Réveil FM, la première radio libre et citoyenne de Kinshasa en République démocratique du Congo !

Les infos de proximité diffusées sur Réveil FM

Radio citoyenne de proximité, Réveil FM a pour slogan " La Radio qui vous écoute !". Implantée à  Kinshasa depuis 1999, elle donne la parole à  tous ceux qui ne peuvent s'exprimer ailleurs. Elle privilégie ceux qui vivent et subissent les événements non pas seulement ceux qui sont les acteurs. Ces informations que nous vous proposons ont été diffusée sur la première radio associative et communautaire de kinshasa le lundi 20 août 2007. Les infos de proximité ont été supervisée par Jean Paul Ilopi Bokanga sous la coordination de Ricky Mapama dont les rédacteurs sont : Fiston Kazadi, Patrice Moyi et Dibril Yongo.

Kinshasa, la capitale congolaise, a vibré les jours passés au rythme de la campagne pour le changement des mentalités. Mais comment les choses se passent-elles réellement sur terrain ? Certains indices montrent qu`en dépit de quelques résistances ataviques, elles commencent réellement à  bouger.

Au lieu de se donner les coups de coude comme à  l`accoutumée, certains Kinois commencent à  faire la file pour monter dans le bus.

En matière de la réglementation des transports en commun, certains faits démontrent que de nouvelles habitudes commencent à  élire domicile dans la mentalité kinoise. Tenez ! ce matin par exemple, en dépit de la pénurie du transport en commun, les passagers devant prendre place à  bord des bus de l`Hôtel de Ville se sont alignés en file indienne selon l`ordre d`arrivée, au niveau du rond point Super Lemba, pour aller au centre ville. Si on en juge par l`étonnement des communs des mortels devant ce spectacle inhabituel à  Kinshasa, où se donner des coups de coude et grimper par la fenêtre sont la règle pour monter dans un autobus aux heures de pointe, le comportement de ces passagers impassibles qui, au lieu de prendre d`assaut le bus, préfèrent attendre avec dignité leur tour était un signe évident que petit à  petit, les choses commencent à  aller dans le sens de l`aiguille d`une montre, surtout que le même comportement était observé chaque soir au niveau de la gare centrale pour le mouvement contraire.

Un mini-bus mal stationné arraisonné par la patrouille de Police Spéciale de Roulage, aux environs du Rond Point Ezo, sur l`avenue Université.

La circulation routière était, contrairement aux habitudes établies, dégagée ce matin sur les grandes artères de la ville province de Kinshasa. Cependant, les chauffeurs de bus et de Taxi-bus semblaient rouler avec prudence, tous leurs sens aux aguets. La raison de cette vigilance ? Les patrouilles motorisées de la Brigade routière avaient tôt le matin investi les grandes avenues de la capitale pour réguler la circulation. Gare donc à  quiconque s`hasarderait à  gêner la circulation en s`arrêtant ou en stationnant d`une manière indue. Pourtant, et pourtant, un mini-bus de marque Mercedes immatriculé KN 06313 qui allait vers Rond Point Ngaba dont le conducteur n`avait pas encore compris que `` la récréation était finie» choisit d`enfreindre avec une outrecuidance notoire le règlement. Au lieu de quitter la voie principale pour stationner, celui-ci s`arrêta carrément la chaussée pour embarquer à  la sauvette quelques passagers sans se soucier du bouchon que sont au milieu de mauvais stationnement avait créé entre le rond point Ezo et l`avenue Kianza, sur l`avenue Université. Mais `` tant va la cruche à  l`eau qu`à  la fin, elle se casse», le hors-la-loi qui narguait ainsi avec effronterie le code de la route se retrouva nez à  nez avec une jeep de la police spéciale de roulage qui le rappeler à  l`ordre. Après qu`on l` ait obligé de dégager la voie publique, au grand bonheur des usagers de la route, une contravention fut aussitôt collée à  l`incivique. La police routière a été de ce fait ovationnée par l`assistance au cri de : " Vive le changement des mentalités". Pourvu que ça dure ! .

Un chauffeur de Taxi-bus zélé qui a de nouveau entassé ses passagers à  cinq sur un banc dénoncé à  la police par un de ses clients révoltés. `` La paix se gagne», dit-on à  Kinshasa. Cette vérité est également de mise pour le confort dans les bus et taxi-bus Kinois. Il y a encore quelques semaines, pour se faire de l`argent sur le dos des clients impuissants, surtout aux heures de pointe où les gens étaient quelquefois obligés de faire la moitié de leurs parcours à  pied avant de trouver un moyen de transport, les transporteurs véreux ne se gênaient pas à  entasser leurs passagers comme des sacs de manioc à  l`intérieur de leurs engins roulants, parfois avec quelle toupet. Devant regagner à  tout prix leurs domiciles, quelques-uns voyageaient agrippés aux portières des bus tandis que certains imprudents acceptaient de se mettre débout sur les pare-chocs arrière, s`ils n`étaient pas enfouis dans les ``Ekobolo» (coffre arrières des VW Kombi) ou dans les ``Rails», c`est-à -dire débout et coincés entre la cabine du conducteur et la première rangée des passagers assis. Tout esprit sensé ne peut comprendre comment les agents de l`ordre laissent passer pareilles turpitudes sur la voie publique. Heureusement, depuis quelque moment, les autorités publiques viennent de mettre le holà  à  cette pratique abracadabrante en réglementant les conditions de voyage dans des bus, mini-bus et autres taxis. Mais ``chasser le naturel, il revient au galop», dit-on. Devant les difficultés de transport , les véhicules non en ordre ayant déserté la voie publique à  cause de la présence accrue des patrouilleurs de la brigade routière, un chauffeur d`un gros taxi-bus immatriculé KN 8O8O7 desservant la ligne Lemba - ISC Gombe a voulu profiter de cette aubaine pour se faire du beurre en recourant aux vielles manies prohibées par le gouvernement et les autorités urbaines, notamment celle de coincer les passager à  cinq sur un même banc, et quel que soit leur gabarit. Malheureusement pour lui, il n`avait pas compté avec la résistance d`un ancien patriote Maï Maï qui, au niveau de la station Elf située aux croisements des avenues Kabinda et Pierre Mulele, appelée jusqu`à  ce jour à  tort avenue 24 novembre, sortira précipitamment du bus pour héler une jeep des patrouilleurs afin de dénoncer la supercherie de ce chauffeur malhonnête. Les propos de l`ancien résistant poussèrent les policiers à  interpeller le conducteur fautif et à  évacuer du bus les cinquième de tous les bancs. En dépit de ses larmes de crocodile, le conducteur pris en flagrant délit fut contraint de se présenter au bureau de Brigade routière pour être verbalisé. Le seul sursis qu`il put obtenir est celui d`aller déposer ses passagers à  destination sous la vigilance d`un policier qui prit place à  bord. Quant au compatriote réfractaire au retour des anti-valeurs dans le transport en commun, en plus des ovations du public, il fut pris à  bord de la Jeep des patrouilleurs pour être conduit, en vrai héros, à  son lieu de travail.

Le marché Bambole à  Bandal-Moulaert a été démoli depuis le vendredi passé par les Bulldozers de Hà´tel de ville de Kinshasa

`` Dura lex sed lex, la loi est dure mais c`est la loi», dans le cadre de l`opération d`assainissement à  grande échelle de la capitale préconisée par la gouvernorat de Kinshasa, tous les marchés érigés le long de grandes artères de la capitale devraient être détruits. Le vendredi 17 août passé, cette menace devint une réalité pour le marché Bambole de Bandalungwa Moulaert. En effet, les bulldozers du gouverneur André Kimbuta Yango ont mis en exécution les mesures prises par l`autorité urbaine de Kinshasa en détruisant étalages et échoppes du marché Bambole. Comme on devait s`y attendre, cette opération a plongé dan un profond désarroi les vendeuses et les vendeurs de ce marché qui a vu le jour au début des années 70, et qui a vu son acte de décès signé le vendredi écoulé. Interrogés à  ce sujet, ces derniers ont déploré la disparition de leur lieu de commerce et imploré le gouverneur de la ville Province de Kinshasa de leur trouver un autre lieu pour s`adonner à  leur petit commerce.

Un et deux blessés graves, c`est le bilan d`un accident de circulation survenue dans la commune de Ngiri-ngiri le dimanche passé.

Un accident de circulation survenu le dimanche 19 août 07 aux environs du marché dit `` Mariano» dans la commune de Ngiri-Ngiri à  9 h 20 a provoqué un mort et deux blessés graves dont l`un d`eux a eu les deux jambes fracassées. D`après les témoins, c`est un taxi-bus VW Kombi qui a été à  l`origine de ce désastre. Roulant à  vive allure, son chauffeur qui a perdu subitement le contrôle de son véhicule s`est retrouvé d`une manière inopportune sur la voie piétonne où il a pris en fouet des passants infortunés.

Une bande des voleurs qui sèment la terreur non loin du grand marché de Kinshasa a arraché la chaînette au coup d`une dame roulant à  bord de sa voiture.

Profitant de l`embouteillage habituel au croisement des avenues Kato et Kasaï, dans la commune de Barumbu, un groupe des voleurs opérant au vu et au su de tout le monde a arraché la chaînette en or d`une dame d`un certain âge roulant à  bord de sa voiture non loin du grand marché de Kinshasa. C`était le dimanche 19 août 07 aux environs de 16 heures trente. Après leur sale besogne, la bande des délinquants s`est évanouie dans la nature en emportant un butin d`une valeur estimée à  cinq cents dollars. La population qui s`est exprimée au micro de Réveil FM reproche à  la police son laxisme qui frise, d`après elle, une vraie complicité, eu égard à  la témérité de cette fripouille qui agit sans crainte la proximité du bureau de la police installée non loin du lieu du forfait. Interrogé au sujet de ces allégations, le commandant du sous-commissariat de la police concerné a rejeté la responsabilité de cette situation aux habitants du quartier qui, d`après lui, protègent ces petits vauriens en refusant de les dénoncer à  la police. La plupart de ces malfaiteurs restent environs et sont connus de ceux qui se plaignent aujourd`hui, a-t-il confirme. Ces derniers refusent de les dénoncer à  la police par crainte des représailles ou tout simplement par solidarité avec des gens qu`ils connaissent bien. La police est souvent informée en retard de ces forfaits, et le temps d`agir, il est souvent tard. IL exhorté la population d`être le premier rempart de leur propre sécurité en aidant la police de bien faire son travail.

L'assainissement des garages sur l'espace public

L`opération d`assainissement des garages installés sur l`espace public dans les différents quartiers de la capitale a bel et bien démarré depuis le mercredi 15 août dernier. Celle-ci a rendu concrète une série des mesures prises récemment par le gouvernement provincial de Kinshasa, mesures visant à  rendre à  la Capitale congolaise sa beauté d`Antan. Quelques garages ciblés viennent de ce fait d`être évacués, notamment ceux situés le long de l`avenue Kabambare dans la commune de Barumbu ainsi que ceux installés à  côté du marché Bambole à  Bandalungwa Moulaert. Les épaves ainsi évacuées de la voie publique ont été acheminées à  la division urbaine des Travaux Publics et aménagements du territoire situés à  la 1éré Rue dans la commune de Limete. D`après Monsieur Basile Lungwana, le coordonnateur du Service Salubrité Publique de la ville de Kinshasa, ces épaves peuvent être récupérées par leur propriétaires moyennant paiement de quelques frais administratifs. Par ailleurs, les habitants des quartiers où étaient érigés ces garages de fortune ont poussé un ouf de soulagement, ces endroits étant devenus, selon leurs affirmations, des antres des voleurs. Tout imprudent qui rôdait par là  aux heures tardives se voyaient en effet dépouillés de ses biens, surtout de leurs appareils téléphoniques portables très prisés par les malfrats. Il en était de même pour les jeunes filles qui y étaient parfois violés par des voyous qui avaient élu domicile dans les guimbardes abandonnées qui foisonnaient en ce lieu. Raison pour laquelle ces derniers ont exprimé leur gratitude au micro de Réveil FM aux autorités urbaines. Quant aux garagistes qui ont vu leur gagne-pain s`envoler comme de la fumée, tout en s`inclinant devant les décisions des autorités urbaines, ils ont demandé à  ces dernières de leur trouver une pièce de rechange, c`est-à -dire un lieu où ils pourront vaquer à  leurs occupations, maintenant que leurs garages n`ont plus droit de cité sur la voie publique. `` Détruire, c`est bien, mais construire, c`est mieux », ont-ils dit d`un ton dépité.

Vive controverse autour de la gratuité de l`enseignement primaire

Les parents d`élève ont accueilli avec une réelle satisfaction l`annonce du chef de l`état sur la gratuité de l`enseignement primaire pour l`année scolaire 2007 - 2008, annonce faite lors de son dernier passage à  Kananga dans la province du Kasaï occidentale. Cela va d`ailleurs va de pair avec l`article 43 de la constitution qui stipule : l`école primaire est obligatoire et gratuite. L`application de cette disposition légale pourra baisser le taux de perdition scolaire suite à  l`incapacité de beaucoup de parents de faire face aux frais scolaires devenus vraiment exorbitants face à  leur pouvoir d`achat décadent, ont renchéri la plupart des parents interrogés par Réveil FM. Cependant, cet enthousiasme devient de plus en plus sujet à  caution au regard de l`exigence des enseignants qui conditionnent l`application de cette gratuité à  celle du barème de Mbudi, lequel n`a pas encore rencontré l`assentiment du gouvernement. Se confiant en effet à  Réveil FM, quelques enseignants ont estimé que l`Etat doit d`abord commencer par la régularisation de leurs situations salariales avant d`envisager quoi que ce soit à  ce sujet.

 Si les choses sont vues dans ce sens, l`épée de Damoclès sera encore suspendu pour longtemps sur la ``gratuité de l`enseignement primaire», surtout pour l`année scolaire 2007-2008, tant qu`on les uns et les autres vont camper sur leurs positions respectifs.

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