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Vénézuela: L'insubmersible Hugo Chavez rempile pour six ans !

Dès sa réélection confirmée, le président vénézuélien Hugo Chavez a lancé à  l'opposition un appel à  l'unité nationale. S'exprimant au balcon du palais présidentiel de Miraflores devant des milliers de partisans enthousiastes, Hugo Chavez s'est engagé à  être un ``meilleur président» lors de son prochain mandat. Le président vénézuélien Hugo Chavez, réélu dimanche pour un nouveau mandat de six ans, a de nouveau promis dans la soirée d'être un ``meilleur président». Il a lancé un appel à  l'unité nationale à  l'opposition, qu'il a ``spécialement» saluée pour avoir admis sa défaite.

Alors qu'en République démocratique du Congo, les Congolais n'ont jamais fêté le hold-up électoral de Joseph Kabila, au Vénézuela la liesse est populaire avec la victoire d'Hugo Chavez

Au pouvoir depuis 1999, Hugo Chavez a remporté l'élection de présidentielle de dimanche avec 54,42% des voix contre 44,97% à  son opposant Henrique Capriles.

``Aujourd'hui commence un nouveau cycle de gouvernement (...) dans lequel nous serons obligés chaque jour d'être meilleurs, de répondre avec plus d'efficacité aux nécessités de notre peuple (...) Je m'engage devant vous à  un être meilleur président que je ne l'ai été ces dernières années», a promis le chef de l'Etat vénézuelien.

Chavez a exprimé sa ``reconnaissance» à  tous les Vénézuéliens dont la voix s'est portée sur Henriques Capriles, qui a réuni 6,15 millions de suffrages, contre 7,44 au président réélu, selon des chiffres préliminaires des autorités électorales, et à  l'opposition pour avec reconnu sa défaite.

``Notre reconnaissance (se dirige aussi) vers le candidat de droite et ses équipes de campagne. Ils viennent d'annoncer qu'ils reconnaissent la victoire bolivarienne, c'est un pas très important pour la construction de la paix au Venezuela, pour la cohabitation de tous», a poursuivi le président réélu.

``Aujourd'hui, il s'est passé beaucoup de choses, une victoire du peuple sur toute la ligne, une bataille parfaite et une victoire parfaite. Nous avons donné une leçon au monde», s'est-il aussi réjoui.

La victoire d'Hugo Chavez est plus que populaire.

1. Hugo Chavez, un leader qui ne craint pas l'opinion

S'il a pris de nombreuses libertés avec la Constitution qu'il a lui-même promulguée, Hugo Chavez pourra toujours se targuer d'avoir associé le corps électoral à  ses décisions. Hormis la décision de légiférer par décret, votée par l'Assemblée nationale vénézuélienne, le président populiste a consulté le peuple à  plusieurs reprises, s'inclinant devant le rejet du référendum de 2007 visant à  l'autoriser à  se présenter une nouvelle fois à  l'élection présidentielle. C'est là  toute l'ambivalence de Hugo Chavez, pourfendeur des corps intermédiaires mais qui n'a jamais franchi la ligne rouge consistant à  gouverner contre le peuple. A ce jour, il reste un président élu démocratiquement, sorti vainqueur du seul "référendum révocatoire" convoqué par l'opposition en 2004. Et ce malgré les soupçons de fraude qui ont émaillé plusieurs scrutins.

2. Une fibre sociale dispendieuse mais au service des plus démunis

Elu en 1998 sur un programme résolument social au profit des classes populaires, Hugo Chavez a tenu parole. Certes, il n'est pas parvenu à  rendre son pays moins dépendant de la rente pétrolière, qui porte encore aujourd'hui l'économie à  bout de bras. Et les succès de ses "missiones", vastes programmes éducatifs et sociaux lancés au début du millénaire, sont débattus. Mais les données sont là . Depuis son élection, le PIB du Venezuela a été multiplié par trois, le chà´mage divisé par deux, la pauvreté réduite de plus d'un tiers, la pauvreté extrême ramenée à  10%, les écarts de richesse resserrés.

Sur le plan sociétal, le chavisme, bien aidé par les pétrodollars, a divisé l'analphabétisme par deux, fait reculer la mortalité infantile et progresser l'espérance de vie.

Des efforts que lui reconnaissent nombre de Vénézuéliens.

3. Un pragmatisme opportuniste

Hugo Chavez, le président vénézuélien a su mener une diplomatie du pétrodollar ambitieuse sur le continent sud-américain. Ce qui lui vaut aujourd'hui le soutien de nombre de ses voisins, à  commencer par l'influent Lula, ex-président du Brésil et modèle de... Henrique Capriles.

Ennemi déclaré des Etats-Unis, Hugo Chavez n'a toutefois jamais franchi la ligne rouge en maintenant les approvisionnements en pétrole de Washington et en s'efforçant de ne pas attiser la colère des USA. Récemment, Hugo Chavez a indiqué qu'il "espérait" que les deux pays puissent avoir "une nouvelle période de relations normales", allant jusqu'à  soutenir la réélection de Barack Obama.

Pas franchement la marque d'un démocrate, mais une preuve que la politique extérieure du dirigeant vénézuélien tient davantage à  l'opportunisme politique qu'à  une idéologie dangereuse pour l'équilibre du monde.

4. Une opposition bousculée mais vivace

Signe que la démocratie est toujours en vigueur au Venezuela, l'opposition au régime du "comandante" Chavez n'a jamais été aussi florissante. L'apparition sur la scène nationale de Henrique Capriles en est un exemple comme un autre. Certes, le débat politique reste rude dans le pays où les manifestations pro ou anti-Chavez sont régulièrement émaillées d'incidents violents. Et le climat politique s'est sérieusement échauffé lorsque deux dirigeants de l'opposition ont été tués par balle.

Mais la liberté de contester le pouvoir du président en place reste à  peu près intacte, notamment à  Caracas où Capriles a réuni des centaines de milliers de partisans lors d'un meeting géant organisé à  une semaine du vote. Le 12 février dernier, l'opposition vénézuélienne a pour la première fois organisé des primaires ouvertes pour désigner son candidat à  la présidentielle. Trois millions de personnes, soit 16% du corps électoral, se sont alors mobilisées pour propulser sur le devant de la scène le jeune Capriles. Un signe que le pluralisme politique existe bel et bien au Venezuela.

5. Des élections exemplaires...que Chavez a gagné

Pour couper court aux soupçons d'irrégularités électorales, voire de "fraude" à  écouter l'opposition, Hugo Chavez a promis de faire de cette élection présidentielle un rendez-vous démocratique sans tà¢che.

Le socialiste et son principal adversaire Henrique Capriles Radonski - investi par une trentaine de partis d'opposition - ont signé en juillet un accord les engageant tous deux à  reconnaître les résultats du vote, qui seront annoncés par le Conseil national électoral (CNE). Pour la présidentielle de ce dimanche, la mission "d'accompagnement" de l'Union des nations sud-américaines (Unasur) a estimé mercredi que les conditions d'un scrutin transparent étaient réunies. Autre garantie, les 13.800 centres de vote du pays ont été équipés de machines de vote électroniques considérées par toutes les parties comme un rempart contre la fraude. Le Centre Carter, chargé de garantir l'anonymat du vote électronique, s'est porté garant de la bonne tenue du scrutin, tout en critiquant la propagande gouvernementale.

Aux Congolais de réflechir sur la situation qui prévaut en République démocratique du Congo après le hold-up électoral de Joseph Kabila qui a fêté sa réélection frauduleuse avec des tanks dans la capitale. Joseph-Kabila s'est auto-reconduit à  la tête de la République démocratique du Congo à  l`issue des élections brutales, chaotiques et non crédibles d`après les rapports des observateurs nationaux et internationaux. L'élection du Vénézuela doit motiver les Congolais à  continuer à  croire que l'élection présidentielle, libre, démocratique et transparente est la seule issue pour mettre fin à  la crise de légitimité qui existe au Congo, avec l'imposteur-usurpateur à  sa tête.

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