Réveil FM, la première radio libre et citoyenne de Kinshasa en République démocratique du Congo !

Le 3 mai, journée mondiale de la liberté de la presse !

Le 3 mai est le jour choisi pour célébrer les libertés de la presse durement gagnées, mais aussi pour constater combien ces victoires restent fragiles. On fait ce métier de journaliste d'abord par passion, par amour des gens et non pour le besoin du lucre et de l'enrichissement personnel. Les thuriféraires de la dictature totalitaire qui sévit en République démocratique du Congo comme les coupagistes patentés qui écrivent des articles au vitriol pour aller par la suite les marchander auprès des acteurs politiques corrompus doivent revoir leurs méthodes. Dans un pays comme la République démocratique du Congo où des journaux, radios et télévisions peut-on vraiment parler du pluralisme médiatique? Dans un pays où l'ex-président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM), institution soit disant d'appui à  la démocratie, Modeste Mutinga Mutuishayi, grand requin, fourbe, roublard et dribbleur patenté se faisant juge et partie s'est octroyé Radio 7 et Télé 7 sans qu'aucune Ong des droits de l'homme ne puisse rien en dire ni même les organismes internationaux: Gret, Institut Panos, Union Européenne...Et pour avoir dénoncé ce silence complice et coupable, il fallait nous abattre ! Comme les élections Louis Michel de 2006 étaient financés par l'Union Européenne et que tous ces organismes satellites l'étaient également, il fallait donc fermer les yeux et se taire ! En bon français on dit ne pas faire des vagues, face à  une mafia organisée !

La République (démocratique) du Congo. Photo Réveil FM, archives

Le principe d`une presse libre

Nous voulons une presse libre ! Un refrain familier, un de ces refrains repris d`une voix de plus en plus forte chaque année et qui ne perd jamais de son actualité. Mais pourquoi la liberté de la presse est-elle sujette à  discussion ? Ne parvenons-nous pas à  faire passer le message ?

La réponse toute simple est que la presse représente le pouvoir et là  où il y a pouvoir, il y a aussi ceux qui cherchent à  le contrà´ler ou à  l`influencer. Une presse libre est sauvage de nature ; elle est capable de parler sans retenue à  l`opinion publique ; elle a toujours été un support essentiel de la liberté d`expression. Et c`est pour cela qu`elle a toujours été prise pour cible.

Nous acceptons de plus en plus notre citoyenneté numérique, mais les tyrans qui s`opposent à  la liberté d`expression apprennent rapidement à  devenir des oppresseurs numériques. Les cibles sont de plus en plus nombreuses ; les attaques de plus en plus complexes et diverses. Nous devons faire preuve d`une sensibilisation et d`une vigilance accrues.

L`impunité pour les meurtriers de journalistes s`applique maintenant aussi à  ceux qui assassinent les blogueurs. La censure ne fait pas de différence entre les plates-formes rédactionnelles. Les prisons sont construites pour ceux qui offensent, quel que soit le support média.

Il est impossible d`empêcher ceux qui étouffent la liberté d`expression de saper nos libertés fondamentales. Et ils ne s`en privent pas, comme l`indiquent les divers classements mondiaux de la liberté de la presse. Ils le font souvent et sans crainte des conséquences.

Hervé Bourges et Freddy Mulongo au salon du livre à  Paris. Photo Réveil FM

Henri Giscard d'Estaing et Freddy Mulongo dans un restaurant à  Paris (XVIè). Photo Réveil FM

Nicolas Abena (Imagazine), Freddy Mulongo (Réveil FM International) et Clément Yao (Président de l'Union des journalistes Ivoiriens en France). Photo Réveil FM

Notre droit à  l`information - chercher, recevoir et répandre les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit - est peut-être inscrit dans les droits de l`homme et les lois internationales, mais les médias doivent se battre tous les jours et faire office de rempart contre les abus vis-à -vis de la liberté d`expression. En tant que contrà´le du pouvoir en place, une presse libre sert de fenêtre de la société au travers de laquelle les abus, les digressions, les mensonges et les intérêts de ceux au pouvoir sont révélés au public.

Selon les gouvernements corrompus, les criminels et les fondamentalistes de tout genre, il serait préférable de définitivement murer cette fenêtre.

Prenez l`exemple du Mexique, où les journalistes font face à  un climat de violence, souvent meurtrier. Les répercussions d`un tel environnement sont dévastatrices. `` Cela engendre la peur et il est préférable de se taire plutà´t que de s`exprimer sur des événements qui pourraient constituer une menace », indique la journaliste et écrivaine Anabel Hernà¡ndez. `` Cela mène à  l`autocensure qui a un impact sur la liberté d`expression, qui à  son tour influe sur la qualité et la profondeur des informations données à  la société. Si la société ne connaît pas la réalité qui l`entoure, qui peut alors prendre des décisions ? »

Ilunga Mwana Buté (RTNC), Caroline sapouma (Télé Sud), James Ngumbu (Panafrica), Guy Kalenda (ex-Africa N°1) et Freddy Mulongo (Réveil FM International) invités par la CPI pour l'ouverture du procès Jean-Pirre Bemba à  La Haye

Freddy Mulongo et James Ngumbu soulevant le cas du Congo au Ministère Fédéral des Affaires Etrangères à  Berlin. Photo Réveil FM

Freddy Mulongo sur le plateau de Canal +. Photo Réveil FM

Où que vous viviez, quoi que vous fassiez, réfléchissez une seconde à  votre environnement et de quoi il aurait l`air si les médias n`étaient pas présents pour poser des questions.

Qui prend les décisions en votre nom et quel est le degré de transparence du processus ?

C`est en fin de compte la raison pour laquelle nous défendons les journalistes et la liberté de la presse dans le monde entier.

Avec Internet, l`enjeu est poussé à  son maximum. Les règles du contrà´le assuré par les médias traditionnels depuis si longtemps comme contrepoids du pouvoir évoluent rapidement pour adhérer à  des paramètres non définis par les médias.

Internet invite les censeurs jusque dans nos foyers, souvent involontairement, et la liberté d`expression devient un souci quotidien pour tous ceux qui sont membres de réseaux sociaux, communiquent par mail et possèdent un smartphone ou une tablette.

Tout au moins devraient-ils s`en soucier. Paradoxalement, la grande révolution numérique qui nous a projetés à  une époque de connexion mondiale est également la source d`un autre mécanisme de contrà´le, une occasion de restreindre la liberté d`expression.

Freddy Mulongo et Patricia Brunel de Mairie de Montbéliard. Photo Réveil FM

Freddy Mulongo à  l'hà´tel de ville de Paris. Photo Réveil FM

Les médias d`information en ligne, avertis par les expériences vécues par la presse écrite, sont peut-être prêts pour combattre ce problème, mais nous, en tant qu`individus, le sommes-nous ?

En ligne ou hors ligne, les nouveaux défis à  relever ou les menaces familières ne sont pas moins choquants. Chaque année a son lot de journalistes morts, de professionnels des médias emprisonnés, de publications menacées, intimidées obligées de mettre la clef sous la porte car financièrement étranglées.

Cette journée du 3 mai est principalement l`occasion solennelle d`avoir une pensée pour les collègues harcelés en raison de leur travail, notamment pour ceux qui ont été tués dans l`exercice de leur profession.

Geneviève Burnel, Freddy Mulongo et Anne-Marie Burnel. C'est depuis 90 ans que L'hà´tel-Restaurant Burnel existe, les deux sœ“urs font partie de la troisième génération Burnel. Photo Réveil-FM

Leur "profession" n`a pas seulement consisté à  nous ramener les informations. Leur travail - de par sa nature risqué, parfois dangereux, toujours direct et franc - allait au-delà  des titres et de leurs articles qui devenaient en soi des notices nécrologiques involontaires. Leur travail repose sur une croyance en un principe sur lequel est basée la démocratie et qui est palpable dans chaque article, chaque photo ou chaque émission.

Et c`est à  ce principe que nous adhérons fièrement. C`est sur ce principe que repose notre métier et au nom duquel le journalisme se développe.

Une presse libre permet de sauvegarder le droit à  la liberté d'expression de millions de personnes à  travers le monde, mais pour plusieurs milliards de personnes ce droit fondamental est bafoué et leurs voix sont souvent réduites au silence.

Imaginez un monde sans droit d'informer, de rendre compte, d'enquêter, de contester ou d'exprimer une opinion. Un monde où les ténèbres s'insinuent dans tous les coins et les recoins de la vie, où la vérité est frappée d'anathème et où le pouvoir de la connaissance est tout simplement inconnu.

Imaginez ce monde sans liberté d'expression et sans personne pratiquement pour la défendre. Un monde où l'impunité règne pour des crimes innommables dont des millions de gens sont victimes. Des actes odieux qui réduisent au silence les détracteurs et sèment la peur et la violence arbitrairement. Des délits contre lesquels les gouvernements ne veulent rien entreprendre, où la loi et l'ordre deviennent négociables et où la justice fait place à  une spirale de répression cauchemardesque.

Un monde où les hommes et les femmes sont bannis de leurs foyers et considérés comme les ennemis des États à  la construction desquels ils avaient consacré leur vie.

Un monde où la corruption touche les autorités, celles-là  même qui sont censées protéger. Un monde où votre voix n'est pas entendue, votre opinion rejetée et votre intérêt bafoué.

Un monde où ceux qui défendent la vérité, informent et dénoncent la tyrannie sont pourchassés, emprisonnés, torturés et réduits au silence. Un monde où la peur des représailles est omniprésente, au détour de chaque mot et de chaque ligne, où l'autocensure est la seule règle.

Un monde qui qualifie volontiers la presse indépendante de fléau à  éradiquer, où la pauvreté, la guerre, le viol, la corruption, la traite d'êtres humains, l'esclavage et le génocide sont monnaie courante, mais n'ont pas le droit d'être couverts.

Pour plus de cinq milliards et demi de personnes, c'est une réalité, c'est le monde dans lequel ils vivent aujourd'hui.

Vous le savez parce que vous faites partie des 17 % de chanceux qui jouissent d'une liberté d'expression sans restrictions.

Vous le savez et c'est votre force. Utilisez-la pour nous aider à  faire avancer les choses. Notre détermination à  lutter pour défendre les droits et les libertés destinés à  tous, mais dont si peu de gens jouissent, devrait cependant inciter tous ceux qui s'intéressent aux droits de l'homme à  promouvoir une presse libre et indépendante à  travers le monde.

Une presse libre est au coeur même du droit à  la liberté d'expression fournissant une arme de premier plan lorsqu'il s'agit de sauvegarder l'accès à  la connaissance et à  l'information dans l'esprit de l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Une presse libre est un moyen qui permet de faire éclater au grand jour tous les cas de violation de ce droit qui est le plus fondamental de tous.

Elle montre que tout le monde, et pas seulement une minorité, a le droit de critiquer les autorités, de leur demander des comptes et de les traduire en justice.

En somme, la liberté d'expression est le premier de tous les droits.

Or dans le monde entier, les médias et leur personnel sont en butte à  toutes sortes de violences physiques et de persécutions de la part des pouvoirs publics, de criminels ou de terroristes. Les agressions sont quotidiennes - et souvent mortelles - pour ceux qui défient les gouvernements, rendent compte de conflits ou enquêtent dans des affaires de corruption et sur des crimes.

Il s'agit d'éditeurs, de rédacteurs et de journalistes courageux qui, malgré les représailles, continuent d'informer et de répéter au public qu'il a le droit de savoir.

Ensemble, nous pouvons faire sortir des ténèbres les régions du monde les plus obscures et veiller à  ce que ces voix ne soient jamais réduites au silence et que leurs propos soient toujours entendus.

Et en République démocratique du Congo encourager tous ceux qui croient en la presse libre.

Le pluralisme frelaté actuel ne permet pas à  l'émergence d'une presse libre. Nul part au monde, on peut assumer des fonctions politiques et avoir son journal, sa radio et sa télévision.

La situation Berlusconnienne à  la congolaise doit interpeller chaque citoyen et conscience. Etre juge et partie est une seconde nature des Mammouths Josephistes qui ont pris en otage toutes les institutions républicaines et soutiennent la dictature totalitaire qui sévit en République démocratique du Congo.

Vive la liberté de presse pour ce 3 mai 2013 !

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