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Droits de l'Homme et démocratie: Kabila (0)-Hollande (3) au Sommet de la Francophonie à  Kinshasa !

Joseph Kabila a toujours cru que sa réélection frauduleuse, truquée et contestée lui confère une légitimité, c'est qui est faux et archifaux. Dans la salle du Congrès pleine comme un oeuf, du Palais du Peuple, les "Applaudisseurs-DJaleloïstes-Mammouths-Joséphistes-Kulunas cravatés" ont cru qu'en applaudissant plus fort le Kadogo devenu Président, cela lui conférait la légitimité devant les autres chefs d'Etat. Ils sont payés pour ça, la légitimé vient du peuple congolais pas de quelques mangeristes-ventripotents qui ont courbé l'échine à  la mangeoire de Joseph Kabila. Ce dernier n'est pas légitime, le hold-up éelctoral et l'usurpation du pouvoir ne paye jamais . La Francophonie a piétiné ses idéaux, la situation en République démocratique du Congo avec Joseph Kabila n`est pas différente, elle est même pire qu`il y a deux ans. La nouvelle crise à  l`est du Congo dans le Nord-Kivu se traduit par de nombreuses violations des droits de l`homme perpétrées par des groupes armés. Et l`année dernière se sont tenues des élections frauduleuses qui ont conduit à  la réélection de Joseph Kabila. Le gouvernement ne respecte aucun de ses engagements internationaux. Il était évidemment fort peu probable que la simple perspective d`un sommet à  Kinshasa inciterait les autorités congolaises à  s`engager dans la bonne gouvernance et le respect des droits de l`homme. Et il est fort possible que rien ne bouge après ce sommet dans la capitale congolaise. François Hollande a compris. Face à  l'imposture et l'usurpation, à  Kinshasa il s'est fait avocat des droits de l'Homme et de la démocratie. Deux boxeurs peuvent se défier rudement à  l`heure de la pesée, s`invectiver le jour J dans le secret des vestiaires, puis, sur le ring, retenir crochets et uppercuts. Or il se fait que Joseph Kabila a été mis K.O le samedi 13 octobre à  Kinshasa. Quel est ce Congolais qui peut déclarer la main sur le coeur que les droits de l'homme sont respectés au Congo avec Joseph Kabila ? Personne ! Cela fait 11 ans qu'il trà´ne frauduleusement à  la tête du Grand Congo avec un réfrain rayé: "Tout est processus". Les Congolais n'ont pas de carte d'identité, toutes les institutions sont pris en otage pour servir un seul individu Joseph Kabila, les criminels et seigneurs de guerre sont récompensés avec des hautes fonctions politiques et militaires, la RDC est 187è pays dans le développement humain d'après le PNUD, pays riche mais dont les populations sont chosifées, clochardisés et paupétisés à  outrance, Joseph Kabila à  plus de 15 milliards cachés dans les îles vierges britanniques, le congolais vit avec mois de 1 dollar par jour....

Habillées en noir, les mamans congolaises ont dénoncé le viol des femmes congolaises de l'Est, comme arme de guerre

1. Premier round

Dès sa descente d`avion, et après un passage rapide à  son hà´tel, samedi 13 octobre au matin, François Hollande a été reçu au Palais de la nation par Joseph Kabila. Les deux hommes se sont entretenus pendant près de 40 minutes, lors desquelles ont été évoqués la situation des droits de l`homme en République démocratique du Congo et le conflit au Nord-Kivu. François a croisé les gants avec son hà´te lors d`un tête-à -tête `` franc et direct ». Formule appliquée, dans la novlangue diplomatique, aux échanges rugueux. A en croire son entourage, le successeur de Nicolas Sarkozy aurait ainsi exigé, dix jours avant le procès en appel des huit policiers incriminés, que soient dà»ment jugés et punis les meurtriers Floribert Chebeya, le soldat des droits de l'homme assassiné dans le bureau de police à  Kin-Mazière.

François Hollande avait déjà  donné son point de vue, le 9 octobre à  Paris lors d'un point de presse avec Ban Ki moon le Secrétaire Générale de l'ONU, en estimant que `` la situation en République démocratique du Congo est tout à  fait inacceptable, sur le plan des droits, de la démocratie et de la reconnaissance de l`opposition ». Il a répété son message en exprimant devant Joseph Kabila la `` préoccupation de la France face à  l`état précaire des libertés » dans le pays, selon un proche de l`Élysée. Dans la perspective des élections locales de l`année prochaine, la France souhaite ainsi que la réforme de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ait aboutie afin que l`opposition y obtienne la place qu`elle réclame.

2. Deuxième round

Sur les marches du Palais du peuple de Kinshasa, à  l`arrivée des chefs d`État à  la cérémonie d`ouverture du XVIe sommet de la Francophonie, la poignée de main entre le président français, François Hollande, et son hà´te Joseph Kabila, a été rapide et froide. Pas de regards échangés, pas de sourires polis. Les deux dirigeants s`étaient vus en tête-à -tête plus tà´t dans la matinée et n`avaient l`intention ni l`un ni l`autre de feindre le parfait amour. Tout le monde a remarqué que François Hollande s'était plutà´t attarqué avec Abdou Diouf, le Secrétaire Général de l'OIF.

Dans son discours, lors de la cérémonie d`ouverture du sommet, qui a été délesté par le régime de Jo Ka (Une coupure intempestive a été constatée ठkinshasa et les grandes villes du Congo), le président français s'est fait à  la tribune du sommet le chantre d'une francophonie au service de "la démocratie, des droits de l'Homme, du respect de la liberté d'expression" et de "l'affirmation que tout être humain doit pouvoir choisir ses dirigeants". "La belle ambition de la francophonie" doit être de "mettre une langue, le français, au service du monde et de la liberté", a-t-il insisté en conclusion de son discours. François Hollande s`est attardé sur la question des crises et a logiquement commencé par évoquer la situation des populations au Kivu. Il a martelé la nécessité de `` réaffirmer que les frontières de la RDC sont intangibles ». L`ovation dans la salle n`a jamais été aussi intense et elle s`est poursuivit quand il a demandé à  ce que les forces de l`ONU soient davantage présentes et que le mandat de la Monusco puisse être élargi.

3. Troisième round

François Hollande s`est rendu à  la résidence de France où il a reçu cinq leaders de l`opposition congolaise, pendant environ 45 minutes. Étaient présents Vital Kamerhe (UPNC), Samy Badibanga (FAC), Martin Faylu (Ecidé-FAC), Jean-Lucien Bussa (MLC) et Pierre Matusika (Abako). Ils étaient accompagnés de représentants d`ONG comme la Voix des sans voix (ONG de Floribert Chebeya). Le même message qu`à  Kabila leur a été transmis, et il a été bien mieux reçu évidemment.

Samedi 13 octobre, François Hollande à  la résidence de France.

François Hollande et une activiste congolaise.

François Hollande et les représentants des Ong des droits de l'homme:De gauche a droite: Fernandez Murhola (Renadhoc), Tshivis Tshivuadi (Journalistes en Danger) et Jérome Bonso (Ligue nationale des électeurs).

Cérise sur le gà¢teau, François Hollande a eu le toupet de rencontrer Etienne Tshisekedi qui se réclame toujours "Président élu", victime du hold-up électoral de Joseph Kabila.

Pour l'entourage de François Hollande, il était "indispensable" de se rendre à  Kinshasa et d'organiser cette rencontre avec Joseph Kabila pour "être écoutés, entendus et porter le message des droits de l'Homme". Joseph Kabila et sa majorité présidentielle des fraudeurs qui croyaient légitimer leur pouvoir par la tenue de ce sommet ont été systématiquement humiliés par les différents intervenants qui ont exigé une bonne gouvernance et le respect des valeurs démocratiques pour un meilleur développement de la RDC. L'attitude de François Hollande, très distant et froid envers Kabila a été remarquée. Les dérives dictatoriales de Joseph Kabila et sa majorité présidentielle ont été dénoncées, la marginalisation du peuple congolais et le climat d'insécurité entretenu depuis des années par Joseph Kabila et sa bande ont été décrés...

Il appartient donc à  la communauté internationale qui nous a imposé Joseph Kabila d'en prendre acte ! Kabila dégage est plus qu'in leitmotiv, il est un engagement de chaque Congolais où qu'il se trouve. La volonté de notre peuple doit être respecté. Joseph Kabila n'est pas un président légitime et ne mérite pas d'être à  la tête d'un grand pays comme le Congo.

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