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France-Allemagne: Joachim Gauck, Président de la RFA et Jean-Marc Ayrault, Premier ministre Français devant les hommes d'affaires Allemands

Jeudi 15 novembre, hà´tel Adlon à  Berlin, Monsieur Joachim Gauck, Président de la République fédérale d`Allemagne et Jean-Marc Ayrault se retrouvent pour un entretien protocolaire en tête à  tête. A l`issue de l`entretien, Monsieur Joachim Gauck et Jean-Marc Ayrault rejoignent le Colloque organisé par la Sà¼ddeutsche Zeitung, Fà¼hrungstreffen Wirtschaft 2012, sur le thème `` la nouvelle Europe dans une nouvelle économie mondiale ». M. Kurt Kister ouvre les travaux du colloque et son intervention est suivie du discours de Monsieur Joachim Gauck, et de celui du Premier ministre qui introduira et conclura son propos en allemand.

Hà´tel Aldon à  Berlin, Joachim Gauck, Président Président Fédéral de la République d'Allemagne et Jean-Marc Ayrault, Premier minsitre de la France. Photo Réveil FM

Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault, renforcé par une croissance positive en France au troisième trimestre, a vanté jeudi à  Berlin la politique économique de son gouvernement qui a récemment suscité des craintes en Allemagne. "Nous respecterons l'objectif de 3%" de déficit public par rapport au PIB en 2013, a affirmé M. Ayrault lors d'un colloque devant des entrepreneurs allemands. La Commission européenne a récemment prédit 3,5% de déficit l'an prochain pour la France, suscitant des crispations à  Berlin. Nombre d'économistes doutent que l'objectif de 3% puisse être atteint à  cause du ralentissement de la croissance prévu ces prochains mois dans une Europe tirée vers le bas par la récession des pays du Sud. M. Ayrault a d'ailleurs appelé à  poursuivre le travail de redressement de l'économie française tant en matière de compétitivité que d'équilibre budgétaire.

Hà´tel Aldon, Jean-Marc Ayrault et Joachim Gauck. Photo Réveil FM

Sans barrière de langue entre Jean Marc Ayrault et Joachim Gauck. Photo Réveil FM

En coulisses, nombre de responsables allemands ont fait part de leurs inquiétudes concernant un dérapage des finances publiques chez leur principal partenaire, qui pourrait menacer le sauvetage de la zone euro. Le chef du gouvernement français, qui parle couramment allemand, souhaitait donc rassurer jeudi à  Berlin. "Je suis venu vous parler aujourd'hui du redressement économique de la France, la tà¢che impérieuse à  laquelle s'est attelée mon gouvernement depuis six mois", a-t-il lancé. "Le retour de la croissance et la réduction du chà´mage sont notre unique boussole. Cela passe par le désendettement de la France, le retour d'un dialogue social apaisé et fructueux et le redressement de notre compétitivité", a détaillé M. Ayrault. Il a aussi vanté les mesures "sans précédent" décidées il y a quelques jours pour relancer la compétitivité de l'économie française. Ces mesures, dont un crédit d'impà´t de 20 milliards d'euros en faveur des entreprises, seront financées par le "recours assumé" à  de "nouvelles économies en dépenses", a-t-il souligné.

Jean-Marc Ayrault lors de son discours devant les hommes d'affaires allemands. Photo Réveil FM

Dans une interview à  fleuret moucheté parue jeudi dans le quotidien Sà¼ddeutsche Zeitung, M. Ayrault également demandé à  l'Allemagne de faire un effort de compréhension vis à  vis de la France. "Nous devons encore plus parler ensemble. La compréhension n'est peut-être pas suffisante en ce moment", a-t-il souligné. L'économie allemande "a profité de l'Europe" et elle a "pu connaître la croissance grà¢ce aux exportations dans les autres Etats de l'Union européenne (...) Mais la population allemande vieillit plus vite que la population française et cela conduit à  des problèmes pour le système de retraite et de sécurité sociale", a-t-il pointé. "Nous avons aussi notre histoire", a insisté M. Ayrault dans cette interview, citant "le modèle de société et le système social, auxquels nous sommes attachés".

Joachim Gauck, Président de la RFA lors discours devant les hommes d'affaires allemands. Photo Réveil FM

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a assuré jeudi à  Berlin qu'il n'y avait pas "d'ambiguïtés" dans la relation franco-allemande en dépit des doutes qui règnent outre-Rhin sur les réformes économiques menées en France. Il y a eu récemment quelques articles dans la presse allemande, mais qui ne correspondent pas à  la réalité politique", a estimé M. Ayrault après des rencontres jeudi matin avec le président allemand, Joachim Gauck, et le ministre des Finances, Wolfgang Schà¤uble.

"Pour de bonnes relations franco-allemandes, il faut un état d'esprit d'empathie, ce qui veut dire comprendre l'autre", a-t-il ajouté, assurant avoir "toujours essayé de bien comprendre l'Allemagne". "Ce qui est très important, c'est créer la relation personnelle, de se comprendre et de s'apprécier", a également fait valoir M. Ayrault.

Au cours de ces entretiens, MM. Gauck et Schà¤uble "m'ont dit que la relation franco-allemande était forte et qu'elle devait se renforcer", a-t-il rapporté.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a assuré jeudi à  Berlin qu'il n'y avait pas "d'ambiguïtés" dans la relation franco-allemande en dépit des doutes qui règnent outre-Rhin sur les réformes économiques menées en France. Il y a eu récemment quelques articles dans la presse allemande, mais qui ne correspondent pas à  la réalité politique", a estimé M. Ayrault après des rencontres jeudi matin avec le président allemand, Joachim Gauck, et le ministre des Finances, Wolfgang Schà¤uble.

"Pour de bonnes relations franco-allemandes, il faut un état d'esprit d'empathie, ce qui veut dire comprendre l'autre", a-t-il ajouté, assurant avoir "toujours essayé de bien comprendre l'Allemagne". "Ce qui est très important, c'est créer la relation personnelle, de se comprendre et de s'apprécier", a également fait valoir M. Ayrault.

Au cours de ces entretiens, MM. Gauck et Schà¤uble "m'ont dit que la relation franco-allemande était forte et qu'elle devait se renforcer", a-t-il rapporté. Il a notamment souligné que les gouvernement français et allemand, ainsi que les Parlements des deux pays, se retrouveraient fin janvier à  Berlin pour célébrer le cinquantième anniversaire du traité de l'Elysée signé par Charles de Gaulle et Konrad Adenauer.

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