Réveil FM, la première radio libre et citoyenne de Kinshasa en République démocratique du Congo !

François Hollande face à  la presse

François Hollande tient jeudi sa deuxième grande conférence de presse, un an après sa prise de fonctions à  l'Elysée. Le président français est poussé à  accélérer les réformes, y compris par des ténors de sa majorité.

François Hollande lors de sa première grande conférence de presse, en novembre 2012

Ce nouveau grand oral du chef de l'Etat intervient au lendemain d'une journée noire qui a vu la France entrer officiellement en récession, avec deux trimestre consécutifs de recul du PIB. Le pouvoir d'achat des ménages français a enregistré une baisse record de 0,9% en 2012, selon l'Institut national de la statistique (Insee).

Tombé à  des niveaux d'impopularité jamais vus pour un président sous la Ve République, François Hollande est poussé par des voix de plus en plus nombreuses dans sa majorité à  accélérer le rythme de son action pour sortir le pays de la crise.

``La présidence, c'est comme du ciment à  prise rapide : plus on attend et plus il est difficile d'agir», explique ainsi l'ancien conseiller de François Mitterrand, Jacques Attali, dans une interview aux Echos. Il estime que le chef de l'Etat a ``déjà  fait beaucoup de choses», mais qu'il aurait pu ``aller plus vite».

Prises de position

Lundi, Ségolène Royal, ex-compagne et rivale de François Hollande pour la présidentielle, l'a elle aussi invité à  presser le pas. Elle a jugé ses mesures pour l'emploi ``pas à  la hauteur».

Elle a par ailleurs mis en cause l'efficacité de l'équipe de Jean-Marc Ayrault en plaidant pour ``une restructuration de la galaxie de Bercy» où sept ministres jouent des coudes, sapant l'autorité de Pierre Moscovici. Mardi le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius avait déploré qu'il n'y ait pas de ``patron» à  Bercy.

Ces prises de position alimentent l'idée d'un remaniement du gouvernement. François Hollande, qui a affirmé la semaine dernière que cette hypothèse n'était ``pas d'actualité», devrait être amené à  préciser sa pensée.

Favoriser la compétitivité

A Bruxelles, invité à  s'expliquer devant la Commission européenne, François Hollande a réaffirmé mercredi son engagement à  mener les réformes en faveur de la compétitivité mais il a dans le même temps jugé ``probable» que la croissance serait ``nulle» en 2013.

Selon Bernard Poignant, un de ses proches, il ne devrait annoncer ni changement de cap, ni changement de rythme, lors de sa conférence de presse.

Deux heures

Sur la forme, le grand oral du chef de l'Etat sera très similaire à  celui du 13 novembre dernier: même scénographie, 400 journalistes réunis dans la salle des fêtes de l'Elysée, et même format, un propos liminaire d'une vingtaine de minutes suivi du jeu des questions-réponses. Le tout ne devant pas excéder deux heures.

Hormis l'urgence de la crise, le chef de l'Etat devra affronter un feu roulant de questions sur d'autres sujets d'actualité immédiate. Par exemple sur les graves incidents en marge de la fête du PSG lundi soir au Trocadéro, qui ont mis à  mal l'image du ministre de l'Intérieur Manuel Valls.

Hormis l'urgence de la crise, le chef de l'Etat devra affronter un feu roulant de questions sur d'autres sujets d'actualité immédiate. Par exemple sur les graves incidents en marge de la fête du PSG lundi soir au Trocadéro, qui ont mis à  mal l'image du ministre de l'Intérieur Manuel Valls.

Partager sur : Partager