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Mali: Jean-Marc Ayrault a reçu les responsables parlementaires à  Matignon

Jean-Marc Ayrault a reçu lundi soir à  Matignon, avec deux ministres, les principaux responsables de l'Assemblée nationale et du Sénat pour les entretenir de l'intervention militaire française au Mali, au sujet de laquelle il souhaite "rapidement" un débat sans vote au Parlement. La réunion autour du Premier ministre a débuté vers 20H30 et devrait s'achever aux environs de 22H00, avant une déclaration du Premier ministre attendue pour 22H30. Outre les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, les socialistes Claude Bartolone et Jean-Pierre Bel, Jean-Marc Ayrault a convié les présidents des groupes ainsi que ceux des commissions des Affaires étrangères et de la Défense des deux chambres. Les ministres de l'Intérieur et de la Défense, Manuel Valls et Jean-Yves Le Drian, étaient également présents, ainsi qu'un responsable des Affaires étrangères.

Retour à  Matignon du Premier ministre Jean-Marc Ayrault sous la pluie et la neige, après un déplacement à  Caen en Basse-Normandie. Photo Réveil FM

En marge d'un déplacement à  Caen, le Premier ministre a souhaité "rapidement" un débat sans vote au Parlement sur l'opération militaire, comme le prévoit, a-t-il souligné, la Constitution. "Nous nous mettrons certainement rapidement d'accord" avec les responsables des deux chambres du Parlement, attendus à  Matignon, a-t-il ajouté.

Réunion sur le Mali à  Matignon

La rencontre de lundi soir répond à  la promesse faite vendredi par le président François Hollande d'informer, au titre de l'article 35 de la Constitution, le Parlement sur les opérations en cours.

Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian, seront auditionnés mercredi par les commissions des Affaires étrangères et de la Défense de l'Assemblée.

"Je souhaite que le gouvernement nous donne tous les éléments: sur l'intervention, la façon dont elle a été décidée, pourquoi elle a été déclenchée (...) quels sont les moyens que nous avons engagés", a déclaré devant la presse Bruno Le Roux, président des députés socialistes.

Manuel Valls, ministre de l'intérieur. Photo Réveil FM

Jean-Pierre Chevènement "Le Che", sénateur du Territoire de Belfort. Co-fondateur du PS et fondateur du Mouvement des citoyens, il est président de la Fondation Res Publica. Photo Réveil FM

Un amiral de l'armée française. photo Réveil FM

François de Rugy, le coprésident du groupe écologiste à  l'Assemblée nationale. photo Réveil FM

Selon lui, "il existe un consensus très large dans la classe politique française (autour de cette intervention) qui montre bien que chacun comprend bien qu'il y avait urgence à  agir".

Laurent Wauquiez, vice-président de l'UMP et député de Haute-Loire, avait plaidé dès dimanche sur France 5 en faveur de l'"union sacrée" autour de l'intervention française, tout en soulevant plusieurs questions à  son sujet.

Plusieurs participants ont souligné qu'ils voulaient en savoir davantage sur l'opération.

Le président du groupe des sénateurs socialistes, François Rebsamen, a déclaré attendre "non pas des informations ultra-secrètes mais des informations politiques sur l'état d'avancement, où on en est, qu'est-ce qui s'est passé depuis trois jours, etc..."

André Chassaigne, le chef de file des députés du Front de gauche. Photo Réveil FM

Christian Jacob, le président du groupe UMP à  l'Assemblée nationale et Jean-Louis Borloo, député de la 21e circonscription du Nord et président du Parti radical et de l'Union des démocrates et indépendants (UDI). Photo Réveil FM

Jean Louis Borloo, président de l'UDI. Photo Réveil FM

Pierre Lellouche, député UMP de la 4e circonscription de Paris, ancien secrétaire d`État chargé du Commerce extérieur dans le gouvernement Fillon III jusqu'au 16 mai 2012. Photo Réveil FM

Le coprésident du groupe écologiste à  l'Assemblée, François de Rugy, a souhaité un "état des lieux dans la mesure de ce qui peut être divulgué".

"Quels sont les buts de l'intervention? Est-ce que c'est stopper l'avancée des guérillas islamistes ou est-ce que c'est aussi les refouler vers le nord? Ce n'est pas tout à  fait la même chose", a-t-il poursuivi.

Le chef de file des députés du Front de gauche, André Chassaigne, a déploré que cette opération "n'ait pas été préparée par une résolution de l'ONU beaucoup plus explicite (...) qui aurait fait que l'intervention française ne puisse pas être assimilée à  des pratiques anciennes qui étaient celles de la Françafrique".

Selon lui, il est en outre "extrêmement important que l'intervention n'occulte pas l'exigence d'une solution politique".

André Chassaigne a envisagé à  titre personnel un débat en séance plénière, évoquant la possibilité que cela puisse avoir lieu mardi, où sont prévues normalement les questions au gouvernement.

"A un moment donné, la question d'une discussion en séance plénière de l'Assemblée se pose, le cas échéant suivi d'un vote. Nous plaiderons dans ce sens" pour qu'il ait lieu rapidement, a dit aussi François de Rugy.

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