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Incidents autour du PSG : La droite accable Manuel Valls !

Au lendemain des incidents qui ont émaillé la fête du PSG au Trocadéro, l'opposition tire à  feu nourri sur Manuel Valls. Pourtant épargné jusqu'ici par la droite, le ministre de l'Intérieur est désormais dans le collimateur d'une opposition qui y voit une belle occasion de faire tomber le "chouchou" du gouvernement.

Le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, répond aux questions au gouvernement, à  l'Assemblée, le 14 mai 2013

Jean-François Copé l'avait même cité comme l'un des leurs, "un homme de droite". Mais aujourd'hui, c'est bien sur le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, que la droite tape. Et fort. Après les violences qui ont secoué Paris pendant la fête du PSG, lundi soir, l'opposition a repris illico le procès en angélisme qu'elle poursuit contre la gauche, et que l'omniprésence de Manuel Valls sur le terrain sécuritaire avait mis en sourdine.

Au lendemain des incidents, qui ont fait 32 blessés et entraîné l'interpellation de 39 personnes dont 38 placées en garde à  vue, les politiques refont le match. La droite crie au manque de vigilance et d'anticipation. Des sources policières ont en effet estimé que le nombre de policiers et de gendarmes mobilisés mardi soir au Trocadéro était "sans doute suffisant en nombre" mais que le dispositif "a manqué d'anticipation et de renseignement en amont pour bien l'adapter, le positionner et le renforcer éventuellement".

Manuel Valls demande un rapport sur les événements

S'il avait maladroitement qualifié de simple "bousculades" les débordements lundi soir, le ministre a dà» rapidement corriger le tir mardi. Il a ainsi dit condamner "fermement" ces "violences intolérables" et a annoncé dans la foulée qu'il allait demander un "rapport précis sur les événements" au directeur général de la police nationale (DGPN). Mais il a surtout défendu ses troupes, attaquées de toutes parts, notamment le Préfet de police de Paris, Bernard Boucault, dont la tête a été réclamée par le président de l'UMP, Jean-François Copé.

Face aux appels à  la démission, qui ont agité l'Assemblée nationale mardi, le ministre s'est montré inflexible et a renvoyé le ballon. "Dans le pays et dans la République, l'ordre a changé de camp, a-t-il ainsi rétorqué, en pointant les députés de droite. Vous êtes pour le désordre, ici c'est l'ordre républicain". D'ailleurs, Claude Goasguen, le maire UMP du XVIe arrondissement où on eu lieu les affrontements et qui réclame aujourd'hui sa démission, ne lui avait "pas fait part de ses craintes" la veille. Un partout, la balle au centre.

La droite veut faire tomber le "chouchou" du gouvernement

Avec son discours sécuritaire affirmé et ses prises de positions controversées sur les roms ou les sans papiers, le locataire de la Place Beauvau avait réussi l'exploit de s'épargner les critiques de l'UMP, tout en récoltant les lauriers du gouvernement. Sans compter les sondages, au beau fixe pour le catalan depuis son entrée au gouvernement. Là  aussi, une performance aux vues de la piètre popularité de ses confrères. N'est-il pas d'ailleurs cité le plus souvent comme le futur Premier ministre en cas de remaniement ?

Un bon soldat que l'opposition voudrait bien mettre à  terre. Les violences au Trocadéro lundi, qui ont choqué la France entière, sont une belle occasion à  saisir. La porte est ouverte. Et les condamnations fusent. Manuel Valls est "incapable d'assurer la sécurité des Français", accuse le député Xavier Bertrand. On élargit désormais sur les "très mauvais chiffres de lutte contre la délinquance" du ministre. François Rebsamen a aussi saisi la balle au bond. Seule voie discordante au PS, le sénateur-maire de Dijon n'a pas écarté une part de responsabilité du ministre de l'Intérieur dans les incidents. Celui qui n'a jamais fait mystère de son intérêt pour le ministère de la place Beauvau sait aussi qu'un remaniement est proche. C'est de bonne guerre.

Seule voie discordante au PS, le sénateur-maire de Dijon n'a pas écarté une part de responsabilité du ministre de l'Intérieur dans les incidents. Celui qui n'a jamais fait mystère de son intérêt pour le ministère de la place Beauvau sait aussi qu'un remaniement est proche. C'est de bonne guerre.

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