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RDC: La Sakombisakion des Médias Congolais par Toussaint Tsilombo

Freddy MULONGO au Palais des Congrès de Paris à  Porte Maillot

L'histoire des médias bégaie et se repète en même temps en République Démocratique du Congo. Les assassinats des journalistes ne suffisent plus, les arrestations intempestives et inopportunes des professionnels des médias ne suffisent plus, les ménaces et intimidations n'ont plus d'en prises, il faut fermer les médias. A chaque fois qu'un gouvernement en République Démocratique du Congo s'en prend aux médias ce qu'il est aux abois et veut se radicaliser. Comment un ministre qui a vécu en exil en France, pays de voltaire, peut une fois rentré au pays se comporter en Ayatollah face au pluralisme médiatique? Comment peut-on fermer les médias qui ont été autorisés à  couvrir la campagne officielle des élections présidentielles et législatives qui ont eu lieu il ya un an ?

Dominique Sakombi Inongo aura marqué d'une façon indélebile la volonté du muselement des médias dans l'histoire de notre pays. Le Goebbels de Mobutu, qui avait fait de la Radio et Télé Nationale Congolaise, " la voix de son Maître Mobutu", un média étatique de propagante, d'asservissement, Dominique Sakombi peut se targuer d'avoir au moins plusieurs élèves dont Toussaint tshilombo. Tous les successeurs de " Frère Jacob-Dominique " à  la tête du ministère presse et information ont eu tendance à  s'en prendre d'une manière ou d'une autre aux médias à  l'exception de Vital Kamerhe, l'actuel Président de la chambre basse- le parlement qui n'a jamais tenté de museler les médias et les journalistes lors de son passage à  ce ministère.

La décision de Toussaint Tshilombo ressemble comme deux gouttes d'eau à  la décision arbitraire qu'avait pris Dominique Sakombi Inongo, le 14 septembre 2000 où 6 stations de radios et 4 chaines de télévisions étaient fermées à  kinshasa pour des motifs soit disant administratifs.

Pour exemple : la Radio Elykia a été fermée par manque dans son dossier de l'attestation de bonne vie et moeurs du cardinal Etshou. Un Cardinal doit-il brandir une attestation de bonne vie et moeurs pour prouver qu'il est cardinal? Devant les caméras de la RTNC, Sakombi Inongo argua que Réveil FM était une Radio sans dossier. Déclaration fausse , car dans notre dossier l'attestation du paiement au PTT de notre récepissé de 5000 $ n'était pas pris en compte. Le minsistre exigait notre licence d'exploitation alors que le PTT avait perçu l'argent sans nous le délivrer. Sans doute que nos informations de proximité génait beaucoup Sakombi qui n'avait pas une main mise. Réveil FM mit 48 jours de radio silence.

Dominique sakombi Inongo ira trop loin le 22 septembre 2000 en " Congolisant " les chaines de télévisions privées RTKM d'Aubain Ngongo Luwowo et Canal Kin de Jean Pierre Mbemba. Première raison invoquée à  l'époque par Dominique Sakombi était la présence de leurs propriétaires dans les rangs de la rébellion.

Plus tard on saura qu'en ce qui concerne Aubain Ngongo Luwowo , ils avaient une idylle féminine commune et c'est Aubain qui avait remporté la partie. Dans un autoritarisme caractériel, le 30 octobre 2000, les deux chaînes privées -confisquées seront débaptisées: Radio Télé Kin Malebo ( RTKM) deviendra Radio télé nationale Congolaise (RTNC) 4 et Canal Kin deviendra, RTNC 3. Il nommera même les mandataires dans ces chaines de télévisions privées-congolisées, Dominique Sakombi ira jusqu'à  dicter les grilles de programmes de ces nouveaux médias accès vers le culte de la personnalité.

Comment un ministre de presse et information qui a vécu en exil en France, ce qui est le cas de Toussaint Tshilombo, qui a bénéficié de la liberté d'expresion et toutes les structures pluralistes au pays de voltaire, peut-il une fois en fonction se comporter en Ayatollah? Comment Toussaint tshilombo qui a pour conseiller juridique, Me Charles Mushizi qui a longtemps oeuvré chez JED, Journalistes en Danger, peut-il prendre des décisions qui vont dans le sens du muselement des médias? Avec toutes les conséquences que cela peut impliquer pour notre pays? Le 3 mai dernier lors de la journée de la liberté de la presse, La République Démocratique du Congo était classé 4eme parmi les dix pays les dangereux au monde pour les professionnels des médias. N'ya-t-il pas risque aujourd'hui avec cette fermeture massive des médias nous soyons mis à  la tête du peloton des pays prédateurs de la liberté d'expression?

Comme sous Sakombi Inongo, ce sont quelques médias qui sont visés dans cette décision alambiquée de Toussaint Tshilombo. Pour noyer le poisson on généralise la décision pour montrer à  la face du monde qu'on ne vise personne alors que cette décision est hautement politique. Qui veut-on viser dans cette décision? Pourquoi hier a-ton encourager tous ces médias à  couvrir les élections? Alors qu'ils n'étaient pas en ordre et aujourd'hui on les ferme. La majorité des médias d'opinion qui émettent depuis Kinshasa appartiennent aux acteurs politiques, certains sont au sénat , d'autres au parlement. Il y en a qui ont occupé des hautes fonctions de la République: Afrika TV: Azarias Ruberwa, ex-vice-président de la République pendant la transition; Global Tv: Cathérine Nzuzi wa Mbombo, ministre aux affaires humanitaires durant la transition; Canal 5 et radio 7: Modeste Mutinga Mutuishayi, ex-président de la Haute Autorité des Médias et Sénateur de l'Alliance Majorité Présidentielle; Horizon 33: Charles Okoto, député; RadioTélé Lisanga: Roger Lumbala, sénateur; CCTV: Jean Pierre Bemba, sénateur en exil au portugal; Rtg@: Puis Mwabilu, député... Si les médias appartenant aux acteurs de l'opposition sont visés, ce serait très grave pour l'installation de la démocratie dans notre pays. CCTV a-t-il droit par exemple de faire parler Jean Pierre Bemba même s'il est en exil?

Les radios associatives et communautaires visées, les radios citoyennes de proximité- sans parapluie politique sont victimes d'une décision globalisante qui au départ ne vise que quelques médias dont le miniistre Tousaint tshilombo a du mal à  dompter. Les radios associatives et communautaires : Radio Elykia, Réveil FM, Radio ECC, Radio Sango Malamu, Radio Kintuadi, Radio Kimbanguiste, Radio méthodiste lokolé sont victimes d'une décision arbitraire hautement politique dont l'objectif premier est de mettre fin au pluralisme médiatique et à  la pluralité d'opinion partie prenante de l'apprentissage de la démocratie.

L'urgence est ailleurs !

Les six priorités pour le ministre Toussaint Tshilombo devraient être:

1. Protéger et sécuriser les journalistes congolais contre les assassinats politiques, les ménaces, les intimidations et arrestations arbitraires et inopportunes.

2. Arrêter les commanditaires des assassinats de journalistes.

3. Faire de la RTNC, un média public et non plus étatique.

4. Respecter la loi 002/96 du 22 juin 1996 qui régit la liberté de presse en République Démocratique du Congo. Cette loi n'a jamais été abrogée et son article 30 stipule clairement que la création audiovisuelle est libre en République démocratique du Congo.

5. Dans les cachiers de charges, respecter les 3 secteurs médiatiques:

a.Médias publics

b.Médias privés commerciaux

c.Médias associatifs et communautaires

6. Trouver un statut claire à  la Radio Okapi, radio onusienne.

Fermer les médias de Kinshasa, serait une fuite en avant cela montrrait à  la face du monde que le gouvernement de Gizenga est aux abois face à  qui? that is the question?

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