Réveil FM, la première radio libre et citoyenne de Kinshasa en République démocratique du Congo !

Jean-Marc Ayrault: pas de triangle Paris-Ottawa-Québec

Jeudi 14 mars, il est 9h, nous quittons l'hà´tel Fairmont Chà¢teau Laurie à  pied pour nous rendre à  la colline du Parlement fédéral canadien à  Ottawa. Le canal rideau est gelé. Il fait tellement froid que je préfère courir plutà´t que marcher. Des confrères rigolent, mais la santé n'a pas de prix. Après le contrà´le de sécurité, nous sommes dans le haut de la démocratie canadienne: le Parlement fédéral. En attendant les deux Premiers ministres, Jean-Marc Ayraul pour la France et Harper pour le Canada, chacun prend ses marques. La salle se remplit peu à  peu.

Le canal rideau gelé ! Photo Réveil FM

Wellington Street qui mène à  la Colline du Parlement. Photo Réveil FM

Colline du Parlement, la salle de conférence de presse à  notre arrivée. Photo Réveil FM

Députés, sénateurs et hommes d'affaires français de la délégation de Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

La ministre de la Francophonie Yamina Benguigui et son homologue canadien. Photo Réveil FM

La salle est debout lorsque les deux Premiers ministres font leur entrée dans la salle.

Jean-Marc Ayrault et Stephen Harper. Photo Réveil FM

La France et le Canada ont manifesté un optimisme prudent sur la conclusion d'un accord de libre-échange entre l'Union européenne et Ottawa, à  l'issue d'entretiens entre les Premiers ministres français Jean-Marc Ayrault et canadien Stephen Harper. Les deux hommes ont souhaité que cet accord devienne "précurseur" ou la "tête de pont" d'un accord similaire entre l'UE et les Etats-Unis. "Je suis optimiste, mais les choses les plus difficiles sont toujours à  la fin", a estimé M. Harper à  propos de cette négociation, qui achoppe encore sur quelques dossiers, dont celui des produits agricoles, lors d'une conférence de presse au terme d'entretiens entamés la veille. "Nous avons bien avancé.

Je confirme ce que dit le Premier ministre" canadien, a affirmé M. Ayrault. "Vous avez un souci concernant la viande bovine et porcine, et nous, nous avons un souci concernant la volaille", a précisé le Premier ministre français. Il a mentionné aussi d'autres questions qui restent à  régler, concernant la propriété intellectuelle et le respect de la diversité culturelle. "Si cet accord aboutit et qu'il est exemplaire", notamment sur la diversité culturelle - objet de préoccupations québécoises face à  la France, et françaises et européennes face aux Américains -, "il ne sera pas sans influence sur le contenu des négociations entre l'UE et les Etats-Unis", a-t-il poursuivi.

"Pour les Européens, a noté de son cà´té M. Harper, il sera important d'obtenir cette tête de pont au Canada, en vue de leurs ambitions pour une entente avec les Etats-Unis". Les pourparlers, engagés depuis mai 2009 et entourés de discrétion, visent à  supprimer les droits de douane sur environ 98% des produits européens et permettre une baisse de 3% à  5% du prix de certains biens de consommation.

M. Harper a indiqué par ailleurs que la mission du grand avion de transport canadien C17, qu'Ottawa avait dépêché au Mali pour soutenir l'intervention française, se poursuivra encore, si le Canada le juge nécessaire.

"Nous avons été très heureux d'y aller avec notre avion et son équipage et ils y resteront, pourvu que le besoin soit là ", a dit le Premier ministre, qui avait auparavant rendu hommage au "leadership" de la France face à  la "menace terroriste".

Mobilité transatlantique Plusieurs accords ont été signés jeudi matin entre la France et le Canada. Le plus important porte sur l'amélioration de la mobilité des jeunes entre les deux pays. Il doit leur permettre de travailler jusqu'à  24 mois dans les deux pays, alors que l'accord précédent portait sur 12 à  18 mois.

Statue d'un chevalier sur Wellington Street à  proximité de l'entrée principale de la Colline du Parlement. Photo Réveil FM

Freddy Mulongo sur la Colline du Parlement à  Ottawa. Photo Réveil FM

La province francophone étant actuellement gouvernée par un parti indépendantiste, toute expression risquant d'être interprétée comme introduisant une séparation entre le Québec et le reste du Canada ne peut qu'être scrutée à  la loupe. "Le gouvernement français s'inscrit dans la continuité concernant le Canada et le Québec, celle des gouvernements depuis 30 ans", a souligné M. Ayrault en réponse à  une question posée lors d'une conférence de presse.

"Il ne s'agit pas, je le précise, d'une relation triangulaire, il s'agit de deux relations d'amitié réelle, fondées sur des liens humains, culturels et linguistiques", a-t-il ajouté.

"C'est une chance pour la France d'avoir une relation si particulière avec le Québec et c'est une chance pour la France d'avoir une relation aussi étroite avec le Canada. Ces deux relations privilégiées sont un atout pour la France", a encore dit le Premier ministre Français. Son homologue canadien Stephen Harper a déclaré pour sa part que la relation France-Québec était "spéciale". "Nous respectons cela. A notre avis, cela est naturel", a-t-il indiqué. Les relations entre la France et le Québec ont été marquées pendant des décennies par la célèbre phrase "Vive le Québec libre" prononcée par le général de Gaulle lors d'une visite au Canada en 1967. Par la suite, Paris a adopté la politique de "non-ingérence, non-indifférence", dite "ni-ni".

Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, la position française s'en est éloignée, évoluant en faveur du fédéralisme, mais son successeur François Hollande a repris à  son compte la formule "ni-ni", soulignant qu'elle existait depuis 30 ans et qu'il était favorable à  la continuité.

Il n'y a pas de "relation triangulaire" Paris-Ottawa-Québec, a déclaré jeudi le premier ministre français Jean-Marc Ayrault, interrogé dans la capitale canadienne sur le communiqué annonçant sa visite officielle "au Canada et au Québec".

La province francophone étant actuellement gouvernée par un parti indépendantiste, toute expression risquant d'être interprétée comme introduisant une séparation entre le Québec et le reste du Canada ne peut qu'être scrutée à  la loupe.

"Le gouvernement français s'inscrit dans la continuité concernant le Canada et le Québec, celle des gouvernements depuis 30 ans", a souligné M. Ayrault en réponse à  une question posée lors d'une conférence de presse.

"Il ne s'agit pas, je le précise, d'une relation triangulaire, il s'agit de deux relations d'amitié réelle, fondées sur des liens humains, culturels et linguistiques", a-t-il ajouté.

"C'est une chance pour la France d'avoir une relation si particulière avec le Québec et c'est une chance pour la France d'avoir une relation aussi étroite avec le Canada. Ces deux relations privilégiées sont un atout pour la France", a encore dit le Premier ministre.

Son homologue canadien Stephen Harper a déclaré pour sa part que la relation France-Québec était "spéciale".

"Nous respectons cela. A notre avis, cela est naturel", a-t-il indiqué.

Les relations entre la France et le Québec ont été marquées pendant des décennies par la célèbre phrase "Vive le Québec libre" prononcée par le général de Gaulle lors d'une visite au Canada en 1967. Par la suite, Paris a adopté la politique de "non-ingérence, non-indifférence", dite "ni-ni".

Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, la position française s'en est éloignée, évoluant en faveur du fédéralisme, mais son successeur François Hollande a repris à  son compte la formule "ni-ni", soulignant qu'elle existait depuis 30 ans et qu'il était favorable à  la continuité.

Il n'y a pas de "relation triangulaire" Paris-Ottawa-Québec, a déclaré jeudi 14 mars, le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault, interrogé dans la capitale canadienne sur le communiqué annonçant sa visite officielle "au Canada et au Québec"

Partager sur : Partager

Fil des commentaires de ce billet