Réveil FM, la première radio libre et citoyenne de Kinshasa en République démocratique du Congo !

Présidentielle 2012: TV5 Monde fait un reportage sur Réveil FM International !

Un maxime journalistique dit clairement pour un bon journaliste: "Mieux vaut la poussière aux pieds qu' aux fesses" ! Rien ne remplace la présence et le travail sur le terrain. Réveil FM International, média citoyen de proximité et de terrain était accrédité à  Vincennes pour suivre François Hollande. Ils étaient 100 000 selon l'UMP à  La Concorde, idem au Château de Vincennes selon le Parti socialiste. Dimanche 15 avril, Nicolas Sarkozy et François Hollande organisaient leur dernier meeting d'envergure à  sept jours du premier tour des élections présidentielles. Tous deux ont martelé leur message, accompagnés de leurs proches et de nombreuses personnalités du spectacle : Carla Bruni était aux premières loges à  La Concorde et Valérie Trierweiler, bien sà»r, au plus près de son compagnon à  Vincennes. Dans la dernière ligne droite avant le premier tour, le candidat socialiste est apparu conquérant devant ses militants venus l'applaudir au château de Vincennes, dans une ambiance ultra-festive assurée par le groupe Kassav'. "J'imagine demain le bonheur qui pourrait être le nà´tre si nous y parvenons vous et moi, le 6 mai, dit Hollande. Déjà  le soleil luit. Il ne chauffe pas encore." Ne pas mettre la charrue avant les boeufs, devaient-ils tous se dire, mais l'ambiance était définitivement pleine de joie et d'espoir...Les reporters de TV5 Monde se sont collés à  nos chaussures pour voir comment nous couvrions cet événement !

Dimanche 15 avril, 500 journalistes de 43 nationalités différentes étaient accrédités au meeting de François Hollande à  l'esplanade du Chà¢teau de Vincennes devant 100 000 personnes. Photo Réveil FM

Autour du candidat, sa compagne, donc, mais aussi l'un de ses quatre enfants, Thomas, son ex-compagne et mère de ses enfants Ségolène Royal, les huiles du PS à  commencer par Lionel Jospin. Sur l'estrade, alors que François Hollande salue la foule, les plus jeunes militants l'entourent et rêvent d'une victoire historique.

Aurélie Filippetti et sa porte-parole Najat Vallaud-Belkacem remercient les nombreux people réunis hier à  Vincennes. Et ils étaient légion : Benjamin Biolay, Jane Birkin, le metteur en scène Jean-Michel Ribes, Guy Bedos, Yamina Benguigui, Jacques Higelin, l'actrice Firmine Richard, le cinéaste Tony Gatlif, Fanny Cottençon, Julie Gayet. Il y avait aussi Valérie Damidot, Christophe Malavoy et l'humoriste Gérald Dahan. Ils applaudissent à  tout rompre quant au "N'ayez pas peur, ils ne gagneront pas" de Nicolas Sarkozy, François Hollande assène quelques minutes plus tard : "Je vous le dis, rien ne nous arrêtera."

François Hollande avait demandé aux électeurs socialistes de venir en nombre, et il a été entendu. Dimanche, à  Paris, plusieurs dizaines de milliers de personnes - 100.000 selon l`organisation - sont venues écouter le favori des sondages. Un discours sans surprise, mais l`ambition était autre : galvaniser. "Nous avons le devoir de victoire. Donnez-moi la force nécessaire le 22 avril pour conduire à  la victoire le 6 mai", a-t-il asséné.

La famille socialiste réunie au grand complet. Ségolène Royal et Martine Aubry, très applaudies, Laurent Fabius, Jack Lang, Arnaud Montebourg ou encore Lionel Jospin, tous étaient au premier rang, souriants. Dimanche, à  Vincennes, le rassemblement a dépassé les espérances. Quelque 100.000 personnes étaient présentes selon Bertrand Delanoà«, qui a pris la parole en premier pour réchauffer l`assistance, enfiévrée malgré ce froid glacial. Kassav s`y était déjà  employé. Puis François Hollande est arrivé sur la scène. "François président", scande la foule. "C`est lui qu`il nous faut, c`est lui qui peut mettre Sarkozy dehors", s`enflamme alors Françoise, médecin quadra.

Avec son carré de fidèles en coulisses - Aquilino Morelle, Faouzi Lamdaoui, Stéphane Le Foll et son fils Thomas, sans oublier sa compagne Valérie Trierweiler qui le prend en photo en pleine action -, François Hollande a attaqué bille en tête. Son objectif, il l`a martelé : faire le score le plus haut possible dès le premier tour et "ne pas se réfugier dans un vote sans lendemain". Message transmis aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon.

"La gauche ne sera pas désunie, elle se rassemblera, n`en déplaise à  la droite, qui perdra son pari", poursuit le candidat socialiste, qui n`hésite pas à  citer Mitterrand pour justifier son appel au vote utile.

"On n`attendait pas qu`il nous sorte une mesure de son chapeau, on laisse ça à  Sarkozy"

Voilà  pour le premier tour. Le second, il y vient ensuite en s`adressant directement à  celui qu`il devrait affronter le 6 mai prochain. En comparaison de ses précédents meetings, François Hollande a peu joué de l`antisarkozysme, car "il ne suffit pas de condamner un bilan, ma responsabilité est d`ouvrir un autre temps". Mais la tentation fut trop grande pour cet homme qui aime tant faire rire son auditoire. Alors il s`est à  nouveau moqué de la fausse-venue du président à  Fukushima, a raillé le candidat qui "attise les peurs alors qu`il n`y a que lui qui s`affole", rappelé sa volonté d`un "Etat exemplaire et impartial dans ses nominations".

Venus en nombre, les militants n`auront rien appris dans ce discours convenu, sans aspérité. "On est venu pour faire la fête et lui montrer qu`on le soutient", esquive Nathalie, la trentaine, grimée en bleu-blanc-rouge de la tête au pied. "On n`attendait pas qu`il nous sorte une mesure de son chapeau, on laisse ça à  Sarkozy", ironise son amie, drapeau "le changement c`est maintenant" au vent. François Hollande avait une autre envie : donner… envie de lui. Alors il a martelé son volontarisme, rappelé -qu`il est "prêt pour présider la France", qu`il est l`homme qu`il faut, au moment où il faut. Mendès-France - "qui a davantage fait en sept mois que d`autres en 5 ans…" -, Mitterrand ou Jospin ont été appelés à  la rescousse pour la plus grande joie des militants. "Il est dans la lignée des grands socialistes", se félicite Henriette, à  qui on n`osa pas demander son à¢ge, mais qui connait les discours de Mitterrand "par cœ“ur", ce qui en dit déjà  beaucoup.

Si, à  la différence de Nicolas Sarkozy, François Hollande s`est refusé "à  demander de l`aide", il a néanmoins conclu son intervention par un appel : "Donnez moi la force nécessaire le 22 avril pour que je puisse vous conduire à  la victoire le 6 mai". En ce dimanche venteux, il ne prononcera pas les mots que les militants étaient venus entendre.

Alors sità´t la fin de son discours, c`est la foule qui les lui à´te de la bouche. "On va gagner, on va gagner."

Partager sur : Partager