Le ministre des télécommunications, Emery Okundji, a affirmé à Reuters qu’il s’agissait avant tout d’une réponse à « la violence qui se préparait », mais le peuple n’est pas dupe. Des manifestations avaient déjà été interdites, et ce n’est pas la première fois que le pays coupe l’accès aux télécom pour parvenir à contenir des mouvements sociaux. En 2015 par exemple, le gouvernement avait réussi à résister dans une certaine mesure, mais d’autres pays comme l’Egypte n’ont pas aussi bien réussi. Tenter de couper les moyens de communications peut fonctionner, mais une foule suffisamment en colère n’a pas besoin d’Internet pour se faire comprendre.

Quand on déploie l’armée contre le peuple sans défense et surtout contre des hommes de paix, quand on prive tout un pays de la communication internet pour s’assurer que la répression sauvage puisse continuer à « huis clos » et sans témoins gênants des actes blasphématoires qui sont commis, des exécutions extrajudiciaires, des arrestations qui se sont multipliées ce 31 décembre 2017, des violences quotidiennes contre le peuple congolais devenu esclave dans son propre pays, il n'y a plus raison de dialoguer avec Alias Joseph Kabila qui dicte sa loi et ses règles.