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PSG : le premier casseur jugé est condamné à  de la prison ferme

Sur les 47 personnes interpellées, douze ont été jugées en comparution immédiate mercredi.

Les émeutes ont entà¢ché la fête que le PSG avait organisé après avoir remporté le championnat de France

La fête du PSG gà¢chée !

Les premières condamnations de casseurs sont tombées ce mercredi soir, 48 heures après les heurts qui ont gà¢ché la célébration du titre de champion de France du PSG, place du Trocadéro (XVIe). Quatre mois de prison dont deux ferme, assortis d'un mandat de dépà´t, ont été prononcés par le tribunal correctionnel de Paris contre un homme de 27 ans jugé pour jets de bouteilles contre des policiers.

Une peine de six mois dont trois ferme avait été requise.

De semblables accusations ont valu deux peines de trois mois avec sursis et une relaxe à  trois autres prévenus, jugés parallèlement dans une autre chambre du tribunal. Un quatrième a écopé d'un mois avec sursis pour avoir renversé un scooter. Les avocats de ces quatre hommes, qui niaient les faits, ont dénoncé la faiblesse des preuves d'identification de leurs clients. Les condamnations sont inférieures aux réquisitions du parquet.

Enfin, une famille de Brésiliens, soupçonnés d'avoir agressé des policiers, a été relaxée au bénéfice du doute. Agés de 20 à  36 ans et vivant en France, ils avaient été arrêtés alors que l'un d'eux filmait une interpellation avec son téléphone portable. Quatre autres jeunes hommes, poursuivis pour vol de vêtements de marque, ont demandé un délai pour préparer leur défense et comparaîtront ultérieurement. Selon leur avocate, ils ont trouvé des cartons de vêtement éventrés à  l'entrée du métro ``mais n'ont rien à  voir avec les violences».

``Supporteur du club depuis tout petit»

Une quinzaine d'hommes, jeunes actifs, chà´meurs, étudiants, un lycéen, généralement à¢gés d'une vingtaine d'années, avaient commencé à  comparaître mercredi après-midi devant deux chambres du tribunal.

Le premier condamné, Mickaà«l, 27 ans, sans emploi, vivant chez ses parents dans le VIIIe arrondissement de Paris, aide occasionnel au bar PMU de son père, est apparu penaud dans le box mais a fermement contesté les faits. Son maillot rouge du PSG encore sur le dos, il s'est décrit en ``supporteur du club depuis tout petit». Il avait rendez-vous avec des copains au Trocadéro pour fêter le titre. Son casier judiciaire mentionne une condamnation à  huit mois de prison pour vol aggravé en 2007.

Clairement repéré par les policiers

``Je me suis fait interpeller pour rien», a-t-il déclaré. Il raconte avoir assisté de loin aux incidents, en buvant de l'alcool avec ses amis sans se mêler aux affrontements. ``Ils m'ont arrêté parce que j'avais mal à  la cheville et arrêté de courir. Les vrais coupables, ils ne les ont pas arrêtés». Mais les policiers, présents à  l'audience, sont formels. L'un deux explique comment les forces de l'ordre avaient, selon une méthode classique, ``ciblé» le fauteur de trouble du regard pour ne pas le perdre de vue et qu'il était facilement reconnaissable avec son maillot numéroté.

Un soixantaine d'interdictions de stade demandées

Sur les 42 personnes finalement placées en garde à  vue après leur interpellation, 18 ont été déférées en vue de leur jugement, une devait l'être, quatre ont été convoquées ultérieurement par la justice et une est visée par une enquête préliminaire du parquet. Quinze gardes à  vue étaient toujours en cours mercredi en fin d'après-midi, tandis que trois autres personnes ont été relà¢chées sans poursuites, avec un simple rappel à  la loi pour l'une d'entre elles.

Les personnes poursuivies le sont pour divers délits : jets de projectiles, dégradations volontaires, vols aggravés, tentatives de vols ou participation à  des attroupements. Les investigations pour identifier les auteurs des violences et des dégradations survenues lundi soir se poursuivent.

Seize personnes devaient être déférées mercredi dans la soirée en vue de leur présentation devant la justice jeudi, selon une source judiciaire.

D'autre part, une soixantaine d'interdictions de stade ont été demandées, a-t-on appris mercredi de source policière. Sur ces demandes, une grosse moitié concerne des personnes qui ont été arrêtées sur les lieux des échauffourées, tandis qu'un peu moins de la moitié vise des fauteurs de troubles identifiés sur les images de vidéosurveillance prises durant les incidents. Les interdictions peuvent être ordonnées soit par la justice, soit par les autorités administratives.

Copé repart à  l'offensive

En ouverture d'une convention de son parti consacré au bilan `` d'un an de François Hollande », mercredi soir, le président de l'UMP Jean-François Copé est revenu sur les incidents de lundi, réclamant à  nouveau le départ du préfet de police de Paris : `` Nous ne là¢cherons ni le président de la République ni le ministre de l'Intérieur sur la question de la responsabilité des acteurs en charge de la sécurité. Il n'est pas concevable que le préfet de police de Paris demeure dans ses fonctions alors qu'il porte la responsabilité opérationnelle d'une telle incompétence. »

`` Je ne vois pas comment François Hollande dans ce contexte a encore l'audace de réaffirmer publiquement sa confiance au préfet et au ministre de l'Intérieur. Il y a un moment où il faut assumer une responsabilité politique », a-t-il insisté.

`` Je ne vois pas comment François Hollande dans ce contexte a encore l'audace de réaffirmer publiquement sa confiance au préfet et au ministre de l'Intérieur. Il y a un moment où il faut assumer une responsabilité politique », a-t-il insisté.

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