Réveil FM, la première radio libre et citoyenne de Kinshasa en République démocratique du Congo !

Freddy Mulongo

Journaliste engagé attaché au respect des droits humains.

Fil des billets Fil des commentaires

samedi 21 mars 2020

Fally Ipupa-Coronavirus: Dedié Bandubola, première victime du Covid-19 à Kinshasa !

Fally Ipupa-Coronavirus: Dedié Bandubola, première victime du Covid-19 à Kinshasa !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Dedie Bandubola.jpg, mar. 2020

L'hécatombe commence. Les pro-concerts Fally Ipupa à Paris Bercy, le 28 février dernier, qui étaient déterminés avec leurs lobbyistes de défier la diaspora congolaise avec la Fatwa Anti-Concerts, tombe un à un frappé du Covid-19.

Fally Ipupa-Coronavirus aura des morts sur sa conscience. Muana Mayele Ayokaka. Avec ces morts, qu'est-ce que son concert a-t-il apporté ? Rien ! Défier tout un peuple à cause des petits intérêts mercantiles, voici les premières conséquences. Que tes politicailleurs-ventriotes et lobbyistes ramènent à la vie ceux qui sont morts.

Freddy Mulongo-Jean Michel Denis.jpg, mar. 2020

Amoureux de musiques africaines, c'est le confrère Jean-Michel Denis, qui a introduit Fally Ipupa sur scène de Bercy le 28 février dernier. Il est décédé le 16 mars à Paris, emporté par le Coronavirus. Il a commencé à tousser juste après le concert de Fally Ipupa à Bercy, sa santé s’est dégradée et gâtée par la suite. Et le coronavirus l’a emporté.

Dedié Bandubola est la première victime du Coronavirus à Kinshasa en République démocratique du Congo. Lui aussi était au concert de Fally Ipupa à Bercy. Arrogant rabatteur qui avait trompeté pour Fally Ipupa en plein Paris venu de Kinshasa. Étaient-ils parmi ceux qui avaient garanti les paiement des casses et dégâts à la gare de Lyon ? Il était parmi ceux qui incitaient à aller à Bercy pour le concert de Fally Ipupa comme le montre cette vidéo. Son chauffeur est aussi décédé et 5 autres personnes sont contaminées.

https://www.facebook.com/DeniseDusauchoyOfficiel/videos/515442892699830/

Le cas de cet individu arrogant est plus problématique. Dedié Bandubola était le directeur adjoint au cabinet de sa sœur Acacia Bandubola Mbongo, Ministre de l'Economie nationale. Donc ce cabinet familial est-il au service du Congo ou de la famille Bandubola-Bena Mpuka ? Qu'est-ce qu'un pseudo- médecin connait de l'économie ? Comment une ministre peut avoir son frère comme Directeur Adjoint dans son cabinet ?

Le Congo est tombé si bas. Personne ne dénonce le clientélisme et népotisme au ministère de l'économie nationale.
La sœur nomme son frère directeur adjoint de cabinet, personne ne pipe mot. Parce que la fameuse ministre a des liens familiaux avec Angwalima Tshilombo avec sa présidence usurpée.

Aux thuriféraires-blablateurs de Kinshasa qui nous abreuvent sur les réseaux sociaux avec "Nos condoléances" faisant l' éloge funèbre et hommage funéraire à un certain Dedié Bandubola doivent se raviser.

Lire la suite...

vendredi 20 mars 2020

RDC: L'abbé Jean Léon Katshioko, fondateur de l’orphelinat "Bon Samaritain " à Kenge !

RDC: L'abbé Jean Léon Katshioko, fondateur de l’orphelinat "Bon Samaritain " à Kenge !

Freddy Mulongo, Réveil FM international

Freddy Mulongo-Jean Leon Katshioko.jpg, mar. 2020

L'abbé Jean-Léon Katshioko est prêtre et officie à Rome. Il est incontournable pour ceux de nos compatriotes qui passent par Rome, la deuxième ville de la chrétienté. En cette période de la pandémie du COVID-19, où l'Italie vient de dépasser la Chine en nombre de cas positif et morts, une pensée pieuse à notre aîné et berger.

"Il faut toujours savoir dire Merci à Dieu de ses bienfaits, de son amour miséricordieux, dire merci à ceux qui t'ont instruit et formé, sans oublier ceux qui te soutiennent. Le Pape Jean Paul II, Hier il était le Pape qui m' a ordonné prêtre, aujourd'hui, il est le saint de mon ministère sacerdotale. Son éminence le cardinal Angelo de Donatis, était mon père spirituel au grand séminaire, aujourd'hui, il est mon cardinal, son excellence Mgr. Gianrico Ruzza était mon vice recteur au grand séminaire, en ce jour, il est mon Évêque auxiliaire, le Pape François est mon Pasteur -guide. Tout est grâce. Un merci qui regarde vers mon jubilé" Abbé Jean Léon Katshioko

Freddy Mulongo-Jean Leon Katshioko 1.jpg, mar. 2020


Dix-huit ans déjà, que l'Abbé Jean-Léon Katshioko a initié la fondation "Bon Samaratin" pour venir en aide à ses compatriotes démunis, paupérisés, chosifiés et déshumanisés. En République démocratique du Congo, ils sont nombreux les enfants orphelins du VIH, de différentes guerres, victimes de la dislocation du tissu familiale...A plus de 500 km de Kinshasa, à 30 km de Kikwit à Kwenge dans le Kwilu à l'Ouest de la RDC, la Fondation Bon Samaritain de l'abbé Jean-Léon Katshioko s'occupe des enfants abandonnés, délaissés, chosifiés...pour leur rendre leur dignité humaine.

Freddy Mulongo-Jean Leon Katshioko 3.jpg, mar. 2020


Il a mis en place avec l'implication des villageois eux-mêmes, un système de bourses scolaires pour aider les écoliers les plus méritants. Certains élèves soutenus par la Fondation "Bon Samaritain" sont aujourd'hui universitaires. Des écoliers qui souffraient de la malnutrition puisque ne mangeant pas à leur faim, sont joufflus ils mangent à leur faim avant d'aller à l'école. Etre au village ne signifie plus être sale, mal habillé...des villageois sont propres et bien habillés grâce à la Fondation " Bon Samaritain".

Les écoles en chaume ont été remplacées par celles en parpaing avec fenêtres et bancs. Les villageois sont impliqués dans tous les projets de la Fondation "Bon Samaritain": Les femmes vont puiser de l'eau à la rivière, les hommes ramènent du sable et des pierres...Monsieur l'Abbé Jean-Léon Katshioko apporte des sacs de ciments, barre de fer, tôles, clous...On crée aussi des épiceries dans des villages pour éviter aux villageois de marcher des kilomètres pour acheter ne fut-ce que du sel de cuisine. Les albums photos de la Fondation "Bon Samaritain" sont impressionnants, à l'heure du numérique il suffit de jeter un coup d’œil sur leur site: www.fbsamaritain.org

Les enfants congolais sont les nôtres. Nous devons les aimer, les accompagner, les soutenir...Nous réfutons l'humanitaire pour nos propres enfants. A Kwenge à 30 km de Kikwit se trouve un orphelinat géré par la Fondation Bon Samaritain. Comme tous les enfants du monde, les enfants congolais ont droit à la vie, à l'éducation, à la nutrition. La République démocratique du Congo, notre pays est ravagé par les conflits armés. Les blessés de guerre n'y sont pas que physiques. Il y a aussi des blessés psychologiques, physiologiques et spirituels. de guerre.

En RDC, il n’est pas bon d’y être un enfant sans famille. si les enfants de barons et apparatchiks du régime n'ont pas de souci, la situation des autres enfants y est dramatique : malnutrition, violences sexuelles, enfants soldats, déplacements d’enfants…Nos enfants sont le présent mais ils préfigurent notre avenir et future. Attendre que les autres viennent s'occuper de nos propres enfants abandonnés, est absurde. Un Congo fort est un pays qui ne doit laisser aucun de ses enfants sur la route. Délaisser les enfants orphelins, c'est ignorer qu'un pays a besoin de tous ses enfants: petits et grands !

Il faut toujours encourager des compatriotes qui tentent sans aucun soutien, pour apporter du baume au cœur de nos plus petits. Les enfants, c'est toujours l'avenir pour notre pays. 

Lire la suite...

France: Le pasteur Gilbert Suku Molimo mérite la présidence de la pastorale des pasteurs Congolais de France et Europe!

France: Le pasteur Gilbert Suku Molimo mérite la présidence de la pastorale des pasteurs Congolais de France et Europe!

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Gilbert Suku.jpg, mar. 2020


Arrivée en France en 1975, il n'avait que 29 ans, le pasteur Gilbert Suku Molimo Mangando est l'un des pionniers des Eglises Évangéliques de Réveil en France. Il est parmi ceux qui ont contribué à l'évangélisation de France par des pasteurs africains. Ils sont quelques uns à être sorti du lot: pasteur Mathieu Kayeye, pasteur Luzolo, pasteur Mayimona, pasteur Emmanuel Botolo, pasteur Gilbert Suku, pasteur Denis Ndelengo, Couple pastorale Moke, pasteur Bolamba..

Né dans une famille de dix enfants, dont cinq filles et cinq garçons. Dans ma famille élargie, il y a des prêtres, des évêques, et il y a eu un cardinal Frédéric Etshou, Archevêque Kinshasa, décédé le 6 janvier 2007.

Freddy Mulongo-Gilbert Suku 3.jpg, mar. 2020


Le pasteur Gilbert Suku Molimo est parmi ceux qui peuvent témoigner aujourd'hui, que son épouse Maman Emilie Suku, ses enfants et petits enfants sont engagés dans l'Eglise et servent le Seigneur. Même son jeune frère, le pasteur Charlemagne Suku prêche l’Évangile.

Pasteur responsable de l’Église « La Grâce de l’Eternel », dont à Nogent-sur-Oise, postule à la présidence de la pastorale des pasteurs Congolais de France et de l'Europe.

Freddy Mulongo-Gilbert Suku 4.jpg, mar. 2020


Le pasteur Gilbert Suku Molimo n'est un un OVNI venu de nulle part. La traçabilité de son ministère.

Il a vécu à Sarcelles. Ayant découvert la Bible, alors qu'il provient d'une famille catholique, il s'est formé pour devenir pasteur. Il est allé à l’école du pasteur Selvaraj Rajiah, "Parole de Foi et évangélisation mondiale" à La Courneuve. Il a été à l’institut biblique de Nogent-sur-Marne, et enfin, à la Faculté Évangélique de Vaux-sur-Seine.

Sa première et vraie formation aura été le travail de terrain. Évangélisation de rue et prédication dans des maisons.
L'Assemblée Évangélique le Rocher a commence dans une maison vers Marcadet-Poissonniers. L'appartement étant devenu trop étroite. L'Assemblée a demandé à l'Eglise Luthérienne de louer le dimanche après midi, l'église Saint-Paul située 90 boulevard Barbès, métro Marcadet Poissonniers, non loin de Château Rouge, dans le 18ᵉ arrondissement de Paris.

Or cette église luthérienne dépendait de Mission Mission intérieure luthérienne qui était personnifiée en la personne du pasteur Jacques Fischer. Il s'était investi pour que les Églises luthériennes accueillent les Églises africaines à Paris en région parisienne pour célébrer leurs cultes dans leur liturgie.

Plus tard, Jacques Fischer, avec d'autres pasteurs protestants progressistes, s'est investi pour que les Églises africaines, en majorité congolaises, adhérent à la Fédération Protestante de France. Jacques Fischer était un ami du Zaïre, il aimait le nom Zaïre plutôt que celui de République Démocratique du Congo.

Pour soutenir l'Église du Christ au Zaïre, c'est Jacques Fischer qui, après un séjour à Kinshasa, avait obtenu une bourse d'études, à notre regretté frère Charles Mombaya, pour ses études en musicologie à la Sorbonne.

Et lorsque la délégation de l'Église du Christ au Zaïre conduite par l’Évêque Jean Bokeleale est venue en 1995 invitée par la Fédération Protestante de France, Jacques Fischer était présent et avait plaidé pour le rapprochement de deux plus grandes fédérations d'Églises au niveau francophone, lors d'une réunion organisée au siège du Défap.

L'Eglise luthérienne étant devenue petite, l'Assemblée Évangélique le Rocher déménagea à dans la zone industrielle de Montreuil. Aux côtés du pasteur Emmanuel Botolo, le pasteur Gilbert s'y investi dans les travaux de la diaconie et de l'évangélisation. Il a quitté Sarcelles pour Nogent-sur-Oise. Mais tous les jours, il était à Paris pour enseigner, s'occuper des fidèles et organiser la chorale. Ce travail bénévole et pionnier a été bénéfique, car le pasteur Gilbert Suku Molimo Mangando met sa foi dans le Seigneur. Maman Emilie Suku a été d'un grand soutien pour son mari.

Petite anecdote, c'est à l'Assemblée Évangélique le Rocher à Montreuil, après la rencontre de la COF 5 à Bordeaux, 22 pasteurs Congolais vinrent à Paris. La majorité d'entre eux prêchèrent au Rocher.  Le témoignage de Frère Jacob Dominique Sakombi Inongo à l'Assemblée Évangélique le Rocher à Montreuil  dans la région parisienne est mémorable. C'était le 4 août 1993 ! A l'époque responsable de communication des Eglises Zaïroises en France (CEZAF) auprès de la Fédération Protestante de France, je l'avais interviewé  à Fréquence Protestante , rue Denis-Poisson, Métro Argentine, à proximité de l'aveneue des Grandes Armées dans le 16è arrondissement de Paris. A l'Assemblée Évangélique le Rocher, les pasteurs Emmanuel Botolo, Gilbert Suku Molimo-en veste blanche dans la vidéo qui arrange le micro de Dominique Sakombi Inongo-et moi, nous nous étions mis d'accord pour inviter le couple Sakombi mais surtout Dominique pour son témoignage. Frère Dominique Sakombi Inongo, ancien ministre de Mobutu a témoigné de sa libération par Jésus de l'occultisme. Témoignage époustouflant dont tout Paris s'en était emparé. Et c'est le frère Constant qui avait filmé.

https://www.youtube.com/watch?v=nhozICS75fo

De tous les hommes politiques de ce qui fut le Zaïre, Dominique Sakombi Inongo, mort le 28 septembre à Kinshasa à l’âge de 70 ans, constitue un cas à part. Ministre de l’Information à 30 ans (il dirigera cinq fois le ministère), il devient l’un des piliers du régime du maréchal Mobutu grâce à un bagout sans pareil, un sens de l’emphase poussé à l’extrême, un zèle débordant et un art parfait de la séduction – le propre des démagogues. Son parcours sera celui d’un enfant gâté qui peut tout se permettre, jusqu’à ce générique du journal télévisé où un Mobutu quasi déifié apparaît entouré de nuages.

En 1972, le Zaïre est en plein « recours à l’authenticité ». Sakombi Inongo est nommé secrétaire général du parti unique chargé de la Propagande, de la Presse et de l’Information. Un rôle sur mesure qui lui permet, pendant un an, de relayer la bonne nouvelle de la « révolution zaïroise authentique ». Et, surtout, de convaincre les militants de resserrer les rangs derrière le guide Mobutu. S’il n’est pas le seul dans ce cas, il se distingue des autres par un sens aigu de la communication. Revenu au gouvernement entre 1973 et 1975, on lui confie l’Orientation nationale. Il fait imprimer et graver sur microsillons le discours prononcé par Mobutu aux Nations unies en octobre 1973. Député, gouverneur de Kinshasa, secrétaire général de la jeunesse du parti, membre du bureau politique, du comité central, ambassadeur à Paris puis à Dakar… Sakombi Inongo aura tout été.

C’est au début des années 1990, marquées par la fin du parti unique et la tenue de la Conférence nationale, que Sakombi, ministre de l’Information depuis 1988, décide de rompre avec Mobutu. Il se découvre alors une vocation de prédicateur et demande pardon à ses compatriotes pour avoir contribué à leur appauvrissement. Mobutu devient le diable qui, à l’en croire, s’adonnait à des pratiques occultes. Il affirme même l’avoir trouvé un jour « en train de boire du sang humain ». Ses détracteurs y voient un délire du pasteur Sakombi, peu enclin à assumer son passé. D’autant qu’après la chute de Mobutu, l’homme se met au service du vainqueur, Laurent-Désiré Kabila. Que Dominique Sakombi ait fait son témoignage mémorable à Montreuil et pas ailleurs, cela reste dans les archives des églises africaines en mission en France.

Dès le début, le pasteur Gilbert Suku Molimo s'est toujours investi pour l'unité dans le respect de la diversité au sein des églises membres de la Communauté des Eglises Zaïroises en France (CEZAF) qui devint plus tard, la Communauté des Eglises Africaines de France (CEAF), qui est membre de la Fédération Protestante de France.

Lorsque le pasteur Gilbert Suku Molimo a commencé l'évangélisation en France, dans les années 1980, il n’y avait pas d’Eglises de Réveil comme aujourd’hui. Il n' y avait surtout que des Églises traditionnelles: Catholique, Réformée, Luthérienne, Méthodiste, Mennonite, Baptiste, Armée du salut…Les pasteurs Congolais sont pionniers dans l'implantation des Eglises de Réveil dans les cités en banlieue où les communautés musulmanes sont imposantes. On retrouve la fervente communauté chrétienne congolaise dans toutes les Eglises de France. Il n'est pas rare de retrouver dans un coin de France une chorale française qui chante les cantiques en lingala.

Son Eglise "La Grâce de l’Éternel " est d'abord une "Eglise évangélisatrice", chaque âme gagnée à christ doit gagner d'autres âmes selon l'expression consacrée. On voit l'effet multiplicateur. Le pasteur Gilbert Suku Molimo y tient "l'Eglise " la Grâce de l’Éternel" est cosmopolite l'on y retrouve plusieurs nationalités: angolaises, congolaises, françaises -de souche et des îles, coréennes, tchadiennes... Il faut prêcher l’Évangile à temps et contre temps ne cesse dedéclare le pasteur Gilbert Suku Molimo.

Rien ne peut remplacer le travail sur terrain. Le pasteur Gilbert Suku Molimo fait beaucoup de visites pastorales et cure d'âme pour ses fidèles. Ces derniers proviennent de Montataire, Pont saint Maxens, Chantilly,Compiègne etc. l'Eglise la Grâce de l’Éternel avait commencé dans la maison du Gilbert Suku à Saint-Paul dans l'Oise, aujourd'hui, il explose des kilométrages de sa voiture pour ses visites pastorales. Le dimanche, il cède sa voiture à un fidèle de son Eglise pour aller chercher les personnes âgées et ceux qui n'ont pas de moyen de transport pour le ramener au culte.

L'Eglise vit du Saint-Esprit. Dans la vie mondaine on dit "Miso Makasi Ndoki Té", l'Eglise n'est pas le monde même si elle est dans le monde. Dans une élection, il faut laisser le Saint-Esprit agir. Voyez le Congo aujourd'hui, il y a eu putsch électoral. Un voleur a volé le destin de toute une Nation. La RDC tourne en rond. Elle est dernière sur tous les plans malgré les nombreuses ressources qu'elle regorge.

La pastorale des pasteurs Congolais en france et l'Europe existe depuis une quinzaine d'années. Il faut laisser l'opportunité à ceux qui veulent servir de le faire. La candidature du pasteur Gilbert Suku Molimo est méritoire à plusieurs points de vue. Nous espérons que dieu guidera tous ces pasteurs Congolais à faire le bon choix.

Lire la suite...

RDC: Incrédule Seth Kikuni" rabroué par Dzimas Dzikondo, le patron du Forum de la Semaine au Togo !

RDC: "Il est incrédule c’est tout, ce Seth Kikuni" ! Rabroué par Dzimas Dzikondo, le patron du Forum de la Semaine au Togo !

Freddy Mulongo, Réveil FM International


Freddy Mulongo-Kumi.jpg, mar. 2020

Passé par la Turquie et l’Afrique du Sud, ce jeune entrepreneur de 38 ans, l'un des vingt un candidats à l'élection présidentielle du 30 décembre 2018, qui avait même déclaré: "Je suis la meilleure personne pour faire entrer la RDC dans le XXIe siècle", Seth Kikuni est-il un inconscient charlatan et incrédule ? Ses tweets font jaser sur les réseaux sociaux. Sans honte, Monsieur XXIe siècle a tweeté: "Merci Mr le président pour ce discours rassembleur et responsable. Si la désinformation continue, n'oubliez pas de couper aussi l'internet pour tout canaliser à travers la télévision et la radio. Ce sera une coupure justifiée". Couper l'internet à ses compatriotes, est-il sérieux Seth Kikuni ? N'est-ce pas un mépris à l'égard de notre peuple ?

Freddy Mulongo-Dzimas.jpg, mar. 2020


C'est son autre tweet qui a fait réagir notre confrère Dzimas Dzikodo patron de presse du Forum de la semaine au Togo. En 2015, lorsque dans le Hall de l'hôtel Sarakawa, ex-Mercure, devant un parterre des journalistes francophones Dzimas Dzikodo crie mon nom: Freddy Mulongo Mukena, c'est tout le monde qui se retourne. Et le Premier ministre togolais Komi Sélom Klassou et ses gardes ne sont pas très très loin.

Freddy Mulongo-Dzimas III.jpg, mar. 2020


En effet, il y a 14 ans, le gouvernement américain avait invité 13 journalistes africains francophones comme visiteurs internationaux des Etats-Unis: Tchad, Cameroun, Côte d'Ivoire, Sénégal, Guinée Equatoriale, République démocratique du Congo, Togo, Congo Brazzaville, Niger, Rwanda, République Centrafricaine, Mali et France pour un séjour d'un mois pour un programme sur le leadership. Nous avions été à Washington DC, La Tampa en Floride, Saint Peterbourg, San Antonio et Austin dans le Texas, Denver, Seattle...Depuis nous sommes frères et confrères avec Dzimas Dzikodo qui vient de m'écrire pour répondre au tweet de Seth Kikuni.

Freddy Mulongo-Dzimas I.jpg, mar. 2020


Salut mon frère,
Que Dieu te garde de même que tous ceux qui te sont chers, contre cette maudite pandémie !

*Il est incrédule c’est tout, ce Seth Kikuni !*

Il a oublié que ce sont les peuples qui disposent de ces infrastructures qu’il évoque ici qui ont déserté les rues et les bureaux pour se confiner chez eux, chassés par un petit être de rien du tout, invisible à l’œil nu ! Quoi? Veut-il nous faire croire que les occidentaux ont plusieurs églises c’est pourquoi ils sont impuissants face à cette pandémie ?

Pour le moment l’Afrique très religieuse, n’est pas la plus exposée hein! Même s’il y a des plans diaboliques et obscurs pour l’y plonger on verra une bataille de la science contre la foi ! Ça paraît ridicule mais c’est la vérité et ce n’est pas un hasard que l’Afrique qui a plutôt maintenu ses liaisons avec la Chine est relativement plus épargnée alors que l’Occident a montré une fébrilité sans précédent face à cette pandémie !

Dans l’ancien temps, dans de pareilles circonstances, les charlatans et prêtre traditionnels se réunissent pour invoquer les mânes des ancêtres afin de disséquer spirituellement le mal jusqu’à trouver des solutions idoines par le truchement des sacrifices appropriés ! À la fin des cérémonies chaque maison sort un bois du feu pour courir et jeter loin à une sortie du village. Et la population est protégée.

Aujourd’hui un incrédule ne peut pas imaginer la valeur spirituelle, physique et matérielle d’une église. Seul un croyant ayant le discernement spirituel peut l’entrevoir.

Quoi qu’il en soit, l’incrédulité n’empêche pas Dieu d’agir mais empêche simplement l’incrédule de voir la Main agissante de Dieu, le Créateur et Consommateur de toute chose, Celui qui tient sous Son souverain contrôle le visible et l’invisible et domine sur toutes les Nations et Principautés, visibles comme invisibles.

Qui pourrait croire qu’un petit être minuscule d’à peine 10 nano, invisible d’ailleurs, peut faire replier les chars et canons, les missiles tomahawk ainsi que des bombes atomiques et nucléaires pour chasser tout le monde des rues, puissants ou lambda, riches ou démunis, Chefs d’Etat, rois ou monarques, paralysant toute l’économie mondiale ? Qui aurait cru que les sous-marins stagneront et les avions de guerre et du commerce seront cloués au sol en un temps deux mouvements de ce petit être invisible qui rend une simple respiration ou éternuements de son voisin plus dangereux et plus épouvantables que des ghosts ou des armes de destruction massive ? Qui aurait cru qu’un être aussi puissant soit-il, pourrait être capable de chasser des rues les occidentaux, premières puissances militaires et scientifiques du monde?

Cette crise mondiale née de cette pandémie, loin de remettre en cause les églises, doit plutôt faire prendre conscience aux puissants devenus apostats par leurs insolentes richesses et leurs découvertes scientifiques sans précédent, à travers le monde entier, qu’ils doivent s’arrêter et savoir qu’il y a un Être suprême qui domine sur les nations et qui tient toutes choses sous Son contrôle et qui accomplit toute choses, pas pour plaire aux puissants et riches mais selon Sa Souveraine Volonté qui se révèle au seul croyant qui le cherche !

À Lui soit la Gloire aux siècles des siècles !
L’incrédulité ne nuit qu’à l’incrédule !!!

Lire la suite...

jeudi 19 mars 2020

RDC: COVID-19, Angwalima Tshilombo se moque du peuple congolais, il doit démissionner !

RDC: COVID-19, Angwalima Tshilombo se moque du peuple congolais, il doit démissionner !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-FelixTshilombo 341.jpg, mar. 2020


La République démocratique du Congo vivait déjà sous le coronavirus de la misère, pauvreté, malnutrition, corruption généralisée, de l'insalubrité, des bébés prisonniers dans les hôpitaux et centres de santé, des hold-up électoraux, des voyages interminables du Magellan national, des conseillers pléthoriques et incapacitaires à la présidence de la République, des politicailleurs-ventriotes, des kulunas cravatés, des Miyibicrates...

Mais le COVID-19 est foudroyant. Il n'a pas de passeport, n'a pas de traitement, il est redoutable et tueur.

Dans un pays comme la RDC qui souffre du délestage, l'électricité étant une denrée rare, voilà qu'Angwalima Tshilombo s'est fait attendre. Imposteur et usurpateur, Monsieur 15%, Tshilombo le fameux fils Tshisekedi est passé à 22 heures sur les Antennes de la RTNC alors qu'il était attendu à 20 heures. De qui se moque-t-il ? Ce président nommé et non élu, n'a pas aucun respect pour notre peuple.

Contrairement en Europe, où ils ont des médias publics, Angwalima Tshilombo devrait mixer et mobiliser tous les médias de la République: télévisions, Radios commerciales, Radios communautaires et Radio Okapi pour que le message contre le Covid-19 atteigne la majorité de notre peuple, dans les coins et recoins de toute la République. Il devrait passer son allocution dans la journée et ne devrait pas attendre 14 cas de coronavirus pour se prononcer.

Puisque le coronavirus ne s'est pas encore transmis d'un Congolais à un autre compatriote au niveau du pays, qu'il faut rester laxiste. Dès que les Etats-Unis, la France, l'Allemagne...ont commencé à fermer leurs frontières et à prendre des mesures fortes, il fallait les emboîter le pas et ne pas attendre. Il faut sensibiliser à tout va, surtout sur les mesures d'hygiènes à observer.

Des mesurettes d'Angwalima Tshilombo ne feront pas avancer le Schmilblick: interdiction de rassemblement de plus de 20 personnes, toutes activités sportives, deuils en salle ou domicile. Fermetures de : bars, boîtes, terrasses, plus écoles et universités dès ce jeudi 19/03. Tous les lieux de cultes fermés pour 4 semaines.

Pas un mot pour ses voyages ruineux pour les caisses de l'Etat. Sera-t-il confiné au pays pour les 4 semaines ? Pas un mot pour les marchés, le peuple congolais vit avec -1 dollar par jour, il se débrouille. Si les mamans ne vont pas au Wenze que vont devenir les enfants ? Comment peut-on interdire le rassemblement de 20 personnes alors que dans les transports en commun, il y a plus de 40 voire 50 personnes. Pas un mot sur les transports publics.

Les Congolais n'ont pas l'eau qui coule au robinet, mais l'hygiène passe par l'eau. Le gouvernement de Tshilombo va-t-il organiser la distribution d'eau dans des quartiers pour des familles ?

Pas un mot sur un budget spécial pour faire face à tout ça.

Depuis janvier 2020 une épidémie de Coronavirus COVID-19 (ex 2019-nCoV) s’est propagée depuis la Chine.

Qu’est-ce que le Coronavirus COVID-19 ?

Les Coronavirus sont une grande famille de virus, qui provoquent des maladies allant d’un simple rhume (certains virus saisonniers sont des Coronavirus) à des pathologies plus sévères comme le MERS-COV ou le SRAS.

Le virus identifié en janvier 2020 en Chine est un nouveau Coronavirus. La maladie provoquée par ce Coronavirus a été nommée SARS-CoV-2. par l’Organisation mondiale de la Santé - OMS.
Depuis le 11 mars 2020, l’OMS qualifie la situation mondiale du COVID-19 de pandémie ; c’est-à-dire que l’épidémie est désormais mondiale.

Quels sont les symptômes du Coronavirus COVID-19 ?

Les symptômes principaux sont la fièvre ou la sensation de fièvre et des signes de difficultés respiratoires de type toux ou essoufflement.

Comment se transmet le Coronavirus COVID-19 ?

La maladie se transmet par les gouttelettes (sécrétions projetées lors d’éternuements ou de la toux). On considère donc qu’un contact étroit avec une personne malade est nécessaire pour transmettre la maladie : même lieu de vie, contact direct à moins d’un mètre lors d’une toux, d’un éternuement ou une discussion en l’absence de mesures de protection. Un des autres vecteurs privilégiés de la transmission du virus est le contact des mains non lavées.
C’est donc pourquoi les gestes barrières et les mesures de distanciation sociale sont indispensables pour se protéger de la maladie.

Quels sont les symptômes du Coronavirus COVID-19 ?

Les symptômes principaux sont la fièvre ou la sensation de fièvre et des signes de difficultés respiratoires de type toux ou essoufflement.

Existe-t-il un vaccin ?

Il n’existe pas de vaccin contre le Coronavirus COVID-19 pour le moment. Plusieurs traitements sont en cours d’évaluation en France, en lien avec l’OMS pour être utilisés contre le Coronavirus COVID-19. Dans l’attente, le traitement est symptomatique.

En France, les déplacements sont interdits sauf dans les cas suivants et uniquement à condition d'être munis d'une attestation pour :

-Se déplacer de son domicile à son lieu de travail dès lors que le télétravail n’est pas possible ;
-Faire ses achats de première nécessité dans les commerces de proximité autorisés ;
-Se rendre auprès d’un professionnel de santé ;
-Se déplacer pour la garde de ses enfants ou pour aider les personnes vulnérables à la stricte condition de respecter les gestes barrières ;
-Faire de l’exercice physique uniquement à titre individuel, autour du domicile et sans aucun rassemblement. Pour une urgence sanitaire planétaire, prendre son temps.

Angwalima Tshilombo limite ses mesurettes à la prise en charge de ceux qui sont testés positif au coronavirus et les autres ? C'est la prise de tout le peuple congolais qui est exigé. Non seulement, il prend des mesurettes en retard en plus, c'est du gnongnon comme mesures.

A quoi sert cette présidence usurpée ? Tshilombo doit démissionner! A-t-il volé le destin du peuple congolais pour se pavaner au lieu de travailler pour lui ? Il doit démissionner. Tshilombo dégage !

Lire la suite...

mercredi 18 mars 2020

RDC: Jean-Marc Kabunda wa Kabunda, Kasaïen et faux Katangais !

RDC: Kabunda wa Kabunda, Kasaïen et faux Katangais !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Kabunda wa Kabunda.jpg, mar. 2020

Il est renversant de suivre dans une vidéo où un professeur d'université déclare qu'il ne connaissait pas Jean-Marc Kabunda. C'est au tribunal de Matete qu'il appris qu'il était de Luiza, pas Katangais. Donc le juge n'aurait pas parlé, cet intellectuel n'aurait jamais su? Comment Kabunda wa Kabaunda a-t-il fait pour diriger l'Udps sans que les militants aient le backroung et la traçabilité de l'individu ? Même pour poster à un poste, on montre son CV ! Il n'y a pas du mal d'être Kasaïen ni Katangais. A quoi bon cacher et mentir sur ses origines alors que nous sommes tous Congolais ?

Les Baluba ne sont pas des tribalistes mais ceux de l'Udps sont extrêmement des Ethno-tribalistes patentés !
Plusieurs personnalités non Kasaiennes ont occupé le poste de Secrétaire Général de l'Udps: Valentin Mubake, Jacquemin Shabani, Remy Massamba, Albert Moleka...comme d'ailleurs ses prédécesseurs, le doyen Bruno Mavungu a été viré comme un mal propre de son poste de Secrétaire Général de l'Udps. Son remplaçant n'est autre que Kabunda Wa Kabunda né à Luiza dans le Kasaï-Occidental, aujourd’hui le Kasaï-Central.

Jean-Marc Kabunda wa Kabunda n'est pas un Katangais mais un Kasaïen de Luiza qui s'est fait passer pour un Katangais pour occuper le poste de Secrétaire général de l'Udps. Malade et faible, Etienne Tshisekedi s'est fait enfariner par son fameux fils Angwalima Tshilombo qui pensait déjà au patricide.

En effet, Fauchés comme des rats, Angwalima Tshilombo et Samy Badibanga, deux checkuleurs, lors d'une rencontre dans un grand hôtel parisien avaient vendu l'Udps auprès de Moïse Katumbi. C'est alors que le choix de Kabunda wa Kabunda, le président Fédéral de l'Udps de Kamina va être actée. il fallait tout faire pour l'avaliser auprès de Ya Tshitshi. Ce qui fut fait.

Au fait, Angwalima Tshilombo n'avait pas une ambition présidentielle, mais d'être nommé premier ministre. C'est d'ailleurs Moïse Katumbi qui a financé le premier congrès de l'Udps, après 36 ans de fonctionnement où Tshilombo fut voté nuitamment à main levée comme à la Douma !

Jean-Marc Kabunda wa Kabunda n'a rien d'un militant chevronné. Il avait une mission: faire élire coûte que coûte Tshilombo à la présidence de l'Udps. Âgé de 36 ans, il a commencé par s’engager à Kananga, dans le Kasaï-Occidental -aujourd’hui Kasaï-Central. Il a ensuite pris la présidence de la fédération provinciale de l’UDPS à Kamina et a été parachuté au Secrétariat Général de l'Udps.

L'Udps, parti familial des faussaires, malfaiteurs, Kulunas, inciviques, brigands et Wewas qui se comportent en hors-la-loi en toute impunité. Jean-Marc Kabunda wa Kabunda n'a pas formé ses militants. Un parti politique n'est pas seulement idéologique, c'est une école politique. Depuis la Nomination Électorale d'Angwalima Tshilombo où sont les cadres et élites de l'Udps ? Zéro ! Des faussaires qui défendent le putsch électoral ? Où des activistes des droits de l'homme qui se sont assis sur la neutralité pour défendre la fausseté ?

Jean-Marc Kabunda wa Kabunda doit avoir honte d'accepter d'être un président intériminaire de l'Udps. C'est-à-dire un individu qui accepte de chauffer le fauteuil pour Angwalima Tshilombo !

Un parti fonctionne avec des élections. Si Jean-Marc Kabunda wa kabunda veut être légitime il doit se faire élire et pas être nommé. Udps, le plus grand parti politique du Congo ? Mon œil ! Angwalima Tshilombo est là pour piller le Congo. L'ancien pizzaïolo veut se remplir les poches et partir comme il est venu. C'est le plus grand voleur que le Congo n'ait jamais connu. Voleur du destin de tout un peuple, pillard des caisses de l'Etat. Le peuple d'abord slogan creux s'est transformé en le ventre d'abord. Quelle honte !

Jean-Marc Kabunda wa Kabunda a lamentablement échoué.

Lire la suite...

RDC: Papa Nseka Zimano, président de l'association des Bakongo fait des graves révélations sur Etienne Tshisekedi !

RDC: Papa Nseka Zimano, président de l'association des Bakongo fait des graves révélations sur Etienne Tshisekedi !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Kasa Vubu 1.jpg, mar. 2020

Les Udpsiens doivent se raviser. Faire d'Etienne Tshisekedi wa Mulumba "Mula Nkuasa", un politicien Ovni de la République démocratique du Congo est une fausseté et mensonge éhonté. Tshisekedi fait partie de l'échiquier politique congolaise depuis les années 1960. Depuis le coup d'Etat du 24 novembre 1965 de Mobutu, il a été accompagnateur attitré de son ami dictateur dans beaucoup des coups contre la nation. Tshisekedi n'est pas entré en politique en 1982 avec l'apparition et ses relégations à Kabeya Kamuanga.

Freddy Mulongo-Tshisekedi.jpg, mar. 2020

Dans cette courte vidéo de l'interview de Papa Nseka Zimano, nous apprenons qu'en 1969, Etienne Tshisekedi alors ministre de l'Intérieur de Mobutu, avait refusé d'accorder l'autorisation de sortie au Premier président du Congo: Joseph Kasa-Vubu d'aller se faire soigner à l'étranger, en occurrence la Belgique.

https://www.facebook.com/bless.nyibalazalumatu/videos/10219029837671260/?t=12

Cruel et méchant, Etienne Tshisekedi wa Mulumba "Mula Nkuasa", le Ministre de l’intérieur de Mobutu a fait couper l'eau et l'électricité à la résidence de Joseph Kasa-Vubu !

Empoisonné, le Président Kasa-Vubu serait mort d'une embolie cérébrale dans sa maison. Le régime Mobutu que servait Etienne Tshisekedi s'arrangea pour liquider d'autres leaders Né Kongo: Edmond Nzeza Nlandu, fondateur de l’Association des Bakongo qui devint l’Alliance des Bakongo, Léopold Massiala et d'autres,

Le Général Mobutu a fait son coup d'Etat le 24 novembre 1965. Et le 24 mars 1969, le Président Kasa-Vubu mourait à Boma privé des soins, d'eau et d'électricité à sa résidence ? La dépouille a été transféré à Kinshasa, le 26 mars pour les honneurs

Et c'est le même Etienne Tshisekedi que son fils Angwalima Tshilombo a fait proclamer héros national ? Pour avoir fait quoi ?

Entre 1961 et 1965, Étienne Tshisekedi est le recteur de l'École nationale de droit et d'administration (ENDA). Il participe au gouvernement congolais et devient ministre de l'Intérieur et des Affaires coutumières du président Joseph-Désiré Mobutu en 1965. Il prend part à la rédaction de la Constitution congolaise de 1967. Cette même année, au conclave de Nsele, Tshisekedi rédige, avec Mobutu, Justin Bomboko et Singa Udjuu, le manifeste de la Nsele, créant ainsi le Mouvement populaire de la Révolution. Ce parti devient ensuite le parti unique.

Le manifeste de la Nsele dans sa version originale prévoyait l'existence de deux partis politiques au Congo. Mobutu le modifiera unilatéralement en consacrant le monopartisme avant d'éloigner progressivement Tshisekedi à cause de l'intransigeance de ce dernier vis-à-vis du monolithisme ainsi amorcé.

En tout cas la pendaison des conjurés de la pentecôte est encore présente dans la mémoire de plus d'un Congolais. Victimes d’un faux complot contre le régime de Joseph-Désiré Mobutu, ils ont été tous pendus à l’actuelle place Pont Cabu où est construit le Stade des Martyrs.

Le 2 juin 1966, la Ville de Kinshasa, a été secouée par la pendaison de 4 hommes politiques congolais en l’occurrence Emmanuel Bamba , Ministre des finances et de la Fonction Publique sous la première République, Evariste Kimba, ex-Ministre des Affaires Etrangères désigné sous la 1ère République, Alexandre Mahamba, ancien Ministre des Affaires Foncières dans les gouvernements Lumumba et Adoula et Jérôme Anany, ancien Ministre de la Défense Nationale dans le gouvernement Adoula.

4 dignes fils du pays étaient passés à l’échafaud, en exécution du jugement rendu par le Tribunal Militaire d’exception créé par ordonnance n° 66 – 338 du 30 mai 1966. Y siégeaient les Officiers Supérieurs notamment Ingila, Malila et Nkulufa …

Dans un silence glacial, la tête cagoulée, Kimba fut le premier à monter sous la potence et ce, sous les regards horrifiés des autres condamnés installés à l'arrière d'un camion militaire, et de la foule transit par la peur.

Très rapidement, Bamba puis Anany passèrent également sous la potence. Au tour de Mahamba, le ciel s'obscurcit, comme pour annoncer un violent orage. Au final, c'est sous un vent tourbillonnant auquel rien ne résista sur son passage, que Mahamba rendit l'âme.

Dans une vidéo, on voit Etienne Tshisekedi Wa Mulumba justifier cette pendaison arbitraire (https://www.youtube.com/watch…)

https://www.facebook.com/bless.nyibalazalumatu/videos/10219029837671260/?t=12

Lire la suite...

mardi 17 mars 2020

Suisse: Positif au Covid-19 à son retour à Kinshasa, Jean-Pierre Kambila, l'ex-conseiller d'Alias Kabila, sa résidence à Lausanne et sa boutique exotique visitées par la police helvète !

Suisse: Positif au Covid-19 à son retour à Kinshasa, Jean-Pierre Kambila, l'ex-conseiller d'Alias Kabila, sa résidence à Lausanne et sa boutique exotique visitées par la police suisse

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Jean Pierre Kambila 4.jpg, mar. 2020

Né le 22 juillet 1950, Jean-Pierre Kambila kankwende wa Mpunga a 70 ans. Il est donc candidat à risque au Covid-19.

Mais Jean-Pierre Kambila Kankwende wa Mpunga n'est pas n'importe qui! Il est ancien Directeur de cabinet adjoint à la présidence de la république, sous Alias Kabila, l'homme de Kingakati et son régime d'imposture.

Il fait partie de la vague avec She Okitundu, Eddy Mabengi Angulu, Ghislain Demofike Kenda, José (dit-Mi-José) Mutombo Kadi et d'autres politicailleurs ventriotes qui en 1996 ont quitté la Suisse pour rejoindre l'AFDL, avant d'adhérer au PPRD, et à travers le PPRD au FCC d'Alias Joseph Kabila. Tous ces anciens de Suisse ont oublié que le pays de Guillaume Tell était démocratique.

Freddy Mulongo-Jean Pierre Kambila 1.jpg, mar. 2020

Jean-Pierre Kambila Kankwende wa Mpunga est parmi les 4 compatriotes qui ont le Coronavirus. Il a quitté Lausanne, où il s'était déjà acheté une résidence pour Kinshasa le 15 mars 2020 en transitant par Brazzaville.

Depuis que la Suisse a appris la nouvelle de la positivité de Jean Pierre Kambila Kankwende wa Mpunga au Coronavirus, sa résidence a été visitée à Lausanne par la police suisse et les services sanitaires, y compris la boutique exotique que gère son épouse à Genève, ironie du sort qui se trouve sur l'avenue Lausanne !

Freddy Mulongo-Jean Pierre Kambila 2.jpg, mar. 2020

Cadre du FCC, apparatchik Joséphiste, Jean Pierre Kambila Kankwende wa Mpunga est l'un des nombreux "Ambassadeurs" nommés, sur proposition de Léonard She Okitundu, par Alias Kabila, le 28 décembre 2018, soit le deux jours avant l'élection présidentielle.

Très actif sur twitter, Kambila est parmi ceux qui soutiennent la Nomination Électorale d'Angwalima Tshilombo et le maintien de l'alliance contre nature FCC-CACH !

Lire la suite...

Paris: Diffamations ? Imputations dommageables ? Kin Kiey Mulumba "Moyibicrate" et Noël Tshiani ont été déculottés et ont mordu la poussière au tribunal de Paris !

Paris: Diffamations ? Imputations dommageables ? Kin Kiey Mulumba "Moyibicrate" et Noël Tshiani ont été déculottés et ont mordu la poussière au tribunal de Paris !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Bongos.jpg, mar. 2020

S'attaquer aux journalistes par voie judiciaire est devenu un exercice favori de ceux sous couvert de diffamations et imputations dommageables veulent criminaliser des journalistes engagés pour la cause du Congo, au sein de la diaspora congolaise. Un journaliste n'est pas un criminel. Etre journaliste, c'est avoir des convictions et défendre les libertés. Les blablateurs et museleurs de tous poils croient que les journalistes sont des petits soldats à envoyer au front, selon leur bon vouloir. Un journaliste est d'abord un homme libre et indépendant dans ses analyses.

Cupides et faux-culs, ils n'hésitent pas à demander des sommes colossales, comme si imposteurs et profito-situationnistes qu'ils sont...ils méritent l'honneur. Faux-culs, ils sont comme un escargot qui bave quand tu es loin. Dès que tu t'approches, ça se planque lâchement dans sa coquille. Ils sont hypocrites comme les abeilles le miel à sa bouche et l'aiguillon caché.

Le premier à mordre la poussière est Kin Kiey Mulumba "Moyibicrate" dans l'Affaire Fibre Optique de la RDC contre Freddy Mulongo. Il se croyait Tout-Puissant, Ministre PTNT d'Alias Kabila, "Masimanimba Désir" kin Kiey Mulumba "Moyibicrate" a fondu comme un ballon de baudruche.

Voilà un individu, qui a volé l'argent de la Fibre Optique de la République démocratique du Congo. Il s'est acheté un manoir à Waterloo en Belgique, en privant 80 millions de la population congolaise de l'internet rapide. Dans sa conférence de presse à Kinshasa, il avait promis de traîner Freddy Mulongo -Réveil FM International en justice et me clouer le bec. Il a été terrassé à Paris: Sa plainte a été déboutée. Il n'a même pas eu droit à un euro symbolique. Cela n'a pas penché au Ventriote-Moyibicrate d'aller piquer l'argent de la FPI. Il a pris un prêt qu'il ne veut plus rembourser.

Depuis qu'Angwalima Tshilombo est bénéficiaire de la Nomination Électorale, Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" le soutient espérant le couvrir pour ne pas rembourser tout ce qu'il doit à l'Etat congolais. Girouette politique: le dernier ministre de l'information de Mobutu aura passé du Mobutisme, au mouvement criminel le RCD, il devint Mammouth Josephiste et il est aujourd'hui Tshilomboïste. Kin kiey Mulumba est un caméléon. A force de retourner sa veste, elle doit craquer de partout.

Toujours à Paris, Noël Tshiani, ancien de la Banque Mondiale et candidat malheureux de l'élection de décembre 2018, a traîné Bongos Roger au Tribunal de Paris. Ya Mukolo Bongos Roger l'avait bien farcie dans un article. Il est le premier à avoir découvert que l'homme de Ngandajika n'était plus à la Banque Mondiale. Que ses accointances avec le Rwanda, pays agresseur de la RDC étaient patentes. Les juges Français avaient considéré que imposteur, bras cassé, faussaire, collabo...n'étaient pas des insultes graves. Donc 99,999999% de la plainte de Noël Tshiani a été vidé de son contenu. Après ce procès farfelu de Tshiani, nous sommes allés manger dans un restaurant africain du bon poulet à la mwambe, oubliant les soubresauts d'un individu qui se présentait à la magistrature suprême de la RDC et n'hésitait pas à traîner un journaliste en justice. Ce qui voulait simplement dire si Noël Tshiani était élu, Bongos Roger
était candidat à l'échafaud.

Une leçon pour ceux qui croient que les journalistes Congolais de la diaspora doivent être à leurs bottes et services. Un journaliste n'a pas d'amis. Ceux qui posent de bons actes pour la communauté sont mis en exergue. Les hypocrites et fossoyeurs de la République sont bons pour la poubelle de l'histoire.

Lire la suite...

COVID-19: Emmanuel Macron "Nous sommes en guerre" !

COVID-19: Emmanuel Macron "Nous sommes en guerre" !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Macron Covid19.jpg, mar. 2020

La phrase est martiale et martelée pas moins de six fois. "Nous sommes en guerre" annonce Emmanuel Macron, visage sombre et ton grave. "L'ennemi est là, invisible, insaisissable, il progresse. Et cela requiert notre mobilisation générale".  6 633 cas de COVID-19 confirmés en France. 148 décès, cinq régions les plus touchées: Ile-de-France 1762; Grand-Est 1543; Auvergne-Rhône-Alpes 618; Hauts-de-France 585; Bourgogne-Franche-C 507. 

ALLOCUTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

SUR LE CORONAVIRUS - COVID19

 

 

Françaises, Français,

Jeudi soir, je me suis adressé à vous pour évoquer la crise sanitaire que traverse notre pays. Jusqu'alors, l'épidémie était peut-être pour certains une idée lointaine, elle est devenue une réalité immédiate, pressante.

Le Gouvernement a pris, comme je vous l’avais annoncé, des dispositions fermes pour freiner la propagation du virus. Les crèches, les écoles, les collèges, les lycées, les universités sont fermées depuis ce jour. Samedi soir, les restaurants, tous les commerces non-essentiels à la vie de la Nation ont également clôt leurs portes. Les rassemblements de plus de 100 personnes ont été interdits. Jamais la France n'avait dû prendre de telles décisions - évidemment exceptionnelles, évidemment temporaires - en temps de Paix. Elles ont été prises avec ordre, préparation, sur la base de recommandations scientifiques avec un seul objectif : nous protéger face à la propagation du virus.

Dans la journée de jeudi, un consensus scientifique et politique s'est formé pour maintenir le premier tour des élections municipales et j'ai pris, avec le Premier ministre, la décision de maintenir le scrutin. Hier dimanche, les opérations de vote ont donc pu se tenir. Je veux ce soir remercier les services de l'Etat, les maires, l’ensemble des services des mairies, tous ceux qui ont tenu les bureaux de vote et qui ont donc permis l’organisation de ce scrutin. Je veux aussi saluer chaleureusement les Françaises et les Français qui, malgré le contexte, se sont rendus aux urnes, dans le strict respect des consignes sanitaires, des gestes barrières contre le virus. Je veux aussi ce soir adresser mes félicitations républicaines aux candidats élus au premier tour. Environ 30 000 communes sur 35 000 ont après ce premier tour un conseil municipal. Mais dans le même temps, alors même que les personnels soignants des services de réanimation alertaient sur la gravité de la situation, nous avons aussi vu du monde se rassembler dans les parcs, des marchés bondés, des restaurants, des bars qui n’ont pas respecté la consigne de fermeture. Comme si, au fond, la vie n’avait pas changé.

A tous ceux qui, adoptant ces comportements, ont bravé les consignes, je veux dire ce soir très clairement : non seulement vous ne vous protégez pas vous - et l’évolution récente a montré que personne n’est invulnérable y compris les plus jeunes - mais vous ne protégez pas les autres. Même si vous ne présentez aucun symptôme, vous pouvez transmettre le virus. Même si vous ne présentez aucun symptôme, vous risquez de contaminer vos amis, vos parents, vos grands-parents, de mettre en danger la santé de ceux qui vous sont chers.

Dans le Grand Est, dans les Hauts-de-France, en Île-de-France, nos soignants se battent pour sauver des vies, avec dévouement, avec force. Au moment où la situation sanitaire se dégrade fortement, où la pression sur nos hôpitaux et nos soignants s’accentue, tout notre engagement, toute notre énergie, toute notre force, doivent se concentrer sur un seul objectif : ralentir la progression du virus.

Je vous le redis avec force ce soir : respectons les gestes barrières, les consignes sanitaires. C'est le seul moyen de protéger les personnes vulnérables, d'avoir moins de concitoyens infectés et ainsi de réduire la pression sur les services de réanimation pour qu'ils puissent mieux accueillir, mieux soigner.

Sans signe grave, contactons notre médecin traitant. N’appelons le Samu et ne nous rendons à l’hôpital qu’en cas de forte fièvre, de difficulté à respirer, sans quoi, ils ne pourront faire face à la vague de cas graves qui déjà se profile dans certaines régions.

Faisons preuve au fond d’esprit solidaire et de sens des responsabilités. Chacun d’entre nous doit à tout prix limiter le nombre de personnes avec qui il est en contact chaque jour. Les scientifiques le disent, c’est la priorité absolue. C'est pourquoi, après avoir consulté, écouté les experts, le terrain et en conscience, j'ai décidé de renforcer encore les mesures pour réduire nos déplacements et nos contacts au strict nécessaire. Dès demain midi et pour 15 jours au moins, nos déplacements seront très fortement réduits.

Cela signifie que les regroupements extérieurs, les réunions familiales ou amicales ne seront plus permises. Se promener, retrouver ses amis dans le parc, dans la rue, ne sera plus possible. Il s'agit de limiter au maximum ces contacts au-delà du foyer. Partout sur le territoire français, en métropole comme Outre-mer, seuls doivent demeurer les trajets nécessaires, nécessaires pour aller faire ses courses avec de la discipline et en mettant les distances d'au moins un mètre, en ne serrant pas la main, en ne s'embrassant pas, les trajets nécessaires pour se soigner, évidemment, les trajets nécessaires pour aller travailler si le travail à distance n'est pas possible et les trajets nécessaires pour faire un peu d'activité physique mais sans retrouver, là encore, des amis ou des proches. Toutes les entreprises doivent s'organiser pour faciliter le travail à distance, et quand cela ne sera pas possible, elles devront adapter dès demain leur organisation pour faire respecter ces gestes barrières contre le virus, c'est à dire protéger leurs salariés, ou, quand il s'agit d'indépendants, se protéger eux-mêmes. Le Gouvernement précisera les modalités de ces nouvelles règles dès ce soir, après mon allocution. Toute infraction à ces règles sera sanctionnée. Je vous le dis avec beaucoup de solennité ce soir, écoutons les soignants, qui nous disent : si vous voulez nous aider, il faut rester chez vous et limiter les contacts. C'est le plus important. Evidemment, ce soir, je pose des règles nouvelles, nous posons des interdits, il y aura des contrôles. Mais la meilleure règle, c'est celle qu'en tant que citoyen, vous vous appliquez à vous-mêmes. Une fois encore, j'en appelle à votre sens des responsabilités et de la solidarité.

Dans ce contexte, après avoir consulté le Président du Sénat, le Président de l'Assemblée nationale mais également mes prédécesseurs, j'ai décidé que le second tour des élections municipales serait reporté. Le Premier ministre en a informé aujourd'hui même les chefs de parti représentés au Parlement. Cette décision a fait l'objet d'un accord unanime.

Mes chers compatriotes, je mesure l'impact de toutes ces décisions sur vos vies. Renoncer à voir ses proches, c'est un déchirement ; stopper ses activités quotidiennes, ses habitudes, c'est très difficile. Cela ne doit pas nous empêcher de garder le lien, d'appeler nos proches, de donner des nouvelles, d'organiser aussi les choses avec nos voisins, d'inventer de nouvelles solidarités entre générations, de rester, comme je vous l'ai dit jeudi dernier, profondément solidaires et d'innover là aussi sur ce point. Je sais que je vous demande de rester chez vous. Je vous demande aussi de garder le calme dans ce contexte. J'ai vu, ces dernières heures, des phénomènes de panique en tout sens. Nous devons tous avoir l'esprit de responsabilité. Il ne faut pas que les fausses informations circulent à tout va. En restant chez vous, occupez-vous des proches qui sont dans votre appartement, dans votre maison. Donnez des nouvelles, prenez des nouvelles. Lisez, retrouvez aussi ce sens de l'essentiel. Je pense que c'est important dans les moments que nous vivons. La culture, l'éducation, le sens des choses est important. Et évitez l'esprit de panique, de croire dans toutes les fausses rumeurs, les demi-experts ou les faux-sachants. La parole est claire, l'information est transparente et nous continuerons de la donner. Mais croyez-moi, cet effort que je vous demande, je sais qu'il est inédit mais les circonstances nous y obligent.

Nous sommes en guerre, en guerre sanitaire, certes : nous ne luttons ni contre une armée, ni contre une autre Nation. Mais l'ennemi est là, invisible, insaisissable, qui progresse. Et cela requiert notre mobilisation générale.

Nous sommes en guerre. Toute l'action du Gouvernement et du Parlement doit être désormais tournée vers le combat contre l'épidémie. De jour comme de nuit, rien ne doit nous en divertir. C'est pourquoi, j'ai décidé que toutes les réformes en cours seraient suspendues, à commencer par la réforme des retraites. Dès mardi, en Conseil des ministres, sera présenté un projet de loi permettant au gouvernement de répondre à l’urgence et, lorsque nécessaire, de légiférer par ordonnances dans les domaines relevant strictement de la gestion de crise. Ce projet sera soumis au Parlement dès jeudi.

J’ai vu tout à l’heure les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat afin que ces textes soient votés le plus rapidement possible, afin aussi que la vie démocratique et le contrôle du Parlement continue dans cette période. Je les en remercie et je remercie tous nos parlementaires en cet instant. 

Nous sommes en guerre. J’appelle tous les acteurs politiques, économiques, sociaux, associatifs, tous les Français à s’inscrire dans cette union nationale qui a permis à notre pays de surmonter tant de crises par le passé.

Nous sommes en guerre. La Nation soutiendra ses enfants qui, personnels soignants en ville, à l’hôpital, se trouvent en première ligne dans un combat qui va leur demander énergie, détermination, solidarité. Ils ont des droits sur nous. Nous leur devons évidemment les moyens, la protection. Nous serons là. Nous leur devons des masques, du gel, tout le matériel nécessaire et nous y veillons et veillerons. Nous avons décidé avec les scientifiques de réserver les masques en priorité pour l’hôpital et pour la médecine de ville et de campagne, en particulier les généralistes, les infirmières désormais en première ligne aussi dans la gestion de la crise. Des masques seront livrés dans les pharmacies dès demain soir dans les 25 départements les plus touchés. Mercredi pour le reste du territoire national. J'ai aussi entendu le message des spécialistes, en particulier des chirurgiens-dentistes et beaucoup d'autres. Des solutions seront trouvées avec le Ministre de la Santé dans les prochaines heures.

Nous devons aussi aux soignants la garde de leurs enfants : un service minimum de garde est en place depuis ce jour dans les crèches et dans les écoles. Nous leur devons aussi sérénité dans leurs déplacements et repos. C'est pourquoi j'ai décidé que, dès demain, les taxis et les hôtels pourront être mobilisés à leur profit. L'Etat paiera.

Nous sommes en guerre, oui. Le pays accompagnera dans cette période les régions les plus touchées aujourd'hui comme celles qui le seront demain. A ce titre, je veux assurer les habitants et les personnels soignants du Grand Est que nous serons au rendez-vous pour les appuyer face à l'afflux de patients et à la saturation des hôpitaux. Je sais ce qu'ils vivent depuis des jours et des jours, nous sommes avec eux. J'ai décidé pour cela qu'un hôpital de campagne du service de santé des armées serait déployé dans les jours à venir en Alsace. Les armées apporteront aussi leur concours pour déplacer les malades des régions les plus affectées et ainsi réduire la congestion des hôpitaux de certains territoires.

Nous sommes en guerre. Comme je vous l'ai dit jeudi, pour nous protéger et contenir la dissémination du virus mais aussi préserver nos systèmes de soins, nous avons pris ce matin entre Européens une décision commune. Dès demain midi, les frontières à l'entrée de l'Union européenne et de l'espace Schengen seront fermées. Concrètement, tous les voyages entre les pays non-européens et l'Union européenne seront suspendus pendant 30 jours. Les Françaises et les Français qui sont actuellement à l'étranger et souhaitent rentrer pourront bien entendu rejoindre leur pays.

Nous devons prendre cette décision parce que je vous demande ce soir d'importants efforts et que nous devons, dans la durée, nous protéger. Je veux dire à tous nos compatriotes qui vivent à l'étranger que là aussi, en bon ordre, ils doivent se rapprocher des ambassades et consulats et que nous organiserons, pour celles et ceux qui le souhaitent et là où c'est nécessaire, leur rapatriement. Vous l'aurez compris, vous le pressentiez, cette crise sanitaire sans précédent aura des conséquences humaines, sociales et économiques majeures. C’est aussi ce défi que nous devons mener.

Je vous demande des sacrifices pour ralentir l’épidémie. Jamais ils ne doivent mettre en cause l’aide aux plus fragiles, la pérennité d’une entreprise, les moyens de subsistance des salariés comme des indépendants. Pour les plus précaires, pour les plus démunis, pour les personnes isolées, nous ferons en sorte, avec les grandes associations, avec aussi les collectivités locales et leurs services, qu’ils puissent être nourris, protégés, que les services que nous leur devons soient assurés. 

Pour la vie économique, pour ce qui concerne la France, aucune entreprise, quelle que soit sa taille, ne sera livrée au risque de faillite. Aucune Française, aucun Français, ne sera laissé sans ressources.

S’agissant des entreprises, nous mettons en place un dispositif exceptionnel de report de charges fiscales et sociales, de soutien au report d’échéances bancaires et de garanties de l’Etat à hauteur de 300 milliards d’euros pour tous les prêts bancaires contractés auprès des banques. Pour les plus petites d’entre elles et tant que la situation durera, celles qui font face à des difficultés n’auront rien à débourser, ni pour les impôts, ni pour les cotisations sociales. Les factures d’eau, de gaz ou d’électricité ainsi que les loyers devront être suspendus. 

En outre, afin que personne ne soit laissé sans ressources, pour les salariés, le dispositif de chômage partiel sera massivement élargi, comme je vous l’avais annoncé jeudi dernier et comme le Gouvernement a commencé à le préciser. Pour les entrepreneurs, commerçants, artisans, un fonds de solidarité sera créé, abondé par l'Etat, et auquel le Premier ministre proposera aux régions aussi de contribuer. Le Gouvernement, dès demain, précisera toutes ces mesures. Elles seront en fonction des besoins, des réalités économiques, des nécessités secteur par secteur, évidemment adaptées. Nous serons au rendez-vous pour que notre économie soit préservée dans cette période si dure et pour que l'ensemble des travailleuses et des travailleurs puissent avoir cette sécurité aussi en termes de pouvoir d'achat, de continuité de leur vie. 

Mes chers compatriotes, la France vit un moment très difficile. Nul ne peut en prévoir précisément la durée. À mesure que les jours suivront les jours, que les problèmes succéderont aux problèmes, il faudra, en lien avec les éclairages donnés par les scientifiques, des expériences de terrain, il faudra nous adapter. Nous allons continuer aussi, pendant cette période, de travailler et de progresser sur les traitements.

Je sais le dévouement de plusieurs équipes partout sur notre territoire avec les premiers espoirs qui naissent, et nous continuerons aussi d'avancer sur le vaccin. Régulièrement, je m'adresserai à vous. Je vous dirai à chaque fois, comme je l'ai fait, comme le Gouvernement le fait, la vérité sur l'évolution de la situation.

J'ai une certitude : plus nous agirons ensemble et vite, plus nous surmonterons cette épreuve. Plus nous agirons en citoyens, plus nous ferons preuve de la même force d'âme, de la même abnégation patriote que démontrent aujourd'hui nos personnels soignants, nos sapeurs-pompiers, l'ensemble des acteurs de la sécurité civile, plus vite nous sortirons de cette vie au ralenti. Nous y arriverons, mes chers compatriotes, en étant unis, solidaires. Je vous demande d'être responsables tous ensemble et de ne céder à aucune panique, d'accepter ces contraintes, de les porter, de les expliquer, de vous les appliquer à vous-mêmes, nous nous les appliquerons tous, il n'y aura pas de passe-droit, mais, là aussi, de ne céder ni à la panique, ni au désordre. Nous gagnerons, mais cette période nous aura beaucoup appris. Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause. Beaucoup de choses que nous pensions impossibles adviennent. Ne nous laissons pas impressionner. Agissons avec force mais retenons cela : le jour d’après, quand nous aurons gagné, ce ne sera pas un retour au jour d’avant. Nous serons plus forts moralement, nous aurons appris et je saurai aussi avec vous en tirer toutes les conséquences, toutes les conséquences.

Lire la suite...

lundi 16 mars 2020

Hommage au Grand Patriarche Freddy Mulongo Mulunda Mukena aurait 81 ans ce mois !

Hommage au Grand Patriarche Freddy Mulongo Mulunda Mukena aurait 81 ans ce mois !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-FM.jpg, mar. 2020

"Toujours fier de t'avoir eu comme Père. Tu as vécu et prôné la simplicité dans la dignité et le respect. Tu aurais eu 81 balais ce jour, merci pour tout Papa et merci encore mon Génie. repose en Paix auprès du Père". Pathron Mulongo

Je ne sais pas si dans la famille Mulongo, nous aurions encore un homme orchestre aux multiples talents, un touche-à-tout que fut le grand Patriarche Freddy Mulongo.

Il était vraiment de son père le pasteur David Mulongo Wa Kumunwa Na Leza, premier administrateur à l'époque coloniale de Malemba Nkulu: Uta Ongompa Mungu, Uta eshimiya Muntu Ata Muongoka sasa Mungu " ! "Tu craindra Dieu, mais respectera l'homme" !

Freddy Mulongo-FM 1.jpg, mar. 2020

Il aimait son pays le Congo et ses compatriotes. Il n'a jamais été un tribaliste mais au contraire chaque Congolais qui avait du talent pouvait compter sur lui, au détriment parfois de sa propre famille. Le Grand Patriarche Freddy Mulongo était généreux et bon mais savait être ferme à ceux qui jouaient aux parvenus et arrivistes. Il ne se laissait pas impressionner par des profito-situationnistes. Et il ne se laissait pas marcher sur les pieds.

La bravitude du Grand Patriarche Freddy Mulongo était connu de tous. Il savait bravé la peur.

En 1979, au Zaïre de Mobutu, INTERPELLATION : "Demande d'explications adressée au gouvernement par un membre du Parlement en séance publique ", indique le Petit Robert. L' " interpellation " est devenue l'un des mots-clés du vocabulaire politique zaïrois. Pendant quelques semaines, cette procédure parlementaire a permis l'ouverture d'un débat retentissant. Une vague de critiques - presque toujours pertinentes - a déferlé sur les responsables de la gestion gouvernementale. Le président Mobutu, n'a pas été épargné par ces philippiques ?

00000000000freddymulongo-Freddy Mulongo24.jpg, mar. 2020


Le droit d'interpellation a été introduit en 1977 dans la Constitution, laquelle, en son article 84, " confère au conseil législatif le pouvoir de contrôle périodique sur le conseil exécutif ". Les deux cent soixante-huit membres du conseil législatif ont été élus au suffrage universel (avec pluralité de candidatures). Même s'ils sont tenus d'appartenir au Mouvement populaire pour la révolution, le parti unique, ils s'estiment, à bon droit, beaucoup plus représentatifs de la population qu'à l'époque où ils étaient choisis sur une liste unique arrêtée par les instances du parti.

Aussi les députés (commissaires du peuple) ont-ils profité de l'occasion offerte. Aucun n'a ménagé le gouvernement. Leur connaissance des dossiers a paru honorable. Quoique parfois houleux, les débats ont conservé une bonne tenue. Ils se sont étalés sur plusieurs semaines, entre le 16 novembre et la fin décembre 1979. Cinq ministres (commissaires d'État) ont été mis sur la sellette.

Freddy Mulongo-Mimoya.jpg, mar. 2020

Le premier commissaire d'État (chef du gouvernement), Mpinga Kasenda a été interpellé sur " l'insécurité, les vols et le banditisme ". Demandes d'explication ou procès du régime ? Face à la vivacité de ses interlocuteurs, le premier commissaire d'État a posé la question.

Le commissaire d'État aux affaires étrangères. Umba di Lutete, a été sommé de s'expliquer sur la prolifération des passeports diplomatiques et sur le non-usage d'une partie des crédits alloués par le Fonds européen de développement (FED) au Zaïre dans le cadre de la convention de Lomé. La réponse de M. Umba comme celle de M. Moloni, commissaire d'État au commerce, ont été jugées insuffisantes par les parlementaires. Ceux-ci ont notamment accusé d'incompétence les responsables chargés de préparer les dossiers à soumettre aux experts du FED. Citant Claude Cheysson, ils ont dénoncé la lenteur administrative zaïroise et l'absence d'harmonisation entre les ministères. Le Zaïre, ont-ils souligné, n'a pas pu profiter d'un crédit de 35 millions d'unités de compte pour la seule raison que ses dossiers étaient incomplets et mal présentés.les interpellations furent instaurées par des députés nationaux pour interpeller les mandataires publics.

Fraîchement nommé par Mobutu Sese Seko ministre Ministre à l'ONPTZ (Officie National des Postes et Télécommunication du Zaïre) le Général Molongia a mordu sa langue lors de son interpellation par le député du Katanga, l'ingénieur Freddy Mulongo. Désemparé par des questions, le Général Molongia originaire de l'Equateur comme Mobutu Sese Seko, Molongia, ira jusqu'à traité les parlementaires des gens "aux abascost fatigués. L'abacost, abréviation de « à bas le costume », est une doctrine vestimentaire imposée par Mobutu en vigueur au Zaïre entre 1972 et 1990. Afin d'affranchir la population de la culture coloniale, elle interdisait le port du costume et de la cravate, au profit d'un veston d'homme, lui-même appelé « abacost » sans col, taillé dans un tissu léger et généralement à manches courtes.

En tant que Général il pouvait les arrêter tous". C'est fut la fin de la carrière du Général Molongia...Il a été limogé en douce, même si la coterie Ngandi a continué à fulminer contre l'insolent député du Katanga, Freddy Mulongo.

Le Grand Patriarche Freddy Mulongo était généreux et bon mais savait être ferme à ceux qui jouaient aux parvenus et arrivistes. Il ne se laissait pas impressionner par des profito-situationnistes. Et il ne se laissait pas marcher sur les pieds.

Gouverneur de la province du Katanga, le général Eluki Monga Aundu survole la ville en hélicoptère et vois une belle villa dans le quartier résidentiel du golf. "Ndaku wana ya nani ? Ndaku ya Freddy Mulongo lui répond ses subalternes". Le général Eluki envoie ses militaires pour déloger la famille Mulongo. Le patriarche quitte la session parlementaire à Kinshasa et rentre précipitamment à Lubumbashi. En trouvant les militaires du Général Eluki chez lui sans autorisation, Freddy Mulongo demanda une feuille de papier arraché dans un cahier, après avoir griffonné quelques mots, sans enveloppe, il remit la feuille au galonné de la troupe tout en exigeant qu'il aille répéter au Général Eluki qu'un " Militaire n'a jamais été au dessus d'un civil" ! On ne saura jamais ce qu'il avait griffonné dans ce bout de feuille. Les militaires menaçants ne sont plus jamais revenus au quartier Golf à Lubumbashi.

Impossibles de relater sur cette page, tout ce que chacun de nous a reçu de vous.

Lire la suite...

RDC: 8 mars, journée internationale de la femme: les pagneuses contre les robeuses, pantaloneuses, jupeuses et ujananières ?

RDC: 8 mars, journée internationale de la femme: les pagneuses contre les robeuses, pantaloneuses, jupeuses et ujananières ?

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-pagneuse.jpg, mar. 2020

Les femmes Congolaises doivent réfuter l'idée que la journée internationale de la femme ne puisse se limiter qu'au port de la pagne. Elles doivent accéder aux responsabilités politiques, économiques, sociales, judiciaires... de la République démocratique du Congo, autant que les hommes.

Freddy Mulongo-pagneuse 1.jpg, mar. 2020

Limiter le 8 mars, journée internationale de la femme à un défilé des "pagneuses" est une insulte à cette journée et à toutes les femmes. Surtout que la société congolaise est moderne et polyculturelle. Il y a des "pantaloneuses", "robeuses", "jupeuses" et "ujananières" !

Déclarer qu'une femme est respectueuse uniquement en pagne, cette déclaration est fallacieuse. Une femme est femme d'abord. Sinon , il faut revenir au raffia ! 

Que veut la société congolaise ? Promouvoir la vertu des pagnes comme habit symbolisant le respect ? Eh bien , il faut que partout au Congo, la pagne soit vendue à un prix abordable à toutes les bourses. Si le pantalon Jeans coûte moins cher qu'une pagne, les femmes se rueront au jeans. Tant que le "Suki Ya Maboko" sera négliger au profit des mèches indiennes et chinoises, il ne faudrait pas s'attendre au grand changement. Porter les cheveux de femmes mortes en Inde ou en Chine ne fait pas avancer le schmilblick. 

Cantonner les femmes à porter des pagnes alors qu'elles peuvent être belles en pantalons, jupes et robes est un non-sens. Valoriser les talents féminins et contribuer à leur intégration dans tous les sphères décisionnels, c'est ça le vrai enjeu. Tant que les femmes Congolaises attendront que les phallocrates et machos pensent à elles. Le tunnel sera long et sombre. 

Il suffit de changer de logiciel de la manière de penser, les choses iraient mieux.

Créer une pagne spéciale pour les 8 mars, après le défilé prendre d'assaut tous les Nganda et bistrots, la société congolaise va à sa perte. les images de femmes congolaises soûlent roupillant par terre, après un 8 mars arrosé au Skol et Primus indispose plus d'un. 

Lire la suite...

dimanche 15 mars 2020

Message du Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres sur le Coronavirus-Covid 19 !

Message du Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres sur le Coronavirus-Covid 19 !

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Antonio Guterres.jpg, mar. 2020


Chers amis,

Les bouleversements causés par le coronavirus - COVID 19 - sont tout autour de nous.

Je sais que vous êtes nombreux à être anxieux, inquiets, déconcertés.

C’est bien normal.

Nous sommes face à une menace sanitaire sans précédent.

Le virus se propage... le danger grandit... et nos systèmes de santé, nos économies et notre vie quotidienne sont mis à rude épreuve.

Les plus vulnérables sont les plus touchés, en particulier les personnes âgées et celles et ceux qui ont des problèmes de santé préexistants, qui n’ont pas accès à des soins de santé fiables, ou qui vivent dans la pauvreté ou la précarité.

Les retombées sociales et économiques de la pandémie et du ralentissement de l’économie toucheront la plupart d’entre nous pendant plusieurs mois.

Mais la propagation du virus atteindra un pic. Nos économies se relèveront.

D’ici-là, nous devons agir ensemble pour ralentir la propagation du virus et prendre soin les uns des autres.

Soyons prudents mais ne paniquons pas. Laissons parler la science et luttons contre la stigmatisation.

Même si la situation a été qualifiée de pandémie, c’est une situation que nous pouvons (encore) maîtriser.

Nous pouvons ralentir la transmission, prévenir l’infection et sauver des vies.

Mais cela implique plus que jamais d’agir sur le plan personnel, aux niveaux national et international.

Le COVID 19 est notre ennemi commun.

Nous devons déclarer la guerre à ce virus.

les pays doivent passer à la vitesse supérieure, intensifier et élargir leur mobilisation.

En appliquant des stratégies de confinement efficaces.

En activant et en améliorant les systèmes d’intervention d’urgence.

En augmentant considérablement la capacité de dépistage et les soins aux patients.

En préparant les hôpitaux, en veillant à ce qu’ils aient les installations, le matériel et le personnel nécessaire.

Et en mettant au point des interventions médicales qui sauvent des vies.

Chacun et chacune d’entre nous a une responsabilité.

Celle de suivre les conseils médicaux et de prendre les mesures simples et pratiques que recommandent les autorités sanitaires.

En plus d’être à l’origine d’une crise de santé publique, le virus est aussi un fléau pour l’économie mondiale.

Les marchés financiers sont durement touchés par l’incertitude.

Les chaînes d’approvisionnement mondiales sont perturbées.

L’investissement et la demande des consommateurs ont chuté - et le risque de récession mondiale est réel et ne cesse de grandir.

Les économistes des Nations unies estiment que le virus pourrait coûter à l’économie mondiale au moins 1 000 milliards de dollars cette année - et peut-être bien plus.

Aucun pays ne peut faire cavalier seul.

Plus que jamais, les gouvernements doivent coopérer pour revitaliser les économies ... accroître les investissements publics ... stimuler le commerce ... et assurer un soutien ciblé aux personnes et aux communautés les plus touchées par la maladie ou les plus vulnérables aux conséquences économiques néfastes qu’elle entraîne – notamment les femmes, qui assument souvent une part disproportionnée des soins.

Chers amis,

La pandémie met en évidence à quel point tous les êtres humains sont interdépendants.

Toutes et tous, nous partageons la responsabilité de prévenir la propagation du COVID-19.

Le système des Nations unies - y compris l’Organisation mondiale de la Santé - est pleinement mobilisé.

En tant que membres de la famille humaine, nous travaillons 24 heures sur 24 avec les gouvernements, nous communiquons des directives internationales et nous aidons le monde à faire face à cette menace.

Nous sommes tous concernés - et c’est ensemble que nous surmonterons cela.

Merci à toutes et à tous.

Lire la suite...

Colloque de l'Afrique des Grands Lacs au sénat: Charles Onana répond à Réveil FM International

Colloque de l'Afrique des Grands Lacs au sénat: Charles Onana répond à Réveil FM International

Freddy Mulongo, Réveil FM International

freddy-mulongo-onana.jpg, mar. 2020

Journaliste et politicologue, Charles Onana a mis vingt-ans de sa vie pour ses investigations sur l'Afrique des Grands Lacs. Il en est l'un des experts. Personne ne nie qu'il y a eu génocide au Rwanda en 1994. Panafricaniste avéré et digne fils d'Afrique, Charles Onana a braqué ses projecteurs sur les morts Congolais. Il est devenu l'ambassadeur itinérant et plénipotentiaire des victimes congolaises du régime dictatorial du Rwanda. Paul kagamé et ses affidés européens et anglo-saxons ont "boutiqué" l'histoire du génocide au Rwanda. Ce génocide rwandais est devenu un fonds de commerce pour Paul kagamé, qui le brandit pour culpabiliser le monde entier d'avoir laissé faire. C'est son faire valoir. C'est l'histoire des vainqueurs. Or il s'est avéré que le même Paul Kagamé qui crie au génocide pour son peuple, commet des crimes de sang, crimes de génocide et crimes contre l'humanité en République démocratique du Congo. Mieux, Kagamé pille et recel les ressources du Congo en toute impunité. Ayant culpabilisé le monde entier, les crimes de Kagamé sont tus, ignorés et oubliés. Et Charles Onana à la manière d'Emile Zola au cours de l'affaire Dreyfus dit: "J'accuse Paul Kagame de massacrer les populations congolaises pour piller les ressources du Congo". Cela choque et gène, tous ceux qui ont bâti le château des cartes de Paul Kagamé sur des mensonges et manipulations. A la différence de Pierre Péan, Charles Onana est un africain, on ne peut donc pas l'accuser de raciste. Et donc on l'accuse d'être "Négationniste" ! Simplement parce qu'Onana a choisi d'écrire l'histoire avec les lunettes du gibier pas avec celles du Chasseur. Sauf que dans les pays des Grands Lacs: prédateurs, pillards, receleurs et chasseurs sont nombreux. Les victimes, plus de 12 millions de morts uniquement en RDC, les Hutus et Twa Rwandais sont décimés, on regarde ailleurs. Un mort est un mort qu'il soit Congolais, Hutu, Tutsi ou Twa dans les pays des Grands Lacs. Charles Onana a été l'un des intervenants du Colloque sur l'Afrique des Grands Lacs au Sénat francais , le lundi 9 mars dernier...colloque que le président du Sénat rwandais et plusieurs associations tutsies rwandaises ont réclamé l'annulation. Le Colloque a bien eu lieu.

1. Réveil FM International: Le palais du Luxembourg, siège du sénat français était imprenable avec le colloque sur l'Afrique des Grands Lacs, le lundi 9 mars. Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères a même dit que jamais le sénat n'avait subi autant de pressions extérieures pour l'annulation de ce colloque...

Charles Onana: Oui, la campagne contre ce colloque sur la tragédie des Grands Lacs africains a été d'une violence et d'une agressivité inouïes. Il s'agissait pourtant d'un simple débat intellectuel qui regroupait des chercheurs européens, africains et nord-américains très compétents et très qualifiés que l'on n’a pas l'habitude d'entendre. L’assistance était composée de chercheurs, de sénateurs, de diplomates, de députés, d'anciens ministres, de responsables politiques, de militants associatifs et de citoyens africains et français de tous bords. C'était un grand moment d'échanges, très civilisés et de réflexion intellectuelle de haut niveau. Mais ce n'est pas nécessairement ce qui ressort du compte rendu des médias en général.

2. Réveil FM International: Aucun média n'a relayé ce que vous avez dit au sénat.. qu'avez réellement dit dans votre intervention ?

Charles Onana: Je crois que certains ont des difficultés à reprendre mes propos tellement ils s'obstinent à dresser de moi un portait peu flatteur comme le leur demandent les amis du régime de Kigali. Mon propos s'inscrivait plutôt dans le prolongement de ma démarche scientifique relative à mon livre sur l'opération Turquoise. J'ai d'abord précisé que depuis vingt-cinq ans, les accusations contre l'opération Turquoise étaient d'une pauvreté affligeante et que les assertions des accusateurs ne résistaient pas à l’examen des faits et des preuves. J'ai également rappelé que j'avais minutieusement examiné les archives émanant du Conseil de sécurité pendant dix ans et ce que j'ai découvert m'a donné le vertige. Contrairement à ce qui a été dit et écrit depuis plus de deux décennies, le conseil de sécurité ne s'est jamais désintéressé du Rwanda ni des Rwandais en 1994 mais c'est le FPR de Paul Kagame qui a écrit, entre avril et juin 1994, plusieurs lettres au président et aux membres du Conseil de sécurité pour exprimer son refus catégorique d'une intervention multinationale permettant de mettre fin aux massacres et au génocide. Cette découverte m'a bouleversé. L’existence de ces lettres de la rébellion est une bombe sur le plan scientifique et elle remet en cause l'histoire officielle telle qu'elle est racontée depuis vingt-cinq ans.

3. Réveil FM International: L'hommage à Pierre Péan, grand journaliste Français d'investigation dont vous avez repris le flambeau, doit vous honorer...

Charles Onana: Un hommage a effectivement été rendu à Pierre Péan par Judi River et moi-même car il a été très violemment attaqué, lui aussi, par ceux qui sont hostiles à la vérité et aux révélations qu'il avait apportées dans le dossier de la tragédie des Grands Lacs. Il a fait le travail que peu de journalistes ont eu le courage de faire. En cela, il a fait honneur à toute la profession.

4. Réveil FM International: Que répondez vous à ceux qui vous accuse d'être "Négationniste » ?

Charles Onana: Je n'ai pas de temps à consacrer à des individus qui sont spécialisés dans l'invective et refusent le débat scientifique. Dire de quelqu'un qui publie un livre que personne n'a d'ailleurs attaqué devant les tribunaux qu'il est « négationniste » n'apporte rien au progrès de la connaissance sur les événements du Rwanda et sur ce qui se passe au Zaïre (actuelle République Démocratique du Congo) depuis 1994. Ceux qui me qualifient ainsi sont précisément ceux qui nient l'extermination des millions de Congolais, des Twa, des Hutu et aussi de Tutsi au Rwanda et au Zaïre par les troupes de Paul Kagame. Qui est donc « négationniste », eux qui nient ces victimes ou moi qui apporte les preuves des crimes commis par le « camp des vainqueurs » ? En fait, ces soutiens inconditionnels de criminels contre l'humanité attribuent à des auteurs ou à des responsables politiques un qualificatif qui pour moi relève du même mépris et de la même arrogance avec laquelle ils traitent les victimes congolaises et rwandaises.

5. Réveil FM International: Vous n'avez jamais tué personne, ni fait un coup d’État en Afrique ni envahi un autre pays africain pour piller ses ressources, pourquoi faites-vous peur ? Pourquoi cette volonté de vous bannir dans l'espace francophone ? Vous donner la parole, c'est s'attendre aux ennuis ?

Charles Onana: Manifestement, des messages circulent dans plusieurs rédactions parisiennes interdisant de m'inviter surtout dans les médias publics. Il n'y a toutefois aucune restriction, dans les mêmes médias, envers ceux qui défendent le régime rwandais et qui me traitent de tous les noms d'oiseaux. Je n'écris pourtant que des livres très appréciés du public des Grand lacs africains et je fais simplement de la recherche scientifiques avec un certain niveau d'exigence et de probité. Je crois que les livres et les auteurs qui osent examiner les choses en profondeur sont en principe « dangereux », d'après certains régimes criminels et leurs sympathisants. Aller en profondeur, c'est aussi porter la lumière là où certains préfèrent absolument conserver l'obscurité et le silence de leurs cadavres. Tenter d'apporter des preuves du mensonge là où certains refusent qu'on les montre est effectivement propice aux ennuis.

6. Réveil FM International: Le colloque Afrique des Grands lacs a eu lieu, quelle suite donner à cette rencontre ?

Charles Onana: Une suite qui viserait à cesser de se soumettre intellectuellement au discours officiel de la tragédie rwandaise. La suite serait de ne plus accepter que l'on prétende que le génocide du Rwanda a eu des conséquences non prévues en République Démocratique du Congo (RDC). C'est inexact ! Le drame du Rwanda visait l'invasion et le pillage du Congo. Les preuves existent. Il est donc urgent de réexaminer ce discours stigmatisant, continuellement méprisant et discriminant envers les autres victimes de la tragédie des Grands Lacs. Il faut faire entendre les voix de toutes les victimes : Hutu, Twa, Tutsi et Congolais, tués par les troupes de Paul Kagame au Rwanda et en RDC. C'est une exigence intellectuelle, humaine et scientifique que de refuser de trier dans les charniers. Fléchir et ramper devant les pressions d'une caste de criminels contre l'humanité ou de leurs thuriféraires est une renonciation à notre propre humanité. Tous ceux qui furent tués au Rwanda et en RDC méritent, sans discrimination ni restriction, d'être considérés et respectés. Je ne trie pas les morts Tutsi, Hutu et Twa. De même qu'on ne saurait, pour un enfant né d'un parent Tutsi et d'un parent Hutu et qui a perdu ses deux parents en 1994, s'intéresser à une seule partie de sa famille et considérer que l'autre n'existe pas.

7. Réveil FM International: On dit que vous êtes le chouchou des Africains silencieux, la prunelle des yeux des Congolais l'avez-vous ressenti au Sénat ?

Charles Onana: En tout cas, j'ai le sentiment d'avoir fait mon travail de façon honnête et avec humilité. Je n'ai jamais prétendu détenir la vérité, loin de là. Mais les lecteurs sont ravis et me disent merci d'avoir osé. Ils connaissent bien les enjeux qui pèsent sur ce dossier. Les milliers de femmes violées de la RDCongo en savent quelque chose. J'ai rencontré des lecteurs et lectrices venus de loin, du Canada et même d'Afrique pour ce colloque. C'est dire son importance. Les organisateurs de la rencontre du Sénat ont réussi leur pari. En plus d'ouvrir un débat démocratique et intellectuel d'une grande tenue, ils ont aussi posé un acte de catharsis. Les victimes congolaises ont eu droit à la parole qu'on leur refuse. Les visages, tantôt émus tantôt souriants, exprimaient une grande satisfaction. L'ambiance était chaleureuse et les poignées de mains franches. Dans les médias, on avait plutôt annoncé un « colloque de la honte » et « de la haine » ou du « négationnisme ». Il n'y a rien eu de tout cela. Et c'est dommage que les médias soient passés, une fois de plus, à côté de la réalité en restant sur leurs préjugés plutôt que de rendre compte en toute objectivité.

8. Réveil FM international: Il y a un procès au pénal contre vous pour avoir nié le génocide des Tutsi. Etes-vous déjà fixé ?

Charles Onana: N’importe quoi ! Le ridicule ne tue pas et que rien ne les arrête dans la diffusion du mensonge... Ils seraient bien inspirés de s'intéresser à la situation dramatique de mon ami Déo Mushayidi, victime Tutsi du génocide de 1994, condamné à perpétuité parce qu'il a réclamé, comme moi, vérité et justice pour les Tutsi et les Hutu. Demandez à tous les journalistes et associations qui ont diffusé cette rumeur à quelle date se tient le procès ? C'est hallucinant ! Ce sont des méthodes de voyous. Le droit français reste tout de même précis. Vous aurez remarqué qu'ils m'ont même baptisé « Adrien » pour l'occasion. Je n'ai jamais vu ce prénom dans mes papiers d'identité. Cela vous donne une idée du niveau de rigueur de ceux qui me poursuivent. S'ils en sont à ne même pas savoir comment je m'appelle alors que mon nom est sur tous mes livres, je serais tenté de dire qu'ils vont jusqu'à nier publiquement le nom que m'ont donné mes parents... N'est-ce pas du « négationnisme » ça ?

9. Réveil FM International: 20 ans de votre travail sur les Grands Lacs pour que seulement aujourd'hui la vérité commence petit à petit à faire son chemin...avec la conséquence de votre diabolisation...

Charles Onana: Souvenez-vous que Mandela fut longtemps traité de « terroriste » avant que le monde entier le traite de « Grand homme » ou de « démocrate », Martin Luther King était aussi présenté comme un homme « dangereux pour la sécurité de l’État » simplement parce que ces gens réclamaient la vérité et la justice dans leur pays. Moi je n'ai ni la taille ni le niveau de combativité de ces illustres personnalités. J'écris simplement des livres en apportant généralement des preuves sur ce que j'avance. Ce sont ces preuves qui permettent d'expliquer et de comprendre l'origine ou la cause principale de la tragédie du Rwanda et du Zaïre. Ce sont les même preuves qui me valent toutes les insultes, attaques et autres dénigrements. J'ai découvert des documents que je ne devais pas découvrir, des documents qui devaient rester cachés pour toujours au Conseil de sécurité. Voilà mon crime !

Lire la suite...

vendredi 13 mars 2020

France: Allocution du président de la République, Emmanuel Macron sur le Coronavirus-Covid 19 !


Freddy Mulongo-Emmanuel Macron.jpg, mar. 2020


ALLOCUTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

SUR LE CORONAVIRUS - COVID19

 

 

Françaises, Français, mes chers compatriotes,

 

Depuis quelques semaines, notre pays fait face à la propagation d'un virus, le Covid-19, qui a touché plusieurs milliers de nos compatriotes. J'ai, bien entendu, ce soir, avant toute chose, une pensée émue et chaleureuse pour les familles et les proches de nos victimes. Cette épidémie qui affecte tous les continents et frappe tous les pays européens est la plus grave crise sanitaire qu'ait connu la France depuis un siècle. Dans l'immense majorité des cas, le Covid-19 est sans danger, mais le virus peut avoir des conséquences très graves, en particulier pour celles et ceux de nos compatriotes qui sont âgés ou affectés par des maladies chroniques comme le diabète, l'obésité ou le cancer.

 

Durant plusieurs semaines, nous avons préparé, agi. Les personnels des hôpitaux, médecins, infirmiers, ambulanciers, les agents des Samu et de nos hôpitaux, les médecins de ville, l'ensemble des personnels du service public de la santé en France sont engagés avec dévouement et efficacité. Si nous avons pu retarder la propagation du virus et limiter les cas sévères, c'est grâce à eux parce que tous ont répondu présents. Tous ont accepté de prendre du temps sur leur vie personnelle, familiale, pour notre santé. C'est pourquoi, en votre nom, je tiens avant toute chose à exprimer ce soir la reconnaissance de la Nation à ces héros en blouse blanche, ces milliers de femmes et d'hommes admirables qui n'ont d'autre boussole que le soin, d'autre préoccupation que l'humain, notre bien-être, notre vie, tout simplement.

 

Je veux aussi, ce soir, saluer le sang-froid dont vous avez fait preuve. Face à la propagation du virus, vous avez pu ressentir pour vous-mêmes, pour vos proches, de l'inquiétude voire de l'angoisse, et c'est bien légitime. Tous, vous avez su faire face en ne cédant ni à la colère, ni à la panique. Mieux, en adoptant les bons gestes, vous avez ralenti la diffusion du virus et ainsi permis à nos hôpitaux et nos soignants de mieux se préparer. C'est cela, une grande Nation. Des femmes et des hommes capables de placer l'intérêt collectif au-dessus de tout, une communauté humaine qui tient par des valeurs : la solidarité, la fraternité.

 

Cependant, mes chers compatriotes, je veux vous le dire ce soir avec beaucoup de gravité, de lucidité mais aussi la volonté collective que nous adoptions la bonne organisation, nous ne sommes qu'au début de cette épidémie. Partout en Europe, elle s'accélère, elle s'intensifie. Face à cela, la priorité absolue pour notre Nation sera notre santé. Je ne transigerai sur rien.

 

Un principe nous guide pour définir nos actions, il nous guide depuis le début pour anticiper cette crise puis pour la gérer depuis plusieurs semaines et il doit continuer de le faire : c'est la confiance dans la science. C'est d'écouter celles et ceux qui savent. Les plus grands spécialistes européens se sont exprimés ce matin dans une publication importante. J'ai réuni aujourd'hui, avec le Premier ministre et le ministre de la Santé, notre comité scientifique de suivi. Nous avons en France les meilleurs virologues, les meilleurs épidémiologistes, des spécialistes de grand renom, des cliniciens aussi, des gens qui sont sur le terrain et que nous avons écouté, comme nous le faisons depuis le premier jour. Tous nous ont dit que malgré nos efforts pour le freiner, le virus continue de se propager et est en train de s'accélérer. Nous le savions, nous le redoutions.

 

Ce qui risque de se passer, c'est que la maladie touchera d'abord les personnes les plus vulnérables. Beaucoup d'entre eux auront besoin de soins adaptés à l'hôpital, souvent d'assistance respiratoire. C'est pourquoi, et j'y reviendrai dans un instant, nous prenons des mesures très fortes pour augmenter massivement nos capacités d'accueil à l'hôpital car l'enjeu est de continuer à aussi soigner les autres maladies. C'est aussi de se préparer à une possible deuxième vague qui touchera un peu plus tard, en nombre beaucoup plus réduit, des personnes plus jeunes, a priori moins exposées à la maladie, mais qu'il faudra soigner également.

 

Dans ce contexte, l'urgence est de protéger nos compatriotes les plus vulnérables. L'urgence est de freiner l'épidémie afin de protéger nos hôpitaux, nos services d'urgence et de réanimation, nos soignants qui vont avoir à traiter, comme je viens de vous l'expliquer, de plus en plus de patients atteints. Ce sont là nos priorités. C'est pour cela qu'il nous faut continuer de gagner du temps et suivre celles et ceux qui sont les plus fragiles. Protéger les plus vulnérables d'abord. C'est la priorité absolue.

 

C'est pourquoi je demande ce soir à toutes les personnes âgées de plus de 70 ans, à celles et ceux qui souffrent de maladies chroniques ou de troubles respiratoires, aux personnes en situation de handicap, de rester autant que possible à leur domicile. Elles pourront, bien sûr, sortir de chez elles pour faire leurs courses, pour s'aérer, mais elles doivent limiter leurs contacts au maximum. Dans ce contexte, j'ai interrogé les scientifiques sur nos élections municipales, dont le premier tour se tiendra dans quelques jours. Ils considèrent que rien ne s'oppose à ce que les Français, même les plus vulnérables, se rendent aux urnes. J'ai aussi demandé au Premier ministre, il l'a fait encore ce matin, de consulter largement toutes les familles politiques, et elles ont exprimé la même volonté. Mais il conviendra de veiller au respect strict des gestes barrières contre le virus et des recommandations sanitaires. Je fais confiance aux maires et au civisme de chacun d'entre vous. Je sais aussi que les mairies et les services de l'Etat ont bien organisé les choses. Des consignes renforcées seront données dès demain afin que nos aînés n'attendent pas longtemps, que des files ne se constituent pas, que les distances soient aussi tenues et que ces fameuses mesures barrières soient bien respectées. Mais il est important, dans ce moment, en suivant l'avis des scientifiques comme nous venons de le faire, d'assurer la continuité de notre vie démocratique et de nos institutions. Voilà, la priorité des priorités aujourd'hui est donc de protéger les plus faibles, celles et ceux que cette épidémie touche d'abord.

 

La deuxième, c'est de freiner l'épidémie. Pourquoi ? Le ministre de la Santé et le directeur général de la Santé vous l'ont expliqué à plusieurs reprises : pour éviter l'accumulation de patients qui seront en détresse respiratoire dans nos services d'urgence et de réanimation. Il faut continuer de gagner du temps, et pour cela, je vais vous demander de continuer à faire des sacrifices et plutôt d'en faire davantage, mais pour notre intérêt collectif.

 

Dès lundi et jusqu'à nouvel ordre, les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités seront fermés pour une raison simple : nos enfants et nos plus jeunes, selon les scientifiques toujours, sont celles et ceux qui propagent, semble-t-il, le plus rapidement le virus, même si, pour les enfants, ils n'ont parfois pas de symptômes et, heureusement, ne semblent pas aujourd'hui souffrir de formes aiguës de la maladie. C'est à la fois pour les protéger et pour réduire la dissémination du virus à travers notre territoire.

 

Un service de garde sera mis en place région par région, nous trouverons les bonnes organisations pour qu'en effet, les personnels qui sont indispensables à la gestion de la crise sanitaire puissent faire garder leurs enfants et continuer d'aller au travail pour vous protéger et vous soigner. Cette organisation sera travaillée par le Gouvernement dans les prochains jours avec l'ensemble des élus et tous les responsables sur notre territoire.

 

Quand cela est possible, je demande aux entreprises de permettre à leurs employés de travailler à distance. Les ministres l'ont déjà annoncé, nous avons beaucoup développé le télétravail. Il faut continuer cela, l'intensifier au maximum. Les transports publics seront maintenus, car les arrêter, ce serait tout bloquer, y compris la possibilité de soigner. Mais là aussi, c'est à votre responsabilité que j'en appelle, et j'invite tous les Français à limiter leurs déplacements au strict nécessaire. Le Gouvernement annoncera par ailleurs des mesures pour limiter au maximum les rassemblements.

 

Dans le même temps, notre système de santé, notamment dans les services de réanimation, doit se préparer à accueillir de plus en plus de cas graves de Covid-19 et continuer à soigner les autres malades. Des places doivent se libérer dans les hôpitaux. Pour cela, toutes les capacités hospitalières nationales ainsi que le maximum de médecins et de soignants seront mobilisés. Nous allons aussi mobiliser les étudiants, les jeunes retraités. Des mesures exceptionnelles seront prises en ce sens. Beaucoup, d'ailleurs, ont commencé. Je veux les remercier. J'ai vu il y a quelques jours, au Samu de Paris, une mobilisation magnifique, émouvante, exemplaire, où des étudiants, à quelques mois de leur concours, étaient là pour répondre aux appels, aider, et où des médecins à peine retraités étaient revenus pour prêter main forte. C'est cela que nous allons collectivement généraliser en prenant les bonnes mesures. En parallèle, les soins non essentiels à l'hôpital seront reportés, c'est à dire les opérations qui ne sont pas urgentes, tout ce qui peut nous aider à gagner du temps. La santé n'a pas de prix. Le Gouvernement mobilisera tous les moyens financiers nécessaires pour porter assistance, pour prendre en charge les malades, pour sauver des vies quoi qu'il en coûte. Beaucoup des décisions que nous sommes en train de prendre, beaucoup des changements auxquels nous sommes en train de procéder, nous les garderons parce que nous apprenons aussi de cette crise, parce que nos soignants sont formidables d'innovation et de mobilisation, et ce que nous sommes en train de faire, nous en tirerons toutes les leçons et sortirons avec un système de santé encore plus fort.

 

La mobilisation générale est également celle de nos chercheurs. De nombreux programmes français et européens, essais cliniques, sont en cours pour produire en quantité des diagnostics rapides, performants et efficaces. Nous allons améliorer les choses en la matière, et au niveau français comme européen, les travaux sont lancés. Nos professeurs, avec l'appui des acteurs privés, travaillent d'ores et déjà sur plusieurs pistes de traitement à Paris, Marseille et Lyon, entre autres. Les protocoles ont commencé. J'espère que dans les prochaines semaines et les prochains mois, nous aurons des premiers traitements que nous pourrons généraliser. L'Europe a tous les atouts pour offrir au monde l'antidote au Covid-19. Des équipes sont également à pied d'œuvre pour inventer un vaccin. Il ne pourra pas voir le jour avant plusieurs mois, mais il est porteur de grands espoirs. La mobilisation de notre recherche française, européenne, est aussi au rendez-vous et je continuerai de l'intensifier.

 

Cette épreuve exige aussi une mobilisation sociale envers les plus démunis, les plus fragiles. La trêve hivernale sera reportée de deux mois, et je demande au Gouvernement des mesures exceptionnelles, dans ce contexte, pour les plus fragiles. Enfin, l'épreuve que nous traversons exige une mobilisation générale sur le plan économique. Déjà, des restaurateurs, des commerçants, des artisans, des hôteliers, des professionnels du tourisme, de la culture, de l'événementiel, du transport souffrent, je le sais. Les entrepreneurs s'inquiètent pour leurs carnets de commandes, et tous, vous vous interrogez pour votre emploi, pour votre pouvoir d'achat. Je le sais, c'est légitime. Avec les décisions que je viens d'annoncer ce soir, cette inquiétude économique va évidemment s'accroître.

 

Nous n'ajouterons pas aux difficultés sanitaires la peur de la faillite pour les entrepreneurs, l'angoisse du chômage et des fins de mois difficiles pour les salariés. Aussi, tout sera mis en œuvre pour protéger nos salariés et pour protéger nos entreprises quoi qu'il en coûte, là aussi. Dès les jours à venir, un mécanisme exceptionnel et massif de chômage partiel sera mis en œuvre. Des premières annonces ont été faites par les ministres. Nous irons beaucoup plus loin. L'Etat prendra en charge l'indemnisation des salariés contraints à rester chez eux. Je veux, en la matière, que nous nous inspirions de ce que les Allemands ont su par exemple mettre en œuvre avec un système plus généreux, plus simple que le nôtre. Je veux que nous puissions préserver les emplois et les compétences, c'est à dire faire en sorte que les salariés puissent rester dans l'entreprise, même s'ils sont obligés de rester à la maison, et que nous les payions. Je veux que nous puissions protéger aussi nos indépendants. Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour donner cette garantie sur le plan économique.

 

Toutes les entreprises qui le souhaitent pourront reporter sans justification, sans formalité, sans pénalité le paiement des cotisations et impôts dus en mars. Nous travaillerons ensuite sur les mesures nécessaires d'annulation ou de rééchelonnement, mais je nous connais collectivement, on prend toujours trop de temps à faire cela. Je veux, pour nos forces économiques, des mesures simples. Les échéances qui sont dues dans les prochains jours et les prochaines semaines seront suspendues pour toutes celles et ceux qui en ont besoin. Nous défendrons nos entreprises de toutes tailles. Nous défendrons l'ensemble des travailleurs et des travailleuses. En parallèle, j'ai demandé au Gouvernement de préparer d'ores et déjà un plan de relance national et européen cohérent avec nos priorités et nos engagements pour l'avenir.

 

Nous devons aussi porter une réponse européenne. La Banque centrale a déjà, aujourd'hui, fait part de ses premières décisions. Seront-elles suffisantes ? Je ne le crois pas. Il lui appartiendra d'en prendre de nouvelles. Mais je vais être là aussi très clair avec vous ce soir : nous, Européens, ne laisserons pas une crise financière et économique se propager. Nous réagirons fort et nous réagirons vite. L'ensemble des gouvernements européens doit prendre les décisions de soutien de l'activité puis de relance quoi qu'il en coûte. La France le fera, et c'est cette ligne que je porterai au niveau européen en votre nom. C'est déjà ce que j'ai fait lors du conseil exceptionnel qui s'est tenu hier. Je ne sais ce que les marchés financiers donneront dans les prochains jours, et je serai tout aussi clair. L'Europe réagira de manière organisée, massive pour protéger son économie. Je souhaite aussi que nous puissions nous organiser sur le plan international, et j'en appelle à la responsabilité des puissances du G7 et du G20. Dès demain, j'échangerai avec le président TRUMP pour lui proposer une initiative exceptionnelle entre les membres du G7, puisque c'est lui qui a la présidence. Ce n'est pas la division qui permettra de répondre à ce qui est aujourd'hui une crise mondiale, mais bien notre capacité à voir juste et tôt ensemble et à agir ensemble.

 

Mes chers compatriotes, toutes ces mesures sont nécessaires pour notre sécurité à tous et je vous demande de faire bloc autour d'elles. On ne vient pas, en effet, à bout d'une crise d'une telle ampleur sans faire bloc. On ne vient pas à bout d'une crise d'une telle ampleur sans une grande discipline individuelle et collective, sans une unité. J'entends aujourd'hui, dans notre pays, des voix qui vont en tous sens. Certains nous disent : "vous n'allez pas assez loin" et voudraient tout fermer et s'inquiètent de tout, de manière parfois disproportionnée, et d'autres considèrent que ce risque n'est pas pour eux. J'ai essayé de vous donner, ce soir, ce qui doit être la ligne de notre Nation tout entière. Nous devons aujourd'hui éviter deux écueils, mes chers compatriotes.

 

D'une part, le repli nationaliste. Ce virus n'a pas de passeport. Il nous faut unir nos forces, coordonner nos réponses, coopérer. La France est à pied d'œuvre. La coordination européenne est essentielle, et j'y veillerai. Nous aurons sans doute des mesures à prendre, mais il faut les prendre pour réduire les échanges entre les zones qui sont touchées et celles qui ne le sont pas. Ce ne sont pas forcément les frontières nationales. Il ne faut céder là à aucune facilité, aucune panique. Nous aurons sans doute des mesures de contrôle, des fermetures de frontières à prendre, mais il faudra les prendre quand elles seront pertinentes et il faudra les prendre en Européens, à l'échelle européenne, car c'est à cette échelle-là que nous avons construit nos libertés et nos protections.

 

L'autre écueil, ce serait le repli individualiste. Jamais de telles épreuves ne se surmontent en solitaire. C'est au contraire en solidaires, en disant nous plutôt qu'en pensant je, que nous relèverons cet immense défi. C'est pourquoi je veux vous dire ce soir que je compte sur vous pour les jours, les semaines, les mois à venir. Je compte sur vous parce que le Gouvernement ne peut pas tout seul, et parce que nous sommes une nation. Chacun a son rôle à jouer. Je compte sur vous pour respecter les consignes qui sont et seront données par les autorités, et en particulier ces fameux gestes barrières contre le virus. Elles sont, aujourd'hui encore, trop peu appliquées. Cela veut dire se laver les mains suffisamment longtemps avec du savon ou avec des gels hydroalcooliques. Cela veut dire saluer sans embrasser ou serrer la main pour ne pas se transmettre le virus. Cela veut dire se tenir à distance d'un mètre. Ces gestes peuvent vous paraître anodins. Ils sauvent des vies, des vies. C'est pourquoi, mes chers compatriotes, je vous appelle solennellement à les adopter.

 

Chacun d'entre nous détient une part de la protection des autres, à commencer par ses proches. Je compte sur vous aussi pour prendre soin des plus vulnérables de nos compatriotes, ne pas rendre visite à nos aînés. C'est, j'en ai bien conscience, un crève-cœur. C'est pourtant nécessaire temporairement. Écrivez, téléphonez, prenez des nouvelles, protégez en limitant les visites. Je compte sur vous, oui, pour aussi aider le voisin qui, lorsqu'il est personnel soignant, a besoin d'une solution de garde pour ses enfants pour aller travailler et s'occuper des autres. Je compte sur les entreprises pour aider tous les salariés qui peuvent travailler chez eux à le faire. Je compte sur nous tous pour inventer dans cette période de nouvelles solidarités. Je demande à ce titre au Gouvernement de travailler avec les partenaires sociaux, avec les associations dans cette direction. Cette crise doit être l'occasion d'une mobilisation nationale de solidarité entre générations. Nous en avons les ressorts. Il y a déjà des actions qui existent sur le terrain. Nous pouvons faire encore plus fort tous ensemble.

 

Je compte évidemment aussi sur tous nos soignants. Je sais tout ce qu'ils ont déjà fait, je sais ce qu'il leur reste à faire. Le Gouvernement et moi-même serons là, nous prendrons toutes nos responsabilités pour vous. Je pense à tous nos soignants à l'hôpital, qui auront les cas les plus graves à traiter mais aussi beaucoup d'urgences. Je pense aux médecins, aux infirmiers, aux infirmières, à tous les soignants qui sont aussi hors de l'hôpital qui se sont formidablement mobilisés et que nous allons de plus en plus solliciter dans les semaines à venir.

Je sais pouvoir compter sur vous. Le ministre de la Santé aura l'occasion aussi de préciser, dans les prochaines heures, les règles pour que nous vous aidions à bien vous protéger contre le virus. C'est le respect que nous avons envers vous, et c'est évidemment ce que la Nation vous doit. Les règles seront claires pour chacun, elles seront là aussi proportionnées et expliquées.

 

Je compte sur vous toutes et tous pour faire Nation au fond. Pour réveiller ce qu'il y a de meilleur en nous, pour révéler cette âme généreuse qui, par le passé, a permis à la France d'affronter les plus dures épreuves.

 

Mes chers compatriotes, il nous faudra demain tirer les leçons du moment que nous traversons, interroger le modèle de développement dans lequel s'est engagé notre monde depuis des décennies et qui dévoile ses failles au grand jour, interroger les faiblesses de nos démocraties. Ce que révèle d'ores et déjà cette pandémie, c'est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre Etat-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. Ce que révèle cette pandémie, c'est qu'il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché. Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner notre cadre de vie au fond à d'autres est une folie. Nous devons en reprendre le contrôle, construire plus encore que nous ne le faisons déjà une France, une Europe souveraine, une France et une Europe qui tiennent fermement leur destin en main. Les prochaines semaines et les prochains mois nécessiteront des décisions de rupture en ce sens. Je les assumerai.

 

Mais le temps, aujourd'hui, est à la protection de nos concitoyens et à la cohésion de la Nation. Le temps est à cette union sacrée qui consiste à suivre tous ensemble un même chemin, à ne céder à aucune panique, aucune peur, aucune facilité, mais à retrouver cette force d'âme qui est la nôtre et qui a permis à notre peuple de surmonter tant de crises à travers l'histoire.

 

Lire la suite...

Face au Coronavirus, soyons unis mais faisons en sorte que Macron soit cohérent !


Communiqué de presse : 
 
Face au Coronavirus, soyons unis mais faisons en sorte que Macron soit cohérent
Freddy Mulongo-Génération S 2.jpg, mar. 2020


Nos premières pensées vont aux victimes et à leurs familles. Nous savons que les personnes âgées, les plus modestes, celles et ceux qui ont le moins accès aux services de soin sont les plus vulnérables. Nous devons d’abord nous préoccuper d’elles.

Le Président de la République a arbitré en faveur d’actions fortes face à l’épidémie de Cov-19 : fermeture des établissements d’éducation, chômage partiel (qui devra être pris en charge à 100%), report de deux mois de la trêve hivernale, report des paiements des cotisations et impôts pour les entreprises.
Si ces mesures sont nécessaires, nous souhaitons qu’elles ne soient accompagnées de mesures fortes d’investissement d’urgence et à moyen terme dans un système hospitalier fragilisé par des années d’austérité, ainsi que de mesures financières d’urgence pour accompagner les soignants, notamment les plus mal rémunérés.
Nous proposons que des mesures en ce sens soient prises rapidement.
Nous proposons également que la scandaleuse réforme de l’Assurance-Chômage soit annulée : devant les difficultés économiques qui nous attendent, la fragilisation de la situation des chômeurs est un déni de solidarité nationale.
Enfin, il apparaît urgent et nécessaire que nos concitoyens les plus fortunés contribuent mieux aux besoins du pays : flat-tax, exit-tax, suppression de l’ISF, leur contribution a manqué aux services publics, il est plus que temps d’en finir avec ces privilèges incompréhensibles.

Au-delà de ces propositions immédiates, nous prenons actes des évolutions du discours politique du Président de la République.
Comme Nicolas Sarkozy lors de la crise économique de 2008, il a paru tourner le dos au néo-libéralisme et au « tout-marché » catastrophiques, origine profonde des déstabilisations du monde et des multiples crises écologiques et sociales que nous vivons.
Cette fois-ci que les mots se traduisent en actes !
Les règles européennes absurdes et dangereuses nous condamnant à l’austérité ne doivent plus être respectées et la France doit proposer un vaste plan d’investissement national et européen
Celui-ci doit obliger le financement de notre changement de modèle productif, vers une transition écologique et sociale intégrale : fin des pesticides, énergie non-polluante, sortie du marché des biens essentiels, plan d’urgence pour les services publics et leur accès, préservation et reconstitution de la bio-diversité.
Soyons conscients que la transmission de plus en plus fréquente des virus des animaux à l’homme est une des conséquences de de la déforestation et l’élevage intensif.

Nous en appelons à la fin de l’obsession de la croissance : notre protection sociale doit s’y adapter, notamment par un revenu minimal pour chacune et chacun, considéré comme un droit inaliénable, particulièrement en cas de crise.

Il faut réunir les partenaires sociaux pour répondre à l’exigence d’augmenter les salaires et de baisser le temps de travail pour éviter une grave crise sociale potentielle.

Tout cela ne sera possible qu’à la condition d’une rupture complète avec le libre-échange anti-écologique et anti-social pratiqué par l’Europe et la France.
En ce sens, Emmanuel Macron doit dénoncer sans tarder tous les acc
ords commerciaux indignes qu’il a soutenu : ceux-ci sont destructeurs pour nos emplois, notre santé et notre souveraineté.

La France traverse une crise sanitaire sans précédent depuis le début du XXème siècle, elle est le produit d’un mode de développement obsolète qu’il faut changer en totalité.

Lire la suite...

Face au Coronavirus, soyons unis mais faisons en sorte que Macron soit cohérent !

Communiqué de presse : Face au Coronavirus, soyons unis mais faisons en              sorte que Macron soit cohérent !

Freddy Mulongo-Génération S 1.jpg, mar. 2020
 
 
 

Nos premières pensées vont aux victimes et à leurs familles. Nous savons que les personnes âgées, les plus modestes, celles et ceux qui ont le moins accès aux services de soin sont les plus vulnérables. Nous devons d’abord nous préoccuper d’elles.

Le Président de la République a arbitré en faveur d’actions fortes face à l’épidémie de Cov-19 : fermeture des établissements d’éducation, chômage partiel (qui devra être pris en charge à 100%), report de deux mois de la trêve hivernale, report des paiements des cotisations et impôts pour les entreprises.
Si ces mesures sont nécessaires, nous souhaitons qu’elles ne soient accompagnées de mesures fortes d’investissement d’urgence et à moyen terme dans un système hospitalier fragilisé par des années d’austérité, ainsi que de mesures financières d’urgence pour accompagner les soignants, notamment les plus mal rémunérés.
Nous proposons que des mesures en ce sens soient prises rapidement.
Nous proposons également que la scandaleuse réforme de l’Assurance-Chômage soit annulée : devant les difficultés économiques qui nous attendent, la fragilisation de la situation des chômeurs est un déni de solidarité nationale.
Enfin, il apparaît urgent et nécessaire que nos concitoyens les plus fortunés contribuent mieux aux besoins du pays : flat-tax, exit-tax, suppression de l’ISF, leur contribution a manqué aux services publics, il est plus que temps d’en finir avec ces privilèges incompréhensibles.

Au-delà de ces propositions immédiates, nous prenons actes des évolutions du discours politique du Président de la République.
Comme Nicolas Sarkozy lors de la crise économique de 2008, il a paru tourner le dos au néo-libéralisme et au « tout-marché » catastrophiques, origine profonde des déstabilisations du monde et des multiples crises écologiques et sociales que nous vivons.
Cette fois-ci que les mots se traduisent en actes !
Les règles européennes absurdes et dangereuses nous condamnant à l’austérité ne doivent plus être respectées et la France doit proposer un vaste plan d’investissement national et européen
Celui-ci doit obliger le financement de notre changement de modèle productif, vers une transition écologique et sociale intégrale : fin des pesticides, énergie non-polluante, sortie du marché des biens essentiels, plan d’urgence pour les services publics et leur accès, préservation et reconstitution de la bio-diversité.
Soyons conscients que la transmission de plus en plus fréquente des virus des animaux à l’homme est une des conséquences de de la déforestation et l’élevage intensif.

Nous en appelons à la fin de l’obsession de la croissance : notre protection sociale doit s’y adapter, notamment par un revenu minimal pour chacune et chacun, considéré comme un droit inaliénable, particulièrement en cas de crise.

Il faut réunir les partenaires sociaux pour répondre à l’exigence d’augmenter les salaires et de baisser le temps de travail pour éviter une grave crise sociale potentielle.

Tout cela ne sera possible qu’à la condition d’une rupture complète avec le libre-échange anti-écologique et anti-social pratiqué par l’Europe et la France.
En ce sens, Emmanuel Macron doit dénoncer sans tarder tous les acc
ords commerciaux indignes qu’il a soutenu : ceux-ci sont destructeurs pour nos emplois, notre santé et notre souveraineté.

La France traverse une crise sanitaire sans précédent depuis le début du XXème siècle, elle est le produit d’un mode de développement obsolète qu’il faut changer en totalité.

Lire la suite...

LE CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME SUSPEND LES TRAVAUX DE SA QUARANTE-TROISIÈME SESSION EN RAISON DE L’ÉPIDÉMIE DE COVID-19

LE CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME SUSPEND LES TRAVAUX DE SA QUARANTE-TROISIÈME SESSION EN RAISON DE L’ÉPIDÉMIE DE COVID-19


Freddy Mulongo, Réveil FM International


Freddy Mulongo-Conseil des droits de l'homme 19.jpg, mar. 2020

 

Il tient un débat sur l’examen à mi-parcours de la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine ; adopte le document final issu de l’EPU de la Bosnie-Herzégovine ; et décide de reconduire jusqu’à la reprise de session les mandats et activités mandatées qui sinon expireraient 

 

Le Conseil des droits de l’homme a suspendu jusqu’à nouvel ordre, ce midi, les travaux de sa quarante-troisième session (qui devaient initialement s’achever le 20 mars), après avoir tenu un débat sur l’examen à mi-parcours de la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine en commémoration de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. 

 

Auparavant, le Conseil a adopté le document final résultant de l’Examen périodique universel de la Bosnie-Herzégovine, concluant ainsi l’adoption des documents finaux des 14 États qui devaient être examinés à la présente session au titre de l’EPU. 

 

Avant de suspendre cette 43ème session, le Conseil a également adopté une décision (A/HRC/43/L.14) par laquelle il prend note des mesures adoptées par la Suisse, pays hôte, tendant à la prévention de la propagation de la COVID-19, ainsi que de l’évaluation de l’Organisation mondiale de la Santé, de l’Office des Nations Unies à Genève et du Secrétariat du Conseil des droits de l’homme.  Rappelant qu’hier (12 mars 2020), le Conseil avait décidé de suspendre aujourd’hui (13 mars) sa 43ème session, et ce jusqu’à nouvel ordre, et rappelant également que toutes les résolutions et décisions qui ont été soumises avant ce vendredi 13 mars 2020 seront examinées lorsque la session reprendra, le Conseil décide par cette décision de reconduire tous les mandats et activités mandatées qui sinon expireraient, jusqu’à la date à laquelle ils pourront être examinés à la reprise de la quarante-troisième session du Conseil. 

 

À situation exceptionnelle, mesures pratiques exceptionnelles, a commenté la Présidente du Conseil, Mme Elisabeth Tichy-Fillsberger, en référence à l’épidémie de COVID-19.  Avant d’adopter le texte du projet de décision L.14, le Conseil a entendu plusieurs délégations rappeler leur opposition de principe aux mandats par pays.

 

Le Conseil a par ailleurs approuvé la nomination de 19 titulaires de mandats dont la liste figure à la fin du présent communiqué. 

 

S’agissant de l’EPU de la Bosnie-Herzégovine, la Représentante permanente de la Bosnie-Herzégovine auprès des Nations Unies à Genève, Mme Nermina Kapetanovic, a indiqué que sur les 207 recommandations qui lui avaient été adressées, son pays en avait accepté 204, dont 68 sont d’ores et déjà en train d’être mises en œuvre. 

 

Commémorant la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale par un débat sur l’examen à mi-parcours de la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine, le Conseil a entendu les déclarations liminaires de la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Mme Michelle Bachelet, et de Mme Tamara Mawhinney (au nom du député de Hull-Aylmer au Canada).  Des exposés ont également été faits par les panélistes suivants : Mme Susana Matute Charún, Directrice des politiques publiques pour la population afro-péruvienne au Ministère de la culture du Pérou ; Mme Monica Ferro, Directrice du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) à Genève ; Mme Elisabeth Kaneza, Présidente de la Kaneza Foundation for Dialogue and Empowerment ; et (par vidéoconférence) de Mme Nadia Adongo Musah, Directrice adjointe du bureau des affaires de la diaspora au sein du Cabinet du Président de la République du Ghana.   

 

De nombreux intervenants* ont pris part au débat qui a suivi ces exposés.  

 

Avant de suspendre la session, la Présidente du Conseil a signalé qu’elle avait été saisie d’allégations de représailles contre des défenseurs des droits de l’homme et a exhorté les États à s’abstenir de tout acte d’intimidation et de représailles. 

 

EXAMEN PÉRIODIQUE UNIVERSEL

 

Examen périodique universel : Bosnie-Herzégovine

 

Le Conseil est saisi du rapport sur l’examen de la Bosnie-Herzégovine (A/HRC/43/17 et A/HR/43/17/Add.1) qui s'est déroulé le 13 novembre 2019.  Les trois rapporteurs chargés de faciliter cet examen étaient l’Afghanistan, l’Angola et la Hongrie. 

 

Présentation

 

MME NERMINA KAPETANOVIC, Représentante permanente de la Bosnie-Herzégovine auprès des Nations Unies à Genève, a indiqué que, sur les 207 recommandations qui lui avaient été adressées, son pays en avait accepté 204, dont 68 sont d’ores et déjà en train d’être mises en œuvre.  La Bosnie-Herzégovine a ratifié 14 conventions internationales qui sont parties intégrantes de la Constitution et est également partie à plusieurs conventions du Conseil de l’Europe, a-t-elle ajouté.  Elle a admis qu’il subsistait encore entres les composantes de la société un certain nombre de discriminations et de disparités, mises en relief dans le troisième cycle de l’Examen périodique universel.  Dans ce cadre, la Bosnie-Herzégovine projette d’amender la Constitution et la législation électorale en appliquant les jugements de la Cour européenne des droits de l’homme. 

 

Cela montre, a poursuivi Mme Kapetanovic, que le pays a amélioré son cadre juridique en matière de droits de l’homme, notamment par la loi sur l’interdiction de la discrimination – dont les derniers amendements affirment les droits des personnes handicapées, des personnes LGBTI et des personnes âgées.  S’agissant des trois recommandations rejetées par le pays, la Représentante permanente a indiqué que la Cour constitutionnelle avait émis une décision annulant la disposition sur la peine de mort dans la Constitution de la République Sprpska, ce qui est donc en pleine harmonie avec l’une des trois recommandations, laquelle, pour cette raison même, n’a pas été acceptée.   D’autre part, l’accès des minorités nationales à l’éducation a été institué par la législation, ce qui fait que la recommandation à ce sujet a elle aussi été rejetée.  Enfin, la recommandation exhortant à l’harmonisation des lois contre la discrimination à l’endroit des personnes LGBT est effective à travers la loi sur l’égalité de genre et celle sur l’interdiction de la discrimination, qui s’appliquent dans l’ensemble du territoire, a clarifié la Représentant permanente.  Elle a en outre indiqué que de son côté, le processus d’amendement des codes pénaux tendant à l’interdiction de l’incitation à la haine raciale, nationale et religieuse avait été en partie achevé. 

 

Parmi les priorités, a ajouté Mme Kapetanovic, figurent l’adoption de la stratégie révisée sur le traitement des crimes de guerre et de la stratégie de justice transitionnelle ainsi que la finalisation du processus de recherche des personnes disparues, qui contribueraient à la réconciliation et à une meilleure démocratisation.  La Représentante permanente a reconnu que la Bosnie-Herzégovine s’emploie à cela depuis des années, mais qu’un consensus était encore nécessaire avant d’adopter ces stratégies.  Elle a aussi évoqué les défis humanitaires avec l’afflux accru de migrants auxquels les autorités concernées fournissent de la nourriture, des articles d’hygiène, des vêtements et garantissent un traitement humain avec l’assistance systématique des organisations internationales. 

 

Débat

 

Des délégations se sont réjouies des amendements constitutionnels et des efforts gouvernementaux visant l’élimination de la lutte contre la traite des personnes.  Les initiatives visant à éliminer le racisme et la discrimination raciale, ainsi que le renforcement des capacités institutionnelles pour l’égalité hommes-femmes ont également été salués.  S’agissant notamment de la lutte contre la violence à l’égard des femmes, des services supplémentaires d’assistance et d’appui financier font encore défaut, a-t-il été souligné. 

 

A par ailleurs été relevée la persistance des séquelles de la guerre.  Il a en outre été observé qu’en règle générale, les réformes mises en place n’ont pas pleinement pris en compte l’égalité des sexes.  A été recommandée la prise de mesures sexospécifiques visant à répondre aux besoins de femmes, des filles et des enfants réfugiés, pour prévenir également la traite de personnes.  Des lacunes en matière de protection contre les discriminations subsistent, en particulier pour ce qui est de l’accès aux soins de santé génésique et reproductive, a fait observer un intervenant.  Des efforts seraient encore nécessaires pour améliorer les documents stratégiques, en particulier s’agissant des personnes LGBT, a-t-il été ajouté.

 

Les seules entités ayant compétence en matière de protection des droits de l’homme sont centralisées au niveau national, a-t-il en outre été relevé.  

 

Conclusion

 

MME KAPETANOVIC a affirmé que la Bosnie-Herzégovine avait déjà montré qu’elle était disposée à protéger les droits de tous dans le pays.  Les autorités vont contribuer à mettre en œuvre toutes les recommandations issues de cet EPU, avec pour objectif global la mise en œuvre des droits de l’homme conformément aux normes internationales et à celles de l’Union européenne. 

 

La Représentante permanente de la Bosnie-Herzégovine a souligné que le pays s’était engagé à renforcer les droits économiques, sociaux et culturels.  La question des réfugiés est importante pour le pays ; aussi, les autorités se sont-elles engagées à promouvoir et protéger les droits de tous les réfugiés, a-t-elle ajouté.  Elle a par ailleurs déclaré que la Bosnie-Herzégovine s’était engagée à renforcer l’égalité entre les hommes et les femmes et la protection des femmes et des filles contre les violences. 

 

Liste des intervenants : Égypte, Iraq, Libye, Malawi, Pakistan, Serbie, ONU-femmes, Fonds des Nations Unies pour la population, République bolivarienne du Venezuela, Afghanistan, République populaire de Chine, Women’s International League for Peace and FreedomAction Canada for Population and Development et Association lesbienne et gay internationale - Europe

 

 

COMMÉMORATION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE POUR L'ÉLIMINATION DE LA DISCRIMINATION RACIALE ET EXAMEN À MI-PARCOURS DE LA DÉCENNIE INTERNATIONALE DES PERSONNES D'ASCENDANCE AFRICAINE

 

Déclarations liminaires

 

MME MICHELLE BACHELET, Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, a rappelé que le Déclaration et le Plan d'action de Durban avaient reconnu que les personnes d'ascendance africaine étaient toujours victimes de l'héritage de la traite esclavagiste des Africains et du colonialisme.  Et de fait, a constaté la Haute-Commissaire, partout dans le monde, les personnes d'ascendance africaine subissent toujours une discrimination intolérable et constituent les groupes parmi les plus pauvres et marginalisés.

 

Compte tenu de cette situation, l'Assemblée générale a instauré en 2015 la Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine, qui doit être l'occasion de mettre l'accent sur la contribution importante des personnes d'ascendance africaine dans chaque société.  Elle défend des mesures concrètes pour mettre un terme à la discrimination et pour favoriser la pleine inclusion des personnes d'ascendance africaine.

 

L'examen à mi-parcours de la Décennie, auquel l'Assemblée générale procédera cette année, permettra aux États d'échanger leurs bonnes pratiques et de décider d'autres mesures pour aller de l'avant.  Mme Bachelet a espéré que les États créeraient bientôt l'instance permanente sur les personnes d'ascendance africaine, attendue depuis longtemps.  Elle a ensuite rendu compte des activités menées par le Haut-Commissariat en tant que coordonnateur de la Décennie.

 

La Haute-Commissaire a recommandé aux États d'appliquer les mesures correctives prévues par le programme d'action associé à la Décennie s'agissant – notamment – de la violence policière excessive contre les personnes d'ascendance africaine, le profilage racial et la discrimination raciale structurelle dans la santé, l'emploi, la formation et le logement.

 

MME TAMARA MAWHINNEY, de la Mission permanente du Canada auprès des Nations Unies à Genève, a donné lecture d’une déclaration de M. GREG FERGUS, Député canadien, dans laquelle ce dernier souligne à quel point les Canadiens d'ascendance africaine ont forgé l'histoire du pays.  On compte aujourd'hui environ un million de personnes d'ascendance africaine au Canada.  Elles contribuent toutes à la croissance, à la diversité et au développement du pays.  Le Canada reconnaît que, pour aller de l'avant, il faut comprendre son passé.  L'histoire « noire » fait partie de l'histoire canadienne.  Une motion vient d'être introduite à la Chambre des communes pour que le 1er août soit reconnu comme journée de l'émancipation et de la connaissance de l'histoire de l'esclavage et de ses conséquences sur les communautés noires aujourd'hui.

 

Le racisme antinoir continue d'exister au Canada.  Le Canada a fait de grands progrès pour promouvoir le multiculturalisme mais le fléau du racisme doit être abordé de manière plus musclée, a estimé le député.  En janvier 2018, le Premier ministre a annoncé que le Canada reconnaissait officiellement la décennie internationale des personnes d'ascendance africaine.  Le Canada a pris des mesures concrètes pour lutter contre les inégalités et pour améliorer la vie de tous les Canadiens, y compris ceux d'ascendance africaine.  Le Canada s'est ainsi engagé à poursuivre les efforts pour créer un pays où un plus grand nombre de Canadiens ont une chance réelle et égale de réussir.  En juin 2019, le Gouvernement canadien a par ailleurs lancé officiellement la Stratégie de lutte contre le racisme qui vise à soutenir la recherche et les consultations avec la société civile partout dans le pays, y compris avec les Noirs canadiens. 

 

Exposés des panélistes

 

MME SUSANA MATUTE CHARÚN, Directrice des politiques publiques pour la population afro-péruvienne au Ministère de la culture du Pérou, a salué ses ancêtres hommes et femmes et ses orishas qui lui ont donné l’opportunité de participer à cette commémoration, laquelle permet de procéder à un examen à mi-parcours de la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine, entamée en 2014.  Elle a rappelé qu’il y a 500 ans, l’esclavage avait provoqué l’arrivée de populations africaines au Pérou.  Depuis, le pays s’est efforcé de jeter les bases de l’égalité et de favoriser l’expression de langues et de cultures diverses, de pratiques spirituelles et de techniques et savoirs faire ancestraux.  Les Afro-péruviens subissent encore des discriminations raciales et l’exclusion sociale, qui sont des manifestations d’une discrimination structurelle, a-t-elle affirmé. 

 

En 2009, a poursuivi Mme Matute Charún, le Pérou a exprimé « le pardon historique » au peuple afro-péruvien pour les abus, l’exclusion et la discrimination commis à son encontre à l’ère coloniale.  Ce pardon a également reconnu la participation de ces personnes dans l’affirmation de l’identité nationale. 

 

Après avoir brièvement présenté les plans et politiques d’appui aux Afro-péruviens à travers la politique nationale de transversalisation interculturelle et le Plan national de développement de la population afro-péruvienne (PLANDEPA), Mme Matute Charún a expliqué que ces politiques en étaient au stade de l’évaluation pour œuvrer à la rédaction de la loi sur la promotion et la protection des droits de la population d’ascendance africaine.  Dans cette optique, il est primordial de disposer de chiffres et statistiques précis, a-t-elle souligné.  Le secteur culturel, quant à lui, veille à rendre visible ce pan de la population qui représente 3,6% de la population totale, tandis que dans le domaine éducatif, des bourses et des crédits sont octroyés. 

 

MME MONICA FERRO, Directrice du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) à Genève, a déclaré qu’aujourd’hui, les personnes d’ascendance africaine continuent de se heurter à de multiples discriminations, notamment dans le domaine de la santé, du logement et de l’accès à la justice.  Les jeunes d’ascendance africaine, notamment les filles, subissent ces discriminations de manière disproportionnée.  Il faut que la communauté internationale prenne davantage en compte cette population, a insisté Mme Ferro, avant de souligner que le FNUAP est bien placé pour promouvoir la cause des personnes d’ascendance africaine, notamment les femmes et les filles. 

 

Le Consensus de Montevideo [sur la population et le développement] a conclu deux chapitres (les parties H et I du document) : l’un sur les peuples autochtones et l’autre sur les personnes d’ascendance africaine pour aller de l’avant dans la lutte contre les discriminations à leur encontre.  Le FNUAP est en train de concevoir une stratégie dans ce domaine qui va notamment se concentrer sur le plaidoyer et l’échange des connaissances.  Ce qui n’est pas mesurable n’est pas visible, a insisté Mme Ferro, indiquant que c’est pour cela que le FNUAP veut combler les lacunes dans le domaine de la récole de données. 

 

MME ELIZABETH KANEZA, fondatrice et Présidente de la Fondation Kaneza pour le dialogue et l’autonomisation (Allemagne), a décrit son expérience d’unique députée noire au Parlement allemand, au cours de laquelle elle a pu constater que ni cette institution, ni le Gouvernement n’étaient prêts à admettre l’ampleur du problème de la discrimination raciale subie par les personnes d’ascendance africaine en Allemagne.  Après avoir suivi le programme de sensibilisation organisé par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme, Mme Kaneza a indiqué avoir décidé, en 2016, de promouvoir la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine en Allemagne.  À cette date, les personnes d’ascendance africaine n’étaient pas reconnues en tant que groupe victime par le plan d’action national contre le racisme, a-t-elle souligné.  La visite du Groupe de travail d’experts des Nations Unies sur les personnes d’ascendance africaine, en 2017, fut suivie de la création d’organisations locales pour défendre les droits de ces personnes, a-t-elle expliqué.  Le nouveau plan d’action contre le racisme, adopté après des consultations entre la société civile et les autorités allemandes, contient désormais la reconnaissance officielle de la Décennie en tant que moyen de lutter contre le racisme visant les Allemandes et les Allemands noirs, a précisé Mme Kaneza. 

 

Cette première victoire, a-t-elle poursuivi, a été suivie de l’adoption, par la ville de Berlin, d’un plan d’action s’inscrivant dans le cadre de la Décennie internationale.  Mais, au niveau européen, a regretté Mme Kaneza, la réalité est que la discrimination raciale et la violence sont le lot quotidien des personnes d’ascendance africaine, dans un climat généralement hostile à la diversité.  Mme Kaneza a cité, à cet égard, les attaques racistes à Hanau et à Halle.  Elle a demandé aux États de s’engager ouvertement contre la violence et la haine racistes, partout dans le monde.

 

Intervenant par visioconférence (sans interprétation), MME NADIA ADONGO MUSAH, Directrice adjointe du bureau des affaires de la diaspora au sein du Cabinet du Président de la République du Ghana, a expliqué que son bureau avait été établi dans le cadre de la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine.  Depuis, plusieurs festivals ont été organisés pour mobiliser le mouvement de la diaspora en Afrique et dans le monde, a-t-elle indiqué. 

 

Des personnes d’ascendance africaine ont pu bénéficier de l’octroi de la nationalité ghanéenne, a poursuivi la Directrice adjointe du bureau des affaires de la diaspora.  S’agissant des dispositions de la Décennie relatives au logement, elle a pointé les difficultés des Ghanéens de la diaspora lorsqu’ils retournent au pays et a cité les mesures prises pour garantir leur droit à un logement.  Elle a aussi décrit le programme NABCO qui permet aux jeunes étudiants, ou à ceux qui finissent le service militaire, de bénéficier d’un emploi pendant trois mois. 

 

Aperçu du débat

 

Un représentant a demandé de ne pas oublier la réalité historique, même dérangeante, qui a motivé la décision de proclamer la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine, qui durera jusqu’en 2024.  Des délégations ont dit soutenir le Programme d’activités prévues dans le cadre de la Décennie et demandé que les redoublent d’efforts pour l’appliquer pleinement.  Une ONG a demandé au Haut-Commissariat de mieux faire connaître ce document essentiel. 

 

La montée des discours de haine a été dénoncée par de nombreux intervenants, y compris lorsqu’elle se cache derrière la liberté d’expression.  Les États ont été appelés à donner pleinement effet à la Déclaration et au Plan d’action de Durban, adoptés au terme de la Conférence mondiale contre le racisme à Durban, en 2001.

 

Une délégation de plaidé pour que soient restaurés la dignité et les droits des personnes d’ascendance africaine.  Plus de 200 millions de personnes d’ascendance africaine ont contribué au développement des Amériques et d’autres pays, a rappelé cette délégation.  D’autres intervenants ont salué la grande contribution des descendants des victimes de la traite aux arts, à la politique, aux sports et à la science. 

 

Les délégations ont relevé que, malgré les efforts, il demeurait des préjugés persistants envers les personnes d’ascendance africaine, de même qu’un profilage racial par la police.  Elles ont décrit des mesures prises au niveau national pour remédier au racisme structurel et à toutes les formes d’exclusion au détriment des personnes d’ascendance africaine. 

 

L’importance de donner plus de visibilité aux personnes d’ascendance africaine a aussi été soulignée, de même que la nécessité de briser le cycle de la pauvreté et du chômage.

 

Plusieurs intervenants ont mentionné la ratification par leurs pays de la Convention interaméricaine contre le racisme, la discrimination raciale et les formes connexes d’intolérance.  L’élaboration de normes complémentaires à la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale a été demandée.  Des délégations ont appelé de leurs vœux l’adoption d’une déclaration sur les droits des personnes d’ascendance africaine et la création d’une instance permanente des Nations Unies sur le même sujet.

 

Des organisations non gouvernementales ont insisté sur la contribution essentielle de la société civile dans la lutte contre le racisme et dans l’amélioration de la situation des personnes d’ascendance africaine vivant en Europe et aux Amérique.  Des ONG ont dénoncé les violences et spoliations dont les personnes d’ascendance africaine sont victimes en Colombie et au Brésil.  Des actes de racisme et de discrimination ont été dénoncés au Koweït et en Arabie saoudite.

 

Enfin, la poussée de racisme anti-asiatique et la discrimination dans le sillage de la crise actuelle du coronavirus ont, elles aussi, été dénoncées. 

 

Réponses des panélistes

 

MME CHARÚN a rappelé que la Conférence mondiale sur racisme tenue en 2001 à Durban datait d’il y a déjà 20 ans et que pourtant, on n’en était qu’au début pour ce qui est de l’obtention de résultats.  Chacun doit profiter des outils internationaux mis au point, qui répondent aux besoins des personnes d’ascendance africaine, a-t-elle souligné, avant de plaider pour la mise en place d’un fonds mondial pour les personnes d’ascendance africaine. 

 

Le Pérou a dans un premier temps étudié qui étaient les personnes d’ascendance africaine et de quelles formes de discrimination elles étaient victimes, a-t-elle poursuivi, indiquant que l’ensemble des fonctionnaires doivent être informés de ces réalités pour prendre les mesures adéquates.

 

MME FERRO a, quant à elle, expliqué qu’il fallait être conscient que les personnes d’ascendance africaine sont victimes de nombreuses discriminations qui se chevauchent et qu’il faut prendre en compte cette situation pour prendre les mesures adéquates.  Elle a rappelé l’importance des données pour faire exister les personnes d’ascendance africaine dans les politiques publiques, afin que personne ne soit laissée pour compte.  Il faut que les cinq prochaines années de la Décennie soient des années dédiées à l’action, a-t-elle plaidé.

 

MME KANEZA a assuré que les cinq premières années de la Décennie n’avaient pas été une occasion manquée s’agissant de son pays, l’Allemagne.  Aujourd’hui, par exemple, l’Allemagne a mis en œuvre un mécanisme pour reconnaître les victimes de la période coloniale et octroyer des réparations.  Il faut néanmoins promouvoir davantage la sensibilisation des États à la Décennie et renforcer les programmes d’éducation sur l’histoire de l’esclavage et du colonialisme. 

 

*Liste des participants : Pérou (au nom d’un groupe de pays), Union européenne, Haïti (au nom de la CARICOM), Afrique du Sud (au nom du Groupe africain), Azerbaïdjan (au nom du Mouvement des non-alignés), Guyana (au nom des petits États insulaires en développement), Costa Rica, Équateur, Pakistan, Afrique du Sud, Brésil, Namibie, Vanuatu, Venezuela, Indonésie, Qatar, Népal, Chine, Cuba, Fédération de Russie, Sénégal, Angola, Belgique, IMADR, Réseau international des droits de l’homme, Mouvement international de la jeunesse et des étudiants pour les Nations UniesSociedade Maranhense de Direitos HumanosInternational HR Association of American MinoritiesInternational Council Supporting Fair Trial and Human Rights.

 

NOMINATION DE TITULAIRES DE MANDATS

 

Le Conseil a approuvé la nomination des dix-neuf titulaires de mandats ci-après. 

 

En tant que membres du Mécanisme d'experts sur le droit au développement, le Conseil a nommé M. Bonny Ibhawoh (Nigéria) pour les États africains, M. Mihir Kanade (Inde) pour les États d'Asie et du Pacifique, Mme Klentiana Mahmutaj (Albanie) pour les États d'Europe orientale, M. Armando Antonio de Negri Filho (Brésil) pour les États d'Amérique latine et des Caraïbes et M. Koen De Feyter (Belgique) pour les États d'Europe occidentale et autres États.

 

Le Conseil a nommé au Mécanisme d'experts sur les droits des peuples autochtones Mme Laila Susanne Vars (Norvège) en tant que membre de l'Arctique et M. Binota Moy Dhamai (Bangladesh) en tant que membre de l'Asie.

 

Mme Yuefen Li (Chine) a été nommée Experte indépendante chargée d’examiner les effets de la dette extérieure et des obligations financières internationales connexes des États sur le plein exercice de tous les droits de l’homme, particulièrement des droits économiques, sociaux et culturels.  Mme Claudia Mahler (Autriche) a été nommée Experte indépendante chargée de promouvoir l’exercice par les personnes âgées de tous les droits de l’homme.  Mme Isha Dyfan (Sierra Leone) a été nommée Experte indépendante sur la situation des droits de l'homme en Somalie.

 

Le Conseil a également nommé M. Balakrishnan Rajagopal (États-Unis) Rapporteur spécial sur le logement convenable en tant qu'élément du droit à un niveau de vie suffisant ainsi que sur le droit à la non-discrimination à cet égard.  M. Tomoya Obokata (Japon) a été nommé Rapporteur spécial sur les formes contemporaines d'esclavage, y compris leurs causes et leurs conséquences.  M. Olivier de Schutter (Belgique) a été nommé Rapporteur spécial sur l'extrême pauvreté et les droits de l'homme.  Quant à Mme Alena Douhan (Belarus), elle a été nommée Rapporteuse spéciale sur les effets négatifs des mesures coercitives unilatérales sur l’exercice des droits de l’homme.

 

Lire la suite...

Affaire tapis rouge-Mbuji-Mayi:  Denise Nyakeru est-elle la Présidente de la RDC ?

Affaire tapis rouge-Mbuji-Mayi:  Denise Nyakeru est-elle la Présidente de la RDC ?

Freddy Mulongo, Réveil FM International

Freddy Mulongo-Denise nyakeru.jpg, mar. 2020

A Mbuyi-Mayi, au Kasaï Oriental, Dénise Nyakeru, la compagne Rwandaise de Tshilombo, a marché sur tapis rouge, passer les troupes en revue et fait défiler des militaires et civiles. Une compagne d'un président fut-il nommé a-t-elle droit d'un tapis rouge sans son compagnon bénéficiaire d'une Nomination Électorale ? Ce n'est par distraction ni par haine contre Denise Nyakeru, que Réveil FM International se penche sur son cas. Il s'agit de la République, qui a son fonctionnement et ses règles.  

Ni Maman Kasa-Vubu, Maman Lumumba, Maman Sese, Maman Bobi Ladawa... n'avaient jamais oser coiffer leurs maris en fonction.

Graça Machel  est une personnalité politique mozambicaine. Elle a étudié à l'université de Lisbonne avant de rejoindre le Front de Libération du Mozambique. Directrice adjointe dans une école du Frelimo en Tanzanie, elle épouse Samora Machel, qui devient le premier président de la République populaire du Mozambique en 1975. Graça Machel est ministre de la culture  et de l' éducation du nouveau régime jusqu'en 1989. Après la mort de son mari, elle se consacre à des causes humanitaires et se fait l'avocate des droits des femmes et des enfants. En 1998, elle épouse en secondes noces le président de la République d'Afrique du Sud, Nelson Mandela, dont elle partage la vie jusqu'à sa disparition en 2013. En Afrique du Sud, Graça Machel Mandela n'a jamais, jamais et jamais coiffé son mari Nelson Mandela !   Avant les élections au Congo de décembre 2018, les services Rwandais nous avaient informé qu'ils amenaient leur fille à la tête du Congo. "Tshilombo n'est qu'une étiquette et pas intelligent. C'est Denise Nyakeru la vraie présidente de la RDC. Certains naïfs l'appellent abusivement "première dame", ce titre abusif a quel statut constitutionnel ?  Mais c'est elle la Présidente au Congo ! Non seulement Tshilombo ne voyage jamais sans elle pour ne pas fâcher son patron Paul Kagame, c'est elle la référente du pays de Mille Collines au Congo.

Freddy Mulongo-Mbuji Mayi ville présidentielle 2.jpg, mar. 2020

A Mbuyi-Mayi, chez les Bakwanga, pays du Patriarche Ciakudia de Londres, Denise Nyakeru nargue le peuple congolais, elle marche sur tapis rouge, toute seule, comme si de rien n'était. Alors que son compagnon est toujours en vadrouille.  Elle fait faire un défilé et Mbuyi-Mayi s'autoproclame "Ville présidentielle". Nyakeru fait des choses : "Na Nko"!  

Freddy Mulongo-John Nyakeru.jpg, mar. 2020

John Nyakeru, le frère biologique de Denise Nyakeru est le chef de protocole de la présidence usurpée de Tshilombo. Il a été nommé le 6 mars 2019, il a remplacé à ce poste Makongo Muana ute avec qui il a travaillé comme adjoint pendant le règne d'Alias Kabila.  Dans un pays normal, on ne peut vivre ce que les Congolais ont vécu à Mbuji Mayi. Le Congo est-il pris en otage par la famille Nyakeru ?  John Nyakeru doit être viré. Il a fait passé les intérêts de la famille Nyakeru au dessus de celle de la République. La compagne de Tshilombo ne doit pas marcher sur tapis rouge seule sans son compagnon.  Elle n'a pas droit de passer les troupes en revue ni de faire faire un défilé ! 

Angwalima Tshilombo a été hué par des Congolais à Londres, lorsqu'il a déclaré que les Banyamulenge sont des Congolais. Angwalima Tshilombo dort et se réveille chaque matin avec Dénise Nyakeru, espionne de Paul Kagame dans sa maison. Notre Elinginingi ya pamba doit se raviser très vite.

Tshilombo non seulement a volé l'élection au peuple congolais, la RDC est dirigée par le Rwanda par l'entremise de Denise Nyakeru.

Pourquoi Tshilombo voleur du destin du peuple congolais peut-il continuer par outrecuidance d'infliger au peuple une ènieme humiliation ?

Est-ce que c'est parce que c'est le 8 mars, journée internationale de la femme qu'il faut un relâchement dans le protocole d'état ?

Angwalima Tshilombo est une calamité pour le Congo. Il a usurpé le pouvoir avec son deal avec Alias Kabila et se comporte en humiliateur du peuple congolais. Un an et trois mois après son putsch électoral par un odieux deal contre le peuple congolais, on est en droit de se poser la question Tshilombo à volé l'élection pourquoi faire ? Pourquoi le tapis rouge à sa compagne ? Pourquoi ridiculiser tout un peuple ? Sans projets pour le Congo, sauf des promesses farfelues, heureusement que le ridicule ne tue pas. Si Angwalima Tshilombo n'est pas présent dans une manifestation, dans l'ordre constitutionnel et protocolaire: c'est le président du Sénat, puis le Premier ministre et la Présidente de l'Assemblée nationale qui ont droit au tapis rouge congolais. Surtout pas Dénise Nyakeru, la compagne de Tshilombo seule ! Elle n'a aucune fonction officielle au Congo. Elle n'a aucune légitimité car elle est non élue. 

Lire la suite...

RSF se joint à plus de 120 médias et journalistes d’Afrique de l’Ouest pour demander la libération d’Ignace Sossou

RSF se joint à plus de 120  médias et journalistes d’Afrique de l’Ouest pour demander la libération d’Ignace Sossou

Freddy Mulongo-Ignace Sossou.png, mar. 2020


Deux mois et demi après son arrestation et sa condamnation à 18 mois de prison ferme et alors que les preuves de son innocence ont été rendues publiques depuis plusieurs semaines, le journaliste béninois Ignace Sossou est toujours en prison et son procès en appel n’a pas débuté. Dans une tribune commune inédite à laquelle se joint Reporters sans frontières (RSF), plus d’une centaine de médias et journalistes d’Afrique de l’Ouest demandent sa libération. 

Edit linkDéjà 84 jours qu’Ignace Sossou est incarcéré à Cotonou, la capitale du Bénin. Pourtant, “tout le monde a aujourd’hui la preuve sonore et écrite que les propos tenus n’ont pas été tronqués par le journaliste embastillé”, écrivent dans une tribune commune publiée ce vendredi 13 mars par plus de 120 médias et journalistes d’Afrique de l’ouest auxquels se joint RSF. 

Le journaliste d’investigation et directeur de production de Bénin Web TV, a été condamné le 24 décembre 2019 à 18 mois de prison ferme pour “harcèlement par le biais de moyens de communication électronique”. Il avait été interpellé quatre jours plus tôt après avoir relayé sur les réseaux sociaux des propos du procureur de la République du Bénin tenus au cours d’un atelier de travail organisé par l’agence française de développement médias (CFI). La publication des déclarations exactes du procureur, révélées par un communiquéde l’agence française le 2 janvier, a permis d’établir très clairement que le journaliste a repris mot pour mot les expressions utilisées par le magistrat au cours de cet atelier, sans aucunement détourner le sens du message exprimé. 

Cet élan de soutien de la part des médias et journalistes ouest africains est le témoignage d’une grande préoccupation pour les professionnels de l’information dans la région, estime Assane Diagne, directeur du bureau Afrique de l’ouest de RSF. Pour la première fois au sein de la Cédéao, un journaliste est condamné et emprisonné pour avoir relayé sur les réseaux sociaux des propos d’intérêt public qui ont bien été tenus. Il est emprisonné pour avoir fait son métier.”

“Deux mois et demi après sa condamnation et alors que chacun a pu constater que ce journaliste n’avait commis aucune infraction, il est difficile de comprendre qu’aucun procès en appel ne se soit ouvert afin qu’il puisse être libéré, déclare Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF. Comme le soulignent les rédactions et journalistes signataires de cette tribune, la détention de ce journaliste concerne et choque bien au-delà du Bénin. Trois tweets citant une personnalité publique ne devraient pas pouvoir conduire un journaliste en prison. Sa libération devrait être une priorité pour les autorités.”

Le Bénin occupe la 96e position sur 180 au Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2019.

LIRE LA TRIBUNE

SIGNATAIRES

Médias 

  1. Abidjan.net (Côte d’Ivoire)

  2. aCotonou.com (Bénin)

  3. Africafullsuccess.com (Togo)

  4. Africaguinee.com (Guinée)

  5. Al Akhbar Info (Mauritanie)

  6. Bénin Web TV (Bénin)

  7. Dépêches du Mali (Mali)

  8. Eburnie Today (Côte d’Ivoire)

  9. Faso.net (Burkina Faso)

  10. Front Page Africa (Liberia)

  11. Guineematin.com (Guinée)

  12. Icilome.com (Togo)

  13. Igfm.sn (Sénégal)

  14. Impact.sn (Sénégal)

  15. Journaldumali.com (Mali)

  16. Kunafoni.com (Mali)

  17. L’Alternative (Togo)

  18. L’Éléphant Déchaîné (Côte d’Ivoire)

  19. L'Événement (Burkina Faso)

  20. L’Investigateur (Mali)

  21. L’Observateur Paalga (Burkina Faso)

  22. Le Challenger (Mali)

  23. Le Flambeau des Démocrates (Togo)

  24. Le Quotidien de Nouakchott (Mauritanie) 

  25. La Lance (Guinée)

  26. Le Challenger (Mali)

  27. Le Lynx (Guinée)

  28. Lemediacitoyen.com (Côte d’Ivoire)

  29. LeReflet.net (Mauritanie) 

  30. Le Temps (Côte d’Ivoire)

  31. Le Populaire (Guinée)

  32. LG Infos (Côte d’Ivoire)

  33. L’Infodrome (Côte d’Ivoire)

  34. L’Intelligent d’Abidjan (Côte d’Ivoire)

  35. L’Inter (Côte d’Ivoire)

  36. L'Observateur (Guinée)

  37. Mali24.info (Mali)

  38. Maliactu.net (Mali)

  39. Malivox.net (Mali)

  40. Malizoom.net (Mali)

  41. Matin Libre (Bénin)

  42. Medianiger.info (Niger)

  43. Nord Sud Quotidien (Bénin)

  44. Observateur Paalga (Burkina Faso)

  45. Ouestaf.com (Sénégal)

  46. Pressafrik.com (Sénégal)

  47. Sahelien.com (Mali)

  48. Seneweb.com (Sénégal)

  49. Sidwaya (Burkina Faso)

  50. Soir Info (Côte d’Ivoire)

  51. Tahalil Hebdo (Mauritanie)

  52. The Point (Gambie)

  53. Togoonair.com (Togo)

  54. Togo Top News (Togo)

Organisations

  1. AfricTivistes 

  2. Association des professionnels de la presse en ligne - APPEL

  3. NJEPAG-Niger 

  4. CENOZO 

  5. Collectif #DATAGUEULE

  6. Disclose

  7. Nothing2Hide

  8. Réseau 3i 

  9. SYNPICS 

  10. UNALFA

  11. UNJCI

 

Journalistes 

  1. Mohamed ABDOU, blogueur, Alkachiv (Mauritanie)

  2. Charlemagne, ABISSI, Directeur général Groupe Savane Médias (Burkina Faso)

  3. Directeur général Groupe Savane Médias

  4. Aché ADOUM ATTIMER – Journaliste, porteuse du projet « Stopblabla » (Tchad)

  5. Manféi ANDERSON DIÉDRI  - Rédacteur en chef, eburnietoday.com (Côte d’Ivoire)

  6. Moussa AKSAR - Président de la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation, CENOZO (Niger)

  7. Ferdinand AYITÉ – Journaliste, L’Alternative (Togo)

  8. Sileye BA – Journaliste indépendant (Mauritanie)

  9. Stéphane BAHI – Directeur de publication, L’Éléphant Déchaîné (Côte d’Ivoire)

  10. Jean-Claude COULIBALY, président de l'Union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire (UNJCI)

  11. Vamara COULIBALY – Directeur général, Soir Info, L’Inter et L’Infodrome (Côte d’Ivoire)

  12. Marc BOUCHAGE – Journaliste indépendant (France) 

  13. Arnaud Paul DEGUENON – Journaliste, Bénin Web TV (Bénin)

  14. Pie DELORE NESMON - Rédactrice en chef lemediacitoyen.com (Côte d’Ivoire)

  15. David DEMBÉLÉ - Rédacteur en chef, Dépêches du Mali (Mali)

  16. Assane DIAGNE, directeur du bureau Afrique de l’Ouest de RSF (Sénégal)

  17. Souleymane DIALLO - PDG, Groupe Lynx (Guinée)

  18. Ramata DIAOURÉ - Secrétaire de rédaction, Journal du Mali, correspondant RSF (Mali)

  19. Momar DIENG - Fondateur, Impact.sn (Sénégal)

  20. Hélène DOUBIDJI – Directrice Média, Togotopnews.com (Togo)

  21. Chiaka DOUMBIA - Directeur de publication, Le Challenger, Secrétaire exécutif du Réseau malien des journalistes d’investigation RMJI (Mali)

  22. Cheikh Fall - Président, AfricTivistes (Sénégal)

  23. Modibo FOFANA - Directeur de publication, Mali24.info, Président de l’APPEL-Mali (Mali)

  24. Yacouba GBANÉ – Directeur de publication, Le Temps et LG Infos  (Côte d’Ivoire)

  25. Guillaume GBATO – Secrétaire général, Syndicat national des professionnels de la presse de Côte d’Ioire, SYNAPPCI (Côte d’Ivoire)

  26. Aliou HASSEYE – Journaliste, Malivox.net (Mali) 

  27. Augustin K. FODOU – Journaliste, Sahelien.com (Mali) 

  28. Ahmadou Bamba KASSE -  journaliste à l’agence de presse sénégalaise (APS), secrétaire général du Syndicat des professionnels de l'information et de la communication du Sénégal (Sénégal)

  29. Isidore KOUWONOU – Journaliste, Icilome.com (Togo)

  30. Sylvain LAPOIX – Journaliste et formateur (France) 

  31. Loïc LAWSON – Journaliste, Le Flambeau des démocrates (Togo)

  32. Julien LE BOT – Journaliste, auteur et réalisateur indépendant (France) 

  33. Ibrahima LISSA FAYE - Directeur de publication, Pressafrik.com, Président de l’APPEL (Sénégal)

  34. Geoffrey LIVOLSI – Journaliste, Disclose (France)

  35. Ali LMRABET – Journaliste (Maroc)

  36. Maimouna LO - Journaliste, TVM (Mauritanie)

  37. Andrea MAGNIM – Journaliste, Togoonair.com (Togo)

  38. Baudelaire MIEU - Journaliste, Bloomberg et Jeune Afrique, correspondant RSF (Côte d’Ivoire)

  39. Daouda MINE - Directeur des supports numériques, Groupe Futurs Médias-GFM (Sénégal)

  40. Joël NIANZOU – Président, Plateforme de la Presse Numérique de Côte d’Ivoire, PNCI (Côte d’Ivoire)

  41. Haiba cheikh  SIDATI – Directeur Exécutif, Al Akhbar Info (Mauritanie)

  42. Isselmou OULD MOUSTAPHA SALIHI – Membre du CENOZO, journaliste indépendant (Mauritanie)

  43. Souleymane OUMAROU BAH - Coordonnateur de l’Association nigérienne des journalistes pour l’éducation à la paix et à la bonne gouvernance, ANJEPAG-Niger (Niger)

  44. Mamadou OURY DIALLO – Journaliste (Guinée) 

  45. Grégoire POUGET – Président et co-fondateur de Nothing2Hide (France)

  46. Pap SAINE – Journaliste, The Point (Gambie)

  47. Moussa SAMBA SY – Directeur de Publication, Le Quotidien de Nouakchott (Mauritanie) 

  48. Gaston SAWADOGO – Journaliste, L’Evènement (Burkina Faso)

  49. Togola Hawa SEMEGA – Journaliste, Kunafoni.com (Mali)

  50. Yamoussa SIDIBÉ - Ancien directeur général de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne-RTG, ancien correspondant de France Télévisions (Guinée)

  51. Rodney Sieh, Directeur de publication de Front Page Africa (Liberia)

  52. Amadou Tidiane SY - Fondateur, Ouestaf.com (Sénégal)

  53. Seydou SYLLA - Directeur de publication, Malizoom.net (Mali)

  54. Daouda T. KONATÉ - Directeur de publication, L’Investigateur (Mali)

  55. Dominique THIERRY – Journaliste, expert en développement média (France)

Lire la suite...

- page 2 de 249 -