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Discours prophétique du pape Benoit XVI à  l'ONU doit interpeller la conscience des Congolais !

Il ne faut pas être nécessairement croyant ou chrétien catholique pour approuver le discours du pape Benoît XVI à  l'ONU.Alors que le monde célèbre cette année le 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'Homme, le pape a souligné que "ce ne sont pas seulement les droits qui sont universels, mais également la personne humaine, sujets de ces droits". Le pape Benoît XVI, théologien de formation, a choisi d'adopter un ton académique pour énoncer les principes généraux qui doivent selon lui guider l'action internationale, responsabilités face aux problèmes du monde quitte à  suppléer les Etats incapables de protéger leurs populations de catastrophes ou de violations des droits de l'Homme. Benoît XVI s'exprimait pour la première fois devant l'assemblée générale de l'ONU, où il avait été précédé par Paul VI en 1965 et Jean Paul II en 1979 et 1995. Son discours que nous vous proposons les grandes lignes ne peut laisser insensible la conscience des Congolais. Ceux qui refusent de compromettre le présent ni d'injurier l'avenir de la République Démocratique du Congo.

Le pape Benoît XVI a pressé vendredi dernier à  l'ONU la communauté internationale d'assumer ses responsabilités face aux problèmes du monde quitte à  suppléer les Etats incapables de protéger leurs populations de catastrophes ou de violations des droits de l'Homme.

Son discours n'a fait aucune référence à  une situation particulière sinon à  "l'Afrique et d'autres continents qui restent encore en marge d'un développement intégral et qui risquent ainsi de ne faire l'expérience que des effets négatifs de la mondialisation".

"Tout Etat a le devoir primordial de protéger sa population contre les violations graves et répétées des droits de l'Homme, de même que des conséquences de crises humanitaires liées à  des causes naturelles ou provoquées par l'action de l'Homme", a affirmé Benoît XVI.

Mais en cas de défaillance, la communauté internationale est fondée à  intervenir "avec les moyens juridiques prévus par la Charte des Nations unies et par d'autres instruments internationaux".

"C'est l'indifférence ou la non-intervention qui causent de réels dommages", a-t-il assuré.

Le pape a encore estimé que "la promotion des droits de l'Homme demeure la stratégie la plus efficace pour éliminer les inégalités entre pays et entre groupes sociaux".

"Les problèmes du monde exigent, de la part de la communauté internationale, des interventions sous forme d'actions communes", a-t-il dit, énumérant "les questions de sécurité, les objectifs de développement, la réduction des inégalités (...) la protection de l'environnement, des ressources et du climat".

Benoît XVI s'est inquiété "de la manière dont les résultats de la recherche scientifique et des avancées technologiques ont parfois été utilisées", "en violation évidente de l'ordre de la création".

Ces pratiques sont "en contradiction avec le caractère sacré de la vie", a-t-il dit faisant ainsi allusion à  la ferme condamnation par l'Eglise catholique des manipulations génétiques et de la recherche sur les cellules souches.

Convaincu que la racine de toute société se trouve "dans sa dimension religieuse et dans la quête de l'absolu", le chef de l'Eglise catholique n'a pas manqué de plaider pour la liberté religieuse, jugeant "inconcevable que des croyants doivent s'amputer d'une part d'eux-mêmes - leur foi - pour être des citoyens actifs".

Les Congolais doivent interpeller les gouvernants !

Pourquoi le gouvernement Congolais n'assure -t-il pas la protection et la sécurité de ses citoyens? La partie Orientale de la République Démocratique du Congo est presque abandonné aux seigneurs de guerre qui vivent des rapts , des viols, des pillages des populations civiles sans défense... Envoyés en guerre à  Mushake, les militaires Congolais ont été piégé, trahi par la haute hiérarchie militaire. Bilan de l'opération des centaines des morts, des blessés et plusieurs munitions lourdes abandonnées au profit des ennemis de la Nation.

Pourquoi le premier ministre Antoine GIZENGA ne s'est-il pas déplacer pour Goma pour consoler les familles éprouvées par le crash du DC-9 d'Hewa Bora? Gouverne-t-il la République Démocratique du Congo comme Léopold II qui gérait l'Etat-Indépendant du Congo depuis son chà¢teau de Liechen en Belgique? Doit-on continuer à  diriger sans bouger? sans se déplacer?

Ni la Transition 1+4=0, ni la Troisième République issue des élections libres, démocratiques et transparentes n`ont apporté la paix aux Congolais. Chaque jour, les Congolais se trouvent soit devant une catastrophe, une calamité, une épidémie qui endeuillent le pays.

En effet, la République Démocratique du Congo Congo est-elle en mesure de donner les statistiques des victimes enregistrés des accidents ferroviaires, maritimes, aériens et routiers ?. S`il faut ajouter à  cette liste des morts de guerre et des assassinats de tout genre. la liste battra le record du genre au monde pour les seuls dix mois. Collusion de bateaux dans le lac Kivu, Déraillement de trains dans le Kasaï, crash d`avions à  Kamina au Katanga et tout récemment au quartier Kingasani , commune de Kimbanseke en plein capitale Kinshasa. Le crash d'octobre dernier avait fait à  lui seul:50 morts. Faut-il rappeler les dizaines, voire les centaines des morts comme dans le cas de deux bateaux en plein lac Albert en 2007. De même que cet accident ferroviaire du 1er aoà»t de l'année dernière à  Kakenge, au Kasaï Occidental, qui avait fait plus de deux cents morts. Disons en passant que les victimes, leurs familles ne sont jamais dédommagées. Le Gouvernement qui avait à  l`époque fait semblant d`être préoccupé par cet accident et par le sort des victimes, l`a bouclé depuis et on ne parle plus de cette affaire.

Pour des raisons de marketing politique, les gouvernants viennent pour consoler les victimes ou les familles. y a-t-il un suivi? La politique de croque-mort pratiquée à  longueur des catastrophes et calamités par les autorités Congolaise n'a-t-elle pas des limites? La solidarité nationale ne peut-elle pas être préventive? Faut-il attendre une catastrophe pour courir à  la Raw Bank et ouvrir le compte en dollars américains n° 0100726901-80 ?

Le trafic aérien est dangereux en République Démocratique du Congo. Des avions à¢gés, dépourvus d'entretiens réguliers et corrects, constituent la majeure partie de la flotte aérienne qui opère au Congo. Malgré ces difficultés et carences, le transport aérien demeure vital dans ce gigantesque pays, grand comme l'Europe de l'ouest, dépourvu de routes reliant les grandes cités. Selon l'Association internationale du transport aérien (IATA), notre pays est l'un des pays les plus dangereux pour le transport aérien.

Gemena dans la province de l'Equateur, le 23 octobre dernier: Un appareil DC 9 de la compagnie d`aviation Bravo Air-Congo avait failli faire un crash au décollage à  l`aéroport de Gemena. Alors qu`il prenait son envol, cet avion a connu une crevaison de pneus au décollage avant de ramasser un militaire FARDC de la Force Aérienne au bout de la piste qui est mort sur le coup.

Il avait à  son bord 81 passagers parmi lesquels 7 membres d`équipages et 5 enfants faisait la liaison Kinshasa-Mbandaka-Gemena-Kinshasa. Après s`être rangé sur la piste de Gemena, le DC 9 a commencé à  prendre son envol. C`est alors que deux pneus du train arrière avaient éclaté. L`appareil déséquilibré avait pu continuer sa course avant de ramasser un militaire FARDC de la Force Aérienne à  l`autre bout de la piste. Celui-ci a été tué sur le coup. Ce militaire était déployé par son commandant à  cet endroit pour empêcher la population de ne pas traverser la piste au moment du vol. Selon le Chef d`escale de cette compagnie à  Mbandaka, ce DC 9 qui n`a pas pu continuer sa navigation sur Kinshasa est rentré à  Mbandaka où il avait attéri en catastrophe. mardi soir vers 19 heures.

à€ Walikale, dans l'est de la République Démocratique du Congo, "l`aéroport" est une route étroite de six mètres. Non seulement, les avions qui se succèdent bloquent le trafic des véhicules et des piétons, mais l`atterrissage comme le décollage sont très dangereux. Lorsqu'on atterrit à  Kilambo, un village du territoire de Walikale, il n`y a pas d`aéroport, ni d`agents de la Régie des voies aériennes. La piste, c`est la route asphaltée qui, coincée entre deux immenses forêts, relie le centre de la localité à  Ndjingala. Sur cette piste de fortune de 6 m de large, tous les avions atterrissent évidemment dans le même sens.

Dès que l`avion apparaît dans le ciel, les agents au sol de la compagnie bloquent la route, de part et d`autre de la ligne utilisée par les avions comme piste. Piétons, véhicules et motos sont obligés de patienter avant de continuer leur route. Après avoir survolé la piste et ses alentours, le pilote pose son avion et se gare juste en face du dernier à  avoir atterri. Car les avions se succèdent : une quinzaine dans la journée, reliant Walikale à  Goma et Bukavu. Et le plus souvent, deux à  quatre avions se retrouvent en même temps sur la même piste. Le dernier arrivé vient alors se ranger à  cà´té des précédents, bloquant ceux-ci sur la piste. àŠtre attentif et patient…

Vite, les passagers et les marchandises sont débarqués. De la bière, du poisson, des vêtements, de l`électroménager à  l`arrivée, aussità´t remplacés pour le retour par du minerai. L'opération terminée, l`avion est aussità´t prêt au décollage. "Le dernier arrivé doit décoller le premier pour permettre à  ceux venus avant de décoller par la suite", explique un passager habitué à  faire des navettes entre Goma et Walikale. Pour les pilotes, l`exercice est périlleux. "Il faut être très attentif, car la route est en pente ce qui peut faire dévier l`avion vers la forêt", explique le chef de poste de la Direction générale des migrations à  Walikale. En moins de deux ans, cette piste a connu une dizaine d`accidents à  cause de son étroitesse et parce qu`elle est entourée, à  quelques mètres, de grands arbres. "Certains pilotes ont posé leur avion dans la forêt alors qu`ils cherchaient à  atterrir sur la piste", se souvient une habitante de Kilambo. Un conducteur de taxi-moto explique qu`une rotation d`un avion dure environ une demi-heure, mais quand ils sont quatre, c`est deux heures que les usagers de la route doivent patienter, sans compter les risques d`accident, pour ceux qui franchissent les barrières.

Dans son discours à  l'ONU, le pape Benoît XVI a mis rappelé le respect de la liberté religieuse. Que la République Démocratique du Congo ait adopté la laïcité comme principe, cela est une très bonne chose. Dans un pays où les Eglises et églisettes pillulent dans chaque rue ne font du mal à  personne. Pourquoi ne pas interdire la publicité des boissons alcooliques: Skol et Primus à  longueur de journée sur les chaines de télévisions? Sur les murs des écoles? les grands panneaux publicitaires?N'est-ce pas de la responsabilité de l'Etat de protéger ses citoyens? Pousser les Congolais à  l'ivrognerie n'est ce pas une arme politique utilisée par les politiciens congolais pour avoir à  faire aux individus qui ne réfléchissent pas ni sur leur présent encore pour leur avenir. Les pays de l'Union européenne qui viennent d'interdire de fumer dans les lieux publics ont réduit les dépenses en maladies cardiovasculaires des citoyens européens. Ni aux Etats-Unis, ni en Europe on passe les publicités des boissons alcooliques sur les chaines de télévisions, pourquoi la République Démocratique du Congo ne pense jamais à  protéger ses citoyens?


A l'époque coloniale dans notre pays, les églises protestantes étaient considérées comme les églises étrangères par les colons Belges. On oublie de nous dire que les églises dite de Réveil sont des branches du protestantisme, elles sont de plus en plus nombreuses dans notre pays. En faisant de Simon Kimbangu, un martyr à  cause de sa foi et sa spiritualité différente de biens pensants, le pouvoir colonial belge n'a jamais pu arrêter le kimbanguisme qui est devenu la troisième force religieuse en République Démocratique du Congo. Enlever la personnalité civile au mouvement Bundu dia Kongo, le gouvernement espère-t-il arrêter ce mouvement? A-t-on déjà  établit les responsabilités dans les massacres du Bas-Congo? Qui a tué qui? Pourquoi profaner les fosses communes à  Manterne si l'Etat Congolais ne se reproche rien? Lorsqu'un gouvernement au lieu de privilégier le dialogue avec ses citoyens qu'il est sensé protéger et sécuriser utilise le terrorisme d'Etat pour réprimer il n'est pas démocratique. Nous espérons que le discours du pape Benoît XVI éveillera la conscience des Congolais en ce 60 ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'homme.

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