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Mariage pour tous : Henri Guaino "accuse la préfecture de police de mentir"

Polémiste, arrogant, Henri Guaino pour qui "l'homme africain n'est jamais entré dans l'histoire", après son attaque sur le juge Gentil de Bordeaux, le député UMP des Yvelines vient de récidiver, à  moins que cela soit sa manière de faire de la politique, depuis qu'il n'est plus conseiller de Sarkozy, Henri Guaino conteste les chiffres de la préfecture de police de Paris pour la manifestation des anti-mariage, qu'il juge "ridicules". Il accuse le Préfet de Préfecture de Police de mentir et l'appelle même à  "changer de métier".

Henri Guaino voudrait-il exister par la polémique ?

"C'est un chiffre ridicule, c'est un chiffre mensonger." Le député UMP des Yvelines Henri Guaino a dénoncé, dimanche 21 avril, le bilan officiel de la manifestation contre le mariage des homosexuels organisée à  Paris. La préfecture de police de Paris a recensé 45 000 opposants, un décompte rejeté par Henri Guaino sur BFM TV. "J'accuse la préfecture de police de mentir, a-t-il lancé. J'accuse le gouvernement de ridiculiser la police en donnant des chiffres pareils."

"C'est honteux, le préfet de police devrait changer de métier et le ministre de l'Intérieur devrait réfléchir à  la manière dont on traite les manifestants, a avancé l'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy. Si on continue à  mépriser ainsi les manifestants, ça va très mal se terminer." Les organisateurs de la manifestation ont eux annoncé la participation de 270 000 personnes, 45 000 participants selon la police.

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Un enfant brandit une pancarte "Non au mariage mirage" pendant la manifestation contre le mariage pour tous à  Paris, le dimanche 21 avril 2013.

A deux jours du vote solennel du projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples de même sexe, les opposants ne là¢chent rien mais leur mobilisation semblent faiblir. Le cortège de la manifestation organisée dimanche à  21 avril à  Paris contre le mariage pour tous a rassemblé 45 000 participants selon la préfecture de police, soit nettement moins que lors la dernière manifestation de la "Manif pour tous " le 24 mars, qui avait rassemblé 300 000 personnes selon la police, 1,4 million selon les organisateurs.

Une mobilisation des anti nettement en retrait

Comme à  l'accoutumée, le collectif de la "Manif pour tous" et la préfecture de police sont lancés dans un bataille de chiffre. La manifestation contre le mariage pour tous organisée entre la place Denfert-Rochereau et les Invalides a rassemblé 45 000 personnes, selon la préfecture de police de Paris. Les organisateurs revendiquent eux 270 000 participants. Quoiqu'il en soit, leur mobilisation marque nettement le pas par rapport à  la manifestation du 24 mars, qui avait rassemblé 300 000 personnes selon la police, 1,4 million selon les organisateurs.

Les manifestants se sont rangés derrière une banderole proclamant "Tous gardiens du code civil" et des élus, en particulier de l'UMP, principal parti de droite, ceints de leur écharpe tricolore. Le Front national a également envoyé une délégation dans le cortège. Aux cris de "Hollande, ta loi, on n'en veut pas", le cortège de la "Manif pour tous" s'est élancé de la place Denfert-Rochereau pour rejoindre les Invalides. Les porte-parole du collectif ont pris place en tête du cortège, devant des femmes déguisées en Marianne, habillées de blanc avec bonnet phrygien et code civil à  la main, pendant que retentissaient sifflets et cornes de brume. Des drapeaux français, aux couleurs bleue et rose de La Manif pour tous, s'agitaient au-dessus de la foule, avec BB Brunes ou encore Shaka Ponk en fond sonore. "Nous ne là¢cherons rien, jamais, jamais, jamais", hurlait la sono, disant encore: "Arrêtez de vous laisser traiter de ce que vous n'êtes pas. On aime les homos!"

Une "Manif pour tous" sous haute tension

Le risque de voir des activistes d'extrême droite, auteurs de plusieurs agressions homophobes ces dernières semaines, se mêler au cortège a incité les organisateurs à  déployer un service d'ordre en plus d'un important dispositif policier mis en place par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls. D'autant que des débordements et échauffourées avec la police ont émaillé les rassemblements organisés tout au long de la semaine près de l'Assemblée nationale, où était discuté le projet de loi devant être soumis mardi à  un vote solennel.

La porte-parole du collectif la Manif pour tous, Frigide Barjot, a lancé un appel au calme dimanche en fin de matinée et averti que le service d'ordre de la manifestation - un millier de bénévoles et les agents de trois sociétés de sécurité engagés pour l'occasion - dénonceraient les éléments extrémistes. "Toute personne qui aura un comportement douteux sera signalée", a pour sa part déclaré Frigide Barjot, avertissant que les organisateurs de la "Manif pour tous" prendraient en photo, avec leurs téléphones portables, les fauteurs de trouble éventuels.

Trois manifestants ont été interpellés sur le trajet de la "Manif pour tous". Le premier, porteur de six bombes lacrymogènes, a été arrêté peu avant le départ de la manifestation et avait été désigné aux forces de l'ordre par le service d'ordre des organisateurs. Peu avant 16 heures, deux autres manifestants ont eux aussi été stoppés au niveau de la place Denfert-Rochereau, point de départ du cortège, avec "des bombes lacrymogènes, poing américain et matraque télescopique", a précisé une source policière.

Rassemblement "contre l'homophobie" et pour l'"égalité des droits" organisé place de la Bastille à  Paris le 21 avril 2013.

Une contre-manifestation "dénonçant l'homophobie"

Homos ou hétéros, 3 500 personnes se sont rassemblées, selon la préfecture de police, place de la Bastille au milieu de drapeaux arc-en-ciel ont répliqué aux manifestants anti-mariage pour tous en "dénonçant l'homophobie" et en revendiquant "l'égalité des droits". Sur l'emblématique place parisienne, interdite à  la circulation, les pancartes défendent "lesbiennes gay bi trans, fières en colère". Une photo de l'ancienne ministre Christine Boutin, opposante virulente au projet de loi, est présentée comme "un des visages de la haine".

"Ceux qui sont pour plus d'égalité doivent aussi se faire entendre", a défendu, place de la Bastille, le maire de Paris, Bertrand Delanoà« (PS), déplorant "les crispations, sentiments de haine qui remontent à  la surface"."Il ne faut pas que nous nous résignions à  ces violences (...) Quand cette loi s'appliquera, personne ne pensera à  revenir dessus", a affirmé l'élu socialiste. "

A la faveur de la radicalisation de certains opposants au mariage gay ces dernières semaines, les représentants de la communauté homosexuelle ont dit observer une augmentation de l'homophobie. La manifestation des pro-mariage pour tous est notamment soutenue par le NPA, dont la banderole proclamait: "Le gouvernement tergiverse... Imposons l'égalité des droits". Jean-Luc Mélenchon, le leader du Front de gauche a également salué les manifestants. Présente aussi, comme Act up, l'association de lutte contre le sida Aides affichait ce slogan : "Nos amours sont plus forts que votre haine."

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