lundi 20 juillet 2020

RDC: Boketshu Wa Yambo, "Bokoto, Bokoto, Bokoto", chouchou de la diaspora par son engagement, mérite 100 mille fois le titre d'Héros national que Léon Lobitch Kengo, dinosaure et pillard !

RDC: Boketshu Wa Yambo, "Bokoto, Bokoto, Bokoto", chouchou de la diaspora par son engagement, mérite 100 mille fois le titre d'Héros national que Léon Lobitch Kengo, dinosaure et pillard !
Freddy Mulongo, Réveil FM International

freddy-mulongo-boketshupremier.jpg, juil. 2020
Fourmi ya Boende eleki Kengo na valeur ! La RDC a élevé un vieillard pillard de 85 ans, comme héros national. La honte pour tout un pays. Ceux qui se sont vraiment battus pour la Nation congolaise: Général Mamadou Ndala, Général Mbuza Mabe et autres n'ont jamais eu une médaille de la Nation. Le Congo est sous occupation, les occupants et leur ambassadeur d'occupation , Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba se jouent de notre peuple.
freddy Mulongo-Kengo Héros National 1.jpeg, juil. 2020
Cela fait plus de dix ans, que Réveil FM International suit et couvre sur les patriotes-résistants-combattants congolais de la diaspora.
Sans ambages, Boketshu Longombolo Boketshu Wayambo dépasse en esprit patriotique et amour du pays, Léon Lobitch Kengo, qui toute sa vie n'a vécu que sur le dos du peuple congolais. Son pain et même son slip, c'est le Congolais qui le lui paye ! Il n'a rien apporté au Congo. Bien au contraire, il a contribué à sa défense en enfer.
Certes, Boketshu Longombolo Boketshu Wayambo est un artiste musicien, qui dès qu'il a pris conscience que son pays est agressé et sous occupation est entré en résistance.
Chouchou de la diaspora congolaise, Boketshu Wayambo "Bokoto, Bokoto, Bokoto" est inégalable. Il s'est révélé avec les années être l'un des meilleurs mobilisateurs pour la cause du Congo.
Comme le régime d'Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba brade et distribue à tour de bras, le titre d'héros national...Boketshu Longombolo Boketshu Wayambo mérite 100 mille fois le titre d'héros national que le fameux apparatchik Léon Lobitch Kengo. En effet, le samedi 11 juillet, Léon Lobitch Kengo a été élevé au grade de Grand cordon des ordres héros nationaux Kabila-Lumumba.
Comment Léon Lobitch Kengo, sans parti politique, a-t-il été élu président du Sénat de la RDC, s'imposant face au candidat du parti majoritaire, Léonard She Okitundu, membre de l'AMP, le 11 mai 2007 ? A la présidentielle de 2011, Léon Lobitch Kengo, candidat de l’Union des Forces du changement (UFC) n'avait obtenu que 4,95% ! C'est pour dire la popularité de l'individu dans la société congolaise. Après son cuisant échec, Léon Lobitch Kengo est revenu au perchoir du Sénat, comme si de rien n'était jusqu'à l'élection présidentielle du 30 décembre 2018.
Léon Lobitch Kengo a t toujours jouer à l’équilibriste. On ne sait jamais s’il est avec ou contre le régime. Un pied dedans, un pied dehors : cette stratégie l’a maintenu au cœur du pouvoir pendant plus d’un demi-siècle, de Joseph Mobutu à Alias Kabila.
Premier Ministre à trois reprises ( 1981-1986, 1988-1990, 1994-1997) durant le régime Mobutu, Léon Kengo wa Dondo a été un véritable dignitaire de la Deuxième République où il a exercé beaucoup d’autres fonctions, même en dehors du gouvernement.
juste avant de fuir l'arrivée des Kadogos en 1987, Léon Lobitch Kengo, ancien Premier ministre de Mobutu, a vendu à l’Etat Zaïrois, par le canal de la Banque centrale et sans aucune expertise, sa villa inachevée de Binza Méteo pour une bagatelle de 5 millions de dollars. Or, selon des experts, cette villa ne vaut même pas 200 mille dollars. Qui a oublié, que c'est Léon Lobitch Kengo qui a bradé le Domaine agricole industriel et présidentiel de la N’sele (DAIPN) ?
A cause des politiques de rigueur de Léon Lobitch Kengo, alors que le pays n’était pas en guerre comme aujourd’hui, la population Zaïro-Congolaise vivait déjà dans une misère indescriptible. Pillard patenté, Léon Lobitch Kengo a saigné les richesses du pays, les entreprises publiques et le patrimoine national.
Boketshu Longombolo Boketshu Wayambo aime son pays la République démocratique du Congo. Léon Lobitch Kengo n'est qu'un profiteur et une sangsue.
L'heure n'est plus aux analyses politiques mais à des actions. Les occupants continuent d'imposer leur agenda. Au peuple congolais de valoriser le leur. Boketshu Longombolo Boketshu Wayambo est plus valeureux et méritant que Kengo. A la libération, il faudra annuler cette élévation. Kengo n'est pas un exemple pour les Congolais.

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samedi 18 juillet 2020

ONU: Antonio Guterres, son discours prophétique, humaniste et compassionnel pour l'Afrique à l'occasion du Mandela Day 2020 !

ONU: Antonio Guterres, son discours prophétique, humaniste et compassionnel pour l'Afrique à l'occasion du Mandela Day 2020 !
Freddy Mulongo, Réveil FM International
Freddy Mulongo-Antonio Guterres K.jpg, juil. 2020

C'est un discours engagé, sans gants, un langage de soie diplomatique mêlé à celui d'un citoyen du monde dont le regard est tourné vers l'horizon, sans ignorer le passé ni le présent. Un discours prophétique, foncièrement humaniste contre les inégalités qui s'accroissent et compassionnel et solidaire pour l'Afrique qu'a délivré virtuellement, Antonio Guterres, le Secrétaire Général de l'ONU à l'occasion du 8è Mandela Day à New-York.
Le monde commémore l'anniversaire de l'ancien président Nelson Mandela le 18 juillet de chaque année, lorsque l'humanité est appelée à tendre la main à ceux qui ont moins de chance et qui ont besoin d'aide. Le monde combat le coronavirus-Covid 19 mortel. Plus de 13,7 millions de cas de coronavirus ont été confirmés dans le monde avec plus de 7,6 millions de guérisons et près de 600 000 décès signalés.
L'Afrique n'a pas un seul membre dans le Conseil de Sécurité de l'ONU, les Institutions de Bretton Woods impose au continent des restructurations qui affaissent des pays... En ce jour de Mandela Day, faut-il rappeler de madiba fut une voix forte sur le continent. Après 27 ans de prison, élu Président de la République Sud-Africaine, il n'a fait qu'un seul mandat...Certains chefs d'Etat qu'il avait trouvé en poste sont encore là. On a beau plaidé pour la cause africaine, sans respect des droits de l'homme et démocratie, l'Afrique continuera à faire du surplace. Sur les 54 pays "indépendants et membres de l'ONU, la majorité peine malgré les ressources humaines et minières à sortir des inégalités. démocratiques. Mandela avait consacré sa vie à lutter pour les droits de l'homme et il croyait que chacun a le potentiel de faire une différence dans ses communautés pour que le monde soit un meilleur endroit. En novembre 2009, l'Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) déclaré 18 juillet comme Journée internationale Nelson Mandela en reconnaissance de sa contribution à la liberté, la justice et la démocratie.
CONFÉRENCE NELSON MANDELA :
« LUTTER CONTRE LA PANDÉMIE D’INÉGALITÉS : UN NOUVEAU CONTRAT SOCIAL POUR UNE NOUVELLE ÈRE »
New York, le 18 juillet 2020

Excellences, chers invités, chers amis,

J’ai le privilège de me joindre à vous pour rendre hommage à Nelson Mandela, leader extraordinaire, ardent défenseur de grandes causes et personnalité incarnant un idéal pour le monde entier.

Je remercie la Fondation Nelson Mandela de cette occasion qui m’est donnée et salue l’action qu’elle mène pour que la vision que Nelson Mandela avait du monde ne se perde pas. Et j’adresse mes condoléances les plus sincères à la famille Mandela ainsi qu’au Gouvernement et au peuple sud-africains à l’occasion du décès de l’ambassadrice Zindzi Mandela, qui nous a quittés bien trop jeune en début de semaine. Qu’elle repose en paix.

J’ai eu la chance de rencontrer Nelson Mandela à plusieurs reprises. Je n’oublierai jamais sa sagesse, sa détermination et sa compassion, qui transparaissaient dans tout ce qu’il disait et faisait.

En août dernier, j’ai visité la cellule de Madiba à Robben Island. Je suis resté là, debout, à regarder à travers les barreaux. J’ai ressenti beaucoup d’humilité en pensant à l’exceptionnelle force mentale et à l’immense courage qui l’animaient. Nelson Mandela a passé 27 ans en prison, dont 18 à Robben Island. Mais il n’a jamais laissé cette épreuve le définir – ni lui ni sa vie.

Nelson Mandela ne s’est pas abaissé au niveau de ses geôliers. Sa noblesse d’âme lui a permis de libérer des millions de Sud-Africains ; il est devenu une source d’inspiration dans le monde et une icône moderne.

Il a consacré sa vie à combattre les inégalités, lesquelles ont atteint des proportions critiques dans le monde au cours des dernières décennies et constituent une menace croissante pour notre avenir.

Aujourd’hui, à l’occasion de l’anniversaire de Madiba, je parlerai de ce que nous pouvons faire pour lutter contre les inégalités, qui prennent diverses formes et dont les différentes strates se renforcent mutuellement, avant qu’elles ne détruisent nos économies et nos sociétés.

Chers amis,

La pandémie du COVID-19 a braqué les projecteurs sur cette injustice.

Le monde est en crise. Les économies sont en chute libre.

Nous avons été mis à genoux – par un virus microscopique.

La pandémie a mis en évidence la fragilité de notre monde.

Elle a mis à nu les risques sur lesquels nous avons fermé les yeux pendant des décennies: systèmes de santé inadéquats; protection sociale insuffisante; inégalités structurelles; dégradation de l’environnement; crise climatique.

En quelques mois, des régions entières qui faisaient des progrès dans l’élimination de la pauvreté et la réduction des inégalités ont connu un recul de plusieurs années.

Ce sont les plus vulnérables qui sont les plus exposés au virus : les personnes vivant dans la pauvreté, les personnes âgées, les personnes handicapées et les personnes souffrant de maladies préexistantes.

Les travailleurs et travailleuses sanitaires sont en première ligne : plus de 4 000 d’entre eux ont été contaminés rien qu’en Afrique du Sud. Je leur rend hommage.

Dans certains pays, les inégalités en matière de santé sont amplifiées: des hôpitaux privés, mais aussi des entreprises et même des particuliers, stockent de précieux équipements dont tout le monde a un besoin urgent. Un exemple tragique d’inégalité.

Les retombées économiques de la pandémie touchent celles et ceux qui travaillent dans l’économie informelle; les petites et moyennes entreprises; les personnes qui prennent soin des autres, ces personnes étant principalement des femmes.

Nous sommes face à la plus grave récession mondiale depuis la Seconde Guerre mondiale et à la chute des revenus la plus vertigineuse depuis 1870.

Elles pourraient plonger cent millions de personnes de plus dans l’extrême pauvreté. Nous pourrions être témoins de famines sans précédent.

La pandémie de COVID-19 a été comparée à une radiographie qui révélerait des fractures dans le fragile squelette des sociétés que nous avons construites.

Elle fait ressortir les aberrations et les contre-vérités que l’on entend partout:

Le mensonge selon lequel le libre-échange peut permettre de fournir des soins de santé à toutes et à tous;

La fiction selon laquelle le travail non rémunéré qui consiste à apporter des soins à autrui n’est pas un travail;

L’illusion de croire que nous vivons dans un monde post-raciste;

Le mythe selon lequel nous sommes tous dans le même bateau.

Car si nous naviguons tous dans les mêmes eaux, il est clair que certains sont dans des méga-yachts tandis que d’autres s’accrochent aux débris qui dérivent.

Chers amis,

Les inégalités définissent notre époque.

Plus de 70 % de la population mondiale est aux prises avec des inégalités croissantes en matière de revenus et de richesses. Les 26 personnes les plus riches du monde détiennent autant de richesses que la moitié de la population mondiale.

Mais les inégalités ne se mesurent pas qu’à l’aune du revenu, du salaire et de la richesse. Dans la vie, les chances se déclinent en fonction du genre, de la famille, de l’origine ethnique, de la race, du handicap ou de l’absence de handicap, et de bien d’autres facteurs.

Il existe de multiples inégalités croisées, des inégalités qui se renforcent mutuellement génération après génération. La vie et les attentes de millions de personnes sont en grande partie déterminées par leur situation à la naissance.

Ainsi les inégalités vont-elles à l’encontre du développement humain – pour chacun et chacune d’entre nous. Nous en subissons toutes et tous les conséquences.

Des niveaux élevés d’inégalité sont associés à l’instabilité économique, à la corruption, aux crises financières, à la hausse de la criminalité et à une mauvaise santé physique et mentale.

Les discriminations, les violences et l’absence d’accès à la justice sont caractéristiques des inégalités que subissent beaucoup de personnes, en particulier les autochtones, les migrants, les réfugiés et les personnes appartenant à des minorités quelles qu’elles soient. Ces inégalités constituent une atteinte directe aux droits humains.

La lutte contre les inégalités a donc été, de tout temps, un moteur de la justice sociale, des droits du travail et de l’égalité femmes-hommes.

La vision des Nations Unies – qui est aussi une promesse – est que l’alimentation, les soins de santé, l’eau et l’assainissement, l’éducation, le travail décent et la sécurité sociale ne sont pas des marchandises à vendre à celles et à ceux qui peuvent se les offrir, mais des droits humains fondamentaux auxquels nous avons tous droit.

Nous nous employons à réduire les inégalités, chaque jour, partout.

Cette vision est aussi importante aujourd’hui qu’elle l’était il y a 75 ans.

Elle est au cœur du Programme de développement durable à l’horizon 2030, le plan d’action dont nous nous sommes dotés d’un commun accord pour bâtir un monde de paix et de prospérité sur une planète saine, vision qui s’est traduite dans l’objectif de développement durable no 10 (Réduire les inégalités dans les pays et d’un pays à l’autre).

Chers amis,

Même avant la pandémie du COVID-19, dans le monde entier, beaucoup étaient conscients que les inégalités compromettaient leurs chances et leurs perspectives d’avenir.

Ils voyaient un monde déséquilibré.

Ils se sentaient laissés de côté.

Ils voyaient les politiques économiques canaliser les ressources vers le haut, vers quelques privilégiés.

Sur tous les continents, des millions de personnes sont descendues dans la rue pour faire entendre leur voix.

Elles avaient en commun de subir de profondes inégalités qui ne cessaient de s’aggraver.

La colère qui a alimenté les deux mouvements sociaux que nous avons connus récemment est le signe d’une désillusion totale à l’égard du statu quo.

Partout dans le monde, des femmes ont dénoncé l’un des exemples les plus flagrants d’inégalité entre les sexes, pour que cela cesse: la violence exercée par des hommes puissants contre des femmes qui essaient simplement de faire leur travail.

Le mouvement contre le racisme, déclenché par le meurtre de George Floyd, s’est répandu dans le monde entier depuis les États-Unis, autre signe que les gens en ont assez.

Assez des inégalités et des discriminations : assez que les gens soient traités comme des criminels en fonction de leur couleur de peau;

Assez du racisme structurel et de l’injustice systémique qui privent les gens de leurs droits humains fondamentaux.

Ces mouvements mettent en évidence deux des sources historiques d’inégalité dans notre monde : le colonialisme et le patriarcat.

Le monde du Nord, et plus précisément mon propre continent, l’Europe, a imposé un régime colonial à une grande partie du monde du Sud pendant des siècles, par la violence et la coercition.

Le colonialisme a créé de profondes inégalités dans les pays et entre eux, y compris les fléaux de la traite transatlantique des esclaves et du régime d’apartheid ici en Afrique du Sud.

Après la Seconde Guerre mondiale, un nouveau consensus mondial autour de l’égalité et de la dignité humaine a donné naissance à l’Organisation des Nations Unies.

Une vague de décolonisation a balayé le monde.

Mais ne nous leurrons pas.

L’héritage du colonialisme se manifeste encore.

Il se manifeste dans l’injustice économique et sociale, dans la multiplication des crimes de haine et dans l’intensification de la xénophobie ; dans la persistance du racisme institutionnalisé et de la suprématie blanche.

Il se manifeste dans le système commercial mondial. Les économies ayant été colonisées risquent davantage de s’enfermer dans la production de matières premières et de biens à faible technicité – une nouvelle forme de colonialisme.

Et il se manifeste dans les rapports de force qui existent dans le monde.

L’Afrique a été doublement victime. Premièrement, elle a été la cible du projet colonial. Deuxièmement, les pays d’Afrique sont sous-représentés dans les institutions internationales qui ont vu le jour après la Seconde Guerre mondiale, avant que la plupart d’entre eux n’aient obtenu leur indépendance.

Les nations sorties victorieuses il y a 70 ans refusent d’envisager les réformes qui sont nécessaires à la modification des rapports de force dans les institutions internationales. La composition et les droits de vote au sein du Conseil de sécurité de l’ONU et des conseils d’administration du système de Bretton Woods en sont un exemple.

Les inégalités commencent au sommet : dans les institutions mondiales. La lutte contre les inégalités doit commencer par la réforme de ces institutions.

Et n’oublions pas une autre grande source d’inégalité dans notre monde : des milliers d’années de patriarcat.

Nous vivons dans un monde dominé par les hommes où la culture l’est également.

Partout, les femmes sont plus mal loties que les hommes, simplement parce que ce sont des femmes. Les inégalités et les discriminations sont la norme. La violence à l’égard des femmes, y compris le féminicide, atteint des niveaux épidémiques.

Dans le monde entier, les femmes sont toujours exclues des hautes fonctions dans les gouvernements et les conseils d’administration des entreprises. Moins d’un dirigeant mondial sur 10 est une femme.

Les inégalités de genre nuisent à toutes et à tous car elles nous empêchent de bénéficier de l’intelligence et de l’expérience de l’ensemble de l’humanité.

C’est pourquoi, en tant que fier féministe, j’ai fait de l’égalité femmes-hommes une priorité absolue, et la parité des sexes est maintenant une réalité dans les postes de haut rang à l’ONU. J’invite instamment tous les dirigeants, quels qu’ils soient, à faire de même.

Et j’ai le plaisir d’annoncer que notre nouveau champion mondial dans le cadre de l’Initiative Spotlight lancée par l’ONU est le Sud-Africain Siya Kolisi, qui s’efforce de mobiliser d’autres hommes dans la lutte contre le fléau mondial de la violence à l’égard des femmes et des filles.

Chers amis,

Les dernières décennies ont créé de nouvelles tensions et de nouvelles tendances sont apparues.

La mondialisation et l’évolution technologique ont permis d’énormes avancées en matière de revenus et de prospérité.

Plus d’un milliard de personnes sont sorties de l’extrême pauvreté.

Mais l’essor du commerce et les progrès technologiques ont également contribué à un changement radical sans précédent dans la répartition des revenus.

Entre 1980 et 2016, les 1 % les plus riches de la planète ont accaparé 27 % de la croissance cumulée de revenus dans le monde.

Les travailleurs peu qualifiés sont confrontés au déferlement des nouvelles technologies, à l’automatisation, à la délocalisation de la production et à la disparition des syndicats.

Les avantages fiscaux et l’évasion et la fraude fiscales restent très répandus. Les taux de l’impôt sur les sociétés ont chuté.

Et cela a entraîné une diminution des ressources à investir dans les services qui peuvent permettre de réduire les inégalités : protection sociale, éducation et soins de santé.

La nouvelle génération d’inégalités va au-delà des revenus et des richesses, puisqu’elle touche aux connaissances et aux compétences qui sont nécessaires pour réussir dans le monde d’aujourd’hui.

Les profondes disparités commencent avant la naissance ; elles définissent des vies et sont la cause de décès précoces.

Dans les pays à très haut niveau de développement humain, plus de 50 % des jeunes de 20 ans font des études supérieures. Dans les pays à faible niveau de développement humain, ce chiffre est de 3 %.

Plus choquant encore: quelque 17 % des enfants nés il y a 20 ans dans des pays à faible développement humain sont déjà morts.

Chers amis,

Si l’on se tourne vers l’avenir, deux phénomènes de grande ampleur vont façonner le XXIe siècle : la crise climatique et la transformation numérique. Deux phénomènes qui pourraient creuser encore les inégalités.

Ce qui se produit aujourd’hui dans les centres technologiques et les pôles d’innovation est parfois très préoccupant.

Non seulement l’industrie technologique, fortement dominée par les hommes, est-elle privée de la moitié du savoir-faire et des perspectives de la planète, mais elle utilise aussi des algorithmes qui pourraient renforcer la discrimination sexuelle et raciale.

La fracture numérique renforce les clivages sociaux et économiques, allant de l’illettrisme aux soins de santé, des zones urbaines aux zones rurales, de la maternelle à l’université.

En 2019, environ 87 % des personnes utilisaient Internet dans les pays développés, contre seulement 19 % dans les pays les moins avancés.

Nous risquons de nous retrouver dans un monde à deux vitesses.

Dans le même temps, d’ici à 2050, les changements climatiques, qui iront en s’accélérant, toucheront des millions de personnes de diverses manières : malnutrition, paludisme et autres maladies, migrations et phénomènes météorologiques extrêmes.


Cela représente une grave menace pour l’égalité et la justice entre les générations. Aujourd’hui, les jeunes qui manifestent contre les changements climatiques sont en première ligne de la lutte contre les inégalités.

Les pays les plus touchés par les perturbations climatiques sont ceux qui ont le moins contribué au réchauffement de la planète.

L’économie verte sera une nouvelle source de prospérité et d’emploi. Mais certaines personnes vont perdre leur emploi, en particulier dans les régions désindustrialisées de la planète.

C’est pourquoi nous appelons non seulement à l’action climatique, mais aussi à la justice climatique.

Les dirigeants politiques doivent faire preuve d’ambition et les entreprises de hauteur de vue. Les citoyennes et citoyens du monde entier doivent se faire entendre.

Il existe une autre voie : c’est celle que nous devons prendre.

 Chers amis,

Les effets délétères dus aux niveaux d’inégalité actuels sont évidents.

On dit parfois que la marée montante de la croissance économique soulève tous les bateaux.

Mais, la réalité, c’est qu’une lame déferlante d’inégalités les engloutit tous.

La confiance dans les institutions et les dirigeants s’érode. Le taux de participation électorale a chuté de 10 % en moyenne à l’échelle mondiale depuis le début des années 1990.

Les personnes qui se sentent marginalisées sont plus facilement la proie d’arguments qui rejettent la faute de leurs malheurs sur l’autre, surtout si celui-ci est différent, par son apparence ou son comportement.

Mais le populisme, le nationalisme, l’extrémisme et la rhétorique du bouc émissaire ne font que créer de nouvelles inégalités et semer la division au sein des populations et entre elles, entre les pays, entre les groupes ethniques, entre les religions.

La pandémie du COVID-19 est une tragédie humaine. Mais elle représente également pour nous une occasion d’agir.

Une occasion de reconstruire un monde plus égalitaire et durable.

Les mesures prises pour faire face à la pandémie, et au mécontentement général qui l’a précédée, doivent reposer sur un nouveau contrat social et une nouvelle donne mondiale porteurs d’égalité des chances pour toutes et tous et de respect des droits et des libertés de chacune et chacun.

Ce n’est que de cette manière que nous pourrons atteindre les objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030, de l’Accord de Paris et du Programme d’action d’Addis-Abeba – des accords qui visent justement à corriger les failles mises au jour et exploitées par la pandémie.

Un nouveau contrat social au sein des sociétés pour que les jeunes vivent dans la dignité; pour que les femmes aient les mêmes perspectives et les mêmes chances que les hommes ; pour que les personnes malades, les groupes vulnérables et toutes les minorités soient protégés.

L’éducation et les technologies numériques doivent être deux puissants leviers et facteurs d’égalité.

« L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde ». Comme toujours, Nelson Mandela a été le premier à le dire.

L’égalité d’accès à l’éducation, dès la petite enfance et tout au long de la vie, doit être une priorité des gouvernements.

Grâce à la neuroscience, nous savons que l’éducation préscolaire change des vies et a des bienfaits immenses pour les collectivités et les sociétés.

C’est donc sans surprise que, dans un monde où les enfants les plus riches ont sept fois plus de chances de fréquenter un établissement préscolaire que les enfants les plus pauvres, les inégalités se reproduisent d’une génération à l’autre.

Si l’on veut assurer à toutes et à tous une éducation de qualité, il faut que les dépenses consacrées à l’éducation dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire soient multipliées au moins par deux d’ici à 2030, de sorte qu’elles atteignent 3 billions de dollars par an.

En l’espace d’une génération, tous les enfants des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire pourraient avoir accès à une éducation de qualité à tous les niveaux.

C’est possible. Il ne tient qu’à nous de le décider.

Par ailleurs, dans un monde transformé par la technologie, il ne suffit plus d’apprendre des connaissances et des compétences. C’est pourquoi les gouvernements doivent investir en priorité dans l’aptitude à se servir des outils numériques et dans l’infrastructure numérique.

Il est essentiel d’apprendre à apprendre, à s’adapter et à acquérir de nouvelles compétences.

La révolution numérique et l’intelligence artificielle vont changer la nature du travail, ainsi que les relations entre travail, loisirs et autres activités, au-delà de ce que nous pouvons imaginer aujourd’hui.

Le Plan d’action de coopération numérique, lancé par l’ONU le mois dernier, met en avant la vision d’un avenir numérique durable et inclusif en donnant accès à Internet, d’ici à 2030, aux quatre milliards de personnes qui en sont encore privées.

L’ONU a également lancé « Giga », un ambitieux projet visant à connecter toutes les écoles du monde à Internet.

La technologie peut accélérer le relèvement après le COVID-19 et la réalisation des objectifs de développement durable.

Chers amis,

Le manque de confiance qui ne cesse de croître entre les populations, les institutions et les dirigeants nous menace toutes et tous.

Les gens veulent des systèmes sociaux et économiques au service de toutes et de tous. Ils veulent que les droits humains et les libertés fondamentales soient respectés. Ils veulent avoir leur mot à dire dans les décisions qui les concernent.

Le nouveau contrat social entre gouvernements, particuliers, société civile, entreprises et autres acteurs doit porter sur l’emploi, le développement durable et la protection sociale et être fondé sur l’égalité des droits et des chances pour toutes et tous.

Les politiques du marché du travail, alliées à un dialogue constructif entre employeurs et représentants syndicaux, peuvent servir à améliorer les rémunérations et les conditions de travail.

Les représentants du monde du travail ont également un rôle crucial à jouer s’agissant des enjeux que la technologie et la transformation structurelle présentent pour les emplois – notamment la transition vers une économie verte.

Les mouvements de travailleurs et de travailleuses peuvent se targuer d’une longue expérience du combat contre les inégalités et pour les droits et la dignité de toutes et de tous.

Il est essentiel d’étendre progressivement la protection sociale au secteur non structuré de l’économie.

Un monde en mutation rend nécessaire une nouvelle génération de politiques de protection sociale instaurant de nouveaux filets de sécurité sociale, dont la couverture sanitaire universelle et la perspective d’un revenu minimum universel.

Il est indispensable d’établir des seuils minimaux de protection sociale et d’inverser la tendance au sous-investissement dans les services publics essentiels, notamment l’éducation, les soins de santé et l’accès à Internet.

Mais cela ne suffira pas à éliminer les inégalités qui sont enracinées dans nos sociétés.

Des programmes d’action positive et des politiques ciblées sont nécessaires pour venir à bout des inégalités historiques fondées sur le genre, la race ou l’appartenance ethnique, qui ont été renforcées par les normes sociales, et réparer ces inégalités.

Les politiques fiscales ont également un rôle à jouer dans le nouveau contrat social. Chacun et chacune – particuliers et sociétés – doit contribuer à la hauteur de ses moyens.

Dans certains pays, il est possible d’instituer un impôt sur les profits énormes que les personnes les plus riches et les plus influentes tirent de l’État, aux dépens de leurs concitoyennes et concitoyens.

Les gouvernements devraient également transférer la charge fiscale aujourd’hui imposée à la masse salariale pour qu’elle vise plutôt les émissions de carbone.

Imposer les émissions de carbone plutôt que les personnes permettra d’accroître la production et l’emploi, tout en réduisant la pollution de l’air.

Nous devons enrayer le cercle vicieux de la corruption, à la fois source et corollaire des inégalités. Du fait de la corruption, les fonds disponibles pour la protection sociale diminuent et sont gaspillés ; les normes sociales et la primauté du droit sont fragilisées.

La lutte contre la corruption passe par le respect du principe de responsabilité, dont le meilleur garant est une société civile dynamique, et notamment une presse libre et indépendante et des plateformes de médias sociaux responsables favorisant un débat serein.

Chers amis,

Regardons la réalité en face. Le système politique et économique mondial ne permet pas de répondre aux attentes qui concernent les biens publics mondiaux fondamentaux : santé publique, action climatique, développement durable, paix.

La pandémie du COVID-19 a mis en lumière le décalage tragique qui existe entre l’intérêt personnel et l’intérêt commun, ainsi que d’importantes failles dans les structures de gouvernance et les cadres éthiques.

Pour les corriger, et pour rendre le nouveau contrat social possible, nous avons besoin d’une nouvelle donne mondiale, qui permette une plus large distribution et une répartition plus équitable du pouvoir, des richesses et des chances au niveau international.

Le nouveau modèle de gouvernance mondiale doit reposer sur la participation pleine et inclusive, sur un pied d’égalité, aux institutions internationales.

À défaut, nous verrons les inégalités se creuser et le manque de solidarité s’aggraver, à l’image de ce que nous voyons aujourd’hui du fait de la fragmentation de l’action menée à l’échelle internationale contre la pandémie du COVID-19.

Les pays développés se soucient au plus haut point de leur propre survie face à la pandémie. Mais ils n’ont pas apporté aux pays en développement l’appui nécessaire pour traverser cette période dangereuse.

Le meilleur moyen de changer cet état de fait est d’avoir une nouvelle donne mondiale, reposant sur une mondialisation équitable, sur le respect des droits et de la dignité de tous les êtres humains, sur l’harmonie avec la nature, sur la prise en compte des droits des générations futures et sur l’idée que le succès se mesure à l’aune de considérations humaines plutôt qu’économiques.

Il ressort clairement de la consultation mondiale engagée à l’occasion du soixante-quinzième anniversaire de l’ONU que les gens veulent un système de gouvernance mondiale qui tienne ses promesses à leur égard.

Les pays en développement doivent être davantage entendus lors de la prise de décisions au niveau mondial.

Nous devons également instaurer un système commercial multilatéral plus inclusif et mieux équilibré qui permette aux pays en développement de gravir les échelons des chaînes de valeur mondiale.

Il faut prévenir les flux financiers illicites, le blanchiment d’argent et la fraude fiscale. Nous devons parvenir à un consensus mondial en vue de mettre fin aux paradis fiscaux.

Nous devons travailler main dans la main pour intégrer les principes du développement durable à la prise de décisions financières. Les flux financiers doivent être redirigés de l’économie brune et de l’économie souterraine vers l’économie verte, durable et équitable et les marchés financiers doivent être des partenaires à part entière à cet égard.

Il faut créer une marge de manœuvre budgétaire afin de rediriger les investissements dans cette direction en réformant l’architecture de la dette et en rendant le crédit à un coût abordable plus accessible.

Chers amis,

Nelson Mandela a dit que l’un des défis de notre époque était de réintroduire dans les consciences le sentiment de solidarité entre les hommes, la nécessité d’être au monde par l’autre, grâce à lui et pour lui.


La pandémie du COVID-19 a fait ressortir plus que jamais l’importance et la force de ce message.

Nous sommes liés les uns aux autres.

Seule la solidarité nous permettra de tenir.

Aujourd’hui, dans les manifestations pour l’égalité raciale... dans les campagnes contre les discours de haine... dans la lutte des populations pour leurs droits et ceux des générations futures... nous voyons les prémisses d’un nouveau mouvement.

D’un mouvement qui rejette les inégalités et les clivages et qui unit la jeunesse, la société civile, le secteur privé, les villes, les régions et tant d’autres autour de politiques propices à la paix, à notre planète, à la justice et aux droits humains pour toutes et tous. Un mouvement qui fait déjà évoluer les choses.

Il est temps pour les dirigeants mondiaux de décider:

Succomberons-nous au chaos, aux divisions et aux inégalités?

Ou redresserons-nous les torts du passé et avancerons-nous ensemble, pour le bien de toutes et de tous?

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RDC: Ronsard Malonda, le faussaire de la CENI exfiltré du Congo à bord de Mabundi Airways pour la Belgique par Angwalima Tshilombo Tshintu Tshifueba !

RDC: Ronsard Malonda, le faussaire de la CENI exfiltré du Congo à bord de Mabundi Airways pour la Belgique par Angwalima Tshilombo Tshintu Tshifueba !
Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Malonda fraudeur 2.jpg, juil. 2020
Où est Ronsard Malonda, le fameux faussaire de la CENI ? Nos fins limiers l'ont retrouvé en Belgique. Il a été exfiltré du Congo à bord de Mabundi Airways, par Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba lors de son dernier séjour privé controversé en plein Etat d'urgence sanitaire. Tshilombo était arrivé à Bruxelles, le dimanche 5 juillet , avec à ses côtés Ronsard Malonda.
Angwalima Tshilombo a rendu l'ascenseur au faussaire de la CENI, qui était allé à la Cour Constitutionnelle défendre le hold-up électoral fruit d'un deal satanique Alias Kabila- Tshilombo.
Il paraît que Ronsard Malonda aurait peur d'être assassiné par l'orgre de kingakati. Angwalima Tshilombo lui a trouvé un boulot au nom du gouvernement. Ronsard Malonda à l'ambassade la RDC à Bruxelles après ses bévues à la CENI ?
Si Ronsard Malonda est à Kinshasa, qu'il se montre !

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vendredi 17 juillet 2020

LE CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME ACHÈVE SA 44EME SESSION EN ADOPTANT QUATRE RÉSOLUTIONS DONT TROIS PAR VOTE

LE CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME ACHÈVE SA 44EME SESSION EN ADOPTANT QUATRE RÉSOLUTIONS DONT TROIS PAR VOTE


Freddy Mulongo-Conseil des droits de l'homme 1610.jpg, juil. 2020

 

 

Est notamment adopté un texte sur la protection de tous les droits de l’homme dans le contexte des manifestations pacifiques 

 

La Commission d’enquête sur la Syrie est priée d’établir un rapport sur l’emprisonnement et la détention arbitraires en Syrie

 

 

 

Le Conseil des droits de l’homme a clos cet après-midi les travaux de sa quarante-quatrième session en adoptant quatre résolutions.  Trois de ces textes ont fait l’objet d’un vote : il s’agit de ceux portant sur la Syrie, sur la protection des droits de l’homme dans le contexte des manifestations pacifiques et sur la contribution du respect de tous les droits de l’homme à la réalisation de la Charte des Nations Unies.  Le Conseil a également approuvé la nomination de quatre nouveaux titulaires de mandat et adopté le projet de rapport de session ad referendum.

 

Aux termes de sa résolution sur la situation des droits de l’homme en République arabe syrienne, le Conseil a prié la Commission d’enquête internationale indépendante sur la République arabe syrienne d’établir un rapport sur l’emprisonnement et la détention arbitraires en Syrie.  Il déplore en outre l’offensive militaire qui a débuté dans la province d’Idlib en décembre 2019 et qui a fait un grand nombre de blessés et de morts.  Le Conseil enjoint aux autorités syriennes et à leurs alliés étatiques et non étatiques de faciliter l’accès complet, immédiat, sans restriction et en toute sécurité de l’aide humanitaire.

 

Dans une autre résolution, le Conseil a prié le Rapporteur spécial sur les droits à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d’association de préparer un rapport consacré à la protection des droits de l’homme dans le contexte des manifestations pacifiques en situation de crise et de le lui présenter à sa cinquantième session [en juin 2022].  Il a également décidé d’organiser, à sa quarante-huitième session [en septembre 2021], une réunion-débat sur la promotion et la protection des droits de l’homme dans le contexte des manifestations pacifiques, axé sur les succès et sur les défis contemporains. 

 

Par cette résolution, le Conseil appelle en outre les États à s'abstenir de toute restriction indue aux solutions techniques visant à sécuriser et à protéger la confidentialité des communications numériques, y compris les mesures de cryptage, de pseudonymisation et d'anonymat en ligne.  Il se déclare par ailleurs profondément préoccupé par les cas dans lesquels des manifestations pacifiques se sont heurtées à la répression, notamment l’usage illégal de la force par les forces de l’ordre, l’utilisation abusive d’armes moins mortelles, des arrestations et des détentions arbitraires et des agressions visant des manifestants, des passants, des défenseurs des droits de l’homme et des journalistes.  Avant d’adopter ce texte, le Conseil a rejeté trois propositions d’amendement. 

 

Le Conseil a d’autre part prié le Haut-Commissariat d’établir un rapport sur la contribution du respect de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales, qui sont universels, indivisibles, interdépendants et indissociables et qui se renforcent mutuellement, à la réalisation des buts et à l’application des principes de la Charte des Nations Unies.

 

Enfin, le Conseil a décidé que le Forum social se réunirait pendant deux jours ouvrables en 2021, à Genève et que cette réunion devrait être axée sur les bonnes pratiques, les exemples de réussite, les enseignements tirés et les difficultés rencontrées en matière de lutte contre la pandémie de COVID-19 et mettre particulièrement l’accent sur la coopération et la solidarité internationales.

 

Avant de clore sa session, le Conseil a approuvé la nomination des quatre nouveaux titulaires de mandat ci-après : M. Marcos A. Orellana (Chili), Rapporteur spécial sur les incidences sur les droits de l'homme de la gestion et de l'élimination écologiquement rationnelles des produits et déchets dangereux ; Mme Irene Khan (Bangladesh),  Rapporteuse spéciale sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression ; Mme Tlaleng Mofokeng (Afrique du Sud), Rapporteuse spéciale sur le droit de toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible ; et Mme Siobhán Mullally (Irlande), Rapporteuse spéciale sur la traite des personnes, en particulier des femmes et les enfants.

 

Dans une déclaration de clôture, la Présidente du Conseil des droits de l’homme, l’Ambassadrice Elisabeth Tichy-Fisslberger, de l’Autriche, a remercié les titulaires de mandat du travail qu’ils ont réalisé, pour cette session, dans les conditions techniques difficiles induites par la COVID-19.

 

 

La quarante-cinquième session ordinaire du Conseil des droits de l’homme doit se tenir du 14 septembre au 2 octobre 2020.

 

Les séances de la quarante-quatrième session du Conseil sont retransmises sur le site UN Web TV.

 

 

Promotion et protection de tous les droits de l’homme, civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, y compris le droit au développement

 

Par une résolution intitulée « Promotion et protection de tous les droits de l’homme dans le contexte des manifestations pacifiques » (A/HRC/44/L.11 amendé par oral), adoptée sans vote, le Conseil prie le Rapporteur spécial sur les droits à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d’association de préparer un rapport consacré à la protection des droits de l’homme dans le contexte des manifestations pacifiques en situation de crise, et de lui présenter ce rapport, avec ses recommandations, à sa cinquantième session [en juin 2022].  Le Conseil décide également d’organiser, à sa quarante-huitième session [en septembre 2021], une réunion-débat sur la promotion et la protection des droits de l’homme dans le contexte des manifestations pacifiques, axé sur les succès et sur les défis contemporains.

 

Par cette résolution, le Conseil appelle en outre les États à s'abstenir de toute restriction indue aux solutions techniques visant à sécuriser et à protéger la confidentialité des communications numériques, y compris les mesures de cryptage, de pseudonymisation et d'anonymat en ligne, étant donné que celles-ci peuvent être importantes pour garantir la jouissance des droits de l'homme, en particulier le droit à la vie privée, dans le contexte des réunions.

 

Dans cette résolution, le Conseil se déclare profondément préoccupé par les cas dans lesquels des manifestations pacifiques se sont heurtées à la répression, notamment l’usage illégal de la force par les forces de l’ordre, l’utilisation abusive d’armes moins mortelles, des arrestations et des détentions arbitraires, ainsi que des restrictions indues telles que coupures d’Internet et des agressions visant des manifestants, des passants, des défenseurs des droits de l’homme et des journalistes.  Il invite instamment les États à éviter de faire usage de la force pendant les manifestations pacifiques et à veiller, lorsque le recours à la force est absolument nécessaire, à ce que nul ne fasse l’objet d’un usage excessif ou indiscriminé de la force. 

 

Avant d’adopter cette résolution, le Conseil a rejeté trois propositions d’amendement (A/HRC/44/L.24 à L.26) au projet de texte original, dont l’une – visant le dispositif du texte – par laquelle il aurait invité les États « à veiller à ce que les organisateurs et les leaders de rassemblements pacifiques, y compris de manifestations pacifiques, soient conscients de leurs devoirs et responsabilités particuliers en ce qui concerne le bon déroulement des rassemblements ». 

 

La proposition d’amendement L.24 a été rejetée par 5 voix pour, 27 voix contre et 15 abstentions. 

 

La proposition d’amendement L.25 a été rejetée par 8 voix pour, 27 voix contre et 12 abstentions,

 

Enfin, la proposition d’amendement L.26 a été rejetée par 6 voix pour, 27 voix contre et 14 abstentions,

 

Situations relatives aux droits de l’homme qui requièrent l’attention du Conseil

 

Aux termes d’une résolution sur la situation des droits de l’homme en République arabe syrienne (A/HRC/44/L.10 amendé par oral), adoptée par 28 voix pour, 2 contre et 17 abstentions, le Conseil prie la Commission d’enquête internationale indépendante sur la République arabe syrienne d’établir un rapport sur l’emprisonnement et la détention arbitraires en République arabe syrienne et de le lui présenter à sa quarante-sixième session.

 

Par ce texte, le Conseil déplore en outre l’offensive militaire qui a débuté dans la province d’Idlib en décembre 2019 et qui a fait un grand nombre de blessés et de morts.  Il enjoint aux autorités syriennes et à leurs alliés étatiques et non étatiques de faciliter l’accès complet, immédiat, sans restriction et en toute sécurité de l’aide humanitaire, et regrette à cet égard la nouvelle réduction des points de passage approuvés pour l'aide humanitaire transfrontalière.  Il invite instamment les autorités syriennes à améliorer l'accès aux points de passage afin d'éviter de nouvelles souffrances inutiles et des pertes de vies humaines.

 

Les États suivants ont voté en faveur de la résolution (28) : Afghanistan, Allemagne, Argentine, Australie, Autriche, Bahamas, Brésil, Bulgarie, Chili, Danemark, Espagne, Fidji, Îles Marshall, Italie, Japon, Libye, Mexique, Pays-Bas, Pérou, Pologne, Qatar, République de Corée, République tchèque, Slovaquie, Somalie, Togo, Ukraine et Uruguay.

 

Les États suivants ont voté contre (2) : Érythrée et Venezuela.

Les États suivants se sont abstenus (17) : 
Angola, Arménie, Bahreïn, Bangladesh, Burkina Faso, Cameroun, Inde, Indonésie, Mauritanie, Namibie, Népal, Nigéria, Pakistan, Philippines, République démocratique du Congo, Sénégal et Soudan.

 

Organismes et mécanismes de protection des droits de l’homme

 

Le Conseil a adopté sans vote une résolution (A/HRC/44/L.16) par laquelle il a décidé que le Forum social se réunirait pendant deux jours ouvrables en 2021, à Genève et que cette réunion devrait être axée sur les bonnes pratiques, les exemples de réussite, les enseignements tirés et les difficultés rencontrées en matière de lutte contre la pandémie de COVID-19 et mettre particulièrement l’accent sur la coopération et la solidarité internationales.  Le Conseil invite le Forum social de 2021 à lui soumettre, à sa quarante-neuvième session [mars 2022], un rapport contenant ses conclusions et ses recommandations.

 

Suivi et application de la Déclaration et du Programme d’action de Vienne

 

Aux termes d’une autre résolution (A/HRC/44/L.17/Rev.1), adoptée avec 41 voix pour, aucune contre et 6 abstentions, le Conseil prie le Haut-Commissariat d’établir un rapport sur la contribution du respect de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales, qui sont universels, indivisibles, interdépendants et indissociables et qui se renforcent mutuellement, à la réalisation des buts et à l’application des principes de la Charte des Nations Unies, et de lui soumettre le rapport à sa quarante-huitième session.

 

Par cette résolution, le Conseil salue les efforts déployés par le Secrétaire général pour appeler l’attention sur les droits de l’homme en tant que dimension fondamentale des travaux de l’Organisation des Nations Unies.  Il réaffirme, à l’occasion du soixante-quinzième anniversaire de l’ONU, l’attachement du Conseil des droits de l’homme aux buts et aux principes énoncés dans la Charte et aux piliers que sont la paix et la sécurité, le développement et les droits de l’homme, sur lesquels repose l’Organisation et qui sont les fondements essentiels d’un monde plus pacifique, plus prospère et plus juste.  Le Conseil réaffirme aussi que tous les droits de l’homme et toutes les libertés fondamentales sont universels, indivisibles, interdépendants et indissociables et qu’ils se renforcent mutuellement.

 

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LE CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME ADOPTE SIX RESOLUTIONS DONT TROIS PAR VOTE !

LE CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME ADOPTE SIX RESOLUTIONS DONT TROIS PAR VOTE

 

 Freddy Mulongo-Conseil des droits de l'homme 151.jpg, juil. 2020

 

Alors qu’il doit clore cet après-midi les travaux de sa quarante-quatrième session, le Conseil des droits de l’homme a adopté ce matin six résolutions, dont trois – portant sur le Bélarus, sur le renforcement de la coopération internationale et sur la responsabilité de protéger – l’ont été à l’issue d’un vote. 

 

Le Conseil a ainsi décidé de proroger d’un an le mandat de la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme au Bélarus et a instamment prié les autorités bélarussiennes de garantir que l’élection présidentielle devant se tenir le 9 août soit libre, régulière et transparente.

 

A par ailleurs été prorogé pour une période de trois ans le mandat du Groupe de travail sur la question des droits de l’homme et des sociétés transnationales et autres entreprises, dans un texte où le Conseil a en outre décidé d’organiser à sa quarante-septième session [été 2021] une réunion-débat dont l’objectif sera de faire le point des progrès accomplis depuis l’approbation des Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme il y a dix ans et d’évoquer les mesures supplémentaires qui peuvent être envisagées afin d’en améliorer l’application future.  Dans cette résolution, le Conseil prie d’autre part la Haut-Commissaire d’organiser deux consultations pour étudier les problèmes rencontrés dans l’amélioration de l’accès aux recours des victimes de violations des droits de l’homme liées aux entreprises.

 

Le Conseil a en outre adopté une résolution dans laquelle il demande notamment aux États de réaliser le droit à la santé sexuelle et procréative.  Ont auparavant été rejetées à l’issue de votes distincts plusieurs propositions d’amendement à ce texte visant à en éliminer les mentions faites à « l’éducation sexuelle complète fondée sur des données factuelles », au « droit à l’autonomie corporelle », à « la planification familiale » et aux « informations et services en matière de santé sexuelle et procréative ».

 

Le Conseil a par ailleurs adopté par vote une résolution priant la Haute-Commissaire d’établir un nouveau rapport sur l’action du Haut-Commissariat concernant la mise en place et le renforcement de la coopération internationale dans le domaine des droits de l’homme.  Dans cette résolution, le Conseil demande que la coopération internationale soit renforcée en vue de vaincre la pandémie de COVID-19.

 

C’est également à l’issue d’un vote que le Conseil a décidé de convoquer, avant sa quarante-septième session [été 2021], une réunion-débat intersessions pour commémorer le quinzième anniversaire de la responsabilité de protéger les populations contre le génocide, les crimes de guerre, le nettoyage ethnique et les crimes contre l’humanité, telle que consacrée dans le Document final du Sommet mondial de 2005.

 

Le Conseil a par ailleurs décidé d’organiser, à sa quarante‑septième session, une table ronde de haut niveau sur l’action multisectorielle de prévention et de lutte contre les mutilations génitales féminines.

 

De nombreuses délégations se sont exprimées sur les textes adoptés ce matin.

 

 

Cet après-midi, à partir de 14 heures, le Conseil se prononcera sur les derniers projets de texte dont il reste saisi pour la présente session, avant de clore les travaux de cette quarante-quatrième session.

 

Les séances de la quarante-quatrième session du Conseil sont retransmises sur le site UN Web TV.

 

 

ADOPTION DE RESOLUTIONS

 

Promotion et protection de tous les droits de l’homme, civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, y compris le droit au développement

 

Aux termes d’une résolution (A/HRC/44/L.12, révisé oralement) adoptée par 32 voix pour, 1 contre et 14 abstentions, le Conseil a décidé  de convoquer, avant sa quarante-septième session [été 2021], pour commémorer le quinzième anniversaire de la responsabilité de protéger les populations contre le génocide, les crimes de guerre, le nettoyage ethnique et les crimes contre l’humanité, telle que consacrée dans le Document final du Sommet mondial de 2005, une réunion-débat intersessions portant sur l’échange des meilleures pratiques concernant le renforcement des politiques et stratégies nationales visant à mettre en œuvre cette responsabilité de protéger au moyen de mécanismes nationaux et par l’intermédiaire d’autres parties prenantes.

 

Les États suivants ont voté en faveur de la résolution (32) : Afghanistan, Allemagne, Argentine, Arménie, Australie, Autriche, Bahamas, Bangladesh, Brésil, Bulgarie, Chili, Danemark, Espagne, Fidji, Îles Marshall, Italie, Japon, Libye, Mexique, Pays-Bas, Nigéria, Pérou, Pologne, Qatar, République de Corée, République tchèque, Sénégal, Slovaquie, Somalie, Togo, Ukraine et Uruguay.

 

Les États suivants ont voté contre (1) : Venezuela.

Les États suivants se sont abstenus (14) : 
Angola, Bahreïn, Burkina Faso, Cameroun, Érythrée, Inde, Indonésie, Mauritanie, Namibie, Népal, Pakistan, Philippines, République démocratique du Congo et Soudan.

 

Aux termes d’une résolution intitulée  « Les entreprises et les droits de l’homme : activités du Groupe de travail sur la question des droits de l’homme et des sociétés transnationales et autres entreprises, et question du renforcement de la responsabilité et de l’accès aux recours » (A/HRC/44/L.14), adoptée par consensus, le Conseil a prorogé le mandat du Groupe de travail pour une période de trois ans.

 

Par la même résolution, le Conseil décide d’organiser à sa quarante-septième session une réunion-débat à laquelle participera le Groupe de travail et dont l’objectif sera de faire le point des progrès accomplis depuis l’approbation des Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme il y a dix ans et d’évoquer les mesures supplémentaires qui peuvent être envisagées afin d’en améliorer l’application future.  Il prie, d’autre part, la Haut-Commissaire aux droits de l’homme d’organiser deux consultations pour étudier les problèmes rencontrés dans l’amélioration de l’accès aux recours des victimes de violations des droits de l’homme liées aux entreprises, et en tirer des bonnes pratiques et des enseignements, et de lui présenter un rapport à ce sujet à sa cinquantième session.

 

Aux termes d’une autre résolution intitulée « Élimination des mutilations génitales féminines » (A/HRC/44/L.20), adoptée par consensus, le Conseil décide d’organiser, à sa quarante‑septième session, une table ronde de haut niveau sur l’action multisectorielle de prévention et de lutte contre les mutilations génitales féminines, [pour] mettre en commun les bonnes pratiques en ce qui concerne l’élaboration de dispositifs pour prévenir et éliminer ces mutilations, ainsi que les efforts pour assurer la viabilité des mesures prises en vue de mettre fin auxdites mutilations dans le contexte des pandémies et des chocs économiques mondiaux.  Il demande à la Haute-Commissaire d’établir un compte rendu de la table ronde et de le lui soumettre à sa cinquantième session.

 

Dans cette résolution, le Conseil demande notamment aux États d’adopter une approche globale, fondée sur les droits, tenant compte des questions de genre et multisectorielle de la prévention des mutilations génitales féminines et de la lutte contre cette pratique dans le contexte de la pandémie de COVID‑19.

 

Aux termes d’une résolution sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et des filles (A/HRC/44/L.21 révisé oralement), adoptée sans vote, le Conseil engage instamment les États à mettre en place des initiatives de sensibilisation à long terme sur des sujets tels que la prévention de la violence sexuelle, y compris la violence domestique, en garantissant l’accès de tous à une éducation sexuelle complète fondée sur des données factuelles.  Le Conseil demande aux États de réaliser le droit à la santé sexuelle et procréative en élaborant et appliquant des politiques qui garantissent l’accès de tous à des services de santé sexuelle et procréative et à une information et une éducation factuelles en la matière, y compris pour ce qui est de la planification familiale. 

 

Le Conseil demande aussi aux États d’adopter une approche fondée sur les droits de l’homme et tenant compte des questions de genre dans le cadre de leurs mesures de riposte à la pandémie de COVID-19 et d’accorder une attention particulière aux femmes et aux filles, notamment pour ce qui est de la protection contre la xénophobie, et la violence domestique ; et l’accès à d’autres services de première nécessité, y compris des informations et des services en matière de santé sexuelle et procréative.

 

Avant d’adopter le projet ci-dessus, le Conseil a rejeté, après des votes, plusieurs propositions d’amendement (A/HRC/44/L.30 à L.34) tendant – en particulier – à éliminer du projet les mentions de « l’éducation sexuelle complète fondée sur des données factuelles », du « droit à l’autonomie corporelle », de « la planification familiale » et des « informations et services en matière de santé sexuelle et procréative ».

 

La proposition d’amendement L.30, modifiant le huitième alinéa du préambule et le huitième paragraphe du dispositif du projet de résolution L.21 révisé oralement, a été rejetée par 27 voix contre, 8 pour et 11 abstentions.

 

La proposition d’amendement L.31, modifiant le paragraphe 4-e du dispositif, a été rejetée par 26 voix contre, 11 pour et 9 abstentions.

 

La proposition d’amendement L.32, modifiant le onzième alinéa du préambule, a été rejetée par 26 voix contre, 13 pour et 7 abstentions.

 

La proposition d’amendement L.33, modifiant le paragraphe 7 du dispositif, a été rejetée par voix 24 contre, 12 pour et 10 abstentions.

 

Enfin, la proposition d’amendement L.34, modifiant le paragraphe 9 du dispositif, a été rejetée par voix 28 contre, 11 pour et 7 abstentions.

 

Dans une autre résolution (A/HRC/44/L.22), adoptée par 30 voix pour, 15 contre et 2 abstentions, le Conseil prie la Haute-Commissaire d’établir un nouveau rapport sur l’action du Haut-Commissariat aux droits de l’homme concernant la mise en place et le renforcement de la coopération internationale dans le domaine des droits de l’homme, et d’y proposer d’éventuels moyens de réagir aux difficultés que posent la promotion et la protection des droits de l’homme, y compris le droit au développement, et de lui soumettre le rapport à sa quarante-septième session.

 

Dans cette résolution, le Conseil demande que la coopération internationale soit renforcée en vue de vaincre la pandémie de COVID-19, y compris par l’échange d’informations, de connaissances scientifiques et de bonnes pratiques, et par la mise en œuvre des directives [de] l’Organisation mondiale de la Santé.  Le Conseil invite par ailleurs les États ainsi que les titulaires de mandat au titre des procédures spéciales et les mécanismes compétents des Nations Unies chargés des droits de l’homme à rester sensibles au fait que la coopération, la compréhension mutuelle et le dialogue sont des moyens importants d’assurer la promotion et la protection de tous les droits de l’homme.

 

Les États suivants ont voté en faveur de la résolution (30) : Afghanistan, Angola, Argentine, Bahamas, Bahreïn, Bangladesh, Burkina Faso, Cameroun, Chili, Érythrée, Fidji, Îles Marshall, Inde, Indonésie, Libye, Mauritanie, Namibie, Népal, Nigéria, Pakistan, Pérou, Philippines, Qatar, République démocratique du Congo, Sénégal, Somalie, Soudan, Togo, Uruguay et Venezuela.

 

Les États suivants ont voté contre (15) : Allemagne, Arménie, Australie, Autriche, Bulgarie, Danemark, Espagne Italie, Japon, Pays-Bas, Pologne, République de Corée République tchèque, Slovaquie et Ukraine.

Les États suivants se sont abstenus (2) : Brésil et Mexique.

 

Situations relatives aux droits de l’homme qui requièrent l’attention du Conseil

 

Par autre résolution (A/HRC/44/L.9) adoptée par 22 voix pour, 5 contre et avec 20 abstentions, le Conseil a prorogé d’un an le mandat de la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme au Bélarus, et la prie de lui soumettre un rapport à sa quarante-septième session.  Le Conseil exhorte le Gouvernement bélarussien à coopérer pleinement avec la Rapporteuse spéciale, notamment en l’autorisant à se rendre en sa qualité officielle dans le pays.

 

Le Conseil prie instamment les autorités bélarussiennes de garantir que l’élection présidentielle devant se tenir le 9 août soit libre, régulière et transparente.  Il déplore par ailleurs la faible réactivité du Gouvernement bélarussien lorsque des militants politiques et des défenseurs des droits sociaux sont arrêtés et détenus de façon arbitraire ainsi que la réticence des procureurs à enquêter sur les affaires de torture et de traitements cruels, inhumains et dégradants.  Le Conseil encourage vivement le Gouvernement bélarussien à mettre en place une institution nationale des droits de l’homme qui soit conforme aux Principes concernant le statut des institutions nationales pour la promotion et la protection des droits de l’homme (Principes de Paris).

 

Les États suivants ont voté en faveur de la résolution (22) : Allemagne, Argentine, Australie, Autriche, Brésil, Bulgarie, Chili, Danemark, Espagne, Fidji, Îles Marshall, Italie, Japon, Libye, Mexique, Pays-Bas, Pérou, Pologne, République de Corée, République tchèque, Slovaquie, et Ukraine.

 

Les États suivants ont voté contre (5) : Arménie, Érythrée, Inde, Philippines et Venezuela.

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jeudi 16 juillet 2020

LE CONSEIL SE PENCHE SUR LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME DANS LES TERRITOIRES PALESTINIENS OCCUPÉS

LE CONSEIL SE PENCHE SUR LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME DANS LES TERRITOIRES PALESTINIENS OCCUPÉS


Freddy Mulongo-Conseil des droits de l'homme 180.jpg, juil. 2020

 

 

Il est saisi d’une mise à jour orale au sujet de la coopération avec la Géorgie

 

Le Conseil achève en outre son dialogue avec la Rapporteuse spéciale sur les formes contemporaines de racisme

 

 

 

À la mi-journée, le Conseil des droits de l’homme a tenu un dialogue avec le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, M. S.  Michael Lynk, qui a présenté son rapport. 

 

Le Conseil a auparavant entendu Mme Georgette Gagnon, Directrice de la Division de la coopération technique et des opérations de terrain du Haut-Commissariat aux droits de l'homme, présenter une mise à jour orale au sujet de l’application de la résolution 43/37 du Conseil, intitulée « Coopération avec la Géorgie », adoptée le 22 juin dernier.  La Géorgie est ensuite intervenue en tant que pays concerné (ainsi que la Fédération de Russie, au titre – elle – du droit de réponse). 

 

En fin de séance, plusieurs organisations non gouvernementales** sont intervenues pour achever le dialogue avec la Rapporteuse spéciale sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée, Mme E.  Tendayi Achiume.  La Rapporteuse spéciale avait déjà apporté ses remarques de conclusion pendant la première partie du dialogue, hier après-midi.

 

Présentant son rapport, M. Lynk a notamment mis en garde contre les conséquences d'une nouvelle annexion par Israël du territoire occupé, qui serait une violation fondamentale du droit international et entraînerait probablement une aggravation des violations des droits de l'homme commises à grande échelle dans le cadre de l'occupation par Israël.

 

L’État de Palestine a fait une déclaration en tant que pays concerné par le rapport de M. Lynk et de nombreuses délégations* ont ensuite pris part au dialogue avec le Rapporteur spécial. 

 

Les pays suivants ont exercé leur droit de réponse cet après-midi : Fédération de Russie, Inde, Myanmar, Iran, Pakistan et Bangladesh.

 

 

À partir de 15 heures cet après-midi, le Conseil commencera à se prononcer sur les vingt-trois projets de résolution dont il est saisi pour cette session.

 

Les séances de la quarante-quatrième session du Conseil sont retransmises sur le site UN Web TV.

 

 

Coopération avec la Géorgie

 

Mise à jour orale

 

Le Conseil est saisi d’une mise à jour au sujet de l’application de la résolution 43/37 du Conseil, intitulée « Coopération avec la Géorgie », adoptée le 22 juin dernier. 

 

Faisant le point à ce propos, MME GEORGETTE GAGNON, Directrice de la Division de la coopération technique et des opérations de terrain du Haut-Commissariat aux droits de l'homme, a indiqué que depuis juin 2019, le conseiller principal du Haut-Commissariat pour les droits de l'homme dans le Caucase du Sud, basé à Tbilissi, avait continué à fournir une assistance technique au Gouvernement et aux institutions de Géorgie, aux organisations de la société civile et à d'autres acteurs, afin de renforcer la promotion et la protection des droits de l'homme dans le pays.

 

Le Haut-Commissariat remercie les autorités géorgiennes et les professionnels de santé pour leur travail inlassable dans la lutte contre l'épidémie de COVID-19, et pour avoir maintenu pour ce pays le nombre d'infections et de décès parmi les plus bas de la région Europe et Asie centrale. 

 

Pour autant, des inquiétudes subsistent concernant l'administration de la justice géorgienne, a poursuivi Mme Gagnon.  Le Haut-Commissariat prend note des enquêtes en cours sur les violences qui se sont produites les 20 et 21 juillet 2019 lors d’une manifestation devant le Parlement, au cours de laquelle plusieurs personnes ont été gravement blessées, a-t-elle indiqué. 

 

La résolution 43/37 demande aussi l’accès immédiat et sans entrave du Haut-Commissariat à l'Abkhazie (Géorgie) et à la région de Tskhinvali/Ossétie du Sud (Géorgie), afin de procéder à une évaluation indépendante des besoins de la population en matière de protection des droits de l'homme dans ces régions, a en outre rappelé Mme Gagnon.  Elle a informé le Conseil de l’absence de progrès sur ce point.  En effet, faute d'accès, le rapport de 2017 sur les droits de l'homme en Abkhazie, rédigé par des experts indépendants, reste la dernière source d'information fiable, a-t-elle indiqué.  Le Haut-Commissariat souligne la nécessité d'une évaluation indépendante similaire de la situation des droits de l'homme en Ossétie du Sud et reste disponible pour soutenir un tel processus, a fait savoir Mme Gagnon. 

 

Les restrictions à la liberté de mouvement restent préoccupantes, en particulier le long des lignes de démarcation administratives de l'Abkhazie, de l'Ossétie du Sud et dans les zones adjacentes, a poursuivi la Directrice.  En plus de ce manque d'accès, la COVID-19 augmente les préoccupations concernant les droits de l'homme et la situation humanitaire en Abkhazie et en Ossétie du Sud, a ajouté Mme Gagnon. 

 

Pays concerné

 

La Géorgie a regretté que, malgré les appels répétés du Conseil des droits de l’homme et les efforts du Haut-Commissariat, la Fédération de Russie, en tant que puissance exerçant un contrôle effectif sur les territoires occupés de Géorgie, ait malheureusement empêché une fois de plus le Haut-Commissariat et les autres mécanismes internationaux de surveillance des droits de l'homme d'entrer dans les deux régions occupées de Géorgie. 

 

Les droits de l'homme et la situation humanitaire dans les régions occupées se détériorent sans cesse, a dénoncé la Géorgie.  En raison notamment de l'installation de barrières physiques le long de la ligne d'occupation, la population touchée par le conflit continue de lutter quotidiennement contre les restrictions à la liberté de mouvement, la discrimination ethnique et l'interdiction de l'enseignement dans la langue maternelle, entre autres.  Il est particulièrement alarmant qu'au milieu de la lutte mondiale contre la pandémie de COVID-19, la Fédération de Russie ait poursuivi ses actions destructrices et provocatrices, aggravant encore les conditions humanitaires des personnes touchées par le conflit. 

 

Les provocations des forces russes déployées illégalement au cœur du territoire géorgien démontrent une fois de plus la nécessité d'un accès immédiat du Haut-Commissariat aux deux régions occupées de Géorgie, a insisté la délégation géorgienne.  La Fédération de Russie exerçant un contrôle effectif sur les territoires occupés de la Géorgie, elle est pleinement responsable des violations des droits de l'homme qui y sont commises, a-t-elle rappelé.

 

Intervenant par ailleurs dans un droit de réponse, la Fédération de Russie a dit avoir établi, conformément au droit international, des relations avec l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud souveraines.  C’est avec les représentants de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud que les discussions doivent être menées, a-t-elle affirmé.

 

Dialogue sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967

 

Présentation du rapport

 

Le Conseil était saisi du rapport du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 (A/HRC/44/60, version préliminaire en anglais), M. S. MICHAEL LYNK. 

 

M. LYNK a d’abord mis en garde contre les conséquences d'une nouvelle annexion par Israël du territoire occupé.  Une telle annexion serait une violation fondamentale du droit international, à commencer par la Charte des Nations Unies, a-t-il souligné.  Ce qui resterait de la Cisjordanie après l'annexion serait un « bantoustan palestinien » coupé du monde extérieur, a-t-il fait observer.  L’annexion entraînerait probablement aussi une aggravation des violations des droits de l'homme commises à grande échelle pendant l'occupation, a-t-il ajouté. 

 

M. Lynk a ensuite abordé la question du châtiment collectif, thème de son rapport.  Il a rappelé que deux millions de Palestiniens à Gaza ont subi un blocus aérien, maritime et terrestre complet depuis 2007 ; que plusieurs milliers de maisons palestiniennes ont été démolies à titre punitif ; que des couvre-feux prolongés ont paralysé des villes et régions entières ; que les dépouilles de Palestiniens morts n’ont pas été rendues à leur famille ; et que des services essentiels ont été refusés à plusieurs reprises.  La punition collective de communautés ou de groupes de population pour des infractions commises par des individus est absolument interdite par le droit moderne, a rappelé le Rapporteur spécial.

 

De toutes les diverses formes de châtiment collectif pratiquées par Israël pendant son occupation prolongée, la plus grave est peut-être la fermeture de Gaza pendant treize ans, a insisté M. Lynk.  De nombreuses voix respectées, y compris celles du Comité international de la Croix-Rouge et de l’ancien Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, ont qualifié cette fermeture d'affront au monde moderne, a rappelé le Rapporteur spécial.  Comme pour la torture, il n’existe pas en droit d'exception autorisée s’agissant de l’interdiction du recours à la punition collective ; et comme la torture, le recours aux châtiments collectifs bafoue le droit et la morale, la dignité et la justice, et entache tous ceux qui les pratiquent, a conclu M. Lynk.

 

Pays concernés

 

L’État de Palestine a condamné «l’occupation coloniale d’Israël», qui est la source directe des souffrances des Palestiniens.  La délégation palestinienne a déploré l’échec de la communauté internationale à exiger qu’Israël rende compte des crimes qu’il a commis depuis 1967, qu’il s’agisse d’exécutions extrajudiciaires et autres crimes contre les civils palestiniens, du blocus contre Gaza ou encore de la destruction de maisons appartenant à des Palestiniens.  La délégation a aussi dénoncé la volonté d’Israël d’annexer ses colonies de peuplement illégales, une démarche que la délégation palestinienne a appelé la communauté internationale à rejeter. 

 

Aperçu du dialogue

 

Un groupe de pays a accueilli avec satisfaction le rapport du Rapporteur spécial et condamné le refus d’Israël de coopérer avec lui.  Ont en outre été dénoncées les violations systématiques des droits de l’homme commises par Israël contre le peuple palestinien, notamment l'expansion illégale des colonies – qui ouvre la voie au plan d'annexion dans la Cisjordanie et la vallée du Jourdain –, les attaques contre la société civile et les défenseurs des droits de l'homme, les arrestations arbitraires ou encore le vol de ressources naturelles.  En plus de l'intensification par Israël de sa politique pendant la pandémie de COVID-19, la violence des colons et la démolition de maisons palestiniennes ont augmenté au cours des derniers mois, a-t-on notamment déploré.

 

Un autre groupe de pays a appelé Israël à mettre fin à toutes les formes de punition collective, y compris la rétention punitive des corps de Palestiniens décédés, les démolitions de maisons, les révocations de résidence, les amendes punitives, les entraves à la liberté de circulation et la fermeture de quartiers.  Israël a aussi été appelé à lever le blocus de Gaza, qui – a-t-il été rappelé – équivaut à une punition collective contre deux millions de Palestiniens.

 

La communauté internationale ne doit pas continuer à dégager Israël de sa responsabilité pour ces violations, ont insisté de nombreux intervenants.  Les délégations ont généralement fait part de leur attachement au maintien à l’ordre du jour du Conseil du « point 7 », consacré à la situation des droits de l’homme en Palestine et dans les autres territoires arabes occupés. 

 

Plusieurs intervenants ont prié le Rapporteur spécial de dire comment Israël pourrait être amené à rendre des comptes.

 

De nombreuses organisations non gouvernementales (ONG) ont exprimé leur inquiétude quant aux projets d'annexion de vastes zones de la Cisjordanie par Israël – une démarche unilatérale qui risque de mettre fin à tout espoir d'un accord de paix négocié entre le Gouvernement israélien et l'Autorité palestinienne, a-t-il été souligné.  Des ONG ont aussi dénoncé le fait qu’Israël, par ses punitions collectives, cherche à faire taire l'opposition et à « maintenir l'oppression raciale et la domination sur le peuple palestinien ».

 

D’autres organisations ont condamné la sélectivité dont fait preuve le Conseil en consacrant un point entier de son ordre du jour au seul cas d’Israël.

 

*Liste des intervenants

: État de Palestine, au nom du Groupe arabe, Pakistan, Tunisie (au nom du Groupe africain), Azerbaïdjan (au nom du Mouvement des non-alignés), Tunisie, Malaisie, Qatar, Djibouti, République populaire démocratique de Corée, Libye, Chine, Afghanistan, Arabie saoudite, Fédération de Russie, Pakistan, Sénégal, Venezuela, Cuba, Koweït, Namibie, Iran, Chili, Mauritanie, Bangladesh, Jordanie, Indonésie, Botswana, Afrique du Sud, Maroc, Bahreïn, Iraq, Liban, Oman, Turquie, Soudan, Égypte, Maldives, Sri Lanka, Yémen, Émirats arabes unis, Algérie, Niger, Nicaragua, Union européenne, Espagne, Syrie, Ingénieurs du monde, Amnesty InternationalWorld Evangelical AllianceEuropean Union of Jewish Students, ADALAH, Al Mezan Center for Human RightsInstitute for NGO ResearchAl-Haq – Law in the Service of ManUN Watch et Fédération luthérienne mondiale.

 

Réponses et conclusion du Rapporteur spécial

 

M. LYNK a recommandé que, pour obliger Israël à rendre des comptes, la communauté internationale prenne un certain nombre de mesures, comme les pressions diplomatiques, la suppression d’aides publiques, la suspension de collaborations et d’autres mesures de rétorsion.  Il faut aussi traduire en justice les auteurs de violations graves des droits de l’homme, conformément au droit international, faute de quoi l’impunité continuera de régner, a-t-il ajouté.  Le Rapporteur spécial a rappelé qu’Israël était responsable du droit à la santé des Palestiniens, en particulier pour ce qui est de la lutte contre la propagation de la COVID-19. 

 

M. Lynk a conclu le débat en estimant que la communauté internationale devait rester saisie du problème posé par l’occupation illégale des territoires arabes occupés – et non par l’existence d’Israël en tant que tel, a-t-il insisté.

 

Fin du dialogue avec la Rapporteuse spéciale sur les formes contemporaines de racisme

 

Aperçu du dialogue

 

Les nouvelles technologies ne sont ni neutres, ni objectives, mais reflètent les inégalités raciales existantes, ont fait observer nombre d’intervenants.  Les plates-formes des « big data » doivent contribuer à lutter contre toutes les formes de discrimination, a-t-il été affirmé.

 

L’attention en outre été attirée sur la nécessité de reconnaître les effets délétères de l’utilisation des technologies pour la surveillance de masse.  Il faut des règlements pour assurer la transparence des technologies au regard du nécessaire respect des droits humains, a-t-il été souligné. 

 

Durant la pandémie actuelle de COVID-19, les moyens numériques ont sapé l’accès des groupes minoritaires aux mécanismes établis par le Conseil, a fait observer une organisation non gouvernementale (ONG). 

 

Il faut davantage de mesures pour mettre en œuvre le Programme d’action de Durban, a plaidé une autre ONG tandis qu’une autre encore a regretté que tous les États n’aient pas adopté ledit Programme.

 

Le racisme est un fléau qui viole la Charte des Nations Unies, a-t-il été rappelé.  Le racisme systémique engendre notamment des discriminations dans les domaines de la justice et de l’accès à un logement et à la santé.  Plusieurs organisations se sont montrées préoccupées par les violences et le racisme à l’encontre des personnes d’ascendance africaine aux États-Unis et ont déploré le décès de George Floyd.  Une organisation a par ailleurs dénoncé le racisme à l’encontre des personnes d’origine asiatique depuis le début de la pandémie de COVID-19. 

 

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LE CONSEIL TIENT UN DIALOGUE RENFORCÉ SUR LES PROGRÈS ACCOMPLIS EN CE QUI CONCERNE L’OUVERTURE D’UN BUREAU DE PAYS DU HAUT-COMMISSARIAT AU SOUDAN

LE CONSEIL TIENT UN DIALOGUE RENFORCÉ SUR LES PROGRÈS ACCOMPLIS EN CE QUI CONCERNE L’OUVERTURE D’UN BUREAU DE PAYS DU HAUT-COMMISSARIAT AU SOUDAN


Freddy Mulongo-Conseil des droits de l'homme 22.jpg, juil. 2020

 

 

Il adopte en outre les documents finals résultant de l'EPU de l’Espagne et du Koweït

 

 

 

Avant de tenir son dialogue renforcé sur les progrès accomplis en ce qui concerne l’ouverture d’un bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’homme au Soudan, le Conseil des droits de l'homme a adopté, ce matin, les documents finals résultant de l'Examen périodique universel (EPU) de l’Espagne et du Koweït. 


Le « document final » issu de l'examen de chacun de ces pays est constitué du rapport du Groupe de travail chargé de l'Examen périodique universel ainsi que des informations complémentaires fournies par l'État concerné.

 

Sur les 14 États examinés durant la 35ème session du Groupe de travail sur l’EPU en janvier dernier, seuls l’Espagne et le Koweït avaient fait part de leur préférence pour les documents finals résultant de leur EPU respectif soient adoptés lors de la présente session.  Les documents finals des douze autres États seront examinés et adoptés lors de la prochaine session du Conseil.

 

Ce matin, le Vice-Président du Conseil a indiqué que, sur la base des informations reçues, l’Espagne avait accepté 252 recommandations sur les 275 reçues, accepté partiellement 13 d’entre elles, et pris note des 10 autres.  Le Koweït a quant à lui accepté 230 recommandations sur les 302 reçues, a accepté partiellement 6 d’entre elles, et pris note des 66 autres. 

 

Après que des représentants de ces deux pays eurent fait des déclarations de présentation, de très nombreuses délégations ont pris part aux débats sur l'EPU de ces pays.

 

Le Conseil a ensuite entendu les comptes rendus oraux du Haut-Commissariat aux droits de l’homme et du Gouvernement soudanais concernant les progrès accomplis en ce qui concerne l’ouverture d’un bureau du Haut-Commissariat au Soudan, avant d’engager sur cette question un dialogue auquel ont pris part de nombreuses délégations*.

 

Mme Nada Al-Nashif, Haute-Commissaire adjointe aux droits de l’homme, a indiqué qu’avec le déploiement d'une équipe de neuf personnes à Khartoum, le bureau de pays est maintenant opérationnel et travaille sur six domaines clefs qui correspondent aux priorités du Gouvernement, notamment pour ce qui est de renforcer l'état de droit et de mieux appliquer les recommandations des mécanismes internationaux de droits de l'homme. 

 

La situation financière, associée à la crise de la COVID-19, a retardé de quelques mois l'ouverture de certains des bureaux [du Haut-Commissariat] U[sur le terrain ; néanmoins, le Haut-Commissariat prévoit toujours d'ouvrir ses bureaux sur le terrain dans le Kordofan méridional, le Nil Bleu et le Darfour d'ici la fin de 2020, a fait savoir Mme Al-Nashif.  Elle a ensuite salué les mesures audacieuses prises par le Gouvernement soudanais en faveur des droits de l'homme.

 

M. Osman Abufatima Adam Mohammed, Représentant permanent adjoint du Soudan auprès des Nations Unies à Genève, a affirmé que la décision de son pays d'accepter l'ouverture du bureau du Haut-Commissariat découlait d'une position de principe des autorités soudanaises fondée sur la coopération avec divers mécanismes des droits de l'homme, ainsi que de la conviction – forgée après le succès de la révolution de décembre et la chute du régime précédent – que la promotion et la protection des droits de l'homme sont le moyen de réaliser le slogan « La révolution de la liberté, de la paix et de la justice ».  Le Gouvernement de transition formé le 5 septembre 2019 a placé en tête de son programme la promotion des droits de l'homme et des libertés publiques, a-t-il insisté.

 

 

Ce midi, le Conseil poursuit ses travaux sans interruption pour entendre une mise à jour orale du Haut-Commissariat sur la coopération avec la Géorgie, avant d’entamer un dialogue avec le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 et de terminer son dialogue avec la Rapporteuse spéciale sur les formes contemporaines de racisme.

 

Les séances de la quarante-quatrième session du Conseil sont retransmises sur le site UN Web TV.

 

 

EXAMEN PÉRIODIQUE UNIVERSEL

Examen périodique universel Espagne

Le Conseil est saisi du rapport sur l'examen périodique de l’Espagne (
A/HRC/44/7 et Add.1, version préliminaire en espagnol) qui s'est déroulé le 22 janvier 2020.  Les trois rapporteurs chargés de faciliter cet examen étaient le Bangladesh, le Nigéria, et la République tchèque.

M. CRISTOBAL GONZALES-ALLER JURADO, Représentant permanent de l’Espagne auprès des Nations Unies à Genève, a regretté qu’en raison de la pandémie de COVID-19, le pays n’ait pas pu organiser de réunion avec la société civile et l’institution nationale des droits de l’homme suite à l’examen périodique de l’Espagne de janvier dernier [lors de la 35ème session du Groupe de travail sur l’EPU].  Les autorités espagnoles ont décidé d’accepter 252 des recommandations qui lui ont été adressées, soit 91% du total, a précisé le Représentant permanent.  Les recommandations acceptées sont celles que le pays peut mettre en œuvre dans la pratique, a-t-il expliqué : il s’agit de recommandations d’ores et déjà en cours de mises en œuvre voire déjà mises en œuvre.  En outre, l’Espagne accepte 13 recommandations partiellement pour lesquelles il lui faut encore réfléchir à la mise en œuvre ou qui peuvent être divisées en parties acceptables ou non.  Enfin, le pays prend note de dix autres recommandations parce que les principes sous-jacents ne [lui] conviennent pas ou ne peuvent pas être mises en œuvre. 

 

Évoquant les recommandations relatives à la lutte contre les discriminations fondées sur le genre, le Représentant permanent a assuré que la promotion de l’égalité des sexes et la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles sont des engagements très forts de l’Espagne.  Le Gouvernement espagnol a élaboré un avant-projet de loi qui prévoit une meilleure définition des délits sexuels et une amélioration de la protection et de l’aide aux victimes, a-t-il indiqué. 

 

S’agissant de la lutte contre la discrimination raciale, les normes législatives en la matière sont extrêmement exigeantes, a poursuivi le Représentant permanent.  L’Espagne a accepté l’ensemble des recommandations dans ce domaine et a notamment décidé d’adopter une loi organique complète en la matière, a-t-il fait valoir.  De même, les autorités espagnoles étudient en ce moment un projet de loi organique contre les violences à l’encontre des enfants et leur protection, a-t-il ajouté. 

 

Ont ensuite pris part au débat les délégations ci-après : Égypte, Iraq, Mauritanie, Namibie, Népal, Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, Qatar, Fédération de Russie, Sénégal, Sri Lanka, Tunisie, Viet Nam, Afghanistan, World Evangelical Alliance, Réseau européen pour l’égalité des langues, Article 19 – Centre international contre la censure, Société pour les peuples menacés, Americans for Democracy & Human Rights in Bahrain, Amnesty International, Asociacion HazteOir.orgInstitut de Drets Humans de CatalunyaHealth and Environment Program, et Iraqi Development Organization.

 

Examen périodique universel Koweït

Le Conseil est saisi du rapport sur l'examen périodique du Koweït (
A/HRC/44/17 et Add.1, à paraître en français) qui s'est déroulé le 29 janvier 2020.  Les trois rapporteurs chargés de faciliter cet examen étaient la Bulgarie, la Namibie, et les Philippines. 


M. JAMAL AL-GHUNAIM, Représentant permanent du Koweït auprès des Nations Unies à Genève, a dit apprécier vivement le mécanisme de l’EPU, qui constitue une occasion unique d’aider les pays à tenir leurs engagements en matière de droits de l’homme.  Les recommandations adressées au Koweït suite à son EPU ont été prises au sérieux, a-t-il ensuite assuré, précisant qu’un comité permanent assure le suivi de ces recommandations et est chargé de déterminer les positions du pays les concernant.  Seules 54 recommandations ont été rejetées, car certains éléments qui y figurent ne sont pas conformes à la charia islamique, à la législation ou à la culture du pays, a expliqué le Représentant permanent. 

 

Le Koweït a apporté un appui rapide aux populations fragilisées partout dans le monde sans prendre en compte leur origine, a poursuivi M. Al-Ghunaim.  Il a rappelé que plus de 180 000 expatriés vivent au Koweït et a souligné que le respect des droits de l’homme de tous, le renforcement de l’appareil judiciaire et le respect de l’intégrité d’autrui sont les principes de base du pays.  Le Koweït déploie des efforts intenses dans le domaine des droits de l’homme en dépit d’un contexte régional instable, a conclu le Représentant permanent. 

 

Ont ensuite pris part au débat les délégations ci-après : Iraq, Jordanie, Kazakhstan, Kirghizistan, République démocratique populaire lao, Liban, Libye, Malaisie, Maldives, Mauritanie, Mongolie, Maroc, Myanmar, International Council Supporting Fair Trial and Human RightsKhiam Rehabilitation Center for Victims of Torture, CIVICUS – Alliance mondiale pour la participation des citoyens, Americans for Democracy & Human Rights in Bahrain, Amnesty International, Iraqi Development Organization, Villages unis, Health and Environment Program, Fondation Alsalam, et Africa culture internationale.

 

Dialogue renforcé sur l’assistance technique et le renforcement des capacités visant à améliorer encore la situation des droits de l’homme au Soudan

 

Dans sa résolution 42/35 (2019), le Conseil avait prié le Gouvernement soudanais et le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de lui rendre compte oralement des progrès accomplis en ce qui concerne l’ouverture d’un bureau de pays.  Le Conseil tient ce matin un dialogue approfondi sur les comptes rendus oraux du Gouvernement soudanais et du Haut-Commissariat.

 

Pour le Haut-Commissariat aux droits de l’homme, MME NADA AL-NASHIF, Haute-Commissaire adjointe aux droits de l’homme, a indiqué qu’avec le déploiement d'une équipe de neuf personnes à Khartoum, le bureau de pays est maintenant opérationnel et travaille sur six domaines clefs qui correspondent aux priorités du Gouvernement, notamment pour ce qui est de renforcer l'état de droit et de mieux appliquer les recommandations des mécanismes internationaux de droits de l'homme.  Le Haut-Commissariat surveille également la situation des droits de l'homme au Soudan dans le contexte de la COVID-19, a précisé Mme Al-Nashif.

 

Le bureau au Soudan travaille en étroite coordination avec la section des droits de l'homme de la MINUAD (opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour) et il a participé aux discussions sur la création de la nouvelle Mission intégrée des Nations Unies pour l'assistance à la transition au Soudan [MINUATS, créée le mois dernier par le Conseil de sécurité pour une période initiale de 12 mois], a par ailleurs indiqué la Haute-Commissaire adjointe. 

 

La situation financière, associée à la crise de la COVID-19, a retardé de quelques mois l'ouverture de certains des bureaux [du Haut-Commissariat] U[sur le terrain ; néanmoins, le Haut-Commissariat prévoit toujours d'ouvrir ses bureaux sur le terrain dans le Kordofan méridional, le Nil Bleu et le Darfour d'ici la fin de 2020, a souligné Mme Al-Nashif. 

 

Mme Al-Nashif a ensuite salué les mesures audacieuses prises par le Gouvernement soudanais en faveur des droits de l'homme, citant notamment l'abrogation en novembre 2019 de la loi sur l'ordre public, qui avait été utilisée par l'ancien régime pour cibler les femmes et restreindre les libertés individuelles.  Elle s’est également félicitée de l'adoption, le mois dernier, du plan d'action national sur les femmes, la paix et la sécurité, avec une large participation de la société civile, y compris des organisations de femmes au Soudan. 

 

En outre, a relevé la Haute-Commissaire adjointe, les parties aux pourparlers de paix à Juba sont convenues d'établir une commission indépendante sur les questions liées à la justice transitionnelle, y compris la création d'un tribunal pénal spécial pour les crimes commis au Darfour et la coopération avec la Cour pénale internationale concernant les personnes inculpées par ce tribunal.

 

M. OSMAN ABUFATIMA ADAM MOHAMMED, Représentant permanent adjoint du Soudan auprès des Nations Unies à Genève, a affirmé que la décision de son pays d'accepter l'ouverture du bureau du Haut-Commissariat découlait d'une position de principe des autorités soudanaises fondée sur la coopération avec divers mécanismes des droits de l'homme, dont le Haut-Commissariat lui-même, ainsi que de la conviction – forgée après le succès de la révolution de décembre et la chute du régime précédent, le 11 avril 2019 – que la promotion et la protection des droits de l'homme sont le moyen de réaliser le slogan « La révolution de la liberté, de la paix et de la justice ».

 

Le Gouvernement du Soudan a pris l'initiative de fournir toutes les facilités nécessaires pour que le bureau puisse commencer ses travaux conformément à son mandat, a poursuivi le Représentant permanent adjoint.  Des invitations permanentes ont été adressées aux titulaires de mandats du Conseil, a-t-il en outre fait valoir. 

 

Le Gouvernement de transition formé le 5 septembre 2019 a placé en tête de son programme la promotion des droits de l'homme et des libertés publiques : liberté d'information, d'opinion et d'expression ; liberté de réunion pacifique et d'association ; et liberté de religion et de conviction.  Le Gouvernement a aussi renforcé les droits des femmes et des enfants en adoptant de nombreuses réformes législatives et en modifiant un certain nombre de lois pour se conformer aux conventions internationales ratifiées par le pays, a ajouté le Représentant permanent adjoint.

 

Aperçu du dialogue

 

De nombreuses délégations se sont réjouies de l’ouverture du bureau du Haut-Commissariat au Soudan et ont salué en elle ce qu’elles ont considéré comme une étape historique.

 

Plusieurs délégations ont en outre salué les avancées en matière de droits de l’homme dans le pays ainsi que les engagements du Gouvernement soudanais à défendre la paix.  Des intervenants se sont réjouis de l’adoption de la nouvelle législation criminalisant les mutilations génitales féminines.  Une délégation a également salué l’adoption de mesures visant la reddition de comptes pour les violations de droits de l’homme commises par le passé.

 

A aussi été mentionnée l’action déterminante de la société civile pour entamer la voie de la transition et aboutir à un processus de démocratisation du pays. 

 

Plusieurs États ont plaidé pour que le Soudan soit retiré de la liste américaine des États qui soutiennent le terrorisme et que soient levées les sanctions à l’encontre du Soudan.  Une délégation a regretté la fragilité financière du pays en raison du service de la dette et demandé à la communauté internationale et aux institutions financières internationales de l’atténuer.  Il faut aider le pays à aller de l’avant, ont insisté nombre de délégations. 

 

Certaines délégations ont regretté les violences contre les civils, notamment les violences sexuelles, qui se perpétuent dans certaines régions du pays.  Une organisation a dénoncé les violences à l’encontre des enfants et l’absence d’accès à la santé génésique et sexuelle pour les filles. 

 

*Liste des intervenants : État de Palestine (au nom du groupe arabe), Union européenne, Burkina Faso (au nom du groupe africain), Norvège (au nom des pays nordiques), Allemagne, Togo, Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Libye, Chine, Arabie saoudite, France, Fédération de Russie, Sénégal, Venezuela, Tunisie, Qatar, Australie, Iran, Jordanie, Maroc, Bahreïn, République tchèque, Iraq, Pays-Bas, Irlande, Égypte, Yémen, Émirats arabes unis, Suisse, Soudan du Sud, Éthiopie, Érythrée, Royaume-Uni, Sierra Leone, Pakistan, Burkina Faso, Burundi, Afrique du Sud, Somalie, Mauritanie, Christian Solidarity WorldwideWorld Evangelical AllianceEast and Horn of Africa Human Rights Defenders Project, Fédération internationale des ligues des droits de l'homme - FIDH, Human Rights Watch, Amnesty International, Lawyer’s Rigths Watch Canada, et Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme. 

 

Remarques de conclusion

 

MME AL-NASHIF a déclaré que le bureau du Haut-Commissariat au Soudan a pour mandat de contrôler la situation dans l’ensemble du pays ; son ouverture procède d’un accord ouvert avec le Soudan.  Elle a rappelé qu’en raison de la pandémie actuelle de COVID-19, l’équipe sur place n’a pas pu travailler sur tout le territoire.  Le bureau de pays suit les projets de loi, notamment en matière de justice, pour étudier leur conformité avec le droit international des droits de l’homme, a précisé la Haute-Commissaire adjointe.  Il a aussi été demandé de remplacer les commandants militaires au Darfour au profit d’un pouvoir civil, notamment pour gérer les manifestations. 

 

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mercredi 15 juillet 2020

RDC: Crises enchevêtrées, les Congolais doivent devenir des "Lions" au lieu de continuer de se comporter en troupeau de "Buffles" avec des manifestations sans objectifs et stratégies !

RDC: Crises enchevêtrées, les Congolais doivent devenir des "Lions" au lieu de continuer de se comporter en troupeau de "Buffles" avec des manifestations sans objectifs et stratégies !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Faussaire Tshilombo 65.jpg, juil. 2020

Tshilombo, fils d'Etienne Tshisekedi doit sauver le Congo. Il doit revenir au camp de la patrie. Il doit rompre son deal satanique avec Alias Kabila, qui lui a fait bénéficier d'une nomination électorale. Tshilombo n'a pas gagné l'élection présidentielle du 30 décembre 2018. Avec ses 15 % , il n'est qu'un peudo-président nommé. Il le demeurera s'il ne trouve pas une porte de sortie honorable.

Freddy Mulongo-Ciakudia Julien.jpg, juil. 2020

La petite poignée des politicailleurs ventriotes et arrivistes, des apparatchiks dinosaures et profito-situationnistes mammouths se comportent à l'égard de notre peuple en lions: ils ont des armes et contrôle l'économie. Ils affament sciemment notre peuple pour lui enlever la capacité de résistance.

Freddy Mulongo-Lion.jpg, juil. 2020

Pour chasser le lion, pensez en terme de lion, pas de souris. Il faut que le peuple congolais se transforme en lion. La peur doit changer de camp.

Freddy Mulongo-Buffles.jpg, juil. 2020

Pourquoi les Congolais sortent-ils dehors pour manifester contre le deal Alias Kabila-Angwalima Tshilombo Tshintu Tshifueba ? Marcher pour compter des morts? Et estimer que la police n'a pas tirer sur des manifestants ? Marcher pour faire des déclarations alambiquées: "Nous sommes nombreux" ? Marcher pour quels objectifs face à un régime frauduleux qui considère que les populations qui manifestent sont des buffles, sans impacts et effets ? Ronsard Malonda, le faux Kimbanguiste, que le FCC voudrait placer à la tête de la CENI pour continuer à frauder les élections au Congo, n'est qu'un agent de laboratoire. Malonda est un faussaire, qui a œuvré durant 15 ans, au frais de la République, dans la fabrication des faux résultats. Ce n'est pas contre ce menu fretin que les Congolais manifestent mais contre l'odieux et satanique deal Alias Kabila-Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba !

L'allégorie des buffles au lieu d'être des lions pour qualifier les marches au Congo, est le fruit de réflexion du grand patriarche Julien Ciakudia, De Gaulle Congolais depuis Londres. Face à notre peuple affamé, sans travail, sans soins médicaux, sans transports adéquats, vivant sans eau ni électricité, les fonctionnaires étant impayés, les policiers et militaires considérant les civils Congolais comme leur champ de bataille...Le peuple congolais a face à lui des politicailleurs corrompus, des individus venus d'ailleurs, des Kadogos arrivés à Kinshasa avec des bottes de jardinier et kalachnikovs en bandoulière, des anciens seigneurs de guerre, des imposteurs et usurpateurs qui ont pris en otage les institutions de la République. Et le deal satanique entre Alias Kabila et Angwalima Tshilombo Tshintuntu pour bénéficier d'une nomination électorale, en usant la ruse du Renard face au Corbeau, fait tourner la RDC en rond !

Le peuple congolais doit devenir et agir en lion face à ses politicailleurs imposteurs entêtés !

Dans la cosmogonie africaine, le buffle africain représente l'animal le plus dangereux pour l'homme sur le continent noir. Plusieurs traits de son comportement le rendent particulièrement terrifiant. Un troupeau de plusieurs centaines de buffles, dont de nombreux individus pèsent près d'une tonne, chargeant au galop, est sans aucun doute l'une des actions les plus impressionnantes et les plus dangereuses qu'on puisse imaginer. Un seul buffle serait d'ailleurs aussi dangereux, car ce bovidé a pour coutume d'écraser sa victime et de la réduire en un amas informe de chair sanglante.
Le plus grand danger est en fait le caractère imprévisible de cet animal.

Dans la réalité, le troupeau de buffles fuient face à un seul individu déterminé. Ce qui est différent d'un lion en chasse pour tuer ne rugit pas." Ce proverbe signifie que celui qui veut atteindre son but ne se fait pas remarquer lorsqu'il est en chemin. "Bakendaka Bokila Na batu Ya Makelele Té" dit le proverbe congolais.

Si le lion passe la plus grande partie de ses journées à dormir et à manger, c'est parce que la chasse l'épuise. En effet, après avoir observé longuement sa proie et approché doucement de cette dernière, l'animal entame une course furtive mais fulgurante. Sa victime succombe à cause de la vitesse, mais également assommée par le poids du puissant félin. Le lion a un poids qui avoisine 250 kg, sa taille est 2,80 m et il peut atteindre une vitesse de croisière de 80 km/h.

Une marche sans objectifs et sans stratégies, c'est une perte de temps. Les médias du monde ont braqué leurs caméras et micros sur le Mali, un pays africain où des politiques sont des stratèges. Et le peuple malien sait ce qu'il veut. Rien, dans des médias mondiaux sur les Congolais qui ont marché à Kinshasa, Goma, Kikwit...Les médias parlent des lions, pas des buffles surtout pas des souris et fourmis !

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LE CONSEIL DIALOGUE AVEC LA RAPPORTEUSE SPÉCIALE SUR LE RACISME ET ACHÈVE SON DIALOGUE SUR LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME AU VENEZUELA

LE CONSEIL DIALOGUE AVEC LA RAPPORTEUSE SPÉCIALE SUR LE RACISME ET ACHÈVE SON DIALOGUE SUR LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME AU VENEZUELA


Freddy Mulongo-Conseil des droits de l'homme 150.jpg, juil. 2020

 

 

L’engagement renforcé du Venezuela avec les mécanismes de droits de l’homme et la manière dont le pays a géré la crise de COVID-19 sont salués

 

Il n’en demeure pas moins que la situation humanitaire sur le terrain est déplorable, souligne la Haute-Commissaire adjointe, plaidant pour l’ouverture sur place d’un bureau du Haut-Commissariat

 

 

 

Cet après-midi, le Conseil des droits de l’homme a tenu un dialoque avec la Rapporteuse spéciale sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée, Mme E.  Tendayi Achiume, qui a présenté son rapport axé sur la discrimination raciale et les technologies numériques émergentes.  Auparavant, c’est en entendant de nombreuses délégations* que le Conseil a conclu son dialogue, entamé ce matin, sur la situation des droits de l’homme au Venezuela. 

 

Cet après-midi, le Conseil a par ailleurs entendu la Présidente du Forum sur les entreprises et les droits de l’homme, Mme Anita Ramasastry, présenter le rapport sur la huitième session du Forum – une session qui s’est tenue à Genève en novembre dernier et était axée sur «les gouvernements en tant que catalyseurs du respect des droits de l'homme par les entreprises». 

 

Présentant son rapport, Mme Achiume a notamment souligné que les technologies numériques émergentes ne sont pas objectives et reposent en fait sur les mêmes formes d’inégalités que celles que produisent les sociétés.  Ainsi, les nouvelles technologies exacerbent-elles le racisme et les discriminations raciales, a-t-elle insisté.  Les États doivent donc veiller à ce que les nouvelles technologies ne sapent pas le droit international relatif aux droits de l’homme.  Dans le domaine des nouvelles technologies, il existe des obligations pour les États, mais aussi pour les entreprises qui créent ces technologies, a expliqué Mme Achiume.

 

En tant que pays ayant reçu des visites de travail de la Rapporteuse spéciale, le Qatar et les Pays-Bas, ainsi que leurs institutions nationales des droits de l’homme respectives, ont fait des déclarations après cette présentation.  De nombreuses délégations** ont ensuite pris part au dialogue avec Mme Achiume.

 

Concluant le dialogue sur la situation des droits de l’homme au Venezuela, Mme Nada Al-Nashif, Haute-Commissaire adjointe aux droits de l’homme, s’est félicitée du plus grand engagement du Venezuela avec les mécanismes de droits de l’homme et des efforts consentis par le Gouvernement pour assurer un accès aux prisons.  L’ouverture sur place – au Venezuela – d’un bureau du Haut-Commissariat permettrait de renforcer la collaboration, a déclaré la Haute-Commissaire adjointe.  Mme Al-Nashif a par ailleurs fait observer que le Venezuela avait géré la crise de la COVID-19 de manière à connaître le taux d’infection le plus bas sur le plan régional.  Reste que la situation humanitaire sur le terrain est déplorable, a-t-elle ajouté.

 

 

Demain matin, à 9 heures, le Conseil se penchera sur les documents finals résultant de l’Examen périodique universel (EPU) de l’Espagne et du Koweït, avant de tenir un dialogue approfondi au sujet de l’assistance technique visant à améliorer la situation des droits de l’homme au Soudan.

 

Les séances de la quarante-quatrième session du Conseil sont retransmises sur le site UN Web TV.

 

 

Fin du dialogue sur la situation des droits de l’homme au Venezuela

 

Aperçu du dialogue

 

Une délégation a estimé que l'accord récent entre les acteurs nationaux sur l'aide humanitaire était une étape positive pour atténuer les « souffrances dramatiques » du peuple vénézuélien aggravées par la pandémie de COVID-19.  Comme ce matin, plusieurs délégations ont recommandé l’ouverture au Venezuela d’un bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’homme. 

 

Certains intervenants se sont dits préoccupés par le recours à la justice militaire vénézuélienne pour juger des civils. 

 

Une délégation a appelé à une négociation politique inclusive au Venezuela – une négociation qui soit fondée sur les droits de l'homme et la restitution politique des droits.  L'isolement, les sanctions et la stigmatisation ne sont pas le moyen approprié de sortir de cette crise : il faut privilégier la solidarité et l'utilisation des mécanismes de protection du Conseil, a recommandé la délégation.

 

Des délégations ont recommandé que le Conseil renonce à toute politisation, respecte la souveraineté des États et le principe de non-ingérence, et s’abstienne de créer des mandats qui, sans l’accord des pays directement concernés, n’ont « jamais donné de résultat » probant.  Plusieurs intervenants ont demandé la levée des sanctions économiques imposées au Venezuela par les États-Unis, compte tenu en particulier de leurs effets sur la gestion de la COVID-19.

 

Une organisation non gouvernementale (ONG) a dit avoir documenté, pendant de nombreuses années, le manque d'indépendance de la justice et l'absence de responsabilité nationale pour les violations des droits de l'homme au Venezuela.  Une ONG a dénoncé un recours aux exécutions extrajudiciaires comme moyen de contrôle social au Venezuela.  Il a été rappelé que cinq millions de Vénézuéliens avaient fui leur pays. 

 

Une autre ONG a relevé que le Ministre vénézuélien de la défense a assuré que l'opposition « ne gagnera[it] jamais une élection », ce qui augure mal de la tenue, le 6 décembre prochain, des élections législatives. 

 

Au cours du dialogue, le représentant du Venezuela a condamné les gouvernements qui veulent se mêler des affaires internes de ce pays et semer le chaos pour justifier une intervention étrangère.  En ne reconnaissant pas la légitimité de la commission électorale, ces pays veulent saboter les prochaines élections, a aussi dénoncé le représentant.

 

*Liste des intervenants : Albanie, Pologne, Pérou, Érythrée,  Royaume-Uni, Argentine, Chine, Bélarus, Myanmar, Iran, Syrie, Nicaragua, République démocratique populaire lao, Cambodge, Service international pour les droits de l'homme, Commission internationale de juristes, Asociacion HazteOir.orgOrganization for Defending Victims of ViolenceAmnesty InternationalUnited Nations Watch, Organisation mondiale contre la torture, Human Rights Watch, Ingénieurs du Monde, The International Human Rights Association of American Minorities (IHRAAM). 

 

Réponses et conclusion de la Haute-Commissaire adjointe

 

MME NADA AL-NASHIF, Haute-Commissaire adjointe aux droits de l’homme, a fait état d’un nombre élevé d’assassinats par les forces spéciales de sécurité du Venezuela, soulignant qu’il s’agit là de faits qui appellent l’ouverture d’enquêtes et la dissolution des unités incriminées. 

 

Le Haut-Commissariat est prêt à aider le Venezuela à élaborer un plan d’action pour la sécurité des journalistes, a indiqué Mme Al-Nashif.  Le Haut-Commissariat se félicite en outre du plus grand engagement du Venezuela avec les mécanismes de droits de l’homme et des efforts consentis par le Gouvernement pour assurer un accès aux prisons. 

 

L’ouverture sur place – au Venezuela – d’un bureau du Haut-Commissariat permettrait de renforcer la collaboration, a confirmé la Haute-Commissaire adjointe. 

 

Mme Al-Nashif a par ailleurs fait observer que le Venezuela avait géré la crise de la COVID-19 de manière à connaître le taux d’infection le plus bas sur le plan régional.

 

Reste que la situation humanitaire sur le terrain est déplorable, a dit Mme Al-Nashif : quelque sept millions de personnes seraient toujours dans le besoin au Venezuela.  À cet égard, le Haut-Commissariat pourrait aider le Gouvernement à régulariser la présence du Programme alimentaire mondial et d’autres acteurs humanitaires.

 

L’Union européenne et les pays de la région pourraient jouer un rôle important dans la recherche d’une solution politique au Venezuela, a conclu la Haute-Commissaire adjointe.

 

Présentation du rapport sur la huitième session du Forum sur les entreprises et les droits de l’homme

 

Au titre des organes et mécanismes des droits de l’homme, le Conseil est saisi du rapport sur la huitième session du Forum sur les entreprises et les droits de l’homme (A/HRC/44/56, version préliminaire en anglais), qui s’est tenue au Palais des Nations du 25 au 27 novembre 2019.

 

Présentant ce rapport, MME ANITA RAMASASTRY, Présidente du Groupe de travail sur la question des droits de l’homme et des sociétés transnationales et autres entreprises, a précisé que le thème du Forum était : « Il est temps d'agir : Les gouvernements en tant que catalyseurs du respect des droits de l'homme par les entreprises ».  L'ordre du jour comprenait notamment des discussions sur les mesures à prendre pour appliquer concrètement les Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme.  Le Forum a exploré des questions transversales telles que le genre, le développement durable et l'accès aux recours, ainsi que la corruption, les conflits et le travail des défenseurs des droits de l'homme, entre autres, a indiqué la Présidente du Groupe de travail. 

 

Le Forum a souligné une fois de plus que toutes les entreprises commerciales ont la responsabilité de respecter les droits de l'homme et que, pour ce faire, elles sont tenues d'exercer une diligence raisonnable en matière de droits de l'homme afin d'identifier, de prévenir et d'atténuer les effets de leurs activités sur les droits de l'homme et d'en rendre compte. 

 

Autre message clef, les détenteurs de droits doivent être au centre de toute mesure prise par les États, les entreprises, les investisseurs et les autres parties prenantes, a ajouté Mme Ramasastry.  Elle a en outre regretté que le Forum ne compte que trop peu de représentants d’États parmi ses participants. 

 

Dialogue avec la Rapporteuse spéciale sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée

 

Présentation du rapport

 

Le Conseil est saisi du rapport de la Rapporteuse spéciale sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée, intitulé : « Discrimination raciale et technologies numériques émergentes: une analyse des droits de l'homme » (A/HRC/44/57, à paraître en français), ainsi que des rapports concernant les visites de la Rapporteuse au Qatar (A/HRC/44/57/Add.1) et aux Pays-Bas (A/HRC/44/57/Add.2).

 

Présentant ce rapport, MME E. TENDAYI ACHIUME, Rapporteuse spéciale sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée, a fait observer que les technologies renforcent les inégalités qui reposent déjà notamment sur l’origine ethnique.  Il faut régler les difficultés économiques pour régler les autres difficultés qui contribuent à ces inégalités, a-t-elle souligné.  Les nouvelles technologies ne sont pas objectives ; elles reposent en fait sur les mêmes formes d’inégalités que celles que produisent les sociétés, a poursuivi la Rapporteuse spéciale. 

 

Ainsi, les nouvelles technologies exacerbent-elles le racisme et les discriminations raciales, a insisté Mme Achiume.  Il ne s’agit pas d’un simple problème informatique qui peut être réglé par des algorithmes : il faut pouvoir compter sur la participation d’experts de tous les secteurs durant toutes les étapes de la réalisation de ces technologies, a-t-elle indiqué.  Les communautés touchées doivent jouer un rôle déterminant dans ce processus.  Les forces de marché, pour leur part, exercent une influence sur l’élaboration de ces nouvelles technologies et peuvent renforcer les inégalités en encourageant la désinformation et l’intolérance, a-t-elle fait observer. 

 

La Rapporteuse spéciale a expliqué qu’il y a une discrimination directe et indirecte dont ces nouvelles technologies sont responsables.  Ces nouvelles technologies peuvent renforcer des structures qui sapent les droits de certains groupes de manière conscience et inconsciente, a-t-elle insisté.  Les États doivent donc veiller à ce que les nouvelles technologies ne sapent pas le droit international relatif aux droits de l’homme.  Dans le domaine des nouvelles technologies, il existe des obligations pour les États, mais aussi pour les entreprises qui créent ces technologies, a conclu Mme Achiume. 

 

Pays concernés

 

Les Pays-Bas ont déclaré que la violence et les discriminations sous toutes leurs formes sont intolérables.  Le racisme est présent dans toutes les sociétés ; les Pays-Bas ne font pas exception dans les difficultés rencontrées dans le domaine du racisme, a poursuivi la délégation néerlandaise.  Le pays suit de très près toutes les violations des droits en la matière, a-t-elle assuré, avant de faire état des cours de formation organisés dans ce domaine pour les représentants du Gouvernement, les forces de l’ordre et les enseignants. 

 

Les Pays-Bas ont pris des mesures pour combattre la discrimination sur le marché de l’emploi et dans le domaine du logement, a d’autre part indiqué la délégation.  Des mesures importantes ont également été prises pour modifier le programme scolaire afin d’accorder davantage d’importance aux guerres d’indépendance et à la question de l’esclavage et de l’implication du pays dans ce domaine, a ajouté la délégation.  Le mois dernier, la Première Ministre a tenu un dialogue avec les manifestants contre le racisme, a-t-elle en outre fait valoir. 

 

L’Institut national des droits de l’homme des Pays-Bas a fait observer que la question de la discrimination raciale fait l’objet d’un réel intérêt dans le pays.  Il est important pour le Gouvernement et la société de redoubler d’efforts et d’initiatives pour lutter contre le racisme, a ajouté l’Institut.  Il existe déjà dans le pays un cadre législatif fort dans ce domaine, même si des problèmes persistent, notamment du fait que les membres de certaines communautés sont considérés comme des étrangers et non pas comme des Néerlandais.  Le Gouvernement néerlandais doit s’opposer plus clairement à toutes les formes de discrimination raciale ; il doit investir davantage pour lutter contre les stéréotypes ; a indiqué l’Institut.  

 

Le Qatar a indiqué prendre note des recommandations de la Rapporteuse spéciale.  Le pays a assuré qu’il allait continuer sur la bonne voie pour ce qui est de la protection des travailleurs migrants.  Le pays a déjà commencé à mettre en œuvre une grande partie des recommandations qui lui sont faites et va notamment inclure dans sa législation une définition de la discrimination raciale compatible avec la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale.  Le Qatar a par ailleurs indiqué avoir abrogé la Kafala. 

 

Le Qatar a néanmoins émis une série de réserves sur des questions soulevées dans le rapport de la Rapporteuse spéciale.  Le pays a souligné que les accords passés avec les pays qui envoient de la main-d’œuvre au Qatar reposent sur un mémorandum d’accord.  Quelque 36 conventions collectives ont été signées qui contiennent des informations et autres dispositions relatives au contrat de ces travailleurs, sans aucune discrimination quant au pays d’origine, a en outre fait valoir la délégation. 

 

Le Comité national des droits de l’homme du Qatar s’est réjoui de la visite de la Rapporteuse spéciale et de ses recommandations, notamment celle appelant le Comité national à jouer un plus grand rôle dans la lutte contre le racisme.  Le Comité a en outre souligné que la Rapporteuse spéciale avait identifié un certain nombre de problèmes relatifs à la discrimination, s’agissant notamment de la nécessité à parvenir à l’égalité entre tous les citoyens en matière de droits civils et politiques et d’accorder aux femmes qatariennes le droit de transmettre leur nationalité à leurs enfants, ou encore de la nécessité d’améliorer l’accès à la justice, en particulier pour les non-ressortissants. 

 

Aperçu du débat

 

De nombreuses délégations ont affirmé que le racisme systémique est une préoccupation mondiale.  Il s’agit d’une cause profonde de l’exclusion et de l’un des plus grands obstacles à notre bien-être collectif, a-t-il été rappelé. 

 

Les nouvelles technologies ne sont ni neutres, ni objectives, a-t-il été souligné, plusieurs intervenants insistant sur le fait qu’elles ne doivent pas accroître les inégalités.  A par ailleurs été fustigé le recours aux algorithmes qui ne font que renforcer les déséquilibres actuels.  Il a en outre été déploré que les nouvelles technologies attisent les problèmes liés aux discours de haine et à la discrimination raciale.  Il faut pouvoir avoir confiance dans ces nouvelles technologies numériques dans un environnement sûr qui respecte la vie privée et la dignité, ont plaidé des délégations. 

 

Une délégation a affirmé que les technologies émergentes doivent constituer des supports importants dans la lutte contre le racisme, en contribuant à mettre en lumière, par exemple, les décès répétés liés à des violences policières et les causes sous-jacentes relevant du racisme et de la discrimination raciale sous leurs formes les plus multiples.  À contrario, tous nos efforts devraient viser à réduire la contribution de ces mêmes technologies à la persistance et à la résurgence de l'intolérance, ainsi qu’à la banalisation et à la progression des idéologies racistes, a souligné cette même délégation. 

 

Plusieurs intervenants ont regretté que les minorités et les personnes d’ascendance africaine soient davantage touchées par la COVID-19, en raison des discriminations dont elles sont victimes.  Selon une délégation, les craintes du public concernant la pandémie ont été instrumentalisées et ont eu pour conséquence de laisser davantage de place aux discours racistes en ligne. 

 

Plusieurs délégations ont par ailleurs dénoncé les violences policières, les discriminations raciales et le racisme aux États-Unis, dans le contexte du décès de George Floyd.  Un certain nombre de délégations ont quant à elle appelé la Rapporteuse spéciale à continuer à travailler sur l’islamophobie. 

 

**Liste des intervenants : État de Palestine (au nom du Groupe arabe), Union européenne, Burkina Faso (au nom du Groupe africain), Chine (au nom d’un groupe de pays), Canada, Djibouti, Togo, Sierra Leone, Angola, République populaire démocratique de Corée, Libye, Chine, État de Palestine, Belgique, Arabie saoudite, Fédération de Russie, Pakistan, Monténégro, Sénégal, Arménie, Équateur, Venezuela, Tunisie, Cuba, Inde, Philippines, Namibie, Australie, Iran, Bangladesh, Jordanie, Luxembourg, Indonésie, Brésil, Botswana, Afrique du Sud, Maroc, Bahreïn, Iraq, Grèce, Turquie, Azerbaïdjan, Égypte, Népal, République de Corée, Israël, Géorgie, Algérie, Paraguay, Royaume-Uni, Norvège, Malte, Myanmar, Zimbabwe, Ukraine, et World Congrès juif mondial.

 

Réponses et conclusion de la Rapporteuse spéciale

 

MME ACHIUME a déclaré que la lutte pour la Palestine ne doit pas reposer sur l’antisémitisme, qui est un problème extrêmement grave. 

 

Elle a ensuite expliqué qu’elle avait tenté de mettre l’accent dans son rapport sur les formes directes et indirectes de discriminations lorsqu’on évoque les technologies émergentes et qu’il est urgent de penser (dans ce contexte) aux formes indirectes.  Une autre priorité est d’étudier le modèle de fonctionnement des entreprises qui visent uniquement à engendrer des bénéfices, a ajouté la Rapporteuse spéciale, avant d’indiquer que les États doivent réfléchir comment mettre fin à cette dynamique qui entraîne vers de nombreux cas de discriminations. 

 

La Rapporteuse spéciale a d’autre part souligné qu’il existait un racisme systémique au sein de certaines forces de l’ordre et s’est réjouie que des États aient entrepris d’étudier cette problématique depuis le débat urgent que le Conseil a tenu le mois dernier lors de la reprise de sa 43e session. 

 

Les technologies sont le produit de la société et donc des humains, a rappelé Mme Achiume.  Il est donc vain d’imaginer que les nouvelles technologies puissent arriver seules à combattre les discriminations alors que les humains n’y parviennent pas, a-t-elle déclaré. 

 

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LE CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME SE PENCHE SUR L’IMPACT DE LA PANDÉMIE DE COVID-19 SUR LES DROITS DES FEMMES

LE CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME SE PENCHE SUR L’IMPACT DE LA PANDÉMIE DE COVID-19 SUR LES DROITS DES FEMMES


Freddy Mulongo-Conseil des droits de l'homme 160.jpg, juil. 2020

 

 

Il engage par ailleurs son dialogue avec la Commission d’enquête sur le Burundi

 

 

Le Conseil des droits de l’homme a tenu, ce matin, la deuxième partie de sa journée annuelle de discussion sur les droits des femmes, qui était plus spécifiquement consacrée à l’impact de la COVID-19 sur ces droits.  Il a ensuite engagé son dialogue avec la Commission d’enquête sur le Burundi, dont le Président, M. Doudou Diène, a présenté une mise à jour.

 

Dans une déclaration d’introduction du débat sur la COVID-19 et les droits des femmes, Mme Peggy Hicks, Directrice des activités thématiques, des procédures spéciales et du droit au développement au Haut-Commissariat aux droits de l’homme, a montré en quoi la pandémie de COVID-19 avait des répercussions plus graves pour les femmes et les filles.  Elle a en particulier souligné que la crise actuelle s’accompagne d'une recrudescence de la violence à l’égard des femmes, au point que l’on peut parler de « pandémie dans la pandémie ».

 

Mme Hicks a également attiré l’attention sur le fait que les restrictions de déplacement et la surcharge des systèmes de santé rendent les services de santé sexuelle et procréative moins accessibles et sur le fait que les femmes subissent plus durement les effets de la crise économique car elles accèdent plus difficilement aux ressources financières et occupent souvent des emplois précaires dans le secteur informel.  Enfin, les femmes sont généralement exclues de la prise de décision, notamment parce qu'elles sont sous-représentées dans les équipes nationales de direction de la riposte à la COVID-19, a fait observer Mme Hicks.

 

Mme Arancha González Laya, Ministre des affaires étrangères, de l’Union européenne et de la coopération de l’Espagne, a indiqué que son pays, depuis le début de la pandémie, travaillait pour défendre au niveau multilatéral une riposte coordonnée et efficace qui garantira une reprise durable et transformatrice après la COVID-19.  Pour cela, a-t-elle recommandé, il faut placer les droits humains au cœur des plans et politiques.  Les femmes doivent être effectivement associées à toutes les phases de la planification et de la prise de décision concernant la réponse à la COVID-19, a-t-elle notamment souligné.

 

Ont ensuite présenté des exposés les panélistes suivants : Mme Editar Adhiambo Ochieng, fondatrice du Feminist for Peace Rights and Justice Centre et défenseuse des droits des femmes à Kibera (un habitat informel au Kenya), qui a rendu compte des nombreux problèmes rencontrés tous les jours pendant la pandémie par les femmes de Kibera ; Mme Natalia Kanem, Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), qui a souligné qu’il faut vigoureusement défendre les droits à la santé sexuelle et génésique des femmes pendant la pandémie de COVID19 et qu’il faut également faire face à l'augmentation alarmante des niveaux de violence sexiste ; Mme Jayati Ghosh, Professeure d'économie à l’Université Jawaharlal Nehru en Inde, qui - avant de proposer un «New Deal mondial» - a notamment souligné que la pandémie et les mesures de confinement y associées ont, du point de vue des moyens de subsistance, eu un impact encore plus grave pour les femmes que pour les hommes ; et Mme Phumzile Mlambo-Ngcuka, Directrice exécutive de l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU Femmes), qui a en particulier rappelé que partout, les femmes continuent de faire face à des obstacles pour être présentes au niveau du leadership politique. 

 

Mme Åsa Regnér, Directrice exécutive adjointe d’ONU Femmes, ainsi que de très nombreuses délégations* ont ensuite pris part au débat.

 

Présentant sa mise à jour orale, le Président de la Commission d’enquête sur le Burundi a indiqué que le processus électoral dans le pays a été jusqu’à présent caractérisé par une intolérance politique et entaché d’incidents violents et de multiples violations des droits de l’homme.  M. Diène a précisé que ces actes ont été commis principalement par des Imbonerakure et des responsables administratifs locaux agissant généralement avec l’appui de policiers ou d’agents du Service national de renseignements. 

 

Si la communauté internationale est réellement soucieuse de voir la situation des droits de l’homme évoluer positivement au Burundi au cours des prochains mois et années, elle doit rester vigilante car le système de gouvernance mis en place au profit du parti CNDD-FDD reste en place, a déclaré M. Diène.  La communauté internationale ne devrait pas se contenter de tourner la page comme si l’entière et exclusive responsabilité [de tout cela] reposait sur feu le Président Nkurunziza et lui seul et comme si une élection et une transition politique pouvaient suffire à garantir automatiquement que la situation des droits de l’homme va désormais s’améliorer, a souligné le Président de la Commission d’enquête. 

 

Intervenant à l’issue de cette présentation en tant que pays concerné, le Burundi a déclaré que le mandat de la Commission d’enquête mérite simplement d’être rejeté et a réitéré son refus de coopérer avec une telle Commission.

 

Outre Mme Françoise Hampson, membre de la Commission d’enquête, un grand nombre de délégations** ont ensuite pris part au dialogue qui s’est noué. 

 

 

Cet après-midi, à 15 heures, le Conseil doit poursuivre son dialogue avec le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme au Myanmar, avant d’entamer un dialogue avec la Commission d’enquête sur la Syrie. 

 

Les séances de la quarante-quatrième session du Conseil sont retransmises sur le site UN Web TV.

 

 

Débat annuel d’une journée sur les droits humains des femmes, deuxième partie : la COVID-19 et les droits des femmes

 

Déclarations liminaires

 

M. NASIR AHMAD ANDISHA, Vice-Président du Conseil des droits de l’homme, a ouvert la discussion. 

 

MME PEGGY HICKS, Directrice des activités thématiques, des procédures spéciales et du droit au développement au Haut-Commissariat aux droits de l’homme, a d’abord montré en quoi la pandémie de COVID-19 avait des répercussions plus graves pour les femmes et les filles.  D’abord, la crise actuelle s’accompagne d'une recrudescence de la violence à l’égard des femmes, au point que l’on peut parler de « pandémie dans la pandémie ».  Ensuite, les restrictions de déplacement et la surcharge des systèmes de santé rendent les services de santé sexuelle et procréative moins accessibles – ce qui, a mis en garde Mme Hicks, entraînera une augmentation de la mortalité maternelle et infantile, ainsi que davantage d'avortements à risque et d'infections sexuellement transmissibles.

 

De même, les femmes subissent plus durement les effets de la crise économique car elles accèdent plus difficilement aux ressources financières et occupent souvent des emplois précaires dans le secteur informel, a poursuivi Mme Hicks.  Enfin, les femmes sont généralement exclues de la prise de décision, notamment parce qu'elles sont sous-représentées dans les équipes nationales de direction de la riposte à la COVID-19.

 

Pour mieux reconstruire après la COVID-19, il faudra tirer parti des possibilités offertes par la pandémie.  En effet, la crise a mis en évidence la charge disproportionnée des soins assumée par les femmes et les filles, ce qui pourrait accélérer les efforts pour valoriser ce travail et le redistribuer, a indiqué Mme Hicks.  Autre opportunité : certains États s'efforcent d'élargir l'accès aux services de santé sexuelle et procréative, ce qui pourrait avoir un effet durable sur l'exercice du droit des femmes et des filles à la santé.  Enfin, la crise a montré la capacité de leadership des femmes, car là où elles sont aux commandes, la riposte à la COVID-19 s’est révélée plus efficace, a souligné Mme Hicks.

 

MME ARANCHA GONZÁLEZ LAYA, Ministre des affaires étrangères, de l’Union européenne et de la coopération de l’Espagne, a indiqué que son pays, depuis le début de la pandémie, travaillait pour défendre au niveau multilatéral une riposte coordonnée et efficace qui garantira une reprise durable et transformatrice après la COVID-19. 

 

Pour cela, a recommandé la Ministre, il faut placer les droits humains au cœur des plans et politiques.  D’abord, les femmes doivent être effectivement associées à toutes les phases de la planification et de la prise de décision concernant la réponse à la COVID-19.  Il convient aussi de soutenir les organisations qui travaillent pour garantir l'accès des femmes et des filles aux services de base et protéger leurs droits dans la crise actuelle.

 

Ensuite, face à une violence sexiste avérée et en progression, les services de protection doivent être considérés comme essentiels et des données désagrégées et transparentes collectées pour rendre visible la réalité de cette violence.  Il s’agira aussi de renforcer les services de prévention, les lignes d'assistance téléphonique et l'accès à des informations fiables. 

 

Enfin, la manière dont nous réagissons aujourd'hui déterminera l'avenir de nos sociétés, a affirmé Mme González Laya.  La reconnaissance du travail de soin non rémunéré effectué par les femmes, la réduction de l'écart salarial entre les sexes, ainsi que des politiques fiscales et de protection sociale adaptées peuvent favoriser une véritable autonomisation économique des femmes et ainsi éviter une nouvelle féminisation de la pauvreté. 

 

Exposés des panélistes

 

MME EDITAR ADHIAMBO OCHIENG, fondatrice du Feminist for Peace Rights and Justice Centre et défenseuse des droits des femmes à Kibera (un habitat informel au Kenya), a rendu compte des nombreux problèmes rencontrés tous les jours pendant la pandémie par les femmes de Kibera.  Elle a d’abord cité la violence sexuelle et sexiste ainsi que la violence domestique.  Elle a expliqué que son organisation aide les femmes et les jeunes filles victimes à dénoncer les faits aux autorités, notamment à la police, et à prendre soin de leur santé.  L’organisation apporte également aux femmes un soutien matériel et psychosocial pendant la pandémie, a-t-elle ajouté.  La violence domestique a progressé du fait des conditions économiques difficiles et du fait que de nombreuses femmes ont perdu leur emploi de domestique, alors même que ce sont souvent elles qui assurent la subsistance de la famille. 

 

Autre sujet de préoccupation : les grossesses forcées d’adolescentes, résultant de viols et du manque d'informations relatives à la santé sexuelle et procréative.  L’ONG aborde les questions de violence sexuelle et sexiste et s’occupe des questions de santé procréative en fournissant des préservatifs, a indiqué la panéliste.  Enfin, il s’avère difficile de sensibiliser la communauté : certaines personnes pensent que le coronavirus n’existe pas.  Il a donc fallu les sensibiliser au lavage des mains avec de l'eau et du savon – savon fourni par l’organisation, a expliqué Mme Ochieng.

 

MME NATALIA KANEM, Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), a mis en exergue le message qu’elle entend faire passer, à savoir qu’il faut vigoureusement défendre les droits à la santé sexuelle et génésique des femmes pendant la pandémie de COVID19 et qu’il faut également faire face à l'augmentation alarmante des niveaux de violence sexiste – et même de féminicides – dont le monde est actuellement témoin.  Cette situation est urgente et affecte tous les pays, a insisté Mme Kanem.

 

D'innombrables femmes ont expliqué au FNUAP que leur expérience de la violence domestique a empiré sous les restrictions de mouvement liées à la COVID-19 et au confinement.  Beaucoup restent prises au piège des agresseurs, coupées de tout soutien.  En outre, la peur de contracter la COVID-19 ou les pertes de revenus du ménage peuvent conduire les femmes enceintes à retarder ou renoncer aux soins prénatals, a poursuivi Mme Kanem.  L'inégalité entre les sexes imprègne le système de santé, a-t-elle ajouté.  Alors qu’au niveau mondial, les femmes représentent environ 70% du total des personnels de santé, les besoins spécifiques des femmes, y compris sur les lignes de front de la COVID-19, ne sont pas suffisamment pris en compte, a fait observer Mme Kanem.

 

Alors que la communauté mondiale se rassemble pour lutter contre la COVID-19, il faut que le monde œuvre à apporter la paix dans les foyers et à défendre les droits des femmes et des filles.  Ainsi, nous jetterons les bases d'un avenir plus égal, sain, heureux et prospère pour tous, a conclu Mme Kanem.

 

MME JAYATI GHOSHProfesseure d'économie à l’Université Jawaharlal Nehru en Inde, a rappelé que la crise de COVID-19 a touché les femmes et a affecté leurs droits humains de multiples façons.  Elle a touché les femmes en tant que travailleuses et ce, à la fois en tant que travailleuses rémunérées et en tant que travailleuses non rémunérées.  Elle a également touché les femmes migrantes, en situation de déplacement à l’échelle nationale ou internationale. 

 

La pandémie et les mesures de confinement y associées telles que les fermetures ont, du point de vue des moyens de subsistance, eu un impact encore plus grave pour les femmes que pour les hommes.  Pendant la période de confinement, dans la plupart des pays, les travailleuses sont davantage susceptibles que les hommes de perdre leur emploi ou de voir leurs revenus baisser.  L'une des principales raisons de l'impact disproportionné sur les travailleuses est que les femmes, en particulier dans les pays en développement, sont davantage susceptibles d'être des travailleuses informelles, sans protection juridique ni sociale.  Cette situation a alors été particulièrement préjudiciable pour elles pendant les périodes de confinement qui ont limité tant l'activité économique que leur accès aux soins.

 

Pour relever ce défi, Mme Ghosh a proposé de réalisé un «New Deal mondial» qui prenne en compte les dimensions environnementales, qui mette l’accent sur le financement des soins de santé et qui lutte contre les inégalités.  Il faut une coopération mondiale pour mettre en œuvre ce «New Deal», a insisté la panéliste. 

 

MME PHUMZILE MLAMBO-NGCUKADirectrice exécutive de l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU Femmes), a regretté que partout, les femmes continuent de faire face à des obstacles pour être présentes au niveau du leadership politique.  Ainsi, les femmes ne détiennent qu’un quart des sièges dans les chambres parlementaires ; seuls 7,2% des chefs d'État et 6,2% des chefs de gouvernement sont des femmes ; moins du quart des ministres de la santé du monde sont des femmes – et ce, bien que les femmes représentent 70% des agents de santé de première ligne ; et pour trois hommes cités dans les médias à propos de la COVID-19, une seule femme est citée.  En même temps, les femmes leaders ont été saluées pour leur implication dans la réponse à la pandémie, a relevé Mme Mlambo-Ngcuka. 


Par ailleurs, la crise a aggravé les inégalités de genre, a poursuivi la Directrice exécutive d’ONU Femmes : la violence basée sur le genre augmente au domicilie et en ligne, l'accès à la justice et aux tribunaux est souvent compromis, et la capacité d’avoir accès à la santé sexuelle et génésique est réduite.  Les gouvernements ont la responsabilité de placer les femmes au centre de la réponse à la pandémie, en assurant notamment l'équilibre entre les sexes au sein des organes de stratégie et de prise de décision en rapport avec la COVID-19 et en intégrant les questions de genre dans les plans et les budgets relatifs au plan de lutte contre la maladie. 

 

La participation des femmes est cruciale à toutes les étapes des processus de décision législative, politique et budgétaire, a insisté Mme Mlambo-Ngcuka.  Une poignée de femmes chefs d'État et de gouvernement montrent au monde comment trouver des solutions durables à la pandémie : il faut suivre leur exemple et veiller à ce que davantage de femmes puissent se joindre à elles en tant que leaders et modèles, pendant et au-delà de la pandémie, a conclu la Directrice exécutive.

 

Aperçu du débat

 

Pendant le débat, les délégations ont largement partagé les constats des panélistes s’agissant du fait que les conséquences de la COVID-19 touchent de manière disproportionnée les femmes et les filles, notamment parce qu’elles sont plus exposées en tant que principales responsables des soins au foyer et en tant qu'agents de santé en première ligne. 

 

Dans ce contexte, a-t-il été avancé, il est essentiel que les femmes et les filles soient associées aux processus décisionnels afin que les réponses soient adaptées à leurs besoins et n'entraînent pas de nouvelles discriminations ou exclusions.  Il est également essentiel que l'accès aux services essentiels de santé sexuelle et procréative se poursuive pendant et après la crise ; à ce propos, une ONG a demandé aux États membres et à la société civile de contrer les positions extrémistes qui cherchent à empêcher les femmes et les filles d’accéder aux droits sexuels et procréatifs.

 

D’autre part, a-t-il été souligné, la pandémie a mis en évidence la nécessité de faire respecter le principe «à travail égal, salaire égal» et de s'attaquer au problème du travail non rémunéré des femmes.  L'autonomisation des femmes et des filles dans le contexte de la COVID-19 est d’ailleurs l'une des clefs pour minimiser les conséquences sociales et économiques de cette pandémie, a estimé une délégation.  D’une manière générale, a ajouté un autre intervenant, la priorité devrait être accordée aux femmes occupant des emplois peu rémunérés dans les secteurs économiques informels, qui constituent l'épine dorsale de l'économie de la plupart des pays en développement. 

 

Plusieurs délégations ont décrit les mesures concrètes prises par leur pays, pendant la période de confinement, pour prévenir la violence domestique et protéger les femmes et les filles qui en sont victimes.  Une ONG a déploré que des États profitent de la crise pour faire adopter des lois homophobes et transphobes.

 

Vingt-cinq ans après la Conférence mondiale sur les femmes de Beijing, il faut redoubler d’efforts pour faire respecter les droits des femmes, ont insisté plusieurs délégations. 

 

Certains intervenants ont condamné l’imposition de mesures coercitives unilatérales et illégales contre les pays du Sud, mesures qui compliquent la gestion de la pandémie et viennent saper les droits humains des femmes et des filles, notamment leur droit à la santé. 

 

Les panélistes ont été priés de dire comment tirer parti de l’expérience acquise au cours de cette crise sanitaire pour améliorer la prévention des violences domestiques et de la discrimination.  L’importance de l’accès à l’information en temps de pandémie a été soulignée.

 

Réponses et conclusions des panélistes

 

Une représentante du Feminist for Peace Rights and Justice Centre a remercié les organisations internationales qui viennent en aide aux femmes de Kibera.  Elle a regretté que les mesures visant à prévenir la violence envers les femmes ne soient pas appliquées au Kenya. 

 

MME KANEM a recommandé aux États de se doter de services plus complets en faveur des femmes victimes de violence, qu’il s’agisse de refuges (centres d’accueil) ou de services de police dûment formés.  Elle a aussi insisté sur l’importance d’atténuer dès maintenant les effets socioéconomiques de la pandémie préjudiciables aux femmes, faute de quoi le coût pourrait être beaucoup plus élevé à l’avenir. 

 

MME ÅSA REGNÉR, Directrice exécutive adjointe d’ONU Femmes, a fait observer que de nombreuses femmes se trouvent actuellement dans une position paradoxale, dans la mesure où elles sauvent la vie du reste de la population en exerçant des fonctions vitales dans les secteurs alimentaire et sanitaire, tout en occupant des emplois mal ou pas payés, dévalorisés et invisibles.  La crise doit être l’occasion de changer la logique et la mentalité qui président encore à la gestion des affaires, a conclu la Directrice exécutive adjointe d’ONU Femmes.

 

*Liste des intervenants : Union européenne, Norvège (au nom d’un groupe de pays), Liechtenstein, Danemark (au nom d’un groupe de 56 pays), Chili (au nom d’un groupe de pays d’Amérique du Sud), Monaco, Équateur, Qatar, Angola, Chine, Asian-Pacific Resource and Research Centre for Women (ARROW), Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté, Fédération internationale pour la planification familiale, Belgique, Venezuela, Tunisie, Inde, Syrie, Iran, Cuba, Brésil, Botswana, Afrique du Sud, Pays-Bas, Grèce, Soudan, Association lesbienne et gay internationale - Europe, Action Canada pour la population et le développement et Plan International

 

Dialogue avec la Commission d’enquête sur le Burundi

 

Mise à jour orale de la Commission d’enquête

 

M. DOUDOU DIÈNEPrésident de la Commission d’enquête sur le Burundi, a déclaré que le Burundi a été un des seuls pays au monde où, malgré la présence de cas avérés de COVID-19, n’ont été ni règlementé l’accès aux lieux de réunion tels que les églises, les bars et les restaurants, ni interdits les grands rassemblements sportifs et politiques.  Le 12 mai, le Gouvernement a même déclaré persona non grata le Représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans le pays et trois de ses experts.

 

Au-delà des droits à la vie et à la santé mis en danger par une telle crise sanitaire, la crise économique à l’échelle mondiale qui en découle a des effets négatifs sur la jouissance de quasiment tous les droits de l’homme, notamment ceux des femmes et des personnes vivant dans une grande pauvreté.  Et le Burundi n’est pas épargné, a souligné M. Diène. 

 

L’élection présidentielle et les élections législatives et communales se sont déroulées le 20 mai comme prévu par le calendrier électoral, sans présence d’observateurs internationaux, a poursuivi le Président de la Commission d’enquête.  Cette période a été marquée par le décès du Président Pierre Nkurunziza, le 8 juin dernier.  La Commission prend note de la participation relativement forte des femmes dans le processus électoral, y compris le nombre de candidates élues, malgré des discriminations à leur égard et de nombreux obstacles matériels et culturels liés aux préjugés négatifs sur l’engagement des femmes en politique, a indiqué M. Diène. 

 

Le processus électoral – toujours en cours en ce qui concerne les élections sénatoriales et collinaires, prévues respectivement le 23 juillet et le 24 août - a été jusqu’à présent caractérisé par une intolérance politique et entaché d’incidents violents et de multiples violations des droits de l’homme, a fait observer le Président de la Commission d’enquête.  Ces actes ont été commis principalement par des Imbonerakure et des responsables administratifs locaux agissant généralement avec l’appui de policiers ou d’agents du Service national de renseignements, a-t-il indiqué.  Des messages de haine et d’hostilité particulièrement virulents à l’encontre des opposants politiques ont circulé largement sur les réseaux sociaux sans faire l’objet de dénonciation, de condamnation ou de sanction de la part des autorités, a-t-il déploré.  Le système judiciaire reste marqué par son manque d’indépendance et d’impartialité, a souligné M. Diène. 

 

Si la communauté internationale est réellement soucieuse de voir la situation des droits de l’homme évoluer positivement au Burundi au cours des prochains mois et années, elle doit rester vigilante car le système de gouvernance mis en place au profit du parti CNDD-FDD reste en place, a déclaré M. Diène.  La communauté internationale ne devrait pas se contenter de tourner la page comme si l’entière et exclusive responsabilité [de tout cela] reposait sur feu le Président Nkurunziza et lui seul et comme si une élection et une transition politique pouvaient suffire à garantir automatiquement que la situation des droits de l’homme va désormais s’améliorer.  Cette transition politique pourrait devenir une telle opportunité si – et uniquement si – la communauté internationale reste vigilante et mobilisée pour encourager la prise de mesures propres à remédier aux causes profondes des violations que la Commission d’enquête a mandat de documenter, a expliqué M. Diène. 

 

Pays concerné   

 

Le Burundi a déclaré que la mise à jour orale présentée ce matin est un rapport qui vient enfin clarifier le véritable mandat de cette Commission [d’enquête] et qui mérite simplement d’être rejeté.  Le mandat de cette Commission est de tout faire pour faire changer le système de gouvernance au Burundi, et tout le monde comprend ce que cela signifie, a affirmé la délégation burundaise.  Le Burundi a toujours clamé haut et fort que cette Commission n’est pas un mécanisme d’enquête à caractère onusien et objectif doté d’un mandat temporaire, mais plutôt un mécanisme sui generis ayant un ordre du jour géopolitique minutieusement préparé au profit notamment de l’opposition politique burundaise, a insisté la délégation.  Le contenu des rapports de cette Commission n’offre ni l’odeur, ni la qualité d’une expertise onusienne neutre et c’est pourquoi le Burundi réaffirme son refus de coopérer avec une telle Commission, a indiqué la délégation.

 

Les scénarios apocalyptiques de violations massives de droits de l’homme, présentés par cette Commission dans ses précédents rapports et basés sur de prétendus facteurs de risque à l’occasion des élections de 2020, ont été balayés d’un revers de main par le peuple burundais qui a plutôt défié cette Commission et témoigné de sa maturité à prendre en main sa propre destinée, a affirmé la délégation. 

 

Aperçu du dialogue

 

Plusieurs délégations se sont dites préoccupées par les graves violations des droits de l’homme commises notamment par les Imbonerakure et documentées dans le rapport de la Commission d’enquête.  Ont maintes fois été dénoncées les violences à l’encontre des membres de l’opposition. 

 

Il a été demandé au Burundi de prendre des mesures pour mettre fin aux violations des droits de l’homme, y compris en ce qui concerne les exécutions sommaires, les disparitions forcées, les actes de torture et les violences sexuelles.  La lutte contre l’impunité des responsables de ces violations est un élément fondamental pour consolider le climat de confiance au lendemain des élections et garantir ainsi une sortie de crise durable, a estimé une délégation.  Le Burundi a également été invité à reprendre la coopération avec les mécanismes internationaux et régionaux des droits de l’homme. 

 

L’élection du Président Ndayishimiye à l’issue d’un processus électoral globalement pacifique doit être l’occasion de sortir définitivement de la crise qui persiste depuis 2015 au Burundi, a estimé une délégation.  Le transfert pacifique du pouvoir est une opportunité historique pour le Burundi et pour les Burundais, pour s’engager fermement sur la voie d’un changement et d’une réforme qui seraient fondés sur le respect des droits de l’homme, des libertés fondamentales, des principes démocratiques et de l’état de droit, a déclaré une délégation.  Les autorités doivent prendre les mesures nécessaires pour consolider le climat de confiance au lendemain des élections et garantir une sortie de crise durable, a plaidé une autre. 

 

Plusieurs délégations ont estimé que la communauté internationale ne devait pas s’ingérer dans les affaires internes du Burundi et ont appelé à l’arrêt [des activités] de la Commission d’enquête. 

 

**Liste des intervenants : Union européenne, Norvège (au nom des pays nordiques), Chine, France, Fédération de Russie, Venezuela, Australie, Espagne, Luxembourg, Pays-Bas, Irlande, Suisse, Myanmar, Royaume-Uni, Union of Northwest Human Rights OrganisationEast and Horn of Africa Human Rights Defenders Project, CIVICUS – Alliance mondiale pour la participation des citoyens, Amnesty International, et United Nations Watch.

 

Remarques de conclusion

 

MME FRANÇOISE HAMPSON, membre de la Commission d’enquête, a déclaré que les violations des droits de l’homme se poursuivaient après les élections présidentielles – élections qui ont elles-mêmes été marquées par de nombreuses violations.  L’église catholique a elle-même communiqué sur ces violations, a-t-elle fait observer.  S’il n’y a pas eu de violences de masse, cela ne signifie pas qu’il n’y a pas eu de violations ou que ces élections répondent aux normes internationales, a souligné Mme Hampson.

 

L’entière responsabilité des violations des droits de l’homme ne repose pas sur le seul ancien Président décédé le mois dernier, a poursuivi Mme Hampson, déplorant que le nouveau Président ait nommé dans son Gouvernement cinq anciens ministres dont plusieurs sont interdits de visite par plusieurs pays en raison de leur responsabilité dans les graves violations des droits de l’homme. 

 

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mardi 14 juillet 2020

RDC: CENI, Paul Nsapu aurait été un bon candidat... ses accointances avec Tshilombo l'ont desservi !

RDC: CENI, Paul Nsapu aurait été un bon candidat... ses accointances avec Tshilombo l'ont desservi !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Avec la fabrication à répétition de ses résultats électoraux, la CENI n'a plus un long avenir en République démocratique du Congo. Elle doit se réformer pour nettoyer tous les tares de fraudes et tricheries qui la caractérisent ou disparaître.

Il faut en faire un bureau technique du Ministère de l'intérieur pour l'organisation des élections au Congo, non plus l'institution organisatrice. Depuis l'élection Louis Michel 2006 avec l'abbé fraudeur Malu Malu à aujourd'hui, la CENI n'a jamais organisé des élections locales. Pourquoi les bourgmestres ne sont jamais élus ?

Contre espèces sonnantes et trébuchantes, la CENI a pris la mauvaise habitude de nommer des non élus à la place des vrais élus du peuple congolais. Il faut dire que de 5 institutions qui devraient être d'appui à la démocratie, aucune n'a jamais fonctionné pour le peuple congolais. La Commission vérité et réconciliation fut un mort né; l'observatoire national des droits de l'homme, zéro pointé; la commission de l'éthique et de la lutte contre la corruption, la fameuse haute Autorité des Médias devint avec "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, un étouffoir des libertés. Nommé comme Rapporteur au Sénat, par Alias Kabila, c'est le même "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi qui a concocté une loi sur mesure pour Alias kabila et lui a octroyé: 670 000 dollars par mois. C'est encore le même "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi qui vient de pondre un article dans sa feuille de choux: "Kabila, l'épine dans le pied de Félix Tshilombo". Mafieux et versatile, deux caractéristiques de ce mangériste à tous les râteliers.

La CENI a lamentablement échoué. cette folle machine de fabrication de faux résultats doit s'arrêter.

Paul Mukulu Nsapu aurait pu être un bon candidat à la CENI. Il porte sur son corps des stigmates de la torture de la dictature Mobutu. Président de la Ligue des électeurs,
dans la société civile congolaise, il s'était investi pour un état de droit. C'est lui qui pouvait être le premier président de la CEI après le dialogue intercongolais de Sun-City. Le néocolonialiste Louis Michel a tout fait pour placer un illustre inconnu: Abbé Apollinaire Malu Malu. On connait la suite. Baignant dans l'argent facile de la corruption à la CEI, Malu Malu était devenu arrogant. Personne n'a oublié son tir croisé avec le cardinal Fréderic Etsou qui lui exigeait de publier les vrais résultats.

Même en exil et hors du pays, Paul Mukulu Nsapu a continué à militer. En tant que Secrétaire Général de la FIDH, il a œuvré pour les droits de l'homme au Congo.

Deux atouts qui sont des boulets pour Paul Mukulu Nsapu : son attachement à l'Udps. Du parti national de sa création en 1982, parti qui a terrorisé le régime de Mobutu dans les années 90, l'Udps d'aujourd'hui n'est qu'un parti familial. Les militants sont en majorité kasaïens, l'état de droit et démocratie qui clament ne sont que des piètres slogans. L'Udps a soutenu le satanique deal qu'Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba a fait avec Alias kabila pour bénéficier d'une nomination électorale. Monsieur 15% n'a jamais gagné l'élection présidentielle de décembre 2018.

Le second boulet: Jean-Claude katende de l'Asadho, George Kampiamba de l'Acaj et même Paul Mukulu Nsapu de la Fidh, par coterie tribale, ont été silencieux sur le hold-up électoral de Tshilombo. Ces leaders de la société civile congolaise se battaient pour un frère de tribu et non pour le Congo. Les vociférateurs contre le régime d'imposture et d'occupation d'Alias Kabila, se sont majestueusement tus, avec le vol électoral d'Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba !

Sur Twitter on peut encore lire: #RDC : Ou sont passés PAUL NSAPU, JEAN CLAUDE KATENDE &GEORGES KAPIAMBA. Ces trois têtes citées ont farouchement combattu Joseph KABILA jusqu’au sacrifice suprême. L’accusant de tout!
Corruption, arrestation arbitraire, violation des droits de l'homme, Impunité'. Depuis que Felix Tshisekedi TSHILOMBO est au pouvoir ils ont disparu...On ne le sent ni le voit plus faire des déclarations ni participer aux sommets des nations unis pour le droit de l'homme dans le monde. Tout est revenue a la normal depuis Félix Tshisekedi est aux affaires. Il n'y a plus la corruption au Congo. Les arrestations arbitraires, le trafic d'influence, les enrichissements illicites, les violations des droits de l'homme , l’insécurité, la pauvreté. Ces faits n'existent plus depuis le départ de Joseph Kabila-Jean Tony Mantezolo, Président de la Dynamique Mafa-forever

Les accointances de Paul Mukulu Nsapu avec Tshilombo ne sont pas à démontrer. Il a été de tous ses voyages officiels. Le faussaire, imposteur et usurpateur Tshilombo a-t-il acheté le silence de Paul Mukulu Nsapu en le faisant miroiter le poste du président de la CENI ?

Paul Mukulu Nsapu serait arrivé à la CENI même sans Tshilombo, son expertise est son grand atout. Soutenir un fraudeur, qui n'est qu'un pseudo président. Qui par ses agissements est devenu le rempart, masque et bouclier de celui que tout le monde a combattu, il faut le faire.

Qu'a pensé paul Mukulu Nsapu lorsqu'Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba a écrit dans le livre d'or du mémorial du génocide rwandais que les 12 millions de congolais sont morts par effets collatéraux ?

Si Floribert Chebeya était son ami, pourquoi Paul Mukulu Nsapu ne pousse-t-il pas son fraudeur de président nommé à une justice juste pour celui qui est l'icône des droits de l'homme en République démocratique du Congo ?

Le silence assourdissant de Paul Mukulu Nsapu contre une promesse d'une nomination abracadabrantesque à la tête de la CENI est renversant ! Paul Mukulu Nsapu qui est théologien devrait faire l’exégèse de Timothée qui écrit sur l'apôtre Paul: "J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi". (2 Timothée 4:7). Lorsqu'on se bat pour son pays et des valeurs, il faut certes de sacrifices, cela peut-être le combat de sa vie. La mère patrie a besoin de ses fils et filles, qui croient en la République et défendent ses valeurs.

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lundi 13 juillet 2020

LE CONSEIL TIENT SES DIALOGUES SUR L’INDÉPENDANCE DES JUGES ET AVOCATS ET SUR LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME AU MYANMAR

LE CONSEIL TIENT SES DIALOGUES SUR L’INDÉPENDANCE DES JUGES ET AVOCATS ET SUR LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME AU MYANMAR


Freddy Mulongo-Conseil des droits de l'homme 210.jpg, juil. 2020

 

 

Il est également saisi de plusieurs rapports au titre de la promotion et la protection des droits de l’homme

 

 

 

Cet après-midi, le Conseil des droits de l’homme a tenu ses dialogues avec les Rapporteurs spéciaux sur l’indépendance des juges et avocats, M. Diego García-Sayán, et sur la situation des droits de l’homme au Myanmar, M. Thomas Andrews. 

 

Au titre du point de l’ordre du jour relatif à la promotion et à la protection des droits de l’homme, la Directrice des activités thématiques, des procédures spéciales et du droit au développement au Haut-Commissariat des droits de l’homme, Mme Peggy Hicks, a en outre présenté plusieurs rapports préparés à la demande du Conseil par le Haut-Commissariat et par le Secrétaire général des Nations Unies. 

 

Présentant son rapport, qui traite des répercussions de la corruption sur les ministères publics, M. García-Sayán a mis en avant un certain nombre d’aspects fondamentaux dans ce contexte, soulignant notamment que des procureurs indépendants sont irremplaçables pour lutter contre la corruption.  Il a insisté sur la nécessité de mettre en place des processus de sélection et de nomination (desdits magistrats) basés sur le mérite, l'aptitude et la transparence.  Il a en outre souligné qu’au regard de l'impact de la corruption sur la société, une attention particulière doit être accordée aux victimes de la corruption et aux défenseurs des droits de l'homme. 

 

M. García-Sayán a ensuite rendu compte de ses visites au Honduras et en Ouzbékistan, avant que les délégations de ces deux pays n’interviennent et que s’ouvre avec le Rapporteur spécial un dialogue auquel ont participé de nombreuses délégations*.

 

Dans le cadre du dialogue qu’il a engagé avec le Conseil, le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme au Myanmar a notamment regretté que l’appel au cessez-le-feu lancé par le Secrétaire général de l’ONU ait été ignoré jusqu’à aujourd’hui au Myanmar.  Les ravages de la guerre sont particulièrement lourds et s'intensifient dans l'État Rakhine, causant un nombre croissant de victimes civiles et de déplacements, a constaté le Rapporteur spécial.  Pendant ce temps, des centaines de milliers de Rohingyas vivent dans des conditions déplorables dans des camps et sont privés de leurs droits fondamentaux, a ajouté M. Andrews.

 

Le Myanmar a fait une déclaration en tant que pays concerné.  Le débat avec le Rapporteur spécial, auquel plusieurs délégations** ont d’ores et déjà pris part cet après-midi, se poursuivra demain après-midi.

 

En fin de séance, la Turquie, l’Azerbaïdjan et la Chine ont exercé leur droit de réponse.

 

 

Demain à 10 heures, le Conseil tiendra la deuxième partie de sa journée annuelle de débat sur les droits des femmes. 

 

Les séances de la quarante-quatrième session du Conseil sont retransmises sur le site UN Web TV.

 

 

Dialogue avec le Rapporteur spécial sur l'indépendance des juges et des avocats

 

Présentation du rapport

 

Le Conseil était saisi du rapport de M. DIEGO GARCÍA-SAYÁN, Rapporteur spécial sur l'indépendance des juges et des avocats (A/HRC/44/47), qui contient une analyse des répercussions de la corruption sur les ministères publics et sur l’exercice effectif des droits de l’homme.  Deux additifs au rapport traitent des visites du Rapporteur spécial en Ouzbékistan (Add.1) et au Honduras (Add.2).

 

M. García-Sayán a mis en avant trois aspects fondamentaux pour garantir l'indépendance des parquets par rapport au pouvoir politique.  D’abord, des procureurs indépendants sont irremplaçables pour lutter contre la corruption : cela nécessite des processus de sélection et de nomination basés sur le mérite, l'aptitude et la transparence.  Ensuite, a-t-il ajouté, une coopération internationale efficace contre la corruption exige un pouvoir judiciaire indépendant, pour qu’il n’y ait aucun doute quant aux raisons pour lesquelles cette coopération est demandée.  Enfin, vu l'impact de la corruption sur la société, une attention particulière doit être accordée aux victimes de la corruption et aux défenseurs des droits de l'homme. 

 

Rendant compte de sa mission au Honduras, effectuée en août 2019, le Rapporteur spécial a ensuite observé que des efforts avaient entraîné certains progrès contre la corruption et le crime organisé, mais que des obstacles inquiétants empêchaient encore de sanctionner les coupables.  Du côté positif, M. García-Sayán a noté la création de tribunaux pour délits de corruption et la création de l'Unité spéciale de poursuite contre l'impunité de la corruption.  Mais le Rapporteur spécial a regretté que le Gouvernement ait décidé de mettre fin au mandat de la Mission d’appui à la lutte contre la corruption et l'impunité au Honduras (MACCIH) de l'Organisation des États américains. 

 

S’agissant de l’Ouzbékistan, qu’il a visité en septembre 2019, le Rapporteur spécial a ensuite dit avoir constaté des progrès dans le renforcement de l'indépendance de la profession d'avocat ainsi que dans l’adoption de nouvelles procédures de sélection et de nomination des candidats aux postes judiciaires.  Mais il reste beaucoup à faire pour garantir que le système judiciaire soit réellement indépendant dans ce pays, a-t-il ajouté.  Les autorités gouvernementales conservent un rôle important dans l'organisation et le fonctionnement du système judiciaire et les procureurs continuent d'avoir un poids excessif dans les décisions des juges, a-t-il précisé. 

 

Enfin, le Rapporteur spécial a condamné le meurtre récent de deux juges latino-américains : Uriel Villegas Ortiz au Mexique et Diane Mereles Duarte au Paraguay – indiquant qu’il s’agit là de faits qui soulignent l'urgence de mesures préventives adéquates pour protéger l'intégrité des juges.  M. García-Sayán a aussi noté la mobilisation pour l'indépendance de la justice en Pologne, défendue à Varsovie par des juges de quatorze pays européens et par l'Association européenne des juges, entre autres. 

 

Pays concernés

 

La délégation du Honduras a remercié M. García-Sayán d'avoir accepté l'invitation de son Gouvernement à se rendre dans le pays en 2019.  Le Rapporteur spécial a pu constater l’efficacité de la procédure de sélection et de nomination des candidats à l'organisme national de lutte contre la corruption, a notamment fait valoir la délégation.  Pour renforcer les institutions, le Gouvernement a aussi créé une unité spéciale en tant que mécanisme de poursuite des crimes de corruption, a-t-elle en outre rappelé. 

 

Le Honduras reconnaît que le système judiciaire doit encore relever des défis, a poursuivi la délégation hondurienne.  Il prend donc des mesures pour accélérer les procédures, réduire les délais judiciaires et introduire une législation appropriée, a-t-elle indiqué.  Des efforts sont également déployés pour améliorer l'accès des citoyens à la justice, notamment en augmentant le nombre de cours et de tribunaux dans tout le pays, en réformant la loi sur le service judiciaire et en assurant une formation durable des talents humains. 

 

La délégation de l’Ouzbékistan a elle aussi remercié le Rapporteur spécial pour sa visite et son rapport et s’est félicitée de l'évaluation de la réforme du système judiciaire faite par celui-ci.  Le rapport note positivement les progrès réalisés à ce jour par l'Ouzbékistan pour renforcer l'indépendance du pouvoir judiciaire et le libre exercice des activités professionnelles des avocats, a poursuivi la délégation.  En particulier, il prend note de la création du Conseil supérieur de la magistrature et de nouvelles procédures de sélection et de nomination des candidats à des postes judiciaires. 

 

L'Ouzbékistan attachant une grande importance à l’application des recommandations du Rapporteur spécial, des travaux sont en cours pour améliorer le système judiciaire sur la base des meilleures pratiques et des normes internationales selon le principe "un tribunal, une instance", a indiqué la délégation.  D’autre part, a-t-elle ajouté, l'élaboration d'un plan d'action national pour appliquer les recommandations du Rapporteur spécial a commencé.

 

Aperçu du dialogue

 

Les effets néfastes de la corruption sur la jouissance des droits de l'homme ont été mis en avant tout au long du dialogue avec le Rapporteur spécial.  Les délégations se sont dites d'accord avec M. García-Sayán pour constater que les membres du ministère public ont un rôle essentiel à jouer dans la lutte contre la corruption.  Comme l’a souligné le Rapporteur spécial dans son dernier rapport, la corruption peut entraver l'exercice des fonctions des parquets et, par conséquent, la jouissance légitime des droits de l'homme.

 

Les délégations ont relevé que la lutte contre la corruption transnationale était un élément fondamental du mandat de défense des droits de l'homme du Conseil.  Il a aussi été affirmé que l'approche internationale de ce fléau devait toujours être menée dans le respect des principes de la Charte des Nations Unies, en particulier pour ce qui concerne le principe de souveraineté des États.

 

L’importance d’une coopération internationale efficace en matière de lutte contre la corruption a été mentionnée à plusieurs reprises, surtout aux fins du rapatriement – dans les pays lésés – d’actifs acquis de manière illégale.  Une délégation a regretté, à ce propos, que certains pays développés soient devenus des refuges pour les fonctionnaires corrompus et leur argent.  Le Rapporteur spécial a été prié de dire comment le Conseil pourrait contribuer au renforcement de la coopération internationale entre les parquets.

 

Outre la Convention des Nations Unies contre la corruption (2004), a relevé une délégation, la Convention de l'Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption de 2006 encourage le développement par chaque État des mécanismes nécessaires pour prévenir et sanctionner la corruption dans les secteurs public et privé.  Ont en outre été évoquées des initiatives régionales contre la corruption, en particulier dans les pays arabes et en Amérique latine.

 

Un intervenant a demandé au Rapporteur spécial son avis sur le rôle de son mandat parmi les autres instances onusiennes chargées de la lutte contre la corruption.  Un autre intervenant a noté que le rapport [du Rapporteur spécial] contient des éléments, exemples de cas et évaluations qui ne relèvent pas de la compétence du Conseil mais de celle des mécanismes basés à Vienne qui sont chargés de la lutte contre la corruption au niveau international et de la coopération dans ce domaine.

 

Une organisation non gouvernementale a recommandé qu’une plus grande attention soit accordée au choix des candidats à des fonctions de juge ou d’expert à la Cour européenne ou dans un organe conventionnel des Nations Unies, par exemple, afin d'éviter la nomination de militants : l'indépendance et la crédibilité de ces organismes internationaux sont en jeu, a estimé l’ONG.  Une autre a souligné le rôle essentiel des avocats dans l'accès à la justice et a insisté sur l'importance de l’application des Principes de base des Nations Unies relatifs au rôle du barreau.  Des critiques ont été émises face au manque d’indépendance des magistrats et de la justice de plusieurs pays.

 

*Liste des intervenants : Union européenne, Burkina Faso (au nom du Groupe africain), État de Palestine (au nom du Groupe arabe), Pérou (au nom d’un groupe de pays), Fédération de Russie, Angola, Libye, Chine, Afghanistan, France, Cuba, Pakistan, Arménie, Équateur, Suède, Tunisie, Inde, Philippines, Australie, Iran, Jordanie, Botswana, Maroc, Iraq, Hongrie, Lituanie, Azerbaïdjan, Égypte, Maldives, Népal, Albanie, Pérou, Bolivie, Qatar, République démocratique du Congo, Burkina Faso, Organisation internationale du droit du développement (IDLO), Mexique, Grèce, Chypre, Centre européen pour le droit, la justice et les droits de l'homme, Lawyers' Rights Watch CanadaInternational Bar Association, Commission internationale de juristes, Sociedade Maranhense de Direitos HumanosBeijing Zhicheng Migrant Workers' Legal Aid and Research CenterAmericans for Democracy & Human Rights in Bahrain Inc., International Service for Human RightsChristian Solidarity Worldwide et China Society for Human Rights Studies (CSHRS). 

 

Réponses et conclusion du Rapporteur spécial

 

M. García-Sayán s’est félicité que le Honduras et l’Ouzbékistan aient accueilli favorablement ses recommandations, ce qui augure bien de la coopération qui s’annonce avec ces pays.  Le Rapporteur spécial a conseillé aux deux pays de poursuivre la modernisation de leur système de justice.

 

S’agissant de son mandat, le Rapporteur spécial a rappelé que l’ancienne Commission des droits de l’homme avait déjà conclu que la corruption, en tant que menace pour la démocratie, était effectivement un problème relevant des droits de l’homme.  Mais il ne s’agit pas pour le Conseil de remplacer les mécanismes créés par la Convention contre la corruption, a précisé le Rapporteur spécial : le Conseil doit, dans son rôle, veiller à ce que les États garantissent que les juges sont vraiment indépendants, autrement dit que les ministères publics puissent accomplir leur mission avec les moyens nécessaires.  Il importe aussi, ce faisant, de renforcer la participation des femmes procureures, a ajouté M. García-Sayán. 

 

La lutte contre la corruption ne fonctionne pas si le principe fondamental du renforcement de l’indépendance des autorités judiciaires n’est pas respecté, a insisté le Rapporteur spécial. 

 

Présentation de rapports

 

MME PEGGY HICKS, Directrice des activités thématiques, des procédures spéciales et du droit au développement au Haut-Commissariat des droits de l’homme, a présenté plusieurs rapports préparés à la demande du Conseil par le Haut-Commissariat et le Secrétaire général de l’ONU.

 

Un rapport porte sur les effets des transferts illicites d’armes sur les droits humains des femmes et des filles (A/HRC/44/29, version préliminaire en anglais).  Une étude analytique est consacrée aux droits des personnes handicapées dans le contexte des changements climatiques (A/HRC/44/30).

 

Plusieurs rapport sont consacrés, respectivement, aux effets des nouvelles technologies sur la promotion et la protection des droits de l’homme dans les contextes des assemblées (A/HRC/44/24, version préliminaire en anglais) ; au « champ d’action de la société civile : coopération avec les organisations internationales et régionales » (A/HRC/44/25) ; à la convergence de la discrimination raciale et de la discrimination fondée sur le genre dans le sport (A/HRC/44/26) ; aux « mise en place et renforcement de la coopération internationale dans le domaine des droits de l’homme » (A/HRC/44/28) ; aux efforts pour lutter contre la corruption notamment des acteurs non-étatiques et renforcer la coopération internationale dans ce domaine (A/HRC/44/27) ; et à l’amélioration de la responsabilisation des entreprises et de l’accès à des voies de recours pour les victimes de violations des droits de l’homme liées à une activité commerciale au moyen de mécanismes de réclamation ne relevant pas de l’État (A/HRC/44/32 et Add.1). 

 

Un autre document, portant la cote A/HRC/44/37, présente des exemples d’activités d’assistance technique menées par le Haut-Commissariat et de services consultatifs qu’il a fournis pour promouvoir et protéger les droits des personnes privées de liberté (« Coopération technique et renforcement des capacités pour promouvoir et protéger les droits des personnes privées de liberté : application de l’Ensemble de règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus et des Règles des Nations Unies concernant le traitement des détenues et l’imposition de mesures non privatives de liberté aux délinquantes »).

 

D’autres rapports sont consacrés à réunion du Groupe d’experts pour l’élimination des mutilations génitales féminines (A/HRC/44/33, juillet 2019) ; au dialogue intersessions sur les moyens de renforcer la participation des représentants des peuples autochtones et de leurs institutions aux réunions du Conseil des droits de l’homme sur les questions qui les concernent (A/HRC/34/35, juillet 2019) ; à la réunion-débat du Conseil sur les droits des peuples autochtones (A/HRC/44/34, septembre 2019) ; et à la journée annuelle de débat consacrée aux droits humains des femmes (A/HRC/44/36, juin 2019). 

 

Quant au rapport de l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU Femmes), transmis par le Secrétaire général de l’ONU, il présente les activités en 2019 du Fonds d’affectation spéciale des Nations Unies à l’appui de la lutte contre la violence à l’égard des femmes (A/HRC/44/3–E/CN.6/2020/8).  Un dernier rapport du Secrétaire général, traitant des droits humains des migrants (A/HRC/44/29), qui devait être présenté à cette session, sera soumis à une date ultérieure.

 

Enfin, s’agissant des Fonds de contributions volontaires, le rapport sur le Fonds de contributions volontaires pour la participation à l'Examen périodique universel (A/HRC/44/18) souligne que le fonds a contribué à assurer la participation des délégués de 26 États en 2019, en particulier des pays en développement, des pays les moins avancés et des petits États insulaires en développement.  Le rapport sur le Fonds de contributions volontaires pour l'assistance financière et technique dans la mise en œuvre de l'Examen périodique universel (A/HRC/44/19) décrit les résultats obtenus grâce aux diverses activités financées par le Fonds en 2019.  Il donne également un aperçu des contributions et des dépenses au 31 décembre 2019.

 

Dialogue avec le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme au Myanmar

 

Présentation du rapport

 

THOMAS H. ANDREWSRapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme au Myanmar, a cité quelques exemples des questions qu’il avait commencé à examiner et des questions qu’il pose en tant que Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme au Myanmar.

 

S’agissant des prochaines élections nationales, il a demandé aux autorités du Myanmar si les principes fondamentaux en matière d’élections libres et équitables seraient respectés, notamment pour ce qui est du droit de vote de chacun quelles que soient sa race, son appartenance ethnique ou sa religion.  Il a aussi demandé si les lois qui sont maintenant utilisées pour emprisonner ceux qui critiquent pacifiquement l'armée continueront d'être appliquées ou si les journalistes pourront faire leur travail librement et sans crainte de représailles.

 

M. Andrews a ensuite regretté que l’Appel à un cessez-le-feu lancé par le Secrétaire général de l’ONU ait été ignoré jusqu’à aujourd’hui au Myanmar.  Les ravages de la guerre sont particulièrement lourds et s'intensifient quotidiennement dans l'État Rakhine, causant un nombre croissant de victimes civiles et de déplacements, a constaté le Rapporteur spécial.  Pendant ce temps, des centaines de milliers de Rohingyas sont contraints de vivre dans des conditions déplorables dans des camps de personnes déplacées ou dans des villages, sans droits fondamentaux, y compris sans la liberté de mouvement. 

 

Le Rapporteur spécial a salué la stratégie nationale qui vise à fermer les camps de personnes déplacées à l’intérieur du pays et qui prévoit le retour volontaire et durable, la réinstallation ou la réintégration locale des personnes déplacées.  Toutefois, M. Andrews a constaté avec regret que le projet pilote dans le cadre de cette nouvelle stratégie ne permet pas la jouissance du droit des personnes déplacées de rentrer chez elles et peut même forcer ces personnes à s’installer dans des terres susceptibles d'être inondées et sans accès aux services de base, notamment aux soins de santé et à l'éducation.  Il s’agit donc d’un retour qui n’est pas volontaire et pas durable, a-t-il insisté, avant de plaider pour la jouissance, par les habitants du Myanmar, de tous leurs droits fondamentaux. 

 

Pays concerné

 

Le Myanmar a déclaré que les autorités du Myanmar souhaitent la paix et le développement durable pour le pays.  Les personnes qui vivent dans les zones de conflit peuvent bénéficier des dividendes de la paix et la stabilité a pu l’emporter, a assuré la délégation du Myanmar.  Les autorités préparent la conférence de la paix prévue pour le mois d’août, a-t-elle ajouté. 

 

La paix et le développement durable sont les deux faces d’une même médaille pour apporter la jouissance des droits et la démocratie dans le pays, a poursuivi la délégation.  Des observateurs pourront assister aux prochaines élections, a-t-elle indiqué.  L’objectif est de tenir des élections libres, justes et transparentes et que le choix de la population soit respecté, a-t-elle souligné. 

 

Aperçu du dialogue

 

Une délégation a déploré les victimes civiles du conflit, notamment les enfants, et a dénoncé les nombreuses allégations de graves violations des droits de l’homme au Myanmar. 

 

Plusieurs délégations ont déploré les attaques répétées à l’encontre des Rohingyas et ont appelé les autorités du Myanmar à permettre l’accès à l’aide humanitaire ainsi qu’un retour des populations chez elles en toute sécurité.  Une délégation a déploré les informations faisant état de nouvelles opérations militaires dans l’État Rakhine. 

 

Le Gouvernement doit respecter le jugement de la Cour internationale de justice et les auteurs de crimes de haine doivent être tenus responsables de leurs actes, ont déclaré plusieurs intervenants.

 

Une délégation a dénoncé l’interruption d’Internet, notamment dans l’État Rakhine, ainsi que les menaces contre les journalistes et les défenseurs des droits de l’homme – des menaces qui entravent la liberté d’expression. 

 

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RDC: Papa Kangafu Vingi Gudubangana "Les Congolais ont marché contre le deal, pour la vérité des urnes à la CENI et contre le faussaire Malonda à la tête de la Commission Électorale Nationale Indépendante " !

RDC: Papa Kangafu Vingi Gudubangana "Les Congolais ont marché contre le deal, pour la vérité des urnes à la CENI et contre le faussaire Malonda à la tête de la Commission Électorale Nationale Indépendante " !

Freddy Mulongo, Réveil FM international

Freddy Mulongo-Kangafu 5.jpg, juil. 2020

Papa Kangafu Vingi Gudubangana est l'un des Congolais actifs en Suisse. Il est l'architecte et préside la plateforme «LeCongoLibre Groupe», regroupant des intellectuels congolais. Il dirige également l’Institut «Eur’Afer», actif dans la pédagogie interculturelle en Suisse alémanique.

Freddy Mulongo-Kangafu Vungi 4 janvier.jpg, juil. 2020

"LeCongoLibre Groupe" s'oppose contre le "principat stalinien installé qui est en déroute" en République démocratique du Congo "qui asphyxie la nation congolaise dans la corruption, fraude et illégalité généralisées.

Freddy Mulongo-Kangafu Vungi 4 janvier 1.jpg, juil. 2020

Depuis la Suisse alémanique, "LeCongoLibre" que préside Papa Kangafu Vingi Gudubangana estime que les marches pacifiques au Congo-Kinshasa sont contre le deal "Tshilombo-Alias Kabila", elles le sont pour la vérité des urnes par la CENI et contre Ronsard Malonda, un expert patenté de la fraude électorale. Les élections au Congo doivent devenir: libres, démocratiques et transparentes. La CENI est devenue une machine des fabrications de faux résultats électoraux.

Freddy Mulongo-Kangafu Vungi 4 janvier 2.jpg, juil. 2020

Le CongoLibre groupe de rappelait que la manifestation de 4 janvier 1959, c'est elle qui nous a acquis l'indépendance le 30 juin 1960. Il faut toujours interroger notre histoire. Après la marche "pacifique" que font les congolais ? Ils sont toujours affamés et se retrouvent chez eux en famille. La corruption bat son plein. Les ressources du pays ne profitent qu'à une poignée d'individus.

Freddy Mulongo-Kangafu 4.jpg, juil. 2020

Des corrompus, fraudeurs, tricheurs sont des "Mopao" et sont encensé par une population qui n'a ni espoir ni rêves. Léon Lobitch Kengo élévé au rang du grand cordon de l’Ordre des héros nationaux Kabila-Lumumba, n'est-ce pas une insulte à notre peuple ? Il faut vraiment expliquer ce que l'on entend par Héros national en RDC car élever des fossoyeurs est un signe de manque de respect à notre peuple.

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samedi 11 juillet 2020

14 juillet 2020: Défilé militaire à huis-clos sur les Champs-Elysées et place Concorde !

  • 14 juillet 2020: Défilé militaire à huis-clos sur les Champs-Elysées et place Concorde !

    Freddy Mulongo, Réveil FM international

    Freddy Mulongo-Elysée 40.jpg, juil. 2020
    Chaque 14 juillet, c’est la même chose, la journée commence tôt pour les militaires. Et pour cause, dès 10h, c’est le traditionnel défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysées. En 2020, le célèbre défilé militaire se déroulera à huit clos sur la Place de la Concorde seulement, avec interdiction de se réunir autour des Champs-Elysées pour voir défiler les troupes.

    Il faudra alors être devant sa télévision pour découvrir ce spectacle de 1 heure qui réunit 52 avions, 18 hélicoptères, et 39 troupes militaires réunies autour de la Concorde !

    Le Ministère des Armées a précisé qu'une formation Résilience sera composée d’une part, d’un bloc de personnels soignants des hôpitaux d’instruction des armées (HIA) et de centre médicaux des armées (CMA), et d’autre part d’un bloc de personnel du Service venus en soutien des soignants. Par ailleurs, des élèves de l’école de santé des armées (ESA), des internes praticiens (EVDG) et des élèves de l’école paramédical du personnel des armées (EPPA) seront représentées parmi les écoles présentes.

    Au Programme du défilé du 14 juillet 2020 :

    • 8h30 : fin de la mise en place des troupes sur la place de la Concorde.
    • 10h05 : prise de commandement par le général de brigade Guillaume Bailleux de Marisy, général adjoint engagements auprès du général de corps d’armée Bruno Le Ray, Gouverneur militaire de Paris (GMP), commandant des troupes.
    • 10h45 : arrivée du Président de la République.
      Accueil par le général d’armée François Lecointre, chef d’état-major des armées, accompagné du GMP. Revue des troupes à partir du pont de la Concorde.
    • 10h50 : honneurs rendus au Président de la République, place de la Concorde. Accueil par le Premier ministre, la ministre des Armées, la ministre déléguée en charge de la Mémoire et des Anciens combattants et le chef d‘état-major particulier du Président de la République.
    • 11h00 : animation d'ouverture
      En 2020, l'animation sera un Hommage au général de Gaulle.
      Le traditionnel passage de la Patrouille de France est intégré au tableau initial, puis 13 aéronefs français et britanniques seront rassemblés spécialement pour cet hommage. La participation de la Royal Air Force, avec deux chasseurs de type Typhoon, rappellera la fraternité d’armes avec les Forces aériennes françaises libres créées à Londres en 1940 par l’homme du 18 Juin.
    • Freddy Mulongo-Elysée 1.jpg, juil. 2020
    • 11h15 : le défilé aérien
      Ce défilé des avions sera commandé par le général de division aérienne Laurent Lherbette, commandant en second la défense aérienne et les opérations aériennes. A 305 mètres de haut, 29 appareils défileront sur plus de 7 km depuis la Défense, avec 1 avion allemand. Au programme : A400M Atlas, Casa CN-235, A330 MRTT, Falcon, A400M Atlas allemand, E-3F Awacs, M2000-5, Rafale C, C-135, M2000-5, Rafale B, C-135, M2000-D, Rafale B, ATL2, Falcon 50M, A400M Atlas, C-160, KC-130J, Canadair et DASH Q400.
    11h40 : Défilé des troupes à pied 
    Les hommes et femmes de 39 brigades et écoles miliaires défileront, dont les élèves des Ecoles Militaires nationales, les agents de gendarmeries, Armée de terre, Marine nationale, Service de santé des armées, Cyberdéfense, Police nationale et les les Sapeurs-Pompiers
  • Freddy Mulongo-Elysée 2.jpg, juil. 2020

  • 11h50 : Animation finale d'hommage à la Nation

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14 juillet 2020: Une Nation engagée, unie et solidaire ! Message d'Emmanuel Macron, président de la République !

14 juillet 2020:  Une Nation engagée,  unie et solidaire ! Message d'Emmanuel Macron, président de la République ! 

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Elysée 3.jpg, juil. 2020
French President Emmanuel Macron (up L), Chief of the Defence Staff of the French Army General Francois Lecointre (up R) and the French Republican Guard take part in the annual Bastille Day military parade on the Champs-Elysees avenue in Paris on July 14, 2018. (Photo by PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP) (Photo credit should read PHILIPPE WOJAZER/AFP/Getty Images)

Comme chaque 14 Juillet, nous nous rassemblons aujourd’hui autour de nos armées et nous faisons corps avec les filles et les fils de France qui ont pris l’engagement d’assurer par la force des armes la défense de la patrie et des intérêts supérieurs de la Nation. La considération particulière que la Nation porte à ses soldats répond à la singularité de leur mission, de leurs devoirs et des contraintes si spécifiques qui en découlent.

Des sacrifices, également, qu’implique l’état militaire, cette abnégation qui peut aller jusqu’au don de sa vie. Oui, cette forme d’engagement est à nulle autre pareille dans notre République et c’est pour cela qu’en ce jour de fête nationale, de cœur avec les Français, qui savent ce qu’ils leur doivent, je veux ici redire à celles et ceux qui nous défendent, notre reconnaissance et notre affection. Mais en cette année 2020, face à la crise exceptionnelle que nous connaissons, c’est la Nation tout entière qui a pris en main son destin, c’est le peuple de France dans son ensemble qui s’est levé face au danger et a montré, pour le meilleur, sa combativité.

En première ligne, comme le furent les soignants, en deuxième et troisième ligne, à l’arrière, l’engagement des Français a été total, chacun selon ses qualités et ses talents. Tous unis et solidaires. En ce 14 Juillet, à l’occasion de cette cérémonie militaire qui est très exceptionnellement et symboliquement recentrée sur la place de la Concorde, je souhaite, avec tous les Français, avec les armées elles-mêmes, rendre un vibrant hommage aux personnels de santé et à celles et ceux qui, dans tous les secteurs, ont permis à la vie publique, sociale et économique de continuer. Le dévouement, la ténacité, le courage, la solidarité qui se sont manifestés partout avec force, dans nos villes comme dans nos campagnes, forcent l’admiration et doivent nous rendre fiers du devoir accompli. Fiers, aussi, de notre pays.

Au cœur de l’adversité, malgré les tâtonnements inévitables, les doutes, la peur parfois, combien d’élans généreux, quelle somme de dévouements et d’intelligences mises en oeuvre ! De manière admirable, la Nation a fait bloc, soutenue par ses forces de sécurité, dans toutes leurs composantes, épaulée par les armées engagées dans l’opération Résilience, aidée par des partenaires et amis européens fidèles, que je veux remercier chaleureusement et dont je salue la présence parmi nous aujourd’hui. Cette année, nous commémorons également la figure du général de Gaulle, qui n’a cessé d’agir pour la souveraineté de la France. Des combats de Montcornet à l’Appel du 18 Juin, de la Libération à la Constitution de 1958, c’est l’esprit français, et les valeurs d’égalité, de liberté et de fraternité que nous célébrons.

Cet esprit et ces valeurs qui nous ont réunis durant la crise et nous réunissent encore aujourd’hui seront honorés durant la cérémonie militaire. Une cérémonie que j’ai souhaitée être également un hommage national à celles et ceux qui ont donné leur vie pour servir et soigner les autres et une forme de remerciement à tous ceux qui, de diverses manières, ont été les acteurs de cette crise sanitaire exceptionnelle.

Emmanuel MACRON

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RDC : Que veut l'Udps ? N'est-ce pas le même Ronsard Malonda, avocat de la CENI qui avait défendu le Hold-up électoral d'Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba à la Cour Constitutionnelle ?

RDC : Que veut l'Udps ? N'est-ce pas le même Ronsard Malonda, avocat de la CENI qui avait défendu le Hold-up électoral d'Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba à la Cour Constitutionnelle ?

Freddy Mulongo, Réveil FM International


freddy-mulongo-faussaire-tshilombo-3351.jpg, juil. 2020


Personne ne connaît, l'odieux et satanique deal fait nuitamment entre Alias Kabila et Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba. Qu'est-ce que le barbu de Kingakati lui a fait pour le rendre "Zombie" à la tête du Congo ? Le fameux fils Tshisekedi, Monsieur 15% n'est pas en phase avec la volonté du peuple congolais. Le grand voleur du destin de notre peuple n'est qu'un pantin-marionnette. Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba est utilisé comme un rempart et bouclier qui protège celui qui l'a nommé.

Dans la vie, on ne peut pas marcher ensemble lorsqu'on ne regarde pas dans la même direction. La Sainte Bible est claire. On ne peut pas servir deux maîtres à la fois : Dieu et Mammon. On aimera l'un et on haïra l'autre.

Pourquoi l'Udps qui est au pouvoir avec un président nommé se comporte-t-il comme s'il est dans l'opposition ? Bientôt 2 ans, à la tête du Congo, Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba ne s'est jamais rendu au Kasaï pour réconforter des compatriotes revenus de l'Angola dans l'affaire Kamwina Nsapu. 55 voyages pour rien d'Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba ! Où sont des investisseurs tant promis ? Rien ! Sa république des copains-coquins-Bena Mpuka a montré ses limites.

38 ans dans l'opposition sans des projets concrets de transformation de la société congolaise.

Notre dénonciation de Ronsard Malonda n'est pas dans la même lignée que l'Udps qui avec sa manifestation a montré que ce parti n'a pas changé: inciviques, loubards et Wewacrates ont pris ce parti politique à la dérive en otage, fort en gueule mais incapacitaire dans la gestion de la chose publique. Le ministre de l'intérieur, Gilbert Kakonde qui a fait tirer à balles réelles sur des manifestants n'est-il pas de l' Udps ?

L'action désolante de l'Udpisse continue de choquer. Cette femme Udpessienne, qui soulève son pagne, montrant ses jambes et pisse publiquement avec indence sur l'affiche d'Alias Kabila... Udpisse Viva !

Ce n'est pas parce que le fameux Ronsard Malonda est soutenu par des Kimbanguiste qu'il est décrié. Un faussaire, tricheur, fraudeur qu'il soit Mulumba, Mukongo, Muswahili, Mungala doit être dénoncer !

En République démocratique du Congo, nous avons connu un abbé fraudeur : Apollinaire Malu Malu, avec l'élection Louis Michel 2006. Nous avons eu un pasteur tricheur : Daniel Ngoyi Mulunda avec l'élection de 2011.
Le mafieux Corneille Nangaa est un laïc protestant. L'homme de Martini Bodho est une honte.

Or Ronsard Malonda a travaillé avec les trois fraudeurs-tricheurs-faussaires: Malu Malu, Daniel Ngoyi Mulunda et Corneille Nangaa. Ronsard Malonda se vanté d'avoir l'expertise de la fraude électorale. Durant 15 ans, cet individu au visage d'ange qui n'est qu'un démon, a passé son temps dans l'exercice de la fabrication des faux résultats. Ronsard Malonda est un criminel. En janvier 2019, c'est lui qui a été à la Cour Constitutionnelle pour défendre la fabrication des faux résultats d'Angwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba.
Pourquoi la publication des résultats de la CENI s'est fait à 3h du matin à l'heure où le drapeau congolais ne flotte pas encore sur le territoire du pays ? pourquoi sur le site de la CENI, aucune trace des élections de décembre 2018 ? On joue avec notre peuple.

Ronsard Malonda qui a contribué à la fraude électorale de Tshilombo, veut-il présider la CENI pour le retour d'Alias Kabila ?

Un pays ne se développe pas dans la corruption généralisée des fraudeurs, tricheurs, faussaires... Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba confond la vente des pizzas, où l'on enfarine facilement ses clients et la gestion d'un pays. Ce n'est pas parce qu' on a été Checkuleur en Belgique, que le checkula marchera bien au Congo.

Àngwalima Tshilombo Tshintuntu Tshifueba a volé le destin de tout un peuple, avec son deal avec Alias Kabila. Il ne dirige et contrôle rien. Il est incompétent et incapacitaire. Il est devenu le problème du Congo. Voler n'est pas bon. On vole seul pour son ventre et on envoie les enfants des autres au casse-pipe ! Que fait la famille Tshisekedi dans les carrés miniers de Kolwezi au Katanga ? Des voleurs !

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vendredi 10 juillet 2020

LE CONSEIL SE PENCHE SUR LA PROMOTION ET LA PROTECTION DU DROIT À LA LIBERTÉ D'OPINION ET D'EXPRESSION

LE CONSEIL SE PENCHE SUR LA PROMOTION ET LA PROTECTION DU DROIT À LA LIBERTÉ D'OPINION ET D'EXPRESSION


Freddy Mulongo-Conseil des droits de l'homme 21.jpg, juil. 2020

 

 

Il achève également le dialogue sur les sociétés transnationales et les droits de l’homme

 

 

 

Le Conseil des droits de l’homme a entendu, cet après-midi, la présentation du dernier rapport de M. David Kaye, Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression, dont le mandat s’achève.  Il a ensuite engagé avec lui un dialogue auquel ont pris part de nombreuses délégations**.  En début de séance, le Conseil avait auparavant conclu son dialogue, entamé hier, avec la Présidente du Groupe de travail sur la question des droits de l’homme et des sociétés transnationales et autres entreprises, Mme Anita Ramasastry, en entendant les déclarations de quelques organisations non gouvernementales*.

 

Présentant son rapport, M. Kaye a notamment insisté sur le fait que les autorités doivent toujours démontrer la nécessité et la proportionnalité des restrictions qu’elles entendent imposer à la liberté d’opinion et d’expression.  Les gouvernements ne jouissent pas d'un pouvoir discrétionnaire illimité pour imposer ces restrictions : leurs choix dans ce domaine sont bornés par le droit relatif aux droits de l'homme, a rappelé le Rapporteur spécial.

 

S’agissant de son rapport thématique, M. Kaye a noté qu’en période de pandémie, les restrictions illégales à la liberté l'expression menacent la vie et la santé.  Les gouvernements doivent au contraire, face à l’«infodémie» et à la désinformation qui sévissent actuellement, diffuser des informations honnêtes concernant l'évolution de la COVID-19 et les outils pour s’en protéger.  Ils doivent, en même temps, mettre fin à la pratique des fermetures d'Internet et s'abstenir d’attaquer les médias, a recommandé le Rapporteur spécial.  Il a en outre plaidé pour que les pouvoirs publics, plutôt que de sanctionner les discours de haine, les dénoncent publiquement.

 

Après que le Rapporteur spécial eut rendu compte de sa visite en Éthiopie, la délégation de ce pays a fait une déclaration. 

 

Les délégations suivantes ont exercé leur droit de réponse à la fin de la séance : Inde, Éthiopie, Azerbaïdjan, Chine, Cuba, Brésil et Pakistan. 

 

 

Lundi 13 juillet, à partir de 10 heures, le Conseil tiendra sa discussion annuelle sur les droits des femmes. 

 

Les séances de la quarante-quatrième session du Conseil sont retransmises sur le site UN Web TV.

 

 

Fin du dialogue avec le Groupe de travail sur la question des droits de l’homme et des sociétés transnationales et autres entreprises

 

Aperçu du dialogue

 

Plusieurs intervenants de la société civile ont souligné que la corruption sapait les fondements mêmes des institutions et affaiblissait l'état de droit.  Dans un tel contexte, il ne faut pas se contenter de réglementer les entreprises privées ; il faut aussi se pencher sur le rôle des gouvernements, en particulier dans les économies contrôlées par l'État, a-t-il été déclaré.  La corruption est l'un des principaux facteurs qui facilitent la mainmise des entreprises sur l'État en Asie, a-t-on aussi affirmé.  L'industrie minière, en particulier, a été présentée comme un secteur mal réglementé et rongé par la corruption. 

 

Les effets de la COVID-19 sur les travailleurs migrants ont été jugés particulièrement inquiétants : des gouvernements et entreprises se sont soustraits à leurs responsabilités, avec pour effet de laisser des travailleurs migrants bloqués dans leur pays d'accueil, a-t-il été rappelé. 

 

*Liste des intervenants : Forum asiatique pour les droits de l'homme et le développement, Institute for NGO Research, Société pour les peuples menacésInstitut International pour les Droits et le Développement, China Society for Human Rights Studies (CSHRS), Iraqi Development Organization.

 

Réponses et conclusion de la Présidente du Groupe de travail

 

MME ANITA RAMASASTRY a déclaré que les Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme fournissent un cadre pour aider tous les acteurs – États, entreprises et société civile – à défendre les droits de l’homme.  Il n’en reste pas moins qu’il demeure de la responsabilité explicite des gouvernements de faire respecter les droits de l’homme.  Les Principes, qui sont d’application volontaire, font partie du « paquet » composé également des traités, conventions et autres règlements ayant force de loi, a souligné la Présidente du Groupe de travail. 

 

Mme Ramasastry a précisé que le Groupe de travail mettait l’accent non seulement sur les acteurs étatiques coupables de corruption, mais aussi sur la corruption des entreprises, avec ses effets sur les droits de l’homme. 

 

Dialogue avec le Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression

 

Présentation du rapport

 

Le Conseil était saisi du dernier rapport de M. DAVID KAYE, Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression (A/HRC/44/49), intitulé « Pandémies et liberté d’opinion et d’expression ».  Un additif au rapport traite de la visite du Rapporteur spécial en Éthiopie (Add.1)

 

S’agissant du rapport thématique, M. Kaye a noté qu’en période de pandémie, les restrictions illégales à la liberté d'expression menacent la vie et la santé.  Des personnes sont en effet mortes parce que des gouvernements ont menti, caché des informations, détenu des journalistes, n'ont pas été à l'écoute de la population, s’agissant de la nature de la menace, et ont criminalisé des individus en arguant qu’ils diffusaient de fausses informations.

 

Le Rapporteur spécial a indiqué que son rapport insiste sur la nécessité pour les gouvernements de partager un maximum d'informations concernant l'évolution de la COVID-19 et les outils pour s’en protéger.  En outre, les gouvernements doivent en tout temps – pendant comme avant la pandémie – non seulement mettre fin à la pratique des fermetures d'Internet, mais aussi s'abstenir d’attaquer les médias et libérer les journalistes détenus. 

 

Le Rapporteur spécial a aussi noté que les gouvernements pourraient être tentés de combattre la désinformation en matière de santé publique (que l’OMS qualifie d'« infodémie ») par des mesures sévères étant donné le tort qu’elle peut causer.  Or, a mis en garde M. Kaye, les sanctions, si elles peuvent remédier à certaines désinformations, limitent également la volonté des gens de partager des informations utiles. 

 

D’autre part, les tests, la recherche des contacts et la notification sont aujourd’hui essentiels pour contrôler la propagation de la maladie, a reconnu l’expert ; mais toute mesure de surveillance doit être conforme aux normes de nécessité et de proportionnalité et ne doit jamais être utilisée pour criminaliser des individus, a-t-il insisté.

 

Rendant compte de sa visite en Éthiopie, M. Kaye a relevé que le Gouvernement actuel avait libéré les journalistes, les militants politiques et les défenseurs des droits de l'homme détenus arbitrairement par le gouvernement précédent et s’était engagé à éviter la surveillance illégale du passé.  Le Gouvernement a aussi commencé à réformer le cadre juridique régissant les médias et le travail de l'Autorité de diffusion, pour créer un environnement favorable aux médias indépendants, a ajouté le Rapporteur spécial.

 

Mais les dernières semaines ont mis en évidence les risques posés par certaines forces sociales et politiques en Éthiopie, a poursuivi M. Kaye.  Il s’est dit très préoccupé par l’assassinat, fin juin, du chanteur populaire Hachalu Hundessa.  Il a recommandé que le Gouvernement réduise les tensions en construisant un environnement protecteur de la liberté d'expression, notamment en veillant à ce que la nouvelle proclamation sur la prévention et la suppression des discours de haine et de la désinformation, critiquée dans le rapport, n'exacerbe pas les tensions. 

 

Pour conclure, M. Kaye, dont le mandat de Rapporteur spécial s’achève, a insisté sur le fait que les autorités doivent toujours démontrer la nécessité et la proportionnalité des restrictions qu’elles entendent imposer à la liberté d’opinion et d’expression.  Les gouvernements ne jouissent pas d'un pouvoir discrétionnaire illimité pour imposer des restrictions : leurs choix dans ce domaine sont bornés par le droit relatif aux droits de l'homme.

 

Il est impossible, d'ignorer le fait que les gouvernements ne respectent pas ces normes, a regretté le Rapporteur spécial, citant des violations commises par l'Arabie saoudite, le Bélarus, la Chine, l'Inde, la Turquie et l'Égypte.

 

Pays concerné

 

Le représentant de l’Éthiopie a indiqué que ces deux dernières années, son pays avait entrepris des réformes audacieuses ayant conduit à l'élargissement de l'espace démocratique et politique et donné aux citoyens la possibilité de s'impliquer dans les affaires du pays.  Outre des mesures législatives favorables à la liberté des médias et à l'accès à l'information, le Gouvernement a ainsi autorisé l'accès à plus de 246 sites web et chaînes de télévision, y compris des organes d'information et des blogs qui étaient auparavant bloqués en raison de leur contenu politique. 

 

Malgré toutes ces mesures de réforme, les discours de haine et la désinformation ont augmenté, a poursuivi le représentant.  En conséquence, le Conseil consultatif pour la justice et les affaires juridiques a rédigé une proclamation visant à mettre en garde contre les discours de haine et la désinformation par divers moyens, a-t-il indiqué.

 

Le représentant a par ailleurs mis en garde contre toute référence à de prétendus « affrontements interethniques » en Éthiopie :  il ne faut pas exagérer inutilement quelques incidents localisés, à l’initiative de groupes mécontents déterminés à perturber les réformes actuellement en cours et à perpétuer les tensions politiques dans le pays, a-t-il déclaré. 

 

Aperçu du dialogue

 

Il a été rappelé que le respect de la liberté d'opinion et d'expression est une condition de la protection et de la promotion de tous les droits de l'homme.  Le respect de ce droit permet aux journalistes et autres travailleurs des médias, aux défenseurs des droits de l'homme et aux organisations de la société civile, entre autres, de fournir les informations dont nous avons besoin pour protéger la démocratie, lutter contre la corruption, participer efficacement à la vie publique et veiller à ce que les pratiques commerciales respectent les droits de l'homme, a-t-il été souligné. 

 

Des délégations ont insisté sur le fait que la liberté d'opinion et d'expression en ligne et hors ligne – qui comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de communiquer des informations – est essentielle pour lutter contre la crise sanitaire et économique mondiale actuelle.  Elles ont dit partager la préoccupation du Rapporteur spécial selon laquelle les efforts déployés pour lutter contre la pandémie de COVID-19 ne répondent pas toujours aux normes de légalité, de nécessité, de proportionnalité et de non-discrimination.

 

Plusieurs délégations ont fait part de leur préoccupation devant l’«infodémie» qui se répand par le biais des médias numériques et des réseaux sociaux et sous-tendue par «des intérêts politiques clairs».  Le Rapporteur spécial a été prié de s’intéresser à ce qui se passe sur ces réseaux électroniques et sociaux par lesquels se répand la désinformation, de même qu’aux dérives possibles des lois contre les fausses nouvelles.

 

L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a dit combattre la désinformation en matière de santé publique en produisant des supports pédagogiques et des fiches d’information sur la «désinfodémie» entourant la COVID-19, entre autres initiatives.

 

Il a été rappelé, également, que la liberté d’expression et d’opinion ne doit pas servir de justification à la diffusion de fausses nouvelles, de discours de haine ou à l'incitation à la haine et à la violence, mais doivent être exercés avec la plus grande responsabilité, dans l'intérêt d'une paix et d'une sécurité durables, et en particulier en cette période difficile de pandémie. 

 

Une autre délégation a regretté que, même dans la situation actuelle où il importe de sauver des vies, certains États reproduisent leurs attaques sans fondement contre d’autres pays et organisations internationales, en essayant de leur faire porter l'entière responsabilité de la crise épidémiologique actuelle.  Cela se fait souvent par la diffusion d'informations sciemment fausses sur les mesures prises dans le cadre de la lutte contre la COVID-19, a dit cette délégation. 

 

Un autre intervenant a dénoncé les « avalanches d'informations » mensongères diffusées contre son pays par des plateformes numériques basées et financées dans un pays tiers. 

 

Des violations de la liberté d’expression et des droits des journalistes ont en outre été dénoncées dans plusieurs pays et dans des régions sous occupation.

 

Une ONG a fait remarquer que le coronavirus était apparu dans un contexte déjà marqué par la censure et le dénigrement de la dissidence ou de l'opposition politique.  Trop d'États ont pris le mauvais chemin et ont profité de la pandémie pour intensifier la répression de la liberté d'expression : d’arrestations massives de journalistes en blocages d'Internet, l’ONG a dit craindre que le virus ne soit devenu un « agent pathogène de la répression », pour reprendre une expression du Rapporteur spécial. 

 

Enfin, une ONG a constaté avec inquiétude que de nombreux gouvernements ou employeurs interdisent aux personnels de santé d'exprimer leurs préoccupations, notamment en ce qui concerne le manque d'équipements de protection et les conditions de travail dangereuses.

 

Certaines délégations ont dénoncé ce qu’elles ont qualifié d’«affirmations dangereuses» voire d’accusations infondées de la part du Rapporteur spécial.

 

Réponses et conclusion du Rapporteur spécial

 

Le risque de désinformation existe toujours et il y aura toujours des personnes pour refuser de croire les pouvoirs publics, a affirmé M. KAYE.  Contre la désinformation sur la COVID-19, le Rapporteur spécial a donc recommandé que les États jouent un « rôle proactif » en donnant au public des informations honnêtes et en évitant de cacher certains éléments.  L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), bien avant cette pandémie, avait mis en garde les gouvernements quant à l’importance d’écouter le public et, le cas échéant, de corriger les fausses informations, a-t-il relevé.  Internet et les médias doivent être disponibles pour diffuser ces informations, a-t-il ajouté. 

 

Pour ce qui est de la lutte contre la diffusion de fausses informations en ligne, il serait utile de réfléchir à la manière d’imposer des obligations de transparence aux entreprises de médias sociaux, a recommandé M. Kaye.  Il a plaidé pour que les pouvoirs publics, plutôt que de sanctionner les discours de haine, les dénoncent publiquement.

 

M. Kaye a demandé à l’Inde de s’abstenir de couper l’accès à Internet et d’inviter son successeur (c’est-à-dire le prochain Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression) à se rendre dans le pays.  S’agissant de la Chine – dont il a salué par ailleurs les progrès dans le domaine économique et social –, le Rapporteur spécial a fait observer que certaines informations, et même certains mots, sont interdits dans les médias de ce pays. 

 

M. Kaye a également déploré l’impunité dont bénéficient encore les auteurs de crimes contre des journalistes.  Il a insisté sur l’obligation qu’ont les gouvernements de prouver que les restrictions qu’ils entendent imposer à la liberté d’expression respectent bien les critères de légalité, de nécessité et de proportionnalité.  L’expert s’est enfin dit préoccupé par les attaques, dans certains pays, contre les artistes et contre les personnes LGBTI qui s’expriment publiquement.

 

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jeudi 9 juillet 2020

LE CONSEIL DÉBAT DES SOCIÉTÉS TRANSNATIONALES ET DES DROITS DE L’HOMME, AINSI QUE DE LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE

LE CONSEIL DÉBAT DES SOCIÉTÉS TRANSNATIONALES ET DES DROITS DE L’HOMME, AINSI QUE DE LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE


Freddy Mulongo-Conseil des droits de l'homme 20.jpg, juil. 2020

 

 

Il achève également son dialogue avec l’Expert indépendant sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre

 

 

 

Cet après-midi, le Conseil des droits de l’homme a entendu la présentation des rapports de l’Expert indépendant sur les droits de l’homme et la solidarité internationale, M. Obiora Chinedu Okafor, et de la Présidente du Groupe de travail sur la question des droits de l’homme et des sociétés transnationales et autres entreprises, Mme Anita Ramasastry – deux titulaires de mandat avec lesquels il a ensuite eu un dialogue.  Auparavant, le Conseil a entendu plusieurs délégations* achever le débat avec l’Expert indépendant sur la protection contre la violence et la discrimination en raison de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre, M. Victor Madrigal-Borloz, qui a une nouvelle fois appelé à l’éradication de la « thérapie de conversion ».

 

Présentant son rapport, M. Okafor a estimé que la pandémie de COVID-19 avait mis en évidence notre vulnérabilité mutuelle, une réalité qui souligne la nécessité d'intensifier la solidarité et la coopération internationales pour optimiser la jouissance des droits de l'homme.  Il a notamment plaidé pour un financement international et pour des transferts de technologie afin d’aider les pays en développement à s'adapter au changement climatique. 

 

L’Expert indépendant a également rendu compte de sa visite au Qatar.  Ce pays a fait une déclaration avant que les délégations** n’engagent le dialogue avec M. Okafor.

 

Présentant le rapport du Groupe de travail qu’elle préside, Mme Ramasastry a notamment insisté sur la nécessité pour les États de garantir que les entreprises préviennent activement la corruption et veillent au respect des droits de l'homme, comme le préconisent les Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme.  Elle a ensuite rendu compte de ses visites en Géorgie et au Honduras.  Ces deux pays ont fait des déclarations avant que les délégations*** n’entament avec Mme Ramasastry un dialogue qui se poursuivra demain après-midi. 

 

En fin de séance, l’Iran, le Brésil, le Burkina Faso, l’Arabie saoudite et le Mexique ont exercé leur droit de réponse.

 

 

Demain matin à 10 heures, le Conseil continuera le dialogue engagé ce matin avec le Rapporteur spécial sur les droits à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d’association, avant d’examiner le rapport de la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme au Bélarus.

 

Les séances de la quarante-quatrième session du Conseil sont retransmises sur le site UN Web TV.

 

 

Fin du dialogue avec l’Expert indépendant sur la protection contre la violence et la discrimination fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre

 

Aperçu du dialogue

 

Une délégation a souligné que la pandémie de COVID-19 touche toutes les régions et représente une menace pour la population, plus particulièrement les groupes les plus marginalisés comme la communauté LGBTI, victime de multiples discriminations. 

 

Ont par ailleurs été dénoncées les violences à l’encontre des personnes LGTBI et plusieurs intervenants se sont inquiétés des thérapies de conversion – en particulier lorsqu’elles visent des enfants – et les ont condamnées.  Une organisation a expliqué que ce type de thérapie pouvait s’apparenter à un traitement cruel, inhumain et dégradant et être la cause de suicides.  Cette thérapie est une forme de discrimination, a-t-il été affirmé.  Certains pays ont indiqué avoir interdit de telles pratiques. 

 

L’homophobie et la transphobie sont considérées comme une forme de racisme, a souligné une délégation.  Ont par ailleurs été présentées des mesures prises au niveau national pour protéger les personnes LGBTI.

 

Réponses et conclusion de l’Expert indépendant

 

M. VICTOR MADRIGAL-BORLOZ a précisé que son rapport se basait sur des réponses reçues des États et de la société civile ainsi que des personnes qui ont subi des violences fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre.  Il permet d’assurer une visibilité aux souffrances auxquelles sont confrontés les membres de la communauté LGBTI. 

 

M. Madrigal-Borloz a indiqué que son mandat visait à déconstruire la violence basée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre en s’appuyant sur les idées de «dépathologisation» et de dépénalisation.  L’Expert indépendant a de nouveau plaidé pour une éradication mondiale – par interdiction – de la pratique de la « thérapie de conversion ».  Il a rappelé que les thérapies de conversion sont inhumaines, cruelles et dégradantes et peuvent s’apparenter à de la torture.  Il faut un engagement politique pour mettre fin à cette pratique, a-t-il insisté, appelant à une coalition mondiale pour s’attaquer à ce défi. 

 

M. Madrigal-Borloz a regretté que le présent dialogue se soit étendu sur plusieurs jours, ce qui a empêché beaucoup de membres de la société civile d’y participer.  Il a affirmé ne pas comprendre la raison d’être de cette situation.  Beaucoup de gens se sont investis pour proposer leur contribution et se sont vus empêchés de parler en raison de cette organisation des choses, a-t-il insisté. 

 

*Liste des intervenants : Malte, Brésil, Géorgie, Islande, Italie, Stichting CHOICE for Youth and SexualityFederatie van Nederlandse Verenigingen tot Integratie Van Homoseksualoteit, Association lesbienne et gay internationale - Europe, Asociacion HazteOir.orgInternational Lesbian and Gay AssociationSwedish Federation of Lesbian, Gay, Bisexual and Transgender Rights, Right Livelihood Award Foundation, et International Humanist and Ethical Union.

 

Dialogue avec l’Expert indépendant sur les droits de l'homme et la solidarité internationale

 

Présentation du rapport

 

Le Conseil était saisi du rapport de M. OBIORA CHINEDU OKAFOR, Expert indépendant sur les droits de l'homme et la solidarité internationale (A/HRC/44/44), intitulé « Solidarité internationale et changements climatiques ».  Un additif au rapport relate la visite de l’Expert indépendant au Qatar en septembre 2019 (Add.1).

 

Présentant son rapport thématique, M. Okafor a indiqué qu’il était nécessaire et urgent d'apporter un soutien beaucoup plus important aux États et aux peuples les plus pauvres et les plus vulnérables de la planète.  Il faut un engagement en faveur de la justice par-delà les frontières internationales, ainsi qu’un financement international et des transferts de technologie pour aider les pays en développement à s'adapter au changement climatique, a-t-il affirmé. 

 

L’Expert indépendant a estimé que la pandémie de COVID-19 avait mis en évidence notre interconnexion en tant qu'êtres humains et en tant que sociétés, de même que la profondeur de notre vulnérabilité mutuelle.  Cette réalité souligne avec force l'absolue nécessité d'intensifier la solidarité et la coopération internationales, entre les acteurs tant étatiques que non étatiques, si l'on veut optimiser la jouissance des droits de l'homme dans le monde entier, a déclaré M. Okafor. 

 

Rendant compte de sa visite au Qatar, l’Expert indépendant a affirmé que ce pays avait pris d'importantes mesures pour remédier à de nombreuses inégalités touchant la population des travailleurs migrants, mais qu’il devrait redoubler d'efforts pour atteindre les Objectifs de développement durable et pour prendre en compte le changement climatique dans ses pratiques de développement.  M. Okafor a souligné l’appui robuste accordé par le Qatar à la coopération internationale.

 

Pays concerné

 

Le représentant du Qatar a remercié M. Okafor de sa visite et de son rapport qui rappelle les mesures positives prises par le Gouvernement pour favoriser la solidarité et la coopération internationales.  Le Qatar est le premier pays du Golfe à avoir lancé des invitations ouvertes aux mécanismes du Conseil des droits de l’homme, a rappelé le représentant.  Il a évoqué d’autres mesures prises par le pays pour remédier aux effets négatifs du changement climatique et pour contribuer à la réalisation des Objectifs de développement durable par le biais de l’aide internationale.  S’agissant des droits des migrants, le représentant qatarien a fait savoir que la kafala avait été abolie pour être remplacée par un régime de contrat.

 

Aperçu du débat

 

Plusieurs délégations ont souligné que la solidarité internationale était plus que jamais nécessaire dans le contexte de la lutte contre la pandémie de COVID-19, afin, notamment, de favoriser la production de médicaments et l’aide technique aux États.  Une délégation a insisté sur les effets délétères, dans un tel contexte, des sanctions économiques et autres mesures coercitives unilatérales.

 

Un groupe de pays a recommandé de dédommager les populations qui ne sont pas responsables du changement climatique mais qui en subissent le plus durement les effets – le « principe de responsabilité commune mais différenciée » ayant été évoqué à ce propos.  Il a été souligné que les femmes subissent des répercussions comparativement plus graves du changement climatique. 

 

Le retrait des États-Unis – pourtant un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre – de l’Accord de Paris a été critiqué comme étant clairement contraire à la solidarité internationale. 

 

Certaines délégations ont cité les initiatives prises par leurs pays pour donner effet à la solidarité internationale, mentionnant notamment la mise à disposition de personnels médicaux pour les pays touchés par la COVID-19.

 

Une délégation a demandé à l’Expert indépendant ce qui pouvait être fait de plus pour protéger les défenseurs des droits de l’homme quand les États ne respectent pas leur devoir de protection envers eux, voire quand les États eux-mêmes sont responsables des violations des droits humains de ces personnes. 

 

Une ONG a estimé que les débats devraient se concentrer sur la protection des territoires indigènes et des ressources naturelles adjacentes : les peuples autochtones ne sont pas seulement victimes du changement climatique, a souligné l’organisation, mais aussi des agents du changement ; et leurs modes de vie apportent des enseignements importants au modèle économique dominant.

 

Une autre organisation a appelé la communauté internationale à respecter son devoir de solidarité envers les peuples palestinien et yéménite.

 

Réponses et conclusion de l’Expert indépendant

 

M. OKAFOR a jugé essentiel de redoubler de solidarité dans le contexte actuel de pandémie, a-t-il affirmé.  Il a d’autre part insisté sur les responsabilités «communes mais différenciées» qui doivent effectivement être assumées en raison des asymétries qui marquent notre monde – asymétries dans les effets subis mais aussi dans agents causals du changement climatique.

 

M. Okafor a par ailleurs plaidé en faveur d’une assistance financière et de transferts de technologie pour aider les plus pauvres à s’adapter aux changements climatiques.  La création de coalitions transnationales entre acteurs non étatiques est une autre dimension de la solidarité internationale, a-t-il en outre rappelé.

 

L’Expert indépendant a enfin mis en avant le rôle indispensable du Rapporteur spécial sur les défenseurs des droits de l’homme, parallèlement aux activités des tribunaux et de la société civile. 

 

**Liste des intervenants : Union européenne, Burkina Faso (au nom du Groupe africain), ONU Femmes, Saint-Siège, Togo, Cuba, Fédération de Russie, Djibouti, Angola, Libye, Chine, Équateur, Malaisie, Venezuela, Tunisie, Philippines, Jordanie, Indonésie, Maroc, Iraq, Égypte, Nigéria, Bahamas, Algérie, Tchad, EarthjusticeTerra de DireitosAssociazione Comunita Papa Giovanni XXIIIChina Society for Human Rights StudiesConselho Indigenista MissionárioInternational Youth and Student Movement for the United NationsSouth Youth OrganizationAmericans for Democracy and Human Rights in Bahrain Inc.Iraqi Development Organization et Institut international pour les droits et le développement.

 

Dialogue avec le Groupe de travail sur les sociétés transnationales

 

Présentation du rapport

 

Le Conseil était saisi du rapport thématique du Groupe de travail sur la question des droits de l’homme et des sociétés transnationales et autres entreprises (A/HRC/44/43, version préliminaire en anglais), accompagné d’additifs relatifs, notamment, aux visites du Groupe de travail en Géorgie (Add.1) et au Honduras (Add.2).

 

Présentant ce rapport, MME ANITA RAMASASTRY, Présidente du Groupe de travail, a indiqué qu’il se concentrait sur la manière dont le programme sur les entreprises et les droits de l'homme et les efforts de lutte contre la corruption, lorsqu'ils sont liés, peuvent améliorer le respect des droits de l'homme.  Le Groupe de travail souligne la nécessité pour les États de garantir que les entreprises préviennent activement la corruption et veillent au respect des droits de l'homme, comme le préconisent les Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme

 

La pandémie montre que la corruption liée à l'activité des entreprises peut avoir de graves répercussions sur les droits de l'homme, a observé la Présidente du Groupe de travail.  Les gouvernements qui cherchent à obtenir des médicaments essentiels pour traiter les patients atteints de la COVID-19 doivent en même temps se prémunir contre la fraude et la corruption dans les chaînes d'approvisionnement des soins de santé. 

 

Le Groupe de travail, qui s'est rendu en Géorgie en avril 2019, est encouragé par les efforts déployés dans ce pays pour appliquer les Principes directeurs et par l'inclusion d'un chapitre sur les entreprises et les droits de l'homme dans le plan d'action national sur les droits de l'homme 2018-2020, a poursuivi Mme Ramasastry.  Toutefois, le Groupe de travail a observé que les politiques économiques de la Géorgie consistent toujours à attirer les investissements, sans que l'on attende clairement des entreprises qu'elles respectent les droits de l'homme par le biais de processus de diligence raisonnable. 

 

Pour ce qui concerne le Honduras, où il s'est rendu en août 2019, le Groupe de travail a aussi salué l'engagement du Gouvernement hondurien à appliquer les Principes directeurs, a indiqué la Présidente du Groupe.  Mais l'absence d'un cadre juridique et institutionnel solide pour la protection contre les violations des droits de l'homme liées aux entreprises reste un problème majeur, a-t-elle ajouté.  En outre, des acteurs de la société civile et des représentants du secteur privé ont affirmé que la corruption généralisée avait érodé la confiance dans les institutions publiques et entravé une croissance économique saine et durable.

 

Pays concernés

 

La délégation de la Géorgie a remercié le Groupe de travail de sa visite, pendant laquelle des réunions fructueuses ont eu lieu avec plusieurs interlocuteurs.  Le Gouvernement géorgien va se doter d’une nouvelle stratégie sur les droits de l’homme couvrant également les activités des entreprises – une sensibilisation aux Principes directeurs est à l’étude – tandis que des mesures de protection des travailleurs handicapés sont prévues, a ajouté la délégation.  Le Code du travail contient plusieurs dispositions relatives au recours en justice, a-t-elle en outre indiqué.  Elle a enfin fait état d’une forte baisse des accidents de travail – y compris la contamination à la COVID-19 – grâce à la vigilance du service d’inspection du travail.

 

Le Honduras a remercié le Groupe de travail de son rapport, dont il a dit apprécier les recommandations, qui constituent un guide pour la mise en œuvre des Principes directeurs.  Le Honduras avait invité le Groupe de travail en mai 2019 en signe d'ouverture aux mécanismes spéciaux des Nations Unies, a rappelé la délégation hondurienne.  Elle a en outre fait savoir qu’en vertu d’un accord entre le Secrétariat hondurien aux droits de l'homme et le Haut-Commissariat aux droits de l'homme, un nouveau bureau sur les entreprises et les droits de l'homme avait été créé.  La délégation a par ailleurs remercié l'Union européenne de son soutien à travers le programme Proderechos, destiné à encourager l’application des Principes directeurs. 

 

Aperçu du débat

 

Il faut prévenir l’impact de la corruption sur les droits de l’homme, ont plaidé plusieurs délégations, soulignant que l'impact négatif de la corruption sur la jouissance des droits de l'homme est indéniable.  La corruption est un fléau mondial qui a une incidence pour l’ensemble de la population mondiale et qui touche aussi bien les pays développés que ceux en voie de développement, a-t-il été rappelé. 

 

Des délégations ont dit soutenir l'approche de la lutte contre la corruption fondée sur les droits de l'homme, telle que préconisée dans le rapport du Groupe de travail.  Une délégation a constaté avec satisfaction que le Groupe de travail était devenu expert dans l’application des Principes directeurs.  Elle a ajouté que la pandémie de COVID-19 avait révélé la nécessité d'organiser les chaînes d'approvisionnement mondiales d'une manière qui soit centrée sur l'homme et qui soit respectueuse de l'environnement et des normes internationales. 

 

Les sociétés transnationales ont été appelées à respecter les recommandations du Groupe de travail. 

 

Il a en outre été rappelé que la corruption minait les institutions démocratiques, ralentissait le développement économique et contribuait à l'instabilité administrative.  Le Groupe de travail a été prié de dire s’il entrevoit une possibilité d'élaborer un outil destiné aux entreprises opérant à l'étranger, équivalent au guide de bonnes pratiques associé à la Convention sur la lutte contre la corruption d'agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE).

 

Réponses de la Présidente du Groupe de travail

 

MME RAMASASTRY a plaidé pour que les plans de sauvetage des entreprises par les pouvoirs publics soient assortis de conditions très strictes relatives aux droits de l’homme et à l’application des Principes directeurs des Nations Unies. 

 

La Présidente du Groupe de travail a déclaré que le Groupe était prêt à proposer aux entreprises des mesures très concrètes pour lutter contre la corruption et améliorer la promotion et la protection des droits de l’homme. 

 

Il relève de la responsabilité des entreprises de contribuer aux Objectifs de développement durable et de n’infliger aucun dommage aux personnes – ou, dans le cas contraire, d’y remédier –, a conclu Mme Ramasastry. 

 

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LE CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME SE PENCHE SUR LA PROTECTION DES DROITS DES PERSONNES HANDICAPÉES FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

LE CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME SE PENCHE SUR LA PROTECTION DES DROITS DES PERSONNES HANDICAPÉES FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES



 Freddy Mulongo-Conseil des droits de l'homme 131.jpg, juil. 2020

 

Il poursuit son dialogue avec l’Expert indépendant sur la protection contre la violence et la discrimination fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre

 

 

 

Le Conseil des droits de l’homme a tenu, cet après-midi, une réunion-débat consacrée aux droits des personnes handicapées dans le contexte des changements climatiques. De nombreuses délégations** ont ensuite poursuivi le dialogue engagé hier après-midi avec l’Expert indépendant sur la protection contre la violence et la discrimination fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, M. Victor Madrigal-Borloz.

 

Présentant la réunion-débat de cet après-midi, Mme Nada Al-Nashif, Haute-Commissaire adjointe aux droits de l’homme, a fait remarquer que les personnes handicapées risquent de subir les effets du changement climatique différemment et plus gravement que d'autres.  Elle a ajouté qu’une action en faveur du climat véritablement inclusive dépendait de la participation des personnes handicapées et des organisations qui les représentent.

 

La réunion-débat a compté avec la participation des panélistes suivants : Mme Catalina Devandas Aguilar, Rapporteuse spéciale sur les droits des personnes handicapées ; Mme Amalia A. Decena, Présidente de l’association Handicapables (Cagayan, Philippines) ; M. Sébastien Jodoin, professeur assistant à la faculté de droit de l’Université McGill (Canada) ; Mme Deborah Iyute Oyuu, chargée de programmes à l’Union nationale des personnes handicapées de l’Ouganda.

 

Pendant la discussion, à laquelle ont participé de nombreuses délégations*, il a été relevé que les changements climatiques avaient des répercussions disproportionnées sur les personnes handicapées. Une délégation a fait observer que 80% des personnes handicapées ne seraient pas évacuables en cas de catastrophe naturelle.  Au nombre des mesures à prendre, a notamment été soulignée la nécessité d’assurer la participation régulière des personnes handicapées aux exercices de préparation aux situations d'urgence, de manière à prévenir ou minimiser les risques et dommages pour ces personnes. De même, des infrastructures physiques aménagées en fonction des besoins des personnes handicapées amélioreraient les chances de sécurité et de survie, a-t-il été relevé. Il a été recommandé d’interdire par la loi toute forme de discrimination fondée sur le handicap, ainsi que le refus d'aménagement raisonnable.

 

En fin de séance, l’Arménie et l’Azerbaïdjan ont exercé leur droit de réponse.

 

 

Demain matin, à 10 heures, le Conseil doit achever le débat ouvert ce matin avec la Rapporteuse spéciale sur les droits des personnes déplacées à l’intérieur de leur pays. Le Conseil examinera tiendra ensuite ses dialogues avec la Rapporteuse spéciale sur les exécutions extrajudiciaires et avec le Rapporteur spécial sur les droits à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d'association. Il doit par ailleurs achever dans l’après-midi son dialogue avec M. Madrigal-Borloz.

 

Les séances de la quarante-quatrième session du Conseil sont retransmises sur le site UN Web TV.

 

 

Réunion-débat : promotion et protection des droits des personnes handicapées dans le contexte des changements climatiques

 

Le Conseil était saisi d’une Étude analytique sur la promotion et la protection des droits des personnes handicapées dans le contexte des changements climatiques, réalisée par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (A/HRC/44/30).

 

Remarques d’introduction

 

La réunion-débat a été ouverte par M. JURAJ PODHORSKÝ, Vice-Président du Conseil des droits de l’homme.

 

MME NADA AL-NASHIF, Haute-Commissaire adjointe aux droits de l’homme, a rappelé que les personnes handicapées représentent 15 % de la population mondiale, soit environ un milliard d'individus qui pourraient subir les effets du changement climatique différemment et plus gravement que d'autres. 

 

L'augmentation des températures et du niveau de la mer, les inondations et les glissements de terrain, la perte de biodiversité et les événements climatiques extrêmes de plus en plus fréquents compromettent l’accès des personnes handicapées à l'alimentation et à la nutrition, à l'eau potable et à l'assainissement, aux services de soins de santé et aux médicaments, à l'éducation et à la formation, à un logement adéquat et à un travail décent, a poursuivi la Haute-Commissaire adjointe.

 

Il est clair qu’une action en faveur du climat véritablement inclusive dépend de la participation des personnes handicapées et des organisations qui les représentent. Cette approche fondée sur les droits de l’homme, appliquée aux mesures pour faire face au changement climatique, contribue à une action plus efficace et, en fin de compte, plus durable, a souligné Mme Al-Nashif, avant de fournir des exemples de l’application de cette approche dans plusieurs pays.

 

Après la pandémie de COVID-19, il sera impossible de faire comme si rien ne s’était pas passé et le slogan « reconstruire en mieux » ne devra pas rester lettre morte, a affirmé la Haute-Commissaire adjointe. Dans le cadre des mesures prises au titre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, Mme Al-Nashif a recommandé aux États de veiller à ce que leurs efforts tiennent compte du handicap et soient fondés sur les droits.

 

Exposés des panélistes

 

MME CATALINA DEVANDAS-AGUILAR, Rapporteuse spéciale sur les droits des personnes handicapées, a déclaré que l'une des principales menaces qui pèsent sur l'humanité, à savoir le réchauffement climatique, affecte de manière disproportionnée les personnes handicapées, qui courent un risque élevé d'être laissées pour compte en cas d'urgence, de catastrophe naturelle, de déplacement interne ou de migration, en raison d'obstacles structurels tels que le manque d'accessibilité et la pauvreté. Cependant, les personnes handicapées ont été largement absentes dans les discussions sur ces questions et peu d’études s’intéressent à l’impact des changements climatiques sur leurs droits.

 

La discrimination multiple et intersectionnelle peut rendre certaines personnes handicapées plus vulnérables aux effets néfastes du changement climatique et donc à la restriction de leurs droits, a poursuivi la Rapporteuse spéciale.  Le changement climatique peut sérieusement affecter leur accès à l’alimentation, à l'eau et à l'assainissement, à la santé, à un logement convenable, ou encore à un travail décent, a-t-elle précisé.

 

L’article 11 de la Convention relative aux droits des personnes handicapées impose pourtant aux États parties de prendre toutes les mesures nécessaires pour «assurer la protection et la sûreté des personnes handicapées dans les situations de risque, y compris les conflits armés, les crises humanitaires et les catastrophes naturelles», a rappelé Mme Devandas-Aguilar.  Cette disposition est essentielle pour garantir que l'ensemble du cycle politique relatif au changement climatique – de la prévention et la planification à la réponse et à l’évaluation – soit inclusif et tienne compte des droits des personnes handicapées, a-t-elle ajouté.

 

Il faut donc adopter une approche fondée sur les droits de l'homme. Cette approche exige de reconnaître toutes les personnes handicapées en tant que titulaires de droits, a souligné la Rapporteuse spéciale. Il faut également s’assurer de la participation active et de la consultation des personnes handicapées et de leurs organisations représentatives dans la planification de l'action climatique et dans les processus de prise de décision et d'examen.

 

Nous devons reconnaître que le changement climatique et ses effets néfastes ne sont pas un accident de la nature, mais le résultat de décisions prises par des êtres humains, a insisté Mme Devandas-Aguilar.  Nous devons donc reconnaître que des actions nouvelles et différentes doivent être prises, a-t-elle ajouté. Le défi des environnements changeants dus à des phénomènes comme le changement climatique ou la COVID-19 est l'occasion de proposer des solutions inclusives et durables, a conclu la Rapporteuse spéciale.

 

MME AMALIA A. DECENA, Présidente de l’association Handicapables (Cagayan, Philippines), a déclaré qu’en tant que défenseuse des personnes handicapées dans la région, l'un de ses objectifs était de gérer et de réduire les risques de catastrophe en tenant compte du handicap. On sait que les personnes handicapées sont plus exposées à des risques supplémentaires de décès, de blessures et de déficiences, en raison de leur exclusion des politiques, plans et programmes de réduction des risques de catastrophe, a-t-elle rappelé. Malheureusement, les annonces de service public sont souvent publiées dans des formats et un langage qui ne sont pas accessibles aux personnes handicapées, entre autres lacunes, a-t-elle regretté.

 

Entre autres mesures, la participation régulière des personnes handicapées aux exercices de préparation aux situations d'urgence et à d'autres mesures de réduction des risques de catastrophe pourrait prévenir ou minimiser les risques et dommages, a poursuivi Mme Decena. De même, des infrastructures physiques et d'information aménagées en fonction des besoins des personnes handicapées amélioreraient les chances de sécurité et de survie, a-t-elle ajouté.

 

M. SÉBASTIEN JODOINprofesseur adjoint à la Faculté de droit de l'Université McGill (Canada), a déclaré que le changement climatique a des effets disproportionnés sur les personnes handicapées et menace leurs droits fondamentaux. Il a relevé que la grande vulnérabilité des personnes handicapées face aux conséquences du changement climatique découle en fin de compte des multiples barrières économiques, sociales et politiques qui entravent leur pleine participation à la société. Les personnes handicapées sont généralement parmi les plus marginalisées au sein d'une communauté et font face à un accès disparate à l'éducation, aux soins de santé, à l'emploi, aux transports et à d'autres biens et services de base. Leurs droits et perspectives sont souvent négligés dans la conception des efforts d'adaptation au climat et d'intervention en cas de catastrophe.

 

En raison de l'inaccessibilité aux services d'urgence et de secours, les personnes handicapées connaissent des taux de mortalité disproportionnellement élevés lors d'événements météorologiques violents alimentés par le changement climatique, tels que les cyclones, les inondations ou les vagues de chaleur, a poursuivi M. Jodoin.

 

Les États ont l’obligation d'adopter et de mettre en œuvre des mesures d'atténuation et d'adaptation au changement climatique qui peuvent efficacement prévenir et minimiser les impacts du changement climatique pour les personnes handicapées. Cette obligation s'étend au domaine international et exige que les États accordent la priorité aux droits des personnes handicapées dans leurs programmes sur le climat. Plus largement, en vertu du droit international ainsi que de la majorité des systèmes juridiques nationaux du monde, les gouvernements sont tenus de respecter, protéger et réaliser les droits des personnes handicapées dans l'élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l'évaluation des politiques et programmes climatiques.

 

Les personnes handicapées devraient être reconnus comme des agents qui peuvent apporter de précieuses contributions aux efforts du monde pour atteindre la neutralité carbone et s’adapter à notre planète en mutation. Les personnes handicapées sont des experts en résilience et en innovation, a conclu M. Jodoin.

 

Enfin, MME DEBORAH IYUTE OYUU, chargée de programmes à l’Union nationale des personnes handicapées de l’Ouganda, a fait observer qu’en reconnaissant les personnes handicapées comme des sujets de droits, la Convention relative aux droits des personnes handicapées donnait des orientations pour la formulation de politiques d'action climatique incluant le handicap et pour l'autonomisation des personnes handicapées en tant qu'agents de changement. En outre, la Convention propose une approche basée sur les droits de l'homme et centrée sur les personnes pour rendre l'action climatique efficace, en s'attaquant aux causes profondes de la marginalisation et de l'exclusion, en favorisant la justice sociale ainsi qu’une participation et une consultation significatives, et en luttant contre la discrimination.

 

Mme Iyute Oyuu a recommandé aux États que leurs lois intègrent une interdiction claire de toutes les formes de discrimination fondée sur le handicap, ainsi que du refus d'aménagement raisonnable. Les États devraient aussi consulter activement les personnes handicapées et les faire participer à toutes les décisions relatives à la prévention et à l'atténuation du changement climatique.  Il importe aussi que les droits et les opinions des femmes et des filles handicapées soient pris en compte dans les politiques relatives au changement climatique.

 

Aperçu du débat

 

Une délégation a relevé que l’année 2020 était d’ores et déjà appréhendée comme l’année la plus chaude jamais enregistrée, avec des répercussions disproportionnées sur les personnes vulnérables, notamment les personnes handicapées. 

 

Plusieurs délégations ont regretté l’impact sévère des changements climatiques sur les personnes handicapées et ont souligné que la discrimination à l’encontre des femmes handicapées est plus importante que celle subie par les hommes handicapés.

 

Les groupes les plus vulnérables sont souvent ceux qui trouvent les solutions les plus novatrices, basées sur leur situation concrète, a fait remarquer une délégation.

 

Les effets du changement climatique doivent être analysés par une évaluation des risques et donner lieu à un programme de renforcement des capacités, a-t-il été souligné.  Une délégation a insisté sur l’importance de la coopération régionale et internationale pour aborder les changements climatiques et leur impact sur les populations. Il faut augmenter le financement des programmes alloués à la lutte contre les changements climatiques, a insisté une autre délégation.

 

Environ 80% des personnes handicapées ne seraient pas en mesure d’être évacuées en cas de catastrophe naturelle, a déploré une délégation. Il faut sensibiliser la communauté internationale à la nécessité d’impliquer les personnes handicapées dans l’élaboration des programmes relatifs à la gestion des catastrophes, a-t-elle insisté.

 

*Liste des intervenants : Finlande (au nom des pays nordiques et baltes), Union européenne, Burkina Faso (au nom du Groupe africain), Azerbaïdjan (au nom du Mouvement des non-alignés), Viet Nam (au nom de l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est), Nauru (au nom d’un groupe de pays), Mexique (au nom d’un groupe de pays), Bangladesh (au nom d’un groupe de pays), Népal, Équateur, ONU-Femmes, Fidji, Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Sierra Leone, Chine, Pakistan, Sénégal, Arménie, Venezuela, Iran, Chili, Cuba, Indonésie, Iraq, Commission nationale des droits de l’homme de la Nouvelle-Zélande, Center for International Environmental Law, Associazione Comunita Papa Giovanni XXIIISouth Youth OrganizationEarthjustice, et Institut international pour les droits et le développement.

 

Réponses et conclusions des panélistes

 

Pour MME DEVANDAS AGUILAR, l’enseignement principal du débat est que, dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques, il faut toujours avoir pour objectif de faire respecter les droits de l’homme des personnes handicapées, conformément aux dispositions de la Convention relative aux droits de ces personnes et aux autres instruments internationaux qui contiennent une stratégie d’intégration. La Rapporteuse spéciale a insisté sur le fait que l’inclusion des personnes handicapées dépendait de l’élimination des inégalités qui les frappent et de leur participation aux prises de décision.

 

M. JODOIN a insisté sur les obligations des pays au titre de la Convention relative aux droits des personnes handicapées, en vertu de laquelle ils doivent appliquer des politiques d’intégration et d’adaptation des personnes handicapées. Il existe depuis plusieurs années déjà des initiatives pour veiller à ce que les personnes handicapées bénéficient d’une meilleure accessibilité ; aussi, les compétences sont-elles disponibles dans ce domaine parmi les personnes handicapées, compétences que les États doivent utiliser, en sus de celles des experts. Le professeur Jodoin a recommandé que le Conseil nomme un rapporteur spécial sur la question du changement climatique et des personnes handicapées.

 

Pour finir, MME IYUTE OYUU a elle aussi insisté sur la nécessaire inclusion des personnes handicapées à tous les niveaux. Elle a décrit la collaboration de son association avec le Gouvernement ougandais pour pallier les déficiences de l’action contre les effets du changement climatique sur les personnes handicapées. Les personnes handicapées doivent jouir des mêmes droits, dans tous les pays, a plaidé Mme Iyute Oyuu.

 

Fin du dialogue avec l’Expert indépendant sur la protection contre la violence et la discrimination fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre

 

Aperçu du dialogue

 

Un groupe de pays a déploré que les personnes LGBTI soient victimes de discriminations aggravées dans leur vie quotidienne pendant la pandémie de COVID-19, les jeunes LGBTI en particulier étant exposés à la violence. Les États doivent éradiquer toute forme de discrimination et lutter contre les inégalités pour instaurer des sociétés inclusives, ont souligné plusieurs délégations.  Toute personne a le droit d’être qui elle est et d’aimer qui elle veut, a insisté un groupe d’États, ajoutant qu’il est « triste que certains croient que les droits humains ne sont pas pour tout le monde ».

 

Des délégations ont fait état des lois que leurs pays ont adoptées pour garantir le respect des droits des personnes LGBTI. Nombre d’intervenants ont recommandé de décriminaliser les relations entre personnes du même sexe et d’interdire les « thérapies de conversion », vu leur caractère discriminatoire, leur inefficacité et leurs dangers, surtout quand elles visent des jeunes. L’orientation sexuelle n’est pas une maladie et l’OMS a retiré l'homosexualité de la liste des maladies mentales il y a trente ans déjà, a-t-il été rappelé.

 

Plusieurs pays ont cité les mesures qu’ils ont prises pour changer l’image des personnes LGBTI, instaurer en leur faveur des mesures de protection contre la violence et l’exclusion, ou encore faire respecter leurs libertés et la pleine jouissance de leurs droits fondamentaux. Une délégation a mentionné l’adoption d’un plan national de mobilisation contre la haine et les discriminations anti-LGBTI.

 

Un intervenant a insisté sur l’importance de respecter également les coutumes nationales.

 

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Souvenirs. Retrouvailles Michelino Mavatiku Visi-Pépé Félly Manuaku à Paris en 2008 !

Souvenirs. Retrouvailles Michelino Mavatiku Visi-Pépé Félly Manuaku à Paris en 2008 !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Michelino Manuaku.jpg, juil. 2020

Souvenirs. Paris (2008). Rencontre entre deux guitaristes hors pair. Le vieux Michelino Mavatiku Visi, s'est imposé dans Afrisa International, en tant que guitariste, jouant invariablement le "soliste" et l'accompagnateur. Guitariste-accompagnateur, il a fait ses preuves. Guitare-solo, il a été au sommet de la rytmique. Dans le TP Ok Jazz, Michelino est le seul guitariste qui jouait la guitare solo ensemble et concomitamment avec le grand maître. Michelino Mavatiku Visi est le seul trait d'union entre Rochereau Tabu-Ley et Franco Lwambo Makiadi dans Lisanga ya Ba Nganga en 1984 à Bruxelles. Manuaku Pépé Felly, fondateur et soliste dans Zaïko Langa-Langa, et ancien patron de Grand Zaïko Wawa. Les deux solistes sont les meilleurs, chacun dans sa génération. Les chansons de Michelino Mavatiku Visi comme "Moussa" chantée par Tabu Ley à l'Olympia, "Yambi Chérie" et "Salima" dans le TP Ok Jazz sont inoubliables. Le sebene de Manuaku Pépé Felly sont inégalables. Si Michelino Mavatiku Visi malgré son talent est allé au conservatoire pour apprendre la guitare, à l'université de Lubumbashi, des étudiants étudient le sebene de Manuaku Pépé Felly

Deux journalistes étaient invités: le doyen Lilo Miango Journaliste de Ngambo Na Ngambo et Freddy Mulongo de Réveil FM International. La rencontre avait eu lieu chez le réalisateur Dom Pedro d'Angola.

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