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Salon du livre et de la presse Genève: André Yoka Lye Mudaba, un multicasquette !

Il fait la fierté de la République démocratique du Congo. Ni mangeriste, ni mangercrate encore moins boukouteur, André Yoka Lye Mudaba est un multicasquette. "Je ne voudrais pas que le jour de ma mort que les gens puissent crier à  mon deuil que j'avais volé l'argent de l'Etat. C'est ce que je dis à  mes enfants !" me confie-t-il avant de monter à  l'estrade du salon africain. Homme de culture, professeur, écrivain, journaliste, poète, dramaturge, maître de la parole et de l`écriture...Le Directeur général de l'Institut National des Arts (INA) est consultant de l'Agence intergouvernementale pour la Francophonie. A 62 ans, il vient de prendre sa retraite comme conseiller pour le bureau de l'Unesco à  Kinshasa, notamment dans le secteur de la formation. Pendant dix ans, c'est-à -dire de 1979-1989, il a été expert auprès du ministère de l'éducation et du ministère de la culture en République démocratique du Congo. En 2007, il a été Commissaire Général du Festival `` Yambi ». Il a publié des recueils de nouvelles ("Le fossoyeur", "destins broyés..."), des pamphets politiques (Kinshasa, signes de vie"), des pièces engagées dans le domaine culturel "Combats pour la culture") où prà´nant la richesse de la langue française en RDC (Chroniques du Congo").

Genève, 3 mai, André Yoka Lye au Salon du livre et de la presse. Photo Réveil FM

André Yoka Lye sur l'estrade du salon africain. Photo Réveil FM

"Combats pour la culture" d'André Yoka Lye. Photo Réveil FM

"Combats pour la culture", c`est un ouvrage de quatre chapitres, rédigé par le professeur André Yoka Lye Mudaba, dans lequel `` l`auteur témoigne sur ses trente années d`engagement au service de la culture ». Dans cet ouvrage, il plonge le lecteur dans une part importante de l`histoire de la RDC, en passant en revue les faits marquants de cinquante années d`indépendance dans les domaines socio-économiques, politique et surtout culturel.

Le Professeur YLM parle également de la ville de Kinshasa, `` comme un vaste fleuve contenant dix millions d`autres fleuves, constitués selon lui, des débrouillards et les `` libanguistes » (casseur des pierres) ; nageant dans un contexte difficile où la débrouille devient et demeure le singe même de la résistance à  la menace interne et externe ».

A travers le même ouvrage, il note aussi `` une résistance continuelle qui cà´toye un langage provocateur, mythologique et passionné, faits des valeurs félines, d`anecdotes de malédictions sur le fléau du siècle, d`aventuriers flambants, etc ».

Le premier chapitre du livre est consacré à  l`absence d`un travail de mémoire en RD, où, selon lui, `` le deuil inachevé de Lumumba en termes de cultes aux morts et surtout de réparation, serait à  l`origine de cinquante années des souffrances endurées par les Congolais (sécession, rebellions, catastrophes et accords interminables) ». Bref ; un eternel recommencement à  la case départ comme en 1960 !

Le second chapitre ressemble à  une chronique des activités culturelles kinoises, avec clin d`œ“il sur la rive droite du fleuve Congo (Brazzaville la voisine) : selon Hugues Ngouolondélé, le maire d`en face, `` Brazzaville et Kinshasa se regardent par les rives du fleuve Congo…et sont donc appelées à  se compléter », enchaine l`écrivain Henri Lopez, ambassadeur à  Paris.

Le Troisième chapitre explore activement les problèmes du mystique au quotidien, qui, a en croire l`auteur, `` figure au premier plan, associant ainsi la course u pouvoir dans la sphère politique au phénomène dit `` Kindoki » (sorcellerie) ».

Le quatrième chapitre fait `` une analyse approfondie sur le développement des politiques et identités culturelles africaines », d`hier à  nos jours d`intolérance humaine.

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