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Kinshasa: Le "bluffant discours" de Joseph Kabila au Sommet de la Francophonie !

Sans culture...démocratique mais rusé, Joseph Kabila a roulé François Hollande dans la farine. Le président Français n'a été mis au courant que dans l'avion qui le ramenait à  Paris: pendant son discours à  la tribune de la Francophonie, François Hollande titillant un peu fort le Kadogo devenu président du Congo, sur les violations des droits humains en République démocratique du Congo, la capitale congolaise Kinshasa et plusieurs autres grandes villes du Congo ont connu le délestage d'électricité. Pas d'image à  la télévision ni de son à  la radio ! Le fait d'empêcher que le discours du président Français François Hollande soit entendu par tous les Congolais au même moment, n'est-pas un muselement ? On ne badine pas à  Kinshasa avec la liberté d'expression. Hà´te du sommet, l'autoritaire Joseph Kabila, à  la tête de la République démocratique du Congo depuis 11 ans, a vanté à  l`ouverture du sommet `` la tolérance, l`Etat de droit et la démocratie […] consubstantiels de la Francophonie », alors même que des Congolais opposés à  sa dictature totalitaire , étaient interdits de manifestation et avaient appelé à  un boycott du sommet pour ne pas légitimer sa réélection frauduleuse et contestée en 2011. Joseph Kabila, dont le régime reste sous le feu des critiques pour ses violations des droits de l`homme, a pourtant assuré que la République démocratique du Congo s`était engagée à  `` traduire ces valeurs universelles dans la vie de ses institutions et de ses populations ». Evoquant le conflit dans l`Est du pays, le chef de l`Etat congolais a dénoncé `` une guerre imposée » par `` des forces négatives à  la solde d`intérêts extérieurs », sans toutefois citer le Rwanda voisin, accusé par l`Onu de soutenir militairement la rébellion du M23. "Toute la journée, on a parlé du Rwanda sans jamais vraiment le citer", constatait en soirée une source française. Le président rwandais, Paul Kagame, qui nie toute implication de son pays dans la rébellion en RDC, n'avait pas répondu à  l'invitation de Kinshasa.

Kinshasa, samedi 13 octobre 2012, Joseph Kabila lors de son bluffant discours au sommet de la Francophonie.

François Hollande se gardant d'applaudir le discours du Kadogo Joseph Kabila : c'est l'une des images fortes de l'ouverture, samedi 13 octobre, du sommet de la Francophonie de Kinshasa, où le président français s'est posé en garant des libertés. La question des droits de l'homme a constitué le fil rouge de la visite d'une journée du chef de l'Etat dans l'ancien Zaïre, où il a invité les 56 pays du monde francophone à  mettre leur langue "au service du monde et de la liberté". "Je suis venu aussi ici, à  Kinshasa, pour parler clair comme je m'y suis engagé à  Dakar, c'est-à -dire que je ne change pas de discours selon les lieux ou selon les interlocuteurs", a dit François Hollande lors d'une conférence de presse finale dans la capitale congolaise. "Je dis non pas ce que je pense mais ce que la France porte comme message, comme principes, comme valeurs", a-t-il ajouté.

Kinshasa, samedi 13 octobre 2012, les policiers-robots de Joseph Kabila empêchent des mamans congolaises de manifester à  Limeté.

François Hollande a critiqué très directement la situation des droits de l'Homme en RDC qui revêt encore des "réalités inacceptables", a-t-il dit. "La bataille pour les droits de l'homme demeure" dans ce pays, a-t-il déclaré, en inaugurant à  l'Institut français de Kinshasa une médiathèque baptisée du nom d'un militant des droits de l'Homme congolais Floribert Chebeya, assassiné en 2010. "Ici, nous sommes dans une démocratie où le processus n'a pas été encore complet, c'est le moins que l'on puisse dire", a insisté M. Hollande. A la cérémonie d'ouverture, il était placé juste à  cà´té de son hà´te, avec lequel il avait eu le matin même un entretien d'une trentaine de minutes qualifié de "franc et direct" par l'Elysée.

A la tribune du sommet, M. Hollande a cependant condamné "les agressions extérieures" visant la RDC, réaffirmant que les frontières de ce pays étaient "intangibles". Et il a souligné la nécessité d'accroître l'efficacité des actions des Nations unies, se disant "favorable" à  un élargissement du mandat de la mission de l'ONU en RDC (Monusco) "si nécessaire". Quant au président français François Hollande, il a critiqué très directement la situation des droits de l`Homme en RDC qui revêt encore des `` réalités inacceptables », a-t-il dit. `` La bataille pour les droits de l`homme demeure » dans ce pays, a-t-il déclaré, en inaugurant à  l`Institut français de Kinshasa une médiathèque baptisée du nom d`un militant des droits de l`Homme congolais Floribert Chebeya, assassiné en 2010.

A la cérémonie d'ouverture, il était placé juste à  cà´té de son hà´te, avec lequel il avait eu le matin même un entretien d'une trentaine de minutes qualifié de "franc et direct" par l'Elysée.

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