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Jacques Chirac fête son 80e anniversaire !

L'ancien président de la République, dont les apparitions publiques se font rares, fête ses 80 ans ce jeudi. Très éloigné des déboires de l'UMP, son entourage le dit "fatigué" et "dans un état de santé très fragile".

Jacques Chirac, qui fête ses 80 ans ce jeudi, semble désormais très éloigné de l'agitation politique et de la crise à  l'UMP.


Debré : "La maladie de Jacques Chirac gagne du... par Europe1fr

Que reste-t-il du chiraquisme au jour du 80e anniversaire de Jacques Chirac? Plus grand chose si l'on considére que la motion gaulliste de Michèle Alliot-Marie a recueilli seulement 10% lors du vote des militant de l'UMP. Un affaiblissement de feu le RPR et une crise à  l'UMP dont l'ancien président ne pense "rien" selon des proches cités par l'AFP, tant l'ex-président affaibli par la maladie a pris ses distances avec l'agitation politique.

Corrézien et consensuel, c'est peut-être François Hollande qui incarne encore le mieux l'"héritage" de Jacques Chirac parmi les reponsables politiques actuels. Si Jacques Chirac n'est pas à  proprement parler "une figure tutélaire" de l'UMP, beaucoup "se rattachent" à  ses idées, comme François Baroin, Valérie Pécresse, ou François Fillon, à  qui les deux premiers ont apporté leur soutien, affirme l'ancien secrétaire général de la présidence Philippe Bas.

"La maladie gagne un peu de terrain"

Confiant qu'il allait "dîner ce soir" avec l'ex-chef de l'Etat, Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, son ami et proche, s'est dit "inquiet, préoccupé et triste" par l'état de santé de Jacques Chirac. "Il n'est plus comme il était avant: il a des difficultés à  marcher. On sent un homme usé, fatigué, c'est la vie, c'est la vieillesse, c'est la maladie, qui, même s'il ne veut pas le montrer, gagne un peu de terrain".


Anniversaire de Jacques Chirac : mais où est-il ? par BFMTV

Que pense Jacques Chirac de la crise à  l'UMP, parti qu'il a créé il y a 10 ans? Sans doute "rien", selon des proches, tant l'ex-président affaibli par la maladie, qui fête ce jeudi ses 80 ans, a pris ses distances avec l'agitation politique. Mais c'est bien son héritage -l'union de la droite et du centre-droit- qui est aujourd'hui en péril.

"Je l'ai vu vendredi, il est assez fatigué, il n'a pas très envie d'en parler. J'ai évoqué avec lui le sujet (de la crise à  l'UMP, NDLR), il ne s'y intéressait pas, il n'a fait aucun commentaire. Je ne crois pas qu'il se sente concerné, même si c'est sous son autorité qu'a été créée l'UMP", confie l'ancienne ministre Christine Albanel.

"Il est totalement éloigné de tout cela. Il ne sait pas ce qui se passe" dit une autre, sous couvert d'anonymat.

Très loin des déboires de l'UMP

L'ancien secrétaire général de la présidence Philippe Bas, qui voit régulièrement Jacques Chirac, n'a pas souvenir de l'avoir entendu se prononcer en privé sur la rivalité entre François Fillon et Jean-François Copé pour la présidence de l'UMP. L'écrivain et éditeur Jean-Luc Barré, qui a aidé l'ancien président de la République à  rédiger ses mémoires, pas davantage. "Il a pris ses distances avec tout cela depuis longtemps".

"Il est dans un état de santé très fragile (...) je le trouve très affaibli. Il a été très affecté par la mort de Maurice Ulrich (l'un de ses anciens conseillers les plus proches, NDLR). C'est une nouvelle qui l'a plus touché que les déboires de l'UMP dont je le sens très éloigné", témoigne M. Barré.

La disparition le 14 novembre de Mauricel' Ulrich l'a "beaucoup affecté", a confirmé son épouse Bernadette Chirac.

L'ancien maire de Paris, dont les apparitions publiques sont rares -il pose toutefois cette semaine en famille dans Paris Match, notamment avec ses deux filles Claude et Laurence- n'était pas présent la semaine dernière à  la remise du prix de sa Fondation pour la prévention des conflits.

Son soutien à  François Hollande

La dernière prise de position publique du fondateur du RPR, resté très populaire auprès des Français malgré sa condamnation en décembre 2011 dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris, date de la campagne présidentielle.

En juin 2011, à  Sarran (Corrèze), il avait affirmé qu'il "voterai(t) François Hollande". "Humour corrézien", avait-il rectifié dans un communiqué le lendemain, mais Jean-Luc Barré a soutenu en avril que Jacques Chirac voterait pour le candidat socialiste.

"Son dernier intérêt pour la vie politique a été la présidentielle. C'est le moment où il a dit ce qu'il avait à  dire, ou qu'il l'a fait dire", assure M. Barré, sur qui ont plu les critiques, pour avoir parlé au nom de l'ancien président.

Les valeurs chiraquiennes

Pour Philippe Bas, si "on ne peut faire parler Jacques Chirac, on peut en revanche parler de comment il a conçu l'UMP au moment de sa naissance, et quelle était la ligne politique" originelle du parti.

"La ligne politique de l'UMP, cela a été l'union de la droite et du centre, après la victoire de Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen (à  la présidentielle de 2002, NDLR), pour défendre les valeurs de la République", développe le sénateur de la Manche.

"Il y avait cette idée qu'il faut une démocratie avec une force de centre droit et une force de centre gauche qui alternent au pouvoir, comme dans toutes les démocraties modernes", et "le refus de toute parole qui puisse légitimer l'extrême droite et les tentations populistes", ajoute-t-il.

Si Jacques Chirac n'est pas à  proprement parler "une figure tutélaire" de l'UMP, beaucoup "se rattachent" à  ses idées, comme lui-même, François Baroin ou Valérie Pécresse, affirme Philippe Bas. Tous trois ont apporté leur soutien à  François Fillon. "D'une certaine manière, François Fillon incarne sans doute plus la défense des valeurs chiraquiennes", estime Jean-Luc Barré.

Si Jacques Chirac n'est pas à  proprement parler "une figure tutélaire" de l'UMP, beaucoup "se rattachent" à  ses idées, comme lui-même, François Baroin ou Valérie Pécresse, affirme Philippe Bas. Tous trois ont apporté leur soutien à  François Fillon. "D'une certaine manière, François Fillon incarne sans doute plus la défense des valeurs chiraquiennes", estime Jean-Luc Barré.

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