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Réveil FM International

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dimanche 31 décembre 2017

Confident de Alias Joseph Kabila, Mgr Marini Bodho se remarie à 80 ans en Hollande !

Mgr. Marini Bodho, Président honoraire de l'ECC

Voudrait-il devenir Hollandais et s'assurer d'un visa Schengen permanent ? A l'heure où les Congolais se préparent à en découvre avec un régime d'imposture et d'occupation, l'homme qui parle à l'oreille de Alias Joseph Kabila prend sa retraite aux Pays-Bas. L'Évêque Marini Bodho se remarie à 80 ans, le 6 janvier 2018 à Amsterdam (Buitenveldert) avec une Néerlandaise, Madame Constance Kutsch Lojenga, spécialiste en linguistique africaine et professeur à l’université de Leiden en Hollande. La rencontre entre les deux tourtereaux s'est-il fait par les réseaux sociaux? Au top 5 meilleurs sites de rencontre ? Non, Pierre Marini Bodho et Constance Kutsch Lojenga se connaissent depuis des années, ils ont choisi de sortir de la clandestinité, d'officialiser et vivre leur grand amour au grand jour.

Mgr Marini Bodho et son épouse, Maman Charlotte Kabengi Ayenya décédée !

Les protestants de la diaspora sont estomaqués, ceux qui vivent en République démocratique du Congo sont consternés. Autocrate, Marini Bodho a été Président de l'Eglise du Christ au Congo (ECC) durant 19 ans. L'homme de Zeu (sa ville natale) a dirigé l’ECC avec une poigne de fer, en dictateur car personne ne pouvait le contredire ! Ancien Président du Sénat et Sénateur, il a instrumentalisé à outrance l'ECC, en transformant les protestants, en bons soutiens du régime d'imposture et d'occupation de Alias Joseph Kabila. Même l’Évêque Jean Bokeleale, le Premier Président de l'ECC qui avait pourtant des bonnes relations avec Mobutu Sese Seko n'était jamais allé si loin dans les accointances avec le pouvoir. Mgr. Jean Bokeleale n'a jamais occupé un poste politique sous Mobutu ! Avec le recul, malgré certaines reproches, on peut affirmer sans se tromper que Mgr. Jean Bokeleale était patriote.

A Bruxelles, Marini Bodho à la table ronde Louis Michel...Le Vuvuzélateur Lambert Mende toujours présent !

Collabo, Marini Bodho est le confident de Alias Joseph Kabila. il se confond avec le régime d'imposture et d'occupation. Avec son départ en Hollande qui ressemble à une fuite certaine, c'est la fin d’une ère très politico-politicienne des protestants congolais au côté d'un régime honni. Le départ de Pierre Marini Bodho de la tête de l’ECC, c’est toute une page d’histoire qui se tourne pour des protestants congolais, qui n'en voulait plus surtout n'en pouvait plus. Un grand soulagement pour tous. Joséphiste jusqu'au bout des ongles, Marini Bodho a toujours oublié que la lumière du Christ doit briller. Marini Bodho est un apparatchik Joséphiste comme les autres: Lambert Mende Omalanga, "Momo" Modeste Mutinga, Kin Kiey Mulumba, Tambwe Mwamba, Matata Ponyo... Coopté sénateur depuis 2003 où il s’est retrouvé propulsé à la tête de la chambre haute du Parlement avant d’être remplacé en 2007 par Léon Lobitch Kengo Wa Dondo, Marini Bodho a transformé l'ECC en véritable machine de défense de la dictature sanguinaire, du régime de l'imposture et d'occupation.

Là où l’église catholique romaine exerce la pression sur les autorités, à l’image des sorties fracassantes du Cardinal Monsengwo qui prend parti pour le peuple congolais chosifié pardes policailleurs ventriotes, Marini Bodho au nom des protestants, a toujours apporter son soutien au régime. De Sun City, Concertations nationales du Palais du peuple, Cité de l’Union africaine... la position de l’ECC sous Marini Bodho ne sera jamais restée éloignée de celle de la Majorité présidentielle, son soutien à l'incapacitaire de Kingakati. Les communautés protestantes du Congo ont besoin de se ressourcer et se rapprocher du peuple que des dirigeants corrompus.

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vendredi 29 décembre 2017

10 Questions à Albert Kisukidi, le poing levé contre le Caïn Congolais !

Albert Kisukidi

Son patriotisme ne s'exprime pas dans les endroits de partage de gâteau, mais dans la fierté et la protection de la République démocratique du Congo. Professeur en retraite depuis 2008, Mbuta Albert Kisukidi est ferme:- Est Caïn tout citoyen Congolais qui tue son frère Congolais, sa sœur Congolaise; - Est Caïn tout Congolais qui fait tuer ou qui laisse se faire tuer un autre Congolais; - Est Caïn tout Congolais qui empêche que les tueries des Congolais cessent IMMÉDIATEMENT ! A la retraite depuis 2008, Mbuta Albert Lisukidi est l'homme de l'intelligence engagée et libre ! Nous avons beaucoup de respect et d'affection pour lui. Il vient d'accomplir 50 ans en Europe, il est à la retraite depuis 2008. Ancien élève des internats de Sona-Bata, Tumba et colonie scolaire de Boma dans le Kongo-Central. Après ses études secondaires, Mbuta Albert Kisukidi travailla dans la presse comme journaliste-reporter au quotidien "Le Progrès" à Kinshasa. Fin 1967, il quitte Kinshasa pour l'école supérieure de navigation maritime d'Anvers (Belgique). Ne se sentant pas de pieds de marin, il s'inscrit à l'Université catholique de Louvain, cycle court de Bruxelles en passant par une école d’études sociales. A Louvain, il étudie des sciences du travail et passe une agrégation pour l’enseignement secondaire supérieur. Il prépare et obtint un diplôme de 3ème cycle d'études européennes : section économie (système d’intégration économique régional). Mbuta Albert Kisukidi, quitte la Belgique pour la France, pour l'université de Poitiers où il passe un diplôme de 3ème cycle d’économie régionale et aménagement du territoire. Il passe un concours de Professeur d'enseignement de Lycée et d'enseignement supérieur technique (BTS = Brevet technique Supérieur) Il a enseigné l'économie, le droit et la gestion commerciale en Lycée et en BTS.

Albert Kisukidi et son épouse

Accrédité pour couvrir le G20, organisé à Cannes du 3 au 4 novembre 2011, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Anecdotes: Après la bévue de CNN qui a situé Cannes en Espagne, place à la vilaine pique de Barack Obama qui s'était ouvertement et publiquement moqué du physique de Nicolas Sarkozy. Devant les caméras du monde, Barack Obama s'était livré à un discours et en avait profité pour féliciter le président Nicolas Sarkozy pour la naissance de la petite Giulia , née le 19 octobre à la clinique de La Muette. Sans pitié, il a déclaré : " Je veux féliciter Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy pour la naissance de Giulia. Je suis sûr que Giulia a hérité de l'apparence de sa mère plutôt que celle de son père, ce qui, je pense, est une excellente chose ". Cette phrase collector est encore plus savoureuse quand on voit la mine déconfite de Nicolas Sarkozy qui encaisse la vanne avec un sourire forcé. Pour rattraper le coup, le président français avait déclaré: "Vous voyez la grande influence de Barack Obama. Ça fait quatre ans maintenant qu'il m'explique qu'être père de filles c'est fantastique , lui qui en a deux. Je l'ai donc écouté et j'ai suivi son exemple".

La carte d'Afrique sur une marre d'eau après la pluie !

Plus des chambres à Cannes, le professeur Albert Kisukidi et son épouse étaient venu me chercher à la gare de Nice. Affectueux, je m'étais vraiment senti en famille chez eux. Mais les Va et vient de Nice à Cannes ne m'avait pas laissé trop de temps. Très actif sur le net, même si on ne se parle pas tous les jours, je vois ses publications. Le professeur émérite Albert Kisukidi m'a appris à chanter notre hymne national "Debout Congolais"en Kikongo, l'une des 4 langues nationales de la RDC. Albert Kisukidi combat à sa manière les dictatures qui s'implantent chez nous. "Le Congo ne va nulle part si nous ne procédons pas à la démobutisation, dékabilisation, dékadogisation et dénazification du Congo. Plus que jamais la République démocratique du Congo n'a pas besoin de réconciliation comme prétendent certains fumistes, les Kongolais ont besoin de justice pour tous les spoliés et victimes de l'arbitraire".

Pour Mbuta Albert Kisukidi, la RDC est un poème dont voici :

- Ne nous laissons pas surprendre un matin au réveil que nous vivions dans des réserves à l’amérindienne parce que nos terres appartiendraient aux propriétaires étrangers vivant au pays ou sous de lointains autres cieux - !

Je ne suis pas de ceux qui cherchent à aimer la RDC pour subtiliser aux autres compatriotes les fruits de ses entrailles jusqu' à s'allier à des vautours venus du monde entier pour s'y enrichir en appauvrissant les citoyens de la RDC

J'aime ce pays de façon tripale et de façon cérébrale pour ce qu'il est de Mutetela, de Mukongo, de Mungala, de Muluba..etc..ces nobles appellations inaliénables que portent ceux et celles qui ont constitué tant au pays quand j'y vivais encore et dans la diaspora mon portefeuille d'amis et des frères et des compatriotes.

Ils constituent le CONGO dans sa diversité physique et spiritualiste l C'est cette diversité qui constitue le vrai poème qui trottine dans ma tête sans en piper un mot.

Je ne veux en aucune façon que ces frères perdent le contrôle des terres que nos ancêtres nous ont léguées, car c'est ces terres là qui ont façonné ce que nous sommes.

La modernité que je prêche pour ces peuples sur ces terres est qu'ils soient les vrais propriétaires du sol et du sous-sol de la RDC sur la portion leur léguée par leurs ancêtres.

Qu'ils soient physiquement ou par délégation les acteurs premiers de toute l'activité économique et sociale se déroulant sur ces terres.

Ce qui signifie concrètement que toute entreprise nationale ou transnationale opérant sur ces terres ait pour une partie d'actionnaires à majorité ou à minorité de blocage les ressortissants de ces terres congolaises.

Mon cher ami Momi Mbuze; c'est sur cette base que nous allons construire les institutions d'un véritable Etat de la RDC dont je t'ai parlé et qui répondra à ces préoccupations et d'en être le gendarme.

L'on tue au Kongo Central, l'on tue à Beni, l'on tue dans le Kasai simplement parce que l'on ne veut pas que les populations originaires restent les maîtres de ces lieux. C'est donc une nouvelle dépossession des terres ancestrales qui se prépare au détriment des populations congolaises.

Ne nous laissons pas surprendre un matin au réveil que nous vivions dans des réserves à l’amérindienne parce que nos terres appartiendraient aux propriétaires étrangers vivant au pays ou sous de lointains autres cieux !

Le président Joseph Kasa-Vubu

1. Réveil FM International: On dit dans l'histoire du Congo que le premier Président Joseph Kasa-Vubu n'avait jamais piqué dans la caisse de l'Etat. Savez-vous combien il avait laissé comme somme d'argent pour l'Etat lors de son éviction du coup d'Etat de Mobutu le 24 nov 1965 ?

Albert Kisukidi: La probité de Joseph Kasa-Vubu est notoire ! Il est bon de retenir est que durant sa présidence il n'y avait pas de mélange des genres dans le fonctionnement et gestion des ministères et le Parlement (Assemblée Nationale et Sénat), quant à leurs rôles et missions, ainsi que des organes de contrôle dont le plus important an matière de gestation des finances publiques, la Cour des Comptes. En sus, la politique monétaire de la Banque Central de la RDC était indépendante de l'Exécutif. Oui, tous les Congolais de l'époque connaissait le salaire du Président Joseph Kasa-Vubu en francs congolais, mais j'en ai oublié le montant exact. Ca devait tourner autour de 35.000 francs congolais. Ce qui est connu des Congolais, comme anecdote est que le Président Joseph Kasa-Vubu rendait au Trésor public le reliquat d'argent qui traînait encore dans sa poche à ses retours des missions officielles.

Le président Joseph Kasa-Vubu et son épouse

Quant à l'importance du montant, qu'il aurait laisse dans les caisses de l'Etat au jour dit du 25 novembre 1965 après son éviction, il m'est difficile aujourd'hui de le connaître. Il était aussi notoire que la réserve d'or détenu à la banque centrale de la RDC n’était pas touchée. Tout ce que l'on peut dire sur la question est que son remplaçant et ses collaborateurs gouvernants ne s'étaient pas plaints de manquer d'argent pour commencer à travailler. Ce qui ne fut pas le cas avec M'zee Laurent-Désiré Kabila qui s'était plaint de n'avoir rien trouvé dans les caisses de l'Etat en 1997. J'aimerai faire observer qu'en plus du Président Joseph Kasa-Vubu, l'ensemble des membres de l'élite politique congolaise, qui ont fait parler d'eux au cours de la décennie 1950 avaient acquis, leur formation d'hommes de façon classique sur le banc de l'école, qui n’allait pas plus loin au-delà des études secondaires de cycle, moyen, ( 4 ans) et de cycle complet (6 ans).

Le mausolée du Président Joseph Kasa-Vubu à Singini dans le Territoire de Tshela au Kongo-Central

Tous pour la plupart de confession protestante (Tshombe, Lumumba) et surtout catholique (Kasa-Vubu, Bolikango). Les Catholiques alignaient en plus des formations de niveau secondaire, celles des Grands-Séminaires bien trempées en philosophie. Dans l'ensemble tous, leur éducation les 'avait bien préparés à bien distinguer l'intérêt général de l'intérêt particulier. Ainsi s'ils ne furent pas des cracs émoulus universitaires, l'éthique de vie ne leur manquait pas. Et de 1960 à 1965, l'on ne parlait jamais, même s'ils avaient existé de Président ou des Ministres milliardaires en dollars. Voire jusqu'en 1970.

Mobutu et les fantômes de ses pendus de la pentecôte

2. Réveil FM international: Arrivée au pouvoir par un coup d'Etat, Mobutu Sese Seko va faire pendre les Martyrs de la Pentecôte, quatre politiciens congolais exécutés par pendaison le 1er juin 1966 . Il s’agit de Jérôme Anany (Ministre de la Défense dans le gouvernement de Cyrille Adoula de 1961-1964 , Emmanuel Bamba (sénateur, ministre des finances sous Adoula et dignitaire de l’église kimbanguiste), Évariste Kimba (Premier ministre jusqu’en novembre 1965) et Alexandre Mahamba (Ministre des Affaires foncières dans le gouvernement de Cyrille Adoula), pourquoi cette pendaison ?

Albert Kisukidi: Le coup d'Etat militaire du Haut-Commandement de l'Armée Nationale Congolaise (ANC) rondement mené était reçu comme un salut pour les Congolais, d'autant plus que ce dernier, selon le Président Mobutu, les militaires ne resteraient que pendant 5 ans au pouvoir avant de le rendre aux civils. Et subitement l'on s'aperçut, que le Président Joseph Kasa-Vubu hors la ville de Kinshasa et le Kongo-Central, n'était pas populaire dans le pays.

On pouvait s'en rendre compte aux déclarations des citoyens interrogés dans la rue, même si la réalité pouvait autre chose. Cependant à partir de 1966, les gens commençaient à se poser les questions sur la réalité démocratique du pouvoir qui se mettait en place. Il commençait y avoir comme un frottement dans l'opinion, du moins au niveau d'acteurs politiques. Ainsi tout paraissait aux jours dits: de l'arrestations des 4 anciens ministres citées, les modalités d'arrestation, les protagonistes, des personnes à la base de l'arrestation, l'organisation du procès et, le choix des personnes composant les juges du Tribunal Militaire, donnèrent l'impression que, le Président Mobutu voulait prendre la situation en main et infliger une trouille atroce aux aux acteurs politiques et civiles qui voulaient contester son pouvoir.

Congo-Zaïre : l’empire du crime permanent, les pendus de la Pentecôte Et comme la pendaison n'avait pas provoqué une révolte à Kinshasa, il est considéré que la pendaison des 4 anciens ministres de Joseph Kasa-Vubu fut l'assurance pour le Président Mobutu Se Seko d'installer sa dictature sur la RDC. Mais comme il était malin, il pouvait imaginer que le problème de son pouvoir se poserait au cours de l'année 1967 qui avait suivi la création du MPR sur base du « Manifeste de la Nsele ».

Le Général Léonard Mulamba Nyunyi, premier Premier ministre de Mobutu

Le pouvoir ne sera peut-être plus rendu aux civils en 1970, dans la forme qui avait été promise, mais dès 1967 avec le MPR, les civils revinrent au pouvoir sous une autre forme. Des militaires devinrent des politiques. C'était un statut ambigu, ils étaient des ministres mais logés dans des casernes. Mais le plus spectaculaire démontrant que le pouvoir politique militaire comme présenté par le Haut-commandement militaire le 24 Novembre 1965 n'était plus de mise, c'est le départ du Général Léonard Mulamba de son poste de Premier ministre.

3. Réveil FM International: Le dernier recensement en RDC date de 1984. A chaque élection on parle d'enrôlement et les politicailleurs brandissent leur carte d'électeur alors que depuis 1996 il n'y a plus de carte d'identité nationale. Un pays sans recensement, sans carte d'identité nationale...Par où commencer pour remettre le pays sur le rail ?

Albert Kisukidi: Suite aux débats sur la nationalité congolaise qui avaient précédé les élections nationales présidentielles et législatives de 2006, j'avais émis le vœu en écrivant que les premiers travaux auxquels que devront engager les représentants de la Nation au Parlement (Assemblé Nationale et Sénat) sont:

Premièrement, la résolution du problème de la Nationalité congolaise et celui de la double ou des plusieurs nationalités portées par les citoyens congolais tant au pays qu'à l'étranger.

Deuxièmement, de l'organisation tout de suite du recensement de la population congolaise totale. J'avais même émis l'idée qu' à ce que le recensement se fasse à l'antique romaine qui vit l'arrivée sur terre de Jésus-Christ à Bethléem en Judée, Joseph et Marie allant se faire recenser dans leur village d'origine et ainsi que que chaque Congolais rentre dans son village pour se faire recenser pour qu'on sache vraiment qui est qui aujourd'hui en RDC ? (Cela avait fait sourire plus d'une de mes compatriotes qui m'avaient lu ). Cela inclus des techniques de recensements modernes foyer par foyer avec le redressement et des doubles comptages des mêmes personnes éparpillés dans des différents foyers, (familiaux dans les communes et d'autres foyers au pays comme des internats scolaires, des couvents religieux, des casernes militaires et ainsi qu'à l'étranger dans les Consulats et dans les ambassades de la RDC. et aboutir aux résultats acceptables.

Et ce n'est qu'a partir de la connaissance, des habitants commune par commune et munis de leurs extraits d'actes des Naissance, les citoyens peuvent aller chercher leurs cartes d'Identité nationale.. La carte d'Identité servira à chaque citoyen à sa majorité d'aller se faire inscrire à la commune sur la liste électorale gérée par chaque commune. Et c'est la commune domiciliaire suite à cette inscription qui envoie la carte d'électeur. On s'inscrit sur une liste électorale à la commune et l'on s’enrôle pour un service d'Etat, par exemple le service militaire. Lors de mes deux séjours, au pays en 2008 et en 2009, j'avais pu rencontrer quelques jeunes députés de cette première législature en leur disant qu'ils étaient les détenteurs de la souveraineté du peuple congolais et qu'ils avaient le droit voire le devoir tout seul ou avec un groupe d'autres députés, et cela abstraction faite au groupes parlementaires, auxquels ils appartenaient d'initier des propositions des lois, pour légiférer tant sur la nationalité congolaise que sur la mise en route du recensement de la population congolaise.

Force est de constater qu'ils m'avaient écouté ,mais pour l'initiative j'avais attendu jusqu'en 2011 sans suite. Sauf un de mes anciens camarades « Etudiant Congolais Progressiste », qui avait initié une proposition de loi pour résoudre le problème de la double nationalité. Sa proposition avait été rejetée par le bureau de l'Assemblée nationale. Il s'agissait du député Constant Ndom Ombel du MLC. Enfin pendant cette même période précédante, la préparation des élections de la première législature, il y avait des débats homériques sur la nationalité du président Joseph Kabila et d'autres personnalités dirigeantes de la RDC comme Monsieur Ruberwa. J'avais écrit que ces personnalités quelle que fût leur nationalité, si les Congolais en leur âme et conscience les élisaient au suffrage universel direct et, selon la valeur que les Congolais donneraient à ce suffrage universel et à leur nationalité congolaise, le suffrage universel se présenterait comme l'onction d'acceptation de leur nationalité congolaise et de leur entrée dans la famille nationale congolaise. Cependant si après avoir été consacrés, comme faisant partie de la communauté nationale congolaise, et qu'il apparaissait qu'il, y avait fraudes avérées et que le peuple congolais avait été floué cela pourrait être qualifié de trahisons de leur part. Le peuple souverain congolais par sa représentation nationale pourrait les déchoir de cette nationalité.

4. Réveil FM International: Qu'est-ce que est venue faire Nikki Haley ambassadrice des Etats-Unis auprès de l'ONU ? Pourquoi ce message du glissade des élections en 2018 alors que le premier glissement c'est au 31 décembre 2017 ?

Albert Kisukidi: D'emblée, en me rappelant de la visite à Laurent-Désiré Kabila de Suzan Rice, conseillère pour l'Afrique de Bill Clinton, de l'assassinat de Laurent-Désiré Kabila, de la Table Ronde de Bruxelles organisée en Belgique par Louis Michel autour de quelques Congolais et parmi eux deux ou trois grosses pointures de la période de l'indépendance (1959–1960) de la RDC, et ainsi que de l'arrivée récente de Nikki Hasley, l'on aurait comme l'impression que la RDC est rentrée dans le rang de sa position dessinée à Berlin en 1885. Tout se décidant pour elle de l'étranger.

Susan Rice

L'on ne peut donc s'étonner que du glissement de 2017, l'on en passe au glissement de 2018. Comme si soudainement je serai envahi par un sourire, à ma demander, pourquoi les Américains envoient-ils auprès de nos dirigeants leurs conseillers de la gente féminine, mais c'est quoi ça ? Monsieur Trump, la RDC mériterait la visité de Rex Tillerson, le Secrétaire d'Etat des Etats-Unis !

Pour en revenir à la période du Président Joseph Kasa-Vubu, que je connais un peu mieux, dans la mesure où du 30 Juin 1960 à la fin d'année 1967, je n'ai pas souvenance des va et vient des officiels de la représentation nationale ou des dirigeants des partis politiques se rendant constamment dans des capitales de pays occidentaux, pour rechercher des solutions aux problèmes politiques, qui se posent dans notre pays. Et non plus de souvenance des visites impromptues des conseillers des dirigeants occidentaux.

Si les pressions occidentales sur notre pays la RDC ont toujours existé, mais c'est la première fois et cela remonte à l'arrivée du Président Laurent-Désiré au pouvoir que cette pression n'est aussi visible.

Paul Kagamé et Bill Clinton

On peut se rappeler bien avant que le président Georges W. Busha n'entre en fonction, que le 16 Janvier 2001, le Président Laurent-Désiré Kabila fut assassiné. Et l'on sait que bien avant cela, le président Laurent-Désiré Kabila avait reçu la visite de Suzan Rice, la Conseillère pour l'Afrique.

Louis Michel, Léopoldien et faiseur de rois au Congo !

Après l'assassinat de Laurent-Désiré Kabila, il était étonnant que la nouvelle de cet acte odieux soit annoncée en premier par Louis Michel sur RFI depuis la Belgique et confirmée par Youweri Museveni en Ouganda, avant que cela ne soit connu en RDC.

Alias Joseph Kabila et son mentor Louis Michel Que cela ait été ainsi, soit , mais qu'en plus l'on assista quelque temps après à une « convocation « d'une « Table Ronde de Bruxelles » autour de Louis Michel, comme pour dire: «Allons chers amis congolais oublions la Table Ronde de février 1960 et reprenons tout à zéro. Revenons à l'Etat Indépendant du Congo-EIC».

Politicailleurs et Mabumucrates "Made Alias Joseph Kabila" !

5. Réveil FM International: A quoi est-dû la médiocrité de nos politicailleurs ventriotes et ventripotents ? Pourquoi cette appétence à aller à la mangeoire du régime et trahir les aspirations du peuple congolais ?

Albert Kisukidi: De la « Liste Bloementhal aux « Panama Papers » ! De la médiocrité, c'est vrai, c'est le mot qui est souvent utilisé pour décrire la qualité de travail et comportement de nos dirigeants actuels de la RDC. Mais de cette médiocrité, je vois plutôt de l’intelligence fourbe, de l'intelligence du mal faire, de l’égoïsme avec une volonté farouche de ne pas faire, cas des souffrances de nos compatriotes. Les politicailleurs de notre pays ne donnent pas l'image des compatriotes qui bossent pour la Nation et pour le bien du peuple congolais. Ils s’accrochent au poste politique de responsabilité comme l'on s'accrocherait à un emploi à l'usine. A la différence près qu'à l'usine si tu bosses mal l'on se débarrasse de toi, alors qu'avec la politique en RDC l'on viole la loi, l'on change la règle pour garder son poste.

Mais ce comportement est copié de loin . C'est depuis la IIème République que nos compatriotes ont appris que faire de la politique l'on peut devenir riche et millionnaire. Rappelons-nous, que l'entrée de la IIème République dans la décennie 1980, était marqué par une grande crise économique et financière, qu'elle avait nécessité la présence d'une envoyé spécial de la Banque Mondiale, un certain Bloementhal pour y mettre de l'ordre. Il en était sorti une liste des compatriotes qui avaient largement profité des mannes financières de la République, qui avaient mis le pays à terre. C'est donc au cours de la IIème République que nos compatriotes avaient découvert qu'on pouvait être riche très aisé en occupant un poste politique, le plus longtemps possible. C'est pendant la IIème République, que l'on avait commencé à entendre parler de l'existence des milliards en dollars de X ou Y qui dépassaient le montant de la dette extérieur du Zaïre.

Mabumucrates et politicailleurs

La médiocrité politique commence à partir du moment où faire de la politique cesse d'être un service à rendre à la Nation et aux citoyens en devenant un emploi lucratif à décrocher. Et lorsque, l'on a un emploi aussi lucratif, l'on souhaite le garder le plus longtemps possible et l'on fini par le vouloir à vie!

La Conférence Nationale Souveraine de la RDC a échoué parce qu'il y a eu des compatriote qui tenaient à ne pas perdre leur emploi politique lucratif. La plupart des compatriotes contre Laurent-Désiré Kabila qui suivirent les fameux "Banyamulenge" dans le RCD à Goma en 1998 ou le MLC, sans doute avec les bons intentions de combattre la dictature de Laurent-Désiré Kabila, mais l'on peut aussi émettre l'hypothèse qu'ils ne pouvaient pas attendre plus de cinq ans voire plus, d'être hors des postes politiques lucratifs.

Bref, la médiocrité politique à laquelle vous faites allusion a une charge sémantique, à savoir « SE SERVIR DE L'ETAT » pour s'enrichir. Une bonne partie des membres de l'élite qui étaient au service du Président Mobutu se seraient aussi portés au service du Président Joseph Kabila et forcément l'on peut imaginer qu'ils ne doivent pas manquer de l'expertise pour se servir de l'Etat qui a abouti aux histoires de « Panama Papers ». Cependant quelle que soit la nature des griefs qu'on peut porter sur les pratiques politiques pendant la IIème République, rien ne peut excuser le fiasco infligé à la démocratie par nos politiques actuels.

Avec avec le Président Mobutu « l'homme seul » dans le cadre du Parti-Unique, les politiques avaient une marge de manœuvre réduite pour peser dans le cours de la direction du pays. Par contre avec le régime pluraliste, nos politiques avaient une opportunité formidable pour l'édification d'un Etat de droit, qui devait leur conférer une gloire éternelle dans l’Histoire du pays, hélas ! De 2007 à 2016, pendant 10 ans la RDC disposait d'un parlement souverain, démocratiquement élu. Au-delà de son rôle de légiférer, il devait suivre, interpeller, surveiller, contrôler et sanctionner, si nécessaire tous les actes contraires aux intérêts supérieurs de la Nation posés par l’Exécutif.

Des applaudisseurs dans le parlement godillot congolais

Ce parlement n'avait pas réussi à contrer l'Exécutif qui a violé la Constitution en 2007, pour désarticuler une disposition constitutionnelle capitale de retenue à la source des 40 % des recettes nationales produites en provinces. Ce parlement godillot a même révisé la Constitution pour supprimer le deuxième tour pour l'élection présidentielle vers la fin de la première législature. Ce parlement caisse de résonance du régime, n'a pas été capable de contraindre le président de la RDC de ne pas rester à son poste au 20 décembre 2016.

Il faudrait peut-être un jour qu'on demande à chaque parlementaire congolais, national et provincial, à quoi il aurait servi en onze ans de législature dont une année - voire plus, peut-être-à siéger sans mandat légal, pour les députés nationaux et six ans pour les députés provinciaux et les Sénateurs alors ?

Barthos, Barthelémy Bisengimana Rwema

6. Réveil FM International: On parle de Barthélemy Bisengima qui fut directeur de cabinet du président Mobutu qui avait reçu en octroyé 1972 la nationalité zaïroise à tous les Rwandais. Est-ce que c'est de là qu'est partie l'infiltration rwandaise...

Albert Kisukidi: « Entre - les Deux Guerres -du Shaba »! Les paroles passent mais les écrits restent à condition qu'on les retrouvent. Vers fin décennie 1970, « Entre les Deux-Guerres-Du-Shaba » et depuis 1975, j'étais l'éditorialiste invité d'un Magazine de presse, « Miso Gaa! », reconnu en Belgique comme un « organe d'opinion » et que l'on pouvait trouver en kiosque. Cet organe de presse se voulait d'opposition à la dictature du Président Mobutu et du MPR . Il était la propriété d'un parti politique nommé le MARC (Mouvement d'Action pour la Résurrectiondu Congo). Parti politique, fondé par feu Munguya, ancien gouverneur du Katanga et transfuge du MPR et exilé en Belgique. L'organe de presse, était édité et co-géré par deux compatriotes, tous deux originaires du Katanga, à savoir feu Kanyonga Mobateli et Ali Kalonga. Retenons que ces derniers compatriotes, comme le parti MARC, ils prônaient le libéralisme , alors que moi « Etudiant Congolais Progressiste », j'ai toujours eu un penchant à gauche. Mais le combat pour le pays contre la dictature ne pouvait s'attarder sur des clivages.

Albert Kisukidi et ses collègues étudiants zaïrois en Belgique

Après tout, l'époque voulait que nous soyons tous au MPR, « Olinga Olinga te » ! Je n'ai pas pu retrouvé un petit encart que j'avais pondu dans un des numéros du Magazine « Miso Gaa », où je m'interrogeais sur la nature de travail que pouvait faire Bisengimana Rwema, à la direction du Secrétariat de la Présidence de la République ? En effet, dans des rencontres informelles entre compatriotes l'on parlait de ce décret présidentiel, incompréhensible pris par le Président Mobutu en 1972 et qui octroyait la nationalité zaïroise aux Rwandais vivant au Zaïre de manière collective. Le constat qui intriguait était simple, alors que la plupart des étudiants Zaïrois trimaient sans bourses d'études, certains faisant de la plonge à l' aéroport de Zaventem, pour payer les frais universitaires -le couvert et le logis-ainsi que les soins du corps tant visibles-habillements-et-invisibles-maladies ou d'autres devant trouver des garants Belges pour assurer leurs séjours en Belgique et inscriptions dans les établissements scolaires... L'on observait que les étudiants Zaïrois d'origine Rwandaise étaient toujours boursiers et menaient une vie normale d'étudiants et ne se consacrant uniquement qu'à leurs études.

Albert Kisukidi étudiant Zaïrois en Belgique

Et il était notoire que bien avant 1970, à partir d'une brouille entre la Belgique et le Président Mobutu, dans la colère, ce denier avait demandé que la Belgique cesse d'accorder les bourses d'études aux Congolais et que la RDC était capable de prendre ses enfants étudiants en Belgique, en charge. Ces bourses congolaises remplaçant les bourses belges étaient payées sans problèmes avec régularité pendant quelques mois à peine , mais après le payement se faisait irrégulier, puis en retard et enfin jusqu'à disparaître.

Ainsi sans bourses d'études de la Belgique, sans bourses d'études de la RDC disparaissant, les étudiants Congolais devenus Zaïrois dans la décennie 1970 se débrouillaient pour vivre en Belgique, sauf les Doctorants de l'UNAZA. Et l'on savait aussi que malgré cela qu'il existait les bourses de la CEE (Communauté Economique Européenne) et celles d'autres organisations de l'ONU (OMS), mais qui s'octroyaient à partir du Zaïre même.

L'on ne pouvait donc que se poser les questions sur la vie socialement sans soucis que menaient les étudiants Zaïrois d'origine Rwandaise. Et cela ne pouvait qu'entraîner à s'interroger sur la présence de Bisengimana Rwema à la direction du Secrétariat de la Présidence de la République n'y était pas pour quelque chose ? Mystère !

Mais aujourd’hui avec ce que la RDC vit depuis, une vingtaine d'années dans son voisinage, avec le Rwanda force est de se demander si les facilités des formations que bénéficiaient les jeunes Zaïrois d'origine Rwandaise, si feu Bisengimana Rwema n'avait pas contribué, à préparer au Zaïre, de son poste de SG à la Présidence la République, la force de ceux qui allaient se présentaient en août 1998 comme des "Banyamulenge" contre le président Laurent-Désiré Kabila ? N'étions-nous pas tous un peu naïfs ? Mais de Bruxelles, l'on se posait déjà des questions dans ces années-là, d' « Eentre les « Deux-Guerres-du-Shaba »

Paul Kagamé, Hitler Africain

7. Réveil FM International: Tous nos regards se tournent vers l'extérieur alors que ce même extérieur convoite nos ressources. Manquons-nous des vrais leaders capables de soulever notre peuple ?

Albert Kisukidi: Je ne pourrais être sûr, si tous les Congolais lisent tout ce que j'ai écrit sur ma désolation à compter, le nombre de fois , depuis le déclenchement de la guerre des « Banyamulenge » contre Laurent-Désiré Kabila. Le nombre des fois, que les politiciens congolais ont eu à s'en remettre à l'extérieur et à de nombreux médiateurs pour résoudre leurs problèmes domestiques, c'est effarant. De Addis-Abeba à Genval, en passant par Kampala, Nairobi ou de Ketumilé Masiré à Eden Kodjo, je n'ai jamais compris alors que la RDC dispose de nombreuses villes et aussi certainement de nombreux sages congolais pouvant servir de médiateurs, il m'est très difficile et honteux d'observer cette infantilisation de nos dirigeants politiques. Concernant la dernière réunion de Bruxelles surnommée Genval en Belgique en 2016, ceux qui me lisent sur Facebook savent que le jour même de l'annonce de cette réunion, je l'avais tout de suite dénoncé et je m'étais indigné.

Politiciens Congolais à Genval en Belgique. Encore du leurre !

J'avais fait observer que le choix de Bruxelles comme ville et de la Belgique comme pays, correspondait exactement comme pour le choix de l'insultante « Table Ronde de Bruxelles de Louis Michel en 2001 ou 2002 ». J'étais abasourdi du fait que nos compatriotes continuaient à donner l'impression infantilisante d'être les objets de la Belgique. Enfin, pour moi, les seuls rapports qui devaient encore survivre entre la RDC et la Belgique, ceux concernant la nature symétrique ou asymétrique des relations d'Etat à Etat. Et on plus, ces sollicitations des lieux étrangers à devoir résoudre nos problèmes internes, jusqu'au choix de terme de « Conclave » lequel, pour moi, qu'il n'eut de vrais conclaves que, ceux qui s'organisaient au pays à Lovanium et Kimuenza entre 1961 et 1963.

Je suis fils de l'Indépendance, je tiens énormément aux symboles qui font des grands peuples... En 1961, le Président de Madagascar Tshiranana invita le Président Joseh Kasa-Vubu et Moïse Tshombe pour qu'ils dialoguent ensemble pour mettre fin à la sécession katangaise. Moïse Tshombe y avait mis, une telle mauvaise foi dans le échanges, que le Président Joseph Kasa-Vubu avait mis fin à se prêter à ce genre des réunions et conférences à l’étranger pour résoudre les problèmes politiques du pays. La conférence contre la sécession katangaise se déroula enfin à Coquilhatville (Mbandaka) ! Et toute les autres refusions, pour d’autres sujets se déroulaient en conclaves à l'Université de Lovanium à Kinshasa. La préparation de la Constitution de 1964 se faisait à Luluabourg (Kananga).

Moïse Tshombe

Nous pouvions aussi observer, si ma mémoire ne me trahi pas que, pendant les 5 ans que Joseph Kasa-Vubu a été Président de la République, il n'avait pas effectué, un seul voyage officiel ou d'Etat en Belgique ! Il est évident qu à chaque fois que l'on sollicite un pays étranger ou une ville étrangère en s'encombrant en plus de médiateur étranger pour discuter des affaires du pays, l'on dévoile aux autres vos forces, faiblesses et moyens. Et il n'est pas donc exclu, que l'on se serve de vos éventuelles faiblesses pour vous tenir en laisse.

Le peuple n'étant pas idiot, il ne se fait plus facilement embobiné par des politicailleurs à le recherche de positionnement, postes ou maroquins ministériels...après s'être vendus ailleurs.

Patrice Emery Lumumba

8. Certains compatriotes parlent de la malédiction que Patrice Emery Lumumba aurait prononcé contre tous ceux qui avaient comploté contre lui: Moïse Tshombe est mort en prison en Algérie mais il est enterré en Belgique; Mobutu Sese Seko est enterré au Maroc. Étienne Tshisekedi, le ministre de l'Intérieur de l'époque son corps est encore enBelgique....Est-il possible d'honorer tous ceux qui ont assumé des hautes fonctions au pays pour apaiser les esprits pour réconcilier le peuple avec ses dirigeants?

Albert Kisukidi: Je suis très attaché aux traditions de nos milieux socio-culturels en RDC et cela n'a rien d'irrationnel. Les forces d'esprit doivent exister. Je suis rationnel , je ne suis pas superstitieux, mais je m'attache aux symboliques, us et coutumes de nos peuples de la RDC. En tant que Mukongo, je sais qu'il existe chez moi comme che d'autres peuples de l'ancien espace du Bassin Congolais, des mêmes valeurs valeurs. Et, parmi ces valeurs, retenons celles du respect que nous accordons aux morts à leurs corps et dépouilles. Nous sommes liés à ceux qui nous quittent et nous ont quittés. Il y a un attachement à eux. Concernant la situation des morts cités, en RDC nous sommes portés par l'impunité ! Des criminels d'Etat devraient répondre de leurs actes, nous avons un grave problème de manque de courage. Et en matière de justice, le manque de courage rime avec l'impunité. Si en RDC, l'on avait le courage d’organiser des procès contre des crimes politiques, c'est serait salvateur pour le pays. Ces procès pourraient se conclure par des acquittements ou des condamnations. En RDC, beaucoup de familles qui ont perdu les leurs dans des crimes politiques n'ont jamais fait leur deuil, car ils ne connaissent pas où se trouvent des corps et tombes. Il faut déjà penser à organiser, une journée nationale d'expiation et de grand pardon en évoquant le nom de Patrice Emery Lumumba et d'autres compatriotes disparus sans tombes. Après ces manifestations d'expiation, devront suivre le pardon, la réparation et la réconciliation nationale. Pourquoi pas ramener les corps des compatriotes enterrés ailleurs pour être enterrés au pays ? Il faut toujours demander l'accord des familles, pas imposer cela.

Corneille Nangaa, le fameux président de la CENI

9. Réveil FM International: Le calendrier de Corneille Naanga et la corrompue Ceni, de la provocation, de l'inconscience ou la volonté de brûler le Congo?

Albert Kisukidi: Je vais vous décevoir cher ami Freddy Mulongo ! Je vous ai répondu au sujet de l'enrôlement des électeurs en RDC. Tant que il n'y a pas de recensement de la population congolaise aboutissant à la production des cartes d'identité nationale, pour se faire inscrire sur les listes électorales à la commune de son domicile, rien d'honnête ne pourra accompagner l'organisation des élections en RDC. D'autant plus, loin de vouloir anticiper sur la réponse à la question ci-après, la Constitution qui est la Bible de la démocratie et de ses pratiques, a été foulée aux pieds.

Notre élite politique se complainte non seulement à tricher mais aussi à ridiculiser tout un pays et ses habitants. La conscience droite avait déjà pris congé des dirigeants de notre pays. Ce n'est même plus de la provocation, c'est du mépris ! Et il reste au peuple Congolais de trouver les voies qui mèneront à son salut...

10. Réveil FM International: Il y a plus de Constitution au Congo remplacée par un accord de la Saint sylvestre concoctée par des policailleurs à la recherche des postes ministériels. Comment revenir à l'ordre constitutionnel? L'article 64 est-il toujours valable?

Albert Kisukidi: Tout au long de 2016, à partir du 1er janvier au 18 décembre, le rôle et la mission des partis politiques, auraient dû être de préparer par toutes sortes des moyens légaux au départ et/ou à faire partir le Président de la République en fin des deux mandats comme le prévoyait la Constitution, selon le fameux Art 64. Les partis politiques de l'opposition ne devaient s'occuper que de cela. Seulement voilà, il y eut à Bruxelles le fameux conclave de Genval. L'opposition politique avait modifié ses stratégies. Là où elle aurait travaillé au départ de Joseph Kabila et à la préparation des élections générales: présidentielles, législatives et provinciales. L’opposition a donné l'impression de s'offrir des ministères de la main de Joseph Kabila au lieu d'aller les chercher dans les urnes. Au lieu d'aller solliciter de nouvelles missions au peuple congolais, les politicailleurs ont choisi de défendre leur ventre.

L'ART 64 a été bafoué, foulé aux pieds, le Président Kabila et sa bande ne sont pas partis. C'est tous les partis politiques représentatifs de la RDC qui en portent la responsabilité. Cela est d'autant plus vrai que la représentation nationale, les députés et les sénateurs ont entériné de facto le maintien du président Kabila à son poste, en encourageant le glissement. En continuant à siéger au parlement alors que constitutionnellement ils n'y avaient plus droit, une grave erreur. Il en est la même chose de la part, des députés des provinces qui continuent à siéger, dans leurs assemblées provinciales. Pire, ces derniers et les Sénateurs sont en place depuis onze ans sans avoir été remplacés. Ils se sucrent gratuitement des émoluments de la République aux cours de ces six dernières années.

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jeudi 28 décembre 2017

Affaire Anaconda de "Ya She": Willy Delors Ongenda se dévoile !

Willy Delors Ongenda

Comme tout Tétéla corrompu, traître et collabo, Willy Delors Ongenda se clame d'être Lumumbiste ! Dans l'affaire Anaconda de "Ya She"Okitundu, qui défraie la chronique depuis Noël, il a ameuté tous les Tétélas fachos, dans les réseaux sociaux pour défendre leur frère de tribu, clan, ethnie. Durant toutes ses années passées en France, Willy Delors Ongenda est demeuré un villageois de Sankuru ! Il n'a aucune notion de la République. Imbu de lui-même et vantard sur les bords, Willy Delors Ongenda réside à Albi dans le Tarn, mais en bon fieffé menteur, il ment à tout le monde qu'il réside à Toulouse. Tiré à quatre épingles, on peut croire qu'on a affaire à un responsable. Willy Delors Ongenda est un mythomane, l'incarnation de l'irresponsabilité à outrance. Un m'as-tu-vu qui veut se donner de l'importance. Bref, Willy Delors Ongenda est un fanfaron. Il est comme dirait Jean de La Fontaine: Une grenouille qui veut se faire grosse que le bœuf. Avec des arguments alambiqués, biscornus et lamentables, Willy Delors Ongenda a fui et bloqué tous les compatriotes qui pensent le contraire. Impossible de capter ses impostures sur Facebook.

Willy Delors Ongenda

Si "Ya She" Okitundu mérite d'être défendu, pourquoi ne pas défendre aussi la fille mineure de 17 ans qui était à l'hôtel avec lui ? Les petites minettes du Grand Hôtel Pullmann n'appellent-elles pas "Ya She" Okitundu "Monsieur 20 dollars" ? Willy Delors Ongenda si tu n'as pas d'enfants, sache tout de même que la pédophilie est condamnable. L'affaire Anaconda de "Ya She" révèle plusieurs choses: le ministre des Affaires étrangère du régime d'imposture et d'occupation profite de son rang pour abuser des petites filles. Son Ananconda est un char de combat qu'il use et abuse auprès des jeune filles mineures des familles pauvres. "Ya She" est un pédophile du rang de Marc Dutroux. Il doit répondre de ses actes.

Willy Delors Ongenda est un imposteur, il s'est lui-même dévoilé. Comment quelqu'un qui se dit militer dans la résistance congolaise, peut si facilement tomber dans le panneau en allant au secours d'un apparatchik et baron du régime. La raison: "Ya She" Okindu est son frère Tétéla ! Avec une intelligence obscurcie, qui défend l'indéfendable et qui justifie injustifiable, Willy Delors Ongenda est la caricature même de l'intelligentsia congolaise qui adorent des titres pompeux sans aucune réalisation concrète. Willy Delors Ongenda s'autoproclame juriste. N'est-ce pas le rôle de défendre la loi. Un pédophile qui avec l'argent des contribuables congolais est un puissant. De surcroît, un Tétéla mérite que l'on le défende. Pas un mot, pour la jeune fille mineure désabusée. S'il était vraiment juriste, Willy Delors Ongenda aurait dû savoir que son frère de tribu, clan, village défend bec et ongles à travers les réseaux sociaux est un récidiviste. "Ya She" Okitundu a été "Mutakalisé à Londres le 11 octobre 2006. Réveil FM International revient sur cette histoire rocambolesque, qui a marqué les esprits:

11 octobre 2006 à Londres: la carte privilège de l'hôtel Sofitel qui expirait en janvier 2007, appartenant à Léonard She Okitundu et son condom de marque Durex. Photo Réveil FM International-archives

11 octobre 2006 à Londres, la veste avec son griffe que portait Léonard She Okitundu. Photo Réveil FM International-archives

12 octobre 2006 à Londres, Léonard She Okitundu à sa sortie de l'hôpital. Photo Réveil FM International-archives

Après avoir partouzé avec trois jeunes filles la nuit, Léonard She Okitundu radin, remet à chacune de fille "20£". Les filles vont se plaindre auprès de leurs aînés qui vont mobiliser les Congolais. Léonard She Okitundu sera patrouillé toute la journée. Il est 17H30 à Londres, le mercredi 11 octobre 2006. Léonard She Okitundu, Directeur de cabinet de Joseph Kabila se présente dans l'enceinte du studio de télévision OBE au nord-ouest de Londres pour une émission en direct. Le présentateur Bony Tongomo a déjà encaissé 2500£ au lieu du tarif normal de 500£ pour l'émission. She Okitundu est accompagné d'Edouard Mokolo Wa Pombo, d'Henri Nswana (ancien ambassadeur de la République démocratique du Congo au Royaume-Uni, et de Placide Mbatika, Président provincial de PPRD UK. Tout semble normal. A peine arrivée, la voiture conduite par Placide Mbatika est entourée d'une foule des résistants-patriotes-combattants congolais. D'où sont-ils sortis? Dieu seul sait!

Les occupants de la voiture sont copieusement tabassés par la foule; ils sont totalement déshabillés et leurs vêtement emportés. Seul Mokolo a pu échapper à ce traitement grâce à son flair de barbouze. En effet, il s'est éclipsé comme un chat dans le studio alors que ses compagnons étaient corrigés à l'extérieur. Sans doute qu'il a bien appris la leçon de Bruxelles.

La situation se calme à l'arrivée de 12 véhicules de la police britannique avec une camionnette pleine de chiens policiers. L'ambulance complète le tableau. Les blessés sont tous transportés à l'hôpital. Léonard She Okitundu se couvrant uniquement d'une étoffe lui prêtée par les paramedics.

Le costume (ou du moins ce qui en reste...), le slip, les condoms et autres effets personnels de She Okitundu étaient exposés à une place publique de Londres le soir même pour quiconque voulait les photographier.

Willy Delors Ongenda dit aussi qu'il a été journaliste au Zaïre. Pourquoi ne-t-il pas connu et reconnu en France ? Illustre inconnu, Willy Delors Ongenda fut sans doute un journaliste Quado au Zaïre, comme son frère Lambert Mende ! Un journaliste est un chien de garde de la démocratie. Willy Delors Ongenga, ancien journaliste qui défend son frère de tribu "Ya She" Okitundu. Incroyable ! Avant de monter Réveil FM à Kinshasa, j'ai profité durant mes études d'animer plusieurs émissions dans des radios libres en France.

A 32 ans, j'étais déjà patron de presse. Au Congo, j'avais 35 journalistes, animateurs et techniciens. A la création de la Radio Okapi, l'ossature était les journalistes et techniciens de Réveil FM. Va dans tous les médias de Kinshasa, tu trouveras, un ou deux personnes qui sont passés par Réveil FM. Je t'informe aussi que Réveil FM International n'est affilié ni à un groupe industriel ou financier. Contrairement à toi, depuis 1999, je n'ai jamais travaillé pour un autre média que Réveil FM.

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Sextape de "Ya She" Okitundu, des Tetelas, tribalo-ethniques montent au créneau !

"Ya She" Okitundu, 71 ans, ministre des Affaires étrangères

A Réveil FM International, nous souhaitons que la vidéo du "sextape" de Léonard She Okitundu, ministre des Affaires Etrangères de Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale soit fausse. Il faut laver de tout soupçon "Ya She" Okitundu, apparatchik et baron du régime de Kinshasa. Si ce dernier pense qu'il faut sauver le soldat "Ya She" Okitundu, mais il ne faut pas que la RDC continue de sombrer dans l'impunité. "Ya She" Okitundu voyage au nom de la RDC, passe inaperçu dans les aéroports, se fait appeler "Excellence"... La pédophilie est condamnable par loi ! Chers compatriotes tribalo-ethniques Tetelas...Arrêtez de prendre les congolais pour des cons. Ne défendez pas "Ya She" Okitundu uniquement parce qu'il est Tétela. C'est absurde. Les Willy Delors Ongenda et sa bande des Tetelas fachos, hyper-sentimentaux doivent se ressaisir, au lieu de chauffer les réseaux sociaux pour secourir leur frère de tribu. Alors que tous les garçons sont circoncis quand ils sont tout-petits, fieffé menteur et Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga, ministre de l'information et porte-parole du gouvernement va jusqu'à déclarer que "Ya She" Okitundu n'est pas circoncis. Certes Patrice Emery Lumumba fut nationaliste et patriote. Prétendre que tout Tetela est Lumumbiste, nationaliste et patriote, c'est une fausseté qu'il faut réfuter. Comme dans toutes les provinces de la RDC: Des collabos, traîtres, corrompus...se ramassent à la pelle.

Mercredi 31 janvier 2001, Alias Joseph Kabila, 29 ans et "Ya She" Okitundu quittant l'Elysée après l'entrétien avec le Président Français Jacques Chirac. "Le chef de l'Etat a accueilli Joseph Kabila peu après 17h, accompagné d'un protocole minimal. La rencontre a pour but d'"encourager le dialogue et les efforts de paix au Congo-Kinshasa", avait annoncé la porte-parole de l'Elysée Catherine Colonna.

La République a ses valeurs démocratiques qui doivent être défendues en chaque instant, circonstance et événement. Léonard She Okitundu, ministre des Affaires Etrangères, avec son passeport diplomatique et son immunité, est la voix autorisée de la République démocratique du Congo. Il va partout où Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, imposteur, usurpateur, illégal et illégitime ne peux pas y aller. "Ya She" ne parle pas en tant que Tetela mais en tant que ministre Congolais.

"Ya She" Okitundu

Depuis deux jours la "sextape" circule à travers les réseaux sociaux. Notre confrère Jean Luc Kienge de VacRadio au Canada, qui a visionné toute la vidéo, qui est le premier a avoir publié et diffusé cette vidéo est plus explicite: "Dans cette vidéo de type “sextape”, le ministre Shé Okitundu est filmé assis dans un fauteuil en un endroit ressemblant à un hôtel et ses parties intimes mises à nu" ! Etre ministre, jouer tout seul en bulldozer avec son "Anaconda" cela peut passer, sauf que "Ya She" Okitundu n'était pas seul mais avec une jeune fille de 17 ans. Donc une mineure, c'est la gravité de son "sextape" ! "Ya She" Okitundu est-il un pédophile ? Si oui, il doit répondre de son acte. Le patriarche Julien Ciakudia de la résistance congolaise tape le poing sur la table et enfonce le clou : "Où sont passés l'Interpol, FBI, MI6...et autres agences de nos enfants et familles ? Léonard She Okitundu est un monstre humain, sans cœur ni foi. Il est un criminel sexuel patenté, un récidiviste qui mérite l'incarcération immédiate afin de le mettre hors d'Etat de nuire (...) La justice internationale doit faire la lumière sur des nombreux crimes de pédophilie commis par She Okitundu en visionnant toutes les caméras de chambres des hôtels du monde entier où il est passé à travers ses innombrables voyages (...) Aux proies, des filles mineures, victimes du pédophile She Okitundu à travers ses nombreuses missions aux frais du trésor public de la République démocratique du Congo, dans des hôtels huppés de l'Europe, Etats-Unis, Canada...et du monde. Sortez et reclamez vos droits bafoués par " Ya She" avec l'argent descontribuables congolais qui croupissent dans la misère".

Et des langues se délient à Kinshasa. "Ya She" Okitundu a été, depuis le 15 mars 1999, plusieurs fois ministre, notamment des Droits Humains, de la Coopération internationale et des Affaires étrangères. Il a également été ambassadeur itinérant-2003, puis directeur de Cabinet du président Joseph Kabila-2003 à 2006. Il a à nouveau été nommé ministre des affaires étrangères en décembre 2016. Pourquoi n'a-t-il aucune maison à Kinshasa ? Pourquoi vit-il en homme sans domicile fixe (SDF) ? Il passe ses beaux temps dans une suite au Grand Hôtel de Kinshasa-Gombe et lors qu’il a faim, il se replie vite chez sa maman pour aller manger. Et au Grand Hôtel de Kinshasa, c'est un défilé des mineures avec celui qu'elles appellent affectueusement "Ya She" !

She Okitundu n’a pas été élu président du sénat en 2007, il a été coiffé par Léon Lobitch Kengo wa Dondo, malgré sa désignation à ce poste par Alias Joseph Kabila, parce que tous les sénateurs membres de l'AMP-Parti-Etat n’avaient pas voulu voter She Okitundu au motif qu’il n’avait ni maison, ni femme et moins encore les enfants à Kinshasa. Déjà à l’époque les sénateurs de l'AMP avaient qualifié leur collègue d’irresponsable!

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mardi 26 décembre 2017

10 Questions à Modeste Mutinga, baron du joséphisme !

"Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, baron du joséphisme

Notre reporter, Kalonji Mandiangu Bukama, un roquet hargneux qui aime aboyer, qui s’agrippe sur le pantalon, le pagne ou la jupe et adore mordre des mollets, a rencontré "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi à Mangercratie-ville, au restaurant "La Mangeoire de Kin-la-Belle" où les députés et sénateurs se retrouvent une fois qu'ils reviennent de la Ferme de kingakati, avec des billets verts en poches. Avec "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, c'est de la "Poudre de perlimpinpin", comment pouvait-il réussir, après avoir été nommé Rapporteur au Sénat, par Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale et continuer à critiquer le régime qui le nourrissait dans son journal Le Potentiel ? Etre assis sur deux chaises, c'est difficile et impossible ! Il avait l'outrecuidance de signer ses billets: Modeste Mutinga, sénateur ! Avec son sourire narquois, ses allures d'un dandy bon vivant, on peut croire qu'on a affaire à un enfant de choeur, pardon... "Momo" Modeste Mutinga Mutsuisayi est un grand requin. Un faux-gentil, il est l'homme des kabbales, habitué à salir et dégommer ses adversaires et concurrents avec des complicités de l'ANR et autres services de l'Etat. Il a été rattrapé par l'histoire. Suite à ses nombreux voyages en Belgique, il a été dénoncé par les services des renseignements belges d'avoir voulu fomenter un coup d'Etat au Congo, avec son poulain John Tshibangu, cet officier congolais rebelle à la tête d’un mouvement insurrectionnel au sein de des FARDC en 2012. Paraît-il, le go lui aurait été donner via Le Potentiel, le journal du sénateur, par un titre codé... Depuis qu'il a été accusé en juin 2016, de proxénétisme homosexuel aggravé, par la justice sud-africaine, Momo"Modeste Mutinga rase les murs. Alias Joseph Kabila Kanambe Kazmbere Mtwale l'a fait virer de son poste de Rapporteur du Sénat, mais garde quand même son titre de sénateur. Homme sans position fixe, il est inconstant, versatile dont la fourberie, roublardise, ses coups-bas et coups-fourrés sont connus de tous.

Kinshasa, mars 2006, à la résidence du représentant du Centre Wallonie-Bruxelles: Freddy Mulongo, Réveil FM et président Arco, Polydor Muboyayi, le Phare et président de l'Omec, le professeur Lukusa Mende, président de l'Alliance franco-congolaise et son épouse, Maître André Mwila Kayembe de "Toges noires" et son épouse. Photo Réveil-FM, Archives

"Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a ses pinacles près des chaudrons du Joséphisme. Comme une grenouille qui passe d'un nénuphar à un autre, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi est passé du Mobutisme, au tshisekedisme, il a fini par devenir l'un des barons Joséphisme. Tiré à quatre épingles avec son costume trois pièces, avec sa calvitie légendaire, ses lunettes visés au nez et son chapeau à la main, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a toujours sa table réservé près des chaudrons du restaurant "La Mangeoire de Kin-la-Belle". Mangeur à tous les râteliers, il est l'adepte de habeo ergo sum. Arriviste et parvenu, il est l'un des fossoyeurs de la République démocratique du Congo. Lorsque Modeste se rase le matin devant la glace est-il content de Mutinga ? La liberté d'expression est un droit essentiel à chaque individu. Prédateur de la liberté d'expression, étouffeur des libertés, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, qui est l'ancien président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM), qui s'était octroyé les fréquences: Radio 7 et Télé 7, entant que président de la HAM, c'est-à-dire en étant juge et partie, sans que cela n'effleure sa conscience, alors que l'instance de régulation des médias, institution citoyenne d'appui à la démocratie, devrait être impartiale, neutre et équitable! Que dire des fausses accusations auprès de l'ANR, la Gestapo d'Alias Joseph Kabila, pour noyer des journalistes et médias. La culture, c'est comme la confiture: moins on en a, plus on l'étale. Sparadrap qui lui colle à ses mocassins, cailloux dans ses souliers, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, est celui qui contre espèces sonnantes et trébuchantes, a privé 60 millions de Congolais d'un débat démocratique constitutionnel entre Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba, lors de l'élection Louis Michel 2006. Dans cette interview fictive, l'ex-Rapporteur au Sénat et ex-président de la fameuse et défunte Haute Autorité des Médias (HAM) "made Alias Joseph kabila", aujourd'hui simple sénateur, avec l'allure d'un mammouth repu, Mutinga qui n'est "Modeste" que par le nom, a accepté de répondre aux 10 Questions de notre reporter Kalonji Mandiangu Bukama.

Modeste Mutinga, baron et apparatchik du Joséphisme.

1. Réveil FM International: Que répondez-vous à tous ceux qui ne vous reconnaissent plus? Modeste Mutinga Mutuishayi, qu'êtes-vous devenu ?

Modeste Mutinga: Vous savez, moi je ne suis pas né avec une cuillère en or dans la bouche. J'ai travaillé dur pour arriver où je suis. J'étais gendarme de Mobtutu, j'ai compris avec le Maréchal je n'allais rien avoir. Je me suis jeté corps et âme dans le journalisme en apprenant sur le tas. Avec le discours de Mobutu "comprenez mon émotion..." à la N'séle, nous avons peaufiné Le Potentiel qui au départ n'était qu'un journal économique de 4 pages pour en faire un journal politique. La Conférence Nationale Souveraine (CNS) qui s’est étalée sur une année et demie, soit du deuxième semestre de 1990 à 1992, nous a donné du grain à moudre. Nous avons soutenu en particulier Etienne Tshisekedi et parfois l'opposition. Là aussi je n'ai rien reçu. L'arrivée de l'AFDL de M'zée Laurent-Désiré Kabila n' a pas été facile pour moi.

M'zée Laurent-Désiré Kabila

Souvenez-vous de l'épisode "Casprom" (Caisse de Solidarité des Professionnels des Médias). La Casprom était l'appendice de la coopérative Pamoja créée à l'initiative de neuf éditeurs des journaux paraissant à Kinshasa. Pamoja était née neuf mois avant la Casprom dans un but tout à fait commercial. M'zée Laurent-Désiré kabila qui avait compris que la presse et les médias pouvaient être des alliés plus puissant les armées coalisées contre la République démocratique du Congo.

Michel Lady Luya

Le 19 août 1998, lorsque Michel Lady Luya, président de Pamoja et plus tard de Casprom, a pris la parole devant M'zée Laurent-Désiré Kabila, pour solliciter une aide financière au près du chef de l'Etat et qui a été accordée, car l'argent est arrivé dans le coopérative Pamoja. Combien M'zée Laurent Désire Kabial à donné à la presse et aux médias ? Personne ne sait. Sauf que de 9 éditeurs au départ, deux jours après son lancement le 22 août 1998, la Casprom comptait 57 organes membres. Et le Potentiel a été exclu. Fin août et durant tout le mois de septembre 1998, ce fut la guerre des tranchées entre nous les exclus de Casprom et ceux qui avaient bouffés. Je suis monté au front avec mon journal contre la Casprom et ses membres. J'ai été victime d'agression à deux reprises de la part de Michel Ladi Luya. A Kinshasa, il était parvenu à me mettre dans sa coffre de voiture, heureusement Didier Mumémgi qui était Ministre de l'information l' avait supplié pour qu'il me relâche. La seconde fois à New-York, lors de la réunion du Conseil de Sécurité où les journalistes accompagnés M'zée Laurent-Désiré kabila, j'ai été pris et tabassé par Michel Ladi Luya et certains membres la garde présidentielle devant témoins. J'ai attendu mon temps avec Joseph Kabila, j'ai tout de suite compris que mon heure était venue. Avec lui j'ai tout obtenu: maisons, voitures, comptes en banques florissantes...Rapporteur au Sénat durant dix ans, je peux me permettre beaucoup des choses, je peux même épouser plusieurs femmes si je voulais encore.

2. Réveil FM International: Pour la justice sud-africaine, vous êtes un proxénète homosexuel, pourquoi ne faites-vous pas "Le coming out" pour affirmer votre identité sexuelle et soulager votre conscience ? Vous allez continuer à tricher avec vous-même jusqu'à quand ?

"Momo" Modeste Mutinga: Vous êtes marrant ! D'abord il faut être courageux, ce que je ne suis pas. Croyez-vous qu'il est facile dans un pays, comme la République démocratique du Congo, où il y a diverses confessions religieuses: Catholiques, Protestants, Kimbanguistes, Musulmans ... où dans chaque rue de Kinshasa, il y a quatre à cinq églises de réveil, qui se font concurrence, croyez-vous qu'il est facile de faire "son coming out" ? Le regard des autres vous y avez pensé ? Fort heureusement, notre association "Le Grand Kasaï" n'a pas suivi les recommandations de mes frères du Kasaï: Steve Mbikayi et sa bande des excités homophobes pour mon exclusion. Je regrette que le chef de l'Etat et la Majorité Présidentielle dont je fais partie, aient demandé que je quitte mon poste de Rapporteur de Sénat. Quelle ingratitude ? Le président Joseph Kabila a-t-il oublié que c'est moi qui est proposé la loi qui porte mon nom "Loi Mutinga" au Sénat sur le statut des anciens chefs d'Etat?"Outre le statut de sénateur à vie accordé à un ancien chef de l’État par la Constitution en vigueur en République démocratique du Congo, la loi proposée par le sénateur Modeste Mutinga donne d’autres avantages à l’ancien président de la République, parmi lesquels sa prise en charge et celle de sa famille..

Léon Lobitch Kengo Wa Dongo, président du Sénat et "Momo" Modeste Mutinga, ex-Rapporteur du Sénat

Mes détracteurs ont même accusé Léon Lobitch Kengo wa Dondo, président de la chambre haute du parlement, d'avoir fermé les yeux sur mes agissements puisqu'accusé par la justice sud-africaine d’entretenir un vaste réseau de proxénétisme homosexuel, d’outrage aux bonnes mœurs et d’ atteinte à la moralité publique en République Sud-Africaine. Ma vie sexuelle est du domaine du privé, elle ne dépend pas du Sénat. La justice sud-africaine m'a enquiquiné avec cette accusation de proxénète homosexuel, faut-il le rappeler que je suis Sénateur Congolais donc je jouis de l'immunité. L'Afrique du Sud de Jacob Zuma et la RDC de Joseph Kabila ont des bonnes relations bilatérales. Je ne suis ni inquiet ni inquiéter. Mieux vaut être homosexuel en Afrique du Sud qu'en RDC. La communauté gay d’Afrique du Sud est monté au créneau pour prendre ma défense contre le député homophobe Steve Mbikayi en plein deuil de Papa Wemba. Qui a oublié cela ? Le Président de la communauté gay sud-africaine, Sebastian Matroos, à Pretoria, s’était fendu d’une déclaration de soutien à mon endroit, le vendredi 29 Avril 2016, tout en me félicitant d’avoir bloqué la loi Mbikayi, il avait notamment déclaré : "MOMO" est de notre communauté et nous restons solidaire car nous considérons qu’il ne peut être victime de sa liberté de choix d’orientation sexuelle". J'espère que les mentalités de mes compatriotes vont finir par évoluer.

Louis Michel, mentor de Alias Joseph Kabila

3. Réveil FM International: Quel était le vrai deal avec Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale lors de l'élection présidentielle Louis Michel 2006 ? Vous aviez privé 60 millions de Congolais du débat démocratique inscrit dans la Constitution de Transition qui devait opposer Jean-Pierre Bemba Gombo à Alias Joseph Kabila, quel toupet ?

"Momo" Modeste Mutinga: Vous savez je suis né à Kananga, le 1 janvier 1947, j'ai 70 ans. Dans quelques jours mon compteur aura une année de plus. Je ne suis pas un idéologue mais un opportuniste. Je change ma veste toujours du bon côté. Je ne suis plus jeune, mon avenir est derrière moi. Lorsque j'ai quitté Kananga pour m'installer à Kinshasa, je n'avais rien. J'ai vécu tout mon temps dans la parcelle familiale à Ngaba à la frontière avec Makala. Le goût de l'eau de puits, je connais. L'insalubrité, l'insécurité, le délestage... tous ces problèmes je les connais et les aient vécus. Malgré le fait que les agitateurs aient réfuté ma nomination arguant que j'étais juge et partie en tant que éditeur du meilleur journal du Congo "Le Potentiel", je ne pouvais pas être Président de la Haute Autorité des Médias (HAM). Mais le président Joseph Kabila a eu le courage de me nommer et j'ai fais un deal avec lui. Il était entre le marteau des fauves de l'opposition et l'enclume des journalistes-alligators. Moi j'ai proposé mes services rémunérés: 400.000 $ tout de suite et 800.000 $ plus tard. J'ai demandé à être non seulement Sénateur mais aussi membre du bureau, cela m'a été accordé. Le Président Joseph Kabila en a parlé à Malu-Malu de la Commission Électorale Indépendante (CEI), institution siamoise à la mienne.

Kinshasa, le 19 mars 2001, au Palais du peuple, Dominique Sakombi Inongo, ministre de l'information et presse inaugure le Festival "Fréquences Libres" organisé par Réveil FM et d'autres partenaires. Photo Réveil FM International, archives

J'ai obtenu aussi que Esdras Kambale, mon vice-président devienne Ministre de la Culture et des arts, même si en tant que seigneur de guerre, il n'y connaissait rien. D'où sa bourde de vouloir remettre la statue du génocidaire Léopold II en pleine journée sur le boulevard du 30 Juin du côté de la gare centrale. Opération échouée. Enfin, pour Dominique Sakombi Inongo,"Buka Lokuta", mon stratège mais déjà souffrant du diabète aigu, j'ai obtenu qu'il me remplace à la tête de la HAM. Une fois acquis tout ce que je voulais, je me suis mis au boulot. J'ai commencé par louer un appartement dans un immeuble de l'avenue Mbuji-Mayi à Gombe, à proximité du restaurant Château Margaux de Michel Lognoul, pour être proche de mon journal et non loin du Palais de la Nation afin de rendre des comptes. Le défunt Sakombi Inongo "Buka Lokuta" m'avait beaucoup appris, il me fallait devenir un Pitbull ravageur. Je devrait mordre, encore mordre et toujours mordre. J'ai demandé qu'on coupe les signaux de CCTV et Canal Kin de Jean-Pierre Bemba dont le directeur n'était autre que Stéphane Kitutu, ancien président de l'Union de la presse congolaise (UPC).

Partiale, instrumentalisée, corrompue et non indépendante, le siège de la Haute Autorité des Médias (HAM) sur l'avenue Sendwe a été ravagé, pillé par des Kinois en colère. Photo Réveil FM International, archives

Il me fallait terroriser les journalistes estimés dans la population et humilier tout le monde pour instaurer la peur aux près des journalistes, des médias mais surtout dans l'opposition. Pasteur Théodore Ngoy, Joseph Olengankoy, Justine Kasa-Vubu, Christian Badibangi et autres acteurs politiques ont été suspendus par moi. Il me fallait tuer un poulet pour effrayer les singes. Je me suis mis à distribuer des sanctions farfelues à la pelle, à donner des avertissements fallacieux. J'ai transformé la HAM en organe hautement répressif. Je faisais moins la régulation que de la répression. Soutenus par des faiseurs de roi ! Cela me colle à peau comme un sparadrap, des compatriotes lorsqu'ils me croisent m'interpellent: Pourquoi ai-je annulé le débat qui devait opposer Jean-Pierre Bemba au Président Joseph Kabila ? Ces compatriotes n'ont jamais prie la peine d'interpeller Louis Michel ni l'ambassadeur de la Belgique à Kinshasa. En bon roublard, j'ai vite compris qu'il fallait un deal. Eux voulaient que Joseph Kabila soit Président de la République en RDC pour défendre leurs intérêts. Moi j'avais besoin de vivre et ne plus survivre. Je vous dis j'ai obtenu tout ce que je voulais: l'argent, maisons, véhicules...Je suis même propriétaire d'une station service vers N'séle. C'est tout dire. En contre partie, j'ai été loyal. Ceux qui me traitent de corrompu, vendu, collabo, traître à la Nation, n'ont jamais vécu des pressions comme moi à l'époque. Mon téléphone sonnait toutes les deux minutes. J'étais épiait, on devait savoir où j'étais, qu'est-ce-que je faisais ? Mes invitations aux ambassades accrédités en RDC n'étaient pas une sinécure.

"Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, préident de la HAM convoqua les journalistes à la Monuc pour signer la charte de bonne conduite devant les ambassadeurs du CIAT

Pour permettre à Joseph Kabila d'apparaître comme un arbitre. Avec Henri Mova Sankany qui était ministre de l'information nous avions mis en place une stratégie simple: nous devions nous chamailler nos prérogatives. Dans cette gué-guerre, orchestrée et voulue, il fallait victimiser la Haute Autorité des Médias. Je savais que le Le comité international d'accompagnement de la transition ( CIAT) organe international mis en place pour épauler la transition démocratique en République démocratique du Congo, allait nous soutenir. Le CIAT a été créé en application de l'annexe IV de l'accord global et inclusif de Prétoria de 2002, composé des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie), de l'Afrique du Sud, de l'Angola, de la Belgique, du Canada, du Gabon, de la Zambie, de l'Union africaine, de l'Union européenne et de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (MONUC), son pouvoir était énorme et important. Par ricochet, comme la HAM bénéficiait de l'appui de plusieurs partenaires internationaux, parmi lesquels le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA), le Gret, l'institut Panos, la Communauté française de Belgique et la Région wallonne....Les ONG congolais bien pensants, ne pouvaient que tomber dans les panneaux. Tout le monde ne pouvait que nous apporter son secours, surtout que nous étions une Institutions d'appui à la démocratie. Lorsque nous avons sorti l'arme de destruction massive la "Congolité", c'était le buzz ! La HAM a été soutenue à 2000%. Tout était "boutiqué" pour l'élection de Joseph Kabila qui avait déjà le quitus de Louis Michel et de la Communauté internationale. Je pouvais fermer des médias à tour de bras, pénaliser des journalistes dans l'exercice de leur fonction...Tout m'était acquis, aucune voix au niveau international ne s'élevait pour protester. Je savais que mon avenir était joué, il fallait que je devienne sénateur et personne ne pouvait arrêter le deal.

3. Réveil FM Mulongo: Vous avez menti publiquement en disant que vous étiez parti au dialogue Inter-congolais à vos propres frais, pourquoi ce mensonge de plus ? Pourquoi avoir envoyé Freddy Mulumba Kabuayi, ex-directeur de Rédaction du "Potentiel" à l'aéroport de N'djili chercher Freddy Mulongo, Président de l'association des radios communautaires et responsable de Réveil FM International, qui voyageait pour Katmandou au Népal afin de vous signer une procuration que vous devriez remettre au bureau de Ketimule Masiré, le médiateur du dialogue Inter-congolais ? Pourquoi n'avez-vous pas dit que c'est au nom de Fopromédia (Fédération des organisations professionnelles des médias), une organisation presque fantôme que vous êtes allé à Sun-City ?

"Momo" Modeste Mutinga: Vous savez dans cette "République des inconscients", il faut trouver sa place au soleil. Sans roublardise et fourberie, je ne serais arrivé à rien. La vérité ce n'est pas mon fort. J'ai menti que j'étais de la société civile alors que je n'y étais pas. Car si j'étais de la société civile, j'allais encourager les journalistes à écrire et parler librement, ce qui n'a pas été le cas avec la Haute Autorité des Médias (HAM). Je dis nous car Dominique Sakombi Inongo et les autres m'encourageaient dans la farce et mascarade des décisions prises. Oui, j'ai menti à la population congolaise et à l'opinion internationale. Je suis allé au dialogue Inter-congolais au nom de Fopromédias comme jamais personne n'a protesté à ma déclaration, que voulez-vous ? Ketimule Masiré, l'ex-président Botwanais et médiateur du Dialogue Intercongolais n'a pu accepter et intégrer ma demande d'aller à Sun-City que puisque les 5 confrères journalistes m'avaient accordé leur procuration dont Freddy Mulongo, Réveil-FM et président de l'Arco. Il faut dire qu'avec l'âge, je deviens parfois amnésique. Ce qui compte c'est le fait que j'ai été le premier président de la Haute Autorité des Médias. Même si aujourd'hui, la communauté internationale qui m'avait soutenu à l'époque avec mes décisions à l'emporte-pièces me tourne le dos, j'ai acquis ce que je voulais. Je voudrais ajouter quelque chose sur la question qui m'a été posée tout à l'heure que j'ai répondu en disant que j'avais tout obtenu de Joseph kabila, mais pas sans concessions. Gondavi "l'apostropheur" du Le Potentiel, j'ai dû le nommé à mon cabinet de la HAM. Comme c'est lui qui écrit mes livres, il fallait qu'il soit prêt de moi. Ce n'était pas une décision facile de le virer du journal. Pour me venger j'ai nommé Eddy, mon neveu au protocole, Alice et Albertine, mes nièces au secrétariat de la HAM. J'avais ma petite cour du roi Pétaud familiale sur l'avenue Sendwe et personne n'a jamais rien dit. Ce qui comptait c'est l'image que la HAM donnait à l'extérieure et les décisions qui devraient être respectées.

Février 2006, à l'institut Congolais de l'Audiovisuel (ICA) dans l'enceinte de la RTNC, lors de la formation financée par l'Ambassade de France, sur le traitement impartial de l'information en période électorale par Jean-Karim Fall de RFI pour les médias congolais. Freddy Mulongo, président des radios au Congo (1er à gauche), Modeste Mutinga Mutuuishayi (4è), Président de la HAM, avec sa main dans sa poche !

4. Réveil FM International: 35 ans du Journal "Le Potentiel", vous tirez encore à 1500 exemplaires pour 12 millions de Kinois et plus de 60 millions des Congolais, le Journal est toujours en noir et blanc, avec seulement 12 pages, n'est-ce pas un échec ? La Francophonie vous a doté d'une imprimerie flambant neuve, quel usage en faites-vous ? Pourquoi le Potentiel qui devrait être le fer de lance pour la défense de la démocratie est devenu un journal thuriféraire du régime des Joséphistes ?

"Momo" Modeste Mutinga: Le Potentiel n'est encore la Pravda congolaise. Je crois qu'aucun journal Kinois ne concurrence L'Avenir en la matière. Le Potentiel est au milieu. Le journal est au service du pouvoir car il faut bien vivre et continuer à exister. Et de temps à autre, très rarement, nous critiquons le pouvoir. Nous ne sommes pas assez fou pour tirer sur le pouvoir alors que c'est le régime des Josephistes qui nous nourrit. Notre vrai problème, c'est un manque de viabilité financière. Sans les deux enveloppes mensuelles de la Banque Centrale du Congo et de la Présidence de la République, le Potentiel est un journal mort ! Souvenez-vous, le 19 octobre 2007, au salon Lubumbashi du Grand Hôtel de Kinshasa, lors du 25 anniversaire de notre journal. J'avais ouvertement dit que le Potentiel ne devrait plus garder le statut d'entreprise individuelle et familiale il était temps que notre capital soit ouvert à des nouveaux partenaires. Personne n'a suivi. Les gens ont-ils peur que je les "enfarinent", je ne sais pas. Une chose est claire le Journal ne paye pas son éditeur, il faut avoir d'autres ressources. Heureusement au Potentiel, nous avons deux enveloppes qui tombent tous les fins de mois: celle de la Banque Centrale du Congo (BCC) dont je ne vous dirais pas le moment même sous la torture (le Potentiel ne critique jamais les décisions de la BCC y compris les inflations vertigineuses et chroniques du franc congolais ) et la Présidence de la République. Nous sommes contre la Balkanisation du pays, c'est d'ailleurs notre campagne éditoriale, cela mérite un encouragement financier. Notre stratégie est simple: tout le journal pour encenser le pouvoir et un petit article contre. Nous avons l'art des titres pompeux et rien à l'intérieur. Notre conscience c'est dans nos poches. Ceux qui critiquent notre ligne éditoriale n'ont qu'à aller voir ailleurs. Ce n'est pas parce que nous tirons à moins de 2000 exemplaires, que notre journal n'est pas lu, c'est faux. Les parlementaires débout peuvent en témoigner, ils inspirent nos écrits. Un journal publié passe toujours par plusieurs mains dans une maison, aux bureaux... Le pouvoir d'achat des Congolais est très faible, le taux de chômage est exponentielle, c'est aspect important à tenir en compte. Il est vrai aussi que mon journal est infecté des moutons noirs, servir la vérité, la déontologie et l'éthique journalistiques, en tenant jalousement à l'indépendance de son esprit comme à la prunelle de ses yeux, n'est pas une mince affaire. Car au Potentiel nous vivons des Publi-reportages et les journalistes du "coupage". Celui qui paie voit son article paraître, les hommes politiques se bousculent. Nous ne sommes pas des philanthropes, le Potentiel est notre business. Il faut que les choses soient claires pour les internautes, la Francophonie a certes doté le Potentiel d'une imprimerie mais ce n'est pas la Francophonie, qui nous fournit les intrants, ce n'est pas elle qui paye l'électricité ni ceux qui passent la nuit aux marbres. Nous continuons à publier en français, la Francophonie devrait se consoler. Nous ne fouillons pas leurs affaires qu'ils ne fouillent pas non plus aux nôtres. Je suis quand même Rapporteur au Sénat. En haussant le ton, son policier de garde s'est approché. L'autoricrate, Modeste Mutinga s'est ressaisi par la suite.

5. Réveil FM International: Le fait d'avoir privé les Congolais d'un débat démocratique et constitutionnel pour vous enrichir, vous arrive-t-il de regretter votre acte ? Ou êtes-vous sans état d'âme ?

"Momo" Modeste Mutinga: Vous savez, je ne regrette rien. Lorsque je regarde d'où je suis venu. J'étais gendarme impayé sous Mobutu. J'ai habité la commune populaire Ngaba, tout près de Makala , avec tout ce que cela comporte. Aujourd'hui j'ai plusieurs maisons, mes comptes bancaires sont florissants, mes grands enfants sont au Canada, Belgique et Chine. Mes petits dont celle de 3 ans est à mes côtés. Je suis comblé et je ne regrette rien. J'ai agi pour sauver mon pays et mon ventre. Il fallait éviter le débat à Joseph Kabila. C'était la consigne, j'ai respecté et était récompensé pour ça, pourquoi dois-je me plaindre ? Seuls les aigris, ceux qui ne risquent rien peuvent s'en plaindre. Lors de la colère des Kinois du vandalisme et du pillage de la HAM en juillet 2006, j'ai failli perdre ma vie. Heureusement Dieu merci, les pillards ne m'ont pas trouvé au siège de la HAM sur l'avenue Sendwe. Les pillards sont passés par le siège de la HAM pour aller écouter le discours de Jean-Pierre Bemba. Pillant et mettant sens dessus-dessous la HAM. Brulant notre bus, dévalisant le coffre-fort, violant une fille qui pour des soins appropriés a été transférée en Afrique du Sud. Face à cette violence, croyez-vous qu'on devrait permettre un débat entre Jean-Pierre Bemba et Joseph Kabila ? Nous n'avions pas besoin de voir notre président ridiculiser par Igwe à la face du monde. Même si le débat démocratique a été inscrit dans la Constitution de transition, j'ai pris mes responsabilités avec d'autres pour l'annuler. Cela m'a rapporté gros: j'étais pendant dix ans Rapporteur au Sénat, ce n'est pas rien ! De toutes les manières, moi j'avance, je ne regarde pas le rétroviseur de mon passé. Voyons ce qui va se passer le 31 décembre 2017. Avec les 5 chantiers et la Révolution de la Modérnité, Joseph Kabila bien que le Rassop brandit les accords de la Saint-Sylvèstre va passer, je serais peut-être Premier ministre à la place de Bruno Tshibala. Qui sait ? Moi je suis comme un poisson dans l'eau, je suis la route qu'arpente la rivière. Je sais aussi que dans la descente du courant, on peut se faire des amis, mais dans la montée, c’est impossible.

6. Réveil FM International: Le fait d'être sénateur et de continuer à signer les édito du Potentiel, n'est-ce pas agir comme un enfoiré ?

"Momo" Modeste Mutinga: Enfoiré je le suis et le revendique. Enfoiré je l'ai été lorsque Président de la Haute Autorité des Médias, je me suis octroyé Radio 7 et télé 7. Enfoiré je le suis lorsque je signe mes articles avec mon titre de sénateur. Voyez-vous je constitue un tout. Être juge et partie, cela me plait bien. Cela est ma seconde nature. Je suis sénateur pour gagner mon pain mais dans mon fort intérieur, je suis l'éditeur du journal le Potentiel. Je garde donc mes deux fers au feu. Si le pouvoir m'enquiquine trop, je lâche mes fauves du le Potentiel. Pour que les Congolais ne m'oublient pas, j'ai décidé de signer mes édito, au grand dam des donneurs des leçons déontologiques. Si je quitte le Sénat demain, je rentre dans l'équipe de rédaction de mon journal. D'ailleurs je ne suis jamais parti, je suis là. Certains articles qui nous parviennent des officines de l' l'ANR (Agence Nationale des Renseignements) pour soutenir le pouvoir en place, il faut mon quitus pour la publication. Donc le Potentiel, c'est mon bébé, je ne lâche pas.

7. Réveil FM International: Tout le monde parle de la ferme Kingakati, comme le lieu de la corruption par excellence, comme le Sodome et Gomorrhe de la politique congolaise. Vous y allez souvent ?

"Momo" Modeste Mutinga: Effectivement la ferme présidentielle de Kingakati a remplacé le bateau Ms Kamanyola du feu Maréchal Mobutu. Kingakati est devenu aujourd'hui le lieu de tous les intrigues, coups-bas contre la République. D'ailleurs le site Wikileaks en parle pour faire virer Vital Kamerhe du perchoir de l'Assemblée nationale, chaque membre du bureau a reçu 200.000 $ à Kingakati. Lorsque j'entends des Congolais de la diaspora citer en référence le "Rapport de la commission Lutundula sur le pillage des ressources minières." pour soi-disant arguer que le pays est vendu. Je m'étonne et je m'interroge. En février 2009, n'est-ce pas Christophe Lutundula Opala, 1er vice-président, et de Mme Brigitte Kalaba, questeur adjoint qui furent les premiers comme membres du bureau de Kamerhe à démissionner ? Ont-ils seulement reçu 200.000 $ à chacun ? Nul ne sait ! Pourquoi s'attaque t-on à Modeste Mutinga comme bluffeur, fourbe et roublard alors que les vrais "Kuluna au col blanc" noyautent les institutions ? Il y a une sorte de deux poids deux mesures. En tant que sénateur, je suis au parfum de tout. Lors du vote au palais du peuple pour le scrutin à un tour de l'élection présidentielle, l'opposition s'en est pris à Evariste Boshab. Mais qui est le premier à avoir pris la parole à tribune pour défendre cette révision constitutionnelle, n'est-ce pas le Député Christophe Lutundula Opala que vous acclamer dans la diaspora? Kingakati, kingakati, Kingakati...Le président Joseph Kabila reçoit à la ferme présidentielle Kingakati, les Députés et Sénateurs de l'AMP, Parti-Etat pour uniquement nous donner des directives. Je suis membre de la Majorité Présidentielle, haut cadre du MP, il est clair que je dois suivre les instructions de l’autorité morale de notre famille politique. Et à la fin, on nous distribue des enveloppes pour nos carburants, où est le mal ? Kingakati n'est pas la porte d'à côté, il y a du chemin pour revenir en centre ville. Il me semble qu'il y a une volonté de diabolisation de la ferme présidentielle de Kingakati où les soldats Rwandais, Zimbabwéens, et Tanzaniens qui gardent celle-ci, nous sécurisent tous.

"Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi

8. Réveil FM International: Peut-on encore parler du pluralisme médiatique au Congo lorsque le Président de la République, le Premier ministre, les Députés et Sénateurs ont chacun sa station de radio et chaîne de télévision ?

"Momo" Modeste Mutinga: Je crois que comme la démocratie, il faut adapter le pluralisme médiatique à chaque pays. Tenir compte de son histoire et de son environnement. Si moi j'ai acquis Radio 7 et Télé 7 c'est parce que les grands éditeurs de presse ont pour la plupart un journal, une radio et une télévision. Pius Mwabilu a le journal l'Avenir, Rtg@ radio et télé, Michel Ladi Luya a le journal "Palmarès", Mirador radio et télé. Comment voulez-vous moi qui était président de la Haute Autorité des Médias (HAM) ne puisse qu'avoir le Potentiel ? C'est inconcevable ! C'est pourquoi je me suis octroyé ma radio et télé. Aucun des organismes internationaux qui ont pignon sur rue pour défendre le pluralisme médiatique ne nous l'ont reprocher. Bien au contraire ils nous ont encouragés à le faire, car les enjeux étaient de taille. Aujourd'hui, ils nous tournent le dos et proclament haut et fort que nous étions juge et partie ! Pourquoi ont-ils si vite changer d'avis ? Maintenant que le Président de la République, le Premier ministre et d'autres parlementaires aient leurs médias, cela ne me concerne pas. Ce qui compte pour moi, c'est le Potentiel qui ne doit pas se laisser damner les pions par d'autres. Moi je ne suis plus Président de la Haute Autorité des Médias, je suis Rapporteur du Sénat donc la régulation n'est pas mon affaire. La majorité des médias congolais, c'est pour la mangeoire. C'est pour négocier, monnayer les services lors de la campagne électorale de 2011. Avant le discours du 24 octobre 1990, le paysage audiovisuel visuel congolais était monocorde: à côté de l’Office zaïrois de radio-télévision (OZRT) existaient quelques publications de statut privé mais détenues par des proches de Mobutu et entièrement au service du régime. À Kinshasa, Salongo et Elima, créés en 1972, relayaient la propagande gouvernementale et, dans chaque province, un seul journal était autorisé: Jua à Bukavu, Mjumbe à Lubumbashi, Boyoma à Kisangani. Aujourd'hui avec Joseph kabila non seulement le Premier ministre et les parlementaires ont leurs médias, nous avons 52 télévisions et plus de 200 radios communautaires et associatives. Mais la présidence de la République compte sur 4 journaux pour sa propagande et ceux-ci ne peuvent jamais le trahir: l'Avenir, la République, le Soft et le Potentiel. Nous sommes les gardiens du temple et de la démocratie au Congo. Nous désinformons pour abrutir le peuple. Nous avons œillets. Nous sommes la voix du gouvernement congolais. Nous défendons ses points de vues. Nous sommes constamment consultés. Nous avons l'expertise en la matière. Nous avons obtenu que la reprise de RFI sur le territoire congolais soit fait avec le départ de Ghislaine Dupont de la rédaction africaine. Nous sommes très forts. Voyez comment notre ministre Lambert Mende-"Vuvuzélateur national" a répondu à la manière de "Carte Blanche" de Mavungu Malanda à Jeune Afrique qui a qualifié notre Président de Mobutu Light. Nous sommes payés pour soutenir et défendre le gouvernement congolais. Le pluralisme médiatique existe bel et bien au Congo. Rien qu'à lire nos journaux, vous vous en rendait compte: nous disons tous la même chose avec des mots et des phrases différents. Tout converge vers notre guide éclairé : Joseph kabila, roi du Congo.

9. Réveil FM International: Pouvez-vous me regarder droit dans les yeux et répondre à cette question: Modeste Mutinga, avez-vous peur ?

"Momo" Modeste Mutinga:Foncièrement non ! Mais comme tout le monde oui. Car nous sommes en Afrique, et en plus au Congo rien n'est certain. Tout peut basculer, du jour au lendemain, d'une minute à l'autre. Mes amis Mobutistes qui sont avec moi au Sénat me disent qu'ils avaient traversé le fleuve Congo à pied lors de l'entrée de l'AFLDL de M'zée Laurent-Désiré Kabila en 1997. Ma vraie crainte est que je sois pillé avec tous les biens que j'ai amassés. Ce n'est pas trop facile de devenir un apparatchik d'un régime corrompu. Et lorsqu'on est haut il faut savoir le rester mais rien n'est sûr au Congo-démocratique. Mon salut, c'est encore le Potentiel car je pourrais toujours y revenir et retrouver ma liberté de parole. Je sais aussi que je suis allé trop loin en dribblant tout le monde car personne ne savait que je travaillais pour Joseph Kabila. Les gens l'on découvert lorsque je suis arrivé au Sénat. Les Congolais me pardonneront-ils cette fourberie? Je ne suis pas le premier. A l'époque de la Conférence nationale Souveraine (CNS), beaucoup de ceux qui insultaient le Maréchal Mobutu le matin, étaient à Gbadolité le soir pour recevoir des enveloppes. Donc pas de regret de ma part. J'espère vraiment dans 150 ans, les Congolais se souviendront de moi pour avoir éviter un chaos au pays en annulant contre espèces sonnantes et trébuchantes, le débat démocratique entre Joseph kabila et Jean-Pierre Bemba.

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vendredi 22 décembre 2017

Afrique du Sud: Soutien politico-affairo-mafieux à Alias Joseph Kabila, Jacob Zuma perd la présidence de l'ANC!

Jacob Zuma, l'affairiste et mafieux Président Sud-Africain

La statue de Jacob Zuma érigée dans l'état de Imo au Nigéria qui a coûté 520 millions de Naira sera-t-elle déboulonnée par des Nigérians mécontents ? Les enfants martyrs finissent souvent par devenir des parents bourreaux ! L'apartheid décrié, dénoncé est abattu. Mandela a eu la sagesse de ne pas casser son pays après sa libération-28 ans de prison, il a permis à son peuple de cohabiter entre noirs et blancs. L'Afrique du sud "Arc-en-ciel" est l'oeuvre de Mandela. Après la fin de l'apartheid, l'Afrique du Sud a réussi à cultiver avec succès un terrain moral élevé dans les affaires intra-africaines, ce qui en fait un médiateur privilégié dans les accords de paix intra-africains. Cela s'applique particulièrement à la région des Grands Lacs. Nelson Mandela et Thabo Mbeki ont été fortement impliqués dans la négociation et la signature de l'accord de paix et de réconciliation d'Arusha en 2000 et dans la signature de l'accord mondial de cessez-le-feu entre le Burundi et le CNDD-FDD en 2003. C'est de l'Afrique du Sud, à Sun-City, après le dialogue Intercongolais, qu'est sortie la formule gouvernementale de 1+4 qui a donné =0. Un gouvernement des seigneurs de guerre, criminels, bandits de grand chemin...qui a blanchi ses auteurs inclus dans les composantes et entités ! La Force de défense nationale sud-africaine (SANDF) compte plus de 1 000 soldats stationnés à l'est de la République démocratique du Congo dans le cadre de la Brigade d'intervention de la force rapide (FIB), qui fait partie de MONUSCO.

Jacob Zuma et ses cadavres dans le placard

Depuis que Jacob Zuma, l'homme aux mille et une affaires mafieuses, a remplacé Thabo Mbeki, l'Afrique du sud est devenu un Etat voyou, Etat mafieux ! L'affairiste Jacob Zuma Honni par la rue et ouvertement contesté au sein de l’ANC, n'est plus à la tête du parti de Mandela, il espérait faire élire son ex-femme, le complot a échoué ! M. Cyril Ramaphosa a été élu ce lundi, président du Congrès national africain (ANC), il s’est imposé avec moins de 200 voix d’ avance, récoltant 2 440 votes sur 4 776...Il remplacera le président Jacob Zuma, dont la gestion à la tête du pays est fortement décriée. Il a devancé sa rivale Nkosazana Dlammini Zuma de 179 voix alors qu’elle était soutenue par le président sortant. Le nouveau Président de l’ANC pourrait devenir le président l’Afrique du Sud aux termes des élections présidentielles de 2019 en cas de victoire de son parti aux élections générales.

Jacob Zuma et ses femmes

Jacob Zuma et ses femmes

Jacob Zuma fut accusé de viol avant même d’accéder à la magistrature suprême de son pays. Avant même d'arriver au pouvoir, alors qu'il était vice-président, Jacob Zuma avait fait face en 2006 à des accusations de viol à l'encontre d'une jeune femme séropositive.Il sera blanchi mais va scandaliser le pays en affirmant pendant son procès qu'il a "juste pris une douche" pour éviter la contamination. Il est à l'époque à la tête du Conseil national contre le sida. Cette histoire a fait le bonheur du célèbre Zapiro, le plus célèbre dessinateur sud africain, qui croque le président sud africain, surmonté d'un pommeau de douche !

Alias Joseph Kabila-Jacob Zuma, deux affairistes mafieux qui se soutiennent

L'Afrique du Sud a besoin d'une République démocratique du Congo faible, tellement faible pour mieux continuer à dominer sur elle. L’Afrique du Sud a souffert de l'apartheid, mais elle soutient la dictature en RDC. Alors que ses fidèles ont été massacrés par le régime de Kinshasa, sa résidence de Lubumbashi détruite, le pasteur Joseph Mukungubila a eu la peine du monde pour avoir son statut de réfugié en Afrique du Sud. Il a été même qu'il soit extradé vers Kinshasa. La manigance de Jacob Zuma dans l'affaire Mukungubila a été plus que patente.

Alias Joseph Kabila-Jacob Zuma, deux affairistes mafieux qui se soutiennent

Coup de théâtre, en février 2015, la Haute Cour de Pretoria a acquitté Etienne Kabila et 19 autres congolais pour faute de preuves suffisante. Nos compatriotes ont été arrêtés en février 2013, pour mercenariat et tentative d’assassinat contre Alias Joseph Kabila, après avoir été piégés par une unité spéciale de la police sud-africaine. Coup fourré de Jacob Zuma et ses services mafieux. Début 2013, 20 compatriotes ont été approchés par un policier sud-africain infiltré : celui-ci leur aurait promis des armes et une formation de gardiens de sécurité. Mais ils sont en fait rapidement inculpés pour « activités mercenaires » et « complot en vue d’assassinat ». La défense, qui a dénoncé un piège de la police sud-africaine, a ainsi remporté la victoire car sous couverture, la police sud-africaine a instigué des contacts, des réunions et a même monté un entraînement militaire, alors que les accusés pensaient participer à une formation de gardien de parc...

Le pasteur Joseph Mukungubila victime d'un complot ourdi par Jacob Zuma

Etienne Kabila et 19 compatriotes ont été victimes de manigance de Jacob Zuma

Pour le juge Billy Mothle, les preuves apportées ne sont donc pas recevables : « Ce programme d’entraînement a été mis sur pied par les agents de la police prétextant une formation de gardien de parc pour lutter contre le braconnage. Ce sont des agents de la police sous couverture qui ont monté l’opération et non les accusés. Aucun d’eux d’ailleurs n’était armé. Il est donc clair que le dossier du procureur ne tient pas la route. ». Que dire à Paris, le sud-africain Jacob Zuma s'est transformé en lobbyiste d'Alias Joseph Kabila et son troisième mandat. Le "Niet" de François Hollande, l'insistance et l'encouragement à l'alternance politique en République démocratique du Congo avaient refroidi les ardeurs de Jacob Zuma, le président sud africain qui était en visite d'Etat en France le 11 juillet 2016.

L'Afrique du Sud est l'allié bilatéral le plus proche de Kabila et représente un soutien clé pour son maintien au pouvoir. Pour préserver ce soutien vital, Joseph KABILA a tissé des relations personnelles très étroites avec son homologue sud-africain Jacob Zuma et ses « partenaires commerciaux ».

Lundi 28 novembre 2011, au quartier Bel Air, Commune de Kampemba à Lubumbashi dans la province du Katanga, des Congolais ont brûlé un jeep pick up bourrée des bulletins de vote déjà cochés candidat N°3 Joseph Kabila ! Photo Réveil FM International, archives

On se souvient encore de l'histoire de 14 palettes de bulletins de vote déjà cochés en faveur d'Alias Joseph Kabila candidat N°3, partis de l'Afrique du sud saisis par la Monusco à l'aéroport International de N'djili. C'est le 30 novembre 2011. La diaspora congolaise en Afrique du Sud avait tellement fait du bruit que le 3ème vol avec des bulletins frauduleux n'a pas eu lieu. Deux avions sud africains ont atterri, mardi 29 novembre, à l’aéroport de Lubumbashi avec plus de 5 tonnes de matériel électoral à bord. L’arrivée de ce matériel, un jour après les élections présidentielle et législatives en RDC, a suscité une inquiétude notamment chez certains candidats qui craignaient qu’il soit utilisé pour altérer les résultats.

Il existe des liens plus opaques entre Pretoria et Kinshasa. Les relations entre alias Joseph Kabila et Jacob Zuma sont plus que mafieuses. Après le dialogue intercongolais qui s'est tenu à Sun City en Afrique du Sud, c'est le pays de Jacob Zuma qui a livré les bulletins de vote de l'élection présidentielle Louis Michel 2006 et de novembre 2011. toutes les deux frauduleuses.

Pour passer de deux tours à un tour l’élection présidentielle, dans un pays de 70 millions d'habitants, Joseph Kabila a corrompu des parlementaires godillots du palais du peuple, qui contre espèces sonnantes et trébuchantes, sans conscience ni morale, ont tripatouillé la Constitution de Liège pour le scrutin du 28 novembre 2011. Cela a quand même alerté des congolais de l’étranger et la communauté internationale.

Isolé au niveau international, Joseph Kabila a trouvé un allié de taille en la personne de Jacob Zuma, le président sud-africain qui a des intérêts miniers au Congo. Pour réussir les fraudes électorales, alias Joseph Kabila et sa bande des mammouths joséphistes-mobutistes corrompus ont confié à Robert Gumede, un homme d'affaire proche du Congrès national africain (ANC, le parti sud-africain au pouvoir), le contrat d'impression des bulletins de vote. Des palettes partiront de Jo'bourg avec des bulletins cochés candidat N°3: Joseph Kabila !

Des jeeps de la CENI et bulletins de vote seront brûles par des congolais dans plusieurs villes où le pot de rose a été découvert dont la ville de Lubumbashi. Au Katanga, Joseph Kabila 42% et Etienne Tshisekedi 41%. Pourtant Daniel Ngoyi Mulunda et sa CENI proclameront Joseph Kabila gagnant à 110% au Katanga.

Après le scrutin, plusieurs observateurs dont le "Centre Carter" et la mission d'observation de l'Union européenne dénonceront de "nombreuses irrégularités et fraudes", mais la Belgique néocoloniale-léopoldienne et Pretoria féliciteront le tricheur Joseph Kabila pour sa réélection.

Khulubuse, neveu de Jacob Zuma, acteur dans le pillage des ressources de la RDC

D'après l'agence Bloomberg, le neveu de Jacob Zuma, Khulubuse, a obtenu en 2010 des concessions pétrolières sur le lac Albert, à la frontière avec l'Ouganda. Les deux sociétés ayant acquis les permis, Caprikat et Foxwhelp, avaient été immatriculées aux îles Vierges britanniques trois mois avant la transaction, jugée défavorable aux intérêts de l'État congolais par l'ONG britannique Platform. Khulubuse Zuma s'est rapidement enrichi depuis que son oncle Jacob Zuma est devenu président de la République sud africaine. Une autorisation de Joseph Kabila à Petrol Caprikat et Foxwhelp pour exploiter les réserves pétrolières des ces deux blocs et prévoyaient déjà la production courant 2011 sur les deux blocs pourtant litigieux. C’était sans compter sur la hargne de Tullow Oil, dans la course sur les mêmes blocs depuis 2006 mais qui n’a jamais pu obtenir l’ordonnance présidentielle, sésame pour devenir propriétaire d’un bloc pétrolier, selon la loi congolaise. Tullow portera donc plainte auprès de la Haute Cour de Justice des Iles Vierges.

Contre toute attente, dans une décision temporaire prise le 21 septembre 2010, la division commerciale de la Haute cour de Justice des Iles vierges interdit à Caprikat et Foxwhelp de s’engager dans l’exploitation des blocs 1 et 2 du Graben Albertine. Une victoire de courte durée pour le britannique Tullow Oil car deux mois plus tard suite à un recours des deux sociétés sud-africaines, la Haute Cour de Justice des Iles Vierges suspend son interdiction et ouvre la voie à l’exploration à cause des « maigres chances » d’obtention de l’autorisation présidentielle par Tullow Oil, pourtant présente en RDC depuis 2006.

Avec son embonpoint et son sourire, Khulubuse Zuma, le neveu du président sud-africain, passe rarement inaperçu.

Les Ituriens et Ituriennes en premier et le peuple congolais entier ont été consultés pour la production et l'exploitation du pétrole du Lac Albert (ex-Mobutu) ? Outre l'avocat Michael Hulley, qui avait assisté Khulubuse et est devenu, depuis, conseiller juridique de la présidence sud-africaine, l'homme d'affaires israélien Dan Gertler, très proche de Kabila, a également été cité comme un possible bénéficiaire de cette opération. Jusqu'à récemment, on retrouvait aussi sur la Place congolaise African Rainbow Minerals, la société du milliardaire Patrice Motsepe, et SacOil, un groupe en partie détenu par la famille de Dikgang Moseneke, vice-président de la Cour constitutionnelle sud-africaine.

La compagnie Dig Oil possède, elle, des participations dans des concessions pétrolières dans l'est de la RD Congo. Dirigée par Andrea Brown, une femme d'affaires proche de l'ANC, elle s'était déjà fait remarquer en se lançant dans l'exploration en Centrafrique, du temps où François Bozizé était encore au pouvoir. En janvier 2013, alors que le président centrafricain vacillait face à la rébellion qui allait le renverser, Pretoria n'avait pas hésité à envoyer un contingent de 400 hommes pour lui prêter main-forte.

L'Afrique du Sud sait, bien sûr, où se trouve son intérêt. Sa compagnie de téléphone mobile, Vodacom dont 51% appartient à alias Joseph Kabila, domine le marché congolais, ses experts miniers sont nombreux à travailler au Katanga et une partie du cuivre de cette province transite par l'Afrique du Sud, d'où il est exporté. Quant au projet de barrages hydroélectriques de Grand Inga (articulé autour de deux centrales déjà existantes, Inga I et Inga II), il intéresse tout particulièrement Pretoria, confronté à un important déficit énergétique. L'Afrique du Sud s'est donc engagée à acquérir plus de 50 % du courant qui doit être produit par le futur barrage d'Inga III. "Le soutien des Sud-Africains nous crédibilise et devrait faciliter la récolte de fonds auprès des bailleurs, reconnaît un conseiller à la primature congolaise. Sans eux, cela aurait été très difficile.

Une vigilance tous azimuts s'impose pour les congolais de tous bords. Complice de Joseph Kabila, le sud-africain Jacob Zuma n'est pas l'ami du Congo et des congolais mais plutôt un politico-affairo-mafieux qui pille les ressources de la République démocratique du Congo et soutient par ricochet un régime d'occupation, d'imposture et d'usurpation au Congo. A croire que Jacob Zuma parle de l’apartheid qui a brimé les noirs sud africains, les congolais ne doivent pas le croire. La vérité vraie, il arrive souvent qu'un enfant martyr devienne un parent bourreau. Sauf que la mafia des Zuma en République démocratique du Congo est quasi familiale, même l'ANC, le parti de Mandela est mis à contribution.

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Bercy. Edouard Philippe, le Premier ministre a clôturé les Etats Généraux de l'Alimentation

Bercy, le PM Edouard Philippe, le Ministre des Finances Bruno Le Maire, le Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, Stéphane Travert

Très attendu, Nicolas Hulot, le ministre de l'Environnement a déclaré forfait. Officiellement pour « un problème d'agenda » et selon un proche parce qu'il attendait de connaître les arbitrages finaux d'Edouard Philippe. Le Premier ministre a clôturé les Etats généraux de l'alimentation. La démarche a ouvert plus de chantiers qu'elle n'a pris de mesures nouvelles.

Arrivée du PM Edouard Philippe à Bercy

Après trois mois d'un travail au pas de charge pour des centaines d'experts et de professionnels chargés de poser les jalons de l'alimentation du futur, les Etats généraux se sont clos ce jeudi à Paris. La démarche a débouché sur une pluie de projets et deux décisions à ce stade : l'encadrement des promotions et l'obligation pour les distributeurs de revendre les denrées alimentaires à un prix supérieur d'au moins 10 % au prix d'achat fournisseur. Des décisions de nature législatives, qui seront expérimentées pendant deux ans pour voir si la distribution et l'industrie agroalimentaire font un effort pour remonter une partie des marges vers les producteurs.

Discours de M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre

Conclusion des Etats généraux de l’alimentation

Centre de conférence Pierre Mendès France, le jeudi 21 décembre 207

Mesdames et messieurs les ministres,

Mesdames et messieurs les présidents d’organisations professionnelles,

Mesdames et messieurs,

« Lorsqu’ils voulaient louer un bon citoyen, les ancêtres lui donnaient les titres de bon agriculteur, de bon fermier : ces expressions étaient pour eux la dernière limite de la louange (…). C’est parmi les cultivateurs que naissent les meilleurs citoyens ». L’éloge n’est pas de moi. Même si bien sûr je le partage. Il est du premier homme politique que je connaisse qui s’est intéressé à l’agriculture. Il s’y est tellement intéressé, qu’il a écrit une sorte de traité dans lequel il donne des conseils pour gérer une exploitation. Une exploitation d’oliviers en l’occurrence. Avec quelques ceps de vigne parce qu’il habite près de la Méditerranée. Ce traité, c’est le De Agri Cultura. Cet homme, c’est Caton l’Ancien. Celui qui voulait détruire Carthage. Qui y a d’ailleurs réussi. Pas lui directement, mais par son verbe. Et qui, entre deux harangues, s’adonnait à l’agriculture. Ce qui me fait dire qu’il a aussi été le premier « néorural » de l’histoire.

Vous êtes de bons, d’excellents cultivateurs, je n’en doute pas. Et ceux qui dans cette salle, ne le sont pas, sont d’excellents artisans et dirigeants d’entreprises. Quant à ceux qui ne seraient ni l’un, ni l’autre, ils sont de fins connaisseurs d’une activité dont je ne rappellerais pas ici les dimensions à la fois stratégique, industrielle et culturelle.

Vous êtes tout cela. Et ces Etats généraux de l’alimentation ont montré que, pour reprendre l’expression de Caton, vous étiez aussi de bons, de très bons citoyens. Certes, vous l’étiez déjà avant. Mais, en ce mois de juillet 2017 et alors que rien ne vous y obligeait, vous n’avez pas hésité à dialoguer. À échanger. Des idées, des analyses, des désaccords. Vous avez accepté de travailler, de construire ensemble. Dit comme ça, cela semble tout simple. Mais voyez-vous, dialoguer demande du courage. Et croyez-moi, il est bien plus simple de s’invectiver. Plus simple de ne pas chercher à comprendre. De caricaturer.

Oui, dialoguer demande du courage. Le courage de défendre ses convictions. Celui aussi de reconnaître que la vérité d’hier n’est plus forcément celle d’aujourd’hui. Le courage de rechercher, non des compromis, mais des solutions durables. Et la vie est bien faite. La vie est bien faite car souvent, le courage paye. Il coûte aussi, surtout au début. Mais il paye. En général à la fin. Ce que Robert Louis Stevenson, l’auteur de L’île aux trésors, résumait d’une belle métaphore agricole : « Ne juge pas chaque jour à la recette que tu fais, mais aux graines que tu sèmes ». Alors on a semé.

Quand le président de la République et moi-même avons imaginé puis lancé ces Etats généraux, nous n’ignorions rien des tensions entre certains d’entre vous. Vous reconnaîtrez qu’il était assez difficile de les ignorer : elles faisaient régulièrement la « une » des média. Et puis, l’Etat, en général le ministre de l’Agriculture, intervenait, et ça se calmait. Jusqu’à la prochaine crise. Ce mode de fonctionnement était devenu d’une certaine manière, quasi rituel.

Il n’était pourtant pas le signe d’une organisation qui garantissait, je dirais, la stabilité, la sérénité, la prévisibilité nécessaires à la conduite d’une activité économique de cette importance.

Oui, il fallait se parler. Il fallait se parler parce qu’on sent que ce modèle, notre modèle agricole, donne de vrais signes d’essoufflement. Il fallait se parler parce que dans certaines exploitations, des agriculteurs préfèrent se donner la mort plutôt que d’envisager l’avenir. Il fallait se parler parce que les consommateurs, vos clients en somme, expriment de nouvelles demandes. Des demandes qui ne sont pas un effet de mode, mais des tendances de fond. Il fallait se parler parce que les défis qui sont devant nous –je m’inclus dans le lot- ne relèvent pas d’un métier, d’une filière, d’un acteur mais de chacun d’entre nous. Nous avons tous, collectivement, une partie de la réponse.

La réponse à quoi ? À trois défis que vous connaissez bien.

D’abord, faire en sorte que chacun puisse vivre dignement et sereinement du fruit de son travail. Ça veut dire en finir avec la « gestion par la crise » pour inventer des solutions pérennes. Des solutions qui fonctionnent dans le cadre de relations commerciales, qui peuvent être dures, mais qui doivent se dérouler entre « égaux » et aboutir à une répartition équitable de la valeur.

Deuxième défi : rétablir la confiance.

La confiance entre vous. Alors, la confiance ne se décrète pas, elle se construit. C’est ce que nous avons essayé de faire avec ces Etats généraux. En choisissant des présidents d’ateliers issus de milieux très divers : agriculteurs, distributeurs, O.N.G., experts, élus. En confiant la présidence des ateliers qui ont traité de ces questions de la valeur à un distributeur (M. Papin) et à un magistrat (M. Canivet). Au début, ces nominations ont suscité des interrogations, pour ne pas dire plus. Certains et je ne les blâme pas, demandaient qu’un « agriculteur » assure la présidence de ces ateliers stratégiques. On peut les comprendre. Et puis, les ateliers ont travaillé. Les présidents ont présidé. Et aujourd’hui, tout le monde reconnaît que leur travail est de très grande qualité. Enfin, nous avons voulu construire cette confiance en sollicitant les interprofessions agricoles, en métropole et dans les départements et régions d’outre-mer.

Parce que malgré leurs limites, elles sont les seules capables de proposer des contrats ou des plans de filières. Et ce, sans multiplier à l’infini les lieux de discussion et de décision. Ni Ni faire intervenir le ministre de l’agriculture à tout bout de champ.

Rétablir aussi la confiance avec les consommateurs. Le hasard a fait que durant ces Etats généraux, nous avons affronté une « crise sanitaire ». Celle du Fipronil. Qu’a-t-elle montré ?

Eh bien que l’opinion, et c’est normal, a réagi avec vivacité. Avec inquiétude même. Nous étions tous inquiets. Mais cette séquence a aussi montré qu’avec de la transparence, avec de la pédagogie, avec des preuves de traçabilité, la profession a su rassurer et renforcer la confiance du consommateur. Voilà : les pouvoirs publics, les professionnels ont su gérer ce cas, qui était presque un cas d’école, avec sang-froid, avec rigueur et je dirais, avec psychologie. Un cas qui, il y a quelques années, aurait peut-être pris des proportions bien plus grandes et eut des répercussions bien plus graves sur la filière.

Enfin, troisième défi : répondre aux nouvelles attentes des consommateurs. Manger mieux, local, sainement, réduire ses apports en protéines animales. Garantir aussi aux producteurs un revenu décent. Mieux connaître la composition des produits. La liste est longue. Elle est foisonnante. Mais elle est surtout très précise. Et assez impérative.

Ces défis ne sont pas des constructions intellectuelles. Il suffit de regarder les conclusions de la consultation que vous avez menée pour s’en convaincre. Je ne sais pas si elle a valeur de sondage. Mais avec 150 000 visites sur le site, 18 000 participants et 163 000 votes, elle donne, je crois, une bonne indication de ce que veulent les consommateurs. Elle confirme les attentes que je viens d’évoquer. Et la nécessité d’y répondre. Or, comme je l’ai dit, cette réponse, nous en détenons tous une partie. Nous en sommes un peu les « copropriétaires ». Les agriculteurs tout d’abord, en se regroupant pour négocier les prix et les volumes. En adaptant aussi leurs productions, en lien avec leurs débouchés. Ils sont nombreux à le faire. Je sais que la question du regroupement des agriculteurs et du droit de la concurrence soulève des interrogations récurrentes. Il est difficile d’édicter des règles pouvant s’appliquer a priori à tous les cas de figure. Cependant, la jurisprudence et le droit européen ont récemment confirmé les possibilités de regroupement des producteurs. Ceux-ci, s’ils le souhaitent, peuvent constituer des organisations de producteurs, des « O.P. », pour mettre en commun la commercialisation de leur production. L’O.P. peut par exemple négocier les prix et les volumes. Dans le futur cadre législatif que je vais détailler, elle proposera les termes du contrat avec l’acheteur, en particulier sur la détermination des prix et des volumes. Et elle proposera aussi, avec, le cas échéant, l’appui de l’interprofession, des indicateurs pour prendre en compte les coûts de production de ses adhérents.

Les industriels et les distributeurs ont une partie de la réponse, en acceptant de mieux rémunérer les producteurs, en investissant et en rénovant le fonctionnement des interprofessions. Là aussi, je sais que les interprofessions s’interrogent sur le droit de la concurrence. Or, là aussi, le droit européen a évolué. Par exemple, la réglementation européenne définit et conforte les missions des interprofessions. Il existe également une procédure de consultation préalable de la Commission. Ces possibilités existent. Elles ne sont pas peut-être pas assez connues. Nous les ferons connaître. Nous renforcerons l’information sur ces règles. Et nous diffuserons aussi les bonnes pratiques : celles qu’on constate en France et celles qu’on observe à l’étranger.

Les consommateurs ont une partie de la réponse. Parce que quand ils décident d’acheter tel produit plutôt que tel autre, un produit d’ailleurs parfois un peu plus cher, ils contribuent à modifier l’ensemble du système. Ils l’encouragent. Ils le révolutionnent.

L’ensemble des associations et des O.N.G ont une partie de la réponse. En alertant bien sûr.

En informant. Mais aussi en aidant, par le dialogue, les consommateurs et les professionnels à changer.

Et enfin, les pouvoirs publics ont une partie de la réponse. En adaptant la réglementation. En encourageant l’expérimentation et la diffusion des bonnes pratiques. En assurant aussi le suivi des décisions qui sont prises.

Tout le monde a une partie de la réponse. Donc maintenant il faut assembler les pièces du puzzle.

Un des domaines dans lesquels les discussions ont le mieux avancé, est celui de la négociation commerciale. Pour la première fois, tous les représentants de toutes les professions ont signé une charte d’engagements volontaires. Oh, je sais ce qu’on dit des chartes : ça fait bien sur la photo, mais passée l’émotion du moment, les promesses n’engagent plus que ceux y croient.

Ça a peut-être été le cas dans d’autres domaines et à d’autres époques, mais celle que vous avez signée est un peu particulière :

D’abord, cette charte, beaucoup la réclamaient depuis longtemps et jusqu’à présent en vain. Son premier mérite est donc celui d’exister. Ensuite, tout le monde a signé. Les distributeurs bien sûr. Les producteurs. Mais aussi les acteurs de la coopération agricole, les entreprises de la distribution. Chacun pourra le vérifier dans les dernières pages, celles des signatures : il ne manque personne.

Troisième chose : cette charte n’est pas une succession de concepts généraux qui, à force de vouloir tout dire, finissent par ne plus rien dire. C’est souvent le défaut des chartes. Celle-ci est extrêmement précise. Très concrète aussi. On y parle de « construction de prix à partir de l’amont », « d’intégration des coûts de production des produits agricoles », de « montée en gamme de l’offre alimentaire ». On y parle surtout des vrais sujets, ceux qui fâchaient avant qu’on décide de se parler et qui aujourd’hui, ressemblent de plus en plus à des objectifs communs : permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail, offrir une alimentation saine et sûre, créer plus de valeur. Pour moi, c’est plus qu’une charte : c’est une stratégie. Une vision de ce que doit être l’avenir du modèle agricole français. De ce qu’il doit proposer pour résister à la concurrence. Et pour partir à la conquête des marchés français et internationaux.

Enfin, dernière chose : je le disais tout à l’heure, la confiance ça se construit. L’avantage de signer une charte d’engagements volontaires dès le début d’un quinquennat, c’est qu’on verra vite qui joue le jeu. Tout le monde, je l’espère. Mais, disons, qu’on saura vite si le climat de confiance existe. S’il est bien réel, s’il est robuste. Si on peut continuer à construire dessus ou si au contraire, je dirais malheureusement, nous sommes condamnés à fonctionner par «oukases » et par « à-coups ». Je ne le crois pas. Je ne le souhaite pas.

Alors, c’est un test. On m’a dit, lors d’un déplacement en province, que certains auraient déchiré la charte, en parlant d’un document signé à Paris, sans valeur. Je le dis calmement, chacun doit mesurer les engagements pris vis-à-vis du président de la République et du premier ministre.

Comme j’y attache du prix et que la confiance n’exclut pas le contrôle, le Gouvernement réunira le groupe de suivi des négociations commerciales en début d’année, pour faire un point précis sur leur déroulement. Nous en tirerons les conséquences sur les contrôles à effectuer et sur le contenu des textes en préparation.

Une des choses les plus précieuses des Etats généraux, c’est le constat partagé que la guerre des prix dans la grande distribution détruit de la valeur. De la valeur pour les agriculteurs, pour les PME de l’agroalimentaire. De la valeur aussi pour le commerce, la distribution et les consommateurs, privés du développement de nouveaux produits et de l’innovation. La création et la répartition de valeur vont de pair, c’est ce qui vous a guidé dans ces Etats généraux, nous y veillerons pour la suite.

Ainsi, plusieurs filières proposent de se réorganiser à la suite des Etats généraux, pour rassembler l’ensemble des opérateurs économiques dans les interprofessions, comme l’interprofession laitière qui intègre la grande distribution. Dans le lait, les viandes, elles prennent l’engagement de développer la contractualisation, les organisations de producteurs et de nouveaux indicateurs pour mieux prendre en compte les coûts de production agricole. Cela s’accompagne d’objectifs précis de développement de nouveaux produits répondant aux attentes des marchés. Je salue ces propositions. Je souhaite que leur mise en œuvre démarre au plus vite en 2018. Le Gouvernement vous accompagnera en adaptant la loi sur les négociations commerciales, j’y reviendrai. Nous voulons pouvoir adopter la loi en constatant que de réels progrès ont été accomplis dans les filières, en matière de contractualisation, d’indicateurs et de regroupement des producteurs. Concrètement, ça veut dire que dès cette année, les nouveaux contrats de filières, par exemple ceux des filières du lait, de la viande ou des œufs, mettront l’accent sur une meilleure répartition de la valeur, sur le bio, sur la qualité, sur le bien-être animal. Sur tous ces sujets qui se trouvent désormais au cœur des attentes des consommateurs. Alors, évidemment, vos discussions n’ont pas porté que sur ça. D’autres engagements ont été pris.

Je pense à ceux des industries de l’alimentaire sur la composition des produits et sur l’accès à l’information, en particulier grâce au numérique. Là encore, cela se traduira à terme, pour le consommateur, par des choses très concrètes. Comme quoi ? Comme la possibilité de savoir, grâce à son smartphone, quels sont les ingrédients qui composent le produit qu’on veut acheter, de quelle région il provient, quel est le nom de l’exploitant. Il faudra peut-être compter un peu plus de temps pour faire ses courses. Mais on ne perdra pas son temps. Parce qu’on va apprendre plein de choses intéressantes. On apprendra surtout à faire un choix raisonné, responsable. On pourra ainsi voter un peu tous les jours pour le modèle agricole de notre choix. Et quelque chose me dit que ce modèle sera un modèle plus juste, plus responsable, plus local, plus respectueux de l’environnement et de la santé.

C’est un bel acquis. Un acquis qu’il faut faire fructifier. Vous avez pris vos responsabilités. L’Etat prendra les siennes.

Nous déposerons un projet de loi au début de cette année, après avoir sollicité l’avis du Conseil d’Etat. L’idée est bien de remettre totalement à plat les règles du jeu. En particulier celles qui sont « faussées ». Non pour soutenir des activités de manière artificielle, ce qui n’est rendre service à personne. Mais pour garantir des conditions de marché justes, efficaces, saines.

En ce qui concerne les relations commerciales d’abord :

Nous proposons d’habiliter le Gouvernement à relever le seuil de revente à perte de 10% et à encadrer les promotions à titre expérimental, pour une durée de deux ans. Quel est l’objectif du relèvement du seuil de revente à perte ? Il est d’essayer de rééquilibrer les relations commerciales au profit du revenu des agriculteurs. En clair, on modifie un peu les termes de l’équation qui sert de base au calcul des péréquations des distributeurs entre les produits qu’ils vendent à un prix plancher et les autres. Le tout dans un sens plus favorable au producteur. Et puis, nous voulons encadrer en valeur et en volume les promotions de produits alimentaires. Alors, évidemment, il ne s’agit pas d’interdire les promotions. Elles sont un argument de vente important pour les enseignes. Les Français veulent en profiter et c’est bien normal. Mais ces promotions ne peuvent pas se faire au détriment du producteur. Ni conduire un exploitant ou chef de TPE au bord de la faillite. D’où cet encadrement, qui permet à la fois de maintenir l’existence de promotions, de belles promotions, mais dans de justes proportions.

Celles d’une politique commerciale que je qualifierais de normale ou de classique. Ces mesures seront mises en œuvre en 2018, en tenant compte de l’avancement des plans de filières. Nous évaluerons leurs conséquences durant deux ans, sur les agriculteurs, les entreprises de l’agroalimentaire, en particulier les PME et sur le développement de nouveaux produits. Ça sera assez facile de vérifier si ça fonctionne ou pas. Et nous attendons que chacun se saisisse de ces nouvelles dispositions dans le domaine de la contractualisation et des opportunités qu’elles ouvrent de développement sur les marchés.

Deuxième sujet : la réforme des règles de contractualisation entre agriculteurs et transformateurs d’un côté et entre fournisseurs et grande distribution de l’autre.

D’abord, on va inverser la logique traditionnelle : désormais, ce seront les producteurs et leurs OP qui proposeront les termes du contrat. Et cette proposition prendra en compte les coûts de production des agriculteurs, avec l’appui notamment des interprofessions.

Nous faciliterons également la renégociation des prix en cas de volatilité. Le prix des matières premières et celui de l’énergie. Le sujet est complexe. Je me garderai bien de l’aborder ici dans toute sa technicité. Je dirais juste que pour les Français, ça veut dire qu’on va essayer de ne pas revivre l’épisode, assez incompréhensible, que nous avons connu avec le beurre. Je ne sais pas pour vous, mais je n’imaginais pas qu’en France, en 2017, on pouvait connaître une pénurie de beurre. Je ne dis pas ça seulement parce que je suis Normand. Mais parce que ça fait désordre. Et que c’est très difficile à expliquer à des Français qui entendent par ailleurs que des producteurs de lait ont du mal à joindre les deux bouts. Aucun autre pays d’Europe n’a connu cette situation. Raison de plus pour modifier les comportements de chacun. N’en déplaise à ceux qui pensent que c’est impossible. Je suis désolé : tous nos voisins nous montrent que c’est possible.

Nous lutterons enfin contre les prix « abusivement bas ». Quelle est l’idée ? Elle est de dissuader les acheteurs d’acquérir des produits agricoles ou alimentaires à un prix qui n’en reflète pas la valeur. La valeur de production j’entends. Et donc à un prix qui ne permet pas à la filière « amont » d’en tirer un revenu équitable, indépendamment d’ailleurs des situations de crise. C’est un sujet absolument crucial pour ramener un peu de dignité, un peu de respect aussi dans certaines relations commerciales- pas toutes-, qui commençaient à en manquer cruellement.

Un mot peut-être au sujet de trois autres chantiers qui ont nourri vos travaux. Et qui connaîtront aussi une traduction législative. Je me contente de les évoquer rapidement. Le temps file. Je ne voudrai pas abuser de votre patience. Surtout à quelques jours de Noël. Ces chantiers, quels sont-ils ?

Le premier concerne le bio. Le président de la République l’a dit. Nous inscrirons dans la loi, l’objectif de 50% de produits bio, locaux ou écologiques dans la restauration collective d’ici la fin du quinquennat. Cet objectif il faut bien sûr l’atteindre. En cela, il est un but en soi. Mais il est aussi un moyen. Celui de permettre au plus grand nombre d’accéder à des produits de qualité et de vous encourager à investir, en vous garantissant des débouchés.

D’ici le salon de l’agriculture, nous élaborerons un nouveau programme en faveur du développement de l’agriculture biologique. Le Gouvernement est prêt à reprendre à son compte l’objectif de 15 % de surface agricole utile française en 2022, contre 6% aujourd’hui. C’est un effort considérable.

Mais avant de le confirmer, je voudrais que la concertation qui s’ouvre nous permette de bien déterminer les moyens d’y parvenir. Ça implique d’anticiper et de préparer les arbitrages nécessaires pour ne pas reproduire la situation de cet été. Chacun s’en souvient : nous avons dû modifier la répartition des aides de la PAC pour garantir les aides aux zones défavorisées, au bio, à l’assurance récolte jusqu’à la fin de la période de programmation. Nous avons dû le faire alors que les risques de dérapage budgétaire étaient connus depuis longtemps, sans que les mesures de régulation nécessaires aient été mises en œuvre.

Je souhaite donc que l’on évalue dès maintenant les risques de dérapage budgétaire pour éviter les mauvaises surprises : le montant des aides prioritaires, leur financement par l’Etat, les Régions, les Agences de l’Eau, le fonds européen FEADER, la contribution des filières et des consommateurs au développement du secteur et au financement de l’agriculture biologique. Tous ces éléments doivent être évalués, analysés finement pour construire la trajectoire qui nous permettra d’atteindre l’objectif de 15%.

Le deuxième chantier est celui de la lutte contre le gaspillage alimentaire qui est un scandale social et un non-sens écologique. Les ateliers des Etats généraux ont discuté de l’instauration d’un « doggy-bag » dans les restaurants. Le débat doit se poursuivre et prospérer sur cette question. D’ores et déjà, nous encouragerons davantage les dons, en intégrant cet enjeu à la responsabilité sociétale et environnementale des entreprises.

Je parlais de respect et de dignité tout à l’heure. La lutte contre le gaspillage, c’est le respect et la dignité qu’une société se doit à elle même. Et en particulier à ses membres les plus fragiles.

Enfin, nous renforcerons les sanctions pour non-respect des règles de bien-être animal. Nous passerons ainsi de 6 mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende à 1 an et 15 000 euros d’amende. Les O.N.G pourront également se porter partie civile en cas de procédure à la suite de mauvais traitements, au titre du Code rural et de la pêche maritime - c’est déjà le cas au titre du Code pénal. Au-delà des questions philosophiques – importantes- sur le rapport entre l’homme et l’animal – il s’agit d’abord de faire respecter la loi.

Avant de conclure, je voudrais revenir, là aussi très brièvement parce qu’on en a déjà beaucoup parlé, sur la question du glyphosate. Je n’en retrace pas la genèse. Vous la connaissez. Vous savez que le Gouvernement s’est engagé à rendre public, d’ici la fin de l’année, des propositions pour limiter l’usage des pesticides et sortir du glyphosate dans un délai de 3 ans, comme l’a demandé le président de la République.

Les propositions du Gouvernement s’appuient, pour une large part, sur les recommandations de la mission menée de manière conjointe par trois corps d’inspection. Elles s’appuient aussi sur un rapport de l’INRA.

Je précise que ces réflexions sont publiques. On ne cache rien. On dit et on montre tout. Parce que ce sont des questions complexes. Parce que les Français doivent avoir un maximum d’informations, ce qui implique aussi d’assumer nos questionnements, nos doutes. Parce qu’il ne s’agit pas de changer seulement une méthode de culture, mais parfois toute une filière. Et ça, ça se prépare, ça s’organise, ça s’accompagne. Surtout quand les filières concernées sont exposées à la concurrence internationale et craignent des distorsions de concurrence, comme c’est le cas dans les grandes cultures.

Nous voulons agir à la fois au niveau européen et national pour relever trois défis ou atteindre trois objectifs, dans un cadre européen :

D’abord : exclure et substituer les molécules et les produits les plus dangereux. Je sais que c’est difficile. Mais rien n’a été obtenu dans ce domaine sans objectif ambitieux. Vous le savez, cette démarche est déjà engagée depuis 2009 an niveau de l’Union Européenne.

Certaines substances ont d’ores et déjà vocation à être exclues du marché européen. La France se mobilisera pour s’en assurer et pour améliorer le cadre européen relatif à la substitution. Le Gouvernement saisira l’ANSES sur la base des recommandations du rapport des trois inspections.

Deuxième objectif : renforcer les actions de recherche et évaluer les substances dont l’exclusion ou la substitution ne sont pas prévues. Le glyphosate entre dans cette catégorie.

Une expertise collective sera lancée par l’INSERM dès 2018. L’ANSES élaborera le cahier des charges des études complémentaires à mener sur la dangerosité du glyphosate.

Enfin, et c’est peut-être le plus important, nous voulons aider les filières agricoles à développer des alternatives, en particulier au glyphosate, pour être en mesure d’en sortir d’ici 3 ans. Nous nous engagerons résolument dans cette voie, en mobilisant les leviers de la recherche et du développement dans le domaine agricole. Je suis absolument convaincu de la mobilisation des agriculteurs. Je sais qu’il existe des exemples de bonnes pratiques, et des propositions pour aller dans ce sens, en prenant appui sur les engagements volontaires.

Je sais aussi qu’il faut être capable d’accompagner, d’encourager ces démarches volontaires grâce à des évolutions ou à des adaptations réglementaires. C’est pourquoi :

Nous séparerons, conformément à l’engagement du Président de la République, les activités de conseil et de vente de pesticides. Une habilitation du Gouvernement à légiférer sur ce sujet est proposée.

Nous modifierons la redevance pour pollutions diffuses pour tenir compte de la dangerosité des produits et financer l’accompagnement des agriculteurs et les actions que je viens d’évoquer dans le cadre du programme Ecophyto ;

L’ensemble des propositions du Gouvernement seront soumises à concertation avec les parties prenantes afin de finaliser notre plan d’actions avant la fin du premier trimestre 2018. Elles seront rendues publiques tout prochainement.

Enfin, j’ai demandé aux ministres de l’agriculture, de la transition écologique et de la santé, de revoir les programmes nationaux sur l’alimentation, la nutrition, la santé, l’environnement, la précarité alimentaire à la lumière de vos recommandations, pour la fin du premier semestre 2018.

Il s’agira de promouvoir une alimentation saine et durable, grâce à l’amélioration de l’information des consommateurs :

en adaptant les repères nutritionnels qui sont aujourd’hui fixés pour des aliments bruts quand 50 %des aliments sont transformés ;

en améliorant progressivement l’étiquetage nutritionnel simplifié (Nutriscore) dont l’expérimentation vient d’être lancée ;

en révisant la charte alimentaire du CSA pour renforcer son contenu sur les comportements alimentaires et prendre en compte les différents supports.

Nous tiendrons compte, là aussi, des engagements volontaires des opérateurs pour améliorer la qualité nutritionnelle des produits, pour participer aux actions de prévention et d’information des consommateurs.

Nous renforcerons aussi la surveillance pour identifier et évaluer les risques dans le domaine alimentaire, en tirant les leçons des épisodes de crise récents.

Je terminerai en revenant sur un point, celui de l’attractivité des métiers de vos filières. Vous avez proposé de nombreuses actions pour améliorer l’image, la formation, les diplômes. Je connais aussi vos attentes au sujet du renouvellement des générations, de la transmission des entreprises, en particulier dans l’agriculture. Nous poursuivrons ces chantiers en 2018. Mais d’ores et déjà, ces Etats généraux ont permis, je crois, d’adresser un vrai signal.

Je sais que beaucoup d’autres mesures ont été discutées durant votre journée, sur les aspects internationaux et la priorité à l’agro-écologie dans l’action de la France, sur l’accompagnement des entreprises à l’exportation et la mise en place d’une «marque France», sur la future politique agricole commune, sur les priorités pour le grand plan d’investissement, sur la recherche-développement, le conseil agricole.

Toutes ces propositions, ces actions seront précisées, ajustées et mises en œuvre en 2018. Cette fois, j’ai vraiment été trop long ! Heureusement, nous allons continuer de nous voir et d’échanger. Nous aurons deux rendez-vous pour suivre l’avancement de ces chantiers : le Salon international de l’agriculture et la fin du premier semestre 2018. Ces Etats généraux ne sont évidemment pas un aboutissement, mais un commencement. « Ce qui sauve, écrivait un jour Antoine de Saint-Exupéry, c’est de faire un pas. Encore un pas ».

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jeudi 21 décembre 2017

Immigration : Macron "a été vallsisé", dit Hamon

Bénoit Hamon à Bercy lors de la campagne présidentielle 2017

L'ancien candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon, fondateur du mouvement "Générations.s", juge sévèrement jeudi dans un entretien au Parisien la politique migratoire d'Emmanuel Macron, estimant qu'il "a été 'vallsisé".

En pleine polémique sur la politique migratoire du gouvernement, Benoît Hamon, qui vient de lancer son mouvement Génération.s, dénonce des mesures « inhumaines ».

Le Parisien: La circulaire Collomb sur le « tri » des migrants a créé une importante polémique. Qu'en pensez-vous ?

Benoît Hamon: Emmanuel Macron, parce que c'est sa décision, pas celle de Gérard Collomb, remet en cause un droit fondamental : celui, pour toute personne en situation de détresse, de pouvoir être hébergée. On ne peut pas, comme le fait Macron, faire de grands discours, évoquer l'héritage des Lumières et parallèlement abattre ce droit fondamental. Ces personnes, en situation de grande détresse, n'iront plus dans ces centres d'hébergement de peur d'y être attrapées, expulsées. Simplement parce que ces lieux deviennent des pièges à migrants.

Le Parisien: Manuel Valls a affirmé que cette politique était le prolongement de ce que lui avait engagé comme Premier ministre...

Benoît Hamon: Ça correspond, en effet, à la vision de Manuel Valls. Macron a été vallsisé sur les questions d'immigration. Il faut reconnaître à Valls une honnêteté que Macron n'a pas. Valls a dénoncé la politique d'hospitalité à l'égard des migrants portée par Merkel. Macron, lui, l'applaudit, et finalement fait du Valls. Macron est malhonnête sur ces questions. Sa politique est malveillante à l'égard de ceux qui sont les plus vulnérables. Ce que fait Macron, Sarkozy n'a même pas osé le faire ! Voilà où nous en sommes.

Le Parisien: Comment résoudre cette crise ?

Benoît Hamon: Au sein de Génération.s, nous proposons de créer plus de places dans les Cada (NDLR : centres d'accueil des demandeurs d'asile), dans les centres d'hébergement d'urgence (NDLR : mesure annoncée par le gouvernement), de faciliter le passage de ces centres vers les logements très sociaux. Également d'autoriser les demandeurs d'asile à travailler au bout de trois mois.

Le Parisien: La solution doit aussi être pensée à l'échelle européenne ?

Benoît Hamon: L'essentiel des moyens consacrés par l'Europe sont des moyens de police aux frontières. On se débarrasse du problème. L'Europe doit abonder le fonds vert pour le climat par la taxe sur les transactions financières pour résoudre la question des migrations climatiques. Elle devrait décider d'avoir une politique au niveau européen de visas humanitaires, de remettre en cause les accords de Dublin (NDLR : un migrant doit faire sa demande d'asile dans le premier pays par lequel il entre en Europe). On se défausse en permanence sur les mêmes pays, alors que nous devrions assumer collectivement une politique migratoire, répartie entre tous. La France doit avoir un rôle de leadership, être exemplaire en la matière. Or, aujourd'hui, il n'y a exemplarité ni en termes d'hospitalité ni en termes de droits de l'homme.

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La Cimade: Entendez-nous Monsieur le Président !

Geneviève Jacques, Présidente de la Cimade

Alors que les associations sont « consultées » sur les questions d’asile et de migrations ce 21 décembre 2017 après-midi par le Premier ministre, La Cimade a choisi d’interpeller le Président de la République sur l’une de ses promesses.

La fin de l’année approche, Geneviève Jacques, présidente de La Cimade, rappelle dans un message vidéo adressé au président Emmanuel Macron, que contrairement à sa déclaration du 27 juillet à Orléans, des personnes migrantes dorment encore dans les rues et dans les bois. Depuis, rien n'a été fait par le gouvernement pour proposer des solutions d’hébergement, notamment à Paris ou à Grande-Synthe où ces images ont été filmées ces derniers jours. Bien au contraire, deux circulaires ont été publiées, elles remettent en cause l’accueil inconditionnel des personnes dans les centres d’hébergement d’urgence, principe fondamental de l’action sociale. Elles engagent l'État dans le tri des personnes migrantes.

La Cimade invite le Gouvernement et le Président de la République à respecter l’engagement pris en juillet dernier, et mettre un terme à toutes les décisions en cours qui violent massivement les droits des personnes en migration et en quête de protection par la France. Une autre politique migratoire basée sur l’accueil, la solidarité et l’hospitalité est attendue.

Entendez-nous Monsieur le Président ! from La Cimade on Vimeo.

Verbatim du message adressé par Geneviève Jacques, présidente de La Cimade :

Monsieur le Président,

Le 27 juillet vous avez déclaré : « Je ne veux plus avoir, d’ici la fin de l’année, des femmes et des hommes qui vivent dans les bois, dans les rues, perdus. C’est une question de dignité, c’est une question d’humanité et d’efficacité ».

Nous sommes à la fin de l’année.

Regardez ces images : des centaines, des milliers d’exilés vivent et dorment encore dans les rues et dans les bois. Parce qu’il n’y a pas assez d’abris pour eux et aussi parce que les pouvoirs publics ne veulent pas les accueillir en France.

Où est la dignité ? Quand des exilés sont harcelés par les forces de l’ordre qui détruisent leurs abris et leurs couvertures, aggravant les situations de souffrance et d’errance.

Où est l’humanité ? Quand des centres d’hébergement d’urgence sont transformés en lieux de fichage et de triage entre ceux qui seraient « accueillables » et ceux qui seraient « jetables », c’est à dire voués à l’expulsion vers des pays qu’ils viennent de fuir.

Le refus des acteurs associatifs de coopérer à des dispositifs qui lient l’hébergement à l’éloignement forcé n’est pas une posture Monsieur le Président.

C’est l’expression d’un très sérieux malaise devant les conséquences inhumaines de la politique migratoire menée en votre nom.

Cessez de taxer d’angélisme ou de naïveté des associations ou des citoyens qui se mobilisent partout en France par solidarité et qui réclament une politique digne de ce nom, une politique d’accueil à la hauteur des défis migratoires d’aujourd’hui.

Pour eux, pour nous, c’est une question de dignité, c’est une question d’humanité, c’est un enjeu de choix de société.

Entendez-nous Monsieur le Président !

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dimanche 17 décembre 2017

Alias Joseph Kabila décide-t-il la guerre contre le Nigéria en occupant deux parcelles de son ambassade à Kinshasa?

Son Excellence Muhammadu Buhari, le Président de la République Fédérale du Nigéria

Quelle mouche a piqué Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale pour choisir l'affront contre le Nigéria ? La République démocratique du Congo, qui n'a qu'une armée des soudards, mercenaires, criminels infiltrés au nom de "Fardc", peut-elle avoir l'audace téméraire d'affronter le Nigéria, qui a une puissance de feu ? En installant illégalement ses militaires et policiers, dans les parcelles à Kinshasa-Gombe, de l'ambassade de la République Fédérale du Nigéria, Alias Joseph Kabila cherche-t-il d'en découdre avec plus puissant que lui ? Qu'est-ce qui se cache derrière cet affront au Nigéria ? Comme dit un proverbe: Lorsqu'un poussin remplit la marmite ce que sa mère poule est dedans ! Sous-pressions internes et externes, Alias Joseph Kabila passe à la vitesse supérieure en occupant deux parcelles de l'ambassade du Nigéria à Kinshasa.

L'ambassade du Nigéria à Kinshasa

Le Nigéria est un pays démocratique où l'alternance politique fonctionne. Élu avec 54 % des suffrages, la cérémonie de l'investiture de Buari s'était déroulée vendredi 29 mai 2015, dans la matinée à Abuja, la capitale fédérale. "Moi, Muhammadu Buhari, je fais le serment de faire de mon mieux pour préserver et défendre la Constitution de la République fédérale du Nigeria".Il s'était présenté comme le Président de tous les Nigérians: "Je voudrais remercier les millions de militants qui nous ont soutenu. Je salue également tous les autres citoyens, ces hommes et ces femmes qui n'ont pas voté pour nous mais qui ont contribué à ancrer notre culture de la démocratie dans un esprit de compétition. Je fais le serment de servir tous les Nigérians".

Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis avec Alias Joseph Kabila à Kinshasa

Alias Joseph Kabila n'a aucune légitimité, il gouverne par défi. Il a à son compteur deux hold-up électoraux-2006 et 2011! L'accord de la Saint-Sylvestre l'a sauvé en lui accordant un an de plus. Il continue dans les arrestations arbitraires, pillages et crimes. En juin dernier, le président sénégalais Macky Sall avait exhorté Alias Joseph Kabila. L’ancien opposant d’Abdoulade Wade avait rappelé que l’Afrique n’ pas besoin de sang pour se développer mais de la paix et la démocratie tout en précisant que ce n’est pas dans le devoir de Joseph Kabila de promettre les élections. Par contre son mandat a déjà pris fin le 19 décembre 2016 et c’est l’ACCORD du 31 décembre 2016 qui lui a donné la chance de rester encore une année au pouvoir.

Quelle diplomatie entre Paul Kagame et son pro-consul Alias Joseph Kabila catapulté à la tête du Congo ?

La République démocratique du Congo est sous occupation, c'est plus que la dictature ! Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale et sa bande ne respectent rien ni les lois internationales, ni les droits de l'homme, encore moins la convention de Vienne. L'Etat qui n'arrive pas à protéger ses citoyens ni son territoire, le voilà qui pousse le bouchon trop loin...La République démocratique du Congo occupe illégalement deux parcelles de l'ambassade du Nigéria à Kinshasa. Elle y a placé des militaires et policiers ! Comment la RDC, qui a ratifié la convention de Vienne sur les relations diplomatiques, qui est un traité international réglant les rapports diplomatiques entre États, l'immunité du personnel diplomatique et l'inviolabilité des ambassades, complétée par la convention de Vienne sur les relations consulaires, peut agir comme un Etat voyou ?

La presse coupagiste kinoise tait l'information. Pourtant, le communiqué de presse N°208/FBCP/CEI/2017 du 16 décembre, de la Fondation Bill Clinton pour la Paix (FBCP), une organisation de promotion et de défense des droits de l’Homme, de la culture de la paix et de l’éducation démocratique à travers le monde, particulièrement en Afrique Centrale, est sans appel: "Elle conteste énergiquement contre l’occupation illégale des maisons appartenant à l’Ambassade du Nigeria en RDC, situées respectivement au N° 36 de l’Avenue Pumbu occupée par des militaires et au N° 23 de l’Avenue Roi Baudouin, occupée par des policiers, toutes dans la Commune de la Gombe. La FBCP condamne ces occupations illégales et les actes de vandalismes et pillage susceptibles de mettre en péril les relations diplomatiques entre la RDC et la République Fédérale du Nigeria. Nous demandons aux ministres des Affaires Étrangères, de la Défense Nationale et de l’Intérieur de tout faire pour prendre des mesures qui s’imposent en vue de la libération de ces espaces diplomatiques dans un bref délai. Enfin ; la FBCP demande à l’Auditorat Militaire de s’occuper des militaires et policiers inciviques ayant élu domicile les deux parcelles de l’Ambassade du Nigeria en RDC et leurs complices.

Londres, le Président Nigérian Muhammadu Buhari et le patriarche Julien Ciakudia Sr

La colère du patriarche Julien Ciakudia Sr

Pour le patriarche de la résistance congolaise, Julien Ciakudia qui a l'habitude d'appeler Son Excellence Muhammadu Buhari, le Président de la République Fédérale du Nigéria, "Son grand frère" ne décolère pas depuis Londres. Il dénonce le comportement provocateur de Kinshasa face à Abuja ! L'histoire ne doit pas se répéter clame Ciakudia qui étaye avec deux exemples historiques. La provocation malicieuse n'a jamais payé en diplomatie.

L'ambassade de la France à Kinshasa

On ne badine pas avec la diplomatie qui est un pan important de la politique internationale. Le 29 janvier 1993, l'ambassadeur de France au Zaïre, Philippe Bernard, âgé de soixante et un ans, avait été tué, par une balle perdue dans la capitale zaïroise, où des groupes de militaires armés sillonnaient les rues en tirant des coups de feu. La confusion était totale à Kinshasa, où des groupes de militaires parcouraient à vive allure les avenues du centre ville dans des véhicules militaires et civils, tirant des coups de feu et rançonnant tout ce qui se trouvait sur leur passage. 4 ans, plus tard, le Maréchal-Président Mobutu Sese Seko, qui avait autorisé ses militaires de piller le centre ville de Kinshasa, qui n'avait pas pu protéger l'ambassadeur de France, prenait la poudre d'escampette, la France, qui vivait la cohabitation Chirac-Jospin, lui ayant refusé le visa, il est mort dans un dénouement au Maroc. Et il a été enterré devant moins de dix personnes.

Idi Amin Dada

La provocation audacieuse d'un dictateur à l'égard d'un autre pays africain rime souvent avec la riposte foudroyante. Qui a oublié la fuite piteuse de l'ogre de Kampala en 1979 ? Son Excellence le conquérant de l'Empire britannique, le maréchal-docteur Idi Amin Dada, "plus grand chef d'Etat du monde" et "dernier roi d'Ecosse" autoproclamé, président à vie de la république d'Ouganda, commandant en chef des forces armées, président du conseil de la police et des prisons, etc. Malgré sa dictature, son zèle, ce colosse - molosse ? - de 120 kilos pour 1,90 mètre n'avait pas dépassé pas le grade de sergent-chef, le plus élevé décerné à un indigène par l'armée britannique. Faute d'opérations militaires, le tirailleur s'entraîne sur les rings, où il excelle. Il est neuf fois champion de son pays dans la catégorie poids lourds. La situation de l'Ouganda ne cesse de se détériorer, entre pénurie et exécutions. En octobre 1978, le tyran joue son va-tout en lançant un raid en Tanzanie, pour reprendre la Kagera, un lopin de terre confisqué lors de la décolonisation et du tracé des frontières. L'armée de son ennemi juré, Mwalimu Julius Nyerere - le seul dirigeant africain qui le traite de "fasciste noir" -, lance une contre-offensive victorieuse. Le 11 avril 1979, l'ogre de Kampala prend la fuite. Après une escale à Tripoli, il est finalement accueilli, nourri et blanchi par l'Arabie saoudite jusqu'à son décès à Djeddah, le 16 août 2003 en 2003.

Le patriarche Julien Ciakudia Sr à Londres

Pour Julien Ciakudia Sr, "La République démocratique du Congo et la République Fédérale du Nigéria sont deux géants de l'Afrique qui doivent cheminer ensemble. Chacun avec ses potentialités mais en sauvegardant la vision panafricaniste du continent".

Si la République démocratique du Congo est un géant aux pieds d'argile, un géant qui s'ignore, qui se laisse piétiner par des criminels, opportunistes, extrémistes qui l'ont pris en otage, sans oublier une classe politique pourrie, corrompue et toxique...La RDC est devenu un pays en chute libre avec une volatilité macroéconomique sévère: 660 Millions$ de réserve d’échange, 54% taux d’inflation, 70% de dépréciation du FC 1575 contre $ 1, 2.2% du PIB taux d’investissements direct étrangers. Le petrol du lac Albert qu’exploite Fleurette Group 85% et 15% pour la République démocratique du Congo a été négocié par Alias Joseph Kabila et Jacob Zuma qui y plaça son neveu « khulubuse Zuma » à la tête de Caprikat Ltd. Un véritable outil de pillage des ressources du Congo par Alias Joseph Kabila et Zuma.

Avec plus de 190 millions d'habitants en 2017, le Nigeria est le pays le plus peuplé d' Afrique et le septième pays du monde par son nombre d'habitants. La République fédérale du Nigeria est la première puissance économique du continent africain en 2016, et la 27e au niveau mondial (PIB) selon la Banque mondial. Cela fait 9 ans que le groupe terroriste Boko Haram sème la terreur au Nigéria. Le groupe terroriste est affaibli grâce à la coalition régionale, surtout à l'intervention tchadienne. Il continue tout de même d'opérer de semer la terreur au nord-est du pays et à ralentir l'économie nigériane. Le Président Buhari est décidé d'en finir avec le groupe djihadiste en annonçant le déblocage de 1 milliard de dollars au profit de la lutte contre le terrorisme. Le rapport HWR a dévoilé un secret, le régime de Kinshasa fait porter aux mercenaires du M23 la tenue de la police nationale congolaise afin de tirer à balle réelle sur des manifestants.

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vendredi 15 décembre 2017

10 Questions à Evariste Pini Pini Nsansay, insoumis, écrivain et activiste engagé !

Evariste Pini Pini, est un érudit

Du 19 au 21 mars 2001, à Kinshasa, au palais du peuple, s'est tenu le "Festival Fréquences Libres ou le pluralisme radiophonique", avec des radioteurs de la République démocratique du Congo et ceux venant du Gabon, Cameroun, Tchad, Burundi, Congo-Brazzaville. Freddy Mulongo de Réveil FM a été élu Président, Evariste Pini Pini, de Radio Tomisa à Kikwit, a été élu Secrétaire Général de l'Association des Radios Communautaires du Congo (Arco). A l'époque pas plus de 10 radios en RDC. En 2007, lorsque nous quittions la RDC, pour l'exil, nous laissions derrière nous 238 radios dans toute la République démocratique du Congo. Partout dans le monde, les radios de proximités non marchandes ont toujours été des vecteurs du développement. Notre amitié respectueuse avec Evariste Pini Pini date de cette époque. Nous connaissions son esprit indépendant, ses élans de renverser la table de toutes les chaînes qui accablent l'homme congolais, derrière le micro. De nature calme et sympathique, Evariste Pini Pini est un érudit ! Il est l'un de nos meilleurs ambassadeurs par sa plume, son écriture et ses ouvrages. Originaire du Congo (RDC), résidant en Belgique, ancien curé de paroisse renvoyé comme un chien par l'évêché de Namur, il est lauréat du Prix International Imhoteb et du Prix Cheik Anta Diop, diplômé de Théologie et de Philosophie, passionné de la philosophie d'histoire et de multimédia, écrivain-conférencier, ancien secrétaire national de l’Association des Radios Communautaires du Congo (Arco), ancien président de l’Association des Communicateurs en Santé pour la Province de Bandundu, ancien coordinateur de la Mobilisation Sociale/Kikwit, ayant exercé les fonctions de directeur de radio, de vicaire et de curé dans plusieurs pays. Evariste Pini Pini a été en contact avec de nombreuses personnes d’origines très variées et de conditions diverses, il est impossible de l'enfermer dans une case. Congolais et citoyen du monde, il a pu développer une attention et une qualité d’écoute particulière aux problèmes des gens, notamment les problèmes liés à la difficile cohabitation entre les peuples de l'Europe christianisée et ceux de l'Afrique ancestrale. Il rend compte de cette problématique essentielle pour l'avenir harmonieux de l'humanité à travers ses écrits et interpellations. Nous remercions vivement Evariste Pini Pini d'avoir répondu à nos 10 Questions.

Mars 2001, à Kinshasa, au Palais du peuple, Réveil FM a initié avec ses partenaires le Festival "Fréquences Libres ou le pluralisme radiophonique en Afrique centrale. Evariste Pini Pini, élu Secrétaire Général de l'Association des Radios Communautaires du Congo (ARCO). Photo Réveil FM International, archives

1. Réveil FM International: Vous avez été radioteur en dirigeant la Radio Tomisa de Kikwit. Quels sont les souvenirs  que vous avez de votre engagement dans une radio communautaire diocésaine ? 

Evariste Pini Pini: Radio Tomisa – Ngoma ya Kikwit est pour moi un motif de fierté et de joie. C'est une page importante de ma vocation, l'appel que j'ai toujours ressenti d’œuvrer à la libération de mon peuple meurtri. J'ai commencé mon travail à la radio dans des conditions très difficiles car j'ai dû faire face presque tout seul contre la machine à broyer missionnaire qui voyait dans cette radio, une simple oeuvre missionnaire, une oeuvre à sa gloire, alors que moi je voulais rejoindre l'aspiration profonde de la population d'avoir une radio pour elle, une radio qui lui parlerait et à travers laquelle elle s'exprimerait.

Mars 2001, la banderole du Festival Fréquences Libres au palais du peuple à Kinshasa

J'ai réussi à effacer l'option missionnaire d'une radio en langue française, une radio des élites, pour une radio uniquement en langue locale, une radio véritablement populaire. A un moment donné la radio a eu une direction bicéphale, à savoir un directeur espagnol jésuite et moi. Le missionnaire jésuite s'estimait le directeur légitime car la radio était logée dans l'enceinte d'un collège jésuite et elle provenait d'un don espagnol, disait-il.

L'hôtel de ville de Kikwit

Il voulait m'attribuer le rôle d'un simple petit adjoint pour des questions administratives notamment les contacts avec les autorités. Il avait son équipe montée contre moi. Mais il j'ai résisté car j'avais des atouts évidents. J'étais compétent et lui pas ; je parlais parfaitement le Kikongo, lui non ; j'avais appris le fonctionnement d'une maison de radio et la programmation d'une radio, lui rien. Donc il n'y avait pas match. Il avait fini par démissionner et même partir de Kikwit.

Kikwit sur la carte de la RDC

Cela dit, quand j'ai commencé à travailler à cette radio - qui à l'époque s'appelait « Radio populaire », car le nom Radio Tomisa vient de moi -, je n'avais pas de bureau ; il n'y avait pas de réception non plus. Celle-ci se faisait sous un arbre. Il faut dire que Radio Tomisa a véritablement commencé après le départ du missionnaire espagnol. Je l'ai alors consolidée, j'ai formé une équipe dynamique, la grille de programmes a été une des meilleures de notre pays. Il a fallu travailler très dur car les défis à relever étaient immenses. Il fallait d'abord assurer le maintien des équipements sans aucun financement, il fallait payer régulièrement le personnel très exigeant, particulièrement le personnel normalement bénévole constitué des professeurs d'université et d'instituts supérieurs, il fallait assurer la régularité quotidienne de la radio et il fallait être à l'écoute au quotidien du public. La radio s'était révélée capitale lors de la fameuse guerre de l'AFDL quand les troupes de l'armée du dictateur Mobutu étaient en débande. Elles battaient retraite vers Kinshasa en tuant, en pillant et en violant. La ville de Kikwit avait été abandonnée par les autorités de l'époque. Il fallait que la population se prît en main elle-même.

La commune de Kazamba à Kikwit

Radio Tomisa assura le rôle de l'autorité, de la loi et du gendarme de la ville à travers l'opération “Auto-défense“. Il s'agissait pour les habitants de la ville de Kikwit d'assurer eux-mêmes la sécurité et la défense de leur ville pendant deux semaines en attendant l'arrivée des troupes de l'AFDL. La radio était sur tous les fronts et elle s'est avérée comme étant le verrou protecteur de la population. Aussi quand les troupes rwandaises de l'AFDL sont arrivées à Kikwit, quoi que ne parlant pas notre langue, elles ont trouvé une ville pacifiée, propre, digne et fière. Ce qui s'est passé après, c'est une autre histoire.

Evariste Pini Pini, Directeur de la Radio Tomisa

Car après j'ai été arrêté et mis en prison par les mêmes soldats rwandais de l'AFDL que nous avions accueillis avec joie ; j'ai été banni de la ville par le nouveau Maire en qui reposaient nos espoirs ; j'ai été vilipendé par les intellectuels de ville dont certains étaient mes proches collaborateurs. Tout cela parce que je prenais la défense de la population pour laquelle tous n'avaient aucune considération. Tous, militaires, administratifs, politiciens ou intellectuels ne recherchent uniquement que leurs seuls intérêts, à savoir bien manger, se construire des maisons et avoir de multiples femmes. Mais malgré les arrestations, les intimidations et les humiliations, j'ai tenu bon et Radio Tomisa a su faire son travail à la grande satisfaction de notre population.

Blaise Mputu et Badillon Kawanda Bakiman

Remy Bobo réception sous l'arbre de la Radio Tomisa

Elle est toujours là depuis 1996. Ce qui est un fait rare parce que j'ai consolidé ses bases. L'équipe que j'avais formée, cinq années durant, est toujours en place et tient bien la radio. Je peux citer Kawanda Bakiman, Georgine Mukwa, Chantal Kindundu, Blaise Mpupu. Ils font aujourd'hui la fierté de la ville de Kikwit toute entière. Et c'est mon travail. Je peux dire que j'ai un bilan au Congo qui parle de lui-même.

Belgique, l'abbé Evariste Pini Pini a été licencié pour avoir écrit un livre !

2. Réveil FM International: Vous n'exercez plus la prêtrise catholique traditionnelle, votre ancien employeur vous ayant mis à la porte, mais votre engagement patriotique et humain pour la République démocratique du Congo et pour le monde c'est à travers l'écriture. Vous êtes à combien d'ouvrages, pourquoi tant d'échos sur vos livres? Votre livre: "La mission civilisatrice au Congo-Réduire les espaces de vie en prison et en enfer" est clivant et empêche les gens de dormir tellement le racisme est décrié auprès des missionnaires...

Evariste Pini Pini: La vérité sur ma situation actuelle est que j'ai été chassé comme un chien du Diocèse de Namur où j'ai exercé mon travail de prêtre et de curé pendant plus de dix ans, sans daigner me voir, ni m'entendre, encore moins me présenter quelque justification pour ce renvoi. Ils avaient mis fin brutalement à mon travail et je devais m'exécuter sans plus. La vérité est aussi est qu'il y a eu une mobilisation inédite des chrétiens et des citoyens aussi bien Belges qu'autres, ce qui a mis les petites autorités ecclésiastiques de Namur dans leurs petits souliers. Car les citoyens belges sont allés manifester devant les portes de l'évêché à Namur. Ce qui a été une première en Belgique. La presse belge, surtout francophone, a largement fait échos de la scandaleuse décision de l'évêché de Namur et de cette mobilisation inédite La vérité est aussi que l'évêque auxiliaire de Bruxelles où je suis venu vivre depuis a pris partie de ses collègues de Namur et m'a même interdit de célébrer quoi que ce soit dans cette ville. La vérité est enfin que le représentant du pape en Belgique, le Nonce, s'est joint aux autres et a voulu, lui aussi, me renvoyer comme un simple chiffon disant que je n'avais plus de place en Belgique. Donc je n'étais devenu indésirable, sans avoir rien fait de répréhensible envers l'Etat belge. Cette dernière attitude a clairement fait voir qu'il y avait véritablement un complot contre moi d'autant que l'agence de média catholique qui a avait fait la publicité de la lettre de révocation de l'évêché de Namur avait refusé de publier mon droit de réponse. Il y a eu beaucoup de coups bas de ce genre de la part de cette clique de personnes que je trouve minables. Pour le moment j'exerce un autre sacerdoce, celui de continuer à être au service du peuple du monde par l'écriture et la sensibilisation. Et je m'en réjouis car notre peuple me le rend bien, il me trouve tout aussi utile, peut-être même plus qu'avant. Depuis mon premier ouvrage dont vous parlez jusqu'à ce jour, j'en ai publié trois. Deux autres vont arriver avant la fin de cette année, à savoir le Tome 2 de Croisades de l'Europe christianisée contre l'Afrique ancestrale et Lève-toi, résiste, défends ton peuple. Appel de la jeunesse contre la traite et l'esclavage perpétuel. Donc jusqu'à présent j'ai publié 3 ouvrages, 2 autres sont en route. L'année prochaine je publierai successivement “1.Le mensonge de l'Europe christianisée, 2.Radio Tomisa -Ngoma ya Kikwit, 3-4.deux pièces de théâtre et 5.le tome 1 de mon dictionnaire Kikongo“. Vous voulez savoir pourquoi une telle activité ?

Evariste Pini Pini, est un érudit !

C'est tout simplement parce que j'ai du talent, de l'inspiration et de la volonté. C'est vrai que bien de personnes s'arrêtent au premier ouvrage parce qu'il a été beaucoup médiatisé à cause de la honteuse injustice que j'ai subie, mais pour ma part “Croisades de l'Europe christianisée contre l'Afrique ancestrale“ est beaucoup plus profond. C'est un livre historique car il révèle la véritable origine de la tragédie qui se vit en Afrique et il remonte jusqu'au 4ème siècle de l'ère actuelle que je nomme “ère vulgaire“. Le livre “La Renaissance africaine – Les villes rurales vertes de Songhaï“ n'est pas moins intéressant. Il parle de la révolution qui est en train de s'opérer au centre Songhaï du Godfrey Nzamuzo à Porto-Novo au Bénin.Ce qui se passe là-bas est le signe évident que l'Afrique ne peut que renaître. Une autre voie n'est pas envisageable. Et c'est à l'honneur de Cheik Anta Diop d'avoir balisé le chemin.

Election Louis Michel 2006, "Alliance des imposteurs": Antoine Gizenga-Alias Joseph Kabila-Nzanga Mobutu

3. Réveil FM International: La classe politique congolaise est la plus corrompue, pourrie et toxique. Comment en sommes-nous arriver là ? Des opportunistes, fourbes, roublards, profito-situationnistes comment sommes-nous arriver à avoir une classe politique aussi piteuse ? 

Evariste Pini Pini: L'histoire de ce qu'on appelle « La classe politique congolaise actuelle“ date dès l'ignoble assassinat de Patrice-Emery Lumumba Patrice-Emery Lumumba et de ses deux infortunés Joseph Okito et Maurice Mpolo et de tous les nationalistes qui le suivaient ; autrement dit l'éradication totale des dirigeants choisis par le peuple, lesquels lui devaient des comptes et l'arrivée de l'équipe des commissaires, sortis de nulle part et conduit par Mobutu. Ce qui a sonné le glas d'une véritable classe politique au Congo au profit des marionnettes, des opportunistes, des fourbes, des roublards et des profito-situationnistes mis en place par l'ancien maître et à son service contre le peuple du Congo.

Politicailleurs-Accompagnateurs du régime d'imposture et d'occupation

Politicailleurs-Mabumucrates à la mangeoire du régime d'occupation et d'imposture

Car dans la classe politique actuelle au Congo se trouvent des anciens mobutistes, des fils des anciens mobutistes et des aspirants nouveaux mobutistes, c'est-à-dire des profito-situationistes. Le problème est donc à ce niveau. Ce sont des gens qui ne sont pas à leur place. Ils ne savent rien de la politique, ils ignorent l'histoire de notre pays, ils méprisent notre culture ancestrale. Ils n'ont aucune disposition qui leur permettent d'être des dirigeants d'un quelconque peuple, et cela à tous les niveaux évidement. Ce qui est plus grave dans leur situation, ce qu'ils sont à la botte des étrangers particulièrement les gens du RCD-KAGAME contre leur propre peuple. Ils poignardent leur peuple dans le dos.

4. Réveil FM International: Est-ce que c'est facile de quitter les ordres ? Etre prêtre, c'est avoir une paroisse, habiter un presbytère, avoir un salaire... Rien ne vaut la liberté  et l'indépendance ?

  Evariste Pini Pini: Après le Concile Vatican II, 50% des prêtres ont quitté, surtout les membres des différentes congrégations religieuses. Chez les Jésuites c'était alarmant, près de 70% avaient quitté cette compagnie.La conséquence a été l'abandon de nombreux presbytères en Europe et en Amérique. Jusqu'à présent il y a encore des prêtres qui quittent les ordres. D'ailleurs en Europe ils sont devenus si rares, sinon quelques vieux qui s'éteignent petit à petit. Il y a aujourd'hui en France des prêtres qui ont une centaine de paroisses pour leur ministère pastoral, ce qui est simplement inhumain et totalement inefficace, voire même ridicule.C'est vrai que la prêtrise dans l'Eglise catholique est liée au presbytère, au salaire, à l'argent, mais c'est uniquement pour le pouvoir ou son exercice sur les gens plus faibles ou rendus faibles. Mais traditionnellement, notamment chez nos ancêtres, la prêtrise était un service rendu à son peuple. Il y a toujours dans l'histoire des prêtres ou d'autres personnes courageux qui se sont dressés contre les injustices au péril de leur vie. La liberté ici n'est pas celle d'aller comme on veut à la piscine ou au restaurent, mais celle d'être réellement au service des autres sans rien attendre.

5. Réveil FM International: La Cenco a-t- elle eu raison ou tort de convoquer la classe politique pour aboutir à l'accord de la Saint-Sylvestre ? Accord qui n'a jamais été signé par Alias Joseph Kabila...Accord qui n'a jamais été respecté et qui est foulé aux pieds par les apparatchiks du régime. Le peuple congolais a-t- il été floué par l'accord de la Cenco ?

  Evariste Pini Pini: Je me suis toujours demandé à quel titre cette organisation s'est-elle octroyé une telle responsabilité ? Qui l'a mandaté ? Ce qui me paraissait curieux, c'était de voir ces personnes-là pleines d'assurance jusqu'à aller faire des déclarations à l'ONU et faire des tournées dans le monde. Et pourtant ils ne daignaient même pas s'adresser au peuple congolais au nom de qui ils prétendaient parler. Personnellement je n'étais pas surpris de la tournure qu'avait pris ce forum, tout comme je n'étais pas surpris de la tournure générale de ce que tous appelaient “dialogue“. Il y avait du déjà vu notamment avec la fameuse conférence nationale souveraine, traînée en longueur, dont les dirigeants ignoraient le peuple et passaient aussi leur temps à faire des tours du monde et qui avait accouché d'un ridicule monument devant le palais du peuple, moment dit de la paix dont personne ne se préoccupe. Le dialogue de la Cenco et des autres a abouti au même résultat ridicule parce que tous n'ont pas de considération pour le peuple malgré les belles paroles. Pour eux tous, le peuple ne connait rien, le peuple c'est eux.

Eh bien ils se sont trompés et c'est ainsi qu'ils sont royalement trompés. En ce qui concerne les évêques du Congo, ils ont posé plusieurs gestes inappropriés comme leur engagement dans la désignation de Monsieur Corneille Nangaa en tant que président de la CENI. Là aussi ils se sont fait prendre comme des gamins et ont été véritablement floués. J'espère, pour ma part, qu'ils sauront tirer les conséquences de tous ces échecs et laisser notre peuple se débattre avec ses moyens et ne plus lui faire écran. La question qu'il faut d'ailleurs se poser est celle de savoir ce qui peut réellement légitimer les évêques congolais vis-à- vis du peuple car celui-ci n'est pour rien dans leurs nominations ? Ne faudra-t-il pas commencer par là avant toute chose au lieu d'attendre des nominations de l'étranger et des étrangers ? Il serait certainement intéressant de savoir combien restera-t-il d'évêques, des députés, des ministres, etc., dans l'équipe actuelle desdits dirigeants du Congo si le peuple devrait les choisir lui-même sans ingérence extérieure quelconque?

6. Réveil FM International: "Le Congo d’aujourd’hui, celui de la MONUSCO de 2012 égale celui de la MONUC de 1999, égale celui de MOBUTU et alliés  de 1965, égale celui de l’ONUC de 1960, égale celui du Congo-Belge de 1908, égale le Congo Indépendant du Roi Léopold II de 1885, égale le Congo des Portugais des années 1500. C’est un territoire occupé, soumis, colonisé, corrompu, ruiné". N'est-ce pas trop fort comme constat. Le Congo est sous occupation, qui contribue et valorise cette occupation ?

Evariste Pini Pini: Ce constat, que j'ai fait dans mon premier ouvrage, me paraît évident. Ce que j'avais dit en 2012 se vérifie chaque jour qui passe. Car ce qui est convenu d'appeler la colonisation belge n'est rien d'autre qu'une occupation armée du territoire d'autrui. Et les Belges ont agi ainsi en terrain conquis alors qu'il n'y avait pas eu de guerre entre eux et nous, ni de cause d'une quelconque guerre, car rien ne nous liait qui aurait pu nous opposer. C'est donc cette machine infernale qui est à l'oeuvre parce que l'indépendance du Congo a été étouffée dans l’œuf avec les multiples assassinats des nationalistes depuis celui de Patrice-Emery Lumumba, premier ministre d'un pays indépendant, élu et aimé par son peuple.

Je voudrais bien que quelqu'un me prouve le contraire. L'occupation du Congo est européenne, celle de l'Europe christianisée, et elle est pérenne. Les Rwandais de Kagame dont alias Joseph Kabila Kanambe ou les Ougandais de Museveni, etc., ne sont que des proxys. Ils le savent du reste. C'est pour cela qu'ils leur sont si fidèles.

Palu, parti Lumumbiste ?

7. Réveil FM International: Patriarche pour certains, traître pour d'autres, Antoine Gizenga s'est allié à Alias Joseph Kabila lors de l'élection Louis Michel en 2006 qui l'a fait Premier ministre, dans l'alliance, ce même poste a été cédé à son neveu Adolphe Muzito. Aujourd'hui, le Palu a quitté le train de la Majorité. En quoi le Palu est-il un parti Lumumbiste lorsqu'on contribue à la dictature-occupation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ? 

Evariste Pini Pini: A rien. Pour preuve le fait de quitter le navire ou le train de la fameuse dite Majorité ne va pas empêcher celle-ci de continuer son chemin, que du contraire. Elle a obtenu ce qu'elle voulait, le carburant qui lui permettait d'aller le plus loin que possible. Le Palu se retrouve sur le rivage sans bateau et sans carburant. Il ne fait plus le poids face à la machine infernale tueuse de la kabilie.

Antoine Gizenga avec sa carte d'électeur pour des élections hypothétiques

Que peut bien faire le Palu ? Antoine Gizenga a été le premier à donner des béquilles à alias Joseph Kabila, aujourd'hui l'ancien boiteux marche droit comme une tige, par conséquent il n'a plus que faire des béquilles. Le fait de retirer ces béquilles devenues inutiles ne va pas empêcher l'ancien boiteux de continuer à marcher. Non, pas du tout. Car même si le Palu prétend quitter la mangeoire kabiliste –ce qui reste à prouver-, d'autres l'ont déjà remplacé et pas des moindres, dont le MLC, l'UNC et l'UDPS. Tous prennent part au banquet kabiliste contre leur peuple.

RDC: 15 Casques bleus tués, pire attaque contre une force de l'ONU depuis 24 ans

8. Réveil FM InternationalUne première en RDC: 14 casques bleus assassinés, tous des Tanzaniens. La Tanzanie est le pays où Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale était chauffeur taxi avant d'être catapulté sur le trône du Congo. Quels sont d'après vos sources et analyses les raisons de cette attaque des casques bleus ? Qui sont les auteurs et commanditaires ? A qui profite ce crime ? 

Evariste Pini Pini: Il faut dire que ce n'est pas la première fois que le personnel des Nations Unies, ou bien le personnel travaillant sous la bannière de cette organisation, meurt au Congo ou en mission pour le Congo. On se souvient de la mort de l'ancien secrétaire général Dag Hammarskjöld (Dag Hjalmar Agne Carl Hammarskjöld), mort le 18 septembre 1961 dans des circonstances toujours non élucidées. Dans la tragédie congolaise il y a beaucoup de victimes, le pourcentage le plus important est congolais, dix millions sous Léopold II, plusieurs millions également sous le régime suivant du Congo-Belge, plus de dix millions à nouveau depuis 1998 jusqu'à ce jour.

Dag Hammarskjöld, l'ancien secrétaire général de l'ONU, lors d'un de ses voyages dans la capitale congolaise, 13 Septembre 1961

Mais il y a aussi des victimes étrangères, très peu, il est vrai, il y en a aussi. Ceux-ci en font partie. Ce que les Congolais demandent aux Nations du monde et aux Nations Unies c'est d'arrêter cette hécatombe qui n'a que trop duré. Les Congolais sont des humains comme les autres, ils ont droit à la vie comme tout le monde. Leur vie ne peut s'identifier à la mort comme c'est le cas actuellement simplement parce que les autres le veulent ainsi. Cela est absolument injuste et totalement immoral. Les Congolais ne veulent pas être assassinés et ils ne veulent pas non plus que les gens se fassent assassiner chez eux.Ils attendent que la communauté internationale qui orchestre tout ce qui arrive au Congo depuis le 25 février 1885 se ressaisisse enfin et arrête une fois pour toute cet holocauste qui a n'a que trop duré.

RDC: La loi des armes depuis deux décennies

Tout le monde sait que le peuple congolais est sans armes, il ne saurait combattre les casques bleus armés. Ceux qui les ont attaqués et qui les ont blessés ou tués, ce sont ceux qui disposent des armes. Les organismes des Nations Unies ont comptabilisé près de 140 groupes armés au Kivu, semble-t- il, qui sèment la mort au quotidien contre le peuple congolais. Les armes à feu ne font pas de distinction quand elles sont pointées sur une cible. C'est donc du côté des groupes armés qu'il faut chercher les commanditaires en sachant que les Forces armées rwandaises du Congo (FARDC) – comme on le dit au Kivu-, sont un groupe parmi tous les autres ; la Monusco, elle-même, rallonge la liste.

9.  Réveil FM International: Pourquoi les villes mortes ne fonctionnent-elles plus ? Peut-on dire qu'il y a divorce entre le peuple et les pseudos leaders ? Avons-nous des hommes d'Etat au Congo ? Pourquoi sommes-nous tombés si bas ? 

Le peuple n'a plus aucune confiance en ces hommes et ces femmes qui n'ont fait que le flouer et qui ont pris le pays en otage. Ce n'est que normal. On ne peut rien reprocher à notre peuple. Il s'est mobilisé comme jamais en 2016, au pays comme à l'étranger à travers sa très dynamique diaspora pour mettre fin au régime d'imposture d'alias Joseph Kabila et son RCD-KAGAME, mais ce sont ces “pseudos leaders“ qui l'ont trahit en tournant cette mobilisation à leur avantage uniquement pour avoir des postes ministériels et puiser tranquillement dans les caisses de l'Etat et nourrir leurs familles élargies sans fin. Comment voulez-vous que dans ces conditions le peuple se mobilise encore ? Ca sera pour quelle finalité ? Il y a certainement des hommes d'Etat au Congo, mais pas ceux qui ont pris le pouvoir par la force ou la malice, par les armes ou par la corruption, le chantage ou le clientélisme, ceux qui ont les yeux tournés vers leurs maîtres contre le peuple congolais. Ceux-là ne sont pas des hommes d'Etat, ils ne méritent même pas d'être appelés citoyens.

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jeudi 14 décembre 2017

Matignon délocalisé à Cahors: Edouard Philippe dans la proximité des élus locaux !

Le Premier ministre Edouard Philippe

Edouard Philippe est Premier ministre de la France 24 heures sur 24. Pendant trois jours, les bureaux de Matignon seront délocalisés à Cahors dans le Lot, où se déroule la conférence des territoires. Objectif du Premier ministre Edouard Philippe: renouer le dialogue avec les élus locaux. Cahors dans le Lot est donc la capitale du gouvernement pour trois jours. "Je comprends très bien l'impatience et parfois même l'exaspération. Et à ceux qui ne la comprendraient pas, je suggère vivement de vivre une semaine avec une mauvaise connexion. En général, ça rend assez vite dingue", a déclaré le Premier ministre. Premier enjeu : le numérique. Objectif d'Édouard Philippe : le très haut débit et la 4G partout en France d'ici à la fin du quinquennat. Car, quand il n'y a pas de réseau, même le Premier ministre peut perdre patience.

Pas moins de 13 ministres, ainsi qu'une bonne partie du cabinet du chef du gouvernement ont rejoint la préfecture du Lot, pour dialoguer avec les élus des collectivités locales, mais aussi rencontrer des citoyens qui espèrent du concret. Du côté des élus, les attentes sont également fortes. Beaucoup ont du mal à digérer les restrictions budgétaires qu'ils vivent comme une mise sous tutelle. Édouard Philippe a promis des annonces pour relancer l'attractivité des territoires et développer les transports.

Le Premier ministre Edouard Philippe à Cahors

Discours de M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre

Conférence nationale des territoires, Grand Cahors, jeudi 14 décembre 2017

Mesdames et messieurs les ministres,

Messieurs les préfets,

Mesdames et messieurs les parlementaires,

Mesdames et messieurs les présidents,

Mesdames et messieurs les élus,

Mesdames et messieurs les maires,

Mesdames et messieurs,

Le 2 avril 1838, ici même, à Cahors, un certain Jules Baptiste et une certaine Marie Madeleine célébraient la naissance de leur fils Léon Michel. Aujourd’hui, près de cent quatre vingts ans plus tard, cet enfant de Cahors reste vivant dans nos mémoires comme le défenseur acharné des institutions de la République, et je dirais même comme l’incarnation la plus intense de l’esprit républicain. Je veux parler bien sûr de Léon Michel … Gambetta, à qui je veux rendre hommage à l’occasion de ce déplacement dans le Lot. Tour à tour avocat, député, ministre de l’Intérieur, ministre de la Guerre, président de la chambre des députés et pour finir président du Conseil, Gambetta a consacré sa vie à installer durablement le régime institutionnel républicain. Convaincu qu’il fallait s’adresser directement aux Français, plusieurs années durant, il a sillonné la France pour faire partager ses convictions au plus grand nombre.

Le 26 septembre 1872, lors d’un déplacement à Grenoble, il déclare notamment, je cite : « La démocratie n'est pas le gouvernement de l'uniformité ni de cette discipline passive que l'on rêve dans d'autres partis, c'est le gouvernement de la liberté de penser, de la liberté d'agir. De là, par conséquent, la nécessité d’une perpétuelle communication de tous les citoyens entre eux, à la condition, condition unique, de délibérer pacifiquement. »

Liberté de penser, liberté d'agir, et délibération pacifique : ces principes sont au fondement de la démocratie. Cette journée témoigne qu’ils sont aussi au fondement de l’esprit de la Conférence nationale des territoires, installée en juillet dernier, au Sénat, par le président de la République.

Conformément à notre engagement du mois de juillet, nous nous sommes réunis aujourd’hui pour une deuxième étape. Cette étape, nous tenions à ce qu’elle ait lieu hors de Paris. Parce que cette conférence est nationale, certes, mais elle se doit d’être ancrée dans la réalité des territoires.

Beaucoup déjà nous ont interpellés sur le choix de Cahors. Il est probable que nous aurions été tout autant interpellés sur tout autre choix, mais soit. Je crois que sa qualité de ville natale de Gambetta, ardent défenseur de la représentation des territoires au sein des deux Chambres, serait à elle seule une excellente raison. Mais il se trouve également que le département du Lot détient le record du nombre de maisons de service au public (MSAP) en Occitanie rapporté à la population. 17 ont ouvert depuis octobre 2015, date à laquelle Emmanuel MACRON, alors ministre, était venu inaugurer la première d’entre elles. Plus de la moitié des Lotois vivent à moins de 10 minutes de pôles de services, ce qui en fait une référence en la matière. Cahors est également directement concernée par le plan « Cœurs de villes », destiné à revitaliser les centres-villes des villes moyennes ou plus petites. Ce matin au Conseil départemental, Monsieur le Président, Serge RIGAL, s’est beaucoup interrogé publiquement sur les raisons qui avaient justifié le choix du Lot.

Des raisons culturelles, politiques, géographiques, culinaires. Il a même indiqué que le Lot était selon lui le plus beau département. Cette raison justifiait donc à elle seule le choix de Cahors. Je dois vous dire, M. le Président, que je ne vais pas trancher le débat, mais que je me félicite d’être ici car c’est pour moi une première, et je me réjouis demain de découvrir Gourdon, Figeac, cher Martin MALVY, Rocamadour, Rignac, Biars-sur-Cère, ...

Ce déplacement dans le Lot avait pour but enfin de nous permettre de tenir ici la deuxièmeConférence nationale des territoires afin d’aborder avec les membres de la CNT et du Gouvernement la question de la relation financière et des compétences, et cet après-midi, le sujet de la cohésion territoriale, dans un format élargi aux élus du Lot et de l’Occitanie. Que s’est-il passé ces 6 derniers mois ? D’abord nous avons essayé de clarifier ce qu’est la CNT, car ce n’était pas évident de prime abord. Il nous a fallu inventer en effet une nouvelle grammaire pour faire vivre la relation entre l’Etat et les collectivités territoriales.

Pour dire les choses simplement. C’est à la fois :

- une « instance de dialogue » informelle, qui a vocation à se réunir au moins deux fois par an, voire plus si nécessaire, et où siègent les membres du Gouvernement, des représentants des associations représentatives des collectivités territoriales, des parlementaires et les présidents des organismes nationaux (le Comité des finances locales, le Conseil national d’évaluation des normes et le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale). C’est l’enceinte dans laquelle nous discutons, comme nous l’avons fait ce matin, des sujets qui préoccupent les collectivités. On ne peut pas y parler de tout, il faut faire des choix et renvoyer à des groupes de travail plus ciblés ou thématiques ; On ne peut pas non plus s’y accorder sur tout. Et d’ailleurs, il ne vous a pas échappé que nous avons eu ces derniers mois des débats. Nous en avons encore, et c’est bon signe. Il ne faut pas avoir peur du débat. Au contraire, je crois qu’il peut être fécond. Mais cette conférence, c’est aussi une méthode, un accord de méthode, que nous avons conclu en juillet, dont j’ai rappelé les grands principes aux membres du Gouvernement début octobre.

Ces principes quels sont-ils ?

D’abord le dialogue. En plus des consultations formelles et des figures imposées, j’ai demandé à l’ensemble des ministres de conduire un travail de concertation sur tous les chantiers relevant de leur feuille de route et impliquant les collectivités territoriales. A ce titre, ces collectivités sont également pleinement associées aux différentes instances de concertation que nous avons lancées. Je pense aux Assises de la mobilité, aux Assises des outre-mer, aux Etats généraux de l’alimentation, aux groupes de travail sur la politique de la ville, au Forum de l’action publique.

En termes de méthode toujours, j’ai invité tous les membres du Gouvernement, lors de leurs déplacements, à mener un dialogue nourri avec les élus locaux, les associations de maires notamment, ainsi qu’avec les parlementaires, afin de mettre en œuvre et d’expliquer la méthode de la CNT. C’est ce que nous avons fait cet après-midi avec les acteurs de la région, et c’est aussi ce que j’ai demandé à tous les préfets d’organiser dans leurs départements. Il en ressort de nombreuses propositions qui rejoignent les priorités du gouvernement, notamment en termes d’accès aux soins, de couverture numérique et d’accès aux services.

Enfin nous avons intégré pleinement une chose simple : le rôle de l’Etat a changé ; les lois de décentralisation ont renforcé les pouvoirs locaux, ceux des régions et des intercommunalités et métropoles en particulier, et j’entends laisser s’exercer le principe de subsidiarité. C’est vrai notamment en matière réglementaire : il me semble important que, dans les limites permises par les principes constitutionnels, notamment le principe d’égalité, les collectivités puissent mettre en œuvre leurs compétences aussi librement que possible.

Comme l’a dit le président de la République, comme j’ai eu l’occasion de le répéter, nous n’avons pas vocation à nous engager dans un nouveau big bang territorial. Les périmètres des régions et des intercommunalités ont été modifiés.

J’ai conscience que cela été difficile à mettre à œuvre, et je pense que Mme DELGA, M. MORIN et M. ROUSSET, ne me démentiront pas. Notre objectif ce n’est pas de défaire ce qui a été fait. Ce n’est pas de déstabiliser des acteurs qui ont besoin de stabilité. C’est d’améliorer les situations qui posent problème et de faire confiance aux acteurs locaux. Alors qu’est-ce que cela veut dire en matière de compétences ? En juillet, plusieurs associations d’élus avaient fait valoir leur souhait de questionner la répartition des compétences tirée de la précédente mandature. Nous avions dit que nous le ferions sans tabou avec un double objectif : ne pas remettre en cause les grands équilibres issus de la loi NOTRe, mais accepter en revanche d’assouplir sa mise en œuvre.

C’est précisément ce que nous avons fait sur la question des compétences « Eau et assainissement » d’une part, et sur le sujet de la gestion des milieux aquatiques et de la prévention des inondations (GEMAPI), d’autre part.

Sur le volet « Eau et assainissement », j’ai confié à Jacqueline GOURAULT le soin de mener un travail de concertation avec un groupe de parlementaires transpartisan qui a rendu ses conclusions à la mi-novembre.

En synthèse, nous n’allons pas revenir sur le principe du transfert de la compétence « Eau et assainissement » aux intercommunalités au 1er janvier 2020, qui nous paraît nécessaire pour mener à bien les travaux d’investissement dont les réseaux ont besoin. En revanche, nous avons admis la possibilité d’y déroger dans certaines circonstances jusqu’en 2026 sur la base d’une minorité de blocage.

Concernant la compétence GEMAPI, l’Assemblée nationale vient d’adopter à l’unanimité une proposition de loi de Marc FESNEAU qui ouvre entre autres la possibilité aux départements et aux régions qui exerçaient jusqu’ici cette compétence de continuer à financer des travaux de prévention des inondations. Pour compléter le volet juridique engagé dès cet été, j’ai chargé Sébastien LECORNU d’organiser au prochain semestre des Assises de l’eau, afin de discuter des usages et des investissements utiles dans ce secteur.

Deuxième chantier qui a bien avancé : la question du pouvoir d’expérimentation.

C’est un sujet qui tenait à cœur depuis longtemps à l’association des Régions de France. A première vue, le pouvoir d’expérimentation, tel que prévu par la réforme constitutionnelle de 2003, une fois arrivé à son terme, semblait ne pas offrir d’autre alternative, que de généraliser ou d’abandonner l’expérimentation.

Avec Gérard COLLOMB et Jacqueline GOURAULT, nous avons décidé d’interroger le Conseil d’Etat cet automne, afin de voir s’il était possible de trouver une troisième voie et tendre à un pouvoir de différenciation durable. Le Conseil a rendu son avis la semaine dernière, nous éclairant sur la marche à suivre.

Nous avons commencé à en débattre ce matin et se dessine une évolution possible de la Constitution dès le printemps prochain, avec l’idée, chère à Gambetta comme je l’ai rappelé, que l’uniformité n’est plus la condition de notre unité.

Troisième chantier engagé cet automne : la simplification.

Faciliter la vie des collectivités ; donner des marges de manœuvre aux acteurs locaux ; c’est tout le sens de la circulaire que j’ai prise fin juillet, juste après la conférence nationale des territoires, et qui contraint les ministères à annuler deux normes quand ils en créent une – hors décrets d’application des lois. 6 à 7 décrets par mois étaient publiés en moyenne avant cette circulaire ; contre … zéro depuis le mois d’août.

Au-delà du flux de normes, nous devons nous attaquer au stock. Une mission d’inspection est en cours, qui va identifier parmi les surtranspositions réalisées en droit national, celles qui peuvent s’avérer pénalisantes pour l’emploi, le pouvoir d’achat ou l’efficacité des services publics. Elle doit remettre au 1er mars prochain un inventaire complet. En complément, nous allons demander à Jean-Claude BOULARD, maire du Mans, et Alain LAMBERT, président du conseil national d’évaluation des normes, de proposer un programme de travail à la CNT en vue de réduire le stock de normes qui pèsent sur les collectivités.

Enfin, dans le même esprit que le projet de loi pour un Etat au service d’une société de confiance, dit aussi « droit à l’erreur », nous travaillons à reconnaître, de manière expérimentale, un droit de dérogation aux préfets pour une durée de deux ans et dans certains territoires. Le Lot fera partie de ces territoires d’expérimentation. L’idée est que le préfet puisse déroger à certaines règlementations afin de faciliter un projet de développement local, si l’intérêt général le justifie. Il serait par exemple possible de déroger à des délais réglementaires ou à l’obligation de consulter des commissions consultatives, etc… Bref, tout ce qui fait le sel des procédures dont notre pays raffole !

Quatrième chantier : la définition d’une relation financière entre l’Etat et les collectivités territoriales.

Nous y avons travaillé ces derniers mois avec Gérald DARMANIN, Gérard COLLOMB et l’appui de la mission pilotée par Alain RICHARD et Dominique BUR.

Là où nos prédécesseurs avaient fait le choix de réduire les dotations de l’Etat aux collectivités pour réduire le déficit public, nous avons fait le choix d’un chemin différent, inédit, basé sur un contrat de confiance avec les collectivités les plus importantes.

J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer ce sujet à plusieurs reprises, notamment le 21 novembre dernier, au Congrès des maires, où il n’a échappé à personne que ni le Président ni moi-même ne nous sommes déplacés en observateurs.

Concernant le contrat tout d’abord, de quoi parle-t-on ? Ce contrat, il ne s’applique pas à tous. Il se concentre sur 340 collectivités, c’est-à-dire les départements, les régions, et les communes et EPCI qui dépensent plus de 60 M€ par an. Cela représente moins de 1% des communes. Pour celles-là et celles-là seules, nous proposerons la signature d’un contrat pour consolider leur capacité d’autofinancement et réduire, à investissement constant, leur recours à l’emprunt.

Ce contrat fonctionnera autour de trois objectifs : un objectif de maîtrise des dépenses de fonctionnement, modulable à la hausse et à la baisse en fonction de la situation de la collectivité, qui pourra donner lieu à une reprise en 2019 en cas de non-respect de l’objectif, et deux autres objectifs également écrits dans le contrat mais qui n’auront pas de valeur normative : d’une part sur l’évolution du besoin de financement et d’autre part sur la trajectoire concertée de désendettement pour les communes, peu nombreuses, dont le taux de désendettement dépasse 12 ans par exemple. C’est un bon compromis auquel le Président nous avait invités.

Ce matin, nous avons tenu compte sur plusieurs points des demandes des collectivités : sur la prise en compte de la dynamique des allocations individuelles de solidarité tout d’abord ; sur la bonification qui pourra être accordée à ceux qui respectent le contrat ; sur la prise en compte de l’évolution démographique, en donnant un coup de pouce « aux maires bâtisseurs ».

Est-ce que le dispositif qui sera présenté au Parlement, car lui seul est légitime à légiférer, sera parfait ? Je ne sais pas. En revanche, j’ai la conviction qu’il sera bien meilleur que le coup de rabot dont nous avons tous été frappés indistinctement.

Pour les autres collectivités, celles qui ne sont pas concernées par un contrat, elles seront seulement tenues par une obligation raisonnable de maîtrise de leurs dépenses.

Nous nous donnons rendez-vous dans un an et demi, en juillet 2019, pour faire un premier bilan. Nous espérons, et nous pensons, que le pari de la confiance aura été gagnant.

A court terme, dès le mois de janvier, les préfets engageront, des discussions avec les maires et présidents concernés par un contrat, dans le but de le conclure au cours du premier semestre 2018.

Enfin, un cinquième et dernier sujet sur lequel nous avons avancé significativement : la couverture numérique. Nous avons présenté ce matin au conseil départemental du Lot notre plan d’actions en matière d’aménagement numérique du territoire. Il mobilise l’ensemble des acteurs, Etat, collectivités et opérateurs, pour accélérer les déploiements.

Sur le fixe, 3 actions simples vont permettre de faire la différence en matière de déploiement de la fibre :

Les nouveaux engagements des opérateurs, désormais opposables, à couvrir 100 % de la zone d’initiative privée dès 2020 ;

La poursuite des déploiements pour les collectivités engagées dans le plan France Très Haut Débit ;

La mobilisation de l’initiative privée grâce à un appel à manifestations d’intérêt garanti par l’Etat.

Enfin, pour les zones les plus isolées, nous allons lancer dès 2018 un guichet « cohésion numérique » doté de 100 M€ pour soutenir l’équipement des foyers qui ne disposeraient pas des débits filaires suffisants en 2020 et en 2022. Ce point a retenu ce matin l’attention de toutes les dépêches. Mais n’oublions qu’en tout ce sont près de 3,3 Mds que le Gouvernement consacre à ce plan.

Sur le mobile, nous allons saisir l’occasion du renouvellement des licences pour que des engagements ambitieux soient pris par les opérateurs privés en matière de couverture.

Vous le voyez, plusieurs sujets importants ont d’ores et déjà bien avancé. Nous pouvons nous en féliciter collectivement. Et surtout, je veux renouveler mes remerciements à toutes les instances et à toutes les personnes qui se sont engagées avec confiance et détermination dans ce processus de dialogue et de concertation qui fait la richesse de cette conférence nationale des territoires.

Quelles sont maintenant les prochaines étapes ?

Je vous le dis tout de suite, le menu sera tout aussi dense que celui que nous venons d’achever. Nous allons travailler ensemble autour de 4 objectifs :

Premier objectif : poursuivre les ajustements et réflexions engagées dans le champ institutionnel.

Nous l’avions évoqué en juillet et le président de la République l’a redit au congrès des maires, nous devons engager un travail de concertation approfondi autour de l’évolution de nos principales métropoles d’envergure européenne. Je souhaite que l’on lance ce travail de concertation rapidement car ’expérience montre qu’en la matière, l’incertitude n’est jamais bonne et affecte la capacité des administrations et des élus à concevoir et porter des projets.

Nous ferons donc le bilan de cette concertation à la prochaine conférence nationale des territoires, en prenant en compte les spécificités et les aspirations de chaque territoire.

Avec Gérard COLLOMB et Jacqueline GOURAULT, nous souhaitons également ouvrir le chantier de l’amélioration des conditions d’exercice des mandats locaux. Enfin, j’entends tant de la part des régions que de la Cour des comptes le souhait d’une meilleure articulation entre les services déconcentrés de l’Etat et les collectivités territoriales.

C’est tout le sens du chantier Action publique 2022 que de répondre à cette question, en raisonnant d’abord en termes de politiques publiques.

Deuxième objectif des six prochains mois : poursuivre la construction d’un pacte financier entre l’Etat et les collectivités territoriales.

Une fois passée l’étape de la contractualisation sur la maîtrise des dépenses, l’enjeu des prochaines semaines est de s’attaquer au grand chantier de refonte de la fiscalité locale. Sur ce sujet, nous pourrons de nouveau compter sur l’aide précieuse de la mission pilotée par Alain RICHARD et Dominique BUR, pour nous aider à poser les bonnes questions et rechercher les solutions adéquates. Leurs auditions reprendront dès le mois de janvier et s’achèveront fin avril avec la remise d’un rapport qui portera non seulement sur la fiscalité, mais aussi sur le pilotage et le financement des allocations individuelles de solidarité des départements. Dans le même temps, le comité des finances locales conduira également ses propres réflexions sur la refonte de la fiscalité locale.

Enfin, le Président de la République a ouvert un certain nombre de piste en matière de modernisation de la fonction publique territoriale, comme autant d’invitations à la réflexion et au débat. Je souhaite qu’Olivier DUSSOPT, en lien avec le conseil supérieur de la fonction publique territoriale et son président, Philippe LAURENT, conduise ce travail au cours des prochains mois afin que nous puissions avoir un point d’étape à la prochaine CNT.

Troisième objectif : donner des réponses concrètes et efficaces aux attentes de nos concitoyens.

C’est vrai en matière d’accès aux services publics. Je souhaite que nous prenions le temps de travailler ensemble sur la question du maillage des services de l’Etat et plus largement de l’ensemble des services au public. L’enjeu est de garantir à nos concitoyens un accès aux services en tous points du territoire. Cela ne se fera pas sans un dialogue nourri avec les élus locaux. Nous devons aussi veiller à ce que le numérique qui permet un accès plus rapide et plus simple aux services publics pour la plupart de nos concitoyens, ne constitue pas une fracture de plus pour ceux qui n’y ont pas accès ou n’en maîtrisent pas les usages. C’est ce à quoi s’est déjà attelé Mounir MAHJOUBI.

C’est vrai aussi en matière d’accès aux soins. Avec Agnès BUZYN, nous encourageons la mise en place de maisons pluridisciplinaires de santé comme c’est le cas dans le Lot, avec le souhait de les voir essaimer sur le territoire, en zones rurales bien sûr mais aussi dans les quartiers concernés par la politique de la ville où les besoins sont tout aussi criants. Nous en tirerons un premier bilan dans un an lors d’une prochaine CNT.

C’est vrai en matière de mobilité où, avec Elisabeth BORNE, nous voulons sans tarder apporter des réponses aux difficultés que nos concitoyens rencontrent au quotidien. C’est vrai dans le champ de l’éducation, où Jean-Michel BLANQUER va mobiliser beaucoup d’énergie ces prochains mois à préparer, avec les maires, la prochaine rentrée scolaire, le dédoublement des classes de REP+, et le développement des internats.

C’est vrai enfin dans le champ de la culture, et en particulier de la lecture Nous devons tout faire pour continuer de leur donner une place centrale dans la vie de nos territoires, notamment en encourageant le contact avec les livres, qu’ils soient numériques ou de papier.

C’est la conviction du président de la République qui avait inscrit l’élargissement des horaires des bibliothèques comme l’une des mesures emblématiques de son programme. C’est pour honorer cette promesse que Françoise NYSSEN a proposé à Erik Orsenna de participer à l’aventure en tant qu’« ambassadeur de bonne volonté auprès de tous les acteurs du champ de la lecture ».

Erik Orsenna va lui remettre sous peu son rapport mais je peux déjà vous annoncer que le Gouvernement honorera son engagement à vous accompagner dans l’élargissement des horaires des bibliothèques et médiathèques. Les crédits de la Dotation générale de Décentralisation (DGD) seront abondés [à hauteur de 8 millions d’euros qui viendront] compléter les crédits d’investissements destinés à poursuivre la modernisation des bibliothèques.

Enfin, quatrième et dernier chantier du prochain semestre, et non des moindres : faire évoluer significativement la façon dont l’Etat accompagne les projets de territoire.

Je vous en donnerai simplement deux illustrations :

Tout d’abord, la création de l’agence nationale de la cohésion des territoires dont je lancerai prochainement une mission de préfiguration. Ce que je veux, c’est que l’Etat parle d’une seule voix dans le montage de vos projets, et que vous n’ayez pas à faire dix guichets avec chacun leur lecture du sujet et leurs procédures.

Je souhaite que les acteurs de la sphère publique soient évalués dans leur capacité à faire avancer vos projets, à accompagner leur montage, à les financer, à mobiliser les ressources techniques. C’est le rôle que j’entends assigner à l’agence de la cohésion des territoires : être un outil de mobilisation des ressources et des savoir-faire disponibles, qui s’appuiera dans son action sur vos correspondants naturels que sont les préfets et les sous-préfets.

A travers elle, le rôle de l’Etat sera aussi d’éviter les concurrences entre les projets, d’encourager les innovations et les expérimentations – comme les contrats de transition écologique que porte Sébastien LECORNU. Le rôle de l’Etat sera également de dire les choses clairement: s’engager fermement si le projet est solide et pertinent ; le questionner rapidement s’il est bâti sur des bases friables.

Cette approche, je souhaite que nous la mettions d’ores et déjà au service du plan « cœur de ville » que Jacques MEZARD a présenté tout à l’heure, au profit de la revitalisation des villes petites et moyennes.

Largement inspiré par Yves DAUGE et soutenu par Caroline CAYEUX, et bien d’autres encore, il s’est imposé à nous comme une urgence. L’urgence de redonner vie à des centres villes délaissés, vidés de leurs commerces, de leurs services, de leurs habitants enfin. Il n’y a pas de revitalisation réussie qui ne passe par un cœur de ville accueillant, animé, dynamique, où l’on trouve des espaces verts, des lieux culturels, des librairies, des commerces de bouche, des lieux de vie (maison de retraite, internat ou autre), des bâtiments rénovés, occupés, des espaces de coworking, des moyens de transport adaptés, bref, ce qui fait battre le cœur d’une ville.

Or, tout cela ne va pas de soi et notre pays est confronté depuis des années à des vitrines fermées, des immeubles dégradés, des rues délaissées, qui nourrissent un sentiment d’abandon aux lourdes conséquences.

Face à cette urgence, Jacques MEZARD et Julien DENORMANDIE ont mené depuis septembre un travail de concertation approfondi, au sein de l’Etat tout d’abord – avec Bruno LE MAIRE, Benjamin GRIVAUX et plus récemment Delphine GENY-STEPHANN, avec les collectivités territoriales ensuite - Villes de France en particulier, mais aussi avec la Caisse des dépôts et consignations, et son nouveau directeur général Eric LOMBARD dont je salue la présence parmi nous aujourd’hui, et avec les opérateurs de l’Etat tels que l’ANAH, l’ANRU, etc. Il en résulte le plan que nous lançons aujourd’hui autour de quatre grands axes :

l’ingénierie, le logement, le commerce et les services.

Sans rentrer dans le détail de toutes les mesures, j’en retiendrai 2, qui montrent toute l’ambition que nous voulons donner à ce plan :

Tout d’abord, pour faire revenir des habitants dans les centres villes, nous devons rendre la ville plus confortable, plus adaptée aux usages contemporains, plus accessible et plus belle aussi. Pour ce faire, Action logement va mobiliser 1,5 milliard d’euros pour la réhabilitation de logements pour les salariés ; la Caisse des dépôts et consignations va mettre en place des prêts à taux bonifiés pour les bailleurs sociaux ; et nous allons lancer une évaluation du dispositif « Malraux » pour voir s’il est envisageable de le faire évoluer en direction des villes moyennes.

Ensuite, nous devons faciliter le retour des commerces au centre-ville. Il faut pouvoir à la fois, dans un cadre contractualisé, faire une pause sur les installations commerciales en périphérie si le centre connaît une vacance commerciale très élevée, et faciliter l’installation de commerces en centre-ville en en allégeant les procédures d’autorisation.

Mesdames et Messieurs,

On parle beaucoup, depuis plusieurs années, de la fracture territoriale. Des trains qui ne s’arrêtent plus, des pylônes qui ne couvrent que les cœurs de village, des kilomètres qu’il faut faire pour trouver un médecin. Ce sentiment de relégation, ressenti ou bien réel, nous en avons fait un aiguillon permanent. Un aiguillon de l’action du ministère de la Cohésion des territoires bien sûr, mais pas seulement. Le sujet dépasse les limites des portefeuilles ministériels. C’est une priorité nationale qui irrigue toute l’action du Gouvernement, et au delà, qui nous oblige collectivement, pour reprendre une expression chère au président de la République.

C’est pour cela que je souhaite lancer au premier semestre 2018, avec le ministre de la Cohésion des territoires, un grand « tour de France » de la CNT.

Afin de trouver, ensemble, des mesures concrètes et ambitieuses qui répondent à ceux de nos concitoyens qui se sentent laissés pour compte. Afin d’écrire, ensemble, un autre récit des territoires et que demain, dans 5 ans, dans 10 ans, on ne parle plus de territoires périphériques, mais de territoires agiles, de territoires connectés, de territoires solidaires.

Et parce que je veux que nous mesurions régulièrement le chemin parcouru, nous aurons donc d’autres rendez-vous comme celui d’aujourd’hui. Ce ne sera pas toujours à Cahors mais ce ne sera pas toujours à Paris.

Puisque c’est le moment de nous quitter, je vais vous donner la vraie raison du choix de Cahors. Je vous ai parlé d’un enfant de Cahors, Léon Gambetta. Je voudrais en évoquer un autre, Clément MAROT.

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Justice: Débouté à Paris, Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" et ses mensonges éhontés à Kin !

Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE"

Pauvre type, individu immoral sans valeurs ni convictions. Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE", est un Angwalima hier, aujourd'hui et éternellement. "Moto na Libandi", Zoba, Zoba ya Tata ! Merditude par excellence, affreux Jojo, Debré Mpoko Alias Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" et "VENTRIOTE" est un vieux schnock ! Ignoble et odieux politicailleur. Une girouette qui tourne au gré du vent, un mangeriste habitué aux chaudrons de la mangeoire Mobuto-Joséphiste. Pédant, prétentieux, flatteur de bas étage, fieffé menteur, Kin Key Mulumba étonne dans sa buzobérie outrancière avec son raisonnement d'un constipé, il échaude la justice française qui l'a débouté et mis K.O debout face au journaliste Freddy Mulongo. Le voilà qui débite ses honteux mensonges

Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE"

Très rigolo les titres des journaux coupagistes et griots de Kinshasa, dans l'affaire K.O debout de Kin Key Mulumba face à Freddy Mulongo: "Forum des As", "La Prospérité", "Le Softinternational" dont les responsables sont tous de Kwilu ex-Bandundu. Le fléau du tribalisme gangrène la presse kinoise coupagiste. Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" a été débouté par la justice française. Des journaleux corrompus de Kinshasa, qui croient que la justice française est bananière comme celle de la RDC, tordent la vérité. A beau mentir, celui qui vient de loin. Il faut dire la majorité d'entre eux, à part leurs villages du Kwilu, ignorent la vérité d'ailleurs.

Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE"en mode camouflage !

Facile de faire publier des contres vérités dans des journaux kinois qui ne tirent même pas à 1000 exemplaires: Forum des As, La Prospérité, Le Softinternationnal dont les éditeurs sont dans une coterie ethno-tribale. Et aucun journal ne publie que Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" pensait se faire enrichir, le Ministre d'Alias Joseph Kabila avait réclamé 20.000 euros au journaliste Freddy Mulongo dans l'affaire fibre optique. Cupidité outrancière, la honte ! Pourquoi Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" n'a jamais mis ses pieds au palais de justice Paris, de quoi avait-il peur ? La justice française n'est pas bananière, elle est un pilier de la démocratie. Impartiale et indépendante, la justice française a été étonnée qu'un ministre en fonction et apparatchik du régime d'imposture et d'occupation, en occurrence Kin Kiey "MOYIBICRATE" puisse porter plainte contre le journaliste Freddy Mulongo qui exerce librement et indépendamment son métier en France. Alors que Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" traîne des casseroles de vols des deniers publics et cadavres dans des tiroirs depuis la dictature de Mobutu Sese seko, en passant par le mouvement rebelle RCD-Goma, pro-rwandais, à aujourd'hui, c'est lui qui a le toupet de porter plainte.

Il y a eu détournement des millions de dollars dans le dossier Fibre optique par Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" a privé ainsi 70 millions des congolais du rendement de la Fibre Optique. Et le Picsou de la République, s'est acheté un manoir à Waterloo en Belgique. Ayant perdu son procès en divorce, le manoir acheté avec l'argent de la Fibre Optique du Congo revient à son ex-épouse. Comme pour dire le bien mal acquis ne profite jamais.

Etre ministre de la RDC ne signifie pas que l'on connait tout. En France, lorsqu'un citoyen change d'adresse, il se présente au commissariat de police pour ce changement d'adresse. Or, Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" ignore cela. Il a écrit sa plainte avec papier entête du Ministre chargé des relations avec le Parlement de la RDC. Mieux, alors qu'il réside à Kinshasa, pour encore intimider la justice française, Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" a donné l'adresse de sa résidence: 7 Drève du Mérault , 1410 Waterloo-Belgique. C'est l'adresse officielle que Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" a transmis à la justice française dans son accusation contre le journaliste indépendant Freddy Mulongo. Les juges français qui comprennent de plus en plus les méandres du fonctionnement du politicard, girouette politique habitué à changer de veste politique n'en reviennent pas.

Fourberies de "Masimanimba-Désir" vont laisser des traces ! Comment un ministre de la République démocratique du Congo qui chaque jour doit exercer sa fonction peut résider à plus de 8.000 Kilomètres de son lieu de travail ? Il faut 8 heures de vol entre Kinshasa et Bruxelles sans oublier le temps de transport entre l'aéroport de Zaventem et Warteloo. Or c'est l'adresse même du manoir que Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" a acheté avec l'argent volé de la fibre optique. Manoir perdu dernièrement dans un procès de divorce avec sa femme. Freddy Mulongo est journaliste donc connu, mais de manière simpliste, Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE", s'est contenté de l'adresse que Google Chrome a affiché dans sa barre de recherche. L'adresse de la page jaune est vielle et fausse. Débouté par la justice française, Kin Kiey Mulumba " MOYIBICRATE", couvert de honte, alors le régime d'imposture et d'occupation a financé son procès, pour faire taire le journaliste Freddy Mulongo, comme un diable dans un bénitier, l'ex-Ministre sombre dans les mensonges pour sauver son honneur démesuré.

Voici les mensonges de Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE": A Paris, l’activiste «journaliste » Freddy Mulongo fait valoir son statut de SDF, émeut le juge d’appel

Katangais et MulubaKat, on aurait pu imaginer que cet activiste «journaliste» pouvait rechercher la vérité dans ses écrits quelconques quand il s’en prend à Kabila! Rien de tel pour Freddy Mulongo, frère de Huit Molongo Bampeta, professeur et ancien DirCab du richissime ex-gouverneur du Katanga Moïse Katumbi Chapwe, détenu dans une geôle congolaise surpris avec un revolver. De ce fait, le frère nourrit une haine à l’endroit de ceux en pointe à la MP dans le combat pro-Kabila. Pour avoir créé Kabila Désir, Tryphon Kin-kiey Mulumba est sa cible favorite. Poursuivi, l’homme vient d’échapper en appel du fait d’être... un SDF arrivé au tribunal avec femme et enfants réfugiés en France du fait... du régime de la ... «Kabilie»! De quoi émouvoir un juge français apitoyé, vaincu par telle «horreur» africaine!

1. D'abord le titre est faux. Je ne suis pas activiste "Journaliste". Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" ne sait pas analyser. Je suis Journaliste-Résistant-Patriote. Journaliste parce que c'est mon métier. Résistant parce que je dénonce et combats la dictature sanguinaire des régimes que lui Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" a toujours servi: le Mobutisme et le Joséphisme. Je rejette toutes les aliénations sur le peuple congolais et la République Démocratique du Congo, entretenues par le pouvoir usurpateur, illégal et illégitime. Je suis Patriote car je défends le Congo contre l'occupation des extrémistes criminels, pillards, voleurs et violeurs. J'aime profondément "La République Démocratique du Congo", le pays qui m'a vu naître et je suis au front de la résistance pour le Congo libre, souverain, uni, indivisible ! Je vis à Paris, comme tous les Parisiens. Serais-je un SDF comment la justice française pourrait me convoquer ? Lorsqu'on se présente à la justice, le greffier décline l'identité de celui ou celle qui est convoqué. Et dire que Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" s'autoproclame "Professeur", il ignore les usages de la justice. Il doit apprendre le fonctionnement pour le jour où il devra répondre de ses crimes avec le RCD-Goma. Je lance un défi à Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE", lorsqu'il vient en France ou en Belgique, je l'invites chez moi: je veux le nourrir et le loger. Je le prendrai en charges à 10000 %. S'il manque le billet comme il est fauché comme un trou qu'il me dise.

2. Je suis Congolais, pas Katangais Mulubakat. La considération ethno-tribale comme le fait le "Muyaka de Masimanimba-Désir" ne me concerne pas, c'est trop ridicule. Je ne suis pas dans cette logique tribalo-ethique. Tous les congolais sont mes frères et sœurs. Les aînés qui se respectent sont mes grands-frères. Ceux qui sont moins âgés, sont mes jeunes frères. Les mamans sont mes mamans etc...Je ne soutiens pas quelqu'un parce qu'il est Mulubakat et Katangais. J'ai aidé beaucoup des congolais dont je ne connaissais ni père ni mère. Je suis né à Lubumbashi, j'ai grandi à Kinshasa. J'ai étudié au Kongo-Central: à Saint-Jean Bosco à Kisantu, à Kipako et à Lemfu, j'en suis très fier et reconnaissant de l'intégration et adoption. Je connais et j'ai eu la grâce de sillonner la majorité de nos provinces, 11 à l'époque. J'aime la France, j'y ai passé mon adolescence, elle est mon pays d'accueil et d'adoption. Grâce à la France et aux voyages officiels, pour mon métier de journaliste, j'ai sillonné le monde. Réduire ma personne au Katangais et Mulubakat, c'est mal me connaître. Je suis citoyen du monde, la France est mon pays d'adoption et la République démocratique du Congo demeure ma terre.

3. Le brillant professeur Huit Mulongo, que Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" n'arrive même pas à la cheville, n'a jamais volé l'Etat congolais, ni tuer un seul de ses compatriotes. Président de la société civile katangaise, il a été élu Président de la Commission Socio-Culturelle à la Conférence Nationale Souveraine (CNS), le cardinal Laurent Monsengwo s'en souvient. C'est lui qui s'est battu, a défendu et obtenu que le stade Kamanyola soit débaptisé en stade des Martyrs, que l'avenue Bokassa soit débaptisée en Franco Lwambo Makiadi... Il ne s'est pas battu pour lui-même. Le professeur Huit Mulongo a toujours enseigné. Il a même était le secrétaire académique à l'université de Lubumbashi. Il a été le Directeur de cabinet de Moïse Katumbi au gouvernorat du Katanga c'est son droit et sa liberté. Que la jalousie de Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" contre Moïse Katumbi se déboule sur le professeur Huit Mulongo, cela n'est pas étonnant. Le Fakwa ya Mbongo ya l'Etat oublie une vérité inaliénable, le professeur Huit Mulongo a dénoncé publiquement dans une vidéo avec notre confrère Cheik Fika à Bruxelles, le fait qu'Azarias Ruberwa était Rwandais. C'est la raison principale de son arrestation, pas le mascarade de l'histoire d'un revolver. Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" connait la vérité, lui qui a été garçon de course d'Azarias Ruberwa et porteur de mallette de Paul Kagamé, lorsqu'il voyageait avec son passeport rwandais que Réveil FM International a déjà publié.

Toi Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" tu enseignes où ? Et tu t'affubles le titre de professeur ! Sans doute que la vie de Kabila-Désir-Masimanimba-Désir est, comme les 5 chantiers bidon et la Révolution de la modernité, inexistante. Nullard et ignare, tu parles du professeur Huit Mulongo, le prisonnier personnel d'Alias Joseph Kabila comme étant mon frère ! Il est mon oncle, je suis son fils !

4. A la Cour d'Appel, on vérifie tout. Procédures et documents. Contrairement à Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" qui espérait impressionner les juges français par son titre de Ministre, Freddy Mulongo avait tous ses documents en ordre. C'est un mépris de la justice française que d'écrire dans sa feuille de choux le Softinternational: Poursuivi, l’homme vient d’échapper en appel du fait d’être... un SDF arrivé au tribunal avec femme et enfants réfugiés en France du fait... du régime de la ... «Kabilie»! De quoi émouvoir un juge français apitoyé, vaincu par telle «horreur» africaine!. Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" croit me ridiculiser mais c'est plutôt le Baladocrate et Picsou de la République qui est ridicule et pitoyable. La justice française est impartiale et indépendante. Elle n'est pas dans les sentiments. Des juges français appliquent la Loi de la République. Je n'étais pas à la Cour d'appel sauf mon conseil. Les juges français de la Cour d'appel ne m'ont pas vu. Comment Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" a-t-il cru que des juges français s'étaient apitoyés sur mon sort. N'est-ce pas de la méprise pour la justice française ? Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE", n'est qu'un ignoble menteur. Kabila-Désir ment comme il respire. Masimanimba-Désir, l'ex-conseiller en communication de Paul Kagame, Hitler Africain, est un menteur professionnel. Je ne ferai pas honneur au Balados de porter plainte contre lui. Il est un minable petit monsieur.

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mercredi 13 décembre 2017

Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" doit 450.000$ au FPI!

Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" doit 450.000 au FPI, sans oublier des millions de la Fibre Optique !

Décidément, Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE", homme d'argent et ami de Mammon est poursuivi par le signe indien. Ses casseroles deviennent retentissantes: Il vient d'être débouté par la justice française dans sa plainte en diffamation contre le journaliste Freddy Mulongo. "Kabila Désir-Masimanimba-Désir" estimait que son honneur démesuré et sa dignité de baron, apparatchik, Dinosaure Mobutiste qui s'est mué en Mammouth et Tyrannosaure du régime d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, ont été bafoués par le journaliste Freddy Mulongo à Paris. Kin Liey Mulumba "MOYIBICRATE", Picsous de la République s'est autorisé de réclamé 20.000 euros ! Le 1 euro symbolique, payable en plusieurs fois consentit au journaliste Freddy Mulongo, a courroucé le dernier ministre de l'information du dictateur Mobutu Sese Seko.

Kin Kiey Mulumba K.O debout face à Freddy Mulongo

Les juges français de la Cour d'Appel de Paris en vérifiant tous les documents se sont rendus compte que la plainte n'avait même pas droit d'être et ils ont annulé le jugement du tribunal de la Grande Instance de Paris.

Debré Mpoko Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" à "Masimanimba-Désir" dans le Kwilu

L'ex-Ministre Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" a donc été débouté ! Il doit 1000 euros au journaliste Freddy Mulongo d'après l'article 700 de la justice française. Le projet machiavélique du régime de Kinshasa, faire taire le journaliste Freddy Mulongo à travers un procès. La justice française vient de déjouer ce projet ! Si Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" était un bon Ministre auprès du parlement et de surcroît "Professeur non autoproclamé", il aurait su qu'en France, les députés et sénateurs ont adopté le projet de loi tendant à la suppression du régime de l'offense à chef d'Etat étranger issu de l'article 36 de la loi du 29 juillet 1881:

Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" doit 450.000$ au FPI

"L'offense au chef de l'état constituait dans notre Ancien droit le crime de lèse-majesté. La loi sur la presse du 17 mai 1819 punissait ainsi, dans son article 9, les offenses publiques envers la personne du roi. Aujourd'hui, c'est l'article 26 de la loi du 29 juillet 1881 qui traduit cet héritage dans notre droit positif. Le législateur a entendu, dans l'article 36 de la même loi, associer les chefs d'Etat étrangers à cette protection juridique. L'article 36 étant rédigé comme suit : "L'offense commise publiquement envers les chefs d'Etat étrangers, les chefs de gouvernements étrangers et les ministres des affaires étrangères d'un gouvernement étranger sera punie d'une amende de 300 000 F".

Cette protection particulière serait nécessaire dans une société démocratique pour préserver notamment l'ordre public et les droits ou la réputation des étrangers concernés. Le délit d'offense répondrait aussi au souci du législateur de faciliter les relations internationales de la France en accordant à des hauts responsables politiques étrangers, une protection spécifique.

Or, ce régime de l'offense à chef d'Etat étranger n'est pas acceptable en l'état actuel du monde. Une série de singularités juridiques viennent en effet réduire considérablement les capacités de défense de l'auteur de l'offense à dignitaire étranger. Les auteurs de propos qualifiés d'offense peuvent ainsi être punis plus sévèrement que les auteurs de diffamations. En France et en matière de diffamation, qui correspond à l'atteinte portée à l'honneur et à la dignité d'autrui, il est toujours, s'agissant de la vie publique, possible au prévenu d'opposer l'exceptio veritatis, c'est-à-dire de rapporter la preuve de la vérité des faits allégués, ce qui l'exonère de toute peine. D'autre part, et en matière d'offense à chef d'Etat étranger, aucune réciprocité n'est nécessaire de telle manière que, même sans qu'il y ait réciprocité entre la France et le pays considéré, la poursuite est obligatoire à la demande du dignitaire étranger.

On peut enfin s'interroger sur la compatibilité de l'article 36 de la loi de 1881 avec l'article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales relative à la liberté d'expression. Où est cette liberté si l'on n'est pas recevable à prouver que ce qu'on a dit est vrai ? Le même article paraît également contraire à la Convention de sauvegarde prise en son article 6 qui exige un procès équitable.

Surtout, les chefs d'Etat étrangers ne doivent pas être protégés dans tous les cas. C'est évident à une époque où la France vient de ratifier le traité instaurant un Tribunal Pénal International. Auraient-ils dû être poursuivis et condamnés automatiquement en France, ceux qui à juste titre ont tracé des portraits fidèles d'Hitler, Polpot, Pinochet, Milosevic et d'autres, alors que ceux-ci étaient en fonction ?

Le droit commun de la diffamation et de l'injure protège convenablement chacun y compris les dignitaires qu'ils soient français ou étrangers. Il est donc proposé de supprimer l'article 36 de la loi du 29 juillet 1881.

Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" doit 450.000 $ au Fonds de Promotion pour l'Industrie- FPI

La République démocratique du Congo a son Alibaba et ses 400 voleurs. Pilleurs et détourneurs des derniers publics se sont ligués pour mettre à genou la République. En effet, le Fonds de Promotion pour l'industrie (FPI) est une société public d'Etat, qui est saigné à blanc par des apparatchiks du régime. Le deal est simple et bien ouillé. Les barons du régime d'imposture et d'occupation empruntent des sommes colossales pour des projets inexistants. Et ils refusent de rembourser le FPI. Ils vont prévaloir leurs titres: Ministres, députés, sénateurs, gouverneurs...

Pour nos confrères du site du Le Monde Afrique, qui ont eu accès au rapport d'enquête du Fonds de Promotion pour l'Industrie (FPI) longtemps tenu au secret et pourtant débattu à huis clos en juin 2016 devant l'Assemblée nationale présidée par Aubin Minaku, l'un des créanciers du FPI. Ce document de 66 pages, met à mal l’ambition industrielle du pays et révèle, preuves à l’appui, les pratiques corruptives de la classe politique congolaise. Ainsi, Tryphon Kin Kiey Mulumba, ministre des relations avec le Parlement de 2014 à 2016, se serait vu octroyer un prêt de 450 000 dollars pour équiper et pérenniser l’imprimerie de son groupe de presse. Sauf que, affirme toujours le média français, cette somme n’a pas servi à contribuer à l’industrialisation du pays. “Le ministre a plutôt remboursé un précédent crédit contracté auprès d’une banque plus à cheval sur les traites”.

Les enquêteurs concluent sans ambages : « En clair, il y a détournement de fonds par les promoteurs des projets et laxisme du chef du FPI ». Selon le rapport d’enquête parlementaire, les pertes ou plutôt les détournements s’élèvent à 138 838 100, 98 millions de dollars. Parmi les bénéficiaires se trouvent nombre de députés et sénateurs congolais – parmi les mieux payés de la planète. Des gouverneurs, des ministres en exercice… Il y a aussi d’anciens membres du gouvernement et leurs proches.

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lundi 11 décembre 2017

Bruno Tshibala, Premier ministre d'un gouvernement quado qui fait l'Opa sur l'Udps !

Bruno Tshibala élu président de l'Udps

Comment Bruno Tshibala, 62 ans, qui est Premier ministre aux affaires, est incapable de créer son propre parti politique ? Pourquoi s'accrocher à l'Udps qui a exclu et se faire proclamer par acclamation comme à la Douma soviétique "Président de l'Udps" ? Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Comment Bruno Tshibala, qui est le mari de la nièce de Maman Marthe Tshisekedi, l'épouse du Président Etienne Tshisekedi décédé, va-t-il s'y prendre pour occuper le siège de l'Udps ? On croit marcher sur la tête ! Dire que son folklore de congrès Udps, qui l'a plébiscité sur 494 participants, 468 ont voté Bruno Tshibala, le seul candidat en lice sans concurrents. Financé entièrement par l'imposteur de Kingakati, alias Joseph Kabila.

Haro aux fanatiques ethno-tribalistes, des inconscients de la République ! Y en a marre de ceux qui considèrent l'Udps comme le "Tshintu Tetu". Ses adeptes n'ont qu'à aller se rhabiller.

Bruno Tshibala fait son Opa sur l'Udps

L’Udps apparaît de plus en plus auprès des congolais comme la machine à fabriquer les traîtres et transfuges ! De Évariste Boshab, l'homme de main de Louis Michel qui l'a placé comme Directeur de cabinet d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, qui publia en juin 2013, un ouvrage bidon dans un style ampoulé au titre révélateur des intentions d'un homme versatile: "Entre la révision de la Constitution et l’inanition de l’Etat".

Félix Tshilombo, le fils d'Etienne Tshisekedi, qui n'a jamais pipé un mot, sur le comportement désinvolte de son ami de toujours, Samy Badibanga, un affairiste qui est allé à la mangeoire joséphiste, qui a ramassé 6 millions de dollars de sortie à la Primature, du 17 novembre 2016 au 18 mai 2017 soit 6 mois et 1 jour, et ne trouve rien à dire qu'ayant son buste le long du fleuve, il s'extasie puisqu'il est entré dans l'histoire de la République démocratique du Congo.

Félix Tshilombo qui se cache lorsqu'il appelle à manifester à Kinshasa, ne trouve mieux à faire que de sillonner les capitales occidentales pour chercher le poste de Premier ministre, pendant que son père est enterré provisoirement en Belgique. Comment faut-il dire à Félix Tshilombo que la diaspora congolaise n'a pas droit de vote. Ses pieds doivent fouler Mbanza-ngungu, Idiofa, Tshikapa, Muene-Ditu, Kolwezi, Butembo, Oicha, Isiro, Lisala...pas nécessairement Bruxelles, Paris, Londres, Washington DC. Il n'impressionne personne sauf ceux qui n'ont jamais pris l'avion et voyager.

Que dire de toutes les rencontres secrètes entre l'Udps et l'ANR, la Gestapo d'Alias Joseph Kabila, à Rome, Ibiza, Venise, Bruxelles et Paris pour une transition avec l'imposteur de trois ans. Ne sommes-nous pas entrain d'entamer la deuxième année d'une transition qui ne dit pas son nom ?

Sans visions, sans budget, sans autorité, sans reconnaissance, Bruno Tshibala est le Premier ministre d'un gouvernement quado ! Des politicailleurs opportunistes, profito-situationnistes et autres débauchés de la fameuse opposition écument son gouvernement. J'en connais plusieurs qui rasent des murs, lorsqu'ils viennent à Paris en catimini. Fourbes, roublards, ils ont honte d'eux-mêmes surtout de leurs ombres.

Bruno Tshibala est incapable de créer son propre parti

Existe-il combien des partis Udps au Congo ? La RDC vit un régime d'occupation et d'imposture. Tous les traîtres et transfuges de l'Udps contribuent au retardement de la libération du Congo, par des sanguinaires, imposteurs et extrémistes qui ne reculent devant rien.

Bruno Tshibala a été débauché de l'Udps. Aujourd'hui, il est devenu plus joséphistes que les autres Mammouths, Apparatchiks, "Miyibicrates", Ventriotes...

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samedi 9 décembre 2017

10 Questions à Dominique Kabongo, l’un des leaders politiques de la diaspora !

En possession d'un visa volant, Dominique Kabongo, l'un des leaders politique de la diaspora à Toronto au Canada, il a été empêché d'embarquer pour la République démocratique du Congo par la douane belge à Bruxelles, il devait participer aux assises de l'Udps aile Bruno Tshibala. Lucide, Dominique Kabongo, ne voulait pas aller à Kinshasa pour donner un quitus à Bruno Tshibala mais plutôt que ces assises ne soient que les prémices d'un grand congrès fédérateur de l'Udps. Cela fait maintenant quelques années, que Réveil FM International connait ce diplômé au Canada en Science – Po et développement international ” Honors B.A ” à l’Université ” York University au Canada. Il n'a jamais brandit son passeport congolais sur le net, pourtant Dominique Kabongo est un vrai patriote qui vibre en toute simplicité pour le Congo. Lors du Forum International pour "la liberté de la presse, pour les droits de l'homme et contre l'impunité" au Press club de Paris, le 27 mars 2014, Dominique Kabongo était le premier acteur politique congolais a être arrivé dans la salle, pourtant il réside à Toronto au Canada ! Le comble est qu'il s'est mis à aider dans l'organisation pour l'événement organisé par Roger Bongos-Afrique Rédaction et Freddy Mulongo-Réveil FM International soit une réussite. A la fin du forum, alors que tout le monde était parti, Dominique Kabongo était toujours là, pour nous encourager, manifester sa solidarité pour le travail qu'Afrique Rédaction et Réveil FM international avaient abattu pour la réussite du forum. Il répond à nos 10 questions, rapidement comme un visa volant !

Le corps du Leader Maximo Etienne Tshisekedi à Bruxelles. Toujours au funérarium ou enterré provisoirement ?

1. Réveil FM International: Le sphinx de Limeté, Etienne Tshisekedi est toujours à la morgue en Belgique. Sa dépouille n'est pas encore rentré au pays pour y être enterré. Qu'est-ce qui bloque ? Est-ce que c'est la faute du régime d'Alias Joseph Kabila comme l'a dit Maman Marthe sur TV5 ? Pourquoi Félix Tshisekedi ne s'investit-il pas autant pour que son père soit honoré et enterré dignement ?

Dominique Kabongo. La chose la plus triste est celle de l'instrumentalisation du président Etienne Tshisekedi et cela même dans la mort. C'est révoltant car son âme aire toujours et cela n'est pas conforme a nos coutumes Bantu. Maintenant à qui incombe la responsabilité et bien a mon humble avis ça commence d'abord par la famille biologique ensuite celle politique. Qu'on l'aime ou pas il faut reconnaître que Joseph Kabila avait initialement mis les moyens pour qu'Etienne Tshisekedi reçoive des obsèques digne de son rang. C'est qui est vrai est qu'également certains membres de la famille ont marchandé le retour de la dépouille d'Etienne Tshisekedi en la conditionnant à la nomination de Felix Tshisekedi comme Premier Ministre en vertu des accords de la Saint Sylvestre. Suite à l'ouverture de cette brèche nous nous retrouvons aujourd'hui 11 mois après sans résultat. C'est dommage car un homme de cette envergure mérite beaucoup mieux.

Manifestation du 30 novembre dernier, Félix Tshisekedi a reconnu son "Erreur de stratégie". Photo Réveil FM International

2. Réveil FM International: Lors de la marche du 30 nov dernier, Félix Tshisekedi, président du Rassemblement aile-13ème rue de Limeté a reconnu son erreur de stratégie, puisqu'il ne savait pas que la police allait encercler son domicile, qu'en pensez-vous ?

Dominique Kabongo. Pour conduire un pays et non pas le moindre mais la Rdc dans sa densité et complexité, il faut avoir une vision claire et savoir l'articuler dans des termes très simple. Ce que Félix Tshisekedi le président du Rassemblement nous offre, c'est du déjà vu, car les mêmes causes produisent les mêmes effets. L'heure de la confrontation frontale avec le pouvoir en place se fut le 19 décembre 2016, mais la colère du peuple a été désamorcée avec ce fameux accord de la St-Sylvestre une bourde en soi. Aujourd'hui le Président du Rassemblement tente encore une fois de plus de nous distraire avec son spectacle désolant. La population ne les écoute plus.

Députés godillots, corrompus et ventriotes au palais du peuple à Kinshasa

3. Réveil FM International: Pour 1500 dollars à chaque député godillot au lieu de 2500 dollars convenus, les applaudisseurs du palais du peuple ont tripatouillé et voté une loi électorale alambiquée qui risque d'avoir des conséquences après. La Constitution limite le mandat du président à deux mandats, pourquoi tant des manœuvres d'Alias Joseph Kabila et ses apparatchiks corrompus et mafieux ?

Dominique Kabongo. Ce n'est qu'au Congo malheureusement que l'on peut assister a une telle escroquerie. Les soit disant représentants du peuple sensés résoudre et améliorer les conditions de vie des citoyens et bien ils se font corrompre à grande échelle. Ils vendent leur âme contre des espèces sonnantes et trébuchantes...des miettes d'ailleurs. Cette classe politique est complètement démissionnaire des réalités de Congolais et il faut absolument rompre avec elle. Voila pourquoi moi j'appelle toujours au renouveau de notre société dans son ensemble ainsi qu'au renouvellement du contrat social entre les dirigeants et le peuple. L'objectif de la nouvelle loi électorale est de confisquer et étouffer les voies des petits citoyens en adoptant le format des grands électeurs. Ce n'est que dans ce format que la Kabilie pourrait asseoir leur tricherie et conserver le pouvoir. Ceci permettrez à Joseph Kabila beaucoup de flexibilité dont éventuellement d'orchestrer un scénario à la Putine-Medvedev en Russie. Nous devons dénoncer et rejeter cette supercherie.

Des migrants noirs en Libye

4. Réveil FM International: Le reportage de CNN sur l''esclavage des noirs africains en Libye a choqué. Pourtant cela faisait des mois que les ong internationales en parlaient sans qu'il y ait effet. Y-a-t-il eu manipulation pour soulever les noirs contre les arabes ? Pourquoi les chefs d'Etats africains sont bouches cousues ?

Dominique Kabongo. Absolument il y a une manipulation, je pense que les Usa se presente en pompiers aujourd'hui en Libye contre le traite des noirs alors que ils en sont responsable car en orchestrant la chute de Khadafi ,il ont plante le décor. Il faut comprendre la politique internationale pour se situer sur le dossier de la Lybie. Contenu de la crise économique qui plane toujours en occident, il faut trouver les moyens pour alimenter les économies respectives. L'Afrique redevient à nouveau le nouvel El Dorado et les intérêts de grandes puissances redessinent les enjeux en fonction des intérêts. Par conséquent il fallait absolument déstabiliser la Libye et ce que nous voyons ne sont rien d'autres que les ramifications collatéraux. N'oubliez pas les enjeux économiques qui ont justifié l'esclavage à l’époque et bien observez bien et vous les retrouverez encore aujourd'hui. A travers ce dossier libyen vous vous rendez compte à quelle point les présidents africains n'ont aucun pouvoir sur l’échiquier international. Beaucoup font preuve de manque de courage et c'est dommage. J'ajouterai aussi que ceci démontre à quel point l'Union Africaine est une coquille vide qui fait ombrage d'elle-même.

Emmanuel Macron à l'université Joseph Ki-Zerbo à Ouagadougou au Burkina Faso

5. Réveil FM International: Le président français Emmanuel Macron vient d’effectuer un voyage officiel dans trois pays africains: Le Burkina Faso, le Ghana et la Côte d'ivoire. Au l'université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou répondant à la question d'une étudiante, il a dit qu'il n'était pas là pour rétablir l'électricité à l'université et que c'était l'affaire du président de Burkina Faso. A-t-il eu raison de faire une telle déclaration ? A-t-on frôler l'incident diplomatique ? Pourquoi les étudiants africains croient-ils que les présidents occidentaux doivent tout faire pour eux ?

Dominique Kabongo. Le président Macron a dit tout haut (peut être en blaguant) ce que pensent beaucoup d'occidentaux. Si les pays africains étaient véritablement des pays souverains alors oui on aurait frôler l'incident diplomatique mais lorsque l'on se comporte toujours en subalterne et bien on encaisse tout genre des coups pour ne pas dire insultes. Les africains que nous sommes doivent cesser de rêver et attendre que les occidentaux ou asiatiques viendront résoudre leurs problèmes. Cela n'arrivera JAMAIS par conséquent, ils doivent rompre avec cette approche paternaliste et véritablement s'assumer. La jeunesse africaine doit rompre avec ces dirigeants dinosaures qui investissent seulement dans leurs clans ethniques et ne projettent rien pour leur avenir. Nous y sommes maintenant je le vois, je le sens das l'air l'heure de rupture avec le statut quo sonne. Vous n'avez qu'a observer l’effervescence qui se manifeste sur le continent pour vous faire une idée et je pense que tout partira de la RDC.

Bruno Tshibala, Premier ministre d'Alias Joseph Kabila, a ouvert son congrès de l'Udps

6. Réveil FM International: Vous devriez aller à Kinshasa pour participer au conclave de l'Udps Bruno Tshibala, la douane belge vous a empêché d'embarquer. Dites-nous, y a-t-il combien d'Udps ? Bruno Tshibala qui est Premier ministre d'Alias Joseph Kabila peut-il se prévaloir encore de l'opposition ?

Dominique Kabongo.Oui j’étais en route pour Kinshasa au moment ou nous échangeons, mais le douanier belge n'a pas voulu reconnaître le visa Volant qui m'a été octroyé. C'est quand même étrange que j'ai présenté ce visa depuis Toronto ou il n'y avait aucun problème sauf chez le colon douanier Belge qui tient des propos méprisant à l'égard du document présenté. Cela traduit ce que tout ce beau monde pensent réellement de nous, nous sommes vraiment au bas de l’échelle. Je trouve toujours que les Congolais simplifient souvent les affaires politiques aux affaires culturelles, je précise la musique. D'ailleurs nous utilisons souvent le terme Wengetisation en référence à ce groupe qui s'est divisé. C'est une erreur, l'UDPS est et un et indivisible entant que parti politique parce que c'est le parti du peuple congolais, bien qu'animé par différents acteurs, il appartient au peuple congolais, Bruno Tshibala est aujourd'hui Premier Ministre pas parce qu'il s'appelle Tshibala mais parce qu'il fait parti de l'UDPS. A tort ou a raison indépendamment d'où on se situe il est issue de Genval et la suite orchestré par le feu Président Etienne Tshisekedi donc nous vu que nous sommes ceux qui avions rejeter Genval, dialogue et la suite nous ne pouvons pas commenter sur leurs querelles intestines suite a leur accord. Cela dit Tshibala met les moyens à la disposition des assises pour le parti et moi comme beaucoup tant d'autres hauts cadres y sont conviés pour crever l’abcès et trouver des solutions pour notre parti fragilise. Et bien laissez moi vous dire que ceci est une aubaine pour traiter les problèmes de fond. Ceci peut nous permettre de déboucher sur une voie royale pour enfin résoudre cette crise qui menace la disparition de notre parti. Voila pourquoi je partais pour Kinshasa, maintenant je respecte et comprends ceux qui s'y opposent en estimant que ceci est un congres du pouvoir et tout cela peut bien être vrai car il est Premier Ministre de Kabila. Cependant moi je pense qu'il faut prendre son courage et dans ce forum émettre un point de vue contraire avec des arguments à l'appui au lieu de tout simplement rejeter et probablement contester par après. Pour moi, c'est ça faire preuve de leadership .

HRW, le rapport d'Ida Sawyer sur les mercenaires et criminels du M23 recrutés par le régime de Kinshasa pour tuer des manifestants ne plait pas aux Mammouths Joséphistes

7. Réveil FM International: Avons-nous en RDC une classe politique responsable ? Pourquoi les politicailleurs ne sautent-ils pas sur l'occasion du Rapport de HRW sur les mercenaires du M23 sont recrutés par le régime pour assassiner des congolais lors des manifestations ? Pourquoi ne dénoncent-ils pas ? Pourquoi n'exigent-ils pas une commission d'enquête indépendante puisque le régime dit que c'est du mensonge ?

Dominique Kabongo. Non pas tout, Il faut carrement une rupture avec cette classe politique interne. Nous avons besoin de renouveau, de refondement de la classe politique, une qui adhère aux valeurs de l’intérêt commun au lieu l’égoïsme et la cupidité a laquelle nous assistons aujord;hui.Le rapport de HRW et meme le fameuse nouvelle loi électorale sont des aubaines pour démontrer leurs capacités de toucher aux vrais enjeux. Malheureusement ils ne le font pas, ils ne cessent de nous parler du 31 décembre 2018 étant la fin du mandat de Joseph Kabila. A travers un tel comportement ils ne doivent être surpris d’être taxe d'accompagnateur du régime en place. Il ne faut rien espérer d'eux.

Policailleurs ventriotes, des "Mabumucrates" patentés

8. Nos politicailleurs sont incapables de mobiliser 1 millions de congolais à Kinshasa la capitale qui regorge plus de 12 millions d'habitants. Est-ce que c'est par manque des stratégies ? Ou comme les clament les autres: Nos politicailleurs sont des accompagnateurs du régime d'imposture et d'occupation ...

Dominique Kabongo. Quand vous êtes dans l'obscurantisme, vous récolterez la tempête surtout en ce moment ci. Apres tant d’années voir décennies notre pays la RDC arrive au moment de la lumière et par conséquent la solution ne peut que provenir de ceux qui sont revêtu de la vertu. Ces politicailleurs comme vous le dites si bien sont habités par des vices et par conséquent la population ne peut pas les suivre, stratégies ou pas. Effectivement je le pense aussi qu'il accompagnent le pouvoir

Le chef Kamwina Nsapu assassiné par le régime d'imposture et d'occupation

9. Réveil FM International: Le grand chef Kamwina Nsapu était-il un terroriste ? Pourquoi Alias Joseph Kabila à Kananga l'a traité de terroriste aucun Kasaïen n'a quitté la salle ? D'ailleurs pour quoi les apparatchiks Kasaïens ne soulèvent jamais le cas de son odieux assassinat ?

Dominique Kabongo. Non, le grand Chef Kamwina Nsapu n’était pas un terroriste mais plutôt un patriote et un véritable gardien du temple. Il a été assassiné en défendant une cause noble celle de protéger son territoire ainsi que ses ressortissants et ceux-la malgré la trahison inaudible des fils de la région. Je manque des mots assez forts pour décrire le comportement des politiciens kasaiens à l’intérieur face a ce énième génocide du peuple kasaien. Peut-être un jour on pourra y revenir car c'est ingérable et inacceptable, pour notre part nous avions hausse le ton a travers la tribune de l'opposition Congolaise face a la tragédie du Kasaï. Tout y est dit.

10. Réveil FM International: Qu'est-ce qui va se passer le 31 décembre ?

10. Avec cette amateurisme politique que nous voyons au pays, je crois que le 31 décembre sera une journée comme les autres si ce n'est que c'est le réveillon ou les Congolais vont encore traverser une année de désolation. J'aimerais dire au peuple Congolais que je crois fermement que le meilleur est devant nous, nous devons nous inspirez de notre histoire, celle écrite par nous mêmes, se baser sur les valeurs qui ont inspiré nos prophètes, nos pères de l' indépendance et ceux de l'Udps. Seuls nous-mêmes se libérons donc faisons nous confiance et saisissons notre destin ensemble.

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Paris: Hommage populaire à Johnny Hallyday !

Brigitte Macron, Laeticia l'épouse de Johnny Hallyday, ses deux fillettes et David Hallyday

En France, le cœur français bat pour Johnny Hallyday. Que dire ? Un déluge, une déferlante, une communion du peuple français avec son icône Johnny Hallyday qui est décédé à 74 ans, avec 60 ans de carrière musicale.

Le cortège funéraire de Johnny Hallyday

Rarement un chef d'Etat arrive à fédérer le peuple comme ça. La musique a rassemblé le peuple de France. La France s'est retrouvée autour de Johnny Hallyday.

Le cortège funéraire de Johnny Hallyday sur la plus belle avenue du monde

Sur les Champs-Elysées, le corbillard, où repose le cercueil blanc-crème, escorté par les motards de la police et 700 bikers, brassard noir au bras, est passé sous les vivats, de la population serrée les uns et les autres. Le cortège a rejoint la place de la Madeleine, où doit avoir lieu la cérémonie religieuse, Les chansons de Johnny Hallyday sont chantées en famille parfois de plusieurs générations différentes. Les radios musicales ont beaucoup contribué à diffuser ses chansons.

Le peuple de France à rendu un hommage populaire à Johnny HallydayJohnny Hallyday est l'homme, que la France a salué aujourd’­hui lors d’un hommage popu­laire à la hauteur de son talent et de ce qu’il représentait pour de nombreux Français. Et ils sont nombreux à être venus braver le froid en ce samedi de décembre pour venir rendre un ultime hommage à Johnny Hally­day, qui a succombé à son cancer du poumon à 74 ans. Il y a les milliers d’ano­nymes qui se sont rassemblés entre les Champs-Elysées et la place de la Made­leine, mais aussi de nombreux people et poli­tiques.

Le cercueil de Johnny Hallyday à l'Eglise de la Madéleine à Paris

Le président de la République a salué la mémoire du chanteur juste avant l'hommage religieux, face à une foule déchaînée, scandant le nom de "Johnny". "Il fallait que vous soyez là pour Johnny, parce que Johnny depuis le début était là pour vous", a déclaré le chef de l'État, obtenant petit à petit l'attention des fans réunis devant l'église de la Madeleine.

Durant son discours, le président a longuement salué les fans du chanteur ainsi que toute sa famille : "Ce deuil est d'abord le vôtre", a-t-il lancé en direction de la femme, des enfants et des petits-enfants du chanteur. "Johnny était une part de nous-mêmes : c'est un destin français", a déclaré le chef de l'Etat, face à un silence respectueux des fans présents, avant de conclure en faisant applaudir la foule pour saluer la mémoire du chanteur.

Le peuple français a pleuré son icône, Johnny HallydayA Paris, l'église la Madeleine (Marie-Madeleine, la pécheresse repentante de l'évangile) est un monumental et atypique édifice. Ouverte tous les jours, elle permet à près de sept cent mille visiteurs annuels de découvrir les richesses artistiques qu’elle renferme et de prendre un temps de prière ou de recueillement. L'hommage que la France a rendu à Johnny Hallyday à l'Eglise Madéleine, nous a fait penser à King Kester Emeneya. La grande foule composée des Résistants-patriotes-combattants, des acteurs politiques de la diaspora congolaise, des musiciens de toutes les générations et des sapeurs de tous bords, était venue pour rendre un dernier hommage au King de la musique congolaise, Kester Emeneya qui fut un homme du peuple.

Le portrait de King Kester Emeneya à l'Eglise de la Madéleine

Dommage que l'ignoble et maudit Joly Mubiala ainsi que ses "ex-Femmes Chipies" ont séquestré sa dépouille, oubliant que King Kester Emeneya était devenu un patrimoine congolais et qu'il ne s'appartenait plus et la messe a été dite sans le cercueil de ce dernier dans l'église de la Madeleine. Une première dans cette église. Pourquoi les Congolais pleurent l'icône de la musique française ? Les Congolais se rappellent encore du passage de Johnny Hallyday à Léopoldville, aujourd'hui Kinshasa. C'était en mai 1968 ! il s'était produit au cinéma Albertium, qui deviendra plus tard le cinéma Palladium, devant un public des expatriés et quelques congolais de bonnes familles.

15 mai 1968 à Léopoldville-Kinshasa, Johnny Hallyday entre en scène

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vendredi 8 décembre 2017

Invalides: Hommage à Jean d'Ormesson par Emmanuel Macron

Le président Emmanuel Macron a déposé un crayon sur le cercueil de Jean d'Ormesson

Comme dans ses traditions, la France a toujours honoré ses filles et fils, les plus méritants, par un hommage national à l'hôtel des Invalides à Paris. Emmanuel Macron a rendu hommage ce vendredi à Jean d’Ormesson, un « être de clarté » qui n’était superficiel « par profondeur », lors de l’hommage national à l’écrivain décédé en début de semaine à 92 ans. « Ne fût-il pas lui-même un être de clarté ? Il n’était pas un lieu, pas une discussion, pas une circonstance que sa présence n’illuminât. Il semblait fait pour donner aux mélancoliques le goût de vivre et aux pessimistes celui de l’avenir », a déclaré le président de la République.Au terme de son discours dans la cour d’honneur des Invalides à Paris, le chef de l’Etat est allé déposer sur le cercueil de l’académicien, ceint du drapeau tricolore, un crayon à papier, « un simple crayon », comme le souhaitait Jean d’Ormesson.

Le président Emmanuel Macron se récueille devant le cercueil de Jean d'Ormesson

Les anciens présidents Sarkozy et Hollande étaient présents

« C’est cette clarté qui d’abord nous manquera et qui déjà nous manque en ce jour froid de décembre. Jean d’Ormesson fut ce long été auquel pendant des décennies nous nous sommes chauffés avec gourmandise et gratitude », a salué Emmanuel Macron. Dans le parterre d’invités se trouvaient notamment, outre la famille et les proches du défunt, plusieurs membres de l’Académie française, ainsi que les anciens présidents François Hollande et Nicolas Sarkozy.

Répondant aux « esprits chagrins » qui réduisaient cette grande signature du Figaro à un simple « ludion », Macron a rendu hommage à l’auteur d'Au plaisir de Dieu, qui était de « ceux qui nous rappelaient que la légèreté n’est pas le contraire de la profondeur, mais de la lourdeur ».

Jean d’Ormesson des « failles », une « élégance dans l’inquiétude »

« Comme le disait Nietzsche à propos de ces Grecs anciens parmi lesquels Jean d’Ormesson eût rêvé de vivre, il était superficiel par profondeur », a-t-il loué. Pour le chef de l’Etat, « la clarté était trompeuse » : il y avait en Jean d’Ormesson des « failles », une « élégance dans l’inquiétude » qui le poussaient à écrire.

Le romancier, archétype de l’écrivain à la française, charmant et charmeur, est décédé dans la nuit de lundi à mardi d’une crise cardiaque à son domicile de Neuilly-sur-Seine. Homme brillant, espiègle, volontiers séducteur avec son regard bleu malicieux, l’ancien directeur général du Figaro restera comme l’un des plus grands écrivains populaires français. Tous ses livres figuraient sur les listes des meilleures ventes.

Jean d'Ormesson est décédé à 92 ans

DISCOURS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE LORS DE LA CÉRÉMONIE D’HOMMAGE NATIONAL A JEAN D’ORMESSON

Hôtel des Invalides, Paris – Vendredi 8 décembre 2017

Messieurs les présidents, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les ministres, Mesdames et Messieurs les parlementaires, Mesdames et Messieurs les académiciens, Mesdames et Messieurs les membres du corps préfectoral, Mesdames et Messieurs les membres du corps diplomatique, chère Françoise d’ORMESSON, chère Héloïse d'ORMESSON, chers membres de la famille, chère Marie-Sarah, Mesdames et Messieurs.

« Si claire est l’eau de ces bassins, qu'il faut se pencher longtemps au dessus pour en comprendre la profondeur ». Ces mots sont ceux qu’André GIDE écrit dans son Journal à propos de la Bruyère.

Ils conviennent particulièrement à Jean d'ORMESSON.

Car plus qu'aucun autre il aima la clarté. Celle des eaux de la Méditerranée, dont il raffolait, celle du ciel d'Italie, celle des maisons blanches de Simi, cette île secrète des écrivains. Celle des pentes enneigées et éclatantes où il aimait à skier, comme celles des criques de la côte turque, inondées de soleil.

Ne fut-il pas lui-même un être de clarté ? Il n’était pas un lieu, pas une discussion, pas une circonstance, que sa présence n'illuminât. Il semblait fait pour donner aux mélancoliques le goût de vivre et aux pessimistes celui de l'avenir.

Il était trop conscient des ruses de l'Histoire pour se navrer des temps présents, et sa conversation, elle-même, était si étincelante qu'elle nous consolait de tout ce que la vie, parfois, peut avoir d'amer.

Jean d’ORMESSON fut ainsi cet homme entouré d'amis, de camarades, offrant son amitié et son admiration avec enthousiasme, sans mesquinerie. Ce fut un égoïste passionné par les autres. Sans doute son bréviaire secret, était-il « Les Copains » de Jules Romains, auquel il avait succédé à l'Académie française. Berl, Caillois, Hersch, Mohrt, Déon, Marceau, Rheims, Sureau, Rouart, Deniau, Fumaroli, Nourissier, Orsenna, Lambron ou Baer… je ne peux les citer tous, mais cette cohorte d'amis, ce furent des vacances, des poèmes récités, de la liberté partagée.

Pour ceux qu’il accompagna jusqu'au terme ultime, sa présence et sa parole furent des baumes incomparables. Comme son cher Chateaubriand le disait de Rancé, « on croyait ne pouvoir bien mourir qu’entre ses mains, comme d'autres y avaient voulu vivre ».

Cette grâce lumineuse, contagieuse, a conquis ses lecteurs qui voyaient en lui un antidote à la grisaille des jours. Paul Morand disait de lui qu'il était un « gracieux dévorant », rendant la vie intéressante à qui le croisait. C’est cette clarté qui d’abord nous manquera, et qui déjà nous manque en ce jour froid de décembre.

Jean d'ORMESSON fut ce long été, auquel, pendant des décennies, nous sommes chauffés avec gourmandise et gratitude. Cet été fut trop court, et déjà quelque chose en nous est assombri.

Mais celui que l'on voyait caracoler, doué comme il l’était pour l'existence et le plaisir, n'était pas le ludion auquel quelques esprits chagrins tentèrent, d'ailleurs en vain, de le réduire.

La France est ce pays complexe où la gaieté, la quête du bonheur, l'allégresse, qui furent un temps les atours de notre génie national, furent un jour, on ne sait quand, comme frappés d'indignité. On y vit le signe d'une absence condamnable de sérieux ou d'une légèreté forcément coupable. Jean d’ORMESSON était de ceux qui nous rappelaient que la légèreté n’est pas le contraire de la profondeur, mais de la lourdeur.

Comme le disait Nietzsche de ces Grecs anciens, parmi lesquels Jean d’ORMESSON eût rêvé de vivre, il était « superficiel par profondeur ».

Lorsqu'on a reçu en partage les facilités de la lignée, du talent, du charme, on ne devient normalement pas écrivain, on ne se veut pas à toute force écrivain, sans quelques failles, sans quelques intranquillités secrètes et fécondes.

« J'écris parce que quelque chose ne va pas » disait-il, et lorsqu'on lui demandait quoi, il répondait : « je ne sais pas », ou, plus évasivement encore : « je ne m'en souviens plus ». Telle était son élégance dans l'inquiétude.

Et c’est là que l’eau claire du bassin soudain se trouble. C'est là que l'exquise transparence laisse paraître des ombres au fond du bleu cobalt. Un jour vint où Jean-qui-rit admit la présence tenaillante, irréfragable, d'un manque, d'une fêlure, et c'est alors qu'il devint écrivain.

Ses yeux aujourd'hui se sont fermés, le rire s’est tu, et nous voici, cher Jean, face à vous. C'est-à-dire face à vos livres. Tous ceux que vous aviez égarés par vos diversions, que vous aviez accablés de votre modestie, tous ceux à qui vous aviez assuré que vous ne dureriez pas plus qu'un déjeuner de soleil, sont face à cette évidence, dont beaucoup déjà avaient conscience, se repassant le mot comme un secret.

Cette évidence, c'est votre œuvre.

Je ne dis pas : vos livres, je ne dis pas : vos romans. Je dis : votre œuvre. Car ce que vous avez construit avec la nonchalance de qui semble ne pas y tenir, se tient devant nous, avec la force d'un édifice où tout est voulu et pensé, où l’on reconnaît à chaque page ce que les historiens de l'art appellent une palette, c'est-à-dire cette riche variété de couleurs que seule la singularité d'un regard unit.

La clarté était trompeuse, elle était un miroir où l'on se leurre, et le temps est venu pour vous de faire mentir votre cher Toulet. « Que mon linceul au moins me serve de mystère », écrivait-il. Votre linceul, lui, désormais vous révèle.

Nous devrons, pour vous entendre, à présent tendre l'oreille, et derrière les accords majeurs nous entendrons, comme chez Mozart, la nuance si profonde des accords mineurs.

Ce que votre politesse et votre pudeur tentaient de nous cacher, vous l'aviez mis dans vos livres. Et ce sont les demi-teintes, le « sfumato » subtil, qui vont à présent colorer la surface claire. Ce sont ces mille couleurs qui flottent comme sur de la « moire » précisément, dont Cocteau parlait en essayant de qualifier les blancs de Cézanne. Nous ne vous découvrirons ni triste, ni sombre, mais derrière votre ardeur nous saurons voir une fièvre, derrière vos plaisirs une insatisfaction, et derrière votre bonheur quelque chose d’éperdu, de haletant, qui nous touche en plein cœur.

Nous entrerons dans le secret de cette âme qui s’est si longtemps prétendue incrédule pour comprendre qu'elle ne cessa d'embrasser le monde avec une ferveur mystique, débusquant partout, au cœur de son ordre improbable et évident, ce Dieu, au fond si mal caché, dont vous espériez et redoutiez la présence et qui, peut-être, dans quelque empyrée, vous fit enfin : « la fête continue. »

Vous ne nous aviez pas si bien trompés, il est vrai. Nous savons que votre conversation la plus personnelle était réservée à ces écrivains que fascinèrent les mystères du monde, et d'abord l'insondable mystère du temps. Cheminer avec Saint-Augustin, Chateaubriand, Proust, c’est n’être point dupe des arcanes de la vie. S'entretenir par-delà la mort avec Caillois, Berl, ou votre père, c'est frayer dans des contrées parfois austères où vous alliez nourrir la force de vos livres. C'est dans ces confrontations intimes que vous alliez puiser cette énergie incomparable. Contrairement à Chateaubriand, encore lui, qui se désespérait de durer, vous avez cru qu'en plongeant au cœur des abîmes de la vie vous trouveriez la matière revigorante et universelle de livres où chacun reconnaîtrait sa condition, où chacun se consolerait de ses contradictions.

Et pour cela vous avez inventé, presque sans la chercher, cette forme nouvelle tenant de l’essai, de l'entretien, de la confession et du récit, une conversation tantôt profonde, tantôt légère, un art libertin et métaphysique. C'est ainsi que vous avez noué avec les Français, et avec vos lecteurs dans tant de pays, une relation particulière, une proximité en humanité qui n’était qu’à vous.

Le courage de l'absolu dans la politesse d'un sourire.

C'est cela votre œuvre, elle vous lie à Montaigne, à Diderot, à La Fontaine et Chateaubriand, à Pascal et Proust, elle vous lie à la France, à ce que la France a de plus beau et de plus durable : sa littérature.

C’est le moment de dire, comme Mireille à l'enterrement de Verlaine : « regarde, tous tes amis sont là. » Oui, nous sommes là, divers par l’âge, par la condition, par le métier, par les opinions politiques, et pourtant profondément unis par ce qui est l'essence même de la France : l'amour de la littérature et l'amitié pour les écrivains. Et ce grand mouvement qu’a provoqué votre mort, cette masse d'émotion, derrière nous, derrière ces murs, autour de nous et dans le pays tout entier, n’a pas d'autres causes. A travers vous la France rend hommage à ce que Rinaldi appelait « la seule chose sérieuse en France, si l'on raisonne à l'échelle des siècles ».

Évoquant, dans un livre d'entretien, votre enterrement, vous aviez écrit : « à l'enterrement de Malraux, on avait mis un chat près du cercueil, à celui de Defferre c'était un chapeau, moi je voudrais un crayon, un crayon à papier, les mêmes que dans notre enfance. Ni épée, ni Légion d’honneur, un simple crayon à papier. »

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jeudi 7 décembre 2017

Miko Rwayitare, l'espion Rwandais de TELECEL fut accusé de "Haute trahison" au Congo !

Miko Rwayitare de TELECEL

Le régime dictatorial et sanguinaire du Maréchal Mobutu Sese Seko était gangrené et métastasé par la corruption. Et bien, un fruit ne tombe que quand il est mûr! Mais devant l'ouragan ou la tempête de l'histoire, mûr ou pas mûr, il tombe quand même! L'histoire de TELECEL en République démocratique du Congo est prédation, spoliation, espionnage... d'après l'ouvrage de notre compatriote Frédéric Bola Ki-Khuabi dans son ouvrage TELECEL-CONGO "La Prédation en République Démocratique du Congo", Harmattan 2004. TELECEL-CONGO, société privée de téléphonie mobile, a été accusée en août 1998 de "Haute Trahison" par le chef d'Etat. La position privilégiée de l'auteur va le mettre en contact direct avec le mal qui gangrène depuis 1960 la Nation et l'Etat congolais: une classe politicienne prédatrice, lâche, corrompue, irresponsable, dépourvue de patriotisme, incompétente et prête à toutes les compromissions pour servir une dictature sanguinaire. L'auteur décortique ici un exemple de la prédation nationale dont l'enrichissement individuel illicite est l'incitatif et l'absence d'Etat la cause favorable.

D'origine rwandaise, Miko Rwayitare , le richissime homme d’affaires rwandais,était porteur d'un passeport de la République démocratique du Congo, lorsqu'il quitta l'Afrique du Sud pour Bruxelles en Belgique. Il avait 66 ans âgé lorsqu'il a succombé, lundi le 24 septembre 2007, à une hémorragie suite à son opération intestinale dans un hôpital de Bruxelles en Belgique. C'est un des amis de sa famille, Servilien Sebasoni, qui était chargé de la communication au sein du Front Patriotique Rwandais (FPR) qui avait confirmé sa mort à la presse. Miko Rwayitare venait d’acheter l’Hôtel des Mille Collines, en plein centre de Kigali, par le biais d’une compagnie des hôtels appelée MIKHOR, avait sa famille au Rwanda mais sa femme vivait avec lui en Afrique du Sud. "Mille Collines" est très connu notamment dans un célèbre film controversé "Hotel Rwanda", une œuvre qui a été inspirée d’un témoignage d’un Hutu, ancien directeur de cet hôtel, Paul Rusesabagina, qui pendant près de cent jours, entre avril et juin 1994, selon ses déclarations, avait tenté de sauver les 1.268 Tutsis et Hutus modérés réfugiés dans son hôtel. Une affirmation contestée par les rescapés du génocide de 1994.

Barthos Barthélemy Bisengimana Rwema

Barthos Barthélemy Bisengimana Rwema, le tout-puissant directeur de cabinet du président Mobutu Sese Seko, de mai 1969 jusqu'en février 1977, fut aussi un grand mafieux. Rwandais de Cyangungu, il profita de sa position à la Présidence de la République pour n'accorder des bourses d'études qu'aux réfugiés Rwandais qui résidaient au Congo. C'est comme ça que Didier Miko Rwayitare, né au Rwanda en 1942 va bénéficier d'une bourse d'études à l'université de Lovanium où il a fait des études d’ingénieur et il va poursuivre ses études à l'Université de Karlsruhe en Allemagne. A son retour au Zaïre, aujourd'hui la République démocratique du Congo, il a travaillé successivement au Service Informatique de la Présidence du Zaïre et à la Sozacom, sur le boulevard du 30 juin à Kinshasa, avant de devenir un prospère entrepreneur. Distributeur au Zaïre des ordinateurs Hewlett-Packard et de Rank Xerox, il fondera, par la suite, Mini Motors Zaïre (Suzuki) qui en réalité l’aidera à mettre sur pied TELECEL.

Miko Rwayitare

Plusieurs années auparavant, Barthos Barthélemy Bisengimana Rwema va convaincre le Président Mobutu Sese Seko, en complicité avec Léonbitch Kengo Wa Dondo de garder Baligaza au poste de Président-Directeur-Général de l'Office National de Poste et Télécommunication du Zaïre (ONPTZ). On fit en sorte que rien ne puisse fonctionner à l'ONPTZ: plus de distribution des courriers, plus de téléphone fixe, les agents sont impayés donc démotivés...pourrissement de la situation !

ONPTZ sera cannibalisé au profit de TELECEL

Didier Miko Rwayitare avait fait sa fortune en République démocratique du Congo (Ex-Zaïre). On dit de lui, qu'il était créateur de la première grande compagnie de téléphonie portable africaine, TELECEL, mais aussi le premier homme noir, à avoir passé un coup de fil sur un téléphone portable en Afrique ...L'américain Joe Gatt était un homme d'affaires prospère dans le Zaïre du Maréchal-Dictateur Mobutu Sese Seko. Il était même qui le Président-directeur-général de la compagnie nationale Air Zaïre à Kinshasa. Joe Gatt a fait la connaissance de Miko Rwayitare, en 1977, alors que Barthos Barthélemy Bisengimana Rwema est encore Directeur de cabinet du Président Mobutu Sese Seko, pour quelques mois encore.

Joe Gatt, l'américain associé de Miko Rwayitare pour TELECEL

Six ans plus tard, Miko Rwayitare qui dirige alors une société d' importation de systèmes bureautiques, va proposer comme par la magie de réfléchir à Joe Gatt, qui est devenu l'ex-patron d'Air-Zaïre, d'installer un réseau de téléphones portables dans un pays où le réseau de lignes fixes est en train de s' écrouler. Vingt-quatre mille lignes pour 30 millions d'habitants, c'est six cents fois moins qu'aux Etats-Unis.

La valise de Mobutu

Aucun des deux hommes n'a la moindre compétence dans ce domaine si neuf à l'époque . Dans les pays où les premiers réseaux de portables ont été mis en place, les tarifs sont si élevés que "même mes avocats de New York me disaient que c'était au-dessus de leurs moyens", raconte Joe Gatt devant la famille et les amis. Le téléphone portable au Zaïre ? Cela ressemble à une mauvaise blague. Impossible de trouver des téléphones, impossible de définir la licence.

Didier Miko Rwayitare et Joe Gatt, devenus des associés vont à la recherche de solutions techniques au Japon puis aux Etats-Unis. Les téléphones portables - en forme de briques - des années 1980 seront bientôt présentés par Miko Rwayitare et son associé au président Mobutu Sese Seko en voyage aux Etats-Unis en 1985.

"Quand il l'a essayé et qu'il a appelé la présidence, j'ai su qu'il était tombé sur quelqu'un de la famille. Il disait : peux-tu répéter pourquoi tu as besoin que je t'envoie de l' argent. Pour acheter un nouveau quoi ?"

Miko Rwayitare et Joseph Gatt, font cadeau au Maréchal-Dictateur Mobutu Sese Seko 10 téléphones portables de marque Motorola, pour son usage personnel et celui de son entourage. Les premiers téléphones cellulaires présentés au dictateur Mobutu étaient lourds comme des briques. Mais Mobutu était désormais capable d'appeler de partout où il était ses proches conseillers et sa famille. Ayant parvenu à le séduire, le reste était facile.

En 1986, Miko Rwayitare acquiert une entreprise de technologie mobile américaine en difficulté, la Cellular Development Technology (CDT), qui avait déjà créé la plate-forme de réseau analogique AMPS aux États-Unis. Il va injecter, pour ce faire 200.000 $ et un prêt d'un fonds d'investissement canadien pour acquérir la CDT. Puis, le Président Mobutu va lui faciliter la tâche en autorisant l'implantation au Zaïre du premier réseau mobile africain. C'était une aubaine pour le Zaïre car à cette époque-là, il n'y avait pas de licences de télécommunication privées en Afrique et le gouvernement zaïrois ne savait pas comment en construire un.

Miko Rwayitare avait engagé un cabinet d'avocats français pour rédiger une législation qui permettrait à TELECEL d'exploiter officiellement et légalement un réseau de télécommunications au Zaïre.

En 1987, après avoir accepté le projet et l'avoir promulgué comme loi, le gouvernement zaïrois accorde à TELECEL une licence d'exploitation en échange de 1,5 million de dollars. Dès sa première année d'implantation, TELECEL enregistre 3.000 abonnés sur l'étendue du Zaïre. A ce moment-là, le service était limité à la région de Kinshasa et ses clients étaient entièrement composés de hauts responsables du gouvernement zaïrois, des chefs d'entreprises et d'expatriés.

Quelque temps après, Miko étend son réseau sur l'ensemble du territoire zaïrois et, au début des années 90, il créé "TELECEL International" (en s'associant avec d'autres investisseurs privés). Le réseau est alors étendu dans 13 pays africain, en plus du Zaïre : Bénin, Burkina Faso, Burundi, Centrafrique, Côte d'Ivoire, Gabon, Niger, Ouganda, Tchad, Togo, Zambie et Zimbabwe. "TELECEL International" deviendra, historiquement parlant, le premier opérateur privé de téléphonie mobile en Afrique. En 2000, TELECEL comptait plus de 400.000 abonnés dans les 13 pays, avant que 80% des actions détenues par les actionnaires fondateurs ne soient vendues, en avril 2000, pour 413 millions de dollars au groupe égyptien Orascom Telecom.

Mai 1997, Mobutu Sese Seko, Nelson Mandela et Laurent-Désiré Kabila dans le bateau SAS Outeniqua

Qui tient la communication d'un Etat, tient le pays. TELECEL a fonctionné à ses débuts avec les équipements de l'ONPTZ qui a été cannibalisé au profit d'une société privée. Le Maréchal-Dictateur pour son intérêt personnel a vendu le pays. De 1986 à 2000, la communication de la République démocratique du Congo était entre les mains de Didier Miko Rwayitare et de son associé américain. Le Front Patriotique Rwandais de Paul Kagamé a bénéficié des services de Miko Rwayitare. Tous les dignitaires étaient abonnés de TELECEL. Lorsque le Maréchal-Dictateur Mobutu Sese Seko s'est ravisé et a autorisé COMCELL pour faire concurrence à TELECEL s'était déjà trop trop tard. Miko Rwayitare avait plus d'abonnés que Jean-Pierre Bemba. En 1996, lorsque la guerre a commencé à l'Est avec le prétexte de chasser Mobutu parce que la Conférence Nationale Souveraine (CNS) a décidé de retirer la nationalité congolaise aux Banyamulenge, le pays était déjà miné.

Au Kivu, Mulenge est une colline qui ne peut jamais engendrer ! Hier, ils étaient des Banyamulenge et aujourd'hui, ils s'autoproclament Tutsis-congolais. Un ethnie qui n'a jamais existe en RDC. Durant toute la guerre d'agression Rwando-Ougando-Burundaise, les Tutsis et leurs alliés congolais vont emboucher la trompette de la défense des Banyamulenge. Avec des généraux devenus des commerçants, des politicailleurs rêveurs, des dignitaires corrompus...TELECEL entre les mains de Miko Rwayitare qui soutenait Paul Kagamé au Rwanda, comment pouvait-on faire face ? Le Maréchal-Dictateur Mobutu Sese Seko en prononçant cette phrase:"J'ai été poignardé dans le dos ! Avait-il pensé à ses anciens partenaires et soutiens qui l'avaient abandonné...y compris Miko Rwayitare avec son TELECEL ?

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mercredi 6 décembre 2017

André Bokundoa installé, l'Eglise du Christ au Congo débute son arggiornamento !

André Bokundoa,président de l'Eglise du Christ au Congo (ECC)

Élu en août et installé officiellement le samedi 25 novembre dernier, le pasteur André Bokundoa et son équipe doivent travailler dur pour redonner aux protestants congolais la fierté d'appartenir à la grande famille des Réformes. Il faudra renforcer l'identité protestante, vivre l'unité dans la diversité et lutter contre les conflits qui gangrènent les communautés de base. Pour y arriver le changement, c'est maintenant. L'arggiornamento s'impose pour la deuxième grande institution religieuse de la République démocratique du Congo. Finie la période du sel sans saveur et de la lumière que l'on cache sous le lit ou sous le boisseau ! Le "Mokristo Azali Mwinda" doit redevenir une réalité. Le protestantisme congolais a beaucoup perdu, il doit revenir à l’Évangile qui libère ! L'ECC n'a pas à copier le monde mais à le transformer. Les accointances des autorités ecclésiastiques aux politicailleurs congolais ont desservi l'Eglise. Même l’Évêque Jean Bokeleale, le premier président de l'Eglise du christ au Congo, la plus grande fédération protestante au monde, n'était pas allé si loin dans la soumission des protestants à l'égard d'un régime dictatorial. Marini Bodho, son successeur est le pire président de l'ECC que les protestants congolais aient connu. Avec lui, l'ECC est devenu un paillasson où Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, l'imposteur qui règne par défi, s'est toujours essuyé les pieds ensanglantés en toute impunité. Mieux, Marini Bodho, président de l'ECC a présidé le Sénat godillot, caisse de résonance d'une dictature avec des sénateurs applaudisseurs et corrompus. Pourquoi ne l'a-t-on pas démissionné de l'ECC ? Marini Bodho aura contribué à l'abaissement des protestants, à la honte de ces derniers de se reconnaître protestants, à cause des dérives et bévues. Même les églises évangéliques qui n'ont pas une tradition d'épiscopalisme ont maintenant des évêques et archevêques...le déviationnisme d'un protestantisme frelaté. Le nouveau président national de l’Eglise du Christ au Congo (ECC), André Bokundoa Bolikabe a le soutien de la majorité des protestants congolais, ainsi que ceux de la diaspora pour réformer l'ECC, le remettre sur les vrais rails de l’Évangile. Il a 6 ans du pain sur la planche.

Zénith de Strasbourg. Protestants en fête, le professeur Honoré Muenyi Kamuinga, le président de l'ECC André Bokundoa et le pasteur Philippe Kabongo

Allocution du président national de l'ECC à l'occasion de son installation officielle

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Représentant du Chef de l’Etat

Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle,

Monsieur le Premier Président de la Cour Suprême de Justice,

Messieurs les Procureurs Généraux de la République,

Honorables Sénateurs et Députes nationaux,

Messieurs les Ministres et membres du Gouvernement,

Messieurs et Mesdames, les Chefs des Confessions Religieuses,

Monseigneur l’Archevêque, Président Honoraire de l’ECC,

Messieurs les Ambassadeurs et Chefs des Missions diplomatiques,

Messeigneurs et Révérends, Représentants les Communautés de l’ECC,

Monsieur le Bourgmestre de la Commune de Lingwala,

Bien Aimés dans le Seigneur,

A vos titres et qualités respectifs, que la grâce et la paix vous soient accordés de la part de notre Seigneur Jésus-Christ, Sauveur de l’humanité !

Au nom de notre organisation, l’Eglise du Christ au Congo et au mien propre, nous avons l’immense joie et l’honneur de vous accueillir dans cette cathédrale du premier centenaire protestant, nous légué par l’évêque Jean BOKELEALE, notre premier Président National, pour cette cérémonie sacerdotale de notre prise des fonctions en tant que Président National et Représentant Légal de l’Eglise du Christ au Congo.

Vous vous souviendrez qu’il s’est tenu à Kinshasa, du 14 au 19 Août de l’année en cours, un Synode national électif de l’Eglise du Christ au Congo, au cours duquel, l’ensemble des communautés protestantes membres et organismes associés ont porté leur choix sur ma modeste personne, en me choisissant comme Président National et Représentant Légal, pour conduire, avec le soutien de Dieu Tout Puissant, la destinée de cette Eglise pour un mandat de 6 ans.

Avant toute chose, c’est ici l’occasion pour moi de rendre grâce à Dieu pour cette consécration et remercier très sincèrement toutes les communautés membres à travers elles, tous les protestants de la République Démocratique du Congo, pour le soutien combien indispensable à l’accomplissement de ce ministère sacerdotale.

Comme vous le savez bien, nous prenons ces responsabilités à une période très particulière de l’histoire de notre Eglise et de notre Pays, la République démocratique Congo. Une période qui nécessite plus que jamais la mutualisation des efforts pour faire face aux défis multiples qui menacent notre existence entant qu’Eglise et nation.

Créée depuis 1970, l’Eglise du Christ au Congo est aujourd’hui confrontée à plusieurs défis dont les plus importants sont la gouvernance de ses ressources humaines, matérielles et financières ainsi que la perspective d’une vision novatrice axée sur le développement et la lutte contre la pauvreté grandissante de nos populations.

Notre pays traverse, quant à lui, une période d’incertitude liée à la non-organisation, dans les délais constitutionnels des élections générales qui devraient aboutir à une alternance à la tête du pays et une occupation régulière de l’arène politique par des élus à tous les niveaux de l’Etat ; laquelle situation occasionne une série des contestations qui ne favorisent guère un climat de paix et de développement.

C’est devant cette double réalité que notre mandat en tant que Président national de l’ECC débute.

Aussi, considérant notre rôle de pasteur, berger du troupeau de notre seigneur Jésus-Christ, nous nous engagerons à :

1. Renforcer l’identité protestante de l’Eglise.

Dans l’unité de l’ECC, le contexte actuel voudrait que notre Eglise s’affirme et confirme son identité en tant qu’Eglise protestante dans le concert des Eglises chrétiennes de la RDC. Une Eglise du Seigneur Jésus-Christ au service de la population pour son bien être holistique dans le respect de l’éthique et valeurs protestantes. Affirmer par la lumière de toute chose et la présentation des bonnes œuvres (Mathieu 5, 16). Ceci nous exige donc de repenser la vision évangélique de l’ECC par la mise en place des programmes et projets ayant pour objectif le renforcement des capacités des cadres à tous les niveaux.

2. Lutter contre les conflits qui gangrènent les communautés membres.

Les conflits de leadership sont devenus un ‘’cancer’’ dans la plupart des communautés membres de l’ECC. Comme nous le savons tous, les conflits ne favorisent pas le développement du ministère pastoral et la proclamation de l’évangile de notre Seigneur Jésus-Christ. Cette situation depuis bientôt deux décennies a affaiblit beaucoup de nos communautés membres créant ainsi un exode massif de nos fidèles vers d’autres Eglises. Dans le respect des textes réglementaires qui nous régissent, l’ECC en tant que garant de l’identité protestante doit s’impliquer dans la résolution pacifique des conflits qui gangrènent notre Eglise. Nous devons avoir comme Objectif zéro conflit au sein de notre Eglise à l’horizon 2023, en créant l’unité dans le chef de chaque couche de notre Eglise. Le ‘’nous’’ et non le nous majesté mais le ‘’nous commun’’ (Génése 1, 26).

3. Renforcer le partenariat au niveau local avec les institutions étatiques et privées

Notre pays dispose des potentialités énormes. Il est anormal que nos communautés croupissent dans la misère et la pauvreté. Notre propre expérience avec la communauté (CBFC) nous a montré que nous pouvons localement produire des richesses pour soutenir l’œuvre du Seigneur Jésus-Christ. Nous devons mobiliser nos propres efforts et ensuite créer des alliances avec les autres, pour l’intérêt de l’Eglise. Pour y parvenir, il est indispensable que nous puissions nous mobiliser localement en vue de promouvoir les potentialités de notre église et ensuite renforcer divers partenariats avec les institutions étatiques et privées au niveau national et international pour le développement de notre Eglise en particulier et la population congolaise en général.

4. Améliorer l’image de l’Eglise auprès des partenaires financiers extérieurs

Aujourd’hui, l’image de notre Eglise est un peu ternis auprès de la plupart des partenaires extérieurs suite à la mauvaise gouvernance des ressources nous allouées. Nous devons tous travailler pour améliorer l’image de l’Eglise à travers les mécanismes d’une gouvernance basée sur la redevabilité et le contrôle citoyen, seuls capables de redorer l’image et la fierté dont jouissaient les Eglises protestantes à l’époque de nos pères fondateurs. L’image de l’Eglise primitive à nos jours sera facile si et seulement si ces leaders approfondissent l’esprit de Jean 21,15-17.

5. Renforcer la présence et la participation aux réflexions et analyses nationales sur les questions socio-économiques touchant à la vie de la population

Depuis plusieurs décennies, la RDC connait une situation désastreuse sur le plan socio-économique. L’Eglise qui accompagne l’Etat dans la recherche du bien-être de la population, ne peut pas rester indifférente face à cette situation. Pour ce faire, l’Eglise doit être présente dans les espaces de réflexions et d’analyses sur les questions sociales, économiques et de développement durable. Elle doit également disposer des outils qui serviront à la fois de collecter les informations, le monitoring, la sensibilisation, le plaidoyer et la recherche sur la problématique de la gouvernance des ressources naturelles, source des conflits dans notre pays.

Voilà quelques idées forces sur lesquelles nous fondons notre projet pour l’avenir de l’ECC que nous pensons réalisable avec le soutien de notre Seigneur Jésus-Christ, en mettant en pratique le principe du travail qui est d’assujettir la terre. (Genèse 1, 27).

S’agissant de la situation du pays, il nous faut savoir que notre cher et beau pays est actuellement en train d’écrire une nouvelle page de son histoire, j’en appelle donc à toute la classe politique à privilégier une voie de sortie de cette crise, je cite, le dialogue et la compréhension mutuelle. Les deux acceptions, constituent à notre sens, des moyens efficaces dans les résolutions de nos différends. Arrêtons de nous déchirer, enterrons-nous intérêts égoïstes pour promouvoir les aspirations de la population. Cette population qui souffre, dont les cris traverses la toge pastorale pour atteindre Dieu, et Dieu nous interpelle en tant que bergers. Il est nécessaire et impérieux dans notre rôle de gardien du temple, de pouvoir au cours de notre mandat, promouvoir la mission première de l’Eglise, celle d’être la sentinelle au milieu de la nation et lumière du monde ; contribuer à la démocratie, aux respects des droits de l’homme, des libertés individuelles et des personnes marginalisées.

Pour notre part, nous nous engagerons à contribuer pour que les élections crédibles et apaisées se tiennent dans notre pays dans les délais raisonnables en évitant à ce que le sang des innocents ne continus à couler utilement.

Bien Aimés dans le Seigneur, le plus long chemin de la vie commence par un pas, nous venons de commencer ce pas aujourd’hui grâce à notre Seigneur Jésus-Christ ; en espérant que chacun de nous remplira la part de sa mission. Nous avons dit. Que Dieu vous bénisse.

Que Dieu bénisse le peuple congolais.

Que Dieu bénisse l’Eglise du Christ au Congo.

Prof. Rév. BOKUNDOA-bo-LIKABE André

Président National et Représentant Légal de l'ECC

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mardi 5 décembre 2017

Kin Kiey Mulumba : Le procès de la honte du pouvoir joséphiste à Paris !

Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale et Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE"

Le patriarche de la résistance congolaise, Prof. Rév. Julien Kaseya-Ciakalou Ciakudia n'y va pas par quatre chemins. Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" qui vient d'être débouté par la justice française dans son accusation en diffamation contre le journaliste congolais Freddy Mulongo, était le cheval de Troie qui cachait le régime d'imposture et d'occupation dans un procès qui n'avait pas lieu d'être. Baladocrate, Zobacrate, Kin Kiey Mulumba aura passé toute sa vie à servir les dictatures: Celle de Mobutu durant les 32 ans de son règne et celle d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, 16 ans durant. Alors que le Maréchal-dictateur fuyait Kinshasa, son dernier ministre de l'information KIN KIEY MULUMBA déclarait devant la presse: Le président Mobutu est parti se reposer à Gbadolite, il revient dans quatre jours.... Incroyable ! La scène se déroule le 16 mai 2017. Le porte-parole du gouvernement, KIN KIEY MULUMBA s’avance vers des micros pour lire le compte-rendu du conseil de ministres qui n'a jamais eu lieu annonçant le départ de Kinshasa du dictateur Mobutu. Le "MOYIBICRATE", fieffé menteur a lui-même annoncé le départ de Mobutu, inventant son texte, engageant ainsi toute une "Nation". Quel toupet ? Le "BALADOCRATE" s'en vante, alors même il a agi sans scrupules et sans honte, en ne pensant qu'à sa petite personne. Il a débité des mensonges sur le départ de Mobutu, une heure avant que lui-même ne puisse fuir, le Zaïre, en traversant le fleuve Congo à pied ! Avec son Kabila Désir-Masimanimba Désir, le flagorneur a redoublé d'ardeur en flatterie du régime sanguinaire de Kinshasa. Avec l'aplaventriste KIN KIEY MULUMBA, c'est toujours du réchauffé. Il suffit de remplacer le nom de Mobutu Sese Seko par celui de Alias Joseph Kabila pour comprendre que c'est le même logiciel rouillé, enrayé qui est servi à tous les dictateurs qui trônent sur le Congo. Le caméléon politique prend toujours la couleur de son époque, il s'adepte. Membre influent du RCD-Goma, mouvement criminel pro-rwandais, Kin Kiey Mulumba n'a jamais dénoncé des crimes qui'ils ont commis en tuant des congolais, enterrant des femmes vivantes à Mwenga et Makobola ! Avec son passeport rwandais, Kin Kiey Mulumba était au service de la communication de Paul Kagamé, Hitler Africain.

Picsous de la République, magouilleur et combinard Kin-Kiey Mulumba "Debré Mpoko" est l'un des 400 pillards du Congo. Hautain, orgueilleux et parvenu, Kin-Kiey Mulumba "Debré Mpoko" est un Moyibicrate hors pair. Mis à part son vol de l'argent de la fibre optique, son nom se retrouve sur toutes les listes de ceux qui pillent la nation congolaise.

L'esprit des vampires Mobutistes plane toujours, il est ancré dans le régime d'imposture et d'usurpation qui règne par défi au Congo-Kinshasa. Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta" avait réussi à faire croire aux Zaïrois que Mobutu était un demi-dieu en le faisant apparaître sur les nuages. Ventripotent, mangeriste et opportuniste Tryphon Kin Key Mulumba fait partie des "Bakalaka Ba Sundola Mayele Pe Ba Zanga Soni".

Le patriarche Julien Kaseya-Ciakalou Ciakudia à Londres

Tout flatteur vit au dépend de celui qui l'écoute. Le patriarche de la résistance congolaise, Prof. Rév. Julien Kaseya-Ciakalou Ciakudia revient ici sur Le procès de la honte du pouvoir joséphiste à Paris !. Il fait une révélation que nous n'avions pas à l'esprit. Au fait le procès à Paris ne concernait pas KIN KIEY MULUMBA contre le journaliste FREDDY MULONGO. Le régime de Kinshasa a instrumentalisé le procès et s'était caché derrière KIN KEY MULUMBA pour bâillonner, museler, faire taire le journaliste FREDDY MULONGO de surcroît discréditer tous les journalistes et activistes congolais de la diaspora.

KIN KEY MULUMBA est la typologie caractéristique meme d'un véritable sous-homme Congolais: margoulin de naissance, traître, menteur, manipulateur, cupide, égoïste, aventurier, immoral, il est en fait la copie conforme du mobutuisme multi-face, doublé de seigneur de guerre et même de josephiste Kabila désir !

il fut tout d'abord chantre griot du parti unique Mouvement Populaire de la Révolution ( MPR) et le dernier ministre de l'information du dictateur Zaïrois Mobutu Sese Seko ( mai 1997). Mobutu désir ...

Comme un cameleion changeant sa peau au regard de son nouvel environnement , peu après le déclin du pouvoir dictatorial qui l'avait façonné, KIN KIEY MULUMBA se métamorphosa en 1998 par la suite en porte-parole du terroriste sanguinaire pilleur Tutsi Rwandais Paul Kagame avec son invention d'agression RCD-Goma, à l'Est de la République démocratique du Congo.

Du mobutuisme our et dur jusqu'à dernière seconde de la chute de Mobutu, sans honte aucune, le même Kin Kiey trouvera un après des nouveaux amis et partenaires de circonstance; tous des seigneurs de guerre jusque là encore impunis par la justice nationale ou internationale pour des nombreux crimes de guerre, sexuels, humanitaires, économiques, génocide et autres graves crimes imprescriptibles : AZARIAS RUBERWA, JAMES KABAREBE, MOISE NYARUGABO, Alexis TAMBWE MWAMBA, MBUSA NYAMWISI, LAMBERT MENDE OMALANGA, JOSE ENDUNDU, ROGER LUMBALA, KALALA SHAMBUYI.....la liste est longue et se trouve contenue pour l'histoire dans les archives des Nations-Unies et des organisations internationales, en attendant le temps propice.

Je me souviens encore qu'en 1999, juste après le déclenchement de la guerre d'agression Rwando-Ougandaise, sur la demande du President Laurent-Desire Kabila, en ma qualité de prince de Bakwanga, j'ai du accepter la mission de guerre au risque incalculable et sans compensation aucune, d'ouvrir et diriger un bureau de représentation du Commissariat General de la Reinsertion de la Présidence de la République au Kasai-Oriental avec le siège à Mbuyi-Mayi, avec comme objectif de contraindre ces Fils cupides égarés et leurs maîtres Tutsis rwandais qui voulaient s'emparer de la ville de Kabinda puis de Mbuyi-Mayi afin de mettre mains-bas sur la Minière de Bakawanga (MIBA) et ses diamants pour rapidement en finir avec le pouvoir de LD Kabila.

Une fois sur terrain à Mbuyi-Mayi, avec mes deux collaborateurs de taille, le général de L' armée provincial MUFU VINDICIEN ( Ex- Gendarme Katangais-Shaba I et Shaba II ) et le général Zimbabwéen, nous avions pu repousser avec l'aide de nos camarades Hutus, toute cette bande des Fils égarés de l'ex-ZAIRE devenus subitement seigneurs de guerre et leurs maîtres Tutsis.

Juste après l'assassinat de Laurent-Désiré Kabila, C'est donc par le biais d'un faux dialogue dit Inter-Congolais, plus tard à Sun city et Pretoria en Afrique du Sud que ces loups mobutuistes, une bande des traîtres et cupides appuyés par leurs nouveaux maîtres Tutsis Rwandais Museveni et Kagame .... une bande d'agresseurs et pilleurs, signèrent la capitulation du Congo avec leur gouvernement 1+4=0 de triste mémoire.

C'était donc un acte de grande traîtrise au sommet de l'Etat qui m'a poussé à prendre volontairement le chemin de l'exil en 2003 pour combattre à la De Gaule à partir de Londres, cette monstruosité politique qui a élu domicile dans notre pays, une imposition de fait qui invite à une résistance farouche des patriotes et des résistants afin de bouter dehors les occupants et leurs cohortes d'infiltrés et des collabos.

C'est donc avec la facilitation de leur infiltré tutsi rwandais devenu chef de l'Etat de la RDC après l'assassinat non encore élucidé en janvier 2001 de Laurent-Désiré Kabila avec la complicité de Hippolyte Kanambe Kazembere, fils Tutsi baptisé Joseph Kabila.

Aujourd'hui le faussaire se prénomme Joseph Kabila, pourtant le kadogo qui est arrivé au Congo avec des bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière fut d'abord connu sous le nom de Commandant HYPPO, au déclenchement de la guerre de libération en 1996 contre Le dictateur Mobutu, alors qu'il était perçu évoluant au côté de son oncle général tutsi rwandais James Kabarebe et ce, pendant l'avancée de l'AFDL de l'Est à l'Ouest de notre pays.

Un an après la prise de pouvoir de Laurent-Désiré Kabila, soit le 02 août 1998, des Tutsis décidèrent d'agresser la République démocratique du Congo. Ils se serviront pour cela des déchets mobutuistes.

C'est ainsi que KIN KIEY MULUMBA, deviendra seigneur de guerre RCD-Goma, profitant alors de cette situation pour se refaire une santé politique en occupant des postes ministériels; comme toujours en usant de ce qu'il sait mieux faire depuis sa grande école de Makanda Kabobi, du djalelo et de sakayonsa : la flatterie et l'extrême cupidité sans aucune considération des valeurs éthiques. Rapidement en bon mobutuiste expert en la matière, il ne tarda pas à recommencer sa sale besogne de corruption et de détournement de fonds publiques.

Il a fallu la perspicacité d'un journaliste international et patriote, Freddy Mulongo du Réveil FM International, au départ de Paris pour mener des enquêtes et révéler par la suite au monde entier par sa plume patriotique, le grand détournement de fonds que Kin Kiey MULUMBA venait d'opérer dans le dossier fibre optique, au ministère de poste et télécommunication dont il avait la charge.

Et voilà que par peur que ce journaliste international bien outillé ne puisse pas continuer à révéler au monde entier le mécanisme même du fondement du pouvoir josephiste d'occupation et de pillage tutsi, et ce avant le rapport Mapping en 2010 et Panama Papers en 2016, ou même du groupe d'études de New York, il a fallu faire taire l'homme dans sa nouvelle résidence même à Paris, d'où la plainte à caractère d'intelligence politique voilée en diffamation.

Derrière la plainte de Kin Kiey MULUMBA se cachait toute la Kabilie Josephiste avec comme objectif, déposséder le journaliste Patriote Freddy MULONGO de sa plume qui dénonce, qui derrange et fait mal à la fois .... pour ensuite le ridiculiser à la face du monde comme un simple intru sans maîtrise de la déontologie de son métier journalistique .... et cela sans compter avec la capacité supérieure de ce dernier.

Et voilà qu' au dernier degré non seulement la justice française a débouter le plaignant mais à démanteler toute la manœuvre josephiste. Le dernier jugement à non simplement ridiculiser KIN KIEY MULUMBA mais dévoilé la face caché de l'imposteur de Kingakati et son service d'intelligence ANR.

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vendredi 1 décembre 2017

Cour d'Appel de Paris: Kin Key Mulumba MOYIBICRATE KO Debout face à Freddy Mulongo !

Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE"

L'histoire retiendra, qu'un Tout-Puissant Ministre congolais et apparatchik d'un régime dictatorial, avait accusé son compatriote journaliste devant les juges Français à Paris ! Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" Alias "Debré Mpoko", ministre de PTT du régime d'imposture et d'occupation, d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, porta plainte en diffamation, à Paris, contre le journaliste Freddy Mulongo de Réveil FM International. Pour le tribunal de Grande Instance de Paris, le journaliste devait payer 1 euro symbolique au lieu de 20.000 euros réclamés par l'homme de "Masimanimba Désir-Kabila Désir" ! Fieffé menteur, magouilleur patenté, le dernier Ministre de l'information du dictateur Mobutu Sese Seko, avant de rejoindre le RCD-Goma, mouvement rebelle pro-rwandais et de devenir le fayot, flagorneur du régime sanguinaire de Kinshasa, Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" avait mobilisé les médias de Kinshasa acquis au régime: Taupe Congo, Digital Congo, Télé 50... y compris sa feuille de choux le Soft pour pourfendre le journaliste Freddy Mulongo à Paris racontant et inventant des mensonges, comme dans un pays communiste.

La Cour d’appel de Paris a infirmé le jugement de première instance et constaté la nullité de l’assignation du 20 janvier 2016 ainsi que la prescription consécutive de l’action en diffamation dirigée contre le journaliste Freddy Mulongo. M. KIN-KIEY MULUMBA est par conséquent débouté de toutes ses demandes et est condamné à verser au journaliste Freddy Mulongo une somme de 1.000 € au titre de l’article 700 du Code de procédure civile.

"Debré Mpoko" Alias Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" a sous-estimé l'adversaire. Paré dans son costume noir et cravate, tenue des membres de la Primacuria, Al Capone de l'argent de la fibre optique avait cru que la justice française serait intimidée par son titre de "Ministre d'Alias Joseph Kabila" ! La justice en France est l'un des piliers de la démocratie. Elle est libre et indépendante. "Moto Na Libandi", mangeur à tous les râteliers aura-t-il le courage d'écrire dans sa feuille de choux qu'il a été débouté à la Cour d'Appel à Paris face au journaliste Freddy Mulongo ?

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Nouvelle-Calédonie: "Fin Négociateur", Edouard Philippe descend à Nouméa !

2 novembre, le Premier ministre Edouard à l'hôtel Cassiny avant l'accord politique sur la Nouvelle-Calédonie

Nouvelle-Calédonie patate chaude ? Oui et non ! L'archipel du Pacifique Sud, français depuis 1853, est l'une des clefs de la réussite du quinquennat Macron ! Le Premier ministre, Edouard Philippe est un fin négociateur, il aime négocier et doit atterrir à Nouméa La Tontouta en soirée. Un déplacement sensible à un an d'un référendum historique sur l'indépendance. En politique, rien ne vaut le terrain. Le 2 novembre dernier, à Matignon, en s'investissant jusque très tard dans la nuit, un accord politique a été trouvé entre indépendantistes et non indépendantistes Calédoniens en présence du Premier ministre. Edouard Philippe arrive à Nouméa pour "faire le point sur les travaux qui doivent se poursuivre" avant la tenue du référendum, prévue au plus tard en novembre 2018.

Comme François Hollande en 2014, Edouard Philippe se recueillera sur les tombes des caciques Jacques Lafleur, loyaliste, et Jean-Marie Tjibaou, indépendantiste, dont la poignée de main avait scellé la sortie de crise en 1988. Sur les îles Loyauté, il honorera aussi la mémoire du tirailleur kanak Kalépo Wabete, mort au front en 1918 et récemment rapatrié.

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