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Matignon: les partenaires sociaux ensemble pour préparer la conférence sociale

Dans un contexte durci par la crise et les divisions syndicales, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a réuni mercredi patronat et syndicats en amont de la deuxième conférence sociale du quinquennat qui fixera, en juin, la feuille de route du gouvernement pour les mois à  venir.

Laurent Berger, le secrétaire général de la de la CFDT. Photo Réveil FM

Après avoir été reçus séparément à  Matignon il y a une semaine, les organisations patronales (Medef, CGPME et UPA) et syndicales représentatives (CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC) le seront ensemble à  16H30. Le Premier ministre s`exprimera à  l`issue, après 18H00.

Matignon, 22 mai 2013, Jean-Claude Mailly (FO).

Cette réunion, consacrée à  l`organisation et aux thèmes de la conférence sociale des 20 et 21 juin, permettra à  chacun ``de se positionner» et de ``faire apparaître les points d`accord et de désaccord», explique-t-on à  Matignon, où Jean-Marc Ayrault sera entouré de plusieurs ministres, dont Michel Sapin (Travail), Pierre Moscovici (Economie), Arnaud Montebourg (Redressement productif), Marisol Touraine (Affaires sociales et Santé) et Marylise Lebranchu (Fonction publique).

Carole Couvert de la CFE-CGC. Photo Réveil FM

Alors que les partenaires sociaux appellent le gouvernement à  passer à  la vitesse supérieure pour stopper le chà´mage, l`ordre du jour de la conférence des 20 et 21 juin est déjà  connu.

Six tables rondes devraient ainsi nourrir les deux jours de débats qu`ouvrira le président François Hollande au Palais d`Iéna: emploi-formation, filières d`avenir, santé au travail, retraites, services publics et Europe sociale.

Thierry Lepaon, le secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT). Photo Réveil FM

Ces grandes thématiques sont peu ou prou celles d`il y a un an mais déjà  des insatisfactions s`expriment. ``La question du pouvoir d`achat, retenue l`an dernier, est absente cette année, on le regrette profondément», a déclaré à  Jean-Claude Mailly.

Du cà´té des petites et moyennes entreprises, on s`inquiétait ``qu`on ne parle pas du financement de la protection sociale» plus largement. ``La position du gouvernement est de dire: +On va déjà  alléger de 20 milliards d`euros d`ici 2015 les charges des entreprises+. Nous, on pense qu`il faut aller plus loin, d`autant qu`il va falloir trouver des financements pour les retraites», a expliqué le président de la CGPME Jean-François Roubaud.

Philippe Louis de la CFTC. Photo Réveil FM

Contexte plus difficile qu`en 2012

Sur l`emploi, celui-ci dit toujours attendre du gouvernement ``des vraies mesures d`urgence». Un point de vue partagé par la plupart des syndicats, qui à  l`instar de la présidente de la CFE-CGC Carole Couvert réclament ``de passer à  la vitesse supérieure».

``Pour relancer la croissance, il y a deux priorités pour la CFE-CGC: l`emploi et le pouvoir d`achat», réaffirme-t-elle mercredi dans La Croix.

Même si la conférence sociale marquera un temps fort de concertation pour réformer le régime des retraites, sujet très conflictuel, ``le cœ“ur du sujet sera vraiment l`emploi», insiste-t-on au ministère du Travail comme à  Matignon.

La conférence de juin lancera notamment une nouvelle négociation, sur la formation professionnelle. Le président mise sur le dialogue social, qu`il a érigé en méthode de réforme, pour améliorer un système qui ne permet de former qu`une minorité de chà´meurs.

François Hollande souhaite que cette réforme ``complète» celle du marché du travail, qui a abouti en mai au vote définitif de la loi sur la sécurisation de l`emploi, à  l`issue d`une négociation patronat-syndicats qui a profondément divisé les organisations de salariés.

Un gendarme de la Garde républicaine à  Matignon. Photo Réveil FM

L`accord sur l`emploi du 11 janvier, violemment combattu par FO et la CGT, avec des soutiens à  gauche, a laissé des traces. Les dirigeants de la CGT et de la CFDT commencent tout juste à  tenter de recoller les morceaux.

Le fait que cet accord n`ait ``pas réuni toutes les organisations syndicales», la montée du chà´mage et l`entrée en récession créent un contexte ``plus difficile» pour la conférence 2013, reconnaît Matignon, même si on pense qu`a contrario, la ``forte adhésion au processus des conférences sociales» peut la ``faciliter».

Ce deuxième grand rendez-vous risque ``d`être plus tendu», a déjà  prévenu Jean-Claude Mailly (FO). ``La première conférence avait été celle de la confiance retrouvée (...). Aujourd`hui, les syndicats sont dans une situation de veille critique sur les réformes pour que la rigueur ne pèse pas sur les salariés», note Bernard Vivier, directeur de l`Institut supérieur du travail.

Aujourd`hui, les syndicats sont dans une situation de veille critique sur les réformes pour que la rigueur ne pèse pas sur les salariés», note Bernard Vivier, directeur de l`Institut supérieur du travail.

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