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Afrique du Sud : Un taximen Mozambicain meurt, traîné par un camion de police mort pour s'être mal garé !

Quand la police très démocratique post-apartheid sud africaine se met au travail, ça donne cette vidéo ! Pour s'être mal garé, un chauffeur de taxi mozambicain est mort en Afrique du Sud, après avoir été attaché au camion de policiers qui l'ont traîné à  terre. Une vidéo de la scène provoque l'indignation et scandalise le gouvernement mozambicain. "Les images de cet incident sont horribles, indignes et inacceptables", a réagi le président sud-africain Jacob Zuma. Une réaction à  la hauteur de l'acte : un chauffeur de taxi mozambicain est mort dans un commissariat d'Afrique du Sud, après avoir été attaché au camion de policiers qui l'ont traîné à  terre. Sa seule faute : s'être mal garé.

Quand la police très démocratique post-apartheid sud africaine se met au travail, elle fait pire !

L'affaire aurait pu être malheureusement noyée dans l'océan de faits divers qui entachent régulièrement l'actualité sud-africaine. Sauf que là , la scène a été filmée par un témoin. La vidéo, diffusée sur le site du quotidien The Sun provoque choc et stupéfaction. L'affaire a même pris une tournure diplomatique dans la soirée quand le gouvernement mozambicain a déclaré, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Oldemiro Baloi: . "Évidemment, nous sommes scandalisés par ce qui est arrivé. Il est très triste qu'une vie ait été perdue aussi stupidement." "Quelle que ce soit la dimension que l'on peut donner (à  cette affaire) - humaine ou celle des relations entre les deux pays - c'est absolument inacceptable", a ajouté le chef de la diplomatie à  Maputo, évoquant "la violence extrême" avec laquelle les Mozambicains sont traités en Afrique du Sud "quand ils commettent des crimes".

"Des criminels en uniforme"

Les faits remontent à  mardi soir quand Mido Macia, 27 ans, a arrêté son minibus-taxi à  la tombée de la nuit dans une rue de Daveyton, township à  25 kilomètres de l'aéroport international de Johannesburg, selon la police des polices qui a ouvert une enquête pour meurtre. Interpellé, il s'est retrouvé encerclé par une demi-douzaine d'agents en tenue, l'un d'eux au moins brandissant son arme, selon les images vidéo divulguées par le Daily Sun. La suite est particulièrement choquante : on y voit le jeune homme menotté dans le dos puis attaché à  un camion de police, d'abord tenu par les pieds par un policier puis traîné à  terre par le véhicule en marche jusqu'au commissariat, sous l'oeil médusé de nombreux passants. "Eh ! Pourquoi vous le frappez ?", interpelle en zoulou quelqu'un dans la foule. Placé en détention préventive, Mido Macia est mort moins de deux heures et demie plus tard, selon le communiqué de la police des polices (IPID). Selon l'enquête, il est mort des suites d'une hémorragie interne et d'un traumatisme crà¢nien.

La police sud-africaine, évidemment embarrassée, tente d'expliquer l'action de ses membres : "Les circonstances entourant sa mort restent pour l'heure des allégations... attendons de savoir ce qui s'est réellement passé", a déclaré le porte-parole de la police, assurant que l'homme aurait tenté de désarmer un officier de police. Une version cependant démentie par des témoins interrogés sur place jeudi. Le jeune homme tentait de récupérer son permis de conduire quand l'altercation a éclaté. "Il les a seulement poussés, sans essayer de prendre le pistolet", a déclaré un habitant. En attendant, la patronne de la police sud-africaine Riah Phyiega a annoncé vendredi la mise à  pied des huit policiers impliqués dans le décès du chauffeur mozambicain. Quoi qu'il en soit, l'affaire fait remonter toute la rancœ“ur à  l'encontre de la police sud-africaine : "Ce sont des criminels en uniforme, on n'en veut plus", critiquait un homme, dans un commentaire qui rappelait les réactions au drame de Marikana, en aoà»t 2012, lorsque la police avait tué 34 mineurs en grève. La police sud-africaine est connue pour son manque de formation et ses méthodes parfois brutales : la police des polices a été saisie de 712 bavures sur la période de avril 2011 à  mars 2012 selon Amnesty International.

La police nationale est réputée corrompue, défaillante en matière de maintien de l'ordre, prompte à  faire usage de ses armes, et approximative dans la conduite d'enquêtes criminelles.

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