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Mali-Bamako: François Hollande : "Nous serons à  vos cà´tés... Je viens de vivre la journée la plus importante de ma vie politique" !

Vive François Hollande. Photo Réveil FM

Foule en liesse pour François Hollande. Photo Réveil FM

18h58 - Aujourd'hui Hollande: "Je viens de vivre la journée la plus importante de ma vie politique." Le président français a pris la parole sur la place de l'Indépendance à  Bamako.

18h51 - Aujourd'hui "Le terrorisme a été repoussé, chassé, mais n'a pas été vaincu." "A mon tour d'exprimer au peuple malien toute ma gratitude pour son accueil exceptionnel tout au long de cette journée, a dit François Hollande place de l'Indépendance à  Bamako. Partout les mêmes clameurs, la même ferveur, pour dire vive la France et vive le Mali."

"Oui, nous devions être là , car ce qui était important de combattre, c'était le terrorisme. Le terrorisme au Mali, en Afrique de l'Ouest, partout, et agissant ainsi la France était à  la hauteur de son histoire. (...) La France est à  vos cà´tés, non pas pour servir je ne sais quel intérêt, non pas pour protéger telle ou telle faction, non, nous sommes à  vos cà´tés. Nous nous battons ici pour que le Mali vive en paix et en démocratie, et vous en avez donné la meilleure des images aujourd'hui". "Nous payons aujourd'hui notre dette à  votre égard", a déclaré François Hollande en évoquant la Seconde Guerre Mondiale et la participation des troupes africaines dans les combats contre l'Allemagne nazie.

"Nous resterons ici le temps qu'il faudra, a-t-il dit encore. Mais jusque là , nous resterons à  vos cà´tés, jusqu'au bout, jusqu'au Nord-Mali. Mais la France n'a pas vocation à  rester ici. Car ce sont les Maliens eux-mêmes qui assureront la souveraineté et l'indépendance du pays. C'est vous qui maintenant aller porter votre destin". "Nous ne pouvons pas accepter ce qui s'est passé à  Tombouctou. Des lieux saints souillés, des documents disparus, nous les reconstituerons avec vous. Car c'est le patrimoine du Mali, mais celui de toute l'humanité, que vous avez en charge".

"La justice, ce n'est pas vengeance, ce n'est pas l'exaction. On ne répare pas l'injustice par une autre injustice. Oui, nous devons chà¢tier des criminels et des terroristes, mais nous devons le faire, vous devez le faire, en respectant les droits de l'homme, ceux-là  mêmes qui ont été bafoués" (...). "Faites en sorte que la France puisse se dire que ce que vous faites ici au Mali méritait bien le sacrifice de nos soldats". "Avec le soutien que vous m'apportez, c'est à  toute la France que vous rendez un vibrant hommage", a-t-il conclu.

18h38 - Aujourd'hui

Conférence de presse

18h34 - Aujourd'hui "Dites à  notre frère François Hollande qu'il est le très bienvenu parmi nous".

"Ce matin à  Tombouctou, la foule était telle que nous n'avons pu prononcer un discours, a dit Dioncounda Traoré, le Président malien, devant la foule réunie sur la place de l'Indépendance à  Bamako. J'avais un message à  passer aux populations de Tombouctou. Population de Tombouctou, dites à  notre frère François Hollande qu'il est le très bienvenu parmi nous, chez lui, à  Tombouctou".

"Je compte sur vous pour qu'il n'y ait aucune exaction, aucun règlement de compte. Ceux qui ont quitté leur maison peuvent rentrer chez eux", a poursuivi Dioncounda Traoré. "Vive Tombouctou, vive Bamako, vive le Mali et vive la France".

18h32 - Aujourd'hui

"Il n'y a aucun risque d'enlisement" des troupes françaises au Mali

Le président français François Hollande a assuré samedi à  Bamako qu'il "n'y a aucun risque d'enlisement" des troupes françaises au Mali, trois semaines après le début de leur intervention.

"Il n'y a aucun risque d'enlisement parce que nous avons le soutien de la population, parce que les Africains sont là , parce que les Européens sont présents, parce que nous avons une communauté internationale qui est à  l'unisson", a fait valoir le président français devant la presse.

18h29 - Aujourd'hui

François Hollande va prononcer son "discours de Bamako". Le chef de l'État est aux cà´tés du président malien Dioncounda Traoré sur la place de l'Indépendance à  Bamako.

16h17 - Aujourd'hui

François Hollande attendu Place de l'Indépendance.

16h12 - Aujourd'hui

Les reporters de retour à  Bamako.

Après Tombouctou, les reporters français ont suivi François Hollande jusqu'à  la capitale malienne.

15h02 - Aujourd'hui

Vienne enverra une équipe militaire médicale.

Tandis que François Hollande est sur la route de Bamako, l'Autriche qu'elle enverra une équipe militaire médicale au Mali au sein de la mission européenne de formation et de conseil (EUTM).

Le porte-parole du ministre, Stefan Hirsch, a précisé à  Vienne que le contingent autrichien devrait compter une dizaine de militaires, qui seront basés près de la capitale malienne, Bamako, c'est-à -dire loin des zones de combat dans le nord du pays. Il est "envisageable" d'envoyer ce contingent à  partir de mars, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, l'armée allemande prévoit d'envoyer prochainement environ 40 formateurs au Mali dans le cadre de la mission européenne de formation et de conseil (EUTM), a annoncé samedi le ministre allemand de la Défense, Thomas de Maizière.

Accueilli par une foule en liesse à  Bamako, le président français François Hollande était samedi 2 janvier aux cà´tés de Dioncounda Traoré, le président du Mali par intérim, sur la place de l'Indépendance, lorsque celui-ci a prononcé un discours pour remercier "le frère de tous les Maliens et de toutes les Maliennes". "Vous êtes ici chez vous", a-t-il dit au président français. Celui-ci lui a succédé à  la tribune et s'est déclaré "fier" de l'intervention française et reconnaissant de l'accueil qui lui a été réservé.

"C'était le devoir de la France", "oui nous devions être là ", a-t-il martelé, pour rendre au peuple malien son "humanité, son intégrité et sa force". Après avoir rendu hommage au commandant mort au combat au tout début de l'intervention française, il a souhaité que le pays vive désormais "en paix et en démocratie".

"Je n'oublie pas que lorsque la France a été attaquée, menacée, qui est venu ?", a-t-il demandé à  une foule en liesse, "c'est l'Afrique, c'est le Mali, merci ! "Nous payons notre dette à  votre égard, "nous serons avec vous jusqu'au bout, jusqu'au Nord Mali", a-t-il garanti, "mais la France n'a pas vocation à  rester ici, c'est ainsi que je conçois les relations entre la France et l'Afrique. C'est vous qui allez porter votre destin". "Nous serons à  vos cà´tés", a-t-il promis.

"La justice, ce n'est pas la vengeance", a-t-il prévenu, évoquant à  mots couverts les exactions perpétuées sur les combattants islamistes en fuite, "on ne répare pas une injustice par une autre, vous êtes regardés par toute la communauté internationale, vous devez chà¢tier les criminels, mais dans le respect des droits de l'homme, montrez que le Mali est un exemple !"

"Je viens de vivre la journée la plus importante de ma vie politique", a-t-il conclu, visiblement ému, avant de saluer "l'amité entre la France et le Mali" et de quitter la tribune.

UNE ACTION "PAS TERMINÉE"

Un peu plus tà´t dans la journée, lors de son arrivée à  Tombouctou, le président français avait prévenu que l'action de la France au Mali n'était "pas terminée" : "Cela va prendre encore quelques semaines, mais notre objectif est de passer le relais" aux forces africaines, a-t-il précisé.

François Hollande a dénoncé la "barbarie" des groupes islamistes armés qui ont occupé pendant des mois le nord du Mali, multipliant les exactions. "Il y a vraiment une volonté d'anéantir. Il ne reste rien", a-t-il constaté, en visitant avec l'imam de la grande mosquée de Tombouctou deux mausolées de saints musulmans détruits par les jihadistes. "Nous allons les reconstruire, monsieur le président", a assuré la directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, présente à  ses cà´tés.

François Hollande a aussi qualifié d'"acte de destruction délibérée" la tentative d'incendier de précieux manuscrits anciens conservés à  Tombouctou. "Ils veulent détruire la mémoire", a-t-il dit en visitant le centre où ils étaient conservés, où des fragments de manuscrits incendiés voisinaient au sol avec des cartons éparpillés.

Peu avant, le président français avait été à  la rencontre d'une foule de plusieurs milliers d'habitants rassemblés sur la place principale de Tombouctou, qui l'ont salué en libérateur, dans la cohue.

M. Hollande est accompagné de trois ministres : Laurent Fabius (Affaires étrangères), Jean-Yves Le Drian (Défense) et Pascal Canfin (Développement). Le président français avait affirmé vendredi vouloir "dire à  nos soldats tout notre soutien". "Je vais au Mali aussi pour qu'il y ait un dialogue politique qui puisse permettre que le [pays], après avoir chassé les terroristes, puisse retrouver la stabilité et l'esprit de concorde", avait-il déclaré.

NOUVELLE PHASE MILITAIRE

Le gouvernement français estime que jusqu'ici son intervention militaire a "réussi", mais une nouvelle phase s'ouvre avec la recherche des djihadistes qui ont opéré un repli tactique dans les zones désertiques. Dioncounda Traoré reconnaît lui-même qu'il ne sait pas encore "si le plus dur est fait".

Actuellement, 4 600 soldats français - dont 3 500 sur le sol malien - sont engagés dans l'opération lancée le 11 janvier et qui a permis, notamment, la reprise des villes de Gao et de Tombouctou.

Du cà´té des forces africaines, plus de 3 000 soldats ont été déployés, dont 1 900 dans le cadre de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), auxquels il faut ajouter les soldats de pays comme le Tchad qui ne font pas partie de la mission. A terme, il devraient être plus de 7 000.

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