies ne doivent en aucune façon être confondus avec  ceux du Rwanda et du Burundi durant les 52 ans de la colonisation, les indépendances de ces trois États africains voisins  intervinrent  à des dates différentes, chacune de ces trois nations  et leurs populations respectives retrouvant du coup leur  destin individuel. 

Lorsque le Congo belge accède à l'indépendance le 30 juin 1960, les Rwandais, les Burundais, les Angolais,  les Togolais et autres Popo, appelés aussi Coastmen  et résidant sur le territoire de l'ancienne colonie belge furent priés de rentrer dans leurs pays d'origine.

Quant à ceux qui choisirent de rester au Congo, ils  durent prendre un profil bas, se faire tous petits et se fondre dans la population des grandes villes congolaises. Mais en faisant librement le choix de ne pas rentrer au pays de leurs parents et de devenir des Congolais, ils durent forcément et automatiquement renoncer à leur appartenance ethnique à savoir, qu'ils ne pouvaient pas revendiquer le moindre cm² de terre dans le Congo indépendant.

Aujourd'hui, plus de 57 ans plus tard, les enfants des Togolais, des Ghanéens, des Sénégalais et même de nos voisins Angolais, notamment les Bazombo, ne nourrissent aucune prétention foncière au Congo. Jamais ils n'ont revendiqué un morceau du territoire congolais en tant que membres d'une ethnie togolaise, ghanéenne, sénégalaise ou angolaise. Pourquoi en serait-il différemment des Tutsis ou des Hutus rwandais ayant choisi de rester chez nous ?

C'est seulement en revisitant le passé du Congo et des Bantous congolais, c'est en parcourant en sens inverse le chemin qui nous ramène 128 ans en arrière qu'il est possible de découvrir la vérité et donc, de démasquer l'imposture des Tutsis se prétendant congolais. 

Il est amusant de constater que leur revendication date seulement du lendemain de l'indépendance du Congo, c'est-à- dire, il y a quelque 53 ans. Mais où ces Tutsis ont-ils trouvé les terres sur lesquelles ils ont jeté leur dévolu et qu'ils revendiquent comme étant les leurs après l'accession du Congo belge à la souveraineté internationale ? 

Ni le roi Léopold II, ni Henri Morton Stanley ne mirent jamais leurs pieds au Rwanda ni au Burundi. Par conséquent, pas un millimètre carré du territoire de ces deux anciennes colonies allemandes ne fut annexé par le Gallois et le monarque belge pour former les 2.345.000 km² de l'EIC, État indépendant du Congo, ancêtre en droite ligne de la République démocratique du Congo.

 La notion d'ethnie  est, en effet; inséparable à la propriété foncière collective ou à la possession d'une terre commune. Admettre l'existence de Tutsis congolais, c'est nécessairement leur attribuer une portion du territoire congolais leur appartenant et datant d'avant le 26 février 1885.  No way !!

À coups de manipulation des faits historiques, de grossiers mensonges et d'affabulations grotesques, les Tutsis essayent de donner du crédit à l'expression Tutsis congolais. Ce faisant, ils  font un amalgame entre une identité ethnique et une appartenance nationale. Leur imposture éclate ainsi au grand jour. Il existe des Belgo-congolais mais non des Batéké belges ou des Baluba belges. Il existe des Congolais ayant acquis les nationalités anglaise, canadienne, australienne, allemande, italienne, suédoise, hollandaise, française, etc., mais ils ne le sont pas devenus sous le statut de leur identité ethnique originelle  qu'ils ne peuvent, du reste, pas brandir dans leur patrie d'adoption. 

Aujourd’hui, les Tutsis –rwandais utilisent un stratagème à se doter de noms à consonance luba pour se faire passer pour des Congolais. . Les flux migratoires des Tutsis au Congo, les uns clandestins et illégaux (notamment ceux ayant impliqué des pasteurs nomades tutsis à la recherche, paraît-il, de verts pâturages pour leurs troupeaux de vaches); les autres officiels à la faveur de la MIB, (mission d'immigration belge au Congo) et comprenant des ouvriers pour les usines, des mineurs, des travailleurs agricoles, des agents administratifs et des étudiants tutsis rwandais;  tout ce beau monde ne nourrissait qu'un seul dessein: se draper dans la nationalité congolaise pour, ensuite,  trahir la même nationalité, confisquer les terres congolaises et fonder un pays dont la population serait exclusivement composée de Tutsis. 

C'est ce procédé qui fut utilisé avec succès en 2002, lors du funeste dialogue congolais de Sun City au terme duquel, du jour au lendemain, un Tutsi rwandais dénommé Joseph Kabila se retrouva confirmé président de la République démocratique du Congo et un autre, appelé AzariasRuberwa fut nommé vice-président chargé de la défense (ben voyons !!). 

Plus tard, à la suite de  nombreuses opérations de brassage au sein des FARDC, des milliers d'officiers et de soldats  issus de milices armées tutsies rwandaises obtinrent la nationalité congolaise et furent admis à la tête ou au sein des plus hautes institutions nationales congolaises.

Actuellement, dans les rangs des forces armées congolaises, on ne compte pas moins de 9 généraux, 22 colonels et lieutenants colonels, 77 majors et plus de 330 capitaines, tous des Rwandais et tous exclusivement des Tutsis.

Parmi eux, pas un seul Hutu rwandais.  Et comment interpréter la mainmise des Tutsis sur les services étatiques stratégiques congolais  comme la direction générale des impôts, comme le port de Matadi et comme l'OFIDA, office des douanes et accises ? Pourquoi n'y trouve-t- on pas, même dans une proportion insignifiante  des Ougandais, des Tanzaniens, des Angolais, des  Zambiens, autant de nationalités pourtant voisines et frontalières du Congo  comme le sont les Tutsis rwandais ?

Du reste, il existe un plan d'occupation du Kivu, élaboré par les Tutsis vivant au Congo  dès 1962, et qui explique à lui seul tous les malheurs, toute la confusion et tous les millions de morts que nous déplorons depuis 20 ans. Le Tutsi n'est pas seulement le problème du Muntu congolais. C'est notre cauchemar. Il est la cause de toutes les misères qui nous accablent. Il faudra, le moment venu et toutes affaires cessantes, procéder à un débrassage intégral, général et impitoyable des Tutsis de toutes les institutions congolaises. C'est la condition sine qua non pour retrouver la paix, restaurer la sécurité et créer les conditions du développement économique et du progrès social au Congo.

Pas facile car, les Tutsis fonctionnent désormais comme une immense mafia internationale, comme une société du crime, organisé à l'échelle mondiale, possédant des agents, notamment féminins, dans toutes les grandes villes du monde, dans toutes les institutions des pays et dans toutes les organisations internationales. Les Bantous congolais doivent le savoir, se préparer en conséquence, prendre les mesures de sauvegarde et de prévention qui s'imposent s'ils veulent encore exister jusqu'à la fin du 21e siècle.

Désormais, c'est leur survie qui est en jeu car, leur génocide a déjà été programmé par les multinationales minières, bancaires, pétrolières et industrielles qui ont instrumentalisé les Tutsis rwandais pour accomplir cette funeste et sale besogne. Les 13 millions de morts que pleurent les Bantous congolais doivent être mis au débit de la stratégie de leur annihilation.

  Jamais à court d'imagination, les Tutsis qui manipulent également la Monusco ont inspiré à M. Martin Koebler un étrange discours où il est question de décentralisation et de plan Marshall pour le développement du Kivu.  Il s'agit en réalité d'une lamentable stratégie de balkanisation du Congo cousue de câble blanc. Jamais leur funeste projet de dislocation de l'unité territoriale congolaise ne verra un commencement de réalisation. Malgré le milliard de dollars mis sur la table par Bill Gate pour financer cette entreprise de balkanisation rampante du Congo, tous les conjurés, notamment Bill Clinton, Tony Blair et les grands actionnaires des multinationales qui misent sur le dépeçage du Congo vont se retrouver bientôt le bec dans l'eau.  Ils commettent l'erreur de confondre notre pays avec le Soudan.

Nous avons offert aux Tutsis, pendant des décennies l'exil,  le gîte et le couvert, nous les avons protégés, enrichis, rendus puissants et prospères. Et voilà qu'ils se retournent aujourd'hui contre nous pour nous poignarder dans le dos, pour tenter de balkaniser notre pays en servant de sous-traitants pour des puissances étrangères. Il existe un barème arrêté par la justice divine et prévoyant des  souffrances indicibles pour la punition de tels individus. 

Puisse les  Tutsis du monde entier se convaincre  qu'ils seront bientôt, dès 2017, convoqués devant le tribunal de l'Histoire pour répondre des atrocités et des abominations qu'à travers leurs milices armées extrémistes comme l'AFDL, le RCD-Goma et ses dérivées , le CNDP et le M23, qu’ils ont commises au Congo, dans le pays dont le peuple eut la naïveté de les prendre pour des frères et de les traiter en conséquence.(Je vous signale ici, que cette partie historique m’a été inspirée en grande partie par des entretiens et conversations que j’avais eues avec mon ami, Kwebe Kimpele en août 2014 et que je valide encore aujourd’hui le 11/11/2017)

2. –L’IMPOSTURE D’AZARIAS RUBERWA

Notre bureau d’étude de Zaïre-Renaissance avait confectionné, pour conscientiser le peuple congolais sur la grande imposture de Ruberwa, un réfugié rwandais sollicitant l’asile politique au HCR à Lubumbashi.

Un pan de vérité du mystérieux dossier de Ruberwa se dévoile avec la révélation des faits se rapportant à son arrivée au Congo, en tant que réfugié rwandais sollicitant l’asile politique dans le pays hôte.De là à sa prétention à la nationalité congolaise jusqu’à comploter la déstabilisation des institutions du pays d’accueil et d’y briguer jusqu’aux les hautes fonctions politiques, l’imposture est portée à son comble et a de quoi faire frissonner d’horreur, méritant ainsi d’être dénoncé vigoureusement.

Un correspondant particulier communique sur Internet une interview d’un curieux jeune sujet rwandais sollicitant l’asile politique au Congo, auprès du Haut-commissariat des Nations Unies aux Réfugiés (HCR) à Lubumbashi. Le sujet rwandais concerné n’est autre que M. AzariasRuberwa, l’homme qui nargue actuellement toute la Nation congolaise, après qu’il eut bénéficié à l’époque des faits, sans à la fin de la décennie 70, et de l’hospitalité de la RDC et de tous les avantages du statut de réfugié, en se faisant admettre même à la Faculté de droit de l’Université de Lubumbashi où il débuta, après ses études, sa carrière d’avocat en commençant par prester dans le cabinet d’un certain Me Diambu, rapportent d’autres sources.

L’opinion peut réaliser aujourd’hui l’immensité de l’imposture gobée par les Congolais ayant été contraints, par la communauté internationale, d’accepter au dialogue intercongolais l’ancien directeur de cabinet de l’ancien ministre AFDL des Affaires étrangères, Bizima Karaha, un autre soi-disant « Munyamulenge » embarqué dans l’aventure des agresseurs et déstabilisateurs du Congo, subitement mués en rebelles pro-rwandais, sous la couverture d’un mouvement militaro-politique, le Rcd.

Voici en fait le texte de l’interview de demande d’asile politique du dossier de Ruberwa au HCR. Il dévoile l’irréfutable origine de l’intéressé qui se prévaut aujourd’hui des imprescriptibles droits congolais tout en continuant à rouler pour le Rwanda. Le correspondant occasionnel rapporte dans sa communication textuellement ceci : « Incroyable mais vrai, dit-on ! Le Bureau du HCR à Lubumbashi – tout le monde peut y aller pour vérifier la véracité de cette information – avait reçu Ruberwa comme demandeur d’asile politique.

Q : Par quel moyen es-tu venu au Zaïre (Congo aujourd’hui) ? avait demandé l’officier de protection du HCR à Ruberwa.

Ruberwa: Je suis venu des fois à pieds, des fois par camion, et enfin par train. 

Q : Quelle est la raison de ta demande d’asile politique ?  Ruberwa: Habyarimana tue les Tutsi dont je fais partie. Toute ma famille fut tuée. Voilà pourquoi je demande l’asile politique. 

Q : Que pouvons-nous faire pour toi, M. Ruberwa ?  Ruberwa: Je veux ma protection et ma sécurité et j’aimerai aussi continuer avec mes études.  Q : Es-tu marié ?  Ruberwa : Non, pas pour l’instant.

 Q : Connais-tu quelqu’un à Lubumbashi ? 

Ruberwa : Non, je n’ai personne. 

Q : Où sont tes bagages ? 

Ruberwa : Je n’ai pas de bagages.

Le correspondant signale ensuite que pour toute conclusion de la formalité, l’officier de protection du HCR Lubumbashi répondant au nom de Marcelin Epie, un sujet de Côte d’Ivoire, a accordé un statut provisoire à Ruberwa qui reçut dès lors l’assistance comme étranger et s’inscrivit à l’Université de Lubumbashi à la Faculté de droit. Le même correspondant indique qu’il défie tout contradicteur de son information.

« Je mets ma tête sur la table si cette information s’avérait fausse. Tout Congolais de bonne volonté peut nous rendre service en se renseignant aux bureaux des Nations Unies pour les Réfugiés pour chercher où serait aujourd’hui le sujet ivoirien ancien officier de protection du HCR Marcelin Epie. Voici aujourd’hui Ruberwa qui fait danser tout un pays dont il n’est même pas originaire ». (MMCNews.com )

3. Les crimes horribles d’Azarias Ruberwa au sein de la « rébellion »

Nous sommes au mois de mars 2004.Un beau matin,Azarias Ruberwa a été sur le gril, au Palais du peuple, où ses devoirs d’État qui l’y ont conduit et l’ont exposé à la vindicte virulente de 10.000 femmes en colère à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme.

Mais qu’est-ce qui a bien pu pousser Ruberwa à accepter la mission, suicidaire entre toutes, d’aller ce matin-là au-devant des femmes, victimes par excellence des violences sexuelles les plus inouïes commises sur elles par la soldatesque du Rcd-Goma, dans les territoires sous son contrôle, du temps de la rébellion et du reste encore actuellement ?

Réponse de la plupart des témoins des événements de ce jour : il a simplement oublié que c’est par sa rébellion que ses soldats ont commis les pires abominations sur les femmes en Ituri et dans les villes et villages des deux Kivu.

Azarias Ruberwa l’a oublié, mais les femmes, qui n’ont pas la mémoire courte se sont mobilisées ce matin-là pour lui passer un savon avant de lui donner une douche écossaise retentissante. Et comment donc !

De mémoire de journaliste, jamais ; depuis sa construction, le Palais du peuple n’a donné lieu à un spectacle de streaptease aussi coloré et aussi saisissant que celui auquel on a assisté ce matin-là, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme.

Tôt le matin, des dizaines de milliers de femmes habillées en pagne de circonstance, et venues des quatre coins de la Capitale, ont convergé vers le Palais du peuple pour assister à la séance académique prévue à cet effet. Alors que la vedette devrait être tenue par le principal orateur du jour, à savoir l’un ou l’autre représentant personnel du Président de la République, cette vedette a été volée à ce dernier par les femmes dès que celles-ci ont remarqué la présence du vice-président Azarias Ruberwa à la place d’honneur.

Pour elles, c’était la suprême injure, l’inacceptable provocation : il ne fallait donc pas plus pour exacerber les courroux qu’elles digérèrent en silence depuis les douloureuses abominations endurées par leurs sœurs en Ituri et dans les deux Kivu.

« Que va-t- il nous raconter après tant et tant de violences sexuelles auxquelles il nous a soumises et dont nous gardons des stigmates impérissables » ? Se sont écriées les femmes lorsque l’une des victimes, venues de Bunyakiri, a présenté les moignons de ces deux bras coupés.

C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le verre, et qui a déclenché spontanément les scènes d’hystérie, et toutes les outrances verbales lancées à l’endroit de l’encombrant orateur transformé pour la circonstance en victime.

Au comble de leur furie, des mamans se sont dévêtues, exhibant, qui leurs seins nus, qui leur postérieur au chef de leurs bourreaux d’hier ! Ce qui, dans nos us et coutumes est signe patent de malédiction !

Inutile de dire que, devant ces « arrêts sur l’image » d’une ampleur visuelle frisant l’impudicité, AzariasRuberwa a été mis sous une charge émotionnelle intense où la honte l’a disputé à chaque seconde à la panique.

« L’occasion faisant le larron, et puisque nous avions entre nos griffes l’un des responsables des violences sexuelles dont nous avons été victimes, ont expliqué quelques femmes interrogées à chaud, nous avons senti comme une obligation morale de lui faire payer publiquement la dette qu’il a contractée envers les femmes que ses hommes de main avaient enterrées les vivantes.

C’est là l’une des pages les plus sombres de l’histoire du territoire de Mwenga, situé à130 km au Sud de Bukavu, pendant la guerre dite de Libération ou de Rectification en 1999, c’est selon. En ce jour,un commandant militaire rebelle a ordonné l’enterrement d’une vingtaine de personnes vivantes.

Depuis que le monde est monde, on n’a jamais connu de telles atrocités ! La Marche Mondiale des Femmes qui a lieu cette année au Sud Kivu a inscrit dans son programme un recueillement sur le site où a eu lieu cette tragédie humaine.

Quand on arrive devant le mémorial érigé sur le site des fosses communes de ces femmes et hommes enterrés vivants, on n'arrive pas à retenir ses larmes ! Octobre 1999, quelle coïncidence ! C’est peut-être un pan de voile qui pourrait se lever sur un dossier gardé secret pendant longtemps.

4. L’activisme d’AzariasRuberwa et de Moise Nyarugabo aux États-Unis Le rwandais Azarias RUBERWA appuyé par le lobby TUTSI POWER mène en ce moment un activisme complotiste et très compromettant auprès de la nouvelle administration américaine contre les intérêts du Congo. 

Dans son exposé aux nouvelles autorités américaines Azarias RUBERWA a utilisé encore une fois le génocide rwandais comme fonds de commerce. Le Rwandais RUBERWA a affirmé à ses hôtes que seul un congolais d'origine TUTSI à la tête du Congo peut garantir la sécurité du Rwanda et les intérêts de la communauté TUTSI au Congo AzariasRuberwa et Moïse Nyarugabo soutiennent que Kabila ne quittera pas le pouvoir fin 2017

AzariasRuberwa et Moïse Nyarugabo ont quitté Kinshasa, fin décembre 2016, pour aller passer leurs vacances de fin d'année aux États-Unis, à côté de leurs familles, qui résident dans ce pays comme réfugiés.

Mais, Azarias Ruberwa, qui était à Washington, a rencontré certains lobbies tutsi dans ce pays constitués en majorité de pasteurs chrétiens protestants, lesquels ont facilité, durant les dix dernières années, la réinstallation des milliers de réfugiés tutsi rwandais étiquetés banyamulenge vers les États-Unis à partir du Rwanda, du Burundi, de l'Ouganda, du Kenya et du Malawi, en leur expliquant la situation actuelle des Banyamulenge en RDC (République démocratique du Congo), ainsi que leur avenir dans ce pays, où une menace de leur extermination reste toujours réelle, d'après lui.

Il a profité de l'occasion pour alerter ses interlocuteurs sur la discrimination et le rejet d'après lui, dont les Banyamulenge sont victimes dans tout le pays, surtout, durant cette période d'enrôlement des électeurs, car accusés d'être des infiltrés tutsi rwandais.

Il a aussi profité de l'occasion, pour chercher à convaincre ses interlocuteurs américains que seule la présence de Joseph Kabila à la tête de la RDC constitue une garantie pour la vie et la sécurité des Banyamulenge en RDC. Par la suite, Ruberwa est rentré à Kinshasa au début de cette année 2017, pour continuer à assumer ses charges ministérielles dans le gouvernement de Samy Badibanga.

Quant à Moïse Nyarugabo, qui était à New York, où réside sa famille, il est resté séjourner aux États-Unis poursuivant des contacts et des réunions pour l'intérêt de la communauté Banyamulenge. Le 21 janvier 2017, par exemple, il a réussi à réunir, à New York, des centaines de Banyamulenge vivant aux États- Unis, mais aussi certains ressortissants rwandais tutsi.

Pour lui, l'objectif était d'expliquer à ses frères d'ethnie vivant aux États-Unis la situation politique actuelle en RDC et répondre à certaines de leurs préoccupations.

Mr Nyarugabo a rappelé à ses frères que tous les Banyamulenge de par le monde doivent savoir que Joseph Kabila est leur frère tutsi, et que sa présence à la tête de la RDC est la garantie ultime pour leur survie et leur sécurité dans ce pays.

Il les a aussi rassurés que Joseph Kabila ne quittera jamais le pouvoir en RDC, il doit au contraire s’y accrocher comme Kagamé au Rwanda et Museveni en Ouganda , en ajoutant que les négociations en cours, à Kinshasa, sous l'égide des évêques catholiques de la CENCO, constituent une distraction, car n'ayant aucune force d'empêcher le plan déjà mis en place pour que Joseph Kabila conserve le pouvoir en RDC.

Devant plusieurs questions de l'auditoire sur cette déclaration, il a insisté sur le fait que les élections ne seront jamais organisées en RDC, car toutes les stratégies sont déjà mises en place pour bloquer et détruire tout ce qui pourra concourir à la tenue des élections en RDC.

Il a aussi demandé à ses frères ethniques présents à la réunion de se mettre en tête que le jour où un RDCongolais authentique deviendra président en RDC, ça sera la fin de l'existence des Banyamulenge en RDC et leur condamnation à devenir des réfugiés perpétuels, suivant la prophétie satanique de Laurent Désiré Kabila, quelques mois, avant son assassinat.

À une question de savoir si lui et Ruberwa sont dans la majorité présidentielle ou dans l'opposition en RDC, il a répondu, à la surprise de tous, qu'ils sont, spirituellement et réellement dans la majorité présidentielle, aux côtés de leur frère, Joseph Kabila, mais physiquement dans l'opposition pour, distraire les RDCongolais.

Il a signifié que c'est Joseph Kabila, lui-même, qui leur avait demandé d'afficher un tel comportement politique, car étant conscient du rôle de bouclier politique que lui et Ruberwa sont en train de jouer pour le soutenir, parallèlement au rôle de bouclier militaire et sécuritaire que les autres Tutsi congolais disséminés dans différents coins en RDC, surtout à Kinshasa, à Lubumbashi, au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri, sont en train de jouer de leur côté, et qu’ils sont prêts à verser leur sang pour la pérennité du pouvoir de Joseph Kabila, à la tête de la RDC. Enfin, Moïse Nyarugabo, qui a été félicité par ses frères ethniques pour son ascension politique au poste de rapporteur- adjoint du sénat congolais, a précisé à ses frères que Joseph Kabila est comme une mine d'or pour la communauté Banyamulenge en RDC, une mine d'or qui doit être protégée et soutenue jusqu'au prix du sacrifice suprême.

5. Le Plan Ruberwa dit « Plan Robert »

LE PLAN RUBERWA BAPTISE « PLAN ROBERT »

- LE PLAN RUBERWA: le Tutsi Power est en train de concocter la mort de la Nation congolaise. Les Rwandais l’appellent« PLAN RUBERWA», mais certains membres du Tutsi Power ne veulent pas que l’on parle de «Plan RUBERWA», alors ils ont convenu de l’appeler «PLAN ROBERT».

Les Burundais voulaient être associés à ce plan, mais les Rwandais ont refusé. Il s’agit en fait de ceci :

- Remplacer, homme pour homme, tous les militaires congolais par des Rwandais. Pour cela, le Rwanda doit procéder à une forte mobilisation de jeunes Rwandais à partir de 18 ans;

- La même opération doit être effectuée dans la Police nationale. Ainsi, le risque de trahison sera réduit à zéro, pour le Tutsi Power, et dans l’armée, et dans la Police.

- Tous le démobilisés congolais (de l’Armée et de la Police) doivent être déversés dans la population pour faire partie de la masse laborieuse.

- Le Gouvernement ainsi que toutes les institutions du pays seraient alors exclusivement dirigés par des Rwandais; la fameuse «Élite» congolaise serait tout simplement décimée ou mise à l’écart de la gestion de la chose publique; les immenses ressources de la RDC serviraient à entretenir l’armée et la Police, deux principales forces de répression. Ainsi s’achèverait l’occupation totale de la RDC!

En novembre 1996, lorsqu’on rapatriait les Rwandais à partir de l’Aéroport de Ndjili, certains d’entre eux chantaient une mélopée qui disait : «Nous partons, mais nous reviendrons pour prendre ce pays». Cette funeste prédiction n’est pas loin de se réaliser.

Aujourd’hui Ministre d’État et Ministre de la Décentralisation des gouvernements d’occupation des traitres et collabos Samy Badibanga d’abord puis de Bruno Tshibala, Ruberwa est en fait le vrai premier ministre qui détient l’imperium du pouvoir en République démocratique du Congo.

Il est l’oreille de Paul Kagamé, le vrai et le réelPrésident de notre pays qui est sous occupation. Je rappelle encore une fois à tous les négationnistes ce qui suit :

Selon l’article 42 du règlement de La Haye de 1907, « un territoire est considéré comme occupé lorsqu'il se trouve placé de fait sous l'autorité de l’armée ennemie »

L’occupation est une situation dans laquelle se trouve un État au cours ou à l'issue d'un conflit envahi et placé sous domination militaire étrangère.

La RDC a été envahie non point à l’issue d’un conflit quelconque, mais à l’issue d’un complot ourdi par des forces armées étrangères du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi, en vue de l’exploitation de ses ressources naturelles de la RDCongo.

En plus de l’occupation politico-militaire, une partie de la RDC est en voie d’être annexée au Rwanda. En effet, selon la définition donnée par l'ancien président de la Cour internationale de justice,  1 , l'annexion est « une opération effectuée ou non en vertu d’un traité, par laquelle la totalité ou une partie d'un territoire d'un État passe sous la souveraineté d’un autre État ».

 Le territoire du Kivu est en fait l’objet d’une annexion rampante au profit du Rwanda qui en fait exerce la plénitude de ses prérogatives sur ce territoire et que le gouvernement congolais n’y exerce plus son imperium.

La tentative de la création du territoire de Minembwe par le RDC/Goma est un des plusieurs stratagèmes qu’use le Rwanda pour s’adjuger cette partie de la RDC et au-delà, l’ensemble du pays.

Devant cette inertie et le manque de volonté politique du gouvernement congolais de venir à bout de l’agression et de mettre fin à l’occupation ainsi que devant l’amnésie de l’ensemble de la communauté internationale de ne pas appliquer, pour le cas de la République Démocratique du Congo, contre ses agresseurs, les mesures coercitives prévues par les articles 41, 42 et suivants de la Charte en ce qu’il donne mandat aux Nations Unies de recourir à l’usage de la force, pour mettre fin à une agression qui menace la paix et la sécurité internationale, le peuple congolais est fondé en droit d’user deson droit légitime à la légitime défense voire de recourir à une révolution sanglante et populaire en vue de chasser non seulement alias Kabila et tous les occupants, mais aussi de déboulonner tout le système maffieux mis en place par des racistes blancs occidentaux.

9. Réveil FM International: La RDC membre du Conseil des droits de l'homme n'est-ce pas nommer le pédophile Belge Marc Dutroux à la protection de la petite enfance ?

Robert Mbelo: L‘élection de la RDC au Conseil des droits de l’Homme est une insulte aux nombreuses victimes des abus commis par le gouvernement congolais à travers le pays. Que peut offrir le régime vichyssois du gouvernement de Kinshasa comme garantie de paix et de respect des droits de l’homme ?

10. Réveil FM International: Dans nos fora, vous êtes parfois pris à partie par des joséphistes et autres Ayatollahs, Mollahs et égorgeurs du clavier mais cela ne vous décourage pas ?

Robert Mbelo: Je me bats pour mon pays et pour conscientiser ceux des Congolais qui n’ont pas eu accès au savoir et à la compréhension de certains faits saillants de la politique de notre pays. Par conséquent, personne ne peut me faire taire. Le chien aboie…

8. On a le sentiment que les congolais sont impuissants pour renverser la vapeur et prendre leur destin en main. Ceux qui sont à la mangeoire et qui ramassent des miettes ne veulent pas de changement. Est-ce que l'ennemi de la RDC, ce n'est pas le congolais lui-même ?

Oui, c’est ce qui apparaît et c’est ce que l’occident raciste veut que l’histoire retienne,à savoir que ce sont les Congolais eux-mêmes qui entre-déchirent. Or, tout cela est complètement faux. Il n’y a pas de problème politique en République démocratique du Congo. Notre pays est victime d’une agression, d’une invasion et d’une occupation étrangère planifiées principalement par Bill Clinton, Tony Blair et Louis Michel.

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samedi 11 novembre 2017

10 Questions à Robert Mbelo, diplomate honoraire !

Robert Mbelo, diplomate honoraire

Diplomate honoraire, cela fait longtemps que Robert Mbelo n'use ni n'abuse plus de la langue de bois diplomatique. A lire ses écrits dans nos fora, c'est la langue de soie, c'est-à-dire la langue de vérité que Robert Mbelo nous a accoutumé. Face aux fantômas, bigorneaux, ayatollahs, ethno-tribalo-claniques mais surtout provinciaux du net payés par le régime d'imposture et d'occupation pour embrouiller tous les congolais qui ne veulent pas se taire, par sa pugnacité Robert Mbelo apparaît comme un éléphant qui se bat avec un troupeau des buffles, mais il ne se laisse jamais faire et ne se dégonfle pas. Les Mbakasa et Yongololo n'ont qu'à aller se rhabiller. Robert Mbelo tient le cap ! On n'a le droit de se poser la question: pourquoi cristallise-t-il tant des passions dans nos fora ? Courageux, il est le premier congolais à avoir démissionné avec fracas de la Coalition des Congolais pour la Transition (CCT) où Emery Kalwira, soutenu par Azarias Ruberwa et tous les prétendus "Tutsis-Congolais", "Banyamulenge", "Banaviula" etc... voulait prendre en otage la diaspora congolaise. A Réveil FM International nous donnons la parole à qui veut la prendre et s'exprimer librement. Déjà à Kinshasa, Réveil FM est le seul média qui avait haussé le ton face aux dérives autoritaires et autocratiques de "Momo" Modeste Mutinga, avec sa fameuse Haute Autorité des Médias (HAM). La régulation s'était transformé en répression. Momo Modeste Mutinga a muselé des journalistes, médias et opposant durant la transition 2002-2006. Le fourbe et grand requin ira jusqu'à annuler le débat démocratique inscrit dans la Constitution de la transition qui devait opposer JP Bemba-Alias Joseph Kabila. Il fut nommé Rapporteur au Sénat pour avoir muselé, bâillonné des journalistes, médias et opposants. Il nous faut ce courage d'accepter que les autres ne doivent pas nécessairement penser comme nous. Cela ne doit en aucun cas être un drame. Aujourd'hui le CSAC qui a remplacé l'odieuse HAM est entrain de museler des journalistes engagés. Personne ne s'offusque alorsmême qu'à chaque fois qu'une atteinte à la liberté d'expression est posée, elle doit être dénoncé pour éviter la métastase. Nous remercions Robert Mbelo d'avoir répondu à nos questions dont voici la première partie.

Nguz Karl I Bond, ministre des Affaires étrangères et Mobutu Sese Seko, président du Zaïre

1. Réveil FM International: La diplomatie d'un pays doit avoir des dents. Elle doit savoir mordre. La RDC est devenue un pays quelconque avec une diplomatie hasardeuse, des diplomates impayés et clochardisés. Et pourtant sous la deuxième république lorsqu'on citait les noms de Nguz –a- Karl I Bond, Gérard kamanda wa Kamanda...cela faisait trembler, car il y avait de la matière. Pourquoi notre diplomatie est en lambeaux ? Est-ce que le régime d'imposture et d'occupation y a contribué ?

Robert Mbelo: La politique étrangère correspond aux choix stratégiques et politiques des plus hautes autorités de l’État. En France, elle relève du chef de l’État, du Premier ministre et du ministre des Affaires étrangères et européennes. La diplomatie est la mise en œuvre de la politique étrangère par l’intermédiaire des diplomates. Les Ministres Nguz et Gerard Kamanda ont marqué d’une empreinte indélébile la diplomatie de notre pays.

Bomboko, épouse de l'ambassadeur des Etats-Unis, Mobutu Sese Seko, ambassadeur des Etats-Unis, Devlin chef de la CIA au Congo (1960-1972), son adjoint et NendakaNotre diplomatie est en panne : soixante-dix missions diplomatiques à entretenir, endettement, politique étrangère illisible, budget dérisoire, personnel pléthorique et démotivé tant à la centrale qu’en postes, administration centrale non administrée, missions diplomatiques abandonnées à leur triste sort, arbitraire, tribalisme et régionalisme, favoritisme, 400 diplomates fin terme bloqués à l’étranger depuis une décennie. Voilà les maux dont souffre la diplomatie congolaise.

 

Me Gérard Kamanda wa Kamanda, ancien secrétaire général adjoint de l'OUA, qui a précédé l’Union africaine

      1. LES MESURES QUE DEVRA PRENDRE LE NOUVEAU GOUVERNEMENT APRES ALIAS KABILA.

1.1- Le Nouveau Gouvernement devra prendre immédiatement des mesures diplomatiques sévères visant à suspendre ou à geler les relations diplomatiques avec les pays qui agressent le nôtre, notamment : le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi et visera à refroidir les relations diplomatiques avec des pays voisins qui abritent et favorisent des bandes armées qui viennent commettre des exactions dans notre pays.

1.2.- En ce qui concerne la MONUSCO, le Nouveau Gouvernement devra :

- Revoir l'accord liant la République Démocratique du Congo à la MONUC. Il ne devra plus renouveler le mandat de la MONUSCO, car au lieu d’effectuer le travail pour lequel elle s’est engagée en République démocratique du Congo, elle facilite plutôt l’accès à nos territoires aux forces négatives, qui tuent nos populations, et leur livre même des armes. Du reste, la MONUSCO se livre, elle-même, au pillage des ressources de la RD-Congo.

- Faire contrôler par un détachement de la nouvelle armée toutes les cargaisons entrant et sortant de République Démocratique du Congo pour le compte de la MONUSCO, dont les troupes devront quitter définitivement notre pays, leur mission de «maintien de la paix» n’ayant pas atteint les résultats escomptés. La complicité de la MONUSCO avec nos agresseurs est un acte de haute trahison et constitue à elle seule une raison suffisante pour mettre fin au mandat de cette organisation dans notre pays.

1.3.- Pour un renouveau de la diplomatie congolaise, le Nouveau Gouvernement devra :

- Élaborer un texte qui régit et organise le Corps des diplomates précédemment créé ;

- Mettre fin à l’impunité et au désordre par l’application des circulaires régissant le Corps des Diplomates de la République ainsi que les Ambassades et Consulats Généraux particulièrement en ce qui a trait à la gestion financière et administrative ;

32 Cour Albert Ier, l'ambassade de la RDC à Paris gardée par des policiers français selon la convention de Vienne

- Instruire les Chefs de missions de faire rapport de leur travail à la Centrale sur le plan politique, économique, social et de la coopération avec les États accréditaires ;

- Assainir le milieu au sein des Ambassades ;

- Respecter les procédures administratives pour les affectations en poste diplomatique ;

- Élaborer un mécanisme conséquent en vue du rapatriement progressif des diplomates ayant dépassés largement leurs mandats ;

- Organiser des cours et séminaires de formation, de perfectionnement et de recyclage, en vue d’une utilisation rationnelle des ressources humaines ;

Paris, 19 septembre, manifestation Kabila dégage par la diaspora congolaise

- Lever l’option en vue d’une réelle politique d’acquisition des immeubles, des résidences et chancelleries pour nos représentations à l’étranger ;

- Interdire formellement la vente des biens relevant du patrimoine de l’État sans autorisation expresse enregistrée par le Ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, des Finances et des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction ;

- Envoyer des missions d’inspection et de contrôle d’effectifs réels et de certification des dettes des Ambassades et des diplomates en poste ou de ceux ayant quittés ces postes ;

- Réduire les effectifs de certaines Missions Diplomatiques ;

- Regrouper certaines représentations diplomatiques pour ne laisser que celles se trouvant dans des pays où nos intérêts politiques et économiques sont majeurs ;

- Titulariser les cadres méritants;

- Transférer régulièrement les frais de fonctionnement de nos missions ainsi que les salaires des diplomates ; - Mettre fin à des commissionnements en grade diplomatique et à des permutations fantaisistes ;

- Instruire à nos missions la stricte application de la réciprocité, etc…

Kinshasa-Des politicailleurs congolais incapables de sortir le peuple dans la rue pour manifester contre le régime. Mais chacun à sa farde à la main pour rencontrer Niki Haley, comme si les Etats-Unies avec leurs satellites et drones ne savent pas ce qui se passe au Congo

2. Réveil FM International: À Kinshasa, les «politicailleurs» n'ont pas été capables de faire sortir la population kinoise dans la rue lors de la visite de Nikki Haley, ambassadrice américaine aux Nations Unies. Le 31 décembre, jour de la fin de l'accord de la Saint-Sylvestre y arriveront-ils ? Les américains parlent des élections en 2018 n'est-ce pas un autre glissement pour Alias Joseph Kabila kanambe Kazembere Mtwale ?

Robert Mbelo: Avant de répondre à cette question, il faudra d’abord considérer la situation de la République démocratique du Congo sur l’échiquier international.

2.1.- De la Nature Juridique de la République Démocratique du Congo. Jusqu’à preuve du contraire, la République Démocratique du Congo est un État souverain et indépendant, et ceci est consacré par l’article 1er de la Constitution du 18 février 2006 qui stipule ce qui suit : « La République Démocratique du Congo est, dans ses frontières du 30 juin 1960, un État de droit, indépendant, souverain, uni et indivisible, social, démocratique et laïc. ».

Cette vérité est immuable et les Nations-Unies l’avaient déjà proclamée dans leur résolution de l’Assemblée Générale 1514 (XV) du 14 décembre 1960 qui consacra Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, ou droit à l’autodétermination, principe issu du droit international selon lequel chaque peuple dispose d'un choix libre et souverain de déterminer la forme de son régime politique, indépendamment de toute influence étrangère.

L'exercice de ce droit est en général lié à l'existence d'un État spécifique au peuple en question, État dont la pleine souveraineté est souvent envisagée comme la manifestation de la plénitude de ce droit. Il s'agit d'un droit collectif qui ne peut être mis en œuvre qu'au niveau d'un peuple.

2.2.- De l’agression Je rappelle au monde entier la teneur de la résolution 3314 (XXIX) du 14 décembre 1974 en ce qu’elle donne la définition de l’agression. Ainsi, l’article premier définit: « l’agression est l'emploi de la force armée par un État contre la souveraineté, l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique d'un autre État, ou de toute autre manière incompatible avec la Charte des Nations Unies, ainsi qu'il ressort de la présente Définition.”

« Article 3 : L'un quelconque des actes ci-après, qu'il y ait eu ou non déclaration de guerre, réunit, sous réserve des dispositions de l'article 2 et en conformité avec elles, les conditions d'un acte d'agression : » 5 2.3.- De l’occupation Mais depuis le 26 novembre 1996, la République Démocratique du Congo, alors Zaïre, fait l’objet d’invasions militaires rwandaises, ougandaises, burundaises, angolaises, zimbabwéennes et Sud-Africaines récurrentes.

Ici, il faut que l’on insiste sur cet état de fait, car selon l’article 42 du règlement de La Haye de 1907, « un territoire est considéré comme occupé lorsqu'il se trouve placé de fait sous l'autorité de l’armée ennemie ».

04 - De l’ambivalence et des ambiguïtés des relations entre le Rwanda et les Nations-Unies Le Rwanda ne répondait à aucun critère afin de pouvoir siéger comme membre non-permanent du Conseil de Sécurité, parce que ce pays est en train de commettre des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des crimes de génocides comme l’attestent plusieurs rapports des experts de l’ONU ainsi que ceux des organisations non-gouvernementales de défense des droits de l’Homme.

Mais le Conseil de Sécurité avait entériné, sans rechigner, le vote de l’Assemblée Générale de l’ONU ou bizarrement aucun autre pays ne s’était porté candidat. En dépit de plusieurs protestations, l’ONU avait délibérément accepté sa candidature et l’avait faire élire par un vote cynique, car il n’avait pas été tenu compte de plusieurs rapports de des experts de l’ONU qui ont démontré avec force détails des agressions maintes fois répétées de ce pays contre la République démocratique du Congo, agressions qui se sont traduites par plus 13.000.000 de morts d’innocentes victimes congolaises - y compris des enfants- massacrées dans des conditions inhumaines et même d’autres enterrées vivantes.

En effet, en acceptant le Rwanda, en 2012 au sein de l’organe de maintien de la paix c’est comme si l’ONU avait fait revenir l’Allemagne Nazie dans le concert des nations, en crachant sur la mémoire de 6.000.000 d’innocentes victimes juives, mortes dans des conditions atroces, dans des chambres à gaz, dans le froid, de la malnutrition et des maladies dues à des mauvais traitements leur infligés par les nazis.

En acceptant le Rwanda, au sein du Conseil de Sécurité, c’est comme si l’ONU avait toujours cautionné le génocide congolais, planifié par des 6 multinationales qui sont en train de spolier les richesses de notre pays, comme le fut jadis pour les juifs où l’on avait assisté à un génocide industriel, monstrueux, gigantesque, inoubliable.

05 - De la guerre à l’Est de la République Démocratique du Congo : un génocide rampant. La zone instable concernée par la guerre à l’est du Congo est la région du Kivu intégrée dans la région des Grands-Lacs africains. Cette zone est frontalière avec le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda et la Tanzanie. Est-ce- que la MONUSCO peut-elle à ce jour nous dire qui sont les belligérants et nous donner le bilan des pertes en vies humaines ? Elle le sait, mais elle ne peut pas et ne veut pas nous le dire.

C’est pourquoi, Je recommande à la Communauté internationale de visionner cette enquête sérieuse menée par la BBC et de faire traduire les vrais auteurs de ce génocide en justice. Les auteurs des crimes dans les pays des Grands- Lacs sont connus et nous prions l’ONU, le Conseil de Sécurité, la MONUSCO de revoir et de relire les documents ci-après :

a) http://www.bbc.co.uk/programmes/p027q1k2

b) Le jugement du Tribunal de Madrid sur les criminels tutsis-Rwandais dont la source : Nazionale Audiencia, Madrid, Espagne Tribunal de Hautes Instances, Paris,

c) Le Rapport Mapping concernant les violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 sur le territoire de la République démocratique du Congo Août 2010. Les crimes à répétition à Béni mettent à nu l’entreprise criminelle de Joseph Kabila et de ses maitres, Kagamé et Museveni, crime qui consiste à exterminer tous les Congolais vivant dans le Kivu en les remplaçant par des masses tutsies-rwandaises. C’est l’application de la « solution finale » contre le peuple congolais, comme ce fut pour le peuple juif en 1942-1945.

06 - Un sournois processus de balkanisation Au Congo, voilà plus de 20 ans que les fameux soldats de la paix assistent, indifférents, aux atrocités commises par les milices armées extrémistes tutsies 7 comme le CNCDP de Laurent Nkundabatware et le M23 de Ngiramakenga Sultani.

En effet, depuis mars 2007, les opérations d’épuration ethnique ont été menées dans les territoires de Rutshuru, de Masisi, de Walikale et partout ailleurs dans le Nord-Kivu, au vu et au su des soldats onusiens. Plus de 2 millions et demi de congolais appartenant notamment aux ethnies Nyanga, Tembo, Bafulero, Nande, Hunde ont été massacrés, leurs jeunes gens jetés vivants dans des fosses septiques tandis que les survivants ont trouvé refuge dans la forêt, où ils vivent dans des conditions proches de celles des animaux.

Quelques centaines de milliers d’entre eux s’entassent dans des camps de fortune, comme le tristement célèbre campement de Mugunga situé dans les faubourgs de Goma. Ce fut la première phase du plan de dislocation du Congo et de son occupation par les Tutsis. Dans un deuxième temps, par dizaines de milliers, des familles tutsies rwandaises ont été transvasées dans le Kivu pour y occuper les maisons, les villages et les terres abandonnés par leurs propriétaires originels.

D’autres Tutsis chassés de Tanzanie sont venus les rejoindre. La MONUSCO a fermé les yeux sur tous ces mouvements des populations, les couvrant ainsi implicitement.

Une troisième étape est prévue et serait même déjà en cours d’exécution,il s’agit de l’organisation d’un recensement scientifique destiné à évaluer le poids démographique des Tutsis dans le Kivu.

Quel que soit le résultat de cette entreprise de dénombrement, les organisateurs s’arrangeront avec les chiffres pour attribuer aux populations tutsies importées du Rwanda une majorité factice. C’est alors que pourra intervenir la quatrième phase, la plus cruciale, portant sur la tenue d’un référendum d’autodétermination sur l’ensemble du Kivu. Il sera posé aux votants la question de savoir s’ils désirent toujours faire partie de la République démocratique du Congo ou bien, au contraire, s’ils préfèrent s’en détacher avec, sous-entendu, le projet d’être annexés au Rwanda.

Finalement, la proclamation d’un tutsiland couvrant les deux Kivu, le district du Sud-Kivu et, pourquoi pas, une partie ou la totalité de la province du Maniema, procèdera d’une simple formalité venant clôturer un processus criminel supervisé par la MONUSCO .

08 - Face aux périls qui menacent la RD-Congo, devant l’holocauste en cours, comment qualifier les casques bleus au Congo dès lors qu’ils œuvrent, depuis plus de 14 ans, pour la défense des intérêts de la cause des Tutsis ? N’est-ce pas la MONUSCO qui a conçu, organisé, financé et parrainé les nombreuses opérations de brassage des milices armées tutsies au sein des FARDC ?

2.7.- Des Facilitateurs étrangers J’avais pensé qu’il était utile de faire un point sur ces facilitateurs internationaux que la communauté internationale présente toujours sur leurs grands jours, en vantant leurs mérites ou leurs œuvres bénéfiques aux peuples auxquels ils étaient censés ramener la paix.

Ces messieurs, ou ces dames, ne sont que des imposteurs choisis par leurs amis qui occupent des postes influents soit au sein des Nations-Unies ou de l’Union Européenne, soit au sein des gouvernements des grandes puissances comme les États-Unis, la Grande- Bretagne , le Canada, la France, etc.

Ces gens ne viennent pas rétablir la paix et encore moins assurer la sécurité de peuples opprimés que nous sommes. Des exemples sont légions :

- Romeo Dallaire, le canadien, chef de la MINUAR au Rwanda, en 1994, n’a pas empêché l’assassinat du Premier Ministre Mme Agathe Uwilingiyimana et de son mari, même celui des 10 casques bleus belges, et n’a pas empêché non plus les massacres des hutu dans les camps de Kibeho, de Mugunga et tant d’autres qu’il serait trop d’énumérer ici.

- Alan Doss, le britannique de la MONUC, a-t- il réussi à maintenir la paix au Kivu où les femmes subissaient le calvaire de Nkundabatware et de Bosco Tanganda ? Aujourd’hui, il est Président-Directeur Général de « Koffi Annan Fondation », bâtie avec les revenus de l’exploitation des mines de Kilo-moto, qui ont permis à Koffi Annan de créer « Ashanti Mining Co », une filiale de l’ « American Mineral Fields », liée à la famille Clinton. Avait-t-il dénoncé cet état de chose ? Pas du tout.

Les criminels du mouvement rebelle le RCD-Goma enterrent des femmes vivantes à Makobola- Martin Kobler, l’allemand de la MONUSCO, a-t- il empêché les massacres de Beni, et de Mutalure ? Qu’a-t- il fait lors des massacres des jeunes du 30 décembre 2013 ? Rien. Et plus récemment, qu’-a- t-il fait lors de ceux des journées des 17, 19, 20, 21, 23 janvier 2015 ? A-t- il exigé des Nations-Unies la moindre enquête internationale sur les fosses communes de Maluku ou de Kimwenza ? Non.

- Saviez-Vous que Mme Mary Robinson fut l’envoyée spéciale des Nations-Unies pour les droits de l’homme dans la région des Grands- Lacs ? Et quel a été son bilan ? Négatif.

Deux armées étrangères: rwandaise et ougandaise se battirent à Kisangani causant plusieurs morts

Il en est de même pour d’autres envoyés spéciaux comme Feingold ou Tom Periello ; leurs missions n’ont abouti à rien qui vaille la peine. Edem Kodjo complète la longue liste de ces prédateurs.

- Que penser de la mission de Nikki Haley ; est-ce pour le bien du peuple congolais ? Rien n’est moins sûr.

2.8 - Pour qui roulent ces Facilitateurs ? Ce que vous devez savoir, c’est que ces messieurs et dames sont envoyés dans nos pays pour le compte des multinationales qui les payent. La paix, c’est le moindre de leurs soucis, car, comment expliquer que le jour où Alias Kabila est arrivé à Béni pour soit disant compatir avec les populations de cette ville, ces milices tutsies avaient encore massacré des populations ce même jour-là, et ce, en présence de Martin Koebler !!!

Deux armées étrangères: rwandaise et ougandaise se battirent à Kisangani causant plusieurs morts

Ces facilitateurs internationaux sont en service commandé et sont grassement payés par les multinationales qui volent et pillent les richesses de notre pays. Elles ont des puissants lobbies au sein des Nations-Unies et ce sont ces lobbies qui ont corrompu plusieurs délégations des pays membres afin de permettre l’élection du Rwanda au Conseil de Sécurité comme membre non-permanent, alors que ce pays ne remplissait pas les critères pouvant le permettre d’y siéger. Ces facilitateurs internationaux, que l’on a envoyés en République démocratique du Congo, n’ont pas, à notre avis, les capacités intrinsèques d’honnêteté et de probité morale pour accomplir leur mission car :

Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale à côté de deux présidents criminels et agresseurs de la RDC: Il est en extase !

- Ils ne maîtrisent aucune de nos langues ;

- Ils ne connaissent pas nos us et coutumes ;

- Ils n’ont aucune compétence requise pour ce travail, car ils sont choisis par des amis.

- Ils sont plus attirés par l’appât du gain. Ce décor valait la peine d’être fait pour que les lecteurs puissent comprendre la quintessence de mes réponses.

1. Les États-Unis sont les principaux agresseurs de notre pays et pour se faire bien voir par une certaine opinion internationale, veulent actuellement jouer le rôle des sapeurs-pompiers : la visite de Mme Haley ne s’inscrit que dans les buts économiques et stratégiques des États-Unis et non pas pour les « beaux yeux » du peuple congolais. Elle est entrée par effraction dans notre pays, par la porte de cuisine à Goma pour s’enquérir de l’avancement des travaux de construction d’une nouvelle base américaine de l’Africom dans cette ville stratégique pour régenter et contrôler tout l’Est de l’Afrique, à savoir, l’Ouganda, le Kenya, le Rwanda, le Burundi, la Tanzanie, la Zambie, et le Malawi.

Paul Kagamé, Hitler Africain

Par contre, la base de l’Africom de Kisangani, régente tout le nord de l’Afrique à savoir, Soudan, le Soudan du Sud (pour les intérêts pétroliers américains dans la région du Darfour), le Tchad l’Érythrée, la Somalie, l’Éthiopie et le Djibouti.

2. Tous les politiciens congolais ; qu’ils soient de la fausse « Majorité » ou de la fausse « Opposition » obéissent tous à un seul maître, les États-Unis et d’autres décideurs occidentaux et certains sont devenus agents de la C.I.A. Et donc personne ne pouvait prendre le risque de faire sortir le peuple dans la rue, de peur d’être gravement sanctionné.

Léonbitch Kengo à son ami Mobutu: Kisangani ne tombera jamais ! Kisangani est tombé après l'exil doré, l'individu est président du Sénat sans mandat !

Le scénario du voyage de Félix Tshilombo à Brazzaville puis à Lubumbashi a été mise en scène par la C.I.A. qui avait mis à sa disposition un jet privé devant l’acheminer à Lubumbashi pour revenir en « triomphateur » à Kinshasa en vue « d’impressionner » Mme Haley en affichant ainsi sa « popularité ». Tout cela ne fut qu’un théâtre de vaudeville.

3. Quand à l’accord de la Saint-Sylvestre, celui-ci est l’œuvre du Vatican et de la C.I.A. pour flouer le peuple congolais. C’est acte sous-seing privé qui n’engage que leurs auteurs. C’est un document qui n’a aucune valeur juridique qui n’est pas opposable à la République démocratique du Congo et encore moins au Peuple congolais. L’occident raciste s’en sert pour maintenir leur protégé, Alias Joseph Kabila au pouvoir et obliger les politiciens congolais de « l’opposition » de l’accepter tout simplement parce qu’il nous prend pour des sous-hommes, dont les vies ne valent pas celles des chiens de leurs appartements en Europe ou en Amérique.

3. Réveil FM International: Dans nos fora, vous n'êtes pas tendre avec papa Etienne Tshisekedi, n'est- ce pas lui qui a apporté la démocratie en RDC, ex-Zaïre ? Pourquoi son corps traîne encore en Belgique ? Pourquoi ne peut-il pas être enterré au Congo, pays de ses ancêtres ?

Robert Mbelo: Avant toute chose, il faut considérer les faits suivants, que la direction des études de la C.I.A. avait mis en place plusieurs études pour aider Alias Kabila a maintenir notre pays sous le joug de l’occupation rwandaise et in fine protéger leurs intérêts mafieux dans notre pays : Il lui a été conseillé de se servir des tribus ou groupements tribaux influents, des hommes de ces tribus et groupements ainsi que de leurs partis politiques pour mater toutes velléités du peuple congolais tendant à l’évincer du trône sur lequel l’occident l’a mis.

10 mai 2002, au Cap en Afrique du Sud, Etienne Tshisekedi de l'Udps et Azarias Ruberwa, chef rebelle du RCD-Goma, pro-rwandais

Kinshasa-Limeté, Azarias Ruberwa à la résidence d'Etienne Tshisekedi après le dialogue Intercongolais de Sun-City

C’est ainsi qu’il se sert des baluba du Kasai, des telela, des Katangais essentiellement pour aider alias Kabila à arriverà ses fins à savoir pérenniser l’occupation au profit des racistes blancs et des multinationales. Dire que dans les fora, je ne suis pas tendre avec Etienne Tshisekedi, c’est l’impression de ses supporters ou des ses affidés. Moi, je dis c’est qui est vrai et j’essaie d’être le plus objectif possible. Lorsqu’il dit au micro de Collette Braeckman que: “ Ces gens-là du RCD/GOMA sont des Congolais”, on est en droit de se poser des questions. Toute sa vie durant, il n’avait jamais condamné les meurtres et assassinats que commettait alias Joseph Kabila, et ses actes d’ allégeances envers Kagamé et Kabila sont nombreuses :

1.- Pendant que notre pays était attaqué, il était reçu à Kigali en 2002. ;

2.- Après que Alias Kabila lui ait volé les élections, il avait accepté, déjà en 2012, l’idée d’un dialogue avec Kabila, et avait même été invité personnellement par le criminel Paul Kagamé. Mais craignant d’être conspué par le Peuple Congolais/zaïrois, il avait envoyé une délégation ;

Hommage à Etienne Tshisekedi à Bruxelles en Belgique 3.-Il n’a jamais condamné l’occupation du territoire de Kahemba par l’Angola ;

4. Il n’a jamais condamné les massacres de Bundu-dia- Kongo ;

5. Il n’a jamais condamné les massacres à répétition à Béni ;

6. Il n’a jamais condamné les violences faites aux femmes à l’Est du pays, ainsi que celle faite aux femmes de Kinshasa, avant, pendant et après les élections de novembre 2011 ;

Décembre 2011, le jeune Cédrick Nianza s'était immolé à Boma dans le Kongo-central pour soutenir Etienne Tshisekedi à cause du hold-up électoral de Alias Joseph Kabila

7. Il n’a jamais condamné les massacres des jeunes de Kinshasa du 30 décembre 2013 ;

8. Il n’a jamais condamné les massacres des journées des 17, 19, 20, 21 et 23 janvier 2015 ;

9. Il n’a jamais condamné les fosses communes de Maluku, Kimwenza et de Lubumbashi ;

Armand Tungulu assassiné par Alias Joseph Kabila pour avoir lancé un caillou sur le cortège de l'imposteur !

10. Il n’a jamais eu un mot pour Floribert Chebeya, Armand Tungulu, Cédric Nianza ;

11. Au contraire, il voulait embarquer le Peuple Congolais/Zaïrois dans un dialogue qui ne sert que les intérêts de Kagamé et de son protégé Alias Kabila, en abandonnant ainsi son imperium pour lequel la diaspora s’était investie. Alors, avec un sombre bilan pareil, peut-on raisonnablement lui décerner le titre ou le label du « père de la Démocratie » ?

Floribert Chebeya , l’icône des droits de l'homme en RDC, assassiné par la dictature sanguinaire. Photo Réveil FM International, archives

Poser la question, c’est y répondre ! Quant à son enterrement, ce n’est plus un secret pour personne, Etienne Tshisekedi est déjà enterré en Belgique. S’agissant du rapatriement de son corps, cela concerne sa famille, le gouvernement belge et Alias Joseph Kabila ; c’est à eux d’en décider.

4. Réveil FM International: Électron libre, vous êtes parti de la CCT d'Emery Kalwira en claquant la porte avec perte et fracas, pourquoi ? Regrettez-vous d'être parti ? Et depuis votre départ et celui d'autres, la CTT est devenue aphone, inaudible et invisible...

J’avais démissionné avec un certain nombre de mes camarades de la CCT, lorsque nous nous sommes rendu compte que cette organisation servait l’occupation. Pour en savoir plus, veuillez cliquer sur ce lien : http://www.apareco-rdc.com/index.php/a- la-une/actualites/1403- voici-le- parcours-d- emery-kalwira- la-taupe- de-l- anr-envoye- pourinfiltrer-l- apareco- et-la- resistance-congolaise.html.

Les Mabumucrates se battent y compris pour des miettes de la mangeoire

5. Réveil FM International: La classe politique congolaise est caractérisée par la médiocrité, l'appétence aux gains faciles et individuels mais surtout la faim du loup qui pousse à aller à la mangeoire pour ramasser les miettes, comment la RDC peut-elle s'en remettre ? Comment faire pour que les politiques soient d'abord les défenseurs des aspirations de notre peuple sans penser d'abord à leur ventre ?

Il n’y a pas d’entreprises rémunératrices en République démocratique du Congo que le métier de politicien, alors c’est l’El dorado qui attire toute cette classe politique, voire des ecclésiastiques. Comment faire pour en sortir ? C’est tout un programme qui allie les mesures d’urgence, les mesures à court et moyens terme, ainsi que les grands projets. Nous, à Zaïre-Renaissance, nous avons un projet, mais pour que cela se fasse, il faudra que les nouveaux dirigeants de l’après « Kabilie » puissent rétablir la paix avec notre propre armée et que ils mettent sur pied un Tribunal Pénal Spécial pour juger tous les criminels, congolais et étrangers ayant versé le sang de plus de 13.000.000 d’innocentes victimes congolaises et réclamer des dédommagements aux pays et aux multinationales qui avaient commandites ces crimes. Quant aux mesures d’urgences à prendre, je vais me limiter ici aux mesures sociales pour ne pas dévoiler d’autres gardées « secret-défense » Voici ces mesures :

Dès son entrée en fonction, le gouvernement de transition devra adopter des mesures fortes sur le plan social, afin de soulager les populations meurtries par près de 20 années de tyrannie des occupants tueurs-tutsis- rwandais.

Voici les mesures qu’il devra prendre :

1.- Gratuite de l’eau et de l’électricité pour l’ensemble des populations de la République démocratique du Congo et ce, pendant toute une année. (Pour les ménages congolais seulement, les personnes morales ne sont pas concernées).

2.- Gratuite de l’école primaire et secondaire.

3.-La réduction des frais de scolarité dans des Universités ainsi que dans des Instituts Supérieurs. Les Universités et les Écoles privées ne sont pas concernées.

4.-La revalorisation des salaires des fonctionnaires et agents de l’État (Voir le barème de MBUDI)

5.- La revalorisation des salaires des instituteurs et moniteurs des écoles primaires et secondaires

6.- La revalorisation des salaires des professeurs d’Université et de ceux des Instituts Supérieurs.

7.- La revalorisation des salaires des médecins.

8,- La revalorisation des salaires des magistrats

9.- La revalorisation des salaires des policiers.

10.- La revalorisation des soldes des militaires

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mercredi 8 novembre 2017

10 Questions à Baudoin Amba Wetshi, journaliste et fondateur du webjournal Congoindépendant

Baudoin Amba Wetshi de Congoindependant

Dans la diaspora congolaise, qui ne connait pas Baudouin Wetshi Amba ? Le Rédacteur en chef du webjournal www.congoindependant.com qui fait la fierté des congolais de l'étranger. "La vérité est dans la thèse et l'antithèse", la citation de Hegel est inscrit au fronton du site congoindependant. Baudoin Amba Wetshi excelle par des analyses et informations pointues sur la République démocratique du Congo. Congoindependant est le plus vieux site de la diaspora congolaise en Belgique, Baudoin Amba Wetshi est précurseur car il a créé son site le 3 novembre 2003, le journal est à la veille de ses quinze années d’existence. Qu'est-ce qu'il écrit excellemment bien, Baudoin Amba Wetshi est une plume qui compte dans la diaspora congolaise, qui aura contribué à éveiller la conscience patriotique de la communauté congolaise. A plusieurs reprises, les autoproclamées autorités congolaises qui sévissent en toute impunité en République démocratique du Congo, ont dénoncé les articles de Congoindépendant, ce qui est un bon signe. Titulaire d’un DEUG en droit, d’une maîtrise en communication et d’un diplôme en journalisme, Baudoin Amba Wetshi a été fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères à Kinshasa au protocole d’Etat. Il est un ancien diplomate zaïro-congolais à Dakar (Sénégal), Berne (Suisse) et Bruxelles (1986-1999). La philosophie de la rubrique 10 questions de Réveil FM International est simple, elle s'inspire de la recommandation paulinienne aux Thessaloniciens: "Si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus". Ceux qui n'ont pas semé pendant cette lutte contre l'imposture et l'occupation de la République démocratique du Congo, ne récoltera jamais. Ceux qui espèrent être catapultés sans avoir combattu la dictature totalitaire et sanguinaire qui sévit en toute impunité n'ont qu'à aller voir ailleurs. Nous remercions Baudoin Amba Wetshi de Congoindependant d'avoir répondu à nos 10 Questions, plus un bonus.

1. Réveil FM International: Cela fait plusieurs jours maintenant après son passage en RDC, les Congolais continuent de parler de Nikky Haley ce qui prouvent qu'ils ne sont pas indifférents. Quelle est votre lecture sur l’ambassadrice américaine à l'ONU ? En exigeant les élections en 2018 alors que le premier glissement prend fin le 31 décembre 2017, pêche-t-elle par excès de zèle ou c'est vraiment la vision des Etats-Unis pour le Congo ?

Baudoin Amba Wetshi: Je tiens d’abord à faire observer que dix mois après son investiture à la Maison Blanche, le président Donald Trump affiche un mutisme assourdissant sur la politique africaine de son Administration. Est-ce le signe d’un désintérêt à l’égard d’un continent jugé, à tort ou à raison, «marginal » au niveau du commerce mondial ? Dix mois après, le sous-secrétaire d’Etat aux Affaires africaines censé jouer le rôle de « Monsieur Afrique » n’est toujours pas désigné. C’est un cas sans précédent. En matière de politique étrangère, les Etats ont des « intérêts permanents » et des « intérêts conjoncturels ». Trump pourra difficilement ignorer les intérêts permanents de son pays. C’est le cas notamment de la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue. Sans omettre, l’approvisionnement des industries US en pétrole, gaz et métaux rares.

L’ambassadeur des Etats-Unis aux Nations Unies, Nikki Haley, est arrivé le 26 octobre à Kinshasa sans une réelle « feuille de route ». Dimanche le 5 novembre, la Commission électorale nationale indépendante a publié son « calendrier électoral ». Devrait-on parler d’« effet Haley » ? Il est temps que les Congolais se départissent de la fâcheuse habitude qui consiste à laisser d’autres peuples résoudre leurs problèmes en leur lieu et place. Le peuple souverain doit refuser de devoir attendre jusqu’au 23 décembre 2018 pour élire son nouveau Président…

2. Réveil FM International: La République démocratique du Congo élue au Conseil des droits de l'homme des Nations-Unies, n'est-ce pas l'hôpital qui se fout de la charité ou l'assassin qui se fait juge dans un prétoire ?

Baudoin Amba Wetshi: Il importe d’examiner cette question de l’élection du Congo-Kinshasa au Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies sous un double éclairage objectif et subjectif. Dans le premier cas de figure, les membres de cette instance onusienne sont élus sur la base du principe de répartition géographique équitable. L’Afrique dispose de 13 sièges sur 47.

Quatre postes étaient à pourvoir. On le sait, le vote a lieu à bulletin secret. Le lobbying et tout ce que cela implique comme « subornation » a fait le reste. Dans le second cas, la présence du « Congo libéré » de « Kabila » dans cette Agence onusienne constitue une injure à la mémoire des journalistes (Franck Kangundu Ngycke et son épouse Hélène Mpaka, Louis Bapuwa Mwamba, Didace Namujimbo, Serge Maheshe etc.) et des activistes de la société civile (Floribert Chebeya Bahizire, Fidèle Bazana Edadi, Pascal Kabungulu, Armand Tungulu Mudiandambu etc.) dont les vies ont été broyées par le rouleau compresseur du pouvoir kabiliste.

Marie-Ange Mushobekwa, grande menteuse et sorcière de la République. Ministre des droits de l'homme d'Alias ? Mon œil !

La liste est loin d’être exhaustive. Que dire de tous ces anonymes ensevelis dans des fosses communes à Maluku et dans le Kasaï Central ? C’est tout simplement révoltant !  

3. Réveil FM International: Le corps d'Etienne Tshisekedi est toujours à Bruxelles, le Sphinx de Limeté n'est pas encore rentré au pays de ses ancêtres pour y être enterré, Comprenez-vous cela ? Qui bloque la famille ou le gouvernement ? Qui dit vrai dans l'affaire Tshisekedi ? Personne ne peut comprendre les tractations sordides qui entourent la question relative au rapatriement de la dépouille d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba en vue de son inhumation au pays de ses ancêtres...

Il faut bien reconnaître que ce dossier n’a pas été bien géré, au départ, par la famille tant biologique que politique. Fallait-il lier le rapatriement avec la nomination d’un nouveau Premier ministre ? Du côté du pouvoir, « Joseph Kabila » parait incapable d’enfiler le costume de chef de l’Etat. L’homme est et reste le chef d’une faction. Il semble qu’il suspecte le Rassemblement en général et l’UDPS en particulier d’envisager de provoquer un « soulèvement populaire » lors des obsèques de « Tshitshi ».

Je crains que les responsabilités soient partagées. Une chose parait sûre : si « Joseph Kabila » était un Congolais digne de ce nom, il se serait dépassé en organisant les obsèques de son ex-adversaire que la grande majorité des citoyens considère comme un « père ». Une icône nationale.

4. Réveil FM International: Le Maréchal Mobutu signait Président-Fondateur et il assumait. Alias Joseph Kabila ne signe aucun document depuis plusieurs années, il s'est fait élire comme candidat indépendant, c'est le PPRD et MP qui se réclament de lui...Avec Mobutu c'était le Parti-Etat assumé, avec Alias Joseph Kabila , sommes-nous dans quel système politique ?

Baudoin Amba Wetshi: On impute au président Mobutu Sese Seko beaucoup d’erreurs. On doit lui reconnaître cependant une certaine rigueur dans le choix des collaborateurs. Le cabinet (Bureau) du chef de l’Etat était dirigé par des juristes et des économistes de haut niveau qui veillaient tant sur la forme que le fond des documents officiels. Le système politique congolais est quelque peu jacobin.

Dans ce sens que tous les pouvoirs sont concentrés au sommet de la pyramide. C’est à ce dernier niveau que doit venir l’impulsion. Le 26 janvier 2001, « Joseph Kabila » est tombé comme un cheveu dans la soupe. Sans aucune préparation. Ses collaborateurs, à quelques exceptions près, brillent par des connaissances livresques. Depuis la promulgation de la Constitution du 18 février 2006, c’est le gouvernement qui conduit la politique nation et rend compte devant l’Assemblée nationale (article 91).

Nous sommes dans un système politique hybride. Sur papier, c’est un régime parlementaire. En fait, c’est un régime présidentiel camouflé dans la mesure où le Premier ministre n’est pas le leader de la majorité. Le chef de l’Etat nomme à ce poste la personnalité de son choix.

5. Réveil FM International: L'exil est toujours un choix difficile. Peut-on parler de la revanche des Mobutistes autour d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ? 

Baudoin Amba Wetshi: Cela fait 20 ans que je n’ai plus mis les pieds dans mon pays. Mon dernier séjour remonte au mois de mars 1997 au moment de la prise de Kisangani par l’AFDL. L’exil est effectivement difficile. S’agissant des mobutistes, je cherche en vain ceux qui seraient tentés par un revanchard. J’ai du mal à répondre à cette question dans la mesure où dès le lendemain de la restauration du pluralisme idéologique fin avril 1990, plusieurs cadres de l’ex-parti-Etat ne se réclamaient plus du « Guide ». Comment reconnait-on un « mobutiste » aujourd’hui ?

Léonbitch Kengo wa Dondo et Vital Kamerhe. Photo Réveil FM International, archives

En dehors de Léon Kengo wa Dondo qui a été élu à la présidence du Sénat, je note que tous les grands corps de l’Etat sont dirigés par des kabilistes pur sucre. C’est le cas de l’armée, des services de renseignements, de la Banque Centrale et de la police nationale. Sans omettre l’appareil judiciaire. Je continue à chercher en vain les « revanchards mobutistes ». Vous pouvez peut-être m’éclairer…

Corneille Naanga, président de la CENI déroule le tapis rouge à Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale

6. Plus d'élection fin 2017. La CENI s’est-elle moqué du peuple congolais ? Du glissement d'une année au plus d'élection du tout, la RDC est-elle déjà dans la zone de turbulence ? Doit-on supprimer la CENI qui  n'est plus depuis longtemps une institution d'appui à la démocratie pour remettre l'organisation des élections au ministère de l'Intérieur ? 

Baudoin Amba Wetshi: Comme je l’ai dit précédemment, les Congolais doivent refuser le pseudo-calendrier électoral publié le dimanche 5 novembre par la CENI. Les évêques de la CENCO ont eu reçu de fustiger une minorité de concitoyens qui tentent de prendre en otage la des millions de Congolais. La CENI est disqualifiée. Le 31 décembre prochain à minuit les Congolais ne doivent plus reconnaître « Joseph Kabila » comme président de la République.

7. Comment un pays qui a eu des acteurs politiques respectables et respectés: Lumumba, Mbomboko, Mulele, Tshombe, kalonji, Kamitatu...peut aujourd'hui avoir une classe politique médiocre, débauchée dont l'appétence à la mangeoire, la recherche des intérêts personnels et la course à l'enrichissement individuel n'ont pas  d'équivalent? 

  Baudoin Amba Wetshi: « Le poisson pourrit par la tête », dit le fameux dicton chinois. Les chrétiens disent qu’il y a de moment où il faut passer par la vallée avant d’atteindre la montagne. On ne doit pasdésespérer de notre pays. Quand le Congo-Kinshasa s’éveillera…

8. Réveil FM International: Le danger de la balkanisation est-il éloigné de la République démocratique du Congo? 

Baudoin Amba Wetshi: Oui et non ! Oui parce que les Congolais sont très attachés à la terre de leurs ancêtres (Mabele ya bankoko). N’eut été cet attachement, les forces centrifuges auraient déjà provoqué l’implosion du pays notamment lors de la fameuse guerre dite des « Banyamulenge » en 1996-1997 mais aussi au lendemain de la « guerre d’agression » déclenchée le 2 août 1998 par le Rwanda et l’Ouganda. Non, parce que la cohésion nationale n’est nullement un acquis. C’est une conquête de chaque jour. La cohésion nationale se nourrit de la justice sociale, de la solidarité et de la lutte contre les inégalités. Depuis deux décennies, on assiste à un retour en force du tribalisme et du régionalisme. Attention danger !

9. Réveil FM International: La RDC et sa diaspora sont-ils irréconciliables ? Pourquoi le gouvernement de Kinshasa a peur de sa diaspora ?

  Baudoin Amba Wetshi: Depuis la nuit des temps, l’Etat zaïro-congolais entretient des relations heurtées avec ses citoyens vivant à l’étranger. Les raisons sont sans doute multiples. On pourrait retenir de manière fondamentale le fait que les Congolais de l’étranger sont perçus comme des opposants potentiels au régime dictatorial. Les Congolais de l’étranger vivent dans leur grande majorité dans des pays où règnent la démocratie, la liberté et une certaine justice. Un tel environnement est propice au développement de l’esprit critique voire de défiance.

Baudoin Amba Wetshi, la passion du Congo

Il faut dire par ailleurs que l’accueil réservé aux nationaux dans les représentations diplomatiques du Congo-Kinshasa ne favorise guère la confiance mutuelle. S’agissant particulièrement de « Joseph Kabila », celui-ci est mal aimé. A tort ou à raison, il perçu comme le « gouverneur général » d’un pouvoir d’occupation. Au lieu d’engager le débat avec ses contempteurs, l’homme excelle dans l’esquive de tout contact avec ses « concitoyens » de l’étranger.

10. Réveil FM International: Nous sommes un pays qui ne sait plus honorer ni ses vivants encore moins ses morts. Par où doit-on commencer ? Rapatrier les corps de Mobutu, Tshombé...Honorer tous ceux qui ont élevé le nom du pays ?

Baudoin Amba Wetshi: Au cours d’une allocution sur l’Etat de la nation au Palais du peuple, « Joseph Kabila » a égrené les noms de ses prédécesseurs en «zappant» Mobutu Sese Seko. C’était pire que de la mesquinerie. La télévision d’Etat RTNC avait commis la même faute avant d’apporter un correctif. Le problème qui se pose ici est celui de la réconciliation des Congolais avec leur propre Histoire. Personne n’a le droit de gommer un chapitre ou un autre.

Moïse Tshombe kapenda

Il faut dire que le rapatriement des corps de Mobutu et de Moïse Tshombe dépend avant tout de la volonté des familles respectives. Le kimbaguiste Vangu Mambweni, aujourdhui disparu, a dit un jour ces mots : « La nation est une communauté des vivants et des morts… ».

Patrice Emery Lumumba

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vendredi 3 novembre 2017

Nouvelle-Calédonie: Edouard Philippe mouille son costume à un an du référendum d’autodétermination !

Le Premier ministre arrive à l'hôtel Cassiny qui jouxte l'hôtel Matignon

Matignon, c'est la "Tour de contrôle de la France". Avec ses 1m94, le Premier ministre Edouard Philippe dépasse par sa taille. Il est facilement reconnaissable parmi de centaines d'individus. Bosseur, sans coups de menton, Edouard Philippe est un juppéiste qui s'assume. Le PM est le premier de la Vème république à faire entrer la barbe à Matignon. Son style est cash nommer les choses, ne pas esquiver, phrases courtes, formules rapides... Il partage la même vision de la Ve République que le président de la République. A Emmanuel Macron, le discours stratégique, A Edouard Philippe, le discours de la méthode ! Les styles des deux hommes seront complémentaires.

Ils sont une vingtaine autour de la table. Réunis ce jeudi 2 novembre au matin à l’hôtel de Cassini, qui jouxte les jardins de Matignon, les membres du comité des signataires de l’accord de Nouméa, chargé depuis 1998 d’assurer le suivi du processus décolonial en Nouvelle-Calédonie, des élus calédoniens pro et anti-indépendance, sauf deux absents, deux leaders opposés:Jean-Marie Tjibaou pour le FLNKS, et Jacques Lafleur pour le RPCR, décédés depuis. A l'ordre du jour deux éléments clefs : la question posée et la composition du corps électoral.

Le référendum d’autodétermination organisé en novembre 2018 dans cet archipel de l’océan Pacifique. Comme le veut la tradition, cette réunion, la seizième du genre, est présidée par le premier ministre Édouard Philippe, qui est venu chercher les délégations en début d’après-midi pour les conduire à l’hôtel de Matignon, où les échanges se poursuivent en comité restreint.

L'exécutif prend très au sérieux le référendum sur l'indépendance qui doit se dérouler à la fin de l'année prochaine en Nouvelle-Calédonie. "Il faut le scrutin soit sincère, transparent, surveillé", a prévenu le Premier ministre Edouard Philippe. Il faut que "les choses se passent dans les conditions les meilleures possibles, qu'on arrive à une organisation du référendum de 2018 qui fait consensus et qui reste dans un climat extrêmement apaisé", a abondé la ministre des Outre-mer, Annick Girardin.

L’accord de Nouméa, signé le 5 mai 1998, reconnaissait pour la première fois les « ombres » et « lumières » de la colonisation. Il affirmait aussi la légitimité sur ce territoire du peuple autochtone kanak et des « nouvelles populations » installées à partir du XIXe siècle, et engageait la construction d’un « destin commun », autrement dit d’une identité calédonienne multiculturelle. C’est toujours dans cet esprit qu’Édouard Philippe souhaite préparer le scrutin de novembre 2018.

« Il faut aborder [...] cette consultation avec un esprit fait à la fois de fierté et de très grande concentration », a répondu le Premier ministre à une question du député Les Constructifs de Nouvelle-Calédonie, Philippe Gomès. Rappelant la nécessité de « déterminer des règles claires, incontestables, transparentes d’inscription sur la liste électorale afin que personne ne puisse après la consultation remettre en cause les conditions de son organisation », le chef du gouvernement a également insisté sur le fait que le scrutin devait être « sincère », « transparent » et « surveillé ».

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