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samedi 31 mars 2018

RDC: Felix Tshisekedi élu 98% à l'Udps, 6% de plus que le Pharaon Sissi en Egypte !

Félix Tshisekedi élu président de l'Udps

Bravo à l'Udps après 36 ans d'existence, il vient de tenir son premier congrès extraordinaire. En élisant Félix Tshisekedi Tshillombo, nuitamment à 2h du matin à main levée, élection à la Douma Soviétique, où les trois candidats putatifs se sont retiré sans ménagements, à la succession de son défunt père Etienne Tshisekedi Wa Mulumba. La tentation est que l'Udps puisse demeurer un parti familial. A notre époque, au 21è siècle, être élu au score Brejnevien de l'URSS avec 98%, c'est montrer que le parti est moutonnier et populiste ! Le danger serait de croire à un semblant de popularité et quiconque qui connait l'histoire de la République démocratique du Congo, aucun homme populaire n'est jamais arrivé au pouvoir à commencer par Ya Tshitshi lui-même, malgré des soutiens de certains décideurs. Le score Brejnevien de 98% est un boulet. Félix Tshisekedi est légitime sans l'être. Ceux qui pensent que l'Udps est une affaire familiale ont pesé pour lui offrir ce score. Le Tshintu Tshetu est un danger pour la République. Comme il est élu président de l'Udps, il n'a plus à aller négocier avec Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale nuitamment et catimini. Les rencontres de l'Udps avec les barbouzes du régime ne doivent plus se faire ni Ibiza, ni Rome ni Paris. Pour sa crédibilité, l'Udps doit être transparent.

La bourde de Felix Tshisekedi d'avoir nommé 15 conseillers de sa tribu !

Felix Tshisekedi avec ses 98% dépasse de 6% le pharaon Égyptien Sissi qui n'a obtenu que 92%. Même Vladmir Poutine 65 ans, au pouvoir depuis dix-huit ans, a été confortablement réélu président de la Russie, dimanche 18 mars, avec 76,66 % des suffrages. Soit 56,2 millions de voix, contre 45 millions en 2012.

Des partis politiques qui vont en formation des plateformes en congrès, d'où vient l'argent ? Jouer le jeu du régime d'imposture, d'occupation et de prédation, un jour il y a un boomerang !

Felix Tshisekedi qui a vécu en Europe doit se souvenir que les partis à l'ancienne ne fonctionnent plus. Il faut un mouvement qui rassemble tous.

En marche d'Emmanuel Macron est un exemple. Le président de la République française Emmanuel Macron n'a obtenu que 25 % au premier tour de l'élection présidentielle. Élu président de la République, Emmanuel Macron, a choisi un Premier ministre non un résident de son arrondissement, ni un parent éloigné mais un homme du parti les Républicains. Edouard Philippe est intelligent, fin négociateur, très attaché à la Constitution et à l'esprit de la Vè République française. Jamais la France n'avait fait des réformes comme avec l'exécutif Emmanuel Macron-Edouard Philippe.

Felix Tshisekedi doit éviter la bourde de septembre 2017, en nommant 15 conseillers de son cabinet, tous des Kasaïens. Lorsqu'on veut un destin national, on freine de deux pieds, les accointances tribalo-ethniques ! Cette tentation il ne faut pas y succomber. La République démocratique du Congo a plus de 450 tribus et chaque tribu a des femmes et hommes compétents. Ramener le Congo a son petit village et sa tribu sont des erreurs que Felix Tshisekedi ne doit plus faire.

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mercredi 28 mars 2018

France: Hommage national pour le gendarme Arnaud Beltrame aux Invalides !

A tire posthume, le Colonel Arnaud Beltrame a été décoré Commandeur de la légion d'honneur par Emmanuel Macron

« Aux grands hommes la patrie reconnaissante » c'est ce que nous avons vécu aujourd'hui en France. Une cérémonie d’hommage national de deux heures a lieu ce mercredi 28 mars, en l’honneur du gendarme Arnaud Beltrame tué vendredi 23 mars par l’assaillant djihadiste de l’Aude. 20 minutes d'oraison funéraire: "Il faisait face à l'agression islamiste, à la haine et à la folie meurtrière, et avec lui surgissait du cœur du pays l'esprit français de résistance." Emmanuel Macron, président de la République, a salué, dans la cour des Invalides à Paris, le sacrifice du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, victime du tueur jihadiste Radouane Lakdim. "Au moment du dernier adieu, je vous apporte la reconnaissance, l'admiration et l'affection de la nation toute entière. Je vous fait commandeur de la légion d'honneur et je vous nomme colonel de gendarmerie. Vive la République, vive la France." (...) "Arnaud Beltrame rejoint aujourd'hui le cortège valeureux des héros qu'il chérissait (...) Sa mémoire vivra, j'y veillerai, je vous le promets." (...) "La gratitude de la patrie ne vous ramèneront pas l'être que vous aimiez tant." !

« Le lieutenant-colonel avait démontré par son parcours exceptionnel que cette grandeur parcourait ses veines. (…) A cet instant toutefois, d’autres, même parmi les braves, auraient peut-être transigé. Mais le lieutenant-colonel Beltrame a pris une décision qui n’était pas seulement celle du sacrifice, mais celle, d’abord, de la fidélité à soi-même, à ses valeurs, à tout ce qu’il avait toujours été et voulu être. Dès que nous avons appris son geste, nous tous avons tremblé d’un frisson singulier. L’un d’entre nous venait de se dresser, droit, lucide et brave. Il faisait face à la folie meurtrière, à la haine. Et avec lui surgissait l’esprit de résistance des Français.

Arrivée du corps du gendarme Arnaud Beltrame à Villacoublay

Le Colonel Arnaud Beltrame s'est vu décerner la médaille de la Gendarmerie Nationale avec palme de bronze, la médaille d'acte de courage et de dévouement et la médaille de la sécurité intérieure échelon Or ! « Honneur et patrie » : telle est la belle devise qui orne le drapeau de la Gendarmerie

Ce geste convoqua dans nos mémoires les figures de Jean Moulin (…) des héros anonymes de Verdun (…), de toutes ces femmes et de tous ces hommes qui, un jour, avaient décidé que la France, la liberté France, la fraternité France ne survivraient qu’au prix de leur vie et que cela en valait la peine. »

Le corps du gendarme Arnaud Beltrame a été veillé toute la nuit par ses collègues

Durant 15 minutes, le cortège funéraire s'est arrêté devant le Panthéon avant de prendre la route des Invalides

Catholique pratiquant, Arnaud Beltrame s'était converti à 33 ans !

Au Panthéon ou aux Invalides, le public est venu en nombre à Paris rendre hommage au colonel Arnaud Beltrame, « qui a donné sa vie pour en sauver une » lors de la prise d'otages meurtrière menée par le terroriste Radouane Lakdim, à Trèbes (Aude), vendredi 23 mars.

Colonel Mamadou Ndala, bête de M23, héros oublié et sciemment ignoré

Le Colonel Mamadou Ndala, héros oublié et sciemment ignoré

Lors de l’unique offensive triomphante des Forces armées de la RDC (FARDC), c’est Mamadou Ndala et ses hommes qui étaient en première ligne, mettant ainsi en déroute les soudards criminels tutsis-Rwandais du M23. Le colonel Mamadou Ndala a été tué, le 2 janvier 2014, dans une embuscade près de l’aéroport de Mavivi, à quelque cinq kilomètres de la ville de Beni, dans le Nord-Kivu. Il s’agissait d’une attaque à la roquette contre le jeep du Colonel Mamadou Ndala qui se dirigeait vers Eringeti, à 54 km de Beni. Juste quand il est arrivé à Matembo, une roquette est arrivée du côté droit de la route et a atteint la jeep du Colonel Mamadou Ndala. Les enquêtes pour déterminer les causes de l'assassinat du Colonel Mamadou Ndala n'ont jamais abouti ni abouti.

Le Colonel Mamadou Ndala, héros oublié et sciemment ignoré

La médiocrité du régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale est su r tous les plans. L'imposteur de Kingakati ne s'est jamais incliné sur le cercueil de celui redonna de la fierté à tout un peuple face aux terroristes tutsis Rwandais du M23. Et pourtant, le Néron du palais de Nation décora le cercueil de Jules Shungu Wembadio et le proclama "Héros National" pour avoir contribué à la dépravation des mœurs de la jeunesse. Pour montrer son "Motema Mabé", l'incapacitaire et ancien Kadogo, pour tromper la vigilance, a érigé un mémorial du soldat congolais, le 28 juillet 2017, au centre de l’ex-rond-point Forescom. A la libération, cette place portera le nom du Colonel Mamadou Ndala. Et dans toute la République, des avenues devront porter son nom. S'il faut débaptiser des avenues qui portent des noms des médiocres du régime d'imposture, nous débaptiserons !

Voici la tombe du Colonel Mamadou Ndala au cimetière de Kintambo

Le Colonel Mamadou Ndala n'a même pas une tombe digne dû à son rang. Le vaillant Colonel Mamadou Ndala a été inhumé au cimetière islamique de Kintambo. Le cimetière de Kintambo, s’est trouve être l’un des plus anciens de la capitale congolaise qui a totalisé 65 ans d’existence, depuis la colonisation des belges. Il fut érigé en 1953.

Erigé en 1953, c’est-à-dire pendant la colonisation, le cimetière de Kintambo, situé dans la commune du même nom, totalise cette année cinquante-huit ans. Il se trouve être l’un des plus anciens de la capitale. Plusieurs familles kinoises ont toujours un regard tourné vers ces lieux, la dernière demeure d’un des leurs.

S’étendant à perte vue, des milliers de personnes y ont, à ce jour, déjà été portées en terre. Mais de quelle manière ? Contrairement aux cimetières de pays développés qui ont des allées où l’on peut circuler sans problèmes et qui constituent de véritables attractions, celui de Kintambo ressemble à un labyrinthe où l’on peut se perdre. En effet, au Cimetière de Kintambo on y inhume les dépouilles mortelles vaille que vaille et retrouver une tombe pour certains membres de famille n’est pas facile. Surtout pour ceux qui y vont pour la première fois. Ou pour ceux qui avaient assisté à l’inhumation d’un des leurs et qui y retournent plusieurs années après.

Faute d’espace à certains endroits, on y va jusqu’à superposer certains corps. Ce qui met dans tous leurs états certains membres de famille qui y vont pour se recueillir devant les tombes des leurs, ou qui vont pour ériger l’encadrement sur les tombes des leurs décédés pour honorer leur mémoire ou encore poser une pierre tombale.

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samedi 24 mars 2018

Le diplomate honoraire Robert Mbelo dézingue Eve Bazaïba du MLC !

Robert Mbelo, Diplomate Honoraire

La République démocratique du Congo est le seul bien en commun pour tous les Congolais. Chaque Congolais a son mot à dire, n'en déplaisent aux empêcheurs de penser en rond. Eve Bazaïba, en tant que femme politique, elle est censée répondre lorsqu'elle est interpellée par n'importe quel Congolais, pas uniquement les fanatiques et partisans du MLC. Depuis l'arrestation de Jean-Pierre Bemba, grand vainqueur de l'élection Louis Michel 2006, qui par cupidité a vendu sa victoire à Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, le MLC est une coquille vide. Tous les grands ténors comme des troubadours ont quitté le navire. Certains politicailleurs et girouettes politiques, sans honte, ont même traversé la rue pour rejoindre Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale.

Eve Bazaïba et sa fille, Honorine Masudi, qui insulte le diplomate Honoraire Robert Mbelo: matins, midis et soirs !

Il faut dire qu'Igwe avant son exil et son arrestation en Belgique pour son transfert à la CPI à La Haye en Hollande, par une déclaration alambiquée à Kinshasa, il a accepté l'inacceptable !

Eve Bazaïba (à droite) et sa fille, Honorine Masudi, qui insulte le diplomate Honoraire Robert Mbelo: matins, midis et soirs !

En France, chez Les Républicains et, de manière plus générale, à droite, on ne dit plus "mon parti politique", on dit "ma famille politique". "Ma famille politique" est une formule plus imagée et plus valorisante en temps d'insécurité. Elle traduit la chaleur du foyer, de l'affection, un peu de la tendresse, une communauté d'intérêts. Elle gomme l'affirmation d'une idéologie. Ce serait parfait si cette substitution ne contribuait, à sa manière, à l'opprobre jetée sur le beau, le noble mot de "parti". C'est pourtant celui qu'utilisaient Jaurès, De Gaulle, et qu'on trouve dans la constitution de la 5ème République.

Les formations politiques de gauche, qui se revendiquent héritières des progrès démocratiques pour lesquels les partis se sont battus, ne craignent pas, elles, de se baptiser "parti". "Parti" désigne aussi une opinion, un choix, une idéologie. On "prend parti" pour telle ou telle idée. "Famille", au contraire, oriente le discours sur la forme du groupe politique plutôt que sur ses options.

En République démocratique du Congo, les partis politiques n'ont rien des convictions idéologiques. Ce sont des fonds de commerce familiaux. Un homme crée son parti et même en chaise roulante, il continue à le diriger avec ses fils, neveux et nièces.

Chez les Masudi la politique du MLC est-elle une affaire de famille ? Pourquoi lorsque Eve Bazaïba est interpellée par le diplomate honoraire Robert Mbelo qui réside à Londres, c'est Honorine Masudi, la fille d'Eve Bazaïba qui prend son téléphone et se met à injurier le diplomate honoraire avec une impolitesse et bassesse qui dévoile son QI. Elle le fait machinalement sur plusieurs jours: matins, midis et soirs. Elle prétend même que Robert Mbelo souffre du cancer et que ses jours sont comptés. Et Eve Bazaïba ne dit rien, elle fait la morte. Cautionnant par ricochet, les insultes mondaines de sa primairienne de fille !

La déchaînée de Masudi ne va pas en rester là. Elle engage des Paparazzi, va les envoyer pour photographier la résidence familiale de Robert Mbelo à Kisangani. Exposant ainsi la pauvre famille à des représailles du régime sanguinaire d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Qu'Eve Bazaïba et Robert Mbelo , soient tous originaires de la Province Orientale, cela est-il une raison, d'aller photographier en catimini, une maison privée qui a appartenu aux parents de Robert Mbelo ? Et cela fait plusieurs années que le diplomate honoraire vit à Londres et n'a plus mis ses pieds à Kisangani. Qu'Honorine Masudi puisse qualifier le diplomate honoraire Robert Mbelo. C'est ignorer que les diplomates diplomates triment depuis des années, sous Mobutu comme sous Alias Joseph Kabila. Que sa maman Eve Bazaïba est riche. Faut-il signifier à Honorine Masudi, comment était sa maman avant toutes les dialogues et négociations, qui enrichissent des politicailleurs-ventriotes et profito-situationnistes ? Il y a un maximum de respect à avoir envers nos compatriotes qui ne se vendent pas, ne sont pas des girouettes politiques et défendent leurs convictions contre vents et marées. A Réveil FM International, nous ne sommes d'accord avec tous . Mais nous estimons que nos compatriotes doivent s'exprimer librement. Nos différences et divergences sont toujours une richesse pour le débat.

L'interpellation du diplomate honoraire Robert Mbelo, dans sa lettre ouverte à Eve Bazaïba, est légitime et pleine de bon sens. Haro donc à ceux qui pensent faire de la politique hors-sol.

Lettre ouverte à Madame Eve Bazaïba

Madame,

Je prends la liberté aujourd’hui, pour vous écrire cette lettre ouverte pour m’indigner sur votre lecture politique erronée des événements politique qui prévalent actuellement dans notre pays et je vais retenir ces quelques points en rapport avec l’accord de la St Sylvestre.

1.- La valeur spirituelle de la République Démocratique du Congo

J’aimerais, avant toute chose, vous rappeler la valeur spirituelle de notre pays que vous tous, politiciens de la fausse « majorité » et de la fausse « opposition » êtes en train de piétiner.

Connaissez-vous la vraie valeur de notre pays  que Dieu nous a donné et que nos ancêtres nous ont légué ? Je vous invite, madame de lire ces quelques versets du livre du Deutéronome 8 : 6-10 et vous comprendrez que vous tous, Évêques et politiciens avaient passé outres les commandements de Dieu, vous avaient, ce jour-la du 31 décembre 2016, déshérité le Peuple Congolais et avaient cédé cet héritage a un étranger satanique et criminel, le dénommé « Joseph Kabila », a cause de votre naïveté et votre médiocrité a tous. Depuis cette date, Dieu vous a tous condamnés dans l’abomination du fait vous avez jeté aux orties le précieux héritage que voici :

« 6 : Tu garderas les commandements du Seigneur ton Dieu pour marcher sur ses chemins et pour le craindre. 7 : Le Seigneur ton Dieu te conduit vers un pays fertile : pays de rivières abondantes, de sources profondes jaillissant dans les vallées et les montagnes, 8 : pays de blé et d’orge, de raisin, de grenades et de figues, pays d’olives, d’huile et de miel ; 9 : pays où le pain ne te manquera pas et où tu ne seras privé de rien ; pays dont les pierres contiennent du fer, et dont les montagnes sont des mines de cuivre. 10 : Tu mangeras et tu seras rassasié, tu béniras le Seigneur ton Dieu pour ce pays fertile qu’il t’a donné. »

Mais voici ce que vous avez fait :

« Tu  mettras sur toi un roi que choisira l’Éternel ton Dieu, tu prendras un roi du milieu de tes frères, tu ne pourras pas te donner un étranger, qui ne soit pas ton frère” (Deutéronome. 17-15).

      « Votre pays est dévasté, Vos villes sont consumées par le feu, Des étrangers dévorent vos campagnes sous vos yeux, Ils ravagent et détruisent, comme des barbares. » (Ésaïe 1-7).

  « Un peuple que tu n’auras point connu mangera le fruit de ton sol et tout le produit de ton travail, et tu seras tous les jours opprimé et écrasé » (Deutéronome. 28-33.)

2.- De la valeur juridique et politique de l’accord de la St Sylvestre

On me dit que vous êtes juriste ; je voudrais ici vous rappeler quelques principes élémentaires de droit administratif, cours enseigné en première année de droit, relatifs à la hiérarchie des normes juridique d’un État normalement constitué .En effet, imaginons que la République Démocratique du Congo est un état de droit, la hiérarchie des normes juridiques la régissant est la suivante.

1.- Le Bloc de Constitutionnalité

– La Constitution du 18 février 2006 et ses différents amendements. Le Bloc de constitutionnalité se définit comme « l’ensemble des principes et règles à valeur constitutionnelle dont le respect s’impose au pouvoir législatif comme au pouvoir exécutif ainsi qu’aux particuliers ». (1) Ce qui veut dire que tout texte adopté sans référer a aucune disposition constitutionnelle est anti-constitutionnel et c’est le cas de l’accord de la St Sylvestre. Bien que l’accord fait référence a l’article 5 alinéa 1er, c’est qui est une évidence, mais il se pose un problème sur la qualité de ses signataires qui n’ont reçu mandat de personne, ni de la République et encore moins du Peuple Congolais. Ils ne sont ni législateurs, ni membres d’un quelconque exécutif.

2.- Les conventions internationales

Les conventions internationales sont des accords passés entre des sujets du droit internationale comme des États, ou organisations internationales, destinés à produire des effets juridiques et qui revêt en principe un caractère obligatoire pour ceux qui y adhérent. La charte des Nations-Unies est la référence universelle. Dans le cas d’espèce, l’accord fait référence à la résolution 2277, tout comme l’accord d’Addis-Abeba, sont des textes qui renient les droits régaliens à la République Démocratique du Congo, notamment dans sa gestion indépendante de ses affaires intérieures. Le seul texte qui vaille ici, c’est la Charte des Nations-Unies qui est au dessus de toutes les références aux textes et pactes internationaux.

Je vous fais observer, madame, que l’accord d’Addis-Abeba comporte plusieurs closes dolosives: ce n’est qu’un accord commercial consacrant le début de la balkanisation de notre pays et invitant les prédateurs de venir faire main basse sur les richesses de notre pays.

Comment alors comprendre que, dès sa signature, Kagame et Museveni avaient fait un voyage express a Londres, pour venir rendre compte des résultants aux responsables des multinationales anglo-saxones qu’ils ont acquis les territoires de Masisi, de Nyirangongo, de Virunga et de ceux territoires du Nord de la Province-Orientale qui leur ont été cédés par le médiocre Raymond Tshibanda, alors ministre des Affaires Etrangères. Ainsi, madame, je vous renvoie a la disposition de l’article 2 alinéa 7 qui dispose: “Aucune disposition de la présente Charte n'autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d'un État ni n'oblige les Membres à soumettre des affaires de ce genre à une procédure de règlement aux termes de la présente Charte; toutefois, ce principe ne porte en rien atteinte à l'application des mesures de coercition prévues au Chapitre VII ».. Par conséquent, personne, je dis bien personne, n’a le droit de dicter quoique ce soit à la République Démocratique du Congo.

3.- La loi interne

La loi interne est une disposition normative abstraite et d’application obligatoire. Il peut s’agir d’une loi ordinaire ou d’une loi organique portant création d’un tel ou tel organe étatique.

4. Les principes généraux du droit (PGD)

Les principes généraux de droit sont des principes non écrits énoncés que le juge considère comme s’imposant à l’Etat même en l’absence de texte. Ils ont une valeur infra-législative et supra-décrétale.

5. Les  ordonnances  relèvent du Président de la République qui les prend pour promulguer une loi ou pour diverses nominations et promotions des personnalités civiles ou militaires ou des Ambassadeurs...

6. Les ordonnances-Lois sont des mesures d’urgence prise par le gouvernement dans des matières relevant normalement du domaine de la loi. Elle relève de la procédure législative déléguée.

7.- Les Décrets : ce sont des dispositions d’exécution d’une loi, ils sont pris par le président de la République ou le chef du Gouvernement (Premier ministre). Pour qu’un décret s’applique, il doit être publié comme les lois de l’assemblée au Journal Officiel. Il existe des variantes de décrets comme les décrets en conseil de ministres. Exemple: un décret est nécessaire pour dissoudre l’assemblée nationale, ou publier les traités internationaux. Il existe des variantes de décrets comme les décrets en conseil de ministres.

8.- Les Arrêtés : ce sont des actes émanant d’une autorité administrative autre que le président de la République ou le Premier ministre. Ils peuvent émaner d’un ministre, d’un gouverneur de province, d’un commissaire de district, d;un administrateur de territoire, d’un bourgmestre ou le respect des us et coutumes édictées par un chef coutumier Les arrêtés sont des actes administratifs unilatéraux.

9.-L es actes administratifs

Les Circulaires : les circulaires ne sont pas dotées de  l’autorité de force jugée. C’est un texte qui permet aux autorités administratives (ministre, recteur, gouverneur…) d’informer leurs services, en effet , elles sont destinée à ses employés. Elles ont pour objet but d’interpréter un texte de loi ou de faire des recommandations aux différents services de la fonction publique.

10.- Les règlements d’administration

C’est l’ensemble des textes administratifs régissant notre pays, par exemple le texte régissant les fonctionnaires et agents de la fonction publique et tant d’autres.

11.- La jurisprudence  désigne l'ensemble des décisions de justice relatives à une question juridique donnée. Il s'agit donc de décisions précédemment rendues, qui illustrent comment un problème juridique a été résolu. La jurisprudence est constituée d'abord des décisions rendues par les hautes cours nationales, mais aussi, avec un poids moindre, de celles rendues par des cours.

Alors madame, dans quel catégorie classez-vous l’accord de la St-Sylvestre ?

Madame,

Lorsque vous dites que, la déclaration du président de la SADC jette un doute sur la mise en œuvre effective de l’accord de la Saint Sylvestre, qui allait dans le sens de résorber la crise actuelle, que les différentes parties prenantes avaient, sous l’égide de la CENCO, signé cet accord favorablement et accueilli et par le peuple congolais et par la communauté internationale, vous mentez au Peuple Congolais.

Ainsi, vous invitez plutôt la SADC à soutenir l’application effective de l’accord de la Saint Sylvestre et d’appuyer les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU, afin d’aider la RD Congo à sortir de l’impasse actuelle.

De deux choses l’une : soit vous ne connaissez pas les noumènes des enjeux actuelles on peut vous comprendre, mais faire des telles déclarations ci-dessus, c’est se moquer du monde et cracher sur la mémoire de 13.000.000 d’innocentes victimes congolaises dont plus de 70% sont des femmes !

Si ce que vous appelez la communauté internationale est d’accord avec cet accord mafieux dit de la St Sylvestre, c’est que vous ne savez pas que c’est elle qui en est l’initiatrice, ceci en vue de maintenir leur protégé, alias Joseph Kabila au pouvoir et vous-même et vos collègues politiciens vous en êtes des complices. Vous collaborez donc avec les ennemis du Peuple Congolais.

Dire que le Peuple Congolais a accueilli favorablement cet accord satanique est un mensonge !! Vous mentez madame ; comment pouvez-vous affirmer cela ? Allez donc à Lemba, au deuil de Rossy Mukendi Tshimanga, tenir un tel discours… Vous me faites honte de vous savoir qu’une fille de Kisangani dont je suis moi-même originaire, se comporter de la sorte !

Les médiocres du « dialogue » du 18 octobre 2016 du Camp Tshatshi présidée par Edem Kodjo

Madame,

L’accord dont vous vantez les vertus est un accord mafieux et satanique conçu par des racistes blancs de la communauté mafieuse occidentale pour flouer le peuple congolais et pour maintenir leur protège, alias Joseph Kabila au pouvoir pour que leurs multinationales continuent a voler et a piller les richesses de notre pays.

De ce qui précède, la valeur juridique de l’accord dite de la St Sylvestre ainsi que sa portée politique sont nulles et voici pourquoi :

1.- Les signataires de ce torchon, notamment tous les politiciens congolais, n’ont ni qualité ni titre, car n’ayant aucun mandat politique, du fait de leur expiration. Les Évêques n’étant que des médiateurs, on ne peut leur amputer juridiquement aucune responsabilité. Je vous signale également que certains signataires n’avaient pas les qualités intellectuelles ni l’entendement nécessaire pour comprendre ce qui leur arrive, c'est-à- dire de comprendre le contenu de ce texte qui ne repose sur rien. Une poignée de médiocres signataires de l’accord mafieux de la St-Sylvestre.

2. L’arrangement particulier n’avait jamais été signé par tous les signataires et que ceux qui l’avaient signé, l’ont fait au Sénat, organe qui ne l’avait jamais assisté aux débats…

3. Cet accord que l’on « glorifie » par-c- et par-là n’est qu’un acte sous-seing privé, qui n’engagent que leurs auteurs et ne peut être opposable à la République Démocratique du Congo et encore moins au peuple congolais.

4.- L’accord de la St Sylvestre est une sorte d’accord mafieux du genre Accord de Lemera, Accord de Lusaka, accord de Sun-City, bref des accords qui ne sont pas bénéfiques pour notre pays. Même les délibérations orales des Conseils Coutumiers de nos villages ont une valeur juridique et une portée politique qui s’imposent aux administrés des villages. Ce que vous n’arrivez pas a comprendre en tant que juriste.

Madame,

Vous n’avez jamais été à Ibiza, Monaco, Venise, hotel St Raphael à Paris, mais vous avez été à l’ile de Gorée, sur invitation de l’Ambassadeur des Etats-Unis au Burkina-Faso le 15 décembre 2015, Tulinabo Mushingi Salama, d’origine tutsi-rwandaise, né à Kinshasa, pour un séminaire fictif. Ce voyage était payé par George Soros et par la Fondation Konrad Adenaueur et l’USAID. En fait, vous avez tous indexés et “recrutées” par la CIA en vue d’étouffer dans l’oeuf toutes velléités du peuple congolais en vue d’un soulèvement populaire.

Un conglomerate des médiocres politiciens congolais amenés en esclavage à l’île de Gorée

L’Ambassadeur US Tulinabo Mushingi, George Soros, Nikki Haley 6 mois après, les mêmes organisations mafieuses et Dominique Yann, ont monte la même opération, cette fois-la à Genval avec tous les membres de l’UDPS et ils ont réussi à vous corrompre tous.

Les sorciers de la messe noire de Genval du 7 au 9 juin 2016. C’est pourquoi, lorsque, Donald Trump avait délégué Nikki Haley pour venir rencontrer la “fausse opposition”, on ne vous pas choisi par hasard comme ses interlocuteurs. On vous a choisi, parmi des esclaves politiciens congolais médiocres venus de l’ile de Gorée et Tshilombo Felix parmi les médiocres de retour de la messe noire de Genval. Il faut dire que vos deux prestations devant elle, étaient lamentables.

Des mediocres politiciens congolais entourant l’Ambassadrice Nikki Haley

De votre audience à la CENI

Je laisse le peuple congolais suivre de lui-meme vos deux prestations mensongères et ridicules.

https://youtu.be/0_asYrCIL-I. Conference de presse de Eve Bazaiba et Kamerhe, après leur rencontre avce Corneille Nangaa. Ils sont tous satisfaits!! Des médiocres ! Mars 2018.

Déjà je mets un doute sur la personne avec laquelle vous vous affichez toujours devant les médias et je vous réponds directement à ce sujet:

1.- Kamerhe est un sujet rwandais qui travaille pour l’occupation rwandaise et, j’ai le dégoût de vous voir côte à côte; et l’avoir comme alliés politique. Si vous mettez en doute ce que je vous dis, veuillez vous reporter aux pages 24 et 25, vous verrez des images des massacres

2.- Vous suivez benoîtement le calendrier de Nikki Haley, donc le calendrier de la “communauté internationale”, qui est aussi le calendrier rwandais pour toujours repousser les échéances électorales.

3.- Vous savez pertinemment bien que Corneille Nangaa n’est qu’une marionnette et qu'il peut changer et nier en bloc, du jour au lendemain tout ce qu’il vous a dit. C’est pourquoi, Valentin Mubake, qui n’est pas un médiocre, avait refusé de le rencontrer.

4.- Cessez donc de mentir au peuple, car les élections n’auront jamais lieu et vous le savez très bien.

Madame,

Si vous ne le saviez pas, la mission assigné a alias Joseph Kabila, par les racistes blancs de la communauté mafieuse internationale est de détruire la République Démocratique du Congo. Il n’a pas été mis a la tète du pays pour respecter la constitution. Mais vous vous présentez comme défenseure et de la constitution et d’un accord déjà caduc…Vos thuriféraires m’ont répondu sur facebook que vous luttiez pour le peuple congolais ; je ne vois pas comment ?

 Vous n’avez jamais dénoncé l’agression contre notre pays ;

 Vous n’avez jamais dénoncé l’invasion de notre pays par des tueurs-tutsis-rwandais et même celle des vache folles de Kigali ;

 Vous n’avez jamais dénoncé l’occupation militaire et politique de notre pays;

 Vous n’avez jamais dénoncé les fosses communes crée par celui que vous soutenez aujourd‘hui;

 Les femmes payent un lourd tribut des massacres barbares de Paul Kagamé et de « Joseph Kabila » ; connaissez-vous le bilan jusqu'à ce jour ? Si oui, pourquoi vous n’en parlez pas ?

 Pourquoi vous ne dénoncez pas les massacres des chrétiens des journées des 31 décembre 2017, 21 janvier 2018 et de celle de 28 février 2018 ?

 Pourquoi ne dénoncez-vous pas l’invasion des vaches folles de Kigali ?

 Pourquoi ne dénoncez-vous pas les derniers contrats miniers signés par alias Joseph Kabila alors qu’il est déjà fin mandat ?

 Saviez-vous que alias « Joseph Kabila est un sujet rwandais ?

 Saviez-vous que Vital Kamerhe, votre allié, est un sujet rwandais ?

 Aujourd’hui, vous allez en Afrique du Sud, soutenir la création d’une nouvelle plate-forme mise en place par Moise Katumbi ; saviez-vous que c’est un sujet juif- italien-zambien ?

J’aimerais madame obtenir des réponses à toutes ces questions car je ne comprends pas comment vous ayez changé d’attitude, lorsque vous déclariez ce qui suit :

Un conseil, madame, quittez les rangs des collabos, des médiocres et des méchants : il en va de l’honneur et de la dignité de toutes les femmes congolaises violées, massacrées, enterrées vivantes par Paul Kagamé, Joseph Kabila, Azarias Ruberwa, Moise Nyarugabo, Bizima Kahara, une confrérie des occupants tueurs-tutsis- rwandais, (y compris Vital Kamerhe, quoique hutu-rwandais), avec laquelle vous collaborez encore aujourd’hui et a qui vous apportez votre soutien politique. Si vous ne vous repentez pas, Dieu rendra sa sentence qui sera sans appel. Ceci étant, je vous invite a réfléchir sur ce verset biblique pendant qu’il est encore temps :

A moi la vengeance et la rétribution, Quand leur pied chancellera! Car le jour de leur malheur est proche, Et ce qui les attend ne tardera pas. (Deutéronome 32 :35)

Madame,

Notre pays est sous occupation, il a été agressé, envahi même par des vaches folles de Kigali et est en voie d’être balkanisé. Les auteurs de cette situation, sont les hommes que vous que vous soutenez, Paul Kagamé que vous étiez allée applaudir à Addis-Abeba lors de son investiture comme président en exercice de l’Union Africaine, et alias Joseph Kabila, l’initiateur de cet accord de la mort. De tout ça, vous n’en parlez jamais...

Je vais joindre à la présente les photos des femmes massacrées par celui que vous supportez : Hyppolite Kanambe est un sujet rwandais. J’ai honte pour vous en tant que fille de Kisangani. Vous ne  « luttez » que pour vous-même, pour vos privilèges et vous usez de trop de mensonge pour vous couvrir, mais aujourd’hui, vous êtes mise à nu. Le Peuple Congolais n’a pas besoin d’élections, mais veut le départ de « Alias Kabila », l’homme que vous voulez maintenir à la tète de notre pays.

Londres, le 8 mars 2018

MBELO LISALIKO WENDA

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Attaques terroristes dans l'Aude: L'Elysée réagit au décès du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame

Attaques terroristes dans l'Aude : Arnaud Beltrame est le gendarme qui s'est offert comme otage, au péril de sa vie

Le président de la République a appris avec une vive émotion le décès du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame cette nuit des suites des blessures reçues dans l’exercice de sa mission.

En s’offrant comme otage au terroriste retranché dans le supermarché de Trèbes, le lieutenant-colonel Beltrame a sauvé la vie d’une otage civile, faisant preuve d’un courage et d’une abnégation exceptionnels.

Au cœur de l’action, le lieutenant-colonel Beltrame a fait preuve d’un sang-froid exceptionnel et a illustré les vertus militaires d’une manière éclatante, qui mérite respect et admiration de la nation tout entière.

Ces vertus, le lieutenant-colonel Beltrame les avait démontrées dès sa formation militaire. Sorti major de la promotion « campagne d’Italie » de l’Ecole militaire interarmes de Saint-Cyr Coëtquidan (1999), salué pour son « esprit résolument offensif face à l’adversité » par ses supérieurs notant en lui un militaire qui « se bat jusqu’au bout et n’abandonne jamais », Arnaud Beltrame a ensuite rejoint l’Ecole des officiers de la Gendarmerie nationale, dont il est sorti en 2001 major de la promotion « Capitaine Gauvenet ».

En 2003, il fit partie des sept candidats sur 80 retenus pour intégrer le GSIGN (actuel GIGN).

Chuteur opérationnel, il fut déployé en Irak en 2005 où il fut décoré de la croix de la valeur militaire avec citation à l’ordre de la brigade (2007).

Commandant de compagnie au sein de la Garde Républicaine, il assure pendant quatre ans la sécurité du palais de l’Elysée avec un haut niveau d’exigence avant de prendre en 2010 le commandement de la compagnie d’Avranches, jusqu’en 2014. Après son passage par le ministère de l’Ecologie et du Développement durable comme conseiller auprès du secrétaire général, référent intelligence économique, où il avait démontré ses qualités intellectuelles et relationnelles, Arnaud Beltrame avait retrouvé le terrain en août 2017 comme officier adjoint au commandant du groupement de gendarmerie départementale de l’Aude. Ses aptitudes au commandement, sa disponibilité, son infaillible implication étaient appréciées de tous, notamment dans le développement de la capacité contre-terroriste des unités de gendarmerie de l’Aude.

Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame est mort au service de la nation, à laquelle il avait déjà tant apporté. En donnant sa vie pour mettre un terme à l’équipée meurtrière d’un terroriste djihadiste, il est tombé en héros.

Le président de la République adresse à sa veuve, à ses amis, à ses frères d’armes ses condoléances les plus sincères. Il appelle chaque Français à honorer sa mémoire.

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jeudi 22 mars 2018

RDC: Si Antoine Gizenga était viré du Palu comme Robert Mugabe de la Zanu-PF ?

Mnangagwa le "Crocodile" pousse la chaise roulante de Mugabe et Grace montre la direction

Le 19 novembre dernier, le dirigeant zimbabwéen Robert Mugabe a été exclu de sa propre formation politique, l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (ZANU-PF).

A 93 ans, Robert Mugabe a été surpris plusieurs fois en « délit de sieste » lors de prestations publiques. Les photos du président zimbabwéen assoupi pendant les réunions internationales ont fait rire toute la planète. Mais son porte-parole dément les signes de fatigue : selon lui, Robert Mugabe ne dort pas, il ferme les yeux pour les protéger de la lumière.

En 2015, plusieurs chutes en public ont fait planer le doute sur ses capacités physiques. Un an plus tôt, il était tombé sur les genoux en descendant d’un podium après avoir prononcé un discours à Hararé. Filmées, les vidéos de ses chutes ont fait le tour des réseaux sociaux.

Le voici balayé par le vent de l’histoire. Robert Mugabe n’a pas échappé à la règle : en Afrique comme ailleurs, les dictateurs ne sont pas éternels. Avant d’être le vieil homme risible et pathétique qu’il était devenu ces dernières années, avant d’être le dictateur redoutable et peu fréquentable de ces trente dernières années, Robert Mugabe a été un héros à l’égal de Nelson Mandela, un espoir et un mythe auquel le monde a voulu croire.

A 92 ans, Antoine Gizenga apparaît de plus en plus comme un vassal d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Il est manipulé par l'imposteur de Kingakati comme un enfant. En Afrique, être vieux ne veux pas dire aussi être bête, idiot et vassal ! Antoine Gizenga est un pépé de la trahison ! Son fief dans le Bandundu est toujours aussi sinistré que son Palu!

Antoine Gizenga même alité et en chaise roulante est-il contraint à 92 ans se rendre chez Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ? Se rabaisser jusqu'à ce point ?

Antoine Gizenga sert de caution. Mais sait-il que le Néron de Kingakati n'a pas l'intention de quitter le pouvoir ? Avec ses neurones qui flanchent pas sûr qu'il comprenne !

Les membres de Palu doivent montrer à la face des congolais et du monde, qu'ils ne sont des larbins de Gizenga ni de son alliance avec Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale.

La solution est de virer Antoine Gizenga de la direction du Palu en lui accordant le titre de Président d'honneur.

En le laissant agir dans sa sénilité, Antoine Gizenga risque d'emporter tout le Palu avec lui.

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mercredi 21 mars 2018

RDC: Antoine Gizenga, le Boutéflika Congolais !

En Algérie, le président Boutéflika s'accroche malgré sa maladie

En France, Emmanuel Macron, élu par des Françaises et Français, président de la République, n'a que 40 ans. Avec c'est le dégagisme poli et le renouvellement automatique de la classe politique qui se sont opérés. Nombreux qui attendaient leur tour, ont vu passer le Tgv Macron, sans rien comprendre. En Algérie, des caricaturistes Algériens n'épargnent pas Abdelaziz Bouteflika (81 ans), un président fantômas et moribond, qu'ils croquent: matin, midi et soir. En République démocratique du Congo, des dinosaures, brontosaures et mammouths sont toujours là, ils s'accrochent sans penser à la jeunesse ni aux générations futures. Si nous avons la classe politique, la plus corrompue et toxique du Continent, les politicailleurs, ventriotes, profito-situationnistes...qui écument cette classe politique sont tournés vers le ventre. Elle a pris le peuple congolais.

Palu familiale, après le divorce retentissant début 2016 entre le vieillard Antoine Gizenga et son épouse, c’est sa nièce, Ida Nzumba qui pallie le vide laissé

Certains Congolais, sans prendre des gants, n'hésitent pas à parler de lui comme d'un être sénile, et fustigent le comportement du Parti lumumbiste unifié. Comment comprendre Antoine Gizenga, 92 ans, chef du Palu, parti ethno-tribaliste, des fanatiques, qui n'a de Lumumbiste que fumisterie, se soit déplacer pour aller se faire corrompre par Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, qui n'a ni mandat ni légitimité ? Sourd comme pot, avec une voix inaudible, il ne marche que grâce à la chaise roulante, Antoine Gizenga, traître et collabo, pour des billets verts est prêt à se vendre et se revendre ! Pour son enrôlement et l'obtention de sa carte d'électeur, la CENI s'était délocalisé jusque chez lui.

C'est la photo qui fâche, une traitrise de trop d'Antoine Gizenga

Antoine Gizenga aura trahi le peuple congolais jusqu'à sa vieillesse. Traître et collabo, Antoine Gizenga a toujours trahi le peuple congolais. Antoine Gizenga aura été hélas, toute sa vie une triste ironie dans l'histoire du Bandundu et de la République démocratique du Congo. le Palu, où les Mbum, Yanzi et Mbala ne se sont jamais retrouvés, sauf les Pendé qui ont mangé seuls, est obligé d'être un chien couchant du Pprd pour l'éternité. Médiocrité et médiocratie vont ensemble. Finalement Antoine Gizenga n'est qu'un petit individu, petit mythe crée de tout pièce, que rien dans l'histoire de la République démocratique du Congo ne justifie. Nous avons quand même lit pas mal d'historiens congolais, belges et autres: personne n'a jamais cité un seul haut fait de Gizenga, ce personnage miteux. A la Conférence Nationale tentant maladroitement de se justifier devant le peuple sur des assassinats commis lors de la rébellion à Kisangani... Il a été tout de suite et de manière cinglante contredit par un de ses collaborateurs d'alors; il n'a jamais relevé cette contradiction. Livre d'or, 30 tonnes de diamant, etc, etc, etc. n'ont été que mensonges ou des rêves d'un chat botté !

Favoritisme, la CENI est allé chez Antoine Gizenga pour l'enrôler

A la lecture des accords politiques signés entre Antoine Gizenga et Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale au second tour de l’élection présidentielle Louis Michel 2006, le Palu avait soutenu la candidature de l’Alliance de la Majorité présidentielle–AMP-et avait bénéficié en retour de la Primature: Antoine Gizenga, "Mpuku me Fwa", a été Premier ministre de 2006 à 2008. Il était au pouvoir pendant 21 mois, soit ‎293 jours ! A l'époque, âgé de 83 ans, Antoine Gizenga, avait annoncé sa démission en évoquant son âge. Il a été remplacé à la Primature par son neveu Adolphe Muzito, qui a été Premier ministre du 10 octobre 2008 au 6 mars 2012. Surnommé le "Crésus congolais", l'homme de Gungu s'enrichit de manière exponentielle: plus de 100 villas à Kinshasa, une compagnie aérienne...

Election Louis Michel 2006: Antoine Gizenga fait alliance avec l'imposteur Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale

Le Palu et Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere ont renouvelé leur accord en 2011 qui stipulait que le Néron de Kingakati devrait à son tour soutenir le candidat président Palu en 2016.

Or depuis le 19 décembre 2016, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale est illégitime, sans mandat...il est en plein glissement !

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lundi 19 mars 2018

Le PM Edouard Philippe dévoile son plan de lutte contre le racisme et l'antisémitisme !

Edouard Philippe, Premier ministre

Le Premier ministre Edouard Philippe a dévoilé son plan national de lutte contre le racisme et l’antisémitisme au au Musée national de l’histoire de l’immigration à Paris. national de l'immigration à Paris. Trois réponses:

1. Lutter contre la haine sur internet,

2. Mieux éduquer et protéger les citoyens, accompagner les victimes,

3. Mobiliser les territoires, le sport, les médias

Discours de M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre

Plan national de lutte contre le racisme et l’antisémitisme

Musée National de l’Histoire de l’Immigration

Paris, lundi 19 mars 2018

Mesdames et messieurs les ministres,

Madame la présidente, chère Mercédès Erra,

Monsieur le président, cher Benjamin Stora,

Mesdames et messieurs les parlementaires,

Madame la maire du 12ème arrondissement,

Mesdames et messieurs les présidents d’associations,

Mesdames et messieurs,

J’ignore si vous vous souvenez de la première fois où vous avez été confrontés au racisme et à l’antisémitisme. Pas forcément en tant que victime, mais en tant que témoin. En ce qui me concerne, je devais être âgé de huit ou neuf ans. J’assistais à un repas de famille. Un repas auquel nous avions invité un vieil ami. Un homme très respectable, très généreux. Un homme de son époque, c’est-à-dire né aux alentours de 1914. Ma première confrontation avec l’antisémitisme a eu lieu à l’occasion de ce dîner et a pris la forme d’une apposition. Il parlait de quelqu’un et s’est senti obligé de préciser, sans que cela n’ait aucun rapport avec ce qui précédait, ou ce qui suivait : « Monsieur Duchmol, qui est juif ». Puis, la conversation avait repris son cours, sans que personne ne veuille ou n’ose rectifier quoi que ce soit.

C’était la première fois que, dans mon milieu enseignant, intellectuel, normand, j’entendais parler de « Juif » pour désigner un Français. Et c’était donc la première fois que je découvrais ce qui ressemblait à une sorte « d’antisémitisme tranquille », de racisme ordinaire de fin de repas. Et ce, j’insiste sur ce point, dans la bouche d’un homme fin, éduqué, démocrate, bon, j’ose le dire, qu’à bien des égards, j’admirais et que j’admire encore. J’imagine que c’est un peu la même surprise qui a saisi certains lecteurs en découvrant il y a quelques semaines, le journal d’Emile Chartier, plus connu sous le nom d’Alain. Le journal d’un grand philosophe, d’un professeur admiré, celui de Simone Weil, de Raymond Aron, de Julien Gracq, le journal d’un grand humaniste qui a présidé en 1934 le comité de vigilance des intellectuels antifascistes.

Un journal qui, à partir des années 1938, contient des propos clairement antisémites, hélas en phase si j’ose dire, avec ceux que l’on pouvait lire dans la presse ou dans les livres de l’époque.

Si j’ai choisi cette anecdote, ce clair-obscur c’est parce que je pense qu’ils sont fréquents.

Premier clair-obscur : les statistiques. En particulier celles relatives aux actes racistes et antisémites. Comme vous, j’en ai constaté la baisse. Mais je voudrais qu’on regarde ces statistiques avec une très grande prudence et une très grande lucidité. Non qu’il soit inutile de disposer d’un thermomètre. Briser un thermomètre n’a jamais fait disparaître un problème. Mais ces chiffres, nous le savons, ne donnent qu’une image imparfaite de la réalité. De cette réalité vécue, ressentie tous les jours par des millions de Français qui subissent des injures, des violences en raison de leur couleur de peau, de leur kippa, de leur voile, de leur patronyme. Dans la rue, dans les transports, sur internet, à l’école ou devant leur lieu de culte.

Et quand on se penche plus précisément sur ces statistiques, on constate que si les menaces racistes et antisémites diminuent, les actes et les agressions augmentent. Veillons donc à ce que ces statistiques ne deviennent pas un nouveau « voile d’ignorance ».

Deuxième clair-obscur : le rapport que notre pays entretient avec le racisme et l’antisémitisme. Vous connaissez sans doute le livre de l’historien Gérard Noiriel, « Le creuset français ». Vous savez donc que la France, contrairement aux Etats-Unis par exemple, ne s’est pas toujours construite avec l’immigration. Que « penser cette immigration » lui a demandé du temps. En attendant, Belges, Piémontais, Arméniens, Juifs d’Europe de l’Est se sont heurtés, à la fin du 19è siècle et au début du 20è siècle, à une hostilité plus ou moins violente en fonction des périodes. Des Belges que l’on traitait à Paris de « Peaux de beurre » ou de « vermine » à la fin du Second Empire. Des Piémontais que l’on massacrait à Aigues Mortes en 1893 parce qu’ils « volaient » le travail des locaux. Des Juifs que l’on soupçonnait de complot mondial. C’est le Protocole des Sages de Sion. C’est la « Terreur juive » d’Urbain Gohier. Ce sont les ligues. Les pamphlets de Drumont, de Rochefort, de Déroulède. C’est l’affaire Dreyfus. C’est un torrent inouï de haine. Une haine qui a fini par passer à l’acte du massacre de masse. J’aurais aussi pu parler des « zoos humains » qui agrémentaient chaque exposition universelle jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Avec, pour celle de 1897 en Belgique, ce panneau terrible sur lequel on pouvait lire : « Ne pas donner à manger aux Congolais. Ils sont nourris ». J’aurais pu parler de l’exposition que je viens de voir sur le traitement que les Tsiganes ont subi. Donc, je ne crois pas à un hypothétique âge d’or durant lequel la France, comme les autres nations d’ailleurs, aurait entretenu une relation respectueuse, apaisée, avec l’étranger, avec l’autre. Toujours, même sous la République, la conjugaison du déjà là, et du nouvel arrivant a été compliquée.

Troisième clair-obscur, troisième hésitation, qui est en fait une mise en garde. Cette mise en garde consiste à éviter deux pièges. Le premier, c’est celui de la naïveté. La naïveté de croire que par un coup de baguette de magique, on parviendrait à éradiquer le racisme et l’antisémitisme. Si c’était possible, nous l’aurions déjà fait. Le second piège, c’est celui du découragement. Celui du laisser-aller et du laisser-faire. C’est celui qu’on nous tend parfois avec des phrases du type : « Laissez-les vous traiter de racistes » ; « On ne peut plus rien dire de nos jours » ; « ça a toujours été comme ça ». À ces deux pièges, je veux opposer deux réalités :

D’abord, depuis deux siècles, l’Humanité a remporté des victoires sur elle-même. Ces victoires sont parfois symboliques, sans doute trop rares, mais elles sont réelles.

Ensuite, chaque période a produit ses haines, ses zélateurs et ses bourreaux. Mais chaque période a aussi produit ses héros, ses armes, ses combats. Combat de Zola, de Péguy, de Clemenceau pour Dreyfus. Combat de millions d’hommes et de femmes contre la barbarie nazie. Combat d’intellectuels, de militants, d’hommes politiques pour la décolonisation. Combat de l’antiracisme et de la lutte contre l’antisémitisme aujourd’hui.

Face à cette haine, ce qui compte c’est le combat. Le combat, les combattants et les armes dont ils disposent. Face à une haine qui se métamorphose, notre devoir de Républicain, c’est de continuer le combat. De le continuer en l’adaptant. En le portant là où s’ouvrent les nouveaux fronts. En se dotant des bonnes armes. Et en les utilisant aux bons endroits, aux bons moments. C’est la logique du plan que je vous propose aujourd’hui. Plus que des mesures – il y en a, elles sont nombreuses et utiles – je voudrais identifier avec vous, les quatre combats de ces prochaines années. Des combats que nous devons absolument mener.

Le premier, c’est celui d’internet. De ce torrent de boue qui se déverse dans les forums de discussion et sur les réseaux sociaux. Nous venons d’en entendre des exemples ahurissants. Ces propos ne sont pas des opinions. Ce sont des délits. Et un délit, ça se constate et ça se punit. En tous cas, dans un Etat de droit digne de ce nom. On ne me fera jamais croire que les réseaux sociaux sont des espaces hors-sol.

Pour moi, tout ce qui est publié et diffusé en France, est publié et diffusé en France. Et doit donc répondre aux lois de la République. A fortiori quand ces propos « virtuels » infligent des blessures qui sont hélas, bien réelles.

En général, c’est à ce moment-là que je m’énerve. Que je m’énerve vraiment. Mes collaborateurs pourront en témoigner. Ce qui m’énerve, c’est que de nos jours, il semble plus facile de retirer la vidéo pirate d’un match de foot que des propos antisémites. Et quand je m’en étonne, on me répond certes poliment, mais avec une once de lassitude: « Oh, c’est compliqué. Faut voir ça au niveau européen ».

Très bien, allons-y, s’il faut voir ça au niveau européen, voyons ça avec l’Europe. Portons ce combat. Portons-le vraiment, comme on l’a fait sur les travailleurs détachés. Je ne me résigne pas, voyez-vous, à l’idée scandaleuse que la LFP aurait plus de succès avec Facebook que le gouvernement français !

Le président de la République l’a dit lors du dîner du C.R.I.F : la France défendra au niveau européen un projet législatif pour contraindre les opérateurs à retirer dans les plus brefs délais, tout contenu haineux, raciste ou antisémite. Et on ne va pas se contenter de l’espérer. On va se battre. On va, avec Jean-Yves Le Drian et Nathalie Loiseau, faire le tour des chancelleries. On va mobiliser les parlementaires européens français. Le président de la République en parlera à ses homologues. On va y mettre tous nos moyens. Parce que s’il y a un sujet sur lequel, au nom de nos valeurs et de notre histoire, nous devons tous nous retrouver en Europe, c’est celui-là. Ou alors, c’est que nous sommes devenus amnésiques en plus d’être aveugles.

Ce projet devra permettre de construire le cadre juridique d’une responsabilité des plateformes. Aujourd’hui, le directeur d’un journal est pénalement responsable des commentaires haineux qui sont postés sur son site internet. En revanche, si vous dirigez un réseau social, tout est possible. On ne peut pas en rester là. On ne peut pas continuer de vivre avec un cadre juridique européen qui date des années 2000. Un cadre qui visait à l’époque à transposer les principes du marché unique dans le domaine du numérique. Mais aujourd’hui, on ne peut plus se satisfaire de la distinction un peu binaire entre d’un côté des éditeurs de contenus qui en sont responsables et de l’autre, des hébergeurs techniques, plus passifs, dont la responsabilité est très limitée. En effet, ce cadre n’a pas été conçu pour appréhender les grandes plateformes qui, sans produire elles-mêmes leurs contenus, mettent ceux-ci à la disposition du public en les hiérarchisant, voire en les filtrant. Soyons lucides : ces plateformes jouent désormais un rôle actif dans l’édition de leurs contenus.

Alors, heureusement, le sujet progresse. La révision en cours de la directive européenne « Services de médias audiovisuels » va par exemple dans le bon sens. Elle permettra en effet aux régulateurs nationaux de contribuer à la lutte contre les contenus haineux sous forme de vidéo. Mais il faut aller plus loin. Entre les deux statuts d’éditeur et hébergeur, il y a de la place pour un troisième statut. Un statut qui tienne compte des spécificités des grandes plateformes, mais qui les contraigne aussi à prendre leurs responsabilités.

Mais, sans attendre l’aboutissement de ce chantier européen, nous modifierons la législation nationale. Car nous avons des marges de manœuvre. Des marges qui permettent de renforcer les obligations de détection, de signalement, de suppression et de prévention de contenus illicites. Ces marges, je veux que nous les exploitions au maximum pour enclencher la dynamique et soutenir la démarche que nous engagerons au niveau européen.

C’est un immense chantier. Un chantier politique. Un chantier technique. Pour convaincre nos partenaires, on doit leur proposer un projet bien ficelé et crédible. C’est le sens de la mission que le président de la République a confiée à Gil TAIEB, à Karim AMELLAL et à la députée Laetitia AVIA à qui je veux rendre hommage et à qui je redis ici mon amitié. Nous engagerons donc une concertation avec les acteurs du secteur et les associations.

Je profite de l’occasion pour remercier SOS Racisme, la LICRA, « J’accuse », le MRAP et l’UEJF des contributions qu’ils nous ont fait parvenir à ce sujet. Et je les remercie par avance de ce qu’ils pourront faire pour mobiliser leurs homologues et leurs relais en Europe.

Le deuxième combat, c’est celui de l’éducation. Au sens large, c’est à dire qui englobe l’apprentissage des savoirs fondamentaux, l’accès à la culture, la citoyenneté. On le sait : la connaissance réunit. L’ignorance sépare. C’est un vrai combat. Qui ne date pas d’hier puisqu’il est aussi vieux que la République, et en vérité, aussi vieux que l’humanité.

Pour le mener, la République avait missionné ceux que l’on appelait à l’époque ses « hussards noirs ». La métaphore guerrière n’est pas un hasard. Parce que combattre des préjugés, combattre l’obscurantisme, c’est âpre, c’est violent. C’était violent en 1870. Ça l’est en 2018 dans certaines zones où des professeurs n’osent plus parler de la Shoah devant leurs élèves.

Avec le président de la République, avec Jean-Michel Blanquer, nous avons voulu amorcer la reconquête de nos écoles. Et avec elles, la reconquête des consciences.

Une reconquête qui commence dès l’école primaire. C’est le sens du dédoublement des classes de CP dans les zones dites « REP+ » qui permet aux enseignants de disposer de plus de temps pour aider les enfants le plus en difficultés.

Une reconquête qui se poursuivra tout au long de la scolarité. J’ai demandé à Jean-Michel Blanquer de constituer une équipe nationale d’intervention rapide associant des enseignants, des représentants de l’Etat, des associations et des représentants des lieux de mémoire.

Leurs missions ? D’abord, libérer la parole, en demandant aux chefs d’établissement de signaler les difficultés ou incidents qui se produisent en matière de racisme et d’antisémitisme. Mais aussi épauler les enseignants, intervenir devant les élèves dans les établissements où des difficultés sont signalées lors de certains enseignements.

J’aime l’histoire. J’aime passionnément mon pays. Avec ses heures de gloire, avec ses erreurs, avec ses hontes. L’histoire est un bloc, qu’il faut savoir regarder en face. Qu’il faut savoir comprendre. Pour s’en libérer. Parce que nous ne sommes pas nos ancêtres. Nous sommes les acteurs bien vivants de l’histoire qui s’écrit. Ne soyons pas des esclavagistes, des collabos, des résistants, des blancs, des Asiatiques, des Africains des Juifs « imaginaires » pour paraphraser le titre d’un ouvrage d’Alain Finkielkraut. Soyons des citoyens réels et agissants.

Pas au nom d’un passé revisité. Magnifié ou diabolisé. Mais au nom de l’avenir. Ce n’est pas simple. C’est loin d’être gagné, je ne suis pas naïf. Mais c’est la seule solution que je connaisse pour envisager l’avenir. Parce qu’on ne me fera jamais croire qu’on peut bâtir une société pacifiée et sûre sur la haine de son voisin. En général, ça finit mal. Et pour tout le monde.

C’est la raison pour laquelle, nous ne transigerons pas sur les programmes scolaires. Et que nous ne laisserons pas les enseignants seuls, isolés, face à la violence physique ou verbale de leurs élèves, en particulier lors des cours d’histoire. Cette histoire, nous l’enseignerons. Dans sa grande, parfois triste et cruelle vérité.

Troisième combat : la protection et l’accompagnement des victimes. On le sait, les victimes d’actes ou d’injures racistes n’osent pas porter plainte. Parce que c’est compliqué. Parce que ça prend du temps. Que c’est intimidant de pénétrer dans un commissariat. Et puis, certaines de ces personnes se disent : « À quoi bon ? ». Quand elles osent franchir le pas, leur statut de victime n’est pas toujours reconnu ; leur parole pas toujours entendue comme elle le devrait.

Or, nous avons besoin que les victimes portent plainte. D’abord pour que les statistiques, les fameuses statistiques dont je parlais plus haut, reflètent mieux la réalité vécue sur le terrain. Et puis parce que la plainte, c’est le contrepoison de l’impunité. Sans plainte, pas d’enquête, pas de responsable, pas de sanction.

Comme vous le verrez, le plan comprend un certain nombre de mesures pour faciliter le dépôt de plaintes. Retenez simplement :

Qu’avec Gérard Collomb et Nicole Belloubet, nous expérimenterons dans les prochains mois, un réseau d’enquêteurs et de magistrats spécialement formés à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

Dans ce cadre, nous présenterons un nouveau modèle d’audition qui permettra de mieux guider la discussion et d’ainsi accorder sa juste place à la parole de la victime.

Sur le fondement de cette expérimentation, nous procèderons à une révision des logiciels de rédaction des procédures. L’idée, quelle est-elle ? Elle est de faciliter la reconnaissance de circonstances aggravantes dans les cas d’insulte ou de violences.

Enfin, dès la fin de ce premier semestre, nous rendrons opérationnel un système de pré-plainte en ligne pour les infractions de nature raciste et antisémite.

Dernier combat : celui de la présence. En particulier dans les domaines où la mobilisation n’est pas suffisante. Un de ces domaines, c’est le sport. Le sport, c’est à la fois un secteur où s’exprime le racisme. Certains joueurs ou certains athlètes, en général de couleur, subissent crachats et insultes presque quotidiennement. Dans les stades et sur les réseaux sociaux.

Mais le sport, chère Laura Flessel, c’est aussi une formidable école d’égalité. Parce que sur un terrain, sur un ring me concernant, sur une piste, sur des skis, sur un vélo, ça n’est pas la couleur ou la croyance qui compte, mais la performance. Et le sport, c’est une école qui parle à peu près à tout le monde.

Je ne voudrais pas tomber dans le travers que je dénonçais tout à l’heure, celui d’un hypothétique « âge d’or ». Mais il se trouve que vers l’âge de 27-28 ans j’ai, comme beaucoup de Français, connu l’ivresse – symbolique j’entends- d’un soir de finale de coupe du monde.

Et ce court laps de temps durant lequel nous étions 60 millions à nous moquer pas mal de savoir si celui qui avait marqué était « Black Blanc ou Beur ». Parce que sur le terrain, ils étaient tous « Bleu-Blanc-Rouge ».

C’est pour ça que le sport est une des nouvelles frontières de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Comme d’ailleurs il l’a été, dans le passé, lors des Jeux Olympiques de Berlin en 1936. Et c’est pour cette raison que nous signerons, de manière systématique, des conventions avec toutes les fédérations. Des conventions pour sensibiliser, pour former, pour construire et relayer un « contre-discours ». Et je sais pouvoir compter dans ce combat, sur l’implication des sportifs de haut niveau.

Les mesures que je viens d’évoquer ne résument pas à elles-seules le plan que je tenais à vous présenter en ce jour particulier. Un jour qui marque le début de la Semaine d’éducation contre le racisme et de l’antisémitisme. Un jour, le 19 mars, qui est aussi celui du deuil et du souvenir, six ans après la tuerie de l’école juive de Toulouse. Un 19 mars, cher Benjamin Stora qui est enfin le jour anniversaire de la signature des accords d’Evian.

Justement, vous avez publié, je crois, au début des années 1990 un livre qui s’intitule « La gangrène et l’oubli ». Ce livre ne concerne pas directement le sujet qui nous rassemble. Mais son titre m’a frappé. Parce qu’au fond, c’est de cela dont il s’agit : lutter contre l’oubli pour contrôler et faire reculer cette gangrène qui, à intervalles réguliers de notre histoire, menace d’emporter tout le corps social.

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samedi 17 mars 2018

Affaire Tshiani-Bongos: La Cour a rejeté 99% de la plainte de Noël Tshiani contre le journaliste Roger Bongos !

Paris, Me. Pierre Darkanian, Freddy Mulongo et Roger Bongos

Malgré son "Dikamama" Noël Tshiani s'inflige un chemin de la croix, il marche désormais pieds nus sur des clous, à cause de sa propre plainte en diffamation contre le journaliste Roger Bongos. Le valet du Rwandais Paul Kagamé, qui a toute sa vie travaillé pour son ventre, abandonnant femme, enfants et amis, croit qu'il sera catapulté par Kigali sur le trône du Congo, comme son ami Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, l'incapacitaire de Kingakati, sans mandat qui glisse allègrement. Ceux qui luttent contre des imposteurs pour un possible "Autre Grand Congo" se battent-ils en vain ? Noël Tshiani n'est pas un patriote, il est un profito-situationniste !

Noël Tshiani et Louise Mushikiwabo, bras droit de Paul Kagamé

Le Congo est tombé tellement bas que n'importe quel quidam croit qu'il peut devenir Président de la République. Le mythomane de Ngandajika n'aura plus que des cauchemars et insomnies. Le procédurier Noël Tshiani et autoproclamé candidat président de la République doit s'armer du courage, dans cette guerre de 100 ans qu'il a lui même déclenché contre le journaliste Roger Bongos. Les 14 pages de l'Ordonnance de référé rendue le 16 mars 2018, du tribunal de la Grande Instance de Paris sont une vraie "Mutakalisation" de Noël Tshiani.

Noël Tshiani valet de Paul Kagame du Rwanda

Le garçon de course de Paul Kagamé, doit s'en vouloir de s'être à la puissance de feu, qui brûle et consume, lui qui pensait faire la loi dans la ville lumière. La justice française a rejeté 99% de sa plainte contre le confrère Roger Bongos. La somme de 50 000 euros que Noël Tshiani a réclamé à notre confrère Roger Bongos, rédacteur en chef d'Afrique Rédaction, pour se refaire une santé financière a été également rejetée ! Somme qui correspond à la moitié que la CENI réclame aux candidats présidents de la République. Ce n'est pas à un journaliste de financer un illustre candidat inconnu pour un scrutin hypothétique. C'est pourquoi Noël Tshiani se repli vers Moïse Katumbi, qu'il veut traduire en justice, en vue d'avoir cette caution de 100.000 dollars US qu'il n'a pas.

Les articles de Roger Bongos incriminés par Noël Tshiani n'ont pas été retenus comme diffamatoires ! “Noël Tshiani : un aventurier, un fourbe qui collaborerait avec l’occupant en RDC ?”, publié le 16 octobre 2017, “Noël Tshiani : pourquoi a t-il voulu torpiller la transition proposée à Denis Mukwege ?”, publié le 04 novembre 2017 ,“Noël Tshiani est-il un dangereux mythomane ou un sale type ?”, publié le 19 octobre 2017, “Qui est réellement Noël Tshiani est-il un dangereux mythomane ou un sale type ?”, publié le 19 octobre 2017 sur le site www.sangoyacongo.com“. .

La justice française a reconnu Noël Tshiani comme "Menteur", "Fourbe", "Biface", "Politicailleur", ces expressions ne sont pas choquantes et constituent pas une diffamation.

Elle précise: Il faut en outre préciser que, si le défendeur indique être journaliste, les propos ont été tenus sur un blog d’opinion, ce qui résulte d’ailleurs de manière peu contestable du communiqué mis en ligne le 16 octobre 2017, montrant que Roger BONGOS était passé du statut d’allié de Noël Tshiani au statut d’opposant politique, ce qu’il a clairement indiqué aux internautes (“j’ai eu à m’investir dans son “programme” (...) Je retire mon soutien moral, stratégique, communicationnel et surtout patriotique à Noël Tshiani qui s’est déclaré “candidat” à la présidentielle”).

Le droit de critique doit donc être largement entendu, les propos s’inscrivant dans un contexte de polémique politique.

que le propos 9, qui, par l’usage des termes “fourbe”, “biface” et “masque d’opposant”, se limite à mettre en cause Noël Tshiani pour ses qualités d’homme politique, apparaît également ne pas dépasser les limites admissibles de la liberté d’expression, dans un blog politique !que les propos 12, 13, 14 et 15 évoquent en substance, à propos du demandeur, qu’il serait un mythomane, un menteur ou un sale type ; que le fait de décrire son opposant politique comme mentant ou comme étant une personne mauvaise n'est pas, dans un blog de dimension polémique, constitutif, avec l’évidence requise en référé, d’injure publique envers particulier ; - que le propos 16, qui est issu d’un communiqué du défendeur indiquant qu’il ne soutiendrait plus Noël Tshiani, fait principalement état des réflexions de Roger Bongos sur sa position ; que, pour le surplus, le seul fait d’évoquer des “prédateurs” ou des “politiciens alimentaires” ne dépasse pas les limites admissibles de la liberté d’expression ;

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vendredi 16 mars 2018

RDC: Opération Artémis-Opération Sukola 1, quelle efficacité des Fardc ?

Opération Artémis-Opération Sukola 1, quelle efficacité des Fardc ?

Les Congolais parlent facilement des hypothétiques élections, sans parler des Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc). Avec quelle armée irons-nous aux élections ? En République démocratique du Congo, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale n'est plus légitime depuis le 19 décembre 2016. L'imposteur de Kingakati, qui est sans mandat, est rusé comme un renard. Après avoir bien glissé, avec à son compteur deux hold-up électoraux de 2006 et 2011, le Néron du palais de Nation,brandit le chiffon rouge: Election, élection, élection...des politicailleurs-ventriotes foncent comme des taureaux. Ni neutre, ni indépendante la CENI corrompue, à la solde du régime d'imposture, d'occupation et de prédation, avec ses machines à voler achetées à 150 millions de dollars en Corée du Sud, pour un pays sans infrastructures ni électricité, enfarine tout le monde. Les médias parlent encore des massacres en Ituri, comme à l'époque de l'UPC de Thomas Lubanga, qui est à la CPI, pour ses crimes. Un peuple qui croit par son ventre et à l’aumône de la main tendu par les politicailleurs-ventriotes rusés pour sa survie est un peuple sans issue. Mais un peuple qui crois en lui et en la potentialité de son pays par la tête est un peuple victorieux et son avenir est assuré.

Silence ici Ituri, on zigouille en toute impunité

Il y a quatre ans les FARDC lançaient l'Opération Sukola 1 à Beni. Malgré des effectifs avoisinant 20.000 soldats, sur un petit territoire de 7.400 km², la situation sécuritaire ne s'est guère améliorée, elle est même devenue pire qu'avant. A titre de comparaison, en 2003, l’Opération Artémis, pilotée par l’armée française, avec à peine 1.500 soldats, avait réussi à rétablir la sécurité en Ituri en trois mois. 1.500 soldats sur un territoire de 65.000 km², c'est-à-dire 9 fois plus grand que le territoire de Beni. Pour dire les choses simplement, 1 soldat ARTEMIS devait sécuriser 43 km², et il a rempli la mission en trois mois (90 jours). A Beni, un soldat FARDC devait sécuriser 2 km² seulement. Quatre ans plus tard, et malgré l'aide de la MONUSCO, il n'a toujours pas fait le boulot. Pire, la situation sécuritaire s'est même détériorée dans son petit périmètre (2km²).

Le père Assomptionniste Vincent Machozi, initiateur du site Beni-Lubero, assassiné

Pour tuer l'information du site online Beni-Lubero, le père Assomptionniste Vincent Machozi, fondateur du site Beni-Lubero a été assassiné le dimanche 20 mars 2016, au vu de tout le monde. Aucun journal "Coupagiste" de Kinshasa n'avait osé parler de cet odieux assassinat ! Les thuriféraires et autres ramasseurs des miettes du régime avaient étouffé cette information...Deux ans auparavant, c'est-à-dire en 2014, le site Beni-Lubero avait expliqué le fait que les Fardc ne gagneront jamais une guerre contre le Rwanda, du simple fait de l'infiltration. Des officiers Rwandais ont été nommés par décret présidentiel d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale au sein des FARDC avec la complicité passive des collabos congolais et de l’opposition dite constitutionnelle ! Voici la liste que Beni-Lubero avait publié à l'époque:

Noms et Fonctions:

1. Général Jean BIVEGETE: Auditeur Général de l’armée (Haut magistrat militaire).

2. Général MASUNZU: Cmd Adjoint 10ème Région militaire/Bukavu.

3. Général MALICK KIJEGE: Inspecteur Général de l’Armée (ex. G4-EMG) FARDC/KINSHASA.

4. Général OBED RWIBASIRA: Cmd 5ème Région militaire à Kananga/Kasaï-Occidental

5. Général MUSTAPHA MUKIZA: Cmd Base militaire de KITONA (Bas-Congo).

6. Général Charles BISENGIMANA: Inspecteur Général Adjoint De La Police Nationale/Kinshasa.

7. Général JEROME GAKWAVU: EMG/FARDC-Kinshasa.

8. Général BOSCO NTAGANDA: Ancien Chef d’Etat Major du CNDP (Maintenant au CPI, Lahaye, Hollande).

9. Général Laurent NKUNDA: Chef du CNDP devenu M23 ( maintenant au Rwanda).

10. Colonel BONANE: Cmd 4ème Brigade en Ituri.

11. Général MAKENGA SULTANI: chef du M23 en rebellion au Nord-Kivu.

12. Colonel KAMANZI François.

13. Colonel MUNYARUGERERO Françoise: Cmd de la Police de l’enfance/Nord-Kivu.

14. Colonel MUHINDO François: Cmd de la Brigade Delta à Kichanga/Masisi.

15. Colonel François ZERO BRAVO: EMG-Armée mixée de NKUNDA, (81ème Brigade FARDC).

16. Colonel MUTEBUTSI Jules En exil au Rwanda après la rébellion de Bukavu, Juin 2004.

17. Colonel ROHORIMBERE: Dispo/EMG-FARDC.

18. Colonel GISHONDO ELIE: Dispo/EMG-FARDC.

19. Colonel PADIRI Jonas: Cmd Brigade EQUO à Kimoka-Sake/Nord-Kivu.

20. Colonel BOLINGO MATANE: 10ème Région Militaire/Bukavu.

21. Colonel BIRORI Benjamin: Conseiller Militaire/Ruberwa (En Formation En Chine).

22. Colonel BISOGO Venant: Dispo/EMG-FARDC (en rébellion au Sud Kivu : G47).

23. Colonel WILSON: Cmd adjoint de la brigade ALPHA à NYANZALE-MWESO.

24. Lt Colonel MUNYAKAZI: EMG-Armée Mixée de NKUNDA (83ème Brigade FARDC).

25. Lt Colonel Claude MUCHO ½: Cmd brigade Charly à Mushaki/Masisi.

26. Lt Colonel INNOCENT Ex ½ : G4 AFDL/RCD aujourd’hui G4 E.M-Armée mixée de NKUNDA.

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jeudi 15 mars 2018

UNPC: Chantal Kanyimbo cessez d'humilier des journalistes !

Chantal Kanyimbo, Rapporteur du CSAC

L'Union Nationale de la Presse Congolaise (UNPC) doit cesser d'humilier des journalistes. C'est honteux et révoltant. Au pays des aveugles, le borgne est roi dit-on. Mieux, au pays de la Révolution de la Modernité bidon, des journalistes sont chosifiés.

L'Union Nationale de la Presse Congolaise (UNPC) n'a pas du tout évolué, malgré le Congrès de refondation de la presse congolaise, tenu au Centre Nganda, en mars 2004, avec 271 délégués venus de tous les coins du pays. J'ai été membre du comité préparatoire en tant que président des radios communautaires, avec le président Kitutu Oleantwa, Donat Mbaya de Jed, Kasonga Tshilundé qui n'était à l'époque que Secrétaire Général de l'UPC et d'autres... organisé par l'Institut Panos et j'y avais participé.

C'est pour ne plus être confondu avec l'Union des patriotes congolais (UPC), mouvement rebelle congolais, dirigé par Thomas Lubanga et principalement constitué de l'ethnie des Hemas. L'UPC, proche du gouvernement rwandais, était impliquée dans la guerre dans la province d'Ituri que l'Union de la Presse Congolaise est devenue Union Nationale de la Presse Congolaise-UNPC. Nous avons le sentiment que l'UNPC végète encore !

Imprimante des cartes coûte moins de 100 euros au Bon Coin

Dans une vidéo postée sur Facebook par Rachel Kisita, on voit une meute des journalistes impressionnés, qui filment et applaudissent. Quoi ? En effet, l'UNPC inaugure une petite imprimante pour l'impression des cartes de presse, don de "Free press" une Ong hollandaise. Une imprimante qui coûte moins de 100 euros au Bon Coin sur internet ! La Honte !

Cette petite imprimante hollandaise, que l'UNPC bien organisé pouvait se l'offrir, va permettre la délivrance rapide de la cartes de presse pour contrer les "Moutons noirs" !

C'est Chantal Kanyimbo, le rapporteur de l'étouffoir des libertés, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et Communication-CSAC qui a remplacé la fameuse Haute Autorité des Médias-HAM de "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, qui a eu l'outrecuidance d'inaugurer la machinette de la carte de presse. Suite aux nombreuses réactions négatives des internautes, c'est plutôt notre réaction qui a retenu l'attention de Chantal Kanymbo qui répond:

Un don, c'est une question de prix? Obtenir d'un partenaire ce que l'on ne peut se l'offrir est de la médiocrité ? Vous pouvez alors, cher Freddy Mulongo offrir une deuxième, troisième, quatrième ou dixième machine à imprimer à l'UNPC, qui appréciera, sans doute ce geste venant d'un journaliste congolais vivant en France.! (...)

Chantal Kanymbo, Rapporteur du CSAC

A la papesse Chantal Kanymbo nous répondons ceci:

1. Les journalistes congolais méritent du respect. C'est à l'UNPC, CSAC, OMEC et tous les organes professionnelles de couvrir ce respect à tous les journalistes congolais y compris des indépendants qui n'ont pas forcement une carte de presse de l'UNPC. Notre monde a beaucoup évolué, les réseaux sociaux y ont grandement contribué. Les "Moutons noirs" ne sont pas forcément ceux que l'on voudraient incriminer et priver de la carte de presse, ce sont des agents de l'ANR, de la police et des services qui traquent, arrêtent arbitrairement des journalistes. La carte de son organe de presse est aussi valable que la carte de l'UNPC. Il y a deux semaines, notre aîné Kimpozo Mayala "Kimp", coordonnateur du journal Le Phare, a été abusivement interpellé à Masina. Après plusieurs heures, dans un container de police, il a été relâché. Pas un communiqué de l'UNPC pour dénoncer cette arrestation arbitraire. C'est ce silence qui fait croire aux barbouzes et sbires du régime qu'ils peuvent continuer à agir contre des journalistes en toute impunité. Dites-nous, est-ce que les thuriféraires de la RTNC méritent-ils la carte de presse de l'UNPC? Pire que la voix du Zaïre sous le défunt Maréchal-dictateur Mobutu, la RTNC qui devait être le média public de la République démocratique du Congo, on y chante des louanges au Néron, imposteur et incapacitaire de Kingakati. Depuis le 19 décembre 2016, à minuit, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale n'a plus aucune légitimité. Il est hors mandat, le barbu du palais de la Nation a glissé... les journalistes de la RTNC font comme si de rien n'était. Ils se taisent et sont complices. Ceux-là méritent la carte de l'UNPC, puisqu'ils sont du média officiel ?

2. L'UNPC doit combattre le "Coupage" qui n'honore pas les journalistes. Pour écrire un article, pour diffuser un reportage des journalistes font le pied de grue à celui qui organise l'événement ou la conférence de presse. Il faut payer ! En file indienne, des journalistes signent sur papier, d'avoir reçu 50 $, 100 $ de frais de transport et reportage. La honte ! Cela arrange tout le monde, qu'il y ait des "Journalistes Quado", "Journalistes Nzombo le soir" dans la profession. Il faut faire respecter la profession. Il faut un big bang pour s'écarter des anti-valeurs. En RDC, des médiocres, criminels, Miyibicrates, Mabumucrates...sont encensés dans des journaux et médias, parce qu'ils paient. Les gens talentueux sont ignorés parce qu'ils ne peuvent pas payer.

3. Le pluralisme médiatique au Congo-démocratique est frelaté, et la régulation des médias est un véritable mort-né, ce n'est pas parce qu'on le maintient artificiellement en vie que le CSAC survivra !

De la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de Communication (CSAC), les animateurs ont été des minables, corrompus, arrivistes et parvenus sans idéal pour défendre la liberté d'information. Ils le sont encore aujourd'hui par leurs décisions alambiquées et rétrogrades. Au lieu de réguler les médias, les animateurs encartés PPRD-MP se sont transformés en censeurs et prédateurs de la liberté d'information afin de mieux profiter des oripeaux d'un régime totalitaire.

En République démocratique du Congo, la régulation des médias signifie la répression de ces derniers. Ennemie de la presse, l'organe de régulation au lieu de jouer le rôle de médiateur par la concertation et le dialogue, elle est devenue liberticide. Au lieu de la neutralité, l’indépendance, la crédibilité et la légitimité, l'organe de régulation de Kinshasa s'est fourvoie en porte voix et caisse de résonance du régime des Mammouths Joséphistes.

Malgré ses 80 millions d'habitants, aucun journal de Kinshasa la capitale qui regorge plus de 12 millions d'habitants ne tire à plus de 2000 exemplaires, aucun journal n'est quadrichromie, les journaux sont inexistants dans la majorité de ses 26 vastes provinces, mais chaque acteur politique a sa radio, télévision et son journal ?

Dans quel pays au monde, avons-nous vu cela ? Que chaque acteur politique, membre du gouvernement, sénateur ou député a son journal, sa radio et télévision ? Tant que le CSAC ne mettra pas cela au clair, sa crédibilité sera sous caution ?

L'institution de régulation des médias (CSAC) en République démocratique du Congo manque cruellement de crédibilité à cause de ses animateurs minables. Nommés par l'imposteur de la République, les animateurs du CSAC sont des chiens de garde d'un régime totalitaire qui a pris toutes les institutions en otage pour servir un individu: Joseph Kabila et non pas la République démocratique du Congo.

L'UPNC n'a pas besoin d'un petit don de 100 euros venant d'un Ong Hollandais, pour ameuter tous les journalistes de Kinshasa. L'UNPC doit s'organiser et être utile aux confrères. Quels sont les difficultés que rencontrent des journalistes ?

1. L'UNPC doit négocier avec des opérateurs téléphoniques pour l'accès à l'internet pour des journalistes soit à un prix très bas. Car le métier de journaliste rend service au public. Pour que la démocratie puisse s'ancrer dans un pays, les citoyens doivent être mieux informés pour faire des choix.

2. L'UNPC peut s'acheter des bus qui ne transportent que des journalistes et facilitent ainsi leurs déplacements.

2. L'UNPC devrait avoir une coopérative d'achat pour des intrants pour les imprimeries, ordinateurs portables, émetteurs radios et télés, micros, tables de mixage à des prix abordables pour des organes de presse et journalistes.

3. L'UNPC doit avoir une Maison de Presse, comme il y en a au Sénégal et dans la majorité des pays de l'Afrique de l'Ouest. Où des journalistes viennent y travailler, ils ont des boîtes à lettre etc...sans donner leurs adresses de domicile. Le restaurant et le cafétéria doivent permettre aux journalistes de se nourrir à un prix raisonnable. Le site doit être interdit aux agents de l'ANR, à la police, aux barbouzes et sbires du régime.

4. L'UNPC doit impérativement abandonner son "Prix Matata Ponyo". Matata Ponyo n'est pas le symbole de la bonne gouvernance ! Sous ce rescapé du crash de Bukavu, qui a coûté la vie à AK47-Augustin Katumba Mwanké "dieu le père", nommé Premier ministre, la République démocratique du Congo est devenue le pays le plus pauvre de la terre. Ses réformes ne se sont jamais transformées dans le panier de la ménagère. Son dernier budget réservait à chaque Congolais 70 dollars pour toute l’année 2017. Transco, Congo Airways et Bukangalonzo, ses œuvres, sont presqu’en faillite. Il avait lancé la bancarisation de la paie mais avait épargné la primature. Sous Matata Ponyo, le Congo a renoué avec la pratique de la planche à billets et l’inflation. C’est tout sauf de la bonne gouvernance.

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mardi 13 mars 2018

Bénarès en Inde: Le discours de Macron avant son retour à Paris !

Le président Emmanuel Macron et le Premier ministre indien Narendra Modi

Mesdames et Messieurs,

Je ne vais pas faire un long propos introductif puisque la plupart d’entre vous ou la totalité était présente depuis le début de ce déplacement en Inde, qui s’achève donc à cet instant à Bénarès.

Déplacement qui a permis d’avancer sur plusieurs sujets de fond et qui, je crois, a montré la force qu’il y avait dans la relation entre l’Inde et la France. Et la nature de l’accueil, l’enthousiasme inédit aux dires de nos hôtes indiens aujourd’hui a manifesté quelque chose de très particulier à l’endroit de notre pays, que je considère comme un signe fort l’intérêt pour la France et de la nouvelle étape dans le partenariat que nos deux pays peuvent aujourd’hui consolider.

Le premier élément sur lequel nous avons avancé qui était le premier objectif de ce déplacement, c’est le partenariat stratégique entre l’Inde et la France, un partenariat de sécurité collective pour toute la sous-région et en particulier évidemment l’océan Indien.

Sur ce sujet, nous avons non seulement confirmé des engagements passés, avec une volonté indienne de poursuivre dans le cadre des contrats actés, qu’il s’agisse des avions de combat ou des sous-marins.

Mais nous avons également défini des partenariats nouveaux, un partenariat stratégique renforcé, des échanges militaires, des échanges d’informations sensibles, une coopération satellitaire, une coopération cadre sur les moteurs d’avions de combat à venir qui ont permis de passer une nouvelle étape et qui correspond bien au moment géopolitique que nous vivons.

L’Inde est aujourd’hui notre allié stratégique dans la sous-région et la France en tant que puissance de l’océan Indien et du Pacifique a tout intérêt à assurer la stabilité de cet espace et d’éviter toute forme d’hégémonie qui viendrait le déséquilibrer. Je pourrai là aussi revenir si vous le souhaitez sur tous les détails.

Le deuxième pilier de cet échange, de ce déplacement c'est évidemment la relation bilatérale. Celle-ci se structure à mes yeux autour de quelques sujets fondamentaux, le premier ce sont nos coopérations en matière énergétique, j’y reviendrai sur le plan international. Nous avons – sur à la fois le renouvelable et le nucléaire – passé une étape qui était très structurante. Et les deux sont cohérents avec une stratégie de réduction des émissions de CO² qu’a acté l’Inde.

Quand on veut décarboner son économie, on passe par le renouvelable mais qui demeure, je le rappelle, une énergie intermittente et par le nucléaire, la France étant à cet égard un modèle, qui est une énergie qui permet de produire de l'électricité de manière non carbonée.

C'est à ce titre que nous avons acté de nouveaux financements de l’Agence française de développement en matière justement de grands projets énergétiques, que nous avons tout à l’heure inauguré un champ de solaire donc dans l’Uttar Pradesh, qui est un projet dans lequel la France a été partenaire avec l'entreprise ENGIE, et qui a permis dans un lot plus large de 600 mégawatts d'ouvrir 100 mégawatts, qui donnera des opportunités de travail à environ 800 personnes.

Et à côté de cela, nous avons passé une étape dans la coopération nucléaire, puisque sur le nucléaire civil nous avons posé les bases d'un accord industriel qui devra être donc finalisé dans les prochains mois par les opérateurs industriels eux-mêmes, mais qui acte justement de ce partenariat, ses termes stratégiques et qui permettra à EDF – sous réserve des finalisation à négocier dans les mois qui viennent – de déployer 6 EPR à Jaitapur, ce qui est une étape extrêmement importante dans le cadre de cette stratégie.

Au-delà du sujet de l'énergie et en parfaite cohérence avec celui-ci, c'est une stratégie commune en termes de mobilité nouvelle et de villes intelligentes. L'Inde s’est lancée dans un grand programme de villes intelligentes parce que l’une des grandes transformations dans ce pays continent, c’est le fait que dans les prochaines années, le nombre d'urbains va doubler. L'Inde va passer d'environ 410 millions d'habitants vivant en ville à un peu plus de 820 millions.

Il est donc indispensable d'accompagner cette transition et la France a toutes les qualités pour le faire. Nous avons des groupes et des grands groupes internationaux qui sont structurés dans tout ce qui correspond à l’offre des villes nouvelles et des villes intelligentes, qu'il s'agisse de la construction, des transports, de la maintenance des transports, du traitement des eaux usées jusqu'au logiciel de gestion des villes intelligentes.

Nous avons donc acté les trois villes qui étaient attribuées à l’offre française, nous allons aller au-delà. Nous avons d'ores et déjà lancé des projets très structurants de mobilité, en particulier financés par l'Agence française de développement, qui impliquent là aussi plusieurs de nos acteurs, Delhi – Chandigarh étant un exemple parfait de ces nouvelles mobilités avec une ligne qui sera ouverte et qui permettra là aussi de penser ces nouvelles mobilités et de les mettre en œuvre.

Et donc sur l'ensemble de cette famille de sujets, la France est présente et apparaît comme l'un des partenaires stratégiques de l'Inde. Nous allons donc poursuivre le travail, qu’il s’agisse des entreprises de transport, des Smart Cities et ce que le Forum des dirigeants d'entreprise que nous avons conclu avec le Premier ministre MODI a permis de consacrer.

Le troisième élément clé de cette relation bilatérale, ce sont les échanges de personnes et, donc, l'éducation, la culture, les liens académiques et de recherche. Nous avons en effet de nombreuses opportunités à saisir pour aller plus loin, d'abord en développant davantage le français en Inde, il y a 500.000 apprenant, nous pouvons – et c’est notre objectif – doubler dans les prochaines années le nombre d’apprenants.

Le réseau d'alliance française est vivace, mais nous souhaitons le développer encore, lui donner plus de moyens, renforcer l'offre scolaire dans le pays et réussir à multiplier nos initiatives pour arriver à 1 million d’apprenants.

Cela passe aussi par une plus grande visibilité de la France et un travail d'explication de ce que permet la France et l'accès à la francophonie, c'est-à-dire l'accès à des marchés nouveaux, l'accès à des géographies que ne permet pas forcément la langue anglaise, ce que je me suis employé à faire durant tout ce déplacement.

Et je crois qu’à cet égard, l'attraction pour la France, ce goût de France que nous avons pu voir est un élément important que nous allons cristalliser à travers les initiatives qui seront prises en la matière.

Donner davantage d’attractivité à la France, c’est aussi renforcer nos liens culturels et humains. C’est pourquoi je nous ai fixés l’objectif dans les 2 années à venir de doubler le nombre d'étudiants indiens venant justement poursuivre leurs études en France.

Nous sommes aujourd'hui à 5.000, ce qui est très faible parce que les Indiens ont historiquement choisi beaucoup plus d’aller ou en Grande-Bretagne et même en Allemagne. Je souhaite que nous puissions le doubler au moins, c’est aussi pour cela que nous avions fait venir avec nous les universités comme les grandes écoles.

Cela passe également par des filières que nous allons structurer ensemble et cet objectif, nous l'avons acté dans la feuille de route commune avec le Premier ministre MODI. Nous avons aussi défini plusieurs partenariats de recherche, qui permettront des échanges entre nos chercheurs et entrepreneurs.

Nous avons lancé un programme de Young Leaders, qui a permis d'identifier des talents Indiens, la réciproque sera vraie, en leur donnant des opportunités en France avec des accès facilités, soit pour leurs travaux de recherche soit pour le développement de leur entreprise, ce qui contribue d’une stratégie complète justement d’une plus grande attractivité pour la France et d’un déploiement de ses relations personnelles.

La culture et la gastronomie sont aussi des leviers importants, la délégation qui m'accompagnait en témoignait à elle seule. Et je souhaite que nous puissions aller plus loin et le Premier ministre MODI s’est montré très allant sur ce sujet, en développant les liens entre notre cinéma et Bollywood, ce qui nous donnera à la fois des opportunités économiques sur lesquelles s'est fortement engagé le Premier ministre, encore tout à l’heure lorsque j’ai échangé avec lui, mais ce qui permet aussi de défendre deux grands cinémas non-anglo-saxons au monde.

Et je crois que c’est important pour développer un imaginaire conjoint, Bollywood est extrêmement actif, développe énormément de projets, est porteur d'un imaginaire indien qui s'est ouvert au monde, rayonne d'ailleurs dans toute la région comme dans la région Golfe. Et je crois qu'il est important pour nous stratégiquement, je crois beaucoup moi à cette stratégie culturelle et de l'imaginaire, d'être des partenaires de Bollywood et de développer aussi la présence du cinéma français en Inde, comme les options de tournage dans nos deux pays, comme il est important – et je le dis en présence de Jean-Claude CARRIERE qui l’a fondée, de développer justement nos relations en termes de formation sur le plan cinématographique, la FEMIS étant considérée comme une école de référence à ce titre.

Les opérations que nous avons conduites ces derniers mois en termes de gastronomie ont montré toute la vitalité de cette relation, en tout cas la curiosité réciproque. Et donc nous allons continuer à développer cela parce que nous sommes ici dans une grande puissance agroalimentaire, où la capacité à développer la gastronomie française est aussi un levier de développement, de relations humaines mais également économiques.

Ensuite, je souhaite que nous puissions intensifier les liens culturels, c'est pour ça que des éditeurs, des écrivains, des artistes, des créateurs de mode français m’accompagnaient et que j’ai pu voir hier soir dans l’atelier de Subodh GUPTA nombre d’équivalents indiens, parce que je pense que c’est très important qu’il y ait une fertilisation croisée, en tout cas des échanges beaucoup plus intenses entre nos artistes, les imaginaires ne sont pas voisins mais ils ont des choses à se dire. Et je considère pour ma part que c’est un élément de la relation stratégique extrêmement important, qui permet à tous niveaux de créer des ponts entre nos cultures, mais également des opportunités.

Ce déplacement a également permis d'avoir des échanges multiples et d'envoyer aussi des éléments clairs d’intérêt profond que nous portons à l’égard de ce qui compose l’Inde dans sa pluralité. J’ai pu rencontrer l’écrivain Arundhati ROY il y a deux jours à Delhi, nous avons eu un échange artistique et politique. J'ai pu me rendre hier donc au Taj Mahal pour voir ce qui est l'un des héritages de la période moghole et, donc, de l'art islamique dans ce pays. Et nous avons passé une partie de la journée avec nombre d’entre vous dans une ville emblématique de l’hindouisme et d’une autre racine culturelle, civilisationnelle même de ce pays.

Ces différents visages montrent la variété de l'Inde, ce qui est aussi sa force, ce qui doit nous conduire à une humidité constante quand on aborde un tel pays, ce qui nourrit la fascination mais me conforte dans l’idée que la France a beaucoup à faire, elle qui sait penser la complexité et qui sait la faire vivre avec un pays comme l'Inde.

Enfin, nous avons pu hier matin lancer l'Alliance Solaire Internationale avec le Premier ministre MODI, qui a acté un engagement pris lancé par l’Inde en 2015 ; et que nous avions conforté ensemble en juin dernier à Paris lorsque le Premier ministre MODI m'avait rendu visite.

Cette Alliance Solaire Internationale qui a un peu plus de 100 pays signataires a pour objectif de produire un térawattheure d'énergie solaire, mobiliser 1.000 milliards de dollars de financement. C’est un objectif qui est réalisable si la mobilisation est à hauteur des signataires et de ce que nous avons commencé à démontrer hier, avec la volonté d'avoir des projets concrets et, donc, d'ouvrir une bourse de projets en ligne, les 100 premiers sont déjà identifiés, de démultiplier les financements publics et privés.

Et à ce titre, nous nous sommes dit avec le Premier ministre MODI justement que nous allions dans la foulée à la fois de ce Sommet et du One Planet Summit le 12 décembre dernier mobiliser les philanthropes qui ont acté justement de leur pleine application.

Et cela suppose une mobilisation en termes de formation, l'exemple des Solar Mamas que nous avons eu hier était emblématique au premier chef, comme en termes de développement de la recherche fondamentale comme appliquée, parce que la recherche c’est ce qui permet de baisser drastiquement le coût de l’énergie solaire comme de toutes les énergies.

Sur ce sujet, je considère que c'est une mobilisation extrêmement importante, qui est à la fois efficace sur le plan économique et juste sur le plan social et climatique.

Voilà ce que je souhaitais en quelques mots rappeler de ces trois jours de déplacement qui, je crois, ont consolidé une relation ancienne entre nos deux pays, m’ont permis également d’ouvrir une phase peut-être encore plus chargée d'émotion, de liens personnels et d'un nouveau visage que la France a décidé de prendre.

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Pudeurs de gazelle, "Momo" Modeste Mutinga crée son parti le "PDG" !

"Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, fourbe, roublard et grand requin

C'est rigolo mais cela ne fait rigoler tout le monde. Fourberies et roublardises sont des "pudeurs de gazelle" qui collent à la peau de "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, qui malgré ses casseroles retentissantes, vient de lancer son propre parti politique dénommé « Parti démocrate pour la gouvernance » (PDG) ! Qui sonne comme l'autre PDG-"Parti démocratique gabonais", parti cher au dictateur Omar Bongo, qui n'est démocratique que le nom.

Congolais indignés, n'ont jamais oublié: la politique ne transforme pas un homme en voleur. C'est votre vote qui transforme un voleur en politicien ! La pourriture réside parmi des pseudo-élites, collabos repus et profito-situationnistes. Cette pourriture est grandiose, sournoise, nocive, machiavélique dans république bananière comme la République démocratique du Congo.

Connu pour être un fourbe, roublard et grand requin, l’ancien gendarme de Mobutu, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi prend les Congolais pour des niais ! Pourquoi le nom Parti démocrate pour la gouvernance de "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi est une imposture ? En voici les 5 raisons:

1. C'est Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale qui a sorti "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi de la misère dans lequel il pataugeait et végétais. "Momo" doit tout à Alias ! C'est alias joseph kabila qui a permis à "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi de quitter la bicoque familiale de Ngaba pour s'offrir une villa à M'binza. C'est encore Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale qui a fait nommer "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, Rapporteur au Sénat, après avoir muselé des journalistes, bâillonné des médias et cloué le bec aux opposants avec la fameuse Haute Autorité des Médias-HAM de 2002-2007. "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi doit beaucoup à Alias Joseph Kabila. Le parti démocrate pour la gouvernance ne peut-être qu'un parti satellitaire et appendice du Pprd-Parti-Etat. L'escroquerie politique de "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a-t-elle un bon avenir devant elle ? Depuis qu'il est devenu baron et apparatchik du Joséphisme, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi n'est jamais retourné à dans la parcelle familiale à Ngaba, voisine de Makala. Lui qui a grandit et vécu avec l'eau des puits "Mayi Ya Mabulu" a un mépris cette commune populeuse qui l'a connu quand il était encore rien. Mettre le siège de son parti à Ngaba serait une bonne façon de se rattraper.

2. "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a été le président de la fameuse "Haute Autorité des Médias"-HAM, lors de la transition de 2002-2007. Autocrate et prédateur de la liberté d'expression, il avait transformé cette institution d'appui de la démocratie, en étouffoir des libertés. Corrompu jusqu'à la moelle épinière, contre espèces sonnantes et trébuchantes, dans un deal macabre, avec Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, "Momo" redevient un "Gendarme" sans foi ni loi. Il musela des journalistes, il bâillonna des médias et cloua des bec aux opposants...en toute impunité pour favoriser le candidat de Louis Michel et de la communauté internationale. Ventriote et ventripotent, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi n'a rien de patriote. Il est un vendu et corrompu. Dans sa mascarade, "Momo" a même eu le toupet de faire signer aux journaliste à la Monuc, une "charte de bonne conduite" devant les ambassadeurs du Comité international d'accompagnement de la transition. Le CIAT était composé des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie), de l'Afrique du Sud, de l'Angola, de la Belgique, du Canada, du Gabon, de la Zambie, de l'Union africaine, de l'Union européenne et de la Mission de l'ONU en RDC. Nulle part au monde, sauf dans des dictatures, on moutonne des journalistes, comme l'a voulu faire "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi avec la HAM.

3. N'est-ce pas "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi qui avait annulé le débat démocratique inscrit dans la Constitution de la transition ? Débat qui devait qui devait opposer les deux candidats arrivés en lice, Jean-Pierre Bemba et alias Joseph Kabila, lors de l'élection Louis Michel 2006. A l'époque, 60 millions de Congolais ont été privés d'un débat démocratique. Leur droit de se choisir un président par rapport à son programme, ses convictions politiques et la volonté de sortir la RDC des marasmes. "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, pour son ventre, a bafoué ce droit légitime du peuple congolais. N'est-ce pas de l'amnésie et de la provocation de nommer son écurie mangériste: parti démocrate pour la gouvernance ?

4. C'est depuis 2007 que "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi est sénateur et siège au palais du peuple. Sénat godillot et illégitime depuis des années, le pseudo-démocrate pour la gouvernance continue de siéger. "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi comme les autres godillots sénateurs ont tripatouillé la Constitution pour passer de deux à un tour pour l'élection présidentielle. Imaginez un président élu à moins de 50%, a-t-il la légitimité ? Collabo, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi n'est qu'un accompagnateur du régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale depuis 17 ans. N'est-ce pas "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi qui a sorti toute une batterie d'arguments, qui est devenue une loi pour nommer Alias Joseph Kabila, sénateur à vie malgré sa haute trahison des idéaux de la République, ses crimes politiques, économiques et sociales imprescriptibles. "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi est complice d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale et vice-versa.

5. Accusé par l'Afrique du Sud comme sénateur proxénète, n'est-ce pas Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale qui est intervenu auprès de Jacob Zuma, président Sud-africain pour sauver la tête de "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi de l'emprisonnement ? Oiseaux de même plumage volent en compagnie, des mafieux se tiennent par la barbichette.

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lundi 12 mars 2018

10 Questions à Kutino Fernando, Archbishop et initiateur de "Sauvons le Congo"

Kinshasa, 2006, Archbishop Kutino Fernando

Destin brisé ? Non, tant que l'on vit, il y a de l'espoir. Avec son église "Mission Mondiale Message de vie", le pasteur Kutino Fernando était l'un des pasteurs en vue, sous la deuxième République de Mobutu Sese Seko. Avec le gouvernement 1+4=0, issu du dialogue intercongolais de Sun-City, où des seigneurs de guerre, criminels et bandits de grand chemin ont été brassés pour travailler ensemble. Dans l'histoire de la République démocratique du Congo a été une blanchisserie politique, l'impunité fut la règle. Étiqueté proche de Jean-Pierre Bemba, l'un des quatre vice-président de la Transition, à peine de retour d’exil, l'Archibshop Kutino Fernando, le fondateur de l’Eglise l’ «Armée de victoire» a été arrêté et embarqué manu militari, le dimanche 14 mai 2006, par des barbouzes et sbires d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwalela au siège de son église, dans la commune de Kasa-Vubu.

Kutino Fernando revenait du stade Tata Raphaël où il avait prêché devant ses fidèles, venus nombreux l’écouter. Il a été accusé de détention illégale d’armes et des propos incitant à la haine, pour avoir expliqué son mouvement "Sauvons le Congo"considéré comme une formation politique recrutant pour le compte du Mouvement de libération du Congo (MLC). L'Archbishop Kutino Fernando a été victime de son patriotisme, d'un complot et d'une cabale ourdis par le régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere etsa bande mafieuse des Joséphistes, en mal de légitimité et de légalité. Il a été abusivement condamné à dix ans de prison. Bien que pasteur et civil, Kutino Fernando a été jugé par la Cour d'Ordre Militaire (COM) et par la Haute Cour Militaire (HCM).

Kinshasa, Jeudi 2 octobre 2008, la Cour d'Ordre Militaire (COM): Francis Lukeso Luembi, inspecteur de police et juge assesseur, Déa Kanyinda Beya, pilote, Lieutenant-Colonel et juge assesseur, Martin Kalala Kapuku, Lieutenant-Colonel et juge-président de la Cour d'Ordre Militaire de la Gombé, René Nsendula Kutumba, major et Jacques Bonyoma, Capitaine de Brigade et juge assesseur avec la présence aux débats l’Officier du ministère public représenté par le Major Magistrat Cyprien Muwawu, avocat général et la Major Lukunku Betenke greffière principale.

Kinshasa, 2008, la Haute Cour Militaire (HCM): Colonel Kalombo, le Général Bivegete, juge-président et le Colonel Buduga.

Un tableau comparatif dressé entre l'accusation et les preuves apportées à l'appui de celle-ci, démontrerait le caractère fantaisiste de la partie demanderesse. Certains ont même parlé de procès téméraire et vexatoire, au vue de la complaisance de la plainte !

Les éléments à l'appui des affirmations farfélues sont légion, mais on pourrait relever, entre autres :

1. "La détention illégale d'armes de guerre" a été balayée d'un revers de main par la Cour, car non plausible tant dans le fond que dans la forme;

2. Pour ce qui est de la tentative d'assassinat, même si elle devenait impossible par le fait de l'inexistence de l'association des malfaiteurs tant les "assaillants" du pasteur Ngalasi à l'Archbishop Kutino et Bishop Bompere, la Cour l'a retenue pour condamner les deux hommes de Dieu à des lourdes peines de prison. Mais que prétendait déjà l'accusation ?

3. Que Maboso, la pièce maîtresse de l'affaire, est décédé avant même d’avoir été entendu par le magistrat instructeur ! Dans le dossier, nulle trace de l’existence et du décès de Mabosso (inexistence du certificat de décès, juste des affirmations verbales du directeur de la prison où il aurait été en détention).

4. Mabosso aurait été contacté par Freddy Mosamo prétendument garde du corps du Pasteur Kutino. Or, il n’a jamais existé quelqu’un répondant à ce nom dans l’entourage de l’homme de Dieu ! Pièce à conviction ? Une photo, où l’on voit une personne de dos, à qui la partie civile colle le nom de Freddy Mosamo, sans plus !

5. La femme de Mabosso leur aurait fait des confidences tendant à prouver la culpabilité des défendeurs. Lorsque celle-ci passe à la barre et elle rejette tout en bloc, la partie civile Ngalasi prétend qu’il s’agissait plutôt de la deuxième femme de Mabosso ! Rien dans le dossier pour appuyer ces dires !

6. Le véhicule de la police venu appréhender les malfaiteurs se serait adressé au poste de police du coin toujours selon la partie civile. Où est le document administratif le prouvant ? Inexistant ! Il faut croire sur parole !

7. Les douilles des balles tirées par les malfaiteurs auraient été remises à la police par la partie civile ! Où sont-elles ? Elles auraient été confiées à un certain capitaine Mbenza ! Où est-il ? Décédé, sans avoir laissé les traces de la véracité de ces allégations !

8. Un pasteur nommé Khonde, habitant la Suisse, aurait été l’une des victimes des assaillants ! Quand la Cour demande que la partie civile fournisse son adresse pour l’envoi d’une commission rogatoire, c’est à une rebuffade qu’elle a droit ! « Non, il aurait déménagé et se trouverait quelque part en Italie !

La liste des éléments ci-dessus n’est pas exhaustive, loin s’en faut ! Et dire que c’est sur base de tout ceci que la Cour condamne les prévenus ! Un véritable procès de fantômes, où seuls les Pasteurs Kutino et Bompere, sont vrais ! Les autres protagonistes n’ont existé que dans la fertile imagination de la partie civile et de la justice militaire.

L'Archbishop Kutino Fernando a été un prisonnier politique personnel de l'imposteur de Kingakati qui l'a fait condamner à dix ans de prison ! Kutino Fernando a passé huit ans derrière les barreaux au Centre pénitentiaire et de rééducation de Makala à Kinshasa. Alors qu'il était en parfaite santé, il y a huit ans, lors de son emprisonnement, Kutino Fernando a quitté la prison, très malade. La dictature broie, brime et brise des vies. Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere, le Néron de Kingakati, tyran sanguinaire de surcroît, sous pressions énormes, va signer le dimanche 14 septembre 2014, la grâce présidentielle en faveur de Kutino. Ce dernier avait déjà purgé 80 % de sa peine et était frappé de l'accident vasculaire cérébral (AVC). En France, l'Archibishop Kutino Fernando fait beaucoup de Kiné, il a repris l'usage de sa parole, il est un miraculeux. Nous le remercions d'avoir répondu aux 10 Questions de Réveil FM International.

Kinshasa, Archbishop Kutino Fernando devant la Haute Cour Militaire

1. Réveil FM International: Archibishop Kutino Fernando, comment vous portez-vous ? Est-ce que la santé ça va, après une crise d’AVC ?

Archbishop Kutino Fernando: Monsieur Freddy Mulongo, comme vous pouvez le constater, je me porte mieux par rapport à ma sortie de prison le 14 septembre 2014 à Kinshasa en République Démocratique du Congo. Je suis en Europe depuis le 2 juin 2015, notamment en France, pour des soins appropriés qui se passent très bien avec la grâce de Dieu. Le pouvoir fasciste et illégitime de Joseph Kabila avait juré sur ma mort en prison, mais Dieu qui veille sur ses serviteurs, ne leur a pas permis de m’éliminer physiquement. Si Dieu n’était pas avec moi, ils m’auraient éliminé comme ils l’ont fait avec Floribert CHebeya et récemment avec le jeune activiste Rossy Mukendi Tshimanga. Paix à leur âme et à celle de tous nos nombreux martyrs. Leur macabre scénario de détention des armes de guerre par Kutino Fernando procédait des schémas pour m’atteindre et m’assassiner. Il fallait tout faire pour me réduire au silence d’une manière ou d’une autre. M’isoler dans la prison de Makala était pour eux le schéma idéal. Je suis entré bien portant en prison.

Les fidèles de l'Archbishop Kutino Fernando à Kinshasa

Cette prison est un camp de la mort forcée et planifiée de prisonniers notamment redoutés par le pouvoir criminel de Joseph Kabila. J’ai subi des tortures physiques et morales terribles en prison. La plupart ne peuvent être révélées pour des raisons de pudeur et de grave souillure de la dignité de Congolais. Ce sont des traitements barbares subis en prison qui sont à la base de la dégradation de mon état de santé. Les êtres humains sont traités comme des animaux à la prison de Makala.

Fanatiques et fidèles de l'Archbishop Kutino Fernando à Kinshasa

Mon accident vasculaire cérébral (AVC) peut être considéré comme une chance parce qu’il m’a permis de sortir vivant de la prison. La Parole de Dieu nous dit : « …toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. » (Romains 8 : 28). Le pouvoir était convaincu que j’allais succomber à la suite de cette crise d’AVC à l’hôpital. Convaincu qu’il m’a déjà détruit, Joseph Kabila a autorisé ma sortie de la prison, comme j’étais son prisonnier personnel. Je saisis cette occasion pour remercier de tout mon cœur tous les serviteurs et servantes de Dieu qui prient jour et nuit pour moi, et en particulier les fidèles de l’Armée de la Victoire, car Dieu a exaucé leurs prières. Si je suis aujourd’hui debout devant vous, c’est vraiment une grâce du Seigneur qui, par ses meurtrissures, veut que je sois guéri (1 Pierre 2 : 24 ; Esaïe 53 : 5).

2. Réveil FM International: Avec le mouvement « Sauvons le Congo », vous êtes l'un des précurseurs dans la lutte contre le régime d’imposture, d’occupation et de prédation en République démocratique du Congo. Vous avez été arrêté, humilié…pouvez-vous revenir sur cette période ?

Archbishop Kutino Fernando: Merci beaucoup pour cette question pertinente. L'opération "Sauvons le Congo" a été lancée fin mai - début juin 2003, c'est-à-dire bien après la signature de l'Accord global et inclusif en Afrique du Sud et bien après la promulgation de la Constitution de transition. Le mouvement « Sauvons le Congo » est venu donc comme une alerte pour dire que nous étions en train de prendre une mauvaise voie avec des alliances contre nature, de faux jeux, des appétits de prédation, l’insécurité persistante avec des Congolais toujours tués notamment à l’est, des scènes d’escroquerie morale et de corruption qui mettaient en péril la transition de 1+4 qui commençait. Pour être humble, je peux dire que j’étais parmi les nombreuses voix qui dénonçaient le danger grave pour notre pays. Mais il est un fait que le mouvement « Sauvons le Congo » a fait tâche d’huile et c’est la raison pour laquelle le régime criminel et dictatorial de Kabila tenait à m’éliminer physiquement pour me faire taire définitivement. Revenir sur mon arrestation peut faire l’objet de tout un roman.

A peine que je revenais de mon exil, j’ai été arrêté dimanche 14 mai 2006 par la police congolaise au siège de notre église, dans la commune de Kasa-Vubu. J’ai été arrêté comme un voleur, un grand bandit, et mes biens et ceux de l’Eglise ont été pillés au vu et au su de tout le monde par la milice de Joseph Kabila. Même les fidèles ont été aussi pillés. C’était après la grande rencontre de stade Tata Raphaël où j’avais prêché devant une foule de plus de 100.000 fidèles, venus nombreux m’écouter. Le message était basé sur Néhémie qui dit : « Levons-nous et bâtissons ». Un procès politique et inique a été organisé contre moi, avec comme motif : détention illégale d’armes, tenue des propos incitant à la haine. Il m’a été scandaleusement attribué une rocambolesque affaire de tentative d’assassinat du Pasteur Ngalasi, mon voisin de l’Eglise « La louange » à Kinshasa. Ridicule et sans argument, la Haute Cour Militaire a dû abandonner sans honte par la suite des poursuites pour détention d’armes de guerre. C’est le même scénario idiot qu’ils veulent encore tenter avec l’Eglise Catholique et le Cardinal Laurent Monsengwo. J’ai été donc condamné injustement à 20 ans de servitude pénale principale avec 10 ans de durée minimale de sûreté incompressible le 16 juin 2006 par la Haute Cour Militaire, notamment le Tribunal Militaire de la Garnison de Kinshasa/Gombe, siégeant en matière répressive.

Mon collaborateur immédiat et interprète, le Pasteur Bompere, lui a écopé d’une peine de 10 ans de servitude pénale principale avec 5 ans de durée minimale de sûreté incompressible. C’est très grave de condamner injustement des innocents. Je suis convaincu que Dieu va nous rendre la justice que nous méritons avec mon collaborateur, le Pasteur Bompere. C’est ainsi que nous étions emprisonnés dans des conditions infrahumaines à la prison de Makala. Torturé comme dans le camp de concentration Nazi. La prison de Makala est un mouroir et un lieu d’extermination des êtres humains par le régime de Kabila. Si je suis en vie, c’est un miracle de Dieu. Dieu rendra aussi justice à tous les Martyrs Congolais.

Kinshasa, Jean-Pierre Bemba, vice-président de la République sous le gouvernement 1+4=0

3. Réveil FM International: Nous étions à Kinshasa, lors de votre arrestation après un meeting au Stade Tata Raphaël. A l’époque on disait que vous étiez l’homme de Jean-Pierre Bemba, qui était Vice-Président de l’Ecofin lors de la transition 1+4=0. Vous n’êtes jamais sorti de la prison, pourquoi ?

Archbishop Kutino Fernando: C’est vrai beaucoup de gens se posent toujours cette question : Pourquoi Jean-Pierre Bemba avec qui j’avais de bonnes relations n’a rien fait pour que je sorte immédiatement ? Il faut le souligner d’abord que « Sauvons le Congo » n’était pas un mouvement d’appui ou de campagne de Bemba, mais un mouvement patriotique pour tous les Congolais. A la sortie du stade, le pouvoir avait remis une arme à un schégué pour m’abattre. Ce schégué a été surpris par un militant de l’UDPS quand il tentait de sortir son arme pour tirer. Les combattants de l’UDPS étaient nombreux à mon meeting et m’ont protégé, car ils ont senti qu’il y avait quelque chose de dangereux. Après Olenga Nkoy, me sentant en danger, est venu me demander d’entrer dans sa voiture pour des raisons de sécurité. Jean Pierre Bemba avait envoyé aussi ses militaires pour me protéger. Quand on a arraché l’arme des mains du schégué, les commandos du pouvoir nous ont suivis jusqu’à l’église. C’est moi qui ai dit aux soldats de Bemba de partir pour éviter des affrontements qui allaient faire beaucoup de morts y compris moi-même. Après, une véritable troupe bien armée avait encerclé l’Eglise. Les commandos du pouvoir sont entrés à l’Eglise, m’ont d’abord menacé de mort et j’ai résisté, étant un sportif, notamment un judoka. Ils ont fait appel au renfort qui était dehors. Ils m’ont attaqué et m’ont enlevé de force comme un brigand, voire un vrai criminel. Ils sont partis avec moi avec un nombre impressionnant de jeeps. Comme je l’ai souligné plus haut, ces commandos du pouvoir criminel n’étaient pas seulement venus avec la mission de m’arrêter, mais de détruire totalement ma vie, celle de ma famille et de toute l’Eglise. C’est ainsi que ces commandos se sont mis à piller tous mes biens, ceux de fidèles et de l’Eglise, en particulier tous les équipements de la Radio et Télévision Message de Vie, première chaîne de télévision privée d’évangélisation en République Démocratique du Congo. Grâce soit rendue à Dieu, car je devais déjà mourir ce même jour, car Joseph Kabila et toute sa bande avaient peur de ma popularité.

Au travers ma personne, il y avait déjà aussi une guerre engagée entre Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba. Vu ma popularité, mon éventuel soutien à Jean-Pierre Bemba aux élections faisait une peur noire à Kabila, un Président qui travaille au noir au Congo, pour ne pas dire au black. Etant mis en prison, un jour, Jean-Pierre Bemba s’est rendu vraiment compte que j’ai été injustement condamné et est venu me voir en prison pour me faire sortir de force. Il pleurait et tremblait de colère. Il était déterminé ce jour-là et quelque chose de grave pouvait se passer. Il est entré de force avec sa voiture et ses gardes en prison. Le gardien de la prison et les policiers et militaires qui surveillaient la prison ont pris fuite. Il m’a demandé de monter dans sa voiture pour me faire sortir de la prison. J’ai refusé, car je tenais à ce que mon innocence soit reconnue. Et je ne voulais pas abandonner aussi les personnes que j’avais laissées dans ma cellule. En prison, les combattants emprisonnés du MLC veillaient aussi à ma sécurité pour que je ne sois pas éliminé. Si j’avais accepté de sortir avec Jean-Pierre Bemba, il y aurait eu de véritables émeutes avec des centaines de morts par la suite et la prison pouvait se vider dangereusement. Ce qui allait donner l’occasion au pouvoir d’abattre tous les prisonniers gênants. J’ai pris une décision responsable. A la suite de cet incident qui a occasionné la fuite des responsables et des gardiens, le Directeur de prison a été révoqué avec d’autres responsables.

Archibishop Kutino Fernando à Paris

4. Réveil FM International: « Sauvons le Congo » est-il un slogan ? Un mouvement ? Une conviction ? Ou une simple vision d’esprit ?

Archbishop Kutino Fernando: « Sauvons le Congo » est le tout à la fois. Un slogan de combat pour mobiliser, un mouvement qui réunit des centaines de milliers de Congolais et beaucoup de soutiens étrangers, une conviction de mon combat pour un Congo nouveau et une vision d’un Congo sauvé. C’est une grande vision pour la libération et la construction d’un nouveau Congo. Ce mouvement porte une vision pour notre société. Ici, je suis l’exemple de personnalités comme Dr Martin Luther King aux Etats-Unis d’Amérique et Monseigneur Desmond Tutu en Afrique du Sud.

En tant que fils du pays et Serviteur de Dieu, donc serviteur du peuple, j’ai le droit de chercher le bonheur de ce dernier maintenu injustement sous le joug des politiciens mal intentionnés, corrompus, criminels, pilleurs et mafieux. Notre pays a grandement besoin de Serviteurs de Dieu engagés comme Elie qui disait au Roi : « Pourquoi troubles-tu Israël ? », ou comme Jean – Baptiste qui reprochait au Roi ses mœurs immorales indignes pour un leader politique. Notre pays a aussi besoin des leaders comme Martin Luther King qui organisait de grandes manifestations politiques aux USA, ou encore comme Desmond Tutu qui s'est courageusement élevé contre la politique scandaleuse de l'apartheid en Afrique du sud. Certains Hommes de Dieu Congolais ne veulent pas jouer leur rôle de protecteur des faibles en ne remplissant que leur mission christologique de sauver les âmes. Mais les serviteurs de Dieu que j'ai cités avaient conscience que cette mission devait être dédoublée d'une autre, à savoir la mission prophétique qui consiste à surveiller, reprendre, censurer les injustices et dérapages provenant principalement des gouvernants ou dirigeants.

« Sauvons le Congo » est pour moi comme un grand engagement de ma vie. Tout m'a été proposé pour que j'arrête le mouvement « Sauvons Le Congo », à savoir : des sommes faramineuses d'argent, des villas de rêve, des habits de star, des voitures de luxe insolent, des documents de résidence perpétuelle dans l'espace Schengen, etc. Mais la voie de Dieu est la plus sûre. J’insiste sur le fait que mon combat s’inscrit dans la ligne droite de la voie tracée par notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, Lui qui a donné Sa Vie pour le bonheur intégral de l’homme ou de l’être humain.

« Sauvons le Congo » a pris sans cesse de l’importance avec les menaces graves de balkanisation du Congo, le pillage diabolique de ses ressources, la mort de plus de 8.000.000 de Congolais, le viol de plus de 1.000.000 de femmes, filles et enfants, la dispersion de plus de 4.600.000 de Congolais devenus des réfugiés abandonnés sur le sol de leurs ancêtres, le projet d’assassinat ciblé de tous les patriotes congolais et l’occupation étrangère. « Sauvons le Congo » est devenu un symbole fort aujourd’hui et un hymne de résistance de nous tous contre les agresseurs, les criminels et les pilleurs de la République Démocratique du Congo. Je suis très content que l’Eglise Catholique se mobilise dans ce sens. Il n’est pas un secret : Le Chrétien doit s’intéresser à la politique, apprendre à gouverner, à bien gérer la Cité ou la chose publique. La Bible nous recommande de rechercher le bien du pays dans lequel nous vivons, car notre bonheur en dépend (Jérémie 29 : 7).

Archibishop Kutino Fernando à Paris

5. Réveil FM International: Le régime d’Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale a brisé votre vie par une arrestation arbitraire. Vous étiez en bonne santé et vous êtes sorti de là malade. Que pensez-vous de ce régime ?

Archbishop Kutino Fernando: Je manque de mot pour qualifier ce régime incompétent, criminel, pilleur et très dangereux pour l’avenir de notre peuple et de notre pays. Ce régime est pire qu’un régime Nazi. La République Démocratique du Congo a la mal chance d’être dirigé par un Président comme Joseph Kabila. C’est quelqu’un qui ne décide de rien, sauf quand il s’agit de tuer une personne. C’est un Président sans position et qui ne respecte jamais sa parole, sauf si c’est une parole pour faire du mal. Son pouvoir se nourrit du sang. Il a versé beaucoup du sang et bientôt il va rendre compte, car ce sang crie très fort justice auprès de Dieu. La justice aura lieu incessamment. Kabila n’est pas seul, car il est entouré d’une cour remplie de personnes sans valeur ni dignité qui ne sont là que pour remplir leur ventre. C’est vraiment la honte pour notre pays. On me reçoit dans beaucoup de bureaux étrangers où je suis dans la honte et la tristesse quand on parle des dirigeants de mon pays. Je pense que le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya a tout dit quand il déclare que « les médiocres doivent dégager ». Les médiocres ne sont pas seulement dans la majorité illégitime, il y en a aussi dans l’opposition remplie de faux opposants. La place de vrais opposants comme les Kutino, Eugène Diomi, Franck Diongo, Jean-Claude Muyambo et les autres se trouvent en prison. Nous devons nous mobiliser tous pour mettre fin à ce régime qui est le grand scandale même de l’Afrique.

Pasteurs collabos-ventriotes, corrompus et Anti-Kutino au service d'Alias Joseph Kabila

6. Réveil FM International: Les pasteurs des églises de Réveil : Pascal Mukuna, Sony Kafuta, Kankienza et d’autres sont en porte à faux avec la diaspora congolaise. Ils sont accusés d’être des collabos et à la mangeoire du régime d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Les pasteurs des églises ont-ils trahi l'évangile en étant des alliés du régime de l’imposteur et incapacitaire de Kingakati ?

Archbishop Kutino Fernando: Avant toute chose, je voudrai vous dire que je soutiens la mobilisation du Comité Laïc de Coordination de l’Eglise Catholique et de Son Éminence le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya. Leurs marches rejoignent la préoccupation de Sauvons le Congo pour l’avènement d’un vrai Etat de droit au Congo. J’adresse mes condoléances aux familles éprouvées et à l’Eglise Catholique. Chacun de nous répondra seul un jour devant sa conscience. L’Eglise ne peut pas être neutre devant la souffrance de son peuple. L’Eglise doit être du côté des opprimés. Je vous ai cité mes modèles Dr Martin Luther King et Monseigneur Desmond Tutu. Je suis un militant de la théologie de la libération. D’ailleurs pour votre information, je vais publier bientôt mon livre intitulé « Sauvons le Congo jusqu’à l’accomplissement de la promesse de Dieu. Levons-nous et bâtissons ».Moi, j’agis comme le Prophète Michée qui ne fait pas des compromis avec le Roi, mais lui dit toujours la vérité. J’ai été aussi mis en prison parce que j’avais refusé énergiquement l’argent que Kabila voulait me donner pour me corrompre. C’est Mr Myra Ndjoku, qui est venu avec cette valise d’argent.

La plupart des Pasteurs évangéliques sont devenus de simples mangeurs du régime Kabila parce qu’ils ont peur des représailles. Ils n’ont pas le courage de dire la vérité à Kabila comme un Kutino. Ils sont incapables d’affirmer tout haut ce qu’ils pensent tout bas. C’est la lâcheté. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché (Romains 14 : 23). La peur est l’arme de faibles. Un serviteur de Dieu ne peut pas être un peureux. Dieu ne nous a pas donné un esprit de timidité (2 Timothée 1 :7 ; Romains 8 :15). Le Seigneur Jésus-Christ s’est occupé du bonheur intégral de l’homme ou de l’être humain, tant du point de vue spirituel que physique. Faire un pacte avec le mal est un péché. A titre d’exemples, quand le Président Kabila avait reçu un groupe de leaders des Eglises évangéliques, il m’a dit : Kutino, moi je n’ai rien contre vous, ce sont vos collègues Pasteurs qui viennent vous accuser toujours chez moi. Moi j’ai saisi aussi cette occasion pour lui que Dieu lui avait fait grâce de diriger un grand pays comme la République démocratique du Congo et qu’il était temps qu’il rende le tablier. Il m’a regardé ébahi.

7. Réveil FM International : Les méchants prospèrent. Ceux qui vous ont arrêté, brimé, humilié…sont encore et toujours là. Est-ce que l’idée de la vengeance vous traverse parfois l’esprit ?

Archbishop Kutino Fernando: Pas du tout, car je suis un vrai serviteur de l’Eternel qui suit les traces de son Seigneur. Dès que je suis sorti de la prison, ma première phrase était celle du pardon. J’ai du coup pardonné à tous mes bourreaux et comploteurs. C’est le pardon qui libère. Notre Dieu dit à lui la vengeance (Deutéronome 32 :35 ; Romains 12 :19 ; Esaïe 35 :4). Il ne faut jamais envier les méchants, car les méchants prospèrent pour être fauchés à jamais par la suite (Psaume 92 : 8). Mes ennemis ont tout fait pour m’éliminer, mais ils ont échoué. Moi je vivrai la fin du pouvoir illégitime et criminel de Joseph Kabila. Le pouvoir criminel et sanguinaire de ce dernier est en train de vivre difficilement ses derniers jours, car les carottes sont déjà cuites après le cadeau inutile d’un an qu’il a reçu par l’Accord de la Saint-Sylvestre. Mr Kabila n’a jamais respecté sa parole et ne respectera jamais de son vivant cet Accord. Il n’a même pas respecté les résolutions de ses propres concertations nationales. J’ai une confiance totale en mon Dieu qui sait bien rendre justice à ses enfants persécutés par les méchants.

8. Réveil FM International : Le Rwanda vient de fermer des Eglises trop bouillantes. Dans une ville comme Kinshasa où chaque rue possède 4 à 6 églisettes, une décision comme celle du Rwanda ne serait-elle pas salutaire ?

Archbishop Kutino Fernando: Chaque pays vit une situation particulière par rapport à ses lois, us et coutumes. L’Etat Congolais doit multiplier des contrôles pour s’assurer que toutes les églises fonctionnent suivant les règles établies et ne contribuent pas à créer le désordre social. Il faut être honnête pour reconnaître qu’il y aussi beaucoup de dérives dans la prolifération des églises dans notre pays. Ce mouvement n’est pas bien suivi et surtout pas du tout encadré. Les églises tendent à devenir comme des lieux de commerce où les Pasteurs doivent accroître leurs chiffres d’affaires. Il y a aussi beaucoup d’antivaleurs au sein des églises, d’où il faut un encadrement approprié. Qui peut accepter le phénomène des enfants sorciers qui ont mis beaucoup d’enfants dans la rue ? La prière est une bonne chose, mais elle ne peut pas se faire n’importe comment et dans n’importe quelle condition. Quand des responsables des églises fuient leurs responsabilités sociales, il n’est pas étonnant que le peuple soit abandonné à son propre sort. Il faudra revoir le cadre global de fonctionnement des églises dans notre pays.

9. Réveil FM International : Quelles mesures prioritaires pour la République Démocratique du Congo ?

Archbishop Kutino Fernando: Le pays est sous occupation étrangère. Avec l’appui de Grandes Puissances et de multinationales, la République Démocratique du Congo est occupée, notamment à l’est et dans le nord-est par le Rwanda et l’Ouganda pour tenter de balkaniser notre pays. L’armée, la police et les services des renseignements et d’immigration sont totalement infiltrés par des étrangers à la solde du pouvoir illégitime de Kabila. La crise congolaise est très grave, car nos ennemis sont mieux organisés que nous. Nous devons vite nous ré-saisir. Nos ennemis sont sans pitié et prêts à tout. On massacre les Congolais au vu et au su de tout le monde. Certains se posent même la question de savoir où est la Cour Pénale Internationale (CPI). On tire sur des chrétiens qui marchent pacifiquement devant la barbe de la communauté internationale. Entretemps, ce qui intéresse le Président c’est de recevoir les responsables des entreprises minières pour des négociations sans assises où le pays est toujours bafoué et où tous les intérêts vont dans la poche de bourreaux du régime. Il faut d’abord libérer d’urgence le pays et mettre en place une transition juste sans Mr Joseph Kabila qui est complice de cette occupation. Après le combat pour la libération du pays, il faut mener d’urgence une série d’actions :

- Mettre en place un gouvernement de transition avec de nouvelles figures sans les médiocres ;

- rétablir l’autorité de l’Etat et assurer la sécurité des personnes et des biens;

- lutter contre l’extrême pauvreté de la population;

- mettre en place de nouvelles institutions.

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dimanche 11 mars 2018

RDC: Robert Mbelo victime d'Honorine Masudi, indigne fille de la politicarde Ève Bazaïba

Robert Mbelo, diplomate honoraire

Il est l'un des congolais les plus actifs sur les réseaux sociaux. Robert Mbelo est l'un de nos diplomates honoraires, respectables et respectés, qui a l'expertise de la diplomatie congolaise. Que l'on aime ou non, il exprime librement ses pensées. Alors qu'il réside depuis des années à Londres en Grande-Bretagne, voilà qu'Honorine Masudi, l'indigne fille de la politicarde Ève Bazaïba est allée photographier la vielle maison familiale de Robert Mbelo à Kisangani, anciennement Stanley-Ville, actuellement ville-province de la Tshopo. Alors que c'est sa girouette mère Ève Bazaïba, qui fait de la politique, culottée et mal élevée, Honorine Masudi s'est autorisée de téléphoner le diplomate honoraire Robert Mbelo, pour le narguer et le menacer de balancer les photos de sa famille sur les réseaux sociaux. C'est la mère qui fait de la politique de l'accompagnement du régime d'imposture, d'occupation et de prédation, c'est la fille avec des méthodes barbares qui s'en prend à Robert Mbelo. Voici la lettre ouverte du diplomate honoraire.

Lettre ouverte à Madame Eve Bazaïba

Concerne : Des injures proférées par votre fille, Honorine Masudi à mon endroit.

Madame,

Ce jour, dimanche 11 mars 2018, à 14 h 45, je venais de recevoir un coup de fil de votre fille, Honorine Masudi, m’insultant et me traitant des tous les noms d’oiseaux allant même insinuer que j’étais impoli. Par la suite, elle s’est autorisée d’aller filmer la maison de mes parents à Kisangani, en m’enjoignant d’aller l’améliorer et de la reconstruire avant de vous critiquer vous, sa mère et elle se propose même de publier sur facebook, la maison de mes parents qui sont décédés depuis.

Tout d’abord, je ne peux pas renier mes origines : J’ai vécu dans cette maison à la fin de la rébellion de 1963-1965, chez mes parents qui avaient tout perdu pendant cette période sombre de l’histoire de notre pays. Et je n’ai pas honte de vous dire que mes parents, mes frères et mes sœurs et moi-même avions vécu dans la pauvreté. J’avais quitté Kisangani en 1974 pour mes études à Paris, puis revenir sur Kinshasa en 1979, pour débuter ma carrière au Ministère des Affaires Étrangères, puis ensuite dans la diplomatie.

Depuis la mort de mes parents, ce sont les membres élargis de ma famille qui y habitent. Et puisque c’est que votre fille et vous-mêmes voudraient montrer au monde, que moi-même et ma famille sommes des pauvres, c’est bien et je vous encourage de la faire et même de publier ces photos dans « Paris-Match ». Et donc, rien ne vous autorisent, vous qui vivez dans l’opulence et dans des palaces de vous moquer des pauvres, c’est ca l’éducation que vous donnez a votre fille ?

De cette réaction de votre fille et de vous-même, je note la chose suivante :

1.- Incapable de soutenir un débat politique de fond, vous avez eu recours à votre famille notamment à votre fille pour m’invectiver alors que c’étais votre responsabilité de me répondre. C’est vous qui êtes responsable politique qui engagez notre pays dans la misère et le chaos politique suite aux alliances contre-nature que vous entretenez avec d’autres médiocres et collabos politiciens congolais en vous mettant au service des occupants et mercenaires qui tuent nos populations et pillent les richesses de notre pays. Vos escapades en Afrique du Sud et vos prises de position pour des élections avec des occupants n’apporteront aucun changement qui vaille dans le quotidien de nos populations tant que nous n’ayons pas mis fin à l’occupation et à tout son système. Vous mentez madame, Le Peuple Congolais n’a pas besoin des elections, mais qu’on le respecte et qu’on respecte son intégrité physique. Le reste, c’est du bla-bla-bla.

2.- Madame, quelle éducation avez-vous donnée à votre fille ? Vous ne lui avez jamais dit que dans nos traditions, on doit respecter des aînés surtout ceux qui ont l’âge de ses parents ou plus ? Elle était d’une arrogance et d’une insolence telles que je me suis posé des questions si elle a fait des études ou pas. Un conseil Madame, je vous demande de laisser votre fille en dehors de nos débats politiques car vous lui attirerez l’abomination et la malédiction. Qu’elle cesse de m’appeler, parce qu’elle ne changera rien à ma détermination de combattre tous ceux qui sont d’intelligence avec des puissances étrangères pour trahir la République Démocratique du Congo, pour trahir le Peuple Congolais et qui crachent sur la mémoire de 13.000.000 d’innocentes victimes congolaises, c’est qui est votre cas.

3.- Si vous ne voulez pas que l’on vous critique, madame, ne faites pas de politique, en tout cas pas de la manière indigne que vous la faites. Alias Joseph Kabila ne respectera jamais ni la Constitution, ni l’accord de la Saint-Sylvestre et encore moins le calendrier électoral. Je vous répète pour la millième fois, qu'Alias Joseph Kabila est un sujet Rwandais dont la mission lui assignée par les racistes blancs de la communauté mafieuse occidentale, c’est de vendre et détruire la Congo et d’exterminer le Peuple Congolais dont vous faites parties. Personne ne me fera taire.

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CENI: Marcellin Mukolo Basengezi, mafieux négociant des machines à voler !

CENI-Corneille Nangaa et Norbert Basengezi, deux fraudeurs à la solde d'Alias Joseph Kabila

C'est de la bouillabaisse à la Commission Electorale Nationale indépendante (CENI). C'est Marcellin Mukolo Basengezi, conseiller chargé des nouvelles technologies de Corneille Nangaa, président de la CENI, qui a boutiqué, de gré à gré, sans appel d'offres, avec l’entreprise sud-coréenne Miru Systems de machines à voter, dans lequel il a travaillé en Corée du Sud !

Combien Corneille Nangaa et Norbert Basengezi ont-ils perçu en rétro-commissions sur les 150 millions sur des machines à voler auprès de l'entreprise sud-coréenne Miru Systems ?

Sous Malu Malu, l'abbé tricheur, à l'époque Commission Électorale Indépendante (CEI), son collaborateur Nobert Basengezi, obtient une bourse d'études pour la Corée du Sud, pour son fils Marcellin Mukolo Basengezi. Revenu au pays, quelques années plus tard, Marcellin Mukolo Basengezi est nommé conseiller des nouvelles technologies par Corneille Nangaa.

Corneille Nangaa enfarine les électeurs congolais. Sans appel d'offres. L’achat auprès de l’entreprise sud-coréenne Miru Systems de machines à voter aura coûté une somme avoisinant 150 millions de dollars. Cela pose problème! Est-ce que ces machines sont-elles fiables ? Quels sont pays qui ont déjà utilisé des machines à voter dans un pays sans infrastructures et les élections se sont bien déroulées ? Avec 105 000 machines pour 90000 bureaux et 46 millions de votants, pays sans électricité, certains compatriotes n’ont jamais vu un ordinateur, chaque électeur disposera 1 minute pour choisir parmi une multitude de candidats son président, son député national et député provincial!

Revenu à la CENI après les fraudes massives de l'élection 2011 avec le pasteur Ngoyi Mulunda qui ont donné Alias Joseph Kabila, après son second hold-up électoral, Malu Malu découvre en 2014, les machines à voler de l’entreprise sud-coréenne Miru Systems. En 2015, Malu Malu décède. Il est remplacé par Corneille Nangaa et Norbert Basengezi est son vice-président

Corneille Nangaa est un Marini Boy, soutien d'Alias Joseph Kabila. La sœur de Mgr. Milenge Mwenelwata, 2è Vice-président de l'Eglise du Christ au Congo (ECC) est l'épouse légitime de Corneille Naanga, Président de la CENI. Son Vice-président Norbert Basengezi est un apparatchik Joséphiste de la première heure.

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samedi 10 mars 2018

Stade de France: Coupe du monde de rugby 2023, Edouard Philippe lance la création du comité d’organisation !

Edouard Philippe, Premier ministre

Dans le grand auditorium de l'enceinte dyonisienne, c'est le Premier Ministre Edouard Philippe qui, en compagnie de Bernard Laporte, Président de la FFR et Jean-Michel Brun, Secrétaire Général du CNOSF, a signé, en présence de Bill Beaumont, patron de World Rugby, la convention constitutive du Groupement d’Intérêt Public (GIP), constitué pour l’organisation de l’événement.

Edouard Philippe, Bill Beaumont, Bernard Laporte et Jean-Michel Brun ont lancé le compte à rebours menant à la coupe du monde de rugby 2023, en France

De l’engagement, du fair-play, du beau jeu, de l’intensité, de l’éthique : voilà l’alchimie que nous voulons créer Edouard Philippe a clamé le Premier ministre. "La France est redevenue une terre d’accueil de grands événements sportifs. Parce qu’elle a à cœur de faire et elle sait faire. Elle aime organiser et donner à ces événements leur pleine dimension mondiale. De l’engagement, du fair-play, du beau jeu, de l’intensité, de l’éthique : voilà l’alchimie que nous voulons créer lors de cette coupe du monde de rugby 2023 !", a déclaré le chef du gouvernement. A ses côtés, Bernard Laporte, loin des affaires et de la question, légitime, de la capacité du XV de France à se relever d'ici 2023, ne cachait évidemment pas sa satisfaction.

"La création du GIP #FRANCE2023 est le véritable coup d’envoi de l’organisation de la Coupe du Monde de Rugby 2023. Le Comité Directeur de la FFR a validé la convention constitutive du GIP. Le cadre est posé pour organiser un événement extraordinaire. Je me réjouis de la présence aujourd’hui de M. le Premier Ministre et de Bill Beaumont, qui marque l’implication de l’Etat et du rugby international pour la réussite de l’événement. Je souhaite également remercier la famille du rugby, les acteurs du sport français et tous les représentants des collectivités et des pouvoirs publics qui sont présents aujourd’hui et qui s’impliqueront à nos côtés pour ensemble réussir 2023 !" a déclaré Bernard Laporte.

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Emmanuel Macron en Inde: Déclaration conjointe Franco-Indienne !

Emmanuel Macron, Président de la République et le Premier ministre Narendra Modi

Emmanuel Macron et son épouse Brigitte sont arrivés vendredi soir en Inde pour une visite de trois jours.

Déclaration conjointe franco-indienne à l’occasion de la visite d’État du Président Emmanuel Macron en Inde.

1. À l’invitation du Premier ministre Shri Narenda MODI, M. Emmanuel Macron, Président de la République française, s’est rendu en visite d’État en Inde du 10 au 12 mars 2018. Les deux dirigeants ont coprésidé le premier sommet de l’Alliance solaire internationale qui s’est tenu le 11 mars 2018 à New Delhi. Ils ont eu des discussions constructives sur un grand nombre de sujets et souligné la convergence croissante des positions de leurs deux pays sur les questions régionales et internationales.

2. À l’occasion du vingtième anniversaire du partenariat stratégique entre la France et l’Inde, le premier partenariat stratégique mis en place par l’Inde, les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté de de lui donner un nouvel élan et encore plus d’ampleur en organisant des sommets biannuels entre le Président de la République française et le Premier ministre indien. Les deux dirigeants sont convenus d’approfondir et de renforcer les liens bilatéraux, qui reposent sur des valeurs et principes communs de démocratie, de liberté, de primauté du droit et de respect des droits de l’homme.

3. Rappelant les sacrifices courageux consentis par les soldats français et indiens durant la Première Guerre mondiale, le Premier ministre Modi a exprimé la volonté que l’Inde participe aux cérémonies de clôture du centenaire de la Première Guerre mondiale qui auront lieu à Paris le 11 novembre 2018. Il a également salué l’organisation à cette occasion du Forum pour la Paix à Paris. Le Président Macron a remercié le Premier ministre Modi du soutien de l’Inde à cette initiative.

I. Partenariat stratégique

4. Les dirigeants se sont félicités de la signature de l’Accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de l’Inde relatif à l’échange et à la protection réciproque des informations classifiées ou protégées, qui reflète le haut niveau de confiance stratégique entre les deux pays. Les deux parties sont également convenues d’instaurer un dialogue annuel en matière de défense au niveau ministériel.

5. Les deux dirigeants ont salué l’interaction croissante des deux pays dans le domaine maritime, en vue d’une coopération accrue dans la région de l’océan Indien. À cet égard, ils se sont félicités de la signature d’une Vision stratégique commune de la coopération franco-indienne dans la région de l’océan Indien, qui servira de fil conducteur à ce partenariat. Ils ont réaffirmé le rôle essentiel de cette coopération pour maintenir la sécurité des voies maritimes internationales, en vue d’assurer des échanges commerciaux et des communications sans entrave conformément au droit international, de lutter contre le terrorisme et la piraterie maritimes, de renforcer la surveillance du domaine maritime et les capacités, et de mieux coordonner leur action au sein des instances régionales et internationales dans la région.

6. Les deux dirigeants se sont félicités de la signature de l’Accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de l’Inde relatif au soutien logistique réciproque entre leurs forces armées qui vise à accorder un soutien logistique pour l’accès des forces armées françaises et indiennes aux installations réciproques des deux pays. Cet accord est emblématique de la profondeur et de la maturité stratégiques de la relation entre la France et l’Inde en matière de défense.

7. Les deux dirigeants ont souligné l’importance des exercices militaires réguliers conjointement menés entre les deux pays. Ils ont salué la réussite de l’exercice naval Varuna mené en France en avril 2017, et de l’exercice terrestre Shakti mené en France en janvier 2018. Les deux parties attendent avec intérêt le prochain exercice naval Varuna, qui aura lieu en Inde dans les semaines à venir et l’exercice aérien Garuda prévu en France en 2019. Les deux parties ont affirmé leur intention de rehausser le niveau de leurs exercices militaires conjoints tout en maintenant leur niveau de qualité opérationnelle à l’avenir.

8. Les deux dirigeants ont noté avec satisfaction les progrès, conformes au calendrier prévu, de la mise en œuvre des accords relatifs aux acquisitions, y compris l’accord signé en 2016 pour l’avion de combat Rafale. Ils ont également noté la mise en service de l’INS Kalvari, le premier sous-marin Scorpene fabriqué en Inde par le chantier naval Mazagon Dock Ltd., en collaboration avec le chantier naval français Naval Group.

9. Ils ont souhaité poursuivre leurs discussions sur le développement et l’approfondissement des partenariats industriels de défense en cours. Ils reconnaissent que l’initiative Make in India offre une opportunité intéressante pour les entreprises françaises et indiennes du secteur de la défense d’entrer dans des accords de codéveloppement et de coproduction d’équipements de défense en Inde, y compris à travers le transfert de savoir-faire et de technologies, au bénéfice mutuel de toutes les parties. Dans ce contexte, les dirigeants ont salué les divers accords industriels entre entreprises françaises et indiennes et réaffirmé leur engagement à en faciliter de nouveaux.

10. Les dirigeants ont noté les discussions en cours entre Safran et le DRDO sur un moteur pour avion de combat, et ont encouragé l’adoption des mesures nécessaires et une approche proactive pour permettre leur conclusion rapide.

11. Les deux dirigeants ont réaffirmé leur ferme condamnation du terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, y compris le terrorisme transfrontalier et les actes terroristes en France et en Inde. Ils ont également rappelé que le terrorisme ne saurait en aucun cas être justifié et qu’il ne peut être associé à aucune religion, croyance, nationalité ou ethnie. Rappelant la déclaration conjointe sur le terrorisme adopté par les deux pays en janvier 2016, les deux dirigeants ont réaffirmé leur ferme détermination à éradiquer le terrorisme partout où il se manifeste. Ils ont estimé d’un commun accord que la communauté internationale devait redoubler d’efforts pour enrayer le financement du terrorisme et ont salué l’organisation par le Gouvernement français d’une conférence internationale pour la lutte contre le financement du terrorisme à Paris en avril 2018.

12. Ils ont également appelé tous les pays à agir pour détruire les refuges et les infrastructures terroristes, démanteler les réseaux terroristes, bloquer leurs canaux de financement et mettre fin aux mouvements transfrontaliers de groupes tels qu’Al-Qaïda, Daech, Jaish-e-Mohammed,Hizb-ul Mujahideen, Lashkar-e-Taiba et leurs affiliés, ainsi que des groupes terroristes qui menacent la paix et la sécurité en Asie du Sud et dans la région du Sahel.

13. Au-delà de la poursuite de l’excellente coopération en place entre les forces d’intervention (GIGN et NSG) et les services d’investigation des deux pays, les deux dirigeants sont convenus d’approfondir la coopération opérationnelle entre les organismes français et indien de lutte contre le terrorisme et de lancer une nouvelle coopération afin de prévenir et de lutter contre la radicalisation, notamment sur l’internet. Ils sont convenus de renforcer la lutte anti-terroriste au sein des instances multilatérales telles que les Nations Unies, le Forum mondial de lutte contre le terrorisme, le Groupe d'action financière internationale et le G20. Ils ont appelé tous les États membres des Nations Unies à mettre en œuvre la résolution 1267 du Conseil de sécurité et les autres résolutions pertinentes désignant des entités terroristes. Ils sont également convenus d’œuvrer ensemble à l’adoption rapide de la Convention générale sur le terrorisme international aux Nations Unies.

14. Ils se sont félicités de la conclusion d’un Accord sur la prévention de la consommation illicite et la réduction du trafic illicite de stupéfiants, de substances psychotropes et de leurs précurseurs chimiques entre les deux pays, qui vise à mettre en place une coopération institutionnelle efficace et à endiguer le trafic transnational de stupéfiants, qui contribue entre autres au financement du terrorisme.

Coopération nucléaire civile

15. Dans le prolongement de l’accord de 2008 pour le développement des utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire entre l’Inde et la France, ainsi que de la feuille de route de coopération de janvier 2016, les deux dirigeants ont noté avec satisfaction la conclusion d’un Accord industriel entre EDF et NPCIL en vue de la mise en œuvre de six réacteurs nucléaires à Jaitapur, dans le Maharashtra en Inde.

16. Les deux dirigeants ont réaffirmé l’objectif de débuter les travaux sur le site de Jaitapur fin 2018 et ont encouragé EDF et NPCIL à accélérer les négociations contractuelles y afférent. Une fois achevé, le projet de Jaitapur constituera la plus grande centrale nucléaire du monde avec une capacité totale de 9,6 GW. En sus de la fourniture d’énergie renouvelable, elle permettra à l’Inde d’atteindre son objectif de 40 % d’énergie non fossile d’ici à 2030. Dans ce contexte, ils ont souligné la nécessité d’aboutir à une production d’électricité rentable, d’assurer un financement économe et compétitif du côté français, de garantir un approvisionnement en combustible fiable, ininterrompu et constant sur toute la durée de vie des centrales nucléaires de Jaitapur, et de coopérer en matière de transferts de technologie et de localisation d’unités de fabrication rentables en Inde. Ce dernier point comprend le transfert de droits de brevet, à établir d’un commun accord.

17. Ils se sont félicités de la compréhension commune entre les deux parties au sujet de la mise en œuvre de la réglementation indienne relative à la responsabilité civile en cas de dommages nucléaires applicable au projet Jaitapur. La compréhension commune repose sur la loi de 2010 relative à la responsabilité civile en cas de dommages nucléaires, sur les réglementations de 2011 relatives à la responsabilité civile en cas de dommages nucléaires, et sur le respect par les lois et réglementations indiennes de la convention sur la compensation additionnelle des dommages nucléaires, régulièrement ratifiée et notifiée à l’AIEA.

18. Les deux dirigeants se sont félicités des échanges réguliers entre les agences de l’énergie atomique de leurs deux pays et de leur collaboration croissante dans le cadre d’activités scientifiques et de formation mutuellement avantageuses liées aux usages pacifiques de l’énergie nucléaire, en particulier la coopération entre le CEA/INSTN et le DAE/GCNEP. Ils se sont également félicités des rapports établis de longue date entre leurs autorités de régulation nucléaire, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) en France et l’Atomic EnergyRegulatoryBoard(AERB) en Inde, et de la poursuite de leur action conjointe qui favorise le partage d’expériences précieuses, de bonnes pratiques et de nouveaux acquis en lien avec la sûreté nucléaire et les questions réglementaires.

Coopération spatiale

19. Construisant sur les liens historiques exceptionnels entre les deux pays dans le secteur des programmes spatiaux civils, les deux dirigeants ont adopté une Vision commune de la coopération spatiale entre la France et l’Inde qui précise les domaines concrets de la coopération à venir dans ce domaine. Ils ont noté, en particulier, de la coopération en cours entre leurs agences spatiales en vue de la réalisation de la mission Trishna, troisième mission satellitaire conjointe destinée au suivi de la pression sur les écosystèmes et de l’utilisation des eaux, ainsi que de l’accueil d’un instrument français à bord du satellite indien Oceansat-3.

II. Coopération économique, éducative, scientifique et technique, culturelle et entre les peuples

20. Le Président Macron et le Premier ministre MODI ont noté avec satisfaction la profondeur des liens entre les deux pays, en particulier dans les secteurs de l’économie, de l’éducation, des sciences, de la culture et du tourisme.

21. Ils se sont félicités de la signature d’un Accord bilatéral de partenariat en matière de migration et de mobilité, qui facilitera la mobilité étudiante et professionnelle entre la France et l’Inde en simplifiant les conditions d’entrée et de long séjour dans les deux pays.

22. Le Président Macron et le Premier ministre Modi ont salué le rôle des échanges entre les sociétés civiles des deux pays et ont souligné la nécessité de développer les programmes d’échange pour la jeunesse afin de promouvoir la compréhension mutuelle des cultures. À cet effet, ils se sont félicités du lancement d’un programme franco-indien pour l’avenir, initiative française destinée à promouvoir les échanges de jeunes, essentiels à l’approfondissement futur des liens entre la France et l’Inde.

Échanges économiques

23. Les deux dirigeants ont noté avec satisfaction l’implication de sociétés françaises dans plusieurs projets partenariaux nouveaux ou en cours dans le secteur de la fabrication en Inde. Ils se sont félicités de la vitalité du développement des activités de recherche et développement réalisées par ces sociétés en Inde. Ils ont également souligné l’attractivité de la France pour les investisseurs indiens.

24. Les deux parties ont noté avec satisfaction la croissance du commerce bilatéral au cours de la période récente et ont exprimé le souhait de voir cette dynamique se poursuivre dans l’objectif de porter les échanges de biens à 15 milliards d’euros d’ici à 2022. Ils ont encouragé les PME et les sociétés de taille intermédiaire à jouer un rôle croissant dans les échanges économiques et commerciaux entre les deux pays. Tout en réaffirmant leur engagement de faciliter la mise en place d’un environnement propice au développement des échanges bilatéraux et des investissements, ils ont :

- souligné l’importance d’un dialogue régulier et durable en matière de coopération économique dans le cadre de la Commission mixte franco-indienne ;

- accueilli avec satisfaction les nouvelles recommandations présentées par les coprésidents du CEO Forum, qui s’est tenu à Delhi en marge de la visite.

25. Les deux dirigeants ont souligné l’importance de la tenue d’un dialogue annuel au niveau ministériel afin d’approfondir la coopération dans les domaines économique et financier.

Coopération éducative, scientifique et technique

26. Les deux dirigeants ont noté avec satisfaction l’existence d’une coopération éducative dynamique dans le cadre gouvernemental et entre les universités et établissements d’enseignement et ont encouragé ces derniers à accroître en nombre et en qualité les échanges d’étudiants, dans le but de parvenir à 10.000 étudiants d’ici à 2020. Ils ont, à cet égard, salué la signature d’un Accord de reconnaissance mutuelle des diplômes qui facilitera la poursuite des études supérieures d’étudiants français en Inde et d’étudiants indiens en France et favorisera leur employabilité. Ils ont également salué la tenue du KnowledgeSummit, première conférence franco-indienne sur la recherche et l’enseignement supérieur, les 10 et 11 mars 2018 à New Delhi.

27. Reconnaissant que le développement des compétences constitue une priorité essentielle pour les deux pays, les deux dirigeants ont salué l’importance du rôle joué par les entreprises françaises en Inde dans la formation et le renforcement des compétences de la main-d’œuvre indienne, et ont encouragé ces entreprises à s’impliquer davantage dans ce secteur. Les deux parties attendent avec intérêt la création de nouveaux liens et la conclusion d’accords formels entre les structures et organismes de formation des deux pays.

28. Les deux dirigeants ont reconnu avec satisfaction le rôle joué par le Centre franco-indien pour la promotion de la recherche avancée (CEFIPRA) et l’ont félicité à l’occasion de son trentième anniversaire, célébré en 2017. Ils ont encouragé le CEFIPRA à élargir son rôle grâce à la mise en place d’un continuum interactif alliant la recherche aux besoins du marché et de la société, en établissant un lien entre les découvertes de la recherche fondamentale et leurs applications technologiques. Afin d’élargir l’ampleur et le contenu de la coopération bilatérale en matière de sciences, de technologie et d’innovation, ils ont souligné la nécessité de réunir le Comité mixte sur les sciences et techniques en 2018.

Échanges culturels

29. Les deux dirigeants ont applaudi la réussite du festival « Namasté France » organisé en 2016, qui avait réuni 83 manifestations dans 41 villes de France et mis ainsi en lumière le patrimoine culturel indien en France, ainsi que la réussite de la troisième édition de « Bonjour India » qui a vu la réalisation de 300 projets dans 33 villes d’Inde. Ils ont salué la tenue des festivités « India@70 » organisées tout au long de l’année par l’Inde en France.

30. Reconnaissant l’importance de la littérature dans la promotion de relations amicales entre les deux pays, les deux dirigeants se sont félicités de la participation de l’Inde en tant qu’invité d’honneur au 42e Salon du livre de Paris en 2020. Réciproquement, la France sera l’invitée d’honneur de la Foire internationale du livre de New Delhi en 2022.

31. Le Président Macron et le Premier ministre Modi ont noté avec satisfaction la forte hausse des échanges touristiques entre les deux pays (+ 69 % de touristes indiens en France depuis 2014). Les deux pays se fixent pour objectif d’atteindre un million de touristes indiens en France et 335.000 touristes français en Inde d’ici à 2020.

III. Partenariat pour la planète

32. Les deux parties ont réaffirmé leur engagement de lutter contre le changement climatique sur la base des principes de justice climatique, d’amélioration de la résilience climatique et d’un développement à faible émission de gaz à effet de serre. Ils se sont engagés à mettre pleinement en œuvre l’Accord de Paris pendant et après la COP24, conformément à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et dans le cadre d’un processus mondial irréversible de lutte contre les changements climatiques pour le bien de toute l’humanité. Ils ont souligné la contribution positive du One Planet Summit, tenu à Paris le 12 décembre 2017, dans la réalisation de cet objectif.

33. Le Président français a remercié le Premier ministre indien pour le soutien de l’Inde à l’initiative visant à œuvrer en faveur d’un Pacte mondial pour l’environnement.

Alliance solaire internationale

34. Les deux dirigeants se sont félicités de l’entrée en vigueur de l’Accord-cadre de l’Alliance solaire internationale (ASI) et se sont réjouis de coprésider le sommet inaugural de l’ASI le 11 mars 2018 à New Delhi. Ils ont souligné leur engagement en faveur de l’élargissement et de l’approfondissement de projets et de programmes concrets sous l’égide de l’ASI, en vue de mobiliser des financements abordables au service d’un déploiement massif de l’énergie solaire.

Énergies renouvelables

35. Les deux dirigeants ont réaffirmé que le renforcement de la coopération technologique entre la France et l’Inde dans le domaine des énergies renouvelables était une priorité commune visant à encourager l’émergence et la diffusion de l’innovation dans tous les secteurs. Ils ont souligné qu’il importait de mobiliser des fonds publics et privés à l’appui du déploiement de l’énergie solaire. Ils ont, à cet égard, salué la mise en place au sein de l’Alliance solaire internationale d’un comité international des Chambres de commerce et d’industrie et la volonté du MEDEF, du SER, de la FICCI et de la CII, entre autres, d’en faire partie.

Mobilité durable

36. Les deux dirigeants ont noté que des moyens de transport efficaces et à faible émission de gaz à effet de serre constituent une condition essentielle du développement et de la croissance économique de la France et de l’Inde. Ils ont rappelé les vastes ambitions des deux pays en matière de mobilité électrique. À cet égard, ils se sont félicités de la signature d’une Déclaration d’intention entre le ministère français de la Transition écologique et solidaire et le NITI Aayog, qui sera appuyée par une assistance technique française fournie par l’Agence française de développement (AFD).

37. Les deux dirigeants ont réaffirmé l’engagement des deux pays en faveur du renforcement de leur coopération dans le domaine ferroviaire et ont noté avec satisfaction de l’achèvement de l’étude de fiabilité sur la modernisation de la ligne de voyageurs Delhi-Chandigarh en semi-grande vitesse et de l’étude sur la rénovation des gares d’Ambala et de Ludhiana. Les deux parties sont convenues que les discussions techniques à venir sur l’accroissement de la vitesse sur le tronçon DelhiChandigarh devront nécessairement prendre en compte les enjeux liés à la fréquentation de ce tronçon et l’importance du trafic de fret. Les deux dirigeants se sont également félicités de la mise en place d’un Forum ferroviaire permanent franco-indien regroupant le ministère français de la Transition écologique et solidaire et la SNCF, d’une part, et le ministère indien des Chemins de fer, de l’autre, en vue d’ouvrir la voie à une coopération industrielle entre les deux pays.

Villes intelligentes

38. Le Président Macron et le Premier ministre Modi ont noté avec satisfaction l’excellence de la coopération franco-indienne en matière de villes durables et intelligentes, caractérisée par de nombreux projets de partage d’innovations et par des collaborations fructueuses entre acteurs français et indiens. Ils ont salué le programme de coopération exemplaire en matière de Ville intelligente mené dans les trois villes de Chandigarh, Nagpur et Pondichéry, ainsi que la reconduction du programme d’assistance technique de l’AFD dans le cadre de cette mission. Ils se sont félicités de la signature d’un Accord de prêt de 100 millions d’euros entre l’AFD et le Gouvernement indien en appui à la mission « Villes intelligentes ».

IV. Renforcement des convergences stratégiques mondiales

39. En tant que partenaires stratégiques, les deux pays ont des avis convergents sur des questions régionales et mondiales essentielles, se consultent et coordonnent étroitement leurs actions sur les questions d’intérêt commun.

40. La France a réaffirmé son soutien à la candidature de l'Inde à un statut de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies. La France et l’Inde partagent les mêmes préoccupations et objectifs en matière de non-prolifération des armes de destruction massive.

41. La France a salué l’adhésion de l’Inde au MTCR en juin 2016, à l'Arrangement de Wassenaar en décembre 2017 et au Groupe Australie en janvier 2018. Le Premier ministre Modi a remercié le Président Macron pour le rôle moteur joué par la France afin de permettre l’adhésion de l’Inde à l’Arrangement de Wassenaar. Il a également remercié la France d’avoir soutenu l’adhésion de l’Inde au Groupe Australie. Afin de renforcer à l’avenir les régimes de non-prolifération à l’échelle mondiale, la France a réaffirmé son soutien ferme et actif à la recherche d’un consensus parmi les membres de ces régimes au sujet de l’adhésion de l’Inde au Groupe des fournisseurs nucléaires, reconnaissant que cette adhésion renforcerait les buts et les objectifs de ces régimes.

42. Les deux dirigeants ont estimé d’un commun accord que la poursuite des programmes nucléaires et balistiques de la RPDC, ainsi que leur prolifération, menaçaient gravement la paix et la sécurité internationales, et ont appelé à une dénucléarisation totale, vérifiable et irréversible de la péninsule coréenne, entérinée par la RPDC. Les deux parties ont souligné la nécessité d’amener ceux qui soutiennent ou ont soutenu les programmes nucléaires et de missiles de la RPDC à rendre des comptes. Ils ont également souligné l’importance de l’unité de la communauté internationale face à ce défi pour faire en sorte que toutes les sanctions décidées par le Conseil de sécurité des Nations Unies soient pleinement mises en œuvre par l’ensemble de la communauté internationale, afin d’exercer la pression la plus forte possible en vue d’une solution pacifique et globale par le dialogue.

43. La France et l’Inde ont réaffirmé leur soutien à la poursuite de la pleine mise en œuvre du Plan d’action global commun signé entre l’Iran et les E3+3. Ils ont reconnu que l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) avait confirmé que l’Iran respectait les engagements en matière nucléaire qui découlent pour lui de ce Plan. Les deux pays ont appelé à l’application intégrale et effective de cet accord approuvé par le Conseil de sécurité des Nations Unies, qui constitue une contribution essentielle au régime de non-prolifération ainsi qu’à la paix, à la stabilité et à la sécurité internationales. Ils ont appelé toutes les parties à mettre pleinement en œuvre la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

44. Les deux dirigeants ont réaffirmé la primauté du processus de Genève mené par les Nations Unies en vue d’une résolution globale et pacifique du conflit syrien grâce à un processus politique ouvert à tous et mené par les Syriens, tenant compte des aspirations légitimes du peuple syrien. La protection des civils et l’accès à l’aide humanitaire sont fondamentaux, et il est attendu de toutes les parties au conflit et de ceux qui les soutiennent qu’ils respectent leurs engagements. Les deux dirigeants ont affirmé qu’il ne saurait y avoir aucune solution militaire au conflit et que l’intégrité territoriale et la souveraineté de la Syrie devaient être protégées. Ils ont également mis l’accent sur l’importance de l’OIAC et souligné que les armes chimiques ne devaient en aucun cas être employées.

45. Les deux dirigeants ont réitéré leur soutien au partenariat stratégique entre l’Union européenne et l’Inde, qui repose sur des principes et des valeurs communes ainsi que sur leur engagement en faveur d’un ordre international fondé sur le droit. Ils ont estimé d’un commun accord que l’Inde et l’UE devaient approfondir leur coopération sur les questions multilatérales et de sécurité, ainsi que sur les questions relatives à l’économie, aux échanges commerciaux et au changement climatique, et ont accueilli favorablement les résultats du 14e Sommet UE-Inde tenu à New Delhi le 6 octobre 2017. Ils ont exprimé leur soutien aux efforts menés par les deux parties pour relancer rapidement les négociations en vue d’un accord global sur le commerce et les investissements, mutuellement avantageux, entre l’UE et l’Inde.

46. La France et l’Inde ont reconnu l’importance de la connectivité à l’ère de la mondialisation. Ils ont souligné que les initiatives dans ce domaine devaient reposer sur les principes essentiels du droit international, de bonne gouvernance, de primauté du droit, d’ouverture et de transparence, être conformes aux normes sociales et environnementales, aux principes de responsabilité financière et aux pratiques responsables de financement de la dette, et être mises en œuvre de manière à respecter les principes de souveraineté et d’intégrité territoriale.

47. La France et l’Inde s’engagent à mettre en œuvre les décisions du G20 et à agir de concert avec ses autres membres afin de parvenir à une croissance forte, durable, équilibrée et inclusive.

48. Les deux dirigeants ont réaffirmé le rôle essentiel d’un système commercial multilatéral fondé sur des règles et l’importance de promouvoir un commerce libre, équitable et ouvert en faveur d’une croissance et d’un développement durables. Ils ont réaffirmé leur volonté d’agir de concert avec tous les membres de l’OMC, ce qui réaffirmerait le rôle central d’un système commercial multilatéral fondé sur des règles et son importance pour des échanges commerciaux ouverts et inclusifs.

49. La France et l’Inde sont désireuses d’œuvrer ensemble à améliorer l’architecture mondiale de gouvernance économique et financière, à réduire les déséquilibres mondiaux excessifs, à favoriser un développement inclusif et interconnecté et faire face aux défis mondiaux communs tels que le terrorisme, la pauvreté, la faim, la création d’emplois, les changements climatiques, la sécurité énergétique et les inégalités, notamment les inégalités entre les sexes, pour poser les fondements d’un développement durable.

50. La France et l’Inde partagent un même intérêt à coopérer et à collaborer en faveur de la stabilité et de la prospérité de l’Afrique, notamment dans le cadre d’initiatives de développement telles que des programmes de renforcement des capacités et des projets conjoints. S’appuyant sur leur premier dialogue sur l’Afrique, qui a eu lieu en juin 2017 à Paris, les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté de mettre en œuvre des projets communs sur le terrain. Ils se sont également félicités de la création de la force conjointe G5 Sahel qui témoigne de la volonté des États d’Afrique de prendre en charge leur propre sécurité pour faire face à la menace terroriste ainsi qu’aux graves problèmes que pose la criminalité organisée transnationale dans la région.

51. Les deux dirigeants ont réaffirmé leur soutien à l’Association des États riverains de l'océan Indien (IORA) et aux valeurs qu’elle promeut. Ils s’engagent tous deux à contribuer activement à la réalisation de ses priorités.

52. Dans le but d’élargir le spectre de ces convergences, il a été convenu d’instaurer des dialogues officiels et réguliers entre experts sur l’Asie de l’Est et le Moyen-Orient. Un dialogue annuel en matière de prospective a également été mis en place entre les deux ministères des Affaires étrangères.

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vendredi 9 mars 2018

Paris: 20ème Rencontre alternée entre les Premiers ministres français et québécois

Edouard Philippe et Philippe Couillard, Premier ministre Québécois à Paris

Le Premier ministre Edouard Philippe a invité son homologue Québécois, Philippe Couillard, à participer ce matin au Conseil interministériel de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Discours de M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre

20ème Rencontre alternée entre les Premiers ministres français et québécois Paris, jeudi 8 mars 2018

Monsieur le Premier ministre, cher Philippe, Mesdames et Messieurs,

La France et le Québec entretiennent depuis toujours des relations qui sont directes, privilégiées, stratégiques, structurelles, mais je dirais aussi des relations de cœur. Depuis plus de 40 ans, nos prédécesseurs – et ils ont eu en la matière bien raison de s’y engager – se sont réunis selon le format des rencontres alternées. Et aujourd’hui, nous venons d’en tenir la 20e édition. Je veux dire qu’elle s’est tenue probablement comme les précédentes dans une atmosphère de chaleur, d’amitié, de décontraction aussi et de détermination car nous partageons l’envie d’avancer dans ce chemin commun que nous nous sommes tracé et que nos prédécesseurs ont tracé.

J’avais ce matin convié Monsieur le Premier ministre à participer, avec un certain nombre de ministres de son gouvernement, au Conseil interministériel de l’égalité entre les femmes et les hommes que je présidais aujourd’hui, le 8 mars, en cette Journée internationale des droits des femmes.

Nous y avons notamment évoqué et décidé, avec Madame la Secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les Femmes et les Hommes, de définir ou, plus exactement, de travailler avec le Québec à la définition d’un indice de l’égalité en se fondant sur l’idée et sur les travaux qui sont bien engagés chez vous, Monsieur le Premier ministre, de nous permettre de créer un outil qui soit un outil de mesure, un outil d’aide à la décision, un outil de comparaison qui permettra d’objectiver les choses et qui permettra l’orientation des actions politiques à la fois nationales et internationales en matière d’égalité entre les femmes et les hommes.

Je suis convaincu que ce qu’on veut améliorer, il faut d’abord pouvoir le mesurer et que si on veut faire des comparaisons internationales, il faut les faire avec des instruments qui sont robustes et qui sont conformes à la réalité internationale et qui sont partagés. C’est l’objectif que nous avons évoqué ce matin.

Le deuxième point que je retiens de nos échanges, c’est évidemment le climat. Le Québec est très engagé en matière de lutte contre le dérèglement climatique et, avec la France, je dirais que le constat, l’envie, la détermination sont partagés. Nous allons organiser un travail collectif pour étudier les rapprochements possibles entre ce que fait l’Union européenne en matière de marché carbone et le marché que vous avez mis en place avec la Californie et l’Ontario qui est de toute évidence une initiative remarquable, impressionnante et dont nous devons nous inspirer.

Autre mesure très concrète, nous allons débloquer des crédits pour des projets cherchant à réduire les émissions de gaz à effet de serre du transport maritime. Le transport maritime n’est pas la partie la plus spectaculaire spontanément de la mondialisation mais elle est la partie du commerce et du transport qui est la plus essentielle pour la mondialisation puisque près de 80 à 85 % des échanges physiques de marchandises passent par la mer et par les ports.

Tout ce qui peut être fait pour que ce transport de marchandises ait un impact écologique réduit, que ce soit pour les bateaux qui restent à quai ou pour les bateaux qui traversent les océans, est évidemment quelque chose de positif pour la planète et pour le commerce mondial.

Une initiative conjointe qui va permettre de développer la recherche, de prendre des initiatives, qui s’inscrit d’ailleurs dans le bilan d’un certain nombre de rencontres alternées précédentes et qui me semble extrêmement bienvenue, je m’en réjouis, Monsieur le Premier ministre.

Les échanges commerciaux, évidemment, il faut en dire un mot et il en a été question avec le CETA qui amorce une impulsion progressiste sur le plan environnemental et social. La France est évidemment extrêmement vigilante sur ce point avec son plan d’action mais nous considérons qu’il faut que les entreprises soient mieux informées des opportunités offertes par l’accord pour qu’il bénéficie aux entreprises et notamment aux petites et aux moyennes entreprises. Je me réjouis des accords qui ont été signés hier entre incubateurs, notamment parce que ça montre que le CETA, c’est aussi un traité qui va favoriser l’innovation, le développement de l’innovation entre la France et le Québec, mais aussi en France et au Québec.

Cette dynamique dans le numérique, elle est un enjeu considérable, nous l’avons évoquée ce matin, et nous allons poursuivre cet engagement très fort du Québec et de la France à travers le développement d’outils conjoints visant à développer la découvrabilité des contenus francophones sur Internet. Le sens et l’enjeu, eux, sont considérables car il s’agit bien de promouvoir, de défendre la langue française et les contenus en français sur Internet.

Enfin il a été question de la jeunesse qui est un des éléments les plus vifs et les plus prometteurs de la relation entre la France et le Québec. 12 000 étudiants français sont inscrits dans les universités du Québec, 4 500 élèves fréquentent nos établissements scolaires et vous fêterez ce soir, Monsieur le Premier ministre, nous fêterons ensemble, les 50 ans de l’Office franco-québécois de la jeunesse, institution qui a suscité, développé l’amitié entre le Québec et la France et qui nous permet d’envisager l’avenir avec confiance.

Comme l’a indiqué le président de la République, nous favoriserons à l’avenir la venue des étudiants québécois en France dans nos universités, dans nos grandes écoles. Nous avons évoqué ce matin avec Madame la Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ce sujet.

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8 Mars: Le PM Edouard Philippe a appelé professeurs et artistes à lutter contre les inégalités!

8 mars 2018, conférence de presse du Premier ministre Edouard Philippe

Le Premier ministre Edouard Philippe a réuni ce jeudi tous les ministres pour annoncer « une cinquantaine de mesures » tirées d’initiatives locales pour l'égalité femmes-hommes. Le Premier ministre a appelé toute la société à s’impliquer.

« La promotion de la culture de l’égalité entre les femmes et les hommes ne se fera pas seulement par des déclarations officielles », a souligné le Premier ministre devant la presse, en cette journée internationale des droits des femmes. « Il faut que tous ceux qui ont quelque chose à dire dans la société s’en saisissent », a-t-il dit en citant professeurs, artistes, et « toute la production culturelle à destination de la jeunesse ».

Lutter contre les préjugés sexistes à l’école

« Tout le monde a son rôle à jouer, quelle que soit sa place dans la société », a ajouté Edouard Philippe, précisant que l’égalité hommes-femmes sera « une priorité de l’agenda de la présidence française du G7 en 2019 ». Le chef du gouvernement a réaffirmé que « tout commence à l’école », car c’est « au début du processus de socialisation que nous devons lutter contre les préjugés sexistes ». Le Premier ministre a confirmé qu’un « référent égalité serait nommé dans chaque établissement scolaire ». Cette mesure doit prendre effet à la rentrée 2019, avait annoncé lundi le gouvernement.

Pour l’enseignement supérieur, l’objectif d’avoir 40 % de filles dans les filières scientifiques d’ici à 2020 a été fixé. Ce comité interministériel, qui s’est tenu au musée Curie, a également fixé des objectifs de 30 % à 50 % de femmes bénéficiaires des formations proposées par la Grande Ecole du numérique. Le Premier ministre a rappelé qu’un budget interministériel de 420 millions d’euros était prévu en 2018 pour l’égalité femmes-hommes.

Lieu d’écoute et d’accompagnement contre les violences

Concernant la lutte contre les violences faites aux femmes, le chef du gouvernement a annoncé que « 5 000 places d’hébergement seraient garanties en 2018 » pour les victimes. Certains centres d’hébergement seront spécialisés pour la mise en sécurité de demandeuses d’asile victimes de violences ou de traite. Des stages de prévention de la récidive seront déployés pour les auteurs de violences condamnés. Un lieu d’écoute et d’accompagnement sera créé dans chaque université pour les victimes et témoins de violences sexistes et sexuelles.

Des contrats locaux seront par ailleurs signés entre préfets, magistrats, hôpitaux et associations pour mettre en place un système d'« alerte en réseau » et une plateforme de géolocalisation des hébergements d’urgence des femmes victimes, accessible seulement aux professionnels (associations, urgentistes, travailleurs sociaux…) sera développée pour les aider à trouver un refuge. Pour une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie privée, l’éventuel allongement du congé paternité (11 jours calendaires ou 18 jours pour une naissance multiple actuellement), sera tranché « en juin », a précisé le chef du gouvernement.

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mercredi 7 mars 2018

Matignon: Le PM Edouard Philippe reçoit les responsables parlementaires pour la future réforme constitutionnelle !

Edouard Philippe, Premier ministre

Le premier ministre, Edouard Philippe, reçoit à partir de mardi 6 mars les principaux responsables parlementaires pour leur « présenter les chantiers » de la future réforme constitutionnelle. L’exécutif souhaite la présenter en conseil des ministres au mieux à la fin d’avril, après passage en Conseil d’Etat.

La réforme prévoit notamment de réduire d’un quart à un tiers le nombre de parlementaires, de limiter à trois les mandats identiques dans le temps (hors les communes de moins de 3 500 habitants), d’instaurer 10 % à 25 % de proportionnelle aux législatives, de réformer le Conseil supérieur de la magistrature, de supprimer la Cour de justice de la République ou encore d’accorder une plus grande liberté d’administration aux collectivités. Le chef de l’Etat s’était aussi déclaré « favorable à ce que la Corse soit mentionnée dans la Constitution », au début de février à Bastia. La réforme se déclinera en plusieurs projets de loi.

L’agenda des rencontres Edouard Philippe reçoit durant une quinzaine de jours les patrons des groupes, mais aussi les présidents de l’Assemblée et du Sénat. Après les chefs de file de la République en marche (LRM) de l’Assemblée nationale et du Sénat, Richard Ferrand et François Patriat, lundi soir, Marc Fesneau, président des députés MoDem attachés à une dose de proportionnelle ou à la différenciation territoriale, sera le premier mardi matin. Puis viendront les communistes Eliane Assassi (Sénat) et André Chassaigne (Assemblée), décidé notamment à « dénoncer l’instrumentalisation par le pouvoir de l’antiparlementarisme ». En fin d’après-midi, Jean-Christophe Lagarde et Franck Riester, coprésidents des députés UDI-Agir-Indépendants. Et l’ancien président Nicolas Sarkozy fera entendre sa voix mardi au Sénat, pour un bilan de sa révision de 2008.

Suivront dans la semaine Claude Malhuret (Les Indépendants, Sénat), Jean-Claude Requier (RDSE, Sénat), les socialistes Patrick Kanner (Sénat) et Olivier Faure (Assemblée nationale), Jean-Luc Mélenchon comme patron des députés « insoumis ».

Les Républicains (LR) Christian Jacob et Bruno Retailleau viendront à Matignon la semaine suivante. En ligne avec le patron du parti, Laurent Wauquiez, ils ne veulent pas faire « cadeau » d’une réforme constitutionnelle à Emmanuel Macron.

Point d’orgue le 14 mars à Matignon : François de Rugy (LRM) et Gérard Larcher (LR), qui ont déjà formulé leurs propositions en janvier.

Le calendrier d’adoption

La voie « privilégiée » pour faire adopter le volet constitutionnel reste le Parlement, avec l’article 89, soit l’adoption d’un texte identique par les deux assemblées puis une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés du Parlement en congrès.

L’exécutif, qui n’exclut pas d’avoir recours à un référendum pour surmonter les blocages avec le Sénat majoritairement de droite, souhaitait initialement boucler la réforme avant l’été ; ce qui apparaît aujourd’hui impossible.

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Déclaration sans concession, du Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme Zeid Ra'ad Al Hussein, au 37è Conseil des droits de l'homme

Zeid Ra'ad Al Hussein, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme

Sans concession, le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme Zeid Ra'ad Al Hussein, a rappelé le respect des droits de l'homme, pays par pays, au 37e session du Conseil des droits de l'homme.

Point 2: Rapport annuel et mise à jour orale du Haut Commissaire aux droits de l'homme sur les activités de son bureau et les récents développements dans le domaine des droits de l'homme

Déclaration du Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme Zeid Ra'ad Al Hussein, 7 mars 2018

Président distingué,

Excellences,

Collègues, Amis,

Il y a quelques jours, nous avons célébré l'année du centenaire de la naissance de Nelson Mandela. Nous avons parlé de son exemple; sa force d'âme, sa souffrance et sa compassion, tout en rappelant la déclaration que lui et ma prédécesseure Mary Robinson ont signée en 2000 sur la diversité et la tolérance.

Et c'était juste pour nous - pas seulement pour nous souvenir de la grandeur de Mandela, mais pour l'avoir, presque inconsciemment, comparée à tous les politiciens étroits qui continuent à proliférer à travers le monde. De nature autoritaire, nombre d'entre eux sont des combattants politiques rusés, mais la plupart sont d'un esprit mince et d'une faible humanité - enclins à la division des supporters et à l'intolérance, et juste pour assurer leur ambition politique. Alors que certains le font plus ouvertement que d'autres, tous savent très bien ce qu'ils pratiquent au détriment des humains vulnérables.

Pour eux, je dis: vous pouvez prendre le pouvoir, ou tenez-vous obstinément en jouant et en attisant les peurs de vos disciples. Vous pouvez vous féliciter pour cela et vous pouvez vous croire si intelligent pour cela. Mais nous savons que tout ce que vous avez fait est de copier le comportement des générations précédentes de dirigeants et de politiciens autrefois forts, mais finalement catastrophiques. Le vôtre finira par devenir une réputation mondiale semblable à celle d'une souris, jamais le bel exemple du leader que vous pensez être - et jamais même proche d'un Mandela. Pour mériter le respect mondial, vous devez commencer à suivre son exemple en vous engageant dans l'esprit et la lettre de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Qu'est-ce qui nous rend si difficile de comprendre cette Déclaration, son universalité et comment voir notre identité fondamentale par rapport à nos différences? Nous sommes tous des humains. Nous sommes presque identiques génétiquement - en moyenne, dans la séquence d'ADN, chaque humain est 99,9% le même que tout autre humain. Nous avons les mêmes organes, nous devons tous respirer, manger, dormir et, pour survivre en tant qu'espèce, nous reproduire. Nous avons des sentiments, nous aimons, nous pensons, nous avons des espoirs et, si nous avons de la chance, nous vieillirons avant d'expirer. C'est le cœur de ce que c'est d'être un être humain.

Tout ce qui est surmonté - c'est la couleur, la race, l'ethnicité, le sexe et tout le reste - ne vient qu'après l'acquisition par chacun de nous de nos droits en tant qu'êtres humains. Et c'est ce que l'adoption de la Déclaration universelle a officialisé il y a soixante-dix ans. La haine actuelle, et ses incertitudes croissantes correspondantes, semblent provenir d'humains qui considèrent la relation entre le noyau et les caractéristiques boulonnées à l'envers. À leur avis, les différences décident de tout. Mais cette approche, si chacun de nous devait l'adopter et agir en conséquence, serait une invitation ouverte à l'auto-anéantissement humain. Ça ne peut pas être - ça ne peut tout simplement pas être!

Monsieur le Président,

Depuis ma dernière mise à jour au Conseil, j'ai effectué des missions en Libye, au Pérou, en Uruguay, au Salvador, au Guatemala, en Indonésie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et à Fidji. Reconnaissant que tous les États n'accepteront pas de visite, je leur exprime ma profonde gratitude pour ces invitations, qui témoignent d'une ouverture louable à la discussion des questions relatives aux droits de l'homme. Dans ma déclaration au Conseil en juin, j'aborderai la question des refus d'accès aux mécanismes internationaux des droits de la personne et à mon Bureau.

Dans tous les cas, j'encourage les États concernés à engager un dialogue et une coopération plus approfondis avec mon Bureau et les mécanismes des droits de l'homme. Avant de commencer, ce qui se révélera malheureusement être une longue liste de violations et d'abus des droits de l'homme, je voudrais souligner un échantillon d'avancées qui sont en cours dans plusieurs pays.

En Équateur, je félicite le gouvernement d'avoir mené un dialogue très large, y compris avec les médias et les défenseurs des droits de l'homme, en tant que première étape vers l'élimination de la polarisation du pays. En Arabie Saoudite, je note avec beaucoup d'intérêt la directive royale stipulant que tous les services gouvernementaux doivent désormais être fournis aux femmes sans l'approbation préalable des tuteurs masculins. Je félicite la Gambie pour son annonce d'un moratoire sur la peine de mort le mois dernier. En Somalie. Je salue un certain nombre de développements positifs, y compris la création d'une commission nationale des droits de l'homme dotée d'une composition diversifiée, et j'encourage le gouvernement à poursuivre ses efforts pour construire des institutions et instaurer la paix. Le Portugal a fait des progrès notables pour mettre fin à la discrimination à l'encontre des Roms, augmentant fortement le nombre de Roms âgés de 16 à 24 ans engagés dans le travail, la formation ou l'éducation.

Monsieur le Président,

Beaucoup de personnes ont souffert de la violence de groupes extrémistes et terroristes au cours des derniers mois, et je tiens à souligner que mon bureau et moi-même condamnons les actes terroristes partout où ils se produisent, sans réserve. Rien ne peut justifier cette violence aveugle qui se déchaîne contre les gens ordinaires.

Je vais maintenant passer aux sections géographiques de ma déclaration, en soulignant l'urgence de deux situations: la Syrie, où l'horreur de la Ghouta orientale doit être mentionnée à maintes reprises; et au Myanmar, où les derniers rapports recueillis par mon bureau indiquent la poursuite du nettoyage ethnique dans l'État de Rakhine.

Monsieur le Président,

À l'ouverture de cette session du Conseil, le conflit en Syrie est entré dans une nouvelle phase d'horreur. En plus de l'épouvantable effusion de sang dans la Ghouta orientale, qui a fait l'objet d'un débat d'urgence la semaine dernière, l'escalade de la violence dans la province d'Idlib met en danger quelque deux millions de personnes. A Afrin, l'offensive de la Turquie menace également un grand nombre de civils. Les habitants de Damas sous contrôle gouvernemental subissent une nouvelle escalade des frappes au sol. Et l'offensive contre les groupes extrémistes a entraîné une perte massive de la vie civile.

Plus de 400 000 personnes auraient été tuées dans le conflit syrien et plus d'un million de blessés, dont beaucoup très sévèrement; beaucoup sont des enfants. Des centaines de milliers de personnes vivent sous les sièges, la grande majorité imposée par les forces gouvernementales et leurs alliés. Plus de 11 millions de personnes ont été forcées de quitter leur foyer. Des dizaines de milliers de personnes sont détenues, souvent dans des conditions inhumaines, y compris la torture; beaucoup d'autres ont été forcés de disparaître. Les hôpitaux, les écoles et les marchés ont été massivement et, dans certains cas, délibérément endommagés et détruits: en 2017, un centre de santé a été attaqué tous les quatre jours. Mon bureau a également documenté plus d'un millier de frappes aériennes et de frappes au sol en 2017, ainsi que de nombreuses violations et abus intolérables des droits de l'homme par toutes les parties au conflit: les forces gouvernementales.

Il faut rappeler que les violations massives commises par le gouvernement syrien et ses alliés locaux, à partir de 2011, ont créé l'espace initial dans lequel les groupes armés extrémistes se sont ensuite développés. Rappelez-vous le Shabeehah? Les tentatives récentes pour justifier des attaques aveugles et brutales contre des centaines de milliers de civils par la nécessité de combattre quelques centaines de combattants - comme dans la Ghouta orientale - sont légalement et moralement insoutenables. Aussi, lorsque vous êtes prêt à tuer votre propre peuple, le mensonge est facile aussi. Les affirmations du gouvernement syrien selon lesquelles il prend toutes les mesures pour protéger sa population civile sont franchement ridicules.

Ce mois-ci, c'est la Ghouta orientale qui, selon les termes du Secrétaire général, est l'enfer sur terre; Le mois prochain ou le mois d'après, ce sera un autre endroit où les gens feront face à une apocalypse - une apocalypse voulue, planifiée et exécutée par des individus au sein du gouvernement, apparemment avec le plein soutien de certains de leurs partisans étrangers. Il est urgent d'inverser ce cours catastrophique et de renvoyer la Syrie devant la Cour pénale internationale.

Monsieur le Président,

Le conflit au Yémen continue de s'aggraver, créant une catastrophe humanitaire d'une ampleur nouvelle. Les civils subissent des bombardements aveugles et des attaques de snipers par les Houthis et leurs forces affiliées, ainsi que des frappes aériennes menées par les forces de la coalition dirigées par l'Arabie saoudite; ceux-ci restent la principale cause de victimes civiles, y compris les victimes d'enfants, dans le conflit. Je suis particulièrement préoccupé par les centaines de milliers de civils pris au piège dans la ville de Taiz. Le Conseil recevra une mise à jour détaillée de mes préoccupations le 21 mars.

Mon bureau informera ce Conseil sur la Libye le 20 mars. Au cours de ma mission, en octobre, j'étais alarmé par l'anarchie presque totale dans tout le pays, avec une impunité presque totale même pour les crimes les plus graves. J'encourage tous les États à soutenir l'enquête de la Cour pénale internationale sur les crimes contre l'humanité commis dans le pays.

Le Conseil sera informé le 21 mars de la situation des droits de l'homme en Afghanistan , où mes préoccupations continuent d'être renforcées en matière de protection des civils, avec des attentats suicides toujours plus nombreux à Kaboul et dans d'autres zones urbaines. La responsabilisation des responsables est impérative, et je me réjouis de la décision du procureur de la CPI en novembre de procéder à une enquête sur la situation.

Je déplore l' Iranla pratique odieuse consistant à exécuter des personnes pour des crimes commis lorsqu'ils étaient enfants. Je suis également préoccupé par l'usage excessif de la force contre les manifestants en décembre et en janvier pour les droits économiques et sociaux, ainsi que la mort subséquente d'un certain nombre de manifestants détenus. Le ressentiment généralisé à un niveau élevé de chômage des jeunes, l'inégalité, le manque de responsabilité des institutions de l'État et la demande accrue de droits devraient être traités par le dialogue et les réformes. Des mesures répressives - telles que des arrestations et des poursuites judiciaires contre des défenseurs des droits de l'homme, des journalistes, des militants écologistes internationaux et des femmes protestant contre le hijab obligatoire - ne peuvent que renforcer le ressentiment du peuple. Le rapport du Secrétaire Général sur l'Iran sera présenté au Conseil le 21 mars.

En Egypte, Je suis préoccupé par le climat d'intimidation omniprésent dans le contexte des élections présidentielles de ce mois. Des candidats potentiels auraient été contraints de se retirer, certains à travers des arrestations. La législation empêche les candidats et les partisans d'organiser des rassemblements. Les médias indépendants ont été réduits au silence, avec plus de 400 sites Web de médias et d'ONG complètement bloqués. Mon bureau continue de recevoir des informations indiquant que des défenseurs des droits de l'homme, des journalistes, des militants de la société civile et des partisans des Frères musulmans sont toujours pris pour cible, ainsi que des cas de torture en détention. Les Égyptiens ont des aspirations légitimes à vivre dans un pays libre, inclusif et démocratique, et j'appelle à un plus grand respect de leurs libertés et droits fondamentaux.

En Irak, l'application de la loi antiterroriste 13 de 2005 reste particulièrement préoccupante, notamment en ce qui concerne le non-respect des garanties d'une procédure régulière et de procès équitables et le grand nombre de condamnations à mort prononcées à la suite de condamnations en vertu de cette loi. Il est essentiel que le gouvernement prenne des mesures urgentes pour faire en sorte que les règles du procès et des procès équitables soient pleinement appliquées en droit interne - y compris la loi antiterroriste - et respectées dans la pratique. Je reste également préoccupé par les informations faisant état de violations par des forces liées au gouvernement; déplacement forcé de civils; et le statut encore inconnu de plusieurs centaines d'hommes et de garçons qui ont disparu à Saqlawiyah en juin 2016, après avoir été en contact avec des groupes armés. J'exhorte le gouvernement à enquêter pleinement sur ces incidents, à publier les conclusions.

À , les défenseurs des droits de l'homme et les organisations de la société civile continuent d'être victimes d'intimidation, de harcèlement et de restrictions. La récente et très regrettable condamnation de cinq ans de Nabeel Rajab à propos d'un tweet est un autre sérieux revers pour la réputation internationale de Bahreïn.

Six rapports seront présentés au Conseil sur la situation dans le territoire palestinien occupé. Au sujet du point 7. S'agissant de la demande faite par le Conseil à mon office de produire une base de données sur les entreprises commerciales engagées dans des activités spécifiques liées aux établissements israéliens, 206 sociétés ont été examinées et 321 entreprises devraient être examinées. Dans les prochains jours, le Bureau publiera un rapport sur ce qui a été une expansion significative des colonies illégales au cours de l'année écoulée, malgré la résolution 2334 du Conseil de sécurité. Nous publierons également un rapport sur la dramatique détérioration de la situation à Gaza, où un effondrement économique et institutionnel complet devient de plus en plus probable. Je suis également préoccupé par le fait que les défenseurs des droits de l'homme ont été arrêtés par les autorités israéliennes et palestiniennes.

Monsieur le Président,

La situation de la communauté Rohingya au Myanmar et de quelque 900 000 réfugiés Rohingya au Bangladesh, continuent d'être très préoccupants. Comme l'a annoncé le Secrétaire général adjoint aux droits de l'homme cette semaine, après sa mission au Bangladesh, mon bureau estime que le nettoyage ethnique est toujours en cours dans l'État de Rakhine. Alors que le canton de Maungdaw a été essentiellement vidé de sa communauté Rohingya, les gens continuent de fuir vers le Bangladesh à cause de la persécution et de la violence systématiques - quoique de moindre intensité - dans d'autres villes et villages. Les victimes ont signalé des meurtres, des viols, des tortures et des enlèvements par les forces de sécurité et les milices locales, ainsi que des tentatives délibérées pour forcer les Rohingyas à quitter la région par la famine, les fonctionnaires bloquant leur accès aux récoltes et aux vivres. Ce Conseil est conscient que mon bureau est fortement soupçonné d'avoir commis des actes de génocide dans l'État de Rakhine depuis le mois d'août. Je ne suis donc pas surpris par les informations selon lesquelles les villages rohingyas qui ont été attaqués ces dernières années et les fosses communes présumées des victimes sont détruits au bulldozer. Cela semble être une tentative délibérée des autorités pour détruire les preuves potentielles de crimes internationaux. J'ai également reçu des rapports sur l'appropriation de terres habitées par des Rohingya et leur remplacement par des membres d'autres groupes ethniques.

Une annonce récente selon laquelle sept soldats et trois policiers seront traduits en justice pour le meurtre extrajudiciaire allégué de dix hommes Rohingya est nettement insuffisante. Le gouvernement doit prendre des mesures en vue d'une véritable responsabilité de ces violations et respecter pleinement les droits des Rohingyas, y compris la citoyenneté. En attendant le rapport final de la Mission d'établissement des faits, je recommande à nouveau que le Conseil demande à l'Assemblée générale de mettre en place un nouveau mécanisme indépendant et impartial chargé de préparer et d'accélérer les procédures pénales contre les responsables. Tout accord de rapatriement devrait définir une voie claire vers la citoyenneté et mettre fin à la discrimination et à la violence infligées aux Rohingyas; ces conditions ne sont clairement pas en place aujourd'hui.

L'accès à un suivi indépendant des droits de l'homme est pratiquement inexistant à travers le Myanmar, mais il semble clair que des politiques et des pratiques discriminatoires de longue date persistent également contre d'autres groupes. Dans les États de Shan et de Kachin, des victimes civiles continuent d'être signalées à la suite d'attaques menées par les forces de sécurité. Je suis également alarmé par une érosion dramatique de la liberté de la presse; Au cours des derniers mois, les journalistes ont été confrontés à une intimidation croissante, à des actes de harcèlement et à des menaces de mort.

Au Cambodge. Je suis sérieusement préoccupé par les mesures croissantes visant à réprimer la dissidence et à fermer l'espace de la société civile et politique. Des dispositions juridiques largement rédigées ont été utilisées pour faire taire les organisations de la société civile, les journalistes et les membres et partisans des partis politiques. Depuis la dernière réunion de ce Conseil, la Cour suprême a dissous le principal parti d'opposition, privant les électeurs de l'opposition de leurs droits électoraux. Les amendements récemment adoptés à la Constitution et au Code pénal risquent d'éroder davantage les droits politiques et les libertés fondamentales. Je note et salue les récentes améliorations de la protection sociale et du salaire minimum, mais j'appelle le gouvernement à garantir les droits politiques du peuple, à respecter les libertés d'expression, d'association et de réunion pacifique et à libérer les défenseurs des droits humains et les acteurs politiques.

Compte tenu de l'ampleur et de la gravité des violations signalées en République populaire démocratique de Corée , je reste convaincu que la situation devrait être soumise à la Cour pénale internationale. Conformément à la résolution 34/24 de ce Conseil, le Bureau du Procureur va de l'avant avec un projet de responsabilisation visant à documenter les violations des droits de l'homme, en particulier celles qui peuvent constituer des crimes contre l'humanité. Le Conseil recevra un exposé de mon Bureau à ce sujet le 14 mars.

Tournant vers la Chine. Le président Xi a appelé à un "développement axé sur les personnes pour des résultats gagnant-gagnant dans le cadre d'une communauté d'avenir partagé pour l'humanité", une ambition louable. Malheureusement, les ambitions mondiales de la Chine en matière de droits de l'homme ne semblent pas se refléter dans son bilan au pays. Mon bureau continue de recevoir des appels urgents concernant des détentions arbitraires, des disparitions forcées, des mauvais traitements et des discriminations émanant de défenseurs des droits humains, d'avocats, de législateurs, de libraires et de membres de communautés telles que les Tibétains et les Ouïghours.

Beaucoup de ces cas impliquent des personnes luttant contre des injustices économiques, sociales et culturelles, telles que des cas de corruption; saisie illégale de terres et expulsions forcées; destruction de sites culturels; contraintes sur les pratiques religieuses et restrictions à l'utilisation des langues locales.

Aux Philippines. À la suite de l'annonce par la Cour pénale internationale de l'ouverture d'une enquête, les autorités ont annoncé qu'elles étaient disposées à travailler avec l'ONU sur les problèmes liés à la drogue. Je déplore la déclaration faite par le président Duterte la semaine dernière à l'intention des unités de police de ne pas coopérer «en matière de droits de l'homme, quel qu'en soit le rapporteur» et le dénigrement persistant du Conseil sur les exécutions extrajudiciaires par les autorités. Le gouvernement a le devoir de défendre les droits de l'homme et de dialoguer avec les personnes désignées par ce conseil. Je suis préoccupé par l'intensification de la répression et des menaces croissantes à l'encontre des individus et des groupes à opinions indépendantes ou dissidentes, notamment les sénateurs de l'opposition, les anciens et les anciens fonctionnaires, la Commission des droits de l'homme et les journalistes. Plusieurs cas de destitution ou de destitution ont été lancés contre des membres de la Cour suprême, du Bureau de l'Ombudsman et d'autres institutions représentant des garanties démocratiques.

Le sénateur de Lima est maintenant détenu arbitrairement depuis plus d'un an, sans accusations claires. Cette approche autoritaire de la gouvernance menace d'endommager irrémédiablement 30 années d'efforts louables déployés par les Philippines pour renforcer la primauté du droit et le respect des droits de l'homme. Je déplore en outre que le Président Duterte ait encouragé les troupes à violer les règles fondamentales du droit international humanitaire, notamment en déclarant qu'elles devraient tirer sur des femmes combattantes dans leurs parties génitales, car cela les rendrait «inutiles».

Le Bureau de l'Ombudsman et d'autres institutions représentant les garanties démocratiques. Le sénateur de Lima est maintenant détenu arbitrairement depuis plus d'un an, sans accusations claires. Cette approche autoritaire de la gouvernance menace d'endommager irrémédiablement 30 années d'efforts louables déployés par les Philippines pour renforcer la primauté du droit et le respect des droits de l'homme. Je déplore en outre que le Président Duterte ait encouragé les troupes à violer les règles fondamentales du droit international humanitaire, notamment en déclarant qu'elles devraient tirer sur des femmes combattantes dans leurs parties génitales, car cela les rendrait «inutiles». le Bureau de l'Ombudsman et d'autres institutions représentant les garanties démocratiques. Le sénateur de Lima est maintenant détenu arbitrairement depuis plus d'un an, sans accusations claires. Cette approche autoritaire de la gouvernance menace d'endommager irrémédiablement 30 années d'efforts louables déployés par les Philippines pour renforcer la primauté du droit et le respect des droits de l'homme. Je déplore en outre que le Président Duterte ait encouragé les troupes à violer les règles fondamentales du droit international humanitaire, notamment en déclarant qu'elles devraient tirer sur des femmes combattantes dans leurs parties génitales, car cela les rendrait «inutiles». Cette approche autoritaire de la gouvernance menace d'endommager irrémédiablement 30 années d'efforts louables déployés par les Philippines pour renforcer la primauté du droit et le respect des droits de l'homme. Je déplore en outre que le Président Duterte ait encouragé les troupes à violer les règles fondamentales du droit international humanitaire, notamment en déclarant qu'elles devraient tirer sur des femmes combattantes dans leurs parties génitales, car cela les rendrait «inutiles». Cette approche autoritaire de la gouvernance menace d'endommager irrémédiablement 30 années d'efforts louables déployés par les Philippines pour renforcer la primauté du droit et le respect des droits de l'homme. Je déplore en outre que le Président Duterte ait encouragé les troupes à violer les règles fondamentales du droit international humanitaire, notamment en déclarant qu'elles devraient tirer sur des femmes combattantes dans leurs parties génitales, car cela les rendrait «inutiles».

Plus généralement, j'exhorte tous les États à examiner l'efficacité et l'impact sur les droits de l'homme de leurs approches actuelles de la soi-disant « guerre contre la drogue».". Je demande instamment une mise en œuvre plus complète du Document final de la Session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies sur le problème mondial de la drogue de 2016, y compris ses 15 recommandations opérationnelles sur les droits de l'homme et les questions connexes. L'approche transversale de l'UNGASS 2016 constitue un nouveau et meilleur lien entre l'objectif du contrôle des drogues - la protection de la santé et du bien-être de l'humanité - avec les priorités clés du système des Nations Unies, y compris les ODD. J'encourage la poursuite de cette structure pour les futurs débats sur la politique des drogues de l'ONU. Dans ce contexte, je note et félicite l'appel récemment lancé par l'Organe international de contrôle des stupéfiants à tous les États pour qu'ils mettent en œuvre des conventions internationales sur le contrôle des drogues conformément à leurs engagements en matière de droits de l'homme et d'état de droit.

En Thaïlande, des restrictions continuent d'être imposées à la liberté d'expression, d'opinion et de réunion et je continue de recevoir des informations faisant état de harcèlement judiciaire et d'intimidation contre des défenseurs des droits humains, des journalistes, des politiciens et des militants de la société civile. questions. Si la Thaïlande est déterminée à faire la transition vers un régime démocratique à travers les élections générales, il est impératif que les restrictions sur les libertés fondamentales, y compris sur les activités politiques, soient immédiatement levées. Je salue la décision du gouvernement d'intégrer les droits de l'homme dans son programme de développement, Thaïlande 4.0, et j'attends avec impatience de nouvelles discussions avec les autorités sur les mesures à prendre pour défendre les droits de l'homme dans ce contexte.

Sur le Pakistan. Je voudrais commencer par reconnaître la perte d'un géant et défenseur des droits de l'homme, Asma Jahangir, dont le travail a inspiré de nombreux membres de la communauté des droits de l'homme. S'agissant de la situation des droits de l'homme dans le pays, je suis préoccupé par les informations persistantes faisant état de violences contre des journalistes et d'autres voix indépendantes - apparemment des membres des forces de sécurité pakistanaises - et par le nombre élevé de disparitions forcées. Aucun cas de disparition forcée ou d'exécution extrajudiciaire n'a été poursuivi avec succès. Les minorités restent vulnérables à la violence et à la discrimination et, dans plusieurs cas, des responsables auraient incité à la haine contre des groupes religieux minoritaires. Dans ce contexte, je salue l'adoption par le gouvernement de la loi sur le mariage hindou, offrant la première possibilité pour les mariages hindous d'être enregistrés. Une loi sur le mariage chrétien est également en cours de développement.

En Inde, je suis de plus en plus dérangé par la discrimination et la violence dirigées contre les minorités, y compris les Dalits et d'autres castes répertoriées, et les minorités religieuses telles que les musulmans. Dans certains cas, cette injustice semble être approuvée activement par les autorités locales ou religieuses. Je suis préoccupé par le fait que les critiques à l'encontre des politiques gouvernementales sont souvent satisfaites par des affirmations selon lesquelles elles constituent une sédition ou une menace pour la sécurité nationale. Je suis profondément préoccupé par les efforts visant à limiter les voix critiques par l'annulation ou la suspension de l'enregistrement de milliers d'ONG, y compris des groupes qui défendent les droits de l'homme et même les groupes de santé publique.

En ce qui concerne le Cachemire, des deux côtés de la ligne de contrôle, l'accès inconditionnel continue d'être refusé à mon Bureau et je ferai un rapport plus complet sur cette question en juin.

Aux Maldives. Plutôt que de se conformer à une décision de la Cour suprême ordonnant la libération de neuf dirigeants politiques arbitrairement détenus, dont l'ancien président Nasheed, le gouvernement a décrété l'état d'urgence le mois dernier - suspendant les droits fondamentaux et l'ensemble du code de procédure pénale. la porte à des décisions complètement arbitraires. Cette mesure a été suivie d'une vague d'arrestations, notamment de l'ancien président Gayoom, âgé de 80 ans, des membres du Parlement et du juge en chef. Tout en notant l'acceptation par le gouvernement d'une mission immédiate de mon Bureau, je suis profondément préoccupé par le fait que la primauté du droit, qui est le fondement de tout État démocratique, est minée. De plus, cette crise pourrait avoir un effet dramatique sur le secteur touristique lucratif. J'exhorte le renversement complet de ces mesures récentes.

Au Sri Lanka. Je suis très alarmé par les épisodes récurrents et persistants de violence collective visant des minorités ethniques et religieuses, en particulier des musulmans, notamment à Ampara et à plusieurs endroits dans le district de Kandy, qui ont déclenché un état d'urgence national pendant 10 jours. Il ne devrait pas y avoir d'impunité, ni pour l'incitation qui a conduit aux attaques, ni pour les attaques elles-mêmes. À plusieurs reprises, j'ai exhorté le gouvernement à faire progresser la mise en œuvre du programme de justice transitionnelle. Je regrette l'absence de progrès significatif. Il est urgent pour les victimes que des progrès soient réalisés en matière de responsabilité et de justice transitionnelle. En l'absence de tels progrès, j'encouragerais les États membres à explorer le recours à la compétence universelle. Le Conseil sera pleinement informé le 21 mars.

Au cours de ma récente mission aux Fidji, j'ai encouragé le Gouvernement à faire de même au niveau international sur les droits civils et politiques, notamment en ce qui concerne les droits des femmes, les droits des autres groupes discriminés et la liberté. d'expression.

Le gouvernement indonésien a fait des progrès ces dernières années dans la défense des droits de l'homme. J'exhorte les autorités à répondre à mes préoccupations concernant l'hostilité croissante envers les minorités religieuses et sexuelles, qui semble être une importation récente et essentiellement étrangère à une nation traditionnellement tolérante. J'encourage un examen plus approfondi de la Déclaration de foi pour les droits de mars 2017, qui rassemble les engagements communs à de nombreuses religions et croyances, et note que "la violence au nom de la religion bat ses bases fondamentales: pitié et compassion" en Papouasie occidentale et remercie les autorités d'avoir donné à mon bureau l'accès à la région.

En Papouasie-Nouvelle-Guinée, la violence contre les femmes reste une préoccupation majeure et j'espère que le Plan d'action national de la Sorcellerie du Gouvernement et d'autres mesures essentielles auront un impact positif.

Monsieur le Président,

Je suis profondément préoccupé par la détérioration rapide des conditions économiques et sociales dans un certain nombre d'États africains où les conflits et l'insécurité s'aggravent. Les droits économiques, sociaux et culturels sont également sapés par le changement climatique, qui contribue au déplacement des populations de leurs terres, ainsi qu'aux conflits entre éleveurs et agriculteurs, en particulier au Sahel et au Nigeria. L'effondrement brutal des recettes pétrolières dans plusieurs pays d'Afrique centrale a encore réduit la capacité des autorités à répondre aux besoins sociaux fondamentaux. Je salue les récentes déclarations du président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, qui a souligné l'importance des droits de l'homme pour l'avenir de l'Afrique et la nécessité pour les dirigeants de répondre aux exigences de leurs peuples.

Au Burundi, les violations flagrantes des droits de l'homme continuent de se produire en toute impunité. Depuis que la campagne a commencé pour un vote sur le projet du gouvernement de réviser la Constitution, de nouvelles mesures de répression ont vu de nombreux militants de la société civile, et certains opposants politiques restants, arrêtés. Les récentes menaces à l'encontre de mon personnel au Burundi sont totalement inacceptables et je regrette profondément la suspension continue de notre coopération. Le Conseil sera informé de mes préoccupations le 13 mars.

La Commission des droits de l'homme au Soudan du Sud a identifié plus de 40 hauts responsables qui pourraient être personnellement responsables de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, et a trouvé des preuves d '«un schéma clair de persécution ethnique», pour la plupart par les forces gouvernementales. Les combats se poursuivent sans relâche, indépendamment de la signature d'un autre accord de cessez-le-feu en décembre. Je suis alarmé par les souffrances de la population civile, y compris les plus de 200 000 personnes qui demeurent dans la protection des sites civils de la MANUSO, dans une situation manifestement insoutenable. Les forces gouvernementales constituent la plus grande menace à la protection des civils dans le pays, suivies par les groupes armés d'opposition, et je déplore la récente promotion de trois généraux sud-soudanais qui, en 2015, ont été identifiés par le Comité des sanctions du Conseil de sécurité comme responsables de violations graves des droits de l'homme. Les violations commises par les forces de sécurité et la répression exercée par le gouvernement à l'encontre des voix perçues comme contraires à ses vues sont contraires aux engagements pris par le gouvernement en faveur d'un dialogue national, des processus électoraux, de la recherche de la vérité et de la réconciliation. J'applaudis l'appel lancé par le Président de l'UA pour que des sanctions soient prises contre les principaux auteurs de violations des droits de l'homme au Soudan du Sud, et je demande instamment au Gouvernement du Soudan du Sud de signer le mémorandum d'accord pour la Cour Hybride sans plus tarder. contrevenir aux engagements du gouvernement en faveur d'un dialogue national, des processus électoraux, de la recherche de la vérité et de la réconciliation. J'applaudis l'appel lancé par le Président de l'UA pour que des sanctions soient prises contre les principaux auteurs de violations des droits de l'homme au Soudan du Sud, et je demande instamment au Gouvernement du Soudan du Sud de signer le mémorandum d'accord pour la Cour Hybride sans plus tarder. contrevenir aux engagements du gouvernement en faveur d'un dialogue national, des processus électoraux, de la recherche de la vérité et de la réconciliation. J'applaudis l'appel lancé par le Président de l'UA pour que des sanctions soient prises contre les principaux auteurs de violations des droits de l'homme au Soudan du Sud, et je demande instamment au Gouvernement du Soudan du Sud de signer le mémorandum d'accord pour la Cour Hybride sans plus tarder.

Au Soudan, je suis préoccupé par le fait que les civils au Darfour continuent de subir les attaques des milices et des forces de sécurité de l'État - y compris la Force de soutien rapide, dans laquelle de nombreux membres des milices Janjaweed ont été intégrés. Je suis profondément préoccupé par le sort de 2,5 millions de personnes déplacées qui sont confrontées à la violence continue des forces de sécurité et des milices. Depuis janvier, mon bureau a reçu une nouvelle vague de signalements d'arrestations et de détentions de défenseurs des droits de l'homme, de militants politiques et de journalistes à travers le pays, à la suite de manifestations en faveur des droits économiques et sociaux.

Le Conseil recevra une mise à jour détaillée sur la République centrafricaine le 21 mars. L'espoir d'une réconciliation nationale continue d'être miné par la violence commise par les groupes armés. J'exhorte les autorités à opérationnaliser sans plus tarder la Cour pénale spéciale, parallèlement aux procès en cours devant les cours d'assises, afin de répondre aux appels à la justice lancés par le peuple.

Au Mali. Je salue les efforts déployés pour contrôler la situation sécuritaire très instable des pays du G5 Sahel, mais il est essentiel que leurs réponses sécuritaires coordonnées intègrent le respect des droits de l'homme dans toutes les opérations. Je suis heureux d'annoncer que mon Bureau contribue à la mise en place d'un cadre approprié de respect des droits de l'homme et du droit international humanitaire, élaboré dans le contexte de la mise en œuvre de la politique de diligence raisonnable des droits de l'homme. Les violations des droits de l'homme signalées par les forces de sécurité nationale, y compris les allégations de torture, d'arrestations arbitraires et d'exécutions extrajudiciaires, sont profondément contreproductives et nuisent à la cohésion nationale. Je demande instamment qu'une stratégie globale soit employée pour s'attaquer aux causes profondes de l'insurrection et de l'extrémisme, en éliminant les conditions et les inégalités qui poussent les gens à formuler des griefs.

Au Cameroun. Ce qui semble être une discrimination structurelle de longue date dans la région anglophone du pays a conduit à des affrontements continus entre les forces de sécurité et les groupes séparatistes. L'arrestation, au Nigeria, de 47 leaders de la communauté anglophone et leur extradition vers le Cameroun auraient entraîné une recrudescence de la violence dans le sud-ouest et le nord-ouest du pays. Des allégations d'exécutions sommaires de civils par des membres des forces de sécurité ont été signalées et suscitent un ressentiment généralisé. Je regrette que mon bureau n'ait pas été autorisé à vérifier ces allégations.

En République démocratique du Congo, je déplore la poursuite de la répression des droits fondamentaux, ainsi que les attaques contre des églises et des sites religieux par des membres de l'aile jeunesse du parti au pouvoir. Le gouvernement ne crée pas un environnement propice à des élections libres ou crédibles. Le Conseil sera pleinement informé le 20 mars et le Bureau publiera un rapport détaillé dans les prochains jours.

Au Kenya, je suis préoccupé par le fait que les récentes actions du gouvernement contre la presse contreviennent à la liberté des médias, pilier de la démocratie. Je suis également préoccupé par les menaces contre la société civile: les impressionnants groupes de la société civile du Kenya sont une source d'inspiration pour beaucoup, et la régression actuelle est inquiétante. Il y a également eu des cas de harcèlement et d'arrestation de personnalités de l'opposition. Je demande instamment le respect de l'indépendance de la justice kenyane et encourage le gouvernement à appliquer les décisions des tribunaux. Il est essentiel que le Kenya garantisse la responsabilité des nombreuses violations des droits de l'homme signalées lors des élections de 2017, y compris la violence sexuelle et les homicides illégaux.

J'attire l'attention de ce Conseil sur la détérioration de la situation des droits de l'homme en Tanzanie, y compris les restrictions musclées sur les libertés des médias et sur la société civile, et un nombre croissant d'attaques et d'arrestations de détracteurs du gouvernement. Le gouvernement a également adopté une approche de plus en plus répressive à l'égard des questions sociales importantes, avec des arrestations de militants LGBTI, des attaques croissantes contre la communauté LGBTI et des attaques et des menaces contre les personnes travaillant pour la santé reproductive. La politique du gouvernement de refuser de façon permanente toute éducation complémentaire aux filles qui tombent enceintes est choquante, et je suis troublé par la conclusion de la Haute Cour selon laquelle une telle politique n'est pas discriminatoire.

En Guinée équatoriale. Je suis profondément préoccupé par l'arrestation et la détention de plus d'une centaine de dirigeants et de membres de l'opposition, à la suite des élections législatives de novembre 2017, et de l'échec du coup d'État annoncé par le gouvernement en janvier. Je demande instamment des enquêtes transparentes et complètes et un respect scrupuleux des garanties d'une procédure régulière.

En Éthiopie , je me félicite de la libération de plus de 7 000 détenus en janvier et en février, y compris plusieurs personnalités de haut rang. Je suis préoccupé par la déclaration d'un deuxième état d'urgence le mois dernier. Les réformes ne peuvent être menées à bien que grâce à un dialogue et à des processus politiques véritablement inclusifs. J'exhorte les autorités à enquêter et à poursuivre les responsables des massacres récents dans le pays, et je réitère ma demande d'accès aux régions touchées.

Au Zimbabwe, j'encourage le gouvernement nouvellement formé à promulguer des réformes économiques pour lutter contre les inégalités et jeter les bases d'un développement véritablement durable et inclusif fondé sur les droits de l'homme. Il est également temps d'ouvrir un espace civique et démocratique dans le pays, permettant à tous les citoyens de participer, d'associer et d'exprimer librement leurs opinions. À cet égard, je suis préoccupé par les récents amendements à la Constitution qui annulent les gains en matière d'indépendance du pouvoir judiciaire - un réel recul de la réforme.

En République du Congo, je me félicite de l'accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et les groupes armés pour mettre fin à la crise dans la région du Pool. Mon bureau discute avec le gouvernement de la nécessité d'une commission d'enquête nationale véritablement indépendante et efficace sur les allégations de violations graves depuis 2015, comme cela a été recommandé à plusieurs reprises par nos missions d'évaluation et de suivi.

Malgré le renforcement de l'engagement de l' Érythrée avec les mécanismes des droits de l'homme, je suis préoccupé par le très grave manque de progrès dans le domaine des droits de l'homme. L'Érythrée fera l'objet d'un dialogue interactif le 12 mars et d'une mise à jour orale le 14 mars.

Monsieur le Président, En Turquie, le respect des droits fondamentaux continue de se détériorer. Mon bureau a reçu des rapports crédibles de licenciements massifs arbitraires; fermeture arbitraire d'organisations de la société civile; détention arbitraire de personnes arrêtées sur de larges allégations de liens avec des organisations terroristes; torture en détention; restrictions à la liberté d'expression et à la liberté de circulation; expropriation arbitraire de la propriété privée; et une punition collective visant les membres de la famille des individus soupçonnés d'avoir commis une infraction. Compte tenu de ces préoccupations croissantes, nous publierons dans les prochains jours un rapport détaillé sur la situation des droits de l'homme dans le contexte de l'état d'urgence, y compris une mise à jour sur la situation dans le sud-est.

Plus des deux tiers des parlements nationaux dans les pays de l'Union européenne comprennent désormais des partis politiques ayant des positions extrêmes contre les migrants, et dans certains cas, les musulmans et d'autres communautés minoritaires. Ce discours basé sur le racisme, la xénophobie et l'incitation à la haine s'est tellement développé que, dans plusieurs pays, il domine le paysage politique - comme nous l'avons vu lors de la campagne électorale en Italie ces dernières semaines.

Sur la politique de migration. Je suis profondément préoccupé par le fait que les États membres de l'UE se concentrent actuellement sur la prévention de l'immigration en Europe et se dépêche d'expulser de nombreuses personnes qui saluent la récente déclaration du commissaire européen à la migration, à l'intérieur et à la citoyenneté. pour la migration. J'insiste sur le fait que les mesures qui externalisent en réalité les frontières de l'Union européenne mettent en péril les droits de l'homme des migrants, en sous-traitant leur protection à des États disposant souvent de ressources moindres. Le soutien à la Garde côtière libyenne par l'UE et certains de ses États membres en est un exemple. L'UE et ses membres doivent revoir l'approche qu'ils adoptent en Méditerranée, pour s'assurer qu'ils ne soutiennent pas indirectement le retour des migrants en Libye, où ils sont confrontés à un risque réel de torture, violence sexuelle et autres violations graves. J'appelle également l'UE à adopter une approche de diligence raisonnable en matière de droits de l'homme pour soutenir les autorités libyennes.

En Autriche, le nouveau gouvernement, qui comprend un parti ouvertement anti-migrant, a annoncé qu'il se lancerait dans une surveillance rigoureuse, des restrictions financières ou la fermeture d'associations, d'écoles musulmanes et de lieux de culte; une large criminalisation des migrants irréguliers, avec l'intention déclarée de les expulser automatiquement; et l'adoption d'un langage extrêmement restrictif sur l'intégration et la citoyenneté. En ce qui concerne le «paquet sécurité» du gouvernement, qui étendrait considérablement la surveillance de la communication Internet cryptée et la conservation des données, je rappelle aux autorités qu'une discussion élargie avec toutes les parties prenantes est essentielle et que de telles mesures doivent être respectées. avec des engagements de droits de l'homme.

En Hongrie. Je suis choqué par le mépris pour les migrants et, plus largement, envers les droits de l'homme, exprimé par de hauts responsables du gouvernement, y compris dans cette enceinte il y a quelques jours. Je déplore également les lois nouvellement proposées qui restreindraient davantage le travail des organisations de la société civile. Les propositions les plus récentes exigeront l'autorisation du ministère de l'Intérieur pour tout groupe de la société civile qui cherche à aider les migrants, y compris le plaidoyer, la nourriture, le logement ou même simplement donner du matériel d'information et imposer des taxes punitives. L'impact de l'hostilité anti-Roms est également évident: selon les données de l'UE, la discrimination à l'encontre des Roms dans l'emploi et la santé s'est aggravée entre 2011 et 2016, tandis que la ségrégation dans l'éducation est restée ancrée.

En Pologne. Au cours des dernières années, les réformes ciblant la Cour constitutionnelle et le pouvoir judiciaire ont ouvert la voie à une interprétation partisane de la Constitution et des lois nationales et ont gravement affaibli les freins et les contrepoids. D'autres mesures introduites par le gouvernement ont compromis le droit à la liberté de réunion, politisé le Bureau du Procureur général, accru les pouvoirs des services secrets et renforcé considérablement le contrôle exercé par le pouvoir exécutif sur le pouvoir judiciaire, les médias, la société civile et d'autres sphères de la vie publique. Je suis également préoccupé par les mesures portant atteinte au droit à la vie privée et aux droits à la santé sexuelle et procréative. J'appelle à nouveau le gouvernement à annuler ou à modifier ces mesures problématiques et à mettre en œuvre les recommandations du Conseil. s Rapporteur spécial sur l'indépendance des juges et des avocats. Je suis troublé par les informations largement répandues selon lesquelles le gouvernement adopte souvent une approche passive face au nombre croissant de crimes de haine et de discours de haine contre les communautés minoritaires et les migrants, et par la récente législation extraordinaire qui pourrait entraîner une peine de prison de trois ans. qui se réfèrent aux camps de concentration nazis en Pologne comme "polonais". Les plans visant à créer une équipe spéciale pour renforcer les efforts visant à lutter contre le discours de haine et la xénophobie sont les bienvenus, et j'insiste sur la nécessité d'inclure la participation de voix indépendantes de la société civile. Je suis troublé par les informations largement répandues selon lesquelles le gouvernement adopte souvent une approche passive face au nombre croissant de crimes de haine et de discours de haine contre les communautés minoritaires et les migrants, et par la récente législation extraordinaire qui pourrait entraîner une peine de prison de trois ans. qui se réfèrent aux camps de concentration nazis en Pologne comme "polonais". Les plans visant à créer une équipe spéciale pour renforcer les efforts visant à lutter contre le discours de haine et la xénophobie sont les bienvenus, et j'insiste sur la nécessité d'y inclure la participation de voix indépendantes de la société civile. Je suis troublé par les informations largement répandues selon lesquelles le gouvernement adopte souvent une approche passive face au nombre croissant de crimes de haine et de discours de haine contre les communautés minoritaires et les migrants, et par la récente législation extraordinaire qui pourrait entraîner une peine de prison de trois ans. qui se réfèrent aux camps de concentration nazis en Pologne comme "polonais". Les plans visant à créer une équipe spéciale pour renforcer les efforts visant à lutter contre le discours de haine et la xénophobie sont les bienvenus, et j'insiste sur la nécessité d'inclure la participation de voix indépendantes de la société civile.

En Tchéquie, je suis profondément préoccupé par la discrimination contre les Roms et la ségrégation de longue date des enfants roms dans les écoles, qui, selon l'UE, est restée inchangée depuis 2011. Je me joins aux appels à la réparation et à l'indemnisation de milliers de femmes. ainsi que d'autres personnes, y compris des femmes handicapées, qui ont été stérilisées de force des années 1960 à 2004. Je demande également la fin immédiate du programme de castration chirurgicale des délinquants sexuels condamnés.

En Fédération de Russie, je suis profondément préoccupé par ce qui semble être une campagne orchestrée et coordonnée de violence et de menaces contre les membres d'un groupe de défense des droits de l'homme, Memorial Human Rights Centre en Tchétchénie, en Ingouchie et au Daghestan. J'appelle les autorités à mener des enquêtes promptes et impartiales et à veiller à ce que les auteurs soient tenus responsables. J'exhorte également les autorités à défendre pleinement le droit à la participation politique dans le contexte du vote présidentiel de ce mois-ci; assurer la police des rassemblements publics conformément aux normes internationales; et assurer la liberté de réunion pacifique, d'association et d'expression.

Le Conseil sera informé de la situation des droits de l'homme en Ukraine le 21 mars, y compris mes recommandations pour la protection de l'espace civique avant les élections de 2019. Conformément à la résolution 72/190 de l'Assemblée générale, mon bureau veille à ce que les mécanismes de contrôle des droits de l'homme aient accès à la République autonome de Crimée et à la ville de Sébastopol et prépare un deuxième rapport thématique sur la situation des droits de l'homme. Là.

En Espagne Monsieur le Président,

La situation des droits de l'homme au Venezuelaest profondément alarmant. La malnutrition a considérablement augmenté dans tout le pays, affectant en particulier les enfants et les personnes âgées, et des rapports crédibles indiquent que les programmes d'aide publique sont souvent conditionnés par des considérations politiques. Je suis également profondément alarmé par la possibilité que des crimes contre l'humanité aient été commis et par l'érosion des institutions démocratiques. Le principe fondamental de la séparation des pouvoirs a été gravement compromis, car l'Assemblée nationale constituante continue de concentrer ses pouvoirs sans restriction. Deux principaux partis d'opposition ont été disqualifiés par le Conseil électoral, et la coalition de l'opposition officielle a été invalidée par la Cour suprême. La liberté d'expression, d'opinion, d'association et de réunion pacifique est réprimée et sévèrement restreinte. Mon bureau a également reçu des informations crédibles faisant état de centaines d'exécutions extrajudiciaires au cours des dernières années, à la fois pendant les manifestations et les opérations de sécurité. Je suis gravement préoccupé par le fait que ce contexte ne remplisse en aucun cas les conditions minimales d'élections libres et crédibles. Je suis profondément troublé par l'exode croissant des Vénézuéliens de leur pays, dont beaucoup cherchent l'accès à la nourriture et aux services de base. Encore une fois, j'encourage le Conseil à envisager de confier à une commission d'enquête le mandat d'enquêter sur les violations des droits de la personne au Venezuela. Je suis profondément troublé par l'exode croissant des Vénézuéliens de leur pays, dont beaucoup cherchent l'accès à la nourriture et aux services de base. Encore une fois, j'encourage le Conseil à envisager de confier à une commission d'enquête le mandat d'enquêter sur les violations des droits de la personne au Venezuela. Je suis profondément troublé par l'exode croissant des Vénézuéliens de leur pays, dont beaucoup cherchent l'accès à la nourriture et aux services de base. Encore une fois, j'encourage le Conseil à envisager de confier à une commission d'enquête le mandat d'enquêter sur les violations des droits de la personne au Venezuela.

Au Mexique, Je crains qu'une nouvelle loi sur la sécurité intérieure n'autorise l'utilisation des forces armées dans les forces de l'ordre sans garanties et supervision adéquates et ne respecte pas les normes internationales en matière de droits de l'homme. Je salue l'entrée en vigueur de nouvelles lois contre la torture en juin 2017 et contre les disparitions forcées en janvier 2018. J'attends avec impatience d'aider les autorités à assurer leur mise en œuvre rapide et efficace, avec la pleine participation de la société civile et des victimes. J'exhorte l'État à créer un bureau du procureur général efficace et indépendant. Je suis préoccupé par le fait que la détention systématique des migrants et leur retour accéléré sont devenus la règle générale, compromettant gravement les garanties d'une procédure régulière et la protection contre le refoulement. Dans les jours à venir,

Au Brésil, je suis préoccupé par l'adoption récente d'un décret donnant aux forces armées le pouvoir de lutter contre le crime dans l'État de Rio de Janeiro et de placer la police sous le commandement de l'armée. Les forces armées ne sont pas spécialisées dans la sécurité publique ou l'enquête. Je déplore les appels lancés par les hauts responsables de l'armée en faveur de mesures équivalant en fait à une amnistie préventive pour toutes les troupes qui pourraient commettre des violations des droits de l'homme. J'exhorte le gouvernement à faire en sorte que les mesures de sécurité respectent les normes relatives aux droits de l'homme et que des mesures efficaces soient prises pour prévenir le profilage racial et la criminalisation des pauvres. Je reconnais la création d'un observatoire des droits de l'homme la semaine dernière pour surveiller les actions militaires pendant l'intervention, et je souligne l'importance de la participation de la société civile dans cet organe.

Au Honduras, je suis alarmé par la vague de menaces et d'intimidations contre les défenseurs des droits de l'homme, les journalistes, les professionnels des médias et les militants sociaux et politiques. Mon bureau publiera dans les prochains jours un rapport détaillant le recours excessif à la force et les arrestations massives en réponse aux protestations qui ont eu lieu après les élections de novembre 2017, et le Conseil sera informé le 21 mars.

En Colombie, je suis de plus en plus alarmé par les meurtres de défenseurs des droits humains et de militants; plus de 20 rapports de meurtres ont été reçus par mon bureau dans les six premières semaines de cette année. Mon bureau informera le Conseil de ces préoccupations et d'autres préoccupations le 21 mars.

Aux États-Unis. Je suis choqué par les informations selon lesquelles des migrants interceptés aux frontières méridionales, y compris des enfants, sont détenus dans des conditions abusives - telles que des températures glaciales - et que certains jeunes enfants sont détenus séparément de leurs familles. Les détentions et les expulsions de migrants de longue date et respectueux des lois ont fortement augmenté, déchirant les familles et créant d'énormes difficultés. En outre, le gouvernement des États-Unis a mis fin au programme de réinsertion et de libération conditionnelle des mineurs centraméricains, qui offre aux adolescents et aux enfants un moyen de sécurité et met fin au statut de protection temporaire pour des centaines de milliers de personnes. Je déplore l'incertitude persistante concernant les bénéficiaires du programme DACA. Je suis également préoccupé par la décision des États-Unis d'annuler la fermeture prévue du centre de détention de Guantanamo Bay. L'incarcération indéfinie dans cet établissement, sans procès et dans des conditions souvent inhumaines, constitue une violation du droit international. Je suis également préoccupé par les propositions qui pourraient considérablement réduire les protections sociales, en particulier à la lumière des préoccupations exprimées par le Rapporteur spécial sur l'extrême pauvreté et les droits de l'homme, suite à sa visite aux États-Unis en décembre.

En Haïti, je regrette l'absence d'action concernant l'élaboration d'un plan d'action national pour mettre en œuvre les recommandations des mécanismes des droits de l'homme, et je reste préoccupé par les allégations persistantes de violations graves commises par des éléments de la police nationale. Le Conseil sera informé plus en détail le 21 mars.

Au Guatemala, je suis alarmé par des propositions législatives de plus en plus régressives, notamment un projet de loi sur les amnisties et la réforme du Code pénal visant à élargir la définition du crime de terrorisme. Je réitère l'importance cruciale du travail du Procureur général au cours des dernières années avec la Commission internationale contre l'impunité au Guatemala dirigée par Ivan Velasquez. J'encourage la nomination d'un nouveau procureur général indépendant et qualifié. Le Conseil sera informé le 21 mars de ces préoccupations et d'autres.

Au Pérou, j'ai été consterné par la libération de l'ancien président Alberto Fujimori, condamné en 2009 pour des violations graves des droits de l'homme équivalant à des crimes internationaux. Je note qu'il peut maintenant être jugé pour son rôle présumé dans les meurtres des commandos de la mort de six fermiers. Au cours de ma mission en octobre, j'ai exhorté les autorités à renforcer la responsabilité pour les crimes commis contre les femmes et à assurer la mise en œuvre effective de la loi sur la consultation des peuples autochtones.

Lors de mes rencontres avec les autorités uruguayennes , j'ai salué leurs efforts très importants pour intégrer les droits de l'homme dans les politiques publiques. J'espère que nous verrons des progrès concernant la violence contre les femmes et les conditions très difficiles pour les adolescents en détention.

Au Salvador, je suis alarmé par les informations concordantes faisant état d'exécutions extrajudiciaires commises par les forces de sécurité, alimentées par une très faible responsabilité à l'égard de ces crimes. Les tentatives de dissolution ou de restructuration des unités de police accusées d'exécutions extrajudiciaires ne remplacent pas la nécessité de demander des comptes aux auteurs. La situation des femmes et des filles dans le pays continue d'être profondément troublante, avec des taux de meurtres et de violence contre les femmes parmi les plus élevés de la région, et souvent commis en toute impunité.

Monsieur le Président,

Au cours de ma mission au Salvador en novembre, j'ai été bouleversé par l'impact draconien de l'interdiction absolue de l'avortement dans le pays. Au mois d'octobre de l'année dernière, au moins 159 femmes ont été emprisonnées depuis 1998 en vertu de cette législation, plus de 20 d'entre elles pour "homicide aggravé" et condamnées à 30 à 40 ans de prison. Beaucoup disent qu'ils ont effectivement subi des avortements spontanés ou d'autres urgences obstétriques - et tous ceux actuellement détenus sont pauvres.

À maintes reprises, ce sont toujours les pauvres qui, n'ayant pas accès à de solides conseils juridiques, sans liens familiaux, sans argent pour voyager à l'étranger, souffrent terriblement - toujours, toujours les pauvres.

Une jeune femme, que j'ai rencontrée en détention, a été récemment libérée suite à la commutation de sa peine d'emprisonnement de 30 ans. Cependant, elle n'a pas été déclarée innocente et n'a pas reçu de réparations depuis plus de 10 ans qu'elle a passé en prison. Et quand beaucoup dans le pays veulent augmenter la peine au-delà de 30 ans, à 50 ans, cela m'a fait comprendre à quel point nous, humains, pouvons être cruels, et le besoin incontestable de droits humains. Cela ne me dérange pas de dire aux membres du Conseil: tous ceux d'entre nous qui ont entendu le témoignage des jeunes femmes au centre de détention d'Ilopango ont pleuré, ouvertement, avec eux. El Salvador devrait mettre un terme à l'application de cette législation mal conçue et examiner immédiatement tous les cas où des femmes ont été détenues pour des infractions liées à l'avortement.

Il faut du courage pour défendre les droits des femmes - y compris les droits sexuels et reproductifs - dans de nombreuses régions du monde, au XXIe siècle. Dans les pays de toutes les régions, les femmes souffrent d'une législation de plus en plus régressive, de menaces contre les activistes et d'une obsession renouvelée pour contrôler leurs décisions. L'année dernière, un nouveau mouvement pour la justice s'est levé pour combattre les abus et l'exploitation sexuelle des femmes: le mouvement MeToo, expression de la solidarité et force de la dignité dont on a tant besoin, y compris dans les sociétés les plus riches. Partout où j'ai voyagé, j'ai eu le privilège de rencontrer des femmes qui défient les restrictions à leur liberté. Ces femmes résilientes et puissantes nous enseignent - m'ont, en effet, enseigné - que chaque individu peut aider à remodeler la société et le monde.

Je n'aime pas beaucoup l'expression «dire la vérité au pouvoir» car, en réalité, ce n'est pas le rang qui confère une valeur morale: le pouvoir est dans la vérité même.

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dimanche 4 mars 2018

Union interparlementaire: La part des femmes dans les parlements stagne en 2017

L'Union interparlementaire est la seule organisation mondiale composée de parlements nationaux. Elle compte actuellement 179 parlements membres

De prime à bord, la République démocratique du Congo est classée 129è à l'Union interparlementaire (UIP). Il faut préciser que le parlement congolais godillot et des applaudisseurs, est illégitime, sans mandat. La progression du nombre de femmes dans les parlements a ralenti depuis 2016, indique un rapport de l'Union interparlementaire (UIP) publié à Genève. Ces deux dernières années, leur nombre n'a augmenté que de 0,1 point de pourcentage par année.

"Les progrès accomplis en matière de participation des femmes à la vie politique sont en recul", a regretté devant la presse le secrétaire général de l'organisation Martin Chungong pour qui 2017 a été "dans l'ensemble, une année décevante". Les femmes représentent 23,4% des parlementaires dans le monde, contre 23,3% en 2016.

Avant 2016, des progrès "substantiels" avaient eu lieu, avec une augmentation de 6 points de pourcentage en dix ans, mais depuis la progression stagne. "C'est un défi majeur pour les institutions gouvernementales (...) Nous avons besoin d'actions plus robustes qui viennent également des décideurs politiques", selon M. Chungong qui a appelé à une plus large application des quotas.

Nombre record de candidates

Toutefois, 2017 a vu un nombre record de candidates aux élections parlementaires qui ont eu lieu cette année. Le taux d'élection des femmes a été plus élevé que l'année précédente: 27,1% contre 22,3% en 2016. Dans les pays où des quotas ont été utilisés, les femmes ont remporté plus de 30% des sièges. Les pourcentages les plus élevés ont été atteints au Sénégal (41,8%) et en Norvège (41,4%).

L'Europe a vécu une année "de paradoxe", avec "les avancées, mais aussi les reculs, de plus grande ampleur", a rapporté M. Chungong. En France, les femmes parlementaires détiennent aujourd'hui 38,6% des sièges à l'Assemblée national, contre 26,6% lors des élections précédente. En Islande, qui était proche de l'égalité, les femmes ont reculé au parlement avec 38,1% des sièges. La Suisse reste à la 35ème place du classement avec 32,5% de femmes au parlement. Les îles du Pacifique sont en queue de peloton.

Pour améliorer la présence des femmes dans les parlements, il faut qu'"elles puissent travailler sans crainte d'être harcelées", a dit M. Chungong qui a souligné que "le harcèlement et le sexisme entravent la participation des femmes à la vie politique". Il a d'ailleurs salué les efforts du parlement suisse dans ce domaine. Celui-ci a notamment mis en place une structure de conseils indépendante pour les victimes de harcèlements sexuels.

Lutter contre le sexisme ordinaire

Aux Nations Unies à Genève, l'année 2018 sera sous le signe de la lutte contre le "sexisme ordinaire", a souligné Corinne Momal-Vanian, directrice de la Division conférences de l'ONU. Le Secrétariat général de l'ONU a d'ailleurs fait de la lutte contre le harcèlement et les abus sexuels une priorité après une série de révélations ayant touchés des ONG et les Nations Unies.

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jeudi 1 mars 2018

Insultée de «grosse truie noire venue d'Afrique», Laetitia Avia, députée LREM porte plainte pour racisme

Laetitia Avia, députée LREM

Originaire du Togo, la députée LREM Laetitia Avia a fait savoir qu'elle déposerait plainte après avoir reçu une lettre anonyme contenant de violentes insultes racistes et des menaces de mort.

«28 février 2018. Aujourd’hui j’ai reçu une lettre d’un racisme inouï, ponctué d’une menace de mort. Je déposerai plainte», a tweeté la députée La République en marche (LREM) Laetitia Avia, joignant une photographie du courrier reçu.

«Ce n'est pas une grosse truie noire venue d'Afrique qui va se permettre de se mêler de la vie des Français. Votre passage dans les médias nous donne la nausée», peut-on lire dans la lettre anonyme. «Vous feriez mieux de vous mettre au travail chez le peuple retardé d'Afrique qui ne pense qu'à soutirer de l'argent à la France. L'Afrique avait des atouts mis en valeur par les colons que l'on a chassés pour retourner dans le néant de leur fainéantise», est-il encore écrit.

Menaçant, l'auteur poursuit : «L'Africain est à mi-chemin entre le singe et l'homme. Compte tes jours, on va s'occuper de toi.»

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